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UHERBIER BOISSIER
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VII DOTANEIC +
1899 =
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
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GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
1899
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Lu
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome VII. 1899.
N° 1.
Ce N° a paru le 24 janvier 1899.
it ————
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GENEVE wer BALE
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PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
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__ He. Christ. — FOUGERES DE MENGTZE, vu
méridional +. Planche 1. ee ei fin)..
JL — H. Schinz. — MITTEILUNGEN AUS DEM BOTANISCHEM Mu-
SEUM DER Univansıran TÜRICH.. Sy = BEITRÄGE ZUR |
Folge). X. — Mit Beiträgen” von | Prof. D E La
(St. Pölten); D: H. HaLuiER (Hambourg); Prof. Dr F
ScHinz (Zürich); Rudolf SCHLECHTER. (Berlin)...
— J. Bornmüller. — DREI NEUE DIONYSIEN aus
‚südlichen Persien (Planche =
J. Bornmüller. — Eine neue a. i
MERENDERA KURDICA Bornn. (sp. nov.).....
© APPENDIX No IL
G. Schweinfurth. — SAMMLUNG ARABISCH-ÆTH
PISCHER PFLANZEN. Ergebnisse von Reisen in d I
Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94 (à swiore)
a es DANS CETTE
_ PLANCHE Ve Cheiropteris ulmascnedaia (Baker), Christ.
PLANCHE 2. — Fig. 1. Dionysia oreodoxa Bornm. LG
Fig. 2. Dionysia janthina Bornm. et Winkler.
Fig. 3. Dionysia heterochroa Bornm.
Fig. 4. BL on Die
La planche 19 du tome VI et à planche 2e hi tome VI
paraitront dans le numéro de février.
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ES Sep
De
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BULLEUN DE L'HERBIER BOISSIER
Janvier 1899.
ROUGÈRES DE MENGTZE
YUNNAN MERIDIONAL (Cuine)
We LIBRARY
NEW YORK
H. CHRIST, Bâle. BOTANICAL.
GARDEN
Planche I.
(Suite et fin.)
M. Henry a bien voulu m’envoyer une seconde partie des collections
_qu'ila faites autour de Mengtze. Il a ajouté quelques espèces récoltées
_ sur le chemin de cette ville à Szemao, sa résidence actuelle, située à
quelques journées au N. E., et autour de cette dernière localité, beau-
| coup plus sèche et plus nue que Mengtze et partant promettant moins
sous le rapport des fougères. Toutefois, Szemao semble encore appar-
tenir à peu près à la même région Ne : témoin Cibotium Baro-
_ Je anne, dans la liste Hin va suivre, les espèces et variétés non
| encore publiées dans les deux premières livraisons de ce bulletin, et j’ai
la satisfaction de faire connaître de nouveau dix-huit espèces et sept
variétés non encore décrites, y compris le monotype d’un genre nou-
veau des plus intéressants : l'Archangiopteris Henryi Chr. et Giesenh.
_ Le nombre total des espèces récoltées par M. Henry jusqu’à ce jour
- | dans ces parages, se monte à 218 espèces, dont 64, soit plus d’un quart,
u trouvées jusqu'ici seulement dans la Chine méridionale, C’est une
> preuve évidente, fournie du reste déjà abondamment par les phanéro-
2
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (41)
plement le tout premier rang dans le domaine de l’hémisphère oriental;
une preuve aussi que les pteridophytes, pour ce qui concerne la ques-
tion des espèces endémiques et les centres de création, suivent absolu-
ment les mêmes règles que les plantes phanérogames, et sont loin,
comme on croyait jadis, d'avoir des aires plus étendues et des espèces
moins localisées que ces dernières.
Trichomanes.
168. T. acutum Makino in sched.
169.
170.
Cette plante est très voisine de 7°. filicula Bory qui est a Mengtze
aussi, mais se distingue de cette dernière espèce par ses dimensions
plus petites, la plante ne mesurant que 3 à 4 cm. en longueur et
2-3 cm. en largeur; par sa feuille bipinnatifide rarement un peu
tripinnatifide; par ses segments plus larges, laissant une aile large
au centre de la pinna, pointues en pointe effilée presque aristée,
par les bords des rachis crispés-onduleux, un tissu très flasque et
une couleur ocreuse.
La plante du Japon ce. Makino est un peu plus petite, d’ailleurs
identique.
10836 B. Mengtze E mountain forest 6000”.
Hymenophylilum.
H. polyanthos SW.
C’est la forme désignée sous le nom de 7. Blumeanum Spreng.
commune dans l’archipel malésien et reconnaissable par ses frondes
allongées à bords à peu près parallèles et ses pinnæ plus simple-
ment incisées à segments non palmatifides-Habelliformes.
11860. Mengtze mount forest 9000’ on tree.
H. dilatatum Sw.
var. amplum nov. var.
Differt a typo foliis valde elongatis, pinnis brevioribus del-
toideo-triangularibus acutis 4 em. longis 2 ‘/2 em. latis, rachi lata
fere 1 cm., pinnulis confertis brevibus, lobis brevibus vix '/ em.
longis, soris ereberrimis (eireiter 30 in pinnis mediis) in segmentis
terminalibus, latis, sæpe breviter pedunculatis.
11545. Mengtse S E mount. forest 5000”.
Curieuse station avancée de cette plante du Pacifique austral et
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 3
des îles de la Sonde, d’un port très trapu, mais passant dans une
forme plus typique.
. A. fastigiosum n. Sp.
Entre A. Smith des Philippines et 7. barbatum (V.D.B.) du
Japon.
Groupe Leptocionium Prsl.
Dimensions plus fortes que 4. barbatum, stipe 1 à 3 cm. grêle,
nu comme toute la plante, non ou très peu aîlé vers le sommet,
fronde triangulaire allongée à pointe longuement effilée 8 à 10 em.
sur 3 em. pinnatifide, rachis ailee, pinnæ ovales, ailées, à seg-
ments serrés, larges de 2à3 mm., obtus fortement spinuloso-dentes;
sores à la pointe très atténuée et allongée de la fronde, terminaux,
sessiles, ovales, bombés, à valves fortement denticulées, réceptacle
inclus. La même plante a quelquefois un port différent par une
ondulation très forte des bords.
Differe de Æ. Smithu par le stipe court, grêle, non velu.
11859. Mengtze S. E. mount. forest 5000’ on tree.
Vittaria.
172. V. costata Kunze Analect. 29, tab. 18, fig. 2.
Je dois identifier les échantillons de M. Henry à cette plante
américaine, décrite et figurée par Kunze sur les échantillons de
Pœppig du Pérou. Elle est nettement caractérisée du reste par la
costa très saillante comme aucune autre Vittaria n’en possède.
9195 A. Mengtze S. E. forest on tree 5000”.
Antrophyum.
173. A. reticulatum Klfs.
11562. Talong ravine 4600”.
La méme espèce, mais forme naine, d’un dec. sur 1 '/ cm. à
peine.
11517, Mengtze S. E. mount. forest 6000’ on tree.
Polypodium.
174. P. Sinicum n. sp.
Seet. Eupolypodium, groupe de P. subfalcatum Blume et se rap-
173.
BULLETIN DE L'HEPBIER BOISSIER. (43)
prochant de la variété de cette espèce figurée par Blume Fil. éc.
Jav. Tab. 87 B., mais très grêle, filiforme, port de P. muscicola
Cordemoy de la Réunion.
Rhizome très petit, court, épiphyte, frondes fasciculées, à stipe
filiforme de 2-3 cm., rachis ailée, décurrente, flexueuse, pendante,
fronde 10 à 12 cm. sur ‘/2 à 1 ‘/2 cm., lancéolée très allongée en
pointe, simplement pennée, pinnæ 20 à 25 de chaque côté, alternes,
espacées, décurrentes par la base, profondément dentées à 3 ou 4
dents de chaque côté, plus rarement entières, très inégales, variant
de ‘/2 cm. à 1 em. de longueur, obtuses, ou un peu pointues, lan-
céolées ; tissu très délicat, nervures simples ou fourchues, libres.
Sores pâles, ronds, non immergés, 3 ou 4 par pinna, dans les lobes.
Toute la plante pubescente de longs poils noirs très ténus et étalés.
10186. Teng chen Len mount. forest 8000’ on trees.
Exemple curieux d’une plante munie de duvet, pour profiter des
brouillards des altitudes considérables dans un pays si loin des
régions où ce phénomène est commun. A Java, les Polypodes ainsi
protégés sont nombreux (groupe de P. setigerum, P. mollico-
mum, ete.).
P. valdealatum n. sp.
Sect. Goniophlebium, groupe de P. amenum Wall. Très grand,
caractérisé par ses longues pinnæ très effilées, horizontalement
étalées à base fort élargie, formant une aile continue.
Rhizomate lignoso repente pennæ anserinæ crassitie, squamis
brunneis setaceis brevibus rigidis patentibus tecto. Stipite solitario
28 cm. longo tenui rufo-stramineo, cum rachi costisque squamis
ovalibus obtusis 2 mm. latis brunneis parce obsito; fronde 49 cm.
longo 20 em. lato e basi horizontali minime attenuata ovato-acumi-
nata, apice pinnatifida, simpliciter pinnata, pinnis numerosis
(25 utroque latere) 1 ‘/2 em. spatio et sinu lato anguloso remotis
10 em. longis 1 em. latis e basi latissime adnata decurrente alam-
que angustam eontinuam secus rachim formante caudato-acumi-
natis, leviter crenato-serratis dentibus procumbentibus, superfi-
ciebus nudis, textura tenuiter herbacea colore læte-virente, nervis
lateralibus numerosis (28 ad 30 utroque costæ latere) basi conspi-
cuis areamque latam formantibus, versus marginem in areolas ali-
quot irregulares exeuntibus, ad marginem liberis. Soris numerosis
(28 ad 30 utroque latere) rotundis 2 mm. diametro, in areis costa-
libus positis leviter immersis.
V 176.
| 177.
178.
y 179.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 5
Port entre P. subauriculatum Bl. et P. ameenum, différent du
dernier par les écailles du rhizome et de la rachis, et le sinus très
large entre les pinnæ. C’est un membre de plus d’un type extrême-
ment différencié dans l’Asie orientale tempérée.
11513. Mengtze N. mount. forests 8000”.
P. mollissimum n. sp.
Sect. Nipholobus, groupe de P. flocculosum Don. J’ai déjà men-
tionne sous N° 29 de la premiere partie de mon travail un échan-
tillon très peu velu d’un Nipholobus que j'ai pris pour une forme
de P. flocculosum D. Don. D’autres spécimens me forcent de
séparer cette forme.
Elle diffère de la plante de Don par un tissu herbacé-papyracé
fort mince et flexible, et non du tout coriace, une surface supérieure
absolument glabre, vert foncé, par une face inférieure d’un gris
Jaunätre, couverte d’un duvet très tendre, soyeux, non étroitement
appliqué, formé d’écailles étoilées à longs cils, et les sores bien plus
nombreux : il y a, entre les nervures latérales très obliques qui
vont de la costa au bord, quatre rangées de sores dont chacune à
dix ou douze sores. Plante de 30 cm., fronde 3 em. de largeur.
Rhizome épais, court, à écailles brun-noirâtre ovales. C’est l’espèce
la plus tendre du genre.
9061 B. Mengtze E. mount. 6000’.
P. Lingua Sw.
Très typique, ressemblant absolument à la plante du Japon.
11816. Mengtze S. E. mount. forest 5000’ on tree.
P. Levisii Baker Journ. bot. 1875. vol 8, nouv. ser. 4, 201.
Tout à fait la plante de Shen-Si 1. Giraldi.
9194 B. Mengtze woods 6000’ on tree.
P. subhemionitideum n. sp.
Sect, Pleopeltis, P. hemionitideo Wall. affine. Differt a P. hemio-
nitideo, cui habitu et nervatione persimile, fronde angustiore
egregie sinuata, nervulis inclusis apice clavatis nec tenuiter desi-
nentibus, et in primis soris pluriseriatis irregulariter per super-
ficiem inferiorem sparsis numerosis, prima serie costam fere tan-
gente,
9265. B. Mengtze E, mount. 7000,
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (45)
Selliguea.
180. S. elliptica Thnbg.
var. flagellarıs n. var.
Differe du type par des pinnæ linéaires-lancéolées, larges seule-
ment d’un ‘/2 cm. à pointe longuement effilée en un filament de 2 à :
3 em. arqué de 1 ‘/ mm. de largeur, et par les bases des pinnæ
décurrentes en aile qui descend jusqu’à la base du stipe. Forme
d’un aspect très particulier, mais qu’on n’ose pas séparer d’une
espèce aussi polymorphe.
10769 A. Mengtze S. E. 5000’.
Drynaria.
181. D. rivalis (Mett.).
D. mollis Bedd. f. B. Ind. t. 216. Handb. tab. 190.
var. Yunnanensis n. var.
Major, pinnis latioribus crenulatis, nervis lateralibus usque ad
marginem conspieuis prominulis, areolis numerosioribus minus
regularibus, nervulis inclusis rarioribus.
Plante plus forte que le type de l’Inde figurée par Beddome,
nervures beaucoup plus drynarioides et moins à la manière des
Goniophlèbes, mais d’ailleurs assez identique.
11512. Mengtze N. mount. forest 8000’.
Pteris.
182. P. biaurita L.
Type très large, à série d’aréoles très accentuées le long de la
costa. Voisin de P. Kleiniana Prsl. Bedd: handb. 116, tab. 60.
10334. Mengtze mount. woods 5500’ bank of streamlet in shade.
183. P. quadriaurita Retz.
Forme assez petite à trois ou cinq pinnæ de chaque côté, tirant
un peu sur le P. Grevilleana Wall. de l'Inde. Bedd. Handb. 112.
11520. Mengtze forest on cliff 6000’.
184. P. actiniopteroides n. sp.
Espèce des plus bizarres par sa petitesse et l’etroitesse des seg-
&,
| I x
y 186.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. fl
ments de la fronde flabelliforme. Port d’Actiniopteris radiata,
affinité de P. serrulata L. f., mais en miniature.
Très petit. Rhizome court, à stipes nombreux, dressés ou étalés,
minces, fasciculés, longs de 6 em., rouge vineux où couleur
d’ebene, polis, meles quelquefois de frondes sessiles simples,
linéaires, fronde bipennee étalée flabellée à base cuneiforme et
tripartite, longue de 6 à 8 cm., largeur la même en haut, pinnæ
pétiolées à lanières simples, indivises, très pointues, à bords entiers
sauf la pointe qüi est un peu dentée, de longueur égale, 6 em. sur
2 mm., vert pâle, rachis rouges, tissu ferme, luisant. Plante glabre,
indusie large ('/ mm.) blanchätre, continu, à bords assez entiers,
n’allant pas jusqu’à la pointe du segment.
Une des plus jolies acquisitions de la flore chinoise.
11833. Mengtze, E. mount. 6000’.
. P. trifoliata n. sp.
Petit, sous-espèce de P. cretica L. mais bien caractérisé par ses .
dimensions fort réduites.
Rhizome presque gazonnant. Stipes 6 à 9 em. grêles, flexueux,
couleur paille, fronde invariablement tripartite, 6 à 8 cm., large de
4 à 5 cm., consistant en trois pinnæ ovales sessiles ou peu pétiolées
dont la terminale est la plus grande, fortement dentées-crénelées,
en pointe plutôt obtuse; nervures saillantes, fourchues, libres, tissu
ferme herbacé, surface opaque vert pâle, sores en lignes souvent
interrompues, n’atteignant pas la pointe des pinnæ, indusie étroit,
blanchâtre. Diffère des formes plus ou moins normales de P. cre-
tica par la petitesse, le tissu opaque, les frondes toujours à trois
folioles.
11519. M. on dry cliffs in shade 6000’.
Pellæa.
P. Henryi n. sp.
Très voisin de P. nitidula (Prsl.) dont elle a le port, mais la
plante est un peu plus petite, les stipes et les rachis sont pubescents,
d’un duvet très court, noir et glanduleux, le tissu est plus coriace,
les segments plus courts, très obtus, la surface inférieure de la
fronde rouge ocreux, l’indusie large, gonflé, dur, couleur de rouille,
à bords crispés, et inséré un peu en dedans du bord du segment,
de sorte que ce n’est pas l’indusie qui forme la marge, mais une
187.
188.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (47)
lanière très étroite du segment même, comme dans P. intermargi-
nalis J. Sm.
P. nitidula est plus grand, à stipes polies et lisses, à tissu plus
chartacé, la couleur du dessous de la fronde est pâle, les segments
sont un peu pointus, plus allongés, plus espacés, et l’indusie est
blanchâtre, plane et occupe le bord.
11832. Mengtze hills 5000”.
Adiantum.
A. capillus Veneris L.
Très typique.
10264. Mengtze 5000’.
Cheilanthes.
C. farinosa Keïs.
Forme qui se rapproche beaucoup pour le port du Ch. rufa Desv.
de l'Himalaya; frondes presque sessiles ou à tiges courtes, rosette
étalée, rachis très écailleuse, lobes courts, larges.
11831. A. Mengtze. N. mounts 5000’.
Plagiogyria.
P. Henry n. sp.
Espèce caractérisée par la fronde atténuée brusquement vers le
bas par le changement des pinnæ en oreillettes rudimentaires
demi-eirculaires.
Rhizomate ascendente, basibus stipitum deciduorum dilatatis
purpureo-brunneis profunde sulcatis latere exteriore corpus-
eulis minutis rugolosis tecto, stipitibus pluribus fasciculatis,
10 cm. longis latere superiore profunde sulcatis, latere exteriore
convexis, firmis, fronde sterili 40 em. longa 9 em. lata late lanceo-
lata acuminata simpliciter pinnata apice anguste contracto serrato
infra pinnatifido; pinnis numerosis (36 utroque latere) alternis
densis basi adnatis sese tangentibus sinu acuto, pinnis 4 '/s cm.
longis 8 mm. latis lanceolato-acuminatis infra minutissime, versus
apicem acute serratis, versus stipitem in eirca 10 auriculas ‘/s cm.
longus rotundatas abrupte desinentibus, textura tenuiter herbacea
189.
190.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 9
colore læte viridi, faciebus nudis, nervis simplieibus aut fureatis
liberis densis.
Fronde fertili breviore sed stipite longiore prædita, pinnis
remotis, infimis petiolulatis linearibus 3 mm. latis erectis, basi
frondis fertilis iisdem auriculis ac in fronde sterili notata. Soris
turgidis ochraceo-rufis indusium tegentibus
9036. A. Mengtze E mounts. 6000”.
Brainea.
B. insignis Hook.
On pouvait s’attendre à ce que cette singulière plante, dont l’aire
s’etend de l’Assam par le haut Tonkin (l. Bon) à Hongkong devait
se trouver dans le Yunnan.
11938. Szemao mount. forest 5000’. Woody stem 2 m. high.
Plant has exact habit of Cycas.
Je ne puis m'empêcher de penser que nous avons affaire ici avec
une forme ancienne reliant Blechnum et Woodwordia, à sores en
pleine dégénérescence. Dans l’exemplaire de M. Henry le milieu de
la fronde est stérile, mais le bas et le bout contiennent des sores
fort irrégulières massées le long des nervures près de la costa.
Asplenium.
A. dimidiatum SW.
Forme naine, obtuse, très voisine de celle appelée A. aviculare,
par Jacob de Cordemoy, fl. de la Reunion.
11542. Mengtze woods cliff 5000”.
A. grandifrons n. Sp.
Une des espèces les plus grandes et les plus partagées du genre,
depassant A. Mertensianum de Bonin-Sima et A. dimorphum de
l'île de Norfolk.
Amplum, caudice..... stipite 8 dec. longo ad basin digiti minoris
crassitie profunde sulcato, griseo-viridi, infra paleis subulatis atro-
brunneis ultra 1 em. longis vestito, supra cum rachi glabrato,
fronde ultra 1 m. longa 3 dm. lata elongato-ovata apice valde
acumınata tripinnata sive quadripinnatifida, pinnis remotis infimis
haud reductis fere 1 dm. distantibus alternis petiolatis triangulari-
deltoideis, superioribus lanceolatis, rachi supra, et in pinnis supe-
10
SIE
192.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
rioribus a basi alata, pinnulis ovatis, segmentis 3i et 4i ordinis
inæqualiter et late cuneatis obtusis sed acute crenatis, nervis
furcatis, soris creberrimis oblongis 3 ad 4 mm. longis turgidis
lobos a costa ad marginem occupantibus, indusio valido griseo.
Cette belle plante appartient au groupe océanique des grands
Asplenium du Pacifique (A. multifidum, A. Mertensianum, A.
dimorphum, ete.) mais a des lobes plus courtes et plus larges, et
unit l’A. bulbiferum à ces dites espèces.
11521. Mengtze E mount. forest 7000’.
11521. A. Teng Clea Len mount. forest 7000’.
Une forme très petite : 10108 Red River from Manmei 7000’.
10108. A. Mengtze E. mount. forest 7000’.
A. Billet Christ in Bullet scientif. de la France et de la Belgique.
Tom. 28, p. 225.
Je suis fort agreablement surpris de retrouver parmi les plantes
de Mengtze cette espece si remarquable, trouvee pour la premiere
fois dans le Haut-Tonkin francais, au distriet de Cao-Bang par
M. le D* Billet, décrite par moi et figurée dans la publication citée
ci-dessus.
Son rhizome est court, dressé, muni de sores ou écailles séti-
formes brun foncé assez longues et de débris de tiges nombreuses
qui sont raides, noires opaques, souvent un peu plus longues que
la fronde deltoide allongée, très finement découpées, à segments
fort nombreux et très serrés, dont les fructifères sont singulie-
rement dilatés.
11532 B. Mengtze wood on eliff 5000”.
A. laciniatum Don.
Cette forme, figurée par Hooker sp. fil. IH. Tab. 200, n’est
qu’une modification à pinnæ plus petites et plus profondément inei-
sées de À. planicaule et y passe insensiblement.
9743 D. Mengtze E mounts 6000’.
A. holosorum n. sp.
Groupe d’A. ensiforme Wall. mais à fronde plus large.
Rhizomate brevi erecto duro setis nigris rigidis vestito. Stipi-
tibus 3 ad 6 fascieulatis brunneo-viridibus 3 em. longis sensim in
laminam decurrentem transeuntibus basi squamis subulatis 1 cm.
longis brunneis vestitis, supra uti tota reliqua planta nudis fronde
15 ad 20 em. longa 2 ‘/2 cm. lata deorsum longe alato decurrente,
(50)
193.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. A1
acuminata ovato-lanceolata margine subintegro angustissime revo-
luto versus apicem erenato. Textura coriacea colore pallide viridi
costa conspieua plana. Nervis suboceultis plerumque fureatis valde
obliquis, soris linearibus 1 '/ mm. latis 25 ad 30 utroque costæ
latere, valde obliquis varia longitudine sed generaliter a costa ad
marginem aut 1 mm. a margine protensis, interstitio 2 mm. inter-
jecto, indusio tenuiter membranaceo albido.
11543. Mengtze S E mount. forest 5000”.
Scolopendrium.
S. Delavayı Franchet.
Plante des plus curieuses à cause de son isolement taxinomique,
étant uniquement affine au S. nigripes du Mexique. Le port est
pourtant assez divers; le stipe des frondes stériles est très court,
celui des frondes fertiles d’un décimètre à peu près et la nerva-
tion est simple.
11580. Yuan cheang, ravine on rooks in shade 3500.
Diplazium.
. D. lanceum (Thunbg..).
11561. 20 miles N. of Szemao, ravine 5000’.
. D. hirtipes n. sp.
Espèce voisine de D. silvaticum (Prsl) mais à port du Nephrod.
hirtipes Hook. (atratum Wall.) et se distinguant par son stipe velu
de poils noirs et ses sores extrêmement réguliers, allant de la costa
au milieu du limbe seulement et n’entrant pas dans les lobes.
Stipe de 10 cm. assez grêle, mais grossissant à la base, couleur
paille, mais muni d’un duvet épais et patent ou réfléchi en arrière
d’eeailles sétiformes noires longues de 1 em. qui suit la rachis,
donnant à la plante un aspect foncé, fronde de 40 em. sur 18 em.
ovale, se rétrécissant vers la base par diminution des pinnæ, à
pointe largement pinnatifide, pinnæ de la base petites, celles du
milieu longues de 10 cm., environ 20 de chaque côté, larges de
2 em. à la base, assez serrées, lancéolées, caudato-acuminées, à
lobes entiers très réguliers, demi-eireulaires, à sinus aigus peu
profonds, la pointe de la pinna à dents plus aiguës, n’entrant que
jusqu'au ‘/; du limbe, base de la pinna élargie, égale, presque
12
196.
197.
198.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (51)
sessile. Tissu herbacé, opaque, surface nue, vert assez foncé, ner-
vures pennées dans les lobes. Sores partant de la costa, un seul par
groupe de nervures et par lobe, mais n’atteignant pas les lobes,
très obliques, tous de longueur et de direction fort égales, larges
de 3 mm., étroits, linéaires, bruns, indusie excessivement étroit, à
peine visible, gris foncé, jamais diplazioide.
10103. M. E m. p. 6000’.
D. polypodioides Mett. fil. hort. Lips 78. Bedd. Handl. 185.
var. Siñense n. var.
Differe du type de l’Inde (Bedd. f. B. Ind. Tab. 293. Handb.
Tab. 89) par des pinnulæ (de deuxième ordre) plus larges, petio-
lées, 13 cm. sur 3 em. à la base, à segments de 1 ‘/2 cm. sur !/2 em.
et à nervures plus nombreuses : 8 à 9 de chaque côté de la costule,
dont la plupart fourchues.
11526. Teng Clen Len mount. forest 7000”.
D. hemicnitideum n. sp.
Sect. Anisogonium.
Habitu ÆHemionitidis Griffithianæ Hook. f. Thoms. sed pinnis
pluribus et magis ineisis.
Stipite 30 em. flaceido basi nudo, supra cum rachi costisque setis
simplieibus rarius fureatis patentibus 2 mm. longis erassiuseulis
nigris tortuosis et spinulis minimis tectis, rudissimo ; planta aliter
glabra, atroviridi, textura papyracea tenui, fronde simplieiter pin-
nata lanceolato-ovali basi ob pinnas breviores decrescente, apice late
pinnatifida, 55 cm. longa medio 15 em. lata, pinnis remotis hori-
zontalibus apice erectis infimis petiolulatis, mediis sessilibus supe-
rioribus late adnatis late lanceolatis breviter acuminatis apice
acutissimo 9 em. longis 2 ‘/2 em. latis lobis obtusis, ad tertiam
partem laminæ ineisis vix erenulatis, nervis pinnatis 4-ad 6-jugis,
interdum anastomosantibus soris angustissimis linearibus nervulos
sequentibus 6 jugis 3 ad 4 mm. latis usque ad loborum apicem
porrectis obliquis, interdum apice sese tangentibus, indusio angus-
tissimo vix '/; mm. lato griseo raro conspicuo.
11556. M. S. E. mount. forest 5000’.
Athyrium.
A. nigripes Mett. Bedd. Handl. 166.
Deltoide, à sores allonges, jamais en fer à cheval.
(52) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 13
à 11522, 11522 A. 10101 A. Mengtze forests 5500’. E. 6000’. S. E.
mount. forests 5000”.
var. elongatum n. var.
Transition vers A. Jilix-femina, fronde ovale allongée, moins
deltoïde, à pinnæ et pinnules moins rapprochees. Tissu plus tendre.
11522 B. 10101 C. D. Mengtze, étages supérieurs :
E. mount. forests 6000’. S. E. 7000’ et 8000”.
199. A. tenuifrons Wall. Cat. 206.
À. nigripes var. tenuifrons Bedd. suppl. 33.
Fronde ambitu ovali, versus basin attenuata, pinnulæ valde
confertæ, imbricatæ, profunde rotundato-auriculatæ, valde lobatæ.
Sori lati, turgidi.
10101. Mengtze, E. 7000”.
200. A. Atkinsoni Bedd. handb. 163, suppl. 32.
Ditfere de A. spinulosum (Maxim.) du nord de la Chine par
son rhizome fort, court, non rampant, et les bases du stipe renflées
et noires.
11525. Teng Clen Len mount. forest. 5000’.
Phegopteris.
ÿ 201. P. grossa n. Sp.
Port de Nephroduun crassifolium Hook. quant aux pinnæ peu
incisées et un peu petiolées.
Magnum. Rhizomate repente, cum stipite et rachi squamis nigris
lineari-acuminatis usque ad 1 em. longis patentibus sparso, stipite
solitario stramineo 43 em. longo, fronde ambitu e basi lata ovato-
elongata 45 em. longa 20 em. lata simplieiter pinnata, pinnis
remotis, infra 5 em. spatio separata, horizontaliter patentibus,
infra haud reductis, infra apicem pinnatifidum numero 12 utroque
latere, inferioribus petiolulatis superioribus sessilibus 10 em. longis
1 '/ em. latis e basi breviter truncata lanceolata acuminatis, supe-
rioribus dentieulatis, mediis inferioribusque erenatolobatis, lobis
rotundato-obtusis sed apiculatis, lobis non ultra quartam laminæ
partem ineisis.
Textura tenuiter herbacea, colore late virente, folio glabro.
Costa eonspieua straminea, nervis tenuibus haud conspicuis in lobis
pinnatis simplieibus aut furcatis, haud anastomosantibus 4 ad 5
utroque costulæ latere. Soris triseriatis secus costam, in nervis
dorsalibus, rotundis fuseis 1 mm, diametro, exindusiatis.
14
203.
- 204.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (53)
Plante eurieuse dans ce sens que la largeur de la partie indivise
des pinnæ est suffisante pour permettre de nombreuses anasto-
moses, mais les nervures évitent pourtant de se joindre.
11558. Mengtze S W mount. ravines.
2. P. sphæropteroides Baker Decad. Kew. Kew Bullet. mreh. 1895,
N. 36.
Plante très tendre, port de Peranema, mais tissu plus délicat et
couleur vert gai.
11539. Mengtze mount. forest 5000’.
P. amaurophylla n. sp.
Port d’un grand Nephrodium du groupe de Aspidium parasi-
ticum (L) mais plus velu, et à nervures libres et fourchues, couleur
noirâtre.
Magna. Caudice..., planta 120 em. longa 20 em. lata, stipite firmo
obscure griseo-viridi, basi squamis opacis nigro-fuseis rotundato-
ovatis obtusis '/ em. longis vestito, fere ad basin pinnis remotis
rudimentariis valde abbreviatis instructo, cum rachi totaque planta
pilis densis rigidis albido-translucentibus strigoso, apice frondis
pinnatifido, pinnis numerosis fere oppositis horizontaliter paten-
tibus 10 em., longis 2 em. latis lineari-lanceolatis acuminatis remo-
tiuseulis sessilibus usque ad alam ‘/2 em. latam incisis, lobis 4 ad
5 mm. latis contiguis sinu fere nullo interposito, apice rotundato-
obtusis fere integris sive minutissime erenulatis, textura frime
herbacea, colore atroviridi, nervis 8 ad 11 utroque costulæ latere
partim pellucidis sæpe furcatis liberis obliquis soris minimis,
paucis sporangiis compositis, indusio destitutis brunneis medialibus
sed costæ magis quam margini approximatis, 6 ad 8 utroque cos-
tula latere.
11536. Mengtze E mount. forest 6000’
Aspidium.
A. aculeatum Sw.
Var. pycnopterum n. \.
Se distinguant par un port fort different :
Les segments fort serrés, se touchant l’un l’autre et formant
ainsi une pinna en apparence à peine partagée.
Les sores sont confluents, les écailles de la base du stipe énormes,
(54) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 15
. - raides, courbees en faux, noirätres à bords pâles, longues de plus .
2 em., larges 7 mm.
Petiole des segments mince, typique.
11560. Mengtze S E mount. forest 5000”.
11560 A E mount. 6000’
v 205. Aspr. Braun Spenn.
var. Clark n. v.
Diffère du type d'Europe et de l’Asie orientale (Amur, Maxi-
mowiez!) principalement par le caractère qui sépare Athyrium
Clarkii de l’Athyr. nigripes, c’est-à-dire par une fronde singu-
lierement atténuée et allongée vers la pointe. La pointe est égale-
ment prolifère comme cet Athyrium. Stipe 20 em., grêle, à écailles
fixes, setacées, entremêlées d’autres très larges, ovales, diaphanes,
brun bistre; fronde longue de 45 cm., lanceolée, d’une base del-
toïde d’une largeur de 12 cm., s’allongeant peu à peu en une pointe
presque linéaire : largeur du milieu de la fronde 6 cm. Les pinnæ
de la base sont réfléchies en arrière. Tissu herbacé, couleur vert
pâle, rachis des pinnæ ailee, segments triangulaires auriculés, gros-
sierement creneles à pointes très légèrement aristées, ceux de la
moitié supérieure de la fronde seulement lobes à lobes peu pro-
fondes.
Sores : généralement sept par segments, non confluents, brun pâle.
Toute la plante porte l'empreinte d’une station excessivement
ombragée.
M.S E mt. for. 5000’.
V 206. À. fraxinellum n. sp.
Sect. Cyrtomium aut Oyrtomiphlebium.
Espèce des plus originales par une seule série de sores de chaque
côté de la costa des pinnæ, autrement rapprochée de À. falcatum
Sw. ou de Polypodium (Cyrtomiphlebium) dubium Hook., n'ayant
pas d’indusie visible dans nos échantillons.
thizome oblique, court, à grosses écaillles gonflées qui couvrent
également les bases des stipes.
Stipes à trois ou quatre ensemble, longs de 15 à 20 em., pâles,
gréles, couleur paille, brun foncé à la base, munis d’écailles nom-
breuses subulées, lancéolées, brun foncé, longues de 2 à 3 mm.
fronde simplement pennée, ovale, 20 em. sur 6 à 8 em. à base non
rétrécie, se terminant tantôt avec une pinna tantôt en pointe
207.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (55)
r
pinnatifide lobee. Rachis écailleuse, grêle. Pinnæe 5 cm. sur
1 ‘/2 em., peu nombreuses, 6 à 8 de chaque côté, dressées, espacées,
ovales, acuminées, atténuées à la base en un pétiole très court, à
bords presqu’entiers, mais vers la pointe distinctement crénelées,
coriaces, vert foncé au-dessus, très pâles au-dessous, nues, opaques,
à costa très distincte, mais à nervures peu accentuées, nombreuses,
obliques, serrées, imparfaitement pennées ou plutôt en groupes
étroits à deux ou trois bifurcations, vers le bord quelquefois anas-
tomosées, sans nervures incluses. Sores gros, 3 mm. diam. ronds,
brun noirâtre, en une seule série très serrée (18 à 30 de chaque
côté de la costa) occupant le milieu entre la costa et le bord, sem-
blable à Polypodium fraxinifolium.
11550. Mengtze wooded cliffs 5000’.
A. lonchitoides n. sp.
Sect. Cyriomium, mais à tissu mince et à pinnæ nombreuses et
petites.
Diffère de À. falcatum par les dimensions réduites de moitié.
Rhizome à écailles brun foncé linéraires, stipe à écailles lancéolées
acuminées brun foncé de 1 em. sur 3 mm. à bord clair et scarieux,
rachis couvert d’un duvet d’ecailles plus courtes brun clair. Stipe
5 em. fronde 20 à 20 em. sur 4 à 5 em., lancéolée allongée à pointe
pinnatifide et effilée, pinnæ nombreuses : 16 à 20 de chaque côté,
inégaux, patentes, très serrées, se touchant presque, sessiles en
haut, à pétiole très court en bas de la fronde, triangulaires auri-
culées à pointe effilée, à oreillettes triangulaires pointues, longues
de 1 em. larges de 2 ‘/2 em., bords entiers ou à peine crénelés ;
les pinnæ de la base dirigées en bas; tissu tendre, herbacé, ner-
vures très obliques, très serrées, copieusement anastamosées vers
le bord, sans nervures incluses. Sores très petits, fort nombreux,
en trois rangées irrégulières de chaque côté de la costa. Indusie fort
mince, pelté ou réniforme. |
Port entre A. Lonchitis et falcatum, mais plus tendre que ces
deux.
A. lepidocaulon difiere par des dimensions plus fortes, un stipe
vigoureux, des pinnæ espacés, des écailles larges.
11829. Mengtze N. mount. 6000”.
A. apüfolium Hook. et Arn.
Une forme énorme, d’une taille inconnue jusqu'ici. Rachis et
costæ rouge foncé, une pinna latérale longue de 62 cm. large de
(56) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 17
35 em. à 9 lobes de chaque côté, incisées jusqu'à une aile lobee de
son côté encore. Les lobes sont dentés régulièrement à dents
de 3 cm. sur 2 cm. La fronde de cette plante doit dépasser 2 mètres
de longueur sur 1 mètre de largeur !
Les sores sont un peu immergés, très copieusement répandus,
non seulement en deux rangées le long des nervures, mais aussi
irrégulièrement vers les bords.
Indusie fugace, petit, réniforme.
10340. B. Mengtze mount. forest S. E. 5000’.
208. À. dissectum (Forst.).
A. membranifolium Prsl.
11530. Mengtze Red River. woods.
209. A. parasiticum (L).
A. molle Sw.
var. canescens (Wallich.).
var. didymosorum Bedd. handb. 279.
Forme large, très velue, à sores souvent très peu nombreux et
confinés à la base des lobes près de la costa.
Forme très connue de Hong-Kong.
11538. Lu nan 5000”.
210. À. pennigerum BI.
A. megaphyllum Metten.
Très grand, échantillon adulte à rhizome rampant horizontale-
ment et à fronde solitaire. Il semble que ce n’est que la jeune
plante qui a les frondes en touffe.
11809. Szemao forests 5000’ dry places.
211. A. erythrosorum Eaton.
Frondes deltoides, stipe un peu plus long que la fronde.
11533, 11533 A et B Mengtze. E. et S. E. mount. forest 6000”.
#{ 212. A. diffractum Baker, Kew, Bullet. Syst. 1898 N. 319, pag. 230.
Lastrea, voisin d’A. dentieulatum Sw.
Une des plus belles et des plus bizarres fougeres par sa fronde
deltoide très finement découpée à segments petits, arrondis et fort
nombreux, mais surtout par les rachis des pinnæ et pinnules reje-
tées d’abord en arrière pour se relever avec la pointe, ce qui cause
| des lignes en zigzag connues jusqu'ici seulement dans le Gymno-
| BULL. HERB. 50188., janvier 1899. 2
18
213.
214.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (57)
gramme anfractuosa Christ Farnkr. d. Erde page 73 ou dans
l’ Aspidium flecuosum Fee. Crypt. vase. Brasil. Tab. 46. 2.
' Magnum. Rhizomate repente (?) squamis linearibus rigidis brun-
neis, acuminatis vestito, stipite solitario infra brunneo supra cum
rachi rachibusque lateralibus flavo-lucido nudo uti tota planta,
43 cm. longo pennæ gallinæ crassitie, fronde 27 cm. longo æquilato
aut latiore deltoidea quinquepinnata pinnis 10 ad utroque racheos
latere, valde remotis alternis, interstitio 3-4 em. longo, longe
(6 ad 8 em.) petiolatis angulo acuto refractis sed arcu elegantissimo
versus apicem ascendentibus late deltoideis, longe acuminatis,
infimis maximinis 24 em. latis, 10 ad 12 pinnulis petiolitis æque
refractis et ascendentibus, pinnis tertii ordinis ovato-acutis petio-
latis, pinnis quartæ ordinis ovatis obtusis petiolatis, profunde
lobatis lobis late cuneatis ovatis quandoque denuo pinnatis acute
dentatis 1 em. longis ‘/ em. latis. Textura tenuiter herbacea,
colore lætissime virente.
Nervis liberis furcatis, singulis in lobis ultimis, apice subelavatis.
Soris brunneis raris ad basin loborum ultimorum prope mar-
ginem in apice nervuli sitis, rotundis 1 mm. latis indusio reniformi
subpersistente glabro.
La fronde, dans son ensemble, a le port de Davallia ferruginea
Desv., les segments rappellent un peu A. denticulatum Sw.
9028. Mengtze. S. E. mount. forests 6000”.
Davallia.
D. solida Sw.
var. Sinensis n. Var.
Forme très trapue, stipe 1 dm. ou un peu plus, fronde 1 !/ dm.
dans les deux sens, segments très obtus, inégalement cunéiformes,
très peu lobés, sores de forme normale, campanulés-cylindriques.
C’est une miniature et la plus simple expression du type.
11822. Mengtze S. E. mount. forest 5000’.
Alsophila.
À. latebrosa (Wall.).
11531. Mengtze forest 5500’ fronds 10’ long.
Ü
A
r
(58) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 19
Gleichenia.
4 215. G. linearis (Burm.) Clarke. Bedd.
Mertensia dichotoma W.
var. ou sous-espèce longicauda n. Y.
Differt a forma vulgari stipite valde elongato, 3 ad 4 dm. longo
folio reducto 1 ‘2 dm. longo 2 dm. lato flabellato, bis dichotomo,
basi pinnis appendicularibus sessilibus cum quator pinnis prinei-
palibus fere æquilongis, petiolo pinnarum prineipalium brevi,
2 1/2 em. longo, lobis haud decurrentibus sed basilaribus auctis et
erenatis, pinnis 3 em. latis lanceolato-acutis, costis squamis rufis
furfuraceis vestitis, pagina inferiore glauco, lobis anguste linea-
ribus 2 mm. latis pectinatis interstitiis loborum latitudine. Soris
ternis pallidis minimis.
Le port est celui de @. quadripartita Hook., la fronde petite et
peu partagée sur un stipe très long et les segments très étroits
forment un grand contraste avec la plante mentionnée sous N° 161.
11528. Mengtze.
Lygodium.
216. L. Japonicum SW.
11529. Mengtze S. E. mount. 5000”.
v Archangiopteris n. gen. Christ et Giesenhagen in
Flora Regensb. Jan. 1899.
Marattiacée entre Danæa et Angiopteris.
Rhizomate crasso non satis noto. Stipitibus non articulatis ad
basin stipulis suffultis, planta magna, metrum et ultra longa, sim-
plieiter pinnata, pinnis alternis petiolatis, petiolo succulento inflato
piloso insidentibus, artieulatis nec deciduis, ovatis; acuminatis,
subintegris apice serratis, costa eonspieua, nervis fere horizonta-
libus conspicuis nigris ereberrimis a basi et iterum versus mar-
ginem fureatis marginem fere tangentibus apice haud incrassatis.
Sporangiis brunneis, soros 1 '/s mm. latos lineares sæpe furcatos
nervis insidentes mediales nec costam nee marginem tangentes
formantibus, distichis numerosis; 40 ad 60 utroque nervi fructiferi
latere, eonfertissimis, nec lateraliter concretis, ovatis, rima interna
20
217.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59}
laterali apertis, minimis, '/s mm. latis ovalibus confertissimis,
cellulis pentagonis elongatis pluriseriatis constitutis, indusio e
squamis laceratis albis constituto æquilongo suffultis.
Sporis parvis bilateralibus globosis seu subreniformibus glabris.
Differt a Dana stipite inartieulato, pinnis haud deciduis, foliis
non dimorphis, sporangiis indusiatis haud in synangia concretis
soros elongatos formantibus, soris liberis idest laminæ spatio
sejunctis neC costam nec marginem tangentibus.
Differt ab Angiopteride sporangiis soros moniliformes elongatos
mediales nec submarginales formantibus, pinnis inflato-petio-
latis, indusiis longioribus, nervis spuriis seu recurrentibus inter
nervos genuinos intercalatis deficientibus, fronde minore simpli-
citer pinnata. Habitu Diplaznu Lechleri Mett. Peruviæ, a nobis
Archangiopteris nuncupata quia inter Danæam et Angiopteridem
intermedia.
A. Henryi n. sp. Christ et Giesenhagen in Flora Regensb. Jan. 1899.
Plante de la grandeur d’un Danæa d'Amérique, charnue, gla-
bre, d’un vert foncé, à nervures très voyantes par leur couleur
noire. Les feuilles et surtout les pinnæ soriferes imitent un grand
Diplazıum simple à sores horizontaux, surtout le D. Lechleri
Mett. du Pérou.
Stipite ‘/2 m. longo pennæ eygni crassitie tereti obscure viridi
cum rachi et imprimis pinnarum petiolis squamis lanceolatis
obseuris eiliatis pubescente, fronde ‘/2 m. longa 2 '/ dm. lata
ovata. Pinnis remotis alternis 3 ad 5 utroque racheos latere, cum
pinna terminali æquilonga, acutis oblongo-ovatis 25 em. longis
6 em. latis versus basin integris, medio levissime crenulatis, apice
autem acute serratis, petiolo 2 cm. longo intumescente nigricante
evidenter piloso suffultis; nervis creberrimis (eireiter 80 utroque
costæ latere) fere horizontalibus fere ad marginem ipsum protensis
aterrimis. Textura papyracea teuui sed stipite petiolisque suecu-
lentis, colore obscure aut læte viridi.
Soris medialibus spatio separatis numerosissimis usque ad 80
utroque latere, linearibus sæpe furcatis i. ©. nervos furcatos seg-
mentibus rufobrunneis linea albida, indusio prominente formata
cristatis 2 cm. longis 1 '/ mm. latis exacte sorum asplenioideum
exindusiatum æmulantibus semper ‘/2 cm. a margine et a costa.
remotis.
Une des plus belles découvertes de ce siècle dans le domaine des
PT DT
- Si
(60) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 21
fougères. Nous l’avons appelée Archangiopteris parce que sa position
intermédiaire entre Danæa et Angiopteris fait naître l’idée d’une
forme antique et conservée. _
11544. Mengtze mounts. S. E. 5000’.
Botrychium.
218. B. ternatum SW.
Forme grande, fortement denticulee.
11951. Mengtze S. E mount. forests 5000’.
ADDENDA
Apres la rédaction, mais avant la publication des deux premières
parties de ce travail, M. Baker dans le Kew Bulletin du mois de sep-
tembre de 1898, a décrit un certain nombre de fougères de M. Henry
sous des noms différents auxquels il faut donner la priorité. Ce sont
les suivants :
N° 10310. Acrostichum Yunnenense Kew Bullet. N° 141. N° 330, p. 233.
C’est la plante rapportée par moi à Ælaphoglossum viscosum
(Sw), et je dois maintenir ce rapprochement. Mon opinion est
confirmée par la diagnose de M. Baker qui mentionne très bien les
paleæ parvæ ciliatæ du bord des feuilles et les paleæ profunde
stellatim fissæ des surfaces.
N° 9607. Antrophyum stenophyllum Bak. cit. N° 327, p. 233.
C’est ce que j'ai appelé À. vittariordes Bak.
N° 9153. Antrophyum obovatum Bak. cit. N° 329, p. 233.
Rapporte par moi à À. latifolium BI, mais différent, selon
M. Baker, par des sores encaissés en des canaux étroits. Pour moi,
cette différence n’était pas assez prononcée pour une séparation.
N° 9054. Polypodium aspersum Bak. cit. N° 321, p. 231.
C’est la plante appelée par moi P. Mengtzeense.
N° 9194. P. subintegrum Bak. cit. N° 322, p. 231.
C’est la plante appelée par moi P. aspidiolepis Bak.
N° 9289, P. palmatopedatum Bak. cit. N° 324, p. 232.
C'est mon Cheiropteris Henryi que je maintiens comme genre,
en changeant le nom spécifique :
Ch. palmatopedata (Bak.) n. gen. (Planche 1.)
RO
0
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (61)
Pour motiver la separation de ce genre, ou si l’on veut de ce sous-
genre d’avee Polypodium et Selliguea, j’attire surtout l’attention
au lecteur sur la direction du réceptacle fructifère qui est longi-
tudinal et parallèle à la costa, de manière à former un sore allongé
qui suit la direction des axes foliaires. On sait que dans les Poly-
podes, et dans les Selliguea aussi, la direction des sores est en
angle plus ou moins droit avec ces axes.
Je donne, à la fin de ce travail, la figure de Cheiropteris comme
spécimen de cette flore du Yunnan, après l’exploration duquel
il n’y a plus guère à espérer de pareilles trouvailles sur notre
globe.
N° 9953. P. (Phymatodes) triglossum Bak. cit. N° 326, p. 232.
C’est notre Selliguea triphylla. Je ne comprends guère pourquoi
M. Baker ne range pas cette plante sous le groupe Selliguea.
N° 9033. Gymnogramme (Selliguea) pentaphylla Bak. cit. N° 327, p. 233.
Appelée par moi Selliguea finlaysoniana (Wall.)
Plante à peine différente d’un petit S. elliptica.
N° 9266. Adiantum myriosorum Bak. cit. N° 317, p. 230.
Je le prends pour une variété d’A. pedatum L. M. Baker trouve
les sores plus petits et plus foncés.
N° 9030. Polypodium (Goniopteris) stenolepis Bak. cit. N° 320, p. 231.
C'est mon Aspidium Yunnanense. M. Baker décrit la plante
comme sans indusie, tandis que j'en ai vu, de bien rudimentaires
il est vrai. Je persiste done d’appeler la plante Aspidium en
adoptant le nom spécifique de Baker : Aspidium stenolepis cas
N° 10082. Davallia platylepis Bak. cit. N° 316, p. 229.
Baker range cette prune dans la sect. Humata. Pour moi, c'est
un Eudavallia, et je n’ose la séparer de D. Griffithiana Hook.; la
description de l’indusie donnée par Baker p. 230 ne cadre pas bien
avec mes échantillons; il est plus large que long et ne diffère pas
de la forme de l’Inde.
N° 11451. Alsophila Henryi Bak. cit. N° 315, p. 229.
J’ai cru devoir identifier cette magnifique plante avec A. rheo-
sora de Baker, et la trouve bien plus près d’A. glabra Hook. que
d’A. Oldhami Bedd.
N° 9896. Polypodium oligolepidum Bak. cit. N° 232, p. 323.
Nous avons rangé cette plante sous P. ensatum Thunbg. Elle est
intermédiaire entre P. hemionitideum Wall. et ensatum Thunbg.,
elle se distingue, comme je l’ai déjà dit page 874 de ce travail, par
des écailles dont les faces sont parsemées. Elle peut bien nz
le rang d’espece.
Bäle, decembre 1898.
er
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
VAN
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folge.)
Herausgegeben von H. Schinz (Zürich).
x.
Mit Beiträgen
von
Prof. Dr E. HACKEL (St. Pölten). Prof. D' Hans SCHINZ (Zürich).
Dr H. HALLIER (Hamburg). Rudolf SCHLECHTER (Berlin).
Datum der Publikation : Januar 1899.
24 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (387)
GRAMINA.
E. HACKEL (St. Pölten).
Panicum (Eupanicum) Schlechteri HACK.
Decumbens adscendensque. Gulmi filiformes, basi radicantes, elongati
(40-50 cm. longi), parce ramosi, striati, superne parce tuberculato-pilosi,
polyphylli, apice breviter nudi. Vaginæ internodiis multo breviores, sæpe
e tuberculis pilosæ, rarius glabræ. Ligula minuta. Laminæ e basi rotun-
data lanceolato-lineares, acutæ, patentissimæ, rigidulæ, ca. 3 cm. longæ,
3-4 mm. late, supra marginibusque scabræ, nervis supra prominulis,
mediano a lateralibus vix distineto. Panicula brevis (ca. 4 cm. longa),
ovato-oblonga, laxa, rhachi tenui angulata, sæpius (saltem inferne) pilis
apice clavalis conspersa, ramis patulis solitariis basi hirtulis a basi parce
ramulosis, ramulis 1-2 spiculatis. Spiculæ breviter v. brevissime pedicel-
lat, (pedicellis scabris v. hirtulis), lineari-oblongæ, obtusiusculæ, 3 mm.
longæ, virides et violascentes, glaberrimæ. Gluma [ma spicula duplo
brevior, reliquis glumis multo angustior, lineari-deltoidea, acuta, L-nervis:
ilda spiculam æquans, oblonga, obtusiuscula, 7-nervis, apice ut IIIe anguste
albo-hyalino-marginata; Ie spiculam æquans, latius oblonga, apice
obtuso subcucullata, 7-nervis, paleam (floremque g'?) fovens; IVa spicula
paullo brevior, elliptico-lanceolata, acutiuscula, pallida v. leviter coerules-
cens, puncticulato-scahra.
In humidis prope Hilton Road (Terra Capens. orientalis), Schlechter,
n° 6759.
Affine P. filiculmi Hack. (ex Natalia), quod differt culmo, vaginis,
paniculæ rhachi ramisque glabris, spiculis longius pedicellatis late
oblongis, gluma lma ovata spicula triplo breviore; fortasse nil nisi ejus
subspecies distinctior.
Setaria Woodii HACK.
Perennis! Culmi cæspitosi, erecti, plurinodes, simplices, superne
scabri, nodis appresse hirtulis. Vaginæ internodia superantes, laxiusculæ,
glabræ v. ciliolatæ, ore barbatæ ; ligula minute ciliolaris. Laminæ lineares,
sensim acutatæ, ad 20 cm. longæ, plan (3-4 mm. latæ) vel siccando
(388) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 25
subconvolutæ, erectæ, rigidæ, crassinerves, nervis marginibusque scabræ.
Panicula brevis. densissima, cylindracea, ad 5 cm. longa, 1 cm. lata, axi
hirtula, ramulis brevissimis 2-3-spiculatis; setæ involucrantes ad singulam
spiculam binæ v. ternæ spiculis subduplo longiores, aculeolis autrorsum
spectantibus scabræ, obtusæ, bicolores, parte superiore nigricantes.
Spiculæ brevissime pedicellatæ, late ovales (maturiores suborbiculares),
3 mm. longæ. pallide virides, glabræ, valde convexæ. Gluma [ma !/s spi-
eule æquans, late ovata v. acutiuscula, 3-nervis; [da ?/; spiculæ æquans,
late ovata, obtusa, 5-7-nervis; IIla spiculam æquans, latissime ovata,
obtusa, 7-nervis, paleam floremque g fovens; IVe spiculam æquans,
elliptica, aculiuscula, seriatim tenuiter scrobiculata et transverse leviter
undulata, infra apicem macula nigricante signata. à
Natal ad Umhlanga (Wood n° 6063) alt. 100-150 m.
Valde affinis S. nigrirostri Nees (quam non vidi), sed huic sunt (sec.
descriplionem) radix annua, folia brevia (3-5 cm. longa) internodis
breviora supra pilosa, vaginæ pilosæ, selæ involucrantes spicula paullo
longiores pallidæ, gluma [Va «rostro nigro» signata.
‘ Enteropogon muticus HACK.
Perennis. Culmi innovationesque basi tunicis fibrosis (vaginarum
velustorum reliquiis) dense cincti, graciles, ad 25 cm. alti, simplices,
binodes, glaberrimi, superne breviter nudi. Vaginæ arctæ, carinatæ,
internodiis breviores, superne pilis mollibus adspersæ, ad os longius
barbatæ, Ligula minutissima, marginiformis. Laminæ anguste lineares,
siccando convolutæ, acuminalæ, inferiores ad 20 cm., summa vix 2 cm.
longæ, 1 mm. late, præter basin barbulatam glaberrimæ, erectæ. Spica
subincurva, 4-5 em. longa, ad 5 mm. lata, rhachi angusta, trigona,
glaberrima, ultra spiculas fertiles producta ibique rudimenta minula
glumarum sterilium ferens. Spiculæ unilaterales, patentes, dense imbri-
cal», violascenti-variegalæ, sessiles, anguste lanceolatæ, ca. 5 mm.
longæ, mutic». Glumæ steriles æquales, florentes '/ı superantes, lanceo-
late, obtus®, carina viridi obtusa munitæ, uninerves, glaberrimæ,
coloralæ, subchartaceæ, Flores duo, inferior 8 major, quam glumæ
steriles ‘/4 brevior, ejus gluma florens ovata, acutiuscula, apice bidentula,
inter denticulos breviter mueronala, tenuiter membranacea, 3-nervis,
secus carinam complicala, carina marginibusque longe denseque ciliata.
Palea glumam æquans, anguste lanceolata, bidentata, bicarinata. Flos
superior S, internodio brevi glabro fultus, inferiore "/s brevior, ejus
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (389)
gluma florens ovato-lanceolata, acutiuscula, mutica, 3-nervis, breviter
parceque ciliata, palea ut in fl. inf. sed integra; stam. 3, antheris 2,5 mm.
longis.
Pondoland, Bachmann 187.
Ab omnibus speciebus hucusque notis longe differt culmo humili,
spica brevi, spiculis muticis glumis sterilibus obtusis, fertili trifariam
ciliata.
Dactyloctenium geminatum HACK.
Rhizoma crassum, foliorum emarcidorum vestigiis tectum. Culmi nune
erecti nunc &eniculato-ascendentes v. internodio imo decumbentes et
radicantes, sed sine stolonibus flagelliferis, ad 65 cm. alti, simplices
v. superne ramulum agentes, plurinodes, nodis glabris. Folia ad basin
culmi aggregata, superiora sparsa; vaginæ compress&, laxiusculæ, inter-
nodiis duplo breviores, ad os barbatæ. Ligulæ loco margo membranceus
angustissimus dorso pilorum serie stipatus. Laminæ lineares, acutæ,
siccando complicatæ, præter basin ciliatam glaberrimæ, 8-10 cm. longæ,
inferiores ad 5 mm. latæ, superiores multo angustiores. Spicæ geminatæ
(in speciminibus macris et in ramis solitariæ), patulæ, 2-3 cm. longæ,
rhachi glabra ad 4 mm. ultra spiculas producta. Spiculæ biseriatæ, den-
sissime imbricatæ, angulo recto patentes, 3-4-floræ, glabræ, viridulæ v.
lividæ; gluma Ina quam florens 4-plo brevior, obtusa, 1-nervis, mutica ; -
IIda quam florens duplo brevior, obtusa v. emarginata, mucronem 1-1,5 mm.
longum (ipsam glumam æquantem) patentem v. recurvatum exserens, _
ceterum complicato-carinata, carina lævi. Glumæ florentes late ovatæ,
acutæ, complicatæ, carina inferne convexa superne subconcava, glaber-
rimæ, obscure 5-nerves. Palea bicarinata, carinis minute ciliolata.
Delagoa Bay, in arenosis (Junod).
Affine D. ægyptiaco W. quod differt radice annua, spiculis 4-seriatis,
glumis et sterilibus et fertilibus carina serrulato-scabris. D. glauco-
phyllum Courb. et D. seminipunctatum Courb. quæ sec. auctorem perennia
videntur, culmis longe prostratis ad genicula barbatis etc. distinguuntur.
Agrostis phalaroides HACK.
Perennis. Gulmi erecti circ. A-nodes 50-60 cm. alti, æqualiter foliati
superne breviter nudi, infra paniculam scabri, teretes, simplices. Vagin®
arctæ, teretes, glaberrimæ; ligula truncata, glabra, fere 2 mm. longa;
(390) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 27
laminæ lineares, sensim acutatæ, planæ, usque ad 10 cm. longæ, culmeæ
ad 4 mm., invovationum ad 2 mm. late, erectæ, glabræ, utrinque scabe-
rule, rigide, crassinerves. Panicula spiciformis cylindracea densissima
obtusa circ. 7 cm. longa, À cm. lata, rhachi glabra, ramis appressis
multispieulatis glomeruliformibus. Spiculæ brevissime pedicellatæ,
lineari-lanceolatæ pallide virescentes, 4,5 mm. longæ, scabræ : glum&
steriles lineari-lanceolatæ, acutæ, 1 nerves, carina aculeolatæ, ad latera
setulis minulis scabræ; gluma florens sterilibus duplo brevior, late
oblonga, truncata; 4-nervis, nervis omnibus in cuspides (quarum exte-
riores interioribus longiores) breves abeuntibus ad latera obsolete
scaberula, basi utrinque fasciculo pilorum brevium munita, supra basin
(v. in '/ inferiore) exserens aristam geniculatam scabram glumam suam
parum superantem, glumas steriles haud æquantem. Palea gluma
florente 3-4-plo brevior, late oblonga, truncata, enervis. Processus
rhachillæ nullus. Antheræ 1 mm. long&.
In paludosis prope Howick (Natal), Schlechter, n° 6794.
Nulli aretius affinis nisi fortasse A. phleoidi Nees et Meyer chilensi,
quæ vero longe differt gluma fertili striguloso-tomentosa fere ad medium
usque fissa e sinu seligera elc.
Desmazeria composita HACK.
Perennis, dense cæspitosa. Culmi innovationesque basi tunicis strami-
neis dense induti et incrassati, geniculato-ascendentes, simplices,
glaberrimi, ca. 20 cm. alti, binodes. Folia glaberrima : vaginæ internodiis
multo breviores, ligula brevis, obtusa, hirtula; laminæ convoluto-fili-
formes, obtusæ, 6-8 cm. longæ vix ultra 0,5 mm. latæ, glaucescentes.
Panicula brevis, oblonga (3 cm. longa, 1 cm. lata), compacta composita :
rhachis glaberrima, ramuli brevissimi glomeriformes sed arcte contigui
confluentesque, inferiores 8-10-spiculati, superiores sensim pauperiores.
Spiculæ subsessiles, late ovatæ, 3-4-flores, cire. « mm. longæ, e viridi et
dilute violaceo variegatæ, Glumæ steriles florentes subæquantes, acutæ
glabræ, carina scabræ, 3-5-nerves, Glumæ florentes late ovatæ, mucro-
nalæ (mucrone subincurvo), 7-nerves, basi et in parte inferiore carinæ
nervorumque marginalium dense barbatæ, pilis obtusis non clavatis.
Palea gluma paullo brevior, obovata, obtusa, bicarinala, marginibus
implicatis pilosula,
Terra Capensis : Hopefield, Bachmann 1627.
Affinis D, capensi (Brizopyro capensi Nees), qua differt præsertim
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (391)
panicula lineari sæpissime simplici rhachi pubescente, glumis florentibus
non nisi basi pilosis (neque ad carinam nervosque laterales) sæpe mucro-
. natis. D. acutiflora (Brizopyrum Nees) differt paniculis non solum
terminali sed etiam axillaribus, spiculis oblongis, glumis florentibus
oblongo-lanceolatis subulato-acuminatis.
Eragrostis natalensis HACK. .
Perennis, dense cæspitosa. Culmi innovationesque basi subbulbosi,
erecti, nodo unico in basi sito inter folia occulto, ab '/ı inferiore foliis
destituti graciles, glaberrimi, ca. 20 cm. alti. Folia brevia, ad culmi basin
aggregala (culmea non nisi 1-2), convoluto-filiformia, parce et appresse
hirsuta, vaginis glabrescentibus. Panicula brevis, ovali-oblonga 3 cm.
longa, simpliciuscula, rhachi ramisque glaberrimis, his patulis, brevibus.
mox supra basin spiculas 3-6 congestas ferentibus. Spiculæ brevissime
pedicellatæ, oblongæ, multfloræ, ca. 6 mm. longæ, 2,5-3 mm. late,
obtusæ, compressiusculæ, obscure plumbeo-virides, glabræ. Glumæ
steriles quam florentes contiguæ fere duplo breviores, acutiusculæ ;
florentes ovatæ, acutiusculæ, 2 mm. longæ, tota superficie minute scabe-
rule et subpruinosæ, Carina læves, nervis lateralibus subobsoletis
minime prominulis ; palea glumam æquans, carinis brevissime ciliolata.
Natal : De Beers Pass, Drakensberge (5000-6000 ’) Wood. 5995.
Affinis E. denudaiæ Hack., qu& differt culmo hinodi nodis non a
vaginis tectis, panicula magis composita, glumis florentibus valde acutis.
Er. chalcantha Trin., qu& etiam affinis, differt nodo culmi (basi non
incrassati) denudato, aminis planiusculis etc.
(392) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 29
LEGUMINOSE.
HANS SCHINZ (Zürich).
Pleiospora obovata SCHINZ
Herbacea, decumbens, ferrugineo-hirsuta; folia 3-foliolata, breviter
petiolata, hirsuta; foliola late obovata, basi cuneala, apice mucronata vel
apiculata, ciliata et sparse hirsuta; stipulæ lanceolatæ, acuminatæ; racemi
longe pedunculati; flores congesti; bracteæ lanceolatæ; calycis laciniæ
lanceolatæ, acutæ, hirsutæ; corolla glabra.
Transvaal : Houtbosh, Rehmann 6249.
Eine niederliegende, krautige, aber zweifelsohne mehrjährige Pflanze,
ausgezeichnet durch abstehende, rostbraune, rauhe Behaarung. Die
5 mm langgestielten Blätter sind dreizählig und werden am Grunde
der Blattstiele von lanzettlichen Nebenblättern begleitet. Die Blättchen,
deren Länge 55 mm und deren Breite 30 mm beträgt, sind von breit-
verkehrteiförmigem Umriss, am Grunde keilförmig zusammengezogen,
am entgegengesetzten Ende abgerundet und von einer aufgesetzten
Spitze überragt oder schwach zusammengezogen. Die Blüten sitzen
gedrängt an einer einfachen Spindel, die ungefähr 6 cm lang gestielt
ist. Der Kelch ist gleich den bewimperten Blättern rosthraun behaart
und hat die für Pleiospora charakteristische Ausgestaltung. Die Krone
ist ganz kahl. Die Blüten haben eine Länge von -+ 15 mm.
Pleiospora holosericea SCHINZ
Suffrulicosa, erecta, ferrugineo-holosericea; folia petiolata, 3-foliolata;
foliola late elliptica vel ovato-lanceolata vel oblongo-ovala, coriacea,
holosericea, mucronata, basi cuneala, sublus subreticulata; inflorescentia
subcorymbosa, multiflora; calyx holosericeus; calycis laciniæ holosericeæa,
acutæ; corolla glabra.
Transvaal : Houtbosh, Rehmann 6270; Makapansberge, Streydpoort,
Rehmann 5552; bei der Stadt Leydenburg, Wilms 264.
Ein aufrechter Strauch mit samtartiger, rostbrauner Behaarung und
dreizähligen, + 10 mm langgestielten Blättern. Die breitelliptischen,
eiförinig-lanzettlichen oder länglich - eiförmigen Blättchen sind von
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (393)
lederiger Consistenz, samtartig behaart, von einer Weichstachelspitze
überragt, am Grunde keilförmig, unterseits mit hervortretenden Nerven
versehen, + 4'/ em lang und + 2'/z cm breit. Die Blütenstände sind
endständig und reich verzweigt; die Zipfel des samtartig behaarten
Kelches sind spitz und + 2 mm lang. Die Blüten haben eine durch-
schnittliche Länge von 8 mm. Die Krone ist kahl.
Bis anhin ist die Gattung Pleiospora nur in einer einzigen Art
P. cajanifolia (Benth.) Harv. (Harv. Thes. Cap. I [1859], t. 81) bekannt
gewesen. Die drei Arten lassen sich unschwer auseinanderhalten, wie
aus nachfolgendem Schlüssel hervorgeht :
1. Blütenstand stark verzweigt
a. Behaarung rostbraun P. holoseriacea Schinz.
b. Behaarung gelblich P. cajanifolia (Benth.) Harv.
2. Blütenstand einfach, eine langgest. Traube P. obovata Schinz.
Lotononis montana SCHINZ
Suffruticosa, depressa; folia breviter petiolata, holosericea; foliola obo-
vata, vel elliptico-obovata, stipulæ lineare-lanceolatæ ; pedunculi 2—4-flori;
calyx holosericeus, 5-partitus; calycis segmenta lanceolata ; corolla
glabra; carina rostrata.
Natal : Amawahgna Mt, 6700’, Wood 4603 (5. IV. 92 blüh.); Oranje
Freistaat, Wood 4788.
Eine ausdauernde Pflanze mit verkürztem, dem Boden angedrückiem
Stamm und schlanken, aufstrebenden Zweigen. Die Blätter sind + 5 mm
lang gestielt, dreizählig, die Blättchen verkehrteiförmig bis elliptisch-
verkehrteiförmig, braun-samtartig behaart, + 9 mm lang und + 5 mm
breit. Die Spitze der Spreiten ist in der Regel rückwärts gekrümmt. Die
zu zwei- bis vierblütigen Blütenständen vereinigten Blüten sind + 4 mm
lang gestielt. Der dicht samtartig behaarte Kelch ist fünfteilig und zwar -
sind die zwei obern Kelchabschnitte etwas breiter als die drei seitlichen
untern, von denen der mittlere lanzettlich-pfriemlich ist; alle sind
+ 21/2: mm lang. Die Kronblätter sind kahl; das Schiffchen ist ziemlich
scharf geschnäbelt und kürzer als die breite Fahne. Die vorliegende
Pflanze ist ursprünglich als zu Argyrolobium gehörend bezeichnet worden
und wird sich in den meisten Sammlungen unter dieser Gattung
befinden; die Ausbildung des Kelches macht ihr Verbleiben daselbst
unmöglich, obwohl sie habituell allerdings sehr an verschiedene der
niederliegenden Argyrolobien erinnert.
(394) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 91
Lotononis marginata SCHINZ
Suffruticosa, adpresse puberula; folia 3-foliolata, breviter petiolata;
foliola rigidula, lanceolata vel spathulata vel oblanceolata, mucronata vel
aristato-acuminata, fulvo-sericea, margine incrassala; racemi terminales;
calyx tubulosus; vexillum amplum ; legumen subturgidum, sericeum.
Transvaal : grassy hillslopes near Barberton, 3000— 3500’, Galpin 960.
Ein ca. meterhoher Strauch mit weichbehaarten Zweigen. Die Blättchen
sind von länglichem Umriss, lanzettlich spatelförmig oder verkehrt-
lanzettlich, am Rande etwas verdickt, von einer kürzern oder längern
Weichstachelspitze überragt. Die + 25 mm lange und + 5 mm breite
Spreite ist von lederiger Beschaffenheit, ausserdem ober- und unterseits
seidig behaart. Die Blütenstände sind traubig und endsländig. Die Blüten
sind kurzgestielt und besitzen einen röhrigen, mit kurzen Seidenhaaren
bekleideten Kelch. Kelch und Krone unterscheiden sich im übrigen
kaum von den entsprechenden Teilen der L. multiflora. Die Hülse
erreicht eine Länge von + 20 mm bei einer Breite von + 4 mm; die
Behaarung derselben ist seidenartig.
Lotononis multiflora SCHINZ
Suffrulicosa, multiramosa; folia 3-foliolata, sessilia vel breviter petio-
lata; foliola oblongo-obovata, apice mucronata et reflexa, plicata, sericea;
flores in pedunculis brevibus pauci in racemis terminalibus.
Transvaal : Saddleback Min. bei Barberton, 4500—4750’, Galpin 1122.
Ein stark verzweigter, nach des Sammlers Angaben ungefähr ‘/2 m
hoher Strauch, mit weichbehaarten, abstehenden Zweigen und gelbbraun
seidig behaarten Blättern. Die Spreiten der einzelnen Blättchen sind über
den Mittelnerv gefaltet; sie sind von länglich-verkehrteiförmigem Umriss,
an der Spitze etwas zurückgekrümmt, + 5 mm lang und + 3 mm
breit. Die Blüten schliessen zu wenigen, kleine, den Blattachseln ent-
springende, beblätterte Seitenzweiglein und vereinigen sich in ihrer
Gesamtheit zu einem reichblütigen, pyramidalen Blütenstand. Der braun-
gelb seidig behaarte Kelch ist weit; die 4 obern kurzen Zähne sind paar-
weise genähert; der untere Zahn ist pfriemlich. Das Schiffchen ist stumpf
und auffallend kürzer als die Fahne und die Flügel. Das Ovarium ist
dicht mit langen Haaren bekleidet.
32 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (395)
Lotononis Schlechterii SCHINZ
Fruticulosa, decumbens; folia adpresse sericea, 3-foliolata, petiolata;
foliola obovata vel obovato-elliptica, basi acuta, mucronata; flores
axillares, solitarii; carina subacuta; legumen oblongum, sparse pilosum.
Natal : in saxos. pr. Zuurbergen, 4800’, Schlechter 6589.
Ein niedriges Sträuchlein mit niederliegenden Zweigen und langer
Pfahlwurzel. Die Blätter sind kurzgestielt und dreizählig. Die Blättchen
sind schmal-verkehrteiförmig oder elliptisch-verkehrteiförmig, nach dem
Blattstiel zu spitz zulaufend, spitzlich oder stumpflich und von einer
kleinen Weichstachelspitze überragt; sie sind mit anliegenden Seiden-
haaren dicht bekleidet. Die Länge der Spreite beträgt + 7 mm, die
Breite + 3 mm. Die Blüten stehen einzeln blattwinkelständig und sind
kurz gestielt, Von den 5 Kelchabschnitten ist der unterste am kürzesten
und pfriemlich, die übrigen der unter sich ungefähr gleich tief geteilten
Abschnitte sind schmal-lanzettlich und spitz; die Behaarung des Kelches
entspricht jener der Blättchen. Das Schiffchen ist geschnäbelt und zwar
ist der Schnabel fast spitz zulaufend. Die Hülse ist kurz oblong und
spärlich behaart; ihre Länge beträgt etwa 10 mm.
Lotononis aristata SCHINZ
Suffruticosa; folia breviter petiolata vel subsessilia, 3-foliolata, tomen-
tosa vel glabra, foliola angusie elliptica vel anguste lanceolata, basi
attenuata, acuta vel obtusiuscula et longe aristata, coriacea, margine
subincrassata ; inflorescentia axillaris vel terminalis, racemosa, pauciflora;
flores breviter pedicellati; carina obtusa; legumen hirsutum, subcom-
pressum.
Transvaal : Houtbosh, Rehmann 6262; grassy, moutain sides, Abbotts
hill near Barberton, Galpin 447.
Ein Halbstrauch mit geraden, zum Teil bräunlich weich behaarten
Zweigen und dreizähligen, kurzgestielten oder fast sitzenden Blättern.
Die 10—35 mm langen und 1—7 mm breiten, schmal-elliptischen oder
schmal-lanzettlichen Blätichen sind gegen den Blatistiel verschmälert;
sie sind entweder zugespitzt oder stumpflich und dann überragt von
einer grannenförmigen, bis 3 mm langen, stechenden Spitze. Der
etwas behaarte Mittelnerv tritt unterseits stark hervor, der Rand ist
etwas verdickt. Die Blüten sind zu wenigblütigen Trauben angeordnet,
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(396) H. SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 33
die entweder achselständige kurze Triebe oder auch den Haupttrieb
beschliessen; sie sind kurz gestielt. Der Kelch ist weichbehaart; der
untere Kelchzahn ist lanzettlich und pfriemlich zugespitzt; die vier
übrigen Kelchabschnitte sind paarweise verwachsen und zweizähnig und
zwar sind die zwei innern Zähne etwas breiter als die äussern. Die
Kelchröhre ist vorn + 4 mm, hinten + 7 mm lang, die hintern Zähne
erreichen eine Länge von 3 mm. Die Petalen sind, da die Blüten meiner
Exemplare zum Teil zerstört sind, nicht mehr recht zu erkennen, sicher
ist aber doch wohl, dass das Schiffehen stumpf ist. Die etwas zusammen-
gedrückten Hülsen sind mit langen, braungelben Haaren bekleidet; sie
sind bis 35 mm lang und + 5 mm breit.
Lotononis hirsuta SCHINZ
Suffruticosa ; rami virgati; folia 3-foliolata, petiolata ; foliola lanceolata,
acuta, longe hirsuta; stipulæ foliolaceæ, acul®; flores solitarii, oppositi-
folii, breviter pedicellati; calycis laciniæ subæquilongæ; petala hirsuta;
carina obtusa.
Transvaal : Houtbosh, Rehmann 6265.
Ein niedriger Halbbusch mit schlanken, gelblichen, langbehaarten
Zweigen und lanzetilichen, unsymetrischen, spitzen Nebenblättern von
+ 7 mm Länge. Die zirka 4 mm lang gestielten Blätter sind dreizählig;
die Blätichen sind von lanzetilichem Umriss, spitz und langbehaart,
+ 8 mm lang und + 3 mm breit. Die Blüten stehen einzeln den
Blättern gegenüber; die Kelchzipfel sind gleich der Röhre langbehaart,
kaum von einander verschieden; sie sind kürzer als die stumpfe, gleich
der Fahne langbehaarte, + 10 mm lange Carina. Hülsen fehlen.
Die Art gehört in die $ Septis und wäre in die Nähe der L. versicolor
Benth. (in Hook. Lond. Journ. II, p. 610) zu stellen; sie unterscheidet
sich von dieser durch die Behaarung und die nicht verkehrteiförmigen
Blättchen.
Argyrolobium transvaalense SCHINZ
Suffruticosa, laxe ramosa; folia subsessilia, stipulæ lanceolatæ; foliola
oblongo-obovata, elliptica vel lanceolata, apice rotundata vel subacuta,
apieulata, sublus holosericea, supra glabra, ciliata; racemi peduneulali,
pluriflori; calyx holosericeus, bilabiatus; labium calycis inferius brevissime
BULL. HERB. B0188., janvier 1899, 3
34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (397)
tridentatum, superius bipartitum, vexillum sparse sericeum; legumen
subholosericeum, demum subglabrum. |
Transvaal : Makapansberge (Streydpoort), Rehmann 5553; Houtbosh,
Rehmann 6264, 6263.
Eine dank der schmutzigbraunen samtartigen Behaarung sehr auf-
fallende Art mit bis zu 4 cm langen und bis zu 1‘/2 cm breiten Blätichen.
Der Blättchenrand ist etwas nach oben umgerollt und die Oberseite der
Spreite sieht daher aus wie eingefasst. Der Kelch ist + 7 mm lang; die
Hülsen erreichen eine Länge von + 6 cm bei einer Breite von + 4 mm.
Die Art gehört wol in die Verwandtschaft des A. sericeum Eckl. et
Zeyh., doch weicht dieses ab durch kleinere Blättchen und eine mehr
seidenartige, fuchsrote Behaarung. A. speciosum Eckl. et Zeyh. ist fast
oder ganz kahl und hat des Weitern verlängerte Blütentrauben.
Argyrolobium dimidiatum SCHINZ
Suffruticosa, sericea; folia petiolala; stipule subdimidiato-cordatæ,
acuminatæ; foliola oblongo-cuneata vel oblanceolata, sericea, obtusa;
racemi pedunculati, multiflori; calyx sericeus; labium calycis inferius
3-dentatum, superius bipartitum; vexillum glaberrimum; ovarium seri-
ceum.
Kapkolonie : Darling (Div. Malmesbury) Bachmann 554; Umgegend
von Hopefield, vor Schaapplaats (Div. Malmesbury), Bachmann 1892.
Beide Nummern blühend im August 1883 bezw. 1887.
Eine ausdauernde Pflanze mit holziger Basis und krautartigen, teils auf-
rechten, teils aufsteigenden, seidenartig behaarten Zweigen und Blättern.
Letztere sind + 5 mm lang gestielt, die Blätichen sind verkehrt-lanzett-
lich, länglich-keilförmig oder fast elliptisch, stumpf, häufig über die
Mittelrippe gefaltet und + 7 mm lang und + 2'/. mm breit. Die Trauben
sind verhältnismässig reichblütig und gestielt. Die Unterlippe des gleich-
falls seidenarlig behaarten Kelches ist kurz dreizähnig, die Oberlippe
dagegen ist tief zweiteilig. Die kahle Fahne ist bedeutend länger als das
Schiffchen. Der Fruchtknoten (entwickelte Früchte fehlen) besitzt ein
dichtes Indument. Das Hauptmerkmal dieser Art liegt nun aber in der
Form der Nebenblätter und der die Einzelblüten slützenden Tragblätter,
die beide gleich den Blättern ausgezeichnet sind durch eine Seiden-
behaarung. Sie sind nämlich entweder nahezu deltaförmig mit abgerun-
deten Seitenecken oder die eine Hälfte des Deltas ist unterdrückt und
nur die andere ausgebildet. In beiden Fällen aber sind sie in eine meist
|. édit h
(398) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 33
braunrot berandete Spitze ausgezogen. Am Grunde pflegen sie plötzlich
zusammengezogen, mitunter sogar etwas herzförmig und in einen kurzen
Stiel zusammengezogen zu sein. Die Länge der Nebenblätter beträgt
+3 mm.
Argyrolobium dimidiatum gehört unzweifelhaft in die Sektion Chas-
mone und zwar würde ich sie in die Untersektion Racemosa stellen; mit
A. sericeum, unter welchem Namen sie sich in unseren Herbarien
befunden hat, hat sie meines Erachtens gar nichts gemein.
Neorautanenia SCHINZ gen. nov.
Calycis lobi 2-superiores distincti; vexillum basi 2-auriculatum; ala
angusi&, carinæ liberæ; carina incurva, obtusa; stamen vexillare liberum ;
ovarium sessile, + 4-ovulatum ; stylus inflexus, basi incrassatus, glabrus.
stigmate capitato; legumen oblongum, intus inter semina septatum, sutura
utraque incrassata; semina subglobosa, estrophiolata. — Herba volu-
bilis (2); folia 3-foliolata, stipellata. foliolis amplis; bracteæ et bracteol&.?
Neorautanenia amboensis SCHINZ
Herba volubilis (?); folia longe petiolata; foliola petiolulata, rhomboidea,
mucronata, basi cuneata, pilosa; flores parvi, rosei, fasciculato-racemosi,
fasciculis 2—3-floris.
Südwest-Afrika : Amboland, Omatope bei Olukonda (Oshihekeforma-
tion), Schinz; Hereroland, Lüderitz 7a,! ohne nähere Standortsangabe.
Eine dank der grossen Blättchen sehr auffallende Pflanze der Oshi-
hekegegenden Ambolands. Die Stengel sind zerstreut weichbehaart, die
Blätter + 5 cm lang gestielt und dreizählig. Die einzelnen Blättchen,
die im Umriss rhomboidisch sind, erreichen eine Länge + 10 cm und
eine Breite von + 7'/2 cm. Sie sind von lederiger Konsistenz, ober- und
unterwärts weichbehaart und zwar sind die Haare verhältnismässig lang
und liegen den Spreitenflächen an. Die Stielchen der Blättchen sind
dicht weichbehaart und + 5 mm lang. Die gemeinschaftliche Rhachis
ist um ca. 3'/2 em über das einzige Joch hinaus verlängert. Der Blattrand
ist etwas nach unten gekrümmt und gleich den unterseits deutlich und
stark hervortretenden Nerven von fahlgelber Farbe. Die Blättchen, die
nach der Basis zu keilförmig-dreieckig zulaufen, erreichen ihre grösste
Breite etwas über der Mitte Die Blüten sind in zwei- bis dreiblütigen
Knäueln an + 20 cm langer Rhachis. Die obern zwei Zipfel des weich-
36 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (399)
behaarten Kelches sind oberwärts frei, am tiefsten geteilt ist der unterste
Abschnitt. Die Fahne besitzt am Grunde zwei öhrchenartige Anhängsel.
Der Griffel ist scharf gekrümmt, unbehaart und am Grunde sichtlich ver-
dickt. Die fahlgelbe Hülse erreicht eine Länge von + 10 cm und eine
Breite von 2 bis 2/2 cm, die drei bis vier fast kugeligen, braunen Samen
sind durch korkige breite Scheidewände von einander getrennt. Die
Suturen der zweiklappig aufspringenden Hülse sind verdickt.
Neorautanenia, benannt zu Ehren meines Freundes Missionar Rau-
tanen, ist zweifelsohne eine Gattung der Phaseoleæ-Glycininæ (vergl.
Engler und Prantl, Leguminosæ von Taubert, III. Teil, Abt. 3) und
scheint in näherer Verwandtschaft zu stehen mit den Gattungen Shuteriæ
und Glycine; von der ersigenannten unterscheidet sie sich durch die im
obern Teile freien oberen zwei Kelchzipfel, von Glycine durch das freie
Vexillarstaubblatt.
Phaseolus amboensis SCHINZ
Erecta, glabra, glauca; folia petiolata, 3-foliolata; foliola obovata vel
spathulata, interdum elliptica, basi cuneata, acuta, apice obtusa, mucronala,
glaberrima; calyeis laciniæ lanceolatæ, acutæ; carina spiraliter tortuosa,
lineare, glabra; legumen oblongum.
Südwest-Afrika : Amboland, Olukonda-Oshiheke, Schinz 2076.
Eine krautartige, aufrechte, nicht windende, am Grunde verholzende
Pflanze mit stielrunden, kahlen, meergrünen oder bräunlich-meergrünen
Zweigen. Die + 10 mm lang gestielten Blätter sind dreizählig; die
+ 25 mm langen und + 20 mm breiten, kurzgestielten Blättchen sind
verkehrteiförmig bis spatelförmig, an den letzten Stengelauszweigungen
wol auch schmalelliptisch, am Grunde keilförmig, spitz zulaufend, abge-
rundet und von einer Weichstachelspitze überragt, durchaus kahl und
von meergrüner Färbung. Die stehenbleibenden Nebenblätter sind
ungleichseitig-pfeilförmig mit etwas ausgebuchteter Basis; die Lappen
sind zugespitzt. Die traubigen Blütenstände sind armblütig und achsel-
ständig. Der Kelch ist in der untern, + 3 mm langen Partie kreisel-
förmig, der Saum ist fünflappig und zwar sind die unter sich gleichen
fünf Zipfel lanzeltlich und um ein geringes länger als der Kelchtubus.
Die Blüten sind von violetter Farbe; die Fahne ist benagelt und besitzt
eine rundliche Platte, die an der Uebergangsstelle in den Nagel 2 kallös
verdickte Längsleisten besitzt. Die Flügel sind einseitig geöhrt. Das
lineale Schiffchen ist samt dem kahlen Griffel spiralig gedreht und zwar
(400) H. SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 837
zähle ich vier Spiralwindungen; ausgezogen hat es eine Länge von min-
destens 3 cm. Der entsprechend lange Griffel hat eine kurze, in rechtem
Winkel fahnenartig abstehende, kurze Narbe, die auf der Oberseite mit
Papillen besetzt ist. Die Hülsen sind etwa 25 mm lang; sie sind etwas
aufgeblasen und erinnern daher an solche der Gattung Crotalaria.
Von den bekannten Leguminosen können offenbar zwecks Vergleich-
ung mit der obigen Art nur die zwei Gattungen Physostigma und Pha-
seolus, bei welchen spiralige Einrollung des Schiffchens bekannt ist, in
Frage kommen. Bei Physostigma besitzt der Griffel an der Spitze einen
schmalen, länglich dreiseitigen, spitzen, rückwärts herabhängenden
Lappen und ist innen längs gebärtet; das Schiffchen ist ferner verkehrt-
eiförmig. Das sind Merkmale, die einer Vereinigung unserer Pflanze mit
Physostigma entgegenstehen. Widerspruchsfrei ist aber auch nicht die
Vereinigung mit der Gattung Phaseolus, denn auch bei dieser soll der
Griffel auf der Innenseite bärtig und mit schiefer oder nach innen
herabgedrückter Narbe versehen sein. Ich wage es nicht. eine besondere
Galtung aufzustellen und zwar in Anbetracht der Tatsache, dass die
Gattung Phaseolus zur Stunde eigentlich noch recht ungenügend bekannt
ist; ich begnüge mich vorläufig auf diese Unterschiede aufmerksam ge-
macht zu haben. Dass wir es hier mit einer sehr seltsamen Pflanze zu
tun haben, erhellt aus Obigem zur Genüge.
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (401)
PASSIFLORACEA.
HANS SCHINZ (Zürich).
Echinothamnus Pechuelii Engler in Bot. Jahrb. XIV (1892), p. 383,
Tab. IX und Holzschnitt; Harms I. c. XV, p. 548, Tab. XXI, Fig. 9.
Die am angegebenen Orte von Engler entworfene Beschreibung dieser
höchst seltsamen Pflanze kann nunmehr auf Grund der von Freund
Dinter aus dem Hereroland eingeschickten reifen Früchte ergänzt werden
wie folgt:
Früchte kirschengross, rundlich-eiförmig, meergrün, kahl, zur Zeit
der Reife kapselig und in drei sich völlig loslösende, zerbrechliche
Klappen zerfallend, einfächerig 3 bis 5 Samen (oder 6 ?) enthaltend.
Samen flach, von spitzlich-eiförmigem Umriss (von der flachen Seite
betrachtet höckerig), eingehülll in einen orangeroten, saftigen Arillus,
stark nach Bittermandelöl duftend. Länge der Samen + 6 mm, Breite,
an der Basis gemessen, 41/2 mm. Nach Dinters Angaben sind die weib-
lichen Blüten hängend, und grün.
Hereroland : zwischen Modderfontein und Usab, ın Felsspalten. Dinter.
(402) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 39
ASCLEPIADACEE.
R. SCHLECHTER (Berlin).
Tylophoropsis N. E. Br.
Die einzelnen Gattungen der Asclepiadaceen und ganz besonders der
Tylophoreen, sind äusserst künstlicher Natur, da wir lediglich auf der
Corona oder der Stellung der Pollinia die Gattungscharaktere zu bilden
gezwungen sind. So ist Tylophoropsis N. E. Br. eine Gattung, welche in
sämmtlichen Merkmalen eine Tylophora sein müsste, wenn wir nicht
aufrechte Pollinia bei ihr fänden. Jedenfalls stehen sich diese beiden
Gattungen so nahe, dass man sie ohne genaueste Untersuchung nicht
getrennt halten könnte.
Bisher waren zwei Arten bekannt, von denen die eine, T. heterophylla
N. E. Br., auf den abyssinischen Gebirgen vorkam, die andere,
T. yemensis N. E. Br., von Yemen in Arabien gebracht wurde. Bisher
hatte die Gattung also eine sehr beschränkte geographische Verbreitung.
Pflanzengeographisch von hohem Interesse ist daher jetzt das Auftreten
der T. Fleckii Schltr. in Gross-Namaland. Es ist dies allerdings nicht das
erste Mal, dass arabische Typen in der Nama-Region gefunden werden,
ohne aus dem ganzen übrigen dazwischenliegenden Gebiet bekannt zu
sein. Ich erwähne nur Kissenia und einige Zygophyllen.
Es ist übrigens sehr wahrscheinlich, dass eme ziemliche Anzahl der
südafrikanischen Tylophoren zu Tylophoropsis gestellt werden muss.
T. Fleckii SCHLTR.
Fruticulus erectus rigidiusculus, ramosus; ramulis teretibus, foliatis,
primum tenuissime puberulis, mox glabrescentibus; foliis oblongo-
ellipticis oblongisve, basi in petiolum brevem attenuatis, apice oblusis,
utrinque tenuissime puberulis, mox glabrescentibus, petiolo incluso
0,7—1,2 em longo, medio fere 0,4—0,7 cm lato ; cymis extra axillaribus
paucifloris, folia vix excedentibus; pedunculo pedicellisque æquilongis
tenuissime puberulis; floribus illis 7, keterophyllæ N. BE. Br. similibus,
vix minoribus; calyeis segmentis oblongis obtusis tenuissime puberulis,
0,2 cm longis; corolla subrotata, lobis oblongis obtusis glabris, calyci
40 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (403)
subduplo longioribus; coronæ foliolis omnino Tylophoræ ovatis subacu-
minatis, carnosis dorso usque ad apicem {ubo stamineo adnatis, apice
basin loculorum antheræ attingente; antheris more Tylophoræ minutis
subquadratis, appendice hyalino subreniformi supra caput styli incurva,
marginibus cartilagineis subuliformibus; polliniis subgloboso oblongis,
translateribus filiformibus adscendentibus, retinaculo oblongo; ale
styli 5-angulari, angulis productis, apice conico.
Südwest-Afrika : Gross-Namaland, Gansberg. Nov. 1891. — Dr Fleck,
no 431.
Schon habituell von den beiden anderen Arten der Gattung geschieden.
Die Blüten scheinen grünlich gefärbt zu sein mit braunem Anfluge.
Stenostelma SCHLTR.
S. capense Schlir., in Engl., Bot. Jahrb. XVIII (1894), Beibl. n° 45,
p. 6.
Südwest-Afrika : Amboland, Olukonda, Rautanen.
Durch die Entdeckung des oben genannten Standortes wird das Ver-
breitungsgebiet in interessanter Weise erweitert. Wenn wir die drei
bisher bekannten Standorte, welche allerdings weit von einander ent-
fernt liegen, genauer betrachten, so finden wir, dass alle drei an der
Grenze der pflanzengeographischen Region der Kalachari gelegen sind,
die Pflanze also während der Ruheperiode einer voilständigen Trocken-
heit ausgesetzt ist. Die Lage der drei Lokalitäten, Kimberley in der Kap-
kolonie, Rustenburg in Transvaal und Olukonda in Amboland, scheint
zu beweisen, dass früher derartige Asclepiadaceen-Typen eine bedeutend
grössere Verbreitung gehabt haben als dies jetzt der Fall ist.
EP NU 0
(40%) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. A
CONVOLVULACEZ IV."
H. HALLIER (Hamburg).
Falkia oblonga BERNH.!
in Flora XXVII (184%), p. 830; Hazuter f. in Ense. Bot. Jahrb. XVII
(1893), p. 84. — F. abyssinica ExGL.! Hochgebirgsfl. trop. Afr. (1892),
p. 344; HALLier f. L. c.
Natal : «Prope Umlaas River » (Krauss n. 359, Hb. Mon. — Oct. 1839,
blühend); « Transkei Superior, Bazija, alt. 300 ped.» (R. Baur n. 536,
Hb. Tur. — Nov., blühend); Camperdown (REumann n. 7822, Hb. Tur. —
Blühend); «on Durban Flat, alt. 100 ped.» (J. M. Woop, Hb. Ber. —
Aug. 1888, blühend. — «Flower white and pink »).
Transvaal : Bei der Stadt Lijdenburg (D" F. Wırus n. 1077, Hb. Ber.,
Mon. — Nov. 1884, blühend).
Abessinien (Steupner n. 958, Hb. Ber. — 11. Apr. 1862, blühend).
Erythræa : Bei Asmara (ScCHWwEINFURTH n. 608, Hb. Mon. — 22. Fehr.
1891, blühend. — «Blüten weiss »).
Durch pflanzengeographische Gesichtspunkte liess ich mich früher
bestimmen, dieabessinische Pflanze noch als selbständige Art auf-
recht zu erhalten. In welchem Grade dieselbe indessen mit den Exem-
plaren des südlichen Verbreitungsgebietes übereinstimmt, geht daraus
hervor, dass das transvaal’sche Exemplar, welches sich doch gewiss
schon aus geographischen Gründen leichter an die südliche, wie an die
nördliche Form anschliesst, von Dammer als F. abyssinica bestimmt
worden ist. In der Blattform und in der Behaarung sämtlicher Teile, den
Fruchtknoten nicht ausgenommen, stimmt die Enster’sche Art voll-
kommen mit den südafrikanischen Exemplaren überein und ihre
kürzeren Kelche, sowie ihre meist, aber nicht immer, kürzeren Blüten-
stiele bilden die einzigen fassbaren Unterscheidungsmerkmale, die wohl
zu ihrer Aufrechterhaltung als selbständige Art kaum genügen dürften.
Auf das befremdende Vorkommen in zwei weit von einander getrennten
1 Siehe H. Scemmwz in Verhandl. boltan, Vereins Brandenburg XXX, 3
(29. Sept. 1888), S. 270-276, in Bull. de l'herb, Boiss. III, 8 (Aug. 1895),
$. 414-145 und H. Haruıer in Bull. herb. Boiss. VI, 7 (Juli 1898), S. 529-548.
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (405)
Verbreitungsgebieten darf daher nicht allzuviel Gewicht gelegt werden,
und zwar dies um so weniger, als auch die abessinische Ipomea quin-
quefolia Hocasr. non Grises. in Südafrika! und die südafrikanische
Ipomea adenioides Sciz im Somalilande? durch je eine Varietät
vertreten sind, während ferner Dichondra repens Forst. auf dem afrika-
nischen Kontinent bis jetzt nur vom Caplande, vom Kilima-njaro und
aus dem Somalilande * bekannt ist. Auch Ipomea calycina CLarke kann
hier noch mit in Vergleich gezogen werden. Denn von den früher durch
mich zu dieser Art gerechneten Exemplaren aus Natal gehört dasjenige
von Gueıinzıus sicher, wahrscheinlich aber auch das von GERRARD gesam-
melte, zu der nahe verwandten Ipomaa cynanchifoha CLarke emend.
HALLIER f., und mit Sicherheit ist sie daher auf dem afrikanischen Fest-
lande bis jetzt nur einerseits in Abessinien, Nubien, Kordofan,
Somaliland und am Tanaflusse, andererseits in Transvaal, Süd-
westafrika und Angola nachgewiesen.
Evolvulus alsinoides (L. ! 1753) L.
Sp. pl. ed. 2 (1762), p. 392; HALLıEr f. in Duranp et DE Wizpem. Mater.
fl. Congo II, Bull. soc. r. bot. Belg. XXXVIL 1 (1898), p. 87.
Var. thymoides Harzier f. — E. argenteus Hauer f. in ENGL.
Jahrb. XVII, p. 86 quoad specim. Boıv.!tantum, non R. Br. nec PursH.
— E. alsinoides Baker! in Bull. miscell. inform. Kew n° 89 (Mai 1894),
p. 149; Schınz! Kenntn. Fl. Aldabr. in Abh. Senckenb. naturf. Ges. XXI, 1
(1897), p. 89; suffrutex (2) prostratus, Thymi Serpylli habitu; radix tenuis,
stricte descendens, palaris, ramosa; rami numerosi e communi caudice
nati, subsimplices, debiles, filiformes, subappresse hirsuti; folia subdi-
sticha, subsessilia, minuta, elliptica, utrinque acuta, —-7 mm tantum
longa, 2—3 mm lata, utrinque + dense appresse hirsula quin etiam
subsericea, vel supra glabrescentia; pedunculi stricti, patentes, longius-
culi, aciculares, plerumque 1-flori, pedicello tenui plerumque longiusculo
refiexo;corolla magniludine consueta, 5 mm lata, coerulea.
Madagaskar : «Côte orientale » (Borvin, Hb. Boiss. — 1853, in Blüte
und Frucht).
Aldabra-Insel (Dr Assorr, Hb. Berol.); auf feuchtem Boden am
! Vgl. Bull. de l’herh. Boiss. VI, 7 (Juli 1898), S. 546.
2 Siehe Annuario del R. Ist. Bot. di Roma VII (Sept. 1898), S. 235.
3 Annuario a. a. D., S. 223.
(406) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 43
Wasserplatz der Ostseite (Dr VoELTZkow n. 23, Hb. Tur. — 10. Mai 1895.
— «Kriechend; Blüten blau»); auf feuchtem Boden der Westseite
(VoELTZkow n. 52, Hb. Tur. — 15. Mai 1895. — «Kriechend, sich nach
allen Seiten ausbreitend; Blüten himmelblau, Staubfäden und -beutel
weiss»).
Nachdem in E. madagascariensis Varke ' ein Heliotropium, in E.
rutenbergianus VaTke ' ein Linum, in E. capensis E. Mey. eine Seddera *
und endlich in der von mir früher irrtümlich zu E. argenteus R. Br.
non Pursx, der übrigens auch nur eine Varietät des E. alsinoides ist,
verbrachten vorerwähnten madagassischen Pflanze eine Varietät des
E. alsinoides erkannt werden konnte, ist nunmehr die Gattung Evolvulus
in Afrika nur noch durch zwei Arten vertreten, nämlich durch den in
zahlreichen Formen über alle tropischen und subtropischen Gebiete
verbreiteten E. alsinoides L. und den amerikanischen, nach eigener
Beobachtung auch auf Grasplätzen der Parks und des botanischen Gartens
zu Calcutta vollständig eingebürgerten E. nummularius L.
Bonamia cordata HALLIER f.
Prevostea? cordata Haruıer f. in Ensr. Jahrb. XVII, p. 93.
Madagaskar : «Côte orientale» (Boıvın, Hb. Del. — 1846—52, mit
Knospen und Kelchen ohne Blumenkrone).
Als ich diese Pflanze als neue Art der Gattung Prevostea beschrieb,
war die letztere nur erst sehr unvollständig bekannt. Augenblicklich ist
nun dieselbe im Berliner Herbar durch nicht weniger als sieben zweifellos
hierher gehörige westafrikanische Arten vertreten, welche alle mit ein-
ander in hohem Grade übereinstimmen und sich gegenüber den beiden
amerikanischen Arten der Gattung, nämlich Pr. glabra (H. B. K. 1818)
Caoisy (= Pr. Amazonica Guoisy) und Pr. sericea (H. B.K. 1818) CGuoısv,
als eigene, durch achselständige sitzende Blütenbüschel ausgezeichnete
Gruppe zu erkennen geben. Ausserdem sind sie sowohl wie auch die
amerikanischen Arten leicht an ihren zwar ziemlich dünnen, aber
pergamenlarligen, umgekehrt eiförmigen oder seltener eiförmigen, meist
mehr oder weniger zugespilzten, am Grunde schmäler oder breiter
abgerundeten, aber niemals deutlich herzförmigen und oberseits niemals
behaarten Blättern zu erkennen. Dem gegenüber besitzt nun unsere
" Siehe Bull, herb. Boiss. VI, 7 (Juli 1898), S. 529-531 und 9 (Sept. 1898),
S. 723, no 22 und 23.
4% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (407)
madagassische Art krautige, ausgesprochen herzförmige, auch oberseits
stark behaarte Blätter und auf langen steifen Stielen stehende Dichasien,
und wie ich bereits früher hervorhob, ähnelt sie sowohl hierin wie
auch durch ihre filzige rostfarbige Behaarung, die Form ihrer blatt-
artigen Vorblätter und überhaupt in der ganzen Tracht so sehr der ost-
indischen, auch auf Madagaskar vorkommenden Bonamia semidigyna
(Roxs. 1824) HAuLier f., dass es unmöglich sein würde, sie in sterielem
Zustande von der leizieren zu unterscheiden. Nachdem ich nun in-
zwischen einerseits die letztere in lebenden Exemplaren zu sehen
Gelegenheit hatie und andererseits den Gattungscharakter von Prevostea
durch eine grössere Anzahl von Arten verkörpert vor Augen hatte, ist
es mir nicht mehr zweifelhaft, dass meine Prevostea cordata (nicht zu
verwechseln mit der javanischen, als Synonym zu Bonamia semidigyna
gehörenden Breweria cordata Bi.) zur Gattung Bonamia gehört, zumal
sie sich der letzteren auch aus pflanzengeographischen Gründen unge-
zwungener anschliesst. In meiner Uebersicht über die bisher bekannt
gewesenen 28 Arten der Gattung würde sie als Bonamia cordata vor
oder hinter B. semidigyna * einzureihen sein.
Ipomæa crassipes HOOK.
I. culystegioides HaLLier f., 1. c. XVII (1895), p. 127 c. synn. —
I. Greenstockii Rene! in Journ. of bot. XXXIV (1896), p. 38.
Njassaland : Schire-hochland (BucHanan n. 89!, Hb. Kew.); ebendort,
«Matope to Mandala» (Scorr ELLior n. 8443!, Hb. Kew. — 1893-1894).
Transvaal : Pilgrim’s Rest (W. Greenstock!, Mus. Brit. — 1879. —
Hat die Tracht von I. simplex Taune.).
Var. 1. strigosa HauLıer f.; suffrutex ubique dense patule cano-strigo-
sus; rami robusti, lignescentes, teretes, elongati, prostrati, præter apices
flexuosos substrieti; folia parva, petiolo usque 7 mm tantum longo,
lamina usque 2 cm longa, 1 cm lata, ovata, acutiuscula, basi truncata;
pedunculi folia æquantes, crassi, robusti, stricti, uniflori; bracteæ a
calyce remotæ, parvæ, anguste ovato-lanceolatæ; pedicelli 5—15 mm
longi; corolla 3 cm longa, unicolor (?), limbo quoque rosaceo-pur-
pureo.
Transvaal : Boshveld, Klippan (Dr A. Reamann n. 5255, Hb. Tur. —
1875-80, in Blüte und Frucht).
’ Siehe Bull. herb. Boiss. V (1897), S. 814 und 1012, no 14.
FREUE
> %
Ne
(408) H. SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 45
Mozambique : Delagoa Bay, Tembé (H. Junop n. 315, Hb. Schinz. —
Sept. 1891, blühend. — «Rampant; fleur violette, grande »).
Var. 2. ononoides HALLIER f. — ? I. adumbrata Rene et Britten! in
Journ. of bot. XXXII (Jun. 1894), p. 173 ex descr.; ad var. strigosam
proxime accedens; fruticulus patule ramosus, erectus, Ononidi quodam-
modo similis, ramis, petiolis, pedunculis, pedicellis, foliis bracteisque
subtus, sepalis extus sparse patenter cinereo-pilosis; ra mi lignosi, tenui-
ores, breviores, teretes, substricti, vel apice flexuosi; folia parva, petiolo
usque 5 mm tantum longo, lamina usque 25 mm longa, 15 mm lata,
ovata, oblusiuscula, mucronulata, basi truncata ; pedunculi folia equan-
tes vel paulo superantes, stricti, uniflori; bracteæ a calyce remotæ,
plerumque majores latiusque ovato-lanceolatæ; pedicelli 5—25 mm
longi ; corolla 3—4 cm longa, concolor (?), limbo quoque rosaceo-purpureo.
Transvaal : Boshveld, inter Elandsriver et Klippan (Renmann n. 5059,
Hb. Tur. — In Blüte und Frucht); Makapansberge, Streydpoort (derselbe
n. 5407, Hb. Tur. — In Blüte).
? Angola (Werwırsch n. 6128 !, Mus. Brit., Hb. Kew.).
Var. 3. longe-pedunculata Harnıer f.; suffrutex pilis longis + dense
patule hirsutus vel rarius foliis appresse sericeo-strigosis insignis; rami
lignosi, robusti, sat elongati, teretes vel compressi, stricti vel curvali,
erecti vel decumbentes; folia majora, petiolo 3—7 mm tantum longo,
lamina 2—7 cm longa, 5—35 mm lata, e basi truncata vel subcordata
anguslius latiusve ovato-oblonga, acula; pedunculi folia plerumque
superantes, 2—10 cm longi, stricti vel curvati, sæpe biflori; bracteæ a
calyce parum remotæ, majores, foliaceæ, plerumque latius ovalo-lanceo-
late, aculissimæ, usque 25 mm longæ, 10 mm late; bracteolæ
lineares; pedicelli 5—15 mm longi; sepala majora, exteriora usque
23 mm longa, 15 mm lata, insigniter cordato-auriculata, longe acuminala;
corolla 35 mm longa, concolor, late rosaceo-purpurea; (capsula glo-
bosa, glabra, A-valvis, A-locellata, A-sperma; semina nigra, opaca,
glabra).
Transvaal : Pretoria, Aapjes Poort (Renumann n. 4135, Hb. Tur. — In
Blüte und Frucht); zwischen Middelburg und Lijdenburg (Dr F. Wırns
n. 998, Hb. Ber. — Blühend im Dec. 1883); bei Lijdenburg (Wırns
n. 997 a und 999, Hb. Ber. — In Blüte und Frucht im Okt. 1895); Wit-
watersrand (Mrs. H. Hurrox n. 1003, Hb. Tur, — In Blüte und Frucht im
Aprıl 1895).
Natal : «Drakensberg mis. prope Charlestown, alt. 5—6000 ped. »
(J. Meuuey Woon n. 5239, Hb. Ber., Hb. Schinz. — In Blüte am 140, Jan.
46 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (409)
1894; kräftigere Form mit besonders grossen und breiten Blättern,
Brakteen und Kelchblättern. — «FI. obscure coccinei; = J. M. Woop
n. 4524 »).
Zu dieser Varietät gehört nach meiner Erinnerung auch noch ein
weiteres Exemplar aus Natal (W. T. GerrarD n. 557, Hb. Kew., nicht
Hb. Vind. — Juli 1865).
Var. 4. genuina Haunıer f. — I. calystegioides E. Mey! in Flora XXVI, 2
(1843), Beigabe p. 195 sine deser. — I. crassipes Hook. Bot. mag. LXX
(1844), t. 4068 (Macalisberg). — Aniseia calystegioides CGaoısy! in DC.
Prodr. IX (1845), p. 431 excl. specim. DrEGE n. #908? (sphalm. pro
4905? — I. pellita HauLıer f.); suffrutex pilis sparsis brevioribus
patulis vel subappressis parce hirsutus vel glabrescens; rami tenuiores,
elongati, filiformes, teretes vel compressi, flexuosi, prostrati; folia medio-
cria, petiolo plerumque 3—5 mm tantum longo, lamina plerumque
2—4,5 cm longa, 3—8 mm tantum lata, e basi breviter cuneata vel trun-
cata lineari-lanceolata, acuta; pedunculi foliis plerumque breviores,
1—2 cm longi, uniflori; bracteæ a calyce parum remotæ, plerumque
parvæ, ex ovato lineari-lanceolatæ, plerumque 10—15 mm tantum longæ,
2—5 mm late; pedicelli plerumque 4—8 mm longi; sepala plerum-
que minora, exterlora ovalo-lanceolata, ca. 15 mm longa, 7 mm lata;
corolla 3,5—4 cm longa, concolor (?), limbo quoque rosaceo-purpureo.
Südafrika (Zeyaer n. 1209, Hb. DC. — Blühend); «Prom. b. sp.»
(Eckton und ZEYHER ohne Nummer, Hb. Ber. — Blühend).
Transvaal : Pretoria, Aapjes Poort (Reumann, Hb. Tur. — Blühend):
Pretoria, Wonderboompoort (REHMANN n. 4539, Hb. Tur. — Blühend);
Pretoria. Kuduspoort (REHMANN n. 4675, Hb. Tur. — Blühend ; üppigeres
Exemplar mit grösseren und breiteren Blättern, Brakteen und Kelch-
blättern und längeren Blattstielen, Blütenstielen und Blütenstielchen;
Blattspreite bis 7 em lang und 27 mm breit).
Natal : Zwischen Gekau und Basche, Grasfelder, 1000—2000 Fuss
(DRÈGE, Hb. Del. — Blühend im Januar. — J. calystegioides E. M. a.).
Var. 5. ukambensis HazLter f.— 1. ukambensis VATkE! in Linnæa XLIIT,
7 (Mai 1882), p. 510. — I. oblongata Dammer in Ensı. Pflanzenw. Ost-
afr. G (1895), p. 331 quoad pl. kilima-njaricam! tantum, non E. Mey|;
suffrutex ubique sordide breviter patule hirsutus; rami subherbacei,
elongati, crassiusculi, compressi, flexuosi, prostrati; folia mediocria,
petiolo 3—410 mm longo, lamina usque 35 mm longa, 18 mm lata, e basi
truncata vel subcordata ovata, obtusa; pedunculi foliis breviores,
5—27 mm longi, uniflori; braçcteæ a calyce remotæ, parvæ, ovato-
(410) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 47
vel lineari-lanceolatæ, 4—10 mm longæ, 1—4 mm latæ; pedicelli
5—20 mm longi; sepala minora, exteriora ovato-lanceolata, subcordato-
auriculala, acuminata, ca. 12 mm longa, 7 mm lata; corolla 3,5—4 cm
longa, tubo colore cerasino, limbo subroseo-albo.
Kilima-njaro : Am Boden kriechend in Obstgarten-steppen unterhalb
Marangu 1100—1250 m (VoLkens n. 2139, Hb. Ber., Brux., Hamb. — In
Blüte und Frucht am 24. April 1894. — «Blüte rosa, fast weiss; Schlund
kirschrot »).
Massaihochland : Kitüi in Ukamba (HizneBranDT n. 2762, Hb. Ber. —
Blühend im April 1877).
Nach der geographischen Verbreitung gehören zu dieser Varietät
vielleicht auch die oben erwähnten Exemplare vom Schirehochland.
Var. 6. thunbergioides Haruıer f.; suffrutex parce breviter patule
hirsutus, vel glabrescens; rami subherbacei, plerumque elongati, teretes,
tenues, filiformes, flexuosi, prostrati (vel subvolubiles?); folia parva,
petiolo 3—15 mm longo, lamina 2--3,5 cm longa, 10—18 mm lata,
obtusa, basi subcordata, nunc ovata, nunc reniformi; pedunculi foliis
plerumque breviores, 0,5—5 cm longi, uniflori; bracteæ a calyce remotæ,
parvæ, lineares vel oval quin etiam subreniformes; pedicelli
0,5—2 cm longi, subclavati, superne dense patenter hispidi; sepala
exteriora foliacea, fere foliorum forma, subcordata, ovata, acuta vel obtusa
quin etiam reniformia, 8—15 mm longa, 7—10 mm lata; corolla
3—3,5 cm longa, tubo saturate purpureo-violaceo, limbo luteolo-albido.
Transvaal : Bei der Stadt Lijdenburg (Wırns, Hb. Ber. — Blühend
im Okt. 1887); ebendort (Wırms n. 1000, Hb. Mon., nicht Hb. Ber. —
Blühend im Nov. 1895; kleine Form in der Tracht der I. simplex).
Sulu-Natal : Basuja etc., alt. c. 2000—2500 ped. (R. Baur n. 332, Hb.
Ber. — Blühend im Nov.; Kelchblätter spitz); in apertis campis pr. Kok-
stad in ditione Griqualand East, alt. 5000 ped. (Tyson n. 577 partim, Hb.
Ber. — Blühend im Nov., 1883); Pondoland, meist spärlich (F. Bacumann
n. 1126, Hb. Ber. — Blühend Anfang Juli 1888. — «Blüten gelblich-
weiss, innen am Grunde dunkel purpur-violett»; Blätter, Brakteen und
äussere Kelchblätter nierenförmig); ebendort, einzeln (Bacum. n. 1134,
Hb. Ber. — «Jetzt, Mitte Juni 1888, wieder blühend; Blth. gelblich-weiss,
innen dunkel rot-violett » ; äussere Kelchblätter eiförmig, stumpf); eben-
dort (Bacum. n. 1264, Hb, Ber. — Blühend, 1887—88; äussere Kelch-
blätter eiförmig, stumpf.)
Auch im Hb. Kew. ist diese Varietät vertreten.
Var, 7. ovata Hauen f,; suffrutex parce breviter patule hirsutus;
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (411)
rami subherbacei, elongati, teretes, tenues, filiformes, flexuosi, pro-
strati; folia parva, petiolo 2—7 mm lantum longo, lamina 1—4 cm longa,
5—23 mm lata, ovata, obtusa vel acuta, basi truncata vel subcordata;
pedunculi plerumque foliis breviores, 0,3—5 cm longi, umiflori, raro
biflori; bracteæ a calyce nunc parum nunc longius remotæ, plerumque
parvæ, nunc lineares, nunc ovatæ acutæ, raro majores foliaceæ, 3—17 mm
longæ, 1—8 mm latæ; pedicelli 3—20 mm longi; sepala exteriora
late ovata, acuminata vel acuta, subcordato-auriculata; corolla 3—5 cm
longa, saturate rosaceo-purpurea, limbo raro pallidiore.
Subvar. natalensis HarLıer f. — I. oblongata var. auriculata Excz.!
in Ener. Jahrb. X, 3 (9. Okt. 1888), p. 246; folia supra plerumque pilis
nunc raris nunc densioribus appressis hirsuta; sepala exteriora e basi
subcordata ovato-lanceolata, conspicue acuminata, extus ubique sed
inferne secus nervum medianum densius hirsuta.
Capland (Eckton und ZEvHER n. 7, Hb. Ber., Del. — Blühend am
8. Dec. 1833).
Sulu-Natal : Shiloh, alt. c. 3500 ped. (Baur n. 853, Hb. Ber. — Blü-
hend im Dec. etc.); in apertis campis prope Kokstad in ditione Griqua-
land East, alt. 5000 ped. (Tyson n. 577 partim, Hb. Ber. — Blühend im
Nov. 1883); grassy hill near Estcourt, alt. 4000 ped. (J. MEpLey Woop,
Hb. Ber. — Blühend am 17. Dec. 1890. — «Flower red»).
Forma brevipes HALLier f.; tota planta at pr&sertim folia supra den-
sius pubescentia; pedunculi pedicellique perbreves; corolla 3 cm
longa.
Natal : Intschanga (Renmann n. 7929, Hb. Tur. — Blühend, 1875—80;
Blüten fast sitzend, zuweilen gepaart).
Transvaal : « Hillsides, Barberton, alt. 3000 ped.» (E. E. GaLpiN n. 851,
Hb. Schinz. — Blühend im März 1890; Blüten sehr kurz gestielt. — «Fl.
pale, purplish pink »).
Subvar. transvaalensis Harıer f.; folia supra plerumque glaberrima;
sepala exteriora e basi subcordata late ovata, acula sed vix acuminata,
extus plerumque inferne secus nervum medianum tantum hirsuta.
Transvaal : Hoogeveld, Trigardsfontein (Reunmann n. 6708, Hb. Tur.
— Blühend, 1875—80); Kalkspruit, zwischen Vaal und Heidelberg (A.
SCHENCK n. 784, Hb. Tur. — Blühend am 6. Januar 1887. — Blätter sehr
klein); bei Lijdenburg (Wizus n. 999 a, Hb. Ber.; n. 1000, Hb. Ber., nicht
Hb. Mon. — Blühend im Okt. 1895 und 1894); Dorpsrivier Waatervall
(Wırms n. 1214, Hb. Ber. — Blühend im Nov. 1884).
Var. 8. volubilis HarLıer f.; rami subherbacei, valde elongati, teretes,
= wre ed EN ee OUR er Te ITS Da PUR TE ARE CHER, N
Tg M AIS NU BU te, RS EE ES NS
(412) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 49
tenues, filiformes, volubiles, internodiis usque 15 cm longis; folia inter
minora, petiolo 5—25 mm longo, lamina 3-6 cm longa, 1—2 cm lata,
ovato- vel lineari-lanceolata; pedunculi plerumque foliis breviores,
25—5,5 cm longi, sæpe biflori; bracteæ calyci approximatæ vel +
remolæ, parvæ, ovato- vel lineari-lanceolatæ, 8—20 mm longæ, 2—7 mm
late; pedicelli 5—35 mm longi; sepala exteriora ovato-lanceolata,
eonspicue acuminata; corolla 3—4 cm longa, tubo saturate, limbo dilu-
tius purpureo.
Natal (Gurinzıws, Hb. Boiss. — Blühend, 1847; Blütenstielchen
3—3,5 cm lang); Pinetown, alt. 1000 m (H. Junop n. 169, Hb. Schinz: —
Blühend im Februar 1893; Blütenstielchen sehr kurz); «hill, North- dene,
alt. 500 ped.» (J. M. Woop n. 5352, Hb. Schinz. — Blühend am 25. Okt.
1893; Blütenstielchen kurz. — «Flower pink, dark centre»).
Var. 9. grandifolia Haruıer f.; habitu et foliorum forma ad J. fulvi-
caulem accedens; rami subherbacei, elongati, teretes, filiformes, flexuosi,
prostrati (vel subvolubiles ?); folia magna, petiolo 5—10 mm longo,
lamina 3—6 cm longa, 18—55 mm lata, ovata, obtusa vel emarginata,
basi truncata vel subcordata, herbacea, supra triste saturale viridi, pilis
minutis appressis sparse pubescente, denique glabrescente, subtus pallide
subglauco-viridi, venis saturatius viridibus conspicue reliculata, secus
nervos venasque patule pubescente; peduneculi foliis breviores, 2—7 cm
longi, uniflori; bracteæ calyci approximatæ, minutæ, lineares; pedicelli
3—8 mm longi; sepala exteriora late subcordato-ovata, acuta, fere
15 mm longa, 1 cm lata; corolla ca. 2,5 cm longa, saturate purpurea,
concolor.
Transvaal : Houtbosh (Renmann n. 5934, Hb. Tur. — Blühend).
Var. 10. hewittioides HaLuier f. — I. hewittioides Hauuıer f.! in ENGL.
Jahrb. XVII, 1—2 (22. Dec. 1893), p. 127. — I. andongense RENDLE et
Brirten! in Journ. of bot. XXXI (Jun. 189%), p. 171.
Angola (Weuwrrscu n. 6195! und 6223!, Mus. Brit.); Sumpf bei Ki-
tamba (Bucuxer n. 578, Hb. Ber. — Blühend am 8. Dec. 1880. — «Blüte
blass rosa »).
Ipomæa tiliacea (Wi1110.! 1809) CHOISY !
in DC. Prodr. IX (4845), p. 375; Hazuen f. in Dunann et DE WILDEMAN
Mater. fl. Congo II, Bull. soc. r. bot. Belg. XXXVII, 4 (VII. 1898), p. 95
sub. n° 22, — Convolvulus tiliaceus Winun. Enum. I (1809), p. 203; Hb.
Wirrn. n. 36911; R. et Scu.! Syst. IV (1819), p. 273; Link Enum. I (1821),
BULL. HERB, BOISS., janvier 1899. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4155
p. 202; Spa. Syst. I (1825), p. 601; ScHLEcHTEND. in Linnæa VI (1831),
p. 739. — I. cymosa Mey. Prim. Esseq. (1818), p. 99, non R. et Scx. nec
Linpt. nec Baker. — C. fastigiatus Roxg.! Hort. Beng. (1814), p. 13
(nomen tantum); R. et Sca.! Syst. IV (1819), p. 302; Hb. Wrzup. n. 36971;
SPR.!, 1. c., p. 601; Roxe.! Fl. ind. ed. 1, II (1824), p. 48, ed. 2, I (1832),
p. 468 et Icon. ined. (in librario horti Calc.), IV t. 91, non War. Cat.
n. 2258!, qui idem ac Argyreia populifolia Caoisy. — I. fastigiata SWEET;
Cuoisy in Mém. soc. phys. hist. nat. Genève VI (1833), p. 466 et in DC.
Prodr. IX (1845), p. 380 excl. synn. VAur., Feuize., R. et Sch. ad /. Bata-
tam Lam. transferendis, excl. specim. WaLc. n. 2258! Argyreiam populi-
foliam Cuoısy exhibente. — C. Essequebensis Ser., 1. c., p. 600. — I. hir-
suticaulis WricHT! in Bull. misc. inform. Kew. n. 117—118 (Sept.— Oct.
1896), p. 162.
Kamerun : «Batanga, damp grassy hollow near the sea» (G. L. Bates
n. 341!, Hb. Kew., Brux. — Blühend am 1. August 1895).
Verbreitung: America von Mexico! bis Ecuador! und Rio de Janeiro!,
Westindien!
Ipomæa fragilis CHOISY ! (1845) sensu extenso;
HALLIER f. in Dur. et DE Wirpem. Mater. fl. Congo II, 1. c., p. 95. —
1. tenuis Hauuier f., 1.c., XVI (1893), p. 140; Dur. et Scninz Etud. fl.
Congo I (1896), p. 202.
Var. glabra Hauer f. — 1. fragilis Cnoisy! in DC. Prodr. IX (1845),
p. 372. — I. tenuis E. Mey.! in Flora XXVI, 2 (1843), Beigabe p. 195 sine
descr.; ENGL.! in Ener. Jahrb. XIX, 1 (13. April 1894), p. 148. — 1. ob-
scura Korscay et Peyr. Pl. Tinn. (1867), p. 24 et in Flora LI (1868),
p. 440 quoad specim. HEugL. n. 33 (sphalm. pro 38!) ?; HALLier f., 1. c.,
XVII (1893), p. 140 quoad specim. Tınn. n. 38? et SCHWEINF. n. 2356
(sphalm. pro 2365!) tantum; Dammer in Encı. Pflanzenw. Ostafr. C (1895),
p. 332 quoad specim. e reg. 10! et 26 ? tantum, non LinpL.; tota planta
glabra vel ad ramos, pedunculos, petiolos et foliorum marginem subtus-
que nervos tantum parce pilosa.
Ghasalquellengebiet : «ad Bongo occidentem versus a Bahr Ghasal »
(HeusLın n. 38, Hb. Vind.)?; grosse Seriba Ghatias im Lande der Djur
(SCHWEINFURTH n. 2348! und 2365!, Hb. Ber., Kew. — In Blüte und
Frucht am 12. Sept. 1869. — «Fl. dilute flavo subalbo inodoro»); am
Nabambino im Lande der Niamniam (ScHwenr. n. 3148 !, Hb. Ber., Kew.
— Blühend am 23. Febr. 1870. — «FI. dilute sulphureo »).
(414) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 5A
Transvaal : « Barberton, overgrowing scrub in wooded ravines, 3000’ »
(E. E. Garpin n. 657, Hb. Schinz. — Blühend im Nov. 1889. — «Fl. buff»).
Natal : Oakfort (Umhlotiriver) (REHMANN n. 8484, Hb. Tur. — Blühend,
1875—80. — Vermengt mit Convolvulus farinosus L.).
Capland : Katrivierspoort, Grashöhen, 2000 Fuss (DRÈGE, Ipomaa
tenuis E. M. a., Hb. Ber. — Blühend, im Nov.).
Damara-Namaland : Damaraland (Reuwmann, Hb. Tur. — In Bl. und
Fr., 1875—80); Hereroland, Otjimbingue (Scumz n. 2060 partim, Hb.
Tur. — Blühend, 1885); von Walfischbai nach Okahandya (Aus. LUEDERITZ,
Hb. Tur. — Blühend im Okt. 1885); von Walfischbai nordöstlich nach
Odyitambi (Lueverırz, Hb. Tur. — In Bl. und Fr., Dec. 1885—Febr. 1886);
Upingtonia, Oshando (Scainz, Hb. Tur. — Blühend im März 1886); Okom-
bahe, im Gebüsch in Gartenzäunen (Guerica n. 54, Hb. Ber. — Blühend
am 28. Okt. 1888).
Kunenegebiet : Huilla (Anrunes n. A. 86 und A. 149, Hb. Coimbr.);
« Huilla, chella Serra» (Newron n. 129, Hb. Coimbr. — Blühend im Juni
1883. — «Subvolubilis; corolla alba, inodora »).
Benguella : Malange, Gebüschkampine, am Boden kriechend, nament-
lich auf dem Wall häufig (Dr Buchner n. 95, Hb. Ber. — Blühend im
April 1879); Malange (Mecuow n. 176, Hb. Ber. — Blühend im August
1879).
Kamerun : Hinterland, Ngaumdere, auf Lateritboden der Savannen
1200 m überm Meer (Dr Passarce n. 160, Hb. Ber. — Blühend am
28. Jan. 1894. — « Winde am Boden; Blüte blass rötlichgelb »).
Niger-Benuegebiet : « Western Lagos, interior, in savannah» (Row-
LAND, Hb. Ber. — Blühend, 1893).
Var. pubescens Harier f. — I. longipes EnGz.! in ENGL. Jahrb. X, 3
(9. Okt. 1888), p. 246. — I. Afra Cuoısy in DC. Prodr. IX (1845), p. 3807;
Harrıer f., 1. ce. XVII (1893), p. 140 et Dammer in ENGL. Pflanzenw. Ostafr.
C (4895), p. 332 quoad specim. schirense! certe. — I. inconspicua Baker!
in Bull. miscell, inform. Kew n. 86 (Febr. 189%), p. 71; folia, juniora
certe, subtus vel utrinque densius laxiusve appresse pubescentia; rami,
petioli, pedunculi, pedicelli et sepala patule hirsuti, raro glabrescentes.
Seengebiet : «N. of Lake Nyassa, lower plateau » (Tuouson!, Hb. Kew.
— Oct. 1880).
Njassaland : «Shiri highlands» (Bucuanaw, Hb. Ber.; n. 477!, Hb.
Kew.); Nakalambe (Bucnanan n. 179 !, Hb. Kew.).
Sofala-Gasaland : Delagoa-bay (H. Junon n. 77, Hb. Boiss., Tur. — In
Blüte und Frucht, 1890; Kronenröhre mit dunklem Grunde); Lourenco
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (415)
Marques (F. Quintas n. 40, Hb. Coimbr. — In Blüte und Frucht im April
1893); ebendort, in arenosis 150 ’ (R. ScHLecHtEr n. 11646, Hb. Ber. —
In Blüte und Frucht am 7. Dec. 1897).
Südafrika (Zevner n. 1217, Hb. DC. — Blühend).
Transvaal : Pretoria (Dr F. Wırus n. 986, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr. im
Dec. 1883); ebendort (Fear n. 150, Hb. Tur. — Blühend, 1892) ; ebendort,
Aapjes Poort (Reumann n. 4132, Hb. Tur. — Blühend); ebendort, Wonder-
boompoort (ReHMann n. 4537, Hb. Tur. — Blühend); Waatervallrivier
bei Lijdenburg (Dr F. Wırms n. 987, Hb. Ber. — Blühend im Nov. 1885);
bei der Stadt Lijdenburg (Wırns n. 989, Hb. Ber.—In Blüte und Frucht im
Oct. 1895); Westgriqualand, Groot Boetsap, in arenosis, alt. 1200 m (R.
MartorH n. 981, Hb. Ber. — Blühend im Febr. 1886. — «Flores
sulphurei »).
Natal : Camperdown (ReHmann n. 7792, Hb. Tur.); «open ground near
Mooi-river, alt. 3000 ’ » (J. M. Woop, Hb. Ber. — Blühend am 13. April
1891. — «Flower yellow»).
Damara-Namaland : Gross-Namaland, Rehoboth (Dr Freex n. 524, Hb.
Tur. — Blühend, 1889); Hereroland, Otjimbingue (Scaınz n. 2060 partim,
Hb. Tur. — Blühend, 1885), zwischen Kuisip und Fallgras, am Boden
kriechend (FLecx n. 409, Hb. Tur. — Blühend, 1890. — «Blüten hell
schwefelgelb»), Kurumanas (Free« n. 554, Hb. Tur. — In Bl. u. Fr. im
April 1891).
Abgesehen vom Habitus, von der Blattform und der Blumenkrone,
welch’ letztere bei I. fragilis gewöhnlich einfarbig gelb, bei I. obscura
und I. kentrocarpa Hocasr. (I. ophthalmantha Haruier f., 1. c. 1893, excl.
specim. Soy. et WELw.) hingegen gelblich-weiss gefärbt und im Grunde
der Kronenröhre mit einem purpurroten Auge geschmückt ist, unter-
scheiden sich diese äusserst nahe verwandten Arten noch durch die
Zweige, welche bei /. fragilis gewöhnlich deutlich und regelmässig
gerillt, bei I. obscura und zumal bei I. kentrocarpa hingegen, besonders
die älteren, durch das Eintrocknen mehr unregelmässig längs gerunzelt
sind.
Ipomoa bathycolpos HALLIER f.
l. c. XVII (1893), p. 144.
Südafrika (Zeyner n. 1218, Hb. DC., Mus. Brit.); «Macalis Berg»
(Burke, Hb. Ber.).
Transvaal : Pretoria (Fear n. 52, Hb. Tur. — In Blüte, 1892); eben-
DT mn TE
(416) H. SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKARISCHEN FLORA. 53
dort, Aapjes Poort (REHMaNN n. 4134, Hb. Tur. — 1875—80); ebendort,
Wonderboompoort (REHMANN n. 4536, Hb. Tur.); Makapansberge, Streyd-
poort (Rex n. 5406, Hb. Tur.).
Var. sinuato-dentata HarLıer f.; folia grosse acute sinuato-dentata.
Transvaal : Bei der Stadt Lijdenburg (Wırns n. 988, Hb. Ber., Mon.
— Blühend und fruchtend im Okt. 1894).
Durch die eigenarlig gelappten Blälter der Varietät bekundet diese
Art eine nahe Verwandtschaft mit I. Papilio Hazuer f. in Bull. herb.
Boiss. VI, p. 543, I. Simonsiana RENDLE, I. Thurberi Gray und I. varü-
folia Meıssn.
Ipoma&a Hystrix HALLIER f.
l. ec. XVII (1893), p. 146. — I. Welwitschü Britten in Journ. of bot.
XXXI (1894), p. 85 quoad specim. BucHan.!
Seengebiet : Gonda (BoEHnm n. 56, Hb. Ber. — « Blüthe weiss, innen
bläulich roth»); Lake Tanganyika (Lt. Cameron !, Hb. Kew.).
Njassa-land : « Shire Highlands, very common at the end of the dry
season in places that are marshy during the rainy season » (J. BucHANAN
n. 134 !, Hb. Kew.); ebendort, Milange (Scorr Ezuior n. 8639!, Hb. Kew.
— 1893-1894).
Ipomæa plantaginea (Cuoısy 1845) HALLIER f.
l. c. XVII (1893), p. 147. — I. simplex Woop and Evans Natal plants I,
1 (1898), p. 15 t. 15, non Tauws.
Transvaal : Hoogeveld, inter Porter et Trigardsfontein (REHMANN
n. 6660, Hb. Tur. — In Blüte u. Frucht); bei Heidelberg (Wırms n. 1001,
Hb. Ber. — Blühend im Nov. 1883).
Natal : Inanda (J. Woop, Hb. Tur. — In Blüte); in graminosis prope
Klein Olifant Rivier, 5000” (R. SchLecurer n. 3808, Hb. Tur. — Blühend
am 27, Nov. 1893).
Capland : Albany (Eckıon und Zeyuer n. 4, Hb. Ber., Del., Griseb.,
Vind. — Blühend im Nov.).
Ipomæa Bolusiana SCHINZ ;
Harnıen f., 1 €, XVII (1893), p. 147.
Madagascar : »chiefly in Betsileo-land » (R. Baron n. 51 !, Hb. Kew.
— Juli 1880).
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (417)
Matabele-land (W. Eruiorr!, Hb. Kew.).
Var. abbreviata HauLıer f. — 1. angustisecta Encı.! in Encı. Jahrb. X,
3 (9. Oct. 1888), p. 245, t. VII A; rami plerumque abbreviati, I. simplicis
more erecti; petioli pedunculique breves; foliorum laciniæ plerumque
angustissimæ, subsetace®.
West-griqualand : In arenosis Kimberley, alt. 1200 m (MARLoTH
n. 777, Hb. Ber. — Blühend im Dec. 1885. — «Radix tuberosus»).
Transvaal : Boshveld, Klippan (Reumann n. 5265 und 5270, Hb. Tur.
— In Blüte. — Das Exemplar n. 5270 spielt in die Var. elongata hinüber);
Fig tree Creek bei Barberton (A. ScHEnk n. 750, Hb. Tur. — Blühend am
26. Sept. 1886); Pretoria (FEHR n. 53, Hb. Tur. — Blühend, 1892).
Var. elongata Hauuıer f. — 1. Bolusiana Scainz! in Verh. bot. Ver.
Brandenb. XXX, 3 (29. Sept. 1888), p. 271, sensu strictiore; rami elon-
gali, prostrati; petioli pedunculique longiores; foliorum laciniæ latiores,
lineares.
Mossamedes : locis siccis apricis prope Oscicussi ad ripas fl. Rio
Caculo (Newron n. 127, Hb. Coimbr., Hb. Tur. — Blühend im Nov. 1882.
— «YVolubilis; corolla vermilionacea inodora »).
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Oshiheke bis Olukonda (Scainz
n. 401, Hb. Ber. — Blühend am 23. Dec. 1885); Olukonda (RAUTANEN
n. 176, Hb. Tur. — Blühend im April 1894); in Ondonga (RAUTANEN
n. 181, Hb. Tur. — Blühend im Januar 1886. — «Blüten rot»); Herero-
land, Tsoaxaub (FLeex n. 185a, Hb. Tur. — Blühend im März 1891); Weg
von Kuisip nach Fallgras etc. (Freck n. 187a, Hb. Tur. — Blühend im
Febr. 4891); Damaraland (HoEPFNer n. 94, Hb. Tur. — Blühend im März
1883); Gross Namaland, roter Sandboden an der Vley, Rehoboth (Freck
n. 45, Hb. Tur. — Blühend im Dec. und Jan., 1889. — «Blüte rosenrot,
heller und dunkler gestreift»); Rehoboth, trockene Stellen (FLeek n.
189a, Hb. Tur. — Blühend, 1890. — « Kriechend; grosse schöne rosafarbene
Glocken »).
Zu welcher von beiden Varietäten die vorerwähnten Exemplare von
Madagaskar und Matabele-land gehören, habe ich leider nicht
notiert.
Ipomoaa desmophylla BOJ.! (1845);
Haruıer f., 1. ©. XVII (1893), p. 147. — I. Madagascariensis Caorsy!
(1845); HALLIER f., 1. c. XVIII (1893), p. 145.
Madagascar (Baron n. 4053 !, Hb. Kew.); «environs de Tananarivo »
(418) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. DD
(Goupor, Hb. Del. — In Blüte); «in montib. prov. Emirna» (Hb. Kew.!);
«Interior, trailing in gras» (Scott Ernior n. 1850!, Hb. Kew.— « Flowers
pink »); Central Madag. (Baron n. 796!, Hb. Kew. — Jan. 1882).
Die Blüten des Exemplars von Goupor gleichen in Grösse und Farbe
denjenigen von /. plantaginea. Darnach verhält sich I. desmophylla zu
1. Bolusiana ungefähr so wie I. plantaginea zu I. simplex.
Ipoma&a pulchella ROTH
Nov. pl. sp. (1821), p. 115 ex deser.; CHoisy in Mém. soc. Genève VI (1833),
p. #73 et in DC. Prodr. IX (1845), p. 386 quoad synn. RoTH, SPR., ROTTL.
et Wazzp.!, Roxs.! et Warr. Fl. ind. tantum; Grises. Fl. Brit. W. Ind.
(1864), p. 470, non Don nec Wicur Ic. nec Bot. mag. — Convolvulus hep-
taphyllus Rottı. et Wizp.! in Ges. naturf. Fr. neue Schriften IV (1803),
p. 196; Hb. Wap. n. 3721!; Roxs. Hort. Beng. (1814), p. 14 (nomen
nudum), Fl. ind. ed. 1, II (1824), p. 66, ed. 2, 1(1832), p. 480 et Icon.
ined. (in librario horti Calc.) XVII, t. 88, non Warr. Cat. n. 1353! —
C. bellus Spr. Syst. 1 (1825), p. 590. — I. palmata Korscay! in hb. un. itin.
1841 n. 177, non Forsk. — I. radicans BerT. mss.! ed. GHossy in DC.
Prodr. IX (1845), p. 387, excl. specim. brasil.! I. teneram Meıssn.! exhi-
bentibus; HarLier f., 1. c. XVII (1893), p. 148, non Br.! — I. palmata
var.? graeillima Cour. et HemsL.! in Journ. Linn. soc. bot. XXVII,
n. 189—191 (5. Nov. 1890), p. 96. — I. gracillima Prat in Journ. As.
soc. Beng. LXIII, 2 n. 2 (1894), p. 111. non Prrer! — C. Aegyptiacus etc.
Morıs. Hist. IT (1680), p. 18, sect. 1 t. 4, fig. 5.
Kordofan: « Ad montem Arasch-Cool secus fossulas ramos siccos scan-
dens » (Korsceny in hb. un. itin. 1844 n. 177, Hb. Ber., Boiss., Del., Kew.,
Mon., Vind. — Blühend am 14. Okt. 1839).
Sambesi-gebiet : Boruma am Mittellauf (Menyaarr n. 1083!, Hb. Kew.
— Mai 1892).
Verbreitung : Britisch Indien (Rortrer in hb. WırLn. n. 37211);
Antigua!; Jamaica!; Portorico!; Guatemala!; Lima!; Brasilien, Prov.
Maranhao! und Rio de Janeiro!
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (419}
Ueber Cladostigma hildebrandtioides sp. n., ein Bindeglied
zwischen Cladostigma Radik. und Hildebrandtia Vatke.
In einem im 25. Bande von Encrer’s Botanischen Jahrbüchern
erschienenen Aufsatze lieferte ich den Nachweis, dass Hildebrandtia,
auf deren nahe Verwandtschaft mit der diceeischen Gattung Clado-
stigma schon mehrfach aufmerksam gemacht wurde, ebenfalls dieecisch
ist und dass sich sogar in ihrer verschiedenen Ausbildung die
Kelchblätier, Staubblätter und Fruchtblätter der Blüten beiderlei Ge-
schlechts bei Hildebrandtia ganz analog verhalten, wie die nämlichen
Organe der entsprechenden Blüten von Cladostigma. Als hauptsäch-
lichste Unterscheidungsmerkmale konnten nur noch aufrecht erhalten
werden für Hildebrandtia ihre ausgesprochene Heterokladie, ihre keil-
förmig-spatheligen, an warzenartigen Kurztrieben büschelig gehäuften
Laubblätter, ihre einzeln in den Blattachseln derselben Kurztriebe
stehenden Blüten und die verhälinismässig grossen, schildförmigen, in .
ihrer unteren Hälfte mit dem Blütenstielchen verwachsenen äusseren
Kelchblätter sowie die äusserst kleinen inneren Kelchblätter ihrer
weiblichen Blüten, für Cladostigma hingegen dem gegenüber seine
grösseren, deutlich gestielten, elliptischen oder lanzettlichen, zerstreut
an gewöhnlichen Langtrieben stehenden Blätter, seine in deren Achseln
stehenden gestielten Scheindolden und die unter einander nur wenig
verschiedenen spathelförmigen Kelchblätter seiner weiblichen Blüten,
von denen auch die äusseren vollkommen frei sind und nicht am
Blütenstielchen herablaufen. Diese Unterschiede schienen mir indessen
immerhin ausreichend zu sein, um die sich unwillkürlich aufdrän-
gende Frage, ob wir es in Hildebrandtia und Cladostigma vielleicht
nur mit Sektionen einer und derselben Gattung zu thun haben, vorläufig
noch dahin beantworten zu müssen, dass kein Grund zur Vereinigung
der beiden Gattungen vorliegt, so lange sich nicht etwa ausgesprochene
Zwischenformen auffinden lassen.
Kurz nach Einsendung des Manuskriptes der erwähnten Arbeit erhielt
ich nun von Herrn Professor Scxiz die von Kerzer bei Abdallah im
Somali-lande gesammelte männliche Pflanze einer neuen Cladostigma-
art, welche offenbar einen Teil der annoch zwischen Cladostigma und
Hildebrandtia bestehenden Lücke auszufüllen berufen ist, und zwar gelangt
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(420) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA, 57
schon äusserlich durch ihre, wie bei Hildebrandtia, kleinen, umgekehrt
eiförmigen, fast spatheligen oder seltener lanzeltlichen, allmählich in
ein kurzes Slielchen verschmälerten Blätter ihre vermittelnde Stellung
zwischen beiden Gattungen derartig zum Ausdruck, dass man zunächst
in Zweifel darüber sein kann, welcher von beiden man sie einreihen soll.
Fast noch mehr, wie durch die Gestalt ihrer Blätter, macht diese neue
Art, die wegen dieser grossen Aehnlichkeit hinfort den Namen Clado-
stigma hildebrandtioides führen mag, durch ihre ausgesprochene Hetero-
kladie beim ersten Anblick durchaus den Eindruck einer Hildebrandtia.
Die Blätter stehen nämlich zum Teil zerstreut an Langtrieben, die in
ihren Blattachseln nicht unmittelbar Blüten oder echte Blütenstände
erzeugen, sondern, häufig schon vor dem Abfall der Blätter, kleine
Kurziriebe hervorbringen. Ein Teil der letzteren ist unbedeutend
gestreckt und auch an diesen stehen die Blälter noch in lockerer Spirale
zerstreut, in ihren Achseln meist auf zierlichem, haarförmigem, nahe
über dem Grunde mit je zwei winzigen pfriemlichen Brakteen aus-
gestatietem Stiel je eine Blüte tragend. Die meisten dieser Kurztriebe
sind jedoch in demselben Grade verkürzt, wie bei Hildebrandtia, und
die Blätter und Blüten sind dann an ihnen zu je einem Büschel zusammen-
gedrängt, in welchem häufig noch das Tragblatt des Kurztriebes erhalten
geblieben ist und gegen die an letzterem selbst inserirten Blätter durch
seine bedeutendere Grösse absticht.
Trotz dieser überraschenden Aehnlichkeit mit Hildebrandtia lassen sich
nun an Cl. hildebrandtioides bei sorgfältiger Prüfung eine Reihe von
Eigentümlichkeiten nachweisen, welche es mit Cl. dioicum gemein hat
und die daher seine Zugehörigkeit zur Gattung Cladostigma unzweideulig
darthun. Zunächst sind, wie bereits erwähnt wurde, die Kurztriebe nicht
immer in dem Grade verkürzt, wie bei Hildebrandtia, sondern häufig
deutlich gestreckt, und gerade die leizteren sind es, welche mir
darauf hinzuweisen scheinen, dass die Kurztriebe von Cl. hildebran-
dtioides und den beiden Hildebrandtia-Arten den achselständigen Blüten-
ständen von CL. dioicum entsprechen, die auf Kurzem, aber deutlichem,
unbeblättertem Stiel eine Anzahl bald stark rückgebildeter, pfriemlicher,
bald grösserer, blattartiger Vorblätter und über diesen eine Scheindolde
ziemlich lang gestielter, anscheinend in einer gedrungenen Traube
angeordneter Blüten tragen. Während somit im Blütenstande Cl. hilde-
brandtioides noch eine Mittelstellung zwischen Hildebrandtia und
CL, dioicum einnimmt, die es zweifelhaft erscheinen lassen kann, ob
man diese Art der einen oder der andern Gattung zuweisen soll, schliesst
58 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (421)
sie sich in der Ausbildung der Zweige hingegen entschieden dem Grund-
iypus der Gattung Cladostigma an; dieselben sind, wie bei Cl. dioicum,
dünn und stielrund und mit einer glatten, während des Abfallens der
Behaarung eine schmutzig gelbbraune und schliesslich aschgraue Fär-
bung annehmenden, nicht, wie an den viel dickeren Zweigen beider Hil-
debrandtia-Arten, in’s Schieferblaue spielenden noch auch durch Längs-
und Querrisse in annähernd rechteckige Stücke zerspringenden Rinde
bedeckt. Zumal aber die Blüten von unserer neuen Art gleichen,
abgesehen von ihrer der ganzen Pflanze eigentümlichen seidig-silbernen
Behaarung, in der Länge des Blütenstielchens und in Form und Grösse
der Kelchblätter im Gegensatze zu denen der Hildebrandtia africana so
vollkommen den männlichen Blüten des von SCHWEINFURTH im Lawa-
thal gesammelten Exemplars von Cl. dioicum, dass man schon von
vorne herein auch von den weiblichen Blüten der unsrigen eine gleiche
Uebereinstimmung mit den entsprechenden Blüten der RADLKoFER’Schen
Art erwarten konnte.
Und diese Erwartung hat sich vollkommen bestätigt. In der Vermutung
nämlich, dass auch die ebenfalls von KeLrer bei Abdallah gesammelte,
aber von Herrn Professor Scuıinz als Gl. dioicum beschriebene Pflanze
nicht zu letzterem, welches im Uebrigen noch nicht aus dem Somali-
lande bekannt ist, sondern zu unserer neuen Art gehört, batich denselben
um Zusendung genannter Pflanze, die mir freundlichst gewährt wurde.
Da stellte sich denn heraus, dass in der That auch diese letzterwähnte
Pflanze, von der neben Zweigen mit nur männlichen Blüten auch solche
mit nur weiblichen Blüten vorliegen, zu unserer neuen Art gehört und
dass, ganz meinen Erwartungen entsprechend, die weiblichen Blüten
derselben in demselben Grade mit denjenigen von Cl. dioicum überein-
stimmen, wie die männlichen. Abgesehen davon, dass sie nicht, wie bei
Cl. dioicum, in kurz gestielten Scheindolden stehen, sondern, gleich den
männlichen Blüten derselben Art, einzeln in den Achseln der an den
Kurztrieben zu Büscheln gehäuften Blätter, und dass ihre Behaarung
mehr silbergrau und seidenglänzend, bei Cl. dioicum hingegen mehr
filzig ist und ins gelblichgraue spielt, lassen sich die weiblichen Blüten
unserer somalischen von denen der abessinischen Art allenfalls nur
noch durch etwas kleinere und schmälere Kelchblätier unterscheiden.
Im Uebrigen besitzen die letzteren genau die auch für Cl. dioicum
charakleristische spathelige Form, und diese hochgradige Ueberein-
stimmung beider Arten gerade in ihren auffälligsten Eigentümlichkeiten
macht es wohl leicht erklärlich, dass Herr Professor Scxinz in Ermange-
(422) H. SCHINZ. BEITR.EGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 59
lung von Vergleichsmaterial und nur auf die Beschreibung angewiesen,
die ja doch auch bei gewissenhaftester Ausführlichkeit niemals mit abso-
luter Sicherheil'einer Verwechselung mitetwa noch zu entdeckenden Arten
vorbeugen kann, die Somali-Pflanze mit der abessinischen Art zu iden-
tifizieren geneigt war. Zugleich aber auch wird durch diese hochgradige
Uebereinstimmung der beiden Arten gerade in denjenigen Eigenschaften,
auf welche sich, wie ich bereits in meinem eingangs erwähnten Aufsatz
über Hildebrandtia ausführte, nach unserem gegenwärtigen Stande der
Kenntnis beider Gattungen hauptsächlich die [Unterscheidung von Clado-
stigma und Hildebrandtia gründen muss, vollkommen sicher gestellt,
dass wir es in Cladostigma mit einer zwar Hildebrandtia äusserst nahe-
stehenden, aber doch in ihrer Selbständigkeit vorläufig unantastbaren
Gattung zu (hun haben.
Wenn aber auch die hochgradige Uebereinstimmung der beiden
Gattungen, die unter anderem hauptsächlich in der äusseren Tracht und
zumal in der ausgesprochenen Heterokladie, der Blattform und dem
Blütenstande von Ül. hildebrandtioides und den beiden Hildebrandtia-
Arten, in der Zweihäusigkeit und der ungefähren Grösse der Blüten, in
den bedeutenden Form- und Grössenunterschieden des Kelches der
männlichen und weiblichen Blüten, in der verhältnismässig geringen
Reduktion der ausser Funktion getretenen Geschlechtsorgane der Blüten
beiderlei Geschlechts, in der eigentümlichen Form der Narben und in
der geographischen Verbreitung zum Ausdruck kommt, wenn alle diese
Parallelen nicht zur Vereinigung der beiden Gattungen hinreichen, so
entsteht die Frage, ob ihre gemeinsamen Eigenschaften dann nicht
wenigstens als Charaktere einer eigenen Tribus aufzufassen sind. Die-
selbe würde, da Hildebrandtia, freilich auf Grund von unzulänglichen
Charakleren, von Perer in Ener. und Prantr's Natürlichen Pflanzen-
familien IV, 3a (1891), S. 13 und 19 bereits zum Vertreter einer eigenen
Tribus erhoben worden ist, den Namen Hildebrandtiee Pwrer emend. zu
führen haben. Wie ich indessen in meinem Aufsatz über Hildebrandtia
sowohl als auch schon früher ! zu erkennen gab, fasse ich die eigentüm-
liche Gestalt der Narben von Cladostigma und Hildebrandtia als eine
Vebergangsform von den annähernd kreisförmigen, meist handlappigen
Narben der Gattung Seddera zu den in zwei fadenförmige, spiralig
gedrehte Aeste gegabelten Narben der Gattung Evolvulus auf. Wollte
man also Gladostigma und Hildebrandtia als eigene Tribus von den
! Siehe Ensuen Bot, Jahrb. XVI (4893), S. 534.
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (423)
Dicranostyleen absondern, so dürfte man dabei doch nicht aus den
Augen verlieren, dass dieselbe zu den Dicranostyleen in sehr nahen
Beziehungen steht und sich zwischen Seddera und Evolvulus unmittelbar
aus der letzteren Tribus ableiten lässt. Unter solchen Umständen aber
dürfte sich wohl der Wert einer Abtrennung der beiden Gattungen auf
ein Minimum reduzieren und für die Bestimmung männlicher Blüten,
die sich zuweilen wegen der geringen Rückbildung der Stempel nur
schwer als solche erkennen lassen und dann den Blüten mehrerer anderer
Dicranostyleen-Gattungen äusserst ähnlich sind, könnte eine solche
Abtrennung vielleicht sogar sehr unbequem werden.
Die charakteristische Form der Kelchblätter der weiblichen Blüten
und ihre Scheidung in einen ungefähr kreisförmigen, gewölbten, basalen
Teil von etwas derberer Beschaffenheit und ein gegen diesen meist durch
eine Querfurche abgegrenztes, spathelig verbreitertes, blattartiges An-
hängsel ist übrigens auch an den männlichen Blüten wenigstens andeu-
tungsweise vorhanden. Auch bei ihnen gliedern sich die Kelchblätter in
einen derberen, gewölbten, basalen Teil und ein von ihm durch eine
quere Einwölbung geschiedenes krautiges Anhängsel, nur ist hier das
letztere zu einem kaum bemerkbaren, ein wenig auswärts gebogenen
und dadurch zwischen sich und dem Basalteile die Querfurche erzeugen-
den Spitzchen reduziert, wie es auch in verschiedenen anderen Gattungen
der niederen Convolvulaceen, wie z. B. Evolvulus, Jacquemontia und
Convolvulus, häufig wiederkehrt und zumal bei Seddera Capensis
Hazuter f. (in Bull. herb. Boiss. VI, p. 529) und Seddera hirsuta Dammer
(in Annuario R.Ist. Bot. Roma VII, 1898, p. 224) sehr deutlich als krau-
tiges Anhängsel ausgebildet ist. Auch die auswärts gebogene, blattige
Verlängerung der Kelchblätter vieler Arten der Gattung Rivea in dem
von mir angenommenen und in Band VI des Bull. herb. Boiss.
in einem Artikel über Rivea luzonensis sp. n. bekannt gegebenen
Sinne ist wohl mit den besprochenen Anhangsgebilden des Kelches
vieler niederer Convolvulaceen homolog. Als besonders charakteri-
stische Beispiele mögen genügen Rivea argentea m. (Leitsomia Roxs.),
Rivea multiflora m. (Ipomea Roxs.; Argyreia Roxburghiü Cuoisy) und
Rivea Hookeri m. (Argyreia CLARKE). |
Es mögen nun noch einige bemerkenswerte Thatsachen hervor-
gehoben werden, die sich bei der Analyse der Blüten ergaben. Zunächst
ist hier ein eigenlümliches Verhalten zu erwähnen, durch welches das
zuerst und ohne Bestimmung erhaltene Exemplar des Cl. hildebrandtioides
von den durch Scaınz beschriebenen männlichen Zweigen abweicht.
(424) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 61
Da nämlich sowohl nach den von Scennz und DerLers an Cladostigma,
wie auch nach den von mir an Hildebrandtia africana gemachten Beob-
achtungen auch die männlichen Blüten in diesen Gattungen im Allge-
meinen mit wohl ausgebildeten Griffeln und Narben versehen sind, von
denen die letzteren meist zwischen den Blumenkronenlappen frei her-
vorragen und daher schon ohne besondere Präparation an den Herbar-
exemplaren wahrzunehmen sind, so musste es mich befremden, dass an
dem ohne Bestimmung erhaltenen Exemplar des C. hildebrandtioides
äusserlich von Narben nichts zu bemerken war. Bei der Analyse fand
nun diese Thatsache darin ihre Erklärung, dass an diesem Exemplar
im Gegensatze zu den von ScHınz beschriebenen männlichen Blüten, in
denen sich zwischen den Staubbeuteln die kleinen, am Grunde kurz
zweilappigen Narben schon bei äusserlicher Betrachtung leicht auffinden
liessen, sowohl Griffel als Narben stark verkümmert sind. Die beiden
steif aufgerichteten, an der Spitze kaum merklich zu je einer winzigen,
kopfigen Narbe verdickten Griffel erreichen kaum die Länge des in eine
kahle, verhältnismässig grosse, becherförmige Ringdrüse eingelassenen
Fruchtknotens. Der letztere ist, wie es auch Scxinz für die männlichen
Blüten des von ihm untersuchten Exemplars beschreibt und wie ich
ferner für die weiblichen Blüten des nämlichen Exemplares feststellen
konnte, dicht seidig behaart und bildet somit einen bemerkenswerten
Unterschied gegenüber Cl. dioicum, wo er sowohl in den von RADLKOFER
beschriebenen weiblichen, wie auch in den durch Derters bekannt
gewordenen männlichen Blüten kahl befunden wurde. Ein weiterer
Gegensatz der beiden Arten bekundet sich in der Beschaffenheit der
Narben. Während sich nämlich für Cl. dioicum aus dem Vergleich der
Beschreibungen von Rapzkorer und DErLEers und der Exemplare von
Hinoegranor und Scawerurru ergiebt, dass die Narben in den männ-
lichen Blüten anscheinend auf ganz derselben Stufe der Ausbildung
stehen, wie in den weiblichen, sind sie bei CL. hildebrandtioides in den
weiblichen Blüten viel grösser als die schon ziemlich stark reduzierten,
oben kurz beschriebenen der männlichen Blüten, und in ganz ähnlicher
Weise, wie es Raprkorer für CL dioicum beschreibt, sind sie am Grunde
in zwei lange, hufeisenförmig zurückgebogene, am Aussenrande gegen
die Spitze hin elchgeweihartig gelappte und schwach spiralig gedrehte
Aeste gegabelt und ausserdem noch an der Spitze der Narbe selbst,
also der Insertionsstelle des Griffels gegenüber, zwischen den beiden
Hauptästen kurz gelappt. An den Staminodien der von mir untersuchten
weiblichen Blüten ist im Gegensatz zu Gl. dioicum, wo Raptkorer an
62 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (425)
Stelle der Antheren zungenförmige Anhängsel vorfand, auch der letzte
Rest von Antheren geschwunden, und Cl. hildebrandtioides verhält sich
in dieser Hinsicht demnach zu der Rapikorer’schen Art, wie Hilde-
brandtia somalensis zu H. africana.
Es erübrigt nun noch, von unserer neuen Art in üblicher Weise eine
Beschreibung zu geben, wobei es vielleicht am Platze ist, der Vollständig-
keit halber auch die Litteratur der bereits bekannten Art und der
Gatlung in gedrängter Form zusammenzustellen.
Cladostigma Rapıxe. in Abhandl. Naturw. Vereins Bremen VII
(Il. 1883), p. 412; Duranp Ind. gen. (1888), p. 286; Barton Hist. des pl.
X (1890), p. 312 et 328; Peter in ENGL. und PrantL Nat. Pflanzenf. IV,
3a (1891), p. 15 et 18; Harrer f. in Encı. Jahrb. XVI, 4—5 (27. VI.
1893), p. 534, 563 et 570. — Hippocrepistigma DerLers in Bull. soc. bot.
France XLII, 3 (III. 1896), p. 121. — Evolvulus sp. SCHWEINF. mss. ed.
DEFLERS 1. c.
1. Cl. dioicum Rapıe.! 1. c.; Peter L. c., p. 18; Hazzier f., 1. c. XVII,
1-2 (22. XII. 4893), p. 87, non Schinz ! — Evolvulus Lavæ Scawr. mss.!
ed. DEFLERS 1. c. — Hippocrepistigma fruticosum Dertess I. c. ex descr.
et specim. SCHWEF.!
Corolla floris © (in specim. Schw. et Riva n. 1611) calycem superans,
semi-b-fida, lobıs ovatis subacutis, extus præter margines pilis dibrac-
chiatis subsericea; staminodia basin versus sensim dilalala pilisque
asciformibus A-3-cellularibus cuscutaceis aspersa nec stipulato-dentata,
antherarum loco apicibus sterilibus ligulatis terminata; ovarium disco
annulari insidens, excepto apice pilis paucis dibracchiatis asperso
glabrum; styli 2 ima hasi tantum connai; stigmata 2 hippocrepiformi-
curvala; capsula immatura (in herb. Berol. specim. HıLpesr. n. 489)
corollæ emarcidæ residuis calyptrata, globosa, glabra, exsiccando com-
pressa suluris 4 cruciatis dehiscens, 2-locularis, loculis abortu mono-
spermis, pericarpio tenuiter chartaceo, sæpto orbiculari tenuiter mem-
branaceo, seminibus (immaturis) nigris glabris.
Abessinien, Habab, 3000’ (J. M. HıLpegranpr, Aug. 1872, n. 489!,
Hb. Berol., Monac., Mus. Brit. — «Fl. lact.» ©).
Colonia Eritrea, oberes Lawa-ihal, 1300 m (G. SCHWEINFURTH,
24. April 1891, n. 1606!, Hb. Ber., Monac. — 4 und © Blüten); partie
inférieure de la Vallée Damas, 520 m (Scaweinr. et D. Riva, 29. Il.
1892, n. 647!, Hb. Kew.); Aideresö, 1245 m (Schw. et Riva, 8 Apr. 1892,
er pit ETS AT nel 2 rh COM. ‘la Er,
Ma Pr \ = F
er =
(426) H. SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 69
n. 4611! Hb. Tur. — © Blüten); bei Mahio im Thale des Haddas, 1000-
1075 m (ScHhweinr.. 16.-18. Mai 1894, n. 473!, im Hb. Ber. vermengt mit
Seddera arabica Caoisy, im Hb. Tur. die letztere allein. — 4 Blüten).
Arabien, Wadi Mo ’aden (Bil. Soubaihi), in convallibus regionis mon-
tanæ inferioris (DEFLERS, Majo ineunte 1894, n. 1172 teste DEFLERS Ipso
1. c. — Ex calyce 9).
2. Cl. hildebrandtioides HarLıer f. in Annuario ist. bot. di Roma Vil
(1898), p. 224, sine deser. — Cl. dioicum ScnHinz! in Bull. herb. Boiss.
II, 8 (VI. 1895), p. 414, non Ranixk.!
Frutex aridus, fere Spirez prunifoliæ habitu, squarrose ramosus,
heterocladus, pilis malpighiaceo-dibracchiatis argyreo-sericeus, habitu
ramis floribusque et masculis et foemineis Cl. dioico simillimus, sed hete-
rocladia peculiari et foliorum forma potius Hildebrandiiam mentiens,
indumento quoque et ovario hirsuto bene distinetus; rami ali elongati,
strieli, graciles, teretes, tenuiter argenleo-sericei, foliosi, inferne glabres-
cenles et lutescentes, denique cinerascentes et aphylli, apice denique
spinescentes, ali (ex illorum nodis nati) abbreviati, tuberculiformes, raro
parum elongati; folia in ramis elongatis sparsa, in ramis abbreviatis
cum floribus et folio fulcrante, si nondum delapsum est, fasciculatim
congesla, parva, obovato-elliptica vel subspathulata, rarius — in ramorum
novellorum apice — elliptico-lanceolata, obtusa vel emarginata et in
emarginatura mucronulata, rarius acuta, basi acuta in petiolum brevissi-
mum attenuala, integerrima, herbacea, utrinque einereo-viridia et tenuis-
sime argenteo-sericea, nervis lateralibus utrinsecus 2-3 erectis tenuibus
vix Conspicuis, avenia; flores parvi, pentameri, diceci, axillares, solitarii,
in ramulis complures cum foliis fasciculatim congesti vel rarius — in
ramulis paulo elongatis -— remotiuseuli; pedicelli florum g' longius-
euli, florum © plus duplo longiores, capillares, argenteo-sericei, prope
basin bracteis binis minutissimis linearibus præditi, sepala cujusvis
floris subæqualia, extus argenteo-sericea, tenuiter membranacea, basi
parum firmiore plerumque convexiuscula, florum g' parva, quam corolla
plus dimidio breviora, ovata, obtusiuscula, florum ® multo majora, corol-
lam subæquantia, insigniter spathulata, basi firmiore arcte imbricala,
dimidio superiore valde dilatato foliaceo paulo recurva, tenuiter trinervia
et reticulato-venosa; corolla florum utriusque sexus æqualis, infundi-
bularis, semi-5-fida, lobis ovalis aculiuseulis medio dorso sericeis margine
utroque glabris; filamenta quam corolla breviora, glabra, basin versus
sensim dilatata nec Sedderæ more stipulato-dentata, florum fœminearum
antheris omnino destitula; antheræ oblongæ, sagittatæ, introrsæ, rimis
OR a EEE ETES SERIE
SR REA ; a TES: Frs PE AN RE REN
6% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (427)
binis sublateralibus dehiscentes; pollinis granula ut in Convoloulis :
ellipsoidea, inermia, granulosa, plicis 3 longitudinalibus striala;ovarium
disco majuseulo cupulari glabro insidens, subglobosum, dense hirsutum,
florum © 2-loculare, loculis 2-ovulatis. florum g' paulo diminutum,
cassum; styli 2 distincti, longi, filiformes, pilis raris dibracchiatis
aspersi, florum d stigmate majusculo capitato basi manifeste bilobo
terminali vel rarius brevissimi et stigmate minuto capitato obsolete
bilobo terminati; florum © stigmata exserta, majuscula, basi profunde
in ramos 2 longos retrorsos extrorsum alceiformi-lobatos circinatos hippo-
crepiformi-furcata, lobis singulis quoque subcireinatis, apice inter ramos
recurvos quoque lobata; fructus non exstant.
Rami fere 3 dm longi, 1—2 mm crassi; ramuli florigeri raro usque
2 cm longi; folia cum petiolo 1—3 mm longo 5—25 mm longa,
2—9 mm lata; bracteæ usque 2 mm long&; pedicelli florum & ca.
5 mm, florum Q 10—15 mm longi; sepala florum g' 3 mm longa,
1,5 mm lata, florum © anthesi ineunte 4 mm longa, fere 2 mm lata, post
anthesin usque 6 mm longa, superne fere 4 mm lata; corolla utriusque
sexus 5—6 mm longa, 4—6 mm lata.
Somali-land, Abdallah (Prof. Dr Keirer, 1. Mai 1895, n. 451, Hb.
Turie. — g Blüten mit die Länge der Krone fast erreichenden, in je
einer ziemlich grossen, kopfigen, am Grunde deutlich zweilappigen Narbe
endigenden Griffeln, und © Blüten); ebendort (derselbe!, 4. Mai 1895,
ohne Nummer, Hb. Turie. — d‘ Blüten mit äusserst kurzen, kaum
merklich in je eine winzige, undeutlich zweilappige Narbe verdickten
Griffeln).
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(428) H. SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 65
PEDALIACHA.
HANS SCHINZ (Zürich).
Sesamum ($ Sesamotypus) Dinterii SCHINZ
Ubique dense glanduloso-pilosa; folia integrifolia, longe petiolata,
Janceolata-elliptica, mucronata; flores breviter pedicellati; calycis laciniæ
anguste lanceolatæ, acutæ: corolla magna, rosea, maculata; corollæ tubus
basi gibbus, superne constrictus.
Südwest-Afrika : Hereroland, trockene Felsen etc. bei Salem (Juni),
Dinter 2.
Nach schriftlicher Mitteillung des Sammlers wird die Pflanze, von der
ich leider nur einen obern Sprossteil besitze, cirka 1'/. m hoch. Sie ist
ausgezeichnet durch eine silbergraue, feine Behaarung, die alle Teile
bekleidet und die aus dünnen, schlanken Drüsenhaaren besteht. Die
lanzettlich-elliptischen Blätter sind + 2 cm lang gestielt, ungeteilt,
+ 4 em lang und bis 15 mm breit. Die Spreite ist am Grunde etwas
verschmälert, am entgegengesetzten Ende von einer kleinen Hyathoden-
spitze überragt. Die Kelchzipfel erreichen eine Länge von + 7 mm,
sie sind etwa so lang wie der basale, höckerige Teil der Kronröhre. Die
Krone selbst ist auffallend gross, rosarot gefärbt und dabei ausgezeichnet
durch grosse schwefelgelbe Flecken. Sie ist sehr weit und erinnert in
dieser Beziehung etwas an die Blüten der Martynia-Arten. Früchte fehlen
meinem Exemplar.
Diese infolge der grossen Blüten sehr auffallende Art erinnert nament-
lich, dank ihrem Indument, an das von Engler beschriebene Sesamum
Marlothü, in mancher Hinsicht auch an Sesamum Schinzii Aschers.; von
beiden unterscheidet sie sich durch grössere und mit weiterm Schlund
versehene Blüten, von 8. Marlothii überdies durch ungeteilte Blätter.
BULL. HERB, Bo1ss,, janvier 14899. D
66
Drei neue Dionysien
as dem stualichem Persien
von
Joseph BORNMULLER.
Tafel II.
Die Entdeckungsgeschichte der bisher bekannt gewordenen 12 Arten
der Gatiung Dionysia, jenes fast ausschliesslich auf die Gebirgswelt des
iranischen Hochplateaus beschränkten interessanten Primulaceenge-
schlechts, drängt uns die Ueberzeugung auf, dass die weniger durch-
forschten Gebiete Persiens, insbesondere die südlichen Gebiete, die
Zagrosketten und das Kohrudgebirge, gewiss noch eine Reihe unbekannter
Arten dieser lieblichen, dort unsere europäischen Genera Aretia und
Gregoria vertretenden Gattung bergen müssen; denn das Verbreitungs-
gebiet der meisten dieser Arten scheint ein äusserst begrenztes zu sein,
jeder Reisende brachte neue Arten mit, während die bereits bekannt
gewesenen Arten in der Mehrzahl nicht wieder gesammelt worden sind.
Kotschy hatte das Glück, in den Gebirgen Farsistans allein 5 neue Arten
aufzufinden, von denen 4 Arten bei Persepolis entdeckt, dann aber nicht
wieder gefunden wurden. In dem südlichen Persien sind neun Arten
vertreten; nur eine Art der Gattung, D. tapetodes Bge., ist ausser in Per-
sien in Affghanistan beobachtet worden, in den persisch - kurdischen
Grenzgebirgen und in Assyrien ist D. Aucheri (Duby) zu Hause, und
D. aretioides (Lehm.) gehört den Randgebirgen des nördlichen Persiens
an. In den an neuen Arten so reichen Pflanzensammlungen von Herrn
Th. Strauss aus den Gebirgen der weiteren Umgegend von Sultanabad,
vom Elwend bei Hamadan etc. hat sich bisher keine Dionysia eingestellt,
auch die Pflanzenaufzählung der « Ergebnisse der Polak’schen Expedition
(2) JOSEPH BORNMÜLLER. DREI NEUE DIONYSIEN. 67
nach Persien » weist keinen Vertreter der Gattung auf, und es ist daraus
zu schliessen, dass dieses nördliche Gebiet, wo bisher nur D. cespitosa
Duby ein einziges Mal auf dem Elwend gesammelt wurde, zum min-
desten sehr arm an Dionysien ist, dass aber weitere neue Arten sicher
im südlichen Persien zu erwarten sind. Leider habe ich nicht erfahren
können, was Herrn Dr Stapfs diesbezügliche Ergebnisse seiner Reise
(1885) im südlichen Persien gewesen sind und welche der Kotschy’schen
Arten bei dieser Gelegenheit wiedergefunden wurden.
Mir selbst ist es nun in J. 1892 vergönnt gewesen, auf meinen Reisen
im südlichen und südöstlichen Persien drei neue Dionysien zu
entdecken, aber nur zwei der bekannten, seit ihrer Entdeckung nicht
wieder gefundenen Arten anzutreffen; allerdings ist hierbei zu berück-
sichligen, dass ich das an Dionysien reichste Gebiet, die Gebirge von
Schiraz und Persepolis nur flüchtig im Winter durchzogen habe, wo an
einer Besteigung der Berggipfel Abstand genommen werden musste.
Von den drei neuen Arten entdeckte ich die eine bei Yesd im Gebirge
Schirkuh, hier im Glauben D. curviflora Bge. an der klassischen Stelle
Buhses wiedergefunden zu haben, zwei andere Arten stellten sich in den
Gebirgen unweit der Stadt Kerman ein, dort in Gesellschaft der in der
äusseren Erscheinung sehr ähnlichen, ebenfalls kompakte mit gold-
gelben Blüthen überschüttete Polster bildenden D. rhaptodes Bge. Bis
zum Jahre 1888 (Boiss. Fl. or. suppl.) waren acht Species nur ein ein-
ziges Mal gefunden worden, zwei davon sammelte ich im Jahre 1892
und eine dritle (D. bryoides Boiss.) ist mir aus der Stapfschen Sammlung
bekannt geworden. Nach Bunges monographischer Arbeit « Die Arten der
Gattung Dionysia » ' sind die Arten in nachstehender Zeitfolge entdeckt
worden :
1770. D. aretioides (Lehm. 1817 sub Primula). — Ghilan; leg. Hablitzl
(später nicht wieder gefunden).
1784. D. Michauxii (Duby 1843 sub Gregoria). — Persien ; leg. Michaux
(nicht wieder gefunden).
1835. D. Aucheri (Duby sub Gregoria — D. odora Fenzl 1843 -- Assyrien ;
detex. Aucher (später von Kotschy, 1842 und von Haussknecht,
1867, wieder gesammelt).
9 D. cespitosa Duby = Macrosiphonia cespitosa Duby 1844). — Elwend
und Ispahan ; leg. Aucher (später nicht wieder gefunden).
* Bull, de l'Acad, impér. des sciences de St. Petersbourg, tom. IV (29. VII.
1871).
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
1840. D. tapetodes Bge. 1851. — Affghanistan; leg. Griffith (später, 1858,
Bunge in Chorassan und Aitchison in Affgh.).
1842. D. revoluta Boiss. 1846. — Schiraz; leg. Kotschy (später, 1869,
Haussknecht in Luristan).
» D. diapensiefolia Boiss. 1846. — Schiraz; leg. Kotschy (später
Bornmüller, 1892).
» D. bryoides Boiss. 1846. — Schiraz; leg. Kotschy (später Stapf, 1885).
» D. drabefolia Bge. 1871. — Schiraz; leg. Kotschy (später nicht
wieder gefunden.
» D. Kotschyi Bge. 1871. — Schiraz; leg. Kotschy (später nicht
wieder gefunden).
1849. D. curviflora Bge. 1871. — Yesd; leg. Buhse (später nicht wieder
gefunden).
4859. D. rhaptodes Bge. 1871. — Kerman; leg. Bunge (später, 1892,
Bornmüller).
hierzu die neuen Arten : !
1892. D. oreodoxa Bornm. — Kerman.
» D. janthina Bornm. et Winkl. — Yesd.
» D. heterochroa Bornm. — Kerman.
Neue Standorte :
D. diapensiæfolia Boiss.; Prov. Farsistan : an den Felswänden der Königs-
gräber « Nakschi Rustam» nördlich von Persepolis. 7. XI. 1892, ca. 1800 m.
(exs. n° 3875a, nur zwei blühende Exemplare).
D. rhaptodes Bge.; Prov. Kerman : Kuh-i-Dschupar bei Kerman, bei 2650 m.
(fr.) und 32-3400 m. (flor.) V. 1892 (exs. n° 3870, no 3871).
Neue Arten :
1. Dionysia oreodoxa Bornm. (spec. nov. ex. affinitate D. revo-
luiæ Boiss.) fruticulosa ramis elongatis tortuosis denudatis in rupium
fissuras immersis vel ramosissimis cespites densos hemisphæricos for-
mantibus, inferne foliis vetustis glomeruloso-foliosis ad apices folia
1 Ferner : D. Sintenisii Stapf (in Sint. exs. no 1282) von Mardin im nördl.
Mesopotamien, noch unbeschrieben, nahe verwandt mit D. Aucheri (Duby). Die
geringere Zahl der Blattzähne (drei) und die andere (nicht auffallend hervor-
tretende fächerförmige) Nervatur des Blattes lassen sie von letzterer leicht unter-
scheiden.
(4) JOSEPH BORNMÜLLER. DREI NEUE DIONYSIEN. 69
imbricata plus minus adpressa ferentibus; foliis oblongis sessilibus basi
latiuscula cauli adpressa patentibus vel curvatim refractis margine lobu-
lato-crenatis revolutis uninerviis, glandulis subsessilibus obsitis ceterum
glabris; floribus in apice ramulorum singulis vel geminatis subsessilibus,
calyce glabro usque ad basin 5-partito laciniis oblongis acutiusculis;
corollæ aureæ hirtulæ tubo calyce 3-3‘/2-plo longiore, limbi laciniis inte-
gris orbicularibus.
Syn.: Primula (Androsace, Aretia) oreodoxa Bornm. (sensu 0. Kuntze).
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, Kerman, in faucibus et in
rupibus ad septentrionem spectantibus regionis alpinæ montium Kuh-i-
Nasr, altit. c. 3400 m. sm., et Kuh-i-Dschupar, alt. c. 3000-3500 m. (exsicc.
Bornm. iler Persico-turcicum 1892-93, no 3873 et n° 3873).
Allein mit D. revoluta Boiss. verwandt unterscheidet sie sich von
dieser (nach den von Kotschy bei Schiraz gesammelten Exemplaren
[Original], sowie den von Haussknecht erhaltenen Stücken [ß. canescens
Boiss.|) durch den völligen Mangel der Haare an Zweigen, Blättern und
Kelchen, durch die knäulig fast quirlartig gedrängten Blätter der
älteren Stammteile, durch die dicht fast dachziegelartig beblätterten
Endtriebe, durch breitere mit breiter Basis sitzenden Blätter, durch
kürzere (3-4 m. lange) bis auf den Grund geteilte Kelche, durch breitere
(nicht schmallineare) Kelchabschnitte, durch einen grösseren, bis 11 mm.
messenden Saum der Blumenkrone.
Die Blüthen sind dichogamisch, je nach der Insertion der Staubblätter
ist der enge Tubus der Corolla bald in der Mitte, bald oben (erst unter-
halb des Saumes) erweitert, und dem entsprechend ist der Griffel bald
kürzer als die Antheren, bald ragt er deutlich über den Saum der Blumen-
krone hinaus; beide Formen treten gleichhäufig auf.
Die zierliche neue Art ist in den genannten Hochgebirgen, im Verein
mit D, rhaptodes Bge. und einer dritten neuen Art, ein herrlicher
Schmuck aller der Sonne abgewendeten Felspartien; gleich unseren
Arelia-, Gregoria- und Androsace-Arten sind die kleinen Polster über-
schüttet von zahllosen Blüthen hier von goldgelber Färbung. Die Blüthe-
zeit fällt in jenen Regionen über 3000 m. Seehöhe in die erste Hälfte
des Mai; in den tiefer gelegenen Schluchten dürfte sie um einige
Wochen früher fallen.
Eine abnorme Form traf ich Mitte Juli auf dem bei Kerman gelegenen
niederen, ca, 23-2400 m. hohen Bergrücken in einer nie von der Sonne
bestrichenen Felsspalte des Kuh-tagh-ali an; sie ist als eine vergeilte
Schattenform wärmerer Lage zu betrachten und als solche sehr unkennt-
70 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
lich. Die gipfelständigen, kleine Rosetten bildenden Blätter sind merklich
grösser, am Rande nicht umgerollt, an der Basis verschmälert, gestielt,
die dünen verlängerten Zweige sind ziemlich gleichmässig beblättert,
die Polster sind weich und locker. Die Form des Kelches und die Form
und Bekleidung der lappig gezähnten Sommerblätter, die nur vereinzelte,
fast sitzende Drüsen, sonst aber keine weitere Behaarung aufweisen,
rechtfertigen meine Annahme, dass auch diese Form nichts mit D. revo-
luia Boiss. zu thun hat, und dass ich diese als f. umbrosa æstivalis der
D. oreodoxa Bornm. (exs. n° 3874) richtig bezeichnete; ganz ausge-
schlossen sind D. aretioides (Lehm.) und D. Aucheri (Duby), meist völlig
andere Typen, von denen mir Herbarexemplare oder Abbildungen vor-
liegen.
2. Dionysia janthina Bornm. et Winkler (spec. nov. ex. aff. D.
Michauxü Boiss.) pulvinata ramis squamoso-foliosis tenuiter columnaribus
confertissimis; foliis minutissimis per multos annos persistentibus den-
sissime et adpressissime imbricatis, integerrimis, vetustioribus fuseis
brevissimis late-spathulatis obtusissimis apice rotundatis vel subretusis,
junioribus (in apice ramorum) spathulatis breviter mucronatis, omnibus
eglandulosis pilis albis longiusculis subadpressis opacis vel paulisper
sericantibus subargenteo-canescentibus; corollis solitariis sessilibus 20-
laceis; calycis hirti ad basin partiti laciniis lineari-lanceolatis acutiuseulis
subæquilongis folia subsuperantibus; corollæ hirtæ calyce 3-4-plo longioris
laciniis cuneato-ovatis lobis retusis irregulariter crenulatis.
Syn. : Primula (Androsace, Aretia) janthina Bornm. et Winkler (sensu
0. Kuntze).
Persia orientalis : prov. Yesd, in parietibus rupium et in rupestribus
umbrosis montium Schirkub, inter pagos Taft et Deh-bala non procul ab
urbe Yesd, ca. 2000 m. s. m. (exs. iter Persico-turcicum 1892-93, n° 3869).
An senkrechten oder überhängenden Felsen, in Spalten oder zwischen
Felsblôcken, bildet diese Art niedere, äusserst compakte sehr feste weiss-
schimmerde Polster von 5-15 cm. Höhe und doppelter Breite. Die reich-
verzweigten schuppenartig beblätterten säulenförmigen Zweige, im
untern Teil braun, in den oberen Teilen silbergrau, haben einen fast
gleichmässigen Durchmesser von 3-4 mm., die Blätter sind 2,5 —3 mm.
lang und ca. 2 mm. breit; die an der Spitze der Zweige befindlichen
Blätter sind etwas spitzlich und gleichen in der Form den losgelösten
Zapfenschuppen von Picea excelsa, die unteren mehr jenen von Abies
pectinata. Die Kelche messen ca. 3,5 mm., die Corolla 11-15 mm., der
(6) JOSEPH BORNMÜLLER. DREI NEUE DIONYSIEN. 71
Saum der Blumenkrone ca. 4-5 mm. Die beiden Formen der dicho-
gamischen Blüthen treten gleichhäufig neben einander auf.
Unsere Art gehört nach Bunges Monographie zur Gruppe € «pulvinatæ,
columnares» und ist der kurzen Blätter halber allein mit D. Michauxü
(Duby) zu vergleichen; nach Boissiers Anordnung ist sie jenen Arten
unterzuordnen, die mit «folia omnia integerrima.... plana flabellatim
nervosa » überschrieben sind; auch hier kommt nur D. Michauxit (Duby)
in Betracht, da D. tapetodes Bge. in der Tracht und durch kahle, nur
drüsig punktierte Blätter weit verschieden ist. D. Michausü (Duby) zählt
zu den seltensten und wenig bekannten Arten der Galtung, sie ist in
Persien von Michaux vor 114 Jahren entdeckt, späterhin aber niemals
wieder gesammelt worden, über die genauere Lokatität der Fundstelle
wissen wir nichts. Herr C. Winkler (St. Petersburg) war nun in der
glücklichen Lage, unsere Art mit D. Michauxü (Duby) vergleichen zu
können, und kam zur Ueberzeugung, dass die unsrige sicher von D. Mi-
chauxii (Duby) spezifisch verschieden ist.
Nach C. Winklers freundlicher Mitteilung unterscheidet sich D. jan-
thina Nob. besonders durch die viel stärker behaarten Blätter sehr
augenfällig von D. Michauxi (Duby), ferner durch die Blattgestalt und
durch die völlig andere Art des Indumentes : « die aus deutlichen,
scharf von einander abgegrenzten Zellen bestehenden Haare sind bei
D. janthina Nob. drei mal länger als bei D. Michauxii (Duby). aber
auch die Stellung der Haare, die sich namentlich nach oben in einen
pinselförmigen « Mucro » zusammenfinden, macht ein nicht zu unter-
schätzendes Merkmal der neuen Art aus; zu dem die Farbe der
Blume ». — Eine violette Corolla besitzt unter den bisher bekannten
42 Arten nur noch D. bryoides Boiss., die nach den mir vorliegenden
Kotschy’schen Originalexemplaren, sowie nach den neuerdings von
Herrn Dr ©, Stapf in Farsistan gesammelten Stücken eine ganz ver-
schiedene und nicht in Betracht kommende Art darstellt; ebenso wenig
ist D. curviflora Bge. mit kahler gelber Blume und drüsig bekleideten,
anders gestalteten Blättern in Vergleich zu ziehen. Letztere hat ebenfalls
das westlich von Yesd, gegen die Wüste hin in gewaltigen Berglinien
aufsteigende Gebirge «Schir-Kuh » zur Heimat, ist mir aber dort sonder-
barerweise nicht begegnet, ebenso wie es mich befremdet, dass die sehr
auffallenden, oft den Moospolstern von Leucobryum glaucum gleichenden
Dionysien-Kissen von D. janthina Nob. dem scharfen Auge eines Buhse
entgehen konnten. Die oben genannte Lokalität von D, janthina Nob. ist
nicht zu verfehlen : zahlreich findet sich die neue Art am Eingang einer
72 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
nicht unbedeutenden Höhle vor, die wir als «grosse Sehenswürdigkeit »
dieser Gegend nicht unbeachtet lassen durften; auch an den benach-
barten Felsabhängen einer Schlucht, durch die dann der Weg nach Deh-
bala führt, sah ich Polster dieser Dionysia an den Felswänden kleben.
3. Dionysia heterochroa Bornm. (sp. nov. ex. aff. D. rhaptodis
Bge.) fruticulosa dense pulvinari-cespitosa, ramis tortuosis inferne plus
minus denudatis superne ob folia vetusta imbricata vel interrupte-imbri-
cata ramulis columnaribus; foliis griseo-virentibus oblongo-linearibus
obtusis uninerviis recurvo-patulis glabris eglandulosıs (rarius tantum in
axillis arachnoideo- vel flocculoso-lanatulis); floribus sessilibus solitariis
aureis demum (in exsiccatis) virescentibus glabris; calycis usque ad basin
partili laciniis uninerviis lineari-acutis; corollæ tubo calyce 4-5-plo lon-
giore, limbi laciniis obovatis vel orbicularibus integris vel paulo emar-
ginatis.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in rupibus regionis alpine
montis Kuh-i-Dschupar ditionis urbis Kerman, ca. 3800 m. s. m. 12. VI.
1892. (Bornm. exs. iter-Persico-turcicum 1892-93, n° 3872.)
Syn. : Primula (Androsace, Aretia) heterochroa Bornm.' (sensu
0. Kuntze).
Höhe der Polster 2-8 cm.; Blätter je nach Standort 3-5 mm. lang und
dem entsprechend 0,8-1,5 mm. breit; Kelch 3,5 mm., Corolla 13-15 mm.
Saum der Blumenkrone 6-7 mm. Die vorliegenden Exemplare sind lang-
griffelig, indessen ist der Griffel der dichogamischen Blüthen stets kürzer
als die Blumenkronröhre. Die nächste Verwandte der neuen Art ist
D. rhaptodes Bge., welche sich in denselben Gebirgen vorfindet; beide
besitzen ganzrandige, einnervige, am Rande umgerollte Blätter, indessen
besitzt D. rhaptodes Bge. eine behaarte Blume und eine überaus charak-
teristische hispide Bekleidung an Zweigen, Blättern und Kelchen, während
D. heterochroa Bornm. sich durch Kahlheit der Blätter nicht nur von die-
ser, sondern auch von den anderen Arten (D. bryoides Boiss., D. Kotschyi
Boiss. und D. curviflora Bge.) gut unterscheidet. Auch ist die Belaubung
der unteren Zweigteile bei D. rhaptodes Bge. eine andere, gleichmässig
dichtere (daher die Zweige säulenartig), diejenige bei D. heterochroa
Bornm. indessen nicht gleichmässig fortlaufend, sondern die Blätter
stehen, je nach dem Jahreszuwachs, geknäult und stufenartig gedrängt.
Die auf sonnigen hochalpinen Felsgraten gewachsenen Individuen
1 Non Primula heterochroma Stapf.!
(8) JOSEPH BORNMÜLLER. DREI NEUE DIONYSIEN. 73
bilden äusserst feste kompakte Polster, die denen gewisser Saxifraga-
Arten (S. squarrosa Sieb., S. diapensioides B. M., S. aretioides Lapr.)
täuschend ähnlich sehen. Ausser den hervorgehobenen Merkmalen
besitzt D. heterochroa Bornm. noch eine Eigenschaft. die sie leicht vor
den im gleichen Gebirge vorkommenden Arten, D. oreodoxa Bornm. und
D. rhaptodes Bge., kenntlich macht, insofern die goldgelbe Blumen-
krone beim Verblühen oder beim Abtrocknen (also bei den Herbar-
exemplaren) sich sofort ins Dunkelgrüne verfärbt, während die beiden
anderen Arten bei gleicher Behandlung die schöne Farbe beibehalten.
Es brauchte wohl nicht besonders hervorgehoben zu werden, dass die
drei neuen Arten im Gattungscharakter völlig mit den anderen Arten
übereinstimmen : Der Kelch ist bis zur Basis geteilt, so dass sich die
fünf völlig freien Fruchtklappen nach Auswurf der Samen sternförmig
ausbreiten; der Tubus der Corolla ist schmal und lang, im Schlund kahl.
Dass die Blumenkrone bei einigen Arten gekrümmt beobachtet worden
ist (D. cruviflora Bge.), ist völlig gegenstandslos; es kommt dies bei
allen Arten vor, sobald die Blume im Abblühen begriffen ist, und ist rein
mechanischen Ursachen zuzuschreiben.
Nach Herrn Dr Otto Kuntzes Ausführungen (Revisio gen. plant., p. 399-
400) wäre die Gattung Dionysia nebst einer Reihe anderer Gattungen
(Aretia, Androsace, Douglasia u. a.) einzuziehen und mit Primula zu
vereinigen. Ich habe darauf nicht oder nur insofern Rücksicht genommen,
als ich den oben beschriebenen Arten die Synonyme : Primula oreo-
doæa, P. janthina, P. heterochroa beifügte. Nach O. Kuntze sind zu
ändern gewesen D. Aucheri (Duby) in Primula odora (Fenzl), D. cespitosa
Duby in P. Macrosiphonia O0. Kuntze; alle anderen 10 Arten konnten
unter Beibehaltung des Artennamens in der Gattung Primula (nur
P. revoluta |Boiss.] ist übersehen) weiterbestehen. — Da neben Primula
(Dionysia) aretioides Lehm. nicht eine zweite Pflanze gleichen Namens
bestehen kann, nämlich P. aretioides (Heer) 0. Kuntze (Revisio p. 400),
so wäre unsere Androsace obtusifolia Vill., falls es nicht schon geschehen
ist, abermals mit einem neuen Namen zu beglücken.
Berka a. [., 31. August 1898.
Nachtrag : Wie mir Herr Dr Stapf brieflich (Kew, 29. Okt. 1898)
mitteilt, ist es ihm gelungen, auf seiner Forschungsreise im südlichen
Persien (1885), ausser der erwähnten Dionysia bryoides Boiss. noch
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
D. revoluta Boiss. und vor allem die längst verschollene D. Michauxü
(Duby) wieder aufzufinden und zwar bei Schiras auf dem höchsten Grat
des Kuh Bamu. Den Herren Barbey und Autran, welche mir das im
Herbar Boissier befindliche Stapf’sche Exemplar von D. Michauxü (Duby)
(verglichen mit dem Original im Herbarium Michaux, Paris) freundlichst
zur Einsicht übersandten, sehe ich mich zu besonderem Dank verpflichtet.
Mit dieser Pflanze hat allerdings unsere oben beschriebene D. janthina
sp. nov. nichts gemein oder doch weit weniger, als ich aus dem Wortlaut
der Diagnose bisher annehmen durfte.
4%. November 1898.
E
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1
©Ot
Die Zyridaceen Paraguays
von
Gust.-0.-An. MALME
Als ich mich im August dieses Jahres in Genf aufhielt, um in dem
jetzt im Herbier Boissier befindlichen grossen Flechtenherbar des ver-
storbenen Prof. Dr J. Müller Argoviensis Teile der von mir aus
Brasilien und Paraguay mitgebrachten Flechtensammlung zu bearbeiten,
erhielt ich die Gelegenheit, einige in den Herbarien Boissier, Decan-
dolle und Delessert aufbewahrte Teile der von dem bekannten franzö-
sischen Botaniker B. Balansa in Paraguay gemachten Phanerogamen-
sammlung einzusehen, und ich fand darunter auch einige Xyridaceen,
welche, da die paraguayischen Repräsentanten dieser Familie recht wenig
bekannt sind, ein nicht geringes pflanzengeographisches Interesse
haben.
In seiner bekannten Arbeit «Studien über die Xyridaceen » ', führt
Alb. Nilsson im Jahre 1892 nur eine Species der Gattung Xyris als in
Paraguay gefunden auf, und zwar die weit verbreitete X. macrocephala
VYahl, die von Prof. Dr P. G. Lorentz in der Nähe von Villa occidental
(jetzt Villa Hayes) gesammelt worden war, In demselben Jahre, aber
etwas später, erschien Thomas Morong and N. L. Britton, An enu-
meration of the plants collected by Dr Thomas Morong in Paraguay,
1888-1800*, Die Xyridaceen sind von H. Ries bestimmt worden, und
er zählt, 1. c, pag. 242 und 243, deren drei auf, und zwar :
Xyris laxifolia Mart.,
' Kongl, svenska Vetenskaps-akademiens Handlingar. Bandet 24, No 14.
Stockholm 1892.
? Annals N, Y, Acad, Sei. VII, Dec. 1892.
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
X. communis Kunth und
X. tortula Mart.
Xyris laxifolia Mart. ist aber nur ein jüngerer Name der X. macro-
cephala Vahl, und X. communis Kunth ist nur eine durch trockneren
Standort hervorgerufene Varietät dieser Species. Die von Ries erwähnte
X. tortula habe ich nicht gesehen, muss deshalb unentschieden lassen,
ob sie in der That zu der übrigens oft verkannten X. tortula Mart.
gehört. Vielleicht ist es eben dieselbe wie die unten beschriebene X. gua-
ranitica Malme, welche ganz entschieden von der Martius’schen Species
zu trennen ist.
Dies ist, so weit ich habe finden können, alles, was über die Xyrida-
ceen Paraguays veröffentlicht worden ist. Es waren somit bis jetzt nur
zwei paraguayische Xyridaceen bekannt : Xyris macrocephala Vahl und
die von Ries erwähnte X. tortulu. Die in Genf aufbewahrten Teile der
der Balansa’schen Sammlung enthalten fünf Species, welche ich unten
aufzähle. Um ihre Stellung in der Zusammensetzung der Flora Paraguays
klar zu machen, füge ich auch kurze Angaben über ihre bis jetzt bekannte
geographische Verbreitung bei.
X. macrocephala VanL.
Nilsson, Studien, p. 30.
Paraguay : Caaguazu («Dans les prairies marécageuses ». Mars 1876.
Balansa 562! — «Dans les marais ». 18 °°/ 76. Balansa 5631), Villa
Hayes (Lorentz Parag. 36!), Luque (Morong 392), Villa Rica (Morong
582).
Die von mir untersuchten Exemplare gehören zu der Var. major (Mart.)
Alb. Nilss.
Zwischen X. macrocephala Vahl und X. communis Kunth giebt es
keinen durchgreifenden Unterschied. Die Breite der Blätter und die
Grösse der Aehren wechseln beträchtlich je nach dem Standorte (und
nach dem Alter), und auch in Bezug auf die Sepala lateralia findet man
zahlreiche deutliche Uebergänge. Von den beiden Namen ist der ältere,
X. macrocephala Vahl, beizubehalten. Vielleicht muss jedoch auch
dieser einem noch älteren weichen, denn, wie schon Nilsson, LL. c.
pag. 32, hervorgehoben hat, ist X. caroliniana Walt. kaum von X. macro-
cephala zu trennen, und dieser von Walter gegebene Name 1st siebzehn
Jahre älter als der Vahl’sche.
Geographische Verbreitung : von den östlichen Teilen der Vereinigten
Staaten Nordamerikas an (wenn man X. caroliniana nicht mitrechnet — :
a nr: Ds à | LL.
(3) GUST.-0.-AN. MALME. DIE XYRIDACEEN PARAGUAYS. 27
Maryland nach H. Ries) durch Centralamerika (Costa Rica, Pittier
n° 6657, nach Exemplaren im Herbier Boissier), Westindien, Venezuela,
Guyana und Brasilien, bis nach Rio Grande do Sul, Uruguay und Para-
guay.
X. savannensis Mn. var. glabrata Seus.
Nilsson, Studien, p. 54.
ParaGuay : Asuncion («Dans les prairies marécageuses». 18 '%ı 74.
Balansa 561!), Caaguazu («Dans les prairies marécageuses ». 18 °/s 76.
Balansa 561 a!)
Die X. savannensis Miq. ist von Guyana (und Venezuela?) an durch
ganz Brasilien bis nach Rio Grande do Sul (G. Malme), Paraguay und
Bolivien (0. Kuntze) verbreitet.
X. schizachne Marr.
Nilsson, Studien, p. 56.
ParaGuay : Caaguazu («Dans les marais». 18 7/3 76. Balansa 560).
Ist im südbrasilianischen Florenreiche weit verbreitet : Minas Geraes
(mehrfach gesammelt), Saô Paulo (G. Edwall), Matto Grosso (C. Lind-
man) und Paraguay.
X. simulans Ars. Nırss.
Nilsson, Studien, p. 47.
Paraguay : Caaguazu («Dans les prairies marécageuses. » 18 ?°/s 75,
Balansa 599!).
Geographische Verbreitung : Minas Geraes (Caldas), Rio Grande do Sul
(G. Malme), Matto Grosso (G. Malme) und Paraguay.
X. (Nematopus) guaranitica MALME n. sp.
Sat indistincte bulbosa. Folia plana, linearia, acuta v. subulata, 10-15
(-20) cm. longa, circiter 0,75 mm. lata, tenuia, leviter nervoso-striata,
nervis marginalibus paullulum incrassatis, lævia, glaberrima, basi in
vaginam anguslam, dorso scabridulam, opacam, marginibus subnitidam,
ecilialam, ima basi castaneam sensim ampliata, Scapus pro rata sat
crassus, (25-) 30-35 (-45) em. altus, 0,75-1 mm. crassus, strictus v.
spiraliter tortulus, teres v. sat indistincte bicostatus, glaber, lævisque,
basi vagina aphylla sat lata, 5-6 (-7) em. longa, sursum dilute viridi,
deorsum caslanea, nilida lævique, eciliata, breviter mucronata instruc-
lus, Spica pauciflora, late obovoidea, raro ovoidea v. subglobosa, (5-)
78 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
6-7 (-8) mm. longa, 4-5 (-6) mm. crassa; bracteis infimis oblongo-
triangularibus, acutis, carinatis, inferioribus (sterilibus) ovatis, acutius-
culis v. breviter acuminatis, apicem versus carinatis, mediis late ovalibus,
circiter 5 mm. longis, obtusis v. indistincte acuminatis, fulvo-castaneis,
haud hyalino-marginatis, apicem versus paullulum laceratis, dorso area
parva lanceolata v. basi rotundata notatis. Sepala lateralia libera,
bracteis subæquilonga, inæquilatera, oblongo-lanceolata, obtusa acumina-
taque, carina fere exalata, præsertim medio et apicem versus pilis brevi-
bus ciliata. (Petala, staminodia, stamina in speciminibus reportatis
omnino defloralis desunt.) Semina numerosa, funiculis longis affixa, late
obovoidea, circiter 0,36 mm. longa, circiter 0,22 mm. crassa, breviter
apiculata, atro-purpurea v. purpureo-castanea.
ParaGuay : « Vallée de I’Y-acan-guazu, dans les prairies » (Octob. 1884.
(Balansa 4739).
X. tortula Mart. arcte affinis, abs qua foliis angustioribus, multo
tenuioribus, bracteis area notatis etc. diftert.
Die dieser Species nahestehende X. tortula Mart. ist in Minas Geraes
und Matto Grosso gefunden worden. Nach Seubert und Löfgren soll
sie auch in Säo Paulo vorkommen; die Exemplare aus diesem Staate,
die ich gesehen habe, gehören aber zu anderen Species.
Der Querschnitt des Blattes von X. guaranitica Malme ist schmal länglich.
Die Epidermiszellen ohne farbigen Inhalt, mit stark verdickten äusseren und
ziemlich dünnen inneren Wänden; diejenigen der Blattränder weichen kaum
merkbar von den übrigen ab. Die Nerven sind gewöhnlich vier an der Zahl und
liegen in einer Ebene. Die Randnerven sind dick und enthalten je ein grösseres
und ein kleineres Mestombündel ; die übrigen sind recht klein und bestehen aus
je einem Mestombündel und spärlichem mechanischem Gewebe.
Das Gefässbündel der Wurzeln ist pentarch ohne centrales Gefäss, Pericam-
bium den Gefässen gegenüber abgebrochen. Die Endodermis drei- bis vier-
schichtig.
Bei X. tortula Mart. ist der Querschnitt des Blattes elliptisch, an den Enden
zugespitzt. Die Nerven, deren gewöhnlich vier vorhanden sind, liegen in einem
plattgedrückten Kreise. Die Randnerven, die bedeutend grösser als die übrigen
sind, enthalten je ein grosses und zwei (bisweilen drei) kleine Mestombündel.
Die übrigen Nerven bestehen aus je einem recht grossen und zwei (oder einem)
sehr kleinen Mestombündeln nebst reichlichem mechanischem Gewebe. Bisweilen
findet man zwischen dem grossen Randnerven und dem Blattrande einen win-
zigen, nur ein Gefässbündel enthaltenden Nerven. Das Gefässbündel der Wur-
zeln ist diarch; die Endodermis einschichtig.
Stockholm, décembre 1898.
——
A]
le)
Eine neue Colchicacee Assyriens.
Merendera Kurdica Bornm. (sp. nov.)
von
J. BORNMULLER
Seerio : antheræ oblongæ versatiles (dorsofixæ) ; cormus simplex non sobolifer.
— Species elegans foliis 3 sub anthesi ovalis vel oblongo-lanceolatis
magnis, floribus vernalibus singulis phyllis omnibus basi longe auriculatis
insignis.
Cormo oblongo tunicis tenuiter membranaceis fuscis laceris plus minus
caulem elongatum vaginantibus vestitis; foliis ternis synanthiis pro more
latissimis planis ovatis vel ovato-oblongis acutiusculis vel late lanceolatis
lucidis expansis flores æquantibus vel paulo eis longioribus tandem elon-
galis fructum duplo superantibus; floribus singulis rarius binis, perigonio
lilacino vel purpurascente versus laminæ basin pallido unguibus sæpius
longe exsertis anguste linearibus albis, lamina ovato-oblonga apice bre-
viter cuspidata basi utrinque sagittato-auriculata, auriculis omnium phyl-
lorum subæqualibus longiusculis 2-3 (-4) mm. longis; filamentis lamina
dimidio vel tertia parte brevioribus quam antheræ 4-plo longioribus;
antheris medio-fixis versatilibus lineari-oblongis vix 4-plo longioribus
ac latis; stylis 3 antheras paulo superantibus; capsula pedunculo sub-
exserto late ovata (immatura 3 cm. longa, 2 cm. lata).
Assyria orientalis (Kurdistania) : Riwandous, in alpe Helgurd, prope
nives deliquescentes, alt. 3100 m. s. m., 26. VI. 1893 legi (Bornm. iter
Persico-tureicum 1892-93 exs. n° 1840).
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Maasse : Cormus (mit der Hülle) 4-5 cm. lang, 3 cm. breit; Stengel
6-9 cm. lang; Blätter der blühenden Exemplare : die grössten 4x 10 cm
mittlere 3,5 x 6 cm., ausgesucht kleine 2 X 4,5 breit und lang; Blätter
eines abgeblühlen Exemplares 3,5 X 13 cm.; Perigon, Nagel 2,5-3 cm.
lang, Lamina 4 cm. lang, 1,3-1,7 mm. breit; Staubfäden 18-20 mm. lang;
Antherenlänge 5 mm. — (Beschrieben nach einer Auslese von 15 Indi-
viduen meines Herbars, darunter 2 mit Frucht, 11 mit je 1 Blüthe, 2 mit
je 2 Blüthen, 7 bewurzelt).
In Folge der schon zur Blüthezeit sehr breiten (3-4 cm.), eiförmigen
iänglichen, ausgebreiteten, zur Fruchtzeit lanzettlich verlängerten
Blätter ist die neue, sehr stattliche Art in normaler Entwickelung
mit keiner der verwandten Arten, M. caucasica M. B., M. Raddeana
Regel und M. Eichleri Regel, zu verwechseln. Viel unscheinlicher als
diese sind ferner M. Attica Boiss. et Sp. und die ihr sehr ähnliche
M. Rhodopea Velen. flor. Bulg. supp. (!) mit schmalen linearen
Blättern und anhängsellosem Perigon. Noch in Betracht zu ziehen sind
zwei persische, neuerdings in Stapf, Botanische Ergebnisse der Polak’-
schen Exped. n. Persien, beschriebene Arten, deren eine, M. nivalis
Stapf vom Elwend bei Hamadan, der gleichen Gruppe angehört, aber
ebenfalls weit schmälere, 1-1 ‘2 (nicht 3-4) cm. breite Blätter und klei-
nere Blüthen mit anderen Maasszahlen besitzt, sich ferner durch sehr
kurze Filamente und dadurch, dass die drei inneren Perigonblätter sehr
kurze Anhängsel aufweisen, auszeichnet. Die zweite persische Art, M. qua-
drifolia Stapf, steht nach des Autors Angabe der M.robusta Bunge nahe,
die also (obwohl die Antheren bisher nicht bekannt sind zu einer
anderen Gruppe gehört, bei welchen, gleich der M. Persica Bunge et Ky,
die Antheren sehr lang und mit der Basis dem Filament ausgeheftet,
daher unbeweglich sind. Sollte sich bei M. quadrifolia Stapf die Angabe
bezüglich der Antheren später nicht bestätigen, so sei darauf hingewiesen,
dass M. Kurdica Bornm. auch dann nichts mit M. quadrifolia Stapf zu
thun hat, denn letztere hat je 4 (nicht stets 3) Blätter, je 3-5 (nicht
1 selten 2) Blüthen und die Perigonblätter sind überhaupt nicht geöhrt.
Die Blüthezeit dieser schönen Art fällt in jenen Hodhgebirgen in die
Zeit der Schneeschmelze, wo ich sie an den Schneefelden unmittelbar
am Saum und selbst im abschmelzenden Schnee Ende Juni in vollster
Blüthe antraf. .
Berka an der Ilm, den 7. Dezember 1898.
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x E
EEE ÿ ÉTÉ
RAR PERS
pe.
BULLETIN
DE
EHERBIER BOSSER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VII. 1899.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indeterminees au prix de Fr. 15.—
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger.
Tome (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
» II (4894), 769 ».. 32 » et 4 »
» == (1895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (1896), 963 » 9 » et 3 »
» N (1897), 1435 » 25 » et 2 »
» VI (1898), 1031 » 19 » et 3 » et 14 planches.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)...
OBSERVATION
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ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
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Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
| SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
LE 5 BR CONSERVATRUR DE L'HERBIER.
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| (Chäque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
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ER Tome, VII. 1899.
DA: MUR LE N° 2.
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Ce N° a paru le 16 février 1899. -
2e ; nat: SR Ç vr er j een { h x M | Se
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| Prix dei FAbonnement
cs PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR 1. "ETRANGER.
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ï SOMMAIRE DU N° 2. — FEVRIER 1899.
— 2 __ Robert Chodat.
0 L'UNIVERSITÉ DE GENEVE.. I en
le: — Franz Stephani. — SPECIES | HEPATICARUN (suite)
ie - Olga et Boris Fedtschenko. — NOTE SUR sue
QUES PLANTES DE BOUKHARIE...
IV. — J. Bornmüller. . DRE NEUE ARTEN. AUS DEM
ÖSTLICHEN ASSYRIEN : SILENE SCHIZOPETALA,
_ ASPERULA ASTEROCEPHALA, STACHYS 5 FRAGIL-
LIMA..... ae an
I Alfred a — UNE ORCHIDÈE NOUNELLE ;
DE BRÉSIL. à
VL A. Finet. — NOTES SUR LES ORCHIDERS (Planche lu)
© NIL— 9. Huher. — DIPTEROSIPHON SPELÆICOLA nov.
en gen. et spec. Eine höhlenbewohnende Burmanniacee us <
brasitianisch Guyana (Planche Mean. ee ie =.
a Frédérie N. Williams. — LES CERASTIOM Du
AN Paul Öntmann = ! LOCALITÉS NOUYELLES POUR
LA FLORE BRYOLOGIQUR SUISSE. “=
PLANCHES vor nu am a
. | Pi LANCHE 3. — Hormidium pseudo-pygmaum nov. Sp. 5“ a
= Epidendrum bicor natum Hooker. we 5 2 À ne
Praxen a Fig. 1-10. Dipterosiphon weht nov. gen. et nov. . spec.
‚Fig. 11- Aa. Conan purpunascens pente
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Foot a notre ee regret, „ être livrées que dans le RES de mar:
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Tre année. N° 2. Février 1899.
ALPHONSE DE CANDOLLE
APRÉUNTVERSITÉ DE GENÈVE
PAR
Robert CHODAT
Une bien touchante cérémonie fut celle qui eut lieu dans l’Aula de
l'Université de Genève, le samedi 1% janvier, à 2 heures. La famille de
Candolle, représentée par M. Casimir de Candolle, remetlait aux auto-
rilés universitaires le buste en bronze du célèbre auteur de la Géographie
botanique raisonnée. Ce.beau don, œuvre du distingué sculpteur M. Hu-
gues Bovy, avait été accepté avec empressement et reconnaissance par
l'Université; M. le recteur Ch. Soret présidait la séance. Le Conseil d’Etat
s’etait fait représenter par M. Henri Fazy, conseiller d'Etat, et le Conseil
administratif, par M. Th. Turrettini.
Une nombreuse assistance avait tenu à témoigner par sa présence tout
l'intérêt que le public cultivé de Genève porte à la mémoire de ceux qui
font rayonner au loin le bon renom scientifique de notre petit pays.
Après quelques mots de M. Casimir de Gandolle, qui a rappelé très
brièvement la carrière de son père, M. le recteur a donné la parole à
M. Fazy, le fin lettré que l’on sait, L'auteur de la Guerre du Pays de Gex
élail mieux placé que personne pour exprimer, au nom du gouvernement,
la reconnaissance du pays pour l'éclat jeté sur le nom de Genève par des
hommes de la valeur du défunt.
En effet, nul ne connait mieux que lui la trame dont est tissée l'histoire
politique, religieuse, littéraire et scientifique de ce coin de terre. Comme
le disait, si à propos, M. le recteur Soret, Alphonse de Candolle repré-
sentait vis-à-vis de la jeune génération le lien qui l’unissait à l'histoire
BULL. HERB. n0188., février 1899. 6
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
si glorieuse de Genève, un passé de traditions de travail et de loyauté
scientifique.
M. Fazy, après avoir remercié les donateurs, MM. Casimir et Lucien
de Candolle, et M. Louis Pictet, petit-fils d’Alphonse de Candolle, s’est
exprimé à peu près en ces termes :
« La place du buste d’Alphonse de Candolle est bien à l’Université,
puisque ce savant y a professé pendant de longues années. Il est à remar-
quer que pendant plusieurs années 1l figurait dans l’enseignement acadé-
mique, à côté de son père. Nous sommes donc en présence d’une véri-
table lignée de savants et je ne saurais oublier, ajoute M. Fazy, que ses
deux fils ont marché sur les traces de leur père et qu'ils se sont con-
sacrés eux-mêmes à des recherches persévérantes et désintéressées. Ce
qui a fait la gloire de notre ancienne Académie ce sont précisément ces
familles, ces dynasties de savants qui ont en même temps illustré Genève.
Espérons que le goût, l'amour de la science se maintiendront fort long-
temps à Genève pour le plus grand bien de notre vieille République. Si,
par impossible, Genève ne devait plus être qu’une ville de plaisir, une
vulgaire ville de passage, quelque chose de grand aurait disparu du
monde. »
Apres cette vibrante allocution, le doyen de la Faculté des Sciences,
M. le professeur Chodat, a recu le buste au nom de l’Université. Avant
de prononcer l'éloge d’usage, il a tenu à remercier tout spécialement la
famille de Candolle :
« C’est dans un sentiment de reconnaissance pour tout ce que la famille
de Candolle a été et ce qu’elle a fait pour l’Université qu'il accepte ce
superbe buste. Il rappelle tous les services que rendent à noire haut
enseignement les riches collections et l’incomparable bibliothèque si
liberalement ouvertes à tous ceux qui veulent en profiter.
« Notre École de botanique ne pourrait fonctionner normalement si elle
n’avait à sa disposition les trésors accumulés par le génie et la persévé-
rance des de Candolle. »
Le doyen de la Faculté des Sciences n’a pas fait, à propos de cet éloge,
une biographie complète d’Alphonse de Candolle. Il s’est borné, vu le
temps limité dont il disposait, à faire ressortir ce qu'il considérait comme
les qualités maîtresses de ce savant. Il a essayé de mettre en lumière
évolution progressive et logique de son talent.
On a dit de Gladstone, the great old man, que ses belles facultés n’ont
fait que grandir avec l’âge.
D'une manière analogue, de Candolle n’a cessé de s'élever vers des
(3) ROBERT CHODAT. ALPHONSE DE CANDOLLE. 83
horizons scientifiques plus étendus. En savant complet il a su dégager de la
multitude des détails. les idées générales qui sont le patrimoine de loute
une génération. Mais il était persuadé que l’utilisation de ces documents
ne peut se faire que s'ils sont précis et bien coordonnés. De là sa cons-
tante préoccupation de rendre indéfiniment utilisables les ouvrages de
botanique par l'emploi de bonnes méthodes et de documents vérifiés
avec le soin le plus scrupuleux.
Sa probit& scientifique et son indépendance d'opinion remarquables
lui ont permis de traiter du sujet si difficile de l’hérédité dans l'espèce
humaine et de l'influence du milieu sur le développement de l'esprit
scientifique avec la même objectivité que lorsqu'il étudiait les causes de
la distribution des végétaux.
Après quelques mots du recteur, qui esquisse encore une fois le carac-
tere si bienveillant de l’aimable vieillard que la plupart des professeurs
ont connu et qu'ils vénéraient comme le doyen de la science genevoise,
la cérémonie spéciale était terminée.
Cette séance a été suivie de la proclamation des lauréats de l’Univer-
sité pour 1898.
Genève, le 19 janvier 1899.
GC
84
SPEGIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
FIMBRIARIA Nees.
in Hor. phys. Berol., p. 45, 1820.
Plantæ frondosæ, terrestres, arcle repentes, minores vel parvæ, virides
vel purpurascentes. Frons linearis, rarius furcata, pro more ex apice
innovala, ramis posticis, præcipue floriferis, haud raris, tenuis vel tener-
rima, rare crassa, antice plana vel parum canaliculata, apice inciso biloba
præsertim in ramis femineis. Costa bene evoluta, sæpe angusta, interdum
carinalim acutata, antice fere semper valde convexa. Siratum hypoporum
vel anticum humile, rarius magis evolutum, cavernæ angustæ, sæpe valde
irregulares, lamellis accessoriis numerosis, sub poro sæpe filiferis. Sio-
mata simplicia, parum convexa, rare alte conica. Squamæ postice in
utroque latere costæ uniseriatæ, longe appendiculatæ, radiculas punctatim
incrassatas e basi paginaque proferentes. Inflorescentia monoica vel
dioica. Andrecia disciformia, strato antico recedente sessilia, nuda, pedun-
culo approximata vel in ramulis parvis posticis, in plantis dioicis sæpe
linearia. Antheridia numerosa, alveolis monandris, ostiolis brevibus vel
brevissimis. Capitula plus minus longe peduneulata, peduneulo, strato
hypoporo recedente, ex apice costæ orto, sulco singulo percurso, basi
apiceque paleaceo, antice convexa vel conica vel alte umbonata, cavernis
inflatis papulosa, stomatis duplicatis vel composilis 1. e intus cellulis
97
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 8)
conico conniventibus subclausis; normaliter quadriradiata, lobi interra-
diales, ad discum connati vel discreli, convexi. Involucra e margine
loborum orta, tenera, cum lobis infundibulum apice cupulatum vel cam-
panulatum formantia. Perianthia monogyna, ovata vel oblonga, apice
obeonica. interdum tubuloso-rostrata, longitudinaliter plurifissa, hyalina
vel purpurascentia, laciniis apice cohærentibus, in ætate liberis, basi
immersa integra, tenerrima, apice cellulis valde incrassatis fragilia.
Calyptra tenerrima, basi sæpe pluristrata. Capsula brevipedicellata,
magno bulbo inserta, unistrata, tenera, operculo magno cellulis maxime
incrassatis formato. Sporæ tetrædræ, in facie convexa reticulatim lamel-
late lateque limbatæ, pro more flavæ. Elateres breves, simplices vel
fureati, vix attenuati, mono-vel bispiri.
Diese Gattung ist hier nach der Form der Capitula in eine Anzahl
Abtheilungen gespalten, da diese Fruchtknöpfe das sicherste Merkmal
zur Bestimmung der Arten darstellen; nicht selten ist nur ein Perianth
fertil und da die Ausbildung der Capitula von der Befruchtung abhängig
ist und sterile Involucra ganz rudimentär bleiben, so sind solche Köpfe
zur sicheren Bestimmung nicht zu verwerthen. Neben den Capitulis sind
die Höhe der luftführenden Schicht im Vergleich zur Höhe der Costa,
ferner diese selbst und ihr ventraler Zuschnitt, auch der Bau der Stomata
und Oberhaut die besten, weil konstantesten Merkmale. Die Frons
selbst kann in ziemlich weiten Grenzen variiren und ist an schattigen
Standorten erheblich dünner, so dass die Maasse, welche bei den Riccien
sehr zuverlässig sind und das Verhältnis der Dicke der Frons zu ihrer
Breite angeben, bei unserer Gattung nicht benutzt werden können.
Der Blüthenstand ist vielleicht bei allen Arten der Gattung monceeisch,
auch bei denen, die hier als dioceisch beschrieben worden sind; das
Material ist leider nicht immer so erhalten, dass man in allen Fällen die
männlichen Aeste als Glieder der weiblichen Frons auffinden kann, sei
es, dass sie von anderen bereits gereinigt und die männlichen Aeste
abgebrochen worden sind, sei es, dass die Pflanzen in ihren älteren
Theilen schon zerstört und die Verbindungen zusammengehöriger Aeste
unterbrochen worden sind.
Wenig zuverlässig sind die Farben des Pedunculus und des Perianths;
an sonnigen Standorten haben viele Arten intensive Farben an diesen
Organen, die im Schatten verbleichen. Auch die Spreuschuppen am
Pedunculus sind leicht vergänglich und mögen bei manchen Arten exi-
stiren, ohne dass ich sie gesehen habe, Sehr variabel ist Dicke und
Länge des Pedunculus, so dass man auf den ersten Blick eine ganz
98
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
andere Art vor sich zu haben glaubt; endlich variren auch die Elateren
in ihrer Länge ganz ausserordentlich innerhalb ein und derselben
Kapsel.
Uebersicht der Arten.
A. Gapitula disciformia.
a. appendicula squamarum brevia,
subovata.
1. F. leptophylla
2. » incrassata
3. D» veno0sa
4. » Raddii.
b. appendicula lanceolata.
>. F. Blumeana
6. » Zollingeri
7. » viridis.
c. appendicula dentata vel laciniata.
8. F. angusta
9. » maculata
10. » Wallichiana.
d. appendicula setacea.
14. F. atrispora.
e. capitula maxima, squame ignote.
12. F. gigantea.
B. Capituli centrum hemisphæricum.
f. appendicula dentata vel lacerata.
13. F. Lindmanii
14. » Volkensii
15. » nepalensis
16. » africana
17. » Pringlei
18. » muscicola
19. » Wrightii
20. » persica.
g. appendicula maxima, late ligu-
lata, acuta.
21. F. Drummondii
22. » longebarbata.
h. appendicula brevia, oblonga vel
ovata.
23. F. Macounii
99
24. » canelensis
25. » angolensis
26. » innovans
27. » vulcanica.
1. appendicula lanceolata.
28. F. tenera
29. » dissoluta
30. » parvipora
34. » Wilmsii
32. » marginata.
33. » Boryana
34. » Khasiana
35. » Bachmannii
36. » violacea
37. » pilosa
38. » vesiculosa.
k. appendicula setacea.
39. F. californica
40. » echinella
44. » abyssinica
42. » sanguinea
43. » multiflora
hl. » elegans
L5. » cubensis
46. » Bolanderi
47. » Stahlii
48. » lateralis
49. » linearis
50. » commutata
51. » Austini.
C. Capitula distincte conica (haud alte
umbonata).
l. appendicula magna, ovata, obtusa.
52. F. Mülleri
53. » australis
5%. » conocephala
OP Le SE D OR EN ee? EUR PES
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 87
55. » Whiteleggeana. 63. » setisquama
m. appendicula lanceolata. 6%. » Preussii.
56. F. caucasica o. appendicula dentata.
57. » tasmanica 65. F. chilensis.
98. » subplana D. Capitula alte umbonata.
59. » tenella 66. F. alpina
60. » Mandoni 67. » fragrans
61. » macropoda. 68. » nudata
n. appendicula setacea. 69. » Palmeri.
62. F. Lindenbergii
a. Gapitula disciformia.
1. Fimbriaria leptophylla Mont. Ann. sc. nat. 1842, XVII, p. 19.
Monoica, dilute viridis, postice hyalina, minor et tenerrima. Frons ad
7 mm. longa et 2 mm. lata, ex apice innovala, ramis masculis semper
postieis, antice plana, postice leniter convexa, alis validis, leniter atte-
nuatis, costa fronde duplo angustior. Stratum anticum in medio frondis
humile, quam costa duplo humilius, cavernis minus angustis; fila libera
nulla. Stomata magna, parum convexa, poro magno, 8 cellulis triseriatis
eircumdalto, ultimæ in lumen pori rotundatim prominulæ. Epidermis
tenerrima. Squamæ remote, roseæ, parvæ, appendiculo ovato-oblongo
breviler acuminato parvicellulari. Pedunculus ad 13 mm. longus, alte
lamellatus, compressus, apice paleis brevibus hyalinis linearibus barbatus.
Carpocephala disciformia, quadriloba, centro subplano, lobis vix ad '/s
solutis plano-convexis, margine decurvulis; involuera lobis æquilonga
inflata. Per. subrecte patula, subhorizontalia, hyalina, oblongo-ovata, ad
*/s exserla. Elateres longissimi 270 y, filiformes, dilute flavescentes
bispiri, spiris laxe tortis, ligulatis. Sporæ dilute flavæ, ad 63 mm. latæ,
alis latis tenerrimis. crenulatim repandis.
Andrecia in ramulis parvis posticis. Hab. India orient. Nilgherry Ms
(Perrottet).
2. Fimbriaria incrassata St. n. sp.
Monoica, mediocris vel parva, viridis, poslice purpurea, tenuis sed
robusla et dura, ramis floriferis tamen flaccidis tenerrimis. Frons ad
10 mm. longa, 5 mm. lata, ex apice vel e latere cost innovala, antice
parum concava, medio postico parum incrassalo; costa frondi æquilala,
100
88 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
medio postico leniter carinatim acutata, sensim in alas attenuata, grandi-
cellularis, infima parte postica cellulis duplo minoribus ædificata. Stratum
anticum bene definitum, humile, cavernis parvis dense filiferis. Stomata
parva, alte conica, 6 cell. quadriseriatis formata; cellulæ epidermidis
maxime incrassatæ, trigonis maximis sæpe confluentibus et indistinctis
ob parielum incrassationem. Squamæ posticæ purpureæ, appendiculo
subcireulari vel late ovato brevissimo, hyalino, margine crenulatim
papuloso tenerrimo, vix constricto. Pedunculus brevissimus 3 mm.
longus, ubique nudus. Carpocephala disciformia antice fere plana vel
parum convexa, integra, i. e lobis ad discum indivisum confluentibus,
margine papulis prominentibus lobulatis. Involucra tenerrima, disco
sublongiora, valde inflata. Perianthia ad °/s immersa, marginem disei
parum superantia, hyalina, subhorizontalia. Capsula tenerrima, dilute
brunnea. Spore sulphureæ, alis angustis, integerrimis 72 y. Elateres
170 y, angusti, bispiri spiris validis. Andrecia in ramulis parvis apicali-
bus, femineis approximalis magna.
Hab. Abyssinia Schoa (Schimper).
3. Fimbriaria venosa L. L. in Lehm. Pug. Pl. IV, p. 29.
Monoica, major, intense viridis, postice hyalina. Frons ad 25 mm.
longa, 4 mm. lata, repetito furcata, interdum ex apice innovata, tenuis et
valida, antice plana. costa fronde quintuplo angustior abrupte prominens
et valde convexa, alæ tenues, ubique æquicrassæ, aculæ, stralum anticum
humile, fere triplo humilius quam costa, cavernis amplis, filis nullis.
Sitomata parva (34 y in diametro) 4-5 cellulis angustis biseriatis formata,
subplana, cellulæ epidermidis teneræ. Squamæ posticæ parvæ, remotæ,
roseæ, appendiculo valde constrieto parvo oblongo acuto, magnis cellulis
purpureis formato. Pedunculus ad 2 em. longus compressus, varie pro-
fundeque costatus, barba apicalis brevis, paleis hyalinis lanceolatis.
Carpocephala parva, leniter convexa, disciformia, lobis haud discretis sed
ope radiorum ad discum integrum conflatis, radii e centro communi
versus marginem sensim ampliati ibidemque rotundato prominentes;
involucra brevissima ad laminam parvam basalem reducta, perianthia
discum capituli vix superantes late ovata, breviter acuminata, acutissima,
hyalina, oblique patentia vel fere horizontalia. Capsula tenerrima rufes-
cens. Sporæ 72 y, alis latis repandis asperis, rufescentes. Elateres flvaes-
centes 270 y, tenues, flexuosi, bispiri, spiris validis. Andræcia pedunculo
approximata parva, ostiolis grossis purpureis.
Hab. Brasilia (Sellow, Puiggari, Ule). Siehe auch F. Zollingeri.
101
RC
En.
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 89
4. Fimbriaria Raddii Corda. in Nees. Hep. Eur. IV, p. 289.
Monoica? Minor, viridis, margine posticeque purpurea, tenuis. Frons
ad 10 mm. longa, 3 mm. lata, sublinearis, simplex, antice plana, costa
fronde triplo angustiore, postice convexa, bene producla, alis abrupte
attenuatis, tenerrimis, subintegris. Squamæ breves, roseæ. Cellulæ
epidermidis valide. Stomata parum convexa. Stratum anticum humile,
cavernis subamplis. Pedunculus ex apice frondis ortus, sparsim paleaceus,
aurantiacus, brevissimus, crassus, basi apiceque barbatus, paleis brevibus,
hyalinis linearibus. Carpocephala parva, disciformia, parum convexa,
viridia, papulosa, lobis brevissimis haud discretis, rotundatim prominulis,
discum rolundalo-quadratum formantibus. Perianthia oblique patula,
ovato-conica, brunnea, usque ad basin fere 14-16 fida, capsula fusco-
brunnea, operculo parvo. Elateres flavescentes, vix attenuati, spiris
brunneis duplicatis, laxe torlis. Sporæ flavo-brunneolæ ; Andrecia
ignota.
Hab. Italia, Firenze (Raddi).
Die Pflanze ist im Berliner Museum nicht aufzufinden; da sie bis jetzt
auch nicht wieder gesammelt worden ist, habe ich die Diagnose nach
Nees Beschreibung 1. c. übersetzt; sie ist eine so detaillirte, dass nicht
daran zu zweifeln ist, dass wir eine gute Art vor uns haben, die ganz
fremdartig unter den europäischen Species dasteht.
5. Fimbriaria Blumeana Nees. Syn. Hep., p. 564.
Monoica, parva, viridis, tenera. Frons ad 19 mm. longa, obcordata, ex
apice innovata, plana, medio postico late convexa, alis attenualis, costa
angusla, fronde triplo angustior, humillima, strato antico plus duplo
humilior, cavernæ amplæ, filis liberis subnullis. Stomata parum convexa,
poro magno, 6 cellulis biseriatis circumdato; cellulæ epidermidis trigonis
magnis incrassale. Squamæ parvæ remotæ, rose», appendiculo lanceo-
lato, acuto, vel longius acuminato, interdum cellulis conico-prominulis
dentato. Pedunculus ad 10 mm. longus, basi purpureus, apice paleis
brevibus lanceolatis pupureis barbatus, irregulariter profundeque costatus.
Carpocephala disciformia, leniter convexa, viridia, lobis rotundatim e
disco prominulis, sinu lato et parum profundo discretis, leniter decurvis,
venosis; involucra tenerrima lobis breviora, saccala. Perianthia oblonga,
hyalina semiexserta, oblique vel subhorizontaliter patula. Capsula hya-
lina, tenerrima, opereuli cellulæ maxime incrassate, Spore 72 y, alis
lobatim crenatis, aurantiacæ, Elateres 260 y, flavescentes, spiris duplicatis
validis. Andræcia pedunculo approximata, ostiolis brevibus hyalinis.
102
90 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
Hab. Java (Zollinger) N. W. Himalaya (Stolitzka, Duthie, Gamble)
8000’ engl.
6. Fimbriaria Zollingeri St. n. sp.
Syn. : F. venosa L. und L. (ex parte).
Monoica, viridis, flaceida, minor. Frons ad 20 mm. longa, 5 mm. lata,
ex apice innovala vel furcala, antice plana, postice leniter convexa; costa
postice haud producta, fronde sextupto angustior, antice maxime convexa,
stratum anticum Supra coslam itaque humillimum, cavernis laxis, ale
sensim attenuatæ haud tenerrimæ, sed ob cavernas magnas flaccidæ et
perlucentes. Stomata magna, parum convexa, 9 cellulis 4 seriatis conflata.
Cellulæ epidermidis teneræ. Squamæ posticæ roseæ, appendiculo lanceo-
lato, acuto vel obtuso, in medio & cellulas lato. Pedunculus 25 mm.
longus, subteres, humiliter costatus, apice paleis hyalinis linearibus
breviter barbatus. Carpocephala parva, parum convexa, disciformia, lobis
obconicis profunde solutis, margine ob cavernas inflatim-protractas pro-
funde lobatis, convexo-explanatis; involucra multo breviora, perianthi
oblongo-ovata, basi involucro parum tecta, sub lobis fere occulta, sub-
horizontalia, hyalina, apice lobos solum superantia. Capsula tenera,
rufescens. Sporæ 90 y, rufescentes, alis latis integerrimis, asperrimis.
Elateres 216 y, tenues, bispiri, spiris validis. Andrecia parva, hyalina,
pedunculo approximata.
Hab. Java (Zollinger, Stahl, Schiffner).
F. venosa ist als brasilianische Pflanze publizirt; später hat man eine
javanische, äusserlich ähnliche Pflanze dazu gezogen, die aber zweifellos
verschieden ist und daher einen andern Namen erhalten musste.
7. Fimbriaria viridis L. und L. in Lehm. Pug. Pl. IV, p. 6.
Monoica, dilute viridis, tenera. Frons ad 15 mm. longa, 3 mm. lata, ex
apice innovata, alis adscendentibus late canaliculata, ale tenerrimæ, mar-
gine irregulariter crenulatæ. Costa fronde quadruplo angustior, maxime
et abrupte producta, postice in sectione semirotunda, sératum anticum
humillimum, cavernis angustis, in alis multo amplioribus, fila libera
numerosa, bicellularia; stomata minima, 6 cellulis triseriatis angustis
formata, parum prominentia. Squamæ parvæ, purpureæ, appendiculo
squama longiore, lanceolato, magnis cellulis formato, apice filiformi.
Pedunculus 2 mm. longus (semper?) apice barbatus paleis brevissimis,
lanceolatis, acutis, hyalinis. Carpocephala disciformia, centrum parvum,
vix prominulum, stomatis grosse papulosis, quatuor radios latos et decur-
103
Far
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 91
vos proferens; lobi radiis breviores, validi excisi cum involucro parum
longiore pileolum hiantem formantes. haud campanulatim penduli sed
ad latera aperti; perianthia itaque subrecte patula ovata longeque exserta,
ore breviter tubuloso. Capsula tenerrima, hyalina, parietibus radialibus
valde incrassatis, operculo parvo similiter incrassato. Sporæ fusco-
brunneæ 72 w, lobato-cristatæ, asperrimæ. Elateres dilute-flavescentes
14% y, bispiri, spiris angustis laxe tortis. Andræcia antica in soros aggre-
gata vel in fronde feminea vel in ejus ramo ex apice innovante.
Hab. Nepal (Wallich).
Eine sehr interessante Pflanze, insofern hier die Radien des Kopfes
mächtig entwickelt sind; sie bilden ein Kreuz und zwischeu ihnen
stecken, wie kleine Hüte, die kurzen, weit klaffenden Involucra; das
ist nur zu sehen, wenn man die Perianthien herausgezogen hat, aber
dann auch bei sehr geringer Vergrösserung in völliger Klarheit.
8. Fimbriaria angusta St.n. sp.
Dioica, mediocris, viridis, margine posliceque atropurpurea, valida et
tenax. Frons ad 20 mm. longa, 3 mm. lata, ex apice innovala, subplana,
medio postico valde convexa, alis validis sensim ad marginem acutum
attenualis, costa fronde triplo angustior. Stratum anticum in medio
frondis quam costa duplo humilius, cavernis amplis, fila libera longa.
Stomata magna, 6-cellulis triseriatis formata. Cellulæ epidermidis validæ
æqualiter incrassatæ, Squamæ magnæ, sanguineæ vel violaceæ, appendi-
culo longo apice sepe inæqualiter bifido. Pedunculus brevissimus, 2 mm.
longus, crassus, teres, apice barbatus, ubique paleaceus, paleis lanceolatis
brevibus patulis. Carpocephala disciformia, parum convexa, lobis usque
ad apicem fere connalis, alte papulosis, parum decurvis, cum involucro
æquilongo eupulatıs. Perianthia purpurea subhorizontaliter palula, ovata,
ad */s exserla ore anguste tubiformi. Capsula subhyalina. Spore ad 63 y,
Nav, late alatæ. Elateres 162 y, monospiri, flavescentes, spiris validis.
Andræcia magna, linearia, totam frondem masculam occupantia, purpurea,
vallatim ampliata, ostiolis brevissimis.
Hab. India orientalis, Coory (Lowrie).
9. Fimbriaria maculata St. n. sp.
Monoica, viridis, sublus hyalina, major. Frons ad 20 mm. longa, 3 mm.
lala, linearis, ex apice innovala, antice plana, postice leniter convexa,
costa fronde 3-plo angustior, postice late carinalim prominens, Stratum
anticum, in medio frondis, coste æquiallum, cavernis angustis sub poro
10%
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
fila libera conferta gerens. Stomata magna, 8-9 cellulis triseriatis for-
mata. Cellulæ epidermidis maxime incrassatæ, parietibus trabeculatis,
trigonis magnis subnodulosis. Squamæ posticæ oblique ovatæ, medio in-
fero purpureo (unde nomen «maculata ») supero hyalino, appendiculum
squamæ æquilongum, lanceolatum spina singula supra basin armatum,
apice setaceum. Pedunculus brevis (5 mm,) crassus stramineus, subteres,
laxe cellulosus, ubique paleis longis hyalinis hirtus, barba apicalis pauci-
paleacea. Carpocephala disciformia, parum convexa parva, lobis centro
æquilongis, kaud solutis, grosse papulosis, emarginatis, ob papulas pro-
minentes margine lobulatis, cum involucro æquilonga et similiter lobu-
lato obconico-hiantibus, margine crispatulis. Perianthia ovato-oblonga,
acuminata, ore breviter rostrato-tubuloso. Capsula dilute brunnea, oper-
culo trigonis magnis incrassato. Spore 70 y, fusco-brunneæ, alis angustis,
crenato-lobulatis. Elateres 144 y, crassi, stricti, æquilati, rufo-brunnei,
monospiri, spiris ligulatis. Andrecia in ramulis parvis posticis minuta.
Bab. Himalaya, Sansidara. 3000’ engl. (Duthie).
10. Fimbriaria Wallichiana L. und L. Pug. Pl. IV, p. 4.
Dioica? major, viridis, poslice purpurascens, tenera. Frons ad 25 mm.
longa et 5 mm. lata, ex apice vel e latere costæ innovata, rarius furcata,
antice subplana, postice plano-convexa, costa fronde 5-plo angustior bene
producta, alis attenuatis, venosis, margine crenulatis et plicatulo-crispatis.
Stratum anticum in medio frondis costæ æquialtum, cavernis angustissi-
mis, sub poro fila libera longa valdeque aggregata gerentibus; sératum
hypoporum itaque quasi ut in Ricciis. Stomata magna, 6-cellulis quadri-
seriatis formata, valde convexa; cell. epidermidis ieneræ. Squamaæ posticæ
magnæ, purpureæ, imbricatæ, appendiculo magno lanceolato simplici vel
plus minus grosse laciniato, laciniis filiformibus e margine appendiculi
ortis. Pedunculus brevis (semper) 3 mm. longus, apice barbatus, paleis
brevibus, lanceolatis hyalinis vel purpureis. Carpocephala disciformia,
parum convexa, grosse papulosa, lobis profunde discretis brevibus recte
patulis cum involucro æquimagno ad annulum reductis. Perianthia itaque
longe (ad ?/:) exserta, ovata, sat longe acuminata, recte patentia. Capsula
tenera rufescens, operculo valde incrassato. Sporæ 63 y, fusco-brunneæ
repando-alatæ. Elateres breves 180 y mono-vel bispiri. Andræcia
ignota.
Hab. Birma (Wallich) Bhotan (Griffith) Ind. orient. Bhor Ghat
(Schiffner).
105
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 93
11. Fimbriaria atrispora SL. n. sp.
Monoica, mediocris, viridis, margine posticeque purpurea. Frons ad
25 mm. longa, 4 mm. lata, ex apice innovata, ramis floriferis semper
posticis, anlice plana, medio postico late plano-convexa alis tenerrimis.
Costa fronde 4-plo angustior, postice haud producta. Stratum anticum
in medio frondis quam cosla duplo humilius, cavernis angustis haud
filiferis. Stomata magna alteque convexa, 6-cellulis, 4-5 seriatis formata.
Cellulæ epidermidis tenerrimæ. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ imbri-
cal, appendiculo (interdum geminato) longo, lanceolato superne sæpe
longe lineari (2-cellulas lato). Pedunculus tenuis, subteres et lævis, apice
paleis hyalinis anguste linearibus longe barbatus. Carpocephala disci-
formia, antice vix convexa grosse papulosa, integra, i. e, lobis haud
discretis sed omnino confluentibus, crassis, involuera tenerrima usque
ad marginem disci protracta, perianthia ad ?/s tegentia. Perianthia ovata
hyalina, horizontalia, marginem capituli vix superantia. Capsula flaves-
cens. Elateres 230 y, crassi, stricti, dilute brunnei, bispiri, spiris validis.
Sporæ 108 y, subnigræ, alis angustis asperis.
Andræcia minima, sæpe ad 2 antheridia tantum reducta.
Hab. Mexico (Schaffner] [Maury).
12. Fimbriaria gigantea SL. n. sp.
Monoica, pallida, tenera, inter muscos sparsim crescens. Frons ex
apice innovala, 2 cm. longa, e basi angusta oblonga, apice profunde
inciso-biloba, ceterum plana; costa angusta, pro planta tenuis, maxime
et abrupte producta, late obconica, medio infero radicellis longissimis
repens; stratum anticum humile; stomata magna, poro magno cellulis
angustis prærupte 4-seriatis eircumdato; cellulæ stomatum et epidermidis
tenerrimæ, incrassalio angulosa nulla. Squam&æ paucæ, magnæ purpureæ,
tenerrimæ, appendiculo? (destructo). Carpocephala maxima, longe pedun-
culata, pedunculo 45 mm. longo, valido, inferne colorato, basi nudo, apice
breviter barbato, paleis lanceolatis hyalinis apice filiformibus. Car poce-
phala discoidea 1 cm. lala, antice parum convexa, vertice vix umbonata,
rufo-brunnea, papulosa, fere ad medium quadriloba, lobis truncato-rotun-
dalis, subplanis, leniter declivibus, involueris intra marginem loborum
ortis, tenerrimis, amplis et humilibus, perianthia vix ad medium eingen-
tibus. Perianthia late ovalo-conica, parva, basi lenerrima, medio supero
cellulis validis hyalinis formata. Galyptra lenerrima; capsula rufo-
brunnea, cellulis validis, Operculum magnum, cellulis bistratis parvis,
trigone incrassatis formatum. Spore 93 y, lobatim cristalæ, asperæ,
106
94 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
Elateres 340 y, bispiri, filiformes, spiris latis, anguste tortis. Andrecia
pedunculo approximala, ostiolis magnis hyalinis.
Hab. Africa trop. Kilimandscharo (leg.?).
b. Gapituli centrum hemisphæricum.
13. Fimbriaria Lindmanii St. Acad. suec. 1897, p. 17.
Monoica, pallide virens, tenerrima, flaccida. Frons parva, ad 10 cm.
longa, 3 mm. lata. furcata vel ex apice innovata, anlice posticeque plana.
costa solum valde convexo-prominula, fronde 3-plo angustior; alis ubique
æquicrassis, margine truncatis-decurvulis. Stratum anticum costæ duplo
humilius in medio, cavernis amplis haud filiferis. Stomata parva, haud
vel vix prominula, 4 cellulis biseriatis formata; cellulæ epidermidis teneræ.
Squamæ hyalinæ superne purpureæ oblique ovatæ, appendiculo grandi-
cellulare inæqualiter bifido, laciniis brevibus, majore oblongo acuto altero
spiniformi subæquilongo. Pedunculus ad 4 mm. longus, apice breviter
paleaceus subteres et vix costatus. Carpocephali centrum parvum, hemi-
sphæricum, haud conico-angustatum, lobis oblique patulis ad medium
solutis oblique decurvis, centro capituli æquilongis cum involuero breviter
campanulalis. Perianthia e basi ovata longe acuminata ad medium
exserta, hyalina. Capsula hyalina, sporæ 54 y, fiavescentes; Elateres
220 „, filformes fiavescentes, bispiri, spiris laxe tortis. Andræcia ad
basin pedunculi parva, hyalina.
Hab. Brasilia Porto Alegre (Lindman).
14. Fimbriaria Volkensii St. n. sp.
Monoica, pallide-virens vel omnino purpurascens, spectabilis, flaccida.
Frons ad 25 mm. longa, 6 mm. lata, furcata, rami postici nulli, interdum
ex apice innovata, antice ample canaliculata, medio poslico valde pro-
ducto, prærupte in alas tenerrimas attenuata; costa in infima parie con-
vexitatis parva et humilis (strato antico quam costa duplo altiore);
cavernæ ampliores, filis liberis nullis; siomata magna, alte elevata,
6 cellulis sexseriatis formata. Cellulæ epidermidis magnæ (54 X 72 y.)
haud incrassatæ. Squamæ posticæ imbricatæ, late lunatæ appendiculo
lanceolato purpureo, breviusculo, haud constricto. Pedunculus crassus,
compressus, parum costatus, apice paleis brevibus hyalinis et lanceolatis
barbatus. Centrum carpocephali parvum, hemisphæricum, lobis duplo
107
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 95
longioribus, ad °/s connatis, oblique decurvis, cum involucro inflato
æquilongo bene campanulatis. Perianthia itaque parum exserta ovata, ad
*/s immersa, hyalina. Capsula rufescens. Elateres 230 y, flavescentes,
bispiri, spiris validis. Spore 100 y, aurantiacæ, alis angustis, repandis,
asperis. Andræcia in fronde feminea, a peduneulo remota, magna, ostiolis
brevissimis, purpureis.
Hab. Kilimandscharo (Volkens).
15. Fimbriaria nepalensis Taylor. Linn. Soc. 1837, XVII, p. 387.
Monoica, parva, flavo-virens, margine purpurascens, tenera. Frons ad
7 mm. longa, 2 mm. lala, e latere costæ vel ex apice innovata, antice
plana, postice late convexa, costa lata, postice plano-convexa, fronde sub-
duplo angustior, alis attenuatis ob cavernas perlucentes venosis. Stratum
anticum in medio frondis costæ æquialtum, cavernis majoribus, sub poro
filis liberis brevibus. Stomata magna, parum convexa, 8 cellulis triseriatis
formata; cellulæ epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ posticæ parvæ,
roseæ, tenerrimæ et facile evanidæ, appendiculo lanceolato vel ligulato,
apice inæqualiter breviterque bifido. Pedunculus brevis (3-4 mm.) apice
longe barbalus, ubique paleaceus maximeque hirtus, paleis hyalinis
anguste lanceolatis, recte patulis et sursum curvatis, celerum teres et
lævis. Carpocephala plano-convexa, centro parvo, grosse papuloso, lobis
subhorizontaliter patulis, inflatis, centro capituli æquimagnis, ore leniter
decurvo, usque ad apicem connalis, teneris et venosis, margine ob caver-
nas prominentes lobulatis, cum involucro tenerrimo æquilongo cupulatis.
Perianthia ovata, apice angustata dictincte rostrata, hyalina oblique
patula. Capsula flavescens. Spore 72 y rufe, alis angustis repandis,
asperulis. Elateres flavescentes 170 y, spiris filiformibus duplicalis.
Andræcia pedunculo approximata, sæpe tolam frondem fere obtegentia,
in ejus medio vallatim ampliata, ostiolis brevibus hyalinis.
Hab. Nepal. (Wallich) N. W. Himalaya (Gollan, Gamble).
16. Fimbriaria africana Mont. in Webb. et Berth. Deser. Ins.
Canar., p. 61.
Syn. Rhacotheca azorica Bisch. in Hochstetter et Seuber. Fl. Azor, p.12.
Monoica, mediocris, viridis margine posticeque purpurascens. Frons
ad 20 mm. longa, # mm. lata, furcata vel ex apice innovala subtenuis,
antice plana; costa bene produeta, abrupte prominens postice rotundata,
stratum solidum ad infimam partem costæ reductum. Stratum anticum
in medio frondis itaque sat allum, anguste cavernosum; stomala magna,
108
96 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
valde convexa, poro magno a 6 cellulis quinqueseriatis circumdato.
Cellulæ epidermidis teneræ, haud incrassal®. Squamæ posticæ purpureæ
imbricatæ, appendiculo constricto oblique ovato, acuto obtuse dentato.
Carpocephala parum convexa breviter pedunculata, pedunculo paleis
linearibus sparsis hirio, apice paleis similibus barbato, ceterum subtereti,
superficie varie obtuseque costato. Capitula e centro parvo hemisphærico
ad medium 4-loba, lobis optime cuneatis, apice truncato-rotundatis, wm-
bellatim patulis, altenualis et laxissime cavernosis, margine ob cavernas
prominentes repando-angulato: Involucra late campanulata, postice
tenerrima. Perianthia primo (e basi inflata) longe rostrata, laciniis fissis
itaque longe angusteque acuminatis, hyalinis. Capsula dilute brunnea
cellulis magnis in operculo brunneo multo minoribus. Spore ad 85 wu
fulvæ vel rufescentes, asperæ grosse lobatim alatæ. Elateres 370 y,
tenues et attenuati, laxe bispiri. Andræcia pedunculo approximata, parva
ostiolis longis hyalinis.
Hab. Insule canarienses (Perrandiere), Ins. Acores (Hochstelter),
Madeira (Saera, Fritze, Mandon), Algeria (Herb. Montagne).
i7. Fimkriaria Pringlei Und. Bot. Gaz. XX, p. 64.
Monoica, minor, tenuis, viridis subglauca, in ætate purpurascens.
Frons usque ad 2 cm. longa, 4 mm. lata, interdum furcata, pro more ex
apice innovata, rami feminei semper e latere costæ orti, alis adscenden-
tibus antice leniter canaliculata, costa bene producta, strato antico sub-
triplo humilior, plano-convexa, sensim in alas attenuata; ale subhyalinæ
optime crispato-plicatulæ, margine grosse inciso-lobulatæ; stratum
anticum costæ æquialtum, cavernis angustis; sfomata Minima, poro parvo,
6 cellulis biseriatis prærupte superpositis circumdato. Squamæ magnæ
purpureæ vix imbricatæ oblique ovatæ, appendiculo hyalino, magno
oblongo acuminato, hic illic spina armato, basi pro more vix constriclo.
Carpocephala longius pedunculala, pedunculo ad 2 cm. longo, purpureo,
tenui, basi apiceque nudo; capitula subglobosa 3 mm. in diam. valde
papulosa, stomatis valde convexis, poro interno 6-cell. conicis inflalis
circumdato, quadriloba, lobis parvis ob margines ad posticum incurvos
ore angustatis. Perianthia ad medium immersa, ovata, obtusa, hyalina,
capsula operculo bistrato fusco rumpens. Sporæ nigræ, grosse tubercu-
late, 102 y; elateres dilute brunnei 255 u vermiculares 1 vel 2 spiri.
Andrecia in frondis ramulo proprio (haud ventrali) parva, oblonga,
osliolis brevibus purpureis.
Hab. Mexico, Guadalajara (Pringle, mense Sept. cum fructu maluro).
109
nu > Che gi SN
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 97
18. Fimbriaria muscicola St. Hedwigia 1892, p. 121.
Monoica, minor, atropurpurea, crassa et robusta. Frons ad 10 mm.
longa, furcala, ramis posticis nullis, postice carinatim convexa, antice
alis adscendentibus late canaliculata, costa humili in sectione conico-
rotundata, fronde sextuplo angustiore, in medio triplo humiliore. Sératum
anticum itaque totam fere frondem occupans, laxe cavernosum, filis
liberis nullis. Stomata minuta, 6 cellulis conicis parum convexis formata.
Squamæ poslice alropurpure®: appendicula parum constricta, sensim
acuminata, apice 6 cellulis superpositis subulata, basi marginibus plus
minus setosa vel laciniatim pinnata. Pedunculus crassus, 10 mm. longus,
auranliacus, in sectione /rtlobatus, lobis equimagnis, rotundatis, posticus
angusle canaliculatus, labiis truncatis appressis, lobi antici magnis caver-
nis vacuis instructi. Garpocephala parva, alte hemisphærica, grosse papu-
losa, lobis brevibus valde declivibus cum involucro breviter hiantibus.
Perianthia itaque fere pendula, longius exserta, parum tamen longiora
quam lala, apice truncato rotundata, apiculata vel fere wmbilicata.
Andræcia peduneulo contigua, osliolis hyalinis longis.
Hab. Transvaal Spitzkop (Wilms).
19. Fimbriaria Wrightii Underw. Bot. Gaz. XX, p. 64.
Monoica, mediocris, margine posticeque purpurea. Frons ad 10 mm.
longa, 3 mm. lala, ex apice innovala, canaliculata, alis adscendentibus
tenerrimis, margine crispalo-plicatulo. Costa plano-convexa, fronde fere
triplo angustior. Stratum anticum cost» æquialtum, anguste cavernosum,
cavernæ filis dense repletæ; stomata magna, parum convexa, poro 6 cel-
lulis triseriatis eircumdato; cellulæ epidermidis valide, æqualiter incras-
salæ, Squamæ magnæ, contiguæ, oblique lunatæ, longissime appendi-
eulate, appendiculo e basi lanceolata longe cuspidato, interdum spina
singula magna armato, Carpocephala terminalia in fronde vel in ramulis
parvis postieis. Pedunculus 15 mm. longus, purpureus, superficie varie
acuteque coslatus, apice longe barbatus, paleis linearibus (2 cell. latis,
cell. 6-7 mm. longis). Carpocephala e centro hemisphærico alte papuloso
quadriloba, radiis alte papulosis in dorso involucrorum longe decurrenti-
bus; lobis oblique patulis attenuatis, margine repandis usque ad basin
fere solutis, euneatis apice truncatis vel emarginatis; involuera tenerrima
sat longa. Perianthia ovata, hyalina vel purpurea, ore breviter tubulosa.
Gapsula subhyalina, Operculum minimum, parietibus radialibus maxime
incrassalis, Sporæ 102 y, aurantiacæ, late alatæ, alis flavescentibus mar-
BULL, HERB, Boss, février 1899, 110 7
\
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
gine asperrimis. Elateres 270 y, bispiri, spiris angustis. Andrecia in
ramulis parvis posticis vel in fronde dorsalia.
Hab. Cuba (Wrisht).
20. Fimbriaria persica St. Hedwigia. 1894, p. 7.
Monoica, major, robusta, omnino purpurea. Frons ad 20 mm. longa,
5 mm. lata, ex apice innovata, ramis floriferis semper postieis, antice
plus minus canaliculata, postice plano convexa, costa haud prominens,
fronde triplo angustior et 3-plo humilior quam stratum anticum; cavernæ
angustissimæ, sub poro dense longeque filiferæ. Stomata magna, 6 cellulis
quadriseriatis conflata. Epidermidis cellulæ æqualiter incrassatæ. Squamæ
magnæ atropurpureæ, imbricatæ, longe appendiculatæ, appendiculis
geminatis, subremotis, filiformibus basi grosse paucispinosis. Pedunculus
ad 7 mm. longus crassus, purpureus, compressus varie humiliterque
costatus, apice paleis hyalinis anguste lanceolatis barbatus. Carpocephala
magna, centro plano-convexa lobis duplo longioribus, decurvis, profunde
solutis cum involuero æquilongo cupuliformibus. Perianthia late ovata,
apice inflato-rotundata obtusissima. Capsula valida fusco rufa, operculo
maxime incrassato. Spore subnigræ, alis angustis asperrimis, 108 y.
Elateres 130 y, fusco-rufi, bispiri, spiris validis, laxe tortis. Andrecia
in ramulo parvo postico.
Hab. Persia (Hausknecht).
21. Fimbriaria Drummondii Taylor. I. of Bot. 1844, p. 574.
Monoica, major, crassa et robusta, viridis margine posticeque purpurea.
Frons ad 15 mm. longa, 4 mm. lata, interdum furcata, pro more ex apice
innovata, ramis floriferis semper poslicis, antice subplana, ventre late et
humiliter convexa, alis breviusculis validis attenuatis acutis, integerrimis.
Costa fronde triplo angustior, haud producta, strato antico mediano
æquialta, cavernæ angustissimæ, sub poro longe filiferæ; siomata magna,
S cellulis quinqueseriatis formata; cellulæ epidermidis teneræ, trigonis
magnis incrassatæ, duplo fere altiores quam late. Squamæ posticæ
magnæ, oblique ovatæ purpureæ, appendiculo hyalino basi haud con-
stricto squamæ fere æquilato, longe ligulato apice oblique breviterque
acuminato. Pedunculus ad 2 cm. longus, purpureus, crassus, apice paleis
anguste lanceolatis breviter barbatus. Carpocephala magna, centro parvo
leniter convexo, grosse papuloso, lobis quam centrum multo longioribus,
latissimis, crassis, similiter papulosis, umbellatim patulis cum involucro
æquilongo cupuliformibus. Perianthia ovata, semiexserta hyalina, inter-
111
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 99
dum purpurea; capsula rufescens, operculo maxime incrassalo; Sporæ
magnæ flavescentes, ad 162 u, latissime alalæ, alis integris vel grosse
lobatis, asperis. Elateres ad 250 u flavescentes, bispiri, spiris validis.
Andræcia magna disco bene definito nigro-purpureo.
Hab. Australia, Victoria (Luchmann, Curran, Turner, Me. Cann.) Swan
River (Drummond. Miss Sewell) New Zealand (Kirk).
22. Fimbriaria longebarbata St. Hedwigia 1889, p. 156.
Monoica, viridis, margine posticeque purpurea, valida. Frons ad 2 cm.
longa. # mm. lata, subplana, furcata vel ex apice innovata. Costa fronde
quintuplo angustior, postice valde convexa, lateribus sensim in alas
validas abeuntibus. Stratum anticum in tergo costæ humile, cavernis
angustis, fila libera 2-3 cellulas longa, sub poro conferta. Stomata nume-
rosa, magna et valde convexa, 6-cellulis 4-5-serialis formata. Squamæ
posticæ magnæ, purpureæ, appendiculo magno, rotundato, acuto vel
obtuso, grandicellulari, hyalino. Pedunculus ad 10 mm. longus, purpureus,
apice longe-barbatus, paleis linearibus, hyalinis, obtuse costatus. Carpo-.
cephala parva vertice convexa et parum papulosa, lobis capituli centro
æquimagnis, profunde solulis, cuneatis, apice truncato-rotundatis, decurvo-
patulis, involucro tenerrimo, duplo breviore. Perianthia oblique patula
oblonga, longe exserta (ad ‘/1). Capsula tenerrima viridis. Sporæ 90 y
flavescentes, anguste alatæ, alis integerrimis. Elateres concolores, 170 y
bispiri, dilute flavescentes. Andrecia in furcis vel in ramulo parvo
postico, magna, oblonga, valde convexa, purpurea, ostiolis brevibus.
Hab. Queensland (Amalie Dietrich, Bowman, Bailey).
23. Fimbriaria Macounii St. n. sp.
Syn. : F. tenella Pearson (non Nees) in Selwyn, Survey, 1890, p. 27.
Monoica, pusilla. Frons simplex, interdum ex apice innovala, 5 mm.
longa, 1 mm. lata, anguste ligulata (rami® solum laliores), crassa;
cavernis subamplis, antice inflatis, fila nulla; costa latissima, alis crassis
obtusis adscendentibus valde concava. Stomata humillima, 6 cellulis
biseriatis formata. Epidermis haud incrassala. Squamæ vix imbricatæ,
purpureæ, appendiculo hyalino, parvo, oblongo apice rotundato, inte-
gerrimo. Pedunculus 10 mm. longus, haud barbalus, pro planta crassus,
sublævis nudusque. Carpocephala e centro hemisphærico quadriloba,
lobis longe connatis, margine breviter solutis, fusco purpureis, attenuatis.
Involucra longe fissa margine repando-lobata. Perianthia longe rostrata,
segmentis fissis longe attenuatis, Capsula viridis, laxe cellulosa, operculo
112
100 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. * Fimbriaria.
maximo, quam capsule dimidium majore, optime cireumscisso, cellulis
42 y, unistratis formato. Spore 51 y cristis regulariter minuteque lobu-
latis, sulphureæ. Elateres 170 w, trispiri. Andrecia pedunculo approxi-
mala, parva.
Hab. Insula Vancouver, Macoun (mense majo c. f. mat.).
24. Fimbriaria canelensis Spruce in Edinb. bot. Soc. XV, p. 564.
Monoica, pallide-virens, tenera. Frons ad 25 mm. longa, 7 mm. lata,
ex apice innovata, subplana (planta in locis minus humidis inventa
forsan minus flaccida minusque plana). Costa fronde quadruplo angus-
tiore, convexo-prominula, ale valde attenuatæ; stratum anticum humile.
sub poro cavernis amplis, reliquis parvis. Siomata magna, a 6 cellulis
quinque seriatis formata, parum elevata. Squamæ posticæ parvæ, roseæ,
appendiculo ovato-oblongo, obtuso, cellulis magnis formato. Pedunculus
ad 10 mm. longus, tenuis, apice maxime barbatus, paleis purpureis
anguste linearibus, profunde acuteque costatus. Carpocephala juniora
globosa, adulta a centro parvo hemisphærico quadriloba; Involucra
brevia, tenerrima, integra. Perianthia purpurea, longe exserta. Capsula
pallide rufescens, operculo magno. Sporæ fusco-brunneæ 90 y, reticu-
latim alatæ, ale integerrimæ. Elateres 540 y, bispiri, spiris latis. An-
dræcia in ramulis parvis posticis, minutis.
Hab. Andes quitenses (Spruce).
25. Fimbriaria angolensis Si. n. sp.
Dioica, major, tenuis, viridis, postice hyalina. Frons ad 2 cm. longa,
5 mm. lata, ex apice repetito innovala, antice plana, medio postico parum
incrassata, leniter convexa, alis leniter adscendentibus, plano-convexis.
Costa haud producta, fronde quintuplo angustior, in sectione bene definita
et elliptica, quam stratum anticum duplo altior. Cavernæ angustæ, filis
liberis nullis. Siomata parva, parum elevata, 6-cellulis biseriatis formata.
Cellulæ epidermidis teneræ. Squamæ roseæ, remotæ, oblique oblongo-
lunatæ, appendiculo tenerrimo, magno, ovato, hyalino, grandi-cellulari.
Pedunculus tenuis, ad 8 mm. longus, apice dense breviterque barbatus,
paleis linearibus purpureis. Centrum capituli hemisphæricum, lobis centro
æquimagnis, oblique patentibus, profunde solutis, cum involucro æqui-
longo campanulatis. Perianthia hyalina, oblongo ovata, ad °/ı exserta.
Reliqua desunt.
Hab. Angola Huilla Cataract (Newton).
115
#. > pr. d "
A
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 101
26. Fimbriaria innovans (Austin) Evans. Conn. Acad. VII,
1891, p. 8.
Syn. : Marchantia innovans. Aust. Torr. B. Cl. V, p. 14.
Monoica, mediocris, flavo-virens. Frons ad 15 mm. longa, 3 mm. lata,
ex apice innovata, ramis floriferis semper posticis, antice plana, postice
leniter convexa, costa haud producta, fronde triplo angustior, alis atte-
nuatis. Stratum anticum quam costa duplo humilius (in medio frondis),
cavernis amplis, fila libera-nulla. Stomata magna, alte convexa, 8-cellulis
quinque-serialis angustis formata, poro maximo (36 y). Cellulæ epider-
midis valide, æqualiter incrassatæ. Squamæ posticæ minute, remotæ,
hyalinæ, appendiculo oblongo, parum acuminato, purpureo. Pedunculus
ad 7 mm. longus, compressus, varie et humiliter costatus, apice paleis
filiformibus longis sparsim barbatus. Carpocephala parva, centro alte
convexo, lobis centro æquimagnis, umbellatim patulis, teneris, grosse
papulosis, margine decurvis. usque ad basin liberis; involucra breviora,
tenerrima, perianthia itaque oblique pendula, ovata, hyalina ad medium
exserla. Capsula flavescens, operculo maxime incrassato. Sporæ flavo-
rufæ, 90 y, alis angustis, crenato-lobulatæ. Elateres 216 y, flavescentes,
spiris duplicatis, ligulatis. Andrecia in ramulis minutis magna, totum
fere ramulum tegentia.
Hab. Hawai (Baldwin, Bishop).
27. Fimbriaria vulcania (Schffn.) St.
Syn. : Hypenantron vulcanicum Schffn. Acad. Vindob., 1898, LXVIL,
p. 155.
Dioica, major, robusta, viridis, margine posticeque atrorubens. Frons
ad 20 mm. longa, 5 mm. lata, anlice plana, furcatim ramosa, rarius ex
apice innovala («e ventre continua » Schiffner). Squamæ ventrales atro-
rubentes, appendiculo ovato-oblongo, obtuso vel subacuto, integerrimo.
Pedunculus gracilis, ad 23 mm. longus, sparsim paleaceus, apice paleis
rubris longe barbatus. Garpocephala alte hemisphærica, dense papulosa.
Perianthia longe dependentia, conica, pallida, apice tubuloso. Andræcia
ignota.
Hab, Java in monte Gunung Guntur 800 m (Schiffner).
Ipse non vidi. Sine dubio bona species nova.
28, Fimbriaria tenera Mitt. Fl. Nov. Zel. II, p. 170.
Monoica, intense viridis, subtus hyalina. Frons ad 15 mm. longa,
k mm, lala, tenera, flaccida carnosa tamen, antice subplana, furcata et
114
102 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
ex apice innovata, rami poslici rariores. Costa lata, fronde 3-plo angus-
tior, plano convexa, alis atlenuatis margine obtusis. Sératum anticum
humile, quam costa duplo humilius, laxe cavernosum, fila libera subnulla.
Stomata magna, parum convexa, 6 cellulis triseriatis formata. Epidermis
antica tenerrima, haud incrassata. Squamæ posticæ tenerrimæ, oblique
ovatæ, hyalinæ longe appendiculatæ, appendiculo ubique 2-cellulas lato,
purpureo, breviter acuminato, grandicellulari. Pedunculus ad 15 mm.
longus, subteres, humiliter costatus, labiis crassis rotundatis, ceterum
nudus, hyalinus, in ætate plus minus purpurascens, apice breviter bar-
batus, paleis occultis anguste lanceolatis. Carpocephala juniora viridia
conica lobis pedunculo appressis, in ætate brunneola, centro subplano
parum papuloso, lobi %, cuneati, subrecte patuli, usque ad medium soluti
(radiis cuneatis, bene conspicuis) valde papulosi, subplani apice truncato-
rotundati valdeque decurvi; involucra duple breviora, tenera. Perianthia
subpendula, hyalina, brevissima, involucrum parum superantia, facile in
lacinias soluta. Capsula maxima, dilute brunnea, vertice maxime incras-
sata. Spore brunneæ 63 y, reticulatim alatæ, alis latis asperis. Elateres
270 y, tenues, bispiri, spiris laxe tortis, validis. Andræcia pedunculo
approximata, osliolis hyalinis.
Hab. New Zealand (Colenso, Knight, Petrie, Kirk, Helms, Cheeseman),
Tasmania teste Mitten.
29. Fimbriaria dissoluta St. in Engler, Ostafrica V,
DO
Monoica, major, dilute viridis, interdum omnino purpurascens. Frons
ad 3 cm. longa, À cm. lata, furcata, ramis masculis posticis numerosis,
apice sæpe vegetalivis multiramosa, crassa, antice subplana, margine
abrupte acuta, postice plano-convexa vel alis decurvis concava, alæ crass&,
spongiosæ, costa minima, vix prominula, fronde octuplo angustior, paucas
cellulas alta; stratum anticum itaque totam frondem occupans, cavernis
magnis antice bullatim prominulis formatum. Stomata magna, 6 cellulis
sexserialis conflata; squamæ posticæ purpure&, late oblique ovatæ, appen-
diculo solitario æquilongo late lineari acuto, margine angulato. Peduncu-
lus vix 2 cm. longus, crassus, ubique nudus, purpureus subteres. Carpo-
cephala magna, hemisphærica, alte grosseque papulosa, lobls ad medium
solutis, centro capituli æquimagnis, validis decurvis, involucro æquilongo.
Perianthia late ovata, hyalina, acuta, ad medium exserta. Capsula hya-
lina, valida. Sporæ fulvæ 72 y, anguste alatæ. Elateres 300 y. pallide
flavescentes, bispiri, angusti, ubique æquilati, sepe ramosi, spiris latis,
115
TON E "|
2] a
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 103
laxe tortis. AndrϾcia semper in ramis parvis poslicis. parva, ostiolis
longis purpureis.
Hab. Kilimandscharo (Volkens).
30. Fimbriaria parvipora St.n.sp.
Monoica, parva, fusco-viridis, postice subatra. Frons ad 7 mm. longa,
2 mm. lata, valde canaliculata, simplex vel ex apice innovata, costa plano-
convexa, latissima, fronde duplo solum angustior, alis valde attenualis;
stratum anticum in medio frondis humillimum, cavernis angustis pauci-
lamellosis, subvacuis, fila libera nulla. Stomata parva, 6 cellulis super-
ficialibus formata, vix prominula. Cellule epidermidis teneræ. Squamæ
posticæ parvæ, atropurpureæ, magno appendiculo e lata basi acuminato,
basi haud vel minime constricto. Pedunculus pro planta longus (10 mm.)
apice paucis paleis hirtus, purpureus, triquetrus. Carpocephala hemis-
phærica, stomatis parvis papulosa, lobis centro »quilongis ob radios
elongatos ad medium connatis, abrupte oblique patulis, antice inflatis,
tenerrimis, apice decurvis, crenato-lobulatis. Perianthia oblongo-ovata,
ad */s exserta. Capsula? Spore flavescentes 70 y. alis repando-lobulatis,
angustis. Elateres concolores, 360 y bispiri, attenuati, spiris in medio
confertim, versus apicem laxe tortis. Andrecia in furcis frondis, parva,
ostiolis hyalinis brevissimis.
Hab. Kaschmir Liddar Valley 13000’ engl. (Duthie).
31. Fimbriaria Wilmsii St. Hedwigia 1892, p. 122.
Monoica, major, robusta, viridis, margine posticeque interdum purpu-
rascens. Frons ad 4 em. longa, 10 mm, lata, ex apice innovata, postice
parum convexa, costa parum prominente, lata, triplo tamen angustiore
quam frons. Stratum anticum humile (in medio frondis 3-plo humilius
quam costa) cavernis valde numerosis, angustissimis. Stomala magna,
parum convexa, 6 cellulis quinqueseriatis formata; cellulæ epidermidis
valde et æqualiter incrassalæ. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ appen-
diculis (interdum geminatis) magnis oblongis vel lanceolatis acutis, mar-
gine angulatis. Pedunculus ex apice frondis ortus, crassus, ad 2 cm.
longus, subteres, labiis attenualis, duplicatis, alterne imbricatis, apice
paleis purpureis lanceolatis breviter barbatus. Garpocephala hemisphærica,
lobis attenualis, margine grosse lobatis, plano convexis, declivibus ad
medium solutis, cum involucro æquilongo, valido integerrimoque late
campanulatis. Perianthia oblique pendula, ovato-oblonga, longius exserta,
hyalına vel purpurascentia, Gapsula subhyalina, tenera, operculo magno.
116
10% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
Spore luridæ, 125 y crenulatim alatæ. Elateres 170 y, sæpe ramosi,
mono- vel bispiri, spiris validis. Androecia in ramulis parvis posticis.
Hab. Transvaal (Wilms, Maclea), Mozambique (Braga), Madagascar
(Baron.) (Causseque) Cap. Kumakala (Breutel).
32. Fimbriaria marginata Nees. in Hor. phys. Berol. 1820,
p. #4.
Monoica, pallide-virens, margine posticeque purpurea. Frons ad 15 mm.
longa, 4 mm. lata, valida, ex apice innovata, antice subplana; costa fronde
6-plo angustior, humilis in sectione anguste elliptica, ale valide, margine
integerrimæ. Stratum anticum in medio frondis magis altum quam costa,
cavernis amplis, fila libera subnulla. Sfomata minima, parum elevala,
6 cellulis biseriatis formata, poro minimo. Squamæ poslic® parvæ, pur-
pureæ, appendiculis longis, geminatis, strictis atque lanceolatis acutisque.
Pedunculus brevis (3-4 mm. longus) apice breviter barbatus, paleis
lanceolatis. Carpocephali centrum hemisphæricum, stomatis bullatim
prominulis, lobi breviores subhorizontaliter patuli, similiter alte papulosi,
cum involucro magno late hiantes, perianthia ilaque oblique patula, ad
?/s exserta, late ovata obtusa. Capsula tenera, dilute brunnea, operculo
magis fusco, valde incrassato. Sporæ 90 y. fusco-brunneæ, anguste alatæ,
alis integerrimis. Elateres 170 y. flavescentes, monospiri. Andrecia in
ramis parvis posticis, Sæpe repetito innovatis, omnibus innovationibus
masculis.
Hab. Africa australis. Albany (Drège), Capetown (Ecklon, Mc. Owen),
Caledon River (Rehmann), Devilspeak (Rehmann), Transvaal (Mc. Lea).
33. Fimbriaria Boryana Mont. Ann. sc. nat. 1838, IX, p. 41.
Dioica, viridis, magna et valida postice margineque purpurea. Frons
ad 30 mm. longa et 6 mm. lata, ex apice innovata, rarius furcata anlice
subplana, postice valde convexa, costa fronde triplo angustior, haud vel
parum producta, ale crassæ, sensim attenuatæ. Siratum anticum costæ:
æquialtum (in medio frondis), cavernis angustis; fila libera subnulla.
Cellulæ epidermidis teneræ, trigonis parvis incrassatæ. Siomala magna,
parum convexa 7- vel 8 cellulis, 6-seriatis ædificata. Squamæ posticæ
parvæ, oblique ovatæ, appendiculo longissimo (quam squama sæpe duplo
longiore) lanceolato, basi vix constricto, apice acuminato acuto, intense
sanguineo. Pedunculus ad 4 em. longus, validus purpureus, subteres et
parum costatus, apice paleis purpureis longo barbatus. Centrum carpo-
cephali parvum convexum, lobi centro longiores oblique patuli cum
117
Cr DRE Pete Les: BALE" 7 Wr: ESRI . 4 ae ES
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 105
involuero æquilongo bene campanulati. Perianthia purpurascentia, ob-
longo-ovata, ad */s exserta. Capsula rufescens. Spore 100 y, flavescentes
alis latis repandis. Elateres 270 y dilute flavescentes, bispiri, spiris laxe
tortis, filiformibus. Andrecia in dorso frondis aggregata, sæpe 3-vel
plura consecutiva.
Hab. Mascarene Insulæ (Bory de S. Vincent, Rodriguez, Richard,
Boivin, de l'Isle).
34. Fimbriaria Khasiana (Griff.) Mitt. Hep. Ind. or., p. 126, in
Linn. Soc. V.
Syn. Octoskepos Khasianus. Griff. Not. tab. 69 D, fig. IT.
Monoica, minor, tenera, pallide virens. Frons ad 15 mm. longa, 5 mm.
lata, parum canaliculata in fronde adulta postice purpurea, in novellis
hyalina, costa minima, postice valde producta, in sectione hemisphærica,
alis tamen tenerrimis, laxissime cavernosis; siratum anticum ceterum
totam fere frondem occupans, filis liberis nullis. Sfomata magna, parum
convexa, 6 cellulis triseriatis formata. Squamæ parvæ purpureæ, appen-
dieulo anguste lanceolato breviter acuminato integerrimo. Pedunculus
ad 10 cm. longus, nudus, subteres. Carpocephala pro planta maxima,
centro minimo, convexo, stomatis longissime utrieulatis quasi hirto, lobi
similiter sed sparsius utriculati, margine stomatis longe productis longe
angusteque inciso lobati, ceterum umbellatim expansi, involuera humilia,
tenera. Perianthia parva, ovata, hyalina; Capsula tenera superne dilute
rufescens, basi hyalina, operculo magno valde incrassato (parietes radi-
ales). Spore 90 y, humiliter cristatæ. Elateres 102 y, bispiri. Andræcia
pedunculo approximata, ostiolis hyalinis, longis.
Hab. Himalaya (Hooker et Thomson).
Die Beschreibung ist nach dem Hoockers’schen Original n° 1677
gefertigt, da Griffith keine Pflanzen dieser Art nach Europa gelangen
liess.
35. Fimbriaria Bachmannii St. Iledwigia, 1804, p. 7.
Dioica, major, robusta, pallide virens, subtus hyalina. Frons ad 3 cm.
longa, 5 mm. lata, ligulata, ex apice vel e latere cost innovata, antice
plana, postice leniter convexa, costa haud producta, fronde plus triplo
angustior, ale valide, parum acuminate, ipso margine abrupte acutæ;
stralum anticum in tergo costæ humile, duplo humilius quam costa,
cavernis angustis, filis liberis subnullis. Stomata parva, parum convexa,
8 cellulis parvis biseriatis formata. Gellule epidermidis teneriw; squam.e
118
106 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
posticæ remotæ, purpureæ, triangulares, acutæ, pro more tamen appen-
diculatæ, appendiculo hyalino tenerrimo oblongo vel lanceolato acuto,
basique constricto, parum breviore quam squama. Pedunculus 10 mm.
longus, tenuis, compressus vel subteres, parum costatus, apice dense bar-
batus, paleis longioribus hyalinis, anguste linearibus. Carpocephala hemi-
sphærica alte angusteque papulosa, profunde quadriloba, lobis centro capi-
tuli æquimagnis, valde decurvis, margine — magnis stomatis prominen-
tibus — grosse lobulatis, cum involucro æquilongo breviter campanulatis.
Perianthia hyalina, ovato-conica, obtusa, ad ‘/2 exserta, pendula; capsula
flavescens, tenerrima opercu:o valde incrassato. Spore 90 y, alis angustis
integerrimis, asperulis, flavescentes. Elateres breves, 136 y, concolores,
bispiri, æquilati, obtusi, spiris validis. Andrecia in planta propria termi-
nalia, magna, oblonga valde convexa, ostiolis magnis purpureis.
Hab. Transvaal (Bachmann) (Mc. Lea).
36. Fimbriaria violacea Austin. Torr. Bot. CI. II, p. 17.
Monoica, minor, pallide viridis, postice hyalina. Frons ad 2 cm. longa,
ex apice innovata, 2 mm. lala, crassa, costa latissima, convexa, alis
anguslis costam parum superantibus subhyalinis; stratum anticum medio
cost æquialtum, anguste cavernosum, filis usque ad epidermidem elon-
gatis. Stiomata magna, valde convexa, poro a 6 cellulis angustis quadri-
seriatis eircumdato; cell. epidermidis haud incrassatæ. Squamæ posticæ
fusco-purpureæ, imbricatæ, appendiculo singulo elongato, anguste lanceo-
lato. Capitula in ramulo postico terminalia, breviter pedunculala, pedun-
culo crasso, subtereti, humiliter costato, basi purpureo, superne expalles-
cente, paucis paleis hirto, apice barbato, paleis hyalinis sublinearibus.
Carpocephala purpureo maculata, e centro majore allerotundato crassoque
longe quadriloba, lobis ad medium discretis, oblique decurvis, capitulo
duplo longioribus. Involuera itaque late tubulosa. Perianthia ovato-
obconica, ad medium immersa, hyalina (secundum Auct. violacea) capsula
subhyalina, apice incrassata (parietes radiales). Operculum haud vidi.
Spore magnæ, 102 y, rufe, lobatim cristale, cristis tenerrimis asperis.
Elateres 270 y. flavescentes, bispiri, spiris angustis, laxe tortis. Andrecia
in ramulis lateralibus minulis.
Hab. California (Jepson, Bolander, Coulter, Howe).
Austin beschreibt diese Pflanze als recept. subconoidea tragend; diesen
Eindruck erhält man auch, wenn man die schief abstehenden lobuli mit
in Betracht zieht; dass die Perianthien an den Jepson’schen Pflanzen
hyalin sind und nicht violett, halte ich für kein wichtiges Unterschei-
119
{7
AE
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Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 107
dungszeichen, da je nach dem mehr oder weniger belichteten Standort
die Farben der Marchantiaceen mehr oder weniger roth ausfallen und
an ein und derselben Art erheblich varliren können. Im Uebrigen ist die
Diagnose Austins zu einer sicheren Bestimmung zu unvollständig und
ich habe die Beschreibung, da Originalpflanzen nicht zu erhalten waren,
nach dem Jepson’schen Exemplar gefertigt, das wohl Howe bestimmt
hat.
37. Fimbriaria pilosa (Wahl.) Taylor Linn. Soc. XVII, p. 386.
Syn. Marchantia pilosa Wahlbg. Flora lapponica 1810, p. 399. F. nana
Ldbg. Syn. Hepat. Europ., p. 110 (?).
Monoica. parva, pallide viridis. Frons simplex vel ex apice innovata,
antice subplana, crassa, marginibus breviter acuminatis acutis, leniter
adscendentibus, triplo latior quam alta. Costa latissima, humilis, postice
plano convexa sensim attenuata. Stratum anticum laxe cavernosum,
cavernis altis (triplo altioribus quam costa), fila libera nulla. Stomata
magna, convexa, 6 cellulis triseriatis formata. Epidermis haud incrassata,
parietibus validis. Squamæ magnæ, imbricatæ, purpureæ, appendiculo
“lineari, longo sed breviter acuminato, striclo. Carpocephala parva, centro
hemisphærico, ipso verlice parum majus prominente, humiliter papuloso.
Pedunculus ad 3 cm. longus, purpureus, profunde irregulariterque
costatus haud barbalus. Lobi brevissimi, cum involucro fere ad annullum
membranaceum reducti, ob radios elongatos ad posticum incurvos haud
soluti, oblique extrorsum nutantes, lamina involucri interdum fissa;
perianthia dein oblique patula, ovato-oblonga, longe exserta, laciniis longe
acuminalıs. Capsula tenera, flavo-rufescens; operculum magnum, bene
definitum, validum, cellulis altis brunneis, valde incrassatis formatum.
Sporæ 72 y, profunde lobato-alatæ pallide flavescentes. Elateres 290 y
tri- quadrispiri, spiris angustis, arcte tortis. Andræcia ad basin peduneuli
parva purpurea,
Hab. Germania, Sudeten, Helvetia (Schleicher), Suecia (Arnell), Grœn-
landia (Vahl, Vanhæffen), Japonia (Faurie), Fennia, Lapponia (Lindberg),
Sibiria (Arnell), Norvegia (Kaalaas), Am. sept. Vancouver Island (Macoun),
California (Coville), Washington Terr. (Brandegee).
Die letzigenannten drei Standorte führt Underwood an. Washington
soll wohl Wash, Territ. heissen ?, denn bei der Stadt dieses Namens wird
die Pflanze wohl schwerlich vorkommen; es ist eine alpine und arctische
Art, und Galifornien ist deshalb auch zweifelhaft.
120
108 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
38. Fimbriaria vesiculosa Austin. Acad. Phila. 1869.
Monoica, mediocris, pallide virens, in sicco flavescens, maxime crassa.
Frons ad 15 mm. longa, 3 mm. lata, repetito breviterque furcata, apice
sæpe 4-6 ramulos nascentes gerens, ante apicem itaque latissima ob
ramulos nondum separatos, anlice valde concava, postice leniter convexa,
ubique fere æquicrassa, alis parum attenuatis; costa latissima, frondi
fere æquilata, in alis attenuatim excurrens. Stratum anticum cosiæ æqui-
altum, cavernis antice convexo-prominulis, amplis, prismalicis, fila libera
nulla; stomata parva, numerosa, parum convexa, poro magno 6 cellulis
parvis circumdato. Epidermidis cellule æqualiter incrassatæ, validæ.
Squamæ magnæ, roseæ, oblique triangulares, longe acuminatæ, nusquam
constrictæ. Pedunculus ad 10 mm. longus, validus, in sectione compresso
ellipticus, apice paleis hyalinis longe filiformibus sparsim barbatus. Car-
pocephala centro hemisphærica, lobis quam centrum duplo brevioribus
oblique patulis cum involucro æquilongo cupulatis usque ad basin liberis.
Perianthia ovata, distincte acuminata, laciniis longe cuspidatis, hyalina ad
?/s exserta. Capsula medio infero cellulis elongatis, supero magnis cellulis
incrassalis formata, hyalina. Spore 54 y flavescentes, anguste alatæ.
Elateres subhyalina 180 ı, spiris duplicatis filiformibus. Andræcia pedun-
culo approximata. Antheridia longe seriata totum ramulum fere percur-
rentia.
Hab. Patria? North Pacific Exp. (Rodgers).
Eine ausgezeichnete Art, welche an ihrer dicken, schwammigen Frons
leicht wieder zu erkennen sein wird.
39. Fimbriaria californica Hampe in Austin. Hep. Bor. Am.,
p. 135.
Monoica, major, robusta, fusco-viridis, margine posticeque purpurascens.
Frons simplex vel ex apice innovata, ad 2 cm. longa, 12 mm. lata, crassa,
antice subplana, costa late convexa, fronde duplo angustior, sensim in
alas attenuata, humilis; ale tenues, crispato-plicatulæ. Sératum anticum
sat altum, cavernis angustis; stomata magna, hyalina, valde concava,
cellulis triseriatis formata, poro amplo. Cellule epidermidis æqualiter
incrassal®. Squamæ posticæ purpureæ, magnæ, semilunatæ, appendiculis
(2 vel 3) brevibus, basi valde constrictis, lanceolatis, hyalinis. Capitula
dilute viridia, longe pedunculata, pedunculo ad 2°”: cm. longo, valido,
superne stramineo, basi flavo-rufescens, nudo, apice barbato, paleis
longissimis, hyalinis, linearibus vel lanceolatis, e cellulis elongatis ædifi-
catis. Carpocephala centro hemisphærico, ad medium quadriloba, lobis
121
a = em HN Ta Zt
a che mr us
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 109
oblique patentibus, magnis apice ineiso bilobis. Involuera itaque optime
bilabiata, labiis rotundatis integerrimis. Perianthia hyalina, ovato-conica,
semiexserla, ore breviter tubuloso. Calyptra tenerrima, cellulis magnis
(50 X 120 y) formata. Capsula tenera, dilute brunnea, cellulis trigone
incrassalis. Operculum haud vidi. Sporæ 120 y, fulvæ, late lobatim-cris-
talæ crisuüs asperrimis. Elateres 200 y, mono- vel bispiri. Andræcia in
ramulis postieis minuta.
Hab. California (Howe, Boländer, Bauer, Bigelow).
40. Fimbriaria echinella G. Hepat. Mex., p. 271.
Monoica, minor, viridis, purpureo marginata. Frons ad 15 mm. longa,
% mm. lata. concava, alis adscendentibus, attenuatis, ex apice innovata,
ramis posticis floriferis valde numerosis. Costa angustissima, fronde
inultoties angustior, postice leniter convexa et vix producta. Stratum
anticum humile, cavernis solum sub poro amplioribus, reliquis minulis;
fila brevissima, spe ad unam cellulam reducta. Stomata parva, 6 cellulis
triseriatis prerupte superpositis formata. Cellulæ epidermidis æqualiter
incrassate, valide. Squamæ parvæ purpureæ; appendiculis disco squamæ
æquilongis, anguste lanceolatis, integerrimis. Pedunculus ad 7 mm.
longus, teres, paucis paleis hyalinis, linearibus obsitus, apice similiter et
sparsim barbatus. Carpocephala, hemisphærica, stomalis maxime utricu-
latim elongatis quasi spinosa, lobi capitulo æquilongi, oblique patuli, cum
involuero campanulati, antice similiter sed sparsim utriculati, margine
stomalis grosse lobali. Capsula hyalina, tenerrima. Operculum parvum
bistratum hyalinum, parietibus radialibus maxime trabeculatim incrassatis.
Elateres 200 y dilute flavescentes, bispiri spiris angustis. Sporæ rufe,
63 y, lobato eristate. Andræcia in ramulo parvo postico.
Hah. Am. sept. Arkansas (leg. Trécul), Mexico (Fr. Müller), Texas
(Wright. teste Underwood).
Hi. Fimbriaria abyssinica G. Syn. Hep., p. 569.
Monoica, viridis, poslice purpurea, robusta, crassa, gracilis. Frons ad
15 mm. longa, 3 mn. lata, linearis, ex apice innovala, antice subplana,
postice valde convexa, costa fronde subtriplo angustior, haud producta,
alis crassis, sensim attenuatis, margine acutis inlegerrimis. Stratum anti-
cum in medio frondis costæ æquiallum, cavernis angustis, sub poro filis
longis confertis, Stomata magna, 8-cellulis quadriseriatis formata. Gellula
epidermidis validissimæ, Squamæ posticæ late lunatie, appendiculo æqui-
longo striclo, lanceolato longeque acuminato, basi haud constricto.
122
7
110 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
Pedunculus ad 10 mm. longus purpureus, ubique longe paleaceus, paleis
linearibus, apice magis numerosis. Carpocephala pro planta magna,
centro hemisphærico grosse papuloso, lobis oblique decurvis centro
capituli æquilongis, papulosis, cum involucro æquilongo et valido late _
campanulatis, profunde solutis. Perianthia late ovata, apice inflato-obtu-
sata, hyalina, vix ad medium exserta. Capsula valida, flavescens operculo
valde incrassato. Spore 90 y, alis angustis, integris, asperis. Blateres
150 y, flavescentes, bispiri, spiris angustis; Andræcia (in planta propria
ex apice ramulo femineo innovata) in medio frondis irregulariter aggre-
gata, ostiolis brevissimis, crassis, purpureis.
Hab. Abyssinia (Kotschy, Schimper).
(A suivre.)
123
111
INGCPAMUESE
SUR
QUELQUES PLANTES DE BOUKHARIE
PAR
Mme Olga FEDTSCHENKO et M. Boris FEDTSCHENKO
de Moscou.
Pendant notre sejour au Turkestan en 1897, nous y avons recu de
M. Jean Geyer une petite collection de plantes qu'il venait de récolter
au printemps de cette même année en faisant un voyage à travers la
Boukharie.
Quoique la collection ne soit pas grande, elle renferme quelques
espèces intéressantes et une espèce nouvelle.
Nous donnons ici la liste de toutes les espèces, récoltées par M. Geyer,
avec l'indication des localités.
I. Ranunculaceæ.
1. Anemone biflora DC. Chourob.
2. Delphinium rugulosum Boiss. Laïlakan.
2. Papaveraceæ.
3. Glaueium elegans F. et M. Entre Karchi et Gousar.
4. Hypecoum pendulum L. Akrabat.
3. Cruciferæ.
5, Malcolmia Bungei Boiss. Chourob.
6, Lepidium Draba L. Entre Karchi et Gousar.
112 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
21.
L. Sileneæ.
. Silene depressa M. B. Tchubek.
. Saponaria Sewerzowi Rgl. et Schmalh. Tchachma Khufidjan, Chourob.
5. Geraniaceæ.
. Geranium sp. Tchachma Khufidjan.
6. Zygophylleæ.
. Zygophyllum atriplicoides Fisch. Dans les sables Aïvadj-Takhta-Kouva.
7. Leguminosæ.
1. Medicago minima Bart. Dans les montagnes Khirmat.
12.
. Astragalus farctus Bge. Chourob.
. Astragalus eremothamnus Kar. et Kir. Boukhara.
. Astragalus Cottonianus Aitch. et Baker. Chourob.
. Astragalus sp. Akrabat.
. Vicia subvillosa Boiss. Tehachma-Khufidjan.
Glycyrhiza glabra L. Sartchakho.
8. Rosaceæ.
. Cratægus sanguinea Pall. Entre Karchi et Gousar.
. Poterium sanguisorba L. Boukhara.
9. Granateæ.
. Punica granatum L. Boukhara (cultum).
10. Crassulace&.
Umbilicus Lievenii Led. Gousar.
11. Umbelliferæ.
. Prangos bucharica n. sp. Dans les montagnes de Khirmat.
12. Compositæ.
. Achillea Santolina L. Gousar.
. Mulgedium tatarıcum C. A. M. Boukhara.
. Mulgedium sibiricum Less. Dans les montagnes Khirmat.
13. Gentianeæ.
. Gentiana Weschniakowi Rgl. Entre Karchi et Gousar.
14. Boragineæ.
. Anchusa italica Retz. Sartchakho.
. Onosma echioides L. Boukhara.
. Onosma turkestanicum Franchet. Chourob.
(2)
(3)
30.
31.
32.
33.
37.
39.
40.
41.
OLGA ET BORIS FEDTSCHENKO. PLANTES DE BOUKHARIE.
Arnebia cornuta Fisch. et Mey. Dans les montagnes Khirmat.
Caccinea glauca Savi. Dans les montagnes Khirmat.
Trichodesma incanum Bge. Chourob.
15. Scrophulariaceæ.
Veronica campylopoda Boiss. Gousar.
16. Plumbagineæ.
. Acantholimon setiferum Bge. Tchoubek.
. Statice otolepis Schrenk. Dans les sables Aivadj-Takhta-Kouva.
. Statice Suworowi Rgl. Termes.
17. Polygoneæ.
Calligonum sp. Tchoubek.
18. Urticaceæ.
. Parietaria sp. Dans les montagnes Khirmat.
19. Salicineæ.
Populus pruinosa Schrenk. Dans les sables Aïvadj-Takhta-Kouva.
20. Iridaceæ.
Iris maricoides Rgl. Chourob.
21. Amaryllidaceæ.
fxiolirion tataricum Fisch. et Mey. Entre Karchi et Gousar.
92. Liliaceæ.
. Tulipa Korolkowi Rgl. Chourob.
. Allium tataricum L. Chourob.
. Eremurus Capusii Franchet. Akrabat.
23. Melanthaceæ.
. Merendera robusta Boiss. Chourob.
24. Gramineæ.
. Bromus macrostachys Desf. Boukhara.
. Triticum vulgare L. Boukhara (cult.).
. Hordeum bulbosum L. Chourob.
Genève, décembre 1898,
BULL. HEHB, poiss,, février 1899,
118
DRAP OR ARE ET SV or BEE DE ie
x Kr AE San LT, JE $ TER
114
Drei neue Arten
aus dem östlichen Assyrien :
Silene schizopetala, Asperula asterocephala
Stachys fragillima
von
J. BORNMÜLLER
1. Silene schizopetala Bornm. (spec. nov.).
Sectio : Fimbriatæ (Boiss. Fl. or., 1, p. 574 et 629-630).
Perennis vel biennis, glandulosa, radice crassiusculo verlicali; caulibus
1/2-1-pedalibus erectis herbaceis foliosis pilis glanduliferis inæquilongis
dense obsitis patentim viscoso-pilosis superne dichotome ramosis cymu-
ligeris; folüs teneris viridibus minulissime tuberculatis ad marginem
glanduloso-pilosis ceterum glabris, ovatis, inferioribus versus petiolum
eis breviorem breviter atienuatis ad apicem attenuato-acuminatis, cau-
linis oppositis semiamplexicauli-sessilibus late ovatis magnis 3-5-nervis,
summis bracteiformibus angustis attenuato-lanceolatis; floribus ad dicho-
tomias sitis et cymos breves terminales paucifloros formantibus bracleis
late lanceolatis suffultis, rarius (infimis) axillaribus; pedunculis brevibus
fructiferis elongatis nutantibus calyce æquilongis; calyce viridi membra-
naceo glanduloso late ovato-campanulato, fructifero inflato ad basin præ-
sertim aucto dentibus tubo dimidio brevioribus triangulari-lanceolatis
hyalino-marginalis; petalis albis tertia parte calycem superantibus,
lamina obovata ad medium usque in lacinias lineares ilerumque laciniatas
mullipartita, corona nulla; capsula ovata (immatura) breviter stipitata.
Assyria orientalis (Kurdistania): Erbil, Dschebel-Sefin, in faucibus sub-
alpinis supra pagum Schaklava; 1600 m. s. m.; specimen unicum legi
1. V. 1893 (Bornm. iter Persico-turcicum 1892-93, n° 951.
Maasse : Die Stengel des einzigen Exemplares sind 20 cm. hoch, in-
dessen lassen die Reste des viel stärkeren vorjährigen Stengels auch auf
eine mehr als doppelte Höhe schiessen; Blattpaare im Abstand von etwa
- —_——
(2) J. BORNMÜLLER. DREI NEUE ARTEN. 115
4 em.; Wurzelblätter ohne dem c. 2,5 cm. langen Blatistiel 5X 3 cm.
lang und breit; Stengelblätter 3,5 X 5 cm.; Blüthenstiel 0,7 bis
1.5 cm.; Kelch 1,5 X 1,2 cm. lang und breit; Petalen 1,5 cm. lang.
Dadurch dass der Kelch schon während der Blüthe an der Basis sack-
artig aufgebauscht und ein Teil des Blüthenstiels vom Kelch verhüllt ist,
kommt die Kapsel in die Mitte des Kelches (unter gleichem Abstand
nach oben und unten) zu stehen und scheint von einem ziemlich langen
Carpophor, das aber in Wirklichkeit aus dem Blattstiel gebildet ist, ge-
{ragen zu sein.
Yon den wenigen der Flora Orientalis angehörigen Arten der Gruppe
Fimbriate unterscheidet sich S. schizopetala Bornm. auf dem ersten
Blick durch die weiche dicht drüsige Bekleidung am Stengel, Blüthen-
stiel, dem Kelche und dem Rand der Blätter, welch’ letztere sonst kahl
und nur mit sehr kleinen punktförmigen Erhabenheiten besetzt sind. In
der Gestalt der Stengelblätter erinnert die neue Art lebhaft an Silene
Lazica Boiss. (Sint. exs.!) welche aber steiferen Wuchs und total ver-
schieden Kelche aufweist. In der Tracht ähnelt sie einem jugendlichen
im Schatten gewachsenen (schlaffen) Melandrium pratense Roch]. Da in
der That S. schizopetala Bornm. in der Gesellschaft eines, übrigens
neuen Melandrium (M. physocalycinum Hausskn. et Bornm.) wächst,
und mit dieser noch unbeschriebenen Art im Indument aller Teile eine
geradezu verblüffende Aehnlichkeit hat, ja dieselben Blattwärzchen
zeigt, auch die Kelche beider Arten zur Blüthezeit unwesentlich ver-
schieden sind, so möchte ich darauf hinweisen, dass unsere Art sicher
eine Silene (mit 3 Griffeln!) ist, während die andere Pflanze bestimmt
zu Melandrium gehört (mit 5 Griffeln und 10-, nicht 5- zähniger Kapsel,
2-häusig'). — Eine Nebenkrone ist nicht vorhanden, es wird daher
S. schizopetala Bornm. der S. fimbriata (M. B.) anzureihen sein, während
S. physalodes Boiss. mit feinzerschlitzter Nebenkrone der neuen Art
ferner steht, auch ist die Gestalt der Wurzelblätter beider Arten sehr
verschieden. S. lacera Stev. besitzt fast blattlose Stengel. Von S. fim-
briata (M. B.) unterscheidet sie sich ausserdem noch durch das ganz
andere drüsige Indument, durch die ziemlich langen, nicht kurz-drei-
' Melandrium physocalycinum Hsskn. et Bornm, ist zweifelsohne diejenige
Art, welche die grössten Kapseln und am meisten aufgeblasenen, zur Frucht-
zeit gewaltig vergrösserten Kelche aufweist; die reife Kapsel ist bis 3 em. lang
und 1,5 em, breit, die Fruchtkelche haben (am Herbarexemplar, also etwas
lachgedrlickt) 3 em. Länge und A em. (!) Breite. In der Blülhen- und Blaltform
slimmt sie fast mit M, pratense Rochl, überein, im Indument auf das Genauste
mut oben beschriebener Silene schizopetala Bornm.; Nebenkrone vorhanden,
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
eckigen Kelchzähne und durch die nickenden, nicht aufrechten Blüthen.
Weitere Unterschiede dürften in der Form der z. Z. noch unbekannten
reifen Kapsel und in der Structur des Samens zu erwarten sein.
2. Asperula asterocephala Bornm. (sp. nov.).
Sectio 2 : perennis, corolla tetramera infundibuliformis flavida, stig-
mata globosa (ut Cynanchica $ 2. Sordidæ, Boiss. Fl. or. If, p. 26) sed
corollæ lobi in appendiculum retrorsum recurvatum longiusculum atte-
nuati et (ut $ 4. Latifoliæ Boiss. 1. c.) folia quaterna ovata vel ovato-
oblonga.
Glabra vel velutina e rhizomate indurato-lignoso multicaulis; caulibus
erectis 1-1 '/-pedalibus tenuibus quadrangulis duriusculis anisophyllis
superne ramulosis rarius simplicibus; folüs læte viridibus, inferioribus
inæquali-quaternis 3-5-nervis binis majusculis ovatis obtusis (12-15 X
20-30 mm. latis et longis) binis multo minoribus angustioribus oblongo-
ellipticis acutis (6-9 X 15-22 mm. |. et 1.), superioribus 2-oppositis
elliptieis acutiusculis 3-nervis; floribus capitato-fasciculatis terminalibus;
capitulis sepius 2-3 ad apicem caulis approximatis et conglobato-congestis
capitulum compositum 40-60-florum (diametro 20 mm.!) formantibus,
sæpius (capitulis axillaribus sessilibus oppositis) verticilliformibus verti-
cillis valde remotis, sæpissime ad ramulos subnudos tenues longepedun-
culatis, foliis binis floralibus bracteiformibus diminutis plerumque
reflexis suffultis; bracteis minutis oblongis vel obovatis tubo corollæ
multoties brevioribus margine (an semper?) pectinato-ciliatis; corollæ
sordido-flavidæ rarius lurido-rubellæ (non roseæ!) 8-9 mm. longæ
glabræ tubo tenui limbo minuto tetramero multoties longiore, lobis in
appendicem subulatum introrsum recurvatum attenuatis; antheris
oblongo-linearibus nigricantibus inclusis; siylo fere ad basin usque
bifido ramis sæpius valde inæqualibus, stigmatibus globosis in medio
tubo; mericarpüs (immaturis) obovatis obtusis. — Variat :
a. typica, glaberrima.
ß. velutina; in omnibus parlibus caulis foliorumque et bractearum
velutino-pubescens.
y. oppositifolia,; folia omnia 2-(nec &-) opposita.
Assyria orientalis (Kurdistania) : Erbil, montis Dschebel-Sefin (Kuh-
Sefin) in rupestribus faucium supra pagum Schaklava, 11-1400 m. s. m.,
legi m. VI. 1893 (exs. Bornm. iter Persico-turcicum 1892-93, no 1337,
n° 1336 et n° 1338 ß. velutina, n° 1539 +. oppositifolia).
A. asterocephala Bornm., eine prächtige Pflanze mit der Blattform und
Blattstellung einer À. Taurina L. und mit den gelblichen Blüthenköpfchen
(diese äusserst reichblüthig, sternförmig 20-60-blüthig) einer A. aspera.
(4) J. BORNMÜLLER. DREI NEUE ARTEN. 117
(M. B.), zählt mit zu den interessantesten Funden meiner Ausbeute, da
diese Art keiner der aufgestellten Gruppen, auch weder den Arten der
« Sordidæ », noch jenen der «Latifoliæ» eingereiht werden kann. Unter
den Arten der letztgenannten Gruppe hat sie wohl gewisse habituelle
Aehnlichkeiten mit A. involuerata Bergr. et Wahlenb., doch diese, wie
die anderen Arten dieser Abteilung, besitzen reinweisse anders geformte
Blüthen mit ziemlich breiter, allmählich sich erweiternder Saumôffnung,
deren Lappen in eine Spitze, ohne mit einem nach innen umgeschlagenen
Appendix versehen zu sein, auslaufen. Bezüglich Form und Farbe der
Blüthe nähert sich die neue Art wiederum der Abteilung «Sordidæ»,
denen sie aber der sehr breiten (eiförmigen), kreuzweis gestellten Blätter
halber unmöglich zugerechnet werden kann. Schliesslich weisen die
langen umgeklappten Anhängsel der Saumzipfel Beziehungen zu den
gleichfalls perennen Arten der Sektion Cruciana auf, unter denen unserer
A. astrocephala Bornm. eine gewisse äusserliche Aehnlichkeit mit A. as-
pera (M. B.) (in Form und Farbe der Blüthe, aber ohne Rücksicht auf
die Belaubung) nicht abgesprochen werden kann; freilich ist die Blume
dieser Arten nicht vier-, sondern fünfteilig. — Somit nimmt A. astero-
cephala Boiss. unter den europäischen und orientalischen Arten eine sehr
isolierte Stellung ein, und es ist nicht unwahrscheinlich, dass sich ein
künftiger Monograph dieser Gattung genötigt sieht, unsere Art in eine
eigene Unterabteilung unterzubringen, wobei es nicht ausgeschlossen
sein mag, dass derselben als zweite Species die nur dürftig beschriebene
A. fragillima Boiss. und Hausskn. zugesellt werden muss, eine Art, die,
bisher nur aus Fragmenten bekannt, gewiss irriger Weise der Gruppe
« Roseæ» eingereiht worden ist.
Die reichlich eingesammelten gut präparierten Exemplare gehören
zum grösseren Teil der var. velutina Bornm. an, während die als Typus
bezeichnete kahle Form mir weniger häufig begegnet ist, obwohl die
neue Art an obengenannter Lokalität, im Verein mit der gleichfalls neuen
(unten beschriebenen) Stachys fragillima Bornm., in grosser Anzahl
auftrat, Die var. oppositifolia war mir nur in wenigen Exemplaren be-
gegnet und dürfte sich später vielleicht nur als Abnormität oder Zufalls-
bildung erweisen,
Sehr häufig sind durch eine Gallenbildung' die Blüthenköpfchen
deformiert, sei es nur derart, dass sich an den Bracteen eine teilweise
Haarbekleidung vorfindet, sei es, dass, wie in den meisten Fällen, die
' Nach Herrn Prof, Dr Thomas’s freundlicher Mitteilung ist es eine Cecido-
myiden-Galle,
MO EE ir:
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Deckblätter und das ganze Köpfchen mit einem dicken weissen Haarpelz
überzogen ist. Häufig ist alsdann die Blumenkronenröhre verkürzt oder
ganz verkümmert und so jede Fruchtentwickelung unterdrückt.
3. Stachys fragillima Bornm. (sp. nov.).
Sectio : Stachyotypus, Fragiles (caules ex fissuris rupium penduli fra-
giles). — Boiss. Fl. or. IV, p. 715, 728-729.
Perennis, minute glandulosa setis patulis pellueidis molliter hispidula
sericans, rhizomate indurato-ramoso ; caulibus numerosis herbaceis humi-
libus (‘/2-1-pedalibus) elongatis dependentibus simplicibus rarius ramosis
fragillimis; foliis ovato-orbiculatis vel ovatis obtusis profunde cordatis,
eircumcirca obtuse et grosse crenatis rarius (in formis umbrosis vegetis
laxis viridioribus) triangulari-dentatis, peliolis eis 2-3-plo brevioribus.
suffultis; foliis floralibus conformibus vel basi subcordatis, summis tantum
acutiusculis triangulari-ovatis, flores subæquantibus ; verticillastris 4-
6-floris omnibus distinctis in formis umbrosis valde remotis, internodiis
3-9 cm. longis; bracteis anguste linearibus pedicello brevissimo (2 mm.
longo) multo longioribus; calycis glanduloso-viscidi dentibus late lanceo-
latis aculis (non spinescentibus) tubum æquantibus demum eo (fructifero)
longioribus; corolla albida in labio inferiore tantum pallide purpuras-
centi-maculata, tubo longe exserto calycem subduplo superante, labio supe-
riore dorso viscidulo integro obtuso, inferiore glabro duplo longiore tri-
lobo lobo medio obovato retuso; staminibus vix exserentibus; achenüs
brunneis glabris obcordalis trigonis, marginibus binis lateralibus calloso-
incrassalis.
Assyria orientalis (Kurdistania): Erbil, Dschebel-Sefin, in parietibus
verticalibus faucium supra pagum Schaklava, alt. 11-1200 m. s. m.; legi
VI. 1893 (Bornm. iter Persico-tureicum, 1892-93, exs. n° 1666, 16665).
An dem Felswänden des ostwärts von Erbil gelegenen Dschebel-Sefin
tritt die neue Art ziemlich häufig auf und zwar, je nach Zutritt der Sonne,
in mannigfachen Formen. Die normale Form (exs. n° 1666 f. aprica) ist
kleinblattrig, das Indument ist dicht, weich, namentlich an der Blattunter-
seite weisslich schimmernd, die Form der Blätter ist gerundeter, ähnlich
denen von Glechoma hederacea, Kelch und Blüthe sind kleiner und die
Kelchzähne weniger tiefals an den im Schatten gewachsenen Individuen.
Solche sind zarter, gebrechlicher, schlanker, die Internodien verlängert,
die Blätter bedeutend grösser, matigrün mit weit schwächerer lockerer
Behaarung, die Zahnung ist spitzer, die Ausbuchtung an der Basis
schwächer, die Kelchzähne sind verlängert (länger als der Tubus) und
schmaler. Beide Formen liessen sich bei dem reich eingssammelten
Material kaum sondern, da alle denkbaren Zwischenstufen vorlagen.
(6) J. BORNMÜLLER. DREI NEUE ARTEN. 119
Maasse : Stengel 15-20 cm. (Schattenexemplare bis 35 cm.) lang;
Blätter 2 X 2 cm., seltener 3 X 3 cm. (bezw. 3,5 X 3,5 cm.) lang
und breit; Blüthenstiel 2 mm.; Blüthenkelch 10 (bezw. 12) mm.; Frucht-
kelch 12 (bezw. 15) mm.; Kronenröhre 13 (bezw. 15) mm.; Unterlippe
6-7 (bezw. 7-9) mm.; Same 2,5 X 1,5 mm.
S. fragillima Bornm. unterscheidet sich von den beiden der Orientflora
angehörenden Arten der Abteilung « Fragiles » zunächst durch die langen
Kelchzähne, welche bei S. Pinardi Boiss. nur ‘/s, bei S. longiflora Boiss.
et Bal. ‘/2 so lang als der Tubus sind; von S. Pinardi weicht sie ferner ab
durch die kurz- (nicht lang-) gestielten Stengelblätter, durch die gleich-
arlıg gestalteten Blätter an den Quirlen (nicht sitzend und mit keilfg.
Basis), durch lockergestellte, deutlich auseinandergerückte (nicht gegen
die Spitze hin in eine Traube zusammengedrängte) Blüthenquirle und
durch das Vorhandensein von Bracteen. S. longiflora Boiss. et Bal. besitzt
dagegen einen sehr langen, die Kelche drei mal (nicht höchst doppelt)
überragenden Tubus der Corolla und ebenfalls sehr langgestielte Blätter,
deren Stiel der Blattfläche gleichkommt (nicht '/s-"/s so gross); ihre Quirle
sind 2- (nicht 4-6) blüthig und die Kelchzähne sind, wie erwähnt, nur
halb so lang als der Kelchtubus.
Aeusserst ähnlich im Indument ist S. fragillima Bornm. schliesslich
der westeuropäischen (spanischen) Art, S. circinnata L’Her. (Porta et
Rigo, exs. n° 393), die aber ebenfalls sehr lange Blattstiele (bis
doppelt so lang als die Fläche) hat, ferner an den gegen die Spitze hin
gedrängt stehenden Quirlen eiförmig gestaltete, an der Basis keilförmige,
fast sitzende Blätter (bezw. Stützblätter) aufweist. Wohl sind, wie bei
S. fragillima Bornm., die Kelchzähne so lang als der Tubus, die blass
purpurne Blüthe überragt aber mit ihrer sehr kurzen Röhre die Kelch-
spitzen kaum oder nur unwesentlich, und überhaupt ist diese Art, im
Vergleich zu S. fragillima Bornm. robust, verzweigt und von gänzlich
verschiedener Tracht.
Oben beschriebene drei neue Arten wurden bereits vorgelegt und be-
sprochen in der Herbst-Hauptversammlung des Thüring. botan. Vereins
in Suhl, am 1%. Oktober 1894. — Vergl. Mitth. d. thür. bot. Ver. n.
Folge, Heft VII (1895), S. 7 (ohne Diagnose).
Berka an der Ilm, den 5. Dezember 1898.
hide
120
“UNE ORCHIDÉE NOUVELLE DU BRÉSIL
PAR
Alfred COGNIAUX
Bulbophyllum cryptanthum Cogn. sp. nov. Rhizomate
repente, elongato, squamis numerosis coriaceis amplexicaulibus densius-
cule vestito; pseudobulbis minutissimis, elliptico-ovoideis, non com-
pressis, apice monophyllis; folio erecto, parvo, crasse carnoso, rigido,
late oblongo-elliptico, apice rotundato subretuso, basi in petiolum bre-
vissimum attenuato; floribus minutis, secus rhizoma sessilibus solitari-
busque; sepalis pellucidis, anguste triangulari-lanceolatis, longe acumi-
natis, subtiliter trinerviis; petalis minutissimis, subulatis; labello
carnosulo, sepalis dimidio br eviore, indiviso, anguste oblongo, obtuso,
ad medium lateraliter leviter constrieto, superne subtiliter papilloso;
columna brevissima, vix alata, basi in pedem longe producta, elinan-
drio anguste membranaceo, antice inappendiculato, postice minute
unidentato.
Rhizome brun, cylindrique, finement strié, assez flexueux. Pseudo-
bulbes assez espacés entre eux, lisses, longs de 2 ‘/2 à 3 mm., épais de
2 m., naissant à l’ aisselle d’une écaille légèrement charnue, ovale, aiguë,
un peu plus longue qu'eux. Feuille assez concave, à sommet un peu
récurvé, verte, longue de 20 à 22 mm., large de 8 à 9 mm., à une seule
nervure qui est finement canaliculée à la face supérieure. Fleurs blan-
châtres, accompagnées chacune d’une bractée à base amplexicaule,
ovale, aiguë, uninerve, blanchätre, translucide, longue de 1 ‘/2-2 mm.
Ovaire subclaviforme, un peu trigone, long de 1 */: mm. Sépales dressés,
longs de 3-4 ‘/: mm. Pétales dressés, translucides, longs de $/:-1 mm.
Labelle dressé, un peu rigide, presque plan, à trois nervures longitu-
dinales très fines, long de 1 ‘/: mm. Colonne demi-cyclindrique, à bords
antérieurs aigus, un peu incurvée, longue à peine de ‘/2 mm., à pied
deux fois plus long qu’elle. Anthère convexe, glabre, lisse, uniloculaire.
Les fleurs sont si petites, presque tr ansparentes et en grande partie
cachées par les écailles du rhizome, qu’il faut la plus grande attention
et le secours de la loupe pour les découvrir : et au premier abord, on
croirait que la plante n’est pas fleurie, alors qu’elle porte de nombreuses
fleurs. Nous sommes redevable de cette curieuse espèce à M. Lubbers,
chef des cultures au Jardin botanique de Bruxelles, qui nous l’a com-
muniquée au mois de mai 1898, et qui en a reçu des pieds vivants de
M. Binot, horticulteur à Petropolis (Brésil). Il est done très probable
qu’elle est originaire de la province brésilienne de Rio de Janeiro.
Verviers, le 15 décembre 1898.
—— a —
NOTES SUR LES ORCHIDÉES
PAR
A. FINET
Planche III.
” Hormidium pseudo-pygmæum nov. Sp.
Herba epiphyta. Caulis repens, elongatus, dissite pseudo-bulbosus,
vaginis membranaceis, venosis textus. Pseudo-bulbi dissiti, elongati,
eylindriei, apice 2-foliati. Folia bina, coriacea, linearia, sub-condupli-
cata, dein plana, leviter carinata, apice obtusa et mucronata. Inflores-
centia terminalis, inter folia subsessilis, brevissima, spatha pergamea,
obtuso-acuta amplectente. Flores pauci (2-3), parvi, conferti, non resu-
pinati, brevissime pedicellati, semi-patentes. Bractea lata, ovario pedi-
cellato brevior, scapum semi-amplectens, basi cuneato-rotundata, dein
abrupte et rectangule angustata et cuspidata. Omnes perigonii parti-
tiones erectæ et carnosæ. Sepala rhombea, acuminata, carinata, late-
ralia leviter obliqua. Petala linearia, sepalis breviora, acuta. Labellum
cum columna breviter adnatum, trilobum, ecallosum; lobi laterales
euneato-rotundati, cum antico subrectanguli; lobus medius sub-acerosus,
earnosus. Columna brevis, crassa, exalata; elinandrium marginatum,
oblique et postice concavum, et cuspidatum, antheræ connectivo
dentem interiorem breviorem formante. Stigma transversum, latum.
Anthera subglobosa, 2-locularis, loculis bi-locellatis. Pollinia 4, cerea,
libera, more Epidendri generis caudiculata.
Costa-Rica : n° 202. Tonduz !
Cette plante a fleuri dans le courant de l’année 1898 dans les serres
de la Pierrière et je dois à l’obligeance de M. Barbey d’avoir pu l’étu-
122 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
dier. Elle est voisine de l’Epidendrum pygmæum Hooker (Hooker’s,
Journal of botany I, p. 49, t. 118, 1834). Elle en diffère :
1° Par le port : taille au moins double, pseudo-bulbes cylindriques
à peine atténués au sommet, très grêles; feuilles plus longues, plus
étroites, arrondies et mucronées à l’extrémité, formant à leur point
d'insertion un nœud saillant plus gros que le pseudo-bulbe ; rhizôme
rampant à pseudo-bulbes très écartés.
2 Par la fleur : divisions toutes dressées; sépales fortement carénés,
acuminés, condupliqués à l’extrémité; lobe médian du labelle aigu,
long, étroit et charnu, presque cylindrique; double dent de la partie
postérieure de la colonne, l’une faisant partie de la marge du dinandre,
l'autre étant le connectif de l’anthere.
Sur une forme cleistogame de I’Epidendrum bicornutum
Hooker (Diacrium bicornutum Bentham).
Cette plante provient également du jardin de Valleyres. Comme la
précédente, elle a été recueillie au Costa-Rica par M. Tonduz. M. Au-
tran m’envoya une inflorescence qui portait à la fois une fleur épanouie
et plusieurs boutons. Parmi ceux-ci, deux avaient leur ovaire très déve-
loppé, ainsi que cela se produit après la fécondation; ils étaient cepen-
dant intacts, et la séparation des pièces du périgone n'avait pas
eu lieu. L'état de maturité était cependant assez avancé pour per-
mettre d'ouvrir et de développer la fleur sans déchirure. Il fut alors
possible de constater que les sépales, les pétales et le labelle étaient
normaux pour l’état de développement du bouton. Au contraire la
partie supérieure de la colonne était tout à fait anormale. Le elinandre
n'existait pas pour ainsi dire, non plus que le rostellum. L’anthere
très imparfaitement 2-loculaire, reposait sur une masse jaunâtre, vis-
queuse, qui débordait latéralement et était formée de pollen ayant émis
déjà de nombreux tubes. Le rostellum, informe, réduit à une mem-
brane à demi-gélifiée, se trouvait presque noyé dans le liquide émis par
le tissu fertile du stigmate et y formait une sorte de presqu'île recou-
verte par les tubes polliniques s’enfoncant dans le stigmate même. La
fosse stigmatique occupait presque tout le sommet de la colonne, ne
réservant que la partie postérieure du dinandre qui soutenait l’anthère
(3) A. FINET. NOTES SUR LES ORCHIDEES. 123
x
adhérant encore à son connectif. J’etais done en présence d’un cas
d’auto-fécondation d'une fleur cleistogame. M. Ridley (Journal of
Linnean Society XXIV, p. 394) a signalé ce cas : c’est celui du pollen
restant en place dans l’anthère, sans déplacement aucun et émettant des
tubes germinatifs jusqu'au stigmate et à l'ovaire. M. Ridley attribue ce
résultat à la surabondance de sécrétion du liquide stigmatique qui vient
mouiller le pollen. Dans le cas actuel, il s’est produit un ramollissement
de toute la parooi formant le fond du clinandre et une gélification
complète des parties latérales de ce fond qui a amené l’affaissement du
rostellum (en partie gélifié, lui aussi) et de l’anthère, en mettant le
pollen en contact avec le liquide largement émis par le stigmate ; d’où
germination du pollen et fécondation de la fleur sans épanouissement.
J’ajouterai que le port de la plante est identique avec celui d’une
plante normale. Seule l’inflorescence est plus grêle. La fleur, qui s’est
régulièrement ouverte et dont l’organographie ne présentait rien de par-
ticulier, s’ouvre mal; les extrémités des pétales et des sépales sont inflé-
chies en dedans, ce qui lui donne un aspect assez différent des fleurs
ordinaires de la même espèce; elle est aussi plus petite de moitié. La
grappe portait une fleur épanouie, deux fleurs (ou boutons) cleisto-
games et fécondées, enfin trois boutons normaux non encore ouverts.
D'après les renseignements que m'a communiqués M. Autran, la fleur
avait fleuri déjà plusieurs fois, avait donné des fruits, mais sans jamais
ouvrir ses fleurs. Cet Æpidendrum est peut-être celui de la Trinité,
indiqué sans nom d'espèce comme exemple d’auto-fecondation par
Crüger, dans Journ. of. Linn. Soc. VIII, p. 131, cette île étant le pre-
mier pays d'origine signalé de l’Epidendrum bicornutum.
Paris, le 10 janvier 1899.
Au de
CE dl Ba
124
DIPTERONIPHON SPELIBICOLA nov. gen. et spec.
Eine höhlenbewohnende Burmanniacee aus brasilianisch Guyana
von
J. HUBER (Para).
Planche IV.
Unter einer kleinen aber interessanten Pflanzensammlung, die mein
Präparator M. Guedes von einer mit seinem Vater zu archäologischen
Zwecken unternommenen Reise nach den Flüssen Maracà und Anauerä-
pucü (2 nördlichen Nebenflüssen des unteren Amazonas) zurückbrachte,
fand sich, leider nur in 2 Exemplaren, eine interessante Burmanniacee,
deren Beschreibung ich trotz des spärlichen Materials zu publizieren
unternehme, da damit unsere Kenntnisse über die merkwürdige Familie
der Burmanniaceen immerhin um etwas erweitert werden.
Leider fehlen unsern Pflanzen die unterirdischen Teile. Die ober-
irdischen Teile sind nach den Angaben des Entdeckers ursprünglich
reinweiss, während sie bei beiden trockenen Exemplaren die bei vielen
chlorophyllfreien Pflanzen nachträglich auftretende braune Färbung
zeigen. Der Stengel ist aufrecht, ca. 20 cm. hoch, verhältnismässig reich
beblättert; er ist an den trockenen Exemplaren stark gefurcht und hat
ungefähr 1,5 mm. Durchmesser. Die schuppenförmigen Blätter sind ca.
À cm. lang, eilanzettlich, zugespitzt, ganzrandig und umfassen mit ihrer
beiderseits der Insertionsstelle schräg herablaufenden Basis ungefähr
einen Drittel des Stengelumfanges. Sie bestehen in ihrer grössten Aus-
dehnung nur aus 2 Zellschichten und sind in der Mitte von einem Nerven
durchzogen, welcher etwas über die Spitze des Blattes verlängert ist und
(2) J. HUBER. DIPTEROSIPHON SPELÆICOLA. 125
an dessen Basis zwei kurze, mit blossem Auge kaum sichtbare, mehr
oder wenig verzweigte Seitennerven abgehen. ' Die Inflorescenz, welche
den einfachen Stengel abschliesst, ist ein Doppelwickel, compliziert durch
den Umstand, dass die kurzen Blütenstengel jeweils mit dem Fortsetz-
ungsspross verwachsen sind (vergl. Fig. 3). Auch das Vorhandensein der
schräg seitlichen Vorblätier erschwert das Verständnis der Inflorescenz
etwas.
Wie bei den übrigen Euburmannieæ ist die Blumenkronröhre mit dem
Fruchtknoten verwachsen, wodurch dieser unterständig wird. Die freie
Kronröhre ist ungefähr so lang, wie der mit dem Fruchtknoten ver-
wachsene Teil, jedoch etwas länger als die freien Perigonabschnitte.
Diese unterscheiden sich wenig von einander in Gestalt und Grösse, die
äusseren Abschnitte sind nur etwas breiter eilanzettlich, während die
inneren schmallanzettlich sind. Alle sind sehr spitz. Nach den trockenen
Exemplaren zu urteilen, sind in vollkommen entwickelten Blüten die
freien Perigonabschnitte ausgebreitet.
Im oberen Drittel der Kronröhre sind die drei epipetalen Staubgefässe
inseriert. Sie besitzen ein kurzes Filament und zwei ziemlich weit aus-
einandergerückte Antherenhälften mit übereinanderstehenden, separier-
ten, rundlichen Fächern. Charakteristisch ist die Form des Connectivs.
Wie bei den übrigen Burmanniaceen ist es ziemlich in die Breite
entwickelt und zeichnet sich aus durch drei dornförmige Fortsätze,
wovon einer nach innen, die beiden andern nach hinten und aussen
gerichtet sind.
Der Griffel reicht bis zur Höhe der Staubgefässe, wo er sich in drei
kurze Aeste teilt, deren jeder mit einer trichterförmigen Narbe, mit
schwach zurückgeschlagenem zweilappigem Saum endigt.
Wichtig für die systematische Stellung von Dipterosiphon ist die Form
und der Bau des unterständigen Fruchtknotens. Derselbe ist ziemlich
lang eylindrisch und mit 2 schmalen, nur aus wenig parenchymatischen
Zellreihen gebildeten Flügeln versehen. Aus Fig. 3 wird man sich dieses,
sonst bei den Burmanniaceen, so viel mir bekannt ist, einzig dastehende
Verhältnis einigermassen erklären können. In der Endknospe wird
nämlich, infolge der gedrängten Stellung von Blütenknospen und Vor-
* Eine mikroskopische Prüfung an dem aufgeweichten Herbarmaterial ergab
Abwesenheit von typischen Chlorophylikörnern im Blatt. Nur in wenigen
Zellen fanden sich neben dem Kern einige stark lichtbrechende Körperchen, die
ich jedoch nicht einmal mit Sicherheit als Plastiden aussprechen möchte.
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
blättern, der Fruchtknoten der jungen Blüte jeweils zwischen Vorblatt
und Endknospe zusammengepresst, während seitlich ein Ausweichen
in beschränktem Masse möglich ist. Es handelt sich also vielleicht hier
um eine Art Mechanomorphose in Sinne von Sachs. Die Flügel lassen
gewöhnlich keine Beziehung zu den in der Fruchtknotenwand verlaufen-
den Gefässbündeln erkennen; meist sind sie etwas excentrisch auf eine
Seite des Fruchtknotens gerückt.
- Der Querschnitt durch den Fruchiknoten zeigt drei T-fürmig gegen die
Mitte vorspringende, jedoch vollkommen getrennte Placenten, die mit
zahlreichen, an ziemlich distinktem Funikulus aufgehängten, anatropen
Samenanlagen besetzt sind.
Ueber das Abfallen der Blüte und das Oeffnen der Kapsel geben unsere
Exemplare keinen befriedigenden Aufschluss. Da ich jedoch auf einer
schon beinahe reifen Kapsel das Perigon noch vollständig erhalten antraf,
so glaube ich mich immerhin zu der Annahme berechtigt, dass hier
nicht etwa wie bei Diciyostegia ein ringförmiges Ablösen des Perigons
erfolgt.
Nach dem Vorausgehenden kann die Diagnose des neuen Genus mit
seiner einzigen Art folgendermassen gefasst werden :
Dipterosiphon nov. gen. (Name nach der zweiflügeligen Perigon-
röhre).
Herba caule simpiici; inflorescentia cymoso-bifida; flores breviter
pedicellati, pedicellis cum axi concrescentibus; perigonium corollinum
persistens, longe tubulosum, laciniis limbi æquilongis interioribus tamen
paulo angustioribus; stamina tria, filamentis brevibus, connectivis aculeo
anteriore (ventrali) unico, posterioribus (dorsalibus) duobus mumitis.
Ovarium inferum cylindricum anguste bialatum, uniloculare, placentis
tribus parietalibus. Stylus simplex apice brevissime trifidus, stigmatibus
tribus infundibiliformibus instructis. Semina ovoidea.
Dipterosiphon spelæicola nov. spec. |
Herba spelæicola alba, caule simplici eirca 20 cm. alto erecto, foliis
numerosis squamiformibus, ovato-lanceolatis, apice acuminatis, basi ob-
lique decurrentibus, floribus 18-20 mm. longis albis, laciniis limbi
exierioribus ovato-lanceolatis, interioribus lineari-lanceolatis acuminatis.
Semina (haud plane matura) 0,5 cm. longa. Reliqua generis.
Hab. : In regione fiuminis Maracä (prov. Parä, Brasiliæ), in caverna
Buracao» dicta montis «Serra do Laranjal ».
(4) J. HUBER. DIPTEROSIPHON SPELÆICOLA. 127
Nach allen angeführten morphologischen Tatsachen kann kein
Zweifel darüber bestehen, dass Dipterosiphon in der Gruppe der Eubur-
mannieæ an die Seite von Campylosiphon zu stellen ist. Die Form der
Inflorescenz, namentlich die Verwachsung der Blütenstiele mit der
Inflorescenzachse, die fast gleichmässige Ausbildung der innern und
äussern Perigonzipfel. die Gestalt der Staubgefässe (siehe Fig. 6 und 7
von Dipterosiphon, sowie 11 und 13 von Campylosiphon) sind in gleicher
Weise beiden Gattungen eigentümlich. — Campylosiphon besitzt nämlich,
wie ich mich an Alkoholmaterial überzeugen konnte, 3 gleich orientierte
Fortsätze am Connectiv, wie Dipterosiphon, nur dass dieselben stumpfer
sind als in letzterer Gattung. — Auch in der Gestalt der Samen stimmen
beide Gattungen überein. Im Gegensatz dazu fallen die keineren Dimen-
sionen und die Krümmung der Blüte von Gampylosiphon als Gattungs-
merkmale kaum in Betracht. Dagegen berechtigt die Einfächerigkeit des
Fruchtknotens und seine eigentümliche Flügelbildung wohl doch zur
Aufstellung eines besonderen Genus. Nach Miers müsste sogar, wenn
ich die Darstellung Bentham’s in Hooker’s Journal of Botany 1855, p. 13,
recht verstehe (die Arbeit von Miers selbst in Transactions of the Linnean
Society, vol. 18, ist mir leider nicht zugänglich), auf Grund der
Einfächerigkeit des Fruchtknotens das Genus Dipterosiphon von Campy-
losiphon und den Burmanniaceen weg in eine andere Tribus, diejenige
der Pictyostegiæ, gestellt werden. Dies wäre jedoch ganz unnatürlich.
Dipterosiphon gehört ohne Zweifel in die nächste Nähe von Campylosiphon
und erinnert sogar durch die Flügelbildung an Burmannia, obwohl nur
sehr oberflächlich.
Ob die Einfächerigkeit des Fruchtknotens wirklich eine Verwandtschaft
mit den Gattungen Gymnosiphon, Dictyostegia und Apteria andeutet, lasse
ich vorderhand noch dahingestellt. Wie ich mich durch eigene Unter-
suchung überzeugen konnte, ist übrigens die Einfächerigkeit des Frucht-
knotens auch bei Campylosiphon noch angedeutet, indem die Placenten
in der Mitte nicht vollständig sind, sondern immer durch feine Spalten
getrennt bleiben (vergl. Fig. 1%).
Eine besondere Berücksichtigung verdienen die Standortsverhältnisse
von Dipterosiphon. Während die meisten brasilianischen Arten von Bur-
mannia Bewohner der zentralen Hochebenen sind (vergl. Malme, die
Burmannieen der ersten Regnell'schen Expedition, Bihang till K. svensk
Vet. Akad. Handlingar, Bd. 22, Afb. II, no 8, 1896), sind die Species von
Campylosiphon, Gymnosiphon, Dictyostegia und Apteria als Bewohner
feuchter und schattiger Wälder bekannt. In Dipterosiphon haben wir in
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
dieser Verwandtschaft und soweit mir bekannt ist, in der ganzen Familie
der Burmanniaceen, den ersten Höhlenbewohner. Da ich in Bezug auf
den Standort auf die Angaben des Entdeckers der Pflanze angewiesen
bin, so gebe ich im Folgenden die Informationen, die ich von ihm
erlangen konnte.
Die Serra do Laranjal ist eine Hügelkette in der Nähe des Rio Mar&ä
und vollständig mit Urwald bedeckt. In dieser Hügelkette findet sich eine
Höhle, « Buracao» (d. h. grosses Loch) genannt. Der Eingang zur Höhle
ist eng und lässt kaum eine Person auf einmal passieren. Durch einen
engen Korridor gelangt man jedoch in eine grössere Höhlung, die von
oben, durch Spalten im Gestein, einen schwachen Lichtschimmer erhält.
Hier fand sich das vollständig der grünen Färbung entbehrende Pflänz-
chen in wenig Exemplaren und zwar im feuchten Sande. Obwohl der
Entdecker darauf besteht, die Pflanze in reinem Sande gefunden zu
haben, ist es doch wahrscheinlich, dass sie sich saprophytisch ernährt
(etwa aus einer unter dem Sande befindlichen Humusschicht), da ja bei
der Abwesenheit von Chlorophyll und der fast gänzlichen Dunkelheit
eine autotypische Ernährung ausgeschlossen ist. Eine definitive Beant-
woriung dieser Frage ist jedoch zur Zeit noch nicht möglich, da unseren
Exemplaren leider gerade diejenigen Teile fehlen, welche zur Lösung
der Frage in hervorragendem Maasse notwendig sind.
Museu Paraense, Mai 1898.
D PP UN TE CRC NV D AE + PR RE A SN Lee A ND A TANT A
Les CERASTIUM du Japon
PAR
Frédéric N. WILLIAMS.
The important collections of the Rev. Urbain Faurie have given an
impetus to the study of the Japanese flora, and the orders already taken
in hand from the parcels of plants distributed have yielded a harvest of
interesting additions to our knowledge of the flora of the north-western
Pacific sea-board.
In going through a series of specimens of Caryophyllaceæ in the accom-
plished abbé’s collection, I have taken the opportunity of revising the
species of Gerastium found in Japan. In the Enumeratio Plantarum in
Japonia sponte crescentium (1875), Franchet and Savatier include four
species of Cerastium ; but they only vouch for a single species, C. pumilum,
as the following note implies : « Nous ne saurions affirmer la présence
au Japon que du seul CE. glutinosum (i. e. GC. pumilum), dont la racine est
annuelle, les pétales et les filets staminaux complètement glabres. Les
auteurs qui mentionnent les trois autres espèces sont trop peu explicites,
pour qu'il soit permis de les signaler comme faisant partie de la flore
japonaise autrement que sous toutes réserves. » The other three species
referred to are C. glomeratum, C, triviale, and C. alpinum.Yhave no records
for the Japanese island of Formosa : in the careful list of the plants of
that island recently published by Dr. A. Henry, the genus Cerastium is
not represented, All the following species enumerated belong to subg.
Orthodon sect. Cheileodontia.
I. C. schizopetalum Maxim. Diagn. Pl. Nov, Asiatic. fase. VI, in
Mel, Biol, XII, p. 722, ex, Bull. Acad, Se, Petersb. XXXII (1887).
BULL. HERB, B01ss,, février 1899, 9
130 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Perenne, diffuse cæspitosum, basi ramosissimum, circiter 30 cm. Cau-
liculi bifariam viscido-villosi. Folia lineari-lanceolata ciliata, majora 15 mm.
Dichasium pauciflorum ; bracteæ herbaceæ; pedicelli fructiferi refracti.
Calyx 5 mm.; sepala lanceolata acuta margine anguste scariosa. Petala
calyce fere duplo longiora, obovalo-cuneata, in lobos 4 lanceolatos acumi-
natos incisa, ungue glabra. Stamina 10, episepala glandulæ truncatulæ
insidentia, epipetala parum dimidiaque petala superantia, omnia glabra.
Ovarium globosum; ovula rotundata. Semina tuberculata.
The only species of Cerastium with regularly 4-lobed petals. Habit of
C. alpinum.
Hab. Nippon ; Mt. Kumaga in prov. of Kai (Tschonoski), — japonice,
« Miyama miminagusa ».
2. GC. robustum, n. sp. (grege C. tomentosi collocanda).
Perenne, pilis transversis simplicibus eglandulosis vestitum. Caulis
56 cm., simplex sulcatus robustus, internodiis nonnullis fasciculiferis.
Folia late lanceolata acula uninervia, inferiora 5-7 cm., superiora 3-% cm.
Dichasium 9-12-florum ; bracteæ herbaceæ late lineares acut& ; pedicelli
calyce multum longiores, fructiferi erecti capsulam subnutantem sufful-
cientes. Sepala elliptico-lanceolata obtusa, exteriora anguste, interiora
late scariosa. Petala obovato-cuneata biloba, calyce 1 ‘/2-2-plo longiora,
lobis subrotundis, ungue glabra. Capsula oblongo-cylindracea apicem
versus leviter curviuscula, dentibus rectis obtusis. Semina subauriformia
ferruginea tuberculata, margine leviter depressa.
A robust perennial plant, with firm 'somewhat resilient stems, and
leaves thicker than in many species.
Hab. Yezo; cliffs on the islet of Yageshiri, off the west coast (Faurie
no 7165, 1891).
3. G. alpinum var. Fischerianum Ser. (sp.) in Cand. Prodr. 1,
p. 419 (1824); Torr. et Gray (var.) Fl. N. Amer. I, p. 188 (1838).
Syn. CG. rigidum Ledeb. in Mem. Acad. Petersb. v. p. 538 (1815);
C. mutabile var. rigidum Gren. Monogr. Cerast. p. 71; C. stellarioides
Moc. Pl. Nutkens. ined. ex Cand. Prodr. 1, p. 415 (Calques des Dessins) ;
C. furcatum Cham. et Schlecht. in Linnæa, I, p. 61 (1826); C. vulgatum
varT. macrocarpum, grandiflorum Fenzl in Ledeb. Fl. Rossica, I, p. 411
(1842) ; etc.
Fischer’s original specimens, sent to Seringe under the name of
« C. hirsutum, » were collected in Kamtschatka.
CRAN GENRES
(3) FRÉDÉRIC N. WILLIAMS. LES CERASTIUM DU JAPON. 151
Hab. Nippon; in meadows (Tschonoski). Yezo; in fields near Hakodate
in the prov. of Oshima (Dr. Albrecht, 1861, Williams et Morrow), —
japonice, « obano miminagusa ».
4. C. pumilum Curtis, Fl. Lond. fasc. VI, 1. 30 (1798).
Maximowiez (Diagn. Pl. Japon., 1873) refers Langsdorffs specimens,
without, I think, sufficient reasons, to C. semidecandrum. The latter spe-
cies does not occur in Siberia, or in any part of Eastern Asia. Savatier's
authentic specimens are labelled C. glutinosum Fries.
Hab. Kiu-siu; near Nagasaki (Langsdorff). Nippon ; Yokosuka in the
prov. of Sagami (Savatier n° 139), Kurile Islands (ex herb. Fischer), —
japonice, « miminagusa ».
5. C. Ianthes, n. sp. (grege C. nutantis collocanda).
Annuum, viscidulo-pubescens, pilis transversis tomentellis glaucescens,
26 em. Caules erecti, basi divisi. Folia inferiora obovato-spathulata basin
versus attenuata, superiora ovata apiculata uninervia basi sessilia, sub-
floralia angustiora minora. Dichasium 6-9-florum; rami longe pedunculati ;
pedicelli fructiferi recto-patuli apice incurvi, capsulam nutantem sufful-
cientes, pedicello centrali calycem æquante, pedicellis alaribus paullo
brevioribus; bractee herbaceæ. Sepala elliptico-lanceolata acuta late
scariosa, parte herbacea tenui. Petala oblanceolata biloba, basi glabra,
calyce paullo breviora. Capsula calyce 2-2 ‘/2-plo longior. Semina subauri-
formia ferruginea granulata (in capsula mediocri 40).
A slender annual plant, of the habit of C. nutans, from which it differs
in the lighter covering of short hairs, broad apiculate leaves, looser and
more spreading flowers, with acute sepals.
Hab. Coast of Japan (Herb. U. S. North Pacific Expl.- Exped. 1853-56,
Wright).
6. C. arvense L. Sp. Plant. p. 438.
In the Japanese botanical work Soo Bokf. VII, t. 30, under the name
of « oo-yama », a plant is figured, which seems to represent this species,
which reaches Eastern Siberia and Mantchuria.
7. C. triviale, Link, Enum. Hort. Berolin. I, p. 433.
Var, typicum Williams: = €. vulgatum var. typicum G. Beck, Fl. Nied.
Oesterr., p. 367 (1890).
Hab. Kiu-siu ; near Nagasaki (Oldham n° 487, 1862).
PS PR OR u ie NS EN OO et EN A PA a PAT TA EE ENS Pr PT sad dei 1, 75-0 SEIT BT A Tr
c x ‚ N u t ns NENNE a
132 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Var. glandulosum Koch, Syn. fl. Germ. Helv. ed. 2. p. 134 (1843) : =
C. viscosum var. glandulosum Boenningh. Prodr. fl. Monast. Westph.
n 565 (1824).
This, the less common form elsewhere, is the variety that is generally
found throughout Japan, in cornfields, grass-plots, fields, and by the way-
side. For a plant so generally distributed it is unnecessary to give localities,
but the following specimens unnamed or incorrectly named are to be
referred io this (J. Bisset n° 51, 1876; Y. Tokubucho, 1890; Faurie
n° 340, n° 586, 1891).
The plant is readily identified from the specimen figured, under the
name of « miminagusa », in the Japanese botanical work Soo Bokf. VIE,
t. 71, and more recently in the corresponding volume of the Somokou-
Douousetss.
8. GC. glomeratum Thuill. Fl. Env. Paris, ed. 2, p. 226.
Less often met with than the preceding, though often confused with it
in collections.
Hab. Nippon ; Simoda in the prov. of Musashi (Williams et Morrow ex
Franch. et Savat. Enum. Pl. Japon. p. 50). Yezo; island of Rebunshiri,
off the west coast (Faurie n° 7286, 1891).
The botanical work abready accomplished by American, Russian, and
French travellers, with the continued investigations of native botanists
fostered by the scientific staff of the Imperial University of Tokyo, are
likely to render possible in the near future a comprehensive account of
the phytography of Japan.
Brentford, 25 décembre 1898.
Pr à lb. ton RSR ZI Ir Au A ya Dom RSR ae Re
133
LOCALITES NOUVELLES
POUR LA
FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE
PAR
Paul CULMANN
Comme dans mon premier article inséré dans ce bulletin, tome 6,
p. 425, la nomenclature adoptée pour les mousses mentionnées sans nom
d'auteur est celle de la deuxième édition du Synopsis de Schimper. J’ai
récolté moi-même toutes les mousses énumérées dans cette liste. A
moins d'indications contraires, elles proviennent du canton de Zurich.
Hymenostomum crispatum. — Hüttkopf, 1150 m., sur la Nagelfluh,
€. fr. — M. Amann auquel j'ai envoyé cette mousse me dit qu’elle cor-
respond bien à une plante récoltée par Milde au Tyrol.
Phascum bryoides. — Près de la gare de Zweidlen, 370 m., c. fr.
Dicranum majus. — Rossberg, canton de Zug, 1550 m., e. fr.
Compylopus subulatus Schimp. — Sommet de la Scheidegg, près de
Wald, 1220 m,, s. fr.
Brachyodus trichodes. — A deux endroits sur la Hohe Rhone à
1200 m., cantons de Zug et de Zurich, c. fr.
Trichodon cylindricus. — Près de Stigibühl au-dessus de Maschwan-
den, 465 m., €, fr, — Kohlfirst. 550 m. e. fr. — Diegelsberg, 1240 m. st.
Leptotrichum tortile. — Près du Kloster Fahr, 410 m., e. fr, — Zürich-
berg, 600 m., €, fr,
VAT ATI
ro Fake
134 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Leptotrichum vaginans. — Stérile au-dessus de Goldau, canton de
Schwyz, sur le chemin du Rigi, 800 m. 7. VIII, 1898. Probablement la
var. ß brevifolium Grav. Nouveau pour la Suisse.
Cinchdotus riparius. — En grande quantité, mais toujours stérile,
dans la Sihl au Sihlsprung et au-dessous de Hütten.
Grimmia Mühlenbeckii. — Sur un bloc de Sernefit, à 690 m., sur la
rive droite de la Sihl, c. fr.
Ulota intermedia. — Avec seize cils dont huit très courts et trois à
quatre rangées de stomates. Sommet de la Hohe Rhone, 1220 m. avec
l’Ulota Bruchii. 2 sept. 1898, c. fr. Nouveau pour la Suisse.
Physcomitrium eurystomum. — Dans une clairière près de Stigibühl,
au-dessus de Maschwanden, 465 m., c. fr.
Webera proligera Lindb. — Kohlfirst, 540 m. — Lägern vers Regens-
berg, 700 m. — Pres de Steg, 830 m. — Pfannenstiel, 760 m. J’ai
découvert ces quatre localités dans la même année que la première
«bords de la Reuss » que j'ai signalée à la page 427, du tome 6 de ce
Bulletin. Cette plante ne semble donc pas être rare dans le canton de
Zurich. J’ai longtemps hésité pour sa determination. Les bulbilles sté-
riles de la plante de la Reuss sont exactement pareilles aux bulbilles
figurées pour le Webera annotina dans le Bryol eur., tandis qu'un
Webera proligera que M. Hagen m’a envové de Norwège a vraiment
prog
des bulbilles fusiformes contournées sur elles-mêmes comme les décrit
Limpricht. C’est pourquoi j'avais d’abord rattaché ma plante au
annotina *. Mais le Webera annotina doit, d’après Limpricht, n’avoir
qu’une seule bulbille à l’aisselle de chaque feuille tandis que sur ma
plante on en trouve souvent jusqu’à six réunies ensemble. En plus j'ai
trouvé fréquemment en examinant un grand nombre d'exemplaires des
cinq localités énumérées ci-dessus à côté de bulbilles ayant la forme de
celles de l’annotina, d’autres qui sont contournees et terminées en
pointe par l’enroulement des feuilles comme celles du vrai proligera. Il
me semble donc probable que ces bulbilles, comme les feuilles du
Bryum capillare, sont tantôt plus tantôt moins contournées. Il faudra
1 C’est à cette première determination que se rapporte la phrase « avec de
nombreuses bulbilles qui correspondent exactement aux figures du Bryol. eur. »,
loc. cit., p. 427, qui est restée à tort intacte après que j'avais changé le nom de la
plante. Le Webera proligera n'est pas figuré dans le Bryol. eur.
(3) PAUL CULMANN. FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE. 135
attacher plus d'importance à leur nombre qu'à leur forme lorsqu'il
s'agira de déterminer des plantes stériles.
Webera lutescens Limpr. — Stigibühl pres de Maschwanden avec des
fleurs femelles. — Kohlfirst avec de jeunes fruits et des fleurs mâles:
aux deux endroits, associé au Trichodon cylindricus.
Pryum Mildeanum. — Vidit Amann. Scheidegg, pres de Wald,
1200 m., avec le Bryum alpinum et argenteum, St.
Bryum Duvalii. — Grindelmoos, pres de Horgen, 660 m., st. —
Riffersweilermoos, 600 m., st.
Bryum concinnatum. — Avec les bulbilles caractérisant l’espece
d’après Limpricht, près du Sihlsprung, 580 m.
Bryum Gerwigiüt (C. Müller). — En amont de Kaiserstuhl sur la rive
gauche du Rhin, à 334 m. Comme à la chute du Rhin avec les Fissidens
grandifrons et rufulus et le Trichostomum Warnstorfi.
Timmia bavarica Hessl. — En masse et bien fructifié à 850 m. seu-
lement sur la Lägern.
Philonotis seriata Mitt. — Geschenenthal (Uri), 1800 m., e. fr.
Polytrichum perigoniale Mich. — Lägern, vers Regensberg,
700 m., c. fr.
Heterocladium dimorphum. — Kohlfirst, 550 m., st. — Collines aux
environs de Weiach, st.
Cylindrothecium Schleicheri Bryol. eur. — Avec deux fruits desoper-
culés qui ne permettent pas de distinguer sûrement cette plante du
cladorhizans. Sur la rive droite de la Sihl, pres de Hütten, sur un bloc
de Nagelfluh, 700 m.
Orthothecium intricatum et rufescens. — Tous deux avec fruits. Scheid-
egg, près de Wald, sur la Nagelfluh avec le Meesea uliginosa, 1220 m.
Brachythecium albicans. — Pres de la station de Weiach, sur un
terrain pierreux, st.
Plagiothecium curvifolium Schlieph. — Sommet de la Hohe Rhone,
1220 10, e. fr. Nouveau pour la Suisse.
Plagiothecium Ruthei Limpr. — Grindelmoos, 660 m. au-dessus de
Horgen, e. fr. Découvert pour la Suisse par le D" Hegetschweiler au
Riftersweiler Moos en 1891.
RATES rs DR it a Cut Ta SE BE RENTE, san: FEEDS A Y IS
DR ae de Er
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Plagiothecium elegans. — Albis, 800 m. — Hohe Rhone, 900 m. Dans
ces deux localités sur la terre avec de nombreux rameaux filiformes.
Sur les rochers, j'ai trouvé à la Hohe Rhone une autre forme de cette
espèce, dépourvue de rameaux stériles qui se rapproche par le port de
la variété ascendens Mdo, mais en diffère par ses feuilles plus larges et
moins acuminées.
Plagiothecium Müllerianum. — Sur la Nagelfluh, près du Sihlsprung,
Dam ST
Amblystegium hygrophilum. — Dans un fossé de tourbière, Heischer
Allmend, 600 m., 7 sept. 1898, c. fr. vetustis. Nouveau pour la Suisse.
Hypnum decipiens (De Not). — Hohe Rhone, versant zurichois,
1050 m., e. fr. !
Hypnum procerrimum. — Scheidegg, près de Wald, à 1240 m. sur
la Nagelfluh st. Le massif de la Scheidegg et du Hüttkopf qui s’eleve à
1240 m. possede un assez grand nombre de mousses rares dans le
canton de Zurich. La plupart sont des mousses alpines ou subalpines.
Voici les plus remarquables : Gymnostomum rupestre, e. fr. Hymenos-
tomum crispatum, Dichodontium pellucidum e. Ir., Campylopus subu-
latus, Encalypta rhabdocarpa, Bryum alpinum, Meldeanum, cirrhatum
et pendulum, Meesea uliginosa, Bartramia ithyphylla, Pogonatum
alpinum, Ptychodium plicatum, Lescuræa striata, Orthothecium rufes-
cens ec. Ir. et intricatum ce. fr.! Hylocomium Oakesü, Jungermannia
Iycopodioides.
Brachythecium leetum. — Bord de la Sihl, en dessous de Hütten,
700 mc. fr.
Paris, janvier 1899.
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7
SOMMAIRE DU N° 3. — MARS 1899.
.L — René Maire. — NOTE SUR UN PARASITE DE LAC-
——
- VUILLEMINIANDS n. sp. (Planche Ve. Urn are
II. — Rene Maire. SUR UN HYPOMYCES. PARASITE
DE LACTARIDS) TORMINOSUS 22.0... 0000
II. — G.-E. Post et E. Autran. — PLANTE POSTIANÆ,
Faseieulus: Br. 2. ra Se a CS ARR ES ee
IV. — David Prain. — AN ACCOUNT OF CORYDALIS
PERSICA Cnam. et Scarecar. WITH REMARKS ON
CERTAIN ALLIED SPECIES OF CORYDALIS VENr.
| (Blanche, VDS De RE er ER ue
/| N. — Boris Fedtschenko. — NOTE SUR QUELQUES
ESPÈCES DU GENRE PRANGOS Linpz. .............
Mr Olga et Boris Fedtschenko. POTENTILLÆ
NONNULLE E REGIONIBUS TURKESTANICIS ALLATÆ
Re ET: A CL SIEGERIDIO DETERMINATA. .. .......0:
VU \IL — Boris Fedtschenko. — NOTE SUR LES CONIFERES
DO ITERKESTAN RUSSE SR RS en ne su
NII. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite)
IX. — Gust.-O.-An. Malme. — BEMERKUNGEN UEBER
EINIGE IM HERBARIUM MÜLLER ARG. AUFBEWAHRTE
SPECIES DER GATTUNG PYXINE (FR) Ny£..2
APPENDIX No II.
X. — G. Schweinfurth. — SAMMLUNG ARABISCH-ÆTHIO-
PISCHER PFLANZEN. Ergebnisse von Reisen in den
Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94 (à suivre)... 299 à
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON : .
PLANCHE 9. — Hypomyces Vuilleminianus R. Maire.
PLANCHE 6, — Corydalis persica Cham. et Schl.
La planche V paraîtra le mois prochain.
TARIUS DELICIOSUS. — HYPOMYCES (PECKIELLA)
Pages”
340
7m année. N° 35. | Mars 1899,
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BULLETIN DE L'HERBIER BOLSSIER
SP CONS
SUR UN
PARASITE DE LACTARIUS DELICIOSUS
Hypomyces (Peckiella) Vuilleminianus n. sp.'
PAR
kene MAIRE
Licencié ès sciences, préparateur à la Faculté de médecine de Naney.
Planche V.
Au commencement d'octobre 1897 je récoltai dans les bois de pins du
Vemont, à Norroy-le-Veneur, près Metz, deux échantillons de Lactarius
deliciosus qui me frapperent par l'absence de lames hymeniiferes.
Un examen rapide me montra que cette anomalie était due au parasi-
tisme d'un Hypomyces. Je fixai quelques fragments du Lactaire parasité
dans l'alcoo! absolu et les étudiai quelques mois plus tard.
Ce sont les résultats de cette étude que je vais exposer ici. Je m'étais
proposé d'étudier la structure histologique et eytologique du parasite, et
les modifications qu'il fait subir à son hôte.
J'ai cherché d'abord à déterminer Vespece à laquelle appartenait ce
1 Travail du laboratoire d'histoire naturelle médicale de l'Université de
Nancy, F, M.
BULL. HERR, Borss,, ınars 4899. 10
138 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
parasile, et, n'ayant trouvé aucune description lui convenant, je lai
reconnu pour une espèce nouvelle, que j'ai le plaisir de dédier à mon
excellent maître, M. le Dr Vuillemin, professeur d'histoire naturelle médi-
cale à l’Université de Nancy.
En voici la description :
Hypomyces (Peckiella) Vuilleminianus n. sp. — Mycelio
supra hymenium Lactarü stralo, stroma late effusum, glabrum, cano-
griseum efjormante ; hyphis levibus; perithecüs aparaphysatis,in stromate
mumerosis, sparsis, immersis, verlice tamen levi, papilliformi, paullulum
emergeute, sphæroideis vel ovoideis, griseis ; ascis cylindraceis, octosporis,
100-150 y. longis, 4-5 y, latis ; ascosporis monoslichis, fusiformibus, echi-
nulatis, utrinque incrassatis acutatisque, 22-28 X 4-5 y., unilocularibus,
hyalinis. Status conidiferus ignotus.
Hab. in pileis Lactarii deliciosi in pineto apud Norroy-le- Veneur Lotha-
ringiæ (ineunte octobro 1897).
Cette espèce est bien distincte de l’'Hypomyces lateritius Tul., qui croît
aussi sur le Lactarius deliciosüs et sur d’autres espèces du même genre:
on ne peut non plus la rapporter aux Hypomyces torminosus Tul., Lacti-
fluorum Tul., floccosus Fr., eic., qui sont aussi des parasites des Lac-
taires.
Peut-être l’Hypomyces Vuilleminianus est-il la même espèce que l’Hy-
pomyces deformans Sacc., Syll. I, p. 475 (1883) = Sphæria deformans
Lago. in Bot. Zeit. (1836), signalé en Suisse sur Lactarius deliciosus, mais
les descriptions de Lagger et de Saccardo sont tout à fait insuffisantes et
ne parlent ni des asques, ni des spores, de sorte que I’H. deformans reste
une espèce douteuse.
L’Hypomyces Vuilleminianus, dont les spores sont uniloculaires, doit
être rangé dans le sous-genre Peckiella.
RECHERCHES HISTOLOGIQUES
Technique. — Le matériel examiné a été fixé dans l'alcool absolu,
inclus dans la paraffine et débité en coupes de 5 et 10 y d'épaisseur. Ces
coupes ont élé colorées soit avec l’hématoxyline ferrique d’Heidenhain
suivie de l’érythrosine ou du lichigrün, soit avec le violet de gentiane
(par la méthode de Gram-Bizzozero), soit avec l’hémalun de Mayer.
(3) RENÉ MAIRE. HYPOMYCES (PECKIELLA) VUILLEMINIANUS N. SP. 139
Pour l'étude de la membrane j'ai employé le chloroiodure de zine, le
bleu coton C4B de Poirrier et Dalsace, et le rouge de ruthénium. aprés
élimination du protoplasma par KCIO et KOH alcoolique.
Aspect macroscopique du parasite et de son hôte. — Les deux échan-
tillons de Lactaire parasité que j'ai recueillis sont de taille moyenne; leur
pied est normal, la face supérieure du chapeau ne présente rien de par-
ticulier, mais la face inférieure est absolument unie, sans trace de lames.
et d'un blanc-grisätre. Des coupes dans le chapeau montrent l'existence
d'une sorte d'écorce de consistance assez ferme, au-dessous de laquelle
apparait le tissu du Lactaire, creusé cà et là de cavités plus ou moins
grandes de forme globuleuse ou allongée et tapissées d’un duvet très fin :
ces caviles ne se présentent pas au delà d’une certaine profondeur. A la
loupe et même à l'œil nu la surface de la sorte d’écorce dont j'ai parlé
apparaît parsemée de petites pustules grises, percées d’un ostiole et cor-
respondant à la partie supérieure des périthèces.
Le lissu du Lactaire au-dessus de la zone renfermant des cavités parait
normal et aussi riche en latex orangé que d'habitude.
Structure histologique de l Hypomyces. — Le stroma ressemblant à une
écorce blanche que forme l'Hypomyces à la surface du Lactaire est cons-
titu& par des hyphes enchevêtrées d’une facon spéciale. Ces hyphes en
effet présentent presque toutes des dilatations ampullaires, renfermant
peu de protoplasma et occupées d'ordinaire en majeure partie par des
hydroleucites; les parties non dilatées sont au contraire bourrées d’un
protoplasma réticulé à mailles très serrées, renfermant un ou plusieurs
noyaux. Les dilatations sont très nombreuses, de sorte que le tissu pré-
sente l'apparence d’un pseudoparenchyme entre et avec les cellules
duquel s’enchev£trent des filaments mycéliens.
Ce tissu se condense pour former les périthèces : il se montre alors
formé de cellules uninucléées, à membrane très épaissie !, provenant de
la transformalion des hyphes et formant un pseudo-parenchyme.
Les cellules les plus internes de ce tissu périthécial sont comprimées
ventralement et latéralement par le contenu du périthèce et leurs voi-
sines; elles prennent une forme allongée, souvent fusiforme, que partage
leur noyau.
* Celle membrane, qui reste incolore quand on traite directement les coupes
par le chloroiodure de zinc, prend une teinte rose-violacée quand on fait précéder
l'action du ehloroiodure par celle de la potasse alcoolique : il est probable que
celle dernière met en liberté la mycosine de Gilson qui se trouve dans la mem-
brane sous forme d'une combinaison voisine de la chitine.
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Le tissu périthécial au point où doit se former l’ostiole est très dense,
mais à membranes non épaissies, aussi est-il facilement refoulé par la
pression des asques et la formation d’un pinceau d’hyphes très serrées,
hyphes ostiolaires, au-dessous de lui.
Le noyau dans les cellules périthéciales externes (Pl. V, fig. 4) est
arrondi et présente une membrane nucléaire et une charpente d’ordi-
naire peu ou pas chargée de chromatine, assez fortement acidophile; la
chromatine est concentrée au milieu du noyau en un gros karyosome
arrondi, qui retient fortement l’hématoxyline ferrique. Dans les cellules
périthéciales internes (Pl. V, fig. 5) le noyau est allongé, cylindrique ou
fusiforme, et présente la même charpente acidophile, mais la chromatine
est ici rassemblée en plusieurs karyosomes disposés en série linéaire
selon la plus grande longueur du noyau. Dans les hyphes de l’Hypo-
myces les noyaux sont arrondis ou ovoldes; leur chromatine est rassem-
blée en un ou plusieurs karyosomes, tantôt indépendants, tantôt con-
fluents. (PI. V, fig. 6 et 7.)
L’Hypomyces envoie des hyphes dans les cavités interlaminaires du
Lactaire où elles pénètrent par les fissures et les goulots qui y donnent
accès !; ces hyphes s’y ramifient et s’y enchevêtrent lächement. Les
hyphes du parasite sont ainsi en contact avec l'hyménium du Lactaire en
tous ses points : elles pénètrent même entre les cellules de cet hyménium
et dans le tissu sous-jacent sous forme de tubes étroits, bourrés d’un
protoplasma très condensé et de noyaux : ces tubes paraissent passer
entre les hyphes du Lactaire sans y pénétrer ni y envoyer de suçoirs.
J'ai constaté dans les jeunes asques de l’Hypomyces Vuilleminianus la
présence de deux noyaux égaux. À un âge un peu plus avancé on ne
trouve plus qu’un seul gros noyau dont les dimensions valent celles des
deux premiers réunis. Je n’ai toutefois pas pu constater la fusion des
deux noyaux du très jeune asque, comme l’a fait Dangeard sur le Peziza
vesiculosa et comme j'ai pu le faire moi-même sur le Peziza acetabulum :
il parait cependant évident qu'ici aussi le gros noyau est formé par la
fusion des petits. Petits et gros ont leur chromatine réunie en un seul
gros karyosome arrondi.
Le gros noyau du jeune asque se divise ensuite pour donner huit
noyaux fils, mais ici les asques sont trop petits pour que j’aie pu suivre
les phases de ces divisions, et voir si les choses se passent de la même
facon que dans d’autres Ascomycètes étudiés par Harper et Gjurassin.
! Voir plus loin, à l’article Action sur le Lactaire.
(5) RENE MAIRE. HYPOMYCES (PECKIELLA) VUILLEMINIANUS N. SP. 141
J'ai cependant pu constater qu'il y a ici division indirecte bien carac-
térisée, avec formation de chromosomes et d’un fuseau. Toujours est-il
qu'après ces divisions l’asque contient huit noyaux contenant chacun un
très petit karyosome arrondi, huit fois plus petit que celui du gros noyau
primitif : il y a donc réduction de la quantité de chromatine après la
fécondation. Autour de chacun de ces huit noyaux se forme une spore.
qui un peu après sa délimilation par une membrane, subit un épaississe-
ment et une transformation chimique de cette membrane à ses deux
extrémités : il se forme ainsi deux pointes très aigües qui retiennent
lhématoxyline ferrique très fortement (Pl. V, fig. 2 et 3). Puis il se deve-
loppe de tous côtés sur la membrane des papilles qui subissent la même
modification chimique (PI. V, fig. 4), et enfin dans les spores mûres cette
dernière s'étend à la membrane tout entière ou tout au moins à sa cou-
che externe.
La membrane de l’asque reste toujours très mince et ne subit jamais
de transformation amyloide, aussi ne bleuit-elle pas par l’iode. Elle
parait être de nature callosique car elle bleuit fortement sous l’action du
bleu coton C4B de Poirrier et Dalsace. L’&piplasma parait être très peu
abondant même au début de la formation des spores.
Action sur le Lactaire. — L'examen microscopique des coupes à un
faible grossissement montre dès le premier abord une zone d’hyphes
enchevêtrées formant un tissu relativement lâche, parsemé de péri-
thèces. Au-dessous se voient l'hyménium, puis le pseudo-parenchyme
parsemé de laticifères du Lactaire. A certains endroits ce pseudo-paren-
chyme présente des cavités plus ou moins arrondies, tapissées de toutes
parts par l'hyménium et remplies d’hyphes très lächement enchevêtrées
appartenant au parasite. Souvent ces cavités communiquent avec la
surface du Laclaire par une fissure étroite tapissée d’un hymenium qui
se continue directement avec celui situé au-dessous de l'écorce formée
par V Hypomyces. Cette dernière passe au-dessus des fissures et y envoie
des hyphes qui vont se ramifier dans les cavités. On peut ainsi se rendre
compte des modifications subies par les lames hymeniiferes du Lactaire :
l'excitation produite par le parasite a amené une hypertrophie du tissu
des lames, celle-ci s'est produite surtout dans une direction perpendi-
eulaire à ces lames, d'où concrescence de ces dernières, mais concres-
cence partielle par suite d’inegalites dans le processus hypertrophique.
On comprend ainsi la formation de cavilés interlaminaires commu-
niquant avec l'extérieur du Lactaire par des fissures ou des goulots on
pénètre le parasite, ou même complètement closes, et toujours tapissées
d’hymenium.
142 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
L’hyménium du Lactaire n’est interrompu qu’ordinairement au niveau
des périthèces de l’Hypomyces, quand ces périthèces ne se trouvent pas
au-dessus d’une fissure ou d’un goulot. (Pl. V, fig. 19.)
Cet hyménium est profondément modifié par la présence du parasite :
beaucoup de basides sont allongées et transformées en poils plus ou
moins irréguliers et dépassant plus ou moins la surface hyméniale et
restent stériles; chez d’autres la sporulation se produit encore, mais les
spores, quoique bien conformées, sont vaines, c’est-à-dire ne contiennent
pas de noyau; enfin il en est qui donnent des spores normales à un
noyau bien conformé, ou des spores à deux noyaux; dans ce dernier cas
il y aurait eu une irrégularité dans le processus de la sporulation. Enfin
j'ajouterai que la fécondation paraît n’être pas empêchée, dans un certain
nombre de basides tout au moins, car j'ai plusieurs fois constaté de jeunes
basides à deux petits noyaux et des basides plus âgées à un seul gros
noyau, comme le disent Dangeard et Juel, sans toutefois avoir assisté,
comme le premier, à la fusion des deux noyaux.
En général l’hyménium est bien plus modifié sur les plateaux corres-
pondant à la tranche des lames hymeniiferes, car le tissu du parasite y
est très dense, aussi n’observe-t-on là qu’une très faible production de
spores, presque toutes vaines. Il n’en est pas de même dans les cavités
interlaminaires où le tissu du parasite est extrêmement lâche et souvent
réduit à quelques filaments qui laissent entre eux de vastes espaces
libres : l’hyménium peut alors se développer beaucoup mieux et pro-
duire une abondance relative de spores, dont beaucoup ne sont pas
vaines.
Nous avons vu que l’Hypomyces envoie des filaments dans le tissu même
du Lactaire et dit comment ils s’y comportent.
A part cela le tissu du chapeau du Lactaire est à peu près normal,
riche en lalicıferes qui contiennent de nombreux noyaux souvent dis-
posés en chaînettes. Dans les régions parasitées et les régions avoi-
sinantes (hyménium et tissus sous-jacents, les membranes paraissent
avoir leur couche externe plus ou moins complètement transformée en
composés pectiques : elles se colorent en effet nettement en rose par le
rouge de ruthenium en solution étendue. Toutefois l’épispore des basi-
diospores est cellulosique ‘.
Nous avons vu à l’article Aspect macroscopique du parasite et de son
hôte les modifications macroscopiques que subit ce dernier.
! Elle se colore fortement en bleu-violacé par le chloroiodure de zine, sans
traitement préalable par la potasse.
(7) RENÉ MAIRE. HYPOMYCES (PECKIELLA) VUILLEMINIANUS N. SP. 143
En résumé, si l’Hypomyces Vuilleminianus déforme considérablement
les lames hymeniiferes et l’hyménium du Lactarius deliciosus, il ne
paraît pas produire une castration complète, et il est probable que beau-
coup des spores contenues dans les cavités interlaminaires, si elles pou-
vaient en sortir, germeraient comme des spores normales.
Nancy. 15 décembre 1898.
BIBLIOGRAPHIE
Dangeard, Le Botaniste, 1894-1896.
Gilson, Recherches chimiques sur la membrane cellulaire des champignons.
La Cellule, 1895, t. XI.
Gilson, De la présence de la chiline dans la membrane cellulaire des champi-
gnons. C. R. Ac. 1895, 1er semestre, p. 1000.
Harper, Kerntheilung und freie Zellbildung im Ascus. Jahrb. f. wiss. Bot.
XXX, p. 249-284, pl. XI et XII, 1895.
Juel, Muciporus und die Familie der Tulasnellaceen. Bihang till k. svenska
Vet.-Akad. Handl. XXIII, 1897.
Juel, Die Kerntheilungen in den Basidien und die Phylogenie der Basidio-
myceten. Jahrb. f. wiss. Bot. XXXIL, p. 361-388, pl. IV, 1898.
Mangin, Observations sur la constitution de la membrane chez les champi-
gnons. C. R. Ac. % décembre 1893.
Saccardo, Sylloge fungorum omnium hucusque cognitorum, vol. II et Supplé-
ments.
Tulasne, Selecta fungorum carpologia, vol. III, Paris, 1865.
Van Wisselingh, Mikrochemische Untersuchungen über die Zellwände der
Fungi. Jahrbücher f. wiss. Bot. XXI, p. 619, 1898.
144
SUR UN HYPOMYCES
PARASITE DE LACTARIUS TORMINOSUS
PAR
René MAIRE
Licencié ès sciences, préparateur à la Faculté de médecine de Nancy.
En septembre-octobre 1897, mon excellent ami G. Thiry, préparateur
à l’Institut sérothérapique de l'Est, récolta dans le bois des Juifs, près de
la Chartreuse de Bosserville, aux environs de Nancy, un Hypomyces qui
était assez fréquent sur Lactarius torminosus. Comme je m'occupais l'été
dernier de l’Hypomyces Vuilleminianus, parasite du Lactarius deliciosus,
il me remit sa trouvaille qu'il avait conservée dans un mélange de gly-
cérine, d’eau, d’alcool et de formol.
Macroscopiquement ce parasite présente l'allure de l’Hypomyces late-
ritius Tul. Il attaque les lames hyménifères du Lactaire sans toutefois les
déformer autant que l’A. Vuilleminianus : quand on examine le dessous du
chapeau on a encore la sensation très nette de stries radiantes indiquant
la présence des lames. Les cavifés interlaminaires sont très grandes et
contiennent le plus souvent très peu de filaments du parasite. Le pro-
cessus de la déformation est d’ailleurs identique à celui que j'ai décrit
dans l’Hypomyces Vuilleminianus. Le parasite forme une croûte d’un brun
rougeàtre semée de nombreuses pustules rousses qui représentent les
parties supérieures des périthèces. Ayant fait des coupes de cet Hypo-
myces pour le comparer à l’H. Vuilleminianus j'ai reconnu qu’il consti-
tuait lui aussi une espèce nouvelle, voisine d’ailleurs de la premiere. Je
suis heureux de la dédier à son inventeur, M. G. Thiry. En voici la des-
cription :
(2) RENÉ MAIRE. SUR UN HYPOMYCES. 145
Hypomyces (Peckiella) Thiryanus n. sp. — Mycelio supra
hymenium Lactarü dense strato, stroma late effusum, glabrum, cinnamomeo-
brunneum efformante; hyphis profundis papillosis ; perithecüs aparaphy-
satıs, in stromate numerosissimis, immersis, verlice lamen levi, papilli-
formi, emergente, ovoideis, brunneo-rufis; ascis cylindraceis, octosporis,
80-150 y. longis, 4-5 y. latis; ascosporis monostichis, fusiformibus, echi-
nulatis, utrinque incrassatis acutatisque, 24-30 X 3-4,5 y., unilocularibus,
hyalinis. Status conidiferus ignotus.
Hab. in pileis Lactarii torminosi prope Nancy Galliæ (G. Thiry, 1897,
septembro et octobro).
Cette espèce est très voisine de l'Hypomyces Vuilleminianus dont elle
n'est probablement qu'une race spéciale au Lactarius torminosus. En
effet des pins ont élé plantés il y a peu d’années dans le bois où croissait
ce dernier avec son parasite, et à leur suite Lactarius deliciosus a fait son
apparition. Il est aujourd’hui très abondant à cet endroit, mais tandis
qu'on trouve assez souvent des Lactarius torminosus parasités, on ne
peut trouver aucun Lactarius deliciosus porteur d’Hypomyces. De même
dans la station où a été trouvé l'A. Vuilleminianus, les deux Lactaires
abondent, mais le L. deliciosus seul est parasité.
Les spores de l’Hypomyces Thiryanus sont un peu plus grandes, son
stroma possède une coloration différente, et enfin les hyphes qui le for-
ment ont des caractères particuliers : celles de la surface sont plus ou
moins vésiculeuses, à membrane brunätre, celles de la profondeur sont
cylindriques mais beaucoup plus larges que dans l'A. Vuillieminianus.
hyalines et papilleuses.
A part ces quelques différences, tout ce que j'ai dit de la structure
histologique de !’H. Vuilleminianus s'applique à l'A. Thiryanus. L'action
sur le Lactaire est à peu près identique chez les deux espèces, quoique
moins accentuée chez la dernière.
Nancy, 28 décembre 1898.
—+"1+
146
PLANTÆ POSTIANÆ
quas enumerant
G.-E. POST & E. AUTRAN
NOVAS SPECIES DESCRIPSIT G.-E. POST
FASCICULUS IX
INTRODUCTION
Les plantes énumérées dans ce fascicule sont en général nouvelles
pour les endroits indiqués, ou nouvelles pour la science. Elles ne
constituent qu'une petite partie des collections faites dans ces localités.
Elles proviennent des collections de l’auteur, et de trois de ses amis
scientifiques, MM. Fox, Millingen et M®° Andrus. Quelques plantes de
Mahas, es-Salt, Wadi Schu’aib, Ghör-es-Safıeh et ’Ammän, etc., ont été
trouvées à l’est du Jourdain et de la mer Morte, dans le territoire de
Galaad et de Moab. Des autres, plus nombreuses, sont de Palestine, à
l’ouest du Jourdain et de la mer Morte. D’autres sont du Liban et de
PAntiliban, ainsi que de Mardin, ville située dans un endroit reculé
entre la Mésopotamie et l’Asie Mineure. Deux des nouvelles espèces sont
de Bithynie. La Palestine occidentale est assez connue par les innom-
brables descriptions des voyageurs. Les terrains de Moab et de Galaad
forment de grands plateaux, sillonnés par les profonds wadis des
torrents d'hiver et des rivières perenniales. La flore de cette région
renferme un nombre très considérable d’espèces particulières. Les
plaines élevées de Moab sont denudees; Galaad est généralement
=
(2) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANX. 147
montagneux et couvert de forêts ouvertes. De cette conformation du
pays, il résulte une grande diversité de climat et de position du sol sui-
vant les rayons du soleil, ce qui donne occasion à un grand nombre
d'espèces de trouver des circonstances favorables à leur développe-
ment. C’est à Mardîn que la flore des plaines de Mésopotamie
et celle des chaînes de montagnes d’Asıe Mineure se rencontrent,
fait qui donne à sa végétation un intérêt très spécial. La flore
de Chypre est une sélection entre les plantes de Syrie, de Cilicie
et de Pamphylie. Mais la longue période de séparation entre celles-ci
et le continent a causé le développement d’un assez grand nombre
d'espèces particulières, qui se trouvent presque exclusivement dans les
montagnes. Ces montagnes sont partagées en deux chaînes. Celle de
Kyrenia, parallèle à la côte septentrionale, est composée de rochers
calcaires. Les silhouettes irrégulières de leurs sommets, vues de
la plaine de Nikosia, font un tableau des plus saisissants dans l'Orient.
Quelques-unes de ces cîmes sont couronnées par des forteresses du
moyen âge, comme celle de Bufavento et de Saint-Hilarion. L'autre
chaîne, celle de Troodos, est composée d’une masse centrale de rochers
igneux, flanqués de collines calcaires qui s'étendent jusqu’à la côte.
Cette chaîne occupe tout le milieu de l’île. La grande plaine de Nikosia
occupe l'intervalle entre ces deux rangées, et s'étend jusqu’à Larnaca
et Famagusta. Sa flore est presque la même que celle de la plaine
maritime de la Syrie.
Beyrouth, le 25 janvier 1899.
148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN !
Clematis cirrhosa L. P. 2.
Mahäs [Galaad], avril 1895.
Adonis Palæstina Boiss. P. 16.
Plaine de Hüleh, le 18 avrıl 1895.
Adonis Aleppica Boiss. P. 16.
Galilee, avril 1895.
Adonis dentata Del.P. 13.
Sur la côte de la Mer Morte, et dans les vallées autour de la mer; mars et
avril 1895.
Ranunculus cadmicus Boiss. var. £. cyprius Boiss. P. 32.
In Monte Troodi Cypri, mai 1894. No 90.
Ranunculus Chius DC. P. 154.
Entre Es-Salt et Mahäs [Galaad], avril 1895.
Ranunculus Gulielmi-Jordani Asch.
Wadi Drä’a, mars 1895.
Nigella ciliaris DC. P. 70.
Wadi Schu’aib [Galaad], mars 1895. Plaine de Hüleh, avril 1895.
Roœmeria hybrida L. P. 118.
Entre Jebel Usdum et ’Ain-Jidi, avril 1895.
Glaucium Arabicum Fresen. P. 120.
Jaffa, mars 1895. ’Ain-es-Sultân, mars 1895. No 550.
Glaucium grandiflorum Boiss. et Huet. P. 121.
’Ain-Jidi, avril 4895. |
Ceratocapnos Palæstina Boiss. P. 132.
Entre Beisän et Tiberias, avril 1895.
Fumaria parviflora Lam. P. 135.
Wadi Schu’aib, mars 1895.
Fumaria capreolata L. 136.
Entre Häsbeiyah et Jezzin. Süq-Wadi-Barada, mai 1895.
Leontice Leontopetalum L. P. 99.
Mardin, avrıl 1896.
Matthiola bicornis Sibth. et Sm. P. 155.
Jerusalem. Khan Hatrürah, mars 1895.
Matthiola livida Del. P. 156.
Déserts autour de la Mer Morte, mars 1895.
(4) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE.
Nasturtiopsis Arabica Boiss. P. 237.
Entre Jebel Usdum et ’Ain-Jidi, avril 1895.
Arabis laxa Sibth. et Sm. var. cremocarpa Boiss. P. 168.
Entre Häsbeiyah et Jezzin, mai 1895.
In Monte Troodi Cypri, mai 189%. No 900.
Arabis vernaL.P. 168.
Häsbeiyah, mai 1895.
Arabis Montbretiana Boiss. P. 169.
Mahäs [Galaad], avril 1895.
Arabis auriculata Boiss. P. 169.
Blüdän; Häsbeiyah; Jezzin ; mai 1895.
Arabis albida Stev. var. Billardieri Boiss. P. 175.
St. Hilarion, in ins. Cypri, april 1897. No 901.
Malcolmia Chia Lam. I, p. 228.
Wadi Waleh Palestinæ, avril 1895. No 610.
Parlatoria cakiloidea Boiss. I. P. 224.
Mardin, mai 1895. No 87.
Erysimum Smyrnæum Boiss. et Bal. P. 194.
Mardin, mai 4896. No 88.
Koniga Arabica Boiss. P. 290.
Ghör-es-Säfieh, avril 1895.
Alyssum argenteum Wittm. P. 270.
Entre Häsbeiyah et Jezzin, mai 1895.
Alyssum meniocoides Boiss. P. 286.
Entre Es-Salt et ’Ammän, avril 1895.
Erophila minima C. A. M. P. 303.
Jerusalem, mars 1895.
Erophila vulgaris DC. P. 304.
Entre Kefr Hüneh et Jezzin, mai 1895.
Erophila setulosa Boiss. et Bal. P. 304.
Jérusalem, mars 1895.
Notoceras canariense R. Br. P. 314.
Côte orientale de la Mer Morte, avril 1895.
Malcolmia pygmæa Del. P. 222. Ja.
Jaffa, mars 1895.
Malcolmia crenulata DC. P. 229 et 230.
Jaffa, près du Jourdain, mars et avril 1895.
Malcolmia Chia Lam. P. 228.
Wädi Wäleh, avril 1895. No 610.
Hesperis Kotschyana Fenzl. P. 232.
Wadi Schu'aib [Galaad], avril 1895.
Sisymbrium thalianum L. P. 21%.
Entre Kefr Hüneh et Jezzin, mai 1895.
149
150 } BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Sisymbrium erysimoides Desf. P. 217.
Côte de la Mer Morte, avril 4895. 7
Sisymbrium pannonicum Jacq. P. 217.
Mardin, avril 1856.
Erysimum Smyrnæum Boiss. et Bal. P. 194.
Mardin, mai 1896. No 88.
Erysimum repandum L.P. 189.
"Ain-Jidi, avril 1895.
Erysimum crassipes C. A. M. P. 206.
"Ain-Jidi. Wadi Müjib, avril 1895.
Parlatoria cakiloidea Boiss. P. 244.
Mardin, mai 1896. No 87.
Euclidium Syriacum L. P. 368.
Mardin, avril 1896.
Hirschfeldia adpressa Moench. P. 390.
Ghôr-es-Sâfieh, avril 1895.
Diplotaxis viminea L. P. 387.
Côte de la Mer Morte, avril 1895.
— — var. integrifolia Boiss. P. 388.
Entre Tyr et Saint-Jean-d’Acre; avril 1895.
— var. acutelobata Post.
Entre Es-Salt et ’Ammän, avril 1895. No 560.
Diplotaxis Harra Forsk. P. 388.
Wadi Drä’a |Moab], avril 1895.
Moricandia clavata Boiss. et Reut. P. 387.
Entre ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, avril 4895.
Capsella Bursa-Pastoris L. var. minuta Post. P. 340.
Mukhtärah Libani, mai 1895. No 570.
Lepidium cornutum Sibth. et Sm. P. 354.
Nabatiyeh, mai 1895.
Æthionema heterocarpum J. Gay. P. 352.
Nabatiyeh et Galilée, avril 1895.
Teesdalia Lepidium DC. 339.
Judaideh [Merj-"Ayün], mai. Bikfayah [Liban], août 1895.
Diplotaxis viminea L. P. 387.
Entre Es-Salt et Ammän de Moab, avril 1896. No 560.
Raphanus Aucheri Boiss. P. 401.
Galilée, avril 1895.
Mærua uniflora Vahl. P. 419.
Ghôr-es-Safieh, avril 1895.
Caylusea canescens L. P. 436.
Khan Hairürah. Mar Säba, avril 1895.
(8)
“4
VE
{9
(6) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE.
Reseda propinqua R. Br. P. 425.
Autour de la Mer Morte, avril 1895.
Reseda alopecuros Boiss. P. 426.
Galilée, avril 1895.
Reseda Kahirina Mull. P. 430.
Autour de la Mer Morte, avril 1895.
Reseda muricata Presl. var. latifolia Post. P. 431.
Wadi Zerkä-Ma’in Moab, avril 1895. No 580.
Cistus villosus L. P. 436.
Côte de la Mer Morte, avril 1895.
Helianthemum guttatum L. P. 440.
Ma hâs [Galaad], avril 1895.
Helianthemum Niloticum L. P. 441.
Mardin, mai 1896. No 86.
Helianthemum Lippii L. P. 443.
Autour de la Mer Morte. Mahäs, avril 1895.
Helianthemum vesicarium Boiss. P. 445.
Mahäs. Galilée, avril 1895.
Fumana glutinosa L. P. 449.
Entre ’Ain-Jidi et Hébron; avril 1895.
Polygala Monspeliaca L. P. 469.
Carmel. Galilée, avril 1895.
Polygala supina Schreb. P. 471.
Entre Hasbeiya et Jezzin, mai 1895.
Dianthus deserti Post.
Wadi Schu’aib, avril 1895.
Dianthus fimbriatus M. B. P. 495.
Beskinta [Liban], le 29 octobre 1895.
Gypsophila tubulosa Boiss. P. 55%.
Entre Kefr Hüneh et Jezzin, mai 1895. Nouvelle pour la Syrie.
Gypsophila porrigens L. P. 557.
Entre "Ain-Jidi et Beni-Na’im, avril 1895.
Silene apetala Willd. var. orientalis Boiss. P. 596.
Ghör-es-Salieh, avril 1895.
Silene bipartita Desf. P. 597.
Wadi Wäleh et Wadi Schu'aib, avril 1895.
Silene juncea Sibth. P. 605.
Entre Es-Salt et '"Ammän, avril 4895.
Silene linearis Dec. P. 602.
Entre Jebel Usdum et "Ain-Jidi, avril 1895. No 590.
Silene Astartes Blanche. Suppl. Fl. Or., p. 102.
Mukhlärah, mai 4895. No 600.
151
192 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Silene commutata Guss. P. 629.
Mardin, mai 1896.
Silene Bythinica Post. — Species nova.
Annua, papilloso-pubescens tenera, caulibus humilibus fere a basi dicho-
tome ramosis, foliis inferioribus obovatis in petiolum angustatis intermediis
ellipticis basi et apice acutatis, bracteis lanceolatis valde inæqualibus, inflo-
rescentia dichotoma, pedunculis calyce 2-4-plo brevioribus, calyce e basi
truncata umbilicata valde 10-viride-vittato cylindrico fructifero inflato ore
vix constricto nervis breviter papillosis, dentibus lreviter triangularibus
tubo multoties brevioribus, petalorum lamina bifida lobis rotundalis,
capsula ovata carpophoro duplo longiore, seminum margine undulato.
Habitat in hortis prope Bardezag Bithyniæ; floret maio.
Planta 3-4-pollicaris, folia inferiora et intermedia 6-8 lineas longa, ealyx
floriferus 6 fructiferus 8 lineas longus, corolla pallide rosea.
Species inter Bipartitas, Boiss., Fl. Or., I, 570, militans, differt calyce
fructifero inflato.
Specimen unicum in Herb. Post. apud Berythum conservatum est.
Saponaria tridentata Boiss. P. 530.
Mardin, juin 1896.
Cerastium dichotomum L. P. 721.
Enire ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, avril 1895.
Alsine decipiens Fenzl. P. 684.
Mardin, avril 4896.
Polycarpon Arabicum Boiss. P. 756.
Jaffa, avril 1895.
Paronychia capitata Koch. P. 745.
Entre ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, avril 1895. No 620.
Zygophyllum simplex L. P. 912.
"Ain-Jidi, avril 1895.
Erodium laciniatum Cav. P. 893.
Wadi Müjib, 1825.
Hypericum tetrapterum Fries. P. 805.
Mardin, août 1896.
Tetradiclis salsa Stev. P. 918.
Côte orientale de la Mer Morte, avril 1895.
Haplophyllum Buxbaumii Poir. P. 937.
Mardin, juillet 4896.
(8) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIAN.E.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN Il
Pistacia mutica F. et M. P.7.
Hüleh, avril 1895; fruits, Mardin, juillet 1896.
Lupinus angustifolius L. P. 28.
Mahäs, avril 1895.
Ononis Sicula Guss. P. 60.
Wädi Wäleh, avril 1895.
Trigonella Monspeliaca L. var. petiolata Post. P. 76.
Ghör-es-Säfieh, avril 1895. Mardin. avril 1896. Nos 861-2.
Trigonella Noeana Boiss. P. 77.
Mardin, mai 1896.
Trigonella strangulata Boiss. P. 79.
Mardin, avril 1896.
Melilotus Messanensis L. P. 107.
Hüleh, avril 1895.
Medicago littoralis Rhode. P. 98.
Antiliban, avril 1895.
Trifolium supinum Savi. P. 126.
Jaffa, mars 1895. No 630.
Trifolium physodes Stev. P. 136.
Mardin, avril 1896.
Trifolium Boissieri Guss. P. 152.
Mardin, avril 1896.
Trifolium stenophyllum Boiss. P. 151.
Jaffa, mars 1895.
Cytisopsis dorycniifolia Jaub. et Sp. P. 160.
Carmel, avril 1895.
Coronilla scorpioides L. P. 183.
Mardin, avril 1896.
Astragalus cruciatus Link. P. 225.
Mardin, avril 1896.
Astragalus Moabiticus Post.
Mashitlah à Ziza [Moab], avril 1895. No 640.
Astragalus epiglottis L. P. 223.
Sommet du Mont Carmel, le 41 avril 1895,
Astragalus tuberculosus DC. P. 239.
Mardin, mai 4896,
BULL. HERB, noiss,, mars 14899. 11
154 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
Astragalus cretaceus Boiss. et Ky. P. 246.
Jebel Hüsha’, le 20 mars 1895.
Astragalus gossypinus Forsk. var. filagineus Boiss. P. 349.
Mardin, juillet et août 1896. No 85.
Astragalus Forskahlei Boiss. P. 392.
Jerusalem à Jericho, avril 1895.
Astragalus Tigridis Boiss. P, 466. Sed foliola majora 15-18 lineas longa,
et calyx 10-12 lineas, vexillum 15-18 lineas.
Mardin, mai 1896.
Astragalus oocephalus Boiss. P. 410.
’Ain-el-Balâtah [Hüleh], vallée du Jourdain, le 47 avril 1895. No 650.
Onobrychis æquidentata S. et Sm. P. 528.
Mardin, mai 1896.
Umbilicus Libanoticus Labill. P. 772.
Mardin, mai 1896.
Cucumis prophetarum L. P. 768.
Tiberias, avril 1895.
Deverra tortuosa Desf. P. 860.
Entre ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, vallée de la Mer Morte, le 1% avril 1895.
No 660.
Pimpinella Moabitica Post. Planiæ Postianæ, fase. VI, p. 7.
Wadi Wäleh. Mer Morte, avril 1895. No 670.
Prangos peucedanifolia Fenzl. P. 938.
Mardin, mai 1896.
Bifora testiculata L. P. 921.
Mardin, avril 1896.
Daucus subsessilis Boiss. Suppl., p. 272.
Moab, avril 1895. No 680.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN Ill
Lonicera Etrusca L. P. 5.
Moab, avril 1895.
Galium Judaicum Boiss. P. 75.
Mer Morte, avril 1895.
Valerianella truncata Rchb. P. 105.
Carmel, Mer Morte, avril 1895.
Valerianella Szovitziana F. et M. P. 101.
Wadi Wäleh, avril 1895.
(10) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE. 155
Pterocephalus plumosus Coult. P. 147.
Wadi Wäleh. Côte de la Mer Morte, avril 1895.
Filago germanica L. P. 241.
Mer Morte, avril 1895.
Anthemis tinctoria L. P. 280.
Mardin, mai 1896.
Phagnalon rupestris L. P. 220.
Mer Morte, avril 1895.
Leyssera capillifolia Willd. P. 240.
Cöte orientale de la Mer Morte, le $ avril 1895.
Asteriscus pygmæus Coss. P. 179.
Déserts autour de la Mer Morte, avril 1895.
Artemisia annua L. P. 373.
Mardin, septembre 1896. No 84.
Senecio Aegyptius L. P. 387.
Entre Jebel Usdum et ’Ain-Jidi. Mer Morte, avril 1895. No 690.
Atractylis cancellata L. P. 452.
Autour de la Mer Morte, avril 1895.
Cousinia Aintabensis Boiss. et Haussk. P. 503.
Mardin, juillet 1896.
Onopordon ambiguum Fres. P. 562.
Mardin, mai 1896.
Amberboa Lippii L. P. 606.
Ghör-es-Säfieh, avril 1895.
Serratula oligocephala DC. var. glaberrima Post. Tota planta glaber-
rima.
Kurd Dägh et Mardin, mai et juin. N° 83.
Centaurea Sinaica DC. P. 687.
Wadi Zerka-Ma'in. Mer Morte, avril 1895. No 700.
Centaurea eryngioides Lam. P. 659.
Autour de la Mer Morte, avril 1895.
Centaurea laxa Boiss. et Haussk. P. 640.
Wadi Wäleh, avril 1895.
Centaurea Aegyptiaca L. P. 687.
Jebel Usdum à "Ain-Jidi, avril 1895.
Centaurea balsamitoides Post. [Plantæ Postiane, II, 15, no 70 doit être
Stizolophus coronopifolius Lam., Boiss. Flora orientalis, III, 613.
Zoegea Leptaurea L. P. 697.
Mardin, juillet 1806.
Carthamus nitidus Boiss. P. 708.
Jebel Usdum à ‘Ain-Jidi, avril 1895.
Koslpinia linearis Pall. P. 721.
Ghör-es-Safieh, avril 1895.
156 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (44)
Catananche lutea L. P. 714.
Beni-Na’im à Hebron, le 13 avril 1895.
Picris Damascena Boiss. et Gaill. P. 740.
Moab, autour de la Mer Morte, avrıl 1895. No 710.
Crepis fœtida L. P. 852.
Entre Saida et Beyrouth, le 23 avril 1895. No 720.
Sonchus tenerrimus L. P. 797.
Côte de la Mer Morte, avril 1895.
Sonchus maritimus L. P. 797.
"Aın-Jalüd [Esdrælon]. avril 1895.
Zollikoferia nudicaulis L. P. 822.
Mer Morte, avril 1895.
Zollikoferia Foxii Post.
Jebel Usdum à ’Ain-Jidi, le 10 avril 1805. No 740.
Garhadiolus Hedypnois F. et M. P. 723.
Mardin, mai 1896.
Urospermum picroides L. P. 743.
Côte orientale de la Mer Morte, avril 1895. No 730. Mardin, mai 1896.
No 62.
Tragopogon buphtalmoides Boiss. P. 750.
Mardin, mai 1896.
Scorzonera papposa DC. var. velutina Post. P. 765. Involucri phyllis
velutino-pubescentibus.
Mardin, mai 1896.
Scorzonera lanata M. B. P. 776.
Moab, avril 1895.
Campanula Erinus L. P. 952.
Entre 'Ain-Jidi et Beni-Na’im, avril 1895.
Campanula strigosa Russ. P. 929.
’Ain-Jidi à Beni-Na’im. Mer Morte, avril 4895. No 750 et 760.
Specularia falcata Ten. P. 960.
Mardin, mai 1896.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN IV
Fraxinus oxyphylla M. B. P. A0.
Tel-el-Kädi, le 18 avril 1895.
Vinca Libanotica Zucc. P. 46.
Moab, avril 1895.
Ltée SES es
(12) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANÆ. 157
Heliotropium Bovei Boiss. P. 136.
Wadi Schu’aib, avril 1895. 'Ain-et-Tineh [Lac de Tiberias], le 18 avril
1895.
Anchusa Aucheri Alph. DC. P. 158.
Mardin, mars 1896.
Rochelia stellulata Rchb. P. 244.
Mardin, avril 1896.
Trichodesma Boissieri Post.
Entre Es-Salt et Mahäs. Wadi Schu’aib, le 27 mars 1895. No 770.
Trichodesma Ehrenbergii Schweinf. P. 281.
Zerkä-Ma’in. Mer Morte, avril 1895. No 780.
Symphytum Palestinum Boiss. P. 173.
Le nouveau pont du Jourdain, le 27 mars 1895.
Lithospermum tenuiflorum L. P. 217.
Entre ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, le 12 avril 1895.
Lithospermum callosum Vahl. P. 219.
Jaffa, mars 1895.
Onosma Roussæi DC. P. 200.
Moab, avril 4895. No 790.
Convolvulus pilosellæfolius Desr. P. 103.
Autour de la Mer Morte, avril 1895.
Convolvulus Galaticus Rostan. P. 104.
Mardin, juin 1896.
Convolvulus glomeratus Choisy. P. 102.
Dans la plaine à la base des rochers de ’Ain-Jidi, le 10 avril 1895.
Convolvulus Dorycnium L. var. oxysepalus Boiss. P. 91.
Tiberias, avril 1895.
Convolvulus Siculus L. P. 109.
Jebel Husha’, le 27 mars 1895.
Lycium Arabicum Schweinf. P. 289.
Ghör-es-Säfieh, avril 1835.
Verbascum Mardinense Post. (Bull. Herb. Boissier, III, 162).
Mardin, août 1897.
Verbascum Boissieri Post.
Gollines de Mardin, août 189%. No 19 olim Verbascum Freynii Post et
Verbascum caudatum Post.
Verbascum fruticulosum Post.
Entre "Ain-Jidi et Beni-Na’im, le 42 avril 4895. Ghör-es-Säfieh.
Celsia heterophylla Desf. P. 359.
Capernaum, le 16 avril 1895.
Linaria Dalmatica L. P. 376.
Gollines de Märdin, juillet 1896. No 82.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
Scrophularia deserti Del. P. 414.
Côte orientale de la Mer Morte, avril 1895.
Micromeria græca L. var. laxiflora Post.
Zerkä-Ma’in. Mer Morte, mars 1895. No 41.
Salvia trichoclada Bth. P. 603.
Mardin, mai 1896. No 78.
Salvia Montbreti Bth. P. 613.
Mardin, mai 1896. No 79.
Salvia spinosa L. P. 613.
Mardin, mai 1896. No 80.
Salvia viridis L. P. 630.
- Judeidet-Merj-'"Ayun. Palestine, avril 4895. No 42.
Salvia Judaica Boiss. var. pinnatifida Post. Folia pinnatiparlita loba-
taque.
Entre Nazareth et Tabor, le 15 avril 1895. No 43.
Salvia brachycalyx Boiss. P. 625. [S. Peratica Faine].
Wadi Schu’aib, avril 1885.
Salvia bithynica Briq. et Post.
Herba elata, ramis ascendentibus, viridibus, breviter patule piloso-pubes-
centibus, internodiis mediis mediocribus vel elongatis. Folia pandurata, lobo
terminali maximo late ovato, apice obtuso et breviter mucronulato, margi-
nibus convexissimis, irregulariter superficialiter lobato-crenatis, basi cordato,
a paribus duobus loborum inferiorum multo minorum rache alato separato,
cæterum petiolo elongato prædita, magna, supra viridia, subtus pallidius viren-
tia, utrinque pilis sparsis ornata; nervatio pinnata, nervis lateralibus reticu-
lescentibus, subtus aliq. prominulis. Verticillastri circa 6flori, in spicastrum
elongatum interruptum dispositi, rache dense patenier pubescente, pilis cum
glandulis stipitatis commixtis, bracteis parvis nervosis e basi late ovala acu-
minato-subulatis, pedicellis dense patenter glanduloso-pubescentibus calice
brevioribus. Calix campanulato-tubulosus, prominule nervatus, undique
patenter glanduloso-pubescens, antice viridiusculus subeylindricus, postice
purpurascens, demum + complanatus, + bisulcatus, maturus vix auctus;
labrum tridentatum, dentibus brevissimis setaceis sub anthesi + conniven-
übus, sinubus latis subtruncatis separatis; labioli dentes sinu distinctiori a
labro separati, inter se basi leviter connati, lanceolato-acuminati, labro sub-
longiores; dentes omnes maturitate apice leviter subspinescentes. Corolla
pulchre exserla ; tubus basi cylindricus, superne antice in faucem pulchram
ampliatus; labrum falcatum, compressum, cœruleum, apice rotundatum et
ibidem extus + leviter pilosum; labiolum patens cœruleum, lobis latera-
libus ovato-oblongis, apice rotundatis, medio maximo obcordato ; faux intus
alba maculis parvis atro-cœruleis conspersa. Staminum filamenta brevia,
nuda, apice aliq. ultra arliculationem protensa; pollinatorium longissimum,
arcuatum, antheris exsertis vel subexsertis longe linearibus; vectiaria
(14) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE. 159
brevia, leviter arcuata, superne appendicula conica ornata, inferne ampliata
eochlear bene distinctum formantia. Stylus filiformis longe exsertus, glaber,
apice inæqualiter bifidus. Nuculæ ovoideæ, fuscæ, læves.
. Internodia media 3-9 cm. longa. Foliorum lobus terminalis superficie ad
12 X 10 cm., crenarum culmina 2-4 mm. alta et 5-10 mm. distantia, lobi
inferiores ad 2 cm. alti, petiolus ad 6 cm. longus. Spicastra ad 20 cm.
longa, internodiis inter 5...%...3..., etc. cm. longis, bracteis superficie
ad 6 X 4 mm., pedicellis 5-6 mm. longis. Calicis circa 1 cm. longi tubus
7 mm. profundus, labrum 2-2,5 mın. altum dentibus 0,3 mm. altis, labioli
dentes 3 mm. alti. Corolla calicis os ad 2 cm. excedens, tubo 1,3-1,5 cm.
profundo, labro 4 cm. longo, labioli 1,5 cm. longi lobis lateralibus 1-2,5 mm.
altis, medio superficie circa 8 X 8 mm., emarginatione 2,5 mm. profunda.
Staminum filamenta eirca % mm. longa, pollinatoria 10-12 mm. longa
loculis 4 mm. altis, vectiaria 4 mm. longa. Stylus labrum corollinum sæpe
ultra 1 cm. excedens.
Bithynia : Bardezag (Jul. et Aug. a cl. Post lecta).
Cette remarquable espèce appartient à la section Plethiosphace dont elle a
tout à fait l’organisation du calice et de la corolle. Elle s’ecarte de toutes
les formes connues de cette section par ses grandes feuilles lobées-panduri-
formes et se place à côté des S. hierosolymitana Boiss. et S. pontica Freyn
et Bornm.
Nepeta Mardinensis Post. — Species nova.
Perennis, basi lignea, tota velutina-puberulens, caulibus erectis panicu-
lalim ramosis, foliis mediocribus breviter petiolalis vel sessilibus triangu-
lari-ovalis basi cordatis erenato-dentatis floralibus conformibus diminutis,
verlicillastris 3-5 paucifloris sessilibus inferioribus remotis omnibus dis-
linetis, bracteis paucis subulatis calycibus brevioribus, calycis tubuloso-
campanulati recti dentibus lanceolato-subulatis tubo vix brevioribus corollæ
calyce vix longioris tubo incluso, nuculis triquetribus lævibus.
Habitat in collibus prope Mardin [Mesopotamiæ], floret julio. No 75.
Planta pedalis, folia majora pollicaria, calyx fructifer 4 lineas longus.
Species seclionis Eunepetæ, Boiss. Fl. or., IV, p. 637. $ Slenostegiæ,
N. Oriental: Mill. affinis, differt statura humiliori, indumento, verticillas-
tris paucis paucifloris, bracteis paucis, et celera.
Nepeta leucostegia Boiss. el Held. P. 652.
Mardin, mai 1896. No 81.
Scutellaria peregrina L. var. Sibthorpii Boiss. el Reut.
Mardin, juillet 4896. No 77.
Lamium striatum Sibth. el Sm. P. 757.
Mardin, juillet 1896.
Wiedemannia multifida L. P. 767.
Mardin, mai 1896. No 76,
160 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (45)
Phlomis platystegia Post.
Vallées autour de la Mer Morte, mars 1895. No 45.
Teucrium parvifiorum Schreb. P. 810.
Entre Beisân et Tthériade, avril 1895.
Plantago cylindrica Forsk. P. 882.
Côte orientale de la Mer Morte, avril 1895.
Boerhaavia plumbaginea Cav. P. 1044.
"Ain-et-Tineh [Lac de Tiberiade], le 16 avril 1895. Nos 451-2.
Euphorbia phymatosperma Boiss. et Gaill. P. 1109.
Mardin, mars 1896.
Thymelæa Tartonraira L. var. angustifolia Cav. P. 1053.
Collines autour de Pissouri [Chypre], mai 189%. No A4.
Parietaria alsinefolia Del. P. 1151.
Entre ’Ain-Jidi et Beni-Na’im, le 12 avril 1895.
Quercus Lusitanica Lam. P. 1166. Galla.
Tabor, le 15 avril 1895. No 47.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN V
Limodorum abortivum L. P. 69.
Hasbeiya, avril 1895.
Orchis angustifolia M.B. P. 65.
Samaria, avril 1895.
Orchis papilionacea L. P. 60.
Vallée du Jourdain, mars 1895.
Ophrys apifera Huds. P. 79.
Carmel, le 13 avril 1895. No 48.
Tamus communis L. P. 314.
Mardin, juillet 1896.
Narcissus Tazetta L. P. 150.
Mardin, mars 1896.
Siernbergia Fischeriana Herb. Amar. P. 147.
Mardin, février 1896.
Asphodelus viscidulus Boiss. P. 395.
Moab, avril 1895.
Scilla cernua Réd. P. 226.
Mardin, mai 1896.
Scilla hyacinthoides L.
Mardin, juin 1896.
(16) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE. 161
Allium stamineum Boiss. P. 256.
Mardin, juillet 1896.
Allium rotundum L. P. 233.
Mardin, juillet 1896.
Fritillaria Libanotica Boiss. P. 189.
Vallée du Jourdain. Wadi Dra’a, avril 1895.
Gagea arvensis L. P. 205.
Mashitiah à Ziza, avril 1895.
Helicophyllum Rauwolfii Blum. P. 4.
Mardin, mars 1896.
Cyperus alopecuroides Rottb. P. 357.
Hüleh, avril 1895. ®
Piptatherum holciforme M. B. P. 508.
Carmel, le 11 avril 1895 No 49.
Ammophila arenaria L. P. 526.
Haifa, le 12 avril 1895. Nouvelle pour la Palestine. No 50.
Koœleria cristata L. P. 574.
Mardin, mai 1896.
Bromus rigidus Roth. P. 649.
Haifa. Palestine, le 12 avril 1895. No 51.
Bromus mollis L. P. 633.
Esdrælon, le 43 avril 1895. No 52.
Lolium multiflorum Gaud. P. 679.
Haifa. Palestine, le 12 avril 1895. No 52%bis.
Hordeum Ithaburense Boiss. P. 686.
Safed. Palestine, le 17 avril 4895. No 53.
Elymus Delileanus Schult. P. 692.
Carmel, le 14 avril 1895. No 54:
ERRATA
Verbascum Tauri Boiss. et Ky. Gaiour Dagh (Amanus, 1500 m.), août et
septembre 1892, no 322 non 312 —
Verbascum cheiranthifolium Boiss. var. Heldreichii Boiss. Fl. or.,1V,
326 (= V. stenophyllum Boiss.).
Dans le fase. VIII, nous avons décrit par erreur deux espèces de Chypre;
nous ne nous étions pas aperçu que Boissier les avait déjà publiées.
Saponaria Cyprica Post, fasc. VII, p. 755 = 8. Cyprica Boiss., Suppl.
Fl. or., p. 83.
Teucrium Cyprium Post, fasc. VIII, p. 759 = T, Cyprium Boiss., Fl. or.,
p. 820.
An account of
Corydalıs persica Cham. et Schlecht.
with remarks on certain allied species of
Corydalıs Vent.
By
d
David PRAIN
With plate VI.
Among those species of the genus that, for my own convenience,
I shall here continue to term Corydalis Vent. !, none are more difficult
to differentiate satisfactorily than the ones that belong to the section
which M. Boissier ?, using a name employed generically by Bernhardi °,
has termed Bulbocapnos but which it is perhaps better to follow Irmisch *
in denominativy Pes gallinaceus. This section includes, or should include,
all species with a solid tuber-like corm and with normally, though not by
any means universally, a solitary terminal raceme. Within this section
probably most trouble has been experienced in separating satisfactorily
those species that have opposite cauline leaves and have no leaf-scale on
the stem between the corm and the foliage; these species constitute
the’group of forms to which we may either apply the term Leonticoides,
used as a sectional epithet by M. de Candolle ° or the name Cryptoceras,
1 Choix 19 (1803); DC. Flor. Fr. IV, 636 (1805).
? Flor. Or. I, 126 (1867).
$ Linnea VII, 469 (1833).
* Abhandlung. der Naturforsch. Gesellschaft Halle (1862).
> Syst. Veg. IT, 114 (1821).
NO ANT TM
(2) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 163
used in a generic sense by Schott and Kotschy . The group is one that is
almost entirely confined to the Oriental and Central Asian regions
though one of the species extends some considerable distance along the
North-Western Himalaya.
lt may be considered doubtful how for it is advisable to employ either
of these terms. It is true that M. de Candolle’s section includes two of the
species that constitute the group, but it has to be borne in mind that the
establishement of Leonticoides as a section depended on a misinterpreta-
tion of the structural characters of the plants that compose it, and it should
be remembered too that M. de Candolle placed in his section Capnites
the only plant that belongs to this group (C. rutæfolia) of which he did
fully know the structure. It may also be remarked in passing that
authors so careful and so eminent as Hooker and Thomson * have
reduced both these species of the Leonticoides section to this particular
plant, considering one (C. oppositifolia) to be identical with, and the
other (C. verticillaris) to be only a variety of C. rutæfolia. Another autho-
rity of equal rank, M. Boissier *, has kept C. verticillaris apart as a species,
but has followed Sir J. Hooker and Dr Thomson in their treatment of
C. oppositifolia.
The account that Schott and Kotschy have given of their proposed genus
Cryptoceras is, on the other hand, very accurate and complete so far as all
Ihe forms known to them are concerned, and, with the single exception
perhaps of C. darwasica, it applies very well to all those that have been
recorded since their description was written. Nevertheless it is difficult
to see on what characters they relied in separating their proposed genus
from Corydalis. The salient characters in their diagnosis are a. the solid
tuber-like corm — but this is common to every member of the section
Pes gallinaceus ; b. the opposite stem leaves — but this character recurs in
species of other sections; c. the nectariform process in front of the anterior
staminal phalanx — but this character occurs in species of other sections.
and often to a more marked extent (han in any species of the Cryptoceras
group. Their description of the lower lip «inferne saccato-gibbum, apice
tandem reflexum » is very characteristic of most of the species of (he group,
yet €, diphylla, which has the lower lip bulged below, does not have il
reflexed alove, and €. darwasica neither has the lower lip reflexed above
® Oestr, Bot. Wochenbl, IV, 124 (1854).
2 Flor. Ind, 1, 261 (1855).
» Flor, Or. 1. 126, 127 (1867).
164 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
nor bulged below. In this case too, the character is one that is by no means
confined to the Leonticoides-Cryptoceras group. In any case it seems
hardiy worth while to provide this group with a distinctive name, for it is
hardly possible to say that it should be separated from the species with
a solid tuber and a solitary terminal raceme that have no leaf-scale but
have the stem-leaves alternate. Not only do we find the leaves at times
subopposite only in GC. rutæfolia, which is a member of this group; we
find occasionally that the leaves are opposite in species like C. parnassica,
which normally have alternate leaves.
With these preliminary remarks I shall now endeavour to indicate
characters that may render possible the identification of the leading
forms included in the group, but it should be understood that the review
now offered does not profess to be in any way final. Ihave had no oppor-
tunity of examining the actual specimens on which Schott and Kotschy
have based no fewer than four species that M. Boissier has felt justified in
tréating as forms of the same plant; my chief object in presenting this
partial indication of the difficulties connected with the diagnosis of these
forms is to induce other workers, more favourably sitnated than myself as
regards access lo authentic material, to undertake an authoritative
revision of this interesting group. It may be mentioned moreover that
this partial revision is merely the bye-product of an enquiry into the
characters, relationships and identity of Corydalis persica, a species that
had hitherto been incompletely understood. Thanks to much kindness on
the part of the late Dr Batalin of St. Petersburg, M. Barbey and M. Autran
of Geneva, and Dr Urban of Berlin who have placed material preserved
in the St. Petersburg, the Boissier, and the Berlin Herbaria respectively
at my disposal and have helped me with advice, the difficulties regard-
ing GC. persica have been, in my opinion, completely removed. I would
here wish to express my very grateful acknowledgmenis for the assis-
tance so generously given.
To render this account of the forms dealt with more intelligible, I have
added drawings of the flower and bract of each; these drawings have
been made as accurately as possible to one scale (X 2) in order that no
confusion of ideas may be induced when comparing one with another.
(4) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 165
CORYDALIS Vent. Choix 19 (1803).
DC. Flor. 636 (1805) : Boiss. Fl. Or. I, 126 (1867).
$ Pes Gazuinaceus Irmisch. (BuLBocarnos Boiss., pro seclione; Bernk.,
sp. C. cava excepta, pro genere): radix tuberosa, racemi florum terminales
vel rarius eliam axillares, strophiolum digitiforme.
Subsect. Leonticoides DC. Syst. Veg. II, 114 (pro sectione) vel Crypto-
ceras Schott & Kotschy, Oestr. Bot. Wochenbl. IV, 124 (pro genere):
tuberosæ, tuberis solidis hypogaeis ovatis vel orbicularibus apice caules
singulos vel plures simplices sub terra plus minus protractos ibique
spongiolis radicinis densius oblectos emittentibus; caulibus tandem e terra
assurgentibus ibique erectis glabris esquamalis, folia 3-secta bina nunc
manifeste 2 opposita nune peliolis propriis magnopere abbreviatis petiolu-
lisque elongatis spurie 6 verticillata exserentibus, supra folios in racemis
paucifloris continuatis ibique sæpissime simplicibus nonnunquam tamen
(præsertim in C. diphylla, C. macrocentra, GC. Sewerzovi et C. darwasica)
racemo laterali axillari, rarius racemis 2 axillaribus, ornalis; bracteis
integris vel rarissime (C. macrocentra) flabellato-incisis; pelalis exteriori-
bus carinatis vel rarissime (C. darwasica) cristatis, postico varie calcarato.
antico (C. darwasica excepta) inferne saccato-gibbo apice (C. darwasica
et C. diphylla exceptis) tandem reflexo; capsulis ovatis pedicello fructi-
fero recurvo vel rarius (C. diphylla, C. Ledebouriana) horizontaliter
patente nulantibus.
Species ad 13. regionis orienlalis incolæ.
Clavis specierum.
Labiis margine valde explanalis dorso erislatis............- 1. G. darwasica.
Labiis margine parum vel vix explanalis, dorso carinatis sed non erislalis :
Floribus sigmoideis ; 7. e., calcare hası adscendente, lune apice incurvo :
Foliis distincte petiolatis, calcare basi lale conico, pelalis Jateralibus
paulo longiore; capsulis patentibus..,..,..,..,... 2. C. diphylla.
Foliis breve petiolalis vel sessilibus ; capsulis nutantibus :
Foliorum segmentis omnibus longe petiolulatis 2-pinnatiseclis:
calcare basi conico pelalis lateralibus triente longiore.
3. C. Griffithii.
Foliorum segmentis omnibus distincte peliolulatis lateralibus
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
3-partitis mediano 3-secto; calcare basi conico petalis lateralibus
subduplo longiore; petalis roseis exterioribus apice obtusis.
4. C. modesta.
Foliorum segmentis lateralibus breve, mediano longiuscule petiolu-
latis, lateralibus 3-partitis, mediano 3-secto; calcare petalis
lateralibus duplo longiore; petalis- luteis exterioribus apice
ACULISAU. Sm ng Er REEL 9. C. Sewerzovii.
Floribus rectis; 2. e., calcare basi haud adscendente; foliis omnibus breve
petiolatis vel sessilibus :
Foliorum segmentis 3-fidis vel 3-sectis, lobis ovatis ; calcare petalis
lateralibus quinta parte tantum longiore; labio postico apice
ULUNGALON AN er 6. C. rutefolia.
Foliorum segmentis 3-4-pinnatis, lobis lineari-oblongis; calcare
petalis lateralibus triente longiore ; labio postico apice acuto.
7. C. verticillaris.
Floribus falcatis; 2. e., calcare basi adscendente sed apice tandem haud
ineurvo:
Calcare prorsus recurvo apice haud inflato ; capsulis nutantibus :
Foliorum segmentis 3-partitis vel 3-sectis lobis late-ovatis; calcare
parum adscendente petalis lateralibus dimidio longiore.
8. C. oppositifolia.
Foliorum segmentis valde sectis, lobis oblongis :
Calcare longissimo, magnopere adscendente :
Foliorum segmentis 2-pinnatisectis; calcare petalis Bises plus
quam duplo longiore ; labio superiore apice obtuso :
Bracteis integris, floribus roseis .......... 9. C. Boissieri.
Bracteis flabellato-incisis ; floribus luteis 10. C. macrocentra.
Foliorum segmentis 2-ternatim sectis; calcare petalis lateralibus
vix duplo longiore; labio superiore apice acuto.
11. C. cyrtocentra.
Calcare brevi, abrupte adscendenti, petalis lateralibus haud lon-
giore; foliorum segmentis 2-pinnatisectis....... 12. C. persica.
Calcare prorsus recto, apice plus minus inflato, petalis lateralibus qua-
drante longiore; foliorum segmentis 2-ternatim sectis; capsulis
patentibuseun sr 0 a er 13. C. Ledebouriana.
1. Corydalis darwasica Regel ex Prain in Journ. As. Soc.
Beng. LXV, 2, 20 (1896); foliis 3-sectis segmentis omnibus longe petiolu-
latis lateralibus 1-2-jugim pinnatisectis mediano 2-3-jugim 2-pinnatisectis
multo minoribus, lobis oblongis incisis; floribus rectiusculis calcare recto
apice tamen abrupte uncinatim incurvo petalis lateralibus subæquilongo;
ra LR.
x Ber
2: ri
(6) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 167
labiis ambobus cristatis, marginibus præsertim postici magnopere expla-
nalis margine crenulalis.
Corydalis rutæfolia Boiss. et Buhse Nouv. Mem. Soc. Nat. Mose. XII,
13 (1860), nec DC.
Corydalis persica Boiss. Flor. Or. I, 127, in parte (1867); Regel Act.
Hort. Petrop. VIII. 694, t. 16, fig. g-t (1884), nec Cham. et Schlecht.
TuRKESTANIA : Darwas, A. Regel ! Persia : prope Massula, Buhse n. 179!
Flos25 mm. longus; calcar 13mm. longum; petala lateralia 10 mm. longa.
There are specimens of this plant in Herb. Calcutta received from
St. Petersburg in 1886; these were collected by Dr A. Regel at Tevildarrah
in the Khanale of Darwas, but I have also had an opportunity of exami-
ning a number of examples of the same species belonging to the St.
Petersburg Herbarium, including one on which Professor Regel had at
first written the name C. darwasica afterwards substituting, in pencil,
the name «C. persica»; the specimen in question is one of the
original examples of the plant described and figured by Regel under
the latter name. I have likewise examined two flowers belonging to the
plant preserved in the Boissier Herbarium, collected by Buhse near
Massula, which was in 1860 referred by Boissier and Buhse to C. rutæ-
folia but was transferred by the former author in 1867 to C. persica.
The plant is not very closely related to €. persica. It would appear that
Dr Regel, after deciding that the species was undescribed and after pre-
paring a description and figure, had come to know that his plant was the
same as Buhse’s Massula plant and was therefore included in €. persica
as understood by M. Boissier. It now appears that Dr Regel’s first view was
sound and, under the circumstances, I have thought it only just to con-
serve his original manuscript name,
2. Corydalis diphylla Wall. Tent. Flor. Nep. 54 (1826); foliis
distincte peliolatis 3-sectis segmentis petiolulatis subæqualibus 2-jugim
pinnalisectis lobis lanceolatis vel anguste oblongis; floribus subsigmoideis
calcare e basi lato parum incurvo petalis lateralibus paullo longiore, labiis
haud eristatis margine ampliatis apice emarginatis mucronulalis.
Corydalis longipes Don Prod. 198 (1825), nec DC.
Corydalis diphylla Wall. Cat. 1430 (1829); Prain in Journ. As. Soc.
Beng. LXV, 2, 19 (1896).
Corydalis Hamiltoniana Don. Gen. Syst. I, 142 (1831).
Corydalis pauciflora Edgew. in Trans. Linn. Soc. XX, 30 (1851).
Corydalis sp. Griff, le. Pl. Asiat., t. 658, f. 2 (185%).
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Corydalis rutzfolia H. f. et T. Flor. Ind. T, 262 (1855) et Flor. Brit. Ind. L
122 (1872) in parte, nec DC.
Hımaraya : Kamaon, Kashmir, Hazara, Kurram; frequens. Flos 20 mm.
longus; calcar 14 mm. longum; petala lateralia 10 mm. longa.
This species is the only member of the group that is really adequately
represented in the Calcutta Herbarium; I have examined 97 specimens
rom 21 gatherings. The plant is easily distinguished from the other
twelve by its long petioles. By a typographical error the citations of
Griffith’s figures of this and the next species have been transposed in
the account of the Indian species of Corydalis given by me in the Asiatic
Sociely’s Journal, part 2, vol. LXV.
3. Corydalis Griffithii Boiss. Diagn. ser. I, I, 15 (sphalmate
Griffithsii) (1853); foliis breve petiolatis vel sessilibus 3-sectis, seg-
mentis omnibus longe petiolulatis 2-pinnatisectis lobis ovatis vel oblongis
integris incisis vel partitis terminali majore; floribus sigmoideis calcare
hasi parum recurvo apice subincurvo, petalis lateralibus triente longiore.
labiis haud cristatis margine ampliatis explanatis apice retusis mucronu-
latis.
Corydalıs sp. Griff. Te. Pl. Asiat. t. 658, fr. 3 (1854).
Corydalis rutæfolia H. f. et T. Flor. Ind. I, 262, (1855) et Flor. Brit.
Ina. I, 122 (1872) in parte, nec DC.
Corydalis Griffithit Boiss. Flor. Or. I, 127 (1867); Walp. Ann. VII, 89
(Griffithsü) (1868); Aitch. Journ. Linn. Soc. XIX, 151 (1882).
Corydalis persica Prain in Journ. As. Soc. Beng. LXV, 2, 20 (1896).
nec Cham. et Schlecht., nec Boiss., nec Regel.
AFGHANIA : Bharowal, Griffith! Kurram, Aitchison! Ziarat, Gatacre!
Flos 20-22 mm. longus: calcar 11 mm. longum, petala lateralia 8 mm.
longa.
This species is known to me from original Griffithian specimens, and
from specimens collected by D: Aitchison that are preserved in the Calcutta
Herbarium; I have also seen specimens obtained by M. Duthie’s collec-
iors and by General Gatacre that are preserved in Herb. Saharanpur. The
species 1s very near C. diphylla and may have to be merged in that species
but it has a more slender spur, lips with narrower margius, leaves with
shorter petioles and nodding not spreading fruits; the bracts and leaf-
segments too are different.
4. Gorydalis modesta Prain; foliis subsessilibus 3-sectis, seg-
(8) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 169
mentis omnibus distincte petiolulatis lateralibus 2-3-partitis mediano
3-secto, lobis obovato-spathulatis obtusis vel subacutis; floribus sigmoi-
deis, calcare petalis lateralibus plus quam dimidio longiore basi parum
adseendente a medio ad apicem versus uncinatim incurvo, labiis ecristatis
ambobus margine parum ampliatis apice oblusis.
Cryptoceras modestum? Schott in Oestr. Bot. Wochenbl. VI, 150
(1857); Tehitateh. As. Min. I. 359 (1866); Walp. Ann. VII, 91 (1868).
Asıa Mixor : in montibus Beylan, Aucher-Eloy n. 402! Persra : Ader-
bidjan, prope Deliman, Szovitz n. 113 in parte! V. etiam spp. persica,
loco exacto haud notato, in Herb. Calcuttens. Flos 25 mm. longus; calcar
16 mm. longum; petala lateralia 9 mm. longa.
The example of Aucher-Eloy, n. 402, examined by me is one that has
been kindly lent from the Boissier Herbarium, where it is named €.
rutæfolia. The locality however des not agree with either of the localities
eited for Aucher-Eloy, n. 402, in Flor. Or. I, p. 126 and p. 127; not
having seen the other specimens so numbered I am unable to say whether
they agree with the Mt Beylan one. I have also been lent from the
Boissier Herbarium part of a flower (lower lip absent) belonging to an
example of Szovitz, n. 113 and bearing the name C. persica. It is not
true C. persica, nor is it either of the two plants that seen to form the
basis of « C. persica Boiss.» as opposed to true C. persica, but is conspe-
eifie with the plant collected by Aucher-Eloy on Mt Beylan. The only
specimen of this plant in Herb. Calcutta was received from Herb. Kew
under the name €. rutefolia and bears a number, «372», but no note
of collector or of locality.
That this plant is specilically separable from C. rutæfolia I hardly
doubt, but I am not so certain that it is the same thing as Cryptoceras
modestum Scholt. The description that Schott gives of the foliage of his
species does not quite suit the foliage of the present one; the colour of
the flower appears, however, Lo be the same in both, so for at least as
may be judged from dried specimens. The chief reason for suggesting
the identification now tentatively advanced is that this is the plant most
like C. rutefolia proper which has the uncinate spar of Cryptoceras
modestum.
5. Corydalis Sewerzovii Regel Bull. Soc. Nat. Mose. XL, 1,
252 (1870); foliis sessilibus 3-seclis segmentis lateralibus breve petiolu-
latis 3-parlitis mediano longe petiolulato minoribus, lobis ovato-spathu-
latis obtusis vel subacutis majusculis integris vel parum incisis; floribus
BULL, Henn. Borss,, mars 1899, 12
170 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
subsigmoideis calcare petalis lateralibus duplo longiore triente apicali
uncinalim incurvo ceterum conico reclo; labiis ecristalis marginibus
parum explanatis apice subaculis.
Corydalis Sewerzovü Regel Gartenflora XXXI, 97, t. 1077 (1882); Hook.
fil. Bot. Mag. CXIL t. 6896 (1886); Aitch. Trans. Linn. Soc. Ser. 2, IL, 32
(1888).
Persia : Badghis, Aitchison, n° 122! TurkesraniA. Flos 45 mm. longus;
calcar 30 mm. longum; petala lateralia 15 mm. longa.
There are specimens of this species at Calcutta collected by Dr Ait-
chison; I have also examined several specimens in the St. Petersburg
collection.
6. Corydalis rutæfolia DC. Syst. Veg. II, 115 (1821); foliis sub-
sessilibus vel breve petiolatis 3-sectis, segmentis omnibus longe peliol-
ulatis lateralibus integris vel 3-fidis mediano 3-seclo lobis spathulato-
ovatis; floribus fere rectis calcare petalis lateralibus quinta parte tantum
longiore apice parum bulboso ibique nonnunquam subincurvo labiis
ecrislalis margine parum ampliatis poslico apice truncato.
Fumaria rutifolia Sibth. ex Sm. in Fl. Græc. Prodr. II, 49 (1813); Poir.
Encyc. Meth. Suppl. V, 684 (1817); Sibth. Fl. Græc., t. 667 (1830).
Fumaria uuiflora Sieb. Reis. Cret. II, 320, t. 8 (1817).
Fumaria Cypria Sibth. Mss. ex DC. Syst. Veg. IL 115 (1821).
Corydalis rutæfolia DC. Prodr. I, 126 (1825); Hook f. et Thoms.
Fl. Ind. I, 262, var. à, in parte (1855); Walp. Ann. IV, 187 in parte (1857);
Tehitatch. As. Min. I, 358 (1866); Boiss. Fl. Or. I, 126, in parte (1867);
Hook. fil. et Thoms. Flor. Ind. I, 123, var. 1, in parte (1872). |
Corydalis Erdelii Zuccar. Abhandl. Muench. Akad. III, 252, t. 9, fig. 2
et 3 (1840); Walp. Rep. I, 120 (1842).
Corydalis alpina C. Koch Linnæa XV, 252 (1841), nec J. Gay.
Corydalis libanotica Hochst. in Lorent Wanderung. 339 (1845), fide
Boiss., nequaquam C. libanotica Hochst. Flora XXVIII, 30 (1845).
Corydalis rutzfolia var. subuniflora Boiss. et Heldr. in Boiss. Diagn.,
ser. 4, VIII, 11 (1849); Flor. Or. I, 127 (1867).
Cryptoceras rutifolium Schott. Oestr. Bot. Wochenbl. IV, 121 (1854);
Walp. Ann. IV, 190 (1857).
Cryptoceras pulchellum ? Schott. Oestr. Bot. Wochenbl. VIE 150 (1857);
Tehitatch. As. Min. I, 359 (1866); Muell. in Walp. Ann. VII, 91 (1868).
Cryptoceras purpurans Schott. Oestr. Bot. Wochenbl. VII, 150 (1857);
Tchitatch. As. Min. I, 359 (1866); Boiss. Flor. Or. I, 126 (pro syn., sphal- .
mate purpurascens) (1867); Muell. in Walp. Ann. VII, 91 (1868).
Mn 11H" sites
(10) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 171
Crera : Mt. Lassiti, Heldrich ! Syria : Mt. Hermon, Lowne ! Flos. 17-
23 mm. longus; calcar 9-10 mm. longum; petala lateralia 8-10 mm.
longa.
Our Calcutta specimens of Corydalis rutæfolia are unfortunately very
few in number; they comprise three from Mt. Hermon which manifestly
belong to the form named Cryptoceras purpurans by Schott, and four
from Crete which have been named by M. Boissier C. rutæ/folia var. sub-
uniflora. I cannot bring myself to look upon the smaller number of flow-
ers as a serious character and this plant I cannot follow M. Boissier in
trealing as a variely, far less can I see my way to accepting the view of
Sieber and of C. Koch that it is specifically separable. The corolla of this
plant from Crete agrees with that of the two plants figured by Zuccarini
as C. Erdelii. What Cryptoceras pulchelium may be, as apart from genuine
C. rutæfolia, | cannot suggest; the description is quite inadequate. It
might be well to separate the plant with a straight spur, which forms
Schott's Cryptoceras purpurans, as a distinct variety, but the material at
my disposal is insufficient to warrant my formally doing so here.
M. Boissier refers to two distinct plants named C. libanotica Hochst. ; one
of these he reduces to C. rutæfolia, the other he refers to C. solida. The
only descriptions of C. libanotica that I have been able to meet with are
these in Flora and in Walper’s Repertorium; these descriptions certainly
refer Lo a plant that is not C. rutz/olia, yet strangely enough the Index
Kewensis only gives that one of M. Boissier’s reductions which the des-
criplions mentioned do not warrant. The specimens of C. rutæfolia lent
me from the Boissier Herbarium belong to two different plants, neither
of which can possibly be considered conspecific with the Cretan species.
One of the two agrees with the accounts that are available of C. oppositi-
folia, the other is the plant that I have tentatively identified with Cryp-
toceras modestum. Neither identification is verifiable here but in any case
neither of the plants has a good claim to the designation €. rutz/olia.
7. Corydalis verticillaris DC. Syst. Veg. II, 11% (1821); foliis
sessilibus 3-sectis, segmentis longe peliolulatis lacinulis lineari-oblongis
3-/4-pinnatis; Noribus subrectis; calcare petalis lateralibus triente longiore
basi reclo a medio parum adscendente apice parum bulboso ibique sub-
imcurvo, labiis ecristalis poslico margine minopere amplialo apice acuto.
Corydalis verticillaris DC, Prodr. I, 126 (1825); Boiss. Flor. Or. I, 127
(1867).
Corydalis rutiefolia var, ß. Hook. f. et Thoms. Flor, Ind. I, 262
(1855); Walp. Ann. IV, 187 (4857); Flor. Brit, Ind. I, 123, var. 2 (1872).
172 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (41)
Cryptoceras verticillare Schott Oestr. Bot. Wochenbl. IV, 124 (185%).
Persıa : Kuh Mande, Stapf ! Fles 16 mm. longus; calcar 9,5 mm. lon-
gum; petala lateralia 6,5 mm. longa. |
Of this species there are only 5 examples in the Calcutta herbarium ;
they were collected by Dr Stapf. They show that it serves no useful pur-
pose to reduce this plant to C. rutæfolia; its foliage is very dissimilar
and its flowers too differ sufficiently to admit of its treatment as a dis-
tinet species.
8. Corydalis oppositifolia DC. Syst. Veg. II, 11% (1821); foliis
subsessilibus 3-sectis, segmentis lateralibus breve petiolulatis 3-partitis
mediano longiuscule petiolulato 3-secto, lobis late ovatis; floribus falcatis
calcare recurvo parum adscendente petalis lateralibus dimidio longiore,
labiis ecristatis postico margine parum ampliato apice rotundato mucro-
nulato.
Corydalis oppositifoha DC. Prodr. 1, 426 (1825).
Corydalis rutæfolia Hook. f. et Thoms. Flor. Ind. I, 262, var. « in parte
(1855); Walp. Ann. IV, 187, var. « in parte (1857); Boiss. Flor. Or. I,
126 in parte (1867); Hook. f. et Thoms. Flor. Brit. Ind. I, 123, var. 1 in
parte (1872).
Cryptoceras oppositifolium Schott, Oest. Bot. Wochenbl. IV, 121 (185%).
Mesoporamia : Mt Tur Tschell supra Terek, 3000 p. s. m., Hauss-
knecht! Flos 30-32 mm. longus; calcar 20-22 mm. longum; petala lateralia
10 mm. longa.
Of this I have only seen one specimen lent from the Boissier Herbarium
where it bears the name C. rutæfolia. I cannot see how it is to be included
in C. rutzfolia as represented by the Cretan plant, without making it
necessary to include in that species the one that follows this, which was
considered by M. Boissier to be C. persica, but which, owing to its proving
to be distinct from true C. persica I have proposed to name C. Boissiert.
The foliage of C. oppositifolia is like that of C. rutæfoha and is very
different from that of C. Boissieri, but the flowers of C. oppositifolia are
quite unlike those of GC. rutæfolia and are very like those of C. Bois-
sieri and of C. macrocentra.
9. Corydalis Boissieri Prain; foliis sessilibus 3-sectis segmentis
omnibus longe petiolulatis lateralibus 1-jugim 2-pinnatisectis, mediano
2-jugim 2-pinnatisecto multo minoribus, lobis oblongis ineisis; floribus
falcatis calcare valde recurvo adscendenti, pelalis lateralibus plus quam
|
‘ s SRE <=
(12) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 173
duplo longiore, labiis ecristatis, postico margine minopere ampliato apice
obtuso; bracteæ integræ, corolla ut videtur purpurascens.
Corydalis persica Boiss. Flor. Or. I, 127 in parte (1867), nec Cham. et
Schlecht., nec Regel.
Peasıa : Aderbidjan, prope Deliman, Szovitz, n° 113! Kaswin Pichler !
Sultanabad, Strauss ! Flos 35 mm. longus; calcar 24 mm. longum; petala
lateralia 11 mm. longa.
Of this plant I have been able to examine three examples, two of
which belong to Herb. Boissier, the third to Herb. Calcutta. The specimens
from the Boissier Herbarium consist of that portion of Szovitz no 113,
which agrees with M. Boissier’s description of C. persica and of a plant
from Kaswin that is conspecific with this part of Szovits’ gathering.
The Calcutta specimen, collected by Strauss, belonged originally to
Dr Stapf’s herbarium and was there doubtfuly referred to C. rutæfolia.
There are also examples of the same plant in the St. Petersburg Herba-
rıum; there they are named €. persica and mixed with C. darwasica.
The nearest ally of this plant is C. macrocentra Regel, with which it
agrees in foliage and in form of corolla; it differs mainly in having entire
bracts, those of C. macrocentra being incised, with apparently purple
flowers, those of C. macrocentra being yellow.
10. Corydalis macrocentra Regel. Act. Hort. Petrop. VII, 694,
1. 16, fig. a—f (1884); foliis sessilibus 3-sectis segmentis omnibus longe
petiolulatis 2-jugim 2-pinnatisectis lobis cuneato-oblongis; floribus
falcatis calcare valde recurvo adscendenti petalis lateralibus subtriplo
longiore, labiis ecristatis; bracteæ flabelliformi-incisæ, corolla lutea.
Turkestanıa : Darwas, A. Regel. Flos 38 mm. longus; calcar 28 mm.
longum; petala lateralia 40 mm. longa.
Of this species I have seen specimens in the St. Petersburg herbarium.
The chief differences between this and C. Boissieri have been detailed
under that species.
11. Corydalis cyrtocentra Prain in Journ. As. Soc. Beng. LXV,
2, 20 (1896); foliis sessilibus 3-seclis segmentis omnibus longiuscule
petiolulatis 2-ternatim sectis, lateralibus mediano parum minoribus, lobis
oblongis; floribus falcatis calcare valde recurvo adscendenti, petalis late-
ralibus quadrantibus tribus longiore; labiis ecristatis marginibus vix
ampliatis apice acutiusculis.
Himasaya : Chitral, Younghusband ! Hamilton !
174 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (13)
This seems a very distinct plant; it combines the foliage characteristic
of C. Ledebouriana with flowers very like those of C. macrocentra and
C. Boissieri. In the St. Petersburg collection there are however a number
of specimens that appear referable to C. Ledebouriana which have the
spur, though a good deal shorter, upturned as in C. cyriocentra. The
specimens on which the species is founded are preserved in the her-
baria of Saharanpur and Calcutta.
12. Corydalis persica Cham. et Schlecht. Linnæa I, 567 (1826);
foliis caulinis sessilibus forsan ad normam 3-sectis, in specimine unico adhuc
recepio tamen folium allerum segmento perfecto mediano cum segmento
laterali minore singulo, alterum segmentis lateralibus subæqualibus
mediano deficiente gaudere videlur, segmentis omnibus longe petiolu-
latis lateralibus A-jugim mediano 2-jugim 2-pinnatisectis, lobis oblongis
incisis; floribus falcatis calcare recurvo abrupte adscendenii petalis later-
alibus æquilongo, labiis ecristatis postico margine vix ampliato apice
subacuto.
Persia : Gmelin (Hb. Willd., ne 42916)! Flos 18 mm. longus; calcar
9 mm. longum; petala lateralia 9 mm. longa.
The above diagnosis of genuine C. persica is based on a drawing of
the original specimen of Hb. Willd. n° 12916, very kindly made by Pro-
fessor Urban, and from a single flower belonging to this specimen,
very kindly lent from the Royal Herbarium, Berlin. The original descrip-
tion by Chamisso and Schlechtendal gives three opposite long-petioled
leaves; the drawing however shows that there is something wrong in
this description, for it indicates four such leaves, not three. In any case
these are only segments, with long petiolules, of two opposite leaves one
of which obviously has lost or has never possessed one of the lateral seg-
ments, the other being in turn defective in wanling the central segment.
At the point where this leaf joins the stem the drawing indicates a small
projection which may be the rudiment or the remains of this median
segment but which appears more like an abortve axillary raceme. The
sepals are not described by Chamisso and Schlechtendal but on the
flower examined by me one still remained. In others respects the de-
scription in Linnæa, though brief, is very good and brings ont extremely
well the fact that this plant is one of the group of forms for which the
generic name Cryptoceras was proposed by Schott and Kotschy.
About three yeass ago, when engaged in arranging the undigested
materiai of the genus Corydalis preserved in the herbaria of Calcutta,
(14) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSICA CHAM. ET SCHLECHT. 175
Saharanpur and St. Petersburg, I was led to suspect that some error had
erept into our conceplion of Corydalis persica owing to my finding two
very distinct plants in the St. Petersburg collection to which this name
had been attached. One of these agreed very well with the description of
C. persica given by M. Boissier, the other was, as the specimens themselves
showed, the plant described as C. persica by Dr Regel. Neither the one
nor the other accorded with the description given by Chamisso and
Schlechtendal of the flower of the genuine C. persica; finding that, in
this respect at least, the plant which suited the original description best is
the species described by M. Boissier as C. Griffithü, I ventured in 1896
to treat C. Griffithii and C. persica as the same thing. | was not, however,
satisfied that my solution of the difficulty had anything more to commend
it than those which had been advanced in turn by M. Boissier and Dr
Regel. Moreover, though I have seen authentic examples of C. persica
Regel, I had seen no specimen of C. persica as understood by M. Boissier,
and had of course seen no specimen of the true C. persica of Chamisso
and Schlechtendal.
Having made known my difficulty to M. Autran, Curator of the Boissier
Herbarium, the material detailed below was placed at my disposal through
the kindness of M. Barbey :
1) a complete example of Szovitz, n° 115, from Persia, province Ader-
bid jan, near Deliman ;
2) a single flower, without lower lip, from a second example of
Szovitz, n° 113;
3) three flowers of another specimen named C. persica in the Boissier
Herbarium, which forms the type of C. rutæfolia Boiss. et Buhse, non
DC., a plant reduced in the Flora Orientalis lo C. persica.
4) a plant collected by Pichler at Kaswin, named C. persica by M.
Boissier after the publication of the first volume of the Flora Orientalis.
The specimens numbered A and % are conspecific and are moreover
conspecific with the St. Petersburg plant that is included under €. persica
which does not agree with the plant described and figured as C. persica
by Regel. The plant represented by 2 is not however the same as that
numbered 1 though it bears the same distribution number (Szovitz
n° 113) and is in reality conspeeifie with a plant from M! Beylan (Aucher-
Eloy, n° 402), which M. Boissier has named €, rutæfolia but which is in
this paper named G. modesta. Kinally the plant numbered 3 is not the
same as any of Ihe others but is conspecific with the plant that Dr Regel
considered to be €. persica. M. Boissier’s cilations are : a) to Gmelin’s
a WE ER, RANCE Pen En ann ne E TA
ie Fes EVE R VD RR FRE
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
plant; b) to Szovitz’ plant and c) to the plant collected by Buhse. Against
Gmelin’s gathering, which is Hb. Willd. 12916 and is therefore the basis
of C. persica Cham. et Schlecht., there is no mark of affirmation, indica-
ting therefore that M. Boissier had not seen it. Finding this 10 be the
case and learning moreover that, apart from the original plant, whatever
it might be, C. persica Boiss. includes three quite different plants, I now
turned for help to Dr Urban of Berlin whom I begged to compare, on my
behalf, the Darwas plant which is C. persica Regel and the Deliman plant
which is C. persica Boiss. with the Hb. Willd. plant (n° 12916) which is
C. persica Cham. at Schlecht. I did not send on example of the Darwas
plant to Prof. Urbuan, but of the Deliman plant I sent a single flower.
The results of this comparison cannot be better slated than they have
been by Professor Urban himself in the following reply to my letter :
« With great pleasure I give you my observations on the two Corydalis
« Species. Ä
«The Corydalis persica Boiss., Deliman leg. Szovitz, which we have
«not in our herbarium is, as the sent flower shows, cerlainly not C. per-
esica Ch.! ei Schlecht. in Herb. Willd., n° 12916.
«The C. persica Regel, Darwas leg. Regel, which is also in our herba-
« rium, does not seem the same plant as the one of Chamisso and Schlech-
«tendal, which has the same habitus but the flowers are much smaller.
«the spur shorter.
«] send you a little drawing of the type and one of the four flowers
« (the best) which I beg your to return.»
An examination of this drawing and flower showed that none of the three
plants included in C. persica Boiss. agree with the genuine C. persica.
This is particulary true of the one that was taken for C. persica by Regel.
A curious circumstance in connection with C. persica is the fact that
it has never been gathered since Gmelin’s time; at all events it is not
present in the rich collection belonging to St. Petersburg. It is not im-
possible, when the abnormal nature of its leaves are considered, that it
may be are unusual state of some of the other species of the group. Still
I should hesitate to say which species it is most closely related to: sofar
as the flower goes its nearest ally is C. Ledebouriana but its foliage is very
different and it has the decurved pedicels that characterise all the species
of the group except GC. diphylla and C. Ledebouriana.
13. Corydalis Ledebouriana Kar. et Kir. Bull. Soc. Mose. XIV,
377 (1841); foliis sessilibus 3-sectis, omnibus petiolulatis, lateralibus
(16) DAVID PRAIN. CORYDALIS PERSIGA CHAM. ET SCHLECHT. 177
3-sectis mediano biternalim secto minoribus, lobis ovato-oblongis; flori-
bus suberescentiformibus, calcare recto apice sæpius parum inflato petalis
lateralibus quadrante longiore; labiis ecristatis margine vix ampliato apice
aculis.
Corydalis rutæfolia Regel et Herder, Bull. Soc. Mose. XXXVI, II, 407
(1864) nec DC.
Corydalis Ledebouriana Walp. Rep. I. 121, (1842); Hook. f. Bot. Mag.
CXII, t. 6946 (1887).
Soonsarıa : Karelin ! Turkesrax : frequens v. s. in Herb. Petrop.! Flos
21 mm. longus; calcar 11,5 mm. longum; petala lateralia 9 mm. longa.
The specimens in Herb. Calcutta were collected by Dr A. Regel in
Turkestan, Alamantinka Minor; I have, however, examined many other
specimens from Turkestan lent by Dr Batalin and have examined in
Europe examples of Karelin’s original gathering. From the St. Petersburg
collection I have ascertained that the flowers vary considerably in size
and somewhat also in colour (usually the corolla is pink and white but
there are examples with uniformly pale-yellow flowers); the foliage
however remains very constant and the only species that is quite like
it in this respect is C. cyrtocentra from Chitral. The form of the flower
{00 is very constant in C. Ledebouriana, though there are some examples
in the St. Petersburg Herbarium that I have referred to this species,
which have the spur tilted upward; but for the smaller size and the
swollen apex of the spur these might almost be considered conspecific
with the Chitral plant described as €. cyrtocentra.
“NOTE
SUR QUELQUES ESPECES DU GENRE
PRANGOS Lixpte.
PAR
Boris FEDTSCHENKO (de Moscou).
1. Prangos pabularia Lindl.
C’est M. Severtzov qui a trouvé pour la premiere fois en 1866 au
Turkestan russe une plante appartenant au genre Prangos Lindl. Mal-
heureusement cette plante fut faussement determinee par MM. Regel
et Herder ', décrite comme espèce nouvelle et placée dans le genre
presque inconnu Æyalolæna, sous le nom de Æ. Sewertzowii.
Quelques années plus tard?, M. Herder corrigea cette determination
et la plante de M. Severtzov fut rapportée avec justesse au genre
Prangos, mais sous le faux nom de Prangos uloptera DC. Depuis lors
M. Regel donnait toujours ce nom à cette plante; il la nomma ainsi
dans l’herbier de M”° Olga Fedtschenko, récolté au Turkestan dans
les années 1868-71.
En 1896 M. l’académicien S. Korzinsky * nomme le Prangos du
1 Regel et Herder, Enumeratio plantarum in regionibus eis et transiliensibus a
cl. Semenovio anno 1857 lectarum n° 452a (Bull. de la Soc. des Natur. de
Moscou, 1866, no 3).
2 Herder, Plantæ Severzovianæ et Borszovianæ, fasc. secundus (Supplementum
ad Enum. pl. Semen.). Bull. de Moscou, 1870, III-IV, p. 268.
® Korzinsky, Esquisses de la végétation du Turkestan (Mem. de l’Acad. des
sciences de Saini-Petersbourg, 1896 (en russe), 8me ser., vol. IV).
(2) BORIS FEDTSCHENKO. ESPÈCES DU GENRE PRANGOS LINDL. 179
Turkestan P. lophoptera Boiss., ce qui est déjà plus proche de la
vérité.
En 1897, pendant notre voyage au Turkestan, M" Olga Fedtschenko
et moi, nous avons eu l’occasion de récolter cette plante qui est vrai-
ment abondante dans les montagnes au N. E. de Taschkent à la hau-
teur de 700 m. à 2700 m., couvrant parfois des pentes de montagnes à
une grande étendue. La détermination de cette plante faite à Chambésy
(près de Genève), où j'ai eu l’occasion de comparer dans l’herbier du
célèbre Boissier les échantillons de toutes les espèces du genre Prangos
(sensu Boiss.) me montra que le Prangos du Turkestan était très
proche du Prangos lophoptera Boiss. et tout à fait identique au
Prangos pabularia Lindl., espèce répandue dans l'Himalaya, le
Kachgar et le Kachmir.
Voici les localités où cette plante a été trouvée dans le Turkestan
jusqu’à présent :
Thian-chan occidental : Tschimgan 4700-5000’, vallée du Pskème et
Maidantal; dans la vallée du Tschirtschik, près d’Iskander, 2000’, 15-
vu, 97 (0. A. et B. A. Fedtschenko). Britsch-Mulla 2500’; dans les
montagnes Kiruschani-tau, 4-6000’, entre Keles et Tschirtschik; sur la
montagne Mogol-tau; pres de Tschimkent (Severtzov).
Chaine d’Alai : vallée de Kisyl-ssou (Olga Fedtschenko), petit Alaï
(Korzinsky.)
Vallee de Zerafchan : montagnes pres de Dachty-kasy, 4000’, gorges
de Djisman, 2040-2870’ et d’Oalyk, 2550-3200’ (Olga Fedtschenko).
2. Prangos bucharica n. sp.
Dans la petite collection de plantes de Boukharie récoltées en 1897
par M. Jean Geyer ' j'ai trouvé un Prangos qui n’est identique à
aucun des types de l’herbier Boissier. Je regrette beaucoup de ne pas
connaître les pétales de ce Prangos, la classification des Prangos chez
M. Boissier étant basée sur la pubescence des pétales. Notre Prangos
bucharica à ses analogues dans les deux groupes de M. Boissier (Pr.
Haussknechti et Pr. asperula) et me semble en réalité réunir ces deux
groupes, car la pubescence des pétales du Pr. asperula est très faible
comparée à celle du Pr. Szovilzu, etc.
0. Fedtschenko et B. Fedtschenko. Note sur quelques plantes de Boukharie
(Bull, de l'Herb. Boiss., VI, 1899, p. 111).
180 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
Prangos bucharica n. Sp.
Scabridula, caule elato corymbose vel subverticillatim ramosa. Folia
ambitu oblonga in lacinias anguste lineares supradecomposita.
Umbellæ multiradiatæ, intermediæ steriles. Involueri et involucelli
phylla lanceolato-lineares, breves. Fructus subrotundo ovatus, glo-
bosus, pedicellum superans. Alæ fungoso membranaceæ, plicis 4-6,
margine subintegerrimis. In fruetu præcipue superficies commissuralis
mericarpiorum characteristica est, forma pyri transsecti longitudina-
liter gaudens.
Buchara : in montibus Chirmat, 1897 (J. Geyer).
A ceteris speciebus generis Prangos quas omnes in herbario Bois-
sieriano vidimus sufficientes differt imprimis superficiei commissuralis
forma.
Inter alias species P. Haussknechti Boiss. et P. asperula Boiss.
proxima esse videtur.
3. Prangos tschimganica n. sp.
La troisième espèce du genre Prangos à été récoltée par M” Olga
Fedtschenko et moi l’année passée, le 17 juillet 1897, dans la vallée du _
Tsehimgan (Thian-chan occidental, à 90 kilom. de Taschkent, vers le
N. E.), à la hauteur de 1500 m. Sa détermination d’après les deserip-
tions courtes et peu suffisantes était impossible; mais la comparaison
avec les types de l’herbier Boissier montra aussitôt que notre plante
était une espèce nouvelle, voisine de P. Aucheri Boiss. et P. micro-
carpa Boiss. En outre j'ai vu que les Prangos de la première subdi-
vision de M. Boissier : * Petala glabra, Ÿ Alæ rectæ peuvent être com-
modément divisées en deux sections :
1. Avec le mésocarpe formant une couche assez épaisse ininter-
rompue. Ce sont :
P. ferulacea Lindl., P. Uechtritziı Boiss. et Haussk., P. Jank&
Aschers. in litt., P. macrocarpa Boiss., P. peucedanifolia Fenzl, P. arcıs
roman Boiss. et Huet, P. meliocarpoides Boiss.
2. Avec le mésocarpe divisé en cinq parties dans chaque méricarpe
et disposé à la base des ailes; dans cette section l’ectocarpe touche, entre
les ailes, l’endocarpe.
P. platychlæna Boiss., P. Aucheri Boiss., P. tschimganica n. Sp.
P. microcarpa Boiss.
Le P. platychleena étant très different par ses ailes triangulaires,
NN FE
A
j
à
+
(4) BORIS FEDTSCHENKO. ESPÈCES DU GENRE PRANGOS LINDL. 151
nous n'avons comparé notre plante qu'avec P. Aucheri et P. micro-
carpa, dont elle tient le milieu sous certains rapports.
Prangos tschimganica n. Sp.
Glabra, caule elato corymboso ramoso. Folia oblonga in lacinias
læves anguste filiformes supra decomposita. Umbellæ multiradiatæ,
involueri involucellique foliolis anguste linearibus. Fructus 0,015 mm.
longi, 0,01 mm. in diametro, sectione transversali fere circulares.
Pedicelli 0,01 mm. longi. In sectione transversali mericarpiorum
albumen excavatum, in endocarpio vittæ numerosæ. Ad basin alarum
mesocarpium.
Ale lat rectiusculæ.
Tjan-schan : in valle fl. Tschimgan, loco « Pesotschnyi pereval »
dieto, 17 jul. 1897.
Inter omnes species ad P. Kotschyi proxime accedit, fructibus bre-
vioribus aliisque notis differt; a P. microcarpa fructu latiori et longiori,
alis multo latioribus, ete., differe videtur.
Geneve, decembre 1898.
see ———
182
- * POTENTILLÆ NONNULLÆ
E REGIONIBUS TURKESTANICIS ALLATÆ
ET A CL. SIEGFRIDIO DETERMINATÆ
AUCTORIBUS
Olga et Boris FEDTSCHENKO
Quæ ex itinere Fedtschenkoano anni 1897 jussu Societatis Regiæ
Geographicæ Rossicæ ad glacies nivesque æternas jugi summarum
montium Tjan-schan Potentillarum species allatæ erant, omnes claris-
simo amicissimoque Siegfriedio Vitodurensi determinandi causa tra-
ditæ sunt.
Præter eas species Potentillæ e ditione vallis Tschimgan a domina
Olga Fedtschenko lectæ eodem Siegfriedio missæ sunt, qui ex his speci-
minibus unam novam speciem nune describit.
Species denique nonnullæ a cl. Nasarovio in regionibus elatis Pami-
rieis anno 1892 lectæ additæ sunt.
1. Potentilla floribunda Pursh. (P. fruticosa L. var. tenuifolia Lehm.).
Pamir : reg. alp. : ad fl. Alitschur, 3700 m. (Nasarow).
2. Potentilla bifurca L.
Pamir : reg. alp. : ad fl. Karassu, cire. 3700 m. ad fl. Murgab, 3400 m.,
Ak-baital, 3400-5000 m., Sary-Tasch (Nasarow).
TJAN-SCHAN occiD. : reg. conf. : in valle fl. Gurutschkel, in herbosis,
2300 m., 8. VIIL., ad fontes fl. Tschimgan, 1500 m., 16. VII., 10. VIH.,
supra pagum Pskem, in lapidosis, 1500 m., 22. VII.
Reg. mont. infer. : in valle fl. Tschimgan, 2. VIII., in valle fl. Pskem
ad pagum Nanai, ad viam 20. VII. 97, 1500 m.
3. Potentilla sericea L.
Pamır : regio alpina : ad fl. Murgab, alt. circ. 3400 m. (Nasarow).
(2) OLGA ET BORIS FEDTSCHENKO. POTENTILLÆ NONNULLE. 183
k. Potentilla polyschista Boiss. (P. sericea L. var. polyschista Lehm.).
Pam : reg alpina : ad fl. Akbaital (Nasarow).
TranN-ScHAN occip. : reg. alpina : ad trajectum Tjus-aschu, in schis-
tosis, alt. 3400 m., 27. et 31. VIL., 97.
. Potentilla polyschista Boiss. f. monstrosa Siegfr. (1898).
Pair : reg. alp. : ad fl. Karassu, alt. 3400 m. (Nasarow). Nostra sen-
tentia monstrositates hujus plantæ insectorum gallæ sunt.
6. Potentilla dealbata Bge.
Pamir : reg alp. : Karassu (Nasarow).
Tsan-scHan occıD.: reg. mont. inf. : ad fl. Kurkureu, in saxis, 1200 m.,
DV. 97.
7. Potentilla hololeuca Boiss.
Tsan-SCHAN occıD. : reg. alpina : in trajectu Torpak-bel, 3130 m., 24.
VII.; in trajectu Kumyschtasch, 3100 m., II, VII; in pratis siccis in
valle fl. Gurutschkel 3000 m.. 8. VIII; in schistosis ad affluvium supe-
riorem fl. Maidantal 3100 m., 4. VIII; in pratis siccis frequentissima in
regione superiore fluminis Maidantal, 2800-3000 m., 28. VII; in summo
monte Bolschoi Tschimgan, 8. VII. 97.
8. Potentilla chrysantha Trev.
Tıan-SCHAN occı. : reg. con’fer. : in valle fluminis Maidantal in
abruptiis Kuurgen-tur, 5. VIII. 97.
9. Potentilla obscura Willd.
Tsan-ScCHAN occı. : reg. conif. : prope Tschimgan, ad trajectum
Pesotschnyi pereval, 2000 m., 47. VII. 97.
10. Potentilla fallacina Blocki.
Tıan-scHan oceım. : reg. mont. infer. : in pratis siccis circa pagum
Britsch-Mulla, 550 m., 19. VII. 97.
11. Potentilla Fedtschenkoana Siegfr. (1898).
Tsan-scHan OcciD. : reg. conifer. : ad trajectum Pesotchnyi pereval,
or
1500 m. 47. VIL., in monte Bolschoi Tschimgan prope pagum Tschimgan
8. VIIL.
Reg. mont. inf. : in monte Krasnaja gora prope pagum Tschimgan, 21.
VIL: 97. .
12. Potentilla canescens Bess. f. turcica Siegfr. (1892).
Tsan-schan oceı. : regio conifer. : in lapidosis supra pagum Pskem,
1700 m., 22. VII. 97.
13. Potentilla pannosa Boiss. et Hausskn.
Tıan-schan ocem. : reg. alp.: in pralis montanis ad glaciem Karabulak,
3000 m , 3. VII. 97.
1%. Potentilla radiata Lehm. ?
Tıan-scnan occım, : reg. conifer. : in lapidosis supra fluvium Andaul
gan, 23. VII, 97.
184 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
15. Potentilla gelida C. A. M. var. glabrior C. A.M.
TJAN-SCHAN occıD. : reg. alpina : in schistosis ad trajectum Tjus-aschu,
3400 m., 31. VIL. ; 6. VII; in monte Bolschoi Tschimgan, 2500-3000 m.,
8. VII.
Reg. conifer.: in pratis humidis subalpinis vallis fl. Andaulgan,
2000 m. 23. VII. 97.
16. Potentilla nivea L. var. incisa Lehm.
TIAN-SCHAN occi. : regio alpina : ad trajectum Tjus-aschu, in schis-
tosis, 6. VIII. 97, 3400 m.
Pamir : reg. alp. : Bardaba (Nasarow).
17. Potentilla reptans L.
TIAN-SCHAN occID. : reg. mont. inf. : prope pagum Tschimgan, 25. VII.
1400 m.
Promontor. : in valle fl. Tschirtschik, prope pagum. Iskander, in are-
nosis alluvii, 15. VII., 500 m.
18. Potentilla supina L.
Tsan-SCHAN occıD. : @n promontortis : in valle fl. Tschirtschik prope
Tschimgan, in arenosis prope fluvium, alt. cire. 600 m., 45. VII. 97.
Geneve, decembre 1898.
ai u
185
VVNOTE
CONIFÈRES DU TURKESTAN RUSSE
Boris FEDTSCHENKO
de Moscou.
Pour étudier les matériaux récoltés pendant mon voyage de 1897 au
Thian-Chan occidental, où j'étais en mission pour le compte de la
Société impériale de Géographie russe, j’ai dû commencer par rassem-
bler toute la bibliographie relative à la flore du Turkestan russe. J’ai
dû revoir la littérature depuis plus de cent ans, car il y a plus d’un
siècle que le pied d’un botaniste a, pour la première fois, foulé le sol du
pays. Le résultat de ce travail, ainsi que de mes propres observations
en ce qui concerne les conifères, font l’objet de la présente note.
Je n’ai encore à faire que quelques remarques préliminaires. D'abord,
indique les limites de la région que j'entends sous le nom de « Tur-
kestan russe » : cette région comprend les provinces d’Ouralsk à l’est
du fleuve Oural, de Tourgaï, d’Akmoly, de Semipalatinsk (à l’ouest du
fleuve Irtych), du Sémirétchié, du Syr-daria, du Ferghana, la province
transcaspienne, et en outre Khiwa et Boukhara.
En ce qui concerne l’ordre que j'ai adopté pour classer les localités
d'où proviennent les Conifères trouvés dans cette région, je me suis
tenu aux systèmes des chaînes de montagnes :
1. Chaîne Kirghise (partage des eaux des bassins de l’Aral et de
l'Irtych).
2. Tarbagataï.
BULL. HERB, HO1ss,, mars 1899, 13
186 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
3. Alataou de Songorie.
4. Thian-chan.
5. Pamiro-Alaï.
6. Kopet-dagh.
Enfin, je dois exprimer ma reconnaissance, pour son aimable con-
cours, à M. Eugene Autran, conservateur de l’Herbier Boissier, où a été -
achevé ce petit travail et à M. William Barbey pour l'hospitalité qu'il
m’a accordée.
LITTÉRATURE.
1796. Sievers, Briefe aus Sibirien (Pallas, Neueste nord. Beiträg. III, p. 149-
370).
1839. Karelin, Enumeratio plantarum, quas in Turcomania et Persia boreali
legit (in Bull. de la Soc. des Natur. de Moscou, 1839, no 2, p. 141-177).
1841. Karelin et Kirilow, Enumeratio plantarum, anno 1840 in regionibus
altaicis et confinibus collectarum (in Bull. de la Soc. des Natur. de Moscou,
1841, n0 3, p. 369-459; no %, p. 707-770).
1841. Index octavus seminum, qu& hortus botanicus Imperialis Petropoli-
tanus pro mutua commutatione offert. Accedunt animadversiones botanicæ non-
nullæ. Dec. 1841, p. 65.
1842. F. E. L. Fischer et C. A. Meyer. Enumeratio altera plantarum novarum
a cl. Schrenk lectarum. Petropoli, 1842.
1842. Karelin et Kirilow, Enumeratio plantarum in desertis Songariæ orien-
talis et in jugo summarum alpium Alatau anno 1841 collectarum. Bull. de la
Soc. des Natur. de Moscou, 1842, no 1, 129-180 ; no 2, 321-353; no 3, 503-542.
1845. Schrenk, Bericht über eine im Jahre 1840 in die östliche Dsungarische
Kirgisensteppe unternommene Reise. Baer und Helmersen, Beiträge zur Kenntniss
des Russischen Reiches, VII, 1845, p. 273-341.
1851. AL. v. Bunge, Beitrag zur Kenntniss der Flora Russlands und der Steppen
Central Asiens. Erste Abth. Alexandri Lehmanni reliquiæ botanicæ sive enume-
ratio plantarum ab Al. Lehmann in itinere per regiones Uralensicaspicas, deserta
Kirgisorum, Transoxanam et Sogdianam annis 1839-42 peracto collectarum. —
Mém. de savants étrangers prés. à l’Acad. VII, 185%, 177-535. Seorsum : St.-
Pétersb. 1851, 369 p.
1854. Stschegleeff, Nouveau supplément à la Flore altaique. Bull. 1854, no 1,
p. 445-211. — Le même ouvrage en russe, Moscou, 1854.
1864-78. E. Regel et F. Herder, Enumeratio plantarum in regionibus cis ei
transiliensibus a cl. Semenovio anno 1857 lectarum. Bull. de la Soc. des Naiur.
(3) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFÈRES DU TURKESTAN RUSSE. 187
de Moscou, 1864, no 2; 1866, nos 2 et 3; 1867, nos 1 et 3; 1868, nos 1, 2 et 4;
1870, nos 2 et 3; 1871, no 2; 1878, no 2.
1865. Borszezow, Matériaux pour la géographie botanique de la region Aralo-
Caspienne. St-Petersbourg, 1865, 190 pp. (russe).
1867. Strouvé et Polanine, Voyage au Tarbagatai oriental, « Zapiski» (travaux)
de la Soc. imp. geogr. russe. St-Pétersb. (russe), t. I, 1867.
1868 Trautvetter, Enumeratio plantarum songoricarum a Dre A. Schrenk
annis 1840-3 collect. Bull. de la Soc. des Natur. de Moscou, 1867, no 3.
1869. Fr. v. Osten Sacken et Fr. Ruprecht, Sertum tianschanicum. Mém. de
l’Acad., 7me ser., t. XIV, no 4, 1869, 40, 74 p.
1872. Trautveiter, Plantæ a Capit. Malama annis 1870-1 in Turcomania col-
lectæ. Acta Horti Petropol., t. II, 1872, p. 262-282.
Le même ouvrage en russe. Zapiski (travaux) de la section du Caucase de la
Société impériale géographique russe, livre VIII, 1873, p. 27-38.
1873. Sewerisow, Distribution verticale et horizontale des animaux du Tur-
kestan. « Jzwestia » de la Société impériale des Amis d'histoire nat., d’anthro-
pologie et d’ethnographie, t. VII, livr. 2. Moscou, 1873, 40 (russe).
1873. Sewertsow, Voyages en Asie centrale et exploration du pays des mon-
tagnes Thian-chan. St-Pétersbourg, 1873 (russe).
1875. Kaulbars, Matéraux sur la géographie du Thian-chan. « Zapiski » (tra-
vaux) de la Soc. imp. géogr. russe, t. V, 1875 (russe).
1875. A. Fedtschenko, Voyage au Turkestan, livr. 7 : « Dans le Khanat de
Kokan ». « Jzwestia » de la Soc. imp. des Amis d’hist. nat., d’anthr. et d’ethnogr.
t. XI, livr. 7, 40 (russe).
1876-9. A. Regel, Reisebriefe. Bull. de la Soc. imp. des Natur. de Moscou,
1876, no A, p. 393-9 ; 1877, no 1, p. 121-7, n0 2, p. 350-368 ; 1878, n0 2, p. 165-
205 ; 1879; no 1, p. 124-149, no 3, p. 192-7.
1879. Fritz Kurtz, Aufzählung der von K. Graf von Waldburg-Zeil im Jahre
1876 in Westsibirien gesammelten Pflanzen. Berlin.
1879. B. Oschanine, Matériaux pour la faune des Hémiptères du Turkestan
(avec une liste des localités). Tachkent. (russe).
1880. E. Regel, Descriptiones plantarum novarum, fasc. VII. Acta Hort.
Petrop. VI, 2, 1880, p. 287-538.
1881. Koopmann, Ferghaua’s Baum- und Strauch-Vegelation (Deutscher
(sarten, Berlin 1881, p. 289-293).
Je ne puis expliquer quelles espèces M. Koopmann entend sous le nom de
Juniperus kokanica, Abies Sınithiana Wall. et Pinus sp.
1881. Middendorff, A, v., Einblicke in das Ferghanathal. Mém. de l'Acad.
mp. des Sc, de St. Pötersb., ser. VII, t. XXIX, 1881, 482 pp., mit 9 Tafeln.
1882. Tegel. E, Descripliones planlarım novarum rariorumque a cl. Olga
Fedischenko in Turkestania nec non in Kokania lectarum, Voyage au Turkestan
d'A. Fedtschenko, livr, 18. St. Pétersb., 1882, 40 (« Jzwestia » de la Soc. ip.
des Amis d’hist. nat., d'anthrop, et d'ethnogr., t. XXXIV, livr. 2).
183 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
1883-4. A. Franchet, Mission Capus. Plantes du Turkestan. Annales des
Sciences nat., 6me série, Bot., t. XV, XVI et XVIII.
1885. Killoman, J., et Kolokolow, M., Flore d’Omsk et de ses environs.
« Zapiski » (travaux) de la section sibérique occidentale de la Société impériale
géographique russe, 188%, t. VI, p. 1-84 et ı-xxıır (russe).
1885. Becker, Reise nach Achal-Teke (Bulletin de la Société impériale des
naluralistes de Moscou. LXI, 1, 1885. p. 856-860).
1886. Trautvetter, Contributio ad floram Turcomaniæ (Acta Hor. Petr. IX, 2,
p. 435-468).
1887. Otto Kuntze, Plantæ orientali-rossicæ (Acta Horti Petropolitani, IX, 1,
p. 135-262).
“ 1888. A. Krasnow, Essai sur l’histoire du développement de la flore de la
partie méridionale du Thian-chan oriental. Avec 1 carte et 7 pl. St Pétershbourg,
1838 (« Zapiski » (travaux) de la Soc. imp. géogr. russe. Géogr. générale, t. XIX.)
(russe).
188). Trautvetter, Plantas in deserto Kirghisorum sibiricorum ab I. J. Slowzow
collectas enumeravit (Acta Hor. Petropol. X, 2, p. 397-438).
1891 Antonow, A., Formations végétales dans la région transcaspienne.
Scripta bot. hort. Univ. Petrop. vol. 3, livr. 2. Suppl. : travaux du Ville Con-
grès des Naturalistes, p. 186-197 (russe).
1892. Antonow, A., Distribution des arbres et buissons dans les trois zones
principales de la région transcaspienne. Table supplémentaire. Script. bot. hort.
Univ. Petrop vol. 3, p. 468, 1892 (russe).
1893. Komarow, Courte esquisse de la végétation des montagnes du Zérawchan
(Travaux de la Soc. des naturalistes de St-Pétersbourg, XXIII, p. 174-189),
(russe).
1896. Komarow, Matériaux pour la flore des montagnes du Turkestan. Bassin
du Zérawchan. I. Travaux de la Société des naturalistes de Saint-Pétersbourg.
t. XX VI. Section de botanique, St-Pétersb., 1886, 80, p. 30-162 (russe).
1896. Korzinski. Esquisses de la végétation du Turkestan. Mém. de l’Acad.
des sciences de St-Petersb., 1896 (russe).
1897. Gordiaguine, Des forêts du Koktchetav. « Zapiski » (travaux) de la Sec-
tion de Sibérie occidentale de la Société imp. géographique russe. 1897.
1897. Siasow, Esquisse de la flore de Sémipalatinsk et de ses environs.
« Zapiski » (travaux) de la Section de Sibérie occidentale de la Société imp. géogr.
russe, 1897.
1897. O. Fedtschenko, Compte-rendu annuel de la Soc. imp. des naturalistes
de Moscou, 1897 (russe).
1898. B. Fedischenko, Abies Semenovii mihi. Botan. Centralblatt LXXII.
no 7.
1893. B. Fedtschenko, Voyage au Thian-chan occidental pour l'étude des gla-
ciers du Talas-Alataou. « Jzwestia » de la Soc. imp. geogr. russe, 1898, livr. IV,
Saint-Petersbourg (russe).
(5) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFERES DU TURKESTAN RUSSE. 189
1. Pinus silvestris L.
Chaîne Kirghise et contrées adjacentes :
Province de Tourgai. On compte ici jusqu'à 10,000 kilomètres carrés
de forêts de pin, mêlés parfois au bouleau et au peuplier-tremble.
Les forêts sont concentrées au nord de la province, dans les districts
de Nikolaieff et de Tourgai. Les plantations de pin occupent les hau-
teurs qui font partie de la chaîne partageant les eaux, ainsi que ses
ramifications. On connaît un grand nombre de forêts isolées; nous en
citerons ici la plus méridionale — le Naourzoune-Karagaï, située au
51° 31’ N. La quantité des forêts diminue rapidement.
Province d’Ackmoly. Sur les hauteurs du partage des eaux, par
exemple sur les montagnes de Koktschetav, se trouvent des forêts de
pin ayant une végétation caractéristique. Dans les parties plus basses il
y a des forêts isolées, par exemple pres d’Omsk.
Province de Sémipalatinsk. Il y a des forêts de pin sur les hauteurs
et ensuite sur les dunes sablonneuses au bord du fleuve Irtysch près de
la ville de Sémipalatinsk.
2. Picea Schrenkiana Fisch. et Mey.
Alataou de Songorie. L’epieea fut trouvé ici pour la premiere fois par
Schrenk, en 1840. Depuis, tous les voyageurs l’ont observé dans diffé-
rentes vallées. M. Kurtz indique encore pour cette province P. obovata
Led., mais il a tort, comme il me semble.
Thian-chan. Dans les chaînes du Thian-chan proprement dit, dans
sa partie centrale et orientale, les forêts d’epicéas sont bien développées.
On peut distinguer une région de conifères (à une hauteur de 4500’ jus-
qu'à environ 8000’, et dans les chaînes plus méridionales de 8000’ à en-
viron 10000’) analogue à celle des Alpes. Au sud, les forêts d’epicéas du
Thian-chan ne dépassent pas le 41° N., et ne se trouvent plus sur le
massif de montagnes qui unit le Thian-chan au Pamiro-Alaï. Sporadi-
quement, l’epicéa se trouve peut-être dans des régions un peu plus
meridionales, car nous avons une indication sur l'existence d’une forêt
d'epicéa, à tronc élevé, aux sources de la rivière Duchaly (ou Dju-
chaly), affluent droit de Kourchab, un peu au-dessous de Goulcha (cette
localité se trouve déjà dans la chaîne du Pamiro-Alaï).
A l'occident, les bois d’epicéas se trouvent sporadiquement jusqu’au
72° 30° méridien de Greenwich (vallée Biche-tache). Peut-être qu'il y
en a encore plus loin à l’ouest, environ jusqu’au 71°, car il y a des indi-
‚tions qu'on a trouvé l’epicéa dans la vallée Andaoulgane et au col
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Aflatoune (Capus en 1881). En traversant assez rapidement la vallée
d’Andaoulgane en 1897, nous n’y avons plus retrouvé l’epicéa. Il reste à
supposer, que l’epicéa y a été complétement détruit, ou qu'il ne s'y
trouve pour le moment que très rarement. Plus loin à l’est, l’epicéa se
trouve près de quelques cols qui conduisent dans la vallée du Tchotkal,
par exemple au col Aflatoune et d’autres. Encore plus à l’est l’epicéa
devient alors abondant.
Nos observations sur la distribution des forêts d’epicéas dans le Thian-
chan, et, en outre, le fait que nous avons trouvé des formes caractéris-
tiques pour les bois, comme Pyrola rotundifolia L., dans des endroits
où il n’y a plus d’epicéa maintenant (par exemple le long de la rivière
Maïdantal près de la vallée Kouourguène-tour), confirment certaine-
ment la supposition faite encore par M. Kaulbars sur l’extermination et
la disparition des forêts du Thian-chan. Quelles en sont les causes —
c'est une question compliquée. Certes, ce n’est pas le dernier rôle
que joue ici le pâturage du bétail dans les montagnes, qui empêche la
régénération naturelle. À propos de la destruction des forêts dans les
montagnes, nous nous permettons de citer ici un passage de M. Fla-
hault ' concernant les Pyrénées :
« Dans les montagnes, l’abus combiné de l'exploitation des bois et du
pâturage a introduit dans la nature un trouble plus profond... Se con-
formant à la routine et sans calculer le revenu possible, ils (les pro-
priétaires du sol) ont pris la funeste habitude de posséder un trop grand
nombre de chèvres qui, hâtant la destruction des montagnes, empêchent
de plus en plus les améliorations. Les prairies fauchables manquant de
plus en plus, les propriétaires se sont trouvés dans la nécessité, chaque
année plus impérieuse, de livrer la montagne au troupeau avant que le
printemps ait refait la végétation, fixé les mottes, ete. Le résultat a été
la ruine lente mais assurée des forêts et des montagnes qu’elles cou-
vraient, l'impossibilité de nourrir autant de bêtes sur un même terri-
toire et, comme conclusion, l’appauvrissement et la dépopulation du
pays. »
On doit s'attendre au même résultat — l’appauvrissement du pays —
dans les montagnes du Turkestan, si on ne prend pas des mesures
contre un ménage forestier irrégulier et contre les: abus du pâtu-
rage.
1 Ch. Flahault, Essai d’une carte botanique et forestière de la France (Annales
de géographie, no 28, 1897).
Te PR ENT .. r
.. 4 à
(7) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFÈRES DU TURKESTAN RUSSE. 191
3. Picea tjanschanica Rupr.
Thian-chan. Sous le nom de Picea tjanschanica, Ruprecht a décrit un
epicéa des parties méridiorales du Thian-chan central, de la vallée de
la rivière Moldaassou. Cet epicéa doit se distinguer par la forme de ses
écailles. Regel croit cette espèce identique à la précédente.
“ 4. Abies Semenovii mihi.
Thian-chan, gorge Biche-tache.
Malgré le grand nombre de voyageurs qui ont visité le Turkestan,
il reste encore un grand nombre d’endroits, qui n’ont pas été foulés
par le pied d’un botaniste. La gorge Biche-tache n’a jamais encore été
visitée par un voyageur. Sewertzow raconte avoir entendu dire qu'il se
trouvait dans cette gorge une forêt d’epicéas isolée. En réalité, il ne s’y
trouve pas seulement l’epicéa, mais aussi le sapin. De jeunes plantes de
sapins furent transplantées par M. W. A. Kallaour, chef du district
d’Aoulie-ata, dans son jardin dans la ville Aoulié-ata, où je les ai vu
(le 14 août 1897). Quelque temps après, je reçus de W. A. Kallaour
un grand nombre de branches de sapin de la gorge de Biche-tache.
Une étude anatomique détaillée, que je fis en collaboration avec M. A.-
F. Fleroff, montra que j'avais affaire à une forme nouvelle, très voisine
du sapin de Sibérie (Abies sibirica), mais s’en distinguant suffisamment.
J'ai décrit cette forme’ et l’ai nommée en l’honneur de M. P.-P. Seme-
now, vice-président de la Société impériale géographique russe.
Avant de décrire une nouvelle espèce de sapin, il fallait naturellement
se poser deux questions :
1) Quels sont les caractères de valeur principale et quels sont ceux
d’une valeur secondaire pour la classification des sapins ?
2) Combien d'espèces d’Abies connaît-on jusqu’à présent et lesquelles
d'entre elles se rapprochent le plus de notre forme ?
Pour ce qui concerne notre réponse à la première question, nous pre-
nons pour base, en suivant C.-E. Bertrand? et Koehne?, les caractères
anatomiques, clairs et faciles à reconnaître et fondés sur la structure des
aiguilles. Tous les autres caractères, comme la couleur et la forme des
cônes, etc, auront une importance secondaire. Jusqu'à ce qu’on n'ait
pas proposé un système de classification des sapins plus parfait, fondé
! Bolanisches Centralblatt, 4898, no 7.
? €, E. Bertrand, Anatomie des Gnétacées et des Conifères. Annales des Sc.
natur, bot, me gér,, 1, XX, 1874.
? Koehne, Deutsche Dendrologie, 189%.
192
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
sur l’ensemble de tous les caractères, la systématique des Abies conti-
nuera à présenter l’un des meilleurs exemples de l’application de la
méthode anatomique.
Pour répondre à la seconde question, je donne ici une liste de toutes
les espèces de sapins que je connais.
A. Canaux résineux touchant l’épiderme (excepté A. Pinsapo Boiss.).
=
(=
eo es MM AE I TE
D D à D + HR à D 1
> à D D D gen
. pectinata DC. Europe centrale.
. Nordmanniana Spach. Caucase.
. cephalonica Lk. Céphalonie, Grèce.
. Pinsapo Boiss. Espagne.
. numidica de Lannoy. Numidie.
. cilicica Carr. Asie mineure, Afghanistan (?).
. Webbiana Lindl. Himalaya var. Pindrow Royle.
. chensiensis van Tieghem. Chine : monts Tsin-Ling.
. amabilis Forbes. Amérique boréale occidentale !.
. grandis Lindl. et Gord. Amérique boréale occidentale.
. concolor Lindl. et Gord. Amérique boréale occidentale.
. magnifica Murr. Amérique boréale occidentale.
. nobilis Lindl. Amérique boréale occidentale.
. bracteata Hook. et Arnott. Californie.
. religiosa Lindl. Mexique.
B. Canaux résineux dans le parenchyme.
I. Pas de cellules mécaniques dans le nerf central des feuilles.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
> b D à bb à
. subalpina Engelm. Amérique boréale occidentale.
. Fraseri Lindl. Amérique boréale orientale.
. balsamea Mill. Amérique boréale occidentale et orientale.
. sibirica Led. Nord-est de la Russie d'Europe, Sibérie, Mongolie.
. Veitchi Carr. Japon.
. Semenovii mihi. Thian-chan.
IL. Le nerf central a un grand groupe de cellules mécaniques en
dessous, et un petit en dessus des deux faisceaux vasculaires.
22. A. sachalinensis Mast. Sakhaline, Japon.
23. A. holophylla Max. Mandjourie.
1 La structure anatomique des sapins de l'Amérique septentrionale étant
encore très insuffisamment connue, je serais très reconnaissant à ceux qui vou-
draient m'envoyer le matériel nécessaire pour leur étude, en l’adressant en
Russie, gouvernement de Moscou, Mojaisk.
(9) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFÈRES DU TURKESTAN RUSSE. 193
. nephrolepis Max. Mandjourie.
. firma Sieb. et Zuce. Japon.
. homolepis Sieb. et Zucc. Sakhaline, Japon.
. brachyphylla Max. Japon.
. Mariesi Mast. Japon.
1© RO 19 19
D Or
le pe de
19
Q 1
Le D
Species ignotæ :
1. A. Kotschyana Fenzl. Asie mineure.
A. falcata Rafin. Amérique boréale.
. A. microphylla Rafin. Amérique boréale.
&> 19
Par la structure anatomique de ses aiguilles notre forme est voisine
de cinq espèces.
A. subalpina Engelm.
A. Fraseri Lindl.
À. balsamea Mill.
À. sibirica Led.
A. Veitchi Carr.
Tachant aussi de classifier ces formes en prenant pour base la
structure anatomique de leurs aiguilles, on peut s’en tenir, comme l’a
fait Koehne, à la quantité d'éléments mécaniques dans la feuille, c’est-à-
dire au développement de l'hypoderme. Nous devons pourtant remar-
quer d’abord que Kæhne se trompe en disant que ces éléments n’existent
point chez À. sibirica et A. balsamea. Nos études communes nous ont
montré, à M. A. F. Fleroff et moi, qu'ils étaient toujours présents.
Parmi les cinq espèces mentionnées, il y en a deux où les éléments
mécaniques se trouvent sur toute l’étendue de la feuille, de sa base
jusqu’au sommet, au moins dans la carène et les bords de la feuille.
Ce sont :
A. subalpina Engelm.
A. Fraseri Lindl.
Suivent ensuite les espèces qui se distinguent par un cercle ininter-
rompu d’hypoderme à la base de l’aiguille, des éléments isolés au centre
et leur absence complète au sommet de l'aiguille.
A. Veitchi Carr.
A. Semenovii mihi.
Enfin deux espèces ne présentent des éléments mécaniques qu'à la
base de la feuille et en quantité peu considérable :
A. sibirica Led,
A. balsamea Mill,
19% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
Ayant ainsi déterminé la position systématique de notre sapin, nous
dirons encore quelques mots sur les caractères qui le distinguent des
espèces voisines. Les aiguilles d’Abies Semenovii sont plus longues que
celles des espèces voisines, atteignant même une longueur de 40 mm.
Ensuite, le nombre des rangées de stomates de chaque côté de la feuille
(en dessous) est chez Abies Semenovii de 5-7; A. sibirica n’en a que 3-5
de chaque côté, et A. Veitchii en a 10 de chaque côté.
Remarque. Quelques auteurs (Stschegleeff par exemple) citent pour
les montagnes des déserts (?) de la Songorie le sapin de Sibérie (sous le
nom de Pinus sibirica); d’autres (comme Kurtz) le citent pour
l’Alataou en Songorie (Abies sibirica), mais ces données sont fort dou-
teuses. Regel et Krasnow nient complétement l’existence du sapin au
Turkestan.
‘5. Juniperus communis L.
Chaîne kirghise : Province d’Akmoly, dans les forêts de pins des
monts Koktchetaw.
Thian-chan : à la hauteur de 6000’ aux environs de Vierny, le long
de la rivière Almatinka.
Pamiro-Alai : Ouroumitane.
Espèce très peu répandue au Turkestan, dans la région des forêts de
conifères.
‘6. Juniperus nana Willd.
Tarbagatai.
Alataou de Songorie : pres du lac Sairame, dans les montagnes
de Djagastai, à la hauteur de 5000’ a 7000’; dans les montagnes
Kokkamyr à 6000’ — 7000’ près du lac Djassyl-Kul.
Thian-chan : pres du col Kassane.
Dans la region des coniferes.
7. Juniperus davurica Pall.
N’a été indiqué que pour la partie la plus septentrionale de notre
region : en Songorie, sans autre indication du lieu, et dans les monts
Ouloutaou.
8. Juniperus sabina L.
Chaîne Kirghise : Partage des eaux du Bassin de l’Aral et de celui
de l’[rtysch.
(11) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFÈRES DU TURKESTAN RUSSE. 195
Province d’Akmoly : forêts de Koktschetaw ; Djaksyiangis-taou ;
entre la rivière Noura et l’Ak-taou.
Province de Sémipalatinsk : monts Karkaraly, Arkat et Ouloutaou.
Semble ne se rencontrer que dans la partie la plus septentrionale de
notre région. On dit bien avoir trouvé cette espèce au Thian-chan et
dans d’autres chaînes du Turkestan, mais nous rapportons toutes ces
indications à l'espèce suivante.
* 9. Juniperus excelsa M. B.
Alataou de Songorie : commun à la hauteur de 4000’ — 8000’, par
exemple près du lac Djassyl-Koul.
Thian-chan : Terskei-Alataou, 7000’, dans les montagnes aux sources
du Tekess; aux montagnes du Tschirtschik près du Saylyk, dans les
environs du Tschimgane, depuis 5000’ et plus haut, à Britsch-moulla,
à Pskeme dans la vallée de la rivière Pskeme, dans la vallée du
Tschotkal, etc.
Pamiro-Alai : dans les montagnes d’Alai, dans la gorge de Maguiane
et dans la vallée du Zérafschan près du lac Koul-i-Kalan.
Kopet-dag : montagnes près du Kizyl-arwat; Bolschoï-balchan.
M. l’académicien Korzinsky indique pour les montagnes de la Trans-
caspienne, au sud de l’Askhabad et sur le « Bolchoï Balkhan » le gené-
vrier, sous le nom de .J. fetidissima Willd. Nous croyons, cependant,
que ce n’est que l’espece commune dans tout le Turkestan et que nous
nommons .J. excelsa M. B. Les échantillons de Bolchoi Balkhan récoltés
en 1825 par M. Karelin sont tout à fait identiques à notre Juniperus
excelsa et, nous croyons, au vrai J. excelsa M. B.
Il serait à propos de toucher ici encore à une question de synonymie
des Juniperus. C’est de J. macropoda Boiss. dont nous voulons parler.
Cette espèce, d’après M. Boissier, doit être répandue dans les montagnes
de Perse; M. Hooker, dans sa Flora of British India a nommé le
Juniperus excelsa auet. fl. indie@. — .J. macropoda Boiss. quoiqu'il
ajoute que le J. macropoda Boiss. n’est peut-être qu'un synonyme de
J. excelsa M. B. M. Sargent, dans son magnifique ouvrage The Sylva
of North América ', que nous avons vu dans la remarquable biblio-
thèque de M. Casimir de Candolle, identifie décidément /. macropoda
Boiss. avec J, excelsa M. B.
Dans l’herbier de M. Boissier j'ai trouvé sous le nom de J. macropoda
! Sargent, The Sylva of North America, X, p. 71, 1896, in-4o.
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Boiss. un mélange qui consistait en J. excelsa MB., en J. fetidissima
W.(?) et en une espèce très voisine de J. semiglobosa Reg]. avec la forme
de galbules très caractéristique. Ce n’est que la dernière forme qui doit
porter le nom de J. macropoda Boiss. Quant à la dioëcie de cette plante,
prétendue par M. Boissier, nous croyons qu'il n’y a ici aucune difté-
rence avec les autres espèces de Juniperus du groupe Sabina : les « in-
florescences masculines » de M. Boissier sont, à notre avis, une espèce
de monstrusité produite peut-être par des insectes.
M. Korzinsky donne des indications biologiques très intéressantes
sur cette espèce; ses observations le mènent à la conclusion que ce ne
sont pas les conditions climatériques, mais seulement l’activité de
l’homme, qui force le genévrier à ne se tenir qu'aux régions supé-
rieures des montagnes.
* 10. Juniperus semiglobosa Rgl.
localités.
Pamiro-Alai : dans la vallée du Zérafschan : gorge du Saratag, mon-
tagne Ak-sai; dans la chaîne de montagnes Alaiskii Khrebet entre Ispara
et Worukh, entre Jordan et Karakasouk, etc.
“11. Juniperus pseudo-sabina Fisch. et Mey.
Tarbagatai :
Alataou de Songorie : tres repandu dans toute la chaine.
Thian-chan: très répandu dans toutes les chaînes.
Pamiro-Alaï : très répandu dans le Alaiskii Khrebet et dans la vallée
du Zérafschan.
Cette espèce, la plus répandue du Turkestan, nous offre une des
formations botaniques les plus caractéristiques : plus les montagnes
sont élevées, plus ce genévrier devient nain et prend à la fin la forme
d’un tapis vert de forme ronde.
A la fin de notre notice nous donnons quelques indications sur la
distributions de nos Conifères.
1. Espèces endémiques :
1. Picea tianschanica.
2. P. Schrenkiana.
3. Abies Semenovü.
4. Juniperus semiglobosa.
(13) BORIS FEDTSCHENKO. CONIFERES DU TURKESTAN RUSSE. 197
2. Espèce de l'Orient et d’Himalaya :
1. Juniperus excelsa.
. Espèce de la Sibérie :
1. J. davurica.
4. Espèce de Sibérie et d’Himalaya.
1. J. pseudosabina.
Espèces largement répandues.
1. Pinus silvestris.
. Juniperus communis.
. J. nana.
. J. Sabina.
O2
Qt
LD
> O2
Comme conclusion à notre étude sur la distribution des Conifères au
Turkestan, essayons de poser quelques thèses qui résultent de cette
étude :
1. Les plaines du Turkestan sont entièrement privées de conifères,
si on ne compte pas quelques plantations isolées de pins au nord.
2. La plus grande richesse en Coniferes (huit espèces) se trouve dans
les chaînes du Thian-chan proprement dit.
3. Les Coniferes des montagnes du Turkestan septentrional (quatre
espèces) se rattachent aux Conifères de la Sibérie, ne se répandant
presque pas (à l'exception du Juniperus communis) dans les parties plus
méridionales du pays.
4. L’Alataou de Songorie et le Pamiro-Alaï sont plus pauvres en
Coniferes que le Thian-chan proprement dit, et n’ont pas d’espèces qui
soient caractéristiques pour leur flore.
5. Le Pamiro-Alaï est privé d’Abietinees.
6. Le Kopet-dagh est exclusivement pauvre en conifères (une espèce).
7. Les conifères du Turkestan se trouvent dans toute la région des
montagnes de 4000’ à 10,000’ ou 11,000’, et sont plus répandus dans
les parties supérieures de cette région.
8. Le Picéa et l’Abies sont en état de disparition très rapide, sous
l'influence de la coupe du bois (de l’abatage des forêts) et du pâtu-
rage du bétail.
9. Le genévrier (artscha) disparaît aussi très rapidement.
10. Il existait très récemment dans la région des montagnes beau-
coup plus de forêts qu'il n’y en a présentement.
Genève, décembre 1898.
198
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
12. Fimbriaria sanguinea L. L. in Lehm. Pug. IV, p. 5.
Monoica, minor, anlice viridis, postice atrosanguinea, gracilis. Frons ad
15 mm. longa, 3 mm. lata, ubique linearis, ex apice innovata (rami
feminei minimi e latere costæ orti), subplana, costa fronde quadruplo
angustior, leniter convexa, alis validis laxe cavernosis, stratum anticum,
in tergo cost, humile, anguste cavernosum, fila libera ad cellulas conico-
prominulas reducta. Stomata magna, valde convexa, 6 cellulis quinque
serialis formata; epidermidis cellulæ teneræ. Squamæ posticæ lunatæ,
longissime appendiculatæ, appendiculis geminalis, approximalis, linea-
ribus, apice subulalis, grosse cellulosis. Pedunculus brevis, ad 5 mm.
longus, stramineus, perfecte teres, ubique (pr&serlim in apice) paleis
linearibus hyalinis hirtus. Car pocephala parva, hemisphærica, lobis centro
capituli æquimagnis, decurvis, involucro æquilongo. Perianthia oblonga,ad
?/s exserta. Andrecia semper in fronde primaria dorsalia, disciformia
ostiolis purpureis numerosis. Reliqua desunt.
Hab. Nepal (Wallich); Simla (Griffith).
43. Fimbriaria multiflora Si. n. sp.
Monoica, pallide virens, mediocris, valida. Frons ad 10 mm. longa,
2 mm. lata, ex apice innovala, ramis femineis posticis versus apicem
plantæ aggregatis, antice parum concava, postice convexa, costa haud pro-
ducta, angustissima, fronde triplo angustior, alis parum attenualis,
124
2 3 i
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 199
erassis. Stratum anticum in medio frondis costæ »quiallum, cavernis
amplis, filis liberis numerosis. Stomata magna, leviter convexa, 8 cellulis
> serialis formala. Epidermidis cellulæ teneræ. Squamæ parvæ, longe
appendiculatæ, appendiculo anguste lanceolato, 2 cellulas lato, apice
setaceo. Pedunculus ad 10 mm. longus subteres et parum costatus, ubique
paleis filiformibus hyalinis hirtus apice barbatus. Carpocephala vertice
plano-convexa, profunde quadriloba, centro parvo papuloso, lobis umbel-
latim patulis, centro multo majoribus, usque ad basin liberis, cum invo-
lucro æquilongo campanulatis. Perianthia ad ?/s exserla, ovala, oblusa,
apice sæpe purpurascentia. Capsula flavescens, tenerrima, operculo
magno, valde incrassato, Spore sulphureæ 54 y alis angustis integerrimis.
Elateres 170 u, flavescentes, monospiri spiris filiformibus. Andrecia in
apice frondis, rotunda.
Hab. N. W. Himalaya (Duthie, Gamble).
44. Fimbriaria elegans Sprengel. Syst, Veg. IV, p. 255.
Monoica, mediocris vel parva, viridis, margine posticeque purpurea.
Frons ad 15 mm. longa et 3 mm. lata, ex apice innovata, ramis floriferis
minutis semper posticis, antice subplana, postice late convexa, alis valde
altenualis, costa parva, fronde 4 plo angustior, postice haud producta, sat
alta et strato antico duplo crassior, cavernæ angustæ, sub poro longe
filiferæ. Stomata parum convexa, magna, 6 cellulis 4-5 seriatis formata.
Gellul® epipermidis teneræ. Squamæ poslic® purpureæ, margine cellulis
clavatis numerosis obsitæ, appendiculo longo filiformi (ubique 2 cellulas
lato) apice aculo. Pedunculus ad 15 mm. longus subteres, apice paleis
linearibus hyalinis longe barbatus. Centrum carpocephali alte papulosum,
hemisphæricum parvum, lobis decurvis profunde solutis, centro longio-
ribus, cum involucro tenerrimo longe campanulatis. Perianthia oblongo-
ovala, fere ad */: exserla, hyalina. Capsula rufescens, operculo valde
incrassalo trigonis magnis. Spore 100 y rufo-brunneæ alis angustis inte-
gerrimis, asperis. Elateres brunnei 230 y, bispiri. Spiris validis. Andræcia
minima, in ramulo parvo postico.
Hab. 5° Domingo (Eggers), Cuba (Wright), Costarica (Wendland),
Mexico (F. Müller), Andes Quitenses (Spruce), Galifornia (Brandegee).
Soll nach Underwood auch in Südamerica und Europa vorkommen.
45. Fimbriaria cubensis Lehm. in Ramon, Hist. Cuba, IX,
p. 489.
Syn. : F, elegans var, x. cubensis Syn. Hep., p. 565.
125
200 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
Monoica, minor, angusia, viridis, postice hyalina. Frons ad 12 mm.
longa, 3 mm. lala; margine subintegerrima, ex apice innovata, rami q
interdum postici, antice subplana, postice parum convexa, alis longe atte-
nuatis; costa parva, fronde 5 plo angustior, strato antico æquicrassa, postice
convexo-prominula. Cavernæ angustæ, sub poro breviter filiferæ. Cellulæ
epidermidis teneræ. Stomata magna, parum convexa, 6 cellulis 5 seriatis
formata. Squamæ posticæ parvæ, purpureæ, appendiculo (sæpe geminato)
longissimo, anguste lanceolato apice setaceo. Pedunculus tenuis, 10 mm.
longus, apice paleis longiuseulis linearibus hyalinis barbatus, compressus.
Centrum carpocephali parvum hemisphæricum alte papulosum, lobis lon-
gioribus, alle papulosis, decurvo-patulis cum involucro æquilongo campa-
nulatis. Perianthia oblonga, fere ad ?/: exserta, hyalina, oblique patula;
capsula rufa. Spore 90 y. fusco-rufæ, alis anguste alte papillatis. Elateres
180 y, dilute brunnei bispiri, spiris validis. Andrecia vel terminalia vel
in ramulo postico laterali, magna, valde convexa, subnigra, ostiolis bre-
vibus.
Hab. Cuba (Otto jun, Wright, Underwood).
Proxima F. eleganti, quæ differt ramis floriferis semper posticis, appen-
diculo squamarum anguste lineari, usque ad apicem fere 2 cell. lato,
sporis et elateribus multo majoribus. F. Wrightu differt capitulo multo
minus longe papuloso, pedunculo crasso el squamarum appendiculo
spinam magnam basalem gerente.
46. Fimbriaria Bolanderi Austin, Ac. Phila, 1869, p. 230.
Monoica, minor, viridis, postice purpurea. Frons linearis, 15 mm. longa
2 mm. lata, ex apice innovata, anlice late canaliculata, ventre valde con-
vexa, costa fronde plus duplo angustior alis adscendentibus, crassis, atte-
nualis. Stratum anticum (in medio frondis) costæ æquiallum, cavernis
angustis, fila libera subnulla. Stomata magna, parum convexa, 8 cellulis
quadriseriatis formata, poro magno. Cellulæ epidermidis haud incrassatæ.
Squamæ posticæ purpureæ, imbricatæ, late lunatæ, appendiculo filiformi,
inferne 2 cellulas lato, apice longe selaceo. Pedunculus in ramulo parvo
poslico purpureus, tenuis, in seclione ovalis, humiliter costatus, apice
longe barbatus, paleis purpureis linearibus pendulis. Carpocephula parva.
hemisphærica, stomaiis parvis papulosa, lobt oblique patuli, centro capituli
sublongiores, ore angustato basique leniter constricta, cum involucro
inflato-tubulosa. Perianthia oblongo-ovala, ad ?/s exserta, tenerrima, hya-
lina. Capsula flavo-virens, tenerrima, operculo magnis trigonis incrassato.
Sporæ sulphureæ 72 y, alis angustis remote crenulatis. Eluteres 180 w
126
Va
L 4
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 201
ubique æquilati bispiri, spiris validis. Andræcia in ramulis parvis posticis
minuta purpurea.
Hab. California (Boländer, Howe).
47. Fimbriaria Stahlii St. n. sp.
Monoica? Minor, tenera, viridis. Frons ad 2 cm. longa, 2 mm. lata, in
planta feminea duplo latior, antice subplana, alis tenerrimis; costa an-
gusta (fronde quadruplo angustior) bene producta et valde convexa,
strato antico æquialta; siratum hypoporum angustissime cavernosum,
cavernarum superficies omnino fere stomatis occupata. Stomata valde
convexa, fere bullata, 6 cellulis 4-5 seriatis prærupte superpositis for-
mata. Epidermidis cell. haud incrassatæ. Squamæ posticæ magnæ, appen-
dieulo singulo longe lineari. Pedunculus carpocephali ad 7 mm. longus,
pro planta crassus, nudus, fuscus, compressus. Carpocephala globosa (per-
fecta haud vidi), stomatis numerosissimis alte papilliformibus obsita.
Lobis umbellatim patulis, tenerrimis, venosis, cum involucro breviter
campanulalis; perianthia oblongo-ovata, hyalina, involucro 3plo longiora,
longe exserta. Capsula dilute brunnea, operculo parvo. Elateres 190 w,
bispiri, fusci, æquilati (12 y). Sporæ 85 y, subnigræ, humiliter crislatæ,
eristis crenulatis. Andræcia in ramulis anguslis longe seriata, ostiolis
hyalinis longis.
Hab. Guatemala (Bernoulli), Mexico (Stahl, Bourgeau).
48. Fimbriaria lateralis Howe. Torr. Bot. Cl. XXV, p. 189.
Monoica, minor, viridis, margine posticeque purpurea. Frons crassa,
ad 15 mm. longa, 4 mm. lata, ex apice innovata, profunde canalieulala;
costa angusla subconico-convexa, ale crassæ, marginibus tamen valde
attenualis; stralum anticum sat allum, anguste cavernosum, fila libera
brevissima 3 cellulas alta, conferta. Stomata parum convexa, 6 cellulis
quadriseriatis formata. Epidermidis cellulæ valide. Squamæ purpurew,
imbricalæ, appendiculo lanceolato longe acuminato, apice subulato. Carpo-
cephala numerosa, semper in ramulis parvis posticis; pedunculus sub-
hyalinus, ad 15 mm. longus ubique paleaceus, paleis linearibus hyalinis,
apice longissimis, ceterum subteres. Carpocephala parva, vix 2 mm. lata,
6 centro parvo convexo quadrilobata, lobis profunde discretis, plano-con-
vexis, ob cavernas perlucentes striolatis margineque erenatis, capitnli
centro æqulongis; involuera parum breviora, tenerrima, longe intra
margines loborum orla. Perianthia ovata, semiexserla, hyalina. Capsula
rufa, cellularum parietes ubique valide, versus apicem maxime wequa-
BULL. HERB, 50188., février 1899. 127 1
Î NE A an
Cine ë
202 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
literque incrassatæ. Operculum? Sporæ rufe 72 y alis subintegerrimis.
Elateres 180 y, concolores, ubique æquilati, bispiri, spiris angustis.
Andrcecia in ramulo parvo poslico. |
Hab. Mexico (Rose) (Schaffner).
49. Fimbriaria linearis St. in Engler, Bot. Jahrb. XX, p. 302.
Dioica, minor, pallide virens, in ætate flavescens, postice purpurea,
gracilis, valida. Fr'ons ad 15 mm. longa, innovalionis repetitione persæpe
triplo longior, 2 mm. lata, linearis, sub flore © solum ampliata, lobis
majoribus obcordata, nusquam furcata.ex apice vel e latere costæ ramosa.
antice leniter canaliculata, poslice subcarinatim-convexa. costa valde con-
vexa, fronde quadruplo anguslior, ale altenuale valide integerrimæ.
Stratum anticum in Lergo cost humile, cavernæ angustæ, lamellis acces-
soriis valde numerosis, confertis, fila libera subnulla. Stomata sparsa.
parum convexa, 6 cellulis bi-vel triserialis formala; cellule epidermidis
valide, trigonis nullis. Squamæ posticæ purpureæ, oblique ovatæ, longe
appendiculalæ, appendicula geminata, approximala, anguste lanceolata,
cellulis elongatis formata. Pedunculus ad 10 mm. longus, compressus.
irregulariter coslatus, apice longe paleaceus, paleis hyalinis, linearibus:
carpocephala parva, hemisphærica, alte papulosa, lobis capiluli centro
æquimagnis, profunde solutis, decurvis, papulosıs, involucro tenero æqui-
longo; perianthia fusiformia, ad °/ı exserta, hyalina. Capsula? Sporæ
63 u, flavescentes anguste alatæ. Eleuteres 144 y, concolores. Andrecia
in ramulis magnis poslicis, apice sæpe vegetalivis, parva, ostiolis brevibus
purpureis.
Hab. Usambara (Holst.), Bourbon (Rodriguez).
50. Fimbriaria commutata SI.n. sp.
Syn. : F. violacea Pearson, non Austin, in Selwyn, Survey, 1890, p. 7.
Monoica, mınor, viridis margine posliceque purpurascens. Frons semper
ex apice innovala, ad 2 cm. longa, 4 mm. lata, ramis © late obcordatis,
anlice ob alas oblique adscendentes, ample canaliculata; costa angusta,
optime obconica, valde producta, lateribus in alas attenuatas longe
excurrenlihus. Stratum anticum humillimum. subanguste cavernosum.
stomatis 1laque numerosis, magnis, bullatim prominentibus, poro 6 cellulis
prærupte quadriserialis cireumdalo. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ,
imbricatæ, appendiculis geminatis, approximatis. brevibus, anguste linea-
ribus, hyalinis. Carpocephala parva, minus longe pedunculata, pedunculo
1 cm. longo ubique sparsim paleaceo, paleis subfiliformibus, hyalinis
128
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 203
apice magis numerosis longioribus. Capitula e centro hemisphærico
parvo ad medium quadriloba, lobis decurvo-patulis, valde convexis, a
basi tenerrimis et laxissime cavernosis dilute brunneis rotundato-(runcatis.
apice breviter incisis. Involuera ad laminam brevem tenerrimam reducta.
lobis triplo breviora. Periunthia intense purpurea, persæpe expallescentia,
basi hyalina, ovata, obtusa, semiexserta, oblique patula. Capsula sub-
hyalina, basi tenera, superne magnis trigonis incrassala, operculo parvo
bistrato, cellulis internis maximis brunneis instructo. Sporæ 68 y, flavo-
rufescentes, grosse lobatim alatæ, alis tenerrimis facile destructis. Ela-
teres 170 u. vermiculares 1. e ubique æquilati valdeque flexuosi, sæpe
ramosi, bispiri, spiris angustis laxe tortis. Andracia pedunculo plus minus
approximata, antheridiis seriatis. ostiolis magnis purpureis.
Hab. Am. sept. Canada, Selkirk ms. (Macoun).
51. Fimbriaria Austini Und. Bot. Gaz. XX, p. 64.
Dioica? pallide-viridis, tenera, mediocris. Frons ad 15 mm. longa.
5 mm. lata, ex apice vel e ventre innovala, antice subplana, postice
leniter convexa; costa fronde quintuplo angustior abrupte carinatim
producta et oplime obconica in sectione transversa, alis tenerrimis maxime
allenualis. Stratum anticum in medio frondis duplo humilius quam costa.
cavernis angustis sub poro dense breviterque filiferis. Stomata parum
convexa, 6 cellulis triseriatis formata. Cellulæ epidermidis teneræ. Squamæ
poslicæ hyalinæ, teneræ, oblique ovatæ appendiculo longissimo simplici
anguste lanceolalo medio supero filiformi, purpureo. Pedunculus ad
10 mm. longus, validus, subteres et parum costatus, paleaceus, apice
paleis longis filiformibus dense barbatus. Carpocephala matura centro
parvo convexo, grosse papuloso, lobis profunde solutis, parum patulis
subpendulis, valde attenuatis, venosis, centro longioribus. Perianthia
oblongo-ovala semiexserta pendula. Andræcia in frondis facie antica
magna, disciformia vel in ramulis parvis posticis minuta ad pauca
antheridia reducta. Reliqua desunt.
Hab. Cuba (Wright).
c. Capitula distincte conica (haud alte umbonata).
52, Fimbriaria Mülleri G. ms.
Monoica, viridis, margine posliceque atropurpurea, mediocris. Frons
ad 48 mm. longa, 3 mın, lata, linearis vel oblonga, ex apice innovala,
129
204 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
ramis floriferis utriusque sexus posticis, parvis, antice subplana, costa
fronde 3 plo angustior, sat convexa, sensim in alas attenuata, alæ tener-
rimæ, venosæ; stratum anticum humillimum, costa duplo humilius,
angusie cavernosum, filis sub poro longis confertis; stomata magna, valde
convexa, 6 cellulis quinqueseriatis formata. Epidermis tenera. Squamæ
poslic&, lunatæ, in appendiculum late breviterque ligulatum transeuntes.
Pedunculus 20 mm. longus, crassus et tenax, purpureus, apice paleis
brevibus hyalinus barbatus, compressus varie profundeque costatus.
Carpocephala conica, obtusa, papulosa, lobis centro vix brevioribus, obli-
que patulis inflatis, cum involucro æquilongo subtubulosis. Perianthia
late ovata, hyalina, ad medium exserta, oblique patula. Capsula rufescens,
operculo trigonis magnis incrassato. Sporæ 108 y, late alatæ, rufescentes.
Elateres 180 y, monospiri. Andrecia magna elongata, valde convexa,
ostiolis brevibus.
Hab. Australia Lindos Valley (F. von Müller).
93. Fimbriaria australis Taylor. J. of B. 1844, p. 573.
Monoica, major, fusco-viridis, postice marginibusque purpurea. Frons
ad 3 cm. longa, 5 mm. lata, interdum furcata, pro more ex apice innovala,
crassa, antice plana, marginibus validis integerrimis; costa convexa, bene
producta, triplo angustior quam stratum anticum, sensim in alas
attenuata; sératum anticum costæ æquialtum. Sfomata magna, hyalina,
valde convexa, poro amplo 6 cellulis bi-vel triseriatis circumdato, cellulæ
epidermidis trigonis magnis incrassalæ; squamæ posticæ magnæ, vix
imbricatæ, semilunatæ, purpureæ, appendiculo maximo ovato obtuso,
hyalino, basi valde constricto integerrimo. Carpocephala in fronde vel
in parvis ramulis posticis terminalia, pedunculo ad 15 mm. longo, inferne
purpureo, basi nudo apice sparsim longeque barbato, paleis lanceolatis
vel subfiliformibus. Capitula late conica, vertice obtusa, fere ad medium
quadriloba, lobis oblique patulis, cono centrali fere æquilongis, involuera
itaque late tubulata, ore bilabiatim incisa, labiis rotundatis, integerrimis.
Perianthia longe exserta, involucro 3 plo longiora, oblique patula, oblongo
ovata, apice breviler tubulosa, hyalina.
Calyptra tenerrima. Capsula viridis, tenuis, operculo bistrato, cellulis
trigone incrassalis. Spore flavo-virescentes, humiliter reticulatim cris-
tatæ 51 u. Elateres pallidi, mono-vel bispiri, ad 200 y. Audrecia semper
in ramulo postico, ostiolis brevibus purpureis.
Hab. Nova Zelandia, Thames (Kirk, Colenso).
130
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 205
54. Fimbriaria conocephala St. n. sp.
Dioica, major, viridis vel purpurascens. Frons ad 2 cm. longa, furcata
vel ex apice innovata, oblongo-cuneata, parum concava; costa angustis-
sima, postice abrupte producta, leniter convexa, alæ tenerrimæ, plicalo-
crispalæ. Stratum anticum humillimum, cavernis angustis; stomata magna
6 cellulis sexserialis formata, valde convexa. Cellulæ epidermidis haud
incrassatæ; squamæ posticæ magnæ, roseæ, appendiculo late ligulato,
hyalino, obtuso, valde variabili, longo vel perbrevi, angusto vel latiore,
parum vel haud constricto. Pedunculus ad 25 mm. longus, subteres.
parum costatus, nudus, apice barbatus, paleis comatis validis, brevibus
et occultis, breviter lanceolatis acutis. Carpocephala magna, centro conico
umbonato, hemisphærico-subconico, profunde quadriloba, lobis subconicis.
plano-concavis, decurvulis, cum involucro æquilongo breviter campanu-
latis. Perianthia ovato-oblonga, hyalina, longe exserta, ore breviter tubu-
loso; capsula tenera, flavo-rufescens, operculum haud vidi. Sporæ 108 1.
late reticulatim-alatæ, alis integerrimis. Elateres 170 y, bispiri, spiris
angustis. Andrecia in soros parvos aggregata.
Hab. Australia Geographe Bay (Berthoud), Marrego River (Bäuerlen),
Grampians (Sullivan). Rockhampton (Ferd. v. Müller), Tasmania (Fitz-
gerald).
5, Fimbriaria Whiteleggeana St. Hedwigia 1889, p. 8.
Monoica, minor, valida, viridis, sepe omnino purpurea. Frons ad
10 mm. longa, 2 mm. lata, ex apice innovala, antice ample canaliculata,
medio postico valde convexa; costa fronde triplo angustior, strato antico
æquialla, cavernæ angustæ, filis liberis subnullis. Stomata magna, 6 cel-
lulis 4-5 seriatis formata. Cellulæ epidermidis haud incrassatæ. Squamax
poslicæ purpureæ, hyaline-marginatæ, appendiculo ovato, hyalino tener-
rimo, basi plus minus constricto. Pedunculus ad 2 cm. longus fusco-pur-
pureus, apice barbatus, paleis brevibus lanceolatis, hyalinis. Centrum
carpocephali optime late conico-umbonatum, lobis umbellatim patulis,
centro æquilongis, cum involucro æquilongo longius campanulatis, ad
*/: solutis. Perianthia hyalina, ovata, ad medium exserta, pendula. Capsula
Nlavescens. Sporæ flavidæ magnæ, 126 y, alis latis, integerrimis. Elateres
216 y mono-vel bispiri, spiris laxe tortis, angustis. Andrecia parva, in
dorso frondis femineæ, a pedunculi basi remota, ostiolis magnis pur-
pureis.
Hab. Australia New South Wales (Whitelegge) (Sullivan). Queensland
(Bailey), Peel River (Musson), Wimmera (Eckert), Stewart River (Johnson).
131
206 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
56. Fimbriaria caucasica Si. n. sp.
Monoica, mediocris, margine posliceque purpurea. Frons ad 2 cm.
longa, 3 mm. lata, furcata vel ex apice innovata, anguste ligulata, parum
canaliculata, rami © solum îlatiores. Stratum anticum humillimum,
cavernis parvis filisque brevissimis. Costa abrupte producta (alis ab initio
tenerrimis) in sectione quasi pendula. Siomata magna, 6 cellulis quadri-
seriatis formata, alte conica. Epidermis haud incrassata. Squamæ magnæ
purpureæ, imbricatæ, appendieulo magno lanceolato acuminato. Pedun-
culus 15 mm. longus, purpureus, breviler barbatus, paleis anguste lanceo-
latis, hyalinis. Carpocephala alte conica, ad medium quadriloba, lobis
umbellatim divergentibus. /nvolucra campanulata ore truncalo integer-
rimo. Perianthia oblongo-ovala, hyalina, ore breviter tubuloso. Capsula
hyalina valida, basi pluristrata; operculum parvum bistratum. Blateres
220 y, sporæ 196 1, late alato-crislate, stramineæ, alis integerrimis.
Andræcia pedunculo approximata.
Hab. Caucasus (Moyston).
57. Fimbriaria tasmanica St. n. sp.
Monoica, viridis, subtus fusco-purpurea, valida. Frons ad 15 mm. longa,
5 mm. lata, ex apice innovata, antice valde concava, marginibus ereclis.
Costa fronde quadruplo angustior, postice plano-convexa, alis crassis,
acutis. Stratum anticum (in medio frondis) costæ æquialtum cavernis
angustis, dense lamellatum, sfomata magna, parum convexa, 6 cellulis
triseriatis formata; cellulæ epidermidis teneræ. Squamæ posticæ purpu-
reæ oblique ovatæ, in appendiculum lanceolatum, apice subulatum atte-
nuatæ. Pedunculus brevis, ad 7 mm. longus, crassus purpureus, apice bre-
viter barbatus, paleis anguste lanceolatis hyalinis occultis. Carpocephala
pro planta magna, late conica, papulis humilibus, lobi profunde soluti
capituli centro æquilongi eoque contigui (haud divergente-patuli) cum
involucro longius campanulati, perianthia itaque ad medium immersa,
ovata, purpurascentia. Capsula haud matura. Andrecia in ramulis parvis
posticis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
58. Fimbriaria subplana St. Hedwigia 1894, p. 8.
Monoica, viridis, major, valida, postice purpurea. Frons ad 30 mm.
longa, 6 mm. lata, antice subplana, postice plano-convexa; costa lata haud
producta, fronde duplo solum angustior; stratum anticum cost æqui-
altum, cavernis angustis sub poro filiferis. Stomata alte convexa, 6 cel-
132
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 207
lulis quadriserialis formata; epidermidis cellulæ teneræ. Squamæ posticæ
magnæ sanguineæ longe appendiculatæ, appendiculis geminatis approxi-
matis, fere contiguis, late lanceolatis breviter acuminatis, acutis. Pedun-
eulus ad 10 mm. longus maxime irregulariter coslatus, apice breviter
barbatus, paleis hyalinis; carpocephala parva, conico-rolundala, lobis bre-
vibus decurvis. Perianthia oblonga, longe exserla. Reliqua desunt.
Andrecia in ramo magno postico disciformia, ostiolis confertis pur-
pureis.
Hab. Australia occid. (Arco Eillinna Well) leg. Helms, Elder Explor.
Exped.).
59. Fimbriaria tenella (L.) Nees. Hep. Eur. IV, p. 274.
Syn. : Marchantia tenella L. Sp. PI., p. 1137.
Fimbriaria mollis Taylor J. of Bot. V, p. 411 (1846).
Monoica, parva, viridis, subtus haud colorata. Frons ad 20 mm. longa,
3 mm. lata, furcata vel (raro) ex apice innovata, crassa, anlice plana vel
in partibus junioribus subcanaliculata, postice convexa, marginibus inte-
gerrimis obtusis; costa parva, fronde triplo angustior, crassa, in alas
validas attenwala, bene sed haud abrupte producta, medio infimo solum
radicellifera; stratum anticum coste æquiallum, cavernis angustis; fila
libera fere nulla. Stomata humillima, poro majusculo 6 cellulis biseriatis
eircumdato. Cellule epidermidis trigonis magnis incrassal®. Squamcæ
magnæ purpureæ, contiguæ, appendiculo magno oblique triangulari, acu-
minato. acuto, hyalino. Carpocephala parva, breviter pedunculata, pedun-
culo ad 3 mm. longo, inferne purpureo, humiliter costato, apice breviter
barbato, paleis lanceolatis purpureis inclusis, ceterum subtereli. Capitula
conico-hemisphærica, ad '/s quadriloba, lobis oblique declivibus, crassis,
margine altenualis laxeque cavernosis, margine angulatim repandis;
involuera magna, inciso biloba tenera. Perianthia oblongo ovata, semi-
exserla, hyalina. Capsula tenerrima subhyalina, cellulis magnis formata.
Operculum haud vidi. Spore 70 y. grosse lobato-cristatæ fulvæ, asperæ.
Slateres 200 y, flavescentes, spiris angustis, laxe lorlis. Andræcia in
soros aggregala vel longe biseriata, pedunculo plus minus approximata,
ostiolis longis hyalinis vel coloratis.
Hab. America septentr. haud rara.
60, Fimbriaria Mandoni St. n. sp.
Monoica, major, robusta. Frons ex apice innovata, ramis posticis flora-
libus numerosis, ad 3 cm, longa, 5 mm. lata, antice leniter concava
133
208 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
crassa, alis parum attenuatis. Costa fronde quadruplo angustior, parum
producta, plano-convexa, strato antico æquialta. Cavernæ sub poro solum
ampliores, reliquæ angusiæ et angustissimæ; fila libera subnulla.
Siomata alte convexa, 6 cellulis 4-5. seriatis formata. Squamæ pos-
ticæ magnæ, imbricatæ, appendiculis geminatis contiguis, magnis e basi
lanceolata superne valde attenuatis ipso apice filiformibus, inferne mar-
gine repando-angulatis. Pedunculus ad 13 mm. longus, subteres, humi-
liter acuteque costatus, apice longissime barbatus, paleis linearibus ubi-
que 2 cell. latis, hyalinis. Carpocephala e centro parvo et late conico pro-
funde quadriloba, Zobis umbellatim expansis, diametro centri fere duplo
longioribus, venosis, margine crenalis, plano-convexis; involucra tenera.
humilia. Perianthia ovata, semiexserla; capsula hyalina, operculo magno
maxime incrassato. Sporæ luridæ 90 y, late lobatim alatæ. Elateres 230 y,
bispiri, spiris angustis. Andræcia in ramis pusillis posticis.
Hab. Bolivia, Sorata (Mandon).
61. Fimbriaria macropoda Spruce, Edinb. Bot. Soc. XV, p. 564.
Monoica, magna, tenuis sed valida et dura, viridis postice purpurea.
Frons ad 4 cm. longa, 5 mm. lata, furcata vel ex apice innovata, ramis
femineis terminalibus vel in ramulis parvis posticis, ramis masculis
semper posticis, antice plana, postice plano-convexa, costa fronde quin-
tuplo angustior, parum prominens. Stratum anticum (in medio frondis)
costæ æquialtum, anguste cavernosum, filis liberis subnullis. Sfomata
alte convexa, 6 cellulis quadriseriatis formata; epidermidis cellulæ valde
æqualiterque incrassat® (unde frondis conditio valida et dura). Squamæ
posticæ magnæ, imbricatæ, late lunal®, geminatim appendiculatæ, appen-
diculis approximatis, porrectis, parallelis, lanceolatis, margine angulatis,
cellulis maxime irregularibus plus minus tortis. Pedunculus ad 3 cm.
longus, varie alteque costatus, pro planta tenuis, apice longe barbatus,
paleis linearibus purpureis. Carpocephala 6-7 mm. lata, centro parvo late
conico, lobis magnis centro multo longioribus, liberis 1. e. haud connatis.
horizontaliter patulis, apice decurvis, papulosis, involucro magno, parum
breviore. Perianthia brevia, late ovata, purpurea, pendula. Sporæ 63 y.
late lobatim cristatæ, flavescentes. Elateres 360 y, filiformes, bispiri,
spiris laxe torlis. Andrecia minuta in ramis posticis.
Hab. Andes quitenses (Spruce, Lindig, Wallis, Jameson).
Die Originalpflanze habe ich nicht gesehen, halte meine Pflanzen aber
für identisch mit den von Spruce gesammelten.
134
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 209
62. Fimbriaria Lindenbergiana Corda in Nees, Hep. Eur.
1838, IV, p. 283.
Monoica, maxima, robusta, pallide-virens, vel purpurascens. Frons ad
5 em. longa, 2 cm. lala, plana, ex apice innovata, rarius e latere costæ
ramosa. Costa fronde 3 plo angustior oplime obconica maximeque pro-
ducta, alis tenuibus. Stratum anticum humile, cavernis angustis, filis
brevibus. Stomata parva, parum convexa, 6 cellulis triseriatis, valde
æqualiterque incrassalis formata. Cellulæ epidermidis teneræ, haud incras-
sale. Squamæ posticæ purpureæ, magnæ, oblique lunatæ, appendiculo
brevi, anguste lanceolato, acuto, basique valde constricto. Pedunculus
ad 25 mm. longus, in sectione ovatus, ubique paleaceus, barba apicalis
densa, longa, paleis linearibus purpureis. Carpocephala magna, centro
obconico-rotundata, lobis ad ‘/2 solulis, centro capituli æquilongis, oblique
patentibus. papulosis. Involuera brevissima, ad limbum brevem reducta.
Perianthia ad medium exserta, ovata, sepe purpurascentia. Capsula haud
matura.
Hab. Europa, Alpes Bavariæ (Sendtner, Sauter) et Helvetiæ (Mühlen-
beck, Bonjean).
63. Fimbriaria setisquama St. Hedwigia 1889, p. 8.
Monoica, minor, viridis, margine posticeque purpurea. Frons 10 mm.
longa, 3 mm. lala, oblonga, ex apice innovata, antice leniter concava, costa
fronde quintuplo angustior, postice haud producta, alis crassis acutis. Sira-
tum anticum (in medio frondis) costæ duplo altius, cavernis angustis, fila
libera sub poro numerosa, bi-tricellularia, opuntiaca. Stomata magna.
parum convexa. 6 cellulis 3-4 seriatis formata. Cellulæ epidermidis teneræ,
trigonis magnis inerassate. Squamz posticæ longe trigonæ, parvicellulatæ,
apice selam 6 cellulas longam gerentes. Pedunculus brevis, 7 mm. longus,
tenuis, subteres, basi purpureus, apice subnudus. Carpocephala parva,
conico-oblusa, lobis centro longioribus, oblique patulis, cum involuero
æquilongo campanulalis, profunde solutis. Perianthia ad ?/s exserta, ovala,
oblique patula. Capsula haud malura. Andræcia in ramulis parvis posticis,
longe stipitatis, minuta, ostiolis purpureis.
Hab. Australia Hume River (Miss Camphell), Barossa Range (Ferd. von
Müller).
64. Fimbriaria Preussii (Schffn.) St. in Engler, Bot. Jahrb.
1895, p. 303.
Dioica, minor, valida, viridis, in ætale flavo-virens, poslice margineque
135
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
purpurea. Frons ad 2 cm. longa, 4 mm. lala, linearis, ex apice innovala,
ramis femineis parvis posticis, anlice subplana. Costa fronde triplo angus-
tior, late convexa, distincte (haud abrupte) producta, ale crassæ, acutæ.
Stratum anticum cost æquiallum, maxime lamelliferum, cavernis
angustis, filis liberis nullis. Siomata parva, parum convexa, 6 cellulis
biseriatis angustis formala; epidermis æqualiter maximeque incrassala,
trigonis nullis. Squamæ contiguæ, purpureæ, oblique lunatæ, apice in
setam longam hyalinam attenuatæ. Pedunculus ad 3 cm. longus, pur-
pureus, superne longe paleaceus, apice barbatus, paleis purpureis, line-
aribus, rectangulatus vel subleres. Carpocephala late conica, obtusa,
grosse papulosa, lobis oblique patulis, papulosis, centro capituli subæqui-
longis, cum involucro æquilongo breviter campanulatis. Perianthia
hyalina, ovata, obtusa, ad ?/: exserta, pendula; capsula dilute brunnea.
valida. Operculum? Sporæ luridæ, 108 w anguste alatæ. Elateres breves,
144 y, flavescentes, bispiri, spiris angustis, laxe tortis. Andrecia magna,
pulvinata, ostiolis magnis hyalinis, in planta propria ex apice repetito
innovata, innovationibus brevibus masculis.
Hab. Kamerun (Preuss’), Angola (Welwilsch).
65. Fimbriaria chilensis Mont. Ann. sc. nat. 1858, IX, p. 4.
Monoica, minor, viridis, postice hyalina, crassa. Frons ad 10 mm.
longa, 2 mm. lata, furcalim ramosa vel ex apice innovala, anlice plana,
postice subconvexa; costa fere plana, duplo tantum fronde angustior,
sensim in alas attenuatas excurrens. Stratum anticum costæ æquialtum,
laxe cavernosum, fila libera nulla. Siomaia parva, parum convexa, poro
magno 6 cellulis triseriatis angustis eircumdato. Epidermis tenera. Squa-
mæ parvæ appendiculo longo lanceolato, longe acuminato, interdum spina
magna basali armato. Pedunculus brevis, ad 10 mm. longus, tenuis vel
brevior et magis crassus, teres, humiliter paucicostatus, apice paucis
paleis longe filiformibus, hyalinis barbatus. Carpocephala breviter conica,
vertice obtusa. lobis umbellatim patulis, teneris, venosis, vix ad medium
solulis, apice decurvis, cum involucro breviter campanulatis, ore angus-
tato. Perianthia brevissima, lobos parum superantia, late ovata, capsulæ
pressura inflata, apice mucronala. Capsula hyalina; sporæ 84 y. alis latis,
asperis, flavescentes. Elateres 210 », hyalini, spiris duplicatis filiformibus.
Andræcia pedunculo approximata, ostiolis hyalinis, brevibus.
Hab. Chile (Gay. Dusen.)
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Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 211
d. Gapitula alte umbonata.
66. Fimbriaria alpina St. n. sp.
Monoica, fusco-viridis. margine posliceque atro-purpurea, minor. Frons
ad 13 mm. longa, 3 mm. lata, furcala vel ex apice innovata, ramis femi-
neis semper posticis, antice late canaliculala, crassa sub alis brevis-
simis constricta, duplo solum latior quam alta, ventre maxime ineras- -
sata, costa lala, strato antico æquialla, postice plano-convexa, late-
ribus valde rotundatis, ampliatis. Cavernæ angustissimæ. Siomala
ilaque creberrima, alte convexa, parva 5 cellulis prærupte biserialis
formala; epidermidis cellulæ teneræ. Squamæ posticæ imbricalæ pur-
pureæ, appendiculo longo, stricto, anguste lanceolato. Pedunculus ad
2 em. longus, compressus. Car pocephali centrum parvum, alteumbonatum,
vertice vix angustatum lateque rotundalum, lobis pendulis centro capituli
subbrevioribus, per totam longitudinem connatis, inflatis, cum involucro
æquilongo tubulosis, ore angustato. Perianthia parva subeylindrica, 3 plo
longiora quam lata, apice obtusa. Capsula lenerrima, flavescens. Sporæ
90 y, reticulatim lamellatæ, alveolis parvis angulisque longius papillatis
(ut in Ricciis). Elateres 180 y, flavescentes, bispiri. Andræcia ad basin
peduneuli parva, longe ostiolata, purpurea.
Hab. Bolivia (Mandon).
67. Fimbriaria fragrans (Schleich.) Nees. in Hor. phys. Berol.,
p. #5.
Syn. : Marchantia fragrans Schleich. Exsice. IN, n° 64.
Marchantia umbonata Wallr. Linnea. XIV. p. 6.
Monoica, parva, viridis, margine interdum purpurea, Frons ad' 2 em.
longa, 3 mm. lala, furcala vel ex apice innovala, saepe simplex; antice alis
erectis profunde canaliculala, costa in sectione alte obconica; stratum
anlicum sal altum, quam costa tamen 3 plo humilius, cavernis anguslis,
sub poro longe et confertim filiferis. Stomata alte convexa, 6 cellulis quin-
queseriatis conflata, Gellule epidermidis tenerw, trigonis magnis incras-
sale. Squamze poslice magnæ purpureæ, marginem superantes, hyaline
limbate, celluis prominulis irregulariter crenatæ, appendieulo longo
hyalıno lanceolato apice cuspidato, Pedunculus ad 6 mm. longus, sub-
leres,apice subnudus, basi paleis hyalinis filiformibus dense longeque villo-
137
919 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Fimbriaria.
sus. Carpocephali centrum alte umbonatum subcylindricum, rarius conico-
angustatum, vertice semper rotundatum minute papulosum, lobis centro
longioribus oblique pendulis, profunde solutis, papulosis, cum involucro
æquilongo tubulosis. Perianthia oblongo-ovala, duplo longiora quam lata.
hyalina; capsula tenerrima, dilute virescens, obovata. Sporæ flavescentes
90 y, alis latis integerrimis asperis. Elateres breves 144 y, ubique æqui-
lati, stricti, flavescentes, bispiri, spiris validissimis. Andræcia in frondis
medio antico, antheridiis paucis approximatis; ostiola brevia purpurea.
Hab. Italia, Appeninæ Mtes; Helvetia, Martigny (Bernet); Græcia.
Achaia (von Heldreich); Germania, Nordhausen (Wallroth, Vocke).
(Mexico, Idaho, Alaska teste Underw.).
Die nordamerikanischen Pflanzen habe ich nicht gesehen.
68. Fimbriaria nudata Howe, Erythea I, p. 112.
Monoica, minor, fusco-viridis, margine posticeque atro-purpurea; frons
ad 10 mm. longa, simplex vel e latere costæ innovata, valde carnosa,
antice ob margines adscendentes canaliculata. Costa maxime et abrupte
producta, parum latior quam alta, fronde triplo angustior, medio postico
subcarinatim angustata, lateribus curvatim adscendentibus, abrupte in
alas excurrens; ale validæ, margine acutæ. Stratum solidum humile ad
infimam partem costæ reductum; siratum anticum dein maxime evo-
lutum, cavernis confertis, angustissimis, poris itaque valde numerosis.
Stomata parva, parum convexa, poro amplo, cellulis prærupte biseriatis
circumdato, parietibus radialibus (ut in Clevea) attenuatim incrassatis :
cellulæ epidermidis haud incrassatæ. Squamæ posticæ magnæ, marginem
frondis superantes, atropurpureæ, imbricatæ, margine varie profundeque
laceratæ, sæpe geminatim appendiculatæ, appendiculis irregulariter lace-
ratis. Carpocephala breviter pedunculata, pedunculo stramineo basi api-
ceque nudo; capitula alte angusteque conica, quadriloba, lobis valde decli-
vibus, parum inflatis usque ad marginem fere connats; involucra tamen
intus longe libera, ad basin coni inserta, late tubulosa et apicem pedun-
culi longe quasi vaginatim obvelantia. Perianthia oblonga triplo longiora
quam lata, ad medium exserta, ore breviter tubuloso. Capsulæ cellulæ
superiores trabeculatim incrassatæ, cell. basales teneræ. Sporæ 51 y
fusco-brunneæ, humiliter repando-cristatæ. Elateres breves 120 y, mono-
vel bispiri, flavescentes. Andrecia basi pedunculi approximata, ostiolis
longis hyalinis.
Hab. California (Howe, Hansen, Jepson Mc. Clatchie).
Diese Pflanze zeigt durch die enorme Entwicklung des assimilirenden
138
LA
Fimbriaria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 213
Gewebes in der Höhe, grade wie bei Riccia, die Anpassung an ein
trocknes Clima, welches die Entwicklung einer dünnen Frons in die
Breite verbietet.
69. Fimbriaria Palmeri Austin. Torr. Bot. CI. VI, p. 47.
Monoica, viridis, postice margineque purpurea, major, robusta, capilula
maxima. Frons ad 15 mm. longa, 5 mm. lata, antice subplana vel parum
concava, crassa, 3 plo solum latior quam alta. Costa postice plano con-
vexa, lateribus oblique adscendentibus; alæ breves, crassæ, late atte-
nuatæ, postice concav&, anlice planæ. Stratum anticum cost® æquiallum,
cavernæ angustæ, regulariter prismaticæ, lamellis accessoriis et filis
liberis omnino nullis. Stomata numerosa, parva, 5-6 cellulis conico-con-
niventibus formata. Epidermis tenera; squamæ magnæ, subdentalæ, pur-
pureæ, appendiculis (interdum geminatis) lanceolatis, margine apiceque
varie longeque fimbriatis. Pedunculus ad 3 em. longus, nudus, crassus,
subrufus, in sectione profunde trilobatus, lobus ventralis profunde bila-
biatus canalem amplum includens. Carpocephala magna, centro optime
alteque conico-umbonato, vertice rotundato, radis (4-6) distinctis usque
ad apicem loborum decurrentibus, lobi itaque haud liberi, antice parum
inflati, haud divergente patuli sed penduli, attenuati cum involuero tener-
rimo æquilongo breviter tubulosi. Perianthia oblongo-ovata, ad medium
exserla, parva, hyalina. Capsula dilute brunnea. Sporæ ad 90 y in facie
convexa vermiculariter lamellatæ, lamellis humilibus, inciso-lobatis,
liberis (haud confluentibus) ceterum fusco brunneæ. Elateres 180 y,
dilute brunnei, crassi (1% y) spiris duplicatis laxe tortis, filiformibus,
strieti ubique fere æquilati. Andræcia parva, pedunculo approximala.
Hab. California (Palmer).
Unbekannt geblieben sind mir :
Fimbriaria gracilis. Colenso in Trans, N. Zeal. Institute 1884, XVI,
p. 359 und
Fimbriaria pallide virens Colenso. 1. c., p. 360.
Diese Pflanzen hat der Autor nicht an das Museum in Kew geschickt
und bei der völligen Unzuverlässigkeit dieses verdienten Sammlers,
dessen meiste und zahlreiche Species novæ einzuziehen gewesen sind,
unterlasse ich eine Copie seiner Beschreibungen, die ganz unzureichend
sind, hierherzuselzen.
Zu kassiren sind ferner :
Fimbriaria saccata (Wahlbg.) Nees, welche schon Lindberg zu Gri-
maldıa pilosa (Horn.) Lindb. stellte und
139
214 BULLETIN DE L’HEPBIER BOISSIER. Conocephalum.
Fimbriaria Kiserii (Asterella) Kaalaas, welche der Autor neuerdings
selbst als eine etiolirte sterile Form von Conocephalum conicum erkannt
hat.
CONOCEPHALUM Necker.
Elem. bot. III, p. 344.
Syn. : Fegatella Raddi Opuse. sc. IH, p. 356.
Plantæ frondosæ, majores vel maxim&, terrestres vel paludicolæ, in
latas plagas expansæ arcieque repentes, normaliter fusco-olivaceæ. Frons
repetilo furcata vel monopodialiter ramosa (alternatim pinnata) ex apice
innovala, tenax et valida, antice subplana; costa lata, medio postico
abrupte producta, cellulis brunneis valde æqualiterque incrassatis for-
mata; siratum anticum humillimum, cavernæ amplæ, fila conferta sim-
plicia gerentes; fila hypopora unicellularia, anguste cylindrica, acuminala,
reliqua 2-3 cellulis superpositis inflato-obconicis ædificata (cellulæ opun-
tiacæ Lindbergii).
Stomata simplicia, maxima, alle inflato-conica, poro amplo 6-cellulis.
8 serialis circumdato. Squamæ posticæ pro planta parvæ, pallide-violaceæ
vel purpureæ. teneræ, appendiculo constricto subrotundo, laxe reticulato.
integerrimo, normaliter sub fronde occullæ. {nflorescentia dioica. An-
dræcia disciformia, in apice ramuli abbreviati sessilia, nuda, Strato antico
recedente vaginalim circumvallala. Carpocephala longe pedunculata:
pedunculus e fundo nudo apicali frondis orlus, strato antico recedente in
valvas coriaceas mulalo circumvallatus, debilis, sublævis teres vel com-
pressus, canali profundo (interdum nullo) percursus, labiis obtusis conni-
ventibus, apice nudus vel paucis paleis brevibus barbatus. Capitula
mitræformia, symmetrica, vertice conico-obtusa, inferne campanulata,
normaliter 8 radiata; involucra interradialia, e margine radiorum orta,
tempore maturi.alis inflata, monogyna, superne cavernis magnis inflatis
formata, fila chlorophyllifera tamen nulla; stomata capiluli complicata
(interne cellularum eirculo aucta).
Capsula longius pedicellata, parvo bulbo inserta, fusco- brunnea, cla-
vato-pyriformis pendula, maturitate apice longitudinaliter fissa, laciniis
revolulis, pariele annulatim incrassato. Calyptra valida, basi cellulis
4-5 siratis formala; sporæ magnæ. asperæ, pluricellulares. Elateres breves,
fusiformes, quadrispiri.
140
+, saine eu TE À 2 A L'EST d ANT “ X Fr 2 La VA ua
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pre
Conocephalum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 215
1. Conocephalum conicum (L.) Necker. I. c.
Syn. : Marchantia conica L. Spec. Pl. II, p. 1604.
Fegatella conica Raddı. 1. c.
Fusco viridis, postice fusco-violacea; frons ad 18 cm. longa, 25 mm.
lata, omnium hepaticarum maxima, parum canaliculata, alis plano-con-
vexis longe attenuatis, apice biloba, furcata ‘vel ex apice (interdum
geminalim) innovata, antris inflatis anlice reticulatim rugulosa, stomatis
magnis pallidis obsita. Cellulæ epidermidis haud incrassatæ. Squama
posticæ oblique lunatæ, longissime in costam decurrentes, margine
interdum repando-angulatæ, appendiculo parvo. Carpocephala longe vel
longissime pedunculata: pedunculus ad 12 cm. longus, inferne parum
coloratus, superne hyalinus, vagina basalis magna, fusca, labiis attenuatis
coriaceis plus minus erecto-incurvis. Capitula pro planta parva. 5 mm.
longa, vertice optime obconica, fusco brunnea, inferne pallidiora, tempore
maturilalis longitudinaliter sulcata. Spore 85 y. Elateres 170 y (plus
minus longiores) fusiformes vel filiformes, valde irregulares. AndrϾcia
sæpe in innovalione parva, ob furcas haud solutas subrotunda, disco
ovato valido, fusco, 7 mm. longo, ostiolis brevibus, strato antico frondis
arcle circumvallata.
Hab. Europa, America et Asia septentrionalis ubique, præcipue in
montosis communis. Italia, Hispania (Moller), Coimbra (Henriques).
Algeria (Trabut), Madeira (Fritze), Azores (Krause), Batum (Levier).
Kaschmir (Duthie), Japonia (Faurie). Florida (Rau), Alaska (Krause).
Sibiria (Arnell).
2. Conocephalum supradecompositum (Lindb.) St. Bull.
Herb. Boiss. V, p. 82.
Syn. : Sandea supradecomposita Lindb. Acta soc. F. Fl. fenn. II, n° 5.
Minor, gracilis valde ramosa, fusca vel dilute viridis, normaiiter repetito
furcala in flabellam expansa, sepe ramis elongatis pinnatis; frons ad
3 cm. longa, 3 mm. lata, linearis. integerrima vel marginibus subdentatis
crispatulis. Costa abrupte producta, sæpe fusco-brunnea, hieme magnuni
tuber ex apice proferens; tubera sessilia, in adspectu elliptica. utroque
latere apiculata ibidemque squamis appressis oblecla, antice plana, postice
alle convexa, magis lala quam longa; ale frondis attenuatæ, interdum
tenuissimæ, papyraceæ, Cavernæ magnæ, bumillimæ, stomata magna.
multo minus convexa quam in C. conico. Cellulæ epidermidis valde &qua-
Jiterque inerassate. Squamæ posticæ oblique ligulatæ, appendiculo æqui-
lato, subrotundo, dilute purpureo, cellulis mullo minoribus quam in
141
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Lunularia.
C. conico. Carpocephala ad 4 mm. longa, vertice rotundata et vix angustala,
campanulata, pedunculo ad 2 cm. longo, apice nudo; vagina basalis pro
planta spectabilis, brunnea, dura, semiglobosa ore angustato rotundo.
Capitula ns C. conici simillima, calyptra basi pluristrala; sporæ tamen
multo minores 68 y, pallide rufæ, elateres 170 y. Andrecia in fronde
terminalia utroque latere pinnula innovata, parva, purpurea, strato antico
frondis humiliter cincta.
Propagula in ramis terminalia (1-6) facillime decidua, parva, haud sti-
pitala, horizontalia, plana, breviter et lalissime spathulata, rotundato-
obtusissima, integerrima, basi unam alteramve squamam poslicam minu-
tam gerentia, haud radiceilifera (Lindberg).
Hab. Japonia (communis in regione subtropica) (Faurie, Makino, Sava-
tier, Miyabe, Inouë, Tokubuchi); China, Prov. Schensi (Giraldi).
Die Pflanze ist je nach dem Standort sehr variabel, auf sandigem nassem
Boden dünn und stark etioliert; das Laub ist dann fahlgelb, das dunkle
Gewebe der Rippe ist hyalin, die Verzweigung bleibt (wohl aus Nahrungs-
mangel) trotz der Etiolirung zurück und man findet am Ende der Haupt-
äste eine verbreiterte Laubscheibe mit zahlreichen gedrängt stehenden
Vegetationspunkten, deren jeder mit weit hervorragenden purpur-
farbenen Schuppen geschützt ist, die keine Spitzenanhängsel tragen und
spitz auslaufen; die Gemmen tragende Form habe ich nicht gesehen.
Die terminale Knolle dieser Art entspricht dem ruhenden Winterspross
unseres C. conici, der auch 2 Vegetationspunkte hat, woher die befremd-
liche Erscheinung rührt, 2 Innovationen aus der Spitze eines Thallus
entspringen zu sehen.
Meine schon früher publizirte Fegatella japonica ist bisher in Frucht
nicht gefunden worden; es ist eine Riesenpflanze, die ich in Exemplaren
von 22 cm. Länge besitze; ohne die Fructificationsorgane ist aber eine
definitive Entscheidung nicht möglich; ich zweifle, dass sie eine gute Art
ist.
LUNULARIA Michel.
Nov. Gen., p. 4.
Plantæ trondosæ, terrestres, validæ, glauco-virentes, arcte repentes.
Frons ad 2 cm. longa regulariter furcata vel ex apice innovata, ramis
planis, late ligulatis apice breviter bilobis; costa in medio postico parum
142
D'OR, Fe
- Lunularia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 217
producta sensim in alas attenuata. Stratum anticum humillimum, fila
chlorophyllifera, 3 cellulas longa, opuntiaca. Stomata hyalina, simplicia,
valde convexa, poro magno, 6 cellulis quinqueseriatis circumdato; epi-
dermis antica laxe cellulosa, cellularum parietibus validis angulisque
trigone incrassatis. Squamæ posticæ tenerrimæ, hyalinæ vel roseæ, late
lunatæ (quadruplo latiores quam longæ) appendiculo magno parum con-
strielo, rotundato, integerrimo, vel pauci-dentato, cellulis oleiferis
numerosis punctal&.
Carpocephala in ramis abbreviatis terminalia, fronde uno latere incres-
cente quasi lateralia, longe pedunculata, pedunculus e costæ fundo nudo
ortus, ad 3 cm. longus, hyalinus nudus vel paleis capillaceis hirtus, haud
canaliculatus, superficie varie sulcatus, apice paucis paleis capilliformibus
armatus, basi squamis magnis vaginatim erectis hyalinis obtectus;
squamæ pluriseriatæ, externe maximæ, 3 mm. latæ, reniformes, interne
sensim minores, intimæ ligulatæ longissime capillaceo-fimbriatæ.
Capitula 2 parva, juvenilia disciformia, quadrifoveolata, foveola bila-
biata labiis horizontalibus, tri-quadrigyna, adulla % involucra eruciatim
inserla gerentia, strato antico nullo. Perianthium nullum. Involu-
crum e margine foveolæ ortum, cylindricum, tenue sed pluristratum,
ore anguslalo bilabialo. Galyptra magna tenera. Capsula 'ovata, magno
bulbo inserta, longe pedicellata longeque exserla, pedicello crasso, usque
ad basin fere quadrivalvis, valvulæ rufo-brunneæ, angustæ, apice cellulis
parvis bistratis magis incrassatis instructæ, reliquæ cellule magnæ
rectangulares, æqualiter incrassatæ, haud annuliferæ. Elateres 340 1.
laxe bispiri.
Sporæ rufe, minutæ, ad 17 mm., leves. Andræcia disciformia, sessilia,
ut copitula terminalia, fronde uno lalere increscente quasi lateralia
rotundo vel oblonga, e fundo nudo costæ — stralo anlico recedente —
orla, paleis nullis, limbo lato attenuato circumdata, ostiolis mamillatim
produclis. Propagula antica discoidea, e fundo nudo costæ orta, breviter
pedicellata, reniformia, a tergo squama carnosa semilunata nutante
obtecta, mucore inundata.
I. Lunularia cruciata (L.) Dum, Com. bot., p. 116.
Syn. : Marchantia cruciata L. Sp. PI, p. 160%.
Lunularia vulgaris Mich. 1. ©.
Hab, Europa et Africa mediterranea, Madeira, Tenerifa, Abyssinia
(Beccari), Kilimandscharo (Hans Meyer), Chile (Hahn, Dusén), Queens-
land (Bailey). Ausserdem durch Blumenerde überallhin verschleppt.
BULL. HERB. Boiss,, mars 1899 143 15
218 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Exormotheca.
EXORMOTHECA Mitt.
in Godman Hist. Azores, p. 325.
Plantæ thallosæ, parvæ, teneræ vel majores et robusiæ, virides vel fla-
vicantes, in una hyalinæ. Frons simplex vel parum ramosa, linearis vel
ligulata, antice subplana, stratum anticum vel humile stomatis alte
cylindrieis instructum vel altissimum (stomatis confluentibus) ; in
fundo strati lamelliferi adsunt fla chlorophyllifera simplicia, maxime
aggregala. Costa postice valde producta. Squamæ posticæ magnæ, dense
imbricatæ, obtusæ vel acuminatæ, sub apice in facie externa appendiculo
filiformi vel dendroideo instructæ. Inflorescentia monoica et dioica.
Andræcia in medio frondis pulvinata, bene definita, haud tamen disei-
formia neque paleis cincla. Carpocephala pedunculata vel sessilia, e
fundo nudo alveoli apicalis, sepe anle sinum dichotomiæ orla; pedun-
culo sulco profundo percurso, apice nudo. Receptacula globosa, ver-
tice haud stomatifera, strato chlorophyllifero tecta. Archegonia plura
(1-5) seriata. Involucra geminata, opposita; recte palentia cupuliformia
vel conchæformia, ore plus minus late aperta, sublus vaginatim angus-
tata vel aperto-decurrentia. Capsula sphærica irregulariter valvatim rum-
pens, pedunculo perbrevi. bulbo magno inserta; pariete unistralo, annu-
latim incrassato, rufo-brunneo. Operculum cellulis majoribus distinctum,
intus cellulas elateriformes pendulas maximeque incrassatas gerens. Ela-
teres flavescentes, laxe bi- tri-spiri. Spore in facie convexa vel primatice
areolalæ et angustatæ, læves vel minute papulosæ.
1. Exormotheca pustulosa Milt. 1. c.
Monoica vel dioica. Frons viridis, parva, usque ad 12 mm. longa, sim-
plex vel furcata, linearis, canaliculata vel subplana, crassa, marginibus
attenuatis ; costa postice valde producla lateque rotundata, sensim in alas
excurrens; Squamæ posticæ marginem haud excedentes, hyalinæ vel pur-
pureæ, late lunatæ, apice duplo angustiores lateque rotundatæ vel obtuse
breviterque bilobæ, margine obtuse denticulatæ, appendiculo filiformi,
apice geniculatim erecto. Stratum anticum humile; epidermis ob stomata
confertissima nulla. Sfomata conico cylindrica, 3 plo longiora quam lata
contigua, ore parvo elliptico, parvis cellulis cincto; fila chlorophyllifera
brevia dense aggregala, sub antris longiora et in lumen stomatorum pro-
14%
Exormotheca. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 219
tracta. Andræcia pulvinulata, bene definita, haud disciformia, in dorso
frondis, a tergo carpocephali vel in ramulo proprio, interdum in planta
propria, ostiolis purpureis aggregalis. Carpocephala plus minus longe
pedunculata, pedunculo usque ad 20 mm. longo, basi apiceque nudo, sub-
tereti, profunde sulcato. Receptaculum horizontaliter cylindricum, 4 mm.
latum, sublus in vaginam plus minus longam, pedunculum amplectentem
protraclum. Involuera 2. ex utroque receptaculi parte extrema orta, cupu-
liformia, tenera, ore truncato, labiis crispatulis. Capsula longius pedi-
cellata, subexserta. Elateres 2-3 spiri, spiris laxe tortis. Spore 51 u, fla-
vide, læves, laxe areolatæ et prismatice angulatæ.
Hab. Ins®@ Madeira (Johnston, Fritze), Tenerifa (Aurel Krause), Africa
occid. Angola (Welwitsch), Africa orient. Abyssinia. Bogos, ad ripas flum.
Insaba (Beccari).
2. Exormotheca fimbriata (Nees) Solms. Bot. Ztg. 1897.
Syn. : Riccia fimbriata Nees in Mart. Fl. bras. I, p. 301.
Myrriorhynchus fimbriatus Lindb. Soc. F. Fl. fenn. 1884.
Dioica, major, robusta, viridis. Frons usque ad 15 mm. longa, % mm.
lata, simplex vel parum ramosa, ramis late ligulatis, antice subplana,
costa latissima strato antico æquilata, poslice leniter convexa, sensim ad
margines atlenuata. Stratum anticum humillimum, cavernis anguslis. Sto-
mala alte conico-cylindrica, omnino discreta sed conferla, epidermide
interjecta angusta, antice truncala parum convexula, Fila chlorophyllifera
conferta, longa in stomatum cavitatem elongata. Squamæ posticæ magnæ,
dense imbricatæ, utroque latere costæ uniseriatæ, marginem frondis
longe superantes, hyalinæ, ex obliqua basi late ligulatæ, superne acumi-
nalæ, obtusæ vel breviter obtuseque bilobæ, margine parum erosulæ hic
illie crenatæ, sub apice appendiculatæ, appendiculo dendroideo i. e. medio
infero simplici, superne ramosissimo.
Andræcia (teste Solms) in medio antico frondis; antheridia seriata,
osliolis angustis. Reliqua desunt.
Hab. Brasilia. Minas Geraes, Serra de Piedade (Martius).
3. Exormotheca Holstii St. n. sp.
Dioica. Frons parva, hyalina, usque ad 10 mm. longa, simplex vel fur-
cala, linearis, antice plana, crassa. Costa maxima, stralo antico æquilata,
postice valde rotundata, lateribus convexo-adscendentibus. Squamæ pos-
lic» magnæ, cellulis longissimis (51 >< 255 uw) format, uno latere ad
basin grosse lacinulatæ, oblique oblongæ acuminatæ oblusæ, sub apice
145
220 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Exormotheca:
vel apice ipso appendiculatæ, appendiculo a basi multifido, parum ramoso,
filis ramisque squarrose divergentes. Siratum anticum coslæ æquialtum,
in fundo fila aggregata gerens. Stomata densissima altissima, ad ?/3 coa-
lita, tertio supero libera, cylindrica, obtusa, vertice poro rotundato perfo-
rata. Andræcia ignota. Carpocephala in fundo alveoli nudo, stralo antico
recedente et ante dichotomiam frondis. Receptacula sessilia globosa, verlice
haud porosa stratoque chlorophyllifero tecta, subtus obconico-angustata,
utroque latere involucrata ; involucra 2, opposita, capituli vertice convexo-
prominente separata, oblique adscendentia, conchæformia, antice subca-
rinata, subtus apiceque aperta, labiis late hiantibus usque ad basin decur-
rentibus; capsula longius pedicellata, irregulariter quadrivalvala, valvæ
rufo-brunneæ, maxime incrassatæ. Sporæ 136 y, rufe, ubique minute
papulosæ, papulis sæpe rostratis. Elateres ignoti.
Hab. Africa orient. Muse, regio campestris, in locis arenosis humidis
(Holst.).
4. Exormotheca Welwitschii St.
Syn. : Riccia bullosa Link in Ldbg. Syn. Hep. Eur., p. 119 ex parte.
Major, robusta, in sicco flavo-rufescens, valde spongiosa. Frons usque
ad 20 mm. longa, 3 mm. lata, furcata, ramis linearibus, apice tuber clava-
tum maximum ubique rhiziferum horizontaliter proferentibus. Siratum
anticum altissimum, costæ plus triplo altius, cavernis amplis, sub 6 in
diametro frondis, epidermide convexa clausis; stomata itaque haud dis-
erela parva, parielibus haud incrassalis. Stratum chlorophylliferum
humile, filis minus dense aggregatis, 3 cellulas allis. Costa valida, in sec-
tione late trigona i. e. postice carinatim ampliata, medio infimo solum
rhizifera, lateribus nudis sensim adscendentibus sensimque attenuatis.
Squamæ posticæ hyalinæ, parvæ, occultæ, oblique triangulatæ apice cel-
luloso dentatæ, acuminatæ, appendiculo filiformi, 8 cellulas longo, haud
ramoso. Reliqua desunt.
Hab. Portugal, prope Vendas in ripas flum. Tajo in solo argilloso (Wel-
witsch).
Diese ausgezeichnete Art ist die extremste Form hinsichtlich der bei
dieser Gatlung riesenhaft entwickelten Stomata. E. fimbriata hat sie noch
getrennt inserirt und die sie tragende Epidermis ist zwischen ihnen hori-
zontal und deutlich erkennbar, flach über das Assimilationsgewebe hin-
weglaufend; bei E. pustulosa ist die Epidermis nicht höher gestellt, die
Stomata sind aber bereits schlauchartig verlängert und berühren sich
mit ihren Basen; die Epidermis tritt nicht mehr in die Erscheinung:
146
Le ME 7 won TE a Ce ee Zu ae N cn; AT, SAT TR Ce
Cryptomitrinin. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 221
E. Holstii zeigt die Stomata gedrängt, zu langen Schläuchen ausgebildet
und diese sind bis auf das obere Drittel bereits miteinander verbunden;
bei E. Welwitschii endlich hat die Verschmelzung den ganzen Schlauch
ergriffen: sie haben eine gemeinsame ununterbrochene Epidermis, die
Schläuche sind im Querschnitt Geckig. jeder trägt auf schwacher Wöl-
bung einen Porus.
CRYPTOMITRIUM Austin.
in Underwood Bull. Ill. St. Labor. II, p. 36
Plantæ frondosæ, terrestres, tenues et teneræ, minores, virides, arcte
repentes. Frons oblonga, repetito furcata vel monopodialiter ramosa
(ramuli fertiles breves, steriles solum increscentes) raro ex apice innovata
vel e latere costæ. Costa valida, angusta, sub alis evanida, alæ lalissim&
valde attenuatæ margine tenuissimo. Siratum anticum humile, caver-
nosum, cavern® amplæ., vacuæ i.e. filis vel laminulis liberis nullis.
Stomata parum elevata, parva 5-6 cellulis conicis formata, poro minimo.
Cellulæ epidermidis haud incrassatæ. Squamæ posticæ biseriatæ, parvæ,
remolæ, purpureæ vel violaceæ, late ovalæ, varie lobatæ, lobis ultimis
appendieulo filiformi (8 cellulis superpositis formato) armatis. Inflores-
cenlia monoica. Andrecia pedunculo continua, linearia ; ostiola hya-
lina anguste conica, nuda, triseriata. Carpocephala plus minus longe
peduneulata; pedunculus ex apice costæ — strato hypoporo recedente
— ortus, basi apiceque nudus, teres vel compressus, superficie lævi
vel varie profundeque costatus, canali singulo vel duplicato per-
cursus, Capitula disciformia, circularia, antice leniter convexa, maxime
papulosa, centro crassa, ad margines attenuala, integerrima vel bre-
vissime 6 lobata, postice subplana. Involuera normaliter 6, omnino
posliea, radialim inserla, eapituli marginem haud attingentia, inter-
radıalia, radiis in adspectu minus distinctis, in sectione tangentiali
facile observandis, ovalia, parva, inflata, tri-quadrigyna, longitudinaliter
fissa, ore quam involucrum breviore, labiis conniventibus quasi clausa.
Perianthia nulla. Galyptra tenuis, basi bistrata. Capsula sphærica, vix
exserla, bulbo sphærico affixa, pedunceulo subnullo, operculo bistrato,
bene definito. Cellulæ basales 34/51, annuli 25 y, hyalinæ, opereuli
brunnes 17 y, æqualiter incrassatæ, Æ£lateres longi, fusiformes 400 y
147 #
229 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Dumortiera.
flexuosi, interdum ramosi, bi-vel trispiri. Sporæ 50 y. brunneæ, tetraë-
dræ, reliculatim lamellatæ, dilute limbatæ.
Cryptomitrium tenerum (Hook.) Austin I. c.
Syn. : Marchantia tenera Hook. in Kunth. Syn. pl. 1, p. 45.
Duvalia tenera 6. Syn. Hep., p. 554.
Duvalia brevipedunculata Mont. Cent. V, ne 79.
Duvalia Gayi Mont. Ann. sc. nat. 1845, p. 354.
Platycoaspis Lindb. in Sv. Vet. Ak. Handl. XXI, p. 11.
Hab. Mexico (Humbold), California, Chile (Gay. Dusén).
Howe hat zuerst (Erythea IV, p. 50, 1896) darauf aufmerksam ge-
macht, dass die Pflanze nicht monogyne Hüllen hat, wie ich nach einem
reife Kapseln tragenden Fruchtknopf, an dem sterile Pistille nicht
erhalten waren, angenommen hatle: in demselben Aufsatz betont auch
Howe, dass der Peduneuius nur eine Wurzelrinne habe, während ich
zwei gefunden hatte. Neues gutes Material, von Dusén in Chile gesammelt.
zeigte nun dasselbe Verhalten, d. h. auch die chilenische Pflanze enthält
in ein und demselben Rasen Fruchistieie, die bald ein, bald zwei Wurzel-
rinnen haben, ein Vorkommnis, das ich noch bei keiner Marchantiacee
beobachtet habe, für unsere Pflanze aber typisch zu sein scheint: die
Hüllen dieser chilenischen Exemplare trugen je 1-4 junge Capseln.
DUMORTIERA R. Bl. Nees.
Nova Acta Acad. Leop. VII, p. 410.
Plantæ frondosæ, spectabiles, terrestres, rupicolæ vel paludicolæ, per-
virides, repentes, in latas plagas expansæ. Frons furcata vel ex apice
anguslatim innovala, apice breviter- sub innovalionibus profunde biloba,
ienuis antice subplana, margine selosa: costa valde producla; stratum
anticum epidermide evanida ad cellulas parvas globosas chlorophylliferas
reducium, rudimentis parietum cavernarum reticulatum.
Stomata itaque nulla, in frondi juvenili solum videnda, minuta, poro
parvo a 4 cellulas circumdato, sæpe ad rimam irregularem mutato.
Squamæ posticæ valde evanidæ valdeque irregulares, acuminatæ cellulis-
que elongatis liberis laceratæ. Inflorescentia dioica. Carpocephala longe
pedunculata, pedunculus bicanaliculatus, basi nudus, apice paleaceus.
148
Dumortiera. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. an
>
=.)
LG
paleis crassis, sæpe ‘hifidis. Capitula e centro umbonato 8-12 radiata.
radiis apice plus minus furcatis, furcis utroque involucro proximo distri-
butis. Involuera ilaque interradialia, antice duabus radiorum furcis
approximalis percursa, crassa, ovata, usque ad marginem pluristrala, plus
minus setosa, rima verlicali rotundato-bilabiata. Calyptra valida, cellulis
pluristralis crassa. Capsula longe pedicellata, annulatim incrassala quadri-
fissa, basi interna utriculis crassis elateriformibus pendulis aucta. Elateres
longi, valde attenuali. Spore parvæ, papillatæ. Andrecia sessilia, disci-
formia, crassa. margine setosa, paleis posticis byalinis longeque promi-
nentibus villosa, anlice e centro umbilicatim immerso convexa. nuda.
antheridiis numerosis. ostiola ad mammam humilem redueta.
Die Bildung des Carpocephalum erfordert eine weitere Erläuterung,
obgleich sie Leitgeb bereits kurz geschildert hat. Die in der Pflanze
sichtbaren Lappen des Fruchtkopfes entsprechen nicht den Radien
des Fruchtkopfes von Marchantia; sehr deutlich sieht man das an
ganz jungen Köpfen, welche 8 Einkerbungen (ragen, in jeder der-
selben steht eine Gruppe Pistille und zwischen den Gruppen wölbt sich
der junge Radius vor. An Pflanzen, deren Involucra voll entwickelt sind.
gabelt sich der Strahl in der Mitte seiner Gesamtlänge und giebt nach
rechts und links den beiden benachbarten, von ihm getrennten Hüllen.
je 1 Gabelast ab. Da jeder Strahl diese zwei Aeste hat, erhält auch jede
Hülle deren zwei; bei D. trichocephala verlaufen sie als parallele schmale
Wülste bis zur Spitze der Hülle; bei D. hirsuta sind dagegen die beiden
Gabeläste durch Laubsubstanz verbunden, die zwischen ihnen ausge-
spannt ist; es bildet also der vordere verbreiterte Teil des Strahls ein
Dreieck, dessen Hypothenuse nach der Peripherie des Kopfes zu liegt; die
Ecken des Dreiecks sind hier schmal ausgezogen und verlaufen in ähn-
licher Weise, wie oben, parallel genähert auf der dorsalen Seite des
Involuerums. Ein vertikaler Querschnitt durch eine Hülle zeigt daher
auf ihrer dorsalen Seite 2 Wülste oder Kämme, zwischen denen die viel
dünnere Laubsubstanz des Involuerums liegt. Zwischen diesen Aesten
des Strahls liegt also auf der Oberseite der Hülle eine mehr oder weniger
breite Furche, die stets nackt ist; die Aeste aber sind fast immer stark
zweizeilig behaart,
Die Randborsten des Laubes übernehmen an Stelle der äusserst
reduzierten Ventralschuppen den Schutz des Vegetationspunktes und
sind beiderseits zusammenneigend über denselben hinweggebogen.
Später fallen die Borsten ab oder wachsen an feuchten Orten wohl auch
hie und da zu Wurzelhaaren aus.
140
pps a Pe Fe a a ee Ba TR Te RS Te Et on DS OS SON EEE
29% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Dumoriiera.
i. Dumortiera trichocephala (Hook.) Nees Hep. Eur. IV,
p. 499.
Syn. : Marchantia trichocephala Hook. Icon. pl. IT. t. 158.
Frons bene evoluta valida, magis crassa, costa medio postico abrupte
producte, in alas excurrens. Carpocephala spinis validis maxime setosa,
pedunculo ad 5 cm. longo, interdum setoso, præcipue in medio infero.
Capitula valde convexa, centro ruguloso, radiis ad medium fureatis,
furcæ vallatim ampliatæ carnosæ valdeque spinosæ in proximis involucris
angusle decurrentibus; involucra itaque antice duabus furcis crassis
approximalis longeque attenuatis percursa, margine el superficie selis
strielis longis maxime hirla. Capsula longius pedicellata, exserta. Spore
pallide rufe, 25 y. Elateres longissimi ad 600 y, bispiri, maxime atte-
nuall. .
Hab. Tonkin (Balansa), Birma (Stolitzka), Java (Junghuhn, Solms,
Schiffner), Tahiti (Nadeaud), Samoa (Reinecke), Hawaï (Remy).
Diese Pflanze ist bisher allgemein als D. hirsuta ausgegeben worden;
ich selbst habe sie daher früher dafür gehalten, und da mir gute Capi-
tula damals von der amerikanischen Pflanze nicht zu Gebote standen und
deren Identität mit der europäischen D. irrigua mir daher verborgen
blieb, die Ueberzeugung ausgesprochen, dass D. hirsula und D. irriqua
2 verschiedene Arten seien; das Original von D. hirsuta stammt aber
aus Jamaica und im tropischen Amerika und Africa kommt keine andere
vor; sie ist aber auch in Japan, Nepal und auch in Java gefunden worden,
scheint aber viel seltener im Sunda Archipel zu sein, während ich D. tri-
chocephala im ganzen tropischen Asien und Oceanien als gemein be-
zeichnen kann.
2. Dumortiera hirsuta (Sw.) R. Bl. Nees. 1. c.
Syn. : Marchantia hirsuta Swartz. Prodr. Fl. Ind. occ., p. 145
D. irrigua (Wilson) Nees. Hep. Eur. IV, p. 159.
D. nepalensis (Taylor) Nees. Hep. Eur. IV, p. 169.
Frons valde variabilis, bene evoluta minus crassa quam in D. trichoce-
phala; costa poslice valde producta, sensim in alas attenuala. Carpoce-
pkala minus hirta, centro sepe omnino nudo, longe pedunculata; pedun-
culus multo validior quam in D. trichocephala, sæpe maxime crassus,
nudus; capitula sepe maxima, minus convexa, centro umbonato parvo,
ruguloso, radii furcati, apice solum piliferi, triangulariter ampliati, exciso-
truncali, angulis attenualis in utroque involucro proximo decurrentibus.
Involucra itaque antice duabus cristis depressis attenualisque percursa,
150
Dumortiera. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 295
crassa, margine et superficie plus minus hirta. Capsula minus longe pedi-
cellata, tempore maturitatis parum exserta, una tantum evoluta, interdum
2 vel 3. Sporæ pallide rufescentes, 34 y. Elateres breviores, 380 y ad
500 y.
Hab. Guadeloupe (l'Herminier), Bogota (Lindig), Brasilia (Ule, Gla-
ziou 7234, Puiggari, Lindman), Mexico (Liebman), Africa, Reunion (Gau-
dichaud), Usambara (Holst 3247), Kamerun (Dusen 36, Preuss 1080),
St. Thome (Moller), Java (Stahl) (Herb. Univ. Lips.), Japonia (Makino.
Inouë), Nepal (Wallich), Tahiti (Remy, Vesco), Italia (Bottini, Arcangeli)
Hibernia.
3. Dumortiera velutina Schffn. Acad. se. Vindob. LXVIT, p. 156.
Frons ad 15 cm. longa, 12 mm. lata, tenuis, mollis, anlice intense
viridis, cellulis antieis chlorophylliferis dense velutina. Pedunculus carpo-
cephali ad 3 em. longus, nudus, apice paleis lanceolatis hyalinis breviter
denseque barbatus. Capitula hemisphærico-conica, verlice obtusa, nuda
vel sparsim setulosa, regulariter 5-8 lobata, lobis convexis, margine
rotundatim prominulis ibidemque levi sinu discretis, apice breviter
inciso-bilobis, ante apicem canaliculato-depressis. Involucra omnino pos-
lica, haud prominentia. Andracia haud setulosa. Reliqua ut in D. hirsuta.
Hab. Java, Sumatra (Schiffner).
Superficie frondis densissime papillosa et carpocephali forma distin-
guenda (Schiffner).
Die gut erhaltene dorsale Schicht freier kugeliger Zellen lässt auf eine
Schattenform schliessen, da sie bei allen exponirten Pflanzen leicht zu
Grunde gehen; alle Arten dieser Gattung führen diese typischen, der Epi-
dermis entbehrenden Zellen und ein unterscheidendes Merkmal können
sie für unsere Art nicht abgeben. Die Carpocephala aber sind sehr ab-
weichend, da die Radien des Fruchtkopfes mit den lobulis hier voll-
ständig zu einer glatten Gewebefläche verschmolzen sind, die nach den
Rändern zu wellig verbogen ist, Die Pflanze macht den Eindruck einer
forma luxurians.
(A suivre.)
EN
151
Bemerkungen
über einige im Herbarium Müller Arg.
[m
aufbewahrte Species der Gattung
PYXINE (Fr.) Nyl.
von
Gust. O. An. MALME
Als ich mich im August dieses Jahres im Herbier Boissier aufhielt,
benutzte ich die Gelegenheit, mir die in dem Flechtenherbar des ver-
storbenen Prof. Dr J. Müller Argoviensis aufbewahrten Arten der
Gattung Pyxine (Fr.) Nyl. anzusehen. Es wurde mir dabei bald klar, dass
dieselben eine sorgfältige Revision von nölen haben. Da ich aber zu jener
Zeit mit anderen Arbeiten sehr beschäftigt war. musste ich mich auf den
Versuch beschränken, über einige Fragen in’s Reine zu kommen, die
ich bei der Bearbeitung der Pyxinen der ersten Regneli’schen Expedition '
halte unentschieden lassen müssen.
Bei der Besprechung der Pyxine minuta Wain. habe ich, a. a. O.
pag. 46, die sehr nahen verwandischaftlichen Beziehungen zwischen
dieser Species, P. brachyloba Müll. Arg. und P. mitidula Müll. Arg.
hervorgehoben : « forsan omnes ad eandem perlineant speciem ». Die
Untersuchung der Originalexemplare hat gezeigt, dass diese Vermutung
teilweise ganz richtig war. P. nitidula Müll. Arg. (1893) stimmt voll-
ständig mit P. minuta Wain. (1890) überein, der von Müller gegebene
Name, welcher drei Jahre jünger ist, ist folglich zu den Synonymen zu
verweisen. Ob die erwähnte Species von P. petricola Nyl. verschieden
1 Malme, Die Flechten der ersten Regnell’schen Expedition. I. (Bihang till
k. svenska Vet.-akad. Handlingar. Band 23. Afd. IH. No 43. Stockholm 1897).
(2) GUST.-0.-AN. MALME. PYXINE (FR.) NYL. 227
ist, kann ich wegen Mangels an Vergleichsmaterial nicht entscheiden.
Sie ist jedenfalls schon vor dem Jahre 1890 beschrieben worden, und
zwar von Müller Arg. selbst. Catolechia pyeinoides Müll. Arg. L. B.
325 (Flora 1881, pag. 509) ist nämlich ganz und gar dieselbe wie P. niti-
dula Müll. Arg. Der Speciesname py.einoides ist aber selbstversländlich
in der Gattung Pyxine nicht anzuwenden, denn tautologische Namen sind
ein Unding und werden gewiss nie allgemein anerkannt werden.
Wenigstens vorläufig ist also der Name P. minuta Wain. beizubehalten.
P. brachyloba Müll. Arg. ist dagegen von P. minuta Wain. verschieden.
Unter diesem Namen liegen in Müllers Herbar zwei Species unter ein-
ander gemischt. Die eine, die am besten mit der von Müller gegebenen
Beschreibung übereinstimmt, ist durch breitere Thalluslappen, die an der
oberen Seite mit netzförmigen, sorediosen Falten versehen sind (unge-
fähr wie bei P. retirugella Nyl.), durch gelbe Mark- (und Gonidial-)
schicht, die durch KOH nicht gefärbt wird, und durch kürzere, stumpfere
Sporen (mit der bei den Pyxinen gewöhnlichen Wandverdickung) gut
gekennzeichnet. Bei der anderen sind die Thalluslappen gewöhnlich
konvex, die Markschicht weiss und die Sporen viel grösser, 17,5-20
(-22) y lang, 7-8 y dick und mit gleichförmig verdickter Wand (etwa wie
in jüngeren Sporen von P. Eschweileri [Tuck.] Wain.). Sie ist wahr-
scheinlich eine neue, der P..cocoös (Sw.) Nyl. verwandie Species. Alle
beide haben die bei allen übrigen Pyxinen vorkommende KOH-Reak-
tion des Theciums.
In diesem Zusammenhange möchte ich auch P. convexa Müll. Arg.
erwähnen. Bei dieser Flechte fehlt die KOH-Reaktion im Thecium
ganz und gar. Der Bau des Apotheciums stimmt im wesentlichen mit
demjenigen bei Buellia (Catolechia) canescens (Dicks.) D. Ntrs. überein,
nur dass die Sporen gleichförmig und wenig verdickte Wände haben.
Ohne Zweifel ist diese Pflanze unter die Buellien einzureihen. Für eine
vollständige Beschreibung sind aber bessere und vollständigere Exem-
plare von nöten als diejenigen, welche in Müllers Herbar aufbewahrt
werden.
Was die von Müller in Lichenes Paraguayenses (Revue Mycologique,
1888) erwähnten Arten der Gattung Pyxine betrifft, ist zu bemerken,
dass P, Meissneri var. endoleuca (B. Balansa, Pl. du Paraguay, n° 4231)
zweifellos P. connectens Wain. ist. P. Meissneri var, sorediosa ist die
Hauptform (var, genuina Malme) der Tuckermann’schen Species, welche
teilweise von einem sorediosen Thallus verdrängt und bedeckt worden
ist, der wahrscheinlich zu der in Paraguay nicht seltenen P. Eschweileri
228 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
(Tuck.) Wain. gehört. P. Meissneri (die Hauptform bei Müller) ist die
von mir a. a. 0. beschriebene P. Meissneri Tuck. var. subobscurascens
Malme. P. cocoës var. sorediata (Balansa, n° A178) erweist sich bei
einer näheren Untersuchung als P. Eschweileri (Tuck.) Wain. und
P. cocoës var. endoxantha (Balansa, n° 4193) ist genau dieselbe
Pflanze, welche Müller in derselben Abhandlung P. Meissner: nennt,
das heisst P. Meissneri var. subobscurascens Malme. Dieser von mir
gegebene Name gilt nur ad interim, denn erstens muss es, wie ich
a. à. 0., p. 33 hervorgehoben habe, noch unentschieden gelassen
werden, ob wir es nicht etwa mit einer besonderen Species zu (hun
haben und zweitens scheint Crcinaria Berieroana Fée, wenigslens
teilweise, dieselbe Form zu sein, weshalb man vielleicht vorziehen wird,
die Flechte P. Berteroana (Fée) zu nennen.
Was ich a. a. O. pag. 30 und 31 von der geographischen Verbreitung
der brasilianischen (bezw. südbrasilianischen) Pyxinen gesagt habe, wird
somit durch die Balansa’sche Sammlung nur bestätigt; die echte P.
cocoës (Sw.) Nyl ist bis jetzt in Paraguay nicht angetroffen worden,
während P. Eschweileri (Tuck.) Wain. daselbst recht häufig vorzu-
kommen scheint.
In der oben erwähnten Arbeit, pag. 43, habe ich hervorgehoben, dass
P. obscurascens Malme mit P. cocoës var. chrysaniha Müll. Arg. zu
vergleichen ist. Die Untersuchung des Originalexemplares hat die Frage,
ob sie verschieden sind, unentschieden gelassen. Das betreffende Exem-
plar zeigt zwar eine grosse Aehnlichkeit mit meiner Art und stimmt
auch in Bezug auf die Reaktion des Thallus mit derselben überein, es ist
aber ein sehr winziges und ausserdem vollständig steriles. Jedenfalls
kann es nicht zu P. cocoës (Sw.) Nyl. gebracht werden. Ueberhaupt wäre
es viel besser, wenn dergleichen nicht fruchtende Flechten gar nicht
berücksichtigt und beschrieben würden, wenigstens wenn man keine
grosse Menge von Exemplaren untersuchen kann.
Stockholm. den 30. Nov. 1898.
| PRIX
Fondé par Augustin-Pyramus de GANDOLLE pour
la meilleure monographie d’un genre ou d’une
famille de plantes.
ER „Un eoncours est ouvert par la Société de physique et
>
ie “histoire naturelle de Genève pour la meilleure monographie
£ inédite d'un genre ou d’une famille de plantes.
Les manuscrits peuvent être rédigés en latin, francais,
x Ei allemand (écrit en lettres latines), anglais ou italien. Ils
ee: doivent être adressés, franco avant le 15 janvier 1900, à
8 M. le president de la Société de physique et d'histoire
à _ naturelle de Genève, à l’Athénée, Genève (Suisse).
‘he n Les membres de la Société ne sont pas admis à con-
= “courir.
2 prix est de 500 francs.
Il peut être réduit ou n'être pas adjugé dans le cas de
travaux insuffisants ou qui ne répondraient pas aux condi-
tions du présent avis.
La Société espère pouvoir accorder une place au travail
couronné, dans la collection de ses Mémoires in-4°, si ce
mode de publication est agréable à l'auteur.
Genêve, janvier 1899.
Le président de la Société,
Amé Pıcrer.
BULLETIN
DE
L'HERPBIER BOISSTER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VII. 1899,
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc.. de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées au prix de Fr. 45.—
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger.
(1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
( 109 0% TA » CANNES
» HE (41805). 706 2927.18 » et A »
(1896), 963. » 9 » et 3 »
(1897), 4435: » 25 » et 2 »
(1898), 1031 » 19 » et 3 » et 14 planches.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des {travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
er SAH LES ]
ER x er Sc
ULLETIN.
LA SR R : 750 }
HERBIER BOISSIER
: sous LA DIRECTION DE “A
. EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER. RN On
Tome VII. 1899.
N° 4.
Ce N° a paru le 29 avril 1899.
>
En oe ne
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a 1 d BERLIN D.
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLAENDER & SOHN
0 5%, rue des Écoles, 14, Carlstrasse,
4
_ SOMMAIRE DU N°
© L— 3. Bornmüller. — ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN
AUS PERSIEN, KURDISTAN UND KLEINASIEN...... 299
ya — Boris Fedtschenko. — LISTE PROVISOIRE DES
ESPÈCES DU GENRE HEDYSARUM
ale a
4. — AVRIL 1899.
IH. — Hermann Ross. — BEITRÄGE ZUR De.
SICILIEN. I. Teil. Erläuterungen und kritische Bemer-
kungen: zum Herbarium siculum. 1. Centurie
AN: = JS. Cardot. — ÉTUDES SUR LA FLORE BRYOLO-
GIQUE DE L’AMERIOUE DU NORD. Revision des types
d’Hedwig et de Schwægrichen (Planches VIE, VII, 2 DUR
RER KEN a ee PESTE
et X) (4 suivre)
APPENDIX No II.
V. — A.-M. Hue. — Dis JOHANNIS MÜLLER LICHENOLO-
GISCHE BEITRÄGE in Flora.
Index alphabeticus .
annis 1874-1891 editi.
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 7.
PLANCHE 8.
- PLancHE 9.
Pranche 10.
J. Cardot. Mousses de l'Amérique du Nord.
”
AN
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3}
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Tue année, N° 4. Avril 1899.
PE PT PE TP PET TT Annan
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Zwölf neue Nepeta-Arten
aus Persien, Kurdistan und Kleinasien
von
J. BORNMÜLLER
4. Einiges über die Verbreitung.
Unter denjenigen Galtungen, welche im Gebiet der «Flora Orientalis »
den grössten Artenreichtum entfaltet haben, nimmt neben Astragalus,
Cousinia, Acantholimon, die Gattung Nepela einen der ersten Plätze ein.
Gleich jenen zählen die Arten der vielgestalteten Galtung Nepeta zu den
Charakterpflanzen der ausgedehnten, trockenen, regenarmen Gebirgs-
länder des Orients; seltener sind sie Bewohner des wärmeren Tieflands
oder, mit nur einjähriger Lebensdauer, sandiger Wüsten. Die Gesamt-
zahl der bisher beschriebenen Nepeta-Arten beläuft sich auf etwa 160
Species, wovon etwas mehr als 100 Arten im Gebiet der Flora Orientalis
vertreten, bezw. in der Mehrzahl auf dieses Gebiet beschränkt sind. Die
klimatischen Verhältnisse des Orients mochten geeignete Bedingungen
für eine reiche Entfaltung endemischer Arten geboten haben; dort bergen
die baumlosen Gebirge Persiens die reichste Fülle von Arten dieser
Galtung, gleichwie im Mittelmeerbecken auf europäischem Boden die
iberische Halbinsel ähnliche Verhältnisse und dementsprechend eine
auffallend grosse Zahl eigener Nepeta-Arten aufweist. Von den in
Nyman (Conspectus) angeführten 22, bezw. je nach Umgrenzung des
Arthbegriffs 26 europäischen Arten beansprucht Spanien und Portugal
8 (bezw. 11) Arten für sich, 2 weitere (N. tuberosa L. und N. Apuleji
Ver.) teilen diese ihre Heimat mit Sicilien, 2 Arten sind nur von Sardi-
BULL. HERBE, boiss., avril 1899, 16
230 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nien (N. foliosa Mor.) und Corsica (N. agrestis Loisl) bekannt, 2 be-
schränken sich auf Russland (N. Sibirica [L.] = N. macrantha Fisch) und
die Donauländer (N. Ucranica L.) und 3 (N. Cataria L., N. Nepetella L.
und N. nuda L. sens. ampl.) haben ein ausgedehnteres Verbreitungs-
gebiet. Für den der Flora Orientalis angehörenden europäischen Teil, im
besondern Griechenland und Creta, verbleiben 6 (bezw. 7) endemische
Arten.
Sehr zurück in der Specieszahl tritt der grosse afrikanische Continent.
Ausser einigen meist auch der spanischen Flora angehörenden Arien im
Nordwesten des Erdteils haben wir nur 4 Arten, welche aus dem Nord-
osten bekannt sind, davon nur eine aus Aegypten (N. septemerenata Ehrh.)
3 aus Abyssinien und dem Somaliland; südlich vom Aequator haben wir
als Bewohner des Kilimandscharo eine einzige Art, N. Ehlersi Schweinf..
und als südwestlichste afrikanische Art verdient N. robusta Hook. vom
Kamerungebirge hervorgehoben zu werden. Es sind beides der abyssini-
schen N. ballotæfolia Hochst. nahestehende Arten, deren nächste Ver-
wandte dem Himalaya angehören (vergl. Engler, Hochgeb. Flora des
tropischen Afrika, p. 368).
Der bei weitem grösste Teil der Arten fällt somit der asiatischen Flora
zu. Im südöstlichen Nachbargebiet von Boissiers Flora Orientalis ver-
zeichnet Hookers Flora of British India, Afhganistan allerdings mit ein-
begriffen, 33 Arten, unter denen die Gruppe der «Spicatæ» fast den
dritten Teil gestellt hat; letztere stellt eine geographisch scharf begrenzte
Gruppe, Lypisch für Afghanistan und den Himalaya, dar, von welcher wir
auf russisch-asiatischem Gebiet nur 2 (bezw. 3) Arten kennen. Aus
Persien war noch keine Art dieser Gruppe nachgewiesen, doch gelang
es mir, zwei neue Arten der Spicatæ in der südöstlichen, persischen
Provinz Kerman zu entdecken. — Ledebours Flora Rossica (Vol. II,
p. 372-382) vom Jahre 1851 führt aus dem gewaltigen Florengebiet
nur 19 jetzt noch als Species anerkannte Nepeta-Arten an (nach Aus-
schluss von N. Glechoma Bth., N. parviflora M. B., N. Meyeri Bge.), zu
denen Trautvetter (Incrementa flor. phanerog. Ross., p. 613) im Jahre
1882 noch weitere 18 Arten aus der neueren Litteratur hinzuzufügen
wusste; 10 der leizieren sind in Turkestan entdeckt worden. Im äusser-
sten Osten des russischen Gebietes und in China treten Nepeta-Arten ver-
hältnismässig spärlich auf, die Gruppe «Schizonepeta » ist dort endemisch
mit 3 Arten. Von der Gesamtzahl der in russischem Gebiet vorkommen-
den Arten (39) sind allein 28 Arten gleichzeitig Bürger der Flora Orien-
talis, 20 sind bereits im Beissier’schen Werke aufgenommen.
nié. “on
(3)
J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 231
Die aus der neueren Litteratur anzuführenden Publikationen, welche
Beschreibungen neuer orientalischer Nepela-Arten enthalten, sind zu-
nächst folgende (mit Ausschluss der Flora von Turkestan) :
1880.
1885.
1885.
1889.
1889.
1898.
1896.
1898.
Artchison, Flora of. Kuram Valley (Afghanistan); Linn. Journ. Bot.
Vol. XVII, p. 183. — Neu : N. pinetorum Aitch. et Hemsl.
Stapf, Botan. Ergebn. d. Polak’schen Exped. n. Persien I, p. 44-47,
in Denkschr. d. mathem.-naturwissenschaftl. Klasse d. kais. Acad. d.
Wissensch. Wien, Band L. — Neu : N. microphylla Stapf, N. scab-
ridifolia Stapf, N. betonzcordes Stapf, N. ameena Stapf, N. meda Stapi,
N. chenopodiifolia Stapf = N. pungens Boiss. Fl. Or.
Stapf, Beiträge zur Flora von Lyeien, Carien, Mesopotamien, I, p. 26.
in Denkschr. der mathem.-naturw. Klasse d. kais. Acad. d. Wissensch.,
Wien, Band L. — Neu : N. tolypantha Stapf, N. Lycia Stapf.
H. Braun, Beitrag z. Flora von Persien, in Verh.d.k.k. Zoolog.-botan
Ges. Wien, Band XXXIX (1889), p. 226, tab. VI. — New : N. Weit-
steinii H. Braun, N. meda Stapf l. ce. = N. nuda L. vera.
Post, Plantæ Postianæ fase. V; in Bull. de l'herb. Boiss. tom. 1,
pag. 29. — Neu : N. Amani Post. — N. Trachonitica Post (Journ.
Linn. Soc. Bot. Vol. XXIV, p. 439) sec. Fl. of Syria, 1896, p. 637.
Haussknecht, Mittheilungen d. bot. Verein. für Gesamt-Thüringen
1890, S. 21. — Neu : N. callichroa Hsskn. et Briquet (ohne Diagnose).
Freyn, Ueber neue und bemerkenswerte orientalische Pflanzenarten,
in Bull. de l'herb. Boiss. t. IV, p. 135. — Neu: N. janthinostegia Freyn.
Briquet, Fragm. Monogr. Labiat., fase. V, p. 4: in Annuaire du Con-
serv. et du Jard. botan. de Genève 1898. — Neu: N. Michauxii Brix.
— N. pyenantha Bth., gute Art.
Die von mir im Orient im Jahre 1889, 1890 und 1892-1895 gesam-
melten unbeschriebenen Arten, wie im Titel erwähnt 12 an Zahl, ent-
stammen zumeist (7) dem südlichen Persien, 3 Arten entdeckte ich
unweit der persischen Grenze in den Gebirgen zwischen Erbil (Assyrien )
und dem Ourmiasee und 2 Arten in der Prov. Pontus des östlichen Klein-
asiens.
Im System Boissiers reihen sich diese 12 Arten im Verein mit obigen
13 Arten aus der neueren orientalischen Litteratur in folgender Weise
aneinander ':
* Mit Ausschluss der neuen Arten aus Turkestan; vergl. Regel, Deseript. pl.
nov, et minus cognit, fase, VI, 2, in Act. Horti Petrop., t. VI. 2 (1880), p. 358
361 : N. Kokamirica Rgl., N. Marie Rel., N. Sewerzowi Rgl., N, barbata Ryl
et Winkl.; ferner : N, Kokanica Rgl., N. Olge Rgl., N. Schturowskiana Rel.,
N, subhastata Rgl., vergl. Trautvetter Increm. pl. phanerog. Ross., p. 613-615.
232 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
(Ergänzung zu Boissiers Flora Orientalis)
$ 1. Spicatæ : N.
. assurgens Hsskn. et Bornm. sp. n. — Persien.
$ 2. Capituliferæ : N.
. eremophila Hsskn. et Bornm. sp. n. — Persien.
$ 4. Longifloræ: N.
. Carmanica Bornm. sp. n. — Persien.
. Galatica Bornm. sp. n. — Anatolien.
. pinetorum Aitch. et Hemsl. 1. c. — Afghanistan.
$ 5. Psilonepet@ : N.
. Michauxii Brig. 1. ce. — Persien.
. adenoclada Bornm. sp. n. — Persien.
. Dschuparensis Bornm. sp. n. — Persien.
. Macrostegiæ : N.
. Stenostegiæ : N.
. scordiifolia Bornm. sp. n. — Anatclien.
an AN
I ©
2 = 2
$ 8. Micranthæ :
$ 9. Micronepeta : N.
rivularis Bornm. sp. n.. — Persien.
Bornmülleri Hsskn. exs. sp. n. — Persien.
microphylla Stapf 1. c. — Persien.
scabridifolia Stapf 1. c. — Persien.
janthinostegia Freyn. 1. c. — Anatolien.
tolypantha Stapf 1. c. — Anatolien.
. betonicoides Stapf 1. c. — Persien.
/. Trachonitica Post 1. ce. — Syrien.
. Autraniana Bornm. sp. n. — Assyrien.
. amæna Stapf 1. c. — Persien.
. Haussknechti Bornm. — Assyrien.
. Amani Post]. c. — Syrien.
. Meda Stapf I. ce. — Persien.
. Lycia Stapf 1. c. — Anatolien.
. Kurdica Hsskn. et Bornm. sp. n. — Assyrien.
Wettstein! H. Braun li ce. — Persien.
(N. chenopodiifolia Stapf. — Persien.)
Oxynepeta : N.
callichroa Hsskn. et Briq. 1. ce. — Persien.
Die in Boiss. Fl. Or. aufgezählten 87 Arten ergeben zusammen mit
obigen 13 bereits beschriebenen und den von mir neuentdecklen
12 Arten die Summe von 112 orientalischen Arten, denen einerseits noch
N. pycnantha Bih. (Brig. 1.
c.) als eine von N. Gilicia Boiss. verschiedene
Pflanze wieder zuzuzählen, während N. Meda Stapf als identisch mit
N. nuda L. (sec. H. Braun 1. c.) wieder zu streichen ist.
Hinsichtlich der geographischen Verbreitung der 112 Species ergieht
sich, dass im Grossen und Ganzen die glattsamigen Arlen ($ 1-5 und
S 9 p. p.) dem Osten des orientalischen Florengebietes, dass diejenigen
mit rauher Samenoberfläche («nuculis malleatis tuberculatis v. scrobicu-
latis») in der Mehrzahl dem Westen angehören. Jedenfalls überschreiten
»
rd»)
bo
(5) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN.
die Arten der Gruppen «Spicatæ, Capituliferæ und Psilonepetæ » gegen
Westen hin die persische Grenze nicht und auch die glattsamigen Arten
der Gruppe «Micronepela» dringen nicht über die persischen Grenz-
gebirge westwärts vor. Auch die Gruppe «Cataria» (glatisamig) gehört
bis auf die weitverbreitete N. Cataria L. und die bezüglich ihrer syste-
malischen Stellung (Same unbekannt) nach unsichere N. crinita Monthr.
et Auch. ausschliesslich dem Osten an. Die Vertreter der «Longifloræ »
(ebenfalls glattsamig) haben im Centrum des Gebiets ihren Sitz, dringen
wohl über Armenien bis nach Cappadocien vor, sind aber ebenfalls im
Osten weit verbreitet.
Die Arten der Gruppe «Macrostegia» (mit rauher Samenoberfläche)
sind auf orientalischem Boden weithin zerstreut und auch in West-Europa
sehr artenreich. Die Gruppe der «Stenostegiæ» (Samenoberfläche
höckerig) nimmt indessen bei weitem die Hauptzahl der Nepeta-Arten in
Beschlag, welche den europäischen Orient (hier 4 endemische Arten),
die asiatische Türkei (hier 23 endemische Arten) und den Caucasus (hier
4 endemische Arten) bewohnen, während sie in Persien nur in 5 ende-
mischen Arten auftritt, in Afghanistan, Beludschitan und Turkeslan aber
gar nicht vertreten ist. Die Arten der Gruppe «Micranthæ» (einjährig)
schliessen sich hinsichtlich ihres Wohnsitzes den anderen einjährigen
Arten, der Gruppe « Micronepeta », nah an; jene der Sektion «Oxynepeta »
sind sowohl im Westen als auch im Osten heimisch.
Die Summe der aus der asiatischen Türkei bekannten Nepetæ belief
sich bisher auf 38 Arten, durch die unten beschriebenen 5 neuen Arten
erreicht sie die Zahl 43; die Nepetaflora Persiens, die bisher in 45 Arten
bekannt war. zählt durch Hinzukommen 7 neuer Species nunmehr
52 Arten.
2. Beschreibung der neuen Arten.
1. Nepeta rivularis Bornm. spec. nov. e grege Spicatæ Bth.
Boiss. 1. c., p. 637, 639-940.
Species insignis pube brevissima calyeis ore obliqui dentibus valde
inæqualibus tubo vix brevioribus ciliato-pilosis glandulis sessilibus
obsitis.
Tota planta indumento brevissimo in caule crispulo ad folia minutis-
simo velulino cinerascens, perennis, mullicaulis; caulibus e rhizomale
numerosis herbaceis elatis 2-3-pedalibus ascendentibus longe- et multi-
19
234 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6}
ramosis foliosis, ramis ramuligeris; folüs (infimis destitutis) omnibus.
petiolatis, petiolo dimidiam laminæ latitudinem superante, pollicaribus.
oblongo-lanceolatis basi breviter cuneatis margine regulariter pauciden-
talis, dentibus utrinque 6-8; foliis ramulorum axillarium copiosis minutis
conformibus; spicis oblongis vel ovato-oblongis rarius elongatis, verticil-
lastris semper densissime congestis infimo (rarius binis) remoto, pedun-
culo longiusculo foliisque binis oblongo-lanceolatis brevi-petiolatis suf-
fultis, rhachide lanata; bracteis nervo unico percursis lineari-subulatis-
anguste hyalino-marginatis calycis dentes subæquantibus ut illi plumoso-
ciliatis; calyce subrecto angustissimo, tubo piloso dentibus plumosis glan-
dulis sessilibus lucidis oleiferis (valde aromaticis) obsitis, fructifero paulo
accreto bilabiato usque ad medium fisso dentibus valde inæqualibus, eis
labii superioris tribus brevibus triangulari-lanceolatis subulato-spinescen-
tibus paulo divergentibus tubo 4-plo brevioribus, eis labii inferioris pro-
fundius fissi binis angustissimis subulatis tubum æquantibus; corolla gla-
briuscula cyanea parvula, tubo exserto, labio superiore bilobo lobis rotun-
datis, inferiore trilobo lobo medio magno orbiculari; nuculis minutis
oblongis lævibus.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, montis Lalesar ad rivulos
alpinos et subalpinos; 35-3800 m. s. m.; 16. VII. 4892 legi (Bornm. lier
Persico-tureicum 1892-93, exsicc. n° 4331).
Maasse : ganze Pflanze 60-80 cm. hoch, mitunter ebenso breit; Zweige
25-30 cm. lang, im Abstand von 6-8 cm.; Internodien 4-5 cm. (der
Hauptzweige); Blattstiel 5-8 mm.; Blattfläche 2,5 X 1 cm., die grössten
441,5, die der seitlichen kleinen Verästelungen 1,5 X 0,5 cm. lang
und breit; Köpfchenstiele 5-6 cm.; Abstand des (wenn vorhanden) unter-
sten freien Wirtels von der Aehre ca. 2—3 cm. an den Zweigen, 5—6 cm.
an der Hauptaxe; Aehre (Scheinähre) durchschnittlich 4 cm. lang, die
der Hauptstengel bis 7 cm., die der kleineren Aeste 2-2,5 cm. lang
und 2-2,5 cm. breit; Bracteen 6 mm.; Blüthenstiel 0,5-1 mm.; Kelch
6 mm. (Rückseite), die breitlichen Zähne der Oberlippe 4,5-2 mm.
lang, die pfriemlichen Zähne der (kürzeren) Unterlippe 2,5 mm., Tubus
2,5 mm.; Corolla 10 mm., Tubus 6,7 mm., Unterlippe 4 mm., mittlerer
Lappen derselben 4 mm. breit, 2,5 mm. lang; Same 1,7 mm. lang,
0,5 mm. breit.
Die Arten der Gruppe «Spicatæ» gehören in der Flora Orientalis alle
den östlichsten Grenzgebieten an; die Arten Griffith’s, N. podostachys
Bth., N. subincisa Bth., N. pubescens Bth., N. rhaphanorhiza Bth. (auch
im Himalaya) entstammen den afghanischen Hochgebirgen, N. Mara-
(7) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 235
candia Bge. ist im Karatau Turkestans heimisch. Auch die neue Species
und eine zweite neue dieser Gruppe, N. assurgens Hsskn. et Bornm.,
schliesst sich auf persischem Boden genannten Arten geographisch an.
Obwohl Boissier, 1. c., p. 637, den Arten der «Spicatæ» einen Kelch mit
gerader Mundôffnung («os non obliquum, dentes recti subulati») zu-
schreibt, wiederspricht dem die Diagnose (pag. 640) von N. pubescens Bth.
in den Worten «calycis ore valde obliqui dentibus valde inæqualibus
triangulari-lanceolatis tubo brevioribus ». N. rivularis Bornm. besitzt nun
eine ganz ähnliche Kelchbeschaffenheit. Wie bei N. pubescens Bth. hat hier
der Kelch eine schiefe Mündung und sehr ungleiche Zähne, von denen
die drei obersten kurzen eine Oberlippe bilden und die beiden pfriem-
lichen bis in die Mitte des Kelchtubus einschneidenden unteren Zähne
(Unterlippe) an Länge überragen. N. pubescens Bth. ıst von N. rivularis
Borum. an der anderen Blattgestalt, an den sehr kurz gestielten Schein-
ähren und dem Indument der Blätter und Kelche leicht zu erkennen.
Stengel und Blätter haben bei N. rivularıs Bornm. in Folge der sehr
feinen Haarbekleidung eine graugrüne Färbung.
N. rivularis Bornm. ist im Lalesargebirge, 4-5 Tagereisen südlich von
Kerman, am Saum der Alpenbäche eine sehr häufige Erscheinung und
mit ihren prächtig blauen Blüthen die schönste Zierde jenes Thalein-
schnittes, in welchem man vom Dörfchen Lalesar aus in die imposante
Hochgebirgslandschaft des Lalesar gelangt, Auch in den höheren Regi-
onen, wo kaum erst der Schnee abgeschmolzen war, zeigte sich diese
Nepeta, wiewohl trotz Ende Juli noch in sehr winterlichem Zustande.
Die ganze Pflanze besitzt, den anderen !Arten ihrer Gattung gegenüber,
einen äusserst starken aromatischen Geruch, der auch den Herbarexem-
plaren (die leider {trotz sorgfältigster Präparation das schöne Blau ihrer
Blüthen bald verlieren) haften bleibt, aber schwer zu definiren ist.
Im gleichen Gebirgsthal und oft in nächster Nähe der N. rivularis
Bornm. findet sich auf trockenem steinigem Boden die oben erwähnte
zweite neue Art der «Spicalæ» mit weissen Blüthen und schmächtigen
niedergestreckten Zweigen; es ist dies die der N. subincisa Bth. ver-
wandte N. assurgens Hsskn. et Bornm :
2. Nepeta assurgens Ilsskn. el Bornm. e grege Spicalæ Boiss.
Le
Perennis, pilis crispis sparse obsilis einerascens, rhizomate induralo
mullicaulis cæspilosa; caulibus sæpius elongatis prostratis assurgentibus
vel ascendentibus teneris duriusculis subsimplicibus foliosis crispule pilo-
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
sis superne papillari-glandulosis; folüs parvulis asperulo-pubescentibus
subcinereis subtus densius prlosis et insuper glandulis sessilibus lucidis
sparse obsitis, petiolatis, petiolo latitudinem dimidiam laminæ æquante
vel eum superante, ovatis vel oblongis acutis basi cordatis vel subcordatis
rarius breviler cuneatis, margine grosse et incise serrato-dentalis, den-
tibus utrinque 5-6 apiculatis patentibus infimo paulo recurvato (itaque
sæpius lamina basi subhastata); spicis longe pedunculatis ovatis vel
oblongis, 2-4 cm. longis; verticillastro infimo paucifloro sæpe valde
remoto, ceteris spicastrum densum formantibus foliis floralibus (bracteis
non conformibus!) spathulato-lanceolatis spinescentibus integris vel
utrinque Î-dentatis calyces subæquantibus suffultis; bracteis numerosis
subulatis glandulosis pilosis quam calyces vix brevioribus; calycıs recti
ore non obliqui fructiferi accreti striati glabriusculi dentibus æqualibus e
basi triangulari subulato-lanceolatis, nervis 3 percursis tubo subæqui-
longis plumoso-ciliatis glandulosis: corollæ albidæ subglabræ tubo an-
gusto exserio paulo ampliato, labio superiore bilobato lobis oblongis,
labio inferiore parvo 3-lobato; nuculis parvis ovatis brunneis lævibus.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in regione subalpina et alpina
montis Kuh-i-Lalesar, in declivitatibus lapidosis alt. 33-3800 m. s. m.;
45. et 18. VII. 1892 legi (Bornm. Iter Persico-tureicum 1892-95, exsicc.
no 5126).
Maasse : Stengel durchschnittlich 30-40 cm., mitunter nur 15-20 cm.,
lang, daneben am selben Stock stärkere, weithin niedergestreckte
Stengel von 50-60 cm. Länge, die oft gegen das Ende hin 1-2 seit-
liche Zweige aussenden; Länge der Internodien an mittelgrossen
Exemplaren 2-4 cm.; Blattstiel, auch an den kleinen Blättern, 3-4 mm.
lang; Blattfläche 12 X 8, seltener 20 x 10 oder 10 x 5 cm. lang und
breit; Scheinähre 20-25 mm. X 8 mm. (ohne Blüthe), an den kräftigsten
Exemplaren 35 X 14 mm. lang und breit; Wirlelständige Blätter inner-
halb der Aehre 8 x 2 mm. lang und breit; Bracteen 6,5 mm. lang;
Fruchtkelche 7,5 mm. lang, Zähne 4 mm. ; Blumenkrone 10 mm., Tubus
6 mm., Unterlippe 3,5 mm., Oberlippe 3,5 mm.; Same 1,3 mm. X 0,6 mm.
lang und breit.
Durch die Tracht, Blattform, Blüthenfarbe, Drüsenbekleidung und
durch die Hochblätter, welche deckblattartig neben den Bracteen (inner-
halb der Scheinähre) auftreten, ist diese Art genügend gekennzeichnet.
Als nächster Verwandter ist N. subincisa Bth. aus Afghanistan anzu-
sehen, welche schon im Wuchs als eine Pflanze mit hohen, aufrechten,
steifverzweigten Stengeln weit von N. assurgens Hsskn. et Bornm. ab-
(9) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 237
weicht, während die Stengel dieser sich aus dem Rasen wenig hervor-
heben und schwächlich sind; auch die kräftigeren Stengel sind nieder-
gestreckt und meist unverzweigt.
3. Nepeta Bornmülleri Hsskn. herb. spec. nov. e grege Capi-
tuliferæ Boiss. 1. c., p. 637, 640-642.
Biennis vel perennis jam primo anno florens, laxe lanata et papillari-
glandulosissima, e rhizomate corlicoso indurato caulibus numerosissimis
tenuibus nanis fragillimis basi divaricalim ramosis prostratis cæspitosis ;
foliis inferioribus (ad caulium basin) longiuscule ceteris breviler petio-
latis parvis ovato-orbicularibus margine repando-crenatis valde undulatis,
floralibus lineari-lanceolatis vel oblongis denticulatis capitulo brevioribus
mox deciduis ; floribus in capitulum unicum terminale globosum longis-
sime et gracile pedunculatum conglobatis; bracteis dentes calycis vix
superantibus linearibus vel anguste spathulatis acutis utrinque glandu-
lis crebris obsilis ad margines vero villo longissimo niveo calyces occul-
tante ornatis; calyce dense stipitato-glanduloso hirtulo paulo incurvato
ore obliquo bilabiato, labio superiore lato dentibus 3 triangulari-ovatis
acutis tubo multoties brevioribus instructis, labio inferiore breviore
multo profundius (fere usque ad basin) fisso dentibus binis anguste lan-
ceolato-subulatis: corollæ glabræ cœruleæ vix curvatæ tubo angusto sub-
reclo calycem multo superante valde ampliato, labio superiore porrecto
bilobo, lobis oblongis, labio inferiore trilobo lobo medio majusculo;
antheris nigris subexsertis; nuculis lævibus nitidis subcompressis ellip-
tieis badiis,
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in monte Kuh-i-Häsar, in
apricis saxosis aridis regionis subalpinæ; all. 3400 m. s. m.; 8. VII.
1892 legi (Bornm. Iter Persico-tureicum 1892-93, exs. n° 5125).
Maasse : Breite der Rasen 4-10 cm.; aufsteigende Stengel 10-20 cm.
bis auf einige Blattpaare an der Basis blattlos; Blattfläche ca. 6-8 mm.
lang und breit, mit fast ebenso langen Blattstielen; Kôpfchendurch-
messer (ohne Blüthen) 12-15 mm. (kleinere 8, die grössten 20 mm.);
die breiteren Bracteen 4,5 mm., einschliesslich des Wollrandes 3 mm.
breit, 5 mm. lang; Fruchtkelch 6 mm. lang, 4,5 mm. breit, Zähne der
fast bis zur Basis geteilten Unterlippe 3 mm. lang; Corolla 41 mm.;
Nüsschen 1 X 1,6 mm. breit und lang.
Am nächsten ist N. Bornmülleri Hsskn. verwandt mit N. lasiocephala
Bth.', von der sie durch das drüsige Indument und besonders durch die
* Nach O, Kuntze Rev, gen. pl., p. 518, hat N. teucrioides (Boiss. sub
238 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (40)
Form des Kelches mit breiten kurzen Zähnen der Oberlippe (nicht lan-
zettlich-pfriemlich) weit verschieden ist. N. floccosa Bth.' und ebenso
N. prostrata Bth. besitzen vielköpfige Blüthenstengel. N. lagopsis Bth.
und N. cephalotes Boiss., sowie die beiden centralasiatischen Arten N.
Kokamirica Rgl. und N. Kokanica Rgl., haben ebenfalls eine andere
Kelchform mit lanzettlich-pfriemlichen Zähnen.
Obwohl es nicht ausgeschlossen ist, dass viele Exemplare der N. Born-
mülleri Hsskn. nur eine einjährige Lebensdauer haben, so scheinen die
meisten Individuen, nach den alten abgestorbenen Stengeln zu schliessen,
zum mindesten zwei-, andere dreijährig zu sein. Die neue Art kann
naturgemäss nur in der Gruppe der «Capituliferæ » und nicht etwa unter
den annuellen Arten der «Micranthæ» untergebracht werden.
4. Nepeta eremophila Hausskn. et Bornm. e grege? Capituliferæ
Boiss. 1. c.
Species annua(!), sed habitu, indumento, inflorescentia capitulata brac-
tearum calycisque et corollæ forma speciebus gregis « Capitulifer® » valde
affinis eisque sine dubio adnumeranda.
Annua, laxe lanata; caulibus inferne sæpius pilis albis longis villosis in
partibus superioribus + crispule albo-pilosis, pumilis rectis solitariis
simplicibus vel basi ramis binis floriferis auctis rarius pluri-(3-) caulibus,
inferne tantum foliosis ; foliis infimis longe petiolatis superioribus subses-
silibus, late ovato-obtusis vel deltoideo-ovatis vel rotundatis latioribusque
ac longis e basi rotundata vel subcordata vel truncata in petiolum æqui-
longum vel eis longiorem abrupte contractis, margine obtusissime vel
triangulari-crenalis (crenis utrinque 3-5), supra pilosulis subglabris viri-
dibus subtus lanatulis ad nervos tantum viridibus pilisque longis pectinatim
adpressis obsitis; verticillastris densis sessilibus pilis mollibus lanatis
obtectis omnibus in spicastrum unicum breve capituliforme vel ovoideo-
oblongum terminale congestis vel inferiore remoto foliis binis ovatis
suffultis rarissime quoque capitula bina pedunculata formantibus; foliis
floralibus bracteis angustis subulato-lanceolatis latioribus oblongo-lanceo-
latis integerrimis calyces subæquantibus utrinque glabriusculis purpuras-
centibus ad margirem pilis longis articulatis pectinatim villosis; calyce
totidem pilis longis mollibus lanatulo breviter pedunculato ore sub-
Melissa) vor N. lasiocephala Bth. die Priorität und an Sielle von N. floccosa
Bth. ist der ältere Name N. rotundifolia (Bth. als Marmorotis) zu setzen,
letztere allerdings nach unvollkommenem Material beschrieben; vergl. Hoocker
Flor. of brit. Ind., p. 663.
. r_ x ER ER RETTEN + ER QT Se = Ba EN N EEE a Ben Da re LR
Br FRE
(11) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 239
obliquo antice infra medium fisso, dentibus 3 superioribus e basi trian-
gulari latiusculis lanceolatis tubo 2-3 plo brevioribus, binis anticis paulo
minoribus angustis subulato-lanceolatis tubo longioribus; corollæ cæruleæ
pubescentis calyce duplo longioris tubo tenui dentes calycinos eximie
superante sub fauce valde ampliato, labio superiore bilobo inferiore
trilobo lobo medio latissimo; staminibus subexserlis; nuculis ovoideis
subcompresso-trigonis brunneis lævibus lepidote punctato-maculalis.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in campis arenosis monlis
Kuh-tacht-Ali prope Kerman, alt. ec. 2000 m. s.m.; 2. V. 1892 legi
(Bornm. Iter Persico-turcicum 1892-93 exsicc. n° 5117); in eodem loco,
2. VI. 1892 e. fructu (exs. n° 5163).
Muasse : ganze Pflanze 7-12, höchstens 18 cm. hoch; Blätter 15-20 X
15-22 mm. lang und breit, Blattsliel 8-16 mm. ; blattloser Teil des Stengels
3-7 cm.; Scheinähre 1,5-3 cm. lang, ohne Blüthen 1,5-2 cm. breit; Brac-
teen 8 mm. lang, 1,5-2 mm. breit; Kelch 7-8 mm. lang; Blumenkrone
12-14 mm. lang; Nüsschen 1,5 X 0,8 mm. lang und breit.
Als ein Bewohner der Sandhügel und Wanderdünen führt unsere
neue zierliche Art mit meist einfachen Stengeln und tiefgehenden fein-
verteilten Wurzeln ein ephemeres Dasein und wir müssten sie so den
einjährigen Arten der Gruppe «Micronepeta» bezw. «Micranthæ» ein-
reihen. Einen viel natürlicheren Platz nimmt sie indessen in der Gruppe
der « Capituliferæ » ein und zwar neben N. prostrata Bth. und neben der
ebenfalls schon im ersten Jahre ihrer Periode blühenden N. Bornmülleri
Hsskn. Es ist nicht unwahrscheinlich, dass unsere neue Art aufandereni,
weniger durchlässigem Boden eine zwei- oder dreijährige Lebensdauer
hat, vorläufig fehlen aber noch weitere Beobachtungen. Jedenfalls zeigt
sie in jeder Hinsicht sehr nahe Beziehungen, ja einen hohen Verwandl-
schaftsgrad mit den Arten dieser Gruppe. Will man sie trotzdem zu
« Micronepeta » stellen, so ist sie neben N. Ispahanica Boiss. und N. hyme-
nodonta Boiss. unterzubringen. Von sämtlichen Arten beider Gruppen
ist sie vorzüglich durch die zwar glatten, aber eigentümlich gefleckten
Samen, welche mit schülferig schimmernden Tüpfeln bedeckt sind,
gekennzeichnet.
5, Nepeta Carmanica Bornm. spec. nov. e grege Longiflorr
Boiss. L €, p. 638, 645-649.
Species corollis minutis insignis.
Perennis, glaberrima, e basi ramosa multicaulis; caulibus elatis reclis
virgatis rigidiusculis lucidis tetragonis subsimplieibus vel longe ramosis
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
patentim ramulosis, ramulis cymulas ferentibus; folüs glaucis crassius-
culis glaberrimis subtus tantum minute papillosis, late ovatis basi trun-
calis vel subcordatis obtusis dentato-crenatis (crenis utrinque 4-5)
omnibus petiolatis, petiolis foliorum infimorum laminæ latitudine 1-2-plo
longioribus superiorum dimidio brevioribus, foliis supremis sensim dimi-
nutis anguste linearibus integris minimis subsessilibus; cymis longe
pedunculatis, pedunculis cymis 3-4-plo longioribus valde remotis subhori-
zontali-patentibus usque ad apicem caulis omnibus fere æquilongis, pani-
culam longam (pedalem) laxissimam nudam formantibus; cymis sæpius
dense capituliformibus, 5-8-floris; bracteis brevibus linearibus pedicellos
paulo superantibus; calyce nervoso sub anthesi angusto tubuloso fructi-
fero ampliato subrecto vix incurvo fauce nudo extus purpurascente vel
intense violaceo papillisque albidis asperis et glandulis subsessilibus
intermixtis obsito, ore obliquo antice usque ad medium fisso dentibus
superioribus breviter ovatis mucronulatis tubo 4-plo brevioribus inferio-
ribus binis brevioribus oblongis acutis antice subcurvatis; corollæ coeru-
lee tubo calyce duplo longiore subrecto vix curvalo tenui in limbum
subito ampliato, labio superiore bifido lobis oblongis, inferiore trilobato
lobo medio laliusculo crenulato; nuculis brunneis trigono-ovatis læ-
vibus.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in saxosis alpinis montis Kuh-
i-Dschupar, 29-3000 m.; 9. VI. 1892 legi (Bornm. Iter Persico-turcicum,
exs. n° 4320); in regione alpina montis Schah-Kuh, alt. 3200 m., 2. VII.
1892 (Bornm. exs. n° 4321).
var. cuneifolia Bornm.
Foliis omnibus ovato-oblongis basi cuneatis, ceterum a typo vix diversa.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in regione alpina montis Kuh-
i-Häsar; alt. 3600 m. s. m.; 11. VIT. 1892 legi (Bornm. Iter Persico-
turcicum exs. n° 4322).
Maasse : ganze Pflanze 60-90 cm., Zweige 20-40 cm., unten in Ab-
ständen von 8-14 cm.; Blattfläche 20 x 25 mm., bew. 12 x 15 mm.;
Stiele der unteren Blätter 20-25 mm.; Internodien der 2-3 cm. langen
Cymenstiele ca. 5 cm. lang; Hochblätter 2-3 mm.; Bracteen 2 mm.
Blüthenstiel 1-2 mm.; Kelch zur Fruchtzeit 6 x 2 mm.; Corolla
9-11 mm., Blumenkronröhre ca. 7 mm.; Same 1.8 x 1 mm.
Gleich der N. microphylla Stapf 1. c. ist diese Art verwandt mit N. teu-
crufolia Willd. und N. Trautvetteri Boiss. et Buhse, unterscheidet sich
aber von diesen wie von N. microphylla Stapf durch die kleineren
Blüthen, weiche hier 10-41 mm. nie überschreiten; sie ist unter den
Be
EM FEN, PR de COM TRE ART ER Te
(13) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 211
Arten der Gruppe « Longifloræ» diejenige, welche die kleinsten Blumen
aufweist. N. microphylla Stapf besitzt bemerkenswerte habituelle
Eigenschaften, die unserer Art, mil köpfchenartig gedrängten, reich-
fruchtenden Kelchen, durchaus nicht zukommen. Die Cymenstiele stehen
fast horizontal ab und bleiben sich auch gegen die Spitze des Stengels
hin fast gleich lang, dadurch einen langen, sehr gelockerten Blüthen-
stand bildend, der nicht wie bei den anderen Arten in eine mehr oder
minder geschlossene, zusammengesetzte Traube ausläuft. Für die nächst
verwandte N. microphylla Stapf ist eine sehr gekrümmte, 12-15 mm.
(nicht gerade, 9-11 mm.) lange Corolla characteristisch, ferner längere
Bracteen und kürzere Blüthenstiele, auch ist nichts erwähnt von einer
fein papillösen Blattunterseite, wie sich diese bei N. Carmanica Bornm.
leicht bemerkbar macht. Die Oertlichkeit der westpersischen N. micro-
phylla Stapf liegt von der südostpersischen Pflanze Kermans gegen 60
deutsche Meilen entfernt. N. gracilescens Boiss. mit grauer kurzer Behaa-
rung, N. /eptoclada Trautv. mit langem weichem Indument und N. Calverti
Boiss. (nach Sintenis’schen Exemplaren aus Armenien, die vorzüglich
auf die Diagnose passen) mit äusserst kurzer und angepresster Beklei-
dung stehen in mannigfacher Beziehung unserer Art ferner, und noch
viel weniger haben die Arten N. longiflora Vent., N. macrosiphon Boiss.
und N. leptantha Boiss. et Hsskn., die ich z. T. in Originalien, die ich der
Freundlichkeit Herrn Prof. Haussknechts verdanke, vorliegen habe, mit
N. Carmanica Bornm. etwas gemein. Noch ist aufmerksam zu machen
auf N. pinetorum Ailch. et Hemsl. aus der Flora des Kuram Valley (Af-
ghanistan), welche mit N. teuerüfolia Willd. verglichen wird, aber durch
einen innen behaarten Kelchschlund («fauce parce pilosa») von allen
Arten der « Longifloræ» sehr abweicht und sich damit den Arten der
Gruppe Psilonepetæ nähert, während die turkestanische N. barbata Rel.
et Winkler, ebenfalls mit N. teucrufolia Wild. verglichen, durch einen
bebarteten Discus der Unterlippe und durch gleichartig gestaltete linear-
pfriemliche Kelchzähne etc, eine ganz verschiedene Pflanze repräsenlirt,
6. Nepeta Galatica Bornm. sp. nov. e grege Longifloræ Boiss. |. c.
Species ex aflinitate Nepetæ Calverti Boiss. indumento longiore calycis
dentibus angustioribus et præsertim habitu diversa.
Brevissime pruinoso-papillaris e rhizomate indurato multicaulis, cau-
libus ascendenti-virgatis elatis À ‘/2-2 "/s-pedalibus inferne longe ramosis
folıosis superne siepius eyaneis subaphyllis in paniculam racemiformem
longiusculam laxam pedalem abeuntibus; foliis supra subglabris sublus
242 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
pilis longioribus crispulis cinerascentibus, infimis longe petiolatis basi
cordatis vel subcordatis triangulari-ovalis obtusis obluse crenatis, eis
ramorum et in caulis parte inferiore brevius petiolatis ovatis apice acu-
tiusculis, sursum sensim diminutis, floralibus minimis oblongo-lanceo-
lalis; cymis fere omnibus remotis 4-8-floris densiusculis (in ramis latera-
libus et in speciminibus aprieis 2-4-floris) pedunculo eis 4 ‘/2-2-(rarius 3-)
plo longiore suffultis; bracteis oblongo-lanceolatis spinescentibus pedi-
cello brevissimo longioribus tertiam partem calycis vix æquantibus:
calyce intense cyaneo striato glandulis sessilibus pilisque papillari-hirtis
albidis sparse obsitis, ore valde obliquo intus glabro antice fere ad medium
usque fisso, dentibus tribus superioribus ovatis breviter acuminatis tubo
3-3 /e-plo brevioribus, labii inferioris brevioris dentibus binis angustis
spathulatis acuminalis; corollæ cœruleæ hirtulæ tubo subrecto angusto
calyce 2-plo longiore sensim ampliato, labio superiore bifido. inferiore
irilobo lobo medio latiore ac longo crenulato; antheris subexsertis
nigris; nuculis lævibus ovatis subeompressis brunneis.
Anatolia orientalis : Pontus Galaticus, inter Amasia et Kaisari (Cappa-
dociæ) in apricis arıdis montium ad Soulou-serai; 1200 m. s. m.; 4. VII.
1889 legi (Bornm. plant Anatoliæ orientalis 1889, exs. n° 1251 sub
Nepeta spec.).
Maasse : ganze Pflanze 40-75 cm., untere in Bogen aufsleigende
Zweige 30-40 cm. hoch; Blüthenstand 35 bezw. (an den Seitenstengeln)
10-15 cm.; Internodien 9 bezw. 5 cm.; untere Blätter 45 X 12 breit
und lang mit bis 1 cm. langem Blattstiel; grössere Blätter am Haupt-
stengel 12 X 17 mm. breit und lang, blüthenständige Blätter ca. 4 mm.
lang, 1 mm. breit; untere Cymenstiele 2, obere 1 cm. von einander ent-
fernt, 1 selten 2-2 °/s cm. lang; Fruchtkelch 6 mm. lang, 2,5 mm. breit;
Blumenkronröhre 10 mm., ganze Corolla 14 mm. lang.
N. Galatica Bornm. steht hinsichtlich der Blüthengrösse der N. Calverti
Boiss. am nächsten, erweist sich aber in der Tracht, sowie durch
die ganz andere Art des Induments an Stengeln, Blättern und Kelchen
als durchaus verschieden, die Zähne des Kelches sind schmäler und
länger, auch die unteren Cymenstiele sind wenig länger als die nächst-
folgenden. Habituell erinnert sie an N. laxiflora Bth., deren Kelchrand
gleichmässig kurz bezahnt ist und innen einen Haarkranz trägt, daher
der Gruppe der Psilonepetæ angehört. N. Trautvetteri Boiss. et Bth. aus
dem Caucasus besitzt grössere Kelche und lockere einseitige Cymen,
ebenso N. gracilescens Boiss. aus Armenien, die ausserdem andere Blatt-
formen aufweist. N. teucrüfolia Willd., deren Verbreitungsgebiet sich
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(15) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 243
auch über Cappadocien erstreckt, also dem der unsrigen Art nah benach-
bart ist, besitzt wie N. longiflora Vent. aus Persien und N. brevifolia C.
A. M. aus dem östlichen Caucasus bedeutend grössere Blumen und
dürften kaum mit der unsrigen verwechselt werden können.
7. Nepeta adenoclada Bornm. spec. nov. e grege Psilonepetæ
Boiss. 1. c.. p. 638, 649-650.
Species suflruticosa foliosa glandulosissima calyce ore recto dentibus
æqualibus lanceolato-subulatis insignis.
Caulibus e basi suffrutescenti lignosa corticosa ascendentibus flexuosis
parce ramosis vix pedalibus densissime stipitato-glandulosis insuper pube
breviter papillari-hispida subadpressa cinerascentibus pilisque (pr&sertim
ad ramulos juniores) longioribus patentibus sparsim intermixtis obsilis,
usque ad apicem foliosis; foliis eodem indumento ut in caulibus pilisque
vero longis patentibus copiosissimis viridi-cinerascentibus, nervis sublus
valde prominentibus, foliis caulinis sessilibus vel subsessilibus, eis ramu-
lorum longiuscule petiolatis, omnibus breviter ovatis basi subcordalis
eircumeirca pauce et grosse (sæpius irregulariter) inciso-dentalis, den-
tibus utrinque 3-5 triangularibus acutis infimis binis refractis, foliis flor«-
libus fere conformibus paulo minoribus ovatis utrinque inciso 2-dentalis
verticillastra æquantibus vel eis brevioribus; cymis omnibus distantibus
subsecundis paucifloris subsessilibus 1-3-floris vel breviter pedunculatis
4-5-floris; bracteis lineari-lanceolatis acuminatis crassiusculis calycem
dimidium vix superantibus pedicellis brevissimis multoties longioribus ;
calycis recti non obliqui glandulosissimi tubo intus fauce piloso-annulato
valde 15-striato, dentibus tubo 2-plo longioribus lanceolato-subulalis
æqualibus:; corollæ (roseæ?), glabriusculæ tubo tenui recto sursum inflato
calyce 2 '/ı-longiore, labio postico brevi bifido lobis ovatis reflexis, labio
antico 3-lobato lobis subæqualibus medio paulo majore rotundato; fila-
mentis exserlis; seminibus ovalis lævibus fuscis opacis.
Persia australis : prov. Farsistan, in fissuris rupium ad pylas «Cœle-
persia » dietas, inter Murghab et ruinas Persepolitanas; alt. 1900 m. s. m.;
6. XL 1892 legi (Bornm. Iter Persico-turcicum 1892-93, exs. n° 4333 sub
N. oryodonta Boiss. 8. adenoclada Bornm. subsp. nov.).
'
Maasse : Stengel 15-25 em. hoch; Internodien 1-2 cm.; Blatt ca.
10 x 12 mm, breit und lang, Blattstiele am Hauptstengel ca. 1 mm.,
an den seitlichen Zweigen 2-3 mm.; Abstand der Quirle 10-15 mm.;
Fruchtkelch 7 mm., Kelchzähne 2-25 mm.; Corolla 13 mm.; Same
1,8 x 0,8 mm. lang und breit.
BIN BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
Nepeta adenoclada Bornm., welche ich im Herbar und in Exsiccaten
als eine neue Unterart der N. oxyodonta Boiss. bezeichnet halte, ist
zweifelsohne eine selbstständige Species und von letztgenannter Art,
nach dem von Herrn Prof. Haussknecht erhaltenen Exemplar vom Kuh-
Eschker, eine weit verschiedene Pflanze. N. oxyodonta Boiss. besitzt eine
total andere Tracht, dünne, einfache, oberwärts sehr blattarme, rulen-
förmige Stengel, mit ca. 8 cm. (nicht 1-2 cm.) messenden Internodien.
während sich die neue Art, ganz abgesehen von dem starkdrüsigen In-
dument, gerade durch starken Blattreichtum, bis in die obersten Blüthen-
quirle hinauf, auszeichnet. Ferner sind bei N. oxyodonta Boiss. die
Kelche und Blumen bedeutend grösser, die Cymen reichblütiger und
diese, wie die Blätter, ziemlich lang gestielt (nicht sitzend oder fast
sitzend). Die anderen Arten der «Psilonepelæ» weichen ebenfalls sehr
ab, so besitzt die südpersische N. depauperata Bth. sehr breite Kelchzähne
und grosse Blumenkronen, N. denutata Bth. aus Nordpersien einen schief-
mündigen Kelch, N. sessilifolia Bge. und N. laxiflora Bth. (nach Origi-
nalen aus dem Herbar Haussknecht, aus Westpersien) sehr Kurze,
trianguläre bis kurzeiförmige, gleichartige Kelchzähne. Schliesslich ist
N. scabridifolia Stapf aus Westpersien, der gleichen Gruppe angehörig,
eine völlig kahle Pflanze, mit grossen, 9-12 mm. messenden Kelchen
(Original!) und 13-16 mm. langen Corollen, und N. Michauxü Briq.
(1898) aus Südpersien eine ebenfalls ganz kahle und grosskelchige Art,
deren Kelche von 15 mm. Länge die grössten unter den orientalischen
Arten dieser Gruppe sind.
8. Nepeta Dschuparensis Bornm. spec. nov. e grege Psilone-
pelæ Boiss. 1. c.
Species suffrutescens glandulosa insignis caulibus ramosissimis foliosis,
dentibus calycinis æqualibus latiuseulis tubo fere dimidio brevioribus,
corollis parvis.
Caulibus e rhizomate ramosissimo suffruticoso erectis 1-1 ‘/2-pedalibus
tenuibus rigidis usque ad paniculam longe et multo ramosis, foliosis, uti
folia pilis brevibus crispulis patentibus prætereaque glandulis papillosis
dense obsitis cinerascentibus; foliis mediocribus rugosis nervis sublus
valde prominentibus, inferioribus petiolatis superioribus nec non flora-
libus paulo minoribus sessilibus, foliis ramulorum sterilium omnibus
petiolatis conformibus, e basi latiuscula subcordata triangulari-ovatis
acutis vel breviter lanceolatis margine crispis grosse subinciso-dentatis,
dentibus utrinque 3-5 acutis patentibus infimis refractis; cymis omnibus
|
(17) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 245
stricte sepius subsecunde pedunculatis (pedunculis foliis floralibus 2-3-
plo longioribus) 3-6-floris densiusculis paniculam longam laxissimam
formantibus; bracteis brevibus late lanceolatis pedicello paulo longioribus;
calyeis striati valde papillari-glandulosi recti tubo cylindrico fructifero
paulo accreto et ampliato ore recto; dentibus tubo brevioribus æqualibus
latis ovatis vel (sub anthesi) oblongis acutis nervis ternis crassis per-
eursis, fructiferi in mucronem brevem apiculatis sepe expansis, intus ad
faucem niveo-piloso-annulatis: corolla carnea glabra vel subglabra calyce
2-2 '/s-plo longiore sensim ampliato, labio superiore recto bilobo lobis
oblongis, inferiore 3-lobato; staminibus et pistillo longe exsertis; nuculis
trigono-ovatis levıbus brunneis.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in regione alpina monlis
Kuh-i-Dschupar; alt. 33-3600 m. s. m.; 10. VI. 1892 legi (Bornm. Iter
Persico-tureicum 1892-92, exs. n° 4332.).
var. laxa Bornm.
Caulibus adscendentibus laxis flexuosis, cymis pauci-(3-9-)-floris pedun-
eulis gracilibus tenuibus curvatis suffultis; dentibus calycinis (saltem sub
anthesi) angustioribus.
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in eisdem alpibus (Kuh-i-
Dschupar) ut f. typica, forsan forma tantum umbrosa laxa e locis elatiori-
bus (Bornm., exs. n° 4332 ).
Maasse : Ganze Pflanze 35-50 cm. hoch, seitliche Zweige 20-25 cm. in
Abständen von 2-3 cm.; Internodien der Blätter 2-3 cm., diejenige der
10-15 mm. lang gestielten Cymen ebenfalls 2-3 cm.; Blattfläche 17 x 13
bezw. 12% 8 mm., Blätter der sterilen Seitenzweige bedeutend kleiner;
Blattstiel 4-6 mm.; Fruchtkelch 6 mm.; Corolla 11-12 mm.; Griffel die
Blumenkrone um 6 mm., die Staubfäden um 3 mm. überragend.
Die Gestaltung der Kelchzähne lässt nur einen Vergleich mit N. depau-
perata Bth. zu, während die Blattgestalt lebhaft an N. adenoclada Bornm.
(mit linearen Kelchzähnen und fast sitzenden Cymen) erinnert. N. depau-
perata Bth., als deren Unterart ich sie anfänglich auffasste, scheint
indessen specifisch weit verschieden zu sein. Während N. adenoclada
Bornm. reich verzweigte dichte Büsche mit reicher Belaubung bildet,
sind bei N. depauperata Bth. die Stengel rutenförmig einfach, niedrig,
die Blätter sind äusserst klein, 2-3 Linien lang und «gezähnt» (nicht
eingeschnilten, grob, tief und unregelmässig scharf gezähnt), die Cymen
sind 1-3- (nicht 4-10-) blüthig, die Blumenkronen bedeutend grösser
16-18 mm. (nicht 11-12 mm.) lang, auch ist nach der Beschreibung das
Indument der Stengel, Blätter und der Kelche ein anderes. Unsere Art
BULL. HERB, uoiss,, avril 1899, 17
UE ART QT. Se zei Se ae D PRE ne CE ie he LS aa DAC EE a
246 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
besitzt einen äussert starken, dem der Mentha silvestris ähnlichen
Geruch.
9. Nepeta scordiifolia Bornm. spec. nov. e grege « Stenostegiæ »
Boiss., 1. c., p. 638, 652-654 : « 1. calyx cylindricus ore rectus dentibus a
basi lanceolata subulatis. »
Species insignis caulibus pumilis simplicibus, foliis breviter petiolatis
oblongo-ellipticis, spicastro oblongo basi vix interrupto, bracteis alabastra
comoso-superantibus, dentibus calycis æqualibus tubo paulo brevioribus,
floribus cæruleis.
Perennis, pilis brevibus arlieulatis crispulis (inferne sæpe elongatis
patentibus) subcinerascens, caulibus e rhizomate indurato ramoso simpli-
cibus pumilis spithamæis foliosis; foliis caulinis breviter vel brevissime
petiolatis oblongo-elliptieis 2 '/2-3-plo longioribus ac latis basi truncato-
subcordatis apice obtusiusculis utrinque 8-10-crenatis, superioribus sub-
sessilibus angustioribus acutis remote serrato-dentatis; foliis floralibus
sursum diminutis supra glabris subtus (extus) canescentibus, inferioribus
verticillastra superantibus vel eis æquilongis subintegris acutissimis.
summis integerrimis bracteis paulo tantum latioribus; verticillastris
5-6 in spicam densiusculam ovato-oblongam (4-1 '/s-pollicarem) vel
(cymis binis paulo remotis) basi interruptam approximatis; cymis brevis-
sime pedunculatis; bracteis numerosis lineari-subulatis alabastra ad
apicem spicastri comoso-superantibus calycem floriferum æquantibus
violaceis subtus (extus) et ad margines pilis albis longiusculis erispis
dense obtectis canis, supra (intus) glabris intense coloratis sæpius atro-
violaceis; calycis ore recti extus hirsuto-cinerascentis intus hirtuli (non
annulato-pilosi) dentibus æqualibus tubo manifeste brevioribus a basi
latiuscula lanceolatis violaceis; corolla cærulea extus breviter pilosissima
tubo dentes calycinos eximie superante subincurvo sub fauce sensim
ampliato, labio superiore bilobo, labii inferioris intus glabri disco tantum
barbato-piloso; antheris violaceis subinelusis; nuculis ignotis.
Anatolia orientalis (Pontus Galaticus) : in regione alpina monlis
Tschamlü-bel inter Siwas et Tokat; 18-1900 m. s. m.; 1. VI. 1890 (Bornm.,
plante Anatoliæ orientalis a. 1890, exsiec. n° 2137). '
Maasse : Stengel 16-20 cm. hoch mit 5-7 Blattpaaren, diese im Abstand
1 Sie ist neuerdings auch in Cilicien (Bulghar Magara) von W. Siehe aufge-
funden und von Herrn Hofrat Haussknecht, welcher meine Pflanze nicht ge-
sehen hatle, ebenfalls als neue Art, N. Sieheana Hsskn. (exs. no 521), bestimmt
worden. Die Publikation geschieht im Einverständnis Haussknechts.
(19) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 247
von (unten) 1 bis (oben) 2 cm.; Blattstiel der unteren Blätter 4 mm., der
oberen 1-‘/: mm.; die grössten Blätter 35 X 10 mm., mittlere 20 x
6 mm. lang und breit; Scheinähre 3-4 em.; Bracteen ca. 6 mm.; Kelche
8-9 mm., deren Zähne 3 mm.: Corolla 15 mm. lang.
Obwohl von dieser Art reife Samen nicht vorliegen, so ist kaum
anzunehmen, dass dieselbe einer anderen Gruppe als derjenigen der
« Stenostegiæ » angehören kann. Sie steht in naher Beziehung zu N. Isau-
rica Boiss. et Heldr., deren kurze Beschreibung in DC. Prodr. (12, p. 378)
und in Boiss. (l. c. p. 653) teilweise sehr gut auf unsere Art passt. Durch-
aus verschieden sind allerdings bei N. Isaurica die Blätter, welche als
klein und eiförmig-dreieckig bezw. dreieckig-eiförmig geschildert werden,
während sie bei N. scordü/olia Bornm. länglich-elliptisch sind und,
wenigstens einzelne grössere, eine auffallende Aehnlichkeit mit dem
Blatt von Teucrium Scordium L. zeigen. N. Isaurica Boiss. et Heldr. wird
von Bentham in DC. 1. e.) mit N. Italica L. (= N. Orientalis Mill., cfr.
Nyman Consp. Suppl. II, p. 25%, n° 13) in nähere Beziehung gebracht,
einer Art, die unserer N. scordufolia Bornm. jedenfalls sehr fern steht.
Auch scheint der N. Isaurica Boiss. et Heldr., sowie ihrer Unterart bezw.
Varietät N. Scorodonia Boiss. (Diagn. I, 12, p. 63!) nicht die eigentüm-
liche einseitige, graue Bekleidung der Bracteen (die auf der Innenseite
kahl und dunkelviolett gefärbt sind) eigen zu sein. Die pfriemlichen
Bracteen überragen die jugendlichen Kelche sehr deutlich, wodurch die
eiförmig-längliche Scheinähre vor dem Hervorbrechen der Blumenkronen
geschopft ist. Ferner ist die Innenseite der Blumenkrone bis auf einen
weissbebarteten Fleck inmitten der Unterlippe kahl und schön dunkel-
blau gefärbt, alles Eigentümlichkeiten, von denen in der Beschreibung
der N. Isaurica Boiss. et Heldr. nichts gesagt ist. Von letzterer ist die
Blüthenfarbe nicht genannt, da aber Bentham und Boissier die Unter-
schiede dieser und der N, Italica L. einzeln anführen und nicht die
Blüthenfarbe erwähnen, so liegt der Gedanke nahe, dass auch N, Isaurica
zu den weiss- oder weisslich blühenden Arten zählt, zumal auch die
anderen Arten dieser Abteilung der artenreichen Gruppe «Stenostegiæ »
durchweg weissblumig sind. N. Cadmea Boiss., N. camphorata Boiss. el
Heldr., N. Spruneri Boiss. sind Arten von durchaus verschiedener
Tracht, hochwüchsig und vielverzweigt ete., jedenfalls weit verschieden
von N. scordiifolia Bornm., und N, tolupantha Stapf mit sehr kleinen
Kelchen und kleinen weissen Corollen ist eine der unsrigen ebenfalls
sehr fernstehende Art.
248 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20}
10. Nepeta Autraniana Bornm. spec. nov. e grege Sienostegiæ.
Boiss. 1. c., p. 638:
«2. calyx ore subobliquus.
b. Corolle tubus calyce 1 '/«-2plo longior. »
Species insignis indumento glanduloso, foliis sessilibus, calycis dentibus-
tubo æquilongis latiusculis hyalino-marginatis.
Perennis, elata, glandulosa, caulibus 2pedalibus erectis sub simplicibus
superne tantum ramulosis quadrangularibus glanduloso-viscidis et spar-
sim patule papillari-hirtulis (inferne glabriuseulis superne densius glan-
dulosis); foliis majusculis viridibus utrinque papillari-hirtulis subtus
insuper glandulis sessilibus dense obsitis, omnibus sessilibus auriculato-
semiamplexicaulibus oblongis obtusis margine grosse el obtuse crenato-
dentatis, superioribus ovato-oblongis, floralibus inferioribus oblongo-lan-
ceolatis flores vix æquantibus ceteris minutis lineari-lanceolatis; verticil-
lastris glandulosis multifloris pedunculatis racemum laxiusculum vix
interruptum formantibus; bracteis lineari-lanceolatis paulo violaceo-colo-
ratis latiuscule membranaceo-marginalis calycis tubum dimidium æquan-
tibus, margine cilialis; calycis brevi-pedicellati glandulosissimi reeti
striati ore vix obliqui dentibus latiuseulis lanceolatis subæqualibus tubo
brevi æquilongis nervis ternis in unum viridem confiuentibus pereursis
violaceo-hyalino-membranaceis; corollæ cœruleæ glabriusculæ calyce
duplo longioris tubo exserto, limbo ampliato; antheris nigris subexsertis;
nuculis badiis triangulato-ovatis tuberculatis.
Assyria orientalis : (Kurdistania) Riwandous, in monte Händarin; alt.
1300 m. s. m.; 16. VI. 1893 legi (Bornm. Iter Persico-tureicum 1892-95,
exsicc. n° 46842).
Die schmalen etwa 1 mm breiten Bracteen verweisen die neue Art in
die Gruppe «Stenostegi® » Boiss., obwohl die häutige farbige Berandung
der Deckblätter und ebenso der Kelchzähne eine gewisse verwandtschaft-
liche Beziehung zu den Arten der Gruppe « Macrostegiæ» durchblicken
lässt. Von allen in Boiss. L. c. angeführten Arten der «Stenostegiæ» mit
schiefer Mundöffnung des Kelches und mit mittelgrosser Blumenkronen-
röhre besitzt keine einen annähernd ähnlichen Kelch, dessen Zähne so
lang als der Kelchtubus sind. In der Blattform steht sie der N. speciosa
Boiss. et No& (Diagn. II, 4, p. 24) am nächsten, ähnelt ihr sogar in dieser
Beziehung bedeutend; nichtblühende Exemplare werden aber am drüsigen
Indument sofort zu unterscheiden sein. Von den Stapf’schen vier neuen
Arten der Gruppe «Stenostegiæ», beschrieben in «Botan. Ergebn. d.
Polak. Exped. n. Pers.» I (1885), p. 45-46 und «Beitr. z. Fl. v. Lycien,
|
;
(21) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-AREEN, 249
Carien und Mesopotamien» I, (1885) p. 26, besitzt keine irgend
welche Verwandtschaft zu N. Autraniana Bornm. und ebenso wenig
kommt eine der beiden Post’schen Arten (Flora of Syria, Palæstina and
Sinai [1896], p. 637) N. Trachonitica Post und N. Amani Post, beide zu
« Stenostegiæ » gehörig, irgendwie in Betracht. N. janthinostegia Freyn
(Bull. de l’herb. Boiss. IV [1896], p. 135) aus dem südlichen Cappadocien,
besitzt einen ähnlichen Kelch, doch ist Blattgestalt, Indument etc.
völlig verschieden und der breiteren Bracteen halber ist die Art der
Gruppe « Macrostegiæ » zugehörig.
Da ich oben erwähnte, dass ich N. speciosa Boiss. et Noë ebenfalls in den
kurdischen Gebirgen östlich von Riwandous und zwar hart an der per-
sischen Grenze auf dem Hochgebirge Sakri-Sakran bei 2200 m. Seehöhe
(Bornm., exs. n° 1684 b) angetroffen habe, die Samen dieser Art aber noch
nicht bekannt sind, daher es immer noch denkbar war, dass N. speciosa
Boiss. et Noë etwa der Gruppe « Catariæ » angehören könnte, so kann ich
nach den mir vorliegenden Exemplaren berichten, dass die Samen nicht
glatt, sondern. wie Boissier richtig vermutete, mit kleinen aber sehr deut-
lichen Erhabenheiten (Tuberkeln) besetzt sind; sie sind von dunkler
Färbung und von stumpf-3 kantiger, länglicher Gestalt. Die Exemplare
stimmen völlig überein mit den von Strauss in Westpersien gesammelten
und von Haussknecht als N. speciosa Boiss. et No& bestimmten Pflanzen.
Haussknecht sammelte N. speciosa Boiss. et Noë ebenfalls in Kurdistan.
— Eine bemerkenswerthe Abart von N. speciosa Boiss. et Noë ist ß.
leiocalyx Hausskn. (« dentibus e basi triangulari breviter acuminatis
inæqualibus glaberrimis, ceterum uti typus»); sie kommt im westlichen
Persien vor, dort ebenfalls von Strauss gesammelt, doch ausser in den
hervorgehobenen Merkmalen unterscheidet sie sich sonst in keiner
Weise vom Typus.
11. Nepeta Haussknechti Bornm. spec. nov. e grege Stenoste-
gie Boiss. 1. c., p. 638:
«2. Calyx ore subobliquus.
b. Corollæ tubus calyce 1 '/ı-2 plo longior, »
Species insignis calyce (violaceo) violascenti-lanato (affinis N, marifo-
lie Boiss. el Huet), foliis late ovatis cordatis obtusis.
Perennis, lola planta crispule tomentoso-sublanata, multicaulis; cau-
libus erectis vel ascendentibus elongatis 4-1 "/s-pedalibus subsimplieibus
quadrangularibus pubescentibus incanis, remote foliatis; foliis viridi-
cinerascentibus omnibus fere petiolo brevi suffultis e basi cordata late-
250 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22}
ovatis obtusis crenatis (crenis utrinque 7-9), floralibus ovato-oblongis,
supremis minutis elliplicis ; verlicillastris distinctis summis confluentibus;
cymis 4-6-floris subsessilibus subsecundis inferioribus pedunculatis valde
dissitis; calyce amϾne violaceo-colorato dense lanato vix incurvo ore
obliquo, dentibus subæqualibus tubo 5-plo brevioribus e basi triangu-
lari breviler lanceolatis in spinulam brevissimam demum subglabram
excurrentibus; corolla molliter lanatula calyce 2'/s-plo longiore, tubo
angusto sensim ampliato breviter exserto, labio superiore recto breviter
bilobo, inferiore trilobo lobo medio magno rotundato crenato; antheris
nigris subexsertis; nuculis compresso-triangulato-ovalis scrobiculatis
brunneis.
Assyria orientalis : (Kurdistania) Riwandous (ad fines Persicos) in
regione alpina montis Helgurd; alt. 1900, 26. VI. 1893, legi ; et in alpibus
Sakri-Sakran, alt. 2200 m.; 23. VI. 1893 legi (Bornm. Iter Persico-turci-
cum 1892-95, exs. n° 1685; n° 1686).
Maasse : Sitengelhôhe 30-50 cm.; Internodien 6-8 cm., seltener 10 cm.;
Blatistiel 4, höchstens bis 9 mm.; Blattfläche 2 X 2, seltener 2,5 X
2,5 cm.; Blüthenkelch 7 x 2 mm., Fruchtkelch 8 x 3 mm., Kelchzähne
1,5 mm. ; Blumenkrone 15-15 mm., Oberlippe 3,5 mm., Unterlippe 6,5 mm.
Als nächstverwandte Art dieser schönen, durch die starke Wollbe-
kleidung des violett gefärbten Kelches und durch den wollig behaarten
Helm der Blüthe sehr gut gekennzeichneten Species haben wir allein
N. marifolia Boiss. et Huet in Vergleich zu ziehen. Von dieser unter-
scheidet sie sich auf’s Beste durch das ganz andere lockere Indument
aller Teile (nicht «adpressissime cinereo-canescens »), wie dies der Diag-
nose entsprechend an von Sintenis (exs. n° 7021) in Armenien gesam-
melten Exemplaren von N. marifolia Boiss. et Huet auf’s Deutlichste
ersichtlich ist, ferner aber auch durch die Blattgestalt, welche eiförmig-
rundlich mit herzförmiger Basis (nicht, Diagn. II, 4, p. 24, «foliis e basi
truncala oblongo-lanceolatis obtusis ») etwa derjenigen von N. Persica
Boiss. oder N. Mussini Haenk. enspricht. N. Mussini Haenk. ist nach Be-
schreibung sowohl wie nach Exemplaren von Tiflis eine der N. Hauss-
knechti Bornm. ferner stehende Art, wohl ähnlich in der Blattgestalt,
aber die Bekleidung (!) und die Gestalt des Kelches, dessen Mundöffnung
bei N. Mussini Haenk. sehr schief und dessen Zahnung tiefer gehend und
ungleich ist (während sie bei N. Haussknechti Bornm. ziemlich gleich-
artig und fast gerade ist) wird eine Verwechselung beider Arten kaum
aufkommen lassen. — N. amæna Stapf (Botan. Ergebn. d. Polak. Exped.
n. Pers. I, p. 45), welche mit N. Mussini Haenk. verglichen wird, weicht
di
(23) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 251
durch den mundtiefen zweilippigen Kelch, sowie durch andere auf-
fallende Merkmale noch weiter ab als die anderen Arten dieser Gruppe.
12. Nepeta Kurdica Hausskn. et Bornm. sp. nov. e grege « Mi-
cranthæ » ex affinitate N. humilis Bth. et N. Wettstein H. Braun.
Annua pube brevissima patente glandulosa densa subcinerascens,
caulibus elatis e basi ramosis À '/s-pedalibus rarius semipedalibus sim-
plicibus, obtuse 4-angulatis in parte inferiore rubris, ramis erectis
valde distantibus cymas in capitula terminalia solitaria congestas geren-
tibus; foliis inferioribus petiolatis late ovatis basi subcordatis apice
obtusis obtuse crenatis, superioribus subsessilibus vel sessilibus basi
truncatis ovatis vel ovato-lanceolatis, floralibus bracteiformibus, omnibus
utrinque papillosis sepius rubro-coloratis supra minus subtus densius et
longius puberulis; eymis multibracteatis multifloris in capitulis aggregatis
densis inferioribus pedunculatis superioribus subsessilibus et sessilibus
racemum longum paniculæformem formantibus, verticillastris summis
sepius in spicam ovato-oblongam approximatis; floribus subsessilibus ;
bracteis calycem dimidium superantibus subulato-lanceolatis nervo crasso
percursis papillari-glandulosis ad marginem pilis albis longiuseulis
eiliatis; calyce sub anthesi tenuiter tubuloso demum ampliato subrecto
strialo purpurascente papillari-glanduloso, ore obliquo antice fere ad
medium usque fisso, dentibus superioribus tribus tubo triplo brevioribus
late lanceolatis breviter spinescentibus, dentibus inferioribus binis eximie
brevioribus angustioribus lanceolatis apice sensim in spinulam attenuatis;
corolla pilosula cærulea 15 mm. longa calyce 2-2 '/s-plo longiore, tubo
valde ampliato, labio superiore bilobo, inferiore trilobo lobo medio majus-
culo latissimo; antheris nigris vix exsertis; nuculis nitidis tenuiler punc-
als atro-fuseis triangulato-ovatis.
Assyria orientalis : (Kurdistania) Riwandous (inter Ourmi et Erbil) in
monte Händarin, alt. 1200 m. s. m., 21. VI. 4893 legi. (Bornm., iter Per-
sico turcicum 1892-93, exs. n° 1689).
Maasse : ganze Pflanze 20-40 em. hoch, die grössten Internodien
5-6 em.; Blatt : Fläche 15-25 mm. lang, 12-25 mm. breit, Stiel 2-8 mm.
lang; Bracteen ca. 6 mm. lang, 1,5 mm. breit; Gymenköpfchen ca. 12 mm.
breit; Fruchtkelch 7 mm. lang, 2 mm. breit; Corolla 14-15 mm. lang.
Nepeta Kurdica ist verwandt mit N. humilis Bih. ', welche von mir im
' Nach O, Kuntze Revisio gen. plant., p. 518, hat N. humilis Bth. zu
heissen N. Benthami (0. Kize, als Glechoma), während auf den Namen N.
humalıs Bih, die ältere Zataria humilis Bth. (= N. bracteata Bih.) Anspruch
252 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
gleichen Gebiet, im Gebirge Sakri-Sakran, angetroffen wurde und vor-
züglich mit Haussknecht’schen Exemplaren vom benachbarten Pir Omar
Gudrun übereinstimmt. Schon in der ganzen Tracht macht sich diese
als eine andere Species bemerkbar; N. humilis Bth. hat einen weit gra-
cileren Wuchs, die zarten schlanken Zweige und Cymenstiele stehen fast
horizontal ab (nicht steif und aufrecht), ferner sind die in eine sehr
feine Stachelspitze auslaufenden Bracteen weit länger und die Kelchzähne
sind schmäler und spitzer.
Näher verwandt ist N. Kurdica der N. Wettsteinii H. Braun (Verh. d.
k. k. zoolog.-botan. Ges. Wien, Band XXXIX (1889, p. 226), welche
allerdings vom Autor der Gruppe Micronepeta zugezählt und auch mit
den Arten dieser Gruppe in näheren Vergleich gebracht wird. Von dieser
Art liegt mir sowohl ein Pröbchen der Originalpflanze als die vorzügliche
Abbildung (1. c. tab. VD) vor.
Der mehr oder minder schiefen oder ungleichen Mundöffnung halber
wäre es natürlicher, unsere N. Kurdica den Arten der «Micranth& »
Boiss. zuzurechnen, da nach Boiss. 1. c., p. 639, dieser Abteilung ein
«calyeis os obliquum » eigen sein soll, während der Gruppe Micronepeta
ein «calyx ore rectus» vorgeschrieben ist. Allerdings ist auch N. hymeno-
donta Boiss. aus der Gruppe der Micronepeta, deren Arten sämllich einen
Kelch mit gerader Mundöffnung und bis auf zwei Ausnahmen (N. Ispaha-
mica Boiss. und N. Weitsteini H. Braun) gleichartige Zahnung haben,
auszuscheiden und jener der Micranthæ zuzuzählen, denn N. hymeno-
donta Boiss. ist laut Originaldiagnose (dem Sektionscharakter wider-
sprechend) durch einen Kelch ausgezeichnet, dessen Saum als « valde
obliquus» beschrieben ist.
Von N. Wetisteinü H. Braun unterscheidet sich N. Kurdica Hsskn. et
Bornm. ebenfalls im Wuchs als durch die Gestalt der Kelchzähne, welche
bei ersterer weit stumpfer (mucronat) und breiter sind. Bei N. Wettsteini
H. Braun ragt die Röhre der ziemlich unscheinlichen Blumenkrone kaum
über die Kelchzipfel heraus, die Blumenkrone ist nur 2 mal so lang als
der Tubus des Kelches, bei N. Kurdica ist dagegen allein die Blumen-
kronröhre fast doppelt so lang als der ganze Kelch. N. Kurdica ist an
Stengeln und Kelchen dicht drüsig behaart, die Stengelteile der N. Wett-
steinü werden als «dense adpresse puberuli» angegeben. Schliesslich
hätte. O. Kuntze, welcher (l. c.) im Sinne Benthams die Gattungen Glechoma
und Nepeta vereinigt, sieht sich veranlasst, der zwei Jahre (!) älteren Gattung
Glechoma (1735) zu ihrem Rechte zu verhelfen, und demzufolge ca. 150 Arten
der Gattung Nepeta (1737) als Glechoma... O. Kuntze «richtig zu benennen »!
+ LE RE Th RCE à CR EI SR un
= , = 3 ar &
(25) J. BORNMÜLLER. ZWÖLF NEUE NEPETA-ARTEN. 253
sind bei N. Kurdica die Köpfchen an den Verzweigungen stets einzeln
endständig, bei N. Wettsteinii sind sie unter fast gleichmässigen Abstän-
den zu mehreren über einander angeordnet.
N. micrantha Bge. und die durch die eigene Struktur des Samens noch
mehr abweichende N. saccharata Bge., beide von mir im südlichen und
nördlichen Persien verschiedene Male angetroffen. sind unserer Pflanze
sehr fernstehende Arten; nicht minder N. hymenodonta Boiss. mit weiss-
lichen Blüthen und ungestielten Cymen, die sich an der Spitze des
Stengels zu einer kurzen geschlossenen, nur an der Basis unterbrochenen
Scheinähre zusammenfinden. N. Sewerzowi Rgl. (aus Turkestan), von
welcher wir in Trans. Linn. Soc. Ser. 2, Bot. Vol. III (1887) eine gute
Abbildung (Tab. 41) haben, ist eine breitblättrige, im Habitus der N. sac-
charata Bge. verwandte Art, mit sehr lockeren Cymen und mit einem
fast gleichartig bezahnten Kelchrand.
Berka an der Ilm, 4. Januar 1899.
254
V LISTE PROVISOIRE DES ESPÈCES
DU
GENRE HEDYSARUM
PAR
Boris FEDTSCHENKO
de Moscou.
M’etant occupé pendant quelque temps du genre Hedysarum, je suis
encore loin de pouvoir en donner une monographie complète, mais je
pense qu'il serait utile de donner une liste de toutes les espèces connues
de ce genre, en les classant dans les sections qui ont déjà été établies
par le monographe de ce genre, M. Basiner ', ou qui étaient encore à
constituer.
Je prends le genre Hedysarwm dans le sens du dernier monographe
(le ce genre, M. Basiner, en ajoutant aussi son genre nouveau Coretho-
dendron Basin. qui est tout à fait indissolublement lié avec certains
Hedysara. On peut ajouter encore que nous connaissons maintenant
des formes intermédiaires entre les Hedysarum et Onobrychis.
J'ai fait aussi quelques remarques synonymiques qui me paraissaient
indispensables et j’ai ajouté la description de deux espèces nouvelles.
Pour chaque espèce, je donne brièvement sa distribution géographique.
Quant à la distribution de tout le genre, on trouve les espèces des
Hedysarum en Europe, en Asie (surtout dans la Turquie d’Asie et dans
la Perse), dans le nord de l'Afrique et dans l'Amérique du Nord. Dans
! Basiner, Enumer. monogr. species generis Hedysarum (Mémoires présentés
par divers savants à l’Académie de Saint-Pétersbourg, 1846).
(2) BORIS FEDTSCHENKO. ESPÈCES DU GENRE HEDYSARUM. 255
les tropiques et dans l'hémisphère méridional les vrais Hedysara sont
inconnus.
Je suis heureux de pouvoir exprimer iei mes sincères remerciements
à M. Casimir de Candolle, dans l’herbier duquel j'ai trouvé tous les
types du célèbre Aug. Pyr. de Candolle et qui m'a obligeamment aidé
pour mes recherches bibliographiques dans son immense bibliothèque.
Je remercie également M. Eug. Autran pour son aimable concours
dans mes études sur les Zedysarum à l'herbier Boissier.
Enfin je serais reconnaissant à tous les botanistes qui voudraient
bien me communiquer — soit leurs remarques sur les omissions de ma
liste — soit des matériaux pour continuer mes travaux sur le genre
Hedysarum.
Gouv. de Moscou, Mojaïsk (Russie), 25 janvier 1899.
SUBGENUS I. HETEROLOMA.
Sectio 1. Fruricosa.
a.
1. H. fruticosum Pall. Transbaïcalie, Dahurie, Mongolie.
2. H. mongolicum Turez. Mongolie.
b.
3. H. multijugum Maxim. Mongolie oceid., Kansu.
C.
k. H. leave Maxim. Mongolie mérid.
5. H. lignosum Trautv. Mongolie orient.
d.
6. H. arbuscula Maxim. Mongolie mérid.
7. H. scoparium Fisch. et Mey. (Corethodendron scoparium Basiner) Songarie
orient., Mongolie,
SUBGENUS Il. ISOLOMA.
Trisvs A. ELEUTHEROTION.
Sectio 2. SPINOSISSIMA.
A,
8. H. coronarium L. Nord de l'Afrique, Espagne, Italie.
9. H, flexuosum L. Nord de l'Afrique, Espagne.
b,
10, H. carnosum Desf, Algérie, Tunisie.
1O
Ca
(or)
11.
12.
13.
14.
15.
ED EE à
ue
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
C
. pallidum Desf. (incl. H. atlanticum Pomel, H. intactum Pomel, H. mau-
ritanicum Pomel et H. Clausonis Pomel, qui ne sont que des formes
subordonnées de H. pallidum Desf.). Algérie, Tunisie.
d.
. aculeolatum Munby. Algérie.
.capitatum Desf. (H. echinatum Schweigg., H. corsicum Balbis.). Région
méditerranéenne.
. spinosissimum L. (H. capitatum Desf. var. pallens). Région mediterra-
neenne.
Trısus B. GAMOTION.
Sectio 3. OBSCURA
d.
. obscurum L. (incl. H. neglectum Led., H. caucasicum M. B., H. armenum
Boiss. et Huet). Alpes d’Europe, montagnes de la Siberie et du
Turkestan, Caucase; Russie d'Europe et Sibérie arctique, Chine
(var.), Japon.
. sikkimense Benth. Sikkim.
. Falconeri Baker. Tibet occid., Kachmir.
. astragaloides Benth. Lahul, Kischtwar, Affghanistan (?).
. caschmirianum Benth. Kachmir.
b.
. microcalyx Baker. Himalaya oceid., Gurwhal, Kachmir, Lahul.
C.
. Semenovi Regel et Herd. (= H. flavum Rupr.). Thian-chan.
. flavescens Rgl. et Schmalh. Les montagnes du Turkestan.
d.
. Macquenzii Rich. (H. dasycarpum Turez., ? H. canescens Nutt.). Sibérie,
Amérique du Nord.
. carnosulum Green. Colorado.
e.
. elongatum Fisch. (= H. alpinum L. ex parte, H. sibiricum Led. non
Poir., H. laxiflorum Benth.), Russie d'Europe orient., Sibérie,
Himalaya, Tibet occid., Japon.
var. albiflorum Led. (= H. esculentum Led., H. vicioides Turez.).
. Branthii Fisch. et Mey. Siberie orient.
. boreale Nutt. (H. americanum Britt.) Amerique du Nord.
var. flavescens (Coult. sp.).
. occidentale Green. Amérique du Nord-ouest.
(4) BORIS FEDTSCHENKO. ESPÈCES DU GENRE HEDYSARUM. 297
Sectio 4 MEMBRANACEA.
39. H. membranaceum Coss. Maroc.
Sectio 5. MULTICAULIA.
Li
79
a.
30. H. formosum Fisch. et Mey. Perse, Arménie russe.
b.
31. H. elymaiticum Boiss. et Hausskn. Perse.
32. H. Maitlandianum Aitch. et Baker. Afghanistan.
c.
33. H. nitidum Willd. Arménie turque.
34. H. Korzinskyanum n. sp. Caulis humilis, herbaceus, adpresse incanus. Folia
4-6 juga cum impari; foliola late elliptica, supra parce adpresse
pubescentia, subtus sericea. Stipulæ connatæ. Peduneuli folium
superantes. Racemi densi. Calyx corolla triplo brevior, laciniis
tubo subæquilongis. Corolla lutescens vel ex parte rubescens.
Carina alis duplo vel plus duplo longior, vexillum subæquans.
Legumen canescens, articuli 2-3-4, rugosi, tubereulis ad marginem
insilis adspersi.
Turkestan : dans les montagnes entre Gousar et Kschtout, 3-4000’;
quelques spécimens defleuris ont été récoltés le 18 juin 1882 par
M. Albert Regel (dans l’herbier du Jardin impérial botanique de Saint-
Pétersbourg !).
Cette espèce est voisine de A. nitidum Willd. (herb. Willd., herb.
Paris., herb. Boiss., herb. du Jardin de Saint-Petersbourg !), mais
bien diflérente d’elle par ses ailes plus courtes et ses folioles plus larges.
J'ai nommé cette espèce en honneur de M. l’académicien Korzinsky
à Saint-Pétersbourg, sous la direction duquel j'ai commencé mes études
des Hedysarıım et qui m’a toujours montré la plus grande bienveil-
lance, en m’aceordant souvent son aimable concours.
d.
35. M. varium Willd, (H. Lydium Boiss., H. palavianum Hochst., H. incanum
Led., H. sulphureum Boiss., H. phrygium Boiss.). Turquie d'Asie,
Transcaucasie.
. H. callichroum Boiss. (H. sipyleum Boiss.). Lydie, Cadme.
®,
. H. laxum Boiss, Cappadocie,
. H. Pestalozzæ Boiss. Lycie,
258 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
. ibericum M. B. Transcaucasie.
. atomarıum Boiss. Syrie, Taur. cilie.
. polymorphum Led. (=H. Gmelini Led., H. roseum Steph., H. con-
sanguineum DC., H. altaicum Fisch., H. rutidocarpum DC.).
Russie d’Europe orient., Sibérie, Turkestan.
42. H. Razoumovianum Helm. et Fisch. Russie d’Europe orient., Songorie (?).
43. H. setigerum Turez.
8.
4%. H. baldshuanicum n. sp. Caulis bipedalis, erectus, herbaceus, subglaber.
Folia longissima usque 30 cm. longa, 6-10 juga cum impari:
foliola juniora subsericea, oblonga, adulta pilosiuscula. Peduneuli
folium subæquantes vel eo longiores. Racemi 5-15 flori. Flores
magni. Calyx pilosiusculus circ. 8 mm. longus; dentes calycini
tubum cireiter sesqui superantes. Corolla rosea. Vexillum cire. 20-
22 mm., carina 19 mm., ale 7 mm. longi. Ovaria pubescentia,
3 ovulata. Styli longissimi. Legumina ignota.
=
DE
Turkestan : Baldshouan, Sarypoul, près de la rivière Ak-Ssou, juin
1884 et dans les montagnes près de Moumounawada, apr.-mai 1884,
récolté par M. Albert Regel (dans l’herbier du Jardin impérial bota-
nique de Saint-Pétershourg !).
h.
45. H. chaitocarpum Rgl. et Schm, Turkestan.
++
46. H. dumetorum Boiss. Pisidie, Arménie turque.
%7. H. leucocladum Boiss. Pisidie.
48. H. cinereosericeum Basin. (H. Basineri Boiss.). Cappadocie.
49. H. candidissimum Freyn (H. candidum Freyn et Sint., non M.B.). Arménie
turque.
50. H. cyprium Boiss. Chypre.
* *
I
51. H. Huetti Boiss. Arménie turque.
52. H. rotundifolium Boiss. et Noe. Arménie turque.
93. H. singarense Boiss. et H. Mésopotamie.
54. H. tauricum Pall. Tauride, Bulgarie.
55. H. cretaceum Fisch. Russie d'Europe.
56. H. ecbatanum G. Beck. Perse.
57. H. atropatanum Bge. Perse.
58. H. turkestanicum Rgl. et Schmalh. Turkestan.
59. H. Perrauderianum Coss. Algérie.
u,
£ x
DO RS ed ee Dana LE a A RE UN de Men lien SET TaE que VO Men NE D de
M: ds F2 €
(6) BORIS FEDTSCHENKO. ESPECES DU GENRE HEDYSARUM. 259
60. H. humile L. (H. Fontanesii Boiss., H. confertum Desf., H. laxum Pomel,
H. Bovei Boiss. et Reut., H. Boveanum Basin.). France merid.,
Espagne, Sicile, Nord de l’Afrique.
61. H. brachypterum Bge. Mongolie, Chine boréale.
62. H. Naudinianum Coss. (H. papale Pomel). Algérie.
Sectio 6. SUBACAULIA.
A.
63. H. Fedtschenkoanum Rgl. Turkestan.
B.
64. H. sericeum MB. Caucase.
65. H. elegans Boiss. et Huet. Arménie turque.
66. H. argenteum M. B.. non L. fil. Russie merid., Crimée, Caucase.
Cette espèce a été récoltée et décrite pour la première fois par
M. Marschall de Bieberstein (Flora Taurico-caucasica, vol. IT, N° 1443;
Charcoviæ 1808) qui la nomma d’une manière erronée A. argenteum
L. fil. Un tel nom n’existe pas dans les ouvrages de Linne fils. Le nom
H. argenteum a été proposé pour la première fois par Linné pere
pour la plante de Sibérie qui avait été déjà décrite sous le nom de 7.
grandiflorum Pall. Linné fils avait commis une faute dans la
citation du nom du Æedysarum de la Sibérie, le nommant 7. argen-
tatum. La plante de Marschall de Bieberstein qui croit dans le Caucase
et dans le sud de la Russie, n’a rien de commun avec la plante de
Linné.
67. H. grandiflorum Pall. Synonymie de cette espèce : Hedysarum villosum,
argenteurm, non ramosum, floribus spicalis purpureo violaceis.
Amman. Stirp. ruthen. rarior., no 155, 1739; Hedysarum spicis
radicalis. Gmelin, Fl. Sib. IV, no 38, 1769; Astragalus grandi-
florus Linné, Spec. plant. ed. Il, p. 4071, 1763; Astragalus grandi-
florus Pallas, Reise durch versch. prov. Russ-Reich, I, p. 15%, 1771;
Hedysarum grandiflorum, Pallas, ibid. Il, 743, no 120, t. V, 1773:
Hedysarum argenteum, Linne, System, veget, ed. XII a Murray,
p. 562, no 34-35, 1774; Hedysarum argentalum Linné fil., Suppl.
plant., 333, 1787; Hedysarum argyrophyllum Ledeb., Flora ros
sica, I, p. 699, 1842; Hedysarum grandiflorum Led. ibid., p. 698,
1842 (ex parte); Hedysarum platyphyllum Bas., Mon. gen, Hedy-
sarı n° 31, 4846. Russie d'Europe orientale,
260
sh.
ja ern te
Eu ER En EEE
an ge
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
. daghestanicum Rupr. Daghestan.
. papillosum Boiss. Perse.
. splendens Fisch. Songorie, Altai.
++
. candidum M. B. Crimée.
. cappadocicum Boiss. Cappadoce.
. plumosum Boiss. et Hausskn. Perse.
* #
. erythroleucum Schott. et Ky. Taur. eilic., Cataonie.
. Poneinsii Franchet. Pamir.
&
a.
. brahuicum Boiss. Affghanistan.
. kumaonense Benth. Himalaya.
. denticulatum Rgl. Turkestan.
b.
. Lehmannianum Bgl. Turkestan.
. Sewerzowi Bge. cum var. sericeum Rgl. Turkestan.
. microphyllum Turez. Sibérie, Songorie.
. cephalotes Franchet. Turkestan.
. ferganense Korz. Turkestan.
Sectio 7. CRINIFERA.
—
. callithrix Bge. Perse.
. micropterum Bge. Perse.
. Wrightianum Aitch. et Baker. Afghanistan, Transcaspie, Beludshistan.
. criniferum Boiss. (? H. trichocarpum Desv.). Perse.
. pogonocarpum Boiss. (H. xanthinum Freyn cum var. variegatum Freyn),
Syrie, Arménie, Anatolie, Turkestan (?).
. Kotschyi Boiss. Mésopotamie.
. pannosum Boiss. Syrie, Mesopotamie.
. Bellevalii (Prain) Bornm. Afghanistan.
++
Aucheri Boiss. Cappadoce.
Species incertæ sedis.
. anomalum DC. (une monstruosité ?).
. Japonicum Basin. Japon.
. Rezlianum Prantl. Californie (?— H. Macquenzii Rich.).
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—
—
BORIS FEDTSCHENKO. ESPÈCES DU GENRE HEDYSARUM. 361
Species excludendæ (præter alias quæ jam in Indice Kewensi
exclusæ sunt.)
. aneistrocarpum Led. Brésil.
. canescens Aubl. Guiane.
. cochinchinensis Lour. Cochinchine.
. distortum Aubl. Guiane.
. flaccidum Weinm. Nepal.
. granuliferum Spreng. Afrique trop.
. immaculatum Forsk. Arabie.
. incarnatum Willd. Japon.
. leucophyllum Lk.
. Lindleyi Mart. Brésil.
. lineare Lour. Cochinchine.
. madagascariense Desv. Madagascar.
. moniliforme Burm. Ind. or.
. nutans R. Grah. Ind. or.
. proeumbens Mill. Jamaïque = Desmodium spirale DC.
. purpureum Güld. Caucase.
. scandens Mill. Mexique = Galactia pendula Pers.
. sericeum Mill. Mexique — Desmodium cajanifolium DC.
. strobiliferum Baker. Himalaya — Astragalus chlorostachys Lindl.
. triangulare Retz. Java.
. uniflorum Lapeyr. Pyrénées.
Genève, décembre 1898.
BULL. HERH, Boiss., avril 1899, 18
Beiträge zur Flora von Sicilien.
Z. Teil.
Brläuterungen und kritische Bemerkungen
zum
Herbarıum sıculum
I. Centurie
von
Dr. Hermann ROSS,
Kustos am kgl. botanischen Garten in München.
Nach dem Tode von Professor Todaro, Direktor des botanischen
Gartens in Palermo, ist die von ihm herausgegebene «Flora sicula
exsiccata» nicht fortgesetzt worden. Ich fasste deshalb schon vor
mehreren Jahren den Plan, ein ähnliches Exsiccatenwerk herauszugeben,
da ich glaubte, dadurch den vielen Nachfragen nach sicilianischen
Pflanzen besser und gründlicher nachkommen zu können, als es durch
Tausch, Lieferungen an Tauschvereine, Herbarien u. s. w. der Fall sein
konnte.
Bei dieser zusammenhängenden, planmässigen Herausgabe sollen nach
und nach alle Pflanzen dieser ihrer eigenartigen Lage und geologischen
Vergangenheit wegen botanisch so interessanten Insel zur Ausgabe
gelangen, um eine möglichst vollständige Uebersicht der im Gebiete vor-
handenen Pflanzenarten zu geben.
Meine während eines zwölfjährigen Aufenthaltes in Sicillen ge-
u TS
FT
(2) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 265
machten Erfahrungen und umfangreichen Sammlungen sowie die hier in
München in so reichem Maasse vorhandenen wissenschaftlichen Hilfs-
mittel, sowohl in Bezug auf Litteratur wie auf Vergleichsmaterial,
ermöglichen mir eine gründliche Bearbeitung der zur Ausgabe ge-
langenden Pflanzen.
Meine bedeutenden Vorräte, sowie die Unterstützung von in verschie-
denen Teilen der Insel ansässigen befreundeten Botanikern und für mich
thätige Sammler sichern eine regelmässige und gute Fortsetzung der
Centurien, und ich selbst beabsichtige auch nach Möglichkeit meinen
Urlaub — wie ich es bereits im Jahre 1898 gethan habe — zur plan-
mässigen Bereisung der besondere Beachtung verdienenden Gegenden
Sieiliens zu benutzen.
Die sicilianische Flora ist vom systematischen Standpunkt aus im all-
gemeinen sehr gründlich bearbeitet, da viele tüchtige einheimische
Botaniker ihr ganzes Leben hindurch sich ausschliesslich dieser Aufgabe
widmeten und auch mehrfach ausländische Botaniker die Insel erforschten
und daran ausführliche Arbeiten Knüpften. In den Herbarien dagegen
finden sich die sicilianischen Pflanzen verhältnismässig schwach und
schlecht vertreten. Besonderen Wert lege ich deshalb auf möglichst
vollständige und instruktive Exemplare, damit bei monographischen
Studien u. s. w. das Material allen Ansprüchen genüge und nicht zu
falschen Vorstellungen Veranlassung gebe.
Wie es bei der floristischen Bearbeitung eines keineren Gebieles nur
allzu häufig geschieht, so neigten auch die sicilianischen Botaniker bei
der immer mehr ins Einzelne gehenden Bearbeitung ihrer einheimischen
Flora, auch bei ganz geringfügigen Unterschieden, zur Aufstellung neuer
Arten. Im Gegensatz hierzu bin ich der Ansicht, dass die in neuerer
Zeit sich immer mehr bahnbrechende Zusammenziehung der nahe ver-
wandten Formen und Vereinigung derselben zu einer «Gesamlart»,
sowie Unterordnung der minderwertigen als Unterarten, Varietäten und
Formen, sowohl vom systematischen als auch ganz besonders vom
pflanzengeographischen Standpunkt aus das Vorteilhafteste ist, und werde
ich dies auch bei der Benennung der Pflanzen zum Ausdruck bringen.
In manchen Fällen gehen die Auffassungen über die Identität oder
Verschiedenheit der sieilianischen Pflanzen mit nahe verwandten Arten
anderer Gebiete sehr weit auseinander. Diese Fragen lassen sich bis-
weilen weder durch Beobachtungen an Ort und Stelle noch durch ein-
gehende Untersuchungen an getrocknetem Material entscheiden. Ich
glaube aber, dass manche derselben durch planmässig ausgeführte Kulturen
264 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
der in Betracht kommenden Pflanzen — ein leider sehr vernachlässigter,
obwohl sehr wichtiger Gegenstand für die systematische Botanık —
gelöst werden kann. In diesem Sinne habe ich bereits von einer Anzahl
derartiger Pflanzen bei meinem letzten Besuche Siciliens Samen ge-
sammelt, um dieselben an geeignete Persönlichkeiten und mehrere
botanische Gärten in den verschiedenen Teilen Europas zu verteilen.
und hoffe ich hierdurch nicht nur manche Zweifel in systematischer
Hinsicht zu beseitigen, sondern es kann dadurch auch wohl manche
biologisch interessante Thatsache zu Tage gefördert werden.
Durch meine fortgesetzien Excursionen nach Sicilien bezwecke ich
ausserdem meine Studien der sicilianischen Pflanzenwelt derartig zu
vervollständigen, dass ich schliesslich eine ausführliche, auf eigener
Anschauung beruhende Darstellung der Vegetationsverhältnisse der
Insel nicht nur vom floristischen und pflanzengeographischen, sondern
auch vom ökologischen Standpunkt aus werde geben können.
In Bezug auf die Pflanzenverbreitung in Sicilien spielt die geologische
Vergangenheit dieses Teiles des Mittelmeerbeckens eine wichtige Rolle.
Es mögen deshalb einige kurze, allgemeine Angaben darüber hier Platz
finden. Bemerkenswert ist ferner, dass die Pflanzengeographie dieses
Gebietes nicht minder interessant ist als dessen Tiergeographie '; die
eine kann vielleicht die andere in mancher Hinsicht ergänzen oder
bestätigen und beide zusammen dazu beitragen, manche schwierige,
zweifelhafle Frage der Lösung näher zu bringen.
Zunächst erinnere ich daran, dass Sicilien zweifellos in der jüngeren
Tertiärzeit ?, ebenso wie die südlichen Teile der iberischen Halbinsel, mit
Nordafrika zusammenhing, und dass das jetzt Sicilien von Nordafrika
trennende Meer durch Versinken dieser Landbrücke entstanden ist.
Nach der Ansicht mancher Geologen bestand diese Verbindung sogar
noch in der Diluvialzeit °.
1 W. Kobelt : Die Fauna der meridionalen Subregion (Studien zur Zoogeogra-
phie, Bd. II). Wiesbaden 1898, pag. 279 u. ff.
? R. Lydekker : Die geographische Verbreitung und geologische Entwicklung
der Säugetiere. Uebersetzt von G. Sieber, Jena 1897, pag. 457. — A. Engler,
Versuch einer Entwicklungsgeschichte der Pflanzenwelt. Leipzig 1879, Bd.T.,
pag. 52. — Kobelt I. c., pag. 286.
® M. Neumayr : Zur Geschichte des östlichen Mittelmeerbeckens. Berlin 1882,
pag. 27; Erdgeschichte (2. Aufl.) II. Bd., pag. 446. — C. J. Forsyth Major :
Tyrrhenis. Studien über geographische Verbreitung von Tieren und Pflanzen
im westlichen Mittelmeergebiet. Kosmos, Bd. XII (1883), pag. 103.
(4) HERMANN ROSS. BEITR.EGE ZUR FLORA VON SICILIEN, 265
Sowohl geologisch ' wie auch tiergeographisch zeigt ferner der süd-
lichste Teil der italienischen Halbinsel, d. h. Kalabrien, grosse Verwandt-
schaft, zum Teil vielfache Uebereinstimmung mit dem nordöstlichen
Teile der Insel Sicilien. In der älteren Pliocänzeit bestanden zwischen
den Urgesteinhorsten Kalabriens mehrere Verbindungen vom tyrrheni-
schen zum ionischen Meere. Im Norden wurde dieser Komplex, der in
früheren Perioden wahrscheinlich ein zusammenhängendes Ganzes
bildete, durch einen breiten Meeresarm von dem bis zu den Alpen
lückenlos sich erstreckenden Apennin getrennt; hierdurch wurde der
Pflanzenwanderung in dieser Richtung ein unüberwindliches Hindernis
enigegengestellt. Durch diese Verhältnisse erklärt es sich, dass Sicilien
eine Anzahl von seltenen und interessanten Arten mit Süditalien
gemeinsam hat, aber dieselben auf dieses Gebiet beschränkt sind.
Wahrscheinlich hat früher auch zeitweise eine mehr oder minder
breite Landbrücke zwischen Unteritalien (Monte Gargano) und der
gegenüberliegenden Balkanhalbinsel bestanden ?, wodurch auch die
Pflanzenwanderung zwischen diesen beiden Gebieten möglich war.
Ferner wird von den Geologen angenommen *, dass der südöstliche
Teil Sieiliens durch eine von Osten nach Westen sich erstreckende, tief
einschneidende Bucht des älteren pliocänen Meeres von dem nördlichen
und westlichen Teile getrennt war und in ununterbrochenem Zusammen-
hang mit den bis nach Cypern und dem Orient sich erstreckenden
Ländermassen stand. Damals erstreckte sich mutmaasslich die Küste
Nordafrikas teilweise weiter nach Norden, und Sardinien mit Korsika
hingen damit noch zusammen, so dass wahrscheinlich einst auch eine
indirekte Verbindung Siciliens mit Sardinien bestanden hat.
Nach Suess * bilden die längs der Nordküste Siciliens verlaufenden
Gebirgszüge zusammen mit denjenigen des westlichen Nordafrika und
dem Randgebirge im Südosten von Spanien ein zusammenhängendes
System, den Grenzbogen des westlichen Mittelmeeres.
* Carla geologica d'Italia. Pubblicata per eura del R. Ufficio geologico. Roma
1889, — Eduard Suess : Die Erdbeben des südlichen Italiens (I. Abschnitt : Der
geologische Bau Calabriens und des zunächst liegenden Teiles der Insel Sicilien).
Denkschriften d. k. Akad. d. Wissensch. 3%. Bd. Wien 1875, p. 3. — Theobald
Fischer : Beiträge zur physischen Geographie der Mittelmeerländer, besonders
Sieiliens, Leipzig 1877, p. 4 und ff.
? Engler I. e., pag. 70. — Kobelt, 1. e., p. 275.
’ M. Neumayr : Erdgeschichte (2. Aufl.). Wien 1895, Bd. I, p. 374; Bd. II,
p. 406 u. #. w.
* Eduard Suess : Das Antlitz der Erde, Bd. I, pag. 309. M. Neumayr :
Erdgeschichte (2, Aufl.) Bd. II, pag, 486.
266 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Durch diese frühere Verteilung von Land und Wasser und durch den
Zusammenhang einzelner Teile des jetzigen Siciliens mit Ländermassen,
die wesentlich verschiedene Vegetation zeigen, wird ausserdem auch
manches Eigenartige in Bezug auf die jetzige, scheinbar sehr auffällige
Verbreitung der Pflanzen innerhalb der Insel erklärt. So z. B. zeigen im
allgemeinen die die nördlichen und westlichen Gebirgszüge bewohnenden
Arten nahe Beziehungen zum westlichen Nordafrika und Spanien,
während diejenigen des südöstlichen Teiles mehr Beziehungen zum öst-
lichen Teile des Mittelmeergebietes aufweisen.
Die der Lunesischen Küste näher als Sicilien liegende Insel Lampedusa
gehört von allen Gesichtspunkten aus zu Nordafrika‘; dadurch erklärt
es sich, dass eine Anzahl von Arten, welche sonst in Europa nicht vor-
kommen, sich hier finden. Da diese Insel aber zufällig politisch zu Italien
gehört, wird sie allgemein zu Europa gerechnet und in allen floristischen
Werken als zu Sicilien gehörend betrachtet, weshalb auch ich sie nicht
ausschliesse.
Die Maltagruppe bielet ihres sehr komplicierten geologischen Baues
und des geringen Umfanges wegen mancherlei Schwierigkeiten und
gehen deshalb die Ansichten über die geologische Vergangenheit dieser
Inseln zum Teil sehr auseinander ?. Zweifellos haben dieselben aber mehr
Beziehungen zu Sicilien als zu Nordafrika und werde ich sie deshalb
auch berücksichtigen.
Die ägadischen Inseln (Favignana, Marettimo, Levanzo) sind nur Teile
Siciliens, welche wohl zu jener Zeit isoliert wurden, als das Meer
zwischen Sicilien und Nordafrika sich bildete.
Die rein vulkanischen Inseln Linosa und Pantellaria gehören ebenso
wie die Liparischen Inseln und Ustica nicht nur polilisch zu Sicilien,
sondern auch geologisch zum italienischen Vulkangebiet. Da dieselben in
der jüngeren Tertiär- und Quartärzeit aus dem Meere emporgestiegen
sind *, also ihre Flora und Fauna von aussen her empfangen haben
1 Giacomo Trabucco : L’isola di Lampedusa. Studio geo-palaeontologico.
Bolletino della Società Geologica Italiana, vol. IX (1850), pag. 573.
?_Leith-Adam : The Nil-valley and Malta, London 1870. — Lydekker I. ce. —
Kobelt 1. c., pag. 286. — Suess : Antlitz der Erde, Bd. I, pag. 439. — Huston,
F. W.:Sketsh of the physical Geology of the Island of Malta. Geolog. Magazine,
vol. LT (1866), pag. 145.
> Nach mündlichen Mitteilungen des Herrn Dr. A. Bergeat, dessen Arbeit über
«Die äolischen Inseln, geologisch beschrieben » in Abh. der II. Kl. d. k. bayr.
Akad. d. Wiss. XX. Bd., I. Abt.. demnächst erscheinen wird.
{6) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 267
müssen, so bieten sie manches Interessante in Bezug auf Pflanzenwande-
Tung.
Bezüglich der Bodenverhältnisse ' ist hervorzuheben, dass dieselben
äusserst vielgestaltig und kompliziert sind, indem in mehr oder minder
ausgedehntem Maasse fast alle sedimentären Schichten, von den jüngsten
bis zu den ältesten, sowie auch Gneiss, Glimmerschiefer, Granit u. s. w.
vertreten sind. Ausserdem nehmen vulkanische Gesteine einen sehr
bedeutenden Anteil an dem Aufbau der Insel, besonders im Osten und
Südosten. Die Hauptmasse der Gebirge besteht jedoch aus Kalkstein
von der verschiedensten Beschaffenheit. Gips tritt an sehr vielen Stellen
in so bedeutendem Maasse auf, dass die Vegetation dadurch wesentlich
beeinflusst wird, was besonders im centralen und südlichen Teil der
Insel der Fall ist.
Wenn einzelne Pflanzen in auffallender Weise nur auf dem Boden
bestimmter Formationen sich finden oder auf gewisse Bodenarten be-
schränkt sind, so werde ich dies nach Möglichkeit hervorheben, da eine
Häufung von derartigen Thatsachen schliesslich dazu führen kann, allge-
meinere Schlüsse daraus zu ziehen.
Ueber die zu benutzenden Ausdrücke bezüglich der Regionen ist
Folgendes zu bemerken: Die untere Region (regio inferior) erstreckt sich
vom Meere bis etwa 700 m. Höhe; auf der oft sehr steilen Nordseite der
Gebirge hört sie schon etwas früher auf, während sie auf der Südseite
derselben sich auch weiter hinauf erstreckt. Die Zone von 700—1800 m.
etwa bildet die Bergregion (regio montana), während zur alpinen Region
(regio alpina) die wenigen darüber hinausreichenden Gipfel gehören.
Unter regio submontana verstehe ich das Uebergangsgebiet der unteren
zur Bergregion, und die Uebergangszone von der Berg- zur alpinen Region
ist dementsprechend regio subalpina.
In Bezug auf Litteratur und Abbildungen werde ich nur das für die
speciellen sieilianischen Verhältnisse besonders Wichtige citieren, sowie
alles Neue oder wenig Bekannte angeben, da ja die zahlreichen Hand-
bücher die vollständigen Citate enthalten. Dasselbe gilt in Bezug auf die
Synonyme.
Bei jeder Pflanze werde ich, soweit es nölig, kritische Bemerkungen.
etwa notwendige Beschreibungen, sowie alles sonst Interessierende mit-
teilen. Ferner bringe ich neue Standorte und Bemerkungen über das
jetzige Vorkommen seltener Arten, von denen so manche auch in Sicilien
1 L, Baldacei : Deserizione geologica dell’ isola di Sieilia. Roma 1886,
268 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7}
allmählich der immer mehr sich ausbreitenden Kultur zum Opfer fällt.
Ich füge auch kurze, allgemeine Angaben über die geographische Ver-
breitung jeder Pflanze bei, da diese in vieler Beziehung von Interesse-
sind und wesentlich zum Verständnis des Ganzen beitragen.
München, Dezember 1898.
1. Ranunculus spicatus Desf. var. rupestris = R. rupestris
(Guss.
In rupibus calcareis herbosis regionis submontanæ et montanæ. —
Palermo : Pizzuta (ca. 900 m.). — Fl. IV., fr. V. 1894.
Der Formenkreis des AR. spicatus wird von Freyn (Flora 1880; in
Willkomm et Lange, Prod. fl. hisp. III, 919, 981 et suppl. 316) in zehn
Arten zerlegt, deren Verschiedenheiten besonders in der Grösse der
Blätter, der Behaarung, der Beschaffenheit der Früchte und des Frucht-
standes bestehen. Cosson (Compend. fl. atlant. II, 23) dagegen will
diese Arten nicht einmal als Formen gelten lassen und betrachtet sie
alle als Synonyme des R. spicatus Desf. In Bezug auf die in Spanien
vorkommenden Formen hebt auch Willkomm (Ilustr. fl. Hisp. I, 31}
ihre nahe Verwandtschaft zu einander hervor und glaubt sie als Ver-
zweigungen eines gemeinsamen Stammes, der vielleicht R. escurialensis
Boiss. et Rent. wäre, betrachten zu können. Es ist sehr wahrscheinlich,
dass eine derartige Stammart jetzt gar nicht mehr existirt oder auch
ihrerseits mehr oder minder wesentliche Veränderungen erfahren hat.
Es scheint mir in diesem Falle richtiger, den R. spicatus als Mittel-
punkt des Formenkreises hinzustellen, da dieser die weiteste Verbrei-
tung unter allen hat (Tunis, Algier, Marokko) und ausserdem auch das
Centrum des ganzen Verbreitungsbezirkes einnimmt.
Der von Desfontaines (Fl. atlant. I, tab. 115) abgebildete Frucht-
stand des R. spicatus ist aussergewöhnlich lang und dünn, und auch
die Angabe «habitat in paludibus Algeriæ» muss auf einem Irrtum
oder Zufall beruhen, denn alle hierher gehörigen Pflanzen sind Berg-
bewohner und erstrecken sich in Spanien sogar bis in die alpine Region.
Die sieilianische Pflanze hat im allgemeinen einen etwas kürzeren
(ca. 20 mm.) und dickeren (10—12 mm.) Fruchtstand als die aus Algier
stammenden Exemplare, und ihre Blätter sind stärker und abstehender
behaart. Bezüglich der Grössenverhältnisse aller Teile herrscht grosse
et _ HS
(8) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 269
Veränderlichkeit und zwar im Zusammenhange mit den Standorts-
bedingungen; besonders an weniger stark belichteten Stellen finden sich
oft sehr grosse und üppige Exemplare. Ohne Zweifel haben solche
Pflanzen Lo Jacono (Flora sic. I, tab. V) für seine Abbildung vorge-
legen. Wie bei vielen verwandten Ranunculus-Arten zeigen auch hier
die später sich entwickelnden Blätter eine etwas abweichende Form
und erinnern dann oft an diejenigen von À. blepharicarpos Boiss.
(Voy. bot. dans le midi de l'Espagne, tab. I) und bisweilen sogar an die
von R. escurialensis Boiss. et Rent.
Ausser auf der Pizzuta sammelte ich die Pflanze am Gibilmessa und
auf der Insel Marettimo. An diesen wie an allen anderen bis jetzt
bekannten Standorten wächst dieselbe auf Kalkstein, der zur Trias- oder
Juraformation gehört. Eine Ausnahme hiervon macht nur das zu den
liparischen Inseln gehörige vulkanische Alicuri, wohin die Samen wohl
durch Wind oder Vögel gelangt sein dürften.
Geographische Verbreitung: Der ganze Formenkreis findet
sich im westlichen Nordafrika sowie in Sicilien und auf der iberischen
Halbinsel, die vorliegende Varietät nur in Sieilien. Nach Freyn
(Willk. et Lange, Prod. fl. hisp. III, 981; suppl. 316) kommt eine aller-
dings noch zweifelhafte Form (R. rupestris Guss. var. bæticus) in
Spanien vor, und zwar in dem mit Sicilien und Nordafrika geologisch
zusammengehörigen Randgebirge im Südosten der Halbinsel.
2. Helleborus viridis L. var. Bocconi = H. Bocconi Ten.
Syn. H. multifidus Vis. var. Bocconi Schiffner in Monogr. Helleboro-
rum (1890), 119; ZH. siculus Schiffner ]. ce. 123 et tab. VI. — A. inter-
medius Guss.
In collibus calcareis herbosis vel silvatieis regionis montanæ. —
Palermo : San Martino. — Fl. IL, fr. V. 1896.
Diese Pflanze ersetzt den typischen A. viridis L. in Sicilien und Süd-
und Mittelitalien, Der geringfügigen Unterschiede wegen verdient die-
selbe nicht als eigene Art betrachtet zu werden. Strobl (Flora des
Aetna, 182) sagt, dass seine Exemplare des 7. multifidus Vis. aus
Dalmatien und Montenegro von denen des H. Bocconi Ten. aus Neapel
und Sieilien nicht verschieden sind. Was ich von H. multifidus sah,
ist nicht völlig übereinstimmend mit unserer Pflanze, und auch
Sehiffner unterscheidet dieselben und zwar derart, dass er den
H. Bocconi vom Kontinent als var. b. zu H. multıfidus stellt, während
er die Pflanze aus Sicilien als eine neue Art, FH. siculus, beschreibt. In
Br Ne.
270 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
einer früheren Notiz (Englers Bot. Jahrbücher, Bd. XII) habe ich
gezeigt, dass dieses ungerechtfertigt ist, da die sicilianische Pflanze
sich nicht von dem A. Bocconi Ten. unterscheidet und die Angaben
Schiffners wohl auf ungenügendes Material zurückzuführen sind.
FH. multifidus ist nach meiner Ansicht auch nur eine Varietät des A.
virıdis L.
Nach den Angaben von Schiffner (1. c. 122) kommt die var. Boccont
auch in der Kastanienregion von Vallombrosa bei Florenz vor. Ba-
roni erwähnt in seinem 1897 erschienen «Supplemento generale al
Prodromo della Flora toscana» nichts davon, und ich habe auch bei
den kompetentesten Lokalfloristen nichts darüber in Erfahrung bringen
können. Sehr umfangreiches Material, welches ich seiner Zeit von Val-
lombrosa durch die Freundlichkeit der Herren St. Sommier und
Prof. D’ Solla erhielt, gehört zu A. viridis L. Schiffner scheint
demnach diese Art anders aufzufassen, denn er sagt (1. c. 134) : «In
Italien kommt der echte A. viridis L. nach alledem, was ich dorther
gesehen habe, nicht vor; trotzdem die norditalienische Pflanze nicht
überwinternde Blätter hat, gehört sie dennoch dem ganzen Aussehen
nach zu 7. odorus; eben hierher gehört wahrscheinlich zum Teil auch
der A. viridis des südlichen Tirol.»
Wenn ein Monograph sich so unsicher und zweifelhaft ausdrückt,
so müssen thatsächlich sehr grosse Schwierigkeiten bei der Umgren-
zung der verschiedenen Arten u. s. w. vorhanden sein. Umfangreiche
Untersuchungen an lebendem Material sowie entsprechende Kultur-
versuche wären demnach sehr wünschenswert.
Geographische Verbreitung : Mittel- und Süditalien und
Sicilien.
3. Arabis alpina L. var. albida = A. albida Stev. forma
sicula.
Syn. À. sicula Stev. (non Huet); Strobl, Flora des Aetna, 188; Lo
Jacono, Fl. sic. I, 106. — À. elegans Tin. ined. ex Lo Jac. l.c. — A.
albida Guss. (non Stev.), Fl. sic. syn. I, 171. — A. alpina L. ß. grandı-
Jtora, Caruel in Parlatore F1. ital. IX, 863 (ex p.)
In rupibus calcareis reg. montanæ et alpine. — Palermo : Neviera
di Busambra (ca. 900 m.). — Fl. V., fr. VI. 1895.
Die in Nord- und Mitteleuropa u. s. w. ziemlich konstante typische
À. alpina L. wird besonders im Mittelmeergebiet sehr formenreich (ef.
Boissier, Fl. orient. I, 174 und suppl. 33). Da Uebergänge vorkommen,
(10) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 271
empfiehlt es sich, diese im allgemeinen dureh Verschiedenheiten in der
Grösse der Blüten, der Blätter und in der Behaarung ausgezeichneten
Formen nur als Varietät (var. albida) zu betrachten. Die Form sicula
bildet das Endglied derselben, indem sie die grössten Blüten von allen
aufweist und deshalb wohl verdient, unterschieden zu werden, umso-
mehr da dieselbe bisher nur von Sicilien bekannt ist, wo sie in den
höheren Gebirgen (z. B. Madonien) eine der Charakterpflanzen bildet.
Geographische Verbreitung : Sicilien.
4. Iberis semperflorens L.
In rupibus calcareis regionis inferioris et montanæ. — Palermo. —
Fl. OL, fr. V. 1894.
Der Name der Art ist gänzlich ungerechtfertigt; dieselbe blüht nur
von Dezember bis April. Mehr oder minder rosafarbene Blüten sind
nicht selten.
Auf der Insel Favignana sammelte ich im August 1898 an nach Süden
gelegenen, nackten, direkt zum Meere abfallenden Kalkfelsen zahlreiche
Exemplare mit 5—6 em. langen und 2—2,2 em. breiten Blättern. Die-
selben’waren ausserdem von so fleischiger Beschaffenheit (4—5 mm. im
Durchmesser), dass der ganze Habitus ein völlig anderer wurde und
diese Blattrosetten einem Cotyledon oder Sempervivum nicht unähnlich
sahen. Durch die Sukkulenz der Blätter nur kann die Pflanze sich wohl
an solchen aussergewöhnlich scharf besonnten und trockenen Stand-
orten halten.
Geographische Verbreitung: Sieilien und einige Stellen der
italienischen Halbinsel.
5. Diplotaxis Harra (lorsk.) Boiss.
Syn. D. crassifolia DC. — Pendulina crassifolia Willk.
In collibus et rupibus gypsaceis et calcareis regionis inferioris et
montanæ, — Castrogiovanni, ca. 1000 m. — VI. 1893.
Diese Pflanze ist besonders in Gegenden mit Gipsboden, also im cen-
tralen und südlichen Teile der Insel sehr verbreitet. In Bezug auf die
Behaarung variiert dieselbe sehr; die behaarte Form wird als var.
hispida D. hispida DC. aufgeführt. Volkens (Fl. der ägypt.-arab.
Wüste, Berlin 1887, pag. 31 und 94) giebt an, dass Diplotaxis Harra
einjährig ist; die sieilianische Pflanze perenniert und die Stengel sind
oft sogar am Grunde etwas holzig.
Am obigen Standorte war eine Blütenknospendeformation sehr
272 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
häufig. Dieselbe ist ein Dipteroceeidium, das durch eine Cecidomyiden-
larve verursacht wurde. Vergl. Massalongo und Ross : Ueber sici-
lianische Cecidien in Berichte der deutschen botan. Gesellsch., Bd. XVI
(1898), Seite 403.
Geographische Verbreitung: Südspanien, Nordafrika, Sicilien,
Westasien.
6. Helianthemum glutinosum Benth.
Syn. Fumana glutinosa (L.) Boiss. — F. viscida Spach; Willk., Ie. et
descript. pl. Eur. aust.-oce. IT, 158 et tab. 164, 165.
var. viride = H. viride Ten.
In collibus calcareis aridis regionis inferioris et submontanæ. —
Palermo : San Martino. — VI. 1896.
Die hier vorliegende Varietät ist nicht nur durch die glatten, lebhaft
grünen Blätter ausgezeichnet, sondern auch durch den Habitus und
die Blütezeit. Die am Grunde sehr holzigen Stengel sind niederliegend,
und bildet die Pflanze einen losen, sehr sparrigen, kleinen Busch von
50—60 em. Durchmesser, aus welchem sich die zahlreichen drüsig-
behaarten Blütenstände erheben. Die Blütezeit fällt in die Monate Juni
bis August, wann die anderen Varietäten meist schon reife Früchte
haben.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
7. Viola calcarata L. subspec. nebrodensis Presl forma
grandifiora.
In rupibus calcareis umbrosis regionis montanæ. — Palermo : Ne-
viera di Busambra, ca. 900 m. — V. 1896.
Dieses ist der Originalstandort der durch ihre ausserordentlich
grossen Blüten ausgezeichneten vorliegenden Form, welche meines
Wissens auch nicht von anderen Standorten bekannt ist. Die Grösse
der Blüten hängt vielleicht mit der Beschaffenheit des Standortes zu-
sammen : eine sehr hohe, ganz steile, nach Norden gerichtete Felsen-
wand. Die Sonne trifft sie nur morgens und abends und herrscht hier
deshalb eine verhältnismässig grosse Feuchtigkeit und Kühle, wodurch
eine ungewöhnlich üppige und auch interessante Vegetation bedingt
wird.
Der Formenkreis der in Italien ganz besonders vielgestaltigen V.
calcarata L. ist von G. Strobl in der Oesterr. Bot. Zeitschrift, Bd. 27
(1877), 221 und neuerdings von Fiori und Paoletti in ihrer «Flora
|
]
.
|
us
(12) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 273
analitica d'Italia » I, 407 eingehend bearbeitet worden und zwar von
ganz entgegengesetzten Standpunkten aus. Strobl betrachtet jede,
auch’nur durch sehr geringfügige Merkmale ausgezeichnete Form als
«Art» und beschreibt deshalb auch noch eine neue Art V. Min.
Diese ist jedoch nicht völlig identisch mit der Pflanze von Busambra,
da letztere in allen Teilen viel grösser ist; besonders die Blüten, die
übrigens geruchlos sind, erreichen fast die doppelte Grösse (bis 5 em.
lang und 4 em. breit), wie ich durch einen Vergleich mit den mir von
Herrn Prof. Strobl freundlichst zur Verfügung gestellten Original-
exemplaren feststellen konnte. V. Mine, die ausser auf den Madonien
auch auf dem Monte Pollino (Kalabrien) in der Höhe von 1900—
2200 m. vorkommt, scheint mir also ein Zwischenglied der hier vor-
liegenden Form und der typischen V. nebrodensis Pr. zu sein. Durch
Kulturen hoffe ich auch hier Specielleres feststellen zu können. Fiori
und Paoletti dagegen ziehen die zahlreichen Formen alle zu V. calca-
rata L. und ordnen sie dieser als 6 Varietäten unter, und bei den
letzteren werden dann die weniger wichtigen Abweichungen erwähnt.
Hierdurch tritt die Verwandtschaft und der systematische Wert der
einzelnen Formen sehr übersichtlich hervor, und bleibt es ja jedem
überlassen, je nach seiner Auffassung, die verschiedenwertigen Glieder
dieses Formenkreises auch als Arten aufzufassen.
V. nebrodensis Pr. ist besonders dadurch charakterisiert, dass das
untere Blumenblatt breit-eiförmig, fast abgerundet dreieckig und wenig
oder gar nicht ausgerandet ist. Die Blätter sind breit, Blattstiel und
auch Blütenstiele länger. Der Sporn ist länger als bei der typischen
V. calearata L. und etwas aufsteigend.
Lo Jacono (Fl. sie. I, 142) betrachtet die Formen grandiflora
und lutea als gleichwertig mit V. nebrodensis Presl, indem er alle drei
als Varietäten von V. calcarata L. beschreibt, wodurch leicht Ver-
wechslungen mit gleichnamigen Formen der typischen V. calcarata L.
entstehen können.
Geographische Verbreitung: V. nebrodensis ist nur aus Sicilien
und Süditalien (Strobl) bekannt, die Form grandiflora nur vom
obigen Standorte. Die Angabe, dass erstere auch in Sardinien vorkäme
(Parlatore, Fl. ital. IX, 183) und zwar am Monte Gennargentu, ist
nieht riehtig; die dort vorkommende Art ist V. corsica Nym. (ef. W.
Barbey, Floræ sardoæ compend., 217).
8, Viola calcarata I. subspec. nebrodensis Presl floribus
luteis.
re D ie et SANS D Zu = 4 RUE bis = 2x À VS "Co à Fe SEEN Re PNA NE Are a TT ARR
274 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (13)
In rupibus calcareis regionis montanæ. — Palermo : Pizzuta. —
V. 1894.
Wie bei den meisten Unterarten dieses Formenkreises kommen auch
bei dieser gelbe Blüten neben den typischen blauen vor.
Geographische Verbreitung: Einziger bisher bekannter Stand-
ort der gelbblütigen Form.
9. Frankenia hirsuta L. var. levis = F. iævis L.
In lapidosis maritimis. — Palermo. — V. 1895.
Bei den geringen Versehiedenheiten ist es völlig gerechtfertigt, F°
hirsuta L., intermedia DC., hispida DC., lævis L. ete. (vgl. Boiss., Fl.
orient. I, 780) als Varietäten einer Art zu betrachten.
Geographische Verbreitung: Westeuropa, Mittelmeergebiet.
10. Silene Cucubalus Wib.
Syn. S. inflata Sm., S. vulgaris (Mnch.) Garcke.
var. commutata — $. commutata Guss.
In rupibus calcareis regionis montanæ. — Palermo : Neviera di Bu-
sambra. — VI. 1895.
Diese eigenartige, besonders durch die breitelliptischen, zugespitzten
Blätter ausgezeichnete Gebirgsform werde ich durch Kulturversuche
auf ihre Beständigkeit prüfen.
Auch bei dieser Pflanze sind am obigen Standorte die Blüten häufig
von Ustilago violacea (Pers.) Winter befallen.
Geographische Verbreitung: Südeuropa, Orient. — Lo Ja-
cono (l. ce. 150) behauptet, dass die Pflanzen von Korsika und Griechen-
land mit der Art Gussones nicht völlig übereinstimmen.
11. Silene fuscata Lk.
In cultis et campis regionis inferioris. — Palermo. — IV. 1895.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
12. Silene fruticosa L.
In rupibus calcareis regionis infer. et montanæ. — Palermo. — V.
1895.
Geographische Verbreitung : Oestliches Mittelmeergebiet.
13. Gypsophila Arrostii Guss.
In collibus gypsaceis regionis infer. et montanæ. — Castrogiovanni.
— VI. 1893.
mar
(14) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 275
Ueber diese Pflanze hat Prof. Dr. F. A. Flückiger eine ausführliche,
von einer Abbildung derselben begleitete Arbeit veröffentlicht : Zur
Kenntnis der weissen Seifenwurzel (in Archiv der Pharmacie, 228. Bd.
[1890], 192—203).
Geographische Verbreitung: Sieilien und Süditalien, Kleinasien.
— Flückiger giebt an (l. e. 201), dass Groves der Ansicht sei, dass
diese Art in Kleinasien nicht einheimisch sei. — Aus Griechenland
findet sich nur ein Exemplar im Herbarium Sibthorp; es ist nicht aus-
geschlossen, dass hier ein Irrtum vorliegt und jene Pflanze aus Sieilien
stammt, wo Sibthorp auch gesammelt hat.
14. Linum decumbens Desf.
In eollibus calcareis herbosis aprieis regionis inferioris et submon-
tanæ. — Palermo. — V. 1894.
Geographische Verbreitung: Algier, Tunis, Sieilien, Süditalien
und Spanien (Prov. Cadix; Willk. et Lange I. e. suppl. 267).
15. Ononis Natrix L. var. ramosissima — 0. ramosissima
Desf.
In collibus et arenosis maritimis. — Girgenti. — VIIL. 1898.
Eine scharfe Trennung der sehr zahlreichen, hierher gehörigen
Formen ist der vielen Uebergänge wegen sehr schwer und gehen des-
halb auch thatsächlich die Auffassungen bezüglich ihres speeifischen
Wertes bei den verschiedenen Autoren sehr auseinander. Ich verweise
in dieser Hinsicht auf die Auseinandersetzungen von Boissier in Voy.
botan. dans le midi de l’Espagne I, 150 und Fl. orient. I, 58, Will-
komm in Prod. Fl. hisp. III, 409—411, Ascherson in Barbey, Fl.
sard. comp. 222, Ball in Spieil. Fl. maroce. 405 u. s. w. Letzterer
macht a. a. O. folgende Bemerkung : «©. Natrix est stirps quam ma-
xime variabilis in plurimas falsas species ab auctoribus, etiam gravis-
simis, dilaniata. Varietates a celebb. Boissier et Webb propositæ agræ
definiendie ». — Die Angabe von Willkomm (1. c.), dass O. ramosis-
sima «foliis tenuibus diaphanis» versehen sei, wodureh dieselbe sich
«leicht» von ©, Natrix unterscheidet, trifft bei den sieilianischen
Pflanzen nicht zu.
Geographische Verbreitung : Vertreter des Formenkreises
finden sich im ganzen Mittelmeergebiet, sowie in Mitteleuropa, die
vorliegende Varietät im westlichen Mittelmeergebiet und, falls dieselbe
mit der var, microphylla (Boiss. Fl. orient., 59) völlig identisch ist
(ef, Ball], e.), auch einzeln im östlichen Teile desselben.
276 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
16. Medicago ciliaris Willd.
In campis et pascuis regionis infer. et montanæ. — Palermo. —
V. 1896.
Geographische Verbreitung: Von Madeira durch das ganze
Mittelmeergebiet und den Orient. =
17. Medicago lupulina L. var. Cupaniana = M. Cupaniana
Guss.
In pascuis et herbosis regionis montanæ. — Palermo : Boschi di
Fieuzza. — V. 189.
Von der typischen M. lupulina ist diese Pflanze zunächst durch das
Perennieren und die stärkere Entwickelung aller ihrer Teile unter-
schieden; ferner ist das Vexillum hier mehr als doppelt länger wie der
ganze Kelch und die Hülsen sind drüsig behaart. Vgl. Urban, Pro-
dromus einer Monographie der Gattung Medicago L. (Verhandl. des
Bot. Vereins der Prov. Brandenburg, Bd. XV [1873], 52.)
Geographische Verbreitung: Südeuropa, Vorderasien.
18. Trifolium spumosum L.
In pascuis regionis infer. et montanæ. — Palermo : Ficuzza. —
VENISE
Ausführliche Beschreibung dieser Pflanze findet sich in der mono-
graphischen Arbeit von Gibelli und Belli : Rivista critica delle specie
di Trifolium italiane della sezione Trigantheum (Mistyllus Presl p. p.)
in Memorie della R. Accademia delle Scienze di Torino, Serie IL tom.
XLII (1891), pag. 9.
Geographische Verbreitung: Zerstreut durch das Mittelmeer-
gebiet.
19. Trifolium speciosum Willd.
Syn. 7. Gussoni Tin.
In herbosis aprieis regionis montanæ. — Palermo : Ficuzza. —
V. 1893.
Diese zur Sektion Chronosemium Ser. gehörige Art ist von Gibelli
und Belli in der «Malpighia», Vol. III (1889—90), pag. 226, eingehend
behandelt.
Geographische Verbreitung: Oestliches Mittelmeergebiet bis
Sicilien (mit Ausschluss von Nordafrika).
(16) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 277
20. Lotus angustissimus L.
In paseuis humidis regionis inferioris et montanæ. — Palermo : Fi-
euzza. — VI. 1894.
Geographische Verbreitung: Westliches und südliches Europa.
21. Vicia atropurpurea Dest.
In eultis, ad sepes regionis inferioris. — Ustica. — IV. 1893.
Geographische Verbreitung: Westliches Mittelmeergebiet.
22. Prunus Mahaleb 1.
In silvatieis regionis montanæ. — Palermo : Ficuzza. — Fl. V.,
fr. VII. 1896.
Die sieilianische Pflanze unterscheidet sich von der typischen Art
besonders durch kleinere Blätter und kleinere Blüten. Ob diese Eigen-
tümlichkeiten jedoch konstant sind oder nur durch die Standortsver-
hältnisse bedingt werden, liesse sich erst durch entsprechende Kultur-
versuche feststellen.
Die Beschreibung von Gussone (F1. sieule syn. I, 552) kann sien
nur auf die Hochgebirgsform der Madonien und von Busambra be-
ziehen, und für diese schlug er den Namen P. Cupaniana vor, falls
dieselbe specifisch verschieden wäre. Lo Jacono beschreibt dieselbe
als var. prostrata und bildet die Pflanze auf Tafel XV des zweiten
Heftes seiner «Flora sieula» ab. Diese durch niederliegende, den
Felsen fast angeschmiegte Aeste und sehr armblütige Trauben ausge-
zeichnete Form ist durch Uebergänge in den weniger hohen Regionen
mit der hier vorliegenden Pflanze verbunden, sodass die eigenartigen
Charaktere derselben wohl nur auf den Einfluss des Standortes zurück-
zuführen sein dürften.
Geographische Verbreitung : Mitteleuropa, Mittelineergebiet.
23. Tillæa Vaillantii Willd.
Syn. Bulliardia Vaillantii DC., Crassula Vaillantii Baill.
In calcareis hyeme inundatis regionis inferioris. — Favignana. —
IV. 1890,
Geographische Verbreitung : Westliches und südwestliches
Europa, Algier, Abyssinien, Südafrika.
24. Heracleum cordatum Presl.
Syn. Spondylium Branca Caruel var, latifolium in Parlatore, Fl.
Ital. VIII, 248.
BULL. HERB, B0188,, avril 1899, 19
218 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. ne NUE)
In silvaticis humidis umbrosis regionis montanæ. — Palermo : Ne-
viera di Busambra (ca. 900 m.). — Fl. VE, fr. VI. 1896.
Diese schöne und interessante Pflanze, welche an günstigen Stand-
orten die Höhe von 2-3 m. erreicht, steht nach Strobl (Flora der
Nebroden, 453) dem 7. Panaces L. am nächsten und wäre vielleicht
eine Varietät desselben. Caruel (l. c.) betrachtet letzteres, zu welchem
er die sieilianische Pflanze als Synonym zieht, als Varietät des Hera-
cleum Spondylium L., für welches er den von Linné verworfenen Tourne-
fortschen Gattungsnamen Spondylium wieder einführt.
Da ich diese Pflanze in Kultur nehmen werde — reife Früchte
sammelte ich am obigen Standorte — und mich eingehend mit der
Gattung Heracleum zu beschäftigen gedenke, so unterlasse ich es, hier
näher darauf einzugehen. Ich füge nur eine Abbildung der Früchte
bei (Fig. 1), da diese von besonderem Interesse sind. Ich möchte noch
Fig. 1. — Heracleum cordatum Presl.
A. Eine fast reife Frucht. 2/4
B. Eine völlig reife Fruchthälfte. 2/4
bemerken, dass die zur Ausgabe gelangten Blätter kleinen oder Jungen
Exemplaren entnommen sind, da die vollkommen entwickelten, nor-
malen Blätter das übliche Herbarformat weit überschreiten.
Geographische Verbreitung: Sicilien.
25. Anthriscus sicula DC.
In silvatieis regionis montanæ. — Palermo : Fieuzza. — Fl. V., fr. VI.
1896.
26. Anthriscus sicula DC. var. hispida.
Syn. A. sicula Presl.
In silvatieis et paseuis regionis montanæ. — Palermo : Ficuzza. —
Bayer a 121896:
ee.
(18) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 279
Auch bei diesen Pflanzen gehen die Meinungen der Autoren bezüg-
lieh ihrer systematischen Auffassung und Zugehörigkeit weit ausein-
ander, und wird sich etwas Sicheres darüber auch hier nur nach lang-
jährigen Beobachtungen in der Kultur sagen lassen.
Presl (Fl. sieula [1826], XXVI) versteht unter A. sicula nur die
rauhfrüchtige Form, wie aus seiner Beschreibung klar hervorgeht;
ausserdem führt er A. silvestris Hoffm. auf, womit er wohl die von De
Candolle (Prod. IV, 223) als Typus der Art betrachtete Form mit
glatten Früchten meint. Mit Unrecht giebt also Strobl (Fl. der Ne-
broden, 465) für die im De Candolle’schen Sinne genommene Art Presl
als Autor an. Boissier, Caruel u. A. ziehen die Pflanze zu A. nemo-
rosa M. B., und zwar die rauhfrüchtige Form als Synonym; die glatt-
früchtige dagegen wird von,Caruelals var. gymnocarpa unterschieden.
Geographische Verbreitung: Sicilien, Süditalien.
27. Bupleurum dianthifolium Guss.
In rupibus caleareis. — Marettimo. — VII. 1898.
Geographische Verbreitung: Marettimo ist der einzige bisher
bekannte Standort dieser Art. Die Pflanze kommt an den steilen Fels-
wänden der Nord- und Ostküste in der Höhe von 4—500 m. vor und
zwar im zum Lias gehörigen Kalkstein.
28. Asperula lævigata L.
In silvatieis, ad sepes regionis montanæ. — Palermo : Ficuzza. —
V.1893.
In den Madonien (Nebroden) findet sich diese Art nach Strobl in
dem Gebiete zwischen 600—1000 m.
Geographische Verbreitung: Westliches Mittelmeergebiet.
29. Valerianella coronata DC.
In pascuis et campis regionis montan®. — Palermo : Pizzuta.
V. 1894.
Geographische Verbreitung: Mitteleuropa, Mittelmeergebiet
und Orient.
30. Scabiosa cretica L.
In rupibus calcareis regionis inferioris et montanæ, — Palermo.
VI. 1896,
Geographische Verbreitung: Balearen, Sieilien und Süditalien,
Kreta und Rhodos,
280 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19)
31. Senecio Doria L.
In paseuis humidis regionis montanæ. — Caltagirone. — VI. 1893.
Diese Pflanze ist bisher in Sicilien noch nicht beobachtet worden.
Ich sammelte sie an einer kleinen Stelle des Nordabhanges der « Mon-
tagne di Ganzaria» bei S. Michele im Nordwesten von Caltagirone in
einer Höhe von ca. 800 m.
Geographische Verbreitung: Mittel- und Südeuropa.
32. Senecio erraticus Bert.
Syn. S. barbareæfolius Krock.
Ad rivulos, in paseuis humidis regionis inferioris. — Palermo. —
VI. 1895.
Geographische Verbreitung: Mittel- und Südeuropa, Algier.
33. Senecio leucanthemifolius Poir. forma vernus = 8.
vernus Biv.
In eultis, in campis et in pascuis regionis inferioris. — Palermo. —
II. 1897.
Von dieser so äusserst vielgestaltigen Art (vergl. Battandier et
Trabut, Flore de l’Algerie, 472) finden sich auch in Sicilien mehrere
Varietäten bezw. Formen, die von den älteren Autoren grösstenteils als
Arten aufgeführt werden. Vor mehreren Jahren begann ich in Palermo
Kulturversuche mit Früchten, die alle von einem typischen Exemplar
herstammten, und schon im ersten Jahre zeigten sich wesentliche Ver-
schiedenheiten (besonders in Bezug auf die Gestalt und die Beschaffen-
heit der Blätter, die Grössenverhältnisse u. s. w.) im Zusammenhange
mit der Qualität der Erde und der Behandlungsweise der Pflanzen.
Leider habe ich diese Versuche nicht fortsetzen können.
Die Form vernus ist eine der ausgezeichnetsten Formen, die durch
die Gestalt der Blätter und den Habitus leicht zu unterscheiden ist.
Die Pflanze findet sich besonders auf kräftigem Boden, meistens auf
Kulturland, und blüht im Winter und Frühjahr.
Auf Marettimo, der westlichsten der ägadischen Inseln, sammelte ich
im April 1888 in schattigen Felsspalten in der Höhe von 400—500 m.
eine bemerkenswerte Form dieser Art, welche von allen bisher be-
schriebenen und mir bekannten Formen dadurch abweicht, dass die
unteren Blätter rundlieh-eiförmig sind und sich nur wenig oder gar
nicht in den langen Stiel verschmälern; ihr Rand ist schwach gekerbt-
gesägt. Die oberen Blätter sind länglich oder spatelig und ebenfalls mit
X
(20) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 281
gekerbt-gesägtem Rande, niemals fiederspaltig oder fiederteilig wie
bei den meisten anderen Formen. Die Stengel sind 15—20 em. hoch
und bis zum Blütenstande wenig oder gar nicht verzweigt: die Blüten-
köpfe sind ziemlich gross.
Ich sandte seiner Zeit diese Pflanze an Herrn Prof. Ascherson, der
mich stets in liebenswürdigster Weise mit Rat und That unterstützte,
und teilte mir derselbe mit, dass im Herbar des Botan. Museums zu
Berlin sich eine derartige von A. F. Schweigger in Sicilien ge-
sammelte Form befindet. Zum Andenken an diesen im Jahre 1783 bei
Cammarata in Sieilien auf einer wissenschaftlichen Reise ermordeten
deutschen Botaniker bezeichne ich diese Pflanze als forma Schweiggerü.
Wahrscheinlich findet sich dieselbe unter ähnlichen Vegetationsbedin-
gungen in anderen Teilen Sieiliens und des Mittelmeergebietes.
Geographische Verbreitung: Die vorliegende Form ist mit
Sicherheit nur aus Sicilien bekannt; die Art ist durch das ganze Mittel-
meergebiet verbreitet.
34. Anthemis montana L. var. Cupaniana — A. Cupaniana
Tod. (non Batt.).
Syn. A. punctata Guss. non Vahl in Fl. sie. syn. II, 487; A. ınon-
tana L. var. linearis Gay in Guss. ]. e. II, 868.
In rupibus calcareis regionis montanæ. — Palermo : Neviera di
Busambra. — VI. 1895.
Die vorliegende Pflanze wurde von Todaro in der «Flora Sieula
Exsiecata» unter N° 1102 als A. Cupaniana Tod. enum. fl. sie. ined.
ausgegeben. Letzteres Werk ist jedoch niemals erschienen, und Todaro
hat leider auch sonst keine Beschreibungen seiner neuen Arten ver-
öffentlicht. Aus dem auf dem betreffenden Zettel N° 1102 befindlichen
Citate « Chamæmelum Absynthii folio Parthenii odore » Cup. panph. 1,
t. 195, geht zweifellos hervor, dass es sich um A. punctata Guss. non
Vahl handelt.
Die von Gay bei Gussone (l. e.) angeführte Monographie ist auch
nicht erschienen, und wäre eine gründliche Bearbeitung dieser wegen
der Vielgestaltigkeit und Veränderlichkeit der Arten so schwierigen
Gattung ganz besonders erwünscht.
Die var. Cupaniana ist wohl die grösste von allen hierher gehörigen
Formen, Die Pflanze erreicht eine Höhe von 40—50 em., und die Blüten-
köpfe haben einen Durchmesser von 4—5 em. Die unteren Blätter sind
doppelt, die oberen einfach fiederspaltig, die obersten oft fast ganz-
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282 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (21)
randig; die ganze Pflanze ist mehr oder minder kurz seidenhaarig.
Ohne Zweifel üben auch hier die Standortsverhältnisse einen grossen
Einfluss aus.
Geographische Verbreitung: Diese Varietät ist mit Sicherheit
nur aus Sicilien bekannt. — Die Angabe von Battandier in Bull. de
la Soc. Bot. de France, Bd. 32 (1885), 340, dass diese Pflanze auch in
Algier vorkomme, wird von ihm selbst dahin berichtigt, dass die
aleierische Pflanze verschieden ist, und nennt er dieselbe deshalb À.
kabylica.
35. Matricaria aurea Boiss.
In locis ineultis, ad vias. — Lampedusa. — IV. 1884.
Auf Lampedusa wird die Pflanze Chamomilla genannt und wie diese
verwendet. — Ich sammelte diese Art auch auf einem Kirchhofe in
Tunis (V. 1884), wo sie ein lästiges Unkraut bildete.
Geographische Verbreitung : Portugal, Spanien, Nordafrika,
östlichstes Mittelmeergebiet.
36. Helichrysum rupestre DC.
In rupibus calcareis regionis inferioris et montanæ. — Palermo.
— V. 189.
Ueber die sicilianischen Arten der Gattung Helichrysum hat Lo Ja-
conoin «Il Naturalista Sieiliano», Bd. II (1882-83) ausführliche Mit-
teilungen gemacht.
Geographische Verbreitung: Die typische Art wahrscheinlich
nur in Sieilien und Unteritalien, zahlreiche, zweifellos hierher gehörige
Formen, Varietäten und Unterarten (ef. Willk. et Lange, Suppl. 79)
im ganzen Mittelmeergebiet, besonders aber im westlichen Teile des-
selben.
37. Erigeron linifolius Willd.
Syn. Conyza ambigua DC.
In eultis et ruderatis. — Palermo. — VII. 1896.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
38. Gentaurea Cineraria L.
In rupibus caleareis regionis inferioris. — Palermo. — V. 1896.
Diese Art mit ihren Varietäten und Formen wird von S. Sommier
in N. Giornale Botanico Italiano 1894, 8I—90, ausführlich behandelt.
Geographische Verbreitung: Sicilien, Italien, Dalmatien.
HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 283
39. Centaurea Cineraria L. var. busambarensis — C. busam-
barensis Guss.
In rupibus calcareis regionis montanæ. — Palermo : Neviera di
Busambra. — VII 1894.
Geographische Verbreitung : Nur an wenigen Orten Siciliens.
40. Gentaurea Parlatoris Heldr.
In collibus ealeareis regionis montanæ. — Palermo : San Martino.
— VD. 1896.
Eine ausführliche, sehr gute Beschreibung dieser Pflanze giebt
Heldreich in Flora 1844, I, 68. Die Art wurde nach Exemplaren aus
der Bergregion der Madonien (Abhang der Colma grande) aufgestellt,
und erwähnt Heldreich hierbei, dass dieselbe Pflanze um San
Fig. 2. - Centaurea parlatoris Heldr,
A. Ein Blütenköpfehen (verblüht). 3/4.
B. Eine Hüllschuppe aus dem mittleren Teile des Köpfchens. 10/1.
Martino bei Palermo, d. h. am obigen Standort, vorkommt. Es unter-
liegt also keinem Zweifel, dass die vorliegende Pflanze die riehtige
Heldreich’sche Art ist.
Boissier (Fl. orient. III, 644) hat dieselbe als Synonym zu €. dissecta
Ten. gezogen. Halacsy dagegen weist in seiner verdienstvollen Arbeit
über « Die bisher bekannten Centaurea-Arten Griechenlands» (Bull. de
’Herb. Boissier 1898, 593) nach, dass dieses nicht zutreflend ist und
28% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
führt der Priorität wegen den Namen C. affinis Friv. ein, zu welcher
er dann C. Parlatoris Heldr. als Synonym stellt. Nachdem Herr Dr. von
Halacsy charakteristische und vollständige Exemplare dieser Art aus
meiner Sammlung gesehen hatte, teilte mir derselbe brieflich mit, dass
die sicilianische Pflanze von der C: affinis Friv. sicher verschieden sei.
Die Mehrzahl der Arten der Gattung Centaurea bieten ihres Polymor-
phismus wegen ausserordentliche Schwierigkeiten, die fast unüber-
windlich werden, wenn die Belegexemplare ungenügend und die
Beschreibungen mangelhaft sind.
C. Parlatoris ist wahrscheinlich nur ein Glied eines grösseren, sehr
variabeln Formenkreises; da es mir aber zur Zeit nicht möglich ist,
denselben in seinem ganzen Umfange zu bearbeiten, so behalte ich den
alten Namen bei und führe also die Pflanze als Art auf. Zum besseren
Verständnis gebe ich eine Abbildung des Köpfehens nach dem vr
blühen (Fig. 2, A) und einer Hüllschuppe (Fig. 2, B).
Ueber die drei in Sieilien vorkommenden Abänderungen dieser
Pflanze berichtet schon Gussone und neuerdings ausführlicher Strobl
in Flora der Nebroden, 300.
Geographische Verbreitung: Sicilien, Mittel- und Süditalien,
Griechenland, Algier.
41. Crepis taraxicifolia Thuill. forma hyemalis = Barkhausia
hyemalis Biv.
In campis et pascuis, ad vias regionis inferioris et montanæ. —
Palermo. — III. 1894.
Die meisten Autoren geben an, dass die vorliegende Varietät durch
fast glatte Stengel ausgezeichnet sei. Bivona sagt in seiner Beschrei-
bung jedoch (Stirp. rar. minusque cognit. in Sieilia sponte proven. de-
script. manipulus I) «caules pilis hirsuti simplieibus nigricantibus»,
und auch seine Abbildung (tab. II) zeigt sehr deutlich die Behaarung.
Durch den verhältnismässig wenig beblätterten Stengel, besonders
aber durch den Habitus ist die vorliegende Pflanze von der typischen
C. taraxicifolia Mitteleuropas leicht zu unterscheiden. Ob diese Merk-
male beständig sind, wird sich bei der Kultur zeigen. (Vgl. Barbey,
Fl. sard. compend., 229).
Geographische Verbreitung: Sieilien und Sardinien.
42. Laurentia tenella DC.
Syn. Lobelia Bivone Tin.
(24) HERMANN ROSS. BEITREGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 285
Ad aquæductus, ad rupes humidas, in herbosis uliginosis regionis
inferioris et montan®. — Palermo. — VI. 1895.
Diese Art findet sich nicht selten an den feuchten Mauern der Wasser
türme in und um Palermo; die Verbreitung der sehr kleinen und
leichten Samen findet augenscheinlich durch den Wind statt.
Geographische Verbreitung: Portugal, Balearen, italienische
Inseln, Korfu, Kreta, Cypern, Syrien.
43. Erica multiflora L.
Syn. E. peduncularis Presl.
In collibus et rupibus calcareis regionis inferioris et submontanæ. —
Palermo. — XII. 1892.
Die als Æ. peduncularis von Presl (Deliciæ pragenses, 89) be-
schriebene sieilianische Pflanze ist zwar nicht völlig identisch mit der
E. multiflora L., jedoch durch ganz allmähliche Uebergänge mit der-
selben verbunden und daher nicht einmal als Form zu betrachten.
Die Gestalt der Blumenkrone scheint sehr zu variieren; vielleicht
wird dieselbe von Norden nach Süden schmäler und länger. Ob die
die Bestäubung vermittelnden Insekten hierbei vielleicht eine Rolle
spielen ?
Linné (Sp. pl. 355) sagt bei Erica multiflora «corollis campanulatis
longioribus»; in der 2. Aufl. (1862) heisst es : corollis eylindrieis». De
Candolle (Prod. VII. 667) giebt an : «corollis ovatis» und eitiert
dabei E. peduncularis Presl als Synonym. Bei Willkomm und Lange
(Prod. fl. hisp. II, 347) heisst es : corolla eylindrieo-campanulata 2 mm.
longa et 1 mm. lata, bei Grenier und Godron (Flore de France Il,
429 : «Corolle ovoïde-allongée, d’un tiers plus longue que large», bei
Boissier (Fl. orient. III, 970): « corolla tubuloso-campanulata, calyce
duplo longiore», bei Caruel (Parlatore, Fl. ital. VIII, 701) «corolla
campanulato-urceolata » und in der ausführlichen Beschreibung « ovoi-
deo-bislunga ».
Presl (l. e.) sagt von E. peduncularis : «corollis eylindraceo-cam-
panulatis » und hebt dieses noch besonders als Unterscheidungsmerkmal
hervor; ebenso G ussone (Fl. sie. syn. I, 447) « corollis tubulosis calycem
2-3-plo superantibus».... Speeimina Æ. multiflore et E. vagantıs, qua
inde habui ab hac differunt corollis breve campanulatis!
Geographische Verbreitung: Westliches Mittelmeergebiet.
286 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (25)
44. Phillyrea variabilis Timb. var. media = Ph. media L.
In aridis fruticetis maritimis. — Pantellaria. — Fl. IV., fr. VII. 1890.
1898.
Fig. 3. — Phillyrea variabilis Timb.
Gallbildungen an den Knoten der jungen Stengel verursacht durch
Perrisia rufescens De Stef.
Die Vereinigung von Ph. latifolia L., media L. und angustifolia L.
in eine Art (cf. Timbal et Loret in Bull. de la Soc. Bot. de France VII
|1860], 18; Tanfani in Parlatore, Fl. ital. VIII, 159) ist von allen Ge-
(26) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 287
sichtspunkten aus völlig gerechtfertigt. Es finden sich bisweilen an der-
selben Pflanze Blätter von sehr verschiedener Gestalt; besonders
weichen diejenigen von jungen Trieben am unteren Teile älterer
Pflanzen sehr von den übrigen ab.
T. De Stefani beschreibt an dieser Pflanze zwei interessante Gall-
bildungen (Nota sopra due Zooceeidii della Phillyrea variabilis Timb.
Palermo, 1898). Beide sind Dipteroceeidien; die eine bildet kleine
Pusteln auf den Blättern und wird dureh Drauwertella Phillyrese Löw
verursacht. Die andere ist neu und wird von dem Verfasser ausführ-
lich beschrieben und abgebildet; ich verdanke demselben das Cliche
der beigefügten Figur 3. Die Galle tritt als Auftreibungen der Stengel-
knoten der jungen Triebe auf und wird durch Perrisia rufescens De
Stefani hervorgerufen; ich sammelte dieselbe auch im Oktober 1897 in
der R. Favorita bei Palermo, wo sie damals sehr häufig auftrat. Das
andere Ceeidium findet sich auch in Pantellaria.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
45. Periploca angustifolia Labill.
In rupibus. — Pantellaria. — IV. 1890.
Von allen Autoren wird P. angustifolia als Synonym von P. lavigata
Ait. betrachtet und Caruel (in Parlatore, F1. ital. VI, 719) hebt sogar
noch besonders hervor, dass zweifellos die beiden Arten identisch sind.
Dem ist jedoch nicht so! Die Pflanze von den kanarischen Inseln, d. h.
P. kevigata, hat meistens länglich-lanzettliche bis verlängert eiförmige
Blätter, die allmählich in die mehr oder minder weit ausgezogene
Spitze auslaufen, lebhaft dunkelgrün gefärbt sind und eine nahezu
horizontale Stellung haben. P. angustifolia dagegen, d. h. die Pflanze
der Mittelmeerländer, hat viel kleinere, graugrüne, längliche bis fast
linearische Blätter mit nur schwach entwickelter, kurzer Spitze. Die-
selben sind meistens schräg aufwärts gerichtet und oft durch Drehung
des Blattstieles nahezu vertikal orientiert.
Ausserdem zeigen die Blätter der beiden Pflanzen so verschiedenen
anatomischen Bau, dass eine Zusammenziehung derselben unnatürlieh
wäre. Ueber diesen Gegenstand werde ich an anderer Stelle ausführlich
berichten.
Die Angaben Caruels (l. e.), dass diese Pflanze bei Palermo und
Trapani vorkommt, müssen auf einem Irrtum beruhen.
(Geographische Verbreitung: Westliches Nordafrika, Kap Ver-
dische Inseln, Südostspanien, Inseln zwischen Sieilien und Afrika,
Syrien.
238 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
46. Gonvolvulus althæoides L. forma italicus — C. itali-
cus R. S.
Ad sepes, in fruticetis et ruderatis regionis inferioris et submontanæ.
— Palermo. — V. 1896.
Von der typischen Art durch geringere, mehr abstehende, nicht
silberartige Behaarung verschieden.
Geographische Verbreitung: Italien.
47. Convolvulus althæoides L. var. tenuissimus — C. tenuis-
simus 8. S.
In fruticetis et collibus aridis regionis inferioris. — Caltagirone. —
\1..1893.
Vergl. Caruel in Parlatore, Fl. ital. VI, 815.
Geographische Verbreitung: Nordafrika, Sieilien, Süditalien
und östliche Mittelmeerländer.
48. Convolvulus pentapetaloides L.
In collibus et campis regionis sabmontanæ. — Palermo. — V. 1894.
Geographische Verbreitung: Südeuropa und östlichstes Mittel-
meergebiet.
49. Lithospermum rosmarinifolium Ten.
In rupibus caleareis regionis inferioris. — Palermo. — II. 1893.
Die Grössenverhältnisse der Blätter variieren je nach den Standorten;
an schattigen Stellen werden dieselben 5-6 em. lang und 1 em. breit, an
stark besonnten Felsen erreichen dieselben kaum 1 em. Länge und 1-2 mm.
Breite. In letzterem Falle ist der Rand stärker zurückgerollt und die
Unterseite stärker behaart. Da ausserdem der Habitus der ganzen
Pflanze auch ein wesentlich anderer ist, verdient dieselbe wohl als
f. angustissimum unterschieden zu werden. Ich sammelte dieselbe an
mehreren Stellen auf der Insel Marettimo und sah sie im Pariser
Herbar von De Franqueville bei Milazzo in Sieilien gesammelt.
Geographische Verbreitung: Sieilien und Süditalien ; Griechen-
land und Archipel.
50. Myosotis silvatica Hoffm. var. elongata — M. elongata
Strobl.
Syn. M. lithospermifolia Guss. non Horn.
In rupibus calcareis regionis montanæ. — Palermo : Neviera di
Busambra. — VI. 1894.
(28) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 289
Auch hier handelt es sich um eine sehr polymorphe Art, über deren
Umgrenzung und Zerlegung in Varietäten und Formen die Meinungen
der Autoren sehr auseinander gehen. Ich verweise auf die Darstellung
von Strobl in Fl. d. Nebroden, 387.
Geographische Verbreitung : Sicilien.
5l. Cynoglossum Columnæ Ten.
In eollibus calcareiïs regionis inferioris et montanæ. — Palermo.. —
V. 1895.
Geographische Verbreitung: Mittleres und westliches Süd-
europa, Kleinasien.
52. Scrophularia canina L. var. pinnatifida = Scrophularia
pinnatifida Brot. et Guss.
Syn. S. Gussonei Nym.
In eollibus aridis maritimis. — Pantellaria. — IV. 1890.
Ueber die verschiedenen Formen dieser Art vergl. Boissier, Voy.
bot. dans le midi de l'Espagne, 446 und Rouy, Mater. fl. port. II, 4.
Aus der Standortsangabe und dem Synonym von Nyman (Consp. fl.
europ. 534) geht zweifellos hervor, dass er die vorliegende Pflanze
meint; die Abtrennung derselben als Subspecies ist völlig ungerecht-
fertigt.
Ich sammelte die Pflanze ausserdem auf der Insel Marettimo in der
Nähe des Leuchtturmes (IV. 1888).
Geographische Verbreitung: Nordafrika, iberische Halbinsel,
Sicilien.
53. Linaria heterophylla Desf.
Syn. L. stricta Guss.
In eollibus calcareis aridis regionis inferioris et montanæ. — Palermo.
— VL 1896.
Vergl. die Bemerkung von Strobl, Fl. d. Aetna, 155.
Geographische Verbreitung: Sieilien, Kalabrien, Algier.
54. Linaria reflexa Desf,
In eultis et ruderatis regionis inferioris et montanæ. — Palermo.
V. 1896.
In Sieilien sind die Blüten weissgelb, in Lampedusa ebenso wie in
Nordafrika dagegen bläulich; ef, Ross in Berichte der Deutsch.
CP ns D NE 2 En IT
LE RCE RES
290 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
Bot. Gesellsch. IT, (1884), 348; Lo Jacono in Naturalista Siciliano II
(1884/85), 136.
Geographische Verbreitung: Sicilien, Kalabrien, Sardinien,
Tunis, Algier.
55. Veronica Cymbalaria Bodard var. panormitana = V.
panormitana Tin.
In eultis, muris et ruderatis regionis inferioris et submontanæ. —
Palermo. — IV. 1895.
Mit Unrecht stellt Caruel (in Parlat. Fl. ital. VI. 528) V. panormi-
tana Tin. als Synonym zu V. Cymbalaria Bodard. Bei ersterer sind
die Kapseln kahl und die Blüten sehr klein. Ich sah beide oft unter
einander ohne Uebergänge und leicht unterscheidbar. Strobl (Fl. der
Nebroden, 428) spricht die Vermutung aus, ob es sich vielleicht um
einen Bastard mit V. hederifolia L. handele?
Geographische Verbreitung: Sicilien.
56. Teucrium Polium L.
In collibus calcareis aridis regionis inferioris et submontan®. — Cal-
tagirone : Bosco di San Pietro. — VI. 1893.
Ueber die zahlreichen Formen dieser Art vergl. Celakovsky:
Ueber einige Arten der Gattung Teucrium (Bot. Centralblatt, XIV
[1883], 151).
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet.
57. Scutellaria Columnæ All.
In silvatieis regionis montanæ. — Palermo : Fieuzza. — VI. 1894.
Geographische Verbreitung: Nordafrika, Sieilien, Mittel- und
Süditalien, Griechenland.
58. Scutellaria peregrina L.
In dumetis et collibus herbosis regionis sabmontanæ et montanæ.
— Palermo. — VI. 1894.
Wegen der Zweifel, welche in Bezug darauf bestehen, was Linne
unter $. peregrina verstand, führt Caruel für diese Pflanze den Namen
S. Linnzana ein (cf. Parlat. Fl. ital. VI, 322).
Geographische Verbreitung: Sicilien, Griechenland, Kleinasien,
Abyssinien.
59. Stachys germanica L. forma dasyanthes = St. dasy-
anthes Raf.
PQ. 7 Di
(30) HERMANN ROSS. BEITR.EGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 291
In paseuis et collibus regionis sabmontanæ et montanæ. — Palermo :
Fieuzza. — VI. 1894.
Als eigene Art kann ich diese Pflanze nicht betrachten (ef. Strobl,
Fl. des Aetna, 144), jedoch ist dieselbe von der typischen St. germanica
genügend verschieden, um als besondere Form unterschieden zu
werden. Arcangeli giebt in der zweiten Auflage des Comp. d. fl. ital.
als Standort für dieselbe «bei Palermo» an: die Pflanze ist jedoch in
ganz Sieilien ziemlich verbreitet.
Geographische Verbreitung: Sicilien.
60. Stachys arenaria Vahl.
In campis et collibus regionis inferioris et submontanæ. — Caltagi-
rone : Bosco di San Pietro. — VI. 1893.
Geographische Verbreitung: Sieilien und Kalabrien, Venedig
(ob wild oder eingeschleppt?), Nordafrika, Südspanien? (Willk. et
Lange, suppl. 153).
61. Ballota rupestris Vis.
Syn. B. saxatilis Guss. non Sieh.
In collibus calcareis saxosis et in rupibus regionis inferioris et sub-
montanæ. — Palermo. — VI. 1895.
Geographische Verbreitung: Dalmatien, Montenegro, Herze-
gowina, italienische Halbinsel und Sicilien.
62. Calamintha alpina Lam. forma nebrodensis — C. nebro-
densis Kern. et Strobl.
Syn. ©. meridionalis Nym. p. parte; Thymus rotundifolius Guss. non
Pers.
In paseuis et in herbosis regionis montan« et alpin. — Palermo :
Ficuzza. — V. 1895.
Diese Pflanze wird von Strobl sehr ausführlich in seiner Fl. der
Nebroden, 398, behandelt. Vergl. ausserdem Barbey, FI. sard. comp.,
234, wo Ascherson und Levier ausführlich die ganze Gruppe be-
handeln.
Geographische Verbreitung : Sicilien, Algier (Barbey, |. c.).
63. Micromeria microphylla Benth.
In locis saxosis aridis regionis inferioris. — Favignana. — IV. 1890.
Geographische Verbreitung : Süditalien, Sieilien, Malta, Kreta
(var, Juspidula).
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
64. Origanum Onites L.
Syn. Majorana Onites Benth.
In collibus calcareis aridis regionis inferioris. — Syracus. —
VI. 1894.
Geographische Verbreitung : Von Sicilien ostwärts bis Klein-
asien und Syrien.
65. Aristolochia pallida Willd. |
In campestribus calcareis regionis inferioris et montanæ. — Maret-
timo. — IV. 1888.
Geographische Verbreitung : Mittel- und Südeuropa (exel. des
westlichsten Teiles), Kleinasien.
66. Parietaria lusitanica L.
Ad rupes umbrosas regionis inferioris et submontanæ. -- Palermo.
— II. 1896.
Geographische Verbreitung: Südosteuropa, Mittelmeergehiet.
67. Celtis australis L.
Ad vias, in dumetis regionis inferioris et in saxosis reg. montanæ. —
Palermo. — Fl. V., fr. IX. 1896.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
68. Najas major All.
Syn. N. marina L. (ex. p.)
In fossis. — Palermo : Mondello. — VII. 1892.
Diese Pflanze wurde am obigen Standorte neu für Sicilien von mir
aufgefunden. In den letzten Jahren sind in dem Sumpfgebiete von
Mondello der Malaria wegen grosse Erdarbeiten und Aufschüttungen
ausgeführt worden, sodass fast alle Gräben verschwunden sind und
dadurch wahrscheinlich diese wie manche andere interessante Pflanze
(z. B. Ipomeea sagittata Desf.) vernichtet sein wird.
Geographische Verbreitung: Fast über die ganze Welt.
69. Serapias parviflora Parl.
Syn. S. occultata Gay, S. laxiflora Chaub.
In aprieis herbosis regionis inferioris. — Palermo. — IV. 1894.
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet.
70. Aceras longibracteata Rchb. f.
Syn. Barlia longibracteata Par].
4 (32) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 295
In herbosis regionis inferioris et submontanæ. — Palermo. — III.
1894.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
71. Orchis longicruris Lk.
Syn. ©. undulatifolia Biv., O. italica Poir.
In herbosis regionis inferioris et submontanæ. — Palermo. —
IV. 1894.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
72. Orchis lactea Poir.
Syn. ©. Tenoreana Guss.
In herbosis regionis inferioris et montanæ. — Palermo. — IV. 1894.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
72. Orchis longicornu Poir.
In herbosis regionis inferioris et montanæ. — Palermo. — IV. 1894.
Geographische Verbreitung: Westliches Mittelmeergebiet.
74. Orchis saccata Ten.
In aprieis herbosis regionis inferioris. — Palermo. — II. 1894.
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet, Persien.
75. Orchis Brancifortii Biv.
In collibus herbosis regionis inferioris et montanæ. — Palermo. —
V. 1895.
Geographische Verbreitung : Sieilien, Sardinien.
76. Tinea cylindracea Biv. (1833).
Syn. Tinea intacta Boiss., Neotinea intacta Rehb. f., Habenaria
intacta Benth.
In herbosis regionis inferioris et submontan®., — Palermo.
IV. 1895.
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet.
77, Aceras anthropophora R. Br.
In herbosis regionis inferioris et montan®. — Palermo. — IV. 1895.
Geographische Verbreitung: Mitteleuropa, Mittelmeergebiet.
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29% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (33)
78. Ophrys tenthredinifera Willd.
In collibus calcareis apricis regionis inferioris et montanxæ. —
Palermo. — IV. 1895.
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet.
79. Ophrys Bertolonii Moret.
In collibus apricis herbosis regionis inferioris et submontanæ. —
Palermo. — IV. 1895.
Geographische Verbreitung: Balearen, Südfrankreich, Italien,
Sieilien, Istrien, Dalmatien, Herzegowina.
80. Ophrys speculum Lk.
In herbosis aprieis regionis inferioris. — Palermo. — IV. 1894.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
81. Ophrys lutea Oav.
In collibus aprieis herbosis regionis inferioris et montanæ —
Palermo. — IV. 1896.
Geographische Verbreitung : Mittelmeergebiet.
82. Ophrys fusca Lk.
In herbosis aprieis regionis inferioris et submontanæ. — Palermo.
— IV. 1896.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
83. Romulea Bulbocodium Seb. et Maur.
In pascuis et campis regionis inferioris et montanæ. — Palermo :
Pizzuta (ea. 900 m.). — Ill. 1894.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet, westl. Frank-
reich.
84. Asphodelus fistulosus L.
In campis incultis, ad vias regionis inferioris et montanæ. —
Palermo. — V. 1895.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet.
85. Muscari commutatum Guss.
Syn. Botryanthus commutatus Kth.
In collibus caleareis herbosis regionis inferioris. — Palermo. —
JANTES
(34) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 295
F Geographische Verbreitung: Von den Balearen ostwärts durch
4 das Mittelmeergebiet.
86. Allium maritimum Raf. (1810).
Syn. A. pusillum Cyr. (1813).
In campis et collibus maritimis. — Palermo. — Fl. VL, fol. XI.
| 1896.
E. Regel giebt an in « Alliorum adhuc cognitorum monographia »,
dass bei wildwachsenden Pflanzen die Dolde S-12-blütig sei; ich fand
dieselbe fast immer 20-30-blütig.
Ich sammelte diese Art auch auf dem Hochplateau der « Montagne di
Ganzaria » bei Caltagirone (Juin 1893), einem in den Floren Sieiliens
noch nicht verzeichneten Standorte, der auch dadurch bemerkenswert
| ist, dass er verhältnismässig weit vom Meere entfernt ist.
| Geographische Verbreitung: Sicilien. Für Korsika sehr zweifel-
haft (ef. Parlatore, Fl. ital. II, 547); Grenier und Godron führen
diese Art nicht auf.
ii ce... 2. + dés
87. Nothoscordum fragrans Kth.
In hortis et cultis (inquil.). — Palermo. — VI. 1894.
Diese in Nord- und Mittelamerika, Afrika und Südasien einheimische
Pflanze ist in Palermo vielfach verwildert und wie es scheint völlig ein-
gebürgert, da sie an manchen Stellen ein lästiges Unkraut ist. Auch in
Algier findet sie sich verwildert nach Battandier und Trabut Fl. d.
l’Algerie I, 63.
| 88. Ambrosinia Bassii L.
| In pascuis et eollibus herbosis regionis inferioris. — Palermo. —
| II. 1894.
Ueber die Bestäubungsverhältnisse vergl. Engler in Bot. Jahrb. IV,
349.
f Geographische Verbreitung. Mittelitalien, Kalabrien, Sieilien,
Sardinien, Korsika, Algier.
#9, Andropogon distachyus L. forma pubescens.
Syn. Pollinia distachya Spr.
In eollibus calcareis aridis regionis inferioris. — Palermo.
V, 1896.
Die vorliegende Pflanze wird der behaarten Achrchen wegen von
296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
Hackel (Andropogoneæ, Suites au Prod. VI, 462) als subvar. pubes-
cens unterschieden.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet, Arabien, Abys-
sinien, Westafrika. Die behaarte Form scheint nur aus Sicilien bekannt
zu sein.
90. Panicum compressum Biv.
In collibus ealeareis aridis regionis inferioris. — Palermo : Monte
Pellegrino. — XI. 1895.
Geographische Verbreitung : Sieilien. — Subspont. in Süd-
spanien (Willk. et Lge., suppl. 12).
91. Stipa Aristella L.
Syn. Aristella bromoides Bert.
In paseuis et collibus aridis regionis inferioris et montanæ. — Calta-
girone : Bosco di San Pietro. — VI. 1893.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet, Westasien.
92. Avena pratensis L. forma australis — A. australis Parl.
In collibus caleareis aridis regionis submontanæ, montanæ et alpine.
— Palermo. — VI. 1896.
-:Die von Parlatore (Fl. ital. I, 285) angegebenen Unterscheidungs-
merkmale für A. australis sind folgende : Die Achse des Aehrchens ist
glatt) der Callus am Grunde der Blüte ist länger, dünner und mehr zu-
gespitzt als bei der typischen Art, und die Haare desselben nur wenig
länger als der Callus selbst; ferner ist die untere Gluma meist tief
zweizähnig. Bei der sieilianischen Pflanze sind diese Merkmale der :
Regelinach recht deutlich.
Battandier und Trabut behandeln diese und die verwandten
Formen sehréingehend in der Flore de l’Algerie I, 182 und ordnen
A. australis A. bromoides Gou. unter; letztere dürfte jedoch wohl auch
pur als eine Varietät von A. pratensis L. aufzufassen sein. Vergl. auch
Fiori und Paoletti, Fl. d'Italia I, 73.
Geographische Verbreitung : Südlichstes Europa, Nordafrika.
93. Poa alpina L. var. insularis = P. insularis Parl. forma
Bivonæ =:P. Bivonæ:Parl.:
In rupibus umbrosis regionis montanæ. — Palermo : Neviera di
Busambra VE A1S9540 15;
(36) HERMANN ROSS. BEITRÆGE ZUR FLORA VON SICILIEN. 297
Poa alpina L. kommt in der typischen Form nicht in Sieilien vor;
die Angaben von Tornabene (Fl. sieula) dürften auf einem Irrtum
beruhen. Diese Art wird dort durch die var. insularıs vertreten.
Letztere ist durch die kriechenden Ausläufer, breitere Blätter und
abgestutzte, etwas zerschlitzte Blatthäutchen ausgezeichnet. Ferner ist
ihr Blütenstand länger und grösser und die Glumæ auf dem Rücken
fast glatt. Die hier vorliegende Form Bivon ist in allen Teilen stärker
und kräftiger, augenscheinlich eine Folge des schattigen, feuchten
Standortes, sonst aber nicht verschieden.
Die Angabe Parlatores (Fl. ital. I, 341), dass die Pflanze bei
1200 m. beginnt, ist nicht zutreffend, da obiger Standort etwa 900 m.
über dem Meere liegt und auch die Pizzuta, die Parlatore selbst
eitiert, nur ca. 1050 m. hoch ist.
Geographische Verbreitung: Nur an wenigen Stellen Siciliens.
PDO M ASE
m ere
RSS
Fig. 4. Agropyrum panormilanum Part,
A. Die innere: B. Die äussere Gluma, 5/1.
"4. Agropyrum panormitanum Par].
In silvatieis et pascuis regionis montante. Palermo : Fieuzza.
VL 1895.
298 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
Diese Art ist besonders durch die 7-9 nervigen Glumæ (Fig. 4) aus-
gezeichnet und dadurch schon allein von À. caninum leicht zu unter-
scheiden, dessen Glumæ 3-5 Nerven haben. Bei der als var. hispanicum
von Boissier beschriebenen Pflanze sind nur 5 Nerven auf den Glumæ
(ef. Voy. bot. dans le midi de l’Esp., tab. 181), im übrigen steht aber
dieselbe der typischen Art sehr nahe.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet, Südosteuropa.
95. Notholæna vellea KR. Br.
Syn. N. lanuginosa Desv.
In rupibus aprieis regionis inferioris. — Palermo. — Ill. 1897.
Ueber den Xerotropismus dieser und der folgenden Art vergl. Borzi
in N. Giornale Bot. Ital. XX (1888), 480.
Geographische Verbreitung: Mittelmeergebiet, Neuholland.
96. Gheilanthes fragrans Webb et Berth.
Syn. Ch. odora SW.
Ad mures, in fissuris siceis rupium regionis inferioris et submontanæ.
— Palermo. — IV. 1897.
Geographische Verbreitung: Von den Nordatlantischen Inseln
durch das Mittelmeergebiet bis zum Himalaya.
97. Asplenium Petrarchæ DC.
Syn. À. pilosum Guss.
In rupibus calcareis regionis inferioris. — Palermo. — IT. 1897.
Geographische Verbreitung. Westliches Mittelmeergebiet.
98, Aspidium rigidum Sw. var. australe.
Syn. À. pallidum Lk.
Ad sepes, ad rupes, in fruticetis regionis inferioris et montanæ. —
Palermo. — V. 1893.
Auf diesem Farn sammelte ich bei San Martino und bei der Neviera
di Busambra ein Mycoceeidium, welches von Herrn D’ Giesenhagen
als neu erkannt wurde. Der diese Gallbildung verursachende Pilz,
Taphrina fusca nov. spee., ist von demselben in «Flora» 1899, 100-
109 (Ueber einige Pilzgallen an Farnen), ausführlich beschrieben und
abgebildet worden.
Dieser Pilz wird in der in Vorbereitung begriftenen Centurie sicili-
anischer Kryptogamen zur Ausgabe gelangen.
HERMANN ROSS. BEITREGE ZUR FLORA VON SICILIEN.
Geographische Verbreitung: Centrales und westliches Mittel-
meergebiet.
99. Gymnogramme leptophylla Desv.
In locis humidis, umbrosis, muscosis regionis inferioris et submon-
tan. — Ustica. — IV. 1895. }
Geographische Verbreitung: Durch das Mittelmeergebiet und IC
andere temperierte und wärmere Regionen weit verbreitet. A
100. Selaginella denticulata Lk. FAR
In loeis umbrosis, ad rupes regionis inferioris et montanæ. — ;
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300
ETUDES SUR LA FLORE BRYOLOGIQUE
DE
L'AMÉRIQUE DU NORD
Revision des types d'Hedwig et de Sehwægrichen
J. CARDOT
Planches VII, VIII, IX et X.
AVANT-PROPOS
Le Species Muscorum d’Hedwig, œuvre posthume, éditée en 1801 par
les soins de Schwægrichen, et continuée par celui-ci sous forme d’une
suite de suppléments publiés de 1811 à 1842, renferme un nombre assez
considérable d'espèces de l'Amérique du Nord.
Les unes ont là leur description princeps. Les autres, établies par
Bridel, Palisot, Richard, Hooker, etc. y sont décrites de nouveau, et, pour
la plupart, figurées par Schwægrichen, presque toujours sur des échan-
tillons originaux, communiqués par les auteurs mêmes de ces espèces.
et présentant, par conséquent, une incontestable authenticité.
J'ai pensé que la revision de toutes ces espèces, faites sur les échan-
tillons types conservés dans l’herbier de l’auteur du Species Muscorum et
de son continuateur, offrirait un certain intérêt, en permettant de fixer
AN AE LA WAR
At DAME FE Re
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(2) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 301
d'une facon définitive l'identité spécifique des mousses décrites, au sujet
de plusieurs desquelles régnait encore une grande incertitude.
On sait combien il est difficile d'établir une identification sur une
simple description, même bien faite; à plus forte raison lorsqu'il s’agit
de descriptions d'anciens auteurs, qui ne disposaient pas de nos moyens
actuels d'investigation. Celles d'Hedwig sont tout à fait insuffisantes, et
ses dessins sont souvent bien sommaires aussi : ils ne représentent que
les formes extérieures des organes, sans aucun détail de structure anato-
mique. Les descriptions et les planches des Suppléments de Schwæ-
grichen valent déjà beaucoup mieux; mais elles ne suffisent cependant
pas encore dans tous les cas pour établir l'identité certaine de l’espece
décrite. Ce n'est donc que par l'examen des échantillons authentiques
que l’on peut arriver à la certitude absolue.
Telles sont les raisons qui m'ont déterminé à entreprendre ce travail
de revision. On verra que je suis arrivé, d’une part, à fixer l'identité d’un
cerlain nombre d'espèces considérées jusqu'ici comme douteuses, et.
d'autre part, à corriger plusieurs erreurs d'identification qui se sont
reproduites, par compilation, dans tous les ouvrages modernes.
L’ex&culion de ce travail m'a été rendue possible par l'extrême obli-
geance de M. W. Barbey, qui a bien voulu me confier les matériaux
nécessaires tirés de la collection Hedwig-Schwægrichen, conservée à
l'herbier Boissier; je lui offre ici l'expression de ma plus vive gratitude.
Je dois également des remerciements à M. E. Autran, qui s'est chargé de
rechercher et de réunir les espèces et qui m'a fourni, avec la plus
aimable complaisance, tous les renseignements et documents pouvant
faciliter ma tâche.
Les espèces que j'ai eu à examiner sont au nombre de 115. Elles sont
collées sur des feuilles de papier blanc, assez résistant, de 21 centimètres
sur 16 environ, Comme dans tous les anciens herbiers, les échantillons
sont souvent très pauvres, ce qui, dans bien des cas, a rendu mon travail
fort délicat, par suite de la nécessité où je me trouvais de respecter
aulant que possible ces précieux spécimens, tout en les soumettant à une
étude suffisante pour établir leur identité,
Toutes les espèces décrites dans le Species Muscorum sont accompa-
gnées d'une étiquette de la main d'Hedwig, collée dans l'angle gauche
inférieur de la feuille, Sur celle étiquette, le nom de l'espèce est suivi
du renvoi au Species Muscorum; les mols Sp. Muse. ou Spec, Muse,
paraissent être, en général, de la main d’Hedwig, mais l'indication de la
page et de la planche doit nécessairement avoir été ajoutée par Schwir-
302 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
grichen, puisque Hedwig était mort lorsque le Species fut publié. — Pour
les espèces décrites par Schwægrichen dans les Suppléments, l'étiquette
est écrite sur la feuille même. On trouve ca et là, quelques annotations
de la main de Duby. en la possession de qui, comme on le sait, passèrent
les collections d’Hedwig et de Schwægrichen.
Chaque espèce est enfermée dans une chemise en papier bleu, de
même dimension que les feuilles, portant également le nom de l'espèce
dans l’angle gauche inférieur.
Dans les pages suivantes, j'ai disposé les espèces par ordre alphabe-
tique, afin de faciliter les recherches. Je reproduis textuellement pour
chaque espèce : 1° les indications concernant le nom, les synonymes et
la distribution, données dans le Species et dans les Suppléments, avec
renvoi au texle et aux planches; 2 l'étiquette ou les étiquettes accom-
pagnant les échantillons. (Jai seulement supprimé ici le renvoi à la page
et à la planche du Species, cette indication se trouvant quelques lignes
plus haut). On ne devra pas oublier que les étiquettes des espèces décrites
dans le Species de 1801 sont de la main d’Hedwig, toutes les autres de la
main de Schwægrichen.
Pour les espèces qui ne donnent lieu à aucune remarque, je me
contente d'indiquer les noms sous lesquels elles sont actuellement
désignées.
J'offre particulièrement mon travail à mes confrères américains, qui
s'occupent actuellement, avec tant de zèle et de talent, de l'étude des
richesses bryologiques de leur vaste continent : j'espère qu'ils l’accueil-
cueilleront avec bienveillance, et je serai amplement payé de mes peines
s'ils le jugent de quelque utilité.
Stenay, 25 novembre 1898.
Arrhenopterum heterostichum Hedw. Sp. Musc., p. 198,
tab. XLVI, fig. 1-9.
Bryum heteropterum pellucidum Dill. Hist. Musc., p. 352, t. 45, f. 11,
mala.
Virginia, Pensilvania circa Lancaster.
Arrhenopterum heterostichum Schw. Suppl. L 11, p. 140.
In Carolina et Pensilvania frequens.
Etiquette : Arrinopterum heterostichum Sp. M. Bryum heteropterum
pellucidum Dill. 41. Ad Lancaster Pensylvaniæ lecta ac missa a Rev.
Muhlenberg.
Nom actuel : Aulacomnium heterostichum B. S.
(4) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 303
Barbula acuminata Hedw. Sp. Musc., p. 117, tab. XXV, fie. 5-7.
Lancaster Pensylvaniæ.
Barbula acuminata Schw. Suppl. TI, ı, p. 123.
In Pensilvania terrestris.
Etiquette : Barbula acuminata Sp. Muse. Ista specimina e Pensilvania
ad Lancaster lecta.
A la suite de la diagnose de cette espèce, Hedwig ajoute : « An hæc
« eadem, que mea Barbula unquiculata ? » Au contraire Schwægrichen
la croit une bonne espèce : « Genuina species, foliorum direclionis varie-
« late insignis. » (Suppl. I, 1, p. 123.) Cependant, il a écrit plus tard, sur
la chemise de cette espèce : « ad unguiculalam B. S. »
Les échantillons conservés dans lherbier sont de deux provenances :
les uns, collés sur la feuille et venant de Pensylvanie, sont ceux qui ont
servi à la description de l'espèce; les autres, ajoutés postérieurement,
el enfermés dans deux petits sachets, lun sans indication de provenance.
l'autre portant l'indication : Jamaïque. sont étiquetés : Bryum acumi-
natum Swartz, et Barbula acuminata SW. Ni les uns, ni les autres n’ap-
partiennent au B. unguiculata : les premiers représentent évidemment
une forme du B. fallax Hedw. à nervure disparaissant un peu en dessous
de la pointe et à cellules fortement papilleuses; les autres sont du
B. agraria Hedw.
Comme il est certain que ce sont les premiers qui ont été décrits et
figures par Hedwig, il ne peut rester le moindre doute quant à l'identité
du B. acuminata Hedw. avec le B. fallax Hedw. Les figures 6 et 7 de la
planche XXV du Species Muscorum conviennent d'ailleurs très bien à
celte dernière espèce.
Le B. acuminata Hedw. est passé sous silence dans presque tous les
ouvrages. Cependant, Bridel, dans le Bryologia universa, indiquait deux
mousses de ce nom : son propre B. acuminata Musc. recent., I, 1, p. 208
(Bryum acuminatum SW.), qu'il réunissait comme var, Bau B. agraria,
et le B. acuminata Hedw., dont il faisait la var, 2, du B. unguieulata, mais à
tort, ainsi que je viens de le montrer, Dans le Synopsis Muse. frond. C.
Müller ne cite que le B. acuminata Brid., comme synonyme du B, agraria,
el il en est de même dans les ouvrages plus récents, et notamment dans
"Inder bryologicus du général Paris, Toutefois, Mitten, dans les Musci
austro-americani, p. 167, et dans l'ouvrage de Godman sur les îles Acores,
indique le B. marginata B. 5. comme synonyme de Tortula acuminata
(Sw.).
Dans la chemise du B. acuminata de V'herbier Hedwig, se trouve une
304 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
autre feuille portant un échantillon, sans indication de provenance, avec
cette seule mention : « Bryum incrassatum. » C’est encore du Barbula
fallax.
Barbula apiculata Hedw. Sp. Musc., p. 117, tab. XXVL fig. 1-4.
Pensilvania.
Barbula apiculata Schw. Suppl. J, 1, p. 122.
In Pensilvania frequens.
Etiquette : Barbula apiculata Sp. Musc. Exemplaria ad Lancaster Pen-
sylvaniæ lecta. — Schwægrichen a écrit sur la chemise de cette espèce :
ad unguiculatam B. S. »
Nom actuel : Barbula unguiculata Hedw. var. apiculata B. S.
Barbula cæspitosa Schw. Suppl. I, 1, p. 120, tab. XXXT.
Legit in Pensilvania Mühlenberg mense Augusto fructiferam.
Etiquette : Barbula cæspitosa Mühlbg. 46. August.
Nom actuel : le même.
Ne diffère pas de la forme méditerranéenne. — On trouve sur la même
feuille une enveloppe portant cette inscription : « Barbula cæspitosa
« 8 brachycarpa. Ins. Cubens. Covevalley. Novbr. 1824. Poeppig »; l’&chan-
üllon qu’elle renferme est bien une forme à capsules plus courtes du
B. cæspitosa, en mélange avec Anomodon rostratus.
Barbula humilis Hedw. Sp. Musc., p. 116, tab. XXV, fig. 1-4.
Bryum acaulon foliis teneris confertis, capsulis conicis Dill. Musc.
p. 389, t. 49, f. 56.
barbula conica Brid. Muscol. recent., I, p. 193. Videtur huc pertinere
quum Dillenii eundem locum allegaverit Bridelius. S.
Ad Lancaster Pensilvaniæ.
Barbula humilis Schw. Suppl. I, 1, p. 121.
Crescit in Pensilvania.
Etiquette : Barbula humilis Sp. Muse. Ad Lancaster Pensylvaniæ lecla.
Rev. Mühlenberg.
7
G. Müller (Synopsis, I, p. 602) rapporte le B. humilis Hedw. au B.
Northiana Grev. (B. cæspitosa Schw.), d’après l’examen de l'échantillon
de l’herbier de Bridel, et il a été suivi par Lindberg (De Tort., p. 251) et
de Notaris (Epilogo, p. 559), qui substituent même, en vertu du droit de
priorité, le nom de Tortula humilis à celui de T. cæspitosa. Schimper
(Syn. Musc. europ., ed. 2, p. 217) déclare au contraire que l'échantillon
(6) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 309
de B. humilis conservé dans l’herbier d’Hedwig « minime cum B. cæspi-
« tosa convenit et potius ad genus Desmatodon referendum videlur. »
Mais l'opinion de Schimper ne se trouve nullement justifiée par
l'examen des échantillons en question. La forme des feuilles, leur tissu.
le péristome à dents très longues et tordues en spirale, l'inflorescence
monoique, font du B. humilis une forme extrêmement voisine du B.
cæspilosa, dont elle ne diffère, comme l'indique d’ailleurs Schwægrichen
(Suppl. I, 1, p. 121) que par le pédicelle beaucoup plus court (4 à 6 mil-
limetres) et la capsule plus courte également, ovale et non cylindrique.
Ces caractères ne me semblent pas suffisants pour maintenir une dis-
ünction spécifique entre ces deux mousses. Toutefois, ce n’est pas une
raison pour substituer, avec Lindberg et de Notaris, le nom de B. humalis
Hedw. (1801) à celui de B. cæspitosa Schw. (1811), attendu que le
B. humilis représente une forme spéciale, assurément peu répandue, et
possédant un facies assez différent de celui que présente la forme typi-
que, décrite par Schwægrichen sous le nom de B. cæspitosa et largement
dispersée dans l'Europe méditerranéenne et aux Etats-Unis. Hedwig
n’aurait certes pas reconnu son B. humilis dans le B. cæspitosa type, el
il est absurde de vouloir donner à son espèce un sens qu’elle n’a jamais
eu dans son esprit, et qui est même en contradiction avec sa description.
on on lit « selis brevibus » ce qui, on en conviendra, ne peut pas s’appli-
quer aux formes ordinaires du B. cæspitosa. Mais une absurdité de plus
ou de moins, voilà ce dont se soucient peu ceux qui vivent pros-
ternés dans le temple de la priorité, hypnotisés par les beautés de son
eulte !
Parmi les échantillons de B. humilis de l'herbier d’Hedwig se trouve
une petite touffe de B. convoluta.
le B. conica Brid., qui est cité dans le Species Muscorum comme
synonyme probable de B. humilis, a été rapporté depuis au B. agraria
Brid.
Barbula lanceolata Iledw. Sp. Muse, p. 119, tab. XXVI,
fig. 9-11.
Locus terresiris Lancastri in Pensilvania.
Barbula lanceolata Schw. Suppl. I, 1, p. 122.
Grescit in terra Pensilvaniæ rarior,
Etiquette : Barbula dubia, de la main d'Hedwig. Au-dessous, de la
main de Schwiegrichen : lanceolata,
I n'y a pas d'indication de provenance sur l'étiquette, Mais sur la
306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
chemise on lit : « Barbula dubia Lancast. Pens. » Au-dessus de dubia est
écrit : lanceolata, le tout de la main d’Hedwig.
C’est une forme du B. unguiculata Hedw.
Barbula stricta Hedw. Sp. Muse., p. 119, tab. XXVI, fig. 5-8.
Lancaster Pensilvaniæ terrestris.
Barbula stricta Schw. Suppl. TI, 1, p. 122.
In Pensilvania terrestris.
Etiquette : Barbula stricta. Ad Lancaster Pensylvaniæ lecta a Rev.
Mühlenberg, n. 200.
C’est une forme robuste, a tiges élancées, du B. unguiculata Hedw.
Bartramia grandiflora Schw. Suppl. 1, w, p. 48, tab. LVII.
Misit e Pensilvania Mühlenberg.
Etiquette : Bartramia grandiflora. Mblbg. n. 73, 137. — b. Nepal, Gre-
ville. s. n.
Schwægrichen dit de cette mousse : « Sinullima Bartramiæ Oederi,
« magnitudine ejus varietatem alpinam figura communem æmulans;
« differt foliis latioribus, lanceolatis, thecæ stomate amplo, et paraphy-
« sibus innumeris. »
Ces caractères n’ont pas grande valeur. L’orifice de la capsule n’est pas
plus large dans le PB. grandiflora que sur les capsules bien müres du
B. Oederi. Dans le Bryologia europæa, Schimper fait remarquer que « le
« nombre des organes de génération et des paraphyses est très peu
« constant dans le B. Oederi, et que la fleur offre souvent tout à fait la
« même configuration que celle figurée par Schwægrichen pour son
«_B. grandiflora », ce qui est parfaitement exact. Le B. grandiflora Schw.
n'est done qu'une forme grêle du B. Oederi Schw. à pédicelles courts
(5-8 millimètres) et à feuilles plus brièvement acuminées. Bridel (Bryol.
univ, I, p. 48) dit déjà que le B. grandiflora semble n'être qu’une
variété du B. Oederi.
L'échantillon du Népaul conservé dans l'herbier de Schwægrichen
paraît bien identique à celui de Pensylvanie.
Bartramia Menziesii Hook. Muse. exot. t. 447. (Schw.
Suppl. II, ı, 2, tab. CCXL).
Legit in plaga occidentali Americæ septentrionalis A. Menzies,
anno 1792.
! Errore pro LXVI.
vis
t
(8) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 307
Etiquette : Amer. bor. Menzies.
Nom actuel : le même.
Bartramia Mühlenbergii Schw. Suppl. I, ı1, p. 58, tab. LXI.
Legit in Pensilvania Mühlenberg.
Etiquette : Bartramia Mühlenbergü. — b. e Brasilia, Beyrich, n. 34. —
c. Mühlenbergii 3 tenella Brid. hb.
Nom actuel : Philonotis Muehlenbergii Brid.
Après avoir examiné très attentivement l'échantillon type du Bar-
tramia Mühlenbergii Schw., il me semble impossible de séparer cette
mousse du Philonotis marchica Brid. Sullivant considérait déjà ces deux
mousses comme identiques (cfr. Icon. Musc., p. 86). Lesquereux et James
(Manual, p. 208) admettent le Ph. Muehlenbergü, mais ils ajoutent :
« The characters indicated by Schwægrichen and Müller as separating
« this species from P. marchica Brid., are not important. They consist
« merely in the numerous long simple slender fasciculate branches,
« which in P. marchica are described as of various lengths, and in the
« inner perichætial laeves much smaller than the external ones, obtuse,
« strongly nerved and whitish. while in P. marchica (hey are as long or
« even longer. » Or, ce dernier caractère, le plus important, n’est pas
constant : sur le n° 253 des Musci boreali-americani, représentant le Ph.
Muehlenbergii, les feuilles périchétiales intimes sont tantôt plus petites,
tantôt de mêmes dimensions que les feuilles externes; et j'ai observé
d'autre part, sur des spécimens d'Europe, des périchèzes dont les feuilles
internes sont plus petites que les externes. Il n’y a donc pas lieu de tenir
compte de ce caractère.
Les échantillons 4 (e Brasilia, Beyrich, n. 3%) et ce (B. Mühlenbergü
8 tenella Brid.) de l’herbier Schwægrichen appartiennent au Ph. tenella
Besch.
Bartramia radicalis Palisot Beauv. Prodr. Aetheog., p. #4. (Schw.
Suppl. I, 1, p. 56, tab. LXT).
Bartramia longtseta Mich. Fl. bor. americana, 2, p. 301.
In Carolina et Virginia.
Etiquette : Bartramia radicalis, a Richardo,
Noms actuels : le même, et Philonotis radicalis Brid.
Dans les Icones Muscorum, p. 85, Sullivant dit de la nervure de cette
espece : « cosla sub vel ultra apicem producta, » et sur la pl. 52, elle est
figure comme disparaissant au-dessous de la pointe de l’acumen, ce que
TEE en I TE N
ch 4 Vi : SRE (ee er
RT 2 Ne aus 7
308 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
je n'ai jamais observé pour ma part. Sur l'échantillon de l’herbier
Schwægrichen, comme sur tous les autres spécimens que j'ai examinés,
la nervure est nettement et assez longuement excurrente. C’est égale-
ment ainsi que la représente et la décrit Schwægrichen; il dit en effet :
« nervo..... apice denudato. » Enfin, Lesquereux et James disent aussi :
« leaves cuspidate by the excurrent costa. » (Manual, p. 206).
Mais c’est à tort que ces derniers auteurs classent encore celte mousse
dans le genre Bartramia : c’est évidemment un Philonotis, très voisin du
Ph. rigida Brid. d'Europe, dont il diffère principalement par ses feuilles
plus étroites, planes ou légèrement révolutées aux bords, par son pédi-
celle beaucoup plus long et plus grêle, et par sa capsule d’une texture
plus délicate.
Campylodontium hypnoides Schw. Suppl. IL ı, 1, tab.
GEXT.
In Pensilvania lectum quondam a Muhlenbergio sine nomine missum.
Etiquette : Campylodontium hypnoides. Mühlhg. s. n.
Nom actuel : Anacamptodon splachnoides Brid.
Dans le Supplément I, n, p. 151, pl. LXXXII, Schwægrichen décrivait
et figurait déjà cette mousse, d’après des échantillons d'Europe, sous le
nom de Neckera splachnoides.
Climacium americanum Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 45. (Schw. .
Suppl. L 11, p. 143).
In Pensilvania et Carolina legere Mühlenberg et Michaux.
Etiquette : Climacium americanum Mhlbg. — b. a Palisot. — a. Mhlbe.
Nom actuel : le même.
Dicranum condensatum Hedw. Sp. Musc., p. 139, tab. XXXIW,
fig. 6-10.
Locus terrestris, circa Lancaster Pensilvaniæ lectum a Rev. D. Müh-
lenberg.
Dicranum condensatum Schw. Suppl. T, ı, p. 171.
In Pensilvania ad terram.
Etiquette : Dieranum condensatum Sp. Muse. Ad Lancaster Pensylvaniæ
legit ac misit Rev. D. Mühlenbereg.
C. Müller (Synopsis, I, p. 357) a rapporté le D. condensatum Hedw.
comme forma humilis, foliis vix undulatis, au D. spurium Hedw., et il a
été suivi par tous les auteurs américains, qui ont, depuis lors, mentionné
(10) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 309
cette mousse sous le nom de D. spurium var. condensatum. Mais nous
allons voir que ce rapprochement n'est nullement justifié.
L’echantillon conservé dans l’herbier d’Hedwig comprend trois petites
touffes, toutes fertiles, collées sur la même feuille. En 1891, lors de sa
visite à Chambesy, Mad. E. G. Britton a examiné cet échantillon et a con-
signé le résultat de ses observations dans une note au crayon, épinglée
sur la feuille et ainsi rédigée :
« Numbered in pencil by me, Aug. 18 th 1891. — 1. has twisted
« leaves with non porose cells. — 2. has straight leaves with porose cells.
« No 2 is probably D. scoparium. — N°1 is what we have been calling D.
« condensatum = D. sabuletorum Ren. et Card. Bot. Gaz. XIV, p. 91,
« t. XII, A. — 3 seems to be still different. D. spurium ? ».
Les trois spécimens ont été numérotés par Mad. Britton de droite à
gauche et je vais les examiner dans le même ordre.
Le n° 1 est bien, en effet, le D. sabuletorum Ren. et Card. Cest cette
mousse que les auteurs américains ont désignée pendant longtemps sous
le nom de D. spurium var. condensatum. Il est clair qu’elle n’a aucun
rapport avec le D. spurium, tandis qu'elle se rapproche beaucoup du
D. Muehlenbeckü B.S.
Le n° 2 est une petite forme du D. scoparium, à feuilles entières ou
presque entières.
Quant au n° 3, ce n’est évidemment pas du D. spurium. Il est à peu
près certain que c’est une forme rabougrie du D. Muehlenbeckü. Elle
diffère du D. sabuletorum Ren. et Card. par sa capsule plus allongée, plus
dressée et par la teinte plus foncée de toute la plante. La seule différence
qu'elle m'ait présentée par rapport au D. Muehlenbeckù d'Europe, c’est
que les cellules du tissu foliaire sont un peu plus petites. J’ai dû me
borner à l’examen des feuilles caulinaires; une étude plus complète, par-
lieulierement en ce qui concerne les feuilles périchétiales, eut entrainé la
destruction presque totale du spécimen.
Hedwig et Schwægrichen attribuent tous deux au D. condensatum des
feuilles raides, non crispées : « folia densa..... non crispabilia » (Hedwig);
« foliis erectiusculis subfalcatis..... rigidis », « folia..... valde rigida »
(Schwægrichen), ce qui ne peut s'appliquer qu'au spécimen n° 2, lequel,
ainsi que je viens de le dire, n'est qu'une petite forme du D. scoparium.
Les deux autres louffes ont les feuilles nettement crispées-flexueuses à
l'état sec.
Il semblerait done, à s'en tenir aux descriptions d’Hedwig et de
Schwægrichen, que le D. condensatum devrait être identifié avec le
BULL. H£ne, poiss,, avril 1899, 21
310 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
D. scoparium. Mais si, d’autre part, nous nous reporions à la plan-
che XXXIV du Species Muscorum, nous constatons que c’est évidemment
le spécimen n° 3 (D. Muehlenbeckü ?) qui est représenté par les figures
6 et 7.
On voit qu’Hedwig et Schwægrichen n'avaient qu'une idée bien vague
de leur espèce, puisque leurs descriptions se rapportent à une forme du
D. scoparium, tandis qu'une partie au moins des figures de la pl. XXXIV
ont trait au D. Muehlenbecki, ou du moins à une forme très voisine de
cette espèce, et qu’enfin on trouve encore dans leur herbier une troi-
sième espèce, bien distincte des deux autres. On doit reconnaître qu’une
espèce aussi mal établie est absolument caduque.
La troisième espèce dont je viens de parler, est le D. sabuletorum Ren.
et Card. M. Renauld et moi avons expliqué ailleurs (Revue bryologique,
1889, p. 10) pourquoi le nom de D. pallidum B. S. ne peut être conservé
pour cette espèce. Je ne reviendrais pas sur ce sujet, si, tout récemment,
dans les Analytic Keys to the genera and species of North-American
Mosses de M. Barnes, M. R. H. True, qui a traité le genre Dieranum,
n'avait pas cru devoir substituer le nom de D. pallidum à celui de
D. sabuletorum, en quoi il a été suivi par M. Kindberg (European and
Norih-American Bryineæ, p. 194). On me permettra donc d’exposer
de nouveau ici les raisons qui s'opposent à l'emploi du nom de D. pal-
hdum B. S. |
Je ferai remarquer tout d’abord que les auteurs du Bryologia europæa
n'ont jamais décrit cette espèce; ils en font simplement mention, d’une
facon tout incidente, à propos du D. Muehlenbeckü. Voici comment ils
s'expriment, dans une note qui suit la description de ce dernier :
« Cette belle espèce, trouvée une seule fois à la localité que nous
« avons indiquée, a quelque ressemblance, par rapport au gazonnement
« et au port des plantes, avec notre D. pallidum de l'Amérique septen-
« trionale; mais la capsule en est plus longue, presque de la même
« forme que celle du D. scoparium, dont elle a aussi la couleur brun-
« chälain. Aucune espèce d'Europe ne saurail être confondue avec elle. »
Tout botaniste de bonne foi avouera que ce passage ne peut pas être
considéré comme une description pour le D. pallidum, et que nous som-
mes, par conséquent, en droit de regarder ce nom comme un nomen
nudum.
M. R. True substitue donc, sans raison valable, une dénomination
caduque à un nom bien établi, avec description et figures à l'appui.
Mais il y a encore une raison accessoire qui s’oppose à cette substi-
(12) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 311
tution : c'est qu'en 1849, dans le Synopsis Muscorum frondosorum, 1. I,
p. 359, C. Müller a décrit, comme D. pallidum B. S., une forme du
D. scoparium, et que, depuis lors, c'est cette forme qui a été désignée par
tous les bryologues d'Europe et d’Amerique, tantôt comme D. pallidum
tantôt comme D. scoparium var. pallidum.
Je me crois, par conséquent, bien fondé à protester contre le chan-
gement de noms opéré par M. True, et à déclarer que ce bryologue a eu
tort de substituer à notre D. sabuletorum un nomen nudum qui, nul par
lui-même, a de plus le tort de prêter à équivoque.
Dicranum latifolium Hedw. St. Crypt., p. 89, tab. 33. Sp. Musc.,
p. 140.
In America septentrionali.
Trichostomum latifolium Schw. Suppl. 1, ı, p. 145.
Trichostomum piliferum Sm. Fl. britann. III, p. 1245 ?
Bryum piliferum Dickson, Fascic. pl. erypt. IV, p. 10, t. 10, f. 14.
Swartzia pilifera Brid. :n Schraderi Diar. bot.. 1800, I, p. 289.
Crescit in alpibus summis Scandinaviæ, Carinthiæ, Helvetia, ad aggeres
umbrosos Angliæ et in interslitiis murorum et rupium calcarearum
Tergesti Carniolici.
Deux échantillons, dont aucun ne provient d'Amérique, l’un collé sur
la feuille avec cette étiquette : « Dicranum latifolium Hedw. a. b. Linné
« jun. acceplum; » l’autre dans un sachet, ainsi étiqueté : « Desmat. latif.
« B.S. Trichost. pilifer. Sm.? Halæ Suecia ad rupes calcar. apricas tenui
« gramine vestitas. Caps. mai et iun. D. Braun ? » Le premier échan-
tillon, réduit à deux tiges, est du Desmatodon latifolius B. S.; l'autre est
du Pottia lanceolata G. Müll.
Dicranum orthocarpum Hedw. Sp. Muse., p. 131, tab. XXX,
fig. 1-5.
Locus temrestris. Lancaster in Pensilvania.
Dicranum orthocarpum Schw. Suppl. I, 1, p. 176.
Grescit in terra in Pensilvania.
Euquelte : Dicranum orthocarpum Sp. Musc. Ad Lancaster Pensyl-
vaniæ lect,
Exemplaire très pauvre, ne comprenant que quelques tiges avec deux
capsules, l'une vieille et dépourvue de péristome, l'autre jeune et encore
operculée, Autant que j'en puis juger par l'examen nécessairement soni-
maire d'un aussi maigre échantillon, cette mousse serait bien la même
312 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
chose que le Dicranella Fitzgeraldi Ren. et Card., ainsi que le supposait
déjà Mad. Britton (Bull. of the Torrey bot. Club, t. XXII, p. 450). Les
échantillons récoltés en Floride par M. Fitzgerald et sur lesquels nous.
avons établi primitivement notre espèce, ont les dents du péristome:
beaucoup plus étroites que le D. heteromalla ; mais ce caractère s’atténue
sur les spécimens des environs de Washington distribués sous le n° 156
dans nos Musci Americæ septentrionalis exsiccati; toutefois, les dents.
restent toujours divisées plus profondément en deux branches plus fines
et plus noduleuses que dans l’espece voisine; en outre, les trahécules
sont ordinairement plus rapprochées que dans celle-ci.
Ces différences, jointes à la forme caractéristique de la capsule, ne me
permettent pas de me rallier à l'opinion de Mad. Britton, qui fait de cette
mousse une simple variété du D. heteromalla; je pense que cest au
moins une bonne sous-espèce, qui devra prendre le nom de D. ortho-
carpa (Hedw.) Card.
Je rappellerai que Schimper avait distingué cette mousse sous le nom
de Dicranella heteromalloïdes, ainsi qu'en témoigne un échantillon de
l’Ohio conservé dans l’herbier du Jardin botanique de Bruxelles.
Dicranum purpurascens Hedw. Sp. Muse., p. 137, tab. XXXV,
fig. 1-7.
Lancaster Pensilvaniæ in terra humoso-turfosa.
Dicranum purpurascens Schw. Suppl. ], 1, p. 184.
Crescit ad terram in Pensilvania.
Etiquette : Dicranum purpurascens Sp. Musc. Circa Lancaster Pen-
sylvan.
Sur cette étiquette, Hedwig avait d’abord écrit comme nom spécifique
ambiguum, qu'il a remplacé ensuite par purpurascens.
Dans le Supplement I, 1, p. 184, Schwægrichen déclarait que cette
espèce lui semblait très douteuse : « mihi valde dubia videtur species »,
et dans l'herbier, il l’a réunie au D. purpureum, avec deux autres espèces
d’Hedwig, le D. intermedium Sp. Musc., p. 138, tab. XXXL fig. 1-6, et le
D. Celsü op. cit., p. 149, tab. XXXII, fig. 1-5. Ces trois mousses ne sont,
en effet, que de simples formes du Ceratodon purpureus Brid. Le D.
intermedium est remarquable par ses feuilles très longuement acuminées.
Dicranum xanthodon Hedw. Sp. Musc., p. 145, tab. XXX,
fig. 6-12.
America septentrionalis, Boston.
(14) I. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 313
Dicranum xanthodon Schw. Suppl. I, 1, p. 178.
Crescit in America septentrionali, Boston.
Cette mousse ne se trouve pas dans l'herbier. C’est fort probablement
une simple forme du Weisia viridula Brid.. auquel C. Müller l’a d’ailleurs
rapportée (Synopsis, I, p. 651).
Didymodon fulvus Schw. Suppl. IH, 5, 1, tab. CCLXV b.
Dicranum fulvum Hook. Muse. exot., t. 149.
In Nova Scotia lectum dedit A. Menzies.
Etiquette : Dieranum fulvum Hook. Menzies dd.
Nom actuel : Dieranum fulvum Hook.
Fissidens subbasilaris Hedw. Sp. Musc., p. 155. tab. XXXIX,
fig. 6-9.
E Pensilvania ad:Lancaster lectum accepi a Rev. Mühlenberg.
Fissidens subbasilaris Schw. Suppl. I, 1, p. 10.
In Pensilvania ad terram.
Etiquette : Fissidens subbasilaris Sp. Musc. Circa Lancaster in Pensil-
vania lectum accepi a Rever. Mühlenberg. — Addition de la main de
Schwægrichen : « b. Mhlbg. 150 martio 7. »
Nom actuel : le m&me.
Fontinalis capillacea Schw. Suppl. I, ı, p. 307.
In Pensilvania lectam misit rev. Mühlenberg.
Fontinalis capillacea Schw. Suppl. IH, 1, 4, tab. GCXVII.
Fontinalis capillacea Suppl. musc., A, 2, p. 307 et ex Hookeri et Smithii
sententia : À
F. capillacea Dicks. Fasc. er. 2, p. 1. Engl. Bot. 1. 2482. Hook et Tayl.
Muscol. brit., p. 82, t. 22.
Fontinalis capillacea calycibus styli ad instar cuspidatis Dill. Hist. Muse.,
p. 260, t. 33, 1.5.
Ad aquas Pensilvaniæ lectam misit beatus Mühlenberg, e Carolina D.
de Schweinitz. Scoticam non differre Angli contendunt.
La chemise de celle espèce renferme trois feuilles, toutes étiquetées de
la main de Schwægrichen., La première porte un brin stérile étiqueté
« Fontinalis capillacea; » la seconde deux brins fertiles étiquetés ainsi :
« Dichelyma cupillaceum. Fontinalis c. Suppl. muse. 3, t. 248. — a. Spe-
« cimen pictum, » Les échantillons de ces deux premières feuilles, sans
indication d'origine, appartiennent au Dichelyma capillaceum B. S.
1% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Sur la troisième feuille, se trouve un bon échantillon de provenance
américaine, étiqueté : « Fontinalis capillacea. Drummond, 234. » Celui-ci
appartient au D. pallescens B. S. Ainsi que je l’ai fait remarquer dans ma
Monographie des Fontinalacees, p. 144, on trouve tantôt l’une, tantôt
l’autre espèce, sous le n° 234 de l’exsiccata de Drummond.
La mention : « a. Specimen pictum » inscrite sur la seconde feuille,
prouve que la planche CCXVII s'applique au D. capillaceum et non au
D. pallescens.
Funaria flavicans Mich. Flor. bor. americ., II, p. 303. (Schw.
Suppl. I, 11, p. 75, tab. LXV).
Mnium compactum herbar. Bosc.
In Carolina legerunt Michaux et Bosc.
Etiquette : Funaria flaricans Mich. — a. ab ipso Richardo. ha
Bosc.
Nom actuel : le même.
Funaria Mühlenbergii Turn. in Ann. of Bot., Il, p. 198, et in
Botan. Guide, p. 730. (Schw. Suppl. L 11, p. 78, tab. LXVT).
Legit eam in Pensilvania rev. Mühlenberg, et in America boreali
Michaux; in arenosis pr. Wisby ins. Gothland Wahlenberg, prope Cop-
grove in comitatu York rev. Dalton, in Helvetia Schleicher, in arenosis
prope Suerinum Blandow, in Franconia Funk.
La synonymie de cette malheureuse espèce est devenue presque inex-
tricable. Le nom de Funaria Muehlenberguü fut créé par Hedwig fils, et
non par Turner, mais sans diagnose, pour une mousse américaine, et fut
mentionné pour la première fois en 180%, toujours à l’élat de nomen
nudum, et, cette fois, pour une mousse d'Irlande, dans le Muscologia
hibernica de Turner.
Plus tard, en 1816, Schwægrichen (loc. cit.) réunit également sous ce
nom la mousse d'Amérique et celle d'Europe, qui, à cette époque, avait.
été récoliée en Allemagne, en Suisse, dans l’île de Gothland et en
Angleterre. Mais l'espèce européenne avait déjà recu, en 1806, le nom de
F. dentata Crome (Samml. deutsch. Laubm. 2. Nachl. n° 12, c. diagn.);
la même année, Wahlenberg lui donne le nom de F. calcarea (Vet. Ak.
Handl., XXVII, p. 137, tab. 4, fig. 2 a-k), et en 1817, Hooker la décrit
de nouveau sous le nom de F. hibernica (in Gurt. Flor. lond. ed. 2,
p. 371).
Une autre espèce voisine, le F. Fontanesii, de la région méditerra-
neenne, est décrite par Schwægrichen, loc. cit. p. 80, tab. LXVI.
af ae. ne, re. 7 of 2 Ten 7 LP Lun FAIRE SE ee NS EE SLA NZ
(16) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 315
En 1827. Bridel (Bryologia universa II, pp. 55-56) indique pour ce
groupe trois espèces : F. Muehlenbergü Hedwig fil. (sensu Schwegr.)
F. hibernica Hook. et F. Fontanesii Schw. Ces trois espèces sont admises
dans le même sens par C. Müller dans le Synopsis Musc. frond. (1849).
En 1841, les auteurs du Bryologia europæa décrivent et figurent le
F. Muehlenbergü (sensu Schwægr.) et le F. hibernica Hook., et men-
tionnent seulement le F. Fontanesü Schw.
Plus tard, Schimper (Syn. Musc. europ., ed. 1 [1860], p. 320) décrit
cette dernière espèce sous le nom de F. calcarea Wahlenb.; mais en
1876, dans la seconde édition du même ouvrage (p. 382), il réunit les
deux formes européennes sous la même dénomination de F. calcarea
Wahlenb.
En 1863, Lindberg (in Oefvers af K. Vet. Ak. Förhandl., XX, n° 7),
frappé de la confusion qui règne dans ce groupe, tente d'y remédier. il
rejette dans ce but le nom de F. Muehlenbergu, d'abord comme nomen
nudum et en outre comme pouvant donner lieu à trop de confusion; il
appelle l'espèce américaine F. americana; il désigne sous le nom de
F. calcarea Wahlenb. l'espèce d'Europe appelée tantôt F. Muehlenbergii
Schw., tantôt F, hibernica Hook., et enfin, il donne à l'espèce méditer-
ranéenne le nom de F. mediterranea.
En 1874. enfin, Sullivant (Icon. Muscorum, Suppl. p. 30, pl. 19) décrit
et figure l’espece d’Amerique sous le nom de F. americana Lindb.
Celle-ci diffère des deux espèces d'Europe par sa nervure excurrenle,
ou, tout au moins, s’avancant très loin dans l’acumen, tandis que dans
les espèces européennes, elle s’arr&te assez loin du sommet. Les fig, 3, 4
et 5 de la pl. LXVI de Schwægrichen paraissent bien, sous ce rapport,
convenir à l'espèce américaine,
L'étiquette de la feuille consacrée au F. Muehlenbergü dans l’herbier
Schwægrichen est ainsi rédigée : « Funaria Mühlenbergii. — a. a Funxio.
« — b. a Schleichero, — e. a Mühlbg. ad Palisot sub nomine Funar.
« solilariæ, — Pictum videtur esse a* D, Mbg. 139. — e. Carlsruhe,
« Alexander Braun, 1826. »
Les spécimens marqués a, a*, b et e appartiennent au F. calcareu
Wahlenb.; l'échantillon € est du F. hygrometrica! Dans deux petits
sachets, se trouvent quelques feuilles qui ne semblent provenir d'aucun
de ces échantillons, Enfin, à gauche de ces sachets, sont collés quelques
brins, sans indication de provenance, et qui, seuls, appartiennent au
F, americana Lindb.
Il est évident, par ce qui précède, que le nom de F. Muehlenbergü ne
316 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
peut pas être conservé, d’abord parce que l’on ne sait pas au juste quelle
espèce Hedwig fils a voulu désigner sous ce nom, qui est resté à l’état de
nomen nudum; et ensuite parce que Schvægrichen a appliqué plus tard
cette dénomination à une espèce hétéroclite.
On doit donc adopter les conclusions de Lindberg, rejeter le nom de
F. Muehlenbergü, et appeler F. americana la mousse d'Amérique. Par
contre, Lindberg a eu tort, me semble-t-il, de changer le nom de F. Fon-
tanesi Schw. en celui de F. mediterranea. Je ne vois aucune raison pour
justifier ce changement.
Voici la synonymie des trois espèces en question, telle qu’elle me
paraît devoir être fixée :
F. americana Lindb. F. Mühlenbergü Hedw. fil. (nomen)? Schw.
Suppl. I, 11, p. 78, tab. LXVI, ex parte (quod ad specim. americ. et
fig. 5, % et 5).
F. calcarea Wahlenb. F. dentata Crome :. F. hibernica Hook. F. Mueh-
lenbergii Schw. loc. cit. ex parte (quod ad specim. europ.) F. calcarea
Sch. Syn. Musc. europ., ed 2 (ex parte).
F. Fontanesii Schw. Suppl. I, ır, p. 80, tab. LXVI, F. calcarea Sch.
Syn. Musc. europ., ed. 1 (nec Wahlenb.); ed. 2, ex parte. F. mediterranea
Lindb.
Grimmia pensilvanica Schw. Suppl. L ı, p. 91, tab. XX\V.
Lecta in Pensilvaniæ rupibus a rev. Mühlenbergio,
Etiquette : Grimmia pensilvanica. Mhlbg. februar. (n. 26).
Nom actuel : le même.
Gymnostomum latifolium Drumm. Musci americani, n° 16.
(Schw. Suppl, IV, tab. CCCIV a). |
Locis depressis ad fluvium Saskatchavan, prope Carlton House.
Etiquette : Gymnostomum latifolium Drummond.
Nom actuel : Physcomitrium Hookeri Hpe.
Les capsules de cet échantillon présentent bien le large anneau si
caractéristique de cette espèce.
Gymnostomum obtusifolium R. Brown, Suppl. append. itin.
Parryan., 299. (Schw. Suppl. IL ı1, 2, p. 82, tab. CLXXVWD).
‘ Je ne crois pas utile de ressusciter ce vieux nom pour le substituer à celui
de F.'calcarea Wahlenb., employé depuis plus d’un demi-siècle.
(18) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 317
In Melville insula lectum dedit Sabine, navarchus.
Etiquette : Gymnostomum obtusifolium Suppl. 2, 2, t. 176. Melville ins.
Capt. Sabine.
Dans le Synopsis Musc. frond. I, p. 556, C. Müller mentionne cette
mousse sous le nom de Pottia obtusifolia, mais sans l’avoir vue. Elle dis-
parait ensuite de la nomenclature jusqu'à ce que Lindberg la decrive de
nouveau comme Pottia Heimi var. y arctica Lindb. (in Oefv. K. Vet. Ak..
23, p. 551), nom sous lequel elle est également décrite par Berggren
dans ses Musci et Hepaticæ spetsbergenses, p. 42. Cet auteur indique le
synonyme : Gymnostomum obtusifolium R. Br. Elle n'est signalée dans
aucun des ouvrages consacrés à la bryologie de l'Amérique du Nord.
L’echantillon de l'herbier Schwægrichen ne comporte que deux tiges.
toutes deux fructifères. D'après l'examen de ce petit spécimen, je crois
que cette mousse ne peut pas être considérée comme une variété du
Pottia Heimii B. S. Elle en diffère par les caractères suivants : feuilles
plus courtes, brièvement lingulées, entières ou à peine un peu crénelées
vers le sommet, très obluses; nervure disparaissant assez loin du som-
met; tissu lâche et hyalin de la base occupant la moitié de la feuille:
cellules supérieures obscures, papilleuses, les marginales lisses, jau-
nâtres, à parois épaissies, disposées en trois ou quatre séries et formant
un margo bien distinct. Quoique ce dernier caractère se retrouve parfois
dans certaines formes du P. Heimii, la mousse de l’ile Melville en reste
assez distincte, par les autres caractères que je viens d'indiquer, pour qne
l'on doive y voir plus qu'une simple variété : c'est au moins une bonne
sous-espèce. Je n'ai pas vu les échantillons récoltés au Groenland et au
Spitzberg par Berggren, mais la description que donne cet auteur s’ap-
plique bien à l'échantillon original de l'herbier Schwægrichen.
Gymnostomum phascoides Drumm. Musci american, n° 12.
(Schw. Suppl. IV, tab. CCCIV b).
Locis planis et humidis Saskatchavan. Dedit intrepidus peregrinator
D, Richardson.
Etiquette : Gymnost. phascoides, Drummond, 30, n. 12.
6, Müller (Syn. Muse. frond. |, p. 661) cite avec doute le @. phascoides
parmi les synonymes du Weisia microstoma C. Müll. (Hymenostomum
microstomum BR. Br.). Ce nom semble être ensuite tombé dans l'oubli, car
Il n'en est fait mention, à ma connaissance, par aucun des bryologues qui
se sont occupés des mousses de l'Amérique du Nord, jusqu'à ce que, en
1892, Kindberg ressuscité l’espece sous le nom d’Astomum Drummond
318 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19)
Kindb. (in Macoun, Cat. of Can. pl., part. VI, Musci, p. 12). Toutefois,
entre temps, Wilson avait créé, pour une mousse d’Angleterre, un Hyme-
nostomum phascoides que Schimper décrivit et figura en 1850, dans le
Bryologia europa, Suppl., fasc. 42, tab. I, mais que plus tard, dans le
Synopsis musc. europ., il réunit a l’Hymenostomum rostellatum Brid.
(Sch.).
Il est permis de supposer que Wilson, en établissant son espèce, con-
naissait le Gymnostomum phascoides Drumm. et entendait identifier la
mousse d’Angleterre avec celle d’Amerique. Celle-ci est, en effet, exces-
sivement voisine de l’Hymenostomum rostellatum, et je ne pense pas
qu'on puisse l’en séparer spécifiquement. La comparaison que j'ai faite
de l’échantllon du Gymnostomum phascoides de l'herbier Schwægrichen
avec le n° 802 des Musci Galliæ, représentant l’Hymenost. rostellatum.
m’a démontré que les deux mousses sont complètement identiques en
ce qui concerne les caractères du système végétatif; la plante américaine
ne diffère de celle d'Europe que par sa capsule un peu plissée, substriee
à l’état sec, et pourvue d’un opercule plus nettement délimité, se déta-
chant à la maturité. On pourra la désigner sous le nom d’Hymenost. ros-
tellatum Sch. var. phascoides (Drumm.) Card. C’est une espèce nouvelle
pour l'Amérique.
Gymnostomum prorepens Hedw. Sp. Musc., p. 35, tab. III.
Circa Lancaster in Pensilvania. Mühlenberg.
Macromitrium clavellatum Schw. Suppl. II, 11, 2, p. 130.
Orthotrichum clavellatum Hook. Grev. Monogr. p. 11%, t. 4.
Hypnum clavellatum parvum repens, setis brevibus Dillen. Muse.
351, t. 85, f. 17.
In Pensilvania.
Etiquettes : premiere feuille : Gymnostomum prorepens Sp. Muse. Circa
Lancaster Pensylvaniæ legit et misit Rev. Mühlenberg. — Bon échan-
tillon. — Deuxième feuille : Hypnum clavellatum Dill. t. 81. I do not
know Hudsons clavtm. Annotation de la main de Schwægrichen :
Hedwigio missum, an a Dicksono ? — Simple fragment stérile.
Nom actuel : Drummondia clavellata Hook.
ee
p.
Hypnum acanthoneuron Schw. Suppl. III, ı, 4, tab. CCLVII b.
In Americæ borealis ora occidentali lectum a Menziesio, dedit Prof.
Taylor.
Etiquette : Hypnum acanihoneuron. Amer. occid. Menz. a Taylor.
(20) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 319
Nom actuel : Rhizogonium Menztesü Jæg., ou Leucolepis acanthoneur«
Lindb.
Hypnum adnatum Hedw. Sp. Musc., p. 248, tab. LXIV, fig. 5-10.
Locus arboreus Lancastri® in Pensilvania.
Hypnum adnatum Schw. Suppl. Lu, p. 215. Brid. Suppl. muscol., 2,
p. 160.
Hypnum appressum Brid. Muscol. Suppl., 2, p. 161.
Ad arborum truncos in Pensilvania.
Hypnum appressum est planta theca iuvenili virescente, Lurgida,
omnibus certis notis cum adnato congruens, ipsis peristomii ciliis soli-
tariis et operculo brevissime conico, ut caule et foliis. Reticulum foli
peculiari laxitate est.
Etiquette : Hypnum adnatum Spec. M. Ad Lancaster Pensylvaniæ
Mühlenb. — Addition de la main de Schwægrichen : b. appressum Brid.
non differt.
Nom actuel : Amblystegium adnatum Aust.
Les échantillons b ne different pas en effet des autres.
Hypnum asprellum Schw. Suppl. I, 11, p. 246.
In Caroline humosis leetum dedit Richard, vitio typogographi omissum
in flora boreali americana.
Etiquette : Hypnum asprellum. Carolina. Richard.
C'est une forme grele du Brachythecium plumosum B. S., à feuilles
plus étroites et plus espacées que dans le type, et à pédicelles fins, entie-
rement lisses ou présentant seulement quelques asperütes très légères vers
le sommet.
C'est par suite d'une erreur causée sans doute par la similitude des
noms spécifiques que, dans Inder bryologicus du général Paris, FA.
asprellum Schw. est cité comme synonyme de Thelia asprella. Schwæ-
grichen comparait lui-même sa mousse à l'A. plumosum, et C. Müller
(Synopsis, II, p. 351) la donne comme synonyme de ce dernier.
Hypnum Boscii Schw. Suppl. Lu, p. 233. Sp. Musc., p. 252, 1. 25
f. 7°, sub wlecebro exclus. synon. Icon folii non satis curata, quoad
nervuin.
n
In America boreali; dictum in honorem ill. Boscii d’Antie, probitate et
meritis de omni nature scientia venerabilis.
1 Errore pro : t. 66, f. 1 el 2.
320 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (21)
Etiquettes : première feuille : Hypnum illecebrum Sp. Musc. Hæc exem-
plaria ex Pensylvania circa Lancaster lecta. — Addition de la main de
Schwægrichen : b. Mhlbg. 105. — d. Mhlhg. 151, sub hoc nomine. — c.
H. Ternstreemiz a Brid. ramulus.
Deuxième feuille : Hypnum illecebrum. E herb. Dill.
A la fin de la description de I’A. illecebrum Linn., Hedwig ajoute :
« Hæc secundum exempla circa Lancaster Pensilvaniæ lecta. » Ces échan-
tillons de Pensylvanie, de même que le spécimen provenant de l’herbier
de Dillenius, sont l’H. Boscü Schw. (Eurhynchium Boscü Jæg. et Sauerb.)
et non l'A. ülecebrum Linn. L’H. illecebrum Hedw. Sp. Musc. non Linn.
doit donc être cité comme synonyme d'Eurhynchium Boscü.
Hedwig dit les pédicelles « lenissime muricatis, » Schwægrichen
« punctis scabra », tandis que Bridel (Bryol. univ., II, p. 431) les déclare
lisses. Sur les échantillons de l’herbier d’Hedwig, ils m'ont paru comple-
tement lisses; l’opercule est conique-rostré.
Sur la première feuille se trouvent collés deux petits fragments d’H.
Ternstræniæ Brid., espèce de la Nouvelle-Grenade, qui appartient au
genre Pilotrichella (P. Ternstræmiæ Jæg.). Elle se distingue facilement.
même sur un simple fragment, de l'A. Boscu, par le tissu des angles de
la feuille composé de cellules à parois jaunâtres, formant une macule
arrondie, nettement délimitée et fortement excavée, tandis que dans
l’H. Boscu les cellules alaires, plus läches, passent insensiblement dans
le tissu voisin. — On rapporte souvent à tort au Pilotrichella Ternstræmix
(Brid.) Jæg. des formes de Papillaria du groupe illecebra. Tel est notam-
ment le Neckera Ternstræmiæ Hpe in Ann. sc. nat., 5m série, t. IV,
p. 360, de Bogota, d’après un spécimen du British Museum.
Hypnum chrysostomum Richard, in Michaux. Flor. bor. amer.
2, p. 819. (Schw. Suppl. L 11, p. 276).
In depressis humosis humidis Carolinæ lectum dedit cl. Richard.
Etiqueite : Hypnum chrysostomum, e Carolina a Richard.
Cet échantillon est certainement une forme du Brachytecium plumo-
sum B. 5. L’H. chrysosiomum décrit par C. Müller (Synopsis II, p. 368)
étant dioique, est évidemment une autre espèce : c’est probablement le
Brachytecium rivulare B. S.
Hypnum confervoides Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 153. (Schw.
Suppl. I, 11, p. 218).
In monte Kahlenberg Vindobonæ lectum communicavere Frölich et
Bridelius; similem plantam e Pensilvania misit Mühlenberg.
N OT ONE CAM DPI
1 CHA AA IK:
RAN
(22) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 321
Hypnum conferva Schw. Suppl. IL ı, 2, p. 158, tab. CXLI.
In monte Kahlenberg vindobonensi et in Pensilvania lectum.
Etiquettes : première feuille : Hypnum confervoides. a Br.
Deuxième feuille : Hypnum confervoides. Mhlbg. 168. b. id. 49.
Nom actuel : Amblystegium confervoides B. S.
Hypnum contextum Hedw. Sp. Muse., p. 278, tab. LXXII,
fig. 8-13.
In trabibus putridis, hieme inundatis, in Suecia legit junio 0. Swartz ;
intererat etiam muscis Lancastrensibus americanis.
Cette mousse ne se trouve pas dans l’herbier. Dans le Supplement 1, 11,
p. 260, Schwægrichen la cite parmi les synonymes de l’H. serpens Hedw.
Hypnum crispifolium Hook. Musc. exot. t. 31. (Schw.
Suppl. IH, u, 4, tab. GCLXID.
In plaga occidentali Americæ borealis lectum dedit A. Menzies
Etiquette : Hypnum crispifolium Hook. Exot. a Menzies.
Nom actuel : Claopodium crispifolium Ren. et Card.
Trois échantillons collés sur la feuille, et deux autres renfermés dans
des sachets; aucun d’eux n'appartient à l’espece récemment distinguée
par M. Best sous le nom de C. Bolanderi (Bull. of the Torrey bot.
Club, XXIV, p. 431), qui se distingue surtout du C. crispifolium par les
cellules du tissu foliaire portant chacune deux à cinq papilles.
Hypnum curvifolium Hedw. Sp. Musc., p. 285, lab. LXXV,
fig. 4-9.
In palustribus circa Lancaster Pensilvaniæ., D. Mühlenberg.
Hypnum curvifolium Schw. Suppl. I, 11, p. 291.
In palustribus Pensilvaniæ.
Etiquette : Hypnum curvifolium Spec. Muse. In palustribus circa Lan-
caster Pensylvaniæ Mühlenberg.
Nom actuel : le même,
Lorsque l'on compare des”"échantillons bien caractérisés d’H. curvi-
folium Hedw. et d’H. arcuatum Lindb. (H. Patientiæ Lindb.), les deux
espèces semblent d'abord bien distinctes. L’H. curvifolium diffère de
l’arcuatum par les tiges couchées, élégamment pennées, par les feuilles
deltoides, cordées à la base et embrassant la tige par de larges oreillettes
arrondies, et enfin par le tissu basilaire formé de cellules courtes,
colorées, à parois épaisses, tandis que dans l'A. arcuatum les angles
322 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. .… (2)
basilaires sont excavés et formés de cellules hyalines gonflées, à parois
minces.
Mais si l’on étudie un grand nombre d'échantillons d’H. curvifolium,
on ne tarde pas à trouver des spécimens sur lesquels ces différences
s’attenuent : les feuilles sont moins élargies à la base, les oreillettes pré-
sentent des cellules extérieures dilatées, hyalines, à parois minces, et les
cellules colorées de la base manquent parfois complètement. Enfin, sur
certains échantillons, la distinction entre les deux espèces devient pres-
que impossible, d'autant plus que !a capsule ne fournit aucun caractère :
elle est semblable chez les deux plantes, grosse et fortement striée à
l’état sec, ce qui la distingue de celle de l'A. pratense Koch, qui est petite
et lisse. En présence de ces formes de transition, on comprend que les
bryologues américains aient longtemps méconnu l'A. arcuatum, et je ne
puis plus considérer celui-ci que comme une variété notable ou tout au
plus une sous-espèce de I’H. curvifolium *.
La mousse que M. Renaud et moi avons distribuée sous ce dernier nom
dans nos Musci Americæ septentrionalis exsiccati, n° 159, est une des
formes les mieux caractérisées qu’on puisse rencontrer : par ses tiges
régulièrement pennées et par ses feuilles largement cordiformes-
deltoides à la base et vivement homotropes, elle diffère plus de
lH. arcuatum que le type même d’Hedwig qui est une forme à feuilles
subaplanies, peu homotropes, et à ramification moins fournie.
Hypnum delicatulum Hedw. Stirp. cr. IV, p. 87, tab. 33. Sp.
Musc., p.260.
Habitat in Pensilvania, unde habuit et ipse Dillenius.
Hypnum delicatulum Schw. Suppl. I, ı1, p. 236.
In nemoribus, ad aggeres regionum depressarum Europæ et borealis
Americæ.
Etiquette : Hypnum delicatulum St. Crypt. E Pensilvania acceptum a
Dn. D. Muhlenberg, Lancastriæ. |
Nom actuel : Thuidium delicatulum Mitt.
Dans la même chemise se trouve uue seconde feuille, portant un
échantillon de Th. recognitum Lindb., avec cette étiquette : « Hypnum
« recognitum St. Crypt. 4, p. 92, t. 35. H. delicatulum Florarum Europæ
! Il serait peut-être plus rationnel de subordonner au contraire l’H. curvi-
folium à VH. arcuatum, celui-ci jouissant d’une dispersion beaucoup plus
étendue, puisqu'il existe dans toute l’Europe et en Sihérie, régions où l’H. cur-
vifolium n’a jamais été constaté.
(24) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 929
« lectum prope Chemnitium ad Lichtenvalde; via cava. » La présence de
cet échantillon dans la chemise du Th. delicatulum s'explique par cette
circonstance que Schwægrichen a réuni les deux espèces. Il est bon
d'ajouter qu’Hedwig avait méconnu le principal caractère dietinctif, qui
consiste en la présence ou l'absence de cils aux bords des feuilles péri-
chetiales, et les autres caractères qu'il indique comme distinctifs n'ont à
peu près aucune valeur.
Hypnum elegans Hook. Muse. exot. t. 9. (Schw. Suppl. HE 5, 2.
tab. CCLXXXII a).
Legit in plaga occidentali Americæ borealis Nootka Sound A. Menzies.
Etiquette : Hypnum elegans. Nootka Sound Mz.
Deux petits brins collés. Quelques autres fragments sont enfermés
dans un pelit sachet portant cette inscription : « Hypnum elegans Hook.
« Muse. exot. vix differt ab Auberti Suppl. 4, 2, t. 77. »
Nom actuel : Plagiothecium elegans Sch.
Hypnum fluviatile Sw. Hedw. Sp. Musc., p. 277, tab. LXXT, £. 4.
Sub aqua in saxis fluviorum Sueciæ. D. O. Swartz.
Hypnum fluviatile Schw. Suppl. [ 11, p. 263.
Hypnum fallax Brid. Suppl. 2, p. 235. Muscol. 2, 2. p. 66, t. 2, f. L.
Hypnum Seligeri Brid. Suppl. 2, p. 238. Muscol. 2, 2, p. 67.
Hypnum Vallis-Clausæ Brid. Suppl. 2, p. 238.
Hypnum flagelliforme Brid. Suppl. 2, p. 240.
Ad terram et lapides rivulorum Europæ et Pensilvaniæ.
Etiquettes : première feuille : Aypnum fluviatile Sp. Muse. Sub aqua in
saxis fluviorum Sueciæ. Swartz.
Deuxième feuille : Hypnum Vallis-Clausæ comparat. spec. Brid. à. -
b. fallax a Selig. — ce. a Stark. — d. s. n. — e. flagelliforme ex America
a Palis. — f. Seligeri. — g. Seligeri cum operculo. — h. ramulus e
specim. Brid.
Troisième feuille : Hypno fluviatili simile sed rigidius. Mhlbg. 265.
pl. aquat,
Les échantillons collés sur la première feuille représentent U Hypnum
fluviatile Sw, Iype de Suède (Amblystegium fluviatile B. S.).
Sur la seconde feuille, les échantillons a, de même que le petit
fragment Ah provenant de Bridel lui-même, représentent U’. Vallis-
Clausæ de cet auteur, Tous les autres spécimens doivent être rapportés à
l'Amblysteqium irriguum B. S.
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
Enfin les exemplaires collés sur la troisième feuille appartiennent à
l’'H. noterophilum Sulliv.
Il est évident que Schwægrichen confondait sous le nom d’A. fluviatile
plusieurs espèces fort distinctes. Actuellement encore, il règne une cer-
taine obscurité sur les formes que l’on doit appeler Amblystegium fallax,
A. irriguum var. spinifolium et Hypnum Vallis-Clausæ. Cette confusion
est probablement due surtout à ce que l’on a classé indifféremment sous
ces diverses dénominations des formes dont les unes dérivent de l’A. fili-
cinum el les autres de l’A. irriguum.
Ainsi Limpricht (Laubmoose WI, p. 307) réunit encore sous le nom
d’Ambl. fallax des formes qui appartiennent au groupe de l'A. filicinum,
comme l'A. Vallis-Clausæ Brid., ’H. Formianum Fior.-Mazz., l'H. fili-
cinum var. crassinervium Ren., avec d’autres qui, comme la var. spini-
folium, appartiennent à l’A. irriguum. Les premières ont les feuilles
assez larges à la base, distinctement denticulées aux bords, surtout vers.
la base et vers le sommet, et pourvues de cellules alaires bien distinctes,
formant des oreillettes un peu gonflees. Chez les secondes, les feuilles
sont plus étroites à la base, entières ou indistinctement denticulées, et
les cellules alaires moins dilatées.
C’est aussi tout à fait à tort que Limpricht prétend que le véritable
H. Vallis-Clausæ de Bridel correspond à l'H. napæum Limpr. (A. irri-
gatum Zett.). L'examen du fragment h de l’herbier Hedwig, qui provient
de Bridel lui-même, montre bien que l'A. Vallis-Clausæ de cet auteur
n'est pas l'A. napæum Limpr. ou H. irrigatum Zett. Sur ce fragment, les
feuilles sont distinctement denticulées, bien que Bridel les dise entières.
En somme, la conclusion à laquelle j'arrive après de nombreuses com-
paraisons, est que les H. fallax et Vallis-Clausæ de Bridel sont à peu près
identiques el dérivent tous deux de l’H. filicinum; il en est de même de
IH. Formianum Fior.-Mazz. La var. spinifolium dérive au contraire de
l'A. irriguum. Quant à l’H. noterophilum Sulliv., c’est la forme paral-
lèle de l’Ambl. fluviatile.
Hypnum fragile Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 198. (Schw. Suppl. I, u,
p. 258, et IL, 1, 2, p. 162, tab. CXLV).
In Pensilvania lectum misit Mühlenberg.
Etiquette : Hypmum fragile Pensilv.
C. Müller (Synopsis, IL. p. 435) et à sa suite tous les auteurs récents,
ont rapporté cette mousse à l’H. chrysophyllum Brid. L'examen des
fragments conservés dans l’herbier de Schwægrichen confirme cette
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(26) 7. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 329
attribution. Bridel et Schwægrichen indiquaient comme le principal
caractère distinctif de lH. fragile les feuilles périchétiales plissees; mais
ce caractère existe également (et d'après Bridel lui-même, in Bryol.
univ., I, p. 599) dans IH. chrysophyllum.
Sur la feuille de I’H. fragile, on trouve cette annotation de la main de
Duby : « Nec minime differt ab H. polymorpho Hedw. = H. chrysophyllo
« Brid. Dy. Aug. 60. »
Hypnum graminicolor Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 251. (Schw.
Suppl. I. 11, p. 253).
In Pensilvania ad terram et ligna lectum misit rev. Mühlenberg.
Etiquette : Hypnum graminicolor. Mhlbg. 171. — b. 99. (c. 260 id ?)
Nom actuel : Eurhynchium graminicolor Ren, et Card. ou Bryhnia
graminicolor Grout.
Ainsi que je l'ai déjà expliqué (Bull. de ’herbier Boissier, IV, p. 14),
l'H. graminicolor Brid. est la même mousse que Spruce a nommée, bien
postérieurement, H. Sullivantii.
Bien que je sois tout à fait opposé aux changements de noms dont
abusent tant d'auteurs, sous prétexte de priorité, il me semble cependant
difficile, dans le cas présent, de ne pas revenir à la dénomination de
Bridel, contre laquelle on ne peut pas invoquer la prescription. L’H. gra-
minicolor, en effet, n'a jamais disparu de la nomenclature. On en trouve
de bonnes descriptions dans le Supplément de Schwægrichen (1826),
dans le Bryologia universa de Bridel, II, p. 455-456 (1827), et, bien pos-
térieurement, dans le Synopsis de C. Müller, t. Il, p. 263 (1851) — ce qui
n'empêche pas toutefois ce dernier auteur de décrire plus loin (p. 430)
la même espèce sous le nom d'A. Sullivantii Spr. Enfin, plus récemment
encore Jæger et Sauerbeck, dans le second volume de l’Adumbratio floræ
Muscorum, eitent FH. graminicolor Brid., en le plaçant dans le genre
Trichosteleum, à cause de son tissu papilleux, mais à tort, puisque les
feuilles ont une longue nervure, et sans s'apercevoir non plus qu'il fait
double emploi avec leur Eurhynchium Sullivanti.
L'Eurhynchium graminicolor est assez variable, Les feuilles sont plus
ou moins larges, l'acumen plus ou moins long et plus ou moins fin,
parfois sur la même plante; la denticulation est tantôt très prononcée,
lantôt assez faible; la nervure, ordinairement flexueuse, est aussi plus ou
moins épaisse el de longueur variable. Enfin, l'extrémité supérieure des
cellules est saillante à divers degrés, ce qui fait paraitre la feuille plus ou
moins papilleuse, Sur le type de l'hérbier Schwægrichen, l'extrémité des
BULL, HERB, n0188,, avril 1899. 22
©2
26 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (27)
cellules est peu relevée; sur d’autres échantillons de mon herbier, elle
est, au contraire, très saillante, et l’on observe toutes les transitions d’un
état à l’autre. Ce caractère se montre d’ailleurs également variable dans
la plupart des genres de Hypnacées où on l’observe, tels que Micro-
thamnium et Ectropothecium, où il s’atténue jusqu’à disparaître parfois
complètement.
L’Eurhynchium subscabridum Kindb. Ottawa Nat. VI, p. 22, ne diffère
absolument en rien de la forme ordinaire de U’E. graminicolor. Les
variations que présente cetle espèce dans la forme des feuilles et de
l’acumen et dans le tissu, se produisant sans ordre et sans corrélation
entre elles, il ne me semble même pas possible de les utiliser pour
élablir des variétés; tout au plus peut-on distinguer la var. Holzingeri
Ren. et Card. Bot. Gaz., XIX, p. 239, pour les spécimens à feuilles larges
et brièvement acuminées. — (Voir pl. VIIL fig. 3 à 7).
Hypnum hians Hedw. Sp. Musc., p. 272, tab. LXX, fig. 11-14.
Pensilvania.
Hypnum hians Schw. Suppl. I, 1, p. 227.
In Pensilvania lectum misit rev. Mühlenberg.
Etiquette : Hypnum hıans Spec. Muse. In Pensylvania ad Lancaster
lectum. — Addition de la main de Schwægrichen : b. Brasilia. Pohl.
n. 4040.
Limpricht (Laubmoose, WT) admet encore l’Eurhynchium hians (Hedw.)
Jæg. et Sauerb., comme espèce distincte de l'E. prælongum (Hedw.) B.S.,
mais les caractères qu'il indique (pp. 156 et 199) sont absolument
insignifiants.
Après avoir examiné très soigneusement l'échantillon authentique de
l’H. hians conservé dans l’herbier d’Hedwig, je suis convaincu qu'il est
absolument impossible de le séparer de l'A. prælongum du même auteur.
Sur ce spécimen, les cellules de la partie supérieure des feuilles sont au
moins cinq ou six fois aussi longues que larges, tandis que, d’après
Limpricht, elles ne devraient l’être que deux ou trois fois pour l'E. hians.
Ce caractère ne peut donc pas servir à distinguer cette espèce, puisque
l'échantillon type ne le présente pas. Quant aux feuilles périchétiales,
légérement nerviées dans le prælongum, énerves dans le hians, c’est là
un caractère sans importance sérieuse, et probablement peu constant.
M. Grout est arrivé à la même conclusion que moi, et je ne puis mieux
faire que de renvoyer le lecteur à son travail, où sont exposés et discutés
avec le plus grand soin tous les caractères qui ressortent de la compa-
(28) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 327
raison des longues descriptions de Limpricht. (Cfr. Grout, A Revision of
the North American Eurhynchia, in Bull. Torr. bot. Club, XXV, n°5).
L'échantillon à (Brasilia, Pohl. n. 4040) ajouté par Schwægrichen sur
la feuille de l'A. hians, appartient à un genre tout different. Par la forme
et le tissu. les feuilles rappellent celles des Thuidium, mais la tige est
dépourvue de paraphylles. Ce brin est d’ailleurs tellement maigre que je
n'ai pas tenté de le déterminer plus exactement.
Hypnum illecebrum Hedw. Sp. Musc., p. 252. t. LXVI. — Voir :
H. Boscii Schw.
Hypnum imponens Hedw. Sp. Muse. p. 290, tab. LXXVIT,
fig. 1-5.
Lancaster in Pensilvania.
Hypnum imponens Schw. Suppl. I, 11, p. 291.
In Pensilvania.
Etiquette : Hypnum imponens Sp. Muse. Circa Lancaster in Pensylvania
lect. Muhlenberg.
Nom actuel : le même.
Hypnum inordinatum Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 182. (Schw.
Suppl. I, 1, p. 257, et IIl. 1, 2, tab. CCLXXX VIT a).
In Pensilvania mense maio lectum misit Mühlenberg.
Etiquette : Hypnum inordinatum. Mhlbe.
Dans le Synopsis (II, p. 412), C. Müller a rapporté cette mousse à
FH. serpens 8 varium, avec les H. tenax Hedw., H. orthocladon P. B.,
H. radicale P. B., H. humile P. B. et H. pachypoma Schw. Dans Index
bryologicus, p. 18, le général Paris cite I’H. inordinatum Brid. parmi les
synonymes de l’Amblystegium radicale; mais, d'après les échantillons
conservés dans l'herbier Schwægrichen, il est certain que ce n’est ni
VA, radicale Hedw., ni l'Amblysteqium varium Lindb. : c’est une forme
rabougrie, à feuilles courtes et presque dressées, de l'A. chrysophyllum
Brid. La description de Bridel concordant très bien avec celle de Schwæ-
grichen, il ne parait pas douteux qu'on devra désormais citer U’ H. inordi-
nalum comme synonyme d'A, chrysophyllum. — Cette forme se rap-
proche assez de la var, brevifolium Ren. et Card. (Musci. Amer, sept.
exsice., n° 248) et est à peu près identique à la var. subnivale Mol.
d'Europe, par la forme et la direction des feuilles.
Hypnum laxifolium Schw. Suppl. II, 1, 2, p. 159, tab. CXLIHIT.
Leskea laxifolia Hook, Musc, exot., t. 30,
328 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
In plaga occidentali Americæ borealis lectum benevole communica-
verunt cl. A. Menzies et Pr. Hooker.
Etiquette : Hypmum laxifolium. Ora occid. Amer. bor. Hooker !.
Deux brins collés et un sachet libre, renfermant un bon échantillon.
Sur le sachet est écrit, probablement de la main de Menzies : « Leskea
« laxifolia Hook. Menzies. »
Sur l’examen d’un échantillon authentique de l’herbier de Kew,
Mad. E. G. Britton et MM. Best et Grout ont rapporté cette mousse, long-
temps placée dans les Claopodium, au Brachythecium reflexum B. S.
(Cfr. Best, Revision of the Claopodiums, in Bull. Torr. bot. Club., XXIV,
p. 432, et Grout, Revision of the N. Amer. Isotheciaceæ and Brachythecia,
in Mem. of the Torr. bot. Club., VI, p. 192). L’examen des échantillons
conservés dans l’herbier Schwægrichen confirme entièrement cette
identification. Je ferai remarquer à ce sujet que, dans le Supplément,
l’H. laxifolium est placé immédiatement avant l’H. reflexum, et que les
deux mousses sont figurées sur la même planche.
Hypnum lutescens Huds. Fl. angl., p. 421. (Hedw. St. cr., IV,
p. 40, t. 16. Sp. Musc., p. 274).
Hypnum sericeum surculis longioribus et rectioribus, capsulis incurvis
Dill. Hist. Musc., p. 325, t. 28, f. 60.
In collibus, muris argillaceis Germaniæ, Angliæ, Lancaster in Pen-
silvania.
Hypnum lutescens Schw. Suppl. I, 11, p. 237.
In collibus, muris argillosis, saxis, tegulis Europæ et borealis Americæ.
Première feuille : étiquette : « Hypnum lutescens etc. (la phrase diag-
nostique d'Hudson, puis celle de Dillen.) Lipsiæ lecta. » — Campto-
thecium lutescens B. S. La même étiquette porte les additions suivantes
de la main de Schwægrichen : « b. fasciculatum Lam. a Richard, Persoon,
« Decand. mt. — c. insula Melville ». L’echantillon à est encore du
Camptothecium lutescens; il ne provient probablement pas d'Amérique.
L’echantillon e, qui, d’après l'étiquette, proviendrait de l’île Melville,
consiste en deux fragments de tiges qui paraissent appartenir à un
Brachythecium.
Deuxième feuille. L’etiquette porte de la main d’Hedwig : « Prope
« Lancaster in Pensilvania legit Mühlenberg. » Schwægrichen a écrit au-
dessus : « Hypnum Mühlenbergü; » il y a en outre une seconde sur-
! La chemise de cette espèce porte par erreur : Hypnum flexifolium Hook.
RAR
(30) +. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 32)
charge, au crayon, peut-être de Schwægrichen, peut-être de Duby :
« Leskea striata. » Tous les échantillons collés sur cette feuille sont du
Brachythecium lætum B.S.
Troisième feuille. Pas d'étiquette; seulement le mot « Amer.» au
crayon. C'est également du Brachyth. letum.
Quatrième feuille : pas d’etiquette. Une annotation au crayon, formée
d'un mot illisible et de « Amer. » C'est du Brachythecium salebr'o-
sum B. S.
En somme, le Camptothecium lutescens n'a encore été trouvé en Amé-
rique, ni sur le versant atlantique, ni dans la région arctique. On ne le
connait que dans les territoires du Pacifique, où il est représenté par des
formes un peu différentes du type européen, qui ont été décrites sous les
noms d’Hypnum fulgescens Mitt. et H. pseudosericeum C. Müll. (Cfr. Bat.
de l'herb. Boissier, IV, p. 18).
Hypnum microphyllum Swartz, Prodr. p. 142. (Hedw. Sp.
Musc., p. 269, tab. LXIX, fig. 1-4).
Jamaica, et, quantum ex adhærentibus ramentis coniicere licuit, in
asseribus putridis.
Hypnum microphyllum Schw. Suppl. I. n1, p. 261.
In Jamaica et Pensilvania ad terram.
Etiquette : Hypnum microphyllum Sw. Jamaicæ lectum misit D. 0.
Swarlz.
Comme on le voit, cette espèce est decrile et figurée dans le Species
Muscorum d'après un échantillon de la Jamaïque communiqué à Hedwig
par Swarlz. Dans le Supplément, Schwægrichen l'indique en outre en
Pensylvanie. Mais on ne trouve, dans l’herbier, que l'échantillon de la
Jamaique, dont l'examen prouve que cette mousse est identique au
Thuidium gracile B. 5. des Etats-Unis.
Hypnum minutulum Iledw. St. Cr. IV, p. 90, tab. 3%, Sp. Muse.
p. 260.
Habitat in Pensilvania.
Hypnum minutulum Schw. Suppl. I, 11, p. 23%.
Ad terram et truncos arborum in America boreali.
Euquelte : Hypnum minutulum St. Gr. In Pensilvania circa Lancaster
lectum ac missum a Rev. Muhlenberg.
Nom actuel : Thuidium minutulum B. >.
Sur cel échantillon, les feuilles perichetiales sont plus ou moins dis-
“
NS)
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
tinctement denticulees; il en est de même sur plusieurs autres spécimens
américains, que j'ai examinés. Au contraire, sur les spécimens d'Europe,
les feuilles périchétiales sont toujours entières: il n’y a d’ailleurs aucune
autre différence appréciable.
M. Röll m'a communiqué un échantillon du Costarica qui est complete-
ment identique à ceux de l'Amérique du Nord.
Hypnum murale Hedw. Stirp. Crypt. IV, p. 78, t. 50. Sp. Musc.,
p. 240, et sub abbreviato p. 249, tab. LXV. (Schw. Suppl. I, ır, p. 198).
Ad terram in montosis, præsertim calcareis omnis Europæ et borealis
Americ®.
Etiquettes : première feuille : Hypnum murale Hedw. St. Cr.
Deuxième feuille : Hypnum contextum a Smith Londin. (De la main de
Schwægrichen).
Troisième feuille : Hypnum abbreviatum Sp. Muse.
Tous les échantillons de ces trois premières feuilles appartiennent au
Rhynchostegium murale B. S.
Quatrième feuille : Hypnum murale Sp. Muse. St. Crypt. Ad Lancaster
Pensylvaniæ lectum. — Etiquette de la main d’Hedwig. Addition de la
main de Schwægrichen : « b. intextum Voit. hb. Brid. »
fl y a sur cette feuille trois spécimens d'Amérique auxquels se rap-
porte l'étiquette d’Hedwig, mais aucun n'appartient au Rhynchostegium
murale : tous trois se rapportent à une forme robuste de l’Eurhynchium
sirigosum.
L’echantillon b, ajouté par Schwagrichen, est probablement de pro-
venance européenne. L’A. intextum Voit. a été rapporté (in parte) par
C. Müller à l'A. neglectum Brid.; et Schimper a rattaché celui-ci avec un ?
à sa var. julaceum de l’H. palustre. L’&chantillon de Schwægrichen paraît
être, en effet, une forme de cette dernière espèce.
Le Rhynchostegium murale semble ne pas exister dans l’Amérique du
Nord, où, du moins, on ne l’a pas encore trouvé.
Hypnum orthociadon Palisot Beauv. Aetheog., p. 57. (Schw.
Suppl. I, 11, p. 262).
In America boreali legerunt Palisot et Mühlenberg.
Etiquette : Hypnum orthocladon. a. Palis. — b. Mhlbg. 8. — c. e Cuba
Pöppig.
Ces spécimens, de trois provenances différentes, appartiennent tous à
la forme de l’Amblystegium varium Lindb. connue sous le nom d’A.
Re ae
Per
(32) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 391
orthocladon, et je suis d'accord avec M. Cheney pour reconnaitre que
cette forme ne peut pas être séparée spécifiquement de l’A. varium. (Cfr.
Cheney, N. Am. sp. of Amblystegium, in Bot. Gaz., XIN).
Cet auteur ayant examiné le type de l'A. orthocladon P. B. conservé à
l'herbier Delessert, à Genève, a reconnu que cel échantillon appartient à
l'Amblystegium fluviatile B. S., ce qui le conduit à citer l'espèce de Palisot
comme synonyme de ce dernier. Mais il est à supposer qu'il y avait des
mélanges dans l'herbier de Palisot. car les echantillons communiqués par
lui à Schwægrichen, ne sont évidemment pas du fluviatile et représen-
tent au contraire très exactement la mousse généralement connue sous
le nom d’Amblystegium orthocladon. Elle se distingue des petites formes
du fluviatile par ses feuilles plus larges à la base, plus acuminées, et par
les cellules basilaires carrées plus petites et plus nombreuses.
Les échantillons communiqués à Schwægrichen par Palisot portent à
l'extrémité des rameaux les bulbilles signalés par Schwægrichen et par
Bridel. Ces bulbilles, dont quelques-uns atteignent, comme le dit Schwæ-
grichen, le volume de la moitié d’un pois, sont formés de feuilles imbri-
quées, anormales, largement ovales, très obluses, les intimes énerves,
d'un tissu lâche et dépourvu de chlorophylle. Is renferment des cor-
puscules hbres, oblongs, arrondis aux extrémités, mesurant 8-8,3 u. de
long sur % de large, et formés par un corps vermiforme replié plusieurs
fois sur lui-même, peut être entouré, à l’origine, d’une membrane très
mince, mais finissant par se dérouler, Entre ces corpuscules, on voit
encore d'autres productions, naissant de l'extrémité du rameau, et affec-
tant une forme cylindrique et plus ou moins courbée en corne : ce sont
peut-être des archégones ou des anthéridies déformés.
Cette singulière production me paraît due à la présence d’un parasite
animal, qui ne serait autre que les corpuscules libres dont je viens de
parler; elle serait, dans ce cas, analogue aux cécidies qu'on observe sur
beaucoup de végétaux phanérogames; mais ce serait le premier cas de ce
genre, à ma connaissance du moins, signalé sur une mousse, — (Voir
pl. X, fig. À a, b, c, d; 2 a, b; 4 a, b).
Hypnum oxycladon Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 123. (Schw.
Suppl. I, ır, p. 230, et III, 11, 2, tab. CCLXXXYW D).
In Pensilvaniæ rupibus legit Mühlenberg.
Etiquette : Hypnum oxycladon Mhlbg.
Comprend deux séries d'échantillons : les uns, plus robustes, à feuilles
longuement et finement acuminées, à inflorescence monoïque, à capsules
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
courtes et penchées, appartiennent sans le moindre doute au Brachythe-
cium salebrosum B. S.; les autres, plus grêles, à feuilles plus briévement
acuminées, représentent une petite forme du Brachythecium lætum B. S.,
à peu près identique à la var. pseudo-acuminatum Ren. et Card. (Böll,
n° 4869). C’est l’un de ces derniers échantillons qui a été figure par
Schwægrichen (Suppl. II, 11, 2, tab. CCLXXXV b, fig. 1). Il porte une
seule capsule, très petite, mal développée. Les capsules d’un autre échan-
tillon appartiennent à des tiges d’Amblystegium varium Lindb. qui sont
en mélange.
Cette petite forme du Brach. lætum Se rapproche étrangement du
B. acuminatum Ren. et Card., non seulement par les dimensions et le
port, mais aussi par ses feuilles moins plissées, avec des cellules basi-
laires carrées plus grandes et plus nombreuses que dans le type. Cepen-
dant, le B. acuminatum a les feuilles plus larges. De plus, l'unique capsule
des &chantillons de l'herbier Schwægrichen, quoique mal développée,
permet de décider avec certitude qu'il ne s’agit pas d’une forme de cette
dernière espèce.
M. Grout (Mem. of the Torr. bot. Club., VI, p. 171) déclare que le
Brach. oxycladon (B. lætum B. S.) peut être parfois monoique; mais n'y
a-t-il pas eu confusion avec certaines formes du B. salebrosum ? Le mode
d’inflorescence me paraît assez stable dans les espèces de ce genre.
Hypnum polymorphum Hedw. Sp. Musc., p. 259, tab. EXVI — Voir
H. stellatum Schreb.
Hypnum polyrhizon Brid. Suppl. Musc., 2, p. 176. (Schw.
Suppl. I, 1, p. 247).
In America boreali lectum dedit el. Palisot Beauvois.
Etiquette : Hypnum polyrhizon Palisot. Amer. bor.
C'est une forme du Brachythecium plumosum B.S. à pedicelles I
de 20 à 2% millimètres. Déjà dans le Bryologia universa, Il, p. 475,
Bridel réunissait cette mousse comme var. 7 à son À. pseudo-plumosum.
Hypnum purum Hedw. Sp. Musc., p. 252. Schw. Suppl. I, ır,
p 226:
In silvaticis humidis omnis Europæ et in Pensilvania.
La mousse de Pensylvanie est représentée dans l’herbier par un
fragment de tige, récolté par Mühlenberg; mais ce fragment appartient
à l’H. Schreberi Willd., comme les exemplaires d’Europe collés sur la
même feuille.
(34) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 333
Hypnum radicale Palisot Beauv. Aetheog., p. 68. (Schw.
Suppl. I. 1, p. 255, tab. XC).
Hypnum humile Palis. Beauv. Aetheog., p. 65, fide Bridelii.
Hypnum debile Brid. Suppl. 2, p. 250.
In America boreali lectum communicavere Palisot et Richard.
Etiquette : Hypnum radicale. a Palis. — b. debile Brid. a Pal. — ce. ad
arb. pr. Mandioca Brasil, Beyrich.
Le petit spécimen marqué c et provenant du Brésil, est un Thuidium,
voisin du Th. gracile B. S. Un des deux échantillons marqués à appartient
à l’Amblystegium variumsLindb.; le reste représente I’H. radicale Pal.
Beauv. (Amblystegium radicale Mitt.).
Cette espèce est bien différente de l’A. varium, avec lequel on l’a
longtemps confondue; mais elle est excessivement voisine de l’A. hygro-
philum Sch. D'après Limpricht (Laubmoose, III, pp. 323-328), l'A. radicale
aurait les cellules du tissu foliaire quatre à six fois aussi longues que
larges, et les feuilles denticulées à la base, tandis que l'A. kygrophilum
aurait les cellules plus étroites, jusqu’à dix fois aussi longues que larges,
et les feuilles entières à la base. Mais ce dernier caractère n’a aucune
valeur, car l'H. radicale de l'herbier de Schwægrichen a les feuilles
entières, conformément, d’ailleurs, à la description qu’en donne cet
auteur (folia..... integerrima aut vix notabilibus denticulis), et il en est de
même sur la plupart des spécimens américains que j’ai eus sous les yeux.
tandis que, par contre, un échantillon d’A. hygrophilum d'Allemagne et
un autre des environs de Washington, tous deux à cellules étroites, ont
les feuilles légèrement denticulées à la base. En somme, l'A. hygrophilum
ne diffère du radicale que par ses feuilles plus fermes et son tissu plus
serré, el je partage l'avis de M. Cheney (N. Am. sp. of Amblystegium, in
Bot. Gaz., XXIV, p. 242), qui pense que ces deux mousses doivent être
réunies spécifiquement.
L'H. Bergenense Aust., dont Mad. E. G. Britton a bien voulu me com-
muniquer trois échantillons authentiques de l'herbier d’Austin, récoltés
par ce bryologue lui-même aux environs de Closter, dans le New-Jersey,
est identique à l'A. radicale Pal. Beauv.; toutefois, sur ces échantillons,
les feuilles sont en général plus grandes, plus larges, et les cellules plus
courtes, Il faut aussi rapporter à cette espèce les spécimens recueillis par
M. le Dr Köll dans l'Indiana et le Wisconsin (nos 1914, 19159, 16748) que
M, Renaud et moi avions d'abord attribués à l'A, hygrophilum (Hedwigia,
1893, p. 270), mais qui ont le tissu lâche du radicale. Je possède encore
de celle espèce un échantillon récolté en Floride par M, Fitzgerald et un
TEN
334 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (35)
autre en Pensylvanie par M. Rau, qui figuraient tous deux dans mon
herbier sous le nom d’H. Bergenense. Sur l’exemplaire récolté par M. Rau,
ja nervure est quelquefois bifide.
Quant à l'A. hygrophilum, je n'ai vu jusqu'ici d'Amérique qu'un seul
spécimen qui le représente assez nettement : c’est un échantillon com-
muniqué par mon ami M. J. M. Holzinger avec l'étiquette suivante :
« Hypnum chrysophyllum, Rock Creck, D. C., may 1892, » mais qui est
certainement monoique. — L’H. Bergenense du Montana, Ravalli, Röll,
no 13222 (Hedwigia, 1893, p. 272) est probablement une forme rabougrie
de l’H. stellatum Schreb. Be
Limpricht attribue à l’A. radicale des cellules alaires jaunâtres : elles
ne m'ont pas présenté de coloration particulière sur le type de l’herbier
Schwægrichen, ni sur les différents autres spécimens américains que j’ai
examinés. — Les pédicelles sont très longs : sur l'échantillon type l’un
d'eux atteint plus de 40 millimètres.
M. Cheney (loc. cit.) sépare les A. radicale et hygrophilum du genre
Amblystegium pour les placer dans la section Campylium du genre
Hypnum. Il me semble qu'il serait encore préférable de réunir au genre
Amblystegium les H. stellatum, chrysophyllum, elodes et polygamum, en
laissant seulement dans la section Campylium les H. Halleri, Sommer-
feltii et hispidulum. — (Voir pl. VII, fig. Sa, b, c; 9 a, b; 40 à, b.)
Hypnum recurvans Schw. Suppl. I, 1, p. 289, et II, ı, 2, p. 163,
tab. CXLVT.
Leskea recurvans Richard in Michaux Fl. bor. amer... 2, p. 311.
Leskea squarrosa Michaux 1. c. p. 312 videtur non differre.
Leskea arcuata Brid. Muscol. Suppl., 2, p. 64.
Ad imos truncos in Carolina lectum dedit Richard. Pensilvanicum misit
Mühlenbereg.
Etiquette : Hypnum recurvans Richard sub Lesk. — b. Lesk. arcuala
a Brid.
Sept échantillons collés sur la même ligne, dont six sont bien le
Rhaphidostegium recurvans Jæg. Mais le second échantillon à droite
appartient certainement à une autre espèce : feuilles plus allongées, plus
insensiblement et plus longuement acuminées, moins distinciement den-
tées; cellules alaires à parois plus épaissies. Ce petit échantillon porte
trois pédicelles, malheureusement dépourvus de capsules. Les feuilles
représentées par la figure 3 sur la planche CXLVI des Suppléments
paraissent bien se rapporter à ce spécimen.
ee Lut
-
(36) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 335
L'examen du tout petit fragment de Leskea arcuata Brid. collé en
dessous des autres échantillons m'a prouvé que cette mousse est bien
synonyme de H. recurvans Schw.
Hypnum reptile Richard in Michaux, Fl. bor. amer., 2, p. 315.
(Schw. Suppl. I, 11, p. 286, et II, 1, 2. p. 165, tab. CXLVD).
Ad ligna in monte Granfather-mountain Carolin.
Etiquette : Hypnum reptile a Richard.
Nom actuel : le même.
Acumen assez variable, plus ou moins fin et plus ou moins fortement
denté.
Hypnum robustum Hook. Muse. exot., t. 108. (Schw. Suppl. II,
u, 1, tab. CCLXT).
In plaga occidentali Americ® borealis legit et dedit A. Menzies.
Etiquette : Hypnum robustum. In plaga oceid. Amer. bor. Menzies.
Nom actuel : le même, ou Hylocomium robustum Kindb.
Hypnum serpens Linn. Sp. plant., p. 1596. (Hedw. Sp. Muse.
p. 268. Schw. Suppl. I, n, p. 260).
Hypnum tenue Schrad. Crypt. excice., n° 81.
Hypnum spinulosum Spec. Musc., p. 269, tab. 69, f. 5-10.
Hypnum contextum Spec. Musc., p. 278, tab. 72, f. 5-12.
In truncis putridis ad terram in omni Europa et boreali America fre-
quentissimum.
La chemise de cette espèce renferme trois feuilles. Sur les deux pre-
mieres sont collés des spécimens européens qui sont bien de l'Amblys-
tegium serpens B. S. Sur la troisième se trouvent cinq petits spécimens
américains accompagnés de l'étiquette suivante, de la main d’Hedwig :
« Hypnum serpens circa Lancaster Pensylvaniæ lectum, totum quantum
quisquiliis immersum, radiculisque adeo cohærens, ut impossibilis esset
« integri individui extricatio, » Deux de ces échantillons appartiennent à
UH. hispidulum Brid.; les autres sont de l'Amblysteqium serpens B.S.
Hypnum serrulatum Hedw. Sp. Muse., p. 238, tab. LX.
Lancastrie ın Pensilvania lecta specimina terrestria.
Hypnum serrulatum Schw. Suppl. I, ı, p. 19%.
Ad ligna putrida in silvis Pensilvaniæ,
Kliquettes : premiere feuille : Hypnum serrulatum Spec. Muse, Circa
Lancaster Pensylvaniæ legit Muhlenb.
330 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (37)
Nom actuel : Rhynchostegium serrulatum Jæg. — Un brin ajouté pos-
térieurement sur cette feuille et auquel se rapporte la mention « b. læte-
« virens hb. Brid. » écrite sur l'étiquette par Schwægrichen, appartient au
Rhynchostegium rusciforme B.S.
Deuxième feuille : Hypnum confertum hb. Brid. = Rhynchostegium
confertum B. S. Il est probable que cet échantillon est de provenance
européenne.
Hypnum sipho Palisot Beauvois, Aetheog. p. 70. (Schw. Suppl. I, r,
p. 187).
Hypnum laxifolium Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 94.
In Carolina ad ligna putrida a clar. Bosc d’Antic sagacissimo, lectum
vidi in eius, Palisoti, Richardi, Desfontainii herbariis.
Etiquette : Hypnum sipho, a Bosc.
Tous les auteurs modernes considèrent l’H. sipho Pal. Beauv. comme
synonyme d’Amblystegium riparium B. S. Par ses petites dimensions, par
l’etroitesse de ses feuilles et par la brièveté de sa capsule, l'échantillon
de Schwægrichen correspond exactement à notre A. floridanum Ren.
et Card., qui nous paraît une bonne espèce. suffisamment distincte de
toutes les formes du riparium. La capsule de la mousse de la Caroline
est seulement un peu plus grosse que sur nos échantillons de la Floride
et de la Louisiane. — (Voir pl. X, fig. 6 a, b, et 7 a, b, c, d.)
(A suivre.)
PRIX
| Fondé par Augustin-Pyramus de CANDOLLE pour
la meilleure monographie d’un genre ou d’une
famille de plantes.
Un concours est ouvert par la Socété de physique et
d'histoire naturelle de Genève pour la meilleure monographie
inédite d'un genre ou d’une famille de plantes. |
Les manuscrits peuvent être rédigés en latin, français,
allemand (écrit en lettres latines), anglais ou italien. Ils
_ doivent être adressés, franco avant le 15 janvier 1900, à
me
sis
> 4 4.257
M. le président de la Société de physique et d’histoire.
naturelle de Genève, à l’Athénée, Genève (Suisse).
Les membres de la Société ne sont pas admis à con-
courir.
Le prix est de 500 francs.
Il peut être réduit ou n'être pas adjugé dans le cas de
travaux insuffisants ou qui ne repondraient pas aux condi-
tions du present avis.
La Société espère pouvoir accorder une place au travail
couronné, dans la collection de ses Mémoires in-4°, si ce
mode de publication est agréable à Fauteur.
Genève, janvier 1899.
Le président de la Société,
Ame Prorer.
© BULLETIN
DE
> HERBIER BOISS
SOUS LA DIRECTION DE HE pe A
EUGÈNE. AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VII. 1899.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., d ;
systemalique generale. Il parait à époques indéterminées au prix de
pour la Suisse et de Fr. 20. — pour See BE
#
L
+ LE
Tome I (1893), 715 pages, 28 ne: et 3 aan
0». 1 (4894); 769 : >. PA EURE
ASS) 7060 09° 18: a ep
IV US), 903,0 Rene,
NV (4807,.9438. is 25° 9. Ne.
NI Ir 10314 ».49 > et 3
DÉSERTA TION
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ù : É CURE , k . i
! SOUS LA DIRECTION DE el 4
CONSRRVATEUR DE L'HERRBIER. à À Het
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
2a a Tome VI. A899. 2: 22 3
Ce N° a paru le 31 mai 1899.
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L.
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PAUL KLINORSIECR | B FIHÉDLÆNDER & SOHN LT PEER
52, rue des Écoles, | 244, Carlstrawse, } “à
> , à 3
‘< 20
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1899.
L— William Barbey. — LE JARDIN BOTANIQUE DE
GENEVE. ee eg Ben
II. — J. Cardot. — ÉTUDES SUR LA: FLORE BRYOLO-
GIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. Revision des types
d’ Hedwig ei de Schwægrichen (SUITE BL fin) 0
IE — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite).
IV. Hans Hallier. — BAUSTEINE ZU BINER MONOGRA-
PHIE DER CONY OLYULACEEN ee SE AU RES
Ÿ. — Ed. Fischer. — BEITRÄGE ZUR KENNTNISS Dun
SCHWEIZERISCHEN ROSTPIEZE. ........: a à N
VI. — Alfred Chabert. — LA BOTANIQUE EN LOTERIE...
APPENDIX No L
NI: R. Chodat. - — PLANTE HASSLERIANÆ soit nu
MERATION DES PLANTES RÉCOLTÉES AU PARA-
GUAY par le D' Émile Hasster, d’Aarau (Suisse). de
1885 à 1895 el déterminées par le professeur R. Chodat _ =
avec l’aide de piusieurs collaborateurs. Re u a Er
> X
LTE
Re Pete T2
7 année. RN Mai 1899.
EEE IEEE
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
+ LE JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE
PAR
William BARBEY
Le vœu que nous émettions ici le 48 mars 1898 ne s'est pas réalisé.
Le lundi 20 mars 1899, une foule nombreuse, précédée des autorités
communales, rendait les derniers honneurs à Madame Caroline Planta-
| mour, née Prevost : en quelques mois la veuve a suivi dans un monde
a meilleur le savant patriote que fut Philippe Plantamour.
Le fatal événement met la commune et ville de Genève en possession,
dès ce jour, de la magnifique propriété de Mon Repos qui doit recevoir,
suivant le vœu du testateur, le Jardin Botanique et l’Herbier Delessert.
Mon Repos a été, sous ses éminents propriétaires, et est encore la villa
la plus scientifiquement aménagée et exploitée du Bassin du Léman; sa
x réputation est établie depuis de longues années. Nous ne pouvons que
souhaiter que, comme établissement public, elle maintienne son ancienne
renommée.
Pour notre part, ce n'est pas sans un sentiment étrange que nous
voyons les portes de Mon Repos s'ouvrir au public qui ignore les trésors
de distinction prodigués pendant tant d'années dans l’hospitaliere villa du
quai du Léman.
Nous lisons encore dans le Journal de Genève du 44 avril 1899 :
« Hier, à quatre heures de l'après-midi, MM. les conseillers adminis-
tratifs Wagnon, Lamuniere, Piguet-Fages et Renaud ont visité, sous la
conduite de MM. Ch, Rigaud, exécuteur testamentaire de M. Ph. Plan-
| amour, Émile Boissier et Albert Dunant, la belle propriété de Mon
. Repos. dont la Ville de Genève prendra possession le 4e mai prochain, »
Les Jordils, ce 28 mars 1899.
BULL. Bene, Bomss., mai 1899, 23
338
ETUDES SUR LA FLORE BRYOLOGIQUE
DE
L’AMERIQUE DU NORD
Revision des types d'Hedwig et de Schwægrichen
J. CARDOT
Planches VII, VIII, IX et X.
(Suite et fin.)
Hypnum stellatum Schreb. Spicileg., p. 92. (Hedw. Sp. Musc.,
p. 280).
In pratorum humidorum fossis, marginibus agrorum humidiusculis,
in silvaticis umbrosis Germaniæ, Austriæ, Helvetiæ, Galliæ, Sueciæ vul-
gare, rarius frugiferum.
Hypnum stellatum Schw. Suppl. I, un, p. 274, et IL ı, 2, p. 161,
tab. CXLIV.
Hypnum polymorphum Sp. Musc., p. 259, tab. 66.
Hypnum protensum Brid. Muscol. 2, 2, p. 85, t. 2, f. 3.
Hypnum hispidulum Brid. Suppl. 2, p. 198. E Pensilvania.
In paludibus turfosis, rupibusque et campis humidis omnis Europ& et
Pensilvaniæ.
Ainsi qu'on le voit, Schwægrichen réunissait à 1’A. stellatum Schreb.
les H. polymorphum Hedw., H. protensum Brid. et H. hispidulum Brid.
a EE EL a AE CS A m su Su - Da X
(39) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 339
Dans l’herbier, la chemise de l'A. stellatum renferme deux feuilles.
L'une est étiquetée, de la main d’Hedwig : « Hypnum stellatum. Dresd.
« D. Heise», avec l'addition suivante : de la main de Schwægrichen :
«b. Vitebg.... (deux mots illisibles). c. Helvet.» Les quatre spécimens
collés sur cette feuille appartiennent à l’H. stellatum; l'échantillon c est
une forme passant à la var. protensum.
La seconde feuille est plus intéressante, parce que, consacrée à l'A.
polymorphum Hedw., elle va nous permettre d’élucider l'identité encore
douteuse de cette espèce, dans laquelle les uns veulent voir l'A. Sommer-
feltii Myr., les autres l’H. chrysophyllum Brid.
Remarquons d’abord qu’Hedwig décrit et figure comme énerves (educ-
tulosa) les feuilles de son H. polymorphum (Spec. Musc., p. 259,
tab. LXVD), ce qui semblerait donner raison à ceux qui prétendent que
l'espèce d’Hedwig serait l'A. Sommerfeltii Myr. Mais nous allons voir que
l'on se tromperait en tirant cette conclusion de la lecture de la description
et de l'examen de la planche d’Hedwig.
L'étiquette, de la main d’Hedwig, est ainsi rédigée : « Hypnum poly-
« morphum Spec. Musc. In Carinthia lectum a A. Wulfen accepi». Schwæg-
richen a ajouté : « b. hispidulum Br. Mhlbg. 164. — ce. id. Mhlbg. 259».
Dans l’angle droit supérieur de la feuille on voit le dessin d’une feuille
nerviée; à côté de ce dessin. s’en trouve collé un second, représentant
une feuille énerve. Enfin, dans l’angle gauche supérieur, est fixé un
sachet renfermant une préparation de feuilles sur mica, et portant, de la
main de Duby et à l'encre rouge, cette inscription : « Folia H. polymorphi
« Hedw. ex specimine a designato et loco X desumpla ».
Les échantillons sont disposés sur trois rangées. La rangée supérieure
comprend trois spécimens, le premier à gauche sans indication particulière,
les deux autres accompagnés respectivement des lettres a et €. La
seconde rangée comprend deux échantillons, sans lettres. La troisième
rangée est formée d'un échantillon accompagné de la lettre 4, d'un autre
marque o ou a et de plusieurs brins séparés.
Disons d'abord que tous les spécimens de celte dernière rangée sont
d'origine américaine, paraissent provenir d'une même touffe et consistent
en un mélange d'A, hispidulum Brid. et d'Eurhynchium graminicolor
Ben. et Card,
L'autre échantillon américain marqué c, qui se trouve à droite de la
rangée supérieure, n'est pas de U’ II, hispidulum : c'est une forme à feuilles
courtes el à Ussu lâche de l'A, chrysophyllum, tout à fait identique à
celle que M, Renauld et moi avons décrite et distribuée sous le nom de
LA Ce EEE
340 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (40)
var. brevifolium (Bull. de l’herb. Boissier, IV, p. 19, et Musci Amer. sept.
exsicc., n° 248).
ll nous reste done maitenant à examiner les deux Echantillons de
gauche de la rangée supérieure et les deux de la rangée du milieu,
représentant le vrai H. polymorphum Hedw. de Carinthie.
Il semble bien que c’est l'échantillon le plus à gauche dans la rangée
supérieure qui est représenté par la fig. 1 de la pl. LXVT du Species
Muscorum. Or, cet échantillon est, sans le moindre doute, de l’Burhyn-
chium Stokesii B. S. L'autre échantillon de cette même rangée, marqué 4,
qui a fourni à Duby les feuilles de sa préparation sur mica, est de
FA. chrysophyllum Brid., ce qui explique très bien que Duby considérait
celte dernière espèce comme identique à 1’H. polymorphum Hedw. (Voir
plus haut : H. fragile).
Enfin, les deux échantillons de la rangée du milieu sont des formes
de l'A. stellatum Schreb., se rapprochant plus ou moins de la var. pro-
iensum.
On voit que I’H. polymorphum Hedw. est un mélange hétéroclite
d’Eurhynchium Siokesii, d’H. chrysophyllum et d’H. stellatum, aux-
quels Schwægrichen est encore venu ajouter plus tard l'A. hispidulum.
Ce nom ne peut donc être appliqué ni à l’H. Sommerfeltii ni à aucune
autre espèce , et doit disparaître définitivement de la nomenclature.
Ajoutons que l'espèce figurée par Schwægrichen sur la planche CXLIV
des Suppléments est bien l'A. stellatum Schreb.
Hypnum stoloniferum Hook. Muse. exot., t. 74. (Schw. Suppl.
UI, u, 1, tab. CCLX).
In plaga occidentali Americæ borealis lectum dedit A. Menzies.
Etiquette : Hypnum stoloniferum Hook. Menzies. Americæ bor. occi-
dentalis ora.
D'après cet échantillon, qui correspond d’ailleurs très bien à la planche
de Hooker, l’H. stoloniferum de cet auteur est la forme à laquelle
M. Kindberg a donné le nom d’Isothecium Cardoti (in Macoun, Cat.,
pp. 203 et 275), tandis que la plupart des échantillons rapportés par les
bryologues américains à VI. stoloniferum (entre autres le n° 425 des
Musci bor. amer. exsicc. ed 2) constituent une autre forme, notablement
moins robuste, à rameaux subjulacés, à feuilles plus courtes, largement
ovales, plus concaves et plus brièvement acuminées; il existe d’ailleurs
des passages d’une forme à l’autre. Il sera néanmoins indispensable de
réserver dorénavant l’Epithete de stoloniferum à l'Isoth. Cardoti Kindb.,
(4!) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 341
ce qui entraine la création d’un nom nouveau pour ll. stoloniferum des
bryologues américains : je propose de l'appeler substoloniferum, en ajou-
tant que, pour moi, ces deux formes ne sont que des variétés de l’Eurhyn-
chium myosuroides B. S., auquel je rattache également comme variétés
ou formes l’H. spiculiferum de Mitten et les {sothecium obtusatulum,
myurellum et thamnioides de Kindberg.
Voici donc comment doit être établie, selon moi, la nomenclature de
ces différentes formes :
Eurhynchium myosuroides (Linn.) Sch.
Var. myurellum (Kindb.) Card.
Isothecium myurellum Kindb. in Bull. Torr. bot. Club., XVIL, p. 269, et
in Mac. Cat., p. 204.
Eurhynchium stoloniferum myurellum Grout, Rev. N. Am. Eurh., in
Bull. Torr. bot. Club., XXV, p. 254.
Vancouver, Colombie anglaise, Californie, Colorado.
Var. obtusatulum (Kindb.) Card.
Isothecium obtusatulum Kindb. in Rev. bryol., 1893, p. 83.
Vancouver,
Var. spiculiferum (Mitt.) Card.
Hypnum spiculiferum Mitt. in Journ. Linn. Soc., VI, p. 34.
Isothecium spieuliferum Kind. in Mac. Cat., p. 204.
Isothecium myosuroides var. spieuliferum Ren. et Card. in Hedwigia,
1893, p. 265: Bull. de l'herb. Boiss.. IN, p. 9; Musci Am. sept. exsicc.,
n° 412.
Eurhynchium stoloniferum Grout, op. cit., p. 251.
Orégon, Washington, Vancouver, Colombie anglaise.
Var. stoloniferum (Hook.) Card.
Hypnum stoloniferum Hook. Musci exot., 1. 74. Schw. Suppl. II, 11, 4,
tab. CCLX.
Isothecium stoloniferum Brid. Bryol. univ., II, p. 371.
Hypnum myosuroides & stoloniferum C. Müll. Syn., II, p. 500.
Isothecium Gardoti Kindb. in Mac. Cat., p. 203 et 275.
Isothecium myosuroides var, Gardoti Ren, et Card. in Hedwigia, 1893,
p. 265; Bull. de l'herb. Boiss., IV, p. 9.
Eurhynchium stoloniferum Gardoti Grout, op. eit., p. 253.
Oregon, Washington, Vancouver, Colombie anglaise,
Var, substoloniferum Card.
Hypnum stoloniferum Sulliv. et Lesq. Musci bor, amer. ensice. ed, 2,
n 425, Lesq, et Jam. Manual, p. 348 (non Hook.!).
342 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
Isothecium myosuroides var. stoloniferum Ren. et Card. in Hedwigia,
1893, p. 265; Bull. de l’herb. Boiss., IV, p. 9; Musci Am. sept. exsicc.,
no 113.
Eurhynchium stoloniferum Grout, op. eit., p. 254.
Californie, Oregon, Washington, Vancouver, Colombie anglaise.
Var. thamnioides (Kindb.) Card.
Isothecium thamnioides Kindb. Eur. and N. Am. Br., p. 36.
Vancouver, Colombie anglaise.
Si l’on voulait maintenir comme espèce distincte l'A. stoloniferum
Hook., il faudrait accorder également le rang d’espece à la var. substoloni-
ferum, en subordonnant à celle-ci les quatre autres variétés : myurellum,
obtusatulum, spiculiferum et thamnioides. Mais les observations que j'ai
faites sur ce groupe ne me permeltent pas d’y reconnaître plusieurs
espèces. De nombreuses formes de transition relient toutes ces variétés
l’une à l’autre, de sorte qu'il existe une série de formes ininterrompues,
allant de la var. filescens Ren. à l’Hypnum stoloniferum Hook.
D'après M. Grout (op. cit.), l’'Hypnum acuticuspis Mitt. et l’Isothecium
pleurozoides Kindb. ne seraient également que des formes de ce qu'il
appelle Eur. stoloniferum, c’est-à-dire de ma variété substolomferum.
N'ayant vu, jusqu'à présent, aucun échantillon de ces deux mousses, je
ne puis rien en dire; il en est de même des /. hylocomioides, Holtü et
tenuinerve de Kindberg. Mais il est fort probable, en effet, à en juger par
les descriptions, que plusieurs de ces formes, si ce n’est toutes, devront
être réduites au rang de variétés de l'E. myosuroides. — (Voir pl. VIF,
fig. 8 à 10).
Hypnum striatum Schreb. Spicileg., p. 92. (Hedw. Sp. Musc.,
p. 275. Schw. Suppl. I, 11, p. 238).
Aypnum longirostrum Ehrh.
In silvis et pomariis ad lerram in Europa et boreali America frequens.
C’est par erreur ou par suite de confusion avec une autre espèce que
Schwægrichen a indiqué cette mousse en Amérique, car on ne l’y a jamais
trouvée. Dans l’herbier il n’existe qu’un seul échantillon, certainement
de provenance européenne.
Hypnum tenax Hedw. Sp. Musc., p. 277, tab. LXXIL, fig. 1-7.
Lancaster in Pensilvania, in lignis aut arborum vetustarum cortice
putridis. D. Mühlenberg.
Hypnum tenax Schw. Suppl. I, 1, p. 262.
(43) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 343
In America boreali.
Etiquette : Hypnum tenax Spec. Musc. Circa Lancaster Pensylvaniæ
legit Rev. D. Mühlenberg.
Dans le Synopsis, II, p. 412, C. Müller réunit cette espèce, en syno-
nyme, à son H. serpens 8 varium, et il a été suivi par tous les auteurs
postérieurs. Mais l'examen de l'échantillon de l’herbier d’Hedwig prouve
que l'A. tenax ne peut pas être rattaché à l’Amblystegium varium; il
diffère des formes les plus robustes de cette espèce, auxquelles on peut
le comparer, par le tissu de la partie basilaire des feuilles formé de
cellules beaucoup plus grandes et un peu dilatées. Ce caractère, de même
que la forme des feuilles et l’aspect général du tissu, me fait rattacher
sans hésitation l’H. tenax Hedw. à l’Amblystegium irriguum B. S.
L’H. irriguum Wils. datant de 1855 et étant, par conséquent, de beau-
coup postérieur à l'espèce d’Hedwig, s’ensuit-il qu’il soit nécessaire de
remplacer Amblystegium irriguum par A. tenax? Les prioritaires ne
manqueront pas de le soutenir. Je les adjure, en tout cas, de ne pas
m'attribuer cet A. tenax, car je ne vois nullement l'opportunité de ce
changement de nom. D'abord, l’H. tenax a disparu de la nomenclature,
en lant qu'espèce propre, depuis près d’un demi-siècle. En outre, la
mousse d’Hedwig est loin de représenter la forme ordinaire, répandue et
bien connue de l’A. irriguum : elle est moins raide que celle-ci, a les
feuilles un peu moins fermes, d’un tissu moins chlorophylleux, et la
nervure généralement plus mince. C’est une forme probablement
très locale, peut-être même accidentelle, en tous cas fort peu répandue;
il serait donc absurde d’en faire le type de l'espèce.
C'est à tort qu'Hedwig et Bridel (Bryol. univ., II, p. 496) attribuent à,
"H. tenax une nervure excurrente : sur toutes les feuilles que j'ai exa-
minées, la nervure s’efface dans l’acumen, ou en atteint le sommet, mais
sans le dépasser et sans le remplir entièrement. C’est d’ailleurs ainsi
qu'elle est très-exactement représentée sur la figure 3 de la pl. LXXII
du Species Muscorum. — (Voir pl. X, fig. 5a, b, c).
Leskea acuminata Hedw. Sp. Musc., p. 224, tab. LVI, fig. 14-18.
Ad arborum truncos eirca Lancastriam in Pensilvania. D, Mühlenberg.
Leskea acuminata Schw. Suppl. I, 11, p. 169.
Ad arborum truncos in Pensilvania,
Etiquelle : Leskea acuminata Sp. Muse. Circa Lancaster Pensylvaniæ
legil ac communicavit R. Muhl. — Il y a en outre, sur cette étiquette, les
annolalions suivantes, de la main de Schwægrichen : «b. Mhlbg. n° 108,
Jo BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (44)
« anno 1801. e. Mhlhg., n° 90 perist. int.»; puis un dessin représentant
une feuille, avec cette mention : «fol. subdentat. profunde fiss. ».
Nom actuel : Brachythecium acuminatum Ren. et Card.
Leskea adnata Michaux, Flor. boreali-am. 2, p. 311. Brid. Suppl.
muscol., 2, p. 56. (Schw. Suppl. 1, 11, p. 467, tab. LXXXIV).
Leskea microcarpa Brid. Suppl. muscol., 2, p. 73. Comparatis speci-
minibus.
[u Carolina et in insula Sanctæ Crucis ad truncos putridos lectas
communicavere Richard et Ludwigius.
Etiquettes : première feuille : Leskea adnata. a. Carolina, Richard. —
b. Cuba, Pöppig. — c. Salem (?) Schweinitz sub Pterog. filif. s. fr. var.?
Deuxième feuille : Leskea microcarpa.
Les échantillons de la Caroline (Richard) sont du Rhaphidostegium
microcarpum (Brid.) Jæg. Les échantillons d, Cuba (Pöppig), ont les
feuilles plus étroites, les cellules alaires plus grandes, plus dilatées, plus
distinctes, le pédicelle plus long, la capsule asymétrique, subhorizontale
ou pendante; ils paraissent se rapporter à la var. anisocarpon Sulliv.
Icones, p. 175 (Hypnum admixtum Sulliv. in Proced. Amer. Acad., \,
p. 289), qui pourrait bien constituer une espèce distincte.
L’&chantillon c, «Salem (?) Schweinitz», à feuilles assez fortement
dentées dans le haut, légèrement homotropes, à cellules alaires carrées,
non dilatées, me paraît être une forme de I’H. pallescens Pal. Beauv.
L’echantillon unique collé sur la seconde feuille et étiqueté «Leskea
microcarpa» sans indication de provenance, consiste en un seul brin
avec une seule capsule excessivement petite. Par la forme des feuilles
et les dimensions des cellules alaires, ce petit spécimen se rapproche de
la mousse de Cuba, mais la capsule est symétrique et dressée. Il est vrai
que cette capsule paraît plus ou moins avortée et que dans le bas de la
feuille, on voit un dessin au crayon représentant une capsule asymétrique
et subhorizontale.
Le Leskea microcarpa a été créé par Bridel en 1812; le L. adnata Mich.
date de 1803. Celui-ci a donc la priorité sur le nom de Bridel. En 1851,
dans le second volume du Synopsis (p. 326) C. Müller, en placant cette
mousse dans le genre Hypnum, avait repris pour elle l’épithète de Bridel,
parce qu'il exsistait déjà un A. adnatum Hedw. (1801), et, depuis lors,
c'est le nom spécifique de Bridel qui a été employé par tous les bryo-
logues. Mais maintenant qu’on classe la mousse en question dans le genre
Rhaphidostegium, où n'existe pas encore d'espèce portant le nom d’ad-
EEE NER ne
I
>»
(45) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMÉRIQUE DU NORD. 9345
natum, les amateurs de priorité ne se feront pas faute de soutenir qu'il
faut remplacer l'épithète de Bridel par celle de Michaux, et dire : Rha-
phidostegium adnatum (Mich.), au lieu de Rh. microcarpum (Brid.). Is
pourront même rechercher s’il ne serait pas encore plus exact d'adopter :
Rh. minimum (Pal. Beauv.), puisque C. Müller (loc. eit., p. 327) indique,
avec un point d'affirmation, l'Aypnum minimum Pal. Beauv. Prodr.
Aetheog.. p. 66 (ISO), comme synonyme de son H. microcarpum. Libre
à eux de se livrer à ce petit passe-temps. Je les supplie seulement de ne
M'altribuer ni le Rhaphidostegium adnatum, ni le Rh. minimum, estimant,
au risque d'être traité de rétrograde, que la science n’a rien à gagner à
la résurrection de vieux noms tombés dans l'oubli depuis près d’un
demi-siècle, et déclarant formellement vouloir m'en tenir au Rhaphido-
stegium microcarpum (Brid.) Jegr.. qui a, du moins, le mérite de ne pas
nécessiter, pour être compris, une demi-page de synonymes et d’expli-
calions.
Leskea compressa Hedw. Sp. Musc., p. 232, tab. LVT, fig. 1-7.
Arborum trunei ad Lancaster Pensilvaniæ, D. Mühlenberg.
Leskea compressa Schw. Suppl. I, 11, p. 166.
In Pensilvania ad arbores.
Etiquette : Leskea compressa Sp. Musc. Lancastri® in Pensylvania legit -
ac misit Rev. Muhlenberg.
En comparant les échantillons de cette Mousse à ceux du Neckera
cladorrhizans Hedw., je trouve qu'ils leur sont complètement identiques.
D'autre part, la description el les figures du Leskea compressa comparées
à celles du Neckera cladorrhizans, ne permettent de constater aucune
différence appréciable entre les deux plantes. On sait qu'Hedwig se
basait, pour séparer les Neckera des Leskea, sur la seule absence de
membrane basilaire au péristome interne du premier genre. Mais il lui
arrivail parfois de se tromper à cet égard; ainsi, son Neckera clador-
rhizans posséde un endostome à membrane basilaire bien distincte,
quoique trés étroite, et Hedwig eut dû, par conséquent, le classer dans
les Leskea.
En tout cas, je puis affirmer sans la moindre hésitation, d'après
l'examen des échantillons originaux, que Leskea compressa est synonyme
de Neckera cladorrhizans. C'est ce dernier (fort heureusement!) qui à la
priorité, puisqu'il se trouve à la p. 207 du Species Muscorum et que le
Leskea compressa est décrit 25 pages plus loin.
Mais d'autre part, C, Müller a décrit postérieurement, d'abord dans le
346 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
Linnæa, XVII, p. 707, sous le nom d’Eniodon compressus, et ensuile
dans le Synopsis, II, p. 66, sous le nom de Neckera compressa, en l’iden-
lifiant à tort au Leskea compressa Hedw., une Mousse bien différente,
qui, plus tard, devint le Cylindrothecium compressum B.S., fut décrite
de nouveau et figurée sous ce nom par Sullivant, dans les /cones Mus-
corum, p. 147, pl. 93, puis continua depuis lors à figurer dans la nomen-
clature, tantôt sous le nom de Cylindrothecium, tantôt sous celui d’En-
todon, et toujours avec la synonymie erronée de Leskea compressa
Hedw.
Je possède un échantillon original de la mousse de C. Müller (ad
ripas flum. Ohio, leg. Dr G. Engelmann), et d’autres spécimens provenant
du Nebraska et du Kansas. La comparaison de ces échantillons avec ceux
du Neckera cladorrhizans et du Leskea compressa d’Hedwig, confirme
les différences indiquées par les descriptions de Müller, du Bryologia
europa, de Sullivant et de tous les auteurs postérieurs, ainsi que par
les planches des /cones de Sullivant, comme distinguant cette espèce de
l’Entodon cladorrhizans : c’est une plante plus grêle, plus délicate, à
rameaux plus étroits et plus comprimés, à feuilles de moitié plus petites,
plus concaves, entières ou à peine sinuolées au sommet, non acuminées,
obtuses ou apiculées, et à capsule plus courte, ovale-oblongue. Elle est
beaucoup plus rare que l’Entodon cladorrhizans.
Voici la synonymie rectifiée des deux espèces :
Entodon cladorrhizans C. Müll., Linnæa. XVII, p. 707.
Neckera cladorrhizans Hedw. Sp. Musc., p. 207, tab. XLVII, fig. 1-7.
— C. Müll. Syn., II, p. 70 (exel. syn. : Isothecium Schleicheri Sch.).
Leskea compressa Hedw. op. cit., p. 232, tab. LVI, fig. 1-7.
Cylindrothecium cladorrhizans Sch. Syn. Musc. europ. ed. 1, p. 514.
-- Sulliv. Icon. Musc., p. 143, pl. 91 (excl. syn. : Cylindroth.
Schleicheri B. S.).
Entodon compressus C. Müll. Linnæa, XVII, p. 707.
Neckera compressa C. Müll. Syn., II, p. 66.
Cylindrothecium compressum B. S. Br. eur., fasc. 46-47. Sulliv.
Icon. Musc., p. 147, pl. 93. — Excel. ubique syn. : Leskea compressa
Hedw. et specim. pensilvan. a Mühlenberg lect.
Ajoutons, pour être complet, que l’on a indiqué comme synonymes de
l'Entodon compressus ’Hypnum Mühlenbergii Pal. Beauv. Prodr. Aetheog.,
p. 66, et l'A. pensylvanicum Poir. Encycl. Bot. Suppl., III, p. 102; mais il
est probable ques ces deux synonymes se rapportent au Leskea compressa
Hedw., et, par conséquent, à l’Entodon cladorrhizans. On ne pourrait,
(47) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 347
toutefois, acquérir une certitude à cet égard que par l'examen des échan-
tillons originaux de ces deux mousses. — (Voir pl. VIT, fig. 5 à 7).
Leskea fasciculosa Hedw. Sp. Musc., p. 217, tab. LIV, fig. 8-12.
Locus humosus prope Lancaster Pensilvaniæ.
Leskea fasciculosa Schw. Suppl. I, ır, p. 170.
Ad terram humosam Pensilvaniæ.
Etiquette : Leskea fasciculosa Spec. Musc. Lecta Lancast. Pensylv.
Cette mousse appartient au groupe spécifique de l'Eurhynchium stri-
gosum B. S. Feuilles imbriquées, les caulinaires acuminées, les raméales
tantôt brièvement acuminées, subaiguës, Lantôt très obtuses, comme dans
l'E. diversifolium B. S., dont cette forme se rapproche beaucoup, mais
dont elle diffère toutefois par son pédicelle plus long. En somme, elle
oscille entre celui-ci et l'E. strigosum var. præcox, auquel Limpricht
l'identifie (Laubmoose, UE, p. 159).
On sait que l’E. strigosum présente en Amérique d’assez nombreuses
variations, passablement différentes de celles d'Europe (var. fallax et Bar-
nesi Ren. et Card., robustum Röll, scabrisetum Grout). LE. substrigosum
Kindb. est la même forme que la var. fallax Ren. et Card., que M. Grout
considère maintenant comme une espèce distincte. (Gfr, Grout, A Reri-
sion of the N. Amer. Eurhynchia, in Bull. Torr. bot. Club, XXV, n° 5).
Leskea gracilescens Hedw. Sp. Musc., p. 222, tab. LVL, fig. 8-15.
Lancaster in Pensilvania D. Mühlenberg. Terrestris videbatur.
Leskea gracilescens Schw. Suppl. I, 1, p. 171.
Ad terram in Pensilvania, interdum inter Porellam.
Celle espèce ne se trouve pas dans l’herbier. D’après la description et
la planche du Species Muscorum, je lui rapporte une mousse qui parait
assez répandue dans les Etats du Sud (Carolines, Floride, Louisiane), et
que les bryologues américains ont souvent prise pour le L. obscura Hedw.,
dont elle est bien distincte. Elle se rapproche beaucoup des petites
formes du L. polycarpa Ehrh., mais en diffère par ses feuilles générale-
ment plus petites, d'un tissu plus opaque, et par sa capsule ordinairement
plus courte, d'une texture plus ferme et d’une couleur plus foncée.
C'est probablement aussi le L. microcarpa Sch. mss. Sulliv. Moss. of Un.
Stat., p. 59.
Leskea imbricatula Illedw. Sp. Musc,, p. 224, tab. LA, fig. 1-7,
Lignis putrefactis innalam accepi e Pensilvania,
9
348 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
Leskea imbricatula Schw. Suppl. I, 11, p. 169.
Ad ligna putrida Pensilvaniæ.
Etiquette : Leskea imbricatula Spec. Muse. Ad Lancaster Pensylvaniæ
lecta, — Annolation de la main de Schwægrichen : «b. Mhlbg. n. 445.
« €. a Spr. sub maschalanto; folia striis tribus, quarum media nervum
« mentitur. »
C. Müller (Syn., U, p. 476) dit que, d’après des échantillons authen-
tiques d’Hedwig et de Mühlenberg, le Leskea imbricatula Hedw. serait
itentique à l’Hyprum rostratum Pal. Beauv. (Anomodon rostratus Sch.).
Mais les échantillons conservés dans l’herbier d’Hedwig appartiennent
tous, sans le moindre doute, au Leskea acuminata Hedw. (Brachythecium
acuminatum Ben. et Card.); en outre, la description et la planche du
Species Muscorum montrent bien qu'il s’agit d’une simple forme de cette
espèce; elle se trouve. d’ailleurs, décrite immédiament avant celle-ci.
C’est une forme à feuilles larges, imbriquées.
L'erreur d'identification de C. Müller provient probablement d'un
mélange d'échantillons : on trouve, en effet, sur la feuille du Leskea
rostrata,un spécimen de cette espèce avec cetle mention : «d. sub imbri-
« catula Mhlbg. 37».
Le L. imbricatula se trouvant sur la même page du Species Muscorum
que le L. acuminata, mais au-dessus de celui-ci, je pense être agréable
aux admirateurs du «droit historique du nom» en leur signalant ce
fait de superposition, qui leur permettra de se livrer à leur passe-temps
favori, en opérant une nouvelle substitution de noms. dont le besoin se
fait évidemment sentir!
Leskea obscura Hedw. Sp. Musc., p. 223, tab. LVIL fig. 1-9.
Arborum trunci prope Lancaster Pensilvaniæ.
Leskea obscura Schw. Suppl. I, 11, p. 171.
Ad arborum truncos in Pensilvania.
Etiquette : Leskea obscura Spec. Musc. — a. arborea. — b. terrestris.
Ad Lancaster Pensylvaniæ lecta. — Cette étiquelte est de la main
de Schwægrichen, bien que ce soit une étiquette collée.
Il y a deux séries d'échantillons : la première à laquelle se rapporte la
mention «a. arborea », a les feuilles acuminées, aiguës et pourvues d’une
nervure s’avancant jusque près du sommet; ces échantillons appar-
tiennent, sans le moidre doute, au L. polycarpa Ehrh.
La seconde série d’echantillons, à laquelle a trait la mention «b. ter-
restris» de l'étiquette, présente des feuilles largement obtuses et pour-
(49) 7. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 341)
vues d’une nervure s’arrelant assez loin du sommet. Il est facile de se
rendre compile, par la lecture de la description et par l’examen de la
planche d’Hedwig, que ce sont ceux-là seuls qui ont élé décrits et figures,
et qui, par conséquent, représentent le véritable L. odscura Hedw. A l'un
de ces derniers échantillons adhère un peu de terre, ce qui explique le
mot «terrestris » de l'étiquette; mais ces spéciemens paraissent avoir été
récoltés à la base d’un tronc d'arbre. Le L. obscura n'est donc probable-
ment pas une espèce lerrestre, mais plutôt une espèce arboricole, con-
formément, d'ailleurs, aux indications du Species Muscorum et du
Supplément.
Le L. obscura Hedw. a été méconnu par tous les bryologues américains,
qui ont pris pour lui, tantôt des formes du L. polycarpa Ehrh., tantôt une
autre espèce, qui est probablement le L. gracilescens Hedw. Le L. obscura
Sulliv. con. Musc., p. 123. tab. 77, me paraît être une forme du L. poly-
carpa. M. Kindberg a donné au vrai L. obscura Hedw. le nom de L. Cai-
doti (Rev. bryol., 1895, p. 83).
Le L. obscura Hedw. est d’ailleurs très voisin du L. polycarpa : il n’en
diffère guère que par ses feuilles ordinairement plus grandes, ayant à
peu près les mêmes dimensions que celles de la var. paludosa Sch.,
mais très obtuses. Sur certaines tiges on trouve parfois des feuilles
plus acuminées, se rapprochant beaucoup de celles du L. polycarpa;
mais les feuilles raméales sont toujours bien obtuses. — Je possède
celte espèce du Minnesota, de Pensylvanie et de la Louisiane: elle
croit souvent en mélange avec l'Anomodon oblusifolius. — (Voir pl. IN,
fig. # à 8).
Leskea rostrata Hedw. Sp. Muse. p. 226, tab. LV, fig. 13-18.
Circa Lancaster Pensylvaniæ, Terrestris?
Leskea rostrata Schw. Suppl. I, 11, p. 169.
Hypnum caturum Palisot. B. Aetheog., p. 62.
Hypnum desmiphorum Palisot, Aetheog., p. 63.
Hypnum flavens hb. Michaux.
Hypoum iulaceum erectum, bryi argentei habitu Dillen. Muse., p. 322.
1. 41, 1.587? quod dieitur Hypnum bryiforme a Bridelio, Muse. Suppl. 2,
p. 151.
In Pensilvania et Carolina legerunt Bosc, Michaux, Palisot Beauvois,
Mühlenberg, hic ad truncos mensi decembri.
Etiquette : Leskea rostrata Spec. Muse. Circa Lancaster Pensilvaniæ
legit ac misit Rev, Mühlenberg. — Addition de la main de Schwiegrichen :
9390 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
«b. Mhlbg., n° 36. — c. a Bosc s. n. — d. sub imbricatula Mhlbg. 37. —
s e. c. Pterogonium marginatum Mich. a Richardo ».
Nom actuel : Anomodon rostratus Sch.
Leskea rupincoia Hedw. Sp. Musc., p. 227, tab. LIN. fig. 1-7.
Locus rupestris, Lancastriæ in Pensilvania.
Leskea rupincola Schw. Suppl. I, «1, p. 169.
In rupibus Pensilvaniæ.
Etiquette : Leskea rupincola Spec. Musc. E rupibus. Lancaster Pensyl-
vaniæ. D. Mühlenberg.
C’est une forme du Leskea acuminata Hedw. (Brachythecium acumina-
tum Ren. et Card.).
Leskea setosa Hedw. Sp. Musc., p. 226, tab. LYII, fig. 10-16.
Arbores, Lancastriæ, in Pensilvania.
Leskea setosa Schw. Suppl. L 11, p. 178.
Ad arbores in Pensilvania.
Etiquette : Leskea setosa Spec. Musc. Ad Lancaster Pensylvaniæ lecia a
Rev. Mühlenberg, arborea. — Additions de la main de Schwægrichen :
«b. Mhlbg. n. 243. — b. Brasil, Pohl. 4058».
C’est également une forme du Leskea acuminata Hedw. (Brachythecium
acuminatum Ren. et Card.).
L’echantillon b «Brasil, Pohl, 4038» est une espèce toute différente, à
feuilles énerves ou subénerves, qui semble appartenir au genre Entodon.
Leskea varia Hedw. Sp. Musc., p. 216, tab. LIT, fig. 15-20.
Lancaster Pensilvaniæ. D. Mühlenberg.
Leskea varia Schw. Suppl. I, 1, p. 174.
Lancastriæ in Pensilvania.
Etiquette : Leskea varia Sp. Musc. Lancastri@ in Pensylv. legit Mhlbg.
Sept petites touffes ou fragments : deux fertiles (que j'ai marqués au
crayon, a, a’) répondent à l’Ambdlystegium varium de Lindberg et des
auteurs actuels; trois autres, dont deux fertiles (marqués 5, b’, b'’)
correspondent à la forme que l’on désigne habituellement sous le nom
d’Amblystegium orthocladon. Enfin, les deux derniers échantillons (mar-
qués c et ec’), l’un stérile, l’autre ne portant que des débris de pédicelles,
appartiennent cerlainement à une autre espèce, à feuilles beaucoup plus
grandes, plus longuement et plus finement acuminées, à tissu basilaire
plus läche et à cellules moyennes plus allongées. Je ne suis pas arrivé
(51) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE LAMERIQUE DU NORD. 351
à identifier cette dernière forme. Ce n’est sûrement pas elle, en tout cas,
qui a été décrite et figurée par Hedwig; mais il faut avouer que sa des-
cription et ses dessins du Leskea varia conviennent aussi bien Al’A. ortho-
cladon qu'à l'A. varium. — (Voir pl. X. fig. 2a. b, et 3a, b).
Macromitrium clavellatum Schw. Suppl. II, n, 2, p. 130. — Voir :
Gymnostomum prorepens Hedw.
Mnium roseum Hedw. Sp. Musc., p. 194. Schw. Suppl. I, nr.
p. 135.
In umbrosis humidis Europæ et Americæ borealis v. c. in Grandfather
Mountain in Carolina.
Nom actuel : Bryum roseum Schreb.
La chemise de cette espèce contient trois feuilles. La première ne porte
que des spécimens d'Europe. La seconde est ainsi étiquetée, de la main
d'Hedwig : « Mnium roseum. Plantæ in Pensylvania circa Lancaster lectæ
« aD. Mühlenbg. » La troisièmé feuille porte l'étiquette suivante, de la
main de Schwægrichen : « HMnium roseum. hb. Hg. à. b. Sudet. — c. e
« Grandfather monte in Canada (sic) quam Rich. pro diversa habere
« voluit. »
Les échantillons de provenance américaine appartiennent à la forme
dont M. Kindberg a fait son B. ontariense. -— Sur la seconde feuille, se
trouve collée une sommité de tige, marquée b, avec la mention suivante
ajoutée par Schwægrichen sur l'étiquette : « b. roseum. Domingo hb.
« Bridel. » Ce fragment paraît appartenir à une autre espèce.
Mnium serratum Schrad. Spicileg. flor. germ., p. 74. (Schw.
Suppl. I, 1, p. 128, tab. LXXVI.
Bryum marginatum Dicks. Grypt. britann., 2, p. 9, & 5, f. A. fide
Turneri.
8, foliis ovatis latioribus, paraphysibus clavatis, flore diæco.
7, tenerius, opereuli rostro breviori, diametrum opereuli æquante.
In silvaticis ducatus Brunsvicensis et Helveliæ, in Suecia et in Pensil-
vania: 6, 7, e Pensilvania missum a Mühlenbergio, ibi aprili fructiferum.
Etiquette : Mnium serratum. a, Helvet. Schl. — ß, folia latiora, paraph.
elavat, Mhlbg. 181, 172? april. ad rivos. — +, folia angusta, paraph. sub-
clavat, opere. brevi, Mhlbg. 140. x, Mn. orthorhynchum Brid. misil
Blandow, s. n.
Les échantillons marqués 8 représentent la plante mäle du Mnium
riparium Mill, espèce qui n'est pas encore indiquée en Amérique. Tous
302 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (52)
les autres spécimens, sans exception, appartiennent au M. serratum
Schrad., y compris celui que l'étiquette de Schwægrichen attribue au
M. orthorrhynchum Brid., mais qui a le tissu beaucoup trop lâche pour
cette espèce.
Neckera abietina Hook. Muse. exot., I, t. 7. (Schw. Suppl. I, ı, 2,
p. 154, tab. CXL).
In plaga occidentali Americæ borealis lectam dedere cl. Menzies et
100Kker.
Etiquette : Lesk. abiet. In Amer. bor. plaga occident. Menzies.
Nom actuel : Alsia abietina Sulliv.
Sur la chemise de cette espèce se trouve épinglé extérieurement un
petit sachet étiqueté par Schwægrichen : « Neckera abietina. Martinique. »
L’echantillon contenu dans ce sachet est du Pierobryum angustifolium
C. Müll.
Neckera cladorrhizans Hedw. Sp. Musc., p. 207, tab. XLVI,
tig. 1-7.
Lancaster Pensilvaniæ. Arborea.
Neckera cladorrhizans Schw. Suppl. I. 1, p. 149.
Ad ligna in silvis Pensilvaniæ, Caroline, Gallie australis, Helvetiæ.
Europæa specimina paullum differunt. Color omnium flavescenti-aureus.
Etiquette : Neckera cladorrhizans Spec. Musc. In Pensilvania circa
Lancaster legit Rev. Muhlenberg. — Addition de la main de Schwæ-
grichen : « b. Nepal. »
Nom actuel : Entodon cladorrhizans C. Müll.
Dans la description de cette espèce (Sp. Musc., p. 207) Hedwig dit :
« annulus nullus ». Tous les auteurs modernes, Bruch et Schimper,
Sullivant, Lesquereux et James, Limpricht, Grout, lui attribuent au con-
traire un anneau distinct. L’examen d’une capsule, en parfait état, de
l'échantillon conservé dans l’herbier d’Hedwig, m'a prouvé que ces der-
niers sont dans le vrai : il existe un anneau bien distinct et qui se détache
facilement.
Sur la feuille de l’herbier d’Hedwig, Schwagrichen a collé un fragment
provenant du Népal, qui paraît bien identique à la plante américaine.
On sait que la forme d'Europe est un peu différente de celle d’Ame-
rique, et beaucoup de bryologues en font une espèce distincte, sous le
nom d’Entodon ou Cylindrothecium Schleicheri B. S. Mais Limpricht
(Laubm., Wi, p. 27) réunit à l'E. cladorrhizans, VE. transsylvanicus
(53) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 353
Demeter. Celui-ci, toutefois, diffère du type américain de l'herbier
Hedwig par ses rameaux plus larges, ses feuilles plus larges également,
plus brusquement contractées au sommet et non rétrécies-acuminées,
d'un tissu plus lâche à la base, et enfin par ses pédicelles beaucoup plus
courts (environ 10 millim., au lieu de 20 à 25); mais j'ai d’autres échan-
tillons américains qui sont à peu près identiques à la forme de Transyl-
vanie. Limpricht rapporte d’ailleurs à celle-ci l’Entodon minutipes Kindb.
du Canada.
Au sujet des E. cladorrhizans GC. M., Schleicheri B. S. et transsylva-
nicus Demeter, voir Revue bryologique, 1885, pp. 85-89; et pour la syno-
nymie de l'E. cladorrhizans, voir plus haut : Leskea compressa Hedw.
Neckera flaccida Brid. Muscol. Suppl. 2, p. 37. (Schw. Suppl. E ıt,
p. 54).
America septentrionalis.
Schwægrichen semble ne pas avoir vu cette mousse, qui n’est plus
mentionnée par Bridel dans le Bryologia universa. C. Müller (Synopsis)
n'en parle pas non plus. Dans l’Index bryologicus, le général Paris la
la cite avec doute comme synonyme d’Anomodon obtusifolius B. S.
Neckera minor Pal. Beauv. Aetheog., p. 78. (Schw. Suppl. I, u, p. 149).
— Voir : Neckera viticulosa var. minor Hedw.
Neckera seductrix Hedw. Spec. Musc., p. 208, tab. XLVII,
fig. 8-13.
Lancaster Pensilvaniæ.
Neckera seductrix Schw. Suppl. I, 1, p. 149.
In Pensilvania et Carolina, ad arborum truncos imos.
Etiquette : Neckera seductrix Sp. Musc. Ad Lancaster Pensylvaniw.
Rev. Mühlenberg. — Addition de la main de Schwægrichen : « b, a
« Richardo. »
Nom actuel : Entodon seductrix 6. Müll,
Neckera viticulosa Hedw. 8 minor Hedw., Sp. Muse., p. 210,
tab. XLVIN, fig. 6-8.
Ad Lancaster Pensilvaniæ lectam, accepi a Rev. D. Mühlenberg.
Neckera minor Palis. Beauv, Aetheog, p. 78", (Schw. Suppl. I, 11, p. 149).
' D'aprés G. Müller (Syn. II, p. 474) la mousse de Palisot serait de l'Ano-
modon alttenuatus Hüh.
BULL, nenn, woiss., mai 1899. 2!
U OP EN ES
304 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (54)
Ad arborum truncos, in America boreali.
Etiquettes : première feuille : Neckera viticulosa var. minor foliis obtu-
sioribus. Spec. Musc. Ad Lancaster Pensylvaniæ lecta a Rever. D.Muhlen-
berg. (De la main d’Hedwig).
Deuxième feuille : Neckera minor Mhlbg. 210. — b. id. ad Palisot. —
c. a Michaux sub viticulosa. (De la main de Schwægrichen.)
Nom actuel : Anomodon minor Fürn. (A. obtusifolius B. S. et A. platy-
phyllus Kindb.)
Orthotrichum americanum Pal. Beauv. Prodr. Aetheog.,
p. 80. (Schw. Suppl. IL 1, 2, p. 144, tab. CXXX VII).
In America boreali. rupestri loco ut opinor, legerunt et miserunt cl.
Palisot Beauvois et Mühlenberg.
Etiquette : Orthotrichum americanum. a. a Palisot. — b. Mhlbg. n. 87.
— €. a Mhlbg. (deux mots illisibles) n. 32.
Nom actuel : Ulota americana Limpr. (non Mitt.).
L'examen comparatif des échantillons authentiques d’O. americanum
P. B. et d’O. Hutchinsiæ H. et T. conservés dans l’herbier Schwægrichen,
m'a prouvé que ces deux mousses sont bien identiques. Je n’ai pu cons-
tater entre elles aucune différence appréciable, ni dans le péristome, ni
dans la forme de la capsule, ni dans celle des feuilles, ni dans leur
tissu.
Bridel soupconnait déjà l'identité de ces deux mousses, car il s’exprime
ainsi au sujet de l'O. americanum : « Præcedenti (0. Huichinsie) ut
« nune videmus speciminibus comparatis, adeo simile ut descriptione
« non indigeat. Peristomii dentes acuti, lineaque longitudinali medio
« exarati, operculumque basi planiuscula tantum distinguunt. Color
« virens vix satis specificus. » (Bryol. univ., I, p. 279.)
C’est Lindberg (Musci scandinavici, p. 28) qui, le premier, a definiti-
vement identifié ces deux mousses sous le nom de Weissia americana.
Limpricht (Laubmoose, II, p. 21) les réunit également sous le nom d’Ulota
americana, mais c’est à tort qu'il cite ici comme synonyme l’Ü. americana
Mitt. (Journ. Linn. Soc. Bot., VII, p. 26). En créant cette dernière espèce,
Mitten n’entendait nullement l’identifier avec celle de Palisot, et il n’y a
la qu'une similitude fortuite de noms. D'après Mad. Britton, l’espece de
Mitten appartiendrait à l’'U. curvifolia Brid. (Cfr. Venturi, Rev. Bryol.,
1892, p. 2, et Britton, Notes on the North american species of Weissia
(Ulota), in Bull. Torr. bot. Club, XXI, p. 65).
(35) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 999
Orthotrichum coarctatum Pal. Beauv. Prodr. Aetheog.,
p. 80. Brid. Muscol. recent. Suppl., II, p. 13. (Schw. Suppl. I, n, p. 26,
tab. LI).
In arborum truncis in America septentrionali lectum communicaverunt
clarr. Persoon et Richard. Cum Orthotricho crispo mixtum degit.
On sait qu'il règne une grande incertitude au sujet de l'identité véri-
table de l’Orthotrichum coarctatum Pal. Beauv. : les uns veulent y voir
l'Ulota Ludwigii, les autres l’U. Bruchii.
Dans le Bryologia europæa, genre Orthotrichum, p. 12, pl. IV, l'Ulota
Ludwigii Brid. est décrit et figuré sous le nom d’Orthotrichum Ludwigü
Schw.; l'O. coarctatum Pal. Beauv. (p. 21, pl. XD et l'O. dilatatum B. S.
(p. 22, même planche) — cette dernière espèce instituée avec doute —
correspondent à l'U. Bruchit Brid.
C. Müller, dans le Synopsis, I, p. 712, admet également l'identité de l'U.
Bruchii Brid. avec l'O coarctatum Pal. Beauv.
Schimper apporta plus tard différentes modifications à sa première
manière d'envisager ces espèces. Dans le Synopsis muscorum europæorum
(ed. 2, p. 301), il cite avec doute l'O. coarctatum Pal. Beauv. comme syno-
nyme de I’U. Ludiwigü, en déclarant : « E descriptione satis congruit, sed
« haud e speciminibus auctoris a Schwægrichenio delineatis ! »; et,
p. 303, il donne comme synonyme de l'U. Bruchù (auquel il réunit l'O.
dilatatum B. S.), l'O. coarctatum B. S. Bryol. europ.. et ajoute en parlant
de VU. Bruchii : « Ab O. coarctato (P. B. et Schw.), cumquo Bruchius
« olim conjunxit, certe distincta, speciemque propriam, pulcherrimam
efformans. »
Lindberg (Musci scandinavici, p. 28) admet a priori l'identité de l'U.
Bruchii Brid. et de l'O. coarctatum P. B. (identité dont cependant Schim-
per n'avait fait qu'indiquer la possibilité), et, en vertu du principe de
priorité, substitue à la dénomination de Bridel celle de Weissia coarctata
(P. B.) Lindb. Il est suivi dans cette voie par Braithwaite (Brit. Moss-
flora, Il, p. 90) et par Mad. Britton, dans ses Notes on the North Ame-
rican species of Weissia (Bull. Torr. bot, Club, XXI, p. 70) '.
Mieux inspiré et plus prudent, Limpricht (Laubmoose, II, p. 23), main-
'Il va, dans l'article de Mad. Britton, un passage incompréhensible, C'est
celui-ci (p. 71): « We must accept (he plate and the explanation given by
« Schwægrichen that O, coarctatum is Ihe same as U. Ludwigii, » Nulle part
Schwægrichen n'a fait cette identification ; il faut probablement lire Schimper au
leu de Schwwgrichen. Mais le passage n'en reste pas moins obscur, car on ne
voit pas bien de quelle planche veut parler Mad. Britton,
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (56)
tient la dénomination usuelle d’'U. Ludwigü Brid., et cite seulement avec
un ?, comme synonyme de cette espèce, l'O. coarctatum P. B.
Il faut remarquer que Schimper, dans le passage du Synopsis cité plus
haut. se garde bien d'affirmer l'identité de l'O. coarctatum P. B. avec
VU. Ludwigü Brid.; il dit simplement que « d'après la description, mais
« non d’après les échantillons de l’auteur dessinés par Schwægrichen »
l'espèce de Palisot de Beauvais concorde assez — «satis congruit » —
avec l’U. Ludwigü Brid. Il y a loin de la à une affirmation catégorique.
Voici la description que donne Palisot de son espèce :
« 0. coarctatum caule suberecto ramoso, ramis inclinatis, foliis linea-
« ribus siccitate crispis, costa integra notatis, pyxydibus erecto-pyrifor-
« mibus orificio striato coarclato, calyptra pallida hirta. »
Le caractère des feuilles crispees à l’elat sec ne convient guère à
VU. Ludwigü et indiquerait plutôt une forme appartenant à l’U. Bruchü
ou bien au groupe de l’U. crispa. Mais, d'autre part, la description de la
capsule convient mieux à l’U. Ludwigü. En somme, on ne peut rien
inférer de cette description contradictoire, si ce n’est que Palisot pourrait
bien avoir eu sous les yeux deux espèces en mélange, et qu'il aurait
décrit les feuilles de l’une et la capsule de l’autre.
Schwægrichen (Suppl. I, 11, pp. 24 et 26 et pl. LI et LIT) décrit lon-
guement et figure l'O. Ludwigü et l'O. coarctatum. La comparaison des
descriptions fait ressortir les différences suivantes :
0. Ludwigii. 0. coarctatum.
Folia densa.... lanceolato-acuminata,
siccitate subtortilia.
Folia sparsa.... lineari-lanceolata....
siccitate erecta....
vero tortilia.
parum flexa, nec
Flores feminei.... paraphyses null.
Vaginula conica, triplo longior quam
lata.
Theca obovata, juventute levis, ætate
basi et pone orificium plicata, e viridi-
fusca.
Operculum....
vius.
theca quintuplo bre-
Calyptra... quadrifida... fusco-lutea.
Flores feminei.... paraphyses plures.
Vaginula ovata, vix perceptibilis,
brunnea.
Theca ovata, in setam decurrens,
juniori ætate sulcata, senior medio Iæ-
viuscula, apice plicata, versus os angu-
stata, basi sulcata. brunneo-lulea.
Opereulum.... theca duplo brevius.
Calyptra.... integra.... straminea.
Observons que, contrairement à ce que nous lisons dans la description
de Palisot, Schwægrichen déclare les feuilles de l'O. coarctatum «sicci-
« tate erecta, parum flexa, nec vero tortilia. »
(57) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 357
Les planches confirment la plupart des différences indiquées par les
descriptions, mais dont plusieurs, il faut le reconnaitre, n’ont qu’une
valeur bien minime et peuvent être négligées. Il est hors de toute dis-
cussion que l'espèce figurée sur la planche LI est bien l’'U. Ludwigi Brid. :
la forme de la capsule, plissée seulement sous l’orifice, ne peut laisser
aucun doute à cet égard.
Au contraire, l'espèce figurée sur la pl. LII, sous le nom d’O. coarc-
tatum P. B., avec sa capsule plissee dans toute sa longueur, ne donne
nullement l'impression de I’U. Ludwigü; cette capsule rappelle bien
plutôt celle de l'U. Bruchi ou de l'U. Drummondii. Ajoutons que la coiffe
représentée par la figure 9, entière à la base, plissée et portant seulement
quelques poils rares et courts, n’est pas une coiffe d’Ulota.
Il est impossible, comme on le voit, d’arriver à une conclusion quel-
conque par la comparaison des descriptions de Palisot et de Schwæg-
richen, descriptions qui se contredisent d’ailleurs sur certains points.
Mais nous avons, heureusement, les échantillons de l’herbier Schwæg-
richen pour nous tirer d’embarras. Ces échantillons sont collés sur deux
feuilles.
La première feuille porte cinq petits spécimens, marqués des lettres
a, b, c, et en-dessous, un peu à gauche, deux autres échantillons que ne
désigne aucune lettre. L’étiquette est ainsi rédigée : « Orthotrichum
« coarclatum. a, a Richardo ; b, Palisot. — c, Persoon s. n. cum crispo».
Sur la seconde feuille, on trouve une série de huit brins ou petites
touffes, avec l'étiquette suivante : «Orthotrichum coarctatum. Am. sept.
« Persoon ».
Un simple coup d’ceil, avant tout examen microscopique, suffit pour
constater qu'il n’y a pas moins de trois espèces bien distinctes d’Ulota en
mélange sur ces deux feuilles!
Nous allons examiner en détail ces échantillons, en commencant par
la première feuille et par les spécimens marqués a et reçus de Richard.
Ils consistent en deux simples brins, dont un seul porte une capsule.
Les feuilles sont dressées, non crispées, quelques unes seulement un peu
flexueuses; la capsule parait mal développée; cependant on peut recon-
naître facilement qu'elle est plissée seulement à l'orifice : c'est done de
"U, Ludwigii Brid,
L'examen de l'unique échantillon marqué b promettait d'être partieu-
hérement interessant, puisque, d'après l'étiquette, il provient de Palisot
lui-même, c'est-à-dire du créateur de l'espèce, Malheureusement, c'est
un fragment. d’Aulacomnium palustre! qu'on ne s'attendait certes
308 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (58)
guère à voir en cette affaire — et ce qui, il faut en convenir, ne jette
pas un jour bien vif sur la question.
Les spécimens désignés par la lettre c sont au nombre de deux.
D’après l'étiquette, Persoon les aurait envoyés à Schwægrichen mélangés
à une espèce à feuilles crispées. L’un de ces deux spécimens, portant une
capsule müre, est, sans aucun doute, de I’U. Ludwigü. L’autre dépourvu
de frutification, est un mélange d'U. Ludwigü et d’une espèce à feuilles
crépues.
Restent, sur la première feuille, les deux échantillons collés en-dessous
des autres et que n’accompagne aucune lettre. Les feuilles sont assez
fortement crispées, les capsules petites, courtes, légèrement sillonnées.
Je les rapporte à l’U. crispula, bien qu'ils aient les feuilles un peu
moins crépues et la capsule moins fortement sillonnée qu'on ne le con-
state d'habitude dans cette espèce. En tout cas, ce n’est évidemment
ni l’U. Ludwigü, ni l’autre espèce figurée par Schwægrichen comme
O. coarctatum P. B. Il est fort probable que c’est cette mousse que Per-
soon avail envoyée à Schwægrichen sous le nom d’O. crispum et dont
celui-ci a isolé les spécimens d’U. Ludwigi marqués c dans son herbier.
Remarquons qu'aucun des spécimens examinés jusqu'ici ne corres-
pond à la plante figurée sur la planche LIT des Suppléments comme
O. coarciatum.
Il nous reste maintenant à étudier les spécimens de la seconde feuille,
qui, tous ont'été communiqués à Schwægrichen par Persoon.
Là encore, nous constatons un mélange de trois espèces : un brin, avec
capsule, appartient à PU. Ludwigü; deux autres, à feuilles crépues, por-
tant de jeunes coiffes, semblent être de l'U. crispula. Enfin, les autres
fragments, portant trois vieilles capsules, représentent une espèce à
feuilles non crispées et en même temps à capsule fortement sillonnee à
l’élat sec, qui ne peut-être autre chose que l’U. Drummondiü (Grev.) B. S.
Or, les figures À à 7 de la planche LIT des Suppléments correspondent
exactement à cette espèce. II me semble donc bien prouvé que l'O. coarc-
tatum Schw. Suppl. I, 51, tab. LIL, n’est nullement l'O. Ludwigü, mais bien
l'O. Drummondiü Grev. Il est vrai que Schwægrichen représente un péri-
stome interne assez développé (fig. 8), tandis que l’on attribue généra-
lement à l’U. Drummondiü un péristome simple. Les capsules qui restent
sur les spécimens conservés dans l’herbier Schwægrichen sont malheureu-
sement trop avancées pour permettre d'étudier le peristome. On sait,
d’ailleurs, que le caractère fourni par la présence ou l'absence de cils
n'est pas toujours constant dans les espèces des genres Ulota et Ortho-
(59) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 399
trichum, et le péristome de l’U. Ludwigü, entre autres. est décrit par
certains auteurs comme simple, par d’autres comme double. Rien ne
prouve, en outre, que Schwægrichen n’ait pas dessiné le péristome d’une
des autres espèces qui sont en mélange sur les deux feuilles renfermées
dans la chemise de son 0. coarctatum.
Reste la coiffe (fig. 9) qui ne peut évidemment pas être attribuée à
VU. Drummond, pas plus d'ailleurs qu'à toute autre espèce d’Ulota. Mais,
sur la seconde feuille, se trouve précisément collé un petit sachet, ren-
fermant une coiffe qui correspond exactement à cette figure 9, et sur
lequel Schwægrichen a écrit au crayon : «calyptra ad O. strangulatum ».
Notre auteur a donc reconnu lui-même que la coiffe qu'il avait décrite
et figurée comme étant celle de l'O. coarctatum appartient en réalité à
une autre espèce, très différente.
Résumons-nous :
1° La description que donne Palisot de son 0. coarctatum est insuffi-
sante et contradictoire, en ce sens que ce qui à trait aux feuilles se
rapporte à une espèce à feuilles crépues, tandis que ce qui concerne la
capsule s’appliquerait plutôt à l'U. Ludwigü. Il est donc impossible de se
baser sur cette description pour essayer d'identifier l'O. coarctatum P. B.
Il est fort probable que les échantillons décrits par Palisot consistaient
en un mélange de deux espèces, 1’ U. Ludwigü et une espèce à feuilles
erepues, et que Palisot a décrit la fructification de la premiere, et les
feuilles de la seconde.
2° L’herbier de Schwægrichen ne renferme aucun échantillon d’O. co-
arctatum provenant de Palisot lui-même, le fragment indiqué comme tel
élant de l'Aulacomnium palustre.
3° Sous le nom d’O. coarctatum on trouve dans l’herbier de Schwæg-
richen trois espèces différentes d’Ulota : U. erispula Bruch, U. Ludwigü
Brid. et U, Drummondii B. S.
4° Enfin, les figures de la pl. LIT des Suppléments (sauf la fig. 9, et
peut-être la fig. 8) se rapportent à PU. Drummondii B. S.
De tout ce qui précède, que conclure, sinon que Lindberg a été fort
mal inspiré en ressuscitant l’ancien nom d’O. coarctatum P. B. pour le
substitner à celui d'U, Ludwigü Brid.? On devra donc reléguer l'espèce
de Palisot dans les «species incertæ vel male conditæ », d’où elle n'eut
jamais dû sortir, Ceci va peut-être desoler les fanatiques de priorité; mais
ils pourront se consoler, en recherchant si, par hasard, l'espèce de Palisot
ne serait pas la même que celle figurée par Schwægrichen, ce qui leur
procurerail la douce satisfaction d'embrouiller encore un peu plus la
360 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (60)
synonymie de ce genre, en opérant une nouvelle substitution de noms,
au dépens, cette fois, de l’'U. Drummondiüi!
Orthotrichum Hutchinsiæ Hook. et Tayl. Muscol. britann.,
p. 73. (Schw. Suppl. II, ı, 2, p. 145, tab. CXXXVIM).
Ad rupes prope Bantry, in comitatu Wicklowiono Hooker. pone cas-
{rum romanum in vieinitate Yarmouthi monstravit cl. D. Turner. In
rupibus Baruthinis cl. Funk, Rhenanis cl. Nestler et Bruch invenere.
Etiquette : Orihotrichum Hutchinsiæ. a. (un mot illisible) Taylor. — b.
ex Rudolfstein in m. Schneeb. Franc. Funk. — c. ibid. picta sp. — d.
hb. Brid. — ce. strictum a Torrey hb. Brid.
Voir ci-dessus : O. americanum Pal. Beauv.
L’O. Hutchinsie était indiqué sous ce nom en Amérique par Bridel,
dans l’appendice du premier volume du Bryol. universa, p. 720 : «In
« America etiam habitat. Prope Noveboracum D. Torrey legit, circa Bosto-
« num Boolt et Greene; in subarctieis D. Richardson. »
Orthotrichum strangulatum Palisot Beauv. Aetheog., p. 81.
(Schw. Suppl. L 11, p. 33, LIV).
Ex .Pensilvania misit Mühlenbergius et communicavit idem Palisot
Beauvais, probabiliter rupestre aut terrigenum.
Etiquette : Orthotrichum sirangulatum Mühlbg. b b a Palisot, s. n.
Les échantillons décrits et figures par Schwægrichen et conservés dans
l’herbier de ce bryologue, y compris ceux communiqués par Palisot lui-
même, appartiennent évidemment à une espèce saxicole, du groupe
cupulatum. Mad. Britton, qui a longuement étudié la question et qui à
examiné ces échantillons, les rapporte à l'O. Porteri Aust., opinion à
laquelle je me rallie volontiers. Mais on n’est pas encore complètement
fixé sur le point de savoir si l’espèce de Palisot est bien la même que
celle de Schwægrichen : celle-ci, en effet, a les capsules non ou à peine
resserrées sous l’orifice, tandis que Palisot attribue à son espèce des
capsules étranglées sous l’orifice : « pyxidibus subimmersis, sub orifieio
« strangulatis »,et c’est même de ce caractère qu'il a tiré le nom spécifique
de sa mousse. Il est vrai que sur les échantillons qu’il a communiqués à
Schwægrichen, les capsules ne sont nullement étranglées, mais on peut
admettre, comme le fsuggere Mad. Britton, que Palisot aurait envoyé à
Schwægrichen des échantillons différents de ceux sur lesquels il avait
établi primitivement son 0. sirangulatum.
Dans le Bryologia universa (I, pp. 273 et 719) Bridel décrivit, sous le
(61) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 361
nom d’O. strangulatum P. B., une espèce corticicole, qui est probablement
aussi l'O. strangulatum de Sullivant, Icones Muscorum, p. 57, pl. 36, et de
tous les auteurs américains. M. Venturi a démontré que cette dernière
plante est l'O. Braunii B.S.
Pour la discussion de l'identité et de la synonymie de ces différentes
espèces, je ne puis mieux faire que de renvoyer au travail de Mad. Britton :
Notes on the North american species of Orthotrichum (Bull. Torr. bot.
Club, XX, p. 402, et XXI, p. 2). A consulter aussi une note du même
auteur dans la Revue bryologique, 1893. p. 99.
Phascum Beyrichianum Schw. Suppl. IV, tab. CCCI b.
Sporledera Beyrichiana. Hampe in Schlechtendalii Linnæa XI, p. 279.
In America boreali a D. Schweinitzio lectum dedit D. Arnott; Sporle-
deram a Beyrichio Baltimoræ lectam E. Hampe habet.
Etiquelte : Phascum Beyrichianum Suppl. Amer. bor. — Mais sur la
chemise Phascum Beyrichianum est remplacé par « Phascum campanu-
« latumS. » et ce dernier nom se trouve également sur le petit sachet qui
renferme les échantillons. Il est probable que Schwægrichen avait nommé
celte mousse Ph. campanulatum, avant d'avoir connaissance du Spor-
ledera Beyrichiana Hpe.
Nom actuel : Bruchia Beyrichiana C. Müll.
Au sujet de cette mousse, consulter le travail de Mad. Britton :
A Revision of Ihe genus Bruchra (Bull. Torr. bot. Club, XXI, n° 8).
Phascum cohærens Hedw. Sp. Musc., p. 25, tab. I, fig. 1-6.
Pensilvania, in terra lutosa, densissima cohorte.
Phascum cohærens Schw. Suppl. TI, 1, p. 4.
In terra nuda Pensilvaniæ, hieme florens.
Euquette : Phascum cohserens Sp. Musc. Ad Lancaster Pensylvaniæ legit
ac misit Rev, Mühlenberg.
Nom actuel : Ephemerum cohærens Hpe.
Phascum crassinervium Schw. Suppl. I, 4, p. %, tab. II.
Grescit in Pensilvaniæ terra argillosa inter confervas, lectum a beato
Muehlenbergio, novembre,
Euquelle : Phascum crassinerve. b, steril. — d. 2 7br. Muhlbg. n. 185.
Nom actuel : Æphemerum erassinervium 6. Müll.
Celle mousse constitue, avec les E, sessile G. Müll., E. spinulosum Sch.,
E. papillosum Aust, et E, hystrix Lindb., un petit groupe de formes
302 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (62)
étroitement apparentées et qui, fort probablement, ne sont que des races
régionales d’un même type spécifique.
Schwægrichen dit de la nervure de son Phascum crassinervium qu’elle
atteint le sommet de la feuille : « nervo ad apicem pertingente: » mais
sur la planche II, il la figure comme nettement excurrente. Au contraire,
Sullivant (Icones Musc., p. 17, pl. 8) décrit et figure la nervure comme
disparaissant avec le sommet : « Costa... cum apice desinente ». Sur
toutes les feuilles de l'échantillon original de Schwægrichen que j'ai
examinées, la nervure se dilate pour former la subule, qu’elle occupe
tout entière; elle est donc bien nettement excurrente, conformément aux
figures de la planche des Suppléments. Peut-être ce caractère est-il
variable. Cependant tous les autres spécimens américains que j'ai eus
sous les yeux, avaient également la nervure excurrente; il est vrai que
la plupart appartiennent probablement à l’E. papillosum Aust. ou à des
formes indécises entre celui-ci et l'E. crassinervium type.
L’E. papillosum Aust. Musci Appal., n° 50, est ainsi décrit par Sullivant
(icones Musc., p. 19, pl. 10) : « Ab E. crassinervio proximo differt : foliis
« angustioribus, æqualiter remotiuscule serratis. utraque pagina papil-
« losis, calyptra cucullato-mitriformi papillis conspicuis obtecta, sporis
« fere lævibus. »
Je dois a l’obligeance de Mad. E. G. Britton un échantillon authen-
tique de cette forme (Palisades, New Jersey, leg. Austin, 1875), et j'en
possède d’autres spécimens provenant du Kansas et de !’Illinois. L’exa-
men attentif que j'ai fait de ces différents échantillons m’a donné la
conviction qu'il est impossible d’y voir une espèce distincte; ce n’est
qu’une variété de l’E. crassinervium, caractérisée par ses feuilles à subule
un peu moins épaisse et souvent plus longue, garnie tout autour de dents
plus grandes et plus étalées, et par sa coiffe plus ou moins distinctement
papilleuse. Un autre échantillon du New Jersey, provenant également de
l’herbier d’Austin et communiqué par Mad. Britton sous le nom d’E. crassi-
nervium, tient à peu près le milieu entre les deux formes, ayant la subule
plus longue que le type du Phascum crassinervium de l’herbier Schwæg-
richen, mais moins fortement dentée que dans l'E. papillosum typique.
L’E. spinulosum Sch., dont je ne possède que deux échantillons, l’un
de l’Etat de New-York (Rockland, leg. Austin, 1879), communiqué par
Mad. Britton, l’autre de la Louisiane (Langlois, n° 769), paraît s’écarter
davantage de l'E. crassinervium : ici, la subule, de texture plus molle, est
pourvue, ainsi que les bords du limbe, de dents beaucoup plus grandes
que dans le papillosum.
(63) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMÉRIQUE DU NORD. 309
Je ne puis rien dire de l’'Æ. Aystriæ Lindb. (Manip. Musc., II, p. 411).
dont je ne connais que la description; il se pourrait bien, toutefois, que
ce ne soit qu'une forme de l’E. spinulosum Sch.. dont il semble se rap-
procher par les grandes dents spinuleuses de la subule.
Les différentes formes dont il vient d'être question sont propres à
l'Amérique du Nord. Le seul représentant du groupe en Europe est
l’Ephemerum sessile C. Müll. Syn., I. p. 33 (E. stenophyllum Sch. Syn.
Muse. europ. ed. 2, p. 5. Phascum crassinervium B. S. Br. eur., fasc. I, p. 7,
tab. 2). II diffère de l'E. crassinervium (Schw.) C. Müll. par sa nervure
encore plus forte, formant une subule plus courte et moins dentée, et par
son tissu plus ferme, à parois plus épaisses. On l’a indiqué aussi aux
Etats-Unis, mais je n’en ai pas encore vu d'échantillons de cette pro-
venance.
En résumé, toutes ces formes me paraissent devoir être subordonnées
à l'E. crassinervium, VE. papillosum Aust. comme simple variété, l'E.
spinulosum Sch. et l'E. sessile C. Müll. comme sous-espèces, celles-ci
représentant les deux lermes extrêmes des variations de ce type. —
(Voir pl. VIE, fig. 4 à 2).
Phascum flexuosum Mühlenb. Catalogus plantar. Americæ
septentr. p. 98. (Schw. Suppl. II, 1, 4, p. 1, tab. CD).
In terra nuda Pensilvaniæ lectum misit beatus Mühlenberg.
Etiquette : Phascum flexuosum Pensilv.
Nom actuel : Bruchia fleruosa C. Müll.
Au sujet de cette espèce, je ne puis mieux faire que de renvoyer le
lecteur au travail très soigné de Mad. Britton sur le genre Bruchia, qui
comprend l'étude des échantillons originaux de Schwægrichen. (A Revi-
sion of the genus Bruchia, in Bull. Torr. bot. Club, XXI, no 8).
Phascum subexsertum Drumim. Musci americani n° 9, (Schw.
Suppl. IV, tab. CCCIT b).
Etiquette : Phaseum subexsertum Hedw. Suppl. IV.
Il n'y a aucune indication de localité, ni dans l'ouvrage de Schwiw-
grichen, ni dans son herbier. Dans le Synopsis Musc. frond., I. p. 26,
(‘, Müller décrit celle mousse sous le nom de : Phascum subexsertum
Hook. (in Muse, Amerie. Drummond, n° 9), et comme localité, il indique :
America septentrionalis prope Carllon House, Saskatchawan : Drum-
«+ mond, » I ajoute en note : « Forsan Ph. cuspidati (proximæ speciei)
« varielas memorabilis ? CI, Wilson in Lond, Journ. of bot. 4844, p. 443
304 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (64)
« quæsivit. Non credimus; nam foliis valde pellucidis crenulatis, inflores-
« centia et thecæ forma sat differt. »
Ce Phascum ne paraît pas avoir été retrouvé depuis Drummond. Il n’en
est fait mention ni dans les ouvrages de Sullivant, ni dans le Manual de
Lesquereux et James.
Un simple coup d’eil jeté sur les spécimens conservés dans l’herbier
de Schwægrichen suffit pour s'assurer qu’il ne peut s'agir d’une forme
du Ph. cuspidatum; l'examen microscopique montre que, par la forme des
feuilles, leur tissu et l’excurrence de la nervure, ces échantillons concor-
dent exactement avec le Ph. bryoides Dicks. Ce n’est évidemment qu'une
forme réduite de cette espèce, à capsule très brièvement pédicellée, à
peine émergente. C. Müller attribue, il est vrai, au Ph. subexsertum une
inflorescence dioique, ce qui le distinguerait du Ph. bryoides qui est mo-
noique. Je n’ai pas pu vérifier ce caractère, parce qu'il eût fallu détruire
une trop grande partie de l’échantillon. On peut d’ailleurs admettre que
cette forme appauvrie serait devenue dioïque par avortement des fleurs
mâles. Son attribution au Ph. bryoides ne me paraît pas douteuse.
Pohlia arctica R. Brown, Append. ad it. Parryan., p. 196. (Schw.
Suppl, III, 11, 1, tab. CCLXXII a).
In insula Melville lectam dedit Sabine, navarchus.
Etiquette : Pohlia arctica Melville ins. s. n. Capt. Sabine.
Nom actuel : Bryum arcticum B. S.
Pohlia arctica ß purpurascens Schw. Suppl. II, ı, 1,
tab. CCLXXI b.
Pohlia purpurascens R. Brown, Suppl. append. ad iter Parryan. p. 107.
Hemisynapsium purpurascens Brid. Bryol. univ., I, p. 606 :.
Bryum rutilans Brid. Bryol. univ., I, p. 684.
In insula Melville lectum dedit Sabine, navarchus.
Etiquette : Pohlia purpurascens R. Br. Suppl. 3. — a. ins. Melville.
Sabine. — b. Br. rutilans hb. Brid.
Nom actuel : Bryum purpurascens B. S.
Polytrichum alpestre Hoppe Man. bot., 1801, p. 198. (Schw.
Suppl. 1, ır, p. 310, tab. XCVIT).
‘ C'est par erreur que Schwægrichen donne ce synonyme, au lieu de : Hemi-
synapsium arclicum & purpurascens Brid., ete.
(65) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 365
Polytrichum affine Funk in Hoppe, Man. bot. 1802, p. 43 et in plant.
erypt. exsicc. montis piniferi fase. 12, n° 251.
Polytrichum gracile Bland. et ill. Schultz in litt.
Polytrichum strictum Schleich. Crypt. Helv. exsice.
In pratis turfosis subalpinis et montosis, sepe loco communi cum uni-
perino, sed separalis gregibus, in Europa et Pensilvania, estate maturum.
Eliquette : Polytr. alpestre. a. affine Fk. — b. strict. Schleich. — c. alp.
Lg. — d. Mhibg. 128. — e. gracile Schlz. — f. gracile Bland.
On sait que P. alpestre Hoppe est synonyme de P. sirictum Menz., ou,
du moins, n’est qu'une forme de cette espèce. Les échantillons d'Europe
conservés dans l'herbier de Schwægrichen sont bien, en effet, du P.
strictum; mais les spécimens provenant de Pensylvanie (d. Mhlbg. 128)
et qui consistent en trois sommités de tiges fructifères, n’appartiennent
pas à celle espèce, mais à une petite forme du P. commune qui parait
rentrer dans la var. perigoniale B. S.
Polytrichum angustatum Brid. Muscol. Suppl. I, p. 78. (Schw.
Suppl. I. 1, p. 321).
Bryum iuniperini foliis rugosis, capsulis rectioribus. Dillen. Musc.,
p. 362, 1. 46, f. 19.
Polytrichum undulatum minus Michaux Flor. bor. Am., 2, p. 295.
In Caroline humosis cl. Bosc, in Pensilvania Mühlenberg, in Neo-
marchia lectum ill. Schultz dedere.
Etiquette : Polytrichum angustatum. a. Bose. — b. a Schultzio e
Neomarch. — c. Mühlenberg n. 70. — d. undulat. minus a Rich.
Il ya en outre une étiquette imprimée, ainsi rédigée : « Polytrichum
« anqustatum Brid. Flora pensylv. Cove-Valley. Novbr. 1824. »
Nom actuel : Atrichum angustatum B. S. ou Catharinea angustata
Brid.
Polytrichum brachyphyllum Michaux, Flor. bor. Amer., 2,
p. 295. (Schw. Suppl. I, 11, p. 323).
Polytrichum vaginans Brid. Suppl. I, p. 68.
In Carolina frequenter lectum dedere Richard, Bose.
Polytrichum brachyphyllum Schw. Suppl. Il, 11, 4, p. 45, tab. GL\I.
In Carolina lectum dedere el. P. Richard, Bose d’Antie, Mühlenberg.
Etiquette : Polytrichum brachyphyllum. a. Bose. 5. n. — b. Richard :
— (, exempl, picta a Boscianis,
Nom actuel : Pogonatum brachyphyllum Pal. Beauv.
366 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (66)
Polytrichum capillare Michaux, Flor. bor. Americana, 2, p. 294.
(Schw. Suppl. I, 11, p. 319).
In Canada lectum communicavit cl. Richard.
Etiquette : Polyirichum capillare. a. Rich. — b. urnigerum minus hb.
Michaux.
Nom actuel : Pogonatum capillare Brid.
Polytrichum contortum Menz. Act. Soc. Linn., 4, p. 78, 1. 7,
f. 2*. (Schw. Suppl. I, 11, p. 325, tab. XCV]).
Polytrichum laterale Brid. Suppl. muse. I, p. 76.
In ora occidentali Americæ septentrionalis.
Etiquette : Polytrichum contortum Menz. Amer. bor. occident. Mz. aa.
ab Hookero. b. a Menzies accept.
Nom actuel : Pogonatum contortum Lesq.
J'ai profité de l’occasion qui m'était offerte d'examiner des échantillons
originaux de Pogonatum contortum pour comparer à celte mousse le
P. erythrodontium Kindb. et rechercher si ce dernier est vraiment une
espèce distincte.
La description, tout à fait insuffisante, donnée par M. Kindberg dans le
Catalogue de Macoun, part. VI, Musci, p. 150, ne permet pas de recon-
naître sur quels caractères distinctifs, par rapport au P. contortum, l'au-
teur entendait baser son espèce. Mais il est plus explicite dans la Revue
bryologique, 1894, p. 35. La, il divise son genre Catharinella en deux
sections, la première contenant les C. contorta (Menz.) et C. atrovirens
(Mitt.); la seconde, le C. erythrodontia Kindb. seulement. La première
section est ainsi caractérisée :
«A. Leaves sheathing, short-acuminate; marginal teeth with a single
« red cell at the apex. Pedicel of the capsule (and the stem) not long. »
Dans la diagnose du C. contorta, M. Kindberg attribue aux feuilles
environ 30 lamelles.
Il donne à sa seconde section les caractères suivants :
«B. Leaves not sheathing, long acuminate; marginal teeth with 2-3 red
« cells. Pedicel of the capsule (and the stem) very long. »
Puis, après avoir cité le C. erythrodontia, auquel il donne comme syno-
nyme : « Pogonatum contortum Sulliv. Icon. musc. in part.», l’auteur
ajoute : «Differs also from the resembling €. contorta in the more nume-
«rous lamellæ of the leaves, about 40 ».(Remarquons que, dans la descrip-
tion princeps, l’auteur n’attribue cependant aux feuilles de son espèce
que 20 à 30 lamelles).
(67) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 367
Dans ses European and N. American Bryineæ, p. 157, M. Kindberg se
contente d'indiquer les mêmes notes distinclives, sans y rien ajouter.
Les P. contortum Lesq. et erythrodontium Kindb. seraient donc respec-
tivement caractérisés comme suit :
P. contortum. P. erythrodontium.
Feuilles engainantes, brièvement acu- Feuilles non engainantes, longue-
minees. ment acuminées.
Lamelles : 30 environ. Lamelles : 40 environ.
Dents marginales des feuilles ter- Dents marginales des feuilles ter-
minées par une seule cellule rouge. minées par 2 ou 3 cellules rouges.
Pédicelle et tige non allongés. Pédicelle et Lige très longs.
Remarquons d'abord que pour attribuer au P. contortum une tige et
un pédicelle plutôt courts, il faut que M. Kindberg n'ait ni lu la descrip-
tion, ni jeté les yeux sur la planche de Schwægrichen. Il aurait lu, en
effet : « Caulis..... 2-5 uncias altus..... Sete... uncias (res longi,» et il
aurait vu, sur la planche, que ni la tige, ni le pedicelle ne pouvaient être
raisonnablement qualifiés de «not long».
Ayant reçu jadis de M. Kindberg lui-même un échantillon de son
P. erythrodontium (n° 430 des Canadian Musci), j'ai pu le comparer aux
spécimens de l'herbier de Schwægrichen, spécimens que celui-ci avait
recues de Menzies et de Hooker, et présentant, par conséquent toutes les
garanties d'authenticité les plus indiscutables, — et de cette comparaison,
il résulte que l'espèce de M. Kindberg est complètement identique au
P. contortum.
Les feuilles ne sont ni plus ni moins engainantes sur une plante que
sur l’autre, et l’acumen est le même. Le nombre des lamelles varie de
30 à 40 sur la mousse de M. Kindberg, de même que sur les spécimens
de l'herbier Schwiegrichen. Sur ceux-ci, les dents marginales des feuilles
sont souvent terminées par deux cellules colorées en rouge, tandis que
sur l'échantillon de M. Kindberg, il n’est pas rare de trouver des dents
dont la cellule terminale présente seule celte coloration. Enfin, les tiges
du P, erythrodontium ont 10 à 12 centimètres et ses pédicelles 27 à 37
millimètres; les tiges des échantillons de Schwægrichen mesurent 8 à 14
centimètres et les pédicelles 25 à 3% millimètres. Aucun des pédicelles
de ces échantillons, n'atteint, il est vrai, la dimension de 3 pouces indi-
quée dans la description; mais ils sont néanmoins aussi longs que ceux
du P, erythrodontium.
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (68)
On voit donc qu'il ne reste absolument rien de tous les caractères
indiqués comme distincüifs pour cette prétendue espèce, qui doit, par
conséquent, tomber au rang de synonyme du P. contortum.
J'ajouterai qu’il n’est pas de plus mauvais caractères que ceux tirés de
la longueur des tiges et des pédicelles, et dans le P. contortum les dimen-
sions relatives de ces deux parties se montrent particulièrement variables : -
j'ai recu de Mad. Britton une forme de l'Alaska, à tiges de 5 à 8 cenli-
mètres, dont le pédicelle mesure à peine 10 millimètres, tandis que
M. Kindberg lui-même m'a communiqué une autre forme, provenant de
la Colombie anglaise, dont les tiges n’ont que 2 à 4 centimètres de haut,
et dont, par contre, le pédicelle atteint plus de 40 millimètres.
Polytrichum dentatum Menzies in Act. Soc. Linn., 4, p. 80,
t. 7, f. 4. (Schw. Suppl. I, ı, p. 321).
In silvis abietinis oræ occidentalis Americæ septentrionalis.
Poiytrichum dentatum Schw. Suppl. IL ı. 4, p. 11, tab. CLV.
In pinetis oræ occidentalis Americæ seplentrionalis, nec alibi cl.
Menzies.
Etiquette : Polytrichum dentatum Amer. sept. ora. occid. Menzies.
Nom actuel : Pogonatum dentatum Brid.
Ainsi que le soupconnait déjà Sullivant (Icon. Musc. Suppl., p. 57),
cette mousse semble bien n'être qu'une forme à tiges plus robustes et
plus élancées du P. capillare Brid. : même structure des lamelles, à
cellules marginales dilatées transversalement, rappelant celles du Poly-
irichum ohioense Ren. et Card., mais papilleuses. La forme de ces cellules
marginales des lamelles permet de distinguer aisément les P. dentatum
et capillare du P. urnigerum.
Polytrichum formosum Hedw. Sp. Musc., p. 92, tab. XIX.
Dans le Supplément 1, 11, p. 315, Schwægrichen indique cette espèce
«in silvis et apricis montium, alpium et depressarum regionum in omni
« Europa et boreali America». Les échantillons d'Europe conservés dans
l'herbier comprennent du P. formosum Hedw. et du P. commune Linn.
Quant à ceux d'Amérique, ils consistent : 10 en deux tiges avec l’indi-
cation : «b. a Richard » ; c'est une petite forme du P. commune L., parais-
sant appartenir à la var. perigoniale; 2° en trois tiges, dont deux avec
pédicelles, mais sans capsules, et une avec fleurs mâles, accompagnées
de la mention suivante, de la main de Schwægrichen, comme la précé-
dente : «b. coronatum Brid., 2, 748. Terra Nova ex herb. Bridel, fructus et
(69) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 369
« caulis formosi et b* iuniperini mihi». Les deux tiges avec pédicelles sont
du P. juniperinum Hedw., et la tige avec fleurs mâles paraît appartenir
au P. gracile Menz.
La description que donne Bridel (Bryol. univ., II, p. 748) de son P. coro-
natum convient bien mieux au juniperinum qu’au formosum; il est donc
probable que c'est à tort que l’on a considéré le P. coronatum Brid.
comme synonyme de P. formosum Hedw.
Polytrichum hyperboreum R. Brown, Append. it. Parryan.,
p. 19%. (Schw. Suppl. IL 11, 1, p. 8, tab. CLIM).
In insula Melville lectum communicavit el. Sabine, navarchus.
Etiquette: Polytrichum hyperboreum R. Br. Melville ins. dd capt. Sabine.
Cette mousse, découverte d’abord à l'île Melville par Sabine, a été
retrouvée au Groenland par Berggren, au Spitzberg par Nordenskjöld et
Vahl, et en Sibérie par Arnell et autres.
C. Müller (Syn., I. p. 218) la rattache comme variété au P. piliferum
Schreb. Berggren affirme qu'elle présente, au Groenland, des transitions
qui la relient au P. juniperinum (cfr. Lindberg et Arnell, Musci Asiæ
borealis, II, p. 6). Elle me paraît, cependant, beaucoup plus voisine du
P. piliferum; mais je crois qu'on peut en faire une espèce distincte.
Polytrichum pensilvanicum Hedw. Sp. Musc., p. 96, tab. XXI,
fig. 1-6.
Polytrichum acaulon capillaceum, capsulis eylindrieis Dill. H. muse.
434,-1.55, f. 12.
Polytrichum brevicaule Brid. Muscol., Il, p. 87.
Mnium polytvichoides Linn. Spec. pl., 1577, y, et ad huius ductum alii.
Pensilvania circa Lancaster solo simili, quo Polytrichum nanum cres-
cere solel, lectum misit Rev. D. Mühlenberg. Primum ibi a Jo. Bartram,
neque hactenus alıbiı inventum, pensiloanicum cognominavi.
Polytrichum pensilvanicum Schw. Suppl. II, ı. 1, p. 1%, tab. CLVI.
Polytrichum tenue Menz. Act. Soc. Linn. Lond., 4, p. 68.
In Nov Scoliæ sterilibus propre Halifax lectum dedit cl. A. Menzies,
in Pensilvania et Carolina,
Euquelles : premiere feuille : Polytrichum pensilvanicum, a Mhlbg.
bh. Richard.
Deuxieme feuille : Polytrichum tenue. a. Amer, oce. Menzies. — b.
brevicaule a Palisot. Pensilvanicum He. e, Torreyanum hb. Brid.
4 brevicaule hb, Brid,
BULL. HERB. B0188,, mai 1899. 25
370 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (70)
C’est par erreur que, sur cette dernière étiquette, les échantillons
récoltés par Menzies sont indiqués comme provenant de l'Amérique occi-
dentale : dans le Supplément, Schwægrichen dit expressément que
Menzies lui a donné cette espèce de la Nouvelle-Ecosse.
Nom actuel : Pogonatum brevicaule Pal. Beauv.
C'est à tort que, dans l'Index bryologicus, p. 985, le général
Paris remplace Pogonatum brevicaule Pal. Beauv. par Pog. pensil-
vanicum (Hedw.) Par.; car Pogonatum brevicaule Brid. Muscol. recent.
If, part. 1, p. 87 (1798) est antérieur à Pol. pensilvanicum Hedw.
(1801).
Quant au Polytrichum tenue Menz. in Trans. Linn. Soc., IV, p. 68, il est
également de 1798, mais il est difficile de savoir si sa publication est
antérieure ou non à celle de l’espece de Bridel; et, dans le doute, je ne
vois pas du tout la nécessité de remplacer, comme le propose Mad. Britton,
Pogonatum brevicaule par P. tenue.
Pterigynandrum hirtellum Hedw. Sp. Musc., p. 83, tab. XVII,
tig. 1-6.
Circa Lancaster Pensilvaniæ in arboribus rupibusque.
Pterogonium hirtellum Schw. Suppl. L 1, p. 108.
In arboribus rupibusque Pensilvaniæ, octobre legit Mühlenberg.
Nom actuel : Thelia hirtella Sulliv.
Manque dans l'herbier.
Pterigynandrum intricatum Hedw. Sp. Musc., p. 85, tab.
XVII, fig. 1-5.
In arborum truncis circa Lancaster Pensilvaniæ. Müblenberg.
Pterogonium intricatum Schw. Suppl. I, ı, p. 100.
In truncis putridis Pensilvaniæ.
Etiquette : Pierigynandrum intricatum Sp. Musc. Ad Lancaster Pensyl-
vaniæ legit et misit Mühlenbere.
L'examen des échantillons conservés dans lherbier, comprenant
plusieurs liges fructifères en bon état, m’amene à cette conclusion inat-
tendue que la mousse nommée par Schimper Pylaisia intricata et décrite
ensuite sous ce même nom par Sullivant et tous les auteurs récents, n’est
nullement le Pierigynandrum intricatum d’Hedwig.
Schimper n’a pas décrit lui-même son Pylaisia intricata; mais il le
mentionne du moins assez explicitement pour qu'il ne puisse exister de
doute sur l'identité de cette espèce. Voici en quels termes il s'exprime
4
NL, St ss
71) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 371
dans le vol. V du Bryologia europæa, Pylaisia, p. 3 (1851), dans une note
relative aux caracteres du genre:
«Les processus du peristome intérieur partent d’une membrane basi-
« laire qui monte jusqu'à un tiers des dents; ils sont ordinairement plus
« longs que ces derniers, fendus dans la carene et souvent bifides dans
toute leur longueur et formant deux lanières fortement divergentes.
«+ comme cela se voit dans les Bartramia; dans une espèce, ces deux
lanières sont souvent soudées aux dents: dans les autres, elles sont
entiérement libres. Ces diverses modifications du péristome intérieur
« permettent d'établir dans ce genre trois sous-divisions, dont la pre-
« mière comprend les espèces à processus fendus en partie, comme cela
« se voit dans notre P. polyantha; la seconde, les espèces à processus
« fendus en entier, comme dans le P. intricata Nob. (Pterogonium intri-
catum Hedw.). le P. subdenticulata W. P. Sch. envoyé par notre ami
Sullivant sous le nom de Pterogonium intricatum, dont il se distingue :
« folüs brerius apiculatis, operculo longius rostrato, peristomü dentibus
« brevioribus 26-28 artieulatis....., la troisième sous-division enfin com-
« prend les espèces à processus entièrement soudés aux dents, comme
cela se voit dans le P, velutina Sch., mousse nouvelle que nous devons
encore à M. Sullivant, qui nous l’a envoyée entremêlée au P. intricata,
« dont cependant elle se distingue très facilement par le caractère que
nous venons de citer, et par les feuilles plus étroitement acuminées
el formées d'un tissu plus serré.»
De ce passage, il ressort clairement : 1° qu’en établissant son Pylaisia
intricata, Schimper entendait bien viser le Pterigynandrum intricatum
Hedw.; 2° qu'il attribuait à cette espèce des processus fendus en entier,
et à branches libres, au moins dans leur parlie supérieure.
La même année, dans le second volume du Synopsis Muscorum fron-
dosorum, C. Müller décrit le Pterigynandrum intricatum Hedw. sous le
nom de Hypnum intricatum G. Müll., et voici comment il s'exprime en
parlant de l'endostome : « Peristomii dentes..... interni æquilongi externis
adglutinati, facillime in erura eiliseformia duo rugulosa obsceura sece-
dentes», Celle description indique bien également une espèce à pro-
cessus entiérement fendus sur la carène en deux branches libres dans
leur parue supérieure.
Enfin, en 186%, Sullivant achéve de préciser les caractères du Pylaisia
intricala Sch, en décrivant et en figurant comparalivement celte mousse
el les deux espèces voisines, P. subdenticulatu Sch. et P, velutina Sch.
(Icones Muse, pp. 137-140, pl. 87-89),
372 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (72)
Dans le P. subdenticulata, les segments de l’endostome sont entiere-
ment fendus en deux branches complètement libres; dans le P. intricata
de Schimper et de Sullivant, ces deux branches adhèrent sur une assez
grande longueur aux bords des dents de l’exostome, et ne deviennent
libres que dans leur partie supérieure; enfin, dans le P. velutina,
l'endostome adhère complètement à l’exostome et ne se révèle que par
la présence d’une marge hyaline caractéristique qui entoure les dents.
D’autres caractères encore permettent de distinguer l’une de l’autre
ces trois espèces : le P. intricata Sch. a l’opercule plus court et possède
des cellules alaires carrées plus nombreuses que les deux autres: ses
feuilles sont plus longuement acuminées que celles du P. subdenticulata,
mais moins longuement que celles du P. velutina; enfin, son tissu est
moins serré que celui de cette dernière espèce.
L'ouvrage de Sullivant semblait donc avoir fixé d’une facon definitive
les caractères de ces trois espèces; et il était admis sans conteste que le
P. intricata Sch., avec les caractères indiqués par son auteur, précisés et
figures par Sullivant, était l’ancien Pterigynandrum intricatum d'Hedwig.
On peut se demander sur quel échantillon Schimper s’est basé pour
affirmer l'identité d’une des espèces qu'il avait sous les yeux avec le
Pierigynandrum intricatum Hedw.; mais on peut affirmer à coup sûr
qu'il n’a pas vu les spécimens originaux d’Hedwig. Quant à la description
et aux figures du Species Muscorum, elles sont complètement insuffisantes,
comme beaucoup d’autres de cet ouvrage, pour permettre une identification
sérieuse.
Or, l'examen des échantillons de Pterigynandrum intricatum conservés
dans l’herbier d’Hedwig démontre, sans le moindre doute, que cette
espèce correspond, non pas au Pylaisia intricata Sch., mais bien au
P. velutina Sch. Les feuilles plus étroites, plus insensiblement rétrécies
et plus finement acuminées que dans le P. intricata de Schimper, les
cellules alaires carrées beaucoup moins nombreuses, le tissu plus serré,
l’opercule de la capsule à bec plus allongé, suffisaient déjà à caractériser
ces échantillons; mais, en outre, bien que les capsules ne soient pas
arrivées à complète maturité, j'ai cependant pu, en en faisant ramollir
une, disséquer et étudier le péristome, et m’assurer qu'il présente la
structure Caractéristique signalée pour le P. velutina.
Il en résulte que c’est cette dernière espèce qui est le véritable Pteri-
gynandrum intricatum Hedw. Je me vois, par suite, dans la fâcheuse,
mais inéluctable nécessité de bouleverser la nomenclature des P. velutina
Sch. et P. intrivata Sch., car il y a là une erreur manifeste d'identification
(73) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 379
qu'il est impossible de laisser subsister : la première espèce devra s’appeler
désormais P. intricata (Hedw.) Card., et ıl me faut créer un nom nouveau
pour la seconde. que je propose de nommer P. Schimperi. *
Voici done la synonymie et la bibliographie rectifiées de ces deux
espèces :
Pylaisia intricata (Hedw.) Card. (non Sch.).
Pterigynandrum intricatum Hedw. Sp. Musc., p. 85, tab. XVII,
fig. 1-5. (E specim. auth. in herb. asserv. !) — Brid. Bryol. univ., II, p. 179.
Pterogonium intricatum Schw. Suppl. I. 1. p. 100.
Pylaisia velutina Sch. Bryol. eur., V. — Sulliv. Moss. of Un. St., p. 63,
et Icon. Musc.. p. 140, t. 89. — Lesq. et Jam. Manual, p. 309.
Pylaisiella velutina Kindb. Can. Rec. Sci., 1894, p. 21. — Grout, A
prelim. Rev. of the N. Am. Isoth., in Bull. Torr. bot. Club, XXI, p. 231,
el Rev. of the N. Amer. Isoth. and Brachyth.. in Mem. Torr. bot. Club,
VI, p. 154.
Pylaisia Schimperi Card.
Pylaisia intricata Sch. Bryol. eur.. V. — Sulliv. Moss. of Un. St., p. 62,
et Icon. Muse.. p. 159. t. 88. — Lesq. et Jam. Manual, p. 309. — Limpr.
Laubm., III, p. 13.
Hypnum intricatum G. Müll. Syn.. II, p. 338.
Stereodon intricatus Lindb. et Arn. Musci As. bor., I. p. 151. .
Pylaisia Selwynit Kindb. in Ott. Nat., II, p. 156.
Pylaisiella intricata Grout, A prelim. Rev. of the N. Am. Isoth., in Bull.
Torr. bot. Club, XXIH, p. 231, et Rev. of the N. Am. Isoth. and Brachyth.,
in Mem. Torr. bot. Club, VI. p. 153. (Syn. Plerigynandrum intrieatum
Hedw. et Plerogonium intricatum Schw. ubique excludenda). — (Voir
pl. IX, fig. la,b, c;2a,b, c; 3a, b, c).
Pterigynandrum julaceum Hedw. Stirp. Grypt. IV, p. 54,
tab. 20. Sp. Muse., p. 81.
Hypnum julaceum Linn. Sp. pl., p. 1596. Syst. veg., p. 952.
Hypnum julaceum, perichætio setas wequante. Dill. Hist. muse., 321,
t. 41, f. 96,
1 [existe bien un Hypnum appressum Brid. Sp. Muse., 11, p. 161 (Pterigy-
nandrum appressum Brid. Bryol. univ., Il, p. 186), que C. Müller indique
comme synonvine de son H, intricatum (Syn., Il, p. 338); mais en l'absence
d'un échantillon original de la mousse de Bridel, il est impossible de savoir à
quelle espèce elle se rapporte, et la description qu'en donne l'auteur ne parait
guëre pouvoir s'appliquer au Pylaisia intricata de Schimper.
9174 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (74)
In arborum truneis in Pensilvania vulgaris.
Pterogonium julaceum Schw. Suppl. I, 1, p. 100.
In Americ® truncis arborum frequens.
Etiquette : Pterigynandrum julaceum Hedw. St. Cr. Hypnum julaceum
Linn.
Nom actuel : Leucodon julaceus Sulliv.
Pterigynandrum subcapillatum Hedw. Sp. Musc., p. 85,
tab. XVI, fig. 7-12.
Stipitum putrescentium cortici inhærentem accepi muscum e Pensil-
Vania.
Ptegonium subcapillatum Schw. Suppl. L 1, p. 107.
Crescit in cortice truncorum putridorum in Pensilvania, septembre
fructiferum.
Etiquette : Pierigynandrum subcapillatum Sp. Musc. Ad Lancaster
Pensylvaniæ legit Mühlenberg.
Nom actuel : Homalothecium subcapillatum Sulliv.
L’endostome de cette espèce consisie en une membrane rudimentaire,
plus ou moins adhérente aux dents de l’exostome. Le pédicelle est géné-
ralement plus rude dans le bas que sous la capsule.
L’Homalothecium subcapillatum diffère beaucoup des autres espèces du
genre et doit être placé dans une sectione spéciale, que j’appellerai Homa-
lotheciella. Je divise donc le genre en deux sections, ainsi caractérisées :
Euhomalothecium Card. — Espèces robustes; feuilles non ou peu
concaves, en général fortement plissées; tissu très serré; fleurs dioiques;
opercule conique, non rostré.— H. sericeum B.S., H. PhilippeanumB. S., etc.
Homalotheciella Card. — Mousses de petites dimensions; feuilles con-
caves, non plissées; tissu assez lâche; fleurs monoiques; opercule rostré.
— H. subcapillatum Sulliv., et peut-être H. tenerrimum Jæg. (Hypnum
tenerrimum C. Müll.).
Pterigynandrum trichomitrion Hedw. Sp. Musc., p. 82,
tab. XVI, fig. 1-6.
Hypnum myosuroides setis brevissimis Dill. Hist. Muse., 551, t. 85, f. 18.
Hypnum Saladinianum Neck. Meth., p. 162.
Arborum trunei eirca Lancaster Pensilvani&, Mühlenberg; et in Flandria
secundum Neckerum!.
1 Cette dernière indication est certainement erronée.
(75) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 375
Pterogonium trichomitrion Schw. Suppl. 1, 1, p. 107.
In arborum truneis Pensilvaniæ.
Nom actuel : Leptodon trichomitrion Mohr., ou Forstremia trichomitria
Lindb.
L’echantillon ne se trouve pas dans l’herbier; mais la planche et la
descriplion ne peuvent pas laisser de doutes sur cette espece.
Pterogonium ascendens Schw. Suppl. II, ı, 2, tab. CCXLIIa.
Legit in Pensilvania, ad truncos putridos quondam H. Mühlenbereg.
Etiquette : Pterogonium ascendens Suppl. Muse. t. 243. Mühlenberg, 258.
Nom actuel : Platygyrium brachycladon Kindb.
Dans le Synopsis (II, p. 88) C. Müller rapporte cette mousse au Pteri-
gynandrum brachycladon Brid. qu'il décrit sous le nom de Neckera bra-
chyclada, en le placant dans la section IV Leptohymenium.
Bridel (Bryol. univ., Il, p. 185) indique son espèce dans la Caroline, la
Pensylvanie (Mühlenberg) et le Massachusetts (Torrey), « vulgare ». Il est
permis de douter de l’exactitude de cette dernière indication, si l'espèce
de Bridel est bien la même que celle de Schwægrichen, car celle-ci, qui à
un port assez spécial, paraît avoir échappé aux recherches plus récentes
des bryologues américains : ni Sullivant, ni Lesquereux et James, ni
M. Grout n'en font mention. Sullivant la cite seulement, mais cerlai-
nement par erreur, au nombre des synonymes de l’Homalothecuumn
subcapillatum, dont elle est absolument diflerente. Par contre, elle est
indiquée dans l’Adumbratio de Jæger et Sauerbeck, et dans Index
hryologicus du général Paris, sous le nom de Leptohymenium brachy-
cladon Jæg.. et Kindberg la décrit comme Platygyrium brachycladon dans
ses European and N. American Bryineæ, p. 31.
D'après l'échantillon conservé dans l'herbier Schwægrichen, c'est en
effet une mousse paraissant très voisine du Platygyrium repens Sch.,
dont elle se distingue par les caractères suivants : port plus robuste;
rameaux dressés, julacés ; feuilles très imbriquees, plus brièvement acu-
minées, à cellules alaires généralement plus petites, les marginales ordi-
nairement dilatées transversalement; pédicelle très fin; capsule plus
pelle, En outre, d'après C. Müller, l'inflorescence serait monoïque; mais
je n'ai pas pu apercevoir de fleurs mâles; il eut fallu, pour les chercher
scrupuleusement, détériorer complètement l'échantillon. Je n'ai pu
observer qu'un seul peristome, en assez mauvais état; les dents de
l'exostome paraissent plus étroites que dans le P. repens.
C'est, en Lous cas, une mousse intéressante, sur laquelle j'appelle vive-
3)
376 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (76) :
ment l'attention des bryologues américains: de nouvelles observations
sont nécessaires pour en établir la valeur spécifique. — (Voir pl. VHT,
fig. À à, b, c, et 2 a, b, c).
Pterogonium decumbens Schw. Suppl. IL ı, 1, p. 32, tab. CX.
In Pensilvania lectum misit rev. Mühlenberg.
Etiquette : Pterogonium decumbens Mühlbg. nr. 9%. — b. Palis.
Amer. S. n. :
Deux tiges fructifères : l’une, provenant de Mühlenberg, est de ’Homa-
lothecium subcapillatum Sulliv. C’est évidemment celle-là qui a été décrite
et figurée par Schwægrichen; le Pterogonium decumbens Schw. est done
synonyme de Pierigynandrum subcapillatum Hedw. La seconde tige,
provenant de Palisot, est le Pylaisia Schimperi Card. (P. intricata Sch.,
non Pterigynandrum ıniricatum Hedw.).
C’est par erreur que Bridel (Bryol. univ., I, p. 185) donne le Pterogo-
nicum decumbens Schw. comme synonyme de son Pferigynandrum bra-
chycladon.
Pterogonium hirtellum Schw. Suppl. 1, 1, p. 108. — Voir : Pterigy-
nandrum hirtellum Hedw.
Pterogonium intricatum Schw. Suppl. L 1, p. 100. — Voir : Pierigy-
nandrum intricatum Hedw.
Pterogonium julaceum Schw. Suppl. I, 1, p. 100. — Voir : Pterigy-
nandrum julaceum Hedw.
Pterogonium subcapillatum Schw. Suppl. I, 1, p. 107. — Voir :
Pterigynandrum subcapillatum Hedw.
Pterogonium trichomitrion Schw. Suppl. TI, 1, p. 107. — Voir : Pteri-
gynandrum trichomitrion Hedw.
Rhacopilum anomalum Schw. Suppl. IH, ır, 9, tab. CCLXXVIH.
In Americæ borealis ora occidentali legit A. Menzies.
Etiquette : Rhacopilum anomalum Suppl. 3. 2. In America bor. occident.
Menzies.
Cette mousse est une Hookériacée qui ne provient certainement pas
de l'Amérique du Nord. On suppose que c’est une espèce de la Terre de
Feu. Mitten l’a placée dans le genre Pterygophyllum (Musci austro-ame-
ricanı p. 397).
Scouleria aquatica Hook. in Drumm. Musc. Amer. exsicc., I,
n° 63, et Miscell. bot., I, p. 33, tab. 18. (Schw. Suppl. IV, tab. CCEXV).
(77) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 977
In aquis fluentibus apud Observatory inlet, in ora occidental Americæ
borealis, pari latitudine geographica, quæ Londinis est, saxis adnascens;
nec non in rivulis montium Rocky Mountains et in saxis fluviorum
Columbiæ et Portage.
Etiquette : Scouleria aquatica.
Nom actuel : le même.
Dans la chemise de cette espèce, se trouvait une seconde feuille sans
etiquelte portant des échantillons de Wardia hygrometrica Harv., qui
avait été placée là évidemment par erreur; ce sont ces spécimens qui ont
el& dessinés pour la planche CCCXIV des Suppléments, qui représente
celle mousse,
Splachnum Adamsianum Hornsch. Herb. berolin., p. 58, t. 12?
(Schw. Suppl. II, 11, 2, p. 88, tab. CLXXVII.
Splachnum paradoxum R. Brown, App. itin. Parryan, p. 302.
In America polari legit deditque el. D. Richardson ; specimina Horns-
chuchi. non in Caucaso, ut Hornschuchius ait, sed in Sibiria boreali,
quam et ipsum Adamsium peragrasse ex historia elephantis Mamontici,
ad Lenam Sibiriæ fluvium lecti (Act. Petropol. 5, p. 436) notum est,
reperta esse mihi videntur.
Etiquelle : Splachnum Adamsianum Amer. polaris in ossibus ut alia
Splachna excepto luteo. Richardson.
Nom actuel : Tetraplodon mnioides var. Adamsianus B. S.
Splachnum longicollum Dicks. Fasc. cr. 4, p. 3, & 10, f. 9.
(Schw. Suppl. II, 1, 2, p. 85. tab. GLXXVID.
In Africæ capite bon spei lectum dixit el. A. Menzies, in ora occiden-
ali Armericæ borealis R. Brown; in Scotia, unde Dicksonus accepisse
refert. id non reperitur.
L'éliquelle est ainsi rédigée : « Splachnum longicollum D. ex cap. b.
« sp.; ex herbar Dieksoni. Turner. » Sur la feuille est collé un brin
unique : c'est Jui qui est figuré sur la pl. CLXXNII des Suppléments, el
il appartient évidemment, d'après l'étiquette, à la plante du Cap. Nous ne
nous en occuperons pas ici; une étude un peu sérieuse le détruirait
d'ailleurs complètement. Mais. en dessous de ce brin, se trouve
collé un sachet sur lequel est écrit : « Spl. 40. Nova Scot. Mz. ». La
mousse qu'il renferme parait être un spécimen à capsule encore jeune
du 5. ampullaceum, En tous cas, ce n'est cerlainement pas le 8. longi-
collum.
378 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (78)
Splachnum Wormskioldii Hornemann, FI. Dan., fasc. 28, p. 9,
1. 1659. (Schw. Suppl II, x, 1, p. 27, tab. GVIM).
In fissuris rupium ad Gothab in Groenlandia lectum misit clar. Prof.
Hornemann.
Etiquette : Splachnum Wormskioldianum. — a. piet. Groenland. — b.
Melville ins. — c. (suivent quelques mots au crayon à peu pres illisibles).
Les deux petites touffes marquées b, provenant de l’île Melville, sont
du Tetraplodon mnioides B. S.; le reste est du Splachnum Wormskioldi.
Trematodon longicollis Richardus in Michaux Flora boreali-
americana, II, p. 289. (Schw. Suppl. IL ı, 1, p. 68, tab. CXX).
In Delphinatu, nec non in Carolina; in hac lectos dederunt cl. Richardus
et Bosc d’Antic.
Etiquette : Trematodon longicollis (un mot illisible) vario. e Carolina.
Nom actuel : le même.
Trichostomum latifolium Schw. Suppl. I, ı, p. 145. — Voir : Dicra-
num latifolium Hedw.
Trichostomum tenue Hedw. Sp. Musc., p. 107, tab. XXIV,
fig. 1-6.
Ad Lancaster Pensilvaniæ. Mühlenberg.
Trichostomum tenue Schw. Suppl. T, 1, p. 139.
In Pensilvania.
Etiquette : Trichostomum tenue Sp. Musc. Ad Lancaster Pensylvaniæ
legit Mühlenberg.
Cette mousse est absolument identique au Ditrichum tortile var. pusil-
lum d'Europe.
Voitia hyperborea Greville et Arnott, New arrangement of the
genera of mosses. Act. Soc. Wernerian., IV, p. 109, tab. 7. R. Brown in
Suppl. ad iter Parryan., p. 303. (Schw. Suppl. II, 1, 2, p. 87, tab. CXXVT).
In Melville Island lectam communicavit intrepidus navarchus Sabine,
Parryi comes.
Etiquette : Voitia hyperborea Grev. E Melville Island dd. capt. Sabine.
Nom actuel : le même.
Weissia capillacea Brid. Suppl. muscol., I, p. 123. (Schw. Suppl.
I, 1, p. 69, tab. XIX).
Lecta in Pensilvania a Mühlenbergio et missa Joann. Hedwigio.
(79) J. CARDOT. FLORE BRYOLOGIQUE DE L’AMERIQUE DU NORD. 979
Cette mousse n'a pu être retrouvée dans l’herbier. C. Müller (Synopsis,
IL, p. 611) la cite comme synonyme de Leptotrichum tenue C. Müll.
Weissia cirrata Hedw. Sp. Musc., p. 69, tab. XI, fig. 7-12.
Silvæ, sepes, aggeres, tecla straminea.
Weissia cirrata Schw. Suppl. I, 1, p. 75. |
Crescit in arenosis silvaticis, ad truncos et terram, in regionibus
depressis et submontosis.
Nom actuel : Dieranoweisia eirrata Lindb.
Ni Hedwig, ni Schwægrichen ne semblent avoir connu cette espèce
d'Amérique. Seulement, dans la chemise du W. cirrata de leur herbier
se trouve un échantillon de provenance américaine, avec l'étiquette sui-
vante, de la main de Schwægrichen : « Grimmia tortilis Mühlbg. Catalog.
Misit Mg. sub n° 26, 1816. Weissia cirrata ne peristomio et reticulo
« differt an operculo? Capsula striata etiam in cirrata ubi theca magis
« cylindrica est.» Sur la même feuille est collée une seconde étiquette,
« avec la note suivante, écrite au crayon par Mad. Britton : «I think this
is Weisia viridula (L.). Capsule ribbed; leaves more crisped when dry.
E. G. Britton, 19. 8. 91.»
Cet échantillon est en effet, une forme du Weisia viridula, à pédicelles
allongées, à capsules fortement striées à l’état sec, à péristome bien
développé. Cette forme est à peu près identique à celle des Etats du Sud
que M. Renauld est moi avons distribuée sous le nom de W. longiseta
Lesq. et Jam. (Musci Am. sept. exsice., n° %).
Les autres échantillons contenus dans la chemise du W. cirrata et
collés sur trois feuilles, proviennent probablement tous d'Europe. Ils se
rapportent à quatre espèces différentes : Dicranoweisia eirrata Lindb.,
D, erispula Lindb. var. atrata B. S., D. compacta Sch. et D. Bruntoni Sch.
Weissia incurva Schw. Suppl. Il, 1, 1, p. 51, tab. CXVE
Grimmia incurva Mühlenbg. Gatal. plant. Amer, sept., p. 98.
Legit in Pensilvania rev, Mühlenbergius et communicavit,
Premiere feuille : un échantillon avec l'étiquette suivante : « Weissia
« incurva Mühlbg. Catal.sub Grimmia ».— Un autre échantillon étiqueté :
«Gr, Hookeri Drumm.», — Un échantillon dans un sachet, étiqueté par
Hampe : « Notarisia virginiea m, In mont. altiss. Blueridge pr. Clayton-
« ville Americæ septentr, leg. C. Beyrich 1833. E. Hampe ». — Un second
sachet étiqueté : « Nolarisia virginica? »
Deuxième feuille : Un échantillon avec l'éliquette suivante : « Grimmia
LES « “ à za ei 2% RS PR RL A VU Ne EN ee EU ES SERRES
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (80)
« Hookeri Drummond, Musc. Americ. n° 61. Notarisia virginica Hampe,
« Linnæa ».
La chemise porte : Weissia carinata, mais Schwægrichen a écrit ensuite
en dessous : incurva.
Nom actuel : Ptychomitrium incurvum Sulliv.
Weissia microdonta Hedw. Sp. Musc., p. 67, tab. XI, fig. 7-15.
Ad Lancaster Pensilvaniæ legit rev. Mühlenberg; an rupestrem ?
Weissia microdus Schw. Suppl. LE ı, p. 77.
Crescit in Pensilvania.
Etiquette : Weissia microdonta Sp. Musc. Lancaster Pensylvaniæ lecta
a Rev. Mühlenberg.
Une étiquette, épinglée sur la feuille, porte cette mention au crayon,
de la main de Mad. Britton : «This is also a slender form of Weissia viri-
« dula var. gymmostomoides Müll. L. et J. Man., p. 56, but Hedwig’s name
« would have priority. E. G. B. 18. 8. 91».
Je ne puis pas me rallier complètement à l’avis de Mad. Britton : cette
mousse est bien une forme du W. viridula, mais ce n’est nullement la
var. gymnostomoides. Celle-ci a les dents péristomiales très courtes, rudi-
mentaires, tandis que dans le W. microdonta, elles sont étroites, mais
bien développées et assez allongées, ainsi que le montre très bien la
fig. 15 de la pl. XI. C’est une forme très grêle, à feuilles étroites. à
pédicelle assez long et très fin, à capsule étroite, cylindrique; c’est de la
var. stenocarpa qu'elle se rapproche le plus.
— hi .—
381
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
WIESNERELLA Schffn.
Oest. Bot. Zeitschr., 1896, p. 1.
Plantæ frondosæ, spectabiles, terrestres, dilute virides postice pallidæ,
repentes, in latas plagas expansæ, tener®. Frons ad 10 cm. longa, 10 mm.
lata, late linearis, monopodialiter ramosa, hic illic dichotoma, antice sub-
plana, marginibus undulatis integerrimis. Costa strato antico æquilata,
triplo crassior, plano-convexa, sub alis attenuata, Squamæ posticæ
oblique lunatæ, magnæ, hyalinæ, utroque latere costæ uniseriatæ, appen-
diculo magno subrotundo arcte constricto, margine repando et pauci-
dentieulato. Stratum anticum humillimum, cavernis amplis, filis opun-
Uacis brevibus dense repletis. Stomala numerosa, magna, valde convexa,
6 cellulis quadriserialis formata. Cellulæ epidermidis teneræ. Pedunculus
capituli terminalis, e frondis sinu angusto profundo ortus, ad « cm. longus
sæpe multo brevior, tenuis, hyalinus, nudus vel apice paueis paleis lan-
ceolatıs el facile evanidis barbatus, breviter bicanaliculatus, cavernis
anticis valde rudimentariis. Garpocephala parva, centro convexo parvo
papuloso, stomatis compositis intus # cellulis magnis clausis, poro parvo
subquadrato, ceterum 5-8 (normaliter 6) radiata, radis longis ‘angustis-
sims; lobi interradiales antice parum convexi, late triangulares, stellatim
patuli, parum decurvi, acuminati, oblusi. Involuerae margine loborum orta,
tenerrima, bası inflata, medio supero carinata, subinde ibidem fissa, bila-
153
382 BULLETIN DE L'HEPBIER BOISSIER. Preissia.
biata, labiis integris. Perianthia nulla. Pistilla ad 4. Capsula longe
pedunculata longeque exserta, sphærica, ad medium irregulariter 4-
6 fissa, valvulæ revolutæ, cellulis annuliferis rubro-fuscis. Spore 40 y,
reticulatim alatæ, alis latis, lobatis, asperis. Elateres 340 1, longe atte-
nuali, fibris duplicatis anguste torlis. Andrecia in furcis propriis
frondis © terminalia, brevissime pedunculata, subsessilia, disciformia
crassa, paleis dilute brunneis brevibus cincta.
1. Wiesnerella denudata (Mitten) St.
Syn. Dumortiera denudata Mitt. Linn. Soc. V, p. 125.
Wiesnerella javanica Schffn. 1. c.
Hab. Himalaya, Kumaon 5000’ engl. (Strachey ei Winterbottom.),
Java (Stahl, Schiffner, Massart), Hawai (Baldwin), Japonia (Miyike).
PiEISSFA (orda, 1828
in Opitz Beiträge, p. 647,
Plantæ frondosæ, terrestres. rupicolæ vel paludicolæ minores, repentes
in latas plagas expansæ, solum calcareum diligentes. Frons viridis,
poslice sæpe purpurascens, tenuis, ad 3 cm. longa, pro more ex
apice innovata, rarius furcata, ramis ligulatis apice profunde bilobis,
antice subplanis, costa postice valde producta, subcarinatim prominens,
sensim in alas attenuata. Stratum anticum humillimum, cavernæ filis
chlorophylliferis 3-4 cellularibus repletum. Siomata parva, composita,
poro antico amplo, 6 cellulis angustis biseriatis cireumdato, poro interno
cruciato, 4 cellulis circumdato. Squamæ magnæ purpureæ, imbricatæ,
late lunaiæ, appendiculo parvo angusto basi valde constricto, interdum
geminato. Inflorescentia dioica ei monoica. Carpocephala terminalia, sub
flore semper innovata, longe pedunculata, pedunculo ad 4 cm. longo bica-
naliculato, varie costato, nudo, apice dense barbato, paleis rubescentibus
e lata basi anguste lanceolatis. Capitula hemisphærica, quadriradiata, radii
rectangulalim cruciati, angusti, crassi, involucris vix longiores, capitula
ilaque subintegerrima. Involucra interradialia, e margine radiorum orta,
crassa, antice colorata cavernosa, stomatis ut in fronde, postice hyalina,
magis tenues, 2-3 cellulas lantum crassa, ore late aperto integerrimo.
Pistilla 3-6, transverse (haud longitudinaliter) inserta. Perianthium
15%
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 383
inflatum, apice abrupte angustatum subrostratum, ore minimo, basi e
margine bulbi ortum, tenue. Capsula longius pedicellata, vix exserta, sub-
globosa, magno bulbo inserta, 4 valvulis rumpens, pariete dense annu-
latim inerassala, sub apice utrieulis magnis brevibus annuliferis et in
lumen capsulæ pendulis aucta.
Calyptra tenerrima, basi bistrata. Elateres 170 y, flavescentes, bispiri,
subfiliformes. Sporæ 60 y. reliculatim lobato-cristatæ, rufo-brunneæ.
Andræcia breviter pedunculata, capitulo disciformi, cavernoso, margine
attenualo crispalo-plicatulo, centro antheridia aggregata gerente, ostiolis
brevissimis, squamæ posticæ hyalinæ, tenerrimæ margine varie laceratæ.
l. Preissia commutata (Ldbg.) Nees. Hep. Eur. IV, p. 117.
Syn. : Marchantia commutata Ldbg. Hep. Eur., p. 101.
Preissia quadrata (Scopoli) Nees. I. c., p. 155.
Preissia mexicana St. Hedwigia 1883. IV, p. 1.
Hab. Europa, Am. sept. et Asia sept. haud rara, Groenlandia (Van-
heffen), Alaska (Krause). Sibiria (Arnell), Japan (Miyoshi, Faurie),
Italia, Hispania in montosis, Himalaya (Duthie), Mexico (Juergensen).
MARCHANTIA L., 1753
SD: PLU D: 1065;
Plantæ frondosæ, terrestres, arcte repentes, majusculæ vel mogn®,
valide et coriaceæ., Frons plus minus late ligulata, furcata(furcis secunda-
rus solum floriferis) antice plana, apice profunde inciso-biloba. Costa bene
evoluta, lala humilisque, rarius abrupte producta, pro more in alas tenues
sensim atlenuala. Stratum hypoporum semper humile, cavernis amplis,
filis chlorophylliferis opuntiacis confertis. Stomata composila, antice
conico prominula, humilia, poro magno aperto, postice conico-cylindrica,
in lumen cavernarum pendula, poro interno plus minus parvo, subquad-
rato vel quadrifisso vel cruciformi vel filifero. Squamæ poslicæ ulroque
latere triserialæ, series prima coslæ insidens, parva, canalı rhizifero sub-
marginalis, series secunda magna, appendiculata, series tertia margini
frondis approximata, ligulata, Inflorescentia semper dioica, Andræcia
peduneulata vel disciformia erenatoque lobata vel profunde palmatilida,
ventre squamuligera ; antheridia numerosissima, radialim seriala, alveolis
155
384 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
monandris, ostiolis brevissimis. Pedunculus capitulorum ex apice frondis
ortus, basi interdum magnis squamis vaginalim involucratus, facie
antica cavernis filiferis et stomatiferis instructus, postice duobus suleis
profundis percursus, in planta feminea paleis apicalibus filiformibus
barbatus. Capitula Q vel symmetrica, lobos æquimagnos gerentia vel
asymmelrica, lobis inæqualibus, basalibus profundius discretis, sæpe
hastatim divergentibus majoribusque, interdum subelobata, hemisphæ-
rica, margineque crenulata vel integerrima, antice stomalis (semper
compositis) papulosa et cavernis filiferis instructa. Involuera semper
interradialia, conchæformia, longe bilabiata, rarius ore angustato bilabiato;
labiis sæpe armatis vel crispatis, ad latera magnis squamis ovatis vel
lanceolatis obtecta. Pistilla numerosa. Perianthia monogyna, ovata, plica-
tulo-angustata, ore parvo, interdum rostrato vel plurifido et fimbriato.
Calyptra tenera. Capsula longius peduneulala, matura exserla pendula,
fusco-brunnea, sæpe fere ad basin regulariter quadrivalvata, parietibus
crebre annulatim incrassatis, apice facile diffusis, operculo definito nullo.
Spore minute, leiredr&, in facie convexa irregulariter lamellulosæ.
Elateres semper simplices, longissimi, angusti et longissime attenuali,
bispiri.
Die Gattung Marchantia ist eine durch den Bau der Capitula, Spaltöff-
nungen und Brutbecher von den übrigen Marchantiaceen scharf ge-
trennte und leicht zu erkennende; es sind meist ansehnliche Pflanzen,
die aber nur im tropischen und subtropischen Asien und Oceanien einen
grösseren Arten-Reichthum entfalten, während die übrigen Gebiete
wesentlich ärmer an Arten sind, die dafür aber oft ein ungeheures Gebiet
besiedelt haben (March. polymorpha das ganze nördliche Waldgebiet der
Erde und die höheren Gebirge des tropischen Asiens und Amerikas,
March. chenopoda das tropische Amerika, March. cephaloscypha das ant-
arclische Gebiet Chile, Australien, Neu Seeland).
Die Verzweigung und der Bau der Frons ist von der grössten Gleich-
mässigkeil, nur die schmalen Formen haben eine etwas höher ausge-
bildete assimilierende Schicht; die Gründe dafür wurden schon bei Riccia
erwähnt; alle Arten haben eine Lichtform, mit kräftiger, ventral oft
gefärbter Frons und eine Schattenform mit breiterer, schlaffer Frons,
meist lebhafter grün gefärbt, auch auf der ventralen Seite.
Die Stomata sind meist wenig gewölbt, oft kaum über die Oberfläche
der Frons hervortretend; ihre Grösse ist bei ein und demselben Indivi-
duum sehr variabel und kann zur Diagnose daher nicht benutzt werden;
grosse Unterschiede aber zeigt der Bau der inneren Porenöffnung, welche
156
Re Se te a VI À PT RACE
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 385
der chlorophyllführenden Fadenschicht zugewendet ist und deren
Schliessung und Oeffnung (durch Quellung) regulatorisch wirkt. wie dem
Eindringen fremder Körper ein Hindernis entgegenstellt. Es sind vier
Typen in dieser Hinsicht zu unterscheiden, die keine Uebergänge zeigen
und daher zur Unterscheidung der Arten ein vorzügliches Merkmal
bilden ; die innere Oeffnung ist danach entweder von vier wurstförmigen
Fig. a. Fig. b.
Zellen gesäumt, die sich durch Quellung nur wenig verändern (Fig. a)
oder es sind vier flach-konische Zellen, welche radial mit den gerundeten
Spitzen zusammenneigen, in der oberen Hälfte frei sind und eine kleine,
in vier glatte Spalten ausgezogene Oeffnung frei lassen (Fig. b); sie
können dieslbe fast vollständig verschliessen. Ein dritter Typus ist bereits
von Preissia her bekannt; die vier konischen Zellen lassen eine kreuz-
förmige Oeffnung entstehen, die durch Quellung vollständig geschlossen
Fig. ce.
wird, die vier Lappen schieben sich dabei übereinander (Fig. c); eine ganz
abweichende Form, als vierten Typus, hat die innere Oeffnung des Porus
von M.macropora (aus Neuseeland); die kleinen zahlreichen Zellen, welche
sie umsäumen, wachsen hier zu fädigen Schläuchen aus, die dem Cen-
rum der Oeffnung radial zustreben, sich dicht übereinanderschieben und
BULL. wenn. noiss., mai 1899, 157 26
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
so die abnorm grossen Stomata wirksam gegen eindringende Fremd-
körper schützen (Fig. d).
Bei manchen Arten unserer Gattung ist die dorsale Epidermis aus
2-3 Zelllagen gebildet und bei M. Treubii trägt sie grosse, stumpf-conische,
hyaline Papillen; im übrigen ist die Oberhaut sonst einschichtig und
glatt, je nach dem Klima mit stärkeren oder schwächeren Zellwandungen
versehen.
Die Costa ist meist wenig hervortretend und dann nie sehr stark enl-
wickelt; sie trägt in ihrer ventralen Mediane einen engen und wenig
tiefen Canal, der mit den zu einem starken Strang vereinigten verdickten
Rhizoiden gefüllt ist; auch die Rhizoiden des Capitulums, welche durch
den Pedunculus hinabsteigen, sind in diesem Bündel eingeschlossen, wie
es denn leicht ist, dasselbe an der abgestorbenen Basis der Pflanze zu
fassen und bis an den Fruchtkopf unverletzt herauszuziehen; sie ver-
teilen sich hier radial nach jedem Involucrum zu, dessen Hüllschuppen
steis zahlreiche abgerissene Rhizoiden tragen; die unverdickten Wurzel-
haare, welche allein die Funktionen eines Haft- und Ernährungsorgans
ausüben, entspringen rechts und links von dem erwähnten Mittelkanal
und zwar in nur geringer Breite; sie erreichen bei manchen Arten eine
bedeutende Länge; die Wasserversorgung der Ventralschuppen und der
dünnen Seitenteile der Frons führt ein anderes System von verdickten
Rhizoiden aus, das teils der Basis, teils der Fläche der Schuppen (Fig. e)
entspringt und, schon zur Zeit ihrer Entwicklung in der Vegetation-
spitze, in den Mittelkanal eintritt. Die Mittelrippe enthält nicht selten
Sclerenchymstränge, welche sich durch Maceration leicht herauspräpa-
158
RL = 1 D À sf Æ D . se
ee LE a = .
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 387
rieren lassen; es sind mässig lange, geschlossene Gänge mit buchtigen
Erweilerungen, deren Wände braun gefärbt und stark verdickt sind:
ihr Lumen übertrifft das der übrigen Zellen nur wenig; sie verlaufen
parallel der Längsaxe der Pflanze.
Bei vielen Arten, besonders solchen trockener Gebiete, enthält die
Costa zahlreiche Schleim führende Gänge, welche ebenfalls longitudinal
gelagert sind; bei einzelnen Arten ist die Schleimentwicklung so stark,
dass aufgekochte Schnitte vertikal schwimmen und es nicht möglich ist,
sie auf die Schnittfläche zu legen, wegen des an derselben haftenden.
weit herausgequollenen, zähen Schleimes; auch die Capitula führen diese
Schleimgänge. Durch Grösse und Färbung der Zellen kann man zwei
scharf getrennte Schichten in der Costa unterscheiden, eine niedrige
ventrale und eine grössere, welche der hypoporen Schicht zunächst liegt:
sie ist dorsal sehr convex und gegen das laxe Gewebe der seitlich an-
grenzen, dünneren Seitenteile der Frons meist ziemlich deutlich ab-
geselzt; zweifellos dienen diese Zellcomplexe bestimmten Funktionen,
doch ist bis jetzt darüber, so viel ich weiss, nichts publiziert worden.
Der Stiel der Fruchtköpfe ist zwar hinsichtlich seiner Länge, Dicke
und der Ausbildung der Lippen seiner Wurzelkanäle sehr verschieden.
aber schon bei ein und derselben Art, oft innerhalb desselben Rasens,
so verschieden, dass diese Momente zur Diagnose schwer zu verwenden
sind; ebenso ist es mit dem Zellbau der Ventralschuppen, die in Folge
der Pressung, welche sie in der Scheitelfurche erfahren, sehr ungleiche
und verzerrte Zellformen aufweisen; bei manchen Arten sind die der
Basis des Pedunculus benachbarten Schuppen mächtig entwickelt und
bilden eine grosse mehrblättrige Vagina.
Die Capitula sind das wertvollste Moment zur Unterscheidung der
Arten und auf ihre Ausbildung stützt sich daher die hier folgende An-
ordnung des gesammten Materials; sterile Pflanzen sind somit in vielen
Fällen nicht bestimmbar. Dennoch ist auch die Verwertung der Capitula
mit Vorsicht zu benutzen, da es nicht selten vorkommt, dass die Anzahl
der Lappen des Capitulums variirt, sei es, dass die Pflanze bei schwacher
Ernährung eine ausgiebige und normale Ausbildung nicht zu vollbringen
vermochte, sei es, dass die Gabelung eines Astes des Capitulums hier
und da unterblieb oder später eintrat, wo dann ein stärkerer Ast an die
Stelle von zwei schmäleren trat, so dass die Anzahl der Lappen des
ganzen Garpocephalums wesentlich variirt,
Auch gehört eine grössere Kenntnis dieser Pflanzen dazu. ganz sterile
Capitula, deren Organe wegen der mangelnden Befruchtung nicht ihre
150
338 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
volle Ausbildung erreichten, oder jüngere, noch unbefruchtete Frucht-
köpfe zu deuten. Jedenfalls sind die auf pag. 5 und 6 dieses Werkes
genannten Präparations-Methoden anzuwenden.
Die fädigen Schuppen, welche das obere Ende des Pedunculus umgeben,
sind fast stets gering an Zahl und, da sie dem jungen Fruchtkopf, als
er noch auf dem Laube sass, zur Hülle dienten, später wertlos und oft
nicht mehr ganz erhalten; ganz abweichend hiervon sind die breiteren,
oft in ungeheurer Anzahl entwickelten Schuppen, welche das muschel-
förmige Involucrum beiderseits umgeben und ihm allein zur Hülle dienen;
dieses Involucrum steht stets zwischen zwei Lappen und ist jedem der-
selben mit einer Hälfte inseriert; in den Fällen, wo es unier einem
Lappen zu stehen scheint, ist derselbe als ein noch ungegabelter Ast
zu betrachten, der aber fast stets an seiner Spitze eine Einkehrbung
zeigt, die eine bereits eingetrelene, aber wenig fortgeschrittene Zwei-
teilung andeutet.
Die Elateren und Sporen sind von grosser Gleichförmigkeit, so weit
ich sie gesehen; leider sind sie von vielen Arten nicht bekannt und ist
bei dieser durchweg diœcischen Gattung viel, und mehr als das reiche
vorhandene Material erwarten liess, nachzutragen.
Mit Bezug auf die hier folgenden Beschreibungen habe ich nur zu
bemerken, dass ich den Teil der unsymetrischen Capitula, welcher in
den Pedunculus übergeht, die Basis genannt habe; die Epidermis, mit
welcher stets die dorsale gemeint ist, bezeichnete ich mit valida in allen
Fällen, wo deren Zellen starke Wandverdickungen zeigen, im Gegensatz
zur Epidermis tenera mit unverdickten Zellwänden, wie ich in gleicher
Weise, um Wiederholungen zu vermeiden, für die ringförmigen Ver-
dickungen der Kapselwand kurzweg capsula laxe oder crebre annulata
gewählt habe.
Marehantia.
A. Capitula © symmetrica.
j. Capituli lobi convoluto-teretes (in una carinati).
a. Porus internus eruciatus.
1. Marchantia cephaloscypha app. magna, integerrima.
2. Marchantia Kirkii app. parva, integerrima.
3. Marchantia lamellosa app. erebre denticulata.
160
Le
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 389
b. Porus internus quadratus, cell. angustis formatus.
. Marchantia polymorpha capit. J' symmetrica.
. Marchantia tabularis capit. g' palmatifida.
. Marchantia plicata app. grandicellularia.
. Marchantia amboinensis lobi capil. carinatı.
Æ
Oz
A ©
II. Capituli lobi plano-lineares.
a. Capituli centrum integrum magnum.
8. Marchantia planiloba app. dentata.
9. Marchantia foliacea app. subintegra.
10. Marchantia multiloba, lobi angustissimi numerosi.
b. Capituli centrum integrum parvum.
2 11. Marchantia grossibarba.
12. Marchantia assamica.
Ill. Capituli lobi plano-obcuneati.
a. Capitula parva, valde convexa, lobis gibbos's.
13. Marchantia papillata.
b. Capitula parva, lobis planıs.
2. PORUS INTERNUS CRUCIATUS.
14. Marchantia squamosa. Capitula parva.
15. Marchantia planipora. Capitula magna.
#. PoRUS INTERNUS % CELLULIS CONICIS CLAUSUS.
16. Marchantia Wilmsii.
7. PORUS INTERNUS QUADRATUS # CELL. ANGUSTIS CIRGUMDATUS.
17. Marchantia cuneiloba app. longe fimbriata.
18. Marchantia domingensis app. acuta, invol. fimbriata.
19. Marchantia Elliottii app. acuta, invol. integ. plana.
20. Marchantia globosa app. acuta, invol. integ. crispa.
21. Marchantia rubribarba app. obtusa, denticulata.
22. Marchantia simlana app. obtusa, minute erenulala.
23. Marchantia subandina app. obtusa grosse papulosa.
IV. Capitula breviloba vel subintegra.
a. Porus internus cruciatus.
=
24. Marchantia fusca capitula hemisphærica.
25. Marchantia paleacea capil, plano-convexa.
b. Porus internus quadratus, 4 cell, angustis formatus.
26. Marchantia brasiliensis capit. subintegra.
27, Marchantia Pappeana capit. breviloba barba tenuis.
28. Marchantia umbellata capit. breviloba, barba maxima.
29. Marchantia Miqueliana capit. ignota.
'. Porus internus cellulis plano-conicis clausus.
30, Marchantia parviloba app, cordata, acuta,
31. Marchantia viridula app. maxima, oblonga.
161
390
32.
33.
JL.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Marchantia.
Marchantia subintegra capit. hemisphærica 4 loba.
Marchantia Bescherellei capit. subplana, crenato-lobata.
Marchantia crenata capit. hemisphærica, 6 crenala.
B. Capitula © asymetrica.
V. Capituli lobi lineares.
JD.
36.
37.
38.
39.
40.
41.
42.
Marchantia geminata capit. prof. 4 loba app. ovata acuta.
Marchantia sciaphila capit. prof. % loba, app. lanceolata.
Marchantia Treubii capit. prof. % loba epid. papillata.
Marchantia macropora cap. prof. % loba. Stomaia filifera.
Marchantia vitiensis cap. breviter 5 loba app. parva cuspidata.
Marchantia Wallisii cap. ad med. 8 loba app. subinlegra.
Marchantia Fargesiana cap. ad med. 9 loba app. magna denticulata.
Marchantia diptera cap. ad med. 11 loba app. cordif. integerrima.
VI. Gapituli lobi obcuneati.
a. Porus internus cruciatus.
43.
Ah.
49.
Marchantia nepalensis cap. 9 lobata, lobis truncatis.
Marchantia nitida cap. 9 lobata, lobis bifidulis.
Marchantia tholophora cap. alte conica.
b. Porus internus cellulis conicis clausus.
6.
A7.
Marchantia tosana capit. 6 loba, lobis truncatis.
Marchantia disjuncta capit. 10-11 loba, lobis rotundato-truncatis.
c. Porus internus quadratus, cell. angustis formatus.
h8.
49.
50.
51.
92.
99.
I.
DD.
Marchantia Schadenbergii append. fimbriata.
Marchantia palmata cap. lobi sublineares, invol. integra crispata.
Marchantia linearis cap. lobi sublineares, invol. ciliata.
Marchantia Lecordiana cap. lobı stipitati abrupte ampliati.
Marchantia caracensis cap. lobi late obcuneati.
Marchantia Kærnbachii cap. lobi ad ?/s liberi, bifiduli.
Marchantia angusta cap. lobi ad !/2 liberi, bifiduli.
Marchantia furciloba cap. lobi ad Y/3 liberi, bifiduli.
VII. Gapitula disciformia breviloba.
56.
97.
58.
59.
60.
61.
62.
Marchantia chenopoda cap. breviter à loba, lobis rotundatis.
Marchantia hexaptera cap. breviter 6 loba, lobis bifidulis.
Marchantia pileata cap. breviter 6 loba, lobis obtusis.
Marchantia samoana cap. breviter 6 loba, lobis truncatis.
Marchantia subgeminata cap. plana, 9 loba, lobis breviss. bifidulis.
Marchantia peruviana cap. ignota.
Marchantia Notarisii cap. ignota.
C. Incertæ sedis.
a. Porus internus eruciatus.
63.
Marchantia oregonensis. Amer. septentr.
162
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 391
b. Porus internus cellulis conicis clausus.
6%. Marchantia pallida. Australia.
65. Marchantia vaginata. Japonia.
e. Porus internus quadratus, cell. angustis formatus.
66. Marchantia acaulis. Malacca.
67. Marchantia cataractarum. Java.
a. Gapitula fem. symmetrica.
I. Capituli lobi convoluto-teretes in una carinati.
1. Marchantia cephaloscypha St. Hedwigia 1885, n° 4, p. 3.
Major vel maxima, robusta et tenax, olivacea vel fusco-viridis. Frons
ad 6 cm. longa, 15 mm. lata, costa crassa haud producta, sensim in
alas crassas attenuata. Epidermis valida. Stomata parva, creberrima,
parum prominula, ore interno cruciato. Appendicula squamarum magna,
cordiformia vel late ovata, cellulis a centro ad marginem sensim sensim-
que minoribus, ipso margine minimis, integerrima rosea vel hyalina.
Pedunculus carpocephali Q ad 4 cm. longus, validus, apice paleis lanceo-
latis hyalinis sparsim barbatus. Capitula fem. 9 radiata, centro parum
umbonato, radiis leniter decurvis haud papillatis. Involuera dimidio lobo-
rum breviora, hyalina, lobulata, lobulis irregulariter fimbriatis. Per.
hyalina, ore parvo integerrimo. Capsula fusco brunnea, ereberrime annu-
lata. Spore 18 y, glaberrimæ. Elateres 440 y. Capitula g' symmetrica,
brevipedunculata, femineis submajora, ad '/s octolobata, lobis ovatis
latiuscule marginatis. Scyphuli crassi, nodulosi i. e. basi apiceque con-
tracli, apice ipso plano-discoidei ibidemque margine spinosi.
Hab. Australia, Tasmania, Nova Zelandia, Fuegia, Patagonia, Chile,
ubique haud rara.
2. Marchantia Kirkii St. n. sp.
Major, valida, olivacea, postice concolor. Frons ad 5 em. longa, 7 mm.
lala, costa crassa, bene producta, sensim in alas validas attenuata. Sto-
mala parva, ore interno eruciato. Epidermis valida i. e. wqualiter
incrassala, Appendicula squamarum subparva, ovala, acuta, integerrima,
celulis ubique æquimagnis formata, arcte constricta. Pedunculus carpo-
cephali validus, ad 3'/ em. longus, in statu juniore lanatus, subinde
163
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
fere nudus, apice paleis hyalinis vel purpureis dense barbatus. Capitula
fem. magna, 9 lobata, (radiata) lobis angustis, subteretibus, centro
integro umbonato plus duplo longioribus; haud papillatis. Involucra lobis
capituli parum breviora, parvilobulata, lobis breviter ciliatis, coloratis.
Per. ore parvo contracto-plicatulo. Capsula viridis usque ad basin fere
regulariter % valvala, valvulis creberrime annulatis. Elateres 670 y.
Spore 13 y, læves, sulphureæ. Capitula g' parva, 6 lobata, lobis
rotundatis integerrimis parum discretis. Scyphuli breviter dentato-ciliati.
Hab. New Zealand (Helms) Stewart-Island (Kirk.).
M. cephaloscyphæ simillima; differt præcipue squamis parvi-appendicu-
latis, appendiculis æqualiter reticulatis, acutis.
3. Marchantia lamellosa lipe. et G. Syn. Hepal., p. 527.
Maxima, ad 7 cm. longa et 15 mm. lata, viridis vel olivacea. Frons pro
planta tenuis, costa humilis et alis parum validior, margine plicatulo-
dentato. Stomata parva, humillima, ore interno cruciato. Epidermis tenera.
Squamæ ventrales magnæ, appendiculo magno subrotundo, irregulariter
denticulato, cellulis a centro ad marginem decrescentibus, ipso margine
exiguis, ceterum pluriseriatæ late insertæ et totam superficiam posticam
tegentes (unde nomen «lamellosa ».
Pedunculus carpoc. ad 6 cm. longus, maxime crassus (l mm. in dia-
metro) subniger, nudus, apice paucis paleis filiformibus barbatus. Capitula
fem. 11 lobata (radiata) lobis subteretibus e lata basi sensim acuminatis,
papillatis. Involuera ad medium loborum protracta, hyalina, profunde
inciso-lobata, lobis irregulariter fimbriatis. Perianthia hyalina, ore con-
tracto parvo integerrimo, Capsula dilute brunnea, annulis minus validis,
haud colcratis. Spore 14 u pallide brunneolæ, læves. Elateres 740 y.
concolores. Capitula g brevius pedunculata, parva, disciformia, brevis-
sime 8 lobata, lobis rotundo-prominulis.
Hab. Andes quitenses (leg.?). Columbia (Moritz).
4. Marchantia polymorpha L. Sp. pl. IL p. 1603.
Major, viridis, medio antico sæpe linea fusca notata. Frons ad 4 cm.
longa, 10 mm. lata, valida, costa parum crassa, longe in alas validas atte-
nuata. Stomala subparva, parum prominula, ore interno % cellulis angustis
circumdato. Cellulæ epidermidis valide. Appendicula squamarum hyalina
vei plus minus colorata, subrotunda, minute crenulata, cellulis marginali-
bus multo minoribus. Pedunculus carpocephali validus, ad 3 cm. longus,
nudus, apice paleis hyalinis filiformibus sparsim barbatus. Capitula fem.
164
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 393
novem lobata, lobis vix acuminatis, subteretibus, papillatis. Involuera
usque ad medium radiorum protracta, lobata, lobis profunde bifidis.
spinoso-ciliatis, s@pe fere pinnatim spinosis. Perianthia hyalina, ore
parvo integro. Capsula fusco-brunnea, valvulis crebre annulatis. Spore
13 u Slave. Elateres 400 u. Capitula g' winus longe pedunculata, pro
more pedunculo 15 mm. longo, magis lenui quam in capıt. femineo,
disciformia, 8 lobata, lobis apice rolundatis, vix ad medium solutis. Scy-
phuli margine breviter lobati, lobis triangulatis, acuminatis, basi breviter
spinulosis.
Hab. Europa, Asia et America septentrionalis. Japonia (Sapporo
Faurie Makino), Himalaya (Hooker, Duthie), Java (Junghuhn), Alaska
(Krause), Costarica (Pittier), Labrador (Ahles), Acores (W. H. Brown),
California (Bolander), Caucasus (Levier).
5. Marchantia tabularis Nees. Hep. Eur. IV, p. 71.
Syn. : M. Berteroana L. et L. in Lehm. Pug. VI, p. 21 (teste Schiffner').
Major, tenuis, viridis, margine rubescens; costa bene evoluta et multo
crassior quam ale. Frons ad 4 cm. longa, 10 mm. lata. Stomata parva,
majora (amen quam in M. polymorpha, parum prominula, ore interno
minimo, 4 cellulis plano-conicis eircumdato. Epidermis tenera. Squamæ
posticæ hyalinæ, appendiculo roseo magno, reniformi, integerrimo, cellulis
parvis 3 seriatis marginato. Pedunculus carpoc. ad 3 cm. longus, validus.
apice paucis paleis hyalinis filiformibus barbatus. Capitula fem. 9 lobata,
majora quam in M. polymorpha, lobis basi angustis superne clavatim
ampliatis, haud papillatis, profunde discretis, teretibus. Involuera radiis
parum breviora, hyalina, breviter lobata, lobis breviter fimbriatis. Per.
magna, ore amplo plicatim contracto integro. Gapitula mascula brevi-
peduneulata, palmatim sex lobata, lobis late ligulatis. ad medium solutis,
margine crispalulis. Scyphuli patelliformes, margine profundius lobati,
lobis longe selaceis, basi grosse spinosis. Capsulæ mature ignotæ.
Hab. Prom. bon. spei. (Preiss. Ecklon, Drege, Rabenhorst fil), Trans-
vaal (Rehmann), St. Helena (W. H. Brown).
6. Marchantia plicata N. et M. Ann. sc. nat. IX, p. 43.
Major, viridis, tenuis, Frons ad 7 cm. longa, 8 mm. lata, margine
minute pliealula; costa minime produeta, alis validis vix crassiore.
Slomala numerosa, humillima, majora, ore interno quatuor cellulis
anguslis eireumdato, Cell, epidermidis teneræ, Squamæ posticæ plurise-
rialæ, late insert, appendiculis magnis, subrotundis, obtusis, margine
165
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
crebre irregulariterque denticulatis, cellulis centralibus amplis, versus
marginem diminutis, ipso margine multoties minoribus. Pedunculus fem.
ad % cm. longus, validus nudus, apice paleis linearibus, longis lanatim
contorlis barbatus. Capitula fem. magna, Ylobata, lobis anguste teretibus,
haud papillatis, acuminatis, ad 8 mm. longis. Involucra lobis duplo bre-
viora, hyalina, breviter lobata, lobis angustis, contiguis, remote pinnatim
laciniatis sepe purpureis. Capitula S minora, disciformia, 9-11 lobata,
lobis ligulatis, ad '/s solutis. Scyphuli «margine grosse serrati, extus
minute papillosi» (Spruce).
Hab. Quito (Ortoneda, Spruce) Nova Granada (Lindig), Peru (d’Orbigny),
Merida (Moritz).
7. Marchantia amkoinensis Mont. Ann. sc. nat. 1838, p. 45.
Major, sed minus lata, gracilis, flavovirens, tenuis. Frons ad 5 cm.
longa, 4 mm. lata, multiramosa; costa angusta, leniter producta, sensim
in alas attenuatas excurrens. Siomata magna, vix prominula, ore interno
magno % cellulis angustis circumdato. Epidermis tenera. Squamæ posticæ
parvæ, purpureæ, appendiculo ovato, circumeirca dense angusteque
spinosa, spina terminali longiore. Pedunculus carpocephali brevis, ad
40 mm. longus, tenuis breviter paleaceus, paleis linearibus, purpureis,
breviter barbatus. Capitula Q pro more solum 4% lobata, normaliter
S lobala, lobis in plano anguste triangulatis, ob latera decurva condupli-
calim carinatis, profunde solutis, apice sensim attenuatis. /nvolura magna
lobis parum breviora, hyalina, ore amplo crispato-plicatulo, integerrimo.
Reliqua desunt.
Hab. Amboina (La Billardière).
Ich habe das Original in Händen gehabt und an den zahlreichen Capi-
tulis keinen gefunden, welcher mit der Beschreibung der Synopsis über-
einstimmt; alle diese Capitula waren unbefruchtet und mangelhaft ent-
wickelt, so dass bessere Exemplare hierüber erst Licht verbreiten
müssen; jedenfalls sind aber die lobi capituli cuneatim angustati und
nicht obcuneali, wie bei so vielen anderen Arten.
II. Capituli lobi plano-lineares.
8. Marchantia planiloba St. in Engler, Bot. Jahrb. VII, p. 90.
Major, dilute viridis, tenuis. Frons ad 4 cm. longa, 5 mm. lata, costa
parum prominente, sensim in alas attenuatas abeunte; cellulæ epider-
166
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 395
midis teneræ. Stomata majuscula, ore interno 4-5 cellulis plano-conieis
eircumdato. Appendicula squamarum parva, subrotunda, margine dentata,
cellulis subæquimagnis majuseulis formata. Pedunculus carpocephali fem.
validus, ad 3'/2 em. longus, ubique brevipaleatus, barba apicalis longa,
hyalina, paleis linearibus. Capitula fem. novemlobata, disco centrali
magno alte convexo, lobis disco duplo brevioribus, late linearibus, sub-
planis, recte truncatis. Involuera hyalina, ore fimbriato. Perianthia
hyalina, ore contracto-plicato breviter fimbriato. Capsula fusco-brunnea,
parietibus laxe annulatim incrassalis. Spore 25 y, vermiculariter lamel-
late. Elateres 680 y. Capitula masc. palmatifida, lobis 6-7 usque ad
basin fere solutis, lanceolatis, 12 mm. longis. Scyphuli margine lobati,
lobis triangularibus acutis.
Hab. Africa, Ins“ San Thomé (Moller, Quintas), Angola (Welwitsch),
Kamerun (Dusen, Preuss, Staudt, Zenker), Togo (Büttner), Kilimandscharo
(Volkens), Undussuma (Stuhlmann), Runssoro (Stuhlmann).
9. Marchantia foliacea Mitt. Fl. N. Zel. I], p. 168.
Major, dilute viridis, postice fusco-purpurea; Frons ad 5 cm. longa,
10 mm. lata, crassa, costa lala, valde producta et omnium maxima, in
alas validas sensim abeunte. Epidermidis cellulæ teneræ. Stomata magna
ore interno subquadrato, 4 cellulis ovalibus circumdato. Appendicula
squamarum majuscula, sanguinea, ovata, apiculata, margine integerrima,
repando angulata, cellulis majusculis subæquimagnis formata. Pedunculus
carpocephali validus ad 3 cm. longus, paucipaleatus, coloratus, apice
breviter barbatus, paleis linearibus, purpureis; paleæ involucrales pur-
pureæ lanceolatæ, cuspidal®. Capilula fem. magna, 9 lobata, centro
magno valde convexo, lobis disei diametro duplo brevioribus, breviter
linearibus, recle truncatis, s@pe valde irregularibus ad 2 vel 3 confluenti-
bus; involuera 8, fusco-purpurea, ore magno breviter lobato, lobis longe
fimbriatis, laciniis haud pinnatim dispositis. Perianthia colorata, ore
fisso, laciniis brevibus fimbriatis. Gapitula g' parva, brevipeduneulata,
disciformia, sexloba, lobis ovalis ad medium solutis. Scyphuli dentato-
eiliati.
Hab, New Zealand (Colenso, Kirk, Petrie, Helms), Tasmania (Wey-
mouth).
10, Marchantia multiloba St. n. sp.
Medioeris, fusco-viridis, postice haud colorata. Frons ad 2 cm. longa,
> mm. lala, angusta, valida; costa lala, bene producta, alis tenuibus
167
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
costæ æquilatis. Epidermidis cellulæ teneræ. Stomata magna, humilia,
ore interno 5 vel 6 cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum
fusco-purpurea, majuscula, oblonga, acula, margine irregulariter spinosa
et dentata, cellulis oblongo-hexagonis æquimagnis formata. Pedunculus
carpocephali tenuis, ad 15 mm. longus, ubique paucipalealus, barba api-
calis paleis filiformibus brevibus formata, paleæ involucrales breviter
lanceolatæ, violaceæ cuspidatæ sæpe longe bifidæ, margine repando-
angulatæ. Capitula fem. majuscula, 11-13 lobala, centro integro magno
valde convexo, late conico. lobis centri diametro parum brevioribus,
anguste linearibus, apice truncatis. Involucra integerrima hyalina, cellulis
prominulis erenulata. Capitula masc. femineis æquimagna usque ad cen-
trum fere sexloba, lobis angustis divergentibus. Scyphuli margine
crebre dentati, dentibus 6-8 cellulas longis, basi 3 cell. latis Reliqua
desunt.
Hab. Nova Gwinea (Macgregor, Armit, Lauterbach, Hellwig), Luzon
(Loher).
11. Marchantia grossibarba St. Soc. nal. Cherbourg XXIX,
DA
Mediocris. gracilis, dilute viridis, postice haud colorata. Frons ad 3 em.
longa, 3 mm. lala, tenuis; costa humili, haud producta, sensim in alas
valıdas abeunte. Epidermis tenera. Siomata majuscula, parum promi-
nentia, ore interno 4 cellulis angustis circumdato. Appendicula squama-
rum majuscula, late ovata, obtusa, margine crebre denticulata, cellulis
marginalibus quam reliquæ multo minoribus. Pedunculus carpocephali
validus, ad 25 mm. longus, nudus, apice paleis filiformibus barbatus;
paleæ involucrales numerosissim&, confertissimæ, oblongo lanceolatæ,
lobatæ et plurifissæ, laciniis denticulatis purpureis. Capitula fem. minora,
11 lobata, centro parvo, convexo, lobis centri diametro longioribus,
anguste linearibus, truncatis. Involuera hyalina, ore amplo integerrimo,
plicatulo-crispato. Perianthia purpurea, ore parvo, integro, contracto
plicatulo. Scyphuli creberrime minuteque denticulati, dentibus 1-2 cellulas
longis.
Hab. China, Yuennan (Delavay).
12. Marchantia assamica Griff. Notulæ, p. 327 ce. ic.
Major, magnitudine M. polymorphæ squamis posticis magnis, imbricatis,
purpureis, appendiculo magno, rotundato acuto. Capitula feminea longe
pedunculata, pedunceulis crassis, apice purpureo paleatis, 10 lobata, centro
168
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 397
convexo subconico, lobis apice plano-explanatis, truncalis vel obsolete-
emarginalis.
Hab. India orient. ad Flum. Burramputer et Koondil (Griffith).
Die Pflanze liegt in keinem europäischen Herbar; ich habe die Diagnose
excerpirt und nach den Abbildungen einiges hinzugefügt, so dass es
vielleicht möglich sein wird, die Pflanze wiederzuerkennen, falls aus
jenem selten bereisten Gebiete etwas nach Europa gelangt.
III. Capituli lobi plano-obcuneati.
13. Marchantia papillata Raddi. Soc. It. Modena XIX,
p. 44.
Minor, angusta, fusco-viridis, postice fuscescens. Frons ad 3 cm. longa,
4 mm. lata, valida, costa crassa, pro planta latissima, postice plano-con-
vexa, abrupte in alas breves validas transeunte. Epidermis tenera. Stomata
majuscula, ore interno 6 cellulis angustis eircumdato. Appendicula squa-
marum majuscula, late ovata, acuta, regulariter parvidentata, cellulis
parvis marginata. Pedunculus carpocephali validus, ad 3 em. longus,
paleis brevibus hirlus, apice paleis filiformibus barbatus, paleæ involu-
crales valde numerosæ, late lanceolatæ, acuminatæ. confertissimæ, pur-
pureæ, margine dentatæ. Capitula fem. parva, 9 lobata, centro convexo,
medio conice umbonato, lobis contiguis obconicis, apice truncato-rotun-
datis vel leniter emarginatis, decurvis, medio gibbis, apice plano-patulis.
Involucra hyalina, cellulis longius prominentibus crenalo-papulosa. Scy-
phuli minute denticulati.
Hab. Brasilia Rio Janeiro (Roosmalen, Ule), Paraguay (Balansa),
Mexico (G. H. Schultz).
4. Marchantia squamosa |. L. in Lehm. Pug. IV, p. 12.
Medioeris, antice dilute viridis, postice fusco-purpurascens. Frons ad
25 mm. longa, 5 main. lata, tenerrima, costa angusta, haud crassa sed
bene produela et abrupte in alas tenerrimas abeunte. Epidermis tenera.
Stomata parva, parum prominentia, ore interno erucialo, Appendicula
Squamarum maxima, cordiformia, parum repanda, subintegerrima, cellulis
majuseulis wquimagnis conflata, Pedunculus carpocephali validus ad
15 mm. longus, ubique lanatim paleaceus, barba apicalis et involueralis
paleis similibus longis et anguste linearibus formata. Capitula fem.
parva, 9 lobata, centro parvo, lobis sublinearibus, apice cuneatim dilatatis
169
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
recte truncatis decurvulis. Involucra hyalina longe fimbricata. Reliqua
desunt.
Hab. Brasilia (Raddi).
15. Marchantia planipora St. nsp.
Major, viridis, postice fusco-purpurascens. Frons ad 5 cm. longa, 7 mm.
lala, costa valida, lata, late convexo-producta, sensim in alas validas
excurrens. Epidermis tenera; stomata parva, numerosa, vix prominula,
ore interno cruciato. Appendicula squamarum magna, cordata, rotundata,
basi valde constricta, integerrima, parvis cellulis marginata, cellulis
centralibus multo majoribus. Pedunculus carpocephali crassus, longissimus
(ad 7 cm.) paueis paleis barbatus, ceterum nudus. Capitula 2 magna,
9lobata, centro majusculo, lobis centro longioribus, oblongo-obcuneatis,
contiguis, sub apice repando-angulatis, subdenticulatis, ceterum validis
convexo-costatis. Involucra hyalina, breviter ciliata. Perianthia hyalina,
ore parvo integro. Capsula brunnea, crebre annulata. Sporæ ignotæ.
Elateres 640 y. Reliqua desunt.
Hab. Japonia (Ahlburg, Jnouë).
16. Marchantia Wilmsii St. Hedwigia, 1892, p. 126.
Major, dilute viridis, postice fuscescens. Frons ad 4 cm. longa, 7 mm.
lata, tenuis; costa haud crassa. sed distincte convexo producta sensim in
alas tenues excurrens. Epidermis tenera. Stomata majuscula, parum
prominentia, ore interno 4 cellulis plano-conicis circumdato, Appendicula
squamarum late cordiformia, acuta, margine regulariter breviterque den-
tata, cellulis majusculis subæquimagnis conflata. Pedunculus carpoce-
phali validus ad 3 cm. longus, nudus, apice. paleis filiformibus brevibus
barbatus, paleæ involucrales breves, confertæ et numerosissimæ, late
lanceolatæ acuminatæ vel longe bı-trifide. Capitula fem. magna
9 lobata, centro magno valde convexo, lobis ex angusta basi optime cune-
atim ampliatis, apice rotundatis contiguis, basi sinu rotundato discretis.
Involucra margine cellulis prominulis longe papulosa. Perianthia hyalina,
ore contracto integro. Capsula fusco-brunnea, crebre annulata. Sporæ
sulphureæ papillatæ 35 u. Elateres flavescentes 600 u. Capitula maseula
femineis æquimagna, brevius pedunculata, palmatifida, 8 lobata, lobis
vix ad medium solutis, ut in femineis sinu rotundato discretis. Scyphuli
margine creberrime breviterque ciliati, ciliis 3 cellulas longis.
Hab. Transvaal (Wilms, Maclea).
170
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 399
17. Marchantia cuneiloba St. nsp.
Medioeris, antice viridis, postice concolor. Frons ad 4 mm. longa, 5 mm.
lata, erassa. postice subplana; costa vix producta, ale crassæ, margine
breviter acuminatæ. Epidermis valida. Stomata majuscula, valde convexa.
ore interno quator cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum
purpurea, magna oblonga vel anguste oblonga, apice longe setacea,
margine magnis laciniis subpinnata, cellulis elongatis ubique æquimagnis
ædificata. Pedunculus carpocephali validus, paleaceus, ad 2 cm. longus.
apice paucis paleis filiformibus barbatus, paleæ involucrales purpure®.
oblongæ, cuspidatæ, sepe profunde bifidæ, grosse dentatæ. Capitula fem.
majora. 9 lobata, disco centrali magno, valde convexo, lobis remotius-
eulis, disci diametro brevioribus, apice leniter cunealim ampliatis decur-
vulis. Involuera discum parum superantia, ore integro, rotundatim lobato,
erispato. Capitula mascula femineis majora, palmatifida, lobis ad 9, ad
?/; solutis angustis, apice palmatim approximatis, basi hastatim diver-
gentibus. Scyphuli minute dentato-ciliati.
Hab. Japonia, Liu-Kiu Insulæ (Makino. Ferrie). Formosa {A. Henry).
13. Marchantia domingensis L. et L. in Lehm. Pug. VI, p. 22.
Syn. : Marchantia inflexa M. et N. Ann. sc. nat. IX, p. 45.
Marchantia linearis L. et L. pp. (quoad pl. americanam).
Minor, dilute vel flavo viridis, postice fusca. Frons ad 2 cm. longa,
4 mm. lata, valida, costa parum prominens, sensim in alas validas atte-
nuata. Epidermis valida, interdum 2 cellulas crassa. Stomata magna, ore
interno quadrato, 4 cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum
magna, ovato-oblonga, cuspidata, irregulariter, crenato-denticulata, cellulis
minoribus marginata. Pedunculus carpocephali tenuis, 15 mm. longus,
paleis hyalinis hirtus, apice similiter barbatus, paleæ involucrales lanceo-
lat», cuspidatæ vel longe setaceæ. Capitula fem. parva, 9 lobata, centro
integro majusculo, lobis divergentibus, linearibus, apice parum obcuneatis,
truncatis vel 2 vel 3 dentatis, centri diametro subaquilongis. Involuera
hyalina, breviter fimbriata. Reliqua ignota.
Hab. Insule Indie occid. S' Christoph (Breutel), S'® Domingo (Eggers),
Dominica (Eggers), Puerto Rico (Sintenis), Martinique (Sieber, Belan-
ger, Merat, Plée), Haiti (Ehrenberg), Mexico (GC. H. Brandt).
M. Domingensis liegt im Herb. Nees auch unter dem Namen M. palmata
ex Insula Java leg. Sieber, in Folge des bekannten Irrtums Siebers, der
die Herkunft seiner Pflanzen auf der Reise nicht notiert und sie später
ad libitum dazu gesetzt hat,
400 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Marchantia.
19. Marchantia Elliotii St. n. sp.
Minor, dilute viridis vel flavo-virens, postice haud colorata. Frons ad
25 mm. longa, 4 mm. lala. Costa angusta, bene producta, alis tenuibus,
Epidermis tenera, stomata humillima, majora, ore interno, 4 cellulis
anguslis circumdato. Appendicula squamarum magna, subrotunda, arcte
constricta, margine dense regulariterque spinosa, spinis brevibus validis.
Pedunculus carpocephali validus ad 3 cm. longus, paleis filiformibus
hirtus, apice similiter barbatus, paleæ involucrales late lanceolatæ, cuspi-
datæ vel longe setaceæ. Capitula fem. majuscula, 9 lobata, centro integro
lato, medio umbonata, lobis centri diametro duplo brevioribus, sinu
rotundato discretis, basi convexis apice applanatis, cuneatim dilatatis.
Involuera hyalina, ore mtegerrimo haud crispato. Perianthia ovata, ore
rostrato, flavescentia. Capsula fusco-brunnea, crebre annulata. Sporæ
27 1, flavæ asperæ. Elateres 660 u. Scyphuli creberrime ciliolati, cils
2-3 cellulas longis. Reliqua desunt.
Hab. Dominica (Elliot.).
20. Marchantia globosa Bridel. Syn. Hep., p. 531.
Minor, gracilis, antice pallide-virens, vel pallide flavicans, postice pur-
purea. Frons 4 cm. longa, 6 mm. lata, costa crassa, valde producta, sensim
in alas tenues excurrente. Epidermis valida. Siomata magis prominula,
ore interno subquadrato, & cellulis ovalibus circumdato. Appendicula
squamarum majuscula late ovata acula, crebre et valide spinosa, dilute
purpurea. Pedunculus carpocephali ad 5 cm. longus, validus, nudus, paleis
longis hyalinis filiformibus barbatus, paleæ involucrales lanceolatæ, hya-
line, apice longe setaceæ. Capitula fem. minora, 9 lobata, centro magno
9 costato, lobis centri diametro æquilongis, late linearibus, apice cuneatim
dilatatis, rotundato-truncatis. Involucra hyalina, magna, margine integer-
rima crispatulo-plicata. Perianthia hyalina, ore contracto integerrimo.Sporæ
28 y brunneæ, vermiculariter lamellatæ. Elateres 550 y. Capsula profunde
quadrivalva, fusco brunnea, parietibus creberrime annulatis. Capitula S
femineis submajora, brevius pedunculata, fere ad centrum sexlobata, lobis
linearibus divergentibus. Scyphuli patelliformes, margine integerrimi.
Hab. Insulæ Mascarenæ (Delessert, Robillard), Mayotte (Boivin), Nossi-
Be (Boivin), Africa orient. Butumbi, Uluguru, Undussuma, Bukoba
(Stuhlmann).
21. Marchantia rubribarba St.n. sp.
Major, viridis, flaccida. Frons ad 4 cm. longa, 6 mm. lata, tenuis. Costa
172
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 401
haud producla, sensim in alas attenuata. Epidermis tenera. Stomata
humillima, poro interno quatuor cellulis angustis circumdato. Appendieula
squamarum magna, subrotunda, grosse obluseque dentata, cellulis æqui-
magnis formata. Pedunculus fem. tenuis, 15 mm. longus, nudus, apice
paleis lanceolalis purpureis brevibus barbatus. Capitula feminea sym-
metrica, 9 lobata, lobis radiatim contiguis, late obcuneatis, apice truncatis,
tenerrimis, viridibus, lamellis perlucentibus striolatim reticulatis, centro
umbonato parvo. Involucra hyalina, breviter incisa vel repanda, lobulata,
lobis parvicrenulatis. Perianthia ore parvo tubuloso. Scyphuli crebre
eiliati, eiliis 5-6 cellulas longis. Reliqua desunt.
Hab. Nova Guinea (W. Fitzgerald) in rupibus humidis.
22. Marchantia simlana St. n. sp.
Minor, dilute viridis, postice purpurascens. Frons ad 2 cm. longa,
4 mm. lata, tenuis. Costa humilis, haud prominens, sensim in alas validas
altenuata. Epidermis tenera. Stomata majuscula, parum prominentia, ore
interno 5 cellulis angustis eircumdato. Appendicula squamarum majus-
cula, late ovala, acuta, margine minute crenulata, cellulis parvis marginata.
Pedunculus carpocephali tenuis, brevis, ad I cm. longus, nudus, apice
paleis filiformibus barbatus; paleæ involucrales late lanceolatæ cuspidatæ
vel longe selaceæ. Capitula fem. parva, 9 lobata, centro integro majus-
eulo, lobis centri diametro æquilongis, linearibus, remotiusculis subplanis,
apice leniter cuneatim ampliatis. Involuera hyalina, lobulata, lobis fim-
briatis; reliqua desunt.
Hab. Himalaya, Simla (Brandis).
23. Marchantia subandina Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885,
. 561.
Minor, gracilis, viridis, postice haud colorata. Frons ad cm. longa,
—_
=
—
3 mm, lala, valida, costa lala, convexo-producta, sensim in alas æquilatas
altenuala. Epidermis tenera. Stomata minuta et humillima, ore interno
quatuor cellulis angustis circumdato, Appendicula squamarum parva, late
ovala, oblusa, margine cellulis longis prominulis grosse papulosa, cellule
centrales marginalibus majores. Pedunculus carpocephali tenuis ad 2 em.
longus, nudus, paleis purpureis filiformibus barbatus; paleæ involuerales
lanceolate, erenulate, subdentate, apice selacew. Gapitula feminea parva,
9 lobala, centro integro majusculo, convexo, lobis centri diametro parum
brevioribus, lineari-obeuneatis, subplanis, apice truncato-rotundatis. In-
voluera hyalina, ore integerrimo, « Perianthia apice inæqualiter 5 fida,
BULL. mens. norms,, mai 1899. 173 97
402 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Marchantia.
Capsula rufa, trabeculata. Spore fulvæ, scaberulæ, mediocres. Elateres
elongati, monospiri» (teste Spruce). Capitula mascula femineis multo
majora, breviter pedunculata, 6-8 radiata, centro integro parvo, lobis
diametro centri duplo longioribus, linearibus, divergentibus, geminatim
approximatis.
Hab. Andes Peruviani ad flum. Huallaga (Spruce).
IV. Capitula breviloba vel subintegra.
24. Marchantia fusca Si. n. sp.
Magna, fusco-viridis, postice fusco-purpurascens. Frons ad 4 cm. longa,
40 mm. lala, margine sæpe crispata, valida. Costa crassa, haud tamen
producta, sensim in alas valde attenualas excurrens. Epidermis tenera.
Stomata parva, parum prominula, ore interno parvo cruciato. Appendicula
squamarum magna, ovato-rotunda, obtusa, integerrima, cellulis mediocri-
bus ubique fere æquimagnis formata. Pedunculus carpocephali brevis-
simus, ad 7 mm. longus, paleis longis purpureis hispidus, apice paleis
similibus longe barbatus; paleæ involucrales late lanceolatæ, longe
cuspidalæ, apice setaceæ, valde numerosæ conferlissimæ. Capitula fem.
magniludine mediocri, hemisphærica, omnino elobata, margine perfecte
integerrimo. Involuera hyalina, margine profunde lobata, lobis maxime
laceratis, fimbriatis. Reliqua desunt.
Hab. N. Zealand (Petrie).
25. Marchantia paleacea Bertol. Opusc. scient. Bol. I, p. 242.
Major, glauco-viridis, marginibus sæpe purpurascentibus, postice haud
colorata. Frons ad 5 cm. longa, 8 mm. lata, tenuis; costa valida, parum
convexa, in alas longe attenuala. Epidermis valida. Stomata parva, parum
prominula, ore interno cruciato. Appendicula squamarum magna, cordi-
formia, obtusa, irregulariter repando-angulata vel hic illic denticulata,
cellulis ubique fere æquimagnis, majusculis. Pedunculus carpocephali
crassus, ad # cm. longus, paleis filiformibus hirtus, apice similiter
breviterque barbatus. Capitula Q magna, disciformia, e centre parvo pro-
minulo 9 costata, costæ in lobos continuatæ breves, lato sinu obtuso dis-
discretos, apice truncatos, planiusculos. Involucra purpurea, irregulariter
breviterque lobata, lobulis pinnatim lacinulatis. Perianthia hyalina, ore
parvo plicatim contracto. Scyphuli margine triangulatim lobati, lobis
acutis, basi minute denticulatis. Reliqua desunt.
174
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 403
Hab. Italia (De Notaris, Arcangeli. Moggridge), Hispania (Willkomm),
Portugal (Moller), Acores Ins® (Simroth, Carreiro).
26. Marchantia brasiliensis L. L. in Lehm. Pug. IV, p. 32.
Mediocris, dilute viridis vel flavicans, postice fusco-purpurea. Frons ad
3 cm. longa. 10 mm. lala, sepe sub flore simpliciter innovata. Costa lata,
bene produeta, sensim in alas validas excurrens. Epidermis valida.
Stomata majora, bene prominula, ore interno magno, 5 cellulis angustis
eircumdato. Appendicula squamarum minora, ovala, acuminata, ommino
integerrima, cellulis mediocribus ubique fere equimagnis formata. Pedun-
culus carpocephali maxime crassus, ad 2 em. longus, paleis fuscis ramosis
hirtus, apice paleis lanceolalis purpureis et pendulis maxime villosus.
Capitula fem. majuscula, valde convexa. brevissime 4-6 lobulata, lobis
vix discretis, vallibus interfluentibus notalis. Involucra hyalina, margine
haud lobata, breviter fimbriata. Capitula mas. peltata, brevius pedun-
culata (ipse haud vidi).
Hab. Brasilia (Sellow, Guillemin), St Domingo (Eggers).
M. chenopoda ist eine viel grössere Pflanze, welche unsymmetrische
Capitula hat und sich schon durch die gezähnten appendicula leicht
unterscheiden lässt.
27. Marchantia Pappeana Lehm. Pug. X, p. 21.
Mediocris, viridis, postice purpurascens. Frons ad % em. longa, 7 mm.
lata, tenuis. Costa parum producta, sensim in alas validas excurrens.
Epidermis lenera. Stomata magna, parum prominula, ore interno magno,
quadrato, % cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum magna,
eordiformia, acula, margine repando-angulata et crenata, cellulis æqui-
magnis mediocribus formata. Pedunculus carpocephali validus, 3 em.
longus, nudus, apice paleis hyalinis linearibus longissime barbatus.
Gapitula fem. disciformia, plano-convexa. breviter 11-12 lobata, lobis
planıs, sinu rotundato discretis, duplo fere brevioribus quam latis, apice
truncatis. Involuera hyalina, breviter lobata, lobis eiliatis. Perianthia
hyalina, ore parvo contracto, Gapsula fusco-brunnea, crebre annulata.
Sporæ 25 y, flavæ. Elateres 680 y. Scyphuli margine crebre dentati,
dentibus 3 cellulas longis, basi 2-3 cellulas latis.
Hab. Caput bon. sp. (Pappe). Adhue nusquam reperta,
28. Marchantia umbellata St. in Engler, Bot. Jahrb. 1895,
p. 305.
40% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Marchantia.
Major, tenuis, pallide-virens, margine purpurascens, postice haud colo-
rala. Frons ad 6 cm. longa, 6 mm. lala; costa angusla, haud producta,
sensim in alas tenues excurrens. Epidermis cellulis æqualiter incrassatis
valida. Stomata minora, ore interno 4 cellulis angustis circumdato. Appen-
dicula Squamarum magna. cordata. apice longispina, ceterum irregulariter
parvidenlata, cellulis parvis marginata, cell. centrales multoties majores.
Pedunculus carpocephali ad 15 mm. longus, tenuis, longe paleaceus, apice
atque ad involucra paleis longis, hyalimis, filiformibus maxime barbatus.
Capitula fem. minora, disciformia, plano convexa, 9 lobata, lobis bre-
vibus rotundatis (in planta juvenili et solum pistillifera). Capitula masc.
femineis æquimagna, disciformia, 9 radiata, radis usque ad apicem
connatis acute lamen prominentibus, lamina interradialis leniter excisa
(unde nomen «umbellata »). Scyphuli parvi, margine dense longeque
ciliati.
Hab. Africa orient. Usambara (Holst.).
29. Marchantia Miqueliana Lehm. Pug. X, p. 20.
Major, tenuis, viridis, postice fuscescens. Frons ad 35 mm. longa,
7 mm. lata. Costa humilis, haud producta, sensim in alas tenues excurrens.
Epidermis tenera. Stomata maxima, parum prominula, ore interno magno
quadrato, quatuor cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum
purpurea, basi valde constricta, ovato-oblonga, acuminata, acuta, margine
varie lobulata, basi subdentata, cellulis minoribus æquimagnis formata.
Capitula masc. magna, longe peduneulata, pedunculo crasso, fusco, 3 cm,
longo, nudo, palmalifida, lobis ad 6, usque ad basin fere liberis, angustis,
crispato alatis, 6-7 mm. longis, validis, divergentibus. Reliqua haud vidi.
Scyphudi margine valide spinosi, spinis 7-8 cellulas longis, basi 3 cellulas
lalis.
Hab. Java (Miquel).
Lehmann beschreibt die capitula fem. wie folgt : «hemisphærico-um-
bilicata, centro pedunculata, ambitu brevissime decemfida, subtus breviter
fibrillifera, involueris oligocarpis, ore lacero-fimbriatis. Involucella mem-
branacea, quadrifida. Capsula matura, subexserta, vertice dehiscente,
demum profunde quadripartita». Die Pflanze scheint also eine gute Art
zu sein, da eine Species mit capituli lobis brevissimis und einem capitulo
hemisphærico symmetrico aus Java nicht bekannt ist. Lehmann’sche
Originalpflanzen sind zum Teil im Herb. der Universität Rom (Herb. De
Notaris) vorhanden. Wo aber ist der Rest seiner wertvollen Sammlung
geblieben ?
176
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 405
30. Marchantia parviloba St. in Engler, Bot. Jahrb. 1895,
p. 305.
Magna, tenuis, antice viridis, postice purpurascens. Frons ad 6 cm.
longa, 6 mm. lata; costa humilis, lata, tertiam latitudinis partem tenens,
sensim in alas validas excurrens. Epidermis tenera. Stomata maxima,
parum prominula, ore interno magno, 5-6 cellulis plano-conicis circum-
dato. Appendicula squamarum magna, cordata, subrotunda, arcte con-
strieta, acuta, margine repando-angulata vel irregulariter dentata, cellulis
majuseulis, marginalibus duplo minoribus. Pedunculus carpocephali
validus, ad 3 cm. longus, nudus, apice paleis filiformibus longius
barbatus; paleæ involucrales lanceolatæ, cuspidatæ, integerrimæ. Capitula
© magna, plano-convexa. disciformia, 9 lobata, lobis sinu rotundato dis-
erelis, brevibus, subquadratis, apice truncatis. /nvoluera hyalina, breviter
lobata, lobis fimbriatis. Perianthia hyalina, ore parvo tubuloso pauci-
dentato. Capsula fusco-brunnea, laxe annulata. Spore 27 y, flavo-vires-
centes. Elateres 720 y. Scyphuli magni, minute ciliati, ciliis 3 cellulas
longis; ciliæ similes in externa facie patellæ sparsæ.
Hab. Africa orient. in Mt Runssoro (Stuhlmann 2800 m.).
31. Marchantia viridula L.L. in Lehm. Pug. IV, p. 33.
Magna, robusta, viridis, postice fusco purpurascens. Frons ad 5 cm.
longa, 10 mm. lala, coriacea. Costa angusta, parum producla, sensim in
alas validas attenuata. Epidermis tenera. Stomata minora, parum promi-
nula, ore interno % cellulis plano-conicis eircumdato. Appendicula squa-
marum Maxima, normaliter oblongo-ovata, interdum breviora et magis
rotundata, ubique breviter denticulata, cellulis parvis marginala (centrali-
bus multo majoribus). Pedunculus carpocephali validus, ad 25 mm.
longus, apice paleis lanceolatis dense barbatus. Capitula © magna, 9-11
lobata, lobis valde devexis, anlice costatis, ad "/s solutis, dense contiguis
apice rima angusta breviter incisis, lobulis truncato rotundatis, planis.
Involucra hyalina, margine minute crenato-denticulata, Perianthia
hyalina, ore parvo integro. Gapsula fusco-brunnea, dense annulifera.
Spore 25 y, flavæ, Elateres 660 y. Capitula masc. femineis minora,
palmatılida, brevius pedunculata, 8 lobata, lobis angustis, per paria
approximalis, ad medium solutis. Scyphuli breviter denticulati, dentibus
2 cellulas longis basi 2 cell, latis.
Hab. Ins” Mascarenæ (Rodriguez, Boivin, Armange, Garnier, Ins“ Co-
moræ (Humblot) Madagascar (Perville).
177
406 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
32. Marchantia subintegra. Mitt. Linn. Soc. V, p. 125.
Minor, angusta, pallide viridis vel flavicans, postice fuscescens. Frons
ad 3 mm. lata, 3 cm. longa, crassa. Costa latissima, bene convexa, alis
brevissimis sensim attenuatis. Epidermis tenera. Stomata parva, humilia,
ore interno 4 cellulis plano-conicis conniventibus subclauso. Appendicula
squamarum magna, basi valde constricta, ovata, angusta, acuminala,
angulatim repanda, celllulis marginalis parum minoribus. Pedunculus
carpocephali ad 2 cm. longus, validus, ubique sparsim lanatus, apice
paleis longis filiformibus purpureis barbatus; paleæ involucri lanceolatæ,
dentatæ, apice longe attenuatæ, interdum bi-vel trifidæ vel dentatæ.
Capitula © symmetrica, hemisphærica, quadriloba, lobis ad medium
liberis ovatis, decurvis. {nvolucra sub lobis inserta, hyalina, margine
breviter lobulata, lobis rotundatis, creberrime et purpureo fimbriatis.
Capitula J asymmetrica, 8 radiata, radiis connatis, levi sinu acuto dis-
cretis. Reliqua desunt.
Hab. Assam (Griffith), Himalaya (Hooker et Thomson), Darjeeling
(Wichura).
Hinsichtlich der Stellung der Involuera unter (nicht zwischen) den
lobulis, siehe die Einleitung zum Genus Marchantia.
33. Marchantia Bescherellei St. Rev. bryol. 1888, p. 86.
Major, fusco-viridis, postice fusco-purpureus. Frons ad 4 cm. longa,
10 mm. lata, lenuis. Costa angusta, bene producta, late convexa, abrupte
in alas tenerrimas excurrens. Epidermis tenera. Stomata magna, alte
prominula, ore interno 6 cellulis conicis eircumdato. Appendicula squa-
marum parva, rosea, ovala, angulatim repanda. Pedunculus carpocephali
validus, ad 2 cm. longus, nudus, apice paleis roseis, lanceolatis, cuspidatis
barbatus. Capitula fem. magna, disciformia, fusco-viridia, tenera et
venosa, centro plano-convexo, 9 lobata, lobis planis usque ad apicem fere
connalis, apice rotundatim prominentibus, incisura brevissima itaque
distinctis. Involucra hyalina, parvilobulata, irregulariter breviterque
fimbriata. Perianthia hyalina, ore contracto breviter rostrata. Capsula
lusco-rufa, laxa. annulata. Spore flavæ, 23 u. Elateres 720 y. Capitula
masc. femineis æquimagna, palmalifida, lobis 4 latis ad medium liberis.
Scyphuli desunt.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro (Glaziou, Ule).
34. Marchantia crenata Austin. Torrey Bot. Cl. V, p. 14.
Minor, fusco-viridis, postice purpurascens. Frons ad 3 cm. longa, 5 mm.
178
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 407
lata, crassa, magnis et numerosis ductibus muciferis percursa. Costa valida,
haud tamen producta, sensim in alas validas excurrens. Epidermis tener-
rima. Stomata maxima. ore interno 5-6 cellulis plano-conicis eircumdato.
Appendicula squamarum purpurea, ovato-lanceolata vel ovato-oblonga.
acuta, cellulis mediocribus ubique fere æquimagnis formata. Pedunculus
carpocephali validus, brevis, 10 mm. longus, paleis linearibus valde hir-
sutus, apice similiter barbatus, paleis involucralibus tamen brevioribus,
roseis, lanceolatis. Capitula fem. parva, hemisphærica, crenato-sexlobata,
lobis brevibus, rotundatis, apice brevissime bilobis. Involuera parva,
margine parvilobulata, lobis irregulariter ciliatis. Reliqua desunt. Scy-
phuli parvi, margine dentati, dentibus parvis, triangulatis, acutis, integer-
rimis.
Hab. Hawai (Mann et Brigham, Baldwin).
— se —
179
408
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
(Fortsetzung zu Band VI, N° 9, S. 714-724.)
9. Die von Cace. und Ed. Seiler in Guatemala gesammelten
Convoivulaceen des Berliner Herbars.
Evolvulus alsinoides (L.! 1735) L. Sp. pl. ed. 2 (1762), p. 392,
var.
Guatemala, Dpt. Huehuetenango, Distr. Neuton, Pueblo viejo Huen
Santo, zwischen hohem Grase und Buschwerk auf Kalkfelsen 1300 m.
überm Meer ausgebreitet niederliegend (SeLer n. 2785. — Am 15. Juli
1896 in Blüte und Frucht. — «Blüte hellrosa »); Eichwald an der Bar-
ranca del Zapote bei Guatemala (SeLer n. 2467. — Am 29. Nov. 1896 in
Bl. u. Fr. — «Blüte blau »).
Operculina pteropus Meıssn.! in Marr. Fl. bras. VII (4. Aug.
1869), p. 21% excl. synn. Convolvulo clavato Pav.! et Calonyctio clavato
Don! ad Ipomeam ($ Eriospermum) lactescentem Benra.! transferendis,
emendando syn. Calonycho pterode Don (sphalm. pro pteripedi). — Con-
volvulus pheniceus Pav. mss.! in herb. Boiss. — Calonyction pteripes
Don! Gen. syst. IV (1838), p. 264. — Calonyction pterodes (sphalm.)
Le ne Et EEE Take N Te Ve is Re a BE ET ae Ta Si DEE
HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 409
Caoisy! in DC. Prodr. IX (1845), p. 346. — Ipomea pterodes Seen. Bot.
Herald (1852), p. 171, no 677 t. Hook. in Bot. mag.. non Choisy. — Ipo-
mea alatipes Hook. Bot. mag. LXXXVII (1862), t. 5330. — Ipomea alata
Rose in Contrib. U. S. Nat. Herb. I, 4 (30. Juni 1891), p. 108, t. 10, non
R. Br. — Convolvulus Mechoacana Moc. et Sess# Fl. Mex. in La Naturaleza
ser. 2, vol. II, 6 (Mexico 1893) apend., p. 36. — Operculina sp. Haunıer f.
in Bull. soc. r. bot. Belg. XXXV, 1 (1896), p. 271.
Nom. vern. : Michoacan't. Hook. |. c.. Moc. et Sess# ]. e., Mechoacan
t. Horrm. in sched.
Mexico, in oppido Nandio et in prædio de los Laureles (Moc. et Sess#
l. e.); Colima (Kerger n° 134, Hb. Ber. — Blühend am 29. Okt. 1879);
slate of Jalisco, Rio Blanco (Parmer n° 422, Hb. Barb.-Boiss. — Blühend,
Jun.-Okt. 1886. — Blütenstiele ohne jede Spur von Flügeln); «along
creek bottoms and in cañons, climbing over fences and bushes at Alamos
(Parmer n° 706. — Blühend und fruchtend, 16.-50. Sept. 1890) » Rose ]. c.
Guatemala, Retaluleü (BerxourLı et Carıo n° 1890, Hb. Gott. —
Okt. 1877): Dpt. Huehuetenango, Distr. Neuton, bei Neuton im Gebüsch
und dem Gestrüpp der vorjährigen Millpas rankend (SELER n° 2384. —
Blühend, 8. Sept. 1896. — «Blüten bräunlich gelbrot »).
San Salvador (nach einem im Besitze des Herrn Dr F. Heım befind-
lichen Exemplar. — «Grosse racine à latex blanc, excellent purgalif,
croit partout, Méchoacan véritable du Salvador, flores rosei »).
Costa Rica, Tacares (D" Carl Horrmann n° 427, Hb. Ber. — Blühend
im Nov. 1854. — «Starkes Drasticum »); buissons à Sagarto (Ad. Toxpuz
n° 4832, Hb. Brux. — Blühend im Dec. 1891. — «Fl. jaune orangé »).
Panama, province of Veraguas, Rio de Santamaria (SEEM. t. SEE. el
Hook. IL. ce.).
Venezuela (FenpLen n° 208% 1. Hook. 1. €.).
Ecuador, Huayaquil (Hb. Pavox in hb. Boiss. — Blühend).
An den meisten der gesehenen Exemplare sind die Blütenstiele mit
drei sich an beiden Enden allmählich ausspitzenden häutigen Flügeln
versehen, die in ihrer Breite sehr wechseln. Besonders deutlich sind
dieselben an dem Exemplar von Pavon ausgebildet, während an dem in
allen Teilen erheblich zierlicheren Exemplar PaLmer n° 422 auch nicht
die geringste Spur von Flügeln zu bemerken ist, Möglicher Weise gehört
' Sıehe auch Nueva Farmacopea Mexicana, tercera edieion (Mexico
1896), 5. 118, wo irrtümlich die nordamerikanische Ipomoa Jalapa Punsn als
Stammpfllanze der Droge Michoacan angesprochen wird,
410 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
zu dieser flügellosen Form /pomæa rhodocalyx Gray in Proc. Amer.
acad. XXII, 2 (1887), p. 439, die mir leider nicht mehr deutlich in Er-
innerung ist, obgleich ich dieselbe im Brit. Mus. gesehen -habe (Staat
Jalisco : Parm&r n°0 421. — Blühend, 1886). Die wenigen Notizen, welche
ich mir über n° 421 gemacht habe, passen auch auf n° 422 vollkommen
und ebenso stimmt nach der Beschreibung der bei Xorullo gefundene
Convolvulus Mexicanus Moc. et Sesse Fl. mex. in La Naturaleza ser. 2,
tom. II, 6 (Mex. 1893) apend.. p. 36, mit der ungeflügelten Form von
Operculina pteropus überein.
Operculina tuberosa (L.! 1755) Meissx. in Marr. Fl. bras. VIT
(1. Aug. 1869), p. 212; Haruıer f. in ENGL. Jahrb. XVI, 4-5 (27. Juni
1893), p. 476 et 549, XVII, 1-2 (22. Dec. 1895), p. 119. et in Verslag’s
Lands plantentuin Buitenzorg 1895 (Batavia 1896). p. 128. — Ipomea
tuberosa L.! (1753); MizLer Lexicon I (1772), p. 609 n°5 e. syn.; Wir.
Sp. pl. I, 2 (1797), p. 881; CHorsy in DC. Prodr. IX (1845), p. 362 excl.
specim. abyss. et syn. Sreup. ad Merremiam kentrocaulem m. (Operculi-
nam kentrocaulem HarLıEr f.) translatis, excl. syn. Branc. ad /pomeam
cairicam SWEET translato, non Lour. nec Rica. — I. Glaziovii Dammer!in
Ener. Jahrb. XXIIL 5 (27. Aug. 1897), Beibl. n° 57, p. 40.
Westindien (Crupy, Hb. Mon.; Favrar no 144, Hb. Boiss.; E. Orro
n° 159, Hb. Vind.); St. Domingo (Porreau, Hb. Del.); Cuba (Warishr
n° 1657, Hb. Boiss., DC.).
Mexico (ScHIEpE und Depp, Hb. Vind.; JURGENSEN n° 862, Hb. Boiss.,
Del.).
Guatemala, St. Thomas (FrisprichstHar n° 63 und 487, Hb. Vind.);
Dpt. Escuintla, San Juan perdido bei Santa Lucia Cozumalhuapa, im Ge-
büsch rankend (SELER n° 2450. — Blühend, 17. Nov. 1896. — «Blüte
gelb»).
Venezuela, Las Trincheras (Warning, Hb. Havn. — Dec. 1891).
Ecuador, in sylvestribus El Kecreo (Essers n° 14996, Hb. Mon. —
Aug. 1893. — «Suffrut. alte scandens. Florib. luteis »).
Brasilien, Rio de Janeiro (A. Grazıou n° 15267, Hb. Ber. — Blühend).
Angola (Wezwrrsex n° 6254, Hb. DC., Kew.).
Upper Egypt (Parcarore!, Hb. Kew. — 1847).
Mauritius (Boser!, Hb. Kew.); Rodrigues (Dr I. B. Barrour!, Hb.
Kew. — VIIL.-XIT. 187%).
Ostindien (Wisur Kew. distr. no 4983, Hb. Boiss., Mon., Vind.;
HoBENACKER n° 308, Hb. Boiss.. DC., Mon.); Peninsula Indie orientalis
+ ile Eh A a.“ 7 1° LA _ LE 2 CA nn
- 5 4
(4) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 411
(Herb. Rorrcer!, Hb. Kew.; Hb. Wicar propr. n° 2279!, Hb. Del., Kew.);
Deccan (RarLpH n° 529, Hb. Del.); Bombay (Roux, Hb. Del.); Madras
G. Bıpıe, Hb. Madr. — 1873).
Java, kultiviert im bot. Garten zu Buitenzorg (nach eigener Beobach-
tung 1895-1896).
Neu Caledonien (Gruxow, Hb. Del.).
Ipomæa ($ Pharbitis) suffulta (H. B. K. 1818) Don Gen. syst. IV
(1338), p. 276.
Mexico(Hb.Pavon. Hb. Boiss.); Rio Joluapan prope Coisto (KARWINSKY,
Hb. Mon.); State of Oaxaca, calcareous hills near Oaxaca, 6000 ft. (C. G.
(Prissue n° 4755, Hb. Barb.-Boiss., Hamb. — Blühend, 1. Aug. 1894).-
Guatemala, Dpt. Huehuetenango, Distr. Neuton, Uaxac-Kanal, aut
licht bewaldeten Kalksteinhügeln zwischen Felsen und Gras rankend,
1300-1400 m. (Serer n° 2781. — Mit dicker, an Bryonia erinnernder
Pfahlwurzel; blühend, 13. Juli 1896. — «Blüte rotviolett »); ebendort,
auf licht bewaldeten Kalkhügeln, 1400 m. (SeLer n° 3012. — Blühend,
28. Juli 1896. — «Blüte rotviolett»).
Ipomoea ($ Batatas) variabilis (Scurecnr. et Guam. ! 1830) Gaoısv !
in DC. Prodr. IX (1845), p. 383.
Guatemala, Dpt. und Distr. Escuintla, San Andres Osuna, im Gebüsch
rankend (SeLer n° 2532. — Blühend und fruchtend, 9. Mai 1896. —
«Blüte rötlich»); Dpt. Alta Vera Paz, Petet bei Coban, im Gebüsch
rankend (Secer n° 3410. — Blühend, 19. Dez. 1896. — «Blüte rosa mit
dunklerem, karminrotem Schlunde » ).
Ipomoea ($ Leiocalyx) capillacea (Il. B. K. 1818) Don Gen. syst.
IV (1838). p. 267. — Cantua tuberosa R. et Scn. Syst. IV (1819), p. 795.
Gaulis subsimplex, erectus.
Guatemala, Dpt. Huehuetenango, Distr. Neuton, Uaxac-Kanal, auf licht
bewaldeten Kalksteinhügeln, 1300-1400 m. (Seren n° 2783. — Mit ein-
facher, spindelförmiger Knolle; blühend, 14. Juli 1896. — « Blüte rosa »).
Venezuela (Essens n° 13401, Hb. Havn. — 22. Juli 1891).
Fi
Ipomæa ($ Eriospermum) microsticta Ilaunıen f. sp. n. —
Frutex volubilis, glaber; rami lignosi, tenues, teretes, fusci; folia cor-
dala, acumine sat longo obtuso mucronulalo terminala, basi leviter el
late sinuala, integerrima, tenuiter membranacea, præler nervos sublus
præcipue ad basin parce puberulos glabra, supra atro-viridia, subtus
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
pallidiora glaucescentia, tenuiter et dense clathrato-venosa, præcipue
subtus glandulis microscopicis sub lente vel eliam oculo inermi obviis
dense et minutim nigro-punctata, pinninervia, nervis lateralibus utrin-
secus ca. 8 ascendentibus procurvis intra marginem arcualim anaslomo-
santibus, basalibus densioribus, petiolo tenui longo apice utrinsecus nec-
tarium punctliforme gerente; flores in paniculis axillaribus solitariis
longe pedunculatis inferne sæpius foliosis remote cymas longe stipitatas
gerentibus vel ipsis ad cymas umbelliformes depauperatis, mediocres;
pedunculi lignescentes, rigidi, teretes, ramis similes; pedicelli longius-
culi, tenues, angulosi, subclavati; caly x globosus, sepalis ellipticis, valde
convexis, glabris, membranaceo-coriaceis, subfuscis, exterioribus 2 mino-
ribus; corolla campanulata, tubo lato intra calycem valde coarctato,
sicco basi nigricante, fasciis mesopetalis 5-nerviis, segmentis commissu-
ralibus in lobos semiorbiculares productis; genitalia inclusa; stamina
inæquilonga, antherislineari-sagittatis; stylus stamina longiora adæquans,
stigmate capitato-didymo; capsula non exslat.
Rami 2-3 mm. crassi, internodiis 5-10 em. longis; foliorum petioli
2-6 em. longi, laminæ 4,5-9 cm. longæ, #8 cm. late; inflorescentiæ
6-25 em., peduneuli 414 cm.. pedicelli 10-13 mm., calyces ca. 6 mm.
longi; corolla 4,5 cm. longa, ultra 3 cm. lata.
Guatemala, Dpt. Escuintla, San Juan perdido bei Santa Lucia Cozu-
malhuapa, in Gebüsch rankend (Serer n° 2427. — Blühend, 17. Nov.
1896. — «Blüte weiss bis blassrosa »).
Die ganze Tracht und zwar im besonderen die Form und Aderung der
Blätter, sowie die Form von Kelch und Blumenkrone verweisen diese
Art in die Verwandischaft von 1. paniculata (L.) R. Br., I. bonariensis
Hook., 1. heterotricha Mrissx., I. decora Meissx., 1. batatoides CHoisy,
I. dimorphophylla Green. und Convolvulus Pseudomina 0. K., einer
holzigen, ausdauernden Liane, welche mit der jährigen Quamoclit Mina
Don nicht das geringste zu thun hat. Durch die herzförmigen, zumal auf
der Unterseite dunkel punktierten Blätter erinnert unsere Art auch an
die Galtung Sticiocardia, doch lässt sich schon mit unbewaffnetem Auge
wahrnehmen und durch mikroskopische Untersuchung konnte es be-
stätigt werden, dass bei ersterer die Drüsenköpfchen viel kleiner sind
als bei der genannten Argyreieen-Gatlung. Auch besitzen sie nicht
die für die letztere, sowie für eine nahe verwandte ostafrikanische Rivea-
art (Ipomea stenosiphon Hauer f. in Sitzungsb. k. akad. Wissensch.
Wien, math.-naturw. Cl. CVII, 4, p. 50) charakteristische feigenförmige
(6) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 415
Gestalt. Möglicherweise gehört zu ]. microsticta auch noch eine im Jahre
1882 von BERNoULLI und Carıo (n° 2080) bei La Victoria in Guatemala
2000 Fuss über dem Meere gesammelte Pflanze des Hb. Griseb., die mir
jedoch augenblicklich nicht zum Vergleich vorliegt.
Calonyction bona nox (L.! 1762) Bos. Hort. Maurit. (1837),
p. 227; Harrer f. in Bull. herb. Boiss. V, 12 (Dec. 1897), p. 1028, 1. 17,
fig. 1-3 et in Enr. Jahrb. XXV, 5 (23. Dec. 1898). p. 732.
Var. 3. lobata Haurıer f. subvar. 1. calva Hauer f. 1. ec. (1897).
p. 1057.
«Honduras?, Copan?» (Secer n° 3318. — Blühend, Jan. 1897).
An den Serer’schen Exemplaren sind nur die oberen Blätter gelappt,
die unteren hingegen sind herzförmig und ungeteilt.
Quamoclit indivisa (VeLL. 1825) HaLnier f. in ENGL. Jahrb. XXV,
5 (23. Dec. 1898), p. 732 c. syn., sine deser. — Ipomæa coccinea et Qua-
moclit coceinea auct. multorum partim. — I. hederifolia Meıssn. in Marr.
Fl. bras. VIT, p. 218 quoad specim. Funck et Scuum no 112!, non L. —
(0. coccinea Haunıer f. in Bull. soc, r. bot. Belg. XXXV, 1 (1896), p. 276
quoad specim, Pocak. n° 536. — Herba annua, volubilis, subglabra vel
(var. pubescens) appresse pubescens; ra mi tenues, tortuosi, sicut pedun-
euli quadranguli, angulis anguste alato-marginatis, glabri vel + puberuli;
folia longe petiolata, elongata, cordato-sagittata, longe acuminata, lobis
basalibus acutis integris vel sinuato-dentatis; pedunculi axillares, soli-
larii, longi, ramis similes, sed angulis plerumque hie illie minutim
eristato-dentatis, cincinnos binos in dichasiis geminatos abbrevialos pauci-
foros post anthesin parum elongatos gerentes; bracteæ bracteolæque
minuke subulate; pedicelli graciles, subelavati, angulosi, sieut sepala
cristato-verruculosi, florigeri erecti, fructigeri nulantes; sepala parva.
ovala, obtusa, interiora brevius exteriora (breviora) longius aristata,
arisus parvis incurvis; corolla parva. fere hypocraterimorpha, tubo
subreeto cylindrico sursum sensim paulo ampliato, limbo breviter infun-
dibuları subrotato integro vini galliei colore; genitalia vix exserta;
stylus staminibus circiter æquilongus, stigmale capilato-didymo; cap-
sula parva, globosa, styli basi relicta longe apicata, glabra, 4-valvis,
-locellata, 4-sperma, sæplo tetraptero tenuiter membranaceo hyalino
nilido; semina trigona, dorso convexa, lateribus plana, nigra, opaca,
medio dorso + sulcala, glabra vel imprimis secus angulos 3 et utrinque
secus sulcum dorsalem sordide subsericea,
BZ bus SES À EE 2 ER LINE ES PUR LA De a TR LE CNE
= A Le 2 -
LA BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7)
Rami ca. 2 mm. crassi, internodiis usque 15 em. longis; foliorum peliolus
1,5-10 em. longus, lamina 5-10 em. longa, 2-6 cm. lata; peduneuli 4-18 cm.
longi, ramis 1-6 cm. longis; pedicelli florales 5-8 mm. longi; calyx floralis
cum aristis ca. 7 mm. longus; corolla 25-27 mm. longa, tubo superne ca.
3,9 mm., limbo 15 mm. lato; capsula ca. 7 mm. diametro, cuspide ca. 3 mm.
longo.
Mexico, Guadalaxara, 5000’ (GazeorrTi n° 1391, Hb. Del. — Blühend
und fruchtend im Dec. 1840. — «(), fl. carminées»); Orizaba (Fred.
Mürter, n° 1871, Hb. Vind. — In Bl. u. Fr., 1853); Oaxaca (Cum, Hb.
Del. — In Bl. u. Fr., 1859. — Mit der einjährigen Pfahlwurzel und den
zweilappigen Keimblättern).
Gosta Rica, Unkraut, verwildert im Garten des Herrn Carmigohl bei
San José (Dr H. Porakowsky n° 536, Hb. Ber., Vind. — In Bl. u. Fr.
Nov. 1875).
Columbien, Provinz Bogota, Ubala, alt. 1700 m. (J. Trıana n° 2169,
Hb. DC., Vind. — In Bl. u. Fr., 1851-57).
Venezuela (t. Meıssn. 1. c.; Funk et Schaum n° 142!, Hb. Del. — In
Blüte und Frucht); ebendort (LansserG, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr.); Caracas,
zwischen Valle und Baruta (GoLLmer, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr., 5. Nov.
1854. — «Blumen scharlachrot »).
Ecuador (Fraser, Hb. DC. — In Bl. u. Fr., 4860); ebendort (Jameson,
Hb. Vind. — In Bl. u. Fr.); in collibus asperis temperatis prope Irubi
(A. Sopırko n° 113/2, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr., Aug. 1871); Quito,
zwischen Hecken bei der Hacienda Pirca bei Peruchu, alt. 2200 m. (EF. C.
LEHMANN, n° 439, Hb. Vind. — In Bl. u. Fr., 4. Jan. 1880. — «Kräuter
mit dünnen, 3-4 m. langen schlingenden Stengeln. Blumen dunkel
blutrot »).
Bolivia, Yungas (Micuez Bang n° 587, Hb. Cale., Mon. — 1890).
Brasilien, Prov. Rio grande do Sul (M. IsaßELLe, Hb. Del. — Blühend,
1835); Capoeira de Campo (P. Craussen, Hb. Del. — In Bl. u. Fr., April
1840); Minas Geraes (Wipcren, Hb. Ber., Mon. — In Bl. u. Fr., 1846);
Porv. St. Catharina, Tubarao, häufiges Unkraut auf Maisfeldern (Dr E.
UE n° 1170, Hb. Ber., Hamb. — In Bl. u. Fr., April 1889).
Concepcion del Uruguay, häufig, schlingend zwischen Ufergebüsch
(Dr P. G. Lorentz n° 68, Hb. Ber. — Blühend, April 1875. — Exemplar
mit der einjährigen, verzweigten Pfahlwurzel).
Var. pubescens Haunıer f. — (0. coccinea var. pubescens SCHLECH-
TEND. et CHAM.! in Linnæa V (1830), p. 118; Don Gen. syst. IV (1838),
p. 258; Cnorsv! in DC. Prodr. IX (1845), p. 335. — Ipomea coccinea var.
(5) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 415
+. pubescens Meıssn.! 1. ©. — 0. Cholulensis (H. B. K. 1818; Spr. 1825)
Don I. e.. p. 258 (c. synn.)? — Ipomea parviflora Moc. et Sessé in La
Naturaleza ser. 2, tom. II, 6 (Mexico 1893) apend., p. 42? — Tota planta
-+ dense appresse pubescens.
Mexico (Sarrorıus, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr.); cum Bidente leucantha
prope Jalapam (ScHieve n° 225, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr., Aug.); Oaxaca,
Cordillera à 3000 pieds (H. Gareorrı n° 1361, Hb. Del. — Blühend, Nov.-
April 1840. — «Fl. rouges »).
Guatemala, Depart. Alta Vera Paz, locis cultis prope Coban, alt. 4400”
(ve Türckaerm n° 30%, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr., Jan. 1879); ebendort, alt.
4300 pp. (H. vox Türcknerm ed. J. D. Surru n° 30%, Hb. Ber. — Blühend,
Dec. 1886); Distr. u. Depart. Chimaltenango, im Gebüsch rankend bei
Chimaltenango (Secer n° 2368. — In Bl. u. Fr., 29. September 1896. —
« Blüten rot»).
Unter Quamoclit coccinea MorncH (= Ipomwa coccinea L. = Ipomea
foliis cordatis etc. L. Hort. Ups.. p. 39) vermengten schon LinNé und
MoencH, und zwar ersierer bereits im Hort. Upsal., zwei ganz ver-
schiedene Arten, nämlich Quamoclit Americana hederæ folio flore coccineo
C. Couwer. Hort. Amstel. (1706), p. 21, fig. 21, für die ich den Namen
(. coccinea Morsen beibehalten will, und den jetzt überall in den Tropen
verbreiteten Convolvulus coccineus, folio anguloso Puum. Pl. Amer. (1693),
p. 89 t. 103 von S. Domingo, die spätere Q. angulata (Lam. 1791) Bos.!
— (). phœnicea (Roxe.! 1824) Cuosy = Ipomea nephrophylla Meıssn.!
Von diesen beiden Arten kommt die erstere nach den mir zu Gesicht
gekommenen Exemplaren nur in den Vereinigten Staaten von Nord-
amerika vor, doch wurde sie schon frühzeitig in europäischen Gärten
kultiviert und auch die meisten aus botanischen Gärten stammenden
Exemplare gehören daher zu dieser Art. Von ihr unterscheidet sich die
oben beschriebene Q. indivisa hauptsächlich durch ihre grösseren, lang-
gestreckten, mehr oder weniger pfeilförmigen, lang zugespilzten Blätter
mit spitzen, meist buchtig gezähnten Basallappen, ihre längeren, an den
4 Flügelkanten mehr oder weniger kammartig gezähnellen Blütenstiele
und ihre kammarlig warzigen Kelchblätter. Auch scheint der Saum der
weinroten Blumenkrone stets vollständig ganzrandig zu sein, während
er bei 0, coccinea in 5 kurze, breite Lappen seicht ausgezogen ist. Auch
bei 0, angulata sind die Blütenstiele sehr lang, doch endigen sie in je
zwei zu einem Dichasium vereinigten, zur Fruchtzeit langgestreckten
Wickeln; die Fruchtstielchen stehen aufrecht; die Kelche sind kleiner
und verhältnismässig lang begrannt, die Blumenkronen grösser und
446 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
schwach zygomorph und die im Bauche der Blumenkrone liegenden Ge-
schlechtsorgane überragen dieselbe ganz bedeutend.
Quamoclit gracilis Haruier f. sp. n. — Herba annua, volubilis
gracilis. glabra; rami tenues, tortuosi, sicut pedunculi angulosi; folia
palmatim 7-nervia, nune (in specim. BourG. et Schum.) ut in Q. coccinea
(L. 1753) Mogxc cordata et angulata, nunc palmatim 3-5-loba, lobo inter-
medio lateralibusque lanceolatis, basalibus brevioribus latioribusque ob-
truncatis quin etiam subbilobis, ad petioli insertionem plerumque utrinque
parce puberula, petiolis longis plerumque parce minutim verruculosis;
pedunceuli axillares, solitarii, longi, ramis similes, vix verruculosi, uni-
flori vel cineinnos nunc solitarios nunc in dichasiis geminatos 2-4-floros
breves post anthesin sat elongatos vel rarius dichasia composita geren-
tes; bracteæ bracteolæque minutæ, subulatæ; pedicelli graciles.
subclavati, angulosi, sicut sepala minutim cristato-verruculosi, frucligeri
erecti; sepala parva, oblonga, obtusa, abrupie et conspicue aristata,
aristis quoque verruculosis erassiusculis carnosulis erectis, exteriora
breviora; corolla coccinea, tubulosa, parum retrorsum curvata, tubo
cylindrico sursum sensim paulo ampliato, limbo anguste et breviter
infundibulari subintegro; genitalia tubi ventri incumbentia, tubum
paulo excedentia, sed limbi marginem haud adæquantia; stylus stami-
nibus (inter se subæqualibus) æquilongus, stigmate capitato-didymo;
capsula et semina exacte ut in Q. indivisa.
Rai ca. 2 mm. crassi, internodiis usque 12 cm. longis ; foliorum petiolus
usque 6 cm. longus, lamina usque 6,5 cm. longa, 7,5 cm. lata; peduneuli
3-15 cm. longi, ramis 1-14 em. longis; pedicelli florales 5-10 mm. longi;
calyx fioralis cum aristis 5-8 mm. longus; corolla 2,5-3 cm. longa, tubo
2-2,5 cm. longo superne ca. 3 mm. lato, limbo ca. 6 mm. longo 8 mm. lato;
capsula utin Q. indivisa.
Mexico (Schumann, n° 17, Hb. Th. Bernuarprin Hb. Ber. — Blühend);
ebendort (AscHENBoRN n° 364, Hb. Ber. — In Bl. u. Fr.); Vallée de
Mexico (E. Bourseau n° 1061, Hb. DC. — In Bl. u. Fr., 10. Okt. 1865);
San Luis Potosi (Dr ScHarrner, Hb. Ber., Mon. — In Bl. u. Fr., 1875-79).
Quamoclit brevipedicellata Hazuer f. sp. n. — Herba annua,
volubilis, gracilis, glabra; ra mi tenues, tortuosi, angulosi; folia crassius-
cule herbacea, palmatim 5-vel sub-7-loba, basi late reniformi-sinuata, in
sinu breviter cuneatim in petiolum longum gracilem remote minutim
(10) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 447
muriculatum protracta, lobo intermedio latius angustiusve lanceolato
obtuse vel acute acuminato mueronulato, lateralibus mæquilatere subfal-
cato-lanceolatis, basalibus retusis quin eliam subbilobis (lobulo altero
stricte patente, altero petiolum versus valde incurvo), palmatim 7-nervia,
nervis secundariis procurvis et intra marginem arcuatim anastomosanti-
bus, supra saturate viridia sparse minutim appresse puberula vel gla-
brata, subtus pallidiora glaucescentia præter basin glabra remote tenuiter
reticulato-venosa; pedunculi axillares, solitarii, longi, tenues, stricti,
patentes, quadranguli, cincinnos elongatos 2-5-floros solitarios vel rarius
in dichasiis geminatos gerentes; bracteæ oppositæ, minute, subulatæ;
pedicelli secus cincinnorum rhachin remoti, perbreves, subelavati,
angulosi, vix murieulati, fructigeri quoque erecti; sepala parva, oblonga,
oblusa, extus infra apicem abrupte in aristam brevem erectam incurvam
carnosulam continuata, post disseminationem reflexa, exteriora breviora;
corolla vini gallici colore, tubulosa, paulo recurva, tubo cylindrico sur-
sum sensim paulo ampliato, limbo...; genilalia curvata, corollam vix
excedentia; capsula fere ut in Q. indivisa, sed brevissime apiculata ;
semina trigona, minutim cinereo-subvelutina.
Rami 2-3 mm. crassi, internodiis usque 12 cm. longis; foliorum petiolus
1-6 cm. longus, lamina cum sinu basali 3-7 em. longa, 3-9 cm. lata, lobo
mediano 2-4 em. longo, 5-22 mm. lato; pedunculi usque ad florem infimum
4-13 em., cineinnorum rhachis 1-9 em., pedicelli (fructigeri quoque) à mm.
tantum longi; calyx floralis cum aristis 5 mm. longus; corolla 3 cm. longa,
tubo inferne ca. 1,5, superne 2,5 mm. lato; capsula 5 mm. diametro ; semina
3 mm. longa.
Guatemala, Grenada (Frieoricasraaz n° 929, Hb. Vind. — In Bl. u.
Fr., 1841); Dpt. Huehuetenango, Distr. Neuton, Uaxac-Kanal, auf licht
bewaldeten Kalkbergen (Serer n° 320%. — Blühend, 4. Sept. 1896.
— «Blüten dunkelrot »).
Leicht kenntlich ist diese Art an der eigenartig gelappten Form ihrer
Blätter, welche sich innerhalb derselben Gattung nur noch bei einer
neuen, von Lemmon (1881 n° 438, Hb. DC.) in Arizona gesammelten
Art, sowie bei den gelapptblättrigen Exemplaren von Q. gracilis wieder-
findet. Von ersterer unterscheidet sich Q. brevipedicellata leicht durch ihre
aufrechten Fruchtstielchen, von letzterer durch ihre kleineren, abgesetz!
begrannten, kaum mit Wärzchen besetzten Kelchblätter und von beiden
durch ihre nur von äusserst kurzem Spitzchen gekrönten Kapseln, sowie
durch ihre ungewöhnlich kurzen Blütenstielchen. In der Form ihrer ge-
BULL. HERB. norss,., ma 1899, 28
418 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
streckten, skorpioiden Blütenstände, des Kelches und der Blumenkrone,
sowie durch das kurze Spitzchen ihrer Kapseln kommt diese Art der
Q. angulata Bo. und der (). luteola (JAco.! 1786) Don am nächsten, welch
letztere von Cnoisy irrtümlich als Varietät mit O0. coccinea MoENcCH ver-
einigt wurde, nach dem Original-Exemplar des Herb. Jacoum sich aber
viel eher an U. angulata anschliesst. Auch von diesen beiden nächst
verwandten Arten unterscheidet sich Q. brevipedicellata leicht durch die
eigenartige Form ihrer Blätter und durch ihre kurzen Blütenstielchen.
Hamburg, den 22. April 1899.
u PER PRE EE LES m u? ls
Beiträge
zur
Kenntniss der schweizerischen Rostpilze
von
Ed. FISCHER.
(Fortsetzung.)!
8. Eine neue Veronica-bewohnende Puccinia
aus dem Unter-Engadin.
Eines der in botanischer Beziehung noch am wenigsten bekannten
Thäler der Schweiz ist jedenfalls das Val Zeznina, ein südliches Seiten-
thal des Unter-Engadins, bei Lavin abgehend. Im Hintergrunde desselben
liegt in der Höhe von ca. 2600 m. ein kleines Plateau mit mehreren
kleinen Seen. Beim Aufstieg von diesem Plateau nach dem Grate, der
sich vom Piz Arpiglia südwärts zieht, fand ich in einer Höhe von ca.
2800 m. Exemplare von Veronica bellidioides, deren Blätter von einer
Puccinia befallen waren. Anfänglich dachte ich an die von P. Magnus ?
auf Veronica alpina entdeckte Puccinia albulensis, allein bei genauerer
Untersuchung stellte sich heraus, dass die Teleutosporen eine, allerdings
oft ziemlich schwer erkennbare und mitunter vorwiegend auf die obere
Zelle beschränkte, feinwarzige Skulptur besitzen, die sich auch auf die
Scheitelpapille erstreckt. Eine derartige warzige Skulptur findet sich,
soweit bekannt, unter den Veronica-bewohnenden Puceinien nur bei
P, Veronicæ-Anagallidis Oudem., die aber hinwiederum durch das Fehlen
einer Scheitelpapille von unserer Form abweicht (vergl. Magnus I. c.).
Wir müssen daher die vorliegende Puccinia auf Veronica bellidioides als
eine neue Art betrachten, für welche ich den Namen P, rhætica vor-
schlage. Die Merkmale derselben sind folgende :
1 Siehe T. V, n° 5, p. 393-397 und T. VI, no 1, p. 11-17.
2 P. Magnus : Ueber die in Europa auf der Gattung Veronica auftretenden
Puceinia-Arlen, Berichte der deutschen bot, Gesellschaft Jahrg. 1890, Bd. VII,
Heft 5, p. 167 1, Die von Magnus untersuchten Exemplare waren von G. Winter
am Albula gesammelt, Ich habe seither auch solche gesehen, die von de Bary an
der Seesaplana gefunden worden sind,
420 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Puccinia rhætica n. sp. Teleutosporenlager auf der Unterseite, häufig
zugleich auch auf der Oberseite der Blätter hervorbrechend, rundlich,
meist 1-2 mm. im Durchmesser zeigend, zuweilen zusammenfliessend.
anfänglich epidermisbedeckt, später nackt, dunkelbraun. Teleutosporen
keulenförmig bis ellipsoidisch, am Scheitel in eine stumpfe Papille vor-
gezogen, an der Basis meist gerundet, an der Grenze beider Zellen
schwach eingeschnürt, 28-35 y lang, 16-20 y. breit, untere Zelle schmäler
oder gleich breit und meist ungefähr gleich lang wie die obere. Membran
braun, mit farbloser oder hellbrauner Scheitelpapille, in ihrer ganzen
Ausdehnung oder vorwiegend auf der obern Zelle mit Inbegriff der
Scheitelpapille bald lockerer, bald dichter mit feinen Warzen besetzt.
Keimporus der obern Zelle unter der Scheitelpapille, derjenige der
untern Zelle dicht neben der Scheidewand. Stiel farblos, zart, Sporen
leicht ablösbar.
Da ich nirgends eine Andeutung eines Keimschlauches wahrnehmen
konnte, so halte ich diese Puccinia für eine Mikropuccinia, womit auch
die leichte Ablösbarkeit der Sporen übereinstimmt.
9. Uromyces lapponicus Lagerh., neu für die Schweiz.
Im Botan. Notiser 1890! sucht G. v. Lagerheim den Nachweis zu
führen, dass Eriksson’s Aecidium Astragali?” auf Astragalus alpinus zu
einem Uromyces gehört. den er U. Lapponicus nennt. Derselbe entbehrt
des Uredo, gehört somit zur Seklion Uromycopsis. Eriksson * hält jedoch
diese Zusammengehörigkeit nicht für erwiesen, während Hariot* und
auf Grund neuer Beobachtungen auch luel° sich der Ansicht von Lager-
heim anschliessen.
Aus den Alpen ist dieser Pilz bisher bloss in der Aecidiumform nach-
gewiesen worden und zwar am Mont Cenis (Hariot 1. c.) und auf der
Seisseralpe®. Aus der Schweiz war er meines Wissens nicht bekannt.”
1 p. 272 : Mykologiska Bidrag VII.
2 Eriksson Fungi parasitici scandinavici exsiccati, Fasc. 6, no 285, Slock-
holm 1888.
> Botan. Notiser 1891, p. 40-43.
* Les Uromyces des Leguminoses. Revue Mycologique, 1. Janvier 1892.
> Mykologische Beiträge I, Oefversigt af kongl. Vetenskaps Akademiens
Förhandlingar Stockholm, 1894, no 8, p. 416.
° P. Magnus : Die von J. Peyritsch in Tirol gesammelten und im Herbarium
der k. k. Universität zu Innsbruck aufbewahrten Pilze. Bericht des naturwissen-
schaftlich-medizinischen Vereines in Innsbruck, XXI. Jahrg. 1892-93.
7 In Saccardo Sylloge fungorum. Pars XII, p. 7, steht zwar bei Aeccidium
Astragali die Angabe Helvetia, doch ist mir unbekannt, woher dieselbe stammt.
(3) ED. FISCHER. ZUR KENNTNISS DER SCHWEIZ. ROSTPILZE. 121
Am 18. August 1895 sammelte ich am Eingang des Suvrettathales
hinter Campfer im Ober-Engadin eine Papilionacee, deren Blattfiedern
an der Unterseite mit zahlreichen Accidien bedeckt waren. Da die Pflanze
nicht blühte, so war man für die Bestimmung auf die Vergleichung der
Blätter angewiesen und diese ergab am meisten Uebereinstimmung mit
Astragalus alpinus. Das Aecidium dürfte also als Aec. Astragali Erikss.
zu bezeichnen sein. Von grösserem Interesse war aber ein Fund, den ich
am 17. August 1898 in der Nähe der Alp Suot im Val Tuoi (Unter-Enga-
din) machte. Ich fand dort wieder eine Papilionacee, die nach ihren
Blättern als Astragalus alpinus bestimmt wurde. Die Fiederblättchen
derselben waren zum Teil blass, etwas deformirt und an der Unterseite
wiederum dicht mit Aecidien besetzt. Diese stark befallenen Blätter
scheinen frühe abzusterben. Andere, weniger auffallend deformirte
Blätter resp. Fiederblättchen zeiglen die Aecidien weniger zahlreich,
mehr zerstreut und dazwischen, zuweilen unmittelbar daneben, bemerkte
man Teleutosporenlager; wieder andere, normal gefärbte und gestaltete
Blätter zeigten ausschliesslich Teleutosporenlager in geringer oder
grösserer Zahl. Eine kreisförmige Anordnung der Teleutosporenlager
um die Aecidien herum habe ich nirgends bemerkt. Die Teleutosporen
zeigten in jeder Beziehung vollständige Uebereinstimmung mit der von
Lagerheim gegebenen Beschreibung des Uromyces lapponicus. Auch in
unserem Falle fehlte der Uredo.
Diese erneute Beobachtung einer engen Vergesellschaflung von Aeci-
dium und Teleutosporen an einer von den bisher bekannten Standorten
weit entlegenen Lokalität spricht nun sehr entschieden für die Richtigkeit
der Ansicht von Lagerheim.
10. Coleosporium Senecionis (Pers.) Lev.
auf Senecio Doronicum.
G. Wagner hat für mehrere Goleosporium-Arten gezeigt, dass sie ihre
Aecidien auf Pinus montana zu bilden vermögen: es sind das Goleosporium
Cacaliæ (DG.)', Coleosp. subalpinum Wagner’, Coleosp. Phyteumatis?,
Coleosp. Melampyri (Rebent.), und Coleosp. Euphrasiæ (Schum.)*. Für
eine weitere, wahrscheinlich selbständige Art soll dies im Folgenden
dargethan werden. Es handelt sich zwar hierbei um eine Beobachtung,
die nicht einen schweizerischen Standort betrifft, welche aber in so
' Wagner, (6. : Beiträge zur Kenntniss der Coleosporien und der Blasenroste
der Kiefern, Zeitschr. für Pllanzenkrankheiten, Bd. VI, Heft 1, p. 9.
2 Derselbe, ibid, Bd, VIN, Heft 5.
422 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
unmittelbarer Nähe der Grenze gemacht wurde, dass sie hier wohl
ihren Platz finden darf, nämlich auf der Franzenshöhe am Ostabfall des
Stilfserjoches. Magnus führt in seinem Verzeichniss der Tiroler-Pilze aus
dem Peyritsch’schen Herbar! Coleosporium Senecionis (Pers.) Lèv. auf
Senecio Doronicum von dieser Lokalität an. In der That ist dieser Pilz
zwischen den Kehren der Stilfserjochstrasse oberhalb und gegenüber
den Gebäulichkeiten von Franzenshöhe sehr häufig; ich fand ihn daselbst
am 31. August 1898 in reichlicher Menge, theils in Uredoform, theils in
Teleutosporenlagern, meist in grössern rundlichen Gruppen auf den
Blättern. Mitunter waren die Blätter auf ihrer Unterseite fast vollständig
von den Sporenlagern bedeckt. Bei dieser intensiven Infektion der
Senecio-Pflanzen war zu erwarten, dass der Aecidienwirth sich in un-
mittelbarer Nähe befinden müsse. Bei denselben Kehren der Strasse
stehen nun in der That da und dort kleinere Exemplare von Pinus mon-
tana, die nach Analogie der von Wagner beobachteten Fälle als die
gesuchte Aecidiennährpflanze angesehen werden mussten. Diese An-
nahme wurde denn auch durch genauere Untersuchung beinahe zur
Gewissheit erhoben : Es zeigte sich nämlich, dass in einigen Fällen
diejenigen Senecio-Exemplare, welche in der Nähe der Kiefern standen,
besonders reichlich befallen waren. Sodann fand ich, dass an einem
dieser Pinus-Sträucher die Nadeln trotz der vorgerückten Jahreszeit ver-
hältnissmässig gut erhaltene Peridermien in ziemlicher Anzahl erkennen
liessen. Da kein Pinus silvestris in der Nähe steht und auch sonst keine
Pflanze, die als Aecidienwirth in Betracht fallen könnte, so ist der
Beweis als ziemlich erbracht zu betrachten, dass das Coleosporium auf
Senecio Doronicum zu einem Peridermium auf Pinus montana gehört.
Leider konnte ich die zur definitiven Bestätigung nothwendigen Experi-
mente nicht ausführen. Es bleibt daher auch unentschieden, ob wir es
hier mit einer besondern, von den übrigen Senecio-bewohnenden Coleo-
sporien verschiedenen Art zu thun haben; dies ıst nach Analogie
der bisher bekannten Thatsachen kaum zu bezweifeln, aber ich ziehe es
dennoch vor, dem in Rede stehenden Coleosporium noch keinen
besondern Namen zu geben und es einstweilen bei C. Senecionis zu
belassen.
1 Berichte des naturwissenschaftlich-medizinischen Vereins in Innsbruck.
XXI. Jahrg. 1892-93.
423
LA BOTANIQUE EN LOTERIE
PAR
Alfred CHABERT
Au moment où un botaniste, croyant son idée nouvelle, m'écrit qu'il
songe à mettre son herbier en loterie, la reproduction de la circulaire
suivante, que je viens de retrouver parmi de vieux papiers. ne paraîtra
peut-être pas dénuée d'intérêt. Elle a été publiée par Schleicher en 1816,
pour mettre en loterie des collections de plantes suisses.
L'idée mérite d’être creusée et d’être mise en pratique, surtout à une
époque comme la nôtre où l’on tente le sort par tous les moyens: loterie
de gouvernement (Italie), valeurs à lots (emprunts, lots de l'Exposition,
etc.), courses hippiques, etc., etc.
On remarquera qu'en 1816-17 le prix de la centurie de plantes élait
24 livres.
La proposition de Schleicher eut-elle du succès ? Nous n'avons pu le
savoir, mais nous en doutons, puisqu'elle ne s’est jamais reproduite!
Chambéry, le 18 mai 1899.
Plan d'une loterie de plantes suisses autorisée par le Gouvernement.
Le soussigné sur l'invitation de plusieurs amateurs de Botanique, a l'honneur
de proposer une loterie, qui offre cet avantage, qu'au moyen d’une somme peu
considérable, on peut se procurer les collections de plantes de Suisse les plus
intéressantes ; ces collections sont réparties en lots, suivant le plan ci-après :
Argent de France,
Francs. Frances.
Le fer Lot obliendra une collection de plantes phénogames de
A OT TE a te na Er A us Gun à de 180 480
Le 2me Lot, une collection de plantes alpines de 1000 espèces... ., 240 240
Le 3me Lot, une collection de plantes alpines de 800 espèces. .... 192 192
Le 4me Lot, une collection de Lichens de 600 espèces. ..,.....,. 144 14%
A reporter,,, Fr. 1056
1 (et essai de loterie ne donna aucun résultat (Héd.),
424 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Report... Fr. 1056
Les 5me et 6me Lots, chacun 600 espèces de plantes phénogames, à
CHOISIASNT MES CAAIOMRES EU A ER 22202 144 288
Les 7me et Sme, chacun une collection de fougères et mousses de
HODRES DECO NE EN ua dec non den Le 961-192
Les 9me et 10me, chacun une collection de plantes médicinales de
MOURESDEGES 2.0.2 Te er PE Re PR RS 114, 228
Les 11, 12, 13 et Ame, chacun un choix de plantes phénogames de
ADiespeces sine MEN Re AA ee RE 96 384
Les 15, 16, 17 et 18me, un choix de Cryptogames de 300 espèces. . 72 288
Les 19 et 20me, une collection de saules....................... 714 148
Les 21, 22 et 23me, une collection de graminées de 250 espèces. 60 180
Les 24 et 25me, une collection des arbres et arbustes de Suisse... 30 60:
Mes 26:%7et28me"une collection de Carexe te 2 une 18 By
Les 29 et 30me, une collection de Hiéracia de 60 espèces. ....... 16 32
de France Fr. 2910
Les gagnants auxquels la collection indiquée ne conviendroit pas, seront libres
de faire un autre choix sur mes catalogues, suivant les prix qui y sont indiqués.
Le tirage se fera dans le mois de février 1817, à Lausanne ou à Bex, en pré-
sence du Magistrat.
Les billets qui ne seront pas vendus devront m'être renvoyés un mois avant
l’époque du tirage.
On trouve des plans de la Loterie chez moi, gratis; mais les lettres et l'argent
des billets devront être affranchis.
La loterie est de 1000 billets à 3 fr. de France le billet.
AvoIR. DEVvoIR.
Les lots ci-dessus. ....... Fr. 2910
Pour frais d'impression,
d'emballage, d’affranchis-
sage pour envoi des plans,
elcNetC le 0/0 EEE 90
1000 Billets à 3 fr. ...... Fr. 3000 Fr. 3000
SCHLEICHER.
Inscription des Billets.
PREMIÈRE LOTERIE DE PLANTES DE SUISSE
à 3 fr. de France le Billet dont le tirage se fait dans le mois de février 1817. Le
Porteur recevra le Lot qui lui sera échu après le tirage, chez le soussigné, à Bex.
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Tome VII. 1899.
Ge N° a paru le 20 juin 1899.
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BRYOLOGIQUES SUR LE FRUIT DU GEN RE ŒNAN TH E
Den gravures dans le a
79e année. N° 6, Juin 1899,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ÉTUDE
SUR LE
GENRE RHINANTHUS L.
PAR
Alfred CHABERT
Fort négligé en France et dans le midi de l’Europe, le genre Rhinan-
thus a été étudié avec succès depuis quelques années par de nombreux
botanistes de l’Europe moyenne : MM. Celakovski ', Simonkai ?, Vele-
novsky *, von Wettstein *, Fritsch *, Kerner von Marilaun, Murbeck ®,
Haussknecht 7, Gremli *, de Degen °, Beck von Mannagetta '°, von
! Celakovski, in Oesterreichische botanische Zeitschrift, année 1870.
2 Simonkai, Enumeratio plantarum Floræ transsylvanice, 1886.
* Velenovsky, Sitzungsbericht der böhm. Gesellsch. d. Wiss. 1887; Flor.
bulgar. 1891.
# V, Wettstein in Engler und Prantl, Nat. Pflanzenfamilien IV, 1891, et in
Oest. bot, Z. 1897.
° Fritsch in Verhandl. d. k, k. Zool. bot. Ges. in Wien 1891 et 1898.
° Murbeck, Beitrage zur Flora v. Sudbosn. u. Hercegov. 1891, et in O.b. Z.
1898.
’ Haussknecht in Mittheil. der Thüring. bot. Ver. 1892, 1895 et 1898 (cette
me communication a été résumée par M. Diedicke). Tagebl naturf. Vers. Wien.
1894.
* Gremli, Flore anal, de la Suisse, 1886 ; Excursionsflora j. d. Schweitz, 1893.
® De Degen in O, b. Z, 1894.
10 Beck von Mannagelta, Fl. v. Niederösterreich, 1893,
BULL. HERB. BOIS8., juin 1899. 29
426 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Borbäs ', Dörfler ?, von Sterneck °, etc. L’insuffisance et le défaut de
preeision des diagnoses des anciens auteurs et de celles publiees, il y a
tantôt un demi-siècle, par Grenier et Godron dans leur Flore de France,
et plus tard par nos autres auteurs, et surtout l’état incomplet des
échantillons d’herbier, ont été les causes de l’oubli où ces plantes ont
été laissées dans nos régions. En effet, dans beaucoup des nombreuses
collections que j’ai pu consulter, le genre Rhinanthus n’est guère repré-
senté que par de rares et maigres échantillons des Ph. Alectorolophus,
major et minor parfois confondus les uns avec les autres ou avec d’autres
espèces. Il en est de ces plantes comme de la plupart des espèces trop
communes; le botaniste les rencontrant à chaque pas, s’en fatigue, ne
les examine pas et les recueille à peine pour son herbier.
Le present travail est l’exposé des recherches que j’ai poursuivies ces
années dernières dans les Alpes de la Savoie et du Piémont, et des
études que j'ai faites dans les herbiers qui m'ont été confiés. Ne pouvant
tous les énumérer, je citerai ceux de M. André Songeon, de Chambéry,
et de M. le baron Perrier de la Bäthie, d’Albertville, pour les Rhinan-
thus de la Savoie, de M. le frère Héribaud, de Clermont-Ferrand, pour
ceux de l’Auvergne, de M. le D’ Gillot, d’Autun, pour ceux du centre
de la France; l’herbier Lamotte appartenant à la Société botanique de
France et communiqué par M. Malinvaud; les Rhinanthus de l’herbier
Delessert revus par M. de Sterneck et prêtés par M. le professeur Bri-
quet; puis la précieuse collection de M=® Kyroll * pour ceux de l’Amé-
rique et des régions arctiques, et enfin les riches herbiers de Boissier,
de Reuter et de M. Barbey °, que ce savant botaniste a bien voulu me
communiquer en même temps que plusieurs ouvrages rares qui me
1 Von Borbäs in Bœnitz, Herb. Europ. Prospect. 1896, et in Dörfler, Jahres
Katal. 1899.
2 Dörfler in Herb. normale, 1897.
# Von Sterneck, Beitrag zur Kenntniss d. G. Alectorolophus All. in ©. b. Z.
1895; ce travail est important et doit être consulté. — Même recueil, 1897. —
Revision des Alectorolophus-Materiales des Herb. Delessert in Annuaire du Con-
servatoire et du Jardin botaniques de Genève, 1899.
* Le départ de Mme Kyroll pour l'Australie ne m’a pas permis de conserver sa
collection assez longtemps pour pouvoir l’étudier en entier d’une manière appro-
fondie. Il s’y trouve encore plusieurs Rhinanthus américains très différents de
nos plantes d'Europe et qui n’ont pas été décrits.
> Ces herbiers seront désignés par les initiales : H. B., herbier Boissier;
H. B. B., herb. Barbey-Boissier; H. R. B., herb. Reuter-Barbey ; et les autres
par les premières lettres du nom du botaniste.
(3) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 427
faisaient défaut. En leur exprimant à tous, ainsi qu’aux autres obligeants
confrères qui ont répondu à mon appel, mes vifs sentiments de grati-
tude, je ne saurai passer sous silence M. Autran dont les envois de
plantes et les recherches m'ont beaucoup aidé dans la rédaction de ce
travail.
Les questions de nomenclature sont trop à l’ordre du jour pour qu'il
me soit permis de passer outre, d'autant plus que je me trouve en désac-
cord avec la plupart des botanistes allemands contemporains. Plusieurs
noms ont été donnés successivement au genre que nous étudions. M. de
Wettstein, en 1891, a tâché de remettre en vogue le nom le plus ancien,
Fistularia, créé par Linné en 1735; quelques années plus tard il l’a
abandonné. En 1737, Linné, nous ne savons pour quel motif, erut devoir
remplacer ce premier nom par Æhinanthus, adopté depuis par Pollich,
Ehrhart, Gmelin, Griesebach, Koch ', Gussone, F. Schultz, Hooker, Fries,
Bertoloni, Bentham :, Boissier, Schur, Sebastiani et Mauri, Willkomm,
Lange, Arcangeli, Neilreich, Haussknecht, Kerner de Marilaun, etc.
et en France par de Lamarck, de Jussieu, Villars, Persoon, de Candolle,
Duby, Loiseleur-Deslonchamps, Balbis, Mutel, Guépin, Delastre, Lecoq,
Cosson et Germain, Kirschleger, Grenier et Godron, de Brebisson,
Lorey et Duret, Godet, Lloyd, Michalet, de Pouzolz, Noulet, Dupuy,
Arrondeau, Boreau, Bras, Royer, de Martrin-Donos, Barrandon, Bail-
lon, Le Grand, Cariot, Heribaud Joseph, Bonnet, ete., et avec ces
auteurs par la grande majorité des botanistes francais. Haller, en
désaccord avec Linné sur cette question de nomenclature comme sur
plusieurs autres, préféra en 1742 à Rhinanthus le nom d’Alectorolophus,
et fut imité par Allioni, Wallroth, Sprengel, Marsh von Bieberstein,
Endlicher, Wimmer et Grabowski, Walpers, Dietrich, Colla, Meisner,
F. Schultz, Tenore, Parlatore, Caruel, ete., ete., et plus récemment par
Garcke, de Borbäs, Beck de Mannagetta, de Sterneck, de Wettstein,
Murbeck, ete. Je ne cite que pour mémoire le nom Mmulus Adanson
repris par Scopoli qui eut peu ou point d’imitateurs.
Ne m'étant pas occupé de ces questions de nomenclature que je ne
connais guëre que par les polémiques violentes qu’elles ont parfois sou-
levées, n'étant pas convaincu par les arguments publiés en faveur du
Koch (Deutsch. FL. IV, p. 344) en 1833, et Bentham (DC. Prodr, X, p. 557)
treize ans plus tard, s'appuyaient, pour conserver le nom de Rhinanthus, sur ce
que Linné, dans le Genera plantarum, avait élabli les caractères du genre d'après
Ith, erista gallr,
428 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
nom peu euphonique d’Alectorolophus, et voyant que M. Haussknecht
l’a rejeté lors de la communication qu’il a faite à la dernière réunion
des botanistes de Thuringe !, j'ai prié M. de Candolle de me donner son
avis. Après avoir étudié la question, il m’a répondu :
« Haller qu'a suivi Allioni, n’avait aucunement le droit, selon les
« règles actuelles, de remplacer en 1742 par Alectorolophus (de Pline}
« le nom Rhinanthus qui avait été donné en 1737 par Linné (dans son
« Genera) au Crista galli de Rivinus. »
Je conserverai donc le nom de Rhinanthus.
Bien que les noms vulgaires des plantes soient laissés de côté dans
les études de botanique systématique, il m’a paru utile de faire con-
naître les noms donnés aux ÆRhinanthus dans nos campagnes de la
Savoie, et pour cela je me suis adressé à M. A. Constantin ?, d'Annecy,
que les lecteurs du Bulletin connaissent déjà. M. Constantin, qui depuis
longtemps étudie les patois savoyards et les possède parfaitement, à
consenti à détacher de sa Flore savoyarde encore inédite, la page sui-
vante :
« Noms patois de Rh. crista galli L.3 Noms des localités.
Harcwala ae rn Balme de Sillingy, Sevrier.
Carcayalar a ne Rene Thönes, Grufty.
Carla rer Dee Annecy.
Tartarlar ANNE PUR RME Leschaux.
PATES ER PAT ER ne Gruffy.
Tarlarısa er se Nee Les Clefs, Ferrieres.
Partairwar 27. ANNE RE Saint-Paul-sur-Evian.
ALLAPIS PATIO ANS ar Aussois.
Tartariges re San Beaufort, Aime.
Tartahige (Tartaige).......... Aime.
Mittheilungen des thüring. bot. Vereins, 1898, p. 8 (M. Diedicke).
? Bull. de l'herb. Boissier, 1897, p. 568, et A. Chabert, De l'emploi populaire
des plantes sauvages en Savoie, éd. 2, p. 8, Chambéry, 1897.
® Le nom Rh. crista galli est pris par M. Constantin dans son acception la
plus générale et comprend tous nos Rhinanthus et particulièrement ceux des
plaines et des basses montagnes. Ceux de nos régions alpines n’ont pas recu de
noms Spéciaux.
* Les noms Tartaria, Tarteria, Tartairwa, Tartavia, Sartalia ont l'accent
tonique sur l’a final comme les mots : Qui va lä? Prononcés autrement, ils ne
seraient pas compris des paysans.
15) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 429
Bartavi, Tartavia.. © Vérel-Pragondran.
Be RE EC Trévignin.
Empapale 3 2.. LR Chamounix (herbe à poulets). »
Villars dans son Histoire des plantes du Dauphiné, IL, p. 413, dit
que le nom vulgaire du Rhinanthus est « Tartarie ». Boreau, dans sa
Flore du Centre, a reproduit pour cette partie de la France ce nom
qui paraît être le plus répandu dans nos contrées.
Avant de décrire les espèces et variétés que je crois nouvelles, il me
paraît utile de donner quelques détails sur la biologie et la morphologie
des Rhinanthus, heureux s'ils peuvent provoquer de nouvelles recher-
ches, lors même qu’elles devraient modifier sur quelques points mes
observations et celles des auteurs qui m'ont précédé. Ce genre étant
composé de plantes parasites, dont la variabilité n’est pas régie seule-
ment par les causes qui agissent sur les autres végétaux, mais dépend
aussi en partie de la plante qui les nourrit pendant la première période
de leur existence, le nombre des espèces ou races connues qui le cons-
tituent est appelé à s’augmenter d’une manière notable, à mesure
qu’elles seront mieux étudiées. On ne saurait done examiner avec trop
de soin les modifications que subissent leurs divers organes, si l’on veut
arriver à bien connaître leurs vrais caractères spécifiques.
Aire de végétation. Répandu dans presque tout l’hémisphère nord, le
genre Rhinanthus remonte jusques dans les régions arctiques où il est
représenté par Zeh. minor et par deux espèces voisines à larges feuilles
Rh. borealis (Sterneck) et Ph. grænlandicus nov. sp.; Rh. major Ehrh.
pénètre moins avant dans le Nord. Dans les Alpes, tout au moins celles
que j'ai explorées (France, Suisse, Italie et Tyrol), Rh. minor et Rh.
Perrieri nov. sp. qui en est voisin ne m’ont pas paru s’elever au-dessus
de 2300 mètres. Les espèces que j'ai observées le plus haut appar-
tiennent ou au groupe major, comme 2h. ovifugus nov. sp. qui végète
entre 2400 et 2700 mètres sur le versant piémontais du Col de Pelouze
et de l’Aiguille de Scolette, ou au groupe alpinus : tel Reh. lanceolatus
glacialis (Personnat), qui remonte sur les moraines du Mont-Blanc au-
dessus de Chamonix jusqu’à 2500 mètres ; un autre Ph. que je n’ai pas
conservé, croît sur les bords du glacier de l’Autaret près de Bessans. Il
en est enfin un quatrième qui arrive presque à la limite extrême de la
végétation, et me paraît constituer une espèce nouvelle, mais ne peut
être décrit, le mauvais état de ses corolles ne me permettant pas de
savoir s'il dépend de la section Cleistolemus ou des Anœæctolemus. 1
43 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6}
croît abondamment sur les gazons des moraines du glacier de Galise
(Savoie) vers 2600-2850 m., puis se retrouve très rare bien plus haut
sur les escarpements herbeux qui dominent le Col de Galise, 2995-
3070 m. environ, où j'en ai vu quelques pieds en fin août 1895. Ces
escarpements peu accessibles sont situés en partie sur le territoire
savoyard, en partie sur le versant piemontais. A diverses reprises, Jai
observé d’autres Æh., à de grandes altitudes et auprès des glaciers, à
l’époque 1889-1894, où fervent alpiniste, Je délaissai pendant la belle
saison la botanique pour faire des ascensions sur les hautes cimes des
Alpes françaises, suisses et italiennes. Il y a la un champ d'études
encore inexploré et sur lequel je ne saurai trop appeler l’attention.
Mode de végétation. La plupart des Rhinanthus croissent dans les
prairies, au bord des bois, dans les marais, quelques-uns dans les
champs de céréales, surtout de seigle. Il en est un, Ah. Songeonı
nov. Sp. qui habite les bois de sapins. Le plus souvent on les trouve par
individus isolés; d’autres au contraire croissent en colonies plus ou
moins denses ou même en touffes serrées, et parfois sur des étendues
relativement grandes, en ne laissant paraître au milieu d’eux que de
rares individus d’autres plantes. Ainsi tandis que dans nos prairies Rh.
minor croît par individus solitaires, Rh. minor rusticulus forme des
colonies étendues, Rh. Perrieri croît par touffes, ete. Il ya done des
Rhinanthus solitaires et des Rhinanthus sociaux; mais je ne saurai
dire encore si c’est la un caractère propre à certaines races ou si c’est
un accident de végétation. C’est un phénomène à étudier.
Parasitisme. Maintes fois, j'ai tâché de me rendre compte du parasi-
tisme des Rhinanthus et j'ai toujours échoué, sauf un jour où arrachant
sur les moraines du glacier de Galise le Rhinanthus que j'y ai signalé,
je réussis à retirer d’une terre très meuble, avec la toufte de Festuca
sur laquelle il se trouvait, un individu tout jeune dont une radicelle
était implantée sur une racine de la graminée. Malheureusement
malgré mes soins, ces organes très fragiles se brisèrent pendant mon
voyage et je ne pus les conserver.
On dit les Rhinanthus parasites sur les racines des graminées. Je
crois, Sans pouvoir l’affirmer, que tout au moins sur les limites de la
végétation alpine, il est certaines formes qui le sont aussi sur celles des
cypéracées. Ainsi ce même Rrhinanthus de Galise croît parfois tout
auprès du Carex curvula, sans que j’aie pu constater dans son voisi-
nage une graminée quelconque. On m’objectera peut-être que le Æhi-
nanthus n'étant parasite que pendant la première période de son exis-
(7) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 431
tence, la graminée qui lui avait fourni le support nécessaire à son pre-
mier développement était morte ensuite. L’objeetion paraît fondée;
mais il ne faut pas oublier que dans la région alpine et surtout la supé-
rieure, la vie végétative des plantes annuelles est très rapide, et que
d'autre part, à ces grandes altitudes, lorsqu'une graminée vivace meurt,
la souche en persiste longtemps avant d’être détruite.
Les Rhinanthus soumis à une dessication bien exécutée pour être
mis en herbier, conservent leur couleur verte. Une exception est
fournie par Rh. Songeoni qui noireit comme Orobus niger L., quelque
soin que l’on prenne. Ce phénomène ne peut être attribué à la nature
du sol; car Rh. Alectolorophus croissant non loin de lui sur la même
montagne conserve sa couleur verte. Est-il dû à sa station dans les bois
de sapins ? ou est-il causé par la plante où il a puisé les sucs nourriciers
nécessaires à sa première Croissance ?
Racine annuelle, rameuse.
Tige. Ainsi que me l’a fait remarquer M. Songeon, elle est le plus
souvent coudée au collet, tandis que celle des Huphrasia l’est toujours,
ou presque toujours. Arrondie chez les individus faibles et grêles, elle
est ordinairement quadrangulaire chez les individus plus robustes.
Cette forme quadrangulaire est très marquée chez certaines espèces
vivant dans les régions arctiques, Rh. grœnlandicus, nov. sp., ou à de
grandes altitudes, Rh. ovifugus, ou dans des terrains secs et pierreux,
Ich. Sterneckii var. præruptorum; parfois les angles sont ailés, mais je
vois là qu’un phénomène accidentel. Habituellement verte, la tige revêt
souvent une coloration rougeâtre chez les plantes de la région alpine.
Les stries noires qu'elle présente chez beaucoup m'ont paru constituer
un bon caractère pour distinguer une race locale d’une autre race, mais
un moins certain pour reconnaître une espèce; ainsi il existe des races
dérivant du Ph. major dont la tige est immaculée. L’indument est
assez caractéristique et doit être observé avec soin.
Les Rhinanthus, comme les ÆZuphrasia, les Gentiana endotricha,
présentent, d’après M. de Sterneck, des différences notables dans leurs
tiges et leurs rameaux selon qu'ils appartiennent à une plante estivale
ou précoce, ou bien à une plante automnale ou tardive. Chez celle-ci la
tige est ordinairement ramifiée dès le tiers inférieur et ses entrenœuds
sont plus courts; les rameaux en partent à angle droit, sont courhés
ascendants et dépassent souvent le sommet de la tige, tandis que le
contraire se remarquerait chez ceux-là, Mes observations, portant sur
des milliers d'individus de toute espèce et de toute provenance, ne con-
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
firment qu’en partie la théorie de M. de Sterneck que je discuterai plus
bas en parlant du dimorphisme saisonnier.
Feuilles. Une seule espèce, Zeh. groenlandicus, a les feuilles épaisses
et un peu charnues. Opposées chez presque toutes les espèces, elles sont
fréquemment subopposees chez une espèce américaine Zeh. rigidus nov.
sp., où la différence d'altitude entre les points d'insertion des deux
feuilles formant la paire s'élève parfois jusqu’à 8 mm. Presque toujours
sessiles, les inférieures sont quelquefois pétiolées chez les Rhinanthus
automnaux. Tantöt leur forme se maintient à peu près la même du bas
en haut de la tige, tantôt et le plus souvent les feuilles inférieures sont
plus courtes et plus obtuses. A mesure qu’on les examine sur une partie
plus élevée de la tige, elles se montrent plus allongées, à base plus
large, à sommet plus atténué; celles des rameaux sont plus étroites que
les feuilles caulinaires. Les feuilles des Rhinanthus estivaux sont en
général plus larges, moins aiguës et dirigées obliquement en haut;
celles des automnaux au contraire dirigées horizontalement et parfois
plus ou moins tordues en arrière, sont plus allongées, plus étroites,
souvent même linéaires. Dentees dans toutes les plantes d'Europe et
d'Amérique, décrites ou non décrites, que j’ai étudiées, leurs dents sont
en général obtuses dans les feuilles inférieures et plus ou moins aiguës
dans les supérieures. Chez quelques-unes des espèces dont les bractées
ont des dents fortement aristées, les feuilles supérieures présentent
aussi à leur base des dents profondes, étroites et aristees; Ach. Songeont
en offre un bel exemple. Un bon caractère est fourni par la direction
des dents des feuilles et particulièrement des dents aiguës qui sont ou
porrigées, dirigées plus ou moins parallèlement à l’axe de la feuille ou
vers son sommet, ou bien étalées, dirigées en dehors.
Les nervures latérales des feuilles, ordinairement simples, sont par-
fois ramifiées. Ces ramifications qui avaient paru pouvoir servir de
caractère distinctif (Zeh. ellipticus Haussk.), n’en constitue pas un; car
on les observe souvent sur les individus robustes et bien développés des
Eh. major, Alectorolophus, ovifugus, etc.
Glabres ou scabres, les feuilles peuvent aussi, suivant les espèces, être
pubescentes ou hérissées ou glanduleuses. Je n’en ai jamais vu de
tomenteuses. Examinées à la loupe, on voit, chez un grand nombre
d'espèces, leurs bords couverts de deux ou plusieurs rangées de tout
petits poils monocellulaires courts, coniques, aigus en forme d’aiguil-
lons, à base plus ou moins large, de couleur blanchätre sur les échan-
tillons d’herbier. Ces petits aiguillons sont parfois très nombreux sur
(9) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 439
les Rhinanthus des régions élevées et arctiques. L’herbier Boissier
renferme un Rh. rigidus nov. sp. des Montagnes Rocheuses, où ils sont
si rapprochés et si nombreux qu'ils rendent le bord de la feuille blanc,
épais, dur, résistant.
Les poils, qui rendent les feuilles des Rhinanthus seabres, pubescentes
ou hérissées, ne sont pas disposés de la même manière chez tous. Les
poils longs auxquels est due la pubescence sont disséminés. Les poils
courts qui constituent l’état scabre ne le sont pas toujours. En effet,
certains Rhinanthus de l'Amérique du Nord ont la face supérieure de
la feuille couverte de tout petits poils aculéiformes isolés les uns des
autres; tandis que sur la face inférieure, ces poils sont groupés sur des
ilots décolorés, arrondis, allongés ou sinueux en forme de V, de C, de
S, ete., et sont divergents un peu comme ceux de certains Onosma. Il
n'existe de poils que sur ces ilots et point sur les tractus qui les sépa-
rent. Divers Rhinanthus minor de l'Europe arctique, un de la Carruca
del Pilar (Espagne, in H. B.) et bien d’autres provenant de localités
européennes intermédiaires présentent cette conformation. Sur d’autres
espèces, les poils de la face supérieure de la feuille ne sont pas aculéi-
formes, ceux de la face inférieure seuls le sont; sur d’autres, ils ne le
sont ni les uns ni les autres, mais ils naissent aussi d’îlots semblables.
Quoiqu'il en soit, les poils nés sur ces flots sont très cadues et laissent
voir, après leur chüte, l’ilot dénudé et formant une plaque blanchätre
par défaut de chlorophylle. Parfois l’ilot est saillant et a la forme d’un
tubereule ressemblant un peu aux tubereules pilifères des feuilles des
Onosma. Le plus souvent, du moins sur le sec, il ne dépasse pas le
niveau épidermique. Les poils aculéiformes sont habituellement diver-
gents; les poils non aculéiformes au contraire sont parallèles entre eux
et parfois fasciculés. Les espèces, autres que Ph. minor, où j'ai constaté
la présence de ces flots piliferes, sont Rh. Alectorolophus d'Alsace,
Paris, Genève, ete., Rh. Wettsteinii de Sicile, Rh. glandulosus de Syrie,
Rh. Kerneri de Lombardie, ih. major, Rh. lanceolatus, ete. Ces diver-
ses dispositions des poils sur la face inférieure des feuilles me paraissent
être des phénomènes accidentels et ne revêtir aucun caractère spéci-
fique.
Les Rhinanthus automnaux ont en général les feuilles plus longues
que les entrenœuds et plus nombreuses; c’est le contraire chez les
estivaux, Ceux-ci n'ont pas de paires de feuilles intercalées entre la
ramification supérieure et l'inflorescence, ou n’en ont qu'une et très
exceptionnellement deux; tandis que les Æhinanthus automnaux en ont
Lk34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
trois paires ou davantage sur la tige et sur les rameaux. Pour abréger
les diagnoses, je donne à ces paires de feuilles le nom d’Intercalaires.
L’inflorescence à laquelle avec beaucoup d’auteurs je conserve le nom
d’epi, est simple, très rarement rameuse; elle s’allonge plus ou moins
pendant la floraison et la fructification; pendant la première période,
l’epi est plus dense; il l’est moins durant la seconde. Mais il est des
espèces, Rh. ovifugus, par exemple, où il reste toujours court et con-
densé, même pendant la maturation des graines.
Ces épis fleuris des Æhinanthus forment en général au sommet un
cône large, court et presque obtus. M. Songeon a observé sur le mon-
tagne d’Otheran (Savoie) vers 1300 mètres, un Rrhinanthus que nous
rapportons à Ah. Alectorolophus et dont l’épi se termine en un cône
allongé, étroit, subaigu qui donne à la plante un aspect tout particulier.
Chez certaines plantes des marécages et des hautes Alpes, l’épi est
parfois réduit à une ou deux fleurs. Ces cas rares s’observent chez
Eh. minor des prés humides, chez Rh. Perrieri. Ils se montrent sur
tous les échantillons malheureusement incomplets d’un tout petit Rh-
nanthus que je erois appartenir au type lanceolatus Kovätz et qui a
été recueilli autrefois sur une alpe élevée de la Haute-Savoie par
M. l'abbé Delavay, débutant alors dans la carrière botanique qu'il a
parcourue depuis d’une manière si brillante, en explorant les montagnes
du Yun-Nan et des provinces limitrophes de la Chine.
Bractees. Chez tous les Rhinanthus décrits et chez les autres que j'ai
pu examiner, les bractées inférieures sont semblables aux feuilles cauli-
naires supérieures; puis leur forme se modifie plus ou moins rapidement,
à mesure qu'elles sont insérées plus haut sur l’axe de l’épi, et ce sont les
bractées moyennes et supérieures que l’on décrit; tantôt celles-ci sont
semblables aux moyennes et tantôt non. Tantôt égales au calice ou plus
courtes, tantôt plus longues que lui, elles le dépassent parfois de beau-
coup et forment alors, comme chez Zeh. Songeoni, un épi largement
comosus. La forme des dents des bractées moyennes et parfois aussi des
supérieures constitue un excellent caractère diagnostique chez les
Cleistolemus et une grande partie des Anoectolemus. Les plantes de cette
section qui me paraissent faire exception sont celles de la série minor
dont certaines, surtout celles des regions septentrionales, m'ont pré-
senté des variations sensibles sur des échantillons similaires eueillis
dans la même localité. Chez presques toutes les espèces connues, les
dents inférieures de la bractée sont plus longues et plus larges que les
supérieures; tantôt la différence est peu marquée, comme chez les
(41) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 435
æquidentati Sterneck ; tantôt elle l’est davantage; et dans ce cas, ou la
longueur des dents diminue graduellement du bas en haut de la bractée :
Rh. major, goniotrichus, Heribaudi, alpinus, pulcher, dinaricus, Per-
riert, minor, stenophyllus, borealis, ete.; ou cette diminution a lieu brus-
quement vers le '/ı ou le '/s inférieur de la bractée et aux dent longues
succèdent tout à coup les dents courtes : Rh. montanus, lanceolatus,
angustifolius, ete.; ou enfin les dents inférieures sont égales aux supé-
rieures ou plus longues : Rh. Facchinti nov. sp.
Il est à remarquer que les arêtes, qui terminent les dents chez beau-
coup d'espèces, s’altèrent facilement à la suite d’une dessication défec-
tueuse, surtout si la plante n’a pas été suffisamment comprimée ; elles
se recourbent alors, se tordent et finissent par se briser ou se détacher
complètement. Il en résulte pour le botaniste peu familiarisé avec la
connaissance des espèces, des erreurs dans leur détermination.
La direction des dents porrigées ou étalées est fixe et constante pour
chaque type spécifique.
Sous le rapport de l’indument, les bractées présentent tantôt le même
que celui des feuilles et tantôt non; chez certains Rhinanthus il est
semblable à celui du calice; chez d’autres il en est différent. Leurs bords
peuvent être couverts des mêmes séries de poils aculéiformes qui ont
été signalés sur les feuilles.
Leur coloration est verte dans le plus grand nombre des espèces;
chez d’autres les bractées, toutes ou seulement les médianes et les supé-
rieures, sont blanchätres; Rh. Alectorolophus Poll., Freynu Kern.,
glandulosus Smk., major Ehrh., Facchinii nov.sp.,ete. Chez Rh. Songeont
les bractées sont décolorées seulement à la base. Chez les Rhinanthus
qui vivent dans la région alpine élevée 2200-2700 m., elles prennent
souvent une teinte d'un rouge vineux ou d’un rouge sombre : Rh. ovi-
fugus, Perrieri, ete. Cela s’observe aussi chez certains Rh. minor des
régions méridionales, ainsi que Lange l’a constaté en Espagne ', et du
centre de la France, selon la remarque de Boreau *, mais non chez ceux
des régions boréales.
Fleurs. — Elles ont une direction tantôt horizontale, tantôt un
peu oblique en haut chez les plantes des plaines et des régions infé-
rieures. Dans les plantes alpines, elles sont dirigées plus ou moins verti-
' Willkomm et Lange, Prodr, fl, hisp. I, p. 642 : « bracteis calyceque viri-
dibus fuseo linelis, »
? Boreau, Flore du centre de la France, 64. II, p. 495.
4.36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
calement en haut; ce phénomène, qui n’est pas spécial aux alpin Stk.
et aux anomali Stk, mais s’observe aussi dans toutes les séries, n’est à
mon avis qu'un phénomène de phototropisme, et il est dû moins à la
direction du calice qu’à l’incurvation du tube de la corolle, comme nous
le verrons plus bas. Les fleurs ont une odeur faible; un botaniste m'a
dit en avoir trouvé à odeur fétide, mais n’a pu me représenter la plante.
Calice sessile ou subsessile; les calices fructifères inférieurs sont quel-
quefois nettement pédonculés; tel est Rh. Alectorolophus publié par
Kerner dans Fl. exsicc. Austro-Hungarica n. 137 (H. B. et H. B. B.)
dont les calices inférieurs ont un pedoneule long d’un centimètre. Je
n’ai vu de calices pédonculés sur le haut de l’épi que sur un Rh. minor
de Bionassay (Mercier inH.B. B.). Leur forme se modifie plus ou moins
selon les espèces depuis le moment où la fleur s'ouvre jusqu'au moment
où les graines sont arrivées à leur complète maturité. Pour la plupart,
au moment où la fleur s'ouvre, le calice a acquis presque toute sa lon-
gueur, mais non toute sa largeur; chez les uns, le calice, de forme
arrondie au début, s'accroît en se gonflant et en conservant cette même
forme; chez d’autres sa forme d’abord plus ou moins étroitement ovale
ou oblongue devient plus ou moins arrondie; quelquefois elle reste
ovale. Je doute qu’il y ait là un caractère spécifique; car les calices
fructiferes arrondis et ovales se voient, rarement il est vrai, sur le
même pied. Chez une espèce alpine, Ah. Perrieri, le calice étroitement
oblong quand la corolle s’epanouit, s’elargit ensuite et se gonfle for-
tement sans s’allonger davantage, puis devient arrondi. Ce changement
de la forme oblongue à la forme arrondie se remarque chez certaines
espèces voisines de Zrh. minor : Rh. Kyrollæ, borealıs, etc.
Les dents du calice plus ou moins larges sont toujours plus ou moins
aiguës, rarement acuminées et plus rarement encore cuspidées : eh.
glacialis Personnat. Wallroth : a parlé de la connivence des dents
du calice du Rh. Alectorolophus qu'il décrit : «calyce e basi ovata
leviter tumente in apicem compresso-conniventem desinente, » tandis
qu'il dit de son buccalis : « calyce e basi rotundata ad apicem usque
æqualiter inflato. » Quelques auteurs après lui se sont servi de ce carac-
tere; ainsi Grenier et Godron ? ont attribué à Rh. major un calice à
dents écartées en dehors et à Rh. minor un calice à dents conniventes;
“ Wallroth, Zur Naturgeschichte des Rhinanthus Alectorolophus der deutschen
Floristen, in Flora od. allg. bot. Zeit., 1842, p. 503 et suiv.
? Grenier et Godron, Fl. de France, II, p. 612-13.
(13) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 1437
Willkomm et Lange ! ont écrit du premier : « dentibus apice subdiver-
gentibus, » du second : « dentibus eonniventibus. » Les auteurs les plus
modernes, MM. Murbeck, v. Sterneck, v. Wettstein n’en parlent pas
dans leurs diagnoses et je suivrai leur exemple, car le calice fructifère
seul peut fournir à ce point de vue un caractère fixe, et il m’a paru
avoir toujours les dents plus ou moins conniventes.
Vert le plus souvent, le calice est maculé de taches noirätres chez
Rh. pulcher Schumm. et rarement chez Rh. lanceolatus Kov.
Chez les espèces croissant dans la région alpine, il prend souvent
comme les bractées une teinte d’un rouge vineux ou d’un rouge sombre,
Rh. ovifugus, Perrieri; certaines formes de Rh. minor se comportent de
même. Enfin il est des espèces dont les nervures sont noirâtres: Ph.
Perrier.
Tous les Rhinanthus que j'ai étudiés ont les angles du calice hérissés
ou pubescents ou au moins scabres. Chez un Rh. minor ? américain (de
White Mountains, Oakes in H. R. B.) les poils qui recouvrent ces angles
sont longs, blancs, polycellulaires; ils sont glanduleux chez un Æhi-
nanthus d’Ulgai Tagh (Bledemann in H. B.). Chez d’autres, ils sont si
petits qu'ils ne peuvent être vus qu'à un grossissement de 10/1. Enfin
les bords du calice sont glabres, ciliés ou glanduleux selon les espèces.
Glabre chez beaucoup de Rhinanthus, la surface du calice chez les
autres est plus ou moins couverte de poils, tantôt monocellulaires,
courts, aigus, raides, tantôt polycellulaires longs, flexueux et blan-
châtres, tantôt capités et glanduleux et alors à stipe plus ou moins
court. Les poils rameux ou étoilés n’ont pas encore été observés. M. de
Sterneck a décrit un Æh. pumilus dont les parties moyennes et supé-
rieures du calice sont couvertes de poils courts et simples, et la partie
inférieure de poils semblables mêlés à d’autres poils plus longs et poly-
cellulaires, Cette villosité double du calice est le principal caractère qui
sépare ce Rhinanthus de Rh. Freynii Kern. dont le calice est couvert
de poils courts. Or nous avons en Savoie, dans les bois et les pentes
herbeuses subalpines du mont Nivollet, un Æhinanthus qui ne se dis-
tingue de Rh. Alectorolophus de la plaine que par sa croissance plus
tardive et par ces deux sortes de poils mélangés sur la surface du
alice, Même phénomène s’observe sur certains individus de ma var.
preruptorum de Rh. Sterneckii (Wettstein) des environs de Chambéry.
Je ne puis donc y voir un caractère spécifique, et à mon avis, Zeh.
' Willkomm et Lange, op, eit., II, p. 6141-42,
438 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
pumilus n’est qu'une variété alpine de Rh. Freynii. La présence des
poils sur le calice et leur nature doivent être étudiés sur les calices
florifères; car sur les fructifères ils se montrent bien plus rares, et cela
pour deux causes : l’une est que le calice s’accroissant beaucoup depuis
l’epanouissement de la fleur jusqu’à la maturation de la graine, sa sur-
face double et même parfois triple d’&tendue. Comme il ne naît pas
alors de nouveaux poils, ceux qui existaient deviennent forcément
moins denses et par conséquent sont relativement moins nombreux.
L'autre cause est que ces poils (je parle surtout des poils simples, car
les glanduleux sont assez persistants) tombent peu à peu à mesure que
le fruit arrive à maturité; aussi n'est-il pas rare d'observer des indi-
vidus fructifères de Rh. Alectorolophus, par exemple, à calices presque
complètement glabres.
Corolle. L’un des principaux caractères donnés par M. v. Sterneck
pour distinguer ses deux groupes majores et minores, consiste dans
l'allongement du tube de la corolle depuis le moment où elle s’epanouit
jusqu’à la fin de l’anthèse, allongement qui est très notable dans le
premier groupe et nul ou à peine marqué dans le second. Or ce n’est
pas seulement le tube qui subit cet allongement. Dans beaucoup d’es-
pèces, sinon dans toutes, celles du type minor excepté, la lèvre supé-
rieure y participe aussi; car au moment où la corolle s’ouvre, les lobes
de la lèvre inférieure enveloppent la supérieure au niveau de ses dents
ou peu au-dessous ; après l'épanouissement, ces lobes se trouvent à une
distance plus ou moins grande des dents. Aussi en examinant certains
Lhinanthus, tels que Rh. lanceolatus subalpinus (Sterneck), voit-on la
proportion de la longueur des lèvres n'être pas toujours la même entre
les fleurs supérieures et les inférieures, et cela parce que celles-ci ont
atteint leur entier développement et les autres non. C’est un phénomène
dont il faut se souvenir dans la détermination des espèces. Sous l’in-
fluence de circonstances que je n’ai pu définir, il arrive rarement que
le tube naturellement accrescent d’une corolle ne s’allonge pas comme
le comporte le type spécifique auquel la plante appartient; c’est encore
un Rh. lanceolatus ou du moins une forme très voisine qui m'en a
fourni l'exemple.
Le tube ordinairement plus pâle que le reste de la corolle se montre
blanc chez certains individus des Rh. Alectorolophus, Rh. minutus, etc.
Je ne l’ai jamais vu taché.
Les proportions de longueur entre le calice et le tube de la corolle
restent à peu près les mêmes jusqu’à la fin de l’anthèse chez les Rhi-
(15) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 439
nanthus à tube non ou à peine acerescent : Rh. minor Ehrh., asperulus
(Murb.), stenophylius Schur, ete. Chez ceux à tube accrescent, tantôt
elles varient peu après l'épanouissement de la fleur et le tube est déjà à
ce moment nettement exsert; tantôt il est encore inclus, et ce n’est
que plus tard, lorsqu'il a atteint son complet développement, qu'il
dépasse les dents du calice. Ces différences d'évolution s’observent par-
fois sur la même espèce, suivant les localités où elle croît; c'est aussi
une variété de Rh. lanceolatus, type très variable, qui m’a permis de le
constater.
Un autre phénomène assez fréquent est que la lèvre inférieure se
flétrit avant la supérieure et se déjette. Je n’en vois pas d'autre cause
que l’action des insectes qui la froissent pour faire pénétrer leur trompe
au fond du tube et arriver au nectaire formé par une sorte d’eperon
basilaire du carpelle. Chez un Rhinanthus à gorge ouverte, ce phéno-
mène ne présente pas d’inconvénient pour le botaniste qui cherche à
déterminer une plante sèche, tandis qu'il en offre beaucoup chez les
Rhinanthus à gorge fermée, en faisant croire que la lèvre inférieure est
naturellement séparée de la supérieure et la gorge ouverte. C’est ainsi
que l’on s'explique les confusions que l’on observe dans la plupart des
herbiers entre les Rhinanthus des deux sections Cleistolemus et Anœc-
tolemus, par exemple, de minor avec major et Alectorolophus, de Ker-
ner (Sterneck) avec pulcher Schum. et alpinus Bmgt., de montanus
Saut. avec angustifohus Gml., etc. De là découle pour le collecteur la
nécessité de placer des corolles en portefeuille lorsqu'il recueille des
plantes de ce genre, ou tout au moins de noter la disposition de leurs
lèvres.
Tous les Rhinanthus que j'ai examinés ont la région dorsale du tube
de la corolle couverte de poils blancs ou presque incolores, plus ou
moins longs, tantôt droits, tantôt flexueux. Plus abondants sur les
espèces à tube accrescent et fortement coudé en haut pour le relèvement
de la corolle, telles que celles des régions alpines, ils me semblent rem-
plir un rôle de protection; car le tube, pour se couder et relever ensuite
la corolle, fait saillie en arrière et en haut entre deux dents du calice:
sa partie postérieure n'est done plus garantie par ce dernier et a besoin
des poils pour se protéger contre le froid et l'humidité.
La face externe de cette lèvre est couverte de papilles d’un jaune plus
ou moins vif; chez quelques espèces ou variétés, au lieu de papilles, on
observe des poils capités glanduleux de couleur jaune aussi et à stipe
tres court ou assez long : Ich. glandulosus, une var, de Ah. minor, etc.
440 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16).
La lèvre inférieure est souvent dépourvue de papilles; aucune ne m’a
présenté de poils glanduleux.
Le bord inférieur de la lèvre supérieure varie de forme suivant les
espèces. Il est divisé en trois parties : une moyenne et deux latérales,
par les deux dents qui tantôt le prolongent : Ah. dinaricus, tantôt
naissent perpendieulairement sur lui : Zeh. Alectorolophus, Freynü,
Songeont, major, ovifugus, pubescens, Wettsteinu, ete., ou obliquement
Rh. pulcher, alpinus, lanceolatus, angustifolius, ete., ou enfin sont cons-
tituées par une courte saillie ovale ou arrondie aussi large ou plus large
que longue : Rh. minor, Kyrollæ, groenlandicus, ete. Les dents sont tou-
jours glabres et de couleur violette, bleue, jaune ou blanchâtre. Leur
forme est très fixe dans chaque espèce : cylindriques chez Æh. dina-
ricus, elles sont cylindro-coniques ou coniques avec le sommet arrondi
ou tronqué chez le plus grand nombre, et triangulaires à sommet aigu
chez certaines espèces glanduleuses : Zeh. pubescens Boiss., glandu-
losus Smk.
J’ai dit que la lèvre supérieure a son bord inférieur divisé en trois
parties : la partie médiane, comprise entre les deux dents, n’a encore
été, que je sache, l’objet d’aucune observation. Elle mérite pourtant
d’être examinée sur le vif. Son étude sur le see ne m’a pas donné de
résultats certains pour nos Rhinanthus d'Europe; mais sur un Rhinan-
thus américain non décrit de l’herbier Kyroll, j'ai vu cette partie
médiane former entre les dents un prolongement convexe semblable à
une troisième dent. Les deux parties latérales sont désignées par les
auteurs sous le nom de bord, au singulier (der untere Rand der Ober-
lippe... Stk. O. b. Z. 1895, p. 29, Alpini, — p. 43, Anomali), ou au plu-
rie] (labium superius... marginibus inferioribus concavis, Murbeck, O. b.
Z, 1898, p. 41, Rh. asperulus). C’est l’exemple de ce dernier auteur qui
doit être suivi.
Chez les Rhinanthus pourvus de dents saillantes, ces bords latéraux
sont droits et un peu concaves lorsque les dents leur sont perpendicu-
laires: Rh. Alectorolophus, major, etc.; ou sinueux en forme de S, e’est-à-
dire convexes d’abord puisse creusant plus ou moins pour donner nais-
sance à la dent : un Ah. américain non décrit; ou droits et un peu con-
vexes : À}. lanceolatus, pulcher, alpinus, ete. Enfin chez Rh. dinaricus
ils sont complètement convexes et se continuent directement par la dent
qui se prolonge parallèlement à l’axe de la corolle; ils sont convexes
aussi chez les espèces où la dent est remplacée par une saillie courte et
ovale ou arrondie : Rh. Kyrollæ, minor, borealis, grenlandicus, ete.
(17) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 441
Style. D’aneiens auteurs ont parl& dans leurs diagnoses du style
glabre ou pubescent sous le stigmate. Ce caractère a été négligé avec
raison par les auteurs récents, car le style examiné à la loupe se montre
toujours plus ou moins hérissé ou tout au moins finement pubescent.
L'absence du poils sous le stigmate, quand elle existe, m’a paru être
un phénomène individuel. Quant aux variations de la forme du stig-
mate, je doute qu'il en existe, n’ayant jamais pu constater le « nectario
emarginato » dont parle Wallroth ', si tant est que ce soit au stigmate
qu'il donne le nom de nectaire.
M. de Sterneck s’est appuyé pour distinguer les majores des minores
sur le phénomène d’Autofecondation (Selbstpollinisation) présenté par
ces derniers, et dû à ce que, au moment de l’anthèse, le style se recourbe
fortement en forme de houe et amène le stigmate auprès des antheres.
Ce phénomène a été exactement observé; mais je doute qu'il ait l’impor-
tance qui lui a été attribuée et qu'il soit nécessaire à la reproduction du
Rh. minor; car j'ai vu bien souvent des insectes butiner dans ses fleurs;
et d’autre part un Rhinanthus de l'Amérique du Nord, qui ne peut
s’en distinguer par aucun caractère, a le style horizontalement saillant
hors de la lèvre supérieure comme un Rh. de la série majores. Une
variété à tige striée de noir et à larges feuilles récoltée par Mercier
aux environs de Genève (H. R. B.) a le style tantôt recourbe et inclus,
tantôt horizontalement saillant.
La capsule membraneuse, très comprimée, biloculaire, est arrondie,
émarginée et apiculée; tantôt régulièrement arrondie, tantôt plus
large que haute, tantôt plus haute que large, ces variations n’ont
rien de constant et s’observent sur le même pied.
Les graines réniformes, se montrent arrondies chez quelques individus.
Quant à la largeur de l’aile qui les entoure, elle ne fournit le plus sou-
vent qu'un caractère relatif; dans une capsule de Rh. ovifugus, j'ai
trouvé neuf graines non mûres entourées d’une aile large et une dixième
graine arrivée à maturité plus grosse et à peine marginée. L’aile m’a
paru sur plusieurs autres espèces être d'autant moins large que la
graine est plus mûre, Kh. goniotrichus de Pena de Aiscorri, Espagne
(Barbey, H. R.-B.) a les graines non mûres largement aildes, les mûres
à aile étroite, ete, On sait du reste que Reh. Reichenbachii, major et
Alectorolophus ont les graines ailées ou non ailées.
Systématique et nomenclature, Comme les Orobanche, les Euphrasia,
' Wallroth, op. eit., p. 504.
BULL. HERB, Bo1ss., juin 1899. 30
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
le genre Rhinanthus me paraît être composé d’un grand nombre
d'espèces ou plutôt de races (proles) très voisines les unes des autres,
qu’un examen superficiel permet de confondre, mais dont une étude
approfondie fait reconnaître et établir les caractères. Il est certain que
la botanique est voie de transformation, que beaucoup des espèces lin-
néennes sont en train de disparaître. Pendant longtemps, à l’imitation
des médecins du moyen âge qui voulaient absolument reconnaître dans
les plantes de leurs pays les plantes médicinales signalées autrefois par
Dioscoride, Théophraste, ete. ', pendant longtemps les botanistes se
sont ingéniés à retrouver les types linnéens dans des plantes souvent en
désaccord avec eux. Puis on est tombé dans un excès contraire en mul-
tipliant les espèces outre mesure, conformément à la théorie de Jordan
qui voulait que toutes les espèces fussent originellement distinctes ;
ensuite on a tenté de remédier à cet abus au moyen de classements
prétendus tous plus naturels les uns que les autres et ayant la prétention
d'appliquer à chaque cas la théorie de l’évolution. Apres avoir admis
l’espece, la variété et la sous-variété, on a créé successivement la sous-
espèce, l’espece affine, la forme, l’espèce collective, l’espèce typique, 1a
race, etc. D’autres ont même voulu donner au mot « forme » une signi-
fication nouvelle; ils n’ont pas eu de succès. Tous les citoyens à notre
époque étant astreints au service militaire, c’est probablement l’habi-
tude d’en parler ou d’en entendre parler fréquemment qui conduit
quelques botanistes à attribuer aux variétés et aux variations des plantes
upe classification, sinon d’accord avec les théories évolutives, tout au
moins assez conforme aux règles de la hiérarchie militaire. Les noms
des grades seuls sont changés. Certains auteurs dont les ouvrages sont
en voie de publication, appliquent cette hiérarchie chacun à sa manière
et démontrent ainsi que, pour beaucoup de plantes, l'espèce, la sous-
espèce, la forme, la race, la variété, ete., ne répondent pas à la réalité
des faits et ne sont que les produits de l'imagination de l’auteur. Telle
plante, qui pour un botaniste constitue une espèce, est pour un autre
une sous-espèce, pour un troisième une variété, pour le quatrième une
forme et ne sera pour le cinquième que la variété d’une sous-espèce ou
d’une forme, et cela souvent d’après des échantillons plus ou moins
défectueux d’herbier. Sans vouloir entrer aujourd’hui dans une discus-
! L'ouvrage interessant que M. Ludovic Legré vient de publier contient à ce
sujet des details fort curieux. La Botanique en Provence au XVIme siècle. Pierre
Pena et Mathias de Lobel, par L. Legré, in-80, Marseille, 1899.
(19) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 443
sion que les cadres de ce travail ne permettent pas, je crois pouvoir
constater que l’accord est loin d’être fait ou de se faire entre les bota-
nistes sur la valeur à donner définitivement à chaque terme, comme
sur la position hiérarchique à attribuer à chaque forme dans chaque
espèce, si tant est que la botanique soit assez avancée pour que l’on
puisse dès à présent établir une hiérarchie entre les différentes formes
d'un type.
Le genre Rhinanthus n'étant connu actuellement que d’une manière
très imparfaite, la valeur et la fixité de ses caractères spécifiques ne
l’etant pas davantage, les limites de l’espece n’ont pu encore être net-
tement etablies parmi les plantes qui le constituent. Telle, qui existant
dans un pays sans intermédiaires la reliant avec le type, a pu être
décrite comme espèce ou comme forme automnale typique, ne pourra
dans un autre pays être envisagée que comme une simple variété. En
veut-on un exemple ? En 1895, M. de Sterneck : a décrit un Alectoro-
lophus Kerneri que deux ans plus tard ?, il a réduit au rang de simple
variété de son A. patulus qui n’est qu’une variation de A. Alectorolo-
phus. Ne connaissant la premiere plante que par des individus
récoltés sur la montagne de la Grigna en Lombardie et dont l’as-
peet est tellement different de la seconde, que de savants botanistes
tels que Boissier et Reuter l’ont, dans leurs herbiers, rapportée l’un
à Rh. angustifolius Gm., l’autre à Zeh. alpinus Bmgt, je ne pouvais
comprendre la seconde opinion du professeur de Prague. Plus tard
Je pus comparer la plante de la Grigna avec des individus recueillis sur
le Monte Generoso (Tessin) par W. Schneider (in H. B.-B.), et sur le
Mont Charvin (Haute-Savoie) par le baron Perrier de la Bâthie
(H. Perr.). Or ceux-ci établissent la transition entre les deux formes, et
prouvent bien que si Zeh. Kerneri, sur la Grigna, se maintient sans
altération et y constitue une race fixée, il n’en est pas de même sur
d'autres montagnes où Ah. Alectorolophus tend par ses variations à
arriver Jusqu'à Æerneri et y arrive en effet par quelques individus,
mais ne trouve pas dans les circonstances locales les conditions néces-
saires pour se perpétuer comme tel. Cet exemple et d’autres que nous
pourrions citer expliquent comment et pourquoi, avec la meilleure foi du
monde, les botanistes peuvent se trouver en désaccord sur la place systé-
matique à donner à telle ou telle plante; et comment on risque moins de
' Oest. bot, Z, 1895, p. 13.
” Môme recueil, 1897, p. 437.
44h BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
se tromper en la nommant variété, qu’en l’affublant du titre de sous-
espèce, forme, etc., au hasard de son imagination. Je n’affirmerai donc
pas que les formes (j’emploie ce mot avec l’acception indeeise, indéter-
minée qu'il avait il y a quarante ans) que je décris sous un nom spéci-
fique nouveau, soient toutes des espèces. Plusieurs ne sont probablement
que des races (proles) se perpétuant avec plus ou moins de fixité selon
les contrées où elles eroissent; mais tant que l’on ignore à quel type
spécifique elles doivent être rapportées, on est obligé de les désigner
par un nom binaire. Ce n’est que plus tard lorsqu'elles auront été étu-
diées avec soin et décrites, que l’on pourra établir parmi elles un
classement systématique fondé sur des bases solides. Jusque-là nos
efforts de classification ne peuvent être que temporaires et devront se
modifier au fur et à mesure des progrès de la science.
Ainsi M. de Sterneck a réparti les espèces de Rhinanthus en deux
grandes sections majores et minores, Chez les premiers desquels le tube
de la corolle s’allonge pendant l’anthèse d’une manière notable; ce tube
est plus ou moins courbé vers le haut et sa lèvre supérieure est munie
de deux dents coniques plus longues que larges. Chez les minores au
contraire le tube de la corolle reste presque également long pendant
l’anthese, vers la fin de laquelle le style se recourbe en forme de houe
pour rapprocher le stigmate des antheres; le tube de la corolle est
droit; les dents de la lèvre supérieure sont réduites à de petites saillies
ovales.
Or Rh. Perrieri nov. sp. des Alpes méridionales de la Savoie, voisin
de Rh. minor, a le tube de la corolle fortement accrescent pendant
l’anthèse et les dents réduites à de petites saillies ovales. Certains Æh.
minor d'Europe et d'Amérique ont, comme je l’ai dit, le style allongé
horizontalement et faisant saillie hors de la lèvre supérieure après
l’anthèse. Ah. asperulus (Murb.) a le tube non accrescent et la lèvre
supérieure pourvue de deux dents bien caractérisées. Certains Zeh.
Jallax Wim. et Grab.? du centre de la France sont dans le même cas.
Je ne puis donc conserver la section minores Sterneck.
Ensuite cet éminent professeur a divisé les majores en quatre
groupes : Æquidentati, Inæquidentati, Alpini et Anomali, dont les trois
premiers et le minores correspondent aux quatre espèces adoptées
depuis longtemps par beaucoup de botanistes : æquidentati à Rh. Alec-
torolophus Poll., inæquidentati à Rh.major Ehrh., alpini à Rh. alpinus
Baumg., minores à Rh. minor Ehrh. — Les deux premiers groupes
dont la lèvre inférieure est appliquée contre la supérieure et dont par
(21) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 445
consequent la gorge est fermee, dont le tube de la corolle est graduel-
lement incurvé en haut et les dents de la lèvre supérieure dirigées
horizontalement, se distinguent l’un de l’autre par les bractées non
terminées en pointe et à dents presque également grandes et non
aristées chez les æquidentati, tandis que les 2næquidentati ont leurs
bractées prolongées en pointe et leurs dents inférieures plus étroites et
plus longues que les supérieures et munies d’une pointe aristée.
Or M. Songeon a recueilli, dans les prairies montueuses du Col du
Frêne près de Chambéry en Savoie, une variété de Rh. Alectorolophus
(Rh. Al. var. transiens) dont les bractées elliptiques un peu atténuées
en pointe ont les dents inférieures bien plus longues et plus étroites que
les supérieures. Rh. Wettsteinii (Sterneck sub Alectorolopho) placé
dans le second groupe par son auteur, a, d’après la figure qu’il en
donne ' les bractées atténuées en pointe et leurs dents subégales. La
constatation d’autres intermédiaires a déjà déterminé M. Murbeck ? à
réunir en un seul groupe les æquidentati et les inæquidentati sous le
nom de majores, tout en conservant les trois autres groupes : alpini,
anomali et minores.
Je ne puis juger des anomali que par le diagnose et la figure du
Rh. dinaricus Murbeck * qui en est le seul représentant connu, car jus-
qu'à présent il m'a été impossible de me le procurer. Il a la lèvre infé-
rieure très grande, presque aussi longue que la supérieure avec le lobe
moyen seul dirigé horizontalement et les deux lobes latéraux grands,
ovales et appliqués contre la supérieure; en outre le bord inférieur de
celle-ci n’est pas concave mais convexe, et les dents de cette lèvre sont
longues et dirigées en haut. Il n’a été trouvé que dans les Alpes de
Herzégovine; mais le groupe doit avoir un autre représentant dans
nos Alpes de Savoie, car M. Songeon a observé autrefois -cette con-
formation de la corolle sur des Æhinanthus vivants qu'il n’a pas
conservés,
Aux alpını M. de Sterneck attribue comme caractères un tube de la
corolle presque coudé et incurvé en haut, une lèvre inférieure écartée
de la supérieure et laissant la gorge ouverte, les dents de la lèvre supé-
rieure dirigées en haut; des bractées longuement triangulaires à
' Oest, bot. Zeitschr. 1895, tab. VII, fig, 8.
2 Oest. hot, Zeitschr, 1898, p. 45.
? Murbeck, Beitr. 3, Fl, v. Südbosn. u. d, Hercegovina, p. 69; Sterneck, op.
cit., 1895, p. 297, tab. XI, fig. 14, 15 et 16.
446 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
dents aiguës, souvent longues et subulees, un calice glabre faiblement
eilie.
Or ce n’est pas seulement chez les alpini que les dents de la lèvre
supérieure sont dirigées en haut; elles le sont aussi chez les formes
alpines des æguidentati et inæquidentati. Feh. Alectorolophus var.
modestus en est un exemple. Pourtant ce groupe alpini est très naturel;
mais si on le conserve, il faudrait en créer un nouveau pour Rh. Per-
rieri, et ce serait trop les multiplier pour un nombre d’espèces encore
bien restreint. Je me bornerai done à répartir les Rhinanthus actuel-
lement connus en deux sections distinctes à première vue par le carac-
tere le plus apparent et qui m’a paru le plus fixe, celui de la gorge
Jermée ou ouverte. Dans la première, les deux lèvres de la corolle sont
parallèles; dans la seconde, la lèvre inférieure en entier est séparée de
la supérieure, ou seulement son lobe moyen en est écarté. A la pre-
mière section je donne le nom de Cleistolemus ‘, en y rangeant les æqui-
dentati et inæquidentati Sterneck, soit les majores Murbeck, et à la
seconde celui d’Anœctolemus * en y comprenant les alpinti, anomal et
minores Sterneck.
Dimorphisme saisonnier et trimorphisme. Depuis longtemps on à
constaté pour certaines espèces l’existence de deux formes, l’une pré-
coce, l’autre tardive : Chlora perfoliata et serotina, Odontites verna et
serotina, Gypsophila muralis et serotina, ete., que les uns regardaient
comme de simples variétés, les autres comme des espèces véritables.
Par des cultures répétées, M. de Wettstein s’est assuré que ce sont des
formes stables conservant leurs caractères après des semis successifs. Il
en a conclu dans ces cas à l’existence d’un Dimorphisme saisonnier,
c’est-à-dire de deux sous-espèces, l’une précoce, l’autre tardive, déri-
vant d’une espèce primitive, et ayant pour caractères chez les Gentiana
endotricha, les Euphrasia, les Alectorolophus précoces un appareil
végétatif réduit, et chez les tardifs un appareil végétatif bien développé.
M. de Sterneck, adoptant les idées de son collègue, les a appliquées aux
Alectorolophus qu’il a décrits, en attribuant aux précoces ou estivaux :
une tige simple ou rameuse à rameaux peu nombreux naissant de la
partie supérieure de la tige, s’elevant plus ou moins obliquement sans
jamais dépasser son sommet; des entrenœuds plus longs que les feuilles;
des feuilles plus larges, plus obtuses, obliquement dirigées en haut;
1 De zisıoras fermé et 2xiuos gorge.
2 De cvotxro ouvert.
(23) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 447
point de feuilles intercalaires ou seulement une paire, exceptionnel-
lement deux; une floraison plus précoce; et aux tardifs ou automnaux :
une tige plus rameuse ordinairement ramifñée des le tiers inférieur, à
rameaux naissant à angle droit, courbés ascendants, dépassant souvent
le sommet de la tige: des entrenœuds plus courts que les feuilles; la
presence de trois ou plus de paires de feuilles intercalaires; des feuilles
dirigées horizontalement ou parfois tordues en arrière, plus étroites,
plus allongées, souvent linéaires, les inférieures brièvement pétiolées ;
des bractées à dents plus longues; une floraison plus tardive.
Plus tard M. Murbeck décrivant une espèce nouvelle ' A. asperulus,
constate chez elle comme chez 4A. dinaricus Murb. et d’autres espèces
montagnardes classées par M. de Sterneck parmi les précoces, une
époque de floraison et des caractères plus ou moins intermédiaires
entre ceux sur lesquels a été fondée la théorie du dimorphisme des
Rhinanthus, et il les attribue à un trimorphisme saisonnier.
Des études que j’ai faites sur une foule d'individus vivants et sur un
nombre très considérable d'échantillons d’herbier, il est résulté pour
moi la conviction qu'il existe bien, dans le genre que nous étudions,
deux séries parallèles d'espèces ou de races, les unes précoces, les autres
tardives ; que les plantes de chaque série sont pour la plupart recon-
naissables à un ensemble de caractères faciles à constater ; mais que ces
caractères ne sont pas aussi constants qu’on veut bien le dire et que le
dimorphisme comporte des exceptions nombreuses.
Il arrive assez souvent en effet, lorsqu'on explore une localité étendue
(je parle de deux à plusieurs kilomètres) où une espèce de Rhinanthus
précoce abonde sur de vastes espaces, d’y observer des individus ayant
plusieurs ou tous les caractères des plantes automnales, comme aussi de
constater parmi les Rhinanthus tardifs, des sujets à tige simple, à
entrenœuds allongés, à feuilles plus larges, ete., revötant en un mot la
livrée des précoces. Je prendrai par exemple une espèce des plus répan-
dues, Æh. Alectorolophus.
M. de Sterneck a trouvé dans les prairies attenantes au lac de
Gleinker dans la Haute-Autriche, un Æhinanthus qu'il a décrit en 1897
sous le nom d’A. patulus comme étant une « typische autumnale paral-
lelform des A. Alectorolophus. » Or les marais et les prairies maréca-
geuses du Bourget et de Voiglans, voisins du lac du Bourget près
Chambéry (Savoie) produisent en abondance et fleurissant à la même
' Murbeck in Oester, bot, Zeitschrift, 1898, p. "4-47 et 90-93.
418 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
époque, juin et juillet, Rh. Alectorolophus type et des variations nom-
breuses portant sur la longueur des entrenœuds, sur le nombre et la
direction des rameaux tantôt obliques, tantôt arqués-ascendants, sur
leur longueur, sur l’absence ou la présence et le nombre des paires de
feuilles intercalaires.
Certains individus représentent parfaitement Rh. patulus. Devons-
nous pourtant les regarder comme constituant une forme automnale et
est-il nécessaire de les distinguer par un nom binaire ? ou même par un
nom de variété ? J’en doute: car si à Gleinker Ah. patulus se maintient
à l’état de race ou de variété, il n’existe au Bourget qu’à l’état de
variations qui démontrent que sous certaines influences un Rhinanthus
estival peut prendre les caractères d’un Rhinanthus automnal. Si, dans
mes diagnoses, je l'indique comme variété, C’est uniquement à cause de
la notoriété que lui a donnée son auteur.
Ce même Zeh. Alectorolophus qui, dans les prairies et les moissons
des environs de Chambéry, répond très bien à la description de M. de
Sterneck, croît sur les montagnes voisines sous quatre formes : l’une
semblable au type, la seconde en difierant par les dentelures des bractées,
la troisième et la quatrième s’en distinguant par l’indument du calice
formé de deux espèces de poils et diffèrant l’une de l’autre par les
caractères des Rhinanthus précoces et tardifs. Or ces deux-c1 habitent
ensemble la même montagne, Mont Nivollet, sur une étendue de quinze
kilomètres, et sont reliées l’une à l’autre par des individus dont les
caractères sont intermédiaires, et vraiment l’on est souvent fort en
peine de savoir à laquelle on doit les rapporter. Il se passe donc sur
cette montagne pour ces deux formes à indument calicinal constitué par
deux espèces de poils, le même phénomène que dans les marais du
Bourget pour le type.
Au col de Tenda où Rh. lanceolatus Kovätz est commun ainsi que sa
var. subalpinus (Stk.), il n’est pas rare de trouver mélangés avec le type
et fleurissant en même temps que lui, des individus pourvus de trois ou
quatre paires de feuilles intercalaires, ayant des entrenœuds plus courts,
des rameaux partant de la partie inférieure de la tige, etc., et repré-
sentant vraiment une forme pseudo-automnale du type, tout en étant
différents de Zeh. angustifolius par la largeur et la direction des
feuilles, la grandeur de la fleur, etc. Serait-il nécessaire de leur donner
un nom? je ne le pense pas. Ce serait, à mon avis, abuser de la nomen-
clature et faire tomber le genre Rhinanthus dans le chaos où gisent
mélancoliquement les Æieracium, les Rosa, les Rubus, et dans lequel se
(25) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 449
debattent les botanistes qui les étudient, même ceux qui s’y précipitent
armés de leurs microscopes.
Boissier et Reuter ont rapporté de la Sierra de Guadarama (Espagne,
H. R. B.) trois échantillons de Ah. minor, recueillis le 31 mai 1841,
dont l’un à tige simple est conforme au type; les deux autres, apparte-
nant à la var. stenophyllus Schur., ont des rameaux naissant au-dessous
du milieu de la tige, quatre paires de feuilles intercalaires, des entre-
nœuds plus courts que la feuille, des bractées larges, ete., en somme les
caractères des Rhinanthus automnaux; et pourtant ils ont été recueillis
au printemps avec le type !
Je pourrai citer des faits analogues pour les Rhinantus automnaux :
Rh. montanus Saut. par exemple; mais il est plus convenable que je cède
la parole à M. de Sterneck lui-même qui, parlant (Rev. p. 8) du Eh. an-
gustifolius de l’herbier Delessert, en signale des exemplaires récoltés au
pied du Salève par le D' Fauconnet. Ces exemplaires ont, ainsi que
d’autres récoltés dans le nord de la Suisse (in herb. Stk.), cette parti-
cularité que les paires de feuilles intercalaires sont peu ou point déve-
loppees chez eux. Ce fait, que j’ai constaté aussi ailleurs, est rare dans
les herbiers, les collecteurs ne prenant en général que les individus les
plus normaux, les mieux développés, les soi-disant plus typiques; mais
il n’est pas très rare dans la nature, ainsi que chaque botaniste herbo-
risateur peut s’en assurer.
Il est donc vrai que s’il existe chez les Rhinanthus deux séries paral-
lèles d'espèces ou de races, les unes précoces, les autres tardives, ces
deux séries ne sont pas nettement délimitées ; et que sous des influences
de chaleur, de sécheresse, d'humidité, d'altitude, de gêne par la végéta-
tion ambiante, ou d’autres causes non encore déterminées, certains
individus d'une série peuvent revêtir tout ou partie des caractères de.
l'autre, Le dimorphisme saisonnier exprime done un fait généralement
vrai, mais sujet chez les Rhinanthus à de fréquentes exceptions, et il
ne saurait conserver pour la délimitation de leurs espèces l’importance
que lui attribuent M. de Sterneck et bien d’autres botanistes après lui.
Quant au trimorphisme, les caractères sur lesquels il a été fondé
consistent en des nuances, n’ont pas de base fixe et ne sont pas cons-
tants. M. Murbeck attribue aux espèces qu'il a rangées dans cette série
une tige plus souvent rameuse que celle des estivaux, mais des rameaux
moins nombreux, plus courts et plus obliques à la base que ceux des
automnaux, des entrenœuds pas beaucoup plus courts que les feuilles,
une largeur de feuilles et de bractées et une grandeur de calice inter-
450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
médiaires entre celles des estivaux et des automnaux. Les échantillons
que j'ai vus m'ont paru se rapporter aux estivaux, et la theorie du
trimorphisme ne pouvoir jouir que d’une existence éphémère.
Il n’en est pas de même de la méthode morpho-géographique en
botanique systématique proposée par M. de Wettstein '!. Elle est sedui-
sante; mais l'examen d’une quantité considérable de matériaux du
genre Rhinanthus m'a convaincu que les applications qui en ont été
faites à ce genre sont prématurées, et qu’en entreprenant semblable
travail, on risque de ne produire qu’un travail d'imagination.
1 Wettstein, Grundzüge der geographisch-morphologischen Methode der Pflan-
zen-Systematik. Jena 1898.
(A suivre.) :
CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRÉNOIDE
PAR
A.-M. BOUBIER
Docteur ès sciences.
I. La membrane pyrénoïdienne.
Les pyrénoïdes, corps particuliers que l’on rencontre chez presque
toutes les algues vertes, ont donné lieu à un assez grand nombre de
recherches. Le sujet n’en a pas été pour autant élucidé, loin de la. Il
n'est pas, on peut le dire, dans cette question, de point nettement
établi, les auteurs ne s'étant encore accordés sur aucun des problèmes
que soulèvent ces organites.
Mais avant d'aller plus loin il serait peut-être bon de noter que la
terminologie employée au sujet des pyrénoïdes n’est pas concordante
chez les divers auteurs. En effet les uns appellent pyrénoïde le eristal-
loïde central, tandis que les autres désignent sous ce nom l’ensemble de
Forganite. Je crois qu'il serait désirable que l’on s’en tint à cette
dernière appellation, qui offre l'avantage de distinguer très nettement
un corps spécifique, formé lui-même de parties diverses.
Laissant aujourd’hui de côté, pour y revenir plus tard, la structure
générale du pyrénoïde, telle qu'on la conçoit généralement maintenant :
cristalloïde, gaine d’amidon, partie adjacente du chromatophore, je
m'attacherai ici uniquement à l'étude de la membrane externe du
pyrénoïde,
L'existence de cette membrane n’est pas admise par tous les obser-
vateurs, la plupart même n’en font pas mention, se contentant de dire
que la gaine d’amidon est immédiatement en contact avec le réticulum
du chromatophore,
452 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Pour Schmitz !, par exemple, les pyrénoïdes représentent des parties
du chromatophore lui-même, de petites divisions (Abschnitte) de celui-
ci, dans lesquelles est incluse une substance spécifique en plus ou moins
grande quantité. Le pyrénoïde se formerait ainsi par superposition
d’une substance fondamentale à la substance même du chromato-
phore.
Pour Klebs ?, le pyrénoïde ou cristalloïde se trouve simplement dans
une poche du corps chlorophyllien et se distingue comme un disque
rond après dissolution de l’amidon, qui est, à son avis, l'enveloppe
mème du pyrénoïde.
Deux auteurs seuls font mention d’une membrane plasmique exté-
rieure à la gaîne d’amidon.
C'est en premier lieu Pfitzer *, qui, en colorant des Spirogyres par
la nigrosine a obtenu les réactions suivantes : le chromatophore se
colore en bleu clair, la membrane plasmatique est incolore, les pyré-
noïdes sont bleu profond entourés de grains d’amidon blanes, le noyau
est bleu clair avec un nucléole presque bleu noir. Pfitzer ne pousse pas
plus avant son observation.
Hieronymus décrit les pyrénoïdes de Dicranochæte reniformis, une
Protococcacée d’eau douce. Dans les grands pyrénoïdes de cette algue
il trouve un noyau interne (cristal d’albumine) et une enveloppe l’en-
tourant. Cette enveloppe est l’homologue de la couche amyleuse des
pyrénoïdes d’autres algues, Dicranochæte ne possédant pas d’amidon
dans ses pyrénoïdes.
Dans les plus petits pyrénoïdes, en forme de points, l’auteur ne peut
reconnaître aucun cristal. Celui-ci manque peut-être et, selon lui, le
pyrenoide est alors formé par ce qui sera plus tard l'enveloppe.
L’enveloppe du pyrénoïde bien développé est fermée de toutes parts,
parfois brisée sur une place ou l’autre, parfois présentant un aspect
! Scamirz, Fr. Beiträge zur Kenntniss der Chromatophoren (Pringsh. Jahrb. f.
w, Bot. Bd. 15, 188%), p. 129-147.
? Kress, G. Ueber die Bildung der Fortpflanzungszellen bei Hydrodietyon
utriculatum Roth. (Bot. Ztg. 1891, p. 793).
® PritzEr, E. Ueber ein Härtung und Färbung vereinigendes Verfahren für
die Untersuchung des plasmatischen Zellleibs. (Ber. d. deutsch. bot. Gesellsch.
Bd. I, 1883, p. 46-47.)
* Hieronymus, G. Ueber Dicranochæte reniformis Hieron. eine neue Protococ-
cacea des Süsswassers. (Cohn’s Beitr. z. Biol. d. Pflanzen. Bd. 5, 1892, p. 358
et suiv.)
N SE “Rire k
ms)
(3) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRENOIDE. 453
réticulé (loc. eit. fig. 25) surtout dans les pyrénoïdes déjà en voie de
dissolution.
L’epaisseur de cette enveloppe est variable, parfois à des places
différentes d’un même pyrénoïde. Sur les angles elle est plus épaisse
que sur les faces du cristal.
Hieronymus donne quelques-unes des réactions chimiques de cette
enveloppe. J’ai déjà dit qu'on devait considérer celle-ci comme l’homo-
logue de la couche amyleuse des pyrénoïdes ordinaires : elle n’est pas
l'enveloppe externe plasmique. Hieronymus du reste ne se trompe pas,
puisqu'il relate qu’autour de cette enveloppe se trouve une fine mem-
brane, pas toujours très visible, mais que l’on peut faire apparaître si
l'on dissout la gaine avec la potasse très diluée. Pour l’auteur cette
membrane doit être considérée comme une partie constitutive du
réseau (Gerüst) protoplasmique du chromatophore et non pas comme
une partie du pyrénoïde. |
En est-il réellement ainsi ? Pour ma part je ne le crois pas et j'espère
démontrer ici que chez les pyrénoïdes la membrane plasmique, faci-
lement décelable, fait partie intégrante du pyrénoïde, en tout cas, au
moins, à l’état définitif de ce dernier.
Dans l’état actuel de mes recherches je ne puis encore complètement
affirmer que le pyrénoïde soit un corps autonome de la cellule et que
par conséquent sa membrane soit, quant à son origine, entièrement
distincte du chromatophore. Il n’en va plus de même quand le pyré-
noïde a atteint son complet développement.
A cet état le pyrénoïde est un corps nettement individualisé, pos-
sédant ume membrane plasmique propre, formée d’une substance
distincte de celle du chromatophore entourant.
Deux méthodes permettent de mettre en évidence la membrane
pyrénoïdienne : les méthodes de colorations et les réactions chimiques.
Voyons d’abord les résultats donnés par les colorants appropriés.
La fuchsine acide, réactif très employé dans la recherche des pyré-
noïdes, colore le cristalloïde en rouge, mais laisse incolore la membrane
d’enveloppe.
Des Spirogyres colorées au réactif genevois ' sont plongées un instant
dans le réactif de Millon; tout est alors coloré en bleu : le chromato-
phore, le cristalloïde et la membrane d’enveloppe.
J'ai essayé aussi la méthode suivante de préparation : fixer avec l’eau
' Rouge Congo 2-5 °/6 ammoniacal, chrysoïdine 5 2/00.
/
45% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
iodée — laver — fixer avec l'alcool au sublimé — traiter par l’alcool
— placer dans le chloral. Ceci fait, j’ai coloré par une solution de
fuchsine acide dans le chloral et obtenu une vive coloration rouge du
noyau et des cristalloïdes. La membrane d’enveloppe, dans ce cas, se
colore très peu, mais se détache très nettement, le chromatophore étant
aussi en partie coloré.
Je rappellerai enfin, pour mémoire, la méthode de coloration par la
nigrosine, citée plus haut, d’après Pfitzer.
Je ne m’attarderai pas davantage sur les procédés de colorations. Un
seul fait ressort de l’emploi de celles-ci, l'extrême difficulté de colorer
la membrane plasmique du pyrénoïde.
Fig. 1, 2 et 3, pyrenoides de Spirogyra sp. — Fig. 4 et 5, pyrénoïdes
de Mougeotia scalaris.
Quoique les résultats obtenus par les colorants appropriés prouvent
déjà l'existence de la membrane pyrénoïdienne, je préfère passer imme-
diatement à la description des méthodes chimiques qui donnent une
preuve bien plus irréfragable de ce fait.
En fixant soit des Spirogyres, soit des Stigeocloniums par l’alcool
à 50 °/o, puis par l’alcool absolu et en faisant passer ensuite un courant
(5) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L’ETUDE DU PYRENOIDE. 455
d'acide chromique, les pyrénoïdes se présentent alors sous forme d’une
vesicule à paroi propre, au centre de laquelle on aperçoit un granule
bleuâtre. Entre le granule et la membrane d’enveloppe se trouve une
zöne hyaline, due à l’amidon dissous.
La même structure se représente encore si, après la même fixation
par l'alcool, on traite par le chlorure de calcium.
En dissolvant l’amidon par l’acide chlorhydrique (HCI.) dilué, le
pyrénoïde prend l'apparence suivante : une très grande sphère hyaline
limitée par une paroi distincte; au centre de la sphère un globule gris-
bleuätre.
Fig. 6, 7 et 8, pyrenoides de Chetophora. — Fig. 9 et 10, pyrenoides
de Spirogyres vus avec obj. à immersion.
Une solution concentrée de formaldéhyde à 40 °/ sur l’algue vivante
avec amidon, gonfle énormément la gaîne d’amidon du pyrénoïde. La
membrane pyrénoïdienne est très visible, parfois même à double
contour. Les fig. 1, 2 et 3 représentent trois pyrénoïdes de Spirogyre
traités par le formaldehyde. La membrane plasmique y est très nette;
le pyrénoïde représenté dans la fig. 1 a eu sa membrane ouverte et le
cristalloïde en est sorti.
Mais les meilleurs résultats m'ont été fournis par la méthode chi-
mique suivante :
En fixant l’algue par l'alcool absolu, puis en l’examinant dans le
réactif de Millon, on parvient à détruire presque, parfois même complè-
tement, le chromatophore qui subsiste sous forme d'un léger nuage
granuleux, Immerges dans ce substratum très peu visible les pyrénoïdes
456 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
ressortent avec la plus grande netteté. Le cristalloïde est entouré d’une
zöne, hyaline vue à un grossissement d’environ 600, zône hyaline qui
est formée par la dissolution de l’amidon. A l'extérieur se détache la
membrane plasmique, quelquefois distinctement à double contour. La
membrane vue au point est blanc bleuâtre et se détache en sombre si
l’on abaisse la vis micrométrique.
La fig. 6 représente un filament de Chætophora sp. traité de la sorte.
Le chromatophore n’est plus que sous forme d’une masse finement gra-
nuleuse contenant trois pyrénoïdes à membrane à double contour. La
couche externe du chromatophore n’est plus visible que sur une partie
infime vers le bas de la cellule. Le pyrénoïde situé dans cette partie à
eu sa membrane plasmique ouverte sur un point et son cristalloïde est
en partie sorti.
La fig. 7 représente un autre filament du même Chætophora. Une
lacune s’ouvre dans le chromatophore. Or, la membrane pyrénoïdienne,
visible sur tout son pourtour, se montre très nettement (par réfringence)
sur le bord de cette lacune. Cette membrane est par conséquent très
résistante et complètement distincte du chromatophore. La fig. 8 mon-
tre un autre pyrenoide de Chætophora.
Les fig. 4 et 5 montrent deux filaments de Mougeotia scalaris, traités
par le même procédé, avec membranes pyrénoïdiennes bien visibles.
Les pyrénoïdes, traités par le réactif de Millon et vus à un grossisse-
ment plus fort, présentent la zône hyaline entourant le cristalloide
divisée par des trabécules rayonnants de nature granuleuse, rattachant
le eristal central à la membrane (fig. 9 et 10). Ces trabécules sont un
prolongement d'une substance qui revêt la face interne de la mem-
brane et le cristalloïde lui-même. J’assimile cette substance granu-
leuse à un leucite, dans les mailles duquel se dépose l’amidon. Dans la
fig. 10 le cristalloïde est en voie de division.
Wiesner * avait pensé déjà qu’à l’intérieur des pyrénoïdes devaient
se trouver de petits plastides générateurs de l’amidon, chaque plastide
donnant naissance à un grain d’amidon. La couche amyleuse serait
ainsi formée de granules isolés pouvant donner plus tard une enve-
loppe compacte composée de nombreux grains d’amidon, polyédriques
par aplatissement.
En résumé, les observations précédentes prouvent l'existence chez
1 WIESNER, J. Die Elementarstruktur und das Wachsthum der lebenden Sub-
stanz. Wien, 1892, p. 122.
(7) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRENOIDE. 457
les pyrénoïdes d’une membrane plasmique externe, parfaitement diffé-
renciée et indépendante du chromatophore, tout au moins dans son
stade complet de développement, cette membrane enfermant un leucite
générateur d’amidon avec, au centre, un cristalloïde.
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"2 5 GE
Be ps
>
or
Ve)
EEE EN
LABORATOIRE DE BOTANIQUE GÉNÉRALE
DE L’UNIVERSITE DE GENÈVE
Joun BRIQUET
Vol. IH, no 4.
DISSEMINATION DEN GRAINEN PAR LES POISSONN
PAR
G. HOCHREUTINER, Dr sc.
Dans une précédente publication ', nous avions annoncé des expé-
riences sur la germination de plantes aquatiques dont les graines
avaient passé par le canal digestif des poissons.
Comme on en était réduit aux hypothèses sur ce sujet et que l’on
n'avait encore aucune solution expérimentale, nous avons tenu à étendre
nos observations à plusieurs espèces de plantes et de poissons.
Les poissons étaient : la perche (Perca fluviatilis), le vengeron (Leu-
eiscus rutilus) et le poisson rouge (Cyprinus auratus) qui passent tous
pour être plus ou moins herbivores et dans l'intestin desquels on trouve
trés souvent des débris végétaux.
' Hochreutiner, Notice sur la répartition des Phanérogames dans le Rhône et
dans le port de Genève (Bulletin de l'Herbier Boissier, t. V, no A, p. 11, 1897,
460 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Les plantes étaient : le Menyanthes trifoliata L., Sparganium sim-
plex Huds., Gunnera chilensis, Nymphea coerulea, Sagittaria sagittæ-
Jfolia L., Alisma plantago L., Potamogeton polygonifolius.
Nous devons les poissons à l’obligeance de M. Yung, professeur de
zoologie à l’Université de Genève, et les graines nous ont été fournies
par le jardin botanique de Genève dirigé par M. Briquet. de Bruxelles
dirigé par M. Crépin, de Paris dirigé par M. Cornu, de Leyden dirigé
par M. Suringar.
Nous remercions vivement tous ces savants pour les matériaux qu'ils
ont aimablement mis à notre disposition.
Nos expériences ont été faites chaque fois en deux séries. Nous fai-
sions avaler un certain nombre de graines par un poisson et elles
séjournaient de un à trois jours dans son estomac; puis elles ressor-
taient mêlées aux exeréments et elles étaient semées dans des flacons
remplis d’eau.
En même temps nous semions un même nombre de graines fraîches
et nous notions la date de la germination chez ces différents lots.
Ajoutons que les flacons de culture étaient conservés dans la serre
chaude du Jardin botanique et qu'ils étaient placés dans les conditions
les plus favorables à une germination rapide.
Comme on le pense bien, les poissons n'étaient pas toujours très
empressés pour avaler les graines que nous leur présentions, aussi
avons-nous dû parfois employer la force. Pour cela nous nous sommes
servis du dispositif suivant. Nous avons pris un tube de verre du dia-
mètre des graines sur lesquelles nous voulions expérimenter. Dans ce
tube était placée une baguette de verre un peu plus longue que lui et
exactement de même diamètre; tous deux étaient flambés à leur
extrémité pour ne pas blesser les muqueuses. Les graines en expérience
étaient alors placées à l’extrémité du tube, ce dernier introduit au fond
de la cavité buccale de l’animal et au moyen de la baguette de verre il
était très facile de refouler les graines dans l’æsophage.
Toutefois nous devons remarquer que la gent ichtiologique possède
une remarquable facilité pour rejeter les aliments introduits de trop
brusque façon dans son tube digestif, et il est bon après chaque gavage
de placer le sujet dans un bocal bien propre, où l’on retrouve facilement
après quelques heures les graines qui ont été expectorées.
Mais c’est la seulement une mesure de prudence, car ce qui doit être
rejeté l’est presque toujours dans l’espace de deux à cinq minutes.
Quant aux graines digérées on les retrouve dans les excréments au
(3) G. HOCHREUTINER. DISSÉMINATION DES GRAINES PAR LES POISSONS. 461
bout de deux ou trois jours, si l’on a soin de garder le poisson dans un
aquarium à part.
Cette méthode de gavage pourra être critiquée; on pourra objecter
qu'il y a là quelque chose d’artificiel pouvant provoquer des phéno-
mènes pathologiques, qu’en outre les graines peuvent être détériorées
déjà dans la bouche de l’animal.
A cela nous répondrons trois choses :
1° Le poisson ne se sert jamais de ses dents pour mâcher, il happe
sa nourriture, il ne mord que lorsque la proie est trop grosse pour lui.
2 Après chaque expérience nous avons conservé les poissons dans
un grand aquarium où ils sont restés vivants et en bonne santé encore
pendant un mois et demi ou deux mois.
3° Avec un peu de patience on arrive facilement à faire ingérer
volontairement des graines par des poissons. Nous l’avons observé en
particulier dans notre première et troisième expérience où des ven-
gerons, avec une bonne volonté louable, ont avalé la plupart des graines
que nous leur avions jetées ; ces dernières ont germé comme les autres.
Avant d'indiquer nos résultats nous devons faire une remarque.
Après avoir commencé au mois de mai, nous n'avons pu faire des
observations suivies que jusqu’au 15 juillet. Plus tard, empêchés par la
maladie, nous avons dû les interrompre, mais au mois d’aoüt M. Bri-
quet a bien voulu enregistrer quelques résultats, et enfin en septembre
nous avons pu voir encore des germinations de Potamogeton, car elles
sont assez tardives,
Nous donnerons done les trois séries d'observations, mais en nous
réservant sur un point, c’est que nos chiffres n’indiquent pas le temps
nécessaire à la germination, les jeunes plantes n'ayant pas toujours été
observées à leur sortie de la graine, mais parfois seulement lorsqu'elles
avaient acquis un développement assez avancé.
Voici nos résultats :
1° 10 graines de Menyanthes trifoliata L. ont passé par le tube
digestif d’un vengeron (Leuciscus rutilus), elles y ont séjourné un jour.
Au bout de deux mois 3 graines avaient germé.
Au bout de trois mois 5 graines avaient germé.
— 10 graines témoins ont été semées à la même époque et cultivées
dans les mêmes conditions.
Au bout de deux mois 3 graines avaient germé.
Au bout de trois mois pas d'indication.
462 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
2 6 graines de Menyanthes trifoliata L. ont passé par le tube
digestif d’une perche (Perca fluviatilis), elles y ont séjourné un jour.
Au bout de deux mois 2 graines avaient germé.
— 6 graines témoins.
Au bout de deux mois 3 graines avaient germé.
3° 2 graines de Menyanthes trifohata L. ont été happées puis dige-
rées par un vengeron (Leuciscus rutilus), elles y ont séjourné un jour
et demi.
Au bout d’un mois et demi aucune n’avait germe.
Au bout de deux mois et demi les 2 graines avaient germé.
— 2 graines témoins.
Au bout d’un mois et demi aucune n'avait germé.
Au bout de deux mois et demi les 2 graines avaient germé.
4° 3 graines de Menyanthes trıfoliata L. ont passé par le tube
digestif d’un cyprin (Cyprinus auratus); elles y ont séjourné trois
jours.
Au bout d’un mois et demi aucune n'avait germé.
Au bout de deux mois et demi 1 graine avait germé.
— 3 graines témoins.
Au bout d’un mois et demi 1 graine avait germe.
Au bout de deux mois et demi pas d'indications.
5° 10 graines de Sparganium simplex Huds. ont passé par le tube
digestif d’un vengeron (Leuciscus rutilus) ; elles y ont séjourné un jour.
Au bout de 50 jours aucune n’a germé.
Au bout de deux mois et demi aucune n’a germé.
— 10 graines témoins.
Au bout de 50 jours aucune n’a germe.
Au bout de deux mois et demi, même résultat.
6° Un grand nombre de graines, une cinquantaine environ, de Gunnera
chilensis ont été digérées par un cyprin (Cyprinus auratus). Nous n’en
avons plus trouvé que des restes informes dans les excréments. Elles
ont dû être toutes détruites, car les débris, conservés pour plus de
sûreté, n'ont présenté aucune germination.
7° 20 graines de Nymphea cœrulea ont passé par le tube digestif
5) G. HOCHREUTINER. DISSEMINATION DES GRAINES PAR LES POISSONS. 463
d'une perche (Perca fluviatilis), elles y ont séjourné environ un jour
et demi.
Au bout de 45 jours 11 graines avaient germé.
— 20 graines témoins.
Au bout de 45 jours 8 graines avaient germé.
8° 6 graines de Sagittaria sagittefolia L. ont passé par le tube
digestif d’un vengeron (Leueiscus rutilus), elles y ont séjourné deux
jours.
Au bout de 8 jours 3 graines avaient germé.
Au bout de 20 jours 4 graines avaient germe.
— 6 graines témoins.
Au bout de 8 jours 2 graines avaient germé.
Au bout de 20 jours 3 graines avaient germé.
9° Une vingtaine de graines d’Alisma Plantago L. ont été introduites
dans l’œsophage d’un eyprin (Cyprinus auratus) et pour une cause ou
pour une autre elles ont disparu. Peut-être par inadvertance a-t-on
vidé le bocal sans que nous en ayons eu connaissance, le fait est que
nous avons retrouvé seulement deux graines dans les exeréments et pas
trace des autres, quoique l’animal ait été observé pendant plus d’une
semaine.
Les deux graines retrouvées ont séjourné 3 jours dans l'estomac
du poisson.
Au bout de 52 jours aucune n'avait germé.
— 2 graines témoins.
Au bout de 52 jours aucune n'avait germé.
10° Environ 80 graines d’Alisma Plantago L. ont passé par le tube
digestif d'une perche (Perca fluviatilis); elles y ont séjourné deux
jours, après quoi elles sont toutes ressorties dans de longs cordons
exerementiels.
Au bout de 20 jours 20 graines avaient germé.
ca, 100 graines témoins.
Au bout de 20 jours 28 graines avaient germe.
11° 4 graines de Polamogeton polygonifolius ont été avalées par un
vengeron (Leuciscus rutilus); elles y ont séjourné deux jours.
Au bout de 46 jours aucune n'avait germé.
46% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Au bout de deux mois et demi aucune n’avait germe.
— 4 graines témoins. i
Aucune germination.
12° 7 graines de Potamogeton polygonifolius ont été avalees le 26
mai par un vengeron (Leuciscus rutilus). Ce dernier est mort le 28 mai
et les graines ont été retrouvées dans son estomac; après quoi elles ont
été administrées à un autre vengeron qui est mort également le len-
demain 29 mai, mais à l’autopsie, les graines ont été retrouvées près de
l'extrémité de l’intestin, elles étaient prêtes à être excrétées. Elles ont
donc été semées.
La cause de la mort successive de ces deux vengerons doit être
attribuée à l’etouffement, car c’étaient de gros exemplaires, et à part
l’aquarium où l’eau était courante, nous ne disposions pas de bocaux
assez considérables pour conserver ces animaux intacts d’un jour à
autre.
Au bout de 45 jours aucune graine n'avait germé.
Au bout de deux mois et demi 2 graines avaient germé.
Au bout de trois mois 3 graines avaient germé.
— 7 graines témoins.
Aucune germination.
13° 5 graines de Potamogeton polygonifolius ont passé par le tube
digestif d’une perche (Perca fluviatilis). Elles y ont séjourné un jour
et demi.
Au bout de 45 jours aucune graine n’avait germé.
Au bout de trois mois 2 avaient germé.
— 5 graines témoins.
Au bout de 45 jours aucune n’avait germé.
Au bout de trois mois 1 avait germé.
14° 4 graines de Potamogeton polygonifolius ont passé par le tube
digestif d’un vengeron (Leuciscus rutilus). Elles y ont séjourné deux
jours.
Nous n’avons observé aucune germination. Cela est probablement dû
au fait que ces graines ont été mal soignées; elles se sont une fois com-
pletement desséchées au cours de l'expérience.
De ces expériences il nous paraît légitime de conclure que les pois-
(7) 6. HOCHREUTINER. DISSÉMINATION DES GRAINES PAR LES POISSONS. 465
x
sons peuvent concourir à la dissémination des graines des plantes
aquatiques. Lorsqu’elles sont un peu résistantes, elles peuvent traverser
facilement leur tube digestif sans être attaquées par les phénomènes de
la digestion qui paraît du reste peu active chez cette classe d'animaux.
Au reste, des recherches récentes de Frenzel ', de Ferni?, de Paul
Otte * auraient démontré que le protoplasme vivant n’était pas attaqué
par les ferments digestifs. Des animaux ou des plantes pourraient con-
tinuer à vivre dans du suc pancréatique très actif, alors que des flocons
de fibrine ou des tissus morts y sont rapidement attaqués et dissouts.
Il semble done que les graines encore vivantes traversent facilement le
tube digestif d’un animal; alors même que leur enveloppe ne suffirait
pas à les protéger, le protoplasme lui-même opposerait une résistance
à l’action dissolvante du ferment, soit en fabriquant peut-être des anti-
ferments comme le suppose Frenzel, soit parce qu'il constitue une
combinaison insoluble dans les liquides digestifs comme le supposent
Ferni et Mathes *.
Il est intéressant enfin de noter que le sue gastrique acide sécrété
par l'estomac est beaucoup plus apte à détruire le protoplasme vivant
que les ferments digestifs; car le groupe zoologique dont nous nous
occupons est justement un de ceux où l’estomac peut manquer (ex. Cypri-
noïdes), et où, lorsqu'il existe, il a des fonctions très restreintes. Dans
ce cas ce sont donc surtout les ferments qui sont actifs dansla digestion.
En résumé nous pouvons done dire qu’en général le passage des
graines à travers le système digestif des poissons laisse celles-ci indem-
nes, lorsqu'elles sont tant soit peu protégées contre la destruction
mécanique ou chlorhydrique. Néanmoins nous avons pu voir que leur
bonne conservation dépend aussi de l'espèce du poisson mis en expé-
rience.
Chez les oiseaux aquatiques l’estomae extraordinairement museuleux
broie en général les graines qui y pénètrent, comme l’a montré déjà
Caspary * pour quelques espèces; aussi faut-il bien plutôt admettre
' Frenzel, Die Verdauung lebenden Gewebes (Arch. für Physiol. 1891).
? Ferm, Arch. ital. de Biologie, XXIII, p. 433 et Centralblatt. für Physiologie,
Januar 1895.
? P. Otte, Arch. de Biologie, 1896, p. 716, t. XIV.
* Mathes, Untersuchungen über die Pathogenese des Uleus rot, ventr. u. über
den Einfluss von Verdauungsenzymen auf lebendes u. todtes Gewebe, 1895.
° Caspary, Sıtzungsberichte der Königl. physik-ökon. Gesellschaft zu Könıgs-
berg, 1870, p. 9,
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
avec Kerner ' et Darwin que les graines sont ordinairement dissé-
minées par les oiseaux en adhérant à leurs pattes ou à leur plumage.
En attribuant aux poissons un rôle dans la dissémination nous
n'avons guère fait que suivre et contrôler experimentalement une idée
émise déjà par Darwin’. Ce dernier dit même avoir observé des
poissons d’eau douce absorbant des graines de nénuphar et de
potamot, mais il ignore si elles ont gardé leur faculté germinative. Il
va même plus loin, et combinant l’action des poissons à celle des
oiseaux, il pense que «les hérons et autres oiseaux qui engloutissent
constamment du poisson rejettent au loin sous forme d’exeréments ou
de boulettes les graines contenues dans ces derniers. »
Cette hypothèse paraît assez invraisemblable car les oiseaux carnas-
siers ont un estomac bien plus faible il est vrai que les granivores, mais
la sécrétion chlorhydrique y est très abondante et doit certainement
détruire le protoplasme des graines. Quelle que soit la dureté des
teguments en effet ils sont toujours perméables à l’eau puisque la ger-
mination se produit en milieu humide.
Les granivores, par contre, ont un estomac capable de broyer les
substances les plus dures et des graines traverseraient plus facile-
ment le tube digestif d’un mammifère que le leur, témoin le cas des
fermiers de Sainte-Hélène * qui ont renoncé à fumer leurs champs avec
ie fumier de Jamestown à cause de la consommation des fruits de
l’Opuntia ficus indica Mill. dont les graines couvrent alors leurs
champs.
1 Kerner, Pflanzenleben, 2, p. 799.
? Darwin, Origine des espèces (trad. par Moulinié, Paris, 1873), p. 413.
® Huth, Verbreitung der Pflanzen durch Excremente der Tiere, Berlin, 1889.
I 6 —
Æ
&
1
Il
Recherches anatomiques et biologiques
SUR LE
FRUIT DU GENRE ŒNANTHE
PAR
John BRIQUET
si. Introduction.
A l’occasion d’une revision du genre Oenanthe pour la Flore des Alpes
Maritimes de M. Emile Burnat, nous avons fait l’anatomie comparée du
fruit dans les espèces répandues sur le territoire de cette flore, avec
l'espoir d'obtenir des caractères histologique de nature à faciliter la dis-
tinction des espèces. Notre attente n’a pas été déçue, et nous avons acquis
des données non seulement intéressantes pour la systématique du genre,
mais encore et surlout pour la physiologie et l'œcologie de ces Ombelli-
féres. Ce sont ces résultals que nous communiquons ICI.
Les renseignements que l’on trouve dans les ouvrages descriptifs sur
l'organisation interne du fruit des Oenanthe sont à peu près nuls, leurs
auteurs ayant travaillé avec une technique et des grossissements tout-à-
fait insuffisants. Les données fournies par M. Géneau de Lamarlière dans
son livre sur les Ombellifères sont déjà plus précises '; elles aussi ne
donnent cependant pas une idée exacte des variations intéressantes pré-
sentées d'une espèce à l'autre; de plus, l'examen un peu rapide auquel
s'est livré l'auteur fait qu'un bon nombre de particularités histologiques
lui ont échappé, C'est ainsi que cet anatomiste ne parle ni de la structure
' Géneau de Lamarlière, Recherches morphologiques et physiologiques sur la
famille des Ombelliféres. Vol, in-8°, Paris 1893 (pages 83 el 8%).
468 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
de l’endocarpe, ni du singulier tissu de soutien représenté à la face in-
terne de ce derme, et que, dans d’autres espèces, il a confondu le paren-
chyme aérifère (tissu spongieux de M. Géneau) avec le parenchyme fon-
damental externe, etc. etc. D'ailleurs, plusieurs espèces paraissent avoir
été inexactement déterminées. Ainsi, nous ne pouvons exactement rap-
porter la figure 35 attribuée à l’Oe. crocata, en la supposant fidèle, à
aucun fruit d'Oenanthe de la flore francaise.
$ 2. Anatomie.
APPARENCE EXTÉRIEURE. — L’apparence extérieure des fruits d’Oenanthe
est bien connue. La forme générale est subglobuleuse, ovoide ou oblongue.
Les deux méricarpes, à carpophore indistinet, sont exactement appliqués
l’un contre l’autre par une surface plane et comme tronquée, à côtes
arrondies ou obtuses, parfois à peine marquées, au nombre de cinq; les
deux côtes commissurales ayant une forme un peu différente de celle des
autres à cause de leur contact avec la face commissurale tronquée. Le
sommet est couronné de 5 dents calicinales. plus ou moins accrues après
l’anthèse. On sait aussi que les auteurs indiquent correctement la présence
d'une bandelette dans chaque vallécule et que, dans certaines espèces
(Oe. pimpinelloides, Oe. silaifolia) les côtes du fruit sont épaissies à la
base pour former une sorte d’anneau calleux qui sépare là le fruit du
pédicelle. L’albumen est plus ou moins plan à la face commissurale et ne
présente aucun caractère particulier. Notre étude roulera donc essentielle-
ment sur le péricarpe et comprendra les matières suivantes : la forme de
la section du méricarpe, l’épicarpe, le parenchyme mésocarpique externe,
le parenchyme a£rifere, le stéréome, les faisceaux, le parenchyme méso-
carpique interne et les bandelettes, l’endocarpe et son tissu de soutien.
La flore des Alpes Maritimes comprend toules les espèces de la flore
française soit les Oenanthe crocata L., Oe. pimpinelloides L., Oe. La-
chenalii Gmel., 0e. silaifolia Marsch. Bieb., Oe. peucedanifolia Poll., Oe.
fistulosa L., Oe. globulosa L., Oe. Phellandrium L., en tout 8 espèces; 1’0e.
Foucaudi Tess., cité en passant par M. Géneau, est une simple forme
slationnelle d’une espèce vulgaire, ainsi que nous le montrerons dans la
flore des Alpes-Maritimes.
FORME DES MÉRICARPES EN SECTION TRANSVERSALE. — Chez quelques espèces
(0e. globulosa [fig. A], Ve. pimpinelloides [fig. 10]), les côtes sont à peine
(11) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 1469
saillantes extérieurement, ou même nulles à la maturité. Dans la plupart
des autres espèces elles forment des hemistèles saillantes, séparées par
des sillons étroits. Cette disposition est relativement peu marquée chez
l’Oe. crocata, où les bords extérieurs du fruit paraissent être simplement
ondulés. Chez l'Oe. silaifolia [fig. 6] les 5 côtes sont hémisphériques,
les latérales étant moins fortes que la dorsale et les commissurales.
Ailleurs les 3 côtes dorsale et latérales sont hémisphériques et sensible-
ment plus petites que les commissurales dont la section est conique (0e.
Lachenalii [fig. 9], Oe. peucedanifolia, Oe. Phellandrium [fig. 71). L'Oe. fis-
tulosa |fig. 4] se disungue un peu des espèces précédentes en ce que,
Fig. 1. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe chez l'Oe. globulosa. E, épicarpe;
M, parenchyme mésocarpique externe; Ra, rayons de parenchyme séparant les massifs de
tissu aérifére; La, lacune profonde des rayons; A, massifs de tissu aérifère; F, faisceaux
libero-ligneux; T, travées de stéréome; B, bandelettes; I, parenchyme mésocarpique
interne; Ed, endocarpe avec son revêtement de soutien; Al, albumen; S, are stéréique
commissural, — Fortément grossi.
entre les côles primaires, il se développe dans les vallécules des côtes
secondaires, ce qui élève à 9 le nombre des saillies périphériques du
fruit, Nous verrons plus loin à quelles particularités internes ce phéno-
mene est dû.
Ericanpe. Dans la plupart des Oenanthe, l'épicarpe est formé par
une assise de petites cellules 1- étirées tangentiellement, recouvertes
d'une fine cuticule, à parois externes médiocres, à parois radiales et
interne minces, toutes cellulosiques (Ve. fistulosa, Oe. silaifolia [fig. 3],
470 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Oe. peucedanifoha, Oe. Phellandrium). Dans quelques formes, la cuticule
est nettement plissée (p.ex. 0e. fistulosa). Quelques espèces se distinguent
par un épicarpe à caractères collenchymateux, les parois internes et sur-
tout externes sont fortement épaissies et constituées par une cellulose
dense, absorbant avec peine les colorants et à reflets nacrés (0e. globu-
losa, Oe. pimpinelloides et surtout 0e. crocata).
Les stomates sont rares dans l’épicarpe. Nous les avons cependant ré-
gulierement observés chez les Oe. crocata, silaifolia et Lachenalü [fig. 5].
Tissu AÉRIFÈRE. — Ce tissu remarquable a déjà depuis longtemps attiré
l’attention des morphologistes à cause de l’apparence particulière que sa
présence donne au fruit. Grenier et Godron attribuent par exemple à
l’Oe. fistulosa un « péricarpe charnu » et à l’Oe. globulosa un « péricarpe
épais et spongieux. » M. Géneau de Lamarlière a signalé sa présence sous
le nom de « tissu spongieux, » mais sa description en est à la fois trop
brève et trop incomplète. Ce sont, dit-il, des « cellules polyédriques à
angles arrondis; les parois restent toujours minces, bien que parfois elles
se lignifient; elles sont alors ponctuées ou rayées.» :
Le parenchyme aérifère est formé d'éléments parenchymateux polyé-
driques. Les parois resient parfois assez minces même à la maturité
(0e. globulosa), mais le plus souvent elles s’épaississent légèrement en
prenant une rigidité assez grande, et cela au point que l’on peut, à des
grossissements moyens, distinguer dans l’épaisseur de la paroi une stra-
tification double ou triple (0e. silaifolia [fig. 21}. Dans tous les cas,
Fig. 2. — Section transversale d’une cellule du tissu aérifère pris à un méricarpe
avancé de l'Oe. silaifolia. — Grossissement Fe.
les parois sont criblées de ponctuations. Celles-ci sont plus difficiles à
observer lorsque les parois restent très minces, mais elles existent tou-
(13) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 471
jours. Les ponctuations sont tantôt arrondies, tantôt étirées jusqu'à
devenir elliptiques ou linéaires-elliptiques; le sens de l’étirement étant
le plus souvent perpendiculaire au grand diamètre de la cellule. Les
angles des cellules sont finement arrondis intérieurement et le plus sou-
vent aussi extérieurement, de facon que les arêtes de contact des divers
éléments laissent entre elles de très petits méats aérifères. De bonne
heure, l’utrieule protoplasmique meurt, de sorte que les éléments sont
toujours pleins d’air à la maturité. Cette particularité nous fait préférer
le terme de - tissu aérifère » à celui de «tissu spongieux » qui ne donne
pas une idée exacte de la constitution de ce tissu.
Le tissu aérifère forme toujours des paquets, d’ailleurs diversément
distribués, ainsi qu'on le verra plus loin, dans lesquels les éléments ont
une tendance à s’étirer radialement. Dans plusieurs espèces (0e. silai-
folia [fig. 31), (0e. Lachenalii, Oe. peucedanifolia, Oe. pimpinelloides, Oe.
70 DE
Ô AU G
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ON £
Fig. 3. — Section transversale de la côte dorsale dans le méricarpe de l'Oe, silaifolia.
‚ E, épicarpe; P, parenchyme mesocarpique externe; A, tissu aérifère ; F, faisceau
iQ libero-ligneux; C, stéréome; en V, brachystéréides étirées radialement. Gros-
3
sissement 27:
Phellandrium, ete.), cet étirement radial est suivi d'un cloisonnement
langentiel plus ou moins régulier, surtout dans les éléments les plus in-
ternes des paquets, ce qui donne au tissu Papparence caractéristique d'un
périderme, Cependant si le mode de division des éléments et la prompte
disparition de l'utricule protoplasmique rapprochent ce tissu du liège, il
472 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
s’en écarte par la composition de ses parois. Celles-ci ne présentent pas
de coloration caractéristique avec l’alkannine, ni avec la chlorophylle
(réactif de Correns). Elles n’offrent que dans leur première jeunesse les
réactions de la cellulose pure, mais bientôt elles se colorent en jaune
plus ou moins intense en absorbant la chrysoidine et elles deviennent
parfois faiblement violettes avec le réactif de Wiesner (phloroglu-
cine + HCI) : elles sont donc lignifiées dans une mesure qui varie avec
les espèces et avec l’âge du tissu.
La distribution topographique du tissu aérifère varie beaucoup suivant
les espèces considérées. — Dans l’Oe. globulosa [fig. 1], où ce tissu est le
Fig. 4 — Section transversale d'ensemble d’un méricarpe chez
l'Oe. fistulosa. E, épicarpe; M, parenchyme mesocarpique
externe; L, massifs de stéréome et de tissu aquifère en
forme de lyres; F, faisceaux libéro-ligneux; B, bandelettes ;
I, parenchyme mésocarpique interne et endocarpe; Ey, em-
bryon; A, albumen; S, arc de stéréome commissural. —
Fortement grossi.
plus développé, il forme une épaisse couche qui forme la majeure partie
du fort mésocarpe, couche qui est divisée en cinq secteurs par d’etroites
bandes de parenchyme vivant. dont il sera question plus loin et qu'il faut
se garder de confondre avec le tissu aérifère. — D’autres espèces fs-
sedent cinq paquets de tissu aérifere situés dans les côtes, ces paquets
sont arrondis extérieurement comme les côtes elles-mêmes; les paquets
correspondant aux côtes commissurales sont plus volumineux que les
autres (0e. silaifolia [fig. 6], Oe. peucedanifolia, Oe. Phellandrium [fig. 71).
— Chez l’Oe. Lachenalüi [fig. 9], il existe deux énormes massifs commis-
suraux, tandis que les massifs correspondant aux côtes latérales et dor-
sale sont réduits à de simples arcs. Cette disposition nous amène à l’or-
(15) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 473
ganisation des 0e. pimpinelloides [fig. 10] et Oe. crocata, dans lesquels il
n'y a plus que deux gros massifs dans les côtes commissurales, tandis
que les autres en sont dépourvues. — Deux espèces méritent une men-
tion à part, en ce que, chez elles, le tissu aérifère passe graduellement
au stéréome plus intérieur, alors que partout ailleurs le stéréome et le
tissu aérifère sont nettement tranchés : ce sont les 0e. fistulosa et Oe.
Phellandrium. Chez l’Oe. Phellandrium le passage est encore assez
brusque, mais il n’en est pas de même chez l'Oe. fistulosa [fig. 4]. Ici, le
tissu aérifère forme cinq volumineux paquets en forme de lyre, dans les-
quels le bord interne est occupé par des brachystéréides typiques,
tandis que les bords externes renferment des cellules aérifères non
moins typiques. Les bras des lyres sont relevés extérieurement et sou-
lèvent l’épicarpe dans les vallécules; c’est là la raison de la production
de petites côtes secondaires plus faibles dont nous avons plus haut
signalé la présence dans les vallécules (voy. p. 11). Les lyres sont sépa-
rées par d’etroits rayons parenchymateux qui sont rarement entièrement
oblitérés à la maturité.
PARENCHYME MÉSOCARPIQUE EXTERNE. — Entre l’épicarpe et le tissu
aérifère, le mésocarpe renferme un parenchyme à petits éléments, à
parois très minces, cellulosiques, dépourvues de ponctuations. Ces élé-
ments conservent leur utricule protoplasmique pendant toute la vie du
fruit. Dans la jeunesse, ils contiennent des chloroplasies et fonctionnent
comme tissu assimilateur; ces chloroplastes disparaissent d’assez bonne
heure, sauf peut-être chez les Oe. crocata, Lachenaliü et silaifolia où nous
les avons souvent observé à la maturité en bon état, en apparence du
moins; dans les autres espèces leur présence à la maturité est beaucoup
moins constante.
La distribution de ce parenchyme dépend naturellement de celle du
ussu aerıfere. Dans 1’Oe. globulosa, il forme une mince couche située
dans l'épicarpe et pénètre sous la forme de bandes étroites dans le tissu
aérifère qu'il sépare en secteurs, A la maturité, ces rayons de parenchyme
contiennent une assez grande lacune aérifère de section elliptique à
grand axe radial [fig. 1]. Chez la plupart des autres espèces, le paren-
chyme occupe le fond des sillons valléculaires, séparant les massifs de
tissu aerıfere (0e, fistulosa, Oe. silaifolia, Ve. peucedanifolia, Oe. crocata,
de. Phellandrium). — Les differenciations dans ce tissu sont peu mar-
quees; nous en avons cependant remarqué deux. Dans l’Oe. Lachenalit
(fie. 5) le parenchyme est différencié en deux zones; l’une de ces zones
BULL. HERB, BOIS8,, juin 1899, 32
47% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
est hypodermique et possède des éléments fort petits et restant long-
temps chlorophylliferes : l’autre, interne, a des éléments étirés radiale-
ment, parfois presque palissadiques, incolores; celte zone est surtout
caractérisée dans les vallécules. — Chez l’Oe. pimpinelloides, les éléments
Fig. 5. — Section transversale de la région externe du pericarpe chez l'Oe. Lachenalii.
S, stomate; C, chambre respiratoire ; E, épicarpe; H, parenchyme microcytique ;
M, parenchyme macrocytique. — Grossissement Vie
hypodermiques prennent sur les flancs du mésocarpe des allures netle-
ment collenchymateuses et renforcent l’épicarpe qui, dans cette espèce,
est collenchymateux ainsi qu'on l’a vu plus haut (p. 12).
STEREOME. — Tous les Oenanthe renferment des éléments stéréiques
dans leur mésocarpe. Ces éléments sont situés entre le tissu aérifère et
le parenchyme mésocarpique externe d’une part, le parenchyme interne
d'autre part. Les cellules ont habituellement des contours arrondis ou
polygonaux en face des côtes, tandis que dans les vallécules les éléments
ont une tendance fréquente à s’allonger suivant le rayon [fig. 3 V], dis-
position qui est particulièrement marquée dans l’Oe. crocata. Les cellules
sont régulièrement beaucoup plus hautes que larges, terminées en pointe
aux deux extrémités; ce sont donc des stéréides proprement dites et non
pas de simples scléréides comme on pourrait le croire d’après les termes
employés par M. Géneau. Les éléments subisodiamétriques en section
transversale sont les plus allongés en hauteur. Les cellules étirées radia-
lement sont sensiblement plus courtes et constitueraient, comparées aux
brachyscléréides de M. Tschirch des brachystéréides '. Les parois sont
1 Tschirch, Beiträge zur Kenntniss des mechanischen Gewebesystems der
Pflanzen (Pringsheim’s Jahrb. f. wiss. Bot. vol. XVI, p. 312.
ET ER
UE a A En TM PS a Ze
(17) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU CENRE OENANTHE. 475
fortement épaissies. parfois jusqu'à presque extinction du lumen, forte-
ment lignifiées, et parcourues par de nombreuses ponctuations obliques
ou contournées.
La disposition topographique du stéréome offre de nombreuses parti-
eularites interessantes. Chez l’Oe. globulosa (fig. 1), il existe autant d’arcs
de stéréome qu'il y a de côtes. Ces arcs sont épais de 2-5 assises, à con-
cavité tournée vers les secteurs de tissu aérifère, et portent dans la
concavité une saillie externe. Les arcs affectent donc en section trans-
versale la forme d'un T et sont confluents les uns avec les autres par
leurs extrémités. Seul l’are qui recouvre extérieurement le raphé est isolé
à droite et à gauche par des bandes de parenchyme, particularité qui est
réalisée dans toutes les espèces sans exception; à l'inverse des autres
arcs. celui-ci tourne sa concavité vers l’intérieur du méricarpe et non
vers l'extérieur. — Chez l'Oe. fistulosa (fig. 4), les arcs sont disposés
comme dans l'espèce précédente mais ils passent extérieurement au {issu
aérifère, ainsi que nous l'avons dit plus haut (p. 14). — L'Oe. silaifolia
(fig. 3 et 6) présente à la maturité une bande de stéréome continue qui
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Fig. 6. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe chez l'Oe, silaifolia,
E, épicarpe; M, parenchyme mésocarpique externe; A, tissu aérifère;
F, faisceau libéro-ligneux; T, stéréome; B, bandelettes; 1, paranchyme
mésocarpique interne; Ed, endocarpe et revêtement de soutien; Ey, em
bryon; Al, albumen; R, raphe; S, arc de stéréome commissural. — Forte
ment gross
fait tout le tour du méricarpe, interrompu seulement à l'arc raphéal; aux
points où se trouvent les bandelettes, la bande est convexe en dehors,
concave en dedans: elle est en outre pourvue de protubérances extérieu-
res dans les côles, — Chez l'Oe. pımpinelloides (fig. 10), la bande inter-
rompue pendant longtemps finit cependant par souder ses arcs les uns
5 PROSPER RP ER
476 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
avec les autres pour former une zone renflée sous les côtes et présentant
deux extrémités recourbees dans les côtes commissurales à la facon d’une
branche de Iyre. Cette organisation se retrouve dans l’Oe. crocata, moins
la courbure des extrémités de la bande stéréique !. — L’Oe. Lachenalü
possède de petits arcs qui restent distincts ala maturité (fig. 9), organisés
d’ailleurs comme ceux de l’Oe. globulosa; parfois il existe des petits flots
de stéréome isolés entre les arcs. Dans l’Oe. peucedanifolia, le stéréome
forme des séries de petites plages situées sous les côtes et dans les vallé-
cules; ces petites plages sont plus épaisses dans leur milieu, atténuées
aux extrémités, en section transversale, et habituellement séparées les
unes des autres par une seule cellule de parenchyme (rarement plus). —
Enfin, l’Oe. Phellandrium (fig. 7) possède un stéréome en plaques min-
ces séparées par les bandelettes. Nous avons vu ci-dessus (p. 15) que ces
plaques passaient assez rapidement au tissu aérifère; le stéréome raphéal
offre également l'apparence d’une plaque et non pas d’un arc comme
dans les autres espèces.
FAISCEAUX LIBÉRO-LIGNEUX. — Il y a peu de chose à dire sur les fais-
ceaux dont les éléments sont peu nombreux et malaises à reconnaître à
la maturité du fruit, au moins sur des coupes transversales. Ils présen-
tent des trachées et quelques vaisseaux ponctués, accompagnés exté-
rieurement d'un ou deux tubes criblés qui s’obliterent très vite.
Leur section transversale est elliptique, à grand diamètre orienté
suivant le rayon (0e. fistulosa) ou, plus souvent, irrégulièrement
arrondie. Les faisceaux sont toujours logés au sommet des saillies
médianes des arcs stéréiques et plus ou moins noyés dans les éléments
scléreux.
PARENCHYME MÉSOCARPIQUE INTERNE ET BANDELETTES. — Les Oenanthe
présentent toujours sous la zone stéréique une mince bande de paren-
chyme mésocarpique, à petits éléments, à parois minces et cellulosiques.
Cette bande est étroite sous les côtes; le plus souvent, elle n’y est épaisse
que d’une seule assise de cellules, souvent écrasées, parfois même elle
sclérifie ses éléments et s’adjoint ainsi aux brachystéréides intercostales
(0e. Phellandrium). Dans les sinus qui marquent la limite des arcs sté-
1 Dans la figure 35 du livre de M. Géneau, attribuée à l’Oe. crocata, la plaque
commissurale est représentée comme divisée en deux îlots, ce que nous n’avons
constaté chez aucun Oenanthe à la maturité.
(19) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 477
réiques, cette zone s’elargit, ses éléments sont souvent plus gros, et c’est
en ces points que naissent les bandelettes.
Les bandelettes sont au nombre de 6 dans les méricarpes de tous les
Oenanthe, dont 4 dans les vallécules extérieures et 2 sur la face commis-
surale. Rarement on voit l’une ou l’autre des bandelettes commissurales
dédoublée (0e. pimpinelloides). En dehors de ce chiffre normal, on peut
rencontrer accidentellement des bandelettes surnuméraires dans certaines
espèces (p. ex. Oe. crocata), sous les côtes commissurales par exemple;
mais ce sont plutôt des poches que des canaux. car on les voit irrégu-
lierement paraitre et disparaître sur des coupes transversales faites en
Fig. 7. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe chez l'Oe. Phellandrium.
E, épicarpe; M, parenchyme mésocarpique externe; A, parenchyme aérifère ;
F, faisceau libero-ligneux; T, stéréome ; B, bandelettes ; Ed, endocarpe et tissu de
soutien; /, parenchyme mésocarpique interne; Ey, embryon; Al, albumen ;
R, raphé ; S, plaque stéréique commissurale. — Fortement grossi.
serie. Au contraire ies 6 bandelettes normales parcourent le méricarpe
sur toute sa longueur. C'est plutôt aussi dans la catégorie des poches
qu'il faut ranger les organes sécréteurs que l'on constate accidentellement
à la périphérie des massifs aérifères chez l'Oe. fistulosa.
La forme de section des bandelettes est elliptique, à grand axe tangen-
tiel, ou circulaire. Quand les bandelettes font saillie en dedans, elles
donnent à l'endocarpe une apparence ondulée caractéristique (0e. globu-
los, Ve, silaifolia, Oe. Lachenalii, Oe. Phellandrium ete.). L'Oe. Phellan-
drium s'écarte de toutes ses congénères en présentant des bandelettes
volumineuses insérées entre les plaques de stéréome (fig. 7).
L'épithéle consiste en cellules étirées tangentiellement. à hauteur ne
dépassant pas le diametre radial, petites, à parois très minces.
478 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
TISSU DE SOUTIEN DE L’ENDOCARPE. — Chez les Üenanthe, le parenchyme
dans lequel les bandelettes sont plongées ne s’appuie pas directement
contre l’endocarpe, il en est séparé par un tissu de soutien assez singulier
(fig. 8) '. C’est un revêtement de brachystéréides, orientées tangentielle-
ment, c’est-à-dire dans une direction perpendiculaire à celles des stéréides
normales de la zone extérieure. La zone est épaisse de 1-3(-4) éléments.
Ceux-ci sont atténués aux extrémités, à parois très épaisses, lignifiées et
pourvues de ponctuations obliques. La zone de revêtement fait tout le
tour de l’endocarpe en conservant à peu près partout une épaisseur égale.
ENDOCARPE. — Dans la plupart des Oenanthe, l’endocarpe est constitué
par une rangée de cellules parallélipipédiques, étirées tangentiellement
(fig. 8), à parois internes et externes épaisses, à parois radiales minces.
A la maturité, ces parois sont habituellement un peu subérisées. Seul,
l’Oe. crocata nous a présenté un endocarpe à parois collenchymateuses.
S 3. Biologie.
Les recherches qui viennent d’être exposées ont quelques conséquences
importantes pour la physiologie et l’œcologie des Oenanthe. Une de ces
conséquences est relative à une adaptation très remarquable à la vie aqua-
tique et, à notre connaissance du moins, nouvelle pour la famille des
Ombellifères, tandis qu'une autre constilue une augmentation intéres-
sante de nos connaissances du squelette des fruits. On peut résumer les
faits œcologiques comme suit :
PHOTOSYNTHÈSE ? ET CONDUITE DES MATÉRIAUX NUTRITIFS. — Nous men-
tionnons ici, en passant, un fait de corrélation que nous avons observé
chez beaucoup d’autres fruits d’Ombelliferes. Il n’y a pour ainsi dire pas de
chlorenchyme dans le péricarpe des Oenanthe, et partant une photosyn-
thèse presque nulle. En effet, on ne trouve de chloroplastes actifs que
! Ce tissu est assez répandu chez les Ombelliferes; nos prédécesseurs n’en
font pas mention.
? Cest avec raison que les meilleurs auteurs demandent la suppression du mot
«assimilation » pour l’activité spécifiquement chlorophyllienne. Nous nous servons
donc de la nomenclature recommandée par M. Barnes. Voy. Barnes, So-called
«Assimilation» (Bot. Centralbl. LXX VI, p. 257, ann. 1898).
Mie nt An ni de ne DES DU AE LE N ne Es ee QE CRE ON Ds EEE
(21) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 179
dans le parenchyme mésocarpique externe et cela seulement pendant la
jeunesse ; l'Oe. crocata présente seul une mince bande chlorenchymateuse
pendant plus longtemps.
Il en résulte que les faisceaux libéro-ligneux fonctionnent surtout
comme conduits afférents et guère comme conduits déférents. Aussi,
avant-même que les tissus du péricarpe soient définitivement constitués,
les éléments vivants des faisceaux commencent-ils à sclérifier leurs
membranes, pour se mettre entièrement ou presque entièrement au ser-
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oe,
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ps = =
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Fig. 8. — Section (ransversale du fruit prise
à la limite du péricarpe et de l'albumen
chez l'Oe. Phellandrium. T, brachystereides
verticales; S, brachystereides horizontales;
E, endocarpe; R, restes desorganises du
tegument seminal; A, albumen, — Gros-
32
sissement Le
ssement “4
vice des fonctions squelettaires. A la maturité, ils sont totalement enve-
loppés de tissus scléreux et ne peuvent communiquer avec l'extérieur
que par les poncltuations d'une série de parois fortement épaissies.
ROLE OECOLOGIQUE DES FONCTIONS DE SÉCRÉTION, — Nous avons eu l’occasion
depuis trois ans d'étudier au laboratoire de Botanique générale un nombre
considérable de fruits d'Ombellifères préparés par nos élèves ou par nous-
méme, sans que nous soyons arrivé à une théorie générale précise ou d'un
caractère bien convaincant relativement au rôle des organes de sécrétion
chez les Ombelliferes.
On sait que deux explications assez différentes ont été proposées,
M. Haberlandt est frappé du fait de la concordance qui existe entre la
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
situation topographique du système libéro-ligneux et celle du système
sécréteur, les canaux sécréteurs étant le plus souvent placés au voisinage
immédiat des faisceaux, et plus particulièrement, de leur partie libérienne.
Cette concordance est pour lui l'indice de véritables rapports physiolo-
giques. Il admet alors que les canaux servent de réservoirs pour toutes
les substances inutiles qui se forment comme produits accessoires dans
les organes où la végétation est intense et où les processus métaboliques
sont les plus actifs. Ces produits accessoires inutiles seraient charriés par
la partie liberienne des faisceaux et transversés dans les canaux sécré-
teurs voisins. Les tissus traversés par les substances rejetées joueraient
un rôle analogue à celui des reins chez les animaux supérieurs *.
Fig. 9. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe de l'Oe. Lachenalii. E, épi-
carpe; M, parenchyme mésocarpiqué externe; A, tissu aérifère ; F, faisceaux libero-
ligneux; T, arcs de stéréome ; R. colonnettes de stéréome; I, parenchyme mésocar-
pique interne; B, bandelettes; Ed, endocarpe et tissu de soutien; Ey, embryon;
Al, albumen; Ra, raphé; S, plaque de stéréome commissural. — Fortement grossi.
Pour M. Stahl, l'explication à donner serait purement œcologique ou
utilitaire. Ce botaniste a en effet observé que seuls les oiseaux insectivores
visitent les ombelles müres des Ombellifères (Heracleum, Pastinaca, etc.),
tandis que les granivores en liberté les évitent, et refusent de les toucher
lorsqu'ils sont en captivité. L'auteur a tué en quelques heures des moi-
neaux en leur ingurgitant des fruits d’Archangelica officinalis, Carum
_ Carvi et Feniculum officinale. Pour M. Stahl, les produits de sécrétion
ont leur raison d’être comme protectifs contre le pillage des ombelles
par les oiseaux granivores °. |
1 Haberlandt, Physiologische Pflanzenanatomie, éd. 2, p. 412 et 445.
2 Stahl, Pflanzen und Schnecken. Jena 1888, p. 103.
(23) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 481
Il nous semble qu'il n’est guère possible de donner une explication
unique qui serait valable pour tous les cas quels qu'ils soient, mais que
chaque cas particulier exige une étude spéciale.
D'une facon générale, il n’y aurait pas nécessairement opposition entre
les deux explications rapportées ci-dessus : la première rendrait compte
des causes physiologiques immédiates de la secrétion, la seconde don-
nerait en plus au phénomène une signification « finale », c’est-à-dire
æcologique. Nous devons avouer cependant que, dans le cas particulier,
la proposition de M. Stahl nous paraît plus vraisemblable, et de beaucoup,
que l'explication physiologique du savant botaniste de Graz. En effet, les
faisceaux des méricarpes des Oenanthe, placés dans les côtes, ne sont
pas accompagnés de canaux sécréteurs; les bandelettes, situées dans les
vallécules, sont non seulement séparées topographiquement des faisceaux
mais sont encore souvent isolées de la partie extérieure du mésocarpe
par un manteau de stéréome. II est vrai que, dans les tiges et les feuilles,
le liber des faisceaux est moins éloigné des canaux sécréteurs ', mais
ceux-ci n'ont pas de rapports réels (rapports anastomotiques) avec les
bandelettes des vallécules. Il y a là deux systèmes anatomiques distincts,
et on aurait fourni une explication pour les causes immédiates de la
secrétion pour le premier système, que cette explication resterait encore
à trouver pour le second. Et cela d’autant plus que, ainsi qu'on l’a vu
plus haut, les faisceaux du péricarpe des Oenanthe ne fonctionnent guère
que comme conduits afférents et passent rapidement par sélérification au
service du système squelettaire.
Il n'en est pas de même de l'utilité probable des produits secrétés
comme moyens de protection soit contre les oiseaux, soit aussi peut-être
contre les animaux aquatiques après la chute des fruits. Cette protec-
tion est ici d'autant plus à sa place que le nombre des pédicelles ne cor-
respond pas du tout au nombre des fruits, car (sauf chez l’Oe. Phellan-
drium) les fleurs de la périphérie de l’ombellule sont stériles,
Or, les produits de sécrétion accumulés dans les bandelettes des fruits
d'Oenanthe "sont trés vénéneux pour l'homme et divers animaux. Les
Oe. crocata, Ve. Phellandrium, Oe. silaifolia, Oe. peucedanifolia, Oe. Lache-
nalii, souvent désignés vulgairement sous le nom de ciguë d'eau ou ciquë
aquatique, exercent sur l'homme une action néfaste, et très violente
quand la quantité absorbée est suffisante, On sait que, dans beaucoup de
' Ces canaux sont là vraisemblablement d'origine péricyclique, Voy. la figure
27 donnée (1. €.) par M, Géneau de Lamarliöre pour l'Oenanthe fistulosa.
482 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
contrées, on se sert des fruits de l’Oe. fistulosa pour empoisonner les
souris, les rats, les taupes et autres animaux nuisibles des campagnes.
D'autre part, nous n’avons jamais vu d'oiseaux granivores becqueter des
ombelles d’Oenanihe.
On signale, il est vrai, comme n'étant pas nuisible à l’homme, le suc
de l’Oe. pimpinelloides, dont les rhizomes seraient même mangés comme
légume dans certaines contrées. Mais cette exception n'autorise pas à
attribuer à tous les animaux une immunité à l'égard de cette plante. On
connaît, en effet, la grande différence qui existe au point de vue des
tannins pris à faible dose entre les rongeurs ou les ruminants et les
limaces, Ou, pour prendre un exemple plus rapproché parmi les Ombelli-
fères, on sait que les fruits du cumin des prés (Carum Carvi) sont impu-
nément absorbés par l’homme comme condiment, tandis que cinq fruits
mürs suffisent à tuer un moineau.
Nous serions donc disposé, après avoir mürement pesé tous ces faits,
à considérer le systeme secréteur des fruits d’Oenanthe (ainsi que de
beaucoup d’autres Ombellifères) comme un appareil dont la genèse, au
point de vue phylogénique, est due à des causes intérieures qu'il est
actuellement impossible de préciser, mais dont le rôle œcologique prin-
cipal réside dans la protection qu'il fournit aux fruits contre les animaux
granivores aériens et aquatiques !.
Ces lignes élaient depuis longtemps écrites, lorsque nous avons pu
expérimenter les propriétés toxiques des fruits d'Oenanthe sur les
oiseaux, grâce au concours de M. F. Margel, chasseur de Vandauvres.
Une dose de cinq fruits de l’Oe. peucedanifolia, par exemple, suffit à tuer
un moineau dans l’espace d’une heure et demie. Les premiers symp-
tômes de l’empoisonnement se manifestent immédiatement. L'oiseau —
qui en temps de captivité ordinaire témoigne son impatience par des
mouvements fréquents et une agitation presque ininterrompue — reste
immobile, comme pelotonné sur lui-même et frappé de stupeur dès après
l’ingestion des fruits. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que
l’Oe. pimpinelloides, qui paraît n'être pas vénéneux pour l’homme,
empoisonne cependant les oiseaux, ainsi que nous l’avons prévu plus
1 L'habitat aquatique ou subaquatique des Oenanthe nous paraît habituelle-
ment exclure les granivores terrestres.
Dee CU —
ar
(25) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 483
haut. Une dose de fruit d’Oe. pimpinelloides équivalente à celle men-
tionnée ci-dessus fut ingérée à midi à un moineau. Les symptômes
d’empoisonnement se manifestèrent immédiatement. Vers le soir l’état
de l'animal paraissait meilleur, pour s’aggraver pendant la nuit et se
terminer par la mort avant le matin suivant. L'action de l’Oe. pimpinel-
loides est ainsi plus lente que celle des autres espèces, mais tout aussi
néfaste. On peut donc considérer le rôle de protection des produits de
sécrétion dans les fruits d’Oenanthe à l'égard des oiseaux granivores
comme démontré.
Fig. 10. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe de l'Oe. pimpinelloides.
E, épicarpe; M, parenchyme mésocarpique externe; F, faisceaux libéro-ligneux;
T, sléréome; 1, parenchyme mésocarpique interne; B, bandeleltes; Ed, endocarpe
el tissu de soutien; Ey, embryon; Al, albumen; R, raphé; S, plaque de stéréome
eommissurale; À, tissu aérifère, — Fortement grossi.
SQuELETTE. — L'étude des tissus mécaniques que nous avons faite
appelle quelques observations sur le système squelettaire du pericarpe.
M. Haberlandt a montré ' que dans les méricarpes des Ombelliféres,
les éléments de l’albumen étaient alignés en courbes plus ou moins
accentuées el disposées en éventail autour de l'embryon pris comme base.
Celle disposition n'est pas seulement importante pour la nutrition de
l'embryon, mais elle répond, ainsi que le dit justement cet auteur, aux
lignes de pression de deux constructions en voûtes correspondant d'un
côté aux parois extérieures du méricarpe, de l'autre aux parois commissu-
rales de ce dernier, Lorsque l'eau fait gonfler les fruits, le diamètre
augmente surtout dans le sens antéro-postérieur des méricarpes et l’ar-
rangement des cellules en éventail permet à celles-ci de conserver leurs
' Haberlandt, Physiologische Pflanzenanatomie, ed. 2, p. 369.
18% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
positions réciproques pendant le gonflement. La résistance à opposer à la
pression de l’albumen est en première ligne fournie par la péricarpe : de
là le développement du stéréome en travées qui affectent plus ou moins
en section transversale la forme d’un L, tel que nous l’avions étudié.
Il va sans dire que les espèces dans lesquelles les arcs de stéréome
forment un manteau continu (Oe. globulosa, Oe. silaifolia, Oe. pimpinel-
loides, Oe. crocata, etc.) doivent être placées en tête au point de vue de
la perfection de l'appareil squelettaire.
Mais il y a plus — et c’est là un des points intéressants de l’organi-
sation mécanique des méricarpes — il existe sous l’endocarpe un second
système squelettaire continu dont les éléments sont disposés perpendi-
culairement à ceux du système précédent. Les deux systèmes de fibres
finissent toujours par être en contact immédiat l’un avec l’autre, tantôt
parce que le parenchyme intercal& se sclérifie (cas fréquent chez 1’0e.
Phellandrium), tantôt parce qu’il est écrasé. — Nous avons alors un double
système d'éléments mécaniques croisés qui constitue une cuirasse dont
l'efficacité est ainsi considérablement augmentée. On comprend l'utilité
directe d’une semblable construction chez des plantes aquatiques dont les
fruits mürs tombent fréquemment dans l’eau et qui, malgré la subérisation
plus ou moins avancée de l’endocarpe dans la plupart des espèces, sont
plus exposées que d’autres à se gonfler énergiquement sous l’action de
l'élément liquide.
Enfin, le gonflement entrainant la compression des deux manteaux
squelettaires l’un contre l’autre, il est évident que, sans un arrangement
spécial, les canaux sécréteurs (bandeleties) enfermés entre deux étuis
seraient totalement écrasés. De là vient la fréquente disposition du sté-
réome en arcs convexes en dedans et ajoutés bout à bout. Il y a entre
chaque arc et son voisin un sinus dans lequel se placent les bandeleties
et où elles sont parfaitement protégées. Nous avons à plusieurs reprises
fait des expériences de gonflement sur des fruits d’Oenanthe (0e. globu-
losa, Oe. fistulosa, etc.) sans avoir pu constater dans les bandelettes des
dégâts autres qu’une déformation vaguement triangulaire, correspond à
la forme du réduit dans lequel ces organes sont cachés.
FLorteurs. — Nous arrivons maintenant à la partie la plus intéres-
sante de nos recherches, celle qui se rapporte aux fonctions du tissu
aérifère.
Aucun de nos prédécesseurs, y compris M. Géneau de Lamarlière, ne
dit un mot des fonctions de ce tissu. Il est juste d’ajouter que la question
DATES LEA De
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(27) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 189
ne pouvait être résolue avant que l'anatomie des éléments ne füt exacte-
ment connue, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.
Malgré une étude histologique attentive, nous sommes cependant resté
longtemps dans l'embarras, et le serions resté sans doute longtemps
encore sans les expériences de gonflement relatées ci-dessus, qui nous ont
mis sur la voie.
Lorsqu'on place dans l’eau des fruits mürs d’ombelliferes terrestres
(Bupleurum, Chærophyllum, Daucus, etc.), le péricarpe ne tarde pas à
simbiber d’eau, et le fruit coule à pic. Si on prend des fruits à péricarpe
desséché, il suffit de chauffer même légèrement pour chasser l’air qui a
pénétré dans !es tissus, et le fruit coule à pic tout aussi rapidement. Au
contraire, chez les Oenanthe, nous n'avons pas été peu étonné de voir,
par exemple, des fruits d’Oe. globulosa flotter à la surface de l’eau pen-
dant trente jours (l'expérience n’a pas élé prolongée plus longtemps,
sans que le fruit ou seulement un méricarpe isolé (mais intact) mani-
feste aucune tendance à s’enfoncer. Dans cette espèce, nous avons même
traité des fruits très mürs et à péricarpe en apparence fort décrépit par
l'eau bouillante, sans que le fruit ait cessé pour cela de flotter pendant
plusieurs jours.
Si l’on fait des sections transversales un peu épaisses à travers des fruits
qui ont flotte pendant un certain lewps, on constate que tous les tissus ont
elE envahis par l’eau, tandis que les massifs de tissu aérifère sont inte-
gralement ou en grande partie remplis d'air. — Lorsqu'on a réussi par
un traitement artificiel assez prolongé à chasser l'air de ce tissu, il se
remplit d'eau et le fruit coule à pic. — Les paquets de tissu aérifère sont
donc des flotteurs.
Il semble, après coup, que le genre de vie aquatique des Oenanthe eût
dû tout naturellement faire trouver l'interprétation physiologique de ce
lissu, avant même de recourir à l'expérience. Tous les Oenanthe croissent
en effet, sinon le pied dans l'eau, ce qui est le plus fréquent, du moins
au bord immédiat des marais, des lacs et même de la mer. L'existence
de Nlotteurs chez des fruits fréquemment destinés à tomber dans l'eau
parait done très naturelle, C’est cependant la première fois que l'on
démontre l'existence de ces organes chez les Ombelliferes.
Relalivement au fonctionnement des flotteurs, les faits se présentent
d'une facon parfaitement claire, Le protoplasme meurt de bonne heure,
ainsi que nous l'avons vu plus haut, de sorte que les cellules se remplis-
sent d'air, landis que l'épicarpe et le parenchyme mésocarpique conti-
nuent à contenir du suc cellulaire, Au moment où le fruit tombe dans
486 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
l’eau, cet élément envahit facilement les régions dans lesquelles les
cellules sont déjà pleines d’eau. En revanche, il ne pénètre que difficile-
ment dans les tonnelets pleins d’air du tissu aérifère, cette pénétration
supposant une diffusion graduelle de l’air dans l’eau à travers les mem-
branes qui, dans un fruit intact, sont naturellement hermétiquement
closes. Il faut par conséquent un temps considérable, variable suivant le
nombre et le calibre des flotteurs, pour que l’air ait disparu et que le
fruit ou le méricarpe coule à pic.
Le mode de flottaison est chez tous les Oenanthe le même. La dis-
position des flotteurs étant rigoureusement symétrique, il peut se
présenter quatre cas différents dans lesquels les positions des fruits
ou des méricarpes peuvent être prévues par de simples considéra-
tions statiques et qu'il est d’ailleurs très facile de vérifier expérimentale-
ment.
Premier cas. Les deux méricarpes tombent dans l’eau en restant unis
l'un avec l’autre par toute leur surface centrale. Les flotteurs des deux
côtes commissurales constituent alors deux volumineuses bouées placées
dans un plan horizontal. Un des méricarpes porte l’autre et la ligne de
flottaison est située au-dessus du plan qui sépare des deux méricarpes
(fig. 11, 1).
Fig. 11. — Divers modes de flottaison des fruits et des méricarpes (grossis) dans le genre
Oenanthe. A-B, ligne de flottaison; fig. 1-4, Oe. globulosa; 5, Oe. pimpinelloödes. Les flot-
teurs sont figurés en noir.
Deuxième cas. Les deux méricarpes tombent dans l’eau en restant
attachés l’un avec l’autre par une des extrémités (cas fréquent chez l’Oe.
globulosa), l'eau pénétrant entre les deux méricarpes. Ce sont les flot-
teurs dorsaux qui jouent le rôle de bouées principales et la ligne de
flottaison devient perpendiculaire au plan de séparation des deux méri-
carpes (fig. 11, 2).
Troisième cas. Un seul méricarpe tombe dans l’eau, la face ventrale
tournée vers le zénith. Ici le méricarpe est presque entièrement sub-
(29) JOHN BRIQUET. RECHERCHES SUR LE FRUIT DU GENRE OENANTHE. 487
merge, la ligne de flottaison tend à coincider avec la face ventrale qui
affleure à la surface de l'eau (fig. 11, 3).
Quatrième cas. Un seul méricarpe tombe dans l’eau, la face dorsale
tournée vers le zénith. Les deux flotteurs commissuraux qui, par leur
volume, jouent le rôle de bouées principales, sont submergés, la ligne de
Nottaison est située environ à la moitié du diamètre radial du mericarpe,
qui laisse émerger sa « quille » (fig. 11, 4).
Ajoutons, en terminant, que le « pont » ou la « quille » des fruits et
méricarpes sont rarement parallèles à la ligne de flottaison. Habituelle-
ment, le centre de gravité est déplacé, parce que une des extrémités
du fruit porte les stylopodes et les sépales qui chargent la proue,
landis que souvent un bourrelet basilaire riche en tissu aérifère fait sur-
nager la poupe. La tangente au fruit, parallèle au plan de séparation des
méricarpes, forme alors avec la ligne de flottaison un angle variable
(angle +, fig. 11, 5), mais dont la présence est toujours facile à constater.
S A. Systématique.
Le but que nous nous étions primitivement proposé en entreprenant
l'étude du fruit des Oenanthe était la recherche des caractères carpolo-
giques spécifiques. Nous y revenons après la longue parenthèse du cha-
pitre précédent. On trouvera dans la Flore des Alpes maritimes une
description carpologique de chaque espèce. Nous résumons ici ce travail
seulement sous la forme d’une clé analytique, en rappelant que les
Oenanthe présentent plusieurs particularités anatomiques spéciales à
l'appareil végétatif, particularités dont un monographe serait obligé de
tenir compte dans une systémalique générale du genre.
Clé analytique des espéces françaises du genre VENANTHE d'après
l'organisation du fruit.
Mésocarpe épais d'un millimètre à la maturité, occupé presque entièrement
par 5 flotleurs à peu près égaux, à section en forme de trapèze,
séparés par d'étroiles bandes de parenchyme. Côtes à peine mar-
quées .... Zus a LE Oe, globulosa.
Mésocarpe épais de 0,05 à 0,% millimètres, à flotteurs non organisés sur le
type ci-dessus te à dada ta en 2
488
He"
SI
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
Arcs de sier&ome en forme de lyres dont les bras un peu relevés pro-
| voquent dans les vallécules l’apparition de côtes secondaires peu accu-
sées ; arcs passant extérieurement au tissu aérifère. .... Oe. fistulosa.
Arcs de stéréome en forme d’arcs ou de plaques ou réunis en une bande
ondulee, UMIgUE. : 11.0 a A OA Te ee 3
| Bandelettes des vallécules extérieures (non commissurales) placées en des-
sous et à l’intérieur du stéréome ; celui-ci disposé en arcs confluents ou
| libres.. ae NO RSR eee PR L
} Bandelettes des vallécules extérieures placées entre des plaques de stéréome,
| qui passent assez rapidement à l'extérieur au tissu aérifère.. ....
| Oe. Phellandrium.
/ Flotteurs au nombre de 5 dans chaque méricarpe, les commissuraux plus
\ volumineuxjquei lexdorsalsei lestlateraus2 0 2 2.7 ee 5
| Flotteurs au nombre de 2 dans chaque méricarpe, commissuraux, les
\ autres nuls ou presque nuls; épicarpe à caractères collenchymateux. 7
Parenchyme mésocarpique externe formant une bande à petits éléments. 6
| Parenchyme mésocarpique externe + différencié en une zone externe
microcytique et une zone interne relativement macrocytique. Stéréome
en petits arcs habituellement encore tous séparés à la maturité... ...
Oe. Lachenalii.
/ Stéréome en bande continue et ondulée............... Oe. silaifolia.
| Stéréome formant une série de petites plages placées dans les bandelettes
et sous les côtes, plus épaisses au milieu qu'aux extrémités, parfois
coupées ca et là par des cellules de passage....... Oe. peucedanifolia.
|
\
Bande de stéréome recourbée extérieurement dans les côtes commissurales ;
endocarpe non collenchymateux................ Oe. pimpinelloides.
Bande de stéréome non recourbee exterieurement dans les côtes commis-
surales ; endocarpe collenchymateux.................. Oe. crocata.
Fr Ds 27. SE A TS M ee. QUE À
2 à Pia en GEBEN == an RER.
Einige bryologische Notizen
aus den
Waadtländer- und Berner-Alpen.
Theodor HERZOG
Nachfolgendes Verzeichnis bringt die Aufzählung derjenigen Laub-
moose, die ich während einer Tour im Gebiet der Waadtländer und
westlichsten Berner-Alpen im Sommer dieses Jahres sammelte. Wenn
auch, da Kalk fast ausnahmslos die Unterlage bildet, die Moosflora nicht
gerade grosse Abwechslung zeigt, so sind doch manche ganz interessante
Vorkommnisse zu erwähnen.
Gymnostomum curvirostre. An Tufl bei Gryon ca. 1200 m. in einer alpinen
Form an Felsen beim Glacier de Zanfleuron ca. 2300 m.
Eucladium verticillatum. An Tuff bei Gryon ca. 1200 m.
Dicranoweisia crispula. Auf Urgesteinsblöcken bei Solalex ca. 1400 m,
Anzeindaz ca, 1900 m., Stieren Iffigen ca. 1700 m., etc.
Dicranoweisia compacta. Zwischen Sanetsch und Glacier de Brozel ca.
2600 ın. auf einem Urgesteinsblock.
Dicranum Mühlenbeckii. Ziemlich verbreitet in der alpinen Region.
Oncophorus virens. An einem Wasserfall bei Anzeindaz ca. 1800 ın. und
oberhalb Stieren-Iffigen auf Holz bei ca. 2000 m.
Seligeria recurvata. In grosser Menge am Col de Pillon ca. 1500 m.
Distichium capillaceum, Allgemein verbreitet an Felsen.
Distichium inclinatum. An der Tour d’Anzeindaz ca. 2000 m.
Ditrichium flexicaule. In den unteren Regionen gemein, in einer alpinen
Form, mit innen geschwärztem Basen beim Iffigensee ca. 2300 ın.
Pottia latifolia. Auf dem Gipfel der Tour d’Anzeindaz ca, 2170 m, und des
Lauenenhorns ca. 2480 m.
BULL. HERE, HOIsS,, juin 1899, 33
490 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Desmatodon latifolius. Tour d’Anzeindaz ca. 2170 m., Lauenhorn ca. 2480 ın.,
Iffigensee ca. 2300 m.
Desmatodon glacialis. An feuchten Stellen im oberen Iffigenthal ca.
2400 m.
Tortula mucronifolia. Im oberen Iffigenthal ca. 2300 m.
Tortula aciphylla. Zwischen Gryon und Solalex ca 1200 m. und im Iffigen-
thal ca. 1600 m.
Tortella squarrosa. Zwischen Gras oberhalb Bex.
Tortella tortuosa. Ueberall häufig, in verkrüppelten Formen noch über
3000 m. z. B. am Oldenhorn.
Orthotrichum saxatile. Auf Felsblöcken im Avenconthal bis Solalex ca.
1400 m.
Encalypta rhabdocarpa. Am Gipfel der Tour d’Anzeindaz ca. 2170 m.
Encalypta commutata. An der Tour d’Anzeindaz ca. 2100 m., Diablerets ca.
2700 m., am Glacier de Zanfleuron ca. 2300 m., zwischen Sanetsch und
Wildhorn bis 2600 ziemlich häufig und im oberen Iffigenthal, bei ca.
2400 m.
Dissodon Froelichianus. Auf feuchter Erde beim Glacier de Zanfleuron ca.
2300 m., zwischen Sanetsch und Glacier de Brozet ca. 2500 m., im oberen
Iffigenthal bei ca. 2400 m.
Webera cruda. Im unteren Iffigenthal beim Fall des Iffigenbachs.
Webera commutata ster. Auf Erde beim Glacier de Zanfleuron ca. 2300 m.
Plagiobryum demissum. Auf Erde zwischen Gras am Gipfel der Tour
d’Anzeindaz, ca. 2170 m. mit Pottia latifolia und Desmatodon latifolius.
Bryum arcticum. Auf Erde am Gipfel der Tour d’Anzeindaz, ca. 2170 m.
Bryum subrotundum. Auf Erde am Gipfel der Tour d’Anzeindaz, ca. 2170 m.
Bryum pallescens forma. Auf Erde im Iffigenthal 2300 m.
Bryum Schleicheri var. y. latifolium. Bei Stieren-Ifffigen ca. 1650 m.
Mnium spinosum. Auf Waldboden zwischen Gryon und Solalex.
Mnium stellare. Steril noch bei ca. 2200 m. am Glacier de Zanfleuron.
Meesea trichodes. var. alpina. An der Tour d’Anzeindaz ca. 2000 m.
Sanetsch-Glacier de Brozet ca. 2500 m. und Iffigenthal 2200-2400 m.
Meesea trichodes var. minor. Oberes Iffigenthal bei ca. 2300 m.
Amblyodon dealbatus. Im oberen Iffigenthal ca. 2300 m.
Bartramia Oederi var. nivalis. An der Tour d’Anzeindaz ca. 2000 m.
Timmia bavarica. Häufig bei Anzeindaz und zwischen Glacier de Zanfleuron
und Sanetsch, ca. 1900-2200 m.
Timmia austriaca. Oberhalb Stieren-Iffigen ca. 2300 m.
Neckera crispa. Im Avencon- und Iffigenthal häufig.
Leskea nervosa. An Bäumen zwischen Gryon und Solalex 1200-1400 m.
Pseudoleskea atrovirens var. brachyclados. Ueberall in den höheren
Regionen häufig.
Le ue Se Te ine Penh U pot PQ La SE à
(3) BRYOL. NOT. AUS WAADTLÆNDER- UND BERNER-ALPEN. 491
Pseudoleskea catenulata. Häufig, in einer fast reingrünen Form auf Steinen
bei Gryon 1200 m.
Myurella julacea. Zwischen Gryon und Solalex bei ca. 1300 m. und beim
Iffigensee ca. 2300 m.
Platygyrium repens. An einem Baum in Gryon ca. 1100 m.
Orthothecium rufescens. Nicht selten, in einer mattgrünen, schlaffen Form
auf nasser Erde am Südabhang der Diablerets ca. 2700 m.
Orthothecium intricatum. Bei Anzeindaz in Höhlungen der Felsen steril.
Homalothecium Philippeanum cfret! Bei Gryon auf schattigen Steinen ca.
1200 m.
Ptychodium plicatum cfret! Zwischen Gryon und Solalex sehr häufig ca.
1300 m.
Brachythecium glaciale ster. Auf Erde zwischen Felsen beim Glacier de
Zanfleuron ca. 2400 m.
Eurhynchium cirrhosum. Auf einem feuchten Stein am Iffigenbach, oberhalb
des Falles ca. 1550 m.
Plagiothecium silesiacum. In den unteren Regionen auf faulem Holz häufig.
Plagiothecium pulchellum. In Felsritzen beim Glacier de Zanfleuron ca.
2200 m.
Amblystegium subtile. An Bäumen von Bex bis Solalex 4430 m.
Amblystegium riparium. An Brunnenträgen bei Gryon und Lauenen ca.
1000 und 1300 m.
Hypnum Halleri. Durch die ganze montane und alpine Region verbreitet an
Felsen.
Hypnum chrysophyllum. Sehr häufig im Iffigenthal von 1200-1600 m.
Hypnum stellatum. Bei Stieren-Iffigen ca. 1700 m.
Hypnum filicinum. In feuchten Lagen der unteren Regionen sehr häufig.
Hypnum commutatum. An Tufl bei Gryon ca. 1200 m.
Hypnum falcatum. In Kalksümpfen bei Stieren-Ifigen ca. 1700 m. und am
Taubenpass ca. 1900 ın.
Hypnum sulcatum. Steril an begrasten Felsen bei Anzeindaz ca. 1800 m.
Hypnum curvicaule. An erdhedecklen Felsen im oberen Iffigenthal ca.
2300 m.
Hypnum Vaucheri. An der Tour d’Anzeindaz, Sanetsch, Glacier de Brozet,
Iffigenthal und Lauenenhorn.
Hypnum procerrimum. Ueber dem Iffigensee ca. 2300 m.
Daran auschliessend nenne ich noch einige von meinem Freund
J. v. Schneider im Berner-Oberland gefundene Moose.
Dicranoweisia crispula forma atrata. Auf Humus an schneefreien Stellen
des Schilthorn ca, 2700 m.
492 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Seligeria recurvata. Felsblücke an der Isenfluh ca. 900 m.
Desmatodon latifolius. An Steinen an Faulhorn ca. 2400 m.
Barbula reflexa. An feuchten Felsen zwischen Schynige-Platte und Faulhorn
ca. 2300 m.
Barbula mucronifolia. Ebenda.
Barbula paludosa. Feuchte Felsen im Saxetenthal bei Interlaken ca. 800 m.
Schistidium alpicola cfret! An schieferigen Kalkfelsen des Faulhorns ca.
2300 m.
Encalypta rhabdocarpa. Faulhorn, ca. 2400 m.
Mnium orthorhynchum. Giessbach, Blauer-See, Axalp.
Hypnum Sauteri. An Steinen auf der Schynigen-Platte, ca. 1500 m.
Hypnum Bambergeri Felsblöcke am Schilthorn ca. 2700 m.
Freiburg i/B., 29. April 1899.
oo
Die Vegetation der Erde
MONOGRAPHIES DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE
ÉDITÉES PAR
M. A. ENGLER et O. DRUDE
TROISIÈME VOLUME
Grundzüge der Pflanzenverbreitung in den Kaukasuslandern
von
Dr Gustav RADDE
Un volume in-8° de 500 pages, avec 43 figares dans le texte, 7 héliogravures et 3 cartes.
Leipzig 4899, chez Wilhelm Engelman.
Il faut savoir gré à MM. les professeurs A. Engler et O. Drude
d’avoir provoqué la publication de cette série d'importantes monogra-
phies de géographie botanique. Les matériaux accumulés par les
efforts de plusieurs générations de botanistes-voyageurs et de bota-
nistes-deseripteurs demandent à être classés non seulement au point de
vue de la systématique, mais aussi à celui plus captivant de la géogra-
phie botanique. L'auteur du présent volume, M. Radde, semble s'être
inspiré de maîtres tels que Grisebach et Christ. Il a voulu donner à
ceux qui n’ont pas eu le privilège de botaniser dans cette région exu-
bérante de végétation qu'est le Caucase, une image fidèle de la phy-
siognomie des formations si variées de ce pays.
Son œuvre est bien plus celle d’un géographe-botaniste que celle d’un
systématicien, c'est ce qui donne à son travail un cachet qui manque
souvent à la plupart des énumérations critiques de ce genre, M. Radde
49% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
est un peintre qui sait exprimer en une langue imagee, l’apparence si
variée des formations végétales du pays qu'il a si souvent parcouru.
Ses descriptions sont d’ailleurs, comme l’auteur le dit lui-même, des
portraits d’après nature. On revit avec l’auteur, en lisant son livre, les
émotions si fortes qu'il a ressenti lorsque surgissaient devant lui les
paysages si captivants de cette belle région. J’ai, pour ma part, lu peu
d’ouvrages ou l’amour de la belle nature et de la vegetation soit porte
a un si haut degre.
Apres une courte introduction historique où l’auteur enumere les
travaux de ses prédécesseurs, il aborde son sujet par une étude magis-
tralement écrite sur la steppe.
La terre noire, avec sa parure vernale de Monocotylées aux fleurs
éclatantes, la steppe à absinthe toute grise dans sa monotonie à peine
interrompue par les plaques blanches des CTadonia endiviæfohia et les
bouquets de quelques Graminées, traversée par les formations plus
hygrophiles du bord des rivières ou remplacée par la formation rouge
et jaune des chardons et des Sisymbrium et le bleu verdoyant des prai-
ries du Zinum austriacum, toutes ces formations sont caractérisées avec
tant de savoir-faire que le lecteur suit sans peine l’auteur dans son her-
borisation. Chaque plante citée se trouve ainsi localisée par son associa-
tion avec l’espece ou les espèces dominantes et caractéristiques.
A ces descriptions forcément incomplètes et dans lesquelles l’auteur
cherche à donner l'impression dominante sont jointes des énumérations
de plantes ou récoltées par lui-même ou tirées des meilleurs auteurs.
Le second chapitre est consacré à la Colchide, cette Provence de
l'Orient que notre ami Alboff, hélas trop tôt enlevé à la seience, a si
parfaitement explorée. Les forêts, leur culture et leur entretien, leur
dispersion et leur sous-bois font l’objet d’un quatrième chapitre, tandis
que les formations érophiles, leur origine et leur extension, sont trai-
tées dans le cinquième.
Une des matières les mieux exposées dans cet ouvrage, c’est la disper-
sion verticale de plantes de haute montagne. Il donne une liste assez
complète de ces plantes alpines avec leurs stations supérieures. Parmi
les plantes qui montent le plus haut il cite, pour l’Ararat, le Draba
araratica et le Pedicularis araratica qui fleurissent et murissent leurs
fruits à l’altitude de 4420 m.
L’avant-dernier chapitre est consacré à la justification des régions
telles qu’il les comprend. Ce sont : 1° la steppe avec les subdivisions
suivantes : A. les steppes de la région inférieure (a) steppe sablonneuse
(3) GUSTAV RADDE. PFLANZENVERBREITUNG IN DEN CAUKASUSLÆNDERN. 495
(b steppe à halophytes, c) terre noire et löss.); B. les steppes élevées
(a steppe à Stipa (b steppe orientale caractérisée par des Legumineuses
et des Labiees); 2° les forêts (de la Colchide, du Talysch, du petit et du
grand Caucase); 3° la zone subalpine de 2130 à 3050 m.; la zone alpine
superieure de 3050-3660 m.; 5° la zone glaciale et supranivale, 3660-
4270 m.
La phenologie est traitee dans le huitieme chapitre.
Ce livre qui est très documenté est un événement dans l’histoire de
la botanique du Caucase. Je regrette pour ma part que le point de vue
æcologique soit si rarement utilisé par l’auteur. La biologie n'entre que
pour une faible part dans ses préoccupations, et si belles que soient les
peintures qu'il nous fait de la végétation caucasienne, elles ne pourront
remplacer une étude eritique des rapports de la formation avec le milieu.
L'auteur nous pardonnera cette critique qui s'explique par le vif intérêt
que nous avons pris à lire son excellent livre. Un certain nombre de
très belles héliogravures, représentant les formations les plus caracté-
ristiques, illustrent parfaitement ce beau volume qui est accompagné de
trois cartes très lisibles et très suggestives.
Université de Genève, 9 juin 1899. R. Cuopar.
496
CONSPECTUS FLORÆ KOREÆ
AUTORE
J. PALIBIN
(Pars prima. Ranunculacea-Campanulaceæ. Un volume in-8°, de 197 pages et 4 planches.
Petropoli 4898).
La Corée par sa situation présente évidemment un grand intérêt au
point de vue de la géographie botanique. Reliée au nord à la Chine
septentrionale, voisine du Japon vers le sud, elle représente en quelque
sorte la Floride chinoise. Une énumération soigneusement faite.de sa
flore peut done élucider bien des points intéressants relatifs à l’exten-
sion des espèces sino-japonaises. II n'existait jusqu’à présent aucun
catalogue de plantes vaseulaires de cette région. C’est done une œuvre
utile qu'a entrepris M. Palibin, et nous ne saurions assez l’encourager
à réaliser rapidement le plan qu'il s’est proposé. Apres une courte
introduction (russe et latine), l’auteur aborde l’énumération des espèces
en commençant par les Renonculacées. Cette première partie ne va que
jusqu'aux Campanulacees, mais on peut déjà se faire une idée de ce
que sera l’ouvrage tout entier. Il serait prématuré de faire une flore de
la Corée, car il semble que les matériaux ne sont pas encore très nom-
breux. Ce conspectus permettra de se faire une idée de ce qui est
actuellement connu, mais il montrera également combien est incom-
plète encore notre connaissance de la flore coréenne. L'auteur ne cite
que einquante-six Composées, ce qui évidemment est très peu pour une
région aussi étendue.
M. Palibin décrit quelques nouvelles espèces (Clematis spectabilis,
Berberis Koreana, Sisymbrium Maximowiezi, Viola albida, Krachenin-
nikowia raphanorhiza) et donne pour toutes la distribution géogra-
phique générale. Ce travail est accompagné de quatre planches illus-
trant de nouvelles espèces. Espérons que la suite ne se fera pas trop
attendre et qu’ainsi les botanistes-geographes pourront utiliser cet inté-
ressant travail pour élucider plusieurs des points les plus captivants de
l’origine des plantes européennes.
Université de Genève, 9 juin 1899. R. CHopDar.
><
© PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOISSIER
Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la diree tion de Eus. AuTRAN. conservateur de
l'Herbier. 12 numeros par an. — Pur: pour la Suisse, 15 fr. Union postale,
20 Ir.
Tome I (1893). 715 pages, 28 planches et 2 appendices.
» IL (1894), 769 » 32 , » et & »
» II (1895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (14896), 963 » LS et 3 »
2. » V (1897), 1435 » 25 » et 2 »
| >= NE. (48985:.1031 4 IP rat » et 14 planches.
BOISSIER. EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum in Oriente a Græcia
0 et Ægypto ad Indie fines hucusque observatarum. — à vol. et Supplément.
wi . in-8°, 1867-1888 140 fr.
— Voyage botanique dans le midi de l'Espagne pendant l’année 1837. — 2 vol.
srand in-80. 1839-1845.
-Prix réduit, colorié, au lieu de 400 fr. 230 fr.
— en noir 150 fr.
— Icones Euphorbiarum ou figures de 122 espèces du genre Euphorbia. — 4 vol.
grand in-folio, 24 pages de texte et 221 planches, Genève, 1866 .. 70 fr.
— Diagnoses plantarum orientalium. 11 série, 13 fascicules ; 2me serie, 6 fasei-
* cules. — In-89. Bu 1842- 1859, le fascicule 3 ft.
Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
— Description de ne CAE A Crucifères des Alpes et du Piémont. — In-40, avec
2 planches 5 fr.
| — ÇCenturia Euphorbiarum. Genève, 1860 A fr.
Ba ri Pugillus plantarum noyarum Africa borealis Hispaniæque australis. — In-80
. Geneva», 1852 3 IT.
BOISSIER. EDM. er BUHSE. Aufzæhlung der in einer Reise durch Transkaukasien
und Persien gesammelten Pflanzen. — In-40 avec 10 planches et 1 carte.
Moskau. 1860 10 fr.
| BARBEY, C. er W. Herborisations au Levant : Egyple, Syrie el Méditerranée,
2 Février-miai 1880. Avec 11 planches et I earte. — 1880 20 fr.
BARBEY. W. Floræ Sardoæ compendium. Catalogue raisonné des végélaux observés
dans l'ile de Sardaigne. Avec suppl. par MM. Ascuersox el E. Levier. Avec
É 7 planches, — 1885 25 fr.
— Epilobium genus, a cl. Cu. Cuisin ill. Avec 2% planches. -— Lausanne, 1885.
„ 25 fr.
— tr Lycie, Carie, 1842, 1883, 1887. Éludes botaniques. In-40, avec 5 pl. —
15 fr.
| — Cypripedium Calceolus X macranthos Barbey. — In-40, avec une planche double
L eoloriee. Lausanne, 1891 3 fr.
h _STEFANI, CC, or, €. J. FORSYTH MAJOR er W. BARBEY. Samos, Etude géolo-
P gique, paléontologique et botanique, Avec 13 pl., par Cu. CuisiN. 1892, 20 fr.
à — — — Karpathos. Étude géologique, paléontologique et botanique, — 1n-40,
. avec 43 pl., par Cu, Cuoisix, 1895 20 fr,
: MAJOR, C.-F, Fonsven er BARBEY, W. Halki, Étude botanique, — In-40 avec
E ” 1 planche double, par Ga. Guisis. Lausanne, 189% 3 fr.
AUTRAN, E. er DURAND, TH. — Hortus Boissierianus, Kinumcration des
lantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
. FE, Cnépix. — In-8o, xı et 572 pages, avec 3 planches, Genève, 1896.
12 fr,
LL
= systématique générale. 1 era
“pone la Suisse et de Fr. Mn pour T: étranger
er
Tome I (1893),
2° MH (189). m
u (1895),
IV. (1896), +
V (1897), 1135
_VI (1898), 103 ==
Q * \
er = vr Ne ELLE &
RD RER TE BF ;
+ DE
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER,
| (Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.) vr
Tome VII. 1899.
TH N° 7.
a: Ce N° a paru le 25 juillet 1899.
Prix de Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
.
Les Abonnements sont reçus
Ê A L'HERBIER BOISSIER
à CHAMBÉSY prés Genéve (Suisse).
GENÈVE er BALE j
: GEORG & Cie ?
?
PARIS BERLIN |
PAUL KLINCKSIECK Rt. FRIEDLÆNDER & SOHN 14
52, rue des Écoles. 11, Carlstrasse, |
_ JUILLET 1899.
SOMMAIRE DU N° 7.
I. — Alfred Chahert — ÉTUDE SUR LE GENRE RHINAN- ESS
THUS el fo à nr CH, Er &
II. — Franz Stephant.. —: - SPECIES HEPATICARUN Gui. 3 7
Il En. Lœsener. — PLANTE SELERIANÆ A von
ue Dr Eduard Seser und Frau Cecilie SELER in Mexico und
Certralamerica gesammelten Pflanzen unter Mitwirkung |
von Fachmännern veröffentlicht. ee nr ne m
IV. — A.-M. Boubier. — CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE Du. AT
PYRÉNOÏDE. (avec SUayunes) RL Ur Ua 54
\. — John Briquet. — UNE GRAMINÉE A RAYER DE La A
FLORE FRANGAISE. RR ET Na Se RCE
| EN N A is
NE — AM. Hue. — Dris JOHANNIS MÜLLER LICHRNOLO-
a GISCHE BEITRÄGE in ‚Flora, D 1874-1891 editi Ye
Index alphabeticus ER RUSSE ee 4 Nues
| \ R |
Sri 17)
Tue année, ENT, Juillet 1899.
à BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
BTODE
SUR LE
4 Genre RHINANTHUS L.
fi PAR
5 Alfred CHABERT
i j (Suite et fin.)
# RHINANTHUS L.
< Secrio I. — CLEISTOLEMUS.
Corollæ labium inferius superiori contiguum, faux elausa.
Æ Rhinanthus Songeoni nov. sp.
Caulis 40-70 em. altus, rigidus, nigro-striolatus, ad latera alternatim
opposita puberulus, e parte media ramos plures arcuato-ascendentes
virgatos caule breviores emittens, 2-7 paribus foliorum interealarium '
instruetus. Folia caulina patula, internodiis longiora glabra, anguste
lanceolata, versus apicem longe attenuata, acuta, dentata dentibus
remotis acutis patulis, inferioribus foliorum superiorum angustis elon-
1 Folia interealaria, id est inter ramilicationem supremam et inflorescentiam
sila.
BULL. HERD. boiss., juillet 1899, 3
498 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
gatis plus minus longe subulatis. Bracteæ virides, ad basin decoloratæ,
glabræ, infimæ foliis caulinis supremis similes, mediæ et superiores
e basi ovata elongato-lanceolatæ in longum apicem productæ et spicam
horizontaliter comosam formantes, calyce fructifero longiores, remote
dentatæ; dentes inæquales, inferiores patuli angusti 4-6 plo longiores
quam lati in aristam longam producti; eoeteri breves porrecti acuti.
Calyx magnus primum ovatus deinde rotundatus, superficie glaber.
Corolla accrescens ? 18 mm. longa, lutea fauce cæruleo imaeulata, tubus
sursum eurvatus; labii superioris dentes violacei oblongi 2 mm. longi;
labium inferius superiore paulo brevius, ei adpressum et faucem
oceludens, dentes subattingens. Capsula suborbicularis, 1 em. diam.
transv.; semen valde compressum, reniforme, ala membranacea
einetum. Tota planta Orobi nigri instar exsiccatione nigrescens. Floret
Augusto. Hab. in Sabaudiæ abietinis subalpinis versus 1000-1400 m.,
prope Dent du Chat (Songeon et Chabert, H. Song., H. Chab., H.B. B.).
De Rh. ramosus (Sterneck in Oe. b. Z. 1895, p. 129, sub Alectorolopho)
il diffère par la tige striée de noir, rigide, les rameaux effiles, les
bractées décolorées à la base, très allongées, à dents supérieures por-
rigées, le calice glabre, la lèvre inférieure tachée de bleu à la gorge,
plus longue, atteignant presque les dents de la supérieure, la couleur
noire que prend la plante par la dessication.
Eh. montanus Sauter in Flora XL, p. 180 (1857). Alectorolophus
serotinus Schönheit ap. Ilse, Fl. V. Mittelthüring., p. 212 (1866) a la
tige grêle, moins élevée, les rameaux atteignant souvent le haut de la
tige et même le dépassant, les feuilles caulinaires linéaires, souvent
tordues en arrière, à dents obtuses, les bractées moins longues attei-
gnant à peine le calice, la corolle moins grande, les dents de la lèvre
supérieure plus courtes, la lèvre inférieure moins allongée, un port et
un aspect tout différents.
M. de Borbäs, in Dörfler Jahres-Katal. 1899 p. 105, vient de décrire
. sous le nom d’Alectorolophus cryptostomus une plante voisine dela pré-
cédente, et l’en distingue par les entrenœuds allongés, les rameaux
ordinairement plus courts que l’axe primaire, les feuilles non linéaires,
mais étroitement lancéolées acuminées avec la base élargie, incurvées et à
dents rapprochées, etc. Ce Rh., que je reconnais facilement dans une
plante de Hongrie de l’herbier Ponzio, est la forme estivale de Rh.
montanus.
? Calyx accrescens, i. e. ab explicatione floris usque sub finem anthesis.
un cf dominé in cils d tnt cd
EEE RE Vie ine ; 27
(29) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 499
Rh. angustifolius Gmel. Fl. Bad. 11, p. 669, appartient à la section
Ancectolemus et indépendamment de ses autres caractères, se reconnaît
aussitôt à sa lèvre inférieure écartée de la supérieure et à sa gorge
ouverte.
Rh. ramosus (Sterneck, loc. cit. sub Alectorolopho) var. arver-
nensis.
Caulis 20-35 em. altus, nigro-striolatus, glabrescens, in parte supe-
riore puberulus, ramosus, ramis arcuato-ascendentibus caule brevio-
ribus, 1-2 paribus foliorum interealarium instructus. Folia caulina
puberula lanceolata, versus apicem attenuata, patula, dentata dentibus
acutis patulis. Bractea puberulæ, infimæ foliis supremis similes, media
et superiores e basi latiore triangulares versus apicem attenuatæ,
inæqualiter dentatæ, dentibus patulis inferioribus angustis subulatis,
superioribus brevibus acutis, calycem plus minus superantes. Calyx
parvus 8-10 mm. diam. transv., pilis brevibus in regione inferiore et
media obtectus, marginibus minute ciliatus. Corolla acerescens medio-
cris 15-17 mm. longa, tubus sursum eurvatus, labii superioris dentes
violacei conico-truncati 2 mm. longi, labium inferius superiori appli-
catum et ejus dimidiam partem adæquans. Capsula immatura sub-
orbieularis; semina alata.
Fl. Augusto. Habitat in montium Arvernensium regione subalpina,
versus 1500 m. Versant meridional du Puy Bataillouze, Cantal. (Heri-
baud in H. Her., H. Chab.).
La tige striée de noir, les feuilles et les bractées finement pubescentes,
la petitesse du calice et de la corolle, l’indument du calyce, ete., la dis-
tinguent de Rh. ramosus.
Ich. montanus Sauter dont la tige est aussi maculée et la fleur petite
en diffère par les caractères cités plus haut.
Rh. Reichenbachi Drejer, Fl. excurs. Hafniens, p. 210 (1838).
Plantæ male cognitæ, dubitanter ad Æh. majorem var. apterum
Fries a variis botanieis relatæ, speeimen authenticum a Drejero ad
Boissier missum et in ejus herbario eonservatum describendum esse
videtur,
Caulis 35 em. altus, robustus, haud nigro-striolatus, glaber, a parte
inferiore ramosus, ramis pluribus patentibus iterum ramosis caulis
apicem subæquantibus, inter ramificationem supremam et inflores-
centiam aphyllus, Folia caulina internodiis longiora, elongato-lanceolata
500 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30}
versus apicem longe attenuata, pagina inferiore glabra superiore
scabra, dentata dentibus remotis, acutis, patulis. Bracteæ glabræ mar-
gine minute ciliatæ, infimæ foliis supremis similes; mediæ calycem
superantes late triangulares abrupte versus apicem attenuatæ, dentibus
inæqualibus inferioribus profundis angustis subulatis, superioribus bre-
vibus; supremæ calycem æquantes triangulari-rhomboideæ dentibus
omnibus subulatis. Calyx magnus, glaber. Corollæ accrescentis 2 em.
longæ tubus sursum eurvatus calycem excedens ; labii superioris dentes
2 mm. longi, conico-truncati; labium inferius superiore vix tertia parte
brevius illique adpressum. Capsula suborbicularis diam. transv. 1 em.
Semen immaturum non ala membranacea einetum. Fl. Julio-Augusto.
Hab. inter segetes in agris sterilibus (Drej. loc. eit.). Locus natalis in
schedula non indicatus.
Il diffère de Zeh. major apterus Fries, Herb. norm. fase. 10, n. 19
(H. B.) par la tige glabre non striée de noir, la forme des feuilles cau-
linaires, les dents inférieures des bractees subulées, etc.
Rh. Reichenbachi Drej. n’est done pas un Zrh. major Ehrh., mais
bien le type à graines non ailees de Zeh. goniotrichus Borb. in
Sterneck, Oest. bot. Z. 1895 p. 127, sub Alectorolopho. Or ce dernier
nom n’a été publié qu’en 1895, tandis que celui de Drejer est de 1838.
Celui-ei a done la priorite et devra desormais designer le type, tandis
que le nom créé par M. de Borbäs indiquera la forme à semences
ailées qui est la plus répandue. Nous avons done actuellement trois
espèces de Rhinanthus se présentant sous les deux formes de:
Graines non ailées. Graines ailées.
Rh. alectorolophus Poll. Rh. alectorolophus medius Rehb.
Rh. major apterus Fries. Rh. major Ehrh.
Rh. Reichenbachi Drejer. Rh. goniotrichus (Borbäs).
Eh. goniotrichus indiqué par M. de Sterneck en Hongrie, Bosnie,
Bulgarie, Italie et en France dans les Alpes-Maritimes, se trouve aussi
en Songorie (Schrem., H. B.); en Espagne : Pena de Aiscorri, Rochers
de San Adrien (Guipuscoa), Barbey, H. B. B.) et en France dans
l’ouest : Mortagne (Vendée), H. Kyroll et H. Perr.), Saint-Hilaire
(Vendée), Genevier in H. Perr.). La plante de Bretagne se distingue de
la plante commune par les feuilles plus allongées-lancéolées et plus
atténuées en pointe, les bractées finement pubescentes, le calice couvert
de poils courts et épais dans toute sa partie inférieure et moyenne, plus
& a ARS 2e “3
(31) ALFRED CHABERT. ETUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 501
rares dans la supérieure, par la lèvre inférieure plus longue. C’est
peut-être la même qui a été signalée par M. de Sterneck, loc. cit. p. 381
dans le Nord de l'Italie.
Rh. ovifugus nov. Sp.
Caulis erassus robustus quadrangularis quandoque alatus 10-30 em.
altus, basi eireumeirea pilis albis brevibus villosus, superne ad inter-
nodiorum latera alternatim pilosus, viridis aut rubescens, haud nigro-
striolatus, simplex vel e parte superiore ramos paucos ascendentes caule
breviores emittens. Inter ramificationem supremam et inflorescentiam
aphyllus. Internodia pleraque foliis breviora. Folia caulina præsertim
secus nervos paginæ inferioris scabra, erecto-patula vel patula, nervis
lateralibus non raro ramosis; inferiora lanceolata obtusiuseula, media
et superiora + ovato-oblonga subacuta, dentata dentibus foliorum
inferiorum obtusis, superiorum acutis et patulis. Spiea paueiflora, flori
et fructifera densa. Bracteæ glabriusculæ, infimæ foliis supremis similes
calyeem fructiferum duplo vel amplius superantes, mediæ triangulari-
lanccolatæ in apicem longum productæ, calycem + superantes, supe-
riores triangulares eum æquantes, omnes remote et inæqualiter den-
tatæ, dentibus ad basin bracteæ profundis angustis aristatis patulis.
Ad partem mediam bracteæ, dentes subito fiunt breves acuti porrecti.
Flores erecti. Calyx magnus mox rubescens, glaber, fructifer 14-16
mm. latus, rotundatus. Corolla accrescens magna 2-2,3 em. longa, lutea.
Tubus calycem excedens, sursum eurvatus, labium superius ascendens
fortiter eurvatum, dentibus violaceis conico-truncatis, 1,5 mm. longis,
2 mm. latis, Jabium inferius superiori tertia parte brevius eique appli-
»atum et faucem oceludens, lobo medio lateralibus longiore et paulo
latiore, Capsula suborbicularis, 1 em. diam; semina valde compressa
reniformia ala 0,5 mm. prædita, vel rarius in eodem loculo non alata.
Floret Augusto. Hab. in Pedemontii declivibus herbosis regionis alpin,
versus 2500-2900 m., in latere austro-orientali montium Col de Pelouze
et Aiguille de Seolette dietorum, Sabaudiæ confinium, solo schistoso
(schistes lustrés) ubi anno 1895 eum legi. (H. Ch., H. B. B.)
Cette espèce est voisine des Rh. Reichenbachi Drejer, goniotrichus
(Borb.) Borbasii Dörfler et major Ehrh. Elle s'en distingue par sa tige
robuste, épaisse, quadrangulaire, parfois ailée, par la villosité de sa
partie inférieure, la densité de l’épi flori- et fructifère, la largeur et la
petitesse des dents de la lèvre supérieure relativement à la corolle, etc.
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
Je lui ai donné le nom d’ovifugus, mon guide et les bergers m’ayant
tous dit que c’est : « una pianta nociva, » que les moutons et les chèvres,
qui seuls avec les chamois, peuvent paitre sur ces pentes rapides, s’en
ecartent avec soin. Tous les Rh. du reste sont sur le vif delaisses par le
bétail. Seches avec le foin, tantôt les bêtes les mangent, tantôt elles les
rejettent. Ce n’est pas là un fait individuel dépendant de chaque animal ;
ce serait un phénomène local variant suivant le pays ou la prairie où
la plante a été récoltée.
Obs. Rh. major Ehrh. Beitr. 6, p. 144, Alectorolophus major Wimm.
et Grab. Fl. Schl. 11, p. 214, p. p., Stk. Oe. b. Z. 1895, p. 24, a été
signalé à tort aux environs de Genève par Reuter Cat. Gen. 11 ed. p. 167,
comme très commun dans les prés secs de la plaine et au pied des
montagnes. Les plantes qu'il y a récoltées et qui se trouvent sous ce
nom dans son herbier et dans celui de Boissier, sont tantôt Rh. Alecto-
rolophus Poll. type, tantôt sa var. patulus (Stk.). Je ne l’ai, pour ma
part, jamais rencontré en Suisse, et n’ai pas vu d'échantillons desséchés
en provenant. La diagnose qu’en donne Gremli, Excursionsflora VII
Ed., p. 313 est trop incomplète et paraît se rapporter aussi à Zeh. Alecto-
rolophus.
Reh. major n'existe pas davantage en Savoie, où MM. Perrier de la
Bâthie, Songeon et moi ne l’avons jamais observé; il ne paraît pas non
plus habiter le Dauphiné: il est assez répandu en Auvergne : champs
de blé à Maringues, au Breuil (Lamotte, H. Lam.), champs de seigle à
Saint-Sulpice, Mazerange (Lam., H. Lam.), prés et champs à Paulhene
Cantal (Roche in H. Lam., H. Her.), et s’y présente sous une forme à
calices scabres ou finement pubescents. Celle-ci, qui ne paraît pas avoir
été signalée, habite aussi le midi de la France : Toulouse, à la Croix-
Daurade, Haute-Garonne (Chambon, H. Lam.).
Il me paraît utile de rappeler que Æh. major souvent confondu avec
Rh. Reichenbachi et goniotrichus, en diffère par la tige ordinairement
moins rameuse, les feuilles plus larges, non atténuées ou seulement les
supérieures, obtuses, à dents porrigees; par les bractées moins longues
ne dépassant pas le calice, leurs dents inférieures peu ou pas aristées et
moins longues, tout au plus trois fois aussi longues que larges, mais ce
dernier caractère indiqué par M. de Sterneck, loc. cit. p. 163, me paraît
trop précis; la longueur des dents en égale de deux à quatre fois la
largeur.
Il se distingue facilement de Rh. Alectorolophus Poll., avec qui, à
l'exemple de Grenier et Godron, il est encore confondu par beaucoup
|
|
LE, 7 + x Le 2.
(33) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 509
de botanistes suisses et francais, par ses bractées glabres allongees en
pointe, à dents inégales, les inférieures notablement plus longues que
les supérieures, son calice glabre ou finement pubescent, mais non
herisse de longs poils blanes, ete.; mais pour eux comme pour tous
les Rh., il est nécessaire d'étudier les individus à épi développé, et non
ceux qui commencent à fleurir et chez lesquels ne sont bien visibles
que les bractées inférieures qui sont semblables aux feuilles supérieures
et n'ont pas de caractères diagnostiques.
Rh. major X hirsutus Fritsch, Bericht der deutsch. bot. Ges. X,
p. III; Rh. puberulus Fritsch in Verhandl. Z. B. Ges. Wien, 1891
p. 747, se rapprochant de major par la tige à bandes poilues, d’hersutus
par le calice faiblement poilu, est intermédiaire entre les deux par la
forme des bractées, et paraît se rencontrer en Auvergne au milieu des
parents, si J'en juge par deux individus de l’herbier Lamotte récoltés
l’un à Saint-Sulpice, l’autre probablement à Paulhene.
Rh. Alectorolophus (Scop. Fl. Carniol. Ed. 2., v. I, p. 435, sub
Mimulo.) Poll. Hist. pl. Palat., v. II, p. 177. Alectorolophus Alectoro-
lophus Sterneck Oe. b. Z., 1895, p. 11. Rhinanthus hirsuta Lam. Fl.
Fr. II, p. 353. Al. hirsutus All. Fl. Pedem, I, p. 58 '.
Caulis 30-80 em. altus non aut parce nigro-striolatus, hirsutus vel
pubescens, simplex vel ramos paucos oblique ascendentes caule bre-
viores raro eum æquantes emittens, inter ramificationem supremam et
inflorescentiam aphyllus vel 1- rarius 2 paribus foliorum intercalarium
instructus. Folia caulina internodiis plerumque breviora in pagina
superiore scabrida, secus nervos raris pilis instructa, nervis lateralibus
simplicibus vel (in individuis robustis) ramosis, elongato-lanceolata basi
latiora, inferiora obtusa, superiora versum apicem paulo attenuata,
dentata dentibus subæqualibus obtusis parum patulis. Bracteæ pubes-
centes, infimæ foliis caulinis supremis forma et colore similes, calycem
fructiferum plerumque superantes; mediæ et superiores decolores pal-
lidæ late rhomboideo-triangulares non in apicem productæ, calycem
æquantes, dentibus subæqualibus breviter triangularibus. Calix medio-
' M. de Sterneck (loc, cit.) cite en synonyme : Rh, Alectorolophus Koch Syn.
ed, II, p. 626. Or Koch le décrit : « bracteis..... dentibus subulatis cuspidatis, »
tandis que M, de Sterneck attribue à son À, Alectorolophus : «Kurz dreieckigen
Zähnen,» après l'avoir rangé dans son groupe Inequidentati dont il a dit:
«Bracteen, Zähne... ohne pfriemliche Spitze,» La plante de Koch se rapporte
done plutôt à Ah, goniotrichus (Borbäs).
50% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (34)
cris aut magnus, nune monotrichus id est pilis albis longis flexuosis
polycellularibus non glanduliferis, nune ditrichus sive pilis brevibus
strietis acutis monocellularibus, prioribus immixtis obteetus, ideoque in
statu Juniori + canescens. Corolla accrescens magna 2 cm. longa hori-
zontalis vel oblique ascendens; tubus sursum eurvatus calyce longior;
labii superioris dentes 2 mm. longi violacei rarius albi, conici acuti
truneative ; labium inferius superiore tertia parte brevius illique adpres-
sum et faucem occludens, lobis ovato-oblongis subæqualibus. Capsula
9-11 mm. diam. transv., semina exalata, vel ala 0, 8-10 mm. lata prædita
(var. medius Rehb. Ie. Germ. XX, p. 118).
Fl. Maio-Julio. Hab. in Europa media et oceidentali (Sterneck). In
Sabaudiæ et Delphinatus pratis regionis inferioris et montanæ et in.
arvis inter segetes communis. In Gallia fere tota incola videtur.
B. modestus, multo minor, caulis 7-12 cm. altus, pilis albis hirsutus;
folia caulina ovato-oblonga crenato-dentata dentibus obtusis spica 4-7
flora, flores erecti '/s minores, calyx monotrichus; labii dentes superiores
angustiores subeylindriei truncati; labium inferius superioris mediam
partem æquans. Fl. julio. Hab. in Sabaudiæ meridionalis pratis alpinis
versus 2000 m. supra le Lavoir haud procul a Modane (A. Chabert,
H. Chab.).
y. patulus (Sterneck pro sp. : Alectorolophus: patulus Strk. in Oe. b.
Z. 1897, p. 433). Caulis 20-80 em. altus, supra medium ramosus ramis
arcuato-ascendentibus caulem æquantibus vel superantibus, tribus vel
amplius paribus foliorium intercalarium instructus. Fl. junio-julio. Hab.
in Austriæ superioris pratis pinguibus ad lacum Gleinkersee (Sternek in
H. Delessert). In Sabaudiæ pratis paludosis Voiglans et le Bourget
juxta lacum du Bourget dietum et in declivibus oceidentalibus montis
Nivollet ubi multis intermediis cum typo conjungitur et ubi potius
variatio quam varietas habendus. In Helveti& fruticetis et pratis, Crevin,
Dardagny, Thoiry (Reut. H. B.) Vallorbes (Barbey H. B.).
ö. Kerneri (Sterneck sub Alect. patulus var. Kerneri, in Oe. b. Z.
1897, p. 435 et Rev. p. 19. Al. Kerneri Sterneck Oe. b. Z. 1895, p. 13.
Caulis 10-20 em. altus a basi vel rarius a medio ramosus, 3-10 paribus
foliorum intercalarium instructus, ramis arcuato-ascendentibus, folia
caulina lineari lanceolata vel linearia; flores quam in typo minores. Fl.
desinente Augusto et Septembri. Hab. in montibus Rhetiæ et Lombardiæ
(Sterneck). In monte La Grigna Lombardiæ (Boissier et Reuter in
H.B. et in H. B.-R.). Formas intermedias inter hanc var. et typum
legerunt Schneider in monte Generoso tieinensi (H. B.) et Perrier de
la Bäthie in mohte Charvin Sabaudiæ (H. Perr.).
ns
135) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 505
=. transiens. Caulis 30-50 em. altus simplex vel parce ramosus,
bracteæ mediæ et superiores subellipticæ, basi cuneatæ, paulo versus
apicem attenuatæ, dentibus inferioribus quam superiores augustioribus
et duplo triplove longioribus. Fl. julio. Hab. in Sabaudiæ pratis mon-
tanis, Col du Frêne supra Apremont (Songeon, H. Song. et H. Chab.)
Forma æstivalis transitum faciens inter sectiones Aequidentati et Inæqui-
dentati Sterneck.
La var. transiens ne saurait être regardée comme un hybride des
Rh. Alectorolophus et major (Rh. puberulus Fritsch.), car sa tige est
toute velue et son calice est hérissé de longs poils blanes. En outre,
Rh. major ne croît pas plus sur le Col du Frêne qu'ailleurs en Savoie ;
la plante désignée sous ce nom par MM. Songeon et Chabert, Herbo-
risations aux environs de Chambéry, 1896, p. 46, avait été dénommée
ainsi d’après la Flore de Grenier et Godron et est Ah. Alectorolophus.
Sous le nom d’Al. Alectorolophus, M. de Sterneck a décrit seulement
la forme dont l’indument calicinal n’est formé que d’une espèce de poils ;
les intermédiaires nombreux et l’absence de tout autre caractère dis-
tinctif ne me permettent pas d’en séparer la forme à indument calicinal
double qu'il ne paraît pas avoir connue.
Rh. pumilus (Stk. Oe. b. Z., 1895, p. 49 sub Alectoropho), dont l’in-
dument calicinal est formé aussi de deux espèces de poils, me paraît
constituer une forme de transition entre Rh. Alectorolophus et Rh.
Freynii (Stk. loc. cit. p. 48 sub Alectorolopho).
Rh. Sterneckii (Wettstein in Oe. b. Z. 1897, p. 357 sub Alectoro-
lopho) var. preruptorum.
Caulis 15-30 em. altus, non nigro-striolatus perinde ac tota planta
fusco-rubescens + pubescens, a parte media ramosus, ramis arcuato-
ascendentibus virgatis, 2-4 paribus foliorum intercalarium munitus.
Folia eaulina lineari-lanceolata vel linearia, setulosa, dentata dentibus
brevibus obtusis, + horizontaliter patentia. Spiea 3-10 flora. Bracteæ
setulosæ, infimæ foliis supremis similes, sed latiores, mediæ et supe-
riores triangulares versus apicem parum aut non attenuatæ, dentibus
subæqualibus, acutis, patulis, calyce fructifero subæquilongæ. Calyx
parvus pilis non glanduliferis aliis longis flexuosis aliis brevibus strictis
prioribus immixtis obsitus. Corolla acerescens 15-16 mm. longa, tubus
sursum eurvatus, sub finem anthesis elongatus; labium superius dentibus
eonieo-eylindrieis 2 mm. longis; labium inferius superiori adpressum.
Capsula suborbieularis; semina anguste alata. Fl. Augusto. Hab. in
506 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
Sabaudiæ præruptis et rupestribus montanis versus 700-900 m. Escar-
pements du mont Joigny au-dessus de Saint-Cassin (Songeon, H. S.,
H. Chab., H. B. B.)
Cette variete differe du type eroissant dans le Tyrol meridional par
sa couleur rouge-sombre, les feuilles plus etroites, le calice plus petit,
couvert de deux espèces de poils, la fleur moins grande, etc.
C’est évidemment une race automnale bien caractérisée, mais qui se
rattache au Zeh. Alectorolophus par la forme de cette espèce dont les
épis sont subaigus et qui croît sur la montagne voisine de l’Oeillat
(Songeon) et par la forme à double indument calieinal de la montagne
de Nivollet.
SEcTIOo 22 — ANŒCTOLEMUS.
Corollæ labium inferius a superiore vel totum vel lobo medio distans;
faux aperta.
Rhinanthus Facchinii nov. sp. Rh. villosus Facch. in schedulis.
Caulis 15-20 em. altus, raro nigro-striolatus, + pubescens, simplex
(« simplex est » Facch. in schedulä, H. B.) vel rarissime ramis duobus
abortivis instructus et paribus foliorum intercalarium destitutus.
Folia caulina internodiis breviora minute pubescentia oblonga, suprema
paulo versus apicem attenuata, obtuse dentata. Spiea brevis 3-10 flora.
Bracteæ pubescentes infimæ foliis supremis similes, mediæ et superiores
pallidæ rotundatæ vel ovatæ, dentibus acutis non aristatis patentibus,
modo omnibus æqualibus, modo infimis longioribus, calyce longiores
vel eum æquantes. Flores obliqui vel + erecti. Calyx mediocris, pilis
albis mono-vel polycellularibus non glandulosis præsertim in parte
inferiore et media hirsutus, margine ciliatus. Corollæ luteæ, acerescentis
2,2 em. longæ, tubus sursum valde curvatus lobos calycinos excedens ;
labii superioris dentes violacei 2 mm. longi coniei truncati; labium
inferius a superiore secedens et dein deflexum; faux aperta. Stylus
glabrescens. Capsula diam. transv. 1 em. Semen parvum, reniforme,
valde compressum, alä relative larga 3,5-4 mm. einetum.
Florendi tempus in nullä ex 9 schedulis a me visis a Facchinio
indicatum. Hab. in Tyroliæ montanis et subalpinis : Fassa (Facchini in
DB. HR. BR EEK y):
Rh. Facchinü ressemble à un petit Rh. Alectorolophus qui aurait la
lèvre inférieure déjetée et la gorge ouverte. Facchini le distribuait sous
(37) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 507
le nom de Rh. villosus Pers. Or Persoon dans son Synopsis plantarum.
Parisiis 1809, IT, p. 151, le deerit ainsi: « Rh. villosus, cor. labio
« superiore compresso, pistillo exserto, calyce eauleque subvillosis. R.
« Alectorolophus Pollich. Roth. germ. III, p. 58. Bull. Herb. t. 125. Rh.
« trixago Thuil. Hab in arvis et inter segetes. Speciei tertiæ (Rh. Cris-
« tagalli Pers., Rh. major Ehrh.) quam maxime affinis sed major,
« magis ramosus et hirsutie differt. » La plante de Persoon est done bien
differente de celle du Tyrol qui appartient A une autre section, alpinus.
C’est probablement ce Rh. Facchinit qui, répandu dans les herbiers,
a fait croire A l’existence dans le Tyrol de Rh. major Ehrh., par les
botanistes negligeant le caractère pourtant si important de la gorge
ouverte, et confondant, à l’exemple de Schultz et de Grenier et Godron,
Rh. major Ehrh. avec Rh. Alectorolophus Poll.
Voisin des 2h. pulcher Schummel et alpinus Baumg., il se distingue
du premier par la tige rarement maculée, les feuilles et les bractées
pubescentes, celles-ei arrondies ou ovales, à dents égales ou subégales,
le calice couvert de poils blanes, la corolle non tachée, ete. Rh. alpinus
en diffère par la tige presque glabre, rameuse, à entre-nœuds plus
courts que les feuilles caulinaires, à rameaux arqués-ascendants allon-
gés, à plusieurs paires de feuilles intercalaires, les bractées glabres
triangulaires-rhomboidales à dents longues et aiguës, ete. Æh. Fac-
chinu est d'un type complètement différent de celui de ces deux espèces.
Eh. Heribaudi, lanceolatus Kovätz et angustifolius Gm. ont les dents
inférieures des bractées aristées.
Obs. M. G. E. Mattei m'a adressé un Rh. voisin des pulcher et lan-
ceolatus qu'il a récolté au printemps de 1888 sur l’Apennin de Bologna
(Italie). Le petit nombre d'individus ne me permet pas de m’assurer de
la fixité de ses caractères, Tige de 10-15 em., non tachée, simple ou
‘ameuse, à rameaux obliquement ascendants, sans feuilles interca-
laires; feuilles eaulinaires plus longues que les entrenœuds, oblongues,
les supérieures un peu atténuées à dents courtes, obtuses, un peu
étalées: bractées scabres, lancéolées, longuement atténuées vers la
pointe, à dents diminuant graduellement de longueur, les inférieures
profondes, étroites, acuminées, non subulées, ciliées, étalées; bractees
plus longues que le calice; calice médiocre non taché, glabre à bords
finement eilies; corolle de 1,5 em., non tachée, fortement arquée en
haut; lèvre supérieure à dents plus petites (1,5 mm.) que chez pulcher
et lanceolatus, graine à bord ailé, Je le nomme provisoirement ZA.
pulcher ? var, apenninus.
508 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
Rh. Heribaudi nov. sp.
Caulis 15-20 em. altus, nigro-striolatus, superne alternatim pilosus,
simplex; internodia foliis longiora. Folia caulina glabra vel scabra,
oblonga vel oblongo-lanceolata, suprema paulum versus apicem atte-
nuata, dentata dentibus acutis patulis. Spica paueifiora, rachi hirsuta.
Bracteæ minute pubeseentes, infimæ foliis supremis similes, mediæ et
superiores ovato-triangulares dentatæ dentibus a basi bracteæ ad api-
cem sensim deerescentibus, inferioribus profundis angustis breviter
aristatis, calycem superantes. Calyx medioeris in regionibus inferiore et
media pilis brevibus simplieibus albis dense, in superiore parce obtec-
tus. Corollæ acerescentis 1,5 em. longæ sursum arcuatæ tubus subreetus
calycem excedens; labii superioris dentes 2 mm. longi conico-truncati,
violacei; labium inferius superiori !/s brevius, ab eo distans et dein +
deflexum, faux aperta. Stylus exsertus. Capsula immatura suborbieu-
laris; semen compressum, reniforme ala membranacea angusta einetum.
Floret Augusto. Hab. in Gallie montibus arvernensibus versus1700-
1800 m. Sommet du Puy Mary, 1787 m. (Heribaud, H. Her., H. Chab.).
Par son tube presque droit, Rh. Heribaudi se rapproche de Rh.
minor Ehrh., et se distingue de toutes les espèces de la série alpinus à
laquelle il appartient du reste et chez lesquelles ce tube est fortement
coudé. Rh. Facchinii en diffère en outre par un indument different, la
forme des bractées, leurs dents subégales et aiguës, ete.; Zeh. pulcher
Schumm. et alpinus Bmgt. par ces dents inférieures simplement aiguës,
le calice glabre, la fleur plus grande, les feuilles à dents obtuses non
étalées, ete.; Rh. lanceolatus (Neilr.) et angustifolius Gm., par les
dents inférieures des bractées longuement aristees, le calice glabre; et
le premier par les entrenœuds plus courts que les feuilles, celles-ci à
dents obtuses porrigées, les fleurs plus grandes, ete.; le second par sa
tige rameuse pourvue de feuilles intercalaires, les feuilles caulinaires
linéaires ou linéaires-lancéolées, souvent tordues en arrière, etc.
Rh. lanceolatus Kovätz in Neilreich, Nachträge 3. FL v. Wien.
p. 219 (1851), sec. Sterneck, Rev. p. 7. Alectorolophus lanceolatus Stern.
Oe. b. Z. 1895, p. 35. var. glacialis Personnat in Bull. Soc. bot. Fr.
1863, p. 745 pro specie.
Caulis humilis 5-10 em. altus, nigro-striolatus plerumque rubescens,
superne ad internodia alternatim pubescens, simplex ramosusve ramis
nus dat ts, CR DR à.
(39) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 909
oblique ascendentibus sine aut eum 1-2 paribus foliorum intercalarium,
internodia foliis breviora. Folia caulina glabra (Chabert), villosa (Per-
sonnat) infima oblonga, superiora oblongo-lanceolata versus apicem
paulo attenuata, sæpe rubro-tincta, dentibus obtusis porrectis. Spica
5-9 flora. Bracteæ glabræ, minute ciliatæ, pallidæ, infimæ foliis supre-
mis similes, mediæ et superiores triangulares versus apicem attenuatæ,
dentibus patulis inferioribus profundis angustis longe attenuato-
subulatis, superioribus brevioribus acutis, calyce longiores. Calyx
glaber, angulis puberulus, medioeris, lobis euspidatis. Corollæ erectæ,
medioeris,1 3-14 mm. longæ (très petite Persnt.) tubus sursum areuatus
ealyce inclusus, labium superius dentibus cærulæis 2 mm. altis conico-
truneatis, labium inferius superiore '/s brevius, ab co remotum; faux
aperta. Capsula suborbieularis S mm. diam. transv. Semen ala mem-
branacea einetum. Fl. Julio desinente, Augusto. Hab. in Sabaudiæ
petrosis herbidis ad moles glaciales montis Mont-Blane, supra Cha-
monix (V. A. Payot, H. R. B.) qui primus anno 1842 eam detexit). Base
du Couverele; Mimont sur Pierre-pointue contre le Glacier des Bossons
(V. A. Payot, Florule du Mont-Blanc, p. 199). Glacier de Tre-la-Tete,
Pentes du Couvercle et Glacier des Bossons (Persnt. loc. eit.). Moraines
du Glacier des Bossons (A. Chab. Août. 1891).
Personnat a indiqué deux caractères que je n’ai pas reproduits :
calice à dents écartées en dehors et corolle à lèvre supérieure presque
droite, La plante étudiée sur le sec ne m’a rien offert de semblable.
Cette variété diffère done du type décrit par M. de Sterneck par la
tige souvent rougeätre, le calice plus petit à lobes euspides, la corolle
plus petite à tube inclus, la capsule moins grande, ete.
Une autre plante très curieuse et que le petit nombre et le mauvais
état des échantillons m’empöchent d'étudier d’une manière complète est
la suivante, que je rapporte provisoirement au même type.
Var. ? gracilis. Caulis 5-8 em. altus, haud nigro-striolatus, debilis,
simplex, glabriuseulus, + rubeseens. Folia caulina oblonga vel oblongo-
lanceolata, obtuse dentata, scabra, internodiis subbreviora. Spiea ad
unum vel duos flores redueta. Bracteæ glabræ vel scabridæ, oblongo-
triangulares, basi dentibus profundis acuminatis aut aristatis patulis,
versus apicem dentibus parvis obtusis munitæ, calycem fructiferum
æquantes, Calyx parvus, glaber. Corollæ erectæ, 17 mm. longæ, tubus
valde sursum arcuatus, calyce inclusus; labium superius dentibus
violaceis 2,2 mm. longis, pro magnitudine corollæ magnis; labium infe-
rius a superiore remotum et co '/s brevius; faux aperta. Capsula...
a a CRM LINE D FE ee
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
Semen...? Floret Augusto ineunte. Hab. in Sabaudiæ montibus excelsis:
mont Nanton, versant septentrional au-dessus de mont Riond (abbé
Delavay in H. Perr.).
La forme des dents inférieures des bractées tantôt simplement acu-
minées, tantôt aristées, place cette plante entre Ah. lanceolatus et Rh.
pulcher, et appelle sur elle l’attention des botanistes.
Obs. 1. Ich. lanceolatus var. subalpinus (Stk. Oe. b. Z. 1895,
p. 272 sub Alectorolopho) non encore signalé en Savoie, a été trouvé
sur la montagne de Tours, pres Albertville (Savoie), par M. Perrier
de la Bâthie, à qui je dédie l’espèce suivante.
Rh. Perrieri nov. sp.
Planta gregarie crescens. Caulis gracilis 10-25 cm, altus nigro-
striolatus, viridis vel superne rubescens, simplex, glaber, 1-3 raro
7-9 flora; internodia foliis longiora. Folia caulina erecta lineari-lan-
ceolata, obtusa, pagina inferiore glabra superiore scabrida, dentibus
foliorum infimorum obtusis porrectis, superiorum acutis patulis.
Bractæ glabræ primum virides dein rubescentes vel ænochroæ, infimæ
foliis supremis similes, ceteræ triangulari-rhomboidales in apicem
longe attenuatæ, dentibus ad basin bracteæ paulo longioribus, versus
apicem gradatim brevioribus, acutis haud aristatis. Bracteæ inferiores
calycem superantes, superiores eum æquantes. Calyx fusco-venosus,
primum viridis dein ænochrous, minute ciliatus haud glandulosus, sub
floris explicatione lanceolatus, dein ovatus et demum sub fructus matu-
ratione rotundatus. Corolla mediocris sub anthesim accrescens, 14 mm.
longa, lutea fusco-maculata; tubus rectus sub floris explicatione in
calyce inelusus, post anthesim ejus lobos insigniter superans; labii
superioris margines inferiores convexi, dentes cœrulæi oblique ovati,
latiores quam longi; labii inferioris superiore '/s brevioris horizontaliter
patentis et demum paulo deflexi lobi laterales rotundati medium
æquantes. Stylus sub finem anthesis recurvatus, inclusus. Faux aperta.
Capsula 10-11 mm. diam. transv.; semem compressum rotundato-reni-
forme, ala 1 mm. lata cinctum. F1. Julio. Hab. in Sabaudiæ pratis
humidis regionis alpine versus 2100-2300 m., in latere meridionali
montis Longecôte dicti, solo schistoso (A. Chabert, H. Ch., H. B. B.).
KRh. Perrieri ressemble à un Rh. minor grêle et non rameux; il s’en
distingue à première vue ainsi que des Rh. borealis (Stk.), stenophyllus
Schur., asperulus (Murb.), grenlandicus et rigidus par sa corolle for-
(41) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. o11
tement accrescente. Cette accrescence de la corolle coïneidant avec
l’incurvation du style prouve que ces deux phénomènes sont indépen-
dants l’un de l’autre.
v”
Rh. Kyrollæ nov. sp.
Caulis 40-70 em. altus, haud nigro-striolatus, glaber vel ad interno-
diorum latera et superne pilosulus, simplex vel parce ramosus, ramis
oblique ascendentibus caule brevioribus, unico vel duobus foliorum
intercalarium paribus munitus. Folia caulina internodis breviora,
elongato-lanceolata vel in speciminibus minoribus linearia, versus api-
cem attenuata, dentata dentibus acutis patulis, scabrida. Spica 3-12 flora.
Bracteæ scabr&, infimæ foliis supremis similes, mediæ et superiores
triangulari-ovatæ + versus apicem attenuatæ, calycem æquantes, den-
tatæ; dentes inferiores acuminati non aristati superioribus longiores.
Flores parvi horizontaliter vel suboblique directi. Calyx florifer parvus
oblongus, fructifer quadruplo latior rotundatus pilis brevibus albis
monocellularibus minute pubescens, margine ciliatus haud glandulosus.
Corollæ parvæ 8-9 mm. longæ sub finem anthesis paulo elongatæ tubus
rectus calycem excedens; labium superius marginibus inferioribus
convexum, dentibus oblique quadrilateris obtusis 1 mm. longis, fere
æque latis ac longis; labium inferius superiori quarta vel quinta parte
brevius ab eo paulo recedens et horizontaliter patens; faux parum
aperta. Stylus sub finem anthesis incurvatus nonnumquam exsertus.
Capsula 8-10 mm. diam. transv.; semen rotundatum vel reniforme ala
membranacea einetum. Fl. Julio. Hab. in pratis humidis luxuriantibus :
United States, Annapolis (Dra Kyroll, H. Kyr.). On low ground,
Hangman Creek, Spokane County, Flora of Washington n° 941
(Suksdorf, H. B. B., H. Del.). Dry thickets, van Buren, Fernald in
Maine Flora, Aroostock Co. Along the Saint-John River n° 92,
(H. B. B., H. Moon).
Rh. Kyrollæ, dont j'ai examiné 31 individus, n’est pas éloigné de
Rh. minor, avec qui il a été confondu jusqu'ici. Sa taille, la forme de
ses feuilles, la forme de ses dents labiales, la lèvre inférieure peu écartée
de la supérieure et ne laissant à la gorge qu'une faible ouverture, sa
corolle un peu acerescente, son tube dépassant le calice, ete,, l'en dis-
tinguent facilement de même que des 2h, stenophyllus (Schur.), aspe-
rulus (Murb.), Perrieri A. Chab.
Ich. asperulus en outre se reconnaît à son tube courbé, aux longues
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
dents de sa lèvre supérieure. Rh. Perrieri a la corolle très accrescente,
la lèvre supérieure à dents très courtes, plus larges que longues, le
calice glabre, la tige simple, etc.
Eh. Kyrollæ et Ich. Perrieri sont les espèces dont le calice prend le
plus grand accroissement depuis l’épanouissement de la fleur jusqu’à la
maturité du fruit.
Rh. minor Ehrh. Beitr. VI, p. 144. Alectorolophus minor Wimm.
Grab. Siles. II, p. 213. Sterneck Oe. b. Z. 1895, p. 44.
Caulis 10-40 em. altus, haud vel raro nigro-striolatus, viridis vel
superne rubescens, basi glaber, superne ad opposita latera alternatim
pilosus, simplex aut ramosus, ramis oblique ascendentibus, paribus
foliorum intercalarium orbatus vel rarius 1-2 instructus. Folia caulina
internodiis modo longiora modo subæqualia, lineari lanceolata, lan-
ceolata vel oblongo-lanceolata obtusa, glabra vel scabrida, dentata
dentibus latis obtusis porreetis, foliorum superiorum sæpe acutis. Spiea
5-15 rarius 1-3 flora. Bracteæ glabræ, scabridæ aut puberulæ, virides
vel rubescentes, infimæ foliis supremis similes calyceque fructifero
longiores, media rhombeo-triangulares in apicem attenuatæ dentatæ,
dentibus inæqualibus, inferioribus patulis acutis vel acuminatis, mediis et
superioribus gradatim brevioribus porrectis, calycem æquantes. Flores
parvi; calyx rotundatus viridis vel serius rubescens, glaber, margine
ciliolatus, eglandulosus. Corollæ non aut vix accrescentis, immaculatæ,
tubus rectus, calyee inelusus; labii superioris margines inferiores convexi,
dentes flavi, pallidi aut rarius violacei, oblique ovati apice rotundati,
eirca 1 mm. longi 1,2-1,8 mm. lati; labii inferioris superiori ‘/4-1/2 bre-
vioris ab eoque secessi et horizontaliter patentis lobi rotundati vel
oblongi subæquales. Faux aperta. Stylus sub finem anthesis recurvatus
haud exsertus. Capsula suborbicularis, diam. transv. 10-11 mm.; semen
compressum reniforme ala membranacea cinctum. Fl. Maio-Junio in
planitiebus, Julio in alpinis. Hab. in Europæ totæ et in Americæ sep-
tentrionalis pratis, pratis humidis, ad rivulos; in regionem alpinam
usque ad 2200-2300 m. ascendens.
ß. rusticulus. Gregarie crescens. Caulis 5-8 em. altus, simplex, aut
rarius 2 ramis abortivis instructus, viridis, 2-6 florus; internodia folüis
modo longiora modo breviora; folia caulina oblonga, obtusa, dentibus
obtusis patulis. Fl. Julio. Hab in Sabaudiæ pratis regionis subalpinæ,
versus 1200-1300 m., solo calcareo (calcaire marneux), mont Nivollet
(A. Chabert, H. Ch., H. B. B.).
(45) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 513
7. stenophyllus Schur Enumer. transsylv. p. 511, 1866. Alectoro-
lophus stenophyllus Stk. Oe. b. Z. 1895, p. 301. Rh. minor monticola
Lamotte Prodr. fl. Pl. centr. p. 566, 1881. Caulis ramosus, ramis
areuato-ascendentibus, tribus vel amplius paribus foliorum interca-
larium instruetus; folia caulina linearia, lineari-lanceolata, vel lanceo-
lata. Fl. exeunte Julio, Augusto et in regionibus calidioribus exeunte
Maio, Junio. Hab. in pratis Scandinaviæ, Scotiæ, Thuringiæ et Styria
(Stk. loc. eit.). In Galliæ provinei® arvernensis paseuis siceis et ericetis
montanis : Puy-de-Dôme (Lamotte, H. Lam., Heribaud, H. Her.,
H. Chab.). Pentes au-dessus du lac de Guery (Lam., H. Lam.), monts
Dores à la Roche Sanadoire (Heribaud, H. Her., H. Ch.), et provineiæ
pietaviensis: La Verrie (Vendée) Genevier H. Lam.). In Hispaniæ
montium Sierra de Guadarama pratis humidis, 31 Maio 1841 (Boiss. et
Reut., H. R. B.) forma foliis lanceolatis.
à. longidens. Frh. minor Gr. et Godr. Fl. fr. II, p. 612. Caulis sim-
plex vel parce ramosus, ramis oblique ascendentibus, paribus foliorum
interealarium orbatus vel rarius 1-2 instructus; braetearum dentes
inferiores profundi angusti aristati; stylus sub finem anthesi recurvatus
aut nonnunquam horizontaliter exsertus. Fl. Junio. Hab. in Galliæ cen-
tralis pratis humidis. Clamecy (Nièvre) Beral.) Sources de l’Yonne,
alt. 800 m., terrain granitique (Nièvre) Gillot, H. Gill.).
=. subulatus. Caulis ramosus, ramis patentibus, 2-4 paribus foliorum
intercalarium instructus; folia eaulina lineari-lanceolata, bractearum
dentes inferiores profundi, angusti, elongati, subulati. Herb. Caucas.
n° 608, Hedoun (?) legit Radde (H. B. B., H. Moon.).
Obs, 1. On observera que, contrairement à M. de Sterneck, j’englobe
dans le type minor les plantes à tige maculée de stries noirätres. Assez
répandues dans certaines régions, elles ne présentent aucun autre carac-
tere distinctif. Pourtant une forme remarquable en a été récoltée aux
environs de Genève, par E. Mercier, dans les prés humides de Mandry,
à l'embouchure de la Versoix, à Malagnes (H. B. B.). Sa tige de 20 à
35 em. est tachée, épaisse quadrangulaire, rameuse, sans feuilles inter-
ealaires, à rameaux étalés ou obliquement ascendants; les feuilles larges,
oblongues-lancéolées, à dents grosses, celles des feuilles inférieures por-
rigées, celles des supérieures un peu étalées, les bractées d’un jaune
verdâtre (Mercier in sched.), le style tantôt inclus et recourbé à la fin de
l'anthèse, tantôt horizontalement saillant, Cette forme mérite d'être
étudiée sur le vif.
Il. La largeur des feuilles varie beaucoup dans cette espèce, Il n’est
BULL. HERB, B0188., juillet 1899, 35
514 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
pas très rare d’en observer en Savoie (H. Chab.), en Dauphiné, en
Auvergne (Heribaud, H. Her., H. Chab.), d’aussi larges que celles des
Rh. borealıs (Stk.) et Rh. greenlandicus A. Chab. des régions arctiques.
III. Lamotte n’a pas décrit, que je sache, son Rh. minor monticola;
il s’est contenté de citer dans son Prodrome les figures de Cusin 17,
Seroph. t. CXXI, Rehb. fil. Ie. Seroph. t. CXVL, f. 1, et a ajouté : « Pätu-
rages...... Juin, juillet. Peut-être cette forme est-elle une espèce; ce dont
on s’assurera quand on connaîtra mieux sur quelle plante elle est para-
site. » Or son herbier, dont je dois la communication à l’obligeance de
M. Malinvaud, contient trois feuilles de plantes étiquetées Rh. minor
monticola. Celles du Puy-de-Dôme et du lac de Guery que j'ai citées
sont bien Zeh. stenophyllus Schur. La troisième feuille renferme des
plantes récoltées le 1” juillet 1838 dans les prairies de Channat (P.-de-
D.), très rameuses à rameaux ascendants, à feuilles lancéolées, n’ayant
qu’une paire de feuilles intercalaires et paraissant intermédiaires entre
le type minor et la var. stenophyllus. Quant aux plantes qu'a récoltées
M. Héribaud sur le Puy-de-Dôme et les Monts-Dores, elles se rapportent
toutes à cette variété, dont tous les échantillons auvergnats ont été
recueillis par lui et par Lamotte au mois d’aoüt, quoique cet auteur,
dans son Prodrome, indique comme époque de fleuraison les mois de
juin, juillet.
IV. Je ne puis séparer comme espèce la var. longidens, ayant vu dans
un herbier, sans désignation de localité, des échantillons rameux dont
les dents inférieures des bractées étaient tantôt aristées, tantôt simple-
ment acuminées. La var. subulatus est la forme automnale de la var. pré-
cédente; elle peut aussi être considérée comme la forme à dents subulées
de la var. stenophyllus. D est probable que la var. longidens est plus
répandue en France que je ne l’ai indiqué, puisque c’est elle seule que
Grenier a décrite dans sa fiore de cette contrée. Je ne l’ai pas observée
vivante.
V. Al. minor stenophyllus Gremli Exeursionsfl. f. d. Schweitz, éd. 7,
p. 313 ne peut être rapporté en synonyme à Æh. stenophyllus Schur ;
car Gremli ne parle pas de l’état rameux de la tige et des autres carac-
tères des Rh. automnaux qui caractérisent celui-ci; et d’autre part le
type à feuilles linéaires et à tige simple n’est pas très rare dans les
régions montagneuses. Je l’ai rencontré plusieurs fois en Savoie et en
Suisse.
VI Eh. fallaxz (Wimm. et Grab. Fl. siles. II, p. 113 pro var. Al.
minoris) Alectorolophus minor X major Stk. Oe. b. Z. 1895, p. 280, est
a imitant Ms
(55) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 515
décrit par Koch Syn. U, p. 626 : « Rh. minor fallax, altior eaule lineolis
nigris adsperso. » M. de Sterneck le distingue de minor par la corolle
plus grande, le tube saillant en partie hors du calice, les dents de la
lèvre supérieure plus longues, toujours violettes, la tige tachée de noir,
la lèvre inférieure plus grande et plus déjetée. Ce dernier caractère
qui n'appartient pas à major le porte à se demander si celui-ci n'aurait
pas été remplacé par lanceolatus, ce qui est en contradiction, dit-il, avec
les dents bractéales nullement aristées.
Je n’ai pu voir les plantes de Bavière, de Thuringe et d’Alsace citées
par cet auteur, mais seulement des individus de diverses localités de la
France centrale où Ah. lanceolatus n'existe pas, et qui présentent une
tige tachée ou non, une corolle acerescente, plus grande que chez minor,
un tube dépassant le calice, les dents labiales violettes plus longues que
larges, la lèvre inférieure semblable à celle de minor et quelquefois plus
longue. Sans vouloir nier la possibilité de l’hybridation de cette espèce
avec major, je ne suis pas éloigné de croire que Ah. fallax constitue
un type spécifique indépendant et je le signale aux botanistes qui herbo-
risent dans les régions qu'il habite.
Rh. groenlandicus nov. sp.
Caulis 20-35 em. altus, erassus, quadrangularis angulis prominentibus,
glaber, ad internodiorum latera parce pilosus, simplex. Folia carnosula
caulina internodiis longiora vel breviora, oblongo-lanceolata lata 1,5 em.,
longa 5-6 cm., acuta, dentibus remotis, acutis, valde patulis et non-
nunquam extrorsum versis. Spica laxa. Bracteæ glabræ, infimæ foliis
supremis similes, mediæ ovato-triangulares in apicem productæ, den-
tatæ dentibus a basi ad apicem bracteæ gradatim minoribus acutis vel
acuminatis patulis, calycem superantes. Calyx glaber, marginibus
tenuissime eiliato-glandulosus, fructifer valde auctus, 2 em. diam-transv.
Corollæ non aut vix accrescentis 15 mm. longæ tubus rectus calyce
inclusus; labii superioris margines inferiores convexi ; dentes oblique
ovati, breves, 0,7-0,8 min. longi; labium inferius a superiore distans et
horizontaliter patens; faux aperta. Sylus sub finem anthesis recurvatus
haud exsertus, Capsula suborbieularis diam-transv. 12 mm.; semen
eompressum reniforme ala membranacea einetum. Fl.....? Hab. in
Groenlandia : Farewel (Smith. H. Kyroll), Friedrichsthal (Pl. Grenlan-
dicæ, Ed. Hohenacker, H. B., H. Kyr.) Greenland sine loci nomine
(11. B., H. Moon).
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
Si jen juge par d’autres échantillons incomplets de l’Herbier Kyroll,
Rh. groenlandicus aurait été recueilli sur divers autres points de la
région arctique américaine; mais il y paraît moins répandu que
Rh. borealis dont il se distingue à première vue par sa tige grosse,
épaisse, à angles saillants, parfois ailes, ses feuilles épaisses un peu
charnues, les bractées et le calice glabre, celui-ci devenant très gros, etc.
La tige, les feuilles, les dents de celle-ci très étalées et plus ou moins
recourbees en dehors, ete., le séparent des Ah. minor, Kyrollæ, Perrieri.
Rh. rigidus sp. nov.
Caulis elatus 30-60 em. altus, rigidus, ad latera opposita alternatim
parce pilosus, simplex vel ramosus, ramis oblique ascendentibus, 1-2
paribus foliorum intercalarium instructus vel eis orbatus, internodia
foliis longiora. Folia caulina frequenter subopposita, glabra vel superne
scabrida inferne puberula, lanceolata versus apicem attenuata, acuta,
dentibus acutis patulis, minute pilis brevibus aculeiformibus numerosis
eiliata. Spica 8-19 flora, laxa. Bracteæ glabræ vel puberulæ, infimæ foliis
supremis similes, mediæ ovato-triangulares in apicem productæ calycem
superantes, dentibus inferioribus patulis profundis angustis subaris-
tatis, superioribus brevioribus porrectis, minute ciliatis. Flos parvus
oblique ascendens. Calyx glaber florifer oblongus, fructifer duplo latior
1 em. diam. transv., marginibus ciliatus parce glandulosus. Corollæ non
acerescentis 7-8 mm. longæ tubus rectus calyce inelusus; labium supe-
rius marginibus inferioribus convexum, dentibus brevibus oblique ovatis
apice rotundatis, latioribus quam latis; labium inferius superiori ‘/1-1/3
brevius, ab eo distans et horizontaliter patens, lobis lateralibus medio
brevioribus. Faux aperta, stylus post anthesin recurvatus haud exsertus.
Capsula immatura... Semen compressum reniforme ala membranacea
einetum.
Floret.....?Hab. in montibus Americæ septentrionalis: Rocky Mountain
Flora, lat. 39-41 n. 422. E. Hall et J.-P. Harbour Colls, 1862, (H. B.,
H. R.-B., H. Kyr., H. Moon); Rocky Mountain (Douglas, H. Moon,
H. Kyr.; Bourgeau in Palliser’s Brit. N. Am. Expl. Expedition. 1858,
H. B., H. Kyr., H. Moon.).
Il se distingue de Rh. minor et des especes voisines par son port
rigide, ses feuilles souvent subopposées, l’epaisseur de leur marge cou-
verte de poils aculeiformes et devenant blanchätre chez les individus
âgés. Il se distingue en outre de Rh. minor par ses feuilles lancéolées
(47) ALFRED CHABERT. ÉTUDE SUR LE GENRE RHINANTHUS. 517
atténuées aiguës, à dents étalées, de Ah. Kyrollæ par le calice moins
accrescent, la corolle non accrescente, le tube inelus, ete., de Rh. grœn-
landicus par la tige plus effilee, les feuilles non épaisses, bien moins
larges et plus longuement atténuées, à dents plus fines, plus aiguës,
moins étalées, etc., de Ah. asperulus par le tube droit et non courbe,
les lobes latéraux de la lèvre inférieure oblongs, les dents de la supé-
rieure courtes, ete., de Ah. borealis par les bractées et le calice non
velus, etc.
Note ajoutée pendant l'impression. — J'ai reçu de M. Harris quatre échantil-
lons types de Rh. secunda De Brebisson. Mem. Soc. Linn. Calvados, 1, p. 93,
récoltés par cet auteur à Falaise. C'est un Rh. minor tendant à la var. stenophyllus
Schur : plante de 15-20 cm., d'un pourpre noir, rameuse dès la base, à rameaux
arqués-ascendants plus courts que la tige, ayant 1 à 3 paires de feuilles interca-
laires, à feuilles étroites, à fleurs unilatérales, marquées de deux points violets à
la gorge. Fleurit à la fin de juin sur les coteaux secs de Falaise (Bréb.). Après
l'avoir décrit comme espèce dans l'ouvrage cité, de Brébisson l'a décrit comme
variélé de Rh. minor, dans la {re édition de sa Flore de Normandie, p. 212. Dans
les 2e, 3e, 4° et 5e éditions, il en fait un simple synonyme.
M. Corbière, à qui je dois ces renseignements bibliographiques, ne l’en a pas
distingué davantage dans sa « Nouvelle Flore de Normandie. »
Les fleurs deviennent unilatérales chez les Rhinanthus à cause de l'exposition
on sous l'influence d'un vent dominant : Rh. montanus, ovifugus, Sterneckii,
danceolatus subalpinus, anqustifolius, Perrieri, ete.
518
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHARNI
(Suite.)
b. Gapitula fem. asymmetrica.
V. Capituli lobi lineares.
33. Marchantia geminata Nees. Nova Acta XI, p. 194.
Major, viridis vel subglauca. Frons ad 7 cm. longa, multiramosa, ramis
5 mm. latis. Costa valde et abrupte producta, angusta, alis crassis, sensim
attenuatis. Stomata majuscula, ore interno 4 cellulis plano-conicis cireum-
dato. Appendicula squamarum magna, valde constricta, ovato-oblonga,
breviter acuminata, margine irregulariter brevidentata. Pedunculus car-
pocephali ad 3 cm. longus, validus, sparsim et longe paleaceus, apice paleis.
linearibus longe barbatus; paleæ involucrales lanceolatæ, dentatæ, longe
attenuatæ. Capitula fem. asymmetrica, uno latere ad ?/s trilobata, centro
gibhoso, lobis linearibus, sinu acuto divergentibus, planis, apice breviter
bifidis (unde nomen «geminata»). Involucra sub lobis inserta et sub.
fissura apicali desinentia, a dorso itaque haud videnda, magna, vix colo-
rata, versus basin conico-angustata, ore amplo integerrimo. Perianthia
brunnea. Capsula fusco-rufa, annulis creberrimis incrassata. Sporæ 28 u,
glaberrimæ, dilute flavescentes. Elateres filiformes, 300 u. Scyphuli parvi,
irregulariter brevidentati, subspinosi. Capitula g' asymmetrica, 6 radiata,.
radiis usque ad basin fere solutis, alis costæ æquilatis tenerrimis crispatis.
Hab. Java (Blume, Jagor, Solms, Warburg, Schiffner), Sumatra (Schiff-
ner), India orient (Wichura).
180
Be
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 519
36. Marchantia sciaphila Schffn. Kais. Akad. Wien. LXVII,
p. 161.
Frons mediocris, ad 10 cm. longa, 8 mm. lala, antice læte viridis,
postice rubescens. Costa parum prominula, sensim in alas attenuatas
excurrens. Epidermis anlica tenera. Stomata humilia, parva, ore interno
parvo, quatuor cellulis plano-conieis circumdato. Appendicula squamarum
magna, oblonga, lanceolata, apice selacea, parum dentata. Pedunculus
carpocephali ad 25 mm. longus, subnudus, tenuis, apice paleis lanceolatis
longeque setaceis barbatus. Capitula Q parva, 3-4 lobis palmatim unilate-
ralibus asymmetrica, centro parum convexo, lobis late linearibus, usque
ad centrum liberis, sulcatis, apice breviter bifidulis. Involuera hyalina,
minute crenato-denticulata. Perianthia ore constricto integerrimo. Cap-
sula brunnea, crebre annulata. Spore 27 y. Elateres 630 y. Andrœcia
ignota.
Hab. Java in Mt: Salak (Schiffner).
37. Marchantia Treubii Schffn. Kais. Akad. Wien. LXVI,
p. 160.
Minor, antice viridis, postice haud colorata. Frons ad 6 cm. longa,
7 mm. lata. valida; costa latiuscula, parum convexo-producta, sensim in
alas validas abeunte. Epidermis valida, bistrata, papillas magnas hemis-
phæricas hyalinas gerens. Stomata parva, parum prominula, ore interno
parvo subquadrato, 4 cellulis angustis cireumdato. Appendicula squa-
marum maxima, lanceolata, apice longe setacea, basi arcte constricta.
Pedunculus carpocephali ad 2 em. longus, paleaceus, apice paleis filifor-
mibus purpureis barbatus; paleæ involucrales maximæ, lanceolata,
purpureæ, longe cuspidatæ, Capitula breviter palmatifida, quadriloba,
centro parvo convexo, lobis quadralis, medio sulcalis, apice truncatis,
breviter incisis, /nvoluera rufescentia, margine purpurea, erispato-lobu-
lala, irregulariter dentata; cellulæ limbi valde incrassatæ, Capitula masc.
magna, palmatifida, lobis 3-8, profunde solutis. Scyphuli breviter spinoso-
dentati, dentibus 4 cellulas longis, basi 2 cell, latis.
Hab. Java (Schiffner, Stahl), Timor (Forbes).
38, Marchantia macropora Mitt. Flora N. Zel. II, p. 169.
Minor, gracilis, crassa et dura, subfragilis, antice flavo-virens vel rubes-
cens, poslice purpurascens. Frons ad 3 em. longa; 3 mm, lata; costa
angusla, abrupte produeta, haud lamen crassa, alis validis, margine acutis.
Epidermis antica cellulis bistratis formata, maxime wqualiterque incras-
181
re > ft x : AL A A A Se A dE - N 0
5 vn N /
520 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
sata, trigonis nullis. Sfomata omnium maxima, purpureo marginata, late
conica et valde elevata, 6 cellulis sexseriatis ædificata, ore interno maxime,
cellulis numerosis, biseriatis, conicis, subinde elongatis et filiformibus, in
lumen pori concentrice et imbricatim conniventibus clauso. Appendicula
squamarum purpurea, majora, subrotunda, obtusa, inlegerrima, cellulis
minoribus marginata; cellulæ centrales multo majores. Pedunculus carpo-
cephali brevis, 10 mm. longus, tenuis, apice dense breviterque barbatus,
paleis roseis lanceolatis, acuminatis. Capitula parva, palmatim % fida,
disco integro altissime stomatifero, stomatis fusco marginatis, lobis disci
diametro æquilongis, contiguis, late linearibus, apice cuneatim leniterque
ampliatis, truncatis breviterque incisis. Involucera tubulosa, ore minore,
rotundo, lobulato, lobulis breviter fimbriatis. Perianthia hyalina, ore
breviter tubuloso. Capitula mas. parva, brevissime pedunculata, palmatim
quadrifida, lobis usque ad basin solutis.
Hab. New Zealand (Sinclair, Knight, Kirk).
39. Marchantia vitiensis SL. n. sp.
Frons ad 3 cm. longa, 5 mm. lata, valida, antice fusco-viridis, postice
fusco-purpurea. Costa plano-convexa, haud producta, sensim in alas atte-
nuatas excurrens. Epidermis antica æqualiter incrassata. Stomata parum
prominula, ore interno magno, subquadrato, % cellulis angustis circum-
dato. Squamarum appendicula profunde constricta, basi rotundata,
superne sensim angustala, acuminata, paucis dentibus validis armata.
Pedunculus carpocephali tenuis, ad 2 cm. longus, paleaceus, paleis fili-
formibus apice dense breviterque barbatus et paleis lanceolatis purpureis
villosus. Capilula fem. parva, asymmetrica, basi aloba, ceterum quinque-
loba, lobis latis breviter discretis, apice truncatis vel exciso truncatis,
medio costatis, costis ad centrum umbonatum concurrentibus. [nvolu-
cra 4, margine breviter lobata, iobis dense dentatis vel spinosis. Scyphuli
parvi, dentati, dentes 2-3 cellulas longi. Reliqua desunt.
Hab. Insulæ Viti (Græfte, C. Weber). <
40. Marchantia Wallisii Jack et St.
Syn. : M. macropora J. et St. (non Mitten), Hedw., 1892, p. 22.
Parva, fusco-viridis, postice fusco-purpurea. Frons ad 2 cm. longa,
3 mm. lata, valida. Costa lata, convexo-producta, alis brevibus validis;
cellulæ epidermidis æqualiter incrassatæ. Stomata magna, valde promi-
nentia, ore interno quadrato, 4 cellulis angustis circumdato. Appendicula
squamarum ovala, subintegerrima, acuta, parvicellularia. Pedunculus car-
182
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 5921
pocephali validus, 2 cm. longus. purpureus, paleis setaceis hirtus, apice
paleis lanceolatis barbatus. Capitula fem. asymmetrica, valde convexa,
uno latere quadriloba, lobis profunde bifidis, laciniis late linearibus.
interdum spathulatis. /nvoluera 4, magna, ore integerrimo, optime cris-
pato, rubescente. Perianthia purpurea, ore angustato, plicatulo. Scyphuli
breviter dentato-ciliati.
Hab. {nsulæ Philippinæ (Wallis, Semper).
41. Marchantia Fargesiana St. n. sp.
Magna, glauco-viridis, postice fusco-rufescens. Frons ad 5 cm. longa,
10 mm. lata, costa bene producta, valde convexa, sensim in alas excur-
rens. Epidermis antica æqualiter incrassala, valida. Stomata bene producta,
ore interno cruciato. Appendicula squamarum maxima, e basi cordata
sensim angustala, oblonga, acuminata acula, irregulariter eroso denticu-
lata, hic ille dente validiore armata, cellulis marginalibus multo minori-
bus. Pedunculus carpocephali crassus, validissimus, subnudus. apice
paucis paleis brevibus filiformibus barbatus; paleæ involucrales lanceo-
late. Capitula fem. rufescentia, asymmetrica, uno latere aloba, ceterum
9 lobata, lobis late linearibus valde convexis, apice truncatis, ad medium
hberis, centro parvo umbonato. Involuera parva, multifissa, laciniis
pinnatim longius fimbriatis. Perianthia magna, hyalina, alala, alis apice
longe liberis, ore contracto, fimbriato. Scyphuli magni crebre lobati, lobis
trigonis, longe cuspidatis, basi spinis minoribus patulisque armatis.
Hab. China, Sutchuen orient. (Farges).
42. Marchantia diptera Mont. Ann. sc. nat. 1843, p. 243.
Syn. : M. calcarata St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 98.
Major, robusta, viridis, margine posticeque purpurascens. Frons ad
4 cm. longa, 8 mm. lata, costa parum incrassata, in alas valde attenuatas
excurrens, Epidermis tenera. Stomala parva, numerosa, ore interno
minimo, % cellulis conicis radiatim conniventibus subelauso. Appendicula
squamarım magna, cordato-rolunda, purpurea, subintegerrima, cellulæ
marginales centralibus æquilongæ, angustiores. Pedunculus carpocephali
validus, 5 em. longus, subnudus, paleis purpureis filiformibus barbatus,
basi magnis squamis vaginalim involucratus, Gapitula © asymmetrica,
uno latere exciso-hastata, ceterum 9 lobata, lobis disco integro capituli
æquilongis, linearibus, truncatis, regulariter distributis. Involucra mar-
gine lobata, lobis purpureis fimbriatis. Perianthia ore constricto plicatulo
integerrimo. Reliqua desunt.
183
Rp VO NET NT ANT A UV ET A AE NR PRE EL EN ER
LE 2 - # : r
À
522 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
Hab. Japonia Bussenil, Makino, Savatier, Faurie).
Das Original von M. diptera ist fruchtend nicht zu beschaffen; nur
einen sterilen Thallus konnte ich prüfen, der in allen Teilen mit meiner
M. calcarata übereinstimmt, so dass ich diesen Namen eingezogen habe.
VI. Gapituli lobi obcuneati.
43. Marchantia nepalensis L. et FL. in Lehm. Pug. IV, p. 10.
Major, viridis, postice fusco-purpurea. Frons ad 4 cm. longa, 10 mm.
lata; costa lata, haud producta, humilis et longe in alas excurrens.
Epidermis tenerrima. Sfomata parva, parum elevata, ore interno cruciato.
Appendicula squamarum magna, cordata, acuta, repandula, cellulis mar-
ginalibus multo minoribus. Pedumculus carpocephali validissimus (basi
1 mm. in diametro) ad 4 cm. longus, coloratus, basi squamis magnis
vaginalim involucratus, paleis brevibus filiformibus purpureis barbatus.
Capitula fem. asymmetrica, centro parvo umbonato, basi laciniis diver-
gentibus hastata, ceterum 9 lobata, lobis radialiter distributis, ad medium
liberis, linearibus, antice valde convexis (costatis) apice truncato parum
latioribus. Involucra hyalina, breviter lobata, lobis longe fimbriatis.
Perianthia hyalina, ore contracio integerrimo. Capsula brunnea, annulis
confertis validissimis incrassata. Sporæ brunneæ, granulatæ 24 u. Elateres
440 y. Andrecia capitulis 9 æquimagna, breviter pedunculata, disciformia,
radiis vel lobis usque ad apicem fere conjunctis, antice varie torlis et
rugulosis. Scyphuli margine purpureo dentati (ipse haud vidi).
Hab. Nepal (Wallich), Himalaya (Gollan 7000”).
44. Marchantia nitida L. et L. in Lehm. Pug. IV, p. 11.
Major, robusta, viridis. margine posticeque purpurascens. Frons ad
& cm. longa, 5 mm. lata. Costa bene producta, sensim in alas validas-
excurrens. Epidermis antica cellulis æqualiter incrassatis valida. Stomata
parva, numerosa, ore interno cruciato. Appendicula squamarum magna,
cordata, margine crenulata, cellulæ marginales multo minores. Pedun-
culus carpocephali ad 2 cm. longus, paucipaleatus, apice paleis longis
purpureis filiformibus barbatus. Capitula fem. asymmetrica, basi late
emarginata, ceterum 9 lobata, lobis ad medium solutis, ex angusta basi
cuneatim ampliatis, contiguis, apice inciso-bilobis. Involucra hyalina, late:
aperta, irregulariter lobata, lobis varie fimbriatis. Perianthia hyalina, ore
contracto parvo. Capsula annulis remotiusculis incrassata. Calypira
184
iii
Es LD NEA ne a ner LE NE
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 523
valida. Spore 28 y, minute papillatæ, flavescentes. Elateres 460 y.
Capitula masc. «minus longe pedunculata, pellata, rugosa, margine ad-
scendente octoloba » (Lindenberg), Scyphuli margine grosse lobati, lobis
sub 25 plano conicis, contiguis, longe acuminatis, medio infero patulo-
spinulosis.
Hab. Nepal. (Wallich), Java (Schiffner).
Die Pflanze aus dem Nilgherry-Gebirge habe ich nicht gesehen.
45. Marchantia tholophora Bisch. Nova Acta XVII, p. 989.
Major, dilute viridis, postice purpurascens, tenuis, medio antico, Costa
fusca perlucente, notata. Frons ad 4 cm. longa, 12 mm. lata; costa lata,
humilis, postice plano convexa, sensim in alas tenerrimas excurrens.
Slomata parva, ore interno cruciato. Epidermis tenera. Appendicula squa-
marum magna, cordato-rotundata, valde constricta, purpurea, integerrima,
cellulis marginalibus duplo minoribus. Pedunculus brevis, 10 mm. longus,
paleis filiformibus sparsim hirtus, apice similiter longeque barbatus, basi :
squamis magnis prominentibus validis vaginatim involueratus. Capitula
alte umbonata centro anguste conico, septemlobata, lobis (juvenilibus)
decurvis, convexis, in statu explanato obcuneatis, truncatis, 2 basalibus
multo majoribus profunde solutis et hastatim divergentibus. Reliqua
desunt.
Hab. Mexico, Oaxaca (Sommerschuh).
Bischoff 1. e. führt noch an : Involuera fimbriata, pilis longis densissi-
mis, Scyphuli ciliato-denticulati.
46. Marchantia tosana St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 99.
Minor, gracilis, fusco-viridis, postice fuscescens. Frons ad 2 cm. longa,
3 mm, lala, crassa; costa lalissima, valde evoluta et bene producta, sensim
in alas breves el validas excurrens. Epidermis valida. Stomata parva,
alte prominula, ore interno # cellulis plano-conicis eircumdato. Appendi-
cula squamarum parva, valde constricta, ovala, breviler acuminala, mar-
gine remote valideque brevispinosa, cellulis majoribus, a basi ad marginem
magnitudine decrescentibus. Pedunculus carpocephali validus, ad 2 cm.
longus, sparsim longeque paleaceus, apice paleis purpureis filiformibus
barbatus; paleæ involucrales oblongo-lanceolatæ, apice selacew. Capi-
tula fem. parva, 6 lobata, disco centrali parvo, convexo, lobis diva-
ricatis, disci diametro plus duplo longioribus, linearibus, apice cunea-
tim dilatatis, truncatis, basalibus magis divergentibus, Involuera te-
nerrima, hyalina, ore integerrimo, crispato- plicatulo, Perianthia
185
RUE,
52% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
purpurea, ore parvo contracto. Capitula mas. palmatifida, disco integro
magno, lobis 8, disci diametro æquilongis, leniter divergentibus, basi
elobulata.
Hab. Japonia (Jnou&, Faurie).
47. Marchantia disjuncta Sull. Musci Allegh., p. 67.
Mediocris, viridis, postice fusco-rubescens. Frons ad 25 mm. longa,
5 mm. lata, valida. Costa optime producta, sensim in alas tenues atte-
nuata. Epidermis tenerrima. Stomata parva, bene prominula, ore interno
parvo 5 cellulis plano-conicis cireumdato. Appendicula squamarum
magna, late ovata, acuta, rubescentia, margine eroso-denticulata vel sub-
ciliata, cellulis majusculis subæquimagnis formata. Pedunculus carpoce-
phali validus, ad 2 cm. longus, nudus, apice paleis ovato-oblongis varie
laceratis purpureis barbatus. Capitula fem. magna, 9 lobata, disco integro
magno, convexo, lobis decurvulis, sinu obtuso discrelis, linearibus, apice
cuneatim dilatatis, rotundato-truncatis; lobi basales sinu lato discretis,
hastatim divergentibus. Involucra hyalina, breviter lobulata, lobis pauci-
dentatis, dentibus triangulatis parvis. Capitula mascula femineis minora,
brevius pedunculata, palmatifida, lobis sub 8, geminalim approximalis,
ad medium liberis; lobi basales late divergentes.
Hab. America septentr.: Alabama, Arkansas, Texas, haud rara. Mexico
(C. Müller, Stone, Bourgeau, ©. Mohr), Cuba (Wright), Jamaica (Wilson,
James).
48. Marchantia Schadenbergii St. n. sp.
Minor, fusco virens, postice rufescens. Frons ad 3 cm. longa, 3 mm.
lata, medio valde incrassata; costa tamen haud producta, plano con-
vexa, sensim in alas attenuata. Epidermis cellulis æqualiter incras-
satis valida. Stomata parva, ore interno magno, 4 cellulis angustis
circumdato. Appendicula squamarum purpurea, oblonga, margine regu-
lariter longeque fimbriata. Pedumculus carpocephali ad 42 mm. longus,
tenuis, paleis filiformibus hirtus, apice similiter barbatus. Capitula
fem. usque ad basin fere 9 fida, lobis planis, ex angusta basi
ampliatis, apice truncatis. Involuera integerrima, crispata, cellulis
oleiferis ubique creberrime punctata, paleis lanceolatis ovato-acumi-
natis et dentatis tecta. Perianthia purpurea. Capitula mas. asym-
metrica, palmatim sexfida, lobis profunde solutis, contiguis, ala marginali
crispata.
Hab. Insula Luzon (Schadenberg).
186
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 525
49. Marchantia palmata Nees. Nova Acta XII, p. 193,
Syn. : M. emarginata Nees. Hep. Jav. Nova Acta XII, p. 192-400.
Minor, gracilis, viridis, postice fuscescens. Frons ad 3'/. cm. longa, 3 mm.
lata; costa valde producta, ale tenerrimæ. Epidermis cellulis æqualiter
incrassatis valida. Stomata bene prominula, ore interno amplo, 4-5 cel-
lulis angustis formato. Appendicula squamarum parva, ovata, paucidentala,
cellulis æquimagnis ædificata. Peduneulus tenuis, nudus vel sparsim
paleaceus, apice paleis filiformibus longius barbatus; paleæ involucrales
oblongæ, longe sæpe abrupte setaceæ, dentatæ vel spinosæ. Capitula
fem. asymmetrica. ad ?/s lobata. lobis 9-11 angustis, planis, confertis, ex
angusta basi cuneatim ampliatis, truncatis, vel leniter emarginalis, basa-
libus hastatim divergentibus, brevioribus. Involucra hyalina, integerrima,
erispatula. Perianthia purpurea, ore parvo integro. Capsula fusco-brunnea,
annulis numerosis incrassata. Spore 27 y, flavescentes. Elateres 480 u.
Capitula mas. brevius pedunculata, magna, palmatifida, lobis ad 8, usque
ad basin liberis, angustis, ambitu clavatis. Scyphuli creberrime ciliolati,
ciliis 2 cellulas longis.
Java (Junghuhn, Hillebrand, Jagor, Solms, Stahl, Schiffner), Japan
(Dönitz, Miyoshi), Philippine Ins“ (Wichura), Tonkin (Balansa), China
(Wichura), Himalaya (Brandis).
50, Marchantia linearis L. et L. in Lehm. Pug. IV, p. 8.
Minor, gracilis, flavo-viridis, postice fuscescens. Frons ad 4 cm. longa,
3 mm. lala ; costa angusta, convexo-producta, alæ tenues, ob epidermidis
cellulas incrassatas valide, plano explanatw. Stomata parva, parum pro-
minula, ore interno subquadrato, 4 cellulis angustis circumdato. Appendi-
cula squamarum valde constricta, rolundata, acula, margine varie spinosa.
Pedunculus carpocephali ad 3 cm. longus, tenuis, paleis filiformibus hirtus,
apice similiter longeque barbatus; paleæ involuerales hyalinæ, oblongæ,
magnæ, numerosæ et confertissimæ, margine longe fimbriatæ, Capitula
fem. 10 lobata, lobis centro capituli duplo longioribus, anguste ob-
cunealis, contiguis, convexis, apice truncalis. Involuera hyalina, margine
lobulata, lobulis creberrime breviterque eiliatis. Capitula masc. magna
in apice ramorum sessilia, profunde palmatifida, lobis ad sex. Reliqua desunt,
Hab. Nepal (Wallich).
Quoad plantam americanam vide March. domingensis.
51, Marchantia Lecordiana St. n. sp.
Minor, viridis, postice fuscescens, angusla et gracilis. Frons ad 3 cm:
187
526 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
longa, 4 mm. lata; costa distincte producta, convexa, ale tenues. Epider-
mis valida. Stomata parva, parum prominula, ore interno subquadrato,
4 cellulis angustis formato. Appendicula squamarum valde constricta,
ovala, acula, parvicellularia, margine plus minus longe spinoso-deniata.
Pedunculus carpocephali 2 cm. longus, tenuis, paleis lanceolatis ubique
hırlus, magis in apice peduneuli. Capitula fem. asymmetrica, basi
anguste hastala, ceterum quinqueloba, lobis basi valde angustatis, quasi
stipitatis, apice abrupte obconicis, truncatis. Involucra hyalina, integer-
rima, crispatula. Capitula mascula symmetrica, usque ad basin bis-quadri-
fida, pedunculo subnudo breviore, 8 mm. longo. Reliqua desunt.
Hab. Nova Caledonia, Ourai (Lecord).
52. Marchantia caracensis S1. n. sp.
Minor, angusta, gracilis, olivacea, poslice fuscescens. Frons ad 25 mm.
longa, 3 mm. lata, crassa. Costa bene producta, sensim in alas validas
excurrens. Epidermis tenera. Siomata magna, creberrima, bene producta,
ore interno magno, quadrato, 4 cellulis angustis circumdato. Appendicula
squamarum magna, rosea, late ovala, acuta, arcte constricta, cellulis a
basi ad marginem valde decrescentibus, margine eroso-denticulata.
Pedunculus carpocephali tenuis, ad 15 mm. longus, paleis longis hirtus,
apice similiter barbatus; paleæ involucrales late lanceolatæ, cuspidatæ,
dentatæ vel lacinulate, omnes purpureæ. Capitula fem. parva, 5-6 lobata,
centro integro parvo, convexo, lobis ex angusta basi oplime obcuneatis,
contiguis, diametro centri duplo longioribus, convexis, decurvulis, apice
truncato rotundatis. Involucra hyalina, margine lobulata, lobis breviter
fimbriatis. Perianthia hyalina, ore centracto integro. Capsula fusco
brunnea, crebre annulata. Reliqua desunt.
Hab. Caracas (Gollmer), Mexico (Wawra).
53. Marchantia Kærnbachii St. n. sp.
Frons parva, angusta, gracilis, ad 2'/s cm. longa, 3 mm. lata, crassa.
Costa lata, abrupte producta, postice plano convexa. Epidermis anlica
validissima, cell. parietibus æqualiter incrassatis. Siomata parva, nume-
rosa, ore interno quadralo, 4 cellulis angustis circumdato. Appendicula
squamarum magna, oblonga, laxe reticulata, margine regulariter spinoso-
dentata, apice obtusa. Pedunculus carpocephali ad 20 mm. longus, sub-
tenuis, apice paucis paleis pendulis et filiformibus barbatus. Capitula
fem. excentrica, uno latere 9 lobata, lobis regulariter radiatis, ex angusta
basi conico-ampliatis, approximatis, apice breviter bifidulis vel excisis vel
188
ln. nd
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 527
truncatis; paleæ involucrales lanceolatæ, breves. Involucra late conchæ-
formia, rufo-brunnea, integerrima, crispula. Perianthia hyalina, ore
parvo contracto. Capsula dilute brunnea, annulis crebris instructa. Sporæ
27 u, rufo hrunneæ. Elateres 450 y, validi, medio 7 y lati valde attenuali.
Reliqua desunt.
Hab. Nova Guinea, Butanang (Kärnbach).
94. Marchantia angusta St. n. sp.
Minor, valde angusta, gracillima, pallide virens, postice fuscescens.
Frons ad 4 cm. longa, 2 mm. lata, mulliramosa, valida. Costa haud pro-
ducta, sensim in alas crassas excurrens. Epidermis tenera. Stomata magna,
parum prominentia, ore interno magno, 5-6 cellulis angustis circumdato.
Appendicula squamarum magna, ovala, acuta, spinis validis, numerosis
arınata, valde constricta, cellulis equimagnis majusculis formala. Pedun-
culus carpocephali tenuis, ad 25 mm. longus, nudus, apice paleis lanceo-
latis breviter barbatus. Capitula fem. parva, 9 lobata, lobis basalibus
acuminalis, sinu latissimo divergentibus, reliquis optime obeuneatis, sinu
obtuso diseretis, disci centralis diametro brevioribus, apice truncatis
emarginalis vel inciso bilobis. Involucera ad medium loborum protracla,
ore inlegerrimo crispato-plicatulo. Perianthia hyalina vel flavescentia, ore
integro. Capsula rufo-brunnea, laxe annulata, Spore 28 y, flavae. Elateres
660 y. Capitula mas. femineis minora, subdisciformia, 8 lobata, lobis per
paria approximatis, usque ad apicem connatis, lamina interlobularis plus
minus profunde acuteque insisa, cireumscriptione itaque valde irregulari.
Scyphuli margine denticulati, dentibus conico-prominentibus, unicellu-
laribus.
Hab. Tonkin (Bon. Balansa).
55. Marchantia furciloba St. n. sp.
Mediocris, viridis, postice rufo-purpurascens. Frons ad 35 mm. longa,
5 mm. lata. Costa parum producta, leniter convexa, in alas validas
excurrens. Epidermis tenera, cellulis haud raro bistratis formata. Stomala
Magna, numerosa, bene exserta, ore interno magno, 5 cellulis angustis
circumdato, Appendicula squamarum e basi rotundata profundeque con-
stricla, ovala, acuminata, cellulis subæquimagnis formala, margine sub-
integra, Pedunculus carpocephali 4 cm. longus, nudus, paleis linearibus
breviter barbatus; paleæ involucrales lanceolatæ, longe cuspidatæ, pur-
pureæ, Capitula fem. dilute glauco-viridia, asymmetrica, basi aloba,
eeterum 9 lobata, lobis ad '/s liberis, apice profunde bifidulis, centro
180
528 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
leniter umbonato. Involucra valida, brunnea, margine integerrimo plano-
que, parietibus cellularum æqualier incrassatis. Capitula mas. magna,
asymmetrica, 5-6 loba, usque ad basin palmatifida, lobis inæqualibus.
Reliqua desunt.
Hab. Hawaï (Baldwin).
VII. Capitula disciformia breviloba.
56. Marchantia chenopoda L. Sp. pl. II, p. 1603.
Syn. : M. cartilaginea L. et L. teste Schiffner. Lehm. Pug. plant. IV, p. 31.
M. Dilleniv Lindb. Krit. Gransk. Dill. Hist. 1883, p. 47.
Minor, gracilis, fusco-viridis, margine sæpe purpurascens, postice fusco-
purpurea. Frons ad 3 cm. longa, 5 mm. lata. Costa latiuscula, optime et
abrupte producta, alæ tenues, costæ æquilatæ. Epidermis valida. Stomata
minora, parum prominula, ore interno quadrato, 4 cellulis angustis cir-
cumdato. Appendicula squamarum submagna, late cordato-ovala, acula,
integerrima vel plus minus dentata, cellulis majusculis subæquimagnis
formata. Pedunculus carpocephali tenuis, ad 3 cm. longus, paleis longis
purpureis hirtus, apice similiter barbatus; paleæ involucrales anguste
lanceolatæ selaceæ. Capitula fem. asymmetrica, parva, valde convexa,
brevissime quinqueloba, lobis rotundatim prominulis, sinu acuto discrelis,
decurvulis, basalibus oppositis, capitula basi dein truncala. Involuera
%, hyalina, lobulata, lobulis breviter fimbriatis. Perianthia hyalina, ore
constricto quadrifido, lobis papulosis. Calyptra rufescens, cellulis maxime
incrassats valida. Capsula nigro-brunnea, creberrime annulata. Sporæ
flavæ 25 u. Klateres ad 720 y. Capitula masc. magna, femineis multoties
majora, palmatifida, 4-7 lobata, lobis ad 10 mm. longis, angustis, fere
ad basin usque liberis. Scyphuli parvi, regulariter breviterque dentati,
dentibus 1-2 cellulas longis.
Hab. America tropica ubique communis; subtropica Chile et Mexico.
57. Marchantia hexaptera Rchdt. Verh. zool. bot. Ver. Wien,
XVII, p. 960.
Mediocris, viridis, postice fuscescens. Frons ad 3 cm. longa, 5 mm..
lata. Costa parum producta, sensim in alas attenuata. Epidermis tenera.
Stomata parva, parum prominula, ore interno parvo quadrato, 4 cellulis
angustis circumdato. Appendicula squamarum magna, late ovata, repando-
angulata vel breviter dentata, apice acuta, cellulis minoribus ubique æqui-
190
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 529
magnis formata. Pedunculus carpocephali ad 10 mm. longus paleaceus,
apice paleis lanceolatis sæpe bifidis maxime barbatus. Capitula fem. disci-
formia asymmetrica, centro integro magno, umbonato, convexim 8 costalo,
basi omnino elobulata lateque frondiformia integerrima, ceterum 8-10
lobata, lobis brevibus, sinu parvo obtuso discretis, obcuneatis, apice late
truncatis vel repandis vel leniter emarginatis, plano-patulis. /nvoluera 8,
angusta, ore cellulis longis angustissimis crebre ciliato. Perianthia
brunneola. valida, ore parvo contracto integro. Capsula fusco-brunnea,
laxe annulata. Spore flavæ, 28 u. Elateres 660 y. Capitula mas. femineis
»quimagna, brevipeduneulata, palmatifida, lobis ad 6, usque ad basin
liberis, angustis. Scyphuli brevissime denticulati, dentibus 2 cellulas longis.
Hab. Tahiti (Exped. Novara, Didrichsen, Vesco, Lepine, Thiebault,
Vieillard et Panchet, Nadeaud).
Die Beschreibung des Autors stimmt so wenig mit seiner Figur überein,
dass es bisher nicht möglich war, die Pflanze wieder zu erkennen. Obige
Beschreibung derselben ist nach den Originalpflanzen im Wiener Museum
geferligt.
55. Marchantia pileata Mitten. FI. N. Zel. II, p. 169.
Major, robusta, tenax, fusco-virens, poslice purpurascens. Frons ad
7 em. longa, 7 mm. lata; costa angusta, parum producta, sensim in alas
validas excurrens. Stomata parva, ore interno subquadrato, 4 cellulis
anguste ellipticis circumdato. Epidermis valida, Squamarum appendiculu
magna, late ovata, apice rolundala, margine crebre irregulariterque denti-
eulata, cellulis anguste hexagonis formata, marginalibus parum minoribus.
Pedunculus carpocephali ad 15 mm. longus, tenuis, nudus, apice paleis
linearıbus sparsim barbatus; paleæ involucrales late lanceolalæ, longe cus-
pidatæ, fuscescentes, integerrimæ. Capitula fem. valde convexa, subhemi-
sphærica, basi lobis longioribus divergenti-hastata, ceterum breviter à loba,
lobis latis truncatis vel rotundatis, interdum leniter emarginatis. Invo-
lucra lacerala (ipse haud vidi). Reliqua desunt (adhuc nusquam reperta).
Hab. New Zealand (Golenso).
59, Marchantia samoana St. n. sp.
Mediocris, dilute viridis, subtus purpurascens. Frons ad 4 cm. longa,
6 mm. lata, tenuis, Costa humilis, longe in alas tenues excurrens, Stomata
parum prominula, poro interno 4 fisso, # cellulis planis, conico-rotundatis
formato. Epidermis valida. Appendicula squamarum maxima, late ovala,
cuspidala, margine irregulariter dentata et breviter spinosa, cellulis
BULK. wenn. Boiss,., juillet 1899, ABA 36
530 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Marchantia.
marginalibus parum minoribus, omnibus breviter hexagonis. Pedunculus
carpocephali ad 10 mm. longus, tenuis, paleis longis filiformibus fusco
purpureis villosus; barba apicalis similis; paleæ involucrales lanceolatæ,
longe attenuatæ. Capitula fem. basi late rotundala, omnino elobulata,
apice breviter 5-6 lobata, lobis contiguis, (runcatis, sinu parvo rotundato
discretis. Involuera breviter inciso-lobata, lobis repando-angulatis. Capi-
tula mas. brevius pedunculala, plus minus regulariter peltata, lobis 5
ad 7, usque ad basin fere solutis.
Hab. Samoa (Græffe), Viti (Græffe).
60. Marchantia subgeminata St. n. sp.
Major, antice glauco-virens, postice purpurascens. Frons ad 7 cm.
longa, 7 mm. lata. Costa crassa, haud tamen producta, sensim in alas
excurrens. Epidermis tenerrima. Sfomata parva, parum elévata, ore
interno cruciato. Appendicula squamarum maxima, cordiformia, leniter
repanda, minuteque crenulata, cellulis minimis marginata, centralibus
multoties majoribus. Pedunculus carpocephali ad 35 mm. longus, basi
squamis magnis vaginatim involucratus ibidemque maxime crassus,
versus apicem valde attenuatus, ubique paleis tortis lanatus; barba api-
calis sanguinea, paleis late linearibus apice setaceis, margine repando-
angulatis. Capitula fem. glauco-viridia, disciformia, asymmetrica, basi
recto angulo incisa, ceterum 9 loba, lobis sinu brevi angustoque discretis,
apice emarginato-bilobis, parum convexis; centro lato, umbonato. Invo-
lucra hyalina, profundius lobata, lobis truncatis, irregulariter et longius
lacinulatis, purpureis.
Hab. Celebes leg.?
61. Marchantia peruviana (Mont.) Nees. Syn. Hep., p. 538.
Syn. : Grimaldia peruviana Mont. in d’Orbigny. Voy. Botan., p. 63.
Minor, gracilis, viridis, postice fusco-purpurea. Frons ad 4 cm. longa,
4 mm. lata, tenuis. Costa humilis, haud producta, sensim in alas tenues
attenuata. Epidermis tenera. Stomata magna, bene prominula, ore interno
magno, 5 cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum rosea,
minora, subrotunda, acuta, margine paucidenticulata, cellulis parvis,
marginalibus duplo minoribus formata.
Reliqua haud vidi.
Hab. Peru (d’Orbigny).
In der Synopsis sind noch folgende Charactere gegeben, die ich zur
Vervollständigung hier hinzufüge :
192
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 531
Capitula fem. integra, subglobosa, subtus brevipilosa ; pedunculus brevi-
pilosus. Capitula mas. discoidea sessilia. (??)
Montagne hat in seinem Sylloge, p. 91, den alten Namen Grimaldia
peruviana restituirt, zweifellos mit Unrecht, da die Pflanze jedenfalls
eine Marchantia ist und wahrscheinlich zu M. chenopoda gehört; ein
fruchtendes Exemplar ist aber nicht erhalten. weder im Pariser Museum
(Herb. Montagne), noch im Strassburger (Herb. Nees).
62. Marchantia Notarisii Lehm. Pug. X, p. 22.
Mediocris, tenuis, antice fusco-viridis, postice fusco-purpurascens.
Frons ad 3 cm. longa, 5 mm. lata. Costa optime producta, angusta,
abrupte in alas tenerrimas excurrens. Epidermis tenera. Sitomata parum
prominula, magna, ore interno à cellulis angustis cireumdato. Appendi-
cula Squamarum magna, rosea, late ovata, acuminata, margine grosse
denlata vel subspinosa. Capitula mascula palmatifida breviter peduncu-
lata, pedunculo tenui, 12 mm. longo, quadriloba, lobis oblongis, ad
medium solutis, divergentibus, ala angustissima circumdatis. Scyphuli
margine minute et creberrime ciliati, ciliis 2 cellulas longis; plantam ®
haud vidi.
Hab. Chile Valparaiso (Lehmann filius).
Lehmann beschreibt die capitula fem. als : «dimidiato-semicircularia,
centro obtuse umbonato, pedunculo fibrilligero, excentrice affixo, subtus
barbata, brevissime 4-5 loba, lobis obtusis, fornicatis. Involuera ore
minute fimbriato denticulato, oligocarpa;» darnach gehört die Pflanze
jedenfalls in die nächste Nachbarschaft von M. chenopoda, wenn beide
nicht gar identisch sind.
c: Incertæ sedis.
63. Marchantia oregonensis St. Hedwigia, 1893, p. 318.
Medioeris, tenuis, viridis, postice haud colorata. Frons ad 3 cm. longa,
5 mm, lata; costa humilis, haud producta, sensim in alas longe attenuatas
excurrens. Epidermis valida. Stomata majuscula, ore interno crucial.
Appendicula squamarum rosea, magna, reniformia, margine varie remo-
teque dentato-spinosa, cellulis parvis subæquimagnis formata. Capitula
mascula parva, brevipedunculata, disciformia, 4-8 erenatim lobata, lobis
rotundo-pröminulis,
193
532 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Marchantia.
Hab. America sept. Mt Hood. (Röll.)
Von allen nordamerikanischen Arten unterscheidet sich diese Pflanze
schon allein durch die kreuzförmige Oeffnung des inneren Porus stoma-
tum.
Wenn ich diese und einige andere Arten unserer Gattung, obwohl ich
weibliche Pflanzen nicht kenne, hier einfügte, so geschieht es, weil sie
in Gebieten gefunden worden sind, in welchen die Gattung nur mit
wenigen Arten vertreten ist, so dass es ohne Schwierigkeit möglich sein
wird, sie später zu identifiziren. Eine grosse Anzahl Pflanzen habe ich
leider unerwähnt lassen müssen, weil sie aller Reproduktionsorgane
entbehren, obwohl manche gut charakterisirte darin enthalten sind.
64. Marchantia pallida St. Hedwigia 1889, p. 266.
Mediocris, pallide flavo-virens, postice fuscescens. Frons ad 4 cm.
longa, 5 mm. lata. Costa bene producta, late convexa, sensim in alas
tenerrimas excurrens. Epidermis tenera. Stomata humilia, parva, ore
interno 5 cellulis plano-conicis fere clauso. Appendicula squamarum
rosea, magna, cordala, acula, margine remote obtuseque denticulata,
cellulis oblongis subæquimagnis formata. Scyphuli parvi, margine mamil-
latim armati, mamille geminatim approximatæ. Reliqua desunt.
Hab. Australia, Hume River (Miss Campbell).
Die Gattung ist in dem australischen Continent Äusserst spärlich ver-
treten und unsere Pflanze wird nach dem oben Gesagten jedenfalls
wiederzuerkennen sein.
65. Marchantia vaginata St. n. sp.
Major, valida, coriacea sed tenuis, viridis, margine posticeque purpu-
rascens. Frons ad 5 cm. longa, ob ramos longe coalitos latissima, frondem
parum dissectum formans, margine valde crispata. Costa parum producta,
latissima, canales muciferos numerosos gerens. Epidermis tenerrima.
Stomata minima et numerosa, parum prominentia, poro interno 4 cellulis
plano-conicis eircumdato. Appendicula squamarum magna, cordata rotun-
data, margine minute obtuseque denticulata. Pedunculus masculus tenuis,
10 mm. longus, basi squamis magnis purpureis, apice cucullatis involu-
cratus. Capitula mascula disciformia, symmetrica, 8 lobata, lobis sinu
aculo discrelis, rotundatis, parum prominulis. Scyphuli grosse lobati,
lobis contiguis, triangulatis, longe cuspidatis, medio infero margine
spinulosis. Reliqua desunt.
Hab. Japonia (Faurie, Makino, Miyoshi).
194
BE RR,
ee Ep tt an
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 533
66. Marchantia acaulis St. n. sp.
Major, robusta, tenax et dura, fusco-viridis, postice fuscescens, crassa.
Frons ad 4 cm. longa, 5 mm. lata. Costa valida, bene et abrupte producta,
radicellis longissimis repens, canalibus muciferis ubique percursa (in
costa alisque). Epidermidis cellulæ anticæ maxime æqualiterque incras-
satæ, ubique fere bi-vel tristratæ. Stomata humilia. ore interno quadrato,
% cellulis angustis circumdato. Appendicula squamarum magna, subro-
tunda, acuta, varie crenato-dentata, cellulis marginalibus haud minoribus.
Capitula mascula asymmetrica, subsessilia, pedunculo minimo, palmati-
fida, lobis angustis (à vel 6) ad medium connatis.
Hab. Malacca, Perak (Ridley).
Die Pflanze ist dem ganzen Bau nach einem sehr trockenen Standorte
angepasst: darauf deuten die mächtig verdickten Epidermiszellen, welche
in 2 bis 3 Lagen übereinander liegen. Die Frons ist ferner von einer
grossen Anzahl longitudinal verlaufender Canäle durchzogen, welche
eine grosse Menge zähen, durchsichtigen Schleims enthalten, der Wasser
aufspeichert, um dasselbe allmählig wieder an die Pflanze abzugeben; die
männlichen Capitula endlich sind sitzend und liegen mit ihren schmalen
Abschnitten dem Boden ausgebreitet an, was sie natürlich leichter vor
dem Vertrocknen schützt, als wenn sie auf einem Stiel in die Luft raglen;
biologisch ist diese Art jedenfalls die interessanteste der Gattung.
67. Marchantia cataractarum Schffn. Kais. Ak. Wien LXVII,
p. 158.
Major, valida, viridis, postice purpurea. Frons ad 5 cm. longa, 9 mm.
lata. Costa crassa, maxime producla, abrupte in alas validas excurrens.
Epidermis tenera. Stomata maxima, bene prominentia, ore interno
giganteo, quadrato, 4 cellulis angustis eireumdato. Appendicula squama-
rum parva, ovala, acuminala, acuta, cellulis mediocribus formata, margi-
nalibus duplo minoribus, margine irregulariter paucidentata, hie illie
spinosa, Reliqua desunt.
Hab. Java (Schiffner).
Eine gule Art, welche an den riesengrossen Slomatis leicht zu
erkennen ist.
Die nachstehenden zwei Arten sind ganz verkümmerte Pflanzen, ohne
jeden Werth, die ich nicht beschreibe und die zu streichen sind.
Es sind : M. quinqueloba Nees, Syn. Hep., p. 526.
M. pusilla N, et M, Syn. Hep., p. 526.
4 4 +
195
594
PLANTE SELERIANÆ"
Die von Dr Eduard SELER und Frau Cæcilie SELER
in MEXICO und CENTRALAMERICA gesammelten Pflanzen
Unter Mitwirkung von Fachmännern veröffentlicht
Th. LŒSENER.
il
Im Jahre 1895 unternahm Dr. Ed. Seler eine zweite Reise nach
Mexico und Centralamerika, abermals in Begleitung seiner Frau
Caecilie. Es handelte sich diesmal vornehmlich um die Erforschung
der Südprovinzen Oaxaca und Chiapas, sowie um die des benachbarten
Staates Guatemala, der in seiner ganzen Ausdehnung von der West-
grenze bis zur Ostgrenze in das Gebiet der Republik Honduras hinein
durchreist wurde. Der ursprünglich gehegte Plan, auch die Halbinsel
Yucatan zu erforschen, musste wegen eines heftigen Fieberanfalles
von dem Dr. Seler selbst heimgesucht wurde, aufgegeben werden.
Die Reise dauerte vom Herbst 1895 bis Frühjahr 1897, und nahm
folgenden Weg: Von der Grenzstation Nuevo Leon über Monterey
mit der Bahn nach Mexico, von hier Ausflug nach Pätzcuaro über
Acambaro, dann nach Oaxaca, von wo aus eine dreiwöchentliche
Tour durch die Mixteca (Nochistlan, Teposcolula, Tläxiaco)
unternommen wurde, darauf hinab nach Tehuantepec und weiter
über Juchitan nach Tonalä im Staate Chiapas, von hier nörd-
1? Vergl. Bull. Herb. Boiss. II, pag. 533-566 u. III, pag. 609-629.
(57) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIAN.E. 535
lich über den hier Sierra de los Quelenes genannten Teil der
Sierra Madre nach Cintalapa und in ungefähr östlicher Richtung
über die neue Hauptstadt Tuxtla Gutierrez nach Chiapa selbst,
ferner nach S. Cristobal das seiner Würde als Hauptstadt dieses
Staates vor kurzem verlustig gegangen ist, und in nordöstlicher Rich-
tung nach Ocozingo, sodann direkt südlich nach Comitan und
in südöstlicher Richtung über die Grenze, die in der Nähe der alt-
indischen Ansiedlungen von Tepancuapan überschritten wurde, zZ
den Ruinen von dem auch in botanischer Hinsicht äusserst interessanten
und bisher nur wenig erforschten Chaculä in Guatemala, mit Besuch
des Urwaldes bei Yalambohoch, weiter über Nenton, Jacaltenango
nach Chiantla und über Santa Cruz Quiche nach der Hauptstadt Gua”
temala. Von hier aus wurden mehrere kleinere Reisen ausgeführt
und der Weg von Guatemala nach Chaculä noch einmal zurück ge-
macht. Dabei wurden z. T. wiederholt folgende Orte passiert : Antigua,
S. Lueia, südwestlich, Sololä, Tecpam Guatemala, Totonica-
pam, Quezaltenango, westlich von Gualemala gelegen. Der wei-
tere Verlauf der Reise führt uns, nördlich von der Hauptstadt, über
Salamä nach Coban, und von Salamä östlich über S. Agustin Aca-
saguastan nach Zacapa, dann den Rio Motagua abwärts bis Qui-
riguä, zurück nach Zacapa, in südlicher Richtung nach Chiquimula,
von hier nach Osten über die Grenze nach Copan in der Republik Hon-
duras, zurück in südwestlicher Richtung nach Esquipulas und Ipala
in Guatemala. Auf dieser Tour erfuhr die Reise infolge Dr. Selers Er-
krankung ihren Abschluss. Sie kehrten zurück nach Guatemala um
dann von San José am Stillen Ocean zu Schiff nach Manzanillo an
der mexicanischen Küste und von hier über Golima, Guadalajara
nach Mexico zurückzureisen, von wo der Heimweg angetreten wurde.
Die Ausbeute dieser zweiten Reise ist bedeutend umfangreicher als
die der,ersten. Ausser 130 Kisten mit archäologischen und ethnologischen
Materialien, welche zur Hälfte dem Berliner Museum für Völkerkunde,
zur Hälfte dem American Museum of natural history in New York zu-
tielen, wurden noch über 2400 Pflanzen gesammelt, zum Teil in mehreren
Exemplaren. Auch diese Sammlung ist im wesentlichen vorzüglich kon-
serviert und nicht nur an Umfang, sondern auch durch genaue Angaben
über Standorte, Verwendung etc, noch wertvoller als die der ersten Reise
und bildet sowohl durch die beträchtliche Anzahl neuer Arten, als auch
durch die Wiederauffindung mancher bisher erst ein oder wenige Mal
gesammelter Arten eine wichtige Bereicherung des kgl. Herbars zu
536 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (58)
Berlin, dem laut Vertrag die erste Sammlung geschenk weise überwiesen
wurde, während die ersten Dubletten Dr. Seler für sich, die zweiten für
das Herbar zuNew York bestimmt hatte.
Im Folgenden soll nun ein Verzeichnis der Arten der zweiten Reise
gegeben werden. Es wurden dabei auch noch die wenigen Familien der
ersten Reise, soweit ihre Bearbeitung noch unerledigt geblieben war,
hinzugenommen. Es sei hierbei bemerkt, dass die Nummern unter 1000
der ersten, die übrigen der zweiten Reise entstammen.
Bei der Bestimmung selbst hatte ich mich der Mithülfe folgender
Herren zu erfreuen: C. B. Clarke (Cyperaceen), A. Engler (Araceen),
R. Schlechter (Orchidaceen), C. de Candolle (Piperaceen), 0. von
Seemen (Salicaceen, Betulaceen, Fagaceen), G. Lindau (Polygonaceen,
Acanthaceen), H. Harms (Lequminosæ, Meliacee, Passifloraceæ, Aralia-
ceæ), J. Urban (Turneraceæ), E. Gilg (Loasaceæ), E. Koehne (Lythra-
ceæ), J. Donn. Smith (Gesneraceæ), P. Graebner (Caprifoliacee). Es
ist mir eine angenehme Pflicht, allen diesen Herren für ihre Mitarbeit,
ebenso wie Herrn Dr. Seler selbst, der so freundlich war, das Manuseript
bezüglich der Rechtschreibung der Ortsnamen durchzusehen, meinen
verbindlichsten Dank auszusprechen. Die Familien, bei denen nichts an-
gegeben ist, wurden von mir selbst bestimmt.
CYPERACEZÆ I det. C. B. Clarke.
Pycreus helvus Liebm. sub Cypero.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in alveo rivi ad Tonalä : Sel. n. 2014. —
Flor. : Febr.
P. piceus Liebm. sub Cypero.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad Pätzeuaro : Sel. n. 4223. — Flor.: Oct.
Cyperus amabilis Vahl.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, ad Malacatan : Sel. n. 3282 et
3283. — Flor.: Sept.
GC. Luzule Retz.
Hab. in Guatemala, in dept. Izabal in valle « Rio Motagua » ad Los Amates :
Sel. n. 3357. — Flor. : Jan.
C. scaberrimus Nees (= C. Buckleyi Britton).
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in Llano ad
Uaxackanal : Sel. n. 2710. — Flor. : Aug.
C. seslerioides H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in pratis humidis ad Jacalte-
nango in 1610 m. altitud.: Sel.: n. 2932. — Flor.: Jun.
(59) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 537
C. Surinamensis Roxb.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca ad rivulos, in silva montana supra San Carlos
Yauhtepec, in prov. Chiapas in alveo rivi ad Tonalä, et in Guatemala in dept.
Izabal in valle « Rio Motagua » ad Los Amates: Sel. n. 1760, 1888, 3356. —
Flor.: Jan. et Febr.
Mariscus alpinus Liebm. sub. Cypero.
Hab. in Guatemala, in dept. Izabal in valle « Rio Motagua » ad Los Amates:
Sel. n. 3358. — Flor.: Jan.
M. flabelliformis H. B. K. (= Cyperus Caracanus Liebm.)
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla ad San Andres Osuna et in dept. Hue-
huetenango ad Jacaltenango : Sel. n. 2578 et 2860. — Flor.: Maj.
M. Mutisii H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton ad Chaculà:
Sel. n. 2864.
Kyllinga pumila Michx.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in alveo rivi ad Tonalà, et in Guatemala, in
dept. Escuintla ad rivuli ripam apud San Andres Osuna : Sel. n. 1887 et 2566. —
Flor. : Febr.-Maj.
K. odorata Vahl.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla inter lapides in Finca Los Diamantes:
Sel. n. 2451. — Flor. : Nov.
Heleocharis geniculata R. Br.
Vulg.: «camalote ».
Hab. in Guatemala, in dept. Alta Vera Paz, in fossis ad Petet apud. Coban:
Sel. n. 2403. — Flor: Dec.
H. ochreata Nees.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in slagnosis ad Comitan: Sel. n. 2773. —
Flor.: Aug.
Fimbristylis monostachya Hassk. forma spiculis duabus subrara.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in collibus siceis in 1600 m.
altitud. ad Chaculà : Sel, n. 2964. — Flor.: Jun.
Bulbostylis capillaris Kunth.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in montibus
calcareis iuxta Uaxackanal : Sel. n. 3097. — Flor.: Jul.
B. Funckii Steud. sub. Isolepide (= Scirpus heterocarpus S. Walson).
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango ad. Malacatan : Sel. n. 328%. —
Flor.: Sept.
Dichromena ciliata Wahl.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in pinelo supra Nenton in
1200 — 1400 m. altitud.: Sel, n. 2899. — Flor.: Jun.
D, radicans Cham, et Schlechtd.
Hab. in Guatemala, in dept, Izabal in valle « Rio Molagua » apud Los Amates:
Sel. n, 3355. — Flor,: Jan.
538 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (60)
Rynchospora aristata Boeck. (= Calypstrostylis Schiedeana Liebm.)
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, inter plantas,
in campis anno præcedente Zea plantata obtectis propullulantes in regione
montana humida apud Yalambohoch et in silvis umbrosis ad Trinidad : Sel.
n. 2722, 3076. — Flor.: Aug.
R. cyperoides Mart.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in pratis apud Comitan : Sel. n. 3077. —
Flor.: Aug.
R. polyphylla Vahl.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, ad Yalambo-
hoch in silva primæva : Sel. n. 3044. — Flor.: Aug.
R. velutina Boeck. var. semihirsuta (Boeck.) C. B. Clarke.
Hab. in Guatemala, in dept. Alta Vera Paz, in fossis ad Petet apud Coban:
Sel. n. 2401. — Flor.: Dec.
Scleria bracteata Gav.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in clivis ad San Martin:
Sel. n. 2280. — Flor.: Mari.
Uncinia Jamaicensis Pers.
Hab. in Guatemala, in dept. Chimaltenango, in umbrosis atque humidis cu-
pressetis in Sierra Santa Elena apud Tecpam Guatem. in 3000 m. altitud.: Sel.
n. 2355. — Flor.: Sept.
Carex cladostachya Wahlbg.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Comitan in silvis umbrosis ad
Sacchanä, et in Guatemala, in dept. Huehuetenango ad Chaculä : Sel. n. 3045
et 3221. — Flor.: Aug.
C. Halleriana Asso.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in silvis et
collibus calcareis ad Chacula in 1600 m. altitud. : Sel. n. 2855 et 3125. — Flor.:
Jun. et Aug.
ARACEZ, det. A. Engler.
Anthurium Seleri Engl. in Bot. Jahrb. XXV 1898, p. 459.
Habit. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in silvaticis supra parietinas
calcareas iuxta Chaculà : Sel. n. 2643. — Flor. : Apr.
Dieffenbachia Oerstedii Schott, Engl. in Bot. Jahrbüch. XX VI, p. 556.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla in valle Cucunya iuxta San Andres
Osuna : Sel. n. 2389. — Flor. carn. : Maj.
ORCHIDACEZÆ, det. R. Schlechter.
Platanthera sparsiflora Schltr. (= Habenaria sparsiflora Watson).
Hab. in Guatemala, in prov. Chimaltenango, in apertis cupressetorum prope
|
|
|
A
(61) TH. LOESENER. PLANT.E SELERIANE. 539
Tecpam Guatemala in «Sierra S. Elena» : Sel. n. 2294; in prov. Quezaltes-
nango, in silvis montium inter Totonicapan et Los Encuentros : Sel. n. 2295.
— FI. virid. : Sept.
Habenaria clypeata Ldl.
Hab. in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in pinetis aperlis prope San
Andres: Sel. n. 3226. — Sept.
H. diffusa A. Rich. et Gal.
Hab. in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in fruticetis prope San
Andres : Sel. 2736. — Fl. virid. : Sept.
H. maculosa Lal.
Hab. in Guatemala, in provincia Alta Vera Paz, in graminosis, ad Petet prope
Coban: Sel. n. 3408. — Fl. alb. : Dec.
H. filifera Waits.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in humidis prope Cuesta
de la Concepcion : Sel. n. 2739. — Fl. virid. : Sept.
Nahe mit der chilenischen H. maxillaris Ldl. verwandt, von ihr jedoch durch
die bedeutend längeren vorderen Segmente der Sepalen, das Labellum und den
weniger stumpfen Sporn unterschieden ; auch habituell durch gleichmässigere
Belaubung zu erkennen. Sollte nicht Reichenbachs H. maxillaris in Beitr.
Orch. Centr. Amer. hierher gehören ? Das plötzliche Auftreten einer rein chi-
enischen Art in Central-Amerika scheint mir sehr zweifelhaft.
H. Selerorum Schltr. n. sp. Gracilis erecta vel adscendens, c. 40 cm.
alla: caule tereti, subflexuoso, pennæ anserinæ crassitudine, foliato,
glaberrimo; foliis erecto-patentibus oblongis vel oblongo-elliptieis, gla-
berrimis, reticulato-venosis, basi vaginantibus usque ad 7 cm. longis, ad
apicem caulis versus sensim decrescentibus ; racemo oblongo vel cylindrico
laxe purifloro; bracteis ovatis acutis vel acuminatis ovario graciliter pedi-
cellato multo brevioribus; floribus viridi-flavescentibus illis H. alatæ Hk.
fere »quimagnis; sepalo intermedio suborbiculari obtuso, 0,6 cm. diam.,
eueullato, sepalis lateralibus deflexis obliquis late oblongis apice breviter
acuminatis 0,6 em. longis, medio fere 0,4 cm. latis; petalis erectis oblongis
apice truncato-obtusissimis, carnosulis, basi haud dentatis, 0,5 cm. longis,
medio fere 0,2 cm. lalis; labello deflexo, lineari obtuso, basi interdum
ulrinque denticulo minuto donato, 0,8 cm. longo, vix 0,2 cm. lato, carno-
sulo, calcare filiformi acuto dependente, ovarium bene excedente, c. 3 cm.
longo; anthera emarginata, canalibus gracilibus adscendentibus; rostello
humili, lobo intermedio triangulari obtusiusculo carnoso; processibus
sligmatieis crassis, clavatis, canilibus antherarum duplo brevioribus, apice
cohærentibus; capsula clavata, glabra, pedicellata.
Habitat in Guatemala, in provincia Alta Vera Paz, ad margines silvarum
prope Goban : Sel, n. 2492. — Dee.
540 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (62)
Diese Novität gehört in die Gruppe der Odontopetalæ und zwar in die Nähe der
H. alata Hk. Sie weicht von dieser in vielen Charakteren ab, so im Habitus, dem ge-
stielten Ovarium und dem langen fadenförmigen Sporn.
H. vaginata A. Rich.
Habitat in Mexico: In provincia Chiapas, in pratis humidis prope Comitan :
Sel. n. 3041. — Fl. virid. : Aug.
Spiranthes aurantiaca Hemsley.
Habitat in Mexico, in provineia Chiapas, in pratis humidis prope lagunam
Tepancuapam : Sel. n. 2311. — Fl. aurant. : Aug.
S. cinnabarina Hemsley.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in graminosis lapidosis-
que prope Chacula, alt. c. 1600 m. : Sel. n. 2398; in collibus calcareis iuxia
Uaxackanal : Sel. n. 2396, 2399, 2386. — Flor. aurant. : Jul.-Aug.
S. ochracea A. Rich. et Gal.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in umbrosis quercetorum
juxta Uaxackanal solo argillaceo: Sel. n. 3068. — Flor. albid. viridi-venos. : Jul.
Verglichen mit dem Original in Paris durch Herrn Finet. Nicht im Hemsl.-
Biolog. erwähnt.
Craniches Schaffneri Rchb. f.
Habitat in Mexico, in provincia Mechoacan, in fruticetis humidis inter Sela-
ginellas supra «Monte Calvario» prope Pätzeuaro: Sel. n. 1285. — Flor.
virid. : Nov.
©. thysanochila Rob. et Greenm.
Habitat in Mexico, in provincia Oaxaca, in umbrosis pinelorum quercetorum-
que prope Canada Sta. Maria in solo calcareo: Sel. n. 1409. — Flor. nivei : Dec.
Ponthieva glandulosa R. Br.
Habitat in Guatemala, in provincia Salama, in silvis montium ad Cuesta de
Choacuz : Sel. n. 244%. — Flor. albid. : Dec.
P. &uatemalensis Rehb. f.?
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in clivis montium supra
Tod. los Santos: Sel. n. 2756. — Flor. albid. : Sept.
Microstylis longisepala Ridl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in graminosis silvarum
humidarum pr. Pocobastie : Sel. n. 3050. — Flor. virid. : Aug.
M. minutiflora Sehltr. n. sp. Erecta, habitu M. monophyllos Ldl., 15-20 cm.
alta, herbacea ; caule stricto, medio unifoliato, tereti, glaberrimo, basi vagina
brevi excisa (an semper?) donato, ce. 0,3 cm. crassitudinis ; folio erecto vel
suberecto lanceolato-oblongo obtusiusculo, basi vaginante, 7-8 cm. longo,
medio fere vix 2 cm. lato; spica subdense multiflora cylindrica, folium
excedente; bracteis minutis deltoideis, erecto-patentibus, pedicello florum
multo brevioribus; fioribus graciliter pedicellatis, in genere minimis,
viridibus; sepalis æqualibus lineari-ligulatis obtusis, uninerviis, 0,1 cm.
longis; petalis-linearibus obtusiusculis, sepalis paullo brevioribus; labello
(63) TH. LOESENER. PLANT.E SELERIANE, D41
concavulo erecto, deltoideo acuto vel leviter acuminato, basi auriculato has-
tato, 0,1 cm. longo, basi intus callis 2 minutis rotundatis ornalo; columna
brevi; anthera obtusa; ovario graciliter pedicellato clavato, glaberrimo.
Habitat in Guatemala, in provincia Ur UE in planitie inter Todos
los Santos et Chiantla, alt. 3000 m.: Sel. n. 2347. — Flor. virid. : Sept.
cube Die, Cell Pan al 1 M ad ie
ee
Stelis Guatemalensis Schltr. n. sp. Gracilis, cæspitosa; caulibus gracili-
bus, teretiusculis, vaginis 2, alte vaginantibus vestitis, glaberrimis; folio
lanceolato-oblongo apice breviter et obtuse bilobulato, basi sensim in
petiolum angustato, coriaceo, petiolo incluso 6-9 cm. longo, medio fere
1 cm. lato; spieis gracilibus vulgo geminis laxe multifloris, folium plus
minus excedentibus, interdum paullo breviorioribus; bracteis cucullatis
obtusis, ovario pedicellato æquilongis, glabris; floribus parvulis nutanti-
bus luride virescentibus, bilabiatis; sepalo dorsali concavo oblongo ob-
tuso, trinervio, glaberrimo, 0,2 cm. longo, sepalis lateralibus intermedio
paullo brevioribus trinerviis in labium inferius late oblongum apice bre-
viter excisum connatis; petalis minutis rhomboideis obtusangulis; labello
orbieulari apice in apiculum brevem producto, concavo, intus, longilu-
dinaliter lineis 2 incrassatis ornato, sepalis crassiore, petalis paullo majore;
ovario eylindrico, pedicello æquilongo.
Habitat in Gualemala, in provincia Huehuetenango, epiphylica in arboribus
silvæ primævæ prope Yalambohoch : Sel. n. 2316. — Aug.
In der Gruppe der Labiatce neben S. pardipes Relhb. f. unterzubringen.
Pleurothallis spec.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, epiphylica in quercelis inter Bahueue
et Yaxha: Sel n. 2645. — Flor. flav.: Mart.
Sämtliche Blüten des einzigen Exemplares sind in ihrer Entwicklung bereits zu
weit vorgeschritten. Offenbar gehört die Pfianze zur Gruppe der « Æ longatæ ».
Physosiphon Loddigesii Lai.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in quercelis inter Bahucuc et Yaxha :
Sel. n. 2644 (cum a: Epidendro ochraceo Lal. et b : Be: polybulbone SW.).:
et in Guatemala, in provincia Huehuetenango, epiphylica in rupibus calcareis
prope Quen Santo : Sel, n. 2995. — Flor. aur. : Mart. et Jul.
Isochilus linearis R. Br
Habitat in Guatemala, in provineia Huehuelenango, epiphylica in arboribus
rupibusque iuxta Uaxackanal : Sel, n. 2724. — Flor. ros.: Aug.
J. spec,
Habitat in Mexico, in provineia Chiapas, epiphyliea in quereibus iuxta Hun-
kanal: Sel, n. 260% a. — Mart.
Exemplar ohne Blüten,
L-
042 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (64)
J. spec.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, una cum præcedente : Sel. n. 2604 b.
— Mari.
Exemplare ohne Blüten.
Seraphyta diffusa Schltr. (= Epidendrum diffusum Sw., Seraphyta multiflora
Fisch. et Mey.)
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in quercetis prope Cha-
culä, iuxta Uaxackanal, alt. 1400-1600 ped. : Sel. n. 2320 u. 2321. — Flor.
fusco-purpur : Aug.
Celia macrostachya Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in rupibus calcareis erosis
prope Chaquial : Sel. n. 2344. — Flor. ros. : Sept.
Arpophyllum alpinum Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Chimaltenango, in cupressetis montium
« Sierra Sta. Elena » alt. c. 3000 m. : Sel. n. 2307. — Fl. ros. : Sept.
A. giganteum Tdi.
Habitat in Guatemala, in provincia Escuintla, epiphytica in arboribus sil-
varum primævarum prope Finca Java : Sel. n. 2455. — Nov.
Hartwegia purpurea Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Chimaltenango, in quercetis prope Poaquil:
Sel. n. 2623. — Fl. late ros. : Apr.
Epidendrum atropurpureum Willd.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, epiphyticum in arboribus rupibusque
prope Cerro de Tonalä: Sel. n. 1803. — Fl. brunn., labello purpureo : Febr.
E. aurantiacum Batem.
Habitat in Guatemala, in provincia Chiquimula, in pinetis et in rupibus supra
Esquipulas: Sel. n. 3423. — Flor. aurant.: Jan. (Specim. cult.: Sel. n. 2545).
E. eiliare L.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in arboribus prope Quen
Santo, alt. 1300 m. — Sel. n. 2315. — Flor. niv.: Aug.
E. cochleare L.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in quercibus prope Chaculà :
Sel. 2306; in arboribus prope Quen Santo : Sel. n. 2328 u. 3002. — Jul.-Sept.
E. erubescens Ldl.
Habitat in Mexico, in provincia Oaxaca, in Cerro San Felipe : Sel. n. 1401. —
Nov.
E. glumaceum Ldl. var?
Habitat in Guatemala, in provinciaHuehuetenango, in quercibus prope Chaculà :
Sel. n. 2327. — Aug.
. Es ist wahrscheinlich, dass diese Pflanze als neue Art zu betrachten sein wird;
leider ist das Material zu spärlich um hier diese Frage endgültig zu entscheiden.
E. ochraceum Lal.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in rupibus prope Quen
Santo, alt. 1300 m. : Sel. n. 2991 ; et in prov. Chimaltenango in quereibus.
prope Poaquil : Sel. n. 2394. — Fl. flavid. : Apr. et Jul.
Tr
= - Fe RARE
(65) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 549
E.papyriferum Sehltr. n.sp. Gracilis, decumbens, pseudobulbis angustis
subeylindrieis, basin versus paullo dilatatis, vaginis papyraceis arcte am-
plectentibus vestitis, 5—7 cm. longis supra basin 0,5 em. diam. 2- (vel
rarius 3-) foliatis; foliis linearibus obtusis, apice breviter ac obtuse bilobu-
latis, 13—17 cm. longis, medio fere 1—1,2 cm. latis; pedunculo terminali
gracili, folia paulo excedente, basi vagina arcte amplectente vestito, medio
squamellis 2—3 minutis deltoideis acuminatis ornato; racemo laxe pluri-
floro, folia excedente; bracteis minutis deltoideis ovario pedicellato multo-
ties brevioribus; floribus ereeto-patentibus « flavidis brunneo-punctatis »
(fde. collectoris) e. 1,5 em. diam., crassioribus; sepalis oblongo-ligulatis
basin versus paullo angustatis, apice obtusis, trinerviis, 1,2 cm. longis,
infra apicem 0,3 cm. latis; petalis erecto-patentibus oblongis obtusis vel
breviter apiculatis trinerviis, sepalis valde similibus, vix minoribus,
labello columnæ basi tantum adnato, trilobo, medio callo aureo apice
trilobulato longitudinali ornato, 1,2—1,3 cm. longo, lobis lateralibus ob-
longis valde obtusis, lobo intermedio oblongo truncato-obtusissimo, lale-
rales excedente, margine undulato-crispato, labello medio apice loborum
lateralium 1,2 cm. lato (explanato); columna semitereti; 0,4 cm. longa,
clinandrio, trilobo, lobis alte laceratis; authera subglobosa obtusissima
polliniis ovoideis compressis; ovario pedicellato clavato glaberrimo.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in quercetis inter Bahucuc et Yaxha:
Sel. n. 2603. — Mart.
In der Sektion Encyclium zur Gruppe der «Sarcochila» zu bringen, daselbst mit
E. ochraceum Ldl. verwandt. Durch bedeutend grössere Blüten und durch das La-
bellum ausgezeichnet.
E. polyanthum Läl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, epiphyticum in arboribus
rupibusque prope Quen Santo: Sel. n. 231%. — Fl. flavid.: Jul.
E. radiatum Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in quercetis inter Uaxac-
kanal et Can-quintic, alt 1300 m.: Sel. n. 2312. — Flor. flavesc. : Jul.
E. radicans Pav.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in silvis montium inter Oxchue et
San Martin : Sel. n. 2590 et in Guatemala, in provineia Eseuintla, in frulicetis
saxosisque in. rivulis vulcani « del Fuego » prope Asuncion : Sel. n. 2466. —
Flor. aurantiac. : Nov.
E, verrucosum Sw. (nec. Ldl.)
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in montibus inter Oxchuc et San
Martin: Sel. n. 2619. — Fl. albid. : Mart.
Meiracyllium Gemma Rehb. f.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuelenango, in rupibus calcareis prope
Quen Santo: Sel, n. 2817. — Fl. ros. : Jul.
D a ET NE SET CE PR SZ BE EL QE CS geh SER En FAR
44 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (66)
Lelia autumnalis Ldl.
Habitat in Mexico, in provincia Oaxaca, in Cerro de San Felipe : Sel. n. 1400.
— Nov.
Sobralia decora Batem.
Habitat in Guatemala, in convalle umbrosa juxta flumen «Rio de Vacas »,
ad Salida de Izabal : Sel. n. 2296. — Fl. roseis : Oct.
S. macrantha Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in truncis arborum in
quercetis prope Chaculà, alt. c. 1600 m. : Sel. n. 2397. — Flor. ros. : Aug.
Bletia campanulata Lalav. et Lex.
Habitat in Mexico, in provincia Michoacan, in fruticetis clivorum supra Monte
Calvario prope Pätzeuaro : Sel. n. 1216. — Fl. violaceo-purp. : Nov.
B. Parkinsonit Hook.
Habitat in Mexico, in provincia Oaxaca, in clivis lapidosis calcareis prope
San Miguel Achiutla: Sel. n. 1461. — Fl. pallide violac. : Dec.
B. verecunda R. Br.
Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in silvis montium juxla viam ad
Cinacautan : Sel. n. 2268, in monte Cerro de Tonalà : Sel. n. 1849, in clivis
montium inter Oxchuc et San Martin : Sel. n. 2200. — Fl. ros. vel violac. :
Febr.-Mart.
Govenia deliciosa Rehb. f.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in fruticetis humidis
prope Yalambohoch: Sel. n. 2325. — Flor. flavesc.: Aug.
Mazillaria vel Ornithidium sspp.
I. Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in quereibus juxta Hunkanal : Sel.
n. 2319. — FI. brunn.: Mart.
Leider ist das Exemplar ohne Blüten.
I. Habitat in Mexico, in provincia Chiapas, in quercibus inter Bahucue et
Yaxha : Sel. n. 2646. — Fl. flav. : Mart.
Ebenfalls ohne Blüten.
Oneidium ornithorrhynchium H. B. Kth.
Habitat in Guatemala, in provincia Escuintla, in arboribus silvarum primæ-
varum prope Finca-Java : Sel. n. 2453. — Fl. pallide ros. : Nov.
O. reflexum Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Escuintla, in arboribus silvarum primæ-
varum prope Finca-Java: Sel. n. 2454. — Fl. aur. brunneo-macul. : Nov.
Odontoglossum bietoniense Ldl.
Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, terrestris in silvis prope
Cuesta de la Concepcion : Sel. n. 2326. — Sept.
Orchidacearum species indeterminabilis.
. Habitat in Guatemala, in provincia Huehuetenango, in truncis arborum in
silvis primævis prope Yalambohoch: Sel. n. 2305. — Aug.
Die Pflanze gehört vielleicht zu den Gongorinæ, kann aber nicht bestimmt werden,
da die Blüten gänzlich verdorben sind.
= (67) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 545
PIPERACEE det. Cas. de Candolle.
Piper angustifolium R. et Pav.
Vulg.: «Cordoneillo».
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla: Sel. n. 887. — Flor. Apr.
P. subpeltatum Willd.
Hab. in Guatemala, in dept. Izabal in valle Rio Motagua in palmeti margine
ad Los Amates: Sel. n. 3327. — Flor.: Jan.
P. tuberculatum Jacq.
Vulg.: «Cordoneillo».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas ad ripam fluvii ad Tonalä: Sel. n. 41872. —
Flor.: Febr.
P. unguiculatum R. et Pav.
Vulg.: «Cordoneillo», « yè-däna ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec ad Huilotepec: Sel. n.
1776. — Flor.: Jan. — Wird wegen seines Wohlgeruchs zur Bekränzung der
Heiligenbilder verwandt.
£ Peperomia galiordes Kunth.
8 Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in muris ad Tzintzuntzan : Sel. n. 1329. —
Flor.: Oct.
L P. hispidula A. Diet.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Jacaltenango ad Todos
| los Santos inter murorum lapides: Sel. n. 2745. — Flor. : Sept.
P. pellucida Kunth.
; Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango inter Todos los Santos et Chiantla
Ei in eordillera: Sel. n. 311%. — Flor. : Sept. — Det. John Donn. Smith.
Le. P. reflexa A. Dietr.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan, in arboribus ad Hunkanal :
Sel. n. 2547. — Flor.: Mart.
P. umbilicata R. el Pav.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuelenango inter Todos los Santos et Chiantla
in cordilleræ elivo in saxis et in distr, Malacatan in Estancia de la Virgen in
arborum pede: Sel. n. 2731 et 2743. — Flor. : Sept.
SALICACEÆ, det. O, von Seemen.
Salix taxifolia Kunth.
Hab. in Mex., in prov, Oaxaca in distr, Yauhtepee in valle fluvii « Tehuan-
tepec » infra Totolapam: Sel, n. 1755. — Flor, et fruct.: Jan.
BULL. MER, BOIs8,, juillet 1899, 37
546 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (68)
BETULACEE, det. OÖ. von Seemen.
Alnus Jorullensis H. B. K. var. castanifolia Reg.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, ad rivulos prope Tlaxiaco et prope S. Martin :
Sel. n. 1459 et 1470. — Flor. et fruct. : Dec.
FAGACEZÆ, det. OÖ. von Seemen.
Quercus acutifolia Née var. angustifolia DC.
Vulg. : « encino de agua», «arbol de agua», «tnu-nyü» (mixt. = «Baum des
Landes »).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in silva montosa supra
Tecomatlan: Sel. n. 1595.
0. acutifolia Nee var. Bonplandii DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in silva montosa inter
Cuauhtlilla et Quilitongo, et in distr. Chiapas in clivo Haciendæ de Calvario:
Sel. n. 148% et 2072. — Flor.: Mart.; fruct.: Nov. — In Nochistlan « Bestand
bildend mit encino blanco (= 0. oblongifolia Torr.) und Thuya ».
Q. acutifolia Nee var. lanceolata DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Cuicatlan prope Salome: Sel. n.
63. — Fruct.: Jun.
Q. conspersa Benth.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in silva montana inter San Carlos et San Bar-
tolo Yauhtepec: Sel. n. 1630.
Q. conspersa Benth. vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan in pineto-querceto inter
Bahucuc et Yaxhà: Sel. n. 2583. — Flor. et fol. novell.: Mart.
Q. Hartwegii Benth. vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pineto inter distr. Tonalä et Tuxtla Gu-
tierrez ad Cuesta San Fernando: Sel. n. 1853.
Quercus Mexicana H. et B. (= Q. crassipes H. et B.).
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in montibus
calcareis parce silvigeris ad Uaxackanal: Sel. n. 2667. — Fruct. juven.: Aug.
Q. oblongifolia Torr. vel affinis.
Vulg.: «chaparro», «encino blanco».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in Canada infra Cuauht-
lilla, et in distr. Tlacolula in Canada supra Totolapam totos montium clivos cum
Acaciis et Cereis obtegens, et in distr. Yauhtepec apud Agua escondida : Sel.
n. 1483, 1752, 1757.
Q. polymorpha Cham. et Schlechtd.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in collibus cal-
careis in 1300—1400 m. altitud. ad Uaxackanal, silvas formans cum Thuyis,
Acaclis, Ficis, aliisque : Sel. n. 3067. -— Fruct. juven. : Aug.
(69) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 547
0. reticulata H. et B.
Vulg.: «chaparro», «tnu-yaha» (mixt. = «gemeiner Baum »?).
Hab. in Mex.. in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in silva montana inter
Cuauthlilla et Quilitongo et supra Tecomatlan, silvas formans cum aliis quercuum
speciebus et cum Thuyis: Sel. n. 1482 et 1593. — Flor. et fol. novell. : Dec
0. reticulata H. et B. var. Segoviensis Weg.
Vulg. «encino amarillo», « tnu-yâa ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in silvis montanis supra
Tecomatlan et supra San Carlos Yauhtepec et in prov. Chiapas in distr. Comitan
una cum pinis supra Saconeja: Sel. n. 1594, 1761, 2586. — Flor. et fol.
novell.: Mart.
0. reticulata H. et B. vel affinis.
Vulg.: «encino amarillo ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan ad Cuauhtlilla et in silva
montana inter San Carlos et San Bartolo Yauhtepec : Sel. n. 1587 et 1631.
(). tomentosa Willd.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Cuicatlan prope Salome, et in Guate-
mala in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in montibus calcareis parce silvi-
geris ad Uaxackanal : Sel. n. 62 et 2668. — Fruct. : Jun. et Aug.
MORACEÆ.
Dorstenia contrajerva L.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla in locis humidis umbrosis in valle Cu-
cunya apud Los Diamantes et in dept. Alta Vera Paz ad Coban : Sel. n. 2512
et 3411. — Flor.: Maj. et Dec.
POLYGONACEE Il., det. G. Lindau.
Eriogonum annuum Nutt.
Hab. in Texas ad Cotulla: Sel. n. 1020. — Flor. : Oct.
Polygonum spec. forsan nova.
Hab, in Guatemala in dept. Huehuetenango in Cuesta de la Concepeion sub
fruticibus: Sel, n. 3245. — Flor. : Sept.
Coccoloba spec. aflınis C. Schiedeanæ Lind., verosimiliter nova.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in ripa fluvii Arroyo ad S. Carlos Yauhtepec :
Sel, n. 1642. — Fruet. : Jan. ; florib. mancis.
C. Liebmannii Lindau.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in collibus aridis ad Tequisistlan: Sel. n.
1749. — Flor.: Jan.
Triplaris auriculata Meissn.
Hab. in Mexico in prov. Chiapas in silva inter Tapäna et La Junta in distr.
Tonalé : Sel, n. 2015. — Fruct.: Febr.
548 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (707
Podopterus mexicanus H. B. K.
Hab. in Mexico in prov. Oaxaca in collibus aridis ad Tequisistlan et in prov.
Colima ad Manzanillo: Sel. n. 1718 et 3424. — Fruct.: Jan.-Mart.
MENISPERMACEE Il.
Cocculus oblongifolius DC. forma angustifolia Eichl.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon ad Monterey et in prov. Oaxaca in distr.
Tehuantepec ad Huilotepec: Sel. n. 1048 et 1778. — Flor.: Jan; fruct.: Oct.
Cissampellos Pareira Lam.
Hab. in Mexico in prov. Chiapas in distr. Tuxtla Gutierrez ad Ocozuquauhtla
et in Guatemala in distr. Escuintla ad San Andres Osuna et in dept. Zacapa in
valle ad Tutumajio apud S. Agustin Acasaguastan : Sel. n. 1947, 2572, 3303. —
Flor.: Febr.-May.; fruct. : Dec.
C. Pareira Lam. forma inflorescentiarum bracteis minoribus recedens.
Hab. in Guatemala in dept. Huehuelenango in distr. Nenton in via publica im
Quen Santo: Sel. n. 2996. — Flor. Jul.
MORINGACEE.
Moringa oleifera Lam.
Hab. in Guatemala in dept. Zacapa ad Santa Madalena Acasaguastan in collibus
aridis et in Mexico in Colima eulta: Sel.-n. 3300 et 3428. — Flor. in Guat..:
Dec. ; in Mex.: Apr.
LEGUMINOSÆ Il., det. H. Harms.
I. CÆSALPINIOIDEÆ.
Bauhinia amblyophylla Harms n. sp. (Sect. Casparia); frutex ramulis
molliter pubescentibus, demum glabrescentibus; foliis petiolatis (petiolo
velutino-pubescente), ambitu suborbicularibus, basi leviter cordatis vel
truncatis, supra puberulis, subglabrescentibus, subtus dense tomentellis,
foliolis ultra medium vel alte (ad °/s vel ultra °/s longitudinis) conna-
tis, rotundatis, 4-nerviis vel 3-nerviis; racemis multifloris pubescenti-
bus; calycis limbo spathaceo, extus pubescente; petalis 5, unguiculatis,
lamina lanceolata; stamine fertili unico, filamento elongato, ceteris fila-
mentis in tubum intus apertum connatis.
Blattstiel etwa 2 cm. lang. Blättchen 4,5-7,5 cm. lang, 2,5-4 cm. breit, über
die Mitte, bisweilen fast bis zur Spitze verwachsen (sodass das ganze Blatt oben
nur schwach ausgerandet ist), oben gerundet. Bezüglich der Blüthen stimmt die
(71) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIAN.E. 519
Art fast sanz mit der weit verbreiteten und sehr variabeln B. divaricata L.
überein. Vielleicht ist die neue Art überhaupt eher als Varietät dieser anzusehen ;
auffällig sind jedenfalls die nicht spitzen oder nur stumpfen, sondern abgerunde-
ten, sehr weit hinauf verwachsenen, relativ stark behaarten Blättchen. Die
Blüthen sind nach Seler weiss.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec in valle silvatica
inter Tequisistlan et Jalapa et in distr. Juchitan in silva planitiei ad Tapana:
Sel. n. 1689 et 1890. — Flor. : Jan.-Febr.
B. divaricata L.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in collibus siceis silvigeris ad San Bartolo
Yauhtepec et in prov. Chiapas in distr. Tuxtla Gutierrez ad Hac. Petapa: Sel.
n. 1694 et 1940. — Flor.: Jan. et Febr.
B. Lunaria Cav.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Tehuantepec in valle silvatica inter
Tequisistlan et Jalapa : Sel. n. 1687. — Flor.: Jan.
B. Seleriana Harms. n. sp. (Sect. Pauletia) ; arbor ramulis dense ferru-
gineo-tomentosis vel velutinis, demum glabris; foliis petiolatis, petiolo
velulino; lamina suborbiculari-ovata vel suborbiculari, basi leviter cor-
data vel emarginata, ad '/ı-'/. longitudinis bilobata (lobis rotundalis
vel obtusis, rarius subacutis), 9-11-nervia, supra glabra, subtus molliter
tomentella; racemis foliis oppositis, satis elongatis, purifloris vel
multifloris, tomentello-velutinis; floribus pedicellatis, bracteis lineari-
bus, brevibus; alabastris acuminatis; receptaculo brevissimo, calyeis
limbo spathaceo, demum reflexo, acuminato, apice denticulato, extus
velutino-puberulo; petalis 5, breviter unguiculatis, oblanceolatis vel
oblongo-oblanceolatis, in unguem angustatis, obtusis vel subacutis, glabris
vel subglabris; staminibus 10, alternis brevioribus et longioribus, fila-
mentis glabris, basi in coronula quadam marginem receptaculi cingente
pilosiuscula cohærentibus; ovario lineari, pubescente.
Nach Seler hohe Bäume mit weissen Blüthen. Blattstiel 10-20 mm lang. Blätter
im Maximum etwa 6-7 em. lang, 5,5-6,5 em. breit. Trauben 3-8 cm. lang.
Blüthenstiele 4-5 mm. lang. Der zurückgeschlagene Kelchsaum 12-13 mm. lang.
Blumenblätter 11-13 mm. lang.
Habitat in Guatemala in dept. Huehuetenango, ad Quen Santo in clivis el
collibus aprieis calcareis, in cire, 1100 m. altitud.: Sel. n. 2797 et 3031. —
Flor, : Jul, et Aug.
Diese Art dürfte der mir unbekannten B, À ndrieuæii Hemsley in Biolog. Centrali-
Amerie, I, 336 nahe kommen, die jedoch nur 3-4 blütige Trauben und kleinere Blätter
(8 lines long) besitzen soll.
Cassia Cæciliæ Harms n. sp.; frutex ramis pubescentibus vel puberulis,
demum glabrescentibus; foliis petiolatis 7-9-jugis, elongatis, petiolo
communi puberulo, inter pleraque paria foliolorum glandulis instructo,
550 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER. (72}
foliolis brevissime petiolulatis, anguste ellipticis vel oblongis, basi rotun-
datis, apice obtusis, membranaceis, glabris, subtus ad nervum medium
puberulis vel subglabris, subtus subglaucis; stipulis elongalis, subulato-
linearibus, deciduis; racemis axillaribus, elongatis, longe pedunculatis,
multifloris vel plurifloris, puberulis; bracteis lanceolatis vel ovato-
lanceolatis, subulatis, pedicellis brevioribus; calyce glabro, sepalis sub-
orbicularibus, staminibus fertilibus7, antheris brevissime obtuse rostratis;
ovario pubescenle.
Blattspindel etwa 15-20 cm. lang; davon der Stiel 4-6 cm. lang. Blättchenstiele
2-4 mm. lang, Blättchen 3-5 cm. lang, 1,5-2,3 cm. breit, unterseits etwas grau-
grünlich. Nebenblätter etwa bis 1,7 cm. lang. Trauben (mit Stiel) 15-22 cm. lang,
der Stiel etwa 8-10 cm. lang. Blüthenstiele 10-15 mm. lang. Kelch etwa 5-6 mm.
Blüthen gelb.
Habitat in Guatemala, in dept. Huehuetenango, ad Todos los Santos, in
fruticetis: Sel. n. 3172. — Flor.: Jun.
Da Früchte nicht bekannt sind, so ist die genaue Stellung der Art nicht mit Sicher-
heit anzugeben. Sie dürfte aber wohl am besten in die Gruppe Chamesenna S Pachy-
carpæ Bth. einzureihen sein, innerhalb deren sie sich unter anderem durch die relativ
grossen Blätter auszeichnet.
C. Chamecrista L.
Vulg.: « wild coffee ».
Hab. in Texas ad Galloway: Sel. n. 1009. — Flor. : Oct.
C. flexuosa L.
Vulg. : «tamarindillo ».
Hab. in Mex. in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan inter Chicapa et Izhuatan
ad lacus marginem : Sel. n. 1977 et 2027. — Flor. et fruct. : Jan.
C. glandulosa L.
Hab. in Guatemala. in clivis siccis in Barranca del Rio de las Vacas, ad Salida.
de Izabal : Sel. n. 2286. — Flor. : Oct.
€. hispidula Vahl.
Hab. in Guatemala in dept. Huehuetenango in distr. Nenton in montibus cal-
careis inter Uaxackanal et Quen Santo et in pineto supra Nenton in 1200-1300 m.
altitud. : Sel. n. 2662 et 2951. — Flor. : Jun.
G. hispidula Vahl, forma sepalis glabris recedens.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in Cerro de Tonalä in pratis : Sel. n. 1893. —
Fl. et fr. : Febr.
C. species affinis C. hispidule Vahl.
Vulg. : « dormilona ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Juchitan inter Chicapa et Izhuatan in
Llanos ad marginem lagunæ et ad Rancho Las Anonas : Sel. n. 1788 et 2024. —
FI. : Jan. et Febr.
C. multiflora Mart. et Gal.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca ad Etla et ad Oaxaca in monte « Alban » :
Sel. n. 1480 et 1741. — Flor. : Nov. et Dec. ; fruct. : Dec.
Le
2
.
.
(73) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 991
C. occidentalis L.
Hab. in Texas ad Longview Junction et in Guatemala oppido : Sel. n. 1001
et 2505. — Fl. et fr. in Guatem. : Maj: in Texas: Oct.
C. Seleriana Harms. n. sp. (Sect. Chamæsenna); fruticosa glabra; foliis
petiolatis, multijugis (cire. 13-15-jugis); foliolis brevissime petiolulatis
vel subsessilibus, lanceolatis vel angustissime ellipticis vel lanceolato-
oblongis vel oblongis, apice obtusis vel acutis, mucronulatis, glabris;
stipulis semicordatis, apice longe oblique acuminatis, caducis; racemis
elongatis, multifloris, glabris, bracteis glabris sepalis subsimilibus, ala-
bastra involucrantibus ; sepalis glabris obtusis; petalis obovatis, brevissime
unguiculatis, rotundatis, brunneo-nervatis; staminibus perfectis 7, 2 eorum
quam celeri pluries majoribus; ovario glabro; legumine breviter stipitato,
lineari, compresso, plano, apice rotundato, versus slipitem acuto, linea
media ad singula semina verrucoso-elevato; seminibus numerosis, trans-
versis.
Kahler Strauch. Blätter sehr lang, vieljochig (20-30 cm. lang oder noch länger).
Blättch. 4-5,5 em. lang, 1,5-2 em. breit. Ich konnte nur ein Nebenblatt am
Material auffinden, von etwa halbherzfürmiger Gestalt, mit langer, schiefer Spitze,
im Ganzen etwa 15 mm. lang. Trauben 10-15 em. lang. Blüthenstiele 7-12 mm.
lang. Bracteen 2 cm. lang. Knospen von grossen, später abfallenden Bracteen
umhüllt, Kelchblätter 20-22 mm. lang, Blumenblätter etwa bis 25 mm. lang oder
noch länger (bis 30 mm.). Hülsen schwärzlich, Stiel 5-8 mm. lang, die eigent-
liche Hülse 8-10 em. lang, 10-12 mm. breit, aussen mit feinen den Querfächern
entsprechenden Linien ; in der Mitte geht jedes Querfach in einen vorragenden
Buckel oder Knoten aus. Blumenblätter am Herbarmaterial gelbweiss, mit
dunkler feiner Aderung. Blüthen (nach C. et E. Seler) gelh.
Habitat in Mexico, in prov. Chiapas in fruticeto apud Tonalä: Sel. n.
2065; el in Guatemala, in dept. Santa Rosa ad Frajanes in 1000 m. altitud. :
J. Donn. Smith n. 6145 (leg. Heyde et Lux). — Flor. et fruct. in Mex. : Febr.
Die Guatemala-Pflanze wurde von M. Micheli als Cassia reticulata Willd. be-
stimmt, von der sie jedoch durch die kahlen Blätter hinreichend verschieden ist. Die
neue Art dürfte in die Gruppe Pictæ Bth. gehören. €. picta Don hat nur 4-6 jochige
Blätter, Für €, Nicaraguensis Bth. werden grosse Nebenblätter angegeben. Nach der
kurzen Diagnose (Bth. Mon. Cass., 552 n. 155) dürfte diese Art jedenfalls der unsrigen
am nächsten kommen, jedoch besitzt sie vermutlich grössere Nebenblätter.
C, sericea Swartz.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr, Nenton, inter Uaxac-
kanal et Quen Santo, in terra ferrigera : Sel. n. 2680. — Flor. : Aug.
Ü. Tagera L.
Hab, in Guatemala, in dept. Salamä, in silva montosa inter Canoa el Llano
grande : Sel, n. 2441. — Flor, : Dee,
C, tristicula H, B. K.
Hab. in Mex,, in prov, Chiapas in pratis iuxta Comitan: Sel, n. 3060,
Flor, : Aug.
5952 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (74)
Krameria cinerea Schauer.
. Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in Canada infra Cuauht-
lilla : Sel. n. 1501. — Flor. : Nov.
Parkinsonia aculeata L.
Vulg. : «guichi-belle » (zapot. = «Feuerdorn »).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Tehuantepee, ad lagunam apud La
Miztequilla : Sel. n. 1617. — Flor. : Jan.
Hematoxylon Brasiletto Karst.
Vulg. «brasil ».
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in distr. Tehuantepee in collib. et fruticetis
siceis ad Tequisistlan et ad Laoyaga, et in distr. Juchitan in silva ad Tapana,
et in Guatemala, in dept. Chiquimula ad Camotan : Sel. n. 1715, 1774, 2020,
3343. — Flor. : Jan. et Febr.
Cesalpinia eriostachys Benth.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec in valle silvatica inter
Tequisistlan et Jalapa : Sel. n. 1675. — Flor. et fruct. : Jan.
C. exostemma DC.
Vulg. : « yaga-ti », « guete-regl».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec ad La Miztequilla :
Sel. n. 1618. — Flor. : Jan. i
C. pulcherrima Sw.
Vulg. : « flor de la guacamaya ».
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca ad San Bartolo Yauhtepec et in prov. Chiapas
ad Tonalä ad fluvium, et in Guatemala, in dept. Zacapa ad San Agustin Acasa-
guastan : Sel. n. 1731, 1869, 3292. — Flor. : Dec.-Febr. — Eine Abkochung
der Blüthen wird bei Augenleiden und bei Erisipela gebraucht.
SIMARUBACEZÆ 1l., det. Harmset Lœsener.
Picramnia Antidesma Sw.
Vulg. : « chilillo ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla Gutierrez in silva apud Ha-
cienda San Miguel : Sel. n. 1808. — Fruct. : Febr.
P. spec. cfr. P. Seemanniana Griseb. mss. in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tonala inter Tapana et La Junta im
silvis : Sel. n. 1836. — Fruct. : Febr.
Die Pflanze stimmt mit der im Herb. Berol. unter P. Seemanniana Griseb. liegen-
den Art genau überein (Guatemala. leg. Friedrichsthal n. 1320). Grisebach’s
Name scheint aber niemals veröffentlicht zu sein; ob die Art nun neu ist, oder ob sie
mit einer der zahlreichen Tulasne’schen Arten aus Centralamerika identisch
ist, vermögen wir wegen mangelnden Vergleichsmaterials nicht zu entscheiden.
Alvaradoa amorphoides Liebm.
Hab. in Mex. in prov. Chiapas in Cuesta supra Chiapa de los Indios (2) et in
Guatemala in dept. Zacapa ad Tulumä apud S. Agustin Acasaguastan in vallis
fruticetis (5!) et in dept. Salam ad Rancho S. Clemente supra Tocoy-Morazan (9):
Sel. n. 2074, 3289, 3290. — Flor. : Dec.-Mart.
TH. LOESENER. PLANTE SELERIANÆ. SSR.
MELIACEÆ IN., det. H. Harms.
Sıoietenia humilis Zuce.
Vulg. : « caoba ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla Gutierrez in vallis « Cinta-
_ lapa » silva circa Hacienda Razon : Sel. n. 1921. — Flor. : Febr.
Trichilia Havanensis Jacq.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla Gutierrez, in Iuuüceis ad
Haeienda SuSE Sel. n. 2111. — Flor. et fruct. : Febr.
CELASTRACEÆ.
_ Zinowiewia integerrima Turcz.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, apud Chaculà
in silvestribus montanis : Sel. n. 2609. — Flor. viridul. : Apr.
Wimmeria persicifolia Radik.
Vulg. : « Chapul-izle » (mexik. = «Heuschreckenfaser »).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca iuxta Huauhtlilla : Sel. n. 1566 b. — Fruct. : Ds
304
CONTRIBUTIONS A L’ETUDE DU PYRENOIDE
PAR
A.-M. BOUBIER
Docteur ès sciences.
Il. Le pyrénodesme des Spirogyres '.
En étudiant les pyrénoïdes chez les Spirogyres j'ai été frappé par une
particularité de leur structure qui a passé presque complètement inapercue
jusqu'iel.
Si l’on examine l’Algue à l’état vivant on aperçoit, courant tout le long
du chromatophore spiral une bande ou côte épaissie du chromatophore
ou plutôt qui semble telle.
Elle est si nette et si visible que j’ai peine à m'expliquer comment il
se fait que l’on n’ait pas tenu un compte plus grand de sa présence. On
la voit vaguement dessinée, ici et là, chez quelques auteurs, comme par
exemple dans la fig. 227 du Lehrbuch der Botanik, de Strasburger.
Nægeli ?, en 1893, parle en passant de cette particularité dans les termes
suivants : « Das rinnenförmige Band ist an den beiden (gezackten) Rän-
dern dünn und nimmt nach der Mittellinie an Dicke zu. Hier springt der
Rücken leistenartig oder kammartig vor und erscheint auf der Flächen-
ansicht als ein scharf begrenzter dunkelgrüner Rückenstreifen, zuweilen
? Voir Bull. Herb. Boissier t. VII, p. 451.
? Nægeli, Ueber oligodynamische Erscheinungen. Neue Denkschriften der
allgemeinen schweizerischen Gesellsch. f. d. gesammten Naturwissenschaften.
Bd. 33. Zurich 1893, p. 30.
(10) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRENOIDE. 595
mangelt derselbe streckenweise, besonders an den Enden der Spiral-
bänder; manche Spirogyra-Arten besitzen ihn gar nicht».
Pour Nægeli ce n’est rien autre par conséquent qu'une ligne dorsale
du chromatophore, fortement accentuée et paraissant vert-foncé.
Kolkwitz ' reproduit le passage ci-dessus et sans attacher plus d’im-
portance à ce fait, n'y ajoute que quelques mots :
Chez Spirogyra crassa. il a trouvé un grand nombre d'exemplaires
dans lesquels cette crête (Kamm) proéminait à l’intérieur du lumen cellu-
laire comme une bande mince, mais assez accentuée.
Gel auteur ajoute que, selon toute vraisemblance, cette bande est
produite par croissance en épaisseur du chromatophore ou encore
est die à un plissement, car on obtient souvent chez Sp. longata, par
plasmolyse, de petites crêtes aiguës qui paraissent comme deux lignes
parallèles.
Si l'on rapproche ce passage de ce que dit Kolkwitz quelques pages
plus haut (loc. cit, p. 282), à savoir qu'il n’a fait aucune observation nou-
velle sur le pyrenoide, on sera frappé comme moi du fait qu'aucun auteur
1 BR. Kolkwitz, Die Wachsthumgeschichte der Ghlorophylibänder von Spiro-
gyra. Bot. Unters. S. Schwendener dargebracht, Berlin 1899. p. 286.
>
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
n’ait remarqué la relation existant entre cette crête du chromatophore
et les pyrénoïdes.
Dans l’algue fixée à l’alcool absolu le chromatophore disparaît comme
tel et l’on trouve, plongée dans une masse finement granuleuse, cette
bande épaissie et les pyrénoïdes, tous deux possédant la même teinte
générale gris-bleuätre.
En me servant de la méthode que j’ai indiquée dans ma précédente
Contribution sur cette matière, — soit fixation par l'alcool absolu, puis
examen dans le réactif de Millon — je me suis apercu que cet épaississe-
ment central du chromatophore était en relation très étroite avec les
pyrenoides.
Par le mouvement de la vis micrométrique on peut se rendre compte
que ce cordon court au niveau des cristalloiïdes pyrénoïdiens, puis qu'il
s’inflechit ordinairement en-dessous du pyrénoïde, c’est-à-dire dans la
direction du centre de la cellule (fig. 1).
Quelquefois, mais assez rarement, une branche passe du côté extérieur
du pyrenoide.
Une courte investigation suffit pour démontrer que tous les pyrénoïdes
sont sous la dépendance de ce cordon. Je propose donc de donner à cette
partie de la cellule des Spirogyres le nom de pyrénodesme (de purenos,
grain, pyrénoide et desmos, lien).
Quelles sont maintenant les relations réciproques de ces deux éléments?
À cerlains endroits, plus ou moins nombreux suivant les cellules. on
voit le cordon se boursoufler très faiblement.
Au centre apparaît une granulation de forme irrégulière, très petite,
qui n’est autre qu'un cristalloïde, un pyrénocristal (fig. 2).
En abaissant la vis micrométrique on apercoit la branche interne du
pyrénodesme, infléchie en-dessous.
Sur d’autres points, ces mêmes granulations se sont agrandies, com-
mencent à condenser de l’amidon et s’entourent d’une membrane. Nous
avons alors affaire à un jeune pyrenoide en voie de développement
(fig. 3 et A).
Parfois, au lieu d’être tout à fait au centre du cordon, ainsi boursouflé,
le pyrénoïde se forme par une enflure latérale du pyrénodesme (fig.5 et 6).
Dans tous les cas, la même conclusion se tire des faits observés : les
pyrenoides de Spirogyres sont formés à partir de ce qui paraît être un
épaississement central du chromatophore de l’algue, par boursouflure du
pyrénodesme.
On voit avec évidence qu’au niveau de chaque pyrenoide, le pyréno-
|
(12) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRENOIDE. 557
desme se bifurque en branches plus ou moins nombreuses, dont une
sinflechit en général en-dessous, tandis que d’autres partent latéralement
ou en-dessus, toutes entourant le pyrenoide formé à leur intérieur (fig. 7).
Le pyrenoide peut donc se produire, ce que divers auteurs ont déjà re-
connu du resie, par néo-formation, autour d'un pyrénocristal qui, très
probablement, provient de la fragmentation d’un cristalloïde voisin. On
voit, en effet, très souvent, un jeune pyrenoide se former de la manière
indiquée plus haut, à proximité immédiate d'un pyrénoïde complet. Le
petit pyrénoide fail même hernie dans le pyrenoide-mere (fig. 8 et 16).
J'ai observé un cas plus curieux encore et qui prouve le même fait,
celui de la production d'un nouveau pyrenoide sur la face latérale d’un
autre de ces organites plus âgé (fig. 9), phénomène qui est en quelque
sorte comparable à un bourgeonnement.
{
74 7
On sait aussi que les pyrénoides peuvent provenir d’une division d'un
pyrenoide-mere en deux parties plus ou moins égales.
Le processus débute par la fragmentation en deux ou plusieurs parties
du cristalloïde, Ces parties s'éloignent les unes des autres et autour de
chacune s'individualise finalement une membrane de séparation, La divi-
sion ou fragmentation du pyrénocristal précède de beaucoup la division
totale,
558 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
Souvent les deux fragments du cristal sont déjà assez éloignés l’un de
l’autre, que la division générale du pyrénoïde n’a pas encore commencé.
La division s'arrête en général immédiatement après bipartition du
pyrénocristal et donne naissance à deux pyrenoides-filles.
Le plan de division, point interessant à noter à propos du pyrénodesme,
est d'ordinaire perpendiculaire à celui-ci (fig. 10 et 11). Mais ce n’est pas
toujours le cas et très souvent même le plan de division est soit oblique
(fig. 14 et 15), soit parallèle au pyrénodesme.
La division peut aussi continuer et donner naissance à une file de
pyrenoides alignés dans le sens du pyrenodesme (fig. 15), soit au contraire
à une grappe de quelques pyrénoïdes accolés irrégulièrement les uns aux
autres (fig. 12).
Dans les deux cas, l'observation montre que le pyrénodesme s’elire de
plus en plus pour continuer à entourer tous ces produits de divison.
Une question se pose maintenant : ce pyrénodesme, de même que la
membrane pyrénoidienne, est-il une dépendance du chromatophore ou
quelque chose de distinet et d’autonome? C’est là une question extrême-
ment complexe et qui ne me semble pas prête d’être résolue.
Pour les mêmes raisons que j'ai données précédemment à propos de
la membrane, j'incline cependant à croire que le pyrenodesme des Spiro-
gyres est indépendant du chromatophore. Il ne m’a pas encore été donné
d'étudier sa genèse, ce qui, je le reconnais, serait capital pour élucider
cette question, mais la méthode du réactif de Millon m'a amené au résultat
suivant : le chromatophore étant détruit, la membrane et le pyrénodesme
persistent entièrement, ce qui permet de croire que si ces deux éléments
proviennent au début du chromatophore, ils ne s’en séparent pas moins
totalement plus tard et s’individualisent de telle facon qu’à l’état définitif
on peut les considérer comme des organites autonomes, distincts du
chromatophore enveloppant.
Ce fait n’est pas isolé, du reste, dans la cellule. Il a quelque chose
d’analogue avec la membrane nucléaire, par exemple, qui disparait avant
la karyokinese, pour se reformer ensuite aux dépens du protoplasma.
Celle-ci n’est donc pas au début un corps autonome, mais elle n’en acquiert
pas moins dans la suite une individualisation qui en fait un organe distinct
de la cellule, ayant ses propriétés et sa vie particulières.
Je terminerai par une observation qui m'a été suggérée par les faits
précédents.
La cellule des Spirogyres possède-t-elle bien réellement, ainsi qu'on
l'a cru jusqu'ici, un certain nombre de pyrenoides tels qu'ils existent chez
LU
(14) A. M. BOUBIER. CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DU PYRENOIDE. 359
d’autres Algues, ou bien n’aurait-on pas affaire plutôt ici à un pyrénoïde
composé ?
Question de terminologie, dira-t-on, mais il est bon cependant d'émettre
cette théorie, justifiée par bien des points et qui peut conduire plus tard
à des conclusions intéressantes.
Cette structure particulière peut, par exemple, se rapprocher quelque
peu de la structure nucléaire découverte par Balbiani, en 1890, chez le
Loxophyllum meleagris, Infusoire cilié de la famille des Trachelides.
Le macronucléus de cette espèce se compose en effet d’un certain
nombre de parties renfermant la chromatine et réunies par des filaments
produits par l’étirement de la membrane générale.
Nous avons évidemment affaire ici à un noyau composé. Comme chacun
des grains nucléaires peut se diviser par étranglement, l’analogie avec le
pyrenoide des Spirogyres devient encore plus frappante, quoique cela ne
soil naturellement qu'une analogie purement morphologique.
Les observations précédentes ont été particulièrement suivies chez
deux espèces de Spirogyra, spécialement dans une espèce à grandes
cellules de 240 sur 140 y environ.
J'ai retrouvé le pyrénodesme chez Mougeotia scalaris, une Conjuguée ';
il est probable que cet organe doit être répandu davantage et qu'on le
retrouvera dans d’autres genres d’Algues encore.
GENÈVE, juin 1899.
1 Voir première partie de ces Contributions, loc. eit., fig. 5.
es lois —
560
UNE GRAMINÉE À RAVER DE LA FLORE FRANÇARE
PAR
John BRIQUET
Dans son Catalogue de la Flore du Bassin du Rhône, le D’ Saint-
Lager mentionne l’Agrostis rubra L. en Savoie avec cette indication :
« Trouvé au col de Fenêtre sur Hauteluce. » (L. e., p. 703).
Nous n'avions pas remarqué cette note jusqu'à la réception d’une
lettre de notre ancien maître et ami, M. le professeur Ascherson, qui
nous demandait des renseignements sur l’authenticité de cette trou-
vaille pour son Synopsis de la flore de l’Europe centrale. Cette authen-
ticité méritait d'autant plus d’être établie que l’Agrostis rubra est une
ne de l’Europe septentrionale qui n’a jamais été signalée dans les
lpes.
M. Saint-Lager n’indiquant jamais, pour chaque espece, dans son
livre, la source des renseignements qu'il a utilisés, nous ne crümes
pouvoir faire mieux que de nous adresser à M. Perrier de la Bâthie,
le meilleur connaisseur des environs d’Huteluce. Celui-ci, avec son obli-
geance habituelle, nous a communiqué des échantillons d’Agrostis rubra
provenant du Mont Mirantin, avec les observations suivantes :
« Outre le Mont Mirantin dont provient cet échantillon, j’ai trouvé
cette plante aux localités ci-après :
1° Entre la Cyelaz et le Grand-Pariraz et au col de Fenêtre (commune
d’Hauteluce).
2° Entre le col des Fours et le Mottet (commune de Bourg-Saint-
Maurice).
Les échantillons du col de Fenêtre ont été soumis au visa de M. Duval-
Jouve qui à approuvé ma détermination. »
Or, ces échantillons, placés à côté des types norvégiens de l’Agrostis
rubra de l’herbier Delessert, en diffèrent foto cœlo et rappellent au
contraire énormément le Calamagrostis tenella Host, qui a en effet le
port d’un Agrostis. — Une analyse de la fleur a confirmé cette deter-
mination : le cal de la base des glumelles est pourvu des poils caracté-
ristiques du genre Calamagrostis, poils qui atteignent tout au plus le
tiers de la hauteur des glumelles. L’Agrostis rubra des Alpes de Savoie
est done synonyme du Calamagrostis tenella Host et n’a rien de commun
avec le véritable Agrostis rubra de l’Europe septentrionale.
_
à PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOISSIER
- Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la direction de Eve. AurRAN, conservateur de
l'Herbier. 12 numéros par an.— Prix : pour la Suisse, 45 fr. Union postale,
20 fr.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 2 appendices.
» I (1894), 769 » 32: » et 4 »
» ILE (1895), 706 » 18 » et 1 »
t
». IV (1896), 963 » WE et 3 »
» V (1897), 11435 » 2 » et 2 »
»VI (1898), 1034 : » 49 °»- et3 » et {4 planches.
BOISSIER, EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum in Oriente a Græcia
et /Egypto ad Indiæ fines hucusque observatarum. — 5 vol. et Supplément,
in-80, 1867-1888 140 fr.
— Voyage botanique dans le midi de l'Espagne pendant l’année 1837. — 2 vol.
srand in-80, 1839-1845.
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grand in-folio, 24 pages de texte et 221 planches, Genève, 1866 .. 70 fr.
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* cules. — In-89. Genève, 1842-1859, le fascicule 3:
Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
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2 planches 5 fr.
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— Pugillus plantarum novarum Africæ borealis Hispaniæque australis. — In-80
Genevæ, 1852 | or 1:
- BOISSIER, EDM. er BUHSE. Aufzæhlung der in einer Reise durch Transkaukasien
und Persien gesammelten Pflanzen. — In-40 avec 10 planches et 1 carte.
Moskau, 1860 10 fr.
BARBEY, C. er W. Herborisations au Levant : Egyple, Syrie et Méditerranée.
Février-mai 1880, Avec 11 planches et 4 carte, — 1880 20 fr.
BARBEY, W. Flora Sardoæ compendium. Calalogue raisonné des végétaux observés
dans l'ile de Sardaigne. Avec suppl. par MM. Ascnersox et E. Levier. Avec
7 planches, — 1885 29 fr.
— Epilobium genus, a el. Cu. Cuisix ill. Avec 2% planches. -— Lausanne, 1885.
EN fr
=) In
— Lydie, Lycie, Carie, 1842, 1883, 1887. Éludes botaniques. In-4, avec 5 pl. —
890 15 fr.
— Cypripedium Calceolus X macranthos Barbey. — In-4°, avec une planche double
eoloriee, Lausanne, 1891 3 Ir.
STEFANI, C. oe, ©. J. FORSYTH MAJOR er W. BARBEY. Samos, Étude séolo-
gique, paléontologique et botanique, Avec 13 pl., par Gn, Cuisin. 4892, %0 fr.
— — — Karpathos. Élude géologique, paléontologique et botanique, — In-4o,
avec 43 pl., par Gun. Cuisix. 1895 20 fr.
MAJOR, C.-F, Fonsvrw er BARBEY, W, Halki, Étude botanique. — In-A0 avec
I planche double, par Ca, Cuisin, Lausanne, 189% a fr.
AUTRAN, E. er DURAND, TH. — Hortus Boissierianus, Énuméralion des
nantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
1, F, Caévis. In-8o, xı et 572 pages, avec 3 planches, Genève, 1896,
12:fr,
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| Tome 1 1 (1893), | 715 pages, 28 planches h “ 3 u
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IV (1896), 9% AS ON
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Les nee jee travaux à insérés dans le Bulletin de r
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DE
ERBIER BOISSIE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
es (Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
CHEFS Tome VII. 1899.
… PLANS N° 8.
| Ce N° a paru le 30 août 1899.
— er —
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… 15 FRANGS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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52, rue des Écoles. 44, Carlsirasse, \ N
SOMMAIRE DU N° 8. — AOÛT 1899.
I. — Th. Lœsener. — PLANTE SELERIANZ die von
Dr Eduard Serer und Frau Cæcilie Secer in Mexico und
Certralamerica gesammelten Pflanzen unter Mitwirkung
von Fachmännern veröffentlicht. ....................
IL. — H. de Boissieu. — LES RENONCULACÉES DU JAPON,
d’apres les collections DO de M. l’abbe one
IL — Charles Meylan. — CONTRIBUTIONS A LA FLORE IS
5 a
Ppsorocoukpe ma
IV. _ Georges Gaillard. — MELANGES RHODOLOGIQUES.
V. — A. Songeon. — SUR L’AGROSTIS RUBRA L. DES
ALPES DE SAVOIE ER EB ne ER.
NL — Th. Husnot. — UNE GRAMINÉE A En DANS
LA FLORE Ban RS LE à ee
ul No IV.
VII. — Société pour I’ ee de la flore franco- -helvetique (Societe
pour l’étude de la flore française WAUSIOLLIEN): ue
Dullelin =... ER Me PR TS tt SEE RE
APPENDIX No V.
VII. — Ph. de Palézieux.— Anatomisch systematische Unter-
suchung des Blattes der Melastomaceen mit Auschluss der
‘Pages, ci ne i
6
50
609
al
Triben : Microlicieen, Tibouchineen, Miconieen...... 1432
7% année, N° 8. Août 1899.
TT TR LT DT TT ST TT PTT PR
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
PLANTÆ SELERIANÆ"
Die von D' Eduard SELER und Frau Cæcilie SELER
in MEXICO und CENTRALAMERICA gesammelten Pflanzen
Unter Mitwirkung von Fachmännern veröffentlicht
von
Th. LŒSENER
(Suite.)
HIPPOCRATEACEE II.
Hippocratea Grisebachii Les. (= H. verrucosa Griseb. von H. B. K.).
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. Tonalä in silva planitiei inter
Tapana et La Junta : Sel. n. 1895. — Flor. virid. : Febr. — Obs. Valde affinis
H. celastroidi H. B. K.
H. Seleriana Lees. spec. nova; ramulis hornotinis brunneis, puberulis; 4
foliis 5—6 mm. longe petiolatis, elliptieis vel anguste ovato- vel obovato-
elliptieis, margine i. s. manifeste recurvato, interregimo vel integro, basi
obtusis vel acutis, apice obtusis vel subrotundatis et breviter leviterque
secundum costam implicatis, #—7 cm. longis, 1,6—2,5 cm. latis, crasse et
rigide coriaceis, asperulis ceterum glabris, supra i. s. cinereo-vel olivaceo-
viridibus, subtus cinereo-subrufis, costa media supra prominula vel sub-
2 1 Vergl, Bull. Herb. Boiss. II, pag. 533-566 u, III, pag. 609-629.
BULL. nenn. noıss., août 1809, 38
562 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (72)
plana, subtus prominula, nervis lateralibus utrinque cire. 6-7 ad apicem
versus curvatim ascendentibus, supra obsoletis, subtus prominulis, iuxta
marginem reticulatis, reticulo supra manifeste insculpto, subtus promi-
nulo, obsoletiore ; capsulis trilobis, applanatis, lobis obovatis, cire. 4,3 cm.
longis, 3,5 cm. latis, longitudinaliter nervosis, basi marginibus sese tan-
gentibus et paullisper connatis, apice minute excisulis, loculicide medio
secundum totam suturam longitudinaliter dehiscentibus, cire. 4-spermis,
seminibus samaroideis, planis, testa superne in locellum coriaceum dis-
coideum oblique ovatum embryoniferum incrassata, inferne in alam cire.
3-plo longiorem, membranaceam sub-<formem dilatata, margine externo,
1. e. ad suturam versus sito paullulum incrassato, interno (ad carpelli
marginem versus sito) tenuire, raphe illo propiore quam hoc.
Habitat in Mexico in prov. Oaxaca in collibus aridis fruticigeris iuxta San
Bartolo Yauhtepec : Sel. n. 1628. — Fruct. : Jan.
Obs. Videtur affinis 7. obstusifolie Roxbg., speciei Indicæ et Africanæ.
TURNERACEZÆ Il., det. J. Urban.
Turnera diffusa Willd.
Hab. in Guatemala in dept. Quezaltenango et Huehuetenango in pineto inter
Aguas Calientes et Malacatan et in distr. Nenton in montibus calcareis inter
Uaxackanal et Quen Santo et ad Chaculà : Sel. n. 2903, 3029, 3121. — Flor. :
Jun. et Aug.
T. ulmifolia L. var. intermedia Urb.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tonalà ad Tiltepec : Sel. n. 1860.
— Flor. : Febr.
T. ulmifolia L. var. Surinamensis Urb.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pratis montis Gerro de Tonalä : Sel. n.
2059. — Flor. : Febr.
T. ulmifolia L. var. velutina (Presl.) Urb.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in silva montosa inter San Carlos et S. Bartolo
Yauhtepec, et in distr. Juchitan ad Tapana, et in prov. Chiapas in pineto mon-
toso ad Cuesta S. Fernando inter distr. Tenala et Tuxtla Gutierrez : Sel. n.
1697, 2045, 1831. — Flor. : Jan. et Febr.
BIXACEÆ.
Gochlospermum vitifolium (Willd.) Spreng (= Bombax vitifolium Willd., Gochlo-
spermun hibiscoides H.etB., Maximilianea vitifolia (Willd.) Urb.)
Vulgs. : «quie-riga», « quie-quega » (zapot. — «linke Blume»); chuarumbo»,
€ tecomasuchil » (mexic. — «Becherblume»); « flor izquierda » (span. —
«linke Blume »).
(78) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIAN.E. 563
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec in Cerro Quiengola,
in distr. Yauhtepee in collibus aridis silvaticis ad San Carlos, in prov. Chiapas
in distr. Tuxtla in fruticetis vallis de Cintalapa apud Hacienda Razon, et in
Guatemala in dept. Chiquimula in collibus aridis juxta Camotan et Chiquimula :
Sel. n. 1612, 1080, 1690, 1935, 3319, 3326. — Flor. : Jan.-Febr.
Bixza Orellana 1.
Vulg. : « achiote » (mexic.).
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr, Juchitan in planitiei silva apud
Tapana : Sel. n. 2042. — Fruct. : Febr.
PASSIFLORACEZÆ II., det. H. Harms.
Passiflora fœtida L.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec ad fluvii Rio Tehuantepec
ripam infra Totolapam ad Rancho S. Juanico et in prov. Chiapas in distr. Tuxtla
ad Ocozuquauhtla : Sel. n. 1670 et 2119. — Fl. albid. vel. coerul. : Jan.-Febr.
P. fetida L. var.
Vulg. : « pè-pè » (zapot.); « flor de granadita ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec, in valle Rio Tehuante-
pee infra Jalapa : Sel. n. 1665. — Flor. cœrul. et fruct. rubr. : Jan.
P. macrocarpa Mart.
Vulg.: « granadilla ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in horlo Hacienda Razon :
Sel. n. 1969. — Flor., petal. purpureo-violaceo-punclat., filament. purpureo-
violaceis : Febr.
P. sexflora Juss.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango supra Jacaltenango : Sel. n.
3143. — Flor. albid. : Jun.
LOASACEZÆ, det. E. Gilg.
Gronovia scandens L.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, ad Nenton : Sel, n. 3213. —
Flor. : Sept.
Cevallia sinuata Lag.
Vulg. : « Ortigon »,
Hab, in Mex., in prov. Nuevo Leon ad Monterey : Sel, n. 1066. — Flor, : Oct.
Mentzelia latifolia Urb. et Gilg.
Hab, in Mex., in prov. Nuevo Leon ad Monterey : Sel, n. 1090. — Flor. : Oct,
Euenide lobata A. Gray.
Hab. in Mex., in prov, Nuevo Leon ad Monterey in Gerro del Obispado : Sel.
n. 1112. — Flor. : Oct.
964 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (79)
LYTHRACEE Il., det. E. Kehne.
Lythrum acinifolium Sess. et Moc. a. parvifolium Kæhne.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr, Chilon, in montibus et silvaticis
inter Huitztan et Oxchuc et S. Martin : Sel. n. 2247 et 2256. — Flor. et fruct. :
Mart.
Cuphea œquipetala Cav. var. =. levicaulis Koehne, forma b.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, ad Chaculà in
pratis : Sel. n. 2814. — Flor. : Jul.
C. equipetala Cav. var. 8. hispida Kœhne, forma a.
Hab. in Guatem., apud Huehuetenango, in pratis ad pedem pyramidum Cues
Zac-uleu : Sel. n. 3149. — Flor. : Jun.
©. œquipetala Cav. var. 8. hispida Koehne forma b.
Hab. in Mex., in prov. Mexico apud Dos Rios et in prov. Chiapas in distr.
Chilon in montibus supra Ococingo : Sel. n. 1297 et 2154. — Flor. : Oct. et Mart.
€. angustifolia Jacq.
Hab. in Mex., in distr. Oaxaca in stagnosis apud Tlaxiaco : Sel. n. 4435. —
Flor. : Dec.
€. Balsamona Cham et Schlechtd.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla ad San Andres Osuna, et in dept. Hue-
huetenango ad Quen Santo in 1300 m. altitud. : Sel. n. 2558 et 2786. — Flor. :
Maj.-Aug.
C. Cæciliæ Koehne n. sp. (Sect. Melvilla, Subsect. Erythrocalyx, Ser. 2).
Cupheæ subuligeræ Koehne (Monogr.n. 203) simillima et ejusdem forsan
varietas. Folia latiora (ad 36 mm.), nervo medio sublus sæpius purpuras-
cente. Inflorescentiæ distinctissimæ folia floralia celerrime decrescentia
pilis longis glanduliferis setoso-ciliata, axi pedicellisque densissime glan-
duloso-hirtellis. Galyx (20—30 mm.) purpureo-coccineus dense glanduloso-
hirtellus. Petala nulla. Staminum Ai dorsalia 2 ceteris multo inferius
inserta. Ovula cire. 11, stylus ovarii À ‘/2 æquans. Cetera ut in C. subu-
ligera Kœhne (Engler’s Jahrb. II. 408).
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Comitan, in silva montana ad
ripam fluvii « Saconeja » : Sel. n. 2584. — Flor. : Mart.
©. graciliflora Kehne.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter S.
Martin et Ococingo : Sel. n. 2152. — Flor. : Mart.
C. Hockeriana Walp.
Hab. in Mexico, in distr. Chiapas in clivis apricis arenosis et calcareis apud
Izlapa et in distr. « dei Centro » in valle « Rio Prospero » apud Hacienda Tierra
(SP) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANÆ. 565
colorada, et in Guatemala in dept. Salamä in silva montana supra Tocoy-Morazan :
Sel. n. 2084, 2091, 3405. — Flor. : Dec. et Mart.
C. hyssopifolia H. B. K. forma a.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. Chilon in saxosis ad rivi profunde
inculpti marginem in silva montana inter S. Martin et Ococingo : Sel. n. 2132.
— Flor. : Mart.
C. hyssopifolia H. B. K. forma b. subrevoluta Kœhne.
Hab. in Guatemala, culta : Sel. n. 2536. — Flor. : Maj.
C. pinelorum Benth.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon in pinetis montium inter
Oxchuc et San Martin, et in Guatemala in dept. Quezaltenango in clivis ad Aguas
Calientes : Sel. n. 2258 et 3237. — Flor. : Mart. et Sept.
Cuphea procumbens Cav.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad Tzintzuntzan et ad Pätzcuaro : Sel. n.
1252 b. et 1257. — Flor. : Oct.
C. sanguinea Kœhne n. sp. (Sect. Diploptychia, Subsect. Leioptychia).
Fruticosa. Rami pubescentes ac glanduloso-hispiduli. Folia breviter petio-
lata opposita, e basi lata rotundata v. subcordata ovata v.oblonga (3—7 cm. :
1,8—3,6 em., floralibus usque ad 14 : 9 mm. decrescentibus), acutiuseula,
supra initio strigulosa, subtus strigoso-hirtella v. hispidula, nervorum
paribus circ.8. Racemi simplices foliosi; pedicelli solitarii interpetiolares
breves. Calyx (20—25 mm.) calcare brevissimo munitus, dense glandu-
loso-hirtellus, intus glaberrimus. Petala 6 valde inaqualıa pl. min. intense
sanguinea v. flavescenti-sanguinea. Stamina 11 glaberrima. Stylus glaber-
rimus. Discus horizontalis subtus convexus. Ovula cire. 13—1A4.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in montium declivibus supra
Jacaltenango : Seler n. 2629, et in dumelis Cuesta de la Concepcion : Seler
u. 3250. — Flor. : Apr. et Sept.
Obs. A plerisque Leioptychiæ speciebus disco horizontali differt, imprimus a
C. cordata R, et P. habitu simili. Proxima C. Nelsoni Rose (Contrib. U. S. Nat. Herb,
V. 3, p. 137 t. 15, 1897) Mexican, cujus discus ipse quoque horizontalis, folia vero basi
subangustata minora, ovula 10. An ejusdem varıetas ?
C. Seleri Kœhne n. sp. (sect. Melanium). Annua. Caulis glanduloso-
hirtellus. Folia breviter petiolata ovala (3 em. : 1,5 cm.) obtusiusecula,
minutim strigulosa et insuper setulosa, nervorum paribus cire. 8-10.
Inflorescentia foliosa, simplex videtur, pedicelli brevissimi prophyllis
minutis. Calyx (7—8 mm.) basigibbus, fauce angustalus subampullaceus,
lobo dorsali magno producto, hispidus, fructifer valde ampullaceus. Petala
6 deeidua, 2 dorsalia (2,5 mm.) oblusa, # ventralia fere triplo angustiora
acutissima, Stamina 11, episepala tubo multo breviora. Stylus glaberrimus
semper inclusus. Discus fere horizontalis subtus convexus, ovula >.
Semina (3 mm.) margine obtusa.
566 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (Si)
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, ad Uaxackanal in Llano : Seler
n. 2841. — Flor. : Aug.
Obs. Species a Cuphea affinitatum Kcehne simillima imprimis differt calyce am-
pullaceo, petalis ventralibus acutis, disco horizontali, seminibus margine obtusis.
Inserenda cum C. affinitatum (cf. Engler’s Jahrb. XXIII. Beibl. 57, p. 20) post Monogr.
n. 108, ibid. II. 142).
C. subuligera Kœhne.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in montibus inter Oxchuc
et San Martin : Sel. n. 2171. — Flor.: Mart.
C. utriculosa Koehne.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas ad fluvium apud Tonalà : Sel. n. 187%. —
Flor. : Febr.
C. utriculosa Koehne y. Donnellsmithii Kœhne.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chiapas in saxis humidis ad Hacienda
del Calvario et in distr. « del Centro » in lapidıbus ad fluvium Rio Hondo apud
Hac. del Burrero : Sel. n. 2079 et 2267. — Flor. : Mart.
C. Wrightir A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad Tzintzuntzan : Sel. n. 1252a. —
Flor. : Oct.
Heimia salicifolia Link.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in Cerro del Obispado apud Monterey :
Sel. n. 1105 et 1109. — Flor. : Oct.
ARALIACEÆ, det. H. Harms.
Oreopanax capitatus Dene. et Pl., forma foliis paullo magis cordatis.
Vulg. : «K’ab-choh » (Sprache der Chuh); « pata de leon ».
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in collibus cal-
careis ad Quen Santo et inter Chaquial et Chaculä in 1400 m. altitud. : Sel. n.
2669 et 3139. — Flor. : Jun. et Jul.
O. Xalapensis Dene. et PI.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon in silva montana inter Huitz-
tan et Oxchuc : Sel. n. 2224. — Fruct. : Mart.
Gilibertia arborea March.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. Tonalä in silva circa Arroyo in Ha-
cienda Los Amates et in silva montana ad Cuesta San Fernando inter distr.
Tonala et Tuxtla : Sel. n. 1801 et 1919. — Flor. : Febr.
Aralia humilis Cav.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas ad Comitan, et in Guatemala, in dept. Hue-
huetenango in distr. Nenton in montibus calcareis apricis ad Uaxackanal : Sel.
n. 3046 et 3030. — Flor. : Aug.
POLEMONIACEÆ I.
Cobea macrostemma Ruiz et Pavon.
Hab. in Guatemala, in cupressetis et bambusetis ad Chixoy apud Tecpam
(82) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 567
Guatemala in 3000 m. altitud. et in dept. La Antigua ad San Lucas : Sel. n.
2293 et 2452. — Flor. pallide flavi : Sept.-Oct.
Bonplandia geminiflora Cav.
Hab. in Mex., in prov. Morelos in distr. Cuernavaca prope Xochicalco : Sel.
n. 400. — Flor. : Dec.
Leselia ciliata L.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Juchitan apud Tapana et in prov.
Chiapas in distr. Tuxtla in horto Haciendæ Razon : Sel. n. 1786, 1995, 1854. —
Flor. albidi vel. pallide flavi : Febr.
L. glandulosa (Cav.) G. Don.
Vulg. : « spinacilla ».
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in pineto ad Cueva de las Calaveras apud
Tlaxiaco et in silvaticis montanis inter San Carlos et San Bartolo Yauhtepec, in
prov. Chiapas in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa, in Guatemala in dept. «del
Centro » in pineto montano apud Chiquin : Sel. n. 1440, 165%, 1931, 2486. —
Flor. rubell. vel rosei vel roseo-lilacini : Dec.-Febr.
L. intermedia Lees. sp. nova; ramulis glanduloso-puberulis; foliis cire.
1—3 mm. longe petiolatis, ovalo-oblongis usque sublanceolatis, argute
serralis, denticulis mucronatis, basi cuneatis, apice acutis, cire. 1,2—1,8 em.
longis, 0,4—0,6 cm. latis, utrinque glanduloso-puberulis; floribus in folio-
rum ad ramuli apicem versus diminutorum axillis solitariis, pedicellis
gracilibus cire. 6 mm. longis, prophyllis cire. 7—8 sub floribus ipsis dense
congestis et hypanthium formantibus, singulis exterioribus foliaceis lan-
ceolatis vel lineari-lanceolatis, glanduloso-pilosis, aristato-serratis aculis,
cosla et nervis manifeste prominentibus, interioribus hyalinis, anguste
ovato-deltoideis, appresse aristatis apice anguste acutis, omnibus cire.
4—6b mm. longis; calyce albido hyalino, tubuloso tenuiter meimbra-
naceo cire, # mm. longo, 5-lobo, lobis erectis, tubo ipso brevioribus,
manifeste nervosis, nervis in aristulas tenues desinentibus; corollæ
tubo incluso, lobis rotundatis, cuneatis, ji. vivo purpureis, sed i. sieco
postquam in aqua coclis violaceis; staminibus breviter exsertis,
ovario 3-loculari, loculis A-ovulatis, stylo longo filiformi, apice bre-
viter 3-lobo.
Losselia glandulosa Dammer in Les. Pl. Sel. I. p. 26 (558) non G. Don.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca in Cerro de la Soledad : Sel. n. 1343 b.,
1344. — Flor. : Nov.
Obs, Species intermedia est inter L. glandulosam G. Don. et L. cœruleam G,
Don. An planta hybrida ?
L. cœrulea (Cav.) G. Don.
Hab. in Mex., in prov, Oaxaca in Cerro de la Soledad : Sel, n. 1943 a. —
Flor, : Nov.
568 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (83)
L. coccinea G. Don.
Vulg. : « spinacilla ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in clivis montis Calvario iuxta Pätzeuaro
et in prov. Chiapas in distr. « del Centro » in silv. montan. inter Iztapa et Cina-
canian : Sel. n. 120% et 2089. — Flor. ignei : Nov.-Mart.
HYDROPHYLLACEÆ 1.
Phacelia pimpinelloides A. Gray.
Hab. in Guatemala in dept. Quezaltenango in monte Chi Lahuh Quieh in
agrestibus : Sel. n. 2896. — Fl.: Jun. — Det. Donn. Smith.
Nama jamaicense L.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in disitr. Nenton ad Uaxackanal :
Sel. n. 2859 et 3193. — Flor. albid. : Aug.
N. dichotomum Choisy.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in fundamentis domuum antiquarum in Te-
poscolula : Sel. n. 155%. — Fruct. : Dec.
Stark wohlriechend.
N. dichotomum Choisy forma latisepalum Les. forma nova, humilior et gracilior,
floribus paucioribus, sepalis apice magis dilatatis.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in clivis humidis sub saxa calcarea ad Tlaxiaco :
Sel. n. 1463. — Flor. et fruct. : Dec.
Wigandia Caracasana H. B. K. forma.
Hab. in Mex., in distr. federali ad Coyouacan : Sel. n. 1333. — Flor. lilac. :
Nov. — Præterea multoties observata in Canada « Tecomavaca » usque ad vallem
Oaxaca.
Hydrolea spinosa L.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in distr. Juchitan in alveo fluvii ad Tapana
et in Guatemala in dept. Izabal in fluvii « Rio Motagua » valle apud Los Amates :
Sel. n. 1785 et 3373. — Flor. : Jan.-Febr.
LABIATÆ 1.
Teuerium cubense L.
Hab. in Mexico in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas et in prov. Nuevo Leon iuxta Monterey : Sel. n. 770 et 1040. —
Flor. : Oct.-Febr.
Scutellaria purpurascens Sw.
Hab. in Mex. in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tampam-
olon : Sel. n. 192.
Sc. Seleriana Los. sp. nova; caule erecto, ramosissimo, breviter pubes-
cente, obsoleto 4-gono; foliis remotis 7—13 mm. longe petiolatis, petiolo
(84) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANÆ. 369
tenui, pubescente, late ovatis, obtusis, crenatis, basi late cuneatis vel sub-
truncatis, supra puberulis, subtus pubescentibus, nervis utrinque circ.
2— 3, subtus prominulis, lamina cire. 12—18 mm. longa, 8—12 mm. lata,
Nloralibus gradatim minoribus et brevius petiolatis, addito petiolo usque
10 mm. longis, inflorescentiis racemosis floribus, ut videtur, oppositis,
pedicellis pubescentibus, 3—4 mm. longis, calycibus hirtellis, vix 2 mm.
longis, scutello eirc. 1,5 mm. longo, in fructu usque 5 mm. longo, corollis
extrinsecus præcipue apice breviter villosulis, pallide purpureis, sub
anthesi 12—15 mm. longis, fauce sensim dilatato, labio superiore 3-lobo,
lobıs margine sub-incrassatis et crenulatis, medio cucullato, vix 2 mm.
longo, labio inferiore porrecto, 3,5 mm. diam., rotundato, subintegro,
apice obsolete excisulo, staminibus % didynamis, corollæ tubo insertis,
filamentis styloque apice recurvatis et labii superioris galea inclusis;
disco obliquo latere anteriore gynophorum gerente, nuculis sub anthesi
glabris.
Habitat in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in collibus silvatieis ad Uaxac-
kanal inter lapides calcareos in 1200-1300 m. altitud. : Sel. n. 2799. — Fl. et
fruct. : Jul.
Obs. Species ad$ Vulgares Benth., C Cuneatce Brig. pertinere videtur.
Sc. lutea J. Donn. Smith.
Hab. in Guatemala, in dept. Salamä ad Santo Thomas in pinetis : Sel.n.
2441 et 3406. — Flor. : Dec.
Sc. chalicophila Loes. sp. nova, basi ramosa, ramulis ipsis simplicibus,
tetragonis, sub lente valida brevissime pulvereo-puberulis; foliis remotis,
brevissime (2—3 mm. longe) peliolalis, late ovatis, obtusis integris vel
subintegris, basi acuta vel late cuneata, glabris vel subglabris, 18—30 mm.
longis, 7—12 mm. latis, costa tantum subtus iuxta basin minutissime et
brevissime pulvereo-puberula, nervis utrinque 2—3, subtus prominulis,
floralibus gradalim minoribus; inflorescentiis racemosis, floribus oppo-
sitis; pedicellis breviter puberulis, cire. 2 mm. longis; calyeibus subglabris
vel sub lente valida hinc inde brevissime et parce pulverulento-puberulis,
cire. 2,5 ram. longis, scutello vix 2 mm. longo, in fructu usque pæne
5 mm. longo; corollis extrinsecus glanduloso-villosulis, cœruleis, cire.
15 mm. longis, fauce sensim dilatato, labio superiore sub-galeato, 3-lobo,
lobis margine + repandis, pene 2 mm. longis, labio inferiore paullum
deflexo atque longitudinaliter replicato, obsolete crenulato-lobulato, rotun-
dato, cire, 4,5 mm. diam.; staminibus 4, didynamis, fauci corollæ insertis,
filamentis styloque apice recurvatis galea inclusis, disco oblique conico»
in gynophorum angustato, nuculis sub anthesi glabris.
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (85)
Habitat in Guatemala, in dept. Huehuetenango inter Chaculä et Uaxackanal
in montibus silvigeris calcareis in 1400-1500 m. altitud. : Sel. n. 282% et n.
3149. — Flor.: Jun.-Jul.
Obs. Species ad 8 Vulgares Benth., F. Galericulatæ Boiss. pertinens.
Marrubium vulgare L.
Vulg. : (amor seco ».
Hab. in Mexico prope Aguas Calientes, in prov. Mexico, in distr. Chalco
prope Amecameca, in prov. Oaxaca prope Teposcolula : Sel. n. 498, 571, 1603. —
Flor. : Nov.-Dec.
Brunella vulgaris L.
Hab. in Mexico, in prov. Hidalgo prope Zacualtipan et prope Matlatengo : Sel.
n. 144 et 651, et in Guatemala in depart. Huehuetenango ad « Cuesta de la Con-
cepcion » in 1600—2000 m. altitud. vulgaris : Sel. n. 2876. — Flor. in Mex.:
Maj., in Guatem. : Sept.
Leonurus sibiricus L.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla ad La Rochela apud San Andres Osuna
et in dept. Alta Vera Paz in Coban in hortis et ad vias : Sel. n. 2459 et 3419, —
Flor. : Nov.-Dec.
Salvia privoides Benth.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, iuxta Tzintzuntzan in campestribus : Sel.
n. 1238. — Flor. pallide cerul. : Oct.
3. tiliifolia Nahl.
Hab. in Mexico, iuxta Oaxaca in ruderalibus, et in Guatemala, in dept. Hue-
huetenango, in distr. Jacaltenango, ad Todos los Santos : Sel. n. 1350 et 2771.
— Flor. cœrul. : Sept.-Nov.
S. lanceotata Willd.
Hab. in Mex., prope Zacatecas, in prov. S. Luis Potosi ad lacum siccum iuxta
viam ferream, in prov. Mechoacan ad Tzintzuntzan in campestribus : Sel. n.
939, 1126, 1229 a. — Fl. pallide cœrul. : Oct.-Nov.
S. lanceolata Willd. forma. |
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi iuxta Venado : Sel. n. 1123.
S. angustifolia Cav. forma ad var. glabram Brig. accedens.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in distr. Nenton ad Chaculä in
collibus silvaticis in 1600 m. altitudine : Sel. n. 29941. — Flor. cerul. : Aug.
S. angustifolia Cav. var. glabra Brig. mss. in herb. Berol. ramulis glabris,
calycibusque breviter puberulis.
‚Hab. in Mex., in prov. Mechoacan iuxta Tzintzuntzan et in prov. Chiapas in
distr. Tuxtla ad Ocozuquauhtla in locis aprieis : Sel. n. 1230 et 1930. — Flor.
cϾrul. : Oct.-Febr.
Salvia lavanduloides Kunth.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in clivis supra Monte Calvario apud Pätz-
cuaro et in prov. Chiapas in clivis arenosis et calcareis apud Iztapa, in distr.
Chilon in silva montana inter Huitztan et Oxchue : Sel. n. 1255, 1275, 2085,
2147, 2157. — Flor. cœrul. : Oct.-Nov.; fruct. : Mart.
S. nana Kunth.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista et
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ST Lors né er 1
(86) TH. LOESENER. PLANTÆE SELERIANE. 571
in Guatemala in pineto inter Aguas Calientes et Malacatan : Sel. n. 100 et 2891.
— Flor. : Jun.
S. glechomifolia Kunth.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 881. — Flor. : Maj.
S. Hispanica L.
Hab. in Mex., in prov. Jalisco, prope Serrano : Sel. n. 575. — Flor. : Nov.
S. Xalapensis Benth.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa : Sel. n.
1959. — Flor. cœrul. : Febr.
S. polystachya Orteg.
Hab. in Mex., in distr. fœderali in Cerro de Iztapalapa et in prov. Mechoacan
iuxta Pätzcuaro : Sel. n. 428, 463, 1276. — Flor. pallide cœrul. : Nov.-Dec.
S. angulata Benth.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad Tiripitio et ad Pätzeuaro : Sel. n. 1149
et 1237. — Flor. albid. vel obscure cœrul. (calyce subatro) : Oct. — Ex de-
script. determinata.
S. ballotiflora Benth.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in distr. Monterey in collibus saxosis et
apricis Cerro del Obispado : Sel. n. 1089. — Flor. pallide cœrul. : Oct.
S. semiatrata Zucc.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in Canada supra EI Parian :
Sel. n. 1520. — Flor., calyce violaceo, corolla obscure cœrulea : Nov.
S. amarissima Ort.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca prope Etla : Sel. n. 82. — Flor. : Jun.
S. Lindenii Benth.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. del Centro in valle fluvii «Rio
Hondo » apud Hac. del Burrero, in saxosis et in distr. Chilon inter Huitztan et
Oxchuc in silva montana : Sel. n. 2107 et 2248. — Flor. carnei vel rubri : Mart.
S. involucrata Cav.
Hab. in Guatemala, in dept. Salamä in silva ad Santa Rosa : Sel. n. 3297. —
Flor. rub. : Dec.
S. microphylla Kunth (S. Grahamii Benth. vix varielas mediocris S. microphyllæ
Kunth).
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacuallipan et in distr. fœderali in
Cerro de Iztapalapa et prope Tacubaya : Sel. n. 168, 427, 430, 432, 462. — Flor.
et fruct. : Nov. et Maj.
S, cyanea Benth.
Hab. in Guatemala, apud Quezaltenango in monte trachytico Chi Lahuh Quieh :
Sel. n. 2944. — Flor. obscure cœrul, : Jun.
S. Mexicana L.
Hab, in Mex., in prov. Mechoacan supra Monte Calvario apud Pätzeuaro :
Sel, n, 1193, — Flor., calyce pallide viridi, corolla obscure cœrulea : Oct.
[5
572 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (87)
S. purpurea Cav.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan prope Tzintzuntzan et in clivis supra Monte
Calvario apud Pätzcuaro et in prov. Chiapas in distr. Chilon in montibus inter
Oxchuc et San Martin ad rivulos et in pratis : Sel. n. 1498, 1203, 1280, 2261.
— Flor. purpurei vel purpureo-violacei : Oct.-Mart.
S. affinis Cham. et Schlechtd., specimen ad S. purpuream Cav. vergens.
Hab. in Guatemala iuxta Chimaltenango in fruticetis : Sel. n. 2338. —
Fl. purpur. : Sept.
S. cinnabarina Mart. et Gal.
Hab. in Guatemala, in dept. Chimaltenango in Sierra Santa Elena apud Tecpam
Guatemala in cupressetis : Sel. n. 2336. — Flor. rubr. : Sept.
S. coccinea L.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in Cerro del Obispado iuxta Monterey :
Sel. n. 1073. — Flor.: Oct.
S. coccinea L. var. pseudococcinea (Jacq.) Les. (= S. pseudococcinea Jacq.)
Vulg. : « mirto ».
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tanquian,
et in distr. Ciudad del Maiz prope Gallinas, et in prov. Nuevo Leon iuxta Mon-
terey : Sel. n. 273, 716, 1061. — Flor. vivo-rubri : Oct.-Mart.
S. vitifolia Benth.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca prope Etla : Sel. n. 845.
S. cacaliifolia Benth.
Hab. in Guatemala, in dept. Alta Vera Paz prope Coban : Sel. n. 2433. —
Flor. cerul. : Dec.
S. Alamosana Rose vel affin.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in clivo supra Monte Calvario apud Patz-
cuaro : Sel. n. 4229. — Flor. cœrul. : Nov.
Lepechinia spicata Willd.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango prope Aguas Calientes in campes-
tribus et ad rivulorum ripas arenosas : Sel. n. 2767. — Flor. albid. : Sept.
L. Schiedeana (Schlechtd.) Vatke (=Stachys Schiedeana Schlechtd. in Linnæa VII,
1832, p. 398, Lepechinia procumbens Benth. Lab. p. 415 [Maj 183%]).
Hab. in Mexico, in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 899. — Fi. et
fr. : Ma].
Hedeoma costata Hemsl.
tab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, iuxta Chaculä in collibus cal-
careis in 1600 m. altitud. : Sel. n. 312%. — Flor. lilac. : Jun.
Satureia Brownei (Sw.) Briq. forma transit. ad S. æalapensem (Kunth.) Brig.
. Hab in Mexico, in prov. Chiapas ad S. Martin : Sel. n. 2131, et in Guatemala
in dept. Huehuetenango ad Chaculä in fruticetis et inter ædificiorum fundamenta
veterum : Sel. n. 3148. — Flor. : Mart.-Jun.
Hyptis tomentosa Poit.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. Tuxtla in vallibus apertis Haciendæ
Petapa : Sel. n. 1958. — Flor. pallide cœrulei : Febr.
(88) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 073
H. tomentosa Poit. vel affinis, foliis paullulo latioribus, indumento paullulo
densiore diversa.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula in Canada supra Toto-
lapam : Sel. n. 1753. — Frutices alti, florib. pallide cœrul. : Jan.
H. albida H. B. K.
Hab. in Mexico, in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Pänuco : Sel.
n. 248. — Flor. : Mart.
H. albida H. B. K., forma inflorescentiis laxioribus paullulum recedens.
Hab. in Mexico, in prov. Jalisco ad vulcani apud Colima siti pedem prope
Barranca de Beltran in clivis aridis : Sel. n. 3433. — Flor. lilacini : Apr.
H. stellulata Benth.
Hab. in Mexico. in prov. Morelos in distr. Cuernavaca prope Xochicalco, in
prov. Oaxaca in distr. Oaxaca ad San Bartolo Yauhtepec in collibus aridis et in
Cerro de la Soledad, in Honduras in silvaticis montanis supra Copan : Sel. n.
389, 1358, 1658, 3330. — Flor. alb. dulce fragrant. : Nov.-Jan.
H. verticillata Jacq.
Hab. in Mexico, in prov. Vera Cruz in distr. Ozuluama prope Pänuco, in
Guatemala in dept. Huehuetenango ad Nenton, et in dept. Izabal in valle fluvii
«Rio Motagua » apud Los Amates in fruticetis : Sel. n. 685, 3208, 3363. —
Flor. albid. vel albido-rosei : Sept.-Apr.
H. pectinata Poir.
Hab. in Guatemala in municipio ipso in querceto ad Barranca del Zapote :
Sel. n. 2470. — Flor. lilac. : Nov.
H. urticordes Kunth.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. Chilon in clivo supra Ococingo :
Sel.n. 2134. — Flor. pallide cœrul, : Mart.
H. lilacina Benth. DC. Prod. XI, p. 123 (an etiam Schiede et Deppe ?).
Hab. in Guatemala, in dept. La Antigua ad San Lucas frequens : Sel. n.
2423. — Flor. aromatiei, pallide rosei usque albidi : Oct.
IH, mutabilis (Rich.) Brig. var. spicata (Poit.) Brig. vel affinis.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca ad fluvii ripam apud Tonalà et in Honduras
supra ur in a co LE Sel. n.1996 et 3370. — Flor. fragrant. pallide
cœrul. : Jan.-Febr.
H. capitata Jacq.
Hab. in Guatemala in dept. Escuintla, iuxla S. Andres Osuna ad Cucunya :
Sel. n. 2524. — Fl.: Maj.
H. capitata Jacq. var, Guatemalensis (Vatke mss.) J. Donn. Smith in schedulis.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla, iuxta S. Andres Osuna ad rivulum
apud Cucunya : Sel. n. 2520, — Fl. albid. : Maj.
H, brevipes Poit. var. robusta les. var, nova; tola planta robustior, foliis
erassioribus anguste oblanceolatis, capitulis præcipue fructiferis multo maioribus
usque 2,2 cm. diam, (forsan species propria).
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr, Chilon, ad San Martin in clivis et
silvaticis montanis : Sel, n. 2155 et 226%, — Flor. albid. usque violac. el
fruct, : Mart,
LINE PE re
D74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (89)
H. florida Benth. vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda S. Gaspar :
Sel. n. 311. — Flor.: Dec.
H. recurvata Poit.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca ad fluvii ripam apud Tonalà : Sel. n. 1997. —
Flor. albid. : Febr.
Ocimum carnosum Link et Otto.
Hab. in Mexico prope Orizaba : Sel. n. 838 et 919. — Flor. : Jul.
O. micranthum Willd.
Hab. in Mexico, in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tampam-
olon, et in prov. Chiapas in distr. Tuxtia ad Cintalapan et Ocozuquauhila :
Sel. n. 235, 1825, 1945. — Flor. : Febr.-Mart.
GESNERACEE det. John Donnell Smith.
Tussacia spec. forsan. nova.
Hab. in Mex. loco natali accuratius non indicato : Sel. n. 923. — Det. Les.
Alloplectus tetragonus Hanst.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, iuxta Yalambohoch in humida
silva primæva : Sel. n. 3218. — Fl.: Aug.
Achimenes grandiflora DC.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango ad Cuesta de la Concepcion, in
umbrosis saxis calcareis et inter Nenton et San Andres in pineto ad umbrosum
rivuli marginem : Sel. n. 3247 et 3280. — Fl. : Sept.
Heppiella ovata Klotzsch et Hanst.
Hab. in Guatem., in dept. Huehuetenango in distr. Jacaltenango in clivis
fruticigeris apud San Martin : Sel. n. 3191. — Flor. : Sept. !
Kohleria Deppeana (Cham et Schlechtd.) Fritsch (= {soloma Deppeana Hemsl.)
Hab. in Guatem., in dept. Alta Vera Paz ad Santa Cruz apud Coban : Sel.
n. 2439. — Flor. : Dec.
K. elegans (Decsne.) Les. (= Moussonia elegans Decsne.)
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. Chilon in clivo supra Ococingo :
Sel. n. 2180. — Flor. : Mart. — Det. Les.
Gesneria Warscewiczii Hanst.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango apud Quen Santo : Sel. n. 2671.
— Hlor -Ato:
. ? Ein Vergleich mit dem Hansteinchen Original aus Venezuela zeigt
indessen, dass es sich um eine andere Art handeln muss, die vielleicht neu ist.
Ob die Selersche Pflanze überhaupt zu Heppiella gehört, erscheint mir eben-
falls zweifelhaft. Th. Lœsener.
(90) TH. LOESENER. PLANT.E SELERIANÆ. 375
ACANTHACEE IN., det. G. Lindau.
Elytraria squamosa (Jaeg.) Lindau (= Tubiflora sq. (Jacq.) O. Ktze.).
Vule. «Un pie».
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan, ad Tapana in locis apertis,
in prov. Chiapas in distr. Tuxtla, in Hacienda Razon et in distr. Tonalà inter
Tapana et La Junta in fruticeto arido, ibique ad Tonalà ad fluvii ripam, atque
in Guatemala in collibus siccis ad Chiquimula : Sel. n. 1787, 1863, 2021, 2048,
337%. — Fl. et fr. : Jan. et Febr.
Blechum grandiflorum OErst.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla ad Ocozuquauhtla ad rivulum :
Sel. n. 2123. Flor. : Febr.
Dyschoriste bilabiata (Seem.) O. Ktze.
Hab. in Mex., iuxta Oaxaca in monte Alban : Sel. n. 1733. — Flor. : Dee.
D. erinita (Nees) O. Ktze.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in pratis iuxta Chacula in 1600 m.
altitud., ibique in pinetis et quercetis in solo calcareo, et in pinetis inter Aguas
Calientes et Malacatan (inter dept. Huehueten. et Quezaltenango) : Sel. n. 2812,
2946, 2989, 3158. — Flor. : Jun.-Aug.
D. ovata (Cav.) O. Ktze.
Hab. in Guatemala, in dept. Quezaltenango in distr. Ziha, in clivis fruticigeris
ad Aguas Calientes : Sel. n. 3112. — Flor. : Sept.
D. Quitensis (H. B. K.) O. Ktze.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in via ferrea iuxta Acambaro : Sel n. 1156.
— Flor. : Oct.
Ruellia geminiflora H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in Gerro del Pueblo viejo
ad Huauhtlilla in silva montosa in solo calcareo : Sel, n. 1570. — Flor. : Dec.
R. geminiflora M. B. K., vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in horto Haciendæ Razon :
Sel.n. 4813. — Flor.: Febr.
R. Honkei Nees.
Vule.;« Yerva de novillo »,
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Tonalà, in silva ad lagunæ mar-
ginem prope Paredon, ınque distr. Tuxtla, in Cuesta infra Hacienda Petapa, et
in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan in pratis ad lagunam inter Chicapa et
Izhuatan, et in Guatemala, in dept. centrali, in silva montana apud Chiquin,
iuxtaque Chiquimula in eollibus sieeis, et ad Camotan : Sel. n. 1839, 1906,
1987, 2472, 3332, 3342. — Flor. et fruct. : Dec.-Febr.
R. megasphera Lindau in Bull, Herb, Boiss. 1895 p. 36%.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas inter distr, Tonalä et Tuxtla in pinetis mon-
tanıs juxta Cuésla San Fernando et in Cerro de Tonalä : Sel, n. 1918 et 2000. —
Flor, et fruct, : Febr.
576 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 0)
R. paniculata EL.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tehuantepec, ad lagunam nunc ex-
siccatam apud Miztequilla : Sel. n. 1616. — Flor. et fruct. : Jan.
R. pilosa Pav.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in pratis iuxta
Chaculä in 1300—1600 m. altitud. : Sel. n. 2984. — Flor. : Jul.
R. tuberosa L.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon ad Monterey in locis apertis, ibique in
Cerro del Obispado, in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan in silvæ locis apertis ad
Rancho Las Anonas : Sel. n. 107%, 1075, 1103, 1982. — Flor. et fruct. : Oct.
Barleria micans Nees.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in fruticetis Haciendæ
Petapa, et in Guatemala in dept. centrali, in silva montana apud Chiquin : Sel.
n. 4903 et 2474. — Flor. : Dec.-Febr.
Aphelandra Deppeana Schlechtd.
Hab. in Guatem., in dept. Chimaltenango in pede vulcani «del Fuego » ad
Paloverde : Sel. n. 2426. Flor. et fruct. : Nov.
Pseuderanthemum biceps Lindau, nov. spec. Caulis subtetragonus, lineis
2 pilosus, tum glabratus, cystolithis minutis dense striolatus. Petioli
4-5 mm. longi, tenues, glabri. Folia ovata, apice acuminata, basi maxime
oblique angustata, paribus sepe inæqualibus, usque ad 6x2 cm., sed inter-
dum majora, basi sensim in petiolum angustata, 10 cm. longit. et % cm.
lat. excedentia, semper glabra, cystolitis striolata. Spicæ terminales foliis
subæquales, axillares multo breviores, breviter pedunculatæ, pubescentes,
densifloræ. Bracteæ lineares, c. 41 mm., bracteolæ 45 1 mm., omnes
minute glanduloso-puberulæ. Calycis lobi 1151 mm., minute glandulosæ.
Tubus c. 20 mm. longus, basi 4,5, apice 2 mm. diam., ad apicem extus
pubescens. Lobi subæquales, 106 mm., rotundati. Stamina fertilia 2,
filamentis 1,5 mm. longis, antheris 3 mm. longis. Staminodia basi fila-
mentis conjuncta, À mm. longa, apice subdichotome bicapitata. Pollinis
granula typica, subglobosa, c. 50-60 y diam. Ovarium 4,5 mm. allum.
Stylus c. 20 mm. longus. Capsula 42 mm. longa, 4 mm. lata, basi usque
ad '/s longit. stipitata, apice cuspidata, glabra, 4 sperma.
Hab. in Mexico, in prov..Oaxaca, prope Tlaxiaco ad marginem rivorum :
Seler n. 1438. — Fl. et fruct. : Dec.
. Am nächsten mit P. euspidatum verwandt, das sich aber durch die dünneren
Blüten und die an der Basis viel mehr verschmälerten Blätter ohne weiteres unter-
scheiden lässt. Durch die 2köpfigen Staminoiden, sowie die verhältnismässig kurz
gestielte Kapsel aber ausgezeichnet.
P. species, nimis incompleta, sine foliis.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hac. Petapa inter gramina
alta : Sel. n. 1941. — Flor. et fruct. : Fehr.
(92) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 577
Tetramerium hispidum Nees.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in Cerro de la Soledad : Sel. n. 1367. —
Flor. : Nov.
Odontonema callistachyum (Cham. et Schlechtd.) O. Ktze.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, ad rivuli profunde incisi
ripam umbrosam in pineto montano inter San Martin et Ococingo : Sel. n. 2204.
— Fruct. : Mart.
Siphonoglossa forsan S. Pringlei (Rob. et Gr.) Lindau.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec, in vallibus silvaticis
siccis ad ripam dextram fluvii « Tehuantepec » ad Rancho de los Pichones :
Sel. n. 1756. — Flor. et fruct. : Jan.
Cardiacanthus (?) fragrans Lindau n. sp. Frutex fragrans, ramis tere-
tibus, patenti-pubescentibus, tum glabratis, epidermide solvente, cana,
ramulis dense glanduloso-pubescentibus. Folia petiolis usque ad 5 mm.
longis, ovata, basi rotundata, apice acuminata, usque ad 4 cm. longa,
1-2 cm. lata, pubescentia pilis glanduligeris intermixtis. Spicæ folia
æquantes terminales vel axillares, subsessiles, dense glanduloso-pubes-
centes, densifloræ. Bracteæ ovatæ, apice rotundatæ, mediæ 10 mm. longæ,
3,5 mm. latæ, nervis parallelis, ad marginem et apice longe pilosæ, dense
breviter glanduloso-pubescentes. Bracteolæ similes, 11 mm. longæ,
2,5 mm. latæ. Calycis laciniæ lineares, minute puberulæ, 5-61 mm.
subæquales. Flores flavi. Tubus c. 7 mm. longus, basi 1,5, apice 2,5 mm.
diam., glaber. Labium superum 12 mm. longum, 7 mm. in medio latum,
apice 2 dentibus, 2 mm. longis, 3 mm. latis, instructum. Labium inferum
usque ad basin fere 3 lobum, lobis 117 mm., rotundatis. Filamenta
6 mm. longa, antheræ 2 mm. longæ, loculis æquialte affixis. Pollinis
granula typica, 45 x36-38 y. Ovarium 1 mm. altum. Stylus 13 mm. longus.
Capsula ignota.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, prope El Parian :
Seler n. 1565. — Flor. : Dec.
Von der folgenden Art durch die Behaarung und die völlig verschiedenen Blüten-
stände solort zu trennen. Hierher gehört auch ein als Siphonoglossa ramosa Œrst.
bestimmtes Exemplar (Pringle Mexico 6279). Die Œrstedsche Art hat ganz andere
Blüten.
C. (?) tetramerioides Lindau nov, spec. Caulis subletragonus, breviter
pubescens, tum glabratus pilis deciduis punctatus, epidermide solvente.
Folia petiolis 4-5 mm. longis, tenuibus, puberulis oblonga utrinque an-
gustala, apice mucronata, usque ad 35 x7 mm., puberula, cystolithis vix
conspicuis. Spicæ terminales, sessiles, folia 4-2 plo superantes, tenues,
imbricate, Bracteæ lanceolatæ, acutæ, 915 mm., margine et apice
BULL, HER, poiss,, août 1899, 39
578 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (93)
longe pubescentes, præterea minute glandulosæ. Bracteolæ similes.
8 x 1 mm. Calycis laciniæ lanceolatæ/subæquales, 3—3,5 mm. longæ, apice
pilis patentibus instructæ. Flores flavido-albi. Tubus c. 5 mm. longus,
basi 1, apice 2 mm. diam. Labium superum 8 mm. longum, in medio
4 mm. latum, apice integrum. Labium inferum lobis 3, linguiformibus,
8 mm. longis, # mm. latis formatum. Filamenta 5 mm. longa. Antherarum
loculi subæquialte affixi, 2 mm. longi, obtusi. Pollinis granula typica,
42x30 y. Ovarium 4 mm., stylus 13 mm. longa. Capsula 6 mm. longa,
2 mm. lata, usque ad '/s longit. stipitata, glabra, 4 sperma. Semina
À mm. diam., scrobiculata.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec, ad Rancho de los
Pichones in valleculis silvaticis aridis ad flumen Tehuantepec : Seler n. 1632. —
Flor. et fruct. : Jan.
Die beiden vorstehend beschriebenen Arten stelle ich nur mit Vorbehalt zu Cardia-
canthus. Von den Gattungen der Odontonemince können nur Siphonoglossa und Car-
diacanthus in Betracht kommen. Beide Gattungen unterscheiden sich durch die Form
der Blumenkrone. Während bei ersterer der Tubus kaum erweitert, cylindrisch und
ziemlich lang ist, stellt derselbe bei der letzteren eine kurze sich nach oben allmählich
erweiternde Röhre dar. Die Form der Corolle würde nun am ehesten für Cardiacanthus
passen, gegen eine Zuordnung sprechen aber die ährenförmigen Blütenstände. Dieses
Merkmal würde auch für Siphonoglossa nicht recht zutreffen. Ich könnte nun eine
neue Gattung aufstellen, die mit Cardiacanthus in der Krone übereinstimmen, sich
aber durch die Blütenstände unterscheiden würde. Es ist aber besser die Zahl der
Gattungen vorläufig nicht zu vermehren, da eine genauere Durcharbeitung dieser Gruppe
jedenfalls ganz andere Gattungsbegrenzungen zu Tage fördern wird, als bisher. Mass-
gebend sind jetzt für die Abgrenzung Form der Corolle und die Blütenstände; wie weit
aber letzteres Merkmal sich überhaupt zur Gattungsdefinition eignet, lässt sich vor-
läufig nicht entscheiden
Justicia Clinopodium Gray in Proc. Am. Ac. Arts and Sc. XXXII. 1897, p. 304
(= J. patenti-ciliata Lindau in Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 673).
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in pratis iuxta Comitan : Sel. n. 308%. —
Flor. : Aug.
J. (Dianthera) spec.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla ad rivulum in Hac. Petapa :
Sel. n. 1966. — Flor. : Febr.
Justicia spec. nim. juvenil.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz, prope Gallinas:
Sel. n. 717. — Alabastr. juvenilia : Febr.
Jacobinia tinctoria OErst.
Vulg. : « flor de tinta ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, culta in Comitan : Sel. n. 2605. — Flor. : Mari.
Beloperone ramulosa Morong.
Hab. in Honduras in ruinis ad Copan : Sel. n. 3347. — Flor. : Jan.
BD. violacea Planch. et Lind.
Hab. in Guatemala in fruticetis ad Chimaltenango : Sel. n. 2288. — Flor. : Sept.
(94) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 579
CAPRIFOLIACEZÆ II. det. P. Gr&bner et Th. Lœsener.
Viburnum glabratum H. B. K.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in montibus inter Oxchuc
et San Martin et in Guatemala, in dept. La Antigua in valle silvatica et in agris
ad San Lucas : Sel. n. 2131 et 2413. — Flor. : Mart. et Oct.
V. triphyllum Benth.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in clivo supra Jacaltenango : Sel,
n. 2639. — Flor. : Apr.
Sambucus Mexicana Presl.
Vulg. : « sauco ».
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. centrali in silva montana iuxta
Cinacantan et ad Huitztan, et in an in dept. Huehuetenango, in silva ad
Todos los Santos : Sel. n. 2140, 2212, 2962. — Flor. : Mart. ; : fruct, : : Jun.
(Fortsetzung folgt.)
580
LES RENONCULACEES DU JAPON
D'APRÈS LES COLLECTIONS PARISIENNES DE M. L'ABBÉ FAURIE
PAR
H. DE BOISSIEU
Une étude sur les Renonculacées du Japon, spécialement sur les Renon-
lacées des collections de M. Faurie, a déjà paru dans ce recueil, sous la
signature du regretté E. Hüth. Malheureusement, l’auteur de cet article
intéressant, le monographe distingué dont la science pleure la perte,
n’eut pas à sa disposition les plus riches collections qu’ait assemblées
M. Faurie, celle du Muséum d'Histoire naturelle de Paris et celle de
M. Drake del Castillo. De là, dans le travail de mon devancier, des lacunes
que le présent article a pour but de combler à peu près.
Aucun herbier d'Europe ne possède la totalité des plantes de M. Faurie...
Comme je le remarquais au début de mon étude sur les Saxifragées du
Japon, ce collecteur ne paraît pas avoir suivi de règles précises dans la
distribution de ses récoltes. La collection du Muséum de Paris, de beau-
coup la plus belle, est loin d’être complète. Si le lecteur veut se faire une
idée d’ensemble de ce que la connaissance des Renonculacées japonaises
doit à M. l'Abbé Faurie, il lui faudra ‘combiner deux articles, celui
de E. Hüth et le mien. Pour faciliter ce travail et abreger des énumérations
fastidieuses, je signalerai par un simple chiffre, sans date ni lieu, les
numéros relevés par mon devancier, qui se retrouvent dans les collec-
tions soumises à mon examen.
Je derogerai pourtant à cette règle pour les déterminations délicates.
et dans le cas, assez fréquent, où mes attributions ne concordent pas avec
celles de E. Hüth. Il arrive souvent avec M. Faurie qu’à un même numéro
correspondent, suivant les herbiers, des plantes différentes. Par contre,
la même plante, du même lieu et de la même date porte jusqu’à quatre:
(2) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACÉES DU JAPON. 581
numéros. J'insiste sur ce manque de soin dans le numérotage qui, si l’on
n'y prenait garde, induirait en des erreurs fâcheuses. Il est entendu que
les déterminations que je donne ici sont, comme pour mes autres articles,
fondées sur l'examen des collections parisiennes de M. Faurie, de celles-là
seulement. Ailleurs, à l'herbier Boissier par exemple, le numéro indiqué
peut se rapporter à une toute autre espèce.
Aussi bien, il est impossible, pour deux esprits loyaux qui abordent le
même sujet, de tomber d’accord sur tous les points de détail. Le respect
pour le mérite reconnu ne doit jamais primer la sincérité scientifique.
C'est pourquoi, tout en m'inclinant devant la compétence de E. Hüth, je
n'hésite pas à m’&carter résolument de ses conclusions dans des cas où
il ne peut y avoir confusion de numéros. Le lecteur le verra notamment
à propos du genre Thalictrum. Entre deux opinions opposées et loyales,
c'est à l'avenir, aux botanistes qui nous succéderont, qu'il appartient de
trancher définitivement.
CLEMATIS L.
1. C. panicuLaTA Thunb. Trans. Soc. Linn. II, 337.
886 (Mus.), 1085 (Mus.), 3181 (Mus.).
1398. Hakodate (Nippon), sept. 1886 (Mus. Dr.).
11949. Kochi (Sikoku), nov. 1893 (Mus. Dr.).
2. C. HERACLEIFOLIA DC. Syst. I, 138.
Variat sepalis minoribus (var. stans S. Z. fl. Jap. O. Kuntze monog.)
(n° 868) et majoribus (var. Lavallei Decn. O0. Kuntze) (5669, 1038, etc.)
foliis subglabris (nos 868, 1038, 3426, 5669) et pubescentibus (3810).
1038 (Mus.), 1276 (Mus.).
868. Noësi (Nippon), août 1885 (Mus.).
3426. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus. Dr.).
3810. Fukuyama (Yéso), juin 1889 (Mus.).
5669. Fukuyama (Yéso), juil. 1890 (Mus.).
3, C. apıırouıa DC, Syst. I, 149.
837 (Mus.), 1080 (Mus.), 4467 (Mus.), 6627 (Mus. Dr.).
4627. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
6039. Morioka, août 1890 (Mus.).
11446. Mitmishi, près Yokohama, nov, 1891 (Mus. Dr.).
13621. Ganju (Nippon), 189% (Mus. Dr.).
582 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
4. C. saronıca Thunb. Fl. Jap., 240.
2738 (Mus.), 4421 (Mus.).
13384. Kattasan, juil. 1894 (Mus.).
5. C. LasraNDRA Max. Bull. Ac. Pétersb. XXII, 213.
44441. Tosa (Sikoku), nov. 1891 (Mus. Dr.).
6. C. rusca Turcz. Bull. Soc. nat. Mosc. XIII, 60.
3047 (Mus. Dr.), 10476 (Mus. Dr.), 11395 (Mus. Dr.).
7. C. rLorıpa Thunb. Fl. Jap., 240.
In planta ista, carpellorum caudæ sunt adpresse vel subadpresse, nec
ut in ceteris speciebus japonicis patentim pilosæ. Variat, præter ceteras
variationes, staminodiis pubescentibus (4256) vel subglabris (13305, 2646),
sepalis ovalibus (4250), ovato-lanceolatis (13305), lanceolatis (2646), caudæ
setis albis, albescentibus, griseis, hrunneis (2646), etc.
479 (Mus.), 558 (Mus. Dr.), 2229 (Mus.).
7421. Shakotan, août 1891 (Mus.).
8565. Akkeski, août 1892 (Mus.).
8568. Saruma, août 1892 (Mus.).
Specimina sequentia pedunculis sæpius bracteis ovalibus præditis, et
floribus interdum duplicibus, transitum præbent inter C. floridam typicam
et C. floridam var. hakonensem Fr. Sav. Carpellorum caud& sunt nonnun-
quam fusco sed semper subadpresse barbatæ. Quo caractere, specimina
fructifera C. floridæ, etiam pedunculis bracteatis prædita, a. C. fusca
facile distinguuntur.
2646. Plaine de Shonai, juil. 1888 (Mus. Dr.).
(Flores simplices, pedunculi bracteati).
4250. Jardins de Sendai, juil. 1889 (Mus.).
(Flores duplices, vel subduplices, ceterum typo simillimi).
4256. Jardins de Sendaï, juil. 1889 (Mus.).
(Flores duplices, intus lanato-pubescentes).
(4) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 383
13305. Hirosaki (Nippon), juil. 189% (Mus. Dr.).
(Flores duplices, sed pedunculi ebracteati : ita ad typum polius refe-
renda).
8. C. arpına Mill. Diet. no 9. O. Kuntze, Mon. d. Gatt. Clematis 160,
sensu amplissimo.
var. normalis O. Kuntze, I. c.
9884 (Mus.), 10172 (Mus.).
4428. Yamagata (Nippon), juil. 4889 (Dr.).
4960. Twozan (Yéso), sept. 1889 (Mus. Dr.).
7098. Twozan, près Sapporo, juin 1891 (Mus.).
9867. Shakotan, juin 1893 (Dr.).
10678. Akan, août 1893 (Mus. Dr.).
13135. Hayashine san (Nippon), juin 189% (Mus. Dr.).
15655. Ganju (Nippon), août 4894 (Mus.).
2. var. Fauriei var. nova.
Sepala brevia, lanceolata, marginibus sese non obtegentia, petalis vix
longiora, brunneo-violacea, albo marginata, cetera ut in typo.
Prope varietatem ochotensem. O. Kuntze collocanda. Differt sepalis
brunneis nec violaceis, angustioribus, brevioribus.
731 (saltem quoad specimen parisiense !). Shishinohë, août 189% (Mus.).
THALICTRUM L.
9. T. TUBERIFERUM Max. Mel. biol. XII, 297.
Species polymorpha, foliolis mox ovalibus, mox lanceolatis, mox basi
longe cuneatis, mox fere subcordatis.
742. Shishinohé (Nippon), juin 1886 (Mus.).
2206. Nambu, mai 1888 (Mus.).
2590. Shimidzu (Nippon), juin 1888 (Mus.).
3627. Sado (ile de), juil. 1888 (Mus.).
4820. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
5856. Ganju, août 1890 (Mus.).
13133. Hayashine (Nippon), juin 1894 (Mus. Dr.).
13394. Kattasan, juill. 189% (Dr.).
Be a End ONE AN DE
L ut nee t
084 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Var. tenerum Nob. T. tenerum Hth. 1. c., p. 1068: Caules teneri, folia
glabra, præcedentis forma depauperata, vix varietas.
768. Mombetsu (Yéso), juil. 1887 (Mus. Dr.).
7049. Iwanai (Yeso), juin 1891 (Mus.).
9905. Raiden, juin 1893 (Dr.).
10. T. KAMIsEnsE Franch. in schedis herb. Mus. Par. sp. nova.
Caudix radicibus elongalis apice vix incrassalis præditus. Caulis
elatus, ascendens, simplex, subnudus. Folia exstipellata ; folium radicale
longe petiolatum, triternatum, caulina brevi petiolata, bi. vel simpliciter
ternata ; foliorum divisiones inciso dentalæ dentibus acutis basi (sæpius
suboblique) cuneatis. Inflorescentia terminalis, corymboso-paniculata,
patula, bracteata; pedicelli patuli germen æquantes. Flores... staminum
filamenta dilatata, antheris aquilata. Akenia 4-5 stipitata, semiovata, vix
compressa, nervis 6-longitudinalibus prædita, sutura ventrali recta, dorsali
convexa, siylo brevi, valde obliquo terminata, stigma laterale.
Affinis certe T. tuberifero, a quo tamen specifice mihi videtur distin-
guendum. Differt fibris radicalibus tenuioribus, caulis statura, foliis den-
tatis nec crenatis, inflorescentia magis patula, stylis carpella valde oblique
nec subrecte terminantibus.
13319. Kamiso, juil. 1894 (Mus.).
11. T. AQUILEGIFOLIUM L. Sp. I, 547.
3996 (Mus.), 4402 (Mus. Dr.), 8238 (Mus.).
783. Shishinoh& (Nippon), juin 1886 (Dr.).
1039. Iwagisan (Nippon), sept. 1889 (Mus.).
2586. Shimidzutoge (Nippon), juin 1888 (Mus.).
2688. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus.).
2179. Otaru (Nippon), août 1888 (Mus.).
4736 (!quoad specimen parisiense). Iwagisan, sept. 1889 (Mus.).
5302. Kushiro, juin 1890 (Mus.).
5049 (!quoad specimen parisiense, folia stipellata, etc.). Nambu, août 1850
(Mus.).
7052. Iwanai (Yeso), juin 1891 (Mus.).
8228. Iwanobori, juil. 1891 (Dr.).
13475. Okumasan, juil. 1894 (Mus. Dr.).
12. T. BAicALENsE Turcz. Fl. Baic. I, p.28. — Syn. T. Francheti Hth.1. c., p. 1069.
Thalictrum caule glabro, foliis exstipellatis, auriculis profunde laciniatıs,
(6) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACÉES DU JAPON. 985
filamentis apice clavatis, carpellis 5-6 subglobosis inflatis, brevi stipitalis,
teretibus, plus minus lignosis.
var. japonica. Folia majora (quam in typo baïcalensi subduplo longiora)
basi longa cuneata. Specimina mandshurica a me visa sunt ad istam
varietatem referenda.
4921. Shibetscha, sept. 1889 (Mus.).
5302. Shibetscha, juin 1890 (Mus.) (specimen florens).
10680-1. Akan, août 1893 (Mus. Dr.).
(Espèce nouvelle pour le Japon : son aire de dispersion s’etend du lac Baical
au Japon, sans lacunes).
13. T. AKANENSE Hth. 1. c., p. 1069
Glabrum, caule robusto, fistuloso ; folia biternata, rarius bipinnata, longe
petiolata, eximie stipulata et stipellata, foliolis petiolatis vel subsessi-
libus apice triternatis, lobis integris vel iterum lobulatis ; inflorescentia
paniculata terminalis, pedicelllis nonnunquam (2854) abortu subnullis ;
flos mediocris (?), sepala parva, colorata (?), staminum filamenta apice
clavato-dilatata, antheris æquilata ; carpella 4-5 flavida, brevi stipitata,
stipitibus sepius incurvis, germen subinflatum, costis omnibus, præsertim
marginalibus, proeminentibus, subalatis, eximie undulatis, stylo brevi
eireinato vel incurvo terminatum, stigma laterale.
Folia stipulata ! T. sacchalinensi Lecoy. mihi proximum videtur cui
caractere stipulorum, staminum, stylo circinato, etc. accedit. Differt (an
satis?) flore minore, carpellorum costis subalatis nec filiformibus,
pedicellis patulis nec subobliquis. T sacchalinense Lec. ceterum ex descrip-
tione et icone tantum mihi notum est.
Specimen n° 6978 carpellis (junioribus) longioribus præditum est, nec
pro certo habeo hoc specimen eidem speciei quam 2854 pertinere.
2854. (Mus. Dr.).
6978. Otaru (Nippon), juin 1891 (Mus.).
1%. T. mixus L. sp. ed. I, 156 (sensu amplissimo). — Lecoy. Mon. Gen. Thaliet.
no LIH.
Species valde polymorpha. Form&æ japonicæ non minus numerosw
videntur quam occidentales, ac, si velles, tot varietates in sertis Faurianis
essent notandæ, quot exemplaria adhibentur. In forma typica, carpella
nervis lantum 6 prædita sunt. Sed in multis speciminibus, nervi primarii
586 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
in nervos duos approximatos secedunt, ita ut carpella nervis 8, 10, 12,
prædita appareant. Caracter ex nervorum numero desumptum mihi nulli
momenti videtur ad varietates constituendas.
In specie ista tam polymorpha, varietates quatuor præcipuæ mihi
videntur notatione dignæ :
lo var. elatum. Lecoy. 1. c., p. 202, statura majore, foliis plurimum
stipellatis, majoribus, stigmate triangulari sæpius denticulato, carpellis
sæpius substipitatis.
IIo var. nanım Lecoy. I.c. statura minore, foliis sæpius exstipellatis
parvis, stigmate angustiore, carpellis sæpius sessilibus.
Ile var. tenuipes Franch. in sched. herb. Musei., Paris. Syn. var. Kemense
Huth. Bull. Herb. Boiss. 1. c., V, 1071. Fr. fl. Hall. (sub specie) part!
insigne pedicellis elongatis, flore 6-7 plo longioribus, carpellorum costis
sæpius numerosioribus. Variat stipellatum et ex stipellatum.
[Vo var. pseudosimplex. Th. simplex var. divaricatum Hth. T. Kemense
Fr. part Pedicelli var. tenuipes; foliola sæpius integra vel subtriparlita;
caulis ramosus. Fibræ radicales mihi sunt incognitæ, sed forma ista mihi
potius ad T. minus referenda videtur quam ad T. simplex. Stigma
omnino ut in T. minore.
T. minus et T. simplex, species distinctissimæ, formis orientalibus
(T. minus var. tenuipes et var. pseudosimplex) miro modo conjunguntur.
I. var. elatum Lecoy.
o.. forms uberosiores, carpella numerosa, folia plurimum stipulata.
1049 (Mus.), 109% (Mus. Dr.), 4709 (Mus. Dr.) (ad variet. tenuipes transit),
13535 (Mus. Dr.).
972. Aomori (Nippon), août 1887 (Mus.).
2851. Otaru (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
4900. Aomori, sept. 1889 (Mus.).
"906. Aomori, sept. 1889 (Mus.).
4938. Shibetcha, sept. 1889 (Mus.).
5657. Fukuyama (Yéso), juil. 1890 (Mus.).
7166. Ile de Yageshiri, juin 1891 (Mus.).
10683. Akan, août 4893 (Mus.).
13245. Towada (Nippon), juin 1894 (Mus. Dr.).
ß. forms depauperatæ, carpella 1, 2, rarissime 3, folia sæpissime exsti-
pellata.
3143 (Mus. Dr.), 4935 (Mus.).
958. Aomori (Nippon), août 1887 (Mus.).
23 0 ade a SE A D A CNE
2 RAS FRE Ga ER SE BERN Ku FREUT
(8) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 987
1329. Sapporo (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
3110. Otaru (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
?3431. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus.).
9216. Kunashiri (Kurilles), oct. 1889 (Mus.).
6088. Kessennuma, août 1890 (Mus.).
10948. Falaises de Shiretoko, aoüt 1893 (Mus.).
(Ad T. trigynum, specimen hoc certe non perlinet, folia minus partita,
exstipellata etc.)
11710. Tyo (Sikoku), nov. 1893 (Mus.).
12065. Ozaka, nov. 1893 (Mus.).
13532. Hayashine (Nippon), août 1894 (Mus.).
II. var. nanum Lee.
810 (Mus.), 3094 (Mus.), 7016 (Mus. Dr.), 9920 (Mus. Dr.).
741. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus.).
3904. Otaru (Nippon), sept. 1888 (Dr.).
4615. Tanabu (Nippon), aoüt 1889 (Mus.).
8377. Ile de Riishiri, juil. 1892 (Mus.).
8477. Ile de Rebunshiri, août 1892 (Mus.).
III. var. tenuipes Franch.
2816. Otaru (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
7090. Sozan (Yéso), juin 1891 (Mus.).
10682. Akan, août 1892 (Mus.).
IV. var. pseudosimptex.
1070. Sobetsu, sept. 1887 (Mus. Dr.).
4908. Presqu'ile de Kamiso, sept. 1889 (Mus.).
15. T. roetınum L. Sp. Plant., 545.
8070. Otaru (Nippon), juin 1892 (Dr.).
(Plante nouvelle pour le Japon, mais est-ce une bonne espèce? — Cfr. Lecoyer,
Monographie du genre Thalictrum).
16. T. sımperex L. Mant. 78, var. affine Rgl. in Bull. S. Imp. nat. Mosc.,
XXXIV, 1861.
8537. Abashiri, août 1892 (Mus. Dr.).
(Geteris speciminibus japonicis vel asiaticis ejusdem varietatis omni
parte simillimum.)
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PAR Panier
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588 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
TRAUTVETTERIA F. M.
47. T. pazmaTA F. M. £. japonica S. Z. in Abh. k. Bay. Akad. Wiss.,
IV. Theil, 2, p. 154.
894 (Mus.), 4737 (Mus.), 13654 (Mus.).
875. Hakkoda, juil. 1880 (Mus. Dr.).
?103%. Iwagisan (Nippon), juill. 1886 (Mus.).
3727. Twozan, mai 1889 (Mus.).
23850. Fukuyama (Yéso), juin 1889 (Mus.).
3959. Yesan (Yéso), juin 1889 (Mus.).
4389. Yamagata (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
4561. Osorezan, août 1889 (Mus.).
5873. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
7388. Ile de Rebunshiri, juin 1891 (Mus.).
ANEMONE L.
18. A. cerNuA Thunb. Fl. Jap., 238.
283 (Mus. Dr.), 572 (Mus.), 608 (Mus.).
1138. Aomori (Nippon), mai 1887 (Mus.).
213%. Akita (Nippon), mai 1888 (Mus. Dr.).
19. A. auraica Fish. in Led. Fl. alt, II, 263.
Statura multum variat. A sequenti foliolis foliorum involucralium
eximie inciso dentatis, nec antice tantum crenato dentatis præter cetera
caracteria facile distinguenda.
61 (Mus. Dr.), 166-7 (Mus.), 173 (Mus. Dr.). 3602 (Mus.).
5. Nanaï (Yeso), août 1885 (Mus.).
12. Sapporo (Yeso), mai 1883 (Mus.),
2005. Tanabu (Nippon), août 1888 (Mus. Dr.).
2025. Hirosaki, août 1888 (Mus.).
s. numéro. Shimidzutoge, juin 1888 (Mus.).
20. A. rappeAnA Rgl. Pl. Radd. in Bull. Soc. nat. Mose., XXXIV, 16.
Folia radicalia occurrunt nonnunquam biternata (3620) sed divisionibus
secundariis abbreviatis et obliquis. Varietas integra ab. Hth. (1. c., p. 1073)
indicata intermediis omnibus ad typum transit.
A. altaicæ valde affinis. Species utraque, præter cetera caracteria com-
ST RT (5 ARE SE fo dt re Te AAA AS St SR Go SE
(10) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 589
munia insignis est rhizomate hinc inde valde incrassato nec ut in plurimis
speciebus sect. Anemonanthe æqualiter cylindrico.
175 (Mus. Dr.), 205 (Mus.), 3630 (Mus.).
173. Aomori (Nippon), août 1886 (Dr. part. ! non Mus.).
27. Kurvishi (Nippon), août 1887 (Mus.).
219. Sapporo (Yéso), mai 1885 (Mus. Dr.).
339. Gomohe, mai 1886 (Mus.).
360. Sapporo, avril 1889 (Mus.).
21. A. rLaccıpa Fr. Schm. Reis. in Amurlande, 163.
A. baicalensis Miq. non Turcz.
206 (Mus.).
108. Yeso, mai 1885 (Mus.).
327. Sapporo (Yeso), juin 1887 (Mus.).
2053. Akita (Nippon), mai 1888 (Mus.).
2191. Akita, mai 1888 (Mus. Dr.).
3643. Nanai, mai 1889 (Mus. Dr.).
4043. Tokyo, août 1889 (Mus.).
22. A. DICHOTOMA L. Sp. I, 540.
5224 (Mus.), 5311 (Mus. Dr.), 7201 (Mus.).
4864. Kushiro, sept. 1889 (Mus. Dr.).
4883. Morikatsu (Nemuro), oct. 1889 (Mus.).
5036. Nemuro (Yéso), oct. 1889 (Mus.).
23. A. NARCISSIFLORA L. Sp., I, 542.
2678 (Mus. Dr.), 8395 (Mus.), 9861 (Mus.).
7270. Ile de Rebunshiri, juin 1891 (Mus. Dr.).
7389. Ile de Riishiri, juin 1891 (Mus.).
8395. Riishiri, juin 1891 (Mus.).
24. A. saponıca S. Z. Fl. Jap., I, 15.
93 (Mus. Dr.), 3428 (Mus. Dr.).
6083. Nessennuma, août 1890 (Mus.).
25. A. cŒRULEA DC. Syst, I, 201.
#. A.debilis Fish. ap. Turez. Bull. Soc, nat. Mosc., XX VIT, 271.
3696 (Mus. Dr.), ad A. gracilis transitum eflieit.
270. Otaru (Nippon), mai 1887 (Mus.).
590 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
297. Sapporo (Yéso), juin 1887 (Mus.).
9663. Ile de Rebunshiri, mai 1893 (Dr.).
9668. Riishiri, mai 1893 (Mus.).
ß. A. gracilis Fr. Schm. Reis im Amurlande, 102.
3696 (part.).
4. Nanai, 1883 (Mus.).
228. Sapporo (Yeso), mai 1885 (Mus.).
259. Yeso, mai 1887 (Mus.).
3620. Nanai (Yeso), mai 1889 (Mus.).
9646. Cap Soya, mai 1893 (Mus. Dr.).
y. A. cœrulea typica Hth., I. c.
An a duobus præcedentibus specifice distinguenda? Foliola involu-
cralia sunt in speciminibus Faurianis lanceolata vel obovato-lanceolata,
foliola foliorum radicalium obovato-subrhombea. Flores cærulei. Inter
A. cæruleam var. a. et speciem sequentem transitum efficit.
9647. Cap Soya (Wakkanai), mai 1893 (Mus. Dr.).
966%. Rebunshiri, mai 1893 (Mus. Dr.).
26. A. SOYENSIS Sp. Nova.
Rhizoma... Folia radicalia simpliciter ternata, foliolis amplis, obovato-
subrhombeis, inciso dentatis vel serratis; folia iucolucralia ternata foliolis
sessilibus oblongo lanceolatis, inciso-dentatis. Caulis glabriusculus. Flos...
Carpella elliptica villosa stylo subrecto mediocri terminata.
Carpella omnino A. cæruleæ sed habitu diversissima. Cum A. Griffithi
planta indica comparanda, quæ mihi tantum specimine manco est nola'.
3961. Asuriyama, août 1888 (Mus.).
7212. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
27. A. HEPATICA L. Sp., 538.
2451. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
? Les exemplaires sur lesquels j'ai établi la diagnose de mon espèce nouvelle
sont eux-mêmes extrêmement défectueux. Les feuilles radicales sont séparées de
la tige; aux fragments d'Anémone sont mélangés des fragments appartenant à
une tout autre plante. Je décris l'A. soyensis surtout pour attirer l'attention des
collecteurs sur cette espèce ou forme remarquable.
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NIET eng ARE ES A AE Un VENU EE TR RE RE RA Ou ER RL EB
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(12) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 591
ADONIS L.
28. A. rauosus Franch. Mon. Adon., 91.
286 (Mus.), 327 (Mus.).
79. Kurvishi (Nippon), mai 1887 (Mus.).
266. Shishinohë (Nippon), mai 1886 (Mus. Dr.).
610. Sambongi (Nippon), juin 1886 (Mus. Dr.).
29. A. amurexsis Rgl. et Radd Bull. Soc. nat. Mosc. XXXIV, 35.
10. Sapporo (Yéso), mai 1883 (Mus.).
119. mai 1885 (Mus.).
3668. Mombetsu, mai 1889 (Mus.).
RANUNCULUS L.
30. R. TRICHOPHYLLuS Chaix in Vill. hist. pl. Dauph. I, 325.
736 (Mus. Dr.), 10371 (Mus. Dr.), 1090% (Mus.).
11. Yosen, (Dr.).
861. Hakkoda (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
3710. Twozan (Yéso), mai 1889 (Mus.).
3991. Hakodate (Nippon), juin 1889 (Mus.).
5515. Shari, juil. 1890 (Mus.).
559%. Nemuro, juil. 1890 (Mus. Dr.).
10720. Akan, août 1893 (Mus. Dr.).
31. R. FRANCHETI Sp. nova.
(Hecatonia). Fibræ radicales tenues, Caulis mediocris, ramosus, foliosus ;
Folia radicalia longe petiolata, basi cordata, limbo pubescente, ambitu
reniformia, ad medium palmatipartita, segmentis cunealis, apice acutius
lobatis; caulina brevi petiolata, suprema sessilia, profundius secta vel
partita, segmentis acutis tripartitis vel subintegris. Peduneuli crassiusculi
uniflori, elongati, adpresse pubescentes. Flores sat magni, lutei, petalis
ovalıbus sepala colorata subduplo superantibus. Garpella numerosa (circa
quinquagenta) capitulum globosum vel etiam longitudine sua latius
efformantia, mediocria, ovata, furgida, pube densa hirta, in stylum fructu,
duplo breviorem apice incurvum vel circinatum abrupte contracta.
Speciebus hactenus in Japonia repertis omnino alienus. Affinis
It, stenorryncho Franch (Pl. Davidianæ ex sinarum imperio n° 22), sed
992 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
foliorum caractere, pedunculis crassiusculis, floribus multo majoribus,
carpellis numerosis, etc... facile dignoscendus. Fructus caractere affinis
R. Yunannensi Franch. a quo habitu et multis notis statim distinguilur.
6487. Env. Sapporo, à Sorachi (Yeso), mai 1891 (Mus.).
32. R. reprans L. Sp. ed. I, 549.
4450 (Mus. Dr.).
33. R. SCELERATUS L. Sp. ed. I, 551.
2328 (Mus.).
6. Niigata (Dr.).
364. Nippon (Mus.).
58. Oginohama (Nippon), juin 1883 (Mus.).
496. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
2044. Akita (Yéso), mai 1888 (Mus.).
4970. Twozan (Yéso), sept. 1889 (Mus. Dr.).
34. R. Acer L. Sp. ed. I, 554 (sensu amplo).
o. Forma macrophylla, foliorum radicalium lobis latis, vix incisis
R. Frieseano occidentali approximanda. Carpella desunt. Insignis caule
petiolisque pilis rufis patentibus hirsuta. Flores in specimine parisiano
mihi visi sunt intense lutei, sepala adpressa A. R. Buergeri, meo sensu,
omnino aliena. Quam speciem descriptione tantum cognosco.
15143. Hayashine san (Nippon), juin 1894 (Mus. Dr.).
ß. Forma a præcedenti cunctis notis fere secedens. Glabrescens, folia
radicalia profunde palmatipartita, lobis numerosis angustis, carpellorum
rostrum brevissimum, eximie circinatum. R. stipitato Gaud occidentali
approximanda.
4889. Morikatsu, sept. 1889 (Mus.).
x. Formæ (plerumque monticolæ) abbreviatæ, hirsutæ, foliolis medio-
cribus plus minus incisis ad R. propinquum transitum præbentes. Speci-
mina quædam inter utramque speciem mihi videntur intermedia.
2700 (Mus. Dr.).
2695. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus.).
2970. Asuriyama, près Otaru (Nippon), août 1888 (Mus. Dr.).
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(14) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 593
7218. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
7750. Mont. de Gifu, aoüt 1892 (Mus.).
39. R. propınauus C. A. Mey. in Led. F1. alt., t. 332 var. hirsutus A. Gray.
Bot. Jap., p. 378.
A. R. acri differt (an satis?) statura sæpius pumila, foliorum lobis basi
longius cuneatis, et præsertim sepalis demum reflexis vel saltem patulo-
subreflexis, quod caracter in speciminibus siccis sæpe vix videndum
est. Ideo specimina quædam dubia remanent.
Habitus in planta Meyerensi typica fere R. montani, ita in specimine
2969. Sed formæ altiores occurrunt formis monticolis R. acris proximæ
(2578. 4145, etc...)
10082 (Mus. Dr.).
381. Tomakomai, juin 1887 (Mus.).
495. Kurvishi (Nippon), mai 1886 (Mus.).
563. Sambongi, juin 1886 (Mus.).
727. Nuruyu, juil. 1885 (Mus.).
2224. Nambu, mai 1888 (Mus.).
2225-6. Akita (Yéso), mai 1888 (Mus.).
2578. Shimidzu (Nippon), juin 1888 (Mus.).
2969. Otaru (Nippon), août 1888 (Mus.).
5. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
5432. Abashiri, juin 1890 (Mus.).
5935. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
6830. Sapporo (Yéso), mai 1891 (Mus.).
7280. Rebunshiri (ile de), juin 1891 (Mus.).
8472. Rebunshiri (ile de), juil. 1892.).
36. R. saronıcus Thunb. in Transact. Linn. soc. I, 337. DC. Prod. I, p. 29 (ex
Thunb.) nec p. 38 (ex Langsdorf.). Quæ descriptio R. ternato Thunb. nec
R. japonico convenit (cf. Fr. Savat. Enum. plant. Japon, I, p. 7, II, p. 266).
Species R. acri et R. propinquo Mey. proxima, a quibus statim distin-
guitur foliis superioribus et mediis in lacinias elongatas angustissimas
partitis. Carpella in speciminibus nostris desiderantur.
12225. Akita (Yéso), mai 1888 (Mus. Dr.).
2629, Shishinohë (Nippon), juin 1886.
Veri simile mihi videtur nec R. propinquum nec etiam R. japonicum
a R. acri specifice esse distinguendum.
BULL. HERB, hoiss., août 1899. 40
594% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
Obs. Species sequentes R. ternatus Thunb. et R. chinensis Bunge sicut
R. Sieboldii Miq. et R. Tachircei Fr. Sav. a. R. pensylvanico ameri-
cano certe distinctæ sunt carpellis margine lato, 1. e. nervo proeminente,
nec margine indistincto circumvallatis et valde magis compressis (cf. Max
Prim. Fl. Amur. p. 22). Num vero inter se distinctæ sint mihi valde
dubium videtur (cf. notam ad calcem R. chinensis).
37. R. rernatus Thunb. Fl. Jap. 241. Syn. R. japonicus Langsd. DC. Prod. I,
p. 35 nec p. 29. — R. Sieboldii Miq. ex Maxim (in schedulis herbarii
Musei parisiensis).
R. Sieboldii mihi (ex descriptione) a. R. ternato differe videtur carpellis
stylo brevi recto nec elongato apice circinato terminatis. Indumentum,
quod pro caractere differentiali in diagnosi Miqueliana R. Sieboldii allatum
est in R. ternato summopere variat sicut in ceteris speciebus ejusdem
seclionis.
a. Var. hirsutus. Caulis et petioli patentim vel subreflexe pilosi Huc
R. chinensis Huth. 1. c. p., 1081 part. (non Bunge). R. chinensis verus a.
R. ternato differt carpellorum stylo brevissimo recto nee elongalo apice
circinato. Styli in specimibus 2311, 4571, etc... mihi simillimi videntur
stylis formarum glabrarum R. ternali.
ß. var. glaber. R. ternatus Auct. omnes. Caulis petiolique subglabri vel
adpresse pubescentes.
«. var. hirsulus.
62. Oginohama (Nippon), juin 1883 (Mus.).
501. Hakodate (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
2311. Tokyo, mai 1888 (Mus. Dr.).
1871. Osorezan, août 1889 (Mus.).
8. var. glaber.
7. Niigata (Dr.).
628. Shishinohëé (Nippon), juin 1886 (Mus.).
(ad. var. &. optimum transitum præbet).
743. Mombetsu, juil. 1887 (Mus.).
880. Hakkoda (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
959. Noësi (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
1193. Otaru (Nippon), août 1886 (Mus. Dr.).
1258. Sapporo (Yéso), août 1886 (Mus.).
2748. Akita (Véso), juil. 1888 (Mus.).
2870. Sapporo, juil. 1888 (Mus.).
ee
(16) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 595
2939. Sapporo, août 1888 (Mus.).
7831. Bords du lac Riwa, août 1892 (Mus.).
8651. Kushiro, août 1892 (Mus.).
13542. Hayashine (Nippon), août 189% (Mus. Dr.).
38. R. cHınensıs Bunge in Mem. sav. étrang. St-Pétersb. II, 77,
Syn. R. Tachiroei Huth., 1. e., p. 1081 nec Franch. Sav.
Ad R. chinensem, ex descriptione originali Bungeana specimina refero
foliolis angustissime palmatisectis et carpellis stylo recto abbreviato
terminalis.
Specimina 712, 7191 el 10325 caulibus hirsutis, foliolis eximie dissectis
tantum stylo brevi recto nec elongato apice circinato a Francheti specie
discrepant. Num R. Tachiroei specifice a R. chinensi distinguendus sat
ulterius erit examinandum. (Ad. R. chinensem Bunge R. pensylvanicus
indieus mihi videtur referendus.)
712. Mombetsu, juil. 1807 (Mus.).
7198. Sapporo (Yeso), juil. 1891 (Mus.).
10325. Tomakomai, juil. 1893 (Mus.).
Obs. D'après l’examen que j'ai fait des exemplaires de l’abbé Faurie et
des autres collections parisiennes de la Chine et du Japon, et l'étude des
diagnoses originales, je crois pouvoir établir ainsi les caractères distinc-
tifs des quatre espèces affines de l'Asie orientale, À. ternatus, R. Sieboldii,
R. chinensis, R. Tachiroei.
Le R. ternatus, l'espèce la plus commune, diffère du R. chinensis par
le style long et recourbé dans l’un, court et droit dans l’autre et par la
largeur des folioles qui sont très étroites dans le R. chinensis.
Le A, Sieboldii que je connais seulement par description, a les folioles
du R. ternatus, les styles du À, chinensis.
Au contraire le A. Tachiroei a les folioles du R. chinensis et les styles
du R. ternatus.
Je verrais volontiers avec E. Huth dans ces quatre espèces les formes
d'une seule espèce très polymorphe, dont j'exelus, par exemple, résolu-
ment l'espèce ubiquiste et si bien caractérisée : R. repens L.
39, R. nerens L. Sp., 55%.
Cum BR. pensylvanico americano et speciebus asiaticis affinibus certe
cognatus, sed petalis saltem duplo majoribus et stolonibus repentibus
stalim dienoscendus,
+
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596 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (17)
3790 (Mus. Dr.), 5320 (Mus.).
306. Mororan, juin 1885 (Mus.).
328. Mori, juin 1885 (Mus.).
369. Sapporo (Yeso), juin 1887 (Mus.).
448. Hakodate (Nippon), juin 1885 (Mus.).
468. Kurvishi (Nippon), mai 1886 (Mus.).
7141. Sapporo (Yéso), juin 1891 (Mus.).
10291. Washibetsu, juil. 1893 (Dr.).
CALTHA L.
40. C. panustris L. Sp. 558.
2033 (Mus. Dr.).
3. Nanai 1883 (Mus. Dr.).
26%. Sapporo (Yeso), mai 1885 (Mus.).
283. Tehitose, juin 1885 (Dr.).
(var. procumbens Beck. ap. Hth. Mon. Calth. 18).
2320. Tokyo, juin 4885 (Mus.).
(var. sibirica Rgl. pl. Raddean&, p. 55).
5233. Ile de Kunashiri, oct. 1889 (Mus.).
GLAUCIDIUM S. 2.
41. G. PALMATUM S. Z. Fl. Jap. in Abh. k. Bay. Akad. IV, 2, 154.
998 (Mus.), 1082 (Mus.).
165. Hakodate (Nippon), mai 1885 (Mus.)
199. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
711. Shishinoh& (Nippon), juin 1886 (Mus.).
910. Hakkoda (Nippon), juil. 1886 (Dr.).
924. Hakkoda (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
2189. Akita (Yeso), mai 1888 (Mus.).
3125. Fukuyama (Yèso), juin 1889 (Mus.).
13078. Hakkoda (Nippon), juin 1894 (Dr.).
TROLLIUS L.
42. ©. paruzus Salisb. 8. srgrricus Huth. rev. Troll. 5.
8487 (Mus.), 7507 (Mus.).
bd aa RE 3 PE lt QD Bi ESS la LL LE Bt CE EE LA ar
NAN Te Par At à Sat mis + « re:
Su |
(18) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACEES DU JAPON. 59
2968. Otaru (Nippon), août 1888 (Dr.).
8239. Iwanobori, juil. 1892 (Mus.).
43. T. LEDEBOURN Rchb. Icon. III, 272.
7291. Falaises de Rebunshiri, juin 1891 (Mus.).
44. T. saponıcus Miq. Prol. Fl. Jap., 194.
Specimen præter folia involucralia folio caulinari basi vaginato-dilatato
præditum, quod in speciminibus elatioribus T. acaulis quoque nonnun-
quam occurrit. Sepala eximie. parte superiore, serrulata.
8402. Sommet du Riishiri, juil. 1892 (Mus. Dr.).
Obs. Je ne m’occuperai dans cet article ni du genre Coptis, ni du genre
Isopyrum, qui ont été l’objet d’une revision approfondie de la part de
M. Franchet (cf. Isopyrum et Coptis, leur distribution géographique par
M. A. Franchet in Journal de Botanique de L. Morot, mai 1897 et
nos suivants).
AQUILEGIA L.
45. A, GLANDULOSA Fish. Hort. Gorenk. ed. I, 44,
2147. Akita, jardins, mai 4888 (Mus. Dr.).
(Specimina parisiana cum descriptione Huthii nullo modo quadrant).
7273. Rebunshiri, juin 1891 (Mus.).
(A collectore rara dicitur, forma pumila, ceterum typo A. glandulosæ
simillima).
8478. Rebunshiri, août 1892 (Mus.).
46. A. BUERGERIANA S. Z. in Abh. K. Bay. Akad. 1545.
Affinis A. atropurpureæ Willd, sed ab ea, ut mihi videtur, bene dis-
tincta, sepalis limbum petalorum plerumque superantibus, rarius subsu-
perantibus (450), staminibus lamina brevioribus nec longioribus, stylis
non exsertis. Variat sepalis purpureo-violaceis et petalis pallidioribus
(flore discolore) vel flore concolore,
450 (Mus. Dr.), 1032 (Mus.).
635. Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
un ae u
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
4134. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus. Dr.).
9431. Abashiri, juin 1890 (Mus.).
9918. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
13144. Hayashine san (Nippon), juin 1894 (Mus. Dr.).
ACONITUM L.
47. A. KAMSHATICUM Pall. ex Reichenb. in Sched. Schlecht. in Linnæa, VI,
p- 982. Led. Fl. Ross I, 69.
Caulis inferne glabriusculus, ceterum pilosus, pilis curvaltis; foliorum
lacimæ angustissime et acutissime inciso multifide, subtus ad nervos proe-
minentes pilosæ; racemus densus ad caulis apicem contracius, quasi capi-
tatus; cassis ovato-conica, rostro brevi; cuculli calcare parvo adunco.
Caulis ut in A. lycoctono villosus, sed cassidis forma facile distin-
guendus. Ceterum, flos in speciminibusF aurianis quoque videtur cæruleus
vel caerulescens.
6786. Ile d’Etorop, août 1890 (Mus.).
7494. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.).
(Espèce du Kamschatka et de l’Unalaschka, pas encore signalée au
Japon, pour lequel elle ne constitue pas cependant une vraie nouveauté.
J'ai trouvé dans l’herbier du Muséum de Paris un échantillon de cette
plante cueilli en 1857 à Hakodate par M. Barthe, médecin de la frégate
La Sybille.)
48. A. UNGINATUM L. Sp. ed. I, 552.
(A sequente foliorum laciniis multo latioribus et nectarii forma dis-
tinclus. Ad illud tamen exemplaribus quibusdam transire videtur, ut jam
Maximowitz in schedulis observavit).
1196 (Mus.), 3074 (Mus.).
1087. Sobetsu, sept. 1887 (Mus.).
1142. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
3354. Hakodate (Nippon), sept. 1588 (Mus.).
4564. Osorezan, août 1889 (Mus.).
49. A. riscHerı Rchb. Ill. Acon., 22.
1195 (Mus.), 8158 (Mus.).
1078. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
(20) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACÉES DU JAPON. 599
1086. Sobetsu, sept. 1887 (Mus. Dr.).
1116. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
3168. Sapporo (Yéso), sept. 1888 (Mus. Dr.).
3350. Hakodate (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
4976. Shibetcha, sept. 1889 (Mus.).
5347. Swozan (Yeso), juin 1890 (Mus.).
5597. Nemuro, juil. 1890 (Mus.).
6364. Oginohama (Nippon), oct. 4890 (Mus.).
6623. Fukuyama (Nippon), oct. 1890 (Mus.).
7504. Yeterofu (Kurilles), août 1894 (Mus.).
8705. Kushiro, sept. 1892 (Mus.).
11391. Tokyo, nov. 1893 (Mus. Dr.).
50. A. LycocTonuM L. Sp. ed. I, 532.
2821 (Mus.), 5416 (Mus.).
6957. Iwanai (Yeso), juin 1891 (Mus.).
13704. Tsurugezan, sept. 1894 (Mus. Dr.).
ACTÆA L.
51. A. spicaTA L. Sp. ed. I, 380.
333 (Mus.), 1779 (Mus.), 2231 (Mus. Dr.), 2995 (Mus.).
800. Aomori (Yéso), juil. 1885 (Mus.).
1079. Sobetsu, sept. 1887 (Mus.).
2877. Otaru (Nippon), juil. 1885 (Mus. Dr.).
(var. rubra Willd.).
3153. Sapporo (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
4573. Osorezan, août 4889 (Mus.).
5184. Kunashiri (Kurilles), oct. 1889 (Mus.).
13071. Hakkoda, juin 189% (Mus.).
CIMICIFUGA L.
52, C. roœriba L. Syst. nat. ed. XI, 659 7. sımpeuex Wormsk. (pro specie),
Rev. der Hth. Klein Ranune. in Engl. Jahrb. XVI, 316.
Specimina Fauriana fructifera sunt cuncta carpellis prædita stipite suo
vix longioribus. Ideo ad ©. simplex Wormsk. mihi videntur referenda.
038. Mori, août 1885 (Mus.).
1115. Mombetsu (Yéso), sept, 1887 (Mus, Dr.).
ne rl
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
1190. Otaru (Nippon), août 1886 (Mus.).
1244. Kurvishi (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1483. Presqu’ile des volcans, sept. 1886 (Mus.) ? quoad var.
3127. Otaru, sept. 1888 (Mus.).
4127. Shiobara (Nippon), juin 1888 (Mus.) ? quoad var.
4369. Yamagata (Nippon), juil. 1889 (Mus.)? quoad var.
4577. Osorezan, août 1889 (Mus. Dr.)? quoad var.
4807. Otaru, sept. 189% (Mus.) ? quoad var.
5312. Abashiri, juil. 1890 (Mus.)? quoad var.
5938. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.)? quoad var.
6569. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus.)? quoad var.
6613. Fukuyama (Yeso), oct. 1890 (Dr.).
7480. Yeterofu, août 1891 (Mus.).
8388. Riishiri, juil. 1892 (Mus.).
99. C. DAHURICA Hth. Klein. Ranunc. in Engl. Jahrb. XVI, 316,
var. TSCHONoSKI Hth. |. c.
Varietas inter C. dahuricam et C. fœtidam intermedia. A C. dahurica
typica differt staminodiis minus profunde bifidis. C. foetida quæ stamino-
diorum loco petalis apice antheriferis vix emarginatis prædita est longius
abest a var Tschonoskii. Specimen tamen Faurianum n° 6569 petalis
profondius bifidis et elliptico obovatis nec ut in C. fœtida mera ovalibus
transitum præbet ad C. Tchonoskii.
6570 (Mus.).
448. Nippon, circa Niigate (Dr.).
6613. Fukuyama, oct. 1890 (Mus.).
5%. C. saponıca Spr. Syst. II, 628.
Opinionem Maximowitzii secutus, C. biternatam Miq. inter varielates
C. Japonicæ, plante polymorphæ enumero.
var. acerina Hth.
1458. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
9904. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
6244. Nambu, sept. 1890 (Mus.).
13356. Hayashine (Nippon), août 1894 (Mus. Dr.).
var. obtusiloba Miq.
875. Sambongi, oct. 4886 (Mus.).
EE jé
2) H. DE BOISSIEU. LES RENONCULACÉES DU JAPON.
var. biternata Max. Miq. (pro sp.).
6568. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus. Dr.).
ANEMONOPSIS S. 2.
95. A. MACROPHYLLA S. Z. Abh. Kgl. Bay. Akad. IV, K. 2, p. 182.
4069 (Mus. Dr.).
PAEONIA L.
96. P. oBovaTA Max. Primit. Fl. Amur, 29.
344 (Mus.), 7021 (Mus.).
443. Aomori (Nippon), mai 1886 (Mus.).
3298. Otaru (Nippon), sept. 1888 (Mus. Dr.).
3897. Yesashi, juin 1889 (Mus. Dr.).
4210. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus. Dr.).
604
602
CONTRIBUTIONS À LA FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA
PAR
Charles MEYLAN
Les indications suivantes se rapportent presque toutes aux résultats
de mes recherches pendant l’été dernier. Les espèces dont les noms sont
imprimés en caractères gras sont nouvelles pour la chaîne.
Weisia crispata Jur. Suchet. Aiguille de Baulmes. Chasseron.
Dicranum flagellare et D. undulatum Br. Eu. sont rares dans le
ura. Je n’ai jamais rencontré le premier que sur un tronc pourri près
de La Chaux, et le second dans la tourbière du Brassus 1020 m.
Dicranum fuscescens Turn. var : falcifolium La Chaux 1150 m.
Leptotrichum homomallum Sp. Chasseron. Sur l'argile 1550 m.
Trichostomum mutabile Br. Eu. Noirmont 1400 m. Probablement
repandu dans la chaine; il recherche les rochers sees mais ombrages.
Desmatodon systilius B. E. Sommet du Suchet 1580 m. La
plante est petite, mais les feuilles spatulees lisses, planes au bord, et la
columelle très exserte ne laissent aucun doute sur la determination.
Barbula obtusifolia Schwgr. c. fr. Cette rare espèce croit
avec la variété brevifolia Spr. Sur un rocher de conglomérat molassique
exposé au soleil, en compagnie de Barbula revoluta, Orthotrichum
Sturmu et Seligeria tristicha. Singulier assemblage d'espèces sub-
alpines recherchant la fraîcheur avec d’autres de la région basse
amant les stations chaudes (vidit Philibert).
Dans une cavité de la même paroi se trouve en petite quantité le
Ichyncostegium depressum B. E. l'altitude est d’environ 1080 m. A
quelques pas sur un autre rocher de même nature, mais plus frais, on
peut récolter avec fruits les Bryum Funkü, cuspidatum et turbinatum.
(2) CHARLES MEYLAN. FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 603
Barbula fragilis Wils. J'ai trouvé cette espèce avec des fruits le
16 novembre 1898, en compagnie de MM. Colomb-Duplan et E. Cuendet,
sur un mur de séparation, entre deux pâturages, près de la frontière
franco-suisse, entre Sainte-Croix et Pontarlier. La plante y est très
abondante, mais il n’en est pas de même des fruits.
Racomitrium canescens var: proliæum Br. Eu. Croit en quantité
mélangé au Sphagnum Gürgensohni dans une tourbiere pres du Noir-
mont 1400 m.
Zygodon viridissimus Br. var : dentatus. Sur un sapin. La Chaux
1100 m.
Ulota Drummondii Bd. Vallon de Noirvaux (près Sainte-
Croix), sur un hêtre, et près de la Vraconnaz, sur le Corylus avec Ulota
intermedia 1150 m. Cette plante a probablement échappé à l'attention
des bryologues par suite de sa grande ressemblance, je dirai même
de son identité d'aspect avec lUlota Bruchn.
Orthotrichum alpestre Hornsch. Suchet. 1450.
Encalypta commutata N. H. Suchet 1550 m. 2”° station pour le
Jura.
Encalypta longicolla Br. Dent de Vaulion 1460 m. 5”° station.
Encalypta apophysata N. H. N’existe sûrement pas dans le Jura.
L’exemplaire de Lesquereux appartient à une forme de Æ. commutata
que j'ai. récoltée plusieurs fois au sommet du Chasseron et dont la
capsule ressemble beaucoup à celle du Æ. apophysata. L'existence de
cette dernière espèce dans le Jura me paraissait d’ailleurs fort problé-
matique, surtout après l'avoir cherchée longtemps en vain dans la
station indiquée par Lesquereux.
Funaria microstoma B. E. En 1897, j'avais recueilli sur
le sable molassique d’un &boulement un Æunaria de la taille du
microstoma dont il avait l’opereule et les spores. La capsule plissée
comme celle du F. hygrometrica présentait une péristome interne
bien développé. En recherchant cette plante au mois d'août 1898,
j'ai trouvé le vrai Æunaria microstoma B. E. croissant côte à côte
avec F. hygrometrica. La forme trouvée en 1897 étant intermé-
diaire, probablement hybride entre les deux espèces. La station
est pres de La Chaux à 1050 m. A une distance de 1 kilomètre, sur
un sol de même nature, j'ai récolté l'hybride associé au FF. hygrome-
trica seul.
604 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Webera elongata Spr. La Vraconnaz. Sur sable molassique,
août 1898, 1100 m. )
Webera commutata Spr. Près du Marchairuz, 1480.
Bryum inclinatum Br. Eu. Sur dix exemplaires de Bryum
récoltés dans la région alpine d’une des sommités du Jura six en
moyenne appartiendront aux formes du B. inclinatum, trois autres se
rapporteront au B. pendulum et le dixième sera B. pallescens, cæspi-
ticium ou quelque autre.
Le Bryum inclinatum est done fort répandu sur les arêtes et les
pâturages de la région alpine du Jura et peut-être n'est-il nulle part
plus variable que dans cette chaîne ressemblant en cela au Bryum
arcticum. Ces variations ont surtout pour objet l'appareil sporiiere,
celles du systeme végétatif étant de peu d'importance et ne portant que
sur la taille des touffes, le nombre des rangées de cellules marginales
dans les feuilles et l’excurrence de la nervure.
Le Bryum inclinatum a d’après Limpricht une capsule allongée
étroite, possédant un col égal en longueur au sporange, et des spores
de 18 à 24 y (20 à 27 u d’après certains auteurs). Or sur cinq exem-
plaires de Bryum inclinatum récoltés sur une sommite du Jura, un
seul correspondra rigoureusement à cette description, les quatre autres
s’eloignent du type par trois caractères principaux relatifs, à la forme
de la capsule, au péristome externe et à la taille des spores. Examinons
un peu ces divers caractères.
La capsule au lieu d’être allongée et possédant un col presque aussi
long que le sporange est plutôt subglobuleuse avec un col court égal
parfois au quart du reste de la capsule, celle-ci restant rétrécie à l’ori-
fice et non au-dessous après la chute de l’opereule.
Le péristome externe est fort variable, surtout au point de vue du
nombre des trabécules et de la forme des plaques dorsales.
Le nombre de ces trabécules va de 15 à 25, ce dernier nombre se
trouvant dans les formes robustes. Il n’est pas rare de rencontrer deux
ou trois cloisons, le plus souvent obliques et reliant des trabécules, dans
quelques dents d’une capsule.
Quant aux articles dorsaux, ils peuvent varier de la forme carrée à
celle d’un rectangle dont les dimensions seraient entre elles comme
6 et 1. Le quotient de la largeur de chaque plaque dorsale par la
hauteur est proportionnel au nombre des trabécules, autrement dit
plus il y a de trabécules et plus il y aura de différence entre la largeur
(4) CHARLES MEYLAN. FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 605
et la hauteur d’une des plaques dorsales de la moitié inférieure de la
dent. Cette règle quoique générale a aussi ses exceptions, et l’ai vu
parfois des plaques dorsales carrées les voisines étant quatre fois plus
larges que hautes.
La ligne médiane forme tantôt des zigzags très prononcés, tantôt
une ligne droite, ces deux formes se rencontrant à chaque instant dans
une même capsule. Plusieurs capsules m'ont présenté des dents n’ayant
pas la ligne médiane, ou celle-ci manquant dans la moitié inférieure
de la dent.
Le péristome interne est assez stable; les ouvertures sout généra-
lement circulaires. Certains exemplaires du Suchet et d’autres som-
mités avaient des ouvertures en grain d'avoine; ces formes là étaient
fortement papilleuses, presque épineuses.
Voyons maintenant les spores. Si parfois elles ne dépassent pas 25 y,
dans beaucoup d'exemplaires elles arrivent à mesurer 30,32 et même
35 y, c'est-à-dire la taille de celle des B. pendulum et arcticum, la
différence entre les plus petites et les plus grosses spores d’une capsule
pouvant être de 8 à 10 y.
Ces formes alpines du Dryum inclinatum réunissant ces divers carac-
tères soit : une capsule ovale ou subglobuleuse rétrécie à l’orifice avec
un col très court, des trabécules au nombre de 15 à 20 correspondant
à des plaques dorsales presque carrées, et des spores de 25 à 32 y, se
rattachent en tous points au Bryum Græfianum de Schliephacke tel
qu'il est décrit par Limpricht. Ces formes sont donc plus communes
que le type sur les sommets du Jura et existent aussi dans les tour-
bières de la chaîne; celles de ces dernières stations ayant souvent une
taille assez élevée et un seta de 4 à 5 cm.
Deux caractères sont encore variables chez le Bryum inclinatum ; ce
sont les cellules de l’orifice de la capsule et l’infloreseence. Ces cellules
peuvent être rondes, carrées, hexagonales ou aplaties sans qu'aucune
règle procède à leur arrangement. Des capsules m'ont présenté la
moitié du bord de leur ouverture formée de cellules carrées, l’autre
moitié étant formée de cellules aplaties. L’inflorescence est presque
toujours synoïque mais des exemplaires du Mont-d’Or et du Noirmont
étaient dioïques,
Le Bryum inclinatum est done une espèce variable s'il en fût, mais
malgré cela ses formes restent toutes dans un cercle dont elles ne
sortent pas et en tous cas dans le Jura on ne peut confondre ce Bryum
avec aucun autre,
5, nt Ba Art JA > une AE BR HE An AN à A SE
=
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Tel est le résultat auquel je suis arrivé après avoir étudié plusieurs
centaines de capsules provenant de la plupart des sommités du Jura et
en les comparant à des exemplaires des Alpes ou à d’autres déterminés
ou vérifiés par des bryologues distingués.
Bryum fallax Milde. Si l’on ne considère comme appartenant à cette
sous-espèce que les formes à péristome interne rudimentaire, on com-
met une erreur. La place du B. fallax est à côté du B. pallens et non
dans les Cladodium, car la forme de l’endostome est très variable.
J'ai récolté de nombreux exemplaires de Bryum fallax sur différentes
sommites du Jura et j'ai trouvé toutes les transitions possibles entre la
forme Cladodiüun et la forme Æubryum. Les cils sont nuls, plus ou
moins longs, lisses, noduleux, appendiculés, la forme de la capsule
restant la même ou s’allongeant un peu en même temps que les feuilles.
La forme conique de l’opereule m’a paru constante, le B. pallens pos-
sédant en général un opercule peu élevé. Cette dernière espèce croit,
du moins dans le Jura, toujours sur terrain siliceux ou tourbeux, son
voisin sur le calcaire ou l’humus, et les indications, pour plusieurs
sommites de la chaîne, du Dryum pallens Sw. var. abbreviatum se rap-
portent sûrement toutes au B. fallax, lequel n’est au fond qu'une forme
du pallens.
Bryum cuspidatum Spr. La Chaux, sur un rocher molassique
frais 1080 m.
Mnium Seligeri Sur. e. fr. Tourbière de la Vraconnaz.
Mnium cuspidatum Lindb. RR. dans le Jura. La Chaux 1080 m.
Mnium lycopodioides Hook. Chasseron 1600 m. Suchet 1550 m.
N'est sûrement qu’une sous-espèce du M. orthorynchum. Les caractères
différentiels sont en tous cas de peu de valeur. Ce qui le prouve bien
c’est que certains auteurs indiquent les cellules des feuilles du M. lyco-
podioïdes comme étant plus grosses que celles du M. orthorynchum et
que d’autres disent le contraire. La grosseur des spores est également
variable; je les ai trouvées de même grosseur dans les deux espèces.
Catoscopium nigritum B. E. Très fertile au bord du lac de Joux
1009 m.
Polytrichum juniperinum var. alpinum B. E. Cette plante croît avec
quelques fruits au fond des creux à neige du Mont-Tendre avec Par-
tramia ithyphylla e. fr. Oncophorus virens 1630 m.
Neckera turgida Jur. Dent de Vaulion 1400 m. Le Neckera jurassica .
(6) CHARLES MEYLAN. FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 607
Amann. n'est qu'une variété alpine du tuwrgida confinée au Chasseron.
On trouve ici et là au Creux du Van et sur d’autres sommités des
formes de transition, mais aucune se rapportant exactement à la plante
du Chasseron.
Thuidium abietinum B. E. Cette espèce si commune dans les endroits
secs et ensoleillés croît souvent aussi les pieds dans l’eau. Je l’ai trouvée
maintes fois dans cet état mélangée au Th. Philibert, au Camptothecium
nıtens ou à d’autres mousses des marais. Certaines formes arrivent
ainsi à simuler le Thuidiuun Blandowu les paraphylles s’allongeant
dans ces stations humides.
Thuidium pseudotamariseinum Limp. c. fr. Fleurier.
Orthothecium intricatum B. E. c. fr. Suchet 1400 m.
Orthothecium strietum Lor. Dent de Vaulion 1400 m.
Eurynchium eirrosum Sehwg. var. Molendoi Spr. Suchet 1550 m.
On trouve fréquemment sur différentes sommites du Jura des formes
de Æ,. Vaucheri B. E. qui se rapprochent beaucoup de Æ. cirrosun.
J'ai même observé au Suchet sur un bloc calcaire à 1500 m. le passage
insensible d’une forme à l’autre. Sur un côté du bloc la plante était
E. Vaucheri type, de l’autre Æ. cirrosum sans qu’il y ait eu moyen de
trouver une ligne de démarcation; chaque forme passait insensiblement
à l’autre.
Eurynchuum striatulum Br. E. Chasseron. Suchet. Dent de Vaulion
de 1400 à 1600 m. Rochers très secs mais ombragés. Cette espèce se
comporte exactement de la même façon que ses deux voisines Zuryn-
chium Vaucheri et E. strigosum. Le type dans ces trois espèces habite
plutôt la région basse mais peut s'élever dans la région alpine, prinei-
palement sous des formes plus trapues et julacées. (Burynchium
eirrosum et E. strigosum var. præcox.). J'ai récolté plusieurs formes
appartenant au %. striatulum dont les rameaux sont fastigies, les
feuilles étant imbriquées et plus courtes et rappelant beaucoup pour la
forme celles du Æ. strigosum var. præcox.
Rhyncostegium tenellum Br. Eu. e. fr. R. R. dans le Haut Jura.
Rochers de molasse frais, La Chaux 1050 m.
Hypnum chrysophyllum Bd. var. subnivale Mol. Dent de Vaulion
1400 m.
Hypnum intermedium Lind. ce, fr. Tourbiere de la Vraconnaz.
Hyymum palustre L. var, tenellum Spr. La Chaux 1100 m.
Hypnum suhsuleatum Spr, Cette forme du H. sulcatum n’est pas rare
sur les rochers humides au Chasseron et à la Dent de Vaulion.
608 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Hypnum Notarisi Boul. Mont de Bière 1400 m.
Hypnum Sauteri Spr. Noirmont st. Dent de Vaulion c. fr.
Hypnum reptile Rich. c. fr. La Chaux 1100 m., au pied d’un
vieux bouleau au bord d’une tourbière (vidit Philibert).
Hypnum calvescens Wils. e. fr. Près de la tourbière de la Vraconnaz.
Dicranum strictum Schl. Sur troncs pourris. La Chaux
1100 m. Vallée de Joux.
La Chaux, le 21 janvier 1899.
609
MÉLANGES RHODOLOGIQUES
PAR
Georges GAILLARD
Rosa sabauda Rap.
Malgré d’actives recherches, sur les indications précises de M. Schmi-
dely, je n'ai rien pu retrouver des buissons classiques. Ils auront été
probablement étouffés par les taillis.
En revanche, grâce à l’obligeance de MM. W. Barbey et R. Chodat, j'ai
eu sous les yeux d'excellents spécimens du Rosa Sabauda Rap. : ceux des
Herbiers Reuter et Rapin.
De plus, il y a quelques années, M. Paiche découvrit dans la campagne
de Grange Gabit, au versant oriental du Grand-Salève, une colonie de
buissons qu'on peut rapporter au R. Sabauda Rap. M. Paiche lui-même
me fit le plaisir de me montrer les rares buissons.
A diverses reprises je les revis; j'en préparai d'excellents et nombreux
échantillons. Examinant et comparant à loisir avec les formes avoisi-
nantes, je suis arrivé à la conviction que toutes les interprétations
données du Ft. Sabauda Rap. étaient erronées. Suivant l’une des moins
invraisemblables, le R. Sabauda Rap. serait le produit hybride de R.
pimpinellifolia L. > R. glauca Nil. var. Il est incontestable en effet que
le rare hybride présente un certain cachet de A. glauca. Dans ce cas, la
variété de A, glauca devrait être à pédoncules et urcéoles hispides-
glanduleux, à folioles glanduleuses à la face inférieure et à dentelure
composée-glanduleuse, Or pareille variété n'a pas encore été rencontrée
au Saleve et il est fort peu probable qu'elle ait échappé à l'attention des
botanistes, En explorant les alentours des deux stations de R. Sabauda
Rap. je n'ai jamais rien vu de pareil, Par contre j'ai noté divers hybrides :
h
BULL. HERB. hoiss., août 1899, 11
610 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
R. alpina X pimpinellifolia, R. alpina X glauca, R. alpina X tomentosa
(R. spinulifolia Dem.), R. glauca X tomentosa ei R. pimpinellifolia X
tomentosa.
Serait-il bien impossible que À. Sabauda Rap. — dont les caractères
relèvent de trois types spécifiques — provint de l’un des deux con-
sortium :
a) (R. pimpinellifolia tomentosa) X glauca Vi.
b) (R. glauca X tomentosa) X pimpinellifolia L.
J'ai soumis à l’examen microscopique de nombreux organes mâles et
femelles provenant de roses hybrides : À. alpina X tomentosa et pimpi-
nellifolia X alpina par exemple — deux hybrides qui croissent sponta-
nement à une demi-lieue de chez moi.
Il résulte de cet examen que la dégénérescence atteint particulièrement
les organes mâles (atrophie des sacs polliniques, atrophie et hypertrophie
des grains de pollen, incapacité de développer un boyau pollinique, même
chez un grand nombre de grains normalement conformés). Je n’ai rien
su voir d’anormal dans les organes femelles.
Il se peut fort bien que dans des cas très rares, un pollen sain arrivant
sur les styles d’une rose hybride en opère la fécondation. S'il en résulte
une graine embryonée et que cette graine germe, la plante qui en pro-
viendra présentera nécessairement un mélange des caractères de l’hy-
bride et de la plante qui a fourni le pollen.
Cas rarissime sans doute, mais non irréalisable.
En considérant que R. pimpinellifolia X tomentosa se trouve dans le
voisinage immédiat de R. Sabauda Rap. j'en conclus que l’hybride qui
nous occupe pourrait très bien être un (R. pimpinellifolia X tomentosa)
X R. glauca. Vill.
Des croisements artificiels parviendraient-ils à élucider la question ?
C’est possible; mais ce n’est qu'au prix d'expériences nombreuses qu’on
arriverait à un résullat.
Il me reste à parler d’une curieuse rose que je découvris à la fin de
juillet 1897 sur le versant méridional du Salève, dans un couloir.
au-dessous du Sappey. Elle porte dans mon herbier de roses le No 580.
Malgré des sépales très rarement pinnatifides, une dentelure plutôt
irrégulière que composée glanduleuse, une absence presque complète de
glandes et de pubescence, je l’assimile au R. Sabauda Rap. dont elle se
rapproche par les pédoncules et urcéoles hispides-glanduleux, les corolles
d’un rose-pâle et la bractée à la base de l’inflorescence le plus souvent
uniflore, quelquefois bi ou triflore.
(3) GEURGES GAILLARD. MÉLANGES RHODOLOGIQUES. 611
En outre, cette rose paraît frappée de stérilité à un haut degré. A
l'époque de ma découverte tous les fruits étaient tombés sauf trois, et la
colonie compte au moins 40 pieds.
Le 20 juillet 1898 un grand nombre de pédoncules devenaient jau-
nâtres, indice de caducité.
Cependant ce N° 580 présente une ressemblance plus grande avec AR.
pimpinellifolia L.
Mais tous ceux qui se sont occupés de roses savent fort bien que fré-
quemment une rose hybride se rapproche davantage de l’un de ses
ascendants que de l’autre.
Rosa pomifera Herrm. et R. mollis Sm.
Ces deux espèces, réunies par M. Crépin sous le nom de À. villosa L.,
se rencontrent toutes deux au Salève.
J'ai trouvé en 1897, à 3 km. de la Croisette, à la lisière de la forêt, en
face d’Archamp, une petite colonie de buissons de 0 m. 8 de haut.
Ils représentent le À. pomifera Herrm. var. recondita Pug. Malheureu-
sement cette espèce si rare au Salève est destinée à disparaître, broutée
qu'elle est chaque été par le bétail de la Croisette.
Quant au À. mollis Sm.. j'en ai découvert déjà deux colonies au bord
d'un chemin qui va du Grand Piton à la Pointe de Plan. Dans l’une et
l'autre station, cette espèce forme de petites colonies d’une dizaine de
pieds de 0 m. 30 à 0 m. 80, C’est une forme toute semblable à celle que
M. Paiche a rapportée des Voirons. Telle on la rencontre aussi dans le
Jura vaudois. Elle sera retrouvée sans doute encore dans la région occi-
dentale du Salève !,
J'ai soumis à M, Crépin des échantillons de ce R. mollis Sm. ainsi que
du R. pomifera Herrm. de la Groisette. Ce botaniste a reconnu que mes
déterminations étaient exactes.
Rosa Glauca X omissa.
Une intéressante notice de M. Ph. Paiche, publiée dans le « Bulletin de
l'Herbier Boissier, tome 3, N° 5, mai 1895, » conclut à l'abandon du nom
de R. alpestris Rap. « appliqué à tort par son auteur à deux espèces dis-
lineles, » Nous nous rangeons à celte manière de voir tout en faisant
‘Je l'ai trouvée à la Groisette à la fin de juin 1899. G. Gaillard,
FE NE CE
612 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
remarquer que le terme espèce nous paraît malheureux, puisqu'il est
question d’hybrides et qu’en outre ce n’est pas à deux mais bien à quatre
ou cinq roses distinctes que Rapin donne le nom de A. alpestris.
L'examen de l’Herbier de Rapin est concluant. Voiei ce qu’on y trouve :
No 92 R. monticola Rap. Vaud. Ed. 2, p. 19%, var. b. R. alpestris.
Cinq échantillons, dont un récolté par M. Schmidely, les autres par
Rapin dans une prairie boisée au-dessus des Plans (Alpes vaudoises). Ces
cinq spécimens représentent une variété du R. glauca Vill. a péd. et
urcéoles hispides glanduleux, à folioles doublement dentées, avec quel-
ques rares glandes sur les nervures principales.
No 93. R. monticola var. alpestris. Des trois spécimens contenus dans
cette feuille, l’un, récolté par Rapin, dans une haie près de Stalden, le 25
juillet 1862, est étiqueté : R. monticola Rap. var. b. alpestris Rap. Vaud.
Ed. 2, p. 194.
Un deuxieme echantillon cueilli dans les pentes au N. des Plans de
Frenières appartient comme celui de Stalden au glauca Vill.
Tous deux ont une dentelure composée glanduleuse, des péd. et
urcéoles hispides. Je n’ai pas vu de glandes sur les nervures.
Enfin le troisième échantillon, donné par L. Favrat sous le nom de
R. canina var. hispidissima Chr., recolté en août 1875, à la Verna, Mayens
de Sion, est un À. Chavini assez typique.
La feuille N° 94 ne renferme qu'un échantillon recueilli en août 1877
par M. Schmidely près Orsières. Il est accompagné de cette remarque de
la main de Rapin :
« Rosa monticola var. alpestris présente des varialions qui tantôt le
rapprochent de la variété appelée À. Reuteri, tantôt l’en éloignent sensi-
blement; alors les sépales réfléchis ne se redressent que tardivement et
deviennent bientôt caducs. »
L’echantillon du N° 94 est encore un R. Chavini Rap.
No 96. R. monticola Rap. Vaud. Ed. 2, p. 19% var. b. Rosa alpestris.
Cette feuille renferme :
Un échantillon récolté par Cottet, pâturages de Bonnaudon, Fribourg.
Un échantillon recu de Godet, sentier des Planchettes à Moron, Neu-
châtel.
Tous deux représentent le À. glauca Nil.
Des autres spécimens de cette feuille, l’un, recu de M. Louis Favrat en
1879, est le R. glauca X tomentosa de la Comballaz.
Trois autres échantillons, de la même localité, représentent ce même
hybride. C’est Rapin lui-même qui les y a cueillis. Le plus ancien en date
Ÿ AE qi * dx ‘ e 2
. ep 2 y ;
(5) | GEORGES GAILLARD. MELANGES RHODOLOGIQUES. 613
(27 juillet 1856) porte cette mention : « Rosa... pedunc. et tubo calicis
glanduloso aculeatis, foliolis biserratis. » Un autre, un rameau avec
quatre jeunes fruits est annol& « Rosa alpestris Rap. La Comballaz
2 août 1861. Ces quatre rameaux, y compris celui de Favrat, proviennent
sans aucun doute des mêmes buissons.
Enfin cette feuille contient un dernier spécimen, un beau rameau avec
une fleur. L'examen de cet échantillon et la note qui l'accompagne ne
laissent aucun doute sur son identité : c’est le R. glauca X omissa.
Voici cette note :
« Rosa, pélioles glanduleux, folioles bidentées, dents glanduleuses,
corolle rose vif, péd. un peu glanduleux.
Buissons sous le petit Piton du Salève en pleine floraison le 15 juillet
1857, feuilles souvent glanduleuses en dessous, rameaux florifères et
stipules rouge lie de vin. »
Moi-même, dans la station qu'indique Rapin, j'ai récolté cette même
rose les 16 juillet et 16 septembre 1895.
Il y a identité complète entre l'échantillon de Rapin, les miens et ceux
de M. Buser, près de la Grande-Gorge.
Enfin, dans l'Herbier Rapin nous trouvons, faisant suite au No 96, une
feuille sans N° renfermant deux beaux échantillons en fruits du R. mar-
ginata Reut. Rap. (A. glauca X tomentosa).
Ce qu'il y a d’interessant pour notre étude, c'est la note de Rapin qui
les accompagne : « M. Schmidely m'a donné en novembre 1878 deux spé-
cimens sous le nom de À. marginata, celui-ci me parait devoir ètre iden-
tique à mon R. alpestris du Saleve. »
Ces deux spécimens dont parle Rapin ne sont pas ceux de cette feuille
sans numéro ou du moins il n'y en a qu'un, car l’autre porte la date 1879.
J'ai retrouvé le deuxième échantillon de M. Schmidely dans le paquet
de A. tomentosa, à la suite du At. marginala de la localité d’Archamp.
Comme station de son R. alpestris, Rapin indique encore Morcles
dans le « Guide du botaniste, » Il existe dans l’Herbier Rapin une
feuille No 91 étiquetée : A. monticola Rap. Vaud, Ed. 2, p. 194, var, b.
affinis — ce dernier mot parail avoir été ajouté postérieurement. Les
deux échantillons de cette feuille, récoltés par Rapin en septembre 1858
le long du sentier, au-dessus du village de Morcles, annotés R. alpestris
Rap. var, sepalis représentent une forme de R. glauca Nil. assez com-
mune aux environs de Morcles. Je l'y ai récoltée moi-même,
Une variélé pareille était considérée comme A, Ghavint Rap. par
MM. Favrat, Christ et Cottet, Nous avons retrouvé celle même variété
614 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
dans l’Herbier de Rapin. Rapin l’a étiquetée R. monticola v. ped. et calices
hispides.
Tout bien considéré nous ne pouvons partager l’opinion de M. Buser,
consistant à voir dans le R. glauca X omissa le R. alpestris Rap.
Le fait qu'aucun échantillon de À. glauca X omissa ne se rencontre
dans l’Herbier de Rapin sous le nom de AR. alpestris et que le seul échan-
tillon de cet hybride qu'on y trouve (N° 96) ne porte pas de nom, quoi-
qu'il ait été soigneusement observé, ainsi que le prouve la note qui
l'accompagne, nous semble concluant.
En outre, nous voyons que Rapin donne les noms de R. monticola var.
alpestris ou plus simplement de A. alpestris, indistinetement au R. Cha-
vini Rap., à des variétés de AR. glauca Vill. et au R. glauca X tomentosa
de la Gomballaz.
Nous sommes donc exactement du même avis que M. Paiche; le nom
de R. alpestris Rap. doit disparaitre de la nomenclature. |
Le R. glauca X omissa ne s’est rencontré qu’au Salève (quatre ou cinq
stalions) et dans le Jura vaudois, à Vernand sur Mont la Ville. Notre
forme du Jura diffère un peu de celle du Salève par des urcéoles sphé-
riques surmontés de sépales plus allongés à pointe souvent foliacée et
bien pinnatifides. Ces sépales sont plus promptement caducs que dans le
R. glauca X tomentosa.
Rosa glauca Vill X montana Chaix.
Le 16 juillet 1895, je rencontrai au Nord-Ouest du Grand-Piton au
Salève une colonie de beaux buissons en pleine floraison. Ils me parurent
présenter une variété de A. montana Chaix. Cependant, en remarquant
que les aiguillons étaient crochus, que les folioles étaient les unes presque
simplement dentées, d’autres à dentelure composée glanduleuse, que les
corolles étaient d’un rose vif sur certains buissons, d’une teinte rose
pâle sur les autres, le doute me saisit. Très perplexe sur ma découverte,
j'en fis bonne récolte.
Le 2 septembre de la même année, je revis mes buissons couverts de
gros fruits rappelant ceux de R. montana Chaix. J'en ouvris quelques-
uns, ils ne renfermaient que trois ou quatre akènes développés. J’eus
alors l’idée que la plante que j'avais devant les yeux était hybride. Un
examen altentif des caractères me confirma dans mon idée. Voici les
observations que je notai :
Taille des buissons 1 à 2,5 m. Aiguillons greles et crochus. Folioles
(7) GEORGES GAILLARD. MÉLANGES RHODOLOGIQUES. 615
glabres, à inserlions distantes; de deux sortes : les unes ovales-aigües.
simplement ou irrégulièrement dentées, les autres suborbiculaires
obtuses, à dentelure composée-glanduleuse. Stipules à bords parallèles,
à oreilleties légèrement élargies et un peu divergentes. Teinte du feuil-
lage d’un vert glauque, lavé parfois de rouge ainsi que les stipules et les
jeunes rameaux.
Pédoncules et urcéoles trés hispides-glanduleux, avec acicules descen-
dant sous l'inflorescence. Fleurs généralement solitaires, avec bractée
foliacée. Corolles d’un rose vif sur les buissons de l’angle nord de la
colonie, sur les autres buissons d’un rose pâle. Sépales étroits, avec une
ou deux divisions pinnatifides filiformes, très glanduleux sur le dos,
redressés, caducs à la maturité complète du fruit. Fruits gros, ovoïdes
renfermant peu d’akenes.
Le 5 novembre 1896 j'ai récolté douze fruits mürs, le 10 novembre je
les ai semés dans de bonnes conditions, rien n’en était sorti à la fin de
décembre dernier, j'ai lieu de croire qu'ils ne lèveront pas.
Dans le voisinage de l'hybride le R. glauca Vill. est fréquent. Le R.
montana Chaix y est très rare. il forme à 1 km. de là, vers le Nord, une
belle colonie d'une variété à folioles glanduleuses inferieurement sur les
nervures principales et à acicules nombreux sous l’inflorescence, carac-
tère que nous retrouvons dans notre hybride.
Dans l'Herbier de Rapin, nous avons rencontré un No 82 portant l'éti-
quelle À. monticola var. ped. et fruct. hispidis, R. alpestris de M. Schmi-
dely. L’unique échantillon de cette feuille, un rameau avec trois gros
fruits mürs, communiqué par M. Schmidely à Rapin en 1876 sous le nom
de R. alpestris Rap. nous parait être le glauca X montana.
Le 12 juillet 1896, je présentai à M. Schmidely plusieurs échantillons
en fleurs du glauca X montana. Il me dit l'avoir déjà récolté (en la con-
sidérant comme variété de A, montana Chaix) et j'eus le plaisir de le
voir partager mon opinion à ce sujet.
J'en ai communiqué aussi une belle série au Dr Crépin. Dans une
lettre du 2 novembre 1895, il confirma ma détermination en ajou-
tant :
« Vous avez sinsi élucidé un point resté douteux dans ma notice sur
les roses du Salève, »
A la même époque, M. Ph. Paiche de Genève m'écrivait aussi sur le
méme sujel :
« Apres avoir bien examiné vos exemplaires de glauca X montana, je
pense qu'il ne doit rester aucun doute sur votre détermination, »
616 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Le R. glauca X montana recouvre au Saleve une superficie d'environ
vingt-cinq mètres carrés; je ne sache pas qu'il ait été rencontré ail-
leurs.
Orbe, le 11 mars 1899.
L’Herbier de feu Daniel Rapin a été donné en 1898, à l’Université de
Genève, par son fils M. le docteur Rapin. (Rédaction.)
617
Que L'AGROSTFIS PUBRA 4:
DES ALPES DE SAVOIE
PAR
André SONGEON
Dans une note intitulée Une espèce à rayer de la Flore de France, et
parue dans le Bulletin de l'Herbier Boissier, tome VII (juillet 1899),
p. 260, M. John Briquet assure que la graminée à lui envoyée il ya
deux mois, sur sa demande, sous le nom d’Agrostis rubra L., par
M. E. Perrier de la Bâthie, n’est pas autre chose que Calamagrostis
tenella Host, et il est fort possible que M. J. Briquet ait raison.
Tous ceux qui connaissent mon excellent ami, M. E. Perrier de la
Bâthie, professeur départemental d'agriculture, n’ignorent pas avec
quelle ardeur il prodigue sa personne pour le plus grand bien des ser-
vices dont il a la direction ; une méprise au milieu des graves preoceu-
pations qui l’assaillent n’est pas faite pour surprendre. Mais les plantes
recueillies entre la Gran-Pariraz et la Cyclaz près Hauteluce (E. Perrier,
3 août 1858, et 19 août 1861); entre le Col de l’Enclave et celui des
Fours (E. Perrier, 29 août 1861); Crêtes de rochers au nord du Col de
la Fenêtre (E. Perrier, 31 août 1863, et 9 août 1866); Mont Mirantin
(A. Songeon, 6 août 1856); la Roche des Marches, commune de Valmei-
nier (A. Chabert, 17 septembre 1878); Sources de l’Arc, en Maurienne
(A. Chabert, 11 septembre 1879), appartiennent bel et bien à l’Agrostis
rubra L. A deux reprises, Duval-Jouve a confirmé notre determination,
et si l'argument ne semble pas décisif, nous ajouterons que les exem-
plaires des provenances alpines, sont parfaitement conformes à ceux de
la Suede boréale, assez nombreux dans notre herbier.
Il n’y a donc pas lieu d’exelure cette graminée de la Flore des Alpes
occidentales où elle occupe plusieurs localités,
Voir encore Billotia, ou notes botaniques publiées par V. Bavoux,
A. Guichard, ete., p. 61 et p. 79, 1866.
Chambéry, le 7 août 1899,
BULL. UMERB, hoiss., août 1899, 19
618
Une graminée à maintenir dans la flore française,
PAR
T. HUSNOT.
Dans le dernier numéro du Bulletin de Ü Herbier Boissier, M. Briquet
annonce qu'il faut rayer l’Agrostis rubra de la flore française, que ce
n'est que le Calamagrostis tenella.
Duval-Jouve, qui était le botaniste de France connaissant le mieux
les graminées, n'avait pu confondre deux plantes qu'on distingue au
premier coup d'œil. Saint-Lager, travailleur infatigable et excellent
observateur, n'avait pu commettre cette même erreur. On ne pouvait
pas rayer l’Agrostis rubra de la flore française.
J'ai écrit à Montpellier pour avoir un exemplaire authentique. Le
conservateur des herbiers, M. Daveau, s’est empressé de me commu-
niquer un échantillon adressé par M. Perrier à Duval-Jouve. La pani-
cule est en parfait état, mais les feuilles radicales étaient desséchées et
en partie brisées au moment de la récolte; celles qui restent sont les
unes planes et les autres plus ou moins canaliculées ou pliées (interdum
subcomplicatis, dit Andersson) comme cela se voit sur les exemplaires
récoltés par Fries en Scandinavie. J’ai, de plusieurs autres botanistes
suédois et norvégiens, des exemplaires dont toutes les feuilles sont
planes, mais ces feuilles sont très vertes, tandis qu’elles étaient sèches
et jaunâtres dans l’échantillon de M. Perrier.
L'espèce qui s’en rapproche le plus est I’A. rupestris, assez répandu
dans les Alpes. Les caractères tirés des organes floraux sont les mêmes :
épillets d'environ 2 mill. 2; glumes presque égales; glumelle inférieure -
nue ou garnie à la base de poils courts, à nervures terminées au sommet
par de petites dents égales, munie d’une arête dorsale flexueuse ou
genouillée deux fois aussi longue qu’elle; glumelle supérieure nulle ou
rarement une très petite.
Dans l’À. rubra l’arête est insérée vers le milieu du dos de la glumelle
et dans le rupestris vers le tiers inférieur ; cette légère différence serait
insuffisante pour distinguer deux espèces, d’autant plus qu’elle disparaît
Gr S HP
(2) T. HUSNOT. UNE GRAMINÉE. 619
presque complètement sur certains exemplaires. Il n’y a que par les
feuilles radicales que l’on puisse les reconnaître sûrement. Elles sont
faseieulees et enroulées-sétacées dans le rupestris, et dans le rubra planes
ou une partie canaliculées, probablement toujours planes à l’état frais
Des exemplaires d’A. rupestris var. flavescens, récoltés dans les monta-
gnes de la Mure (Isère), par M. Bernard, présentent des feuilles cauli-
naires planes, mais les radicales sont fasciculées et enroulées.
Ces deux plantes se distinguent facilement des A. alpina, Schleicheri
et pyrenæa ; ces dernières ont des épillets longs de 4-5 mm., les glumes
inégales, deux des nervures de la glumelle inférieure prolongées en
arêtes distinctes atteignant dans le pyrenæa jusqu’au tiers de sa lon-
gueur, l’arête dorsale insérée vers la base et non vers le milieu, la pré-
sence d’une glumelle supérieure,
On ne peut confondre les espèces ci-dessus avec les petites formes de
VA. vulgaris qui se reconnaissent à leurs feuilles planes, la ligule courte,
les fleurs mutiques ou quelquefois munies d’une courte arête droite ne
dépassant pas le sommet. Quand on voit un Agrostis à arête saillante,
ce m'est ni le vulgaris ni l’alba.
M. Perrier a publié son À. rubra dans la suite des Exsiccata de Billot,
n° 3684. Si c’eût été le Calamagrostis tenella, l'erreur aurait été signa-
lée depuis longtemps. Je ne possède pas cette collection.
Quant au Calamagrostis tenella, il est impossible de le confondre avec
"A. rubra et les espèces voisines. On le distingue par ses feuilles assez
larges et planes, ses fleurs entourées de poils et dépourvues d’arêtes ou
munies quelquefois, dit-on, d’une arête courte et droite ne les dépassant
pas. Godron (Fl. de France, p. 477), dit que les poils sont {rois fois plus
courts que les glumes et, d’après M. Briquet, ils atteignent tout au plus
le tiers de la hauteur des glumelles. Si l’on peut comparer la longueur
des poils à la longueur de l’ensemble des deux glumes qui sont presque
égales, il n’est pas possible de la comparer à la longueur de l’ensemble
des deux glumelles puisque lune est au moins cinq ou six fois plus
courte que l’autre, que ces poils sont environ moitié plus courts que la
plus grande et beaucoup plus longs que la plus petite; il doit y avoir
une erreur d'impression.
Le Calamagrostis tenella de nos montagnes est-il bien la plante de
Host? Il est probable que M. Briquet s’en est rapporté aux citations des
auteurs et n'a pas examiné la planche de Host puisque c’est, d’après la
longueur relative des poils, qu'il identifie les deux plantes. Host décrit
et figure (tome IV, p. 29 et pl. 50) les poils comme plus longs que la
620 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
glumelle inférieure (valvula exteriore longioribus); il décrit et figure la
glumelle supérieure comme atteignant la moitié de l’inférieure, tandis
que dans notre plante elle est cinq ou six fois plus courte ou presque
nulle, Je suis persuadé, quoique je sois peut-être seul de mon avis, que,
en présence de telles différences, on ne peut identifier les deux plantes,
d'autant plus que les figures de Host sont ordinairement très exactes.
Host figure la glumelle inférieure avec une courte arête dorsale ne
dépassant pas son sommet, tous les échantillons que j’ai vus étaient
mutiques; serait-ce cette figure qui aurait faire dire aux auteurs que
les fleurs sont quelquefois aristees? Cette observation a peu d’impor-
tance, car on trouve dans les Agrostis des espèces tantôt mutiques et
tantôt aristées.
Que ce soit la plante de Host ou non, le nom de tenella doit être
conservé parce que c’est l’Arundo tenella de Schrader (Fl. germ. p. 220
et t. V, f. 1). Host ne considérait pas son Calamagrostis tenella comme
la plante de Schrader, car il n’aurait pas manqué de donner en syno-
nyme le nom de cet auteur comme il le fait pour les autres espèces.
Le Calamagrostis tenella est probablement moins rare qu’on ne le
suppose; il a dû être souvent confondu avec l'A. vulgaris. La ligule
allongée et surtout les poils qui entourent la fleur le font reconnaître
Ce fut Duval-Jouve qui détermina les deux plantes de M. Perrier
qui les lui avait envoyées sans noms sous les n° 1 et 2 et comme pro-
venant de la même localité.
Cahan par Athis (Orne), le 8 août 1899.
NOTE DE LA RÉDACTION
M. Briquet, absent de Genève pour service militaire, se réserve d'ajouter ulté-
rieurement une note rectificative complémentaire sur ce sujet. Il éient cependant
à dire immédiatement que l'erreur qui l'a amené à considérer l’Agrostis rubra
des auteurs savoisiens comme une forme réduite et aristée du Calamagrostis
tenella est tout entière de son côté, et ne doit en aucune façon être attribuée à
Duval-Jouve ou à M. Perrier de la Bäthie, encore moins à M. Saint-Lager.
Genève, le 25 août 1899.
— > —
FLORA OF SYRIA. PALESTINE AND SINAÏ
PAR
Prof. Dr George-E. POST M. A, M. D.
BEYROUTH (Syrie).
Cette flore est la seule qui existe pour la Terre Sainte.
Elle renferme les descriptions de toutes les plantes de cette
région, qui est d'un si haut intérêt pour le monde chré-
tien. On y trouve les diagnoses, détaillées en anglais, de
3500 espèces environ tant phanérogames que eryptogames
vasculaires, qui croissent entre le Taurus et le Sinaï d’une
part et la mer Méditerranée et le désert de Syrie d’autre
part. Des clefs analytiques servent à la détermination des
familles et des genres. Elle est illustrée de nombreux
dessins, pour la plupart nouveaux. |
Cet ouvrage, recommandable sous tous les rapports,
peut être livré franco, sur demande, contre un mandat
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de journaux, francais et étrangers, anciens et modernes avec tables
méthodique et géographique.
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journal qui en feront la demande à MM. J.-B. Barre et Fıns (join-
dre 50 c. en timbres-poste français ou étrangers pour l’affranchissement).
BULLETIN
DE
L'HERBIER B OIS SIER
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VIE. 1899.
systématique générale. Il paraît à
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour I’ ous
5 Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appenies,
Be ER » IL (1894), 769 ED 002 » ee 26)
Ben DUO), 106 0 184 area
ne yeah), 0630 © HO See on
V (1897), 1135 » 25 eher.» RR
» VI (4898), 1091 » 49 » et3 » et 1& planches.
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Les ahonnaments sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suise).
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Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier N
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
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Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
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BULLETIN.
DE Pr
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ERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE -
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER..
r (Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
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Ce N° a paru le 30 septembre 1899. Fe
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TS Prix de l’Abonnement
PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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A L'HERBIER BOISSIER
à CHAMBÉSY près Genéve (Suisse). | és
GENÈVE er BALE.
GEORG & Cie
TE PARIS. | BERLIN
PAUL KLINCKSIECK I. VRHIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. 2 44, Garlstranse,
2 SOMMAIRE DU N° 9 — SEPTEMBRE 1899. MO
ie Alfred Chabert. — Villars d'après sa Cor respondanee ER
de 1805 à 1814... ..... ee cie ee
ILE. Hackel. — ENUMERATIO GRAMINUM JAPONÆ.
$ = Verzeichnis der Gräser Japans hauptsächlieh auf Grund- Ex te
lage der Sammlungen der Herren Rev. P. eh, Faurie in. HEAR f
Aomori und Professor 1 Matsumura in Tokyo. ER a Kae
EN a = II. — Franz Stephani. = SPECIES HEPATICARUM (ie), 655. 3
we: N. 8. Foucaud. — RECHERCHES SUR LE THISETUM | eo.
. + BURNOUFN Re... is PR
| : APPENDIX Ne | : so
VW. R. Chodat. — PLANTE HASSLERIAN/P soit ÉNU
te “6 MÉRATION DES PLANTES RÉCOLTÉES AU PARA-
rate - GUAY par le D' Émile Hassıer, d’Aarau (Suisse). de.
ET "41885 à 1895 et déterminées par le professeur R. Chodat
SE Mr ‘avec l’aide de plusieurs collaborateurs . RS ee SE QE 59: à 88.
APPENDIX No IL. à ;
NÉ = AM: Hue. - — Dris JOHANNIS MÜLLER LICHENOLO- -
GISCHE BEITRÄGE in Flora, annis A874. 1891 editi. IR SE
Indexälphabetieus =. 2... IRA el a9
APPENDIX No V.
VI. — Ph. de Palézieux.— Anatomisch systematische Unter- a |
suchung des Blattes der Melastomaceen mit Auschluss der.” sa +
Triben : Microlicieen, Tibouchineen, Miconieen . BE 33 à We Lire
7e année, N° 9, Septembre 1899,
PL TP SL ET PTT
Tr
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
VILLARS
D'APRÈS SA CORRESPONDANCE DE 1805 à 1814.
PAR
Alfred CHABERT
Ma première étude sur Villars « Villars sous la Terreur '» se termi-
nait par ces mots :
« De deux choses l’une : ou le botaniste dauphinois était un homme
simple, naïf, parlant et écrivant sans beaucoup réfléchir et sans se
rendre compte de la portée de ses paroles et de ses écrits; ou c'était un
profond observateur instruit, fin et réfléchi, cachant sa finesse sous un
air de bonhomie et se moquant des gens sans paraître y toucher. C’est-là
un caractère qui n’est pas rare dans les hautes montagnes de la Savoie
et du Dauphiné. Ce fut le caractère de Villars autant que nous pouvons
en juger par ses écrits en botanique et en médecine. »
Je l'avais dit, mais je n’en étais pas certain, et cette incertitude me
revenait fréquemment à l’esprit; car un botaniste ne peut habiter la
Savoie sans songer souvent à Villars, dont le magistral ouvrage deeri-
vant les plantes du Dauphiné s'applique presque en entier à la flore de
ce pays qui lui est contigu.
J'en étais là de mes doutes lorsque le hasard fit tomber entre mes
mains une lettre de Villars ; j'en trouvai deux autres au Musée d’his-
toire naturelle de Chambéry. Vivement intéressé, j'en cherchai ailleurs.
M. Reichnecker en obtint pour moi sept de divers botanistes; M. ©, de
Candolle me communiqua celles qui étaient conservées dans la corres-
pondance de son aïeul, et M. Autran, celles de la riche collection d’auto-
' Bulletin de l'herb, Boissier, 1897, p. 821-832,
BULL. MERE, bo1ss,, septembre 1899, 13
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
graphes botaniques du Musée Barbey-Boissier'. A tous, connus ou
inconnus, j'en adresse mes sincères remerciements.
De ces lettres, la première datée de 1786 est une simple lettre de
recommandation adressée par Villars à Bellardi pour un jeune bota-
niste. Des seize autres, écrites depuis 1805 à la veille de son départ pour
Strasbourg où il allait occuper une chaire à la Faculté de médecine
jusqu’en 1814, un mois avant sa mort, celles adressées à De Candolle sont
les plus intéressantes; la plupart des autres ne traitent guère que
d’achats de livres ou d'échanges de plantes. Des unes et des autres je ne
reproduirai en tout ou en partie que celles qui présentent quelque
intérêt à divers points de vue. Je les reproduirai telles quelles, me bor-
nant à rectifier çà et là quelques fautes d'orthographe échappées évi-
demment au courant de la plume, mais respectant celles dues à une
habitude de l’auteur.
L'écriture de Villars, très ferme en 1786, était encore nettement
tracée en 1808 au commencement de ses lettres, mais se montrait trem-
blée dès la troisième page. En mars 1813, elle était tremblée dès les
premières lignes et devenait presque illisible à la deuxième page. En
octobre de la même année, ses infirmités ayant fait des progres, il pou-
vait à peine signer son nom. J’ai vu sa signature tracée sur vingt-huit
lettres ou pièces officielles aux diverses époques de son existence. Or, à
mon avis, son nom « Villars» fut toujours écrit avec un s final. Ce qui
fit croire le contraire, c’est que cette lettre s est figurée par un trait
oblique après lequel sont tracés trois autres traits semblables et paral-
lèles à lui, et coupés tous les quatre en travers par trois ou quatre traits
horizontaux. Parfois un des traits obliques manque. Son absence, que
j'ai constatée même sur une lettre de 1814, est due à un simple lapsus,
et c’est elle qui a induit plusieurs botanistes en erreur. Du reste lorsque
dans une de ses lettres Villars écrit son nom pour donner son adresse,
il écrit toujours nettement et sans paraphe Villars avec uns.
Toutes ces lettres nous montrent Villars sous son vrai caractère :
droit, ferme, méthodique, réfléchi. Homme intelligent, instruit et tra-
vailleur, conservant avec piété le souvenir de ses anciens maîtres; pre-
nant fermement la défense de ses amis injustement attaqués ; excitant au
travail les autres botanistes et les aidant de ses conseils et de ses pro-
1 Cette collection, qui a pour base celle du baron Cesati, est peut-être la plus
riche du continent. Elle renferme des autographes de plus de 3000 botanistes et
elle s'accroît tous les jours.
(3) ALFRED CHABERT. VILLARS. 623
pres travaux; montagnard aimant ses Alpes avec passion et y pensant
toujours lorsque sa carrière l’en maintint éloigné; botaniste animé d’un
enthousiasme que les années ne purent ni refroidir, ni éteindre; ému
jusqu'aux larmes à cinquante-six ans, en apprenant la nouvelle de la
mort de Humboldt, et en retrouvant sur un des pics de la Grande-Char-
treuse les plantes rares que Belleval, puis Barrelier, puis Tournefort et
Plumier y avaient observé deux siècles, puis un siècle auparavant.
« Tout genevois et calme que vous êtes, vous serez électrisé, » écrit-il à
A.-P. de Candolle, huit ans plus tard en lui contant ces souvenirs et en
l’engageant à faire l’ascension de la même montagne.
L’argument qu'il donne pour justifier la création d'espèces nouvelles
est tout-à-fait inattendu. Les pulvérisateurs modernes n’y ont pas songé;
ils en seront agréablement surpris. Mais que dirait Villars, s’il voyait
aujourd'hui que son argument n’a été en somme qu’une prédiction, et
que, pour peu que l’on imite sur toute la surface du globe l’exemple
donné par quelques-uns en France et en Allemagne, les espèces végétales
ou les plantes se disant telles seront bientôt aussi nombreuses que les
étoiles du ciel auxquelles il les compare ?
En avançant en âge, Villars dont l’érudition en matière botanique
était fort étendue, voyait avec la plus grande peine que la vogue toujours
croissante de la nomenclature binominale créée par Linné rejetait à
l'arrière-plan tous les auteurs l’ayant précédé et même son contempo-
rain Haller, que leurs ouvrages étaient dédaignés de plus en plus
comme des reliques d’un autre âge, et que bientôt il en resterait à peine
le souvenir. Aussi persuadé de leur importance et voulant les retirer de
l'oubli injuste suivant lui où ils s’enfoncaient chaque jour davantage,
avait-il commencé un inventaire des espèces décrites ou figurées, et avait-
il réuni pour cela dès 1808 des matériaux considérables, tels qu’une
concordance des ouvrages de Haller avec ceux des autres auteurs, des
annotations interfoliées dans l’Zndex plantarum de Jacquin, la syno-
nymie de nombreuses espèces, etc. Il connaissait les travaux entrepris
dans le même ordre d’idees par des botanistes anciens : Dillenius,
Sherard, Sibthorp, ete., et restés inédits. Puis arrivé à soixante et dix
ans, perclus de la goutte, sentant sa vigueur décliner de jour en jour,
voyant s’accumuler les ouvrages descriptifs, il comprit que la tâche qu'il
avait assumée était au-dessus de ses forces. En pareil cas la plupart des
gens âgés et malades s’inelinent devant la fatalité et s’acheminent triste-
ment vers la tombe en déplorant la ruine de leurs espérances !
Villars avait un caractère trop fortement trempé pour céder ainsi.
624 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Ne pouvant se résoudre à laisser tomber dans le néant les autorités qui
l’avaient si longtemps guidé dans l’etude des plantes, il chercha autour
de lui un botaniste ayant fait ses preuves et capable de continuer et de
terminer ses travaux. Il crut le trouver en A.-P. de Candolle. En lui
parlant du seul obstacle gênant la réalisation de son projet, ce digne
homme qui, dans aucune de ses lettres, n’a eu un mot amer pour ses
correspondants infidèles à leurs promesses, pour les confrères qui le
critiquaient parfois trop vivement et avec injustice, pour les révolution-
naires qui l’avaient chansonné et menacé de la guillotine, pour les mal-
honnêtes gens qui l’avaient accusé de se laisser corrompre et l'avaient
fait paraître en justice, pour le gouvernement à l’apogée de sa gloire et
de sa puissance qui négligeait de lui payer les appointements nécessaires
à l'entretien de sa famille, ce digne homme ne peut contenir l’irritation
trop longtemps renfermée dans son cœur. Il éelate : « Les floristes, dit-il,
cette engeance trop multipliee..... »
Appeler les floristes « une engeance » est joli de la part de l’auteur
d’une flore en quatre volumes! Cette expression dépeint bien l’état
d'âme du travailleur consciencieux qui, après avoir consacré une partie
de sa vie à une œuvre considérable, la voit s’enliser dans une foule
d’autres souvent moins méritantes et dont plusieurs hâtivement et super-
ficiellement faites jouissent pourtant d’une vogue momentanée. Cette
déception n’est pas rare chez les auteurs avancés en âge; on en trou-
vera de nouveaux exemples dans une étude que je prépare sur quelques.
botanistes anciens.
Villars ressuseitant à notre époque se contenterait-il de dire des
fioristes : « une engeance trop multipliée ? » Je ne le crois pas; il ajou-
terait certainement un mot flatteur pour plusieurs d’entre eux par
reconnaissance pour la charmante gaiete qu’ils répandent sur la science
qui nous est chère. Car si de son temps la botanique était une science
sérieuse, il n’en est pas toujours ainsi maintenant. Au milieu de flores
sagement ordonnées, mürement réfléchies et consciencieusement rédi-
gées, il aurait vu d’autres ouvrages qui donnent une note gaie, et dont
les auteurs, tantôt affichant pour l’anatomie des organes un superbe
dédain, tantôt se laissant aller aux caprices de leur imagination,
nomment et classent les formes plus ou moins réellement existantes des
plantes au gré de leur fantaisie du moment. Aurait-il pu ne pas sourire
en feuilletant certaine flore moderne, dont les auteurs répètent leurs
propres noms des centaines de fois par volume et en remplissent les
colonnes de la table des matières, pour que personne n’en ignore,
(5) ALFRED CHABERT. VILLARS. 625
essayant ainsi de donner au lecteur l'illusion d’une rénovation de la
science ; alors que Linné et à son exemple les auteurs les plus célèbres,
et ceux qui ont fait faire les plus de progrès à la botanique, ont évité
et évitent autant que possible de tomber dans ce travers ! Ce n’est certes
pas en lisant leurs ouvrages que reviendrait à la mémoire ce refrain :
Y et Dian qu'a to fé (ter) !
d'une chanson de nos montagnes où l’on célèbre les exploits d’un type
voulant persuader à chacun qu'il a tout inventé, tout perfectionné.
Grenoble, 29 septembre 1805 (7 vendre au 1%).
A M. Bonjean, pharmacien, à Chambéry,
Je vous dois, Monsieur et cher collègue, une réponse et bien plus encore pour
vous exprimer les regrets que J'ai eus de ne pas vous trouver avec MM. Jacquin,
Marin et Perret lors de mon passage. Vous éliez aux Beauges?, montagnes fer-
tiles en plantes, où je n'ai pas mis le pied. Déjà MM. Dufresne autrefois et Dejean
tout récement (sic) m'en avaient fait concevoir la plus haute idée que vous aug-
mentez encore. Continuez, Monsieur, à cultiver flore, sans perdre de vue vos occu-
pations, votre état et vos devoirs domestiques et sociaux. La botanique offre les
plus douces jouissances aux hommes calmes et paisibles : elle nous dédommage
des agrémens et des désagréments du beau monde, en nous procurant de l’exer-
cice, des réflexions renaissantes à chaque objet nouveau, en nous faisant voyager,
observer; en nous procurant la connaissance de la nature, de son éternel auteur,
et enfin de vrais amis, rarement des rivaux. Lorsque vous aurez des plantes nou-
velles ou douteuses, je vous prie de m'en faire part à Strasbourg. De mon côté,
jobserverai la Suisse et les Vosges : nous pourrons nous rapprocher un jour; je
ne renonce pas aux douces espérances de revenir à Grenoble; mais en attendant
nous communiquerons par lettres et par envois de plantes, nous nous instruirons
mutuellement.
Je laissai à MM. Marin et Perret la thèse de M. de Candolle sur les familles
des plantes et leurs vertus, J'aurai besoin de ce petit ouvrage. Si vous pouvez
voir ces Messieurs et les engager à me l'envoyer de suite, je pars jeudy. Plus tard,
en le mettant à la poste à M. Villars, professeur à l'Ecole de médecine, à Stras-
bourg, mais ayant soin de payer un sol la feuille, comme imprimé, sans lettre
incluse, alors il me parviendra franc (sic). Sans cette précaution, la ‘poste me
ferait payer autant de francs qu'elle vous prendra de sols. Ces messieurs ou vous
L C'est Jean qui a tout fait.
? Les Beauges, massif de montagnes calcaires dont les cimes atteignent jusqu'à
2200 mètres d’altitude, situé entre Chambéry, Annecy et Albertville.
626 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6}
même aurez cette attention, cette bonté pour un confrère qui sait vous estimer
et vous apprécier.
Rappelez-moi à leur souvenir et écrivez-moi soit ici, soit à Strasbourg; vous
obligerez celui qui est sans réserve votre ami et collègue,
Vizzars md*, Correspondant de l’Institut.
Villars engageant son correspondant à ne pas perdre de vue ses
devoirs domestiques, est-il bien le même homme qui, douze ans aupara-
vant, l’an 11 de l’Ere républicaine, était célébré dans la chanson ‘ dont
le second couplet, que son sans-culottisme par trop décolleté m’a empe-
ché de reproduire, débutait ainsi :
A nos plus aimables tendrons
Ce professeur de botanique
L’äge, les menaces de la tourmente révolutionnaire avaient-ils
donné une autre direction à ses pensées ? ou plutôt ce second cou-
plet n’aura-t-il pas été fait pour écarter de lui la fureur populaire,
en le tournant en ridicule? En France le rire desarme; le peuple
de Grenoble rit de Villars : done il ne lui fit aucun mal. Il me
paraît bien vraisemblable que ce second couplet à été l’œuvre
d’un ami ou d’un malade reconnaissant (rara avis!), désireux de
détourner de sa tête la colère des masses ignorantes si faciles à en-
traîner.
Pourtant Villars n’en fut pas quitte pour une chanson. Des ennemis
cachés persistèrent à le diffamer, peut-être les naïfs qui, sur la foi de sa
brochure sur les plantes sauvages alimentaires, avaient voulu prêcher
d'exemple au peuple et qui, pour l’engager à se nourrir de plantes sau-
vages, avaient cru devoir dans un banquet publie et bruyamment
annoncé, manger des tubereules d’asphodele, de la racine de Pieds de
veau et des rhizômes de Bryone, banquet dont les suites fâcheuses et
risibles exeitaient encore, soixante ans plus tard, la gaîté des vieux bota-
nistes.
M. le D' Bordier, de Grenoble, a raconté tout au long dans une bro-
chure intéressante et très documentée ? les circonstances se rattachant à
ces diffamations. Nous n’y reviendrons pas.
1 Villars sous la Terreur, in loc. cit., p. 821.
? Un épisode peu connu de la vie de Dominique Villars, par le Dr A. Bordier,
Grenoble, 1897, in-80, de 55 pages.
(7) ALFRED CHABERT. VILLARS. 627
A M. de Candolle, professeur de médecine, Paris.
Strasbourg, 21 novembre 1808
Villars : à son
Collègue, M. de Candolle.
Depuis le moment, Monsieur et cher collègue, où j'ai eu le plaisir de vous voir
à Paris, j'ai souvent pensé à vous, à vos travaux imprimés et projetés, à vos
voyages, à nos plus chères espérances, au complément de la flore française. Je
vais vous en donner une preuve en vous faisant hommage d’une nouvelle espèce.
Elle fut inventée par T.!, créée par Vaillant, proclamée et ensuite supprimée par
Linné.
J'ai eu l'honneur de vous dire que j'avais vu dans les herb. de Vaill. ? déposés
au museum :
L’Hierac. pyrenaicum blattarie folio hirsutius T. Schol., Bot., 189, 1, R.,
H., 472, Rai Syllog., 368, suppl. 139 qui est le
Picris pyrenaica L., sp., Ed. 1, 792, Ed. II, 1115, Gou. llustr., Gaertn. ij, 367,
t. CLIX.
Helmintotheca hispidosa pyrenaica blattariæ folio. Vaill., mém. 1721, 12, 269,
8, crit. La figure de Shérard, Parad. Batav. 184 et celle de Morison, t. III, $ vii,
t. 4, n. ij, représentent cette plante sous le nom
d'Hierac. pyrenaicum blattariæfolio minus hirsutum T. qui appartient au Cre-
pis austriaca de Jacq., Allioni, etc., Crepis blattarioides Vill. Hist. des pl. III,
136, votre hierac. blattarioides no 2933.
Je pense, Monsieur et cher collègue, que vous devez rétablir le Picris pyrenaica
d'après l’authorite (sic) de Linné, de Gartner, de Vaillant, de Tournef., de Gouan ;
mais surtout d'après l'échantillon qui existe encore dans l’herbier du museum et
qui est le seul que j'aie vu. M. Gouan en possède peut-être d’autres? mais il
parait que la plante est rare et propre aux Pyrénées, puisque T., Vaill., Sherard,
Moris., Gartner et Gouan l'ont vue et que vous ni M. Ramond, ni Pourret, etc.
ne l'avez point rencontrée.
C'est en voulant vérifier dans les herbiers du muséum et dans ceux de MM. de
Jussieu et Desfontaines si le Crepis Dioscoridis, Tab, icon. 180 se trouvait aux
environs de Paris, que j'ai rencontré le Picris pyrenaica L. De là une nouvelle
preuve de la nécessité d'un Pinax, d'un inventaire de nos collections. Sans ce
moyen les espèces sont oubliées, perdues, el nous, nos neveux sommes obligés de
revenir à nouveaux frais, exposés à des erreurs, à des omissions, à des doubles
emplois; à voir rétrograder nos connaissances au lieu d'avancer,
Le Pieris pyrenarca L, a été confondu avec le Crepis blattarioides : celui-ci
' T., Tournefort,
? Vaill., Vaillant. Le plus souvent Villars écrit les noms des genres avec une
initiale minuscule et ne souligne que les noms spécifiques.
628 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
avec le Crepis sibirica L., Hierac. sibir. Wild. (sic), III, 1583; avec Hierac.
grandiflorum Wild. 1584, par Gerard 169, II, Haller Enum. 747, etc.
On nous dira peut-être : à quoi serviront quelques espèces de plus ? Je répondrai
avec Linné : stupenda dos soli homini concessa; primus gradus sapientiæ est res
nosse{. Cliff. préf. ; et à quoi servent quelques milliers d'étoiles de plus! Elles
sont bien plus éloignées que les plantes! on les étudie, on les observe cependant
chaque jour.
Parcourez, mon cher collègue, votre honorable et agréable carrière. Chaque
année, chaque saison comptent pour vous et pour nous des travaux utiles.
Comptez sur nous, comptez sur moi. Je n’ai pas comme vous l'avantage d’être au
foyer des lumières, mais je vous offre avec plaisir mes notes et mes observations.
Comme vous, j'ai habité et parcouru les Alpes ; comme vous, j'ai aussi été encou-
ragé par Haller, par Bonnet, Allioni, Saussure, Séguier, Jussieu, etc. Que ne
puis-je acquitter ma dette en déposant entre vos mains les sages conseils qu'ils
ont bien voulu me confier. J’en ai au moins conservé le désir comme un souve-
nir précieux, qui fait ma consolation. Les Hieracium, les Crepis sont venus m'of-
frir de nouveaux attraits sur les bords du Rhin : un des élèves de l'Ecole,
M. Gochnat, par une excellente dissertation, vous a donné une bonne idée de son
talent ei de son pays. Encouragez, perfectionnez un botaniste que Schrader a si
bien commencé; il a déjà passé en revue les Hieracium pilosella, dubium, auri-
cula, florentinum, cymosum (dont trois esp. diff. portent le nom), aurantiacum,
hybridum, præaltum Vill., collinum Gochn., angustifelium Wild. Les bords du
Rhin et les environs de Basle, les Vosges, le Jorat à cause des ouvrages des Bauhin,
de Haller, Mappus, Hermann, leurs herbiers, etc. offrent des ressources qu'on
ne trouve nulle part ailleurs. Les environs de Basle, les Balons (sic), Mont-
beillard, etc. ont été parcourus par Mieg, Gagnebin, Berdot, Lachenal, leurs
élèves, leurs contemporains. Les lettres de Haller imprimées et ses Emendationes,
ses Opuscula, etc. sont des ouvrages topographiques propres à vous donner une
idée de l’heureuse et fertile Alsace. Il nous faut un centre de mouvement, de
correspondance qui nous anime, nous excite, et vous y êtes placé. Soyez le cœur et
nous serons les bras : vivifiez-nous, nous vous alimenterons. Continuez d’interesser
à la science MM. de Jussieu et Desfontaines, et par eux Sa Majesté l'impératrice ?
pour une correspondance botanique. Nous avons enfin un journal de botanique à
Paris. Offrez leur cette lettre si elle obtient votre approbation, si vous la croyez
utile, ne fut-ce que pour engager nos confrères à faire mieux. Conservez votre
santé. Conservez-moi votre amitié et votre estime en échange de celle que je vous
rends avec justice et empressement. Je vous salue.
VILLARS.
Etes-vous membre de l’Institut ?
P. S. Si vous livrez ma lettre au public, soignez-en, je vous en prie, la rédac-
tion et les citations.
1 Probablement « noscere ».
2 L'impératrice Josephine.
(9) ALFRED CHABERT. VILLARS. 629
Villars avait done le pressentiment que sa lettre serait livrée au pu-
blie; mais il ne pensait certainement pas qu'elle le serait près d’un sie-
cle après avoir été écrite, et avec tout autant d'intérêt pour le lecteur.
Curieux de savoir si la plante vue par Villars dans l’herbier de Vail-
lant déposé au museum s’y trouvait encore et quelle elle était, je l'ai
demandé à M. le D' Edmond Bonnet. Il m'a répondu : « J'ai retrouvé
les échantillons de Vaillant; car il y en a non pas un, mais deux éti-
quettés de sa main : Æieracium pyrenaicum Blattariæfolio hirsutum
Schol. bot. 189. L'un est le Crepis Blattarioides Vill., l’autre est un spé-
cimen très vigoureux et vraisemblablement cultivé du Picris pyre-
naica L. » Villars avait donc raison de dire que le Pieris pyrenaica
avait été confondu avec le Crepis Blattarioides et d’insister auprès de
de Candolle pour qu'il le rétablit comme espèce distincte.
Dans cette lettre, Villars parle pour la première fois de la nécessité
d'établir un inventaire de toutes les espèces connues, un Pinax, dit-il,
en empruntant ce nom au Phytopinax de ©. Bauhin qu'il proposera
plus tard en exemple.
Dans la lettre suivante, il signale les découvertes faites par son succes-
seur Jullien, aux environs de Grenoble, des Dentaria bulbifera, Ligus-
tiıcum ferulaceum, ete., comme auparavant dans son Aistoire des plantes
du Dauphiné, il avait toujours scrupuleusement indiqué les trouvailles
et les observations originales de Liotard, de Chaix, de Guettard et des
autres botanistes anciens et contemporains dont il avait eu connais-
sance, Qu'il était loin de cette coterie fin de siècle, qui, prenant pour
modéle un auteur peu estimé, Mutel, pratique avec autant de sans-gêne
que lui le démarquage des travaux et des découvertes antérieurs, et
soutient en avoir le droit, faisant ainsi à la science une application bien
inattendue des théories que quelques idéologues voudraient mettre en
pratique !
A Monsieur de Candolle, professeur à la Faculté de Médecine, à Montpellier.
Strasbourg, 45 mars 1809.
Monsieur el cher collèque,
J'ai reçu, il y a quelques semaines.
J'ai vu la note du Picris pyrenaica dans un des ns du journal de Botanique,
et M, Lapeyrouse m'a écrit qu'il le connait très bien depuis 20 ans, surtout par
ses grosses racines fusiformes exprimées par M. Gouan, qu'il en a vu un très
beau dessin, etc,
630 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Vous n'aurez pas besoin de moi à Grenoble, mais ce païs-là a encore besoin de
vous. On vous y attend; MM. du Coin, Liotard et Jullien mon successeur vous
feront accompagner ou vous suivront eux-mêmes. Je n’ai pu en 30 ans épuiser ce
beau païs. Jullien a trouvé l’année dernière la Dentaria bulbifera L. qui m'avait
échappé, et les Ligusticum cicutæfol. Vill.* qui est le Laserpit. silaifolium de Jacq.
(mal à propos), le Lig. ferulaceum Allionii que j'avais mal à propos aussi pris
pour L. Seguierii, aux environs de Grenoble. Vous devrez voir la Grande Char-
treuse; c’est un voyage de 3 à 4 jours; Alvar?, 8 à 10 jours compris Sept Laus
pour tomber dans l’Oisans. La fin de juin et la mi-juillet; plutot (sic) on ne
trouve rien; plutard (sic) jusqu'à la fin d'août, c’est encore très fertile. Rien
n’approche des richesses botan. du mont de Lans ou de Lamps à 3 lieues du
Bourg d’Oisans. Je n’ai jamais vu le lac de Lauvitel à l'O. de Vénosque. C'est là
que les Ran. glacialis, R. parnassifolius, etc. un asplenium multifidum adiant.
foliis eleganter incisis T. inst. 539 t. 315, Sibbald T. 3, f. 1, 2, p. 78, plante rare
que vous avez mentionnée; mais sans peut-être l’avoir suffisamment examinée.
Car quoiqu’appereue (sic) par les anciens, elle est oubliée par les modernes et m’a
parue (sic) trop éloignée pour n’être qu'une variété du polytrich. trichomanes.
...Nous perdons des espèces en perdant des botanistes. J’ai entendu avec peine
J. St-Hilaire dire à l’Institut que les espèces sont moins utiles que les familles.
Cuvier l’a dit parlant du danson (?), mais dans un autre sens. C’est ainsi que des
Botan. médiocres grattent l'Esprit public et la science en défigurant les écrits
des grands hommes.
...M. Pictet est ici, nous parlons souvent de vous en bien et avec plaisir.
Marquez-moi si vous avez quelque bonne nouvelle des facultés de Médecine et
de l’Université. Voici 3 mois bientôt sans traitement. L'éventuel ici n’est que de
100 fr. par mois. Nos employés ne peuvent plus aller; plusieurs professeurs
même sont génés. Saluez M. Dumas de ma part. J’adresse cette lettre sous son
pli d’après l'excellente opinion que j'ai vu à Paris qu’il a de vous. Vous êtes
heureux, vous savez l'être et vous le méritez. M. Dumas est il doyen et recteur
provisoire aussi? est il content ? ainsi que vous. Pensez quelquefois à Grenoble
et à moi : allez voir Arpizon au N. de la Chartreuse, où le 15 juillet an 10, je
pleurai presque par la perte de Humbolt que le Moniteur avait annoncée, pensant
à Belleval, à Barrelier, à Tournefort et à Plumier qui tous à différentes époques
y avaient vu la Gentiana punctata L., la Potentilla nitida, la Tozzia alpina,
etc. Tout Genevois et calme que vous êtes, vous y serez électrisé. Je vous salue
et vous embrasse bien comme je vous aime.
Allioni était mort. Son Flora Pedemontana était l’objet de critiques
très vives. La difficulté de parcourir les montagnes du Piémont et du
! Ligusticum cicutæfolium Vill. = Cnidium apioides Spr.
2 Alvar — Allevard.
02)
(11) ALFRED CHABERT. VILLARS. 651
Dauphiné et de retrouver exactement les mêmes plantes qu’Allioni et
Villars avaient décrites et figurées donnait à penser aux botanistes qui
les recherchaient que les descriptions et les icones de ces auteurs
étaient fautives. Pendant longtemps il en a été de même pour celles de
Crantz, de Lapeyrouse, ete. Aussi beaucoup d'auteurs postérieurs à
eux n'ayant sous les yeux que des formes plus ou moins voisines des
types nommés par ces anciens botanistes, croyaient-ils devoir relever les
erreurs prétendues de leurs diagnoses ou de leurs figures : « planta ab
Allionio male depincta; planta a Villarsio pessime delineata; folia minus
angusta et acutiora quam dixit Villars », etc. Aujourd’hui que les
abords des Alpes et des Pyrénées sont faciles, la sécurité complète, les
voyages moins coûteux et plus rapides, le transport des papiers moins
dispendieux, les échanges très multipliés, on a retrouvé presque toutes
les formes signalées à la fin du siècle dernier et au commencement de
celui-ci. Une réaction s’est faite; les figures de ces grands botanistes se
sont dégagées des ombres qui les voilaient; on leur rend justice pleine
et entière. Mais au commencement de ce siècle il n’en était pas ainsi. La
vivacité des attaques contre Allioni provoqua une réplique de Villars;
lisez-la, il n’est pas possible de mieux dire en si peu de mots : « ...bon
et savant Allioni. Il avait les yeux et les jambes faibles, mais un juge-
ment sain, une âme belle et généreuse. »
La leçon fut-elle comprise ? Peut-être; mais elle resta non avenue.
Chez beaucoup d'individus, la jeunesse est presomptueuse; elle ne doute
de rien; elle blâme sans cesse; elle veut tout réformer, tout refaire.
Mais soit incapacité, soit paresse, son ardeur se dépense en paroles. Les
années passent, les générations se succèdent; les jeunes d’alors devien-
nent les anciens d'aujourd'hui. Le temps qui les séparait de ceux qu'ils
critiquaient jadis s’est effacé. Ils paraissent à la nouvelle génération
être presque contemporains. Un moment vient où l’on juge chacun
d’après ses œuvres, Alors les hommes tels qu’Allioni, Villars, restent
dominant leur époque; leurs détracteurs, ne pouvant plus mordre,
gisent ensevelis dans l'oubli!
Strasbourg, le 30 octobre 1809.
A M. Bonjean,
J'ai recu... Je désire surtout votre Anthylis (sic) nova plante qu'on a disputée
au bon et savant Allioni, Il avait les veux et les jambes faibles, mais un jugement
sain, une ame belle et généreuse... Vous avez Laserpitium pruthenicum au Col
632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
du Frêne, la Scorzonera caricifolia de Pallas ou peut-être Sc. austriaca Jacq. à
la Ruchère. J’enverrai vos saules à Host à Vienne qui s'occupe d’une bonne mo-
nographie. MM. Smith et Wildenov ont pris leurs variétés pour des espèces et
ont fait des doubles emplois, des répétitions. Et vous aurez contribué à les redres-
ser. M. Host et moi serons reconnaissans. Je vous prie de mettre l’incluse à la
poste. Je vous salue.
Les Laserpitium pruthenicum et Scorzonera austriaca Se trouvent
toujours aux localités indiquées.
A Strasbourg, Villars pensait constamment aux montagnes qu'il
avait parcourues pendant tant d’annees. Dans chacune de ses lettres, ce
souvenir se fait jour et parfois sous une forme inattendue; tel est le
rapprochement qu'il établit entre les Allemands et les Savoisiens, qu'il
avait pu apprécier à diverses reprises en herborisant dans les Alpes de
la Savoie, et pour lesquels il a conservé jusqu’à son dernier jour la plus
grande sympathie.
. Strasbourg, 15 juin 1810.
Au même.
J'ai recu, Monsieur, votre Pacotille (sic) de plantes sèches et j'ai vu avec plai-
sir le jeune Martin. Il a été accueilli et le sera partout comme il le mérite. Le
seul faible service que j'aie pu lui rendre a été de lui donner une lettre pour
M. le Prof. Gmelin de Carlsruhe, qui voudra bien le recommander à ses compa-
triotes, n'en doutez pas. Il y a beaucoup d’analogie entre les Allemands et les
Savoisiens, quant aux bonnes mœurs, à la bonne foi, à l’affabilite, et je vous en
félicite. C'est vous dire que je suis content d’être ici, et combien j'estime les deux
peuples. Je viens à nos chères plantes.
.… Androsace chamæjasme : est elle variété ou espèce différ. de l’A. villosa L. ?
Elles sont bien voisines.
...Astragalus vulnerarioides n’est qu'une var. remarquable de l’Anthylis (sic).
...Hieracium angustifolium du M. Cenis est l’h. auricula L. selon Smith fl. Br.,
d'après l’herb. de Linné, la flora Danica T. 1044, Allioni, Zanichelli, etc. Nous
l'avons ici.
L’Hier. angustifol... glaciale de Reyn. vient au Montanvert! et ailleurs, sur
Pilat ? même. Il est très voisin du dubium, mais plus velu.
Tachez de trouver H. cymosum L. col. Il vient dans les prés des Alpes, il a les
feuilles lancéolées comme l’aurantiacum, mais plus étroites, les fleurs jaunes
! Montanvert, pres Chamounix (Savoie).
? Mont Pilat (Loire)..
A EN NT ER PP ARS RTE TE! ONE AU D OR ET u Sn et Te
(13) ALFRED CHABERT, VILLARS. 633
ramifiees plus petites, ete. Les vers m'ont dévoré mon échantillon. On ne le con-
nait pas en Allemagne, non plus que mon H. piloselloides qui est le vrai floren-
tinum : vous devez l’avoir, car il est commun le long du Drac près de Grenoble.
Votre Salix venosula m’a paru S. myrsinites.
Le S. Pontederæ est mon S. arbuscula, non Lin. mais bien $. tenuifolia Sm.
(mot illisible) et Wild.
Smith a trop multiplie les saules, pris des var. pour des especes; il n’a sure-
ment pas plus de 20 à 25 esp. en Angleterre, il en a fait 40! Host de Vienne va
les reduire. Le S. Ponted. n’est probablement que le prototype du S. Daphnoides ?
Vous l’avez entre Annecy et la Bonneville, ete., mais le 1er en Chartreuse.
… Voyez, je vous prie, entre Moustiers et les Aimes un Melissa flore exiguo !
que C. B. prodr. 110 y a vu en revenant d'Italie en 1592. Il l’a décrite, mais
aucun auteur ne l’a cité.
J'ai cru constater, je vous le dirai en passant, qu'Annibal après avoir remonté
l'Isère et le pais des Allobroges selon Polybe, avait passé les Alpes par le petit
St Bernard. On vient d'écrire à Turin qu'il a passé le M. Genèvre, version de
Tite-Live et de Saussure, mais l'Isère ni les Allobroges n'étaient pas là. Je me
propose d'envoyer là dessus un mémoire à l’Académie de Turin.
Pensez à moi quelquefois : je n'ai pas renoncé aux habitants des Alpes, ni à
leurs belles plantes.
ACADÉMIE UNIVERSITÉ IMPÉRIALE
DE
STRASBOURG
FACULTÉ
Strasbourg, le 25 mars 1813.
DE MEDECINE
No
LE DOYEN de la Faculté de Médecine
à son très estimable Collègue le Professeur De Candolle
(à Montpellier).
J'ai reçu en bon état, Monsieur, cher ami et Collègue, vos jolis et précieux
cadeaux. Je connaissais vos Biscutella et les désirai ardemt. Cette monographie
porte le cachet de votre touche mâle et vigoureuse, J'ai eu de la peine à retrouver
la B. dydima L., Hall. n° 501, si ce n'est votre n. 23, B. ambigua. Votre cata-
logue a réveillé mon enthousiasme pour notre commune maitresse et je vous dois
presque des applaudissements, Ce sont de nouvelles jouissances dont je dois vous
remercier au nom de la science, laissant à la nation le soin de reconnaitre des
travaux que les botanistes ont déjà su placer au 1er rang. Je crois aussi vous
' Ce Melissa flore exiquo décrit par GC. Bauhin ne m'est pas connu,
634 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
devoir un hommage plus utile peut être, mais tout aussi légitime : ce sont quel-
ques observations critiques que l'amitié que je vous porte et l'intérêt de la vérité
m'ont dictées. Je vais vous les soumettre. 1
... Voila Monsieur et très cher Collègue quelques notes d’une main tremblante
goutteuse, mais la tête est bonne, le cœur encore meilleur surtout pour vous. Si
vous vous occupez d’un pinax, je vous offre mes notes de demi siècle et de plus
de 100 voyages aux Alpes.
Je suis pris d'une attaque de goutte après onze ans d’intervale (sic). Dans l'in-
tervale la vessie a un peu souffert, et après 3 mois la jambe gauche est trainante
sans être (illisible). Je cède la place à l’ami Nestler. Je vous embrasse.
Strasbourg, le 28 novembre 1813.
Au même.
...Rappelez moi au souvenir du respectable M. Gouan qui le premier m’initia
dans les mystères de flore, dès 1774.
P. S. Lorsque vous en serez au Pinax, je pourrai vous offrir pour 6 mois ou
un an une concordance manuscrite des ouvrages de Haller sur la botanique, et
quelques notes que j'avais faites moi-même pour un Pinax autrefois.
ACADÉMIE UNIVERSITÉ IMPERIALE
DE
STRASBOURG
FACULTÉ Strasbourg, le 17 mai 181%.
DE MÉDECINE
Pen,
LE DOYEN de la Faculté de Médecine
à Monsieur de Candolle, Professeur de Botanique à la Faculté
de Médecine, à Montpellier.
Monsieur, très cher et très digne Collèque,
Nous vous-&crivons en commun avec l’ami Nestler pour vous parler du Pinax
que la science attend de vous. Souvenez-vous bien, cher ami, que ce sera le faite
de l'édifice de votre 1éputation que vous avez si solidement établie.
Nous n’avons pas de conseils à vous donner, mais l’amitié et la confiance que
vous ne cessez de nous inspirer nous engagent à vous faire part de quelques
idées que ma longue expérience et le même projet que j'ai eu depuis longtemps
1 Ce sont des observations sur divers Crepis, Iris, Leontodon, etc.
4
(15) ALFRED CHABERT. VILLARS. 635
m'ont suscitées. 10 Avez vous un projet de plan ou n’en avez vous pas? Dans le
premier cas, rendant hommage à votre supériorité, je n’ai rien à vous dire. Dans
le second, je ne vous dirai pas ce que vous devez faire, mais voici ce que je me
proposai de faire.
Le Pinax doit être une concordance complette (sic) de tous les genres et espè-
ces connus ; d’après cette idée le mode alphabétique me paraissait le seul compa-
tible avec ce travail; vous trouverez dans le Glossaire de botanique, ouvrage
bien fait, le cannevas (sic) de cette méthode ; vous trouverez dans l’Index generalis
de l’Histor. muscor. et dans les lettres écrites à Haller par les savants de l'Europe,
bien d'autres ressources. J'aurai désiré placer sous chaque genre l’énumération
de toutes les espèces connues avec des synonymes vrais et la citation d'une
bonne figure. Je n'aurai point voulu m’encombrer dans la synonymie ; elle est
immense, à cause des flores modernes et des floristes.
Mais la méthode alphabétique ne me paraissait pas devoir suffire ; mon inten-
tion aurait été de placer au commencement ou à la fin de chaque volume ou de
l'ouvrage, une table sypnoptique ou méthodique qui serait le Conspectus de l’ou-
vrage. Dans l'état présent de la science et d’après vos propres ouvrages, vous
adopterez sans doute la méthode naturelle. Dans tous les cas la forme de Diction-
naire fera retrouver au besoin chaque article qu'on voudra consulter. Le Phyto-
pinaz de C. B.! donne un exemple, pour cette époque, de ce que le génie de ce
grand homme avait pressenti pour faire un Pinax utile, surtout pour les citations
exactes des livres, des pages, etc., des ouvrages des auteurs.
J'avais interfolié dans l'Index plantarum Jacquini, quelques notes manuscrites,
cité tous les genres de Schreber, Gaertner, etc., et souvent la figure exacte de
chaque espèce ; j'avais fait aussi pour mon usage la concordance des deux ouvrages
de Haller, de l'Enumeratio et de l’Historia. L’ami Nestler s’en sert en ce mo-
ment. Nous pourrons... et par occasion Vus faire passer ces deux volumes que
vous pourrez garder une année s’il le faut. Albert de Haller, digne fils du grand
homme que vous connaissez, a gardé ce dernier pendant plus d’un an; je l'ai
engagé à publier cette concordance, mais il n’en fera rien, parce qu'il aime son
bien être et le repos.
Quant à vous, cher ami, quel que soit le plan que vous adoptiez, vous ferez
bien de faire couper des carrés de papier fort, de 3 pouces environ, sur lequel
vous écrivez d'abord vos notes, et ensuite vous pourriez ? avec ces cartes et les
meltre en ordre lors de la rédaction. Telle était la méthode de Haller, de
Börhaave, de Van Swieten et d'autres grands hômes que j'ai connus.
Ne perdez pas un moment, cher ami, mettez la main à l'œuvre, le présent est
gros de l'avenir, la science et les botanistes attendent de vous ce bel ou-
vrage.
Une maudite goutte vague m'a perelu de la jambe gauche et de la main du
' 6. Bauhin.
? Un mot a été oublié par Villars en écrivant cette lettre,
REN AR FERN
636 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
même côté; malgré cet état languissant, j'espère vivre assez pour voir votre
ouvrage achevé avant de mourir.
Nous désirions avoir d’autres ressources à vous offrir; daignez agréer nos vœux
pour la conservation de votre santé. S'ils sont exaucés, votre génie fera le reste.
Nous sommes avec les sentiments d'amitié.
P. S. Il existe à Oxford des travaux immenses de Dillenius, Shérard et Sibthorp
sur le Pinax. Je tiens de Bernard de Jussieu qu'ils en étaient aux floristes, mais
que cette engeance trop multipliée les entravait et les avait arrêtés.
Nous pourrons lorsque vous en serez là, vous offrir quelques faibles secours
pour les genres Arenaria et Potentilla.
Dictée par lui à Nestler, son adjoint au Jardin botanique, cette der-
nière lettre de Villars a été reproduite en entier, car elle est en quelque
sorte son testament scientifique ‘, et elle montre combien son esprit était
méthodique, ses idées claires et précises. A.-P. de Candolle ne resta pas
sourd à ses conseils; il n’exécuta pas le Pinax, tel que Villars l’avait
conçu ; la synonymie des anciens auteurs n’offrait plus d'intérêt alors
que tous les botanistes avaient adopté la nomenclature linnéenne. Mais
il commença dès 1818 son Systema, et en 1824, il fit paraître le pre-
mier volume du Prodromus.
Chambéry, le 22 juin 1899.
! Elle a été écrite un mois avant sa mort survenue le 20 juin 1814.
A
697
ENUMERATIO GRAMINUM JAPONLE
Verzeichnis
der
CRASRER JTAPANS
hauptsächlich auf Grundlage der Sammlungen
der Herren
Rev. P. Urb. FAURIE in Aomori
und
Professor J. MATSUMURA in Tokyo
von
E. HACKEL
Seit dem Erscheinen von Franchet und Savatier's Enumeratio plan-
larum in Japonia sponte crescentium (1875-1879) sind nur wenige Bei-
träge zur Kenntnis der Gräser Japans erschienen. Maximowicz beschrieb
(im Bull. de ! Acad. de Saint-Petersbourg, 1888) einige neue Arten, und
im neuester Zeit gaben Walambe und Matsuda eine Aufzählung der am
Fujiyama gesammelten Arten. Es war mir daher von grossem Interesse,
als mir fast gleichzeitig die Herren Professor Matsumura an der Univer-
sität in Tokyo, und Abbé Faurie, Missionnär in Aomori ihre reichen
Sammlungen zur Bearbeitung anvertrauten, von denen namentlich die
letzteren sehr reich an neuen Standorten sind, beide aber nicht wenige
neue Arten enthalten. Die von Abbé Faurie gesammelten Gräser lernte
ich zum grösseren Teile im Herbier Boissier, zum kleineren im Special-
sammlungen, die für mich bestimmt waren, kennen; die Sammlungen
BULL. HERB. n0188., seplembre 1899. hi
638 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Matsumura’s wurden mir gleichfalls gütigst für mein Herbar überlassen.
Nur 18 von den bisher aus Japan bekannten Gräsern fehlen in beiden
Sammlungen; ich habe sie gehörigen Ortes, durch | | gekenzeichnet,
eingereiht, um damit meine Aufzählung der Gräser Japans zur vervoll-
ständigen; das Nähere über ihre Fundorte wolle man in den dort ange-
führten Werken nachsehen; ebenso verweise ich bezüglich der bisher
bekannten Fundorte aller japanischen Gräser auf Franchet und Savatier’s
oben citirtes Werk, das ja jedem, der sich mit der Flora Japans beschäf-
tigt, unentbehrlich bleibt.
Die von Abbé Faurie gesammelten Arten habe ich im allgemeinen mit
den Nummern angeführt, welche sie im Herbier Boissier tragen. Die-
selben reichen bis zum Jahre 1894. Ich besitze jedoch noch eine neuere,
1897 angelegte Sammlung (sowie eine, während der Redaction dieser
Abhandlung eingelaufene, von der nur eine neue Art hier berücksichtigt
wurde), welche andere Nummern hat, als die in der grossen Sammlung
des Herb. Boissier angewendeten; um sie nun von diesen zu unter-
scheiden, sind die Nummern der Collection 1897 mit einem * versehen
worden. Die zwei Sammlungen, welche ich Herrn Professor Matsumura
verdanke, enthalten zumeist von ihm selbst gesammelte Arten, aber
auch einige, die von anderen Sammlern herrühren, die dann besonders
erwähnt wurden. Es befinden sich darunter besonders je eine Collection
von den Liu-Kiu-Inseln und von Formosa. Diese habe ich am Schlusse
der Aufzählung gesondert behandelt, da jene Inseln nicht zum japanischen
Florenreiche im engeren Sinne gehören.
Signa : 4 Species e Japonia hucusque nondum cognitæ.
[ | Species e Japonia cognitæ, qu& in collectionibus Fauriei et
Matsumuræ desunt.
c post numerum : planta culta.
* post numerum : collectio anno 1897 facta.
I. MAYDEÆ
1. Coix Lacryma Jobi L. Spec. ed. 1, 972. Coll. Faurie : 6229
Morioka in hortis, 11728 Matsuyama ad rivulos.
1a. [G. agrestis Lour. Fl. Cochin. ed. 2, II, 674; Miqu. Prol. 464.
An culta? vel subspontanea ?].
ic. [Zea Mays S. Spec. ed. 1, 971. Ubique culta].
(3) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 639
II. ANDROPOGONEÆ
2. Dimeria ornithopoda Trin. y tenera Hack. in DC. Monogr.
Phanerog. 6, 80: D. stipeformis Miqu. Prol. 176. Coll. Faurie : 34 Sanı-
bongi, 3040 Sapporo; 1163 * Akita.
3. Imperata arundinacea Cyr. « genuina Hack. I. c. 6, 93.
Coll. Faurie : 749 Nuruya, 2080 Akita, 7776 montagnes de Gifu, 13341
marais pres de Gongenzaki. — Coll. Matsum. : Tokyo. Specimina quædam
inter var. genuinam et sequentem fere medium tenent.
Var. xy Koenigii (Hack. 1. c. 9%). Coll. Faurie : 520 Tokyo.
4. [Miscanthus sacchariflorus Hack. in DC. Monogr. Pha-
nerog. 6, 102; Imperata eulalioides Miqu. Prol. 177? Conf. Hack. 1. e.].
5. M. tinctorius Hack. |. c. 6, 103. Coll. Matsum. : Tokyo, Koma-
gatake in prov. Shinano (Imperata tinctoria Miqu. Prol. 177).
6. M. sinensis Anders.; Hack. 1. c. (Eulalia japonica Trin.). Coll.
Faurie : 1293 Kuwishi, 3280 Ishikari. — Coll. Matsum. : Nikko (prov.
Shimotsuke), Komagatake (prov. Shinano).
6a. M. Japonicus Anders.; Hack. 1. e., p. 107 (Saccharum densum
Nees). Faurie 3280 dunes d’Ishikari (una cum M. sinensi sub eodem nu-
mero); 13707 Tsurugisan. — Coll. Matsum. : in prov. Izumi.
7. (M. purpurascens Anders. Conf. Hack. in DC. Monogr. Phan.
VI, 106].
8. M. condensatus Hack. n. sp. Culmus erectus, crassus, ad pani-
culam usque densissime foliatus, infra paniculam scaberulus. Folia præter
margines glaberrima. Vaginæ tereles, ampliatæ, sese invicem involventes,
internodia superantes. Ligula membranacea, brevissima, truncata. La-
mins» e basi subangustala a vagina vix distincta lanceolato-lineares, lon-
gissime acuminatæ, ad 90 em. longæ et 2,5 cm. lat», supra virides, subtus
glaucæ, Panicula obovato-oblonga cire, 20 em. longa compacta, rhachi
communi glabra, ramis primariis secus illius nodos valde approximatos
alternis basi ramulos secundarios 4-3 ferentibus a basi spieuliferis, erecto-
patulis, sese invicem ac rhachin communem glabram omnino tegentibus,
haud fastigiatis, infimis vix mediam paniculam attingentibus; racemi
7-9 em, longi, rhachi crassiuscula glabra angulis scabra, internodiis
2-3 rom. longis spicula multo brevioribus. Pedicelli alii 1,5 mm. ali
2,5 min, longi, omnes crassiusculi, porrecti v. vix patuli, scaberrimi, post
delapsam spieulam cicatricem minute ciliolatam exhibentes. Spiculæ
27 RAIN
640 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
5-6 mm. Ig. lineari-lanceolatæ, dilute violascentes, villos involucrantes
albos subsuperantes. Gluma [ma acuminata, medio dorso et ad flexuras
marginales pilis parcis brevibus obsita, ceterum glabra; [Ida versus mar-
gines parcissime pilosa, IVa minute bidentula, aristam ce. 9 mm. lg.
exserens, cujus columna intra glumam latet. Palea minuta. Glumæ III, IV,
paleæ, ovarium, styli plerumque purpurascentes.
Coll. Matsumura : in ins. Hachijoo, prov. Izu.
Affinis M. purpurascenti Anders., qui differt laminis utrinque viridibus,
panicula laxiuscula rhachi communi inferne sericeo-pubescente superne
ad angulos pilosa, racemis 10-20 cm. longis subfastigiatis, imis rhachin
communem æquantibus, racemorum rhachi filiformi internodiis spiculam
cum pedicello subæquantibus, pedicellis patulis dein curvulis, gluma [ma
toto dorso pilosa. M. sinensis Anders. differt spiculis præter callum gla-
bris, racemis corymboso-fastigiatis, etc.
+9. M. Matsumuræ Hack. n. sp. Culmus gracilis, cire. 70 cm.
altus, glaberrimus. Vaginæ ad nodos barbatæ, superne sæpe pilosulæ,
collo extus longius piloso. Ligula brevis, membranacea, intus pilis stipata.
Laminæ lineares, acuminatæ, ad 20 cm. Ig., 6-8 mm. It., glauco-virides,
pilis adspersæ, margine scaberrimæ, nervis parum prominulis percurs&.
Racemi 2, approximati (internodio vix 1 cm. Ig.), ad 10 cm. Ig., subro-
busti, rhachi glaberrima. Spicularum pedicelli alii 3 mm. alii 7 mm. longi,
subelavati, glaberrimi, erecti. Spiculæ lineari-lanceolatæ 7 mm. Ig., flavo-
viridulæ, villos involucrantes gilvescentes '/s superantes, villis vero glu-
marum subsuperatæ. Gluma [ma acuminata acute bidentula 5-7 nervis,
villosa, villis dorsi brevioribus, flexurarum longioribus densioribusque,
glumas subæquantibus; [da Jam æquans, lanceolata, subulato-acuminata,
dorso brevius villosa, 5 nervis; ITS illis parum brevior, acuta, tenuiter
3-nervis, pilosula; IV8 ‘/: brevior, lanceolata, bidentata, arista infra inci-
suram oriente validiuscula inferne geniculata et torla (columna cc. 3-4 mm.
lg.), superne rectiuscula, 10-12 mm. lg. Palea quam IV ‘/: brevior, ciliata.
Coll. Matsumura : in monte Fuji, prov. Suruga.
Affinis M. nudipedi Hack., qui differt culmo superne pubescente,
racemis 8-10 fasciculatis, gluma Ima apice truncata, 4-costata, Ida obtusa,
IVæ arista non geniculata.
4-10. Pollinia quadrinervis Hack. in DC. Monogr. Phan. VI, 158.
Coll. Faurie : 11821 montagnes de Tosa (Shikoku).
11. P.imberbis Nees; Hack. 1. c. 177; «. genuina l. c. 178. Coll.
Faurie : Shonai 1160“, Aomori 1169*; Matsum. : Tokyo; £. Willde-
nowiana Hack. I. c. Faurie 6410 Tokyo; Matsum. : Tokyo.
re pe tte té. lent és COOL HER DUT PERS
() E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 641
12. P. nuda Trin.: Hack. 1. c. 178: coll. Faurie : 6730 Yokohama in
silvis. 13804 (Hakodate?); coll. Matsum. : Tokyo.
+13. Ischæmum muticum L.; Hack. 1. c. p. 212. Coll. Matsum.:
prov. Kazusa.
14. I. anthephoroides Miqu. Prol. Fl. Jap. 357; Hack. 1. c. 216;
coll. Faurie : 6481 Kamakura. forma minor; coll. Matsum. : prov. Sagami
(forma minor, gluma I superne glabra).
15. I. Sieboldii Miqu. Prol. Fl. Jap. 179; Hack. 1. c. 217; coll.
Faurie : 1087, 1390, 1166* Aomori; 11496 Onomichi; coll. Matsum. :
Tokyo.
16. Spodiopogon sibiricus Trin,; Hack. I. c. 183. Coll. Faurie :
2629 ins. Sado, (forma villosior); 13604 Hayachine (parcius villosa). Coll.
Matsum. : in prov. Musashi.
4-17. Sp. depauperatus Hack. n. sp. Perennis; culmus gracilis
ce. 70 em. altus, simplex, ereclus, glaberrimus. Folia glaberrima, viridia.
Vaginæ strictæ, internodiis breviores. Ligula brevissima, membranacea.
Laminæ e basi angustata lineari-lanceolatæ, acutissimæ, ad 15 em. Ig.,
15 mm. IL, patentes, flaccidæ, tenuinerves. Panicula oblonga, patula
(8-10 cm. Ig.), ramis 2-5nis tenuiter filiformibus glaberrimis cire. 2 cm.
a basi nudis, dein racemulum ad spiculas 2-3 redactum gerentibus, race-
muli rhachis pedicellique spicularum glaberrimi, hi apice patellato-cla-
vali. Spiculæ oblongæ 4-5 mm. Ig., griseo-virides, pallidæ, pilosæ, a latere
subcompressæ, callo brevibarbato : gluma Ima Janceolata, acuta, 9-nervis,
in ‘/ inferiore laxe pilosa ; IIda ei similis, 7-nervis; HE illis vix brevior,
ovato-lanceolata dentata, hyalina, sub 3-nervis, glabra, includens paleam
subæqualem angustiorem (floremque Z' ? evanidum ?); IVa Ilfam sub-
æquans, lineari-oblonga, in '/s superiore bifida, aristam exserens per-
fectam circ. 8 mm. longam spiculam ipsius longitudine superantem gla-
bram, columna brevissima. Palea paullo brevior, angusta, enervis.
Coll. Matsumura : in prov. Uzen.
Ab omnibus Spodiopogonibus in Monogr. Androp. a me descriptis dif-
fert racemis valde depauperatis 4-2 artıculatis, spiculis in quovis articulo
solitariis nec binis.
18. S. cotulifer Hack. in DC, Monogr. Phan. VI, 187; Eulalia cotu-
lifera Munro ap. Miqu. Prol. 177. Coll, Faurie: 6447 Kamakura; coll. Mat-
sumura : Tokyo.
19. Pogonatherum saccharoideum ß. monandrum Hack.
in DC. Monogr, Phan. VI, p. 193. Coll, Matsum. : Kiushiu,
20, Rottbaellia latifolia Steud,; Hack. I. ec. 281, Ischemum lati-
2“
642 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6}
folium Miqu. Prol. 179. Coll. Faurie : 1128 Mororan in litore maris; coll.
Matsum. : Tokyo.
21. R. compressa L. fil. à. japonica Hack. I. c. 288. Coll. Faurie :
4389 Aomori, 1167* Hirosaki, 1165* Akita. Coll. Matsumura : Nikko,
prov. Shimotsuke; 6. fasciculata Hack. I. c. Coll. Matsumura : Tokyo ;
specimen ad var. à. vergens.
22. Arthraxon ciliaris Beauv. à. genuinus Hack. L c. 355.
A. japonicus Miqu. Prol. Coll. Faurie : 23 Sambongi, 1110 Aomori, 11416
Mororan, 1229 (specim. macerrimum) Kuroishi, 1406, 3336 Hakodate, 6418
Tokyo, 6527 Fujiyama, 11772 Tosa, 1162* Akita, 1162* Shonai. Coll.
Matsum. : Tokyo.
Var. ß. cryptatherus Hack. I. c. Coll. Faurie : 3336 Hakodate.
Nota. A. lanceolatus Miqu. non Hochstett. verosimiliter ad var.
+. centrasiaticam Hack. 1. c. pertinet.
23. Andropogon brevifolius Sw. Coll. Faurie : 6518 Fujiyama;
11831 montes Tosa. Coll. Matsum. : Tokyo.
24. A. micranthus Kunth 7. genuinus Hack. 1. c. p. 489;
A. capilliflorus Steud. Coll. Faurie : 11602 Matsuyuma, 11830 Tosa
montes. Coll. Matsum. : Hakone.
—+- Var. spicigerus Hack. I. c. 489. Coll. Matsum. : in prov. Kii.
25. A. serratus Thunb. &. genuinus Hack. I. c. 521; A. tropicus
Spreng. Coll. Faurie : 11601 Matsuyuma. Coll. Matsum. : Kiushiu.
26. A. Sorghum var. vulgaris subv. japonicus Hack. IL. c.
515. Coll. Matsumura : ubique cultus, nom. jap. Morokoshi.
27. A. Nardus var. Goeringii Hack. 1. c. 607; A. Geringü Steud.;
A. Scheenanthus Miqu., non L. Coll. Faurie : 6522 ad pedes m. Fujiyama,
11431 montes Okoyama; 11694 Matsuyama. Coll. Matsum. : Tokyo.
28. Themeda Forskalii var. japonica Hack. I. c. 662, Antki-
stiria arguens W. Coll. Faurie : 6468 Kamahura, 11659 Matsuyama.
+ Var. «. vulgaris Hack. 1. c. 660. Coll. Matsum. : Tokyo.
Il. ZOYSIEÆ
29. Zoysia pungens var. japonica (Z. japonica Steud. Syn. I,
44%). Coll. Faurie : 516 Tokyo; 2528 dunes de Migato; 1168* Sendai.
Coll. Matsum. : Tokyo.
30. Z. tenuifolia Willd. ap. Steud. 1. c.? Faurie 569 Oginohama.
91. [Z. macrostachya Franch. et Savat. Enum. II, 608].
(7) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 643
IV. TRISTEGINEÆ
32. Arundinella anomala Steud. Syn. I, 116 (Panicum mands-
huricum Maxim.). Coll. Faurie : 1038 Aomori, 1404 Hakodate, 4806 Cöte
d'Otsu, 7574 Cap Esan, 6755 Sendai, 8647 Kushiro, 11418 Mayebara,
13858 pied du Ganju.
Coll. Matsum. : Mons Fuji.
V. PANICEÆ
33. Paspalum Thunbergii Kunth ap. Steud. Syn. I, 28. Coll.
Faurie : 1211* Aomori, 1443 presqu'île des Volcans. Coll. Matsumura. :
Tokyo.
34. Eriochloa villosa Kunth Enum. I, 72. Coll. Faurie : 1175
Kuroishi; coll. Matsum. : Tokyo.
35. Isachne australis R. Br. Prodr. I, 196. Coll. Faurie : 716
Aomori, 936 Noeji, 1230 * Asamayama. Coll. Matsum. : Tokyo.
36. Panicum sanguinale L. Spec. ed. 1, 57. Coll. Faurie : 4119
Mororan, 6429 Tokyo, 11518 Onomichi. Coll. Matsum. : Tokyo, cum var.
eiliare Deell., (P. eiliare auct. vix Retz., P. commutatum Miqu. Prol. 163
excl. syn.).
-+ 37. P. glabrum Gaud. Agrost. I, 22. Coll. Faurie : 39 Sambongi,
1265 Kuroishi, 1334 Shimosaki, 8149 Sapporo, 11519 Oromichi.
38. P. violascens Kunth Enum. I, 84; Digitaria violascens Link!
hort. ber. I, 229; Paspalum minutiflorum Steud. Syn. I, 17, Franch. et
Savat, Enum. I, 159 excel. syn. P. filiculmis Nees.
« Japonia » leg. Dickins (in h. m.). Nippon (efr. Franch. et Sav. L c.).
An hujus loci P, filiforme Thunbergii et Siboldii sed non Sw.?
39. |P. parvulum Trin. in Mem. Ac, St. Petersb, ser. VI, t. IH, 205;
Paspalum longiflorum Reiz; P. brevifolium Fluegge; Franch. et Sav,
Enum. I, 159; P. filiculme Nees (non Franch. et Sav.). Nippon ex Franch.
Differt a præcedente foliis lineari-lanceolatis (in illo anguste linearibus),
gluma florente demum plumbeo-viridula (in illo atro-violacea)|.
10, P. Crus Galli L. Spec. ed. 1,56; «. genuinum : Coll, Faurie:
1269 Kuroishi, 6019 Akita, 1202* Aomori; coll. Matsum. : Tokyo.
644 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
B. submuticum Mey. Chl. Hannov. Coll. Faurie : 1166 Monbetsu,
1343 Sapporo; coll. Matsum. : Tokyo.
7. muticum. Coll. Faurie : 6036 Morioka, 8146 Sapporo, 1204* Shonai.
à. frumentaceum Hook. f. Fl. of Brit. Ind. VII, 31. Coll. Matsum. :
ubique cultum.
e. hispidulum (P. hispidulum Retz). Faurie 11794 (Herb. Boiss.),
montagnes de Tosa; Matsum. : Nikko.
41. [P. colonum L. ex Franch. et Savat. Enum. I, 160).
+42. P. villosum Lan. Ill. I, 173; coll. Faurie: 35 plaine de Sam-
bongi: 1179% (in herb. meo) montagnes de Tosa (cfr. hispidulum).
43. P. indicum L. Mant. II, 184. Coll. Faurie : 1051, 1154 Aomori,
6544 Fujiyama, 11628 Matsuyama; 1207* Guwassan. Coll. Matsum. :
Tokyo.
+44. P. repens L. Spec. ed. 2, 87. Coll. Matsum. : in prov. Satsuma.
45. [P. miliaceum L. Spec. ed. 1, 58, Franch. et Savat. Enum. I,
163 cult. et subspontaneum].
46. P. acroanthum Steud. Syn. I, 87. Coll. Faurie : 1241 Kur-
oishi, 1326 Sapporo, 4950 forêt de Shibetchi, 6149 bords du Kitagami-
gawa, 11440 Mayebara, 1231” Aomori. Coll. Matsum. : Tokyo.
+47. P. neurodes Schult. Mant. II, 228. Coll. Matsum. : in prov.
Satsuma.
48. [P. excurrens Trin. Spec. Gram. t. 89; P. paucisetum Steud.
Syn. I, 52. Japonia, Geering et Steud.].
+49. P. Matsumuræ Hack. n. sp. (sect. Piychophyllum). Culmus
elatus, adscendens, inferne ramosus, compressus, infra paniculam scaber.
Vaginæ internodia subsuperantes sed pleræque ab iis solutæ, margine
superne ciliatæ, collo extus barbulato. Ligula brevissima, ciliaris. Laminæ
e basi angustata lanceolato-lineares, acutissimæ, cire. 20 cm. 1g.. 12 mm.
lt., planæ, supra marginibusque scabr&, subtus læves, glabræ, tenuinerves,
non plicatæ. Panicula linearis, ad 25 em. 1g., 1,5-2 cm. It., basi interrupta,
rhachi hirsuta, ramis brevibus patulis a basi ramulosis et spiculiferis,
racemos subcompositos densos formantibus, quorum rhachis ramulique
spiculiferi seta scaberrima spicula 2-3plo longiore terminantur. Spiculæ
elliptico-lanceolatæ cire. 2,5 mm. Ig., virides, glabræ, hine convex&;
gluma I et II late ellipticæ obtusæ; I '/s spiculæ æquans, 3-nervis, Il ?/s
spiculæ æquans, 5-nervis; III spiculam æquans, late elliptica, apiculata,
5-nervis, vacua; IV spiculam æquans, lanceolato-elliptica, subapicu-
lata, in longitudinem tenuissime striolata nec rugulosa, flavo-viridula.
Coll. Faurie : 6733 Tokyo; coll. Matsum. : Tokyo.
(9) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS, 645
Huc probabiliter pertinet Setaria excurrens Miqu. Prol. 163 exel. syn.
Panicum excurrens Franch. et Savat. Enum. 1, 161 non Trin. Panicum
exccurrens Trin. a P. Matsumuræ certe distinctum ab illo differt foliis pli-
eatulis, gluma IV distincte transverse rugulosa. Miquel glumam fructi-
feram dorso «scaberulam » dicit, quod melius cum P. Matsumuræ con-
gruit (cujus gluma leviter in longitudinem striolata « scaberula » dici
potest), quam cum F. excurrenti Trin. P. Matsumur& in sectione Ptycho-
phyllo sat anomalum cum folia non plicatula sint ut in reliquis speciebus.
50. Oplismenus undulatifolius Beauv. Agrost. 54. Coll. Faurie:
1260 Sapporo : 1164* Aomori; coll. Matsum. : Tokyo, Nikko (in monte),
Hakone.
+51. Chamæraphis depauperata Nees in Steud. Syn. I, 49.
Coll. Matsum. : in prov. Shimosa.
52. Setaria viridis Beauv. Agrost. 51. Coll. Faurie : 1253, 1259
Sapporo, 5129 Kunashiri, 1206* Aomori. Coll. Matsum. : Tokyo; prov.
Shimosa (forma maxima).
93. S. italica Beauv. Agrost. 51. Coll. Faurie : 8148 bords de la
rivière à Sapporo.
54. S. pachystachys Franch. et Savat. Enum. Il, 594. Coll.
Faurie : 1506 Hakodate, 6476 Kamakura, 10543 Onomichi, 1209* Shonai.
Coll. Matsum. : prov. Shimosa.
55. S. glauca Beauv. Agrost. 51; coll. Faurie : 4181 Kuroishi,
1208* Shonai. Coll. Matsum. : Hakone.
56. |S. setosa R. et Sch. Syst. II, 49%, Franchet et Savat. Enum. I,
161 (P. setosum SW.) cum synonymis S. macrostachya H. B.K. et P. chon-
drachne Steud.].
57. Penisetum japonicum Trin. in Spr. n. Entd. II, 76, Ie. gr.
I, t. 19. Coll. Faurie : 445% Hakodate, 11449 Mitruishi in montibus Oka-
yama, 1203* Shonai. Coll. Matsum. : Tokyo.
+ e. P. typhoideum Rich. in Pers. Syn. I, 72. Coll. Matsum. :
eultum in Kiushiu.
VI. OZYZEÆ
c. Oryza sativa L. Spec. ed. 1, 333; coll. Matsum. : ubique culta.
58, Leersia oryzoides Sw. Fl. Ind. occ, I, 132. Coll. Faurie :
3140 Sapporo.
Var, japonica Hack. differt a typo spieulis lineari-oblongis (nec
646 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
elliptico-oblongis) majoribus (e. gr. 7 mm. lg. 1:5 mm. It.; in typo 5 mm.
lg. 1:8 mm. lt.).
Coll. Matsum. : Tokyo.
+59. L. hexandra Sw. Fl. Ind. occ. I, 431. Coll. Matsum. : Shiita,
prov. Buzen.
60. Zizania aquatica L. Spec. ed. 1, 991. Hydropyrum latifolium
Griseb. in Ledeb. Fl. Ross. IV, 466, Franch. et Sav. Enum. I, 156. Coll.
Faurie : 10828 Lac près de Kushiro; 1227* Aomori. Coll. Matsum.
Tokyo. Planta japonica ab americana typica vix tanquam varietas distin-
guenda.
VII. PHALARIDEÆ
61. Phalaris arundinacea L. Spec. ed. 1, p. 55 a. genuina;
coll. Matsum. : Tokyo.
ß. japonica; P. japonica Steud. Syn. I, 11, differt a genuina pani-
cula angusta contracta spicæformi. Coll. Faurie : 8332 Atsuta, 8562
Abashiri. 10898 Kiritap, 1219* Matsushima.
— 62. Anthoxanthum odoratum L. See ed. 4, 28. Coll.
Faurie : 8425 Riishiri (in cacumine), 13037 haras de Sambongi, eult.,
13602 cimetiere de Yokohama.
62. Hierochloë japonica Maxim. in Bull. Ac. St Petersb. XXXII
(1888) 626. Coll. Matsum. : in monte Hakusan, prov. Kaga.
Obs. Cl. Maximowicz hanc speciem sectioni Ataxiæ atiribuit; mihi
æquo jure ad Anthoxanthi genus pertinere videtur, nam glumæ TI
et IV omnino vacuæ sunt. Idem de speciebus indicis A. sikkimensis
Maxim. (H. gracillima Hook. f.), H. khasiana Clarke et H. Clarkei
Hook. f. valet. Hæ 2 species ultimæ etiam paniculam spiciformem
exhibent, ita ut nihil discriminis inter Hierochloam et Anthoxanthum
supersit.
63. H. borealis R. et Sch. Syst. Il, 513. Coll. Faurie : 215 Mom-
betsu, 3941 mont. de Yesashi, 5299 Kushiro, 1224* Aomori. Coll. Matsum.:
Tokyo.
+64. H. alpina R. et Sch. Syst. II, 515. Coll. Matsum. : Komaga-
take prov. Shinano.
Var. intermedia : fioris Z' arista brevis, recta; fl. 8 etiam breviter
aristata.
Coll. Faurie : 9871 Shakotan (Yezo).
(11) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 647
VII. AGROSTEÆ
65. Stipa sibirica Lam. var. japonica Hack. differt a {ypo
foliis 6-10 mm. latis, panicula sæpius angustiore, glumis sterilibus acu-
tiusculis v. acutis, spiculis majoribus (8-12 mm. 1g.). Coll. Faurie : 815%
Sapporo (bord de la rivière), 13596 Hayachine, 1210* Aomori. Coll.
Matsum.: Kirifuri prope Nikko, prov. Sagami.
66. Milium effusum L. Spec. ed. 1,61. Coll. Faurie : 667 et 1182”
Aomori, 708 Mombetsu. Coll. Matsum, : prov. Shinano.
67. Muehlenbergia japonica Steud. Syn. I, 422. Coll. Faurie :
60 Sambongi, 1157 Mombetsu, 1260 Hakodate (in monte), 1363 Otaru,
1216* Aomori. Coll. Matsum. : Tokyo.
Var. hakonensis differt spiculis majoribus (4 mm. 1g.), glumis sterilibus
tenui-acuminatis fertili '/« brevioribus. Coll. Matsum. : Hakone, prov.
Sagami. var. (vel forma tantum?) ramosa differt culmo superne valde
ramoso (in typo simplici v. a basi ramoso), glumis sterilibus acuminalis
quam fertilis '/s brevioribus. Coll. Matsum. : Tokyo.
68. M. Hügelii Trin. in Mem. Ac. Petersb. ser. VI, 6, 2, #7
(1841), M. viridissima Nees in Steud. Syn. I, 178 (1855). Coll. Matsum. :
Tokyo.
-+69. Brachyelytrum erectum Beauv. Agrostogr. 155, Expl.
planch. p. 7; var. japonicum Hack. differt a typo vaginis glabris,
ligula elongata, spiculis paullo brevioribus (8 mm. sine arista) anguslio-
ribusque, sed levis tantum varietas esse videlur. Coll. Matsum. : Koyasan,
prov. Kii.; coll. Faurie : 1228 * Sendai.
Obs. Nomen B. aristati, a plerisque botanicis admissum et Beauvoisio
altributum nusquam in hujus opere invenies, sed Il. ec. semper B. erec-
tum leges, quod nomen Reem. et Schult (Syst. II, 413) sine causa in B. aris-
latum mulaverunt.
H-70. Phleum pratense L. Spec. ed. 1, 59. Coll. Faurie : 892,
1102 montagne de Hakodate, 2828, 7187 plaine de Sapporo.
-+- 71. P. alpinum L. Spec. ed. 1, 60. Coll. Matsum. : in monte
Hakusan, prov. Kaga,
72. P. asperum \ill. 5%. annuum Gris. in Led. Fl. ross. IV, 456,
P. annuum M, B. Fl. taur.-cauc, I, 46, 111,53. Coll, Matsum, : prov. Shinano,
Var. japonicum; P. japonicum Franch, et Savat, Enum. Il, 593:
Coll, Matsum, : prov. Kozuke.
648 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
+73. Alopecurus pratensis L. Spec. ed. 1, 60. Coll. Faurie :
13036 Haras de Sambongi.
74. A. fulvus Sm. Engl. Fl. 1, 83. Coll. Faurie : 805 Shichinohé,
2863 Otaru, 1217 * Matsushima. Coll. Matsum. : Tokyo.
Anne huc pertinet A. geniculatus Franch. et Sav. Enum. I, 158? Plures
stationes enumerant, A. fulvi mentionem non faciunt. In nostris collec-
tionibus e contrario desideralur A. geniculatus L.
75. A. japonicus Steud. Syn. I, 149. Coll. Matsum. : Tokyo.
76. Sporolobus elongatus R. Br. Prodr. 4, 170. Coll. Faurie :
11510 Onomichi; coll, Matsum. : Tokyo (ad S. indicum R. Br. vergens).
77. S. ciliatus Presl. var. japonicus non differt a typo nisi spi-
culis paullo majoribus (2,5 mm. 1g.), glumis II et I obtusioribus, pani-
cula densissima lineari. Agrostis japonica Steud. Syn. I, 171, Miqu. Prol.
165. Franch. et Sav. Enum. I. 167. Coll. Matsum. : Tokyo.
78. Polypogon monspeliensis Desf. Fl. atl. 1, 67. Coll.
Matsum. : Hachijo in prov. Iru.
79. P. Higegaweri Steud. Syn. I, 422; P. littorale Franch. et
Savat. Enum. I, 167 non Sm. Nom. jap. ex Matsumura : Hiegaëri. Coll.
Faurie : 2358 Tokyo, 2633 ile de Sado, 13329 Cap de Gongenzaki, 1223 *
Matsushima. — Coll. Matsum. : Tokyo.
4-80. Cinna pendula Trin. in Mem. Ac. Petersh. ser. 6, VI, 2, 34;
C. latifolia Gris. in Led. Fl. ross. IV, 435. Coll. Matsum. : Nikko, prov.
Shimotsuke.
+81. Agrostis tenuiflora Steud. Syn. 1, 163. Coll. Matsum. :
Tokyo. Valde affinis A. varianti Trin.
+82. A. scabra W. Spec. 1, 370. Coll. Faurie : 700 Mombetsu, 841
Hakkoda, 1341 Aomori, 2921, 7183, 8101, 8106 Sapporo, 4791 Côte
d’Otaru, 7205 Volcan de Mori, 8524 Côte de Menashi, 8437 Rebunshiri,
10584 Urakawa, 13859 Abashiri. — Coll. Matsum. : Asamayama (in
monte), prov. Shinano; Jezo.
83. A. perennans Tuck. in Sillim. Journ. 2. ser., 1. 6, 231; A. Gray
Man. ed. 5, 611 (ubi discrimina inter hanc et scabram bene exponuntur),
Franch. et Savat. Enum. I, 166 excl. synon. (verisimiliter mixta cum
A. scabra W. et tenuiflora Steud.) Coll. Faurie : 438 Oginohama, 2930
Sapporo, 5576 Nemuro, 7452 île d’Yetorofo, 8108 Yabari, 8527 Côte de
Menashi, 10367 Azuma, 10572 lit desséché des rivières (où? à Hakodate?),
13223 Kominato, 1171* Matsushima, 1172* Sendai. — Coll. Matsumura :
Konseitooge, Nikko (typica); Nikko prov. Shimotsuke (forma subcon-
tracta); Shimotzutooge prov. Echigo (forma pauciflora breviaristata), mons
(13) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 649
Chookaisan, prov. Uzo (forma paleata, palea dimidiam glumam florentem
subæquans).
+84. A. canina L. Spec. ed. I, 62. Coll. Faurie : 7444, 7445 île
d’Yetorofo, 10582 Urakawa.
+85. A. flaccida Hack. n. sp. Perennis, dense cæspitosa, innova-
tionibus extravaginalibus. Culmus tenuiter filiformis ad 20 cm. altus,
debilis, glaberrimus, compressus, 3-nodis. Folia glaberrima; vaginæ arctæ,
internodiis breviores; ligula brevis (15 mm.) obtusa; laminæ angustis-
sime lineares, attenuatæ, primum planæ, siccando involutæ, 3-6 cm. Ig.,
'/a-°/ı mm. It., flaccidæ, tenuinerves, eliam margine lævissimæ. Panicula
ovalo-oblonga, patens, laxa (4-5 cm. 1g.), rhachi ramisque lævibus, his
capillaribus, binis, medio ramulosis, ramulis 1-spieulatis. Spiculæ pedi-
cellis quam ipsæ longioribus fultæ, lineari-lanceolatæ, 2,5 mm. Ig., stra-
mineo-viridule. Glumæ steriles parum inæquales, lanceolatæ, acutæ,
I-nerves, carina scabræ; gluma fertilis sterilibus ‘/s brevior, oblonga,
obtusa, integra, inconspicue 4-nervis, hyalina, glabra (callo rarissime bar-
batulo), in '/ı inferiore exserens aristam lenuem geniculatam glumas
subdimidio superantem, rarissime (interdum in eodem specimine) mutica.
Palea 6.
Coll. Faurie : 1125 montagne d’Hakodate, 8336 hautes montagnes de
Mashike, 8438, 8455 collines de Rebunshiri, 8404 sommet du Riishiri,
7407 volcan de Mori, 10984 Shiretoko, 13424 Tesurugizan, 13573
sommet du Hayashine, 13647 cendres volcaniques du Ganju, 1240 *
Asamayama. — Coll. Matsum. : mons Komagatake, mons Shiranesan
(Nikko), Aidzu prov. Iwashiro.
Affinis A. geminatæ Trin., quæ differt arista supra medium glumæ fer-
Ulis inserla glumas haud v. vix excedente, glumæ fertilis callo barbatulo,
palea præsente ovario breviore. Specimina quædam (Faurie 13573, 13647)
ad A. geminatam arcte accedunt. A. canina L., eliam nostræ affinis, dif-
fert foliorum margine scabro, panicule ramis scabris repetite ramulosis,
spieulis ramulorum subterminalibus breviter pedicellatis.
-+-86. A alba L. Spec. ed. 1, 63. Coll, Faurie : 2918 Sapporo, 8107
ibidem, forma coarctata; 8498 Nemuro, 1170* Hakodate.— Coll. Matsum.:
Introdueta.
87. [A. valvata Steud, Syn. I, 174 ; Miqu. Prol. 165, Franch. et Sav.
Enum. 1, 167].
1-88. Calamagrostis Epigeios Roth. var. densiflora Ledeh.
Fl. alt. I, 87, Coll, Faurie : 721 Aomori, 1020 Mombetsu, 5039 côte de
Nemuro, 10812 plaine de Kushiri, 13483 Okumasan, 13677 Ganju, 1496 *
650 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Numasaki, 1201* Hakodate. — Coll. Matsum. : Tokyo; prov. Echigo;
mons Futagayama, Hakone.
89. GC. Onœi Franch. et Savat. Enum. II, 598. Coll. Faurie : 756 lit
de la rivière à Sobetsu, 4273 Yamagata (lit de la riv.), 10588 Urakawa. —
Coll. Matsum. : prov. Shinano; ins. Yezo. — A C. hitorea DC. vix specie
distincta.
90. GC. villosa Mut. Fl. fr. IV, 41; C. Halleriana DC. Coll. Faurie :
3032 marécages près de Sapporo, 8424 sommet de Riishiri, 8113 bords
_ de la rivière de Yubari, 8506 île de Kunashiri, 8575 Abashiri, 10996
Shiretoko, 10271 Washibetsu.
Var. Langsdorîfii Hack. in Sommier, Fl. Ob. infer. p. 107,
C. Langsdorffü Trin. (vix bene distinela varietas, nam processus rha-
chillæ (« rudimentum ») etiam in C. villosa typica interdum invenitur.
Coll. Faurie : 8459 île de Rebunshiri, 4923 Shibesha. — Coll. Matsum. :
mons Hakusan in prov. Kaga; Nikko.
91. GC. sachalinensis F. Schmidt in Mém. Acad. St. Petersb. ser. 7,
t. XII, n. 2, p. 202 (1869); C. Hakonensis Franch. et Sav. Enum. I, 168 et
It, 599 (1875, resp. 1879). Coll. Faurie : 790 Nuruya, 1158 Aomori, 1362
et 3088 Otaru, 4599 Osorezan (auprès des solfatares), 5857 et 13656
Ganju, 8548 île de Rebunshiri, 8507 Kunashiri, 10996 et 10966 bis forêts
de Shiretoko, 13567 et 13568 sommet de l’Hayachine 2200 m. — Coll.
Matsum. : in m. Kirishima, Kiusiu, m. Iwatesan prov. Rikuoku (1. Miyabe),
m. Yudonosan prov. Ugo, Aizu prov. Iwashiro, m. Usuitooge prov. Shi-
nano, m. Gozusan prov. Echigo, m. Fuji, m. Hakone (prov. Saga), Nikko.
— Vidi etiam in herb. Engler a cl. Doederlein inter Kioto et Maizura
Tanbu lectam.
Obs. Variat longitudine aristæ et pilorum involucrantium; in planta
typica (e. gr. Faurie 8548) arista infra medium dorsum inserta, recta,
quam gluma fertilis conspicue brevior; hæc apice bidentata, pilis involu-
crantibus paullo longior, in aliis arista in '/s v. '/ı glumæ inserta, subge-
niculata («obliqua» Schmidt) glumam æquans, hæc apice obscure 4 den-
ticulata, pilis conspicue longior. Ceterum pili in dorso calli siti semper
breviores quam qui e lateribus oriuntur.
92. C. Yatabei Maxim. in Bull. Acad. St. Petersb. 32, p. 627 (1888)
ex descriptione C. sachalinensi affinis videtur, sed panicula elongata
coarclata ramis a basi spieuliferis aliisque notis distincta. In m. Hakone
(Yatabe). Non vidi.
+93. C. longiseta Hack. n. sp. (sect. Deyeuxia). Culmus gra-
cillimus, circ. 50 cm. altus, paucinodis, infra paniculam scaber. Vaginæ
(15) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 651
internodiis breviores, glaberrimi. Ligula ovata, rotundala, 2-3 mm. Ig.,
glabra. Laminæ anguste lineares, tenui-acuminatæ, flaccidæ, virides, circ.
25 mm. 1g., 3 mm. lt. marginibus scabræ, ceterum glaberrimæ. Panicula
linearis, stricta, dense contracta (10-42 cm. Ig., 1 cm. It.), rhachi ramis-
que scabris, his semiverticillatis capillaribus erectis, brevioribus a basi,
longioribus (3-4 cm. longis) a '/« inferiore æqualiter spiculis obsitis. Spi-
eulee lineari-ianceolatæ, pallide viridulæ, 4 mm. longæ. Glumæ steriles
æquales, lanceolatæ, acutæ, {-nerves, læves v. vix Carina scaberulæ.
Gluma fertilis steriles æquans, lanceolata, tenui-membranacea, inferne
nervis 5, superne 4, apice setulis 4 quarum 2 interiores breviores, supra
medium dorsum emittens aristam tenuem rectam v. obscure geniculatam
glumas steriles ipsorum longitudine superantem, callo pilis */s vel °/1
glumz fertilis equantibus inter se æqualibus dense obsita, ceterum gla-
berrima. Palea gluma fertili paullo brevior, bidentula. Processus rhachille
brevis, pilis longiusculis (glumis parum brevioribus) vestitus.
Coll. Matsumura : in prov. Sado; in m. Shimizutooge prov. Echigo.
Habitu €. sachalinensi subsimilis, sed arista longa valde diversa; potius
ad C. scabrescentem Gris. accedit, quæ vero panicula patula oblonga,
glumis sterilibus scabris, arısta manifestius geniculata, pilis involucran-
tibus in dorso calli sitis brevibus, lateralibus mediam glumam atlingen-
tibus etc. differt.
94. C. inæquiglumis Hack. n. sp. (sect. Deyeuxia). Culmus
tenuis, erectus, glaberrimus, ad paniculam usque foliatus. Folia glabra:
vaginæ internodia subæquantes; ligula brevissima, marginiformis ;
laminæ anguste lineares, tenuissimæ acuminatæ, ad 20 cm. Ig., 3 mm. IL.
fere omnino leves. Panicula lineari-lanceolata densiuscula, contracta (ad
8 cm. Ig., 1 cm. It.), ramis binis, scabris, in ‘A inferiore divisis, ramulis
1-v. paucispiculatis. Spiculæ lanceolatæ, pallide virides, # mm. lg. Glumæ
steriles valde inæquales, [ma [Jam conspicue (cire. ‘/;) superans, lineari-
lanceolata, in caudiculam subuliformem leviter extus curvatam attenuata,
Carina scabra; Ha late lanceolata acutiuscula, utraque A nervis. Gluma
fertilis Hem subæquans, oblonga, obtusa, minute 4-denticulata, subchar-
tacea, basi trinervis, superne binervis, punctato-scabra, callo pilis parcis
æqualibus quam gluma duplo (v. plus duplo) brevioribus obsito, supra
basin (in "/s inferiore) emittens aristam rectiusculam v. leviter flexam
gluma sua paullo breviorem. Palea glumam fert. æquans, oblonga, obso-
lete bidentata. Processus rhachillæ brevis, pilis gluma duplo brevioribus
barbatus,
Coll, Faurie nr, 10529, ad Cap Erimo.
(l
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Affinis C. sachalinensi, sed glumarum sterilium forma longiludineque
inæquali, gluma fertili inferne 3-superne binervi (in omnibus Deyeuxiis
mihi notis inferne 5-superne 4-nervi), pilisque gluma plus duplo brevio-
ribus ab ea bene distincta.
+95. C. stricta Trin. Gram. unifl. et sesquifl. (1824), p. 226
(Arundo stricla Timm. Coll. Faurie : 5099 île de Kunashiri.
Var. aculeolata Hack. n. var. differt a typo panicula densiuscula
(nec densa) lineari-oblonga (2,5 : 12 cm.), ramis in '/« inferiore nudis,
glumis sterilibus toto dorso et imprimis carina aculeolis v. saltem punctis
elevatis acutis scaberrimis, pilis involucrantibus gluma fertili paullo bre-
vioribus (in typo ‘/4 vel '/s brevioribus).
Coll. Faurie : 10814 marais de la plaine de Kushiro.
Specimina C. strictæ iypicæ e Mecklenburg paniculæ forma, helvetica
glumarum scabritie interdum ad var. aculeolatam accedunt.
9. G. Matsumuræ Maximow. in Bull. Acad. Petersb. 32, 628
(1888). Coll. Faurie : 5939 et 13657 sommet du Ganju, 13372 Kattasan,
13408 Tsurugizan, 13595 Hayachine, 1197* Hakkoda, 1197* 1198* Twa-
gisan.
Coll. Matsum. : mons Iwakisan (prov. Rikuoku). Specimen a cl. Maxi-
mowicz descriptum prope Aomori a cl. Matsumura lectum erat.
97. G. arundinacea Roth.. Tent, fl. germ. 1, 33.
a. genuina. Panicula angusta, lineari-oblonga; glumæ fertilis callus
medio dorso pilis brevissimis, ad latera pilis ipsa 3-4 plo brevioribus
obsitus.
Coll. Faurie : 1364 Otaru, 7557 Cap Esan, 11434 Mayebara. — Coll.
Matsum. : Tokyo.
8. brachytricha (C. brachytricha Steud. Syn. I, 189. Folia innova-
tionum anguste lineares, convoluta. Panicula lineari-oblonga; calli pili
laterales ‘/3-1/2 glumæ fertilis æquantes. Coll. Faurie : 11529 et 11550
Onomichi, 14469 Okayama, 8339 Meshike.
+. [sciuroides (C. sciuroides Franch. et Sav. Enum. II, 600). Folia
latiuscula, panicula lineari-oblonga, pili laterales '/. glumæ fertilis
æquantes. Yokoska, Savat. (non vidi). E diagnosi nullum discrimen inter
hanc et Cal. arund. typicam haurire possum nisi longitudo pilorum, quæ
etiam in speciminibus europæis inconstans est].
à. nipponica (C. nipponica Franch. et Sav. Enum. II, 599). Folia
latiuscula, radicalia basi longe angustata. Panicula oblonga laxiuscula
ramis capillaribus. Pili cingentes laterales gluma fertili duplo breviores.
Coll. Matsum. : Tokyo. Valde affinis C. arundinaceæ var. laxifloræ
(17) E. HACKEL. GRESER JAPANS. 653
Celakowsky in Sitzungsb. böhm. Ges. d. Wiss. 1883, p. 9, cujus vero pili
eingentes quam gluma fertilis '/ı-'/s breviores sunt.
98. C. robusta Franch. et Sav. Enum. Il, 600. Coll. Faurie : 2912
Otaru, 8261 Karibasan. Species inter C. arundinaceam et C. variam LK.
fere media. Huc pertinet ex descriptione €. varia Maxim. Prim. Fl. Amur.
321. Processus rhachillæ secundum el. Franchet glaber, id quod in nulla
Deyeuxia observatur.
+9. C. urelytra Hack. n. sp. e sect. Deyeuxia. Culmus
erectus cire. 30 cm. altus, teres, glaberrimus, uni- v. binodis, robustus.
Folia omnia (excepta 1-2) in basi culmi sine nodis interjectis aggregata.
Vaginæ subampliatæ, glaberrim&. Ligula late ovata, obtusa, 4-5 mm. Ig.,
sæpe laciniala. Laminæ lineares, sensim acutatæ, rigidulæ, suberectæ, ad
10 em. 1g. 5 mm. It., glaberrimæ, nervis crassiusculis percursæ. Panicula
ovato-lanceolata, densa, 8-10 cm. Ig., rhachi lævi, ramis ramulisque sca-
bris semiverticillatis, brevioribus fere a basi spiculiferis, longioribus in
'/s inferiore nudis, dein ramulosis, ramulis 1-2spiculatis. Spiculæ bre-
viter pedicellalæ, lanceolatæ, viridulæ, in genere fere maximæ, 10-12 mm.
longæ. Glumæ steriles subæquales, lineari-lanceolatæ, caudato-acumi-
nalæ, cauda subuliformis v. fere aristæformis sæpius extus curvata,
3-nerves, Carina (præsertim in cauda) scabræ. Gluma fertilis sterilibus
(cum cauda) ‘/s- duplo brevior, subchartacea, inferne nervis 5, superne #4,
scaberula, acute 4-dentala v. #-mucronata, callo pilis in medio dorso quam
gluma 8-plo, ad latera ea 4-5 plo brevioribus parce obsito, in '/ı inferiore
arislam exserens robustam geniculatam subtorlam (cc. 10 mm. longam)
glumas paullo v. '/. earum longitudine superantem. Palea glumam suam
æquans, lanceolata, bimucronata. Processus rhachille '/s paleæ æquans,
breviter barbalus.
Coll, Matsumura : in monte Gassan prov. Uzen.
Remote affinis C. arundinaceæ, sed ab omuibus speciebus adhue notis
forma glumarum sterilium distinctissima.
|- 100. C. Fauriei Hack. n. sp. Culmi innovationesque basi sub-'
bulboso-inerassati,'graciles, 3-nodes, ad 25 cm. alti, læves, ad apicem usque
foliati. Folia glaberrima. Vaginæ internodia æquantes v. superantes.
Ligula brevis, truncata. Laminæ lineares, longe acutatæ, planæ, flacci-
dulæ, culmeæ ad 16 cm., innovationum ad 30 cm. longæ culmum supe-
rantes, 3-4 mm. 11, virides, tenuinerves. Panicula brevis (ad 7 cm. Ig.),
oblonga, patula, laxiuscula, ramis 2-5nis scaberulis, infra medium ramu-
losis, ramulis 1-2 spiculatis, spiculis brevi-pedicellatis. Spiculæ lanceo-
late % mm. Ig., brunnescentes, Glumæ steriles æquales, late lanceolatır,
BULL. Henn, Boiss., seplembre 1899. h5
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65% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
acutæ vel IIda obtusiuscula et mucronulata, 1-nerves, leaves. Gluma fer-
tilis sterilibus paullo vel !/ı brevior, tenui-membranacea, 5-nervis, nervis
lateralibus (4) in setas æquales (cire. 1,5 mm. longas) excurrentibus,
infra apicem exserens aristam 12 mm. longam (glumas plus duplo supe-
rantem) tenuissimam scabram mox super insertionem curvato-genieu-
latam deinde horizontaliter patentem basi non tortam. Callus pilis æqua-
libus gluma 4plo brevioribus haud copiosis obsitus. Palea gluma paullo
brevior, binervis, nervis in setulas excurrentibus. Processus rhachillæ in
spieulis ejusdem speciminis nune dimidiam glumam æquans longe pen-
natus, nunc aristiformis glumam fertilem subæquans ad medium usque
pennatus apice nudus, nunc prorsus deficiens.
Coll. Faurie : Guwassan 28. Sept. 1897 (nr. 1200 *).
Species peculiaris, affinitate omnino dubia, habitu Trisetum flavescens
monens, primo intuitu aristis longis (spicula subtriplo longioribus) hori-
zontaliter patentibus et glumis fertilibus conspicue 4-setis cognoscenda.
Processus rhachillæ, quem auctores ad distinguendas sectiones v. immo
genera Deyeuxia et Calamagrostis rem magni momenti putant, in circiter
dimidia parte spicularum prorsus deest in altera parte nunc dimidiam
nunc totam glumam fertilem æquat. Immo inveni duas spiculas, in quibus
ille processus gluma fertili duplo longior erat et aristæ apice nudæ basi
barbatæ instar e spicula eminuit.
(Fortsetzung folgt.)
La
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
SPEHÆROCARPUS Micheli, 1729.
Plant frondosæ, parvæ, terricolæ, virides, planæ et tenerrimæ, arcte
repentes, dichotome multiramosæ, radicellis longiusculis solo affixæ, apice
profunde inciso-bilobæ ibidemque cellulis curvatim-ereclis clavatis ob-
tectæ. Costa lala, haud producta, 2-3 cellulas crassa, sensim in alas tener-
rimas attenuata. Rami adventivi antici, e cellulis alarum orti. Inflorescentia
dioica. Flores feminei antici, valde numerosi. Involuera pro planta ma-
xima, monogyna, interdum bi vel trigyna, oblique inserta et versus apicem
plant» nulantia, plus minus pyriformia vel subeylindrica, ore apicali plus
minus angustato. Galyptra basi bistrata, apice unistrata, facile destructa
el ante capsulæ maturitatem evanida. Capsula chlorophyllifera sphærica,
pariete unistrata magnisque cellulis formata, pedicello parvo chlorophylli-
fero facile destructo. Sporæ tetraedræ, cuticula valida, varie lamellata,
plus minus hirta. Sporæ juveniles anle maturitatem capsulæ in glebam
aggregate, parietibus capsulæ haud adhærentes, in fluido capsulari aggre-
gatim natantes, Élateres nulli; adsunt tamen cellulæ steriles sporis mixta
ei minores, oleiferæ, sphæricæ, pariete tenera, nutriculæ sporarum. Flores
masculi antici in fronde minore et longius ramosa, e medio costæ orli,
sæpe in ramulis nascentibus aggregali et marginem dense Legentes,
196
A bd 4
+ te SNS RAR OR
Mr
656 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Spheerocarpus.
Antheridia Sphærica, breviter pedicellata, pedicello frondis substantiæ
immerso. Involucra mascula femineis mullo minora, rubescentia, inferne
inflata, medio supero cylindrice rostrata.
Die Pflanzen dieser Gatlung wachsen alle auf leichtem und lockerem
Boden; der Thallus ist von dem denkbar einfachsten Bau; da er bei den
meisten Arten dicht mit den schlauchförmigen Involucris bedeckt ist, so
übernehmen diese hauptsächlich die Assimilation und Ernährung, wozu
_ die vielen Hüllen eine bedeutende assimilierende Oberfläche darstellen,
wie sie nur Riccia in anderer Form wieder erreicht.
1. S. terrestris (Mich.) Smith. Engl. Bot. 1790, tab 299.
Syn. : Sphærocarpus terrestris minima Mich. Nov. Gen. p. &.
Sphærocarpus Michelin Bellardi. Acta Taur. 1792. V, p. 246.
Dioica, involucris maxime confertis, maturis vix duplo longioribus
quam latis, interna facie levibus, inferne obcuneato-inflatis, tertio supero
late acuminato, ore parvo truncato, vix crenulato. Sporæ ad 90 x, grosse
reticulatim lamellatæ, lamellis breviter echinatis.
Hab. Germania (rhenana), Britannia, Gallia, Europa et Africa medi-
terranea, America septentr.
2. S. Donnellii Austin. Torrey B. CI. VE, p. 157.
Dioica, involucris confertissimis, maturis subeylindrieis, basi vix an-
gustatis, apice conico-hemisphærics, ore angusto integerrimo, facie in-
terna levi; sporæ ad 100 y reticulatim lamellatæ, lamellis in lobulos
plano-conicos obtusos vel aculos divisis, sporæ ilaque grosse lobiferæ.
Hab. America septentr. (Florida, New Jersey).
Die Pflanze von New Jersey (Closter) hat Austins eigenhändige Auf-
schrift; diese Art hat also eine bedeutende Verbreitung.
3. S. texanus Austin. Torrey B. Cl. VI, p. 158.
Ipse haud vidi; secundum descriptionem Underwoodii : Thallus est
minor, lobulis leniter acuminatis. Involucra apice minus obtusa. Spor&
duplo minores (quam in S. terrestri). Coccus 63 ı. in diam.
Hab. Texas (Wright).
Die sehr kleinen Sporen werden ermöglichen die Art wieder zu er-
kennen; diese Pflanze liegt nicht im Herbar Austin’s in Manchester. Sie
scheint ganz verloren gegangen zu sein.
197
Eat
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2 RP Fe ie BD De 7
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Sphærocarpus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 697
4. S. Berteroi Mont. Ann. sc. nat. Series IL. IX. p. 39.
Dioica. Frons involueris minus dense obtecta, centro adulto nudo, utri-
eulis solum in ultimis lobis, ceterum involucra ovata vel ovato-oblonga,
longe acuminata, apice truncala, interna facie cellulis hamatim decurvis
hirta, ore similibus cellulis armata, basi longe pedicellata, pedicello
juvenili minimo, cum involuero sensim sensimque increscente, tempore
maturitatis dimidium longitudinis utriculi metiente. Spore maturæ ignotæ.
Capsula brevissime pedunculata, pedunculo basi inflatæ utriculorum in-
serto, pedicellum utriculi haud percurrente. Plantæ masculæ quam
femineæ multo minores. utriculis purpureis. ut in S. Zerrestri superne
longe rostratis.
Hab. Chile, Quillota (Bertero).
Der Pedicellus utriculi ist keineswegs hohl, wie Lindenberg sagt (Nova
Acta 1836, XVII, p. 50% 1.), sondern aus einem durchaus gleichmässigen
Gewebe aufgebaut und schief nach vorn geneigt inseriert.
5. S. californicus Austin. Torrey Bot. Cl. VI, p. 305.
Dioica, involucris confertis, duplo longioribus quam latis, ubique
diametro æquali, apice conico hemisphærico, ore parvo crenato. Sporæ
ferrugineæ ad 110 y in diam, alte reticulatim cristatæ, cristis valde ir-
regularibus, breviter incisis et lobatis vel leniter emarginatis, ubique
erosulis et distincte minuteque papillatis, nusquam spinosis.
Hab. America septentr., Louisiana (Langlois), Missisippi (Hall), Cali-
/ornia (Bolander).
6. S. cristatus Howe. Torrey Bot. Cl. VII, p. 66.
Dioica. Involuera conferta, humilia, obovata, interna facie lævia, apice
rotundata, poro parvo haud prominente. Sporæ e cocco facile solutæ, Navo-
rufescentes, sub 80 y, lamellis radiatim divergentibus, interdum ramosis
vel anostomosantibus obtectæ.
California (Campbell, Howe).
Eine ausgezeichuele Art, welche an den groben, etwas entfernt ge-
stellten, langen Lamellen der Sporen sofort erkennbar ist,
7. 8. Jamesii Austin.
Diese Pflanze ist mir nur dem Namen nach bekannt; ein Exemplar
derselben ist nirgend erhalten ; sie wurde in Mexico gesammelt.
198
658 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Riella.
RIELLA
Mont. Ann. sc. nat. 3. XVII, p. 11.
Plantæ thallosæ, pro more parvæ vel mediocres in paucis magnæ et
spectabiles, omnes tenerrimæ, dilute virides, in aqua ereclæ basique
radicantes, interdum aqua recedente in limo humido repentes; radicellæ
capillares haud incrassatæ, e costæ basi bulbiformi ceterum e ventre
costæ ortæ. Ramificatio repetito furcata, in paucis superne magis densa
umbellatimque expansa. Costa in sectione elliptica, cellulis centralibus
elongatis, corticalibus tamen parenchymaticis, strieta, nusquam (?) spira-
liter torta, apice plus minus falcata. Ala e dorso costæ orta, unistrata,
tenerrima, nuda, basin versus sensim angustata, superne magis evoluta
apiceque falcato rotundata, margine ceterum integerrima vel parum inciso
lobata, plana vel plus minus undulata, costæ nusquam spiraliter inserta.
Bracteæ costales anticæ, ad dextram et sinistram alæ insertæ, apicem
plantæ floresque femineos tegentes, valde variabiles, vel rudimentariæ vel
maxime evolutæ et folia fingentes. Antheridia margini alarum immersa,
seriata, breviter pedicellata, ovoidea, vagina arcte circumdata, ostiolis
haud productis. Flores fem. e costæ dorso orti. Involucra magna, sporangio
multo majora, unistrata, ovoidea, superne plus minus inflato-acuminata,
ore minimo. Calyptra valida, bistrata. Capsula sphærica, pariete unistrata,
pedicello perbrevi, basi clavatim incrassalo. Spore magnæ, tetrædræ,
minute reticulatim lamellatæ, lamellis ex angulis papillatæ vel setosæ.
Cellulæ steriles capsulæ sporis parum minores, pellucidæ amyliferæ, sine
fibra spirali.
Die Gattung Riella, 1843 als Duriæa publiziert, wurde erst 1854 durch
Hofmeister näher bekannt, der die Entwicklungsgeschichte einer Art
(R. Reuteri) in meisterhafter und einwandsfreier Darstellung (Verhandl.
der Königl. Sächs. Ges. der Wiss. II, p. 92) publizierte. Diese Arbeit ent-
hält alle Momente, welche diese Gattung so scharf von allen übrigen
Verwandten trennt, ich meine den Aufbau der Pflanze in der Vertical-
ebene, wie Gebel treffend es nennt (Botan. Ztg. 1893, p. 104 ff.). Hof-
meister hatte den Thallus unserer Gattung mit dem einer Marchantia
verglichen, der der eine Flügel fehlt; dieser Vergleich und diese Folge-
199
Marchantia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 659
rung aus sonst richtigen Beobachtungen ist bereits von Leitgeb (Unter-
such. über die Lebermoose, siehe Riella, p. 45) widerlegt worden. Der
Marchantia Thallus baut sich vorwiegend aus lateralen Segmenten der
Scheitelzelle auf, während bei Riella im Gegenteil eine verticale Aus-
bildung stattfindet: auch müsste, wäre Hofmeisters Ansicht zutreffend,
die eine Seite des Flügels, z. B. die rechte, und die daran stossende rechte
Seite der Rippe die Oberseite der Pflanze sein und allein Sexual-Organe
produzieren, was nicht der Fall ist, da © Blüten rechts und links vom
Flügel aus der Rippe entspringen, demnach die Flügelseite die morpho-
logische Oberseite sein muss, der übrigens auch entgegengesetzt die
ventrale Wurzelrinne verläuft.
Leitgeb betrachtete daher den Flügel als eine dorsale Wucherung der
Rippe, eine Ansicht die Gabel bestreitet, da der Flügel an seinem ganz
jungen Adventivspross vorhanden war, ehe die Rippe an demselben zur
Entwicklung gekommen war (1. c. p. 105); hierzu ist aber zu bemerken,
dass nicht selten die Gabelung von der Rippe allein ausgeführt wird
und die Flügel sich erst später entwickeln. Dieser Flügel wird von den
älteren Autoren und auch von Leitgeb als spiralig verlaufend geschildert,
indem die Rippe selbst eine Torsion zeigt. Niemand nach ihm hat das
aber wieder beobachtet. Die Flügel, welche bei einigen Arten sehr breit
entwickelt sind, werfen Falten, weil die Insertionsbasis am Stengel
kürzer ist als die Länge ihres freien Randes und laden an der senkrecht
wachsenden Pfianze seitlich aus, wie es die turgescente Flügelfläche
fordert; hierdurch erhält der obere Teil des Stengels bei längeren Exem-
plaren eine leichte Torsion, welche aber nur eine rein mechanische Ein-
wirkung auf ein durchaus gerade gewachsenes und sehr biegsames Organ
ist; die Stengelzellen selbst verlaufen nicht spiralig; das ist alles an der
gut entwickelten lebenden Pflanze und an überreichem Material beo-
bachtet; es bedarf daher der Aufklärung, unter welchen Verhältnissen
die Pflanzen tordieren und ob, wie Goebel I. c. andeutet, etwa Lichtver-
hältnisse hierbei eine Rolle spielen.
Die schuppenförmigen Blättchen, welche dem Schutze des Vegetations-
punktes dienen, sind rein dorsalen Ursprungs und decken natürlich
ebenso die jungen Pistille; bei A. Parisii sind sie aber so zahlreich und
gross, dass sie den Habitus der Pflanze beeinflussen und sicherlich bei
ihrem Stoffwechsel eine wesentliche Rolle spielen.
Die Gattungen Sphærocarpus und Riella stehen hinsichtlich der sterilen
Kapselzellen und auch sonst der Gattung Corsinia nahe; doch bilden die
200
660 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riella.
übrigen Marchantiaceen wegen des Baues der vegetativen Organe ein so
gleichförmiges zusammenhängendes Ganze, dass man unsere zwei ver-
wandten Gattungen nicht wohl in jene hineinschieben kann; es lässt
sich eben, was sich aus dichotomer Abstammung neben einander ent-
wickelt hat, nicht wohl hintereinander anordnen.
RIELLA
A. Monorcz.
1. R. Reuteri Mont. Ann. sc. nat. 3. XVII, p. 12.
Frons pusilla, ad 6 mm. longa, simplex vel furcata, «ala plana, vix un-
dulata; squamæ costales valde variabiles, minutæ et filiformes vel lanceo-
late vel subovatæ. Antheridia pauca in furcis propriis, neque in planta
propria. Involucra in apice plantæ aggregata, ovoidea acuminata, cellulis
prominulis alte papulosa. Sporæ rufæ, ad 60 y spinosæ, spinis brevius-
culs, multo brevioribus quam in R. gallica et R. Battandieri.
Hab. Helvetia, Lac Léman prope Genthod; nuperius haud reperta, in
loco classico destructa (Reuter).
R. Battandieri Trabut in Schiffner. Botan. Centralbl. 1886.
Frons mediocris, ad 2 cm. longa, erecta vel adscendens; ala bene evo-
luta, undulata, plus minus repanda, apice falcato-rotundata ; squamæ cos-
tales lanceolatæ acutæ minores. Aniheridia pauca, ad 2 vel 5 seriata.
Involucra ovoidea, acuminata, papulosa, apice valde angustato alie papu-
loso. Sporæ 60 y, mspidissimæ, spinis longe acuminatis.
Hab. Alger (Battandier).
B. Diorcz.
a. Sporis echinalis.
3. R. gallica Balansa in Trabut. Rev. gen. Bot. III, p. 450.
Frons mediocris, ad 5 cm. longa, inferne pauciramosa, superne repe-
tito furcata, submersa erecta, in limosis repens; ala angusta, plana, apice
falcato-rotundata; squamæ variabiles, minute vel ad 2 mm. longæ. An-
theridia ignota. Involucra ad 2 mm. longa, ovoidea, lævia, apice tantum
papulosa. Spore brunneæ, 80 y, spinosæ, spinis attenuatis.
Hab. France, Roquehaute (Balansa 1866). Nuperius haud reperta.
201
Riella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 661
4. R. Notarisii Mont. Ann. sc. nat. 3. XVIH, p. 11.
Syn. : Duriæa Notarisü Bory et Mont. Ann. sc. nat. 184%, p. 229.
Mediocris. Frons ad 6 mm. longa, repens vel erecta; ala bene evoluta,
3 mm. lata, superne desinens. Squamæ costales apicem plantæ obtegentes,
pro planta magnæ, lineares, obtus&, ad 3 mm. long&, agqregatæ ; squamæ
basales multo minores oblongæ vel ovatæ. Involucra ex angusta basi
oblongo-oviformia, longius acuminata, lævia. Spore 60 y, hispidissimæ.
Antheridia ignota.
Hab. Insula Sardinia, prope Pula (De Notaris). Gr&cia, Phalerus
(Chaboisseau).
5. R. Parisii Gottsche. Hepat. Exsice. G. et Rab. No 375.
Syn. : À. Clausonis Let. in Trabut. Atlas Fl. d’Alger 1886, p. 13.
Spectabilis, ad 20 cm. longa, læte viridis, dense ramosa; ala lata undu-
lata in trunco ramisve ad basin subnulla, haud rare interrupta. Squamæ
magnz, cordiformes, ob insertionem duplicalam conduplicatim concava,
decurva. {nvolucra late oviformia, subsphærica apice breviter acuminata
subapiculata, lævia. Spore 60 y. hispidæ. Andræcia ignota.
Hab. Alger, pluribus locis (Clauson, Paris).
Die Pflanze ist durch ihre Ausgabe in dem Exsiccatenwerk von Gottsche
et Rabenhorst unter No 375 selbstverständlich als rite publiziert zu
betrachten.
b. Sporis Iruncato-pupillatis.
6. R. helicophylla Mont. Ann. sc. nat. 3. XVII, p. 11.
Syn. : Duriæa helicophylla Bory et Mont. Ann. sc. nat. 1844, p. 229.
Spectabilis. Frons ad 10 mm. longa, parum ramosa; ala latissima (ad
4 min) valde undulata haud tamen spiraliter inserta. Squamæ costales
parvæ variiformes. Involuera ovoidea obtusa, superficie levi. Spore
80 y. longe papillate, papillis apice incrassalis truncatis, Andræcia in
apice alarum, antheridiis valde numerosis longeque in margine serialis.
Hab. Alger. Senia (Durieu).
.
7. R. Cossoniana Trabut. Atlas Il. d'Alger, 1886, p. 6.
Mediocris. Frons subsimplex, erecta, ad 3 em. longa; ala 2 mm. lata,
undulata, apice falcato-rotundata. Squamæ costales parvæ, oblongæ vel
lanceolatæ, Involuera ex angusla basi globosa vel late pyriformia, apice
rotundata, 8 angulis meridionaliter percurrentibus lateque alatis instructa,
alis integerrimis, vertice basique attenuatim excurrentibus. Spore 70 y,
202
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
papillatæ, papillis brevibus truncatis. Antheridia in margine alæ longius
seriata.
Hab. Oran, El Kreider (Trabut).
ANEURA Dum.
Sylloge 1831, p. 85.
Plantæ frondosæ, terrestres corticolæ vel rupicolæ, exiguæ, mediocres
vel giganteæ, virides vel rufescentes, persæpe olivaceæ, semper carnosæ
rigidæque, erecto-vel depresso-cæspitosæ, stolonibus affixæ, in paucis
arcte in solo repentes (A. pinguis et affines). Frons pro more anguste
linearis, monopodialiter ramosa, sæpe optime pinnata et gracillima, pinnis
sæpe unilateralibus, altero latere stoloniformibus. Truncus semper fere
biconvexus, interdum subteres (ramis semper minus crassis), in paucis
latus, planus, ubique æquicrassus. Costa nusquam abrupte definita, in
alas ubi adsunt plus minus latas attenuata. Costæ cellulæ centrales elon-
gatæ, corticalibus fere semper multoties ampliores; epidermis lævis, in
paucis verrucosa vel pubescens vel lamellata. Cellulæ alarum ad costam
maximæ, versus marginem sensim minores, marginales integerrimæ,
interdum papuloso-alte-prominulæ, in paucis dentiformes. Ramorum
apices cellulis clavatis, sæpe maxime muciferis obtecti. Inflorescentia
dioica, rarius monoica. Rami feminei in trunco vel solitarii vel oppositi,
simplices vel furcati, interdum innovati, semper ex apice pinnularum
orti, basi itaque steriles, apice pro more decurvi vel nodulosi, interdum
disciformes, margine erecto semper armato, lacinulato vel pilifero ;
pistilla biseriata, alternantia, breves, cellulis vel squamulis interjectis
tecta. Calyptra cylindrica vel clavata, parietibus valde carnosis, lævis vel
plus minus hirta, mamilla apicali coronata, inferne pistil:a sterilia gerens.
Capsula breviter pedicellata, oblongo-cylindrica, usque ad basin quadri-
valvis; valvulæ bistratæ annulatim incrassatæ, apice elateribus cylindricis
adhærentibus barbatæ. Elateres decidui monospiri, breves, e medio am-
pliore maxime attenuati. Sporæ parvæ, læves vel asperulæ. Rami masculi
ex apice pinnarum orti, (basi itaque steriles) solitarii vel oppositi vel re-
gulariter pinnatin consecutivi, pro more pinnis pinnulisque ultimis in-
serti, angusti, breves strictique vel longiores et sub fronde curvatim oc-
culti, in una fere circinati, simplices vel furcati, interdum ex apice vege-
203
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 663
tativi, margine pro more papulosi; Antheridia biseriata (in una solum
seriata), alternantia, in paucis tri-quadriseriata, magna globosa subsessilia.
Propagula haud rara, cellulis solutis deciduisque vel marginalibus vel
corticalibus orta.
Die Verzweigung der Gattung Aneura ist eine monopodiale, d. h. jede
neue Gabelung der Frons lässt (abwechselnd nach rechts und links)
einen Fiederast stehen; diese Gabelungen wiederholen sich aber derartig,
dass in vielen Fällen immer je 2 Fiedern gegenständig inseriert er-
scheinen, was sie natürlich thatsächlich nicht sind, obgleich ich in den
Diagnosen diese Bezeichnung der Kürze halber benutzt habe; nicht selten
bleiben aber auch solche Aeste unentwickelt, als knotige Anschwellungen
(ruhende Astanlagen Leitgebs) in unregelmässiger Anordnung am Haupt-
stamm zurück; sie wachsen später meist zu weiblichen Aesten aus,
bleiben aber auch wohl für immer unentwickelt oder entwickeln bei
Verletzungen der Stammspitze eine neue sterile Frons. Im Uebrigen
findet die Verzweigung bei gut entwickelten Pflanzen meist in der Weise
statt, dass der Stamm wenig oberhalb der Basis einen gleich starken
Gabelast entwickelt, zuweilen auch noch in der Folge einen solchen
Hauptast treibt, die alle sich dadurch als solche kennzeichnen, dass sie
mit dem Truncus oder Hauptstamm gleiche Stärke zeigen, ganz wie dieser
verzweigt sind und auch, wenn jener ungeflügelt ist, ihrerseits keine
Flügel tragen; ist nun der nicht gegabelte Stamm z. B. bipinnatus, so
habe ich wegen dieser Hauptäste keineswegs die Pflanze tripinnatus ge-
nannt, da es ja oft vorkommt, dass sie solche Hauptäste nicht trägt und
dann die Diagnose falsch wäre. Alle meine Angaben über den Ver-
zweigungsmodus beziehen sich also auf den einfachen ungegabelten
Truncus primarius.
Da die schmalen Aneura-Formen meist aus einem oberirdischen
kriechenden Rhizom entspringen, dieses aber beim Sammeln oft nicht
beachtet worden und nicht erhalten ist, so ist die dieeische Inflorescenz
vielleicht in einzelnen Fällen nicht zutreffend, wie ich das bei monœæ-
cischen Arten erfahren habe, die durch das Abreissen oder Absterben
basaler Stammverbindungen diœcisch erschienen. Leider sind uns von
den allermeisten Arten reife Kapseln nicht zugängig, so dass ich die
Sporen und Elateren für die Beschreibungen nicht angeben konnte.
Obwohl alle Formen dieser Gattung zu ihrer Entwicklung sehr feuchte
Standorte nölig haben. so giebt es doch auch etiolierte Formen, wie z.B.
A. calaractarum Spruce eine solche ist, die besser nicht publiziert wäre;
in den Sümpfen Patagoniens sind solche Formen häufig; in den Tropen
204
66% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
und auch in gemässigten Klimaten finden sie sich nur zwischen Laub-
moosen. Da sie ihren Habitus völlig ändern, meist ganz sleril bleiben.
so sind sie nicht zu identifizieren.
Als die konstanlesten und daher zuverlässigsten Merkmale dieser
Pflanzen sind zu betrachten, die Verzweigung, welche selbst bei ärm-
lichen Exemplaren wohl an einem guten Stämmchen zu beobachten ist;
ferner der Bau des Thallus, d. h. sein Querschnitt, die Breite der Flügel
und deren Zellbau; sehr konstant ist auch die Stellung der männlichen
Aeste, bald am weiblichen Aste selbst, bald in dessen Nähe, bald als
konstant unterste Fieder eines Seitenastes u. s. w. Die Länge der männ-
lichen Aeste ist aber je nach dem Alter verschieden; nach dem oft spär-
lich vorhandenen Material habe ich genau beschrieben, was ich fand und
diese g' Aeste bald als stricti, bald als curvati, geschildert ; ich habe aber
die Vermutung, dass die jungen Aeste alle gekrümmt sind und die älteren
ausgewachsenen gerade gestreckt; jedenfalls ist das bei vielen Arten der
Fall. Die Calyptra ist bei allen Arten sehr fleischig, aus vielen Zelllagen
aufgebaut und giebt die darin gesammelten Reservestoffe allmählig an
das sich entwickelnde Sporogonium ab. Die Oberfläche ist nur an jungen
Exemplaren normal; im Alter fallen die Haarbildungen der Calyptra ab
und sie erscheint dann sehr abweichend, überhaupt ist die Gattung eine
ziemlich schwierige wegen der grossen Aehnlichkeit ihrer Formen und
des grossen Artenreichtums; man wird daher nur ältere gut entwickelte
Pflanzen mit Sicherheit bestimmen können.
Unser genus ist ein vorwiegend tropisches und subtropisches. denn
von der grossen Anzahl Arten gehören nur wenige dem ausgedehnten
Waldgebiet der nördlichen gemässigten Zone an; das antarctische Gebiet
ist dem gegenüber viel reicher und zum Teil mit riesenhaften oft
wunderbaren Formen ausgestattet; zwei dieser antarctischen Arten
(A. stolonifera aus Neu-Seeland und A. prehensilis aus Fuegia und Pata-
gonien) sind auch in Java gefunden worden (leider ohne nähere Stand-
ortsangabe); dies erinnert an Psiloclada und Zoopsis, die zuerst als
Bürger der Antarctis beschrieben, später in den Molukken und Sunda-
Inseln ebenfalls auftauchten. Im Nachfolgenden sind im Ganzen 151 Arten
beschrieben, von denen
6 dem nördlichen Waldgebiet angehören,
93 dem tropischen und subtropischen Asien und Oceanien,
43 dem tropischen Amerika,
35 dem antarctischen Gebiet,
1% dem tropischen und subtropischen Afrika.
205
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 665
Aneura.
A. Rami alati.
a. Cuticula armata.
À
Aneura fuegiensis (Mass) Fretum magellan.
. Aneura aberrans St. Nova Granada.
. Aneura prehensilis (Tayl) Fretum magell.
. Aneura eriocaula (Hooker) N. Zealand.
. Aneura tamariscina St. Java.
b. Cuticula levis.
l. Truncus exalatus.
x. Monorcz.
6.
7;
Œ
=
10.
KA:
12.
Aneura bogotensis G. Amer. tropica.
Aneura emarginata St. Brasilia.
Aneura Græffei St. Samoa. N. Guinea.
Aneura Regnellii (Angstr.) Brasilia.
Aneura saccatiflora St. Bourbon.
Aneura multifidioides (Schffn.) Java.
Aneura androgyna (Schfin.) Java.
#. Diorcx. ,
1. Planta elate.
13
1%.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22
23.
24
25
26.
27
28.
29
30.
3.
32
. Aneura cæspitans St. Kamerun.
Aneura calva Schffn. Fretum magellan.
Aneura Jackii (Schfin.) Java. |
Aneura laticostata Spr. Dominica.
Aneura plumæformis Spr. Andes.
Aneura plumosa (Mitt.) Viti, Java.
Aneura amboinensis St. Amboina.
Aneura Ridleyi (Schffn.) Singapore.
Aneura Zollingeri St. Java.
. Aneura distans Spr. Dominica.
Aneura fucoides (Sw.) Antillæ Ins.
. Aneura grossidens St. Guadeloupe.
. Aneura papillala (G.) N. Granada.
Aneura squarrosa St. N, Granada.
. Aneura algoides (Tayl.) Peruvia.
Aneura virgala G. Guadeloupe.
. Aneura cervicornis Spr. Andes, Costarica,
Aneura dierana St. n. sp. Sumatra.
Aneura hymenophylloides (Schffn,) Sumatra.
Aneura crispa Schffn, Fret, magell.
2, Plantw mediocres,
33
3
. Anenra andina Spr. Andes, Gualem.
. Aneura humilis (G.) Mexico.
206
666 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
35. Aneura diablotina Spr. Dominica.
36. Aneura decrescens St. n. sp. Japonia.
37. Aneura fuscescens St. Tahiti, Samoa.
38. Aneura Pœppigii (L. et L.) Peruvia.
39. Aneura hymenophytoides Spr. Andes.
40. Aneura nobilis St. Borneo. N. Guinea.
44. Aneura ramosissima St. Bourbon.
3. Plantæ parvæ vel exiguæ.
42. Aneura minima (C. et P.) Australia.
43. Aneura gogolensis St. n. sp. N. Guinea.
4%. Aneura crassiretis (Schifn.) Sumatra.
45. Aneura samoana St. Samoa, Viti, Hawai.
46. Aneura tenuicula Spr. Brasilia.
"7. Aneura macrostachya Spr. Brasilia.
Il. Truncus alatus.
&. MonoIcE.
48. Aneura crenulata St. Japan.
49. Aneura autoica St. n. sp. Chile.
50. Aneura Fendleri St. Trinidad.
51. Aneura intermedia St. n. sp. Brasilia.
52. Aneura leptophylla Spr. Venezuela.
93. Aneura erosa Si. San Thomé (Afr.)
B. Droicæ.
1. Plantæ elatæ, spectabiles.
9%. Aneura elata St. Java.
99. Aneura Glaziovii Spr. Am. trop.
56. Aneura trichomanoides Spr. Andes.
57. Aneura lepidomitra Spr. N. Granada.
58. Aneura Wallisii St. N. Granada.
59. Aneura pallida Spr. Andes.
60. Aneura multifida (L.) Dum. Europa, Am. sept.
61. Aneura tjibodensis (Schffn.) Java.
62. Aneura tahitensis St. n. sp. Tahiti, N. Guinea.
63. Aneura tenuis St. Java.
6%. Aneura ciliolata Spr. Andes.
65. Aneura heteroclada (Schifn.) Java, Sumatra.
2. Plantæ mediocres.
65. Aneura alata St. n. sp. Brasilia.
67. Aneura planifrons Spr. Dominica.
68. Aneura limbata St. Kamerun.
69. Aneura longispica St. Reunion.
70. Aneura nudiflora St. Maurice.
71. Aneura reticulata Si. S. Thomé (Afr.)
72. Aneura fastigiata (L. et L.) Caput bon. sp.
73. Aneura flaccidissima (Schffn.) Java.
7%. Aneura Loriana St. n. sp. N. Guinea.
207
FEVER SCT SORTENT
Aneura.
Aneura.
3.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 667
75. Aneura Wettsteinii (Schffn.) Java, Sumatra.
76. Aneura Makinoana St. n. sp. Japan.
Plantæ parva vel exiguæ.
77. Aneura amazonica Spr. Amazonas.
8. Aneura Stephanii Besch. n. sp. Congo.
9. Aneura tenuicostata (Schffn.) Java, Singapore.
80. Aneura vitiensis St. Viti.
B. Rami exalati.
ad. Cuticula armala.
81. Aneura scabra (Schffn.) Java, Sumatra.
82. Aneura stolonifera St. New Zealand, Australia, Java, Luzon.
83. Aneura tasmanica St. n. sp. Tasmania.
8%. Aneura Colensoi St. New Zealand.
85. Aneura spinulifera (Mass.) Fret. magellan.
b. Cuticula levis.
I. Plant biconvexæ.
a. Moxorcz.
86. Aneura portoricensis St. n. sp. Puertorico.
87. Aneura platyclada (Schffn.) Java, Sumatra.
88. Aneura singapurensis (Schffn.) Singapore.
89. Aneura nitida Col. New Zealand.
90. Aneura æquitexta St. New Zealand.
91. Aneura papulosa St. New Zealand.
92. Aneura inconspieua St. Kamerun.
93. Aneura perpusilla Col. New Zealand.
#£. Diorcx.
18
--
Plantæ elatæ, ramis gracillimis.
94. Aneura cataractarum Spr. Paraguay.
95. Aneura corralensis St. n. sp. Chile.
96. Aneura micropinna St. New Zealand.
97. Aneura pauciramea St. Hawai.
98. Aneura Baldwini St. Hawai.
. Plantæ spectabiles, robustæ, coriaces.
99. Aneura dilatata Spr. Dominica.
100. Aneura comosa St. Bourbon.
101. Aneura Lepervanchei St. n. sp. Réunion.
102. Aneura Kowaldiana St. n. sp. N. Guinea.
103. Aneura peclinala Aust. Hawai.
104. Aneura polymorpha Col, New Zealand.
105. Aneura longiflora St. n. sp. Tasmania.
106. Aneura spectabilis St. n. sp. Fuegia.
107. Aneura Spegazziniana (Mass.) Fuegia.
108. Aneura Negeri St, n. sp. Chile,
3. Plantæw mediocres,
109. Anenra pinnatifida Dum, Europ. Am. sept.
110, Aneura digitiloba Spr. Am. trop.
208
668 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
114. Aneura stipatiflora St. Martinique.
112. Aneura conimitra St. n. sp. Chile.
113. Aneura floribunda St. n. sp. Fret. magell.
11%. Aneura marginata Col. New Zealand.
115. Aneura Nadeaudii St. n. sp. Tahiti.
116. Aneura lalifrondoides (Schffn.) Singapore.
117. Aneura Levieri Schffn. ms. India orient.
118. Aneura singalangana (Schffn.) Sumatra.
119. Aneura subexalata (Schfin.) Java.
120. Aneura barbiflora St. China.
h. Plantæ parvae vel exiguae.
121. Aneura gracilis St. n. sp. Tasmania.
122. Aneura oppositiflora St. N. Zealand.
123. Aneura metzgeriæformis St. n. sp. Brasilia.
124. Aneura palmata (Hedw.) Dum. Eur. Am. sept.
125. Aneura parvula (Schffn.) Java.
II. Plantæ filiformes, subteretes.
126. Aneura subsimplex St. Cuba.
127. Aneura alcicornis (Tayl) Fuegia.
128. Aneura tenax St. n. sp. Fret. mazell.
129. Aneura compacta St. Caput bon. spei.
150. Aneura attenuata St. Hawaï.
151. Aneura diminuta (Schffn.) Java, Sumatra.
132. Aneura sumatrana (Schffn.) Sumatra.
133. Aneura calcarea St. n. sp.
III. Plantæ late, planæ, arcte repentes.
13%. Aneura Karstenii St. Amboina.
135. Aneura albomarginata St. Amboina.
156. Aneura erecta SL. n. sp. Tasmania.
137. Aneura latifrons (Lindb.) Europa, Japan.
138. Aneura incurvata (Lindb.) Fennia.
159. Aneura Breutelii St. n. sp. St. Christoph.
140. Aneura canaliculata (Nees.) Java.
141. Aneura cochleata (H. et T.) Fret. magell.
142. Aneura maxima (Schfin.) Java.
143. Aneura alterniloba Tayl. New Zealand.
14%. Aneura dentata St. New Zealand.
145. Aneura lobata (Schffn.) Java.
146. Aneura coronopus De Not. Borneo.
147. Aneura granulata St. Fret. magellan.
148. Aneura pallidevirens St. n. sp. Fuegia.
149. Aneura pinguis (L.) Dum. Europa.
150. Aneura viridissima (Schffn.) Java.
151. Aneura Schwaneckei St. Puertorico.
209
PORN ee ER RE VS Me vo OP
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 669
Ignotæ.
Aneura australis (Lehm.) Australia.
Aneura bipinnata (Swartz) Jamaica.
Aneura brasiliensis (Angstr.) Brasilia.
A. Plantæ ramis alatis.
a. Cuticula armata.
1. Aneura fuegiensis (Mass.).
Syn. : Riccardia fuegiensis Mass. Diar. bot. 1885, p. 255.
Pseudoneura fuegiensis Schffn. Exped. Gazelle, p. 40.
Dioica, magna vel gigantea, dense depresso cæspitans. Frons ad 12 cm.
longa, repens, normaliter densissime tripinnata, flaccida. Truncus fusco-
brunneus, anguste alatus, validus, rigidus, postice planus, antice convexus,
eristulis erectis, parallelis filiferis dense obtectus, medio 12 cellulas
crassus. Pinnæ opposilæ, approximatæ, ad 12 mm. longæ, oblique patulæ,
normaliter dense imbricat®. ambitu late ovatæ, densissime bipinnulatæ ;
costa ut in trunco lamellifera; laciniaæ ultimæ anguste costatæ, lamellis
anticis parvis interruplis; alæ valde pellucidæ, ad 6 cellulas latæ, margine
maxime irregulares, repandæ vel lobulatæ et fere interruptæ, papulosæ
hie illie dentatæ. Cellulæ alarum ad 30 y ad costam majores, margine
minores, trigonis magnis incrassalæ,
Rami feminei in trunco oppositi vel solitarii, parvi, margine foliacei,
irregulariter breviterque ciliolati; calyptra magna, 5 mm. longa, clavata,
cellulis papulosis aspera, mamilla parva. Rami masculi numerosi in pinnis
pinnulisque, sæpe in apice ullimarum laciniarum, parvi, curvatim sub
pinnula oceulti, late alati, ali erectis irregulariter papulosis, antheridiis
ad 8 jugis.
Hab. Fuegia et Patagonia australis (Spegazzini, Cunningham, Savatier,
Naumann, Dusen).
2. Aneura aberrans St. Hedwigia 1893, p. 18.
Monoica, elata, flavicans, dense profundeque ewspilosa. Frons ad 6 cm.
longa, supra basin repetito furcata, furcis longis, bipinnatis, rare tripin-
natis. Truncus À mm. latus, plano-convexus, medio 12 cellulas crassus,
cellulis subcorticalibus valde incrassatis, ubique anguste alatus (alis sirpe
BULK. HERR. moiss., septembre 1899. 210 16
670 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
destructis). Pinnæ approximatæ, oblique patulæ, oppositæ, alatæ, ambitu
late ovalæ, subplanæ. Pinnulæ oppositæ, pro planta breves, late lineares,
costa lata, sensim in alas attenuata, alæ 3 cellulas latæ, cellulis irregu-
lariter prominulis erosæ, ipso margine grosse verrucosæ, culicula minute
transverse lamellata, lamellis anostomosantüibus. Cellule alarum ad
46 X 76 y, aliis multo minoribus mixtæ. Rami feminei in trunco oppositi,
parum concavi, margine lacerati, e ventre innovati; calypira magna cla-
vata, valde tuberculata, mamilla fere rostrata. Rami masculi brevissimi,
ovali, crassi, recurvo-oceulti, uno latere innovati, margine paucilobato
incurvo. Antheridia 2, seriata (haud transverse geminata), magna.
Hab. Nova Granada, Antioquia (Wallis).
3. Aneura prehensilis (Taylor) Mitten (sub Sarcomitrium) 1855
in Hooker. Antarctic Voyage II, p. 505.
Syn.: Aneura Savatieri St. Hedwigia, 1893, p. 26.
Meizgeria prehensilis Tayl. I. of Bot., 184%, p. 480.
Pseudoneura prehensilis G. Hepat. Mex., p. 259.
Dioica, parva et dense depresso cæspitosa vel longissima profundeque
pulvinata, flavescens, pro more flavo-rufescens, interdum fusco-olivacea,
gracilis. Frons ad 15 cm. longa, superne interdum furcata, bipinnata.
Truncus primarius usque ad basin alatus, fuscus, alte biconvexus, validus,
apice maxime muciferus, cellulis subcorticalibus maxime incrassalis rufis,
corticalıbus bi-vel tristratis tenerrimis, ultimis conico-productis; pinnæ
primariæ breves, patulæ, suboppositæ, approximatæ, ambitu ovato-
oblongæ, pinnulis brevibus strictis vel decurvulis, late alatis validis, medio
5 cellulas, in alis tres cellulas crassis, hyaline marginatis, crenulalis;
ramorum cellulæ centrales reliquis haud majores, cell. corticales depresso
imbricatulæ, in trunco patulæ, planta itaque sub lente pubescente-
hirta.
Rami masculi in pinnis primarlis dense pinnatim seriali, decurvi, fusci
stricti, breves, canaliculati, cellulis prominulis hirti, antheridiis ad 6 jugis;
rami © in trunco vel pinnis laterales solitarii, parvi, crassi, margine
foliacei, varie profundeque fissi, lobis subspinosis. Calyptra magna, sub-
cylindrica crassa, alte et creberrime papulosa, apice grosse mamillata.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker, Cunningham, Spegazzini, Savatier,
Hatcher, Dusén. Chile, Arique [Lechler], Valdivia [Hahn], Corral
|Krause]).
Die Abbildung in Hooker Antarctic Voyage stellt eine ganz verküm-
merte Form dar. In Neu-Seeland kommt die Pflanze nicht vor. Mitten
211
Ane À ANZ S ANT. SPECIES ATICARUM. 7!
Aneura FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 671
hat sie in Hooker, Handbook of the N. Zealand Flora aufgeführt und
nicht richtig beschrieben; diese neuseeländischen Pflanzen haben zu
einem weilverzweigten Irrtum Anlass gegeben, so dass man sie in allen
Herbarien unter dem Namen A. prehensilis findet; sie gehören mehreren
ähnlichen Arten an.
4. Aneura eriocaula (Hooker).
Syn. : Jungermannia eriocaula Hook. Musi. exot. L. 72.
Metzgeria eriocaula Hook. Syn. Hepat. p. 505.
Pseudoneura eriocaula G. Hep. Mex. p. 259.
Dioica, major, plus minus dilute olivacea, inferne rufescens, laxe cæs-
pitosa. Frons ad 4 cm. longa, erecta vel procumbens, tripinnata; truncus
superne sæpe furcatus, rufo-brunneus, validus, haud alatus, in sectione
ovalis, cellulis subcorticalibus brunneis valde incrassatis, corticalibus
teneris, papulosis, cellula magna cylindrica vel clavata recteque patula
coronatis; truncus ilaque maxime pubescens. Pinnæ oppositæ breves, ad
4 mm. longæ homomallæ, pinnulæ confertæ, angustissimæ, in sicco ca-
pillares, oblique patulæ, late costatæ, decurvæ, cellulis corticalibus oblique
patulis hirtæ, alis angustis 3 cellulas latis, papulose crenulatis. Rami
feminei in trunco oppositi, parvi, margine breviter setulosi vel subfim-
briati; calyptra 3 mm. longa, papulosa cellulisque patulis hirta, mamilla
parva. Rami masculi numerosi, ad basin pinnularum occulti, maxime
incurvi, subcirculares, multo magis crassi quam lati, profunde canaliculati,
marginibus late alatis, alæ 5-6 cellulas lat, tenerrimæ, pellucidæ, erectæ,
margine repando-angulatæ vel dentatæ.
Hab. New Zealand (Menzies, Knight, Helms, Kirk, Beckett). Tasmania
(Moore).
Ab A. prehensili præsertim et tacile distinguenda pinnulis ultimis
quadruplo angustioribus alisque angustis et pellueidis.
5. Aneura tamariscina St. Hedwigia 1895. p. 26.
Dioica, mediocris vel major, flavo-virens, procumbens vel erecta.
Frons ad 5 em. longa, ambitu oblongo-linearis regulariter bipinnata,
ubique alata ei papillis confertis aspera. Truncus pro more simplex, inter-
dum furcatus, in sectione acute biconvexus, medio 5 cellulas crassus,
anguste alatus. Pinnæ pinnulæque conferte, oppositæ, trunco parum
angustiores, multo minus crassæ; costa angusta, cellulis centralibus per-
lucentibus reticulata, in ultimis evanida, alis ad 5 cellulas latis, integer-
rimis; cellule alarum 38 y, ad costam majores, margine multo minores,
212
672 BULLETIN DE L' HERBIER BOISSIER. Aneura.
papulosæ, haud incrassatæ. Rami feminei in trunco oppositi, brevissimi,
margine longius denseque fimbriati, laciniis incurvis.
Hab. Java (Stahl).
b. Cuticula lævis.
I. Truncus exalatus.
%. Monorcx.
6. Aneura bogotensis (Gottsche).
Pseudoneura bogotensis. G. Ann. sc. nat. 1864, p. 90.
Aneura pectinata Spr. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 546.
Aneura Sprucei St. Herb. Boissier 1897, p. 844.
Monoica, minor, dilute olivacea, humilis, laxe cæspitosa. Frons erecta,
basi tantum radicans, ad 2 cm. longa, superne tripinnata. Truncus vali-
dus, in sectione ovalis, medio 16 cellulas crassus, haud alatus, cellulis
subcorticalibus brunneis, valde incrassatis. Pinnæ oppositæ, contiguæ,
oblique patulæ, decurvæ, ambitu late deltoideæ, alatæ. Pinnulæ confertæ.
subcontiguæ, lanceolatæ oblusæ; costa angusta, bene distincta, humilis,
alis ad 8 cellulas latis, valde chlorophylliferis et minus pellucidis; cellulæ
alarum 2757 u, subæquimagnæ, valide, trigonis itaque minus dis-
tinctis. Rami feminei in trunco oppositi, margine breviter lacinulati
vel spinosi, calyptra apice breviter mamillata, cellulis grosse papulosis
hirta. Rami masculi ad basin pinnarum breves, sub pinna occulti, vix
alati, papulosi, antheridiis ad 5 jugis.
Hab. Bogota (Lindig), Brasilia subtropica (Ule), Guadeloupe (l’Hermi-
nier), Cuba (Wright), Ste Domingo (Eggers).
Die Pflanzen Spruces aus der Ebene des Amazonas sind klein und ihre
Frons ist dünn; der Unterschied der A. bogotensis gegenüber ist gross
und ich habe früher diese Pflanze für eine gute Art gehalten und den
Namen Spruces, der schon früher von Austin für eine andere Pflanze
benutzt war in A. Sprucei geändert; durch Slater erhielt ich jetzt Exem-
plare aus Spruces Sammlung, welche keinen Zweifel lassen. dass seine
A. pectinata mit A. bogotensis identisch ist; sie ist im tropischen Amerika
und Westindien weit verbreitet.
7. Aneura emarginata St. Hedw, 1893, p. 20.
Monoica, mediocris, fusco-olivacea, humilıs, laxe cæspitans, erecta vel
procumbens. Frons ad 2 cm. longa, 5 mm. lata, valde regulariter bipin-
213
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 673
nata. Truncus validus, medio S cellulas erassus, fusco-brunneus, in
sectione acute alteque bieonvexus, haud alatus. Pinnæ remotiusculæ, op-
positæ, ambitu late triangulares, imbricatæ, 4 mm. longæ, oblique pa-
tule, late alatæ. Pinnulæ approximatæ, lineares vel spathulatæ, costa
angusta, valida et bene definita, ale latissimæ, 8 cellulas latæ, margine
repand&. versus apicem irregulariter dentatæ, ipso apice late emarginatæ ;
cellulæ alarum 38 u, versus marginem parum minores. Rami feminei in
trunco oppositi, parvi, decurvi, margine breviter fimbriati; calyptra
magna, clavata, apice haud mamillata, lacinulis hirta. Rami masculi ad
basin pinnarum oppositi, flori femineo semper vicini, breves, curvatim
sub pinna occulti, margine longis cellulis liberis armali. Antheridis
4-5 jugis.
Hab. Brasilia, Caraca (Weinio), Apiahi (Puiggari).
8. Aneura Græîfei St. Hedwigia 1893, p. 21.
Monoica, mediocris, flaccida, viridis vel fusco-virens, dense depresso
cæspitosa. Frons ad 2 cm. longa, bipinnata, superne lale alata. Truncus
e basi subfiliformi sensim ampliatus, anguste linearis, uno latere dense
stoloniferus, altero bipinnatus, biconvexus, medio 6 cellulas crassus,
haud alatus ; cellulæ interne multo majores perlucentes. Pinnæ e basi
angusta exalata oplime lanceolatæ trunco latiores simplices vel palmatim
trifidæ i.e supra basin pinnulas oppositas gerentes, late alatæ. Pinnulæ
similiter lanceolatæ, juniores sublineares obtusæ; ale 3-5 cellulas lat,
cellulis parvis subæqualibus margine papulosis formatæ; costa ubique
lala versus apicem angustata. Rami feminei in trunco opposili, solitarii,
breves. margine ciliis grosse cellulosis intricatis armato. Calyptra parva
elavata, lævis, superne magnis cellulis decurvo-patulis hirta, mamilla
elongata, eylindrica papulosa. Rami masculi femineis approximati breves,
strieti, margine erecto lacinulato. Antheridia ad 5 juga.
Hab. Samoa (Græffe), Nova Guinea (Kärnbach).
9. Aneura Regnellii (Angstr.).
Syn. : Pseudoneura Regnellü Angstr. Musci brasil. 1876, p. 90.
Synoica, mediocris, lenerrima, pallide flavo-virens, dense depresso
cæspilans. Frons ad 15 mm. longa, late breviterque bipinnata , superne
lantum bipinnatim lobata, Truncus À mm. latus, plano-biconvexus, medio
5 cellulas erassus, cellulis internis majoribus, eralatus, sæpe uno latere
stoloniferus, apice solum regulariter bipinnatus; rami trunco parum
angusliores, medio 3 cellulas crassi, alati, alis % cellulas latis, cellulæ
21%
674 BULLETIN DE L'HEPBIER BOISSIER. Aneura.
alarum 57 y, margine angustiores, haud incrassatæ. Raimi feminei brevis-
simi, lati, margine breviter lacinulati, uno vel utroque latere spicam
masculam minimam gerentes. Antheridia quadrijuga. Calyptra clavata
superne magnis cellulis utriculatis sparsim obtecta, mamilla nulla.
Hab. Brasilia, Caldas (Regnell), Rio Grande do Sul (Lindman 438 pro-
parte).
10. Aneura saccatiflora St. Hedwigia 1892, pag. 200.
Monoica, mediocris, dilute olivacea, in umbrosis fusco-viridis, in cortice
late expansa. Frons ad 15 mm. longa, irregulariter ramosa, pinnata,
rarius bipinnata, magnis cellulis internis perlucentibus reticulata. Truncus
stoloniferus, alte biconvexus, margine acutus, 8 cellulas crassus, haud
alatus. Pinnæ pinnulæque confertæ, sæpe contiguæ, longæ, teneræ el
planæ, trunco æquilatæ, sæpe abbreviatæ et in frondem palmatifidam
plano-congestæ, ex apice innovatæ et frondem secundariam magnam
gerentes, 4 cellulas crassæ, margine in alas unistratas, 3 cellulas latas
attenuatæ. Cellulæ alarum 56 y, ad costam majores, margine multo
minores, haud papulos&. Rami feminei in trunco oppositi, breves, crassi,
ventre saccalim ampliati, facie antica prærupta fere perpendiculari,
margine apicali hyalino laciniato, laciniis % cellulas longis recurvis.
Squama dorsalis magna, profunde papulosa. Calyptra optime clavala,
cellulis accumbentibus papulosa, sub apice longis laciniis foliaceis papu-
losis pendulis velata; mamilla longa, eylindrica, truncata. Rami masculi
in trunco oppositi, stricti anguste lineares, usque ad basin fertiles, mar-
gine haud alato, breviter papuloso, erecto. Antheridia ad 8 juga.
Hab. Insula Bourbon (Rodriguez), Madagascar, Diego Suarez(Chenagon).
Die Andreecien sind meist auf eigene Hauptäste verteilt und sehr selten
mit © Blüten auf demselben Fiederast zu finden.
11. Aneura multifidioides (Schffn.).
Syn. : Riccardia multifidioides Schffn. Kais. Ak. Wien LXVII, p. 166.
Synoica, monoica et dioica, mediocris, pallide viridis, dense depresso-
cæspitosa. Frons ad 15 mm. longa subregulariter bipinnata vel (trunco
abbreviato) subpalmatifida. Truncus haud alatus ad basin plano ellipticus,
ad 6 cellulas crassus, superne acute plano-convexus, medio 5 cellulas
crassus; cellulæ corticales papulosæ, centrales majores. Pinnæ pinnulæque
approximatæ, patulæ, trunco simillimæ, breves, 3 cellulas crassæ, cellulis
magnis internis perlucentibus reticulatæ; ale ubique 3-4 cellulas latæ,
cellulis 57 y ad costam majoribus margineque minoribus. Rann sexuales
215
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Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 675
in trunco laterales, masculi parvi, subplani, anguste alati, crenati, anthe-
ridiis ad 5 jugis; /eminei brevissimi, margine breviter lacinulati, calyptra
cellulis vel filis septatis brevibus utriculalis patulo-hispida.
Hab. Java 1560-2965 m. (Schiffner).
12. Aneura androgyna (Schffn.).
Syn. : Riccardia androgyna Schiffn. Kais. Ak. Wien LXVI, p. 164.
Riccardia elongata Schffn. ibidem
Paroica vel monoica vel dioica, mediocris, laxe cæspitosa, pallide viridis,
infra brunnescens. Frons suberecta, flaccida (valde etiolata) ad #cm. longa,
simpliciter pinnata. Truncus ex angusta basi ad 1 mm, latus, plano-
biconvexus, medio ad 8 cellulas erassus, cellulis corticalibus multo mino-
ribus quam internæ, ceterum haud alatus, superne sæpe furcatus. Pinnæ
plus minus remotæ, suboppositæ, semper fere simplices, subrecte patulæ,
trunco parum angustiores, tenues, alatæ, versus apicem incrassatæ
vel subteretes radicantes. angustæ Alæ tres cellulas latæ, cellulis
37 X 74 u. haud incrassatis. Rami © in trunco laterales, breves, squama
dorsali nulla, margine crenali apice subeiliati. Calyptra glaberrima, ma-
milla humilis et lævis. Antheridia in tergo rami feminei, quadrijuga
(ramis omnino masculis rarissimis.
Hab. Java Tjibodas 2140 m. (Schiffner).
28. Diorcx.
4. Plant» elatæ.
13. Aneura cæspitans St. Hedwigia 1892, p. 198.
Dioica, mediocris, valida, fusco-rufa, laxe cæspitosa. Frons ad 3 cm.
longa, pinnala, superne alata. Truncus repetito furcatus, biconvexus,
medio 10 cellulas erassus; cellulæ intern corticalibus multo majores,
perlucentes, ceterum haud alatus; pinnæ inferne irregulares, superne
Opposilæ, trunco parum angustiores, medio 6 cellulas crassæ oblique
patulæ, lineares breves alatæ, alis 3 cellulas latis, cellulis alarum margi-
nalıbus sub 27 y, medianis 27x40 y ad costam 38 X 57 p, parietibus
validis. Aami feminei breves, disciformes, usque ad costam in lacinias
longas angustas hamatim incurvas dissecti. Galyptra longe clavata, ubique
laeiniis pluri- el grosse- cellularibus patulis præcipue versus apicem
maxime hirla; mamilla magna, discoidea, papulosa, constricta; ramt
masculi ignoli.
Hab. Kamerun (Dusen),
216
676 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
14. Aneura calva Schffn. Exped. Gazelle. 1889, p. 42.
Dioica, major, rigidissima, rufo-brunnea, apice olivacea, muscis conso-
ciala. Frons ad 5 cm. longa, bipinnata. Truncus validus haud alatus,
acute biconvexus, medio 15 cellulas crassus, ipsa basi ovalis in sectione,
plus minus regulariter pinnatus, pinnis oblique patentibus, sæpe confertis,
imbricatis, suboppositis, valde acuminatis, strictissimis, basi trunco pri-
mario æquilatis, apice multoties angustioribus et magis lenuibus, versus
marginem valde attenuatis, ala unistrata tamen nulla. Pinnulæ breves,
suboppositæ, parum divergentes, strictæ, lineares, obtusæ, tenues, valide
et abrupte costatæ, costæ cellulis internis parvis, late limbatæ, limbo
L cellulas lato, integro, 3 cellulas crasso, cellulis internis multo majoribus.
Rami feminei brevissimi, crassi, margine breviter lacinulati.
Hab. Fretum magellan. Tuesday Bay (Exped. Gazelle).
15. Aneura Jackii (Schffn.).
Syn. : Riccardia Jackii Schffn. Kais. Ak. Wien. 1895, p. 165.
Dioica, major, dense depresso cæspitosa, viva late viridis. Frons ad
3 cm. longa, bipinnata. Truncus procumbens, late ligulatus, acute bicon-
vexus, medio 8 cellulas crassus, haud alatus, cellulis internis magnis
perlucentibus grosse reticulatus. Pinnæ oppositæ confertæ, imbricatæ,
trunco simillimæ, parum angustiores, medio 5 cellulas crassæ, oblique
patentes, haud alatæ, paucipinnulatæ; pinnulæ versus apicem breviores,
pinnis vix angustiores, late lineares, planæ 3-4 cellulas crass&, alis unis-
tratis 3 cellulas lalis; cellulæ alarum 37 w, marginales minores crenu-
late. Rami feminei in trunco solitarn, parvi, margine dense lacinulati;
calyptra pro planta parva, magnis cellulis papulosa, mamilla parva, cellulis
utriculatis effuse prominulis. Rami masculi in pinnis laterales, haud raro
utroque latere pinnatim consecutivi, magni, stricti, late alati, alis grosse
cellulosis, plano-explanatis, margine grosse papulosis. Antheridia ad
12 juga.
Hab. Java 1200-1635 m (Schiffner ; Massart.).
Zu dieser Pflanze gehört wohl als etiolierte Form Aneura flacci-
dissima Schffn.; selbstverständlich ist deren Verzweigung eine andere
etioliert-verlängerte; der sonstige Bau der Pflanze und die grossen pa-
pulosen Ränder der männlichen Aeste lassen die Identität vermuten.
16. Aneura laticostata Spruce. Linn. Soc. XXX, p. 367.
Dioica, major, laxe depresso cæspitans, brunnea vel rufescens, corticola.
Frons ad 3 cm. longa, tripinnata. Truncus basi angustus versus apicem
217
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 677
sensim ampliatus, haud alatus nisi alis e margine pinnarum in trunco
parum decurrentibus, superne sæpe repetito furcalus, fureis divergentibus
in flabellam expansis, in sectione acute biconvexus, medio 15 cellulas
erassus, cellulæ subcorticales bistratæ, maxime incrassatæ, fusco brunneæ
centralibus et corlicalibus minores. Pinnæ oppositæ, approximatæ, late
alatæ, ambitu late deltoideæ lateque imbricatæ, pinnulis linearibus vel
lanceolatis; alæ 4-5 cellulas latæ, integerrimæ vel repandulæ, cellulis
æquimagnis (37 u) format»; cellularum parietes validissimæ, angulis
distincte incrassatæ. Rami feminei in trunco oppositi, e basi communi
3-4 fidi, lobis decurvulis canaliculatis, marginibus erectis crebre lacinialis
hispidissimis. Reliqua desunt.
Hab. Insula Dominica (Elliott) in monte Diablotin.
17. Aneura plumæformis Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 548.
Dioica, magna, erecta, laxe cæspitosa, valida, flavo-virens vel olivacea.
Frons ad 6 cm. longa, supra basin sæpe furcata, tripinnata; Zruncus pri-
marius crassus, in sectione ovalis, haud alatus, fusco-brunneus, superne
magis dilutus, basi ramis numerosis descendentibus radicans. Pinnæ op-
positæ, late alatz, primariæ remotiuscul® sed imbricatæ, ambitu ovato-
triangulares vel late delloideæ, plano-convexulæ, reliquæ contiguæ,
lineares, planæ, costa optime distincta, alis pellucidis grosse cellulosis,
5 cellulas latis, cellulæ alarum ad costam 45 y versus marginem decres-
centes, ipso margine multoties minores, 18 u, omnes magnis Lrigonis
aculis incrassate. Cuticula lævis. Rami feminei in trunco laterales, oppo-
siti, trifidi, margine crenulati, calyptræ itaque ad 6 aggregatæ, longissimæ,
lacinulis maxime hirtæ, Rami masculi ad basin pinnæ primariæ, sæpe
oppositi, strict, angusti, adulti longe spicati, alveolis ad 20 jugis, anguste
alatı, alis ereclis repandis.
Hab. Columbia, Cauca (F. C. Lehmann No 3260) 5, in Monte Abitagua
(Spruce) Z', Rio Verde (Wallis) 9, Costarica (Pittier).
IS. Aneura plumosa (Mitten).
Syn. : Sarcomitrium plumosum Mitt. Flora Viti, p. 418.
Aneura Gobelii Schffn. Nova Acta Ac. Leop. 1893, LX, p. 274.
Dioica, major, flavo-rufescens. Frons ad 12 cm. longa, valida, erecta,
optime denseque tripinnata. Truncus crassus, in sectione transversa late
ovalıs (medio 15 cellulas crassus), haud alatus. Pinnie alternantes, con-
ferke, imbricatæe, ambitu late ovalæ, dense breviterque bipinnatæ, haud
alate, Pinnulæ conferke, leniter acuminatæ, obtusæ humiliter costatæ,
218
678 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura
costa 3-4 cellulas crassa, cellulis internis bistratis magnis in adspectu
perlucentibus reticulata, late alatæ, alis 3-4 cellulas latis, subæqualiter
cellulosis (cell. 45 y , haud incrassatæ) margine repandis. Rami feminei
in trunco primario, brevissimi, margine longe fimbriati, laciniis lanatim
intricatis. Reliqua desunt.
Hab. Insulæ Viti (Seemann).
Hierher gehört wahrscheinlich A. Gæbelii Schffn., die im Habitus und
allen vegetativen Organen völlig mit A. plumosa übereinstimmt; da
letztere aber fertil nicht gesammelt worden ist, muss die definitive Ent-
scheidung offen bleiben. Schiffner beschreibt die ramı feminei wie folgt:
« margine membranaceo laciniato-inciso, ibidemque squamulis laciniato-
dentatis ornato, nonnullæ squamulæ etiam inter archegonia. Calyptra
ad 3 mm. longa, À mm. lata, levis; planta g' ignota ». |
Java, in Monte Pangerango (Gebel, G. Karsten).
19. Aneura amboinensis St. n. sp.
Dioica, major, gracilis, flavicans. Frons erecta, ad 4 cm. longa, tripin-
nata. Truncus dilute brunneus, rigidus, in sectione ovalis, haud alatus,
cellulis subcorticalibus fuscis, valde incrassatis, medio 12 cellulas crassus.
Pinnæ oppositæ, remotæ, haud imbricatæ, oblique patulæ, ad5mm.long&,
basi haud alatæ, ambitu ovato-deltoideæ, planæ. Pinnulæ oppositæ, sim-
plices, basales tantum pinnulatæ, lineares, tenerrimæ, integerrimæ; costa
latiuscula, humillima, parum distincta, alæ 3 cellulas latæ, cellulis sub-
æquimagnis, haud incrassatis, 27 37 u. Ram masculi in pinnulis ter-
minales, angusti, alis anguslis papulosis subdentatis. Antheridia ad 12 juga.
Hab. Amboina, Wawani Hila (G. Karsten).
20. Aneura Ridleyi (Schffn.). St.
Syn. : Riccardia Ridleyi. Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898, p. 172.
Dioica, major, superne pallide virens, inferne fusco-olivacea. Frons ad
4 em. longa, bipinnata, erecta, ipsa basi solum radicans. Truncus fusco-
brunneus, validus, in sectione ovalis vel subteres, medio 12 cellulas cras-
sus, haud alatus. Pinnæ approximatæ, oppositæ, valde regulares, ambitu
late triangulares, breves breviterque pinnulatæ, pinnulis tenerrimis, con-
ferlis angustis, late alatis, crenulatis; ale 6 cellulas latæ cellulisque
transversis marginalæ; cellulæ alarum ad costam maximæ (27 X 63 y),
versus marginem sensim minores, trigonis magnis incrassatæ, ipso mar-
gine 12 y, parietibus crassis. Rami feminei in trunco oppositi, breves,
apice foliacei, profunde 3-5 fidi, lobis basi angustatis superne pinnatim
219
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 679
lobulatis, incurvis, squama dorsalis brevis, profunde laciniata. Rami
masculi semper ad basin pinnæ primariæ, longe spicati, solitarii vel
oppositi, leniter curvati, anguste alati, crenulati, antheridiis usque ad
20 jugis.
Hab. Singapore Chan Chu Kan (Ridley 288), Bukit Timah (Schiffner
194), N. Guinea, Moroka, Moresby (Loria).
Die Pflanze ist leicht an den grossen Zellen zu erkennen, welche in
den dünnen Endfiedern beiderseits der Mittelrippe anliegen; sie wurde
von mir bereits 1893 A. Ridleyi St. benannt und ausgegeben.
21. Aneura Zollingerii St. Hedwigia 1888, p. 277.
Syn. : Jungermania fucoides Nees. Hep. Jav. p. 12.
Riccardia rigida Schffn. Kais. Ak. Wien 1898, p. 172.
Dioica, major, robusta et rigida, gracilis, olivacea. Frons ad 4 cm. longa,
tripinnata. Truncus basi valde stoloniferus, superne repetito-furcatus,
compresso-cylindricus, medio 16 cellulas crassus, haud alatus; pinnæ
primariæ approximatæ, allernantes, 5 mm. longæ, ambitu obovato-trian-
gulares, dense bipinnalæ, late alatæ, alæ 3-4 cellulas latæ, cellulis 48 y.
angulis valde incrassatis, marginalibus minoribus, pinnulis ultimis an-
gustissimis, costa 5 cellulas crassa præditis. Cuticula lævis. Rami feminei
in trunco laterales, alternantes, crassi, brevissimi, subnodulosi, margine
profunde dissecti, laciniæ filis longis simplicibus vel ramosis, lanatim
intrieatis instructæ; calyptra grosse tuberculata, mamilla parva, rugosa.
Ramuli masculi in pinnis pinnulisque numerosi, adulti spicali, late alati,
ala 3 cellulas lata, tenerrima, margine repanda papulose-crenata. Anthe-
ridia ad 6 juga.
Hab. Java (Zollinger, Sulp. Kurz 478), in Monte Gedé (Solms), Sumatra
in Monte Singalang (Schiffner).
22. Aneura distans Spruce. Linn. Soc. XXX, p. 367.
Dioica, magna, gracillima, fusco-olivacea, in sicco subnigra, corticola.
Frons ad 9cm. longa, procumbens, flaccida, basi solum radicans, bipinnata.
Truncus tenuis, subteres, eralatus, medio 12 cellulas crassus, fusco-
brunneus vel subniger, regulariter remoteque pinnatus; pinnæ sub-
opposilæ, superne interdum altern», 7-10 mm. longæ, oblique patulæ,
basi haud alatæ, paucis pinnulis brevibus instructæ, pinnulæ altern,
anguste lineares, apice sublatiores, margine repandæ, apicem versus
subdentieulate, alis 4-7 cellulas latis; cellulæ alarum subæquimagnæ
37 XX 56 y, marginales valde æqualiterque inerassate. Rami masculi ad
220
680 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
basin pinnarum solitarli, breves, patuli, haud alati, subteretes, antheridiis
ad 5 jugis. Reliqua desunt.
Hab. Dominica (Elliott 763, 1140).
Die weiblichen Blütenäste fehlen; bis solche gefunden werden, lasse
ich die Entscheidung ausstehen, ob diese Pflanze nicht eine sehr laxe
Form von Aneura fucoides ist.
23. Aneura fucoides (Sw.) St.
Syn. : Jungermannia fucoides SW. Prodr. fl. ind. p. 45.
Metzgeria fucoides Mont. Exp. voy. d’Orbigny. p. 60.
Pseudoneura fucoides G. Hepat. Mex. p. 259.
Dioica, major vel maxima, fusco-olivacea vel brunneola, rigida laxeque
cæspitans vel inter hepaticas erecta flaccida interdum longissima. Frons
ad 8 cm. longa, basi radicans, tripinnata. Truncus subniger, superne
interdum furcatus, pro more simplex, in sectione ovalis vel subteres, ad
14 cellulas crassus, haud alatus. Pinnæ remotæ, oppositæ oblique patulæ,
ad 10 mm. longæ, ambitu late deltoideæ, plano decurvæ, haud imbricatæ.
Pinnulæ remotiusculæ, sæpe alternantes vel oppositæ, lineares, late
alatæ, costa angusta, bene dislincta; ale 7 cellulas latæ, pellucidæ
margine repandulæ, integræ vel apice subdentatæ; cellulæ alarum 37 y,
ad costam majores, ipso margine duplo minores, haud incrassatæ. Ramt
feminei in trunco oppositi vel solitarii, breves, margine breviter lacinulati.
Calyptra magna (5 mm.) clavata, cellulis vel lacinulis hirta, mamilia
parva. Rami masculi ad basin pinnularum oppositi numerosi, breviusculi,
curvatim sub pinna oceulti (adulti stricti), anguste alati, alis integerrimis,
adscendentibus. Antheridüs ad 8 jugis.
Hab. Jamaica (Swartz, Hansen, Harris), Guadeloupe (’Herminier, Funck
et Schlim, Husnot, Beaupertuis), Martinique (Perrottet, Husnot), Puer-
torico (Sintenis), Grenada (Broadway), Dominica (Elliott), Costarica
(Pittier), Brasilia, Apiahy (Puiggari), Rio de Janeiro (Ule, Schenck).
24. Aneura grossidens St. Hedwigia, 1893, p. 23.
Dioica spectabilis, gracilis, rufescens. Frons erecta vel procumbens,
basi radicans, ad 12 cm. longa, laxe bipinnata. Truncus fusco-brunneus,
validus, tenuis, in sectione ovalis, 12 cellulas crassus, haud alatus. Pinnæ
remotæ, oppositæ, oblique vel subrecte patulæ, ad 10 mm. longæ, ambitu
late oval, basi simplici exalatæ, superne pinnulatæ; pinnulæ remotiusculæ,
oblique patulæ, anguste lanceolatæ, costa valida, alis subæquilata, alæ
valde pellucidæ, 6 cellulas latæ, papulosæ crenatæ plus minus valide den-
221
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 681
tat, apice interdum flagelliferæ 1. e. pinnulæ alis deficientibus costaque
tantum increscente radicantes. Cellulæ alarum magnæ, 57 x, parielibus
validis, marginales valde incrassatæ, ubique æquimagnæ. Rami feminei
in trunco oppositi, breves, canaliculati, decurvi, margine irregulariter
dentati vel lacinulati. Calyptra magna, ad 6 mm. longa, cellulis papulosis
vel clavatis hirta, mamilla parva coronata. Rami masculi ad basin pin-
narum oppositi breves, leniter decurvi, alis angustis adscendentibus,
irregulariter crenulatis, antheridiis ad 8 jugis.
Hab. Guadeloupe (l’Herminier), Dominica (Elliott).
25. Aneura papillata (G.) St.
Syn.: Pseudoneura papillata G. Ann. sc. nat. 1864, p. 91.
Dioica, major, laxe stratificata, apice dilute flavo-virens, basi rufo-
brunnea; frons ad 8 cm. longa, tripinnata; truncus fusco-brunneus, vali-
dus, acute biconvexus, medio 12 cellulas crassus, haud alatus, superne
interdum furcatus; pinnæ remotiuscule, suboppositæ, primariæ ambitu
oblongæ, omnes flaccidæ anguste alate, parum acuminatæ; cellulæ
alarum subæquimagna 18 y. Cuticula lævis. Rami feminei in trunco op-
positi, semper e basi innovati, margine breviter lacinulati: calyptra ma-
xima, ad 7 mm. longa, apice grosse mamillata, ubique lacinulis maxime
hirta. Elateres rufi, ad 630 y longi, maxime attenuati. Sporæ rufe, ad
14 u. leaves. Rami masculi ad basin pinnularum breves, interdum furcati,
strieti, patuli, anguste alati, margine papulose-crenati, foveolis ad 12 jugis.
Hab. Bogota (Lindig, Pehlke).
Die 2 Aeste entspringen nichtetwa am unteren Ende eines Astes; dieser
entwickeltsich erst später aus der Basis des Fruchtastes und stellt also eine
wirkliche Innovation dar, die an sterilen wie fertilen © Aesten zu finden ist.
26. Aneura squarrosa St. Hedw. 1893, p. 26.
Dioica, magna, fusco-brunnea, ramis dilutioribus. Frons ad 7 cm. longa,
quadripinnata ; truncus anguste linearis, validissimus, subniger, alte, bi-
convexus, in medio 40 cellulas crassus, superne repetito furcatus, haud
alatus; pinnæ regulariter alternantes, remotæ, longiusculæ subrecte pa-
tule, anguste alatæ, pinnulis squarrose remoteque patulis, decurvis,
ultimis angustissimis, omnibus valide costatis, anguste el tenerrime
alatis, ale 3-4 cellulas late, cellulis 45 y. Cuticula levis. Rami masculi
magni, maxime reflexi late et tenerrime alati, ala cellulis irregulariter
prominulis dental ; antheridia ad 12 juga, magna. Reliqua desunt,
Hab, N. Granada, Paramo de Sonson, 10,000’ (Wallis).
399
682 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
27. Aneura algoides (Taylor) St.
Syn. : Metzgeria algoides Taylor. I. of. Bot. 1846, p. #10.
Dioica, elata vel longissima, gracillima, dilute fiavo-virens, pendula.
Frons ad 15 cm. longa, tripinnata. Truncus fusco-brunneus, validus,
haud alatus, a basi ad apicem latitudine increscens, ipso apice 0,5 mm.
latus, ibidemque setis longis unicellularibus obtectus, in sectione late
ellipticus, medio 16 cellulas crassus, cellulis subcorticalibus valde incras-
satis; pinnæ subopposite, remotiusculæ, ad 15 mm. longæ, oblique patulæ,
haud imbricatæ, basi haud alatæ, tenues, attenuatæ, apice capillares,
ambitu longe deltoideæ. Pinnulæ suboppositæ, remotæ, angustissimæ,
attenuatæ, ultimæ capillares, costa angusta, alis ad 4 cellulas latis, pellu-
cidis, crenatis, apice subdenticulatis; cellulæ alarum 20 46 w, ad
costam 30 X57 y, parietibus parum æqualiterque incrassatis. Rami
feminei in trunco laterales, e basi communi brevissime quadrifidi, utroque
latere innovati, margine spinosi. Calyptra clavata, mamilla parva acutius-
cula, cellulis papulosis aspera. Raimi masculi in pinnulis ultimis penduli,
valde curvati, magni, breves late alati, alis tenerrimis, erectis, crispatis.
Antheridia ad 8 juga.
Hab. Quito (Jameson).
28. Aneura virgata G. in Steph. Hedwigia 1888, p. 277.
Dioica, longissima, gracillima, rufescens, laxe profundeque cæspitosa.
Frons erecta, ad 15 cm. longa, tripinnata. Truncus superne interdum
furcatus, validus subteres, exalatus, pinne remotæ, ad 15 mm. longæ,
suboppositæ, attenuatæ, apice subcapillares, ambitu lanceolatæ, 1. e.
pinnulis brevibus, suboppositis, versus apicem brevissimis; ale pinnu-
larum 2 cellulas late, valde pellucidæ sæpe interruptæ, cellulis margina-
libus 57 u, ad costam 95 y longis, parietibus crassis. Ramij feminei in
trunco oppositi, breves, margine breviter lacinulati. Calyptra 6 mm. longa,
clavata, Iævis, mamilla parva obtusa. Rami masculi parvi, in pinnis pin-
nulisque laterales, basi sterili substipitati, simplices vel ramosi (geminati
vel terni) plani. alis patulis crenatis pellucidis. Antheridia ad 5 juga.
Hab. Guadeloupe (l’Herminier), Martinique (Duss), Jamaica (Herb.
George Davies).
Mit A. algoides (Taylor) zu vergleichen.
29. Aneura cervicornis Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 550.
Dioica, major, plus minus elata, rigida, erecta, olivacea vel rufescens,
laxe cæspitosa. Frons ad 4 cm. longa, tripinnata, superne anguste limbata.
223
A NES il M tré à
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 683
Truncus simplex vel furcatus, fusco-brunneus, durus, subleres, haud
limbatus, cellulis subcorticalibus valde incrassatis. Pinnæ decurvul&,
magnæ, opposite, approximatæ et imbricatæ, ambitu late deltoideæ,
trunco multoties angustiores, limbatæ, biconvexæ, medio 6 cellulas crassæ ;
Pinnulæ angustissimæ, pinnis ceterum simillimæ, limbo pellucido 2 cel-
lulas lato, cellulis subæquimagnis, oblonga-hexagonis (19 X 38 w) for-
mato. Rami feminei in trunco oppositi, e basi innovali, steriles valde
elongati, late ligulati et decurvo- penduli, margine regulariter pinnatim
lobati. Calyptra magna, clavata, lobulis magnis patulis pluricellularibus
ubique dense obtecta, mamilla magna humilis, papulosa. Rami masculi
(ipse haud vidi) ad basin pinnarum oppositi, breves, limbo incurvo acute
plurilobulato. Antheridia sub 8 juga.
Hab. Andes quitenses (Spruce), Costarica 2800 m. (Pittier).
30, Aneura dicrana Si. n. sp.
Dioica, major, dilute olivacea, rigida, laxe cæspitosa. Frons ad 5 cm.
longa, erecta vel procumbens pinnisque teretibus elongatis sepe fere ad
frondis apicem usque radicans, tripinnata. Truncus crassus in sectione
alte ovalis, dilute brunneus, haud alatus. Pinnæ alternæ, ad 5 mm. longæ,
basi haud alatæ rigidæque, hamatim decurvæ, ambitu late ovatæ. Pinnulæ
conferlæ, contiguæ, apice angustatæ, alis integerrimis quam costa an-
gustioribus, 4 cellulas latis. Cellulæ alarum ad costam multo majores
23X 76 y, reliquæ 19 w, marginales minores subcrenulatæ, omnes
exincrassalæ; cellulæ costæ interne magnæ perlucentes, costa itaque
reticulata. Rami masculi in pinnulis brevibus terminales, longe spicali,
strieti, alis angustis recte patulis, repandis, papulosis, pellucidis. Anthe-
ridia 16 juga.
Hab. Sumatra, Insula Engano (Modigliani).
31, Aneura hymenophylloides (Schffn.).
Syn. : Riccardia hymenophylloides Schffn. Kais. Ak. Wien LXVII, p. 175.
Aneura decipiens Schffn. ibidem, p. 176.
Dioica, major, viridis, inferne fuscescens, dense cwspitosa. Frons pro-
cumbens, ad 35 mm. longa; truncus fusco-brunneus, rigidus, simplex
vel furcatus, densissime tripinnatus, validissimus, teres, haud alatus,
cellulis subcorticalibus valde incrassatis. Pinnæ oppositæ imbricatæ, ho-
momalle, ambitu late delloideæ, a basi crebre pinnulatæ, pinnulis an-
guste coslalis, canaliculatis, alis 8 cellulas latis, margine interrupte in-
Nexis, crispalis, repandis dentieulalisque, Cellulæ alarum 37 y, ad costam
224
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
majores, parietibus validis, æqualiter incrassatis. Rami feminei in trunco
solitarii, rarius oppositi, breves margine foliaceo, varie laciniati dentatique.
Calyptra 2 mm. longa, clavata, cellulis quasi e contextu solutis asperula,
mamilla parva acuta. Rami masculi ad basin pinnarum, numerosi, sub
pinna decurvo-occulti, late alati, margine irregulariter subdenticulati.
Antheridia ad 10 juga.
Hab. Sumaira, in monte Singalang 2000 m., Java in monte Salak
1300 m. ad truncos putridos (Schiffner No 223-227).
Aneura decipiens Schffn. ist nur eine niedrige Form von A. hymeno-
phylloides; man findet in den Rasen junge kräftige Sprosse, wie gewöhn-
lich bei Aneura, mit ganz unausgebildeten jugendlichen Fiedern; an
diesen Sprossen ist der Truncus auch fast stielrund, die reichere Ver-
zweigung wird an ihnen jedenfalls auch eintreten, wie das bei dieser
Gattung allgemein zu finden ist, so dass die Unterschiede, welche der
Autor hervorhebt, wohl sicher nur die des Alters derz wei Pflanzen sind.
32. Aneura crispa Schffn. Exped. Gazelle 1889. IV, p. 41.
Syn. : Aneura umbrosa Schffn. ibid. (forma juvenilis).
Dioica, fusco-brunnea vel fusco rufa, dense cæspitosa, spectabilis sed
humilis. Frons ad 5 cm. longa, flaccida, dense interdum densissime
quadripinnata. Truncus latus, plano-biconvexus, haud alatus, simplex
vel superne repetilo furcatus, furcis 10 cellulas crassis, cellulis æqui-
magnis, haud incrassatis. Pinnæ approximatæ 4 mm. long&, plus minus
dense imbricatæ, ambitu late deltoideæ. Pinnulæ tenerrimæ, subrecte
patentes, decurvæ varie hamatæ, subcircinnatæ, costa humilis et angusta,
alis % cellulas latis, pellucidissimis ; cellulæ alarum 37 y, ad costam duplo
longiores, margine papulosæ. Rami masculi breves, in pinnis pinnulisque
solitarii vel oppositi, alis angustis, papulosis. Antheridia 4 juga. Reliqua
ignota. : |
Hab. Fretum magellanicum, haud rara (Nauman, Savatier, Cunningham,
Dusén, Hatcher).
2. Plantæ mediocres.
33. Aneura andina Spruce Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 548.
Dioica, mediocris, olivacea, laxe cæspitans. Frons erecta vel procumbens,
basi tantum radicans, ad 25 mm. longa, bipinnata, rigida. Truncus fusco-
brunneus, validus, compresso-subteres, ad 16 cellulas crassus, haud alatus,
cellulæ subcorticales brunneæ, valde incrassatæ; pinnæ plus minus ap-
225
ee ae DE er Serie Sa RRQ Le er SES
. ; 5 DEN N ß
Pr
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 68
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proximalæ, suboppositæ, imbricatæ, anguste alatæ, oblique patulæ, decur-
vulæ, ambitu latissime deltoideæ. Pinnulæ lineares, suboppositæ, plus
minus approximalæ, alis 5 cellulas latis, cellulæ 38 X 54 y ad costam
parum majores, margine vix minores, trigonis distinctis. Rami feminei
in pinnis oppositi, breves, margine irregulariter spinosi. Calyptra magna,
eylindrica vel subelavata, albida, papillis breviusculis scabra. Rami masculi
in pinnis oppositi, alis suberectis latiusculis crenulatis. Antheridia ad
20 juga.
Hab. Andes orientales sylvaticos, pluribus locis (Spruce), Guatemala,
Alta Vera Paz, prope Coban (v. Türckhein).
34. Aneura humilis (G.) St.
Syn. : Pseudoneura humilis G. Hep. Mexic., p. 260.
Dioica, mediocris, olivacea. Frons ad 15 mm. longa, bipinnata, superne
alata. Truncus subteres, nigro-olivaceus, superne furcatus, exalatus.
Pinnæ decurvæ ad 5 mm. longæ, imbricatæ, dense pinnulatæ, pinnulis
3-4 jugis, linearibus oblique patulis, contiguis, late costatis, ale 5-6 cel-
lulas late. Rami feminei in trunco suboppositi, margine laciniato-dentati.
Calyptra cellulis prominulis sub apice uncinatim recurvis tuberculato-
aspera, mamilla conica fuscescente.
Hab. Mexico, Hacienda de Mirador. 3000’ (Liebmann).
Diese Pflanze habe ich nicht gesehen und daher die Diagnose nach des
Autors Beschreibung zusammenstellen müssen; Aneura andina Spruce
steht ihr sehr nahe oder ist mit derselben identisch; Spruce zog Aneura
humilis nicht zum Vergleich heran, obgleich die Diagnosen sich im
wesentlichen decken.
35. Aneura diablotina Spruce. Linn. Soc. XXX, p. 366.
Dioica, humilis dense ramosa ad 15 mm. longa vel magis elata laxeque
ramosa ad 5 cm. longa, fusco olivacea vel pallide virens. basi rufescens,
laxe cæspilans. Frons erecla vel procumbens, tenax, bipinnata, rigida.
Truncus plus minus fuscus, in sectione ovalis, ad 16 cellulas crassus,
haud alatus, cellulis subcorticalibus brunneis valde incrassatis. Pinnæ
plus minus approximalæ, subopposite, ambitu late deltoideæ, imbricatæ,
oblique patulæ, decurvulæ, basi minus alate. Pinnulæ remotiusculæ, sub-
opposilæ, lanceolalæ, costa lata, ale 6 cellulas late, integerrimæ, apice
repandæ (cellulis solutis erosæ). Gellule alarum 37% 72 y, trigonis
magnıs sæpe fuscis incrassalæ, subæquimagnæ, Rami feminei oppositi,
ramosi bi-vel trifidi, margine crebre spinosi, spinis 3 cellulas longis.
BULL. HERB. poiss., mai 1899. 226 h7
636 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
Rami masculi in pinnulis basalibus terminales, parum curvati, longi, alis
anguslis, erectis, papulosis. Antheridia ad 12 juga.
Hab. Dominica (Elliott), Sto. Domingo (Eggers).
36. Aneura decrescens Si. n. sp.
Dioica, mediocris, flaccida, dilute flavo-virens, depresso cæspitans.
Frons ad 2 cm. longa, dense ramosa, superne flabellatim expansa, bi-
pinnala. Truncus superne repetito-furcatus, 1 mm. latus, postice planus.
antice convexus, medio 7 cellulas crassus, margine acuto haud alato ;
cellulæ internæ corlicalibus multo majores perlucentes. Pinnæ oppositæ.
medio 5 cellulas crassæ, confertæ sæpe contiguæ, valde imbricatæ, 4-5 mm.
longæ, oblique patulæ, alis 3 cellulas latis. Pinnulæ pinnis simillimæ,
angustiores, 3 cellulas crassæ, costa sub apice evanida; cellulæ alarum ad
costam 57 X 76 u. margine 38 u, valde papulosæ. Rami feminei in trunco
furcisque oppositi innovali, majusculi, disciformes, margine dense grosse-
que piliferi; pilis longis lanatim torts intricatisque ; calyptra longissima
(6-7 mm.) clavata, squamulis patulis hirta; mamilla parva, cylindrica ;
rami d ignoti.
Hab. Japonia, Awa (Makino).
Die Pflanze steht unserer europäischen Aneura multifida sehr
nahe ist aber in den Fiederästen viel dünner gebaut und wesent-
lich dichter beästet; die Q Aeste lassen unsere Pflanze sofort er-
kennen.
37. Aneura fuscescens St. Hedwigia, 1895, p. 21.
Dioica, mediocris, pallide olivacea, dense depresso stratificata. Frons
ad 3cm. longa, procumbens, pinnala. Truncus postice planus, antice
convexus, margine acutus, haud alatus, medio 6 cellulas crassus, cellulis
internis multo majoribus, uno latere pinnatus altero stoloniferus. Pinnæ
approximatæ vel confertæ, simplices, adultæ lanceolatæ, medio 3-4 cellulas
crassæ, late alatæ, alis 4-5 cellulas latis, erenulatis; cellulæ alarum 57 y,
margine minores, ad costam majores. Rami feminei in trunco solilarü,
brevissimi, cupuliformes, breviter lacinulati. Calyptra parva, clavata, su-
perne cellulis papulosis vel utriculatis hirta; mamilla parva, conica
papulosa.
Hab. Tahiti (Nadeaud), Andaman Insulæ (E. H. Man).
Aneuræ reticulatæ (ex Insula afric. San Thome) simillima, quæ differt
trunco alato, cellulis marginalibus minimis etc.
227
et
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 687
38. Aneura Poeppigii (L. L.) St.
Syn. : Jungermannia Peppigü L. L. Pugill. VI, p. 23.
Metzgeria Peppigü Ldbg. Syn. Hepat., p. 506.
Pseudoneura Peppigü G. Hepat. Mex., p. 261.
Dioica, minor, laxe depresso-cæspitans, fusco-olivacea. Frons ad 2 cm.
longe, supra basın furcata, fureis divergentibus bipinnatis. Truncus fusco-
brunneus, haud alatus, in sectione ovalis 8 cellulas crassus; pinnæ pri-
mariæ breves, opposilæ, approximatæ, interdum simplices attenuatæ,
radicantes, promore breviter paucipinnulatæ, pinnulæ ultimæ trunco
parum angustiores, tenerrimæ, late alatæ, alarum cellulæ haud inerassatæ
ad 30 u, valde chlorophylliferæ. Ram feminei in trunco oppositi, parvi,
margine fimbriati, calyptra A mm. longa, clavata, lacinulis hirta. Rami
masculi in pinnis primariis oppositi, sæpe seriati vel tolum ramulum
pinnalim-occupantes, celerum breves, decurvuli, anguste alati, margine
papulose crenati, antheridiis ad 7 jugis.
Hab. Peruvia (Pæppig).
Die Pflanzen von der Insel St. Vincent und Mexico, welche in der Syn.
Hepat. erwähnt werden, habe ich nicht gesehen.
39. Aneura hymenophytoides Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885,
p. 549.
Dioica, major sed humilis, dilute olivacea, vel rufula, erecta, laxe cæs-
pitosa. Frons ad 10 mm. longa, basi solum radicans, bipinnala, rigida.
Truneus validus, fusco-rufescens, in sectione ovalis, medio 8 cellulas
crassus, haud alatus, basi sepe nudus, apice paucas pinnulas, interdum
unam pinnam apicalem gerens; pinnæ opposilæ, parum patulæ, decurvie,
laciniis 3-6 subpalmatifide, lacinie medianæ longiores, subcontiguæ,
lineares, basi angustiores, late costatæ lateque alatæ, repandeæ, alis 6 cel-
lulas latis, pellueidis; cellukæ alarum magn 37 y, marginales minores,
valde et æqualiter incrassalæ, Aami feminei in trunco oppositi (steriles
longiores), canaliculati, alatı, ake adscendentes, usque ad costam fere in-
cisæ, laciniis plus minus longis, subulatis vel filiformibus, sæpe hamatim
incurvis; calyptra ad 3 mm, longa, clavata, apice crasse angusteque ma-
millata, cellulis inflatis vel clavatis dense armata. Capsula ovalis, valvulis
ut in eongeneribus bistralis. stratum internum semiannulatim incrassa-
tum, externum tenerrimum hyalinum, Sporæ 13 y, rufe, loves. Elateres
concolores, allenuali, monospiri, spira lata, anguste torta.
Hab. Andes quitenses, in monte Campana (Spruce).
228
0 Ne 2 ey Di ta à: De a ee A a "A Be Ar a Fan GS RE ON: EEE DE ER DE a tn
688 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
40. Aneura nobilis St. Hedw. 1893, p. 24.
Dioica, major sed humilis, procumbens, dilute olivacea. Frons vix
3 cm. longa, tripinnata, e ramulis parvis basalibus radicans. Truncus
tenuis, atrorubens, plano-biconvexus, haud alatus, remote pinnatus.
Pinnæ oppositæ, subrecte patulæ, ambitu late deltoideæ, ob pinnulas.
basales deficientes quasi stipitatæ; pinnulæ contigquæ, ligulatæ, oblique
porrectæ, tenerrimæ, late et humiliter costatæ lateque alatæ, alis 6 cel-
lulas latis, minute crenulatis; cellulæ alarum 36 y, marginales 18 y, valde
incrassatæ. Rami feminei in trunco laterales, parvi, margine pauciciliati.
Calyptra parva, clavata, tuberculosa.
Hab. Borneo (Beccari).
Die Fiederäste erster Ordnung gleichen wegen der langen Internodien
wirklichen Blättern; dieser Eindruck wird noch erhöht durch den stiel-
förmigen Basalteil jener Aeste, die im übrigen dicht zweizeilig gefiedert
sind ; von allen frondosen Formen der Lebermoose ist diese Pflanze einer
Blätter tragenden am ähnlichsten.
41. Aneura ramosissima St. Hedwigia 1892, p. 200.
Dioica, parva, gracıllıma subfiliformis, rufescens, densissime pulvinata.
Frons ad 10 mm. longa, angustissima, a basi longe et creberrime sub-
fasciculatim ramosa, superne alata. Truncus in sectione ovalis. ad 9 cel-
lulas latus, medio 7 cellulas crassus, cellulis internis majoribus, magis
latis quam altis, inæqualiter longe ramosus, ramis trunco subæquilatis,
furcalis biconvexis, medio 4 cellulas crassis, alæ 2-3 cellulas latæ, cellulis
marginalibus 28 u, parietibus validis. Rami feminei brevissimi, margine
breviter lacinulati, calyptra mediocris, clavata, lævissima, manulla cons-
tricta, discoidea, papulosa.
Hab. Insula Bourbon (Rodriguez).
3. Plantæ parvæ vel exiguæ.
412. Aneura minima ((. et P.) St.
Syn. : Riccardia minima C. et P. Linn. Soc. N. S. Wales. 1887, p. 1055).
Dioica pusilla, rigida, olivacea, pulvinata. Frons ad 7 mm. longa, basi
valde stolonifera, stolonibus valde ramosis, bipinnata, superne alata.
Truncus e basi subfiliformi sensim ampliatus, haud alatus, postice planus,
antice valde convexus, medio 7 cellulas crassus, cellulis internis haud
majoribus, superne furcatus, furcis irregulariter bipinnatis; pinnæ plus
minus longæ, lanceolatæ, juniores obtusæ, furcatæ vel paucis ramulis
229
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 689
oppositis pmnulatæ, angusie alatæ, medio 4 cellulas crassæ; ale 2 vel
> cellulas latæ, papuloso-crenatæ, cellulis marginalibus 57 u. Rami feminei
pro planta magni, disciformes. margine longe piliferi, pilis confertis hama-
tim conniventibus; pistilla ad 10 juga. Reliqua desunt.
Hab. Australia N.S. Wales (Whitelegge), [lawarra (Kirton), Tasmania,
Mount Wellington (Weymouth).
43. Aneura gogolensis St. n. sp.
Dioïica. minor, viridis, flaccida, corticola. Frons ad 7 mm. longa, bipin-
nala, superne alata. Truncus anguste linearis, postice planus, antice con-
vexus, margine aculus. medio 5 cellulas crassus; cellulæ corticales internis
multoties minores; pinnæ unilaterales, remotiuscul® ex angusta basi late
obeuneat®, superne breviter palmatim bis-bifidæ, Zaciniis linearibus
tenerrimis; alis 3 cellulas latis, margine papuloso-parvicellulari. Rami
feminei parvi, breviter lacinulati. Calyptra parva, e basi angustissima
oplime clavata, superne cellulis utriculatis strictis erectisque maxime
horrens. Rami masculi longissimi, in pinnis solitariis apicales, margine
parvis cellulis hyalinis alteque papulosis graciliter limbati. Antheridia ad
14 juga.
Hab. Nova Guinea ad flumen Gogol (Lauterbach).
44. Aneura crassiretis (Schffn.) St.
Syn. : Riccardia erassiretis Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898. LXVII, p. 175.
Dioica, exigua, rigida, fusco-viridis, pulvinulata. Frons ad 3 mm. longa,
erecla, stolonibus numerosis radicans. Truncus angustus, haud alatus, in
seclione elliptieus, 4-5 cellulas crassus. rami ex angusta basi sensim
latiores, superne furcati, æquilongi, lineares, trunco æquicrassi, limbo
unistrato 2 cellulas lato bene difinito, cellulis valde incrassatis, margi-
nalibus 18 y, haud papulosis. Cellulæ centrales 28 70 y, corticalibus
multo majores, perlucentes, parielibus maxime incrassatis. Aami feminei
parvi ad basin ramorum. margine celluloso-dentato; calyptra pro planta
maxima, eylindrica, cellulis breviter utrieulatis sparsim obsita, mamilla
parva obtusa. Rami masculi breves, Hmbo angusto incrassato grandicellu-
lari; Antheridia ad 6 juga.
Hab. Sumatra, in monte Singalang, terricola 2000 m. (Schiffner).
45. Aneura samoana St. Hedwigia, 18093, p. 25.
Dioica, minor, pallide olivacea, tenera, in cortice dense depresso-cæs-
pitans. Frons ad 10 mm. longa, e caudice repente flabellatim ramosa, cellu-
230
690 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
lis internis perlucentibus grosse reticulata. Truncus latus, planus, medio
> cellulas crassus, haud alatus, pinnıs trunco »quilatis, confertis, oplime
flabellatim expansis. 3 cellulas crassis, alis angustis. Pinnulæ apice sæpe
radicantes vel in stolones breves mutatæ, paucæ, alternantes, duplo an-
gustiores, lineares, obtusæ, 2 cellulas crassæ, tertia cellula singula cen-
tralis. Rami feminei ad basin pinnularum parvi, margine irregulariter
lacinulati. Calyptra eylindrica, papulosa, apice magnis cellulis utriculatis
radiatim divergentibus hispida. Reliqua desunt.
Hab. Samoa (Græffe, Powell, Reinecke), Hawai (Baldwin).
16. Aneura tenuicula Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 545.
Dioica, pusilla, viridis, in cortice dense imbricatim repens. Frons ad
4 mm. longa, vage ramosa, tenerrima. Truncus exalatus, 5 cellulas latus,
medio 3-4 cellulas crassus, plano-biconvexus; ram latiores, tenerrimi,
medio 3 cellulas crassi, limbo lato unistratoso; cellulæ intern magnæ,
elongatæ, corticales multo minores, papulosæ. Rami feminei breves, mar-
gine erecto digitatim lacinulato. Calyptra clavata, superne papulosa. Rami
masculi breves, margine papulosi. Antheridia ad 6 juga.
Hab. America merid., Amazonas, Rio Negro, Uaupes et Huallaga (Spruce).
47. Aneura macrostachya Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 550.
Dioica, exigua, fusco-virens, dense depresso-cæspitosa. Frons 4 mm.
longa, stolonifera, simpliciter pinnata, superne alata. Truncus haud alatus,
repetito furcatus, furcis divergentibus, uno latere stoloniferis, altero
pinnatis, apice solum regulariter opposito-pinnatis, plano-biconvexis,
medio 4-5 cellulas crassis; cellulæ internæ multo majores. Pinnæ oblique
patentes, lineares vel lanceolatæ, obtusæ, medio 2 cellulas crassæ, late
alatæ, alis 3-4 cellulas latis, cellulæ marginales 58 u ad costam majores,
corticales valde chlorophylliferæ. Rami masculi in trunco laterales,
lineares, sæpe longissimi, longitudinem totius plant» longe superantes,
limbati, papuloso-crenati. Antheridia ad 30 juga.
Hab. Brasilia, Rio Negro (Spruce).
II. Truncus alatus.
&. MonoIc®.
48. Aneura crenulata St. Bull. Herb. Boissier. 1897, p. 85.
Monoica, mediocris, dilute flavo-virens, dense depresso cæspitosa. Frons
ad 15 mm. longa, e caudice repente flagellifero unilateraliter — apice solum
231
ie; MECS) À Ta Ne" Lars PUR A URSS COTE NOR ME Te DR A DEN ET
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 691
bilateraliter ramosa, ceterum tripinnata, alata. Truncus postice planus,
antice convexus. medio 6 cellulas crassus; alæ 3 cellulas latæ. Pinnæ
approximatæ, ambitu triangulares, imbricatæ, trunco vix angusliores
æquicrassæ. Pinnulæ anguste lineares, 3 cellulas crassæ, ala solum 2 cel-
lulas lata, margine optime papuloso-crenulata; cellulæ internæ corticali-
bus vix majores, in costa trunci solum longiores. Rami feminei brevissimi,
margine breviter lacinulati, calyptra cylindrica, superne papulosa vel
cellulis elongatis hirta, mamilla nulla. Rami masculi flori fem. approxi-
mati, sepe oppositi, anguste lineares, margine papuloso. Antheridia ad
30 juga.
Hab. Japonia (Faurie).
419. Aneura autoica St. n. sp.
Autoica, minor, corticola, olivacea, dense depresso intricala. Frons pro-
cumbens, ramulis stoloniformibus radicans, ad 15 mm. longa bipinnata.
Truncus latus in sectione plano-biconvexus, vel late triquetrus, 1. e. an-
lice planus, postice late carinatus, medio 10 cellulas crassus, alatus, altero
latere ramosus, altero stolonifero radicans; pinnæ itaque unilaterales,
confertæ, 3 mm. longæ, imbricatæ, sepe quatuor laciniis palmatifidæ vel
longiores et magis distincte pinnulal®. Pinnulæ contiguæ, lineares vel
apice parum angustatæ, truncatæ; costa valida alis æquilata, sensim in
alas attenuata; alæ 6 cellulas late, integerrimæ, cellulis 45 X 74 p, ad
coslam parum majoribus, haud incrassatis. Rami feminei parvi, breviter
Jacinulati, utroque latere e basi communi ramulum masculum gerentes;
calyptra maxima, crassa, levis, mamilla magna basi constricta. Rami
masculi interdum ad basin pinnularum solitarii, substricti angusti, vix
alati, margine papulosi, antheridiis ad 10 jugis.
Hab. Chile australis (Dusén).
50. Aneura Fendleri St. Hedwigia 1893, p. 20.
Monoica, mediocris, olivacea, dense depresso-cæspitans, Frons ad
15 mm. longa, pinnata et bipinnata, anguste alata. Trumcus repetilo-
furcatus, anguste linearis, plano-biconvexus, medio à cellulas crassus,
anguste alatus, ale 2-3 cellulas late; pinn&æ unilaterales (in frondis apice
solum regulariler pinnalim dispositæ) simplices vel longe furcatw, trunco
æquilatæ el vix minus crassæ, parum acuminalæ, alis 3 cellulas latis ;
cellule alarum 40 y, ad coslam majores, margine minores, haud in-
crassalæ, Hami feminei in trunco solitarii breves, margine erecto hamatim
lobulato; calyptra parva, apice longe papulosa, mamilla parva, cellulis
232
692 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
clavatis dense obtecta. Rami masculi ad basin pinnarum laterales, lineares,
breves, stricti, margine erecto subintegerrimo. Antheridia ad 6 juga.
Hab. Trinidad (Fendler), Guadeloupe (Marie).
51. Aneura intermedia St. n. sp.
Monoica, mediocris, flavo-rufescens, apice dilute virens, dense depresso
cæspitans et maxime intricata. Frons arcte repens (pinnulis radicantibus
affixa) ad 2 cm. longa, multiramosa et late dilatata, rigida. Truncus ad
À mm. latus, plano-biconvexus, medio 8 cellulas crassus, anguste alatus,
alis 3-4 cellulas latis, irregulariter ramosus, rami altero latere breviter
pinnati, altero pinnis attenuatis radicantes; pinnæ subcontiguæ, ramis
floriferis sæpe interruptæ, digitatim trifidæ, laciniis vel pinnulis ultimis
lanceolatæ, humiliter coslat&, late alatæ, alis costæ æquilatis, 8 cellulas
latis; cellulæ alarum magnæ (40 y), haud incrassatæ, marginales haud
minores. Rami feminei in trunco oppositi, brevissimi, margine lacinulati,
laciniis valde irregularibus, longis, capillaceis vel brevibus ad spinam
reductis; calyptra 3 mm. longa, clavata, levis, mamilla apicali -parva.
Rami masculi solitarii, ex apice pinnulæ sterili orli, parvi, femineis ap-
proximati, margine magnis cellulis denticulati, stricli, antheridüs quadri-
jugis.
Hab. Brasilia, Apiahy (Puiggari).
52. Aneura leptophylla Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 544.
Monoica vel dioica, pusilla, tenella, flaccida, olivacea, valde chlorophylli-
fera, dense depresso stratificata. Frons ad 5 mm. longa. regulariter bi-
pinnata, late alata. Truncus pro planta latus, plano-biconvexus. 4 cellulas
crassus, margine cellulis triseriatis alatus, cellulæ internæ corticalibus
multo majores, alarum 27 y, ad coslam majores, margine crenulato.
Pinnæ breves, approximatæ, trunco duplo angustiores, apice pinnulis
oppositis patentibus quasi palmatim trifidi. Rami feminei in trunco pin-
nisque solitarii, breves fere cupuliformes, margine cellulis digitiformibus
erenulati, plus minus inciso-lobati. Calyptra parva, 1 mm. longa, superne
cellulis utriculatis hirta, mamilla cellulis similibus penicillatis formata.
Rami masculi breves, margine erecto papuloso. Antheridia ad 8 juga.
Hab. Venezuela, San Carlos del Rio-Negro (Spruce), Cuba (Wright).
53. Aneura erosa St. Hedwigia 1891, p. 269.
Monoica, exigua, dilute olivacea, pellucida, tenerrima, in cortice expansa.
Frons ad 3 mm. longa, basi stolonifera, superne furcata vel palmatim
233
Aneura. FRANZ STEPHANI, SPECIES HEPATICARUM. 693
divisa vel paucipinnata, ramulis trunco æquilatis, linearibus, medio
3 cellulas crassis, alis 3-4 cellulas latis, margine irregulariter papulosis
quasi erosis. Rami feminei brevissimi, margine hamatim papuloso.
Calyptra pyriformis, lævis, mamilla discoidea, papulosa. Rami masculi
longissimi, sepe frondi subæquilongi, lineares, tenues, margine hamatim
papulosi. Antheridia ad 15 juga.
Hab. Africa occid. Insula S. Thomé (Quintas).
3. Dorcz.
1. Plantæ elatæ, spectabiles.
54. Aneura elata St. Hedwigia 1893, p. 19.
Dioica, major, plus minus fusco-olivacea, laxe cæspitans. Frons ad
12 cm. longa, rigida, erecta vel procumbens, basi tantum radicans, tripin-
nala. Truncus latus, validus, fusco-brunneus, in sectione alte biconvexus,
medio 10 cellulas crassus, anguste alatus; cuticula levis. Pinnæ plus
minus remotæ suboppositæ, ambitu late deltoideæ, oblique in planum pa-
tentes, ad 12 mm. long, alatæ, acuminat®; pinnulæ oppositæ remotius-
culæ, obtusæ, costa lala; ale pellucidæ, 5 cellulas latæ, cellulis 28 y, ad
costam multo majoribus, versus marginem sensim minoribus, ipso margine
circiter 7 y. parietibus validis, angulisque incrassatis. Cellulæ costæ corti-
cales parvæ, interne mullo majores, perlucentes, rami itaque oplime
reliculati. Rami feminei in trunco oppositi, steriles elongati, interdum
furcati, late alati, alis usque ad costam lobatis varieque incisis (nusquam
lanatim piliferis). Galyptra clavata sublævis, mamilla parva. Rami masculi
ad basin pinnarum oppositi, interdum ramosi bi-trifidi, curvatim sub
pinna oceulti, canaliculati, erenulati. Antheridiis ad 8 jugis.
Hab. Java (Stahl, Schiffner).
Aneura Zollingeri differt trunco haud alato, pinnulis alternis, alarum
cellulis multo minoribus, præcipue ramis femineis lanatim piliferis.
55. Aneura Glaziovii Spruce. Bull. Soc. bot. 1889, XI, p. 201.
Syn. : Aneura tripinnata St. Soc. bot. belg. 1892, p. 175.
Dioica, major, gracilis, superne flavo-virens, inferne rufescens. Frons
ad 6 cm. longa, tripinnata ; truneus antice planus, poslice convexus, medio
12 cellulas crassus, cellulis »quimagnis formatus, anguste alatus; pinnr
breves, alternantes, decurvæ, remotiusculæ, ambitu ovato-deltoidew,
pinnulis brevibus confertis, latissime alatis, ala integerrima cellulis ma-
gnis 36 X 5% y) formata. Cuticula kovis. Rami feminei in trunco sparsi,
23
694 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
parvi margine crenulati. Calyptra magna, trunco primario æquilata, cla-
vata, apice grossemamillata, lacinulis sparsis hirta. Elateres rufi, mono-
spiri, maxime attenuatæ. Spore rufæ 13 y, læves. Rami masculi in pin-
nulis ultimis laterales, numerosi, parvi, parum canaliculati, curvatim sub
ramo oceulti, tenues et pellucidi, margine irregulariter papulosi, anthe-
ridiis 6-7 jugis,
Hab. Costarica (Pittier et Durand 6075), Brasilia subtropica (Ule 204,
439), Rio Janeiro (Glaziou 7069).
Spruce beschrib seine Pflanze (nach sehr schlechten Exemplaren) als
bipinnata, was ein Wiedererkennen der Pflanze verhinderte.
56. Aneura trichomanoides Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885,
p. 47.
Dioica, elala, erecta vel dense stratificata, pallide viridis vel rufescens.
Frons ad 6 cm. longa, tripinnata. Truncus validus, superne repetito longe
furcatus, plano-biconvexus, medio 40 cellulas crassus, alatus, alæ sub-
dentatæ, sepe interruptæ. Pinnæ 5 mm. longæ, alternantes vel suboppo-
sitæ, oblique patulæ, planæ, ambitu late triangulares, subcontiguæ, pin-
nulæ suboppositæ, lineares vel lanceolatæ, contiguæ, angustæ, costa an-
gusta, apice 2 cellulas lata, bene distincta, alæ latissimæ, pellucidæ, ad
7 cellulas latæ, margine repandæ, erosæ, plus minus dentatæ; cellulæ
alarum 37 y, ad costam majores. Rami masculi ad basin pinnarum soli-
tar, interdum furcati, alii apice vegelativi, alis latis tenerrimis, adscen-
dentibus, margine irregulariter dentieulatis, antheridus ad 42 jugis.
Hab. Andes quitenses, in sylva Canelos et in monte Abitagua (Spruce).
57. Aneura lepidomitra Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 549.
Dioica, major, rufescens, erecta vel procumbens. Frons ad 5 cm. longa,
gracilis, subflaceida, bipinnata. Truncus fusco-rubens, late linearis, in sec-
tione plano-biconvexus, medio 6-7 cellulas crassus, ubique anguste alatus
(alis 5-6 cellulas latis). Pinnæ dissitæ, breves, 3 mm. longæ, suboppositæ,
oblique patulæ, hamatæ. paucis pinnulis brevibus contiguis imstructæ ;
costa latissima, in pinnulis ultimis angustior, late alata, alis 5-6 cellulas
latis, margine repandis; cellulæ alarum 18 w, parietibus validis angu-
lisque incrassatis. Rami feminei in trunco oppositi, lati brevissimi, mar-
gine longe et anguste laciniati. Calyptra alte mamillata, facie papillis
necnon squamulis membranaceis conspersa.
Hab. Andes quitenses, in monte Guayrapata, 2800 m. in cortice, Nova
Granada, Paramo de Sonson (Wallis).
239
Lu } VPN:
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 695
58. Aneura Wallisii St. Hedwigia 1893, p. 28.
Dioica, major, rufescens, valida. Frons ad 6 cm. longa, inter muscos
irregulariler ramosa, tripinnata. Truncus plano-biconvexus, medio 8 cel-
lulas erassus, alatus ; pinnæ breves oppositæ, approximatæ, paucipinnu-
latæ, late alatæ, ala tenerrima. integerriina, valide costatæ, cellulæ alarum
parvæ, 18 u. Rami feminei in trunco oppositi, brevissimi, trifidi, margine
foliacei. longe fimbriati, laciniis valde irregularıbus, sæpe dentatis, lana-
tim intricatis. Reliqua desunt.
Hab. Nova Granada, Paramo de Sonson (Wallis).
Die © Aeste sind zuerst gabelig und einer der Gabeläste hat sich dann
nochmals geteilt; jeder Ast trägt die Pistille in der gewöhnlichen zwei-
zeiligen Anordnung.
(A suivre.)
A —
696
RECHERCHES
SUR
Le TRISETUM BURNOUEI Bea
PAR
J. FOUCAUD
L’exeursion que nous avons faite en Corse, l’an passé, du 8 juillet au
1” août, M. Mandon et moi, nous a permis de constater que le Trisetum
Burnoufii abonde sur quelques points de l’île et en particulier dans les
terrains secs et les maquis de Corté et des environs.
Requien, qui a beaucoup herborisé en Corse, a découvert ce Trisetum
à Corté « sur les rochers humides et sur un vieux mur de fontaine »
et au Niolo et l’a dédié à M. Burnouf, alors principal du College de
Corté.
La presence à Corte d’un Trisetum très distinct du 7° flavescens P. B.
également cité dans cette localité, et auquel la description du 7. Bur-
noufii ne s’appliquait qu’en partie, m’a porté à penser que ce dernier
avait peut-être été méconnu et que le Trisetum de Corte et des environs
pouvait bien appartenir à cette espèce.
Il importait done de comparer cette plante avec des spécimens authen-
tiques de Trisetum Burnoufiü.
Grâce à l’obligeance de MM. Autran, Belli, Sommier et Baroni, j'ai
pu faire cette comparaison avec les spécimens existant dans l’herbier
Boissier-Barbey et dans l’herbier Parlatore.
Les spécimens de l’herbier Boissier-Barbey, dont l’etiquette a été
écrite par Parlatore, proviennent de Corté et ont été recueillis en
septembre 1847; ceux de l’herbier Parlatore, dont les étiquettes sont.
de Requien, forment deux parts; celle indiquée comme provenant du
Niolo est représentée par un échantillon qui se rapproche davantage de
ceux de Corte; l’autre part paraît avoir été recueillie dans la région
(2) J. FOUCAUD. RECHERCHES SUR LE TRISETUM BURNOUFII REQ. 697
élevée bien qu'elle soit indiquée comme provenant de Corte, car la
plante diffère très peu de celle que j'ai observée au sommet du mont
Felce. Requien paraît d’ailleurs avoir hésité sur la provenance de
cette part puisque sur son étiquette figure le mot Niolo qu’il a supprimé
et remplacé par le mot Corté.
Dans les terrains secs, les maquis de la région basse, le Trisetum de
Corse est courtement pubescent ; ses chaumes sont grêles, assez élevés,
d'un jaune rougeätre, surtout inferieurement; ses feuilles sont assez
allongées, obtuses et généralement enroulées-filiformes; sa panicule, qui
atteint jusqu'à dix centimètres de longueur, a souvent une teinte légère-
ment jaune rougeätre.
Dans la région élevée, sa pubescence est plus accentuée ; ses chaumes
sont moins greles, moins élevés, assez souvent moins colorés inférieure-
ment; ses feuilles sont plus courtes, plus ou moins obtuses, plus larges,
planes ou un peu enroulees; sa panicule est plus courte et ordinairement
d'un vert argenté; les Epillets, ainsi que dans la région basse, ont de deux
à quatre fleurs avec le rudiment d’une autre fleur.
Ces deux variations sont reliées par des intermédiaires que l’on
observe au fur et à mesure que l’on va d’une région dans l’autre.
L'étude comparative que j'ai faite des nombreux échantillons que j’ai
observés et des spécimens authentiques qui m'ont été communiqués,
m'a démontré que le Trisetum que nous avons rencontré en Corse,
M. Mandon et moi, est identique au 7. Burnoufii et que cette espèce à
été méconnue parce qu'elle a été créée à l’aide des deux variations prin-
cipales dont je viens de parler et dont quelques caractères importants
ont été omis ou exagérés.
La comparaison des caractères de cette plante avec ceux mentionnés
par Palatore (Fl. Ital. 1, p. 263), dans sa diagnose et dans l’obser-
ation qui accompagne cette diagnose, ne laisse aucun doute à ce sujet.
Afin qu'on puisse facilement comparer ces caractères avec ceux que
j'ai observés, je donne ci-dessous la diagnose et l'observation du Ælora
Italiana ainsi que la description, avec bibliographie, que j'ai faite :
« T. panicula strieta, pauciflora, spiculis 3-4-Horis, glumis puberulis,
superiore trinervi altera subdimidio breviore, pilis ad basin floscu-
lorum brevissimis, palea inferiore apice longe biseta, ejus arista paleam
longitudine superante, ovario glabro, culmo rachidique puberulis, foliis
lineari-filiformibus, vaginisque pubescentibus, radice..... perenni.
« Specie dotata di una pubescenza quasi tomentosa nelle foglie, nelle
guaine, nel culmo, nelle rachide, nei pedicelli, nelle glume, Ha le foglie
698 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
strettissime e come filiformi, la pannochia stretta, corta, con rami cortis-
simi, portanti poche spighette, che sono di un colore verde argenteo,
splendenti, e che hanno 3 0 4 fioretti, la di cui paglietta inferiore è termi-
nata da due sete lunghe piu di quelle che si osservano nel Trisetum
flavescens.
Trisetum Burnoufii Reg. in Parlat. Fl. Ital. 1, p. 263; Cesat. Passer.
Gibelli, Comp. della F1. Ital. 1, p. 44; Husnot, Monogr. Gram. p. 43. —
T. FLAVESCENS Parl. Fl. Palerm. 1, p. 103 (p. p.) — T. FLAVESCENS
P. B. var. splendens Parl. Fl. Ital. 1, p. 261 (p. p.). — AVENA SPLEN-
DENS Guss. Fl. Sic. Prodr. 1, p. 126 (p. p.). — A. FLAVESCENS Guss.
Syn. Fl. Sic. 1, p. 153 (p. p.). — A. Burnourn Nym. Syll., et Consp.
Fl. Eur., p. 812. — Exsiccata : Todaro Fl. Sie. exsicc. n° 299 (p. p.) ;
Soc. Rochel, ann. 1898, n° 4367. — Plante courtement pubescente sur
les tiges, sur les feuilles et sur les gaines. Souche cespiteuse ou un peu
rampante. Chaumes de 3-10 décimètres, grêles ou assez épais, d’un
jaune rougeätre inférieurement et à nœuds inférieurs souvent très
développés. Feuilles étroites, obtuses; les inférieures enroulées-fili-
formes ou plus ou moins enroulées, rarement planes; les supérieures
enroulées ou planes, quelquefois enroulées-filiformes; ligule courte,
tronquée. Panicule étroite, spiciforme, plus ou moins longue (4-10 cen-
timètres), légèrement teintée de jaune rougeâtre ou vert argenté;
rameaux courts, lisses ou peu rudes portant jusqu’à 12 epillets; épillets
longs de 4-5 millim. contenant 2-4 fleurs et le rudiment d’une autre
fleur; axe velu avec un faisceau de poils très courts à la basse de chaque
fleur. Glumes inégales, largement scarieuses; l’inférieure de ‘/s à '/ı
plus courte et plus étroite, uninervée, un peu scabre sur la carene; la
supérieure un peu plus courte que la fleur, lancéolée, acuminée, légère-
ment scabre sur la carène. Glumelles un peu inégales; l’inferieure lisse
ou presque lisse, munie au sommet de deux arêtes sétacées de ‘/2 milli-
mètre de longueur environ, 5-nervée et pourvue sur le dos, un peu
au-dessus du quart supérieur, d’une arête genouillée, flexueuse égalant
sa longueur ou la dépassant un peu; la supérieure bidentée et scabre
sur les bords. Z. Juin-aoüt.
Cette plante se distingue nettement du 7. flavescens P. B. et de ses
variétés par sa pubescence courte; par la partie inférieure de ses
chaumes ordinairement d’un jaune rougeâtre à nœuds très développés;
par ses feuilles plus étroites, obtuses, enroulées-filiformes ou enroulees;
par sa panicule non jaunâtre, plus étroite, souvent teintée d’un jaune
x
rougeätre ou vert argenté, à rameaux plus courts; par ses épillets
(4) J. FOUCAUD. RECHERCHES SUR LE TRISETUM BURNOUFIT REQ. 699
2-4-flores ayant toujours le rudiment d’une autre fleur quelquefois
munie d’une arête.
C'est en partie ce même Trisetum que Parlatore (1. e. p. 261) a réuni
en var. splendens au T. flavescens P. B.
En effet, cet auteur caractérise ainsi sa variété : « ©. splendens, pani-
cula confertiuscula, spieulis 2-3-Horis, vel 2-floris cum rudimento floris
superioris aristato, foliis angustioribus. »
Dans son herbier cette variété est représentée surtout par le 7. Bur-
noufü Req. et par le 7. flavescens P. B. var. splendens Presl (pro specie).
Quelques lignes plus bas, on lit au sujet de cette même variété :
« …. E propria la varietà ec. di Sicilia, ove si trova nelle alte montagne
piuttosto elevate, specialmente della parte settentrionale dell’ isola. Ho
avuto ancora questa varietà della Sardegna, communicatami dall’ amico
prof. Moris..... »
Enfin dans l’observation relative à cette variété, il est dit: «..... La
varietà ec. ha la pannochia più ristretta, le spighette spesso con due
fiori, o con un terzo fiore, ch” è qualche volta solo rudimentario. La
paglietta inferiore del secundo fioretto e anche talora del terzo offre
aleuni peli nei lati, pero s’incontra spesso affatto glabra, le foglie sono
piü strettamente lineari. »
C’est en effet le T. Burnoufii, d'après les échantillons que j'ai étudiés,
qui a été recueilli par Moris en Sardaigne, à Villa-Nova (1841) et à
Oliastra sous le nom d’Avena flavescens L. Il a aussi été récolté en 1852,
par le même auteur, au sommet des monts d’Oliena et dans les monts
de Dorgale.
Sur les étiquettes de la plante de ces deux dernières localités, Moris,
qui hésitait sans doute à rapporter cette plante à l’A. flavescens L., a
seulement indiqué les noms de ces localités. Depuis, sur des étiquettes
séparées, on a écrit : « Trisetum flavescens (L.) P. B. var splendens
Presl. »
Le même Trisetum a été distribué par Todaro sous le n° 292 de son
Flora Sicula exsiccata mélé, dans quelques parts, au 7, flavescens P. BD.
var, splendens Presl (pro specie) recueilli « in montibus herbosis.
Palermo San Martino. Majo. »
Gussone (Fl. Sie. Prodr. I, p. 126 et Fl. Sie. Syn. I, p. 153) cite la
méme localité et c'est à cette espèce que se rapporte ce passage du
ET. Sie, Syn. (I, p. 153) : Ab A. flavescens non differt, nisi foliis angus-
tioribus, glabrioribus, longioribus; spieulis sæpius 2-floris, raro rudi-
mento tertii flosculis auctis, vel perfect 3-floris, latioribus, et inten-
MN en ae u lis d'A a en AE EEE EEE Ge ZT TR SE A QT 5
700 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
tioribus ab marginem latiorum scariosum valvulæ corollinæ exte-
rioris... »
D’après ce qui précède, l’aire de dispersion du Trisetum Burnoufi
Req. comprend non seulement la Corse, mais aussi la Sardaigne et la
Sicile. À
En Corse, nous l’avons observé à Corte et dans les environs, au mont
Felce, dans la vallée de la Restonica près du Rotondo, à Caporalino et
dans les environs, entre la forêt de Vizzavona et Vivario et à Ghisoni.
M. Audigier, qui a herborisé en Corse l’an passé pendant plusieurs
mois et qui cette année a exploré de nouveau le pays, a bien voulu
rechercher ce Trisetun dans la région du Niolo. Ses recherches ont été
couronnées d’un plein succès et, en juillet dernier, il m’envoyait de
nombreux échantillons de cette plante recueillis de Calacuecia à Cuceia.
Depuis, M. Audigier l’a observé dans les localités suivantes : Santa
Regina, pont de Casterla, vallée du Torrigolo, col de Croce d’Albitro,
Castiglione, mont Cinto, pied du Berdato. L’altitude de ces localités
est de 300 à 1300 mètres.
M. Rotges, dont les découvertes en Corse sont aussi nombreuses
qu'intéressantes, a aussi recueilli ce Trisetum dans les environs de
Ghisoni où il est assez répandu.
De nouvelles recherches le feront certainement découvrir sur d’autres
points de la Corse, de la Sardaigne et de la Sicile.
En terminant, il me reste à remplir l’agréable devoir de remercier
les confrères qui ont bien voulu me communiquer les spécimens
authentiques de Trisetum Burnoufi et autres que je désirais étudier.
Qu'ils me permettent, et en particulier MM. Autran, Belli, Sommier,
Baroni et Célakovsky, de leur adresser à tous mes remerciements les
plus sincères ainsi que l'expression de toute ma reconnaissance.
Rochefort, le 10 août 1899.
FLORA OF SYRIA, PALESTINE AND SINE
PAR
Prof. D' George-E. POST M. A, M. D.
BEYROUTH (Syrie).
u
Cette flore est la seule qui existe pour la Terre Sainte.
Elle renferme les descriptions de toutes les plantes de cette
région, qui est d'un si haut intérêt pour le monde chré-
tien. On y trouve les diagnoses, détaillées en anglais, de
3500 espèces environ tant phanérogames que cryptogames
£ vasculaires, qui eroissent entre le Taurus et le Sinaï d’une
part et la mer Méditerranée et le désert de Syrie d'autre
part. Des clefs analytiques servent à la détermination des
_ familles et des genres. Elle est illustrée de nombreux
dessins, pour la plupart nouveaux.
Cet ouvrage, recommandable sous tous les rapports,
peut être livré franco, sur demande, contre un mandat
postal de fr. 26.50, adressé à M. Autran, à Chambésy "
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SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE 1899.
ee
L — E. Hackel. — ENUMERATIO GRAMINUM JAPONLE.
Verzeichnis der Gräser Japans ‚hauptsächlich auf Grund-
lage der Sammlungen der Herren Rev. P. Urb. Faurie in | ds
Aomori und Professor J. Matsumura m 1okyo 2.20 : 704
Il. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 727 -
IL — Olga et Boris Fedtschenko. — Matériaux pour la
llore du Caucase ne ee 210
APPENDIX No III.
IV. — A.-M. Hue. — Dris JOHANNIS MÜLLER LICHENOLO-
GISCHE BEITRAGE in Flora, annis 1874-1891 ed ere
Index-alphabencn ne ce ae al
APPENDIX No Y. |
V. — Ph. de Palézieux.
- Anatomisch systematische Unter- ©
suchung des Blattes der Melastomaceen mit Auschluss der ar ee
Triben : Microlicieen, Tibouchineen, Miconieen... - 65: à 84
erg
Nr
DIV ,
72e année. N° 10. Octobre 1899,
RTS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ENUMERATIO GRAMINUM JAPONLE
Verzeichnis
der
CESSE TER PPANNTS
hauptsächlich auf Grundlage der Sammlungen
der Herren
Rev. P. Urb. FAURIE in Aomori
und
Professor J. MATSUMURA in Tokyo
von
E. HACKEL
(Fortsetzung und Schluss.)
IX. AVENEÆ
+ 101. Cœlachne japonica Hack, n. sp. Culmi decumbentes ad- |
scendentesque cire, 12 em. alti, graciles, flaccidi, ramosi, glaberrimi.
Vaginæ laxæ, ad nodos pubescentes, celerum glabræ, Ligula obsoleta,
parce ciliata, Laminæ lineari-lanceolate, acutæ, flaccidæ, 1,5-3 em. Ig.,
3-5 mm. It, e tuberculis minulis sparsis setuloso-scabri® v. glabrescentes,
BULL. HeRB, Boiss,, oclobre 1899, 48
702 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
virides. Paniculæ terminales et laterales (hæ minores), lineari-oblongæ
ad 4 cm. Ig. laxæ, patentes, subsimplices, rhachi ramisque lævibus, his
1-3 spiculatis, spiculis a se remotis, subterminalibus breviter pedicellatis.
Spiculæ oblongæ, 2,5 mm. Ig., pallide virides, biflor&, flore superiore ad
latus deflexo. Glum& steriles inæquales, I spiculæ ‘/3. II spiculam dimi-
diam æquans, ovales, obtusissimæ v. rotundatæ, late membranaceo-
marginatæ, I Î-nervis, glabra, II 3-nervis e tuberculis parcis setuloso-
scabra. Gluma florifera inferior lanceolata, acutiuscula, rigidule mem-
branacea, enervis, minutissime striato-scaberula ; palea eam æquans, ob-
tusiuscula, enervis, ad margines inflexa. Stamina 2; ovarium ovatum,
styli longiusculi, stigmata plumosa. Gluma florifera superior ab inferiore
internodiolo quam ipsa 3-4 plo breviore glabro separata, inferiore ‘/4
brevior, celerum ei similis.
Coll. Faurie : 6253 Sambongi, 12084 Ozaka (specimen macerrimum,
spieulis sepe unifloris), 13805 et 1205* Akita.
Affinis C. pulchellæ R. Br., quæ differt panicula lineari, interrupta,
densiuscula, contracta, magis composita (ramis etiam superioribus 2-3-
spieulatis, medus eirc. 5-spiculatis, spiculis in ramis glomeratis sub-
sessilibus minoribus (1'5-raro 2 mm. lg.) ovalibus, gluma I, ‘/2 spiculæ
IL °/s spiculæ æquans, utraque 3-nervi; glumis floriferis ovato-lanceolatis
obtusiuseulis. |
102. Holcus lanatus L. Spec. ed. 1, 1048. Coll. Faurie : 10918,
41017 bords des chemins dans la ville de Nemuro; 1221 * Matsushima
(an revera indigenus?) — Coll. Matsum. : Introductus.
+-103. Deschampsia cæspitosa Beauv. Agrost. 91. Coll. Faurie :
7468 île d’Yetorofu, 10528 Cap Erimo, 10822 Kushiro. — Coll. Matsum. :
in montibus Nikko.
10%. D. ilexuosa Trin. Mem. Acad. Petersb. ser. VI, &, suppl. p. 9.
Coll. Faurie : 4598 Osorezan, 5136 montagne de Seseki, 5921 sommet du
Ganju, 10966 montagnes de Shiretoko, 1215* Asamayama; forma mon-
tana (var. ß. montana Trin. IL. c., a typo non semper tuto dignoscenda) :
nr. 931 sommet du Hakodate, 10966 sommet du Riishiri.
105. Trisetum flavescens Beauv. Agrost. Expl. d. pl. p. 12.
a. genuinum : panicula oblonga; spiculæ 3-floræ; glum& steriles
L : 6 mm., fertilis 6 mm., minutissime puncticulata ; arista 8 mm. lg. (cum
speciminibus europæis typicis omnino congruens). Coll. Faurie : 499 Shi-
rosaki, 5711 collines d’Yesashi, 8235 côte d’iwanai, 8456 île de Rebunshiri,
10523 côte de Saruru.
8. papillosum : ut præcedens, sed glumæ fertiles papillis elevatis
(21) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 703
creberrimis scaberrimæ. Coll. Faurie : 2359 Tokyo, 2561 dunes de Niigata,
1212* Aomori; coll. Matsum. : Tokyo.
7. Macranthum : panicula angusta, cire. 46 cm. Ig., spiculæ bifloræ,
majores : glumæ steriles 3°5 : 6,5 mm., fertiles 8 mm., palea 5 mm., arista
10 mm., gl. fert. punctis elevatis scabra. Coll. Faurie : 7491 plaine de
Sapporo.
Obs. De synonymis varietatum ß et y incertus sum. Bromus bifidus
Thunb. ad utramque pertinere potest; Bromus aveniformis Steud. Syn. I,
326 vix dubie ad var. ß pertinet; Trisetum cernuum Franch et Sav. Enum.
I. 173 non Trin. verisimiliter est nostra var. ß, sed spiculæ « conspicue
majores quam in planta europaæ » (ut auctoresin nota dicunt), varietatem
> indicare videntur. Trisetum cernuum Trin. est planta omnino aliena,
panicula laxa nutante, ovario pilis comato facile dignoscenda. Trisetum
sibiricum Rupr. (Avena Ruprechtii Gris.), a cl. Franchet tamquam syno-
nymum eitatum, est planta arclica, quæ (ex diagnosi) rhæhilla internodiis
longius villosis, gluma fertili pilosiuscula etc. differe videtur.
—+- 106. T. subspicatum Beauv. Agrost. 88. Coll. Faurie : 8431
falaises de Rebunshiri.
Obs. Folia densius canescenti-villosula, cetera omnino ut in planta typica.
107. Avena sativa L. Spec. ed. 4, 79. Culta et subspontanea. Coll.
Faurie : 40576 Urakawa.
+-108. A. sterilis L. var. minor Coss. et Dur. Expl. Alg. II, 109.
Coll. Faurie : 2539, dunes de Niigata.
109. [A. fatua L. cfr. Franch. et Sav. Enum. T. 173.]
Obs. A. barbata Brot. (A. hirsuta Roth, A. japonica Steud. Syn. I 231)
fide Bürger et Siebold (efr. Miqu. Prol. et Franch. et Sav. Enum. I. 17%) in
Japonia colitur. Specimen japonicum non vidi; at in collectione Mat-
sumuræ certe adest A. strigosa Schreb. Spicil, Fl. Lips. 52, « in hortis
Tokyensibus culta ».
X. CHLORIDEÆ
110. Cynodon Dactylon Pers. Syn. 4, 85. Coll, Faurie : 3202
plage de Hakodate, 11548 Onomichi.
111. Eleusine indica Giertn. Fruet. I. 8. Coll. Faurie : 11561 Ono-
michi. Coll Matsum. : Tokyo.
112, E. Coracana Gsertn. |. e., verisimiliter præcedentis forma culta,
ellam subspontanea provenit. Faurie 6475 Kamakura. Cullam misit Mat-
sumura,
70% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
143. Beckmannia eruciformis Host Gram. aust. II, 5. Coll.
Faurie : A211 Sapporo, 483, 2352, 2357 Tokyo, 1218 * Matsushima. —
Coll. Matsum. : Tokyo.
114. Leptochloa chinensis Nees in Syll. Ratisb. I, 4, Agrost.
bras. 432. (L. tenerrima Miqu. Prol., Franch. et Savat. Enum., vix R. et
Sch. quæ species satis dubia). Coll. Faurie : 11509 Onomichi. — Coll.
Matsum. : Tokyo.
Obs. L. eragrostoides Steud. Syn. I. 208 est species dubia, a. cl. Franch.
et Sav. non visa, probabiliter eadem ac L. chinensis. Ex diagnosi certum
discrimen eruere nequeo.
X. FESTUCEÆ
Arundo Donax L. spec. ed. 1, 81. Coll. Faurie : 11990 cultivé dans
le voisinage de Kochi.
115. [A. bifaria Retz. Obs. IV. 21, Amphidonax bifaria Nees in Steud.
Syn. I, 197 ex Franch. et Sav. Enum. I. 171 in Kiusiu et Nippon a cl.
Burger lecta, ame non visa, secundum Hooker, FI. of Brit. India VII, 303
nihil est nisi ipsa Arundo Donax L.).
116. Phragmites communis Trin. Fundam. 134. Coll. Faurie :
112% Mororan, 6221 Morioka, 11897 Kochi. — Coll. Matsum. : Tokyo;
forma minor, ad var. pumilam (Willk. spec.) accedens prope Tamagawa
prov. Mushasi, nom. jap. : Jishibari.
Obs. Ph. longivalvis Steud. Synops. I. 196 vix varietas distincta Ph.
communis Trin. esse videtur. h
117. Ph. Karka Trin. ex Steud. Nomencl. ed. 2, 324, Ph. Roxburghiü
Steud. 1. c. Franch. et Savat. Enum. IL. 170, Oxyanthe japonica Steud.
Syn. I. 4972 — Coll. Matsum. : Sakai, prov. Izumi, leg. Makino.
118. Ph. macer Munro in Journ. of Bot. 1877, 350. Coll. Matsum :
Hakone, prov. Sagami.
119. [Ph. japonica Steud. Syn. I. 196, Franch et Sav. Enum. I. 170,
est species dubia, vix a Ph. communi bene distincta.]
—-120. Diplachne serotina Lk. hort. ber. 1, 155 var. aristata
Hack. n. var. differt a typo spiculis laxius floriferis, gluma fertili arista ei
subæquilonga munita. Coll. Matsum. : Shirako, prov. Musashi.
—121. Molinia japonica Hack. n. sp. Rhizoma breve, crassum,
adscendens, tectum vestigiis culmorum præteritorum, quorum basis
tumida remanet. Culmi internodia ima dense aggregata, brevissima,
(23) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 705
crassa, ejus basin tumefacientes, internodium summum longissimum,
enode, teres, glaberrimum. Vaginæ arctæ, teretes, valde elongatæ (30 cm.
vel plus). collo extus linea prominente pilosula v. glabra notatæ, ceterum
glaberrimæ. Ligulæ loco margo ciliaris angustissimus. Laminæ e basi
angustata lanceolato-lineares, sensim valde acutatæ, erectæ, ad 60 cm. Ig.
et 4 cm. It. (in specim. macris vix dimidium), subtus læves, virides, supra
glaucæ, glabræ v. pilis brevibus adspersæ, margine scaberrimæ, rigidulæ,
crassinerves. Panicula oblonga, laxiuscula, patens. usque ad 35 cm. Ig.,
rhachi ramisque scabris, ramis inferioribus subverticillatis (longioribus
ad 18 cm. longis) mox supra basin ramulosis, ramulis dissite 3-4 spicu-
latis patulis. Spiculæ breviter pedicellatæ, lineares, 3-6 floræ, 12-14 cm. lg,
brunnescenti-viridulæ, extus glabræ, rhachilla laxe ciliata. Glum& steriles
lanceolatæ acutiuscule, 4 : 5 mm. longæ, 3-nerves, carina scaberulæ.
Glumæ fertiles basi callo pilis quam ipsæ 4 plo brevioribus vestito munitæ,
lanceolatæ, acutæ, 7 mm. Ig., chartaceo-membranaceæ, 3-nerves, nervis
parum prominulis, leaves. Palea gluma sua paullo — '/s brevior, lanceolata,
obtusiuscula, carinis scabra. Stamina 3.
Coll. Faurie : 925 sommet du Hakoda, 1141 Aomori, 3034 plaine de
Sapporo, 4596 Osorezan dans l’Aomori, 13466 Tsurugizan, 13494 Okuma
san. — Coll. Matsumura : Tokyo; Shimizutooge (prov. Echigo); montes
Nikko; prov. Hitachi.
Species distinctissima, affinis M. cerulee var, arundinacee, quæ differt
præserlim spiculis minoribus (6-8 mm.) oblongis, glumis fertilibus
(4-5 mm. lg.) callo nudis, prominenter nervosis, paleæ carinis infra
medium gibboso-prominentibus lævibus.
122. Eragrostis japonica Trin. Mem. Acad. Petersb. ser, VI, 4
(1831) 405; Poa japonica Thunb. Fl. jap. 31; Eragrostis tenella ß japonica
Rœm. et Schult Syst. II. 576; E. tenella Franch. et Sav. Enum. I. 177 non
Beauv. (quæ Poa tenella L. = Eragr. plumosa Lk.); E. aurea Steud. Syn. I.
267. Coll. Faurie : 11557 Onomichi, 11663 Matsuyama. — Coll. Matsum. :
ins. Kiushiu. Vidi etiam in herb. Engler pr. Orumi, Mizuhikigo a Tachiro
lectam.
123. E. ferruginea Beauv. Agrost. 71. Miqu. Prol. Fl. Jap. 168,
Franch, et Sav. Enum. 1. 177. Coll. Faurie : 6742 Sendai, 41512 Onomichi,
12086 montagnes de Kobe. — Coll, Matsum. : Tokyo.
124. E. bulbillifera Steud. Syn. I. 267. emend. E, Brownei Miqu.
Prol. 169 non Nees, E, bahiensis Franch. et Sav. Enum, 1 177 non Schrad.
Coll. Faurie : 14670 Matsuyama, 11888 Kochi.
Descr, emendata : Cæspilosa, culmi et innovationes basi squamis ovatis
706 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
cincli, erecti, graciles, 30-40 cm. alti, simplices, subcompressi, glaberrimi,
fere ad paniculam usque foliati. Vaginæ glaberrimæ, subcarinatæ. Ligula
ipsa minulissima, ciliolata, sed intus pilis longis mollibus stipata. Laminæ
a vagina vix sejunctæ, angusie lineares, tenuissime acuminatæ, siccæ sub-
convolutæ læves, præter basin barbatam glabræ. Panicula ovato-oblonga
laxa, patens, rhachi ramisque scabris, ramis cire. a ‘/4 inferiore divisis et
spiculiferis, in vegetioribus ramulosis plurispiculatis, in macrioribus pauci-
spiculatis. Spiculæ remotiuscul&, subterminales ramorum pedicellis dimi-
diam spiculam subæquantibus fultæ, omnes lineari-lanceolatæ multifloræ,
livide violascenti-olivaceæ, 16 flores 10 mm. longæ. Glumæ fertiles ovatæ,
leviter acuminatæ, nervo laterali prominulo.
. Steudel descripsit « bulbillos minimos » ad radicem, qui certe anomali
erant ; reliqua descriptio in specimina macriora bene quadrat.
E. Brownii Nees (E. atrovirens Trin., quod nomen antiquius) differt
ligula brevissima membranacea non ciliari nec pilis stipata, panicula den-
siuscula, glumis fertilibus acutiusculis nec acuminatis. E. bahiensis Schrad.
differt paniculæ ramis a basi ramulosis spiculis æqualiter obsitis, spiculis
(saltem subterminalibus ramorum) brevissime pedicellatis.
125. E. major Host Gram. austr. 4, 14, t. 24, E. megastachya Link,
Franch. et Savat. Enum. I. 177. Coll. Faurie : 41473 Okayama, 11508
Onomichi. — Coll. Matsum. : in prov. Shinano.
126. E. pilosa Beauv. Agrost. 71. Coll. Faurie : 1189 ei 2896 Otaru,
1320 Sapporo, 3179 Hakodate, 6002 Morioko, 11009 Akeshi, 1192 * Numa-
saki, 1193* Akita, 1194* Sendai. — Coll. Matsum. : Tokyo.
127. Koeleria cristata Pers. Syn. I. 97. Coll. Faurie : 1213* Aomori.
128. Melica nutans L. Spec. ed. 1, 66. Coll. Faurie : 421 Mori,
487 montagnes de Hakodate, 4391 Yamagata, 6961 collines d’Otaru. —
Coll. Matsum. : in prov. Shinano.
4129. M. Matsumuræ Hack. n. sp. Culmus circ. 1,3 m. altus,
gracilis, simplex, teres, scaberulus, dense foliatus. Vaginæ teretes, arciæ,
fere ad os usque clausæ, scabræ. Ligula (in foliis omnibus) ad marginem
membranaceum angustum reducta. Lamin& lineares, basi subangustatæ,
sensim acutatæ, patentes, rigidulæ, utrinque margineque scabræ, costis
plus minus elevatis crassiusculis subcontiguis munitæ. Panicula ad 35 cm.
lg., lineari-oblonga subcontracta haud interrupta, rhachi ramisque lævi-
bus, his patulis plerumque ternis, brevioribus a basi spiculiferis longioribus
a '/s inferiore divisis, ramis iterum ramulosis, ramulis ramo appressis,
subcapillaribus glaberrimis. Spiculæ a ramulo fere angulo recto patentes,
pedicellis quam spicula paullo brevioribus longioribusve apice puberulis
> Mi ét
(25) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 707
fultæ, lineares, 5-6 mm. lg., floribus perfectis 2, imperfecto 4, pallide
virides. Glumæ steriles inæquales (3 : 4 mm.), ovato-lanceolat&, acutius-
culæ, late hyalino-marginatæ, I 4-nervis, I 3-5-nervis, glaberrimæ. Glumæ
fertiles 4 mm. lg., lineari-oblongæ, obtusiuseulæ, anguste hyalino-mar-
ginatæ, elevate 7-costatæ, coslis scabris ; internodium inter glumas fertiles
2 mm. Ig., glabrum. Palea gluma sua 'j« brevior, obtusa, carinis levis v.
scaberula. Flos imperfectus pedicello 2 mm. longo fultus, perfectis simil-
limus nisi duplo brevior, epaleatus.
Coll. Matsumura : in prov. Shinano.
Valde affinis M. Onoei Franch. et Savat. Enum. II 603, quæ vero secun-
dum descriplionem differt : culmo lævi, paniculæ ramis stricte erectis
setulosis, spiculis stricte erectis, glumis sterilibus dorso scabris 4-nervibus,
rudimento floris tertii pedicelliforme apice paullo dilatato.
130. [M. Onoei Franch. et Sav. Enum. IL. 603.]
131. Diarrhena japonica Franch. et Savat. Enum. II. 603; Onoea
japonica Franch. et Sav. 1. c. II. 172. Coll. Faurie : 5721 collines de Ye-
sashi, 8307 Yezo, 10666 Akan, 13594 Hayachine, 1232* Hakodate. —
Coll. Matsum. : Kirifuri prope Nikko, prov. Sagami; Chuzeni prope Nikko,
prov. Shimotsuke; Hakone.
132. Lophatherum gracile Brogn. in Duperr. Voy. bot. 50, 1. 8;
Species valde variabilis, cujus varietates japonicas ita dispono :
4. genuinum; L. kumile Miqu. Prol. 170 (status macrior). Glumæ
steriles supra fertilem plerumque 5-7, quorum aristulæ in penicillum
collectæ sunt. Proveniunt autem in eadem panicula haud raro spiculæ
glumis sterilibus superioribus non nisi 2-3. Gluma sterilis ima (Is) callo
glabro v. minutissime pilosulo, PE et Ida glabræ. Coll. Faurie : 11590 Hi-
roshima, 11886 cimetière de Kochi, 12059 Ozaka. In herbario meo etiam
adest specimen ab Oldham (nr. 948) pr. Nagasaki lectum, a Miquelio
L. humile appellatum, quod typicum L. gracile est.
8. annulatum; Z. annulatum Franch. et Sav. Enum. II. 605? Ut
præcedens, sed gluma sterilis I"# callo basilari pilis brevissimis v. brevi-
bus inæqualibus cineta. Glumæ steriles superiores aristulat» 2-4 in sin-
gula spieula. Gl, Franchet glumam sterilem inferiorem unicam describit,
quarum in noslro specimine 2, ul in omnibus formis hujus generis, Coll.
Faure : 114419 Mayebara.
+. elatum; L. elatum Zoll. et Mor. Verz. 103; L. japonicum Steud.
Syn. 300. Uta, sed glumaæ steriles superiores aristatulatæ non nisi 2 in
singula spieula. Glumæ steriles inferiores glabræ, Coll. Matsum. : in prov.
Salsuma,
708 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
à. pilosulum; L. pilosulum Steud. Syn. 428. Glumæ steriles in-
feriores carina nervis apiceque sparse pilosæ; steriles superiores ut in
var. a. In Japonia sec. Steudel; in herb. meo e peninsula malayana (Singa-
pore leg. Ridley) adest.
135. Brylkinia caudata F. Schmidt in Mem. Acad. Petersb. ser. 7,
12, p. 199 (1869). Coll. Faurie : 614 Mori, 6997 Otaru. — Coll. Matsum. :
in prov. Izu.
134. Briza minor L. Spec. ed. 1, 70. Coll. Matsum. : Nagasaki.
135. Dactylis glomerata L. Spec. ed. 1, 71. Coll. Faurie : 7174
Sapporo, bord des chemins; 1222* Matsushima. — Coll. Matsum. :
Introdueta.
136. Poa annua L. Spec. ed. 1, 68. Coll. Faurie : 499 Hakodate, 301
Sannohe, 7065 Iwanai, 8102 Sapporo, 1179* Hirosak, — Coll. Matsum. :
Tokyo.
137. P. pratensis L. Spec. ed. 1, 67. Coll. Faurie : 532 et 1181 *
Aomori, 803 Shichinohé, 2917 et 7149 Sapporo, 2889 collines d’Otaru,
5753 plaine de Hakodate, 5294 plaine de Kushiro, 6986 Iwanai, 8291 fa-
laises de Baranta, 10285 plaine de Washibetsu, 13034 Furumagi, bord de
la voie ferrée, 13388 Kattasan, 1180* Hirosaki. — Coll. Matsum. : Tokyo,
Aomori, ins. Hachijo, montes Nikko et Shiranesan in prov. Shimotsuke.
Var. angustifolia Sm. (P. angustifolia L. Spec. ed. 1, 67) forma
sirigosa (P. strigosa Hoffm. Fl. germ. 3, 44; Reichb. Je. nr. 1649). Coll.
Matsum. : in ins. Yezo.
Var. anceps Gaud. Agrost. helv. 215. Coll. Matsum. : Tokyo.
+-138. Poa stenantha Trin. (Mem. Ac. Petersb. ser. 6, 1, 376)
var. japonica Hack. Differt a {ypo, quem non nisi e descriptione novi,
glumis fertilibus lanceolatis (non « lanceolato-linearibus ») basi longius
contortuplicato-villosis (nec « subbarbulatis ») inter nervos scabro-punc-
tatis (non «inferne pilosulis »). Diagnosis F. stenanih in Ledeb. Fl.
Ross. IV, 372 in plantam nostram bene quadrat. Hæc etiam P. cenisiæ All.
valde affinis est, differt autem glumæ fertilis nervis lateralibus fere in-
conspicuis, quæ in P. cenisia conspicue prominent. Sed hujus characteris
oradus non facile definiri et exprimi possunt, et probabiliter omnes hæ
formæ in unam speciem (P. cenisiam) conjungendæ erunt. Coll. Faurie :
5086 plaine de Tomai, 5291 et 5288? dunes de Kushiro, 5542 de Nemuro,
5596 falaises de Nemuro, 7456 île de Yetrofe, 8423 Riishiri (specim. sub-
dubium), 10531 et 10535 Cap. Erimo, 10977 Shiretoko, 10286 plaine de
Washibetsu, 10329 plaine de Komai.
Var. fallax. Glumæ fertiles in omnibus nervis (subconspicuis) dense
it GORE der. Pts fit .
vr “ y ch
(27) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 709
pubescentes (in typo non nisi Carina et nervis marginalibus pubescentes
sunt, nervo intermedio glabro). Faurie 8484, île de Rebunshiri.
+ 139. Poa Matsumuræ Hack. n. sp. Perennis. Culmi erecti,
graciles, ad 50 cm. alti, subcompressi, glaberrimi, cire. 4-nodes, nodo
summo infra medium culmi sito. Vaginæ internodiis breviores, carinato-
compressæ, glabræ v. inferiores minute scabro-puberulæ. Ligula brevis-
sima, truncata, erosula (1-15 mm. lg.). Laminæ anguste lineares, breviter
acuminatæ, cc. 12 cm. Ig. et 1'2 mm. It., planæ, patulæ, rigidulæ, virides,
supra puberulæ, subtus glabræ, costa media marginibusque scabræ, nervis
subtus prominulis. Panicula ovato-oblonga, laxa, patens (subnutans ?),
circ. 12 em. lg., rhachi scaberula, ramis capillaribus scabris, inferioribus
quinis, inferne longe nudis, primario in '/s superiore diviso secundarios
paucos 1-3 spiculalos procreante, Spiculæ oblongæ, densiuscule 4-5 floræ,
6 mm. longæ, pallide virentes, pedicellis (in spiculis subterminalibus)
quam spicula duplo brevioribus fultæ, rhachillæ internodiis cire. '/s glum&
fertilis equantibus, glabris, extrinsecus visibilibus. Glumæ steriles sub-
æquales, superior °/ı glumæ contiguæ tegens, lineari-lanceolatæ, acutæ,
glabræ, carina aculeolato-scabræ, 3-nerves. Glumæ fertiles lineari-lanceo-
late, acutissimæ 3°5 mm. lg., basi lana longe protrahenda connexæ, in
'/s inferiore carinæ et in ‘/, inferiore nervorum marginalium pilosula, in
reliquis partibus minule punctato-scaberula, nervis 5 distinctissime pro-
minentibus. Palea glumam subæquans lineari-lanceolata acute bidentata
carinis scabro-hirtula.
Coll. Matsumura : Togakushi in prov. Shinano.
Affinis P. stenanthæ Trin., quæ differt ligula producta, paniculæ lineari
oblongæ contractiusculæ radiis binis, glumis fertilibus subobsolete nervosis.
--140, Poa hakusanensis Hack. n. sp. Culmi erecti, graciles, ad
60 cm. alli, teretes, glaberrimi. Folia glaberrima : Vaginæ compressæ,
internodiis breviores, ligula brevissima, truncata, vix I mm. lg. Laminæ
lineares, abrupte acuminatæ, plan, teneræ, flaccidæ, ad 18 cm. Ig., 5 mm.
lt., etiam marginibus l»ves (rarius versus apicem scaberulæ), tenuinerves.
Panicula ovata, lucida, patens, cire. 10 cm. Ig., rhachi ramisque lævibus
(v. extremis scaberulis), ramis subcapillaribus, inferioribus binis (mediis
interdum — 4-nis) supra medium divisis, ramulis 4-3 spieulatis, spiculis
versus apicem ramosum congestis, subterminalibus breviter pedicellatis.
Spiculæ ellipticæ dense 3 floræ, pallide virides, 6 mm. Ig., rhachillæ inter-
nodiis vix '/ glum:e fertilis æquantibus ab his oceultatis. Glumæ steriles
subæquales, */s glumm superposiltæ legentes, lanceolatæ, acutæ, 3-nerves,
nervis scabræ, Glumm fertiles late lanceolatæ, acutiusculæ, apice mem-
710 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
branaceæ, 5 mm. Ig., basi lana breviter protrahenda obsitæ, carina et
nervis marginalibus in ‘/, inferiore breviter pilosæ, ceterum tota super-
ficie punctis acutis scabræ, nervis 5 extus prominentibus. Palea gluma
paullo brevior, oblonga, bidentula, carinis ciliolata.
Coll. Matsumura : in monte Hakusan prov. Kaga.
Affinis P. Matsumuræ Hack., a qua differt foliis glabris lævibus, pani-
culæ ramis binis, lævibus, spiculis 3-floris floribus basi sese tegentibus
rhachillam occultantibus late lanceolatis acutiuseulis. Poa stenantha et
P. cenisia fere eodem modo quo P. Matsumuræ a P. hakusanensi differunt.
144. P. nemoralis L. Spec. ed. 1, 69. Coll. Faurie : 7366 Rüshiri.
142. P. palustris L. Syst. nat. ed. X, nr. 8, P. fertilis Host Gram.
ausir. 3, 10 t. 14. Coll. Faurie : 656 Mombetsu, 7171 Sapporo (rues, dé-
combres, prairies), 8248 Iwanai, 10295 Mororan, 10328 plame de Toma-
komai. — Coll. Matsum. : Tokyo in silvis, typica et in var. striculam
transiens.
Var. strictula; P. strictula Steud. Syn. I. 426 ex deser. P. sphondy-
lodes Trin. ?, Franch. et Sav. Enum. I. 175. Differt a P. palustri genuina
panicula angustiori, densiori, ramis 3-4nis, longioribus in ‘/: inferiore,
brevioribus in '/s v. '/s nudis, ramulis secundariis primario subappressis,
unde rami fere virgati. Sed vidi specimina (præsertim prope Tokyo a el.
Matsumura lecla, quæ paniculæ forma et divisione .omnino inter P. pa-
lustrem et strictulam ambigunt; inveniuntur rursus specimina panicula
angustiore densioreque etiam in Europa, ita ut limites certi non exstent.
De identitate Poæ sphondylodis Trin. certus non sum, quia auctor paniculæ
ramos abbreviatos a basi floriferos descripsit, quales nunquam in specim.
japonicis vidi. Inde nomen Steudelianum certum prætuli. Glumæ fertiles
in speciminibus japonicis sæpius scabro-punctatæ, extremo apice albidæ,
dein »revi spatio lutescentes, v. statim virides. Coll. Faurie : 4312 Sendai,
10153 Shiribetsu, 4174* Matsushima. — Coll. Matsum. : Tokyo in arenosis,
Nagasaki in silvis, Shimotaga in prov. Suruga.
143. P. acroleuca Steud. Syn. I. 256. P. psilocaulis Steud. I. c.;
P. familiaris Steud. Syn. I. 426? Hanc ultimam, quam Franch. et Sav.
Enum. I. 475. et Miqu. Prol. 168 speciem distinctam esse putant, secun-
dum auctoris descriptionem a P. acroleuca distinguere nequeo; ex Franch.
et Miquel apex glumæ ferlilis acutus v. acutiusculus est, in P. acroleuca
oblusior, sed Steudel de hac re tacet. In quibusdam speciminibus inter-
nodia abbreviata ad basin innovationum tumida et fere moriliformia sunt
more eorum Poæ silvicole Guss. — Coll. Faurie : 801 Shichinohé, 7774
Gifu, 8024 Asamayama, 8040 forets de Yesan, 10058 Tarumai. — Coll.
-
(29) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 71
Matsum. : in humidis pr. Tokyo; in ins. Koozushima, in provincia Musashi
(forma internodiis basilaribus submoniliformibus).
144. [P. trivialis L. Spec. ed. 1, 67; Franch. et Sav. Enum. I. 174.]
145. P. Radula Franch. et Sav. Enum. II, 602. Coll. Faurie : 7068
plaine d’Iwanai, 7297 ile de Rebunshiri, 8050 dans les ruisseaux qui
coulent au pied d’Yesan, 9825 Shakotan (montagnes), 10296 Mororan.
—- 146. P. glumaris Trin. Mem. Ac. Petersb. ser. 6, 1, 379; Glyceria
glumaris Gris. in Led. Fl. ross. IV. 392. Coll. Faurie : 8505 ile de Kunas-
hiri, 10654 et 10813 plaine de Kushiro.
+-147. Poa Fauriei Hack. n. sp. Culmus gracilis, 20-60 cm. altus,
glaberrimus. Folia brevia, glaberrima, late virentia : vaginæ internodiis
plus duplo breviores, teretes; ligula brevis v. brevissima, Iruncala; lamin®
lineares, acutæ, cc. 6 cm. lg., # mm. It, planæ, flaccidæ, tenuinerves.
Panicula ovata, laxa, flaccida, 4-7 em. Ig., ramis sæpius 2-3nis capillaribus
lævibus subflexuosis nulantibus inferne longe nudis sæpius simplicibus,
1-2 spieulatis. Spiculæ (laterales brevipedicellatæ), oblongæ, cire. 6 floræ
ad 42 mm. Ig., olivaceæ v. brunnescentes, floribus remotiusculis (rha-
chillæ internodiis floribus 4 plo brevioribus glabris). Glumæ steriles quam
fertiles contigui duplo breviores, 1-3 nerves, I acutiuscula, IT obtusiuscula,
glabræ. Glumæ fertiles lineari-oblongæ, obtusæ, apice rotundatæ, integræ,
4-5 nerves (altero latere nervi medii 4-altero sæpe 2-nervi), nervo medio
percurrenti, lateralibus parallelis in ‘/2 v. ?/s dorsi desinentibus non anas-
tomasantibus extus prominulis, basi breviter pilosa (pilis rectis), nervis
pubescentibus, inter nervos scabra v. setulosa-hirtula. Palea lineari-
oblonga, glumam subæquans, bidentala, carinis pubescens. Lodiculæ
ovarium subæquantes, cuneatæ, dentatæ, glabræ. Coll. Faurie : 8259 Kari-
basan, 9874 falaises de Shakotan.
Species pecularis nulli arctius affinis, inter Poam et Colpodium ambi-
gens; nam nervi laterales glumæ fertilis breves, parallelæ ut in Golpodio,
sed glumæ steriles fertilibus multo brevior, quæ in Colpodio fertiles
subæquant,
+ 148, Glyceria aquatica Sm. Engl. Fl. 116. Coll. Faurie : 1053
Mombetsu, 6218 Morioka, 10568 ,Urokawa (bord des étangs), — Coll.
Matsum. : Nikko.
149. G. arundinacea Kunth Revis. Gram, A, 118, Enum. T,
367 (differt a præcedente, cujus forsan varietas, præsertim foliorum
vaginis inferioribus non reticulatlim nervosis). — Coll, Faurie : 1225 et
7442 plaine de Sapporo, 4937 Shibecho. — Coll, Matsum. : Nanjo, prov.
Shinano,
712 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
+ 150. G. remota Fr. Mant. Il, 5 var. japonica. Differt a typo
glumis sterilibus longioribus, nam gluma I dimidiam partem II& tegit
(in typo '/s), Ida ?/; vel °/.ı IV® (in iypo vix dimidiam). Glumæ fertiles
minus obtusæ sunt quam in typo. A Gl. arundinacea differt glumæ fer-
tilis nervis omnibus infra apicem desinentibus (nec 3 ad apicem pro-
duclis), culmo humiliore, tenuiore. Coll. Faurie : 4723 Iwagisan, 8231
Iwanai, 8260 Karibasan (Yezo), 8361 sommet du Riishiri, 10968 mont. de
Shiretoko, 1177* et 1183* Guwassan, — Coll. Matsum. : in monte Cho-
kaisan prov. Ugo, m. Komagalake prov. Shinano.
—+-151. G. pallida Trin. Mem. Ac. Petersb. 1836 t. 4, 57, Windsoria
pallida Torr. Cat. pl. N. York, p. 92. Coll. Faurie : 751 Sobetsu, 2849
plaine de Sapporo, 10916 Kiritap. Hucusque non nisi in America boreali
inventa.
152. G. fluitans R. Br. var. leptorhiza Maxim. Prin. Fl. Amur.
320. Coll. Matsum, : Kusuri in ins. Yezo, leg. Miyabe.
—+- 153. G. acutiflora Torr. Fl. am. 104. Coll. Faurie : 7826 bords
du lac de Biwa. — Coll. Matsum. : Tokyo. — Hucusque non nisi in Ame-
rica boreali inventa.
—- () 154. G. tonglensis Clarke in Journ. Linn. Soc. XV (1876)
119 ex Hook. f. Fl. Brit. Ind. VII 346. G. ischyoneura Steud. Syn. [, 427?
G. caspia Miqu. Prol. 169? non Trin. Coll. Faurie : 420 Oginohama, 511
plaine de Hakodate, 634 Shichinohé, 891 bord de |la rivière a Mashike,
10526 cap Erimo. — Coll. Matsum. : Tokyo. — Distrib. : in regione tem-
perata montium Himalaya. Ab omnibus speciebus hujus gregis differt
paleæ carinis inferne valde curvatis, unde flores ventricosi, rhachilla
(cujus internodia paleæ arcte applicati sunt) undata. Planta himalayana
certe eadem, sed nomen Clarkei non nisi Hookeri auctoritate fretus
accepi, nam ex diagnosi agnosci non potesl. G. ischyoneuræ Steud. syno-
nymon mihi omnino dubium, nam « flosculi sublineares » nostræ non
conveniunt. G. caspia ex Miquel (ad quam G. ischyoneuram Steud. eitat),
paleam exteriorem ovatam » habet. Neuter horum auctorum paleæ inte-
rioris formam distinctissimam commemorat. G. caspia Trin. est species
inextricabilis, cujus diagnosis fere ad plurimas hujus gregis referri
potest.
155. G. japonica Miqu. Prol. 169; Franch. et Sav. Enum. I, 178;
Hemibromus japonicus Steud. Syn. I, 317. Coll. Faurie : Togakushi 1731*
(17/9 1898).
Obs. Miquel hanc speciem ad sectionem Heleochloam (i. e. Atropidem)
ducit, sed mea sententia sectionem propriam (Hemibromum) constituit,
(31) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 715
quæ ımprimis spiculis brevissime pedicellatis (more Brachypodit), gluma
fertili paleam inferne late amplectente dislinguitur.
— 156. Atropis convoluta Gris. in Ledeb. Fl. ross. IV. 389. Coll.
Faurie : 701 plage de Mombetsu, 5561 falaises de Nemuro, 8549 Abashiri,
10322 Mororan («c'est la dernière plante qui croît sur les falaises et les
rochers lavés par les vagues »), 10534 cap Erimo, 1184 * Matsushima.
157. Festuca ovina L. Spec. ed. 1, 73 « vulgaris Koch Syn. I,
812, Hack. Monogr. Fest. eur. 86. Coll. Faurie : 804 Shichinohé, 1361 et
3097 Otaru, 2469 Sendai, 5290 dunes de Kushiro, 10917 côte de Nemuro,
10978 falaises de Shiretoko, 1234* Aomori, 1235* Asamayama. — Coll.
Matsum. : m. Asamayama in prov. Shinano, m. Nikko, Tobuto prov.
Nemuro, in ins. Yezo ad Aguma, etc. (l. Miyabe).
158. F. rubra L. Spec. ed. 74 genuina Hack. Monogr. Fest. eur.
138. Coll. Faurie : 1112 montagne de Hakodate, 8419 sommet du Riishiri,
10527 cap Erimo, 10950 falaises de Shiretoko, 13334 cap de Gongenzaki.
1233* et 1236* Aomori. — Coll. Matsum. : Hakodate.
Var. planifolia Hack. |. c. 140; coll. Faurie : 1237 * Matsushima.
+159. F. elatior L. Spec. I, 75, subsp. pratensis Hack. Monogr.
Fest. eur. 150 (F. pratensis Huds.) Coll. Faurie 10964 et 11008 Nemuro,
fosses; forma subsimplex : 4500 Hakodate; subsp. arundinacea Hack.
l. e. 152 (F. arundinacea Schreb.). Coll. Matsum. : culta?
160. F. subulata (Bong. Veget. ins. Sitcha 173) var. japonica
differt a typo glumis fertilibus lineari-lanceolatis (nec «anguslissimis »)
manifeste (nec subobsolete) nervosis. Specimina authentica ceterum non
vidi, sed mea secundum descriptionem (brevem) determinavi. Planta
japonica inter F. subulatam typicam et F. giganteam \ill. intermedia
esse videlur et æquo fere jure subspecies v. varielas F. giganteæ di-
cenda est, Differt a F. gigantea præcipue defectu auricularum falcatarum
in basi laminæ F. giganteæ sitarum, glumis fertilibus angustius lanceo-
lalo-linearibus arista ipsarum longitudine terminatis (in F. gigantea
latius lanceolato-linearibus arista ipsam duplo superante terminata). Coll.
Faurie : 8520 côte de Menashi, 10525 côte de Saruru. Coll. Matsum. :
Nikko.
161. F. parvigluma Steud. Syn. I, 305. Coll. Faurie : 497 Shiro-
sakı, 1225* Aomori, 1238 Hirosaki. Coll. Matsum. : Tokyo.
+ 162. F. Myuros L. Spec. ed. 1, 7% (F. Pseudo-Myuros Soy.
Willem.). Coll. Matsum. : Tokyo.
163. Bromus pauciflorus llack. Festuca pauciflora Thunb. Fl.
Japon. 52, Festuca remotiflora Steud. Syn. 315 (sed gluma II sec. auct.
714 - BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
quam IV pluries, in nostra '/s brevior est), Schedonorus remotiflorus Miqu.
Prol. 174. Coll. Faurie : 1078 Sobetsu, 1292 Kuroishi, 5762 plaine de
Hakodate, 7193 plaine de Sapporo, 10586 Urakawa. Coll. Matsum.: Tokyo.
—+-164. B. ciliatus L. Spec. ed. 1, 76. Coll. Faurie : 5003 île de
Kiriitape, 5085 ile de Kunashiri, 10657 Kushiro.
165. [B. confinis Nees ap. Steud. Syn. I, 320 ex Miqu. Prol. 174
B. villiferus Steud. Syn. I, 326 ex parte sec. Miquel. Descriptio Miquelii a
Neesiana paullo recedit præsertim quoad aristæ longitudinem. Sec. Hook.
f. Fl. of Brit. India B. confinis Nees est varietas B. inermis Leyss. Certe
planta japonica a Siebold et Buerger lecta a Miquelio descripta ad gregem
B. erecti pertinet neque vero varietas est B. japonici Thunb. ut Franch.
et Sav. Enum. I, 181 suspicantur|.
166. B. japonicus Thunb. Fl. Jap. 51, t. II; B. villiferus Steud.
l. c. ex parte sec. Miquel. B. patulus M. et K. Deutschl. Fl. (vix distinctus).
Coll. Faurie : 500 Tokyo, 530 Aomori, 698 Mombetsu, 941 Noëji, bord de
la mer, 1326 Kominati, 13932 cap de Gongenzaki, 1188* Matsushima,
1189*, 1190* Aomori, 4491* bords du Shimanogawa. Coll. Matsum. :
Tokyo.
— 167. B. hordeaceus L. Spec. ed. 1, 77, B. mollis L. Spec. ed. 2,
112. Coll. Faurie : 2932 et 7472 Sapporo, bord des chemins.
—- 168. B. secalinus L. Spec. ed. 1, 76. Coll. Faurie : 3160 Sapporo.
169. Brachypodium japonicum Miqu. Prol. 174; Bromus
racemiferus Steud. Syn. I, 323 et B. conformis Steud. 1. ce. Coll. Faurie :
556 Yokohama, 1124 et 4515 Hakodate. Coll. Matsum. : mons Ishizuchi
in ins. Shikoku, aristis brevioribus a typico distinctum, ad B. pinnatum
Beauv. vergens. Ceterum B. japonicum omnino intermedium videtur
inter B. pinnatum et silvaticum, quæ etiam in Europa formis intermediis
conjunguntur. 3
170. B. silvaticum Beauv. Agrost. 104. Coll. Faurie: 8560 Abashiri.
171. Lolium perenne L. Spec. ed. 1, 83. Coll. Faurie : 7134 Sap-
poro. Coll. Matsum. : Nikko, introductum ? ; in Japonia etiam cultum, vidi
quoque formanı ramosam.
Obs. L. rigidum Gaud. sec. specimen a cl. Matsumura missum in Japonia
eliam subspontaneum v. introductum provenit.
172. Agropyrum caninum Beauv. Agrost. 102. Coll. Faurie :
2922, 2937 plaine de Sapporo, 8252 riviere de Nayatoyo, 13333 Cap de
Gongenzaki; Matsushima (sine num.)
173. A. semicostatum Nees. ap. Steud. Syn. I. 346. Coll. Faurie :
1185” et 1187* Matsushima; Coll. Matsum. : Tokyo.
ie, Li EEE
(33) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 715
Secale cereale L. Spec. ed. 1, 84. Coll. Matsum. : Cu'tum.
Triticum vulgare Vill. Delph. 2, 153. Coll. Matsum. : Gultum.
Hordeum hexastichon L. Spec. ed. 1, 85. Coll. Matsum. : Ubique cultum.
474. [H. murinum L. Spec. ed. 1, 85. Franch. et Sav. Enum. I. 186.
Introductum).
175. Elymus arenarius L. Spec. ed. 1, 83. Coll. Faurie : 720 plage
de Mombetsu, 5150 dunes de Kunashiri. — Coll. Matsum. : prov. Hitachi.
176. E. dahuricus Turez. Cat. Baikal. nr. 1331. Coll. Faurie :
881 Nœæji, bord de la mer, 1241 Otaru, 8251 lit de la rivière à Nayatoyo,
8516 ile de Rebunshiri, 13330 Cap de Gongenzaki. — Coll. Matsum. : in
ins. Yezo l. Miyabe.
-+ 177. E. sibiricus L. Spec. ed. 1, 83. Coll. Faurie : 10567 bord
des rivières à Urakawa.
—- 178. Asprella japonica Hack. n. sp. Culmi erecti, graciles, ad -
70 em. Ig., simplices, teretes, glaberrimi, oligophylli. Vaginæ teretes,
arclæ, internodiis breviores, superne parce hirtulæ. Ligula brevis, trun-
cata. Lamina e basi angustata lineari-lanceolata, tenuissime acuminata,
flaccida, viridis, subtus lævis, supra parce appresseque hirtula, margine
scabra, ad 16 cm. Ig. et 12 mm. It., tenuinervis. Spica flaccida, nutans,
laxa, cire. 10 cm. Ig., rhachi tenui scabra, internodiis quam spicula "/s
brevioribus. Spiculæ ad quemvis rhacheos nodum solitariæ, distichæ,
sessiles, 1-floræ cum rhachillæ processu dimidiam spiculam superante
glumæ rudimentulum minutum ferente. Glumæ steriles subæquales,
breves (4-5 mm. Ig.), subulatæ, fere aristiformes, glabræ, scaberulæ ;
gluma florifera a sterihbus internodiolo brevi separata, demum ab eo
decidens, cicatricem obliquam ovalem relinquens, basi callum obliquum
barbulatum exhibens, lineari-lanceolata, setulis sparsis (versus margines
erebioribus atque longioribus) hispida, 5-7 nervis, 12 mm. longa, in
arislam abiens cire, 15-25 mm. longam leruissimam subflexuosam sca-
bram. Palea lineari-oblonga, acuta, bicarinata, glabra. Lodiculæ ovarium
æquantes, dentate; ovarium apice hispidulum.
Coll. Matsumura : Inugatake, prov. Buzen.
Affinis A. sibiricæ Trautv. in Act. Hort. Petrop. V. 432, qua differt
eulmo infra spicam dense puberulo, foliis linearibus, rhachi spicæ dense
puberula, glumis sterilibus minutis rudimentariis, arista gluma florifera
dimidio breviore. In A. sibirica spiculæ eliam solitarke, rarissime geminæ,
flores in spieula 4-5; in specie nostra spiculæ semper solitariæ, semper
umfloræ, id quod characterem generieum in Benth. et Hook. Gen. Pl. datum
(« spieule 2-multiflore ad rhacheos nodos geminæ rarius lerne ») mutat.
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
XII. BAMBUSEÆ
179. Arundinaria japonica Sieb. et Zucc. in Steud. Syn. I. 334.
Coll. Faurie : 341 Gonobé, 2798 Sendai, 7986 Nagano. — Coll. Matsum. :
Tokyo.
::480. A. Simonii Rivière, les Bambous p. 286, fig. 48, 49. Coll. Mat-
sum. : Culta in Tokyo. — Specimen spontaneum nondum vidi.
+190. A. purpurascens Hack. n. sp. Culmus teres, lævis (diam.
cc. 6 mm.), obscure brunneus, superne fasciculalo-ramosus, ramis aut
sterilibus apice folia evoluta gerentibus, aut fertilibus elongatis tenuibus
vaginis aphyllis (v. laminæ rudimentum gerentibus) instructis. Vaginæ
glabræ, læves; ligula brevissima, glabra. Laminæ lineari-lanceolatæ ad
20 cm. Ig., 3 cm. It., coriaceæ, glaberrimæ, subtus minute tesselatæ.
Panicula pauciflora cire. 8 cm. Ig., patula, rhachi ramisque flexuosis sub-
villosis, his solitariis 1-3 spiculatis, spiculis secundariis breviter pedicel-
latis. Spiculæ lanceolatæ 2-25 cm. longæ, 5-6 floræ purpurascentes,
pubescentes, floribus imbricatis rhachillam omnino obtegentibus, rhachillæ
internodiis quam glumæ florentes 3-4 plo brevioribus, puberulis. Glumæ
steriles valde inæquales, Ina 3 mm. lg. oblonga, obtusa, obsolete 3-nervis.
IIda 8 mm. Ig., acuminata, 7-nervis. Glumæ fertiles ovato-lanceolatæ,
acuminatæ, acumine brevi subuliformi, tenuiter multinerves, puberulæ.
Palea glumam suam æquans, carinis arcte lateque implicata, puberula.
Stamina 3.
Coll. Faurie : 13131 Hayachine san.
Affinis A. japonicæ, quæ differt spiculis laxifioris articulis undatis ab
exteriore parte visibilibus, glumis glabris v. sub lente scabro-hirtulis nec
puberulis.
—- 191. A. (Sect. Thamnocalamus) Matsumuræ Hack. n. sp. E rhi-
zomate longe lateque repente assurgunt culmi teretes, profunde striati,
farcti, crc. 8 mm. crassi, virides, inferne simplices et squamati (squamis
glaberrimis fuscescenti-coloratis maculosis) superne ramosi, ramis tenui-
bus teretibus glaberrimis, ramulos semiverticillatos breves nunc folii-
feros nunc floriferos nunc mixtos procreantibus. Folia in quovis ramulo
6-8, superne dense aggregata, inferiora sæpius laminis jam orbata.
Vaginæ arciæ, glabræ v. superne ad os ciliolatæ et fimbriis longiusculis
mox deciduis barbatæ. Ligula et interna et externa brevissima, glabra.
Laminæ lineari-lanceolatæ, basi cuneato-attenuatæ, subsessiles, acutis-
»
(35) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 747
simæ, firmæ, subtus glaucescentes, glabræ, læves, margine scabræ, nervis
vix prominentibus subtus transverse venulosis, cire. 10 cm. 1g., 10-12 mm.It.
Ramuli floriferi nunc in ramis proprüs aphyllis, ad ramulorum originem
bractea spathiformi ec. 3 em. longa instructis nunc in ramis foliatis
semiverticilliati, in ramis aphyllis brevissimi, 1-2 spiculali, in ramis foliatis
longiuseuli (ad 10 cm.), 4-5 spiculati, spicula singula semper bractea brevi
(1:5 em. Ig.), fulta. Spiculæ 7-9 floræ cire. 3 cm. Ig., anguste lineares,
laxifloræ, livide violascentes, glabræ, rhachilla extrinsecus visibilis,
glaberrima. Glumæ steriles fertilibus '/s-subduplo breviores, lanceolatæ,
acutæ, 3-5 nerves; fertiles late lanceolatæ, acuminatæ, 7-9 nerves; palea
bicarinata, Stamina 3; lodiculæ 3, ovatæ.
Coll. Matsumura : in prov. Suruga. Floret Aprili. Nomen vern. : Kan-
chiku. A reliquis speciebus sectionis Thamnocalami valde diversa. Nam
spathæ in À. spathiflora Trin. spiculas superant, in A. Matsumuræ ïis
3-4 plo breviores sunt. A. Falconeri Munro paniculas magnas ramis longis
habet, A. Matsumuræ ramulos floriferos brevissimos.
—+-192. A. vaginata Hack. (Sect. Thamnocalamus). Culmus glaber-
rimus, ramosus, ramis fasciculatis nune foliiferis nung floriferis. Vaginæ
glabræ, ore obtuso fimbriis paucis mox deciduis. Ligula brevissima, trun-
cata, Laminæ basi in petiolum brevissimum attenualæ, lineares v. sub-
lanceolato-lineares, acuminatæ, 8-18 cm. 1g., 0'8-1°5 cm. It., rigidæ, con-
colores, præter margines serrulalo-scabros glaberrimæ, nervo medio
subtus prominulo, reliquis parum prominentibus, venulis transversis
creberrimis conjunctis. Inflorescentia peculiaris : rami floriferi terminan-
tur foliis 2-3 evolutis (12-18 cm. Ig.), sub quibus ex axillis vaginarum
lamina brevissima v. minuta munitarum oriuntur ramuli brevissimi 2-3-
spieulati, quorum spiculæ laterales iterum vagina aphylla v. microphylla
fuleiuntur, que vaginæ 2-3 cm. long» subspathiformes pedicellos spicu-
larum superant, Spiculæ lineari-lanceolatæ 6-7 flores cire. 3 cm. longæ a
latere valde compressæ subdensifloræ (floribus sese ad medium usque
tegentibus), rhachillæ internodiis clavatis dense pubescentibus. Glumeæ
stériles subæquales vicinos fertiles ad "/s v. ?/s usque tegentes, lanceo-
lake, aculæ Fm 5-nervis, I 9-nervis. Glumæ fertiles late lanceolatæ, acutæ
v. subulato-acuminalæ, glabræ, 9-nerves. Palea gluma !/s brevior, biden-
tula, carinis ciliata, plurinervis. Lodiculæ obtusæ, glabræ, Stamina 3,
antheris longis.
Coll, Matsumura : in monte Hakone, prov, Sagami.
Propler ramulos floriferos spieulasque laterales vagina spathiformi fultis
ad sect, Thamnocalanum pertinet, sed nulli hujus sectionis speciei adhuc
BULL, HenB, hoiss., octobre 1899, 19
718 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
notæ affinis est, sed propius accedit ad À. macrospermam Michx. boreali-
americanam, Spicularum struclura simillimam sed inflorescentia valde
diversam.
193. Phyllostachys bambusoides Sieb. et Zuce. in Abh. Ac.
Münch. II. 745 t. 5. Ph. megastachya Steud. Syn. I. 339. Coll. Matsum. :
in prov. Yamashiro l. Makino.
194. Ph. Kumasaca Munro in Transact. Linn. Soc. XXVI. 39.
Bambusa Kumasaca Zoll. in Miqu. Fl. Ind. Bat. III. 419. Coll. Matsum. :
Tokyo, specimen florens, sed flores haud bene evoluti. Ramuli floriferi
brevissimi, cum spiculis 3-5 cm. longi, ad ramorum nodos semiverlieillati,
paucispiculati, spiculis dense fasciculatis, folio unico pro specie terminali
terminati (revera supra folium adest spicula abortiva ad squamulas 2 mi-
nutas redacta). Folium vagina fere omnino caret. Lamina in petiolum fere
1 cm. longum sensim contracta. Reliqua ut in Munroi descriptione.
195. Ph. Fauriei Hack. n. sp. Culmus (cujus pars superior flori-
ferus tantum adest) angulatus, glaberrimus, ramosissimus, ramis omnibus
floriferis repetite ramulosis, ramulis ultimi gradus in fasciculis densis
aggregalis. Qui ramuli, cire. # cm. longi, spiciformes, squamis 2-4 brevi-
bus aphyllis ovalibus coriaceis fulciuntur, bracteasque 4-5 spathiformes
1:5-2 cm. longas lanceolatas sæpe lamina minuta terminatas gignunt,
quarum 2-3 inferiores spiculam in axilla fovent (spicula ima sæpe abo-
riente), superiores 2 vero spiculam terminalem fulcrant ejusque glumarum
vice funguntur. Folia in paucis ramulis floriferis adsunt (ramos steriles
non vidi), 2-3 in apice singuli ramuli, vaginis arctis, glabris, ligula bre-
vissima, lamina oblongo-lanceolata in petiolum brevissimum sensim
constricta, ad 8 cm. longa 1'5 cm. lata, glaberrima (margine vix scabe-
rula) subtus tenuiter nervosa, nervis nervulis transversis creberrimis sed
tenuissimis inconspicue tesselata. Spiculæ 3 floræ, flore terminali sæpius
iabescente, elliptico-lanceolatæ, 1°5 cm. longæ, lividæ, glumis floriferis
paleaque dense hirsutis, rhachillæ internodiis brevibus, glabris. Glumæ
steriles in spiculis lateralibus 2, lanceolatæ, acuminatæ, fiorentibus +
breviores, 5-7 nerves, dorso parce pubescentes, in spicula terminali nullæ
earumque loco adsunt bracteæ spathiformes (vide supra). Glumæ fertiles
lanceolatæ, sensim acutatæ, 12-15 mm. longæ, tenuissime 7-9 nerves.
Palea gluma conspicue brevior, bicarinata, acute bifida. Lodiculæ 3, pu-
berulæ. Stam. 3. Ovarium stipitatum, conicum, stylo 4 elongato, stigma-
tibus 3 laxe pilosulis.
Coll. Faurie : Tsu, 19. Jun. 1898 (nr. 1586 *).
Species peculiaris. Suppeditat culmi pars superior 1'3 m. altus ex om-
(37) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 719
nibus nodis ramosissimus, paniculam spuriam myriantham foliis sparsim
interjectis munitam efformans. Folia in ramulis terminales, ut in specie
præcedente, a qua inflorescentia maxima, ramis floriferis longis, spiculis
hirsutis etc. longe recedit '.
196. [Pn. nigra Munro in Transact. Linn. Soc. XXVI. 38. Bambusa
puberula Miqu. Prol. 173].
—+ 197. Bambusa kurilensis Hack. Arundinaria kurilensis Rupr.
Bull. Ac. Petersb. VIII. 421. Panicula ad racemum simplicem v. basi ra-
ınulum bispiculatum gignentem redacta. spicula in ramulo laterali sub-
sessili. Spiculæ ovato-lanceolatæ, ad 7 flores, 2°5 cm. longæ, floribus dense
imbricatis, artieulis rhachillæ vix ‘/1 glum& floriferæ æquantibus; gluma
florifera cire. 11 mm. longa, °/4 v. plus glumæ superpositæ tegens, sæpe
cinerascens.
Coll. Faurie : 267 et 3418 hautes montagnes d'Otaru; 2797 sommet du
Sennintoge, 3419 plateau d’Asariyama près d’Otaru 1500-2000 m.; 9702
Rebunshiri commune ainsi qu'à Toya et à Rushiri; 10961 Shiretoko, bord
des neiges sur les montagnes, couvert de neige pendant 9 mois de l’année;
13101 Hakodate. — Coll. Matsum. : Muroran in ins. Yezo leg. Miyabe;
prov. Hida.
198. B. senanensis Franch. et Savat. Enum. pl. Jap. II. 182 et 606.
Arundinaria kurilensis x. paniculata Schmidt in Mem. Ac. St. Petersb.
ser, 7, t. XII, n. 2, p. 202 (1869), anne eliam var. ß. spiculosa Schmidt
loco eitato? Panicula major, 8-20 cm. longa, plus minus composita, ramis
patulis, ramulosis, 3-6 spiculatis, spiculis lateralibus ramulorum longius-
cule pedunculatis. Spiculæ lineari-oblongæ v. lineares, 7-flores 4 cm.
longæ, laxifloræ, artieulis fere */s glumarum fertilium æquantibus, glumæ
floriferæ vix '/s superpositarum tegentes, 8-9 mm. longæ, sæpe purpuras-
centes, Coll, Faurie : 86, 133 Aomori, 688 Mombetsu, 279% Nambu, 2796
Akila, 3420 Olaru, 3838 Fukuyama, 7868 Tsuruga, 577* Hirosaki. —
ı Während des Druckes dieser Arbeit sah ich das im Juni erschienene Heft
von Hooker's Icones plantarum, in welchem Tab. 261% eine neue Art von
Phyllostachys, Ph. Henonis Mitford, nach in England kultivierten Exemplaren
abgebildet und beschrieben wird, die aus Japan stammen soll. Die Abbildung
zeigt grosse Aelınlichkeit mit der hier beschriebenen Ph. Faurvei, und auch die
Beschreibung lässt deren sehr nahe Verwandtschaft erkennen ; dennoch stimmen
die Angaben über den Band der Blätter, besonders aber über die Glumæ steriles
(deren nur eine, der vorhergehenden bractea meist gleichgestaltele angegeben
wird), nicht recht mit unserer Art überein, so dass ich letztere vorderhand
noch als verschieden betrachte.
720 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (38)
Coll. Matsum. : in montibus Nikko; mons Shinanesan prov. Shimotsuke;
m. Hakusan, prov. Kaga. Adest etiam specimen (sine loci indicatione)
macerrimum, 20 cm. altum, staminibus tantum 3 in flore.
Var. albo-marginata Faurie MS. Foliorum margo vitta albida v.
lutescente lata v. latissima pulchre insignitus. Coll. Faurie : 1095 Shibo-
saki.
—+- 199. B. borealis Hack. n. sp. Suffruticosa? culmus circ. 5 mm.
diametro, fasciculatim ramosus, ramis aut foliiferis aut floriferis, his
vaginis subaphyllis indutis. Vaginæ glaberrim&. Ligula obsoleta. Laminæ
e basi rotundata brevissime petiolata lanceolato-lineares, sensim tenuiter
acuminatæ, 10-12 cm. longæ, 1'2-2 cm. late, subtus nervis primarlis
tenuibus utrinque cire. 6, nervulisque tesselato-reliculatis, margine
spinuloso-ciliatæ, ciliis serius deciduis. Paniculæ ramos culmi terminantes,
breves (3-5 cm. 1g.), ovales, laxæ, ramis brevibus patentissimis v. demum
reflexis flexuosis ut rhachis dense cinereo-pubescentibus, 1-2-spiculatis.
Spiculæ 3-5-floræ ad 45 mm. longæ, oblongæ, subfuscæ, floribus imbri-
catis rhachillam obtegentibus, rhachillæ internodiis tenuibus, minute
puberulis, glum& floriferæ '/s equantibus. Glumæ omnes in ‘/2 superiore
v. saltem infra apicem ciliolatæ, ceterum glabræ, puncticulato-scaberulæ :
steriles inæquales, Ima 2-3 mm. Ig., ovalis obtusa sub-3-nervis, 1148 obo-
vata, aculiuscula, 7-nervis, floriferæ late ovatæ, brevissime acuminatæ,
7 mm. Ig., 9-nerves, nervis tenuissimis extus non prominulis, anastomo-
santibus; palea glumam æquans, oblonga, obtusa, carinis valde elevatis
ciliolata. Lodiculæ ovale, acutæ, parce ciliolatæ. Stam. 6.
Coll. Faurie : 10899 Akkeshi (Yezo) in silvis; 576* montagnes d’Oni-
kobe. — Coll. Matsum. : in Kurilarum insula Riruran Ig. Miyabe.
Affinis B. Kurilensi Hack., qu& differt foliis multo majoribus (imprimis
latioribus) breviter acuminatis, ligula longiuscule exserta, spiculis multo
majoribus pallidis, gluma Ina minuta, glumis fertilibus subulato-acumi-
natis basi et versus margines dense pubescentibus.
200. [B. nana Roxb. Hort. Beng. 25. B. floribunda Zoll. et Mor. in
Steud. Syn. I, 330; B. glaucescens Sieb. et B. cæsia Sieb.; B. aurea Sieb.
in Miqu. Prol. 173 ex Franch. et Savat. Enum. II, 606].
201. [B. Fortunei Van Houtte, Fl. d. Serres XV, t. 1535; B. varie-
gata Sieb. ap. Miqu. Prol. 173. Folia tantum nota, itaque quoad genus
incerta].
202. [B. pygmea Miqu. Prol. 174. Folia tantum nota!].
205. [B. Chino Franch. et Sav. Enum. Il, 607. Folia tantum nota.
An spontanea ?|.
| dd Ar
(39) E. HACKEL. GR.ESER JAPANS. 721
Obs. Adsunt in collectione Matsumuræ etiam specimina sterilia aliarum
specierum Bambusearum, quæ ad species notas referre non possum,
neque vero tanquam species novas describere volo, quia de genere
eorum incertus sum,
Gramina in insulis Ziu-Kiu a cl. Tashiro lecta (ex collect. Matsumuræ).
I. Pollinia quadrinervis Hack. in DC. Monogr. Phanerog. VI,
158. Sine loci specialis collectorisque indicatione.
. Apluda mutica L. Spec. ed. 1, 82. Okinawa.
. Andropogon aciculatus Retz. Obs. V, 22. Haneji.
. A. contortus L. Spec. ed. 1, 1045. Shimajiri.
. Paspalum distichum L. Amen. ac. V, 391. Okinawa.
. P. scrobiculatum L. Mant. I, 29. Okinawa.
. Isachne Myosotis Nees in Hook. Kew Gard. misc. II, 98 var.
nudiglumis Hack. nov. var. differt a typo glumis glabris nec hispi-
dulis. In monte Yonahadake.
8. Panicum violascens Kunth. Rev. Gram. I, 33. Okinawa.
9. P. patens L. Spec. ed. 1, 58. P. radicans Retz. Sine loc. spec.
10. Oplismenus compositus Beauv. Agrost. 54. Ins. Yaeyama.
11. ©. loliaceus Beauv. I. c. Okinawa.
12. Agrostis perennans Tuck. in Sillim. Journ. ser. 2, t. 6, 231.
Sine loc. spec.
13. Sporobolus virginicus Kunth Revis. Gram. I, 67. Oki-
nawa,
14. Arundinaria linearis Hack. n. sp. Ramı tascıculatı, steriles
et fertiles mixti, steriles polyphylli, infra folia squamis 1-2 minute
foliatis instructi. Vaginæ tereles, ore auriculato longe fimbriatæ, fimbriis
demum deciduis, ceterum glaberrimæ, Ligula brevissima, truncata.
I OO Om Co 19
Laminæ lineares, in pedicellum brevissimum contractæ, longe et tenuiter
acuminatæ, ad 23 em. longæ, 1 cm. late, supra virides et scaberulæ,
subtus pallidiores, dense reticulatim venulosæ, margine serrulato scaber-
rim», glabræ, Rami fertiles 2-3-foliati, foliis brevioribus vel brevissimis,
panicula pauciflora 3-6 cm. longa terminati. Panicula in specim. meis
racemiformis, ramo imo bispieulato, reliquis (3-4) unispiculatis, rhachi
appressis, rhachi ramisque glaberrimis, his cire, 5-8 mm, longis. (Inflo-
722 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
rescentia parum evoluta videtur). Spiculæ lineari-oblongæ, 5-floræ circ.
3 cm. longæ, floribus laxiuscule imbricatis, rhachillæ internodiis dimidiam
glumam florentem æquantibus, crassis, subclavatis, dense appresseque
sericeo-pubescentibus. Glumæ steriles superne ciliolatæ, inæquales :
Ima basi late lanceolata, mox subulato-acuminata, 3-nervis, circ. 6 mm.
longa; IIda late ovata, breviter acuminata, 9-nervis, 9 mm. longa. Glum&
floriferæ ovato-lanceolatæ, acutæ, 10 mm. longæ, callo basali dense bre-
viterque sericeo-barbata, ceterum superne ciliolata, 9-11-nervis. Palea
oblonga (8 mm. Ig.) bidentata, carinis longiuscule ciliata plurinervis.
Siam. 3.
In ins. Liukiu, mense Maio. florens. Sine loci specialis collectorisque
indicalione.
Affinis A. racemosæ Munro, quæ differt foliis 5-10 cm. longis
8-12 mm. latis lineari-lanceolatis, junioribus subtus longe hirsutis, spi-
cularum pedicellis 2-3 cm. longis, rhachillæ internodiis glumas florentes
subæquantibus, glumis sterilibus brevissimis, inferiore subobsoleta.
A. elegans S. Kurz differt præcipue spiculis pedicello gracili ad 2,5 cm.
longo fultis et glumis fertilibus cuspidato-acuminatis.
Gramina in insula Bonin lecta, quæ in collect. Matsumuræ exstant.
1. Thuarea sarmentosa Pers. Syn. I, 110.
2. Dactyloctenium ægyptiacum W. Enum. hort. ser. 1029.
3. Chloris radiata Sw. Fl. Ind. occ. I, 201.
Coluntur : Andropogon Sorghum var. obovatus Hack. in DC. Mon. Phan.
V1514 cum subvar. niger (A. niger Kunth.).
(41) E. HACKEL. GRESER JAPANS. 723
Gramina in insula Formosa a cell. Makino et Tashiro lecta, qu& in col-
lect. Matsumur& exstant. — De graminibus ex insula Formosa adhuc
nolis confer : Henry, a list of plants from Formosa in Transact. Asiat.
Soc. of Japan XXIV. Supplem. (1896). Species quæ in hac enumeratione
desunt, + insignitæ sunt.
+ 1. Saccharum spontaneum L. Mant. Il, 183, Hikaku
(Makino).
+2. Pollinia ciliata Trin. var. Wallichiana Hack. in DC.
Monogr. Phan. VI, 177. Kelung (Makino).
+ 3. Ischemum rugosum Salisb. ß. segetum Hack. 1. c.
208. Daihoku (Makino).
—+ 4. I. ciliare Retz. Obs. 6, 36. Tamsui (Makino).
5. I. angustifolium Hack. |. c. 241 Hoosan (Tashiro).
+6. Apluda mutica L. Spec. ed. 1, 82. Pikoo (Makino).
7. Rottboellia compressa L. fil. Supplem. 11%. Daichu (Tashiro).
8. Andropogon aciculatus Reiz. Obs. 5, 22. Kelung (Makino).
9. A. contortus L. Spec. ed. 4. 1045. Daitoo (Tashiro).
+ 10. Paspalum scrobiculatum L. Mant. I, 29. Kelung
(Makino).
+ 11. Panicum sanguinale L. Spec. ed. 4, 57. Kelung (Mak.);
var, eiliare (Retz) Daihoku (Mak.).
+ 12. P. heteranthum Nees et Mey. in Nov. Act. Nat. eur. XIX.
Suppl. 4, 174. Shinshiku (Makino).
+ 43. P. violascens Kunth. Rev. Gram. 1, 33. Daihoku (Makino).
+ 14. P. distachyum L. Mant. 1, 138. Kelung (Makino).
+ 15. P. paludosum Roxb. Fl. Ind. 4, 307. Kilai (Tashiro).
+ 16. P. Myurus H. B. et K. Nov. Gen. I, 98. Daihoku (Makino).
H- 47. P. patens |. Spec. ed. 1, 58 (P. radicans Retz). Kelung
(Makino).
+ 18. Ichnanthus pallens Munro in Benth. Fl. Hongk. #14.
Sine loco speciali.
19. Oplismenus compositus Beauv. Agrost, 54. Pikoo (Makino).
+ 20. Thysanolzena acarifera Arn. et Nees in Nov. Act. nat.
eur. XIX. Suppl. 1, 481. Polisha (Tashiro).
+ 21. Arundinella setosa Trin. Diss. II
eiali.
22, Leersia hexandra Sw. Prodr, 21. Daihoku (Makino).
23. Phragmites Karka Trin. in Steud, Nomenel. ed, Il, 324
(Ph. Roxburghii Steud.) leg. Makino,
‚63. Sine loco spe-
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
+- 24. Arundo Donax L. Spec. ed. I, 81 var. (nova) coleo-
tricha Hack. differt a typo foliorum vaginis, saltem in ramis foliiferis,
densiuscule villosis. Panicula ampla, ad 60 cm. longa. Tamsui (Makino).
+25. A. formosana Hack. n. sp. Culmus arundinaceus, teres,
glaber, superne ex omnibus nodis ramum floriferum atque dense folia-
tum procreans. Folia glabra. Vaginæ teretes, internodia (saltem ramorum)
superantes. Ligula brevissima, truncata, pilis brevibus stipata. Laminæ
e basi subcontracta lanceolato-lineares, longissime acuminatæ, margine
scaberulæ ceterum læves, subtus glaucescentes, ramorum ad 20 cm. Ig.,
1 cm. lt. (culmea in specimine viso incompleta, certe longiores latiores-
que) nervis vix prominulis percursæ, quorum medianus lateralibus paullo
crassior est. Panicula ad 35 cm. Ig., lineari-oblonga, densiuseula v. laxius-
cula, rhachi glaberrima, ramis 3-5nis erectis v. erecto-patulis tenui-filifor-
mibus lævibus in axilla glabris, a '/« inferiore ramulosis, ramulis multi-
spiculatis. Spiculæ (subterminales ramulorum subsessiles) bifloræ, 5 mm.
lg., pallide brunnescentes; glumæ sieriles spiculam æquantes, parum
inæquales, subulato-lanceolatæ, A-nerves, [da cire. 5 mm. longa, acumine
subulato. Rhachille internodia brevissima, glabra. Glum& floriferæ 4 mm.
lg., lanceolatæ, breviter bidentatæ, inter dentes v. paullo inferius aristam
subuliformem sæpius extus curvalam circ. 2,5 mm. longam exserenles,
in '/s inferiore pilis mollibus haud ita copiosis gluma '/s brevioribus ves-
tilæ, 5-nerves. Palea gluma '/s brevior, lineari-oblonga, 2-nervis, glabra.
Prope Shinchiku leg. Makino.
Var. gracilis. Culmus superne valde ramosus. gracilis, folia ramorum
10 cm. Ig. 0,5 cm. It., panicula 10 cm. Ig., spiculæ 4 mm. Ig., arista ex
apice integro 1.5 mm. Ig., recta, pili glumam fiorentem subæquantes.
Prope Kelung leg. Makino.
Species distincta, jam habitu graciliore, foliis augustioribus et panicula
haud sericea ab A. Donace facile distinguenda. A. Donax ceterum habet
folia basi amplexicaulia, paniculam densiorem, spiculas 10 mm. longas,
3-fioras, glumas steriles 3-nerves, fertiles breviter aristulatas, pilos
glumam subæquantes, copiosas. A. Pliniana Turr. iisdem notis differt;
A. Henslowiana W. Hook. et Arn. (chinensis) differt spiculis 5-floris,
glumis sterilibus spicula duplo brevioribus.
+26. Eragrostis minor Host. Gram. austr. 4, 15. Pinan (Tashiro).
-- 27. E. plumosa Link Enum. hort. berol. 1, 192. Tamsui (Ma-
kino).
4-28. E. unioloides Nees in Steud. Syn. I, 264. Daihoku (Ma-
kino).
[91.2
(43) E. HACKEL. GRÆSER JAPANS. 725
+ 29. E. atrovirens Trin. in Steud. Nomencl. 562 (1840), Poa
atrovirens Desf. Fl. atl. 1, 73; Poa Brown Kunth, Revis. Gram. 1, 112;
Eragrostis Brownü Nees in Steud. Syn. 1, 279. — Shinchiku (Makino).
+30. E. Makinoi Hack. n. sp. Annua? Culmi erecti, 15-20 cm.
alü, graciles, glaberrimi, simplices. Folia + hirsuta, pilis demum sæpe
deciduis. Vaginæ internodia superantes. Ligula brevissima, ciliaris.
Laminæ lineares, tenuissime acuminatæ, juniores convolutæ, hirsutiores,
adultæ plans, flaccidæ, glabrescentes, ad 10 em. lg. 2,5 mm. IL. Panicula
ovala, cire. 6 cm. Ig., lucida, patens, rhachi ramisque glabra, ramis solita-
riis scaberulis subcapillaribus mox supra basin divisis, ramulis 1-2-spicu-
latis, spicularum pedicelli inferiores spiculam subæquantes, subtermi-
nales ea duplo breviores. Spiculæ oblong&, 7-9-flores, 5 mm. longæ,
compressæ, brunnescentes et subviolaceo-variegatæ. glabræ, floribus
dense imbricatis, sese ad °/s usque tegentibus. Glumæ steriles fertilibus
subduplo breviores. ovales, obtusissimæ, Ima enervis, Ida I-nervis, paullo
longior. Glumæ fertiles late ovales, obtusissimæ, 1,5 mm. lg., 3-nerves,
nervis extus haud prominulis, brunnescentes, basi macula nigro-violas-
cente nolat®. Palea obovata, glumam æquans, emarginata, carinis cilio-
lala, persistens.
Shinchiku, leg. Makino.
Affinis E. Millettii Hook. et Arn. quæ (ex descr.) differt floribus laxe
imbrieatis, glumis fertilibus ovatis acutiusculis, nervis lateralibus sub-
prominulis, foliis convoluto-subulatis. E. bulbillifera Steud. differt glumis
fertilibus acutis prominenter nervosis.
31. Bambusa Oldhami Munro in Transact. Linn. Soc, 26, 109.
Tamsui (Makino), loc. classico.
- 32. B. stenostachya Hack. nov. spec. Culmus gracilis ad nodos
spinosus, glaberrimus. Rami foliiferi fasciculati, polyphylli, primarii ad
nodulos spinulosi, inferne longiuscule nudi. Vaginæ teretes, glabræ, ore
ulrinque auriculo obtuso fimbriato (fimbriis mox deciduis) munitæ. Ligula
brevissima, truncata, ciliolata, Laminæ e basi rotundata in petiolum bre-
vissimum subilo contracta lanceolato-lineares, Ssetaceo-acuminatæ, 12-
16 cm, Jg. 2 cm. IL, excepto margine serrulato-scabro glaberrimæ, subtus
glaucescentes, nervis vix prominulis sine nervulis transversis. Inflores-
centia, ul videtur, in culmo distineto, aphyllo, Panicula maxima (quæ sup-
peditat 1 m. longa incompleta videtur), laxa, ramis ramulisque gracilibus
glaberrimis, spicularum fasciculos distantes ferentibus. Spiculæ 2-87
sessiles, basi siepe « gemmiparaæ » i, e, spiculis parvis imperfectis auctæ,
lineares, laxe 8A2-Mlore, 2,5-3,5 cm, longæ, # mm. lalæ, compressæ,
726 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
flavo-viridulæ, rhachilla inter flores visibilis, internodiis tenuibus tenuis-
sime pubescentibus '/s glum& florentis æquantibus. Gluma steriles quoad
numerum inconstantes videntur, 1-3, infimæ parvulæ, summa florentibus
circ. 2-plo brevior, ovata, mucronulata, 9-nervis. Glumæ florentes (fertiles)
lanceolaiæ, acutæ, sæpe mucronulatæ, glabræ (etiam callo), 9-nerves,
cire. 7 mm. lg. Palea glumam conspicue superans, lanceolata, acuta. Lodi-
culæ longe fimbriatæ. Stamina 6. Ovarium lineari-oblongum; styli breves;
stigmata elongata, plumosa.
Shinchiku, leg. Makino.
Arcte affinis B. flexuose Munro (chinensi) quæ præcipue differt foliis
parvis (ad summum 5 cm. longis 1 em. latis) lanceolatis, ciliatis, ligula
subelongata longe ciliata, spiculæ rhachilla valde flexuosa hirsuta, glumis
sterilibus linearibus. palea quam gluma fertilis brevior, carinis ciliata.
1
©
1
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
59. Aneura pallida Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 547.
Dioica, elata, pallide rufescens vel pallide-virens, gracilis, Cæspitans.
Frons ad 6 cm. longa, erecta vel pendula, in planum bipinnata. Truncus
plano-biconvexus, medio 12 cellulas crassus, usque ad basin anguste
interrupteque alatus. Pinnæ remotæ, oppositæ, ad 4 mm. longæ, oblique
patulæ, trunco multolies angustiores, ambitu late triangulares. Pinnulæ
anguste lineares, costa angusta percursæ, alis 4 cellulas latis pellucidis
unistralis subintegerrimis; cellulæ alarum 27 46 y, ad costam parum
majores. Rami feminei ad basin pinnarum laterales, breves, alis angustis
in lacinias subulatas vel subfiliformes fissis, hamatim conniventibus.
Calyptra pyriformis, clavata, tuberculis vel papillis perraris conspersa,
apice angustiuscule mamillata (ipse haud vidi). Rami masculi ad basin
pinnarum oppositi, pellucide alati, cellulis irregulariter prominulis sub-
dentati. Antheridia 10 juga.
Hab. Andes quitenses, in monte Chimborazo et Abitagua (Spruce).
60, Aneura multifida (L.) Dum. Comment. p. 115.
Syn. : Jungermannia multifida L. Sp. pl., p. 1602).
Dioica, major, gracilis, olivacea, depresso-cæspitans. Frons ad 3 cm.
longa, optime regulariter bi-vel tripinnata, alata. Truncus superne repe-
tito-furcatus, furcæ anguste lineares ubique æquilatæ plano-biconvexæ
medio 6 cellulas crassæ, anguste alate, cellulæ internæ corticalibus multo
majores oplime perlucentes. Pinnæ ad 6 mm. longæ, trunco mullo an-
gustiores late alatæ, suboppositæ, approximatæ, haud tamen imbricatæ,
237
728 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
ambitu oblong&, pinnulis suboppositis, % jugis, anguste linearibus, inter-
dum lanceolatis, basalibus sæpe furcatis, late alatıs; cellulæ alarum
iriseriatæ, ad costam 76 1, versus marginem minores, ipso margine
papulosæ. Rami feminei in trunco oppositi, breves, crassi, margine breviter
lacinulati. Calyptra ad 5 mm. longa, squamosa, mamilla parva papulosa.
Rami masculi in trunco pinnisque oppositi, breves, alali, alis crenulatis.
Antheridia ad 6 juga.
Hab. Europa, Asia, America sept., Japonia (Faurie).
61. Aneura tjibodensis (Schffn.).
Syn. : Riccardia tjibodensis Schffn. Kais. Ak. Wien. LVII, p. 165.
Sterilis, major, gracilis, inter muscos erecta vel laxe cæspitosa, late
viridis, inferne brunnescens. Frons ad 5 cm. longa, ubique anguste alata.
Truncus basi tenuis, superne dilatatus, repetito furcatus, fureis acute
biconvexis, medio 5 cellulas crassis, ob pinnarum alas decurrentes inter-
rupte alatis. Pinnæ remotiusculæ, pro planta brevissimæ, alternantes,
patulæ, rigidæ, lineares, alis 3 cellulas latis. Pinnulæ pinnis simillimæ,
angustiores tamen; cellulæ alarum ad costam 22x56 y, marginales
multo minores valdeque irregulares, papulosæ. Nusquam invenire potui
alam undulatam (in plantis bene emollitis et acido lactico tractalis).
Hab. Java, Tjibodas, 2140 m. (Schiffner).
62. Aneura tahitensis St. n. sp.
Dioica, major, flavo-viridis, dense stratificala. Frons ad 6 cm. longa,
simplieiter pinnata. Truncus simplex, superne interdum furcatus, ex
angusia basi ad À mm. latus, plano-biconvexus, anguste alalus, medio
S cellulas crassus, cellulis internis quam corticales multo majoribus;
pinnæ in plania bene evoluta valde regulariter dispositæ, breves, diametro
trunei duplo longiores, duploque angustiores. lineares, rarissime pinnula
solitaria auctæ, 4 cellulas crassæ, cellulis internis perlucentibus optime
grosseque reticulatæ, limbo unistrato 2 cellulas late. Rami Z' in pinnis
laterales, solitarii, breves strictique, margine vix alati, papulosi, anthe-
ridiis ad 6 jugis; cetera ignota.
Hab. Tahiti (Nadeaud).
63. Aneura tenuis St. Hedwigia 1893, p. 28.
Dioica, gracillima, dilute olivacea, profunde cæspitosa. Frons ad 5 em.
longa, regulariter bipinnata. Truncus tenuis, basi subteres, superne ellip-
ticus, medio 8 cellulas crassus, 12 cellulas latus, cellulæ internæ corti-
238
Le)
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 729
calibus parum majores, ceterum basi haud alatus, superne ramorum alis de-
currentibus interrupte alatus. Pinnæ pinnulæque breves, subremotæ, oppo-
site, lanceolatæ, trunco parum angustiores, alis ad 3 cellulas latis, versus
apicem ramorum magis magisque reductis, ipso apice evanidis; cellulæ
alarum 19 u, ubique æquales et parum incrassatæ. Rami feminei in
trunco opposili. breves, alæ latissimæ usque ad costam regulariter laci-
niatæ, laciniis lanceolatis hamatim incurvis. Reliqua desunt.
Hab. Java (Solms) in cacumine montis Gedeh (Stahl), in monte Pan-
gerango 2780 m. (Schiffner).
Die mit einem häutigen Flügel versehenen Arten der Gattung Aneura
zeigen denselben an der Spitze meist stark entwickelt; er bildet hier
über dem im Grunde eines tiefen Einschnittes befindlichen Vegetalions-
punkte zusammenneigend einen wirksamen Schutz; unsere Pflanze da-
gegen entwickelt im Gegenteil den Flügel erst später, er fehlt der
wachsenden Spitze ganz und ist auch an älteren Fiedern daselbst wenig
entwickelt.
64. Aneura ciliolata Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885. p. 547.
Dioica, elata, fulva vel badia, laxe cæspitosa. Frons erecta (inter muscos)
ad 12 cm. longa, alata, repetito furcata, ramis fastigiatis bipinnatis.
Truncus inferne exalatus, superne alatus, alis interruptis quasi in foliola
eiliata dissolutis, postice planus, antice leniter convexus, medio 8 cellulas
erassus. Pinnæ dissitæ, oppositæ vel subalternæ, 4 mm. longæ, ambitu
delloideæ, æquimagnæ. Pinnulæ breves, subtrijugæ, infimæ iterum
divisæ, lineares, medio 6 cellulas crassæ, pinnulæ pinnæque omnes late
alalæ, als ad 5 cellulas latis, pellucidis ciliolatis, ciliæ 1-3 cellulas longæ,
plus minus recte patulæ; cellule alarum magnæ 76 X 38 y ad costam
majores, margine duplo minores. Rami masculi ad basin pinnarum
oppositi, late alati, alis setosis vel ciliolatis incurvis. Antheridia ad 4 juga.
Hab. America trop., in monte Mulmul (Spruce), Paramo de Sonson
Columbiæ, 10,000" (G. Wallis).
65. Aneura heteroclada (Schffn.).
Syn. : Riccardia heteroclada Schffn. Kais. Ak. Wien. LXVII, p. 175.
Riccardia serrulata Schffn.. ibid., p. 17%.
Dioica, major, robusta, dilute olivacea, arcte repens. Frons ad 5 cm.
longa, crassa, rigida, superne bipinnata, inferne quadripinnata. Truncus
olivaceus, ad 2 mm. latus, acute biconvexus, medio ad 14 cellulas crassus;
celluke intern corticalibus mullo majores, wquimagne, nusquam incras-
230
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
satæ, truncus ceterum angustissime alatus, superne interdum repetito furca-
tus, alis papulosis vel regulariter denticulatis. Pinnæ approximatæ, altern,
trunco similes, duplo tamen angustiores et latius alatæ. Pinnulæ primariæ
lineares, ad 3 in utroque latere pinnæ, crassæ, alis 3 cellulas latis, basales
iteratim bipinnatæ, pinnulis secundariis tenerrimis, longis, late expansis,
pro parte trunco incumbentibus, linearibus; costa angustissima, alis valde
pellucidis, margine lobatis, crispatis vel spiraliter tortis, folia fingentibus;
cellulæ alarum 37 X 74 y, marginales breviores, papulosæ integerrimæ.
Rami feminei in axilla anteriore pinnarum basique pinnæ inserti, ex
angusta basi communi trifidi, lobis divergentibus, late alatis, alis erectis
usque ad cosiam laceratis. Calyptra lacinulis patulis hirta, alle mamillata.
Rami masculi solitarii vel geminati, ad basin pinnarum pellucidarum,
curvati, alis latis crenato-dentatis. Antheridia ad 12 juga.
Hab. Java, Sumatra, 1200-2500 m. (Schiffner), Penang (Herb. Mitten),
Einen spezifischen Unterschied zwischen A. heteroclada und A. serrulata
habe ich nirgends finden können.
2. Plantæ mediocres.
66. Aneura alata St. n. sp.
Dioica, minor, humilis, flavicans, dense depresso cæspitosa. Frons ad
2 cm. longa, bipinnata (in plantis magis robustis hic illic tripinnata).
Truncus validus, rigidus, basi fuscus, in sectione acute biconvexus,
10 cellulas crassus, usque ad basin anguste alatus. Pinnæ suboppositæ,
remotiuseulæ, parum oblique vel subrecte patulæ, parum devexæ, 3 mm.
longæ, ambitu oblongo-delloideæ, alatæ. Pinnulæ approximatæ, latæ,
trunco parum angustiores, versus apicem distincle angustatz, integer-
rimæ, costa angustissima, alis latissimis, valde pellucidis, ad 7 cellulas
latis; cellulæ alarum 37x46 y, ad coslam parum majores, parietibus
validis, trigonis minus distinctis. Rami feminei oppositi, breves, margine
foliacei, ut squama dorsalis profunde lacerati; calyptra cellulis grosse
papulosis maxime hirta, mamilla parva. Rami masculi in pinnis laterales
ibidemque regulariter pinnatim consecutivi. curvatim occulti, breves, alis
planis latis papulosis. Antheridia ad 10 juga.
Hab. Brasilia, Apiahy (Puiggari).
67. Aneura planifrons Spruce. Linn. Soc. XXX, p. 368.
Dioica, minor, pallide-virens, matrici appressa, vel procumbens, tenera
el flaccida. Frons ad 3 cm. longa, vage multiramosa, ramis trunco parum
240
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Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 731
anguslioribus, tam trunco quam pinnis prælate costatis, costa 2 vel
3 cellulas tantum crassa, limbo angusto unistrato, 3-4 cellulas lato,
integerrimo, cellulis magnis (85 x) formato. Cellulæ haud incrassatæ, ad
coslam majores, ipso margine minores. Rami feminei breves, margine
laciniati (ipse haud vidi). Reliqua desunt.
Hab. Insula St Vincent, in monte St Andreas ad Musarum vaginas
marcescentes. /nsula Dominica (Elliott).
68. Aneura limbata St. Hedw. 1891, p. 203.
Dioica, mediocris, flavicans vel rufescens, flaccida, supra muscos pu-
tridos expansa, basi solum radicans, superne procumbens denseque
stralificala. Frons ad 2 cm. longa, bipinnata. Truncus late linearis,
repetilo furcatus, tenuis, 4 cellulas crassus, quarum intimæ mullo
majores, anguste alatus; ale 4-5 cellulas late, quam costa triplo
angustiores, tenerrimæ, integræ cellulis æquimagnis (40 y) formatæ.
Pinnæ (in planta sterili) approximatæ, longæ, alternantes, sæpe sim-
plices, apice hic illie paucis pinnulis instructæ, in planta @ ramis flo-
riferis interjectis minus regulariter et brevius pinnulatæ, costa ubique
latissima 3 cellulas crassa, alis ut in trunco. Rami feminei sparsi, bre-
vissimi, subplani, vel decurvi, late marginati, limbo tenerrimo pro-
funde inciso et crispato, ut squama dorsalis cellulis papulosis vel cla-
vatis armato. Calyptra (juvenilis) cellulis magnis patulis hirta, apice
grosse mamillata.
Hab. Kamerun (Dusén).
69. Aneura longispica St. Hedwigia 1892, p. 199.
Dioica, mediocris, tenera, flaccida, fusco-olivacea, dense depresso
expansa. Frons ad 2 cm. longa, bipinnata, anguste limbata, parum
stolonifera. Truncus ad 1 mm. latus, plano-biconvexus, medio 6 cel-
lulas crassus, limbo unistrato 2 cellulas lato. Pinnæ parum angus-
tiores, unilaterales, longe ligulatæ, simplices vel furcatæ vel bre-
viter pinnulate, pinnulis medio % cellulas crassis, cellulæ internæ
majores. Rami feminei in trunco solitarii, brevissimi, margine bre-
viter lacinulati, calyptra parva, clavata, sublævis, mamilla parva
disciformis. Rami masculi regulariter pinnalim conseculivi, sim-
plices vel furcalim geminali, swpe longissimi, attenuali. Antheridia ad
20 juga.
Hab. Mascareignes (Boivin, de l'Isle, Rodriguez), Comores (Humblot),
Madagascar (Perrot), Kamerun (Dinklage).
241
732 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
70. Aneura nudiflora St. Hedwigia 1892, p. 199.
Dioica, mediocris, rigida, olivacea, dense depresso cæspitosa. Frons ad
10 mm. longa, procumbens, stolonifera, pinnata, anguste alata. Truncus
basi furcatus, plano biconvexus. medio 4 cellulas crassus, cellulis internis
parum majoribus, limbo 2-3 cellulas lato, acuto. Pinnæ suboppositæ,
remotiusculæ, lanceolat&, trunco æquicrassæ, parum angustiores. Rami
feminei in trunco solitarii, disciformes, decurvi, alis tenerrimis, late
explanatis profundeque laceratis; pistilla longe seriala; calyplra ignota.
Rami masculi minimi, angusie lineares, margine erecto subintegro.
Antheridia ad 6 juga.
Hab. Insula Maurice (Robillard), Madagascar (Perrot).
71. Aneura reticulata St. Hedwigia 1891, p. 204.
Dioica, mediocris, pallide-olivacea, dense stratificata. Frons ad 3 cm.
longa, pinnata et bipinnata, procumbens, stolonibus affixa. Truncus plano-
biconvexus, medio 8 cellulas crassus; cellulæ internæ corticalibus mul-
toties majores, perlucentes, fronde itaque optime grosseque reticulata,
cellulis marginalibus minimis distincte et abrupte limbata. Pinnæ trunco
æquilatæ medio 4 cellulas crassæ plus minus longæ, alternæ, sæpe uni-
laterales, altero latere stolonibus compensatæ, rare oppositæ, similiter
limbatæ. Rami feminei majuseuli, valde concavi, margine late et tenerrime
alati, ale adscendentes, lobatæ, cellulis digitiformibus profunde crenatæ.
Pistilla trijuga, squamulis transversis interjugalibus protecta; calyptra
magna, clavata, cellulis utriculatis hirta, mamilla magna, alta, similibus
cellulis confertis et parum divergentibus formata. Rami masculi longissimt,
angustissimi, stricti, margine cellulis papulosis grosse limbati. Antheridia
ad 25 juga.
Hab. Africa occid. tropica, Insula San Thomé (Quintas), Kamerun
(Busen, Staudt), Loango (Micholitz).
72. Aneura fastigiata (L. et L.) Syn. Hepat. p. 500.
Syn. : Jungermannia fastigiata L. et L. Linnæa. IV, p. 370.
Dioica, mediocris, flaccida, olivacea vel flavo-rufescens, dense depresso-
expansa. Frons ad 2 cm. longa, anguste alata, regulariter denseque
bipinnata, nusquam fastigiata. Truncus ad 1 mm. latus, plano-biconvexus,
medio 5 cellulas crassus; cellulæ internæ corticalibus multo majores,
perlucentes; alæ 1-2 cellulas latæ; pinnæ breves lineares confertæ
oblique patule, trunco duplo angustiores, vix minus crassæ; pinnulæ
bijugæ pinnis simillimæ subæquilatæ, breviores, alis 3 cellulas latis;
242
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 733
cellulæ alarum 57 m. ad costam majores, marginales minores haud papu-
lose. Rami feminei breves breviterque lacinulati. Calyptra ignota. Rami
masculi anguste lineares, breves, strieti, integerrimi. Antheridia ad
quadrijuga.
Hab. Africa australis, Table Mountain (Ecklon, Mac Owen), Devilspeak
(Ecklon), Boschberg (Mac Owen).
Aneura multifida unterscheidet sich durch dickeren Truncus, schmälere
Aeste, die entfernter stehen und durchsichtiger in den Flügeln sind.
73. Aneura flaccidissima (Schffn.).
Syn. : Riccardia flaccidissima Schffn. Kais. Ak. Wien 1898. LXVI,
p. 167.
Dioica, mediocris flaccida (valde etiolata) viva late viridis. Frons ad
24 mm. longa, pinnata. Truncus pro more simplex, rarius furcatus,
ligulatus, plano biconvexus, medio 4 cellulas crassus, alis unistratis
3-4 cellulas latis; cellulæ alarum 7% y, haud papulosæ, cellulæ costæ
elongatæ, internæ multo majores et longiores; pinnæ suboppositæ, breves,
remotæ, duplo angustiores, medio 3 cellulas crassæ, similiter alatæ. Rami
masculi in trunco solitarii. breves, limbo angusto cellulis magnis inflatis
erenulato, Antheridia ad 6 juga.
Hab. Java, in faucibus torrentis Tjiapus (Schiffner).
Die Pflanze ist so etioliert, dass sich ihre normale Form schwerlich
wiedererkennen lassen wird.
74. Aneura Loriana St. n. sp.
Dioica, mediocris, viridis, tenuis, flaccida, dense depresso cæspitans.
Frons ad 15 mm. longa, dense bipinnata. Truncus plano-biconvexus,
6 cellulas erassus, alis 2 cellulas latis; frondis cellulæ internæ corticalibus
multo majores. Pinnæ oppositæ, confertæ, longiusculæ, oblique porrectæ,
trunco fere æquilatæ, biconvexæ, alatæ, alis 3 cellulas latis. Cellulæ
marginales minimæ, oplime papuloso-prominulæ, cellulæ alarum basales
(1. 6, cost contiguæ) margınalibus mulloties majores valdeque conspicuæ.
Pinnulæ plus minus confertæ, pinnis duplo angustiores, ceterum simil-
lime, Rami feminei in trunco solitarii, parvi, margine breviter lacinulati.
Galyptra parva, clavala, levis, mamilla parva, conica, obtusa.
Hab. Nova Guinea, Moresby (Loria).
75, Aneura Wettsteinii (Schffn.)
Syn, ; Rıiccardia Wettsteinii Schffn, Kais. Ak. Wien. 1808. LXVII, p. 162.
BULL. HERB. B0188,, octobre 1899. 243 50
7934 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
Dioica, mediocris, viridis, in sicco nigrescens, depresso cæspitosa. Frons
ad 2 cm. longa, repens, latiuscula, irregulariter ramosa, ubique anguste
alata, ramis primariis bipinnatis, antice plana, postice convexa, versus
marginem longe attenuata, medio 12 cellulas crassa, cellulis internis haud
latioribus. Pinnæ minus crassæ, parum angustiores, alıs magis distinctis.
repandis, 2-4 cellulas latis. Cellulæ alarum ad 45 u parietibus maxime
æqualiterque incrassatis. Rami feminei ad basin ramorum, breves valde
concavi, marginibus erectis, tenuibus, crispatis breviter lacinulatis, papu-
losis. Calyptra cylindrica, lævis, mamilla bene difinita, cellulis confertis
papulosis quasi verrucosa. Rami masculi ad basin pinnarum solitarii vel
geminati, breves, alis crispatis, interrunte incurvis, papulosis. Antheridia
ad 8 juga.
Hab. Java, Sumatra, 670-2890 m. (Schiffner).
76. Aneura Makinoana St. n. sp.
Dioica, mediocris, fusco-viridis, flaccida, depresso-cæspitans. Frons ad
10 mm. longa, longe pinnata, ubique late alata. Truncus basi stoloniferus,
anguste linearis, plano-biconvexus, medio 5 cellulas erassus, cellulis
internis multo majoribus. Pinnæ oblique patentes approximatæ, longe
lanceolat®, obtusæ, medio 3 cellulas crassæ; alæ pellucidæ, 3-4 cellulas
late; cellulæ alarum ad costam 38 76 u versus marginem sensim
minores, ipso margine 27 y, papuloso-prominulæ. Rami feminei majusculi,
margine longissime lacinulati. Calyptra parva, grosse cylindrica, superne
cellulis magnis patulis vel decurvis hirta, mamilla parva, humilis, cellulis
similibus erectis conflata. Andræcia desunt.
Hab. Japonia, Tosa, prope Kochi (Makino).
3. Plant& parvæ vel exiguæ.
77. Aneura amazonica Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 545.
Dioica. pusilla, tenuis, flaccida, flavo-virens, inferne rufescens, intricata
et stratificata. Frons ad 10 mm. longa, pinnata et bipinnata, late alata.
Truncus angustus plano biconvexus medio 4-5 cellulas crassus, cellulæ
internæ corticalibus in sectione vix majores ; ala 2-3 cellulas lata, truncus
ceterum repetito furcatus, furcis recte divergentibus; pinnæ pinnulæque
pauc&remot&recte patulæ, oppositæ, trunco æquilatæ, juniores apice inciso-
bilobæ, adultæ sæpe attenuatæ radicantes ; costa valde conspicua, angusta
sub apice evanida, alis 5 cellulas latis; cellulæ alarum 39 w, ad costam
-majores, marginales minores, papulosæ; cellulæ costæ corticales oblongo-
244
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 7155)
hexagonæ. Rami feminei parvi, margine usque ad costam lacinulati,
laeiniis angustis. ramosis. Calyptra clavato-cylindrica, papulosa, alte
mamillata. Rami masculi ad basin pinnarum, limbo incurvo crenato-lobato.
Antheridia ad 12 juga.
Hab. America tropica, Amazonas et Rio Negro (Spruce), Rio Grande
(Puiggari). Rio Janeiro (Glaziou).
78. Aneura Stephanii Besch. n. sp.
Dioica, pusilla, Naceida et tenera, pallide virens, in cortice dense strati-
ficata. Frons ad 5 mm.longa, pinnata vel bipinnata, cellulis internis per-
lucentibus grosse reticulala. Truncus basi angustatus superne pro plantæ
magnitudine latus, medio 3 cellulas crassus; ale 3 cellulas latæ, cellulis
magnis, margine minoribus. Pinnæ longæ, lineares, remotæ divergentes,
simplices, interdum furcatæ, in apice frondis pro more approximatæ et
Nlabellatim divergentes, ale ubique 2 cellulas latæ, cellulis marginalibus
majoribus obtusæ. Rami masculi pro planta longissimi, in pinnis ultimis,
terminales, nterdum ex apice vegetativi et iteratim fertiles, valde nume-
rosi, sepe omnes ramorum pinnulas oceupantes, lineares lenerrimi et
maxime fragiles, margine erecto profunde papuloso vel subdenticulalo.
Antheridia ad 18 juga. Reliqua desunt.
Hab. Africa. Congo, Brazzaville (Thollon).
79. Aneura tenuicostata (Schffn.).
Syn. : Riecardia tenuicostata Schffn. Kais. Ak. Wien. LXVII, p. 166.
Aneura crenulata Schffn., ibidem, p. 173.
Dioica. parva, dilute viridis, dense depresso expansa. Frons ad 7 mm.
longa, vage mulliramosa, tenuis. Truncus inferne angustus, superne
latior, plano-biconvexus, medio 6 cellulas crassus, apice sæpe dense
pinnatus, subpalmatifidus ; rami vix angustiores, medio 3-4 cellulas crassi,
limbo in trunco ramisve unistrato ubique 2-4 cellulas lato, margine optime
papuloso; costæ cellulæ corticales magnæ (36x72 y) internis æqui-
magnæ, limbi cellulæ minores, marginales 12 y valde æqualiterque in-
crassalæ. ami feminei in trunco et ramis numerosi, brevissimi, valde
concavi, fere saceati, marginibus tenuibus, clavatim cellulosis vel subla-
einulatis. Calyptra magna, cylindrica, cellulis utriculatis hirta, mamilla
similibus cellulis confertis formata. Rami g' longissimi, interdum gemi-
nati, angusti, substrieti, valde canaliculati, limbo angusto crenato.
Hab. Singapore, in monte Bukit Timah, 150 m., Java, 1120-2140 m.
(Schiffner, Solms).
245
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
Aneura crenulata (der Name war schon früher benutzt) ist zweifellos
identisch mit À. tenuicostata; letztere ist nur nicht so schön entwickelt,
meist steril, ärmlicher und etwas etioliert; doch findet man an den oberen
Theilen des Rasens stets Aeste, welche die sehr auffallenden, derben,
crenulierten kleinzelligen Ränder zeigen; übrigens zitiert der Autor die
A. crenulata auch vom Standort der anderen.
80. Aneura vitiensis Si. Hedwigia 1893, p. 28.
Dioica, parva, pallide-virens, dense depresso-cæspitosa. Frons ad 3 cm.
longa, fasciculatim radicans arcteque repens, anguste alata, valde pellucida,
irregulariter multiramosa, ramulis remotis vel magis approximalis, apice
sæpe subfasciculatis, linearibus vel apice dilatatis, érunco parum angustio-
ribus. Frons ubique plana, tenuis, medio 3-4 cellulas erassa; cellulæ
internæ corticalibus multo majores perlucentes, planta itaque in adspectu
laxe reticulata. Rami feminei brevissimi, in trunco solitarii, margine paucis
cellulis clavatis armati. Calyptra clavato-pyriformis, levis, mamilla cellulis
magnis clavalis aggregatis, basi liberis formata. 4 ignota.
Hab. Viti, Ovalu (Griffe).
B. Rami exalati.
a. Cuticula armata.
81. Aneura scabra (Schfin.).
Syn. : Riccardia scabra Schffn. Kais. Akad. Wien 1898. LXVII, p. 161.
Dioica, mediocris, depresso-cæspitosa, fusco-viridis, opaca, fere velutina.
Frons ad 2 cm. longa, irregulariter ramosa, haud alata, frunco stolonifero,
valido, subnigro, in sectione elliplico, medio 8 cellulas crasso, cellulis
internis magnis; ramı in trunco plus minus remoti, unilaterales, simplices
vel irregulariter pinnali, pinnis linearibus, 4 cellulas crassis, obtusis;
cellulæ interne magnæ (50x 108 y) perlucentes, rami itaque in adspectu
optime grosseque reticulati; cuticula aspera, alæ null®; cellulæ corticales
parvæ, valde æqualilerque incrassatæ, marginales 18 u. Rami feminei
breves, margine dense breviterque lacinulati. Calyptra cellulis utriculatis
hirta, mamilla crassa. Rami J' ad basin ramorum plerumque geminati,
angusli, juveniles, valde curvati, marginibus erectis vel conniventibus
canaliculati, grosse crenulati. Antheridia ad 8 juga.
Hab. Java, Sumatra, 800-2180 m. (Schiffner).
246
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 737
82. Aneura stolonifera St. Hedwigia 1889. Heft 2.
Syn. : Aneura striolata St. I. Linn. Soc. 1892. Vol. 29. p. 265.
Dioica, major et robusta. olivacea, inferne fusco badia, dense depresso
cæspilans vel inter muscos adscendens. Frons crassa, ad 8 cm. longa,
maxime ramosa maximeque stolonifera, haud alata, cuticula dense
minuteque /amellifera. Truncus primarius ad 1 mm. latus, versus apicem
repetilo et confertim furcatus, postice planus, antice convexus, medio ad
10 cellnlas crassus, marginibus acutis; cellulæ corticales parvæ, internæ
versus centrum sensim majores; furcæ pinnatæ ut truncus numerosis
stolonibus apice ramosis radicantes. Pinnæ oppositæ longæ, furcis duplo
angustiores, remotæ, oblique patentes, in planta muscicola sæpe irregu-
lares et male evolutæ, ceterum plano-biconvexæ. medio ad 6 cellulas
crassæ, margine acutæ. Rami feminei in trunco solitarii sepe geminali,
brevissimi, margine breviter inciso, papuloso; squama dorsalis brevis
similiter incisa ; calyptra magna, anguste clavata, papulosa, mamilla nulla
(vel destructa?). Rami Z in trunco, in ramis et stolonibus solitarii, breves,
crassi, margine grosse papuloso. Antheridia ad 5 juga.
Hab. Australia, Illawarra (Kirton), Queensland (Walker), N. Zealand
(Colenso, Helms, Kirk), Fret. Magellan. (Cunningham), Java (leg ?),
Luzon (Semper).
Die J Pflanze aus Queensland ist wesentlich kürzer und robuster, da
sie nicht zwischen Moosen wuchs. Die zentralen Zellen ihrer Frons sind
kleiner als an der etwas etiolierten Illawarra Pflanze; da beide die sehr
auffallende lamellose Cuticula besitzen, auch sonst sehr ähnlich sind, so
ist an ihrer Identität nicht zu zweifeln; ich lege besonderen Wert auf
die Beobachlung, dass Aneura in der Grösse der internen Fronszellen
variieren kann (ganz wie bei Phanerogamen Pflanzen von nassen Stand-
orten). Haben wir also den inneren Bau der Aneura Frons als konstant
angesehen, so sind wir durch obige Variation an zweifellos identischen,
aber an verschiedenen Standorten gesammelten Pflanzen um ein wert-
volles Moment für die Diagnose ärmer und um eine Schwierigkeit reicher.
83. Aneura tasmanica St. n. sp.
Dioica, mediocris, olivacea, dense depresso cæspitosa, lateque expansa,
corticola vel terricola. Frons ad 10 mm. longa. haud alata, irregulariter
multiramosa, Truncus e caudice repente maximeque stolonifero pro-
cumbens, basi angustus, superne sensim ampliatus, apice latissimus
(1 mm, in diametro) sæpe uno latere sloloniferus, altero pinnatus; rami
trunco angusliores, valde irregulares, longi et lineares vel breves, ad*
247
738 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
lobulum reducti, sæpe ex apice anguste innovati et magnam frondem
similiter irregularem gerentes, ceterum ut truncus plano-biconvexi,
medio 8 cellulas crassi; cellulæ internæ magnæ, corticales multo minores
valde chlorophylliferæ, incrassatæ, papillis conico prominulis obtectæ ;
frons dein. ubique creberrime aspera, marginibus minute denticulatis.
Rami feminei breves, margine anguste limbati, limbo cellulis digiti-
formibus profunde crenato. Calyptra gigantea, grosse cylindrica, papulosa,
mamilla subnulla. Rami mascul in trunco ramisve numerosi, sæpe gemi-
nati, crassi, valde canaliculati, limbo angusto crenulato. aniheridüs ad
6 jugis, magnis.
Hab. Tasmania, Hobarttown, Mt Wellington (Weymouth).
84. Aneura Colensoi St. I. Linn. Soc. XXIX, p. 264.
Dioica, major, tenuis, flaccida, terricola vel supra muscos expansa.
Frons ad 25 mm. longa, dense breviterque bipinnata, haud alata. Truncus
3 mm. latus, basi stoloniferus plano biconvexus, medio 6 cellulas crassus,
cellulæ corticales multo minores, papillis anguste conicis recteque patulis
longe et densissime hiriæ. Pinnæ plus minus confertæ, inlerdum conli-
guæ, breviter lineares vel lobuliformes, trunco multolies angustiores,
pinnulis minutis dentiformibus. Rami feminer in trunco oppositi, breves,
crassi, geminati vel terni, margine posticeque ciliis brevibus confertissimis
hirti. Reliqua desunt.
Hab. New Zealand (Colenso, Beckett).
8. Aneura spinulifera (Mass.).
Syn. : Riccardia spinulifera Mass. Diar. bot. 1885, p. 254.
Spinella magellanica Schffn. Exp. Gazelle 1889, p. 42.
Monoica, minor, gracilis, Lepidoziis simillima, pallide virens, aliis
hepaticis consociata, erecta. Frons ad 10 mm. longa, tripinnata, haud
alata, ubique squamulis oblique patulis foliiformibus obtecta; squamæ
antice posticeque cellulis conicis armatæ, margine longe interdum pinna-
im spinosi; frondis cuticula intersquamalis dense paraphyllifera, para-
phyllis vel spiniformibus vel pluricellularibus, plus minus latis et spinu-
losis. Truncus simplex vel furcatus, in sectione plano-ellipticus, medio
8 cellulas crassus, cellulis internis parvis haud incrassalis; pinnæ remo-
tiusculæ, supoppositæ, fere recte patentes, pro planta longæ, versus
apicem frondis sensim minores, trunco parum angusliores, pinnule
breves, remotæ, anguste lineares, in sectione biconvexæ. Rami feminei
*in trunco solitarii, brevissimi, margine longe lobati, lobis foliaceis bipin-
248
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 739
natım spinosis. Calyptra clavata, alte papulosa, mamilla parva. Rami
masculi in pinnis solitarii, crassi, hispidissimi, ambitu ovales, marginibus
erectis. Antheridia quadrijuga.
Hab. Fuegia, Basket Island (Spegazzini), Insula Desolacion (Savatier).
b. Cuticula lævis.
I. Plantæ biconvexæ.
æ. Mono.
86. Aneura portoricensis Si. n. sp.
Monoica, mediocris. fusco-olivacea, laxe cæspitans. Frons ad 15 mm.
longa, bipinnata, haud alata. Truncus plano-biconvexus, medio 5 cellulas
erassus, cellulis internis multo majoribus perlucentibus, uno latere
stoloniferus, altero apiceque regulariter pinnatus vel bipinnatus; pinnæ
breves, trunco parum angustiores et vix minus crassæ, simplices vel
furcalæ, late lineares. Rami feminei breves, margine breviter piliferi,
solitarii vel uno vel utroque latere ramulo masculo perbrevi suffulti.
Antheridia quadrijuga. Calyptra ignota.
Hab. Puertorico (Schwanecke).
87. Aneura platyclada (Schffn.).
Syn. : Riccardia platyclada Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898. LXVII, p. 167.
Polyoica, mediocris, humilis, pallide viridis, laxe cæspitosa. Frons ad
14 mm. longa, haud alata, trunco stolonifero procumbente, uno latere
pinnato, acute plano-biconvexo, medio 8 cellulas crasso; cellul® intern
corticalibus multo majores. Pinnæ confertæ, simplices vel furcatæ,
lanceolatæ, planæ, normaliter 3 cellulas — medio % cellulas — crassæ
interdum in pinnulis junioribus limbo unistrato instructæ. Rami feminei
breves, margine breviter lacinulati; calyptra magna, pinnis subæquilonga,
kevis, mamilla angusta longe producta, cellulis utriculatis aggregatis vel
eflusis formata. Rami masculi solitarii, breves, plani, crenulati, antheridüs
ad 6 jugis, interdum apice femineis.
Hab. Java, Sumatra 230-1860 m. (Schiffner).
#8. Aneura singapurensis (Schffn.).
Syn. : Riccardia singapurensis Schffn. Kais. Akad. Wien. 1898, LXVH,
p. 165.
Monoica hypogyna, mediocris, pallide virens, dense stratificata, Frons
219
740 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
ad 2 cm. longa, bipinnata, haud alata. Truncus simplex vel furcatus, latus,
postice planus, antice leniter convexus, medio 6 cellulas crassus, margine
acutus integerrimus. Pinnæ oppositæ, confertæ, patulæ, imbricat#, trunco
parum angustiores, medio 4 cellulas crassæ. Pinnulæ paucæ, breves,
remotæ, pinnis simillimæ, medio 3 cellulas crassæ. Rami sexuales in
trunco laterales, breves, basi masculi, antheridiis 3-4 jugis, magnis, apice
feminei margineque breviter paucilaciniati. Calyptra ?
Hab. Singapore in Monte Bukit Timah (Schiffner).
89. Aneura nitida Col. Trans. N. Zeal. Inst. 1885. XVII.
Autoica, mediocris, crassa, rigida, pallide flavo-virens, in cortice arcte
repens. Frons ad 2 cm. longa, bipinnata, haud alata. Truncus plus À mm.
latus, plano-biconvexus, medio 8 cellulas crassus, margine obtusus,
cellulis internis majoribus, simplex et longe prorepens vel repetito
furcatus et flabellam oblongam formans. Pinnæ confertæ, inter-
dum unilaterales. in apice frondis oppositæ, brevissimæ, pinnulis
aggregalis divergentibus subpalmatifidæ; pinnulæ irunco sextuplo
angustiores, lineares, medio 5 cellulas crassæ, margine obtusæ. Rami
feminei in trunco pinnisque laterales, hrevissimi, cupuliformes, mar-
gine breviter lacinulati; calyptra parva, clavata, celluloso-verrucosa,
mamilla parva late conica, obtusa. Rami masculi e latere rami © orti,
brevissimi, valde canaliculati, acuminati, decurvi, papulosi. Antheridia
9-4 juga.
Hab. New-Zealand (Colenso).
Cum Aneura papulosa comparanda.
90. Aneura æquitexta St. !. Linn. Soc. XXIX, p. 263.
Monoica, mediocris, valida, flavo-virens, in ligno decorticato arcte
repens. Frons ad 2 cm. longa, ubique valde stolonifera, bipinnata, haud
alata. Truncus plano-biconvexus, inferne 8 cellulas crassus, cellulis
internis haud majoribus, margine obtuso, superne acuto, ceterum fur-
catus, furcis in planta bene evoluta regulariter pinnatus. Pinnæ aller-
nantes vel suboppositæ, trunco parum angustiores, medio 6 cellulas
crassæ, oblongæ, obtusæ hic illic attenuatæ radicantes et in novam
frondem bipinnatam abeuntes. Pinnulæ breves oblongæ, apice obtusæ,
juniores apice breviter inciso bilobæ, medio 4 cellulas crassæ. Rami
feminei ad basin pinnarum vel in ipso trunco solitarii, breves breviterque
lacinulati; calyptra magna, clavata, superne cellulis utriculatis longe
recteque patulis hirta, mamilla angusta longe producta eylindrica, truncata.
250
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 741
Rami masculi femineis oppositi, sæpe in stolonibus laterales, breves sub-
cylindrici, margine papulosi. Antheridia 4 juga.
Hab. New Zealand (Colenso, Knight).
91. Aneura papulosa St. Hedwigia 1893, p. 25.
Monoica, minor, fusco-rufa, apice viridis, in ligno decorticato arcte
repens. Frons ad 10 mm. longa, quadripinnata, haud alata. Truncus latus
repetito furcatus, ad instar Ricciarum stellatim expansus, basi 12 cellulas-
superne 5 cellulas crassus, antice canaliculatus, postice alte convexus,
margine abrupte acutus. Pinnæ trunco simillimæ, lat oppositæ, parum
divergentes, tripinnatæ, pinnulæ angustissimæ, subrecle patentes, lineares,
6-7 cellulas latæ, 4 cellulas crassæ, postice valde convexæ, antice planæ,
cellulis corticalibus antieis optime papulosis. Rami feminei brevissimi,
margine paucilacinulali; calyptra parva, vix 2 mm. longa, cylindrica,
papuloso-verrucosa, mamilla magna papulosa. Rami masculi magni, valde
decurvi, canaliculati, margine grosse papulosi. Antheridia 15 juga.
Hab. New Zealand (Colenso).
Der Unterschied zwischen den Fiederästen erster und zweiter Ordnung
ist so gross, dass man beim ersten Anblick glaubt, zwei verschiedene in
einem Rasen durcheinander gewachsene Arten zu sehen.
92. Aneura inconspicua St. Hedwigia 1893, p. 23.
Monoica, exigua, tenerrima, dilute olivacea, densissime cæspitans, in
ligno decorlicato late expansa. Frons A mm. longa, haud alata e caudice
repente erecla, pauciramosa, ramis trunco æquilatis, medio 2 cellulas
crassis, linearibus, 5-6 cellulas latis, fere hyalinis, integerrimis. Rami
feminei ad basin ramorum, pro planta magni, hamatim decurvi, margine
densissime longeque lacinulati, laciniis incurvis. Rami masculi longissimi,
interdum plantæ longitudinem superantes, erecli, lineares, margine
cellulis papulosis incurvis erenali. Antheridia ad 12 juga.
Hab. Kamerun (Dusen, Jungner).
93. Aneura perpusilla (ol. New Zeal. Inst. 1889, V, p. 22.
Syn. : Zoopsis lobulata Col. Trans. N. Zeal. Inst. 1885.
Monoica, pusilla, dilute virens, terricola vel corticola, dense depresso
cæspilans. Frons ad 2 mm. longa, haud alata, e caudice repente procum-
bens, a basi fasciculatim ramosa; Iruncus communis brevis, subteres,
cellulis ubique æquimagnis formatus; rami repetito furcati, æquilongi,
postice plani, antice convexi, medio 5 cellulas erassi, cellulis corticalibus
51
742 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
haud minoribus, papulosis, marginibus acutis decurvis. Rami feminei
breves, margine profunde laciniati, laciniis lanceolatis margine celluloso
dissectis. Calypira cylindrica pro planta maxima, lævissima, mamilla
rotundata, parva, papulosa. Rami masculi in trunco sæpe furcatim-
geminati, femineis approximati, breves, stricti, margine papulosi. Anthe-
ridia parva, 9 juga.
Hab. New Zealand (Colenso), Tarawera (Lauterbach).
8. Drorcz.
1. Plantæ elatæ, ramis gracillimis.
94. Aneura cataractarum Spruce. Soc. bot. d. France. 1889.
p. 195.
Dioica, mediocris, erassa, fragilis, albicans vel plus minus viridis, in
saxis rivulorum cæspitans et humilis vel fluitans elongataque. Frons
1-4 cm. longa, plus minus regulariter pinnata et bipinnata, haud alata.
Truncus anguste linearis, biconvexus, medio 6 cellulas crassus, cellulæ
internæ corticalibus multo majores, optimeque perlucentes. Pinnæ sub-
oppositæ, basi sæpe angustiores, breves trunco simillimæ sed angustiores,
simplices vel paucis pinnulis minutis instructæ. Rami feminei in trunco
solilarii decurvi, disciformes, margine tenui varie lobatim inciso. Calyptra
magna cylindrica papulosa. Rami feminei in pinnis solitarii, lineares,
recte patuli, stricti, margine papulosi. Antheridia ad 12 juga.
Hab. Paraguay (Balansa), Brasilia subtropica (Ule), Dominica (Elliott).
95. Aneura corralensis Si. n. sp.
Dioica, mediocris, gracilis, rigida, pallide-virens, dense cæspitosa, pro-
cumbens vel erecta. Frons ad 25 mm. longa, regulariter bipinnata, haud
alata. Truncus angustus (ad 0,30 mm. in diametro), simplex vel furcatus,
biconvexus, medio 40 cellulas crassus, margine acutus; cellulæ intern
corlicalibus majores. Pinnæ angustiores, suboppositæ vel alternantes, patu-
le, 2-3 mm. longæ, remotiusculæ, decurvæ, acuminatæ, paucis pinnulis si-
milibus et angustioribus instruct&; pinnæ pinnulæque biconvexæ ultimæ
medio % cellulas crassæ, margine acutæ; costa sub apice evanida. Rami fe-
ininei in trunco oppositi, brevissimi, margine tenero breviter lacinulato.
Calypira cylindrica, crassa, glaberrima, apice rotundata, mamilla nulla.
Rami masculi in trunco laterales, magni, ambitu late oblongo, canaliculati
margine tenero, magnis cellulis alte papuloso. Antheridia magna ad 6 juga.
Hab. Chile, Corral (Dusen).
252
DAN
Eu:
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 743
96. Aneura micropinna St. Hedwigia 1893, p. 24.
Dioica, magna, olivacea vel brunnea, profunde cæspitosa. Frons ad
6 cm. longa, rigida, gracillime tri-vel quadripinnata, haud alata, cellulis
internis multo majoribus. Truncus inferne subteres valde stoloniferus,
superne ad 2 mm. latus, plano-biconvexus, medio 12 cellulas crassus,
margine acutus. Pinnæ oblique patulæ, subopposilæ, interdum fere alter-
nantes, ambitu late triangulares. approximatæ, haud imbricatæ, trunco
multoties angusliores, longe acuminatæ, medio 8 cellulas crassæ. Pinnulæ
basales longæ, validæ, superne breviores angustissimæ fere filiformes,
acuminalæ, juniores lineares obtusæ, anguste limbatæ, limbo 2 cellulas
lato, quarum marginales multo minores. Rami feminei in trunco opposili,
ex axilla pinnarum orti, crassi, brevissimi, margine breviter lacinulati;
calyptra magna, cylindrica, 5 mm. longa, cellulis magnis deciduis hirta,
mamilla maxima, profunde bi-trilobata, similibus cellulis conflata. Rami
masculi in pinnis primariis propriis aggregali, tolam pinnam occupantes
regulariterque consecutivi, canaliculati, oppositi, parum divergentes,
ambitu lanceolau, anguste limbati, irregulariter papulosi. Antheridia ad
6 juga.
Hab. New Zealand (Helms, Knight, Kirk, Petrie, Cheeseman, Raoul,
Beckett).
97. Aneura pauciramea St. Bull. Herb. Boissier. 1897, p. 845.
Slerilis, gracilis, major, fusco-viridis, dense profundeque pulvinatim
cæspilosa. Frons ad 6 cm. longa, tenera, flaccida, tripinnata, haud alata.
Truncus sımplex, interdum furcatus, basi solum radicans, furcis longis,
plano-biconvexis, medio ad 10 cellulas crassis; cellulæ internæ corticalibus
multoties majores, perlucentes, planta itaque optime reticulata, Pinnæ
remotæ, breves, 5 mm. longæ, angustæ, 6 cellulas crassæ, ambitu late
ovale, dense bipinnatæ, pinnulis 4 cellulas crassis, decurvo hamatis.
Hab. Hawai (Baldwin).
%, Aneura Baldwini St. nom. nov.
Syn. : Aneura tamarisci St. Bull. Herb. Boissier 1897, p. 841.
Dioica, mediocris, gracilis, dense depresso cæspitosa, in sicco fere nigra.
Frons ad 25 mm. longa, regulariter denseque bipinnata. Truncus ex
angusta basi latus, medio 6 cellulas crassus, haud alatus, plano bicon-
vexus, Pinnæ confertæ, oppositæ, oblique patulæ, long, versus apicem
frondis sensim breviores, oplime attenuatæ; pinnulæ similes, breviores et
angusliores, valde regulariter disposilæ, omnes exalatæ. Ramuli feminei
253
744 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
in trunco solitarii, brevissimi, margine breviter lacinulati, calypira
longissima, optime clavata, ubique laciniis brevibus crispulis patulisque
creberrime hirta. Mamilla apicalis magna, flabellatim dilatata. Ram
masculi in pinnis laterales, opposili, regulariter pinnatim conseculivi,
breves, patuli strictique, lineares, alis angustis papulosis. Aniheridia ad
7 juga.
Hab. Hawai (Baldwin).
Diese Pflanze wurde irrtümlich A. tamarisci genannt, obwohl ein sehr
ähnlicher Name, A. tamariscina, bereits für eine andere Art benutzt
worden war, so dass eine Abänderung eintreten musste.
2. Plantæ speclabiles, robustæ, coriaceæ.
99. Aneura dilatata Spruce. I. Linn. Soc. XXX, p. 368.
Dioica, spectabilis, flaccida, olivacea, laxe cæspitans. Frons ad 4cm.longa,
regulariter pinnata et bipinnata, haud alata, cellulis hyalinis uniseriatis
limbata, basi valde stolonifera, ambitu deltoideo-oblonga. Truncus 1 mm.
latus, postice planus, antice convexus, medio 8 cellulas crassus, cellulis
internis majoribus, margine obtuso. Pinnæ trunco fere æquilatæ, medio
6 cellulas crassæ, inferiores curvatim-patulæ, 7 mm. longæ, apice furcatæ
vel paucipinnatæ, superiores sensim breviores, simplices oblique patentes,
strictæ et angustiores, medio 4 cellulas crassæ. Rami feminei in stolonibus
numerosi, steriles longi, decurvi late ligulati, margine profunde dense-
que cristato-incisæ; pistilla longe biseriata; calyptra et rami masculi
ignoti
Hab. Insula Dominica (Elliott).
100. Aneura comosa St. Hedwigia 1892, p. 199.
Dioica, major, tenuis, flaccida, viridis vel flavo-virens, supra muscos
late expansa. Frons ad 7 cm. longa, bipinnata, haud alata, angustissime
limbata. Truncus repetito furcatus, 2 mm. latus, plano-biconvexus, medio
6 cellulas erassus, cellulæ internæ corticalibus multo majores, limbo
cellulis angustis hyalinis uniseriatis formato. Pinnæ confertæ ad 7 mm.
longæ, trunco duplo angustiores, lineares, simplices vel paucis pinnulis
brevibus angustisque instructæ. Rami feminei in trunco furcisque laterales
simplices vel furcalim-geminati, crassi, ambitu ovati, e facie postica radi-
cantes, antice pilis longis unicellularibus e margine ramorum ortis
maxime comosi. Pistilla haud rare triseriata. Reliqua desunt.
Hab. Africa, Insulæ Maurice, Bourbon (Rodriguez, de l'Isle).
254
LL Cox CE,
=
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 145
101. Aneura Lepervanchei St. n. sp.
Dioieca, major, valida, crassa, coriacea, olivacea, ætate rufo-brunnea,
depresso cæspitans lateque expansa. Frons ad 4 cm. longa, stolonibus
unilateralibus repens, superne tantum regulariter bipinnata, haud alata.
Truncus ad 1 mm. latus, biconvexus, medio 8 cellulas crassus, margine
acultus; cellulæ interne majores, parietibus valıdis. Stolones breves,
valde numerosi valdeque ramosi. Pinnæ lıneares, approximatæ, irre-
gulares, plus minus longæ, regulariter consecutivæ vel interruptæ,
simplices vel furcatæ, trunco angustiores vel subæquilatæ, medio
S cellulas crassæ. Rami masculi in pinnulis brevibus disciformibus
aggregali, terni vel quaterni, e margine disci orti breves, valde cur-
vatim occulli, margine erecto papuloso. Antheridia ad 5 juga. Reliqua
desunt.
Hab. Réunion (Lepervanche).
102. Aneura Kowaldiana SL n. sp.
Sterilis, major, valde robusta, coriacea, glauco-virens, dense depresso
intricala. Frons ad 4 cm. longa, basi stolonifera, reclo angulo divergenti-
furcata, bipinnata, ubique biconvexa medioque 8 cellulas crassa, margine
acuta, haud alata. Cellulæ internæ majores, corticales valde incrassat:æ.
Pinnæ breves, sæpe lobuliformes, aliæ melius evolutæ ad 5 mm. longæ,
subrecte patulæ, paucis pinnulis brevibus ramosæ.
Hab. Nova Guinea, Yule Mountains (Kowald).
103. Aneura pectinata Austin. Torrey B. Cl. V, p. 15.
Syn. : Aneura hamatiflora St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 8#4.
Dioica, major, valida, coriacea, rufo-brunnea, dense stratificata. Frons
ad 6 cm. longa, bipinnata, exalata. Truncus semper fere simplex, crassus,
alte aculeque biconvexus, medio ad 12 cellulas crassus, cellulis internis
majoribus. Pinnæ confertæ, inferne breves simplices, sæpe in stolones
abeuntes, superne multo longiores, regulariter pectinatæ, hamato-decurvæ,
in sicco involutæ, optime lanceolatæ, apice sæpe furcatæ, fureis similiter
acuminatis, ubique 4 cellulas crassis, in secelione transversa itaque linea-
ribus. Aami feminei in trunco oppositi, breves, crassi, margine breviter
alati, alis lobatim ineisis; calyptra longe acuminata, subacula, celluloso-
verrucosa, subnigra, mamilla parva papulosa. Rami masculi in trunco
ramisve solitarii breves, crassi, stricti, anguste alati, alis tenerrimis ex-
planatis laceratis,. Antheridia ad 10 juga.
Hab. Hawai (Baldwin).
Zu)
746 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
104 Aneura polymorpha Col. Trans. N. Zeal. Inst. 1889. XXI.
Syn. : Aneura bipinnatifida. Col. ibidem.
Dioica, major, flaceida, dilute olivacea, dense cæspitosa, terricola. Frons
ad 5 cm. longa. bipinnata, exalata. Truncus 1 mm. latus, tenuis, postice
planus, antice convexus, medio 8 cellulas crassus, margine acutus, cellulis
internis parum majoribus, medio infero breviter pinnatus, superne oplime
regulariterque bipinnatus. Pinnæ lineares, confertæ, suboppositæ, ad
10 mm. longæ, versus apicem trunci sensim breviores, trunco parum
angustiores. Pinnulæ pinnis simillimæ, subæquilatæ, breves, lineares,
medio 5 cellulas crassæ, in planta museicola minus validæ, sæpe tener-
rimæ. Rami feminei ad basin pinnarum oppositi, parvi, brevissimi, valde
concavi, margine breviter laciniati, subdentati. Calypira parva, clavata,
cellulis alte papulosis puberula, apice late rotundata, haud mamillata.
Rami masculi ad basin pinnarum oppositi vel solitarii, breves. stricti,
lineares vel subovati, limbo angusto integro tenerrimo. Antheridia magna,
quadrijuga.
Hab. New Zealand (Colenso, Kirk).
105. Aneura longiflora St. n. sp.
Dioica, major, flaceida, rufo-brunnea, dense cæspitosa, procumbens.
Frons ad 4 mm. longa, 3 mm. lata, haud alata, superne furcata, furcis
pinnatim lobuiatis. Truncus plano-biconvexus, parum stoloniferus, medio
12 cellulas crassus, cellulis internis majoribus, margine acuto. Pinnæ
breves vel brevissimæ, trunco subæquimagnæ, duplo tamen angustiores,
oblique patuli, simplices interdum furcatim bifidi, obtusi, juniores apice
profunde inciso-bilobi; stolones e basi ramorum orti, ramosi, validissimi.
Rami feminei in trunco laterales, breves, crassi, margine grosse profun-
deque lacerati, postice radicantes, a latere innovati. Calyptra ad 8 mm.
longa, eylindrica, cellulis papulosis puberula, mamilla parva alte papulosa.
Rami masculi ignoti.
Hab. Tasmania (Weymouth).
106. Aneura spectabilis St. n. sp.
Dioica, magna, rigida, procumbens vel inter muscos erecia, superne
dilute olivacea. inferne rubescens. Frons ad 5 cm. longa, regulariter
bipinnata, haud alata. Truncus validus, 1 mm. latus, plano-biconvexus,
medio 12 cellulas crassus, cellulis internis majoribus, margine acutus,
exalatus. Pinnæ breves subrecte patulæ, optime acuminatæ, fere pungentes,
trunco multo angustiores, superne multo longiores denseque pinnulatæ,
256
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 747
versus apicem plantæ sensim breviores. Pinnulæ pinnis simillimæ ubique
breves decurvæ, acuminatæ, plano-biconvexæ, medio 8 cellulas crassæ.
Rami feminei ad basin trunci brevissimi, late inserti marginibus late-
ralibus late incurvis, margine apicali rotundato, late limbato, limbo
tenerrimo profundeque papuloso-crenato. Calyph'a juvenilis celiu-
lis inflatis papulosa: mamilla nulla? Rami masculi numerosi in pinnis
lalerales. breves. sub fronde curvalim occulti. maxime crassi, valde
canaliculati, margine erecto tenui, crenulato. Antheridia ad 4 juga.
Hab. Tierra del Fuego et Insula Desolacion (Dusen).
107. Aneura Spegazziniana (Mass.).
Syn. : Riceardia Spegazziniana Mass. Diar. bot. 1885, p. 254.
Dioica, maxima, maximeque robusta, coriacea, fusco brunnea, in sicco
subnigra, inter muscos erecta. Frons ad 13 cm. longa, bipinnata, haud
alata. Truncus simplex, interdum furcatus, 2 mm. latus, plano-biconvexus,
margine obtusus, medio 12 cellulas crassus, cellulis ubique validis, corti-
calibus multo minoribus, brunneis maximeque incrassatis. Pinnæ eppo-
sitz, in planta bene evoluta valde regulares, confertæ, oblique patulæ,
breves, decurvulæ. e lata basi longe acuminatæ, trunco multo angustiores.
Pinnulæ paucæ, breviter acuminatæ vel longiores el spiniformes. medio
6 cellulas crassæ, biconvexæ, margine acutæ. Rami feminei in pinnulis
laterales, brevissimi, crassi, valde decurvi, margine apicali tenero alte
papuloso.
Hab. Fretum magellanicum et Insulæ adjacentes (Spegazzini, Hahn,
Savatier, Hatcher, Dusén).
108. Aneura Negeri St. n. sp.
Sterilis, magna, robusta, coriacea, olivacea depresso-cæspitans. Frons
ad 7 em. longa, anlice convexa, postice concava, pinnala, ewalata. Truncus
inferne simplex, superne repelito furcatus, sæpe fasciculatim ramosus,
I mm. latus, in sectione longe-ellipticus, marginibus itaque rolundalis.
Cellulæ internæ frondis corticalibus multo majores. Pinnæ remotius-
culæ, inferne breves decurvæ, superne longiores (ad 6 mm. longæ) versus
apicem sensim breviores, trunco æquicrassæ, duplo tamen angusliores
similiterque convexæ, Reliqua desunt.
Hab. Chile australis (Dr Neger).
Sehr ausgezeichnet durch die überall gleichartig ausgebildete Frons,
deren Bänder breit gerundet sind,
748 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
3. Plantæ mediocres.
109. Aneura pinnatifida Dum. Rec. d’observ. 1835, p. 26.
Syn. : Aneura major Lindb. Musci Scand. p. 5.
Dioica, mediocris, viridis, saxicola, in latas plagas expansa, sæpe im-
mersa. Frons ad 2cm.longa, irregulariter multiramosa, haud alata. Truncus
repelito furcatus, furcæ ex angusia basi sensim ampliatæ, obtusæ, bipin-
natæ, superne 1 mm. latæ, antice leniter canaliculatæ vel planæ, postice
convexæ, medio 6-7 cellulas crassæ, marginibus obtusis; cellulæ corticales
internis multo humiliores sed fere æquilatæ. Pinnæ pinnulæque remotæ,
furcis parum angustiores, breves, obtusæ, sæpe unilaterales, altero latere
trunci rudimentariæ vel in stolones mutalæ. Rami feminei longiusculi,
angusti, in trunco laterales, margine foliaceo, integerrimo, profunde
papuloso. Calyptra ad 4 mm. longa, clavata, papulosa, mamilla parva.
Rami masculi ignoti.
Hab. Europa, America, Asia sept., Japonia (Faurie, Makino, Inoue).
Caucasus (Levier). Portugal (Henriques). Madeira (Fritze).
110. Aneura digitiloba Spr. Soc. bot. France. 1889, p. 201.
Dioica, pusilla, pallide virens, in solo argilloso densissime depresso-
cæspitans lateque expansa. Frons ad 5 mm. longa, e caudice repente
maximeque stolonifero procumbens, pinnata, vel fasciculatim ramosa,
haud alata. Truncus biconvexus, medio 6 cellulas crassus, cellulis internis
mullo majoribus perlucentibus. Pinnæ vix angustiores longe lineari-
digitiformes, simplices, medio 4 cellulas crassæ. Rami feminei ad basın
trunci oppositi, brevissimi, margine breviter lacinulati. Calyptra grosse
breviterque cylindrica, squamulis angustis palulis hirta, mamilla parva
papulosa. Rami masculi in trunco vel stolonibus solitarii, curvati, cylin-
drici, margine papulosi. Antheridia ad 8 juga.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro (Glaziou), Apiahy (Puiggari), Puertorico
(Schwanecke), Dominica (Elliott), Guadeloupe (Funk et Schlim, Lefebvre).
111. Aneura stipatiflora St. Hedwigia. 1893. p. 26.
Dioica, mediocris, valida, fusco-brunnea, procumbens et dense strati-
ficata. Frons ad % cm. longa, pinnata vel bipinnata, exalata. Truncus
À mm. latus, furcatus, furcis pinnisque valde stoloniferis, stolonibus sæpe
in novam frondem abeuntibus, planta itaque maxime composita, truncus
ceterum plano biconvexus, medio 40 cellulas crassus, cellulis internis
258
Le Has: 1 La , VF Rs © ET
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 749
majoribus, margine obtusus. Pinnæ ad 5 mm. longæ, approximatæ, trunco
fere æquilatæ, adultæ lanceolatæ. juniores obtusæ, alternantes, interdum
furcatæ, ultimæ medio 6 cellulas crassæ, margine obtusæ. Rami feminei
in trunco stolonibusque oppositi, quasi stipati (parte basali angusta,
longiore) interdum furcali, apice ad discum ovalem dilatati, margine
dense longeque ciliati, ciliis diametro disci æquilongis, explanatis, apice
ineurvis, squama dorsalis foliacea, integerrima, brevis. Reliqua desunt.
Hab. Martinique (Duss, Hahn), Dominica (Elliott).
112. Aneura conimitra Si. n. sp.
Dioica, minor, flaccida, fusco-viridis, dense depresso-cæspilosa. Frons
ad 10 mm. longa, bipinnata, haud alata, limbata, limbo hyalino, cellulam
lato valdeque conspicuo. Truncus pro planta latus, in sectione angusle
ellipticus, medio 6 cellulas crassus, cellulis tenerrimis, anticis multo
minoribus quam posticæ. Pinnæ oppositæ, magnæ, trunco æquilalæ,
maxime atlenual®, biconvexæ, pinnulis longis similibus angustioribus,
hamalim decurvis. Rami feminei brevissimi, margine breviter lobulati;
calyptra lævis, subeylindrica; mamilla magna, lævis, conico-angustata.
oblusa, cellulis magnis connatis radialiler dispositis, superne brevioribus
conflala. Rami masculi maximi, late lineares, calyptr& fere æquilongi,
margine cellulis magnis hyalinis sublobulati. Antheridia ad 5 juga, magna.
Hab. Chile australis (Dusen).
115. Aneura floribunda St. n. sp.
Dioica, mediocris flaccida, superne olivacea, inferne rufo-brunnea,
dense pulvinata. Frons erecta, ad 3 cm. longa, tenuis et flaccida, irre-
gulariter pinnala haud alata. Truncus A mm. latus, hic illic stoloniferus,
plano-biconvexus, spongiosus, cellulis internis maximis perlucentibus,
trunco itaque in adspectu grosse reliculato. Pinnæ trunco duplo angus-
tiores, æquicrassæ lineares, valde irregulares, breves vel longæ, regu-
lariter inserte vel uno latere trunci deficientes. Rami feminei ad basin
pinnarum solitarii, breves margine papulosi, calyptra longissima grosse
celluloso-verrucosa, mamılla parva. Rami masculi in trunco subsimplici
regulariter pinnatim consecutivi, sepissime furcatim geminati, brevissimi,
margine papuloso, Antheridia quinquejuga.
Hab. Fretum magellanicum, communis (Gunningham, Dusen).
114. Aneura marginata (ol. Trans. N. Zeal. Inst. 1885.
Dioica, minor, valida, rigida, pallide virens, pulvinata. Frons ad 15 mm.
x
BULL. HeRB, hoiss., octobre 1899, 259 51
750 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
longa, erecta, simplex vel furcata, basi valde stolonifera, superne ampliata,
apice inciso-biloba, vix unquam ramulnm lateralem edens, haud alata,
plano-biconvexa, medio 4 cellulas crassa, cellulis internis multo majoribus
bistratis, margine acuta. Rami feminei breves, e basi sæpe stoloniferi,
margine paucilobulati. Calyptra parva, clavata, magnis cellulis inflato-
clavatis obsita, mamilla magna, similibus cellulis erectis conflata. Rami
maseuli ad basin frondis numerosi. oppositi, simplices, sæpe geminali,
interdum terni, divergentes, breves, decurvi. margine erecto angusle
limbato, antheridiis magnis 4-5 jugis.
Hab. New Zealand (Colenso), Australia, Queensland, Daintree River
(Pentzke).
115. Aneura Nadeaudii St. n. sp.
Dioica, mediocris, tenuis, rigida, fusco-olivacea, dense depresso cæspi-
tosa. Frons ad 2 cm. longa, squarrose bipinnata, haud alata. Truncus
anguste linearis, postice planus, antice valde convexus, margine acutus,
medio 6 cellulas crassus, cellulis internis quam corticales multo majoribus.
Pinnæ unilaterales, altero latere in stolones mutatæ, breves, trunco
parum angustiores, subrecte patulæ, apice bifidæ, medio 4-5 ceilulas
crassæ, ut truncus anlice solum convexæ. Rami feminei in trunco
oppositi, breves, disciformes, margine maxime longeque lacerati, laciniis
conferlis, strietis, filiformibus, sæpe ramosis, explanatis. Calyptra ignota.
Rami masculi ex apice pinnæ abbreviatæ furcatim geminati. fureis late
divergentibus, anguste linearibus, cellulis papulosis limbatis. Antheridia
magna ad 9 juga.
Hab. Tahiti (Nadeaud).
Die Pflanze ist nach einem verdienstvollen Sammler benannt, welcher
als Arzt auf Tahiti wirkte und reiche botanische Kollektionen nach
Europa geschickt hat.
116. Aneura latifrondoides (Schffn.).
Syn. : Riccardia latifrondoides Schffn. Kais. Ak. Wien LXVI, p. 168.
Dioica, mediocris, pallide virens, radicicola. Frons ad 15 mm. longa,
pinnata vel vage ramosa, haud alata. Truncus procumbens stolonibus
numerosis validis radicans, latus, postice planus, antice convexus, medio
6 cellulas crassus, marginibus ob cellulas marginales maximas obtusis;
cellulæ corticales in sectione transversa 40 y, interne 90 y. Pinnæ fere
recle patentes, breves, trunco simillimæ, æquilatæ, sepe acuminatæ,
4 cellulas crassæ, marginibus obtusis, cellulis internis perlucentibus
260
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 751
optime grosseque reticulatæ. Rami feminei parvi, in trunco solitarü,
margine usque ad costam lacerati, laciniis grosse cellulosis, simplicibus
vel ramosis vel apice fasciculatis. Calyptra cylindrica ubique magnis
cellulis utriculatis patulis villosa. Rami masculi magni in trunco ramisve
sparsi, curvatim patuli, alis angustis papulosis. Antheridia ad 20 juga.
Hab. Singapore in monte Bukit Timah (Schiffner).
117.-Aneura Levieri (Schffn. ms.).
Syn. : Riccardia Levieri Schffn. ms.
Dioica, mediocris. valida, olivacea, laxe et depresso cæspitans. Frons ad
10 mm. longa, vage ramosa, superne flabellatim bipinnata, haud alata.
Truncus fusco-brunneus, alte biconvexus, medio 15 cellulas crassus,
cellulis parvis ubique æquimagnis; superne repetito furcatus, furcis
brevibus, basi stoloniferis, superne flabellatim bipinnatis, i. e. pinnæ
pinnulæque confertæ, æquilatæ et æquilongæ, pro more sub 8 in flabellam
planam expansæ, ultimæ medio 6 cellulas crassæ. Rami feminei in trunco
solitarii, brevissimi, erassi. margine late foliacei, profunde inciso lobati,
lobis varie lacinulatis. Calyptra magna, grosse cylindrica, maxime crassa,
apice truncato-rotundata, squamulis foliaceis dense villosa. Rami 4 ignoti.
Hab. Himalaya Bootang. 6000’ (Durel).
118. Aneura singalangana (Schffn.).
Syn. : Riecardia singalangana Schffn. Kais. Ak. Wien LXVII, p. 174.
Dioica, minor, brunnea, rigidissima, fragilis, humilis, dense fere pul-
vinatim cæspitans. Frons ad 5 cm. longa, bipinnata. Truncus repetito
furcatus, antice planus, postice convexus, medio ad 20 cellulas crassus,
haud alatus, margine obtusatus. Pinnæ confertæ oppositæ, trunco simil-
lim, parum angustiores. Pinnulæ À vel 2, patulæ, rare oppositie, promore
unilaterales, pinnis similes lineares, medio 8 cellulas crassæ, cellulis par-
vis internis haud majoribus (in frondis parte adulta). Rami feminei in
trunco laterales, breves, curvati, margine papulosi vel breviter obtuseque
laeinulati. Galyptra (juvenilis) alte papulosa, mamilla parva rotundatim
produeta.
Hab. Sumatra, in monte Singalang, 2800 m. (Schiffner).
Sollte diese Pflanze nicht eine Form von Aneura subexalala Schffn.
sein ?
119, Aneura subexalata (Schffn.).
Syn. : Riccardia subexalata Schffn. Kais. Ak. Wien LX VIT 1898, p. 169.
261
752 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura.
Dioica, valida et robusta, dense stratificata. Frons ad 15 mm. longa,
regulariter bipinnata, nusquam alata. Truncus simplex vel furcatus,
repens, À mm. latus, plano biconvexus, medio 15 cellulas crassus ; cellulæ
corticales internis subæquimagnæ, parvæ. Pinnæ suboppositæ, remotæ,
recte patentes, trunco æquilatæ aique simillimæ. Pinnulæ breves, parum
angustiores, lobuliformes medio 8 cellulas crassæ. Rami feminei in trunco
laterales, brevissimi, crassi, margine foliacei, irregulariter lobulati, lobis
lanceolatis acutis vel ligulatis obtusis. Calyptra cellulis irregulariter pro-
minulis scabra; mamilla parva, conica, oblusa. Rami masculi in pinnis
oppositi, sepe regulariter pinnatim consecutivi, interdum e basi communi
geminati, breves, crassi anguste limbati, limbo tenui erecto. Antheridia
ad 5 juga.
Hab. Java, 1400— 2965 m. (Schiffner).
120. Aneura barbiflora St. Mém. Soc. bot. Cherbourg XXIX,
p. 209.
Dioica, mediocris, flavo-virens vel rufescens, inter muscos adscendens.
Frons ad 3 cm. longa, bipinnata, haud alata. Truncus angustus, plano-
biconvexus, medio 9 cellulas crassus, simplex vel furcatus; pinnæ breves,
remotæ, trunco duplo angustiores, minute pinnulatæ, ultimæ medio
6 cellulas crassæ, cellulis internis haud majoribus. Ranu feminei breves,
disciformes, margine maxime longeque lacerati. Calyptra pro planta
longissima (4 mm.) anguste cylindrica, squamulis chatis, remotiusculis
obtecta, mamilla magna, constricta, disciformis, papulosa. Reliqua desunt.
Hab. China, Yünnan (Delavay).
4. Plantæ parvæ vel exiguæ.
121. Aneura gracilis Si. n. sp.
Dioica, pusilla, gracilis, viridis, terricola depresso cæspitosa. Frons ad
15 mm. longa, bi-vel tripinnata, haud alata. Truncus superne furcatus
angustissime linearis, basi subfiliformis, biconvexus, medio 5 cellulas
crassus, margine cellulis minoribus hyalinis papulosis limbatus, reliquæ
cellulæ frondis ubique æquimagnæ i. e. corticales haud minores. Pinnæ
breves furcatæ vel paucis pinnulis instructæ, hic illic minute bipinnatæ,
omnes trunco æquilatæ et similiter limbatæ. Ramnn masculi in pinnulis
terminales, geminati, breves, margine papulosi. Antheridia 4 juga.
Hab. Tasmania, Mt Wellington (Weymouth).
Mit A. minima C. et P. zu vergleichen.
262
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 753
122. Aneura oppositiflora St. J. Linn. Soc. XXIX, p. 265.
Monoica vel dioica, mediocris, dilute olivacea, dense depresso cæspitosa,
corticola. Frons ad 2 cm. longa, in planta bene evoluta regulariter bi-
pinnata, haud alata, basi stolonifera superne procumbens. Truncus
simplex vel furcatus, superne À mm. latus, plano-biconvexus, medio
8 cellulas crassus, margine acutus, cellulis internis quam corticales ma-
joribus. Pinnæ oppositæ, trunco angustiores, subrecte patulæ, obtusæ,
lineares, pinnulæ pinnis multo angustiores, breves, biconvexæ, medio
4-5 cellulas crassæ. Rami feminei in trunco pinnisque oppositi, margine
papulosi. Calyptra ignota. Rami masculi in pinnis oppositi, numerosi
breves, stricti, ex apice interdum vegetativi, margine tenerrimo crenu-
lato, antheridia ad 5 juga.
Hab. New Zealand, Colenso.
125. Aneura metzgeriæformis St. n. sp.
Dioica ? minor, gracillima, flaccida, pallide virens vel albicans, dense
depresso cæspitosa. Frons angustissima, haud alata, procumbens, ad
15 mm. longa, simpliciter pinnata vel persæpe repetito-furcata, furcis
late divergentibus Metzgerüs simillima. Truncus basi stoloniferus, anguste
linearis, biconvexus, medio 5 cellulas crassus, cellulis internis magnis,
perlucentibus optime reticulata; pinnæ, ubi adsunt, trunco æquicrassæ,
parum angustiores, oppositæ. Reliqua desunt.
Hab. Brasilia (Glaziou 4566).
124. Aneura palmata (Hedw.) Dum. Comment. p. 115.
Syn. : Jungermannia palmata Hedw. 1790.
Dioica, pusilla, humillima, viridis, in cortice pulvinata vel late expansa,
interdum terricola. Frons ad 5 mm. longa, normaliter bipinnata, ramis
sterilibus sæpe palmatifidis, haud alata. Truncus stoloniferus, postice
planus, antice leniter convexus, medio 7 cellulas crassus, cellulis internis
majoribus. Pinnæ ereclæ vel procumbentes, trunco æquilatæ, oppositæ,
a basi furcatæ, furcis approximatis linearibus æquilongis quasi palma-
tifide, in planta fertili alternantes, regulariter pinnulatæ, pinnulis patulis,
apicalibus brevioribus, # cellulas crassis. Rami Q in trunco oppositi vel
solitarii, breves, cupuliformes, margine tenui parvilobulato. Calyptra
magna, cylindrica, celluloso-verrucosa; mamilla magna, hemisphærica,
papulosa, Rami masculi in trunco pinnisque laterales, numerosi, magni,
crassi, ambıitu oblongi, haud alati, margine crenulati, Antheridia 8 juga.
llab. Europa, America, Asia septentr., Japonia.
263
754 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneur a.
125. Aneura parvula (Schffn.).
Syn. : Riccardia parvula Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898. LXVII, p. 172.
Dioica, pusilla, dense depresso cæspitosa, dilute viridis, corticola. Frons
rigida, ad 5 mm. longa, stolonifera, repens, pinnala et bipinnata. Truncus
simplex vel furcatus apice duplo latior quam basi, acute biconvexus, medio
7 cellulas crassus, cellulis internis quam corticales parum majoribus,
haud alatus. Pinnæ pinnulæque remotiusculæ, alternæ, plus minus breves,
irregulares, trunco duplo angustiores, biconvexæ, medio 4-5 cellulas
crassæ, haud alate. Rami feminei in trunco solitarii, breves, margine
breviter lacinulati. Calyptra cellulis breviter utriculatis patulis hirta,
mamilla bene definita, magna, utriculis similibus erectis formata. Ram
masculi arcuati, limbo crenulato, antheridiis 8 jugis.
Hab. Java, in monte Pangerango, 2960 m. (Schiffner).
il. Plant filiformes, subteretes vel sectione ovali.
126. Aneura subsimplex St. Hedwigia 1893, p. 26.
Dioica, parva, gracillima, dilute viridis, dense depresso-cæspitans. Frons
ad 8 mm. longa, longe et s'mpliciler pinnata, rarissime ramulo accessorio
bipinnata, haud alata. Truncus procumbens, valde angustus, ubique
5 cellulas crassus, margine obtusus, cellulis internis quam corticales multo
majoribus, uno latere regulariter stoloniferus, altero longe ramosus;
rami recte patuli, trunco parum angustiores, % cellulas crassi, longe
lineares, apice obtusæ, ramulis masculis oppositis pinnati. Rami masculi
longiusculi, recte patuli, stricti, anguste lineares, limbo hyalino crenulato.
Antheridüs ad 12 jugis.
Hab. Cuba (Wright).
Optime distincta frondis conformatione simplici et absentia pinnu-
larum.
127. Aneura alcicornis (Tayl.) H. et T. Syn. Hep. p. 499.
Syn. : Jungermannia alcicornis Tayl. J. of Bot. 1844. p. #79.
Dioica, minor, rigida, gracillima, fusco-brunnea, laxe cæspitosa. Frons
ad 10 mm. longa, erecta, multiramosa, filiformis, haud alata. Truncus
basi solum stoloniferus, repetito furcatus, superne sensim dilatatus, teres,
furcis regulariter bipinnatis; pinnæ confertæ oblique patulæ, in sectione
ellipticæ pauci-breviterque pinnulatæ. Rami feminei in furcis laterales,
brevissimi, margine paucilobulati, calyptra vix millimetrum longa, sub-
264
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 759
eylindrica, tuberculata, apice rotundata, mamilla nulla. Rami masculi
in pinnulis laterales, lineares, margine papulosi. Antheridia ad 4 juga.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker), Fuegia (Spegazzini, Savatier).
128. Aneura tenax St.n. sp.
Dioica, tenax, mediocris, dilute olivacea vel rufescens, dense depresso
cæspilosa vel pulvinatim erecta. Frons ad 20 mm. longa, bipinnata.
Truncus fuseus, durus, in sectione ellipticus, medio 9 cellulas crassus,
cellulis internis multo longioribus, uno latere pinnatus, altero stoloni-
ferus. Pinnæ pinnulæque remotiusculæ, trunco simillimæ sed angustiores,
strictæ et rigidæ, trunco vix minus crassæ, alte biconvexæ, margine ob-
tus, limbo unicellulari in ulümis pinnulis solum distincto. Rami feminei
in trunco solitarli, breves, margine breviter lacinulati. Calyptra eylindrica,
papulosa, mamilla parva obtusa. Rami masculi in trunco vel ramis vel
stolonibus solitarii, pro planta magni, trunco æquilati, oblongi, interdum
regulariter pinnatim dispositi, valde canaliculati, apice profunde bilobi,
marginibus ereciis foliaceis papuloso-crenatis. Antheridia ad 5 juga.
Hab. Fretum magellanicum (Cunningham, Dusen), Insula Desolacion
(Dusen).
129. Aneura compacta St. Hedwigia. 1893, p. 19.
Dioica, minor, rigida, gracillima, dura, fusco-rufa, dense depresso-
cæspitosa vel compacte pulvinata. Frons ad 10 mm. longa, tenuis fere
filiformis, haud alata, repetilo furcata, furcis longis, in sectione elliptieis,
medio 8 cellulas crassis, pinnæ vix aliter conformatæ suboppositæ, longe
lineares, basales spe descendentes et stoloniformes, radicantes. Cellulæ
corticales valde incrassatæ intern corticalibus vix majores. Rami masculi
in pinnis superioribus laterales oblongi, recurvuli, margine papulosi.
Antheridia ad 6 juga.
Hab. Africa austr. Cap. bon. spei (Exped. Novara leg. Jelinek).
130. Aneura attenuata St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 844.
Dioica, major, rigida, glauco-virens, ætate rufescens, dense depresso
cæspilans., Frons ad 3 cm. longa, bipinnata, haud alata. Truncus e cau-
dice repente simplex, rare furcatus, anguste linearis, biconvexæus, medio
10 cellulas crassus, margine obtusus, cellulis internis vix majoribus, in-
ferne irregulariter pinnatus, pinnis unilateralibus, altero latere stoloni-
ferus, superne utroque latere regulariter bipinnatus, pinnæ ad 7 mm.
longæ, longe atlenuatæ, hamato-decurvæ, paucis pinnulis similibus ins-
265
756 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
tructæ, ultimæ in sectione ellipticæ, % cellulas crassæ, quarum corticales
optime papulosæ. Rami feminei magni, disciformes subplani, margine
longe angusteque lacerati. Reliqua desunt.
Hab. Hawai (Heller).
131. Aneura diminuta (Schffn.).
Syn. : Riccardia diminuta Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898. LXVI, p. 170.
Dioica, mediocris, rigida, late viridis, in sicco fusca, dense depresso
cæspitans. Frons ad 15 mm. longa, bipinnata, caudice altero latere sto-
lonibus repente, altero ramifero, in sectione plano-ovali, 8 cellulas crasso.
Truncus procumbens, caudice vix minus crassus, haud alatus, plano bi-
convexus, marginibus obtusis; pinnæ oppositæ, remotæ, trunco æquilatæ
eoque fere parallelæ, deinde imbricatæ, 5 cellulas crassæ, margine obtusæ,
lineares. Pinnulæ pinnis simillimæ ubique 3 cellulas crassæ, ala unistrata
nulla , cellulæ corticales ubique parvæ, teneræ, internæ multo majores et
longiores, valde æqualiterque incrassatæ. Rami masculi breves, ad basin
pinnarum oppositi, curvatim occulti, limbo crenulato. Antheridia ad
10 juga. Rami feminei breves, cupuliformes, margine lacinulati; calyptra
lævis, mamilla alta.
Hab. Java, Sumatra. 800-5500 m. (Schiffner).
Plantam © haud vidi.
132. Aneura sumatrana (Schffn.).
Syn. : Riccardia sumatrana Schffn. Kais. Ak. Wien. 1898. LX VIT, p. 173.
Dioica, exigua, in sicco fusco-brunnea, fere nigra, dense pulvinata.
Frons ad 7 mm. longa, tenuissima, filiformis, crassa et rigida, haud alata,
pinnata, ubique æquilata, in sectione elliptica, medio 4 cellulas crassa,
cellulis internis haud latioribus; pinnæ remotiusculæ, sat regulares, pro
planta longæ, sæpe subrecie patulæ. Rami feminei parvi, in trunco soli-
tarii, margine paucis laciniis armati; calyptra cellulis brevibus grosse
papulosis aspera, mamilla angusta, alte papulosa. Rami masculi in trunco
solitarii, breves, curvati, marginibus erectis papulosis. Antheridia ad
trijuga. |
Hab. Sumatra, in cacumine montis Singalang, corticola 2800 m.
(Schiffner).
153. Aneura calcarea St. n. sp.
Diese kleine Pflanze wurde von Goebel bei Tovar (Venezuela) ge-
sammelt und von Ruge (Flora 1893, Heft IV, p. 33) wegen ihrer Keim-
266
Anerra. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 757
körnerbildung als Aneura n. sp. erwähnt; sie ist völlig steril, wächst auf
einem schneeweissen Detritus und vermehrt sich anscheinend nur durch
Keimkörner, wie man das auch an anderen Lebermoosen beobachten
kann, die auf einem ungünstigen Substrat noch vegetieren können, zu
einer Blütenbildung aber nicht gelangen. Die Frons ist bis 5 mm. lang,
unregelmässig verzweigt, mit kurzen Gliedern und hat überall einen
elliptischen Querschnitt, der eine kleinzellige Epidermis und grosse in
zwei Schichten geordnete zentrale Zellen zeigt; da ich auf Gœbels Wunsch
dieser Pflanze einen Namen gab, führe ich sie hier auf, obgleich sie
völlig steril ist und daher schwer zu identifizieren sein wird; charak-
terislisch ist die Dicke selbst der jungeren Fiederäste.
III. Plantæ late vel latissimæ planæ arcteque repentes.
134. Aneura Karstenii St. Hedwigia. 1893, p. 25.
Dioica, magna, flaccida, flavescens vel flavo-virens, in ligno decorticato
arclissime repens lateque expansa. Frons ad 8 cm. longa, 1 em. lata,
plana, ubique 8 cellulas crassa, antice dense grosseque papillata, margine
crenata, superne repelito-furcata, furcis parallelis late ligulatis, apice
inciso-bilobis. Rami feminei breves plani radicantes, ambitu obcuneati,
apice late truncati decurvi ibidemque maxime pilosi, pilis longis strictis
simplieibus; pistilla pauca pilis circumdata et omnino obvelala. Calyptra
Magna, crassa, pilis sparsis longiusculis hirta. Rami masculi breves, pro
more furcati, margine papulosi vel breviter lacinulali. Antheridia ad
6 juga.
Hab. Amboina (G. Karsten).
135. Aneura albo-marginata St. Hedwigia. 1893, p. 18.
Dioica, mediocris, flavescens, late stralificata. Frons ad 2 cm. longa,
repens, haud stolonifera, ex angusta basi dilatata, repetito furcata, furcis
3-4 mm. latis late breviterque lobatis, approximatis vel contiguis, flabellam
undulatam irregularum lichenoidem formantibus, postice leniter con-
vexis, medio 5 cellulas crassis, late limbatis, limbo unistrato, unam cel-
Iulam lato, hyalıno et valde perspicuo, cellulis magnis rectangulatis, magis
longis quam latis (38><66 y). Aami feminei basi constricti substipitati,
disciformes, cordati, margine cellulis digitiformibus denticulati, apice
profunde inciso-bilobi, plani, marginibus lateralibus erecto-incurvis;
pistilla 6 juga, nuda, squama dorsalis nulla, Aeliqua desunt.
Hab. Amboina (G. Karsten).
267
758 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Aneura.
436. Aneura erecta Si. n. sp.
Sterilis, mediocris, crassa, crispata, flavo-virens, humilis, in cortice
compacte cæspitans. Frons e caudice repente erecta, basi angusta,
repetito-breviterque furcala, furcis dilatatis, 2 mm. latis, apice obcuneatis,
lobato-ineisis, lobis contiguis vel imbricatis, rotundatis, concavis, sæpe
fere infundibulatim conterlis, ceterum medio 6 cellulis crassa, versus
marginem parum attenuala ipso margine magnis cellulis pellucidis qua-
dratis vel rectangulatis maximeque incrassatis limbata. Cellulæ intern
frondis maximæ 165 4, corticales 38 u.
Hab. Tasmania, Mi Wellington (Weymouth).
137. Aneura latifrons (Lindb.).
Syn. : Riccardia latifrons Manip. muse. II, p. 372.
Autoica vel paroica, minor, humilis, dilute olivacea, dense cæspitosa.
Frons ad 2 cm. longa, irregulariter pinnata et bipinnata, canaliculata,
haud alata, medio 5 cellulas crassa, cellulis magnis, oblongo hexagonis,
internis haud majoribus. Truncus pro planta latissimus, basi valde stoloni-
ferus, repetito breviterque furcatus, furcis superne dilatatis, cervicornulis,
lobatim pinnatis, pinnulis trunco parum angustioribus, basalibus sæpe
angustis in stolones mutatis. Rami feminei in trunco solitarii, margine
apiceque longe fimbriati. Calyptra pro planta maxima, 3 mm. longa,
papuloso-verrucosa, mamilla humilis, subdisciformis. Spore ad 1% y,
viridi-bruuneolæ, minute asperæ. Rami masculi femineis approximali,
breves decurvi, margine grosse papuloso. Antheridia pro more ad 6 juga,
interdum multo longiora.
Hab. Europaet America sept., Japonia(Makino, Faurie), Acores(Simroth).
158. Aneura incurvata (Lindh.)
Syn. : Riccardia incurvata Lindb., Musci scand., p. 3.
Dioica, minor, rigida, pallide virens, arhiza, muscicola. Frons ad 10 mm.
longa, optime canaliculata, pinnata, haud alata. Truncus anguste linearis,
in sectione transversa semilunatus, medio 4-5 cellulas crassus, margine
parum attenuato obtuso. Cellulæ internæ corticalibus majores. Pinnæ
remotiusculæ, sæpe omnino deficientes, suboppositæ vel alternæ, trunco
angustiores, subrecte patulæ, similiter canaliculatæ. Rami feminei in
trunco laterales, parvi, margine breviter lacinulati. Calyptra grosse cy-
lindrica, lævis, ætate desquamans, mamilla discoidea papulosa. Rami
masculi in lrunco solitarii, magni, valde canaliculati, persæpe ex apice
innovati, marginibus attenuatis papulosis. Antheridia ad 8 juga.
268
A EN uit ET x Te ? nr;
a Be . y =;
=
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 759
Hab. Fennia, Suecia (Lindberg).
Die Originalpflanzen, welche ich geprüft habe und die keineswegs als
« exiguæ » zu bezeichnen sind, sind aufrecht zwischen Laubmoosen
wachsende etiolierte wurzellose Exemplare, welche höchst unregelmässig
verzweigt, oft ganz ohne Aeste sind; auch die aus der Spitze der männ-
lichen Aesie sprossenden Innovationen sind ein ächtes Zeichen intensiver
Etiolierung und abnormer Standortsverhältnisse; immerhin führe ich sie
hier als gute Art auf, da erst aus kultivierten Exemplaren festzustellen
sein wird, ob dieselben vielleicht zur Aneura pinquis auswachsen, was
ich vermute. Sporen und Elateren sind durchaus diejenigen von A. pinguis,
auch in der Farbe.
139. Aneura Breutelii St. n. sp.
Dioica, minor, crassa, crispata, olivacea, in cortice densissime intricalim
stralificata. Frons ad 12 mm. longa, lobatim pinnata. Truncus pro planta
latus, valde canaliculatus, ubique 4-5 cellulas crassus, margine parum
attenuato obluso. pinnis brevibus, confertis, sepe imbricatis, tortis, trunco
æquicrassis et vix angustioribus, similiter canaliculalis, apice sæpe dila-
tatis et 4 vel 6 ramulos nascentes gerentibus ibidemque limbo angusto
hyalıno marginatis. Rami masculi breves, crassi, margine papuloso. An-
theridia ad 4 juga.
Hab. Insula St Christoph (Breutel).
Die jüngeren Fiederlappen tragen an ihrer Spitze 2-3 junge Astanlagen,
die überall je eine Gabelung zeigen und somit 4-6 Vegetationspunkte
enthalten; der Mittellappen, welcher jede Gabelung einleitet, ist an der
Basis scharf abgeschnürt und nach vorn spatelig verbreitert, während die
dazu gehörenden Seitenlappen infolge der Pressung der benachbarten
Astanlagen aus ihrer horizontalen Lage gebracht werden und muschel-
förmig die junge Gabelung von rechts und links schützen; diese Ver-
hältnisse sind die Ursache, dass die Frons ganz abnorm dicht rasig ver-
wachsen ist und von oben gesehen kraus wie ein Flechtenthallus ist.
140. Aneura canaliculata Nees. Syn. Hep. p. 500.
Syn. : Jungermannia canaliculata Nees. Hep. Jav. p. 10.
Monoica, mediocris, pallidevirens, corlicola. Frons ad 42 mm. longa,
3 mm. lala, arcte repens, tenuis, plana, marginibus erectis vel incurvis,
præcipue in ramis nascenlibus. Truncus simplex vel furcatus, ramis juve-
nilibus pinnatim lobulatus, 5 cellulas crassus, abrupte limbatus, limbo
unistrato hyalino, tenerrimo, 3-4 cellulas lato, irregulariter profundeque
2069
760 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneur a.
crenato, interdum sublobulato, maxime incurvo, cellulis valde incrassatis
tormato. Rami feminei breves, valde decurvi, similiter limbati, pistilla
numerosa longeque biseriata, limbo lato, lacerato et connivente omnino
velala. Calyptra clavata, papulosa, mamilla magna, celluloso fimbriata,
comosa. Rami masculi breves, valde concavi; antheridia ad 4 juga, mar-
ginibus late incurvis occulta.
Hab. Java, Tjibodas (Schiffner).
141. Aneura cochleata (H. et T.)
Syn. : Riccia cochleata H. et T. J. of B. IV, p. 96.
Sterilis, major, crassa, coriacea, in solo turfoso gregarie crescens. Frons
ad 2 em. longa, 5 mm. lata, irregulariter lobata, lobis parum productis,
canaliculatis, apice planis, frondis margo interlobularis erectus, planta
itaque fere crispata, ubique tamen carnosa, plano-biconvexa, medio ad
12 cellulas crassa, marginibus acutis. Cellulæ internæ corticalibus majores.
Flores haud vidi.
Hab. Lord Aucklands Islands (Hooker, Krone).
142. Aneura maxima (Schffn.).
Syn. : Riccardia muxima Schffn. Kais. Ak. Wien LXVIL, p. 177.
Dioica, maxima, lignicola, arcte repens, in sicco dilute olivacea, viva
atroviridis. Frons ad 10 cm. longa, furcata, furcis lobatim ramosis, ad
12 mm. latis, planis, medio 16 cellulas crassis, apice profunde inciso
bilobis, versus marginem sensim attenuatis, ipso margine unam cellulam
crassis. Rami feminei e sinu apicali orti, lobis adjacentibus basi reflexis et
fimbriatis obtecti, re vera lobulo nascenti inserti, disciformes, crassi,
pistillis in disci apice declivi aggregatis, margine latissime alati, alis erectis
usque ad costam laceratis, laciniis irregularibus, foliaceis vel piliformibus,
curvatis sepe ramosis, lanatim intricatis, pistilla itaque — similibus laciniis
a tergo tecla — omnino immersa. Calyptra maxima, ad 15 mm. longa,
ad 2 mm. crassa, sublævis vel pauci-villosa, apice subumbonata.
Hab. Java, Sumatra, 1500-2400 m. (Schiffner).
143. Aneura alterniloba Taylor. J. of. Bot. 1844, p. 527.
Syn. : Aneura epibrya Col. Trans. N. Z. Inst. vol. 18, 1885.
Dioica, maxima, coriacea, pallide-virens, vel olivacea vel brunnea, in
ligno decorticato expansa. Frons ad 5 cm. longa, 1 cm. lata, plana, mar-
gine undulala, repetito-furcata, furcis 5 mm. latis, pinnatim lobulatis,
lobuli rotundati, interdum parum elongati, apice profunde inciso bilobi.
270 à
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 761
Rami feminei brevissimi, radicantes, crassi, margine brevidentati, squama
dorsalis brevissima similiter dentata, dentibus crassis. Calyptra clavata
4 mm. longa, plus { mm. in diametero, maxime crassa, fusco-brunnea,
maxime longeque setosa. Rami masculi ad 3 vel 4 in frondis lobulo parvo
rotundato marginales, divergentes. sepe totum frondis marginem api-
calem occupantes, radicellis longis radicantes, crassi, ambitu ovato-oblongi,
limbo lato tenerrimo, eroso, erecto. Antheridia parva, ad 6 juga.
Hab. New Zealand (Hooker, Colenso, Sinclair, Helms, Petrie).
144. Aneura dentata St. J. Linn. Soc. XXIX, p. 264.
Sterilis, spectabilis, valida. flaccida, dilute olivacea, arcte repens, haud
stolonifera. Frons ad 4 em. longa, 5 mm. lata, plana, ubique 7-8 cellulas
crassa, margine aculo, superne divergenli furcata lobalimque pinnata,
lobis contiguis, plus minus brevibus (ad 4 mm. longis) trunco duplo an-
gustioribus, rotundalis, ceterum margine ubique (præsertim ad apicem)
grosse dentata, dentibus remotiusculis, plano-conicis, acuminalis, 2 vel 4
cellulas longis; frondis cellulæ internæ corticalibus multo majores.
Hab. New Zealand (Colenso).
145. Aneura lobata (Schffn.).
Syn. : Riccardia lobata Schffn. Kais. Ak. Wien. LXVIL, p. 178.
Dioica, magna, arcte repens, fusco-olivacea. Frons ad 7 cm. longa, late
expansa. Truncus ad 5 mm. latus, planus, medio 10 cellulas crassus,
cellulis internis magnis, versus marginem sensim attenuatus, ipso mar-
gine 1 cellulam crassus, ceterum repetito furcatus, lobatim pinnatus,
pinnis oblique patentibus, late linearibus, plus minus longis, apice
Iruncato-rotundatis, breviter inciso-bilobis. Rami feminei e fundo rimæ
apicalis orti, utroque latere lobis ciliatis conniventibus obtecti et squama
dorsali magna crassaque similiter ciliata a dorso tecti, disciformi, crassi,
pistilla in disci apice declivi aggregata ibidemque eiliis strictis divergen-
tibus protecta, Calyptra crassa, apice profunde umbilicata, verrucisque
eircumdata, ubique pilis strictis longis rufisque maxime hirta.
Hab. Java, Sumatra, 600-2200 m. (Schiffner), Nova Caledonia (De-
planche).
146. Aneura coronopus De Not, in Steph. Hedwigia 1895, p. 19.
Sterilis, major, tenera, flaccida, arcte repens, rufescens. Frons 3 cm.
longa, furcata, furcæ divergentes, late ligulatæ, 4 mm. late, ramulis
numerosis dense conseeutivis in fundo exeisurarum frondis quiescentibus,
271
762 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Aneura
unde margo furcarum grosse lobato-dentatus evadit; planta ceterum sub-
plana medio 3 cellulas crassa; cellulæ centrales corticalibus multo majores
perlucentes.
Hab. Borneo (Beccari).
147. Aneura granulata St. Hedwigia. 1893, p. 24.
Dioica, mediocris. flaccida, fuscescens, cæspitans. Frons repens, ad
3 cm. longa, irregulariter pauciramosa 3-4 mm: lata, marginibus obtusis
erectis profunde canaliculata, ubique 4 cellulas crassa, cellulis centralibus
majoribus, anlice posticeque cellulis conicis plus minus prominulis et
apice incrassalis aspera. Rami masculi numerosi, parvi, ambitu oblongi,
marginibus asperis parum elevatis. Antheridia 4 juga.
Hab. Patagonia, Staten Island (Spegazzini).
148. Aneura pallidevirens St. n. sp.
Dioica, major, pallide flavo-virens, muscicola, late expansa. Frons
repens, ad 3 cm. longa, plana, tenuis, valde fragilis, pinnata, stolonibus
nullis. Truncus 2 mm. latus, ubique 4 cellulas crassus, margine obtusus ;
cellulæ corticales 17 85 y parielibus validis, interne 34 y in sectione
transversa. Pinnæ trunco simillimæ, parum angustiores, suboppositæ,
patulæ. lineares apice truncatæ. Ramuli feminei in trunco vel pinnis
Oppositi. magni, valde carnosi, profunde canaliculati, marginibus erectis
integerrimis, papuloso-crenalis, bractea dorsali nulla.
Hab. Fretum magellanicum, Insula Desolacion (Dusen).
119. Aneura pinguis (L.) Dum. Comment. p. 115.
Syn. : Jungermannia pinguis L. Sp. pl. IL p. 1602.
Aneura sessilis Sprengel Syst. Veg. IV. p. 232.
Aneura latissima Spr. Trans. Edinb. B. Soc. 1885. p. 544.
Riccardia fuscovirens Lindb. Musei. scand. 1879. p. 5.
Dioica, late linearis vel ligulata, crassa, viridis vel flavo-virens, in latas
plagas expansa. Frons ad 2 cm. longa, furcata, radicellis numerosis arcte
repens, furcis divergentibus, simplieibus, canaliculatis, 3 mm. latis, costa
lata, 8 cellulas crassa, postice bene producta planaque, abrupte in alas
attenualas abeunte; ale obtusæ, integerrimæ, adscendentes, crispatæ;
cellulæ internæ frondis corticalibus multo majores. Rami masculi in trunco
ramisve pseudo-laterales, radicantes, breves, sæpe furcato-geminati vel
terni, ambitu ovati, alis tenuibus explanatis 3 cellulas latis. Antheridia
L juga, magna, interdum 3 seriata. Rami feminei in trunco furcisque
272
Pe
27
_
Aneura. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 763
pseudo-laterales, apice breviter et tenerrime lacinulati, sub frondis lobis
oceulti. calyptra cylindrica, tempore maturitatis 8 mm. longa, lævis,
mamilla parva, alte papulosa. Sporæ rufæ, minute papillatæ 18 ı. Elateres
ad 200 u. rufescentes, laxe torti, apicibus longe et anguste attenuatis ut
in congeneribus.
Hab. Europa, Asia, America sept., Japonia (Inoué, Faurie), Grænland,
Umanakfjord 71° (Vanhöffen), Himalaya (Duthie), Java (Karsten, Solms),
Australia, Victoria (Whitelegge, Luchmann), New Zealand (Helms), Africa,
Mascareignes (de l'Isle, Rodriguez). Kamerun (Dusen, Staudt), Angola
(Welwitsch), San Thomé (Moller), Mexico (Egeling), Brasilia (Puiggari,
Glaziou, Ule), Rio Negro (Spruce), Insule Indie occid. (Wright, Duss,
Elliot, l'Herminier).
150. Aneura viridissima (Schffn.).
Syn. : Riecardia viridissima Schffn. Kais. Ak. Wien 1898. LXVIL, p. 176.
Dioica, major, latissima, viridis, subvernicosa, in sicco subfuscescens,
laxe cæspitans, habitu Pelliæ epiphyllæ. Frons ad 5 cm. longa, ad 8 mm.
lata, pauciramosa, sæpe simplex, ad 10 cellulas crassa, cellulis internis
majoribus, late canaliculata. marginibus undulatis vel suberispatis. longe
atlenualis, haud alatis. Rami feminei brevissimi, carnosi, disciformes,
antice sub lobis ramuli materni occulti, postice creberrime radicelliferi,
margine paucilacinulati; calyptra eylindrica, lævis (interdum grosse laci-
nulata). Rami masculi in trunco laterales, solitarii vel geminati, breves,
radicantes, carnosi, marginibus erectis sublobatis erosis. Antheridia 3 vel
4 seriata.
Hab. Java, 250-1730 m. (Schiffner).
151. Aneura Schwaneckei St. Hedwigia 1888, p. 278.
Dioica, mediocris, tenera, pallide-virens, laxe cæspitans, corticola. Frons
ad 15 mm. longa, procumbens, uno latere ramosa, altero stolonifera, apice
solum regulariter bipinnata, Truncus A mm. latus, antice posticeque
planus, margine aculus; pinnæ breves, contiguæ, pinnalim lobatæ; rami
trunco simillimi, æquilati, % cellulas crassi, apice profunde inciso-bilobi ;
cellulæ corlicales internis mullo minores, marginales limbum hyalınum
bene definitum formantes. Hami feminei parvi, decurvo oceulti, margine
breviter lobulati, squama dorsalis bene evoluta similiter lobulata. Reliqua
desunt,
Hab. Puertorico (Schwanecke), Hio Grande (Lindman).
X
1
76% BULLETIN DE L'HEPBIER BOISSIER. Aneura.
Unbekannt sind mir geblieben :
Aneura australis (Lehm) als Sarcomitrium australe Lehm. Pug.
X, p. 19, beschrieben; leg. Preiss, Australia, Swan River.
Aneura bipinnata (Swartz) als Jungermannia bipinnata SW.
Prodr. F1. Ind. occ. IT, p. 1877 beschrieben; leg. Swartz, Jamaica.
Aneura brasiliensis(Angstr.) als Pseudoneura brasiliensis, Angstr.
Kongl. Vet.-Ak. 1876, p. 91, beschrieben; leg. Widgren, Brasilia, Caldas.
Aneura crassa (Schwägr.) Nees. Syn. Hepat. p. 500. Syn. Jung.
crassa Schwägr. Prodr. p. 31.
Die Beschreibungen vorsiehender Pflanzen sind unzulänglich, auch bei
Angström, obgleich seine Diagnose ausführlicher ist.
Exemplare dieser Arten sind nirgends zu erhalten gewesen.
274
765
MATÉRIAUX
FLORE DU CAUCASE
Mue Olga FEDTSCHENKO et M. Boris FEDTSCHENKO
Dans le courant de l’été 189%, nous avons eu l’occasion de faire une
assez grande excursion au Caucase et de visiter des localites ayant une
flore très différente et très caractéristique. Sur le versant septentrional,
nous avons étudié en détail les environs du groupe des eaux minérales,
surtout de Kislowodsk, visité les environs de Wladikavkas et de Petrovsk
au bord de la mer Caspienne (nous désignons dans notre liste les en-
virons de Petrovsk par Casp. pour les dunes et lac salé, et Daghestan
pour les montagnes près de Tarki). Traversant la chaîne principale du
Caucase en suivant le Chemin de guerre Georgien, nous eûmes l’oc-
casion de jeter un coup d'œil sur la region alpine du Caucase (au glacier
Devdorak et près du col Krestowyi).
En Transcaucasie, nos excursions fürent aussi très intéressantes et
fécondes en résultats (le versant méridional, indiqué dans notre énumé-
ration, commence à Mlèty et va jusqu'à Tiflis). Après avoir visité les
environs de Tiflis, nous nous rendimes au lac Goktcha (Gouvernement
d’Eriwan) et récoltämes là beaucoup de représentants de la flore fort
intéressante de l'Arménie russe.
Nos excursions suivantes eurent lieu aux environs de Borjome, de Ba-
toume (Colchide de notre liste) et de Noworossüsk, dans la Transcaucasie
occidentale.
Outre les plantes que nous avons récolté personnellement en 1894
(environ 1200 espèces), et celles que nous-mêmes, ainsi que M. Arsenieff
avons recueilli au Caucase, en 1897, en le traversant pour nous rendre
au Turkestan, se trouvent encore à notre disposition quelques petites
collections de plantes de Caucase, dont nous avons joint l'énumération
à notre liste, Ce sont les collections suivantes :
BULL. Henn. noiss,, octobre 1899, 52
766 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
1. Anissimow, plantes du Daghestan (districts d’Awar et de Témir-
Khane-Choura) et de Piatigorsk, récoltées en 1888.
2. A. Flerow, plantes récoltées pendant une excursion au glacier Tséi
en 1893.
3. Gorochchenko, plantes d’Alaghès.
4. Ivanovski, plantes de l’Ararat et du lac Goktcha, récoltées en 1893.
5. Kapelkine, plantes récoltées en 1894 aux environs de Wladikavkas
et au glacier de Bate.
6. Doubles, recus du Jardin Botanique de Moscou.
MOSCOU, le 15 mars 1899.
RANUNCULACEÆ
1. Clematis vitalba L.
Noworossiisk, le 25 juillet, en fruits.
Vers. mérid. : Douchete, le 21 juin 1897 en fleurs (Arsenieff).
Mzkhète, le 4 juillet, en fleurs.
2. Thalictrum fœtidum L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 8 juin, fleurs; Lars, le 25 juin, fruits: Kobi, le
28 juin, fleurs; Gorge de Darial, le 26 juin, fleurs; entre Gvilety et Devdorak,
le 26 juin, fleurs et fruits.
3: Thalictrum minus L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 6 et 7 juin, premières fleurs.
Casp. : dunes aux bords de la mer Caspienne près de Petrovsk, le 19 juin,
fleurs.
Vers. merid. : Mtskhete, le 4 juillet, fruits.
Daghestan : Kizil-iar, le 4 juillet 1888 (Anissimow).
k. Anemone Albana Stev.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 et 7 juin, fruits.
var. Georgica Boiss.
Vers. merid. : (Sitovsky) fleurs.
5. Anemone caucasica Willd.
Vers. merid. : Miskhète, le 21 avril 1873 (Sitovsky), fleurs.
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A mes . 5
3
(3) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 6
1
1
6. Anemone narcissiflora L.
Reg. alp. : Tsminda-Sameuba, le 17 juin 1897, fleurs (Ars.) ; Goudaour, versant
du nord, 19 juin 1897 (Ars.).
Vers. sept. : Kislowodsk, le 7 juin, fleurs et fruits.
floribus roseis :
Reg. alp. : glacier Devdorak, le 27 juin, fleurs; glacier de Bate (Kapelkine).
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs.
7. Adonis æstivalis L.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits.
8. Ranunculus aquatilis L
var. submersus Gr. et Godr.
Vers. sept. : entre Wladikavkas et Balta, le 25 juin, fleurs et fruits.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et fruits.
Lac Goktcha et rivières Kellar-tchai et Tsakkar-tchaï, le 13 juillet
1893 (Ivanovsky), fleurs et jeunes fruits.
Arménie : Lac Arpagueul, le 22-23 août 1893 (Ivanovsky).
Lac Tehaldyr, le 24-26 août 1893 (Ivanovsky).
Village Baïandour près d’Alexandropol (Gorochchenko).
9. Ranunculus Illyricus L.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et fruits.
10. Ranunculus oxyspermus M. B.
Vers. merid. : Tsalkane, le 30 juin, fruits secs.
11. Ranunculus repens L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fleurs et fruits.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et fruits; lac Goktcha, le 9 juillet,
fleurs et fruits,
12. Ranunculus polyanthemos L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 8 juin, fleurs; environs de Wladikavkas, le 15 et
16 juin, fleurs et fruils.
EZ
768 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
13. Ranunculus nemorosus DC.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 15 juin, fleurs.
1%. Ranunculus oreophilus M. B.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fleurs et fruits; montagnes aux environs
de Kislowodsk, 3500”, le 7 juin, fleurs et fruits; environs de Wladikavkas, le
le 45 juin, fleurs et fruits; entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs et fruits ;
Goudaour, le 29 juin, fleurs. — Station Kasbek, le 48 juin 1897, fleurs et fruits
(Ars.).
15. Ranunculus caucasicus M. B.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fleurs et fruits.
Daghestan : Gounib, 6000” et 7000’, le 24 juin 1888 (Anissimow).
Rég. alp. : près du glacier de Tsei, 1893 (Flerow), fleurs.
Glacier Devdorak, 27 juin, fleurs.
16. Ranunculus anemonifolius DC.
(R. elegans C. Koch.)
Vers. sept. : Station Kobi, le 29 juin, fleurs et fruits. — Station Kasbek, le
18 juin 1897 (Ars.), fleurs et fruits.
17. Ranunculus sceleratus L.
Casp. : dunes pres de Petrovsk, au bord de la mer Caspienne, le 19 juin, fleurs
et fruits.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et fruits.
18. Ranunculus trachycarpus Fisch. et Mey.
Borjome : Aux environs de la station Mikhaïlowo, le 23 juillet, fleurs et fruits.
19. Ranunculus arvensis L.
Vers. mer. : Tsalkane, le 30 juin, fruits.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits.
20. Caltha polypetala Hochst.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs et fruits.
Goktcha : Semenovka, le 7 juillet, fruits.
AT LARE
r
(5) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FFDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 769
21. Trollius patulus Salisb.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs et jeunes fruits;
entre Kobi et le col Krestowyi, le 29 juin, fleurs; chemin de guerre d'Ossétie :
1893 (Flerow), fleurs.
Reg. alp. : glacier Devdorak, le 27 juin, fleurs et fruits.
22. Helleborus Kochii Schiffner.
var. glaber Schiffn.
(H. caucasicus C. Koch.)
Borjome et Likane, le 22 juillet, feuilles.
23. Nigella segetalis M. B.
Vers. merid. : Douchete, le 21 juin 1897, fleurs et jeunes fruits (Ars.).
24. Nigella arvensis L.
Noworossiisk, le 25 juin, fleurs et fruits.
25. Aquilegia Olympica Boiss.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs et fruits.
Reg. alp. : Tsminda-Sameuba, 17 juin 1897, fleurs (Ars.).
26. Delphinium consolida L.
Noworossiisk : le 25 juillet, fleurs et fruits.
27. Delphinium orientale J. Gay.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 8 juin, fleurs.
Daghestan : entre les stations Djoungoutai et Kisil-iar, le 4 juillet 1888 (Aniss.).
Vers. mérid, : Ananour, le 30 juin, fleurs et fruits; Tsalkane, le 30 juin,
fruits mûrs.
Goktscha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et jeunes fruits.
28. Delphinium divaricatum Willd.
Casp. : lac salé près de Petrovsk, le 49 juin, fleurs.
29, Delphinium hybridum Willd.
Vers, mérid, : Passanaour, le 20 juin 1897, fleurs et fruits jeunes (Ars.).
Miskhète, le 4 juillet, fruits mûrs.
770 = BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Delijane, le 7 juillet, fleurs.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs. — Lac Goktcha, rochers aux bords
du lac, à l'embouchure du ruisseau Zanga, le 24 juillet 1893 (Ivanovsky), fleurs
et fruits.
30. Delphinium fexuosum M. B.
(= D. hybridum W. var. leiocarpum.)
Borjome : Likane aux environs de Borjome, le 22 juillet, dernières fleurs et
fruits. — Notre plante présente une forme qui ne correspond complètement à la
description d'aucune des espèces assez nombreuses, décrites jusqu'à present, qui
lui sont proches.
31. Delphinium speciosum M. B.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 7 juin, en boutons.
Daghestan : Col Koppinskii, 4552”, le 4 juillet 1888, (Aniss.).
32. Aconitum orientale Mill. ?
Vers. sept. : Kislowodsk, le 11 juin, en boutons.
33. Aconitum Napellus L.
Borjome, le 22 juillet, fleurs.
34. Actæa spicata L.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 juin, fruits.
BERBERIDEÆ
33. Berberis vulgaris 1.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 6 juin, jeunes fruits; entre Balta et Lars, le
25 juin, fruits.
NYMPHÆACEÆ
36. Nuphar luteum Smith.
Arménie : lac Arpagueul, le 22-23 août 1893, en fleurs (Ivanovski).
(7) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 774
PAPAVERACEÆ
37. Papaver orientale L.
Goktcha : Prairies alpines près de Semenovka, le 7 juillet, fleurs ; Helenovka,
le 8 juillet, jeunes fruits.
38. Papaver Caucasicum M. B.
Goktcha : au bord du lac Goktcha, sur les montagnes près du village Helenovka,
le 8 juillet, fleurs et jeunes fruits.
39. Papaver RhϾas L.
Daghestan : Tarki, le 21 juin, fruits mûrs.
Vers. mérid. : Tsalkane, le 30 juin, fruits mûrs; Ananour, le 30 juin, fleurs
et jeunes fruits.
Delijane, le 7 juillet, jeunes fruits.
Goktcha : île basse et rocailleuse Azguibir, fleurs et jeunes fruits, le 12 juillet
1893 (Ivanovsky).
var.
Vers. sept. : entre Balta et Lars, le 25 juin, fleurs et jeunes fruits. Cette
variété, par le petit nombre de ses stigmates (3-6), se rapproche de P. Caucasi-
cum M. B., dont elle se distingue pourtant au premier abord par son port et son
inflorescence qui n'est pas rameuse.
40. Papaver commutatum F. et M.
Rey. alp. : Près du glacier de Tséi, fleurs et jeunes fruits, 1893 (Flerow).
41. Papaver dubium L.
Vers. sept. : montagne Machouk près de Piatigorsk, le 42 juin, fleurs et fruits.
Vers. merid. : Mtskhète, le % juillet, fruits mûrs; monastère St. David à
Tiflis, le 2 juillet, fruits mûrs.
Colchide : Savanliskhévi aux environs de Batoume, le 23 juillet, fleurs et fruits.
12. Papaver hybridum |.
Vers, mérid, : Tsalkane, le 30 juin, fruits mûrs.
112 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
FUMARIACEÆ
43. Corydalis Marschalliana (Pall.) Pers.
Vers. sept. : (Wdowieff) fleurs.
Vers. merid. : Mtskhète, Ninotsminda, 3500’, le 4er avril 1873 (Sitovski).
L4. Corydalis Caucasica DC.
Vers. sept. : (Wdowieff) fleurs et fruits.
45. Corydalis angustifolia M. B.
Vers. merid. : Kodjory, Kerogly, 4560’, le 4 avril 1872 (Sitovski).
46. Corydalis pauciflora Steph.
Vers. sept. : Chemin de guerre d’Ossetie, 1893, fleurs (Flerow).
17. Corydalis conorhiza Led.
Reg. alp. : Glacier Devdorak, le 27 juin, fleurs et fruits.
48. Fumaria Vaillantii Loisel.
Vers. sept. : entre Balta et Lars, le 25 juin, fleurs et fruits. — Station Kas-
bek, le 18 juin 1897, fleurs et fruits (Arsenieff).
Goktcha : île basse et rocailleuse Azguibir sur le lac Goktcha, le 12 juillet,
fleurs et fruits (Ivanovski) ; bord sec et sablonneux du lac près de Guésoldara, le
17 juillet, fleurs et fruits (Ivanovski).
CRUCIFERÆ
49. Cardamine impatiens L.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 juin, fleurs et fruits, et le
16 juin, fruits; entre Gvilety et Devdorak, le 28 juin, fleurs et fruits.
Vers. mérid. : entre Mlety et Passanaour, le 29 juin, fruits.
Borjome, le 22 juillet, fruits mûrs,
50. Cardamine uliginosa M. B.
Vers. sept. : Chemin de guerre d’Ossetie, 1893, fleurs (Flerow); Station Kas-
bek, le 18 juin 1897, fleurs et jeunes fruits (Arsénieff). — Entre Gvilety et
(9) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKN. FLORE DU CAUCASE. 778
Devdorak, le 26 et 28 juin, fleurs et fruits : entre les stations Kasbek et Kobi, le
28 juin, fleurs et jeunes fruits; entre Kobi et le col Krestowyi, le 29 juin,
fleurs.
“ Reg. alp. : Col Krestowyi, le 29 juin, fleurs.
öl. Dentaria bulbifera L.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 juin, fleurs, et le 16 juin.
52. Dentaria quinquefolia M. B.
Vers. sept. : (Wdowieff) fleurs. — Mont Machouk près de Pjatigorsk, le
12 juin, fruits mûrs.
53. Dentaria microphylla Willd.
Vers. sept. : Chemin de guerre d’Ossétie, 1893 (Flerow), fleurs.
54. Arabis auriculata Lam.
Vers. merid. : Tsalkane, le 30 juin, fruits mûrs, plantes sèches; Mtskhète, le
4 Juillet, plante sèche. — Machaty, le 10 avril 1872 (Sitovskii), fleurs et fruits.
55. Arabis hirsuta Scop.
Vers. sept. : Mont Machouk près de Piatigorsk, le 12 juin, fruits.
Vers. merid. : Miskhète, le 4 juillet, fruits.
Borjome, le 22 juillet, fruits.
56. Arabis albida Stev. ?
Reg. alp. : Glacier Devdorak, le 27 juin, fleurs et jeunes fruits.
57. Nasturtium palustre DC.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 juin, fruits et fleurs.
Colchide : Batoume, le 20 juillet, fleurs et fruits.
Goktcha : lac Goktcha, embouchure du ruisseau Kewar-tchai, prairie humide,
le 43 juillet 1893, (Ivanovski), fruits mûrs.
58. Barbarea vulgaris R. Br.
Vers. sept. : entre Kobi et le col Krestowyi, le 29 juin, fleurs.
59, Erysimum aureum M. B.
Vers, sept, : Wladikavkas, 189% (Kapelkine).
SI
1
m
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
60. Erysimum cheiranthoides L.
Vers. sept. : Mont Machouk près de Piatigorsk, le 12 juin, fleurs et jeunes fruits.
61. Erysimum Ibericum Adams.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fleurs et fruits.
Reg. alp. : Goudaour, le 19 juin 1897, fleurs et jeunes fruits (Arsénieff).
62. Erysimum canescens Roth.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5, 6 et 7 juin, fleurs et fruits; montagne calcaire
près de Koltso-gora aux environs de Kislowodsk, le 10 juin, fleurs et fruits.
63. Erysimum strictum Fl. Wetter.
Delijane : entre Delijane et Semenovka, le 7 juillet, fruits.
Goktcha : aux environs du village Helenovka, le 8 juillet, fruits.
64. Erysimum cuspidatum M. B.
Vers. sept. : Essentouki, le 9 juin, fruits.
Noworossiisk, le 25 juillet, fruits.
65. Erysimum leptophyllum M. B.
Vers. merid. : Tiflis, Mta Tsminda, le 21 avril, fleurs, le 14 mai 1872, fruits
(Sitovski).
66. Syrenia siliculosa M. B.
Casp. : dunes au bord de la mer Caspienne près de Petrovsk, le 19 juin, fleurs
et fruits.
67. Alliaria officinalis DC.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 16 juin, fleurs et fruits ; Gelezno-
vodsk, le 12 juin, fruits ; fleurs pour la plupart déformées.
68. Alliaria brachycarpa M. B.
Vers. sept. : Kobi, le 28 juin 1897, fleurs et fruits.
69. Sisymbrium Huetti Boiss.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 et 28 juin, fleurs et fruits.
(11) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 775
Reg. alp. : glacier Devdorak, le 27 juin. fleurs et jeunes fruits. — Mont Goud,
versant du nord, le 19 juin 1897 (Arsenieff), fleurs et jeunes fruits.
70. Sisymbrium heteromallum C. A. M.
Vers. sept. : Kobi, le 28 juin, fleurs et fruits.
71. Sisymbrium LϾselii L.
Daghestan : environs de la ville de Temir-Khane Choura, le 20 juin 1888
(Anissimow).
Casp. : aux bords du lac salé près de Petrovsk, le 19 juin, fruits et dernières
fleurs.
Vers. sept. : environs de Kislowodsk, le 5 et 8 juin, fleurs et jeunes fruits. —
Slalion Kasbek, le 18 juin 1897, fleurs et jeunes fruits (Arsénieff).
Vers. mérid. : Ananour, le 30 juin, fleurs et fruits.
var. erucastrifolium Rupr.
Vers. sept. : Près de Lars, le 25 juin, fleurs et fruits.
var. stigmate profunde bilobo.
Goktcha : ile basse rocailleuse Azguibir, le 12 juillet 1893 (Ivanovski).
72. Sisymbrium Sophia |.
Daghestan : près de Khounzakh, station Tagada, 5000’, 3 juillet 1888 (Anis-
simoff).
Goktcha : environs du village Helenovka, 8 juillet, fruits mûrs.
73. Hesperis matronalis |..
Vers. sept. : Wladikavkas (Kapelkine), fleurs. — Lars, le 25 juin, fleurs. —
Station Kasbek, le 48 juin 1897 (Arsénieff), fleurs et jeunes fruits.
Délijane : entre Delijane et la station Semenovka, le 7 juin, fleurs et jeunes
fruits.
7%. Hesperis Steveniana I.
Nonvorossiisk, le 25 juillet, fruits,
75. Hesperis aprica Poirel.
Vers, sept. : montagne calcaire prés de Koltso-gora aux environs de Kislo-
wodsk, le 10 juin, fleurs et fruits,
776 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
76. Sterigma torulosum M. B.
Vers. merid. : Tiflis, le 2 mai 1872, fleurs et fruits (Sitovski).
77. Fibigia clypeata L.
Noworossiisk, le 25 juillet, fruits.
78. Alyssum alpestre L.
Vers. sept. : entre St. Nicolas et le glacier Tséi, sur les versants du Tsei-done,
1893 (Flerow). — Koltso-gora près de Kislowodsk, le 10 juin, fleurs et fruits.
forma Goktchaica nova.
Goktcha : sur les rochers près du village Helenovka au bord du lac Goktcha,
le 8 juillet, fruits.
Les plantes de Goktcha diffèrent beaucoup du type par leurs fruits, régulière-
ment lancéolés et leurs styles très longs, atteignant et surpassant même la moitié
de la longueur des fruits.
79. Alyssum argenteum Witim.
Daghestan : environs de Temirkhane Choura, le 20 juin 1888 (Anissimoff).
Vers. merid. : Mtskhète, le 4 juillet, fruits.
Borjome : Station Mikhailowo, le 23 juillet, fruits.
80. Alyssum montanum L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 6 juin, fleurs et fruits; Koltso-gora près de
Kislowodsk, le 10 juin, fleurs et fruits.
81. Alyssum minimum Willd.
Daghestan : Tarki, le 21 juin, fruits mûrs.
82. Alyssum strictum Willd.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits mûrs.
83. Alyssum campestre L.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits mûrs.
Vers. mérid. : Tsalkane, le 30 juin, fruits mûrs.
84. Alyssum hirsutum M. B.
Vers. sept. : Machouk, le 12 juin, fruits.
(13) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 777
85. Alyssum calycinum |.
Daghestan : environs de la ville Temir-Khane-Choura, le 20 juin 1888
(Anissimoff).
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 et 6 juin, fruits; entre Wladikavkas et Balta,
le 25 juin, fruits.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits mûrs.
86. Alyssum linifolium Steph.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fruits et fleurs.
87. Draba scabra C. A. M.?
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 juin, fruits.
88. Draba rigida Willd.
Vers. sept. : Lars, le 25 juin, fruits; Kobi, le 28 juin, fruits; entre Gvilety
et Devdorak, le 28 juin.
var. imbricata C. A. M.
Vers. sept. : Chemin de guerre d'Ossétie, 1893 (Flerow), fleurs.
89. Draba hispida Willd.
(= Draba tridentata DC.)
Reg. alp. : Chemin de guerre d'Ossétie, 1893, fleurs et jeunes fruits (Flerow).
Mont Goud, versant du nord, le 19 juin 1897, fleurs et fruits (ArsénielT).
90, Draba repens M. B.
Vers. sept. : entre Kobi et le col Krestowyi, le 29 juin, fleurs.
91. Draba siliquosa M. B.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 et 28 juin, dernières fleurs et
fruits; Kobi, le 28 juin, fruits; entre Kobi et le col Krestowyi, le 29 juin,
fleurs.
Key. alp. : Goudaour, le 29 juin, fruits.
92, Draba nemorosa |.
var, leiocarpa.
Vers, sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fruits,
HS EU BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
var. hebecarpa.
Vers. sept. : environs de Kislowodsk, le 8 juin, fruits; entre: Wladikavkas
et Balta, le 25 juin, fruits ; Kobi, le 28 juin 1897, fruits.
93. Draba incana L.
Vers. sept. : entre Gvilety et Devdorak, le 26 et 28 juin, fleurs et fruits.
94. Camelina sativa L.
Daghestan : environs de la ville Temir-Khane-Choura, le 20 juin 1888 (Aniss.).
Goktcha : Helenovka, le 7 juillet, fleurs et fruits.
f. microcarpa Andrz.
Vers. sept. : Kislowodsk, lé 5 et 7 juin, fleurs et fruits.
95. Thlaspi latifolium M. B.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 et 16 juin, fruits.
Borjome, le 22 juillet, avec quelques restes de fruits.
96. Thlaspi arvense L.
Gokicha : Helenovka, le 8 juillet, fruits.
97. Thlaspi Huetti Boiss.
Gokicha : Helenovka, le 8 juillet, fruits mürs.
98. Clypeola Jonthlaspi L.
Vers. mérid. : Telety, le 12 et 1% avril 1872 (Sitovski).
99. Capsella bursa pastoris Monch.
Casp. : lac salé près de Petrovsk, le 19 juin, dernières fleurs et fruits.
Vers. sept. : entre Balta et Lars, le 25 juin, fruits.
Délijane : le 7 juillet, fruits secs.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits.
100. Lepidium campestre L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fleurs et fruits.
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(15) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DU CAUCASE. 7
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101. Lepidium Draba L.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 5 juin, fleurs.
102. Lepidium propinquum F. et M.
Vers. merid. : Tiflis, le 18 juin 1874 (Sitovski), fleurs et jeunes fruits. —
Entre Douchete et Tsalkane, le 21 juin, fleurs et jeunes fruits (Arsenieff).
103. Lepidium latifolium L.
Goktcha : ile basse rocailleuse Azguibir, le 12 juillet 1893, fleurs (Ivanovski) ;
à l'embouchure du ruisseau Akhboulak-tchaï, sol humide, le 24 juillet 1893,
fleurs (Ivanovski).
104. Lepidium ruderale L.
Casp. : lac salé près de Petrovsk, le 49 juin, fruits.
105. Lepidium perfoliatum L.
Daghestan : Tarki, le 21 juin, exemplaires secs.
Vers. mérid. : Miskhète, le 4 juillet, exemplaires secs.
106. Euclidium syriacum L.
Vers. sept. : Essentouki, le 9 juin, fruits.
Goktcha : bord élevé, sec et pierreux à l'embouchure du ruisseau Kevar-tchai,
le 13 juillet, fruits (Ivanovski).
107. Neslia paniculata L.
Vers. sept. : environs de Wladikavkas, le 15 juin, fleurs.
108. Isatis brachycarpa C. A. Mey.
Délijane : entre Délijane et Semenovka, le 7 juillet, fleurs et fruits.
109. Isatis tinctoria L.
var, Canescens.
Goktcha : bord oriental escarpé du golfe Ardanyche au lac Goktcha, sol pier-
reux, le 22 juillet 1893 (Ivanovski), fruits,
110. Hirschfeldia adpressa Manch.
Vers. merid, : Tiflis, monastère St, David, le 2 juillet, fleurs et fruits.
780 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
111. Brassica rapa L.
var. campestris.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fruits.
Vers. sept. : Station Kasbek, 18 juin 1897 (Arsenieff).
112. Brassica elongata Ehrh.
(= Erucastrum elongatum Led.)
Vers. sept. : Essentouki, le 9 juin, fleurs et jeunes fruits.
113. Sinapis arvensis L.
Vers. sept. : Geleznowodsk, le % juin, fleurs et jeunes fruits.
Vers. merid. : entre Ananour et Douchete, le 30 juin, fruits.
var. orientalis Boiss.
Goktcha : Helenovka, le 8 juillet, fleurs et fruits.
114. Raphanus raphanistrum L.
var. Odessanus Schmalh.
Colchide : Batoume, le 13 juillet, fleurs et fruits.
115. Rapistrum rugosum L.
Daghestan : Tarki, le 21 juin, fleurs et fruits. — Station Ourma, entre Gounib
et Choura, le 5 juillet 1888 (Anissimoff).
Vers. merid. : Tsalkane, le 30 juin, fruits mûrs.
116. Bunias orientalis !.
Vers. sept. : Kislowodsk, le 7 juin, fruits. — Station Kasbek, le 18 juin 1897,
fleurs (Arsénieff).
(A suivre.)
Fr
e -_ICONES SELECTÆ HORTI THENENSIS
Iconographie de plantes ayant fleuri dans les collections de M. van den Bossche,
ministre résident, sénateur à Tirlemont (Belgique), avec les descriptions et
annotations de M. Em. de Wildeman, docteur en sciences, aide-naturaliste
au Jardin botanique de l'État.
Le premier fascicule de cette belle publication! comprend vingt-
deux pages de texte et cinq planches lithographiees dans le format
grand in-octavo. Ainsi que l'explique M. van den Bossche dans un
court avant-propos, les Zcones doivent figurer non seulement celles
des plantes du jardin de Tirlemont qui n'ont encore élé représen-
. lées dans aucune iconographie, mais encore celles figurées « à une
époque plus ou moins éloignée, mais sans analyse quelconque ou
encore.sans tous les éléments qui permettent de les identifier sûre-
ment.» Ces derniers mots caractérisent à eux seuls cette publication.
Les planches ne comportent pas des figures en couleur, telles que
celles du Botanical Register, du Botanical Magazine où du Garten-
_ flora, dans lesquelles le port et le coloris sont tout et l'analyse
presque rien. Elles se rapprochent plutôt du genre des Zcones plan-
tarum de Hooker, mais avec une grande supériorité dans les ana-
lyses qui sont ici très mullipliées et ne laissant aucun doute sur les
caractères floraux les plus minutieux. Le dessin et l'exécution (de
M. A. d’Apreval) sont d’une perfection rare. Quant au texte, dû à
M. de Wildeman, il est rédigé avec le soin que ce savant connu
apporte à lous ses travaux. Synonymie et bibliographie, description
détaillée, distribution géographique, observations historiques et sys-
tématiques, notes sur la culture : voilà de quoi renseigner ample-
ment Le lecteur, qu'il soit botaniste où amateur de cultures, sur cha-
eune des plantes figurées.
Souhaitons longue vie à cette publication qui fait honneur au
sens scientifique et artistique de son auteur et de ses collaborateurs.
J. Briquer.
! Tome I, fase, 4, seplembre 1899, Veuve Monnom, imprimeur el éditeur,
32, rue de l'Industrie, Bruxelles,
Het 4e
pour la Suisse et.
pages, 28 planches
Les auleurs des travaux insérés
ont droit gratuitement
dans
> ae
Lee BE a . ESS
Aucune livraiso ndue
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIR
SOUS LA DIRECTION DE
Res EUGÈNE AUTRAN
, . / CONSERVATRUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome VII. 1899.
| N° 11.
Er à Ce N° a paru le 30 novembre 1899.
= —
Prix de l’Abonnement
15 PRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANES PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
b Les Abonnements sont regus
A L’HERBIER BOISSIER
à CHAMBESY prés Geneve (Suisse),
En nn À
| GENEVE er (BALE
% GEORG & Gie
PARIS | BERLIN
tr PAUL KLINCKSIECK RK. FHIEDLÆNDER & SOHN
k
52, rue des Écoles. | 44, Carlatrasse,
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NE SUR a :
PAU NEE NES :
nee 2 ee x
SOMMAIRE DU N° 11. — NOVEMBRE 1899.
.— H. de Boissieu. — LES CRUCIFÈRES DE JAPON.
d'après les collections parisiennes de M. Fabbe Faunie. ..
IL — Olga et Boris Fedtschenko. — Matériaux pour la
flore de la Crimée {à suivre)............... Rs
IT — H. Christ. — FILTCES FAURIEANÆ......,......
/ / IV.-- B.-A. Fedtschenko. — NOVITLE FLORA TURKES-
BANG de ee Rene A Re ee ete
Ÿ. — R. Chodat. — PLEUROCOCCUS et PSEUDO-PLEU-
ROCOCOUSET ARRETE RNA SRE PA ee
VI. — Alfred Chabert. — SOUVENIRS D'ANTAN (à suivre).
le à Schmz er MITTEILUNGEN AUS DEM BOTANISCHEN Mu-
SEUM DER Universirer Zürich. IX. — BEITRÄGE ZUR
KENNTNIS DER AFRIKANISHEN FLORA (Neue
Folge). XI. — I. Zur Kenntnis der PFLANZENWELT DER.
DELAGOA-BAY. — Il. Diagnoses plantarum africanarum
NOyALUNN CI BEE Een, EL Re
APPENDIX No II. .
369
VIII. — A.-M. Hue. — Dris JOHANNIS MÜLLER LICHENOLO-
GISCHE BEITRAGE in Flora. annis 1874-1891 editi.
Index alphabeticus (fin)..... ER SN ae A à 52
APR ER RS ES SE nr Yale CPR € à
7e année. N° 11. Novembre 1899.
TT TT TS TS TPS TRS TT TT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
{rs CRUCIFERES DU JAPON
D’APRES LES COLLECTIONS DE M. L’ABBE FAURIE
PAR
H. DE BOISSIEU
NASTURTIUM Rob. Br.
1. N. montanum Wall. cat. no 4778.
416. Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.).
459. Hakodate (Nippon), juin 1885 (Mus.).
551. Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
706. Hirosaki (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
807. Shishinohëé (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
602%. Morioka, août 1890 (Mus.).
8086. Kabato, juin 1891 (Mus.).
11491. Onomichi, nov. 1893 (Dr.).
2. N. sLowosum Turez Fl. Baïc. Dahur. I, p. 109.
Speciminibus sinensibus vel sibiricis exemplaria Fauriana sunt simil-
lima; folia dentata vel lyrato runcinata, auriculato amplexicaulia, siliculæ
globosæ stylo brevi apiculatæ, petala calyce vix longiora.
1318. Sapporo (Yéso), sept. 1886 (Dr.).
2868. Sapporo (Yéso), juil. 1888 (Mus.).
2915. Sapporo (Yéso), août 1888 (Mus).
13873. Yesashi, oct, 1805 (Mus.).
(Espèce de Sibérie, de Chine, ele, ; nouvelle pour le Japon).
BULL. HERB, Bolss,, novembre 1899. 53
si
O0
1Q
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
3. N. PALUSTRE DC. Syst. II, p. 191.
6%. Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.).
"92. Hakodate (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
992. Sambongi (Nippon), juin 1886 (Mus.).
851. Sambongi, août 1885 (Mus.).
1452. Niigata, juin 1888 (Mus.).
4339. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
4871. Kushiro (Yeso), sept. 1889 (Mus.).
6167. Bords du Kitamigawa, août 1890 (Mus.).
8577. Saruru (Yeso), août 1892 (Mus.).
10269. Washibetsu, juil. 1893 (Mus.).
%. N. orFFICINALE Rob. Br. hort. Kew. ed. I, IV, 140.
? 9028. Cap Otsushi, sept. 1889 (Mus.).
(Specimen mancum, folia tantum.)
Les exemplaires suivants, très défectueux, se rapportent probablement
au N. montanum Wall.
654. Mombetsu (Nippon), juil. 1887 (Mus.).
7915. Tsurugga, mai 1892 (Mus.).
BARBAREA Rob. Br.
D. B. PINNATIFIDA. BD. vulgaris, 8 pinnatifida Rgl. Pl. Raddeanæ 157.
Ad plantam istam kamshatikam quæ mihi descriptione tantum nota
est, specimen refero sequentibus notis insigne.
Siliquæ in pedunculo erecto-patente laxe ereclæ vel subpatentes, folia
inferiora pinnatifida, lobis lateralibus 5-jugis, terminali lateralibus vix
majore, media lyrato-pinnatifida, lobis lateralibus 5 jugis, superiora inciso
dentata us B. vulgaris similia.
Inter B. vulgarem et B. præcocem quodam modo intermedia.
660. Mombetsu (Nippon), juil. 1887 (Mus.).
(Espèce du Kamshatka, nouvelle pour le Japon.)
6. B. srricrA Andrz in Bess. Enum. PI. Volh. 72.
Speciminibus rossicis, sibiricis, vel jam in Japonia repertis omnino
similis. Siliquæ in pedunculo erecto cauli adpressæ, folia inferiora lyrata,
(3) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFÈRES DU JAPON. 783
lobis lateralibus 2-3 jugis parvis, rarius nullis, superiora indivisa vel
inciso-dentata. Racemus jam florifer sat elongatus (Cf. Rgl. 1. c. 155).
>>. Yéso, mai 1887 (specimen junius mancum) (Mus.).
67. Sapporo (Yeso), juin 1887 (Mus.).
11. Aomori, mai 1886 (Mus.).
532. Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
4841. Biro (Yéso), sept. 1889 (Mus.).
7. B. COCHLEARIFOLIA Sp. nova.
Radix perennis, foliorum surculos steriles sæpius edens. Folia infe-
riora semper integerrima, longe petiolata, ovato-orbicularia obtusa, basi
cordata, media brevi petiolata, auriculata, ovato lanceolata, interdum
subpinnatifida, superiora sessilia, lanceolata, acuta, inciso-dentata. Race-
mus florifer densus, floribus intense luteis. Peduneuli fructiferi tenues.
Siliquæ in pedunculo erecto cauli adpressæ.
Insignis foliis omnibus vix divisis, inferioribus integris, latitudine sua
vix longioribus, et nota ista præcipua a B. Stricta distinguenda. B. plan-
taginea DC., planta persica, a nostra differt foliis inferioribus ovato-lan-
ceolalis aculis, siliquis patulis, prelerea multo uberiosor.
227. Shirasi, mai 1887 (Mus.).
1027. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
A741. Iwagisan (Nippon), sept. 1889 (Mus. Dr.).
5906 Shari, juil. 1890 (Mus.).
Num B. pinnatifida, stricte, cochlearifolia, orthoceras, arcuata, vulgaris,
plantaginea etc... speciei polymorphæ tantum sunt varietates? Cf. Rel.
l. €, p. 153.
8. B. PATENS. Sp. nova.
Klata, glabra, caule robusto. Folia inferiora Iyrala, lobo terminali lato,
ovali, superiora acute inciso dentata... Racemus fructifer elongatus, ebrac-
leatus, pedicellis patulis. Siliqur lineares elongatæ (6-7 cm. longæ) an-
quslæ ; semina oblonga eximie punetata tuberculata,
Pedicellis patulis. et siliquis elongatıs angustis statim dignoscenda,
Siliqueæ quam in B. vulgari fere duplo angustiores.
8531. Göte de Nemashi, août 1892 (Muss. Dr).
Obs, Je rapporte avec un cerlain doute au genre Barbarea cette espèce
dont la fleur m'est inconnue, Les siliques sont linéaires, cylindriques ou
784 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
à peine subcomprimées, marquées d’une nervure médiane saillante, ac-
compagnée de nervures latérales plus faibles et anastomosées, la graine
est oblongue, non comprimee. L’embryon est exactement celui du Bar-
barea vulgaris, la radicule est suboblique, elle se présente un peu de biais
par rapport à la fente qui sépare les deux cotylédons. Ce caractère, et sur-
tout la convexité des valves de la silique écartent notre plante du genre
Arabis dont elle a un peu le port. La silique est plutôt subcylindrique
que tétragone, comme dans les autres Barbarea. Plante à observer de
nouveau sur des échantillons plus complets, et peut-être à reporter dans
un genre voisin. En tout cas. espéce nouvelle bien caractérisée.
ARABIS L.
9. A. sTELLERI DC. Syst. IE, p. 242. £. japonica Schmidt. Reis. im Amurl., p. 141.
Syn. A. japonica A. Gray.
202. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
20%. Hakodate (Nippon), avril 1886 (Mus.).
28%. Otaru, mai 1887 (Mus.).
440. Aomori (Nippon), mai 1886 (Mus.).
50%. Aomori, Juin 1886 (Mus.).
2738. Nemuro (Nippon), mai 1889 (Mus.).
4027 Yesan, juiu 1889 (Mus.).
5729. Kushiro, juin 1890 (Mus.).
6984. Otaru, juin 1891 (Mus.).
9068. Rebunshiri (ile de), mai 1893 (Dr.).
10014. Tomakomai, juin 1893 (Dr.).
3665. Mombetsu (Nippon), mai 1889 (Mus.) (mixta cum A. flagellosa).
9668. Rebunshiri, mai 1893 (Mus.) (mixta cum A. nipponica).
y. var. sienocarpa Fr. Sav. En. Pl. Jap. II, 278. Notis a Franch L c.
indicatis adde; stylus distinctus (latudine sua duplo longior) in var.
B. stylus subindistinctus.
447. Kurvishi, mai 1886 (Mus.).
2410. Niigata, juin 1888 (Mus.).
Obs. Les exemplaires fructifiés de l’A. Stelleri sont parfois assez faciles
à confondre avec ceux de l'A. sagittata var. nipponica (À. nipponica Nob.).
On peut cependant toujours distinguer les deux plantes au caractère sui-
vant : dans l'A. Stelleri, les valves des siliques sont munies de nervures
secondaires anastomosées, à peu près aussi saillantes que lies nervures
na ST TS Free je voirie ds OMC Te tn ÉD PE AL CE GS
FETTE R
(5) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFERES DU JAPON. 785
principales : dans l'A. nipponica, la nervure médiane est seule fortement
proeminente, les nervures latérales sont nulles ou peu distinctes. La
grandeur des pétales permet de distinguer aisément l'A. stelleri en fleur
des formes nombreuses de l’A. nipponica.
10. A. xippoxica, A. sagittata var. nipponica Fr. Sav. En. Pl. Jap. I, p. 34.
Descriplioni Francheti omni parte similis. Elata, hirsuta, caule robusto.
Folia latitudine varia. mox patula, mox cauli adpressa, caulem auriculis
Inox obtusis, mox aculis divaricatis amplectantia. Racemus jam florifer
elongatus, flores parvi albi, petala angusta linearia. Siliquæ latæ, cauli
adpressæ, stylo brevissimo abrupte terminal», nervo medio preminente
prædilæ, semina anguste alata, minutissime tuberculata.
2. Mori, juin 1885 (Mus.).
322. Sambongi (Nippon), juin 1886 (Mus.).
536. Yokohama, juin 1887 (Mus. Dr.).
1140. Hakodate, août 1886 (Mus.).
2809. Otaru (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
3819. Fukuyama, juin 1889 (Mus.).
3901. Hakodate, juin 1889 (Mus.).
3933. Hakodate, jnin 1889 (Mus.).
3995. Yesan juin 1889 (Mus.).
4117. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
3279 bis. Kushiro (Yéso), juin 1890 (Mus.).
9668. Rebunshiri, mai 1893 (Mus.) (mixta cum A. Stelleri).
10163. Sobetsu, juin 1893 (Mus. Dr.).
13122. Hayashine, juin 189% (Mus.).
Obs. Je pense avec M. Franchet qu'une bonne partie des espèces
d’Arabis voisines de PA, sagittata et de l'A. hirsuta seront réunies un
jour, après un examen approfondi de leurs faibles caractères différentiels,
sous le nom d’A. hirsuta qui est le plus ancien. En attendant ce travail
de revision, je n'ai pas cru pouvoir assimiler même incompletement à
l"Arabis sagiltata une plante qui participe également des A. Gerardi,
sagittata el hirsuta, et dont cerlains caractères, notamment la proémi-
nence de la nervure médiane de la silique, font au moins une forme
trés à part. LA. nipponica est d'ailleurs extrêmement polymorphe, comme
la plupart des plantes du genre Arabis.
11, A. venronsara Larwk, diet, I, 219. — Turritis glabra L.
19%. Kurvishi, mai 1886 (Mus.),
524. Aomori (Nippon), juil, 1885.
786 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
2539. Niigata, juin 1888 (Mus. Dr.).
127% Yamagate, juil. 1889 (Mus.).
5281. Kushiro (Yéso), juin 1890 (Mus.).
7911. Tsurugga, mai 1891 (Mus.).
10164. Sobetsu, juin 1893 (Mus. Dr.).
12. A. PENDULA L. sp. 930.
1941. Mombetsu (Nippon), sept. 1887 (Mus.).
1208. Sapporo (Yeso), août 1886 (Dr. Mus.).
1474. Sambongi, nov. 1885 (Mus.).
4875. Kushiro, sept. 1889 (Mus.).
5199. Kunashiri (ile de), oct. 1889.
7164. Yagesheri, juin 1891 (Mus.).
13. A. amPrexICAULIS Edgw. Transact. of the Linn. soc. 20, 31. £. japonica.
A. amplexicaulis, Fr. sav. En. I, 33.
A typo differt foliis acutioribus caulem auriculis acutis nec obtusis
amplectantibus. Cetera ut in planta indica. An ab illa distincla ?
A specie sequenti differt siliquis maturis palulis vel saltem patulo-
ascendentibus, seminibus immarginatis ut in planta indica foveolato-
puuctatis, ceterum minus glauca, folia patula vel subpatula, minus acuta.
209. Mororan, mai 1887 (Mus.).
2083. Akita (Nippon), mai 1888 (Mus. Dr.).
2245. Akita, mai 1888 (Mus.).
9911. Shakotan, juin 1893 (Mus. Dr.) (mixta cum A. pseudo-auriculata).
13242. Towada, juin 1894 (Mus. Dr.).
15493. Okumasan, juil. 489% (Mus.) (mixta cum A. Halleri var. senanensis).
14. A. GLAUCA. Sp. nova.
Perennis ? elata, parte inferiori stellatim pubescens, superiori glabres-
cens. Folia glauca, integra vel sinuato dentata, radicalia ovato-oblonga,
in petiolum alatum attenuata, caulina lanceolato linearia, acuta, cauli
adpressa, caulem auriculis acutis amplectantia. Pedicelli graciles arcualo
ascendentes. Siliquæ intricatæ, sæpius torulosæ, eliam maturæ erectæ.
Semina obovoideo-oblong, lævia, eximie marginato alata.
Siliquæ ut in specie præcedenti apice eximie attenuatæ, siylo longo
tenui terminatæ, siliquarum latitudine 2-4 plo longiore. Flos ignotus. Ab
A. amplexicauli seminis natura præsertim distincta.
391. Sapporo (Yéso), juin 1887 (Mus.).
7091. Sozan, juin 1891 (Mus.).
I
jo 2)
1
(7) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFERES DU JAPON.
15. A. FAURIEI. Sp. nova.
Perennis, cæspitosa, multicaulis, inter caules surculos foliosos steriles
edens, parte superiori glabrescens, inferiori stellatim pubescens. Caulis
mediocris, apice longe nudus ; folia brevia ovalia vel ovato-oblonga, apice
acuta vel obtusa, basi auriculis subacutis prædita. Flores... Pedicelli et
siliquæ præcedentis. Stylus crassior et brevior. Semina ovoideo oblonga,
vix compressa, anguste et subuniteraliter marginata.
Arcte affinis pracædenti. et illius fortasse tantum forma monticola
Differt (an satis ?) habitu cæpitoso, foliis obtusioribus, caule apice nudo
(caulem À. pumilæ occidentalis habitu referente), semine angustius mar-
ginato.
13346. Cendres volcaniques du Ganju, oct. 1894 (Mus. Dr.).
16. A. PSEUDOAURICULATA. Sp. Nova.
Perennis ? elatior, stellatim pubescens. Folia inferiora in petiolum
alatum attenuala, caulina ovalia, vel ovato lanceolata, obtusa, caulem
auriculis obtusis amplectantia. Pedicelli arcuato subascendentes. Siiquæ
longæ, apice longe attenuatæ, stylo longo terminatæ; semina discoïdea
compressa, immarginata, minutissime tuberculata. Facies A. auriculatæ
Lamk. Ab ea differt statura, foliis majoribus, et præsertim siliquæ forma
lis A. glaucæ. Fauriei, amplexicaulis, etc. simillimæ, Flos ignotus.
8247. Iwanai (Nippon), juil. 1892 (Mus.).
9911. Shakotan, juin 1893 (Mus. Dr.) (mixta cum A. amplexicauli).
17. A. SERRATA Franch. Sav. Enum. Pl. Jap. I, p. 33, II, p. 278.
? 3198. Hakodate (Nippon), oct. 1887 (Mus.).
18. A. rLAGELLOSA Miq. Prol. fl. Jap. II, 71.
784%. Kobe, avril 1892 (Mus. Dr.).
part. 3665. Mombelsu, mai 1889 (Mus.) (mixta cum A. Stelleri).
19. A. HALLERI var, senanensis, Fr. Sav. Enum II, 179.
203. Hakodate (Nippon), avril 1886 (Mus.).
331. Gomoh®, mai 1886 (Mus.).
#90. Hirosaki (Nippon), mai 1886 (Mus.).
58%. Hakodate, juil, 1887 (Mus.).
2046-7. Akila, mai 1888 (Mus.).
2248. Akita, mai 1848 (Mus. Dr.).
788 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
2669. Yamagata, juil. 1890 (Mus. Dr.).
3889. Yesan (Yéso), juin 1889. (Mus.)
3955. Yesan, juin 1889 (Mus.).
3956. Hakodate juin 1889 (Mus.).
5203. Abashiri juil. 1890 (Mus.).
7205. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
(Les nos 7204 et 7206 de la même provenance appartiennent à l’espece no 21.)
8033-5. Yesan, juin 1891 (Mus. Dr.).
10175. Cap Soya, juin 1893 (Mus. Dr.).
13248. Towada, juin 189% (Mus. Dr.).
20. A. ıyrata L. Sp. 429.
346. Yeso, (Mus.).
3837. Fukuyama (Nippon), juin 1889 (Mus.).
682%. Sapporo (Yeso), mai 1891 (Mus.).
8257. Nagatoyo, juil. 1892 (Mus.).
21. A. pusicauıx Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. II, 72.
Var. soyensis.
Plantam Miquelianam non vidi. Planta nostra a descriptione Miqueliana
tantum paucis notis secedit.
Folia radicalia rosulata, exteriora majora, elliptica, acutiuseula, in petio-
lum limbo muito breviorem angustata, dentata (in planta Miqueliana
serrato-denticulata), utrinque, præsertim subtus, pube stellata paucira-
diata prædita, petiolo pilis simplicibus ciliato, caulina pauca, lanceolato-
linearia, sæpius subnulla. Caulis pilis simplicibus patulis hirta. Sepala
glabrescentia (in planta Miqueliana hirta). Racemi multiflori, pediceilis
glabriusculis teneris flore duplo triplove longioribus. Sepala albo-margi-
nata, petalis albis, limbo obovali subduplo breviora.
Siliquæ cauli adpressæ (in planta Miqueliana ignotæ) stylo brevi termi-
nat®.
Caulis sæpius (non autem semper) basi longe nudus. Arcte affinis
À. petrææ plantæ polymorphæ.
720%. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
7206. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
N.B. La plante de Miquel n'avait pas encore été retrouvée au Japon,
depuis la description du Prolusio, ce qui est assez bizarre pour une espèce
appelée vulgairement : Siro ina matsuna, c'est-à-dire matsuna vulgaire à
fleurs blanches.
(9) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFÈRES DU JAPON. 789
10
2. A. THALIANA L. Sp. 665.
2084. Akita (Yeso), mai 1888 (Mus. Dr.).
7828. Lac Biwa, aoüt 1892 (Mus.).
7909. Tsurugga, mai 1892 (Mus.).
Obs. Le genre Arabis semble richement représenté au Japon. Il com-
prend actuellement quinze espèces connues (les quatorze que nous avons
signalées et en outre A. yokoskensis Fr. Sav.). Six de ces plantes sont spé-
ciales au Japon (A. pubicalir, yokoskensis, nipponica, glauca, Fauriei,
pseudoauriculata). Les espèces de ce genre étant très variables, il est fort
possible qu'une étude plus approfondie de la Flore japonaise amène à
réduire le nombre des types distincts. Les trois plantes que j'ai décrites
forment peut-être bien avec l'A. amplexicaulis une seule espèce très
polymorphe.
CARDAMINE Tourn.
23. C. syzvarica Link in Hoffm. Phyt. Blæit. 1, 50 (incl. C. Regeliana Mix.
Ann. Mus. Bot. Lugd. Bat. II, 73).
In Asia orientali summopere variabilis. Maxim (Mel. biol. IX, 7) varie-
tales quatuor præcipuas enumerat, intermediis numerosis inter se con-
junctas.
C. sylvatica lypica, microphylla, folis caulinis multijugis, segmentis
lateralibus majusculis, terminali majore quidem sed non maximo, var.
latifolia, multo flaccidior, foliis radicalibus majusculis, foliolo terminali
permagno, var. Kamshatika. foliorum omnium foliolis lateralibus paucis,
angustis, foliolo terminali maximo rotundato, var. Regeliana notis var.
Kamshatikæ prædila et præterea caule radicante, lis addere possum var.
integrifolia' foliis omnibus vel plurimis ad foliolum terminale ovato-
elongatum reductis.
51. Nanai (Yéso), juin 1883 (Mus.). var. latifolia.
61. Oginohama (Nippon), juin 1883 (Mus.) var. latifolia.
182. Otaru (Nippon), mai 4885 (Mus.) var. integrifolia.
' Autant que l'on peut s'en rendre comple par les indications des étiquettes,
il semble que celle variété eroisse généralement dans l'eau courante, ce qui expli-
querait la modification des feuilles, Rien ne ressemble moins assurément à pre-
mier vue au C, syloalica d'occident, tel que nous le connaissons, que certains
exemplaires du C, regeliana ou de la var, integrifolia, (Voir la note à la suite
de l'indication des localités.)
790
194.
199.
104.
232.
285.
323.
361.
390.
410.
469.
631.
641.
659.
706.
740.
929.
2095.
2088.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Mori, mai 1887 (Mus.) var. latifolia.
Hakodate (Nippon), avril 1886 (Mus.) var. latifolia.
Hakodate (Nippon), avril 1886 (Mus.) var. latifolia.
Hakodate (Nippon), mai 1886 (Mus.) typica.
Tchitosé, mai 1885 (Mus.) var. Regeliana.
Mori, juin 1885 (Mus.) var. latifolia.
Gomohë, mai 1886 (Mus.) typica parvifolia ad C. hirsutam vergens.
Sapporo (Yeso), juin 1887 (Mus.) var. latifolia.
Aomori, mai 1886 (Mus. Dr.) typica.
Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.) typica ? ad. latifoliam vergens.
Kurvishi, mai 1886 (Mus.) typica parvifolia ad C. hirsutam vergens.
Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.) var. Regeliana.
Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.) var. Regeliana.
Shishinohë, juin 1886 (Mus.) var. latifolia.
Mombetsu, juil. 1887 (Mus.) var. latifolia.
Mombetsu, juil. 1887 (Mus. Dr.) var. Regeliana.
Nuruyu, juil. 1885 (Mus.) typica.
Sambongi, juin 1886 (Mus.) typica.
Akita, mai 1888 (Mus.) typica.
Akıta, mai 1888 (Mus.) typica.
2246-7. Nambu, mai 1888 (Mus.) typica et latifolia.
2393.
. Ile de Sado, juin 1883 (Mus.) var. latifolia.
5. Ile de Sado, juil. 1888 (Mus.) typica.
31. Otaru (Nippon). juil. 1888 (Mus.) var. latifolia.
. Fukuyama (Nippon) juin 1889 (Mus.) var. Regeliana.
. Nemuro, mai 1889 (Mus.) typica.
). Yesashi, juin 1889 (Mus. Dr.) latifolia.
. Yesashi, juin 1889 (Mus.) typica.
. Yesarhi, juin 1889 (Mus.) var. Regeliana.
. Yesan (Yeso), juin 1889 (Mus.) var. Kamshatika.
. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.) var. latifolia.
9. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.) var. Regeliana.
1. Shibetsha, sept. 1889 (Mus.) var. latifolia.
. Abashiri, juil. 1890 (Mus.) var. Regeliana.
3. Bords du Kitamigawa, août 1890 (Mus.) typica.
71. Kamakura, oct. 1890 (Mus.) var. latifolia.
. Cap Soya, juin 1891 (Mus.) var. integrifolia.
. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.) var. latifolia.
. Lac Biwa, avril 1892 (Mus.) typica ?
. Tsurugga, mai 1892 (Mus.) typica.
1. Kamikawa, juin 1892 (Mus.) var. éntegrifolia.
Shimidzu, juin 1888 (Mus.) typica.
(11) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFÈRES DU JAPON. 791
11336. Towada, juin 189% (Mus. Dr.) typica.
11493. Onomichi, nov. 1893 (Mns.) typica.
N. B. Je ne serais pas éloigné de croire que le C. sylvatica espèce
ubiquiste et le C. Regeliana Miq. (en y comprenant notre variété integri-
folia) plante propre à l'Asie orientale, sont en réalité des types distincts,
convergeant par des formes intermédiaires au milieu desquelles l’obser-
valeur qui examine les échantillons sur le sec a quelque peine à se
débrouiller, Les €. yesoensis Max. et Fauriei Franch (v.infra) nous offrent
un second cas d'espèces distinctes et convergentes.
2%. C. IMPATIENS L. Sp. 669.
249. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
389. Aomori (Nippon), mai 1886 (Mus. Dr.).
#47. Oginohama, juin 1887 (Mus.).
5652. Fukuyama, juil. 1890 (Mus.).
6290. Hakodate (Yéso), juin 1890 (Mus.).
6812. Sapporo (Yéso), mai 1891 (Mus.).
6968. Otaru (Nippon), juin 1891 (Mus.).
7221. Cap Soya, juin 1891 (Mus.).
7901. Tsurugga, mai 1892 (Mus.).
11222. Kominato, juin 189% (Mus.).
25. C. LyraTA Bge. Enum. Chin. 79.
7861. Collines de Kyoto, mai 1892 (Mus.).
26. C. SENANENSIS Fr. Sav. II, 2.0.
A. Francheli typo et descriptione lantum differt caule apice parum
pubescente.
7848. Environ de Koba, avril 1892 (Mus. Dr.).
27. (. DRAKEANA Sp. nova.
Klata, pluricaulis, pubescens, superne hirsula. Folia, præter suprema,
composita, foliolis acutıs, inæqualibus, terminali maximo lanceolato,
sæpius subsessili, lateralibus sessılibus lanceolato linearibus, infimis
sæpius secus rachidem alternibus, pelioli bası vix dilatati, Racemi floriferi
ad caulis et ramorum apicem conferti. Pedicelli erecti flore subduplo lon-
giores, Petala rosea, oblongo-linearia, sepala oblonga villosa subtriplo
ercedentia, Siliquæ (jumores) villos,
192 ___ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
A ceteris speciebus megalanthis gen. Cardamine. e. g. C. yezoensis.
Fauriei, cordifolia, angulata ete. facile distinguenda petalis angustis,
foliorum lobis elongatis acutis, etc. ı
- 14%. Mont. à l'Est d’Aomori, mai 1887 (Mus.).
(Dédiée à M. Drake del Castillo dont l’herbier, la bibliothèque et l’in-
comparable obligeance m'ont été d’un si grand secours pour l'étude de la
Flore japonaise).
28. C. TANAKE Fr. Say. En. PI. Jap. II, 280.
7288. Ibuki, avril 1892 (Mus. Dr.)
7897. Tsuruga, mai 1893 (Mus.).
29. C. raurıeı Franch. Bull. soc. phil. Par. Av. 1888.
Francheti descriptioni adde : siliquæ maturæ apice longe attenuatæ, in
pedunculo arcuato erectæ, vel suberectæ, semina ovata, brunnea, valde
compressa, dissita (in utroque loculo 5-10).
Planta valde polymorpha :
à typica. Typus Francheti. Folia superiora simplicia vel trifoholata,
foliolo terminali ovato-orbiculari obtusiuseulo, inciso crenato.
ß. incisa. Folia superiora tri-quinque foliolata foliolo terminali ovato,
basi cuneato aculissime et profunde inciso.
+. oblonga. Folia superiora simplicia, integerrima, oblonga. For-
mæ nonnullæ oceurrunt inter C. Fauriei ei C. yezoensem valde
dubieæ.
10%. Aomori (Nippon), mai 1887 (Dr.).
183. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
286. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
438. Nanaï, juin 1885 (Mus.).
1187. Otaru (Yéso), août 1886 (Mus.).
1269. Karibasan, juil. 1892 (Dr.) forma intermedia ad yezoensem vergens.
mixta cum Regeliana 2248. Nambu, mai 1888 (Mus.).
2853. Olaru (Yeso), juil. 1888 (Mus.).
3881. Yesashi, juin 1889 (Mus.).
6146. Sapporo (Yeso), mai 1.91 (Mus.).
7030. Iwanai, juin 1891 (Mus.).
7217. Cap Soya, juin 4891 (Mus. Dr.).
8140-3. Kamikawa, juin 1892 (Mus.).
9913. Shakotan, juin 1893 (Mus.).
(13) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFÈRES DU JAPON. 793
30. C. vezognsis Max. Bull. Ac. Pétersb. XXIIL, 277.
Gaulis, peduneuli, flores, siliquæ, semina, ut in specie præcedenti. Ab
ea lantum foliorum indole differt. C. Fauriei semper foliis basilaribus
(planta senescente nonnunquam evanidis) et sæpius foliis omnibus sim-
plicibus prædita est. In €. yezoensi, folia cuneta sunt composita 2-4 juga
foliorum radicalium segmenta terminalia sunt rotundata, obtuse dentata
vel sublobata, lateralia rotundato-cuneata, subsessilia; folioram caulino-
rum segmenta terminalia sunt cuneato-obovala, lateralia (erminalibus
subæqualia sed acutiora, acutiusque dentata. Veri simile mihi videtur
utramque speciem megalantham typum proprium constituere (sicut for-
lasse species micranthæ C. sylvatica et’ C. Regeliana). Inter C. yezoensem
tamen et C. Fauriei occurrunt exemplaria valde dubia, an hybrida ?
200. Hakodate (Nippon), Avril 1886 (Mus.).
437. Nanaï, juin 1687 (Mus. Dr.).
3827. Fukuyama, juin 1889 (Mus.).
3988. Yésan (Yéso), juin 1889 (Mus.).
8118-9. Mont. de Yebari, juil. 1892 (Mus.).
1269. Karibasan, juil. 1892 (Mus.).
31. C. NASTURTIIFOLIA Sp. nova.
(labra, basi prostrata, repens, radicosa; caulis sat debilis. Folia cuncta
pinnatisecta mullijuga (is nasturtii offiicinalis sæpe simillima), infima
6-9 juga, lobo terminali paullo majore, superiora mox basilaribus subcon-
formia, mox folioliis angustis, lanceolato-elongatis prædila, petioli exau-
rieulati basi non dilatati. Racemus florifer densus, fructifer elongatus.
Pelala obovoïdea alba calyce oblongo albo-marginalo triplo longiora ; pedi-
celli Noriferi erecto-patuli, fructiferi patulo-subarcuati. Siliquæ patulæ,
apice sensim altenuatæ, Stylo latitudine siliquarum duplo longiore termi-
nat, semina grisea, approximala.
Aflinis preserlim C, yezoensi a qua differt foliis multi nec paucijugis,
foliolisque 2-4 plo minoribus. A C. pratensi praster cetera caracteria, abest
siliquis patentibus nec erectis in stylum sensim attenuatis nec stylo abrup-
tus terminatis A. €, Iyrata petiolis exaurieulatis facile distinguitur,
10482. Forêt de Sarura, juin 1.93 (Mus. Dr.).
32. 6. (bENTARIA) MACROPHYLLA Willd. Sp. plant. HE, %.%,
35. Nanaï, juin 1885 (Mus.),
205. Otarı (Nippon), mai 1885 (Mus.).
79%
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
412. Aomori (Nippon), mai 1886 (Dr.).
612. Aomori (Nippon), mai 1886 (Mus.).
635.
Mombetsu (Nippon), juil. 1887 (Mus.).
705. Hirosaki, juil. 1885 (Mus.).
3847. Fukuyama, juin 1889 (Mus.).
4338. Yamagate, juil. 1889 (Mus.).
5033. Nemuro (Yéso), oct. 1889 (Mus.).
9308. Kushiro, juin 1890 (Mus.).
33. C. (DENTARIA) APPENDICULATA Fr. Sav. Il, 281.
a es PE re Le
5 gi
(14)
Siliquæ maturæ patulæ, pedicellis subæquilongæ; semina pauca, brunnea
funiculis parum dilatato-alatis.
Inter species megalanthas insignis petiolo basi dilatato.
417%. Shiobara, juin 1889 (Mus. Dr.).
13320. Kamiso pres Aomori, juil. 189% (Mus. Dr.).
EUTREMA, Rob. Br.
34. E. wasası Max. Bull. Ac. Pétersb. XVII, 283.
78. Kurvishi (Yéso), mai 1887 (Mus.).
3624. Nanaï, mai 1889 (Mus.).
6179. Nambu, août 1890 (Dr.).
9685. Ile de Rebunshiri, mai 1893 (Mus.).
39. E. HEDERAFOLIA Fr. Sav. Enum. II, 285.
8019. Asuriyama, mai 1892 (Mus. Dr.).
SISYMBRIUM Tourn.
36. S. JAPONICUM Sp. nova.
(Sectio Irio DC.) Elatum, ramosum, caule robusto, glaberrimum. Folia
caulina lyrato-pinnatisecta, lobis 5-6 jugis subintegris, vel integris, basi
sagittato amplexicaulia, auriculis acutis. Racemi floriferi densi ; pedicelli
fioribus breviores; calyx bisaccatus, sepala albo-marginata, petalis albo
roseis subduplo breviora. Pedicelli fructiferi incrassati siliquarum crassi-
tiem æquantes ; siliquæ elongatæ (iis S. Columnæ similes) in pedicello
erecto-patulo erectæ. cauli adpressæ. Semina matura ignota.
Species ad S. Columnæ pedicellis et siliquis accedens, florum colore et
(15) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFERES DU JAPON. 795
præsertim foliis sagittato-amplexicaulibus facile distinguenda. Specimen
Faurianum mancum est, tamen species eximia constituenda videtur.
7087. Sapporo, bords de la riviere (Yeso), juin 1891 (Mus.).
(Genre nouveau pour la flore japonaise).
ERYSIMUM Tourn.
37. E. CHEIRANTHOIDES L. Sp. 661.
var. japonicum.
Folia oblonga valde approximata; racemi caulis apice in paniculam
corymbosam disposili, multiflori, fructiferi densi.
8580. Saruma, août 1892 (Mus. Dr.).
(Genre et espèce nouveaux pour le Japon. L'E. cheiranthoides type existe en
Chine, en Sibérie, en Amérique. Certains exemplaires de Mandchourie présentent
la plus grande ressemblance avec la plante de Saruma.)
DRABA L.
38. D. Boreauis DC. Syst. II, p. 342. var. kurilensis Fr. Schm. Fl. Sachal., |
p. 144.
Variat foliis superioribus integris vel inciso-dentatis, pedicellis siliculis
duplo vel qaadruplo longioribus, etc.
159. Hakodate (Nippon), mai 1887 (Mus.).
202. Hakodate (Nippon), août 1886 (Mus.).
599. Hakodate (Nippon), juil. 1887 (Mus.).
1139. Aomori (Nippon), août 1886 (Mus.).
3754. Nemuro, mai 1889 (Mus.).
5181. Kunashiri, oct, 1889 (Mus.).
5360. Abashiri, juin 1890 (Mus. Dr.).
6798. Ile d’Etorop, Août 1890 (Mus.).
6990. Iwanai, juin 4891 (Mus. Dr.).
7260. Rebunshiri, juin 1891 (Dr.).
749%. Yelorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.).
8208. Barauta, juil. 1892 (Mus.).
9655. Rebunshiri (ile de), mai 4893 (Mus.).
39, D, saponıca Max. Mel. biol. IX, p. 609.
(Un exemplaire au Museum sans lieu ni date.)
796 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
40. D. GRANDIFLoRA Franch. Bull, soc. phil. Par., 14 avril 1888.
295. Sozan, près Sapporo, juin 1887 (Mus. Dr.).
7217. Sozan, près Sapporo, juin 1891 (Mus. Dr.).
825%. Hamamashike, juil. 1892 (Mus.).
kl. D. NemoraLis L. Sp. 643, var. hebecarpa Led. Fl. Ross. I, 154.
318. Mori, juin 1885 (Mus.).
"66. Kurvishi, mai 1886 (Mus.).
385. Hakodate, juil. 1887 (Mus.).
2082. Akita, mai 1888 (Mus.).
2154. Akita, mai 1888 (Mus.).
r401. Yamagate, juil. 1889 (Mus.).
7664. Hakone, avril 1892 (Mus.).
7910. Tsuruga, mai 1892 (Mus.).
COCHLEARIA L.
42. C. ARMORACH L. Sp. 904.
Folia suprema inciso dentata, potius ovato-lanceolata quam lanceolato-
linearia. Cetera ut in {ypo rossico.
10224. Mombetsu (Nippon), juin 1893 (Mus. Dr.).
(Plante nouvelle pour le Japon.)
43. C. OBLONGIFOLIA DC. syst. nat. II, 363.
Cum descriptione Candolleana notisque a Schlecht in Linnæa I, p. 26,
indicatis omni parte quadrat.
A. C. officinali differt (an satis ?) foliis caulinis basi magis angustatis,
amplexicaulibus quidam, auriculis vero minus productis, floribus mino-
ribus, siliculis stylo breviore apiculatis. Siliculæ in planta nostra polys-
permæ.
3783. Nemuro (Yeso), mai 1889 (Mus.).
4480. Nemuro (Yéso), juil. 1889 (Mus.).
5180. Kunashiri, oct. 1889 (Mus.) ? quoad speciem.
9631. Nemuro, juil. 1892 (Mus. Dr.).
7496. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.) ? quoad speciem.
(Espèce et genre nouveaux pour le Japon.)
ERA Was Senn Erle AR ET ART Se 23 0 ONE RUE N PE AN VE
(17) H. DE BOISSIEU. LES CRUCIFÈRES DU JAPON. 797
THLASPIL.
h%. TV. ARVENSE L. Sp. 901.
333. Gomohë, mai 1886 (Mus.).
926. Hakodate, août 1885 (Mus.).
2249. Nambu, mai 1888 (Mus.).
3958. ‚Yesan, juin 1889 (Mus.).
803%. Cap. Yesan, juin 1892 (Mus.).
13170. Morioka, juin 1894 (Mus.).
45. T. JAPONICUM Sp. nova.
Perennis, stolonifer, pluricaulis, glaber. Folia basilaria lanceolato-
ovalia, in petiolum brevem sensim attenuata, caulina pauca ovalia caulem
aurieulis acutis amplectantia. Racemi floriferi densi, fructiferi elongati,
ebracteati, pedicellis patulis siliculis sub duplo longioribus. Sepala lanceo-
lala, albo-marginata, petalis oblongis in unguem longe attenualis triplo
breviora; stamina calycem paullo superantia, antheris albidis. Siliculæ
basi longe cuneatæ, parte superiore tantum anguste alatæ ; valvæ apice
tantum semen unicum vel semina 2-3 includentes, rarius abortu vacuæ,
stylus terminalis mediocris, siliculæ latitudinem subæquans.
T. cochleariforme DC. planta sibirica, a nostro vix differt styli brevilate
et valvis siliculæ polyspermis.
9655. Ile de Rebunshiri, mai 1893 (Dr.).
9908. Shakotan, juin 1893 (Mus.),
CAPSELLA Vent.
46. C. sunsa pasroris Moench. Meth, 271.
138. Olaru, ubi vulgarissima, mai 1885 (Mus.).
632. Shishinoh#, juin 1886 (Mus.).
ISATIS L.
17. 8. saronıeca Miq in Ann. Mus. Lugd. Bat. II, 75.
Probabiliter forma I. tinetorke cui habitu, foliis, silicularum forma
ommnino sımilis.,
N
BULL. mens, Bolss., novembre 1899, By
798 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
Differt alis silicularum magis suberosis et nervo medio disci duplicato
(intus sulcato). |
In Japonia vere spontanea videtur. Cum descriptione Miqueliana omni
parte quadrat.
677. Mombetsu (Nippon), juil. 1887 (Mus.).
9215. Hakodate, juin 1885 (Mus.).
5365. Abashiri, juin 1890 (Mus.).
7022. Iwanai, juin 1891 (Mus.).
8598. Abashiri, in arenosis, août 1891 (Mus. Dr.).
1050%. Ibrakanca, juil. 1893 (Mus. Dr.).
13202. Kaminato, juin 189% (Mus.).
— 99 0 ————
799
MATÉRIAUX
FLORE DE LA CRIMÉE
Mme Olga FEDTSCHENKO et M. Boris FEDTSCHENKO.
La liste ci-jointe présente le résultat de nos explorations botaniques,
entreprises pendant l'été de 1893 en Crimée, en mission de la Société
Impériale des Naturalistes de’Moscou. La plupart des excursions ont été
faites en compagnie de M.S.N. Milutine, qui ne termina ses travaux dans
la Crimée que quelques jours plus tôt que nous. Les matériaux, appar-
tenant à M. Milutine, feront l’objet d'un travail special, dont il s'occupe
présentement.
Pendant nos recherches, nous avons pu faire connaissance de la flore
de toutes les zones végétales de la presqu’ile et amasser un herbier, con-
tenant plus de 1000 espèces indigènes. Nous rapportons les différentes
localités visitées aux régions suivantes, plus ou moins naturelles :
I. Srepres, — On peut distinguer ici les steppes a) salées. b) couvertes
d’Artemisia, c) couvertes de Sfipa; mais nous ne le faisons pas dans
notre liste, nos collections de la région des steppes n'étant pas assez
complètes.
Il. VERSANT SEPTENTRIONAL des montagnes. — On peut distinguer ici,
avec le passage graduel en steppe. a) la zöne des hois de chênes, et
b) la zône des bois de hetres.
II. Exvinons be Ségasroros — qui en partie se rapportent à la région I
el en partie (Balaklawa, Couvent de St-Georges) passent déjà dans la
région Y,
IV. La Iaina plateaux privés d'arbres et sommets des montagnes
de la Crimée, de Laspi jusqu'à Soudak.
VE, PRIS SPL SEE OP AR TT rie D ONDES VEN EN
24
800 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2}
V. CÔTE MÉRIDIONALE (de Laspi jusqu'à Alouchta). — ei on peut distin-
guer : a) la zone des bois de hêtres, b) celle des pins, c) celle des bois
de chênes et d) celle des plantes toujours vertes.
VI. Soupak et THéoposie. — Partie orientale du versant méridional des
montagnes, mais qui. par sa végétation, se distingue de ce que nous ap-
pelons CÔTE MÉRIDIONALE.
Outre les plantes que nous avons récoltées personnellement, nous citons
aussi quelques espèces, prises en Crimée au printemps des années
1895-1898 par A. N. Arsénieff, et au printemps de 1897 par Mr. Tsebrikoff ;
nous donnons aussi les localités de quelques doubles de l’herbier de
Crimée de l'Université de Moscou que nous avons reçus du Jardin Bota-
nique de cette ville.
MOSCOU, le 15 mars 1899.
RANUNCULACEÆ
1. Clematis integrifolia L.
La iaila : Ai-Petri, le 2 juillet, défleurissant.
2. Clematis Vitalba L.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, en boutons: vallée de la rivière Katcha entre
Tolle et Katchikalene, le 8 juin, en boutons.
Env. de Sebastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, en fleurs.
Côle mérid. : environs d’Alouchta, le 7 juillet, en fleurs. — Miskhor, Oleise, le
16 juin 1895 (ArsénielT).
3. Thalictrum minus L.
Rey. des steppes : jardin Worontzoff à Simpheropol, le 6 juin, en fleurs; en-
virons de Simphéropol, le 13 juin. en fleurs.
Env. de Sébastopol : Balaklawa, le 20 juin, en fleurs.
Vers. du nord : Skélia, le 31 juillet, en fruits.
La idila : Aï-Petri, le 2 juillet, en fleurs ; Tschatyrdag, le 9 juillet, jeunes fruits.
4. Anemone Pulsatilla L.
Rey. des steppes : près de Simphéropol, avril 1897 (M. Tsebrikoff), 1865
(Bertoldi).
). Anemone Haller! All.
La ieila: Vschatyrdag, le 9 juillet. — Montagne Khankai, le 20 avr. en fleurs
(Arsénieff).
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(3) OLGa FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMEE. S01
6. Adonis vernalis L.
Rey. des steppes : environs de Simphéropol, le 13 juin, en fruits.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, en fruits; Tolle, le 6 juin, en fruits. — Al-
madjik, le 15 avril 184% (anonyme), en fleurs.
7. Adonis æstivalis |.
Vers. du nord : vallée de la rivière Katcha près de Tollé, le 7 juin, en fruits:
vallée de Katcha, jardin de M. Koulakoff, le 8 juin, en fruits; même vallée entre
Tollé et Katchikalène, le 8 juin, en fruits.
Tous les exemplaires du 8 juin se rapprochent d'Adonis microcarpus DC.
8. Adonis flammeus Jacq.
Reg. des steppes : jardin Worontzoff à Simphéropol, le 6 juin, en fleurs: en-
virons de Simphéropol, le 13 juin, en fruits; station Biiouk Onlar, le 16 juin,
fleurs et fruits.
Vers. du nord : Alma, le 6 juin, fleurs et fruits; Tiberti, le 7 juin, fleurs et
fruits; entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, fleurs et fruits.
Env. de Sébastopol : monastère des Saint-Georges, le 49 juin, fleurs et fruits.
9. Ranunculus aquatilis L..
var. submersus Gr. Godr. (Boiss. I, p. 23).
(= var. panthotrix Led. = R. flaccidus Pers.)
Env. de Sébastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs et fruits.
10. Ranunculus Ficaria |.
Côte méridionale : Aloupka, 1895 (ArséniefT).
11. Ranunculus Illyricus |.
laila : Ai-Petri, le 2 juillet, fleurs et fruits.
12. Ranunculus oxyspermus M. B.
Hég. des steppes : Simpheropol, montagne Petrovskaia, le 5 juin, fruits; et
jardin Worontzoff, le 6 juin, fruits,
Vers. du nord : vallée de Jossafate, le 10 juin, fruits; Tiberti, le 7 juin, fruits;
vallée de Katcha, entre Tolle et Katchikalène, 8 juin, fruits.
13. Ranunculus eriophyllus C. Koch.
(Boissier, Fl. Or. VI [Suppl. |).
Côte méridionale : entre les villages Chouma et Taouchane-bazar, le 14 juillet,
fruits,
802 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Vers. du nord : vallé de Katcha, entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, fruits.
N'ayant que des plantes en fruits, nous ne pouvons juger sur le caractère
des sépales.
14. Ranunculus polyanthemos L.
Vers. du nord : Tiberti, le 9 juin, fleurs et fruits.
Côte méridionale : entre Outchane-sou et Aï-Petri, le 2 juillet, fleurs et fruits.
15. Ranunculus oreophilus M. B.
laila : Tchatyrdag, le 9 juillet, fleurs et fruits.
16. Ranunculus lanuginosus L.
Vers. du nord : Porte de Baïdar, le 26 juin, fruits mûrs.
Côte méridionale : Laspi, le 28 juin, fruits.
17. Ranunculus sceleratus L.
Reg. des steppes : Djankoi, le 15 juillet, fleurs et fruits.
Env. de Sebastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs et fruits.
18. Ranunculus Philonotis Retz.
Env. de Sebastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs et fruits; monastere de
Saint-Georges, le 19 juin.
19. Ranunculus trachycarpus F. et M.
Env. de Sebastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs et fruits.
20. Ranunculus muricatus L.
Côte méridionale : Près de la station Aidanil, le 5 juillet, fruits.
21. Ranunculus arvensis L.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fruits, le 9 juin, fleurs et fruits; vallée de
Katscha, jardin de M. Koulakoff, le 8 juin, fleurs et fruits.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fleurs et fruits.
22. Ceratocephalus falcatus Pers.
var. InCUrTVUS.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin,
fruits ; Tchoufoute-Kalé, près de Bakhtchissarai, le 10 juin, fruits.
(5) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMEE. 803
23. Ceratocephalus orthoceras DC.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, en
fruils.
Taila : Ai-Petri, le 2 juillet, en fruits.
21. Nigella segetalis M. B.
Rég. des steppes : environs de Simphéropol, le 43 juin, fleurs et jeunes fruits.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fleurs et jeunes fruits.
Taïla : Tschatyrdag, le 9 juillet, fleurs et jeunes fruits.
25. Nigella arvensis L.
Vers. du nord : vallée de la Katcha, le 26 juillet, fleurs et jeunes fruits ; entre
Tollé et Katchikalène, le 27 juillet, fleurs et fruits ; Mangoup-Kalé, le 29 juillet,
fleurs et fruits; Karassou bachi près de Karassou bazar, le 24 juillet, fleurs et
jeunes fruits.
Env. de Sébastopol : cimetière Bratskoïé près de Sébastopol, le 23 juin, fleurs;
Inkermann, le 23 juin, fleurs.
Côte méridionale : entre Chouma et Taouchane Bazar, le 14 juillet, fleurs et
jeunes fruits.
26. Nigella Damascena L.
Soudak, le 20 juillet, fruits mûrs.
Côte méridionale : Alouchta, le 43 juillet, fleurs ; monastère Kosma-Démiane
aux environs d’Alouchla, le 7 juillet, fleurs.
27. Delphinium Orientale J. Gay.
Reg. des steppes : jardin Worontzoff près de Simphéropol, le 6 juin, fleurs;
station Biiouk Onlar, le 16 juin, fleurs et jeunes fruits.
Vers. du nord : Station Alma, le 6 juin, fleurs.
Fleurs pour la plupart violettes, quelquefois roses.
28. Delphinium hybridum Willd.
Vers. du nord : porte de Baïdar, le 26 juin, boutons.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaitane-Merdvene, le 26 juin,
fleurs et jeunes fruits; entre Chouma et Taouchane Bazar, le 4% juillet, fruits et
dernières fleurs.
29, Pæonia corallina Relz.
var, triternata Pall.
Vers, du nord : vallée de Kateba entre Tolle et Katchikalène, le 8 juin, fruits ;
Tiberli, le 7 et 11 juin, fruits; Tavel aux environs de Simphéropol, le 13 juin,
80% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
fruits; près de la station Tchatal Kaïa, le 25 juin, fruits; Mangoup Kalé, le
29 juillet, fruits mûrs. — Porte de Baïdar, le 20 avr. 1899 (A. Drinevitsch). —
Dans une forêt près du village de Kokos, le 14 avr. 1899 (Arsénieff).
Côte méridionale : Aï Todor, le 25 avr. (Arsénieff).
30. Pæonia tenuifolia L.
Reg. des steppes : environs de Simphéropol, le 43 juin, fruits.
Vers. du nord : Skelia, le 30 juillet, fruits mûrs.
Taila : Ai-Petri, le 2 juillet, fruits.
var. hybrida Pall.
Vers. du nord : Skelia, le 30 juillet, fruits mûrs.
BERBERIDEÆ
31. Berberis vulgaris L.
Reg. des steppes : jardin Worontzoff près de Simpheropol, le 6 juin.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, jeunes fruits; vallée de Katcha, entre Tollé
et Kaichikalène, le 8 juin; Karassou bachi près de Karassou bazar, le 24 juillet,
fruits.
Taila : Aï-Petri, le 2 juillet, fleurs et jeunes fruits.
PAPAVERACEÆ
32. Papaver RhϾas L.
f. typica.
Vers. du nord : pres de la station Alma, le 6 juin, en fleurs; vallée de Katcha
entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, en fleurs.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin; Balaklawa, le
20 juin, en fleurs.
Côle méridionale : Aloupka, le 5 avril 95 (Arsénieff).
var. strigosum Bœnn.
Vers. du nord : station Alma, le 6 juin, en fleurs; dans la vallée de Katcha
près de Tolle, le 8 juin, en fleurs ; Tiberti, le 9 juin, en fleurs.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, en fleurs; Bala-
klawa, le 20 juin, en fleurs; ruines de Khersonès près de Sébastopol, le 22 juin,
fleurs et fruits.
ET TR a Era Bergen NO EE MNT M PAU ONCE RTE
(7) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMÉE. 805
33. Papaver dubium L.
Env. de Sebastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaitane-Merdvene, le 26 juin.
fruits.
34. Papaver somniferum |.
Env. de Sébastopol : cimetière Bratskoïé près de Sebastopol, le 23 juin, en
fleurs.
35. Papaver hybridum |.
Vers. du nord : Tiberti. le 7 juin, fruits; dans la vallée de Katcha entre Tollé
et Katchikalène, le 8 juin, fruits mûrs.
Sébastopol, boulevard historique, le 18 juin, fruits mûrs.
36. Papaver Argemone |.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tollé et Katchikalene, le 8 juin, fruits.
Env. de Sebastopol : ruines de Khersonès, le 22 avr. 1898 (Arsénieff).
37. Rœmeria hybrida DC.
Vers. du nord : vallée de Katcha. jardin de M. Koulakoff, le 8 juin, fruits;
entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin. fruits; Tiberti, le 9 juin, fleurs et fruits.
Env. de Sébastopol : Inkermann, le 23 juin, fruits.
Côle méridionale : Aloupka, le 20 avr. (Arsénieff).
38. Glaucium corniculatum |..
Reg. des steppes : montagne Petrovskaïa à Simphéropol, le 5 juin; station
Biiouk Onlar, le 16 juin, fleurs et fruits mûrs.
Vers. du nord : station Bakhtchissaraï, le 44 juin, en fleurs.
Soudak, le 20 juillet, fruits.
39. Glaucium luteum Scop.
Côte méridionale : Alouchta, le 6 juillet, fleurs et fruits, — Miskhor, le 20 avr.
1895 (Arsenieff),
40, Chelidonium majus L.
Vers, du nord : Karassou bachi près de Karassou bazar, le 24 juillet, en fruits.
44. Hypecoum pendulum |.
Vers, du nord : vallée de Katcha, entre Tolle et Katchikalène, le 8 juin, fleurs
et fruits,
à a
806 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
FUMARIACEÆ
42. Corydalis ramosa (Pacz.) nob.
C. solida Sm. var. pauciflora Pacz. Description de plantes nouvelles et peu
connues du gouvernement de Khersone (Mémoires de la Soc. des Nat. de Kiew X,
livr. 2, p. 421).
C. angustifolia M. B. var. ramosa Pacz. Contribution à la flore de la Crimée
(Mém. de la Soc. des Nat. de Nouv. Russie, XV, livr. 1).
Vers. du nord : Porte de Baïdar, 1895 (Arsénieff).
Côte méridionale : Aloupka, 15-20 avril 1897 (Arsenieff).
Cette forme, qui habite la Crimée et la partie méridionale du gouvernement
de Khersone, mérite d'être regardée comme espèce distincte, si toutefois on con-
sidère comme des espèces les formes proches dont nous donnons l’enumeration
dans la petite table ci-jointe. En tous cas, notre plante diffère de C. angustifolia
M. B. déjà par la couleur de ses corolles. GC. tenella Led., qui lui est proche,
semble être identique avec C. caucasica M. B. Les formes proches qui se ren-
contrent en Bulgarie sont encore peu connues et ne peuvent pas être énumérées
parallèlement aux nôtres.
Corydales Rossicæ e sectione Gapnites, caule basi squamato.
* Bracteæ profunde incisæ.
a) Capsulæ oblongo lanceolatæ.
x) Corolla roseoviolacea.
1. C. solida Sm. (inel. C. remota Fisch. et C. laxa Fries).
£) Corolla ochrolenea.
2. C. bracteata Pers.
b) Capsulæ anguste lineares.
) Corolla roseoviolacea.
3. C. ramosa nob.
£) Corolla ochroleuca.
4. G. angustifolia M. B.
integræ vel vix incisæ.
. caucasica M. B. (C. tenella Led.).
. fabacea Pers.
ambigua Cham. et Schl.
. gracilis Led.
. Kolpakowskiana Rgl.
. longiflora Pers.
*
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Serie
43. Fumaria officinalis L.
Reg. de Sébastopol : Balaklawa, le 20 juin, fleurs et fruits; Inkermann, le
23 juin, fruits.
Côte méridionale . Aloupka, le 5 avr. 1895 (Arsénieff).
110
(9) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMÉE. 807
44. Fumaria Vaillantii Loisl.
Reg. des steppes : station Siwache, le 4 juin, fleurs et fruits: station Biiouk
Onlar, 16 juin, fleurs et fruits.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tolle et Katchikalène, le 8 juin, fleurs
et fruits.
Reg. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fruits.
CRUCIFERÆ
45. Chorispora tenella DC.
Reg. des steppes : Biiouk Onlar, le 16 juin, fruits.
46. Matthiola odoratissima R. Br.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fleurs et fruits.
Soudak, le 20 juillet, fruits; montagne Altchak kaïa à Soudak, le 24 juillet,
dernières fleurs et jeunes fruits ; entre Soudak et Novy Svète, le 22 juillet, fruits.
47. Cardamine hirsuta L.
Côte méridionale : Aloupka, 1895 (ArséniefT).
Vers. du nord : Almadjik, le 17 avril 1844 (anonyme), fleurs et jeunes fruits.
48. Dentaria quinquefolia M. B.
Vers. du nord : Tavel, forêt de hötres, le 43 juin, fruits; entre le col Chaïtane-
Merdvène et Skelia, forêt de hötres, le 26 juin, fruits. Ienikalé, 1865 (Bertoldi),
fleurs.
Côte méridionale : Aloupka, 1895 (Arsénieff), fleurs et jeunes fruits.
49. Arabis auriculata Lam.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fruits.
50. Arabis hirsuta Scop.
Vers. du nord : entre Tollé et Katchikalène, le 27 juillet, fruits.
Côte méridionale : dans la vallée de Laspi, le 28 juin, fruits.
51. Arabis albida Slev.
Vers, du nord : monastère Ouspenski aux environs de Bakhtchissaraï, le 40 juin,
fruits, — Porte de Baïdar, fleurs, le 28 mars 1895 (Arseniell).
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fleurs.
Côte méridionale : montagne de la Croix, près d’Aloupka, le 20 mars 1899
(Arsenieff).
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
52. Arabis Turrita 1.
Côte méridionale : monastère Kosma Démiane aux environs d’Alouchta, le
7 juillet, fruits. — Aloupka, le 5 avr. 1895, en fleurs (Arsénieff).
d3. Nasturtium officinale R. Br.
Côte méridionale : entre Chouma et Taouchane Bazar, le14 juillet, fleurs et fruits.
54. Nasturtium anceps Rchb.
Vers. du nord : vallée de Katcha entre Toll& et Katchikalène, le 27 juillet,
fruits mûrs.
Côte méridionale : entre Chouma et Taouchane Bazar, le 44 juillet, fleurs
et fruits.
55. Erysimum repandum |.
Reg. des steppes : Biiouk Onlar, le 16 juin.
Env. de Sébastopol : entre Sébastopol et le monastère de Saint-Georges, le
19 juin, fruits.
96. Erysimum canescens Roth.
Reg. des steppes : Biiouk Onlar, le 16 juin, fleurs et fruits.
57. Erysimum leptostylum DC.
Côte méridionale : Aloupka, le 5 avr. 1895 (Arsenieff), fleurs.
98. Erysimium cuspidatum DC.
Reg. des steppes : montagne Petrovskaïa à Simphéropol, le 5 juin, fleurs et
Jeunes fruits ; environs de Simphéropol, le 13 juin, fleurs et fruits.
Env. de Sébastopol : monastère Saint-Georges, le 19 juin, fleurs et fruits ;
Balaklawa, le 20 juin, fleurs.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fleurs et jeunes fruits; entre Stary Krym et
Elbouzly, le 19 juillet, fruits.
Côte méridionale : Laspi, le 98 juin, fruits. — Aloupka, le 5 avr. 1895 (Arsé-
nieff), fleurs et jeunes fruits.
59. Conringia orientalis (L.) Jacq.
Rey. des steppes : environs de Simphéropol, le 13 juin, jeunes fruits; mon-
tagne Petrovskaïa à Simphéropol, le 5 juin, fleurs; Djankoi, le 15 juillet, fruits
mûrs.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fruits; vallée de Katcha, entre Tollé et
Katchikalène, le 8 juin, fruits.
Soudak, le 20 juillet, fruits.
(11) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMÉE. S09
60. Alliaria officinalis Andrz.
Vers. du nord : Tiberti, le 9 juin, fruits.
Reg. des steppes : jardin Worontsoff près de Simphéropol, le 6 juin, fruits.
Côte méridionale : Laspi, le 28 juin. fruits — Aloupka, le 5 avr. 1595 (Ar-
senieff).
61. Sisymbrium Sophia L.
Côte méridionale : Aloupka, le 30 avr. 1899 (Arsenieff).
62. Sisymbrium Columnæ Jacq.
Rey. des steppes : Simphéropol, le {2 juin, fleurs et jeunes fruits.
Vers. du nord : station Bakhtchissaraï, le 11 juin, fleurs et jeunes fruits; Tiberti,
le 7 juin, fleurs et jeunes fruits: entre Tollé et Katchikalene, le 8 juin, fleurs
et fruits.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fruits; Inker-
mann, le 23 juin, fleurs et jeunes fruits.
Soudak et Théodosie : Soudak, le 20 juillet, fleurs et fruits; entre Soudak et
Novy Svète, le 22 juillet, fleurs et fruits. Entre Théodosie et Stary Krym, le
19 juillet, fruits et dernières fleurs.
63. Sisymbrium pannonicum Jacq.
Rey. des steppes : station Siwache, le % juin, fleurs et fruits; Biiouk Onlar, le
16 juin, fleurs et fruits; Simphéropol, le 15 juin, fleurs.
Theodosie, le 17 juillet, fleurs et fruits.
61. Sisymbrium LϾselii 1.
Rey. des steppes : monulagne Petrovskaia à Simphéropol, le 5 juin, fleurs.
Soudak, au bord de la mer, le 21 juillet, fleurs et fruits.
65. Sisymbrium officinale Scop.
Côte méridionale : Aloupka, le 4er juillet, fruits.
var, calycocarpum (Rupr.).
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fruits.
var, repens (Baumg.).
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fruits; Livadie, le der juillet, fruits.
Soudak, le 20 juillet, fruits; entre Soudak et Novy Svèle, le 22 juillet, fruits,
AVES PORN AN
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
var. rostratum (Stev.).
Reg. des steppes : environs de Simphéropol, le 13 juin, fruits; montagne Pe-
irovskaïa à Simphéropol, le 5 juin, fleurs et fruits.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fleurs et fruits, et le 9 juin, fruits; vallée
de Katcha, entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, fleurs et fruits; Tavel, le
13 juin, fleurs et fruits ; Skelia, le 30 juillet, fruits mûrs.
Env. de Sébastopol : entre Sébastopol et le monastère Saint-Georges, le 19 juin,
fleurs et fruits.
Côte méridionale : monastère Kosma Démiane aux environs d’Alouchta, le
7 juillet, fruits.
66. Sisymbrium confertum Stev.
Côte méridionale : Alouchta, le 6 juillet, fruits mürs et dernières fleurs.
67. Malcolmia contortuplicata (Steph.) Boiss.
(Karelin et Kirilow), fleurs et fruits.
68. Hesperis matronalis L.
Vers. du nord : Tiberti, le 9 juin, fleurs et jeunes fruits.
69. Hesperis tristis L.
Env. de Sébastopol : entre Sébastopol et le monastère Saint-Georges, dans une
fosse, le 19 juin, fruits.
70. Sobolewskia lithophila M. B.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fleurs et fruits.
71. Fibigia clypeata (L.) R. Br.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fruits ; Oriande, 4er juillet, fruits: Livadie, 1er juillet, fruits.
72. Alyssum alpestre L.
Vers. du nord: vallée de Katcha, montagnes de craie pres de Tolle, le 6 juin,
fleurs et fruits; Tiberti, le 7 et 11 juin, fleurs et fruits; entre Tolle et Katchi-
: kalène, le 8 juin, fleurs et jeunes fruits; station Alma, le 6 juin, fleurs et fruits ;
station Bakhtchissarai, le 11 juin, fleurs et fruits; Skelia, le 30 juillet, fruits.
Env. de Sébastopol : entre Sébastopol et le monastère Saint-Georges. le 19 juin,
fleurs et fruits; près du monastère même, le 19 juin, fruits.
(13) OLGA FEDTSCNENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMÉE. S11
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, le 26 juin,
fruits.
Soudak : entre Soudak et Novy Svète, le 22 juillet, fleurs et fruits.
73. Alyssum montanum |.
f. typica.
Env. de Sebastopol : entre Sébastopol et le monastère de Saint-Georges, le
19 juin, fruits.
Vers. du nord : porte de Baïdar, le 28 juin, fruits.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fleurs et fruits ; Tchatyrdag, le 9 juillet, fleurs et
fruits.
74. Alyssum minimum Willd.
Reg. des steppes : Biiouk Onlar, le 16 juin, fruits; montagne Petrovskaïa à
Simphéropol, le 5 juin, fruits.
Vers. du nord : Tchoufoute Kalé. le 10 juin. fruits et dernières fleurs.
Taila : Ai Petri, le 2 juillet.
Vers. du sud : entre Alouchta et Taouchane Bazar, le 1% juillet, fruits mûrs.
75. Alyssum umbellatum M. B.
Côte méridionale : Alouchta, le 13 juillet, fruits mûrs.
76. Alyssum hirsutum M. B.
Reg. des steppes : station Biiouk Onlar, le 16 juin, fleurs et fruits; Simphéropol,
le 15 juin, fruits, et le 12 juin, fleurs et fruits.
Vers. du nord : station Alma, le 6 juin, fruits; Tiberti, le 7 juin, fruits, le
9 juin, fleurs et fruits: vallée de Katcha entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin,
fruits.
Env. de Sébastopol : Balaklawa, le 20 juin, fleurs et fruits.
[aila : près de la porte de Baïdar.
Côte méridionale : entre Chouma et Taouchane Bazar, le 44 juillet, fruits.
77. Alyssum calycinum |.
hey. des steppes : montagne Petrovskaia à Simphéropol, le 5 juin, fruits el
dernières fleurs; environs de Simphéropol, le 43 juin, fruits et dernières fleurs.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tolle et Katchikalène, le 8 juin, fruits.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fruits.
Côte méridionale : monastère Kosma-Demiane aux environs d’Alouchta, le
7 juillet, fruits.
78. Alyssum linifolium Steph.
Ne. des steppes : Simphéropol, le 45 juin, fruits; montagne Petrovskaia à
Simphéropol, le 5 juin, fruits; environs de la ville, le 13 juin, fruits; Biiouk
Onlar, le 16 juin, fruits.
812% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fruits; vallée de Katcha entre Tolle et
Katchikalene, le 8 juin, fruits.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fruits.
79. Berteroa incana DC.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, fleurs
et fruits.
80. Draba cuspidata M. B.
Iaila : près de la porte de Baidar, le 28 juin, fruits; au sommet du Tehatyr-
dag, le 9 juillet, fruits. — Près de la porte de Baïdar, en fleurs, le 28 mars 1895
(Arsénieff).
Côte méridionale : cataracte Outchane-sou, le 20 avr. 1888, en fruits (Arsénieff).
81. Draba nemorosa 1.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fruits; Tchatyrdag, le 9 juillet, fruits.
82. Draba verna L.
Env. de Sebastopol : Balaklawa, le 20 juin, fruits secs.
Iaila : Ai Petri, le 2 juillet, derniers fruits; porte de Baïdar, le28 mars 1895,
en fleurs (Arsénieff).
83. Camelina sativa Crantz.
Reg. des steppes : Simphéropol, le 15 juin, fleurs et fruits.
Vers. du nord : station Baktchissaraï, le 11 juin, fleurs et fruits; Tiberti, le
7 juin, fleurs et fruits; vallée de Katcha entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin,
fieurs et fruits.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fruits.
84. Thlaspi arvense L.
Côte méridionale : monastère Kosma-Démiane aux environs d’Alouchta, le
7 juillet, fleurs et fruits ; entre Chouma et Taouchane bazar, le 1% juillet, fruits.
85. Thlaspi perfoliatum L.
Vers. du nord : porte de Baidar, le 26 juin, fruits.
Taila : Ai-Petri, le 2 juillet, fruits. Tchatyrdag.
86. Thlaspi præcox Wulf.
Reg. des steppes : jardin Woronisoff près de Simpheropol, le 6 juin, fruits.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 et 11 juin, fruits; vallée de Jossafate, le 10 juin,
fruits ; Tehoufoute kalé, le 40 juin. fruits.
Taila : Ai Petri, le 2 juillet, fruits; près de la Porte de Baïdar, le 26 et 28 juin,
fruits. Près de la Porte de Baïdar, en fleurs, le 28 mars 1895 (Arsénieff).
OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMEE. 813
(15)
Côte méridionale : Aloupka, le 15-20 avr. 1897 (A. Drinevitsch).
Notre plante, que nous nommons, à l'exemple de M. Schmalhausen, Th. precox,
Wulf., est une forme, dont la position systématique entre les voisines — Th. mon-
tanum L., Th. ochroleucum Boiss. et Heldr., Th. gesingense Halacsy etc. — n'est
pas encore éclaircie.
87. Iberis saxatilis L.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaitane-Merdvene, le 26 juin,
fleurs et fruits.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fruits.
88. Iberis taurica DC.
Vers. du nord : sur les montagnes de craie près de Tiberti et Tollé, le 6, 7 et
11 juin, fleurs et fruits; entre Tollé et Katchikalène, le 8 juin, fleurs.
Env. de Sébastopol : entre Sébastopol et le monastère Saint-Georges, le 19 juin,
fleurs et fruits.
Soudak : entre Soudak et Novy Swète, le 22 juillet, fleurs et fruits.
89. Capsella bursa pastoris Mench.
Reg. des steppes : station Siwache, le 4 juin, fleurs et fruits; montagne
Petrovskaïa à Simphéropol, le 5 juin, fruits.
Env. de Sébastopol : Balaklawa, le 20 juin, fruits.
90. Lepidium sativum L.
Côte méridionale : entre la porte de Baïdar et Chaïtane-Merdvène, dans un
pelit jardin près de la route, le 26 juin, fleurs et fruits.
91. Lepidium campestre R. Br.
Reg. des steppes : jardin Worontsofl près de Simphéropol, le 6 juin, fruits.
92. Lepidium Draba |..
Reg. des steppes : station Siwache, le 4 juin, fleurs et fruits; station Biiouk
Onlar, le 16 juin, fleurs et fruits; montagne Petrovskaïa à Simphéropol, le
5 juin, fleurs et fruits; jardin Worontsoff près de Simphéropol, le 6 juin, fleurs
el jeunes fruits,
Sébastopol, boulevard historique, le 48 juin.
Côte méridionale : Aloupka, le 15 avr, 1897 (A. Drinevitsch).
55
BULL. UEnB, hoiss., novembre 1899,
814 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
93. Lepidium latifolium L.
Vers. du nord : vallée de Katcha, entre Tolle et Katchikalene, le 8 juin, boutons.
Env. de Sébastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs.
Soudak, montagne Altchak Kaïa, le 22 juillet, fruits.
9%. Lepidium graminifolium L.
Côte méridionale : Alouchta, le 13 juillet 1893, fleurs ; lalta, le 27 juillet 1894.
95. Lepidium ruderale L.
Reg. des steppes : montagne Petrovskaïa à Simphéropol, le 5 juin, fruits.
96. Lepidium perfoliatum L.
Reg. des steppes : station Siwache, le % juin, fruits et dernières fleurs; fau-
bourg Petrovski à Simphéropol, le 5 juin, fleurs.
97. Senebiera coronopus Poir.
Env. de Sébastopol : Inkermann, le 23 juin, fleurs et fruits; près de fosses
humides.
Côte méridionale : Korbekly, village au pied du Tehatyrdag, le 9 juillet, fleurs
et fruits.
98. Cakile maritima Scop.
Théodosie, le 17 juillet, fleurs.
Soudak, le 20 juillet, fruits.
99. Euclidium syriacum R. Br.
Vers. du nord : Tiberti, le 9 juin, fleurs et fruits.
100. Ochtodium ægyptiacum L.
(Bertoldi), fleurs et fruits.
101. Myagrum perfoliatum L.
Reg. des steppes : montagne Petrovskaïa à Simpheropol, le 5 juin, fleurs et
fruits.
Env. de Sébastopol : monastère de Saint-Georges, le 19 juin, fruits.
102. Isatis tinctoria L.
Soudak, au bord de la mer Noire, le 21 juillet, fruits mürs.
7.
(17) OLGA FEDTSCHENKO ET BORIS FEDTSCHENKO. FLORE DE LA CRIMÉE. 815
103. Isatis littoralis DC.
Soudak, au pied de la montagne Altchak Kaia, le 21 juillet, fruits mürs.
104. Diplotaxis tenuifolia DC.
Env. de Sébastopol : Sebastopol, au bord de la mer et au boulevard historique,
le 18 juin, fleurs et fruits ; ruines de Khersones, le 22 juin, fruits et fleurs.
Côte méridionale : Aloupka, le 4er juillet.
var. integrifolia.
Env. de Sébastopol : ruines de Khersones, le 22 juin, fleurs et jeunes fruits ;
avec la forme typique.
105. Diplotaxis viminea DC.
Vers. du nord : vallée de Katcha, jardin de M. Koulakoff, le 12 juin, fleurs et
jeunes fruits, et le 2 août dans la même vallée, fruits mûrs.
Env. de Sébastopol : Balaklawa, le 20 juin, en fleurs et fruits.
106. Erucastrum elongatum Led.
f. typica.
Reg. des steppes : Biiouk Onlar, le 16 juin, fleurs et fruits; Djankoï, le 45 juillet,
fruits mûrs.
Vers. du nord : Tiberti, le 7 juin, fleurs et fruits; entre Tollé et Katchikalène
dans la vallée de Katcha, le 8 juin, fleurs.
var. armoracioides Czern.
Vers. du nord : Alma, le 6 juin, fleurs et jeunes fruits; Tiberti, le 7 et 9 juin,
fleurs et fruits.
f. pinnatifida Schmalh.
Vers. du nord : Tolle, montagnes de craie, le 6 juin, fleurs ; Tiberti, le 7 juin,
fleurs et jeunes fruits; vallée de Katcha, le 26 juillet, fruits mûrs ; entre Mangoup
Kalé et le village Choulia, le 29 juillet, fleurs et fruits.
107. Sinapis arvensis L.
Reg. des steppes : Djankoi, le 45 juillet, fruits mûrs.
Côte méridionale : Alouchta, au bord de la mer, le 12 juillet, fruits.
laila : Ai Petri, le 2 juillet, fleurs et jeunes fruits.
NES na ROUE AS AGE a ep NEA HE SE Ba UE PRE ee
816 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
108. Rapistrum rugosum All.
f. fructibus glabriusculis.
Soudak, le 22 juillet, fleurs et fruits.
f. fructibus pubescentibus.
Vers. du nord : vallée de Katcha, jardin de M. Koulakoff, le 9 et 11 juillet,
fleurs et fruits.
f. fructibus tuberculatis hispidis.
Côte méridionale : Alouchta, bord de la mer, le 41 juillet, fruits. — Ai-todor,
le 13 juin 1895 (Arsénieff).
109. Crambe maritima L.
Soudak, au bord de la mer, le 21 juillet, fruits mûrs.
(A suivre.)
FILICES FAURIEANZÆ
PAR
le Dr H. CHRIST, de Bâle.
I
J'ai décrit dans le Bulletin, tome IX, n° 10 d'octobre 1896, quelques
fougères que le Père Urbain Faurie a trouvées au Japon.
Depuis, j'ai pu examiner deux lots de fougères, appartenant à M. Girau-
dias à Quimper et à l'Herbier Boissier, qui contiennent quelques nou-
velles trouvailles que je vais publier ici.
1. Trichomanes japonicum Franch. Savat. Enum. 207.
Cette plante semble polymorphe,
La forme la plus répandue, celle que nous avons recue de M. Makino
et du P. Faurie jusqu'à présent, est assez grande, d’un décimètre et plus,
et se rapproche le plus de la forme étroite de Tr. speciosum Sw. d’Ala-
bama, Etats-Unis.
La collection récente du P. Faurie contient deux formes ultérieures,
formes naines qu'on est tenté de séparer spécifiquement, mais dont les
caractères, à part le port et les dimensions, ne different pas sensiblement.
Je les décris pour le moment comme variétés, abandonnant à des
recherches ultérieures du P. Faurie la solution de la question si elles
doivent être érigées en espèces ou non.
var, abbreviatum nov. var.
Stipite brevi, tenui, 1 ad 2 cm. longo supra alato, folio 3 ad 5 cm.
longo A '/ cm. lato ovalo-oblongo basi haud attenualo versus apicem
angustato, tripinnatifido, pinnis ‘/2 ad */ cm. longis flabellato-ovatis
pinnulis divaricatim patentibus brevibus confertis, lobis ultimis ‘/2 mm.
latis 2 mm. longis obtusis, urceolis in lobulis terminalibus vix A mm.
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
longis et latis late campanulatis basi angusta fere pedunculata ore paten-
tissimo receptaculo tenui vix exserto.
Hab. Guwassan 28 sept. 1898. Faurie 941.
var. angustalum nov. var.
Dimensions un peu plus grandes, lobes très allongés, linéaires, ur-
céoles fort étroites. Stipe plus long. Port de Tr. pyxidiferum L.
Stipite 2 ad 3 cm. longo tenui superne alato, folio deltoideo-ovato
elongato, 5 cm. longo acuminato, tripinnatifido, basi latiore, lobis ultimis
lineari-filiformibus, obtusiusculis, urceolis angustis clavatis pedunculatis
!/. mm. latis ore truncato haud dilatato receptaculo longius exserto.
Hab. Matsushima 15 aug. 1898. Faurie 940.
2. Hypolepis punctata (Thunberg sub Polypodio fl. Jap. 337).
Cette plante est comprise dans l’Enumération de Franch. Savat. 244
sous le nom de Polypodium punctatum Thunbg. Mais pour celui qui a
examiné les différentes formes de cette espèce, il ne reste plus l'ombre de
doute, qu’elle est un véritable Hypolepis que je n’hésite pas à rapprocher
très intimément, comme sous-espèce ou même comme simple forme, à
H. tenuifolia Bernh. si commun dans l’Asie orieniale. Franch. let Savat.
indiquent déjà clairement (loc. cit.) le caractère de notre plante qui est
celui du genre Hypolepis :
« Sores placés sur le bord des segments et souvent à l'extrémité d’une
« dent plus ou moins recourbée sur eux. »
Le port du reste est identique, l'échantillon du Père Faurie a une
pubescence rude et étalée comme bien des formes du H. tenuifolia du
Pacifique.
Hab. Togakushi. Sept. 1898. 1555 Faurie.
3. Asplenium Fauriei n. sp.
Du groupe d’A. formosum Willd.
Dense cæspitosum, rhizomate brevi erecto, stipilibus numerosis arcuato-
patentibus 3 ad 4 cm. longis dilute purpureis angulosis nitidis, rachibus
æque purpurascentibus glanduloso-puberulis tenuibus, foliis 8 cm. longis
ambitu late lanceolatis 2 cm. latis pinnatis pinnis 40 ad 18 utroque
racheos latere horizontaliter patentibus remotis A cm. longis 4 ad 5 mm.
latis, infimis dilatatis supremis diminutis oblongis obtusis basi cuneatis
dimidiatis 1. e. latere inferiore abscissis dente una aut duo versus apicem .
solummodo præditis et grosse dentato-lobatis dentibus rectangulis pro-
fundis 3 ad &, auriculis valde prominentibus bidentatis, rachi sæpe sed
(5) H. CHRIST. FILICES FAURIEANÆ. 819
non semper elongata in apicem radicantem aut gemmam parvam desi-
nente. Colore obscure brunneo-viridi, textura herbacea. Nervis furcatis
in lobos projectis apice clavatis. Soris brevibus ovatis 1 mm. longis tur-
gidis, in lobis singulis versus loborum apicem positis brunneis indusio
tenero angusto pallido margine undulato.
Plante du port d’A. formosum, mais plus petite, à pinnules plus écar-
tées, moins nombreuses, à dentelures plus larges, plus obtuses et bien
moins nombreuses.
Hab. Huki 16 jun. 1898. Faurie 1481.
4. Diplazium Oldhami Asplenium japonicum Thunbg. 8 Oldhami
(Hook. Bak. Synops. 235).
Diffère du D. japonicum (Thunbg.) par ses dimensions fort petites. ses
tiges très grêles, ses frondes lancéolées et pennées seulement à leur
base. Plante tendre, flasque.
Rhizomate repente. Stipite tenui flexuoso stramineo 2 dec. longo uti
tota planta glabro lucido, fronde e basi deltoidea lanceolata longe acumi-
nata, 15 ad 20 cm. longa, 4 cm. lata, in tertia parte superiore solum-
modo pinnatifida nec pinnata lobis subintegris basi æqualibus, in
parte inferiore pinnata pinnis subinæqualibus crenatis infimis valde
remotis abbreviatis basi dilatatis inciso-lobatis, nervis parce pinnatis.
in lobis infimis 2 rarius 3 utroque costulæ latere, in lobis supe-
rioribus paucioribus, soris turgidis confertis sese langentibus bre-
vibus curvatis, in lobis inferioribus % ad 5, in lobis superioribus A ad 2,
fulvis, indusio membranaceo fulvo sorum tegente. Textura tenuiter her-
bacea.
Hab. Iwagisan. Faurie 1488.
5. Athyrium pterorachis Christ Bull. Herb. Boiss. IV. 10, oct.
18h5. 668.
Les échantillons sur lesquels j'ai décrit cette excellente espèce étaient
jeunes et les sores trop peu développés.
Celui que le P, Faurie a rapporté en 1898 d’Otaru no 1480 est plus
avancé, Les sores sont fort nombreux, emplissant — mais sans être
soudés ensemble la face intérieure de la fronde, droits, arron-
dis-elliptiques, bombés, un par lobe et huit à dix de chaque côté de
la costule de la pinnule, longs de 4 '/ mm., larges d’un mm. à in-
dusie pâle, étroit, couvert presque entièrement par la masse des spo-
ranges,
820 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
6. Aspidium aculeatum Sw.
Absolument le type d’Europe, dans deux formes qui se rencontrent
aussi souvent en Europe :
1. forma rotundata Doœll.
Pinnules à bords presqu’entiers, à peine aristées par ci par là, obtuses-
arrondies, à auricule peu prononcée.
Hab. N. de Yézo. Faurie 4112.
2. forma hastulata (Asp. hastulatum Tenore).
Pinnules fortement incisées et auriculées, les pinnules inférieures de
chaque pinna très allongées, lobées à plusieurs reprises jusqu’à la cos-
tule, et par conséquent pennées.
Hab. Tidesan. Faurie 1511.
7. Aspidium (Polystichum) microchlamys n. sp.
Intermédiaire entre A. aculeatum Sw. et A. barbigerum Hook. de l'Hi-
malaya, à indusie pelté,
Stipite 18 cm. longo firmo squamis pro parte magnis flaccidis pallide rufis
ovato-lanceolatis acuminatis 1 ‘/2 cm. longis, pro parte minoribus setaceis
densissime vestito, rachi sulcata squamis setaceis patentibus rufis velutina,
pinnis undique iisdem squamis setaceis sparsis et ciliatis; fronde bipin-
naia versus basin valde decrescente, acuminata, elongato-ovala, 60 cm.
longa medio 20 cm. lata, pinnis inferioribus remotis abbreviatis 5 cm.
longis cæteris confertis patentibus, mediis 10 em. longis 2 '/ cm. latis,
sessilibus acuminatis, pinnulis confertis circiter 25 utroque costæ anguste
alatæ latere, late adnatis basi decurrentibus inæqualibus ovatis acutis
12 mm. longis profunde serratis, dentibus 6 ad 8 utroque latere, aris-
talis, mucrone molli præditis, infimis majoribus sed vix in auriculam
protractis. Textura molliter herbacea. Soris multis, in lobis singulis,
minimis brunneis indusio molli peltato pallido ‘/2 mm. lato præditis.
Espèce des plus belles, à port exactement entre les deux espèces
ci-dessus indiquées, différente d’A. aculeatum par le tissu tendrement
herbacé, les segments moins inégaux et non auriculés, les dentelures
profondes et très égales; d’A. barbigerum par les segments et les dents
aigus et non très obtus.
Hab. Iidesan. 30 août 1898. Faurie 1508.
8 Aspidium Filix mas (L.) Sw.
Les variétés et formes de cette espèce sont multiples au Japon, et je
veux définir ici celles qui me sont venues sous les yeux.
(5) H. CHRIST. FILICES FAURIEANE. S21
Le type tel qu'il se présente en Europe semble plutôt rare dans
l’Archipel.
Il existe dans la coll. Faurie sous la
var. deorsolobatum (Moore) versus crenatum Milde.
c’est-à-dire à segments un peu écartés, un peu atténués vers la pointe
et assez fortement dentés à la pointe et aux bords, avec tendance des
segments inférieurs à s’élargir et s’allonger.
Hab. Otaru Yezo Faurie 1517.
lidesan Faurie 1521, Même plante, mais à fronde franchement
deltoide : Hakodate Faurie 1536.
var. lacerum. Polypodium lacerum Thunbg. fl. Jap. 337.
Forme insulaire, rabougrie dans la partie sorifère. Pinnæ inférieures
et moyennes stériles, larges, à lobes très grands, attenués vers le sommet
el très pointus à dents courtes, fines, acérées; les pinnæ inférieures
fortement auriculées. Fronde largement ovale à base deltoïde, rétrécie
brusquement vers le sommet en quelques pinnæ fertiles lancéolées-
linéaires étroites, à lobes peu profonds, arrondis, portant deux séries
serrées de sores très gros. Cette forme a une grande analogie avec
Aspidium acrostichoides Sw. du groupe des Polystichum de l'Amérique
du nord.
Hab. Semble commun au Japon. Ibuki Faurie 1530. Tosa 1. Makino.
Mino-Kobe 1. Warburg. Yokohama 1. Naumann. Aussi en Corée : Rivière
Salée 1, Warburg.
Faurie Sapporo 7199 et 153 et Tosa 1. Makino. Même plante mais à
pointe de la fronde moins dimorphe, se rétrécissant insensiblement et à
pinnæ plus larges : transition à A. filix-mas d'Europe.
var. erythrosorum. Aspidium erythrosorum. Eaton in Asa Gray Pl.
Jap. 330.
Plante grande, à fronde largement deltoïde à la base, bipennee, à pin-
nules séparées d’un espace, très grandes, 2'/2 cm. sur À em., rhomboi-
dales, obluses ou à courte pointe, un peu auriculées, irregulierement
dentées à dents souvent aristées, à sores roux.
Hab. Commun au Japon comme aussi en Chine,
Japon : Kioto 1. Merian. Kitami 13870. Yesan 7549. Tsuruga 7890.
Onomichi 14576. Nagasaki 15647, Shikoku 11700, Matsuyama 11589.
Faurie.
Chine : Shen Si sept. I. Giraldi, Shang-Hai I. Warburg. Lu-Mount et
Shekiang 1. Faber, Amoy 1. Gerlach. Mengtse Yunnan 1. Henry 11539.
Les transitions sont fréquentes vers A. filie-mas type.
822 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
var. Sabaei. Aspidium Sabaei Franch. Savat. Enum. 239.
Se rapprochant beaucoup de l’A. elongatum Sw. c’est-à-dire de la forme
composée tripinnatifide du type Filix-mas à fronde largement deltoïde,
longuement stipitée, à pinnæ inférieures deltoides, les pinnules de la
base très développées, allongées; mais plus petit, à pinnules très espacées,
très profondément incisées à lobes souvent obtus au sommet, à bords
denticulés à dents un peu aristées. Ecailles du stipe claires, diaphanes.
Hab. Aomori Faurie 1557. Kochi Tosa 1. Makino.
Un échantillon de Tsu Faurie 1538 se rapproche de lacerum par une
fronde moins composée à segments plus réguliers.
Un échantillon de Sambongi 548 Faurie se rapproche d’erythrosorum
par des segments rhomboidaux moins incisés.
La var. Sabaei se trouve aussi en Chine : Lu Mount 1. Faber.
9. Aspidium polylepis Franch. Savat. Enum. 651.
Plante plus éloignée du type Filix-mas, mais s’y rattachant comme
sous-espèce.
Port d’ A. Filix-mas Sw. var. subintegrum Milde, c’est-à-dire à fronde
bipinnatifide, ovale-allongée, se rétrécissant vers la base, à pinnæ sessiles
très nombreuses et très serrées, à lobes également nombreux, pectinés,
tres serrés, à bords parallèles à peine dentés ou entiers, à pointe
tronquée et dentelée, sores petits. Toute la plante est très velue à écailles
de forme différente : celles du stipe en partie lancéolées linéaires, brun
foncé au centre, en partie subulées et capilliformes; celles du rachis des
pinnæ ovales, diaphanes. Diffère du A. Filix-mas subintegrum d'Europe
par ces écailles, par les lobes plus étroits, linéaires, et les sores très
petits, roux, situés vers le bord des segments.
Hab. Gansu 5993. Faurie.
Tosa 1. Makino.
Aussi en Chine : Shen-Si sept. 1. Giraldi.
Lu-Mount 1897 1. Faber.
10. Aspidium transitorium n. sp.
Sous-espece d’A. cristatum Sw.
Fort bien caracterisé et nettement distinct d’A. cristatum d'Europe par
des pinnæ supérieures allongées, lancéolées-linéaires, non incisées
jusque vers la costa, mais lobées seulement jusque vers la moitié de
chaque côté de la pinna. Ce n’est qu’à la base dilatée des pinnæ
inférieures et stériles que les segments basiliaires sont incisés au °/s et
(7) H. CHRIST. FILICES FAURIEANE. 823
au-delà. Les pinnæ sont écartées, les supérieures un peu pétiolées à
base dilatée. celles de la base de la feuille considérablement raccourcies
et élargies, les sores sont dans une seule rangée, sauf dans les lobes
dilatés de la base.
Notre plante a la plus grande ressemblance avec la fronde stérile
d'A. floridanum (Hook.) Eat. En supposant cette fronde stérile exception-
nellement munie de sores. on aurait à peu près l'A. transitorium. Mais
on sait que l'A. floridanum est une plante dimorphe, dont les frondes
stériles ont des pinnæ légèrement incisées seulement, tandis que les
frondes fertiles (1. Curtiss) ont des pinnæ incisées presque jus-
qu'au rachis et ressemblent au plus haut degré à un A. filix-mas v.
crenatum ou heleopteris d'Europe. Cette plante fort interessante
marque évidemment la transition d'A. cristatum Sw. vers A. Filix-
mas Sw. En Europe, on prendrait la plante pour un hybride : A. cris-
tatum x filie mas, dont les parties inférieures ressembleraient plus
au premier, et les supérieures un peu plus au second des parents.
Mais A. cristatum SW. manque au Japon et à l'Extrême-Orient en gé-
néral.
La partie supérieure de la plante rappelle, à cause des lobes peu pro-
fonds, un peu A. hirtipes (Hk.) de la Chine et de l'Inde, mais la pubes-
cence de cette dernière espèce est très différente,
Magnum. Stipite valido 30 cm. longo stramineo basi atrato 1 cm.
diametro sulcato squamis mollibus diaphanis pallide fulvis ovato-lanceo-
latis, 1 em. longis acuminatis sparso, planta reliqua fere glabra hinc inde
squamis minutis sparsa, fronde 85 cm. longa, 13 cm. lata simpliciter pin-
nala pinnis remotis infimis erecte, superioribus horizontaliter patentibus,
remolis 1. 6. 2 em. spalio separalis numerosis : 35 utroque racheos latere,
inferioribus sterilibus abbreviatis 2'/s ad 3'/s em. longis, 2'/s cm. latis,
late triangulis obtusis, mediis st. «que sterilibus lanceolatis 6 em. longis,
I cm. latis basi aurieulato-dilatatis, superioribus fertilibus lineari-lanceo-
latis petiolulatis breviter acuminatis 8 cm. longis, vix 4 cm. latis, omnibus
subrotundato-erenatis lobis æqualibus 3 mm. latis. eirciter 20 ad '/2 lamine
incisis dense serrulatis dentibus apiculatis, pinnis inferioribus solum-
modo ad basin profundius versus costam incisis. Textura herbacea,
colore dilute fulvo-viridi, nervis spissis, in lobis pinnatis, soris unam in
seriem secus coslam dispositis, in lobis singulis, in auricula basali sola
pluribus, in pinnis superioribus anguslis solummodo posilis, magnis,
indusıo molli plano brunneo.
Hab. Tourbieres de Togokushi, 17 sept, 1898, Faurie 4518,
824 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
11. Phegopteris paludosa. Polypodium paludosum Blume.
Plante non encore indiquée au Japon, échantillons jeunes, encore
stériles, mais évidemment identiques avec l'espèce figurée par Blume filic.
Jav. Tab. 90.
Hab. Togakushi, sept. 1898. Faurie 1555.
12. Lycopodium Chinense Christ. Nuov. Giorn. bot. Ital. Nov.
Ser. Vol. IV, fasc. 1° genn. 1897.
Déjà dans mon premier article sur les Fil. Faurian& Bullet. Boiss. IV.
10 oct. 1896. 675 j'ai constaté l’identite de la plante japonaise avec celle
collectée par le P. Giraldi en Chine. Depuis j’ai dû ériger cette forme en
espèce.
13. Selaginella rupestris Spr.
Non encore indiqué dans l’Enumeratio de Franch. Savat.
Hab. Togakushi, sept. 1898. Faurie 1577. Sommet de Hayachine, juin
1894. 13150. [le de Rebunshiri, oct. 1898. 13903.
14. Selaginella Shensiensis Christ. Nuov. Giorn. bot. cit.
Cette petite espèce, voisine de S. helvetica Spr., qui se rencontre aussi
au Japon, a été trouvée par M. Faurie au Fusiyama, 10 juin 1898. 1578.
#4
lNovITLE FLORÆ TURKESTANICÆ
AUCTORE
B. A. FEDTSCHENKO
Astragalus Muschketowi n. sp.
Vix biuncialis. Radix caudicesque indurati, hi stipularum reliquiis
dense obtecti. Caules hornotini subnulli. Folia pauca, trifoliolata. Foliola
obovata, basi cuneata, supra et subtus dense adpresse cinereo-cani. Pili
mediofixi. Stipul® inter se liberæ, petiolo longe (ad °/ı) adnatæ, oblongo
lineares, apice rotundatæ, circumeirca longe ciliatæ, uninerviæ. Bracteæ
scariosæ, oblongæ, calycis '/s æquantes. Flores subradicales, dense con-
gesli vel rarius in axillis foliorum sedentes. Calyx ebracteolatus, albovil-
losus, breviler tubulosus, dentes tubi ‘/; æquantes. Corolla glabra calycem
subduplo superans, flavescens. Vexillum apice parum emarginatum. Alæ
carinam superantes, vexillo breviores, Ovarium basi attenuatum, albo-
pilosum, sectione transversali dorso septum conspicitur. Ovula nume-
rosa biserialia. Stylus longissimus.
Dimensiones : Caudices 2-3 cm., caules hornotini 0,5-1,5 cm., petiolus
L5-2 cm., foliolum 1-1,2 cm. Calyx 4-1,2 cm., vexillum 2,5 cm.. ale 2 em..
carina 1,7 cm.
Patria : in Turkestani® summis alpibus Pamir dietis, ad lacum Nigrum
Magnum (Bolschoi Karakul), 22 jun. 4892, alt. supra m. 43000’, legit
P. Nasarow; in iisdem alpibus Pamir loco proprius non indicato, anno
1899 legit Domina N, Welman.
Speciem hanc pulcherrimam viro doctissimo atque amicissimo
J. W, Muschketow dedicamus.
326 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Il
Astragalus Chomutowi n. sp.
Vix biuncialis. Radix cum cauliculis induratus. Caules hornotini adscen-
dentes, brevissimi, cum foliis pedunculisque albocani. Pili mediofixi.
Internodia caulina abbreviata. Stipulæ petiolo breviter adnatæ, inter se ad
apicem coalitæ, alboscariosæ, margine ciliatæ. Folia trifoliolata, foliola
anguste lanceolata, acuta. Pedunculi axillares numerosi, folium (absque
racemo) subduplo superantes. Racemus 5-10 florus, densus. Bracteæ sca-
riosæ, pedicellum brevissimum vix superantes. Flores sat magni. Calyx
breviter subtubulosus, albonigroque pilosus, dentes tubo quintuplo bre-
viores. Corolla calycem triplo superans. Carina violacea, apice subacuta.
Ale carinam superantes, vexillo breviores, cum vexillo pallide violacei.
Stamina diadelpha. Ovarium basi attenuatum, substipitatum, albovillosum.
Ovula biseriata, funiculis elongatis. E dorso ovarii septum jam in ovario
juniori oritur.
Cum nulla alia specie confundendus. Sectionem propriam sistere
videtur.
Patria : in Turkestaniæ summis alpibus Pamir ad lacum joue 26-
29 jun. 1892, alt. 12200’, leg. P. Nasarow.
Speciem hanc viro nobilissimo atque amicissimo, P. J. Chomutow, sub-
præfecto militari provinciæ Syrdariensis grato animo dedicamus.
PLEUROCOCCUS er PSEUDO-PLEUROCOCCUS
PAR
Robert CHODAT.
Dans un mémoire intitulé Pseudo-Pleurococcus, Miss Julia W. Snow !,
s'est occupée de mes recherches sur le Pleurococcus vulgaris el les
espèces parallèles. Malheureusement l’auteur, qui a négligé de lire atten-
livement ce que j'ai publié sur ce sujet, me prête des idées qui ne sont
pas les miennes et de cette manière augmente la confusion qui règne
encore dans l'esprit des botanistes au sujet des algues les plus répandues.
L'auteur a étudié une algue qui formait sur l'écorce d’un arbre un
enduit pulvérulent pleurococcoïde el qui dans ses cultures se comportait
exactement comme je l'ai indiqué pour Pleurococcus vulgaris. J. Snow
qui établit un nouveau genre ne veut pas admettre que l’algue étudiée
par elle soit la même que l’une des variétés décrites par moi dans mes
précédents mémoires. Il est facile de démontrer l'erreur commise par
cel auteur qui prétend que son Pseudo-Pleurococcus ayant un pyrenoide
ne saurait être identifié avec mon Pleurococcus.
Il est évident que cette dame n’a pas lu sérieusement mon premier
mémoire car elle aurait trouvé celte phrase : Jai en effet constaté souvent
qu'à côté d’un Pleurococcus normal se trouvent souvent des Pleurococcus à
pyrenoides affectant toutes les formes que je décris pour le type précédent,
etc. Dans un second travail publié en anglais dans Annals of botany, je
confirmais celte manière de voir : There are certainly ‘two varielies or
species known under the name of Pleurococcus vulgaris; the first with
more or less stellate chromatoyhores and pyrenoids, which in the cystococ-
cus-slage can produce motile spores (Pleurococcus vulgaris Meneghini
p. p. non Næq.), and the other without pyrenoids and the less stellate
chromatophores, from which I could not obtain mobile elements (Pl. vulgaris,
Nieg. p. p., non Menegh.). In my cultures the two remained quite distinct.
' Annals of Botany, vol. XI, no 2, june 1899.
828 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Malgré ces affirmations aussi nettes que possible, Miss Snow, qui ne lit
évidemment pas les auteurs qu’elle cite, ne peut s'empêcher de faire la
remarque suivante :
With this in mind il is difficult to understand how Chodat can include
under one species cells with and without a pyrenoid...
Cette question du Pleurococcus vulgaris a déjà fait l’objet de beaucoup
de discussions. Un élève de Klebs, Artari, avait remarqué que parfois
Pleurococcus vulgaris peut produire des filaments courts, mais il n’attache
à cette constatation aucune importance. Klebs nie la possibilité de voir se.
former des filaments courts et prétend que j’ai confondu et même réuni
Pleurococcus avec Stigeoclonium. D. Perz' obtient les spores que j’ai dé-
crites et confirme aussi une partie de mes observations. Farmer ‘ recon-
naît avoir vu se former des filaments. Senn ?, un autre élève de Klebs,
confirme également que mon observation sur Pleurococcus, quant à la
production des filaments, est exacte.
I] me suffit de constater que le dogme Klebsien de l’immutabilite du
Pleurococcus vulgaris a déjà subi d'importantes atteintes. Miss Snow
prétend, il est vrai, qu’elle n’a jamais vu varier la forme sans pyrenoide,
ce que je conteste formellement. Dans un mémoire important que je vais
publier sur cette question, je montrerai combien sont exagérées ces idées
sur la fixité absolue des formes des algues inférieures. Il en est de peu
modifiables, tandis que d’autres, parmi lesquelles je range les variétés ou
espèces de Pleurococcus, sont éminemment polymorphes.
Le Pseudo-Pleurococcus de Snow et ses deux espèces ne sont que des
variations du Pleurococcus vulgaris Meneghini non Næg. (espèce munie
d’un pyrénoïde), ainsi que je l’ai montré déjà en 1894.
Genève, 22 novembre 1899.
1 D. Perz, Am. Associat. Toronto, Nature 1897; B. Farmer, ibd.
? Senn, Coloniebildende Algen, Bot. Zeitung, 1899.
829
SOUVENIRS D'ANTAN
PAR
Alfred CHABERT.
Un jeune botaniste, allant passer quelques mois à Paris en 1858,
. reçut de son premier professeur de botanique, dont le nom avait été
donné par Reichenbach à un genre de plantes de la famille des Cruci-
fères, des lettres de recommandation pour divers botanistes parisiens
dont plusieurs occupaient un haut rang dans la science. Arrivé à Paris,
il s'empressa d’aller présenter ces lettres à Duchartre d’abord qui se
montra très froid, à Gay qui, malgré sa réputation d’affabilité, lui
témoigna une froideur encore plus grande, à un troisième qui fut à
peine poli ! Tout ahuri par cet accueil auquel il était loin de s'attendre
et dont il ne pouvait saisir le motif, le jeune homme rentra chez lui,
jeta au feu les autres lettres de recommandation de son ancien professeur
et ne fit plus de visites qu’aux botanistes auxquels il apportait des lettres
des professeurs Moris et Delponte de Turin, De Notaris de Gênes, de
Jordan et qui tous le reçurent gracieusement.
Quelques semaines plus tard, après une séance de la Société botanique
de France, Gay ayant appris ces références, lui adressa la parole pour
la première fois depuis sa visite, et cela d’un ton affectueux et paternel.
Le jeune homme, n'ayant pas oublié la froideur de son premier accueil,
lui répondit à peine. Puel qu'il connaissait beaucoup en fut étonné et
l'accompagnant à la sortie lui exprima sa surprise. Quand il eut appris
l'incident : « Que ne me l’avez-vous dit plus tôt ! » s'écria-t-il, « je vous
aurais tout expliqué ». Et il raconta que ledit professeur de botanique
étant un grand marchand de plantes sèches pour herbier avait été en
relation de vente ou d'échange avec un certain nombre de botanistes
parisiens ; que trois ans auparavant il leur avait par un beau jour et
BULL. Henp, uoiss,, novembre 1899. 56
MRC AN LA Van
830 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
sans les prévenir à l’avance, adressé à chacun un colis renfermant un
nombre plus ou moins grand de centuries, de deux à dix selon leur
fortune ou leurs relations présumées. Puis après quelques jours il leur
écrivit qu'il les priait de lui rendre le service de vendre ces centuries
quinze francs pièce quand ils en trouveraient l’occasion, et de lui en
envoyer le montant lorsqu'elles seraient vendues.
L'un d’eux refusa et renvoya le colis ; les autres ne voulant pas déso-
bliger un correspondant dont ils n'avaient pas eu à se plaindre et qui
paraissait être dans l'embarras. se résignèrent à garder les plantes en
attendant l’occasion de les placer,
Trois ans se passèrent au bout desquels le professeur, toujours sans
les prévenir à l’avance, tira une traite sur chacun d’eux pour la somme
que représentaient les centuries confiées à leurs soins : Puel en avait été
pour 75franes, Maille pour 120, ete. À tous le procédé avait paru un peu
leste sinon pis, car Kralik seul avait su trouver des amateurs ; quel-
ques uns avaient remis des centuries à d’autres botanistes parisiens ou
à des confrères de passage en leur recommandant d’en envoyer l’argent
au professeur, mais ne s’en occupèrent pas davantage et n’en garderent
pas note. Chez la plupart les centuries réléguées dans un coin ou
remisées au grenier étaient restées oubliées en proie aux insectes, où
s'étaient égarées dans les déménagements, de sorte que lorsqu'ils
voulurent les renvoyer pour se faire rendre leur argent, ils ne le
purent pas.
Et c'est sur ces entrefaites que j'étais venu présenter ces lettres de
recommandation ! Vous jugez du succès !
Pourtant je ne lui gardai pas rancune ; à cet âge on oublie vite; il
m'avait guidé dans l’étude des plantes, avait dirigé mes premières
herborisations et s'était toujours montré un excellent homme pour ses
élèves. Aussi lorsqu'il mourut deux ans plus tard, je consacrai quelques
lignes à sa mémoire dans le Bulletin de la Société botanique de France
et je ne m'en repens pas ; car sur une centaine de lettres à lui adres-
sées que j'ai lues, quelques-unes lui reprochaient des retards, mais
aucune des actes d’indélicatesse. Il ne faisait du reste que le commerce
des plantes sèches et le faisait d’une manière assez correcte pour l’époque.
J'avais depuis bien longtemps oublié mes débuts dans le monde bota-
nique parisien, lorsqu’en mai dernier un pauvre diable vint m’offrir
pour une modique somme un paquet de vieux papiers « qui vous inté-
resseront beaucoup », disait-il. Je refusai ; il m’exhiba alors une lettre
de Villlars; le marché fut aussitôt conclu. Les vieux papiers étaient des
(3) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 831
lettres de botanistes anciens. L’une d’elles contenant des reproches très
vifs à mon ancien professeur au sujet de ces centuries vendues par force
me rappela mon jeune temps. Les autres adressées aussi à des mar-
chands de plantes sèches pour herbier, marchands dont plusieurs
faisaient en même temps le brocantage des autres objets d'histoire
naturelle, m’inspirerent le désir d’en lire davantage. Le Musée d’his-
toire naturelle de Chambéry possédait une correspondance botanique
assez considérable conservée dans ses Archives; M. Reichnecker me
communiqua deux cent soixante et dix lettres pour la plupart écrites à
des commerçants de plantes d’herbier; d’autres me furent pretees par
MM. Barbey, Burnat, Autran, ete. Ce fut done un total de plus de huit
cents lettres que j'ai eu le courage de lire avec soin! Et l’on dit que je
manque de patience!
J'avais espéré y trouver des documents intéressants sur l’histoire de
la botanique et sur les botanistes de la première partie de ce siècle
Mon espoir fut en grande partie déçu. Ces lettres, étant presque toutes
adressées à des botanistes faisant le commerce d’herbiers, ne sont le
plus souvent que des lettres d’affaires traitant de vente ou d’échange.
La lecture en est singulièrement monotone et parfois écœurante, à cause
des discussions causées par l’amour du lucre des commerçants. L’on y
trouve pourtant ca et là de jolies pages, de traits de caractère, des
renseignements intéressants. Le nombre des botanistes augmente beau-
coup depuis quelques années: on herborise en tous pays; on s’occupe
un peu partout de botanique systématique; on décrit chaque jour une
foule de plantes nouvelles ou prétendues telles; et personne ne s’occupe
de ceux qui herborisent, de ceux qui amassent des collections, ni de
ceux qui analysent et qui décrivent; personne en un mot ne songe à dé-
erire le botaniste! Et pourtant lui aussi mérite bien de fixer l’attention.
A plusieurs reprises déjà, j'ai tâché de réagir contre cet oubli '. Je
continue aujourd'hui en mettant en scène des botanistes du premier
tiers de siècle et en les faisant revivre par leurs lettres et celles de leurs
confrères. Les hommes étant toujours les mêmes, les mêmes types se
reproduisent constamment, et l’on retrouvera plus d'un trait qui peut
s'appliquer à des contemporains.
Ces lettres sont reproduites littéralement, sauf quelques fautes d’ortho-
graphe dues vraisemblablement à l’inattention de leurs auteurs: le
' Bulletin de la Société botanique de France, 1896, p. 393. Bulletin de l'Herbier
Boissier, 1897, p. 821 : 1898, p. 275.
832 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
manque d'espace, car il faudrait un volume in-8° pour les publier toutes,
m’oblige à n’en citer que les passages intéressants et à choisir pour un
même fait celles des botanistes les plus connus.
Les destinataires des lettres sont désignés par leurs noms ou par leurs
initiales : H = Huguenin, B = Bonjean ou par X. « Laissez dormir les
morts dans leurs tombes, » a dit un grand philosophe. J’obeis à ce pré-
texte de haute convenance en remplacant par un X le nom d’un homme
ayant joui d’une grande notoriété comme marchand de plantes d’her-
bier, en vendant, en échangeant, et brocantant en même temps toutes
sortes d'objets d'histoire naturelle, vendant aussi — souvent et beau-
coup — pour 45 sols du trèfle à quatre feuilles pour faire marier les
filles dans l’année, pour 6 francs l'Origanum creticum pour faire courir
les filles après les garçons! Ces prix étaient pour le peuple; les autres
acheteurs payaient selon leur position; la demoiselle d’honneur d’une
reine, superstitieuse, peu intelligente et craignant de coiffer sainte
Catherine, donna cent écus d’un trèfle dont plusieurs feuilles étaient
quadrifoliolées. Ses désirs furent accomplis : elle épousa un général
avant que l’année fut finie.
Il
On prétend que nul n’est prophète dans son pays. Ce n’est pas tou-
jours vrai; il ne s’agit que de savoir s’y prendre.
Deux botanistes ou se disant tels, habitant à deux cent lieues de distance,
ont réussi, il y à bien des années, par le même procédé et sans se con-
naître, à se faire regarder comme des savants illustres par leurs conci-
toyens. Le premier au commencement du siècle entra en correspon-
dance avec Bertoloni qui, au début, en mars 1808, lui adressait, en
langue française ses lettres : « à Monsieur X., botaniste célèbre. »
L'année suivante, il crut devoir mettre la célèbrité au superlatif : « A
Monsieur X, botaniste très célèbre », ou « à Monsieur X, très illustre
botaniste ». Au printemps de 1810, les deux se virent, et dès lors Ber-
toloni fixé sur la valeur de son correspondant, supprima l'illustration sur
les adresses de ses lettres et n’écrivit plus pendant quarante ans qu’à
€ à M. X., botaniste ». Mais il n’importa. Cette formule d'adresse avait
fait du bruit et il en était resté quelque chose dans l’opinion publique
en faveur du destinataire qui depuis lors recut de temps en temps,
(5) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 833
pendant de longues années et de gens sans notoriété, des lettres à adresse
analogue et acquit ainsi auprès de ses compatriotes la réputation d’un
savant. N
Parmi les botanistes lui écrivant ainsi, il en est un, le professeur
Georges Jan, de Parme, qui, lorsqu'il n’avait pas besoin de lui, faisait
preuve d’une noble indépendance et s’adressait tout simplement « à
Monsieur X., membre de plusieurs sociétés savantes ». Mais avait-il à
cœur d’en obtenir certaines plantes difficiles à se procurer (1827-29-30),
ou son entreprise commerciale battait-elle de l’aile (en 1832) et avait-il
besoin de se procurer des actionnaires à 100 fr. pour subvenir aux frais
du Depositum rerum naturalium in Mediolano quarum copiam offerunt
scientiæ naturalis cultoribus Joseph de Cristoforis et Prof. Georg. Jan,
aussitôt la célébrité reparaissait et s’etalait largement sur les adresses
de ses lettres à X, pour s'éclipser de nouveau, une fois l'affaire faite.
Le destinataire connaissait parfaitement la valeur et l'importance des
suseriptions écrites sur les lettres; car il savait bien en employer de
blessantes pour ceux de ses correspondants qui étaient en retard auprès
de lui. Des lettres contenant des observations ou des reproches à ce
sujet, je ne citerai que la suivante émanant d’un botaniste connu.
Requien à X.
Avignon, 28 mai 1812.
Monsieur, j'ai reçu votre lettre du 22 courant et je m’empresse d’y répondre.
Vous devez croire el vous n’ignorez pas, par les renseignements que vous avez
pris sur moi, que j'aime à remplir mes engagements et qu'il a fallu des affaires
mullipliées, des absences fréquentes et le grand désordre de mon herbier et de
mes doubles pour m'empêcher de vous dédommager de ce que j'avais recu de
vous.
...Je devrais, Monsieur, me formaliser de l'adresse et de la manière dont vous
avez écrit votre dernière lettre. Quoique vous soyez en droit de me faire des
reproches, vous ne devez point en abuser, et ce n'est pas ainsi que l'on écrit à un
galant homme, Ainsi, j'espère, Monsieur, ‘que vous voudrez bien me répondre
là-dessus,
L'autre exemple de célébrité factice m'a été fourni autrefois dans
une petite ville du midi de France, par un bon vivant s'étant occupé de
botanique dans sa jeunesse, puis l’ayant à peu près délaissée, mais se
faisant envoyer par un ami souvent en voyage des lettres adressées à
a M. **, botaniste célèbre ou savant botaniste. » Sa femme en était très
834 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
flattée, et lorsqu'il en recevait, elle ne faisait aucune difficulté, quoique
très jalouse, pour le laisser partir pour des herborisations lointaines et
prolongées. Il partait avec un attirail complet de botaniste, mais n’her-
borisait que sur les boulevards d’une grande ville : Toulouse ou Mar-
seille ; et lorsque par hasard il s’egarait dans un bois, ce n’était Jamais
que dans le bois célébré par une chanson très en vogue dans mon jeune
temps '.
« Vous ne sauriez croire, me disait cet aimable homme, quel événe-
ment chaque lettre ainsi adressée provoque dans le pays. Les employés
des postes en parlent; le facteur (il habitait dans la campagne, assez
loin d’une petite ville) exhibe la lettre partout où il a des lettres ou
des journaux à remettre; les bonnes de la maison s’en font gioire; ma
femme elle-même, pour qui c’est toujours une nouvelle joie, ne peut se
tenir de la montrer modestement à tous les visiteurs. Et c’est ainsi que,
bien malgré moi, je suis devenu un botaniste célèbre. Vous riez. Eh!
bien, quand vous serez rentré au pays, essayez-en; je parie Ce que vous
voudrez que ce qui a si bien réussi en Gascogne réussira tout aussi
bien en Savoie. » Je jugeai inutile de lui répondre que l’expérience en
avait été faite avec succès depuis bien des années, depuis le commence-
ment du siècle.
Ce procédé facile à mettre en pratique est bon à connaître pour ceux
qui veulent arriver à la célébrité quand même, pour tel de nos con-
frères, par exemple, qui croyant reconnaître dans une espèce linnéenne
deux formes à décrire comme nouvelles, proposa à un de ses corres-
pondants de donner son nom à l’une d'elles, à la condition qu'il lui
rendrait sa politesse avec l’autre. Le correspondant, nullement fin de
siècle, n’était pas dans le train. Il refusa !
[IT
Peut-être aucun des botanistes qui liront ces pages n’a-t-il jamais
songé à entretenir ses correspondants de ses affaires privées, des per-
Ah! qu'il fait donc bon (bis) cueillir la fraise
Dans le bois de Bayeux
Quand on est deux, (bis)
Mais quand on est trois, (bis) Mamz’elle Therese...
(7) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D.ANTAN. 839
sonnes de sa famille, à leur faire l’éloge de sa femme, de ses enfants.
C’est un tort: cela est fort utile pour faire excuser les retards prolongés
dans les envois, leur état incomplet, leur insuffisance, la non exécution
des promesses faites, ete. De plus ils recevront des réponses polies, des
témoignages d'intérêt qui leur feront plaisir et entretiendront l’aménité
dans les relations. Ils pourront même quelquefois recevoir des réponses
charmantes. Je n’en citerai qu'une, dont la parfaite urbanité voile la
fine ironie.
Dr Michel-Ange Macagno à X.
Turin, ce 25 novembre 1807.
Après la réception de votre aimable lettre du 6 courant, je me suis incessam-
ment occupé de votre envoi....
Je vais briser sur les plantes pour m’entretenir un instant de votre bonheur ;
d'après le court récit que vous me faites de votre aimable et douce compagne,
Japercois que vous êles vraiment heureux, je m'en félicite de tout mon cœur, et
je proteste amitié platonique à un couple si bien assorti. Veuillez ne point la
dédaigner ; vous aurez satisfait pleinement à nos désirs. Avant de fermer la pré-
sente, je vous ferai deux mots aussi de ma Jeannine ; elle était l’exemplaire des
demoiselles de Nice, elle l’est des femmes de Turin : elle s'occupe maintenant à
plaquer mon berbier, etc.
Je vous renouvelle le sensible plaisir que me cause votre correspondance en me
disant votre dévoué serviteur et ami.
X. comprit et se le tint pour dit; il ne parla plus que de botanique
dans ses lettres au docteur Macagno; mais il continua jusqu’à sa mort
à vanter sa famille à ses correspondants, dont quelques-uns trouvant
dur d’avoir à payer des ports de lettres coûteux pour s'entendre parler
de gens qu'ils ne connaissaient point et qui ne leur importaient guère,
finissaient par se fâcher vertement.
(suckenberger à X,
Stuttgart, 21 août 1810.
… Vous tächez d'épargner autant qu'il est en vous les frais de poste et vous
m'adressez à chaque moment des leltres qui ne regardent que vos propres affaires.
Vous ne les affranchissez point et vous me demandez s'il me faut les payer! Mais
vous ne vous imaginez pas que c'est moi qui payerai vos désordres. Vous n'avez
qu'à continuer à enrichir la poste...
93e »
836 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
IV
Ga et là, en parcourant cette masse de lettres, j’ai rencontré quel-
ques notes autobiographiques ou biographiques. Celles qui m’ont paru
présenter le plus d’interöt sont celles de Desmazières, de Delise, de
F. Schultz et surtout celle du botaniste allemand Lippold qui est
vraiment charmante.
Mathonnet a B.
Guillestre, le 7 juillet 1834.
Je m'occupe aussi de cryptogamie, je m’accroche à tout. Je dépouille les
roches et les arbres ; je cherche sur terre et dans l’eau; il ne manque qu'une
montgolfière pour aller chercher des athomes (sie)...
Il est temps que je finisse mon bavardage; des milliers de botanistes à qualre
pieds m’enlövent tout, et il faut que je dispute avec ces êtres qui ne me laissent
rien...
H. Desmazieres a B.
Lambersart pres Lille, 16 mars 1836.
La botanique est chez moi une passion de 32 ans. J'en ai 48, et je suis
encore aussi Zélé et aussi actif qu'au jeune âge. D’abord je me suis occupé de
Phanérogamie:; j'ai, en 1812. publié une Agrostographie du Nord de la France;
puis un peu plus tard un supplément assez volumineux à toutes les flores de nos
provinces qui n'avaient été explorées que par de bonnes gens qui faisaient de la
botanique. .…. comme on en faisait autrefois. Depuis une dizaine d'années j'ai
tout à fait abandonné nos brillants végétaux pour descendre dans les profondeurs
de la science des Mycologues, des Lichénologues, etc. Je me suis donc jeté à corps
perdu dans la Cryptogamie et ce n’est plus que de cette branche dont je puis
vraiment m'occuper aujourd'hui.
Delise, Chef de Bataillon, ex Capit. de la Vielle garde (sic), à B.
Chambéry, 10 juillet 1814.
...Depuis deux ans, Monsieur, je me suis exclusivement livré (mais dans les
seuls moments de liberté que l’état militaire m'a laissés) à la partie botanique
PPT TR, LT eo a ETUI
(9) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 837
nommée Cryptogamie..... C'est cette branche que j’affectionne davantage : c'est
elle qui m'a donné des plaisirs sans nombre, qui m'a consolé dans les jours de
malheur ou d’injustices. C’est elle enfin qui m'a procuré des amis de mœurs
douces et simples. si opposés à ceux que l'on trouve dans l’état que je professe...
Vire, 2 octobre 1823.
…Je puis dire sans vanité que personne en France n'a de plus beaux échan-
tillons que moi, qu'aucun botaniste ne les apprête mieux...
Il y a 7 ou 8 mois que J'ai fait présenter à l'Institut, par mon ami Bory de
St-Vincent, une monographie du genre Slicla : j'ai porté ce genre à 60 espèces,
dont plus d'une moitié tout-à-fait nouvelle.
Vire, 2 juillet 1835.
.… La vieillesse, la goutte et les maladies ralentissent un peu mon ardeur ; mais
mes goûts et mes amitiés restent, ce qui fait que je ne vous oublierai jamais.
.…J'avance rapidement dans la vie, je me rattache au passé. Tous les souvenirs
de ces temps d'illusions me sont bien chers. Causez donc. Ne craignez pas de
babiller aves un ancien ami. Lorsque je parcourai la Dent de Nivolet!, vous étiez
au Mont Cenis. De là, vous envoyäles à votre femme pour sa fête un bouquet de
rhododendrons que je desséchai bientôt. Il est encore dans mon herbier, bonne
plante et agréable souvenir. Voilà comme ma collection me rappelle le passé.
Parlez-moi donc de ce temps de 25 ans, où je désirai tant vous voir, où je n’eus
pas ce plaisir, mais où votre correspondance vous fit connaitre et où nous nous
jugeâmes réciproquement dignes d'être amis.
F. Schultz a B.
Bitche, le 24 août 1844.
… Vous me croyez professeur ou docteur en médecine et je ne suis ni lun mi
l'autre, Je suis docteur en philosophie allemand ou, comme les Francais l’ap-
pellent, docteur ès sciences. Je suis d'une bonne famille, ainsi que ma femme,
qui est la fille d'un préfet. Ma femme a perdu ses parents encore enfant, et moi
j'ai perdu mon père lorsque j'élais sur le point de terminer mes études à l’Aca-
démie de Munich. I y a quatre ans que j'ai eu le malheur de perdre (par des
hommes qui me devaient des sommes considérables et qui sont devenus insol-
vables) Loule ma fortune, qui était assez considérable pour me permettre de vivre
de mes rentes. Imaginez-vous un homme élevé dans l'opulence qui n'a jamais
connu la nécessilé de travailler, jeté d'un seul coup dans l'état de pauvreté el
vous connaitrez mon malheur, Heureusement nous avons recu ma femme el moi
une bonne éducation et nous avons pris la seule partie à prendre, Ma femme a
' Montagne prés de Chambéry.
838 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
commencé à donner des lecons de piano et moi j'ai donné des lecons de dessin,
de peinture, de littérature allemande, de géologie, etc. Mais Bitche est une petite
ville bien pauvre, et ces lecons se donnent à vil prix...
Si vous croyez que j'ai un riche herbier, vous vous trompez également. Je ne
tiens pas du tout à avoir des plantes, mais à bien étudier et à approfondir la
science. Je n'ai dans mon herbier qu'un seul échantillon des plantes les plus
indispensables pour l'étude de la Flore de France et 4’ Allemagne et je n’ai pas
même toutes les plantes auxquelles j'ai donné le nom. On m'a confié dans le
temps les Orobanches de la Grèce. Je les ai examinés, disséqués, décrits et nom-
mes et puis je les ai {ous renvoyés, comme on me l’avait demandé. Moi, F. Schultz,
je ne possède pas même un seul échantillon de Orobanche Schulizii Mutel, de
0. Mutelii F. Sch., O0. Fraesii F. Sch., O. grandisepala F. Sch., ete., etc. (suit
l’enumeration d’une douzaine d’esp&ces baptisées par lui), ainsi que la plupart des
Carduus que j'ai nommés. J'ai beaucoup vu: on m'a confié beaucoup ; mais je ne
possède presque rien. M. de Martius à Munich m'a confié les clés de son herbier
et m'a offert, sans que je l’aie demandé, d’y prendre tout ce qu'il me plairait et
je n'ai rien pris. Nous sommes sur cette terre pour nous instruire, pour faire du
bien, pour faire marcher la science et le bien-être de l'humanité, mais pas pour
posséder. Nous ne sommes sur cette terre que des pèlerins ; nous ne faisons que
passer et nous ne pouvons rien emporter dans notre véritable patrie, qui nous
attend au delà du tombeau.
Tout à vous.
Bitche, 13 mars 1845.
… Pour couvrir les frais d'impression des « Archives de la Flore » qui ne m'ont
rien rapporté, J'étais forcé de vendre à un libraire allemand un grand manuscrit
allemand... Je ne possède ni le Schultezia (nommé en l'honneur de feu mon ami
Schultes), ni le Schultzia (genre de la famille des Orobanchées), nommé en mon
honneur par Rafiniske (sic) (dans les Etats-Unis de l’Amerique), ni l’ancien
genre Schultzia (appartenant à un autre genre plus ancien de la famille des
Ombellifères, dont il avait été séparé sous le nom de Schultzia par Sprengel en
l'honneur de M. F. Ch. Schultz, médecin et conseiller aulique du duc de
Mecklembourg à Neubrandenbourg, que je n’ai pas connu)... Je ne tiens plus à
posséder de belles plantes, même si elles portent mon nom ; je tiens seulement à
faire honneur à mes affaires et à pouvoir mourir, quand mon heure sera venue,
avec une bonne conscience.
Billot a B.
Haguenau, 5 mai 1846.
...Schultz a la meilleure volonté du monde ; mais il est accablé de besogne; il
a fait l'an dernier une flore ; il répond à toutes les lettres qu'on lui écrit de tous
côtés, il herborise, il dessèche des plantes, il fait un travail de forcat et avec cela
il a peu de santé et a été fort malade ce printemps. Schultz connaît fort bien les
RR EN a 2) es lé FE cd Er x 171
(14) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 339
plantes et les determine promptement, il a le coup d’eil botanique assez sûr :
inais il se fatigue de suite et est obligé d’interrompre son travail.
...Je tiens essentiellement à n'avoir de relations qu'avec des amis sincères. Je
m'occupe de botanique pour mon amusement seulement, et parce que cette science
est une vieille amie, la seule qui me reste, qui m'a procuré de bien douces
jouissances.
Buckinger à B.
2 24 avril 1845.
...Schultz ne doit accuser que lui seul s’il est dans la misère. Il a commencé
par négliger absolument la pharmacie pour faire de la seule botanique ; puis il Pa
vendue, et à un mauvais payeur. Je sais du reste qu’il ne possède guère que les
eepèces comprises dans ses Centuries, et je sais qu'il travaille avec une lenteur
telle que si j'en faisais autant, mon année ne suffirait pas si elle était de mille
jours.
Comte de Hoffmannsegg à B.
Dresde, le 7 mars 1839.
…J'ai remarqué que M. Reichenbach était flatté de vos sentiments distingués à
son égard qu'il mérite aussi bien. C’est sans doute un de nos naturalistes les plus
universels et surtout des plus diligents. Que ne ferait-il pas pour la science s'il
se trouvait dans une situation plus favorable. Mais le théâtre de son activité est
trop borné. Malgré cela, il fait l'impossible.
Le Dr J.-F, Lippold, botaniste voyageur à Rio de Janeiro au Brésil, à B.
Rio de Janeiro, 3 juin 18435.
I faut tout d'abord que je me confesse à vous, Monsieur, que je suis rien
moins qu'un grand botaniste, Je suis plutôt simple amateur de fleurs et de l’hor-
ticulture, mais passionné on ne peut plus, et c’est seulement sous ce rapport-là
que j'ai fait quelques éludes en botanique et que j'ai même sacrifié à la « scientia
amabılis du Pére Linné, pour ainsi dire, toute mon existence, loule ma pelite
fortune et tout mon avenir. Je suis le fils aîné entre 12 enfants d'un ministre pro-
teslant en Saxe que j'ai perdu lout jeune, à l'âge de dix ans, et c'est alors que
J'ai commencé à aimer et à chercher des plantes, parce que j'étais gourmand et
que j'avais une bonne tante qui me gälait, en récompensant chaque bouquet de
fleurs des champs par des friandises, Voilà pour mon commencement.
Dans ce Lemps-là je fréquentais une école dont le maître était lui-même nalu-
raliste passionné, mais entomologiste surtout; il me nommait les plantes que
j'avais eueillies. Dans la petite ville d’Altenbourg, où j'ai été élevé jusqu'à l'âge
8/10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
de 17 ans, il y avait aussi une petite société botanique qui me faisait l'honneur
de me nommer élève de la société, pendant que mes camarades de college me
donnaient le titre de garcon apothicaire.
A l’âge de 17 ans, j'allais à [éna pour faire mes études en théologie. bien
contre mon gré, mais pour obéir à ma mère. qui ne connaissait pas d’autre bon-
heur que de me voir un jour prêcher dans la même chaire que mon pauvre père !
Aussi tout en obéissant, je suivais toujours mon goût pour la botanique et l’hor-
ticulture ; mais comme j'aimais les belles fleurs avant tout, je négligeais presque
tout à fait les plantes dont les fleurs n'étaient pas telles, comme les graminées et
d’autres ; de sorte qu'aujourd'hui encore, tout en connaissant beaucoup de plantes
des familles des Liliacées, des Rosacées, des Malvacées, des Légumineuses. etc.,
je suis resté presque ignorant des Cryptogames, des Graminées, des Ombellifères, etc.
Vous voyez done bien, Messieurs, que mes connaissances en botanique sont
bien imparfaites et fragmentaires ou rhapsodiques. Outre cela, la médiocrité de
mes finances m'a toujours empêché de me fournir les ouvrages nécessaires qui,
en botanique surtout, sont très chers. Le seul vade-mecum qui m’accompagne
aujourd'hui même encore depuis plus de 20 ans dans toutes mes excursions et
dans tous mes voyages, c'est le Synopsis plantarum de Persoon, édition en
2 petits volumes de 1805-7, ouvrage très complet pour son temps, mais très impar-
fait aujourd'hui, surtout au Brésil.
… An lieu de jouir de la protection d’un gouvernement quelconque comme tant
d’autres botanistes, moi j'ai abandonné ma place comme ministre protestant pour
vivre à (sic) la botanique et à l'horticulture seulement, pour voyager à mes frais
aussi loin que je pourrai. J'ai été plusieurs fois obligé de vendre de belles collec-
tions de la flore locale des lieux où j'ai passé des années, seulement pour pouvoir
aller plus loin.
N. à B.
Nancy, 28 mars 1833.
...Quant à M. Gay, il ne faut pas vous étonner de ne rien recevoir de lui: il
n'envoie rien à personne! et le dit. Je lui envoyé un bon nombre de plantes des
Pyrénées et de Nancy ; mais il ne m'a jamais rien envoyé. En revanche, il est
impossible de voir un homme plus affable chez lui et je n’ai qu’à me louer de la
manière dont il m'a recu et m'a laissé fureter dans ses collections ; mais il ne
faut espérer de lui ni lettres ni plantes.
Mougeot à B.
Bruyères (Vosges), le 4 janvier 1822.
La franchise est aussi pour moi une des premières qualités que j'apporte
dans mes relations scientifiques. Vous pourrez en juger de rechef par cette lettre.
* I n'en était pas toujours ainsi. Huguenin a recu beaucoup de plantes de lui,
mais sans étiquettes. Gay les lui a envoyées avec une liste indiquant les noms et
les localités, et Huguenin: a dû faire les étiquettes lui-même.
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(15) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. Si
Je tiens plus aux procédés qu’à toute autre chose ; je sais aussi apprécier les diffi-
cultés qu'un pharmacien, qu'un médecin tant soit peu employé, éprouvent sou-
vent dans leurs relations extérieures, le publie qu'ils servent voulant avoir tous
leurs moments et ne leur accordant aucune distraction. Mais je sais aussi, par ma
propre expérience, moi qui passe plus de la moilié de ma vie sur mon cheval à
visiter dans les campagnes les malades, que l’on peut encore trouver quelques
quarts d'heures pour ses amis ; mes nombreux envois de plantes, une correspon-
dance fort étendue me le prouvent journellement. Il me suffit de vouloir sérieu-
sement une chose pour pouvoir l'exécuter, lorsqu'elle n’est pas au-dessus de la
puissance de mes désirs.
Aunier a B.
Lyon, 12 janvier 1836.
… Vous avez dû bien jouir au Montcenis! Que de belles plantes alpines ! Quelle
riche moisson on y fait! et le plaisir de revoir ces lieux que vous avez tant fré-
quentés ! C'est pour ainsi dire votre ancien jardin. Vous y avez bien retrouvé les
mêmes plantes, mais plus les jeunes filles ; les premières n’ont pas vieilli, chaque
année elles reparaissent aussi fraiches ; il n’en est pas de même des filles et de
nous.
De Notaris à B.
Turin, 16 décembre 1836.
.…Je devais partir par la frégate qui a fait voile au Brésil; mais un bonhomme
a persuadé à S. M. qu'il était inutile, dangereux même d'envoyer un naturaliste
dans ces pays. Füt-il mort, ce maraud!!... A présent, dites-moi quand vous
voulez avoir vos mousses...
De Saint-Amans, auteur de la Flore agenaise, je n’ai vu que des
lettres courtes et insignifiantes : billets d'invitation ou accusés de
réception; et je le regrette; car si j'en juge par une brochure de lui, il
n'était pas dépourvu d'imagination et employait un style ampoulé et
emphatique pour exprimer des idées bizarres. Dans cette brochure,
devenue très rare, intitulée : ÉLoges DE CHARLES von Linxé, par M. de
Saint-Amans, membre de plusieurs académies nationales et étrangères.
Agen, 1791, l’auteur parle de la vie et des travaux du célèbre natura-
liste et fait l’apologie de son système de classification. Plus d’une fois se
laissant emporter par son imagination, il dépasse la mesure.
« Il m'en souvient encore de cette herborisation où, marchant avec
Linné sur la trace de Jussieu, la foule des élèves se plaisait à montrer
812 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
des plantes mutilées à ce professeur, pour faire éclater sa science aux
yeux du botaniste étranger: il m'en souvient, lorsque pour éprouver ce
dernier, les jeunes français lui présentèrent un problème du même
genre à résoudre : « Non, leur dit-il, 4 n'appartient qu'à Dieu seul ou à
notre maître Jussieu de reconnaître ainsi les plantes '. »
L’anecdote est-elle vraie ? Il est permis d’en douter : car si elle l’est,
elle ne prouverait qu’une chose, c’est que Linné en mettant Jussieu sur
le même rang que le Créateur, aurait été ou bien adulateur ou bien
caustique.
Saint-Amans, qui ne connaissait peut-être les Alpes que de nom,
suppose qu'un savant formé par le grand Linné conduit la foule de ses
élèves. «sur ces monts (les Alpes) dominateurs des royaumes de l’Eu-
rope... Le maître environné de ses disciples, est assis sur le penchant
d'une des plus hautes montagnes du globe. Au-dessus de leurs têtes,
l’hiver siège encore avec les frimas et la neige Eblouissante... Plus loin
le majestueux Gothard couronne la scène; à ses côtés de longues files
de montagnes couvertes comme lui d’une neige éternelle se prolongent
à perte de vue et se confondent avec les cieux. »
C’est la que le savant professeur prononce son éloge de Linne; c’est
là qu’il explique aux élèves les beautés du système sexuel, et qu'il leur
fait jurer d’y rester toujours fidèles.
« Oui, mes amis, jurez de lui être fidèles. Eh! quel autre système ou
quelle méthode conduirait plus sûrement vos pas dans la recherche de
la nature? En a-t-on encore inventé qui réunisse plus d’agréments, plus
d'avantages dans la théorie et la pratique? »
Il paraît que les jeunes gens n'avaient point encore inventé de systeme
plus avantageux et plus agréable que le système sexuel, car ils lui
jurèrent tous une fidélité à toute épreuve.
Tout cela n’est rien encore. Le passage où l'imagination de Saint-Amans
brille de la plus haute fantaisie, est celui où après avoir énuméré les
« monarques étrangers qui concourent avec les souverains de l’Europe
pour augmenter la gloire de Linné », il dit :
« Le chef de l'empire ottoman, première victime du despotisme qu'il
exerce, adoueit l'esclavage du sérail par la lecture des ouvrages de
Linné qui le dirigent dans l’étude des plantes. »
Voyez-vous d’iei les odalisques du serail lisant les ouvrages de Linné ?
Je ne sais pas quelle mouche piquait plusieurs de nos botanistes de
1 Aut Deus aut magister Jussieu.
CORNE Nr SOL
( 15) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. S49
l'époque révolutionnaire; mais vraiment ils avaient parfois des idées
bizarres. Villars dans son étude sur les plantes sauvages alimentaires,
Saint-Amans dans son Éloge de Linné n’ont pas été les plus extraordi-
naires.
Dans toutes les positions sociales, on trouve des gens qui rejettent
snr d’autres les erreurs ou les fautes qu'ils ont commises. X était fort
pour cela. Ainsi Guckenberger, qui paraît, d’après ses lettres, avoir été
un botaniste très instruit, relève-t-il dans un envoi fait par lui près de
cent erreurs de détermination, et constate-t-il que beaucoup d’espèces
ont été répétées plusieurs fois sous différents noms; vite X écrit à ses
correspondants que Guckenberger est tellement ignorant qu’au lieu de
trois cents espèces qu'il devait lui envoyer, il ne lui en a en réalité
communiqué qu'une soixantaine dont chaque échantillon porte un nom
différent et souvent erroné.
N'y a-t-il personne parmi nos contemporains qui ait agi de même ?
Tous les botanistes ne sont pas exempts d’envie; mais combien ce
sentiment devient plus fort chez quelques-uns lorsqu’il est doublé d’une
jalousie de métier! Reichenbach apprend-il, en 1832, à X. et à Huguenin
qu’il donne leurs noms à des genres de plantes nouveaux; aussitôt X.
insiste aupres de lui et le fait persécuter par ses correspondants jusqu’à
ce que l’un d’eux, v. Hoffmannsegg, lui écrive :
V. Hoffmansegg à À.
Dresde, le 13 mai 1832.
M. Reichenbach vous fait dire que le genre qui vous est dédié sera publié au
moins six mois plus tôt que le Hugueninia.
Huguenin, qui n’eprouvait pas les mêmes sentiments, ne sut jamais
ce qui s'était passé.
Qui n’a lu de Bertoloni que ses ouvrages botaniques le connaîtra
mal; il excellait à tourner les compliments surtout ceux de condoléance.
Un des plus singuliers qui soit sorti de sa plume est celui qu’il adressa
au fils de X, quand il reçut la lettre de faire part de son décès :
Bertoloni à X, fils.
Bologna, 12 juillet.
Monsieur, j'ai élé extrêmement fâché de la perte de M, votre père et mon
ancien ami, que vous m'avez annoncée par une circulaire, Vous avez perdu un
QUI BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
père amoureux, j'ai perdu un cher ami et la ville de ..,..a perdu un naturaliste
très zélé. Ainsi plut à Dieu et il faut se soumettre !
Un botaniste d’une espèce rare a été Toscan, bibliothécaire du
Muséum d'histoire naturelle, au Jardin des plantes. Avec lui les
échanges de plantes n'étaient ni longs ni difficiles à préparer. Combien
ce travail si monotone, si ennuyeux serait simplifié, si beaucoup lui
ressemblaient!
Toscan a B.
Paris, 15 avril 1812.
Monsieur, j'ai recu la lettre que vous avez eu la bonté de m'écrire. M. Sambu,
mon ancien ami et camarade de botanique, m'avait déjà prévenu de l'intérêt qu'il
vous avait inspiré pour moi...
J'ai couru cinq ans les Alpes de mon pays (Grenoble) avec Liotard le père, un
des hommes que j'ai le plus aimé et respecté. C'était le temps de ma jeunesse ;
j'ai passé ensuite à Constantinople, où j'ai résidé plusieurs années, ensuite en
Hollande et en Angleterre. Mais ces voyages consacrés à la politique m’avaient
détourné de mes chères plantes. Le goût m'en est revenu à l’âge où les souvenirs
de la jeunesse se retracent avec le plus de force et je recommence mon herbier à
5% ans, comme si je n’en avais que 16...
En échange, Monsieur, envoyez-moi une seule plante, la simple pervenche des
Charmettes, mais celle que Mad. de Warens fit apercevoir à Jean-Jacques, celle
qui croît pres de l’ancienne maison qu'il habıta, et borde le chemin à l’endroit
où il est le plus rapide. Si la pervenche n'existe plus à la même place, envoyez-
moi une autre plante, quelque commune qu'elle soit, pourvu qu'elle croisse natu-
rellement auprès de la maison de Jean-Jacques. Je vous donne là-dessus ma con-
fiance et ma foi toute entière.
Paris, 30 août A816.
Mon cher Monsieur, j'ai recu par votre compatriote, M. Laurens, le paquet de
plantes que vous avez eu la bonté de recueillir pour moi aux Charmettes. autour
de l’ancienne habitation de J.-J. Elles m'ont fait beaucoup de plaisir...
Huguenin à Aunier.
Chambéry, 7 janvier 1836.
...Je suis encore plus surpris de ce que vous me dites que M. P.....i vous
affirme avoir découvert le Dorychnium herbaceum à Apremont. Villars l’y a
indiqué en 1787, dans le 3me volume de son Histoire des Plantes du Dauphiné,
page 417, en disant : « Elle est très commune dans la Savoye près de Chambéry,
(47) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 845
en venant du col du Frêne ». Bonjean et moi l'avons répandu de cette localité
dans les grands herbiers d'Europe depuis longtemps. Cet employé piémontais se
vante beaucoup ; il m’a conté qu'avant d'être placé à Chambéry, il était à Savone,
où il a fait une foule de découvertes toutes plus étonnantes les unes que les autres.
fl ferait mieux de découvrir ce ‘qui se fait dans sa maison ; il éviterait par là
d'être chansonné comm: il l’a été.
Ma fame all’ est assez zentille,
Oun senatour loui fait la cour !
I caress’ la petite fille ;
I we dit: Mon cer, ben le bonzour !
Moa ze voi tout: ma ze dis rien,
La masticat'ı va touzour bien !
Le professeur Balbis n’a pas toujours été heureux dans ses appré-
ciations sur ses confrères.
Balbis à B.
Lyon, le à avril 1822.
P. S. Ma lettre écrite, je recois en rentrant chez moi celle que vous venez de
m'adresser en date du 30 mars. Il est impossible que je m'occupe à présent de
votre envoi. J'ai une foule d’oceupations qui absorbent tout mon temps. Ainsi, si
vous êtes pressé, je vous renverrai toutes vos plantes et vous en ferez ce que vous
voudrez. Ce M. l'abbé qui vous prêche ne sait point probablement qu'on ne peut
faire un pareil travail comme il fera ceux de son ministère.
Eh! ledit abbé ne faisait point mal, paraît-il, les travaux de son minis-
tere. De simple paysan des hautes montagnes de la Maurienne, il est
devenu cardinal! Ce fut le cardinal Billiet qui ne cessa de s'occuper de
la tlore de la Savoie méridionale et dont le nom fut donné au Tulipa
Billietiana.
C’est dans un poste du Sud algérien que j’ai rencontré le botaniste! le
plus original et probablement le seul de son espèce. On m’apprit à mon
arrivée qu'un M. *** qui y résidait depuis quelques mois avait étudié et
connaissait bien les plantes de la contrée. J’allais lui faire visite; il me
recut fort bien et me montra ce qu'il nommait pompeusement son
« Musée ». La cherté du papier ne lui permettant pas de dessécher des
plantes autant qu'il aurait voulu, son herbier ne contenait qu'une cen-
taine d'espèces pour la plupart communes. Mais il avait réuni une col-
[n'a rien publié et est resté inconnu,
BULL. HERB, hOIss., novembre 1899. 97
846 : BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
lection des bois d'Algérie, non seulement des espèces arborescentes,
mais de toutes les plantes ligneuses. Il avait entre autres une série fort
curieuse de coupes transversales et longitudinales des Cistes et des Helian-
thèmes, surtout de ceux de la région désertique. Il avait réuni en outre
une collection déjà considérable des fruits et des graines de la flore
algérienne et la protégeait contre les insectes en l’humectant de loin
en loin avec une solution de sulfate de quinine.
Après m'avoir exhibe et expliqué les richesses vraiment fort interes-
santes de son « Musée : « Venez, me dit-il, au salon, pour que je vous
présente mes trois Jeunes botanistes. » Et m’amenant devant trois
grands bocaux où grimaçaient conservés dans de l’alcool trois enfants
morts-nés : « Voilà Charles, voiei Antoine et celui-ci est Pyrame! Je
leur ai donné ces noms en souvenir d'Antoine de Jussieu et d’Augustin-
Pyrame de Candolle qui sont, avec Charles Linné, les botanistes anciens
que j'estime le plus. »
Me voyant fort étonné — et on le serait à moins — il me conta que,
marié depuis cinq ans, il avait la douleur de voir mourir tous ses enfants
en venant au monde; sa femme avait éprouvé un tel chagrin de ce que
le premier avait été enterré en Algérie, que n'ayant pas assez de fortune
pour payer les frais du transport des autres cadavres en France, il avait
pris le parti de les conserver dans l’alcool comme pièces anatomiques.
De cette façon il les apporterait plus tard en France sans qu'il en coûtât
rien et pourrait les faire enterrer dans son pays natal.
« Chaque jour, en les contemplant, ajouta-t-il, je me demande lequel
aurait été un botaniste célèbre, de Charles, d'Antoine, ou de Pyrame !
V
Les appréciations sur les ouvrages des confrères ne sont pas toujours
dépourvues de piquant. Qu'on en juge :
Gouan à B.
Montpellier. 15 juin 1807 (ou 1803).
…Je travaille avec force aux Saxifraga ; mais il me faut des matériaux afin
d'accorder les Wildenow, Decandolle, Lamarck, Witmann et tant d’autres qui se
plaisent à bouleverser la botanique...
Li tue 3 Pb
oi ; Te
(19) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 847
Monnier a B.
Nancy, 21 décembre 1829.
...Soyez bien persuadé au surplus que la grande difficulté que l’on trouve à
déterminer et à classer les Hieracium vient de l'énorme et ridicule profusion
d'espèces fausses que l’on a établie.
Delise a B.
Vire, 19 juillet 1829.
…Mon intention est de vous adresser un bel échantillon de tous les Cenomyces
de France, genre que j'ai travaillé pour le Botanicon de Duby. Vous ne sauriez
croire quelle galère a été pour moi la détermination des nombreuses espèces de ce
genre fort peu connu, fort mal décrit, et dont les espèces répandues dans le
monde par l'ignorant Schleicher ajoutent à la confusion pendant que la ganache
de Persoon entasse bêtise sur bêtise sur ces pauvres plantes. Si je pouvais vous
voir, je vous ferais palper tout cela.
Seringe à B.
Berne, 21 novembre 1819.
M. Reichenbach a publié une espèce de synopsis sur les aconits ; c’est un des
plus misérables ouvrages qui aient paru depuis longtemps ; il veut continuer à
travailler ce genre et comme notre manière de voir ces choses est bien différente,
je continue ma monographie sans la moindre crainte.
F. Schultz à B.
15 fevrier 1846.
...Les 10 espèces que vous m'annoncez ne sont pas propres à entrer dans le
Flora exsiccata que je publie et qui a pour titre : Herbier des plantes rares et cri-
tiques de la France et de l'Allemagne. Vos 10 espèces ne sont ni critiques (ce sont
des plantes généralement connues) ni rares (on les trouve partout, même chez
nous, en abondance), Avant tout, je vous prie de ne pas m'envoyer l'Origanum
oulgare, plante vraiment vulgaire qui se trouve ici en abondance et duquel j'ai
recueilli plus de cent échantillons pour l'herbier des plantes communes et genera-
lement connues que mon ami Billot est sur le point de publier pour les élèves des
écoles, pour les gamins et pour les garçons apothicaires.
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
Chrétien Munch, ministre du St-Evangile à l’église de St-Theodore, à Bâle, à B.
Bâle, 24 avril 1835.
...Vous admettez d’abord que je vous aye noté et offert, dans une liste de
plantes, tout ce qu'il y a de plus ordinaire, et vous référez d’abord sur l'ouvrage
de Gaudin. Cependant, il faut que je vous apprenne que cet auteur avait recu
dans le temps, à son insu par voie illégale, des copies du manuscrit de notre flore
de Hagenbach, et sans longtemps examiner si l’on peut compter dessus, ou s’in-
former de l’existence réelle des objets aux localités désignées, il s’est vu ensuite
singulièrement emmené en erreur. Nous avons déjà assez péniblement senti nous-
mêmes cette fächeuse contrariété, qui n’est plus à corriger maintenant, et de lä
il vient que beaucoup de plantes sont citées dans le livre de Hagenbach qui se
rencontraient jadis en quantité aux endroits mentionnés, dont on ne trouve
que très peu aujourd’hui et plusieurs même plus du tout...
Mutel à B.
26 novembre 1826.
…J’ai vu le fameux herbier de Villars. C’est un fouillis rongé, rempli de
lacunes ; son Orchis suaveolens a l’Eperon aussi long que le germe ; il a 8 pouces
de haut et m’a paru, par la forme de son épi, intermédiaire entre l'O. odoratis-
sima et le nigra (flore roseo). J’ai découvert une double faute que De Candolle a
faite dans son supplément.
27 janvier 1827.
.…. Quant aux Primula hirsuta et viscosa, je suis sûr de ce que je vous ai dit. Je
suis probablement le plus mince des botanistes de France, mais je n’ai pas besoin
de comparer Linné, Wildenow, ete.. pour savoir si De Candolle et Villars ont
donné le même nom à la même plante... Je parierai 100 fr. avec D. C. lui
même que ce que j'ai dit est vrai.
Que s’était-il passé entre De Candolle et Mutel? Probablement l’au-
teur de la Flore du Dauphiné, qui avait de lui-même et de ses travaux
(et quels travaux !) l'opinion la plus avantageuse, avait été froissé par
quelque critique bien méritée du célèbre professeur de Genève. Toujours
est-il qu'il avait conçu {contre lui une inimitié profonde, et que dans la
plupart de ses lettres, il essayait de prouver qu'il avait fait des erreurs,
renouvelant ainsi la fable du serpent et de la lime.
Le souvenir qu'a laissé Mutel n’est pas des plus flatteurs: il est
ONCE Re
(21) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 849
suffisamment caractérisé par le procès qu'il perdit au sujet d’une de
ses flores.
Mathonnet a B.
Guillestre, le 12 novembre 1831.
...Je vous remercie également de l'offre que vous me faites de l'ouvrage de
M. Mutel ; je n'aime pas l'original : je ne pourrai me servir avec: plaisir de la
copie.
Guillestre, le 25 avril 1832.
.…Un de mes amis qui habite Grenoble a cru me faire plaisir en me procurant
la flore du Dauphiné par M. Mutel ; mais je n’aurai jamais cru que cet homme,
qui a voulu se mêler de faire un travail, se fut permis d'insérer dans cet ouvrage
gaspillé autant de mensonges. Pour conduire ceux de ses lecteurs dans toutes
ses erreurs, je ne prétends pas relever toutes celles que présente son livre; j'aurai
trop à faire. Mais je puis lui donner un démenti sur plusieurs articles. 10 Il est
faux qu'il ait récolté l'Aconitum anthora au Galibier ; cette plante ne s’y trouve
pas. 20 Alyssum pyrenaicum, qu'il dit avoir pris à travers les rochers au-dessus
de Guillestre ! Il a herborisé en cosaque dans mon herbier. Cette plante vient de
Coni et n'existe pas sur Guillestre. 30 Il a fait du Dietamnus albus ce qu'il a fait
de l'Alyssum pyrenaicum. Il a eu beau chercher le Ligusticum austriacum sur la
localité qu'il désigne. il ne l’a pas trouvé. C’est un charlatan. 50 Cet imposteur se
flatte d'avoir herborisé les Bupleurum stellatum, Scorzonera humilis et Myosotis
nana ; il les a cosaqués (sic) dans mon herbier, etc., etc. Il serait trop ennuyant
(sie) si je relevais tous les articles où je pourrais le reprendre ; j'aurai beaucoup à
dire contre cet homme. Mais je pense qu'il est connu...
Gesati à B.
Milan, le 6 novembre 1833.
Ayez la bonté de dire à M. Huguenin que je me charge d'écrire ce même
jour à M. De Nolaris en lui remettant son adresse, Pour M. Comolli, vous lui
direz que c'est inutile que d'en espérer quelque chose ; ce n'est pas manque de
bonne volonté, mais défaut de temps et de mémoire, Il donne une preuve assez
triste de sa défaillance dans son Flora comensis, qui avance assez lentement el
où il décrit des plantes qu'il n'a jamais vues...
En outre, prévenez M, Huguenin, qui voulait troquer avec M.M..., qu'il se
garde bien d'entamer des affaires avec ce eoquin-IA ; il aurait de quoi s'en repentir
plus lard, Je l'en assure sur ma parole d'honneur. Peut-être aussi vous pourrez
faire foi de cé que je dis la vérité,
850 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
De Notaris a B.
Turin, 4 août 1835.
...Avec le temps, nous pourrons en faire autant des autres cryptogames, car
j'ai grande envie de travailler et je travaille bien plus volontiers si je trouve un
compagnon à associer. — Mais tout ce soit dit entre nous deux ; ma théorie est
de ne rien dire, mais de faire tout ce que l’on peut. — Quant aux mousses du
Piémont que je travaille et qui paraitront sous mon nom et celui de M. Colla, il
faut que je vous ouvre encore tout mon cœur. Les travaux de M. Colla sont sans
bonne foi. Car il décrit comme plantes indigènes du pays les espèces des collec-
tions de M. Junck et d’autres, et ce qui est encore bien plus singulier, sans
avoir autre ressources que quelques livres pas assez bons et une faible loupe. Me
chargeant des mousses du Piémont, j'ai ouvert mon herbier, et toutes les espèces
que Je décris sont décrites d’après un échantillon du pays recueilli par moi-même
ou par quelques-uns de mes amis. Aussi ce soit dit entre nous deux: car la vérité
pourrait me nuire, et je suis en situation de devoir, pour le temps, approuver
aussi tout ce qui me fait peine.
13 février 1836.
...A l'égard des Centuries de Mougeot et Nestler, je les aurai acheté très volon-
tiers à Milan quand j'étais avec ma famille. Ici je suis plutôt dans le cas de
vendre que de faire des emplettes ; car l’argent que j’employais pour des livres et
pour faire quelques excursions, ici je suis obligé de le convertir autrement,
puisque mon honoraire de 800 francs ne me suffit guère pour soutenir une cor-
respondance que de jour en jour je vais diminuant par nécessité. C’est bien dur
ma situation; mais je ne veux pas devenir martyr de la botanique avec les jeûnes.
Ne me parlez pas de M. Colla. Il y aura trois mois que je ne l’ai vu. Il a refondu
presque entièrement tout ce que j'avais fait pour lui, et j'en suis bien, très bien
content, car il me laisse le champ tout libre comme auparavant. Je vous dis la
vérité : je fais très peu de compte de la. Muscologie ; c’est un travail à refaire
suivant mes vœux.
30 avril 1836.
...Mon voyage en Sardaigne s’en est allé au diable ! Quand on est malheureux,
tout va pour le pire. Dimanche dernier, j’ai commis la faute de me faire arracher
une dent qui me faisait un peu mal; mais le remède a été terrible : car à la suite
de cette opération, faite avec toute l'adresse de la maconnerie, j'ai dû garder le lit
jusqu’aujourd’hui, avec des bonnes fièvres qui ont cédé après deux saignées et
un jeûne rigoureux.
…Quant au Tayloria, si vous ne pouvez l'avoir de nos Alpes savoyardes ou
piémontaises. vous pourrez vous en passer ; car de Suisse je l’ai de Schleicher qui,
ud
(23) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. . 854
en 1832, m'a vendu une collection de mousses pour 84 francs dont la moitié
n'était rien autre que du terreau.
\
}
27 mai 1836.
…Pour les mousses de MM. Schleicher et Thomas, s'il s'agit des espèces de
Suisse, vous pouvez vous en passer. Je connais assez bien quelle sorte de mar-
chandises ils ont mise en commerce, des fragments et des espèces que l’on ne
peut déterminer.
Bompard à B.
Paris, le 4 juillet 1827.
… La Sociéte Linnéenne de Paris n'est plus ce qu'elle était quand de Jussieu,
Desfontaines, Dupetit-Thouars, Persoon, Balbis et plusieurs autres célèbres bota-
nistes la soutenaient; elle a perdu, et ce qui pis est, elle a mérité de perdre toute
sa considération : J'ai assisté à quelques-unes de ses séances, qui ne m'ont pas
inspiré l'envie d'en faire partie.
Bompard à B.
Paris, ce 4 juin 4829.
…,Cetle pauvre science (la Botanique) est en général fort maltraitée à Paris,
quoique le goût commence un peu à gagner. Le vieux père Desfontaines dit tous
les ans ce qu'il disait avant la Révolution, et il vient enfin de faire imprimer
la nouvelle édition de son Catalogue, pauvre ouvrage où la plupart des espèces
nouvelles sont faites sur des espèces altérées par la cullure ; je crains bien que
les choses les plus remarquables de ce nouveau livre ne soient quelques gros bar-
barismes qu'on y rencontre, car il est en latin. Les savants en réputation dorment
dans leurs fauteuils, à l'Institut; le plus jeune des Jussieu se contente de faire de
mauvaises herborisations ; Richard fils fait des livres pour gagner de l'argent, et
l'on ne s'apercevrait guère que la Botanique doit suivre les progrès des autres
sciences sans les intéressants travaux de Brongniart le jeune et de Raspail ; car
je ne veux pas compter la mauvaise Flore de Paris de Chevallier, ni la Flora
gallica de Loiseleur, ni l'ouvrage de Persoon. :
VI
Bien peu nombreuses sont les lettres contenant des détails sur les
plantes rares ou nouvelles: elles auraient peu d’attraits pour le lecteur,
352 _ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
les faits cités ayant été contrôlés depuis. Une note sera lue avec intérêt,
elle raconte comment a été trouvé en Savoie le Linnæa borealis L. C’est
une note manuscrite de la main de Bonjean et laissée par lui dans sa
correspondance. Il avait été admis, comme pharmacien et comme bota-
niste, à accompagner l’imperatrice Josephine dans un voyage en Savoie
et en Suisse.
Voyage avec l’impératrice Joséphine au Mont-Blanc et en Suisse jusqu'à Berne.
28 août 1810, au Montanvert, S. M. écrivit sur le régistre des Etrangers; elle
eut la bonté de me citer ; j’ecrivis ensuite quelques lignes où je citai quelques
plantes rares que j'avais trouvées avec elle dans ces endroits, surtout la Linnea
borealis et la Blasia pusilla.
Mon épouse était enceinte. S. M. me fit dire par sa Demoiselle d'honneur,
Mlle de Mackau (qui a ensuite épousé le général Vattier), qu'elle voulait étre
marraine de l’enfant ; celui-ci reçut l’eau à la maison par Mons. Depole, arche-
veque, qui eut cette extrême bonté, et en 1812 S. M. étant revenue aux bains
d'Aix, mon fils Joseph fut baptisé comme il est indiqué sur les régistres de la
ville d'Aix.
J’envoyai un berbier de plantes des Alpes de la Savoye à S. M. Son fils Eugène,
en revenant de Paris pour retourner à Milan, me demanda à Chambéry à {mon
père, et me trouvant au Mont-Cenis, il me fit l'honneur de me faire déjeuner avec
lui en m’engageant à l'aller voir à Milan, où j'aurai un logement à son palais de
vice-roi.
Or jamais le Linnæa borealıs, ni le Blasia pusilla, hépatique fort
répandue du reste, mais passant en 1810 pour une plante très rare,
n'ont végété naturellement sur le Montanvert. La collection d’auto-
graphes de M. Reichnecker contient, entre autres raretés, deux lettres
de Perret qui raconte, d’après les confidences de Bonjean dont il était
l’ami, comment fut faite la découverte du Linnæa.
Perret au capitaine Vernon, blessé,
en traitement au B...haus (mot illisible), a Berlin.
Aix, 25 janvier 1843.
Mon bien cher ami, te voilà donc abattu par ta huitième blessure.
Tu pourras dire à M. Wildenow que le Linnea borealis n'a jamais cru sur le
Montanvert. Bonjean, en bon père de famille, à imaginé l'excellente plaisanterie
de l’y faire découvrir par l’impératrice Joséphine, qui aime beaucoup les fleurs et
qui dépense énormément pour avoir dans ses jardins de la Malmaison les plantes
(35) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 853
les plus belles et les plus rares et qui, malgré les ordres sévères de l'empereur,
s'en fait même envoyer en contrebande par les Anglais. Bonjean en avait
fait planter une vingtaine de plantes fleuries ça et là non loin du chemin que
l'impératrice devait suivre pour arriver au Montanvert, et il eut l'adresse de
les lui faire découvrir par elle-même. Elle fut tellement heureuse d'avoir trouvé
sur Je Mont-Blanc une plante qui n’avait été trouvée jusqu'à ce moment que dans
le Nord de l'Europe seulement, et d'avoir eu en la personne du dit Bonjean un
botaniste assez instruit pour avoir pu constater sa remarquable trouvaille, qu'elle
voulut le récompenser en étant la marraine du petit Bonjeannot à venir, ce dont
l'ami Bonjean fut très heureux, puisqu'il avait cherché à assurer une protectrice
puissante à son héritier. Racontez tout cela à M. Wildenow sous le sceau du secret ;
car Bonjean est un bon garcon qui cherche à se tirer d’affaires le mieux possible
et dont la plaisanterie ne peut faire de mal à personne. Quand à ceux qui vou-
dront aller chercher le Linnea sur le Montanvert, s'ils ne l'y voient pas, eh! bien,
mon vieux, ils auront au moins la satisfaction de contempler de près le Mont-
Blanc! C'est toujours ca.
Ce fut ca, en effet. Le Zinnæa ne put jamais être retrouvé sur le
Montanvert, ni ailleurs aux environs de Chamonix '. M. Barbey qui
s'en est occupé, l’a recherche et fait rechercher à plusieurs reprises et n’a
pu y constater sa présence. S'en est-il console en contemplant de pres le
Mont-Blanc? c'est probable, quoiqu'il n’en dise rien. Toujours est-il que
la seule localité de notre région où il ait pu voir le Linnæa appartient
aux alpes Lémaniennes: elle est restreinte à quelques mètres carrés, au
Creux de Novel (Suisse) à une portée de pistolet de la frontière savoyarde
et à une grande distance de Chamonix.
Perret à Balbis.
Aix, le 47 octobre 1816.
En 1813, le paysan de Chamonix à qui Bonjean avait confié le soin de
planter le Linnwa sur le Montanvert pour le faire découvrir à l'impératrice José-
phine, devint infirme par suite d'un accident, el adressa à celle-ci une demande
' Lamarck et De Candolle, Fl. fr., 3me ed., vol. IV, p. 269, avaient indiqué
le Linnæa à la Tete-Noire, dans la région limitrophe de la vallée de Chamounix
et de celle du Rhône, et l'herbier Boissier en contient un échantillon marqué
« Tete-Noire 1829 ». Lorsque M. Burnat en parla à V, Payot à Chamonix en 1880,
V. Payot lui dit que la localité avait été depuis longtemps détruite avec la forêt
de sapins, La chose est possible; mais il ne faut pas oublier qu'à l'exemple de
Bonjean et d'Huguenin, un botaniste envoyait dans ses exsiccalas des plantes
non réellement eueillies prés du Mont-Blanc comme en provenant, (Conf. W.
Barbey, in Bull. Soc. bot, fr. 1881, p. 272.)
8354 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
de secours dans laquelle il ne trouva rien de mieux, pour s’attirer sa bienveil-
lance, que de lui exposer la mission dont il avait été chargé et dont il s’etait
acquitté avec tant de succès. Sa supplique amusa beaucoup l’imperatrice, qui lui
accorda un secours de cent francs.
J. Gay à B.
Lausanne, 27 juin 1811.
...Je n’ai point fait de courses dans les montagnes cette anée (sic), et loutes
mes trouvailles se réduisent à deux ou trois plantes de nos environs. J'ai eu bep
de plaisir à rencontrer ici les trois Ophrys aranifera, arachnites et apifera, 1l.
fr. Syn.
J'ai rapporté d’une course au lac de Morat qges plantes qui ne croissent pas
au bord du nôtre, telles que Sum repens, Acorus Calamus, Sagittaria fsagitti-
folia, Thalictrum flavum, Poa aquatica, Hottonia, les deux Myriophyllum.
Ranunculus lingua, Alisma ranunculoides, Carduus acanthordes, etc.
Ajoutez à cela une petite Pyrola nouvelle que j'ai baptisée P. lausannensis, et
une quantité d’Uredo, Aecidium, etc., cueillis dans les environs de la ville. et
vous aurez toutes mes récoltes.
Le marquis de Miribel à B.
Montbonnot, le 9 juillet 1828.
... Vous me demandez des Hieracium Liottardi ! C'est une plante impossible à
trouver ; un seul exemplaire existe dans l’herbier de Liotard ; son père l'avait
trouvé je ne sais où ; il n'y a pas de note qui indique la localité. Villars ne l’a
jamais trouvé, ni moi non plus. C’est sans la moindre raison que Loiseleur en a
fait son H. barbatum. Il n’a sûrement pas vu l’H. Liottardi.
Vous me demandez le Centaurea conifera des environs de Grenoble. Je ne l’aı
jamais trouvé ; l'endroit où Villars l’avait trouvé est cultivé maintenant; il ne s'y
trouve plus.
- Vous aurez vu que M. Duby dans le Botanicum gallicum a réuni l'Atha-
mantha cretensis et le rupestris (Mathioli). Les chartreux emploient les graines
de celui-ci dans leur fameux élixir et ils le connaissent sous le nem de Daucus.
Je ferai en sorte d'en avoir provision, c’est une plante tardive.
Kremer à B.
Ghelma, le 10 aout 1845.
…Marquez-moi, s'il vous plait, si les horticulteurs de Chambéry ne voudraient
pas recevoir en échange d’arbustes d'agrément, des oignons de Lilium Kremeria-
(27) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D.ANTAN. 855
num, Bory et Durieu, plante qui n'existe pas dans le commerce et qui est fort
jolie. C'est une de mes découvertes de l'Algérie.
Mathonnet à B.
Villard d’Arene, le 3 juin 1835.
...Je ne puis vous promettre des fruits du Viola Bertolont et pinnata. La pre-
mière est cachée dans l'herbe ; ce n'est qu'après la faux qu'on peut la découvrir,
ce qui n'arrive qu'en septembre. Je n'ai jamais rencontré son fruit, j'ai vu des
pieds d'un pouce de long.
A l'égard de la seconde, elle vient dans des coteaux gazonnés et pierreux, ordi-
nairement cachée entre les pierres ou sous des tettes (sic) de gazon. Ce n’est que
la fleur qui la fait découvrir.
Cardinal Billiet, alors évêque de Maurienne, à B.
St-Jean-de-Maurienne, le 2 décembre 1836.
Quoique je sois en retard de répondre à votre lettre, je n'ai pas négligé votre
commission ; mais je n'ai rien pu obtenir. M. le curé de Bramans, à qui j'avais
fait écrire, s'est adressé aux curés de toutes les paroisses ses voisines sans rien
trouver ; ils assurent tous que cette année les pignons du pin Cembra, appelés
Alevoz daus le pays, ont été gelés étant encore jeunes ; il en avait trouvé une
pelile quantité de l’année précédente, mais examen fait, on a reconnu qu'ils
n'étaient pas bien conservés. Je pense donc qu'il faut y renoncer pour cette année.
Si vous tenez à en avoir, il faudra m'écrire de nouveau sur la fin du mois d'août
prochain, sans attendre les premières neiges.
Je n'ai pu savoir ce qu'étaient Pyrola lausannensis Gay et Lilium
kremerianum Bory et Dur. — La violette nommée par Mathonnet
V. Bertolonii et que dans une lettre postérieure il dit être un avorton
de grandiflora est en réalité un calcarata abortif, acaule ou subacaule.
Le fait signalé par le cardinal Billiet, en 1836, doit être fort rare, car
Jamais je ne l’ai entendu signaler dans les Alpes de Savoie ou d’ailleurs.
Kremer, médecin aide-major, à B.
Ghelma (Algérie), le 6 décembre 1844.
Le Statice globulariwfolia Desf, n'a qu'une station en Algérie, station que
trés probablement j'ai seul explorée après Desfontaines. J'ai fait une assez bonne
provision de celle espèce, peu ou presque point connue, Elle croit à Hammanm-
890 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
mez-skhotine (en arabe ce qui signifie Bains maudits). Cet endroit, situé à environ
6 lieues de Ghelma et que je visite souvent, est un des plus curieux de l'univers.
Ses eaux thermales ont 960 centigr. de chaleur. Elles renferment beaucoup de
sels et en grande quantité. Lorsqu’en sortant de terre, elles se refroidissent un
peu. et qu’alors elles ne peuvent plus tenir en solution toute la quantité de ces
sels, il y a nécessairement un dépôt autour de leurs nombreuses sources. Il se
forme alors autour d'elles un cercle qui peu-à-peu s'étend en largeur et en hau-
teur, jusqu'à formation d'un cône creux. Lorsque ces cônes ont atteint une cer-
taine hauteur (de 6 à 20 pieds, selon l'abondance de l’eau de la source), l’eau
n'ayant plus assez de force d’ascension, se creuse une nouvelle issue à côté de
l’ancienne. Cette nouvelle source forme un no:veau cône, et ainsi de suite, de
manière que sur une grande étendue de terrain on en voit une foule, les uns de
formation récente. les autres ayant des milliers d'années. Le Nerium oleander et
beaucoup d’autres plantes, qui sont baignées par ces eaux brülantes, présentent
une végétation très active et sont loin de souffrir de la chaleur. Ce qu'il y a
encore de très curieux dans cet endroit, c’est qu'un peu au dessous des sources
d’eau thermale passe un ruisseau qui recoit ces eaux très chaudes et qui, au-
dessous de la jonction des deux eaux présente encore assez de chaleur pour
qu'on ne puisse pas y tenir la main, et qui, malgré cela, chose en apparence
incroyable, contient des poissons (des barbeaux). Mais voici comment on peut s’en
rendre compte ; l'eau chaude étant plus légère que l’eau froide du ruisseau, se,
trouve à la surface, et le poisson peut nager impunément au fond, ce qui a lieu.
Lorey à B.
Dijon, 24 décembre 1823.
...Beaupre vient de faire la promenade en Espagne, d’où il a, me mande-t-il,
rapporté quelques espèces rares. J'ai trouvé en ces pays une rareté que Balbis
veut absolument que je fasse connaître ; c’est le Sium virescens Sprengel, assez
commun sur nos montagnes : il est assez singulier que cette plante soit restée
oubliée et ignorée depuis Dodonaeus que Dalechamp cite : Apium sylvestre, etc.
Je pourrai vous en faire passer quelques échantillons bien conservés, si, comme
je le pense, cela peut vous être agréable.
Mougeot à B.
Bruyères, le 14 janvier 1842.
… J'ai aussi recu de nombreuses formes d’hépatiques des Vosges, que M. Nees
d’Esenbeck, de Berlin, a déterminé avec cette perspicacité qui lui est familière,
et ce savant homme m'a aussi appris que la Jungermannia du Mont Cenis que
vous m'avez envoyée en grand nombre, n’était point l'espèce orcadensis, comme
l'avait déterminée le célèbre Hooker, mais bien la J. Hornschuchiana N. ab E.,
Hep. europ. 2, p. 153. Je n'avais pu rapporter vos échantillons à la J. orca-
(29) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 897
densis récoltée sur les rochers de Norwege ni sur ceux d’Angleterre, et voilà
pourquoi j'avais soumis vos échantillons à l'examen de M. Nees: je (illisible)
facilement plusieurs lobes, vestiges (?) de stipules, et bien décidément votre hépa-
tique du Mont Cenis n'est pas l’orcadensis. Cette dernière ne croît que sur les
rochers parmi les mousses et non dans les lieux humides tels que ceux où vous
avez récolté vos échantillons. J'ai revu cette année au Hohneck (Vosges) en grande
abondance ce J. orcadensis qui fait partie de ma dixième Centurie.
De Miribel à B.
Montbonnot. le 27 décembre 1895.
...Je suis fâché de ce que vous me dites au sujet de l’herbier de Villars ; c’est
fort désagréable pour moi de m'être mêlé et d’avoir, pour ainsi dire, déterminé
celle affaire, que le maire de Grenoble n'a faite qu'à ma recommandation.
10 octobre 1826.
Je pense que le mois prochain j'aurai bien de l'ouvrage ; je reçois enfin
l'herbier de Villars. I] me le faudra nettoyer et visiter en entier, avant que de
livrer à la ville. Si vous êtes curieux de le voir, vous pourrez venir passer quelques
jours chez moi. Nous le parcourrions ensemble tout à notre aise.
Montbonnot, le 20 novembre 1826.
…Je profite de l'occasion que j'ai d'avoir momentanément l’herbier de Villars
pour l'étudier plante par plante et comparer mes échantillons avec les siens ; de
celle manière, ayant presque toutes ses plantes, mon herbier deviendra authen-
tique, pour moi du moins, et je serai sûr de sa synonymie. Cette opéralion
mérite bien que j'y mette tout mon temps.
…On avait bien raison de dire que l'herbier Villars n'élail pas grand’chose. On
ne m'a envoyé, il est vrai, que la portion qui fait le type de sa flore du Dau-
phiné ; mais dans quel état cela est! Point de notes; dans les espèces embrouil-
lées, quatre à cinq plantes différentes dans la même feuille. Ailleurs les espèces
litigieuses manquent tout-à-fait, S'il ne vient rien de plus, certainement je n’en-
gagerai pas M. de Pina (?) à l'acheter pour la ville de Grenoble, Pour le rendre
présentable, j'aurai plus de 1000 échantillons à fournir, el que m'en revien-
drait-il? Peut-être pas même de la reconnaissance de la part des vendeurs. Je leur
ai écrit tout cela, Je ne sais pas à quoi ils se décideront, Malgré cela, j'ai grand
plaisir à le voir et à l'éludier.
18 octobre 4827,
J'ai encore l'herbier de Villars ; je n'ose vous engager à venir le voir ; il est
en trop mauvais élat dans ce moment, Quand je l'aurai nettoyé, je vous en ferai
858 - BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. : (30)
part, et alors seulement il sera visible. Nous avons bien en Dauphiné le Pedicu-
laris rosea qui est l’hirsuta de Villars; il a rectifié la synonymie plus tard.
10 octobre 1829.
...Les Villars n’ont rien encore décidé pour leur herbier. Ils voulaient que
jarrange les restes pour le donner au Val-de-Gräce!. Je n’en ai pas le temps. Mes
enfants, la musique, l'allemand et l'anglais absorbent tout.
Balbis a B.
Lyon, 9 novembre 1819.
..Le brave Bertero m'a envoyé une énorme pacotille de feuilles et de fleurs de
Carex lobata, plante très amère, dont je vais faire faire l'extrait, pour l’admi-
nistrer dans les fièvres intermittentes. Suivant ce que me mande cet estimable
botaniste et médecin, nulle fièvre intermittente n’a résisté à l’administration de
ce remède, qui est regardé comme un fébrifuge plus sûr encore que la quinine.
Chaper Directeur des vivres, à B.
Grenoble, le 10 octobre 1809.
J'ai recu, Monsieur, deux livres de Véronique d’Allioni que vous avez bien
voulu me faire passer sur ma demande de la même quantité de Thé du Mont
Cenis. Ce n’est pas ce que j'avais entendu par thé du Mont Cenis. Vous m’aviez
informé vous-même qu'il se composait d’Achillea nana, d’Artemisia glacialis et
rupestris, de Gnaphalium Leontopodium, et c'était de ce mélange que je m’atten-
dais à recevoir. Quant à la Véronique d’Allioni, je ne lui suppose pas plus de
vertu qu'à la Ver. officinale, et vous savez qu’on peut s’en procurer à bon
Marché.
Lorey à B.
Dijon, 1 février 1826.
..[ m'a été impossible de naturaliser et même de conserver dans son intégrité
vite la Campanula Loreyi. Elle se ramifie tellement et ses cite perdent
leurs épines ; ce n’est plus la même plante qu'en Italie.
1° Ecole de médecine militaire à Paris.
et D Et
(31) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 859
VII
Les communications sont faciles et si rapides aujourd’hui par la poste
et par les chemins de fer que l’on a peine à comprendre combien
étaient grands les obstacles qui les entravaient jadis. Il suffit de
remonter à un demi-siècle en arrière pour se trouver dans un monde
complètement difiérent. Les routes étaient peu nombreuses et médio-
erement entretenues, les transports très coûteux. Les barrières poli-
tiques, les douanes genaient la circulation; les frais postaux étaient
considérables. Telle lettre qui, en 1810, affranchie au départ aurait
coûté six sols en coûtait vingt-cinq à l’arrivée (Guckenberger, lettre à
B. du 14 janvier 1810, Stuttgart). En 1831, le port d’une lettre de
Chambéry à Turin était de 1 fr. 60. La thèse de A. P. de Candolle qui,
aflranchie au départ à Chambéry, en 1805, aurait coûté un sol la feuille
comme imprimé sans lettre incluse, coütait à l’arrivée à Strasbourg,
sans cette précaution, autant de francs qu’elle aurait coûté de sols.
(Villars à B., 29 septembre 1805). A la chute de Napoléon I”, les frais
postaux subirent une augmentation énorme par le fait des zones créées
dans certains pays comme la France, et surtout par le fait de la multi-
plieite des petits Etats rétablis en 1815. Aussi ne peut-on lire sans sur-
prise dans une foule de lettres les stratagèmes employés pour en éviter
le paiement. Les uns attendaient le départ d’un ami pour lui confier
leurs lettres: d’autres, liés avec de hauts fonctionnaires, obtiennent d’eux
qu'ils les intercaleront dans leurs plis officiels. Les recteurs de l’Univer-
site, les payeurs généraux, les fonctionnaires du Trésor s’y prêtaient
avec complaisance et ce sont les derniers, je n’ai pu savoir pourquoi,
qui offraient le plus de sécurité.
Bonnemaison a B.
Quimper, le 2 novembre 1813.
J'ai songé comment je pourrai rendre peu coûteuse notre correspondance rèci-
proque ; je me servirai de la voie que vous mindiquez. De mon côté, je vous
engage à essayer la voie suivante, Si vous connaissiez à Chambéry le payeur du
Département, on pourrait l'engager à me faire passer votre lettre sous bande à
M. Cormier, payeur à Quimper (Finistère), ma lettre à l'inscription de M, Follet,
si la première me parvient franche, nous continuerons cetle voie.
860 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
Colla à B.
Turin, ce 2 mars 1836.
...Pour épargner des frais de poste, je vous prie de remettre votre travail à
M. Cassini, Directeur des Postes à Chambéry.
Guckenberger à X.
Stutgart, 21 août 1810.
… Vous n'avez qu'à continuer à enrichir la poste autant que le peu d'argent
qui vous appartient y suffit ; j'y perds assez mon temps, et quand à la défrauda-
tion (sic) de la poste, je ne m’y preterai plus, vu qu’elle est vraiment indigne d’un
homme de bien...
Mais de tous, le plus original fut sans contredit Prost, qui abusait
de sa position de directeur des Postes pour frauder son administration
et éviter à ses correspondants la peine d’affranchir leurs lettres qui lui
arrivaient pourtant franches de port, grâce à un artifice bien simple.
Ce qui était admis en France, en l’an de grâce 1826, est-il encore de
mise aujourd’hui? Je n’ai pu le savoir. Quoiqu'il en soit, le moyen est
bon à connaître, ne fut-ce que pour l’historique du service des Postes
sous la Restauration.
Prost a B.
Mende, le 47 janvier 1826.
Si vous avez la bonté de me répondre, marquez-moi quelle est la voie la
plus économique et la plus sûre pour vous adresser mon paquet.
En attendant la plaisir de recevoir vos lettres, agréez les salutations de votre
très dévoué serviteur, Prost.
En croisant l’adresse de votre lettre, vous éviterez qu’elle soit taxée. (Voir le
fac-simile ci-joint.)
Les transports des colis étant très dispendieux pendant la première
partie du siècle, surtout si la distance était grande et s’il fallait tra-
verser plusieurs lignes douanières, le res angusta domi obligeait à atten-
dre le départ d’un ami pour lui confier son paquet; on ne pouvait des
lors le faire bien volumineux et l’on économisait sur le nombre et sur
PO D'ACTE LORS
Erg pa CRT CHEZ
862 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (34)
les ramifications des échantillons. Heureux, mais bien rares, étaient
ceux qui, comme de Martius, Moris, Cesati, ete., pouvaient confier leurs
envois à des diplomates en voyage.
Les jeunes botanistes de l’époque actuelle seront done moins étonnés
de voir dans les vieux herbiers tant d'espèces si mal représentées, tant
d'échantillons sans racine ni rhizôme, tant de fragments incomplets
gisant solitairement entre deux feuillets et ayant la prétention de
figurer une espèce rare! De nos jours, ce qu'il faut pour constituer un
herbier ce sont des échantillons complets, c’est l’état aussi parfait que
possible de tous les organes de la plante afin d’en présenter tous les
caractères spécifiques. Autrefois il en fallait un fragment, un brin même
et l’on était content. Aussi certaine iconographie des Thalictrum de
France récemment éditée et qui n’a obtenu qu'un succès. restreint,
en aurait-elle remporté un bien plus grand si elle avait paru au com-
mencement du siècle, où l’on savait se contenter de peu! Nombreux
étaient alors les botanistes qui demandaient un rameau, un simple
rameau d’une espèce rare ou récemment décrite, Ceux qui racon-
taient, comme un fait méritoire, avoir divisé un pied de Gentiana
bavarica en dix-sept échantillons, un individu de Delphinium ver-
dunense en onze parts, ete. Reichenbach lui-même, pour ne citer qu'un
savant de premier ordre, n’agissait pas autrement dans certaines occa-
SIONS.
Von Hoffmannsegg à B.
Dresde, le 3 décembre 1832.
..et pour les autres (plantes) je n'ai point quitté M. Reichenbach qu'il neh
fureté tous ses magasins, ce qu'au reste il a fait de très bonne grâce. Il retirait
de partout, et j'ai vu de mes yeux qu'il brisait les échantillons de son herbier
pour vous en donner la moitié. Etes-vous content de nous? Au reste, il dit que
ce sont en partie des espèces si rares qu’on les trouve à peine isolées. Il veut que
vous considériez ceci comme un Prodromus (dit-il) de ce qu'il est prêt à vous
procurer d'après vos desiderata. Comme il est si important de posséder les échan-
tillons originaires des auteurs, je crois qu'il sera de votre intérêt d'encourager sa
bonne volonté par quelque bel et nombreux envoi de ce qu'il souhaite de son
côté. Car il est impossible que sa rétribution ne vous vaille pas davantage qu’un
choix parmi vos magasins si nombreux et si bien fournis.
Que sont devenus tous ces échantillons qui seraient aujourd'hui d’un
prix inestimable? Hélas! ce que sont devenues les neiges d’antan. Ils
(35) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 863
auront été disséminés avee une étiquette portant comme localité « Alle-
magne » et comme signature le nom de B...!
Les demandes d’un fragment d’echantillon rare ne sont pas encore
complètement passées de mode. Plusieurs fois elles m’ont été faites ; et
tout dernièrement J'ai eu la peine de ne pouvoir y satisfaire pour un
botaniste connu qui, paraît-il, m'en garde rancune.
Ce n’est guère qu'après le premier tiers de ce siècle que se dessina
la réaction contre cette habitude déplorable de mal récolter les plantes
et d’en envoyer des échantillons incomplets. Gay, Buchinger, plus tard
Jordan, Puel, Maille, Cosson, ete. en furent les protagonistes en France,
et engagèrent et soutinrent par leurs paroles et leurs correspondances
la campagne la plus vive contre ces mutilations si préjudiciables aux
progrès de la botanique. Buchinger les a reprochées très finement à un
de ses correspondants.
Buckinger à B.
Strasbourg, le 49 août 1845.
...Je ne sache point avoir mérité vos remerciments de vous avoir donné plus
d'un échantillon par espèce. Je vous ai donné ce qu'on appelle maintenant un
échantillon ; je ne déteste rien tant que les brins qu'on recoit encore quelquefois,
parce qu'en réahté on ne vous donne rien, quand on vous les donne. J'ai été
affligé, il y a quelques mois, d'une centaine presque de plantes exotiques en échan-
tillons alomistiques. Pour nos échanges aussi, il faut pour les plantes moyennes
au moins deux individus par échantillon, trois à cinq pour les petites.
Entre pays voisins, l'échange direct des paquets de plantes, toujours
entravé par les barrières politiques et par les douanes, était parfois rendu
presque impossible. Il fallait alors les faire passer par un autre pays tel
que la Suisse, qui servait d’intermediaire entre la France, PAllemagne
et l'Italie, tant les Italiens, surtout de 1830 à 1833, en 1839, en 1841, ete.,
eraignaient la propagande des idées libérales par la France et les cospr-
ratori. La maison Hentsch à Genève a été pendant un certain temps
l'agent de transmission des plantes sèches et des livres entre bota-
nistes des trois pays. On a vraiment peine à croire aujourd’hui que tel
ouvrage parfaitement inoflensif, le Synopsis de Monnard et Gay, par
exemple, le Prodromus de de Candolle, ne pouvait entrer en Savoie
qu'après avoir été soumis à la censure, c’est-à-dire à l’examen d’un
monsieur qui n'y comprenait rien, le gardait de un à dix mois pour
804 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (36)
faire semblant de le lire, puis vous le faisait parvenir ou le confisquait
sans que vous fussiez admis à en demander le motif.
En 1846 à Chambéry, Huguenin faillit être victime de cette crainte
des conspirateurs. Les esprits en France étaient fort agites; en Italie
les sociétés secrètes se remuaient activement dans l'ombre pour pré-
parer le mouvement de 1848. Le gouvernement piémontais cherchait
en vain à demöler les fils des complots. Un employé des douanes, ancien
séminariste renvoyé du Séminaire et ayant une teinture d'histoire natu-
relle, désirant attirer l'attention de ses chefs ou peut-être tout simple-
ment faire une plaisanterie, imagina de découvrir une conspiration
dans un envoi de plantes sèches fait par Huguenin. Cette conspiration
se serait étendue de Bayonne dans tout le midi de la France, en Suisse,
en Savoie où Huguenin en aurait été le principal agent: de la à Turin,
en Toscane, à Rome, Bologne, Naples, ete., comme le prouvaient les éti-
quettes portant en latin les noms de ces villes et de ces pays : Astra-
golus bajonnensis, Acer monspessulanum, Galium helveticum, G. pede-
montanum, Hieracium sabaudum, Hugueninia, Campanula bononien-
sis, ete., etc.
Un matin, à la premiere heure, Huguenin vit done pénétrer dans
son domicile deux broca, nom par lequel, sous le buon governo, on
désignait à Chambéry les vieux soldats, presque tous ivrognes et débau-
chés, chargés du service de la police et de la place. Ces broca avaient
pour consigne de le conduire au bureau de la Place. Arrivé là et gardé
à vue par ces deux aimables alguazils, Huguenin fort inquiet tâcha de
calmer les angoisses de l'attente, en faisant son examen de conscience
et en cherchant dans ses souvenirs s'il avait laissé échapper quelque
parole irréfléchie sur le gouvernement ou quelque plaisanterie compro-
mettante sur les puissants du jour. Il ne trouvait rien, mais son inquié-
tude n’était pas moins grande; car sous le buon governo, gouvernement
absolu qui régit les Etats sardes de 1815 à 1848, un citoyen, avec ou
sans raison, parfois même sur une simple dénonciation, pouvait être
emprisonné et rester plus ou moins longtemps détenu.
Le commandant de place, devant qui il comparut, lui reprocha de
conspirer contre Sa Majesté et lui demanda les noms de ses complices,
en entremelant ses questions de noms latins de plantes qu'il lisait fort
mal sur un papier.
Huguenin n’y pouvait rien comprendre. Lui, conspirer contre le roi,
lui qui n'avait jamais comploté que de bons dîners, de fines parties! Il
finit enfin par savoir que les preuves de la conspiration étaient écrites
(37) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 869
de sa main sur les étiquettes d’un paquet de plantes adressé par lui à
un botaniste de Florence. Il obtint alors qu'un broca se transporterait
à son domicile pour en rapporter quelques volumes de sa bibliothèque,
et il fit constater, non sans peine, que tous ces noms de villes et de pro-
vinces donnés en latin à des plantes avaient été copies par lui sur ces
livres. Les recherches de la police ayant prouvé qu'il était inoffensif,
il fut relâché le lendemain avec défense de sortir de la ville; et le pro-
fesseur Moris, à qui il s'empressa d'écrire à Turin et qui avait de
grandes et puissantes relations, arrangea l’aflaire qui n'eut aucune
conséquence fâcheuse.
De nos jours, ce n’est plus la crainte des conspirations qui est cause
de tracas pour les botanistes; c’est celle de l’espionnage sur les mon-
tagnes frontières. Est-il rien de plus désagréable que d’être obligé de
vider une boîte remplie à grand’peine pour satisfaire, non à la consigne
qui n'est pas aussi exigeante, mais à la curiosité d’un douanier heureux
d'exercer son pouvoir ou plutôt d'en abuser, et dont il n’est plus pos-
sible aujourd'hui comme autrefois sur les frontières des petits Etats
italiens d’endormir le zèle avec une gratification!
VIII
Chacun tient à augmenter sa collection, sans cela on ne serait pas
collectionneur ; mais chacun ne connaît pas les moyens de le faire. Le res
angusta domi est un terrible obstacle, invincible le plus souvent. Et
pourtant avec un peu d'imagination et quelques flatteries, on arrive à
se passer d'argent.
Il a été un honorable receveur de l’Enregistrement qui n’a pas, que
je sache, laissé un nom dans la science ni dans l’histoire, et qui a résolu
le problème, Dire qu'il ait toujours réussi serait exagérer ; mais certai-
nement il a dû plusieurs fois réussir, puisque ayant échoué auprès de
l’un, il se rejette sur l’autre.
Mathonnet à B.
Coni, le 19 mai 1832,
Un M, Belloc, receveur d'Enrég, à Auch... Sa demande portait sur des
articles que je pouvais remplir, En lui répondant, je lui ai présenté un petit desi-
LT FÉES Tr
“ “ ARS AU
866 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (38)
derata des plantes des Pyrénées et maritimes. Convenu que nos plantes se croise-
raient en route. Sa réponse en gascon m'a fait tenir sur mes gardes. J'ai préparé
les 600 exemplaires demandés, et comme je ne veux pas toujours être dupe à la
Mutel, à la parisienne, à la moscovite, je retiens mon fascicule et je lui dis qu'il
ne partira que quand je ne serai pas gasconné. Cette réticence de prévoyance a
fait prononcer M. Belloc. qui se plaignait de ne rien recevoir, parce que, à bien
juger, il ne voulait rien donner, n'ayant rien en magasin...
Mathonnet avait-il tort ? avait-il raison? Nous n’avons pu le savoir ;
la lettre suivante permettra au lecteur de se faire une opinion à ce sujet.
Belloc. receveur de l’Enregistrement à Auch (Gard), à B.
Auch, le 22 février 1833.
…Je viens d'entendre parler de vous dans une lettre que m'a écrite M. Mathon-
net, botaniste du Dép. des Htes Alpes, qui m'a promis beaucoup et qui a eu la
bonhommie de m'écrire que, se méfiant de moi, il ne m'aurait adressé les plantes
qu'il m'annoncait qu'autant que je lui eusse envoyé celles que je me proposais de
lui donner. Il me mande qu'un grand botaniste de Chambéry, nommé M. Bonjean,
lui a adressé 1400 fascicules de plantes. Je me trouverai trop riche si je pouvais
en recevoir une moindre partie. Dans mon jeune âge, j'ai lu dans Virgile :
« Manıbus date lilia plenis ». Craignant que dans mon pays on ne prit cet adage
pour contre-révolutionnaire, je vous dirai avec toute la naïveté et d'un bota-
niste et d'un gascon : Manibus date plantas plenis.
Pardonnez, Monsieur, mon indiscrétion. Si je pouvais être heureux de recevoir
de votre part quelques plantes étrangères et indigènes à votre pays, aux Alpes et
à l'Italie, vous pouvez compter sur toute ma reconnaissance. Je mettrai sur l’en-
veloppe des plantes de mon herbier : Donne par M. Bonjean, botaniste de Cham-
béry. J'ai composé un herbier que je pourrai montrer avec hardiesse à mes amis
comme à mes ennemis, surtout si je pouvais avoir l'inappréciable bonheur de
recevoir quelques plantes d’un Botaniste aussi distingué comme vous... J'ai déjà
la confiance que cette lettre sera suivie d'un envoi d'un certain nombre de plantes
qui pourraient vous être à charge et que je recueillerai avec soin. Vous voudrez
mettre le tout au roulage, bien résolu de solder et d’acquitter les dépenses que
cet envoi pourrait vous occasionner. Vous allez trouver ma demande et mes
démarches bien indiscrètes, surtout de la part d'un individa si éloigné et si
inconnu. Mais la science est de tous les pays, et en vous avouant mon amour
pour la botanique, je suis sûr d'ores et déjà que vous ne désapprouverez point la
demande que je vous fais.
Je ne vous offre point mes services; ils seraient trop minimes avec un botaniste
qui vit au milieu des trésors de flore et de la botanique.
Il termine en lui offrant un bel échantillon de Ramondia pyrenaica
et le prie de daigner agréer, etc.
(39) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 867
Cette seconde manière de Belloc d'augmenter son herbier peut faire
sourire, mais elle est correcte; ce qui l’est moins est celle employée de
tout temps par les botanistes indélicats qui s'emparent des plantes
des herbiers publics ou des collections particulières qui leur sont confiées
pour leurs études, ou qui brisent les échantillons pour en emporter des
fragments. Cette manie n'est malheureusement pas très rare. Sur les
huit cents lettres que j'ai lues, plus d’une contient des plaintes à ce sujet,
comme aussi sur le démarquage, cette opération en grand honneur chez
les blanchisseuses infidèles et qui consiste à voler le linge de leurs
clients en en changeant les initiales, opération que certains botanistes
ont essayé récemment de remettre en vogue dans leurs écrits, à l’imi-
tation d’un ancien auteur des plus médiocres que ses indiseretions en
tous genres ont rendu célèbre autrefois. Les lettres de Mathonnet, de
Miribel, d’Assas, ete., en font foi. Les citer toutes serait trop long, je
n’en donnerai que quelques passages.
D’autres lettres expliqueront comment les plus riches collections se
trouvent appauvries, et pourquoi avant de donner sa confiance à quel-
qu'un, il serait bon de s'assurer qu'il n’est pas sous l'influence d’un
brocanteur de plantes d’herbier.
Mathonnet, capitaine des Douanes, à B.
Guillestre, le 29 mai 1831.
...Je pense que la nomination de quelques-uns de ces articles! sont à la Mutel,
el si je ne puis vous fournir pour cette année l’Artemisia pedemontana, c'est ce
M. qui m'en prive ; car indépendamment de plusieurs exemplaires que je lui avais
généreusement donnés de cette plante, il a eu l'adresse de cosaquer (sic) dans
mon herbier.
Guillestre, le 9 juin 1831.
… Lorsque je vous entretenais de l'ouvrier à flore dauphinoise, je ne vous ai
pas dit toutes les vilainies qu'il m'a faites et celles que je lui ai vu faire à d'autres.
Je ne puis apprécier son savoir, mais je doute qu'il puisse se lirer d'affaire sur la
eryplogamie, J'ai élé vengé en apprenant qu'on l'a déhonté (sie) lorsqu'il cosa-
quait dans les herbiers de Grenoble,
+ Article signifie plante dans le langage de Malhonnet.
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (40)
Le marquis de Miribel à B.
Montbonnot, le 20 novembre 1826.
…Ce n'est pas le temps qui vous manque pour écrire ; car si J'étais jaloux, je
vous dirais que vous écrivez des lettres de huit pages à M. Mutel! De plus, vous
m'avez procuré sa visite. Et il est venu pour glaner parmi mes récoltes de cette
année, sous prétexte de voir l’herbier de Villars et s’en est allé avec un énorme
paquet, ce qui ne me procurera pas grand chose en retour. Du moins c’est assez
son usage à mon égard.
Dumolin l’aine a B.
Saint-Maurin (Lot-et-Garonne), le 20 octobre 1824.
…Je vous apprendrai que M. de Saint-Amans s'est jeté à corps perdu dans les
antiquités et qu'il a, pour ainsi dire, abandonné la botanique. Son herbier est
entièrement à ma disposition, et cet hiver je dois le mettre en ordre. Il m’a offert
une chambre chez lui et je dois y aller passer un mois. Si vous désirez, Monsieur,
quelques plantes des Pyrénées, veuillez m'en envoyer la note. Je puis même vous
offrir quelques échantillons des plantes que M. de Humboldt a apportées des Cor-
dillères et dont il a fait un envoi à M. de Saint-Amans. Si nous avons quelque
chose qui puisse vous faire plaisir, adressez-vous à moi avec confiance. Toutes
les plantes de l'immense herbier de M. de Saint-Amans vont passer par mes mains
et elles sont à ma disposition, car il a en moi une confiance sans bornes et beau-
coup de bonté pour moi.
De mon côté, je vous demanderai, non pour M. de Saint-Amans, mais pour
moi, un herbier des plantes des Alpes, c’est-à-dire des plantes propres aux mon-
tagnes de la Savoie, de la Suisse, du Dauphiné, ete., dont je sais que votre herbier
est abondamment pourvu.
(A suivre.)
869
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
EX
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folge.)
Herausgegeben von H. Schinz (Zürich).
X EI.
I. Zur Kenntnis der Pflanzenwelt der Delagoa-Bay von Hans SCHINZ
und Henri JUNOD.
Il. Diagnoses plantarum africanarum novarum.
Datum der Publikation : Novembre 1899.
BULL. HERR. Boss, novembre 1899. 59
1.
Zur Kenntnis
der
Pflanzenwelt der Delagoa-Bay
von
Hans SCHINZ (Zürich) und Henri JUNOD (Delagoa-Bay).
Den Grundstock zu der nachfolgenden Aufzählung bildet eineSammlung
meines Freundes Henri Junod, Missionar der Mission Romande. Sie wurde
mir von Herrn William Barbey in Chambesy, dem bekannten Botaniker
und hervorragenden Förderer der Mission zur Bearbeitung überwiesen
und ich bin daher diesen beiden Herren, wie nicht minder dem allezeit
dienstbereiten Konservalor des Herbarium Boissier, meinem verehrten
Kollegen und Freunde Eugen Autran, zu grossem Danke verpflichtet.
Ich habe gesucht, von allen mir bekannt gewordenen Pflanzenfunden
aus dem Distrikt Lourenco Marques Vormerk zu nehmen und zu diesem
Zwecke ist mir von dem Direktor der Royal Gardens in Kew die Liste der
von Monteiro gesammelten und nach Kew gekommenen Pflanzen zuge-
stellt worden, des weitern habe ich dann die Angaben in Harvey und
Sonders Flora Capensis, in Peters Mossambik, sowie die Funde Otto
Kuntzes (publizirt in dessen Revisio Generum plantarum, Band Ill, 2)
berücksichtigt.
Junods Pflanzen stammen zum grössten Teil aus der nächsten Um-
gebung der Delagoa Bay, zum kleineren aus Rikatla, einer nunmehr
eg
Be >
5 ei 5
(3) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 871
verlassenen Missionsstation der Mission Romande, die etwa 24 km nörd-
lich der Stadt Lourenco Marques gelegen ist.
Die Lage und die politischen Verhältnisse Delagoa Bays sind allgemein
bekannt oder es gibt doch mindestens jedes geographische Handbuch
hierüber hinreichend Auskunft, spärlicher sind dagegen bis anhin unsere
bezüglichen meteorologischen Kenntnisse gewesen.
Es ist das Verdienst von Junod und von Paul Berthoud, eines zweiten
Sendlings der Mission Romande, auch hierüber Licht verbreitet zu haben.
Eine kurze Zusammenfassung der Hauptresultate ihrer Beobachtungen
mag an dieser Stelle nicht unangebracht sein.
Die Aufzeichnungen der beiden Missionare umfassen einen Zeitraum
von sieben Jahren. Die Resultate der zwei ersten Jahre finden sich im
Bull. de la Soc. Géogr. de Lisbonne (10. ser. Num. 12, 1891); eine reka-
pitulirende Arbeit ist von Junod 1897 im Bulletin de la Soc. des sc. nat.
de Neuchâtel, Tome XX\ unter dem Titel: Le climat de la baie de Delagoa
publizirt worden.
Junod hat für Lourenco Marques folgende Temperatur-Monatsmittel
berechnet:
ENTE RAT ARE EIER MR 26,18° C.
HODGNARE Ar ER. 25,88°.
LB TE CN CO TN PSS NE A RE 25,25°.
LE ESA REF AE ARE RE 29 40
ER 20,82°.
LT RE NS TRS et EE 19,28°.
1 PURE BERATER REIN ET ORAN Es 19,242.
LT CE SSSR PACE DR RES 20.,19°.
ere CAE PR en 22,29".
GÉTORPE 29 AS RE UE 2 Le co 22.12.
November in ar an 29,28",
DOZEMDER Ya en 25,70°.
Die beobachteten Maxima und Minima differiren von diesen Zahlen
natürlich um ein Bedeutendes: als die höchste je konstatirte Temperatur
werden 44.5° (28. Januar 1894 in Rikatla), als tiefste 6,7° (45, Juni
1892) notirt. Junod bemerkt indessen ausdrücklich, dass, wenn eine
Temperatur von über 44° zu den Ausnahmen gehöre, solche von 42° bis
413.5” recht häufig sei, anderseits lässt sich hinzufügen, dass in der Regel
das Thermometer auch im kältesten Monat nachts nicht unter 10° fällt.
Was die Differenzen zwischen Maximum und Minimum innerhalb 24
Stunden betrifft, so betrug der bis jetzt beobachlete grösste Ausfall 25.5°
872 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
(am 28. Januar 1890, von 44,5° hinunter auf 19°), anderseits kommt es
aber nicht selten vor, und zwar vorzugsweise dann, wenn der Südwind
die Herrschaft hat, dass der Ausfall nur 2° beträgt. Das Jahresmittel
schwankt (aus vierjährigen Beobachtungen berechnet), zwischen 22,46°
und 23,08°, dürfte also, verglichen mit der Südwestküste des afrika-
nischen Kontinentes ungefähr dem Jahre der Isotherme Mossamedes
entsprechen.
Obwohl kein Monat des Jahres ganz regenfrei ist, so teiltsich das Jahr
dennoch in zwei, durch häufige Niederschläge, bezw. Trockenheit charak-
terisirte Jahreszeiten. Das Regenminimum weist (Mittel aus fünf Jahres-
beobachtungen) der Monat Juni mit 5mm auf, das Maximum an Nieder-
schlägen der Januar mit 214 mm. Im Uebrigen verteilen sich die Nieder-
schlagsmengen nach Junods Beobachtungen folgendermassen auf die
12 Monate:
À GE DD EN ER a N I ES. 214 mm
Kebruarca ee Se 211 mm
Marz es sr t ET Sr ces 7% mm
INDIE oe e SAR AL ATTAe 22 mm
NET AE Ne rn ne RENE 28 mm
TR MEN TR PEAR URN 5 mm
AO re AR SR a EM: 14 mm
MUSIK EL BR Me 10 mm.
September LA el ea A EEE 25 mm
Oktober RS A RU Ts 36 mm
November aan 2 ASE NE 95 mm
Dezember nr 119 mm
Die Trockenperiode umfasst demnach die Monate April bis und mit
September, die Regenperiode die MonateOktober bis und mit März. Trotz
der grossen Trockenheit während der Monate Juni, Juli und August tritt
dennoch in der Vegetation kein vollständiger Stillstand ein, wohl vor-
zugsweise dank des starken nächtlichen Taufalles. Auffallend, und für
die Landwirtschaft und Viehzucht oft sehr verhängnisvoll sind die
Schwankungen der Maximalgrösse des Jahresniederschlages von einem
Jahre zum andern:
1893 fielen 1454 mm,
1894 » 605 mm,
1895 » 643 mm,
1892 » 851 mm.
Junod vergleicht seine meteorologischen Beobachtungen mit den von
(9) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNINIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 875
Durban (Natal) und von Beira (an der Mündung des Pungwé gelegener
Hafen nördlich der Delagoa Bay) bekannten Daten. Die Ueberein-
stimmung mit Durban ist ziemlich gross. Das Jahresmittel der Tem-
peratur beträgt in Durban 21,7° (Delagoa 23°). Das absolute Maxi-
mum steigt in Durban nicht über 41° (in Lourenco Marques häufig
43°). Im Gegensatz dazu fällt in Durban das Thermometer nicht so
tief wie in Delagoa (Durban Minimum 7,9°. in Delagoa 6,7°). Schliess-
lich scheint durchschnittlich in Durban mehr Regen zu fallen als
in Delagoa Bay. denn für Durban wird als Mittel Im angegeben,
. wogegen Junod das Mittel für die Delagoa Bay zu 888 mm be-
rechnet. Für Beira liegen erst wenige meteorologische Beobach-
tungen vor, aber wenn sie auch noch keine sicheren Schlüsse
gestalten, so mögen doch einige Daten vergleichs- weise angeführt
werden.
Temperatur : Jahresmittel 24,2°, absolutes Maximum 33,3°, absolutes
Minimum 15,1°, grösste Temperaturdifferenz innerhalb 24 Stunden 12°.
Die jährliche Niederschlagsmenge scheint in Beira sehr gross zu sein
und das dreifache jener von Lourenco Marques zu betragen (189% Beira
2028 mm, in Lourenco Marques 605 mm!
Lourenco Marques muss als eine ungesunde Stadt bezeichnet werden;
die Erklärung hiefür findet Junod sicherlich mit Recht in den sumpfigen
Niederungen, die die Stadt umgürten und deren Trockenlegung leider
enorme Kosten verursachen würde. Es ist daher zu befürchten, dass
Lourenco Marques noch auf eine ungezählte Reihe von Jahren hinaus
zur Grabstätte für manch’ tapferen Pionier des Handels- und geistlichen
Standes bleiben wird.
In der Publikation Junods, der ich diese Daten entnehme, entwirft der
Verfasser eine anschauliche, die Pflanzen und Tierwelt berücksichtigende
Skizze der 12 Monate und ich glaube, sowohl dem Verfasser wie dem sich
für Delagoa Interessirenden einen Dienst zu erweisen. wenn ich diesen
« Jahresceyklus » in extenso wiedergebe.
Le cycle annuel.
Sous ce litre nous allons donner une brève description du caractère de
chaque mois, non seulement au point de vue météorologique strict, mais
aussi au point de vue de la végélation et des coutumes des indigènes qui
874 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
s’y rapportent. Nous ne prétendons pas être complet, loin de là; ce n’est
qu'une courie esquisse de ce que nous avons remarqué aux environs de
Rikatla, c’est-à-dire dans la region des collines du district de Lourenco-
Marques.
Comme nous l’avons constaté, l’année se partage en deux moitiés bien
distinctes, la saison sèche et la saison pluvieuse. Mais, quand commence
l’année météorologique ? En tout cas pas en janvier, car alors c’est le
milieu de l'été; c’est un point d'arrivée et non un point de départ. Les
notions de l'hémisphère Nord ne s’appliquent pas aux contrées de l’autre
moitié du monde! Les natifs ont probablement raison en envisageant .
l'époque du mois de juillet comme le commencement de la saison nou-
velle. Ils appellent cette période-là : chimoumou, c'est-à-dire la petite
chaleur, parce que les plus grands froids sont passés. Le soleil se couche
déjà plus au Sud; les jours s’allongent. Cependant ce ne sont pas ces
phénomènes célestes qui les frappent le plus : c’est le fait qu'un certain
arbre dit nkouhlou se met alors à pousser de jeunes feuilles. A cette vue.
on prend la pioche et on va aux champs entreprendre les labours.
La campagne est cependant très sèche : l'herbe partout meurt de soif
excepté autour des petits lacs des dépressions. Certains puits sont même
entièrement desséchés : du moins tel était le cas avant l’inondation
de 1893. Les nkanyes, qui sont l’arbre le plus précieux du pays, l'arbre
par excellence au point de vue des indigenes (son nom botanique est:
Sclerocarya caffra Sond., de la famille des Anacardiacees), sont defeuil-
les. De tous côtés les campagnes sont incendiées par les indigénes afin
de favoriser la croissance de l’herbe nouvelle pour le bétail ou pour
débarrasser la brousse où on fera les champs.
I y a pourtant une plante caractéristique qui fleurit à ce moment-là.
C'est une Composée à très petites fleurs en corymbe, jaunes, l’Heli-
chrysum parviflorum DC, qui appartient à ce genre d’« immortelles » si
richement représenté au sud de l'Afrique, mais qui paraît au premier
abord être une bruyère. Elle couvre de grands espaces, atteignant parfois
presque la taille de petits buissons.
Le ciel est clair. Les vents du Nord et la brise dominent. Les rosées
maintiennent quelque humidité à la végétation altérée.
Août. La sécheresse et les incendies continuent durant presque tout le
mois. Malgré cela, certains arbres verdissent comme par enchantement :
les misaba (Strychnos spinosa Lam.) entre autres, jolis arbres de taille
moyenne, verdure charmante, légère, qu’on croirait née ensuite d’une
averse printanière et qui s’est soudainement développée, malgré le soleil
(7) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 875
de feu. Les bourgeons n'ont pas eu à briser une dure enveloppe; dans ce
pays où il ne gele jamais ils n’en ont pas besoin. — Un autre arbre, qui
se pare au même moment d'une verte et délicate frondaison, c’est le
hlapfuta (probablement le Connarus africanus Lam.), qui forme de grandes
forêts dans l'estuaire du Nkomali et sur certains autres points du pays.
D'après M. Nevill, l’astronome de Durban, c'est la dernière semaine de
ce mois, généralement le 27 et le 28 que se produit la tempête de pluie
qui met fin à la saison sèche et inaugure celle des pluies. Cette tempête
s’est produite aussi à Delagoa, en 1889 le 30 août, en 1890 le 29 sans
pluie, en 189% le 28 avec 4 mm. de pluie, en 1895 le 1er septembre sans
pluie. Mais des ouragans de ce genre se reproduisent à d'autres moments
en hiver, et nous ne saurions y voir déjà, thèse générale, l'apparition de
la saison pluvieuse.
Septembre nous paraît en effet appartenir encore, en partie, à la saison
sèche, du moins à Delagoa. La chaleur y a un caractère très sec encore,
surtout quand soufflent ces séries de vents du Nord dont nous avons
parlé. C’est le mois de transition. Si une pluie abondante a marqué la
fin d'août ou le commencement de septembre, la végétation prend un
essor magnifique. Les natifs se hâtent de planter leur mais. Dans les
taillis, où les troncs des arbustes ressemblent à des monceaux de charbon
de fusain, noireis qu'ils sont par l'incendie, paraît en quelques jours un
gazon vert tendre sur lequel se détachent de grands Hibiscus jaunes, des
polygales violets, un immense lys, le Crinum Forbesianum Herb., aux
fleurs rosées, plus de dix sur la même tige. Partout les buissons ver-
dissent et les espèces de papillons et de coléoptères, peu nombreuses en
hiver, se multiplient et foissonnent. Parmi les Lépidoptères, ce sont les
Papilio (queues d’hirondelle) qui dominent à cette saison, surtout les
Corineus, Morania, Antheus.
En fait de Goleopteres, le printemps fait sortir les Mantichora et les
Carabides divers (Anthia Polyhirma). De longs Jules noirs, des Millepieds
jaunes venimeux apparaissent aussi. Si la pluie ne tombe pas, ce qui peut
arriver, hélas! la végétation du sous-bois sera retardée, mais les arbres
suivront leur évolution beaucoup plus fixe. Les Connarus se couvrent de
belles fleurs rosees. Les Acacia de diverses sortes fleurissent aussi, entre
autres l'Albizzia fastigiata Oliv., grand acacia en parasol, qui abonde
dans les forêts et méme dans les champs cultivés.
Les Nkanyes (Sclerocarya caffra Sond.) commencent à pousser leurs
feuilles nouvelles au bout des branches, tandis que leurs fleurs s’epa-
nouissent, les mâles en épis allongés, rouges, les fleurs femelles, isolées,
876 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
presque sessiles (ils sont dioiques). Les Nkouhlou fleurissent aussi à cette
époque.
Octobre. Toute cette splendeur de végétation arrive à son point cul-
minant en octobre. Les pluies sont maintenant bien entrain, à moins que
l’année ne soit véritablement mauvaise. Tous les arbres sont feuillés. Des
papilionacées de toutes sortes abondent, les unes petites, se cachant,
d’autres grimpant le long des herbes. Les fleurs tombent des arbres; de
la le nom de Nhlangula, le mois où la floraison est essuyée, que les
natifs lui donnent. C'est le grand moment pour le monde des insectes.
Sur les nkanyes paraissent de grosses chenilles que les indigènes mangent
et qu'ils appellent matomane : c’est donc pour eux la saison des mato-
mane. Elles se répandent par milliers sur tous les arbres, mangeant
parfois toutes les feuilles, du haut en bas. La sève est si abondante que
les branches se couvrent une seconde fois de verdure, et celle-ci per-
sistera jusqu’en juin ou juillet, tandis que, en général, les nkanyes com-
mencent à perdre leurs feuilles en mai-juin. Ces larves, poilues durant
les premières mues, noires pointillées de jaune ensuite, donneront
naissance plus tard à une grosse espèce de saturnide jaune-brun, l’Urota
Sinope. D’autres espèces similaires, garnies d’épines blanches ou noires,
apparaissent sur le Nyamari (nom indigène) et sur un arbuste nommé
Ochna atropurpurea DC.; elles appartiennent au genre Anthærea. Les
moustiques commencent aussi à se faire sentir; la chaleur devient plus
humide, la nébulosité atteint 45 °/o.
Novembre. C'est la saison des fruits du nkouhlou. curieuses amandes
dont le noyau noir, oléagineux, amer, est recouvert d’une pulpe blanche.
à pelure orange, au goût délicieux. Les natifs en font une grande con-
sommation. Plusieurs espéces de plantes nouvelles apparaissent : les
Siriga, entre autres, ces jolies Scrofulariacées dont l’une, la S. Zutea Lour.
est parasite sur les racines du maïs ou d’autres plantes; j'ai eu la bonne
fortune d'en découvrir une grande espèce à fleurs rosées dans la
dépression de Rikatla, actuellement inondée (Striga Junodiü Schinz). Les
coquilles terrestres sortent aussi de leurs retraites, lorsque le sol est
bien détrempé. Les Achatina Schinziana Mouss. en compagnie des
Ærope caffra Férussac sur les collines, les Achatina Lamarckiana Pf.
dans les forêts de palmiers et les marais, les Livinhacia Kraussi Pf. dans
la grande forêt d’acajous (Connarus) du Bas-Nkomati, les petits Bulimus
mozambicensis Pf. et meridionalis Pf. sur les arbres et particulièrement
sur le Strychnos spinosa Lam.
Au Tesle, c'est en novembre que le thermomètre dépasse le plus
(9) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 877
souvent 40°. A ce moment-là. en effet, il y a moins de nuages et de pluie
qu'en janvier. lequel demeure le mois le plus chaud. De là les tempéra-
lures extrèmes.
Les nuits deviennent plus chaudes (moyenne des minima : 19°,7), les
soirées souvent orageuses (nébulosité : 47 °/), le vent du Sud fré-
quent.
En décembre mürit un autre fruit, semblable, exterieurement du moins,
à un grand abricot et avec lequel les natifs fabriquent un cidre excellent,
dit: Bohimbi. C'est donc la saison du Bohimbi. Le maïs commence à
muürir. Dans les taillis, on trouve un magnifique glayeul orange, et dans
la campagne un lys dont les feuilles se terminent en vrilles, le Gloriosa
virescens Lindl. et dont les pétales recourbés sont rouge-brique panachés
de jaune. D'autres bêtes paraissent, entre autres un gros Galécode, une
araignée venimeuse, et le soir, l'oreille est assourdie par le bruit strident
que fait un immense grillon jaune posté à l’orifice de son trou.
C'est en décembre et en janvier que nous avons entendu les orages les
plus violents. Le 5 décembre 1892, il a tonné deux heures sans inter-
ruption. (Nébulosité : 49 °/o.)
Au mois de janvier mürissent le sorgho, le millet et le mais, du moins
celui qu'on a planté le premier, car les indigènes continuent les semailles
durant plusieurs mois. Des moineaux voleurs pillent les plantations; aussi
les natifs demeurent-ils dans leurs champs à chasser ces oiseaux du
matin au soir. C'est le mois des fortes pluies, avec février. Parfois le
sable en est si saturé qu'il se produit de véritables petits ruisseaux le
long des chemins (Nébulosité : 5% °/o.)
Les nuits sont pénibles: la moyenne des minima est de 21°,68.
Mais c'est février qui. à mon avis, est le mois le plus désagréable.
Est-ce parce que l'organisme est fatigué par la chaleur des mois pre-
cédents ? Je ne sais. En tout cas l'air paraît étouffé : une invincible som-
nolence s'empare du cerveau, on a de la peine à faire un effort, C’est
sans doute parce que les nuits sont mauvaises. On a beau laisser les
fenêtres ouvertes, aucun souffle rafraichissant. Les moustiques rem-
plissent l'air de leur musique infernale, et malgré toutes les précautions,
penetrent dans les appartements et troublent le sommeil. Au reste, la
chaleur à elle seule suffit pour causer des insomnies. Pour les noirs, c'est
le mois de grande liesse, car les fruits du nkanyi ont müri, sortes
de grosses prunes jaunâtres au fort goût de térébenthine, et ils en
fabriquent une limonade plus ou moins alcoolique (bokanyi) dont ils font
une consommation inouie durant plusieurs semaines.
378 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
Pas grand changement dans la végétation : certaines graminées
croissent et arrivent à une hauteur de deux mètres. De la, peut-
être, le nom de Sibandlela, c'est-à-dire celui qui ferme les routes,
donné par les natifs au mois qui suit le temps du bokanye. Les
Carabides ont à peu près disparu. On trouve par contre une grosse
espèce de Bupresie (Sternocera Orissa) que les natifs mangent ou
sucent après les avoir rôtis. C’est aussi l’époque des grandes
et magnifiques cétoines (Dicranorrhina Derbyana, Amaurodes Pas-
serini). |
Mars est généralement le bienvenu, parce que les nuits commencent
à fraichir. C’est déjà un peu Flautomne. Dans les champs, les natifs
récoltent leurs haricots, leurs pistaches en mars et en avril, selon les
années. La pluie diminue.
Mais c’est en avril que le changement s’accentue surtout. La nébulosité
descend de 40 à 25 °/o, la pluie de 74 à 2 mm. Les natifs construisent
dans les champs des séchoirs en branches à 4 ‘/2 mêtre du sol. et ils y
exposent les pois nègres, les pistaches qu’ils viennent de déterrer. La
végétation s'arrête. Cependant, certaines plantes continuent à fleurir,
comme par exemple de nombreuses espèces de petites cucurbitacees,
qui abondent dans les champs et grimpent le long des tiges de mais
desséchées.
En fait de Lépidoptères, l'automne (mars à mai) voit éclore les
Charaxes, ces magnifiques papillons trapus qui se nourrissent de la sève
des acajous et autres arbres, là où elle découle le long du tronc. Les
Papilio ont disparu. Une nouvelle cétoine (Eudicela Smithi) parait aussi à
ce moment.
En mai et juin, nous terminons le cycle annuel. Plusieurs arbres
perdent leurs feuilles, mais la plupart les gardent toute l’année. C’est
Phiver, que les natifs appellent bouchika. Comme il ne tombe plus que
28 mm. de pluie en mai et 5 mm. en juin, la végétation se dessèche sur
les collines et, malgré les rosées d'hiver, elle revêt bientôt, de nouveau,
cette apparence grise brûlée, plus tard même noire, quand l’incendie
annuel aura passé.
Ainsi s’accomplit l’évolution des saisons dans le pays de Delagoa.
Die nachfolgende Schilderung ist jüngern Datums und von Herrn
Junod für die vorliegende Publikation entworfen und mir zur Verfügung
gestelll worden.
LES a
ww
(11) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 879
La Flore du district de Delagoa.
Le district de Delagoa, lequel constitue l'extrémité méridionale de la
colonie portugaise de Mozambique, ne parait pas avoir été jamais exploré
à fond, quant à sa flore et à sa faune. C’est done avec un intérêt tout
spécial que je me suis efforcé de réunir le plus grand nombre possible de
plantes durant le séjour de sept ans que j'ai fait dans ce pays(1889-1896).
La station de Rikatla à environ 25 kilomètres au Nord de la ville de Lou-
renco-Marques, était un endroit particulièrement propice aux investigations
botaniques. Situé sur la colline sablonneuse, à proximité de la grande
forêt de Morakouene et des curieux bois de palmiers de Movoumbi et de
Ribombo, elle était un centre d’excursions fructueuses. L'air y était aussi
sec que possible et la dessication n’était pas trop difficile. Il était nécessaire
cependant de se prémunir contre les &pouvantables moisis jaunes et verts
qui abondent durant la saison des pluies et qui ont vite détruit les tissus
délicats des plantes que l’on dessèche. J’ai récolté environ 400 espèces de
plantes ; je ne crois pas avoir négligé beaucoup les espèces de phané-
rogames et de eryplogames que l'on rencontre aux environs de Rikatla.
Par contre il ne m'a pas été possible d'étudier aussi complétement d'autres
regions qui me paraissent trèsriches, entre autres les collines du Lebombo
où j'ai fait deux courses au printemps et la vallée du Nkomati où j'ai
passé une fois en novembre 1890. La description qui suit s'applique donc
surtout à la plaine basse qui s'étend au nord et à l’ouest de Lourenco-
Marqués.
Au point de vue botanique cette plaine comprend plusieurs régions
assez distinctes, Ce sont d'abord: les collines sèches, sablonneuses, dirigées
du Sud au Nord, comme les rides parallèles d’un vieux fond de mer
exhausse. Elles ne dépassent guère 40 où 50m. d'altitude. La plus connue
est celle qui se dirige droit au Nord, depuis la pointe Vermeille (Reuben’s
Point) jusqu'à Morakonene (gué du fleuve Nkomati). Le sable de ce long
dos d'âne est d'une nuance rougeälre, Ailleurs il est blanc. Puis les dé-
pressions, sorles de cuvelles allongées que ces collines laissent entre
elles, Généralement on trouve au fond de ces cuvettes une mare d'eau
slagnante remplie de Mariscus, de Gyperus, de Carex, de Papyrus et
autres monocotyledones des marecages. Commencons par décrire un peu
plus longuement chacune de ces regions.
880 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
I. LES COLLINES.
Elles sont couvertes d’une végétation assez maigre, si l’on considère
que notre climat est tropical ‘ et cependant plus riche que l’on n’oserait
s’y attendre, étant donné le caractère sablonneux et pauvre en humus du
sable roux ou blanc. De nombreuses essences peuplent les petits bois que
l’on rencontre de distance en distance. Les natifs ayant défriché presque
tout le pays ont épargné les arbres qui portent des fruits comestibles en
sorte que, même là où le sol est cultivé, au beau milieu de champs de
mais, d’arachides, de millet, de sorgho ou de manioc, on voit s'élever des
nkanyes, des nkouchlou, des mytrioubi et plusieurs autres espèces d’arbres
dont le nom indigène est fort dur à prononcer. Le pays ressemble ainsi
à un verger interminable où manque cependant le beau gazon velouté de
nos contrées. L’herbe y est grossière et clairsemée.
Parlons d’abord de ces arbres. Le plus vénéré, celui que les natifs res-
pectentetaiment le plus, c’est le nkanye, le Sclerocarya caffra Sond. ré-
pandu dans toute cette portion de l’Afrique subtropicale et dont les fruits
servent à la confection du bokanye, sorte de boisson fort appréciée des
indigènes. Cet arbre perd ses feuilles durant la saison sèche. Il les perd
parfois au printemps, lorsque paraissent les chenilles d’une sortie de satur-
nide, l’Urotasinope. Ces larveséclosent par centaine, par milliersetdevorent
parfois tout le feuillage des Sclerocarya. Mais ceux-ci n’ont nullement Pair
d’en souffrir et repoussent de nouvelles frondaisons. — Le Strychnos spi-
nosa Lam. nommé le nkouakona, porte de grosses boules vertes en guise
de fruits. On en fait une nourriture dans les temps de famine, une sorte
de pâte nommée fouma. Son congenere, le nsala, a un fruit analogue
mais beaucoup plus juteux et d’un goût assez agréable. Les natifs le
recherchent beaucoup. Nous le trouvons trop doux pour nos palais. — Je
n’ai pas pu obtenir encore la détermination du Nkouchlou, arbre au grain
très tendre quisertaux sculpteurs du pays et dontlesfruits, sorled’amandes
ameres, sont employées dans le commerce pour la fabrication d'huiles in-
férieures (et peut-être de savon?). C’est l’une des essences les plus ré-
pandues. — Citons encore le Mpfilon des indigènes, Vangueria infausta
Burch., dont le fruit assez semblable à une nèfle, est agréable, le char-
mant gowane, Sorte de Mimosa parasol, Abbizzia fastigiata Oliv. très
' Maximum —- 44°,5. Minimum —- 7°. Moyenne annuelle + 23°. (Voir un
article sur : Le climat de la baie de Delagoa. J. Attinger, Neuchâtel.
(15) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 881
joliau printemps, avec ces capitules (?) de fleurs blanches, le Pterocarpus
erinaceus Poir., que nous appelions l’arbre à sang, parcequ’il a une sève
rouge, vigoureuse, qui tache les mains exactementcommele sang. Les natifs
l'appellent ntchondio et S'en servent comme combustible : ce nom là est
appliqué à un autre arbre dans le pays de Gaza. N'oublions pas, dans
celle rapide énumération, le Eugenia cordata Laws., le mouchlou des natifs
el une ou deux espèces de palmiers, entre autres celui qu'ils appellent
le Nala et dontils emploient les feuilles pour leurs ouvrages de vannerie '.
A cöte de ces arbres de haute venue, on rencontre une variété consi-
dérable d’arbustes. Pour juger de la richesse de cette flore d’arbustes, il
suffit de se promener aux environs de Lourenco-Marques, dans les lerrains
que l’on a enclos depuis des années et ou l’on a laissé la nature à elle-
même. Le sol est absolument couvert d’une vegelalion de un à trois
mètres de haut, composée d’une foule d'espèces d’arbustes. Je cite le
Tecoma capensis Lindl. avec ses thyrses à fleurs rouge-tuile, le Cassia
Petersiana (Nembé-nembé, en ronga) sur laquelle on trouve suspendus
les fourreaux d’une Psyche intéressante. l'Eumeta cervina Druce ou
Moddermamis Heyl. Une petite espèce de même genre, le Cassia mimo-
soides L. n'a pas plus de vingt centimètres de haut. Elle se présente sous
deux formes. celle de la colline et celle des dépressions avec les feuilles et
les légumes plus allonges. L’Ochna atropurpurea DC. a la même taille, en
general quoique parfois, dans les bois, elle atteigne plus d’un mêtre. C’est
sur elle que vit la chenille d’un magnifique saturnide l’Anthera Menippe.
Une espece voisine, encore indéterminée, se rencontre dans la forêt de
Morakouère. Notons encore, au passage, Mundula tuberosa Benth. arbuste
papillionace aux feuilles argentées et Grewia occidentalis L. aux fleurs
éloilées violettes, l'arbre à caoutchouc, Landolphia spec. appelé bam-
goua par les natifs*. Par ci par là, au milieu des champs des natifs,
s'étend un bois, une forêt plus ou moins grande. Elle a été respectée
pour servir de voile à un village dont les hultes coniques disposées circu-
lairements'apercoiventautravers. Surles Mimosas et les nkagnes, grimpent
des lianes composées : un senecon jaune, à feuilles grasses. Le Senecio
deltoideus L., une autre, aux fleurs violeltes Vernonia angulifera DC. C'est
la que volent gracieusement les queues d’hirondelle vertes et brunes
qui abondent au printemps : le Papilio Antheus, dont la chenille vit sur
' Voir mon travail sur : Les Ba-Ronga. Allinger, Neuchâtel, p. 225.
? || ya une vinglaine d'années, on exploitait le caoutchouc dans le district,
surtout du côté de Gaza, mais c'est peut-être une autre espèce qui le fournissait.
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
l’Artabotrys spec. bel arbuste aux branches decombantes, le Papilio
Porthaon et d’autres encore.
Mais regardons vers la terre et recueillons aussi les plantes herbacées
qui peuplent la colline. Bien que la végétation présente un caractère cyclique
inarqué. certaines espèces ne fleurissant qu'au printemps, il y a des fleurs
en toute saison. Arrivé au mois de juin à Lourenco-Marques, c. a. d. au
commencement de l'hiver. je comptais lepremier jour, une trentaine d’es-
pèces fleuries autour des maisons. En juillet, à Rikatla, j’admirais dans
les champs en friche plusieurs grandes corolles épanouies comme si
la pluie venait de tomber abondamment: or il ne pleut pour ainsi dire
jamais en juin, juillet et août. C'étaient les splendides Hibiscus surruten-
sis L.. admirables Malvacées jaunes avec le fond de la corolle d’un pourpre
foncé, les Sida cordifolia L., rhombifoha L., les Abutilon indicum Don et
sonner aticum Cay. Tout pres. croissaient une foule de petites Gucurbitacees
dont les feuilles et les petits fruits pointus servent de légumes aux natifs.
Momordica fetida Schum. et Coccinia jatrophæ/folia Cogn. Elles grimpent le
long des tiges desséchées de mais. étalant avec profusion leur charmant
feuillage découpé, d’une verdeur si fraiche, sur les bractées sêches des
épis arrachés. Dans les champs en jachère croissaient aussi deux espèces
de Melhama, sortes de grandes potentilles, l’une la didyma Eckl. et Zeyh.
d’un jaune citron et l’autre, d’une belle couleur d’or que les natifs appel-
lent : Moulhwadambo, ce. à d. soleil couchant. J'y ai aussi recueilli une
curieuse labiée portant à l'extrémité des tiges des feuilles violettes que l’on
prendrait de loin pour des fleurs. M. J. Briquet a constaté qu’elle apparte-
nait a un genre nouveau dans lequel les deux étamines antérieures sont
soudées jusque pres des anthères. C’est l’Henrizygia Junodi Briquet. Plus
tard, lorsque les premières pluies vinrent à tomber, la prairie brûlée par
l'incendie annuel ressuscita. Alors parurent de nombreux Polygala, P. ca-
pillaris Drege, Quartiniana Rich., serpentaria Eck.. Rehmani Chodat, les
Cleome qui ranpellent nos épilobes, CE. hirta Klotsch., monophylla L. var.
cordata, Cl. chilocalyx Oliv., les jolies Commelina africana L.. de couleur
jaune et Forskalei Vahl., d’un bleu tendre et humide. C’est le moment où
les Liliacées s’épanouissent. La reine de toutes. c'est le magnifique Crinum
Forbesianum Herb. aux grandes fleurs rosees, huit ou dix sur une
seule tige. On en rencontre de petites colonies sous les buissons et rien
de plus frappant que cette splendeur de couleur, cette végétation puis-
sante au milieu de la brousse encore toute noire du passage de l'incendie!
Un autre Crinum aux feuilles plus étroites et à fleur blanche ou très
peu rosée se rencontre dans les parages de Mabota, à mi-chemin entre
(15) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 53
Lourenco-Marques et Rikatla. Au mois de décembre, lorsque les pluies
sont bien entrain. la saison des Papillionacées bat son plein. C'est
peut-être la famille la mieux réprésentée sur nos collines. Les Indi-
gofera comptent de nombreuses formes I. polycarpa Benth., tristis E. Mey..
podophylla Benth. Les Rhynchosia, jolies papillionacées jaunes grimpantes
sont au nombre de deux, en tous cas R. gibba E. Mey. et minima DC.
D'autres sont rampanles. comme les Abrus dont l’un, l'A. precatorius L.
a une graine charmante semblable à des perles de corail marquées d’une
tache noire. On le distingue sans peine, dans la campagne, lorsque les
légumes se sont ouverts. L'autre, c'est l’Abrus pulchellus Vahl. En janvier
ou février, une autre fleur très frappante se rencontre fréquement dans
les taillis et les prairies herbeuses. C’est une Liliacee tardive aux pétales
refléchis, rouge tuile panachés de jaune, du plus bel effet. Les feuilles
supérieures présentent des sortes de vrilles au moyen desquelles les
tiges florifères grimpent le long des fortes graminées ou sur les petits
arbustes. C'est la Gloriosa virescens Lindl. Elle porte bien son nom
certes. Enfin, lorsque l'automne a passé et que revient l’hiver‘sec et frais,
on voil fleurir une broussaille appartenant à la famille des Composées et
que l’on prendrait pour une bruyère. Elle couvre des espaces considérables
sur les collines. Sa fleur jaune est insignifiante, mais elle donne vérita-
blement une couleur au pays durant les quelques semaines de la floraison:
c'est l'Helichrysum parviflorum DC., le Chirimbyati des indigènes. Cette
liste pourrait être beaucoup allongée. Je me contente de signaler les
espèces qui m'ont paru caractéristiques.
ll. LES DEPRESSIONS ET LES MARAIS.
Entre ces collines de 40-50 ın. de haut se trouvent des cuvettes dont
le fond est volontiers rempli par un petit lac ou une mare parfois à sec.
En février 1893, ensuite de pluies extraordinairement abondantes, ces dé-
pressions se remplirent d'eau et il s'y produit de véritables lacs qui se
maintinrent jusqu'en 1898. Les grandes sécheresses qui suivirent ont fait
évaporer ces lacs lemporaires. La flore de ces flaques d’eau est intéres-
sante sans doute mais moins riche qu'on ne se le figurerait. La Nymphæa
stellata Willd., grand Nénuphar violet s'y étale à son aise et il est une
certaine espèce de petit échassier brun au crâne bleu (Parra africana)
qui aime à se poser sur les larges feuilles de la Nymphea, au milieu de
l'eau, Un autre Nénuphar, de couleur jaune, c'est le Limnanthemum
59% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Thunbergianum Griseb. qui n’est pas aussi commun. J’y ai trouve
aussi une sorte d’Utricaire (?)' encore indéterminée et une petite fleur
blanche flottante ressemblant à nos Ranunculus fluviatilis, Lagaro-
siphon muscoides Harv. Je ne parle pas des nombreux Potamegelons,
des Mariscus (M. Dregeanus Kunth., radiatus Hochst., capensis Schrad.,
Carex (C. pseudocyperus L.), Juncus qui bordent ces étangs. Il y en a de
formes charmantes.
Parfois les lacs sont entourés d’une zone marécageuse de terre noire où
se développe une flore particulière, laquelle n’a cependant rien de tropical‘
Un grand Hibiscus violet, l'H. diversifolius Jacq. haut de plus de deux
mètres s’y rencontre parfois. Il y en avait un placat jusque dans le marais
derrière la ville de Lourenco-Marques en 1889. Je l’ai retrouvé dans le
distriet de Stirindja. Une autre espèce moins frappante, c’est l’H. Trionum
L. que l’on trouve entre autres dans la dépression d’Angoana. — Au
pied de ces grandes plantes, le long des pelits canaux, voici un Hydro-
cotyle qui ressemble beaucoup à nos espèces européennes, H. bonarien-
sis Lam. Plusieurs papillionacees et composés sont particulières à cette
zone ainsi que les Polygonum tomentosum Willd. lanigerum B. Br. Diri-
geons-nous vers la colline, en nous éloignant du lac et nous trouverons
une région plus seche où l’on cueille plusieurs fort beaux orchis, l’un
entre autres, d’une splendide couleur dorée (encore indéterminé), l’autre
rappelant notre 0. militaris. Une Striga à fleur très grande compara-
livement, d’une franche couleur amarante, espèce nouvelle, la Siriga
Junodü Schinz (les autres espèces de ce genre, l’une orangée, Striga lutea
Lour. et l’autre violette, S. gesneroides Benth., sont des habitantes de la
colline), la Vahliu capensis Thunb., etc. Enfin, au pied même de la colline,
dans le sable blanc qui borde la cuvette, se développe une flore maigre où
l’on remarque l’Helichrysum spec. rabougri comme un petit saxifrage et
son congénère l’H. elegantissimum DC., une immortelle blanche et jaune
comme il s’en rencontre tant d’especes dans l’Afrique méridionale. Citons
aussi la Tephrosia discolor E. Mey., papillionacee d’une couleur orangée
caractéristique et les Eriosema cajanoides Benth. et parviflorum E. Mey.,
papillionacées jaunes qui attirent les Lycæna. Du reste, ici déjà les plantes
particulières à la colline commencent à se rencontrer. Je ne voudrais pas
présenter la difference entre ces diverses zones comme plus accentuée
qu’elle ne l’est vraiment, certaines formes se rencontrant partout.
Outre ces deux régions botaniques bien caractérisées, il y en a deux
1 Hydrocharitaceæ (Schinz).
à ®
(17) SCHINZ. BEITRAEGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 385
autres aux environ de Rikatla, au sujet dequelles il faut ajouter quelques
détails. C'est d'abord la forêt de Morakouene, vaste étendue de bois qui
couvre tout l'estuaire du fleuve Nkomati. Au bord dela mer dans les parages
que recouvre la marée, elleconsisteen ce que l’onappelle ici des palétuviers
de diverses sortes, surtout de deux espèces que les noirs désignent sous
le nom de chitaka. D'autres essences au bois moins dur (ntchopfoü)
vivent encore dans cette vase noire souvent submergée, où l’on ne penetre
qu'avec peine et où j'ai remarqué fort peu de petites plantes. — Mais
plus haut commence la forêt proprement dite avec l’infinie variété des
arbustes dont j'ai parlé déjà et certaines formes qui paraissent y être
localisées. L'arbre qui predomine c’est le Chéné ou Hlapfouta des natifs
(qui est soit le Connarus africanus Lam., soit l’ Afzelia cuanzensis Oliv).,
celui que nous appelons l’acajou d’Afrique, au bois dur, à la fleur rosée,
aux fruits semblables à deux semelles brunes qui s’ecartent l’une de l’autre
lors de la maturation et laissent voir de splendides noyaux d’ebene, orange
vif à leur base. Il yaurait sans doute dans cette forêt encore beaucoup d’es-
pèces à trouver qui m'ont échappé ou qu'il m'a été impossible de sécher,
comme ces énormes eu phorbes arborescents semblables à des candélabres
géants, ces lianes au suc laileux qui tombent en décomposition dans le
papier buvard. ces grands cactus jaunes, etc. etc. Sur les arbres de haute
futaie je trouve la seule Orchidée dendrophile de cette contrée, le Cymbi-
dium Sandersoni Harv.; tel est du moins le nom que je crois pouvoir lui
attribuer, après l'avoir revue cullivée au jardin botanique de Durban.
Elle n'a rien de très apparent et ne vaut pas ses congénères américaines.
Le Dr Liengme m'a dit en avoir rencontré une autre espèce, magnifique,
toute blanche aux environ du lac Pati (de l’autre côté du fleuve Nkomati).
Citons encore l'Empogona Junodii Schinz, petit arbuste aux fleurs sem-
blables à des flocons rosés et qui abondait dans une autre forêt, sur le
chemin de notre stalion d’Antioka et le Mimusops caffra E. Mey, le
ndjolé des indigènes dont le fruit est comestible.
Si cette forêt de Mirakouene nous offre comme une variété de la flore
des collines, Les bois de palmiers qui occupent certaines dépressions allon-
gées possédent une flore analogue à celle des cuvettes dont nous avons
parlé, mais avec des espèces particulières qui leur donnent un caractère
bien à part. Ces bois se rencontrent au pied de la colline qui va de la
Pointe Vermeille à Morakouene, du côté de l'Orient, Le premier est situé
à une heure de la ville, C'est celui de Laoulana, Plus au Nord, ceux de
Masana, de Moroumbi, de Ribombo et de Chifimbatlelo se succédent presque
sans interruption. Rien de plus saisissant que la vue qui s'offre à celui qui
BULL. HERB, B0188., novembre 1899, 60
886 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
pénètre sous ces arbres immenses. Le tronc des palmiers s’elance à une
hauteur de vingt à quarante mêtres et porte à son sommet un immense
bouquet de feuilles mesurant jusqu'à 15 mètres de long. Au milieu, chez
les exemplaires femelles, on aperçoit le cône brun que forment les fruits
du palmier. Iiy en a descentaines et des milliers dans cette grappe monu-
mentale. Ce palmier est, me dit on, le Raphia Ruffia Mart. A son ombre,
dans le sol marécageux, parfois mouvant, souvent vaseux, se développe
une vraie flore de terre chaude, un Palmengarten de joncs aux formes
variées, de fougères grimpantes ou dressées, de végétaux toujours verts et
sans fleurs. — Aux confins, de la terre ferme, dans la zone qui ressemble
le plus à celle des dépressions ordinaires, je note une Renoncule (R. pin-
natus Poir.) la seule que j’aie jamais vue dans ce pays, une Ronce (Rubus
rigidus Sm.), un arbuste papillionacé, Sesbania aculeata Pers. le liséka-
seka des natifs, toujours assailli par de gros bourdons noirs ei jaunes,
eie.Zeic.
Lorsqu’on quitte les collines du bord de la mer pour s’engager
dans l’intérieur, la première région nouvelle que l’on rencontre,
c'est celle des collines de porphyre du Lebombo : pays abso-
lument différent, aussi rocailleux que la plaine est sablonneuse. On
y trouve des composées semblables aux Aster : Othonna acutıloba
Sch. Bip. et Epaltes gariepina Steud. des arbustes mimosés sans
nombre, une foule d'espèces inconnues dans les dunes des environs de
la ville.
Ou bien si l’on passe la baie et qu'on s’engage du côté du Sud,
le long du bord de la mer de Tenebé, on arrivera à une région
différente encore, celle dite de la nyaka, c'est-à-dire de la terre
argileuse où abondent les grands aloés, des acacias épineux, une com-
posée qui rappelle nos Bellidiastres (Gerbera piloselloides Cav.) et
bien d’autres formes nouvelles. Cette nyaka avec sa flore particu-
lière forme aussi le sol de la vallée du bas Nkomati, depuis sa sortie
des monts Lebombo jusqu’au coude qu'il fait au Nord-Est à l'endroit dit:
Massule.
Il ne m'est pas possible de parler avec plus de détail des collines du
Lebombo ou de la nyakaé du Tembo et d’Antioka, car j'ai obtenu encore
fort peu de déterminations sur les végétaux que j'y ai cueillis et je n’ai
pas exploré ces régions aussi complètement que les environs de Rikatla.
Au reste ce petit travail n’a aucune prétention scientifique. Je n’ai voulu
que tracer très rapidement une esquisse de la flore de ce district intéres-
sant, heureux si nos récoltes ont pu être utiles à la science et si elles
HE
Er , An
|
(19) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 887
ont contribué à faire mieux connaître un pays, auquel nous attachent des
liens de bien des sortes.
Lourenco-Marques, 9 juin 1899.
Henri A. Junop, missionnaire.
In der nachstehenden Liste sind diejenigen Publikationen aufgeführt,
in denen auf die Pflanzenwelt der Delagoa-Bay Bezug genommen ist
oder in denen die eine oder die andere Delagoa-Pflanze entweder be-
schrieben oder als im Gebiete der Bay vorkommend, erwähnt ist.
Berthoud Paul, Les Nègres Gouamba ou les vingt premières années de
la mission romande. Lausanne, 1896.
Britten, Journal of Botany.
Bulletin de la Mission Romande.
Bulletin de la Société de Géographie de Lisbonne.
Engler, Botanische Jahrbücher für Systematik.
Harvey and Sonder, Flora Capensis und Forsetzung von Thiselton
Dyer.
Hooker, Icones Plantarum.
Junod Henri, Le Climat et la baie de Delagoa ; Neuchâtel.
Junod Henri, Les Ba-Ronga ; Neuchâtel, 1898.
Kuntze Otto, Revwisio Generum Plantarum, WE, 1893.
Monteiro Rose, Delagoa Bay ; its natives and natural history ; London,
1891.
Oliver, Flora of tropical Africa und Fortsetzung von Thiselton Dver.
Peters Wilh., Naturwissenschaftliche Reise nach Mossambique, Berlin,
1862-1864.
Silver 5.-W. et Comp.'s South Africa ; London 1880.
Die Versuchung, an die folgende Aufzählung pflanzengeographische
Erörterung zu knüpfen lag sehr nahe, wenn ich es vorderhand
unterlasse zu tun, so geschieht es wesentlich desshalb, weil dieselben
nach meinem Dafürhalten allzusehr in der Luft schweben würden. Ge-
wiss ist ja der nahe Zusammenhang der Delagoa Flora zu jener Natals,
namentlich des Tieflandes dieser Kolonie in die Augen springend, aber
etwa den Prozentsatz der Natalpflanzen, der tropischen Kosmopoliten,
der mit Ost- oder Westafrika gemeinsamen Pflanzen herausrechnen und
S88 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
die Zahlen unter sich dann vergleichen zu wollen, wäre eine wertlose
Spielerei, denn unsere Kenntnis der rings um die Delagoa Bay liegenden
tropischen und subtropischen Gebiete ist zur Stunde leider noch eine
mehr als bescheidene. Bevor wir mit Zahlen operiren, werden wir gut
tun, vorerst die botanische Erforschung jener Distrikte abzuwarten ; es
kann keinem Zweifel unterliegen. dass uns dieselbe noch manche Ueber-
raschung bringen wird.
Zur Beachtung : * vor dem Speziesnamen bedeutet, dass die be-
treffende Art auch in Natal nachgewiesen worden ist.
PTERIDOPHYTA.
* Achrostichum tenuifolium Baker Syn. Fil. (1868), p. 412.
Delagoa-Bay : Monteiro, forêt des palmiers, Junod 339. Fougère grim-
pante le long des troncs de palmiers à 10-20 m de haut.
«Tsonna», nom générique de toutes les fougères.
Oestliche Kapkolonie, Maskarenen.
* Polypodium Phymatodes L. Mant. II (1771), p. 306.
Delagoa-Bay : Monieiro, Junod 269, 299, Otto Kuntze.
Trop. Afrika; ostafr. Inseln, trop. Asien, Australien, Polynesien.
* Pellæa hastata Link. et Hook. Spec. II (1846-64), p. 145, t. 116B.
Delagoa-Bay : Junod 3a, 319, 319a, 319e, 345.
Afrikan. Festland und afr. Inseln, häufigster Farn in Südafrika.
Adiantum spec.
Delagoa-Bay : fide Monteiro.
TYPHACEÆ.
* Typha australis Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (4827), p. 401; Thi-
selton Dyer Fl. Cap. VI, p. 31.
Delagoa-Bay : Rikatla, Hangwane etc., Junod 468.
Verbreitet in ganzen tropischen und subtropischen Afrika.
Dient zur Bedachung der Hütten wie auch auch zum Umhüllen der
trockenen Tabakbläiter.
(24) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. S89
PANDANACEA.
Pandanus spec.
Nur ein g’ Blütenstand.
Delagoa-Bay : marais des palmiers, Junod 425.
«Chihlowa» (Vern.) Junod.
POTAMOGETONACEZÆ.
* Potamogeton javanicus Hassk. in Verh. Natuurk. Ver. Nederl. Jn. 1
(4854), p. 26; Dur. et Schinz Consp. V, p. 495.
Delagoa-Bay : Junod 473.
In allen Tropen mit Ausnahme Amerikas.
APONOGETONACEÆ.
* Aponogeton spathaceus E. Mey. in Drège Zwei Pf. Docum. (1844),
p. 165; Dur. et Schinz Consp. V, p. 493.
Delagoa-Bay : Hangwane, Junod 485.
Kapkolonie, Transvaal, Angola.
HYDROCHARITACEZÆ.
Lagarosiphon muscoides Harv. in Hook. Journ. of Bot. IV (1842), p. 230,
1. XXI; var. major Ridl. in Journ. Linn. Soc. XXII (1886), p. 233;
Dur. et Schinz Consp. V, p. 2.
Delagoa-Bay : lac de Rikatla, Junod 430.
«Nkouche » (Vern.) = überhaupt Wasserpflanze (Junod).
Kapkolonie, Transvaal, Kalachari ; die Art überdies in Angola.
GRAMINA!,
* Imperata cylindrica (l,.) Palisol Agrost. (1812), p. 5, L 5: Dur. et Schinz
Gonsp. V, p. 693.
Var, Thunbergii Hack. in DE, Monogr. Phan. VI (4889), p. 94.
Delagoa-Bay : Junod 16,
! Bestimmt von Prof. Dr Hackel in St, Pölten.
S90 _ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
Verbreitet in Afrika; eine abweichende Form auch auf Madagaskar und
gleichzeitig auf dem afrikanischen Festlande sowiein China und Japan.
* Andropogon amplectens Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 104: Dur. et
Schinz Consp. V, p. 705.
Delagoa-Bay : Junod B.
Betschuanaland und südöstliche Kapkolonie.
A. contortus L. Spec. pl. ed. 1 (1753), p. 1045. subsp. Roxburghii Hackel
in DC. Monogr. phan. VI (1889), p. 586: Dur. et Schinz Consp. V,
p. 709.
Delagoa-Bay : Junod 45.
Madagaskar, Mauritius.
Eine polymorphe Art, die Vertreter in allen Erdteilen (excel. Australien)
hat.
A. eucomus Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 10%; Dur. et Schinz Consp. V,
p. 711.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Trop. und subtrop. Afrika, ostafr. Inseln und Kapkolonie.
A. Ruprechti Hack. in DC. Monogr. Phan. VI (1889), p. 645.
Delagoa-Bay : Junod 157.
Tropisch Westafrika; Mexiko.
Perotis indica (L.) O. Kuntze Rev. Gen. PI. IT (1891), p. 787.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Ost- und Westafrika, Indien, China, Japan.
* Perotis latifolia Ait. Hort. Kew. I (1789), p. 85: Dur. et Schinz Consp. V,
p. 734.
Delagoa-Bay : Junod 23.
Trop. Afrika, Indien, China, Japan.
* Panicum commutatum Nees in Linnæa VIT (1832), p. 274; Dur. et Schinz
Consp. V, p. 743.
Delagoa-Bay : Junod 162.
Gehört vermutlich zu var. genuinum Hack. in Dur. et Schinz Consp. V,
p- 74%, die in Deutsch-Südwest-Afrika, in der Kapkolonie und in Natal
verbreitet ist.
P. maximum Jacq. Icon. pl. rar. I (1781), t. 13; Dur. et Schinz Consp. V,
p- 73.
Delagoa-Bay : Junod 216.
Trop. und subtrop. Afrika; vielerorts in den Tropen und Subtropen als
Futterpflanze kultivirt und verwildert.
P. Perrottetii Kunth. Rev. Gram. IT (1829), t. 176; Dur. et Schinz Consp. V,
p. 759.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Senegal, Indien.
(23) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 891
* P. unguiculatum Trin. in Mém. Acad. Pétersh.. ser. 6, HT 2 (1835), p. 275;
Dur. et Schinz Consp. V, p. 767.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Kapkolonie.
Panicum spec.
Delagoa-Bay : Menyhart.
Tricholæna rosea Nees Fl. Afr. austr. (1844), p. 16; Dur. et Schinz Consp.
V, p. 770.
Delagoa-Bay : Junod 7.
Kapkolonie, trop. Afrika, Madagaskar.
Aristida aff. vestitæ Nees.
Delagoa-Bay : Monteiro.
Sporobolus virginicus (L.) Kunth. Rev. Gramin. I (1829), p. 57; Dur. et
Schinz Consp. V, p. 824.
Delagoa-Bay : Junod 116.
Tropen und Subtropen beider Halbkugeln.
* Cynodon Dactylon (l..) Pers. Syn. Plant. I (1805), p. 85; Dur. et Schinz
Consp. V, p. 856.
Delagoa-Bay : Junod 205.
Kosmopolitisch.
Chloris elegans H.B. K. Nov. Gen. et Spec. I (1815), p. 166.
Delagoa-Bay : Junod 238.
Mexiko.
Eleusine geminatum Lange Ind. Sem. Hort. Haun. (1861), p. 28.
Delagoa-Bay : Junod 231.
Spanien.
* E. indica (L.) Gärtn. De fruct. et Sem. I (1797), p. 8; Dur. et Schinz
Consp. V, p. 866.
Delagoa-Bay : Junod 237.
Kosmopolitisch.
Dactyloctenium ægyptium (L.) Willd. Enum. pl. hort. Berol. (1809),
p. 1029 ; Dur. et Schinz Gonsp. V, p. 868.
Delagoa-Bay : Junod 242; Otto Kuntze.
Subkosmopolitisch.
Leptochloa falcata (Hackel) Rendle in Hook. Te. Pl. XXVII (1899), L. 2610.
Pogonarthria falcata Hack. in Bull. Herb. Boiss. III (1891), p. 386.
Delagoa-Bay : Junod 215.
Kalachari, Transvaal, Oranjefreistaal,
Eragrostis Chapellieri (Kunth.) Nees Fl. Afr, austr. (1841), p. 392; Dur. el
Schinz Consp. V, p. 881.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Madagaskar, Mossambik.
892 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
* E. ciliaris (L.) Link. Hort. bot. Berol. I (1827), p. 192; Dur. et Schinz
Consp. V, p. 881.
Delagoa-Bay : Menyhart, Junod 33.
Tropisch. kosmopolitisch.
Centotheca mucronata (Palisot) Benth. in Benth. et Hook. Gen. Plant. III
(1883), p. 1190; Dur. et Schinz Consp. V, p. 898.
Delagoa-Bay : Junod 360 à.
Westafrika.
CYPERACEÆ!.
Cyperus articulatus L. Spec. pl. ed. 1 (1753), p. 66; Dur. et Schinz Consp.
V, p. 548.
Delagoa-Bay : Junod 39.
Trop.-kosmop.
* C. compactus Lam. Ill. gen. Encyel. I (1791), p. 144: Dur. et Schinz
Consp. V, p. 592.
Delagoa-Bay ; Junod 88, 395.
Verbreitet in Afrika von der Südspitze bis zum Nil-Oberlauf, auch auf
Madagaskar und andern ostafrikanischen Inseln.
* C. compressus L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 68; Dur. et Schinz Consp. V,
p. 553.
Delagoa-Bay : Otto Kuntze.
Kosmopolitische Tropenpflanze.
* C. flabelliformis Rottb. Deser. et icon. pl. (1773), p. 42, t. 12, fig. 2; Dur.
et Schinz Consp. V, 562.
Delagoa-Bay : Junod 355.
Trop. Afrika, Madagaskar, Reunion, Arabien,
* Cyperus immensus C. B. Clarke in Journ. Linn. Soc. XX (1883), p. 294;
Dur. et Schinz Consp. V, p. 565.
Delagoa-Bay : Forbes, Otto Kuntze.
Mossambik, Oranjefreistaat, Kilimandjaro, Madagaskar.
! Bestimmt von C. B. Clarke in Kew.
(Fortsetzung folgt.)
De Danske Blomsterplanters Naturhistorie.
GC. Raunkiær. Part. I. Enkimbladede. SY°, pp. Ixıx, 724, tt. 293. Copenhagen,
1895-1899 (Histoire naturelle des Phamerogames danois, vol LE Les
Monocotylées).
Ce livre de cent pages lorme la premiere partie d'un grand ou-
vrage dans lequel l'auteur s’est proposé de donner une description
complète des plantes du territoire assez limité du Danemark. Cepen-
dant il ne s'agit pas là de simples descriptions comme on en trouve
dans les flores ou les ouvrages de classification. En effet, à côté de
la morphologie extérieure. on trouve dans cel ouvrage un exposé
soigné de l'anatomie et de la physiologie des divers groupes. La bota-
nique d'aujourd'hui ne peut pas, comme autrefois, se contenter
d'être seulement descriptive : elle doit contribuer à résoudre les
grands problèmes de la biologie.
Sans doute, la solution de ces problèmes exige des hypothèses,
mais ces hypothèses doivent être basées sur des faits de détails nom-
breux et bien établis. Le but de ce livre est précisément de fournir
cette base materielle. et par là d'aider au développement de la
connaissance des espèces. L'auteur commence par exposer ses vues
sur l'espèce, et son mode de formation, ainsi que sur les questions
de migrations, de variabilité et d’heredite. Et comme dans ces ques-
lions, les divergences proviennent souvent de ce que l'on ne s'entend
pas sur les mots, l’auteur s'efforce moins de défendre ses propres
opinions que de donner des définitions claires et de fournir une
conception exacte de ses principes ou de ceux de ces prédécesseurs.
Il nous semble que cette introduction est particulièrement réussie ;
l’auteur y fait preuve de bon sens et d’une saine critique.
La description des especes mêmes nous paraît dans la plupart des
cas soigneusement approfondie. Naturellement l'auteur n'a pu donner
la description détaillée de toutes les formes et variations signalées
en Danemark, mais seulement les traits caractéristiques des espèces
bien établies et généralement reconnues. En général, la description
comprend le mode de croissance, l’enchainement et l'organisation
des bourgeons, l'innovation végélative, le mode d’hivernage, la
structure des feuilles, tiges et racines, la pollination, la dissémination
et la germination.
Ce livre est enrichi de 300 illustrations originales et bien réussies.
Un index renfermant plus de mille numéros bien coordonnés, contient
la bibliographle du sujet. Somme loute, nous ne pouvons que sou-
haiter à cet excellent livre la faveur qu'il mérite; nous aimerions
seulement le voir paraitre aussi dans une langue plus répandue que
le danois.
BULLETIN u eh a . .
DE
’ à ci
LHERBIER BOISSIER. |
SOUS LA DIRECTION DE à ; 5 La
EUGÈNE AUTEAN |
Conservateur de l'Herhier. : \ :
Tome VII. 1899. 3
Ce Bulletin renferme des Iravaux originaux, des notes, etc. " otanique >
systématique générale: Il parait a époques indéter mindes au prix de Fr. 15. en Rn
pour la ‚Suisse et de Fr. 20.— UL: ii emauger en ea ut
Tome 1 (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices. ,
» 11 (1894). 769: 2 ee ; AN:
Sn m (1899)... 706... AO vn sen
DS IN 4806) 068 25 9 00 Set y Re à
V (1807) 1135.» a5 D a
> "VI (4898), 1034 » 19 » et 3 » et Akplanchess
=
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHANBESY près Ganève (se, “
2 RN EN &
o BSERVATION 1;
Les auteurs des travaux insérés ne le Bulletin de l'Her bier Boissien
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément. x
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-Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
SOUS LA DIRECTION DE
0 à L Ça - n , | à
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(Ghaque BPHaBBr atent est Tele de ses travaux.)
Ba )
Tome VII. 1899.
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7
ce N° a Ber Fe 30 décembre 1899.
GENÈVE er BALE
L | GEORG & Cie ECC
PARIS hi © BERLIN Br.
‘
PAUL KLINCKSIECK | Cl VIHEDLÆNDER & SOHN
| 89 rue des Hoi. de | 4 | 44, Carlairane,
SOMMAIRE DU N° 12. — DÉCEMBRE 1899.
4
—
IT, — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (site).
IV. — Emile de Wildeman. ln THEOBRO MA: NOTE
VEAIS@lanche ND 0 eee En
V. — John Briquet. — NOUVELLE NOTE SUR L'AGROSTIS
RUBRA DES AUTEURS SAVOISIENS ET SUR LE GALA-
MAGROSIIS:TENELLA?. 0, 4... ER ne
VE — John Briquet. — NOTICE SUR LE HIERACIOTHECA
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Table des travaux par noms d’auleurs contenus dans ce volume. VIT.
Table des planches contenues dans ce volume. VIL...... PUR RAA
Dates de la publication de chaque DHMÉTO ES SER EN ALIAS
Index des noms de plantes cités dans ce volume. VIE. ...........
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 11. — Theobroma Kalagua De Wild.
2
Tue année, N° 12. Décembre 1899,
tte — un RER PAST ER RL PRES LPS LIT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
- SOUVENIRS D’ANTAN
PAR
Alfred CHABERT.
(Suite et fin.)
Du meme au meme.
Combebonnet près Beauville, le 26 août 1827.
Je vais enfin faire partir votre paquet, et certes je conviens qu'il est bien
temps...
Je désire que mon paquet remplisse votre altente... Les plantes exotiques
données à M. Saint-Amans par MM. Bory de Saint-Vincent, Bonpland, Poileau,
sont à la fin du paquet, J'ai copié les étiquettes telles qu'elles étaient, et J'ai dit
de qui venait la plante. J'espère que cette partie vous fera plaisir. Il y a peu de
eryptogames, il est vrai, mais il n’y en avait pas davantage dans les herbiers de
M. de Saint-Amand. Veus n'y trouverez ni mousses ni lichens, mais il ya un
assez bon nombre de fougères, quelques Carex, etc...
L'herbier des Pyrénées de M. Saint-Amans est loin d'être complet. Plusieurs
personnes y ont puisé avant moi, el surtout mon ami Chaubart, à qui M. Saint-
Amans accordait tout ce qu'il désirait. Je n'ai donc pas pu vous envoyer de toutes
les espèces rares ou nouvelles, Ce sont précisément celles que l'on a le moins
épargnées, Je vous en communique quelques-unes cependant... Lorsque je vous ai
écrit la première fois d'Agen, je ne m'attendai pas à trouver cet herbier si
demuni...
Quant à l'herbier de l’ Agenais, il est encore plus dépourvu que celui des Pyre-
nées, M, Chaubard, qui avait la manipulation de tout et qui est bien vérilable-
ment le principal auteur de la Flore agenaise, a emporté à Paris, où il est depuis
trois ans, la plupart des espèces les plus rares, presque toutes celles désignées
comme nouvelles et toute la eryplogamie,
BULL. HERBE, ho1ss,, décembre 1899. 61
89% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
Balbis a B.
Turin, 21 nivôse, An XI.
Monsieur, d’après vos désirs, je vous préviens que je vous ai préparé un gros
paquet de plantes que vous pouvez envoyer prendre chez moi quand il vous
plaira, pourvu qu’une personne se présente autorisée par vous à le retirer. Je n’ai
pas mis certainement tout le nombre des plantes que vous me demandez ; il eut
êté impossible de le faire, à cause du temps que cela entraîne et parce que le
paquet serait devenu énorme; vous y en trouverez une grande quantité prise dans
l’herbier d’'Alliont.
Il est encore une autre manière d'augmenter ses collections qui n’est
pas coûteuse et révèle un esprit très inventif. Sa divulgation me paraît
nécessaire, pour que les Sociétés d'histoire naturelle n’accordent pas à la
légère les titres de membre honoraire ou de membre correspondant, et
qu'elles se méfient des sociétaires qui feraient des présentations trop fré-
quentes à ces titres, surtout s’ils sont commerçants d’objets d'histoire
naturelle.
Soleirol à X.
Thionville, 6 juillet 1825.
...Je vous remercie beaucoup de la bonté que vous avez de vouloir me présenter
à la Société helvétique des Sciences naturelles. Je crois que cela ne peut m'être
d'aucune utilité ; ce ne serait que pour l'honneur. Or, je ne m'occupe de bota-
ni jue que parce que j'aime cette science avec passion et non pour me faire une
renommée.
Sur une cinquantaine de botanistes à qui pareille offre a été faite par
le même individu, et dont j'ai vu les lettres, Soleirol est le seul qui ait
refusé. Il était probablement en relation avec Marénal, ou il connaissait
par voie indirecte l’ineident dont ce botaniste parle dans la lettre sui-
vante :
Marenal à X.
Paris, au 20 novembre 1824.
Monsieur, voici sept lettres que vous laissez sans réponse depuis un an ! Pour-
quoi ce silence obstiné ? Ne les avez-vous pas recues ? Cela n’est pas possible. En
(43) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D.ANTAN. 895
tout cas cette lettre est ma dernière et pour la dernière fois je vous écris et je
rappelle les faits.
Nous étions convenus d'échanger des plantes. Je vous ai envoyé les 500 espèces
que vous avez désignées sur mon oblata : mais au lieu de me réciproquer par les
500 que j'avais notées sur le votre, conformément à nos conventions, vous
m'adressez, avec vos très vifs remerciments (ce sont vos propres expressions), le
diplôme de membre correspondant d'une Sociélé savante très honorable et très
estimée, je ne dis pas non, mais qui m'importe peu à moi qui, étudiant la bota-
nique, veux des matériaux d'étude et non un titre qui ne me sert à rien, puisque
je ne vais pas dans le monde, que je ne vise à rien, que je ne tiens à rien, que je
n'ai pas besoin de ce titre pour le mettre sur mes cartes de visites auxquelles mon
nom suffit, ni sur la première page d'un ouvrage, puisque je ne publie rien.
En recevant ce diplôme, je vous ai écrit que j'en étais fort étonné, puisque je
ne l'avais pas demandé, et je vous ai dit que je voulais les 500 espèces convenues.
Vous avez eu l'audace de me répondre que le diplôme en valait 5000, avec un
ridicule plaidoyer à l'appui, et depuis lors vous n'avez plus rien répondu à mes
sept lettres de réclamation. Sachez, Monsieur, que si vous avez trouvé des imbé-
eiles qui se sont laissés flouer, ce n'est pas Marénal qui le sera aujourd'hui.
Done si le 20 décembre prochain je n’ai pas recu, en aussi beaux et aussi nom-
breux exemplaires que les miens, les 500 espèces que vous me devez, j'adresserai
ce jour-là même au Président de la dite Société une plainte accompagnée de la
copie de vos lettres et des miennes, pour que vous soyez chassé honteusement de
la dite Société ; j'adresserai copie de ma plainte, etc., à tous les membres de la
susdite, si cela est nécessaire, pour qu'ils sachent que leur diplôme n'est pour cer-
tain de leurs confrères qu'un vil objet de troc et un moyen de filouterie. Ensuite
je vous atlaquerai devant la justice de votre pays, car s’il v a des juges à Berlin,
il y en a aussi à ..…. J'ai dit. A bon chat bon rat..
A bon entendeur salut. MARENAL.
Ce fait n’est pas exceptionnel; un de mes amis en a été victime, il ya
quelques années, de la part d’un botaniste habitant une contrée de l'Est
encore peu connue, En échange des plantes envoyées, il reçut un
diplôme et rien autre, contrairement à leurs conventions. Cinq ans plus
tard, un de ses parents allant faire un voyage en Orient, il le pria de
s'arrêter dans la ville de ... et de s'informer de ce botaniste. Il était
décédé depuis peu; sa famille se montra désolée de la chose, offrit
aussitôt une indemnité qui fut refusée, expliqua que son chef atteint de
sénilité précoce n'avait depuis longtemps plus guère conscience de ses
actes, qu'il avait fondé une société savante où il s'était trouvé A peu
prés seul et qu'il en distribuait les diplômes par le monde. Elle empêcha
le voyageur de partir, le présenta à ses amis, lui facilita l'exploration
du pays et fit tant par ses amabilites et ses prévenances qu'au lieu de
s'y arrêter vingt-quatre heures, il y resta trois semaines et qu’un
moment il songea à épouser la fille cadette du botaniste! Le temps qu'il
896 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (44)
passa à ... me disait-il plus tard, fut de beaucoup le plus heureux de
ses voyages. En se séparant de ces gens si accueillants, il promit que
le nom de leur père ne serait jamais prononcé, si l’histoire était divul-
guée plus tard. Du reste à quoi bön le publier? Il s’agit iei d’un cas
pathologique et non d’une filouterie.
IX
Les botanistes sans relations, vivant à la campagne ou dans de petites
villes, feront bien de se defier des confreres qui leur proposeront des
échanges en vantant la richesse de leur herbier, l’abondance de leurs
doubles, en parlant de leur générosité, de leur munificence. Presque
toujours ceux-là sont semblables aux femmes qui, sans avoir été pro-
voquées, parlent de leur vertu, aux paysans qui parlent de leur probité.
Les femmes vertueuses, les gens honnêtes ne songent pas à en faire parade.
Parmi de nombreuses lettres reprochant un manque de parole, je n’en
reproduirai ‘que quelques-unes signées de noms connus. Il n’est pas
impossible du reste que cet oubli des obligations contractées soit dû
souvent, non à l’improbite, mais à une habitude de vantardise jointe
à un grand désordre. L’individu persuadé de pouvoir faire face à ses
engagements. un jour ou l’autre, en contracte sans cesse de nouveaux,
comptant sur l’imprévu, ne se préoccupant pas d’echeances qui n’ont
rien de menaçant. Retenu par les devoirs d’une profession très absor-
bante, forcé par le res angusta domi à servir les premiers les botanistes
qui paient ses plantes en argent, il renvoie de mois en mois, d'année en
année, ceux qui n’ont ni notoriété ni relations, les leurre de promesses
sans cesse répétées, s’amuse parfois de leur desappointement, les entre-
tient de ses affaires personnelles, de sa famille, leur en envoie les com-
pliments et les fait ainsi patienter longtemps, longtemps... et arrive
même à les lasser, comme ce brutal qui, exaspéré par une lettre annon-
cant un nouveau retard, lui écrivit :
Venise, le 23 novembre 1817.
Monsieur, cessez de me fatiguer par vos flagorneries et par les faux prétextes
dont vous me leurrez depuis vingt-cinq mois. Envoyez-moi les plantes que vous
me devez ; sinon allez au diable, vous, votre femme et vos enfants, dont les com-
pliments ne servent qu’à masquer vos indélicatesses.
(45) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 897
I nous paraît inutile de faire connaître le nom du destinataire de
cette lettre et des lettres suivantes: car il ne serait pas juste de le
publier, sans publier en même temps ses réponses qui permettraient de
juger de la valeur des griefs à lui imputés. Or ces réponses, il nous a
été impossible de nous les procurer. Du reste, pour une étude psycho-
logique, et non historique, comme celle-ci, le nom du botaniste importe
peu. Nous le désignerons donc par la lettre Y.
Y. à l'Intendant general.
le 44 août 1837.
Quoique je possède le plus riche herbier des Etats de S. M., il est de 24 à 25
mille plantes et mon magasin de 250 mille échantillons disponibles, quoique
plus de 200 botanistes, dont la plupart auteurs ou professeurs, m’aient envoyé
des plantes, un seul m'a envoyé la Variolaria lactea Pers et Ach.
Mougeot a Y.
Bruyères (Vosges), le 30 décembre 1822.
Monsieur, j'ai l'habitude, vers la fin de décembre, de passer en revue ma
correspondance scientifique et de répondre enfin à toutes les lettres que J'ai reçues
pendant le cours de chaque année. La vôtre du 5 mars est la dernière, et cela
devait être; car enfin il m'en coûte infiniment de venir encore une fois perdre
mon lemps à vous faire des reproches. J'avais espéré que vous pourriez réfléchir
à ce qu'a de scandaleux et de nuisible au progrès des sciences naturelles la
manière évasive que vous employez à mon égard: mais je me trompais. Vous
n'ignorez cependant pas combien avantageux sont les échanges des productions
de la nature. Vous aimez à recevoir, mais vous ne voulez rien rendre ; vous
payez de belles paroles, de promesses solennelles, et les jours s'écoulent sans que
vous songiez sérieusement une seule fois à me donner la plus légère marque de
la sincérité de vos discours. Je n'ai à me plaindre d'aucun de mes correspon-
dants que de vous seul, et il m'est bien pénible de vous le répéter encore
aujourd'hui.
Je concois tout ce qu'a d'épouvantable un tremblement de terre. J'ai bien pris
part au désordre qu'il a causé dans vos collections, Je pourrai vous dire aussi
qu'un affreux incendie a ravagé, au mois de juillet dernier, une partie de notre
petite ville, et qu'il nous a causé à mon frère el à moi une perte de 50 mille
francs ; la maison que j'habite n'ayant point été alleinle, nous avons lâché de
prendre le dessus, et je suis également parvenu à remplir nos engagements. Il
me semble que vous n'auriez pas dû oublier les vôtres ; un tremblement de terre
n'est pas pis qu'un incendie, Vos différents avec $S., très désagréables, j'en
conviens, ne devaient pas vous empêcher de soigner ce que nous avions convenu,
398 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (46)
Mais, Monsieur, à quoi bon tout ce que je vous dis ici ? Je vois bien depuis long-
temps qu'il n’y a rien à espérer de vous...
Hodel à Y.
Strasbourg, le 26, 1828.
Monsieur,
.... Je suis vraiment étonné des grands envois que vous faites en échantillons
par tous les côtés. Vous m'avez parlé de plus de 18 mille dans 14 mois; mais
aussi je suis bien étonné de ce que vous m'avez tant oublié. étant plus de cinq
ans que je me suis patienté d'attendre vos promesses d’une collection d’échan-
tillons. Je puis vous assurer que si toute correspondance serait organisée de
cette manière, des siècles ne suffiraient pas pour se procurer une petite collection
de plantes...
Strasbourg, le % octobre 1828.
... Parmi le nombre des plantes que vous m’avez envoyées... beaucoup sont
des espèces communes dans nos environs, particulièrement un grand nombre de
vos graminées qui, à l'exception de quelques unes de la France méridionale, se
trouvent dans tous les herbiers de tous les commencants.
Des plantes cultivées, je n’en veux pas parler: les Aconitum et les Delphinium
nous les cultivons nous-mêmes...
Delise a Y.
Vire, 1 juillet 1826.
En arrivant de Paris... j'ai trouvé une lettre de vous, lettre sur laquelle je
ne comptais plus et remplie de promesses sur lesquelles je compte moins encore...
La vie est trop courte pour attendre 12 ans un envoi de plantes...
Mathonnet a Y.
Villard d’Arene, le 24 février 1839.
... J'aimais à croire que je n'avais pas manqué de correspondre avec géné-
rosité, franchise et bonne volonté aux demandes que cet ami! m'avait faites...
Je m'attendais, d’un jour à l’autre, à recevoir en retour un petit paquet de
plantes d'un quart de celui que j'avais adressé à Lyon, ainsi qu'il m'avait été
Lorsque Mathonnet est fâché avec quelqu'un, il lui parle à la troisième
personne.
(47) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 899
promis, ce qui m'aurait fait plaisir. Ne voyant rien arriver, j'ai pensé que M. Y.
‘était devenu gascon et qu'il ne voulait plus rien de moi, et qu'il avait oublié
ses belles promesses qui n'avaient servi qu'à me stimuler et à me conduire
comme un enfant à qui l’on promet et à qui l’on ne tient pas souvent
Balbis à Y.
Turin, ce 2 novembre 1812.
Très reconnaissant, Monsieur, aux promesses les plus solennelles que vous
avez bien voulu me faire lors de notre entrevue à Turin, j'attendais toujours
que vous les eussiez réalisées. Tout était prêt pour recevoir d’aussi belles plantes
que vous m'aviez promises: déjà le papier était préparé pour mettre de côté les
échantillons de celles que vous aviez desséchées, mais... mon attente a élé
jusqu'ici tout à fait vaine, comme elle a été déjà plusieurs fois. Ceci m’apprendra
d'être moins empressé à l'avenir à croire à toutes et à lant de promesses.
Louis de Brondeau à Y.
Estillac, 21 octobre 1829.
...Je vous le répête, vous promettez de donner avec lant de largesse que je
n'ose faire échange avec vous. Pen de botanistes sont en état de donner comme
vous.
Beaupré à Y.
Calais, le 21 septembre 1827.
... Je ne m'élonne pas si vos inquiétudes el vos chagrins vous ont détourné
de la bolanique et de la continuation de vos relations : je ne puis voir qu'avec
le plus grand plaisir que vous ne m'avez pas oublié, Vous me confondez par
l'appareil imposant de vos richesses et je jouis d'avance du plaisir que j'aurai
d'obtenir de vous des plantes.
J, Gay à Y.
2 novembre 1812.
délais extrémement surpris de ne point recevoir de vos nouvelles, et sans
pouvoir penser que vous m'eussiez entièrement oublié, je ne pouvais m'empêcher
d'avoir un pelit levain contre vous, Votre petit article raccommode tout, et depuis
ce moment je tiendrai M. Y. pour un Botaniste loyal, comme nous devons
l'être tous, Mais comme il n'est pas juste que je pälisse des sottises du courrier,
900 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
ou de l’occasion à laquelle vous avez confié votre paquet, vous m’obligerez de
ne pas vous tenir tout à fait quitte et de me faire un autre envoi qui, j'espère,
arrivera sans retard...
Mougeot, Delise, Mathonnet, Balbis, Gay finirent par recevoir les
plantes qui leur étaient dues. Il est possible que l’accroissement de leur
notoriété n’y ait pas été étranger.
Quelques personnes ont désapprouvé la note finale inscrite au bas de
certains Catalogues de plantes à échanger et publiant les noms des
correspondants qui ont manqué à leurs engagements. Je ne partage
pas leur avis. Il est bon que les gens qui foulent aux pieds leurs pro-
messes soient connus et mis dans l’impossibilité de tromper d’autres
confrères. Au surplus la mesure n’est pas d’hier. En 1832, Savi dut
menacer de l’employer pour obtenir satisfaction.
G. Savi a Y.
Pise. le 21 avril 1832.
Je crois que, depuis le temps du Patriarche Job jusqu'à présent, personne ne
se soit trouvé autant que moi dans l’occasion d'exercer la patience. Ils sont déjà
passé quinze mois, que je vous expédiai une caisse contenant 139 espèces de
plantes égyptiennes, des fruits, graines, bois, etc., expédition dont vous fütes
tres content et vous me promites d’y correspondre largement. Mais malgré mes
sollicitations et vos réitérées promesses, rien ne m'est parvenu de votre part...
Pise, le 8 septembre 1832.
Si dans le cours de cette année 1832, vous n'aurez satisfait à la dette con-
iractee avec moi pour les plantes égyptiennes, je vous promets de vous proclamer
(par la voie des journaux) en face à l'Europe, comme un homme qui manque à
sa parole, et comme un débiteur insolvable, et vous savez que j'ai bien raison
d'agir ainsi. En attendant, j'ai l'honneur de vous saluer.
Vanter les richesses de son herbier est facile; mais ce qui l’est moins
est de se souvenir de ses vanteries pour ne pas se mettre en contra-
diction avec soi-même et pour avoir les rieurs de son côté.
Cesati à Y.
Milan, le 1 mars 1836.
.… Je regrette beaucoup que vous n’avez pas fait usage de la faculté de garder
pour votre herbier les plantes que j'avais destinées préalablement pour M.
EA DB na
nr) M oh RE, VS RE ser Se SRE CS a et AR EIS AAN 0e ac De SE RS VE Seh ti ou
à è VRR
Pau, DES.
(49) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D'ANTAN. 901
.
Huguenin. Vous vous plaignez de ce que bien des especes contenues dans sa
pacotille ne l'étaient dans la vôtre. Parole d'honneur ! puisque c’&tait des espèces
des Apennins et des Alpes que l’on trouve quelquefois dans le Dauphiné et dans
le Piemont, je ne soupconnais pas qu'elles pouvaient se trouver manquer dans
vos collections !... Eh bien! je tacherai et pourrai vous dédommager de cette
injustice involontaire. Mais ce sera l'automne à venir, car à présent je suis
trop occupé...
N'aurai-je pas le plaisir de vous voir cette année? Vous me trouverez une
jolie et bonne fille qui dans quelques mois va être ma femme.
X
Le commerce des plantes d’herbier n’était pas au commencement du
siècle ce qu'il est aujourd'hui. De nos jours les comptoirs d'échange, les
marchands de plantes desséchées se font une concurrence très grande.
Certains sont ou étaient organisés sur de larges bases : Sarepta, Ster-
zing, Wien, Quimper, Pfordta, ete., avec toutes les garanties requises
d'authenticité des lieux de provenance et de rectitude dans la compta-
bilite. Ils rendent de grands services à la science.
Un comptoir ou un marchand laisse-t-il à désirer? Donne-t-il lieu à
de justes plaintes sur l’état des échantillons, leur préparation ou leur
conservation, sur l'exactitude des lieux d’origine, sur la comptabilité
ou sur d’autres motifs? La plainte est bien vite connue, et lorsque d’un
bout de l’Europe on demande des renseignements sur un comptoir
situé à l’autre bout ou sur les ventes d’un explorateur, on ne tarde pas
à être bien renseigné et à connaître les faits fâcheux s’il s’en est pré-
sente. On ne s’avance done qu'en connaissance de cause, ou l’on s'adresse
ailleurs.
Autrefois il n'en était pas ainsi. Les botanistes herborisant, les explo-
rateurs étaient bien moins nombreux: les marchands, les comptoirs
étant rares en Europe exercaient un véritable monopole et en abusaient
sans aucune honte, Les lettres de leurs clients sont remplies de plaintes
à ce sujet. Les amateurs et surtout les auteurs, qui avaient besoin pour
leurs études de réunir les plantes de certaines régions ou de certaines
familles, étaient obligés de passer par leurs mains, et lorsqu'ils ne
pouvaient les leur acheter et qu'ils devaient les acquérir par échange,
ils avaient à supporter leurs rebuffades et parfois même des grossié-
retés,
902 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
Guckenberger. assesseur des Collèges à Y.
Stuttgard, 21 août 1810.
J'avoue franchement, Monsieur, que je irouve pénible d’avoir à faire à un
homme de votre trempe. Vos étourderies et votre mauvaise foi surpassent toute
imagination, quoique j'en aie les preuves différentes et multipliées en main. Vous
me donnez des ordres comme si J'étais votre domestique et vous vous permettez
des grossiéretés et des invectives qui ne peuvent retomber que sur vous...
F. Schultz a Y.
Bitche, 9 mai 1846.
... Au beau milieu de toutes les peines que je me donne pour vous, je recois,
par l’entremise de mon ami Billot, une lettre de vous, Monsieur, comme je n’ai
jamais recu de lettres. Je vous pardonne, je suis chrétien et j'agirai en consé-
quence. Je ne vous en dirai pas davantage.
Certains avaient soin dans leurs ventes et dans leurs échanges de se
montrer coulants et même généreux avec les botanistes célèbres occu-
pant un haut rang dans la science ou dans le professorat. Dans leur
correspondance avec eux, ils faisaient parade de sentiments élevés; ils
faisaient montre de désintéressement, d’amour de la science! Mais leurs
rapports avec les gens moins en vue étaient empreints d’une bonne foi
relative ou tout au moins d’une grande négligence; et lorsque ceux-ci
se récriaient, ils jetaient les hauts cris, parlaient de leurs relations ami-
cales ou intimes avec les savants les plus illustres de l’époque. On les
voit dans leurs lettres invoquer successivement suivant le moment où
les débats avaient lieu, les noms des contemporains les plus connus :
Gouan, Villars, de Candolle, Colla, Balbis, Bertoloni, Moris, Savi, De
Notaris, Cesati, Reichenbach, de Hoffmannsegs, de Martius, ete.; ils se
disaient prêts à invoquer leurs témoignages en leur faveur, et medu-
saient ainsi les pauvres diables qui, perdus au fond de leurs provinces,
n’osaient élever la voix contre des hommes ayant de si belles relations!
Ne croyez pas que l’espece de ces gens soit perdue. Pareille chose est
arrivée, il y à peu d’années, à un de mes jeunes amis. Peu intimide, il
envoya la lettre au savant mis en cause; celui-ci lui répondit aussitôt
qu'il avait acheté une seule fois des plantes à l'individu et n’en avait
pas été satisfait; qu'il n'avait eu et n’aurait pas d’autres rapports avec
Jui. ;
(51) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 903
A force de lire, au commencement et à la fin des lettres à eux adres-
sées par des savants en renom, cette formule banale : « Mon cher con-
frère », certains individus finissent par croire que c’est arrivé, qu'ils sont
vraiment les égaux des savants les plus illustres. Au retour d’un voyage
dans une grande ville, X répondit avec une naïveté amusante, devant
vingt personnes, à une dame qui lui demandait quel était le meilleur
souvenir qu'il eut rapporté de son voyage : « Mon meilleur souvenir,
c'est celui d'un grand dîner donné par …., où nous étions quarante
savants! » Le pauvre homme se croyait savant, parce qu’il passait plu-
sieurs heures par jour à remuer des plantes desséchées pour les échanger
ou pour les vendre.
V. Hoffmannsegg à Huquenin, du 5 décembre 1833.
I! n'a pas tort. Il compte les savants comme J'ai vu compter les moutons
en Auvergne. En Auvergne, 99 moutons et le berger font 100 bêtes. A Lyon,
39 hommes instruits et un autre font 40 savants.
Un état d'âme vraiment singulier existe chez quelques botanistes et
explique leur manière d'agir dans leurs échanges, manière d’agir qui,
au premier abord, paraît être de l’indélicatesse, tandis qu'eux au con-
traire sont convaincus que ce sont les autres qui sont indélicats à leur
égard. Cet état d’äme s’est formé peu à peu par suite des citations
nombreuses faites de leurs noms après les ‘indications de localités,
dans des ouvrages fort en vogue. Ils en arrivent à se regarder comme
des autorités en la matière, à se persuader qu’en passant par leurs
mains et en en sortant accompagnées d’une étiquette revêtue de leur
signature, les plantes acquièrent une immense valeur. Ils en envoient
donc peu et sont fort mécontents de ne pas en recevoir dix fois davan-
tage, tandis que leurs correspondants connaissant leur nullité ou leur
médiocrité scientifique, sont à cent lieues de se douter de leurs préten-
tions absurdes et inavouées et sont trés mécontents de leur côté de
recevoir aussi peu. Il en résulte des appréciations peu flatteuses comme
celles contenues dans les lettres de Jordan et de Prost récemment
publiées par M. Malinvaud ', et auxquelles je renvoie le lecteur sans
qu'il me paraisse utile d'en reproduire encore d’autres.
On voit encore de nos Jours certains auteurs de flores en cours de
’ Bulletin de la Société botanique de France, 1897, page CXXIV.
90% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (52)
publication eiter des localites de plantes rares ou se trouvant en dehors
de leur aire de végétation, sur la foi de Bonjean, d’Huguenin et d’autres.
dont ils ont bien soin de eiter les noms pour prouver la verite de leurs
assertions. Ah! le bon billet qu’a La Chätre! Ils démontrent ainsi qu'ils
n’ont aucune idee de la maniere dont les marchands preparaient leurs
envois de plantes dans le vieux temps. J’y ai vu travailler Huguenin
dans ma prime jeunesse, et ee que j’ai appris de ses coneurrents m’a
convaineu qu'ils travaillaient presque tous de la même facon. On s’en
assurera facilement du reste en examinant leurs herbiers ou leurs maga-
sins. Le papier étant très coûteux alors, on y voit dans la même feuille '
placés pêle-mêle et non fixés plusieurs étiquettes différentes et plusieurs
échantillons de localités diverses, appartenant ou censés appartenir à la
. même espèce. Ils se mêlent souvent lorsqu'on ouvre la feuille, et il est
habituellement impossible de savoir à quelle plante se rapporte chaque
étiquette.
Huguenin préparait toujours plusieurs paquets en même temps, de
quatre à huit. Il prenait dans son magasin l’espèce demandée par
chaque correspondant, ouvrait la feuille, y prenait deux ou plusieurs
échantillons avec une étiquette quelconque et les placait sur le paquet
à lui destiné. Souvent il écrivait lui-même l'étiquette, sans se préoccuper
de celles qui étaient dans la feuille, de sorte qu'il arrivait quelquefois.
mais rarement, que la localité était justement indiquée! Un jour je lui
fis remarquer qu'il attribuait une origine savoyarde à des plantes
récoltées dans le Tyrol par Faechini. « Qu'importe! me répondit-il, le
destinataire aime mieux ça! » Et depuis lors je ne fus plus admis à
assister à ses manipulations.
Le professeur Dacquin avait imaginé, à la fin du siècle dernier, d’af-
firmer dans une brochure l’existence en Savoie d’une série d’espèces
qui n'ont jamais pensé y croître. Huguenin, trente ans plus tard, erut
bien faire de suivre son exemple et il enrichit la flore de la Savoie d’une
manière tout à fait fantaisiste. Reichenbach dans son Flora excursoria,
le cite avec soin. Comme réclame pour la vente des Centuries d’Hu-
guenin, cela eut un grand succès. De toutes les indications de celui-ci,
la plus curieuse, celle qui témoigne d’une grande indépendance d’esprit,
est sans contredit l’indication en Maurienne du Cytinus hypocystis, sans
qu'il prit la peine d’y indiquer en même temps sa plante nourricière, le
* L'herbier d’Huguenin est déposé au Musée d'histoire naturelle de Cham-
béry.
geld» NE En Pa AS BC PA TE DaB N EME NOTE PR PRE À
(53) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 905
Ciste. Apres tout, il est possible qu'il ne erut pas la chose nécessaire, et
que le parasitisme du Cytinus ne lui sembla pas démontré.
On ne peut done faire aucun fondement sur les indications de loca-
lités portées sur ses étiquettes. En peut-on faire davantage sur celles de
Bonjean? Agé de dix ans, lorsqu'il mourut, je ne l’ai jamais vu opérer,
mais je suis persuadé que non; car le désordre de son herbier et de son
magasin, le mélange des étiquettes et des échantillons de localités
diverses sont les mêmes chez lui que chez Huguenin. Du reste il distri-
buait-ses plantes avec ses étiquettes personnelles imprimées à l’avance
et portant comme localité seulement la station : les montagnes, les
Alpes, les haies, les prairies; ou bien le pays ou la province : Italie,
Espagne, Corse, Sardaigne, Egypte, etc. Quelques-unes indiquaient
bien des localités de Savoie ou le Mont-Cenis; mais il les mettait avec
des plantes de toute provenance. S'il aimait à parler de la pédiculaire à
laquelle son nom avait été donné, quoique plusieurs années auparavant
Gaudin l'eut baptisée P. cenisia, il passait volontiers sous silence un
Erigeron qui parut nouveau à Colla et qui fut nommé par lui Æ. Bon-
jeani. Avant de le publier, Colla en voulut connaître le lieu d’ori-
gine. Durant huit mois Bonjean fit la sourde oreille, puis il finit par lui
écrire qu'il l'ignorait. Or aujourd'hui, après soixante ans, on ne sait pas
encore d'où la plante est originaire.
Son magasin et son herbier non classé sont déposés au Musée d’his-
toire naturelle de Chambéry. A sa mort, Duby acheta 600 fr. les erypto-
games. Puis un Anglais, dont je n’ai pu savoir le nom, paya 60 1. st. le
droit de choisir dans les collections (herbier et magasin) plusieurs
échantillons de chaque espèce de plantes sauvages, à la condition de
laisser au moins trois échantillons des espèces rares qui n'étaient repré-
sentées que par un petit nombre d'individus; mais il ne devait pas
toucher aux plantes cultivées. Comme elles n'avaient aucune valeur, ce
qu'ignoraient les héritiers, l'Anglais avait suggéré lui-même la condition
et l’observa religieusement. Il emporta aussi une partie de la correspon-
dance, surtout celle provenant des botanistes anglais, russes et alle-
mands. Un peu plus tard, le banquier Pillet-Will, croyant les collections
intactes, les paya 3,000 francs et les donna au Musée. Or les 150 paquets
dont elles se composent valaient à peine 3,000 sous. C’est bien la plus
Jolie mystification que je connaisse : mystification pour l'acheteur, mysti-
fication pour le Musée, et surtout mystification pour les botanistes de
l'ancienne génération qui, attirés par la réputation que Bonjean avait
su donner à la richesse de son herbier dont il parlait complaisamment
906 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (34)
dans ses lettres, vinrent pendant plusieurs années faire des re-
cherches parmi les 25 à 30 mille espèces qu'il avait prétendu
s'y trouver et se retiraient tout desappointes de n’y trouver pas
grand’chose.
Les botanistes de la génération actuelle s’étonneront sans doute que
je donne ces details sur un herbier du temps jadis auquel de nos jours
personne ne songe. Mais ab uno disce omnes. Il faut bien que l’on sache
que les herbiers les plus vantes par leurs proprietaires ne sont pas tou-
jours les plus beaux ni les plus riches; il faut bien que l’on sache aussi
que lorsqu'un herbier est mis en vente, il a déjà été plus ou moins
ecreme..... le plus souvent.
La manipulation des plantes sèches pour la confection des envois
n'était pas toujours faite par les marchands eux-mêmes; le temps leur
aurait fait défaut. Ils se faisaient aider par des personnes de leur famille
et aussi par d’autres selon le cas; aussi ne doit-on pas s'étonner de leurs
erreurs multipliées. Un botaniste, occupant une haute position seienti-
fique dans le Nord de l’Europe, s'était arrêté plusieurs jours sur le
Mont-Cenis pour en étudier la végétation. Peu après dans une ville de
l'Italie septentrionale, étant en visite chez Madame de laM., et cette
dame lui parlant de ses explorations sur cette montagne, il se laissa
aller à citer quelques noms latins des plantes rares qu'il avait observées
sur divers points, notamment à Ronche, à l’Eau blanche, ete. « Vous
n'avez donc pas vu telle et telle espèce? » lui dit une vieille demoiselle
restée silencieuse jusqu'alors; et la conversation continua entre elle et
lui toute semée de noms latins et laissa le savant émerveillé de la science
botanique de la demoiselle. « En Allemagne, dit-il plus tard, il n’est
pas rare de rencontrer des dames qui s'occupent de botanique, mais
jamais je n’en ai vu d’aussi instruites; je n’aurai pas cru cela d’une
Française: leur caractère est léger ! » Qu'il apprenne, si ces lignes lui
tombent sous les yeux, que cette demoiselle très intelligente et douée
d'une mémoire prodigieuse, s'était occupée de botanique bien malgré
elle, qu’elle avait passé une quinzaine d’années de sa jeunesse à préparer
des envois des plantes sèches, chaque semaine pendant plusieurs heures,
et que si le souvenir des noms et des localités lui en était resté, elle
avait conservé aussi en même temps une grande horreur des herbiers
et une médiocre sympathie pour les botanistes dont aucun ne lui avait
fait la cour.
Balbis a été durant dix mois la dupe d’une plaisanterie d’une fille de
service.
(55) ALFRED CHABERT, SOUVENIRS D'ANTAN. 907
Balbis à B.
Turin, ce 42 mai 1807.
.… Le Phyteuma que vous y avez joint me paraît aussi nouveau et on pourrait
l'appeler ciliata, vu qu'il a des cils au bord de ses feuilles qui sont entortillés
comme des vrilles. Je ne manquerai pas, Monsieur, si vous me le permettez, de
le publier dans mes 3es Miscellanées sous le nom de ciliata, en rendant à vous
l'hommage qui vous est dû d'avoir élé le premier à découvrir cette jolie espèce.
Je vous prierai de m'indiquer au juste le lieu natal, lorsqu'en retournant, comme
vous vous le proposez, au mont Cenis, vous aurez occasion de le rencontrer de
nouveau.
Turin, 9 juin 1807.
J'ai présenté hier à notre Académie Impériale la liste des plantes qui feront
l'objet de mon 3e Miscellanea, et j’v ai compris votre beau Phyteuma que j'appelle
ciliata. Comme il serait intéressant pour moi d’avoir des échantillons frais de
celle plante et la plante même vivante, si vous pouviez de nouveau faire un petit
tour jusqu'au mont Cenis, vous m'obligerez beaucoup de me les envoyer con-
jointement avec...
Turin, ce 23 novembre 1807.
...de sais que vous envoyez ca et là le Phyt. du mont Cenis sous le nom de
P. ciliata Balb. Je ne crois point, comme je vous ai dit ici, que cette plante soit
nouvelle. et vous ai dit que je la croyais le Ph. scorzoneræfolia Vill... Je vous
préviens que le nom de ciliata, qui me paraissait pouvoir convenir aux
échantillons que vous m'aviez envoyés dans le temps, ne peut aucunement con-
venir à la plante vivante que vous avez eu la bonté de m'envoyer. D'après cela
je vous prie de ne plus envoyer cette plante sous le nom de ciliata et même
d'en prévenir ceux à qui vous pouvez l'avoir envoyée sous ce nom conditionnel.
Turin, 16 mars 1808.
... Le Phyteuma en question est vraiment le Michelii. Je l'avais examiné
attentivement cet hiver avec les descriptions et les fig. des auteurs, et j'ai vrai-
ment observ@& que c'élait le véritable, C'est Molineri qui m'avait persuadé du
contraire parce qu'il avait vu la plante d’Allioni dans un temps.
Huquenin a Aunter,
Ghambery, le 17 septembre 1835.
.… Dites à M. (nom illisible) qu'il ne se metle pas en peine du Phyteuma
eiliata Balbis ; car cet auteur a dénommé ainsi une espèce mort-née, ainsi qu'il
2.7 MEUNIER IIS
908 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. | (56)
l'a reconnu lui-même bientôt après. C’est une jeune fille, qui était alors en
service chez Bonjean et qu’il employait à ses moments perdus à préparer ses
envois de plantes, qui s’est amusée à faire cette plaisanterie en collant sur les
marges des feuilles d’un magnifique pied de Phyteuma, des poils enlevés à une
autre plante, probablement à un Hieracium. L'espèce a duré tant qu'a duré la
colle, c’est-à-dire quelques mois. Je ne suis pas étonné que Bonjean ne vous ait
pas répondu au sujet de cette plante dont il n'aime qu'on lui parle ; car elle a
irop fait rire à ses dépens et à ceux de Balbis, depuis que la petite, mise à la
porte, à raconté à tout venant comment elle avait contribué aux progrès de
la science !
Les botanistes n'étaient pas rares autrefois en Europe qui ne se
faisaient aucun serupule d'indiquer à faux sur leurs étiquettes les lieux
d’origine des plantes. Nous ne devons pas les juger d’après des idées
actuelles. Ce que l’on recherchait alors, c'était pour le botaniste tra-
vailleur l’espece en tant qu’espece, en tant qu'être à étudier dans son
essence et ses affinités; et pour les collectionneurs, c'était l’espèce en
tant qu’unite de plus à ajouter sur le catalogue de son herbier ou sur
le Nomenclator botanicus de Steudel qui lui en tenait lieu. Lorsque de
Candolle, Gay et d’autres avec eux eurent attiré et fixé l’attention sur
l'importance de la géographie botanique coadjutrice obligatoire de la
systématique, les anciens marchands ne purent s'adapter à ces vues
nouvelles et n’y attachant pas plus d'importance qu’à une mode éphé-
mère, ils distribuèrent les plantes de toutes provenances avec des éti-
quettes indiquant des localités quelconques. De la tant d’erreurs dans
les flores de tous pays.
On se tromperait fortsi l’on croyait que de nosjours aucun explorateur,
aucun marchand ne commet les même tromperies. Un ouvrage en cours
de publication en a rappelé plus d’une; je pourrai, en reproduisant des
lettres de Jordan et d’autres botanistes modernes, en citant ma propre
expérience, en faire connaître plusieurs autres; mais les souvenirs que
je publie aujourd’hui sont des souvenirs d’antan et je dois rester
fidèle à ce titre.
Pourtant je ne saurai laisser dans l’oubli une lettre que m'a commu-
niquée M. Burnat et dont l’auteur reconnaît sa faute.
**%* q M. Burnat.
9 février 1875.
Monsieur, votre lettre vient de me jeter dans une profonde tristesse. Monsieur,
il faut me pardonner ! Je suis coupable, mais au nom de ma pauvre femme et de
(57) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 909
mes petits enfants, n'allez point me perdre dans l'esprit de MM. B., C., T.,
dec. .
Si vous le voulez bien, je puis vous envoyer une liste des plantes envoyées
avec une rectification aussi consciencieusement indiquée que possible suivant
ma parole engagée maintenant.
Celui-ci a reconnu ses torts et a promis de ne plus recommencer.
N’a-t-il jamais oublié sa promesse? je l’ignore. Tous les falsificateurs
n'agissent pas de même : un de mes amis dans un cas analogue, a reçu,
en réponse à une observation polie, une lettre d’injures où le falsifica-
teur lui reprochait son ignorance crasse ! Combien je regrette qu'il me
refuse l’autorisation de la publier ?
Il est à remarquer que, chez ces individus, leurs tromperies sont la
résultante d’un état de l'esprit, d’une déviation morale qui les pousse
à toujours commettre la même faute, lors même qu'il en est résulté
pour eux des conséquences pénibles. Ils sont poussés par le même esprit
de lucre qui amène de nombreuses laitières, toujours les mêmes, à
vendre du lait adultéré, qui détermine certains négociants, malgré les
procès-verbaux et les amendes, à tromper à chaque instant les acheteurs
sur la qualité de la marchandise vendue.
Il est d’autres personnes, surtout parmi les jeunes gens, qui donnent
de fausses localités par gloriole, pour l'honneur d’avoir trouvé dans un
pays une plante qui n’y a jamais été signalée; ce sont là peccadilles de
jeunesse n'ayant pas plus d'importance que les gens qui les commettent.
Ce qui est plus fâcheux pour la géographie botanique et parfois aussi
pour la systématique, ce sont les erreurs commises sciemment par les
auteurs d’exsiccatas réputés. Schultz et Billot eux-mêmes n’éprouvaient
aucun scrupule à remplacer par des échantillons d’autres pays, les échan-
tillons dévorés par les insectes ou autrement altérés des centuries non
encore distribuées par eux.
Schultz a B.
Bitche, le 4 juin 1844.
‚I y a une plante dans la Fere Genturie qui m'a été endommagée par les
insectes qui ont mangé la base des corolles et les ont fait tomber par conséquent,
de manière que les échantillons ne valaient rien et que j'ai été obligé de les
jeter. Je n'ai maintenant plus un seul échantillon de cette plante, et malheureu-
sement elle n'existe plus sur la localité où elle a été récollée (une vigne près de
Heidelberg; la culture l'a extirpée), C'est le Symphitum bulbosum Schimper, qu
HULL. HERB, bo18s,, décembre 1899, 6%
910 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (58)
n'existe plus ni en Allemagne ni en France, mais qu’on dit être très commun
en Italie, notamment aux environs de Milan. Est ce que vous ne pourriez pas
m'en procurer une trentaine d'exemplaires complets ?
Billot a fait à plusieurs reprises des demandes semblables à Huguenin
et à moi pour compléter d'anciennes centuries devenues incomplètes
par l’action des insectes et pour y remplacer par des plantes de Savoie
des plantes récoltées dans des alpes éloignées. Évidemment Schultz et
lui ne voyaient dans la plante sèche que l’espèce en tant qu’espece! On
comprend par là combien les auteurs d'ouvrages systématiques risquent
d’induire les botanistes en erreur en citant ces exsiccatas et bien
d’autres. De nos jours, celui de la Société dauphinoise, qui est arrivé à
près de 7000 numéros, est passible des mêmes observations, non par
la faute des directeurs qui étaient fort corrects, mais par celle de cer-
tains collaborateurs, tels que Meyer pour l'Algérie. Ses collections que
j'ai achetées renfermaient des paquets formés de nombreux échantillons
d’une même espèce récoltés en des années différentes à Bône, Constan-
tine, Alger, Blidah, Dellys, avec cette mention sur le paquet : « A en-
voyer à la Société dauphinoise avec la localité : Le Hamma près Alger. »
ou avec une autre localité selon l’espèce.
Les lettres les plus curieuses de la correspondance des anciens bro-
canteurs d'objets d'histoire naturelle sont celles où ils discutent la
valeur pécuniaire comparative d’objets sans rapport entre eux : de
plantes sèches des Alpes valaisannes, par exemple, échangées contre un
crâne de nègre et un petit singe empaillé; de plantes du Canada
contre un fœtus à deux têtes conservé dans de l’alcool et une main de
momie égyptienne; de plantes de la Provence et du Languedoe échan-
gées contre 1° un serpent de 5 pieds de long sur 5 ‘/2 pouces de large;
2 une chenille; 3° un animal à quatre pattes; 4° deux poissons volans
(sic) dont un à queue fourchue; 5° deux laisards (sic) sans queue et un
avec une queue; 6° un petit poisson ovale; 7° un œil de tigre; 8° deux
chevaux marins; 9° une salamandre du pays. Jamais ces marchands de
brie-a-brae scientifique n’arrivaient à s’entendre et ils en venaient vite
aux gros mots. Parfois c’est risible et parfois écœurant. Reproduire
leurs lettres me paraît inutile. Une seule le mériterait, mais son langage
est trop cru; elle est de Schleicher qui demande à X s’il croit vraiment,
malgré la distance qui les sépare, pouvoir le servir. avec son instru-
ment de pharmacien dont s’est tant moqué Molière dans M. de Pour-
ceaugnac. J’emploie cette périphrase pour traduire la pensée de
bi gt LÉ AE ETES De 6 eo v me CRE 1
(39) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D.ANTAN. 91
Schleicher, qui probablement n'avait jamais lu Molière ni vu jouer
ses comédies. X plus instruit et ne supportant pas qu'on le plaisanta sur
sa profession, entra dans une colère epouvantable; mais son adversaire
ne se laissa pas intimider.
Ce ne fut pas leur seule querelle. En 1821 Schleicher voulut faire
imprimer un nouveau catalogue de ses plantes et s’adressa à un de ses
correspondants à Turin, probablement Balbis, pour connaître le prix
de l’imprimeur le moins cher. X., qui le sut, lui offrit de le faire
imprimer à meilleur marché dans la ville où il residait; Schleicher
accepta à la condition que l'impression aurait lieu de suite, pour qu’il
put distribuer ce catalogue à ses correspondants avant la fin de sep-
tembre et qu'ils eussent la facilité de faire leurs choix. Les épreuves
furent expédiées très rapidement et le bon à tirer donné. Mais, peut-
être par la faute de l’imprimeur, le tirage n’était pas encore achevé en
décembre. Pendant ce temps X. déployait toute son activité, écrivait de
tous côtés et obtenait de nombreuses commandes de plantes des Alpes
au préjudice de Schleicher, qui, furieux du retard, ne voulut plus payer
qu'une partie du prix convenu. Le débat entre eux dura longtemps;
X. avant fait la commande à l’imprimeur et étant seul responsable
envers lui, dut en acquitter la facture. Il voulait être remboursé inté-
gralement par Schleicher qui, fort de son droit, s’y refusa d’une
manière absolue et finit par avoir raison, non sans que ces deux con-
currents se fussent diffamés d’une manière indigne s’accusant récipro-
quement d'improbité et de mauvaise foi. Les lettres suivantes exposent
le commencement de l'affaire :
Schleicher à X.
Bex, le 10 septembre 1821.
Je m'empresse de vous répondre promptement pour votre chère lettre. Je suis
très content de celle feuille d'épreuves ; la seule chose que j'ai à observer est qu'on
a manqué de mettre une grande lettre au commencement des noms propres des
espèces suivantes. .
Bex, le 5 décembre 1821.
Voici, au lien de recevoir hier par nos messagers, au dernier lerıne que j'avais
fixé, les Calalogues comme je m'altendois, je recois par la poste celle incluse,
qui ne répond rien à ce que vous m'avez écrit sous datle (sic) du 26 nov. Si
vous auriez, au lieu de m'écrire lant de lettres qui ne se confirment pas, et me
PÉPENDE
912 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (60)
ne font que des ports, — recommandé au imprimeur la prompte expédition, pour
remplir votre parole que vous m’aviez donnée dans votre lettre du 7 sept.. l’im-
pression seroit déjà payée et jaurois pu en faire quelque chose, mais à présent
ıl est trop tard: les catalogues me ne peuvent plus servir pour mon commerce
cet hiver. Dans le mois fébrier (sic) je retourne en Angleterre, et jusque là je ne
puis plus en faire de l’argent pour mon voyage, pas finalement tirer les payements
pour les paquets que j'ai retardé pour ces catalogues. Tout ce que vous me dites
dans vos lettres se ne prouve pas, au contraire. Votre méfiance me fait beaucoup
de doutes sur l'ouvrage, et tous les frais de cette correspondance, qui m’ennuye
vraiment, seraient à ma charge!
Les envoys que j'avois retardé pour ces catalogues partent ; il m'est à présent
égal quand ils viennent ; si je n’ai rien à dire sur l'impression, je ne les accepteroi
que sous la condition que jaye pour le payement autant comme on m'a fait de
retard à ma perte, ou un dédommagement pour ce retard.
Bex, le 18 décembre 1821.
Je vous avise par ces lignes que jusqu’à cette date je n’ai rien encore aperçu
de ces catalogues... Si vous en avez des désagréments, c'est votre faute. Soyez
persuadé que je ne serois pas la dupe de ce jeu que vous me faites; ce retard a
derange toute ma correspondance et expedition de mes envois.
Je vous confirme ma dernière lettre que si vous ne voulez pas consentir à un
rabais pour dédommagement du retard, je ne les prends plus et je ne veux pas
payer le port de toutes ces lettres qui sont écrites pour le retard. Répondez-mo
la dessus de suite.
XI
Certains collecteurs de plantes racontent avec enthousiasme comme
quoi ils ont recueilli tous les individus d’une plante rare dans une loca-
lité, au risque de la détruire. L'espèce de ces gens n’est malheureu-
sement pas perdue; la centuriation devient chez quelques-uns une
véritable manie. Contentons-nous de les honnir en passant et laissons
leurs lettres et leurs noms dans l'oubli.
Nous ne saurions pourtant cesser nos plaintes sur les dévastations
commises par les soldats des compagnies alpines, par les Alpins, dans
les hautes régions des Alpes. Grâce à eux, les Artemisia Genepi Web.
(A. spicata Wulf.), mutellina Vill., Villarsii Gr., Godr., Leontopodium
alpınum, Stipa pennata, ete., auront bientöt disparu des alpes frontieres
de France et d’Italie. Si du moins ils se contentaient de prendre un
rameau de la plante, sans l’arracher ! Mais comment l’obtenir ?
(64) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 913
Dans les montagnes voisines des villes, le Papaver aurantiacum est
détruit par les paysans qui l’arrachent pour venir le vendre comme
bouquet. Abondant, il y a vingt ans, sur les rochers de la eime de
Rosannaz, en Savoie, il ne s'y trouve plus que sur quelques saillies
inaccessibles, tellement les montagnards se sont acharnés à l’arracher
pour le débiter à Aix-les-Bains où son élégante fleur jaune-paille avait
le plus grand succès. Les ÆEryngium alpinum et Cyclamen coum sont
dans le même cas.
Mathonnet à B.
Villars d’Arene, le 9 novembre 1835.
... I ya trois ans que je n'ai pas herborisé sur la localité du Papaver auran-
tiacum. Cette plante se perd. Les marchands fleuristes du Mont-de-Lans l’arrachent
pour leur commerce. Dans quelques années, il n’en restera plus.
XII
Les botanistes, qui se plaignent de la tenue de certains jardins bota-
niques, croient que ce sont des faits exceptionnels. Qu'ils se detrompent.
De Hofimannsegg, qui avait beaucoup voyagé, l'avait maintes fois cons-
taté avant 1833, et pourtant sa lettre paraît être écrite d'hier.
De Hoffmannsegg à B.
Dresde, 4 décembre 1833.
... I en a élé autrement des graines ilaliennes. Très peu seulement ont levé,
comme d'ordinaire les moins importantes, et la plupart des classilicalions étaient
fausses, Il faut qu'on voue par là bien peu de soins à cet objet. Si d'après ces
jardins, on compose des herbiers, ils doivent être jolis! Que les temps ont
changé ! Du temps de Linné, on ne savait ce que c'était que d'étiquetter à faux
une graine, el méme sous Willdenow encore, A présent les confusions prédominent
partout, C'est fort naturel, Car lorsqu'on y regarde de près, c'est presque partout
les jardiniers qui dirigent les jardins au lieu de les culliver seulement, et les
directeurs s'en embarrassent peu. Aujourd'hui cela leur est tout-A-fait égal, J'en
connais qui viennent à leur jardin tout au plus une fois par mois. Autrefois ils
y vivaient...
914 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (62)
Tous les directeurs heureusement n’agissaient pas de même: bien
des lettres en font foi; les suivantes nous font connaître les premiers
succès de la culture des plantes alpines à Genève en 1819, et l’état du
jardin botanique du Valentin à Turin en 1836.
Colladon à B.
Genève, le 2 juillet 1819.
... Depuis que vous nous avez visité, notre jardin botanique a fait bien des
progrès et vous le verrez avec plaisir lorsque vous viendrez nous voir ; les plantes
alpines y réussissent très bien. Une de celle que je n’ai vu nulle part aussi belle
est le Papaver alpinum; le Silene acaulis y est aussi vert que dans les mon-
tagnes; j'espère que nous y établirons de petits monticules dans le lieu le plus
ombragé pour y placer les plantes alpines. M. de Caudolle a fait de Londres un
envoi d’un centaine de plantes grasses parmi lesquelles il y en a de fort intéres-
santes ; il nous rapportera sûrement des graines et dans ses voyages il acquiert
des relations toujours prêtes à obliger. Il a été occupé pendant trois jours et trois
nuits à quarante lieues de Londres chez Smith le possesseur de l’herbier de
Linné, à le parcourir avec un de ses amis très bon botaniste. Il aura examiné
de nouveau les herbiers les plus intéressants de Londres comme celui du chevalier
Banks, et dans ce moment il est sûrement à Paris à fouiller tout ce qui peut
l’eclairer ponr la continuation de son ouvrage qui comprendra la description des
plantes connues, dont on a le premier volume.
De Notaris à B.
Turin, le 27 mai 1826.
.… Depuis que je suis au Valentin, je n'ai rien fait; c’est un jardin monté sur
un plan qui ne me plait pas, et l’on étudie plus de faire du bruit, avec l'apparence
qu'avec la réalité. La première chose à faire dans un établissement de publique
instruction, ce serait de meltre les étiquettes aux plantes: et jusqu'ici l’on v
pense comme d’une chose tout-à-fait secondaire.
XII
La guerre et la science s'accordent assez mal. Mon ami Reichnecker
m'a communiqué à ce sujet deux lettres fort curieuses, l’une écrite par
un commissaire de la Convention auprès de l’armée de Sambre-et-
(63) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D ANTAN. 915
Meuse à un botaniste chez qui des troupes avaient été logées. Les
soldats faisaient cuire leur soupe avec les paquets de son herbier. Le
malheureux botaniste réclame.
Sacrebleu, Citoyen savant, lui écrit le Commissaire, vous me croyez donc
bien ganache pour m'adresser une lettre pareille! A quoi sert la science, sinon
à augmenter le bien-être des hommes? Eh! bien, vos plantes font cuire la soupe
des défenseurs de la patrie...
Mais en même temps que cette lettre furibonde, il envoyait un
planton pour faire respecter l’herbier. Je ne sais pour quelle raison
M. Reichnecker me refuse l'autorisation de la publier. Il en est de même
d'une autre aussi baroque écrite dans des circonstances analogues, en
1814, en Lorraine, par un général allemand. Pour celle-ci, la raison
m'est connue, c’est à cause de leurs liens de parenté. Des autres lettres
relatives aux mêmes faits et à la même époque et qui répètent toutes
les mêmes doléances, je ne citerai que les deux suivantes.
Pelletier à B.
Orléans, le 28 février 1818.
...Javais, lors de l'invasion de la France, fait transporter par précaution à
la campagne toute la partie de mon herbier à laquelle j’attachai du prix. Les
précautions que j'ai prises sont précisément ce qui a perdu ma collection. La
soldalesque prussienne, à nulle autre pareille, inonda l'Orléanais et s’y livra à
tous les excès imaginables. Une population de 50,000 âmes lui imposa, et nous
fümes à Orléans peu vexés ; mais le pillage et la dévastation des campagnes n'en
furent que plus grands. Mon pauvre herbier fut semé dans les champs et tout fut
perdu pour moi, jusqu'aux papiers qui probablement ont tenté quelque gredin,
à moins que le seul plaisir de mal faire, bien suffisant pour une soldatesque
effrénée, ne soit l'unique cause de cette perte qui m'a élé sensible et que je ne
pourrai réparer qu'avec beaucoup de peine et de temps.
Beaupré à B.
Sınolensk, le 22 octobre 1812.
Mon cher Monsieur, j'ai bien mis du retard à vous répondre. Ce n'est point
par négligence, Les positions diverses dans lesquelles nous nous sommes trouvés,
m'en ont ol& fréquemment la possibilité, J'ai reçu votre lettre à Berlin où j'ai
séjourné dix jours. Après le passage du Niémen, mon régiment a demeuré campé
deux mois sur la rive droite pour protéger l'arrivage des bâliments chargés de
916 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (64}
vivres venant de Königsberg. Au commencement de septembre, nous nous mimes
en marche pour réjoindre l’armée. A Smolensk nous apprimes qu'elle occupait
Moscou. Je me proposais de vous donner de mes nouvelles de cette capitale ; mais
à cinq jours de distance nous recumes contre ordre et dûmes rétrograder sur
Smolensk où je me trouve depuis six jours. Je pense que sous peu de jours mon
régiment recevra l’ordre de se porter sur un autre point. Le corps du Maréchal
Victor fort de 30,000 hommes est parti hier d'ici. Sa destination est secrète. On
ne dit rien de nouveau et d’interessant de l’armée dont le fort occupe les environs
de Moscou à vingt lieues à la ronde. Nous apprenons à l'instant qu'il y a un
armistice de douze heures. Les Russes manœuvrent, ce qui fait présumer qu'ils
nous attendent à une campagne d'hiver. Ils sont forts et malgré leurs pertes n’ont
pas été défaits, puisqu'il n’y a eu que des affaires partielles. Sur le champ de
bataille de Smolensk, on compte six russes pour un français ou allié. Les cadavres
n'ont point été enterrés. Les habitants ont déserté les villes et les campagnes.
L’eil ne découvre de tous côtés que ruines, dégats, misère, cadavres. Smolensk,
belle ville, a été brulée aux trois quarts ; le reste a été pille, saccagé. Les russes
incendient, en se retirant, villes et villages, tant pour nous enlever des ressources
que pour retarder la marche de l’armée de quelques heures. Ils ont brulé en partie
Moscou : ils brüleront même Pétersbourg. Voici en peu de temps perdus les
travaux el les soins de Pierre-le-Grand et de Catherine. Cette guerre est la plus
fatiguante qu'aient encore faite les francais. L’eloignement ne serait rien, si les
ressources en tout genre ne manquaient pas. Il faut fourrager, marauder lorsqu'on
est en route, vivre enfin comme des arabes, boire de l’eau, coucher sur la paille
et au bivouac. Quelle chienne de vie! Aussi y a-t-il beaucoup de malades et il
en crève à faire horreur. Tout le monde a la diarrhée. L'armée est nue, presque
sans souliers. Comment passerons-nous l'hiver si rigoureux dans ces régions.
Iddio lo sa!
Quel passage brusque et disparate, lorsque je me remémore les contrées vives,
florissantes ei animées de la France et de l'Italie. Point de vin, point de bière,
pas un fruit: quelques pommes acerbes qui vous étranglent. Quel pays! passer
une année sans manger du raisin, sans mordre dans une poire ou une pêche.
C'est bien dur.
Parlons botanique; ce paragraphe de nos lettres ne doit pas être le moins
intéressant. En avancant dans le Nord, je me faisais une fête d'admirer la végé-
tation qui est très tardive et presque nulle ici, quand Flore étale déjà ailleurs
ses trésors printanniers. Mon imagination accumulait une riche collection de
végétaux septentrionaux. Je me créais enfin un nouveau monde botanique. Mes
espérances ont été décues.
Etant à Berlin où j'ai séjourné dix jours, je n’ai pas manqué d'aller faire une
visite au professeur Willdenow qui m’accueillit parfaitement !. Ce qu'il me dit
n'était que trop vrai, et je l’ai en effet reconnu, cette stérilité du Nord en plantes
! Tous les botanistes militaires qui passèrent par Berlin pendant les guerres
du premier Empire et dont j'ai lu les lettres, se sont loués de l'accueil qui leur
était fait par le professeur Willdenow. Ce savant illustre savait faire la part de la
guerre et celle de la science, donnant ainsi un précieux exemple à suivre.
æ
(65) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 917
rares et particulières, stérilité qui doit sans doute aller toujours en croissant
lorsqu'on s'approche des dernières contrées septentrionales de la Laponie suédoise
et moscovite et de la Norvège. C’est en Crimée, dans le pays arrosé par le Don,
vers les bords de la mer Noire qu'il ferait bon aller pour trouver des plantes
rares, je crois même, des plantes nouvelles.
J'en aurai cependant parmi le nombre de celles que j'ai desséchées une tren-
laine à vous offrir qui ne sont point indifférentes et que je n'ai jamais vues.
Beaucoup de plantes printannières m'ont échappé ; la manière de voyager s’oppo-
sait à ce que je pusse les dessecher. La stérilité du sol en fait de plantes rares
tient à la nature du sol qui est entièrement sablonneux en Prusse, en Pologne
et en Russie. Il n’y a point de variété dans les sites: des rochers, des montagnes ;
le pays est généralement monotone. Ce sont des plaines sablonneuses immenses,
des collinettes de même nature boisées en noisettiers, tilleuls, arbres, etc.. des
ravins où serpentent les ruisseaux, rivières et fleuves, soit aussi des étangs et des
lacs, des plateaux marécageux, des forêts éternelles de pins, sapins et bouleaux ;
la plupart des prairies sont basses, marécageuses; le pays est tel que je vous
le peins.
J'ai le malheur de n'avoir pas avec moi un ouvrage de botanique. Le professeur
Willdenow est un homme très affable ; nous avons été ensemble visiter le jardin
des plantes. C'était à la fin d'avril. Tout dormait au sein de la terre. Les serres
chaudes au nombre de vingt-deux sont très riches en plantes étrangères. Il m'a
fait cadeau pour souvenir d’une vingtaine de plantes. Il y a en double échantillon
deux fougères du Canada extrémement belles. Je vous en réserve un de chacune.
Je lui ai donné le Carex baldensis qu'il a admiré comparativement à un mauvais
échantillon tout noir qu'il tenait d'un botaniste viennois. Je lui ai choisi
2% plantes des plus rares parmi celles dont vous m’enrichites ; je lui ai également
donné votre Catalogue du mont Cenis, ainsi que votre nom, afin qu'il vous
écrivit pour se procurer les plantes qu'il pourrait désirer.
XIV
Multiples et le plus souvent inavouées sont les causes de dissentiment
entre botanistes : luttes de concours: rivalités pour des places de pro-
fesseur, de directeur de jardin botanique, de président de sociétés
savantes; critique injuste ou trop vive d’un travail ou d’un ouvrage;
discussion acerbe par écrit ou en paroles dans une société savante;
rivalité entre botanistes habitant le même pays au sujet de la décou-
verte d'une plante rare ou nouvelle, ou au sujet de la flore locale:
mécontentement à propos de plantes échangées, etc.
Les nombreuses lettres de l’ancien temps que j'ai lues effleurent
parfois ces questions; mais il faut savoir lire entre les lignes, et ce n’est
918 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (66)
pas toujours facile ; aucune ne mérite donc d’être reproduite. M. H.
m'a communiqué une lettre d’une époque moins éloignée et dont
l’auteur lui donne la cause d’une violente inimitié survenue entre lui et
un autre botaniste distingué. On comprendra que je taise les noms
autant par discrétion, l’un d’eux étant encore vivant, que pour remplir
la condition qui m'en a été imposée par M. H.
XX. à M. H:
. «Votre guerre avec le professeur * a trop duré, me dites-vous, elle est
toute à votre avantage: il est malade et demande grâce. Laissez-moi vous
réconcilier ; dites-moi vos griefs. »
Je m'étonne qu'il ne vous les ait pas dits lui-même. En mai 186.., il est venu
à ..., m'a demandé à faire des recherches dans mes collections et y a travaillé
une semaine. Il devait partir le vendredi et avait accepté de diner à la maison
le jeudi. J'avais réuni plusieurs personnes pour lui faire honneur; mais au
moment de nous mettre à table, je recois de lui une lettre par laquelle il s'excuse
de ne pouvoir venir, une maladie subite d’un de ses enfants l’obligeant à partir
sur le champ. — Or le soir même j’apprenais qu'il n'était point parti et qu'il
s'était rendu à une invilation du Sénateur **avec lequel j'étais dans lesplus mauvais
termes depuis les dernières élections au Conseil général, où j'avais été battu
par lui.
M'étant assuré de la réalité du fait, je lui écrivis :
Monsieur
Vous avez agi comme Nadaud, je vous réponds par la plume de Lamartine :
« Hier le vaincu de Pharsale
« M'offrit un diner d'un écu.
« Le vin est bleu, la nappe sale...
« Je n'irai pas chez le vaincu.
« Mais qu'un des Sénateurs d’Auguste
« M'invite en sa riche maison,
« J’accours. j'arrive à l’heure juste...
« Professeur. vous avez raison ! »
Et je signai.
Il m'a répliqué une lettre si plate et si bête que j'ai commencé aussitôt les
hostilités, espérant qu'elles me fourniraient l’eccasion de la publier et de faire
connaître ainsi la bassesse de son caractère ; mais il courbe l’échine et garde
le silence.
de
=
le)
(67) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN.
XV
Il nous reste à parler du rôle de la femme en botanique avec preuves
à l'appui: mais le terrain est glissant. nous nous bornerons done à
publier des lettres qui prouvent que tous les/botanistes ne sont pas aussi
mauvais maris que l'a prétendu Georges Sand, et à citer le passage
écrit dans un style primitif où un collecteur parle de la fille d’un
confrère qui s'était refusée à l’accompagner à l’autel.
Grateloup à B.
Montpellier, le 2 frimaire, an XIL.
Si jamais je puis goutter (s/c) le bonheur d'aller parcourir les Alpes, comme
vela est dans nos projets, je dirigerai mes pas vers vous, et de concert avec nos
bonnes dispositions, nous surmonterons tous les obstacles possibles ; mais voilà
encore des idées extravagantes; j'allais oublier un objet chéri qui a tous les
pouvoirs sur mon cœur et qui me rappellant à ses côtés me privera de cet agré-
ment. J'aime bien la botanique, mon cher Collègue, mais si c’est une passion
chez nous, il en existe d’autres dont l'empire est bien plus éminent. Nous nous
rendons volontiers aux désirs que la Nature a attachés à notre organisation, et
en gouttant (sie) les douceurs de la vie, nous accomplirons dans certains points les
préceptes de la vraie philosophie.
Bonnemaison à B.
Quimper, le 2 novembre 1813.
.… I ne m'est pas moins agréable d'apprendre que vous avez persévéré dans
vos goûts pour la botanique, malgré les soins d'une nombreuse famille. Ces
obstacles ont été un écueil fatal pour la plupart des amis que j'ai eus, et il
élait passé en axiöme parmi nous, qu'une fois marié on élait perdu pour l'histoire
naturelle, Je ne sais ce qu'il en sera pour moi qui ai l'intention de suivre la loi
générale, Ce serail un sacrifice bien grand que je ferai, s'il fallait renoncer ; je
dois à celle science une quinzaine d'années de jouissances qui me laisseront des
souvenirs ineffacables pendant toute ma vie.
Houbieu à B.
Montpellier, le 40 octobre 1806.
.…. Lorsque je vous fis ma derniére réponse, j'élais dans une peine extrême.
Je devais partir pour les Pyrénées : tout élait prêt, lorsque mon épouse s'y opposa.
920 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (68)
M. Broussonnet m'y attendait, M. Gouan voulait absolument que j'y fusse, et
cependant il fallut céder à une épouse jeune et qui a de l'empire sur moi. C'est
dans ce moment que je recus votre lettre et j’y répondis sans savoir ce que je
faisais. M. Guillon vous dira que j'ai la tête chaude, mais le cœur bon, et que
mes bourrasques ne sont d'aucune conséquence.
Emmanuel Thomas à B.
Bex, le 22 décembre 1827.
Monsieur,
.. Vous avez bien de la bonté de vous informer de ma famille; nous sommes
tous très bien portants. Je ne sais pas si vous savez que j'ai un fils depuis deux
ans et qu'il se porte à merveille.
Quant à S., il est toujours bien malheureux ; l’ainé de ses fils établit une
boutique de tannerie, le cadet reste avec le père, mais toujours en chicane:
l’aînée des filles a marié (sic) un maréchal qui n'a rien; la cadette n'a encore
pu utiraper personne.
Des raisons de convenance ne permettent pas de reproduire les
lettres plus ou moins humoristiques où il est parlé des infortunes con-
jugales de plusieurs savants; nous ne pouvons qu’en tirer les conclu-
sions pratiques qui en découlent.
1. Si vous êtes riche ou pourvu d’une belle position, si en un mot
vous êtes « un bon parti », défiez-vous des demoiselles qui vous regar-
deront d’un air candide en parlant botanique. « Pourquoi ? » me direz-
vous. Je ne puis vous le conter; mais quand vous serez décédé, tächez
de rencontrer *** dans l’autre monde. Il vous dira certainement les
circonstances poétiques qui décidèrent son mariage et celles qui cau-
sèrent sa chute dans la montagne et sa mort.
II. Si votre carrière n’est pas une carrière scientifique et que vous
vouliez vous marier, tâchez que votre future belle-mère ne sache pas
que vous avez un herbier; ou, si elle le sait, ne lui en laissez voir que
deux ou trois paquets placés négligeamment sur une table ou dans
une bibliothèque, et laissez-lui croire que tout est là. Sinon elle criera
à l’encombrement et pourra faire manquer votre mariage. Cela est
arrivé en 1887 à un de nos jeunes confrères ; il s’en vengea spirituel-
lement plus tard en inspirant à la vieille dame l’amour de la bota-
nique et la passion de la collection qui devint chez elle une véritable
manie.
RO
4 ji
(69) ALFRED CHABERT. SOUVENIRS D’ANTAN. 921
II. Si le nom de votre épouse est donné à une plante nouvelle, soyez
persuadé que c’est un hommage et non un... souvenir. La jalousie est
toujours mauvaise conseillere.
IV. Si vous êtes admis à visiter les collections d’un confrère en son
absence, ne donnez pas à sa femme des leçons de... botanique, et
surtout gardez-vous bien d'aller seul avec elle herboriser sur les
coteaux et sous les ombrages. Ces promenades scientifiques sont tou-
jours mal interprétées par le publie qui ne comprend pas les nécessités
de la science.
Heer —
CROCUS HERMONEUS Ky.
VON
J. BORNMÜLLER
Im Jahre 1855 wurde von Th. Kotschy in der Alpenregion des Anti-
libanon und zwar unterhalb der Spitze des gegen 9000 Fuss hohen
Grossen Hermon ein Crocus im fruchtenden Zustande gesammelt, dessen
Knolle von birnförmiger Gestalt mit feinmaschiger Umhüllung Eigen-
artigkeiten zeigte, die auf keine der bekannten Arten passte, so dass
sich Kotschy schiesslich gezwungen sah, in ihr eine neue Art zu erblicken
und sie, obwohl jede Blüte fehlte, mit einem eigenen Namen, Crocus Her-
moneus, zu belegen. Obschon nun in den folgenden 40 Jahren der Grosse
Hermon des Oefteren von Botanikern wieder besucht wurde, genannter
Crocus ist nicht wieder aufgefunden worden, bis wir erst im Jahre 1896
durch Rev. G. Post in Beirut Näheres über diese Art erfahren.
Inzwischen wurden die in Wien befindlichen Kotschy’schen Original-
exemplare eingehend von G. Maw untersucht und beschrieben, so auch
in Boissier’s 5. Band der Flora Orientalis, wo wir die Art als « species non
satis nota» am Schluss der Gattung, die nebenbei bemerkt im Orient
nicht weniger als 46 Arten zählt, angeführt finden. Sehr ausführlich be-
handelt die fragliche Art G. Maw’s herrlich ausgestatiete « Monograph
of (he Genus Crocus» (1886), deren Tafel XLIV uns eine vorzügliche Ab-
bildung von C. Hermoneus Ky. bringt. Hier wird dem Crocus auch ein
Platz im System angewiesen und zwar zwischen C. hiemalis Boiss. et Bl.
und C. alatavicus Reg. et Sem.; wir finden ihn also in der Section « Fibro-
membranacei » der Abteilung « Nudiflori» und da zwischen den Frühlings-
blühern.
Das Verdienst, über C. Hermoneus mehr Licht gebracht zu haben, ge-
bührt, wie erwähnt, Rev. G. Post. In seiner im Herbst 1896 erschienen
(2) J. BORNMÜLLER. CROCUS HERMONEUS KY. 923
« Flora of Syria, Palæstine and Sinai » lesen wir (p. 772) eine kurzgefassie,
zwar nicht ganz vollständige Diagnose der Hermonpflanze, die der Ver-
fasser am Hermon gesammelt und vermutlich im Garten zur Blüte ge-
bracht hatte, denn in seinen Veröffentlichungen «Plantæ Postianæ » ist
der Fund nicht verzeichnet. Die an angegebener Stelle die Blütenteile und
Blütezeit betreffende Beschreibung lautet wörtlich: «Leaves appearing
after flowers...: tube of perigonium thrice as long as white limb ; divisions
oblong-elliptical, acutish: filaments one-fourth as long as anthers, dis-
sected into few, capillary lobes;!... October.»
Somit wäre das Wichtigste über die Art ermittelt, wir sehen, dass sie
kein Frühlingsblüher ist, sondern im Herbst vor Entfaltung der Blätter
blüht, dass die Stigmen der « weissen » Blüte fein geteilt sind, somit die
Art mit keiner der verwandten Art, d. h. jenen der Section « fibro-mem-
branacei » (— $ 3 Membranacei Boiss. Fl. Or.), verwechselt werden kann.
Zu obigen Angaben bin ich in der angenehmen Lage. einige Ergän-
zungen bezw. Berichtigungen zu geben, denn da ich im Jahre 1897 eben-
falls den Grossen Hermon besuchte, erschien es mir als eine interessante
Aufgabe, diesem Crocus. der schon vier Jahrzehnte von sich reden machte,
meine besondere Aufmerksamkeit zu schenken: Crocus Hermoneus ist
augenscheinlich am Hermon weit verbreitet, nicht nur gegen die Spitze
des Berges hin ist er zu finden, sondern auch bereits 5—600 Meter abwärts,
wo ich ihn am 25. Juni bei 2200 m Höhe am Saum der Schneefelder und
auf nassen Wiesen unweit derselben zahlreich antraf. Oberhalb der « Geier-
höhlen », in denen Kotschy einst genächtigt hatte, traf ich ihn am folgen-
den Tag wieder und zwar in Gesellschaft der schönen Fritillaria Hermonis
Boiss. an: es dürfte dies die Stelle sein, wo sein Entdecker ihn fast am sel-
ben Monatstag vor 42 Jahren aufgegriffen hatte. Da Blüten fehlten, so war
immerhin mit der Möglichkeit zu rechnen, ob die vorgefundenen Exem-
plare und später zu kultivierenden Knollen nicht einer anderen der den
Hermon bewohnenden Arten angehören könnten. Es kämen, ausser dem
der Section «Reliculati» angehörenden C. cancellatus Herb., zwei der
Section « Membranacei » (Abteilung « Involucrati »), allein in Frage, diese
beiden, C. ochroleucus Boiss. u. Gaill, und C. zonatus J. Gay.. besitzen
aber rundliche breite Knollen, die eine Verwechselung mit der Kotschy’-
schen Art nicht zulassen, Dass C. Hermoneus Ky. nur im Herbst blüht,
war leicht an Ort und Stelle zu ermitteln, unmittelbar am Schnee, der
' Hier wohl ein Druckfehler, vor dissected ist «stigma» zu ergänzen, auch das
Komma nach few ist sinnstörend.
92% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
sich an einigen Plätzen noch meterhoch auftürmte, hälten sich sonst
vereinzelt blühende Individuen finden müssen.
Die im fruchtenden Zustand eingesammelten Herbarstücke stimmen
mit der von G. Maw gegebenen Tafel XLIV und noch besser mit der da-
selbst und in Boiss. Fl. Or. gegebenen Beschreibung überein; allein nach
der Abbildung zu urteilen, müsste man härtliche Hüllschalen des Cormus
vermuten, die Beschreibung gibt aber mit den Worten «tunicis tenuiter
membranaceis parallele fibrosis absolete reticulatis» die richtige Ergän-
zung. Noch in demselben Jahr erhielt ich durch Herrn Egger jun., wel-
cher mich am Hermon begleitete und in Jaffa die am Hermon eingeheims-
ten Knollen im Garten gepflanzt hatte, einige Blüten des Crocus, doch
mochten die Pflanzen, durch das frühzeitige Herausnehmen geschwächt,
sich nur kümmerlich entwickelt haben, es waren unansehnliche Blüten.
Um so freudiger wurde ich dagegen überrascht, vor einigen Wochen
(in den letzten Tagen des Oktobers) von Herrn Leichtlin in Baden-Baden
in sehr dankenswerter Weise drei schöne Blüten des Crocus Hermoneus
zugesandt zu erhalten, deren Knollen von Herrn Egger in a. bezogen
und auf unserer Expedition gesammelt waren.
Diese drei Exemplare sind in der Grösse sehr unwesentlich verschieden;
bei der Angabe der Masse glaube ich mich aber an das grösste derselben
halten zu müssen, da sich nach brieflicher Mitteilung die Blumen unter
sehr ungünstigen Witterungsverhältnissen nur mit Mühe durch den sehr
trockenen Boden durcharbeiten konnten. '
Gegenüber der Post’schen Beschreibung habe ich zu bemerken, dass
die Blüten meiner Exemplare nicht weiss (while), sondern violett gefärbt
sind. Bei der einen ist es ein kräftiges Violett mit dunklen Längsaderung,
elwa wie bei C. speciosus M. B., bei der anderen Blüte verschwinden diese
Längsstreifen und die Färbung ist die des C. pulchellus Herb. — Hervor-
zuheben ist ferner, dass der Schlund des Perigon gleichfarbig und stark
bebartet ist, und die Segmente auffallend schmal, etwa 5—6 mal so lang
als breit sind (6535 mm, 5x32 mm, 12x21 mm). — Die gelben Antheren
haben die zwei- bis dreifache Länge der mit kurzen einzelligen Haaren
mehr oder minder dichtbesetzten Filamente. Die Länge der Antheren be-
trägt S—9 mm, bei einer der Blüten sind sie dagegen monströs verlän-
gert, etwas geschwänzt und messen A2 mm. Die Narben sind orangerot
und sehr unregelmässig in fädlich oben etwas verdickte oder abermals
* Wie mir Herr Leichtlin mitteilt, sind dies die einzigen der zur Blüte gelangten
wenigen Exemplare.
VE AD
(4) J. BORNMÜLLER. CROCUS HERMONEUS KY. 925
kurz verzweigte aufrechte (nicht ausgebreitete) Aeste geleilt: sie über-
ragen die Antheren um ein Bedeutendes. Dass auf letztgenanntes Merk-
mal nicht zu hohes Gewicht zu legen ist, fand ich bei G. speciosus M. B.
zu beobachten Gelegenheit: Am 2%. Mai 1890 sammelte ich an einer
Berglehne des Ak-dagh bei Amasia (Pontus) bei 1700 m eine Hand voll
Knollen, die ich im Herbst desselben Jahres in Leipzig noch zur Blüte
brachte. Die Blumen entwickelten sich gut und völlig gleichmässig (etwa
10. Oktober) und waren, wie die Knollen, in Form und Farbe durchaus
gleicharlig; eine Vermischung von zwei Arten — es könnte auch nur
der leichtkenntliche €. pulchellus Herb. mit abstehend behaarten weit
längeren Filamenten in Frage kommen — war also ausgeschlossen. Bei
genauerer Betrachtung ergaben sich in oben angedeuteter Weise drei
Formen: 1. solche mit dunkelgefärbten (purpurnen) Narben, die die
Antheren weit überragten (typisch); 2. solche, deren purpurne Narben
so lang oder kürzer waren als die in diesem Falle etwas verlängerten
Antheren; 3. solche, welche wie n° 2, kurze aber 'gelbliche, also sehr
blassgefärbte Narben aufwiesen.
Vebereinstimmend mit der Post’schen Mitteilung zeigte sich in Herrn
Leichtlin’s Kulturen C. Hermoneus Ky. als ausgesprochener Herbstblüher,
dessen Blätter sich spät, erst im Frühjahr bezw. nach der Schneeschmelze
entfalten. Es wäre da noch auf die anderen Arten der Gattung mit
gleicher Blütezeit und Blattentfaltung (« Autumnales foliis hysteranthiis » )
hinzuweisen. In der Section « fihro-membranecei » ist C. Hermoneus Ky.
der einzige dieser Art. unter denen der « Annulati» sind als solche nur €.
speciosus M. B. und €. pulchellus Herb. vorhanden, und aus der Section
« Retieulati » der durch die Wurzelbeschaffenheit ebenso leicht kenntliche
6. cancellatus Herb. — In der Abteilung der «Involucrati» sind unter den
orientalischen Arten hervorzuheben aus der Section « Membranacei » drei
Kaukasuspflanzen, der gelbblumige C. Scharojani Rupr. (die Sommer-
blätter oft noch vorhanden!), der dunkel-violette C. Autrani N. Alboff und
C. vallicola Herb. mit grossen weissen Blüten. Ebendazu gehörig und,
wie die letzteren drei Arten mit runden oft sehr breiten Knollen, ist C.
zonalus Gay. aus Syrien und dem eilieischen Taurus anzuführen, welcher
ausserdem an völlig ungeteilten Narben und einem gelben Schlund der
Blüten leicht kenntlich ist. — Unter den dem Orient nicht angehörenden
Species haben wir nur noch vier Herbstblüher gleicher Art, es sind €.
iridiflorus Heuff., C. nudiflorus Sm., G. Asturicus Herb. und C. medius
Balb, welche sämtlich der Abteilung « Involuerati » angehören und mit
C. Hermoneus Ky. keine Aehnlichkeit besitzen.
BULL. HERB, B01ss., décembre 1899, 63
Be a
(GRR
926 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Leider war der Aufenthalt in jener alpinen Höhe nur ein kurzer, für
das Sammeln zahlreicher Knollen war keine Zeit zu erübrigen. Nachdem
aber nunmehr die Fundstelle nicht mehr zu verfehlen ist, dürfte es nicht
mehr schwer halten, den in botanischen Sammlungen noch als grösste
Seltenheit geltenden Crocus in grösserer Menge zu beschaffen; zeichnet
sich diese Art nicht gerade durch Schönheit vor den vielen schmucken
Verwandten aus, so verdient dieser Crocus, der sich durch seine Ent-
deckungsgeschichte so interessant zu machen wusste, gewiss eine gleiche
Beachtung in unseren Gärten als manche ansehnlichere Einführung.
Berka a. Ilm, 21. Nov. 1899.
EITHER
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
METZGERIA Raddi.
Plantæ frondosæ, teneræ, pallidæ, in umbrosis virides, in tropicis
interdum flavo-rufescentes, statu morbido hic illic cœruleæ, violaceæ vel
purpureæ, pro more corticolæ, rarius rupicolæ vel foliicolæ, vulgo dense
stratificatæ vel effuse inter fruticum ramulos nidulantes, radicellis posticis
e cosla, ex alis vel marginibus ortis repentes, monopodialiter repetito-
furcatæ, fureis linearibus, ultimis rare acuminalis, late divergentibus, in
paucis frondes alternatim pinnalæ vel pinnatim decomposilæ, semper
fere convexæ, in umbrosis subplanæ, apice rotundatæ cellulisque ciavatis
muciferis obtectæ.
Costa tenuis, sæpe tenuissima, sub bifurcatione solum dilatata (dupli-
cata) in « Furcatis » ceterum ubique æquilata, in « Pinnatis » attenuata
i. e. in trunco primario maxime crassa, in pinnis pinnulisque sensim
sensimque angustala. Costæ cellulæ corticales internis majores, posticæ
plus minus longe setosir, in paucis nudæ, antice rarissime setulosæ.
Ale utroque latere æquilate, interdum tamen asymmetricæ vel versus
apicem altenuate, vel margine lobatæ, semper fere convexw vel revo-
lutæ, nudæ vel hirke in paucis crassæ, versus marginem unistratæ, mar-
ginibus semper fere armatis. in umbrosis irregulariter setosis vel
nudis.
Inflorescentia monoica vel dioica, Rami sexuales postiei, e latere cost
orti, brevissimi; feminei ex angusta basi obcordatim ampliati, medio crassi,
275
928 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
alis tenuibus margine posticeque setosis, antice pauca pistilla biseriata et
alternantia gerentes. Calyptra plus minus magna, vulgo clavato-pyri-
formis, valde carnosa, pistillis sterilibus haud obsita, plus minus dense
longeque hispida. Capsula fusco-brunnea, breviter pedicellata, oblongo-
ovalis, ad basin usque quadrivalvis, valvulis bistralis, cellulis internis
vulgo semi-annulatim incrassatis. Spore parvæ, sphæricæ, læves vel
minute papillatæ. Elateres decidui tenues, longe attenuati, monospiri,
fibra spirali lata, ligulata. Elateres remanentes sub apice valvarum
affixæ, reliquis validiores penicillatim aggregatæ patulæque.
Rami masculi nudi, cucullati, costam distinetam et cellulas clavatas
apicales gerentes. Antheridia pauca, biseriata, alternantia, in pedicello
perbrevi sphærica.
Die Arten dieser Gattung sind von grosser Einförmigkeit, nur wenige
fremdartige Formen vermögen das Interesse zu fesseln; ihr Bau ist ein
höchst einfacher, rudimentärer, so dass man genötigt ist, zu ihrer Be-
schreibung und Unterscheidung die Anzahl der Zellen einzelner Theile
zu Hilfe zu nehmen; diese Zahlen (der Rindenzellen der Mittelrippe etc.)
sind so konstant, dass die Bestimmung dadurch sehr erleichtert wird;
unvollkommen entwickelte Exemplare, wie sie an sehr nassen Stand-
orten oder in tiefdunklen Wäldern häufig sind, bieten aber grosse
Schwierigkeiten, weil die Behaarung des Thallus, die eine hervorragend
gute und sichere Handhabe zur Unterscheidung der Arten bietet, dann
sehr unregelmässig wird und oft ganz fehlt. Zum Festhalten von Wasser
ist also die Behaarung jedenfalls bestimmt; die Gattung ist aber, so sehr
sie bei der Zartheit aller Organe konslanter Feuchtigkeit bedarf, eine
durchaus lichthedürftige; sie gedeiht am besten an gut beleuchteten
Standorten, welche aber dem direkten Sonnenlicht nicht ausgesetzt sind;
hier zeigt sie auch steis ihre normale bleiche Farbe; sehr grüne Exem-
piare werden stets von einem zu nassen Standort stammen und der
Bestimmung die grössten Schwierigkeiten entgegenstellen.
Die Geschlechtsäste entspringen, wie im Vorstehenden bereits gesagt,
aus der Seite der Mittelrippe unter der Ventralseite der Flügel; hierdurch
weicht Metzgeria wesentlich von Aneura ab, deren Sexualäsie bekanntlich
terminal aus ruhenden Vegetationspunkten entwickelt werden. Metzgeria
steht also der Gattung Hymenophytum sehr nahe; diese drei zu einer
Gruppe zu vereinigen, wie es geschehen ist, scheint mir ganz unmög-
lich.
In der Synopsis Hepaticarum sind nur 5 wahre Metzgeria-Arten auf-
276
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 929
geführt. während im Nachfolgenden deren 6% beschrieben werden,
welche sich auf die Florengebiete wie folgt vertheilen :
2 Arten sind Cosmopoliten:
1 Art gehört dem nördlichen Waldgebiet der Erde an:
S Arten dem tropischen Asien und Oceanien;
9 » dem tropischen und subtropischen Africa:
29 » dem tropischen America;
15 » dem antarctischen Gebiet.
Die Standortsangaben beziehen sich, wie immer, nur auf Pflanzen, die
ich selbst untersuchen konnte.
Leider sind reife Kapseln auch bei dieser Gattung nur von wenigen
Arten bekannt. da dieselbe fast durchgängig dieeisch ist; auch hier ist
also. wie bei Aneura erwähnt, noch viel nachzutragen.
Die von Lindberg angeführten, als subspecies zu M. furcata gestellten
zwei Pflanzen M. subundulata Austin und M. crassipilis Lindb. habe ich
nicht erlangen können.
Netzgeria Radli.
Die Bruchziffern hinter dem Worte costa zeigen kurz
die Zahl der Rindenzellen der Mittelrippe an; die obere und untere Ziffer
entsprechen der dorsalen und ventralen Seite.
A. Pinnatæ.
a. Frondes antice setosæ.
1. Metzgeria pubescens Raddi.
2. Metzgeria frontipilis Lindb.
b. Frondes antice nude.
3. Melzgeria decrescens St. costa adulla °/7.
+. Metzgeria eorralensis St. costa adulta 4/4.
5. Melzgeria lerricola St. costa adulta ®/s.
6. Melzgeria acuminala St. costa adulta ®/s.
7. Melzgeria longisela St. costa adulla ®/s.
8. Melzgeria Liebmanniana L. et G, costa adulla 4/4.
9. Metzgeria filicina Mitten. costa adulta 2/45.
10. Metzgeria rigida Lindh. costa adulta %/a.
B. Furcatæ,
a. Frondes omnino nudw,
11, Metzgeria Elliolii St. cosla ?/a.
12. Metzgeria inflata St. costa 2/2,
13, Melzgeria crassicostala St. costa 4/0.
1%, Metzgeria imberbis J, et St, costa ®/s.
277
930 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
b. Frondes margine simplieiter setose.
I. Costa hirta ?/2.
15. Metzgeria chilensis St. ale nude.
16. Metzgeria Lindbergii Schffn. ale nudæ.
17. Metzgeria auranliaca St. ale hirt«.
18. Metzgeria Perrotana St. ale hirtæ.
IT. Costa nuda ?/..
19. Metzgeria comata St. ale nude.
20. Metzgeria glaberrima St. ale nud«.
21. Metzgeria sinuata Loitl. ale nudæ.
22. Metzgeria longitexta St. ale hirtæ.
III. Costa hirta ?/1.
23. Metzgeria convoluta St. ale nude.
24. Metzgeria patagonica St. ale nude.
25. Metzgeria Jackii St. ale setulosæ.
26. Metzgeria furcata Lindb. ale setosæ.
IV. Costa nuda ?/:.
27. Metzgeria saccata Mitten.
V. Costa hirta */:.
28. Metzgeria Lechleri St.
VI. Costa nuda “1.
29. Metzgeria Dusenii St.
VII. Costa */s.
30. Metzgeria dichotama (Sw.) Nees.
VIIL. Costa 5/6.
31. Metzgeria linearis (Sw.) Austin.
IX. Costa °/s.
32. Metzgeria eflusa St.
c. Frondes margine geminatim-setose.
I. Costa hirta °/2.
or. ÂLÆ HIRTÆ.
33. Metzgeria angusta St. alæ breviter setulosæ.
34. Metzgeria madagassa St. alæ breviter setulosæ.
35. Metzgeria rufula Spruce alæ breviter setulosæ.
36. Metzgeria Renauldii St. ale longe setosæ.
37. Metzgeria camerunensis St. ale longe setosæ.
38. Metzgeria fuscescens Mitten. alæ pilosæ.
39. Metzgeria hamatiformis Schffn. ale pilosæ.
40. Metzgeria procera Mitten. ala pilosæ.
41. Metzgeria papulosa St. ale pilosæ.
42. Metzgeria scobina Mitten. ale pilosæ.
8. ÂLÆ NUDÆ.
43. Metzgeria consanguinea Schffn. costa setulosa.
4%. Metzgeria nitida Mitten. costa setulosa.
45. Metzgeria thomeensis St. costa setulosa.
46. Metzgeria albinea Spruce costa setosa.
278
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 931
47. Metzgeria leptoneura Spruce costa pilosa.
48. Metzgeria recurva St. costa pilosa.
49, Metzgeria hamata Lindb. costa pilosa.
II. Costa nuda °}2.
50. Metzgeria atrichoneura Spruce.
III. Costa */4.
Sl. Metzgeria adscendens St. ale nudæ, costa nuda.
52. Metzgeria conjugata Lindb. ale nudæ, costa setosa.
93. Metzgeria Wallisiana St. ale nudæ, costa pilosa.
54. Melzgeria Sandei Schffn. ale setulosæ, costa setulosa.
59. Metzgeria leptomitra Spruce alæ setosæ, cosla setosa.
96. Melzgeria erenata St. ale pilosæ, costa pilosa.
57. Metzgeria quadrifaria St. ale pilosæ, costa pilosa.
IV. Costa hirta */«.
58. Metzgeria fruticola Spruce ale nude.
99. Metzgeria clavæflora Spruce ala setosæ.
60. Metzgeria bracteata Spruce ale villosæ.
V. Costa hirta */s.
61. Metzgeria Uleana St. ale setulosæ.
62. Metzgeria muscicola St. ala selose.,
d. Frondes margine setis ternis armatæ.
63. Metzgeria polytricha Spruce costa ?/a.
6%. Metzgeria myriopoda Lindb. costa ?/s.
A. Pinnatæ.
I. Metzgeria pubescens Raddi. Mem. Mod. XVII. p. 45.
Dioica, major, rigida, pallida, spongioso-cæspitans in rupibus calcareis,
rarius corlicola. Frons ad 3 cm. longa, vix 2 mm. lata, irregulariter alter-
nalim pinnala et bipinnata, ramis ullimis sensim acuminalis obtusis,
rarius plana, vulgo varie undulata et torta apicegee suberispata, antice et
postice breviler selulosa, ventre ramis adventivis flagellisque innovala.
Flagella longa serpentina, fere ad costam reducta, alis 2-3 cellulas latis,
ubique setulosa apiceque in frondem normalem abeuntia, Ale interdum
interruplæ 1. e. frons ex apice rotundala abrupte innovata, costam exala-
Lam proferens sensimque in novam frondem exeurrens. Costa subteres,
antice posliceque alte producta ibidemque setis longioribus hispida, in
Irunco primario crassa, in pinnis pinnulisque sensim angustata; cellula
cortieales laque in trunco 26 (utroque latere 13), in pinnis 16 (antice 9
et poslice 7), in pinnulis ultimis 10 (antice 6 et postice 4). Cellulæ intern
eoslarum in seetione corlicalibus vix minores. Ale ad 20 cellulas late,
279
932 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
setulis brevioribus pungentibus obsitæ, margine setulis similibus gemi-
natis vel ternis armatæ. Cellulæ alarum 27 X 36 y, parietibus validis,
irigonis nullis. Rami feminei utroque latere — masculi postice tantum —
dense pilosi.
Hab. Europa, e Norvegia 63° lat. bor. in Italia usque, Caucasus (Bro-
therus, Levier); America sept. Alleghany Montes, Alaska (Krause), Insula
Vancouver (Lyall); Asia, Himalaya 8000-12000’ (Hooker. Gamble, Duthie),
Kashmir 11000’ (Duthie); Japonia (Faurie, Makino); China. Yünnan
(Delavay). Setschuan (Farges), Schensi (Giraldi).
2. Metzgeria frontipilis Lindb. Monogr. Metzg. p. 14.
Dioica, mediocris sed robusta, rigida, sæpe (inter muscos) elongata,
pallida, in sicco flavescens, ætate fuscescens, laxe cæspitans, terricola et
corticola. Frons ad 5 cm. longa, valde concava, geniculatim pinnata L e.
inferne paucis pinnis primariis instrueta, pinnis longioribus sat regula-
riter pinnulatis, pinnulis remotiuseulis, alternantes, breviusculis brevi-
terque acuminatis obtusis. Costa in trunco primario validissima, fere teres,
antice convexa, postice maxime producta; cellulæ corticales in sectione 36
(utroque latere sub 18, in pinnis sub 12, in pinnulis sub 6) ceterum dorso
ventreque longe setosa. Alæ valde decurvæ, basi cellulis bi vel tristratis
crassæ, postice nudæ, antice setis strictis inæquilongis hiriæ, margine
setulis brevibus pro more geminatis et late divergentibus armatæ. Cellulæ
alarum 27 36 u, ad costam 27 X 45 u. Ram © parvi, profunde obcor-
dati, dorso ventreque setulosi. Pistilla 6-7.
Hab. Fretum magellanicum, ubique communis (Lechler, Cunningham.
Spegazzini, Savatier, Exped. Gazelle, Hahn, Pehlke. Dusén); Chile australis
(Krause, Neger).
Die Costa nimmt vom Truneus primarius an durch alle Verzweigungen
allmählig an Stärke ab und ist in den äussersien Fiederästen zugespitzt,
so dass sich eine konstante Zahl der Rindenzellen nicht angeben lässt;
obige Ziffern sind Durchschnittszahlen. die um weniges differiren
können.
3. Metzgeria decrescens St. n. sp.
Dioica, major, hyalina, dense cæspitosa. Frons irregulariter pinnatim
ramosa, pinnis pinnulisque longis et multo brevioribus mixtis. Costa
muda, in trunco primario crassa, in sectione ovalis, dorso ventreque
æqualiter producta ; cellulæ corticales magnæ, internis multo majores, ad
12 (antice 5, postice 7); in pinnis solum 9 (antice,%, postice 5); in pinnulis
280
ot Qi A LE AE. Cm LÀ dr
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUN. 959
ultimis 4 (utroque latere 2 cellulæ). Al® similiter attenuate, e trunco lato
in ramis ramulisque sensim angustatæ, in ultimis pinnulis fere 2-plo
angusliores, ceterum nude et valde recurvæ, marginibus sæpe connivenli-
tangentibus, longe piliferis, plis strictis crebris simplieibus. Cellulæ
alarum 45 X 54 u. ad costam parum longiores; trigona nulla. Andrecia
ut in congeneribus.
Hab. Patagonia, ad fretum magellanicum (Dusen).
Wegen der starken Einrollung der Flügel ist die Abnahme der Breite
der Frons in den Zweigen gegenüber dem Hauptstamm wenig sichtbar
und zeigt sich nur deutlich in Querschnitten: übrigens haben alle Arten
mit verdünnt auslaufender Rippe auch dem entsprechend verlaufende
Flügel. Lindberg ' hat das sonderbarer Weise gar nicht bemerkt, während
sich diese Pfianzen ganz wesentlich von der grossen Masse der übrigen
Arten unterscheiden, die durchweg eine völlig gleichartige Rippe besitzen.
die alle Dichotomien durchläuft (abgesehen natürlich von der Verdoppe-
lung der Rippe dicht unterhalb der Gabelung). Es ist ein wesentlicher
Fortschritt jener gefiederten Pflanzen, die mit einem kräftigen Haupt-
stamm versehen, sich meıst hoch in reicher Beästung entwickeln können
und ihnen gegenüber erscheinen die dichotomen Arten sehr rudimentär.
4. Metzgeria corralensis St. n. sp.
Dioica, mediocris, pallida. dense cæspitans. Frons ad 4 em. longa, sub-
plana, remote pinnata, pinnis brevibus alternantibus apice obtusis, plus
I mm. latis. Costa valida, in sectione ovalis, ventre longius ciliata, eiliis
creberrimis, validis, strietis. Cellulæ costæ corticales 42, quarum A anticæ
latiores. 8 posticæ duplo angustiores. Ale planæ, ad 12 cellulas lat»,
dense cihalæ; eiliis tenuibus, flaccidis, hamatulis, margine simpliciter
eiliatwe, cils validis longiusculis strictis, oblique ad posticum nutantes.
Gellule alarum 2736 y, incrassatio nulla, ad costam sæpe duplo fere
majores. Rami masculi parvi nudi.
Hab. Chile. Gorral (IH. Krause).
». Metzgeria terricola SI. ı. sp.
Dioica, medioeris, pallide-Navicans, ætate fuscescens. Frons ad 2 cm.
longa, pinnata et bipinnata, rigida fragilisque, undulata et maxime revo-
Iuta. Costa in trunco primario lala, in sectione plano-elliptica, postice
magıs producta: cellule cortieales 12 (utroque latere 6) in pinnis pinnu-
' Monogr. Metzg. vide M, filicina ele,
281
934 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Meizgeria.
lisque sensim attenuata, in ultimis 4 tantum cellulis corticalibus tecta
(utroque latere 2) ceterum paucisetulosa. Alee maxime decurvæ frondes
itaque sæpe omnino clausæ et depresso-tubulosæ, nudæ, margine tamen
longissime et creberrime piliferæ, pilis geminatis substrictis late diver-
gentibus. Cellulæ alarum 36 x 5% y, trigonis nullis, parietibus validis.
Rami g’ parvi, nudi.
Hab. Fretum magellanicum (Savatier, Dusén).
6. Metzgeria acuminata St. n. sp.
Dioica, pallide-virens, in ramulis fruticum effuse cæspitans. Frons
furcala, furcis tamen pinnatis, plano-decurvis, apice distincte breviterque
acuminalis, omnino nudis. Costa crassa, in furcis primariis æquicrassa,
subteres, antice valde producta ibidemque cellulis 8 seriatis-postice
6 serialis-tecla, in pinnis multo angustior et apicem versus allenuata. Ale
planæ, striete sed posticum versus nutantes, in fronde adulta late in
pinnis duplo angustiores et attenuatæ. Cellulæ alarum 18 K 37 y, tener-
rimæ, incrassalio nulla. Rami masculi parvi, nudi. Rami feminei semper
innovali. Calyptra pyriformis, basi nuda, superne setulis longissimis comata.
Hab. Brasilia, Rio Grande (Kunert).
7. Metzgeria longiseta St. n. sp.
Sterilis, major, valde elongata, flaccida, flavescens, dense siratificata.
Frons ad 8 cm. longa, pinnatim decomposita, maxime ramosa, ramis
remotiusculis, haud attenuatis, maxime convexa. Costa a dorso compressa,
asymmetrica, antice bene convexa, postice subplana, in ramis ramulisque
sensim angustata. Cellulæ corticales in trunco primario antice sex serial,
postice 8 serialæ, in ramis sensim pauciores, in ultimis antice bi-postice
% seriatæ. Cellulæ dorsales semper multo majores, inflatæ et convexo-
prominulæ, ventrales multo minores et interris æquimagnæ; cellulæ
internæ triseriatæ, ventrales longe setosæ. Ale maxime revolutæ, ubique
æquilatæ (20 cellulas) nudæ, basi 2-3 cellulas crassæ, versus marginem
cellulis sensim humilioribus distincte attenuatæ, margine setis longissimis,
ample cylindricis, atlenuatis, simplicibus et hamatis armato. Cellulæ
alarum 36 X 5% u, ad costam 45 X 72 y trigonis nullis. Reliqua desunt.
Planta spectabilis, omnium pulcherrima.
Hab. Fretum magellanicum (Herb. Warnstorff).
5. Metzgeria Liebmanniana L. et G. Syn. Hepat. p. 505.
Dioica, major, elongata, flaccida, pallida vel flavo-virens, superne inter-
282
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 935
dum brunneo-purpurea, corticola. Frons ad 5 cm. longa et 3 mm. lata,
pinnatim pauciramosa, interdum e ventre innovata, parum convexa,
undulata. Costa in trunco primario crassa, subteres, in pinnis pinnu-
lisque sensim angustata, cellulæ corticales in sectione trunci 14 (6 anticæ
et 8 posticæ) in pinnis longioribus 12 (5 anticæ et 7 posticæ) in pinnulis
ultimis 10 (4 anticæ et 6 posticæ). Ale ad 20 cellulas latæ, in ultimis
ramulis distincte acuminatæ, postice dense breviterque villosæ, pilis
breviuseulis flaccidis; margine similiter armatæ, setulis strictis geminatis
divergentibus. Cellulæ alarum 36 y, ad costam 37 X 45 y. Rami feminei
parvi, ventre et margine longe setosi. Calyptra clavata, setis longis hispida.
Hab. Catena Andium haud rara, Mexico (Liebman, Leibold, Schaffner,
Bourgeau). Costarica (Pittier), Brasilia, montes orientales (Ule, Glaziou),
Argentinia, Tucuman (Lorentz), Chile, Valdivia (Hahn).
9. Metzgeria filicina Mitt. J. of Bot. 1851, p. 361.
Dioica, magna et valde elongata, pallide viridis vel flavicans, corticola
vel rupicola, laxe effuse cæspitosa, sæpe inter fruticum ramulos squarrose
nidulans. Frons ad 10 cm. longa, bi-vel tripinnata, valde convexa, sub-
revoluta, pinnis pinnulisque squarrose patulis, leniter acuminatis, quam
truncus multo et sensim angustioribus. Costa nuda, in trunco primario
maxime crassa, cellulis corticalibus 27, quarum 12 anticæ et 15 posticæ ;
in pinnis longioribus 21 (anticæ 9, posticæ 12) in apice pinnularum #
(utroque latere 2). Alæ tenerrimæ cellulis 36 5% y, ad costam longiores,
trigonis subnullis, margine nudo vel paucis setulis simplicibus armato,
ıpso apice crebre setuloso. Rami feminei parvi, arcuato-suberecti, alis
lamen decurvis, apice rotundata ceterum nudi, margine solum setosi,
sæpe innovati. Galyptra magna clavata, superne selis validis strietis et
porreelis penicillatim setosa. Capsula late ovalis, fusco brunnea. Sporæ
20 y. brunneæ, minulissime asperw, Rami masculi ut in congeneribus
nudi, pro planta parvi.
Hab. Andes quitenses (Jameson, Spruce), Bolivia, Unduavi (Pearce),
Nova Granada, Paramo Ghoachi (Lindig).
B. Furcatæ.
10, Metzgeria rigida Lindb. Monogr. Metzg. p. 45.
Dioica, parva, rigida, tenax et fere cartilaginea, lurido-pallida, superne
cœrulescens, corticola. Frons ad 125 mm. longa, */ı mm, lata, dense
283
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
breviterque ramosa. vix linearis sed hic illic angustata, alis adscenden-
tibus antice leniter concava, glaberrima. Costa nuda, paucas radicellas
emittens, crassa et rigida, postice magis producta ; cellulæ corlicales 1%.
quarum 6 anticæ et 8 posticæ, in ramis longioribus 9 (antice 4, postice 5)
in pinnulis ultimis 7 (antice 3, postice 4). Alæ undulatæ, angustæ, ad
15 cellulas latæ, ubique nudæ; cellulæ alarum 36 X 54 y, valde æquali-
terque incrassatæ. Rami feminei glaberrimi. Calyptra pyriformis, 'glaber-
rima. Rami masculi nudi.
Hab. Lord Aucklands Islands (Hooker).
Lindberg hat in seiner Monogr. Metzg. nicht berücksichtigt, dass die
Costa vor der Gabelung allmählig verdoppelt wird und giebt infolge-
dessen der Anzahl der Rindenzellen einen Spielraum, der im normalen
Gabelast nicht vorkommt; das ist auch die Ursache, dass er die all-
mählige Verdünnung der Costa bei den gefiederten Arten nicht bemerkt
oder wenigstens nicht erwähnt hat (siehe MW. decrescens).
11. Metzgeria Elliotii St. n. sp.
Sterilis, parva et humilis, dense depresso-cæspitans, in sicco sulphurea,
emollita aquam maxime tingens, corlicola. Frons ad 15 mm. longa, repe-
tito furcatim ramosa, flabellatim expansa, ramis simplicibus interjectis acu-
minatis, ceterum linearis apiceque obtusa. plano-convexa, omnino nuda,
paucis radicellis marginalibus repens. Costa tenuis, cellulis corlicalibus in
sectione 4, 1. e. utroque latere 2 cellulis tecta. Cellulæ alarum 56 X 45 y
ad costam vix majores, margine minores ibidemgue maxime incrassatæ.
Hab. Africa centralis, in monte Runssoro 9000’ (Scott Elliot).
12. Metzgeria inflata St. n. sp.
Dioica, spectabilis, brevis, flaceida, pallide lurida, optime nitida, muscis
consociata. Frons furcata, ad 3 cm. longa, omnino nuda, basi tantum
paucis radicellis affixa. Costa lenuis, cellulis corticalibus utroque latere
biseriatis tecta, in sectione transversa late ovalis; cellulæ antice et postice
magnæ, æquales, internæ multo minores triseriatæ. Ale apice cucullatæ,
ubique maxime irregulariterque revolutæ, in sectione valde asymmetricæ.
uno latere quadruplo latiores, re vera itaque sinuatim lobatæ, lobis bulloso-
inflatis, ob flexuram tamen haud discretis. Cellule alarum 36 X54 y.
parietibus validis, trigonis parvis. Rami feminei parvi, fere conduplicati.
margine breviter setosi.
Hab. Guiana britann., in cacumine Montis Roraima (Mac Connell et
Quelch.).
284
Ces Fe
RP OR TU EE CORRE
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 937
Diese merkwürdige Pflanze bildet einen Uebergang zu W. saccata Mitten,
deren lobi alarum tiefer getrennt sind, wäbrend sie hier durch die Ein-
rollung der Flügel nicht in die Erscheinung treten.
13. Metzgeria crassicostata St. Hedwigia 1889.
Dioica, minor et angusla, gracilis, dilute olivacea. Frons furcata, furcis
sæpe simplieibus pinnæformibus, apıce rotundata, valde convexa, poslice
hirta. Costa validissima, postice magis producta, 10 cellulis corticalibus
tecta (antice 4 majoribus, postice 6 minoribus) ventre breviter setosa,
setulis tenuibus strietis erebris. Al valde decurv&, 16 cellulas lat»,
margine nudæ, poslice sparsim breviterque setulos®. Cellulæ alarum
37x45 u, trigonis nullis. Rami feminei obcordati, carinatim concavi,
costæ oblique approximati, margine dorsoque longe ciliati.
Hab. Australia, Richmond River (de Camera).
14. Metzgeria imberbis Jack et Steph. Hedwigia 1895, p. 3106.
Dioica, major, tenerrima, pallide-virens, laxe cæspilosa (pendula ?).
Frons regulariter furcata, optime in flabellam latam multiramosam evo-
lula, in vivo tamen maxime intricata radicellisque inter se affixa, celerum
ad 3 cm. longa, sub 2 mm. lata, omnino plana vel leniter undulata. Costa
crassa, postice magis producta ibidemque cellulis corticalibus sewseriatis
tecta breviterque setosa, antice nuda cellulis corticalibus 5 seriatis ; cellula
interne 7 serialæ reliquis vix minores. Ale perfecte nudæ, ad 20 cellulas
lat», hie illie postice, rarius e margine radicellas suctorias emittentes.
Gellule alarum 27x36 y, parietibus æqualiter incrassatis, trigonis nullis.
Rami feminei breves margine setulosi semper innovali, tempore maturi-
latis calyptram longe superantes. Calyptra setis longis validis porrectis
penicillatim selosa.
Hab. Argentinia, Rio seco (Lorentz).
15. Metzgeria chilensis Si. n. sp.
Dioica, parva, angusta; gracilis, pallida, in umbrosis viridis, corticola
vel terricola. Frons ad 10 mm. longa, furcata, valde convexa, apice rotun-
data. Costa tenuis, postice selosa, setis longis, strictis. Cellulæ corticales
cost utroque latere biseriatæ, Alzx fere revolutæ, nudæ, margine solum
simplieiter eiliatie, eiliis confertis, longis, tenuibus strictisque. Cellulæ
alarum 36 x 5% y, trigonis nullis. ARami feminei pro planta magni, pro-
funde obcordati, carinatim conduplicati, longe setosi.
Hab. Chile (Dusén), New Zealand, in subalpinis (Golenso).
285
958 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
16. Metzgeria Lindbergii Schffn. Kais. Akad. Wien. LXVI,
p. 182.
Syn.: Metzgeria tahitensis St. ms.
Autoica, mediocris, flaccida, in sicco pallide-flavicans, corticola et
terricola. Frons ad 2 cm. longa, vix 1 mm. lata, plana, furcata et ramis
posticis innovata. Costa tenuis, cellulis corticalibus utroque latere biseriatis
tecla, ventre dense breviterque setulosa. Al& planæ, nudæ, ad 15 cellulas
late. Cellulæ alarum 27 X 36 y, ad costam majores, trigonis majusculis.
Setæ marginales simplices, breves, oblique extrorsum nutantes, strictæ.
Rami feminei obcordati, parum setosi. Calyptra dense breviterque selosa.
Rami masculi nudi.
Hab. Java, Buitenzorg (Schiffner), Tahiti(Vieillard et Panchet, Nadeaud),
Insule Markesas. Nukahiwa (Ed. Jardin).
17. Metzgeria aurantiaca Si. n. sp.
Dioica, minor, flavo-rubescens, museis irrepens. Frons ad 15 mm.
longa, furcata, convexa, apice obtusa. Costa tenuis, cellulæ corticales
magnæ, in sectione 4 (utroque latere 2) postice setulis crebris hirtæ. Ale
valde decurvæ, ad 12 cellulas latæ, postice ubique et plus minus dense
setulosæ, margine setis simplicibus longiusculis strictis dense armatæ.
Cellulæ alarum 36 536 y, trigonis nullis. Rami feminei magni, profunde
obcordati, cucullatim convexi, dorso margineque setosi. Calyptra sub-
cylindrica, maxime longeque hispida.
Hab. Brasilia, Caraca (Weinio).
15. Metzgeria Perrotana St. n. sp.
Dioica, gracilis, minor, angustissima, fenax pallide flavicans, dense
depresso cæspitans. Frons ad 25 mm. longa, semimillimetrum lata.
repetito-furcala, convexa. Costa angusta et crassa, antice et postice cellulis
corticalibus biseriatis et valde incrassatis tecta, ventre setosa, setis longius-
culis angustis et gracihbus, strictis. Ale ad 43 cellulas late, parum decurvæ.
postice sparsim setulosæ, margine setulis similiter gracilibus simplicibus
armato. Cellulæ alarum 36 y, parietibus crassis, trigonis itaque minus
distinctis. Rami masculi minimi, cucullati costæ diametro breviores. Rami
/eminei pro planta magni, frondis diametro parum angustiores. ventre et
margine longe setosi.
Hab. Madagascar (Perrot.), Africa australis, Montagupass (Rehmann).
Der M. aurantiaca sehr ähnlich, von der sie sich durch die überall
dünnen zierlichen Borsten unterscheidet.
286
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 939
19. Metzgeria comata St.n. sp.
Dioica, major, hyalina. tenerrima, grandicellulosa, foliicola. Frons ad
2 cm. longa,. I mm. lata, plana, irregulariter furcata, furcis hie illie longis
simplieibus. Costa tenuissima, alis æquicrassa dein haud producta, utroque
latere cellulis corticalibus biserialis tecta nuda. Ale asymmetricæ, uno
latere costæ multo angustiores (costa itaque haud mediana), omnino
planæ, acuminatæ, obtusæ, cellulis tenerrimis maximis (54 X 126 u)
formatæ, omnino nudæ, vel margine ciliis longiusculis simplicibus radi-
cantes. Rami feminei longe et valide setosi. Calyptra optime pyriformis.
nuda, verlice solum cellulis giganteis clavatis grosse comata.
Hab. Nova Galedonia (Vieillard).
20. Metzgeria glaberrima St. n. sp.
Dioica. mediocris, sed elongala hyalina, flaccida, dense depresso-
cæspitosa. Frons ad 80 mm. longa, repetito-furcata, parum vel haud con-
vexa. Costa lenuis, nuda, cellulis corticalibus 4 (utroque latere 2). Al
nude vix decurvæ ad 12 cellulas late, sepe angustiores, cellulis regula-
riler hexagonis 36 X 36 y; aliæ mullo longiores, trigona nulla. Sets
marginales simplices, costæ diametro duplo longiores, recte patulæ, sæpe
subnullæ. Rami feminei magni, profunde obcordati, ventre margineque
longe et valide setosi. Calyptra magna, clavata, ubique sparse hirta.
Andræcia magna globosa nuda.
Hab. Fretum magellanicum (Spegazzini, Dusén, Exped. Gazelle), Chile
(Gay, Krause), New Zealand (Knight. Cheeseman. Beckett), Australia,
Vietoria (Lauterbach).
21. Metzgeria sinuata Loitl. in Szyszylowiez. Diagn. Plant. I, p. 25.
Sterilis, major, tenerrima, hyalina, apicibus violaceis vel coeruleis,
corticola. Frons ad 2 cm. longa, 3 mm. lala, furcata, valde convexa, apice
eueullatim elausa. Costa nuda, tenuis, cellulis corticalibus in sectione A
(utroque latere 2) internis paucis ad filum angustum reductis, Ale maxime
decurvæ, lalissimæ, ad 35 cellulas late, nude, margine profunde sinuato
1. 6. interruple recurvo, eiliis longis strictis reete patentibus dense armato.
Gellule alarum 35 y, ad costam longiores. Religua desunt.
Hab. Peruvia, Gutervo (Jelski).
Die Rippe ist völlig nackt, denn die keulenförmigen Cilien, welche der
Autor beschreibt, sind die terminalen Keulenhaare, welche bei allen
Meizgeria-Arten den Scheitel schützen, meist bald abfallen und hier nur
länger erhalten sind,
940 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
22. Metzgeria longitexta St. n. sp.
Sterilis, major, pallide-virens, ienerrima et flaccida, dense stratificata.
Frons furcata plana, 2 cm. longa, 1'/. mm. lata. Costa tenuis antice et
postice cellulis biseriatis corticalibus tecta, ventre longe pilosa, pilis ample
cylindricis, flaceidis. Ale undulatæ, postice sparsim, margine dense pilosæ,
pilis ut in costa ubique flaccidis latis et obtusis, margine simplicibus
recteque patentibus. Gellul& alarum elongatæ 25 X 68 u, trigonis nullis.
Hab. Insula Dominica (Elliott).
Die Pflanze ist infolge ihres jedenfalls schattigen Standortes schlaff
und grün und an einem günstigen Plalze wird sie in dieser Hinsicht
abweichen; da sie aber sonst gut entwickelt ist und besonders die Be-
haarung überall auf eine normale Ausbildung schliessen lässt, so konnte
sie hier nicht unerwähnt bleiben.
23. Metzgeria convoluta St. n. sp.
Dioica, gracilis, longa et angusta, olivacea, dense intricatim cæspitosa.
Frons ad 6 cm. longa, repetito-longefurcata, valde convexa, apice oblusa.
Costa tenuis, postice breviter setulosa; cellulæ corticales 6 (antice 2
postice 4). Alæ valde decurvæ vel revolulæ, nudæ, margine ciliis simplici-
bus brevibus crebre armatæ ; cellulæ alarum 36 X 54 y, margine minores,
ad costam longiores. Rami feminei dorso margineque longe setosi.
Hab. Brasilia (Glaziou).
24. Metzgeria patagonica Slt. n. sp.
Dioica, major vel mediocris, flaccida hyalina vel pallide flavo-virens,
dense stratificata. Frons furcata, ramis posticis numerosis, ad 25 mm.
longa, 4/2 mm. lala, statu normali convexa. Costa valida, postice valde
producta; cellulæ corticales in sectione 6 (antice 2, postice Æ) ventre
longe setosæ. Alæ normaliter valde decurvæ sæpe revolutæ, nudæ, margine
setis singulis longis et ample cylindricis crebre armato. Cellulæ alarum
4054 m, angulis et in medio parietum valde incrassatæ, ad costam
40 72 y. Rami © parvi, profunde odcordati, margine et postice sparsim
setosi.
Hab. Patagonia, Insula Newton (Dusen).
Die Pflanze steht hinsichtlich des Baues der Rippe der M. Wallichiana
sehr nahe, die Grösse der Zellen und deren Wandverdickungen unter-
scheiden beide leicht; im Uebrigen sind die Pflanzen des gesammelten
Rasens völlig etioliert und nur an den jüngeren Innovationen ist der
wirklich normale Bau der Pflanze erkennbar.
288
Mel=geria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 944
25. Metzgeria Jackii Si. n. sp.
Sterilis. minor et angusta, valida, tenax, dense depresso-cæspitosa.
flavo-virens. aquam sulphureo tingens. Frons furcata, ad 15 mm. longa,
valde convexa. Costa valida. in sectione ovalis, 6 cellulis corticalibus tecta
(2 anticis et % posticis). ventre dense breviterque setosa. Ale valde
decurvæ, postice setulis brevibus strietis sparsim hirtæ, margine creber-
rime setulosæ, setulis simplicibus reliquis haud diversis. Cellulæ alarum
36 X 45 y. trigonis magnis incrassatæ, ad costam parum longiores.
Hab. Brasilia. Blumenau (Ule).
An einem der untersuchten Exemplare befanden sich ventrale Inno-
valionen. eine jüngere kurze und eine ältere längere: ihre Frons war
schmal, die Mittelrippe trug beiderseits (im Querschnitt) £ Rindenzellen
und der Thallus war, dorsal wie ventral, mit Borsten besetzt; nur der
ältere und längere Adventlivspross zeigte an seinem vorderen Theile, da
wo er vom Muttersprosse nicht mehr bedeckt war, eine normale Aus-
bildung. Es giebt kaum eine bessere Illustration zu dem Gesetz, dass erst
die Belichtung die Dorsiventralität der Lebermoose erzeugt; die unter
M. Uleana bemerkte Missbildung findet aber dadurch noch nicht ihre
Erklärung.
26. Metzgeria furcata (L.) Lindb. Monogr. Metzg.. p. 35.
Syn. : Jungermannia furcata L. Sp. pl.. p. 1002.
Metzgeria planiuscula Spruce. Rev. bryol. 1888, p. 34/55.
Melzgeria flavo-virens Col. Trans. N. Zeal. Inst. 1888, vol. XXI.
Dioica, minor, pallida, corticola. dense depresso cæspitans. Frons fur-
cata, subplana, apice rotundata. Costa tenuis, cellulis corticalibus 6
(antice 2, poslice 4 minoribus et anguste rectangulatis), ventre longius
selosa; ale vix decurvæ nisi in locis minus humidis, postice plus minus
dense setosæ setis longiusculis usque ad marginem distributis, setæ
marginales re vera nulle. Cellulæ alarum 27 X 36 y, trigonis parvis, ad
costam longiores. Rami feminei obcordati plano-convexi, longe et sparsim
piliferi. Galyptra clavato-pyriformis, plus minus hispida.
Hab. Europa ubique communis, e confinibus mediterraneis in Lapponiæ
alpına regione, Caucasus (Levier), Africa, Abyssinia (Traversi), Natal
(Rehmann), Kamerun (Staudt). Chile (Philippi, Lechler), Tasmania (Wey-
mouth). New Zealand (Golenso), Australia. Queensland (Hartmann).
Victoria (F. v. Müller, Mrs. Mac Cann).
In Sibirien und Japan scheint die Pflanze nicht vorzukommen, ebenso
wenig ist sie aus Nordamerica bekannt
BULK. MERE, hoiss., décembre 1899. 280 64
942 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Meizgeria.
27. Metzgeria saccata Mitten. Journ. Linn. Soc. 1886. Vol. XXI,
p. 143.
Dioica, minor, rigida, subhyalina, muscis corticolis consociata. Frons
furcatim multiramosa, ad 20 mm. longa, vix millimetrum lata, valde con-
vexa. Costa nuda, valida, subteres, postice multo magis producta; cellulæ
corticales 6 (antice 2 majores, postice 4 minores); cellulæ intern quam
corticales multo minores, triseriatæ. Ale decurvæ, profunde inciso-
lobulatæ, lobulis a latere exteriore convolutis, sub fronde occultis, inflato-
clavatis, margine ciliis longis simplicibus armatis. Cellulæ alarum 45 y,
ad costam longiores, parietibus validis æqualiter incrassatis. Rami feminei
pro planta magni, inflato conch&formes. duplo latiores quam longi,
margine ventreque setulosi.
Hab. Tasmania (Milligan, Weymouth), New Zealand (Helms).
Der Durchschnitt der Frons, wie der Autor ihn abbildet, ist sicher
durch eine Gabelung geführt, wo sich bekanntlich die Rippe verdoppelt;
siehe hierüber die Einleitung zur Gattung Metzgeria.
28. Metzgeria Lechleri St. n. sp.
Sterilis, major, flaccida, fusco-virens, aliis hepaticis consociata. Frons
longe furcata, ad 30 mm. longa, plus millimetrum lata, subplana. Costa
valida, subteres, bene productia, utroque latere £ cellulis corticalibus,
humilibus tecta, ventre setulis longiusculis tenuibus dense obtecta. Ale
vix decurvulæ ad 20 cellulas latæ, postice dense breviterque setulosæ,
margine setulis similiter gracilibus, simplicibus crebre armalo. Cellulæ
alarum 36 y. ad costam longiores, parietibus validis angulisque distincte
incrassatis.
Hab. Chile, Arique (Lechler).
29. Metzgeria Dusenii St. n. sp.
Dioica, mediocris, pallida, corticola. Frons repetito-furcata, valde con-
vexa, apice obtusa. Costa lata et humilis, antice convexa postice plana,
omnino nuda, cellulis corticalibus 8, quarum 4 dorsales magnæ et valde
productæ, 4 ventrales multo minores, centrales paucæ. Alæ revolutæ,
conniventi-tangentes nudæ, margine tantum ciliis longis flaccidis simplici-
bus ornatæ. Cellulæ alarum 36 45 y, marginem versus minores, ad
costam longiores, trigonis nullis. Rami masculi parvi nudi, ut in con-
generibus cucullati.
Hab. Fretum magellanicum, Insula Desolacion (Dusén).
290
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 943
30. Metzgeria dichotoma (Sw.) Nees. Hep. Eur. III, p. 508.
Syn. : Jungermannia dichotoma Sw. Prodr. Ind. occ. p. 145.
Dioica, mediocris, pallida vel viridula, corticola rarius saxicola, dense
depresso cæspitans. Frons regulariter furcata, convexa, apice obtusa. Costa
crassa, bene producta, ventre breviter setosa; cellulæ corticales 10,
quarum 4% anticæ et 6 posticæ. Alæ decurvæ, postice breviter et minus
dense pilosæ, margine setulis strietis simplicibus oblique patulis armatæ.
Cellulæ alarum 27 X 36 y, margine minores, ad costam majores. Rami
feminei profunde obcordati, dorso margineque dense selosi. Calyptra
clavato-pyriformis, superne hispidissima.
Hab. Jamaica (Swartz), Cuba (Wright), Brasilia (Beyrich, Glaziou, G.
A. Lindberg, Lindman, Puiggari).
31. Metzgeria linearis (Sw.) Austin. Torrey Bot. Cl. VI, p. 18.
Syn. : Jungermannia linearis SW. Prodr. veg. Ind., p. 145.
Dioica, minor, rigida, angusta, olivacea, algoidea, in fruticum ramulis
effuse cæspitans. Frons ad 2 cm. longa, vix À mm. lata, furcatim multi-
ramosa, ramis adventivis posticis haud raris, parum convexa. Costa nuda,
radicellis suctoriis tantum sparsim affixa, crassa, subteres, cellulis corti-
calibus 12, utroque latere 6 seriatis, centralibus maxime incrassatis
lumineque cellularum fere obliterato. Ale nudæ, ad 20 cellulas lat,
valide ob cellulas ad angulos trigone incrassatas et limbo maxime incras-
salo, ex una serie cellularum formato. Ciliæ marginales valde reductæ,
dentiformes, breves, valde incrassatæ obtusæ, sæpe deficientes. Cellulæ
alarum rhombeo-hexagonæ 18X45 y, ad costam latiores, margine
18117 u, obliquæ seriatæ. Rami masculi pilis numerosis spini-
formibus hirti.
Hab. Jamaica (Swartz), Cuba (Wright).
32. Metzgeria effusa St. n. sp.
Dioica, mediocris, dilute flavicans vel hyalina in ramulis ultimis fruti-
cum effuse cæspilans maximeque intricata, Frons valde ramosa, repelito-
furcala, ramis simplicibus interjectis; rami postici numerosi, sæpe in
furca seriati. Costa crassa, in sectione elliptica, bene producta, ventre
nuda vel setosa, selis strietis longiuseulis; cellulæ corticales costæ 16
(utroque latere 8); cellulæ internæ 5 serialæ, corticalibus vix minores.
Ale planæ vel undulatæ, 12 cellule late, nudæ, radicellis hic illie affixæ,
margine nude vel simpliciter selosæ, selis longiusculis strictis oblique
ad postieum nutantes, Cellulæ alarum 18x 36 u, ad costam 27 X 5% u,
291
RE UN) AN
CRUE A Ai: ME
94% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Meizgeria.
margine 25X25 u. Rami feminei parvi, paucisetosi, semper e hasi inno-
vati. Calyptra magna optime pyriformis, apice longe setosa.
Hab. Brasilia (Ule), Guiana britannica (Quelch).
33. Metzgeria angusta St. n. sp.
Dioica, mediocris, gracilis viridis vel pallide flavescens, vel rufescens.
dense cæspitosa, corticola et terricola. Frons ad 3 cm. longa, repetito-
furcata, angusta plus minus convexa, antice nuda, postice ubique setulosa.
Costa tenuis, cellulis antice posticeque biseriatis tecta, ventre longius
setosa. Al® ad 8 cellulas latæ, plano-convexæ, setulis sparsim hirtæ.
interdum hie illie nudæ, margine similibus ciliis brevibus divergenti-
geminalis armato. Cellulæ alarum papulosæ, 37 x 54 y, trigonis parvis
distinctis incrassatæ. Rami feminei longe setosi. Calyptra ubique longe
setosa. Rami masculi parvi, nudi.
Hab. Brasilia tropica et subtropica (Ule, Glaziou, Lindman), Venezuela
(Fendler), Chile et Patagonia (Dusen), Trinidad (Crüger), Mexico (Sar-
torius), Guatemala (Levier), Louisiana (Langlois), Apiahy (Puiggari),
Santo Domingo (Eggers).
Die Dusen’schen Pflanzen sind erdbewohnend und in der Grösse
äusserst reduziert.
34. Metzgeria madagassa Si. n. sp.
Dioica, minor, angustissima rigida dilute olivacea, dense stratificata.
Frons furcata ad 2 cm. longa, semimillimetrum lala, valde convexa. Costa
tenuis, cellulis corticalibus utroque latere biseriatis tecta, ventre crebre
et longiuscule setulosa, setulis validis strictis. Ale valde decurvæ, 12 cel-
lulas lat, postice wbique breviter setulosæ, cellulis prominulis papulosæ,
margine incurvo dense setuloso, setulis breviusculis strichs, divergenti-
geminatis. Cellulæ alarum 37 y, parietibus validis trigonisque majusculis,
ad costam longiores. Rami feminei parvi, margine longesetosi. Calyptra
oplime clavata ubique longe setosa.
Hab. Madagascar (Besson, Borgen, Sikora), Mascareignes (Robillard,
Rodriguez), Usambara (Holst.), Himalaya, Sikkim (Bretandeau).
Das Vorkommen der Pflanze in Ostindien ist nicht auffallend, da wir
auch Ptychanthus striatus, Radula Perotteti und andere in gleicher Weise
aus beiden Gebieten kennen.
35. Metzgeria rufula Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 555.
Dioica, mediocris, flaccida, pallide rufula, stratificata. Frons furcata, ad
292
Dr né es PU PCR En LA 1 REN PR a
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 945
4 em. longa. subplana. Costa tenuis, cellulis corticalibus utroque latere
biseriatis, postice dense et longiuscule pilosa. Alæ parum decurvæ, undu-
latæ. ad 20 cellulas late, postice setis sparsis longiusculis, margine
geminatis flexuosis hirtæ. Cellulæ alarum 36 X 54 w, trigonis nullis.
Rami feminei parvi, margine longiciliati, postice nudi.
Hab. Andes quitenses (Spruce, Wallis).
36. Metzgeria Renauldii St. n. sp.
Sterilis, minor, rigida, pallide flavicans, aliis hepaticis consociata. Frons
ad 15 mm. longa, valde convexa, furcata. Costa lenuis, cellulis corticalibus
utroque latere biseriatis tecta, ventre longe setosa. Ale valde decurvæ,
postice longe setosæ, margine ciliis geminatis breviusculis optime aduncis
et late divergentibus armato. Celluléæ alarum 45 y, ad costam 45 X 63 y.
trigonis magnis incrassal®.
Hab. Insula Maurice (Rodriguez), Madagascar (Berthieu).
Der M. hamatiformis Schfin. sehr nahestehend; sie unterscheidet sich
durch auffallend tief hakig eingekrümmte Randborsten, sowie durch die
sehr starken Eckenverdickungen der Flügelzellen, wodurch die Pflanze
ihren rigiden Habitus erhält.
37. Metzgeria camerunensis St. n. sp.
Dioica, major, elongata, flaccida, pallide flavicans vel virescens, dense
stratifieata. Frons ad 5 cm. longa, furcata, fureis millimetrum latis, con-
vexis. Costa tenuis, utroque latere cellulis corticalibus biseriatis tecta,
ventre selulis tenuibus breviusculis hirta. Al» decurvæ, ventre setulis
longiuseulis remotis obsilæ, margine incurvo breviter setuloso, setulis
geminalis, divergentibus strietis, gracilibus. Cellulæ alarum oblongo-
hexagonæ, 36x57 y, trigonis subnullis. Rami feminei parvi, ubique
selulis longis gracilibus hispidissimi.
Hab. Kamerun (Dusén).
Der M. madagassa St. sehr nahestehend, doch viel ansehnlicher als
diese und ihre Zellen viel grösser,
38. Metzgeria fuscescens N\itten. n. sp.
Dioica, major, spe longissima, rufescens vel flavo-rufescens, corticola.
Frons ad 6 em. longa, 1 nm. lala, furcala, convexa, Costa tenuissima,
anlıce posticeque cellulis corticalibus biserialis lecla, ventre setis longis
eurvalis hirta, Ale decurvi, postice setis longis flaccidis plus minus dense
obleete, margine erebre setulosæ, setulis brevioribus, geminatis diver-
293
946 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
gentibus curvatis, flaceidis. Cellulæ alarum 36 X54 y, ad costam longiores,
trigonis majusculis incrassatæ. Rami feminei parvi, obcordati, margine
crebre et longe setiferi.
Hab. Java, in monte Megamendong 6000’ (Motley, Paterson, Solms
Schiffner).
39. Metzgeria hamatiformis Schffn. Nova Acta LX, p. 272.
Monoica, minor et angusta, Supra muscos expansa. Frons furcata, ad
% cm. longa, 12 mm. lata, convexa. Costa tenuis, cellulis corticalibus
utroque latere biseriatrs, ventre longe pilosa. Als valde decurvæ, postice
sparsim piliferæ, sepe nudæ, margine crebre setulosæ, setulis longius-
culis hamatis, divergenti-geminatis. Cellulæ alarum 45 y, ad costam
longiores, trigonis nullis ; cuticula antica minute papillosa. Rami masculi
parvi, nudi, feminei mihi ignoti, auctore ceterum nusquam descripti.
Hab. Java (Junghuhn, Schiffner), Amboina (G. Karsten).
40. Metzgeria procera Milten in Hooker. Fl. Nov. Zel. II, p. 166.
Syn. : Metzgeria hamata var. 6. procera Lindb. Monogr. Metz, p. 28.
Sterilis, spectabilis, sæpe longissima, pallida vel plus minus viridis,
stratificata vel pendula. Frons ad 15 cm. longa, 3 mm. lala, valde convexa.
furcata, fureis sepe simplicibus longe attenuatis, rami adventivi postice
numerosi. Costa tenuis, cellulis corticalibus magnis, utroque latere bise-
riatis tecta, ventre sparsim pilifera, pilis longis flaccidis, ample cylindricis.
Alæ valde recurvæ. postice sepe nudæ, normaliter sparsim pilosæ margine
pilis longissimis geminatis hamatis flaccidis armatæ. Cellule alarum
maximæ, alte convexo-prominentes, regulariter hexagonæ 74 y, versus
costam sæpe multo longiores (ad 74 117 u), trigonis minutis. Reliqua
desunt.
Hab. Guadeloupe (Funck et Schlim, l'Herminier), Dominica (Elliott).
Im Vertrauen auf Lindbergs Untersuchungen hatte ich, unbekannt mit
dem Original aus Guadeloupe, Pflanzen dieser Art von der Insel Dominica
M. latissima genannt und unter diesem Namen mitgeteilt. was also zu
korrigieren ist.
41. Metzgeria papulosa St. n. sp.
Dioica. major, interdum valde elongata, plus minus pallide-virens,
dense stratificata. Frons ad 7 cm. longa, plus 1 mm. lata, furcata convexa.
Costa tenuis, cellulis corticalibus utroque latere biseriatis tecta, ventre
longe pilosa, pilis biseriatis. Alæ valde decurv&, paucipilosæ, margine
29%
ASS AT IE
LITE
LT LEE VIE ua LEE ES re C7 LEE
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 947
pilis similibus geminatis, hamatis sed inter se divergentibus armatæ.
Cellule alarum alte papulos®, 36 54 y. ad costam 3672 y, trigonis
nullis. Rami feminei parvi, obcordati, margine ventreque piliferi.
Hab. Hawai (Heller No 2253), Tahiti (Nadeaud). Viti (Græffe).
42. Metzgeria scobina Mitt. Linn. Soc. 1886. Vol. XXII, No 145.
Dioica, mediocris, flavo-rufescens, dense stratificata. Frons 25 mm.
longa, vix 1 mm. lata, furcata, convexa. Costa tenuis, parum producta,
ventre longe hamatim pilosa; cellulæ corticales utroque latere biseriatæ,
internis majores. Al® decurvæ, ad 15 cellulas late, postice sparse pilosæ,
pilis longis validis hamatis, margine ciliis longis geminatis, divergentibus
vel homomallis armatæ. Cellulæ alarum 45 y ad costam 45 63 y, antice
alte conico-prominulæ verticeque maxime incrassato. Rami feminei par vi.
profunde obcordato-bilobi, ventre et margine longe pilosi.
Hab. Borneo (Everett). Sumatra (Kehding).
43. Metzgeria consanguinea Schffn. Nova Acta LX, p. 271.
Dioica, mediocris, corlicola, pallida, cæspitans. Frons furcata, valde
convexa, apice obtusa. Costa tenuis, ventre setulosa, cellulis corticalibus %
(postice et antice 2). Ale nudæ, margine solum setulis brevibus diver-
genti-geminatis armatæ, Cellule alarum 36x54 pw, trigonis magnis
incrassatæ. Rami feminei dorso margineque setosi. Calyptra superne
crebre setosa, ad basin nuda.
Hab. Java (Karsten, Schiffner). Japan. Musashi (Makino), Luzon
(Semper).
Die vom Autor 1. e. beschriebenen hornartig zugespitzten, übrigens
aufsteigenden Aeste sind keine nur dieser Art zukommende Eigenthün-
lichkeit. Man findet dieselbe auch an anderen Arten, besonders wenn die
Pflanze auf lebende Blätter gerathen ist; was sie zu dieser Ausbildung
so abweichender Aeste veranlasst, ist nur an Ort und Stelle zu ent-
scheiden; wahrscheinlich ist es aber ein Streben nach dem Lichte.
14. Metzgeria nitida Mill. Linn. Soc. 1886.
Syn. : Metzgeria australis St. Hedwigia, p. 39.
Metzyeria magellanıca Schffn. Exped. Gazelle 1889, p. #3.
Metzgeria decipiens ? Schffn., ibidem, p. #3.
Dioica, pallide virens, dense stratificala. Frons furcala, sæpe ramulis
poslicis solum innovata, convexa, marginıbus valde decurvis. Costa tenuis,
dorso ventreque cellulis cortiealibus biseriatis tecta, postice remote brevi-
295
948 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
terque setulosa. Alz nudæ, cellulis prominulis papulosæ, margine gemi-
natim ciliatæ, ciliis longis hamatis divergentibus vel homomallis. Cellulæ
alarum 3645 y, ad costam longiores, trigonis magnis incrassatæ.
Rami g' maxime cucullati, nudi. Rami feminei carinatim convexi, setu-
losi. Calyptra clavata, magna, setosa. Spore 18 y.
Hab. Australia (Bäuerlen, Camera, Lachmann, Merrah, Maplestone,
French, Hartmann, Bailey), Tasmania (Moore, Weymouth), New Zealand
(Colenso, Zürn, Helms, Beckett), Fretum magellanicum (Naumann).
Die Beschreibung des Autors ist leider so kurz, dass Niemand die
Pflanze wiedererkannt hat. M. decipiens Schffn. gehört wahrscheinlich
hierher, ist aber eine jener schlecht entwickelten Formen, die eine
sichere Bestimmung überhaupt unmöglich machen; würde man von
phanerogamen Pflanzen solche Exemplare zur Schaffung einer neuen
Art benutzen ? Sicher nicht.
45. Metzgeria thomeensis St. Hedwigia 1891, p. 271.
Dioica, major spectabilis, pallide-virens, flaccida, sæpe elongata, dense
stratificata. Frons ad 5 cm. longa, millimetrum lata, repetito furcala vel
fureis simplieibus i. e. nondum in furcas evolutis, hic illie subpinnata.
Costa lenuis, in sectione elliptica, utroque latere cellulis corticalibus
biseriatis tecta; cellulæ internæ multo minores, posticæ breviter setu-
losæ. Ale parum decurvæ, ad 15 cellulas latæ, postice similiter remoteque
setulosæ, margine omnino nudæ. Cellulæ alarum 45 X 54 w, parietibus
validis. Rami feminei profunde obcordati, inflato-bivalvati, parum setosi.
Calyptra superne creberrime et longissime hispida, setis calyptræ sub-
æquilongis.
Hab. Africa occid. Insula San Thomé (Quintas).
Da die Pflanze an ihren Randzellen, und zwar an deren basiskopem
Ende, meist zwei kleine Zellen segmentiert hat, die opponiert stehen
und aus welchen in bekannier Weise die Randborsten hervorgehen, so
ist sie zu den Biciliaten zu stellen; sonderbarer Weise sind diese Cilien
nicht entwickelt worden, während oft daneben, aus der übrig geliebenen
grösseren Hälfte der Zelle, sich ein Wurzelhaar ausgestülpt hat.
46. Metzgeria albinea Spr. Soc. bot. de France, 1889, p. CCI.
Dioica, mediocris, subhyalina, muscicola. Frons ad 2 cm. longa, regu-
lariter furcatim ramosa, antice nuda, postice in costa margineque hirta.
Costa tenuis ventre paucisetosa, antice posticeque cellulis biseriatis tecta.
Alæ convexæ, nudæ, margine ciliis longis strictis, geminatis et diver-
296
”
AL! Zur WE
à BEN”. *
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 949
genlibus armatæ. Cellulæ alarum 5% w, convexo-prominulæ, trigonis
nullis. Calyptra paucisetosa.
Hab. Rio Janeiro (Glaziou 7378).
17. Metzgeria leptoneura Spruce. Edin. Bot. Soc. 1885, p. 555.
Dioica, mediocris, flaccida, tenera, fulvo-viridis, in rupibus stratificata.
Frons ad 4 cm. longa, 1'/ mm. lata, longe furcata, maxime convexa.
Costa tenuis et humilis, cellulis corticalibus utroque latere biseriatis,
ventre longe pilifera, pilis flaccidis, bene cylindricis. Ale nudæ, maxime
decurvæ, sepe omnino revolutæ, cellulis prominulis distincte papulosæ,
ceferum margine dense piliferæ, pilis geminatis longis divergentibus
flaccidis. Cellulæ alarum magne 4563 w, ad costam vix majores,
trigonis nullis. Rami feminei obcordati, margine et ventre pilosi.
Hab. Andes Peruviæ (Spruce), Novæ Granadæ (Wallis), et Boliviæ
(Pearce).
M. hamata differt statura majore, fronde multo validiore cillisque
marginalibus multo brevioribus.
18. Metzgeria recurva St. in Engler Bot. Jahrb. VII, p. 90.
Syn. : Metzgeria Warnstorffü St. Engler. Bot. Jahrb. 1895, p. 305.
Dioica, minor, gracilis, flavescens, dense stratificata. Frons furcala, ad
2 cm. longa, vix millimetrum lata, valde convexa. Costa tenuis, a dorso
compressa, utroque latere cellulis corticalibus biserialis tecta; cellulæ
centrales ad 10, vix minores, ventrales longe pilosæ. Alæ valde decurvæ
sæpe revolute, nudæ, margine dense pilosæ, pilis breviusculis, geminalis,
ample eylindrieis, optime hamatis, divergentibus. Cellulæ alarum 36 y,
ad costam hic illie majores (36 X 5% y), parietibus validis. Rami feminei
parvi, obcordati, convexo-bivalvati, margine longe pilosi. Rami masculi
ignoti.
Hab. Africa oceid., Insula San Thome (Moller), Kamerun (Dusen),
Congo, Bourbon (Rodriguez).
M. hamata Lindb., welche unserer Pflanze nahe steht, ist in allen
Theilen (Frons, Zellen, Gilien) wesentlich grösser. M. Warnstorffi St. ist
nur eine schlecht entwickelte Form; die Standorte der Pflanze zeigen
eine ungeheure Verbreitung an. wie wir das bereits an anderen Leber-
moosen Africas kennen.
19. Metzgeria hamata Lindb. Monogr. Metz. p. 25.
Dioica, major, spe valde elongata, flaccida corlicola, pallida vel lurida.
297
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
Frons furcata. ad 10 cm. longa, 2'/z mm. lata, valde convexa. Costa
tenuis, cellulis corticalibus magnis, utroque latere biserialis, ventre spar-
sim longe pilosa. Ale nudæ, maxime decurvæ et sæpe connivenli-
tangentes, margine ciliatæ, eiliis longiusculis geminatim-divergenlibus,
hamatis plus minus dense insertis. Cellulæ alarum 50x65 y., in humidis
longiores, parietibus validis. Rami feminei parvi, paucis setis hirti.
Calyptra longe pyriformis, ubique longe denseque setosa. Rami mas-
culi nudi.
Hab. America tropica, Insulæ antillanæ, Guadeloupe, Martinique, Puer-
torico, Santo Domingo, Dominica (l’Herminier, Husnot, Sintenis, Eggers,
Elliott), Jamaica (Swartz), Guiana brit. (Quelch, in cacumine monts
Roraima), Peruvia, Yungas (d’Orbigny). Costarica (Pittier), Patagonia
(Dusen), New Zealand (Hooker. Dall), India orient. Sikkim (Hooker.
Mrs. Lyell), Nova Guinea, Yule Mts (Kowald), Moroka 1300 m (Loria).
Java (Zollinger, Schiffner), America septentr., Alleghany Mte (Sullivant),
Britannia, Scotland (Greville), Ireland (Moore, Lindberg).
Lindberg hat eine varietas procera 1. ce. aufgestellt; dies ist aber
zweifellos eine gute Art, welche Mitten vor Jahren bereits (Flora Nova
Zelandiæ) hervorhob; der enorme Unterschied der Zellgrösse würde
allein genügen. die Pflanze nicht zu M. hamata zu stellen; siehe AL. procera.
50. Metzgeria atrichoneura Spr. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 556.
Dioica, minor, sordide albicans, laxe stratificata, supra muscos repens.
Frons furcata, maxime convexa, marginibus fere revolutis, apice cucullata.
Costa nuda, tenuis, dorso venireque cellulis biseriatis tecta. Ale nudæ.
margine ciliatæ, ciliis geminatis longis, strictis. Cellulæ alarum 37 y.
antice convexo-prominulæ. angulis incrassatis. Rami masculi parvi, nudi.
Rami feminei obcordato-reniformes, tenuissimi, nudi, margine solum
longe ciliati.
Hab. New Zealand (Lauterbach).
51. Metzgeria adscendens SI. n. sp.
Dioica, minor, flavo-virens, foliicola. Frons furcata, ramulis numerosis
posticis innovata. Alæ subplanæ, nude, in ramulis junioribus adscenden-
tibus valde attenuatæ, apice evanidæ, ceterum decurvo-canaliculatæ,
margine selis longiusculis geminatis divergentibus armatæ. Costa tenuis,
nuda, hic illic radicellis affixa; cellulæ corticales antice biseriatæ, postice
quadriseriatæ. Cellulæ alarum valde irregulares, 27 X 36 u. aliæ multo
majores parietibus validissimis. Rami feminei semper innovati adscen-
298
PR a Az, EP OR Ber DE PE TRE ET EN PE OR
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 951
dentes similiter attenuati atque canaliculati, margine nudi vel geminatim
setulosi, sepe radicellis simplicibus arete repentes. Calyptra (juvemlis)
setulis longis hispidissima.
Hab. Guiana, ad flum. Amakuru (Goebel). Brasilia, Apiahy (Puiggari).
Die aufsteigenden hornartig zugespitzten Aeste sind schwerlich eine
besondere Eigenthümlichkeit dieser Pflanze; man findet dasselbe Ver-
halten auch an anderen Arten (siehe M. consanguinea Schfin.).
52. Metzgeria conjugata Lindb. Monogr. Metzg.. p. 29.
Monoica. mediocris. dense cæspitosa. Frons repetito furcata, convexa,
apice obtusa. Costa postice solum producta. 6 cellulis corticalibus tecta.
quarum 2 anticæ, 4 posticæ minores longeque setiferæ. Ale valde decurvæ.
nudæ, margine creberrime setulosæ, setis brevibus strietis, divergenti-
geminalis. Cellulæ alarum 49x65 y, trigonis nullis. Rami feminei dorso
margineque longe setosi; calyptra ubique, præsertim apice, hispida.
Hab. Europa, Asia, Caucasus (Brotherus, Kärnbach, Levier), Celebes,
Java (Stahl, Schiffner). Birma (Micholitz), Japonia (Faurie, Makino),
Africa, Mozambique (Carvalho). Mascareignes (Rodriguez). Tanganjika
(Guillemé), Madagascar (Campenon, Berthieu), Natal(Rehmann), America
sept. Washington Terr. (Rœll), Louisiana (Langlois), America tropica,
Brasilia (Wainio, Ule, Kunert. Glaziou), Argentinia (Lorentz), Chile (Hahn.
Neger). New Zealand (Kirk).
53. Metzgeria Wallisiana St. n. sp.
Dioica, major, flaccida, flavo-rufescens. dense cwspilosa. Frons furcata.
ad 4 cm. longa, valde convexa. Costa valida, subteres, postice multo magis
producta ibidemque longe pilosa, in Irunco primario mullo magis crassa
quam in furcis superioribus. wbique tamen 6 cellulis corticalibus tecta.
quarum 2 minores anlicæ et # mullo ampliores posticæ: cellule interne
parvæ quadriseriate. Ale valde decurva, swpe conniventi-langentes.
nude, margine erebre pilosæ, pilis longissimis, ample cylindricis, fac-
cidis, ceterum geminalis, hamatim incurvis, inter se divergentibus.
Cellule alarum 63 y. haud incrassata, ad coslam parum longiores. Rami
jemineı parvi, dense selosi, Galyptra magna et robusta, maxime crassa,
cylindrica, superne selis giganteis maxime hispida,
Hab. Nova Granada, Antioquia, Paramo de Sonson (G. Wallis).
54, Metzgeria Sandei Schffn. Kais. Akad. Wien. LAVI, p. 181.
Dioica, medioeris, angusta, flaccida, pallida, in cortice ewspitosa. Frons
299
Da ee en a Ta EVE a OR
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952 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
furcata, ad 3'/e cm. longa, millimetrum lata, subplana. Costa tenuis,
ventre setulis longiusculis angustis strictisque hirta. Cellulæ corticales in
sectione 6 (antice 2, postice 4). Alæ parum convexæ (semper ?) ad 18 cel-
lulas latæ, postice sparsim hirtæ margineque dense setulosæ, setulis
gracilibus ul in costa, margine geminatæ. substrictæ divergentes. Cellulæ
alarum 56 45 y, trigonis subnullis. Rami feminei obcordati, margine
ventreque setosi. Calytra pyriformis, longe setosa.
Hab. Java (Schiffner), Sumatra (Schiffner).
99. Metzgeria leptomitra Spruce. Ed. Bot. Soc. 1885, p. 554.
Dioica, major, tenerrima, dilute flavo-virens, prostrata. Frons ad 5 cm.
longa, plus 1 mm. lata, regulariter furcata, parum convexa. Costa tenuis,
cellulis corticalibus antice 2, postice 4 minoribus, tecta, ventre longius
setosa, setis minus confertis recte patulis. Ale subplanæ, sparsim et
longiuscule setosæ, margine decurvo setulis brevibus divergenti-geminatis
dense armato. Cellulæ alarum 36 X 5% y, ubique fere æquimagnæ. Rama
feminei parvi, obcordati, margine ventreque setosi. Calyptra breviuscula,
clavato-oblonga, ubique longe setosa.
Hab. Andes peruviani et quitenses (Spruce), Mexico, Xilitta (Herb. Paris).
Die Pflanze vom Rio Negro habe ich nicht gesehen, bezweifle aber, dass
sie hierher gehört, da Spruce von den Metzgerien manches zusammen-
fasst, was sicher verschieden ist; er giebt mehrfach die ventralen Rinden-
zellen der Costa nicht an, weil sie wegen der dichten Behaarung nicht
ohne Weiteres erkennbar sind.
56. Metzgeria crenata. St. n.s.
Dioica, mediocris, pallide-flavicans, flaccida, corticola. Frons ad 5 cm.
longa, furcata, ramis posticis numerosis apice furcatis vel e ventre inno-
valis irregulariter ramosa, celerum convexa, postice ubique hirta, apice
obtusa. Costa adulla 6 cellulis corticalibus tecla (antice 2, postice mino-
ribus 4) ventre longe setosa. Ale 1% cellulas latæ, valde decurvæ,
marginibus profunde crenatis, revolutis et tangentibus, postice longe
piliferæ, pilis tenuibus, flaccidis. Cellulæ alarum 36 X 5% u, teneræ,
trigonis nullis. Ciliæ marginales geminatæ, longæ, tenues, divergentes
flaccidæque. Rami feminei et calypira maxime setosæ.
Hab. Venezuela (Funk et Schlimm).
Eine höchst ausgezeichnete Art, deren tief gekerbte Ränder aber nur
zu sehen sind, wenn man die Pflanze in Milchsäure oder Chloralhydrat
aufquellen lässt.
300
Metzgerta. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 953
57. Metzgeria quadrifaria Si. n. sp.
Sterilis. mediocris, pallide-virens. muscis consociala. Frons repelito-
fureata, ad 3 cm. longa. millimetrum lata, convexa. Costa valida, ventre
magis produeta ; cellulæ corticales antice biseriatæ, postice quadriseriatæ
ibidemque pilis longis distincte acuminatis, divergenti-geminalis crebre
armatæ, Cellulæ alarum 27 X 45 y, ad costam longiores, trigonis nullis.
Hab. Africa orient. Somali. (G.-D. Riva).
Die Pflanze wiederholt die Gabelung in so kurzen Abständen, dass die
Costa zum allergrössten Teile verdoppelt ist und nur am Grunde der
Gabeläste die normale Zahl der Rindenzellen zu erkennen ist.
58. Metzgeria fruticola. Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885, p. 594.
Dioica, major elongataque. flaccida et tenerrima, pallide-virens, strati-
ficata, valde intricata et vix extrahenda. Frons ad 7 cm. longa, 2 mm.
lata, irregulariter mullifurcata, fureis maxime convexis. Costa valida, in
sectione late elliptica, utroque latere æqualiter breviterque producta
cellulisque corticalibus quadriseriatis et humilibus tecta, ventre longis
pilis flaccidis villosa. Ale fere revolul®, marginibus conniventi-
tangentibus subcylindricæ, nudæ, margine longius pilosæ, pilis geminatis
hamatim incurvis. Cellulæ alarum papulosæ, 36 X 54 p. aliæ præcipue
ad costam multo majores ad 54 X 90 y, trigonis nullis. Rami feminei.
parvi obcordati maxime longeque setiferi.
Hab. Andes quitenses, in mie Tunguragua (Spruce).
59. Metzgeria clavzsflora. Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885.
556.
p-
Dioica, major, flaccida, pallide viridis, ad saxa arboresque pendula
denseque cæspilosa. Frons ad 10 cm. longa. 16 mm. lata, dichotome
ramosa, plana, apice rotundala. Costa valida, in sectione ovalis, poslice
dense breviterque setulosa ; cell. corticales 8, dorso ventreque 4. Als
subplanæ, nude vel poslice pauciciliatæ, marginibus parum decurvis, ad
coslam crassæ, versus marginem attenualæ; margine creberrime setulosæ,
setulis brevissimis, ipso margine divergenti-geminatis, interdum ternis i. e.
intra marginem terlia setula auctis. Gellule alarum 54 x 72 y, ad coslam
longiores, teneræ, parietibus haud incrassatis, Rami fem. parvi, margine
dorsoque longe et valide setosi. Galyptra prælonga, clavata. inferne
nuda, superne longe el crebre selosa.
Hab. Andes quitenses. (Spruce.)
301
95% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Meizgeria.
60. Metzgeria bracteata. Spr. Edinb. B. Soc. 1885, p. 553.
Dioica, major, pallida, in sicco fulva vel fuscidula, cæspitoso-stratificata.
Frons ad 3 cm. longa, 3 mm. lata, repetito-furcata, hic illic undulata vel
suberispula, antice nuda, postice ubique dense villosa. Costa tenuis,
parum producta, dorso ventreque cellulis parvis quadriseriatis tecta,
breviter setulosa. Ale plano-convexæ, setulis brevibus flaceidis flexuo-
sisque villosæ, margine cilüs similibus divergenti-geminatis hirtæ. Céllulæ
alarum 36 X 36 y. ad costam 45 X 451, parietibus valde æqualiterque
incrassatis. Rami © magni, obcordati dorso margineque setosi, basi
utrinque 4-5 lobulis variiformibus, nudis patulisque instructi. Calyptra
pyriformis densissime setosa.
Hab. Andes quitenses (Spruce) Nova Granada (Wallis).
Höchst ausgezeichnet durch die wollige Behaarung der Unterseite
und durch die blattförmigen Anhängsel des © Astes.
61. Metzgeria Uleana. St. n. sp.
Dioica, omnium latissima, flaccide el tenerrima, in sicco ftavo-rufescens,
laxe stratificata. Frons ad % cm. longa, 5 mm. lata, parum convexa,
undulata, apice rotundata. Costa tenuis, cellulis corticalibus 10 (quarum
4 anticæ et 6 posticæ) ceterum parvis et parum incrassatis, ventralibus
creberrime breviterque setiferis. Ale ad 30 cellulas late, postice dense
setulosæ, setulis tenuibus breviusculis, coste diametro ædquilongis.
marginalibus brevibus strictis geminatim divergentibus, sæpe simpli-
cibus ; cellulæ alarum 27 X 36 y, trigonis parvis distinctis, ubique fere
æquimagnæ. Rami feminei maximi, carinatim convexi interdum innovati,
apice retusi, costæ haud accumbentes sed recurvi, alıs valde involulis,
ceterum nudi marginibus solum longe setosis.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
An dieser Pflanze habe ich eine merkwürdige Missbildung bemerkt;
es liegt darunter ein Exempler, welches in der Mitte eine Gabelung zeigt;
der eine Gabelast ist, wahrscheinlich beim Präparieren der dicht ver-
flochtenen und aufeinanderwurzelnden Pflanzen, abgebrochen ; die
Bruchstelle ist jedenfalls nicht veraltet; der andere Gabelast ist wohl
erhalten und zeigt den Flügel in normaler Weise vom Haupttrieb ohne
jede Unterbrechung in den Gabelast übergehend ; auch der übrig-
gebliebene Stumpf des abgebrochenen Asles ist normal mit dem
Flügel des erhaltenen Astes verbunden ; etwas oberhalb der Gabelung
zeigt letzterer nun die Oberseite behaart und auf derselben, resp. auf
deren Mittelrippe inserirt, die grossen weiblichen Aeste; die Rippe ist
302
Metzgeria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 955
daselbst ebenfalls dicht mit kurzen Borsten besetzt, wie sie sonst nur
die Unterseite trägt, kurz es ist hier die morphologische Unterseite zur
Oberseite geworden; dies ist eingetreten nachdem die Gabelung bereits
vollständig entwickelt war: an eine Torsion der Mittelrippe ist nicht zu
denken, da deren Zellen sich in ihrem normalen Verlaufe leicht verfolgen
lassen ; diese Rippe (die ganze Pfianze ist schmächtig und viel schmäler
als normale Exemplare) ist insofern anormal gebaut als sie 8 (beider-
seits +) Rindenzellen hat, während normal deren 40 vorhanden sein
sollten (4 oben, 6 unten). Es ist also schon in der Rippe der dorsiven-
trale Unterschied aufgehoben. Siehe auch M. Jackü.
62. Metzgeria muscicola St. n. sp.
Syn. : Metzgeria nudifrons St. Hedwigia 1892.
Dioica mediocris, elongata, viridis, muscis irrepens. Frons furcala, ad
» em. longa, millimetrum lata, valde convexa. Costa valida, in sectione
longe elliptica, ventre crebre longeque setosa, selis ample cylindricis,
striclis ; cellulæ corticales anticæ %, postice 6, internæ multo minores
quadriseriate. Ale valde decurvæ, ad 48 cellulas latæ, setis similibus
sparsim hirle, margine creberrime armatæ, setis duplicatis ut in costa
longis strictis validis, divergentibus. Cellulæ alarum 36 X Ad, teneræ,
trigonis nullis. Rami masculi magni, nudi, cucullati ut in congeneribus.
Hab. Kamerun (Dusen, Jungner) Capetown (Zeyher, Rehmann) Trans-
vaal (M® Lea).
Metzgeria nudifrons St. ist die forma epilosa dieser vorstehend
beschriebenen Pflanze; da der Name das Gegenteil der normalen
Ausbildung bezeichnet, kann er nicht beibehalten werden.
63. Metzgeria polytricha Spruce. Edinb. Bot. Soc. 1885,
p. 553.
Sterilis, fulva, flaccida, dense stratificato-cæspitosa. Frons furcala, ad
3 em. longa, convexa, tenera. Costa tenuis, ventre pilis flaccidis dense
intrieatis hirla. Cellulæ corticales utroque latere biserialæ, magnæ,
interne paucæ ad filum angustum reducte, Alæ decurvæ ad 22 cellulas
late, postice sparsim piliferæ, pilis brevibus angustis et flaccidis, margine
similiter pilosæ, pilis ad 3-5 aggregalis, incurvo-hamatis. Cellulæ alarum
ad costam 54 %< 90, versus marginem 45x45 y, in medio alarum
15x63, trigonis nullis.
Hab, Andes Peruviæ (Jameson, Spruce).
305
EEE IR DS ALARM EST ME II NIETIIEE
956 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Metzgeria.
64. Metzgeria myriopoda. Lind. Monogr. Metzg., p. 22.
Dioica, minor sed elongata, lurido-pallida vel viridis, corticola et rupi-
cola. Frons furcata, valde convexa. Costa pro planta crassa, cellulis
corlicalibus in sectione 10 (anticis 2 majoribus, posticis 8 parvis) ventre
maxime producta longeque setosa ; cellulæ interne costæ cellulis anticis
multo minores; Alæ valde decurvæ, conniventi-tangentes, omnino
nudi, margine {amen creberrime breviterque setulosi, setulis ternis et
quaternis divergentihus, ex acie et facie interna vel postica marginis
ortis. Cellule alarum 40 y, ad costam majores, trigonis nullis. Rami fem.
ventre margineque dense hispidi. Calyptra clavala longius setosa.
Hab. America sept. pluribus locis (Sullivant, Asa Gray, Fredericksson,
Drummond), Brasilia, Caldas (G. A. Lindberg) Argentinia, Tucuman
(Lorentz).
304
Un THEOBROMA NOUVEAU
PAR
Emile DE WILDEMAN
(Planche XD).
PS.
sp" ré
Fr
Theobroma Kalagua De Wild. nov. sp.
Arbor maxima cire. 10-15 m. alla, ramis crassis; foliis breviter petio-
latis, anguste obovatis, basi inæquilateribus, apice abrupte et longe acu-
minatis, integerrimis, margine (in sicco) leniter recurvatis, supra nitidis,
viridibus, glabris, subtus paulo pallidioribus, glabris, cire. 25 cm. longis
el versus apicem 6 cm. latis, nervis lateralibus utrinque cire. 11 ad mar-
ginem arcualim et cum venis obliquis anastomosantibus, supra paulo
subtus leviter prominentibus ; inflorescentiis dense fasciculatis, fasciculo
cire. 5-6 em, longo et 4-5 cm. lato, pedunculato, semper ex ligno vetere
erumpentibus; floribus numerosissimis, pedicellatis, pedicello 1-1,5 cm.
longo, tomentoso, bracteæet prophyllis lineari-lanceolatis, tomentosis, cire.
3.5 mm. longis suffultis, calyce cire. 7 mm. longo, profunde 5 partilo,
laeiniis ovatis, refraclis, apice subacutis, plus minus cucullatis, crassis,
extus et margine ferrugineo-lomentoso, cæterum glabro ; eucullo obcor-
dato-cymbiformi, extus et intus glabro, carnoso, cire, # mm. longo, ligula
eire.5 mm. longa, triangulari, basi in unguem tenuem attenuala, apice
truncata leviter emarginala, cire, 3 mm. lata, lateribus truncalis, glabris ,
tubo stamineo brevi, cire. 1,5 mm. longo, staminodiis petaloideis, cire.
9 mm. longis, obovalis, apice rotundatis, basi in ouguem attenualis, glabris ;
filamentis glabris, retroflexis, 2-3 mm. longis, apice divisis, triantheriferis,
pistillo cire, 3 mm. longo; ovario tomentoso, pentagono, globoso ; fructibus
obovatis cire, 19 em. longis et basi cire. 6 cm. latis, apice cire. AD cm.
latis et obtusis vel fructibus elliptieis cire, 16-20 cm, longis et 8-9 cm:
latis, basi rotundalis, apice plus minus conicis, pericarpio sublignoso
BULL. HERB, 50188., décembre 1899, 65
958 E. DE WILDEMAN. UN THEOBROMA NOUVEAU. (2)
ferrugineo-puberuloso, extus læve, cire. 1 cm. crasso; seminibus ovato-
elliptieis, cire. 20 mm. longis et 15 mm. latis. |
Colombie, 1899, leg. Ch. Patin.
Obs. — Nous avons recu de M. Ch. Palin, consul général de Belgique
à Medellin (Colombie), les échantillons qui ont servi de base à la rédaction
de cette description. Les matériaux se composaient de feuilles, de fleurs
et de fruits, malheureusement séparés, mais qui ont, d’après les rensei-
gnements que M. Patin a bien voulu nous communiquer, été récoltés sur
le même arbre. Dans ces conditions nous ne pouvions que créer pour la
plante un nom spécifique nouveau.
Par la structure de la fleur, notre plante se rapproche le plus des
Th. angustifolium Moc. et Sessé et Th. simiarum Donnell-Smith !, mais
la forme des feuilles écarte complètement notre plante de celle de Costa-
Rica. Quant aux fleurs la similitude est très grande ; c’est même ce qui
nous fait douter un instant du rapprochement des feuilles, fleurs et
fruits, qui appartiendraient sans le moindre doute à la même plante. Une
confusion aurait cependant pu être possible parce que le Th. simiarum
existe également en Colombie, où M. Ch. Patin, qui s’adonne à la
recherche des plantes utiles, l’a découvert à Choco, province de Cauca.
Pour la forme des feuilles il y a certaines ressemblances entre le
Th. angustifolium et le Th. Kalagua, mais la vestiture de la face infe-
rieure des feuilles de la premiere espece, permet de la differencier
facilement et a premiere vue de la plante trouvee par M. Ch. Patin.
Bruxelles, 20 octobre 1899.
1 Primitiæ Fl. Costaricensis, II (1898), p. 52-53.
0, "ES ART et
ROUE L'EMMUN OT TE
SUR
L’AGROSTIS RUBRA
DES AUTEURS SAVOISIENS
ET SUR LE
PAFAMAGROSTIS TENELLA
PAR
John BRIQUET
Nous avons publié dans le Bulletin de !Herbier Boissier, numéro de
juillet 4899, une courte note intitulée: « Une Graminée à rayer de la flore
francaise, » note dans laquelle nous annoncions que l’Agrostis rubra des
auleurs savoisiens n'élait pas l'A. rubra du nord de l'Europe et devait
êlre considéré comme une forme du Calamagrostis tenella Host.
Cette note a soulevé une petite tempête parmi les botanistes qu’inte-
resse la flore de la Savoie. tempête dont l’echo est parvenu aux lecteurs
du Bulletin sous la forme de deux protestations en règle dues à MM. Son-
geon ! et Husnot *. Dans une première note, M. Songeon maintient
purement et simplement la justesse de la détermination de l'A. rubra
des auteurs savoisiens, détermination provenant de Duval-Jouve, et pense
' Songeon, Sur l'Agrostis rubra des Alpes de Savoie (Bull. de !Herb. Boiss.,
VI, p. 617, août 1899).
? Musnot, Une Graminée à maintenir dans la Flore francaise (1. e., p. 648 .
960 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2}
que notre assimilation peut s'expliquer par une confusion d'échantillons
de la part de M. Perrier de la Bâthie, premier découvreur de la plante
en litige. Dans une seconde note, M. Husnot soutient la même thèse,
en se basant sur les déterminations de Duval-Jouve et de M. Saint-Lager,
ainsi que sur la comparaison qu'il a faite de l'original de Duval-Jouve
avec le type scandinave. Pour M. Husnot, le Calamagrostis tenella se
distingue de l’Agrostis rubra « par ses feuilles assez larges et planes, ses
fleurs entourées de poils et dépourvues d’arêtes ou munies quelquefois,
dit-on, d’une arête courte et droite ne les dépassant pas ».
Nous reviendrons plus loin, en détail, sur la valeur ou la réalité de ces
caractères distinctifs. En ce qui concerne les arguments invoqués par
nos interlocuteurs, nous devons une déclaration préalable. Nous avons
assez souvent exprimé l’admiration que nous inspirent les travaux et la
personne de Duval-Jouve pour qu'on ne puisse nous considérer comme
un détracteur superficiel de ce botaniste. Mais nous ne pouvons admettre
que l’on puisse poser en principe son infaillibilit6, surtout à propos de
la détermination occasionnelle d’une Graminée litigieuse, et même très
ligitieuse comme nous le montrerons tout à l’heure. Quant à M. Saint-
Lager, nous ne voyons pas pourquoi M. Husnot le fait intervenir au sujet
de la détermination de cette plante. Le savant bibliothécaire de Lyon ne
dit pas avoir étudié lui-même notre Graminée; une grande partie des
indications du Cataloque de la flore du Bassin du Rhône sont des indi-
calions de seconde main et il ne serait pas juste de rendre l’auteur
responsable des erreurs — fréquentes pour certains d’entre eux — de
ceux qui lui ont fourni des renseignements floristiques.
Au moment où ont paru les deux articles de MM. Songeon et Husnot,
nous étions absent de Genève dans des circonstances qui ne nous per-
mettaient pas de reprendre à fond la question; nous dûmes nous borner
— dans un post-scriptum de la rédaction — à mettre hors de cause MM. Per-
rier et Saint-Lager, auxquels nous crümes devoir joindre Duval-Jouve
d’après une première impression. Aujourd'hui nous devons maintenir
que l’Agrostis rubra de Savoie n’est pas identique avec l’A. rubra de
Scandinavie, mais reconnaître d'autre part que cet A. rubra de Savoie
n'est pas non plus identique avec le Calamagrostis tenella des auteurs.
Nous nous proposons dans les lignes suivantes de motiver la thèse qui
précède et de montrer pourquoi et comment nous étions arrivé à notre
première détermination. Aussi bien, la question est beaucoup plus com-
pliquée que nous et nos interlocuteurs ne l’avions cru. et mérite un
examen attentif.
EN rs nn AE (ar Er CASE PS NEE
(3) 3. BRIQUET. NOTE SUR L’AGROSTIS RUBRA ET CALAMAGROSTIS TENELLA. 961
Il
Le 10 aout 1891. herborisant au Désert de Platé (Alpes Lemaniennes,
Haute-Savoie). nous découvrions sur le flysch du col de Colonney, à envi-
ron 2400 m., une colonie d'une Graminee que nous n'avions pas encore
rencontrée et qui nous parut être un Agrostis ou un Calamagrostis.
Lorsque nous en vinmes à la détermination de cette plante, nous recou-
rûmes aux clés analytiques de Gremli (Fl. anal. de la Suisse, Are edit. franc.
p. 27). où nous nous trouvämes devant ce dilemme :
« Poils de la base de la fleur atteignant à peu près le tiers des glu-
ER ER Ca Tama Tos Des
Poils nuls ou extrêmement courts . . . . . . . Agroslis. »
La plupart des flores attribuent aussi aux Agrostis un cal à poils très
courts ou nuls, par opposition aux Calanagrostis qui ont des cals floraux
netlement poilus. Boissier (Fl. orient. V, p. 513) va même jusqu'à carac-
tériser ie genre Agrostis d'une facon beaucoup plus absolue : « Glumella
et palea basi callo rotundo glabro insidentes. »
Une comparaison avec les Agrostis alpins a notre disposition nous
ayant montré que notre Graminée ne cadrait exactement avec aucun
d'entre eux, nous fimes l'analyse de la fleur el constatämes sur le cal
d'assez nombreux poils alleignant et dépassant même parfois légèrement
le quart de la hauteur de la grande glumelle. Il n'était guere possible.
dans ces conditions, d’hesiler entre les deux genres : nous oplämes pour
les Calamagrostis. Dans ce dernier genre, une seule espèce pouvait être
comparée à la notre, le €. tenella, dont la clé analytique citée dit : « Poils
peu nombreux, atteignant à peu près le '/s des glumelles... Pl. plus deli-
cale que les espèces suivantes (toutes les autres espèces du genre Cala-
magrostis), ayant le port d'un Agrostis. » Tout cela cadrait à merveille avec
les caractères présentés par notre Graminée douteuse. Restait une com-
paraison minulieuse avec le 6. tenella. Les collections de l'Herbier Deles-
sert nous montrerent deux formes extrêmes de C. tenella, d'ailleurs
réunies par des intermédiaires, Dans l'une, les tiges atteignent jusqu'à
60 cm. les feuilles basilaires sont moins étroites, les inflorescences
1 Iest évident qu'il s'agitier de la grande glumelle (palea inferior), puisque la
glumelle supérieure est beaucoup plus petite que l'autre et plus courte que les
poils en question, Nous avons répété l'expression de Gremli sans penser que cela
puisse donner heu à l'obscurité que M, Husnot a relevée,
962 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
allongées (12-15 cm.), les poils du cal atteignent le tiers de la grande
glumelle et dépassent sensiblement la petite glumelle. Dans la seconde,
les échantillons atteignent 12-25 cm., les feuilles basilaires sont plus
courtes et notablement plus larges que les basilaires, l’inflorescence est
longue de 5-8 cm., les poils du cal ne dépassent pas le tiers de la grande
glumelle ou sont un peu plus courts, enfin la petite glumelle est en
général au moins six fois plus courte que la grande. En placant la Gra-
minée du Désert de Platé à côté de la forme réduite du Calamagrostis
tenella, nous pûmes constater entre les deux plantes une similitude qui
confine à l'identité : même taille, feuilles basilaires très étroites mais
planes, feuilles caulinaires plus larges, inflorescence identique comme
forme et dimensions, poils du cal à peu près de même longueur, habi-
tuellement un peu plus longs cependant chez le vrai C. tenella. Les
seules différences appréciables consistaient dans le fait que la glumelle
supérieure est encore plus petite dans notre plante que dans la
forme réduite du C. tenella, de sorte qu’elle peut facilement passer
inaperçue; en second lieu, la glumelle inférieure porte sur le dos une
arête plus ou moins genouillée et plus longue qu'elle. Comme les auteurs
signalent une variété aristée dans le C. tenella et que d’autre part, tant
dans les Agrostis que dans les Calamagrostis on trouve des espèces à
arêtes plus ou moins genouilllees ou plus ou moins droites, nous nous
crûmes définitivement autorisé à envisager la plante du Désert de Platé
comme une forme naine et aristée du Calamagrostis tenella, et c’est sous
ce dernier nom que nous l’intercalämes provisoirement dans notre col-
lection des Alpes Lémaniennes.
Les choses en restèrent la jusqu’au moment où nous recumes de
M. Perrier, au commencement de l’année 1899, l'A. rubra du mont
Mirantin, plante sur laquelle M. Ascherson nous demandait des rensei-
gnements. En comparant cette plante avec l’A. rubra de Scandinavie que
nous avions dans la main à ce moment (provenance : Alpes de Dovre, leg.
ZLetterstedt, Reliq. Maill. n. 184%), nous constatâmes immédiatement les
différences suivantes : feuilles basilaires et caulinaires plus étroites,
panicule de contour ové-pyramidal et non ové-lancéolé ou effile, à rameaux
plus läches et moins nombreux, beaucoup plus étalés, glumes plus grandes,
glumelle superieare nulle ou presque nulle, cal à poils microscopiques '. Il
! WA. rubra figuré récemment par M. Husnot ne peut donner une idée de la
plante de Savoie, car il a été dessiné sur des échantillons scandinaves dont la
figure reproduit assez fidèlement le port. Elle ne montre ni la panicule caractéris-
lique, ni surtout les poils du cal de l’Agrostis savoisien.
(3) J. BRIQUET. NOTE SUR L'AGROSTIS RUBRA ET CALAMAGROSTIS TENELLA. 963
y avait quelque hyperbole à dire que les Agrostis rubra de Scandinavie
et de Savoie diffèrent « toto coelo », mais en tout cas les différences qu'ils
présentent empêchent de les identifier ; elles sont plus considérables que
celles qui font généralement séparer A. Schleicheri Jord. de l'A. alpina L.
En revanche, la plante de M. Perrier nous remit en mémoire la Graminée
du Désert de Platé, sur laquelle nous avions jadis tant hésité. Une rapide
comparaison nous démontra que nous avions à faire à une seule et même
forme : d'ou la détermination publiée dans le Bulletin de l'Herbier
Baissier.
Les protestations de MM. Songeon et Husnot, et les communications
verbales de notre aimable confrère de Chambéry, M. Alf. Chabert, nous
laisserent plus perplexe encore. Nous devions reconnaitre que l’Agrostis
rubra de Savoie présente par rapport au Calamagrostis tenella des difie-
rences sur la valeur desquelles on peut discuter, faibles en tous cas, mais
réelles (voy. plus haut); d'autre part nous ne pouvions accepter l'identi-
fication avec l'A. rubra scandinave. En outre, la plante de Savoie par son
cal poilu est intermédiaire entre les genres Agrostis et Calamagrostis.
Il
Dans ces conjonctures, nous ne crümes pouvoir mieux faire que de
soumettre tout le procès à un spécialiste; nous avons nommé le savant
agrostographe autrichien, M. Ed. Hackel. Ce dernier nous a écrit la lettre
suivante en nous autorisant à la publier :
« Les questions que vous avez soulevées me préoccupent déjà depuis
longtemps. J'ai déjà de mon côté comparé l’Agrostis rubra Perr. et Song.
— que je possède provenant du Col de la Fenêtre (leg. Perrier) — avec
la plante du nord, et J'ai également jadis fait des études sur le Calama-
qgrostis tenella, mais je ne suis pas arrivé à rien publier sur ce sujet,
parce que mon temps est continuellement absorbé par la détermination
de collections exotiques. Peut-être pourrez-vous faire usage des notes
suivantes, puisque vous avez élé amené à vous occuper de ces questions:
I. Agrostis rubra L. Sp. pl. ed. 1, 61. Il est impossible de savoir
exactement ce que Linné entendait sous ce nom, La diagnose est évi-
demment inexacle (+ arisla terminali lortili, recurva »); les synonymes
sont pour la plupart faux (celui qui est répété avec le plus de persévé-
rance dans tous les ouvrages où Linné parle de l'A, rubra, à savoir
96% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Scheuchz. gram. 140, appartient au Gastridium lendigerum !) ; les localités
(d’abord : habitat in Suecia vulgaris, ensuite : in Europæ arenosis sub-
humidis) permettent de conclure à une plante répandue, et non spécia-
lement boréale ou alpine. Mais comme la diagnose du Spec. pl. ed. 1
permet de reconnaitre que Linné s'appuie en première ligne sur la
plante mentionnée dans la Flora lapponica sous le n° 16 et que ce n’est
que pius tard que des adjonclions successives ont obscurei la notion de
l'espèce, Wahlenberg a limité l’A. rubra à ce type lappon primitif, qui
d’après la localité est l’A. borealis Harim ‘. La plupart des auteurs ont
suivi Wahlenberg et je ne vois à ce procédé aucun inconvénient, car sans
cela le nom d’A. rubra L. resterait un complex indéchiffrable et devrait
être rejeté. Dans ce qui suit je parlerai donc de l’A. rubra L. emend.
Wahlenb.
2. L’A. rubra L. ex Wahlb. ne diffère pas spécifiquement, selon moi, de
PA. canina L. et ne peut être considéré que comme une sous-espèce ou
une variété de ce dernier. Je trouve comme unique différence que, chez
l’A. rubra, les feuilles des rejets d'innovation (feuilles basilaires) sont
planes, tandis que chez l’A. canina elles sont généralement pliées-
sétacées. Mais on trouve aussi des échantillons d’A. canina à feuilles
basilaires plus ou moins planes. Les épillets de l’A. rubra sont en général
un peu plus grands (2,5 mm.), ceux de l’A. canina plus petits (2 mm.
rarement 2,5 mm.); la taille de ce dernier est plus souvent plus élevée.
Je n’ai pas pu déceler d’autres differences. Or, l'A. canina est une espèce
très polymorphe. Mon herbier me permet d'avancer qu'il en existe au
moins encore 2-3 formes tout aussi facilement reconnaissables que PA.
rubra. Jai désigné l’une d’entre elles, qui est voisine du rubra, sous le
nom de var. scotica (in Journ. of. Bot. 1890 p. 45).
La réunion des A. rubra et canina a déjà été opérée par Trinius (in
Mém. etc. Petersbourg, ser. 6. t. 6, pars 2 p. 334 (p. 88 du tirage à part
« Trin. Agrostideae »). Les auteurs récents, qui ont observé l’À. rubra à
l'état vivant, comme par exemple M. Berlin au Groenland (in Oefvers
Vetenskabl. Forhundl. Kopenh. 1884) assurent qu'il n’y a pas de limite
iranchée entre les A. rubra et canina. Des comparaisons faites dans mon
herbier, lequel renferme l'A. rubra de nombreuses localités de Lapponie,
Groenland. de l'Oural et des fjelds de la Norvège. amènent au même
résultat.
«Malheureusement l’A. rubra manque dans l’herbier de Linné, de sorte que
l'on ne pourra jamais établir avec une certitude absolue, si la plante lapponine
de Linné est bien identique avec l’A. borealis Hartm. »
(7) 3. BRIQUET. NOTE SUR L'AGROSTIS RUBRA ET CALAMAGROSTIS TENELLA. 965
3. L’A. rubra, que Perrier a d’abord découvert au col de la Fenêtre et
plus tard, ainsi que me l’apprennent vos échantillons, au mont Mirantin
en Savoie, ne diffère que peu de l’A. rubra du nord de l'Europe, de sorte
que l’on ne peut en faire qu'une variété que j'appellerai sabauda. Elle
possède une panicule plus étroite et plus dense, des épillets souvent plus
grands (2.6-2.8 mm.) et est surtout caractérisée par le développement
plus grand des poils du cal qui atteignent le quart de la longueur de la
grande glumelle (particulièrement dans vos exemplaires du col de Colonney),
tandis que dans l'A. rubra du nord, les poils atteignent en général tout
au plus le '/s de la longueur de la glumelle. Cependant je ne crois pas
qu'il y ait là un caractère absolu, car ces poils sont assez variables au
point de vue de la longueur. Ils ne manquent chez aucun individu de l’A.
canina (voy. la diagnose de Trinius 1. €. « callo barbulato »), et se retrou-
vent en général chez la plupart des Agrostis, tantôt très nets, lantötl
microscopiques. Trinius a donné à ce sujet des indications pour toutes les
espèces dans sa monographie.
4. J'ai aussi comparé la plante de Savoie avec l'A. rupestris Scop., avec
lequel elle est aussi alliée. Dans la règle. l'A. rupestris a bien des feuilles
étroitement pliées, mais j'en ai aussi récolté des échantillons à feuilles
basilaires tout à fait planes et atteignant jusqu'à 40 cm. de hauteur. L’A.
rubra sabauda se distingue de ceux-ci par la glumelle seulement un peu
plus courte que la glume (d'un ‘/1 plus courte chez l'A. rupestris), par les
poils du cal plus longs et plus abondants (très courts et peu nombreux
chez l'A. rupestris), et par les rameaux de la panicule un peu rudes
(lisses chez VA. rupestris). Pour le moment donc j'en reste pour votre
plante et celle de Perrier à la déterminatipn d’A. canina subsp. rubra
var, sabauda. Peut-être l'étude monographique du groupe de l'A. canina
amenerait-il encore à réduire le rubra au rang de variété et le sabauda à
celui de sous-variété,
>. En ce qui concerne le C. tenella Link. je ferai d'abord remarquer
que l'attribution usuelle de ce nom à Host est probablement erronnée.
Le 6, tenella Host se rapporte peut-être au C. villosa Mut.. mais parait
devoir être difficilement tire au clair, Ensuite, il est certain que cette
espèce ne peut quére être séparée des Agrostis, ainsi que l'a déjà indiqué
Gaudin (Agrost. helvet, p. 78) (qui pour cette raison lui a donné le nom
d'A, pilosa Schleich.) Le C, tenella m'a toujours paru plus voisin des
Agrostis que des Calamagrostis, M. Torges, un bon connaisseur des
Calamagrostis d'Allemagne a récemment propose (Mitth. bot. Ver.
Thüringen 1898) de constituer pour celle espèce un sous-genre Para-
PORT US SU Bi IS CE EN ART EL RR FEN ECM À a TE EE FEN
: x à fi b
966 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
grostis dans le genre Calamagrostis, sous-genre intermédiaire entre les
Agrostis et les vrais Calamagrostis. Mais il existe encore d’autres points
de contact entre les deux genres. Ainsi par exemple l’Agrostis lazica Bal.
= Calamagrostis Balansæ Boiss., ainsi encore l’Agrostis calamagros-
toides Regel — Calamagrostis agrostoides Boiss., et surtout le groupe
himalayen de l’Agrostis pulosula Trin. (inel. A. ciliata Trin., A. Royleana
Nees etc.), que Hooker f. (Fl. of brit. India VII p. 273) fait rentrer dans
les Calamagrostis. Il résulte de là que l’on ne peut séparer avec certitude
le genre Agrostis du genre Galamagrostis, et que ce dernier genre
artificiel ne peut être conservé que pour des raisons de commodité. Mais
cela est vrai de beaucoup d’autres genres de Graminées, car le genre
Trisetum ne peut être distingué avec précision des Calamagrostis sect.
Deyeuxia, et les Kæleria ne peuvent à leur tour être dégagés des Trisetum.
Où en viendrait-on s'il fallait dans cette famille réunir tous les groupes
qui ne sont pas parfaitement tranchés ? »
Cette intéressante communication a été suivie de la suivante qui
modifie ce qui a trait à l’A. rubra des auteurs savoisiens, en le séparant
encore plus de la plante du nord.
©... Aujourdhui mon attention a été atliree sur un important mémoire
publié par Murbeck dans le Botaniska notiser ann. 1898 sous le titre
« Studier üfver kritiska Kärlväxtformer, : De Nordeuropeiska for-
merna af slägtet Agrostis ». Après avoir parcouru ce travail, j'ai immé-
diatement vérifié les données de l’auteur sur l’À. canina et l’A. borealis
Harim. (le nom d’A. rubra est abandonné et non sans raison), ce qui
m'amène à modilier l'opinion que j'ai exprimée dans ma dernière lettre.
Ainsi que l’a établi Murbeck, l'A. borealis se distingue sûrement de l’A.
canina par la longueur des anthères. Celles-ci sont longues de
0,65-0,9 mm. et n’atteignent que le quart de la grande glumelle chez
l’A. rubra, tandis que chez l’A. canina elles sont longues de 1,15-1,85 mm.
et atteignent les ?/s de la glumelle inférieure. Dans mes mensurations,
j'ai trouvé en général 0,7 mm. pour l’A. borealis et 1,3-1,5 mm. pour l’A.
canina. La forme des antheres est elliptique dans l'A. borealis, oblongue-
linéaire dans l’A. canina. Comment se comporte maintenant la plante de
Savoie ? Sur mon échantillon du col de Fenêtre il n’y a plus que très peu
d’antheres, celles-ci sont linéaires-oblongues, longues de 1.1-1,2 mm., et
atteignent plus de la moitié (pas tout à fait les ?/s) de la grande glumelle
(qui est longue de 2 mm.). D’après cela, il est clair que la plante de Savoie
(9) 3. BRIQUET. NOTE SUR L'AGROSTIS RUBRA ET CALAMAGROSTIS TENELLA. 967.
est plus voisine de l A. canina que de l'A. rubra, en admettant naturelle-
ment que ce caractère se vérifie aussi sur les autres exemplaires. C'est
pourquoi je vous prie de bien vouloir examiner encore une fois vos
échantillons des Alpes lémaniennes et ceux de Perrier du mont Mirantin
et de me communiquer vos observations sur les dimensions et la forme
des antheres. Dans le cas où vos résultats cadreraient avec les miens, je
modifierai ma détermination en ce sens que la plante de Savoie est sim-
plement une variété sabauda de l'A. canina et ne doit pas étre subor-
donnée à l'A. borealis.
Quant à la question de savoir si l'A. borealis est une espèce tranchée
ou seulement une sous-espèce de l’A. canina, c'est ce que l'avenir éta-
blira. Il faudrait pour y répondre avoir examiné au point de vue des
nouveaux caractères signalés par Murbeck tous les échantillons consi-
dérés jusqu'à présent comme douteux entre les deux espèces. »
IV
Nous avons fait la verificalion reclamee par M. Hackel pour nos
Agrostis rubra de Savoie el arrivons sensiblement aux mêmes résultats
que lui :
Echant. du mont Mirantin : anthéres linéaires-oblongues, longues de
1.2 mm., grande glumelle longue de 2 mm.
Echant. du col de Golonney : antheres linéaires-oblongues, longues
de 1,1-1,2 mm., grande glumelle longue de 1,5 mm.
Nous approuvons entièrement la détermination de notre éminent
correspondant et conservons à la plante de Savoie le nom d’Agrostis
canina var. sabauda Hack.
En ce qui concerne le Gulamagrostis tenella, nous avons encore quel-
ques observations à faire. M. Husnot se demande si le Calamagrostis
tenella des auteurs est bien la plante de Host, et pense que nous ne
sommes pas remonté à la planche de cet auteur. I] est clair que nous n'avons
fait que suivre la nomenclature usitée dans toutes les flores. Le specia-
liste des Calamagrostis, M. Torges, nous fait observer qu'il a traité en
détail cette question en 1895 (Mitt. d. thüring. bot. Ver., Neue Folge,
Heft VIE, p. 18 et suiv.) et a démontré que les €. tenella et C. alpina Host
sont synonymes du G. Halleriana DC. C, villosa (Chaix) Mutel. Cette
plante ne doit done pas être citée sous l'autorité de Host, mais porter le
nom de €. tenella (Schrad.) Link... si on la maintient dans le genre Cala-
968 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
magrostis. Or, c’est précisément ce que l’on ne peut plus faire désormais.
Quel que soit le sort ultérieur du genre Calamagrostis ', il est évident
que le C. tenella doit en être exclu et être rattaché aux Agrostis. Il ne
diffère en effet de l’A. canina var. sabauda que par des caractères tout
juste spécifiques, feuilles souvent plus larges (pas toujours!) glumelle
supérieure un peu plus longue, atteignant presque les styles, anthères
aussi longues que la glumelle inférieure, finement mucronulées au som-
met, poils du cal atteignant en général le '/s de la glumelle supérieure,
arête plus longue (quand elle existe). À propos de cette arête, M. Husnot
la signale parmi les caractères distinctifs du C. tenella en disant qu’elle est
courte et droite, ne dépassant pas les fleurs. Mais ces caractères sont
empruntés à la planche de Host, laquelle appartient au €. villosa ! En
réalité dans les formes aristées typiques du C. tenella, l’arête insérée sur
le milieu du dos de la glumelle. est droite au début, puis nettement
genouillée et dépassant les fleurs (voy. Mert. et Koch Deuischl. Flora,
I p. 522; Torges I. c. p. 19). Entre cet extrême et le type, M. Torges a, il
est vrai, signalé une forme intermédiaire subaristata, dans laquelle
l’arête est située dans le tiers supérieur de la glumelle et même sous le
sommet, très courte, capillaire et droite. Cette forme paraît être rare.
En définitive. l'erreur de détermination à laquelle nous a forcément
entrainé le développement exceptionnel des poils du cal dans l’Agrostis
rubra des auteurs savoisiens a été fructueuse : elle a contribué à faire la
lumière sur une plante litigieuse qui serait probablement longtemps
restée imparfaitement comprise et a jeté un jour nouveau sur les rap-
ports des genres Agrostis et Galamagrostis. Nous devons remercier non
seulement MM. Hackel et Torges pour leurs précieux renseignements.
mais encore nos contradicteurs MM. Songeon et Husnot dont les protes-
tations ont provoqué l'enquête qui précède, enquête qui a été suivie de
résultats aussi inattendus pour eux que pour nous.
Nous coneluons en donnant la diagnose de l’Agrostis savoisien.
AGROSTIS CANINA Var. SABAUDA Hack.; A. rubra Duval-Jouve et auct.
sab. nec Wahlenb.: Calamagrostis tenella Briq. p. p. nec Link. — A
typo differt statura humiliori, foliis basilaribus magis plans, spieulis aliq.
majoribus, pilis calli distincte evolutis ad quartam partem glumellæ infe-
! Peut-être le genre Calamagrostis deviendrait-il plus net en le réduisant à la
seule section Desyeuxia ? Mais ce sont des questions qui ne peuvent être traitées
que dans une étude monographique de ces groupes étendue à éoute leur aire et
toutes les espèces.
À ANT NO uw IL
ENTE EN 4 dé N, Len
(11) 3. BRIQUET. NOTE SUR L’AGROSTIS RUBRA ET CALAMAGROSTIS TENELLA. 969
rioris attingentibus. — Varielas valde affinis À. tenellæ (Schrad.) Schleich.
et À. boreali Hartm. A priori differt antheris longitudine */s paleæ infe-
rioris æquantibus (nec eam æquantibus) apice muticis (nec minute api-
culatis), porro glumella superiori sepe magis reducta et pilis calli sæpius
alig. brevioribus. A posteriori differt panicula magis angustala ramis
congestis (nec ovato-pyramidali, ramis paucioribus patulis), calli pilis
ad '/ı (nec ad '/s) glumellæ inferioris attingentibus, glumellis superio-
ribus aliq. majoribus (in À. boreali fere nullis), antheris oblongo-linea-
ribus (nec ellipticis) ultra '/ longitudinem (nec ‘/: longitudinem) glu-
mellæ inferioris attingentibus.
Habitat in Sabaudiæ alpibus, solo silicioso : 1, entre la Gran-Pariraz et la
Cyclaz pres Hauteluce (E. Perrier, 3 août 1858 et 19 avril 1861); 2, entre
le col de l'Enclave et celui des Fours (E. Perrier, 29 août 1861); 3, crêtes
de rochers au nord du col de la Fenêtre (E. Perrier, 31 août 1863 et
9 août 1866); 4, mont Mirantin (A. Songeon, 6 août 1856); 5, la Roche des
Marches, commune de Valmeinier (A. Chabert, 17 septembre 1872);
6, sources de l'Arc en Maurienne (A. Chabert, 11 septembre 1879); 7, ro-
chers de flysch au col de Colonney vers 2400 m., désert de Plate (Briquet,
10 août 1891).
Specimina tantum ex locis 3, 4 et 7 ipse vidi.
Genève, 15 décembre 1899.
970
NOTICE
SUR LE
Hieraciotheca gallica «+ hispanica
DE MM. C. ARVET-TOUVET ET G. GAUTIER
PAR
John BRIQUET
Tous les botanistes ayant a s'occuper du genre Hieracium savent que
M. C. Arvet-Touvet s’est fait depuis bien des années une spécialité des
épervières des Alpes occidentales et, plus récemment, des Pyrénées.
L’extreme richesse de ces parties de l’Europe pour le genre qui nous
occupe — richesse dont seul celui qui a exploré à fond un territoire donné
peut se faire une idée — a amené M. Arvet-Touvet à publier les descrip-
tions d’un très grand nombre d'espèces ou de variétés nouvelles, soit seul.
soit en collaboration avec divers autres botanistes. Les anciennes publi-
cations de notre auteur ont été résumées dans un livre bien connu. inti-
tulé Les Hieracium des Alpes Françaises ou occidentales del’ Europe (131
p. in 80, Paris 1888). Depuis lors sont venues : une série de descriptions
de types découverts par M. J. Briquet dans les Alpes Lémaniennes (Bas-
Valais et Haute-Savoie) et dans le Tyrol meridional', diverses espèces
! Briquet, Notes floristiques sur les Alpes Lémaniennes (Bull. Soc. bot. de
Genève, V, ann. 1889); Idem, Indications d’Epervieres rares ou nouvelles pour
les Alpes Lémaniennes, la Suisse et le Jura, d'après les dénominations de M. Arvet-
Touvet (Bull. de l'Herb. Boissier, Il, no 10, 1894); Idem, Nouvelles notes fioris-
tiques sur les Alpes Lémaniennes (Ann. du Conserv. et Jard. bot. de Genève, III,
juillet 1899); Idem, Quelques notes d’herborisations dans le Tyrol méridional
(Bull. de l’Herb. Boissier, V, juin 1897).
Ba E
A PT a pe MB TOUT PRE DE ER Le HAN eŸ CPLM
(2) 3. BRIQUET. NOTICE SUR LE HIERACIOTHECA GALLICA ET HISPANICA. 971
exotiques étudiées dans l’Herbier Delessert', enfin un grand nombre de
descriptions d'épervières européennes diverses, particulièrement de France
et d'Espagne *.
Lorsqu'il s’agit d'un genre qui présente des difficultés aussi multiples
et aussi variées que le genre Hieracium, les descriptions les mieux faites
ne sauraient suppléer à l’autopsie. Pour peu que les descriptions soient
détaillées et qu'elles soient nombreuses. l'orientation risque même de
devenir impossible pour celui qui aborde l'étude spéciale du groupe.
M. Arvet-Touvet s'est rendu compte des le début de cette difficulté et a
taché d'y obvier par la distributiou d'un grand nombre de ses types dans
des exsiccata tels que ceux de la Société Dauphinoise, de M. Magnier, etc.
Cela n'a pas encore paru suffisant à l’auteur. Il a voulu, par un exsiccata
dont tous les échantillons ont été minutieusement examinés par lui, four-
nir aux botanistes une base matérielle et durable pour l’analyse critique
de ses travaux personnels sur le genre et pour l'étude du genre lui-même.
Il s'est associé dans ce but avec M. G. Gautier et a entrepris la belle publi-
cation dont nous rendons compte.
Le Hieraciotheca a été donné aux herbiers suivants où le public scienti-
fique peut aller le consulter :
Herbier du Museum de Paris.
de Kew.
du Museum de Berlin.
du Museum de Saint-Petersbourg.
» de l'Institut botanique de Turin.
+ de l'Université de Barcelonne.
» Boissier (Genève).
Arvet-Touvet (Gières).
G. Gautier (Narbonne).
» 6. Rouy (Paris).
Si on doit féliciter vivement MM. Arvet-Touvet et Gautier de leur cou-
1 CL. Arvet-Touvet, Elenchus Hieraciorum novorus vel minus cognitorum præ-
serlim ın Herbario Delesserliano asservalorum (Ann. du Conserv. et Jard. bot.
de Genève, 1, 1897).
? 6. Arvel-Touvel, Hieracium nouveau pour la France ou pour l'Espagne (Bull,
Soc. bot. de France XLI, 1894) ; Idem, Revision des Épervières de l'Herbier de.
Haller fils (Ann. Conserv, et Jard. bot. de Genève, I, 1897); Hieraciorum novo-
rum descripliones (Bull. de l'Herb, Boiss., V, no 9, 1807); Description de deux
nouvelles espèces du genre Hieracium (Ann, Gonserv, et Jard. bot. de Genève, III,
1899), etc,
972 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
rageuse initiative, on ne doit pas moins louer la persévérance dont ils font
preuve dans l'exécution de leur œuvre. En effet, les cinq fascicules parus
comprennent 323 Hieracium français et 61 Hieracium espagnols! Si les
auteurs continuent de la sorte. ils laisseront bientôt derrière eux les
exsiccata antérieurs de Lindeberg, de Nägeli et Peter et même le volumi-
neux Herbarium Hieraciorum Scandinaviæ de Dahlstedt.
Quelques détails sur l’organisation intérieure du Hieraciotheca. La plus
grande partie des échantillons a été récoltée par MM. Arvet-Touvet et
Gautier, mais ils ônt été aidés par divers collaborateurs, parmi lesquels
il faut citer MM. Bordère, Coste, Delpont, Neyrat, Pau, Reverchon, Sennen,
Tremols, etc. L’exsiccata comprend deux séries distinctes : l’Hieraciotheca
gallica et l’Hieraciotheca hispanica ; chaque série à sa numérotation parti-
culière.
Lorsque les espèces comprennent plusieurs formes dislinctes, les
auteurs ont consacré un numéro à chaque forme : ils s’attachent évi-
demment à donner une idée correcte de l'amplitude donnée à la conception
de chacun de leurs types. Ainsi l'A. Gouani A.-T. est représenté par cinq
numéros, le 7. lividum A.-T. var. fuscum A.-T. par sept numéros, le
H. viduatum A.-T. var., genuinum A.-T. par onze numéros! ete., etc.
Chaque numéro est richement représenté par de bons échantillons
bien préparés et intelligemment choisis. Les étiquettes sont imprimées
el pourvues de noms accompagnés non seulement des renseignements
habituels sur l'habitat, l'époque de floraison, etc., mais encore des prin-
cipaux détails bibliographiques. Les espèces nouvelles sont accompagnées
de descriptions, parfois étendues, imprimées sur étiquettes spéciales.
Le contenu de chaque fascicule est résumé sur une table des matières
classées par numéros, et placée en tête de chaque fascicule. Comme cette
table ne distingue pas entre les espèces nouvelles et celles décrites
antérieurement, il est utile de donner ici la liste des nouveautés parues
jusqu'ici et qui sont:
. echinanthum A.-T. et G.
. atropietum A.-T. et G.
. incisoides A.-T. et G.
. barbulatum A.-T. et G.
Magnolianum A.-T. et G.
catalaunicum A.-T. et G.
. Salvatorum A.-T. et G.
. lanifolium A.-T. et G.
. oæycerinthe A.-T. et G.
H. adenodontum A.-T. et G.
H. Sennenianum A.-T. et G.
H. mucronatum A.-T. et G.
H. gymnocerinthe A.-T. et G.
H. neochlorum A.-T. et G.
H. colorhizum A.-T. et G.
H. sacalmianum A.-T et G.
H. Costeanum A.-T.
H. comosulum A.-T. et G.
580-8 -9- 02-0000.
(4) 1. BRIQUET. NOTICE SUR LE HIERACIOTHECA GALLICA ET HISPANICA. 973
. Oliverianum A.-T. et G.
. Tremolsianum A.-T. et G.
. calocerinthe A.-T. et G.
. axaticum A.-T. et G.
. concinniflorum A.-T. et G.
. orthoglossum A.-T. et G. . subulatum A.-T. et G.
. Stenopicris A.-T. et Sennen. . pogonatoides A.-T. et G.
. hecatadenum A.-T. et G. H. borragineum A.-T. et G.
. caligatum A.-T. et G. . lividoides A.-T. et G.
. Aveyronense A.-T. . chrysanthemoides A.-T. et G.
. venulosum A.-T. . hemiplecoides A.-T. et G.
. alaricum A.-T. et G. . sericatum A.-T. et G.
. pectinatum A.-T.
. valirense A.-T. et G.
. hypocoleum A.-T. et G.
. tricholorizum A.-T. et G.
. malacotrichum A.-T. et G.
. blitoides A.-T. et G.
TITRE z
TITRE
SsyuS
Cette grande quantité d’especes nouvelles, auxquelles il faudrait ajouter
de nombreuses variétés et formes de moindre importance, s’explique
aisément par le fait que MM. Arvet-Touvet et Gautier ont entrepris sur
une grande échelle de dépouillement des Hieracium de la partie orientale
des Pyrénées, région fort riche et jusqu'ici très imparfaitement connue à
ce point de vue.
En terminant, nous avons un conseil, qui est en même temps un désir,
à exprimer aux deux auteurs. C’est une lacune, facile d’ailleurs à combler
dans la suite, que les étiquettes ne portent pas la date de publication des
numéros. Comme ceux-ci sont accompagnés de diagnoses imprimées pour
les nouveautés, il est désirable que l’on puisse s’éclairer immédiatement
dans la collection même sur les questions de date et par conséquent de
priorité, importantes un point de vue de la nomenclature.
Le Hieraciotheca gallica et hispanica est un modèle d’exsiccata spécial
et nous faisons des vœux sincères pour que ces auteurs puissent mener
à bonne fin cette belle publication.
Genève, 15 décembre 1899.
BULL. ann, uoiss,, décembre 1899, 66
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
#
Aurran (E.). Voir Post (G.-E.). — Plantæ Postianæ, fasciculus IX. .....
BarBey (W.). — Le Jardin botanique de Genève....................,..
Borsseu (H. de). — Les Renonculacées du Japon, d’après les collections
iennes:dé M. Lahbe Paurie ... - 1: 4.4... case
Borssæu (H. de). — Les Crucifères du Japon, d’après les collections pari-
STE do M Vanbe Faumie.. ln are nee
BornmürLLer (J.). — Drei neue Dionysien aus dem südlichen Persien
N ar RE RR EEE OR DO EE EE
BorxmüLer (J.). — Eine neue Colchicacee Assyriens. Merendera Kurdica
EN UN I rt ee a RE TEE
BornuiüLLer (J.). — Drei neue Arten aus dem östlichen Assyrien : Silene
schizopetala, Asperula asterocephala, Stachys fragillima ...........
Bormürter (J.). — Zwölf neue Nepeta-Arten aus Persien, Kurdistan und
TE ER ET ANEIE A ET RER
Borssürter (J.). — Crocus Hermoneus Ky.................,.........
Bousıer (A.-M.). — Contributions à l'étude du Pyrénoïde (avec grav.) 401,
Baiquer (J.). — Recherches anatomiques et bryologiques sur le fruit du genre
Œnanthe (avec gravures dans le texte).............:.............
Briover (J.). — Une Graminée à rayer de la flore française, .............
Briover (J.).— Nouvelle note sur l'Agrostis rubra des auteurs savoisiens.
Briover (J.). — Notice sur le Hieraciotheca gallica et hispanica de
BI: CARE ROME a \Gaubier. re, re le 3 alten
Campor (J.). — Études sur la flore bryologique de l'Amérique du Nord.
Revision des types d’Hedwig et de Schwægrichen (Planches VIT, VIN,
TUE SR SE POP EEE T OR PRE PIRE TE Ar 300,
Cnasenr (A.). — La botanique en loterie ....,......................,
Cnamenr (A.). — Étude sur le genre Rhinanthus ........,........ 425,
GCuanent (A.). Villars d'après sa correspondance de 1805 à 1814.........
CnanEor (AN. SOnvVenDs/L'ANIAN. 1... een nerve 829,
Cnovat (R.). — Alphonse de Candolle à l'Université de Geneve..........
Cuonar (R.). Il. Grundzüge der Pfanzenverbreitung in den Kaukasus-
NE OT TR 5 BEN: , GR arr itbate à» de TIER
I. Conspectus Floræ Koreæ, auctore J. Palibin .,....,.,,..,.,.,,..
976 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Pages
CHopaT (R.). — Pleurococeus et Pseudo-Pleurococcus . ................. 827
Carist (H.). — Fougères de Mengtze, Yunnan méridional (Chine).
Plancher (Suite et.fin) een EE nn ARR N EE 1
Cars) Hilices Kaurieane.. nr ra a RRRRE 817
Cognraux (A.). — Une Orchidee nouvelle du Bresil.................... 120
CULMANN (P.). — Localités nouvelles pour la flore bryologique suisse..... 133
FEDTSCHENKO (B.). — Notes sur quelques espèces du genre Prangos Lindl.. 178
FEDTSCHENKO (B.). — Notes sur les conifères du Turkestan russe......... 185
FEDTSCHENKO (B.). — Liste provisoire des espèces du genre Hedysarum ... 254
FEDTSCHENKO (B.). — Novitiæ Floræ Turkestanic®..................... 825
FEDTSCHENKO (0. et B.). — Note sur quelques plantes de Boukharie....... 111
FEDTSCHENKO (0. et B.). — Potentillæ nonnullæ e regionibus turkestanicis
allatzet, a Cl Siestridio,determinate m. 0... ea. 0 182
FEDTSCHENKO (0. et B.).— Matériaux pour la flore du Caucase........... 765
FEDTSCHENKO (O. et B.). — Matériaux pour la flore de la Crimée. (A suivre) 799
Fixer (A.). — Notes sur les Orchidées (Planche II) ................... 121
FIscHER (Ed.). — Beiträge zur Kenntniss der schweizerischen Rostpilze .. 419
Foucaup (J.). — Recherches sur le Trisetum Burnoufit Req............. 696
GAITEARD(G) — Melangessrhodolosiquesn 2.2.2.2 u Eee une 609
HackeL (E.). — Enumeratio Graminum Japoniæ. Verzeichnis der Graser
Japans hauptsächlich auf Grundlage der Sammlungen der Herren Rev.
P. Urb. Faurie in Aomori und Professor J. Matsumura in Tokyo 637, 701
HALLIER (H.). — Bausteine zu einer Monographie der Convolvalaceen .... 408
Herzog (Th.). — Einige bryologische Notizen aus den Waadtländer- und
Derner=-Alpen ea un 2 N RE 189
HocHREUTINER (G.). — Dissémination des graines par les poissons. ....... 459
Huger (J.). — Dipterosiphon spelæicola nov. gen. et spec. höhlen-
bewohnende Burmaniacee aus brasilianisch Guyana (Planche IV).. 124
Husxor (J.). — Une Graminée à maintenir dans la flore francaise........ 618
Lesener (Th.). — Plantæ Selerianæ die von Dr Eduard Seler und
Frau Cecilie Seler in Mexico und (Centralamerika gesammelten
Pflanzen unter Mitwirkung von Fachmännern veröffentlicht.... 53%, 561
Marre (R.). — Note sur un parasite de Lactarius deliciosus. — Hypomyces
(Peckiella) Vurlleminianus n. sp. (Planche V)..............:..... 137
MaïRE (R.). — Sur un Hypomices parasite de Lactarius torminosus. ..... 144
MALME (Gust.-O.-An.). — Die Xyridaceen Paraguays .................. 75
MALME (Gust.-O.-An.). Bemerkungen über einige im Herbarıum Müller Arg.
aufbewahrte species der Gattung Pyxine (Fr.) Nyl................. 226
Meytan (Ch.). — Contributions à la flore bryologique du Jura .......... 602
Post (G.-E.) et Aurran (E.). — Plantæ Postianæ. Fasciculus IX........ 146
Pramm (D.). — An account of Corydalis persica Cham. et Schlecht. With
remarks on certain allied species of Corydalis Vent. (Planche VI).... 162
Ross (H.). — Beiträge zur Flora von Sieilien. I. Teil. Erläuterungen und
kritische Bemerkungen zum Herbarium siculum. I. Centurie........ 262
SCHINZ (H.). — Mitteilungen aus dem Botanischem Museum der Universität
Zürich. VIII. — Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen Flora
PR EE a
Loser ini Le ge 2 de) À pdd MAO 5 AÉRIENNE PAR CCE de MURS, VON a a VER EVA
? : - A: À pi 2 BASE, ve # =
TABLE DES TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS. 977
(Neue Folge). X. — Mit Beiträgen von Prof. D: E. Hackel (St.Pölten) ;
Dr H. Hallier (Hambourg); Prof. Dr Hans Schinz (Zürich): Rudolf
Senlechter (Berlin) v4 RE ES ER RS SE OM RER 23
Scumz (H.). — Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität
Zürich. IX. — Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen Flora (Neue
Folge). XI. — I. Zur Kenntniss der Pflanzenwelt der Delagoa-Bay. —
II. Diagnoses plantarum africanarum novarum. (A swivre).......... 869
SonGEoN (A.). — Sur l’Agrostis rubra L. des Alpes de Savoie........... 617
STEPHANI (Fr.). — Species Hepaticarum (suite) 84, 198, 381, 517, 635, 727, 927
WIEDEMANN (E. de). — Un Theobroma nouveau. (Planche XI).......... 957
Wiruiams (Fr.-N.) — Les Cerastium du Japon ........................ 129
Appenpix no 1, — CHopar (R.). — Plante Hasslerian® soit Énumération
des plantes récoltées au Paraguay par le Dr Emile Hassler, d’Aarau
(Suisse), de 1885 à 1895 et déterminées par le professeur R. Chodat
avec le concours de plusieurs collaborateurs .................. 43 à 88
APPENDIX n° Il. — SCHWEINFURTH (G.). — Sammlung arabisch-æthio-
pischer Pflanzen. Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, k
BE a ee PEER NS 267 à 298 2%0
Arpenoıx no III. — Hu (A.-M.). — Dris Johannis Müller lichenologische
Beiträge in Flora, annis 1874-1891 editi. Index alphabeticus...... 1 à 52
Aerexpix no]V. — Société pour l'étude de la flore franco-hel vétique (Société
pour l'étude de la flore française transformée). Septième bulletin, . 4 à 13
APpenDIX no V. — Parézieux (Ph. de). — Anatomisch systematische
Untersuchung des Blattes des Melastomaceen mit Auschluss der Triben :
Mierolieieen, Tibouchineen, Miconieen. (Planches TAI) ....... 1 à 84
978
TABLE
DES
PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
PrancHE 1. — Cheiropteris palmatopedata (Baker) Christ.
PLancHE 2. — Fig. 1. Dionysia oreodoxa Bornm.
Fig. 2. Dionysia janthina Bornm. et Winkler.
Fig. 3. Dionysia heterochroa Bornm.
Fig. %. Dionysia rhaptodes Bunge.
PLANCHE 3. — Hormidium pseudo-pygmeum nov. sp.
Epidendrum bicornutum Hooker.
Pranche 4. — Fig. 1-10. Dipterosiphon spelæicola nov. gen. et nov. spec.
Fig. 11-14. Campylosiphon purpurascens Benth.
PLAncHE 5. — Etude sur les Corydalis.
PLancxe 6. — Hypomyces Vuilleminianus et Lactarius deliciosus.
PrLancHE 7. — Flore bryologique de l’Amerique du Nord.
PLANCHE 8. — » D ». »
PLANCHE 9. — » » » »
PLANCHE 10. — » » » )
PrancHhe 11. — Theobroma Kalagua De Wild.
PLANCHES CONTENUES DANS L’APPENDIX N° V
PLANCHES 1 à 3. — Parézreux (Ph. de). — Melastomaceen.
DATES DE LA PUBLICATION DE CHAQUE NUMÉRO
Le numéro 1 à paru le 24 janvier 1899.
» 2 » le 16 février 1899.
» 3 » le 25 mars 1899.
» & » le 29 avril 1899.
» le 31 mai 1899.
» le 20 juin 1899.
le 25 juillet 1899.
» le 30 août 1899.
» le 30 septembre 1899.
» 40 » le 31 octobre 1899.
» 11 » le 30 novembre 1899.
» 12 » le 30 décembre 1899.
© D "1 © ©
979
INDEX DES NOMS DE PLANTES
CITÉS DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en italique.
A. amabilis 192; balsamea 192, 193 ; brachyphylla 193 ; bracteata 192 ;
cephalonica 192 ; chensiensis 192; cilicica 192; concolor 192; falcata 193; firma
193; Fraseri 192, 193; grandis 192; holophylla 192 ; homolepis 193 ; Kotschyana
193; magnifica 192; Mariesi 193; microphylla 193; nephrolepis 193; nobilis
192: Nordmanniana 192; numidica 192 ; pectinata 70, 192; Pinsapo 192; religiosa
192; sachalinensis 192 ; Semenovii 191, 192, 193, 196; sibirica 191 A 19%; subal-
pina 192, 193; Veitchi 192 à 194; Webbiana var. Pindrow 192. — Abrus preca-
torius 883; pulchellus 883. — Abutilon indicum 882; sonneraticum 882. —
Acalypha brachystachya app. If, 309 ; eiliata app. II, 310; erenata app. II, 309;
fruticosa app. Il, 309; indica app. II, 309; ornata app. Il, 309; paniculata app.
II, 309; spicata app. II, 309; supera app. Il, 309. — Acantholimon setiferum
113. — Acer monspessulanum 86%. — Aceras anthropophora 293; longibrac-
leata 292. — Achillea nana 858 ; santolina 112. — Achimenes grandiflora 57%.
— Aconitum anthora 849; Fischeri 598; Kamshaticum 598 ; Iycoctonum 598,
599 ; Napellus 770 ; orientale 770 ; unceinatum 598. — Acorus Calamus 854. —
Acrostichum lenuifolium 888; Yunnenense 21. — Actea spicala 599, 770; spi-
cata v. rubra 599, — Actiniopteris radiala 7. — Adiantum Capillus-Veneris
8, app. IV, 3, 7; myriosorum 22; pedatum 22. — Adonis æstivalis 767, 801;
Aleppiea 148; amurensis 591 ; dentata 148; flammeus 801 ; microcarpus 801 ;
Palæstina 148 ; ramosus 591 ; vernalis 801. — Æcidium Astragali 420, 121. —
Æluropus litloralis app. IV, 2, 7, — Æthionema helerocarpum 151. — Afzelia
cuanzensis 885. — Acropyrum caninum 298, 714; panormilanum 297; panor-
milanum var, hispanicum 298; semicostalum 71%. — Agrostis alba 619, 649
app. IV, 13: alba forma coarelata 649 ; alba subsp. filifolia v. narbonensis app. IV,
13; alpına 619; borealis 96%; calamagrostoides 966; canina 649; canina 966 ;
canına subsp. rubra var, sabauda 965 ; canina var, sabauda 968; ciliala 966; cas-
lellana app. IV, 12; filifolia app. IV, 3,7, 12; filifolia var, narbonensis app. IV,
2 KR ae a) Di RS Te NES, Le POSTE OA a BR al Ch ER IL
980 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
12 ; flaccida 649 ; geminata 649; lazica 966; maritima app. IV, 13; perennans
648, 721; phalarordes 25 ; phleoides 27; pilosa 965; pilosula 966 ; pyrenæa 619;
Royleana 696; rubra 617, 620; rubra var. scotica 964; rupestris 618; rupestris
var. flavescens 619; scabra 648 ; Schleicheri 619, 963; tenella 965 ; tenuiflora 648 :
valvata 649; varia 648; verticillata app. IV, 2, 7. — Albizzia fastigiata 875, 880 :
Alchimilla decumbens app. IV, 2, 4; flexicaulis app. IV, 2, 5; impexa app. IV,
2, 5. — Alectorolophus Alectorolophus 443, 447, 503 ; asperulus 447; cryptos-
tomus 498; dinaricus 447; hirsutus 503; Kerneri 443, 50%; lanceolatus var.
glacialis 508 ; major 502; minor 512, 514; minor X major 514; minor steno-
phyllus 514; patulus 443, 447, 50%; patulus var. Kerneri 504; serotinus 498;
stenophyllus 513. — Alisma plantago 460, 463; ranunculoides 854. — Alliaria
brachycarpa 77%; officinalis 774, 809. — Allium maritimum 295; pusillum 295;
rotundum 161; stamineum 161; tataricum 443. — Allophyllus edulis var. gra-
eilis app. I, 69; rubiifolius app. II, 338. — Alloplectus tetragonus 574. —
Alnus Jorullensis var. castanifolia 546. — Alæ vulgaris app. II, 33%. — Alope-
curus fulvus 648; geniculatus 648; japonicus 648; pratensis 648. — Alsia abie-
tina 352. — Alsine decipiens 152. — Alsophila glabra 22; Henryi 1, 22; late-
brosa 18 ; Oldhami 22; rheosora 22.— Alternanthera paronychioides app. I, 6%;
pilosa app. I, 6%. — Alvaradoa amorphoides 552. — Alyssum alpestre 776,
810; alpestre f. Goktchaica 776; argenteum 149, 776 ; calycinum 777, 811 ; cam-
pestre 776; hirsutum 776, 811; linifolium 777, 811; meniocoides 149; minimum
776, 811; montanum 776; montanum f. typica 811; pyrenaicum 849; strictum
776; umbellatum 811. — Amaranthus chlorostachys app. I, 64. — Amberboa
Lippii 155. — Amblyodon dealbatus 490. — Amblystegium adnatum 319:
confervoides 321; fallax 324; floridanum 336; fluviatile 323, 324, 331; hygro-
philum 136, 333; irriguum 323, 324, 343; irriguum var. spinifolium 32% ; ortho-
cladon 331, 350, 351; radicale 327, 333; riparium, 336, 491; serpens 335 ;
subtile 491; tenax 343; varium 327, 330, 332, 333, 343, 350, 351. — Ambrosia
artemisiæfolia app. IV, 2, 5. — Ambrosinia Bassii 295. — Ammi Visnaga app.
I, 77. — Ammophila arenaria 161. — Amyris Kataf app. Il, 28%; Opobalsamum
app. Il, 294. — Anacamptis pyramidalis v. tanayensis app. IV, 3, 6. — Ana-
camptodon splachnoides 308. — Anaphrenium abyssinicum app. II, 334. —
Anchusa Aucheri 157; italica 112. — Andrachne aspera app. II, 299. — Andro-
pogon aciculatus 721, 723; amplectens 890: bicorne app. IV, 2, 7; brevifolius
642; capillifiorus 642; contortus 721, 723; contortus subsp. Roxburghii 890 ;
Ruprechti 890 ; Schenanthus 642; serratus var. genuinus 642; Sorghum var. obo-
vatus subv. niger 722; Sorghum var. vulgaris subv. japonicus 642 ; tropicus 642;
distachyus f. pubescens 295 ; distachyus subvar. pubescens 296 ; eucomus 890;
flexuosus app. IV, 2, 7; Geringii 642; micranthus var. genuinus 642; micran-
thur var. spicigerus 642; Nardus var. Geringii 642; niger 722. — Andro-
sace chamæjasme 632; obtusifolia 73: villosa 632. — Anemone Albana 766 ;
Albana var. Georgica 766; altaica 588; baïcalensis 589; biflora 111; caucasica
a RCE CT N Tr RE PT RE hin age DES Pak „TE UE TE DE
“ LT SUR oi 4 # r
INDEX. 981
766; cernua 588: cœrulea 589: debilis 589; dichotoma 589: flaccida 589:
gracilis 589, 590; Halleri 800; hepatica 590: japonica 589; narcissiflora 589,
767 ; Pulsatilla 800; raddeana 588 ; soyensis 590. — Anemonopsis macrophylla
601. — Aneura aberrans 665, 669: æquitexta 667, 740; alata 666, 730:
albomarginata 668, 757; aleicornis 668, 75%: algoides 665, 682: alterniloba
668, 760 ; amazonica 667, 73%: amboinensis 665, 678: andina 665, 68%; andro-
gyna 665, 675: attenuata 668, 755; australis 669, 764: autoica 666, 691; Bald-
win! 667. 743; barbiflora 668, 752; bipinnata 669, 764; bipinnatifida 746: bogo-
tensis 665, 672: brasiliensis 669, 764; Breutelii 668, 759 ; cæspitans 665, 675 :
caleurea 668, 756; calva 665, 676; canaliculata 668, 759; cataractarum 663, 667.
842; cervicornis 669, 682; ciliolata 666, 729: cochleata 668. 760 ; Colensoi 667.
738 ; comosa 667. 744; compacta 668, 755 ; conimitra 668, 749: coronopus 668,
761; corralensis 667, 732 ; crassa 764 ; crassiretis 666, 689 ; crenulata 666, 690,
735, 736: crispa 665, 68%; decipiens 683; decrescens 666, 686: dentata 668.
761; diablotina 666, 685 : dicrana 665, 683; digitiloba 667, 748 ; dilatata 667,
744; diminuta 668, 756: distans 665, 679; elata 666, 698; emarginata 665, 672 :
epibrya 760; erecta 668, 758: eriocaula 665, 671; erosa 666, 692; fastigrata
666, 732 ; Fendleri 666, 691 ; flaccrdissima 666, 676, 733 ; floribunda 668, 749 :
fucoides 665, 680 : fuegiensis 665, 669: fuscescens 666, 686 ; Glaziovii 666,
693; Gobelii 677; gogolensis 666. 689; gracilis 668, 752; Grællei 665, 673 :
granulata 668, 762; grossidens 665, 680; hamatiflora 745 ; heteroclada 666.
729 ; humilis 665, 685 ; hymenophylloides 665, 683 ; hymenophytoides 666, 687:
inconspicua 667, 741 : incurvata 668, 758 ; intermedia 666, 692; Jackii 665,
676 ; Karstenii 668, 757 ; Kowaldiana 667, 745 ; laticoslata 665, 676 : latifron-
doides 668, 750 : latifrons 668, 758; latissima 762; Lepervanchei 667, 745 :
lepidomitra 666, 69%; leptophylla 666, 692 : Levieri 668, 751: limbata 666,
731 : lobata 668, 761 ; longiflora 667, 746 ; longispica 666, 731; Loriana 666,
733 , macrostachya 666, 690 ; major 748 ; Makinoana 667, 73% ; marginata 668,
749; maxima 668, 760; metzgeriæformis 668, 753; micropinna 667, 743; minima
666, 688, 752: mullifida 666, 686, 727, 733 ; multifidioides 665, 674; Nadeaudir
668, 750 ; Negeri 667, 747; nitida 667, 740 ; nobilis 666, 688 ; nudiflora 666, 732:
opposiliflora 668, 753; pallida 666, 727 ;
-
7
pallidevirens 668, 762; palmala 668,
753 ; papillata 665, 681 ; papulosa 667, 740, 741; parvula 668, 75%; pauciramea
667, 743; pectinala 667, 672, 745; perpusilla 667, 741 ; pinguis 662, 668, 762:
pinnalifida 667, 748; planifrons 666, 730 ; platyclada 667, 739; plumæformis
665, 677 ; plumosa 665, 677; Peppigri 666, 687; polymorpha 667, 746; porto-
ricensis 667, 739; prehensilis 66%, 665, 670; ramosissima 666, 688; Regnellii
665, 673; retieulata 666, 686, 732; Hidleyi 665, 678; saccatifolla 665, 67%;
sımoana 666, 680 ; Savatieri 670 ; scabra 667, 736; Schwaneckei 668, 764; ses-
silis 762; singalangana 668, 751; singapurensis 667, 739; spectabilis 667, 746:
Spegazziniana 667, 747 ; spinulifera 667, 738; Sprucei 672 ; squarrosa 665, 681;
Stephansi 667, 735; stipatifolia 668, 748 ; stolonifera 664, 667, 737 ; striolata
BERN TEN
982 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
737 ; subeæalata 668, 751 ; subsimplex 668, 75% ; sumatrana 668, 756 ; tahitensis
666, 728 ; tamarisci 743; tamariscina 665, 671, 74%: tasmanica 667, 737, tenax
668, 759 ; tenuicostata 667, 735 ; tenuicula 666, 690 ; tenuis 666, 728; éytbodensis
666, 728 ; trichomanoides 666, 694; tripinnata 693 ; umhrosa 684 ; virgata 665, 682;
viridissima 668, 763; vitiensis 667, 736; Wallisii 666, 695; Weétsteinti 667, 733 ;
Zollingeri 665, 679, 693. — Aniseia calystegioides 46; hastata app. I, 48. —
Anomodon attenuatus 353; minor 554; obtusifolius 349, 353, 354; platyphyllus
394; rostratus 30%, 348, 350. — Anthemis Cupaniana 281: kabylica 282; mon-
tana var. Cupaniana 281: montana var. linearis 281; punctata 281; tinctoria
155. — Anthistiria arguens 642. — Anthoxanthum odoratum 646. — Anthris-
cus nemorosa 279 ; sicula 278; sicula var. gymnocarpa 279; sicula var. hisprda
278; silvestris 279. — Anthurium Seleri 538. — Antrophyum latifolium 21 ;
obovatum 21; reticulatum 3; stenophyllum 21; vittarioides 21. — Aphania
senegalensis app. Il, 338. — Aphelandra Deppeana 577. — Apium Ammi f.
pedunculata app. 1, 77 ; sylvestre 856. — Apluda mutica 721, 723. — Apodytes
acutifolia app. II, 337 ; dimidiata app. Il, 279. — Aponogeton spathaceus 889.
— Aquilegia atropurpurea 597 ; Buergeriana 597; glandulosa 597 ; Olympica,
769. — Arabis albida 270, 773. 807; albida f. sicula 270; albida var. Billardieri
149; alpina 270; alpina var. albida 270; alpina var. grandiflora 270; amplexi-
caulis 786, 789 ; amplexicaulis var. japonica 786 ; auriculata 149, 773, 787, 807;
elegans 270; Fauriei 787, 789; flagellosa 784, 787 ; Gerardi 785; glauca 786,
787, 789 ; Halleri var. senanensis 786, 787 ; hirsuta 773, 785, 807 ; japonica 78%;
laxa var. cremocarpa 149; lyrata 788; Montbretiana 149; nipponica 78%, 785,
789; pendula 786; perfoliata 785 ; petræa 788; pseudo-auriculata 786, 787, 789;
pubicalix 788, 789; pubicalix var. soyensis 788: pumila 787: sagitiata 785;
sagittata var. nipponica 78%, 785; serpyllifolia app. IV, 3, 4; serrata 787;
sicula 270; Stelleri 78%, 785, 787; Stelleri var. japonica 78%; Stelleri var. steno-
carpa 78%; Stelleri var. stylus 78%; thaliana 789; Turrita 808; verna 149;
yokoskensis 789. — Aralia humilis 566. — Arauja sericifera app. I, 81. —
Archangelica officinalis 480. — Archangiopteris Henryi 1, 19, 20. — Argy-
reia populifolia, 50; Roxburghii 60. — Argyrolobium dimidiatum 3% ; sericeum
34, 35 ; speciosum 34; transvaalense 33. — Aristella bromoides 296. — Aris-
tida longifolia app. IV, 2, 7; verstita 891. — Aristolochia Cobra app. I, 61;
Giberti app. I, 61; Glaziowii app. I, 61; Hassleriana app. I, 61; Ipemi app. 1,
61; pallida 292; triangularis app. I, 61. — Arnebia cornuta 115. — Arpophyl-
lum alpinum 542; giganteum 542. — Arrhenopterum heterostichum 302. —
Arrinopterum heterostichum 302. — Artemisia annua 155; Genépi 912; gla-
cialis 858; mutellina 912; pedemontana 867; rupestris 858; spicata 912; Vil-
larsii 912. — Arthraxon ciliaris var. eryptatherus 642; eiliaris var. genuinus 642;
japonieus 642; lanceolatus var. centrasiaticum 642. — Arundinaria elegans
722; Falconeri 717; japonica 716; kurilensis 719; kurilensis var. paniculata 719;
kurilensis var. spiculosa 719; linearis 721; macrosperma 718; Matsumure 716;
INDEX. 983
purpurascens 716; racemosa 722: Simonii 716; spathiflora 717; vaginata 7
— Arundineila anomala 643 ; setosa 723. — Arundo bifaria 704; Donax 7
724: Donax var. coleotricha 724; formosana 724; formosana var. gracilis
Henslowiana 724; Pliniana 724; tenella 620. — Asclepias curassavica app. I,
81: mellodora app. I, 80. — Asperula aspera 116; asterocephala 116 ; asteroce-
phala var. glaberrima 116 ; asterocephala var. oppositofolia 116 ; asterocephala var.
typica 116; asterocephala var. velutina 116; fragillima 117; involucrata 117;
lævigata 279; Taurina 116. — Asphodelus fistulosus 294; viscidulus 160. —
Aspidium acrortichoides 821; aculeatum 820: aculeatum f. hastulata 820 ; aculea-
tum f. rotundata S20 ; aculeatum var. pyenopterum 1%; apiifolium 16; barbige-
rum 820 ; Braunii var. Clarkii 14; cristatum 823; eristatum X filix-mas 823;
denticulatum 17, 18: diffractum 17; dissectum 17; elongatum 822; erythroso-
rum 17, 821 ; falcatum 15, 16; Filix-mas 821, 823; Filix-mas var. crenatum
821, 823; Filix-mas var. deorsolobatum 821; Filix-mas var. erythrosorum 821;
Filix-mas var. heleopteris 823; Filix-mas v. lacerum 821 ; Filix-mas var. Sabaei
822; Filix-mas v. subinlegrum 822 ; fleæuosum 18 ; floridanum 823 ; fraxinellum
15; hastulatum 820 ; hirtipes 823: lepidocaulon 16; Lonchitis 16; lonchitoides
16; megaphyllum 47: membranifolium 17; microchlamys 820; molle 17; palli-
dum 298; parasiticum 1%, 17 ; parasiticum var. canescens 17; parasiticum var.
didymosorum 17 ; pennigerum 1, 17; polylepsis 822 ; rigidum var. australe 298 ;
Sabaei 822; stenolepis 22; transitorium 822; Yunnanense 22. — Aspidopteris
vemensis app. II, 296. — Asplenium aviculare 9; Billetii 10 ; bulbiferum 10;
dimidiatum 9; dimorphum 9, 10 ; ensiforme 10; Fauriei 818; formosum 818;
grandifrons 9; holosorum 10; japonicum var. Oldhami 819; laciniatum 10;
Mertensianum 9, 10 ; multifidum 10, 630; Petrarchæ 298 ; pilosum 298; planicaule
10. — Asperella japonica 715; sibirica 715. — Asteriscus pygmæns 155. —
Astomum Drummondii 317. — Astragalus alpinus 420, 421 ; bajonnensis 864 ;
chlorostachys 261 ; Chomutowi 826; Cottonianus 112; eretaceus 154; cruciatus
153; epiglottis 153; eremothamnus 112; farctus 112 ; Forskahlei 154; gossy-
pinus var, filagiueus 15% ; grandiflorus 259 ; Moabiticus 153 ; Muschketowi 825 ;
oocephalus 15%; Tigridis 15%; tubereulosus 153; vulnerarioides 632. — Atha-
mantha erelensis 85%; rupestris 85%. — Athyrium Atkinsoni 13; Clarkii 15;
filix-femina 13; nigripes 12, 15; nigripes var. elongatum 13 ; nigripes var.
tenuifrons 13; pterorachis 819; spinulosum 13; tenuifrons 13. — Atrac-
tylis cancellata 155. — Atrichum anguslalum 365. — Atropis convo-
luta 713. Aulacomnium heserostichum 302; palustre 357, 359. — Avena
australis 2096 ; barbata 703; bromoides 296; Burnoufii 698; falua 703;
flavescens 698, 699; hirsuta 703; japonica 703; pratensis 296; pratensis f.
australis 296; Buprechtii 703; sativa 703; splendens 698; sterilis var.
minor 703; strigosa 703, — Ayenia tomentosa app. I, 69. — Azedirachta
indica app. II, 296.
984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Bi ægyptiaca app. Il, 278. — Ballota rupestris 291; saxatilis 291.
Balsamodendron Myrrha app. II, p. 288. — Bambusa aurea 720; borealis 720 :
cæsia 720; Chino 720; flexuosa 726; floribunda 720 : Fortunei 720; glaucescens
720 ; kurilensis 719, 720 ; nana 720 ; Oldhami 725; pygmea 720; senanensis 719:
senanensis var. albo-marginata 720; stenostachya 725, variegata 720. — Banara
brasiliensis app. I. 55: exechandra app. I, 5%; Hassleri app. I, 5%; parviflora
app. I, 54; tomentosa app. 1,5%; Vellozii app. I, 55. — Barbarea arcuata 783:
cochlearifolia 783; patens 783; pinnatifida 782, 783; præcox 782; stricta 782,
783; orthoceras 783; plantaginea 783; vulgaris 773, 782 à 78%; vulgaris var.
pinnatifida 782. — Barbula acuminata 302; agraria 303, 305; apiculata 304:
cæspitosa 304; cæspitosa var. brachycarpa 30%; conica 304; convoluta 305;
dubia 305; fallax 303; fragilis 603; humilis 30%; lanceolata 305 ; marginata
303 ; mucronifolia 492; Northiana 30% ; ohtusifolia 602; obtusifolia vur.-brevi-
folia 602; paludosa A492; reflexa 492: revoluta 602; stricta 306; unguiculata
303, 306; unguiculata var. apiculata 304. — Barkhausia hyemalis 284. — Bar-
leria micans 576. — Barlia longibracteata 292. — Bartramia grandiflora 306:
ithyphylla 136, 606; Menziesii 306; Mühlenbergii 307; Mühlenbergii var.
tenella 307 ; Oederi 306; Oederi var. nivalis 490 ; radicalis 307. — Basana-
chanta spinosa app. I, 83; spinosa var. ferox app. I, 83; spinosa var. para-
guayensis app. 1, 83. — Batatas paniculata var. asteropila app. I, 50. — Bau-
hinia amblyophylla 5%8 ; Andrieuxii 549; divaricata 549; Lunaria 549; Seleriana
549. — Beckmannia eruciformis 70%. — Belbunium hirtum app. I, 85 ; hygo-
carpum app. I, 85; hypocarpum var. véridiflorum app. I, 85. — Beloperone
ramulosa 578; violacea 578. — Berberis Koreana 496: vulgaris 770, 80%. —
Bersama abyssinica app. 1, 340; serrata app. II, 340. — Berteroa incana 812.
— Bidens leucantha 415. — Bifora testiculata 15%. — Biscutella ambigua 683;
dydima 633. — Bixa Orellana 563. — Blasia pusilla 852. — Blechum grandi-
florum 575. — Blepharodus ampliflorus app. I, 81. — Bletia campanulata 544;
Parkinsonii 544; verecunda 544. — Boehmeria dasypoda app. I, 60; phyllo-
stachya app. I, 60. — Boerhaavia decumbens app. I, 66; paniculata app. I, 66:
plumbaginea 160. — Bombax Balansa app. I. 67; Martianum app. I. 67; viti-
folium 562. — Bonamia Balansæ app. I, 44; cordata %3; semidigyna 44. —
Bonplandia geminiflora 567. — Borrago officinalis app. I, 79. — Borreria
centranthoides app. I, 8%; eupatorioides app. I, 85; humifusa app. I, 85; tenella
var. angustifolia app. I, 85; tenera app. 1, 85; valerianoides f. minor app. I, 84:
verticillata app. I, 85; verticillata var. ces/a app. I, 85. — Boswellia papyri-
fera app. II, 282. — Botryanthus commutatus 294. — Botrychium ternatum
21. — Bougainvillea glabra app. I, 66. — Boussingaultia baselloides app. 1.
64. — Brachyelytrum aristatum 647; erectum 647; erectum var. japonicum
647. — Brachyodus trichodes 133. — Brachypodium japonicum 714; pinna-
tum 714; silvaticum 714. — Brachythecium acuminatum 332, 344, 348, 350;
Hp RÉAL ae Na ENS a LE + 7 SR 2 D ET DEE nr Rs
INDEX. 985
albicans 135, glaciale 491; letum 136, 329, 332 ; lælum var. pseudo-acuminatum
332; oxycladon 332; plumosum 319, 320, 332: reflexum 328; rivulare 320 ; sale-
brosum 329, 332. — Brainea insignis 9. — Brassica balearica app. IV, 2, 5;
elongata 780; rapa var. campestris 780. — Braueriella Phillyrea 287. — Bre-
weria cordata 44. — Bridelia tomentosa var. glabrata app. Il, 305. — Briza
ıninor 708. — Brizopyrum capense 27, — Bromus aveniformis 703; bifidus
703; ciliatus 714; confinis 714; conformis 61%; erectus 714; hordeus 71%;
inermis 714, app. IV, 3, 7; japonicus 714; macrostachys 113; mollis 161, 71%;
patulus 71%; paueiflorus 713; racemiferus 714; rigidus 161 ; secalinus 714; vil-
liferus 714. — Bruchia Beyrichiana 361: flexuosa 363. — Brunella hyssopi-
folia app. IV, 3, 6; vulgaris 570. — Bryhnia grominicolor 325. — Brylkinia
caudata 708. — Bryum acuminalum 303 ; alpinum 135, 136; areticum 36%, 490,
605; argenteum 135; cæspiticium 60%: capillare 13%; cirrhatum 136; concin-
natum 135: euspidatum 602, 606; Duvalii 135; fallax 606: Funkii 602; Ger-
wigii 135: Græfianum 60%; heteropterum pellucidum 302; inclinatum 60% à
606; incrassatum 30%; marginatum 351; Mildeanum 135, 136; ontariense 351;
pallens 606 ; pallens var. abbreviatum 606; pallescens 490, 60%; pendulum 136,
60%, 605; piliferum 311; purpurascens 364; roseum 351; rutilans 364; Schlei-
cheri var. latifolium 490 ; subrotundum 490. — Buddlea glabrata app. I, 83. —
Buellia canescens 227. — Bulbophyllum cryptanthum 120. — Bulbostylis
capillaris 537 ; Funckii 537. — Bulliardia Vaillantii 277. — Bunias orienlalis
780. — Bupleurum dianthifolium 279; stellatum 849. — Byttneria scabra
apg. I, 68; scabra v. serrata app. I, 68.
ans glauca 113. — Cæsalpinia eriostachys 552; exostemma 552 ;
pulcherrima 552. — Cakile maritima 814. — Calamagrostis agrostoides 966;
alpina 966: arundinacea 652, 653; arundinacea var. brachytricha 652; arundi-
nacea var. genuina 652 ; arundinacea var. laxifolia 652; arundinacea var. nippo-
nica 652, arundinacea var. sciuroides 652; Balansæ 966 ; brachytricha 652 ; Epi-
geois var. densiflora 649 ; Faurier 653; Hakonensis 650 ; Halleriana 650, 967 ;
mequiglumis 651; Langsdorfii 650; litorea 650; longiseta 650; Matsumuræ 692 ;
nipponica 652; Onæi 650; robusta 653 ; sachalineusis 650, 651, 652; scabres-
cens 651; sciuroides 652; stricta 652 ; stricta var. aculeolata 652 ; tenella 617
à 620 ; tenella f, suburistala 968 ; urelytra 653; varia 6593; villosa 650 ; villosa
var, Langsdorffii 650 ; Yalabei 650. — Calamintha alpina f. nebrodensis 291 ;
meridionalis 291; nebrodensis 291. — Calonyction bona nox 413, app. I, 53;
bona nox v. lobala subv. calva 413; clavatum 408, app. 1, 50 ; pteripes 408 ;
pterodes 408. — Caltha palustris 596 ; palustris var, proeumbens 596; palustris
var. sibirica 596 ; polvpelala 768, — Calypstrostylis Schiedeana 538. — Caly-
stegia selifera app. I, 48. — Camelina sativa 778, 812; saliva f. microcarpa
77%. — Campanula bononiensis 86% ; Krinus 156 ; Loreyi 858 ; strigosa 156.
986 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Gamptothecium lutescens 328 ; nitens 607. — Gampylodontium hypnoides 308.
— Campylopus subulatus 133, 136. — Gantua tuberosa 411. — Capsella Bursa
pastoris 778. 797, 813; Bursa pastoris var. minuta 150. — Gardamine angulata
792; appendiculata 794 ; cordifolia 792; Drakeana 791; Fauriei 791 à 793 ;
Fauriei var. incisa 792: Fauriei var. oblonga 792 ; Fauriei var. éypica 792; hir-
suta 790, 807 ; impatiens 772, 791 ; Iyrata 791, 795; macrophylla 793 : nastur-
tiifolia 793 ; pratensis 793 ; Regeliana 789, 791 à 793; senanensis 791 ; sylva-
tica 789 à 791. 793; sylvatica var. integrifolia 789 à 791 ; sylvatica var. Kams-
hatika 789, 790; sylvatica var. latifolia 789 ; sylvatica var. Regeliana 789, 790 :
tanakæ 792; uliginosa 772; yesensis 791 à 793. — Gardiacanthus fragrans 577 :
tetramerioides 577. — Gardiospermum canescens app. Il, 338; grandiflorum
f. genuinum app. I. 69 ; microcarpum app. II, 337. — Carduus acanthoides 854:
aurosicus app. IV, 3, 5, — Garex baldensis 917 ; cladostachya 538 ; curvula 430 :
Davalliana app. IV, 3, 7; dioica app. IV, 3, 7; extensa app. IV, 2, 7; Halle-
riana 938, app. IV, 3, 7 ; lobata 858 ; pseudocyperus 88%; punctata app. IV, 2, 7.
— Garica dodecaphylla app. I, 73 ; papaya app. I, 7%, — Carolinea tomentosa
app. I, 67. — Garthamus nitidus 155. — Carum Carvi 480, 482. — Gasearia
eriophora app. I, 55; gossypiosperma app. 1, 55 ; inæquilatera app. 1, 55 ; sil-
vestris app. I, 55. — Gassia Ceciliæ 549 ; Chamæcrista 550 ; flexuosa 550 ; glan-
dulosa 550 ; hispidula 550 ; mimosoides 881 ; multiflora 550 : Nicaraguensis 591 ;
occidentalis 551; Petersiana 881; picta 551; reticulata 551 ; Seleriana 551 :
sericea 91 ; Tagera 551 ; tristicula 551 : Gatananche lutea 156. — Gatha edulis
app. II, 337 ; europæa app. II, 336; spinosa app. Il, 335. — Catharinea angus-
tata 369. — Catharinella atrovirens 366; contorta 366 ; erythrodontia 366.
— Catolechia pyxinoides 227. — Gatoscopium nigritum 606. — Caucanthus
edulis app. II, 296. — Caylusea canescens 150. — Gecropia peltata app. I, 60.
— Celastrus buxifolia app. II, 336 : parviflorus app. II, 335. — Celsia hetero-
phylla 157. — Celtis australis 292 ; brasiliensis var. Clausseniana app. 1, 59;
Tala app. I, 59. — Gentaurea Aegyptiaca 155 ; affinis 28%; axillaris app. IV, 10;
axillaris X montana app. IV, 3, 5, 9, 10; balsamitoides 155 ; X Burnati
app. IV, 3, 5, 9, 10; busambarensis 283 ; Cineraria 282; Cineraria var. busam-
barensis 283 ; conifera 854 ; dissecta 283 ; eryngioides 155 ; laxa 155 : montana
app. IV, 9, 10; montana X axillaris app. IV, 10; Parlatoris 283 ; Sinaica 155.
— Centotheca mucronata 892. — Cephalanthus glabratus app. I, 83 ; Sarandi
app. I, 83. — Cerastium alpinum 129, 130 ; alpinum var. Fischerianum 130;
arvense 131 ; dichotomum 152; furcatum 130 ; glomeratum 129, 132; glutino-
sum 129, 131 ; hirsutum 130 ; Ianthes 131 ; mutabile var. rigidum 150 : nutans
131; pumilum 129, 131 ; rigidum 130 ; robustum 130 : schizopetalum 129 ; semi-
decandrum 131 ; stellarioides 130 ; tomentosum 130; triviale 129, 131 ; triviale
var. glandulosum 132 ; triviale var. typicum 131 ; viscosum var. glandulosum
132; vulgatum var. grandiflorum 130 ; vulgatum var. macrocarpum 130 ; vulga-
tum var. typicum 131. — Geratocapnos Palæstina 148. — Geratocephalus
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4 -
INDEN. 987
falcatus var. incurvus 802; orthoceras 803. — Geratodon purpurens 312. —
Cevallia sinuata 563. — Chamæraphis depanperata 645. — Chamissoa altis-
sima app. I, 63: Maximiliani app. I. 63 ; Maximiliani var. pubescens app. I, 63.
— Chara ceratophylla app. IV. 3,7. 9.—Cheilanthes farinosa 8 ; fragrans 298 :
odora 298 ; rufa 8. — Cheiropteris Henryi 21 ; palmatopedata 21. — Chelido-
nium laciniatum app. IV, 3: majus 805. — Chenopodium album app. 1, 62:
ambrosioides app. I, 63: glaucum app. I. 62. — Chiococca brachiata app. I, 83.
— Chiora perfoliata 446 ; serotina 446. — Chloris elegans 891: radiata 722. —
Chlorophora linctoria app. 1, 59. — Chomelia obtusata app. 1, 83. — Chorisia
speciosa app. I, 67 ; speciosa var. minor app. 1, 67. — Chorispora tenella 807.
— Cibotium Baromelz 4. — Cimicifuga biternata 600 ; dahurica 600 : dahurica
var. Tschonoskii 600 : fœtida 600: fœtida var. simplex 599 ; japonica 600 ; japo-
nica var, acerina 600; japonica var. biternata 601 ; japonica var. obtusiloba 600 :
simplex 599. — Cinclidotus riparius 134. — Cinna latifolia 648 ; pendula 648.
— Circinaria Berteroana Me — X Cirsium erucagineum app. IV, 2
palustri- “ms app. IV, 2,5; rivulari-oleraceum app. IV, 2,5: X
app. IV, 2,5. — Gissampelo Pareira 548. — Cissus Hasslerianus app. 1, 73;
rhombifolins app. I, 73. — Cistus villosus 151. — Citrus acida app. Il, 280 :
Aurantium app. 11, 282; Bigaradia app. II. 281 ; Limonum var. duleis app. II,
281: Limonum var. pusilla app. II, 279; medica app. Il, 282; medica var. acida
app. Il, 279. — Cladonia endiviæfolia 494. — Cladostigma dioicum 57 à 6%;
hildebrandtioides 56 à 64. — Claopodium Bolanderi 321 ; crispifolium 321. —
Clematis alpina 583 ; alpina var. Fauriei 583 ; alpina var. normalis 583 : alpina
var. ochotense 583: apiifolia 581 ; cirrhosa 148: florida 582; florida var. hako-
nense 582; fusca 582; heracleifolia 581; heracleifolia var. Lavallei 581; heraclei-
folia var, stans 581: integrifolia 800 ; japonica 582 ; lasiandra 582 ; paniculata
581 : speetabilis 496 : vitalba 766, 800. — Cleome chilocalyx 882 ; hirla 882 ;
monophylla var, cordala 882. — Climacium americanum 308. —- Cluytia abys-
sinica app. II, 313; Jaubertiana app. II, 313; lanceolata app. II, 313 ; Richar-
diana app. II, 312; Richardiana var. tenuirama app. Il, 312. — Clypeola
Jonthlaspi 778. — Cobæa macrostemma sub — Coccinia jatrophæfolia 882. —
Coccoloba Liebmannii 547; Schiedeana 547. — Cocculus oblongifolius f. angus-
tifolia 548. — Cochlearia armoracia BERN oBlonditafa 796; ollieinalis 796. —
Cochlospermum hibiscoides 562; vitifolium 562. — Cœlachne japonica 701 :
pulchella 702. — Colia macrostachya 542. — Coix agrestis 638; Lacryma Jobi
638. — Coleosporium Cacaliæ 421 ; Euphrasie 421 ; Melampyri 421 ; Phyteu-
malis 421 ; Seneeionis 421 ; subalpineum A421. — Commiphora abyssinica app. Il,
288, 280, 291, 292, 29% ; abyssinica var, simplierfolia app. I, 291 ; africana 882,
app. Il, 288, 289, 291, 295 ; erythræa app. II, 285, 288, 289. — Commelina
Forskaleı #82, — Commiphora glaucescens app. II, 288 ; Kataf app. Il, 284, 285,
288, 289 ; Myrrha app. Il, 285, 288 ; Opobalsamum app. Il, 288, 291, 292, 29% ;
quadricinela app. II, 283, 288, 294; Rivæ app. II, 288; sambarensis app. I,
988 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
288, 290 ; saxicola app. II, 288; Schimperi app. II, 288, 291. — Connarus afri-
canus 875, 885. — Gonocephalum conicum 214, 215, 216; supradecompositum
215. — Conringia orientalis 808. — Convolvulus Ægyptiacus 59 ; althæoïides
f. italicus 988 ; altheoides var. tenuissimus 288; bellus 55 ; clavatus 408 ; coc-
cineus 445; cæruleus app. I, 46; Dorycnium var. oxysepalus 157 ; Esseque-
bensis 50 ; farinosus 51; fastigiatus 50 ; Galaticus 157; glomeratus 157; hepta-
phyllus 55; italicus 288; Mechoacana 409; Mexicanus 410 ; mollis app. I, 46;
Montevidensis app. I. 46 ; Ottonis app. 1, 46; pentapetaloides 288; phæniceus 408 ;
pilosellæfolius 157 : proliferus app. I, 44 ; Pseudonima 412 ; Siculus 157 ; tenuis-
simus 288; tiliaceus A9 ; viscidus app. I, 46. — Conyza ambigua 282. — Cor-
chorus hirtus app. I, 68. — Cordia chamissoniana app. I, 79 ; glabrata app. I,
79. — Corethodendron scoparium 255. — Coriandrum sativum app. I, 77. —
Coronilla scorpioides 153. — Corydalis alpina 170 ; ambigua 806 ; angustifolia
772, 806 ; angustifolia var. ramosa 806 ; Boissieri 166, 172, 173, 174 ; bracteata
806 ; Caucasica 772, 806 ; cava 165; Done 772 ; cyrtocentra 166, 173, 177 ;
krmseo 163, 165, 173 ; diphylla 163, 165, 167, 168. 176 ; Erdelii 170, 171 ;
fabacea 806 ; gracilis 806 ; Griffithii 165, 168, 175; Griffithsii 168; Hamilto-
niana 167 ; Kolpakowskiana 806 ; laxa 806; Ledebouriana 165, 166, 174, 176,
177 ; libanotica 170, 171 ; longiflora 806 ; longipes 167; macrocentra 165, 166,
172, 173, 174; Marschalliana 772; modesta 166, 168, 175; oppositifolia 165,
166, 171, 172 ; parnassica 164 ; pauciflora 167, 772; persica 162, 166, 167, 168,
169, 172, 173, 174, 175, 176: ramosa 806 ; remota 806 ; rutæfolia 163, 164, 167
à 173, 175, 177, rutæfolia var. subuniflora 170, 171 ; Sewerzoovii 165, 166, 169;
solida 171, 806; solida var. pauciflora 806 ; tenella 806 ; verticillaris 163, 166,
171. — Cousinia Aintabensis 155. — Coutarea hexandra app. I, 83. — Crambe
maritima 816. — Craniches Schaffneri 540 ; thysanochila 540. — Grassula
Vaillantii 277. — Cratægus sanguinea 112. — Crepis austriaca 627; blatta-
rioides 627, 629; fetida 156; sibirica 628; taraxicifolia 284; taraxicifolia
f. hyemalis 284. — Crinum Forbesianum 875, 882. — Crocus alatavicus 922;
Asturicus 925; Autrani 995 ; cancellatus 923, 925 ; Hermoneus 922 à 926; hie-
malis $22 ; iridiflorus 925 ; medius 925; nudiflorus 925 ; ochroleucus 933 ; pul-
chellus 92%, 925; Scharojani 925; speciosus 92%, 925; vallicola 925 ; zonatus
923, 925. — Croton lobatus, app. II, 311; lobatus var. riparius apr. II, 305 ;
macrostachys app. II, 305 ; Schimperianus app. Il, 305 ; spinosus app. II, 311 ;
villosus app. Il, 311. — Grozophora obliqua var. angustifolia app. II, 306; obli-
qua var. incisa app. II, 306 ; plicata var. prostrata app. II, 306. — Cryptoceras
modestum 169, 171 ; oppositifolium 472 ; pulchellum 170, 171 ; purpurans 170,
171; purpurascens 170; rutifolium 170 ; verticillare 172. — Cryptomitrium
tenerum 222 ; Gucumis prophetarum 154. — Cupania vernalis app. I, 69; ver-
nalis f. genuina app. I. 69. — Cuphea æquipetala var. hispida 56%; æquipetala
var. levicaulis 564 ; affinis 566 ; angustifolia 564 ; Balsamona 56%, app. I, 72
Gecihe 564 ; cordata 565 ; graciliflora 564 ; Hookeriana 564; hyssopifolia 565;
INDEX. 989
hyssopifolia subrevoluta 565 ; ingrata app. I, 72; longiflora app. 1, 72; Iysima-
chioïdes var. crassifolia app. I, 73; Melvilla app. I, 73 ; mesostemon f. angusti-
folia app. I, 72; mesostemon f. ovalifolia app. 1, 72; Nelsoni 565 ; pinetorum 565 ;
procumbens 565 ; pterosperma app. I, 72 ; sanguinea 568; Seleri 565; subuli-
gera 564, 566; utriculosa 566 ; utriculosa var. Donnellsmithii 566; Wrightii 566.
— Cyclamen coum 913 — Cylindrothecium cladorrhizans 135, 346 ; compres-
sum 346 ; Schleicheri 135, 346, 352. — Cymbidium Sandersoui 885. — Cyno-
don Dactylon 703, 891. — Cynoglossum Columnæ 289. — Cyperus alopecu-
roides 161 ; amabilis 536; articulatus 892; Buckleyi 536 ; Caracanus 537 ; com-
pactus 892; compressus 892; flabelliformis 892; immensus 892; Luzula 536;
scaberrimus 536 ; schænoiïdes app. IV, 2, 7; seslerioides 536 ; Surinamensis 537.
— Cytinus hypocystis 904. — Cytisopsis doryeniifolia 153.
Rn. glomerata 708. — Dactyloctenium ægypliacum 26, 722 ; ægyp-
tium 891; geminatum 26; glaucophyllum 26; seminipunctatum 26. — Dale-
champia scandens var. cardofana app. Il, 310. — Daucus subsessilis 154. —
Davallia ferruginea 18; Griffithiana 22; platylepis 22; platyphylla 1; solida var.
Sinensis 18. — Deflersia erythrococca app. II, 306. — Delphinium consolida
769; divaricatum 769 ; flexuosum 770; hybridum 769, 803; hybridum var. leio-
carpum 770; Orientale 769, 803 ; rugulosum 111; speciosum 770; verdunense
862. — Dentaria bulbifera 629, 630, 773. — X digenea app. IV, 3, % ; digilata
X pinnata app. IV, 3, #; microphylla 773; quinquefolia 773, 807. — Des-
champsia c#spitosa 702 ; flexuosa 702; flexuosa var. montana 702. — Desma-
todon glacialis 490 ; latifolius 311, 490, 492 ; systilius 602. — Desmazeria acu-
tillora 28 ; capeuse 27 ; composita 27. — Desmodium cajanifolium 261 ; spirale
261. — Deverra lorluosa 15%. — Diacrium bicornutum 122. — Dianthus
deserti 151 ; fimbriatus 151. — Diarrhena japonica 707. — Dichelyma capilla-
ceum 313; pallescens 31%. — Dichodontium pellucıdum 136. — Dichondra
repens app. I, 43 ; repens var. mierocalyx app. I, 43 ; repens var. sericea app. I,
43 ; sericea app. I, #3 ; villosa app. I, #3. — Dichromena ciliata 537 ; radicans
537. Dicranella Fitzgeraldii 312; heteromalloides 312. — Dicranochæte
reniformis 452, — Dicranoweisia Bruntoni 379 ; cirrata 379 ; compacta 379,
489 : crispula 489 ; erispula f. atrata 491 ; crispula var. atrala 379. - - Dicra-
num ambigaum 312; Gelsu 312; condensatum 308 ; flagellare 602 ; fulvum 313 ;
fuscescens var, falcifolium 602 ; heteromalla 312; intermedium 312 ; latifolium
311, 378; majus 133; Muehlenbeckii 309, 489; orthocarpum 311; pallidum 310;
purpurascens 312 ; purpureum 312 ; sabuletorum 309, 311; scoparium 309 ; sco-
parium var, pallidnm 311 ; spurium 308 ; spurium var, condensatum 309 ; stric-
tum 608 ; undulatum 602; xanthodon 312; Dictamnus albus 849. Didy-
modon fulvus 313. — Dieffenbachia Oerstedii 538. — Digitaria violascens 643,
Dimeria ornithopoda var, lenera 639 ; stipæformis 639, Dionysia are-
BULL. nenn, nolss,, décembre 1899, 67
TRS)
L'IOTIEE
990 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
tioides 66, 67, 70; Aucheri 66. 67, 68, 70, 73 ; bryoides 67, 68, 71, 72, 73;
cespitosa 67, 73; curviflora 67, 68, 71, 72; diapensiæfolia 68 ; drabæfolia 68 ;
heterochroa 68, 72 ; janthina 68, 70, 74; Kotschyi 68, 72: Michauxii 67, 70,
71, 74; odora 67 ; oreodoxa 68, 73; revoluta 68, 69, 74: revoluta f. umbrosa
æstivalis 70 ; rhaptodes 67, 68, 69, 72, 73 ; Sintenisii 68: tapetodes 66, 68, 71,
72. — Diplachne serotina var. aristata 70%. — Diplazium hemionitideum 12;
hirtipes 11; japonicum 819 ; lanceum 11; Lechleri 20 ; Oldhami 819 ; polypo-
dioides var. Sinense 12; silvaticum 11. — Diplotaxis crassifolia 271: Harra
150, 271 ; Harra var. hispida 271; hispida 271; tenuifolia 815 ; tenuifolia var.
integrifolia 815 ; viminea 150, 815 ; viminea var. acutelobata 150; viminea var.
integrifolia 150. — Dipterosiphon speleicola 124 à 128. — Dissodon Freh-
lichianus 490 ; Distichium capillaceum 489 ; flexicaule 489 ; inclinatum 489. —
Ditassa anomala app. I, 80. — Ditrichum tortile var. pusillum 378. — Dodo-
næa viscosa app, Il, 340. — Dorstenia brasiliensis app. I, 59 ; contrajerva 547 ;
tubicina app. I, 60. — Dorychnium herbaceum 84%. — Draba araratica 494 ;
borealis var. kurilensis 795 ; cuspidata 812: grandiflora 796; hispida 777;
incana 778; japonica 795 ; memoralis var. hebecarpa 796 ; nemorosa 812 ; nemo-
Pr Pr ee
rosa var. hebecarpa 778 : nemorosa var. leiocarpa 777 ; repens 777 ; rigida 777;
rigida var. imbricata 777 ; scabra 777; siliquosa 777 ; tridentata 777; verna 812.
— Drummondia clavellata 318.— Dryraria mollis var. Yunnanensis 6; rivalis 6.
— Dumortiera denudata 382 ; hirsuta 223, 22%, 225 ; irrigua 22% ; nepalensis
22% ; trichocephala 223, 224 ; velutina 225. — Duriæa helicophylla 661 ; Nota-
risii 664. — Duvalia brevipedunculata 222; Gayi 222; tenera 222. — Dyscho-
vu sep
riste bilabiata 575; crinita 575 ; ovata 575 ; Quitensis 575.
Ba cruciformis app. IV, 2, 7. — Echinothamnus Pechuelii 38.
— Echium Wierzbickii app. IV, 3, 5. — Elaphoglossum viscosum 21. — Eleu-
sine Coracana 703; geminatum 891 ; indica 703; 891. — Elymus arenarius
715; dahuricus 715 ; Delileanus 161; sibiricus 715. — Elytraria squamosa 575.
— Empogona Junodi 885. — Enteromorpha intestinalis app. IV, 3, 7. —
Enteropogon muticus 25. — Entodon cladorrhizans 347, 352 ; compressus 346 ;
seductrix 353 ; transsylvanicus 352. — Epaltes gariepina 886. — Ephemerum
cohærens 361 ; crassinervium 361 à 363; hystrix 361, 363; papillosum 361, 362;
sessile 361, 363; spinulosum 361 à 363; stenophyllum 363. — Epidendrum
atropurpureum 542 ; auranliacum 542 ; bicornutum 122; ciliare 542; cochleare
542 ; diffusum 542; erubescens 542; glumaceum var. 542; ochraceum 541, 542,
543; papyriferum 543 ; polyanthum 543; polybulbon 541 ; pygmæum 122;
radiatum 543 ; radicans 543; verrucosum 543. — Epilobium montanum X par-
viflorum app. IV, 3, 5; montanum X tetragonum app. IV, 3, 5; obscurum
app. IV, 3, 5. — Epipactis violacea app. IV, 3, 6. — Equisetum hiemale
app. IV, 2, 7; paleaceum app. IV, 2, 7. — Eragrostis atrovirens 706, 725 ;
INDEX. 991
aurea 705; bahiensis 705; Brownei 705; Brownii 706, 725 ; bulbillifera 705, 725;
chalcantha 28; Chapellieri 891 ; eiliaris 892; denudata 28; ferruginea 705; japo-
nica 705; major 706; Makinoi 725; megastachya 706; Millettii 725; minor 724:
natalensis 28; pilosa 806 ; plumosa 705, 72%; polytricha app. IV, 2,7; tenella 705;
tenella var. japonica 705: unioloides 72%; Vahlii var. coaretata app. IV, 2, 7.
— Eremurus Capussi 113. — Erica multiflora 285 ; peduncularis 285; vagans
285. — Erigeron Bonjeani 905; linifolius 282. — Eriochloa villosa 643. —
Eriogonum annuum 547. — Eriosema cajanoides 884; parviflorum 884. — Ero-
dium cicutarium app. Il, 270; hirtum app. II, 269 ; laciniatum 152 ; moschatum
app. II, 270. — Erophila minima 149; setulosa 149 : vulgaris 149. — Erucas-
trum elongatum 780; elongatum f. pinnatifida 815: elongatum f. typica 815:
elongatum var. armoracioides 815. — Eryngium alæfolium app. I, 77; alpiuum
913; coronatum app. I, 77 ; ebracteatum app. I, 76; elegans app. I, 77 ; flori-
bundum var. serroides app. 77; Hookeri app. I, 77; paniculatum app. I, 77;
sanguisorba app. I, 76. — Erysimum aureum 773; canescens 774, 808; cheiran-
thoides 774, 795; cheiranthoides var. japonicum 795 ; crassipes 150 ; cuspida-
tum 774, 808 ; Ibericum 774; leptophyllum 774 ; leptostylum 808; repandum
150, 808; Smyrnæum 149, 150 ; strietum 77%. — Erythræa spicata app. IV,
2,5. — Erythrococca abyssinica app. If, 306; aculeata app. II, 308; milis
app. 11, 308. — Eucalypta apoplıysala 603; commutata 490, 603; longicolla 603 ;
rhabdocarpa 136, 490, 492. — Eucladium verticillatum 489. — Euclidium
syriacum 160, 779, 814. — Eucnide lobata 563. — Eugenia cordata 881. —
Eulalia cotulifera 641 ; japonica 639. — Euphorbia abyssinica app. Il, 317;
abyssinica var. fefragona app. U, 319; acalyphoides app. 11, 315 ; adenensis
app. Il, 329; agowensis app. II, 315 ; Ammak app. I, 319 ; augularis app. II, 321 ;
Antiquorum app. II, 322: Antiquorum var. major app. Il, 321 ; anliquorum var.
minor inartieulata app. Il, 324; arabica app. II, 313; arabica var. brevifolia
app. Il, 313 ; arabica var. intricata app. II, 31% ; Cactus app. II, 321, 327 ; cana-
riensis app. II, 326; Candelabrum app. II, 320, 321; Caltimandoo app. II, 322;
cuneala app. I, 317 ; cuneata var. Perrottettii app. II, 317 ; depauperata app. II,
330 ; duleis var. viridiflora app. IV, 3, 6; Esula app. II, 330 ; fruticosa app. II,
327 ; granulata app. II, 31% ; granulala var. glabrata app. Il, 314; helioscopia
app. II, 330; Hochstelteriana app. II, 330; inarticulata app. Il, 324, 328: indica
app. II, 313: mierophylla app. II, 315; monticola app. II, 330 ; offieinalis app. II,
327 ; officinarum var, arborea app. I, 319 ; officinarum var. cæspitosa app. Il,
327 ; parciramulosa app. II, 326; Peplus app. Il, 330; phymatosperma 160 ;
pilulifera app. II, 313 ; polyacantha app. Il, 323, 324, 325, 328 ; polyacantha
var, subinarticulata app. I, 323 ; polyenemoides app. Il, 315; sanguinea app. II,
3; sanguinea var, Intermedia app. Il, 31%; sanguinea var, jemenica app. I,
315; Schimperi app. II, 317; Schimperiana app. II, 330 ; scordifolia app. II,
315 ; socotrana app. Il, 329; systyla app. Il, 316 ; tetragona app. II, 323 ; thy-
mifolia app. I, 315; Tirucalli app. II, 316, 317 ; Tirucalli diehotoma app. II,
992 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
317 ; triacantha app. II, 328 ; triaculeata app. II, 328 ; variegata app. II, 331. —
Eurhynchium Boscii 320; cirrhosum 491; diversifolium 347; graminicolor
325, 339; hians 326 ; myosuroides 341, 342; myosuroides var. myurellum 341 ;
myosuroides var. obtusatulum 341 ; myosuroides var. spiculiferum 341; myo-
suroides var. stoloniferum 341; myosuroides var. substoloniferum 341, 342 ;
myosuroides var. éhamnioides 342 ; prælongum 326 ; Stockesii 340; stoloniferum
341, 342; stoloniferum Cardoti 341 ; stoloniferum myurellum 341 ; strigosum
330, 347 ; strigosum var. Barnesi 347 ; strigosum var. fallax 347 ; strigosum var.
præcox 347, 607 ; strigosum var. robustum 347 ; strigosum var. scabrisetum 347 ;
subscabridum 326 ; substrigosum 347; Sullivantii 325 ; Sullivantii var. Holzingeri
326 ; cirrosum 607 ; cirrosum var. Molendoi 607 ; striatulum 607 ; strigosum 607 ;
Vaucheri 607. — Eutrema hederæfolia 794 ; Wasabi 79%. — Evolvulus alsi-
noides 42, 43, 408; alsınoides var. thymoides 42 ; argenteus 42, A3; Balansæ
app. I, #%%; capensis 43; glomeratus app. I, 45 ; glomeratus var. desertorum
app. I, 43 ; holosericeus var. obiusatus app. I, 44: latifolius app. I, 44; Lava
62 ; madagascariensis 43; nummularius 43, app. I, 43; rutenbergianus 43 : seri-
ceus app. I. 4%; sericeus var. latior app. I, 4% ; tenuis var. Selloi app. I, 43.
— Exolobus patens app. I, 81 ; Selloanus; app. I, 81. — Exormotheca fim-
briata 219, 220; Holstii 219, 221; pustulosa 218, 220; Welwitschii 220. —
Exostemma Sousanum app. I, 83.
En Bischarorum app. IL, 276; Bruguieri app. II, 27%, 275; Bruguieri
var. Ehrenbergi app. Il, 275; cretica app. II, 272, 273, 276; echinella app. I,
275; glutinosa app. II, 272, 273, 277; Kahirina app. II, 273, 276; Lahovarii
app. II, 272, 273; latifolia app. II, 272; minutistipula app. II, 276; mollis
app. II, 273; parviflora app. II, 27%, 275; parviflora var. brevispina app. II,
274; socotrana app. Il, 272; soturbensis app. Il, 276. — Falkia abyssinica 41;
oblonga 41. -— Faramea porophylla app. I, 82. — Fegatella conica 215: japo-
ponica 216. — Festuca arundinacea 713; X Brinkmanni app. IV, 3, 7 ; elatior
subsp. arundinacea 713; elatior subsp. pratensis 713; gigantea 713; Myuros 713;
ovaria app. IV, 2, 7; ovina var. vulgaris 713; parvigluma 713; pauciflora 713 ;
pratensis 713; Pseudo-Myuros 713; remotiflora 713; rubra var. genuina 713;
rubra var. planifolia 713 ; subulata var. japonica 713. — Fibigia clypeata 776,
810. — Filago germanica 155. — Fimbriaria abyssinica 86, 109 ; africa 86, 95;
alpina 87, 211 ; angolensis 86, 1090 ; angusta 86, 91; atrispora 86, 93 ; Austini
86, 203 ; australis 86, 204; Bachmannii 86, 105; Blumeana 86, 89 ; Bolanderi
86, 200 ; Boryana 86, 104; californica 86, 108; canelensis 86, 100; caucasica
87, 206; chilensis 87, 210; commutata 86, 202; conocephala 86, 205 ; cubensis
86. 199; dissoluta 86, 102 ; Drummondii 86, 98; echinella 86, 109; elegans 86,
199, 200; elegans var. cubensis 199; fragrans 87, 211; gigantea 86, 93; gracilis
213; incrassata 86, 87 ; innovans 86, 101 ; Khasiana 86, 105; Kierii 214; late-
INDEX. 993
ralis 86, 201; leptophylla 86, 87; Lindenbergiana 87, 209; Lindmanii 86, 9%;
linearis 86, 202; longebarbata 86, 99; Macounii 86, 99; macropoda 87, 208;
maculata 86, 91: Mandon? 87, 207; marginata 86, 10%; mollis 207 : Mülleri 86,
203; multiflora 86. 198; muscicola 86, 97; nana 107; nepalensis 86, 95; nudata
87, 212; pallide virens 213; Palmeri 87, 213; parvipora 86, 103; persica 86,
98 : pilosa 86, 107; Preussii 87, 209; Pringlei 86, 96; Raddii 86, 89 ; saccata
213: sanguinea 86, 198; setisquama 87, 209; Stahlii 86, 201; subplana 87,
206; tasmanica 87. 206; tenella 87, 99, 207; tenera 86, 101; venosa 86, 88,
90: vesiculosa 86, 108; violacea 86, 106, 202; viridis 86, 90: Volkensir 86, 94:
vulcanica 86, 101 ; Wallichiana 86, 92; Whiteleggeana 87, 205; Wilmsii 86,
103; Wrightii 86, 97, 200: Zollingeri 86, 90. — Fimbrystilis monostachya
537. — Fissidens grandifrons 135; rufulus 135; subbasilaris 313. — Flueggea
leucopyrus app. II, 300 ; obovata app. II, 299. — Fœniculum officinale 480. —
Fontinalis capillacea 313. — Forstremia trichomitria 375. — Fragaria col-
lina X vesca app. IV, 3, 4. — Frankenia hirsuta 27%; hirsula var. levis 27%;
hispida 27%; intermedia 27%; lævis 274. — Fraxinus oxyphylla 156. — Fritil-
laria Hermonis 923; Libanotica 161. — Frelichia lanata var. paraguayensis
app. 1, 63; paraguayensis app. I, 63; sericea app. I, 63. — Fumana glutinosa
151, 272; viscida 272. — Fumaria capreolata 148; Cypria 170 ; offieinalis 806 ;
parviflora 148: rectifolia 470: uniflora 170; Vaillantii 772-807. — Funaria
americana 315: calcarea 31%; dentata 31%; flavicans 31%; Fontanesii 31%; hiber-
nica 31%: hygrometrica 315, 603; mediterranea 315; microstoma 603; Mühlen-
bergii 314, 515; solitaria 315.
Bi arvensis 161. — Galactia pendula 261. — Galium helvelicum 864;
Judaieum 15%; pedemontanum 86%. — Garhadiolus Hedypnois 156. — Gastri-
dium lendigerum 96%. — Genipa americana app. I, 83. — Genista radiala
app. IV, 2, 4. — Gentiana bavarica 862; campestris var. alpicola app. IV,2,5;
endotricha 431, 446; punclata 630; Weschniakowi 112. — Geranium arabicum
app. Il, 267; divaricatum app. IV, 2, %; favosum app. II, 268, 269 ; mascatense
app. Il, 268 ; omphalodeum app. II, 268; purpureum app. II, 267 ; Robertianum
app. Il, 267 ; simense app. II, 267 ; trilophum app. II, 269; trilophum var. ompha-
lodeum app. Il, 269, 270 ; yemense app. II, 269. — Gerbera piloselloides 886.
— Gesneria Warscewiezii 57%. — Gilibertia arborea 566. — Gladiolus illy-
rieus app. IV, 3, 6. — Glaucidium palmatum 596. — Glaucium Arabicum 148 ;
eormienlatum 805: elegans HA: grandiflorum 148; luteum 805. — Glechoma
hederacea 118. — Glechon ciliala app. 1, 56. — Gleichenia linearis var. longi-
cauda 19; quadriparlila 19. — Gloriosa virescens 883. — Glyceria aculiflora
712 ; aqualica 7I1 ; arundinacea 711, 712 ; caspia 712; fluitans var. leptorhiza
712; ischyoneura 712; japonica 712; pallida 712; remota var, japonica 712;
tonglensis 712. — Glycyrhiza glabra 112. — Gnaphalium Leontopodium 858.
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994 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
— Gomphrena glauca app. I, 63. — Govenia deliciosa 544. — Grewia occiden-
talis 881. — Grimaldia peruviana 530 ; pilosa 213. — Grimmia Hookeri 379 ;
incurva 379; Mühlenbeckii 13%; pensilvanica 316; tortilis 379. — Gronovia
scandens 563. — Guazuma ulmifolia app. I, 68. — Gunnera chilensis 460, 462.
— Gymnadenia odoratissima app. IV, 3, 6; pseudo-conopea app. IV, 3, 6. —
Gymnogramme anfraciuosa 18 ; leptophylla 299; pentaphylla 22. — Gymno-
sporia laurifolia app. II, 336 ; luteola app. II, 337 ; montana app. Il, 336 ; sene-
galensis app. II, 335; senegalensis var. inermis 8 chartacea app. II, 335 : senega-
lensis var. inermis « coriacea app. Il, 335; senegalensis var. inermis y macro-
carpa app. Il, 335 ; senegalensis var. spinosa app. II, 335; serrata app. Il, 336;
serrata var. pubescens app. IL, 336. — Gymnostomum curvirostre 489 ; latifo-
folium 316 : obtusifolium 316; phascoides 317 ; prorepens 318, 351: rupestre
136. — Gypsophila Arrostii 274; muralis 446 : porrigens 151 ; serotina 446 ;
tubulosa 151.
He. alata 539; clypeata 539; diffusa 539; filifera 539; intacta 293;
maculosa 539; maxillaris 539; Selerorum 539; sparsiflora 538; vaginata 540.
— Hæmatoxylon Brasiletto 552. — Haplophyllum Buxbaumi 152. — Hart-
wegia purpurea 542. — Hedeoma costata 572. — Hedysarum aculeolatum
256 ; alpinum 256: altaicum 258; americanum 256; ancistrocarpum 261 ; ano-
malum 260; arbuscula 255; argentatum 259; argenteum 259; argyrophyllum
259; armenum 256; astragaloides 256 ; atomarium 258; atropatanum 258 ; atlan-
ticum 256; Aucheri 260 ; baldshuanicum 258; Basineri 258: Bellevalii 260;
boreale 256; boreale var. flavescens 256; Boveanum 258 ; Bovei 259; brachyp-
terum 259; brahuicum 260 ; Branthii 256; callichroum 257; callithrix 260; can-
didissimum 258 ; candidum 258, 260 ; canescens 256, 261 ; capitatum 256, app.
IV, 3, 4; capitatum var. pallens 256; cappadocicum 260; carnosulum 256; car-
nosum 255; caschmirianum 256; caucasicum 256 ; cephalotes 260 ; chaitocarpum
258; cinereosericeum 258 ; Clausonis 256; cochinchinensis 261 ; confertum 259;
consanguineum 258; coronarium 255; corsicum 256; cretaceum 258 ; criniferum
260; cyprium 258; daghestanicum ‘260 ; dasycarpum 256; denticulatum 260;
distortum: 261 ; dumetorum 258; echatanum 258; echinatum 256; elegans 259;
elongatum 256 ; elongatum var. albiflorum 256; elymaiticum 257 ; erythroleucum
260 ; esculentum 256; Falconeri 256; Fedtschenkoanum 259; ferganense 260;
flaccidum 261 ; flavescens 256; flavum 256 ; flexuosum 255; Fontanesii 259 ; for-
mosum 257; fruticosum 255 ; Gmelini 258 ; grandiflorum 259 ; granuliferum 261 ;
Huetti 258; humile 259; ibericum 258; immuculatum 261 ; incanum 257 ; incar-
natum 261 ; intactum 257; japonicum 260 ; Korzinskyanum 257; Kotschyi 260;
kumaonense 260; læve 255; laxiflorum 256; laxum 257, 259; Lehmannianum
260 ; leucocladum 258 ; leucophyllum 261 ; Lydium 257; lignosum 255; Lindleyi
261; lineare 261; Macquenzii 256, 260; madagascariense 261; Maitlandianum
A ASS TES PR AT Tee re" NE u Ne DST SOON ER PAP TEE LE cd
'
INDEX. 995
357; mauritanicum 256; membranaceum 257; microcalyx 256; microphyllum
260 ; mieropterum 260; mongolieum 255; moniliforme 261 ; multijugum 255
Naudinianum 259; neglectum 256: nitidum 257; nutans 261; obscurum 256;
occidentale 256; pannosum 260; palavianum 257; pallidum 256; papale 259;
papillosum 260; Perrauderianum 258; Pestalozzæ 257; phrygium 257; platy-
phyllum 259; plumosum 260; pogonocarpum 260; polymorphum 2 258; Pogeinsii
260; procumbens 261; purpureum 261; Rozoumovianum 258; Rezlianum 260;
roseum 258; rotundifolium 258; rutidocarpum 258; scandens 261; scaparium
255; Semenovi 256; sericeum 259, 261 ; setigerum 258; Sewerzowi et var. seri-
ceum 260 ; sibiricum 256; sikkimense 256 ; singarense 258; sipyleum 257; spino-
sissimum 256 ; splendens 260; strobiliferum 261: sulphureum 257; tauricum
258; triangulare 261 ; trichocarpum 260; turkestanicum 258; uniflorum 261 ;
varium 257; vicioides 256 ; villosum 259; Wrightianum 260 ; xanthinum et var.
variegatum 260. — Heeria insignis app. II, 334. — Heimia salicifolia 566, app.
I. 73. — Heleocharis geniculata 537; ochreata 537. — Helianthemum gluti-
nosum 272; glutinosum var. viride 272; guttatum 451; Lippii 151; Niloticum
151; vesicarium 151; viride 272. — Helichrysum elegantissimum 88%; parvi-
florum 874, 883 ; rupestre 282. — Helicophyllum Rauwolfii 161. — Heliocar-
pus americanus app. I, 68. — Heliosciadium leptophyllum app. 1,77. — Helio-
tropium Bovei 157; inundatum app. 1. 79 ; leiocarpum app. I, 79. — Helleborus
Bocconi 269; caucasicus 769; Kochii var. glaber 769 ; intermedius 269; multi-
fidus 269 ; multifidus var. Bocconi 269 ; odorus 270 ; siculus 269 ; viridis 269 ;
viridis var. Bocconi 269. — Helopus punctatus app. IV, 2, 7. — Hemibromus
japonicus 712. — Hemionitis Griffithiana 12. — Hemisynapsium arclicum var.
purpurascens 36%; purpurascens 36%. — Hemprichia erythræa app. Il, 287. —
Henrizygia Junodi 882. — Heppiella ovata 574. — Heracleum cordatum 277 ;
Panaces 278; Spondylium 278. — Hesperis aprica 775; Kotschyana 149 ; matro-
nalis 775, 810; Steveniana 775; tristis 810. — Heterocladium dimorphum 135.
— Hibiscus bonariensis 884 : diversifolius 884; surralensis 882 ; Trionum 884,
— Hieracium adenodontuum 972; alarienm 973; andryaloides app. IV, 3, 5;
angustifohum 628, 632; atropictum 972 ; auranliacum 628, 632 ; men 628,
632; auricula var, ramosum app. IV, 2. 5; Aveyronense 973; barbatum 854 ;
barbulatum 972; blattarioides 627 ; blitoides 973 ; borragineum 973 ; caligalum
973 ; callianthum app. IV, 3, 5 : calocerinthe 973; catalaunicum 972; chrysan-
themoides 973 ; Coderianum var, subvaginalum app. IV, 2, 5; collinum 698 ;
colochizum 972; comosulum 972; concinniflorum 973; Costeanum 972; cymo-
sum 628, DER, I“ IV, 3, 5; dubium 628, 632; echinanthum 972; farinuleu-
tum app. IV, 3, 5; florentinum 628, 633; florenlinum mite X Peleterianum app.
IV, 3,6; Gouani 972; grandiflorum 628; gymnocerinthe 972; hecatudenum
973; hemiplieoides 973 ; humile app. fü 3, 5; hybridum 628: hypocoleum 973;
ineisoides 972; Kochianum app. IV, 3, 5; Kochianum var, caulescens app. IV,
>; lanıfolinm 972 ; lansieum app. Va 4,5; X leucense app. IV, 3,6; Liottardi
996 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
854: lividoides 973; lividum var. fuscum 972 ; magnolianum 972 ; malacotricum
973; mucronatum 972 ; neochorum 972; Oliverianum 973; orthoglossum 973 ;
oxaticum 973; oxycerinthe 972; pectinatum 973; pilosella 628; piloselloides
633: poganatoides 973; præaltum 628; pyrenaicum 627, 629; Rebondianum app.
IV, 3.5: sabaudum 86%; sacalmianum 972: Salvatorum 972 ; Semenianum 972:
seric$kum 973 ; sibiricum 628 ; stenopieris 973; subulatum 973; Tremolsianum
973: tricolorizum 973 ; valviense 973 ; venulosum 973 ; viduatum var. genuinum
972. — Hierochloë alpına 646; alpina var. intermedia 646; borealis 646:
Clarkei 646; gracillina 646; japonica 646; khasiana 646 ; sikkimeusis 646. —
Hippocratea Grisebachii 561; obtusifolia 562; Seleriana 561 ; verrucosa 561.
— Hildehrantia africana 58, 61, 62; somalensis 62. — Hippocrepistigma fru-
ticosum 62. — Hirschfeldia adpressa 150, 779. — Holcus lanatus 702. — Homa-
lothecium Philippeanum 374, 491: sericeum 374; subcapillatum 37%, 375, 376;
tenerrimum 374. — Hordeum bulbosum 113; hexastichon 715; Ithaburense 161 ;
murinum 715. — Hormidium pseudo-pygmeum 121. — Hyalolæna Sewert-
zowii 178. — Hydrocotyle callicephala app. I, 76; leucocephala app. 1,176;
umbellata var. Bonariensis app. I, 76. — Hydrodictyon utriculatum 452. —
Hydrolea mollis app. 1, 78; paraguayensis app. 1, 78; spinosa 568; app. I, 78.
— Hydropyrum latifolium 646. — Hylocomium Jungermannia 136; lycopo-
dioides 156 ; Oakesii 136: robustum 335. — Hymenophyllum barbatum 3; Blu-
meanum 2; dilatatum var. amplum 2; fastigiosum 3 ; polyanthos 2: Smithii 3. —
Hymenostomum crispatum 133, 136: microstomum 317; phascoides 318; ros-
tellatum 318; rostellatum var. phascoides 318. — Hypecoum pendulum 111,
805. — Hypenantron vulcanicum 101. — Hypericum hyssopifolium app. IV,
3, L; tetrapterum 152. — Hypnum abbreviatum 330; acanthoneuron 318; acu-
tieuspis 342 ; arcuatum 321 ; admixtum 344; adnatum 319, 344 ; appressum 319,
373; asprellum 319; Bambergeri 492; Bergenense 333; Boscii 319, 327; bryi-
forme 349; calvescens 608: caturum 349; chrysophyllum 324, 327, 334, 339,
340, 491: chrysophyllum var. subnivale 607; chrysostomum 320 ; commutatum
494: confertum 336; conferva 321 ; confervoides 320 ; contextum 321, 330, 335 ;
crispifolium 321; curvicaule 491; curvifolium 321; debile 333; decipiens 136;
delicatulum 322; desmiphorum 349: elegans 323; elodes 33%; falcatum A91;
fallax 523, 32% ; filicinum 324, 491: filicinum var. crassinervium 32%; flagelli-
forme 323 ; flavens 349; flexifolium 398 : fluviatile 323; Formianum 32%; fragile
324, 340 : fulgescens 329; graminicolor 325; Halleri 334, 491: hians 326; hispi-
dulum 33%, 335, 338 à 340; humile 327, 333; illecebrum 320, 327; imponens
327 ; inordinatum 327; inordinaium var. brevifolium 327; inordinatum var.
subnivale 327 ; intermedium 607 ; intextum 330; intricatum 371 ; irrigatum 324;
irriguum 343; julaceum 373; laxifolium 327, 336; longirostrum 342 ; lutescens
328; microcarpum 345; microphyllum 329; minimum 345; minutulum 329;
Mühlenbergii 328, 3416; murale 330 ; myosuroides var. stoloniferum 341; napæum
324 : neglectum 330; noterophilum 324; Notarisii 608: orthocladon 327, 330 ;
él, PAT LE EE RC PRET Par TEL
INDEX. 997
oxyeladon 331; pachypoma 327: pallescens 345; palustre var. julaceum 330 :
palustre var. tenellum 607 ; Patientiæ 321; pensylvanicum 346 ; plumosum 319;
polygamum 334; polymorphum 325, 332, 338 à 340; polyrhizon 332; prælon-
gum 326: pratense 322; procerrimum 136, 491; protensum 338, 339: pseudo-
plumosum var. polyrhizon 332; pseudosericeum 329; purum 332; radicale 327,
333 ; recognitum 322; recurvans 33% ; reflexum 328; reptile 335, 608 ; robustum
335; rostratum 348 : Saladinianum 374: Sauteri 492, 608; Schreberi 332; Seli-
geri 323 ; serpens 321, 335; serpens var. varium 327, 343; serrulatum 335;
sipho 336 ; Sommerfeltii 354, 339; spiculiferum 341 ; spinulosum 335; stellatum
332, 334. 338 à 340, 491: stellatum var. brevifolium 340 ; stellatum var. proten-
sum 339; stoloniferum 340 à 342 : stoloniferum var. filescens 342: striatum 349;
subsulcatum 607 : sulcatum 491, 607; Sullivantii 325; tenax 397, 342, 343:
tenerrimum 37%; tenue 335; Ternstræmiæ 320: Vallis-Clausæ 323; Vaucheri
491. — Hypolepsis punctata 818 : tenuifolia 818. — Hypomices deformans
138; floccosus 138; Lactifluorum 138; lateritius 138, 144 ; Thiryanus 145 : tor-
minosus 138 : Vurllemianus 137 à 145. — Hyptis albida 573; brevipes var.
robusta 573 ; canescens app. I, 57: capilala 573; capitata var. Guatemalensis
573; dumetorum app. I, 57; florida 574: hirsuta app. I. 57; lilacina 573 ; muta-
bilis app. I, 57; mutabilis var. canescens app. I, 57: mutabilis var. spicala 573,
. app. 1, 57; pectinata 573; recurvala 57%; spicata app. I, 57; stellulata 573 :
tomentosa 572, 573 ; trichoneura app. I, 57 ; ulicoides 573 : verticillata 573.
in aurosica app. IV, 8; Candolleana app. IV, 2, 4,8; nana app. IV, 8;
saxalilis 813 ; semperflorens 271 ; taurica 813. — Ichnanthus candicans app. IV,
2 ; pallens 723. — Impatiens linctoria app. II, 340. — Imperata arundinacea
var, genuina 639; arundinacea var. Kanigii 639; eylindriea var. Thunbergii
889; eulalioides 639; Linetoria 639. — Indigofera polycarpa 883; Lrislis 883.
— Inula Vaillantii var. tomentosa app. IV, 2, 5. — Ipomaa acuminata app. I,
48; adenoides 42; adumbrata 45; Afra 51; alata 409; alatipes 409 : andongense
49; angustisecta 54; Argyreia app. J. 52, 53; Assumplionis app. I, 48; Balansa
app. I, 53; Balatas 50, app. I. 48; batatoides 412; bathycolpos 52 ; bathycolpos
var. sinuato-dentata 53; Bolusiana 53 à 55; Bolusiana var. abbreviata 54 : Bolu-
siana var, elongala 5%; bona nox app. I, 5%; bonariensis 412, app. I. 50; cai-
rica 410, app, I, 49; calycina 42; calystegioides A4, 46; capillacea All; cathar-
tiea app. 1,48; chiliantha app. I, 50; chondrosepala app. I, 49; cissoides app. 1,
46; coccinea 3, MS; coccinea var, pubescens 41%: congesla app. I, 48; cras-
sipes 4%, 46; ersssipes var, genuina 46: crassipes var, grandifolia 49: crassipes
var, hewittioides 49; erassipes var, longe-pedunculata 45: crassipes var. ono-
noides 45 ; crassipes var, ovala 47; crassipes var, ovala |, brevipes 48 : crassipes
var, orata suhvar, natalensis 48; crassipes var, ovata subvar, transvaalensis AB;
crassipes var, strigosa 4h; crassipes var, thunbergioides 47; crassipes var,
998 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
ukambensis A6: crassipes var. volubilis 48; cymosa 50; cynanchifolia 42;
decora 412, app. I, 51: desmophylla 5%; dimorphophylla #12; dissecta app. I,
16; dissecta var. Maximiliani app. I, 47; fastigiata 50: fimbriosepala app. 1,
18; fistulosa app. I, 51: foliis cordatis 415; fragilis 50, 52; fragilis var. glabra
80: fragilis var. pubescens 51: fulvicaulis 49: fusca app. I, 44: glabra app. I,
46: Glaziowii 410; gossypina app. I, 50; gossypioides app. I, 51 ; Greenstockii
4%; hederifolia #13; heterotricha 412; hewittioides 49; hirsuticaulis 50; hirta
app. I, 48; Hostmanni app. I, 46: Hystrix 53: inconspieua 51; Jalapa 409 ;
jamaicensis app. I, 48: kentrocarpa 52; lactescens app. I, 50; latescens 408;
Lesteri app. I, 48; lilacina app. I. 51; longicuspis app. 1,48; longipes 51; Mada-
gascariensis 54; malvæoides app. 1, 51, 52, 53; malvæoides var. albiflora app. I,
93; malvæoides var. digitata app. I, 53; malvæoides var. heterophylla app. I,
52; malvæoides var. lineariloba app. I, 52, 53; malvæoides var. nitida app. I,
52; malvæoides var. ovata app. 1, 52: malvæoides var. {rifida app. I, 52; Maxi-
miliani app. I, 47: microstieta All; Morongii app. I, 51; nephrophylla 415;
Nil app. I, 47, 48: nitida app. 1, 52; oblongata 46; oblongata var. auriculata
48; obscura 50, 52; obtusiloba app. I, 50; ophthalmantha 52; palmata 55; pal-
mata var. gracillima 55; paniculata 412, app. I, 51, 52; Papilio 53 ; paragua-
riensis app. I, 53; parviflora #15; patula app. I, 47: patula var. villosa app. I,
47; pellita 46; Perringiana app. I, 50; plantaginea 53, 55: podophylla 885; ,
procurrens app. 1, 49 : pterodes 409 : pulchella 55; Quamoclit app. I, 5%: quin-
quefolia 42; radicans 55; rhodocalyx 410: sagittata 292: schirambensis app. I,
90 ; Selloi var. rufescens app. I, 44; Sellowii app. I, 50; serpens app. I, 49; ser-
pens var. albiflora app. I, 49; seiifera app. I. 48; Simonsiana 53 ; simplex 44,
47, 53 à 99; sinuata app. I, 46; Smithii app. I, 48; stenosiphon 412; stipulacea
app. I, 49: sufffulta 411: tenera 55: tenuis 50, 51; Texana app. I, 51; Thur-
beri 53; tiliacea 49: trichocarpa app. I, 48; trifida app. I, 48: tuberculata
app. I, 49; tuberosa 410; ukambensis 46; umbellata app. I, 47; variabilis 411;
variifolia 53; villicalyx app. I, 51; virgata app. I, 32; Welwitschii 53. — Iris
maricoides 113. — Isachne australis 643; Myosotis var. nudiglumis 721. —
Isatis brachycarpa 779; japonica 797; littoralis 815; tinetoria 814; tinctoria
var. canescens 779. — Ischemum anthephoroides 641; latifolium 641 ; muticum
641; Sieboldii 641. — Ischmæmum angustifolium 723; ciliare 723; rugosum
var. segetum 723. — Isochilus linearis 541. — Isoloma Deppeana 574. — Iso-
thecium Cardoti 340, 341 ; Holtii 342; hylocomioides 342; myosuroides var.
Cardoti 321; myosuroides var. spiculiferum 341: myosuroides var. stoloniferum
342; myurellum 341; obtusatulum 341; pleurozoides 342; spiculiferum 341 ;
stoloniferum 340, 341 ; substoloniferum 341; tenuinerve 342 ; thamnioides 341,
342. — Ixiolirion tataricum 113.
Fee dodecaphylla app. I, 73 ; dodecaphylla f. longeflora app. I, 75.—
Jacobinia tinctoria 578. — Jacquemontia alba app. I, 45 ; Blanchetii app. I,
INDEX 999
45 ; evolvuloides app. I, 46; evolvuloides var. longepedunculata app. I, 46 : fru-
tieulosa app. I, 45 : fusca app. I, 4% ; hirsuta app. I, 46; Martii app. I, 45 ; par-
viflora app. I, 45; secunda app. I, 45 ; Selloi app. I, 4%; thamnifolia app. I, 44;
velutina app. I. 45. — Jasminum grandiflorum app. I, 81. — Jatropha acu-
leata app. II, 314 ; glandulosa app. II, 311; glauca app. Il, 311 ; lobata app. II,
314 ; lobata var. Richardiana app. II, 311; pungens app. II. 310; spinosa app. II,
311 ; villosa app. I, 311. — Juncus arcticus app. IV, 3, 6; tenuis app. IV,
3, 6. — Jungermannia alcicornis 754; bipinnata 76%; canaliculata 759 ;
erassa 76%; dichotoma 943; eriocaula 671; fastigiata 732; fucoides 679,
680: furcata 941: Hornschuchiana 856; linearis 943 ; multifida 727; orca-
densis 856 ; palmala 753; pinguis 762; Pœppigii 687. — Juniperus com-
munis 19%, 197; davurica 19%, 197; excelsa 195, 197: fœtidissima 195;
macropoda 195, 196: nana 19%, 197 ; pseudo-sabina 496, 197; sabina 19%,
197; semiglobosa 196, 197. — Jussieua decurrens app. I, 71; Hassleriana
app. I, 71; octonervia app. I, 71; pilosa app. I, 71; paraguayensis app.
I, 71; tomentosa app. 1, 71. — Justicia Clino-podium 578; patenti-
eiliata 578.
ER cristata 161, 706. — Koelpinia linearis 155. — Kohleria Dep-
peana 574 ; elegans 574. — Koniga Arabica 149. — Kracheninnikowia rapha-
norhiza 496. — Krameria cinerea 552. — Kyllinga odorala 537 ; pumila 537.
|: FA delieiosus 137, 138, 143 à 145; torminosus 144, 145. — Lac-
tuca Chaixii app. IV, 3,5. — Lælia autumnalis 544. — Lagarosiphon mus-
coides 884; muscoides var. major 889. — Lagenaria vulgaris app. I, 86. —
Lamium strialum 159. — Laserpitium pruthenicum 631, 632 ; silaifolium 630.
— Lathræa squamaria app. IV, 3, 6. — Laurentia lenella 28%. — Lavandula
delphinensis app. IV, 3, 6. — Leersia hexandra 646, 723; oryzoides 645; ory-
zoides var. japonica 645. — Leonotis nepelifolia app. I, 56. — Leontice Leon-
topetalum 148. — Leontodon lenuillorum app. IV, 2,5. — Leontopodium
alpinum 912. — Leonurus sibiricus 570. — Lepichinia procumbens 572;
Schiedeana 572 ; spicala 572. — Lepidium campestre 778, 813 ; cornutum 150 ;
Draba 111, 779, 813; graminifolium 81% ; latifolium 779, 81% ; perfoliatum 779,
814 ; propinquum 779 ; ruderale 779, 814; sativum 813. — Leptochloa eragros-
toides 70% ; falcala 891 ; sinensis 70% ; tenerrima 70%. — Leptodon trichomi-
tion 375. — Leptohymenium brachyeladon 375. — Leptotrichum homomal-
lum 602 ; tenue 379 ; tortile 133 ; vaginans 13% ; vaginans var, brevifolium 134,
- Lescuræa striala 136, — Leskea abielina 352; acuminata 343, 348, 350 ;
adnata 344 ; adnata var, anisocarpon 344 ; arcuala 33% ; Cardoti 349; compressa
345, 353 ; faseieulosa 347 ; gracilescens 347, 349; imbrieatula 347; laxifolia
1000 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
327 ; microcarpa 344, 347 ; nervosa 490 ; obscura 347 à 349 : polycarpa 347 à
349 : polycarpa var. paludosa 349 ; recurvans 334; rostrata 348, 349 ; rupincola
390 ; setosa 350 ; squarrosa 334 ; striata 329; varia 350, 351. — Leucobryum
glaucum 71. — Leucodon julacens 374. — Leucoium vernum app. IV, 3. 6. —
Leucolepis acanthoneura 319. — Leyssera capillifolia 155. — Ligusticum
austriacum 849 ; cicutæfolium 630 ; ferulaceum 629, 630; Seguierii 630. —
Lilium Kremerianum 85%, 855. — Limnanthemum Thunbergianum 884. —
Limodorum abortivum 160. — Linaria arenaria app. IV, 2, 5; Dalmatica 157 ;
heterophylla 289; reflexa 289 ; strieta 289. — Linnæa borealis 852. — Linum
austriacum 49%; decumbens 275; gallicum ver. abyssinieum app. Il, 271; stric-
tum app. I, 271; usitatissimum app. Il, 271. — Lithospermum callosum 157;
rosmarinifolium 288; rosmarinifolium f. angustissimum 288; tenuiflorum 157.
— Lobelia bivonæ 284 ; verticillata app. 1, 86 ; Xalepensis app. I, 86. — Loeselia
ciliata 567: coccinea 568; cœrulea 567: glandulosa 567 ; intermedia 567. —
Lolium multiflorum 161; perenne 71%; perenne X Festuca gigantea app. IV,3,7;
rigidum 714. — Lonicera Etrusca 15%. — Lophatherum annulatum 707; elatum
707 ; gracile 707 ; gracile var. annulatum 707 ; gracile var. elatum 707 ; gracile
var. genuinum 707 ; gracile var. pélosulum 798; humile 707 ; japonicum 707 ;
pilosulum 708. — Loranthus cordatus app. 1, 60. — Lotononis arisiata 32;
hirsuta 33; marginata 31 ; montana 30; multiflora 31; Schlechterit 32; versico-
lor 33. — Lotus angustissimus 277. — Luhea paniculata app. I, 6%; uniflora
app. !, 68. — Lunularia cruciata 217; vulgaris 217. — Lupinus angustifolius
493. — Lycium Arabicum 157. — Lycopodium Chinense 824. — Lygodium
Japonicum 19. — Lythrum acinifolium var. parvifolium 564.
Me spinosa app. I, 83. — Machura üinctoria app. I, 59. — Macro-
mitrium clavellatum 318, 351. — Macrosiphonia cespitosa 67. — Mærua uni-
flora 150. — Majorana Onites 292. — Malcolmia Bungei 111 : Chia 149 ; con-
tortuplicata 810 ; crenulata 149 ; pygmæa 149. — Manettia gracilis app. I, 82;
Hassleriana app. 1, 82; Paraguariensis app. |, 82; pubescens app. I. 83. —
Mangifera indica app. Il, 332. — Mapouria corymbifera app. I, 8%; tristis
app. 1, 8%. — Marchantia acaulis 391, 533 ; amboinensis 389, 394: angusta
390, 527 : assamica 389, 396 : Berteroana 393 ; Bescherellei 390, 406 ; brasilien-
sis 389, 403 ; calcarata 521, 522; caracensis 390, 526; cartilaginea 528 ; cala-
ractarum 391, 533; cephaloseypha 384, 388, 391; chenopoda 384, 390, 403,
D28, 531: commutata 383 : conica 215 ; crenata 390, 406 ; cruciata 217 ; cuneı-
loba 389, 399 ; Dillenii 528 ; diptera 390, 521 ; disjuneta 390, 524 ; domingensis
389, 399, 525 ; Elliottii 489, 400; emarginata 525; Fargesiana 390, 521;
foliacea 389, 395 ; fragrans 211 ; furciloba 390, 527 ; fusca 389, 402 ; geminata
390. 518; globosa 389, 400 ; grossibarba 389, 396 ; hexaptera 390, 528; hirsuta
225 ; inflexa 399 ; innovans 101 ; Kernbachii 390, 526 ; Kirkii 388, 391 ; lamel-
INDEX 1001
losa 388, 392 ; Lecordiana 390, 525 ; linearis 390, 399, 525; macropora 385,
390, 519, 520; Miqueliana 389, 404 : multiloba 389, 395 ; nepalensis 390. 522 ;
nitida 390, 522 ; Notarisii 390, 531 ; oregonensis 390, 531; paleacea 389, 402 ;
pallida 391, 532 ; palmata 390, 399, 525; papillata 389, 397 ; Pappeana 389, 403;
parviloba 389, 405: peruviana 390, 530 ; pileata 390, 529 ; pilosa 107; plani-
loba 389, 394 ; planipora 389, 398 ; plicata 389, 393; polymorpha 384, 389, 392;
pusilla 533; quinqueloba 533; rubribarba 389, 400: samoana 390, 529;
Schadenbergii 390. 52%; sciaphila 390, 519 ; simlana 389, 401; squamosa 389,
397 ; subaudina 389, 401 ; subgeminata 390, 530; subintegra 390, 406 ; tabularis
389, 393; tenella 207; tenera 222; tholophora 390, 523; tosana 390, 593 ;
Treubii 386, 390, 519; trichocephala 224 ; umbellata 389, 403 ; umbonata 211 ;
vaginata 391, 532; viridula 389, 405; vitiensis 390, 520; Wallisii 390, 520 ;
Wilmsii 389, 398. — Mariscus alpinus 537 ; capensis 88% ; Dregeanus 884: fla-
belliformis 537; Mutisii 537 ; radiatus 884. — Marrubium vulgare 570. —
Matricaria aurea 282. — Matthiola bicornis 148; livida 148; odoratissima 807.
— Maximilianea vitifolia 562. — Medicago ciliaris 276 ; Cupaniana 276; lit-
toralis 153; lupulina 276; lupulina var. Cupaniana 276; minima 112. —
Meesa trichodes var. atpina 490 ; trichodes var. minor 490; uliginosa 135, 136.
— Meineckia phyllanthoides app. II, 301. — Meiracyllium Gemma 543. —
Melandrium physocalyeinum 145; pratense 115. — Melhania didyma 882. —
Melica Matsumuræ 706; nutans 706 ; Onei 707. — Melicocca bijuga app. I,
69. — Melilotus Messanensis 153. — Melothria uliginosa app. I, 86: War-
mingii app. I, 86. — Mentzelia latifolia 563. — Menyanthes trifoliala 460,
461. — Merendera Attica 80 ; caucasica 80 ; Eichleri 80; Kurdica 79, 80;
nivalis 80; Persica 80 ; quadrifolia 80 ; Raddeana 80 ; Rhodopea 80 ; robusta 80,
113. — Merremia cissoides app. I, 46; dissecta app. I, 46 ; dissecta var. Maxi-
miliani app. I, 47 ; glabra app. I, 46; kentrocaulos 410 ; umbellata app. 1, 47;
umbellata var. occidentalis app. I, 47. — Mertensia dichotoma 19. — Metzgeria
acuminala 929, 93%; adscendens 931, 950; albinea 930, 948; algoides 682;
angusta 930, 944 ; atrichoneura 930, 950 ; aurantiaca 930, 938 ; australis 947 ;
bracleata 931, 95% ; camerunensis 930, 945 ; chilensis 930, 837; clavæflora 931,
953; comata 930, 939; eonjugala 931, 951 ; consanguinea 930, 947, 951 ; convo-
luta 930, 940; corralensis 929, 933; crassicostata 929, 937; crassipilis 929 ;
crenata 931, 952; decrescens 929, 932, 936; decipiens 947, 948 ; dieholoma
930, 943; Dusenii 930, 942 ; effusa 930, 943; Elliottii 939, 936; eriocaula 671 ;
filicina 929, 933, 935 ; flavo-virens 941 ; frontipilis 929, 932; fruticola 931, 953 ;
furcata 929, 930, 941 ; fucoides 680; fuscescens 930, 945; glaberrima 930, 939 ;
hamata 931, 949 ; hamala var, procera 946, 950 ; hamatiformis 930, 945, 946 ;
imberbis 929, 937 ; inflata 929, 936 ; Jackii 930, AA, 955 ; lalissima 946;
Lechleri 930, 942; leptomitra 931, 952 ; leptoneura 931, 949 ; Liebmanniana
929, 93%; Lindbergii 940, 938 ; linearis 930, 943 ; longiseta 929, 934; longitexta
030, 940 ; madagassa 930, 944, 945; magellanica 947 ; muscicola 931, 955;
1002 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
myriopoda 931, 956 : nitida 950, 947 ; nudifrons 955; nudifrons f. epilosa 955;
papulosa 930, 946 ; patagonica 930, 940 ; Perrotana 930, 938 ; planiuscula 941 ;
Pappigii 687 ; polytricha 931, 955 : prehensilis 670 ; procera 930, 946, 950 ;
pubescens 929, 931 ; quadrifaria 931, 953 ; recurva 931, 949; Renauldir 930,
945 : rigida 929, 935; rufula 930, 94%; saccata 930, 937, 949 : Sandei 931, 951;
scobina 930, 947 ; sinuata 930, 939 ; subundulata 929; tahitensis 938 ; terricola
929, 933 ; thomeensis 930, 948; Uleana 931, 941, 954 : Wallichiana 940 ; Wal-
lisiana 931, 951 ; Warnstorffii 949. — Micrococca Mercurialis app. II, 306. —
Micromeria græca var. laxiflora 158 ; mycrophylla 291: mycrophlla var. hispi-
dula 291. — Microstylis longisepala 540 : majanthemifolia 541 ; minutiflora 540 ;
monophyllos 540. — Milium effusum 647. — Mimusops caffra 885. — Mira-
bilis jalapa app. I. 65. — Miscanthus condensatus 639 : Japonicus 639 ; Mat-
samure 640 ; nudipes 640; purpurascens 639, 640; sacchariflorus 639; sinensis
639, 640 ; tinctorius 639. — Mitracarpus frigidus var. Humboldtianus app. I,
85: Humboldtianus app. I, 85. — Mnium compactum 314 ; cuspidatum 606;
lycopodioïdes 606; orthorhynchium 351, 352, 492, 606 ; polytrichoides 369;
riparium 351 ; roseum 351; Seligeri 606 ; serratum 351; spinosum 490 ; stellare
"30. — Mogiphanes rosea app. I, 64. — Molinia cœrulea var. arundinacea 705 ;
japonica 79%. — Momordica Charantia app. 1,86: fœtida 882. — Monsonia
biflora app. IL, 270. — Moricandia clavata 150. — Moringa oleifera 549. —
Morrenia odorata app. I, 81. — Morus alba app. I, 59 : tinctoria app. I, 59. —
Mougeotia scalaris 454, 456. — Moussonia elegans 574. — Mühlenbeckia
sagittifolia app. I, 62. — Muehlenbergia Hügelli 647; japonica 647 ; japonica
var. kakonensis 647 ; japonica var. ramosa 6%7 ; viridissima 647. — Mulgedium
sibiricum 112: tataricum 112. — Mundula tuberosa 881. — Muscari commuta-
tum 294. — Mussænda spinosa app. I. 83. — Myagrum perfoliatum 814. —
Myosotis elongata 288 ; lithospermifolia 288; nana 849; silvatica var. elongata
288. — Myrriorhynchus fimbriatus 219. — Myurella julacea 491.
Najas major 292; marina 292. — Nama dichotomum 568; dichotomum
f. latisepalum 568 ; jamaicense 568. — Narcissus Tazetia 160. — Nasturtiopsis
Arabica 149. — Nasturtium anceps 808; globosum 781; montanum 781, 782;
officinale 782, 808; palustre 773, 782. — Neckera abietina 352; brachyclada
375 ; cladorrhizans 345, 353; compressa 346 ; crispa 490; flaccida 353 ; jurassiea
607 ; minor 353 ; splachnoides 308; seductrix 353; Ternstremise 320; turgida 606;
viticulosa var. minor 353. — Neorantanenia amboensis 35. — Neotinea intacta
293. — Nepeta adenoclada 232, 243, 245; agrestis 230; Amani 231, 232, 249;
amena 231, 232, 250; Apuleji 229; assurgens 232, 235 à 237; Autraniana 232,
248; ballotæfolia 230; barbata 231, 241; Benthami 251 ; betonicoides 231, 232 ;
Bornmülleri 232, 237, 239; bracteata 251; brevifolia 243 ; Cadmea 247; calli-
chroa 331, 232; Calverti 241, 242; camphorata 247; Carmanica 232, 239 à 241 ;
2 CINE ONE NET
en ce RERT
INDEX 1003
Carmanica var. cuneifolia 240 ; Cataria 230, 233; cephalotes 238; chenopodifolia
231. 232; Cilicia 232; erinita 233; denudata 244; depauperata 244, 245; Dschu-
parensis 232, 344 à 246: Dschuparensis var. laxa 245: Ehlersi 230; eremophila
232. 238; floccosa 238: foliosa 230; Galatica 232, 241 à 243: Glechoma 230;
gracilescens 241, 242: Haussknechti 232. 249 à 251: humilis 251, 252; hymeno-
donta 239, 252, 253; Isaurica 247 ; Ispahanica 239, 252; Italica 247; janthinos-
tegia 231, 232, 249 ; Kokamirica 231, 238: Kokanica 231, 238; Kurdica 232,
251 à 293: lagopsis 238; lasiocephala 237, 238; laxiflora 242, 244; leptantha
241: leptoclada 241; leucostegia 159 ; longiflora 241, 243; Lycia 231, 232; ma-
erantha 230: macrosiphon 244; Maracandia 23%; Mardinensis 159; Marie 231:
marifolia 249; meda 231, 232: Michanxii 231, 232, 244: micrantha 253 ; micro-
phylla 231. 232, 240, 241; Mussini 250; Nepetella 230; nuda 230 à 232; Olgæ
231 : Orientalis 159, 247; oxyodonta 244; oxyodonta 8. adenoclada 243: parvi-
flora 230; Persica 250; pinetorum 231, 232, 241: podostachys 234; prostrata
238, 239; pubescens 23%, 225; pungens 231; pycnantha 231, 232; rhapha-
norhiza 23%: rivularıs 232 à 235: robusta 230: rotundifolia 238: saccharata
253 ; scabridifolia 231, 232, 244: Schturowskiana 231; scordiifolia 232, 246 ;
Scorodonia 247 ; septemerenata 230 ; sessilifolia 244: Sewerzowi 231, 253; Sibi-
rica 230; Sieheana 246; speciosa 248, 249; speciosa £. leiocalyx 249; Spruneri
247; subhastata 231; subineisa 234, 235, 236: teucriifolia 240, 241, 242; teu-
crioides 237 ; tolypantha 231, 232, 247 ; Trachonitica 231, 232, 249; Trautvetteri
240, 242: tuberosa 229; Ucranica 230 ; Wettsteinii 231, 232; 251 à 953. —
Nepetala mutabilis app. I, 57. — Nephrodium atratum 11; crassifolium 43 ;
hirlipes 41. — Nerium oleander 856. — Nesæa salicifolia app. I, 73. — Neslia
paniculata 779. — Nigella arvensis 769, 803: ciliaris 148; Damascena 803;
segelalis 769, 803. — Notarisia virginica 379. — Notholæna lanuginosa 298;
vellea 298. — Nothoscardum fragrans 295. — Notoceras canariense 149. —
Nuphar Inteum 770. — Nymphæa cœrulea 460 ; stellata 883.
rn atropurpurea 881. — Ocimum Basilicum app. 1,58; Basilicum var.
glabratum app. I, 58; Basilicum var. integerrimum app. I, 58; carnosum 57%,
app. 1,58; integerrimum app. I, 58: micranthum 574; nunicaule app. I, 57 :
Sellowii app. I, 57. — Octodium ægypliacum 814. — Octoskepos Khasianus
105. — Odina fruticosa app. II, 33%; triphylla app. II, 334. — Odontides alpestris
app. IV, 3,6; Jaubertiana app. IV, 2, 6; serotina 446 ; verna 446. — Odontoglos-
sum bieloniense 544, — Odontonema callistachyum 577. — Olyra latifolia app.
IV, 2, 7. — Oncidium ornithorrhynehium 64%; reflexum 5%4, — Oncophorus
virens 489, 606, — Oenanthe crocala 468 à 488: fistulosa 468 à A488; Foucaudi
468 à 488; globulosa 468 à 487; Lachenalii 468 à 488 ; peucedanifolia 468; Phel-
landrium 468 à 488; pimpinelloides 468 à 488; silaifolia 468 à 488, — Onobry-
chis æquidentala 15%. — Onoea japonica 707. — Ononis Natrix 275; Natrix
100% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
var. microphylla 275; Natrix var. ramosissima 275; ramosissima 275; Sicula
153. — Onopordon ambiguum 155. — Onosma echioides 112; Roussæi 157;
turkestanicum 112. — Onothera mollissima app. I, 71; mollissima var. para-
guayensis app. I, 71. — Operculina kentrocaulos 410 ; pteropus 408, 410; tube-
rosa 410. — Ophrys apifera 160, 85%; arachnites 854; aranifera 854; Bertolonii
294; fusca 294; lutea 29%; speculum 29% ; tenthredinifera 29%. — Oplismenus
compositus 721, 723; loliaceus 721; undulatifolius 645. — Opuntia ficus indica
466. — Orchis angustifolia 160; Branciforti 293; incarnata app. IV, 2, 6;
italica, 293; lactea 293; longicornu 293; longicruris 293; militaris 884; papi-
lionacea 160; saccata 293; Tenoreana 293; undulatifolia 293. — Oreopanax
capitatus 566; Xalapensis 566. — Origanum creticum 832 ; Onites 292; vulgare
var. prismaticum app. IV, 3, 6. — Orobanche Fræsii 838; grandisepala 838;
Mutelii 838 ; Schultzii 838. — Orobus niger 431, 498. — Orthothecium intri-
catum 135, 136, 491, 607 ; rufescens 135, 136, 491 ; strictum 607. — Orthotri-
chum alpestre 603; americanum 354, 360; Braunii 361; clavellatum 318;
ccarctatum 355 à 359; crispum 355, 388; dilatatum 355; Hutchinsiæ 354, 360 ;
Ludwigii 355; Porteri 360 ; saxatile 490; strangulatum 359, 360; strictum 360 ;
Sturmii 602. — Oryza sativa 645. — Othonna acutiloba 886. — Oxalis abyssi-
nica app. I, 271; anthelminthica app. Ii, 271; corniculata app. Il, 271. —
Oxyanthe japonica 704. — Oxypetalum Arnottianum app. I, 80; aureum app.
I, 80; capitatum app. I, 80; Hasslerianum app. I, 79; Jacobinæ app. I, 80;
Lageense app. I, 80; paraguayense app. I, 80. — Oxytropis pilosa app. IV, 3, 4.
Pronia corallina var. triternata 803; obovata 601 ; tenuifolia 80% ; tenui-
folia var. hybrida 804. — Palicouria cujabensis app. I, 8%. — Panicum acroan-
thum 64%; cayennense app. IV, 2, 7; ciliare 643; colonum 644; commutatum
643, 899 ; commutatum var. genuinum 890 ; compressum 296; Crus Galli var.
frumentaceum 64% ; Crus Galli var. genuinum 643 ; Crus Galli var. hispidulum
644 ; Crus Galli var. muticum 644 ; Crus Galli var. submuticum 644; distachyum
723 ; excurrens 644, 645; filiculme 2% ; glabrum 643 ; heteranthum 723 ; hispidu-
lum 644 ; indicum 644; mandshuricum 643; Maisumure 644 ; maximum 890 ;
miliaceum 64% ; Myurus 723; neurodes 644 ; paludosum 723 ; patens 721, 723;
paucisetum 644 ; Perrottetii 890 ; pilosum app. IV, 2, 7; radicans 723; repens
64% ; sanguinale 643; sanguinale var. ciliare 643, 733 ; Schlechter? 2%; unguicu-
latum 891 ; villosum 644; violascens 643, 721, 723. — Papaver alpinum 914;
Argemone 805 ; aurantiacum 943 ; Caucasicum 771 ; commutatum 771 ; dubium
771, 805; hybridum 771, 805 ; orientale 771 ; Rhœas 771; Rheas var. strigosum
304; Rhœas f. typica 804 ; somniferum 805. — Pappea capensis app. Il, 339 ;
Radlkoferi app. Il. 338; Schumanniana app. II, 339. — Parietaria alsinefolia
160 ; lusitanica 292. — Parkinsonia aculeata 552. — Parlatoria cakiloidea
149, 150. — Paronychia capitata 15%. — Paspalum aureum app. IV, 2, 7;
INDEX | 1005
brevifolium 643: distichum 721; filieulme 643 ; filiforme 643 ; longiflorum 643:
minutiflorum 643; parvulum 643 : scrobiculatum 721, 723; Thunbergii 643. —
Passiflora australis app. I, 75: capsularis app. I, 74, 75: chrysophylla app. I.
75, 76: clathrata app. I. 75: cœrulea app. 1, 75; fœtida 563, app. 1, 76; Hass-
leriana app. I. 74: hirsuta app. I. 76; macrocarpa 563 : Maximiliana app. I, 74:
Maximiliana var. acutilobu app. 1, 74: paraquayensis app. I, 7%, 75 ; sexflora
563. — Patagonula americana app. I, 79. — Paullinia australis app. I, 70;
Belangeroides app. I, 70; brachystachya app. 1, 70 : elegans app. I, 69; pinnata
app. I. 69: Tamiya app. I, 70. — Pedicularia cenisia 905. — Pedicularis ara-
ratica 494 ; hirsuta 858; rosea 858. — Pelargonium glechomoides app. II, 270;
multibracteatum app. Il, 270. — Pellæa hastata 888; Henryi 7; intermargi-
nalis 8; nitidula 7, 8. — Peltandra parvifolia app. II, 301. — Pendulina cras-
sifolia 271. — Penisetum japonicum 645; typhoideum 645. — Peperomia
galioides 545; hispidula 545: pellucida 545; reflexa 545; umbilicata 545. —
Periploca angustifolia 287 : levigata 287. — Perotis indica 890 ; latifolia 890.
— Perrisia rufescens 286. — Pettiveria alliacea app. I, 65. — Peziza aceta-
bulum 140; vesiculosa 140. — Pfaffia glauca app. I, 63. — Phacelia pimpinel-
loides 568. — Phagnalon rupestris 155. — Phalaris arundinacea var. genuina
646; arundinacea var. japonica 646; japonica 646. — Pharbitis asteropila
app. I, 50; cissoides app. I, 46, — Phascum Beyrichianum 361; bryoides 133,
36%; campanulatum 361; cohærens 361; crassinervium 361; cuspidatum 363;
flexuosum 363; subexsertum 363. — Phaseolus amboensis 36. — Phegopteris
amaurophylla 1%: grossa 13; paludosa 824; sphæropteroides 14. — Phyllirea
angustifolia 286 ; latifolia 286 ; media 286 ; variabilis 286; variabilis var. media
286. — Philonotis marchica 307; Muehlenbergii 307 ; radicalis 307 ; rigida 308;
seriata 135; tenella 307. — Phleum alpinum 647; annuum 647 ; asperum var.
annuum 647; asperum var. japonicum 647; japonicum 647; pratense 647. —
Phlomis platystegia 160. — Phoradendron latifolium app. I, 61. — Phrag-
mites communis 70%; commauis f. minor 70%: eommunis var. pumila 70%;
japonica 704; Karka 70%, 723; longivalvis 70%: macer 704; Roxburghii 70%,
723. — Phyllanthus Hamrur app. II, 299; hodjelensis app. II, 30%; lalambensis
app. Il, 302; maderaspalensis app. Il, 303; maderaspatensis var. Thonningii
app. II, 30%: Niruri app. II, 304; ovalifolius app. II, 302 ; rotundifolius app. II,
303 ; tenellus 30%; tenellus var. arabicus app. Il, 303; Urinaria app. Il, 30%. —
Phyllostachys bambusoides 718; Fauriei 718, 719; Henonis 719; Kumasaca
718; megastachya 718; nigra 719. — Physalis Alkekengi app. IV, 2, 5. —
Physcomitrium eurystomum 13%; Hookeri 316. — Physosiphon Loddigesii
544. — Phyteuma ciliata 907; Michelii 907; scorzoneræfolia 907. — Phyto-
lacca dioica var. oralifolia app. 1, 65, — Picea excelsa 70; Schrenkiana 189,
196; tjanschanica 194, 197. — Picramnia Anlidesma 552; Seemanniana 552.
Picris Damnscena 156; pyrenaica 627, 629. Pilotrichella Terustremim
320. — Pimpinella Moabitica 15%. Pinus montana 42; sibirica 19%; silves
BULL. nenn. boss, décembre 1899, 68
ON TENTE) CRT UD EE PAU PER Mes Lu
1006 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
tris 189, 197, 422. — Piper anguslifolium 545; subpeltalum 545 : tuberculatum
D45 : Re laftım 945. — Piptatherum holciforme 161. — Pistacia falcata
app. II, 332 : mutica 453 : Terebintha app. H, 333. — Plagiobryum demissum
490. — Plagiogyria Henry? 8. — Plagiothecium curvifolium 135; elegans
136, 323; elegans var. ascendens 136; Müllerianum 436: pulchellum #91 ; Ruthei
135: silesiacum 491. — Plantago cylindrica 160: tomentosa app. I. 81. —
Platanthera sparsiflora 538. — Platycoaspis 222. — Piatygyrium brachv-
cladon 375: repens 491. — Pleiospora cajanifolia 30: holosericea 29. 30: obo-
vata 29, 30. — Pleurococcus vulgaris 827, 828. — Poa acroleuca 710; alpina
297; alpina var. insularıs 296: angustifolia 708; annua 708: aquatica 854:
atrovirens 725: Bivonæ 296: cenisia 708. 710; familiaris 710; Fauriei TA ;
fertilis 710 : glumaris 711: insularis f. Bivonæ 296: hakusanensis 709; japonica
705; Matsumuræ 709; nemoralis 710: palustris 710; palustris var. strictula
710; pratensis 708; pratensis var. anceps 708; pralensis var. angustifolia 708 ;
psilocaulis 710: Radula 711; silvicola 710: sphondylodes 710: stenantha 708,
709. 719 : stenantha var. fallax 708; stenantha var. Japonica 708: strictula 710;
strigosa 708; tenella 705: trivialis 711. — Podopterus mexicanus 948. — Pogo-
narthria falcata 891. — Pogonatherum saccharoideum var. monandrum 6%1.
— Pogonatum alpinum 136: brachyphyllum 365: brevicaule 370 : capillare 366;
contortum 366: dentatum 368: erythrodontium 366; pensilvanicum 370.
Pohlia arctica 36%; arctica var. purpurascens 364: purpurascens 36%. — Pol-
linia ciliata var. Wallichiana 723: distachya 295; imberbis var. genuina 640;
imberbis var. Willdenowiana 649 : nuda 641: quadrinervis 640, 721. — Poly-
carpon Arabicum 152. — Polygala abyssinica app. Il, 298 ; æthiopica app. II,
297 ; capillaris 882: erioptera var. exigua app. II, 297; erioptera var. folvosa
app. II, 297: erioptera var. perennis app. Il, 297: erioptera var. virgata app. I,
297 ; irregularis app. 11. 296; Monspeliaca 151; obtusissima app. II, 298; Quar-
tiniana 882, app. LE, 298; Rehmanii 882; serpentaria 882 : supina 151; virgata
app. II, 298. — Polygonum acre app. I, 62: acre var. riparium app. I, 62;
acuminatum app. I, 61, 62: densiflorum app. 1, 62; lanigerum 88%; spectabile
var. minor app. I, 62 ; tomentosum 884. — a amenum %, à; asper-
sum 21; aspidiolepis 21: dubium 15; ensatum 22; flocculosum 5; fraxinifolium
16: hemionitideum 5, 9: Levisii 5; Lingua 5; Mengizeense 21: mollicomum A;
mollissimum 5; muscicola %; oligolepidum 22; palmatopedatum 21 ; Phymatodes
888; punctatum 818; rhæticum app. IV, 3, 7; setigerum 4; eo 3; steno-
lepis 22: subauriculatum 5: subfalcatum 3: subhemionitideum 5; snbintegrum
21; triglossum 22: valdealatum %. — Polypogon Higegaweri 648; littorale 648;
monspeliensis 648. — Polystichum rigidum app. IV, 2, 7. — Polytrichum
affine 365 ; alpestre 364, 365 ; angustatum 365 ; brevicaule 369; brachyphyllum
365; capillare 366, 368; commune 368; commune var. perigoniale 365, 368;
contortum 366; coronatum 369: dentatum 368 ; formosum 368: gracile 365,
369 : hyperboreum 369 ; juniperinum 369; juniperinum var. alpinum 606: late-
INDEX. 1007
rale 306: ohioense 368: pensilvanicum 369: perigoniale 135: piliferum 369:
Strictum 365: tenue 369: trichomanes 650: undulatum minus 365; urnigerum
368. — Ponthieva glandulosa 540; Guatemalensis 540. — Populus pruinosa
113. — Portlandia hexandra app. I, 83. — Potamogeton javanicus 889; poly-
sonifolius 460, 463, 46%. — Potentilla bifurca 182; canescens f. lurcica 183 :
chrysantha 183: dealbata 183; fallacina 183: Fedtschenkoana 183; floribunda
182: fruticosa var. tenuifolia 182; gelida var. glabrior 184: hololeuca 183:
nilida 630: nivea var. incisa 18%; obscura 183; pannosa 183; polyschista 183;
polyschista f. monstrosa 183: radiata 185; reptans 184: sericea 182: sericea
var. polyschista 183; supina 18%. —- Poterium sanguisorba 112. — Pottia
Heimii 317; Heimii var. aretica 317: lanceolata 311; latifolia 489, 490: obtusi-
folia 317. — Prangos arcis romanæ 180; asperula 179: Aucheri 180 ; bucharica
112, 179: ferulacea 180; Haussknechti 179; Jankæ 180; Kotschyi 181; lopho-
ptera 179: macrocarpa 180 : meliocarpoides 180: mierocarpa 180 : peucedanifolia
154, 180: platychlæna 180; pubularia 178: Szovitzii 179; tschömganica 180:
Uechtritzii 180; uloplera 178. — Pratia hederacea app. I, 86. — Preissia com-
mulata 383: mexicana 383; quadrata 383. — Prevostea Amazonica 43: cordata
413, 44: glabra 43: sericea 43. — Primula aretioides 73; heterochroa 72, 73:
heterochroma 72; hirsuta 848; janthina 70, 73; Macrosiphonia 73; odora 73;
oreodoxa 73; revolula 73: viscosa 848. — Prunus Cupaniana 277; Mahaleb 277;
Mahaleb var. prostrata 277 : sphærocarpa app. I, 67. — Pseuderanthemum
biceps 576; cuspidatum 576. — Pseudoleskea atrovirens var. brachyelados 490;
catenulala 491. — Pseudoneura bogotensis 672; brasiliensis 764; eriocaula 671;
fucoides 680 : fuegiensis 669 ; humilis 685; papillata 681 ; Pœppigii 687; prehen-
silis 670: Regnellii 673. — Pseudo-pleurococcus 827. — Psittacanthus cor-
dalus app. I. 60. — Psychotria leiocarpa app. I, 84: porophylla app. I, 84:
suberocea app. I, 84. — Pterigynandrum appressum 373; brachycladon 375,
376: hirtellum 371, intricatum 370, 376: julaceum 373, 376; subeapilla-
tum 37%, 376; trichomilrion 37%, 376. — Pteris actiniopteroides 6; aquilina
var, erispala app. IV, 3, 7: biaurila 6; cretica 7; Grevilleana 6; Kleiniana 6;
quadriaurila 6: serrulata 7; trifoliata 7. — Pterobryum angustifolium 352. —
Pterocarpus erinaceus 881. — Pterocephalus plumosus 155. — Pterogonium
ascendens 375; decumbens 376; hirtellum 370, 376; intrieatum 370, 376; jula-
ceum 37%, 376; repens 375; supcapillatum 37%, 376; triehomitrion 375, 376. —
Ptychanthus striatus 94%. Ptychodium plicalum 136, 491. — Ptychomi-
trium ineurvum 380. — Puccinia albulensis 419; rhutica M9, 420: Veronicæ-
Anagallidis 419, — Pulmonaria alpestris app. IV, 3, 5. — Punica granatum
112. — Pycreus helvus 536 ; piceus 536. Pylaisia intricala 370, 376; po-
Ivantlıa 371 ; Schimperi 373, 376; Selwyni 373; subdenticulata 371; velutina
371 Pylaisiella intricala 373: velulina 373. — Pyrola lausannensis 854,
#55 ; rolundifolia 190, — Pyxine Berteroana 228; brachyloba 226, 227 : cocoës
227, 228 ; cocots var, chrysantha 228 : cocots var, eudoxantha 228: cocoës var,
1008 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
7, 228; Meissneri
228; Meissneri var. endoleuca 227; Meissneri var. genuina 227; Meissneri var.
sorediosa 227 ; Meissneri var. subobscurascens 228; minuta 226. 227: nitidula
226. 227; obscurascens 228 : petricola 226 : retirugella 227.
sorediata 228 : connectens 227; convexa 227: Eschweileri 22
2
uamoclit Americana 415: angulata 415, 418: brevipedicellata 416 ;
Cholulensis 415 ; coccinea 413, 415, 418 ; coccinea var. pubescens 414 ; gracilis
416, 417 ; indivisa 413, 445 à 417: indivisa var. pubescens 413. 41%: luteola
418; Mina 412 : phœnicea 415: pinnata app, 1. 54. — Quercus acutifolia var.
angustifolia 546 ; acutifolia var. Bonplandii 546 : acutifolia var. lanceolata 546 :
X andegavensis app. IV, 3, 6; conspersa 546 ; crassipes 546 ; Hartwegii 546 ;
Lusitanica 160; Mexicana 546 ; oblongifolia 546 ; pedunculata X Toza app. IV.
3, 6; polymorpha 546 ; reticulata 547 : reticulata var. Segoviensis 547 : tomen-
tosa 947.
Re canescens var. prolixum 603. — Radula Perottetii 944. —
Ramondia pyrenaica 866. — Ranunculus acer 592 : acris 593 ; anemonifolius
768 ; aquatilis var. submersus 767, 801 ; aquatilis var. panthotrix 801 ; arvensis
768, 802 ; blepharicarpos 269 ; Buergeri 592; cadmicus var. cvprius 148; Chius
148 ; caucasicus 768 ; chinensis 594, 595; eriophyllus 801 ; escurialensis 268 ;
Ficaria 801 ; flaccidus 801 : fluviatilis 884; Francheti 591: Frieseanus 592; gla-
cialis 630 ; Gulielmi-Jordani 148 ; Illyrieus 767, 801 ; japonicus 593, 594; lanu-
ginosus 802 ; lingua 854 ; montanus 593 : muricatus 802 ; nemorosus 768 ; oreo-
philus 768, 802 : oxyspermus 767, 801: parnassifolius 630; parviflorus app. IV,
3, %; pensylvanicus 594, 595: Philonotis 802; pinnatus 886; polyanthemos
767, 802 ; propinquus 592, 593 ; propinquus var. hirsutus 593 ; repens 595, 767 :
reptans 592; rupestris 268; rupestris var. bæticus 269; sceleratus 768, 802 ;
scleratus 592 ; Sieboldii 594, 595; spicatus 268; spicatus var. rupestris 268 ;
stenorrhynchus 591 ; stıpitatus 592 ; Tachiroei 59%, 595; ternatus 593, 594, 595 ;
ternatus var. glaber 59% ; ternatus var. hirsutus 59% ; trachycarpus 768, 802;
trichophyllus 591 ; Yunnannensis 592. — Raphanus Aucheri 150; rapha-
nistrum var. Odessanus 780. — Rapistrum rugosum 780 ; rugosum f. fructibus
glabriusculis 816; rugosum f. fructibus pubescentibus 816; rugosum f. fructibus
tuberculatis hispidis 816. — Reichenbachia hirsuta app. I, 66. — Reseda alo-
pecuros 151 ; Kapirina 151; muricata var. latifolia 151 ; propinqua 151. — Rha-
copilum anomalum 376. — Raphia Ruffia 886. — Raphidostegium adnatum
345 ; microcarpum 344, 345: minimum 345 ; recurvans 334. — Rhinanthus
Alectorolophus 426, 431 à 441, 443, 44h, 445, 447, 448, 500, 502, 503 à 507 ;
Alectorolophus var. Kerneri 504 ; Alectorolophus medius 500, 504; Alectorolo-
phus var. modestus "46, 50% : Alectorolophus var. patulus 502, 50% : Alectoro-
INDEX 1009
lophus var. transiens 445, 505; alpinus- 435. 439, 440, 443, 444, 507. 508;
anzustifolius 435, 439, 440, 443, 448, 449, 499, 507, 508, 517 ; asperulus 439,
440, 444, 510, 514, 517; Borbasii 501; borealis 429, 435, 436, 440, 510, 514,
516, 517; crista galli 427, 428, 507 ; dinaricus 435, 440, 445; ellipticus 432;
Facchinii 435, 506, 508 ; fallax 444, 51%, 515; Freynii 435, 437, 438, 440, 505 ;
grenlandicus 429, 451, 440, 510, 51%, 515, 917 ; glacialis 436 ; glandulosus 433,
435, 439, 440 ; goniotrichus 435, 441, 500 à 503 ; Heribaudi 435, 507, 508 ;
hirsuta 503 ; Kerneri 433, 439, 443 ; Kyrolle 436, 440, 511, 516, 517 ; lanceo-
latus 433, 435, 437 à 440, 448, 507, 508, 915 ; lanceolatus glacialis 429 ; lan-
ceolatus var. gracilis 509 ; lanceolatus var. subalpinus 438, 448, 510, 517 ;
major 429, 431, 432, 433, 435, 436, 439, 440, 441, 444, 500 à 502, 505, 507;
major. var. apterus 5, 499, 500; major X hirsutus {503 ; minor 429, 430, 433,
435. 436, 437, 439, 440, 441, 444, 508, 510 à 517 ; minor fallax 515; minor
var. longidens 513 ; minor monticola 513, 514 ; minor var. rusticulus 430, 512;
minor var. stenophyllus 449, 513 ; minor var. subulatus 513; montanus 435, 439,
449, 498, 499, 517 ; ovifugus 429, 431, 432, 434, 435, 437, 440, 444, 510, 517;
patulus 448 ; Perrieri 429, 430, 434 à 437, All, 446, 510 à 519, 515, 517;
pubescens 440 ; puberulus 503, 505; pulcher 435, 437, 439, 440, 507, 508, 510;
pulcher var. appenninus 507 ; pumilus 437, 438, 505 ; ramosus 498, 499 ; ramo-
sus var. arvernensis 499 ; Reichenbachi 441, 499, 500, 501, 502 ; rigidus 439,
433, 510, 516; secunda 517 ; Songeoni 430, 431, 432, 434, 435, 440, 497 ; ste-
nophyllus 435, 439, 510, 511, 51%; Sterneckii 517 ; Sterneckii var. preruptorum
431, 437, 505 ; trixago 507 ; villosus 506 ; Wettsteinii 433, 440, 445. — Rhizo-
gonium Menziensii 319. — Rhus abyssinica app. Il, 333; glaucescens app. II,
333; glaucescens var. macrocarpa app. Il, 33%; insignis app. II, 334; reti-
norrhæa app. 1, 333. — Rhynchosia gibba 883; minima 883. — Rhyncho-
spora comala app. IV, 2, 7.— Rhynchostegium confertum 336; murale 330 ;
rusciforme 336 ; serrulatum 336; depressum 602; tenellum 607. — Ric-
cardia androgyna 675 ; crassiretis 689 ; diminuta 756; elongata 675;
flaceidissima 733; fuegiensis 669; fuscovirens 762; heteroclada 729 ;
hymenophylloides 683; incurvata 758; Jackii 676; latifrons 758; lati-
frondoides 750 ; Levieri 751; lobata 761; maxima 760; minima 688;
multifidoides 67%; parvula 754; platyclada 739; Ridleyi 679; rigida 679;
scabra 736 ; serrulata 729 ; singalangana 751; singapurensis 739 ; Spegazziniana
747 ; spinulifera 738 ; subexalata 751; sumatrana 756 ; tenuicostata 735, 736 ;
tjibodensis 728; viridissima 763; Wettsteinii 733. — Riccia bullosa 220 ;
cochleata 760 ; fimbriata 219. — Richardsonia brasiliensis app. I, 8%; scabra
app. I, 8%. — Ricinus communis var. africanus app. II, 310. — Riella Battan-
dieri 660 ; Glausonis 661 ; Cossoniana 661 ; galliea 660 ; helicophylla 661 ; Nota-
risıı 664 ; Parisii 661 ; Reuteri 660. — Rivea argentea 60 ; Hookeri 60 ; luzo-
nensis 60 ; multiflora 60. — Rivina humilis var, puberula app. I, 65 ; oclandra
app. I, 65. — Rochelia stellulata 157, — Romeria hybrida 148, 805. —
1010 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Romulea Bulbocodium 29%. — Rosa alpestris 611 à 615 ; alpina X corriifolia
f. pubescens app. IV, 2, 4: alpina X‘ glauca 610 ; alpina X pimpinellifolia 610;
alpina X tomentosa 610; canina var. hispidissima 612 ; Chavini 612, 613;
dichroa app. IV, 3, 4; X Duponti app. IV, 3, 4: X glauca 609, 610, 612, 645 ;
glauca X montana 614 à 616; glauca X omissa 611, 613, 614; glauca X tomen-
tosa 610, 612 à 61% ; X Guineti app. IV, 2, L; marginata 613; mollis 611; mon-
tana 644, 615 ; monticola 612, 614, 615 ; monticola var. affinis 643 ; monticola
var. alpestris 612, 61%; moschata X gallica app. IV, %; X pimpinellifolia 610,
611; pimpinellifolia X alpina 610; pimpinellifolia X glauca var. 609; pim-
pinellifolia XX tomentosa 610 ; pomifera 641 ; pomifera var. recondita 611 ;
Reuteri 612 ; rubrifolia var. Gaillardi app. IV, 2, 4 ; sabauda 609 ; X salævensis
app. IV, 2, 4: sempervirens app. 1, 67 ; sicula var. veridica sous-var. ligustica
app. IV, 2, 4; spinulifolia 610 ; tomentosa 613 ; villosa 611. — Rosmarinus
offleinalis app. I, 56. — Rottbellia compressa 723 ; compressa var. fasciculata
642 ; compressa var. japonica 642 ; latifolia 641. — Rubus cæsius app. IV, 9;
Hassleri app. I, 66; incanescens app. IV, 2, 4, 9: maritimus app. IV, 9; rigi-
dus 886 ; Stendneri app. IV, 9 ; tomentosus app. IV, 9; ulmifolius app. IV, 9;
Len
urticæfolius app. I, 66. — Ruellia geminiflora 575: Hænkei 575 ; megasphæra
575 ; paniculata 576 ; pilosa 576 ; tuberosa 576. — Rumex maritimus X con-
glomeratus app. IV, 3,6; X palustris app. IV, 3, 6. — Ruprechtia laxiflora
app. 1, 62. — Ruta chalepensis var. bracteosa app. II, 279. — Rynchospora
aristata 538 ; cyperoides 538 ; polyphylla 538 ; velutina var. semihirsuta 538.
Se densum 639; spontaneum 723. — Sagittarium sagittxfolia
460, 463, 854. — Salix alba-babylonica app. IV, 2, 6; X altobracensis app. IV,
2,6; arbuscula 633; basaltica app. IV, 2, 6 ; Caprea-purpurea app. IV, 12; cinerea
app. IV, 11, 42; cinerea v. cinerascens app. IV, 11 ; cinerea-purpurea app. IV,
11: cinerea-viminalis X viminalis app. IV, 12; Daphnoides 633; x devestita,
app. IV, 2, 6; discolor app. IV, 12; glauca app. IV, 2, 6; Grenieriana app. IV,
12; hastata app. IV, 2, 6; hastata X glauca app. IV, 2, 6; incana app. IV,2, 6;
Mauternensis app. IV, 12; myrsinites 633; X nitens app. IV, 11; pentandra
X aurita app. IV, 2, 6; pentandra X cinerea app. IV, 2,6; Pontederæ 633;
Pontederana app. IV, 11; Pontederana forma rugosa app. IV. 11; Pontederana
var. sordida app. IV, 11; purpurea app. IV, 12; purpurea X daphnoides app. IV.
12 ; Rakosina app. IV, 11: Rapini app. IV, 42; X rugosa app. IV, 3, 6, 41;
sepuleralis app. IV, 2, 6; X Smithiana var. nitens app. IV, 11; X sordida app.
IV. 11; subeinera X purpurea app. IV, 11; taxifolia 545; tenuifolia 633 ; veno-
sula 633 ; viminalis app. IV, 11 ; viminalis X cinerea app. IV, 11; Wimmeriana
app. IV, 12. -— Salvia afflnis 572; Alamosana 572; amarissima 571 ; angulata 571;
angustifolia var. glabra 570 ; approximata app. I, 56; ballotifiora 571; böshynica
158; brachycalyx 158; cacaliifolia 572; cinerarioides app. I, 56; cinnabarina
INDEX 1011
572 ; coceinea 572; coccinea var. pseudococcinea 572 ; cvanea 571; glechomifolia
571: Grahamii 571; hierosolymitana 159: Hispanica 571; involuerata 571;
Judaica var. pinnatiflda 158; lanceolata 570: lavanduloides 570; Lindenii 571:
lucida app. I, 57; Mexicana 571: microphylla 571; Montbretii 158 ; nana 570;
Peratica 158; polystachya 571: pontica 159: privoides 570 ; pseudococcinea 572;
purpurea 572; rigida app. I. 57: rigida var. eryptocaulos app. I, 57; rigida var.
lucida app. I, 57 ; semiatrata 571: spinosa 158; tiliifolia 570; trichoclada 158;
viridis 158: vitifolia 572 : Xalepensis 571. — Sambucus Mexicana 579. — Sandea
supradecomposita 215. — Saponaria Cyprica 161: Sewerzowi 112; tridentata 152.
— Särcomitrium australe 76%; plumosum 677. — Sarcostemma Bonariense app.
I, 80. — Satureia Brownei 572: Xalepensis 572. — Saxifraga aretioides 73;
Cotyledon app. IV, 10: diapensioides 73: squarrosa 73. — Scabiosa cretica
279. — Schenodorus remotiflorus 714. — Schistidium alpicola 492. — Scilla
cernua 160 ; hyacinthoides 160. — Scirpus heterocarpus 537. — Scleria brac-
teala 538, app. IV, 2, 7. — Sclerocarya Birrea app. II, 332; caffra 874, 875,
880. — a loppndaiaun Delavayi 11; nigripes 11. — Scorzonera austriaca
632; caricifolia 632; humilis 849; lanata 156: papposa var. velutina 156. —
Scouleria aquatica 376. — Scrophularia auriculala X an app.
IV, 2,6: canina var. pinnatifida 289; X Davæi app. IV, 2, 6: deserti 158;
Gussonei 289; pinnatifiia 288. — Scutellaria chalicopilla Columnæ
290; Linnæana 290 ; lutea 569; peregrina 290 ; peregrina var. Sibthorpii 159;
purpurascens 568, app. I, 56; Selerıana 568. — Secale cereale 715. — Securi-
daca longipeduneulata app. Il, 296. — Securinega obovata app. II, 299. —
Seddera arabica 63; Capensis 60; hirsuta 60. — Seguiera coriacea app. I, 69;
lorıbunda app. I, 6%; floribunda f. alutacea app. I, 65. — Selaginella helvetica
82%; denticulata 299; rupestris 82%; Shensiensis 824. — Seligeria recurvala
489, 492 ; tristicha 602. — Selliguea elliplica 22; elliplica var. flagellaris 6;
finlaysoniana 22 ; triphylla 22. — Senebiera coronopus 814. — Senecio Aegyp-
tius 155: barbareæfolius 280; deltoideus 881 ; Doria 280 ; Doronicum 491 ; erra-
tieus 280; leucanthemifolius f. Schweiggerii 281 : leucanthemifolius f. vernus
280: vernus 280. — Seraphyta diffusa 542; mulliflora 542. — Serapias laxiflora
292; occultata 292; parviflora 292. — Serjania caracasana app. 1,70; fulta app.
I, 70; fuscifolia app. I, 70: glabrata app. I, 70; glabrala f. genuina app. I, 70;
grandiflora app. I, 71; hebecarpa app. I, 70; Larnotleana app. I, 70; meridiona-
lis app. I, 70; perulacea app. I, 70; Sellowiana app. I, 70. — Serratula oligo-
cephala var, glaberrima 155. — Sertunera glauca app. I, 63. — Sesamum Din-
terii 65; Marlothii 65; Schinzii 65. — Sesbania aculeala 886. — Setaria
exeurrens 645; glauca 645; ilalica 645; macrostachya 645 ; nigrirostra 25; pa-
chyslachvs 645; setosa 645 ; viridis 645; Woodii 24. — Sida cordifolia 882;
rhombifolia 882. Silene acaulis 91%; apelala var. EI SER 151; Astlarles
151 ; bipartita 151; Bithynica 152; commutata 152, 274; Cucubalus 274; Cucu-
balus var. commutata 27%; depressa 112; fimbriata LS, fruticosa 274; fuscata
1012 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
27%; inflata 27%; juncea 151; lacera 115; Lazica 115; linearis 151; physalodes
115 ; schizopetala 41%; vulgaris 274. — Sinapis arvensis 780, 815; arvensis var.
orientalis 780. — Siphocampylus verticillatus app. I, 86. — Siphonoglossa
Pringlei 577 ; ramosa 577. — Sisymbrium Columnæ 794, 809; confertum 810;
erysimoides 150; heteromallum 775; Huetti 77%; japonicum 79%; Leeselii 809;
Lœselii 775 ; Leselii var. erucastrifolium 775; Maximowiczi 496 ; officinale 809;
officinale var. calycocarpum 809 ; officinale var. repens 809 : officinale var. ros-
tratum 810 ; pannonicum 159, 809; Sophia 775, 809; thalianum 149. — Sium
repens 85%; virescens 856. — Sobolewskia lithophila 810. — Sobralia decora
54h: macrantha 544. — Sonchus maritimus 156; tenerrimus 156. — Sorbus
Aria X torminalis app. IV, 3, %; fallacina app. IV, 9; latifolia app. EV, 9. —
Sparganium simplex 460, 462. — Specularia falcata 156. — Sphæria defor-
mans 138. — Sphoerocarpus Berteroi 657; californicus 657; cristatus 657;
Donnellii 656; Jamesii 657: Michelii 656; terrestris 656; terrestris minima 656;
texanus 656. — Sphagnum Girgensohni 603. — Spinella magellanica 738. —
Spiræa prunifolia 63. — Spiranthes aurantiaca 540; cinnabarina 540; ochracea
540. — Splachnum Adamsianum 377; ampullaceum 377; longicollum 377;
paradoxum 377; Wormskioldianum 378; Wormskioldii 378. — Spodiopogen
cotulifer 641 ; depauperatus 641 ; sibiricus 641. — Spondylium Branca var. lati-
folium 277. — Sponia micrantha app. I, 59. — Sporiedera Beyrichiana 361. —
Sporobulus virginicus 721, 891; ciliatus var. japonicus 648; elongatus 648;
indicus 648. — Stachys arenaria 291; circinnata 119; dasyanthes 299 ; fragil-
lima 417 à 119 ; fragillima f. aprica 118 ; germanica 291 ; germanica f. dasyanthes
290 ; longiflora 119 ; Pinardi 119; Schiedeana 573. — Statice articulata app. IV,
2, 6; diffusa app. IV, 2, 6 ; Dubyi app. IV, 2, 6; globulariæfolia 855; otolepis
113; Suworowi 113. — Stelis guatemalensis 541 ; pardipes 541. — Stenostelma
capense 40. — Stereodon intricatus 373. — Sterigma torulosum 776. — Stern-
bergia Fischeriana 160. — Stipa Aristella 296; pennata 942; sibirica var. japo-
nica 647. — Striga gesneroides 884; Junodii 884; lutea 884. — Strychnos
spinosa 874, 880. — Swartzia pilifera 311. — Swietenia humilis 553. — Sym-
phitum bulbosum 809. — Symphytum Palestinum 157. — Syrenia silicu-
losa 774.
I: patens app. I, 66. — Tamus communis 160. — Taphrina fusca
298. — Tecoma capensis 881. — Teesdalia Lepidium 150. — Tephrosia dis-
color 884. — Tetradiclis salsa 152. — Tetramerium hispidum 577. — Tetra-
plodon mnioides 378 ; mnioides var. Adamsianus 377. — Teucrium aureum
app. IV, 3, 6; cubense 568; Cyprium 161 ; inflatum app. 1,56; parviflorum 160;
Polium 290 ; Scordium 247. — Thalictrum akanense 585; aquilegifolium 58% ;
baicalense 584; baicalense var. japonica 585; flavum 854; foetidum 587, 766;
Franchetii 58%; kamisense 58%; Kemense 586 ; minus 585, 586, 766, 800; minus
RER ET ON REMERCIER AN U TI IHL
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INDEN. 1013
var, elatum 586; minus var. Kemense 585: minus var. nanum 586. 587: minus
var, pseudosimplex 586, 587; minus var. lenuipes 586, 887; sacchalinense 585 :
simplex 586: simplex var. affine 587: simplex var. divaricatum 586; tenerum
584; trigynum 587: tuberiferum 583, 58%; tuberiferum var. tenerum 584. —
Thelanthera phylloxeroides var. acutifolia app. I. 64: phlloxeroides var. linea-
rifolia app. I. 6%; rosea app. I, 64. — Thelia asprella 319; hirtella 370. —
Themeda Forskalii var. japonica 642: Forskalii var. vulgaris 642. — Theo-
broma angustifolium 958; Kalagua 957, 958 ; simiarum 958. — Thlaspi arvense
778, 797, 812; cochleariforme 797; gesingense 813; Huetti 778; improperum
app. IV, 3. 4: japonieum 797; latifolium 778: montanum 813; Mureti app.
IV. 5, 4: ochroleucum 813; perfoliatum 812; præcox 812; Villarsianum
app. IV, 3%. — Thuarea sarmentosa 722. — Thuidium abietinum 607: Blan-
dowii 607 : delicatulum 322; gracile 329, 333: Thuidium minutulum 329; Phili-
berti 607 : pseudotamariscinum 607; recognitum 322. — Thymælea Tartonraira
var. angustifolia 160. — Thymus rotundifolius 291 ; Serpyllus 42. — Thysano-
Iæna acarifera 723. — Tillæa Vaillantii 277. — Timmia austriaca 490 ; bavarica
135, 490. — Tinea cylindracea 293; intacta 293. — Toddalia nobilis app. Il,
279. — Tortella squarrosa 490; tortuosa 490. — Tortula aciphylla 490 ; acumi-
nata 303; cæspitosa 30%; humilis 30%; mucronifolia 490. — Tournefortia psi-
lostachya app. I, 78; Salzmanni var. paraguariensis app. I, 78. — Tozzia alpina
630. — Tragia cordata app. II, 310; mitis app. II, 310; pungens app. II, 310;
pungens var. arabica app. II, 310; pungens var. genuina app. II, 310. — Trapo-
gon buphthalmoides 156. — Trautvetteria palmata var. japonica 588. — Trema
micrantha app. I, 59. — Trematodon longicollis 378. — Tribulus bimucrona-
tus app. II, 278; sinaicus app. II, 278. — Trichilia emetica app. II, 295; Hava-
nensis 593. — Trichodesma Boissieri 157 ; Ehrenbergii 157; incanum 113. —
Trichodon cylindricum 135; cylindricus 133. — Tricholena rosea 891. —
Trichomanes acutum 2; filicula 2; japonieum 817 ; japonicum var. abbreviatum
817; japonicum var. augustatum 818; pyxidiferum 818; speciosum 817. — Tri-
chostomum lalifolium 311, 378; mutabile 602; piliferum 311: lenue 378;
Warnstorlii 135. — Trifolium Boissieri 153 ; Gussoni 275; physodes 153 ; spe-
ciosum 276; spumosum 276; stenophyllum 153; supinum 153. — Trigonella |
Monspeliaca var. peliolata 153; Noeana 153; strangulata 153. — Triplaris
auriculata 547. — Trisetum Burnoufii 696 à 700, app. IV, 2, 7; cernuum 703;
flavescens 654, 696, 608, 699; flavescens var. genuinum 702; flavescens var.
macranthum 703 ; flavescens var, papillosum 702; flavescens var. splendens 698,
699; sibiricum 703; subspicatum 703. — Triticum vulgare 113, 715. — Trium-
fetta semitriloba app. I, 68. — Trollius acaulis 597 ; Ledebourii 597; japonicus
597; patulus 769 ; patulus var, sibiricus 596. — Tulipa Billietiana 845; Didieri
app. IV, 3, 6; Karolkowi 113. — Turnera diffusa 562; ulmifolia var. interme-
dia 562; ulmifolia var, Surinamensis 562; ulmifolia var. velutina 562. — Tur-
ritis glabra 785. — Tylophoropsis Fleckii 39; heterophylla 30: vemensis 39.
— Typha australis 888.
101% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
D americana 35% ; Bruchii 355, 357 : crispa 356 ; crispula 558, 399;
curvifolia 35% ; Drummondii 357 à 360, 603: intermedia 13%, 603: Ludwigii 355
à 359. — Umbilicus Libanicus 15%; Lievenii 112. — Uncinia Jamaicensis 538.
— Urera baceifera app. !. 60 : caracasana app. I, 60. — Uromyces lapponicus
420, 421. — Urospermum picroides 156. — Urtica dioica var. aberrata app. IV,
2, 6; urens app. I, 60. — Urvillea eurypiera app. 1. 70: ulmacea f. genuina
app. I, 69. — Ustilago violacea 274.
Ne capensis 884. — Valerianelia coronata 279; truncata 15%. —
Vangueria infausta 880. — Variolaria lactea 897. — Verbascum Boissieri 197 ;
caudatum 157 : cheiranthifolium var. Heldreichii 161 : Frevnii 157 ; fruticulo-
sum 157 ; Mardinense 157 ; stenophyllum 461 ; Tauri 161. — Vernonia anguli-
fera 881. — Veronica alpina 419 ; bellidioides 419 ; campylopoda 113; Cymba-
laria 290 ; Cymbalaria var. panormitana 290 ; hederifolia 290 ; panormitana 290.
— Viburnum glabratum 579 : triphyllum 579. — Vicia atropurpurea 277 ; sub-
villosa 112. — Vinca Libanotica 156. — Viola albida 496 : Beraudi app. IV,
3, % ; Bertoloni 855 ; calcarata 273, 855 ; calcarata f. lutea 273 ; calcarala sub-
spec. nebrodensis f. grandiflora 273 ; calcarata subspec. nebrodensis floribus
luteis 273 ; grandiflora 855 ; Minæ 273: nebrodensis 273 : pinnata 899. — Vit-
taria costata 3. — Voitia hyperborea 378.
en linarioides app. 1. 87. — Wardiä hygrometrica 377. —
Webera annolina 13%: commutata 490, 60%; cruda 490; elongata 60% ; lutescens
135 ; proligera 134. — Weisia crispata 602. — Weissia capillacea 378; cari-
nata 380 ; cirrata 379 ; coarctala 355 ; incurva 379; longiseta 379 ; mierodonta
380 ; microdus 380; microstoma 317 ; viridula 313, 379, 380; viridula var.
symnostomoides 380 ; viridula var. stenocarpa 380. — Wiedemannia multifida
159. — Wiesnerella denudata 382 : javanica 382. — Wigandia Caracasana 568.
— Wimmeria persicifolia 553. — Windsoria pallida 712.
LV. caroliniana 76 ; communis 76 ; guaranitica 76, 77 ; laxifolia 75, 76;
macrocephala 75, 76; macrocephala var. major 76 ; savannensis 77 ; savannensis
var. glabrata 77 ; schizachne 77 ; simulans 77 ; tortula 76, 78.
1 humilis 251. — Zea Mays 638. — Zinowiewa integerrima 593.
— Zizania aquatica 646. — Zoegea Leptaurea 155. — Zollikoferia Foxii 156:
nudicaulis 156. — Zoopsis lobulata 741. — Zoysia japonica 642 ; macrostachya
_ 62: pungens var. japouica 642 : lenuifolia 642. — Zygodon viridissimus var.
NAT OS jantes se
dentatus 603. — Zygophyllum album app. II, 278; atriplicoides 112: cocci-
neum app. 11, 278: hamiense app. U, 277: simplex 152, app. II. 277.
Aux Abonnés du Bulletin.
Avec ce numéro de décembre, nous prenons congé de nos fidèles col-
laborateurs. Diverses raisons m'engagent à terminer avec 1899 une
publication que nous avons été heureux de voir se développer. Qu'il me
soit permis d'exprimer encore ici des sentiments de vive reconnaissance
aux nombreux amis qui, de près ou de loin, ont bien voulu me soutenir
par leur science et leur bienveillance.
Chambésy, le 30 décembre 1899.
EUGÈNE AUTRAN.
SR Les héritiers de feu M. Ch. Leutwein de Fellenberg, de
À
2 Berne, ancien membre de la Société botanique de France,
Re: désirent vendre l’herbier que leur parent à formé.
Pe Cette collection renferme des plantes phänérogames
récoltées par M. Leutwein lui-même en Grèce, Italie,
France, Allemagne du Sud, Autriche-Hongrie et Corse, —
£ plus un grand nombre d'espèces reçues par échange.
4: Get herbier se compose de. 1/40 fascicules : toutes les
“plantes sont empoisonnées et bien conservées.
L LÉ at. bi eT en DA DA WE
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Un catalogue manuscrit en a été dressé et pourra être
mis à la disposition des amateurs qui en feraient la demande.
Pour de plus amples renseignements et pour les condi-
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__ tions de vente, s'adresser à
; Madame de Wild,
2 Chäteau de Diemerswyl, près Mœnchenbuchsee,
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Canton de Berne (Suisse),
ou À M. le Prof. D' L. Fischer,
Professeur de botanique à l'Université de Berne.
LOrRBIE à. O
ws LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
{Conservateur de all Her bier.
"Tome VIL 1899.
le Bulletin eng des travaux originaux, des os ete
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées au prix le
pour la u et de Dr 20.— - pour l'étranger.
AR _ Tome L (1893), 745 rage, 98 planches el 3 appendices
» 11 (1894), 769 32 nee Sa
» III (4895), 706 » 418 nel»
FIV 806) 1068 2m JON) lots
>. V (1897), 4435 -» 95. ete
» VI (1898), 1031 » 19 » et 3
VII (1899), 1045 HS des
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Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 2
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2. Section de la fronde, extrémité gauche à la base, u un | peu plus que D grandeur
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4. Ecaille du stipe, agrandie.
5. Tissu de cette écaille, agrandi. ; er
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2.» Zweigspitze mit Blütbe a EN no -
3 Längsdurchschnitt einer langgriffeligen Blüthe, Stauhgefässe :
in der Mitterdes Bubüssuinserini 2... 2 na 2 - ®
à 4. Fruchtknoten mit einem Theil des Kelches................ -- :
Fig. II. Dionysia janthina Bornm. et Winkler. — Zweig, aus dem compakten 8
=, Polster herausgelöst.
5. Blatt, die vorherrschende (normale) Form. .... BR teur. + à
en 6. Zweigspitze mit Blüthe.......... ie : — ;
3 7. Blüthe im Längsdurchschnitt, kleingriffelige Form mit am
© Ende des Tubus inserirten Staubgefässen. ...... RE -
Fig. IH. Dionysia heterochroa Bornm. — Zweig.
: Bla Ve 2.
D Zyeisspitzeat Blüthe nr... nr ee rrerere - E 5
.. 10 kein en Bee -
Fig. IV. Dionysia rhaptodes Bunge. — Zweig.
be. Bla 0 en +
2 41. Zweigspitze mit Blüthe. ............. EN RR +
Kl. een ue +
TES N.-B. — Exemplare von D. heterochroa Borm. befinden sich, ausser im
0 Herbar Bornmüller, nur im Herbar Boissier (Chambesy); die anderen drei Arten
= sind in die meisten grösseren Herbarien Europas gelangt.
FRE :
Tome VII Planche 2.
Ch. Cuisin del.et lith Imalemercicr, Paris,
1.1:4 DIONYSIA OREODOXA Bornm. 115-7. DIONYSIA JANIHINA BornMm.er WINKLER,
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
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LEGENDE DE LA PLANCHE II.
AORMIDIUM PSEUDO-PYGMÆUM nov. Sp.
A, plante, gr. nat.: — B, sommet du pseudo-bulbe, spathe et fleur X 2:
C, sépale postérieur, ai — D, sépale lateral, X 4: — E, petale, X A; —
F, bractée, ovaire, colonne et labelle vus de côté, X 4: — 6, labelle, coupe
longitudinale, X #; — H, colonne vue de côté, X: — K, colonne vue de face,
x; — L, sommet de la colonne vue de face, pollinaire enlevé, X: — M, som-
+ met de la colonne, coupe longitudinale d'avant en arrière, X: — N, anthère,
vue en dessus, X; — O, anthère vue en dessous, les pollinies en place, X ;
P, la même, les pollinies enlevées, X: — R, deux pollinies, formant le contenu
d’une loge, vues de côté, X: — S, les mêmes, vues en dessous, X; — T, les
mêmes, vues en dessus, X.
EPIDENDRUM BICORNUTUM Hooker (forme cleistogame).
a, fleur cleistogame fécondée, grandeur naturelle : — b, sommet de la colonne
très grossi; — ce, anthère; — d, pollen; — e, rostellum ; — 9, colonne a
grossie, vue de trois quarts.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE IV
Fig. 1—10. Dipterosiphon spelwicola nov. gen. et nov. spec. (Präparationen
nach aufgeweichtem Herbarmaterial.)
Ganze Pflanze in natürlicher Grösse.
Blatt % mal vergrössert.
Spitze eines Inflorescenzastes, % mal vergrössert.
. Einzelne Blüte, der Länge nach geöffnet, 4 mal vergrössert.
Staubgefäss seitlich von hinten gesehen. Stark vergrössert.
_Staubgefäss direkt von hinten gesehen. » »
Staubgefäss von oben gesehen. »
Griffelende mit den 3 Narben.
Querschnitt durch den Fruchtknoten.
10. Samen. c
Fig. 11—14. Campylosiphon purpurascens Benth. (Präparationen nach Alkohol-
material, von Para.) é
11. Staubgefäss von vorn gesehen. Stark vergrössert.
12. Staubgefäss von hinten gesehen. » »
13. Blüte, der Länge nach geöffnet, 4 mal vergrüssert.
14. Querschnitt durch den Fruchtknoten, stark vergrössert.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE V
Fig. 1. — Spore mûre d’Hypomyces Vuilleminianus. Hématoxyline ferrique.
Fig. 2 et 3. — Spores jeunes. Hématoxyline ferrique et lichtgrün.
Fig. 4. — Cellule périthéciale externe de l'Hypomyces. Hématoxyline ferrique
et lichtgrün.
Fig. 5. — Cellule périthéciale interne du même. Même coloration.
Fig. 6. — Hyphe d’Hypomyces dans une cavité interlaminaire. Hémalun.
Fig. 7. — Hyphe du stroma de l'Hypomyces avec dilatation ampullaire.
Hemalun.
Fig. 8. — Jeune asque après la division du noyau de l’oospore. Hématoxyline
ferrique et lichtgrün.
Boy. ı9,10%et 11. — Trös jeunes asques avant la formation de l’oospore.
Hemalun.
Fig. 12 et 13. — Jeunes asques au stade oospore. Hématoxyline ferrique et
lichtgrün.
Fig. 14. — Jeune asque au stade oospore, avec un corpuscule chromatique
paranucléaire correspondant à l’un des centrosomes? décrits par Dangeard chez
Peziza vesiculosa. Hémalun.
Fig. 15. — Asque mûr avec ses 8 spores.
Fig. 16, 17 et 18. — Spores de Lactarius deliciosus attaqué par l’Hypomyces.
La spore représentée par la fig. 18 est vaine, c’est-à-dire sans noyau. Hémalun.
Fig. 19. — Schéma représentant une coupe de la partie inférieure du chapeau
d’un Lactarius deliciosus infecté par l'Hypomyces Vuilleminianus, montrant la
disposition des cavités interlaminaires, de ’hymenium, du stroma et des péri-
thèces du parasite. Les parties striées représentent l'hyménium. S, stroma du
parasite ; P, périthèces: C, cavités interlaminaires ; T, tissu des lames du Lactaire
hypertrophié.
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LEGENDE DE LA PLANCHE VI
Corydalıs darwasica (sp. ex Darwas, leg. A. Regel).
Corydalis diphylla (sp. e Chamba, leg. J. H. Lace).
Corydalis Griffithii (sp. e Kurram, leg. Aitchison).
Corydalis modesta (sp. ex Mt. Beylan, leg. Aucher-Eloy).
Corydalis Sewerzovii (sp. e Badghis, leg. Aitchison).
. Corydalis rutæfolia (sp. e Creta, leg. Heldreich).
» =» (C. purpurans) (sp. ex Mi. Hermon, leg. Lowne).
Corydalis verticillaris (sp. e Kuh Mande, leg. Stapf). -
Corydalis oppositifolia (sp. ex Mt. Tur Tschell, leg. Haussknecht).
Corydalis Boissieri (sp. a Deliman, leg. Szovitz).
Corydalis macrocentra (sp. e Turkestania, leg. A. Regel).
Corydalis eyrtocentra (sp. e Chitral, leg. Younghasband).
Corydalis persica (sp. e Persia, leg. Gmelin).
Corydalis Ledebouriana (sp. ex Alamantinka Minor, leg.-A. Regel).
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LÉGENDE DE LA PLANCHE VII
1. Phascum crassinervium Schw. -— Pensylvanie (Mühlenberg). — Deux
feuilles X 60 (d'après l'échantillon original).
2. Ephemerum papillosum Aust. — Palisades, New Jersey (Austin. Echan-
tillon original). — Deux feuilles X 60.
3. Ephemerum spinulosum Sch. — Rockland, New-York (Austin). — Une
feuille X 60.
4. Ephemerum sessile G. Müll. — France : Cholet (Camus). — Deux feuilles
X 60.
>. Leskea compressa Hedw. — Pensylvanie (Mühlenberg). — Deux feuilles
X 30 (d’après l'échantillon original).
6. Neckera cladorrhizans Hedw. — Pensylvanie (Mühlenberg). — Une
feuille X 30 (d’après l'échantillon original).
7. Entodon compressus C. Müll. — Ohio (Engelman. Echantillon original).
— Trois feuilles X 30. |
8. Hypnum stoloniferum Hook. — Amérique boréale occidentale (Menzies).
— Trois feuilles X 1% (d'après l'échantillon de l'herbier Schwægrichen).
9. Isothecium Cardoti Kindb. — Ile Vancouver (Macoun). — Trois feuilles
X 14 (d'après un échantillon communiqué par M. Kindbers).
10. Hypnum stoloniferum Sulliv. et Lesq. et Auct. (non Hook). — Californie
(Bolander, Musei bor.-amer. exsiec. ed. 2, n 425). — Trois feuilles X 14.
J. Canvor, — Flore bryologique de l'A merique du Nord
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: LEGENDE DE LA PLANCHE VII
1. Pterogonium ascendens Schw. — Pensylvanıe (Mühlenberg). — «a. Trois
feuilles X 30. — b. Tissu de la partie inférieure d’une de ces feuilles X 135.
e. Tissu du sommet de la même X 135 (d’après l'échantillon original).
2. Platygyrium repens B. S. — Indiana (Röll). — a. Deux feuilles X 30. —
b. Tissu de la partie inférieure d’une de ces feuilles X 135. — c. Tissu du
sommet de la même X 135. :
3. Hypnum graminicolor Brid. — Pensylvanie (Mühlenberg). — Deux feuilles
X 30 (d’après l'échantillon de l'herbier Schwægrichen).
k. Le même. — Saint-Louis (Drummond, n° 133). — Deux feuilles X 30.
_ 5. Le même. — Connecticut (Eaton. Ren. et Card. Musc. am. sept. eæsice.,
no 196). — Deux feuilles X 30. ; i
6. Le même, var. Holzingert Ren. et Card. — Env. de Washington (Coville).
— Une feuille X 30.
7. Le même (Eurhynchium subscabridum Kindb.). — Ontario (Macoun, Can.
Musci, no 296). — Une feuille X 30. z
8. Hypnum radicale P. B. — Amérique du Nord (Palisot et Richard). —
a. Trois feuilles X 30. — b. Tissu de la partie inférieure d'une de ces feuilles
X 135. — c. Tissu de la partie moyenne de la même X 135 (d'après les echan-
tillons de l’herbier Schwægrichen).
9. Hypnum Bergenense Aust. — Closter, New Jersey (Austin. Echantillon
original). — a. Deux feuilles X 30. — b. Tissu de la partie moyenne d'une de
ces feuilles X 135.
10. Amblystegium hygr nes Sch. — Allemagne. — a. Deux feuilles X 30.
— b. Tissu de la partie moyenne d’une de ces feuilles X 135.
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J. Ganvor. — Flore bryologique de l'Amérique du Nord
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LÉGENDE DE LA PLANCHE IX
1. Pierigynandrum intrieatum Hedw. — Pensylvanie (Mühlenberg). —
a. Trois feuilles X 60. — b. Tissu de la partie inférieure d'une de ces feuilles
x 285. — c. Tissu de la partie moyenne de la même X 285 (d'après l’échan-
tillon original). ;
2. Pylaisia velutina Sch. — Etats-Unis (Sullivant et Lesquereux, Musci bor.-
amer. exsice. ed. 2, n° 381). — a. Trois feuilles X 60. — b. Tissu de la partie
inferieure d’une de ces feuilles X 285. — e. Tissu de la partie moyenne de la
même X 285.
3. Pylaisia Schimperi Card. (P. intricata Sch., Sulliv. et al.). — Massa-
chussetts (miss Clara E. Cummings). — a. Trois feuilles x 60. — b. Tissu de la
partie inférieure d’une de ces feuilles X 285. — c. Tissu de la partie moyenne
de la même X 285.
4. Leskea obseura Hedw. — Pensylvanie. — Quatre feuilles X 30 (d’après
l'échantillon original).
. Leskea polycarpa Ehrh. — Pensylvanie. — Deux feuilles X 30 (d’après
un an qui se trouve sur la même feuille que eu de l’espece a
dente dans l’herbier d’Hedwig).
6. Le meme. — France. — Deux feuilles X 30.
7. Le même, var. paludosa Sch. — France. — Deux feuilles X 30. |
8. Leskea gracilescens Hedw.? — Louisiane (Langlois. Ren. et Card. Muse
Am. sept. exsice. n° 194). — Six feuilles X 30.
- Flore bryologique de l'Amérique du Nord
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LÉGENDE DE LA PLANCHE X De
1. Hypnum orthocladon P. B. — a. Quatre feuilles x 30 (d’après un échan-
tillon de l'herbier Schwægrichen, provenant de l'Amérique du Nord et commu ;
niqué par Palisot). — b. Deux feuilles X 30 (d’après un échantillon de lherbier
Schwægrichen, récolté par Mühlenberg dans l'Amérique du Nord). —.c: Deux +
feuilles X 30 (d’après un échantillon de l'herbier Schwægrichen récolté à Cuba ce 3
_ d. Tissu de la partie inférieure d'une des feuilles a X 135. ni
par Pöppig). -
2. Leskea varia Hedw. — Pensylvanie (Mühlenberg). — a. Une feuille X 130. IR TS
— b. Tissu de la partie inférieure de la même X 135 (d'après l'échantillon ori- &
ginal).
3. Hypnum. SR
feuille X 30. — b. Tissu de la partie inférieure de la même X 195 (Wapresun F4 0
le Leskea varia dans Yherbier
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NRA CNP OS
échantillon se trouvant snr la même feuille que
d'Hedwig). ,
4. Hypnum fluviatıle Sw. — Suède (Swartz). — a. Deux feuilles X 30. —
d'après l'échantillon
A
Lx:
NE,
b. Tissu de la partie inférieure d'une de ces feuilles X 135 (
à Hedwig et conservé dans U’herbier de celui-ci).
‚original communique par Swartz i
(Mühlenberg). — a. Deux feuilles —_
5. Hypnum tenax Hedw. — Pensylvanie
x 30. — b. Tissu de la partie inférieure d'une de ces feuilles X° 135.
e. Tissu du sommet de la même X 135 (d'après l'échantillon original). x
6. Hypnum sipho P. B. — Caroline (Bose). — a. Deux feuilles >30
b. Capsule X 1% (d’apres l'échantillon de l'herbier Schwægrichen). 1
7. Amblystegium floridanum Ren. el Card: — a. Deux feuilles X a0
b. Capsule X 1% (d'après l'échantillon original récolté en Floride par M. Fitzge-
rald), — ce. Deux feuilles X 30. — d. Capsule X 14 (d’après des échantillons
récollés en Louisiane par M. Langlois. Ren. et Card. Musci Am. sept. exsiee.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XI
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Bier va. #Fleur coupée lonsitudinalement......... n........ 3.0 =
Fig. 4. Fleur dépourvue de ses petales..... N Be.
Ho Staninode sole). en un... ande. ann. 2 TO A Rat SE
Fig. Heaketale vunde-nrofl: 212.0 . 2.2.2000. 0 a ES
Fig. 7. Pétale vu de trois quarts.............. Vi), Se SOI a ca
Fig. 8. Bel See ER SR, RE BR NE nue
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CONVOLVULACEÆ (H. Hallier).
adjectis aliorum collectorum speciminibus.
Dichondra repens Forst.!
Gen. (1776), p. 40, t. 20 ; Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 358; Hallier
f. in Engl. Jahrb. XXV, 5 (23. Dec. 1898), p. 731.
Paraguay : Balansa n° 1047, Hb. DC. ; no 3226, Hb. Deless.
Var. sericea (Swartz ! 1788) Choisy.
In DC. Prodr. IX, p. 451 excel. synn. R. et Pav. nec non Poir.:; Hallier
f. in Engl. Jahrb. XVII, p. 83 et in Bull. soc. r. bot. Belg. XXXV (1896),
p- 269.
Südparaguay, flor. et fruct. Sept. 1892, O. Kuntze, Hb. Berol.
Var. microcalyx Hallier f.
In Engl. Jahrb. XVII, p. 84. Dichondra repens Ruiz et Pav. Fl. per. HI
(1802), p. 2372; H. B. K. Nov. gen. III (1818), ed. 4, p. 120? Dichondra
sericea herb. Willd. no 5467. 4 non 1-3.
Habitu fere Dichondre villosæ Parodi. Foliorum laminæ petiolique sat crassi,
virides. Pedunculi sæpe brevissimi, sat crassi, fructiferi valde recurvi. Calyces
parvi, villosi, Fructus solo immersi ?
Concepeion de Paraguay, flor. et fruet. Sept. 1892, ©. Kuntze, Hb. Berol,
Evolvulus glomeratus Nees et Mart.
In Nova acta nat. cur. XI, p. 81.
Var. desertorum (Choisy ! 1845) Meissn.
In Mart. Fl. bras. VII, p. 336.
Südparaguay, flor. Sept. 1892, O. Kuntze, Hb. Berol.
Evolvulus tenuis Mart. mss.
el. Choisy in Mém, Soc, phys. hist. nat. Genève VII, p. 78.
7. Selloi Meissn.
In Mart. Fl, bras, VII, p. 346.
Paraguay : Balansa no 1044 et 3228, Hb. DC,
Evoloulus nummularius (L. 1753) L..
Spee. pl. ed. 2, p. 391; Meissn. in Fl. bras, VII, p. 349; Hallier f. in
Engl. Jahrb. XVII, p. 85 e. syn.
Paraguay : Balansa no 1046, Hb. DC., Barb.-Boiss., Griseb,
BULL. HEnH, boss, Appendix I. Mai 1899, 5
KT TER | APPENDIX I. 43
L'an BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Evolvulus latifolius Ker Gawl.
In Bot. Reg. V, t. 401; Meissn. in Fl. bras. VII, p. 35%. Evolvulus
Balansæ Peter! ed. Schlepegrell in Bot. Centralbl. XLIX (1892), p. 292.
Paraguay : Balansa no 1069, Hb. DC., Barb.-Boiss., Griseb.; no 4386, Hb.
Barb.-Boiss.
Evolvulus sericeus Swartz !
Prodr. Ind. oce. (1788), p. 55; Morong et Britton! in Ann. New York
Ac. Sc. VII (I. 1893), p. 173, non R. et P. Convolvulus proliferus Vahl!
Ecl. amer. I (1796), p. 18 (forma cecidio affecta).
Central Paraguay : Thos. Morong florens 1888-90 no 340, Hb. Barb.-Boiss.
Herba suffruticosa 0,08-0,1 m. alta. Corolla alba. In campo pr. Tacuaral, flor.
et fruct. m. Sept., Hassler n° 1031.
8. latior Meissn. !
In Mart. Fl. bras. VII, p. 353. Evolvulus holosericeus 8. obtusatus Choisy!
in DC. Prodr. IX, p. 444% c. syn.! Evolvulus sericeus Griseb. Pl. Lor. (1874),
p. 181.
Paraguay : Balansa n° 1045, Hb. DC.
Suffrutex 0,2-0,3 m. altus ; flos eitrinus. Ad marginem fluminis Apa, flor. m.
Majo, Hassler n° 58.
Herba 0,1-0,3 m. alta; corolla citrina. In arenosis prope Chaco y, flor. et
fruct. m. Jul., Hassler n° 1205.
Bonamia Balanse Hallier f.
In Engl. Jahrb. XVI, 4-5 (1893), p. 526 nota 4 (sine diagn.) et in Bull.
Herb. Boiss. V (1897), p. 1002.
Piges volubiles. San-Salvador, dans les campos, fruct. 26. Maj. 1876, Balansa
no 4078, Hb. Barb.-Boiss., Hb. DC.
Jacquemontia tamnifolia (L. 1753) Griseb.
Fl. Brit. West Ind. (1860), p. 474 ; Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 302;
Morong et Britton! 1. c., p. 172.
Central Paraguay : Thos. Morong flor. 1888-90 no 679, Hb. Barb.-Boiss.
Jacquemontia fusca (Meissn. 1869) Hallier f.!
In Engl. Jahrb. XVI (1893), p. 543. Ipomæa fusca Meissn. ! in Mart. Fl.
bras. VII, p. 247, t. 89, fig. 1.
Cordillère de Peribebuy : Balansa no 2545, Hb. DC.; no 4390, Hb. Barb.-Boiss.,
Hb. DC.
Jacquemontia Selloi (Meissn. 1869) Hallier f.
In Engl. Jahrb. XVI (4893), p. 543.
Var. Ipomea Selloi 8. rufescens Meissn! in Mart. Fl. bras. VII, p. 271.
Paraguay : Balansa no 1050, Hb. Barb.-Boiss., DC., Griseb. ; no 1055, Hb. DC.
Suffrutex 4-2 m. altus. Corolla alba. In culmine montis «Cerrito», flor. m.
Oct., Hassler no 1226.
Suffrutex 4-2 m. altus. Similis specimini no 1226, sed corolla cæsia. In cul-
mine montis Cerrito, flor. m. Oct., Hassler no 1227.
pre | APPENDIX L 45
Jacquemontia sp. affinis Jacquemontiæ secundæ Choisy. qe |
Suffrutex 0,5-0,8 m. altus. Corolla alba. In dumeto prope Fort Lopez, flor. m. os È
Aug., Hassler n° 778. Et
Jacquemontia velutina Choisy! % A
In DC. Prodr. IX (1845), p. 398; Meissn.! in Mart. Fl. bras. VII, p. 294, 5 |
t. 106, fig. 1. a.
Paraguay : Balansa no 4389, Hb. Barb.-Boiss., DC., Deless., Vratisl. ] se
Jacquemontia Blanchetii Moric. ! sé
“Pl. nouv. Amer., p. 44, t. 27; Meissn. ! in Mart. Fl. bras. VII, p. 296. ADS
Fleurs bleues. Paraguari, flor. et fruct. 25. Mart. 1875, Balansa no 1058, Hb. ti
Fleurs blanches. Paraguari, dans les haies, flor. et fruct. m. Mart. 1881,
Balansa no 3233, Hb. Barb.-Boiss., DC., Vratisl. BE
Environs de Paraguari, fruct. m. Jun. 1883, Balansa n° 4388, Hb. Barb.-Boiss., 2 BR
DC. >
Suffrutex volubilis. Corolla azurea. In silva prope Cerro pyta, flor. m. Oct., Be
Hassler no 1267. 3
Jacquemontia Martii Choisy! ; BU.
In DC. Prodr. IX (1845), p. 398; Meissn. ! in Mart. Fl. bras. VII, p. 298, Bars
t. 109. Jacquemontia alba N. E. Br. in Transaet. and proceed. bot. soc.
‘32
Edinburgh XX (Nov. 1894), p. 65 quoad specim. Balansæ no 1065! certe. 2
Fleurs blanches. Caaguazu, dans les campos, flor. et fruct. 20. Mart. 1876, :
Balansa no 1065, Hb. DC. R
Jacquemontia parviflora Choisy ! ;
In Mém. Soc. Phys. Hist. nat. Genève VIII (1839), p. 65; Meissn.! in Be.
Mart. Fl. bras. VII, p. 297 exel. var. 7!
Paraguay : Balansa n° 1071, Hb. DC. m
Jacquemontia fruticulosa Hallier f. (sp. nov.). E>, |
Frutienlus humilis, pilis stellatim ramosis dense patule ferrugineo-tomentosus. Br
Caules complures e caudice communi oblique erecti, pauciramosi, teretes, lignosi, za
(inseetorum opera hie illie in cecidia fusiformia excavala inerassati), sieut petioli Bi)
eduneulique patenter ferrugineo-hirsuti. Folia parva, ovata, breviter acuminata, ’
yasi subacuta, herbacea, adultiora subtus pilis laxioribus punctala, petiolo tenui Eu
medioeri. Peduneuli axillares, solitarii, petiolis breviores, 1-2-flori. Bracteæ da
bracteolæque lineari-lanceolatæ, pedicellis compluries longiores. Pedicelli bre-
vissini. Sepala 5 subæqualia, lineari-lanceolala, bracteis similia. Corolla vix ee
dupla calyeis longitudine, alba, extus parce hirsula, Capsula parva, sepalis "A
oblecta, globosa, glabra, 8-valvis, 2-locularis, #-sperma. Semina trigona, ochra- Ar,
cea, papillosa, angulis 2 exlernis anguste marginalis. | QT
Frutieulus 2-3 dun, altus, Bari 1-2 mm. crassi, internodiis brevibus. Petioli a:
5-15 mm. longi. Foliorum lamina 15-25 mm. longa, 6-15 mm, lata. Peduneuli Tr
ca. 5 mm., bracteæ usque 15 mm., pedicelli 2-3 mm., calyces ca, 7 mm, longi. ls x
Corolla (nondum aperta) ca, I em. longa. Capsulæ ca, % mm, diametro. x a
% . Fleurs AE 4 Vallée de l'y-acan entre Paraguari et Valenzuela, dans les 1"
lieux pierreux et ineultes, flor, el fruct, 5 Mart. 1883, Balansa n° 4400, Hb. N,
Barb.-Boiss., DC., Deless. ar
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Pr
À
46 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Jacquemontia hirsuta Choisy!
In Mém. Soc. Phys. Hist. nat. Genève VII (1839), p. 63; Meissn.! in
Mart. Fl. bras. VII, p. 298, t. 110. Convolvulus cœruleus Mart. et Gal. ! in
Bull. Acad. Brux. XII, 2 (1845), p. 259.
Paraguay : Balansa n° 1179, Hb. DC.
Jacquemontia evolvuloides (Moric.) Meissn.
In Mart. Fl. bras. VII, p. 307.
«. longepedunculata Meissn. !
In Mart. Fl. bras. VII, p. 307, t. 112.
Paraguay : Balansa n° 1043, Hb. Barb.-Boiss., Hb. DC.
Convolvulus mollis Meissn. !
In Mart. Fl. bras. VII, p. 314, non Burm.
Paraguay : Balansa n® 1056, Hb. DC.
Convoloulus Montevidensis Spr.!
Syst. I (1825), p. 60%; Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 312. Convol-
vulus Ottonis Meissn. 1. ec. p. 314, t. 113.
Paraguay. Tiges volubiles. Fleurs blanches. Flor. m. Majo 1877, B. Balansa
n° 1066a, Hb. DC.
Suffrutex 0,25 m. Corolla alba. In culmine collis Cerrito, flor. m. Sept.,
Hassler no 342.
Herba volubilis. Corolla ochroleuca. In dumetis prope Cordillera de Altos,
flor. et fruct. m. Sept., Hassler no 1158.
Merremia cissoides (Vahl 1798) Hallier f.
In Engler Bot. Jahrb. XVI (1893), p. 552. Ipomea cissoides Griseb. Fl.
Brit. West. Ind. (1860), p. 473; Meissn. in Mart. Fi. bras. VII, p. 229,
t. 80. Pharbitis cissoides Peter in Engler u. Prantl Nat. Pfl.-Fam. IV, 3,
a (1891), p. 32. Convolvulus viscidus Roxb. Hort. Beng. (1814), p. 14.
Paraguay : Balansa no 1061, Hb. DC., Hb. Barb.-Boiss.
Herba 2-3 m. volubilis. Corolla alba flavescens. In silvis prope Cordillera de
Piribebuy, flor. m. Febr., Hassler no 1865.
Merremia glabra (Aubl. 1775) Hallier f.
In Engler. Bot. Jahrb. XVI (1893), p. 552. Ipomea glabra Choisy in DC.
Prodr. IX, p. 362; Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 287 t. 10%. Ipomea
Hostmanni Meissn.! I. c., p. 290.
Paraguay : Balansa no 1062, Hb. DC., Hb. Barb.-Boiss.
Merremia dissecta (Jacg. 1767) Hallier f.
In Engler Bot. Jahrb. XVI (1893), p. 552 et XVII (1893), p. 11%. Ipo-
mœa dissecta Choisy in DC. Prodr. IX (1845), p. 363 quoad specim. Wall. !
certe. Ipomea sinuata Ortega Decad. VII, p. 84; Meissn. in Mart. Fl. bras.
VII, p. 284.
Herba volubilis. Corolla alba. In silvis prope San Bernardino, flor. m. Jan.,
Hassler no 44.
APPENDIX I. 47
Suffrutex volubilis 6-8 m. Corolla alba interne rubescens. In silvis prope Cor-
dillera de Altos, flor. m. Aug., Hassler n° 703.
Var. Maximiliani Hallier f.
In Engler Bot. Jahrb. XVI (1893), p. 552. Ipomæa fulva Bertol. in Nov.
comment. acad. Bonon. III (1839), p. 319, t. 23; Meissn. in Mart. Fl. bras.
VI, p. 284. Ipom&a Maximiliani Meissn. 1. c., p. 285, t. 102. Ipomea dis-
secta Pursh var. Maximiliani Griseb. in Verh. k. Gesellsch. Wiss. Göt-
tingen XXIV (1879), p. 263.
Paraguay : Balansa n°0 1053, Hb. DC.
Merremia umbellata (L. 1753) Hallier f.
In Engler Bot. Jahrb. XVI (1893), p. 552 et XVIII (1893), p. 114.
Var. occidentalis Hallier f.
In Verslag plantentuin Buitenzorg 1895 (Batavia 1896), p. 127 et in Bull.
de l'herb. Boiss. V (1897), p. 371 nota 1 et p. 375. Ipomæa umbellata
E. Mey. Primit. Esseq. (1818), p. 99: Meissn. 1. e., p. 263; Morong et
Britton, |. e., p. 172.
Paraguay : Balansa n° 1052, Hb. Barb.-Boiss., Hb. DC.; n° 439%, Hb. Barb.-
Boiss.
Ipomea (sect. Dasychetia) patula Choisy
In DC. Prodr. IX (1845), p. 368.
ö. villosa Meissn.
In Mart. Fl. bras. VII, p. 241.
Suffrutex (?). Caulis lignescens, stricte erectus, teres, dense foliosus, sicut
pedunenuli pedicellique patenter cinereo-hirsutus. Folia sessilia, ovata, acutius-
cula, mucronulata, herbacea, cinereo-viridia, utrinque dense patule tomentosa.
Peduneuli axillares, solitarii, foliis breviores, stricti, erecti, teretes, uniflori.
Bracteæ 2 lineares, pedicellis circiter æquilongæ. Pedicelli pedunculis nunc bre-
viores nune longiores, apice parum clavatı. Flores magni, speciosi. Sepala
5 ovalo-lanceolata, acutissima, subæqualia, herbacea, extus subappresse cinereo-
pubescentia, margine membranacea. Corolla rosea, infundibuları-campanulata,
tubo intra calycem coarctato fasciisque mesopetalis extus parce cinereo-pubescen-
tibus, limbo 5-lobo, lobis mesopetalis semiorbicularibus emarginatis, fasciis
mesopelalis distincte limitatis nervoso-linealis. Genitalia inclusa. Stamina inæ-
quilonga, longiora 2 et stylus tubo paulo breviora. Antheræ lineari-sagittatæ.
Sigus capitato-didymum, Capsula non exstat.
Caulis 2-3 mm. crassus, internodiis 7-20 mm, longis. Folia 3,5-6,5 em. longa,
1-2,5 em. lata. Peduneuli 4-3 em., bracteæ 10-13 mm., pedicelli 8-15 mm. longi.
Sepala 13-15 mm. longa, ca. 5 mm. lata. Corolla 7,5 em. longa, 6,5 cm. lata,
tubo basi vix 3 mm., superne ca. 2 cm. lato.
Paraguay : Balansa no 1049, Hb. DC.
Herba erecta, 0,6-1,2 m. alla. Corolla ewsio-rosea. In campo prope «Gerro ht»,
flor. m. Febr., Hassler no 285,
Herba erecta 0,6-0,8 m. alta. Corolla obscure rosea, In campis prope Cordillera
de Piribebuy, flor, m. Febr., Hassler no 1903.
Ipomaa (sect, Pharbitis) Nil (L. 1762) Roth
Cat. bot, 1 (4797), p. 36; Meissn, in Mart. Fl, bras, VII, p. 228 partim
(exel. t. 79 fig. I et specim. Pohl!); Hallier f, in Engler Bot, Jahrb, XVII
48 _ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(1893), p. 136 excl. syn. herb. Willd.! Ipomea longicuspis Meissn. 1. c.,
p. 227. Ipomea acuminata Meissn. 1. c., p. 226, t. 78 (figura corollæ mala)
excl. synn. fere omn., non R. et Sch. nec Baker!
Paraguay : Balansa no 1064, Hb. DC.
Herba volubilis 2-3 m. Corolla obscure rosea. In dumetis prope Piribebuy,
flor. m. Julio, Hassler no 58%.
Herba volubilis similis specimini no 584, sed folia omnia triloba, flores
majores. In dumetis vicine Tacuaral, flor. m. Julio, Hassler no 584a.
Herba repens inter gramina. Corolla rosea. In campis prope Villeta, flor. m.
Aug., Hassler no 738 partim (part. I. trifida Don).
Ipomæa (sect. Pharbitis) acuminata (Vahl 179%) R. et Sch.
Syst. IV (1819), p. 228; Meissn. 1. e., p. 226 quoad synn. pleraque,
non Baker! Ipomea congesta KR. Br. Prodr. fl. Nov . Holl. (1810), p. 485;
Hallier f. in Engler Bot. Jahrb. XVIH (1893), p. 137. Ipomea cathartica
Poir. in Lam. Encycl. Suppl. IV (1816), p. 633; Meissn. 1. e., p. 225
c. synn. /pomea jamaicensis Don Gen. syst. IV (1838), p. 278; Meissn.
l. e., p. 225, excel. synn. plerisque et var. 7.
Herba volubilis 8-10 m. Corolla mane cœrulea, meridie rosacea, vespere cæsia.
In dumetis prope Sapucay, flor. m. Dec., Hassler no 162%.
Ipomæa (sect. Batatas) trifida (H. B. K.! 1818) Don
Gen. Syst. IV (1838), p. 280; Meissn. I. c., p. 278. Ipomea hirta Mart.
et Gal.! in Bull. ac. Brux. XII, 2 (1845), p. 264. Ipomea Batatas et tricho-
carpa Morong et Britton in New York ac. science VII (II. 1893), p. 170
et 171 quoad specim. hb. Barb.-Boiss. certe.
Paraguay : Balansa no 1042, Hb. DC. ; no 1068 et 4387, Hb. DC., Hb. Barb.-
Boiss.
Pilcomayo River : Thos. Morong, flor. 1888-90 no 103, Hb. Barb.-Boiss.;
Central Paraguay : idem, flor. et fruct. 1888-90 no 253, Hb. Barb.-Boiss.
Herba volubilis et repens. Corolla externe clare azurea, interne alba, basi
nigrescens. Ad marginem silvæ prope Ita, flor. m. Julio, Hassler no 579.
Herba repens inter gramina. Corolla rosea. In campis prope Villeta, flor. m.
Aug., Hassler n° 738 partim (part. Ip. Nil Roth).
Ipomea (sect. Leiocalyx) setifera Poir.
In Lam. Encycl. VI (180%), p. 17; Hallier f. in Engler Bot. Jahrb. XVII
(1893), p. 143 excel. Mart. Fl. bras. VO, t. 101 fig. 2. Calystegia setifera
Meissn. 1. c., p. 316. Ipomea Lesteri Baker! in Bull. misc. inform. Kew
no 64 (IV. 1892), p. 83. Ipomea Assumptionis Britton in Ann. New York
acad. science VII (II. 1893), p. 170.
Paraguay : Balansa no 1060, Hb. DC.
Ipomea (sect. Leiocalyx) fimbriosepala Choisy
In DC. Prodr. IX (1845), p. 359; Hallier f. in Engler Bot. Jahrb. XVII
(1893), p. 143 et in Bull. soc. r. bot. Belg. XXX VII, 1 (1898), p. 97. Ani-
seia hastata Meissn. 1. c., p. 319. Ipomæa Smithii Baker! in Bull. mise.
inform. Kew n° 86 (II. 1894), p. 73.
Schlinggewächs im Gebüsch am Arroyo confuso bei Villa occidental, flor. et
fruct. 28. I. 1879, P. G. Lorentz, Hb. Berol.
APPENDIX 1. 49
Ipomea (sect. Leiocalyx) serpens Meissn. !
In Mart. Fl. bras. VII, p. 275, t. 101, fig. 1.
Herba volubilis 5-6 m. Corolla cæsio-rosacea. In dumetis ad ripam lag. Ipoa,
flor. m. Sept., Hassler n° 850, Hb. Barb.-Boiss.
Herba volubilis 1-1,5 m. Corolla rosea albicans. In rupestribus prope Cordil-
lera de Altos, flor. m. Sept., Hassler no 1057, Hb. Barb.-Boiss.
Herba volubilis 1-2 m. Corolla obscure rosea basi interne atropurpurea. In
silva non condensa arb. prope Altos, flor. et fruct. m. Nov., Hassler no 1459.
Var, albiftora Hallier f.
Herba volubilis. Corolla alba. In dumeto prope Pirayü, flor. m. Jan., Hassler
no 248.
Ipomea (sect. Leiocalyx) procurrens Meissn. !
In Mart. Fl. bras. VII, p. 25%, t. 93, fig. 2.
Paraguay : Balansa n° 1048, Hb. DC.
Ipomæa (sect. Leiocalyx) cairica (L. 1759) Sweet
Hort. Brit. ed. 1 (1827), p. 287; Hallier f. in Engler Bot. Jahrb. XVII
(1893), p. 148 excel. specim. Baron n° 4221, et in Annuar. del R. Istit. Bot.
di Roma VII (1898), p. 231. Zpomæa tuberculata (Desr. 1789) R. et Sch. ;
Morong and Britton 1. e., p. 171, non Bot. reg. Ipomæa stipulacea Jacq.
(1797); Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 288, t. 105 exci. synn. Lour.,
Bot. reg., Don (non Sweet).
Paraguay : Balansa n° 1059, Hb. DC. (seminibus glabris).
Herba volubilis 5-6 m. Corolla rosea. In dumetis prope Aregua, flor. m. Oct.,
Hassler no 1410.
Ipomwa (sect. Eriospermum) chondrosepala Hallier f. (sp. nov.).
Frutex volubilis, glaberrimus. Rami teretes, juniores herbacei, virides, lævius-
euli, nitiduli, rugosi et parce verruculoso-punctati, adultiores lignosi, fusci,
dense conspicue rugosi lenticellisque pallidis verrucoso-punetati. Folia longe petio-
lala, magna, late cordata, breviler acuminala, mucronulata, basi late sinuata,
membranacea, viridia, subtus pallidiora et saturatius subelathrato- et reticulato-
venosa, pinninervia, nervis sublus complanatis utrinsecus membranaceo-margi-
natis, lateralibus utrinsecus ca. 9 procurvis intra marginem arcualo-anastomo-
santibus, basalibus densioribus. Pedunculi secus ramorum apicem ramulosque
axillares, breves, teretes, herbacei, paueiflori. Pedicelli longiusculi, herbacei,
apice subelavati (exsiccando cum floribus facile delabentes). Flores magni, spe-
cıosi, glaberrimi. Sepala 5 elliplica, obtusa, cartilagineo-membranacea, sicca
olivacea, margine pallidiora et tenuiler membranacea, extimum brevius. Corolla
quadrupla calyeis longitudine, e tubo subeylindrico basi paulatim angustato
sensim in limbum infundibularem subintegrum dilatata, « rosea » (t. Balansa et
Hassler in sched.), fasciis mesopetalis distincte limitatis. Genitalia quam tubus |
dimidio breviora. Antheræ lineares, Stigma capitato-didymum. Capsula non
exstal,
Rami usque 6 mm. erassi, internodiis ar 14 cm, longis, Foliorum peliolus
usque 6 cm., lamina 14 cm, longa, 9 cm. lata, Pedunculi % em., pedicelli 1,5-
3 em. longi. Sepala 16 mm. longa, I em, lala, extimum 44 mm, tantum longum.
Corolla 6,5 em, longa, tubo 13-15 mm,, limbo 4-5 em, lato.
Fleurs roses, Villa Rica, Nor. m. Apr. 1876, Balansa no 1072, Hb. DC.
Frutex, Corolla obscure rosen. In silva prope Cordillera de Altos, flor. m. Aug.,
Hassler no 742,
50 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Habitu sepalisque cartilagineo-membranaceis 1. lactescenti Benth. (Calonyctio
clavato Don), I. gossypinæ Deflers! et I. schirambensi Baker similis et certe arcte
affinis.
Ipomea (sect. Eriospermum) bonariensis Hook.
Bot. mag. LXV (1839) t. 3665. Ipomea Sellowii Penny ex G. Don in
Loudon Hort. Brit. suppl. I (1832), p. 591 (nomen nudum), ex specim. herb.
horti Paris. (teste N. E. Brown in hb. Kew.) et ex sched. speciminis adhuc in
horto reg. Monacensi culti. Pharbitis asteropila Ten. in Pasq. Catal. R. Orto
Bot. Napoli (1867), p. 78 in nota. Batatas paniculata var. asteropila Pasq.
in Rend. accad. scienz. Nap. (1870), p. 160 c. fig. et in Nuov. giorn. bot.
ital. (1871), p. 98. Ipomea obtusiloba Meissn.! in Mart. Fl. bras. VII, p. 283.
Ipomea Perringiana Dammer! in Engler Bot. Jahrb. XXIV, 3 (7. X.
1897), p. 460, Gardener’s Chronicle ser. 3 vol. XXH, n0 572 (11. XI. 1897),
p. 410. Gartenflora XLVH, no 4 (1.1. 1898), p. 1, t. 1446, excl. obs. de
patria. 2
Paraguay : Balansa no 1176, Hb. DC.: ne 4398, Hb. Barb.-Boiss.: no 4369,
Hb. DC. et Hb. Barb.-Boiss.
Gran Chaco, flor., Hagenbeck, Hb. Berol.
Herba volubilis radice tuberosa. Corolla eoccinea. Ad ripam rivi Juqueri, flor.
m. Nov., Hassler no 1513.
Herba repens. Radix tuberosa. Corolla obseure rosea. In declivis arenosis pr.
Cordillera de Altos, flor. m. Dec., Hassler no 1681.
Ipomea (sect. Eriospermum) chiliantha Hallier f. (sp. nov.).
Frutex volubilis, glaber. Rami lignosi, tenues, teretes, læves vel parce verru-
culoso-punctati, opaci, subfusci, adultiores exsiecando rugulosi. Folia longe et
tenuiter petiolata, mediocria, triangulari-cordata, longe acuminata, mucronulata,
lobis basalibus divergentibus latiuscule et profunde sinuata, herbacea, viridia,
subtus paulo pallidiora, glaucescentia saturatiusque clathrato- et reticulato-venosa,
pinninervia, nervis subtus prominulis inconspicue membranaceo-marginatis, late-
ralibus utrinsecus ca. 8 patulis intra marginem arcuato-anastomosantibus, basa-
libus densioribus; petiolus apice utrinsecus nectario punctatus. Pedunculi in
axillis solitarii, secundi, lucem versus divaricati, longi, teretes, lignosi, ramis
similes, apice iteratim dichotomi, corymbose multiflori. Pedicelli longiusculi, her-
bacei, apice subelavati. Flores mediocres, glabri. Calyx globosus, parvus, sepalis
orbicularibus, convexis, obtusis vel emarginatis, coriaceis, e viridi pallide sub-
fuscis, subtiliter nervoso-lineatis. margine membranaceis, exterioribus 2 mino-
ribus. Corolla campanulata, carnea, limbo lato pallidiore, tubo subtiliter ner-
voso-lineato intra calycem coarctato, fasciis mesopetalis distincte limitatis
ÿ-nerviis, nervis numerosioribus tenuissimis intermixtis. Stamina inæquilonga,
longiora 2 tubum adæquantia, antheris lineari-sagittatis. Stylus stamina longiora
vix adæquans. Stigma capitato-didymum. Capsula non suppetebat.
Rami 2 mm. crassi, internodiis usque 8 cm. longis. Foliorum petiolus usque
5,5 cm. longus, lamina usque 6 cm. longa, 4,5 cm. lata. Pedunculi 3-8 cm.,
pedicelli 10-17 mm. longi. Calyx 5 mm. diametro. Corolla 4-5,5 em. longa, usque
6 cm. lata, tubo basi vix 3 mm., superne ca. 15 mm. lato.
Schliigend zwischen Gebüsch bei Villa occidental. Blüte blass rötlich-violett,
for. et fruct. 6 Febr. 1879, Dr P. G. Lorentz, Hb. Berol. et Gotting.
. Tiges volubiles. Fleurs roses. Grand Chaco, en face de l’Assomption, flor. m.
Jan. 1875, Balansa no 1067. Hb. DC.
1 Deflers mss. ed. Hallier f. in Annuario istit. bot. di Roma VII (1898), p. 231.
Pr}
- APPENDIX I. 51
© = Herba repens 3-4 m. longa. Radix tuberosa. Corolla rosacea. In campis are-
nosis prope Cordillera de Altos, flor. m. Jan., Hassler no 1856.
Habitu, inflorescentia, calyce et corolla ad I. paniculatam R. Br. proxime
accedens.
Ipomea (sect. Eriospermum) villicalyx N. E. Br.
In Transact. and proceed. bot. soc. Edinburgh XX (Nov. 1894), p. 64 e
deser.. quæ præter sepala obtusa et flores paulo minores cum speciminibus
nostris exacte quadrat.
Frutex volubilis, ubique dense cinereo-tomentosus. Rami lignosi, sat robusti,
teretes, sicut petioli pedunculique dense cinereo-tomentosi, denique glabres-
centes flavescentes et exsiccando rugosi. Folia longe et sat robuste petiolata,
cordata, obtuse acuminata, mucronulata, lobis basalibus rotundatis, herbacea,
supra viridia et dense tenuiter appresse pubescentia, subtus cinereo-tomentosa,
subsericea, pinninervia, nervis subtus prominulis, lateralibus utrinsecus ca. 8
oblique erectis apice extrorsum semipinnati-ramosis, basalibus densioribus :
petiolus apice utrinsecus nectario nigricante cuneiformi præditus. Peduneuli
axillares, solitarii, lucem versus divaricati, petiolis longiores, robusti, teretes.
lignosi, ramis similes, apice subumbellatim pluriflori. Bracteolæ parvæ, mem-
branaceæ, elliptico-lanceolatæ, deciduæ. Pedicelli mediocres, robusti, teretes,
subelavati, sicut extus sepala pilis longis patulis laxiuscule cinereo-villosi.
Flores magni, speciosi. Sepala 5 ovata, acuta, subæqualia, crasse herbacea.
obscure parallelo-nervosa. Corolla rosea, e tubo sensim dilatato infundibulari
subtiliter nervoso-lineato in limbum latum (5-lobum ?) expansa; fasciæ mesope-
tale distincte limitatæ, nervis numerosioribus tenuioribus intermixtis 3-5-ner-
vie, extus laxe cinereo-pubescentes. Genitalia inclusa. Stamina inæquilonga,
antheris lineari-sagittatis. Stylus stamina longiora adæquans. Stigma capitato-
didymum. Capsula globosa, glabra, fusca, A-valvis, 2-locularis, A-sperma, valvis
chartaceo-lignosis. Semina trigona, dorso laxiuscule cinereo-villosa.
Rami ca. 3 mm. crassi, internodiis 3-7 em. longis. Foliorum petiolus 1,5-
9 cm. longus, lamina 4,5-8,5 cm. longa, 3-7,5 em. lata. Pedunculi 2-43 em.,
bracteolæ 5-7 mm., pedicelli 8-15 mm. longi. Sepala 15 mm. longa, 7 mm. lata.
Corolla fere 6 em. longa et tolidem eireiter lata. Capsula 43 mm. diametro.
Tiges volubiles. L'Assomption, fruct. m. Jun. 187%, Balansa no 1054, Hb. DC.
Suffrutex volubilis. Corolla obscure rosea. In silva ad ripam lagunæ Ipacaray,
flor. m. Oct., Hassler n°9 1390.
Habitu, indumento et sepalorum forma ad T. lilacinam Bl. accedens, I. decoræ
Vatke quoque affinis.
Ipomma (sect, Eriospermum) fistulosa Mart. mss.!
ed, Choisy in DC. Prodr. IX (1845), p. 349; Meissn, in Mart. Fl. bras.
VII, p. 239, t. 81; Morong and Britton! |, e., p. 170. Ipom&a Texana
Coulter in Contrib, U, S. Nat, Herb. I (28. VI. 1890), p. 45, t. Coult, ipso
I, e. II (1. VI. 1892), p. 292. Ipomma gossypioides Hort. Dammann ex Wiener
Illustr. Gart,-Zeit. XXII, 4 (1. 1897), p. 26, fig. 9.
Paraguay : Balansa no 4077, Hb. DC. et Hb. Barb.-Boiss,
Central-Paraguay : Thos. Morong flor, et fruct, 1888-1890, no &0, Hb. Barb.-
Boiss,
Frutex 2-3 mn. succo lacteo, Corolla Iilacino-rosea,. Ad ripam rivulorum prope
Cordillera de Altos, flor, m, Oct,, Hassler no 39%. Nom, vern., Amandiytı-rä.
Ipomma (sect, Eriospermum) malvwoides Meissn.
In Mart. WI, bras, VII, p. 251, sensu ampliore, Ipomma Morongii Britton
Lo, 4747
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Corollæ tubus intra calycem coarctatus, segmenta 5 commissuralia I. panicu-
late more in lobos semiorbiculares obtusos producta. Species valde variabilis.
«. ovata Hallier f. (var. nov.).
Suffrutex erectus, usque ultra 6 dm. altus, simplex (?), dense foliosus, ubique
dense patule cinereo-tomentosus, apice subsericeus. Folia brevissime petiolata,
magna, omnia late ovata, obtusa, mucronata, usque 1 dm. longa, 7,5 em. lata,
petiolo 2-4 mm. longo. Peduneuli longi, pluriflori. Sepala exteriora 2 insigniter
acuminata, acutissima, 1 cm. longa, 4 mm. lata, interiora breviora, breviter
acuminata. Corolla fere ut in var. ©. heterophylla : 7 cm. longa, 5,5 cm. lata,
rosea. Pericarpium et semina ut in var. &. lineariloba.
2. Fleurs roses. Cordillère de Peribebuy, dans les clairieres des forêts, flor.
6 Apr. 1883, Balansa no 4391, Hb. DC. (cum capsulæ valvis seminibusque adja-
centibus).
Ad Ipomeam virgatam Meissn. vergens, sed calyce propius ad I. malveordem
accedens, inflorescentia et calyce imprimis var. Zrıfide simillima.
8. nitida Hallier f. Ipomea nitida Griseb. !
In Verh. Ges. Wissensch. Getting. XXIV (1879), p. 264.
Suffrutex foliorum forma atque indumento ad Ipomeam Argyreiam Meissn.
vergens. Caules complures e communi caudice nati, ascendentes, flexuosi. Folia
ovato-lanceolata, acuta, integerrima, subtus vel juniora utrinque argenteo-sericea.
inferiora longe petiolata, lamina usque 9 cm. longa, 4 cm. lata, petiolo usque
4 cm. longo. Pedunculi sat longi, 1-pauciflori. Sepala majora, obtusiora, usque
12 mm. longa, 5-6 mm. lata. Corolla ultra 6 cm. longa, « rosea» (Lorentz in
sched.). Capsula et semina ut in var. &. lineariloba, sed semina in specim. visis
jam pilis marginalibus destituta.
Flora Entreriana, Weiden bei Concordia, flor. et fruct. 15. Febr. 1876. Dr P.
G. Lorentz no 719, Hb. Berol. et Gotting.
y. trifida Hallier f. (var. nov.).
Suffrutex erectus, simplex (?), sericeo-pubescens. Folia brevissime petiolata,
fere usque ad basin trifida, lobis linearibus vel spathulato-linearibus, intermedio
4,5-7 em. longo, 7-15 mm. lato, infima integra, oblongo-linearia, petiolo
ca. 3 mm. longo. Peduneuli longi, 1-3-flori. Sepala 2 exteriora acutissima,
ca. 9 mm. longa, 4 mm. lata, interiora acuta. Corolla aperta et capsula non
exstant.
Herba erecta 0,5-0,6 m. alta. In silvis exstirpatis prope Cordillera de Altos,
flor. m. Febr., Hassler no 1938 partim.
Inter var. «. ovatam et var. à. heterophyllam intermedia, inflorescentia, calyce
et indumento ad priorem, habitu foliisque ad posteriorem vergens.
à. heterophylla Hallier £. (var. nov.).
Suffrutex « 4-8 dm. altus » (t. Hassler in sched.), laxius foliosus, + dense
appresse pubescens quin etiam subsericeus. Folia breviter petiolata, inferiora et
suprema integra, oblongo-lanceolata, usque 11 em. longa, 2 cm. lata, intermedia
profunde 2-3-fida, infima profunde palmatifida, lobis quam in var. =. latioribus
spathulato-lanceolatis, intermedio usque 7,5 cm. longo, 2,5 em. lato. Peduneuli
breves, pluriflori. Sepala minora, exteriora 2 breviter acuminata, 6 mm. longa,
vix % mm. lata. Corolla 7 cm. longa, 6 cm. lata, rosea.
Gran Chaco, flor., Hagenbeck, Hb. Berol. — Blüthen rosenroth.
_ Herba erecta 0,4-0,8 m. alta. Corolla alba!. In campis humidis prope San
Bernardino, flor. m. Jan., Hassler no 1796.
Herba erecta, 0,5-0,6 m. alta. Corolla (in floribus exsicc. huc pertinentibus
quoque) rosea. In silvis exstirpatis prope Cordillera de Altos, flor. m. Febr.,
Hassler no 1938 partim.
1 an re vera ?
APPENDIX I. 55
e. digitata Hallier f. Ipom@a malvæoides Meissn.! I. e.
Suffrutex vix 3 dm. altus, ramosus, dense foliosus, undique minute canes-
centi-puberulus. Folia subsessilia, ad basin usque 5-partita, lobis spathulato-
linearibus 1-6 em. longis 3-7 mm. latis. Pedunculi breves, uniflori. Sepala
majora, obtusiora, 8 mm. longa, 5 mm. lata. Corolla brevior et latior, 6 cm.
longa, tubo ca. 3 cm. longo superne 1,5 em. lato lilacino, limbo pallidiore 7 cm
lato.
In Brasili@ prov. Rio grande do Sul inter Rio S. Barbara et Alegrete, m. Dec,
1825>—Maj. 1826 (t. Urban in Engl. Jahrb. XVII, p. 196), Sello no 3386!, Hb.
Berol.
£. lineariloba Hallier f. (var. nov.). I[pomaa Balanse Peter mss. ! ed. Schlepegrell
In Bot. Centralbl. XLIX (1892), p. 291 (nomen nudum).
Suffrutex erectus, ca. 7 dm. altus, simplex (?), laxius foliosus, undique parce
minute appresse puberulus, glabrescens. Folia conspieue petiolata, infima et
suprema trifida, intermedia fere ad basin pedato-5-fida, lobis anguste linearibus,
intermedio usque ultra 12 cm. longo, 4-7 mm. tantum lato, petiolo 5-15 mm.
longo. Pedunculi breves, pluriflori. Sepala (florum adjacentium) minora, exte-
riora 2 breviter acuminala, 7 mm longa, 3-4 mm. lata. Corolla 5,5 cm. longa,
ultra 4 cm. lata, rosea. Capsula ovoideo-globosa, glabra, pallide subfusca, styli
basi apieulata, ca. 12 mm. longa, 4-valvis, 2-locularis, 4-sperma. Semina nigra,
nitore subvelutino, secus angulos 2 laterales lana tenui ca. 7 mm. longa rufidula
eaduca barbata.
%.Souche émettant de nombreuses racines pourvues de renllements napi-
formes. Plante vénéneuse pour le bétail. Fleurs roses. Plaine de Paraguari, fruet.
m. Jan. 1877, Balansa n° 1073, Hb. DC. (cum flor. adjacentibus) et Griseb, nunc
Gotting.
„. albiflora Hallier f. (var. nov.).
Suffrutex erectus, ultra !/s m. altus, simplex (?), glabrescens. Folia brevissime
petiolata, præter marginem et nervos sublus appresse albide puberulos denique
glabrescentes glabra, subtus nonnunquam conspieue reticulato-venosa, profunde
trifida, lobis spathulato-linearibus, ıntermedio 2,5-9 em. longo, 3-15 mm. lato,
vel infima et suprema integra, linearia, petiolo 2-5 mm. longo. Pedunculi bre-
viores longioresve, pluriflori. Sepala minora, exteriora 2 breviler acuminala,
5-6 mm. longa, 3-4 min. lata. Corolla 6,5 cm. longa, usque 5 em. lata, alba.
Capsula et semina exacte ut in var, lineariloba.
%,Fleurs blanches. Vallée de l'y-acan guazu, dans les prairies, flor. m. Mart.
1884, Balansa no 4395, Hb. DC.
Suffrutex similis specim. n° 1796, sed flor, et foliis minoribus, In campo mon-
lano prope Gordillera de Altos, flor, et fruct, nm. Jan., Hassler no 1796a.
Ipomiea (sect, Eriospermum) Argyreia Meissn. !
In Mart. Fl. bras, VII, p. 246, t. 88, fig. 2 e. syn.!; Ule! in Engl. Jahrb.
XXI (1896), p. 416. Ipomwa paraguariensis Peter! in Engl. u. Prantl
Natürl. Pllanzenfam. IV, 3, a (1891), p. 29.
Souche emettant plusieurs tiges de 75 centim, de hauteur, Fleurs roses, Villa
Rica, sur les collines incultes, Nor. 8. Dee. 187%, Balansa no 1074, Hb. DC, et
Griseb, nune Golling,
Calonyetion bona nor (l.. 1762) Bo).
Hort, Maur, (1837), p. 227; Hallier f, « Die Gattung Calonyelion » in
Bull. de l'herb, Boiss, V, 12 (XI, 1897), p. 1028, t. 17, fig. 1-3, in Bull.
soc, r, bot, Belg, XXX VII, 4 (1898), p. 101 et in Engl. Jahrb. XXV (1898),
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
p. 732. Ipomea bona nox L. Sp. pl. ed. 2 (1762), p. 228 ; Meissn. 1. e.,
p. 215; Morong and Britton! 1. e. p. 170.
Central Paraguay : Thos. Morong fior. et fruct. 1880-90 no 269, Hb. Barb.-
Boiss.
Herba volubilis 5-8 m. Corolla alba. fasciis flavo-virentibus. In sepibus prope
Tacnaral, flor. m. Jan., Hassler no 1567.
Quamoclit pinnata (Desr. 1789) Boj.
Hort. Maur. (1837), p. 224: Hallier f. in Engler Bot. Jahrb. XVIH (1893),
p. 154, in Bull. soc. r. bot. Belg. XXXVIH, 1 (1898), p. 101 et in Engl.
Jahrb. XXV (1898), p. 731. Ipome&a Quamoclit L. Sp. pl. ed. 1 (1753),
p. 159 ; Meissn. in Mart. Fl. bras. VII, p. 217.
Paraguay teste me ipso I. c. (1893), p. 15%. Nullum tamen specimen paragua-
riense in adnotationibus meis ineditis citatum est.
FLACOURTIACEÆ (Briquet).
Banara Hassleri Briq.. sp. nov.
Arbor, vel frutex, ramorum vetusiiorum cortice brunneo, lenticellis pallidio-
ribus minutis, ramusculis + flexuosis dense tomento + ferrugineo tenui
obtectis. Folia oblongo-lanceolata, apice longe acuminata vel caudato-acuminata
marginibus mediocriter convexis, basi convexe cuneata, supra juventute parce
pilosiuscula, dein glaberrima, læte viridia, lucida, subtus velutino-pubescentia
præcipue ad nervos et pallidiora, petiolo brevi tomento ferrugineo dense obtecto
prædita: serratura constans ex dentibus grossis margines incidentibus, extus
convexis, intus concaviuseulis, culminibus obtusis vel acutis prorsus versis;
nervatio pennata, nervis secundariis 3-5, infimis longioribus et robustioribus,
subtus prominulis, anastomosibum rete paginam superiorem leviter areolante.
Inflorescentia terminalis, pyramidali-paniculata, e ramis superioribus simplicibus
inferioribus compositis multifloris exstructa, rache ramisque undique ferrugineo-
tomentellis, pedicellis flore subæqualibus ferpugineo- vel canescenti-tomentellis,
bracteis bracteolisque lineari-lanceolatis minutis tomentoso-ciliatis. Alabastra
subglobosa tomentella. Flores mediocres. Sepala 3 ovata, apice acuta vel sub-
acuta, extus ferrugineo-tomentella, intus canescentia. Petala 3, cum sepalis alter-
nantia eisque subsimilia, extus canescenti-tomentella, intus glabrescentia. Sepala
et petala per anthesin patentia. Stamina co, filamentis glabris vel subglabris
albis, basi subperigyne in disco dense villoso inserta, antheris ovato-didymis,
glabris, lateraliter rima longitudinali hiante dehiscentibus. Ovarium glaber-
rimum, conico-ovoideum, placentis 3 breviter in cavitatem prominulis filifor-
mibus, ovula crebra flerentibus. Stylus nudus, ater, per anthesin ovario subæ-
quilongus vel longior, stigmate vix incrassato obscure 3 lobo. Bacca deest.
Planta (excel. Hassler) 3-4 m. alta. Foliorum lamina superficie 6-8 X 2-3 cm...
petiolus ad 8 mm. longus; dentium culmina ad 2 mm. alta et circa 5-7 mm. dis-
tantia. Panicula ad 5 cm. alta. Pedicelli demum 2-2,5 mm. longi. Sepala super-
ficie circa 2X 1 mm. Petala sæpe aliq. latiora. Staminum filamenta 1,8 mm.
longa, antheræ 0,2 mm. alte. Ovarium cum stylo 2 mm. altum.
In campo pr. Cordillera de Altos, Nov., no 1466.
Cette belle espèce appartient à la section Eubanara et au groupe à placentas
filiformes. Elle se distingue des B. tomentosa Clos, B. parviflora Gray et
B. exechandra Briq. par ses fleurs beaucoup (2-3 fois) plus grandes, et la serra-
APPENDIX I. 55
ture foliaire. Le B. brasiliensis Benth.. par contre, a des fleurs plus grandes, une
serrature foliaire bien moins accusée, des feuilles adultes glabres en dessous et un
périanthe pubescent mais à pièces nullement tomenteuses. Le B. Hassleri se dis-
tingue en outre de loutes les espèces du groupe par son disque velu entre les éta-
mines, propriété qui n'était connue jusqu'à présent que chez le B. Vellozii Gardn.
et espèces voisines, plantes à placentas lamelliformes et saillants dans l'ovaire.
Casearia silvestris Sw.
Fl. Ind. oceid. II, p. 75
2.
Arbor 5-8 vel frutex 0,2-0,3 m. altus; flos albo-llavescens; in silvis prope
Cordillera de Altos, Jun., n° 418 a, 418 b. — In dumetis prope Sapucay, Sept.,
no 418 c.
Les échantillons récoltés par M. Hassler appartiennent à la forme la plus com-
mune au Brésil, à feuilles oblongues-lancéolées, à serrature évanescente, à limbe
glabre ou presque glabre en dessous, à pédicelles et à périanthe glabrescents.
Casearia gossypiosperma Briq., sp. nov.
Arbor sæpe elata, ramorum ascendentium cortice einereo lenticellis minutis,
ramuseulis lævibus angulatis, internodiis brevibus. Folia (juvenilia ad apices
ramorum sita) membranacea, elliptica, apice acula, marginibus moderate con-
vexis, basi cuneata vel tru: cato-cuneata, subæqualia, utrinque viridia, glabra
vel vix pilis parvis raris huc et illuc ornala, parva; nervatio pennata simplex,
nervis secundariis utrinque eirca 5 parum prominulis, anastomosium rete haud
evidente; serratura constans ex dentibus creberrimis minulissimis. Flores ad
nodos denudatos umbellatim pedicellati, 6-8; bracteæ glabræ squammosæ inpul-
vinulum compactum breviter pedunculatum glomeratæ e quo pedicelli floribus
multo longiores emergunt. Sepala 5, basi brevissime in tubum cupulatum con-
nata, extus et intus glabra, albo-flavescentia, membranacea, margine aliq. sca-
riosa, ovata, apice oblusa. Stamina 10, exteriora breviora, filamentis nudis,
antheris ovoideo-globosis, lateraliter rima longitudinali hiante dehiscentibus,
glabris. Disci processus clavati, staminibus multoties breviores, liberi, breviter
puberuli. Ovarium glabrum, sphærico-ovoideum; stylus brevis, stigmatis trifidi
laciniis demum + reflexis. Capsula pulchre loculicide trivalvis, semina crebra
continens. Semina obconica testa fulva, minutissime foveolato-puberula,
arilli loco lana gossypina fusca fulta et involuta, lanæ fimbriis simplicibus lon-
gissimis.
— Arbor (ex el. Hassler) 6-8 m. alla. Foliorum (suppetentium) lamina superficie ad
2 x 0,6 em., petiolus ad 5 mm. longus; dentium culmina 0,1 mm. alt. et
0,2-0,6 mm. distantia. Pedicelli ad 8 mın. longi. Calicis tubus vix 4 mm. longus,
sepala superficie ad 2X 1,2 mm. Staminum filamenta ad 2 mm. longa, antheræ
0,4 mm. alte. Disci processus 0,5 mm. alti. Ovarium cum stylo eirca 2 mm.
altum. Capsula valvis sect. long. circa 3 X 2 mm. Semina sect. long. circa
2x 0,8 mm., fimbriis sepe ad 1 cm. longis.
In silva pr. San rames EP Sept., no 1107.
Cet arbre remarquable appartient à la section Crateria el partage avec le C, inæ-
quilatera Camb. du Brésil et le ©. eriophora Wright de Cuba, la singulière pro-
priété d'avoir des graines enveloppées par une abondante laine arillaire. Le
C. gossypiosperma s'écarte fortement des deux espèces précilées par ses rameaux
aphylles, par ses fleurs nombreuses longuement pédicellées et placées en ombelles
aux nœuds des rameaux âgés, et par ses fleurs relativement très grandes,
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LABIATÆ (Briquet).
Teuerium inflatum SW.
Prodr. Fl. Ind. occid., p. 88.
Suffrutex herbaceus 0,2-0,4 m. altus; corolla rosea ; in dumeto prope Salado,
Oct., ne 4355. — Herba 0,5-0,6 m. alta, corolla lilacina; in dumeto prope Para-
guari, Jan., n° 105.
Rosmarinus officinalis Linn.
Sp- pl.ied. 4, p. 23:
Suffrutex 0,4-0,6 m. altus; corolla alba; quasi sponte in arvis prope Altos,
Oct., no 1327.
Scutellaria purpurascens Sev.
Fl. Ind. occid. H, p. 4013.
Suffrutex 0,3 m. altus; corolla rosea; in dumeto prope Sapucay, Dec.,
n° 416140. — Suffrutex 0,2-0,3 m. altus; corolla cœrulea; in dumeto prope
Sapucay, Dec., n° 1553.
Leonotis nepetifolia R. Br.
In Aït. Hort. Kew, ed. 2, III, p. 409.
Herba 0,15-0,40 m. alta; corolla obscure aurantiaca; in dumetis pr. Para-
guari, Oct., no 4213.
Cette espèce, originaire d'Afrique, est naturalisée sur plusieurs points du conti-
nent américain. :
Glechon ciliata Benth.
Lab. gen. et spec., p. 408.
Herba 0,15-0,4 m. alta; corolla cæsia: in pratis montanis prope Peribebuy,
Febr., no 1867.
Salvia cinerarioides Brig.
Fragm. Mon. Lab., I, p. 99 et in Micheli, Contrib. Fl. Parag., VII, p. 11,
tab. 56, fig. 1.
Herba 0,1-0,3 m. alta; corolla azurea; in dumeto prop. lag. Eppacaray,
Sept., no 1047. — Herba 0,2-6,3 m. alta; flos lateritius; in silva pr. Tacuru-
pucas, Maj., no 4095. — Corolla rosea; in dumetis pr. Cordillera de Altos,
Sept., no 1047 a.
Salvia approximata Brig.
Fragm. Mon. Lab. I, p. 100 et in Micheli, Contrib. Fl. Parag. VII, p. 12.
ns 0,25-0,40 m. altus; corolla alba; in dumeto pr. Tacurupucu, Jun.,
no 883.
Ben APPENDIX I. 57
Salvia rigida Benth. er
BR Lab. gen. et spec., p. 269: Brig. in Micheli, Contrib. Fl. Parag. VI,
p- 13.
y Var. eryptocaulos Briq. 1. e., p. 14.
Suffrutex 0,2-0,6 m. altus; corolla alba; in dumeto pr. Papucay, Dec., no 1640.
Var. lucida Brig.
L. e.. 14, iab. 56, fig. 2 = S. lucida Brig. Fragm. Mon. Lab. I, p. 99. |
Même localité et même numéro, avec une forme intermédiaire entre les *
variétés cryplocaulos et lucida; une forme de passage analogue est représentée
par. le n° 1816 qui est accompagné de la note suivante; « Herba 0,3-0,5 m. alta;
corolla alba: in silva pr. Cerrohu, Jan. »
Hyptis mutabilis Briq. R
Frag. Mon. Lab. IV, p. 47 = Nepetala mutabilis Rich. in Actes de la |
Soc. hist. nat. de Parıs, ann. 1792, p. 110 — Hyptis spicata Poit. in Ann.
du Mus. VII, p. 474, ann. 1806.
Var. canescens Brig.
L. e. = Hyptis canescens Kunth in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec. amer.
IL, p. 321.
Suffrutex 4-1,5 m. altus; corolla cæsia ; in campo pr. Paraguari, Sept., no 949.
Var. spicata Brig.
L. c. = H. spicata Poit., sensu striclo.
Herba suffr. 0,3-1,5 m. alta; coralla lilacina ; in dumetis et campis pr. Altos,
Nov., no 1516. — Suffrutex herbac. 0,5-0,8 m. altus; corolla cæsia; ad mar-
ginem silvæ pr. Cordillera de Altos, Jul., n° 396.
Hyptis hirsuta Kunth
In Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec. amer. Il, p. 318.
Herba 0,2-0,3 ın. alta; corolla violacea ; in dumeto pr. Paraguari, Jan., no 74.
— Herba 0,3-9,5; corolla alba; in campo prope Tacuaral, Nov., n° 1451.
is trichoneura Brig. 2
Hyptis tri aies I 1. =
In Micheli, Contrib. Fl. Parag., VII, p. 28. À
Herba 0,2-0,4 m. alla; corolla cœrulea; in campo prope Cordillera de Altos,
Jul., no 576.
> Hyptis dumetorum Morong MR
An enum. of the pl. eoll. in Paraguay, p. 200; Briq. in Micheli, Contrib.
Fl. Parag. VII, p. 33, tab. 62, fig. 2.
Herba suffrut, 0,3-0,5 m. alla; corolla cæsio-lilacina; ad marginem silvæ pr. 4
Cerrito, Febr., n° 1912. |
. ” 'E
Ocimum nudicaule Benth. %
Lab. gen. et spee., p. 1%. 1
Herba 0,2-0,% m. alla; corolla lilacina; in palude prope Peribebuy, Febr., |
no 4417 et 1917 a. ;
Ocimum Sellowii Benth.
Lab. gen, et spec., p. 6.
58 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Herba 0,1 m. alta; corolla alba; in campo pr. Cerrito, Sept., no 957. — Herba
0,2-0,3 m. alta; corolla cæsia; in campo pr. Cordillera de Altos, Oct., no 1336.
— Herba 0,1-0,2 m. alta; corolla cæsia ; in campo pr. Itacurubi, Oct., no 1212.
Ocimum carnosum Link et Otto
Ap. Benth. Lab. gen. et spec., p. 11.
Herba 0,15-0,3 m. alta; corolla violaceo-cæsia; in palude pr. Paraguari, Oct.,
no 1214. Nomen vernac. « Albahaca del bannado. »
Ocimum Basilicum Linn.
Spaplzed. 4,.0..597.
Var. integerrimum Brig. in Engl. Natürl. Pflanzenfam. IV. Teil, Abt. II a,
p. 369 = 0. integerrimum Willd. Sp. pl: III, p. 162 = 0. Basilicum var. gla-
bratum Benth. Lab. gen. et spec., p. 4.
Suffrutex 0,3-0,4 m, altus; corolla alba ; in palude pr. Tucangua, Aug., no 722.
Cette plante, originaire des parties chaudes de l’Asie et de l’Afrique, est natu-
ralisée sur beaucoup de points du continent américain. Elle se distingue immé-
diatement de tous les basilies américains par sa grande corolle et ses deux éta-
mines postérieures appendiculées à la base. L’échantillon récolté par M. Hassler
nous a offert une fleur pentandrique. La cinquième étamine était antérieure au
lieu d’être postérieure, ce qui est un cas très rare; le filet présentait à la base un
rudiment d’appendice.
PET C'EST SAT En
2 x
ULMACEE (Chodat).
Celtis brasiliensis Gardn.
In Hook. Lond. Journ. of bot. II, 339.
£. Clausseniana Planch.
Ann. se. nat. |. ce. 310.
Frutex 4-5 m. Corolla flavescens. In silvis p. Cordillera de Altos, Jul., no 572
(392) ; arbor 2-3 m. 0,3-0,4. Rami 7-8 m. aculeati. Flos flavus. Ad marginem
silvarum p. Altos, Oct., no 1339 (vidi spee. Planch. in Hb. Boiss,).
Celtis Tala Gill.
Mss. Planch Ann. se. nat. 3me serie, X, 310; Miq. in Mart. Fl. bras. IV,
1.479.
Arbor 3-5 m. trunco 0,1-0,3; rami elongati pauciramosi. Cortex luridus lævis
spinosus. Flos ochroleucus. In silvis et nemoribus p. Cordillera de Altos, Aug.,
ne 1050; arbor 4-6 m. trunco 0,1-0,3. Cortex levis (?) griseus. Rami aculeati.
Corolla albo-viridescens. In silvis prope « Jabebiry », Aug., n° 873, Nom. vernac.:
Yuaciy.
Sponia micrantha Decaisn.
Herb. Timor 170; Planchon Ann. sc. nat. 3me série, X, 26%; Miq. Fl.
bras. IV, I, 171; Trema micrantha Swartz.
Arbor 4-6 m. trunco 0,1-0,2. Cortex lævis nigricans. Flos albicans. In silva
p. San Bernardino, Jan. n° 1752 ; ad ripam fl. Juqueri, Oct., no 1380.
MORACEÆ (Chodat).
Morus alba L.
Spee. PI. 986.
Arbor 6-7 m., 0,3-0,%. Cultivata et subsponlanea in arvis p. Altos, Dec.,
no 1726.
Maclura tinctoria Endi.
Gen. Suppl. IV, 3%, n° 3; Morus tinctoria Mill. Diet. no 5; Vellos. Fl.
flum. X, tab. 22 (sed hæc spinosa ?); Miq. in Mart. Fl. brasil. IV, L., 155,
tab. LI; Chlorophora tinctoria (L.) Gaudich,
Arbor vel frutex 3-4 m. trunco 0,2-0,4. Corolla albo-virens, In silvis p. Cor-
dillera de Altos, Oct., n° 1366,
Dorstenia brasiliensis Lam.
Encyelop, Möth. 11, 347 : Mart. Fl. bras, IV, I, 168.
BULL, nenn, noiss, Appendix 1, Septembre 1899, 6
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
B. Balansa no 1983, En Guarani : Taropè; in Dona-Juana près de Villa-Rica
dans les prairies, Sept.; — Hassler : in uliginosis p. lag. Ypacaray, Sept. (differt
foliis oblongis) Id. Perdonnet no 182 (St-Paul) forma accedens ad D. tubicina
R. et Pav.
Ficus sp.
Arbor 8-14, 1-21/; m., epiphyticus. Cortex levis flavo-virens. Flos non collectus.
In silvis virgineis p. Cordillera de Altos, n° 805 : Nom. vernac. fructus Guapoy.
Cecropia peltata Linn.
Pugill. Pl. Jamaic. in Amen. Acad. V, 410, no 116; Jacq. Obs. II,
t. 46; Mig. in Mart. Fl. bras. IV, I, 149.
Arbor 6-15 m. trunco 0,1-0,4. Cortex argenteus lævis. In silvis p. Cordillera
de Altos ; Jul. (flos masculus flavus, no 617 a; flos femineus cinereo-rubiginosus,
no 6176).
URTICACEÆ (Chodat).
Urtica urens L.
Sp. pl. 984.
Herba 0,1-0,3. Flos flavescens. In arvis p. Luque, Jan., no 419.
Urera caracasana Griseb.
Fl. Brit. W. Ind. 154.
Suffrutex vel frutex 4-6 m.; flos roseus, in silvis p. Aregua, Oct., no 1375;
suffrutex volubilis, flore albo, ad marginem silvæ p. Altos, Maj. no 307; herba
volubilis, flore roseo. In silvis p. Cordillera de Altos, Sept., no 1116.
Urera baccifera Gaudich.
Voy. d’Uranie. Bot. 497; Miq. flor. bras. IV, I, 192.
Suffrutex herbaceus 1-2. Flos cupreus. In silvis p. Sapucay, Dec., no 1626.
Bœhmeria dasypoda Miq.
In Mart. Fl. bras. IV, I, 188.
Suffrutex 0,3-0,6. Flos flavescens. In dumeto p. Juqueri, Oct., no A311.
Behmeria sp.
Affinis B. phyllostachyæ Miq. in Mart. Fl. Bras. IV, I.
Herba 0,3-0,5. Flos albo-virens. Ad ripam rivi Juqueri, Oct., no 1414.
LORANTHACEE (Chodat).
Loranthus cordatus Hoffmsegg.
Florul. Paræns. (Mss.), p. 12; Schult. Syst. VII, 128! DC. 310; Eichl.
in Mart. Fl. bras. V, II, p. 44 (sub Psittacantho cordato Blume).
APPENDIX I. 61
Suffrutex parasiticus. Corolla cinnabarina. In arboribus ad ripam flum. Rio-
Apa, Maj., no 2527.
Phoradendron latifolium Griseb. (Sw.).
Fl. brit. W. Ind. 314; Eschl. in Mart. Fl. bras. V, II, 126, Tab. XLI.
Suffrutex parasiticus. Fructus aurantiacus. In arboribus p. Cordillera de Altos,
sept., 913.
ARISTOLOCHIACEÆ (Chodat).
Aristolochia Hassleriana Chod. nov. spec.
Folia cordata subobtusa vel acutiuscula, tenuia, glabrescentia majora 55 mm.
longa. 65 mm. lata, petiolo 25-40 mm. longo apice sensim dilatato basi pro-
phyllis orbieularibus ce. 13 mm. latis (majoribus). Flores axillares solitarii,
ovario 60-70 mm. longo, perigonio geniculato, tubo basi amplissimo (30-14 mm.)
dein angustiore limbo peltiformi late elliptieo 70-50 mm. basi emarginato, atro-
purpureo-lilacino marmorato.
Sectionis Peltiflore affinis A. Glaziowit.
Suffruticosa, volubilis. Corolla atro-purpurea, lilacino-marmorata. In silvis p.
Cordillera de Altos, fl. Aug., no 858.
Aristolochia Cobra Chod. nov. sp.
Folia suborbieularia vel subeordata basi auriculata sæpissime oblusa, petiolo
apice dilatato, discolora inferne nervillis areolata leviter glaucescentia, majora
60 mm. lata, 40 mm. longa, stipulis inæqualibus cordato-orbicularibus. Flores
similes A. Giberti Hook. 6-7 em. longi sed appendice lobi inferioris perigonii
filiformi 3-4 mm. longo.
Liana caule fruticoso 10-15 m. Corolla flavo-virens interne brunneo-punctala.
In silvis p. Cordillera de Altos, fl. Aug., no 849.
Affinis Arist. Giberti Hook. differt peduneulis petiolo que longioribus, appen-
dice lobi inferioris corollæ angustissimo, folio minore. ab A. Ipemi Parodi foliis
haud sessilibus aliisque.
Aristolochia triangularis Cham. et Schld.
In Linn. 1832, p. 209, 1.6, f. 1; Duch. in DC. Prodr. XV, sect. I, 461.
Herba suffruticosa, volubilis, 2-3 m. Corolla atropurpurea dilute violaceo-mar-
morata. In dumetis p. S. Bernardino. fl. Jul., n° 661
POLYGONACEÆ (Chodat).
Polygonum acuminatum N. B. K.
Nov, Gen. II. 178; Meissn. Fl. Bras, V, 1, 44, tab, IV.
Herba 0,3-0,%. Corolla rosea. In rivulis p. Rio-Apa, fl. Maj., n. 2530.
Herba. Corolla coccinea, In rivulis p, Tacurupuct, fl. Jun., n. 2517.
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Polygonum spectabile (Mart.) Meissn.
(In Hb. mss.), Fl. Bras. V, I, 13.
Var. minor Chod. nov. var.
Foliis evidentius petiolatis angustissime et longissime acuminatis et statura
minore.
Herba 0,2-0,%. Flos rubescens. In uliginosis p. Paraguari, fl. febr., no 1911.
Polygonum densiflorum Meissn.
Prodr. 78, ex parte non H. B. K.: Polygonum acuminatum Meissn in
Mart. Fl. Bras. V, 1, 13.
Herba 0,5-1,5. Corolla rosea. In rivulo prope Serra Gerlrom (?), fl. jun., no 67.
Polygonum acre H. B. K.
Nov. Gen. IH, 179 (non Lam.); Meissn. in Mart. Fl. Bras. V, I, p. 18,
tab. M, fig. I.
Herba 0,3-0,5, flore albo, in palude prope Tacuaral, fl. Dec., no 1569.
£. riparium Meissn.
Delon, NIE es n@s le
Herba 0,2-0,5, flore roseo, in uliginosis prope San Bernardino, fl. Jan., no 177.
Ruprechtia laxiflora Meissn.
In Mart. Fl. bras. V, I, p. 56.
A typo e prov. Jacobina (Blanchet n° 330%) differt.
Arbor 6-8 m., tranco 0,3-0,5 m.; corolla roseo-viridescens. In rupestribus pr.
Cordillera de Altos, fl. Aug., no 774. — Arbor 2-3 m. trunco 0,3-0,4, in silvis
rupestribus p. Rio-Apa, fruct. Jan., no 201 ; id. flores 2340. — Arbor 5-6 m. ;
corolla fructusque coccinea. In nemoribus prope lagun. Ypacarai, fl. Sept.,
no 114.
Mühlenbeckia sagittifolia Meissn.
In Mart. Fl. bras. V, I, p. 45, tab. XXI.
Suffruticosa 0,25-0,%, corolla alba. In pratis prope Altos, fl. sept., no 1139.
Obs. (e fl. bras.) Planta apud Brasilienses in usum medicinalem vocatur ideo-
que a nobis; in provincia Rio Grande do Sul ubi Salsa appelatur, decoctum
contra siphilitidem præbet. Mart. Mat. med. bras., p. 11.
CHENOPODIACEE (Chodat).
Chenopodium glaucum L.
Mogq. in Mart. Fl. bras. V, I, 144.
Herba 0,3-0,%. Flos flavo-virens. In campo p. Pampa Central, fl. Jan., no 27.
Chenopodium album L.
Fl. bras. V; I, 444.
Herba 0,3-1 m. Flos viridescens. Ad ripam rivi « Salado », fl. Oct., n. 1958.
APPENDIX L 63
Chenopodium ambrosioides L.
Spec. 320 : Fenzl. in Mart. Fl. bras. V, I. 145.
Herba 0.3-0,6. Fl. albicans. Ad marginem silvæ, Cordillera de Altos, fl. Aug.,
n. 707: ad marginem silvæ pr. Tobati, fl. Jan., no 1800; in arvis p. Caballero,
fl. Dec., no 1596.
AMARANTHACEZÆ (Chodat).
Frehlichia lanata Moq.
In DC. Prodr. XII, II, 422.
Var. paraquayensıis.
Folia minus lanata oblonga linearia 15-13 mm, vel minora; caulis pubescens
vel brevissime tomentosus.
Herba 0,4-1 m. Fl. stramineus corolla coccinea. In campo prope Itacurubi, fl.
Oct., no 1323.
Fræhlichia paraguayensis Chod. nov. spec.
Radix crassa e caudice caules plures erectos edens. Internodia inferioria bre-
vioria superiora i. e.. secundum vel tertium longissima (12-20 cm.) Folia
basilaria lanceolato-linearia versus basin longe attenuata, caulinia sessilia, acuta
lanceolato-linearia 30/6 mm. vel minora ut caules subtus pilis lanuginosis vel
subsericeis adpressis haud densis, superne tantum rugose puberula, margine sub-
serrata. Spicastri terminales vel interrupti, internodiis sepe 4-7 em. longis.
Perigonium phyllis lanceolato-linearibus sensim decrescentibus tubum stamina-
lem excedens. Tubus androcei parte ultima tantum breviter fissus. Antheræ in
tubo sessiles oblongæ : staminodii phylla lanceolata minule serrata antheris vix
breviora. Ovarium turbinatum stylo brevi. stigmate capitato-inciso.
Herba 0,3-1 m. Corolla rubescens. Ad ripam rivi « Juqueri», fl. Nov., no 1494.
Affinis F. sericee Mogq. (In DC. Prodr. XIII, II, 422 et Fl. bras. V, I, 167.),
differt caule superne haud villoso, tubo staminali quam perigonium breviore,
staminodiis et sligmate diversis.
Gomphrena glauca Moq.
In DC. Prodr. XII, II, 38% ; in Mart. Fl. bras. V, 1,190. Sertunera glauca
Mart. Nov. Gen. II, 37, t. 136 et 137; Pfaffia glauca Sprengl. Neue Entd.
II, 110; Morong 1. e.
Herba 0,5-1,5 ın. Gorolla alba. Ad marginem paludis Tucangua, fl. Jan.,
no 1740.
Chamissoa Maximiliani Marl.
Herb. Fl. bras. no 480; Moq. in Fl. bras. V, I, 242; in DC. Prodr. XII,
Il, 251; Ch. altissima Britt. et Morong. |. e.
Herba 2-3 m. Corolla viridescens. In silvis pr. Tobaty, fl. Jan., no 1747. —
In campo p. lagunam Ypacaray, N. Jul., no 360.
Obs, He species arillala cum simili ©. altissima el. Britt. et Morong.
l. e. confusa est.
Var, pubescens,
In silvis p. Gordillera de Altos, fl. Jun., no 467.
a
ri
64 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Amaranthus chlorostachys Willd.
Hist. Amar. 32, tab. 10, fig. 19; Moq. in DC. Prodr. XIII, I, 259; in
Mart. Fl. bras. V, I, 239.
Herba 0,2-0,6. Ad ripam rivuli pr. Sapucay, fl. Dee., no 1566 — 0,3-0,8, in
arvis p. San Bernardiuo, Jul., n° 585 — 0,5-1 m. in arvis p. Tacuaral, fl. Aug.,
no 831 — ad marginem silvæ pr. Sapucay, Dec., no 1655.
Alternanthera paronychioides St Hil.
Voy. bres. Il, 2, 439; Mog. in DC. Prodr. XII, II, 358; id. in Mart.
Fl. bras. V, I, 185, tab. LVI.
Herba erecta. Corolla alba. In palude p. Villeta, fl. Dec., no 294.
Alternanthera pilosa Moq.
In DC. Prodr. XIII, II, 357 et in Mart. Fl. bras. V, I, 185.
Herba repens. Corolla alba. In arenosis p. Paraguari, fl. Sept., no 991.
Thelanthera rosea (Morong) Chodat.
Mogiphanes rosea Morong, Enumeration |]. c. p. 206.
Herba 0,3-1 m. Flos sanguineus. In dumetis p. Cordillera de Altos, sept.,
no 902.
Telanthera phylloxeroides Moq.
In Mart. Fl. bras. V, I, 169, tab, LI.
Var. linearifolia Chod. nov. var.
Foliis linearibus utrinque longe acutis 12 cm./12 mm., junioribus adpresse
pubescentibus, peduneulo ce. 7 cm. longo, phyllis perigonii lanceolatis acumi-
natis vel cuspidatis 6 mm./2 mm. Characteres internes 1. c. androcei et gynæcei
ut in T. phylloxeroide sed omnes paulo graciliores.
Affinis var. £. acutifolia.
Herba 0,2-0,% m. Corolla nivea. In pratis p. Areguà, fl. Oct., n° 1558 (unic.).
BASELLACEÆ (Chodat).
Boussingaultia baselloides H. B. K.
Nov. Gen. et Spec. VII, 196, t. 645.
Liana. Caulis herbaceus, corolla flava. In silvis montanis pr. Cordillera de
Altos, fl. Febr., no 2346.
PHYTOLACCACEÆ (Chodat).
Seguiera florıbunda Benth.
Obs. Fl. Guian. in Linn. Trans. XVII, 234; in Mart. Fl. bras. XIV, II,
330 ; DC. Prodr. XIII b. 6.
APPENDIX 1. 65
Liana caule arboreo, flore flavescente. Ad marginem silvæ p. Tobati, fl. Jan.,
no 1847 in silva pr. Tebicuary, fl. Jan., a no 1847 differt cortice cinereo (4-
6 m.) no 1847b.
Forma alutacea.
Corolla alutacea nec flavescens.
Liana caule arboreo simili 1847 sed corolla alutacea. In silvis p. Sapucay, fl.
Jan., no 1847a.
Seguiera coriacea Benth.
In Linn. Transact. XVII, 235, n. 2; DC. Prodr. XIII, 7; Benth. in
Mart. Fl. bras. XIV, II, 329.
Arbor 8-10 m., trunco 0,2-0,5 m. Corolla flavovirens. In silva pr. Cordillera
de Altos, fl. Jan., no 1764.
Rivina humtlis L.
Sp. 177; Moq. in DC. Prodr. XIIIb, 13; Bot. Mag. t. 1781; Schmidt in
Mart. Fl. bras. XIV, II, 336.
var. 8. puberula Moq. 1. c. p. 13.
Herba 0,2-0,4. Corolla alba, fructus cinnabarinus. In silvis pr. Cordillera de
Altos, fl. Jun., no 316.
Rivina octandra L.
Sp. pl. 177, no 1; Mog. in DC. Prodr. XII b, II; Schmidt in Mart. Fl.
bras. XIV, II, 334.
Liana arborea 15-25 m., trunco 0,2-0,4 m. Corolla alba. In silva prope Cerro
St Tomas, fl. sept., no 965; ad marginem silvarum Zanja hü, Sept., no 1041.
Pettiveria alliacea L.
Sp. pl. 486; Moq. in DC. Prodr. XIII b, 7; Schmidi in Fl. bras. XIV, II,
332.
Herba 0,2-0,8 m. Corolla alba. In silvis pr. Cordillera de Altos, fl. Oet.,
no 1403.
Phytolacca dioica L.
Sp. pl. p. 632, no 5; L'Herit. Stirp., p. 145, t. 70. Pircunia dioica Moq.
in DC. Prodr. XIII b, p. 30 ; Schmidt, in Mart. Fl. brasil. XIV, II, 342. !
Var. ovatifolia nob. nov. var. foliis late ovatis firmioribus.
Arbor 6-20 m., trunco 0,3-1,5 m. Corolla alba, in campo et nemoribus pr.
Altos, fl. Jun., no 447 a. Nom. vernae. Ombü. — 447 b. Flores fœminei.
NYCTAGINACEÆ (Chodat).
Mirabilis jalapa L.
Sp. p. 252; Choisy in DC. Prodr. XIII b, 427; Lam. Illt., t. 105; Bot.
Mag. t. 371.
Herba 0,25. Corolla violacea, In arvo pr. San Bernardino, fl. Sept., no 1042.
RAA PA EN
66 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Beerhavia paniculata Rich.
Act. Soc. hist. Paris, I, 105, non Lam.; Choisy in DC. Prodr. XIIIb,
449; Schmidt in Mart. Pl. Bras. XIV, II, p. 369. Berhavia decumbens
Vahl, Enum. I, 284.
Herba 4-1,5 m. Corolla atropurpurea. In campo pr. Itacurubi, fl. Sept.,
n° 1123; 0,4-0,8. Corolla purpureo-violacea. In dumetis pr. Cordillera de Altos,
fl. Jul., n° 581; corolla rosea atropurpureo-striata. In campo pr. San Bernardino,
Maj., no 335.
Bougainvillea glabra Choisy.
DC. Prodr., XII, pl. 2, 437; Schmidt in Mart. Fl. bras. XIV, II, 351.
Liana fruticosa; flos bracteis coccineo-cæsiis. Quasi sponte in arvis apud
« Assuncion » flor. Jan., no 287.
Reichenbachia hırsuta Spr.
Syst. Veget., I, 9%; Bull. Soc. philom. (1823), 5%, t. 1, fig. 1-5.
Frutex 3-4 m. Corolla argenteo-flavescens. In silvis pr. Cordillera de Altos, fl.
Jun., no A26; B. Balansa, no 2301, dans les haies, Assomption.
PORTULACACEÆ (Chodat).
Talinum patens (Jacq.) Willdn.
Spec. plant. II, 863; DC. Prodr. III, 357; Rohrbach, in Mart. Fl. bras.
XIV, I, 296, tab. LXVI.
Herba suffrutie. 1-1,5 m. flos purpureus, deciduus. In arvis p. San Bernar-
dino, fl. Jan., no 4821; 0,3-0,5 succulenta, corolla flavo-virente. In arvis p.
San Bernardino, fl. Jul., no 575; 0,3-0,8 fere albo-virente, no 83. Ad marginem
silvæ, pr. Ita, Jan., no 83. — Balansa n° 225%. Feuilles charnues, fruits jaunes.
Bords de la Picada de la forèt de Caaguazu, nos 1874, 2254.
ROSACEÆ (Chodat).
Rubus Hassleri Chodat.
Rubus urticefolius Hook. p. p. in Mart. Fl. brasil. XIV, II, 62, haud
Poir. Eneyel.
C'est le Rubus urticefolius des auteurs et notamment de Hooker dans la flore
du Brésil, mais il diffère essentiellement du Rubus urticæfolius de Poiret dont
les feuilles sont tomenteuses à dents plus larges et non apiculées, à pétioles et
pétiolules à soies denses et molles beaucoup plus robustes comparativement aux
folioles qui sont de même dimension dans les deux espèces. Ainsi que le dit
Poiret la panicule et ses branches sont roussâtres et velues dans le R. urticæfolius
tandis que dans le R. Hassleri les aiguillons prédominent et sont uncinés élargis
à la base; dans la plante du Pérou, ces aiguillons sont rares et minces, un peu
APPENDIX I. 6
défléchis mais nullement arqués. Les dents du calice sont fortement apiculées
dans le Rubus Hassleri, tandis qu'elles sont à peine aiguës dans le À. urti-
cefolius.
Rosa sempervirens.
L. Spec. Pl. 704; DC. Prodr. If, 597; Hook. in Mart. Fl. bras. XIV, II,
72.
Suffrutex volubilis. Corolla rosea. Ad ripam rivi « Juqueri» Nov., no 1488.
Prunus spherocarpa (Laurocerasus) Sw.
Loisel. in Nouv. Duhamel V, 4 ex DC. Prodr. II, 540; Hook. Bot. Mag.
t. 3141. Prunus spherocarpa Sw. Fl. Ind. occ. II, 927; Hock. in Mart. Fl.
bras. XIV, II, 55.
Arbor 3-5 m. trunco 0,3-0,4 m. Cortex brunneo-nigrescens lævis. Corolla alba.
In silvis pr. San Bernardino, fl. Aug., no 852; in silva p. fort Lopez, fl. Jul.,
no 588; arbor 6-10 m., trunco 0.2-0,4 m., in silvis p. Caballero, fl. Aug.
BOMBACEZÆ (Chodat).
Bombax Martianum Schumann.
In Mart. Fl. bras. merid. XI, III, 224: Carolinea tomentosa Mart. et
Zuccari. Nov. Gener. et Spec. I, 84, t. 56.
Arbor 6-8 m. trunco 0,2-0,8. Corolla alba. In dumetis p. Rio Apa, fl. Maj.,
no 410.
Chorisia speciosa St Hil.
Pl. usuelles t. 43; Fl. bras. merid. I, 207; Schumann in Mart. Fl. bras.
XI, III, 206. tab. XV.
Arbor similis 445, sed corolla alba, fructuque majore. In colonia Risso ad
flum. Apa, Maj., no 841.
B. Balansa Pl. du Paraguay, no 2670, En Guarani Samuhu, grand arbre à
cime ample el arrondie, à écorce du tronc lisse inerme. Feuilles caduques. Fleurs
blanches veinées de rose, l'Assomption dans les jardins.
Chorisia speciosa St Hil.
£. minor.
Arbor 10-20 ın. trunco 0,3-1,5 m. Truncus ventricosus corlex griseus acu-
leatus. Corolla rosea. In silvis p. Cordillera de Altos, Jun., n° 445.
TILIACEÆ (Chodat).
Luhea paniculata Mart.
Mart. et Zuce. Nov. Gen. I, 100, t. 62; St Hil, Fl. bras. mérid. I, 227;
Schumann Fl. bras, XI, III, 161.
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Arbor 6-10 m. 0,3-0,6 ; corolla alba. In silva p. Cordillera de Altos, fl. Aug.,
no 829 et 829 a; arbor 8-12 m. 0,2-0,5. Corolla roseo-violacea. In silva p. San
Bernardino, fl. Jan., no 1749 et no 1749 a (fructus).
Luhea uniflora St Hil.
Flor. bras. mer. I, 226, t. 57: K. Schumann in Mart. Fl. bras. XII, IH,
154.
Arbor 6-10. Trunco 0,3-0,5. Corolla alba similis 1346 differt folus et fructu
majore. In silva prope Sapucay, Oct. no 1348; in campis arenosis p. Tacuaral,
arbor 5-6 m. trunco 0,3-0,4. Cortex viridis albicans striatus, flos albus. In
campis arenosis p. Tacuaral, no 1346; in dumeto p. Cordillera de Altos, Oct.,
no 1383
Triumfetta semitriloba L.
Mant. I, 73; Lam. Encyel. III, 420; Schumann in Mart. Fl. bras. XII,
II, 134.
Suffrutex 1-1,5 m. Corolla ochracea. In arvis p. San Bernardino, Maj., no 303.
— L’Assomption, sur les collines incultes, Avril-Mai, Balansa, Parag., 1874-77,
no 2327.
Heliocarpus americanus Linn.
Hort. Cliffort. 211, t. 16 ; Spec. ed. I, 448 ; Jacq. Hort. Schoenbr. t. 453;
Schumann, in Mart. Fl. bras. XII, III, tab. XX VII.
Arbor 10-20 m., 0,4-0,8. Cortex cinereus lævis ; corolla lutea. In silvis p. Cor-
dillera de Altos, Aug., no 759 et 759a; ad marginem silvarum p. Altos, fl. Jul.,
n° 557 et 597 a; ad margiuem silvæ pp. Sapucay, fl. Jun., no 430.
Corchorus hirtus Linn.
Spec. pl. ed. II, 747; Jacq. Hort. Vindobon. III, tab. 58; DC. Prodr. I,
50%; Schumann in Mart. Fl. bras. XII, II, tab. XXVI, fig. 1.
Suflrutex 0,2-0,%. Corolla aurea; in campo prope Atira, Oct., no 1185.
Forma minor : herba 0,04-0,1. Corolla aurea. In dumeto p. San Bernardino,
Sept., no 1072.
BYTTNERIACEE (Chodat).
Bytineria scabra Lefl.
Rys. ed. Germ. 402, no 313; Aubl. Guian. 241, t. 96; Schumann in
Mart. Fl. bras. XII, III, 87.
Var. y. serrata Schumann.
Herba 0,8-1 m. Corolla albo-flava. In arenosis p. Paraguari, fl. Jan., no 168.
Guazuma ulmifolia Lam.
Encyclop. III, 52; Schum. in Mart. Fl. bras. XII, III, 81.
Arbor 6-8 m., 0,3-0,5 m. Cortex fuscus striatus. Flos olivaceus rubescens. In
alta planitiei p. Cordillera de Altos, Sept., 1138 et fruct. 4438a.
APPENDIX 1. 69.
Ayenia tomentosa Linn.
In Leflings Ryser 200 sp. 3; DC. Prodr. I, 488; R. Schumann in Mart.
Fl. bras. XII, III, 105.
Suffrutex 0,5-1 m. Corolla rubiginosa. In dumeto p. Sapucay, n° 1563, Dec.
SAPINDACE.E (Radlkofer) !.
Urvillea ulmacea Kunth.
Forma 1 genuina Radk. Nov. Gen. et Spec. V, 105, tab. 440.
Liana fruticosa 10-12 m. Corolla alba. In silvis et dumetis p. Cordillera de
Altos, fl. Jun., n° 465; 6-8 m., in dumetis p. S. Bernardino, fl. Aug., no 659.
Paullinia pinnata L. em. (Radl.).
Sp. PI. 336.
Liana caule lignoso, flore ochraceo. In silvis p. Areguä, Oct., no 1428; in
silva p. Sapucay, Dec., n° 1682 (planta dicitur venenosa).
Paullinia elegans Camb. (Radlk.).
St Hil. Fl. bras. mer. I, 370. :
Liana fruticosa 8-12 m. Corolla alba. Ad ripam flum. « Juqueri », Nov.,
n° 1544 ; id. 1544a,
Melicocca bijuga L.
Sp. pl. ed. II, 495.
Arbor 10-15 m., 0,5-1 m. ; fructus albus. In nemoribus p. Asuncion, fl. Jan.,
n° 179. Nom. vernac. Ybapomo.
Allophylus edulis (St Hil. Juss. et Camb.) Radik.
Var. gracilis Radlk. (in Fl. bras. mox edend.) Radik.
Frutex 3-4 m. Flos sordide albus. In silvis p. Cordillera de Altos, Jul.,
n° 550 ; arbor aphylla 8-10 m., 0,3-0,5. Flores albovirentes. In silvis p. Cordillera
de Altos, Maj., n° 420; arbor 3-4 m., 0,2-0,3. Corolla flava. In silvis p. San
Bernardino, N Aug., no 301.
Cardiospermum grandiflorum Sw.
Prodr. Veg. Ind occ. 6%. Forma 1 genuinum Radik.
Suffrutex volubilis 6-8 m. Corolla alba. Ad ripam fl. «Juqueri,» N. Nov.,
no 1540.
Cupania vernalis Camb.
In St Hil. Fl. bras. mer. I, 387. Forma genuina Radik.
Arbor 8-10 m., 0,3-0,4 m. Flos albus. In silva p. Sapucay, fl. Aug., no 506.
’ Rédigé d'aprés les determinations de M, le Prof, Dr Radlkofer (R. C.).
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Serjania fuscifolia Radik.
Serjan. Monograph. p. 221 et Radlk. in Mart. Fl. bras. fase. CXIE, 310,
tab. LAXV;
In silvis p. Cordillera de Altos, no 4652. In Paraguay, Gibert n° 6%; Balansa
n° 2489 (L’Assomption dans les haies).
Serjania hebecarpa Benth.
In Hook. Journ. Bot. et Kew. Gard. Mis. III (1851), p. 192; id. in Mart.
Fl. bras. fasc. CXIIL, HI; Radik. Serj. Monograph. (1875), p. 295. Serjania
merıdronalis Griseb. non Camb. Symb. Argt., p. 79, partim. Urvillea
euryptera Griseb. 1. c., p. 79, partim).
Liana fruticosa 8-12 m. Corolla flavescens. In dumetis p. Itacurubi, Jun.,
no 453. — Balansa no 2487a (forma 2); Balansa n° 2487, Arroyo-o-Estero, à la
lisière du bois et Paraguari dans les forêts.
Serjania glabrata Kunth.
In EH. B. et K. Nov. gener. et Spec. V (1821), p. 85 (ed. in-Lo, p. 140);
DC. Prodr. I (1824), p. 603, no 7; Camb. in St Hil. Fl. brasil. (1825),
p- 360. Paullinia Tamüja Vellos. Fl. Flum. f, 169. Serjania fulta Griseb. Pl.
Lorentz., p. 61. Paullinia brachystachya Griseb. Pl. Lorentz., p. 61.
Forma i. genuina Radlk. Fl. bras. fas. CXIU, 303.
Liana caule fruticosa. Corolla alba. In dumetis p. San Bernardino, Jan.,
no 1757.
Serjania meridionalis Camb.
In St Hil. Flor. bras. merid. I (1825), p. 366, tab. 76; Radik. Serjan.
Monograph., p. 285 et Suppl. p. 145; id. in Mart. Fl. bras. fase. CXHE,
p. 927.
Liana fruticosa 4-5 m. Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos, no 1801,
fl. Jan.
Serjania perulacea Radik.
Serjan. Monogr. (1875), p. 227 ; id. in Mart. Fl. bras. fasc. CXIIT, 315,
tab. LXXVI et LXXVII (habitus et analysis). Paullinia australis non
St Hil. ; Griseb. Symb. Arg. (1879), p. 80.
Liana fruticosa 12-45 m. Corolla alba. In dumetis et silvis p. Altos, fl. Aug.,
no 726. — Balansa, Parag., no 2480.
Serjania Laruotteana Camb.
In St Hil. Fl. bras. I (1825), p. 368; Radlk. Serjan. Monograph., p. 154.
Paullinia Belangeroides Gardn. in Hook. Lond. Journ. Il, 338 et in Mart.
Fl. bras. fasc. CXIIT, 294. Serjania Sellowiana Klotzsch in Mohl ei
Schlecht. Bot. Zeit. V, 373.
In dumetis et silvis p. Altos, fl. Aug., no 726.
Serjania caracasana Willdn.
Sp. plant. Il, 1 (1779), p. 465 (non Herb. Willdn.); DC. Prodr. I, 603;
> APPENDIX I. 71
Radik. Serjan. Monogr., 146 et in Mart. Fl. bras. fase. UXIH, 285. Serjania
grandiflora non Gamb., Griseb. Fl. argent., p. 79.
Liana caule fruticoso 8-10 m. Corolla alba; in silvis p. Caballero, Aug.,
no 458. — Id. Balansa n° 2490.
ONAGRACEE (Chodat). 5
Jussieua decurrens DC.
Prodr. II, 56; M. Micheli in Mart. Fl. bras. XII, II, 160, tab. XXXI.
Herba 0,3-1 m. Corolla lutea. Ad marginem rivulorum San Bernardino, fl.
Oct., no 1203.
Jussieua paraguayensis Chod. nov. spec.
Basi suffruticosa. Rami juniores pilis patulis mollibus hirsuto-canescentes. |
Folia linearia vel lineari-lanceolata basi sensim angustata in nervis præsertim et de
minus limbo canescentia, 45/8 mm. vel minora, interdum glabrescentia. Pedi-
celli ad 8 mm. longi, supra medium, bracteolis minimis filiformibus. Calycis
lobi 40/7. 9/6 mm. vel paulo minores pilosi. Corolla flava. Petala obovalo-
cuneala, retusa 17/17 mm. Antheræ 3 mm. longæ filamentis æquilongæ. Stylus a
erassiusculus, stigma basi annulo circumscriptum dein pulvinatum. à
Affinis J. octonervie Lam., differt foliis linearibus, junioribus canescentibus, Ve
calyce haud hirsuto. Suffruticosa 0,5-1,5. Flos luteus. In dumetis humidis San hr
Bernardino, fl. Aug., n° 739.
Jussieua pilosa H. B. K.
Nov. Gen. VI, 401, t. 532; DC. Prodr. III, 53; M. Micheli, Fl. bras.
XI, II, 16%. ‘13
Herbacea 0,2-0,4. Corolla aurea, in campo pr. Villa-Maria, fl. Jan., no 173. E
Jussieua tomentosa Camb. + ja
In St Hil. Fl. bras. merid. II, 25%: M. Micheli in Mart. Fl. bras. XIII, "4
II, 150, tab. XX VII. #3
"a
Suffruticosa caule lignoso 2-2!/s m., flore aureo. In slagnis et paludibus pr. ù
Cordillera de Altos, fl. Maj., no 35%. H
vr ja
Jussieua Hassleriana Chod. nov. spec. ne |
Affinis J. sericeæ Damb., differt habitu, forma foliorum floreque albo. Herba
0,5-1,5. Corolla alba. Ad marginem silvæ pr. Ita, fl. Oct., no 1187.
Onothera mollissima Linn. 2
Spec. 492; Seringe in DC. Prodr. III, 48; M. Micheli in Mart. Fl. bras. ik
à À
XII, II, 477. Fe
Suffruticosa 0,5-1 m. Corolla flava; in campo prope Cordillera de Altos. 1. à
Aug., no 744.
Onothera mollissima Ghod. ve)
Var, paraguayensis foliis sessilibus subamplexicaulibus obscure dentatis ut ;
caulis et fructus pilis sparsis longis ciliatis subhirsutis, Tubus corollæ ce. 40 mm. m."
longus; sepala linearia ce. 25 mm. longa, 1,5-2 mm. lata. Herba 0,3-0,6. 1
COEUR ven APR
72 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Corolla externe miniata interne flava. Ad marginem silvæ pr. Cordillera de
Altos, fl. Jul., n0 338.
Ab Oenothera mollissima Linn. foliis basi latioribus amplexicaulibus caule
minus hirsuto, antheris magis exsertis i. c. corolla breviore.
LYTHRACEZÆ (Chodat).
Cuphea mesostemon Koehne.
In Mart. Fl. bras. XII, II, 252.
Forma ovalifolia, caulibus biseriatim leviter hispidis, foliis late ovalıbus
acutis 18/14 mm. vel minoribus, floribus 7-9 mm. longis, staminibus supra
medium insertis.
Suffrutex 0,2-0,4. Corolla violaceo-purpurea. In campo vicin. lag. Ypecaray,
fl. Aug., no 874 (unie.); id. in campo prope Cordillera de Altos, fl. Jan., 1810;
minor, repens, sed characteribus floris prorsum similis, herba repens, corolla
obscure rosea, in campo pr. Tucanguà, fl. sept., no 905; in campo pr. Cordillera
de Altos, fl. Jul., no 571.
Forma angustifolia, giabra, foliis lanceolatis vel rhomboidalibus, flore
9-10 mm. lg. staminibus altius insertis.
Discus in duab. variet. ut in G. mesostemon.
Herba 0,1-0,25. Corolla violaceo-purpurea. In arenosis pr. riv. Carapegua,
flor. Oct., no 4219.
Cuphea longiflora Kæhne.
Fl. bras. XIH, II, 246, tab. XLII, fig. II; id. Monogr. in Engl. Jahrb. I,
LADA.
Suffruticosa ramis herbaceis, 0,3-1 m. Corolla alba. In dumetis pr. foi lee
de Altos, flor. Aug., n°0 833.
Cuphea Balsamona Ch. et Schld.
1827, in Linnæa vol. 2, 363 et vol. V, 569, exel. var. 4, 3 et partim
etiam var. 2; St Hil. Fl. bras. mer. III, 409; Koehne in Fl. bras. XII,
pars II, p. 255; id. Monogr. Lythr. in Engl. Jahrbuch. f. System., II Band.
1881, 142; Tab. in Fl. bras. I. c. XLV, fig. 1.
Herba 0,2-0,5. Corolla violaceo-purpurea. Ad ripam rivulorum Cordillera de
Altos, fl. Aug., no 879.
Cuphea ingrata Cham. et Schl.
1827, in Linnæa vol. V, 371; St Hil. Fl. bras. mer. III, 107; Kehne in
Mart. Fl. bras. XIIL, II, 258; id. Monogr. Lythr. in Engl. Jahrb. II, 148;
Tab. XLVI in Fl. bras. 1. c.
20-30 cm. Corolla ochracea. Ad rıpam fl. Paranà, Tacuru pucü, fl. Jul.,
no
Cuphea pterosperma Kæhne.
In Mart. Fl. bras. XIII, II, 264, tab. XLVII, fig. V; id. Monogr. Lythr.
in Engl Jahrb. II, 454.
Herba 0,3-0,4. Corolla lilacina. In campo pr. Tacuaral, fl. Oct., no 1329.
APPENDIX I. | is‘
Cuphea lysimachioides Cham. et Schl.
In Linnæa, II, 374; St Hil. Fl. bras. merid. II, 115 (95); Kœhne in
Mart. Fl. bras. XII, II, 264: id. in Monogr. Lythr. in Engl. Jahrb. Il,
157. ;
Var. crassifolia Chod. nov. var.
Caule hirsutulo, tereti, foliis ut in spec. gen. interdum ternatis, superioribus
interdum alternis, crassiusculis pilis brevissimis haud densis nitentibus, aliis
longioribus sparsis setiformibus in sicco subargenteis, subtus nervis pennatis
conspicuis, pallidioribus. Suffruticosa 0,3 m. Flos violaceo-roseus. In campo
prope Paraguari, fl. Jan., n° 142 (uniq.).
Cuphea Melvilla Lindb.
Bot. Reg. X, t. 852; Paxton Mag. VIII, t. 187; DC. Prodr. III, 84;
St Hil. Fl. bras. mer. III, 112: Kœhne in Mart. Fl. bras. XII, II, 300,
tab. LIV, fig. VI; id Monogr. in Jahb. für Syst. II, 402.
Sufirutex caule herbaceo 4 1/2-2 m. Corolla punicea. Ad ripam fl. Rio Apa,
flor. jun., no 2552.
Heimia salicifolia Lk.
Enumerat. 2,3; Lk. et Otto, pl. rar. L. Berol, I, t. 28; Koehne in Mart.
Fl. bras. XIII, II, 202. — Nesæa salicifolia H. B. K., nov. gen. 6, 192,
Suffruticosa 0,3-1 m. Corolla lutea. In dumeto pr. Cordillera de Altos, fl.
Aug., n° 714 (Balansa, no 2210 a). Sec. Hieronymus apud Cordobam nomen
vernac. : Quebraredo. — Hauchinol Mexicanorum — Abro Sol in prov. Rio
Gande do Sul. sec. Gillies.
AMPELIDACEÆ (Chodat).
Cissus Hasslerianus Chod. nov. spec. w
Folia bipartita, lobis rhomboideis, mediano 60/50 mm. 75/45 mm. grosse
dentata dentibus haud profundis serratis, basi euneatis vel subpetiolatis, pilis
longiuseulis subsparsis pubescentibus, nervo mediano pennale ramoso, nervis
secundariis erectis vix adscendentibus, petiolo 25-40 mm. longo. Stipule subor-
bieulares conspicuæ in sicco purpurascentes, horizontales ce. 4 mm. late caulem
subamplectantes. Inflorescentiæ pedunculo 7-8 cm. longo folium subæquante.
Cirrhri longi cc. 15-18 em. longi.
Liana, caule fruticoso. Corolla sanguinea. Ad ripam fluminis p. San Salvador,
fl. Maj., n° 2523.
Affınis Cisso rhombifolio Baker (vid. Dec. Planchon, Suites au Prodrome) dif-
fert nervis magis ereclis, indumento griseo, inflorescentia longiore pedunculata
stipulis majoribus, dentibus foliorum et lobo mediano sessili nec petiolulato.
CARICACEÆ (Chodat).
Jacaratia dodecaphylla A. DC.
A. DC, Prodr, XV, I, p. 420; Carica dodecaphylla Velloso Fl. Flum.
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
vol. 10, t. 132; Solms Laubach in Mart. Fl. bras. Fasc. CVI, 100, tab. LI,
fig. IL.
Arbor 6-8 m., trunco 9,2-0,5 cortice lævi, griseo, viridescente, aculeato. Flos
albo-virens. In silvis p. Cordillera de Altos, fi. Dec. no 1725. Nom. vernac.
Nacarateà (sec. Balans. Yacaratiha).
Forma longiflora flore masculo longiore, 18-20 mm., ceteris ut in typo.
Carica papaya L.
Sp. pl. 4466: Lindl. Bot. Reg. t. 459; Bot. Mag. t. 2898, 2899; Velloso
Fl. Fluminensis vol. X, t. 34.
Cultivata no 244ab.
PASSIFLORACEÆ (Chodat).
Sect. II. Decaroga DC.
Passifiora Maximiliana Bory.
Ann. sc. phys. Gen. II, 149, t. 24 (1819); DC. Prodr. III, 336; Fl. bras.
XII, 592.
Herba volubilis. Corolla alba, interne aurantiaco-nigrescens. Ad ripam rivi
« Juqueri, » fl. Dec., nos 1692, 1418.
Varietas acutiloba lobis divergentibus foliorum acutis nec apice rotundatis
folio magis transversim oblongo atque breviore (an species diversa?) no 14182.
Corolla alba. In campo pr. Caraguatay, fl. nov.
Passiflora paraguayensis Chod. nov. spec.
Rami striati angulati, puberuli. Folia basi cordata subbiloba, lobis lateralibus
suberectis acutis vel subacutis integris vel lobulum exteriorem ferentibus,
mediano obsoleto vel brevissime et latissime triangulare in sinu profundo vix
elevato, lobis 30-40 mm. longis, mediano 2-3 cm. longo, sinu 10-12 mm. lato.
Folii latitudo 40-60 mm., inter apices loborum 60-70 mm., longitudo ad 60-
80 mm. Limbus chartaceus tenuis supra rugosus, subtus mollis brevissime griseus
subtomentosus nervis utraque facie tenuissime conspicuis. Cirrhi maxima parte
spiraliter tortisutin cucurbitaceis. Flores axillares pedicello ce. 20 mm. longo (post
anthesin) supra ?/3 articulato pubescente vel glabrescente, folio breviores. Calyx
post anthesin haud apertus sepalis linearıbus subacutis ciliatis nervis 3 anastomo-
santibus tenuibus 46-17 m./3-3 1/2 mm. similibus petalis !/s longioribus. Fila-
menta coronæ filamentosa æqualia glabra. Gynophorum angulatum glabrum.
Filamenta staminum tenuia. Ovarium 4 angulare costis prominentibus. Styli
glabri apice dilatati.
Affinis P. capsulari L., differt forma foliorum, magnitudine florum, indu-
mento calyceque.
Suffrutex volubilis, flore deciduo lilacino. In dumetis p. Itagua, no 1419.
Passiflora Hassleriana Chod. nov. spec.
Caules striati in angulis puberulis. Folia biloba, superne subrugosa, subtus
brevissime subiomentosa, basi cordata breviter petiolata (4-5 mm.) ob auricula
pendentia videntur subsessilia; loco lobi medianı obsoleti mucron tenue ut in
Fa
APPENDIX L. TE
speciebus affinibus, lobis subdivergentibus acutis ce. 30 mm. longis vel brevio-
ribus apicibus 40-60 cm. divergentibus; longitudo folii 40-50 mm. Flores pedi-
cello glabrescente supra 5/4 articulato, ce. 12-15 mm. longo, albi. Sepala linearia
subaeuta apice vix callosa extus parce pilosa 15 mm./3-4 mm.; petala minora
10-11 mm. acuta. Filamenta coronæ angustissime linearia obtusiuscula. Gyno-
phorum ceylindricum sublongum ce. e. filamentis staminalibus (5 mm.) longius.
Ovarium glabrum costatum. Styli glabri.
Affinis P. capsulari, differt foliorum forma, floribus brevius pedicellatis calyce
haud vittis 3 conspicuis notato haud hirsuto, a P. paraguayensi nob. folis,
dicello et gynophoro longiore sed maxime affinis.
Herba volubilis. Corolla alba. In campis p. Tacuaral, fl. Oct., n° 1202.
Sect. VI. GRANADILLA.
Passiflora cerulea L.
Amenit. Acad. I, 231, t. 10, fig. 3; DC. Prodr. III, 330: Bot. Mag.
tab. 28.
Suffrutex volubilis. Corolla purpureo-violacea. Ad marginem silvæ p. Itaguä,
fl. Oct., no 1332.
Seet. VII. Dysosura DC.
Passiflora chrysophylla Chod. nov. spec.
Suffrutex ramis pube adpresso in sicco flaventibus tomentosis. Folia trilobo-
subhastata, lobis repandis vel sinuatis vel subintegris, duobus lateralibus paten-
tibus, minoribus, mediano majore elliptico-lanceolato superne tomento subru-
goso adpresso æque tomentosa, subtus grisea et tomento crispulo sublanuginosa,
nervis magis pilosis conspicuis, petiolo æque tomentoso, % cm. longa, 6 cm.
lata vel superiora minora. Cirrhi tenues apice uncinati folio breviores. Flores
axillares pedicello tomentoso-hirsuto folio breviore, phyllis involucralibus ad
20 mm. longis pilosis pennatisectis, lobis linearibus interdum oppositis sparse
glanduloso-punctatis. Sepala lanceolata extus longe pilosa glandulis remotis con-
spersa, in mucrone lineare barbatum obtusiusculum producta, 20 mm. longa,
ec. 8 mm. lala. Discorum lobi externi filamentosi, inferiores basi dilatati,
10-11 mm. longi. Gynophorum subbreve, i. e. filamentis staminum haud lon-
gius, basi turbinatum superne angustatum. Filamenta staminum late linearia
petaloidea ad 6 mm. longa glaberrima. Antheræ dorsifixæ glabræ ovarium lana-
tum, ovoideum. Styli ad 8 mm. longi superne longe selosi. Specie sectionis
Dysosmia DC. affinis P. clathratæ Mast affinis.
Suffraticosa, volubilis. Corolla cœsio-carnea, In dumetis p. Cordillera de
Altos, fl. Jan., no 139.
Passiflora australis Ghod. nov. spec.
Gaules breviter tomentosi in sicco flavescentes nec sericei nec aurei. Folia
triloba lobis integris vel subintegris, mediano ce. 34-38 mm. longo, lateralibus
15-18 mm. vel minoribus, basi haud cordata rugose tomentosa subtus pallidiora
el nervis inconspienis, obtusiuseula, petiolo 10-12 mm. longo eliam tomentoso.
Cirrhi tenues lomentosi apice circinati folio !/4 breviores. Flores longiuscule
pedicellati pedicello tomentoso 20-25 mm. longo, Involueri phylli penniseeti
florem superantes sub fructu 25-27 mm. longi, lobis brevibus 2-3 mm. longis
pilosis vel minoribus, Sepala 26 m./5-7 mm, lineari-lanceolata parce pilosa
glandulosa, apice in mueron lineare barbatum producta. Petala linearıa ce.
14 mm. longa tenuia. Coronæ phylla basi vix dilatata linearia sensim versus
BULL. mens, 50188. Appendix I. Septembre 1899. 7
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
apicem filamentosa 10-13 mm. longa. Gynophorum glabrum bası parum dila-
tatum. Filamenta staminum petaloidea ad5 mm. longa 1-1 !/s mm. lata. Ovarıum
pilosum. Styli apice circinati stigmatibus recurvis, facie interiore ciliatis.
Sect. «Clathratæ» affinis P. chrysophyllæ differt foliorum forma et indu-
mento, mucrone calycino longiore, stylis circinatis, phyllis involucri breviore
lobatis. Herba volubilis. Corolla dilute lilacina. In campo p. Itacurubi, fl. Jan.,
no 39.
Passiflora fetida Linn.
Amcenit. Acad. I, 288, t. 10. Passiflora hirsula Lodd. Bot. Cab. t. 173.
Herba volubilis. Corolla albo-virens. In silva p. Sapucay fl. Dec., no 1631.
UMBELLIFERE (Chodat).
Hydrocotyle callicephala Cham.
Linnæa VIII, 329; Urb. in Mart. Fl. bras. XI, I, 280, tab. LXXVI,
fig. U.
Herba 0,25-0,30. Corolla alba. In silvis virgineis prope Tacumpucà, Jun.,
no 2522.
Hydrocotyle leucocephala Cham.
Linnæa I, 364 (264); DC. Prodr. IV, 62; Urban Fl. bras. XI, I, 279,
tab. LXXVI, fig. I.
Herba 0,2-0,3. Corolla alba. In silvis prope Piribebuy, Jul., no 399.
Hydrocotyle umbellata Linn.
Spec. Plant. 23%;
Var. e. Bonariensis Lam.
Encycl. III, 147; Cav. Icon. V, 60, tab. 488, fig. 1; Urban, in Mart. Fl.
bras. XI, I, 270, tab. LXXII, fig. I.
Herba aquatica, corolla flava. In Laguna p. Ypacaray, Sept., 1133.
Eryngium sanguisorba Cham.
Linnæa I, 339 (239) et VIII, 323; DC. Prodr. IV, 97; Urban in Mart.
Fl. bras. XI, I, 319, tab. LXXXIV.
Herba 1-1,5. Flos rubiginosus. In campo prope Itacurubi, Sept., n0 963. —
Balansa, Caaguaza dans les campos, Nov., 1080.
Eryngium ebracteatum Lam.
Encyclop. IV, 759; Delaroche Eryng. 64, t. 32; DC. Prodr. IV, 97; Urb.
in Mart. Fl. bras. XI, I, 307, tab. LXXX.
Herba 1-1,5 m. flores rubiginosi, in campis p. Cordillera de Altos, Sept.,
no 900.
B. Dalansa Pl. du Parag., Prairies marécageuses à l'Est de Caaguazu, Nov.,
no 1082.
APPENDIX I. A
Eryngium elegans Ch. et Schl.
In Linnæa I, 348 (248); DC. Prodr. IV, 94; Urban in Mart. Fl. bras.
XI, I, 314, tab. LXXIX, fig. 11.
Herba. Flores albi. In pratis humidis p. Sapucay, Nov., no 1542. — B. Ba-
lansa, Villa-Rica dans les prairies, Dec., n° 1084.
Eryngium floribundum Cham. (Urban em.).
In Linnæa I, 345 (245) non VIII, 325; DC, Prodr. IV, 94.
Var. 8. serroides Urban.
In Martius Fl. bras. XI, I, p. 313, tab. LXNXXI, fig. II (fol. b).
Herba 0,4-4 m. Flores albi. Ad marginem rivulorum S. Bernardino, Oct.,
no 4201. — B. Balansa, Parag., Villa-Rica, dans les marais, no 1085. — Id.
n° 1087 (latis foliorum minus dentatis).
Eryngium paniculatum Cav.
In Delaroche Eryng. 59, t. 26; Urban, in Mart. Fl. bras. XI, p. 328.
0,2-0,8. Flores albi. In campo humido p. Cordillera de Altos, Jul., no 578. —
Balansa, Parag., Patino-Cue, dans les lieux humides, fer, no 1092; id., entre
Villa-Rica et Caaguazu, Nov. 1086.
Eryngium alefolium Mart. (Urb.).
In Fl. bras. XI, I, p. 309, tab. LXXNXI.
B. Balansa, l’Assomption sur les collines incultes, no 1091, Oct.; Vllla-Rica
dans les marais, no 1089, Dec.
Eryngium coronatum Hook. et Arnott.
In Hook. Bot. Misc. III, 350. E. Hookeri Walp. sec. Urb. Mart. Fl. bras.
AI, 1, 303.
Herba 0,2-0,4 : Flos flavus. In arenosis prope Tacuaral, Oct., no 1192.
Apium Ammi Jacq. (Urb.).
Mart. Fl. Bras. XI, I, 341. Heliosciadium leptophyllum DC. Mem. Soc.
Genev. vol. IV et Prodr. IV, 105.
Forma pedunculata : umbellulis longius peduneulatis, laciniis foliorum filifor-
mibus.
Herba 0,2-0,5. In arvis p. Atira, Oct., no 1260.
Ammi Visnaga L. (Lam.).
Eneyelop. I, 132; DC. Prodr. IV, 113; Urban in Fl. bras. XI, 1, 314.
Herba 0,25-0,35. Corolla alba. In arvis p. Aregua, Oct., no 1440.
Coriandrum sativum L.
Spec, Pl. 256.
Gultivatum et quasi sponlaneum, n° 718 (nom. vernac. Curatü).
A ART UN Fe rd BE» CAT ec An Fra EVE, Dr SEE De N CS
NE GE‘
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
1
[02]
HYDROLEACEE (Chodat).
Hydrolea paraguayensis Chod. nov. spec.
Herbacea 0,2-0,5. Caulibus teretibus repetite ramosis validis sub liguescen-
tibus, pilis patulis mollibus diametrum æquantibus hirsutissimis. Folia subses-
silia vel breviter petiolata lanceolato-ovata, sensim acuta, acuminata 50/20 mm.,
80/22 mm. vel oblongo lanceolata junioribus molliter lanatis, adultis subhir-
sutis, superioribus inflorescentiam involuerantibus minoribus. Spinæ i. e. rami
spinescentes 25-40 mm. longæ acutissimæ interdum foliifere hirsutæ vel sub-
aphyllæ vel aphyllæ. Flores Hydroleæ spinosæ sed duplo majores. Filamenta sta-
minum basi latius expansa et excavata. Ovarium apice breviter glandulose
pilosum ut basi stylorum. Indumentum inflorescentiæ et sepalorum parte glandu-
losum parte eglandulosum dum est glandulosum tantum in H. spinosa L. Petala
20 mm. longa: styli cc. 15 mm. longi.
Ab H. spinosa L. (Tab. in Aubl. Guiane II, PI. 110) floribus duplo majo-
ribus habitu robustiore aliisque notis.
— Balansa PI. du Paraguay 1878-1884, no 3135, fleurs bleues. Guaropi dans
les prairies marécageuses.
Hydrolea mollis Chod. nov. spec.
Herba suffruticosa 0,8-1,2 caulibus ramis brevibus anguste thyrsoideis, bre-
viter sed dense molliter pilosis, pilis patulis, uni simplices, alteri glandulosi vix
breviores. Folia sessilia lanceolata breviter acuminata 40/14, 15/4 mm. ut caules
et sepala pilis brevibus glandulosis et eglandulosis sericea, cinerescentia; rami
spinescentes breves. Flores breviter pedicellati, calycis lobis lanceolatis haud
hirsutis, petalis tenuibus basi coalitis. Filamenta staminum basi dilatata sed
sensim in petiolulum angustata. Ovarium tota parte pilosum basi pilis simpli-
cibus parte superiore tertia pilis brevissimis glandulosis.
Herba suffrutic. 0,8-1,2 mm. 0,8-1,2 mm. Corolla cœrulea. In dumetis pr.
San Bernardino, Dec.. no 1572; id. Corolla violacea, in dumetis pr. Jaguaron (?),
Dee., no 15722.
Ab Hydrolea spinosa cum qua magnitudine florum eonvenit, differt ovarii
indumento habituque. Inflorescentia est densissima et rami abbreviati.
BORRAGINACEZE (Chodat).
Tournefortia psilostachya H. B. K.
Nov. Gen. et Spec. III, 78.
Frutex 6-7 m. Flos albicans, in silvis p. San Bernardino, Maj., no 434: frutex
3-4 m.; corolla ferrugineo-brunnea (?) ad marginem silvæ p. Cordillera de Altos,
ept., 1149.
Tournefortia Salzmanni
A. DC. Prodr. IX, 52%; Fresen. in Mart. Fl. bras. VI, IV, 51.
Var. paraguariensis Chod. nov. var.
A. spec. typica (Blanchet 3787) foliis ovatis sensim et longe acuminatis, nervo
APPENDIX 1. 79
medio subtus haud prominulo, indumento superne magis molli et longiore, mar-
ginibus distincte molliter marginatis sat diversa.
Liana caule lignoso. Corolla flavo-virens. In silvis p. Altos, Aug., no 891.
Heliotropium leiocarpum Morong.
Enum. of the Plants collected by Dr Th. Morong in Paraguay, New-York
Academy of sciences, vol. VII, 168.
Suffrutex herbaceus 0,4-1 m. Corolla obscure violacea. In campo per San Ber-
nardino, Jul., n° 382.
Heliotropium inundatum Sw.
. - Flor. Ind. occ. I, 343.
Herba suffruticosa 0,3-0,8 m. Corolla alba. Ad ripam rivi Juqueri, Oct.,
no 1437.
Borrago officinalis L.
Spee. PI. 137.
Herba 0,2-0,5. Corolla cœrulea. In arvis prope Tobaty, Jan., n° 241.
Patagonula americana L.
Syst. Gen. Sp. ed. Richter 206; Lam. Ilust. t. 96; Fresen. in Mart. Fl.
bras. VII, I, p. 27.
Arbor 4-5 m. 0,3-0,4. Cortex griseus, suleatus; sulei nigricentes. In silva mon-
tuosa per Altos, Sept., 1145; arbor 8-12 m. tr. 0,5-1 m. Corolla alba. In silva
p. Cerrö-hü, Sept., no 1025. — In silva p. Cerro-pyta, Sept., no 429; arbor
12-15 ın. trunco 0,3-0,8. Corolla alba. In nemore prope Paraguari, Sept., no 1128.
Cordia glabrata A. DC.
Prodr. IX, 473.
Arbor 15-20 m. trunco 0,3-0,5. Cortex profunde sulcatus griseo-nigrescens. In
silva p. Cordillera de Altos, Jul., no 5964; in silva p. Cordillera de Altos,
arbor similis trunco 0,4-1 m., n° 596 4; cortex griseo-viridescens, in silva eodem
loco, n° 596€; cortex sulcatus incanus, eodem loco, 596 ®.
Cordia chamissoniana Steud.
Nom. ed. II; DC. Prodr. IX, 473; Fresen. in Mart. Fl. bras. VII, I, 5.
Frutex sımilis 596. In dumeto p. Cordillera de Altos, uo 610.
ASCLEPIADACEÆ (Chodat el Grintzesco).
Orypetalum Hasslerianum CGhod. nov. spec,
Erectum simplex vel subsimplex basi lignosus, caule tomentoso, Folia infe-
riora subsessilia superiora vix peliolala, oblones; breviter acula vel submucro-
nala breviter tomentosa, 35/12 ce, mm, Umbelli in parte superiori caulis
axillares, pedunculo tomentoso ce. 12 mm. longo crasso. Pedicelli breves ut sepala
incano-lomentosa, Pelala glabra refracta, Coronæ phylla usque ad medium bifida
sinu anguslissimo, lobi acuti, Appendices antherarum medio nervo incrassato
trianguları hastalæ, Translatores membranaceæ nervo marginali exteriori incras-
sale, dentem ereclam exteriorem ferentes, corona haud longiores, Stylus exsertus
apice compressus et clavate dilatatus bifidus,
/
80 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Herba 0,3-0,5. Corolla flavo-virens.
In campo p. Sapucay, fl. Dec., no 253 (affinis O0. Arnottiano).
Oxypetalum aureum Chod. nov. spec.
Caules validi tomentosi juniores flavescentes. Folia ovata basi cordata, acumi-
nata vel apiculata superne sed magis subtus molliter tomentosa, petiolo ad 40 mm.
longo vel breviore etiam tomentoso, limbo 100/60 vel minore. Umbelli axillares.
Flores pedicello (5 mm.) sub anthesi 15 mm. longi vel longiores. Lobi calycis
lineares angustissimi hirsuti. Corollæ lobi lineares angustissimi contorti intus
tomentosi. Coronæ phylla integra subtriangularia obtusa brevia, i. e. androceo
breviora. Appendix antheræ rectangularis apice triangularis basi retusa. Trans-
latores angustæ lineares haud appendiculatæ.
Liana, caule arboreo. Corolla albido-flavescens. Ad ripam fluminis Juqueri, fl.
Oct., no 1381.
Affinis O. Lagoense Fourn. et O. Jacobine Dene (DC. Prodr. VIII, 58%).
Oxypetalum Arnottianum Buek.
Index ad DC. Prodr. II, præfat. p. VIII; Griseb. Symb. 230; Fournier
in Mart. Fl. bras. VI, IV, 278.
Herba 0,3-0,4. Corolla alba. In campo p. Itacurubi, fl. Nov.. no 1453.
Oxypetalum paraguayense Chod. nov. spec.
Erecta, caule basi sublignoso, tereti medio et superne breviter tomentose-
griseo, 1,5 mm. crasso, subsimplici vel simplici. Folia subcoriacea basi cordata,
:ovata vel ovato-oblonga, breviter acuta, subtus pallidiora et subglaucescentia
superne et subtus subtomentosa vel pilis sparsis puberula, tenuissime ciliato-
marginata, nervis basi subpalmatis dein pennatis vix prominentibus, 40/20,
36/15, inferiora 26/20 mm. Umbelli axillares vel terminales. 6-8 florı (7 mm).
pedicello cc. 5 mm. longo canescente, calycis lobis acutissimis hirsutis apice
duriuscule mucronatis. Corollæ lobi contorti reflexi. Coronæ lobi integri late
lineares appendiculo subobtuso prolongati erecti, stylo paulo breviores. Stylus
tortus apice bifidus exsertus, æqualis.
Affınıs Oxypetalo capitato Mart. (Fl. bras. VI, IV, 280) stylo exserto et forma
caudiculorum differt coron& phyllis integris, appendiculatis sepalisque minus vil-
losis.
pi 0,3 m. Corolla rubiginosa. In dumeto p. San Bernardino, fl. Febr.,
no 1959.
Ditassa anomala Mart.
In Flora 1837, p. 99; Dne in DC. Prodr. VII, 577; Fournier Fl. bras.
VI, IV, 250, Tab. LXX.
Liana, caule fruticoso 6-10 m. flore albo. In silva p. Cordillera de Altos, fl.
Jan., no 1753. ;
Sarcostemma Bonariense H. et Arn.
Journ. of botany 183%; Morong et Britt. Enumer., p.
Liana caule fruticoso. Corolla alba, flavescens. In dumetis p. Paraguari, fl.
Oct., no 1248 — Balansa no 1368.
Asclepias mellodora St Hil.
Pl. remarq. Brés. 227; Den. in DC. Prodr. VIII, 568, excl. var. £.;
Fournier in Mart. Fl. bras. VI, IV, 201.
Herba 0,2-0,4. Corolla ochroleuca, viridescens, fl. Aug., Cordillera de Altos,
no 837. — Balansa 1361.
Ins TOR
APPENDIX I. SI
La décoction de cette plante sert à laver les morsures des serpents et les
feuilles en poudre sont appliquées sur ces mêmes morsures (Balansa).
Asclepias curassavica Lin.
Sp. 314; Willdn. Sp. I, 1266: Vell. Fl. Flum. II, tab. 64; Fournier in
Mart. F1. bras. VI, IV, 199.
Suffrutex 0,2-0,5. Corolla coccinea, interne aurea. Ad marginem silvæ pr. Ser-
rito, Sept.. no 1134. Fructus : no 1052.
Morrenia odorata Lindl. |
Bot. Reg. 1838. Misc. 71; Den. in DC. Prodr. VIII, 589; Fournier in
Fl. bras. VI, IV, 291, Tab. LXXXIM.
Liana fruticosa 6-8 m. Corolla albo-virens. In dumetis p. Itacurubi, fl. Oct.,
no 4351.
Ezxolobus patens Fourn.
In Mart. Fl. bras. VI, IV. 318, Tab. XCIV.
Liana, caule fruticoso. Flos flavo-virens. In silvis p. Cerro-colorado, n° 1301.
Exolobus Selloanus Fourn.
In Mart. Fl. bras. VI, IV, 319.
Suffrutex volubilis 6-8 m. Corolla cerina. In silvis prope Sapucay, fl. Febr.,
n° 1931.
Blepharodus ampliflorus Fourn.
In Mart. Fl. bras. VI, IV, 304.
Suffruticosa 1-2,5. Corolla alba, viridescens. In rupestribus p. Cordillera de
Altos, fl. Oct.. no 1371.
Arauja sericifera Brot.
Brot. Linn. Transact. XII, 69, tab. #5; Den in DC. Prodr. VII, 533;
Fournier in Mart. Fl. bras. VI, IV, 292.
Liana suffruticosa 6-8 m. Corolla albo-flavescens. In silvis prope Escobar, fl.
Dec., n° 1605 (Cipo de Paque Brasiliensium).
OLEACEÆ (Chodat).
Jasminum grandiflorum L.
Spec. Pl. ed. 11, 9.
Suffrulex volubilis, Corolla alba. Cullivata et quasi sponte in dumetis pr.
Altos, fl. Aug., n° 821.
PLANTAGINACEÆ (Chodat).
Plantago tomentosa Lam.
Ill. Gen. 340; Decaisne in DC. Prodr, 1. e. 725; Schmidt in Mart. Fl.
bras, VI, pars IV, 172.
82 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Herba 0,2-0,3. In campo prope Paraguari, Jan., no 296.
Herba 0,1-0,4. In campo prope Dilletto, fl. Dec., no 203.
RUBIACEÆ (Chodat).
I. CINCHONOIDEZ.
A. Subgenus Hassleria Chod.
Characteres foliorum calycis et fructus Manettiæ sed corolla tubulosa subæ-
qualis, antheræ subsessiles nunquam exsertæ sed plus minus profunde in tubo
nec in fauce insertæ, duæ nec quatuor.
Manettia Paraguariensis Chod. nov. spec.
Caules scandentes puberuli. Folia lanceolata basi et apice longe acuminata im
petiolum cc. 5-8 mm. longum attenuata herbacea, leviter puberula nervis vix
conspicuis, superiora minora. Flores axillares cc. 30 mm. pedicellati, pedicello
puberulo tenui apice sensim in ovarium desinente, lobis calycinis ovato-acutis
basi angustatis, lobulis interpositis linearibus in sinu latissimo erectis, puberulis.
Corolla 15-15 mm. longa, 4-5 mm. lata, lobis calycinis magis quam duplo lon-
gior cylindrica subæquali supra basin vix angustata, lobis 4 triangularibus bre-
vibus, extus subhirsuta, annulo pilosum intus supra basin munita. Flores brevi-
styli et longistyli. Antheræ supra partem tertiam affixæ vel in tubo sub fauce,
duæ lineares. Ovarium ut in alis.
Herba volubilis. Corolla coccinea, ad rivulum Tereré, n° 2511 (uniq.). fl. Jan.
D. Eu Manettia Chod.
Manettia gracilis Cham. et Schld.
In Linnæa IV, 169; DC. Prodr. IV, 363; C. Schumann in Mart. Fl.
brasil. VI, VI, 170, tab. CI.
Liana, caule suffruticoso, corolla purpurea. In dumetis pr. Campo Duate,
no 1237.
Manettia Hassleriana Chod. nov. spec.
Caules scandentes striati, puberuli. Folia lanceolata sensim acuminata, vel
ovato-rhomboidalia acuminata, petiolo brevi 2-3 mm. longo, 45/13 30/7 mm.
vel minora herbacea subtus et superne pilis sparsis pubescentia. Flores axillares
pedicello pubescente ad 15 mm. longo gracili, calyce cum ovario ad 8-9 mm.
longo, corolla 30-40 mm. Ovarium conicum dein turbinatum. Sepala ovato-acuta
basi angustata acutissima cc. 3 mm. longa, puberula. Corollæ in parte tertia infe-
riore angustata 1-2 mm. lata dein sensim in tubum parte superiore subæqualem
dilatata extus brevissime puberula, lobis 4 triangularibus 2-3 mm. longis in
anthesi reflexis, intus magis pubescens et tubo pilis descendentibus maxime parte
angustato occluso. Nectarostegium pulvinare. Stylus filamentosus apice clavatus
Cham, et Schld. (Linnæa IV, 170) stigmatibus brevibus connatis, conspicue
APPENDIX 1. 83
exsertus. Antheræ breviter pedicellatæ apicem loborum corolla haud attingentes
i. e. vix exsertæ, 3 !/2 mm. longæ, filamento libero 1 mm. longo.
A M. pubescente differt lobis calyeinis latioribus, staminibus haud inclusis sed
parum exsertis.
Herba volubilis. Corolla punicea. In silvis p. Rio-Apà, fl. Maj., no 2509.
Coutarea hexandra Schum.
In Mart. Fl. bras. VI, VI, 196, Tab. CVIII. — Portlandia hexandra Jacq.
Stirp. americ. t. 182, fig. 20; Exostemma Sousanum Mart. in DC. Prodr. IV,
361.
Frutex 3-4 m. In dumeto p. Cordillera de Altos, fruct. Maj., n° 364. Corolla
alba, p. San Bernardino, flor. Jan., no 174.
Cephalanthus Sarandi Ch. et Schld.
In Linn. II, 610 (1827) IV, 147 ; DC. Prodr. IV, 539. — C. glabratus
Schumann in Mart. Fl. bras. VI, VI, 128, Tab. LXXXXIV; Buddlea gla-
brata Spr. Syst. veget. I, 431 (1825).
Frutex 2-2,5 m. Corolla alba. In palude p. Tucanguà, Sept., no 106%; arbor
3-4 m. altus, 0,2-0,3 m. crass. Corolla alba. Ad ripam lagunæ Ypacaray, fl. Aug.,
n° 363.
Chomelia obtusata Cham. et Schld.
In Linn. 1829, p. 184; DC. Prodr. IN, 485.
Frutex 3-4 m. Flos lilacinus purpurascens. In dumetis p. Tacuaral, fl. Dec.,
n° 1699; arbor 4-5 m., trunco 0,4-0,2 m. Corolla atro-purpurea. In silvis p. Cor-
dillera de Altos, fl. Jun., no 414.
Genipa americana Linn.
Sp. pl. ed. II, 251; Lam. Encyclop. II, 629. Ill. t. 458; DC. Prodr. IV,
378; Schumann, in Mart. Fl. bras. VI, II, p. 252, tab. 143.
Arbor 10-20 m. trunco 0,3-0,8. In silva prope Cordillera de Altos (spec. ste-
rile), Jan., 182.
Basanachanta spinosa Schum.
In Mart. Fl. bras. VI. II, 376, tab. CXXXXIX. — Mussenda spinosa
Jacq. Stirp. Amerie. 70, t. 49; Randia armata DC. Prodr. IV, 387.
Frutex 1-2,5 m. Corolla alba. In dumetis p. Cordillera de Altos, fl. Aug. —
id. n° 828 corolla lilacina.
Var. paragayensis.
Affinis var. ferox.
Frutex 3-4 m. Corolla alba. In dumetis p. San Bernardino — Balansa no 1754,
Machaonia spinosa Cham. et Schld.
Linnæa, IV, 2.
Arbor 6-7 m. 0,3-0,%. Rami spinosi. Flos luteus. Cordillera de Altos, Maj.,
n° 405.
Il. Corrkoipe».
Chiococca brachiata Ruiz et Pav.
Fl. Peruv. II, 67, t. 219b , 1799; Mull. Argov. in Mart. Fl. bras, VI, V,
8% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Suffrutex 0,2-0,%. Corolla roseo-viridescens. In dumeto p. Cordillera de Altos,
fi. Febr., no 1949. — Frutex 4-5 m. Corolla lutea. Ad marginem silvæ p. Cor-
dillera de Altos, fl. Dec., no 1684.
Mapouria tristis Müll. Argov.
In Mart. Fl. bras. VI, IV, 397, tab. LXI.
Suffrutex 1-1,5. Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos, fl. Oct., no 1322.
Mapouria sp. (An corymbifera Müll. Arg.)
In Marl. Fl. bras. VI, V, 397, Tab. LX.
Frutex 4-6 m.
In silva prope Paraguari. Fruct., Jun., n° 442.
Psychotria leiocarpa Cham. et Schld.
In Linnæa 1829, p. 22; DC. Prodr. IV, 508: Mull. Argov. in Mart. Fl.
bras. VI; IV, 281, Tab. XL. ;
Suffrutex 2-3 m. Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos, Sept., no 1148.
Psychotria suberocea Mull. Argov.
In Mart. Fl. bras. VI, V, 245. — Palicouria cujabensis Schld. in Linn.
XX VIIL, 525.
Frutex 1-2,5 m. Flos aurantiaco-rubescens. In silvis p. San Bernardino, fl.
Aug., no 811 et 811a.
Coussarea sp.
Frutex 3-4 m. Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos, fl. Sept., no 1137.
Faramea porophylla Mull. Argov.
In Mart. Fl. bras. VI, V, 116. — Psychotria porophylla Vell. Fl. Flum.
68 et Icon. II, t. 38.
Arbor 4-6 m., trunco 0,2-0,4. Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos,
fl. Oct., no 1343.
Richardsonia brasiliensis Gomez.
Mem. Ipecac. 31, t. 2; Schumann in Fl. bras. VI, V, 94. — Richardsonra
scabra St Hil.! Pl. us. t. VIIT, non Linn.
Herba 0,1-0,2. Corolla alba. In arvis ad marginem silvæ p. S. Bernardino, fl.
Aug., n° 745-n0 577. :
Borreria centranthoides Ch. et Schld.
Linnæa III 328; DC. Prodr. IV, 550 ; Schumann Fl. bras. VI, VI, 69,
Tab. LXX XII.
Herba 0,3-1.
Corolla alba. In dumetis p. Cerrita, fl. Oct., no 4278 — Balansa 1743.
Borreria valerianoides Cham. et Schld.
Linnæa III, 327; DC. Prodr. IV, 550; Schumann, Fl. bras. VI, VI 65.
Suffrutex caule herbaceo, flore albo. In stagnis et paludibus p. Ita, fl. Jan.,
no 1814.
Forma minor.
SHOP ES
APPENDIX 1. 85
Habitu foliis minor (an specimen juvenile).
Borreria eupatorioides Ch. et Schld.
In Linn. II, 335; DC.! Prodr. IV, 551 ; Schum. in Mart. Fl. bras. VI,
VI, 70.
Suffrutex 0,3-1 m. Corolla alba. In silvis p. Peribebuy, fl. Febr., no 1879.
Borreria tenella Ch. et Schld.
In Linnæa III (1828), 317.
£. angustifolia.
Suffrutex 0,5-0,7. Corolla alba. In campo p. Cordillera de Altos, fl. Aug.,
no 779.
Borreria humifusa Mart.
In Fl. XXIV (1841) Beibl. II, 68.
Herba 0,05-0,1 m. Corolla alba. In campo pr. Cerrito, no 1015, fl. Sept.
Borreria tenera DC.
Prodr. IV, 543; Schumann in Mart. Fl. bras. VI, VI, 47.
Herba 0,1-0,2. Corolla alba. In arenosis prope Paraguari, fl. Sept., no 1005.
Borreria verticillata G. F. W. Meyer.
Primit. fl. Essequib. 83, t. I, fig. 1 et 2 ad dexteram; Cham. et Schl. in
Linnæa Ill, 311: DC. Prodr. IV, 541 ; Schumann in Mart. Fl. bras. VI, VI,
I, 50, Tab. LXX VII.
Herba 0,2-0,4. Corolla alba. In campo p. San Bernardino, fl. Jul., no 397.
Var. cæsia nob. nov. var.
Floribus nec albis sed cæsiis. In campo p. San Bernardino, fl. Jul., no 397x.
Mitracarpus Humboldtianus Cham. et Schld.
In Linnæa Ill, 358, t. 3, f. 1; DC. Prodr. IV, 571. — Mitracarpus fri-
gidus var. à. Humboldtianus Schumann in Mart. Fl. bras. VI, Il, 82.
Herba 0,3-0,4, Corolla alba. In silvis p. Cordillera de Altos, fl. Jan., no 1738.
— Herba, 0,2-0,4. Corolla viridescens. Ad marginem silvæ p. Ita, fl. Dec.,
n° 1748. — In dumetis p. Sapucay.
Belbunium hypocarpum Hemsley.
Biolog. Centr. Am. II, 63; Schumann in Mart. Fl. bras. VI, VI, IT, 112,
Tab. LXXXXIT.
Var. viridiflorum Chod nov. var.
Differt floribus viridibus foliisque.
Herba volubilis, Bacca einnabarina. Ad ripam fluminis Juqueri, Nov., no 1548,
Belbunium hirtum Schumann.
In Mart. FI, bras, VI, VI, 107, Tab. LXXXX, fig. 1; galium hirtum
Lam. Eneyel. II, 583; DC. Prodr. IV, 604.
Herba 0,3-0,%. Radix tinctoria, In campo pr, Peribebuy, fl. Jan., no 82,
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CUCURBITACEÆ (Chodat).
Lagenaria vulgaris Ser.
Mem. Soc. phys. et d’hist. nat. Genève III, I, 25, tab. 2 et in DC. Prodr.
I, 229; Cogniaux in Mart. Fi. bras. VI, IV, 8.
Herba 4-5 m. Corolla alba. In rupibus p. Cabailero, Dec., no 1663.
Momordica Charantia L.
Spec. 1433 ; Ser. in DC. Prodr. III, 311; Desc. fl. med. Antill. VII,
tab. 59%; 'Planchon fl. des Serres X, tab. 1047 ; Cogn. in Mart. Fl. bras.
VI, IV, 14.
Herba volubilis 3-4 m. Corolla lilacino-flavescens. In dumetis p. Cerra-Pytä,
Sept., no 1096; in sepibus p. Paraguari, Gct., no 128%; in dumetis p. Luque,
Dec., n 1693.
Melothria uliginosa Cogn.
In Mart. Fl. bras. VI, IV, 26.
Herba volubilis 2-3 m. Corolla alba. In silvis p. Sapucay, Dec., n° 1637;
corolla flavescens, ad ripam rivulorum p. Zanja, Sept., no 914.
Melothria Warmingii Cogn.
In Mart. Fl. bras. VI, IV, 27.
Herba volubilis 3-5 m. Corolla lutea. In silva p. Sapucay; corolla alba, in
silvis umbrosis p. Jaguaran, Jan., no 79.
LOBELIACEÆ (Chodat).
Siphocampylus verticillatus (Cham.) G. Don.
Gen. Hist. III, 703; A. DC. Prodr. VII, pars II, p. 400, no 17. — Lobelia
(Siphocampylus) verticillata Cham. in Linnæa VII, 202.
Herba 2,5-2 m. Corolla aurantiaco-rubra. In palude pr. Peribebuy, Febr.,
no 1899.
Lobelia Xalapensis H. B. K.
Nov. Gen. et Spec. LL, 315; DC. Prodr. VIL I, p. 372, n° 89; Kanitz
in Mart. Fl. bras. VI, IV, 139.
Herba 0,15-0,4 m. Corolla alba. In arvis p. San Bernardino, Jul., no 318.
Pratia hederacea Presl.
Prodr. Monogr. Lobel. (1836), p. 46, no 1; A. DC. Prodr. Syst. veget.
VII, pars II, 340; Kanitz in Mart. Fl. bras. VI, IV, 135, Tab. XL., fig. 1.
In uliginosis p. lagun. Ypacaray, no 3269, Sept.
x ER Be APPENDIX 1. 87
À Im!
u
ns CAMPANULACEE (Chodat).
ge
ss Wahlenbergia linarioides (Lam) A. DC.
: Dict. I, 580 sub Campanula. — Wahlenbergia linarioides A. DC. Monogr.
ee. Campanul. p. 158; A. DC. Prodr. VII, II, 440.
SE Herba 0,3-0,5. Corolla alba. In campo silvatico prope Fort Lopez, Sept.,
n° 917; corolla violacea, in campo p. Paraguari; 0,6, corolla lutea, in dumeto
_ p. Cordillera de Altos, Jul., n° 609; 0,25-0,4, corolla alba, ad ripam rivuli p.
“à Tobaty, Oct., no 1354.
2
Ay
PRE
%
7% année. Appendix N° Il. 1899.
TT DR rte
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Sammiuns
arabisch=-3ethiopischer
Pflanzen
Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94
von
G. SCHWEINFURTH
(Fortsetzung) 1
GERANIACEÆ
741. Geranium Robertianum L. Sp. 956.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Kube, in Ost vom Bizen (1800 m.)
1524, coll. 1892; am Berge Alamkale bei Aidereso (4823 m.) 1491,
coll. 1892; Ambelaco an der Maldi-Strasse, an westwärts gerichteten
Abhängen (2000 m.) bl. fr. Febr., Apr., 332, coll. 1894.
Die Carpelle zeigen an den Exemplaren aus dem abyssinischen Küsten-
gebiete die deutlich entwickelte aber nur schwach hervortretende
Netzaderung der Art, nicht die kammartigen Wilste des mediter-
ranen G. purpureum V., obgleich die zum Theil kurzen Blumen-
blätter, die bei n. 1491 und 152% die Länge des Kelches nur um die
Hälfte überragen, an diese Art erinnern.
742, Geranium simense Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Ab. I, p. 116.
(Syn. : Geranium arabicum Forsk. var. fl. albo. Deser. fl. »g. arab.,
p. 124°).
1 Vergl. Bull. Herb, Boiss., App. II, déc, 1894-1896,
BULL. nenn, n»oiss, Appendix II. Janvier 1899. 19
268 BULLETIN DE -L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Menacha, beim Hospital und bei der Quelle Karauen
(2200-2300 m.) 1390, 1366, bl. fr. Febr., coll. 1889; oberes Wadi Nahemi
(2000 m.) bl. fr. März, 1861, coll. 1889.
Loc. : An bewässerten Stellen, im Grasrasen. Die Blumenblätter sind reinweiss, oft
auch leicht rosa angeflogen.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1781, coll. 1892; Ambelaco,
am Wege nach Maldi (2000 m.) 334, coll. 189%; in der Wasserschlucht
bei Halai (2600 m.) bl. fr. Febr., Mai, 333, coll. 1894.
Loc. : Rasenbildend mit dicht verzweigten Kriechenden Trieben an bewässerten
Stellen. Blüthenfarbe rein weiss.
743. Geranium mascatense Boiss. Diagn. Ser. I, p. 59.
(Syn. : Geranium favosum Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I,
p- 447,148):
ARAB., JEMEN. Bei Menacha, Komt-el-Qadi (2400 m.) bl. fr. Febr.,
1874, coll. 1889.
Loc. : Auf Ackerterrassen und an Terrassengemäuer.
ÆTH., COL. ERITREA. Ostabhänge über Geleb in Mensa (2200 m.) 1213,
1357, 1572, bl. fr. Apr., coll. 1891; unter Asmara bei Gele (2000 m.)
599 bl. fr. Febr., coll. 1891; Schlucht bei Gua bei Saganeiti (2200 m.)
1276 cleistogam., bl. fr. März, coll. 1892.
Meine arabischen und nordabyssinischen Exemplare stimmen in allen
Merkmalen mit einander überein. Die Blumenblätter sind rosenroth
mit dunkleren Adern und schwärzlich purpurnem Fleck am Nagel,
sie sind von doppelter Länge des Kelchs und verkehrteiförmig von
Gestalt, also durchaus wie bei @. omphalodeum Lange. Dagegen sind
die weit kleineren Carpelle von denen dieser Art sehr verschieden.
Dieselben erreichen eine Länge von nur 2,5 mm., sie sind dunkel-
braun und auf dem Rücken nicht ausgehölt sondern convex abge-
rundet und mit 5-6 quergestellten Kämmen oder Falten versehen,
die ihrerseits kleine körnige Höcker tragen. Diese Kämme verlaufen
entweder gerade und haben als dann zwischen sich noch einige
flache Netzmaschen stehen, oder sie bilden eine Zickzacklinie und die
dazwischen liegenden Maschen vertiefen sich als dann zu Gruben und
zu Alveolen.
Ich fand die Art auf Socotra mit cleistogamen Blüthen (n. 582), im
obersten Wadi Dilal bei 600 m. Meereshöhe. Die von Balfour f.
auf dieser Insel eingesammelten Exemplare (n. 242) gehören sowol
dieser Art (in Herb. R. Berol.) als auch dem G. omphalodeum Lange
an (in Herb. Schweinfurth). Dasselbe ist der Fall mit den von mir
1865 am Soturba, nubische Küste, gesammelten Exemplaren n. 2397,
unter denen sich beide Arten befinden. Auch unter n. 147 der
Schimperschen Pflanzen von Dschadscha der Sammlung von 1854
liegen beide Arten unter einander gemengt und als G. favosum H.
APPENDIX I. 269
vertheilt. Die zwei Arten, die hinsichtlich ihrer Blüthen und
Blätter sich ebenso ähnlich sehen wie sie durch die Früchte weit von
einander geschieden erscheinen, werden demnach in den genannten
drei Gebieten häufig neben einander anzutreffen sein.
744. Geranium trilophum Boiss. Diagn. Ser. I, VI, p. 30.
var. omphalodeum Lange, Ind. sem. Havn. 1865, p. 27.
(Syn. : Geranium favosum Hochst. in shed. Schimp. partim n. 147,
coll. 185% (non Rich.); @. yemense Defl. voy. au Yem., p. 118,
119).
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion (900 m.) bl. Jan., 538 coll. 1889;
Regma bei Hodjela (900 m.) bl. fr. Jan., 969, coll. 1889; "Ussil (1400 m.)
1129, bl. fr. Febr., coll. 1889; bei Menacha am Gebel Schibam (2300-
2600 m.) 1944, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : An Gemäuer der Kaffeebau-Terrassen. Die Blumenblätter sind wie diejenigen
von Erodium hirtum W. gezeichnet, tiefrosenroth, mit schwarz purpurnem
Fleck am Nagel. Meine Exemplare sind sämmtlich chasmogam.
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal oberhalb Ginda (950-1500 m.)
168, 529, bl, fr. Febr., coll. 1891 ; Mogod am östlichen Fusse des Bizen
(1400 m.) 2633, bl. fr. Mai, coll. 1892; im obersten Thal des Lawa,
unter Geleb (1600 m.) 1318 und im unteren Thal bei Ghaba (340 m.)
1659, bl. fr. April, coll. 1891.
Wie bereits Boissier (Fl. or. I, p. 1883) hervorgehoben hat sind die
Karpelle dieser von ihm als @. favosum H. bezeichneten Pflanze von
denen des persischen @. trilophum B. sehr verschieden, desgleichen
die Blattformen, und auch Maximowiez (Index sem. Petersb. 1869)
hat darauf aufmerksam gemacht, dass die geringe Entwickelung der
auf der Rückenseite des Karpells befindlichen Mittelrippe die vor-
stehende Art von G. trilophum B. wesentlich unterscheide. Bei
letzterem muss die Mittelrippe, zur Hälfte ihrer Länge wenigstens,
über die gezähnten Seitenränder hervorragen.
Bei der abyssinischen und arabischen Pflanze dagegen ist die Mittel-
rippe in der Tiefe der napflörmig ausgehölten Rückenseite nur
unmerklich hervorragend, mit wenigen Knötchen und Verdickungen.
Die meist kahlen, hellgelblichen, auch mehr oder minder gebräunten
Karpelle erreichen 5 mm. Länge und haben auf den beiden Innen-
seiten 10-12 feine, aber deutlich hervortretende horizontale quer-
verlaufende Nervenrippen, an den Rändern der hohlen Rückenseite
je 6-7-10 Zähne. Nun aber zeigen einzelne Exemplare, wie bereits
Urban nachgewiesen (Bot. Garten Berl. III, 1883) hinsichtlich der
Entwickelung der Mittelrippe Uebergänge, dieselbe ist bei meinen
n. 168 und 529 von Nordabyssinien bedeutend stärker hervorragend
und auch mehr gezähnt als bei anderen ; man wird daher gut thun vor-
läufig an dem von Lange für die aus abyssinischen Samen gezogenen
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Gartenexemplare aufgestellten sehr bezeichnenden Namen G. ompha-
lodeum, als dem der Varietät zukommenden festzuhalten, bis Ueber-
gänge auch an den persischen Exemplaren nachgewiesen werden
sein. Hinsichtlich der Behaarung der Karpelle weichen die Exem-
plare von Socotra und die von der nubischen Küste von den übrigen
etwas ab. Zwar finden sich völlig kahle nirgends, aber bei jenen
sind die Karpelle mit ganz kurzen Härchen dicht besetzt, die nament-
lich gegen den Schnabel zu besonders stark entwickelt sind.
745. Pelargonium multibracteatum Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss.
15.0.2618),
ARAB., JEMEN. ‘Ussil, 1130 bl. fr. Febr., coll, 1889, Menacha (2300 m.)
1408 bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf Ackerterrassen, in den Fugen der Stützmauern, und an Felswänden. Die
Blätter haben Petersiliengeruch und als Zeichnung deutlich ausgeprägte braune
Ringe. Die Blüthen sind weisslich oder fast von einem sehr zarten und hellen
Rosa.
Nom. vern. arab. : gjahdeb.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb, in Mensa (1700 m.) 1789, bl. fr.
Apr., coll. 1891; Mai Hinzi, unter Asmara (2000 m.) 538, bl. fr. Febr.,
coll. 1891 ; Acrur, am Bache Aitala (2000 m.) 1192, bl. März, coll. 1892.
Die Blumenblätter sind entweder reinweiss oder sehr blass rosa.
Nom. vern. in Tigré ; « heöba. »
746. Pelargonium glechomoides A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 118.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhänge des Ssaber bei Geleb in Mensa
(2200 m.) 1561, 1783, bl. fr. Apr., coll. 1891; bei Arbaroba unter
Asmara (2000 m.) 541, bl. fr. Febr., coll. 1892: unter Saganeiti an nord-
wärts abfallenden Gehängen (2000-2200 m.) 1185, bl. fr. März, coll.
1892.
Loc. : In offenem Buschwerk unter Moos und Gräsern. Die Blumenblätter sind
aussen zart rosa, innen rosenroth gefärbt, mit dunkleren Adern.
747. Monsonia biflora DC. Prodr. I, p. 638.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bache Amba und am Berge Ssaber bei Geleb
in Mensa (2000 m.) 1197, 1473, coll. 1891; Plateau von Kohaito
(2600 m.) 335, bl. fr., Apr., Mai, coll. 1894.
Loc. : Auf festem, sonnigen Felsterrain. Die Blüthe ist hell-lila und mit starkem
Patschuligeruch behaftet.
748. Erodium moschatum W. Sp. 3, p. 631.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 780, bl. fr. März, coll. 1892.
749. Erodium cicutarium Lem. DC. Fl. fr. 4, p. 840.
ARAB., JEMEN. Menacha, am Berge Schibam (2500 m.) 1760, bl. fr.
März, coll. 1889.
Loc. : Als Unkraut in Luzernenfeldern.
S aie ML ARR ste RTE, l'E Da A à USE Las" cé) RD uk ENTER TEN
APPENDIX I. 271
OXALIDACEÆ
750. Oxalis abyssinica Turez. in Bull. Mosc. XXXI, p. 432.
(Syn. : Oxalis anthelminthica A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 124).
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal bei Ginda (950 m.) 190, 250, bl.
Febr., coll. 1891.
Loc. : An bemoosten Felswänden zwischen Gräsern. Die Blumenblätter sind rosa,
mit gelbem Nagel.
1
ot
ja
. Oxalis corniculata L. Sp. ed. I, p. 435.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura, bei Hille (700 m.) 347; über Menacha,
am Schibam (2600 m.) 1761; bei "Ussil (1400 m.) 1269, bl. fr. Jan.-März,
coll. 1889.
Loc. : Als Unkraut an Terrassengemäuer und in Kaffeepflanzungen.
Nom. vern. arab. : hommed (Hille).
ÆTH., COLL. ERITREA. Bei Geleb-Mensa (2000 m.) 1198, 1385, coll.
1891.
LINACEÆ
752. Linum gallicum L. Sp., 401.
var. abyssinicum Hochst. Planch. in Lond. Jour. Bot. VII, p. 479.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen 1400-2000 m.) Mai,
bl. fr. 1852, coll. 1892; Ostabhänge am Ssabr bei Geleb im Gebiete
von Mensa (2000 m.) April, bl. fr. 4195, coll. 92; auf der Spitze des
Berges Cubé in Ost vom Bizen (1850 m.) April, bl. fr. 1540a, coll. 1892.
Loc. : Unter Gras, an feuchteren Stellen mit eitronengelber Blüte.
ARAB., JEMEN. Wadi Schürfa am Schibam, unterhalb el-Aijan bei
Menacha (2700 m.), März, bl. 1757, coll. 1889.
753. Linum strictum L. Sp., 400.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Ssabr bei Geleb im Gebiete von Mensa
(2200 m.) April, bl. fr. 1195, coll. 1891; auf dem Scheitel des Berges
Cubé bei Aidereso (1850 m.) April, bl. fr. 1540, coll. 92.
75%. Linum usitatissimum L. Sp., 397.
ÆTH., COL, ERITREA. Im Thale von Mogod (1400 m.) am Ostabhang
des Berges Bizen, verwildert auf Ackerland. bl. fr. Mai, 1595, 2038,
coll, 1892.
Nom. vern, in Tigrinia : entaté (Acrur.) ; in Ambharinia : talba.
RO
19
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ZYGOPHYLLACEÆ
755. Fagonia socotrana Balf. f. Proc. Roy. Soc. Edinb. XII.
Subinermis, pilis apice glanduliferis hirta, demum scabra, ramis pros-
tratis divaricato-ramulosis, ramulis sulcatostriatis; foliis carnoso-
crassis internodiis subbrevioribus brevissime petiolatis unifoliolatis,
foliolo ovali utrinque rotundato vel subobovato, rarius subacuto, ner-
vis inconspicuis, stipulis spinosis diminutis rectis vel leviter recurvis ;
sepalis lanceolato-cuspidatis glanduloso-puberulis, petalis roseis sepala
duplo superantibus, pedunculo recurvo capsulam maturam æquante
seminibus ovato-acutis scrobiculato-punctatis.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami in Ost von Schehr, bl. fr. April,
160, coll. 1881.
Maasse : An der auf Socotra von B. Balfour gesammelten Pflanze (n. 202,
coll. 1880) messen die grösseren Blätter 1,7 X 1,1 cm., und 2,5 X
1,7 cm., die Blattstiele À mm., die Dornen 1,5 mm., die Blüthen 0,9 cm.,
die Kapselstiele 0,5 cm., die Kapseln 0,5 cm. und die Samen 2,75 mm.
Länge. An meinem südarabischen Exemplar, das einen weniger laxen,
jüngeren Entwickelungszustand darthut, sind diese Maasse um 1/3 zu
reduzieren.
Prof. B. Balfour hat in seiner Botany of Socotra, p. 43 diese Pflanze
als eine Varietät der Fagonia cretica L. hingestellt, aber zugleich
auf den abweichenden Habitus der Socotrapflanze aufmerksam
gemacht. Die letzgenannte Fagonia ist eine Mediterranpflanze und
gehört nicht in die nähere Verwandtschaft der vorstehenden Art.
Diese schliesst sich zunächst der F. glutinosa D. an und ist habituel}
der F. latifolia D. am nächsten stehend. Die letztere aber ist durch
sehr abweichende Blattform gekennzeichnet.
756. Fagonia Lahovarii Volkens et Schwf. in Liste des Plantes rec. par les
princes D. et N. Ghika-Comanesti, p. 6 (1897).
Undique pilis brevissimis, glanduliferis vel glandulis subsessilibus vis-
cidulo-conspersa, ramis erecto-patulis dichotome ramulosis, ramulis
angulatis sulcato-striatis; foliis internodia subæquantibus omnibus
trifoliolatis teneris, infimis sæpe persistentibus maximis, foliolis sub-
æquaïibus oblongo- vel lineari-ellipticis utrinque acutis complanatis
mucrone tenui apiculatis, foliolo medio lateralia paullo superante,
petiolo æquilongo vel duplo ejusdem longitudinis, stipulis brevis-
simis rectis imperfecte spinescentibus petiolo plerumque multo bre-
vioribus ; floribus sat longe pedunculatis, sepalis ovatis obtusiusculis
mucrone caduco terminatis extus dense papilloso-glandulosis pedun-
culo duplo vel triplo brevioribus, petalis pallide roseis sepala plus
DT 7
APPENDIX II. 273
duplo superantibus; capsula matura mediocri glandulosa et pilosa
pedunculum valde deflexum 1:1/2-3plo superante, seminibus fuscis
ovatis acutis leviter serobiculato-punctatis nitidis.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra östlich von Aden März, bl. fr. 813,
coll. 1881; el-Hami in Ost von Schehr, 160 a, coll. 1881.
Wurde auch von L. Hirsch in Wadi Raida bei Saihut in Hadhramut
gesammelt, März, bl. fr. 3, coll. 1893.
Maasse : An den untersten grossen Blättern misst das Mittelblättchen 2 X
1 cm. bei 1,5 cm. langem Blattstiel. An den oberen Zweigen misst das
Mittelblättehen 13X5 bis 15X6 mm., bei 4-8 mm. Blattstiellänge. An den
zweijährigen Pflanzen mit strieterer aufrechter Verzweigung messen die
schmäleren Blättchen 13 X 3 mm. bei einem Blattstiel von 10 mm. Die
dünnen Stipulardornen sind 3-5 mm. lang. Die Sepala sind 3-4 mm., die
Petala 8-9 mm., die Blüthenstiele 8-12 mm. lang. Die reife Kapsel misst
4-4,5 mm. der Same 2,5 mm. Länge.
Diese in den Ländern im Umkreise des Golfes von Aden sehr verbreitete
Art erinnert nur in der Umrissgestaltung seiner Theile an Fagonia
eretica L., die sich auf der Ostseite des Mittelmeeres südlich nicht
über die Umgebung von Alexandria hinausverbreitet und in den nörd-
lichen Wüsten durch F. Kahirina B. und ihre Spielarten vertreten
wird. In Wirklichkeit ist unsere Pflanze in allen Stücken von der
genannten Mediterranpflanze verschieden. Der aufrechte Wuchs der
Zweige, die gleichmässig über alle Theile der Pflanze verbreiteten
nicht allzu dicht gestellten kurzen Drüsenhaare (bei F. cretica nur
am Kelch und am Blüthenstiel, es giebt keine behaarte F. cretica L.),
die flachen und schlafferen, nicht derben und lederartigen Blätter,
die längeren Blattstiele, vor allem aber die langen Blüthenstiele und
die kleineren Kapseln unterscheiden unsere Art ganz unzweifelhaft
von allen Formen der F. cretica L. Fagonia Lahovarii V.S, tritt
je nach der Jahreszeit in zwei Formen auf, im ersten Jahre zeigt sie
eine nach allen Seiten aufstrebende Verzweigung und grosse Blätter
haben sich an den untersten Astachseln erhalten, im zweiten Jahr
streben die verholzenden Aeste mehr besenarlig empor und an diesen
werden die Blättchen schmäler. Die junge Pflanze hielt ich beim Ein-
sammeln für eine Form der F. mollis D., mit der sie hinsichtlich der
breiten Kelchblätter und der Blattform übereinstimmt, von der sie
durch das constante Fehlen der langen, abstehenden Haare wiederum
bedeutend abweicht. Die Art steht in der Mitte zwischen F. mollis D.
und F, glutinosa L., unterscheidet sich aber auch von diesen beiden
durch die langen Blüthenstiele.
Die PA, ist auch im Somal-Lande von mehreren Reisenden gesammelt
worden, von Hildebrandt bei Lasgori (887 c, coll. 1873), von
2
Le
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Miss Edith Cole und Mrs. Lort Phillips im Süden von Berberah
(Febr. fl. fr. coll. 1895), von Dr. D. Riva auf der Exp. des Prinzen
Ruspoli am Dana-Flusse Febr., bl. fr. (947, coll. 1893), vom
Fürsten N. Ghika zwischen Webbi-Fluss und Durdurgebirge (Dec.
bl. fr., coll. 1895).
757. Fagonia parviflora Boiss. Diagn. Ser. I, VIII, p. 124.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra östlich von Aden, März, bl. fr. 128, coll.
1881 ; el-Hami in Ost von Schehr, April, bl. fr. 194, coll. 4881.
Typische Exemplare, wie sie in den Wüsten von Oberægypten südlich
von 27° n. Br. und an den Küsten des Rothen Meeres anzutreffen
sind, mit grossen einfachen flachen und oblonglinearen Blättern und
ziemlich langen Blüthenstielen, Merkmale, die sie meist ziemlich
sicher von F. Bruguieri DC. unterscheiden. Die Blätter sind bis
2 cm. lg. und 0,5 cm. breit, an Stielen von 1 mm. sitzend, welche
letztere an den unteren Stengeltheilen indess bis 2 cm. Länge
erreichen und das Blättchen als dann an Länge übertreffen können.
Die Blüthen werden bis 5 mm. lang, die Petala sind noch einmal
solang als die lanzettlich cuspidaten Sepala. Der Blüthenstiel wird
bis 0,5-1 cm. lang, ist aber an der reifen Kapsel oft kürzer als diese
und überragt dieselbe nie um mehr als die Hälfte. Die gewöhnlich
ungleichlangen Dornpaare der Nebenblätter sind meist 0,5 cm. lang
und die längsten erreichen 1,3 cm.
Langdornige Formen dieser Art giebt es übrigens auch in Südarabien,
sowie in Nubien und Kordofan. Ehrenberg sammelte solche im Wadi
Djara, östlich von Qunfuda (Febr. bl. fr., coll. 1825).
var. brevispina Schwf. Ramis prostratis divaricatis, foliolis in summis
linearibus spinisque brevissimis.
ARAB., ADEN. In der Thalschlucht in Nord vom Telegraphenamt in
Steamer Point bl. fr. Dec., 110, coll. 1888; über den Kohlenlagern der
Mess. Mmes. bl. fr. Nov. 36; beim Fangdamm im Thal unter der
Schemsan-Höhe. 36, coll. 1888.
Wahrscheinlich die bienne oder ausdauernde Form der typischen. An
den alten Stengeln sind die Internodien sehr lang, 2-4 cm. erreichend.
Die Blätter sind an frichsprossenden Seitentrieben länglich ellip-
tisch spitz, bis 1 cm. lang und 0,5 cm. breit, mit ganz kurzem Stiel.
An den viel verzweigten jungen Aesten sind die Blätter linear,
5-2 mm. lang. Die Stipulardornen sind überall reduzirt, an den
unteren Stengeltheilen bis 5 mm. lang, an den obersten fast unsicht-
bar. Die Kapseln sind meist von derselben Länge wie die zurück-
gebogenen Stiele, an denen sie sitzen.
Diese Varietät ist von mir auch an der nubischen Küste auf der Insel
Macaur im Roten Meer, nahe Ras Rauai unter 21° n. Br. gesam-
= =" + . ge © 1 r
APPENDIX I. 275
melt worden. wo die Pflanze auf Korallenschutt in völlig identischer
Form auftrat (no 2212, coll. 1864).
758. Fagonia Bruguieri DC. Prodr. I, p. 704.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Saati (140 m.) Febr., bl. fr. 365, coll. 1892;
Maraita-Hügel bei Saati (260 m.) Febr. bl. 75, coll. 1891.
ARAB. JEMEN. Beim Brunnen el-Behä’, in Ost von Badjil, Tehama-Tief-
land, Jan., b. fr. 593, coll. 1889.
Die in den nördlichen Wüstengebieten vorherrschende Form mit
kurzen Dornen und gedrängten Internodien (F. echinella Del.)
scheint in Süden zu fehlen. Die vorliegenden Exemplare entsprechen
allen Merkmalen der Art. Die Stipulardornen erreichen bis zu 2 cm.
Länge, meist die Blätter überragend. Die einfachen Blätter sind
immer kurzgestielt. Die Blüthen sind 5-6 mm. lang, die Petala drei-
mal länger als die lanzettlich cuspidaten Sepala. Die Stiele sind mit
den reifen Kapseln von gleichen Länge, seltener um die Hälfte
länger als die letzteren. Die eiförmig spitzen Samen und die vierkan-
digen, gefurchten jungen Stengel liefern keine durchgreifenden Merk-
male zur Unterscheidung dieser Art von den zahlreicheren Formen
der F. parviflora B.
An dieser Stelle sei noch einer auffallenden südarabischen Varietät
dieser Art gedacht.
var. Ehrenbergii Schwf.
Ramulis elongatis subsimplieibus tenuissimis, internodiis elongatis,
foliis omnibus trifoliolatis internodiis brevioribus, petiolo brevissimo,
foliolis anguste linearibus acutissimis, teneris, stipulis spinescentibus
folia æquantibus tenuissimis reetissimis, pedunculo declinato cap-
sulam maturam duplo triplove superante.
ARAB., JEMEN. Bei Mor, östlich von Loheia in der Tehama-Tiefebene.
März, fr. (Ehrenberg, coll. 1825).
Maasse : Das Mitlelblättchen misst 147 X 1,5 mm., der Blattstiel ist 2 mm.
lang. Die Dornen werden 11-17 mm. lang.
Eine durch den langschüssigen Wuchs, die nur wenig verzweigten
Stengel, die zarten weichen Blätter und namentlich durch sehr lange
Fruchtstiele ausgezeichnete Spielart, deren Wachsthumsverhältnisse
vielleicht durch einen schattigen Standort bedingt gewesen sind.
Durch willkührliches identifiziren von systematisch verschiedenen, auch
hinsichtlich ihrer Verbreitung leicht aus einander zu haltenden For-
men sind einige Fagonia-Arten ungebührlich über ihre morpholo-
gischen sowohl als auch über die geographischen Grenzen ausgedehnt
worden. Es erscheint daher nothwendig, will man nicht den
grössten Theil der Arten dieser Gattung zusammenwerfen, noch eine
Reihe Formen zu beschreiben, deren constante Eigenthümlichkeiten,
276
759.
760.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
in Verbindung mit anderen Merkmalen bereits bekannter Arten,
Combinationen abgeben, die unter die bisher beschriebenen Fagonien
nirgends hineinpassen. Die beiden nachfolgenden Arten aus dem
Lande der Bischarin seien daher im Anhange hier beschrieben :
Fagonia Bischarorum Schwf. n. sp.
Undique glaberrima, ramis suberectis elongatis, ramulis abbreviatis
striato-sulcatis; foliis internodiis sublongioribus, trifolioliatis, foliolis
petiolum superantibus vel æquantibus, angustelinearibus gibbulo
rotundato terminatis, lateralibus quarta parte medio brevioribus;
sepalis oblongo-ovatis acutis pedunculum recurvum superantibus,
petalis purpureis sepala duplo vel sesqui superantibus; capsulis
pedunculo deflexo et recto paullo longioribus, seminibus oblique-
ovoideis acutis leviter scrobiculato-punctatis.
NUBISCHE KUESTE. In den südöstlichen Vorbergen des Soturba-Gebirges
unter 22° n. Br. (1000 m. ) Anf. März, bl. fr. n. 2208, coll. Schwf. 1865.
Loc. : Auf dürren Gneissfelsen.
Maasse : Das mittlere Blätichen erreicht bei 1,5 cm. Länge 2 mm. Breite.
Die Sepala sind mm. lang, die ganze Blüthe mit Stiel 1 cm. Die Kapsel
ist 5 mm., der Fruchtstiel 5-9 mm. lang, die Samen sind 3 mm. lang.
Diese in die nächste Verwandtschaft von F. Kahirina B. und F. cre-
tica L., zweier südlich über Aegypten hinaus nicht verbreiteten
Arten gehörige Pflanze weicht von der erstgenannten durch ihre
Kahlheit, die grösseren Kapseln und Samen, von F. cretica L. durch
die auch an den Kelchblättern und Blüthenstielen fehlenden Drüsen,
durch meist kleinere Samen, durch die linearen, stumpfen mit einem
stumpfen Callus an der Spitze versehenen Blättchen genügend ab.
Von beiden Arten ist sie verschieden durch der langschüssigen, halb-
aufrechten, nicht nach allen Seiten gleich verzweigten Wuchs, die
weit längeren Blattstiele und die längeren Fruchtstiele.
Habituell entspricht meiner Art die aus dem Damara-Lande stammende
F. minutistipula Engl., die gleichfalls in naher Verwandtschaft zu
F. Kahirina B. und F. cretica L. steht.
Fagonia soturbensis Schwf. n. sp.
Herba robustior in sicco lutescens pilis glanduliferis viscido-scabra
ramis suberectis sesquipedalibus, ramulis abbreviatis angulato-sulca-
tis densifloris; folis validis omnibus trifolioliatis internodiis duplo tri-
plove brevioribus, foliolis obovatis vel oblongo-obovatis acutis basin
versus angustatis, lateralibus foliolo medio tertia parte brevioribus,
petiolo quartam vel quintam partem folioli medii æquante, spinis
stipularibus subrectis brevibus ac brevissimis; sepalis pruinoso-
glandulosis ovatolanceolatis acutis, petalis roseis sepala duplo supe-
rantibus, pedunculo brevissimo, capsula matura ambitu globosa glan-
APPENDIX II. 271
duloso-hirta pedunculum semper plus duplo superante, seminibus
obliqueovoideis obtusiusculis fuscis nitidulis scrobiculato-punctulatis.
NUBISCHE KUESTE. In den östlichen Vorbergen des Soturba-Gebirges unter
22° n. Br. (1000 m.). Anf. März, bl. fr. n. 2218, coll. Schwf. 1865.
Loc. : Auf dürren Gneissfelsen.
Maasse : Die vorliegenden bis 40 cm. langen Zweige haben am unteren
Ende # mm. Stengeldurchmesser. Das Mittelblättchen misst 1,5xX0,7 cm.,
der Blattstiel 5-2 mm., die Dornen sind 5-2 mm. lang, die Kapsel ist
3 mm., der Same 2 mm. lang.
Diese Pflanze ist eine der auffälligsten und am leichtesten zu unter-
scheidenden Arten, trotz ihrer naher Verwandtschaft mit F. gluti-
nosa L. Von letzterer unterscheidet sich unsere Art durch den auf-
rechten, robusten Wuchs und die nicht sitzenden sondern kurzen
Haaren aufsitzenden Drüsen. An der Kapsel hingegen sind die
zwischen den Drüsen eingeschalteten Haare bei F. soturbensis nur
spärlich vertreten. Die grossen mit einem verdickten Callus an der
Spitze versehenen Blätter kennzeichnen die Art vor allen anderen.
Die Samen sind nicht grau braun wie bei F. glutinosa D. sondern
schwarzbraun, glänzend und deutlicher gegruftet als bei dieser Art.
761. Zygophyllum simplex L. Mant., p. 68.
ARAB., ADEN. Bei den Kohlendepöts auf Basaltschutt, bl. März, 37, coll.
1881.
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo 21, coll. 92; Hügel Maraita bei Saati
(260 m.) 545, coll. 92.
762. Zygophlylum hamiense Schwf. n. sp.
Undique tomento minuto albido vestitum, ramis inferne lignescentibus
in sicco striatis parce nodosis erectis; foliis tenui-cylindraceis linea-
ribus unifoliolatis, foliolo tereti obtuso subelavato apice paullo incras-
sato petiolum æquante; flore solitari pseudoaxillari, peduneulo tenui
calycem quadruplo superante apice paulisper incrassalo, sepalis
ovalo-oblongis valde concavis, interioribus margine late-membra-
naceis, pelalis albis unguiculatis spathulato-ovatis margine plicato-
undulalis apice acutis, dorso subglabris calycem quarta parte supe-
rantibus, squamis oblongis suboblusis planis, apice interdum biden-
tulis, stamine terlia parte brevioribus, antheris flavis ovalibus,
ovario stylum superante, capsula oblongo-lineari eylindrica lævi apice
rotundato.
Maasse : Länge des Blättchens 2-3,5 cm. Durchmesser des Blattstiels im
trockenen Zustande 1,5 mm., des Blättchens an der Spitze bei 4 mm. Der
Blüthenstiel ist 4-4,3 em. lang. Die Kelchblätter erreichen A mm, Länge.
Die Merkmale dieser Art wiederholen sich in ihrem Zusammenhange
bei keiner bekannte Art der Gattung. Die Frucht gleicht am meisten
RO
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derjenigen von Z. coccineum L., die Blüthe abgesehen vom langen
Stiel, derjenigen von Z. album L. Die Blätter tragen ausnahmslos
ein einziges Blättchen. Die schmalovalen squamæ sind fast immer
mit einer ungetheilten Spitze versehen und flach ohne umgeschlagene
Ränder.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami östlich von Schehr. bl. April 182,
coll. 1881.
763. Tribulus pentandrus Forsk. Descr. pl.fl. æg. arab., p. 88.
Syn. T. bimueronatus Viv. Dec. pl. Aeg., p. 9, tab. II, fig. 4;
T. sinaicus B. Diagn. Ser. I, VII, p. 120.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (4200 m.) oberhalb Hille Jan., bl. fr. 497,
coll. 1889 ; Agara bei Hodjela (600 m.) Febr., bl. fr. 1047, coll. 89.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden. März, bl. fr. 96, coll.
1881.
Nom. vern. arab. : Kedba (Tehama Ebene); kädhab (Gebel Bura).
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko, 10, coll. 92; Otumlo 138, coll. 92;
Mkullo 186, coll. 92; Saati (140 m.) Febr., bl. 74, coll. M ; in Ost vom
Austritt des Lawa-Thals (200 m.) April, bl. fr. 1746, coll. 91 ; am Chor
Schegat-Qieh westl. Massaua (75 m.) April, bl. fr. 1758, coll. 91; am
Chor Girgir am Wege nach Mensa (180 m.) April, bl. fr. 1748, coll. 91;
am Chor Abrehe-Behanu in Ost vom Anseba (1300 m.) März, bl. fr.
1016, coll. 4891 ; Acrur (1900 m.) 1026, coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinia : «goghito » (in Hamasen) ; « kacheto» (Acrur.).
Die von Ehrenberg 1825 bei Mor nahe Lohaja gesammelten Exemplare
zeigen 5 Staubgefässe bei 6 Blattjochen, desgleichen die vom Gebel
Bura und bei Agara (n. 497, 1047) gesammelten Exemplare. Die von
Schugra haben 10 Staubgefässe, und 4-6 Joche; die Frucht ist aber
bei allen dieselbe und besteht aus am Rücken abgerundeten viel
höckerig stachligen Carpellen mit je zwei entwickelten Dornen.
Die erytræischen Exemplare haben dieselbe Fruchtbildung, variiren
aber hinsichtlich der Zahl der Staubgefässe. Die von Saati (7%) und
vom Girgir (1748) haben 10 Stamina und 6 Joche, die vom Abbrehe-
Behanu (1016) 8 Stamina und 6 Joche.
Die Narbe ist bei allen in vorstehender Aufzählung registrirten Exem-
plaren oval-kopfförmig und von gleicher Länge wie der Griffel.
764. Balanites ægyptiaca Del. Fl. Egypt.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thale des Jangus bei Saati (240 m.) Febr., bl.
390, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigrinia : quasa (Hamasen); in Tigrai : gök (Mensa).
Ein oft sehr umfangreicher Baum, der auch in der Hochlandregion
nicht selten ist.
APPENDIX Il. 279
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama bei Chalife, am Fusse der Vor-
berge. Dec., fr. 211, coll. 1888.
Nom vern. arab. : «heleg» (Jemen); arab. sudan : « hegelig. »
ICACINACEÆ
765. Apodytes dimidiata E. Mey. Benth. Trans. Linn. Soc. XVIII, p. 684,
t. 4.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito, am Kessel von Eschka
(2700 m.) Mai, bl. 40%, coll. 1894.
Loc. : Grosser Baum mit weissen schwach duftenden Blüthen am Ufer eines
kleinen Baches, umgeben von Gebüschen.
RUTACEE
766. Ruta chalepensis L. Mant. I, p. 99.
var. bracteosa DC. Prodr. I, p. 710.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) Febr., bl. fr. 1498, 1564, coll. 1889;
Gebel Bura, oberhalb Hille (1000 m.) 507, 1818, coll. 89.
Loc.: An den Abhängen in Ost von Menacha sehr viel an dürren Felsen, voll-
kommen wild, an den übrigen Orten und auch in Menacha selbst angepflanzt.
Wird auch von den Blumenhändlern an Markttagen feilgeboten.
Nom. vern. arab. : «scheddeb » (Jemen); arab. æg. : « sseddeb. »
ÆTH., COL. ERITREA. Gura (2100 m.) 921, coll. 92.
. Toddalia nobilis Bth. und Hook. f. Gen. pl. I, 301.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Dongollo bei Ginda (1000 m.) Febr., bl.
fr. 197, 262, coll. 1891; bei Acrur (1900 m.) März, bl. fr. 729, 1137,
coll. 92.
Loc. : Bildet eine der häufigsten Straucharten in der Buschflora des Gebiets.
Wächst auch an sehr quellarmen Stellen und grünt dank seines dauerbestän-
digen Laubes mitten in der trockensten Jahreszeit. Die orangefarbigen Früchte
des pseudodiôcischen Strauchs werden gegessen.
Nom. vern. in Tigrinia : sselha (Acrur); in Tigrai : « schellech » (Mensa).
ARAB., JEMEN : Am Gebel Bura oberhalb Hille (1000 m.) bei Ussil, im
Wadi Hedjan (1200 m.) 1178, coll. 89.
Nom. vern. arab. : « durram », « dhurm » (Ussil), «warim» (G. Bura).
1
ee]
|
768. Citrus Limonum Risso in Ann. des Mus. d’hist. nat, XX, p. 201.
var, pusilla Risso.
(Syn. C. medica L. var. acıda Brandis, Forest Fl. of N. W. of
India 50) ?.
ÆTH., COL, ERITREA, In den Vorbergen am Ostabfall des Hochlandes
bei Filfil (750 m.) an der Maldi-Strasse, Febr,, bl. fr. 237, coll. 1894.
280 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Loc. : Völlig wildwachsend als 2,5 mm. hohe Sträucher, im Buschwald vermengt
mit anderen Gesträuch.
Nom. vern. in Tigré : «lebün » (Filfil); in Saho : lomin; in Amharenia :
lomin.
Die Art wurde auch in den weiter südwärts gelegenen Vorgebirgen, an
den unter Az-Teclesam und Kazen befindlichen Abstürzen des Hoch-
lands von G. Rohlfs, 1881 auf seiner Reise zum Negus in zahl-
reichen Exemplaren beobachtet. Die Höhenzone ihrer Verbreitung
liegt hier zwischen 750 und 1600 m. Meererhöhe.
Die vorliegende Form ist in allen Stücken mit der kleinen in Aegypten
(hier « Limmun belledi » genannt) und im übrigen Orient häufigsten
Sorte identisch. Sie findet sich auch in innerhalb des eigentlichen
Abyssinien in einigen Klostergärten angebaut und gedeiht ebenso-
wohl im Tiefland des Sudan, im Inneren von D. Ost-Africa (Tabora)
u. s. w., scheint daher von allen Orangengewächsen diejenige Art zu
sein, die im heissen Tropenklima am ehesten gedeiht und die geringste
Pflege erheischt.
Ich vermuthe in der vorliegenden von den meisten Autoren unberück-
sichtlich gelassen Form das Prototyp der wilden Citrone, die Stamm-
art. Die Leichtigkeit, mit der sich die Pflanze, wenn sie sich selbst
überlassen ist, auch ohne Pflege weiter fortbesteht, ohne zu gleicher
Zeit Merkmale zu entwickeln, die sie von der cultivirten Form ab-
weichen lassen, spricht für die Wahrscheinlichkeit dieser Annahme.
Wahrscheinlich wird auch die in Indien an so vielen Stellen wild
wachsende kleinfrüchtige Limone (C. acida Roxb. exp.) «the acid
lime of India » (Brandis for fl. 52) sich als identisch mit der vorlie-
genden herausstellen.
Maasse (in trockenem Zust.) : An den Exemplaren von Filfil (237, coll. 94)
messen die Blattspreiten 11 X 5 cm., bei 4 cm. Länge des Blattstiels, die
kleineren Formen 4 X 2,5 cm. bis 0,5 cm. Blattstiels. Die Petala sind
1-1,2 cm. lang. Die Frucht 3 cm. lang bei 2,7 Durchmesser, nebst Stiel
von 0,5-1 cm. Länge.
Die Frucht zählt 8-12 Fächer, ist auch im Reifezustande grün oval-kugel-
förmig und mit einem kurzen Zitzenansatz an der Spitze versehen. Das
Fruchtfleisch ist farblos und von intensiver Säure. Die Blattformen
sind entweder oval oder oblong-elliptisch und oblong-eiförmig, spitz
oder abgestumpft, am Rande stets unregelmässig gekerbt. Der Blatt-
stiel ist nur schmal-geflügelt und die an fast allen Aesten meist auch
an den fruchttragenden sitzenden Dornen werden gewöhnlich nicht
länger als dieser. Die stets viertheiligen Blüthen sind, wie an den
cultivirten (im Gegensatze zu denjenigen der Citrone) reinweiss, ohne
röthlichen Schimmer. Sie sitzen meist zu dreiblüthigen Cymen in
den Blattachseln angeordnet, auf weit kürzeren Stielen als sie selbst,
APPENDIX II. 281
und gewöhnlich ist bloss die Mittelblüthe zweigeschlechtlich, während
die Seitenblüthen männlich sind. Die Staubgefässe, meist 20 sind
gewöhnlich bis auf den Grund frei.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, oberhalb Hille (1000 m.) 1842, coll. 89;
Okeber am Gebel Melhan (900 m.) Jan., fr. 821, coll. 89,
Loc. : In den Pflanzungen der Region des Kaffeebaus angebaut.
Nom. vern. arab. : lim (Jemen).
Forskal (fl. Arab. Fel. CXVII) giebt die Pflanze als eine auch im
Jemen wildwachsende an; ich habe dafür keinen anderen Gewährs-
mann.
769. Citrus Limonum Risso |: ce.
var. duleis Moris. fl. sardoa.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 848, coll. 1889.
Loc. : Angebaut auf den bewässerten Terrassen der Kaffeeregion.
Nom. arab. : «lim halib » (Jemen) ; arab. egypt. : «limün helu. »
770. Citrus Bigaradia Loisel in Duham. Arb. ed. nov. VII, 99.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordostabhänge des Berges Savur, Region von
Taclai-Tcharu am Ostabfall des Hochlandes, an der Maldi-Strasse unter
Ambelaco (1600-4950 m.) Mitte Febr., bl. 336, coll. 1894.
Loc. : Wächst in völlig wilden Zustande zwischen Bäumen und Gesträuch des
Buschwaldes, z. Th. ausgedehnte Bestände darstellend,
Da der Pommeranzenbaum in verschiedenen Tropenländern unter allen
Anzeichen eines offenbaren Verschleptseins durch den menschli-
chen Verkehr beobachtet worden ist, könnte auch in Bezug auf diese
Oertlichkeit die Annahme berechtigt erscheinen, dass man es keines-
wegs mit einem ursprunglich naturwüchsigen Vorkommen zu thun
habe. Allein die gewichtigsten Grunde sprechen dagegen. Das offen-
bar wilde Auftreten der Pommeranze in den stets so gut wie unbe-
wohnt gebliebenen Bergwaldungen von Socotra, wo ich mich selbst
von den Indigenat der Pflanze zu überzeugen Gelegenheit hatte und
wo auch die Eingeborenen dort, die sie « Tenäge » nennen, ihr ein
gleiches Zeugniss ausstellten, bietet aus einem Nachbargebiete die ana-
loge Thatsache zur Widerlegung der Annahme dar. Eine zweite That-
sache zu Gunsten des wilden Indigenats der Pommeranze in der Ery-
thræa liefert die Abgelegenheit und Einöde der Oertlichkeit. Die alten
Gulturvölker, die mit Aethiopien in Berührung kamen, haben in dieser
nördlichen Gegenden keinerlei Spuren ihrer Thätigkeit hinterlassen
und soweit die geschichtlichen Ueberlieferungen reichen, waren die
Aegypter das erste Volk, das vor dreissig Jahren bei der durch sie
bewirkten Besitzergreifung der Länder einige Gartencultur in die
Ervthræa einführten. In der Gegend am Savur aber hat nie ein Mili-
lärposten bestanden. Das Gesagle gilt auch für die richlige Beur-
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
teilung des wilden Vorkommens der kleinen Limone in derselben
Gegend. Gegen eine Ausbreitung der Pommeranzen in neueren Zeiten
spricht überhaupt die Menge und die weite Ausdehnung der Bestände,
die am Savur anzutreffen sind.
Maasse : An den blüthentragenden Zweigen messen die Blattspreiten
gewöhnlich 10,5 X 5 cm., der Blattstiel 2,5 X 0,5 cm. Die Blüthen sind
2,2-2,5 cm. lang, davon die Petala 1,5-1,7 cm., der Kelch 0,3 cm. und
der Stiel 0,7 cm.
Die erythr&ischen Exemplare unterscheiden sich durch kein Merkmal
von denen die ich auf Socotra bei 800 m. Meererhöhe einsammelte
(n. 670, coll. 1881). Auch von den in Aegypten cultivirten Pomme-
ranzen sind sie nicht verschieden. Die schmäleren Flügel der Blatt-
stiele unterscheiden die Blüthenäste nur in nebensächlicher Weise
von den ægyptischen, die grösseren Blüthen in beiden Fällen von
denen der süssen Orange. Die Frucht ist kugelrund, von der Grösse
mittelgrosser Orangen und saftreich. aber von bitterem Geschmack.
Auf Socotra kostete ich von den dortigen, die essbar erschienen,
wenn auch sehr sauer und von bitterem Geschmack; der Nachge-
schmack der Früchte war aber ein angenehmer.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (900 m.) Jan., bl. 827, coll. 89;
am Gebel Bura über Hille (1000 m.) Jan., bl. 1828, coll. 89.
Loc. : Angepflanzt auf den bewässerten Terrassen der Kaffeeregion.
Nom. vern. arab. : « tibbä » (G. Melhan); « tübbai » (G. Bura); arab.
ægypt. : « naring.»
771. Citrus Aurantium (L.) Risso I. c.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura oberhalb Hille (1000 m.) 1840, coll. 89.
Loc. : Angebaut auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen.
Nom. vern. arab. : « bortugan hali. »
772. Citrus medica Rissol.c.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan, bl. Jan., 840, coll. 1889.
Loc. : Angebaut auf den Terrassen der Kafïeregion.
Nom. vern. arab. : « turüng. »
BURSERACEÆ
773. Boswellia papyrifera Hochst. Botan. Zeit. XX VI, p. 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Westabfälle bei Mai-Baba zwischen Keren und
Geleb (1500 m.) März Ende, bl. fr. 1008, coll. 91; im Thal Dongobas
bei Keren (1200 m.) März, bl. fr. 918, coll. 91; am Nordabhang des Hoch-
landes in Nord-West unter Mai-Mafales in Dembelas (1800 m.) März, bl.
fr. 327, coll. 9%.
Loc. : Häufig in waldartigen Beständen ohne Unterholz, an sonnigen, dürren Fels-
APPENDIX I. 283
gehängen, oder in Gruppen an offenen von Buschwald entblössten Stellen. Bildet
nur während der Regenzeit belaubte Bäumchen von 5-6 m. Höhe mit rosen-
rothen Blüthen. Die lentizellenlose, ledergelbe Epidermis lässt sich in Gestalt
fusslanger papierartiger Häute abziehen.
Nom. vern. in Tigrinia : «mager » (Hamasen).
774. Commiphora quadricincta Schwf. sp. n. in Engl. Nat. Pflanzenf. III,
4, p. 253.
Arbuscula 10-15 pedalis, trunco incrassato, cortice lævi, cinereo, epi-
dermide papyraceo-solubili; ramis spinosis arcuatim recurvis ramu-
lisque elongatis pendulis valde intricatis glaberrimis ; foliis ad
ramulos inermes sparsis, ad spinescentium basin approximatis et ad
ramulorum abbreviatorum apices subfasciculatis, parvis, tenuibus
simplicibus vel trifoliolatis, longe petiolatis glaberrimis, lamina in
unifolioliatis plerumque integerrima orbiculari, obovata, ovato-acuta
vel elliptico-acuta bası rotundata vel subacuta, petiolum subæquante
vel triplo excedente, in trifoliolatis foliolo intermedio lateralia triplo
et ultra excedente petiolum æquante, sessili, obovato-elliptico acuto
basi cuneato integerrimo vel parte anteriore utrinque dentibus 2-3
pluribusve crenato-serrato, foliolis lateralibus sessilibus oblongis
acutis subintegerrimis; pedunculis præcocibus tenuibus glaberrimis
ad ramulos abbreviatos subfasciculatis semel dichotomis, floribus
cymoso-ternatis brevissime pedicellatis, bracteis triangulari-acutis
glandulis stipitatis ciliatis, calyce cupuliformi obovoideo stipitato
breviter 4-dentato, dentibus triangularibus cum sinubus arcuatis,
pelalis acutis roseis calycem dimidio ejus longitudinis excedentibus,
staminibus 8: drupa cum pedicello incrassato recurvo oblongo-
ovoidea rubescente glabra acumine acuto apiculata, epicarpio 2-valvi
coriaceo, mesocarpio carnoso rubro-purpureo 4-parlito, ramis anguste-
linearibus ad endocarpii angulos arcte acerelis, pyrene connata acuta
alra lævissima tetragona, in ambitu transversali rhombea, loculis sepe
æqualibus ac seminiferis, rima commissurali apice hiante.
Maasse : Die zum Theil an der Basis beblätlterten Dornen erreichen 1,5 bis
3,5 em. Die Mittelblättichen messen an den einblättrigen Exemplaren
2,5 x 1,8 oder 3 X 2,5 cm., die dazu gehörenden Blattstiele 4,8 bis
3 em. An den dreiblättrigen messen die Mittelblättchen 2,5 X 1,5, oder
1,8 x1 em., die Seitenblättchen 1,2 bis 0,9 em. Länge, der dazugehörige
Blattstiel ist 4,2 bei 0,7 em. lang. Die gemeinsame Blüthenstiele sind
1-2 cm, lang.
Durch die eigenartige Bildung des in vier schmale Flügel auslaufenden
und den Kanten des Steinkerns aufsitzenden Mesocarps weicht diese
Art von den bisher beschriebenen der Gallung ab und kann den
Typus einer zwischen den Sectionen Hemprichia und Opobalsamum
die Mitte haltenden Form gelten.
BULL, nenn, noise. Appendix II, Janvier 1899, 20
284 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Durch Einschnitte am Stamm tritt ein weissliches, wachsfarbiges
Gummiharz hervor, das ohne jedes Arom, aber von grosser Bitter-
keit ist.
ÆTH., COL. ERITREA. In der Samhar-Küstenebene : in West von Mkullo,
Febr. fr. 243, coll. 92; bei Schegat-gieh, Febr., fr. 1760, coll. 91; in Ost
von der Austrittstelle des Lawa-Thals (200 m.) und bei Dessi (70 m.),
Samhar-Ebene, April fr. 1719, coll. 91.
Loc. : Vereinzelte Bäumchen am Rande der Thäler und in den buschbestandenen
Ebenen. Zur Blüthe- und Fruchtzeit völlig entlaubt.
ARAB., JEMEN. In der Tehama-Küstenebene bei Sejid-Soliman, Jan., fr.
„Ah, coll. 1889.
Loc. : In lichten Buschwaldungen mit andern entlaubten Baum- und Straucharten
zusammen.
Die Art wurde von mir auf meiner Reise durch Süd-Nubien im Jahre 1865
an mehreren Stellen des Weges zwischen Suakin und Kassala angetroffen,
blühend Mitte April am Gebel Kuureb (n. 2309) und fruchttragend am
Chor-Teleg, südlich Suakin (2308) und im Uadi Ossir, am Gebel Schaba
(2307).
775. Commiphora (Hemprichia) Kataf Engl. in DC. Prodr. Cont. IV, p.19.
(Syn. Amyris Kataf Forsk. Descr. fl. eg. arab., p. 80.
Arbor mediocris 45-25 pedalis, trunco recto, ramulis inermibus laxe
divaricatis glaberrimis fuscis siccatione sulcato-plicatis; foliis sub-
fasciculatis, rarius sparsis dilute-viridibus tenuibus juventute pube-
rulis glandulisque minusculis conspersis, demum glabratis vel glaber-
rimis, omnibus trifoliolatis sat longe petiolatis, foliolis inæqualibus
margine subintegerrimis vel parte anteriore crenato-serratis, foliolo
intermedio petiolum duplo superante ovali, ovali-obovato vel ellip-
tico, apice rotundato vel acuto, basi cuneatim vel abrupte attenuato
et in petiolulum quasi desinente, nervis subtus prominulis, secunda-
riis utrinque 4-6 arcuatis, foliolis lateralibus intermedio tertia parte
brevioribus oblongis vel ellipticis, acutis vel apice rotundatis, basi
obliquis, rotundatis vel truncatis sessilibus; pedunculis cum foliis
ad ramulorum apices, præsertim abbreviatorum subfasciculatis, glan-
duloso-pnberulis, tenuibus rectis divergentibus inæquilongis, folia
sæpe subæquantibus ; floribus cymoso-paniculatis, bracteis bracteolis-
que lanceolatis cuspidatis pubescentibus dense ciliatis, pedicellis
valde inæquilongis pubescentibus florem sæpe 2-3 plo superantibus,
calyce puberulo tubo infundibuliformi in pedicellum attenuato, den-
tibus 4 oblongo-triangularibus acutis dense ciliatis, tubo plus dimi-
dio brevioribus, petalis calycem dimidio superantibus extus pube-
rulis acutis; drupis glaberrimis longe pedicellatis obovoideis breviter
apiculatis, epicarpii valvis dehiscentibus carnoso-coriaceis; meso-
carpio axilliformi carnoso croceo oleaginoso endocarpii basin arcte
APPENDIX II. 285
obtegente cupuliformi, cum lobis binis lateralibus pyrenum dimidium
attingente, endocarpii pyrene connata osseo-crassa pallida lævi
nitente ambitu obovato-acuta, basi paulisper constrieta substipitata
propter loculum mancum semper a latere uno complanato-compressa
ab altero convexa, ad marginem ambitu carinata, rima commissurali
continua eircumeincta.
Maasse : Die Kurztriebe mit den Blatt- und Blüthenbüscheln erreichen
eine Länge von 1-4 em. Die grösseren Blätter haben 3,5 cm. lange Stiele
und ihr Mittelblättehen misst 3,5 X 6,5 em., die Seitenblättchen messen
2 X 4,5 cm. Der gemeinsame Blüthenstiel ist 2-3 cm. lang. Die Vor-
und Deckblätter werden 1-4 mm. lang. Die Blüthenstiele messen gewühn-
lich 1 em. Der Kelch ist 5 mm. lang. Die Frucht misst im frischen 1,6,
im trockenen Zustande 1,3 cm. an 3 cm. langem Stiel. Der Steinkern
hat bei 9,5 mm. Länge eine Dicke von 3,5 mm.
Die Rinde an den etwas aromatischen Aesten ist im frischen Zustande
glatt, im trockenen faltig geschrumpft, rothbraun, nicht glänzend und
entbehrt der Lentizellen.
An dem sehr hellen, glatten und glänzenden Steinkern erkennt man
deutlich die eontinuirliche Nathfurche an der Zusammen wachsungs-
stelle der zwei Fächer. Dieselbe verläuft auf der flachen Seite etwas
innerhalb des gekielten Randes.
ARAB., JEMEN. Badjil, bei einer Moschee 555, Jan. bl., coll. 89; Wadi
Chuoiet bei "Ussil (1000 m.) Febr., fr. 1022, coll. 89; Wolledje am Fuss
des Gebel Melhan (600 m.) Jan., fr. 684, coll. 89.
Loc. : Kleine Bäume an den buschbestandenen, felsigen und dürren Thalgehängen.
Nom. vern. arabice : «kafal » (Badjil und "Ussil) ; «kataf » (Wolledje).
Die naheverwandle C. erythræa (Ehrenberg) Engl. ist auf den engeren
Küstensaum des südlich vom Wendekreise gelegenen Theils des
Rothen Meeres, sowie auf die Inseln beschränkt; diese Art liefert
das in Aegypten unter dem Namen « Qafal » bekannte röthliche Holz,
das zum Ausräuchern der Wasserkrüge dient. Von C. Kataf Engl.
unterscheidet sich €. erythrea Engl. durch den mehr knorrigen und
diekslämmigen Wuchs des Bäumchens, durch die wollig behaarten
weit grösseren, kürzer und dicker gestiellen und mit einer weit der-
beren Nervatur versehenen Blätter, ferner durch die Gestalt der
Frucht, die bei C. Kataf Engl, verkehrt eiförmig, hier dagegen
eiförmig spitzt erscheint. Der Steinkern von C. erythræa Engl. ist
an der Basis breit abgestutzt, so dass er im Umriss fast dreieckig
erscheint während die vorstehende Art am Grunde allmälich ver-
engte, im Umriss verkehrt eifürmig-spitze Kerne hat.
776. Commiphora (Hemprichia) Myrrha Engl. in DC. Prodr, Gont. IV,
p. 10, 11.
Arbor mediocris aut frutex arboreus-20 pedalis intricato-ramosissimus,
286 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ramulis validis glaberrimis subhorizontaliter patentibus rectissimis
spinescentibus basi incrassatis, cortice griseo-pallido vel subcinereo
siccatione striato; foliis parvis glaberrimis coriaceo-membranaceis
ad ramulos mancos brevissimos subfasciculatis breviter petiolatis,
omnibus plerumque trifoliolalis, foliolis valde inæqualibus sessilibus
integerrimis vel frequenter parte anteriore serratis et inciso-serratis,
dentibus utrinque 2-4, foliolo intermedio obovato vel oblongo, apice
rotundato vel acuto, basi cuneato, petiolum 2-4 plo superante, folio-
lis lateralibus oblongis basi obliquis et truncatis 21/2: plo, rarius
4plo longiore, nervo medio parum prominulo, secundariis evanidis
utrinque 3-4; floribus præcocibus singulis ad ramulos mancos brevis-
simos subfasciculatis breviter pedunculatis glaberrimis, pedunculis
cum pedicello unico recurvis demum incrassatis, calyce ad medium
usque 4 dentato, dentibus oblongo triangularibus; drupis purpuras-
centibus ovoideo-acutis rostratis basi truncatis pedunculum cum pedi-
cello unitum duplo superantibus, epicarpii valvis coriaceo-carnosis
mox secedentibus ovato-acuminatis, mesocarpio Copioso carnoso-
oleoso aurantiaco 4 lobo, lobis triangularibus inæquilongis, lobis lon-
gioribus endocarpii dimidium a dorso attingentibus, pyrene connata
endocarpii fertilis nigra osseo-tenui opaca lævissima compressa ovoideo-
acuta in utroque latere convexa (loculo uno semper manco) ad com-
missuram non carinata, rima commissurali continua circumcincta.
Maasse : Diese Art bildet die kürzerten Kurztriebe der Gattung, die meist
wie kugelförmige Höcker and den Zweigen sitzen und kaum 3 mm. lang
sind. Die Blätter erreichen oft kaum 1 cm. länge. An den grössten Formen
misst das Mittelblättchen 0,8 X 1,6 cm. die seitlichen messen 0,7 X
0,4 cm. und der Blattstiel ist alsdann 0,5-0,6 cm. lang. An anderen Formen
misst das Mittelblättchen 0,82 cm., die seitlichen messen 0,4 X<0,9 cm.
und der Blattstiel ist alsdann 0,4-1 cm. lang. Der Frucht ist frisch 1,5,
getrocknet 1,2 cm. lang mit einem Stiel von 0,5 cm.
ARAB., JEMEN. Bei Chalife, erste Felshügel am Fusse der Gebirge
(500 m.) 221, coll. 88; bei einer Moschee in Badjil, Jan., fr. 55%, coll. 89;
Vorhügel bei Der-Mobagi nahe Badjil 1787, coll. 89; westlich vom Gebel
Damer in der Küstenebene der Tehama, Jan., fr. 473, coll. 89 : zwischen
Behä’ und Hodjela im Wadi Matschall bei Obal 919, coll. 89.
Loc. : Ein dicht verzweigtes sehr dornenreiches Strauchwerk, bezw. Baum bis
7 m. Höhe in den Gehölzen der Tiefebene, zwischen Zizyphus, Acacia etc.,
ferner in der untersten Vorhügelregion auf dürren Felsen.
Nom. vern. arabice : «ugje » (Badjil).
Commiphora Myrrha Engl.! bietet an der Frucht Merkmale dar, die
1 Vergl. das über die Art gesagte in : G. Schweinfurth, Balsam und Myrrhe.
Berichte der Pharmaceut. Ges. Berlin, 4893, Oktob., S. 21-24, ferner E.-M. Hol-
mes, Myrrh and Bdellium in Pharm. Journ. Nov. 1898, p. 7-9.
2
M AT LAN ét ns A RE FN N ie ai EN Ye u an
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APPENDIX II. 287
G. Ehrenberg bei Aufstellung seiner Hemprichia erythrea (Linnæa
IV, S 390; Benth. Hook. Gen. PI. I, p. 327) verwerthete, während
A. Engler dieselben zur Unterscheidung einer Section « Arillopsi-
dium » (Pl. Marlothianæ in Englers Bot. Jahrb. X, p. 92) in Anwen-
dung brachte. Das am meisten in die Augen springende Merkmal
besteht in der fleischigen arillus-artigen Entwickelung des Mesocarps,
indess lässt sich dasselbe für den Gattungscharakter nicht verwerthen,
da bei sehr vielen Commiphora-Arten dieser Körper frühzeitig resor-
biert und undeutlich wird oder an verschieden Exemplaren ungleiche
Grade der Entwickelung zu erkennen giebt, was namentlich bei der
Untersuchung des trockenen Materials eine Feststellung des That-
bestandes in hohem Grade erschwert.
Die mir vorliegenden Exemplare sind sämmtlich fruchttragende, die
Blüthen dieser Art sind noch nicht bekannt.
Die Frucht ist durch seine an der Basis breit abgestutzte Gestalt und
langausgezogene Spitze von derjenigen der anderen Arten dieses
Gebiets verschieden. Der dünnschaligbeinerne Steinkern ist flach
und auf beiden Seiten gleichmässig gewölbt, obgleich immer nur ein
Fach zur Entwickelung gelangt. Die Nathfurche der Commissur ist
continuirlich ringsherum auf der abgerundeten Schmalkante des
Kerns angebracht. Die tauben Steinkerne bleiben weiss, die mit ent-
wickeltem Samen versehenen haben ein Kohlschwarzes Aussehen.
An abgebrochenen Zweigen vermochte ich nicht das geringste Arom
wahrzunehmen. Der bittere Geschmack, den die trockenen Zweig-
stücke dieser Art zu erkennen geben veranlasste E. M. Holmes
(Pharm. Journal, XII, 12 Dec.) zu der Vermuthung dass dieselbe zu
den Myrrhe liefernden gehöre und er nahm an, das ich mich an Ort
und Stelle getäuscht oder dass ich von den Einwohnern irrthümlich
unterrichtet worden sei. Dagegen spricht aber nicht nur die Geruch-
losigkeit der Astspilzen sowie das Nichtvorhandensein jeglicher
Harzabsonderung an verletzten Rindentheilen sondern auch der
Umstand, dass in den von Augenzeugen (A. Deflers und E. Glaser)
angegebenen Gegenden der gewerbmässigen Myrrhengewinnung diese
Art gar nicht vorhanden sein kann, weil sie auschliesslich der süd-
arabischen Tieflandregion (Tehama) angehörig ist.
Die von mir mitgebrachten Exemplare haben sich nach sorgfältiger
Vergleichung mit den von Ehrenberg und Hemprich 1825 bei Mor,
in der Küstenebene nahe Lohaja eingesammelten, auch hinsichtlich
der an den letzteren haftenden Früchte als völlig identisch erwiesen.
Im Ehrenbergschen Herbar des Berliner Botanischen Museums
befindet sich bei dieser Pflanze die handschriftliche Notiz : «forlasse
etiam Myrrham præbens, sed non salis constat, » Ungeachtet dieses
Vorbehalts wurde die Pflanze von Nees von Esenbeck in seinen
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Düsseldorfer Arzneigewächsen (S. 357) als die Mutterpflanze der
südarabischen Myrrhe hingestellt und mit dem Namen Balsamoden-
dron Myrrha beschrieben. Unter dieser Bezeichnnng ist die Art dann
später in alle Handbücher übergegangen. Trotz des Widersinns der
in der Namensbezeichnung li:gt, ist man aus Gründen der Priorität
dennoch genöthigt den Speciesnamen Myrrha beizubehalten.
Die in dem hier behandelten Gebiete vorkommenden Commiphora-
Arten liessen sich nach den Merkmalen der Frucht in folgende drei
Sectionen einordnen.
Secr. I. Mesocarp vom Grunde an in 4 schmale Streifen gespalten, die
an den % Kanten des Endocarps bis zu dessen Spitze verlaufen
C. quadricineta Schwf.
SECT. II. Hemprichia Ehrenbg. Mesocarp becherförmig die untere
Hälfte des Endocarps umhüllend mit 2 oder 4 Lappen oder mit
4 stumpfen Zähnen am Rande.
Mit 22lkappene. sense PU C. Kataf Engl.
C. erythrea Engl.
Mit, Yunliappen y Sr ai C. Myrrha Engl.
Hierher gehören die von A. Engler aus Südwestafrika beschrie-
benen GC. glaucescens und C. saxicola, sowie die von demselben
Autor aus dem Somallande beschrieben C. Rive).
Secr. III. Mesocarp das Endocarp gleichmässig und ungetheilt umhül-
lend,
Endocarp gerunzelt oder gehöckert : G. Schimperi Engl.
C. africana Engl.
C. samharensis Schwf.
. abyssinica Engl.
C. Opobalsamum Engl.
Q
Eindocarp'slatt cher 2. rer
777. Commiphora Schimperi Engl. in DC. Prodr. Cont. IV, p. 13.
ÆTH. COL. ERITREA. Zwischen Mai-Baba und Belta (1550 m.) März bl.
fr. 1055, coll. 91; Haddisch-Adi in Hamasen (1600 m.) Febr., bl. 717,
coll. 91; im Thal Dongobas bei Keren (4200 m.) März, bl. 914, 919,
coll. 91; auf dem Lalamba bei Keren (1500-1800 m.) März, bl. fr. 870,
coll. 94; unter Mai-Mafales in Dembelas (1700 m.) Ende März, bl. fr.,
328, coll. 94.
Nom vern. in Trigrinia : «angua» (Hamasen).
Loc. : Bildet Bäumchen von 3-5 m. Höhe an demselben Stellen wie C. abyssinica
Eng].
ARAB., JEMEN. ’Ussil (1400 m.) Febr. bl. fr. 1310, 1152, coll. 89.
Frei dastehendes Strauchwerk und Bäumchen zusammen mit C. abys-
sinica Engl. wachsend.
Loc. : An einem als Tragpfeiler eines Schattendachs benutzten Stammes hatte sich
frischer Stockausschlag gebildet. der Blätter. der typischen Form hervorbrachte
und zugleich ein aromatisches Harz absonderte.
pe to NOR di € ca NE VE RE a Re PNR LE ES RE EE EE aa Se a ea à
PAT 4 EN TIRE | :
APPENDIX II. 289
Nom. vern. arabice : «gataf» (die Namen «gataf» und «qafal» kommen
eigentlich nur, ersterer der C. Qataf, letzterer der C. (Hemprichia) ery-
threa Engl. zu, werden aber im Lande häufig mit einander verwechselt.
Es seien hier einige der hauptsächlichsten Merkmale dieser Art her-
vorgehoben : Die Rinde der jungen Zweige ist grau und im Trocken-
zustand der Länge nach gerunzelt und gefurcht, an älteren Zweigen
löst sich die Epidermis mit feinen Längslamellen ab. Die alte Rinde
ist fest und ohne abblättende Epidermis, von olivengrünlicher, gelb-
licher Färbung. Die dornbildenden Seitentriebe stehen horizontal
von der Achse ab. Die Blüthen sitzen fast gänzlich stiellos in dichten
Bündeln auf den sehr wenig hervortretenden Kurztrieben. Zottig
bewimperte winzige Bracteen umhüllen die Basis der Blüthen
knäuel, die Vorblätter an der Einzelblüthe sind nur schwach drüsig
gewimpert.
Der Kelch unterscheidet sich durch seine auch im Jugendzustande weit
kürzeren Zähne von C. abyssinica Engl. Letztere betragen nur
1/a-1/5 der Kelchlänge. Die Petala sind sehr lang und überragen den
Kelch um weit über das doppelte. Die Früchte sind fast sitzend und
unterscheiden sich schon durch ihre Grösse und Gestalt von denen
der anderen Arten des Gebietes. Sie sind im Trockenzustande 4 cm.,
in frischen 1,5 em. lang, mit einem an der Spitze deutlich abgesetz-
ten Schnabel und nach der Basis zu etwas verschmälert, sodass sie
in Umriss meist wie oblongobovat-spitz erscheinen, auf der der Achse
zugekehrten Seite sind sie fast immer verflacht, weil dort das meist
verkümmerte Fach liegt.
Die Epicarpklappen sind lederartig-fleischig, das Mesocarp ist undeut-
lich. Der sehr diekwandige Steinkern ist durch seine grobhöckerige
Skulptur, seine auf einer Seite flachgedrückte eiformig spitze Gestalt
und durch die an einer kiellartigen Anschwellung der Fuge entlang-
laufende deutlich ausgeprägte Nathfurche. Gewöhnlich sind in beiden
Fächern je zwei Ovula deutlich in der ersten Anlage entwickelt.
Beide Fächer des Endocarps sind nie an einem Steinkern entwickelt.
Zu G. Schimperi Engl. gehören die von W. Schimper 1851 unter
n. 399 gesammelten Exemplaren.
778. Commiphora africana Engl. in DC. Prodr. Cont. IV, p. 14.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhen von Dikdikta (350 m.) Mai, fr. 115, coll.
91; 2258, coll. 92; Ginda (900 m.) 477, coll A; im Thal des Lawa
(600 m.) 1709, coll. 91; in Nord unter Acrur (1700 m.) März, fr, 721,
2258, coll. 92; Thal Dongobas bei Keren (1200 m.) März, bl. fr. 742,
coll, 9; am Berge Lalamba bei Keren (1600-1800 m.) März, fr. 869,
coll, 9; am Schegolgol (Ferfer), Quellgebiet des Barka (800 m.) März,
fr, 329, coll. 9%.
SNA ör
290 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die æusserst kurzgestielten, fast sitzenden Früchte zeichnen die Art
durch ihre kugelförmige Gestalt vor den übrigen des Gebiets aus.
Eine sehr kurze und dünne, oft ganz unkenntliche Spitze sitzt oben
auf. Im frischen Zustande messen die Früchte 9-10 mm. im Durch-
messer, im trockenen 7-9 mm. Sie sind mit einem bläulichen Reife
versehen. Die Epicarpklappen sind dünnlederartig und lösen sich
leicht vom Steinkern ab. Das Mesocarp ist im trockenen Zustande
unkenntlich. Der kugelförmige etwas 4 kantige Steinkern ist grob
gerunzelt und beide Fächer sind meist gleichmässig entwickelt. Die
Nath ist durch eine feine Furche bezeichnet die auf einer kielartigen
Kante entlang verläuft und die beiden Rückenseiten der Fächer
zeigen gleichfalls eine kielartige Kante, sodass der Steinkern undeut-
lich vierkantig erscheint. Die bei Ginda und auf den Dikdikta-
Höhen gesammelten Blattexemplare zeichnen sich durch eine ziem-
lich dichte wollige Behaarung aus, die Zweige und die tiefgekerbt-
gezähnten Blätter erscheinen an ihnen fast graufilzig. Dagegen sind
die Exemplare vom Lawa-Thal (n. 1709) fast kahlblätterig und
zeigen nur auf der Rückseite der Blätter einige Haare am Mittelnerv.
779. Commiphora samharensis Schwf. n. sp. in Engl. Nat. Pflanzenf. III,
4, p. 253.
Arbuscula vel frutex mediocris cortice in trunco griseo squamis crassis
solubili, ramis divaricatis spinosis fusco-rubescentibus lævibus
nitentibus vel pruinosis; foliis glaberrimis tenuibus ad ramulos elon-
gatos et inermes item ad abbreviatos spinescentes sparsis, ad ramu-
lorum abbreviatorum inermium apices subfasciculatis, omnibus trifo-
liolatis longe-petiolatis, foliolo intermedio petiolum æquante obovato-
rhombeo acuminato summo apice obtuso vel acuto, cum lateralibus
rotundato, basi sursum anguste constricto, parte anteriore crenato-
serrato, foliolis lateralibus intermedio tertia vel quarta parte brevio-
ribus elliptico-rhombeis acuminatis basi constrictis ceterum consimi-
libus et sepe vix inæquilateris; calyce parvo A4-dentato; drupis ad
basin ramorum spinescentium ortis pedunculo incrassato duplo tri-
plove longioribus rubescentibus obovoideis vel oblique-obovoideis
apice rotundatis brevissime apiculatis; epicarpio 2-valvi snbcoriaceo
intus lævi, mesocarpio rubro-carneo carnoso oleoso pyrenes circum-
tegente apice plicato crispulo basi extus quadrangulo, pyrene con-
nata leviter rugulosa, apice obtusissima truncata ad commissuram
subinconspicuam carina cireumnotata, loculis interdum ambo æqua-
liter procretis, dorso rotundato-convexis, posteriore plerumque
manco.
Maasse : Das Mittelblättchen misst 2,5 X 1,8 oder 2,2 X 2 cm., die
Seitenblätichen 1,7 x 1,2 oder 1,8 x 1,5, der Blattstiel 2,5 cm. Die
RU A US À OR ee PM ee Re CD LR eh
APPENDIX II. 291
trockene Frucht ist 8 mm. lang, an einem 3-4 mm. langen Stiel. Der Stein-
kern ist 6 mm. lang und breit.
Blühende Exemplare sind mir bisher nicht zu Gesicht gekommeu. Diese,
wie es scheint auf die Küstenfläche der Erythræa, die Samhar
beschränkte Art steht der C. africana Engl. am nächsten unter-
scheidet sich von ihr durch die glänzenden rothen nicht grauen
Zweige, durch die stets kahlen Blätter durch das mit einer aufge-
setzten Spitze versehene Mittelblättchen, durch die nicht kugeligen
sondern verkehrt eiförmigen und länger gestielten Früchte, schliess-
lich durch die weniger gerunzelten Steinkerne. Die eigenthümliche
Gestalt des Mittelblättchens unterscheidet die Art auch von den
übrigen ihr näher stehenden. Die abgerundeten Früchte lassen sie
sowohl von C. abyssinica Engl. als auch von GC. Schimperi Engl.
leicht unterscheiden, auch sind bei ihr die Seitenblättchen in Ver-
hältniss zum mittleren meist länger als bei den beiden letzt genann-
ten. An verletzten Stamm- und Asttheilen des kleinen Bäumchens
oder Krüppelstrauches zeigten sich nirgends Harzausscheidungen.
Indessen liessen die jungen Zweigenden, wie bei C. Opobalsamum
beim Abbrechen einige Tropfen einer trüben Flüssigkeit hervortreten.
Der aromatische Geruch der Blätter und Zweige erinnert an Myrrhe.
ÆTH., COL. ERITREA. Halbinsel Abd-el-Qader bei Massaua. Febr. fr.
211, coll. 92; bei Saati : auf dem Hügel Maraita (260 m.), auf dem
Berge Zibo (350 m.). in Thal von Terrha (300 m.) 66, 577, 357, 306,
271, coll. 1892; auf den Digdigta-Höhen (300-400 m.) Febr., fr. 116,
coll. 94.
Nom. vern. in Tigré : «anquä. »
Diese Art ist auch von Hildebrandt (n. 727b) in der Umgegend von
Massaua eingesammelt worden.
780. Commiphora abyssinica Engl. in Prodr. Cont. IV, p. 10.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) Jan., bl. 45, coll. 91 ; 460, 596,
coll, 92; am Berge Zibo bei Saati (350 m.) Febr., bl. fr. 575, coll. 92;
Digdigta-Höhe (350 m.) 110, coll. 91; Donkollo-Höhe bei Ginda (1000 m.)
Mai, fr. 169, 2245, 2256, 2255, coll. 92; Ailet (250 m.) 420, coll. 92;
unterstes Lawa ‚Thal (300 m.) April, fr. 1700, coll. 91; Gaaba im Lawa
Thal (430 m.) 1657, coll. 91; Geleb im Mensa-Gebiet (1700 m.) März,
Apr., bl. 1252, 1585, 1834, 1838, coll. 91; am Berge Seban bei Keren
(1400 m.) März, bl. 951, coll. 91; auf dem Lalamba bei Keren (1500-
1800 m.) März, bl. 814, coll. 9.
Loc, : Als Büumcehen oder Strauch 3-5 m. Höhe erreichend, an sonnigen mit offenem
Busuchwerk bewachsenen Felsen.
Nom. vern. in Tigrinia : « anqud;» in Tigré : «ankoï. »
var, simplicifolia Schwf, foliis in ramulis, et in ipsis novellis, simpli-
RO
NO
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
plicibus, subsessilibus,petiolo brevissimo pilosiusculo, floribus brevis-
sime pedunculatis, bracteis glanduloso-ciliatis.
ARAB., ADEN. Unter der Spitze, auf dem Schemssän, dem Berge der
Flaggenstange (500 m.) Dec., fr. 131, coll. 1888.
Loc. : Auf Lavafelsen an einer einzigen Stelle. Kleiner, dem Aussehen nach völlig
der €. Opobalsamum Engl. gleichender Strauch, in fast gänzlich entlaubtem
Zustande. Ein ausgeprägtes Arom von Weisstannenharz unterscheidet den Rin-
densaft von demjenigen des Mekkabalsams.
ARAB., JEMEN, Vorhügel bei Badjil, Gebel Mehegjaria, 525, coll. 89;
Hodjela (600 m.) 998, coll. 89, und in Uadi Matschal bei Obal, zwischen
Hodjela und Behä, Jan., bl. fr. 920, coll. 89; Ussil (1400 m.) Febr., bl.
fr. 1122, 1310, coll. 89.
Loc. : Erreicht als Bäumchen eine Höhe von bis 8 m., tritt aber meist in Strauch-
form auf. An verletzten (angehackten) stellen des Stamms sah ich dort zwar
keine Harzabsonderung, dagegen zeigt die Rinde einen etwas milchenden Saft,
Die Art liefert aber wahrscheinlich die als « chaddasch» bezeichnete Myrrhen-
sorte, die aus dem Yemen ausgeführt wird.
Nom. vern. arabice : «gafal» (Badjil); «chaddasch » (Hodjela).
C. abyssinica Engl. hat nach Standort und Jahreszeit sowohl, als auch
hinsichtlich der Astregion und des Alterszustandes ein oft derartig
veränderles Aussehen, dass man leicht: in Versuchung gerätt
Exemplare als zu verschiedenen Arten gehörig zu betrachten, die
solchen Gewächs-Individuen entnommen wurden, die in der Summe
ihrer Merkmale völlig übereinstimmen.
Während der Trockenzeit und meist auch bis nach vollendeter Blüthen-
und Fruchtenwickelung steht das Gewächs gänzlich laublos da. Die
Stammrinde ist durchaus glatt und von einer glänzenden hellleder-
gelben in ziemlich dicken Lagen sich papierartig abblätternden Epi-
dermis bekleidet. In dieser Hinsicht gleicht diese Art vollständig der
C. Opobalsamum Engl. An dem verschiedenen Arom der jungen
Zweigspitzen wird man im frischen Zustande beide Arten stets zu
unterscheiden vermögen, da der G. abyssinica Engl. jener eigen-
thümliche Duft des Mekkabalsams abgeht.
Die dunkelgrauen, nicht glänzend berindeten aber stets kahlen Zweige
sind entweder langschüssig, dornlos und alsdann besenartig auf-
strebend, oder sie sind von gedrungenen Wuchs, kurz verästelt und
mit kürzeren und längeren Dornen abwechselnd bewehrt. Die kurz-
gestielten Kahlen dünnen und zarten Blätter sind entweder einzeln
an den langschüssigen und dornlosen Aesten angeordnet oder sie
stehen in Büscheln an den Spitzen der dornenlosen Kurztriebe, des-
gleichen auch mehr oder minder genähert an der Basis der in Dornen
auslaufenden kürzeren Aeste.
An den jüngsten Zweigen, namentlich an den Trieben des Stockaus-
schlages sitzen gewöhnlich nur dreizählige Blätter, alle übrigen
APPENDIX I. 293
Blätter, namentlich die in Büschelform angeordneten pflegen nur ein
Blättchen zu entwickeln. Aus diesem Grunde liesse sich, falls nicht
andere Merkmale hinzuträten, auf dieses der Blattbildung entlehnte
nicht einmal die Unterscheidung von Varietäten begründen.
An den jungen dreizähligen Blättern überragt das Mittelblättchen die
seitlichen stets um ein beträchtliches. Die Blättchen selbst sind
sitzend. An den älteren dieser Kategorie beträgt die Länge der Seiten-
blättchen höchstens die Hälfte oder 1/3 des Mittelblättchens, an anderen,
namentlich den sehr spitzblättrigen Formen und an den jüngeren
Blättern sinkt dieses Verhältniss bis auf !/s ja bis auf Y/ıo. Das Mit-
telblätichen ist oblonglinear, oblongobovat oder oblongelliptisch
mit abgerundeter Spitze, wenn das Blatt nur aus diesem besteht, mit
einer langen Spitze aber versehen am dreizähligen Blatt. Der Rand
ist an allen Blättchen gewöhnlich gekerbtgesägt, aber auch ganz-
randige Formen sind nicht selten. Das Mittelblättchen verläuft am
Grunde keilförmig spitz bis zur Ansatzstelle. Die kleinen stets spitzen
Seitenblättchen sind von ähnlicher Gestalt.
An den grössten Formen misst das Mittelblättchen 6,5 X 2,5 X 2 cm.
mit 0,2 selten 0,3-0,5 cm. langen Stiel. Die einblättrigen Formen
sind immer besonders kurz gestielt. Die Blüthen treten zweimal im
Jahr auf, theils an den entblätterten Zweigen wo sie in dichten
Büscheln auf den Spitzen der Kurztriebe an äusserst kurzen Stielen
sitzen, oder in armblüthigen Cymen zwischen den Blattbüscheln der
Kurztriebe. Im letzteren Falle sind die Blüthen mit längeren Stielen
versehen, die ungefähr der Länge des Kelches gleichkommen. Die
dreieckigen Deckblättchen sind häufig mit gestielten Drüsen gewim-
pert, alle übrigen Theile des Blüthenstandes völlig kahl. Der Kelch
ist 1m Blüthenzustande kurz-becherförmig und bis auf die Hälfte in
oder dreieckige Zähne gespalten, im Fruchtzustande betragen die
Zähne etwa ein Drittel der Kelchlänge. Die Petala sind um 1-4'/s mal
länger als der Kelch. Die Frucht ist kugligoval mit einer plötzlich
abgesetzten Spitze und mindestens von doppelter Länge als der im
Alter kaum verdickte, meist zurückgeschlagene Stiel. Die beiden
Klappen sind fleischig lederartig und zeigen innen den nischen-
förmigen Eindruck des Endocarps, umgeben von den gewellten
Skulptureindrücken des arillusartigen Mesocarps, das den Steinkern
mit zwei gekerblen fleischigen Fügeln von beiden Seiten einhüllt
und bis an seine Spitze reicht.
Dieser ein sehr zartes Gewebe verrathende Körper schrumpft frühzeitig
ein und ist and der trockenen Frucht nicht mehr zu unterscheiden,
oder derselbe gelangt überhaupt in ungleichmässiger Weise zur Ent-
wickelung, sodass in diesem Falle darauf keine Gruppenunterschiede
der Arten zu begrlinden sind. Der Steinkern ist durchaus glatt sehr
{ 2 t te + an > - pus -* en sk PTS NEA
RL ni,
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
hell und im Umriss oval, am Rücken des vorderen Fachs abgerundet,
an dem des hinteren, der Achse zugekehrten und verkümmerten
Fachs mit einem Kiel versehen. Die Nath der zwei Fächer ist auf
den Seiten durch keine Furche angedeutet, aber an der Spitze des
Endokarps ist eine kurze und tiefe Spalte angebracht, die einem Ein-
schnitt gleicht und den klaffenden Theil der Carpellnath darstellt.
An diesem Merkmal, das auch C. quadricineta aufweist, kann man
die Kerne von C. abyssinica Engl. leicht erkennen. Die Früchte
messen im frischen Zustande 1 cm., im trockenen messen sie 0,7 cm.,
mit 0,3-0,4 cm. langen Stielen und mit bis 0,2 langen Spitze.
Die von mir im Jemen gesammelten Exemplare lassen sich als Varietät
von der typischen Form unterscheiden, wegen der äusserst kurzen
Blatistiele und wegen den anscheinend an ihnen nicht vorhandenen
dreizähligen Blattformen. Dagegen sind von A. Deflers im Gebiete
der Fadhli in Südarabien Exemplare der typischen Form mit spitzen
an den jungen Trieben zu dreien angeordneten Blättchen (n. 900,
coll. 1893) gesammelt worden. Die Eingeborenen bezeichneten dem
französischen Reisenden diese Art als die Mutterpflanze der aus
jener Gegend in grosser Menge auf den Markt gebrachten Myrrhe.
E. M. Holmes bezweifelte im Pharmaceutical Journal 42 Dec. 1896,
dass diese Art Myrrhe liefere, weil beim Kosten von der Rinde oder
von den Früchten ein bitterer Geschmack nicht nachzuweisen war.
In der That habe ich aber Rindenstücke (n. 525) von den bei Badjil
eingesammelten Exemplaren, die sehr bitter schmecken. Auch sah
ich dort und anderwärts, dass ein Schnitt in die moosgrüne, primäre
Rinde einen gelblichen, milchigtrüben Saft hervortreten liess, der an
der Luft zu Myrrhenharz erhärtete. Je nach der Jahreszeit oder der
Astregion mag der Grad der Bitterkeit ein sehr verschiedener sein.
Als hervorragende Merkmale zu Kennzeichnung der Art lassen sich
demnach die folgenden hervorheben : Sehr kurze Seitenblättchen.
Sehr kurze Blatistiele. Tiefgespaltener Kelch. Im Umriss ovale
Gestalt der Frucht mit starkentwickelter Spitze. Drüsenbewimperte
Bracteen. Glatter, an der Spitze mit einer Querspalte versehener
Steinkern.
781. Commiphora Opobalsamum Engl. in DC. Prodr. Cont. IV, p. 15, 16.
(Syn. Amyris Opobalsamum Forsk. Descr. fl. æg. arab., p. 79, 80).
ARAB., JEMEN. Vorhügel bei Chalifa westl. vom Fuss des Gebel Bura
194, coll. 88; Badjil, Jan., bl. 526, 551, coll. 89.
Loc.: Als kleines Strauchwerk auf dürren Felsen. In Badjil auch aus ausge-
pflanzten Stammtheilen, die als Zaunpfähle dienten, sprossend und blühend.
Nom. vern. arabice « beschäm » (dies ist der biblische Name « basam » oder
«besem », der den Baum bezeichnet. Vergl. Hoh. L. 5. 1). Das Produkt,
a DE D NÉS PE Cote APCE PES LE En Fra Se ee AT Lo I
AR
APPENDIX II. 295
der echte Balsam, s. g. Mekkabalsam, heisst in Südarabien «balessän»,
woraus unser Balsam entstand.
ARAB., ADEN. Uber den Kohlendepöts der Mss. Mmes. 6, coll. 81; Thal
unter der Höhe des Schemsän, ferner im Goldmore-valley Nov. Dec., bl.
fr. 7, coll. 88.
Loc. : In allen Thälern und Gebirgsschluchten häufig. Gewöhnlich als Strauch mit
besenartig langschüssigen und aufwärtsstrebenden Zweigen.
Aus der Rinde der jungen Triebe quillt bei der leisesten Berührung,
aber in äusserst geringen Menge ein durchsichtiger Saft, der das
charakteristiche Arom des Mekkabalsams zu erkennen giebt. Beim
abbrechen der jungen Zweigspitzen erhält man stets nur ein win-
ziges Tröpfchen.
Die Früchte gleichen im frischen Zustande äusserlich einigermassen
denen der C. africana Engl. sie sind aber länger gestielt und mit
einer deutlichen Spitze versehen. Im Trockenen Zustande erscheinen
sie überdies vierkanttig, nicht kugelig mit Runzeln geschrumpft. Das
Endocarp unterscheidet sich dadurch von demjenigen der C. africana
Engl. dass es nicht kugelig sondern eiförmigspitz ist, dass es glatt,
aussen gerundet und ohne alle Runzeln erscheint und dass gewöhn-
lich das eine Fach verkümmert. Die Nathfurche ist sehr deutlich
gekennzeichnet und verläuft rings um den Steinkern, aber nicht auf
einer kielartigen Anschwellung sondern auf der abgerundeten
Schmalseite des auf der Rückenseite der Fächer etwas flachgedrükten
Körpers.
- Ich sammelte die Art in den Bergen am Cap Elba, nubische Küste unter
22° n. Br. (n. 2295, 2296, 2297, 2299, 2300, coll. 186%) ferner in
den Bergen des südl. Nubiens (n. 2292, 2294, 2298, coll. 64 und 65).
Vergl. auch das über diese Art in den Berichten der pharmaceut.
Ges. Berlin, 1893, S. 7, 8, gesagte.
MELIACEÆ
782. Trichilia emetica Vahl Symb. bot. I, p. 31.
(Syn. Elcaja Forsk. (nom. gen. solum) Deser. fl. og. arab., p.
ÆTH., COL. ERITREA. Filfil, am Ostabfall des Hochlandes (750 m.) 338,
coll. 489%; im grossen Thal von Ginda (900 m.) Mai, bl. fr. 2178, coll.
92: Keren, am Dari (1300 m.) März, bl. fr. 756, coll. 92; Ferfer am
obersten Barka März bl. fr. 339, 94.
Loc. : Wächst mit Vorliebe am Rande der Thalsohle, an Regenbetten, einer der
grossten Bäume des Gebieta,
Nom. vern. in Tigrinia : gummeh ; in Tigré : göta (Mensa).
ARAB., JEMEN. Am Fusse des Gebel Bura, über Hille (600 m.) Jan., bl.
fr. 365, coll. 1889; Hodjela im Wadi Madfar (650 m,) Jan. bl. fr. 924,
or
0.
296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
coll. 89; "Ussil im Wadi Chuoiet (1400 m.) 1943, coll. 89; Wolledje, am
Fusse des Gebel Melhan (600 m.) Jan., bl. fr. 752, coll. 89.
Loc. : Einer der häufigsten Waldbäume im Grunde der grossen Thäler.
Nom. vern. arab. : « rogäh,» «rugah» (Hille, Hodjela).
783. Azedirachta indica A. Juss. Mem. Mel., p. 69.
ARAB, JEMEN. Badjil, verwildert, im Tieflande der Tehama (189 m.)
589, coll. 1889.
Loc. : Ein grosser Baum bei einem Hause des Orts, der sich, wie angegeben wurde,
hier von selbst ausgesäet habe soll.
MALPIGHIACEÆ
78%. Caucanthus edulis Forsk. Descr. fl. æg. arab., p. 91.
Syn. Aspidopteris yemensis Deflers Voy. Yem., p. 117, 118, tab. I.
ARAB., JEMEN. Im Wadi Gholessi zwischen Behä’ und Hodjela, Jan., fr.
915, coll. 89 ; am Fuss des Gebel Burra, oberhalb Hille (700 m.) Dec., bl.
532, coll. 88; Wadi Chuoiet bei ’Ussil (1200 m.) Febr., fr. 1189, coll. 89.
Loc. : Ein schlingstrauch, der mit seinen langsschüssigen jungen Zweigenden
etwas windet. Die Pflanze schlingt in Dickichten von Strauchwerk hoch hinan
und nimmt mit sehr dürren Staudorten vorlieb.
Nom. vern. arabice : « ga’ga’», «qgaga» (Hille); «quh » (Ussil).
Nach F. Niedenzu (vergl. auch Engler und Prantl Nat. Pfl. Fam. III,
4, S. 74) ähnelt Caucanthus am meisten der amerikanischen Gattung
Mascagnia, nächstdem der afrikanischen Triaspis, die durch sehr
lange Griffel verschieden ist, sodann der asiatischen Gattung Aspi-
dopteris, welche zu den zwei genannten sowie zu Gaucanthus durch
den ganz geraden Embryo in einen markirten Gegensatz tritt. Cau-
canthus unterscheidet sich von den drei Gattungen durch die rings
um das Nüsschen laufende vermittelst des äusserlich nicht sichtbaren
Rückenkamms aber halbierte (Lufthöhle) Höhlung des Flügels der
Theilfrucht.
POLYGALACEÆ
785. Securidaca longipedunculata Fres. Mus. Senk. II, p. 275.
ÆTH., COL. ERITREA. In Nordwest unter Mai-Mafales, Dembelas
(1700 m.) April, fr. 387, coll. 189%.
786. Polygala irregularis Boiss. Diagn. Ser. I, p. 8.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Samhar-Küstenlande bei Dessi. April, hl. fr.
1772, coll. 1891.
Loc. : Auf Sandfeldern
APPENDIX II. 297
787. Polygala æthiopica Chod. Mon. Polygala, p. 330, 331.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2500 m.) Mai, bl. fr. 390,
coll. 1894.
Loc. : An kiesigen, trockenen Stellen.
ARAB., JEMEN. Am Nordostabhang des Schibam bei Menacha, Höhen
über el Aijän (2700 m.) März, bl. fr. 1678, coll. 1889.
788. Polygala erioptera DC. Prodr. I, p. 326.
var. perennis Schwf. parle inferiori lignescens foliis canescentibus
oblongo-obovatis, oblongis vel linearibus obtusis, racemis ab initio
paucifloris, demum cum rachide ecrescente alis viridibus obovatis pube-
rulis ciliatis 5-6 mm. longis. Semine 2,5 mm. longo,arillo 0,5 mm.
non atlingente.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlendepöts der Mss. Mmes. März, bl. fr. 3,
coll. 81: Goldmore Valley Nov., bl. fr. 47, coll. 88; Wadi Maalla 19,
coll. 88.
var. foliosa Schwf. annua, subrostrata, foliis approximatis cuneato-
oblongo-linearibus, vel linearibus rotundato-obtusis pnbescentibus, alis
viridibus ovatis puberulis ciliatis subacutis 4,5 mm. longis, capsula
oblonga emarginata puberula, semine 3 mm. longa arillo 0,5 mm.
longo.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb im Mensa-Gebiet (1700 m.) und am
Amba-Bach (2200 m.) April, bl. fr. 125%, 1376, coll. 9.
ARAB., JEMEN. ‘Ussil (1400 m.) Febr., bl. fr. 1126, coll. 89; Gebel Bura
bei Hille (700 m.) Jan., bl. fr. 432, coll. 89; Wolledje am Fuss der Gebel
Melhan (600 m.) Jan., bl. fr. 765, coll. 89.
Nom. vern. arabice : « bisserre» (Jemen).
Loc.: An trockenen sonnigen Felsgehängen.
var. virgata Ehrenbg. in herb. (syn. var. exigua Chod. exp.) annua,
ramis ereclis, tenuibus, virgatis, foliis anguste linearibus subacutis,
alis viridibus sæpe rosascentibus oblongis glabratis ciliatis, 3,5 mm.
longis, capsula oblongo-lineari profunde emarginata glabrala ciliata
6 mm. longa, semine 2,5 mm. longo, arillo 0,5 mm. longo.
ÆTH., COL. ERITREA. Djuffa bei Keren (1350 m.) März, bl. fr. 1002,
coll, 91; in Ost von der Austrittstelle des Lawa Thals (200 m.) April, fl.
fr. 1756, coll. 91; Schegät-Qieh in West von Massaua, Küstenfläche,
April, bl. fr. 1756, coll. 91; bei der Quelle von Ailet (400 m.) Febr.,
bl. fr. 472, coll. 92; Saati (140 m.) Febr., bl. fr. 30, coll. 9.
ARAB., JEMEN. Hegje bei Badjil in der Tehama, Jan., bl. fr., 875,
coll. 89,
Loc. : Als Unkraut in Sorghum-Feldern,
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, März, bl. fr.
812, coll, 81.
298 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die arabischen Exemplare entsprechen denen, die Ehrenberg 1825 bei
el Gidan, 21° n. Br. an der arabischen Westküste eingesammelt hat
und die er mit dem Namen P. virgata bezeichnete.
789. Polygala abyssinica Fres. Mus. Senk. II, p. 273.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) Febr.,
bl. fr. 389, coll. 9%; Nordabhänge über Gheleb im Mensagebiete
(2000 m.) Apr., bl. fr. 1100, 1125, 1228, 1379, coll. 91; Arbaroba und
nahe der Passhöhe am Wege nach Asmara (1800-2500 m.) Febr., bl. fr.
960, coll. 91; Mai Kummel, Travertin-Schlucht bei Godofelassi (1800 m.)
April, bl. fr. 388, coll.9%; nördlich von Addi-Bedr in Hamasen (2000 m.)
Febr., bl. fr. 653, coll. 91.
Loc.: Wächst, oft über 1/2 Meter hoch, aufrecht mit langschüssigen besenartigen
Zweigen in den unteren Theilen strauchartig verholzend, an dürren Felsgehän-
gen. Die Alæ sind blassrosa, mit rosenroth gezeichneter Nervatur, die carina ist
rosenroth.
ARAB., JEMEN. Am Nordabhang des Gebel Bura, über Hille (1500 m.)
Jan. bl. fr. 508, coll. 89; ’Ussil (1400 m.) Febr., bl. fr. 1124, coll. 89;
bei Menacha (2200 m.) März, bl. fr. 1710, coll. 89; Nordostgehänge des
Gebel Schibam bei Menacha (2700 m.) März, bl. fr. 1677, coll. 89.
790. Polygala Quartiniana Rich. Decad. Ann. des sc. nat. XIV, 263.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) Febr.,
bl. fr. 30%, coll. 189%; bei Geleb in Mensa-Gebiet, am Bache Amba
(2200 m.) April, bl. fr. 1393, coll. 91, auf dem Berge Cube in Ost vom
Bizen (1850 m.) 1530, coll. 92; auf dem Berge Alamcale (1832 m.) bei
Aidereso 1663, coll. 92; bei Saganeiti (2200 m.) 1389, 965; coll. 92.
Loc. : An bewässerten Stellen auf wiesenartigen, mit Krautwuchs bedeckten
Stellen und im Sumpfgrase am Wasser die Alæ sind von röthlicher, fast von der
Färbung der gem. Bougainvillea.
791. Polygala obtusissima Hochst. Chod. Polyg., p. 322, 323.
ARAB., JEMEN. Nordabhänge am Fusse des Gebel Bura, über Hille
(700 m.) und in den Kaffeepflanzungen (1000 m.) Jan., bl. fr. 389, 437,
coll. 89; Hodjela (600 m.) 1000, coll. 89; "Ussil (1400 m.) Febr., bl. fr.
1123, coll. 89; Regma bei Hodjela (800 m.) 958, coll. 89.
Loc. : An sonnigen Felsgehängen und im Terrassengemäuer der Kaffeepflanzungen.
Auch an Uferböschungen und im Geröll der Thalsohle. Mit röthlich-violettlichen
Blüthen.
Nom. vern. arabice : «ssohram » (Hille).
AM Ce Dr HAE CNRS (CET pesé Fr
7e année. Appendix N° II, 1899,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Sammlunzs
arabisch-æthiopischer
Pflanzen
Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94
von
G. SCHWEINFURTH
(Fortsetzung.)
EUPHORBIACEÆ
792. Andrachne aspera Spr. Syst. veg. III, p. 884.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Gedem bei Massaua, 168, coll. 92;
Saatı (440 m.) Jan., bl. fr. 43, coll. 91; Ghaba in mittleren Lawa-Thal
(340 m.) April, bl. fr. 1633, coll. 91; am Berge Ssabr bei Geleb in
Mensa (2200 m.) 1562, coll. 91; Alamkale bei Aidereso (1830 m.) 1661,
coll, 92; am Monte Kube in Ost vom Bizen (1850 m.) 1531, coll. 9%;
Ailet (250 m.) 438, coll. 92; Filfil, an der Maldistrasse (750 m.), Febr.,
bl. fr. 355, coll. 9%; Ambelaco, an der Maldistrasse (2000 m.) Febr.,
bl. fr. 356, coll. 9%.
ARAB., JEMEN. Bei 'Ussil (1300 m.) Febr., bl. fr. 1322, coll. 89; in
Nordwest unter Menacha (2100 m.) Febr., bl. fr. 1550, coll. 89.
793. Flueggea obovata (L.) Wall. Cat. 7928.
(Syn. : Phyllanthus Hamrur Forsk. Deser. Fl. wg. arab., p. 1597;
Securinega obovata Müll. Arg. DC. Prodr, XV b, p. 449),
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m ) 407, coll, 91; bei Gergeret am
Fusse der Maldistrasse (300 m.) Febr., bl. fr. 352, coll. 9%; unter Mai-
BULL, nenn, noise, Appendix II. Mars 1899. 21
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Mafales, Dembelas (1300-1600 m.) März, Apr., bl. fr. 4 © 351, 353, 354,
coll. 9%.
Die Samen sind lederbraun, durchaus glatt oder fein chagrinirt, drei-
kantig mit im Halbkreis gekrümmten Rücken und zwei flachen
Innenseiten. Oberhalb der halben Länge des sonst geradlinig verlau-
fenden Kiels ist eine kleine rundliche Umbilicalgrube angebracht.
Abgesehen von dieser Grube, die übrigens auch bei Phyllanthus-Arten
in geringerem Grade entwickelt ist, trägt die Samengestalt der vor-
liegenden Flueggia durchaus den Charakter, der dieser erstgenannten x
Gattung eigen ist Dieselbe Samengestalt ist auch der F. leucopyrus
W. eigen. Sie entfernt sich von den Merkmalen, die andere neuer-
dings beschriebene Flueggia-Arien in ihrer Samen darbieten; allein
die starke Entwickelung des zweitheiligen Ovarrudiments der männ-
lichen Blüthe entscheidet für die Gattung. Der Keimling liegt in
einer dicken lederartigen der inneren Samenschale angehörigen, von
dieser aber völlig abgetrennten Haut und ist nur unmerklich ge-
krümmt. Die mit der Radicula gleichlangen Cotyledonen sind oval
und ganz flach.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura über Hille (900 m ) 413, coll. 89; im
Thal bei Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 646, coll. 89:
’Ussil (1300 m.) 1308, coll. 89.
Nom. vern. arabice : « hennet-el-bagar » (Ussil); «hemmele» (Hille):
Aus dem Jemen liegen mir nur sterile Blattexemplare vor, deren
Uebereinstimmung mit ähnlichen von F. obovata Wall. stammenden
das vorhandensein dieser Art im Gebiete sehr wahrscheinlich machen.
Meineckia Baill. Etud. gen. Euphorb., p. 586, 587.
(Syn. : Peltaria Wight Icon. Tab. 1891, 1892, non Raf. ; Securinege
et Phyllanti sp. Müll.-Arg. in DC. Prod. XV, 6).
Calyx 5-6 sepalus, petala nulla, discus utriusque sexus peltiformis
leviter 5 crenalus; stamina 5, filamentis parte inferiore in columnam
æqualiter coalitis, antherarum rimis verticalibus extrorsis ; rudimen-
tum ovari inter filamenta distinctum, minimum, bilobum; styli
minimi bipartiti; ramis apice refractis et clavato-incrassatis ; semen
cum testa crustacea, valde curvum ad extremitates interne aduncum,
dorso alveolis profunde sculptum. ad angulum ventrale sulco lineari
instructum in cavitate umbilicali sito; embryo curvatus cotyledo-
nibus nudiculam æquantibus complanatis ; stipulæ et bracteæ ciliato-
laceræ.
Von Phyllanthus ist diese Gattung durch die an der Innenkante, stark-
gekrümmten Samen und das deutlich sichtbare, wenn auch kleine
Ovarrudiment zwischen den Staubfäden verschieden, von Securinega
gleichfalls durch die gckrümmten auf der Bauchseite hohlen Samen
und deren harte Samenschale, sowie durch den gekrümmten Embryo.
APPENDIX II. 301
Von Securinega sowohl wie von Flueggia weicht Meineckia ent-
schieden durch das Vorhandensein eines tellerförmigen Discus in
der männlichen Blüthe ab, ferner durch das theilweise Verwachsen-
sein der Staubfäden zu einer Röhre. Auch zeichnen sich die beschrie-
benen Arten von Flueggia durch ein weit deutlicher als hier aus-
geprägtes Ovarrudiment der männlichen Blüthe aus.
Von allen genannten Gattungen unterscheidet sich Meineckia durch den
eigenthümlichen Bau des Samens, dessen zwei Innenseiten tiefaus-
gehöhlt sind. Da die Samengestalt bei den beschriebenen Arten der
Section Peltaria nicht angegeben worden ist, Exemplare aber nicht
vorliegen, so lässt sich nur vermuthen, dass die in den übrigen
Merkmalen übereinstimmenden Arten auch dieses Merkmal zu
erkennen geben werden, welches auf den citirten Tafeln von Wight
einigermassen angedeutet erscheint. Da die von Wight vorge-
schlagene Benennung sowol hinsichtlich des Gattungs- auch hinsicht-
lich des Artnamens bereits anderweitig vergeben war so bleibt nur
der von Baillon aufgestellte Namen frei.
794. Meineckia phyllanthoides Baill. 1. c.
(Syn. : Pellandra parvifolia Wight. Icon. pl. Ind. Or. t. 1892).
Monoica, herbaceo-suffruticosa glaberrima, ramis rubro-castaneis
teretibus striatis, ramulis quadrangularibus; foliis ad ramos ramu-
losque distanter dispositis, internodia æquantibus vel quarta parte
superantibus, stipulis subulato-cuspidatis margine longe ciliato-
laceris folio brevioribus, lamina petiolum 6-7-plo vel 21/3 plo supe-
rante membranacea ovata vel oblongo-ovata acuta, interdum breviter
acuminala, basi rotundata vel subacula, subtus vix pallidiore, nervis
tenuibus, nervo medio vix prominulo, secundariis areuatis utrinque
4-5 nullo modo prominulis; floribus fasciculatis, femineo 1 cum 2-3
masculis e gemmis axillaribus inter bracteas agglomeratas ortis; pedi-
cello femineo folium demum subæquante capillaceo, pedicellis mas-
eulis brevissimis bracteas lacinialo-ciliatas sæpe vix excedentibus:
in flore maseulo : calycis lobi 5-6 suborbiculati; disens peltiformis
concavus leviter 5-crenatus; slamina 5 filamentis æqualiter ad ter-
tiam a basi partem in columnam coalitis, antheris extrorsis ovali-
orbieularibus rimis verlicalibus; rudimentum ovarii bilobum mini-
mum; in flore maseulo : calycis lobi 5 ovati acuti vel acutiuseuli
margine late albido-membranacei ; discus peltiformis, disco floris mas-
euli conformis; styli brevissimi ad basin usque bipartili, ramis apice
refracto-dilatatis clavato-stigmatosis; capsula globoso-depressa tri-
sulca leviter venuloso-relieulata; seminibus testa crustacea nigro-
fusca oblectis valde incurvis, facie interna quasi biuneis, dorso in
serni-eireulum arcualis et alveolis A- (cum marginalibus) 6 serialis
D. Ve NE. es PERS ee ER
à NE Era Era ©
302 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
profunde sculpiis, ad parietes 2 ventrales excavatis et in cavo utrinque
6-suleis.
Maasse : Die Blattspreiten messen 2,2 X 3,5 cm. mit Blattstiel von
0,5 cm. Länge, andere messen 1,4 X 2,3 cm. mit Blattstiel von 0,2 mm.
Länge. Die grössten messen 2,5 X 3,5 cm. mit Blattstiel von 0,9 cm. Die
weiblichen Blüthenstiele erreichen 1-2 cm. Länge, die Kelche der weibl.
Bl. sind 1,5-2 mm. lang. Die Kapsel hat 3,5 mm. Durchmesser und die
Samen sind 2 mm. lang. Die Stipulæ sind 1,5 mm. lang.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (900 m.) Jan., bl. fr. 4974,
coll. 89 ; Wolledje, am Gebel Melhan (600 m.) Febr., bl. fr. 1972, coll. 89.
Diese Pflanze wurde auch von A. Deflers im südarabischen Gebiete der
Fadhli, an den südlichen Abhängen des Gebel el’Areys, bei Serrya
gesammelt, No 1047, coll. 1893.
795. Phyllanthus (Kirganelia) lalambensis Schwf. n. sp.
(Syn. : P. ovalifolius Forsk. Descr. Fl. æg. arab., p. 159 ?).
Frutex dioicus pluripedalis glaberrimus, ramis teretibus, cortice fusco
tenuiter striato-plicato, ramulis brevibus angulosis patentibus rubes-
centibus basi squamoso-subinvolucratis 15-20, disticho-phyllis; sti-
pulis subulato-acutis, margine sæpe ciliolato-laceratis, erectis caule
subappressis petiolum vix superantibus; foliorum limbo membra-
naceo ovali vel oblongo-ovali petiolum decies superante, apice rotun-
dato vel brevissime acuminato, basi subacuto, supra saturate viridi,
subtus multo pallidiore, nervo medio in folio adulto supra candide
conspicuo, nervis secundariis cum tertiariis iisdem subconformibus
confluentibus; floribus masculis (fem. desunt) in axillis foliorum fas-
ciculatis vel ramicolis et in racemos aphyllos abbreviatos dispositis;
bracteis triangulari-subulatis margine plus minus ciliato-laceris;
pedicellis calyce dimidio brevioribus vel subduplo longioribus, calyce
&-5-partito laciniis orbicularibus valde concavis; glandulis 4-5 sub-
sessilibus convexis ovalibus, vel figura irregulari, margine crenatis;
staminibus &, filamentis brevibus, basi columnam brevissimam
eformantibus, staminibus 2 reliqua superantibus, antheris ovalibus
disjunctis, rimis verticalibus.
Maasse : Die Blattzweige erreichen 4-8 cm. Länge, an der südarabischen
Pflanze 10 cm. Die Blattspreite misst 6 X 13 oder 7 X 16 mm., der
Blattstiel 1,5 mm. Die männlichen Blüthenstiele erreichen kaum mehr
als 1 mm. Länge.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950) 404, coll. 91; am Berge Lalamba bei
Keren, beim Brunnen (1800 m.) März, bl. à 881, coll. 91.
Loc. : Als isolirtes Gesträuch in der Lichtung des Buschwaldes auftretend.
ARAB., JEMEN. Okeber, am Gebel Melhan (900 m.) 404, coll. 89.
Aus Südarabien liegt in meinem Herbarium nur ein steriles Aststück
vor, dass aber in allen Stücken sowohl mit den aus der Col. Eritrea
APPENDIX II. 303
stammenden Exemplaren als auch mit dem im botanischen Museum
zu Kopenhagen aufbewahrten Originalexemplar Forskals, nach wel-
chem Müller-Arg. 1. c. seine Beschreibung verfasste und die mir von
der Museumsverwaltung gütigst zur Verfügung gestellt wurde,
vollkommen übereinstimmt. Dieses Vorkommen macht es in hohem
Grade wahrscheinlich, dass die hier beschriebenen Exemplare der
männlichen Pflanze von P. ovalifolius Forsk. angehören, die bisher
nicht bekannt war. Leider bietet mein Exemplar n. 404 keinerlei
Blüthen dar und daher bleibt die Frage wegen der Artenidentität
auch noch eine offene, kennt man doch verschiedene Arten dieser
Gattung die in ihren vegetativen Merkmalen keine Unterschiede auf-
zuweisen haben. Von den Arten der Section Xrganelia weicht diese
Art einigermassen durch die Vierzahl ihrer Staubgefässe und den
4-5 blüthigen Kelch der männlichen Blüthe ab, anderseits würde sie
in den übrigen Seetionen der Gattung noch schwieriger unterzu-
bringen sein, da man sie sonst zwischen die Sectionen Cicca und
Hedycarpium setzen müsste, indem die 4 Staubfäden weder gang
verwachsen noch gänglich frei erscheinen.
796. Phyllanthus (Menarda) tenellus Müll. Arg. Linnæa vol. 32, p. 7.
var. & arabicus Müll. Arg. DC. Prodr. XV b, p. 339.
(Syn. : P. maderaspatensis Forsk. Deser. pl. æq. arab., p. 459
non L.).
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (900 m.) Jan., bl. fr. 543,
coll. 89; am Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) Jan., bl. fr. 673,
coll. 89,
Loc. : Als Unkraut auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen.
Es liegen typische Exemplare von 20-30 cm. Länge vor. Die frucht-
tragenden Blüthenstiele erreichen bis 4 em., die Blätter messen bis
zu 7 X 12 mm. mit Stielen von 0,7 mm. Die ziemlich locker
gestellten Blätter zählen 15-20 an den Aestchen. Die Samen sind auf
dem Rücken stets mit 10-12 Reihen feiner, erhabener Pünktchen
besetzt.
797. Phyllanthus (Euphyllanthus) rotundifolius Willd. Sp. pl. IV,
p. 584,
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko, 157, coll. 9% ; Saati (140 m.) Febr., bi.
fr, 49, coll. 91; 278, 568, coll. 94; Ginda (950) Febr., bl. fr. 451,
coll, 91 ; Keren, am Dari (1400 m.) März, bl. fr. 899, coll. 9 ;
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (800 m.) Jan., bl. fr. 542,
coll. 89;
Loc. : Alu Unkraut auf den Culturterrassen der Kafleeregion.
ARAB., SUEDKUESTE, Schugra in Ost von Aden. März, bl. fr. 803, coll.
1481.
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
798. Phylianthus (Menarda) hodjelensis Schwf. n. sp.
Monoicus, herbaceus, glaberrimus, pedalis; ramulis gracilibus patulis
elongatis subteretibus disticho-polyphyllis; stipulis subulatis petio-
lum brevissimum superantibus; foliorum limbo membranaceo ellip-
tico utrinque acuto subtus multo pallidiore, nervo medio prominulo,
secundariis utrinque 3-%, reliquis inconspicuis; floribus in axillis
binis, utriusque sexus singulis, bracteis stipulis conformibus, pedi-
cello femineo folio breviore, masculo brevissimo, in flore masculo :
calycis lobi 4-5 ovati acutiusculi albo-marginati, glandulæ minimæ
reniformes, stamina 5 filamentis liberis, antherarum rimis trans-
versis ; in fl. femineo : calycis lobi 5 ovato-acutiusculi albo-margi-
nati minimi, styli minimi brevissimi ad basin usque bipartiti, ramis
apice clavato-stigmatosis ovario appressis; capsula valde depressa,
levissime 6-sulcata, ambitu orbiculari, glaberrima, evenia, seminibus
ambitu semiorbicularibus triquetris dorso in semicirculum arcuatis,
parietibus ventralibus complanatis, undique punctulis elevatis, —
dorso 8-, ventre utrinque concentrice 6- seriatis, — elegantissime
instructis.
Maasse : Die Pflanze erreicht 30 cm. Höhe, mit 10-20 cm. langen Blatt-
æsten. Die Blattspreiten messen 3 X 7 oder % X 8 mm., der Blattstiel-
wird 0,5—0,75 mm. lang. Die fruchttragenden Blüthenstiele sind 1,5-
2 mm. lang. Der Kelch der weiblichen Blüthe ist 1 mm., der Kapsel-
durchmesser 2,5 mm. lang; der Same erreicht nicht 1 mm. Länge. Die
Griffel sind ohne Vergrösserung nicht messbar.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (900 m.) Jan. Ende, bl. fr. 968, coll.
89.
Loc. : Als Unkraut auf den Kulturterrassen der Kaffeeregion.
Die Pflanze erinnert habituell in hohem Grade an die gewöhnlichen
Formen der kosmopolitischen P. Urinaria L., auch der P. Niruri
L. ete., schliesst sich aber hinsichtlich der Blüthenmerkmale aufs
engste am P. tenellus Müll.-A. an, namentlich wegen der getrennten
kleinen Drüsenlappen der männlichen Blüthe, der freien Staubfäden,
der queraufspringenden Antheren, der Art der Skulptur der Sa-
men u. s. w. Von dieser Art ist sie durch die langsschüssigen bis 50
Blätter tragenden Aestchen, die weit kürzeren Blüthenstiele, die
breiteren Kelchzipfel, die weit kürzeren Griffel und durch die
Skulptur der Samen verschieden, die hier auf dem Rücken nur
8 Reihen erhabener Punkte, bei P. tenellus dagegen 10-12 Reihen
derselben aufweisen. Habituell steht die Pflanze der letzigenannten
Art sehr fern.
799. Phyllanthus (Paraphyllanthus) maderaspatensis Müll.-Arg. in
Linnæa V, XXXII, p. 19.
var. 7. Thonningii Müll.-Arg. 1. c.
800.
801.
802.
APPENDIX I. 305
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 278, coll. 94; Aidereso (1250 m.)
1430, coll. 9%; Ginda (950 m.) Febr., bl. fr. 310, 426, coll. 91; unter
Geleb im Gebiete von Mensa (1400 m.) Apr., bl. fr. 1412, coll. 91;
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura bei Hille (600-800 m.) Jan., bl. fr. 325,
544, coll. 89; Agara bei Hodjela (600 m.) Jan., bl. fr. 905, coll. 89;
Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan., bl. fr. 1860, coll. 89.
Loc. : Sehr verbreitet auf Ackerland und als Unkraut auf Maisfeldern.
Nom. vern. arabice : « cholf » (Hille).
ARAB., ADEN. Beim Haupttelegraphengebäude von Se one Nov.,
bl. fr. 30, coll. 88.
Bridelia tomentosa Bl. Bijdr., p. 597.
var. glabrata Schwf.
Foliis oblongo-elliptieis utrinque acutis supra glaberrimis, subtus ad
nervos minutissime puberulis, nervis secundariis utrinque 12-15.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura über Hille (800 m.) Jan., bl. fr., 465,
coll. 89; am Gebel Melhan, über Wolledge (900 m.) Jan., bl. fr. 846,
coll. 89.
Nom. vern. arabice : «choschusch » (Hille); « kurscho » (G. Melhan).
Ich sah Exemplare aus Indien mit fast völlig kahlen Blättern die auch
eine ähnlich Anzahl Seitennerven (9-12) aufzuweisen hatten. Unsere
Pflanze weicht in der Tracht durch ein stärkeres Hervortreten der
Seitennerven auf der Blattunterseite von den meisten indischen
Exemplaren ab, obgleich in den Blüthen- und Fruchtmerkmalen
keine Unterschiede kenntlich sind.
Croton macrostachys Hochst. A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 251.
ÆTH., COL. ERITREA. In der Umgebung von Geleb im Gebiet von Mensa
(1800-2000 m.) Apr., bl. fr. 4246, 1345, coll. 91; nördlich Arbaschigo
im Anseba-Thal (1600 m.) Febr., fr. 700, coll. 91; Saganeiti (2200 m.)
1759, coll. 92.
Loc. : Baum von 10 m. Höhe mit weit verzweigter Krone und mit dicker heller
Korkrinde am Stamm.
Nom. vern. in Tigrinia : « Tambo » (Asmara) ; Tigré : « tambuk » (Mensa).
Croton Schimperianus Müll.-Arg. Linnæa, V, XXXV, p. 82.
ÆTH., COL. ERITREA. Felsklause von Anderara im Thal des Lawa
(1300 m.) Apr., bl. fr., coll. 9.
Loc. : Kin Bäumchen von 3-4 m., das an der genannten Localität in grosser Menge
auftritt,
803. Croton lobatus L. Spec. pl. ed. I, p. 1005.
var, riparius Kth. H. B. Nov. gen. II, p. 90.
JETH., COL, ERITREA. Saati (140 m.) Jan., bl. 19, coll. 91; Monte Zibo
bei Saatı (250 m.) 539, coll. 9%.
ARAB,, JEMEN. Chalife in West vom Gebel Bura (300 m.) 209, coll. 88;
306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hille am Fuss der Gebel Bura (400-600 m.) Jan., bl. fr. 237, coll. 89;
Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan., bl. 710, coll. 89;
Agara bei Hodjela (600 m.) Jan., bl. 904, coll. 89; unter ’Ussil (1100 m.)
1171, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut in den Gassen der Dörfer, auch auf Ackerland und in den
Feldern.
Nom. vern. arabice : « abu-thalät » (Tehama); « ssäbi-el-benät » (Wol-
ledje).
804. Crozophora plicata Adr. Juss. Tent. Euphorb., p. 28.
var. prostrata Dalz. Bombay Fl. 233.
ÆTH., COL. ERITREA. Godofelassi, nahe der Stazione agricola (1800 m.)
April bl. fr. 548, coll. 94.
Loc. : Als Unkraut auf Aeckern.
805. Crozophora obliqua Adr. Juss. Euph., p. 28.
var. angustifolia Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Schegat-Qieh, im Tieflande westlich Massaua.
April, bl. 1761. coll. 91 ; Arkiko 140, coll. 92; Otumlo 206, coll. 92.
ARAB., ADEN. In der Niederung von Ma’alla und in der Schlucht bei der
Moschee Schech Aidruss, Nov.-Dec., bl. fr. 29, coll. 1888.
Die schmalblätterigen Formen dieser Art sind an den &gyptischen,
nubischen und arabischen Gestaden des Rothen Meeres bei zwei-
jährigen Pflanzen vorwaltend. Die oft sehr schmalen Blätter sind
zugleich auch mehr oder minder tief eingeschnitten.
var. incisa Schwf.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei Schugra in Ost von Aden. März, bl. fr. 70,
coll. 1881.
Nom. vern. arabice : «tenün » (Schugra).
Eine gleichfalls an den Gestaden des Rothen Meeres sehr verbreitete
Form, die von dem nördlichen Typus bedeutend abweicht und
überall da zu Tage zu treten scheint wo die Pflanze unter reich-
licheren Wasserbedingungen vegetirt. Die grossen, breiten und oft
ungleich drei lappigen Blätter zeigen zugleich eine schwächere
Behaarung.
806. Micrococca Mercurialis Bth. Hook. Niger Fl. p. 503.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) Jan., bl. fr. 22, coll. 94.
ARAB. JEMEN. Agara bei Hodjela (500 m.) Febr., bl. fr. 1973, coll. 89;
Wadi Hille bei Wolledje, am Fusse des Gebel-Melhan (600 m.) Jan. bl.
fr. 777, coll. 89.
Loc : Als Unkraut auf Ackerland und in Kiese der Thalbetten.
807. Erythrococca abyssinica Pax. in Engl. Bot. Jahrb. XIX, S. 87, 88.
(Syn. Deflersia erythrococca Schwf. in Abyss. Pflanzennamen, Phys.
APPENDIX II. 307
Abth. Akad. d. W. Berlin 1893 (nomen); Mercurialis? spec. Defl.
Voy. an Yemen, p. 203).
Arbuscula vel frutex dioicus, ramulis teretibus in sicco griseis rimoso-
strialis plicatulis, lenticellis ovalibus albidis plerumque obsitis quasi
glaberrimis, ad summitates cum foliis novellis pubescentibus; stipulis
minutissimis carthilagineis flavidis ereeto-incurvis cadueissimis, nun-
quam spinescenlibus; petiolo supra puberulo, lamina petiolum ple-
rumque 10plo superante, membranacea vel (in speciminibus parvi-
foliis) coriaceo-membranacea, in sieco pallide viridi subtus multo
pallidiore, oblongo-ovata vel lanceolata, apice acuta et sæpe breviter
cuspidata, basi abrupte in petiolum desinente, margine irregulariter
crenala, crenato-dentata vel denticulata, nervis subtus prominulis,
secundariis arcuatis utrinque 3-4; floribus ulriusque sexus ad race-
mos folio plerumque quarta parte breviores fasciculatim dispositis,
pedicellatis, bracteis triangularibus ciliato-laceris ; pedunculis racemum
æquantibus, tenuibus cum pedicellis sepe minute puberulis, in axillis
(ped. maris) 1-7 fasciculatis, in fl. femineo solitariis; in flore masculo:
calyx ad medium trilobus, campanulato expansus, lobis semiorbicu-
laribus acutis, apice reflexis, staminibus 10-12, filamentis brevissimis,
antheris disjunetis globosis superne extrorsum dehiscentibus, glan-
dulis numerosis interstaminalibus, plerumque 3-5-nis stamen unum-
quidquid eingentibus, globoso-elavalis et apice eiliis nonnullis coro-
natis ; in flore femineo : calyx 3-4 lobus, conformis masculo, glandulæ
lineares oblusæ calvcem æquantes et cum lobis alternantes substami-
nodiales, stigma sessile 3-4 partitum horizontaliter supra ovarium
expansum et ovario latiore, ramis profunde pinnatim divaricatis,
fidis anguste linearibus patentibus; capsula profunde tricocca (except.
4- vel abortu 1-cocca) coccis parte libera exacte sphæricis, lævibus,
indehiscentibus, monospermis, semine mesocarpio carnoso aurantiaco
arcle cinclo, ecarunculato, globoso cum apiculo minuto, lesta crus-
lacea maturitate atra leviter alveolata.
Maasse : Der Strauch, bezw. das Bäumchen erreicht bis 4 m. Höhe. Die
Blattspreiten messen 3,5 X 7 em. oder, die grössten, % oder 5 X 10 cm.
Der Blattstiel gewöhnlich 7-8 mm. lang, erreicht bis 1,2 em. Die Blüthen-
trauben beider Geschlechter sind 3-5 em. lang. Die Frucht hat 8 mm.
im Durchmesser, der Samen 2-2,5 mm.
ÆTH., COL, ERITREA. Ginda 950 m.) Febr. & bl. 327, coll. 91; 2239,
coll, 92, im Thal von Mogod, in Ost vom Bizen (1400 m.) 2058, coll. 92:
Acrur (1900 m.) März, © 5 bl. fr. 1037, coll, 9%; unter Geleb, am Bach
(4700 m.) 1132, coll. M.
: Grosser Strauch am Wasser ala Ulergebüsch und unter grossen Blumen als
Untsrholz verbreitet ; auch zwischen Granitlolsen,
Nom. vern. in Tigrinia : « alla mada » (Acrur).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Die Pflanze ist auch von Hildebrand im Gebiete eingesammelt worden,
no 509, coll. 1872, Rora im Habab-Gebiet (2000 m.).
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura, über Hille (900 m.) 1813, coll. 89;
Wadi Madfar bei Hodjela (800 m.) 933, coll. 89; Wadi Chuoiet bei
"Ussil (1200) 1176, coll. 89; Menacha (2400 m.) März 5 bl. 1690, coll.
Nom. vern. arabice : ‘asnäb » (Ussil).
Der Typus der Gattung Erythrococca (E. aculeata Bth.) widerspricht
in einigen wichtign Stücken den Merkmalen, der von F. Pax auf-
gestellten drei neuen Arten, von denen indess nur die vorliegende -
und E. mitis Pax auch hinsichtlich der Merkmale ihrer weiblichen
Blüthe und der Frucht bekannt geworden sind. Ich hatte ursprüng-
lich beabsichtigt die hier ausführlicher beschriebene Art zum Typus
einer neuen Gattung zu machen, die sich von Erythrococca durch
die weit zahlreichenen Staubgefässe und Drüsen der männlichen
Blüthe, vor allem aber durch die dreitheilige Frucht unterscheiden
sollte. Allein der Umstand, dass ich unter den Fruchtexemplaren
in Acrur wiederholt Kapseln fand, an denen nur die eine Cocce
zuvölliger Entwickelung, mit reifem Samen gelangt war, während
die beiden anderen Coccen klein und verkümmert erschienen, bewies,
dass das Merkmal der Einfächrigkeit keinen Werth für den Gattungs-
charakter zu beanspruchen hat, zumal bei unserer Pflanze auch
ıtheilige Fruchte vorkommen, sowie bei E. mitis P. und selbst
bei E. aculeata Bth. (569%, Scott Elliot von Sierra Leone) sehr
häufig zweitheilige.
Die vorliegende Art ist durch die eigenthümlich kugelig-keulenför-
migen Drüsen sehr ausgezeichnet, die sich zwischen die äusserst
kurzen Staubfäden hineindrängen, so dass sie einen jeden derselben
wie mit einem Sekundärdiscus von 3-5 Drüsen zu umkränzen
scheinen. Diese Körperchen tragen an ihrem Ende einen Büschel
von etlichen Härchen, oft erscheinen sie geradezu zottig.
Bemerkenswerth als Gattungscharakter ist auch die Gestaltung des
Mesocarps, welches sich in Gestalt einer intensiv orangeroth gefärb-
ten fleischigen Hülle dicht um den Samenkern legt, dessen dicke
Schale auf der Oberfläche ein Netzwerk von flachen kantigen Gruben
trägt. Der Same ist von dem der E. aculeata Bth. nicht verschieden.
Die von dem Autor der hier beschriebenen Art angegebenen Stipu-
lardornen habe ich an den zahlreichen mir vorliegenden Exemplaren
nicht ausfindig machen können. Die winzigen hakigen, knorpeligen
und kaum messbaren Nebenblättchen verlieren sich schon in sehr
jugendlichem Zustande, oder sie haften nur hier und da an den
überjährigen Zweigen in Gestalt verhärteter Hörnchen von 0,5 mm.
Länge.
APPENDIX II. 309
808. Acalypha paniculata Miq, Fl. Ind. batav. I, 2, p. 406.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) Febr.,
bl. fr. 356, coll. 91; Filfil, am Wege von Maldi (750 m.) fr. 347,
coll. 94.
Loc. : In schattigen Gebüschen.
ARAB. JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) Jan., bl. fr.
346, coll. 89; Okeber am Gebel Melhan (1000 m.) Jan., bl. fr. 816, coll.
89.
809. Acalypha fruticosa Forsk. Descr. Fl. Alg. arab., 161.
-ZETH., COL. ERITREA. Bei Saati-(140 m.) Jan. bl. fr. 12, coll. 91; im
oberen Thal des Lawa (1000-1500 m.) Apr., bl. fr. 1616, coll. 91; Ger-
geret, am Fusse des Abfalls des Hochlandes in Ost von Ailet (500 m.)
Febr,, bl. fr. 350, coll. 9%; im Thale des Haddas bei Mahio (1000 m.)
Mai, bl. fr. 349, coll. 94.
Loc. : Kleiner Strauch im offenen Buschwald an Felsgehängen.
ARAB. JEMEN. Bei Chalife, in der Ebene am Fuss des Gebel Bura
(300 m.) Dec., bl. 197, coll. 88 bei Hille am Gebel Bura (600 m.) Jan.,
bl. fr. 315, coll. 89; Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan.,
bl. fr. 744, coll. 89.
Die Exemplare der beiden letzten Nummern könnte man als eine var.
villosa unterscheiden. Dieselben fanden sich unter Pflanzen der
gewöhnlichen, kahleren Form gemischt. Stengel und Blätter sind mit
abstehenden kurzen Wollhaaren besetzt.
Loc. : Häufigstes Strauchwerk der Bergschluchten.
Nom. vern. arabice : « De/frän », « Deferän » (G. Bara, Wolledje).
810. Acalypha ornata A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 247.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Ginda, auf den Höhen des Donkollo (1000 m.)
Febr., bl. fr. 291, 427, coll. 94.
Loc. : Im schattigen Buschwerk.
811. Acalypha indica L. Sp. ed. I, 1003.
(Syn. : A. spicata Forsk. Descr, fl. æg. arab., p. 161).
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) Jan., bl. fr.
315, 659a, 946, coll. 89; Agara bei Hodjela (600 m.) Febr., bl. fr. 1982,
coll. 89; "Ussil, im Wadi Chuoiet (1100 m.) Febr., bl. fr. 1205, coll. 89.
Nom. vern. arabice : « Harram-ed-dhibbel. »
Loc. : Als häufiges Ackerunkraut überall auf bebauten Boden.
812. Acalypha erenata Hochst. A. Rich. Tent. Fl. Abyss. Il, p. 246,
ARAB,., JEMEN. Am Fusse des Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) Jan.,
bl. fr. 659, coll. 89.
Loc, : Häufiges Ackerunkraut,
813. Acalypha brachystachya Horn. Hort. Hafn., p. 909.
(Syn, : Acalypha supera Forsk. Deser. fl. æg.-arab., p. 162?).
ÆTH., COL, ERITREA. Bei Saali (440 m.) Febr., bl. 88, coll. 91.
310 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
814. Acalypha ciliata Forsk. Descr. Fl. æg. arab., p. 162.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) Febr. bl. fr. 1015, coll. 4889.
Loc. : Als Unkraut auf Maisfeldern, 1 m. Höhe erreichend.
815. Tragia pungens Müll.-Arg. in DC. Prodr. XVb, p. 941, 942.
(Syn. : Jatropha pungens Forsk. Descr. Fl. eg. arab., p. 163. —
Tragia cordata Vahl Symb. I, p. 176; T. mitis Hochst. A. Rich.
Tent. Fl. Abyss. II, p. 224.
var. ß. genuina Müll.-Arg. 1. c., p. 942.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) Febr.,
à bl. 388, coll. 1894; eine üppige Form mir grossen Blättern, mit 12 cm.
langen endständigen männlichen Blüthentrauben und mit kleineren
achselständigen von der Länge der Blätter. Bei Gheleb im Gebiete
von Mensa (1900 m.) März, bl. fr. 1117, coll. 91; eine Form mit
älteren ausdauernden Trieben, deren stets in lange Spitzen ausgezogene
Blätter nur 1,3 X 4 auf der Spreite messen; Acrur (1800 m.) 1077,
coll. 92; Saganeiti (2200 m.) 902, coll. 92; am Bizen (1800 m.) 1883,
coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinia : « harras-sümmeh » (Acrur).
var. arabica Baill. in Müll.-Arg. 1. c., p. 942.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Melhan, oberhalb Wolledje (700 m.) Jan., bl.
fr. 83%, coll. 89; bei ’Ussil (1300 m.) Febr., bl. fr. 1128, coll. 89.
Diese Varietät ist häuptsächlich durch die nur kurzacuminaten, eigent-
lich nur lang zugespitzten und am Grunde oft ganz geradlinig abge-
stutzten Blätter gekennzeichnet, Merkmale welche namentlich bei den
Exemplaren von ’Ussil, deren Blattspreiten nur 1,2 X 2,5 cm.
messen, sehr in die Augen fallen, während die übrigen Exemplare
(834) grössere bis 2,5 X 5 cm. messende.Blattspreiten mit seicht-
herzförmiger Basis und langen, nicht acuminaten Spitzen aufweisen.
Nom. vern. arabice : « mschorg’äna » (Wolledje).
816. Dalechampia scandens L. Syst. pl. ed. 1 p. 720.
var. cordofana Hochst. A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 244.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) Febr., bl. fr. 3%, coll. 91; Thal von
Terrha bei Saati 273, coll. 92; Gaaba im mittleren Thal des Lawa
(340 m.) Apr., fr. 1635, coll. 91.
ARAB., JEMEN. Badjil, im Tiefiande der Tehama, Jan., fr. 546, coll. 89;
Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan., fr. 730, coll. 89.
817. Ricinus communis L. Sp. 14.
var. À. africanus Müll.-A. Willd. Sp. pl. IV, p. 565.
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (250 m.) 446, coll. 92.
ARAB., JEMEN. Am Fusse des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) Dec., fr.
APPENDIX I. o11
254, coll. 88; unter ‘Ussil (1100 m.) Febr., bl. 1151, coll. 89; Menacha
(2200 m.) Febr., bl. 1602, coll. 89.
Die Kapseln an den in Spiritus præparirten Exemplaren vom Gebel
Bura messen, getrocknet 11,5 mm. (in Breite und Länge) die Samen
sind 9,5 mm. lang.
818. Jatropha spinosa Vahl. Symb. I, p. 79.
(Syn. : Croton spinosus Forsk. Deser. Fl. æg. arab., p. 163. —
Jatropha aculeata Müll.-A. DC. Prodr. XVb, p. 1083).
‘ARAB., ADEN. Im Goldmore-valley und in der Niederung bei Ma’alla,
Nov., bl. fr. 62, coll. 88; März, bl. fr. 50, coll. 81.
Nom. vern. arabice : « bädr-es-ssimssim » (Aden).
Loc. : Ein 1-2,5 m. hoher Strauch, der sich in Menge in der Küstenebene vorfindet.
Kapseln und Samen sind denen der J. villosa Müll. und der J. lobata
Müll. sehr ähnlich. Erstere messen 1,1 cm. in Länge und 0,9 cm. in
der Breite, die Samen sind 0,9 cm. lang.
819. Jatropha villosa Müll.-Arg. DC. Prodr. XVb, p. 1085.
(Syn. : Croton villosus Forsk. Deser. Fl. æg. arab., p. 163. — Jatro-
pha glandulosa Vahl. Symb. I, p. 80).
ARAB., JEMEN. Im Tieflande der Tehama bei den Vorhügeln von Mobaqi,
westlich von Badjil. März, bl. 1789, coll. 89;
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, März, bl. fr. 93, coll.
1881;
Nom. vern. arabice : « dima’ » (Schugra); « 'obäbu. »
Loc. : Ein 1 m. hoher Strauch, der in der Küsteneben in grossen Menge auf kleinen
Sandhügeln vorkommt.
820. Jatropha lobata Müll. Arg. DC. Prodr. XVb, p. 1085, 1086.
(Syn. : Croton lobatus Forsk. Deser. Fl. æg. arab., p. 162. —
Jatropha glauca Vahl. Symb. I, p. 78).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Chor Amba, östl. der Austrittsstelle des Lawa
aus dem Gebirge (200 m.) April, bl. fr. 1736, coll. 9.
Eine Form die der var. 8. Richardiana Müll. entsprechen würde, wenn
nicht auch bei ihr der Blattrand deutlich mit Wimperhaaren besetzt
wäre,
ARAB., JEMEN. Küstenfläche der Tehama in Ost von Marraua. Dec. bl. fr.
177, coll, 88; bei Behä, Jan., bl. fr. 881, coll. 88; Chalife, am Fusse des
Gebel Bura (300 m.) Dec., bl. fr. 233, coll. 88.
Nom. vern, arabice : «tumbakschi ghulghul » (Hille).
Loc. : Ueberall als Unkraut auf geackertem Boden, 1-1,5 m. hohe Stande.
Alle vorliegenden Exemplare haben völlig Kahle, am Rande schwach-
gewimperte, mehr oder minder spitzlappige und am Grunde der
Spreite ganz unmerklich keilförmige Blälter,
NE SR ZN re Te
+
sn
312 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., ADEN. In der Niederung bei Ma’alla. März, fr. 50, coll. 81.
Loc. : 1,5-2,5 m. hoher Strauch mit aufstrebenden verholzten und an den Enden
bogig überhängenden Aesten.
821. Cluytia Richardiana Müll.-Arg. DC. Prodr. XVb, p. 1044.
ÆTH., COL. ERITREA. An westwärts gerichteten Abhängen bei Ambe-
laco an der Maldi-Strasse (2000 m,) Febr., bl. fr. 4 ©, 346, coll. 9%; in
Ost von Geleb in Mensa, am Berge Ssabr (2200 m.) Apr. bl. &, coll. A1 ;
am Nordabhang des Bizen (1800 m.) Mai, bl. fr. 2211, coll. 92; Gura
(2000 m.) März, bl. fr. 924, coll. 92; bei Saganeiti (2200 m.) März, Apr.,
bl. fr. 781, 890, 989, 1208, 1327, 1827, coll. 92 ; Acrur (1800 m.) März,
bl. fr. 755, coll, 92.
Loc. : Langschüssig verästelter Halbstrauch von bis zu 2 m. Höhe. Häufig im
Schatten der Juniperus-Bäume.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura, über Hille (1500 m.) Jun., bl. fr. 663,
1880, coll. 89; ‘Ussil (1300 m.) Febr., bl. fr. 1253, coll. 89; Menacha
(2000 m.). i
Nom. vern. arabice : «läch u. lachäch» (Hille); «ssann u. « ssanna’ »
(Menacha); «dhobber » ( Ussil).
Die aus dem Jemen vorliegenden Exemplare zeichnen sich durch eine
meist dünnere Textur der Blätter aus. Dieselben sind sämmtlich von
lang lanzettlicher Gestalt, an der Spitze abgerundet oder kurzzuge-
spitzt und messen an der Spreite 3 X 12 oder 2,5 X 8,5 em. mit
1,5 resp, 1 cm. langem Stiel. Die Jüngeren Stengel sind filzig, die
Blätter beiderseits nur mit zerstreuten Härchen besetzt. Die Exem-
plare No 663 von Gebel Bura sind durch weisslich punktirte bezw.
mit weisslichen flachen Höckern versehene, schwachbehaarte Kapseln
ausgezeichnet.
var. ? tenuirama Schwf.
Ramis gracillimis, glabratis, foliis membranaceo-tenuissimis, lineari-
ellipticis, basi in petiolum attenualis apice breviter acutis vel rotun-
datis, utrinque subglaberrimis, floribus masculis minusculis glomeru-
latis, pedunculis puberulis, calycem non excedentibus, bracteis pubes-
centibus, calyce basi extus puberulo, petalis spathulato-obovatis,
glandulis crassis 2-25 glomerulatis sessilibus.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan, Kaffeeregion (900 m.) Jan., bl.
842, coll. 89.
Die Blätter dieser Pflanze übertreffen die der übrigen Exemplare dieser
Art, die aus dem Jemen vorliegen, an Zartheit. Sie messen 1,5 5 cm.
oder 39 cm. an der Spreite, bei 1 cm. langem Stiel. Auch sind die
Zweige weit dünner und auch an den jüngsten Theilen nur mit ver-
einzelten Haaren besetzt. Die männlichen Blüthen, die allein von
diesem Standort vorliegen, sind weit kleiner als an den übrigen
Exemplaren der Art. Die Blüthenstiele sind mit Härchen bestreut,
APPENDIX Il. 313
die Kelche nur am Grunde schwach behaart. Die Petala sind ver-
kehrleiförmig-spathelig. Die Discusdrüsen der männlichen Blüthe
sitzen geknäuelt, zu 5-3 in zusammenhängender Folge gruppirt und
zählen 20-25 an der Biüthe. Dieselben scheinen grösser und weniger
zahlreich zu sein als bei den übrigen Formen der Art.
Die Pflanze macht den Eindruck, als gehörte sie einer eigenen Art an.
Vielleicht gehört sie zu C. lanceolata Forsk.. von der sie eine
kablere Form darstellen würde und von der beglaubigte männliche
Exemplare noch nicht bekannt wurden. Von C. abyssinica J. Sp. ist
unsere Pflanze durch die spathelförmigen Petala und durch die Discus-
drüsen verschieden, welche letztere auch von denen der C. Jau-
bertiana Müll.-Arg, durch ihre Gestaltung beträchtlich abweichen.
822. Euphorbia (Anisophyllum) pilulifera L. am. ac. III, p. 114.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 497, coll. 92. Im Thale des Jangus
bei Saati (180 m.) Febr., bl. fr. 597, coll. 92.
823. Euphorbia (Anisophyllum) indica Lam. Dict. 2, p. 423.
ARAB., JEMEN. 'Ussil (1400 m.) Febr., bl. fr. 4079, coll. 89 ; Gebel Bura,
über Hille (900 m.) Jan., bl. fr. 471, coll. 89: Agara bei Hodjela (400 m.)
Jan., bl. fr. 903, coll. 89; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (500 m.)
Jan., bl. fr. 628, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut auf Ackerland, auf Maisfeldern, auch auf den Terrassen der
Kaffeepflanzungen.
824. Euphorbia (Anisophyllum) arabica (Hoch. St.) Boiss. in DC. Prod.
XV,6, p. 33.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) Jan., bl. fr. 46, coll. 91; Ga’aba
im mittleren Thal des Lawa (340 m.) Apr., bl. fr. 1632, coll. 91; Dogali.
im West von Massaua 256, coll. 92; Amba-Tochan (460 m.) 612, coll. 92.
ARAB., JEMEN. Bei Badjil im Tieflande der Tehama auf den ersten Vor-
hügeln Jan., bl. fr. 589, coll. 89.
Die typische 1. e. von Boissier beschriebene Form, mit krautigen,
äusserst schmächligen Stengeln und linearen Blättern. Die Samen
sind grau angeflogen, lederbraun und mit nicht tiefen, dagegen unter
sich anastomosirenden Gruften versehen.
Völlig identische Exemplare liegen von den nachfolgenden Fundstellen
vor : Uadi Djara und U. Kamne, östlich von Qumfuda (Ehrenberg
und Hemprich 1825); vom Elbagebirge an der nubischen Küste
(Schweinf. 884, 883, coll. 186%, 65); Gebel Uaratab bei Suakin
(Schweinf. 882, coll, 1865) ; Uadi Omarèg, im West von Suakin
(Schweinf. 43%, coll. 1868).
var. brevifolia Boiss. |. c.
ARAB., ADEN. Nov., bl. fr. 1%, coll. 1888.
Eine 40 cm. hohe, besenartig und langschüssig-dichotom verzweigle
314 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Pflanze mit starkverholzten Basal- und Wurzeliheilen. Die oblongen
oder linearen, meist beiderseits abgerundeten, oft aber auch spitzen
Blätter messen 2,5 X 6 oder 2 X 13 mm. und haben ein weit der-
beres Gefüge als die gemeine Form, die wahrscheinlich den einjährigen
Typus darstellt. Die Involucraldrüsen, Griffel und Samen entsprechen,
trotz der grossen im Habitus der Pilanze ausgeprägten Verschieden-
heit, den Merkmalen der typischen Form.
var. intricata Schwf. Frutex parvulus ramosissimus horridus foliis ova-
libus.
ARAB., SUEDKUESTE. Uadi Schign, ‘/2 Stunde in West von Bolhaf
März, fr. 155, coll. 1881.
Loc. : Auf dürrem felsigen (vulkanischem) Terrain.
Diese dichtverzweigte strauchartige Pflanze bildet wahrscheinlich die
perenne Dauerform der Art und scheint durch die an den Blüthen
und Früchten dargebotenen Merkmale ebensowenig von der gemeinen
Form unterscheidbar zu sein, wie die vorhin erwähnte Varietäl.
825. Euphorbia (Anisophyllum) granulata Forsk. Deser. Fl. æg. Arab.,
p. 94.
8. glabrata Müll.-Arg. DC. Prodr. XVb, p. 34.
ÆTH., COL. ERITREA. Ebene in Ost von der Austrittsstelle des Lawa
(200 m.) Apr., bl. fr. 1724, coll. 91; Saati (140 m.) Febr., bl. fr. 104,
coll. 94.
Loc. : Im Kies und Felsgerölle der Thalbetten.
ARAB.. JEMEN. Bei Badjil in Tieflande der Tehama Jan., bl. fr. 559, coll.
89; Agara bei Hodjela (400 m.) Febr., bl. fr. 106%, coll. 89.
Loc. : In Rinnsalen von Regenbetten, auch auf Ackerland.
Nom. vern. arabice : « lebbena » (Badjil) oder « um-el-lubben » (“Ussil).
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, März, bl. fr. 79, coll.
1881.
826. Euphorbia (Anisophyllum) sanguinea (Hochst. St.) Boiss. in DC.
Prodr. XVb, p. 35.
var. £. intermedia Boiss. I. c.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda Febr., bl. fr., 342, coll. 91; im Thal
von Mogod, üstl. vom Berge Bizen (1400 m.) Mai, bl. fr. 2043, coll. 92;
Arbaroba unter Asmara (2000 m.) Febr., bl. fr. 569, coll. 91; unter
Geleb in Mensa (1700 m.) Apr., bl. fr. 1259, coll. 91; Ambelaco an der
Maldi-Strasse (2000 m.) Febr., bl. fr. 34%, coll. 94; Saganeiti (2200 m.)
Apr., bl. fr. 1746, coll. 92.
Alle vorliegenden Formen haben das mit einander gemein, dass an
ihnen die Involucraldrüsen mit einem viertheilig tiefausgelappten
häutigem Rande und die Samen mit meist ausgeprägten, wenn auch
unregelmässigen und unier einander diastomirenden Gruften ver-
sehen sind. Die Kapseln sind durchaus kahl.
APPENDIX II. 315
var. 8. jemenica Schwf. glandulis involucri purpureis limbo angusto
albo-cinctis, subintegro vel leviter sinuato-4-crenato, capsulis hinc inde
pilis conspersis vel subpilosis, seminibus cinereis levissime lacunoso-
rugulosis.
ARAB., JEMEN. Oberhalb Hille am Gebel Bura (700 m.) Jan., bl. fr. 431,
coll. 89 ; Agara, bei Hodjela (400 m.) Febr., bl. fr. 877, coll. 89; Mena-
cha (2400 m.) Febr., bl. fr. 1521, coll. 89; ‘Ussil (1400 m.) Febr., bl.
fr. 1125, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut auf beackertem Boden der Kulturterrassen, in Luzernefeldern,
* auf Maisfeldern, aber auch an sonnigen und felsigen Stellen der Thalwände.
Unter den vorliegenden Exemplaren aus dem Jemen befinden sich auch
etliche mit fast kahlen Kapseln, welche letztere an anderen Exem-
plaren auch mit langen, zerstreutgestellten Haaren ziemlich dicht be-
setzt sein können. Die Samen sind oft sehr undeutlich gruftig, bezw.
höckerig.
Hier sei bemerkt, dass ich eine nahe verwandte Art, die E. micro-
phylla Heyne., die durch gänzlich ebene Flächen auf den Samen-
seiten ausgezeichnet ist, auf Socotra gefunden habe (n° 240, 563 und
796, coll. 1881).
827. Euphorbia (Anisophyllum) scordifolia Jacq. coll. V, p. 113.
(Syn. E. thymifolia Forsk. Deser. Fl. æg. arab., p. 94 non Burm.).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Gedem bei Massaua 101, coll. 92;
Dehssi bei Massaua im Küstenlande Samhar, Apr., bl. fr. 1769, coll. 91:
Otumlo und Arkiko bei Massaua 141, coll. 92.
Loc. : Auf sandigen Flächen der Thalniederung.
ARAB., JEMEN. Zwischen Marraua und Abassieh bei Hodeidah in Tief-
lande der Tehama. Dee. bl. fr. 175, coll. 88.
Loc. : Als Unkraut auf sandigen Sorghum-Aeckern.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von el-Schehr. Apr., bl. fr.
183, coll. 81.
828. Euphorbia (Anisophyllum) polycnemoides (Hochst.) Müll.-Arg. in
DC. Prodr, XVb, p. 47.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlendepöts der Mess. Mmes in Steamerpoint
März, bl. fr., coll. 1881.
Loc. : Auf Felsen von basaltischer Lawa,
829. Euphorbia (Eremophyton) agowensis Hochst. Boiss, in DC. Prodr.
XVb, p. 70, 71.
ÆTH., COL. ERITREA. Im unteren Thal des Baresa (500 m.) Febr., bl. fr.
117%, coll, 92; im Thale Marfain bei Saati (250 m.) Febr., bl. fr. 406,
eoll. 92.
#30, Euphorbia (Pseudacalypha) acalyphoides Hochst, Boiss. in DE.
Prodr. XVb, p. 98.
BULL, nenn, norss. Appendix II. Mars 1899.
Le?
rs
316 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Gedem bei Massaua (200 m.) Febr., bl.
fr. 117, coll. 92; in Thal von Terha bei Saati (250 m.) 301, coll. 92;
Amba-Tochan (460 m.) Febr., bl. fr. 636, coll. 92.
831. Euphorbia (Pseudacalypha) systyla Edg. Journ. Soc. Bengal. XVI,
p. 1218.
ARAB., ADEN. In der Niederung von Ma/alla sehr häufig, Nov. bl. fr. 21,
coll. 1888.
832. Euphorbia (Tirucalli) Tirucalli L. Hort. Cliff., p. 197.
ÆTH., COL. ERITREA. Mai-Mafales in Dembelas, bildet den Kirchenhain
daselbst (1900 m.) März © bl. 345, coll. 94.
Loc. : Angepflanzt, 5-7 m. hohe, weit und dicht verzweigte, dickstämmige Bäume
darstellend.
Nom. vern. in Tigrinia «gontscheb. »
Die an den Zweigspitzen sitzenden dreiblüthigen Inflorescenzen waren
an allen Baumexemplaren des Kirchenhains ausschliesslich weibliche,
ohne jede Spur einer männlichen Blüthe. Auch fanden sich nirgends
Früchte angesetzt, noch, trotz vielen Suchens, Ueberreste von
solchen auf dem Boden. Augustine Henry (in Kew Bull. 1896, p. 68)
meldet das nämliche von der Insel Formosa; auch dort sah er nur
weibliche Blüthen, aber nie eine Frucht an den (als Heckenpflanze)
eultivirten Exemplaren. Die an den jungsprossenden Zweigen vor-
handenen Blätter sind linear-keilförmig spitz oder linear-lanzettlich
spitz und messen 2,5 x 20 mm. Der Stengel erscheint in frischem
Zustande schwach gestreift mit unmerklich hervortretenden Längs-
riefen.
Die an den sehr kurzen Blüthenstielen sitzenden zwei Vorblätter sind
genau dreieckig-spitz, ganzrandig und kahl, 1-0,5 mm. breit. Die
vier flach-napfförmigen Drüsen sind oval-kreisrund. Die Bracteen
sind zur Hälfte in feine fächerartig ausgebreitete Fransen getheilt,
das Ovarium ist tief fünffurchig. Die bis auf den Grund getheilten
Griffeläste sind im Halbkreis zurückgebogen und laufen in schwach
verdickte keulenförmige Narben aus.
Diese in den Trockengebieten von Ost-Afrika weit verbreitete Pflanze,
die von Dr Stuhlmann auch bei Salame, nahe dem Victoria-Nyanza
(698, coll. 1890), ebenso wie im Küstenlande bei Bagamoio (286, coll.
90) gesammelt wurde, ist mit so vielen anderen von Ostafrika her-
stammenden Arten nach Ostindien, aber, wie es scheint, erst in
neuerer Zeit eingewandert, wo sie als Heckenpflanze, namentlich in
Malabar, aber auch anderwärts in den verschiedensten Landestheilen
heimisch geworden ist. ze
Boivin soll (nach DC. Prodr. XV b, p. 96), als er die Pflanze in
Sansibar fand, dort für sie den Eingebornen-Namen «Genschibe »
APPENDIX II. 317
(franz. «guennechibé») notiert haben, was fast gleichlautend ist mit
dem im Mai-Mafales von mir verzeichneten Tigrinia-Namen, über
dessen Ethymologie ich indess nichts erfahren konnte, ebensowenig
wie über die Herkunft und die Verbreitungsweise des bisher noch
von keinem Reisenden in Abyssinien angetroffenen Gewächses.
833. Euphorbia (Tirucalli) Schimperi Presl. Bemerk., p. 109.
(Syn. : E. Tirucalli dichotoma Forsk. Cat. fl. Arab. fel. 309, p. cxır.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Gebiete Mensa (1700 m.) Apr., bl. fr.
1247, 1422, coll. 91; Arbaroba, unter Asmara (2000 m ) Febr., bl. fr.
536, coll. 91; Acrur (1800 m.) März, bl. fr. 1083, coll. 92.
Loc. : Bildet dicht verschlungene Dickichtscomplexe von grossen Umfang, die bis
zu 2 m. Höhe erreichen.
Nom. vern. in Tigrinia : «er'err » (Acrur).
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlendepöts der Mess. Mmes in Steamerpoint.
März, bl. fr. 33, coll. 81; im oberen Wadi Ma’alle, März, bl. fr. 1796,
coll. 89; 85, coll. 88.
Loc. : Wächst in dicht verzweigten Buschbeständen von 1-1,5 m. Höhe.
834. Euphorbia (Lyciopsis) cuneata Vahl. Symb. II, p. 53.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, auf dem Hügel Maraita (200 m.) Febr., bl.
72, coll. 91 ; 355, coll. 92; in Thale Terrha bei Saati (250 m.) Febr. bl.
268, coll. 92.
var. 8. Perrottetii Jaub. Sp. Illustr. fl. or.
ARAB., ADEN. Schlucht über dem europ. Begräbnissplatz bei Steamer
Point. Nov., bl. fr. 5078, coll. 88.
Nom. vern. in Tigré : «schauaka » (Mensa).
835. Euphorbia (Diacanthium) abyssinica Ræuschel Nom. bot.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Geleb in Gebiete von Mensa, Euphorbien-
wald auf der Hochebene von Haigett und am Amba (2200 ın.) Apr., fr.
1344, 1474, coll. 91; Umgegend von Keren, Dari-Thal, bei Magara, am
Lalamba (4300-1600 m.), März, bl. fr. 816, 1807, 1807a, coll. 91 ; Arba-
schigo (1800 m.) Febr., fr. 1848, coll. 91; Acrur (1900 m.) Apr., fr.
1351, coll. 92.
Loc. : Bestandbildend als unterholzloser Wald auf trockenen Hochflächen, oder im
Mischwald der Thalwände mit anderen Bäumen wechselnd, auch bestandbil-
dend für sich und von Unterholz umlagert an den dichtbewachsenen Thalge-
hängen am ostwärts gerichteten Abfall des Hochlandes zwischen 1800 und
2000 m., dann wieder in Gruppen auf Felsterrain und zwischen Steinblücken
kleine Haine darstellend,
Nom. vern. in Tigrinia : «kolkual; » in Tigré : « qalangäl » (Mensa); in
to-bedayie : « to-hit. »
Diese, wie es den Anschein hat, auf den Complex des abyssinischen
Hochlandes beschränkte Cactuseuphorbie findet die Nordgrenze ihrer
Verbreitung in den Gebirgen westlich von Suakin, wo sie im Thale
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
von Harrassa, am Fusse des Berges Erkauit, bei 1250 m. Meereshöhe
in noch beträchtlicher Menge und in 3-7 m. hohen Exemplaren
anzutreffen ist.
Die 3-10 m. Höhe erreichende Kolkual-Euphorbie entwickelt zweierlei
Modifikationen der Baumgestalt. Entweder streben die vielfach
getheilten, bogig-langschüssigen Aeste von einem verkürzten Stamme,
nahe dem Boden ausgehend, in die Höhe, oder es entwickelt sich
ein freier Stamm von gleicher Höhe, wie die von ihm getragene
Krone. Diese gleicht, da sie oben fast ganz flach ausgebreitet ist, im
Umriss stets einem auf seine Spitze gestellten Dreieck. Aus dem
Holz des Stammes lassen sich Balken von 4 m. Länge und von bis
0,5 m. Durchmesser herstellen.
Die junge Pflanze beginnt mit einem dreikantigen Stamm, der sehr
bald vierkantig wird. Die Hauptäste haben stets eine grössere Zahl
Kanten aufzuweisen als die Seitenäste, gewöhnlich 6-8 gegen 5, eine
Zahl, die an den Seitenästen vorherrscht. Auch 9-kantige Formen
habe ich an jungen, noch unverzweigten Exemplaren wahrgenommen;
diese hatten 12-16 cm. im Durchmesser. Die Dicke der Aeste be-
trägt gewöhnlich zwischen 10-15 cm. Die flügelartigen, auf ihrer
Schneide abgestumpfien Kanten sind so breit wie der centrale Theil:
also bei 15 cm. Astdurchmesser beträgt die Breite der Kanten
5 cm. Die Einschnürungen an den welliggekerbten Kanten sind
seicht ausgebuchtet und fehlen oft auf weite Strecken des Astes.
Die grauen, an der Spitze schwarzen Stipularstachein sind an ihrer Basis
stets in sehr ungleicher Weise verdickt, werden aber selten über
0,8 cm. lang. Sie sind fast gerade horizontal gestellt, oder schwach
nach aufwärts gekrümmt, unter sich im rechten Winkel diver-
girend und die eines jeden Paares in Abständen von 1,5cm. gestellt.
Die Stacheln sitzen auf dick angeschwollenen Podarien, die durch
deutliche Einschnitislinien und die zwischen ihnen befindlichen
Narben der Blüthen oder Blätter von einander geschieden sind und
nicht continuirlich verlaufen. An den mit Blüthen besetzten Ast-
spitzen können die Stacheln mitunter gänzlich fehlen.
Die an der jungen Keimpflanze und an den frisch sprossenden Ast-
spitzen zur Entwickelung gelangenden Laubblätter erreichen 2 cm.
Länge und sind von verkehrtlanzettlicher Gestalt, an den Spitzen
etwas cuspidat, unten keilförmig zu einem Stiel zusammengezogen.
Die ungefähr 2 cm. Länge erreichenden Inflorescenzen bestehen
aus einfachen dreiblüthigen Cymen mit äusserst kurzem Stiel. Noch
kürzer sind die Stiele der Cyathien, deren 2 Tragblätter eine drei-
eckige spitze Gestalt haben und am Rand mit einigen wenigen
Zähnchen besetzt sind. Die goldgelben Cyathien sind neben den
vorherrschenden 5-theiligen sehr häufig 6-theilig. Die Drüsen sind weit
APPENDIX Il. 319
breiter als lang, breit dreieckig mit stumpfer Spitze und mit aussen
umgeschlagenen Rändern. Die Involucrallappen sind in je 4-5 für
sich wiederum geschlitzte Zipfel getheilt. Die männlichen Blüthen
sind mit ihren schmallinearen Tragblättern kahl und ihre Stiele in
der Mitte gegliedert.
Die meist rosenrothe, bis 2 em. breite Frucht ist breiter als lang, im
Querumriss (im frischen Zustande) dreikantig-kreisrund, mit am
Rücken abgerundeten, fast kugelförmigen, unter sich zur Hälfte ver-
wachsenen und aussen durch seichte, bogig ausgehöhlte Furchen
von einander getrennte Coccen. Das äusserst stark verholzte Perikarp
hat 2-4 mm. Dicke und ist aussen mit einer 3 mm. dicken, fest-
fleischigen Hülle verwachsen. Die kugeligen, auf den Seiten etwas
zusammengedrückten Samen messen 4 mm. im Durchmesser und
sind im Umriss kreisförmig. Sie sind gewöhnlich dunkelgrau oder
hellgrau von Farbe, oft am Rande etwas heller, matt glänzend
oder rauh und alsdann schwach marmoriert, stets glatt.
Im getrocknetem Zustande misst die dreieckig-dreiflügelige und im
Querumrisse dreikanlige Frucht 1,8 cm. in der Breite und 1,2 cm.
in der Länge; sie zeigt alsdann stumpfe Kanten mit seicht ausge-
buchteten glatten Flächen dazwischen, über den vor dem Zerspringen
durch keinen Wulst noch durch irgend welche Fugennath kennt-
lichen Verwachsungsstellen der Cocci.
Die Griffeläste sind zur Hälfte zu einer Röhre verwachsen. Die zurück-
geschlagenen, zuletzt eingerollten drei Aeste tragen an ihren Spitzen
zweilappige Narbenköpfe.
var. tetragona Schwf. ramis primariis 4-gonis, secundariis 3-gonis.
ÆTH., COL, ERITREA. Im Euphorbienwalde auf der Hochebene von
Haigett nahe Geleb im Gebiete von Mensa (2200 m.) 1351, coll. 9.
Loc.: Wächst als grosser 10 m. hoher Baum abwechselnd und untermischt mit
den übrigen des Waldes, deren Mehrzahl der typischen Form mit 5-8 Kanten
angehört.
Diese Spielart, die innerhalb des Gebietes sonst nirgends in solcher
Menge wie in der Umgebung von Geleb, wahrgenommen wurde unter-
scheidet sich hinsichtlich der Gestalt des Stammes, der Stacheln
und sonstigen Merkmale durch nichts von der typischen Form.
#36. Euphorbia (Diacanthium) Ammak Schwf. n. sp.
(Syn. : Euphorbia officinarum «. arborea Forsk Cat. Fl. Arab. fel.
GXII. — Euphorbia spec. Defl. Voy. Yem., p. 200, 201).
Arborea a basi ramosissima, ramis tetragonis ereclis confertissimis,
superioribus arcuato-erectis, angulis valde prominentibus ad quartam
usque vel ultra tertiam parlem ramorum latitudinis sulcis rotundato-
excavalis disjunetis, margine subintegerrimis; aculeis stipularibus
geminis ad summilales floriferas spe mancis, angulis bifariam insi-
320
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
dentibus, per paria valde approximatis horizontaliter patentibus inter
se divergentissimis, subrectis vel rectissimis, aliis suberectis, a basi
incrassata sensim acutatis, plerumque semipollicaribus, podariis bre-
vibus subcomplanatis non continuis, interjecta unoquoque linea
exsculpta cum cicatrice folii et inflorescentiæ vel interjecto spatio
callositate destituto; foliis non nisi primo anno vel ad ramu-
lorum novellorum apices præstantibus oblanceolatis cuspidatis
et basi in petiolum attenuatis ; cymis inter podaria solitariis
subsessilibus 3-cephalis ad apices ramulorum præsertim iner-
mium aggregatis, foliis floralibus brevissimis dilatatis margine 5-7
dentato-lacinulatis ; cyathiis subsessilibus flavis 5-meris cupuliformi-
bus intus glaberrimis, lobis oblongis ad medium usque in lacinias
(12-15) fimbriatis, glandulis transverse ovalibus; floribus masculis
numerosis, pedicello glaberrimo supra medium articulato, bracteolis
flliformi-laceratis; perigonio trilobo ovario adnato demum in lacinias
binas lineares lacerato, styli ramis a basi liberis apice breviter bifidis
et dilatato-stigmatosis; capsulis pedicellum æquantibus depresso-
globoso-triquetris, in sicco subtrialatis, coccis dorso rotundato-cari-
natis, in sicco acuto-carinatis, faciebus semiorbicularibus, parte
commissurali in sicco plica prominente notata et carinam quasi
secundariam exhibente, pericarpio extus carnoso, parte interna
lignoso-incrassato durissimo, seminibus subglobosis vel late-obovoi-
deis non compressis lævibus dilute et sordide brunneis.
Maasse : Die Bäume erreichen bis 10 m. Höhe. Die Aeste von Kante zu
Kante diagonal gemessen haben 12-15 cm. in der Dicke, die Kantenflügel
sind 3—4,5 cm. breit. Die Stipularstacheln überschreiten selten und
erreichen nicht immer eine Länge von 1 cm. Die verticalen Abstände der
Stachelpaare von einander betragen 0,8—1 cm. Die Blätter des einjährigen
Sämlings sind 4 cm. lang, 0,7 em. breit. Die Kapseln messen an den
getrockneten Exemplaren 1,4 cm. in der Breite und 0,9 cm. in der Länge,
ihr Stiel ist 0,5—0,9 cm. lang. Die Dicke des verholzten inneren Peri-
carptheils beträgt À mm., die Samen haben 3 mm. im Durchmesser.
ARAB., JEMEN. Menacha (2400 m.) Febr., fr. 1494, coll. 89; am Gebel
Bura über Hille (1300 m.) Jan., fr. 1877, coll. 89. “a
Loc. : Allgemein verbreitet in der höheren Bergregion des Landes, namentlich
innerhalb der Kaffeeregion.
Nom. vern. arabice: «ammak ferssi » (Menacha); «ammak abiad » (Hille).
Diese, wie es scheint auf das südwestliche Hochland von Arabien
beschränkte Art erinnert habituell ausserordentlich an E. abyssinica-
Raeusch., bekundet aber eine nähere Verwandtschaft mit der im
nordöstlichen Central-Afrika bis zum Gazellenfluss und bis zum
oberen blauen Nil allgemein verbreiteten E. Candelabrum Trem.
Von letzterer ist der Ammak durch seine fast sitzendem, nicht lang-
APPENDIX II. 321
gestielten und meist nur dreiköpfigen Cymen, durch weit grössere
und gedrängtere Stipularstacheln und durch die doppelt so grossen,
auf dem Rücken der Coccen gekielten, nicht daselbst abgerundeten
Kapseln verschieden. E. Candelabrum bildet in Central-Afrika meist
ein vom Boden an vielverzweigtes Strauchwerk ; wenn baumartig
auftretend ist die Krone umfangreich ausgebreitet, nicht schmal
in die Höhe strebend, wie beim Ammak.
Von E. abyssinica Räusch., mit der sie die Gestalt der Stipularstacheln
gemein hat, ist unsere Art hauptsächlich durch das Nichtvorhanden-
sein von mehr als vier, oder höchstens von 5 Flügelkanten an den
Aesten, durch den fast stammlosen, hoch aufstrebenden Wuchs,
hauptsächlich aber durch die weit kleineren, halb so grossen,
mit nur dünn entwickeltem Holztheil des Perikarps versehenen,
länger gestielten und am Rücken der Coccen gekielten Kapseln, die
beim Trockenwerden zwischen den sich alsdann sehr scharf aus-
prägenden Kanten, an den Nathstellen der Coccen, noch eine Falle
hervortreten lassen, welche letztere wie eine eingeschaltete Sekun-
därkante erscheint. Der Same ist durchaus nicht auf den Seiten
etwas zusammengedrückt, wie bei E. abyssinica, auch sind bei
unserer Art die Griffeläste bis zum Grunde frei, wie bei E. Cande-
labrum, nicht zur Hälfte in eine Röhre verwachsen, wie bei E.abys-
sinica.
Die Laublätter haben bei den drei hier verglichenen Arten dieselbe
Gestalt. Fünfkantige Aeste kommen bei E Ammak nur ausnahms-
weise (an Mittelästen) vor, dreikanlige nur am Sämling des ersten
Jahres. Wiederholt fanden sich Kapseln mit % Coccen.
Die aus Ostindien bekannt gewordenen Cactus-Euphorbien entfernen
sich von unserer Art noch weiter als die zwei vorhin in Vergleich
gezogenen.
837. Euphorbia (Diacanthium) Cactus Ehrbg. Boiss. in DC. Prodr. XVb,
p. 84.
(Syn. : E. Antiquorum «. major articulata Forsk. Deser. Fl. æg.
arab., p. 93, — E. angularis Kl. in Peters. Reise. Mozamb. 1,
p. 92, 93!)
Fruticosa ramosissima, ramis primariis letragonis, secundariis trigonis
arcualim deeumbenti-ereelis, sensim et remote ad dimidium latitu-
dinis strangulatis; arlieulis oblongis vel ovalis; angulis valde promi-
nentibus ultra terliam parlem ramorum diametri suleis profundis
rotundatoexcavatis disjunetis, margine undulato-lobatis, aculeis
stipularibus geminis loborum summilatibus insidentibus, validis,
sepe longissimis, gracilibus a basi non inerassalo sensim acutatis
rectissimis horizontaliler patentibus inter se valde divergentibus,
322
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
podariis continue decurrentibus et angulorum margines anguste
cingentibus cum aculeis albocinereis; foliis ad ramulorum novellorum
apices tantum præstantibus crassiusculis brevissimis sessilibus semi-
orbicularibus recurvis basi plicatis; cymis subsessilibus solitariis
plerumque 3-, rarius 5-7-cephalis, foliis floralibus orbiculato-triangu-
laribus subacutis integerrimis; cyathiis flavis subsessilibus vel sub-
sessilibus 5-meris campanulatis intus glaberrimis, lobis majusculis
transverse dilatatis oblongis margine denticulatis vel breviter lacinu-
latis, glandulis lobis vix latioribus transverse reniformi-ovalibus
concavis; floribus masculis numerosis, pedicello glaberrimo supra
medium articulato, bracteolis flliformi-laceratis; perigonio ovario
adnato triangulari-tridentato, dentibus interdum bifidis, styli ramis
ad medium usque, vel paullo ultra medium in columnam coalitis,
reliqua parte recurvis indivisis et apice globoso stigmatosis; capsulis
breviter pedicellatis trisulcis ambitu verticali late-orbicularibus,
ambitu horizontali triquetris, in sicco subtrialatis, coccis a latere
compressis dorso rotundatis, pericarpio in sicco durissimo incras-
sato-lignoso, seminibus globosis nullo modo compressis lævibus dilute
et sordide brunneis.
Maasse : Die Pflanze bildet 1,5 bis 3 Meter hohe Bosquetdickichte. Die
Aeste haben bei grossen und üppigen Formen an den breitesten Stellen
von Kante zu Kante gemessen bis 10 cm. Die kleineren Formen messen
blos bis zu 3 cm. Die Stacheln haben 1-4 cm. Länge und darüber,
die Floral-Stacheln messen gewöhnlich nur 0,5 cm. Die Abstände zwischen
den Stachelpaaren betragen 1,5 cm. Die Kapsel hat im trockenen Zustand
eine Breite von 1,8 und eine Länge von 0,9 cm., ihr Stiel hat bis 0,5 cm.
Die Dicke des verholzten Perikarps beträgt 1-2 mm. Die Samen haben
2,5 mm. im Durchmesser.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf der Halbinsel Abd-el-Kader bei Massaua 229,
coll. 1892; Mkullo bei Massaua 1762, coll. 92.
Loc. : In der Küstenfläche als 1-1,5 m. hoher Bosquetgestrüpp.
Nom. vern. in Tigré : « wollebuh. »
ARAB., JEMEN. In West vom Gebel Bura in der Ebene bei dem Orte
el-’"Amerieh, Jan., bl. fr. 480, coll. 89; in der Kaffeeregion oberhalb Hille
um Gebel Bura (1000 m.) Jan., fr. 1878, coll. 89; bei ‘Ussil (1400 m.)
Febr., fr. 1939, coll. 89.
Loc. : Der Bergregion und dem Tieflande zugleich angehörig, aber in das letztere
offenbar nur durch die Regenfluthen herabgeschwemmt und dort angesiedelt.
Nom. vern. arabice : « kelach » (Hille).
Diese Art gehört in die nächste Verwandtschaft der ostindischen E.
Antiquorum L. (E. Cattimandoo Eliott.), unterscheidet sich aber
von ihr in wesentlichen Stücken : durch die tiefer eingreifenden
Flügelkanten, die fast sitzenden, nicht langgestielten Blüthen, durch
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APPENDIX IL. 323
die Blattgestalt, durch die längeren Stacheln und die auf eine längere
Strecke mit einander verwachsenen Griffel. Fünfkantige Aeste fand
ich nur in einem Falle, in einem grossen Dorndickicht bei ‘Ussil,
während die ostindische Art gewöhnlich fünf- bis sechskantige
Stengel aufweist.
Man könnte versucht sein, zwei Formen zu unterscheiden, eine höhere
breitästige und eine niedere mit schmäleren Aesten. Letztere ist in
der Umgegend von Massaua im Küstenlande der Samchar verbreitet,
während die in Arabien dem Tieflande angehörigen Formen denen
des Berglandes an Grösse nicht nachstehen. Ich fand aber an der
nubischen Küste bei Hauilira, südl. Cap Rauai, unter 210 n. Br.
(831, coll. 1864), in einem vom Irba-Gebirge herabkommenden
Rinnsal, ein 3 m. hohes Dickicht der grossen Form, voraus hervor-
geht, dass auch im afrikanischen Küstenlande die grosse Form zu
Hause ist und dass die Art sich hauptsächlich von den benachbarten
Gebirgen thalabwärts verbreitet haben mag. Im Berglande westlich
Massaua ist die Art allerdings noch nicht gefunden worden.
Eine in den Dickichten von ’Ussil ausfindig gemachte gelbvariegirte
schöne Spielart mil goldgelben Streifen zwischen den grünen Nerven,
die sich von dem Mittelnerv abzweigen, der sich in der Tiefe der
die Flügelkanten scheidenden Furche hinzieht, habe ich in den
Gärten von Cairo verbreitet, wo die Pflanzen dieser Art ein erstaun-
liches Wachsthum an den Tag legen.
838. Euphorbia (Diacanthium) polyacantha Boiss. Gent. Euph., p. 25.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur, häufiger in der unteren Region, in der
Richtung zum Thal Arröt (1500-2000 m.) März, Apr., bl. fr. 1008, 169%,
coll. 92; bei Geleb in Gebiete von Mensa (1700 m.) Apr., bl. fr. 109%,
1233, 1248, 1438, coll. 9.
Nom. vern. in Tigrinia « mäsebah» (Acrur); in Tigré : « ssdam » (Mensa).
Loc. : Wächst bei Geleb auf dürren Granitfelsen mit langschüssigen wenig ver-
zweigten 20-30 cm. langen Aesten, die vierkantig, ausnahmsweise auch fünf
und sechskantig sein können. In der Umgegend von Acrur tritt die Art in be-
sonders üppiger Entwickelung auf und bildet daselbst an den Granitfelsen der
Thalgehänge dichte und abgeschlossene Bosquet-Massen von 1,5 Meter Höhe
und vielen Meter Umfang. Diese Art ist auch im Lande der Habab und in
len nordwärts an das italienische austossenden Gebieten verbreitet, 80
namentlich inden Bergen westlich von Suakin. Die in der letzterwähnten Region
auftretende Form könnte man als eine Var, subinarticulata bezeichnen
(Schweinf. N° 204, 210, coll, 1868), weil die Pflanze daselbst, obgleich allerdings
auch stets vierkantig, doch nicht den gedrungene Bau der Aeste und namentlich
nicht deren tiefe Einschnitte an den Kanten zeigt, die alle Exemplare von Acrur
und Geleb aulweisen, Allerdings kommen auch unter diesen Exemplare mit ge-
lappten Kanten vor, Auch die von Schimper (1790, sect, III) in Inneren von
Abyssinien gesammelten Exemplare zeigen langschüssige Aeste mit ungelappten
Kanten, sie wurden daher von Hochstetter und A. Richard fälschlich mit der
südafrikanischen FE, tetragona Haw., identifizirt,
324
839.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Euphorbia (Diacanthium) inarticulata Schwf. n. sp.
(Syn. : E. antiquorum ß. minor inarticulata Forsk. Descr. Fl. æg.
arab., p. 94).
Frutex erectus simpliciter divaricato-arcuato-ramosus, ramis ramulisque
viridibus gracilibus semper trigonis inarticulatis nusquam strangu-
latis, faciebus subplanis, angulis juventute undulatis, in speciminibus
floriferis integerrimis, podariis subcontinuis ad aculeos vix gibbosis
angustissimis albocinctis; aculeis stipularibus geminis mediocribus
albidis tenuibus approximatis horizontaliter patentibus rectissimis
inter se valde divergentibns basi non incrassatis; folia? —; cymis
solitariis ad angulos ramulorum dispositis 1-3-cephalis subsessilibus ;
cyathiis luteis 5-meris cupuliformibus breviter pedunculatis, pedun-
culum carnosum superantibus, foliis floralibus 2 eyathio dimidio
brevioribus oblongo-ovatis obtusiusculis margine minutissime pecti-
nato-denticulatis, lobis glandulas oblongas superantibus obovatis
unguiculatis laciniato-dentatis subflabelliformibus; floribus maseulis
numerosis, pedicello supra medium articulato, infra glaberrimo, parte
filamentosa cum antheris ovaliglobosis pilis minutissimis aspero;
capsula subsessili depressoglobosa profunde trisulca Ilævi, coccis
dorso rotundato-globosis, stylis indivisis plerumque fere usque ad
basin disjunctis, parte libera recurvis apice globoso-bilobis, semi-
nibus ovoideis acutiusculis non compressis undique tuberculis ele-
valıs rotundis obtectis cinereo-griseis.
Maasse : Ein 1-1,5 m. Höhe erreichendes Strauchwerk. Die Breite der
Flächen an den drei Astseiten übersteigt selten 4-1,3 cm. Die an der Basis
stets sehr schmalen eingeschnürten Nebenäste werden 20 cm. lang ;
die Stacheln sind gewöhnlich 0,5—1 cm. lang, die vertikalen Abstände
der Stachelpaare von einander betragen 0,5-1 cm. Die Kapseln (trocken)
messen im Breitendurchmesser 3,5 mm., die Länge der Cyathien beträgt
1,5 mm., ihr Stiet À mm. Die Samen sind 1,5 mm. lang.
ARAB., JEMEN. Chalife am Fuss des Gebel Bura, auf den ersten Vor-
hügeln und auch in der benachbarten Ebene, Dec., bl. fr., coll. 1888;
Agara bei Hodjela (400 m.) 1001, coll. 89; ‘Ussil (1400 m.) Febr., bl.
fr. 859, coll. 89; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan., bl.
fr. 711, coll. 89.
Loc. : In grosser Menge mit Al® vulgaris zusammen auftretend und oft auf weite
Strecken den Boden bedeckend. Bevorzugt an den Vorhügeln stets die nordwärts
gerichteten Abfälle.
Nom. vern. arabice . «ssüjeb» (Wolledje, ’Ussil); «sseijeb » oder «ssujeib »
(Hille).
Eine sehr nahe Verwandte der E. polyacantha B. erscheint unsere
Art dennoch von ihr durch ihre äussere Tracht und den Wuchs sehr
verschieden und das namentlich hinsichtlich des gelbgrünen Aus-
APPENDIX II. 325
sehens der Aeste und ihres höheren grazileren Wuchses. Junge Exem-
plare unserer Art bilden kleine, 40 cm. hohe Bäumchen in Zwerggestalt,
mit aufrechtem, starkverholztem Stamm und kandelaberartig bogig
abstehender Verzweigung. Niemals wurden andere als dreikantige
Aeste beobachtet, während E. polyacantha B. immer nur vierkantige,
ausnahmsweise auch fünfkantige, zur Schau stellt. Von den dick-
und kurzzweigigen, mit zahlreichen Einschnürungen versehenen
Formen dieser Art ist unsere Pflanze auf den ersten Blick zu unter-
scheiden, aber auch die langschüssigen Formen der E. polyacantha,
mit geradlinig berandeten Kanten, sind an der grauen Färbung und
durch das Nichtvorhandensein von dreikantigen Aesten als ver-
schieden von ihr zu erkennen.
Im Allgemeinen sind die Stacheln bei unserer Art etwas länger und
weniger gehäuft als bei E. polyacantha. Im Jugendzustande zeigt
unsere Pflanze sehr feine, fast haararlige Stacheln, die alsdann auf
den Vorsprüngen des Kantenrandes sitzen, welche bei der alten
Pflanze immer völlig geradlinig verläuft. Die weisse Schwielenbil-
dung der Podarien, die den Kantenrand umsäumt, ist nicht durch-
aus continuirlich, sondern sie zeigt dicht über der Blatt-Narbe eine
kurze Lücke, indem das Podarium bis dicht davor in eine feine
Spitze ausläuft.
Hinsichtlich der Blüthen- und Fruchtverhältnisse habe ich beide Arten
mit einander verglichen, aber nur minder durchgreifende Merkmale
zur Unterscheidung ausfindig machen können. Die Involucrallappen
sind bei unserer Art auffallend lang und weit vor den Drüsen vor-
stehend, sie sind genagelt und in Gestalt eines Fächers ausgebreitet,
mit geschlitztzähnigem Rande; bei E. polyacantha B. sind sie breiter
als lang. Die Antheren und das Filament sind mit kurzen, winzigen
Häärchen besetzt, die bei der afrikanischen Art spärlicher auftreten
Die Griffel unserer Art zeigen ein sehr unbeständiges Verhalten, indem
sie bald nahezu bis auf den Grund getheilt, bald bis zu einem Drittel
mit einander verwachsen sind. Bei der afrikanischen Art sah ich
immer nur bis auf den Grund getheilte Griffel. Die Samen erscheinen
bei beiden Arten verschieden. Die unserige hat etwas spitzere Samen,
die auf der ganzen Oberfläche mit erhabenen runden Höckern
gepflastert sind. Diese Höcker sind bei E. polyacantha B. nicht so
ausgeprägt und durch minder tiefe Furchen und Runzeln begrenzt.
Eine weisslich aschgraue Maasse, die im Wasser sich schleimig
löst, überzieht diese Höcker mit einer dieken Lage und ist dem
Mesokarp angehörig. Wahrscheinlich bewirkt die stärkere Ent-
wicklung dieses Körpers bei der afrikanischen Pflanze ein geringeres
Hervortreten der Samenhöcker.
BR:
326 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
840. Euphorbia (Diacanthium) parciramulosa Schwf. n. sp.
(Syn.: E. canariensis Forsk. Cat. Fl. Arab., fel., p. exıı non L.?).
Arbuscula vel frutex ramosissima, ramis erectis strictissimis confer-
tissimis subsimplicibus parce ramulosis tetragonis vel trigonis. sec-
tione transversali exacte quadrangulis vel triangularis, nusquam
strangulatis ubique æqualiter prismaticis, faciebus subplanis, angulis
podariis continuis anguste cinctis, subintegerrimis vel leviter undu-
latis; aculeis stipularibus geminis parvulis et ad ramorum apice
floriferos vix conspicuis, approximatis rectissimis, a basi crassiore
sensim acutatis, apice atratis ceterum cum podariis griseo-cinereis;
foliis ad ramulorum novellorum apices sessilibus, carnosis, ovatis vel
oblongo-ovatis acutis subplicatis recurvis; cymis ad summas apices
ramulorum agglomeratis et angulos aggregatim cingentibus, solitariis
sessilibus 3-vel plerumque 5-7 cephalis; foliis floralibus 2-brevissimis
carnosis hemisphæricis, eyathiis luteis sessilibus cupuliformibus
ö-meris, lobis ad medium usque fimbriato-lacinulatis, glandulis
transverse-oblongis; floribus masculis numerosis pedicello glaberrimo
supra medium articulato, antheris ovaliglobosis, bracteolis filiformi-
lacinulatis ; flor. fem. ignotis.
Maasse : Ueber 3 m. hohes Strauchwerk mit kurzen Stammtheilen an der
Basis. Die fast unverzweigten Aeste messen an den Seitenflächen 4,5-5cm.,
die blühenden nur 1,5 cm in der Breite; in der Diagonale messen die
vierkantigen 7 cm., rep 2 cm. Die Stacheln sind gewöhnlich 0,5-0,6 cm.
lang und die Verticalabstände der Stachelpaare betragen 0,8-1 cm. Die
Blätter an der jungen Pflanze sind 0,8 cm. lang und breit. Die mit
Blüthen besetzten Zweigenden erreichen 2,% cm.
ARAB., JEMEN. Bei Komt-el-cher und Bet-Mogqled (Hausän) bei Hadjera
nahe Menacha, am Fusse des N. W.-Abfalls des Gebel Schibäm (2000 m.)
März, bl. 1712, coll. 89.
Diese Art ist eine nahe Verwandte der E. canariensis L., mit der sie
aber unmöglich vereinigt werden kann, wegen der gelben, nicht
dunkelpurpurnen und dicht gehäuften, nicht vereinzelten, auch nur
an den obersten Spitzen der Zweige auftretenden, nicht an den
Kanten tief hinabreichenden Blüthen. Die Involucrallappen sind bei
unserer Art nicht denticulat oder kurz geschlitzt, wie bei E. cana-
riensis ‚sondern bis zur Hälfte und darüber in gleichmässige Fransen
zerspalten. Eine weitere Verschiedenheit zwischen beiden Arten
bieten die Podarien, die bei E. canariensis an jedem Blattansatz
zu einem plötzlich hervorragenden halbkugeligen Polster anschwellen,
während sie bei E. parciramulosa hier nur mässig verdickt sind.
Die Aeste bilden fast genau vier-, resp. dreikantige Prismen; sie sind
an den Kanten ab und zu nur ganz unmerklich ausgeschweift, aber
jedes Stachelpaar sitzt auf einem kleinen Vorsprung des Randes. Die
PT ak a al ST SAN IR EAU e met MO AL ee En pets
=
APPENDIX I. 327
Mitteltriebe sind oft, im Gegensaize zu den dreikantigen Seitenästen,
vierkantig; es giebt aber Exemplare, bei denen alle Aeste dreikantig
sind.
An den Ecken der Blattnarbe bildet sich oberhalb der beiderseitigen
Stachelbasen je eine Falte oder ein seitlicher Höcker aus, der sich
manchmal zu einem winzig kleinen Nebenstachel entwickelt, wie
man das auch bei anderen Arten der Diacanthium-Gruppe wahrzu-
nehmen Gelegenheit hat, z. B. bei E. Cactus Ehrbg.
841.-Euphorbia (Diacanthium) fruticosa Forsk. Deser. Fl. ag. arab.,
p. 9.
(Syn. : E. officinalis Forsk. Deser. 1. c.?. — E. officinarum £. ces-
pitosa Forsk. Cat. Fl. Arab. fel., p. cxır?)
Cæspitoso-fruticosa spithamalis parciramosa, ramis agglomeratis abbre-
viatis oblongis vel subglobosis 12-gonis, angulis valde prominentibus,
suleis usque ad quintam ramorum diametri partem profundo disjuntis,
a latere compressis, margine subintegerrimis; aculeis stipularibus
geminis validis subpollicaribus, intermixtis minoribus valde abbre-
viatis, omnibus rectissimis approximatis tenuibus basi parum ,
incrassatis horizontaliter patentibus inter se exacte angulo recto
divergentibus, griseis apice atratis, podariis continuis gibbosulis:
foliis ?; cymis ad ramorum apices agglomeratis solitariis breviter
pedunculatis 3-cephalis, foliis floralibus pedunculo brevioribus
oblongis obtusiusculis margine denticulato-lacinulatis ; eyathiis luteis
campanulalo-cupuliformibus cum peduneulis pendunculum communem
et cyathia ipsa æquantibus, lobis ambitu orbicularibus vel transverse
ovalibus ad terliam partem lacinulatis, glandula transverse-oblonga
parum superantibus; floribus masculis numerosis parum exserlis,
pedunculo supra medium articulato enm filamentato glaberrimo
antheris ovaliglobosis luleis, bractea filamentoso-laciniala ; ovariis
sat longe pedicellatis. perigonio parvo triangulari, lobis rotundalis,
capsulis levibus punctulis albidis tenuissime sublepidotis, pedicello
dimidio brevioribus, depresso globosis ambilu horizontali triangulari-
orbieularibus, coccis dorso carinalo angulatis cum sulco commissu-
rali parum profundo, stylis indivisis usque ad basin fere disjunelis,
recurvis apice bigloboso-incrassalis; seminibus oblongo-obovoideis
non compressis, griseo-fuscis vel cinereis undique grosse tubercu-
lalis, tuberculis ovalibus prominulis.
Maasse : Die Pflanze erreicht 20-50 em. Höhe, bleibt aber oft, wenn mehr
kugelförmig gestaltet, unter diesem Maass. Im Durchmesser haben die
blühenden Aeste 4,5 em. (trocken 4 em.).
Die 12 vorspringenden Flügelkanten sind 0,7 em. breit. Die Stacheln haben
gewöhnlich 1-2 em, Länge, die kleinen zwischengestellten Stacheln nur
0,3-0,1 cm, Die Gymenstiele sind 2 mm. lang, Die Kapselstiele messen
328 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
& mm. Die Kapseln sind kaum 2,5 mm. lang und 3 mm. breit, die
Samen haben eine Länge von 2 mm.
ARAB., JEMEN. Bei Attara (1890 m.) Febr., bl. fr. 1361, coll. 1889.
Loc. : Auf dürrem steinigen Terrain zwischen Gras, in Gestalt kleiner Knäuel und
oft kugelartig gehäufter Zwergexemplare, dann aber auch wieder mit aufrechten
cylindrischen Trieben bis zu 1/2 Meter Höhe erreichend.
Nom. vern. arabice : «qassur » oder «schechab» (Menacha).
Diese von allen bekannten Arten der Gruppe abweichende und bisher
nur aus Arabien bekannt gewordene Pflanze schliesst sich hinsicht-
lich ihrer Blüthen- und Fruchtmerkmale am nächsten an E. polya-
cantha B. und E. inartieulata Schwf. an.
Im Jugendzustande haben die Aeste nur sechs Kanten mit eingeschalteten
Zwischenkanten. An den frischen Exemplaren wird man über der
Basis der Stachelpaare kleine grüne Fortsätze gewahr, die die ver-
kümmerten Laubblätter vorstellen.
842. Euphorbia (Diacanthium) triaculeata Forsk. Descr. Fl. æg. arrb.,
p. 94.
(Syn. : E. triacantha Ehrbg. Boiss. in DC. Prodr. X Vb, p. 85).
ÆTH., COL. ERITREA. In der Küstenebene westlich Massaua, bei Dessi,
Apr. bl. 1781, coll. 91; am Fusse des Berges Gedem bei Massaua 87, coll.
92; Saati (140 m.) Febr., bl. fr. 81, coll. 9.
Nom. vern. in Tigré : «schirrum halli» (Mensa).
Loc. : Auf dürrem Felsterrain der Küstenfläche stets einzeln wachsend oder im
Schutze kleiner Sträucher. Ich sah auch Exemplare, die mitihren langen, unge-
theilten Aesten bis zu 2 Meter hoch in den Acacien emporschlangen.
Diese auf den Inseln im südlichsten Theil des Rothen Meeres, sowie
auf den beiderseitigen Küstenebenen südlich vom 19. 0 n. Br. sehr
verbreitete Art bildet kleine aufrechte Dornbüsche von 20 bis über
50 cm. Höhe, die isoliert wachsen und nahe dem Boden verzweigt
mit einigen im übrigen meist gänzlich ungetheilten langschüssigen
und gerade in die Höhe strebenden Aesten versehen sind.
Die Aeste sind meist spiralig gewunden fünfkantig, mit dreieckig-
flachen Kantenvorsprüngen, die an ihrer Spitze feine graue, äusserst
spitze und stets gerade Stacheln tragen, die 1,5 bis & cm. Lägen
erreichen und am Grund zwei kleine stipulare Seitenstacheln haben,
die 3-5 mm. lang bald, gerade, bald in etwas hackiger Gestalt auf-
treten. Die Aeste haben (trocken) 5-10 mm. im Durchmesser.
Schmälere dreikantige treten häufig auf und diese entsprechen der
von Boissier l. c. nach den Ehrenberg’schen Exemplaren von der
Insel Toalut (Massaua) gegebenen Beschreibung von E. triacantha.
Ich habe indess an keinem der mir vorliegenden Exemplare Früchte
oder weibliche Blüthen ausfindig zu machen vermocht. Das im Her-
barium Forskal des botanischen Museums von Kopenhagen aufbe-
APPENDIX IL, 329
wahrte Exemplar erweist sich mit dem meinigen in jeder Hinsicht
als identisch.
843. Euphorbia (Tithymalus-Pachycladus) adenensis Deflers, Nouv.
Contr. fl. Aden in Bull. Soc. Bot. Fr. IX, 1887, p. 67.
Frutex humilis glaberrimus dichotome-ramosus, ramis decumbenti
erectis, cortice subfusco, epidermide chartaceo-solubili obscure-
einereo, ramulis carnosulis teretibus apicem versus cicatricosis ;
foliis parvulis ad ramulorum apices rosulato-confertis gemmam
linearem acutissimam vel cyathium unicum involuerantibus plerum-
que 8-10, complanatis, spathulatis vel obovato-oblongis integer-
rimis, apice rotundatis et mucronulo apiculatis, basi æqualiter
cuneatis et trinerviis, nervis non prominulis, reliquis secundariis
utrinque 1-2 tenuissimis ; cyathio terminali solitario brevissime pedun-
culato, dilatato-cupuliformi, 5-mero, lobis semiorbicularibus margine
quinta longitudinis parte denticulato-laciniatis et glandulas flavas
planas crassiusculas margine subintegerrimas non superantibus; flo-
ribus masculis numerosis peduneulo apice articulato, bracteis lineari-
fimbriatis; flore femineo solilario, capsula breviter pedicellata
depresso-globosa griseo-cinerea tenuiter venoso-reticulata, ad partes
commissurales exsculpta sulcis 3 profundis notata et maturilate
demum ad partem superiorem sulcis perforata, coccis dorso rotun-
datis, cum dericarpio lignoso-indurato, pericarpio ad partes commis-
surales secedente, semine exacte globoso cinereo-griseo plerumque
maculis et punctis obscuris picto.
Maasse : Die Endzweige werden 5 cm. lang und haben im trockenen Zu-
stande 0,2-0,4 mm. im Dugehmesser. Die grössten Laubblätter, die ich
sah, massen 0,7 X 1.6 cm. Die reife Kapsel hat 1,2 em. und der Same
2,5-3 mm. im Durchmesser.
ARAB. ADEN. Nahe der Spitze des Gebel Schemsän (Flagstaf) (500 m.)
Dec., bl. fr. 132, coll. 88.
Loc.: Niederes ausgebreitetes und vielverzweigtes Bosquet-Strauch werk auf Felsen
basaltisches Lawa.
Die von Deflers (No 7, coll. 89; 1122, coll. 93) auch am Gebel-el-
Areys im Gebiete der Fadhli gesammelte Art wurde von Leo Hirsch
auf seiner Reise im Jahr 1893 im Hochlande von Hadhramut wieder,
gefunden.
Diese ausgezeichnete, wie es den Anschein hat, auf die vulkanische
Felsregion von Südarabien beschränkte Art, steht der E. socotrana
Balf, f, am nächsten; letztere aber ist eine in allen Theilen grössere
und zudem in zahlreichen einzelnen Merkmalen abweichende Pflanze,
deren Blüthen dreiköpfig und deren Cyathien 6-theilig sind.
Euphorbia adenensis Defl. ist durch ein eigenthümliches Aufspringen
der reifen Kapsel ausgezeichnet, das in der oberen Hälfte der die
330 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
drei Coccen von einander trennenden tiefen, aber in ihren Grunde
flachen Furche statt hat. Diese Furchen ertheilen der Kapsel ein sehr
eigenthümliches Gepräge. Das am ganzen Rückentheil der Coccen
starkverholzte und dort über 1 mm. Dicke erreichende Pericarp ist
nämlich an den Rändern der Coccen nur schwach entwickelt und
dadurch entstehen drei Längsfurchen, die wie mit dem Messer aus-
geschnitten erscheinen und die auf dem Grunde eine durch quer-
gestellte Runzeln und Nerven bezeichnete Oberfläche darbieten. An
der oberen Hälfte dieser Furchen klafft das Gefüge bei fortschrei-
iender Verholzung des Pericarps durch Zerreissen und es bildet sich
alsdann ein rundes Loch, das die ganze Kapselwand durchbricht.
844. Euphorkia (Tithymalus-Galarrhæus) helioscopia L. Sp., 658.
ARAB., JEMEN. In der Umgegend von Menacha, bei Kahil, am Schibam
und bei el-Hausan (2600 m.) Febr. März, bl. fr. 1466, 1619, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut auf dem bebauten Boden der Ackerterrassen.
Nom. vern. arabice : «ssa’ade » (Menacha) ; « rumude » (Ussil).
Die mir vorliegenden Exemplare sind üppig entwickelte Pflanzen mit
Dolden von über 20 cm. Durchmesser. Hinsichtlich der Blüthen-
und Fruchttheile stimmen sie mit allen Merkmalen überein, die
diese Art kenntlich machen, und sie verrathen in keinem einzigen
vom Typus abweichende Formen.
845. Euphorbia (Tithymalus-Galarrhæus) depauperata Hochst. in A.
Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 241-242.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) Febr.,
bl. fr. 341, coll. 94; am Berge Ssabr über Geleb in Mensa (2200 m.) April
fr. 1538, coll. 91; am Bizen (1900 m.) 2050, coll. 92.
Loc. : In lichtem Buschwerk zwischen Gras.
846. Euphorbia (Tithymalus-Esula) Peplus L. Sp. 658.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba, im mittleren Thal des Lawa (340 m.) Apr.
bl. fr. 1677, coll. 91; Ginda (800 m.) Febr., bl. fr. 257, coll. 91; unter
Geleb (1400 m.) April, bl. fr. 132%, coll. 91.
ARAB. JEMEN. Menacha (2300 m.) Febr., bl. fr. 1520, colf. 89; "Ussil
(1100 m.) Febr., bl. fr. 1978, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut auf bebautem Boden der Ackerterrassen.
847. Euphorbia (Tithymalus-Esula) monticola Hochst. in A. Rich. Tent.
Fl. Abyss. II, p. 242.
(Syn. : E. Esula Forsk. Descr. Fl. æg. arab., p. 94, non L. —
E. Schimperiana Hochst. in A. Rich. 1. c. — E. Hochstetteriana
(Kl. Gcke.) Pax, in Engl. bot. Jahrb. XIX, p. 193. — E. varie-
gata Deflers Voy. Yem., p. 198).
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Ginda in grossen Thal (950 m.) Febr., bl. fr.
164, 211, coll. 91; bei Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.) Febr., bl.
te Let ta Ù + nb uses NT PT TA CES EN Left au M LR et, LM al
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APPENDIX IL 331
343, coll. 9%; Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) Febr., bl. 342,
coll. 9%: Thal Mogod in Ost vom Bizen (1400 m) Mai, bl. fr. 1572, 2035,
coll. 92, am Nordabhang des Berges Bizen (2000 m.) Mai, bl. fr. 1895,
1899, coll. 92; Saganeiti (2200 m.) März, bl. fr. 977, coll. 92; unter
Geleb im Mensa-Gebiet (1700 m.) Apr., bl. fr. 4172, 1441, coll. 91;
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (400 m.) Jan., bl. fr. 91%, coll. 89;
Gebel Bura über Hille (900 m.) Jan., bl. fr. 522, coll. 89; bei "Ussil, im
Uadi-el-Tem (1200 m.) Febr.. bl. fr. 1250, coll. 89; bei Menacha und am
Gebel Schibam (2300-2700 m.) Febr., März, bl. fr. 1434, 1465, 1539.
1683, coll. 89.
Loc. : Als Unkraut auf beackertem Boden und an den Stützmauern der Ackerter-
rassen.
Nom. vern. arabice : «ssubesse » (Hodjela) ; denselben Namen hat Forskal
der von ihm für E. Esula gehaltenen Pflanze gegeben.
Die von Müller Arg. I. e. von E. monticola H. gegebene Beschreibung
entspricht allen Merkmalen, welche die mir aus beiden Gebieten
vorliegende lange Reihe von Exemplaren darbietet. Von E. Schim-
periana H. ist diese Pflanze kaum als Varielät zu unterscheiden. Die
Länge der Drüsenhörner des Involuerums, das innen meist kahl oder
mit kaum .wahrnehmbaren Härchen besetzt ist, variirt an ein und
demselben Exemplar in hohem Grade. Desgleichen sind die Staub-
fäden nicht immer durchaus ohne Behaarung. Grosse Verschiedenheit
waltet ob hinsichtlich der längeren oder kürzeren Wimpern der
Involucrallappen, welche letztere indess stets zweispitzig, auf 1/3
ihrer Länge in zwei spitze Endlappen getheilt sind. Die Hörner der
Involueraldrüsen können eine grössere Länge erreichen als die der
Drise selbst, oft beträgt aber ihre Länge nur die Hälfte oder gar nur
14 der Drüsenlänge resp. Breite. Allen Exemplaren, arabischen sowohl
wie ervthræischen gemeinschaftlich sind die ganz kurz an der Spitze
zweitheiligen Griffeläste, die durchaus glatten, dünnschaligen und
am Rücken abgerundeten Kapseln, die im Reifezustande stets dunkel-
grauen, oft fein braunmarmorirten, gänzlich glatien und unmerk-
lich gekielten Samen, die einen starkentwickellen, gelben, dreieckig-
pyramidalen Carunculus tragen. Auch die Gestalt der Floralblätter
bietet kein Unterscheidungsmerkmal. Die abgestulzte oder etwas
keilfürmig zusammengezogene Basis derselben, sowohl wie ihre
herzförmige, stengelumfassende Gestalt, stellen sich nur als ver-
schiedene Wachsthumstadien oder Wuchsverhältnisse heraus, Alle
diese Merkmale habe ich auch an Exemplaren bestätigt gefunden, die
aus von A. Deflers vom Jemen milgebrachten Samen gezogen
worden waren.
BULL, wenn. noise, Appendix II, Mars 1899. 23
332 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ANACARDIACEÆ.
848. Mangifera indica L. Spec. ed. I, 200.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (1000 m.) Jan., bl. 721, coll. 89;
am Ostabfall unter Menacha (2000 m.) Febr., bl. 4614, coll. 89; am Fuss
des Gebel Bcra, bei Hille in der Waldschlucht des Ofer (700 m.) 376, coll.
89.
Loc. : Angepflanzt auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen. Auch verwildert
(ne 376) in den Waldsgebüschen der Thäler.
Nom. vern. arabice : «’Amba, ’Ambe-ssudäk, 'Amba ssaua. »
849. Sclerocarya Birrea Hochst. in Flora 1844, Beil. 1.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Wege zum Anseba (1300 m.) Febr., bl.
715, coll. 91; auf der Spitze des Lalemba bei Keren (1900 m.) März, bl.
842, 980, 984, coll. 91; Addi Brehe in Ost von Keren (1300 m.) 942,
coll. 91;
Loc.: Blüht am völlig entlaubten Baum, Die wachsgelben Blüthen haben einen Duft,
der dem von Philadelphus-Blüthen gleicht.
Nom. vern. in Tigrinia : «abogbul, abungul » (Ham.).
850. Pistacia falcata Beccari, Martelli flor. Bogosensis, p. 24.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Strasse nach Maldi (2000 m.)
à Febr., bl. 393, coll. 94; unterhalb Geleb im Mensa-Gebiete (1700 m.)
© April, bl. 1183, coll. 91; Aidereso (1220 m.) © Apr., bl. fr. 1424,
coll. 1892.
Die Blüthen der männlichen Pflanze sind von Martelli 1. ce. beschrieben
worden; ich gebe hier einige Einzelheiten über die weiblichen
Blüthen.
Diese sitzen mit ihren sehr kurzen Stielen an einfach verzweigten,
8-16 cm. langen Trauben, die mit den jungentwickelten Laubblättern
an den Spitzen der Aeste gehäuft sind. Das Tragblatt und die zwei
Vorblätter, welche eine dreitheilige Hülle bilden, sind 3 mm. lang,
unter sich von gleicher Länge und sie überragen die Narbe sowie die
vier Blüthenhüllblätter um ein beträchtliches. Sie sind linear-lanzett-
lich in eine lange Spitze ausgezogen, mit langen krausen Haaren
besetzt und gewimpert. Die vier Tepalen sind oft kürzer als das
Ovarium, lanzettlich oder eiförmig mit langer Spitze, stets unter
sich ungleich lang gestaltet. Dieselben sind kahl und entweder völlig
ganzrandig oder gezähnelt. Zwischen den Tepalen sind vier eylin-
drische Staminodial-Rudimente eingeschaltet, die indess häufig
fehlen. Die gewöhnlich zu drei vorhandenen Narben sitzen auf fast
851.
853.
APPENDIX II. 333
bis zum Grunde freien Griffelästen von ein viertel oder halber
Länge der ersteren und sind von Gestalt lanzettlich-spitz, aber an
den Rändern nach innen gerollt und stark unduliert. Der Frucht-
knoten ist kahl und verkehrt-eiförmig und die Anordnung des am
Grunde eingefügten Ovulums entspricht vollkommen derjenigen bei
P. Terebinthum L., bei der auch die Narben eine Ähnliche Gestal-
tung darthun. Die reife Beere ist kugelrund und misst (trocken) 6 mm.
im Durchmesser, mit einem Stiel von 2-4 mm.
_Rhus abyssinica Hochst. Engl. Prodr. Cont. IV, p. 426.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur (1900 m.) März, bl. 763, coll. 91; Asmara
westlich von der Passhöhe (2500 m.) Febr., à bl. 544, coll. 91; am
Lalamba bei Keren (1800 m.) 5 März, bl. fr. 1868, coll. 91.
Nom. vern. in Tigrinia : « motschitscho, motjitjo» (Acrur); in Tigré :
«schamüt. » (Mensa).
ARAB., JEMEN. ’Ussil (1408 m.) 1326, coll. 89.
Nom. vern. arabice : « tueleb. »
. Rhus retinorrhæa Steud. Engl. in Prodr. Contin. IV, p. 44%.
ÆTH., COL. ERITREA. Nördlich von Arbaschigo im Anseba-Thal (1600 m.)
697, coll. 91; auf dem Berge Lalamba bei Keren (1800 m.) 846, coll.
1891.
ARAB., JEMEN. Am Nordabhang des Gebel Bura, über Hille (900 m.) Jan.,
fr. 520, coll. 89; ‘Ussil (1400 m.) 1103, coll. 89; zwischen ’Ussil und
Attara am Gebel Harasa (1600 m.) März, fr. 1776, coll. 89; Wadi Ssarif,
in Ost und in Nordwest unter Menacha (1900-2000 m.) Febr. fr. 1535,
1693, coll. 89 ;
Loc. : Strauchwerk auf Felsen und am Gemäuer der Kaffeepflanzungen.
Nom. vern. arabice : « thalab, thalüb. »
Rhus glaucescens A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, 143.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhen in Nordwest von Ginda (1200 m.) 422,
coll. 91; Galata bei Aidereso (1000 m.) 5 April, bl. 4620, coll. 92; unter
Geleb in Mensa-Gebiet, am oberen Lawa (1400 m.) 1323, coll. 91; Addi
jrehe in Ost von Keren (1300 m.) 957, coll. 91; am Ufer des Mareb bei
Godofelassi (1600 m.) 39%, holl. 94; Mai Metemmet südl. Mai-Mafales in
Dembelas (1300 m.) 39%, coll. 9%.
Loc.: Der Strauch tritt oft am Rande der Rinnsale und Thalbetten in dichten
Beständen auf und verändert alsdann in hohem Grade sein Aussehen, indem er
einen weidenartigen Habitus zur Schau stellt, mit langschüssigen dicht-
belaubten Aesten und achmalen linear-verkehrtlanzettlichen Blättchen, während
die typischen Blattformen an den unteren Trieben kenntlich sind,
Nom. vern. in Tigrinia : «thathali» (Acrur); « thethalu » (Hamasen).
ARAB., JEMEN, Okeber, am Gebel Melhan (900 m.) Jan., fr. 855, coll. 89;
am Gebel Bura über Hille (1000 m.) 523, coll, 89.
Nom. vern, arabice : « ammet-el-heiss. »
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
var. macrocarpa Schwf. baccis pruinosis, pulposis, depresso-obovoi-
deis, 7 mm. latis, 4 mm. longis.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Lalamba bei Keren (1800 m.) März, 804,
coll. 91; Schlucht in Südost von Mai-Mafales, Dembelas (1700 m.), März,
fr. 392, coll. 1894.
Die Blättchen der Varietät haben an beiden Oertlichkeiten eine spitze
Gestalt, sie sind unregelmässig gezähnelt, elliptisch, beiderseits zu-
gespitzt. Das grösste Mittelblatt misst 14 X 6,5 em. mit Stiel von
5,5 cm. Blätter von gleicher Grösse und spitzer Gestalt kommen auch
an Schimper’schen Exemplaren aus Abyssinien vor (unter der Be-
zeichnung Rh. undulatum vertheilt), aber die Beeren erreichen bei
ihnen nicht eine derartige Grösse und scheinen stets ohne Rief zu
sein.
854. Heeria insignis (Del.) O. Ktze.
(Syn. : Rhus insignis Del. Ann. Sc. Nat., ser. I, XX, 91. — Ana-
phrenium abyssinicum Hochst. Flora 1844, p. 32.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Magara, in West von Keren (1400 m.) 819,
coll. 1891.
Nom. vern. in Tigrinia : «sansa » (Ham.).
ARAB., JEMEN. Schlucht des Ofer am Fusse des Gebel Bura bei Hille
(700 m.) Jan., bl. 284, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : «ru’ädh. »
855. Odina fruticosa Hochst. Rich. Tent. Fl. Abyss., I, p. 141.
ÆTH. COL. ERITREA. Addi-Brehe bei Keren (1300 m.) März fr. 936,
coll. 1891; am Berge Sebän bei Keren (1700 m.) März, fr. 930, coll. 91,
in Nordwest bei Mai-Mafales in Dembelas (1800 m.) März, fr. 396, coll.
94.
Nom. vern. in Tigrinia : «dukdukunna » (Hamasen).
856. Odina triphylla Hochst. in Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 140.
ZTH., COL. ERITREA. Keren, in Thale Dongobas (1200 m.), bei Djuffa
(1200 m.), bei Addi-Brehe (1300 m.) März, bl. 739, 995, 958, coll. 1891.
Loc. : Ein kleiner Strauch von der Tracht der Commiphora, mit dichter und
kurzschüssiger Verzweigung. Blüht vor Entwickelung der Laubblätter. An
trockenen felschigen Gehängen. Die Blüthen geben einen schwachen Citronen-
duft zu erkennen. Die Rinde liefert einen sehr festen Bast, der zu Stricken
häufige Verwendung findet.
Nom. vern. in Tigrinia : «abda» (Hamasen).
ge Cat ler re RAA ESS a ic: ge OA LE TR LA En) LAS aa = A PR
APPENDIX 1. 335
CELASTRACEÆ.
857. Gymnosporia (Celastrus) senegalensis (Lam. Dict. I, p.661) Loes. in
Engl. Bot. Jahrb. XVII, p. 541.
(Syn. : Catha spinosa Forsk. deser. fl. æg. arab., p. 6%. — Celastrus
parviflorus Vahl. Symb. I, p. 21.
var. inermis A. Rich. fl. Abyss. I, p. 133.
=. coriacea Guill. Perr. fl. Senegal. I, p. 147, foliis oblongis, oblanceo-
latis, basi cunealim angustalis.
ÆTH., COL. ERITREA. Beim Dorfe Djuffa nahe Keren (1300 m.) März, fr. |
1003, coll. 1892. LE:
Eine im Gebiete von Bogos und in Nord-Abyssinien sehr verbreitete
Form.
var, inermis À. Rich. £. chartacea Loes. |. ce. foliis chartaceis, decolo-
ribus exacte obovatis, apice rotundatis vel subretusis, basi abrupte
anguslatis, margine crenato-dentatis breviter petiolatis, pedunculis
pedicellisque longiuseulis et laxis.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Mai-Misqal und Adi-Golgol bei Mai-Mafales,
Dembelas (1300-1600 m.) März, bl. fr. 397, coll. 1894.
Von den zahlreichen Formen und Spielarten dieser Art ist die obige
offenbar die am meisten in die Augen fallende und durch eine sehr
abweichende Tracht im hohen Grade gekennzeichnete.
var, inermis A. Rich. 7. macrocarpa Loes. I. c. foliis coriaceis oblongo-
oblanceolatis, basi euneatim in petiolum brevissimum angustatis, fruc-
tıbus majoribus.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Anseba-Tbal südlich von Arbaschigo (1800 m.)
Febr., fr. 643, coll. 92.
Die Früchte sind von der Grösse der unter No 602 von Steudner 1862
an der Gendua (Gallabat) eingesammelten Pflanze und messen in
der Länge 6 mm, und in der Breite 4,5 mm.
var, spinosa Engler in Loæsener |. €. foliis coriaceis oblongo-elliplicis,
vel oblanceolatis, apice rotundatis vel acutis, basi in petiolum brevem
euneatim anguslatis.
/ETH., COL, ERITREA. Auf den Digdigta-Höhen in Süd von Saati (450 m.)
Febr,, bl. 112, coll, 92; nördlich von Arbaschigo (1600 m.) Febr., bl.
665, coll, 92; am Dari bei Keren (1300 m.) März, bl. 770, coll. 92.
Loc. : Diese Art bildet einen der verbreitetsten und häufigsten Sträucher des
Gebiets und tritt im offen-n Buschwald gewöhnlich in Gestalt grosser Bosquets
oder abgeschlossener Strauchdickichte auf.
336 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Nom. vern. in Tigrinia: « Urgudi» (Acrur) oder « Argutti» (Haimasen);
in Tigré : «ergitte» (Mensa); in Saho : «argud. »
ARAB. JEMEN. Bei Hille, am Fuss des Gebel Bura, Jan., bl., 256, coll. 89;
im Thal bei Wolledje am Fuss des Gebel Melhan, Jan., fr. 629, 742, coll.
89; am Wege von Badiil nach Moglaf im Tieflande der Tehama, Jan., bl.
600, coll. 1889.
Loc. : Im Buschwald der Thalschluchten, sowie an den offenen Gehängen der Thal-
wände, einer der häufigsten Straucharten des Berglandes, auch in den Akazien-
waldungen des Tieflandes sehr verbreitet.
Nom. vern. arabice : « Tharrär» (Wolledje): « Tara’h» oder « Therrän »
(Hille).
Es darf nicht übersehen werden, dass die var. spinosa Engl. in vielen
Fällen nur zur Sichtung des Herbar-Materials aufrecht zu erhalten
sein dürfte, da die üppigeren Sprossen und der Stockausschlag der
spineseirenden Formen gewöhnlich der Dornen gänzlich entbehren.
Nach der von Forskal |. ©. gegebenen Diagnose ist es in hohem Grade
wahrscheinlich, dass seine Catha spinosa mit dieser Art identisch
ist, deren definitive Benennung wegen der nicht zur Genüge auige-
klärten Zugehörigkeit der Gymnosporia montana Roxb., sowie des
Celastrus buxifolia Harv. Sond. und der Catha europæa Auct. noch
lange nicht feststeht.
858. Gymnosporia (Celastrus) serrata (Hochst. in A. Rich. Tent. Fl.
Abyss. I, p. 131) Loesn. 1. c.
ZATH., COL. ERITREA. Höhen in N.W. von Ginda (1200 m.) Febr. bl.
409, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1014, 1141, coll. 92 ; Saganeiti (2200 m.)
813, 875, coll. 92; bei Geleb im Gebiete von Mensa (1700-1900 m.) März,
Apr., bl. fr., 1088, 1119, coll. 92; am Bache Amba hei Geleb (2200 m.)
1490, coll. 92; Schlucht des Mai-Kummel bei Godofelassi (1800 m.) 401,
coll. 94; Mai-Awale bei Mai-Mafales (Dembelas) März, fr. 400, coll. 9%.
Loc. : Als häufiger Bestandtheil der lichten Buschwaldung an den Thalwänden.
ARAB., JEMEN. ‘Ussil (1400 m.) Febr., fr. 1109, coll. 1889.
var. pubescens Schwf. foliis supra glabratis subtus pube vel tomento
brevissimo vestitis, caulibus glabratis, junioribus breviter fusco- vel
rufotomentosis subfurfuraceis.
ARAB., JEMEN. Bei Wolledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) Jan.
fr. 1844, coll. 1889; am Westabhange des Gebel Bura über Hille (1000 m.)
Jan. bl. 279, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : «trd’» (Wolledje) «negjerän. » vel «gheröm» (Hille,
"Ussil).
859. Gymnosporia (Celastrus) laurifolia (A. Rich. Tent. fl. Abyss., 1.
p. 130) Loesn. 1. ce.
ÆTH., COL. ERITREA. Zwischen dem Thale von Mogod, am Ostabhange
APPENDIX H. 397
des Bizen und dem Berge Kube (1800 m.) April, bl. 1558, coll. 92; am
Lalamba bei Keren (1800 m.) März. bl. fr. 855, coll. 91 in Nordwest von
Mai-Mafales, Dembelas (1800 m.) 398, coll. 9%.
Nom. vern. in Tigrinia : « addad. »
Loc. : Als Strauchwerk in niederem Buschholz, an sonnigen Gehängen.
Die bei Mai-Mafales eingesammelten Exemplare (n° 398) sind Blatt-
Zweige, die auf zum Ackerbau frisch gerodeten Buschwaldstellen
als Stockausschlag auf den Feldern sprossten; die sehr dickleder-
artigen Blätter sind oblong-eiförmig, am Rande gleichmässig gekerbt-
gesägt und messen bis 10 X 16 cm. mit 1,5 em. langem Stiel und
1 cm. langem Dorn.
860. Gymnosporia (Celastrus) luteola (Del. in Ann. Sc. Nat. ser. 2, XX,
p. 90) Loesn. I. ce.
ÆTH.. COL. ERITREA. Am Bache Amba, Quelle des Lawa, bei Geleb in
Mensa (2200 m.) 1482. coll. 1892; am Absturz nach Südwest über Adi-
Qaieh, Aufstieg nach Kohaito (2200 m.) 399, coll. 189%.
861. Catha edulis Forsk. fl. Arab. fel. no 155, Deser. fl. æg. arab., p. 63.
ARAB., JEMEN. Bei Menacha (2300 m.) März, fr., 1897, coll. 1889 : am
Gebel Melhan über Wolledje (900 m.) Jan., bl. 679, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : « gät;» in Tigrinia : « tschät. »
Loc. : Angebaut auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen.
Die Pflanze ist bisher noch von keinem Reisenden in völlig wild-
wachsenden Exemplaren gefunden worden. Wie der Kaffeestrauch
afrikanischen Ursprungs, so ist auch sie wahrscheinlich von Anbeginn
ihrer Kultur an zugleich mit dem Kaffee nach Arabien eingewandert.
ICACINACEÆ.
862. Apodytes acutifolia Hochst. A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 92.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Eschka-Kessel auf dem Plateau von Kohailo
(2700 m.) Mai, bl. 404, coll. 189%.
Loc. : Grosse Bäume mit reinweissen, schwach duftenden Blüthen, mit Gebüsch
zusammen am Rinnsal eines kleinen Baches.
SAPINDACEÆ.
863. Cardiospermum microcarpum II. B. Kih. nov, gen. am. 5, p. 10%.
ARAB., JEMEN. Bei Badjil in Hecken der Stadt, Jan., bl. fr., 733, coll.
89; bei Hodjela (600 in.) Jan., bl. fr. 100%, coll, 89; Wadi Chuoiet unter
"Uasıl (1000 m.) Febr.. bl. fr. 1169, coll, 89.
338
564.
866,
867.
858.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Cardiospermum canescens Wall. Pl. As. rar. I, 1%, t. 1A.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Ginda (950 m.) Febr. bl. 400, coll. 91;
zwischen Ginda und Filogobai (1000-1500 m.) Febr., bl. fr. 530, coll.
91; unter Geleb, im Gebiet von Mensa (4700 m.) April, bl. fr. 1154.
1275, coil. 91 : am Berge Lalamba bei Keren (1800-1900 m.) März, bl. fr.
874, coll. 9.
Loc. : Klettert in Gebüschen. Die Blüthen sind dottergelb mit breiten Streifen.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (1000 m.) Jan., bl. fr. 870,
coll. 89; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 767, coll. 89; im
Wadi Chuoiet unter ’Ussil (1000 m.) Febr., bl. fr. 1212, coll. 89.
Allophylus rubiifolius (Hochst.) Engl. Hochgebirgsfl. d. trop. Afr. 292.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thale Dongobas unter Keren (1200 m.) 917,
coll. 41; unter Geleb im Gebiet von Mensa (1700 m.) 1257, coll. 91.
Loc. : Gesträuch, mit Vorliebe in dem die Bäche einfriedigenden Buschwerk
wachsend.
ARAB., JEMEN. Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) Jan.. bl.
632, 667, coll. 89
Nom. vern. arabice : « nıschem. »
Aphania senegalensis (Juss. Poir.) Radlkof. in Engl. nat. Pfl. Fam.
IM. 5, S. 318.
ÆTH.. COL. ERITREA. Im oberen Lawa-Thal, unterhalb Geleb im
(Gebiete von Mensa (1500-1700 m.) Apr., bl. 1253, 1727, coll. 91; im
grossen Thal von Ginda (950 m.) 488, coll. 91, 2185, coll. 98; Barasio
im Thal Arröt (1500 m.) Mai, bl. 1838, coll. 92; im Thal Mogod (1400 m.)
1566, coll. 92; im Thal unter der Spitze des Lalamba und am Fusse des
Berges, bei Keren (1500-1700 m.) März, bl. 793, coll. 91.
Nom. vern. in Tigrinia : « durraässs» (Acrur); «sullöch» (Hamasen); in
Tigré : « schüllo» (Mensa); in Saho : «durraas » (Ginda).
Loc. : In der Tiefe der Bergthäler als grosser Baum bis 15 m. Höhe erreichend,
oder in Gestalt dichter Strauchbosquets auftretend.
Pappea Radlkoferi Schweinf n. sp.
Arbuscula 10-20-pedalis, ramulis griseo fuscis sulcato-siriatis, cica-
tricosis, summis furfuraceo-tomentellis; foliis ramulorum apices
versus confertis, juventute puberulis, demum glabratis, subtus ple-
rumque ad nervos tomentellis, lamina ovali, oblonga vel oblongo-
lineari, petiolum 5-6-plo superante, apice rotundata, basi oblique
truncata et interdum valde inæqualitera, margine haud revoluta
sæpe subintegerrima plerumque æqualiter et acute dentata, dentibus
acutissimis e basi triangulari subsubulatis patentibus, nervis subtus
valde prominentibus, nervo medio validissimo, nervis secundariis
utrinque A0-45-dichotomis subrectis; racemis masculis folia plus
duplo superantibus breviter pedunculatis simplicibus vel adjecto
APPENDIX IL. 339
supra basin uno alterove ramo, racemis fructiferis folia æquantibus
peduneulatis; floris à pedicellati calyce breviter 5-lobo, petalis 5
minutis calycem non excedentibus subcochleiformibus dorso pilosis
unguiculalis ambitu ovato-spalhulatis, lamina ovata obtusa intus ad
basin plica marginali utrinque implicata, disco incrassato villoso sub
8-lobo, staminibus 8, filamentis gracilibus puberulis, antheris sub-
orbieularibus; fructu pedicellato velutino 3-lobo, lobis 2 sæpissime
maneis, epicarpio globoso coriaceo parte laterali demum dehiscente,
semine globoso compressiusculo lævi, nitente colore badio arillo rubro
pulposo tenui plicato ab hilo orto undique cireumeincto, testa mem-
branaceo-coriacea callo subadunco radiculam obtegenle instructa.
Maasse : Die Blatispreite misst gewöhnlich 3X 7 em., der Stiel 1 cm., die
grössten am Stockausschlag befindlichen und besonders stark gezähnten,
an Brexia, resp. Castanea erinnernden 5 X 18 cm. mit 1 cm. langem
Stiel. Die männlichen Blüthentrauben erreichen 12 cm. Länge, die frucht-
tragenden Trauben sind 6-9 em. lang, die Frucht misst {1 cm im
Durchmesser, der Samen 0,5-0,9 cm.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Geleb in Gebiete von Mensa (1700 m.) 1068,
1080, 1123, 1617, coll. 1891; bei Acrur (1900 m.) April, fr. 1041, coll.
94.
Nom. vern. in Tigrinia : «aragaugutt » (Acrur); in Tigré : « abagamma »
(Mensa).
Die Art steht der südafrikanischen P. capensis Eckl. et Zeyh. nahe,
unterscheidet sich indess von ihr durch wesentliche Merkmale,
namentlich durch die in den meisten Fällen scharf ausgeprägte
Zähnelung des Blattrandes, durch die weit längeren männlichen
Blülthentrauben und die schmäleren, nicht breiteiförmigen, fast
sitzenden, sondern langgenagellten, fast tütenförmigen Petala. Die
von Hildebrand (2826) 1877 in Ukamba, Brit. Ostafrika, und die
von Stuhlmann (775) 1890 bei Bussisi, Unyamuesi gesammelten Exem-
plare zeigen die typischen Merkmale der südafrikanischen Art.
Die Blüthen und Früchte der beschriebenen Art habe ich unter den
Bäumen auflesen müssen, sie stammten vom letzten Sommer her.
Prof. L, Radlkofer, der mir zur Feststellung der Art behililich war,
Ausserle sich über die Petala in einem Briefe (1892) wie folgt : «sie
sind denen von P. capensis im allgemeinen ähnlich, aber gestreckter,
mehr lölffelförmig und ihre an der Innenseite befindlichen zwei
behaarlen Schüppehen stellen sich mehr als eingeschlagene Ränder
der Spreitenbasis dar». Mehr oder weniger gezähnte Blätter con-
statierle Radlkofer auch an den Exemplaren der P. capensis E. Z.
(von Rehmann aus Transvaal, n° 4007 und 5400), während der-
selbe die P, Schumanniana Schinz aus Namaland für eine stärker
behaarte Form der capischen Art erklärte.
EN LL EM!
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
866. Dodonæa viscosa L. Mant. I, 298.
ÆTH., COL. ETITRFA. Ginda (950 m.) Febr., fr. 307, 449, coll. 9;
Acrur (1900 m.) 250, 731, coll. 92; Berg Alam Kale bei Aideroso (1830m.)
1653, coll. 92; Plateau von Kohaito (2600 m.) 403, coll. 9%.
Loc. : Eine der häufigsten Straucharten des Gebiets, wächst an den dürsten Felsge-
hängen mit beständig grünendem Dauerlaub.
Nom. vern. in Tigrinia : « éahsses » (Acrur); in Tigr&: « taasses » (Mensa).
ARAB., JEMEN. ’Ussil (1400 m.) Febr., bl. 1326, coll. 89; Gebel Bura
über Hille (1000 m.) Jan., bl. 580, coll 89; Mahssabe bei Wolledje am
Gebel Melhan (800 m.) Jan., bl. fr. 743, coll. 89.
Nom. vern. arabice : «rummach» (Ussil); «schäth » (Wolledje).
MELIANTHACEÆ.
869. Bersama abyssinica Fres. Mus. Senk. II, 280, t. 17.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Berge Bizen, bei der Quelle Mai Dibela
(2100 m.) 2051, coll. 1892; in Nord von Adi Qaieh bei Halai (2000 m.)
340, coll. 94.
Loc. : An felsigen und bewässerten Stellen.
Nom. vern. in Tigrinia «kurssuma, korsemma. »
ARAB., JEMEN. Am Nordabfall des Gebel Bura über Hille (1000 m.) 1881,
coll. 89; Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 85%, coll. 89.
Loc. : Auf den Terrassen der Kafieepflanzungen.
Nom. vern. arabice : «uhbbä » (Hille).
Die mir aus beiden Gebieten vorliegenden Formen entsprechen sämmt-
lich derjenigen, die A. Richard (Tent. fl. Abyss. I, p. 107) als B. ser-
rata beschrieben hat; die Blätter haben 4-9 Fiederpaare und die
Blätichen sind überall mit scharfen und spitzausgezogenen Säge-
zähnen besetzt.
BALSAMINACEÆ,
870. Impatiens tinctoria A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 120.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (1000 m.) 195, bl. Febr., coll. 1891 ; am
Berge Kuhe, in Ost vom Bizen (1850 m.) 1550 bl. fr. Apr. coll. 1892;
Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.) 331, bl. Febr. coll. 1894; Ambe-
laco, am Wege nach Maldi (2000 m.) 330 bl. fr. Febr. coll. 189%.
Loc. :Im Halbschatten offener Bergwaldungen als über 1 m. hohe Staude in
grossen Massen wachsend. Die im Trockenzustande 12 cm. langen Blüthen sind
schneeweiss, mit Ausnahme der gelblichen Spornbasis und der purpurnen
Spornspitze.
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BR 1 fa Me:
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| Tue année. Appendix N° III. 189.
© BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Das JOANNIS MÜLLER
(MÜLLER ARGOVIENSIS)
LICHENOLOGISCHE BEITRAGE
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in Flora ‘ ne
ANNIS 1874-1891 EDITI 74
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» 1875 » 36— 42 =
» 1877 » 43—67 D:
» 1878 . 68—91 CD
» 1879 » 92—130 134
» 1880 » 431—227 Br
» 1881 » 228-- 370 “x
» 1882 » 371—548 “oi
» 1883 » 849-704 À
BULL. nenn, boss, Appendiæ III, avril 1809. 1 5
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anno 1884
» 1885
» 4886
» 1887
1888
» 1889
» 1890
» 1891
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
numeri 705—818
» 819— 988
» 989— 1060
» A061—1214
» 1915-1471
D NE Nr
» 1508—1579
»_ 1580—1669
In hoc indice nomina eo signo * notata sunt nuda seu non definita;
synonyma litteris cursivis insigniuntur; cætera dignosi nunc et sæpe
completa, nunc incomplela ornala fuerunt. Quoad variorum auctorum
nomina specifica a cel. Müller-Arg. ad diserimen inter suas novas species
et illas jam aliunde cognitas exprimendum adhibita, si bene nota, in illo
indice non enumerantur.
abbreviata Müll. Arg. Micrographa,
1542.
* aberrans Kremp. Buellia, 135.
abessinica Müll. Arg. Parmelia, 106 et
184.
* abessinica Kremp. Parmelia, 106 et
984.
abessinica Müll. Arg. Patell. (Bilimb.),
959.
*abnorme Müll. Arg. Arthothelium.
221 et 1099.
abnormis Nyl. Arthonia, 221.
* abrothalloides Müll. Arg. Mycopo-
ropsis, 976.
abrothalloides Nyl. Mycoporum, 976.
* abstracta Müll. Arg. Graphina, 987.
abstracta Kremp. Graphis, 987.
* abyssinica Müll. Arg. Patell. (Bi-
limbia), 959 et 984.
* abyssinica Nyl. Ramalina, 98%.
Acharii Nyl. Pertus. (Irregular.), 781.
Acharii Fee Porina et Verrucaria, 781.
Acharii Mont. Psorodothion, 813.
* accolens Stirt. Arthonia. 305.
“ acerina Müll. Arg. Patellaria, 1032.
acerina Stizenb. Secoliga, 1032.
* achroiza Nyl. Pertus. (Depress.), 735.
* aciniformis Stirt.-Arthonia, 30%.
acrocephalum Müll. Arg. Cenogonium,
Acrocorpıa Müll. Arg. sect. Artho-
pyreniæ, 629.
Acrocordia Mass., 612 et 629.
acromelana Müll. Arg. Pertus. (Po-
roph.), 721.
* acrotella (Mass.) Müll. Arg. var. Ver-
ruc. nigrescentis, 106.
acrustacea Scher. var. Lecanoræ poly-
trope, 102.
* actinobola Müll. Arg. Sarcographa
(Eusarcogr.), 1100.
actinobola Nyl. Glyphis, 1100.
actinoplaca Nyl. Strigula, 1568.
* actinota Müll. Arg. Ocellularia, 1175.
actinota Tuck. Thelotrema, 1175.
* aculeata Ach. Cornicularia, 1272.
acumulata Müll. Arg. Arthopyr. (Syn-
pyr.), 623.
acumulata Müll. Arg. Tomasiella (Syn-
genesorus), 899.
acuminata Müll. Arg. var. Pheogra-
phine scalpturate, 1051.
acuta Tayl. Cenomyce, 122%.
acuta Müll. Arg. var. Cladoniæ squa-
mose, 1224.
acuta Müll. Arg. Pertus. (Leioplac.)
759.
adflata Müll. Arg. Porina (Sagedia),
670.
* adglutinata Fr. var. Physciæ obscu-
rϾ, #7.
* adglutinata Nyl. Physcia, 98%.
alnax Müll. Arg. Arthopyr. (Aniso-
merid.), 626.
APPENDIX II. 3
adplanala Müll. Arg. Parmelia, 935 et
* adpressa Müll. Arg. Leptogiopsis, 372.
adpressa Müll. Arg. Sticta (Ricasolia),
1633.
adpressum Nyl. Leptogium, 372.
adspersa Nyl. var. Arthon. cinnaba-
rinæ, 224 et 1492.
* adspersa Kærb. var. Arthoniæ grega-
riæ, 1492.
adspersa Tuck. var. Clad. fimbriate,
1224.
adspersa Mont. et v. d. Bosch Cladonia,
adumbrans Müll.
1228.
adumbrans Nyl. Lecidea, 1228.
* adveniens Müll. Arg. Arthothelium,
1097.
adveniens Nyl. Arthonia, 1097.
* ægialita Nyl. Physcia, 125.
æneofusca Müll. Arg. Parmelia, 580.
æneovirens Müll. Arg. Lecidea, 22.
æquata Kremp. Lecidella, 15 et 13%.
æquata Kerb. var. Lecidellæ sabuleto-
rum, 13%.
æruginascens Nyl. var. Lecideæ disci-
formis, 963.
* æruginascens Müll. Arg. var. Buel-
lie paraseme, 986.
AT Fr Müll. Arg. Coccocarpia,
>10.
æruginosula Müll. Arg. Patell. (s. Bi-
limb.), 297.
æthiopica Müll. Arg. Graphina (Platy-
grammophis), 971.
africana Müll. Arg. Buellia, 193.
africana Müll. Arg. Cryptothele, 125.
* africana Müll. Arg. Catolechia, 325.
africana Kremp. Dirina, 438 et 985.
africana Tuck. Lecidea, 325.
africana Müll. Arg. Parmelia, 181.
africana Müll. Arg. Urceolaria, 438 el
985.
* agelæa Fée Opegrapha, 988.
aggregantula Müll. Arg. Lecidea, 27.
aggregata Eschw. Cladonia, 589.
aggregala Müll. Arg. Clathrina, 589 et
SI8.
aggregala Müll. Arg. Pertus. (Lecan.),
7W.
aggregata Nyl. Verrucaria, 1212.
aggregatum Nyl. Gollema, 230,
* aipolia Br. et Rostr. var, Physciw
stellaris, 125.
alba Müll, Arg. var. Pertus, dehiscentis,
746.
alba Müll. Arg. Polyblastia, 1060.
Arg. Parmeliella,
albella Müll. Arg. Porina (Sagedia),
105.
albella Müll. Arg. Pyrenula, 488.
albellina Müll. Arg. Lecanora, 1401.
* albicans Müll. Arg. var. Graphine
Acharü, 1031.
albicans Müll. Arg. var. Graphidis
schizographtie, 450.
* albicans Müll. Arg. var. Graphine
vernicose, 152.
albicans Nyl. var. Graphidis vernicosæ,
152 et 1031.
albicera Müll. Arg. Phyllopora (Seges-
trinula), 1594.
albicera Kremp. Verrucaria, 155%.
albida Müll. Arg. var. Physeie ciliaris,
1499.
albidella
757.
albidella Müll. Arg. Microthelia, 605.
albido-plumbea Hook. f. et Tayl. Leci-
dea, 1419.
Nyl. Pertus. (Leioplac®),
albideo-plumbea Müll. Arg. Patell.
(Bacidia), 1419.
albidula Müll. Arg. var. Patell. eyr-
tellæ 693.
albidum Müll. Arg. Arthotelium, 1097.
albinula Müll. Arg. Graphis, 212.
albissima Müll. Arg. Pertus. (Leiopla-
cæ), 749.
albo-atra Müll. Arg.
(Acrocordia), 631.
* albo-atra Müll. Arg. Sagedia, 631.
albo-atra Kremp. Verrucaria, 631.
* albociliatum Nyl. Collema, 1126.
albociliatum Nyl. Collemodium, 1126.
albocinerea Müll. Arg. Arthopyrenia
(Polymerid.), 640.
albocinerea Kremp. Verrucaria, 640,
albocyphellata Müll. Arg. var. Stiete
auralæ, 178.
albo-effigurata Anzi Squamaria, 1130.
“ albo-effiguratum Müll. Arg. Placo-
dium, 1130.
albomarginata Müll. Arg. var. Psorw
decipientis. 247.
albonitens Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602 et 603.
alboplumbeu Tayl. Parmelia, 1323.
ALecrontA Ach., 1272.
Alectoria D. N., 1272.
* allophana Ach. var, Lecanoræ sub-
usceæ, SAS et 984.
alludens Nyl. Ramalina, 1279.
alniaria Müll. Arg. var. Patell. cyr-
telle, 693.
alniaria Nyl. var, Lecideæ cyrtellæ,
693,
Arthopyrenra
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* alpinum Th. Fr. var. Placod. fulgen-
LS AO
* alutacea Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
512.
alutacea Kremp. Lecidea, 512.
* amaurocræa Schar. Cladonia, 1611.
amazonica Nyl. Parmelia, 1645.
ambiguella Nyl. Arthonia, 1097.
* ambiguellum Müll. Arg. Arthothe-
lium. 1097.
amblyoloba Müll. Arg. Sérigula, 679.
americana Fée Porina, 866.
americana Kremp. Porina, 869.
americana Ach. var. Verruc. analep-
tæ, 910.
americana Zenk. Porophora, 877.
americanum Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 910.
americanum Müll. Arg.
173 et 1248.
amenum Müll. Arg. f. Placod. gracilis,
Erioderma,
amphitropum Müll. Arg. Anthraco-
thecium, 599.
amphixantha Müll.
1312.
* amplificans Müll. Arg. Lecania (Pla-
tylecania), 426 et 1405.
amplificans Nyl. Lecidea, 426.
* anatolidia Mass. Buell., 135 et 986.
* andensis Müll. Arg. Phlyctidia, 220.
andensis Nyl. Phlyetis, 220.
andına Müll. Arg. Parmelia, 1637.
anguilleformis Tayl. Graphis, 1447.
* anguina Müll. Arg. Graphina (Thal-
loloma), 470.
anguina Mont. Ustalia, 470.
anguinum Trev. Thalloloma, 470.
“ angulata Ach. Usnea, 47 et 1232.
angulata Hook et Tayl. Usnea, 1232.
angulosa Müll. Arg. Arthonia, 1095.
angulosa Müll. Arg. var. Usnee dasy-
pogoidis, 1006.
angulosa Müll. Arg. var. Usneæ me-
laxanthe, 1382.
angusta Kremp. var. Parm. subpro-
lix&, 579.
* angusta Müll. Arg. var. Physciæ ci-
harıs, WA.
angusta Mass. var. Anaptychiæ ciliaris,
hi.
Arg. Parmelia,
angusiata (Pers.) Müll. Arg. Anzia
(Pannoparm.), 1503.
angustata Müll. Arg. var. Diploiceæ
epigeæ, 11.
angustata Pers. Parmelia, 1503.
“ angustata Nyl. var. Physciæ pulveru-
lentæ, %7.
angustata Nyl. var. Physciæ stellaris,
47 et 1343.
angustiloba Müll. Arg. var. Physciæ
specios®, 982.
angustum Arn. var. Placodii concoloris,
37
anisoloba Müll. Arg. Arthopyrenia
(Anisom), 627.
anısomera Müll.
1543.
ANISOMERIDIUM Müll. Arg., 62%.
anisomerum Müll. Arg. Pleurotrema,
833.
anisospora Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 738.
anisospora Müll. Arg. Sagedia (Theli-
dium), 32.
ANISOTHECIUM Müll. Arg. sect. Pheo-
graphidis, 531.
* annulare Mont. Trypethelium, 882.
annularis Müll. Arg. Pseudopyrenia
(Holothec.), 882.
annularis Fée Pyrenula, 882.
anomalum Ach. Typethelium, 845.
anomocarpa Müll. Arg. var. Clad. pi-
tyrophylle, 233.
anonacea Müll. Arg. Graphina, 208.
antarctica Müll. Arg. Pertusaria, 992.
anthelina Nyl. var. Physciæ stellaris,
1343.
* Antillarum Nyl. Arthonia, 1492.
antilopæa Del. Cenomyce, 380.
antilopæa Müll. Arg. var. Clad. fim-
briatæ, 380.
Antinoriana Jatta Pertusaria, 953.
antisema Müll. Arg. Lecidea, 814.
AnzrA Stizenb., 1503.
* Anzianum Müll. Arg. var. Callopism.
varrabilis, 13.
aperiens Müll. Arg. Graphis (Phanero-
grapha), 160%.
* aphtosa Ach. Peltigera, 408.
apiahica Müll. Arg. Lecania (Maronea),
390.
appendiculata Müll. Arg. var. Stzetine
quercizantis, 397.
* apposita Müll. Arg. Microthelia, 605.
apposila Nyl. Verrucaria, 605.
* approximans Müll. Arg. Pyrenula,
895.
approximans Kremp. Verrucaria, 895.
aquila (Fr.) Nyl. Physcia, 73.
aquèila Muhlb. Parmelia. 73.
arabica Müll. Arg. Omphalaria, 1607.
arabica Müll. Arg. Synalissa, 792.
arachnoidea Kremp. Phlyctis, 1525.
arachnoideum Müll. Arg. Lopadium,
1929.
Arg. Micographa,
APPENDIX IL. 5
araraticaMüll. Arg. Lecidea (Lecidella),
1662.
Araucarie Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 1527.
Araucariæ Müll. Arg. Pertus. (Seriales).
775.
Araucariæ Müll. Arg. Rinodina, 336.
* arctica Ach. Gyrophora, 1382.
argentea Fée Nemathora, 1566.
argentina Kremp. Parmelia, 986.
argentina Müll. Arg. var. Parmeliæ
erinite, 986.
argentinica Müll. Arg. Psorotichia,
1473.
argillacea Müll. Arg. Buellia, 1318.
argillacea. Müll. Arg. Ocellul. (Chroo-
dise.), 699.
argopholis (Knight) Müll. Arg. Gra-
phis (Chlorogr.), 1187.
Argus Hook. et Tayl. Stereocaulôn,
1227.
Argus Th. Fr. Stereocaulon, 122
argyracea Kremp. Sticta, 987.
argyracea Nyl. Stictina, 818 et 987.
0 Müll. Arg. Strigula,
soc Müll. Arg. Patell. (Bilim-
aromalic Turn. Lecidea, 985.
* aromaticum Müll. Arg. Thalloidima,
985.
arrhiza Mey. et Flot. var. Everniæ
american», 1252.
arrhiza Müll. Arg. var. Parm. Kamts-
chadalis, 1252.
Arthoniella Müll. Arg. Mycoporellum,
860.
Arthoniella Nyl. Melanotheea, 855 et
arthonioides Müll. Arg. Arthopyrenia
(Tomasell.), 642.
arthonioides Nvl, Melanotheca, 642.
* arthonioides Mass. Tomasellia (Syn-
gen.), 855.
arthonioides Müll. Arg. Lopadium,
437.
Antnopyrenıa Müll. Arg., 612.
Arthopyrenia Mass., 612 et 613.
ArruorueLıum Mass., 521.
arthroclada Fée Usnea, 1062.
* articulata Auct. Usnea, 805.
* artieulata Hoffm. Usnea, 984, 985,
et 1498.
artienlata Müll. Arg. var, Usneæ pli-
cate, 805.
* ascidioides Müll. Arg. Polyblastia,
1109,
ascidioides Nyl, Verruc., 1409.
Ascıpıum Müll. Arg. sect. Ocellularie,
366.
Ascidium Fee, 366.
aspera Müll. Arg. var. Parm. probos-
cideæ, 1014.
aspera Eschw. f. Parm. coralloidis.
1238.
aspera Müll. Arg. Pertusaria, 951.
aspera Müll. Arg. var. Usneæ barbate,
986 et 1238.
aspera Tayl. Verrucaria, 1465.
asperata Müll. Arg. var. Clad. furcate,
381.
asperata Müll. Arg. f. Parm. tiliacew
var. sulphur, 570.
asperrima Müll. Arg. var. Usneæ bar-
bate, 390.
asperula Kremp. N. Beitr. Afrie. Fl.
Ramal., 927.
En Kremp. Lich. Wawra Ramal.,
927.
asperula Müll. Arg. f. Usneæ articulatee,
1591.
aspicilioides.Müll. Arg. Callopisma, 2.
aspidula Kremp. Lecidea (Biatora),
1080.
aspistea Ach. Verrucaria, 89%.
* aspistea Fée. Verrucaria, 58.
aspistea Nyl. Verrucaria 89% et 901.
aspistea Nyl. Lich. Bourb. Verrucaria,
189.
aspistea Zenk. Verrucaria, 859.
* assimilis Nyl. Graphis 1492.
Asterieus Müll. Arg. Melanographa,
948.
* astroidea Müll. Arg. var. Opegr. her-
petice, 688.
* astroidea Ach. Parmelia, 825.
* astroidea Fée Parmentaria, 826.
athallina Müll. Arg. f. Rotule vulgar.
var. granularis, 1533.
Athrismidium Trev., 856.
alomarioides Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 3.
* alrata Müll. Arg. Porina (Sagedia),
670.
* atrata Müll. Arg. Sagedia, 670.
atrala Müll. Arg. var. Verrue. fuscelle,
1465.
atratrula Müll. Arg. Opegrapha, 157.
erg Müll, Arg. f. Placodii gracilis,
en Schær, Lecidea, 1667.
atrocapilla Tayl. Parmelia, 132%.
atrocærulea Müll. Arg. Porina, (Sage-
diastr.), 667.
atro-fusca Müll, Arg. Graphina (Platy-
gramm.), 1094.
6 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
atrofusea Schær. var. Parm. cerato-
phyllæ, 42.
* atrofusca Müll. Arg. var.
causte, 41.
atrorubicans Müll. Arg.
thec.), 434.
atrorubicans Nyl. var.
niflexæ, 434.
atro-rufum Müll.
1099.
atrotestacea E. Fr. Lecidea, 1173.
atrotestaceum Müll. Arg. Rhizocarpon,
1173.
atro-viride Müll. Arg. var. Rhizocarp.
geographiei, 999.
Parm. en-
Patell. (Psoro-
Lecideæ margi-
Arg. Arthothelium,
AULACOGRAMMA Müll. Arg. sect. Gra-
phidis, 453.
AULAGOGRAPHA Müll. Arg. sect. Gra-
phidis, 450.
Aulacographa Leight, 450.
* Auberianum Müll. Arg. Pheotrema,
1039.
Auberianum Mont. Thelotrema, 1039.
AULACOGRAPHINA Müll. Arg. sect. Gra-
phinæ, 469.
aulaxerpeta Müll. Arg. Pheographis
(Platygramima), 458.
aulaxerpeta Leight. Platygrapha, 458.
AULAXINA Fée, 1530.
aurata Müll. Arg. Raphiospora, 692.
aurata Kremp. Platygrapha. 692.
* aurata Ach. Stieta, 1669.
* aurantiaca Mont. et v.
Coccocarpia, 987 et 1388.
aurantiaca Hook f. et Tayl. Solorina,
1388.
aurantiacum Müll. Arg. var. Callopism.
australis, 249 et 818.
aurantiacum Fee Trypethelium, 841.
aurigerina Müll. Arg. var. Stictine
brasiliens., 175.
aurora D. N. Sticta, 178.
aurora Müll. Arg. var. Stiete aurate,
178.
australe Müll. Arg.Gallopisma(Trioph.),
249 et 332.
australe Hook. et Tayl. Collema, 1110.
australe Müll. Arg. Leptogium, 1110.
* australe Laur. Sphærophoron, 818 et
1215.
que ae Hook et Tayl. Sphærophoron,
217
d. Bosch,
australiense Müll. Arg. Thalloidima,
1158.
australiense Müll. Arg. Thelotrema,
1084.
mul? Müll. Arg. Tremotylium,
JA
australiensis Müll. Patell. (Bombyl.),
210.
australiensis Müll.
(Anisothec.), 533.
australis Müll. Arg. Dimelæna, 79.
australis Müll. Ara. var. Usneæ bar-
batæ, 1066.
autralis E. Fr. Usnea, 1066.
austro-georgica Müll. Arg. Buellia, 998.
austro-georgica Müll. Arg. Lecidea
(Eulecid.), 996.
* azureum Nyl. var. Leptogii tremel-
loidis, 818.
Babingtonii Berk. Strigula, 1574.
bacidioides Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 506.
bacillifera Müll. Arg. Porina, 539.
bacilliferus Müll. Arg. Synechoblastus,
166.
Balbisii Fee Graphis, 475.
* Balbisii Müll. Arg. Graphina (Chlo-
rograph.), 475.
* Balfourii Müll. Arg. Graphina (Chlo-
rograph.), 475.
* balia Müll. Arg. Pseudopyrenula, 602.
balia Kremp. Verrucaria, 602.
Barbeyana Müll. Arg. Pertusaria, 339.
basaltica Kremp. Graphis, 478.
* basaltica Müll. Arg. Pheographina
(Diplol.). 478.
Baueri Müll. Arg. Callopisma, 335.
Bäuerleni Müll. Arg. Parmeliella, 1024
et 1160.
* Beccarianum
1097.
Beccarii Kremp. Sticta, 39%.
* Beccarii Müll. Arg. Stictina, 394.
Begoniæ Müll. Arg. Heterotheciun. 267.
Besoniæ Müll. Arg. Porina (Sage-
diastr.), 666.
belenophor um Nyl. Collema, 166.
* belenophorus Müll. Arg. Stephano-
phorus, 166.
bella Nyl. Lecanora, 141%.
Arg. Pheographis
Bagl. Arthothelium,
benguelense Müll. Arg. Bathelium,
892.
* berica Müll. Arg. Lecania (s. Maro-
nea), 330.
berica Mass. Maronea, 330.
Brarorinopsis Müll. Arg., 254.
* biatorinum Müll. Arg. Leptogium,
1126.
biatorinum Nyl. Collema, 1126.
bibula Tayl. Lecanora, 1392.
bicaudatus Müll. Arg. Synechoblastus,
1581.
bicolor Müll. Arg. Porina (Phyllopor.),
652.
a 1
NS Er an FRS AZ bu 3 re a: , À
APPENDIX IN. 7
bieolor Müll. Arg. Pheographis (Hemi-
thec.), 461.
bieolor Müll. Arg. Ramalina, 63.
bicolor Tayl. Sticta, 1245.
bieolor Tayl. Trypethelium, 1457.
bicornuta Müll. Arg. Parmelia, 1643.
re Nyl. Lecidea, 260.
* biferum Müll. Arg. Herothecium, 260
et 1172.
ni Et Mudd Thelidium, 297.
* biformis Müll. Arg. Arthopyrenia
(Anisomer.), 630.
* biformis Müll. Arg. Sagedia, 227.
biformis Borr. Verrucaria, 227 et 630.
bifrons Müll. Arg. var. Amphil. elegan-
tis, 89.
Billardieri Del. Sticta, 566 et 1305.
bistorta Müll. Arg. Patell. (Catillaria),
957.
Blanchetiana Müll. Arg. Parmelia, 192.
Blatodesmiaï Auct. 490.
* Bogotana Stizenb. var. Lecanoræ sub-
ne 125.
* Bogotensis Stizenb. var. Lecanore
subfusce, 818.
* bolacinum Müll. Arg. Amphiloma,
131%.
bolacinum Tuck. Placodium, 1344.
boliviana Müll. Arg. var. Stictæ laci-
niatæ, 239.
boliviana Nyl. Sticta, 177 et 239.
* boliviensis Müll. Arg. Phlyctidia,
220.
boliviensis Nyl. Phlyctis, 220.
Bolliana Müll. Arg. Parmelia, 45.
Bomayziospora Müll. Arg. sect. Patel-
larie, 300.
Bombyliospora Auct., 300.
Bonplandiæ Fée Thelotrema, 519.
Bonplandiæ Fée Urceolaria, 947.
* Bonplandiæ Spreng. Ocellularia, 519.
Borneti Müll. Sticta, 406.
* Borreri Turn. Parmelia, 984.
Boryana Del. Cladonia, 380.
* Boschiana Müll. Arg. Graphina (Thal-
lol.), 470.
botryophorum Müll. Arg. Stereocaulon,
botryosa Hepp Lecidea, 16.
brachycarpa Müll. Arg. var, Graphidis
striatule, 139,
brachycarpa Müll. Arg. Melaspilea,
brachycarpa Müll. Arg. Opegrapha, 158.
brachyphylla Müll. Arg. Parmelia,
1013,
brachyspora Müll. Arg. Graphina (Me-
dusulina), 588,
* brachysperma Müll. Arg. Pyrenula
(Pseudoacroc.). 890.
brasiliensis Müll. Arg. Microglena,
1456.
* brasiliensis Müll. Arg. Phlyctidia,
220.
brasiliensis Nyl. Phlyctis, 220.
brasiliensis Müll. Arg. Stictina, 175.
* brasiliensis Müll. Arg. Tomasellia
(Syngen.), 855.
brasiliensis Müll. Arg. Verrucaria,
800.
Braunsiana Müll. Arg. Parmelia, 314.
* Brebissonnii Müll, Arg. Callopisma
(Trioph.), 248.
Brebissonnii Nyl. Lecanora, 248 et
103%.
Brebissonnii Fée Lecidea, 248 et 1034.
Brebissonnii Müll. Arg. Blastenia
(Triopsis), 103%.
* Brebissonnii Müll. Arg. Leptogiopsis,
372.
Brebissonnii Mont. Leptogium, 372.
ar Müll. Arg. Anthracothecium,
brevipes Müll. Arg. Séictina, 398.
breviradians Müll. Arg. Physcia, 196.
brevis Müll. Arg. var. Opegr. filicineæ
687.
* breviuseula Müll. Arg. Psora, 49.
breviuscula Nyl. Lecidea, 494.
Brigantiæa Trev., 268.
Bruniana Müll. Arg. Nesolechra, 42.
Sa Müll. Arg. Patell. (Bacidia).
106.
buelliana Müll. Arg. Lecidea, 202.
Buelliastrum Müll. Arg. Lecidea (Le-
cidella), 1163.
* bullatum Nyl. Leptogium, 818.
Burgessii Bel. Collema, 373.
byrsinum Ach. Collema, 987.
* byrsinum Mass. Physma, 987.
byssinum Nyl. Leptogium, 1126.
cabbalistica Mill. Arg. Graphina,
207.
cabbalistica Nyl. Graphis, 207.
* cwsia Nyl. Physcia, 1493.
cresia Müll, Arg. Glyphis, 57 et 1100.
cæsia Müll. Arg. Sacographa (Eusar-
cogr.), 4100,
cæsia Müll, Arg. Opegrapha (Lecanact.),
1145,
cæsiella Müll. Arg, Lecidea (Biatora),
350,
cæwsio-rubella Ach, Lecanora, 47.
cesio-rubella Nyl, Lecidea, 52.
cæsiospila Anzi Verrucaria, 34 et 66,
cæsium Müll. Arg. Psoroma, 1022,
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
cæsium Ach. var. Gollem. nigrescentis,
376.
* cæsius Müll. Arg. var. Synechobl.
nigrescentis, 376.
cæspitosum Müll. Arg. var. Amphil.
elegantis, 89.
cæspitosum Tayl. Collema, 1113.
* calicaris Fr. Ramalina, 47.
eallichroum Müll. Arg. Lopadium,
360.
callithamnia Tayl. Sticta, 1290.
callithamnia Müll. Arg. Stietina, 1290.
callithamnion Nyl. Leptogium, 1290.
callopisma Kremp. N. Beitr. Afric.
Lichenfl. Placodium, 940 et 985.
callopismoides Müll. Arg. Lecanora,
943.
Camaræ Müll. Arg. Sticta 402, 563 et
1008.
campestris Scher. var. Lecan. sub-
fusce, 51.
GampyLipıum Müll. Arg. nova Lich.
fructificatio, 281.
CAMPYLOTHELIUM Müll. Arg. 595.
canaliculata Tayl. Ramalina, 1279.
cancellata Müll. Arg. var. Clad. fur-
catæ, 381.
* candelaris Schær. Lepra, 986.
candida Müll. Arg. Pertusaria, 952.
candidum Müll. Arg. Arthothelium,
1544.
candidum Kremp. Myriostigma, 1544.
candidum Müll. Arg. var. Spheroph.
compressi, 311.
* canorufescens Kremp. Lecidea, 506.
capensis Tayl. Bæomyces, 1229.
capensis Müll. Arg. Opegrapha, 1376.
* caperata Ach. Parmelia, 984.
caperata Hepp Parmelia, 77 et 190.
capillata Tayl. Cenomyce 550 et 1220.
capitata Ach. Cenomyce, 71.
capitata Spreng. Cladonia., 71.
capitatum Mich. Helpodium, 71.
capitellata Bab. Cladonia 550 et 1220.
capitellata Hook. Cenomyce, 550.
capitellata Hook. et Tayl. Cenomyce,
1220.
capitulifera Müll. Arg. var. Usnee bar-
bate, 1381.
capniochroum Mass. Collema, 1125.
* captiosa Müll. Arg. Microtheleia, 605.
captiosa Kremp. Verrucaria, 605.
caracasana Müll. Arg. Graphina, 207.
caracasana Müll. Arg. Pyrenula, 902.
caracasana Müll. Arg. Ramalina, 49.
caraccensis Tayl. Parmelia, 1325.
carnea Müll. Arg. var. Patell. mille-
grane, 1434.
carnea Tayl. Variolaria, 1262.
carneoalbida Müll. Arg. Pertus. (Tuber-
culiferæ), 767.
carneo-flava Müll. Arg. Lecanora, 1370.
carneola Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 755.
carneola Eschw. var. Pertus. commu-
nis, 759.
carneum Müll. Arg. Lopadium, 274.
carnulenta Tuck. Biatora, 347.
* carnulenta Müll. Arg. Lecidea, 347.
* carpathica Kærb. Lecidella, 14.
* carphineum Kerb. Amphiloma, 106.
carpoloma Kremp. Sticta, 1071.
carpoloma Nyl. Sticta var. ad 8. gil-
vam accedens, 703.
carpoloma Rich. Sticta, 566.
carporrhizans Tayl. Parmelia, 1326.
Carrollii Mudd Spheromphale, 491.
cartilaginea Müll. Arg. Cladonia, 169.
cartilaginea Fee Pyrenula, 602.
cartilaginea Nyl. Verrucaria, 602.
* Casarettiana Nyl. Ricasolia, 237.
Casarettiana de Not. Sticta, 237.
Cascarille Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 908.
Cascarille Müll. Arg. Pheographis
(Phæodiscus), 462.
Cascarillæ Fée Graphis, 462.
* cataclystum Kerrb. Collema, 1126.
cataclystum Nyl. Collemodium, 1126.
catapasta Müll. Arg. Arthopyrenia,
(Polymerid.), 636.
catapasta Nyl. Verrucaria, 636.
catapyrenioides Müll. Arg. var. Verruc.
viridulæ, 8.
* catervaria Müll. Arg. Pseudopyre-
nula, 602.
catervaria Fée Verrucaria, 602.
* catervarium Tuck. Trypethelium, 840.
cavata Müll. Arg. Ocellularia, 519.
cavatum Ach. Thelotrema, 519.
cellulifera Müll. Arg. var. Séictæ Bil-
lardieri, 1291.
cellulifera Hook. et Tayl. Sticta, 1291.
cellulifera Tayl. Sticta, 566.
* (CELOTHELIUM Müll. Arg. sect. Toma-
selliw, 857.
cenisiella Müll. Arg. var. Lecanoræ
subfuscæ, 796.
centrifuga Leight. var. Platygr. Ro-
tulæ, 685.
centrophora Müll. Arg. Gladonia, 1135.
cephalodiigera Müll. Arg. f. Peltig. poly-
dact. var. microcarpe, 1479.
ceranoides Hampe Sphærophoron, 549.
ceratina Müll. Arg. var. Parm. levi-
gate, 186.
APPENDIX IH. 9
Ceraloniæ Fr. Dirina, 111.
ceratophylla Eschw. Cladon., 232.
* ceratophyllina Nyl. var. Glad. dege-
nerantis, 988.
* cerinella Nyl.
984.
* cerinellum Müll. Arg. Callopisma,
944 et 98%.
* cestrensis Müll. Arg. Porina (Sage-
dia), 670.
cestrensis Tuck. Sagedia, 670.
celrariordes Mont. et v. d.
f. .Parm. perlatæ, 87.
* cetrarioides (Mass.) Müll. Arg. var.
Placodii crassi, 1201.
* cetrata Nyl. var. Parm. perforate,
988.
ceuthocarpoides Müll. Arg. Arthopyr.
(Acrocord.), 801.
ceylonensis Müll.
(Mesopyr.), 619.
ceylonica Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 752.
chalazanodes Nyl. Collema, 1129.
Chantriana Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 1661.
Chiarini Jatta Sticta, 931.
chilensis Müll. Arg. Bæomyces, 158.
chilensis Mont. var. Bialoræ byssoidis,
1584.
chilensis Nyl. var. Beom. rufi, 1584.
* Chinchonæ Müll. Arg. Arthopyrenia,
615.
Chinchon«e Müll. Arg. Heterothecium,
Lecanora, 944 et
Bosch
Arg. Arthopyr.
Chinchonæ Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 758.
Chinchone Ach. Verrucaria, 615.
* Chinchonarum Fée Ascidium, 906.
Chinchonarum Spreng. Ocellularia
(Ascidium) 1177.
Chinchonarum Müll. Arg. Psoroma,
982.
Chinchonarum Müll. Arg. var. Usneæ
barbatæ, 1065.
Chinchonarum Fée var, Usneæ floridæ,
1065.
* Chinchonarum Müll. Arg.
grapha, (Eusarcogr.), 1100.
arm Müll. Arg. Tomasiella
(Gelothel.), 857.
Chinchonarum Fee Trielinium, 982.
ehinensis Müll. Arg. Pertus, (Subir-
regular.) 777,
chiodectonoides Fée Porina et Trype-
thelium, 780.
chiodeetonoides Nyl, Pertus, (Chiodec-
tonoides), 780,
Sarco-
BULL. nenn. norss, Appendix III,
juillet 1899,
* chionographa Müll. Melano-
grapha, 839.
chionographa Nyl. Opegrapha, 535.
* chlarona Nyl. var. Lecanoræ sub-
fuscæ, 1493.
chlorina Müll. Arg. Parmelia, 189.
* chloritis Müll. Arg. Patell. (Bomby-
liospora), 300 et 1029.
chloritis Tuck. Lecidea, 1029.
Be Müll. Arg. Parmelia,
182.
chlorocarpa Müll. Arg. var. Parm. plu-
rifere, 240.
chlorochroa Müll. Arg. Rotula, 1536.
chlorochroa Kremp. Platygrapha, 1536.
* chloroconia Müll. Arg. Opegrapha
(Lecanactis), 439.
chloroconia Tuck. Lecanactis, 439.
chlorogastrica Müll. Arg. Heufleria,
59.
CHLOROGRAPHINA Müll. Arg. sect. Gra-
phine, 475.
chloroleuca Müll. Arg. Graphina
(Chlorograph.), 147 et 475.
chloroleuca Müll. Arg. Platygrapha,
213.
Arc.
chloroleuca Hook. et Tayl. Slicta,
1292.
* chloromeloides Müll. Arg. Lepto-
giopsis, 372.
chloromeloides Nyl. Leptogium, 372.
* chloromelum Nyl. Leptogium, 1118.
chlorophæa Müll. Arg. Psora, 1157.
* chlorophanum Müll. Arg. Placodium,
1130.
* chlororphnia Tuck. Lecidea, 349.
chlorotera Müll. Arg. Porina (Eupo-
rina), 690.
chlorotera Nyl. Verrucaria, 690.
chlorotica Müll. Arg. var. Bottarie
eruentat., 853.
Chonion Tuck. Lecanora, 245.
ÜHROMOGRAMMA Müll. Arg. sect, Phaæo-
graphine, 483.
Curooniseus Müll. Arg. sect, Ocellula-
rie, 698.
Chrooica Trev., 839.
CurooLoma Müll. Arg. sect, Phæwogra-
phine, 48h.
* chrysocarpa Müll.
153.
chrysocarpa Eschw. Graphis, 153.
* chrysoleucum Korb. Placodium ‚1667.
* chrysomelæna Tuck. Rinodina, 1372.
* chrysophthalma Ach. Borrera, 47.
chrysophthalma DC, Physcia, 98%.
* chrysophthalmus Th. Fr. Theloschis-
tes, 106 el 984,
Arg. Graphina,
rs
u
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
chrysopoda Stein Usnea, 1476.
chrysostica Hook. f. et Tayl. Lecanora,
1393.
chrysostictum Mass. Myrodictyon, 1393.
* cicatricosa Ach. Glyphis, 1102.
eicatricosa Müll. Arg. Pertus. (Pertusæ)
zul)
ciliaris Mont. et v. d. Bosch. Sticta,
85.
ciliaris Nyl. Stictina, 85.
ciliata Müll. Arg. var. Coccocarp. pel-
litæ, 421.
ciliata Müll. Arg. var. Coccocarp.
smaragd., 244 et 421.
*ciliata Nyl. var. Parm. perforate,
106.
ciliata Schær. var. Parm. perlatæ, 47,
69 et 809.
ciliata Müll. Arg. var. Stretin® quer-
cizant., 397.
ciliata Müll. Arg. var. Strigule com-
planatæ, 1570.
ciliata Mont. Strigula, 1570.
ciliata Müll. Arg. v. Usn. trichodew,
43.
cincinnata Kremp. Parmelia, 1078.
* cincta Hepp Verrucaria, 31.
cinctula Müll. Arg. Pertusaria, 950.
cinerascens Müll. Arg. var. Pertus.
mendacis, 338.
cinerascens Müll. Arg. var. Pertus.
meridionalis, 338 et 769.
einerascens Müll. Arg. Phwographis
(Solenothec.), 530.
cinerascens Müll. Arg. var. Rinod.
versicoloris, 133.
cinerea Müll. Arg. var. Heufleriæ præ-
tervisæ, 831.
cinerea Müll. Arg. f. Polybl. fusco-
argillac., 33.
cinerella Müll. Arg. Graphis, 211.
* cinereo-carnea (Eschw.) Tuck. var.
Lecanore subfuscæ, 818 et 986.
cinereo-glauca Hook. et Tayl. Sticta,
1293.
einereum Müll. Arg. Thelotrema, 1601.
cinereus Müll. Arg. var. Thelosch.
chrysophth., 180.
cinerosa Ach. Verrucaria, 907.
an Müll. Arg. Anthräcothecium,
fe
cinnabarina Ach. Lecanora, 333.
* cinnabarinum Müll. Arg. Callopisma,
333 et 986.
oi Müll. Arg. Arthonia,
cinnamomea Müll. Arg. Arthonia, 224.
cinnamomea Kremp. Lecidea, 1523.
cinnamomea Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia, 1523.
cinnamomea Rich. Sticta, 561.
cinnamomea Müll. Arg. Séictina, 561.
cinnamotricha Müll. Arg. Patellaria,
29% et 1520.
cirrhata E. Fr. Parmelia, 1148.
* citrina Tayl. Cetraria, 1276.
citrina Tayl. Urceolaria, 1414.
* citrinum Müll. Arg. Amphiloma, 1493.
* citrinum Müll. Arg. Placod. (Aca-
rospor.), 1414.
Cladia Nyl., 589.
Cladina Nyl., 589.
cladoblephara Müll. Arg. var. Usneæ
dasypogoidis, 1006.
cladocarpa Fée Usnea, 1064.
cladocarpa Müll. Arg. var. Usneæ bar-
bate, 1064.
Cravonıa Nyl., 589.
cladonioides Müll. Arg. var. Parm.
urceolatæ, 183.
clandestina Ach. Pyrenula, 833.
clandestina Mont. Verrucaria, 833.
clathrata Müll. Arg. var. Strete aurate,
178.
clathrata D. N. Sticta, 178.
clathrata Kremp. var. Stictæ auratæ,
CLATHRINA Müll. Arg. 589.
CLATHROPORINA Müll. Arg,, 541.
coarctatula Müll. Arg. Lecania, 1407.
* coccinea Müll. Arg. Blastenia, 1259.
coccinea Müll. Arg. Ocellularia (Chroo-
discus), 700.
coceinea Müll.
picte, 937.
coccinea Leight. Platygrapha, 700.
Coccocarpiæ Müll. Arg. Nesolechia,
1174.
coccophora Nyl. Lecanora, 1463.
coccophora Mont. Parmelia, 1463.
coccophora Nyl. Pertusaria, 1463.
coccophorum Nyl. Thelocarpon, 1463.
coccophorus Trev. Lepolichen, 1463.
Cocoës Nyl. Pyxine, 415.
COELOGRAMMA Müll. Arg. sect. Pheo-
graphidis, 463.
CoENoGoNIUM (Observ. über), 310.
cœruleo-nigricans Müll. Arg. Pannaria,
317
ceerulescens Müll. Arg. Phylloporina
(Sagediastr.), 1569.
* coerulescens Nyl. var. Leptog. phyllo-
carpi, 1119.
coilophylla Müll. Arg. Cladonia, 168.
coilocarpus Müll. Arg. Synechoblastus,
1580.
Arg. var. Physciæ
APPENDIX IH. | Al
* Colensoi Bab. Sticta, 1631.
Collemodium Nyl. 1126.
collodes Hook et Tayt. Dufourea, 1273.
* colpodes (Mich.) Stizenb. Anzia
(Euanz.), 1503.
* colubrosa Müll. Arg. Pheographina
(Chroolema), 484.
colubrosa Nyl. Graphis, 484.
columbiana Müll. Arg. Graphina (Pla-
tygramn.), 209, 474 et 1193.
columbiana Nyl. Graphis, 209 et 1193.
* comma Mass. Graphis, 986, 988 et
1046.
commatiformis Müll. Arg. var. Gra-
phis scriptæ, 210 et 224.
comminuta Müll. Arg. var. Lecanoræ
intricate, 1395.
comminula Tayl. Lecanora, 1395.
zone D. C. Pertusaria (Pertusæ),
à.
commutata Müll. Arg. Pertus. (Leca-
norastr.), 706.
* Comorensis Kremp. Ricasolia, 807,
818 et 987.
* comosa Nyl. Physcia, 47.
* compactum Kerb. Collema, 1429.
* compactum Müll. Arg. Leptotrema,
11841.
compactum Nyl. Thelotrema, 11841.
complanata Fée Phyllocharis, 1569.
* complanata Ach. Ramalina, 984.
complanata Mont. Strigula, 4569.
complanata Nyl. Strigula, 1569.
NA ei Hook et Tayl. Sphæro-
phoron, 1215.
compressa Tayl. Usnea, 1236.
* compulsa Kremp.Graphis, 138 el 529.
compuncta Ach. ee 844.
Pen Müll. Arg. Enterostigma,
844.
compunctum Nyl. Sligmatidium, 844.
computata Müll. Arg. Pheographis,
532.
compulata Kremp. Graphis, 532.
concava Müll. Arg. Buellia, 205.
concava Müll. Arg. Phæwographis (Cœlo-
gramma), 46%.
concentrica Müll. Arg. Striqula, 917.
* concolor Müll. Arg. Candelaria, 818
et 984.
concolor Korb. Placodium, 37.
concolor Th. Fr. Xanthoria, 818.
concordans Nyl. Lecidea, 439.
* concordans Müll, Arg. Opegrapha
(Lecanactis), 439.
I Lagendum est eompunekum et compunclum,
Müll, Arg. Lich, exot, n, 438,
conferta Tayl. Parmelia, 1327.
confertum Müll. Arg. Thalloidima,
324.
confirmans Müll. Are. var. Pertus.
leioplacoidis, 739.
conflectens Nyl. Lecidea, 1424.
confluens Müll. Arg. Blastenia, 1260.
confluens Müll. Arg. Heufleria, 590.
* confluens Zenk. Glyphis, 538 et 988.
confluens Müll. Arg. Microthelia, 888.
confluens Müll. Arg. Stereocaulon,
806.
confluentula Müll. Arg. Lecidea, 5.
confundens Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 742.
confusum Müll. Arg. Astrothelium,
820.
congestum Müll. Arg. var. Leplogii
fallacis, 373.
congestum Müll. Arg. var. Spheroph.
globiferi, 1216.
congestum Lamy var. Sphæroph. coral-
loidis, 1216.
conglomerata Mont. et v. d. Bosch Le-
canaclis, 459.
* conglomerata Fée Opegrapha, 455.
conglomeratum Mass. Thalloidima, 39.
* conica Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602.
conica Müll. Arg. Pyrenula, 602.
contochlora Mont. et v. d. Bosch Leci-
dea, 439.
* coniochlora Müll. Arg. Opegrapha
(Lecanactis) ?, 439.
* conizæa Ach. Lecanora, 986.
* conjuneta Müll. Arg. Patell. (Bom-
byliosp.), 435.
conjuncta Nyl. Lecidea, 435.
conjungens Müll. Arg. var. Peltigeræ
polydactyle, 960.
conjungens Müll. Arg. var. Sticlæ Frey-
cineli, 509.
* conoplea Nyl. var. Pannarie rubigi-
nosæ, 818.
consanguinea Müll. Arg. Pertus. (Per-
tusæ), 717.
consanguinea Müll. Arg. Ramalina,
930.
consanguineum Müll. Arg. Arthothe-
lvum, 1377.
consanguineum Müll, Arg. Thelotrema,
1180,
eonsimile Müll. Arg. Phæotrema, 1179.
consobrina Müll. Arg. Arthopyreniu
(Acrocord.), 632.
consobrina Nvl, Verrucaria, 632.
* conspersa ch. Parmelia, 242, SIS
et 1300,
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
constrictans Müll. Arg. var. Parm.
conspersæ, 879.
constrictans Nyl. Parmelia, 575.
constrictella Müll. Arg. Sagedia (Phar-
cid.), 19.
contendens Müll. Arg.
(Polymerid.), 635.
contendens Nyl. Verrucaria, 635.
contraria Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
1168.
conturbata Müll. Arg. Parmelia, 1253.
* convelata Müll. Arg. Clathroporina,
541.
convelata Kremp. Verrucaria, 541.
convexa Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
D46.
* convexa Müll. Arg. Pyrenula, 487
et 949.
convera Nyl. Verrucaria, 487 et 545.
convexa Nyl. var. Verruc. mamillanæ,
487 et 545. |
convexella Müll. Arg. Arthopyrenia,
(Mesopyren.), 616.
converiuscula Mich. Imbricaria, 68.
corallina Tuck. var. Lecideæ parvifo-
lie, A9h.
corallina Müll. Arg. var. Parmelie
proboscideæ, 809 et 818. -
corallina Müll. Arg. var. Parm. te-
nuirime, D74.
* corallina Müll. Arg. var. Psoræ par-
vifolie, 494.
coralliphora Tayl. Parmelia, 1528.
caralloidea Müll. Arg. var. Parm. Bor-
reri, 1077.
coralloidea Müll. Arg. var. Parm. hy-
poleuce, 1145.
* coralloidea Mey. et Flot. var. Parm.
perlate, 818 et 1492.
coralloidea Müll. Arg. var. Patell. do-
mingensis, 512.
coralloides Müll. Arg. var. Stictine
marginifere, 399.
coriacea Nyl. Ricasolia, 1294.
coriacea Hook. et Tayl. Sticta, 1294.
CORNICULARIA Ach., 1272.
* corniculata Kremp. var. Parm. latis-
sime, 987.
* cornuta Flot.
984 et 1063.
cornutum Müll. Arg. Sfereocaulon,
1001.
coromensis Kremp. Ricasolia, 807.
* coronata Fée Parmelia, 1150.
coronata Nyl. var. Parm. relicinæ, 1150.
coronata Müll. Arg. Séicta, 99.
coronatum Müll. Arg. var. Collematis
tenacis, 112%.
Arthopyrenta
var. Usn. barbate,
coronatum Koœrb. var. Collematis te-
nacis, 1124.
coroniformis Kremp. Lecidea, 245.
coroniformis Müll. Arg. Psora, 245.
* corrugata Kremp. Pertus. (Chiodec-
tonoides, 780.
corrugatulum Nyl. Leptogium, 4120.
corrugis E. Fr. Cetraria, 1074.
corrugis Müll. Arg. Parmelia, 1074.
corsica Müll. Arg. f. Physc. aquilæ, 73.
corticata Müll. Arg. Arthopyrenia (Po-
lymerid.), 880.
corticola Tayl. Collema, 111%.
* corticola Müll. Arg. Patell. (Scoli-
ciosp.), 694.
corticolum Arn. Scoliciosporum, 694.
costata Müll. Arg. var. Ramal. compla-
nate, D0.
crassa Fée Graphis, 482.
* crassa Müll. Arg.
» (Eleutherol.), 482.
* erassescens Müll.
D4D.
crassescens Stirl. Verrucaria, 545.
* crassilabra Mont. Fissurina, 527.
crassilabra Müll. Arg. Graphis (Eugra-
phis), 527.
crassilabra Müll. Arg. Lecanora (Pseu-
domaron.), 1371.
crassiusculum Tayl. Collema, 4111.
crassulum Müll. Arg. Endopyrenium,
67%.
crassum Anzi Endocarpon. 674.
* crassum Müll. Arg. Endopyrenium,
674.
crassum Müll. Arg. Leptotrema, 443.
Crawfordii Müll. Arg. Psoroma, 1024.
crenata Willey Biatora, 245.
crenata Müll. Arg. var. Psoræ coroni-
formis, 245, 323 et 1451.
crenatum Tayl. Endocarpon, 245 et
1451.
crenulatum Müll. Arg. var. Callopism.
australis, 332.
cretacea Müll. Arg. Pertus. (Depressæ),
127.
cribellata Tayl. Parmelia, 1329.
* crinita Ach. Parmelia, 183 et 988.
* crispa Nyl. Physcia, 987 et 1669.
crispata Flot. Cladonia, 381.
crispatula Nyl. var. Clad. rangrfe-
rine, 818.
* crispatula Nyl. Ramalina, 1619.
crispatum Hoffm., Wain. Collema,
1121.
crispula Müll. Arg. Physcia, 1480.
crispulum Kremp. Leptogium, 1509.
cristifera Tayl. Parmelia, 1250,
Pheographina
Arg. Pyrenula,
APPENDIX ll. 13
* crocea Müll. Arg. Blastenia, 1034.
crocea Kremp. Lecidea, 1034.
Cronia Nyl. var. Coccocarp. molyb-
deæ, 421 x.
Cronia Müll. Arg. var. Coccocarp. pel-
lite, 421 5.
Cronia Tuck. Parmelia, 421 0.
eryptotosma Müll. Pertus. (Verrucos.),
1373.
erystallifera Tayl. Lecidea, 131% et
* erystallifera Müll. Arg. Psora, 131%
et 1420.
eubana Müll. Arg. Pertus. (Leioplacæ),
744.
eubensis Müll. Arg. Psoroglena, 1665.
Cucurbitula Müll. Arg. Lecanora, 791.
Cucurbitula Mont. Pertusaria, 791.
curtum Hook. et Tayl. Sphærophoron,
1216.
* cuspidata Ach. var. Ramal. scopulo-
rum, 986.
euticola Fée Lecidea ?, 1036.
euticola Müll. Arg. Lopadium, 1036.
eyanea Müll. Arg. Arthonia, 303.
eyelospora Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 954.
eyelospora Hepp Biatora, 95%.
eyelospora Müll. Arg. Sarcographina,
1200.
eylindrophora Tayl. Parmelia, 1330.
eylindrophora Müll. Arg.. f. Psoroma-
tis sphinctrini, 1330.
eyphellata Müll. Arg. Stictina, 396.
* dactyliza Nyl. var. Physe. speciose,
818.
Dactyloblastus Trev., 541.
Daltonia Tayl. Lecanora, 1396.
damæcornifolia Müll. Arg. var. Stic-
tinæ tomentose, 1625.
damæcornifolia Tuck. var. Slictæ to-
mentosæ, 1625.
* damæcornis Ach.
987.
dasypogoides Nyl. Usnea, 554, 988,
1476 et 1477.
dealbata Th. Fr. var. Calopl. auran-
tiacæ, 106.
* dealbatum Müll. Arg. var. Callop.
aurantiaci, 106.
Debanense Bagl. Amphiloma, 333.
deeipiens Müll. Arg. var. Pertus. leio-
aldi: 739,
, décipiens Hoflm. Psora 247.
ee Anzi var, Squarm, fulgentis,
Sticla, 818 et
defossa Müll, Arg. Heufleria, 830.
defossa Müll. Arg. Pyrenula, 545.
dehiscens Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 746.
delicatula Müll. Arg. Arthonia, 523.
delicatula Müll. Arg. Pertus. (Seriales),
774.
Delisea Bab. var.
969.
Delisea Del. Sticta, 565.
Delisei Bab. var. Stictæ Freycineti.
969.
Stiele Freycineti,
deminutum Müll. Arg. Placodium,
369.
* dendritica Müll. Arg. Pheograph.
(Platygramma). 458.
dendritica Ach. Graphis, 458.
dendriticum Leight. Hymenodecton,
498.
* dendroides Müll. Arg. Pheographis
(Melanobas.), 455.
dendroides Leight. Platygrapha, 455.
dendroides Müll. Arg. var. Ramal. fa-
rinaceæ, 598.
densirostra Tayl. Usnea, 234 et 1939.
densirostra Müll. Arg. var. Usn. bar-
bate, 23%, 818 et 1239.
* dentieulata (Eschw.) Nyl. Ramalina,
170 et 986.
dentilabra Tuck. Lecanora, 1401.
denudata Kremp. var. Stictæ laciniatæ,
987.
denudata Tayl. Stieta, 1295.
denudata Hoffm. Lobaria, 581.
* denudatum Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 818.
* denudatusMüll. Arg. var. Theloschist.
chrysophthalmi, 581.
deplanata Müll. Arg. Buellia, 135.
deplanata Müll. Arg. Strigula, 916.
, dant Müll. Arg. Lecidea, 6.
depressa Müll. Arg. Ocellularia, A038.
depressa Müll. Arg. Pertus. (Depress®),
732.
depressa Fée Porina, 732.
depressa Mey. et Flot.
997.
depressior Müll. Arg. var. Pertus. de-
hiscentis, 746.
depressula Müll. Arg. var. Pertus. leio-
place, 341 et 732.
depressum Müll. Arg. Cœnogonium,
36h.
depressum Müll, Arg. Anthracotheeium,
59
Verruearia,
depressum Müll. Arg, Pyrenastrum,
#24.
dermatinum Ach, Collema, 1123.
dermalinum Schwer, var, Collematis
granosi, A123.
1% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
x pe Nyl. Pertus. (Polycarpæ),
787
desquamans Müll. Arg.
(Porinastr.), 1267.
detonsa E. Fr. Parmelia, 1151.
detonsa Nyl. Physcia, 73.
detonsa Tuck. var. Physc. aquile, 73
Anthracoth.
et 1151.
diademata Tayl. Parmelia, 193 et
1331.
diademata Müll. Arg. var. Physe.
hypoleucæ, 193 et 1331.
diademata Müll. Arg. var. Physc. spe-
ciose, 1331.
* dialeptizum Stirton Genogonium, 36%.
* diaphanum Mont. Leptogium, 1115.
diaphanum Nyl. Leptogium, 1509.
diaphoroides Müll. Arg. Graphis (Eu-
graph.), 1043.
diatrypa Tayl. Cenomyce, 1219.
* dichenella Müll. Arg. Melanographa
(Hemigr.), 947.
dichænella Nyl. Opegrapha, 547.
Dichodium Nyl., 371.
dichotoma Müll. Arg. Graphina, 145.
dichotoma Müll. Arg. Parmelia, 1018.
dichotoma Hepp Ramalina, 83.
* dichotoma Nyl. var. Siiete dame-
cornis 818.
dichotomoides Nyl. Stieia, 1008.
dichroa Hook f. et Tayl. Lecanora,
1397.
dichroa Cromb. Pannaria, 1397.
dichroma Fee Lecidea, 1028.
* diffluens Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602.
diffluens Nyl. Verrucaria, 602.
diffractum Nyl. Collema, 983.
diffractum Kremp. Leptogium, 983.
diffractum Müll. Arg. Pseudoleptogrum,
983.
diffractum Müll. Arg.
obscurati, 30.
diffractella Tuck. Staurothele, 673.
diffractella Nyl. Verrucaria, 673.
diffraetella Müll. Arg. Willeya, 673 et
1493.
ss Müll. Arg. Pertus. (Porophora),
769.
dilatata Müll. Arg. var. Sfictæ lacinia-
Lo ANNE
dilatata Nyl. var.
177.
* Dilleniana Flk. Cladonia, 1669.
dilucida Kremp. Lecidea, 288.
* diluta Müll. Arg. Biatori inopsis, 254.
diluta Pers. Peziza, 254.
diluta Müll. Arg. Pseudopyrenula, 602.
f. Rhizocarp.
Stictæ laciniatæ,
diluta Fée Verrucaria, 602.
dimidiata Ach. in Leight. Lich. ama-
zon., Lecanora, 283.
dimidiata Müll. Arg. Opegrapha, 440.
dimorpha Müll. Arg. var.. Usneæ arti-
culate, 1615.
dimorphum Müll. Arg. Amphiloma,
991.
dimorphum Müll. Arg. Leptogium,
à diplasiospora Müll. Arg. Melanogra-
pha, 535
diplasiospora Nyl. Opegrapha, 535.
Dipcocoma Müll. Arg. sect. Pheogra-
phine, 478.
diplomorpha Müll. Arg. Stietina, 395.
diplomorpha Müll. Arg. var. Strigulæ
complanate, 920.
diplotommoides Müll.
362.
x ous Müll. Arg. Pseudopyrenula,
02.
dirempta Nyl. Verrucaria, 602.
Dirina ÉrSAUItS
* discolor Müll. Arg. Ascidium, 901.
discolor Ach. Pyrenula, 906.
discolor Nyl. Ricasolia, 567.
u Müll. Arg. Haplopyrenula,
607.
discurrens Nyl. Graphis, 532.
= ee Müll. Arg. Pheographis,
5) me
disjuncta Kremp. Physcia, 985.
* disjunctum Nyl. Cenogonium, 1660.
* disjungenda Cromb. Lecidea (Leci-
della), 995 et 1415.
£ Müll. Arg. Pyrenula, 89% et
1e
dispersella Müll. Arg. Arthonia, 225.
* disperso-areolatum Keerh. Placodium,
42 et 1667.
dispersum Müll.
252 et 1512.
dispersum Müll. Arg. var. Lopad. me-
laleuci, 269.
pue Müll. Arg. Polyblastia, 47 et
490.
dispora Müll. Arg. Tomasellia (Synge-
nesorus), 1206.
disporum Knight Trypethelium, 1206.
dissecta Müll. Arg. var. Cetrariæ san-
guinee, 1620.
dissecta Müll. Arg. var. Peltigeræ po-
lydactylæ, 162%.
dissecta Müll. Arg. var. Peltig. rufe-
centis, 171.
dissecta (Ach.) Nyl. Ricasolia, 1295.
dissecta Müll. Arg. Roccella, 1592.
Arg. Buellia,
Arg. Gyalectidium,
APPENDIX IM. 15
disseeta Müll. Arg.
gillime, 562.
disseeta Müll. Arg. var. Stictine quer-
cizantis, 1626.
dissectula Müll. Arg. var. Parmeliæ
proboscideæ, 809.
dissectula Nyl. f. Parm. perlatæ var.
ciliatæ, 809.
* disserpens Müll. Arg. Graphina, 145.
disserpens Nyl. Graphis, 145.
dissimilis Müll. Arg. Buellia, 964.
dissimilis Nyl. Lecidea, 96%.
dissimilis Müll. Arg. var. Pheogra-
phine scalpturate, 1051.
dissimilis Nyl. var. Graph. scalptura-
tæ, 1051.
* dissimilis Nyl. Stietina, 397.
dissimilis Nyl. var. Stictinæ fragilli-
mæ, 561 et 961.
dissipans Nyl. Verrucaria, 865.
* distans Nyl. var. Lecanoræ subfus-
ce, 985.
* distineta Nyl. Parmelia, 1656.
divarieata Müll. Arg. var. Parmelie
Kamtschadalis, 1322.
divaricata Tayl, Parmelia, 1322.
* diversa Müll. Arg. Pheographis (Me-
lanobasis), 455.
diversa Nyl. Graphis, 455.
dividens Müll. Arg. Graphina, 206.
dividens Nyl. Graphis, 206.
divulsa Tayl. Sticta, 566 et 1296.
dolichorriza Nyl. Peltigera, 560.
dolichorriza Nyl. var. Peltigeræ poly-
dactylæ, 560 et 818.
doliocarpa Müll. Arg. Putell. (Catill.), 6.
Domingense Nyl. Ascidium, 4177.
* domingensis Müll. Arg. Ocellularia,
1177.
* domingensis (Pers.) Müll. Arg. Pa-
tell. (Bombyl.), 512.
Drummondii Tayl. Lecanora, 1398.
Drummondii Tayl. Sticta, 1297.
Dufourei (Del.) Nyl. Stietina, 1299.
Dufourei Nyl. var. Stieline sylvaticæ,
1299.
* duplex Müll. Arg. Melanotheca, 839.
dupler Fée Trypethelium, 839.
duplicata Müll. Arg. Parmeliella, 583.
ecaperata Müll, Arg. Parmelia, 1651.
Echinoplaca Fée, 1526.
echinata Tayl. Parmelia, 1254.
* Eckloni Mont. Iamalina, 818.
eeoronala Müll. f. Parm. relicine,
1652,
ecrustacea Müll, Arg. f, Lecider um-
brose, 25.
eorustacea Anzif, Lecideæ polytropar, 42.
var. Stictinæ fra-
Ectolechia Trev., 276.
efflorescens Müll. Arg. var. Parm. ti-
liace®, 1142.
effugiens Müll. Arg. Patell. (Catilla-
ria), 1169.
effusa Müll. Arg. Phlyctis, 219 et 279.
effusum Müll. Arg. Arthothelium, 279.
* elactescens Müll. Arg. Polyblastia,
1211.
elactescens Nyl. Verrucaria, 1211.
* elegans Kerb. Amphiloma, 1667.
elegans Müll. Arz. Coccocarpia, 319.
elegans Müll. Arg. Graphis (Aulogra-
pha), 450.
* elegans Leight. var. Opegraphæ her-
peticæ, 688.
elegans Müll. Arg. Psora, 245.
elegans Müll. Arg. Rinodina, 946.
* elegans Müll. Arg. Strigula, 919.
elegans Müll. Arg. var. Usn. barbatæ,
1476.
elegans Müll. Arg. var. Usn. dasypo-
goidis, 55% et 1476.
elegans Sürt. Usnea, 554.
elegantissima Nyl. Lecanora, 1386.
* elegantissimum Müll. Arg. Amphi-
loma, 1386.
elegantula Müll. Arg. Cladonia, 1061.
elegantula Müll. Arg. Graphina, 146.
EULEUTHEROLOMA Müll. Arg. sect. Phæo-
graphine, 482.
elliptica Müll. Arg. Pheographis (Me-
Janob.). 456.
ellipticum Müll. Arg. Mycoporellum,
1507
elongata Müll.
Eckloni, 1241.
emergens Tayl. Lecidea, 1421.
emergens Müll. Arg. Pertus. (Leiopla-
ca»), 1485.
emergens. Müll. Arg. Rotula, 1534.
* emersa Müll. Arg. Ocellularia, 1037.
emersa Müll. Arg. Opegr. (Lecanactis),
1088.
emersum Kremp. Thelotrema, 1037.
eminentior Müll. Arg. Glathroporina,
541.
eminentior Nyl. Verrucaria, 541.
*"Endocarpidium Müll. Arg. 978.
endococcinea Müll. Arg. f. Parm. lim-
batæw, 1449.
endococcinea Korb. Parmelia, 10.
endococcinea Müll. Arg, var. Physc.
obscuræ, 10.
endococcinea Anzi var, Parm, obscure,
10.
endococcinea Müll. Arg. var. Physciæ
setosæ, 1644.
Arg. var. Ramal.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
endochlora Tayl. Lecidea, 1528.
endochlora Hook. f. et Tayl. Urceola-
ria, 1415.
endochlora Müll. Arg. Psora, 1367 et
1423.
endochlorum Müll. Arg. f. Trypeth.
Eluterie, 849.
endochroma Fee Lecanora, 285 et
399.
* endochroma Müll. Arg. Patell. (Pso-
rothec.), 285 et 355.
endochrysa Mont. et v. d. Bosch. var.
Pyx. sorediat., 416.
endochrysea Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 955.
endochrysea Müll. Arg. var. Parm.
adpresse, 116.
endochrysoides Müll. Arg. Stretina,
159%.
endocrocea Müll. Arg. var. Ocellul.
Chinchonarum, 1177.
endodesmia Müll. Arg. Lecidea, 29.
endoleuca Nyl. Lecidea, 436 et 513.
* endoleuca Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 436 et 513.
endoleuca Tayl. Parmelia, 1333.
endoleuca Müll. Arg. var. Pyx. Meiss-
neri, 118 et 1492.
endoleucoides Nyl. Lecidea, 988.
* endoleucoides Müll. Arg. Patell.
(Bacidia), 988.
endomiltodes Nyl. Parmelia, 1653.
endomiltodes Müll. Arg. var. Parme-
lie consperse, 1653.
endoxantha Müll. Arg. var. Pyx. Coc-
coës, 445.
endoxantha Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thec.), 285.
endoxanthum Müll. Arg. Arthothelium,
* ENTEROGRAPHA Fée, 843.
ENTEROSTIGMA Müll. Arg., 843.
enucleans Müll. Arg. var. Pertus. leio-
placordis, 739.
epanora Ach. Lecanora, 1.
epichlorotica Müll. Arg. Lecidea, 142%.
* epigraphella Müll. Arg. Melanogr.
(Hemigr.), 547.
epigraphella Nyl. Opegrapha, 547.
Erıroma Müll. Arg. sect. Pheographi-
ne, 380.
* epimarta Müll. Arg. var. Buelli® pa-
raseme, 1375.
epimarta Nyl. var. Lecid. disciformis,
1375.
epiphora Tayl. Lecanora, 1399.
epiphorum Müll. Ars. f. Callopism.
aurant. var. salicint, 1399.
epiphylla Müll. Arg. Biatorinopsts,
298.
epiphylla Kremp. Coccocarpia, 702 et
1510
epiphylla Fée Echinoplaca, 1526.
epiphylla Kremp. Lecanora, 1519.
epiphylla Müll. Arg. Phylloporina,
1550
epiphylla Fee Porina, 653 et 1550.
epiphylla Nyl. Verrucaria, 653.
epiphylla Fée var. Verruc. america-
næ, 653.
epiphyllum Müll. Arg. Lopadium, 270.
epiphyllum Müll. Arg. Bathelium (Phyl-
lobathel.), 681 et 15%7.
epiphyllum Müll. Arg. Phyllobathe-
lium, 1547.
*epitrypum Müll. Arg. Lepiotrema,
LAS.
epitrypum Nyl. Thelotrema, 443.
eradicata Müll. Arg. var. Parm. cons-
persæ, 579.
eradicata Nyl. var. Parm. constrictan-
tis, 579.
Ernstiana Müll. Arg. Graphina, 206.
Ernstiana Müll. Arg. Lecidea (Psora),
Ernstiana Müll. Arg. Psora, 55 et
1157.
Ernstiana Müll. Arg. Phlyctis, 218.
Ernstianum Müll. Arg. Helminthocar-
non, 1193.
Ernstianum Müll. Arg. Pleurothel.,
61.
erodens Müll. Arg. Verrucaria, 1378.
erosa Kremp. Ricasolia, 1247.
erosa Eschw. Parmelia, 1247.
erubescens Nyl. Pertusaria, 1416.
erubescens Müll. Arg. var. Trypeth.
ochroleuci, 842.
erubescens Fée Trypethelium, 842.
erubescens Hook. f. et Tayl. Urceola-
ria, 1416.
un Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
49
erumpens Tayl. Peltidea, 1287.
erythrocardia Tuck. var. Coccoc. par-
melioidis. 421%.
erythrocardia Müll. Arg. var. Coccoc.
pellitæ, 421%.
erythrocardia Müll. Arg. var. Panna-
riæ pannosæ, 418.
erythrocardia Müll. Arg. var. Panna-
rie mariane, 1159.
erythrocardia Müll. Arg. var. Parm.
prolixæ, 117.
* he Müll. Arg. Parmeliella,
19.
APPENDIX IH. 17
erythrocarpa Nyl. Pannar. et Cocco-
carp., 419.
erythroleuca Nyl. Lecanora, 248.
* erythroleucoides Müll. Arg. Callop.
(Trioph.), 248.
erythroleucoides Nyl. Lecanora, 248.
* erythroleueum Müll. Arg. Callop.
(Trioph.), 248.
eryihromelana Müll. Arg. Cladonia,
386.
erythrophthalmum Tayl.Collema, 1115.
erythroscypha Tayl. Sticta, 1298.
erythrosticta Tayl. Lecanora, 1400.
erythrostietum Müll. Arg. Callopisma,
1400.
esorediosa Müll. Arg. f. Everniæ me-
somorphe, 1593.
* esorediosa Müll.
crocatæ, 703.
EUANTHRACOTHECIUM Müll. Arg., 1265.
Evanzıa Müll. Arg., 1503.
EuARTHOPYRENIA, Müll. Arg., 613.
EvsLastenıa Müll. Arg. sect. Blaste-
nie, A034.
eudoxum Müll. Arg. Amphiloma, 1255.
Euganeum Mass. Collema, 1128.
Euganeus Müll. Arg. Synechoblastus,
1128.
* Eusrapnıs Müll. Arg. sect. Graphi-
dis, 445.
Eumitria Stirton, 389.
eumorpha Müll. Arg, var. Coccoc. pel-
lite, 421 2.
eumorpha Hepp Parmelia, 421 £.
eumorpha Müll. Arg. var. Striqulæ
elegantis, 919.
eumorpha Hepp Parmelia, 81.
Eurorına Müll. Arg. sect, Porine, 648.
Evupynexura Müll. Arg. sect. Pyre-
nulæ, 890.
Eusagedia Stizenb. sect. Sagediæ, 668.
Evsarcosrarna Müll. Arg. sect. Sarco-
phe, 1100.
EvspoLverisıa Müll. Arg., 20.
eustomum Müll. Arg. Arthothelium,
819.
eustomum Mont. Pyrenastrum, 819.
* evernioides Nyl, Ramalina, 106.
exalbescens Wain, var. Gladon. pyc-
nocladır, 1669.
* exalbida Müll. Arg. var, Cladon. ce-
ranoidis, 818.
exalbida Nyl. var,
818,
exaltata Mont, et v. d. Bosch Lecanac-
lis, 441 et 455,
eraltata Müll, Arg. Opegrapha (Leca-
nactis), 441 ct 689,
Arg. f. Stictinæ
Gladon. crispæ,
* exaltata Müll. Arg. Pheographis
(Melanobasis), 455 et 689.
exasperata Müll. Arg. f. Parm. consp.
var. hypoclyste, 575.
* exasperata Müll. Arg. var. Usnee
dasypogoidis, 1615.
eæasperata Zenk. Verrucaria, 882.
Excæcariæ Müll. Arg. Arthopyrenia
(Anisomerid.), 628.
Excecari® Müll. Arg. Sagedia, 227.
exeisa Müll. Arg. Séicta (Ricasolia),
1632.
* exigua Chaub. Lecidea, 47 et 986.
exigua Müll. Arg. Pyrenula, 897.
* exilis Ach. Borrera, 47.
exilis Müll. Arg. Buellia, 1083.
exilis Kremp. Lecidea, 1083.
* exilis Müll. Arg. var. Thelosch. fla-
vicantis, 818 el 1335.
* eximia Müll. Arg. var. Biatorinops.
lutew, 25%.
eximia Nyl. var. Lecideæ luteæ, 254.
expallens Müll. Arg. var. Theloschist.
chrysophthalmi, 581.
exsecta Tayl. Parmelia, 1334.
eæserta Nyl. Graphis, 478.
* exserta Müll. Arg. Pheographina
(Diploloma), 478.
a Müll. Arg. Porina (Euporina),
1461.
faginea Müll. Arg. Arthonia, 966.
fallaciosa Arn. Polyblastia, 490.
fallax Müll. Arg. Leptogium, 373.
fallax Müll. Arg. Leptotrema, 1085.
fallax Müll. Arg. var. Ramal. denticu-
late, 928.
* farinacea Ach. Ramalina, 98.
farinosa Knight Porina, 1209.
farinosa Müll. Arg. var. Usneæ barbate,
1616.
* farınulenta Müll. Arg.
288.
* farrea Müll. Arg. Pyrenula, 488.
farrea Ach. Verrucaria, 488.
fastigiatula Müll. Arg. var.
leiodew, 557.
fastuosa Müll. Arg. f. Pertus. leiopla-
coid. var, telrasporw, 739,
* favulosa Ach. Ohne. 1102.
faxinensis Müll. Arg, Lecidea (Leci-
della), 1422.
faxinensis Müll. Arg. Ricasolia, 237.
Feeana Müll, Arg. Melanotheca, 854.
Feei Trev. GChrooica, 839.
Fendleri Tuck, et Mont. Biatora, 1430.
* Fendleri Müll, Arg. Psora, 1430.
feracissima Müll. Arg. var, Parm. ti-
liacew, 1012,
Patellaria,
Ramal.
BULL. nenn, boiss, Appendix III, septembre 1809. 3
+. rs ose DE à 6 ih
Ç Te Ÿ
TRE nn PS do ae Ce AS a
18 BULLETIN DE L'HERBIER BOKSIER.
ferax Müll. Arg. f. Amphil. elegantis,
36.
ferax Müll. Arg. var. Lecan. subfusce,
122.
ferax Müll. Arg. Parmelia, 1016.
ferax Müll. Arg. var. Pertus. torqua-
telle, 762.
ferax Müll. Arg.
lifere, 768.
Ferdinand: Müll. Arg. Cladonia, 378.
Ferdinandi Müll. Arg. Clathrina, 378
et 589.
Ferdinandi Müll. Arg.
rosp.), 321.
* ferruginea Mass. Blastenia, 984.-
ferruginosa Müll. Arg. Porina (Seges-
trella), 1058.
fertilis Müll. Arg. Parmelia, 1143.
fibrillifera Nyl. var. Lecideæ parvifo-
lie, 494.
fibrosa Müll. Arg. Candelaria, 1154.
fibrosa Müll. Arg. Lecanora, 1315.
fibrosa E. Fr. Parmelia, 1154.
fibrosa Nyl. Physcia, 1154.
filamentosa Tayl. Parmelia, 1335.
filamentosa Mont. var. Parm. gossypi-
næ, 1528.
filieina Mont. Opegrapha, 159, 687 et
1540.
filicina Müll. Arg. Opegraphella, 1540.
filicina Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
296.
filieina Hepp, Mont. et v. d. Bosch,
Stieta, 86.
* filieina Nyl. Stietina, 1498.
filieinum Müll. Arg. Gyaleetidium, 253.
filiformis Müll. Arg. var. Cladon. fur-
cate, 381.
* fimbriata Hoffm. Cladonia, 987.
finbriata Tayl. Stieta, 85 et 1299.
fimbriata Scher. Sticta, 85.
fimbriata Müll. Arg. Sizetina, 85.
finitima Müll. Arg. Pyrenula, 1213.
* finitima Müll. Arg. Sarcographa,
(Eusarcogr.), 1100.
finitima Kremp. Glyphis, 1100.
* firmula Nyl. Physcia, 1389.
fissa Müll. Arg. var. Ramal. inflate.,
136%.
fissofureata Müll. Arg. Graphina (Aula-
cographina), 469.
fissofurcata Leight. Graphis, 469.
fi
var. Pertus. tubercu-
Placod. (Aca-
m
pn
fissum Müll. Arg. Leptotrema, 443.
ssum Nyl. Thelotrema, 443.
fistulata Müll. Arg. var. Parm. Kamt-
schadalis, 1251.
fistulata Tayl. Parm., 1251.
Flageyana Müll. Arg. Lecanora, 701.
flammeum Müll. Arg. Lopadium, 275.
flammeum Anzi Placodium, 1259.
flammula Eschw. Ustalia, 465.
* flava Kremp. Parmelia, 1312.
flavens Müll. Arg. Graphis (Solenogra-
pha), 446.
* flavens Nyl. Pertus. (Leioplacæ), 762.
* flaventior Müll. Arg. Pyrenula, 121%.
flaventior Stirton Verrucaria, 1214.
flavicans Müll. Arg. var. Graphid. te-
nelle, 149. :
flavicans Müll. Arg. Polyblastia, 35.
flavicans Müll. Arg. Psoroma, 811.
flavicans Müll. Arg. var. Stictæ endo-
chrysee, 1300.
flavicans Hook. et Tayl. Stieta, 1300.
flavicans Nyl. var. Stictæ Urvillii, 1300.
flavicans Müll. Arg. var. Sfictæ sinuose,
1628.
flavicans Müll. Arg. var. Willeye dif-
fractellæ, 1460.
* flavida Hepp Lecanora, 2.
flavidula Müll. Arg. Lecanora, 328.
flavidum Müll. Arg. Callopisma, 1410.
flavissima Müll. Arg. Séicta, 56%.
flavobrunnea Müll. Arg. Parmelia,
1654.
flavovirens Müll. Arg. Buellia, 1437.
FLECHTE (EINE ALTEGYPTISCHE), 370.
Flegographa Mass., 1101.
FLEGoGRAPHA Müll. Arg. sect. Sarco-
graphe, 1101.
flexuosa Müll. Arg. Graphina, 969.
flexuosa Fée Graphis, 969.
flexuosa Müll. Arg. var. Usnee plicate,
1235.
flexuosa Tayl. Usnea, 1235.
florida Fee Usnea, 1065.
* florida Fr. var. Usn. barbate, 98% et
1668.
Flotowiana Laur. Stieta, 566.
foliare Kremp. Leptogium, 1508.
foliata Stirton Lecidea, 495.
* foliata Müll. Arg. Psora, 493.
foliicola Müll. Arg. Biatorinopsis, 257.
foliicola Kremp. f. Lecideæ Pineti,
257.
foliicola Müll. Arg. var. Lecideæ Pipe-
ris, 284.
foliolosa Müll. Arg. var. Clad. lepidu-
le, 552 et 1005.
foliosa Müll. Arg. var. Clad. cornuco-
pioidis, 387.
foliosa Müll. Arg.
1005.
* formosa Bagl. et Carest. Lecidea,
2h
formosa Fée Parmelia, 1343.
var. Clad. pityreæ,
ETS TE
dre ART TRES Na
APPENDIX Il. 19
formosum Müll. Arg. var. Collematis
turgidi, 1122.
formosum Ach. Collema, 1122.
formosum Nyl. var. Collematis pul-
posi, 1122.
Forstroemiana Müll. Arg. Blastenia,
1170.
Forstroemiana E. Fr. Biatora, 1170.
Forstroemiana Spreng. Patellaria,1170.
foveolaris Müll. Arg. var. Ramal. den-
ticulatæ, 170.
* foveolatum Nyl. Leptogium, 1117.
foveolatum Müll. Arg. Trypethelium,
fragile Hook. f. et Tayl. Endocarpon,
1452.
fragile Nyl. Endocarpon ?, 1452.
fragilis Müll. Arg. Stzieta, 1452,
Frankliniana Tayl. Parmelia, 1336.
1 F2 Pen Müll. Arg. Polyblastia,
490.
Frankliniana Leight. Verrucaria, 490.
fratruelis Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
513.
Frenchianus Müll. Arg. Bæomyces,
1138.
Friesiana Müll. Arg. Argopsis, 1227.
* frumentaria Müll. Arg. Graphina
(Chlorogr.), 147 et 475.
frumentaria Fee Graphis, 147.
frustulosa Müll. Arg. Enterographa,
1198.
frustulosum Kremp. Chiodeeton, 1198.
frutieulosa Kremp. Cladonia, 551.
fugax Müll. Arg. Melaspilea, 1055.
fuliginosa Müll. Arg. f. Leptogti tri-
chophori, 149%
* fuliginosa Nyl. Stictina, 818.
fulva Schw. Lecanora. 1481.
fulva Müll. Arg. Pyrenula, 896.
fulva Kremp. var. Verruc. marginatæ,
896.
fulvastra Kremp. Lecanora, 943 et 988.
fulvella Tayl. ee 1337.
fulvella Müll. Arg. Porina (Segestri-
nula), 661.
fulvescens Müll. Arg. var. Patell, fu-
moso-nigricantis, 1517.
* fulvum Müll. Arg. Callopisma, 1484.
fumosa Knight Perlusaria, 790,
fungoides Hepp f. Süctæ filicinæ, 86.
furcala Müll, Arg, Parmelia, 1015.
fureatum E. Fr. Stereocaulon, 1134.
furcellata E, Fr, Cetraria, 1141.
furfuracea Müll. Arg. var. Coccocarp.
aurant., 122.
furfuracea Müll. Arg. f. Parm. lavig,
var, gracilis, 1385.
Ei.
furfurella Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
Slk.
furfureolum Müll. Arg. Collema, 1472.
iusca Müll. Arg. var. Lecideæ patavi-
ne, 134.
fusca Müll. Arg. var. Opegraphæ insi-
gnioris, 1041.
fuscata Müll. Arg. var. Arthopyr. ad-
nacis, 626.
fuscatula Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
298.
fuscatula Nyl. Pyrenopsis, 1470.
fuscella Müll. Arg. Buellia, 1438.
fuscella Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
348.
fuscella Leight. Lecidea, 798.
an Müll. Arg. Callopisma,
813.
fuscescens Hampe Heterothecium, 261.
Mn Anzi Polybl.et Verruc.,
* fuscoeineta Stirton Lecidea, 506.
fuscococcinea Nyl. Lecanora, 51.
* fuscoferruginea Müll. Arg. Rinodina,
1436.
fuscoferruginea Kremp. Lecidea, 1436.
fusconigrescens Müll. Arg. Patell.
(Bacid.), 204.
fusconigrescens Kremp. Lecanora, 20%.
* fusconigrescens Müll. Arg. f. Patell.
millegrane, 359.
fuscum Müll. Arg. Lopadium, 272.
fuscum Mont. Pyrenastrum, 823.
fuscum Müll. Arg. var. Trypeth. pa-
pillosi, 818.
Fusıpıospora Müll. Arg. sect. Pyrenu-
le, 890.
Pts Müll. Arg. Synechoblastus,
90
galbinea Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
1515.
galbinea Kremp. Lecidea, 1515.
Gaudichaldia Del. Stieta. 1072.
* Gaudichaudii Nyl. Stictina, 1072.
Gayana Mass. Pannaria, 1021.
Gayana Mont. Parmelia, 1021.
* Gayana Müll. Arg. Parmeliella, 1021.
geminella Müll. Arg. Polyblastia, A90.
geminella Nyl. Verrucuria, 490.
geniculata Hook. f. et Tayl. Ramal.
83, 988 et 1280.
geniculata Nyl. Ramalina, 1277.
genuina Müll. Arg. var. Coccocarp.
pellite, 421 6.
genuina Müll, Arg. var, Psoræ coroni-
formıs, 245.
“genuina Müll, Arg. var. Strigulæ
complanatæ, 1569,
»
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
genuina Müll. Arg. var. Verruc. bra-
siliensis, 1466.
georgiana Ach. var.
persæ, 1653.
gibberosa Müll. Arg. Pertus. (Depres-
se). 503 et 731.
gibberosa Müll. Arg. Strigula, 918.
Parmelie cons-
gibberulosum Müll. Arg. Thelotr.
(Pseudo-Ascid.), 369.
gibbosum Müll. Arg. var. Leptogii
phyllocarpi, A141.
* gilva Müll. Arg. Porina, 868.
gilva Zenk. Porophora, 649 et 870.
gilva Auct. Stictina, 703.
gilva Nyl. Séictina, 1298.
Gisleri Müll. Arg. Sagedia (Thelid.),
67.
Gisleriana, Müll. Arg. Lecanora, 1.
glabella Kremp. Lecidea, 357.
* glabella Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
357.
glabellum Müll. Arg. Calicium, 1380.
glaberrima Bory var. Borrer& ciliaris,
Ki.
glaberrima Kremp. Parmelia, 77 et
190.
glaberrima Müll. Arg. var. Physciæ
ciliaris, 414. a
glaberrima Bab. var. Stictæ fragillimæ,
562.
glaberrima Müll. Arg. var. Strictine
fragillimæ, 562.
Gyrophoræ polyphylle,
glabra var.
84
glabra Hook et Tayl. Sticta, 565 et
1301.
*glabrata Ach. var. Lecanore sub-
fusce, 47.
glabrata Nyl. Syn. Lich. N. Caled.
Verrucaria, 898.
glabrescens Müll. Arg. var. Sticte
Freycineti, 565.
glabrissima Bory, var. Borrera ciliaris,
Mil
* glandulifera Stiz. Anzia (Euanzia),
1503.
* glandulifera Fée Parmelia, 1150 et
1503.
glauca Tayl. Lecidea, 1493.
glauca Müll. Arg. Pheogr aphis (Phæo-
discus. 973.
glauca Tayl. Lecidea, 1423.
* glauca Bab. var. Séictæ Richardi,
1296.
glaucella Müll. Arg.
rina), 1089.
glaucescens Kremp. Lecidea, 1028.
glaucescens Tayl. Peltidea, 1288.
Graphis (Fissu-
* glaucescens Müll.
518.
glaucescens Nyl. Thelotrema, 518.
glaucocarpa Müll. Arg. Parmelia, 808.
glaucopa Hook. f. et Tayl. Lecidea,
1424.
Glaziouana Müll. Arg. Buellia, 135.
Glaziouana Krempelh. Lecid., 135.
Glaziovii Müll. Arg. Pertus. (Leiopla-
ceæ), 764.
Glaziovii Müll. Arg., Strigula, 1667.
glebosa Müll. Arg. Pertus. (Depressæ),
501 et 726.
glebosum Müll. Ars.
glebulare Müll. Arg. Placodium,
globosa Fée Opegrapha, 447.
gneissiaca Müll. Arg. Polyblastia, 34.
gompholoma Müll. Are. Patellaria, 104
et 1429.
GONIDIEN (DIE), 91.
goniostoma Müll. Arg. Pertus. (Pustu-
latæ), 723.
goniostomum Müll. Arg.
cium, 598.
gonolobina Müll. Arg. Pertusaria, 949.
* gossypinum (Sw., Ach.) Müll. Arg.
Byssocaulon, 1528.
gracile Müll. Arg. Placodium, 38.
gracile Müll. Arg. var. Spheroph. glo-
biferi, 70%.
gracilenta Müll. Arg. Arthonia, 522.
gracilescens Nyl.f. Cladon. degeneran-
lis, 380.
gracillima Müll. Arg. Arthonia, 1195.
gracillima Müll. Arg. var. Cladon. fur-
cate, 381.
Arg. Leptotrema,
Calicium, 1133.
1366.
Anthracothe-
gracillimum Müll. Arg. Stereocaulon,
312.
gracilior Müll. Arg. var. Graphinæ
Ruiziane, 468.
gracilior Müll. Arg. Haplopyrenula,
609.
* gracilior Müll. Arg. var. Ramal. ceru-
chis, 1231.
* gracilis Kremp. f. Cladon. macilentæ,
982.
gracilis Müll. Arg. Ocellularia (Asci-
dium). 367.
gracilis Müll. Arg.
gracilis Müll. Arg.
ceæ), 761.
gracilis Nyl. Ramalina, 1280.
gracilis Müll. Arg. var. Ramal. infla-
te, 1277 et 1280.
gracilis Müll. Arg. Séictina, 1595.
græca Müll. Arg. Ramalina, 88.
* granatensis Nyl. Sticta, 177 et 1668.
grandis Nyl. Lecidea, 1027.
Parmelia, 1146.
Pertus. (Leiopla-
APPENDIX Hi. Er |
granifera Kremp. Lecanora, 199.
granularis Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
granularis Müll. Arg. var. Lecid. sabu-
letor., 14.
granularis Müll. Arg. f. Rotulæ vulga-
ris, 1533.
granulata Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 756 et 862.
granulata Müll. Arg. Pertusaria, 862.
granulata Eschw. var. Pertus. com-
munis, 756.
granulata Ach. Porina, 862.
granulata Hook. f. et Tayl. Porina,
1463.
* sranulatus Müll. Arg.
1463.
um Müll. Arg. Mycoporum,
164.
Lepolichen,
granulifera Müll. Arg. var. Physe. spe-
ciosæ, 316.
* sranuliferum Kremp. Ascidium, 367.
* granuligerum ' Müll. Arg. Amphi-
loma, 940.
granulosa Müll. Arg. var. Coccocarp.
pellite, 421 2.
granulosa Müll. Arg. Graphina (Rha-
dogr.), 1048.
granulosa Müll. Arg. Lecanora, 327.
granulosa Mich. Patellaria, 72.
granulosa Müll. Arg. var. Psoræ par-
vifolie, 423.
granulosa Müll. Arg. Raphiospora, 72.
graphica Knight Pertus. (Graphicæ),
789
GrapHına, Müll. Arg., 143 et 521.
graphizans Müll. Arg. var. Lecideæ ho-
malæ, 797.
gravastella Müll. Arg. Arthopyr. (Poly-
merid.), 543 et 637.
gravastella Kremp. Verrucaria, 543 et
637.
gregale Knight Trypethelium, 1203.
gregalis Müll. Arg. Parmentaria, 1203
Gregoriana Müll. Arg. Anzia (Euan-
zıa), 1501 et 1503.
grossa Pers. Lecidea, 1167.
grossa Müll, Arg. Patell. (Psorothe-
cium), 1167.
grossula Müll, Arg
rina), 10%4.
grossulina Stirton Lecidea, 509.
* grossulina Müll, Arg. Patellaria (Pso-
rothec.), 509.
grossum Müll, Arg. Astrothelium, 1320.
Graphis (Fissu-
I Legendum est granuliferum, Müll, Arg.
Lich, exot.,n 138
* Guepini Müll. Arg. Endocarpiscum,
1130.
Guineti Müll. Arg. Arthopyr. (Pharei-
dia), 9.
GyaLecriiuM Müll. Arg., 250.
gyalectoides Müll. Arg. Arthonia, 1000.
(GYMNOGRAPHA Müll. Arg., 1086.
gypsacea Nyl. Squamaria, 985.
gypsaceum Müll. Arg. Placodium, 985.
gyrizans Leight. Glyphis, 1400.
gyrizans, Müll. Arg. Sarcographa (Eu-
sarcog.), 1100.
gyrocarpa Müll. Arg. var. Parmeliell.
pann., 243.
Gyrosromum Nyl., 941
gyrostomoides Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 278.
gyrostomoides Müll. Arg. Ocellularia,
* hæmatites Mass. Callopisma, 47.
hœæmatites Fée Graphis, 465.
* hæmatites Müll. Arg. Pheographis
(Pyrrhograph.), 465.
hæmographa Müll. Arg.
(Thalloll.), 155 et 470.
hæmographa Nyl. Graphis, 159.
hemophea Nyl. Lecidea, 1157.
* hæmophæa Müll. Arg. Psora, 1157.
halonia Tuck. Buellia, 1229.
halonia Ach. Lecidea, 1229.
* hamolotera Nyl. Lecidea (Lecidella),
1415.
Hamiltoni Müll. Arg. Physcia, 1020.
Hampeana, Müll. Arg. Arthonia, 280.
Hampeana Müll. Arg. Phlyetidia, 220
et 280.
* Hampeanum Mass.
261
Haplopyrenula Müll. Arg., 605 et 1576.
* Harioti Müll. Arg. Callopisma, 1440.
Hartii Müll. Arg. Thelotrema, 1040.
Hartmannı Müll. Arg. var. Pertus.
trypetheliiform., 753.
Hartmanni Müll. Arg. Pertusaria, 499
et 753.
Hartmanni Müll. Arg. Ricasolia, 568.
Hartınanniana, Müll. Arg. Graphina,
525.
Hegetschweileri Müll. Arg. Callopisma,
12.
Hemicnarna Müll. Arg, sect, Melano-
graphe, 547.
* hemisphærica Müll.
871.
hemisphæricum Eschw. Trypethelium,
871.
Hesiruecıum Müll, Arg. sect, Phwo-
graphidis, 459,
Graphina
Heterothecium,
Arg. Porina,
Ü
NS
Henryana Müll. Arg. Séicta, 1630.
Heppiana Müll. Arg. Stictina, 86.
heterobaphia Anzi Biatorina, 693.
HETEROCARPON Müll. Arg., 978.
heterochroa Müll. Arg. Lecania (Eule-
cania), 283.
heterochroa Müll. Arg. Patell. (Bacid.),
203 et 1257.
heterochroa Müll. Arg. var. Pertus.
pustulate. 724.
heterochoa Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602.
heterochroa Mont. Verrucaria, 602 et
841.
heteroclita Ach. Pyrenula, 892.
heteromera Müll. Arg. var. Pertus. gra-
cilis, 761.
heterostycha Mont. Glyphis, 78.
HETEROMYcES Müll. Arg., 1496.
HETEROTHECIUM Flot., 260.
Heufleridium Müll. Arg , 592, 826 et
1496.
hians Müll.
912.
hians Müll. Arg. var. Cladon. furcatæ,
381.
Hildebrandtii Müll. Arg. Pleurocybe,
804.
* Hildebrandtii Kremp. Parmelia,1637.
Hildebrandtii Kremp. Parmelia, 933,
984, 987 et 1637.
hirta Tayl. Cenomyce, 1218.
* hirta Fr. var. Usn. barbatæ, 42, 47
et 818.
holocarpa Ach. var. Lecanoræ luteoal-
bæ, 498.
* holocarpum Müll. Arg. Callopisma,
Arg. Anthracothecium,
hololeuca Müll. Arg. Graphina (Pla-
tygr.), 473.
hololeuca Mont. et v. d. Bosch Gra-
phis, 473.
“ hololeucoides Müll. Arg. Graphina
(Platygr.), 474.
hololeucordes Nyl. Prodr. N. Gr. Gra-
phis, 474.
“ holomelena (Flerke)
Patellaria, 1165.
holopolia Nyl. Verrucaria, 889.
holopolia Müll. Arg. Microthelia, 889.
* homala Kremp. Lecidea (Lecidella),
797 et 986.
homocarpa Müll. Arg. Buellia, 1439.
Howoroma Müll. Arg. sect. Pheogra-
phine, 477.
Hookeri Tayl.
1643.
* horizontalis Hoffm. Peltigera, 408.
Müll. Arg.
Parmelia, 1338 et
2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
horridula Müll. Arg. Stereochlamys,
925.
horridula Müll. Arg. var. Usn. longis-
sime, 161%.
* hosteleoides Müll. Arg. Patell. (Ba-
cidia), 397.
hosteleordes Nyl. Lecidea, 397.
hospitans Müll. Arg. Parmelia, 578.
Hüfferiana Müll. Arg. Rinodina, 132.
Humboldtiri Hook. Sticta. 1302.
humigena Tayl. Lecidea, 1425.
humile Müll. Arg. var. Stereocauli sub-
ramulosi, 1585.
humilis Müll. Arg. var. Ramal. denti-
culatæ, 928.
humilis Müll. Arg. var. Ramal. testi-
dunarie, 392.
hyalina Müll. Arg. var. Piatorinops.
dilutæ, 516.
hyalinescens Müll. Arg.
497.
* hyalinum Nyl. Thysanothecium, 1137
et 1228.
hyalinus Tayl. Beomyces, 1137 et 1228.
Hymenodecion Leight., 458.
hypochrysa Kremp. var. Physciæ ob-
sessæ, 936 et 987.
* hypocrysa Kremp. var. Physeie spe-
ciosæ, 987.
hypoclystoides Müll. Arg. var. Parm.
consperse, 579.
hypoleia Nyl. Parmelia, 1346.
hypoleuca Müll. Arg. Anzia (Euanzia),
1502 et 1503.
hypoleuca Müll. Arg. Parmelia, 1145.
hupoleuca Mühlenb. Physcia, 1331.
hypoleuca Nyl. var. Physc. speciose,
76, 818 et 1341.
hypoleuca Müll. Arg. Ricasolia, 567.
hypoleuca Müll. Arg. Séicta, 407 et
967
Lecanora,
hypoleucoides Müll. Arg. Anzia, 1598.
hypoleucum Knight Chiodecton, 1197.
* hypomela (Del.) var. Lobariæ pulmo-
naceæ, 1007.
hypomelæna Müll. Arg. Phæographis
(Melanobas.), 1045.
hypopsila Müll. Arg. Parmelia, 114A.
hypothrix Müll. Arg. var. Parm. tilia-
ceæ, 1326.
hypothrix Nyl. var. Parm. sinuosæ,
1326.
hypotrachyna Müll. Arg. Cetraria (Pla-
tysma), 1622.
hypotrachynum Müll. Arg. Leptogium,
229.
hypotropa Nyl. Parmelia, 69, 97, 18%,
1074 et 1359.
APPENDIX II. 93
hypotrypa Nyl. Parmelia, 1659.
hypoxantha Müll. Arg. Parmelia,
242.
hypoxylon Nyl. Astrothelium, 846.
hypoxylon Fée Pvrenodium, 846.
* hysteriospora Müll. Arg. Melanogra-
pha, 535.
hysteriospora Leight. Opegrapha, 535.
icterica Müll. Arg. Psora, 1258.
icterica Mont. Biatora, 1258.
iguapense Müll. Arg. Thalloidima,
* ikounensis Müll. Arg. Arthopyrenia,
613.
illecebrosula Müll. Arg. Opegr. (Leca-
nactis.), 21%.
illinita Eschw. Graphis, 1447.
* illinita Müll. Arg. Porina (Sagedia),
64.
illinita Kærb. Segestrella, 645.
illusoria Müll. Arg. var. Lecanoræ poly-
trope, 102.
illusoria Ach. var. Lecanoræ variæ,
102.
imbricatula Müll. Arg. Pannaria,
318.
imbricatula Tayl. Sticta, 1303.
imbrida Müll. Arg. Pyrenopsis, 1467.
imbrida Tayl. Verrucaria, 1467.
imitans Nyl. var. Parm. consperse,
1653.
imitatrix Tayl. Parmelia, A113 et 573.
imitatrix Müll. Arg. Porina (Euporina),
1556.
immersa Müll. Arg. Pyrenula, 121%.
imparilis Kremp. Graphis, 457.
imparilis Müll. Arg. Pheographis (Me-
anobasis), 457.
implicatum Nyl. Collema, 93.
* implicatus Müll. Arg. Synechoblastus,
93.
impressa Müll. Arg. Pyrenula, 1606.
impressa Hook. et Tayl. Sticta, 130%.
Sp Müll. Arg. var, Stiete auratw,
78 el 818.
impressa Tayl. Slicta, 566 et 130%.
impressula Müll. Arg. Pertus. (Subir-
regulares), 778,
impressula Müll. Arg, Stietina, 1262.
inamona Müll, Arg. Lecidea, 15.
ıneequalıs Tayl. Parmelia, 1339.
* incarnala Ach. Lecanora, 245.
incarnalus Thunb, Lichen, 245.
incisa Vers, Coccocarpia, 421.
ineisa Mill. Arg. var. Coccoc, pellitw,
421.
incisa Nyl. Synops. Lich. N, Caled, var,
Coccoc, molybd., 421 «.
incisa Nyl. Prodr. Nov. Granat. var.
Coceoc. mobybd., 4212.
incisa Tayl. Parmelia, 1340 et 1360.
incisa E. Fr. Parmelia. 1152.
incondita Kremp. Lecidea, 942 et 1028.
* incondita Müll. Arg. Patell. (Pso-
roth.). 912.
incondita Müll. Arg. var. Patell. ver-
sicoloris, 1028.
inconspieua Trev. Ghrooica, 839.
inconspieua Müll. Arg. Melanotheca,
839.
inconspicua Knight var. Pertus. leu-
coidis, 749.
inconspicuum Fee Trypethelium, 839.
incurva Müll. Arg. Arthopyr. (Aniso-
merid.), 628.
incurva Müll. Arg. var. Cladoniæ ran-
giformis, 1611.
* indica Kremp. Pyrenula, 902.
indica E. Fr. Ramalina, 1069.
indusiata Müll. Arg. Arthopyrenia,
617.
indutum Nyl. Parathelium, 60.
* indutum Nyl. Prodr. N. Granat.
Parathelium, 832.
indutum Müll. Arg. Pleurothel. 60.
mexplicata Nyl. var. Lecideæ domin-
gens., 1030.
inexplicala Müll. Arg. Patell. (Bomby-
liosp.), 1030.
infernalis Müll. Arg. Arthopyr. (Ani-
somerid.), 879.
infernalis Mont. Verrucaria, 879.
‘infida Müll. Arg. Pyrenula (Fusi-
diosp.), 890 et 903.
infida Nyl. Verrucaria, 903.
inflata Hook. et Tayl. Cetraria, 1277.
* inflata Hook. et Tayl. Ramalina,
1277.
infuscata Kremp. var. Pertus. Quas-
sie, 739.
* innala Müll. Arg. Porina, 539.
innata Nyl. Verrucaria, 539.
inscripla Müll. Arg. Pheographis (Ani-
sothec.), 532.
insigne Müll. Arg. var. Sphæroph. aus-
tral., 549.
insigne Laur, Sphærophoron, 549.
insigne Müll. Arg. Trypethelium, 851.
*" insienior Müll. Arg. Opegrapha (Le-
canaclis), 4939,
insignior Nyl. Lecidea, 439.
insperala Müll, Arg. Porina (Phyllo
porina), 65%.
insularıs Müll. Arg. var, Parmelielle
nigrocinelæ, 420,
insulina Müll. Arg, Buellia, 1440,
Crus, DA,
RE 2 >
DCE AM LR, ze a a
Le À 2
+
2 PTE et © e
PT PR IP PER ETS RE 2 TEA
D 6h N°) 7 „3 2
24 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* integrata Nyl. Physcia, 818 et 985.
integrum Müll. Arg. Leptotrema, 1183.
* interalbicans Müll. Arg. Melanogra-
pha, 535.
interalbicans Nyl. Opegrapha, 839.
* intercalaris Kremp. Usnea, 1062.
intercedens Müll. Arg. Patell. (Bacid.),
107.
interlatens Müll. Arg.
592 et 826.
* interlatens Müll. Arg. Parmentaria,
592 et 826.
interlatens Nyl. Astrothelium, 592.
intermedia Müll. Arg. var. Ramal. tes-
tudinariæ, 392.
inter miscens Nyl. Lecidea, 1166.
* intermiscens Müll. Arg. Patellaria,
1166.
intermixta Nyl. Lecidea, 432.
* intermixta Müll. Arg. Patell.
tora), 432.
internigrans Kremp. Lecidea, 201.
* interplexum Nyl. Cœnogonium, 1669.
interponens Müll. Arg. Polyblastia, 490.
interponens Nyl. Verrucaria, 490.
interpositum Nyl. Ascidium, 369.
* interpositum Müll. Arg. Thelotrema,
369
intestiniforme Schar. Collema, 1122
intestiniformis Scher. Parmelia, 1122.
intricans Nyl. Graphis, 222 et 1100.
* intricans Müll. Arg. Sarcographa
(Eusarcographa), 1100.
intricala Müll. Arg. var.
rangiferinæ, 1003.
intricata Mont., Nyl. Roccella, 1592.
intricatissima Müll. Arg. Pheographina
(Diploloma), 479.
* intrusa Müll. Arg. Polyblastia, 460.
intrusa Nyl. Verrucaria, 490.
* inturgescens Müll. Arg. Graphina,
(Rhadogr.), 1448.
inturgescens Kremp. Graphis, 1448.
inulans Kremp. Lecidea, 265.
inusla Ach. Graphis, 459.
“ inusta Müll. Arg. Pheographis (He-
mithec.), 459 et 988.
ırregularis Müll. Arg. var.
rugulose, A571.
isabellina Kremp. Parmelia, 1077.
isidiigera Müll. Arg. f. Parm. consp.
var laxe, 579.
isidiigera Müll. Arg. f. Par m. adpla-
nale, 933.
isidioidea Müll. Arg.
rianæ, 1159. h
* jsidiodea Müll. Arg. f. Pannariæ pan-
nosæ, 1159.
Heufleridium,
(Bia-
Gladonie
Strigule
f. Pannarie ma-
isidiophora Müll. Arg. f. Parm. consp.
var. constrictantis, 875.
* isidiophora Kremp. f. Parm. perlate,
185.
isidiophora Kremp. f. Parm. perlate,
10
* isidiophora Nyl.f. Physe. piete, 987.
isidiophora Nyl. f. Physc. speciosæ v.
hypoleucæ, 1328.
isiodophora Müll. Arg. var. Pyx. Co-
coës, 415.
isidiophylla Müll. Arg. var.
pellitæ, 421 e.
isidiosa Müll. Arg. var.
melloidis, 374 et 1493.
isidiosa Müll. Arg. f. Parm. Braun-
siane, 314.
isidiosa Müll.
sis, 1640.
isidiosa Müll. Arg.
nensis, 1649.
isidiosa Müll. Arg. f. Parm. conspersæ
var. hypoclistæ, 575, 818 et 986.
* isidiosa Müll. Arg. f. Parm. consper-
se f. hypoclistoidis?, 135%.
isidiosa Müll. Arg. f. Parm. levigate,
1642.
Coccoc.
Leptogii tre-
Arg. f. Parm. caraccen-
f. Parm. cathari-
isidiosa Müll. Arg. Parm. latissime,
190.
isidiosa Müll. Arg. f. Parm. limbate,
1075.
isidiosa Müll. Arg. Parm. meizospore,
1645.
isidiosa Müll. Arg.
1648.
isidiosa Müll. Arg. f. Parm. sublevi-
gatæ, 187.
isidiosa Müll. Arg.
cioscæ, 1328.
* isidiosa ! Müll. Arg. var. Pyxinıs Co-
coës, 818.
isidiosa Müll. Arg. f. Stietine retigeræ,
393 et 987.
f. Parm. revolutæ,
f. Physciæ spe-
jamaicense Müll. Arg. Pheotrema,
Janeirensis Müll. Arg. Phylloporina
(Sagediastr.), 1563.
* japonica (Tuck.) Müll. Arg. Anzia
(Euanzia), 1503.
japonica Müll. Arg. Graphina (Platy-
grammopsis), 1609.
japonieus Müll. Are.
javanica Müll. Arg. var. Cladon. dege-
nerantis, 380.
Synechoblastus,
1 Legendum est isidiophora, Müll. Arg.
Lich. exot. n. 138.
APPENDIX IH. 35
javanica Hepp f. Cladon. squam. 2.
squamosissimæ, 79 et 380.
javanica Müll. Arg. Glyphis, 444 et
javanica Müll. Arg. Lecanora, 424.
javanica Mont et v.d.Bosch Parmelia,
424.
javanica Müll. Arg. Pertus. (Irregula-
res), 782.
* javanica Müll. Arg. Sarcographa (Eu-
sarcographa), 444 et 1100.
javanica Hepp Verrucaria, 75.
Bene Müll. Arg. Synechoblastus,
76.
Joshuana Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
* jucunda Lechl. Zeora, 424.
Jungermanniæ Lenormand. Del., 237.
Junghuhniana Mont. Cladonia, 380.
Junghuhniana Müll. Arg. var. Cladon.
degenerantis, 380.
Junghuhniana Müll. Arg. Stictina, 394.
Junghuhniana Mont. et v. d. Bosch
Ustalia, 470.
* Junghuhnii Müll. Arg. Graphina (Pla-
tygr.). 470 et 473.
Junghuhnii Mont. et v. d. Bosch Gra-
phis, 470 et 473.
Kaleida Tayl. Lecidea, 1426.
Kamtschadalis Eschw. Parmelia, 1347
et 1622.
Karstenii Müll. Arg. Psoroma, 1023.
Karstenii Müll. Arg. Stictina, 313 et
1007.
Kirtoniania Müll. Arg. Glyphis, 538
et 1100.
Kirtoniania Müll. Arg. Sarcographa
(Eusareogr.), 1100.
KuiGurieLLa Müll. Arg., 1009 et 1358.
Knightii Müll. Arg. Pyrenastrum, 825.
* Kunzei Fée Trypethelium, 841.
laboriosa Müll. Arg. Lecid., A.
labyrinthica Ach. Glyphis, 1100.
* Jabyrinthica Müll, Arg. Sarcographa
(Eursarcog.), 1100 et 1102.
lacera Hook. et Tayl. Cetraria, 1278.
lacera Müll. Arg. Sticta, 1278.
lacerans Müll. Arg. Pertus. (Lecanor.),
709.
lacerata Müll. Arg. f. Ramal, fasti-
giate, A618,
laceratula Nyl. Parmelia, 1358.
laceratulum Müll. Arg, Thelotremu,
1182.
I Legendum est Junghuhnii, Müll, Arg
Lich, exot, u. 438.
laciniata Kremp. Sticta, 987.
* laciniata Nyl. Séicta, 1668.
lacinulata Müll. Arg. var. Parmeliæ
melanothricis, 1636.
lactea Mass. Blastodesmia, 490.
lactea Lönnr. Microglæna, 490.
lactea Keerb. Polyblastia, 490.
lactea Müll. Arg. Glyphis. 815 et 1100.
lactea Müll. Arg. Sarcographa (Eusar-
cogr.), 1100.
lactea Ach. var. Verruc. stigmatellæ,
860.
* Jacteum Müll. Arg. Pheotrema,
1179.
lacteum Nyl. Thelotrema, 1179.
lacunosa E. Fr. Evernia, 1068.
lacunosa Tayl. Sticta, 1247.
leta Tayl. Cornicularia, 1272.
læta Müll. Arg. var. Patell. subluteole,
398.
lætevirens Müll. Arg. var. Stiete au-
rate, 98.
letior Nyl. Lecidea, 432.
* lætior Müll. Arg. Patell. (Biatorina),
432.
* Jætus Müll. Arg. Bryopogon, 1272.
* lævata Th. Fr. var. Lecanoræ gib-
bosæ, 42.
leve Hook. et Taylor Collema, 1127.
lavigata Ach. Parmelia, 818 et 1334.
lavigata E. Fr. Ramalina, A070 et
1286.
lævigatum Müll. Arg. Astrothelium,
594.
levigatum Müll. Arg. var. Ocellul. gra-
eilis, 367.
lævis Knight Pertus. (Dilatatæ), 771.
Ievis Müll. Arg. var. Ricasol. erosæ,
179 et 1249.
lævis Müll. Arg. f. Rotule vulgaris,
1533.
levis Müll. Arg. var. Stictine Junghuh-
niancæe, 394.
levis Müll. Arg. Synechoblastus, 1127.
lævius Nyl. var. Leptog. chloromell:,
1113.
* Jeviuseula Nyl. var. Sticlæ laciniate,
1668.
lageniferum Ach. Trypethelium, 83%.
lageniferum Müll. Arg. Plagiotrema,
83.
Lagoensis, Müll. Arg. Pyrenula, 895.
Lahmit Müll. Arg. Mycoporellum, 1103.
lamelligera Tayl. Parmelia, 1341.
* Janata Wallr. Parmelia, 47.
lanata Schwer, var, Parm, fahlunensis,
h7.
lanceolata Nyl. Hamalina, 1478.
BULL. sense, uoiss, Appendix III, octobre 1899. I
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
lapidicola Müll. Arg. Graphina (Platy-
grammopsis), 970.
lapidicola Fée Graphis, 970.
lateritia Tayl. Lecidea, 1427.
latifolia Kremp. var. Stictæ carpolomæ,
* latissima Fée Parmelia, 183.
latypea Ach. Lecidea, 14.
# ape Nyl. var. Lecideæ paraseme,
51.
lavata Müll. Arg. Pertus. (Irregulares),
785.
laxa Müll. Arg. var. Parm. consperse.
575 et 1360.
laxum Müll. Arg. var. Amphil. elegan-
tis, 793.
* Lecanacris Müll. Arg. sect. Opegra-
phe, 439.
Lecanactis Mont. et v. d. Bosch., 455.
* lecanographa Müll. Arg. Graphina,
151 et 482.
lecanographa Nyl. Graphis, 151 et 482.
* lecanographa Müll. Arg. Pheogra-
phina (Eleuther.), 482.
lecanoracea Müll. Arg. Parmelia, 1387.
LECANORASTRUM Müll. Arg. sect. Per-
tusariæ, 705.
lecanorella Nyl. Lecidea, 262.
* lecanorellum Mass. Heterothecium,
262.
Lechlerii Müll. Arg. Parmelia, 1656.
Lechlerii Müll. Arg. Stictina, 703.
lecideina Müll. Arg. var. Rinod. versi-
coloris, 133.
lecideinum Müll. Arg. var. Callopism.
variabilis, 13.
leiocarpa Tayl. Parmelia, 1342.
Leiogramma Eschw., 454 et 482.
leioplaca Müll. Arg. Graphıs, 137.
leioplaca Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
1081.
Kon Schær. Pertus. (Leioplacæ,
743.
* leioplacella Nyl. Pertus. (Leioplacæ),
762
leioplacoides Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 342 et 739.
_ Leiorreuma Auct., 476.
leiotera Müll. Arg. Perius. (Pustu-
late), 725.
LEMPHoLENMA Kærb., 371.
Lendigiana Müll. Arg. Pheographis
(Hemithee.), 460.
na ana Nyl. f. Graph. pezizoideæ,
* lentiginosa Müll. Arg. Melanographa,
D3D
lentiginosa Leight. Opegrapha, 535.
lepida Nyl. Lecanora, 336.
* lepida Müll. Arg. Rinodina, 336.
lepidula Kremp. Cladonia, 552.
lepidula Müll. Arg. Cladonia, 592 et
1061
* Leprieurii Nyl. Genogonium, 1669.
Leprieurii Müll. Arg. Lopadium, 152.
Leprieurii Mont. Lecidea, 439.
* Leprieurii Müll. Arg. Opegrapha
(Lecanactis), 439.
Leprieurii Nyl. Graphis, 1101.
Leprieurii Mont. Opegrapha, 1101.
Leprieurii Müll. Arg. Sarcographa
(Flegographa), 1104.
Leprieurii Mont. Sporopodium, 272 et
1524.
leprolyta Nyl. var. Lecanoræ domin-
gensis, 512.
leprolyta Müll. Arg. Patell. (Bomby-
liosp.), 512.
* leplalea Nyl. var.
106.
leptocheila Tuck. Lecidea, 399.
* leptocheila Müll. Arg. Patell. (Pso-
rothec.), 359.
leptocherlodes Nyl. Lecidea, 958.
leptocheilodes Müll. Arg. Patell. (Pso-
rothec.), 958.
leptoclada Müll. Arg. Graphis (Aulo-
cogr.), Ad1 et 818.
leptoderma Nyl. Peltigera, 236.
Leprogiopsis Müll. Arg., 372.
Leptogium Nyl. et Kremp. pr. p., 983.
leptoloma Müll. Arg. Lecidea (Bacidia),
347 et 988.
leptoloma Müll. Arg. Patell. (Biato-
rina), 289.
leptophylla Müll. Arg. Parmelia,
1647.
Physc. stellarıs,
Leptorrhaphis Kerb., 642 et 641.
LeptorrHapnıs Müll. Arg. sect. Artho-
pyreniæ, 641.
leptosperma Müll. Arg. Porina (Seges-
trinula), 657.
leptospermoides Müll. Arg. Porina (Se-
gestrinula). 658 et 1459.
leptosporum Müll. Arg. Chiodecton,
Lh2.
leucina Müll. Arg. var. Cladon. prty-
rophylle, 233.
leucina Müll. Arg. Melanographa, 537.
_ leueina Müll. Arg. var. Parm. tiliacee,
188.
leucina Müll. Arg. Psora, 322.
* Jeucobates Müll. Arg. Anzia (Euan-
zia), 1503.
leucobates Nyl. Parmelia, 1503.
leucoblephara Nyl. Lecidea, 277.
Pet À PRIVEE
DT MERE
= =
APPENDIX IH. 97
leucoblephara Müll. Arg. Patell. (Bi-
limbia). 277 et 1407.
leucoblepharis Müll. Arg. var. Thelos-
chist. chrysophthalmi, 581.
leucocarpa Müll. Arg. Anightiella,
1010.
leueocarpum Tayl. Collema, 379 et
1116.
leucocarpus Müll. Arg. Synechoblastus,
379 et 1116.
eucochlora Müll. Arg. Arthopyr. (Me-
sopyrenia), 615.
leucocephala Müll.
1590.
leucodeoides Müll. Arg. Pertus. (De-
pressæ), 728.
leucodeoides Knight Pertusaria, 728 et
749.
leucodes Knight Pertus. (Irregulares),
784.
leucographa! Kremp. Graphis, 447.
leucoloma Müll. Arg. var. Lecideæ
consperse, 349.
leucoloma Müll. Arg. var. Theloschist.
chrysophthalmi, 581.
* leucomelæna Wain. Anaptychia,1669.
* leucomelas Mich. Physcia, 818 et
986.
leucopepla Tuck. var. Coll. nigrescentis.
376
Ars. Cladonia,
leucophæa Müll. Arg. Sphenctrina,
1132.
leucophylla Müll. Arg. Sticta, 1498.
* leucopis Kremp. Parmelia, 100 et
182.
leucoplaca Müll. Arg. Mycoporopsis,
1056.
leucoplaca Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 745.
leucoschisma, Müll. Arg.
1489.
* leucosticta Nyl. Phlyctis, 544.
leucosticta Tayl. Ramalina, 1281.
leucostictus Trev. Dactyloblastus, 541.
leucostigma Müll. Arg. Pertus. (Irre-
gulares), 783.
leucostoma Ach. Porina, W1.
leucostoma Müll. Arg. Tomasellia (Oli-
gomer.), 856.
* leucotrypa Müll. Arg. Melanotheca,
839.
leucotrypum Nyl, Trypethelium, 839.
leueothrix Tayl. Parmelia, 1343.
leucoxantha Müll. Arg. Graphis, 141.
leucorantha Auct, Leciden, 260 et 987.
Arthonia,
I Legendum est leucoparypha Kremp., Müll.
Arg. Licht exot. u. 438
leucoxantha Müll. Arg. Lecanora, 1369.
leucoxantha Müll. Arg. Parmelia, 241.
leucoxanthum Müll. Arg. Amphiloma,
1313.
* Jeucoxanthum Mass. Heterothecium,
260 et 987.
* Leylandi Müll.
1248.
Leylandi Tayl. Stieta, 1248.
librècola Nyl. Verrucaria, 75.
* libricolum Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 1492.
Lichenes Abyssinienses, 984.
» a cl. Brun lecti, 42.
» ex Africa subcentrali, 125.
» Araralici. 1667.
» Cochinchinenses, 1492.
» Columbiani, 1668.
» Comorenses, 987.
» Eggersiant in Antillis, 1669.
Arg. Erioderma,
» in Madagascaria cl. Hilde-
brandt lecti. 818.
» in Madagascaria Supplemen-
tum, 988.
» e Marocco, 106.
» Somalienses, 985.
» in Texas a cl. Boll lecti, 47.
» e Tonkin, 1493.
» Zanzibarienses, 986.
ligustrina Müll. Arg. var. Opegraphæ
variæ, 112.
limeformis Tayl. Parmelia, 1252.
limbata Laur. Parmelia, All,
et 1075.
limbata Del. Peltidea, 408.
* Jimbatum Müll. Arg. var.
Wrightii, 173.
limbolata Müll. Arg. Phylloporina (Se-
gestrinula), 1553.
limbolata Kremp. Verrucaria, 1553.
limbulata Müll. Arg. Pyaine, 1600.
limitans Müll. Arg. Arthopyr., 630.
limitans Nyl. Verrucaria, 630.
linearis (Ach.) Nyl. Ramalina, 1280.
linearis Hook. et Tayl. Sticla, 1305.
linearis Tayl. Stiela, 566.
linearis Müll. Arg. var, Stictinæ fra-
gillime, 1243.
linearis Müll. Arg. var, Stictæ Karste-
nit, 1007.
* Lineola Ach. Graphis, 1450 et 1492.
lirellina Müll. Arg. Lecanoræ coarc-
tate, 139%.
lithophiloides Müll. Arg. Lecidea, 5.
littoralis (Tayl.) Leight. Verrucaria,
1468.
littoralis Tayl, Verrucaria, 1468.
livida Tayl., Nyl. Parmelia, 134%.
1149
Eriod.
ER REES REBEL RENNEN ee En TON pn SER VERSUCHTE
28 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
livido-cincta Müll. Arg. Patell. (Pso-
roth.), 287 et 1028.
livido-fusca Müll. Are.
306.
livido-rufa Mey. et Flot. Parmelia,
421 ë.
* lobata Müll. Arg. Pheographis (He-
mithec.), 459.
lobatum Eschw. Leiogramma, 459.
Lockeanum Müll. Arg. Thelotrema,
1181.
Lojaconi Müll. Arg. Parmeliella, 1504.
Lojkanum Müll. Arg. Helminthocar-
pon, 1192.
longipes Müll. Arg. Stictina, A01.
longiuscula Müll. Arg. var. Graphidis
stenograpte, 136.
* longissima Ach. Usnea, 986.
longiuscula Nyl. Lecidea, 493.
* longiuscula Müll. Arg. Psora, 493.
Lopapıum Kœrb.. 268.
lophyrea Ach. Parmelia, 1329.
lorea E. Fr. Usnea, 1063.
* Loxensis Trev. Atestia, 1441.
* Jucida Müll. Arg. Arthopyr. (Lep-
torrh.), 641.
lucida Korb. Leptorrhaphis, 641.
ludibunda Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
1162.
lunulans Fée Lecidea, 265.
* lutea Müll. Arg. Biatorinopsis, 25%.
lutea Schær. Lecidea, 254.
luteola Ach. Lecidea, 988.
* luteola Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
988.
* lutescens Kremp. Pertus. (Pustulatæ),
725.
lutescens Tayl. Sticta, 1306.
lutescens Nyl. Stictina, 1306.
lutescens Nyl. var. Sfictinæ quercizan-
tis, 1306.
luteum Tayl. Trypethelium, 1458.
lynceoides Müll. Arg. Opegrapha (Le-
canactis), 215.
* macella Müll. Arg. Graphina, 14.
macella Kremp. Graphis, 144.
maciformis (Del.) Nyl. Ramalina,
1619.
* macilenta Hoffm. Cladonia, 818.
Maclayana Müll. Arg. Parmelia, 1638.
macloviana Müll. Arg. Pertus. (Leca-
nor.), 711.
maclovina E. Fr. Sticta. 1072.
Mac Owiana Kerb. Coniocybe, 231.
* macrocarpum Nyl. var. Leptog. phyl-
locarpi, 818.
macrocarpum Bab. var. Stereocauli ra-
mulosi, 1227.
Arthonia,
macrocephalum Müll. Arg. Stereocau-
lon, 1608.
macrophylla Müll. Arg. var. Cladon.
pyxid., 38%.
Macropyrenium (Hampe) Mass., 977.
macrospora Müll. Arg. Phylloporina
(Euphyllop.), 1558.
macrotheca Fée Arthonia, 818.
* macrotheca Müll. Arg. Arthothelium,
818.
maculans Müll. Arg. var. Patell. Nege-
li, 105.
maculata Müll. Arg. Ramalina, 64.
madagascariensis Müll. Arg. Pheogra-
phis, 972.
madreporiforme Eschw. Trypethelium,
madreporiforme Müll. Arg. Bathelium,
837.
magellanica E. Fr. Sticta, 1073.
magellanica Müll. Arg. Stictina, 1073.
major Müll. Arg. var. Parm. hypoxan-
the, 579.
Aion Müll. Arg. Pertus. (Dilatatæ),
770.
major Müll. Arg. var. Pertus. anisos-
pore, 738.
major Müll. Arg. var. Pertus. leiopla-
coidis, 739.
major Nyl. Physcia, i079.
major Müll. Arg. var. Physc. speciosæ,
1079.
major Kremp. f. Sphærophor. tenuis,
1582.
mamillata Hook. f. et Tayl. Lecidea,
1428.
mamillata Tayl. Parmelia, 1345.
Mangifere Müll. Arg. Arthonia, 1487.
marginata Fée Porina, 864.
marginata Müll. Arg. var. Porinæ mas-
toideæ, 864.
marginata Hook. Pyrenula. 904.
marginata Müll. Arg. Ricasolia, 807.
marginatum Fée Trypethelium, 837.
marginellum Ach. Collema, 1120.
* marginellum Mont. Lepiogium, 987
et 1120.
marginellus Sw. Lichen, 1120.
marginiflexa Hook. et Tayl. Lecidea,
43h et 1429.
* marginiflexa Müll. Arg. Patell. (Pso-
roth.), 434 et 1429.
Marie Trev. Brigantiæa, 993.
Mariæ Müll. Arg. Herothecium, 993.
mariana Müll. Arg. Pannaria, 1159.
mariana E. Fr. Parmelia, 243 et
1159.
maritimum Tayl. Collema, 1129.
APPENDIX IH. 29
maritimum Müll. Arg. Lempholemma.
1129.
marmorata Müll. Arg. Pyrenula, 601.
maroccana Müll. Arg. Opegrapha, 113.
Maronea Mass., 330
Maronea Müll. Arg.
330.
* Massalongi Mont. Ascidium, 977.
* massata Tuck. Lecidea, 354.
mastoidea Fee Porina, 868 et 869.
mastoideum Müll. Arg. Lepiotrema,
1184.
* mastophora Müll. Arg. Pyrenula,
597 et 600.
mastophora Nyl. Verrucaria, 597 et
sect. Lecanie,
mastophorizans Müll. Arg. Pyrenula,
Mauritiana Tayl. Lecidea, 1430.
Mauritiana Müll. Arg. Psora, 1430.
maurula Müll. Arg. Blastenia, 962.
maurula Müll. Arg. Verrucaria, 1207.
* medialis Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
799.
medialis Tuck. Lecidea, 799.
medians Müll. Arg. var. Rhizoc. geo-
graph., 17.
* medusiformis Müll. Arg. Pheographis
(Hemithec.), 459.
medusiformıs Kremp. Graphis, 459.
* medusina (Bory) Nyl. Cladonia, 818
et 1589.
medusina Wainio Cladonia pr. p., 1589.
MenusuLısa Müll. Arg. sect. Graphine,
medusulina Müll. Arg. var. Graphidis
inuster, 140.
medusulina Müll. Arg. Gymnographa,
1087.
medusulina Kremp. Sarcographa, 1087.
* medusulina Müll. Arg. Sarcographa,
(Eusarcogr.), 1100.
medusulina Nyl. Glyphis, 57.
medusulina Nyl. Prodr. N. Granat.
Glyphis, 1100.
megacarpa Nyl. Lecidea, 509 et 1027.
* megacarpa Müll. Arg. Patellaria,
509.
megacarpa Müll. Arg. var. Patell. sul-
phur., 509 et 1027.
megaleia Nyl. Parmelia, 87 et 1620,
megaleium Nyl. Platysma, 87.
megalophthalmum Müll, Arg. Thelo-
trema, 520,
megaloplaca Müll, Arg. Phyc., 19%.
megalospora Th. Fr. Argopsis, 1227.
* megaspermum Trev. Bathelium, 598,
megaspermum Mont. Trypethelium, 598.
megaspora Leight. Lecidea, 433 et
1027.
* megaspora Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thec.), 233 et 1097.
megistocarpa Müll. Arg. Pheograph.
(Melanob.), 455.
megistocarpa Leight. Platygrapha, 455.
* meiospermum Müll. Arg. Pheotrema,
1039.
meiospermum Nyl. Thelotrema, 1039.
Meissner? Nyl. Synops. Lich. N. Ca-
led., Pyxine, 415.
Meissneri Tuck. var. Pyx. Cocoes, 415.
= Re Nyl. Parmelia, 818 et
1645.
melæna Nyl. Lecidea, 356.
* melæna Müll. Arg. Patellaria, 356.
melenum Ach. Collema, 1121.
melaleuca Tuck. Lecidea, 508.
* melaleuca Müll. Arg. Patellaria, 508.
* melaleuca Dub. Pertusaria (Depres-
sæ), 47, 729, 985 et 986.
melaleucoides Müll. Arg. Pertus. (Pus-
tulatæ), 722.
melaleueum Müll. Arg. Lopadium, 269.
melanantha Müll. Arg. Blastenza, 1436.
melanella Nyl. Lecidea, 4165.
* melanella Müll. Arg. Patellaria, 1169.
melanobapha Kremp. Verrucaria, 1551.
Meranoßasıs Müll. Arg. sect. Pheogra-
phidis, 455.
melanobotrys Müll. Arg. Patell. (Ca-
till.), 35%.
melanocarpa Müll. Arg. var. Blast.
ferrug., 40.
* melanocarpa Müll. Arg. Patell. (Bom-
byl.), 435.
melanocarpa Nyl. Lecidea, 435.
melanochlora Müll. Arg. Buellia, 963.
melanochlora Kremp. Lecidea, 963.
MELANoGRAPHA Müll. Arg., 535.
melänoloma Nyl.?! var. Peltigeræ poly-
dactyle, 560.
melanophthalma Müll. Arg, Opegrapha
(Rotula), 68%.
ae Bayl. et Casar.
var, Placodii chrysophthalmi, 1396.
melanospila Müll. Arg. Opegrapha. 56.
* melanoslalazans Müll. Arg. Phæwogra-
phis (Melanob.), 455.
melanostalazans Kremp. Platygrapha,
19),
* Mer.anorneca Fée, 642,
Melanotheca Nyl. pr. p., 642.
melanotricha Müll, Arg, Pannaria, 938.
I Logendum est melanocoma Nyl., Müll, Arg.
Lich exot, n, 438,
à Sr U r VRR I Din à à
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
melanotricha Mont. et v. d. Bosch
Parm., 76.
* melanotrichus Müll. Arg. var. Thelos-
chistis flavicantis, 986.
melanothrix Nyl. Ramalina, 1383.
* melanothrix Fée Tricharia, 273 et
1526.
melantha Nyl. Lecanora, 813.
* melanthum Müll. Arg. Callopisma,
813.
melaspora Tayl. Verrucaria, 1469.
melasporum Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 1469.
menbranacea Müll. Arg. Biatorinopsos,
256.
membranacea Fée Lecidea, 256.
menbranacea Laur. Ramalina, 1240.
membranacea Müll. Arg. var. Ramal.
Eckloni, 818 et 1240.
* membranacea Nyl. f. Ramal. Yemen-
sis, 47.
* mendax Müll. Arg. Glyphis, 988.
mendax Müll. Arg. Pertusaria, 343 et
739.
mendax Müll. Arg. var. Pertus. leiopla-
coidis, 739.
mendax Müll. Arg. Porina (Sagedia),
669.
mendax Müll. Arg. Glyphis (Phæogly-
phis), 975.
mendax Müll. Arg. Sarcographa (Phæo-
glyphis), 975 et 1102.
* Menesazzıa Müll. Arg. sect. Parme-
lie, 1078.
Menziesii Hue Leptogium, 149%.
Menziesii Tayl. Ramalina, 1282.
meridionalis Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 338 et 769.
meridionalis Müll. Arg. f. Physc. aqui-
le, 73.
MesopyREnIa Müll. Arg., 614.
mesotropa Müll. Arg. var. Parm. phy-
sodis, 1017.
mesotropa Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 750.
mesoxantha Müll. Arg. Pertus. (Pus-
tulatæ), 720.
* metabolica Anzi Rinodina, 984.
* mexicanum Nyl. var. Erioderm. po-
lycarpi, 173.
Michauxii Ach. Parmelia, 68.
micrantha Kœrb. Aspicilia, 2.
microcarpa Müll. Arg. Arthonia,
Vote Müll. Arg. Melanographa,
596.
microcarpoides Müll. Arg. var. Stereoe.
ramulosi, 1495.
maicrocarpoides Müll. Arg. var. Usn.
dasypogoidis, 55% et 1476.
microcarpoides Müll. Arg. var. Usn.
barbatæ, 1476.
microcarpum Müll. Arg. Stereocaulon,
microcarpus Müll. Arg. Synechoblastus,
375.
Microglæna Auct., 490.
Microgzæna Keerb., 541.
MicRoGoNIDIEN, 130. Observat. III, 925.
MicrogrAPHA Müll. Arg., 1541.
microlepidea Müll. Arg. Psora, 1390.
microlepidea Müll. Arg. Rinodina,
1372.
micrommata Müll. Arg. Lecania, 1511.
mierommata Kremp. Lecanora, 1511.
* microphlebia Müll. Arg. Melanogra-
pha, 839.
microphlebia Nyl. Opegrapha, 539.
microphora Müll. Arg. Haplopyrenula,
611 et 1576.
microphthalma Hook. f. et Tayl. Le-
canora, 1401.
microphylla Mass. Pannaria, 150%.
* mierophylla Müll. Arg. Parmeliella,
150%.
microphylla Müll. Arg. var.
auratæ, 404.
* microphyllum Ach. Collema, 1125 et
1126.
microphyllum Nyl. Collemodium et
Leptogium, 1126.
* micropora Müll. Arg. Ocellularia,
1601.
microporellum Kremp.
108%.
microporum Mont. Thelotrema, 1601.
microscopica Trev. Bacidia, 1578.
microscopica Mont. Biatora, 1578.
microscopica Mass. Tricoplacia, 1578.
microsperma Nyl. Arthonia, 1092.
microsperma Müll. Arg. Buellia, 1035.
microsperma ! Müll. Arg. Porina (Seges-
trinula), 656.
* microspilota Nyl. Melaspilea, 473.
microspora Müll. Arg. Biatorinopsis,
259.
microspora Müll. Arg. Parmentaria,
1205.
microsticta Müll. Arg. Parmelia, 100.
microstoma Müll. Arg. Pertus. (Irre-
gulares), 428 et 782.
microstomum Müll. Arg. Thelotrema
(Pseudo-Ascid.), 1603.
Stiete
Thelotrema,
1 Lesendum est leptosperma,
Lich. exot. n. 138.
Müll. Arg.
APPENDIX II. 3l
MicroTHELIoPsıs Müll. Arg., 1548.
Microthyrium Mont., 1575.
* mieula Korb. Microthelia, 47 et 988.
miliaria Tayl. Usnea, 1238.
millegrana Nyl. Lecidea, 20% et 359.
millegrana Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
20%, 359 et 1434.
millegrana Tayl. Lecanora, 1257.
millegrana Müll. Arg. Patellaria, 1257.
millegranum Müll. Arg. Callopisma,
990
miltina Kremp. Arthonia, 1054.
* miltinum Müll. Arg. Arthothelium,
1054.
miniatum Hampe Heterothecium, 261.
minima Kremp. Platygrapha, 1535.
minima Müll. Arg. Rotula. 1535.
minor Müll. Arg. var. Lecanoræ sub-
fusce, 1025.
minor Fée Essai Parmelia, 1355.
* minor Müll. Arg. f. Physc. adglutina-
te, 1355.
minor Müll. Arg. var. Parm. tiliacer,
46.
minor Müll. Arg. Pertus. (Leioplacæ),
429 et 751.
minor Nyl. var. Pertus. leioplacæ, 751.
minor Müll. Arg. var. Pertus. commu-
nis, 39.
minor Kremp. f. Pertus. tuberculiferæ,
739.
minor Müll. Arg. var. Ramal. dendris-
coidis, 1219.
minor Müll. Arg. et Kremp. var. Ur-
ceol. scrupose, 948 et 985.
miauscula Müll. Arg. Arthopyr. (Me-
sopyr.), 621.
minutula Müll. Arg. Rinodina, 121.
minutula Müll. Arg. Pyrenula, 817.
mirifica Kremp. Plalygrapha, 1538.
mirifieum Müll. Arg. Thelotrema, 1538.
miserrimum Nyl. Mycoporum, 492.
* mixtum Nyl. Stereocaulon, 1668.
Miyoshiana Müll. Arg. Sticta, 1596.
* modesta Müll. Arg. Buellia, 362.
modesta Kremp. Lecidea, 362,
modesta Müll. Arg. Pertus. (Leiopla-
cæ), 753.
Moffatiana Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 584 ei 754.
mollis Fée Pyrenula, 901.
* molliusenla Ach. Parmelia, 242.
molybdæa Pers, Coccocarpia, 421 ».
moniliformis Bab. Parmelia, 1503.
moniliforme Tuck. Cœnogonium, 1506.
monocarpa Müll, Arg. Phylloporina
(Segestrinula), 1552,
monocarpa Kremp, Verrucaria, 1552.
* monospora (Nyl.) Müll. var. Graphi-
dis Acharèr, 1031.
* monospora Müll. Arg. var. run,
ne vernicosæ, 152.
monospora Nyl. sf Graphidis vernicosæ,
152.
* Montagne’ Müll. Arg. Graphina,
156 et 483.
Montagnei v. d. Bosch Graphis, 156 et
483
Montagner Nyl. Lecanactis, 156 et 483.
Montagnei Mass. Pliariona, 156.
* Montagnei Müll. Arg. Pheographina
(Chromogr.), 483.
Montagnei Müll. Arg. Pyrenula (Fusi-
diospora), 903.
* Montagnei Bel. Roccella, 986.
montevidensis Müll. Arg. Parmelia,
1655.
Mougeotiana Nyl. Stictina, 818 et
1298.
Murrererra Hepp, 20.
mutifida Müll. Arg. var. Parm. pluri-
formis, 240.
* multifidum Schar. Collema, 1121.
mutifidus Scop. Lichen, 1121.
multiflora Müll. Arg. Patellaria (Bia-
tora), 1431.
multiflora Tayl. Lecidea, 1431.
multiflorum Hepp Collema, 1124.
multilocularis Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 359.
multipartita Müll. Arg. var. Clad. ce-
ranoidis, 100%.
nu er Müll. Arg. Opegrapha,
160.
multisuleala Müll. Arg. Graphina
(Rhabd.), 1448.
mundata Nyl. Parmelia, 577.
mundata Müll. Arg. var. Parm. phy-
sodis, 577.
mundula Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 116%.
mundula Müll. Arg. Pertus. (Leiopla-
cæ), 748.
muscicola Lojka f. Lecanoræ elegantis,
muscicola Anzi var. Parmel. obscuræ
pr. p., 10.
muscicolum Müll. Arg. f. Amph. ele-
gantis, 793.
muscigena Eschw. Cladonia, 987 et
1669,
mutabilis Tayl. Parmelia, 1346.
mutabilis Müll. Arg. Parmeliella, 812.
Mycoponopsis Müll. Arg., 976.
myriocarpa Müll. Arg. Arthonia, 1488.
myrioclada Müll, Arg, Ramalına, 556.
“
" ga
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
myrioglena Müll. Arg. Pheographina
(Eleutherol.), 1049.
“ myrioloba Müll. Arg. var. Stiete Fili-
cis, 1008.
* myriomma Müll.
nula, 602.
myriomma Nyl. Verrucuria, 602.
Myriostigma Kremp., 15%4.
Myristice Müll. Arg. Arthonia, 305.
Naegelii Müll. Arg. Polyblastia, 490.
Nwgelii Hepp Pyrenula, 490.
nana Müll. Arg. var. Cladon. squamo-
se, 1225
nanospor um
Arg. Pseudopyre-
Knight Trypethelium ?
nebulosa Stirt. Platygrapha, 691.
nebulosa Müll. Arg. Arthonia, 691.
nebulosum Müll. Arg. Arthotelium,
221.
neglecta Müll. Arg. Pseudopyr. (Holo-
thec.), 885.
neglecta Müll. Arg. Stzetina, 1071.
neilgherrensis Müll. Arg. var. Pertus
leioplacoidis, 739.
Nemathora Mont. Strigula, 818 et
1566.
Nemathora Arn. Lich. exsice. n. 818
Strigula, 920.
* Nemathora Nyl. Strigula, 1566.
* Nemathora Müll. Arg. var. Str igulæ
elegantis, 1566.
neocaledonica Müll. Arg. Stictina, 400.
nepalensis Tuck. Parmelia, 1347.
nephromoides Nyl. Platysma, 1623.
Neraromopsis Müll. Arg., 1623.
nervulosa Müll. Arg. var. Ramalinæ fa-
rinaceæ, 998 et 986.
nidifica Tayl. Usnea, 805 et 1234.
nidifica Müll. Arg. var. Usnæ plicatæ,
805 et 1234.
nidulans Müll. Arg. Arthopyr. (Aniso-
merid.), 875.
Nieteriana Müll. Arg. Arthopyr. (Me-
sopyr.), 618.
nigrata Müll. Arg.
1452.
nigrata Müll. Arg.
tis, 300 et 1029.
nigrata Müll. Arg. var. Patell. rufule,
1521.
nigrata Kremp. Pertus.
783.
Patell. (Bilimbia),
var. Patell. chlori-
(Irregulares),
nigrella Müll. Arg. Lecania, 1408.
nigrescens Müll. Are. var. Callop. flo-
ridani, 1489.
* nigrescens Anzi Synechoblastus, 818.
nigricans Müll. Arg. var. Lecanie am-
plificantis, 426.
nigricans Müll. Arg. var. Patell. fus-
culate, 298.
nigricans Müll. Arg. var. Patell. vigi-
lantis, 286 et 1027.
nigrita! Müll. Arg. var. Patell. chlori-
tis, 235 et 988.
* nigro-cincta Müll. Arg. Parmeliella,
243.
nigrocincta Nyl. Pannularia, 243.
* nigro-cinetum Mont. Chiodecton,
1493.
nigrofusca Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
436
nigrofusca Müll.
trella), 646.
nitida Tayl. Stieta, 1246.
nitidella Nyl. in Herb. Vieill. var.
Verruc. nitidæ, 893.
nitidiuscula Müll. Arg.
nula, 602.
nitidiuseula Nyl. Verrucaria, 602.
nitidula Müll. Ärg. Por ina (Sagediastr.),
669.
nitidula? Nyl. Syn. Lich. N. Caled.
Verrucaria, 904.
nitidula Kremp. Strigula, 1567.
* nitidula Mont. Sérigula, 1571.
niveum Mont. Byssocaulon, 1528.
notabilis Müll. Arg. var. Cladon. fur-
cate, 591.
Nove-Angliæ Tuck. Parmelia, 73.
* novella Kremp. Arthonia, 524.
nucula Ach. Porina (Euporina), 649 et
870.
nuculastrum Müll. Arg. Clathroporina,
Arg. Porina (Seges-
Pseudopyre-
nuculiformis Müll. Arg. Porina,
870. ue
nuda Müll. Arg. var. Parm. abessini-
cæ, 115 et 181.
nuda Müll. Are. f.
brandtii, 1637.
nuda Müll. Arg. f.
1648.
nuda Müll.
late, 183, 818,
nuda Müll. Arg.
195.
nuda Müll. Arg. var. Sfictinæ brasi-
liensis, 175.
nudatum Müll.
proximi, 1002.
obducta Müll. Arg. Phylloporina (Sa-
gediastr.), 1564.
Parmeliæ Hilde-
Parm. revolutæ,
Arg. var. Parm. urceo-
985 et 987.
var. Physc. dilatatæ,
Arg. var. Stereocauli
1 Legendum est nigrata.
2 Lesendum est nitidam, Müll. Arg. Lich.
exot. n. 138.
APPENDIX III. 39
obfuscata Müll. Arg. f. Pertus. leiopla-
coid. var. tetraspore, 739.
obfuscata Müll. Arg. var. Opegr. plu-
rilocularis, 534.
oblongata Müll. Arg. Microthelia, 887.
oblongata Müll. Arg. Pertus. (Seriales),
772.
oblongula Müll. Arg. Arthonia, 1094.
* obseura Kerb. var. Arthoniæ grega-
rie, 988.
* obseura Fr. Physcia, 47.
* obscurata Nyl. var. Lecanoræ depres-
se, 790.
obseurata Müll. Arg. var. Phyllopori-
ne rufule, 1555.
obscurata Müll. Arg. var. Porine rubi-
coloris, 659 et 1555.
obseuratum Müll. Arg. Heterothecium,
262.
obseurella Müll. Arg. Arthonia, 223.
obseurum Müll. Arg. Astrothelium,
593.
obseurum Müll. Arg. Paracarpidium,
677.
obseurum Müll.
1588.
obteeta Müll. Arg. Arthopyr. (Polyme-
rid.), 638.
* obteeta Müll. Arg. Graphina (Pla-
tygr.), 47% et 1193.
obtecta Nyl. Prodr. N. Gran. Graphis,
1193.
obtecta Müll. Arg. Arthopyr. (Poly-
merid.). 638.
obtecta Müll. Arg. Sagedia, 638.
obturata (Ach.) Müll. Arg. Ocellula-
ria, 1038.
obturgescens Kremp. Lecidea, 1028.
obvelatum Müll. Arg. Arthothelium,
1098.
* occultatum Bagl. Collema, 1126.
ocellata Zenk. Lecanora, 941.
ocellata Müll. Arg. Polyblastia, 490.
ocellata Leight. Verrucaria, 490.
ocellatula Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 1316.
OceLLuLARIA Spreng. (emend.), 365 et
368,
ochraceo-fulvum Müll.
loma, 910,
ochroleuca Nyl.
1617.
ochroleuca Ach. Gornieularia, 1272.
ochroleuca Müll. Arg. Lecanora, 1402,
ochroleuca Müll. Arg. Parmelia, 409 et
1352
ochroleuca Müll. Arg. Pyxine, 320.
ochroleuca Eschw, Verrucaria, 842.
Arg. Stereocaulon,
Arg. Amphi-
Aleetoria, 1272 el
* ochroleueus Link., Kerb. Bryopogon,
1272 et 1617.
ochroleucum Tuck. Endocarpon, 978.
LE Müll. Arg. Heterocarpon,
78.
* ochroleucum Nyl. Trypethelium, 842.
ochrostoma Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 737.
ochrostoma Müll. Arg. var. Pertus.
meridion., 338 et 765.
sosie Müll. Arg. Astrothelium,
847.
ochrothelium Nyl. Trypethelium, 847.
ochrotheliza Nyl. Pertusaria (Verruco-
sæ), 713.
octomela Norm. f. Pertus. glomerate,
715.
octomera Müll. Arg. var. Pertus. de-
presse, 732.
octomera Müll. Arg. Phylloporina (Se-
gestrin.), 1561.
octomerum Müll. Arg. Stereocaulon,
1587.
oetospora Müll. Arg. var. Pertus. leio-
placoidis, 739.
octospora Nyl. var. Pertus. leroplace,
47, 742 et 988.
octospora Müll. Arg. var. Pertus. me-
laleuce, 729.
Ouicomeris Müll. Arg. sect. Tomasiel-
le, 856.
oligosporum Müll. Arg. Anthracoth.
(Porinastr.), 1268.
olivacea Müll. Arg. Glathroporina,
342.
olivacea Müll. Arg. Enterographa,
1197.
*olivacea Müll. Arg. Sarcographa
(Eusarcogr.), 1100.
olivacea Mont. Medusula, 4100.
olivacea Müll. Arg. var. Ramal. geni-
culatw, 128.
olivaceolutea Kremp. Graphis, 1189.
olivaceorufa Zenk. Lecidea, 1033.
olivaceorufa Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 1033.
olivaceum Tayl. Collema, 1117.
olivaceum Fée Chiodecton, 1197.
olivaceum Müll. Arg. Lopadium, 271.
olivaceum Mont. Thelotrema, 519.
* olivaria Ach. var, Parmeli® perlate,
984 et 988.
olivetorum Ach. var, Parm. perlatæ,
#0),
olivetorum Kremp. Parmelia 190, 933,
98%, 985 et 987,
olivetorum Nyl. Synops. Lich. N. Ga-
led, Parmelia, 10,
BULL. nenn. nos, Appendix III, octobre 1899. >
PR TNT à Ti ve Ru EN
34 ‘ BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
olivetorum Nyl. Parmelia, 984.
olympica Müll. Arg. Buellia, 109.
opacum Müll. Arg. var. Callopism. cin-
nabarini, 333.
* opacum Kerrb. var. Placodii chryso-
leuci, 1667.
* opegraphina Fee Aulazina, 1531.
opegrapkina Leisht. var. Arthon. cin-
nabarinæ, 1492.
* opegraphina Müll. Arg. var. Arthon.
gregarie, 1492.
operta Nyl. Verrucaria, 599 et 1379.
+ opertum Müll. Anthracotheeium, 599
et 1379.
ophioglossa Tayl. Parmelia, 1548.
ophioglossa Müll. Arg. var. Physc.
leucomel. 1348
opuntiella Müll. Are. Anzia, 1999.
orbicularis Schær. var. Lecan. polytro-
P&, 37.
orbicularis Nyl. Séictina. S6.
orbicularis Mont. var. Süciæ Alicinz,
86.
orbicularis Kremp. Tricharia, 4577.
* oreina Norm. Dimelena, 1667.
* oreinoides Nyl. var. Lecid. lacteæ,
1026.
ornata Müll. Arg. Pheographina (Eleu-
ther.). 1050.
ornata Müll. Arg. Rinodina, 1411.
ornatula Müll. Arg. Pertus. (Lecanor.),
708.
Orrsıpıumn Müll.
Lichenum, 1579.
otagensis Nyl. Lecidea, 1419.
* oulocheila Müll. Arg. Melanographa,
598.
oulocheila Tuck. Opegrapha, 535.
ovalis Hook. et Tayl. Ramalina, 1283.
ovalis Müll. Arg. var. Ramal. Eckloni,
1283.
oxyclada Müll.
phis), 968.
* oxyspora Müll. Arg. Aréhopyr. (Lep-
torraph.), 641.
* pachnodes (Fee) Müll. Arg. Pheogra-
phina (Eleuth.), 1050.
pachycheila Tuck. Lecidea, 511.
* pachycheila Müll. Arg . Patell. (Bom-
byl.). 511.
pachycheilum Tuck. var.
tuberculosi, 511.
pachyneura Müll. Arg. Sirigula, 914
et 1569.
pachyphylla Müll. Arg. Psora, 1155.
pachystom um Leight. Ascidium, 1602.
* pachystomum Müll. Arc. Thelctrema,
1602.
Arg. fructificatio
Arg.
Graphis (Eugra-
Heterothec.
pachystroma Müll. Arg. Staurothele,
1459.
pacifica Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
960.
pacifica Müll. Arg. vas. Usneæ plicate,
805.
pallens Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
1505.
pallentior Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
1660.
pallescens Müll. Arg. var. Campyloth.
Puiggarii, 596.
* pallescens Schar. Lecanora, 47.
pallescens Fr. Lecanora, 984.
* pallescens Müll. Arg. Pertusaria, 984.
pallescens Nyl. Trypethelium, 840.
pallescens Müll. Arg. var. Trzchotheli?
epiphylli, 923.
* pallida Müll. Arg. Graphina, 147.
pallida Fee Graphis, 147.
pallida Nyl. Ricasolia, 1337.
pallida Hook. Sticta, 4337.
pallidior Nyl. Lecanora, 813.
* pallıdius Müll. Arg. Callopisma, 813.
pallidius Müll. Arg. var. Callopism.
cinnabar., 333.
pallidula Müll. Arg. Patell. (Bam
1514.
pallidula Kremp. Lecidea, 297 et 151%.
pallidula Nyl. Verrucaria, 676.
pallidulum Müll. Arg. Paracarpidium,
676.
pallidocarnea Müll. Arg. Patell. (Baei-
dia), 301.
pallidocervina Kremp. Lecidea, 1390.
* pallidocervina Müll. Arg. Psora,
139.
* palmatum Scher. Collema, 1126.
* palmatum Mont. Leptogium, 1126.
palmatum Stizenb. Lich. Helv. Lepto-
sium, 1126.
palmatum Hepp var. Collematis mul-
tiflori, 1124.
palmatum Müll.
tenacis, 1124.
palmicola Müll.
graph.), 1491.
palmicola Tuck. Lecidea, 1516.
palmicola Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
1516.
palmulata Ach. Lecanora, 73.
palmulata Mich. Psoroma, 73 et 1151.
palpebrata Tayl. Parmelia, 1349.
* palumbinea Nyl.f. Coccoc. pellitæ var.
incise, A1 2.
PaxxoPparMELIA Müll. Arg., 1503.
pannosa Müll. Arg. var. Coccoc. pellite,
421 7.
Arg. var. Collematis
Arg. Graphina (Eu-
APPENDIX II. 39
pannosa Sw. Parmelia, 243.
pannosa Nyl. Pannaria, 243 et 1159.
paunosa Müll. Arg. Parmeliella, 243
et 1159.
pannosum Müll. Arg. Cænogonrum,
309.
pannosus Sw. Lichen. 243 et 1159.
* papillaris (Del.) var. Lobariæ pulmo-
nacer, 1007.
* papillata Tuck. Pertusaria, 861.
papillata var. Pertus. rupestris, 711.
papillata Ach. Porina, 861.
* papilligera Müll. Arg. Pyrenula, 895.
papilligera Kremp. Verrucaria, 895.
papilligera Leight. Verrucaria, 895.
papillosa Müll. Arg. Buellia, 1441.
papillosum Kremp. Trypethelium, 850.
* papulosa Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602.
papulosa Nyl. Verrucaria, 602.
a Nyl. var. Stictinæ Ambavill.
2
parabola Nyl. Lecidea 1172.
* parabolum Müll. Arg. Heterothecium,
1172.
Paracarpıpıvm Müll. Arg., 675.
paraensis Müll. Arg. Pertusaria, 862.
paraguayensis Müll. Arg. Pertus. (Pus-
tulatæ), 1483.
nn Müll. Arg. Pyrenopsis,
1130.
* parasema Kerb. Buellia, 47.
parasema Zenk. Verrucaria. 858.
parasitaster Nyl. Lecidea, 1057.
paratropoides Müll. Arg. Lecidea, 16.
paratypa Müll. Arg. Phæographis (He-
mithee.), 1047.
parella Ach. Lecanora, 992.
* parella Müll. Arg. Pertusaria, 992.
Parmeliis (de) Observatio, 1323.
parmelioides Leight. Coccocarpia, 421 >.
parmelioides Auct. var. Coccoc. mo-
lvbdeæ, 421 v.
parmelioides Hook. Lecidea 421 ».
Panmexrania Fée, 826.
* parliceps Müll. Arg. Graphina (Pla-
tygr.), #73.
particeps Nyl. Graphis, 473.
parvifolia Leight. Lecidea, 494.
parvıfolia Pers. Lecidea, 423.
parvifolia Müll. Arg. Psora, 423 el
49%.
parpifoliella Nyl. Leeidea, 1457,
* parvifoliella Müll. Arg. Psora, 1157.
* parvula Müll. Arg. Pyrenula, 988.
parvula Nyl, Slicta, 1278.
palagonica Müll, Arg. Pertusaria (Per-
tus), 1484.
* patellula Müll.
palagonicum Müll. Arg. Cænogonium,
1264.
* patavina Mass. Lecidea. 13%.
patellula Fee Arthonia, 455.
patellula Kremp. Graphis, 439.
patellula Nyl. Graphis, 455.
Arg. Pheographis
Melanob.). 459.
patinifera Tayl. Parmelia, 1249 et
1668.
patinifera Müll. Arg. Ricasolia, 1249
et 1668.
patiniformis! Tayl. Parmelia, 1597.
* patiniformis! Müll. Arg. Sticta, 1597.
patula Del. Stieta, 177.
pauxilla Kremp. Lecidea, 1165.
* pauxilla Müll. Arg.Patellaria, 1169.
* Pavoniana Fee Graphis, 987.
pectinata Tayl. Usnea, 1233.
Peuioroma Müll. Arg. sect. Pheogra-
phidis, 466.
peliostoma Müll. Arg. Pertusaria, 749
et 952.
u Müll. Arg. Pertusaria,
876.
peliostoma Ach. Porina, 747, 749, 876
et 952.
pellicula Müll. Arg. Arthonia, 1518.
pellicula Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
1518.
pellita Müll. Arg. Coccocarpia, 421 x.
pellita Ach. Parmelia, 421 6.
pellucida Tayl. Ramalina, 1240.
pelochroa Müll. Arg. Porina (Seges-
trella), 647.
* peltastica Nyl. Cladonia, 169.
peltatum Tayl. Endocarpon, 1453.
peltatum Müll. Arg. Endopyrenium,
1453.
peltoloma Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 1026.
* pentagastrica Müll. Arg. Heufleria,
592.
pentagastrica Müll. Arg. Parmentaria,
826.
pentagastricum Müll. Arg. Heuferi-
dium, 592,
Peponula Müll. Arg. Lecanora, 795.
peregrina Müll. Arg. var. Verruc.
æthiobolæ, 1057.
* perforata Ach. Parmelia, 47, 69 et
183.
perforata Kremp. Parmelia, 987 el
076.
1 Legendum est patinifera Tayl. et Müll.
Arg, supra enumerata, Müll, Arg, Lich, exot,,
u. 138,
36 BULLETIN
perforata Mont. et v. d. Bosch Parm.,
87
perforata Nyl. Expos. Lich. N. Caled.
Parmelia, 410.
per foratus Jacq. Lichen., 69.
* pericarpa Nyl. var. Sfictinæ tomen-
lose, 818.
* perlata Ach. Parmelia, 125 et 183.
perlata Schar. Parmelia, 77 et 190.
perminina Nyl. Lecidea, 432.
* perminima Müll. Arg. Patell.
torina), 432.
perpallida Nyl. Lecidea, 265.
perpallidum Müll. Arg. Heterothecium.
265 et 988.
Perrottetii Fee Trypithelium, 836.
perrugosus Müll. Arg. Theloschistes,
1635.
persimilis Müll.
rina), 1208.
pertenella Stirton Graphis, 588.
* pertensa Müll. Arg. Porina (Segestri-
nula), 656.
pertensa Stirton Verrucaria, 656.
* pertricosa Kremp. Cladonia, 381.
pertusa Ach. Porina, 719.
Pertusaria DC., Th. Fr., 705.
Pertusarra Müll. Arg., 705.
pertusarioidea Müll. Arg. Polyblastia,
1109
pertusarioidea Kremp. Pyrenula, 1109.
pertusarioides Hampe Macropyrenium,
Shin,
pertusella Müll. Arg. Pertus. (Perlusæ),
719.
peruviana Nyl. Parmelia, 1641.
* pezizoidea Müll. Arg. Pheographis
(Hemithec.), 459.
* pezizoidea Müll. Arg. Phæographina,
1050.
pezizoidea Ach. Graphis, 459.
* phæa Müll. Arg. Blastenia, 1170.
phea Tuck. Lecanora, 1170.
Ds Müll. Arg. Porina (Sagedia),
12.
phea Ach. Verrucaria, 872.
phæocarpa Müll. Arg. Lecanora, 1161.
Puzsoniscus Müll. Arg. sect. Phæogra-
phidis, 462.
en Müll. Arg. sect. Glyphidis,
(Bia-
Arg. Porina (Eupo-
Pr zosLypnis Müll. Arg. sect. Sarcogra-
phe 97% et 1102.
PaæoGRaPpaiNa Müll. Arg., 476.
Pr=oGrapnıs, Müll. Are. höh.
phæolomoides Müll. Arg. Patell. (Ba-
cidia), 798.
phæomela Nyl. Lecidea, 1433.
DE L HERBIER BOISSIER.
* phæomela Müll. Patell.
limb.), 1433.
pheoplaca Müll. Arg. Melaspilea, 1544.
phæoplaca Müll. Arg. Micrographa,
1541.
phæosporum Müll.
518.
Arg. (Bi-
Arg. Leptotrema,
pheosporum Nyl. Thelotrema, 518.
phæostoma Müll. Arg. Pertus. (Depres-
sæ), 739.
PHANEROGRAPHA Müll. Arg.
phidis, 160%.
Pharcidia Kerb., 643.
Puryveris Wallr., 218 et 521.
pholidota Mont. Parmelia, 1256.
pholidota Nyl. Pannaria, 1256.
* pholidotum Müll. Arg. Psoroma,
1256.
PHYLLOBATHELIUM Müll. Arg., 1547.
Phyllobathelium Müll. Arg. sect. Ba-
thelii, 680 et 1547.
phyllobia Nyl. Opegrapha, 159, 687 et
1540.
sect. Gra-
* phyllocarpum Mont. Leptogium, 818
et 1668.
Phyllocharis Mont.
1512.
Phyllocharis Müll. Arg. Gyalectidium,
1512.
Phyllocharis Nyl. Lecidea, 276.
phyllogena Müll. Arg. Porina (Sage-
diastrum), 663.
phyllogenum Müll. Arg. Arthothelium,
308.
phyllogenum Müll.
695.
Bi un Müll. Arg. Heterothecium,
à >
Biatora, 276 et
Arg. Dichonema,
phyllogenum Müll. Arg. Phlyctidium
(Phyllophlyetid.), 4319.
PryrLosrapna Müll. Arg. sect. Ope-
graphe, 687.
PHyLroPALyeTIpıum Müll.
Phlyctidii, 1319.
phyllophora Hook. f. et Tayl. Ceno-
myce, 1225.
PAYLLOPHTHALMARIA Müll.
Ocellulariæ 696.
PHyzLoporiNA Müll. Arg. sect. Porine,
651.
Phylloporinæ Müll.
1539.
Arg. sect.
Arg. sect.
Arg. Opegrapha,
physciospora Nyl. Sticta, 1304.
PHYSMA Mass.,
* picta Nyl. Phycia, 125 et 1450.
pilulifera Tayl. Ramalina, 1284.
* piluliferum Th. Fr. Stereocaulon,
1608.
APPENDIX IH. 3
* pinastri Ach. var. Cetrariæ junipe-
rine, 1336.
pinastri Nyl. var. Platysm. juniperini,
1336.
pineti Mass. Biatorina, 516.
pineti Ach. Lecidea, 254.
. pineti Kremp. Lich. Glaz, 256.
Pionospora Th. Fr. sect. Lecanoræ,
705.
* Pisacomense Mey et Flot. Ompha-
lodium, 1382.
placentiformis Müll. Arg. Pertus. (De-
presse), 427 et 734.
placentiformis Mont. var. Perlus. com-
munis, 427 et 73%.
placentirormis Müll. Arg. var. Pertus.
leioplacæ 427 et 7 34.
Placidiopsis Beltr., 978.
placodiellum Nyl. Leptogium, 983.
placodiopsis Nyl. Pannaria, 1397.
placorhodioides Nyl. Parmelia, 577 et
1327.
placorhodioides Müll. Arg. var. Parm.
physodis, 577 et 1327.
* PLAGIoTREMA Müll. Arg., 83%.
plana Kremp. Lecidea, 1082.
planata Müll. Arg. Lecidea. 4082.
planior Müll. Arg. var. Pertus. leio-
place, 743.
planiuscula Nyl. Graphis, 455.
planiusceula Mont. et v. d. Bosch Le-
canactis, 455.
* planiuscula Müll. Arg. Pheographis
(Melanob.), 455.
planiuscula Nyl. Verrucaria, 1379.
planiusculum Müll. Arg. Anthracothe-
cium, 1379.
* planorbis Müll. Arg. Arthopyr. (Me-
sopyren.), 616.
planorbis Ach. Verrucaria, 616.
* platycarpoides Müll. Arg. Pheotrema,
1039.
platycarpoides Tuck. Thelotrema, 1039.
Platygramma Eschw., 458.
PLarvénammMa Müll. Arg. sect. Phaeo-
graphidis, 458.
Prarvorammına Müll. Arg. sect. Gra-
phine, 474.
Prarvarammorsıs Müll, Arg. sect. Gra-
phine, 970,
Platygrapha Nyl. Enum Lich., Leight.
Lich. Amazon., Sürton Lich. on Lea-
ves, 683,
Prarvararııına Müll, Arg, sect, Gra-
phine, 472.
Pıarvırcanıa Müll, Arg. sect, Lecanie,
425.
platyleuca Nyl, Graphis, 149%.
platyleueum Müll. Arg. Helminthocar-
pon. 119%.
platyloba Müll. Arg. var. Parm. perla-
te, 410, 816, 98% et 987.
platyioma Müll. Arg. Pheographina
(Epiloma), 481.
platypoda Müll. Arg. Porina (Sage-
diastr.), 664.
plalyspora Müll. Arg. Phylloporina
(Euphyllopor.), 1559.
* plastystomum Mont. Trypethelium,
845.
platytrema Müll. Arg. Parmelia, 1078.
pleuroclada Müll. Arg. Cladon. dege-
nerant., 380.
PreurocyBE Müll. Arg., 803.
Preurornecium Müll. Arg. seet. One
graphe, A042.
Preurornerrum Müll. Arg., 59.
* PLEUROTREMA Müll. Are. 832.
* plieatile Th. Fr. Leptogium. 1126.
plicatile Nyl. Collemodium, 1126.
plicatula Müll. Arg. var. Pertus. leio-
placoidis, 739.
plumbea Tayl. Dufourea, 127A.
* plumbea Mass. Lecidea, 42.
plumosa Müll. Arg. Lecanora, 496.
plumosa Tayl. Parmelia, 1350.
* plurifera Müll. Arg. var. Graphin.
scalpturatæ, 150.
plurifera Nyl. var. Graphidis scalptura-
tæ, 150.
* plurilocularis Müll. Arg. Opegrapha
(Lecanact.), 439 et 534.
plurilocularis Nyl. Lecidea, 439.
poculifera Müll. Arg. Sticta, 405.
podocarpa Müll. Arg. Sphinetrina, 1131.
*" podocarpa Tuck. var. Physe. specio-
se, 810.
podocarpa Müll. Arg. Stieta, 1631.
podocarpoides Müll. Arg. Physe. bar-
biferæ, 810 et 818.
Pœppigii Nyl. Chlorea, 1067.
* Poeppigii Müll. Arg. Evernia, 1067.
polita E. Fr. Parmelia. 1147.
polita Müll. Arg. Pertus. (Polycarpæ),
788.
pollinaria Kremp. Ramalina, 984.
* Pollinii Mass. Blastenia, 47.
Porysrastıa Müll. Arg., 490.
Polyblastia Auct., 490,
polycarpa Müll. Arg. Graphina (Aula-
cogr.), 1090,
polycarpa Tayl. Parmelia, 1351.
polyearpa Kremp, Pertus. (Polycarpæ),
786.
polycarpum Fée Erioderma, 818 et
1288.
bi
A
38 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
polycephala Müll. Arg. f. Bæom. au-
rati, 311.
* polvelades Müll.
polyclades Kremp. Graphis, 525.
polycladum Müll. Arg. Spherophoron,
1217 et 1582.
polycladum Müll. Arg.
teneri, 1217.
polydactyla Müll. Arg. Psora, 4156.
polydactyloides Müll. Arg. var. Cladon.
muscicol®, 388.
PorLymerıpıum Müll. Arg. sect. Artho-
pyrenie, 634.
* polymorpha Müll. Arg.
(Solenoth.), 682.
polymorpha Müll. Arg. Rhabdopsora,
14h.
polymorphum Müll. Arg.
114 et 682.
polyphylla Mont. Cladonia, 380.
polyphylloides Müll. Arg. f. Parm.
conspersæ, 575.
* polysemum Müll. Arg. Pleurotrema,
832.
polysemum Nyl. Parathelium, 832.
* polyspora Müll. Arg. Mullerell., 20.
polysporella Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 1486.
Porixa (Ach.) Müll. Arg., 64%.
Porina Auct., Ach.. Fée, 648.
PorinastTruM Müll. Arg., 1266.
porinella Nyl. Pertus. (Leioplacæ), 764.
porinoides Ach. Pyrenula, 901.
porinoides Fée Pyrenula, 854.
porinoides Müll. Arg. Pseudopyr. (Ho-
loth.), 883 et 901.
porinoides Mont. Verrucaria, 883.
porinoides Nyl. Verrucaria, 884 et
901
Arg. Graphina,
var. Sphæroph.
Opegrapha
Stigmatid.,
Porinula Nyl. sect. Verrucariæ, 668.
PoropHorA Müll. Arg. sect. Pertusaricæ.
705.
Porophora Mey., 705.
predolosa Nyl. Lecanora, 1401.
prestans Müll. Arg. Porina, 653.
prestans Nyl. Verrucaria, 653.
præstantior Müll. Arg. Porina, 486.
prætervisa Müll. Arg. Heufleria, 831.
prætervisa Müll. Arg. Parmelia, 191
et 1493.
prætervisa Müll. Arg. var. Parm. per-
late, 440.
prasina Müll. Arg. Strigula, 921.
prasinorubella Nyl. Lecidea, 1663.
prasinorubella Müll. Arg. Patell. (Bi-
limb.), 1663.
premnea Ach. Lecidea, 439.
* premnea Müll. Are.
nactis), 439.
premnea Dub. Patellaria, 1429.
* proboscidea Tayl. Parmelia,
818 et 98%.
prolifera Müll. Arg. Pannaria, 417.
prolifera Müll. Arg. var. Stiete Frey-
cineli, 565.
prolifera Tayl. Ramalina, 1241 et1478.
prolificans Müll. Arg. var. Patell. en-
dochrome, 355.
* prolificans Nyl. Stietina, 397.
proludens Nyl. Lecidea, 16.
propaginea Tayl. Séicta, 1307.
u Flot. f. Peltig. scutaiæ,
Opegr. (Leca-
809,
propinqua Müll. Arg. Graphis (Sole-
nographa). 526.
propinqua Müll. Arg. Pertusaria (Per-
tusæ), 716.
proponens Müll. Arg. Polyblastia, 490.
proponens Nyl. Verrucaria, 490.
proposita Nyl. Lecidea, 515.
* proposita Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
515.
prorepens Müll. Arg. var. Graphidis
inustæ, 140.
prosiliens Mont. et v. d. Bosch Ope-
grapha, 477.
* prosiliens Müll. Arg. Pheographina
(Homol.), 477.
* prostrata Müll. Arg.
826.
* prostratum Müll. Arg. Heufleridium,
592 et 826.
prostratrum Stirton Astrothelium, 592.
protrudens Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 995.
proximans Nyl. Lecidea, 439.
* proximans Müll. Arg. Opegr. (Leca-
nactis). 439.
proximata Nyl. Lecidea, 439.
* proximata Müll. Arg. Opegr. (Leca-
nactis), 439.
pruinata Müll. Arg. Parmelia, 572.
pruinosa Müll. Arg. var. Opegraphe
plurilocularis, 534.
pruinosula Müll. Arg. Lecidea (Bia-
tora), 505.
PseupacrocorpiA Müll. Arg. sect. Py-
renulæ, 896.
Pseupo-Ascipium Müll. Arg. sect. The-
lotrematis. 368.
pseudococcodes Müll. Arg. Pertus. (De-
pressæ), 730.
PseunoLeprogıum Müll. Arg., 983.
PSEUDOMARONEA Müll. Arg. sect. Leca-
nie, A371. .
Parmentaria.
APPENDIX HI. 39
PseupopyRENuLA Müll. Arg., 602.
pseudosemia Müll. Arg. "Lecidea (Eule-
cidea), 393.
PsorosLena Müll. Arg., 1664.
Psorormecrum Müll. Arg. sect. Patella-
rie, 286.
Psorothecium Mass., 286.
Psychotrie Müll. Arg. Patell. (Bilim-
bia), 292.
pubera Ach. Borrera, 1386.
pubera Nyl. var. Physe. chrysophthal.,
1386.
* pubera Müll. Arg. var. Thelosch. fla-
picantis, 1386.
Puiggarii Müll. Arg. Arthonia, 162.
Puiggarii Müll. Arg. Beomyces, 1139.
Puiggarii Müll. Arg. Campylothelium,
596.
Puiggarii Müll. Arg. Callopisma, 334.
Puiggarii Müll. Arg. Graphina, 144.
Puiggarii Müll. Arg. Heterothecium,
264.
Puiggarii Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
340.
Puiggarii Müll. ras Leptogium, 92.
Puiggarii Müll. Arg. Opegrapha (Phyl-
lographa), 159 et 687.
Puiggarii Müll. Arg. Ramalina, 235.
pulchella Tuck. Cladonia, 1221.
* pulchella (Schw.) Müll. Arg. var.
Cladon. macilente, 818.
pulchella Tuck. var. Cladon. muscige-
næ, 1221.
pulchella Müll. Arg. Pyrenula, 900.
pulcherrima Müll. Arg. Arthonia, 1053.
pulcherrina Müll. Arg. Blastenia, 1317.
pulchra Müll. Arg. Biatorinopsis,
Jr).
pulchrum Müll. Arg. Eriod., 174,
pulla Müll. Arg. Porina (Sagedia),
874.
pulla Ach. Verrucaria, 87%.
* pullata Tuck. Buellia, 1438.
pulverata Müll. Arg. var. Parm. phy-
sodis, 577.
pulverata Nyl. var, Parm. mundatæ,
577.
* pulverulenta (Del.) Müll. Arg. var.
Cladon. fimbriate, 818.
pulverulenta Müll, Arg, Patell. (Biato-
rina), 288,
pulverulenta Tayl. Peltidea, 1289.
pulverulenta Nyl. Peltigera, 1289,
pulverulenta Müll. Arg. var, Usnecr bar-
batæ in Flora 1885 n. XXI, 925 et
984.
pulverulentum Müll. Arg. Gallopisma,
1484,
* punctella Müll. Arg. Pyrenula, 487
et 545.
punctella Nyl. Verrucaria, 487 et
BYSR
puncticulata Müll. Arg. Strigula, 915.
punctiforme Eschw. Leiogranıma, 459.
punctiformis Nyl. Lich. Husn. Gra-
phis, 459.
* punctiformis Pheographis (Hemi-
thec.), 459.
punctulata Nyl. Sticta, 82 et 1308.
Punetum Mont. Medusula, 1100.
* Punetum Müll. Arg. Sarcographa
(Eusarcogr.), 1100.
* Punctum Mass. Spolverina, 20.
pungens Müll. Arg. Porina (Euporina),
871.
punicea Müll. Arg. Blastenia, 1259.
punicea Müll. Are. Lecania, 130.
punicea Ach. Lecanora, 130.
* pupula Müll. Arg. Pseudopyr. (Ho-
loth.), 602, 884 et 905.
pupula Ach. Pyrenula, 602, 88% et
905.
pupula Nyl. Prodr. N. Granat. Verru-
caria, 602
pupula Fée Verrucaria, 883,
purpurascens Müll. Arg. Pertus. (Le-
canor.), 712.
pusilla Müll. Arg. Porina (Sagedia),
873.
pusilla Mont. Verrucaria, 873.
pusilla Ach. Verrucaria, 913.
pusillum Müll. Arg. Anthracotheeium,
943.
PORUUALS Dub. Pertus. (Pustulatæ),
724.
: pustulosa Müll. Arg. Clathroporina,
Sul.
pustulosa Kremp. Porina. 541.
* pyenocarpa Nyl. var. Pertus. leio-
place, 743.
pyenocarpum Nyl. Collema, 1031.
* pyenocarpus Müll. Arg. Synechoblas-
tus 1031.
Pyenosrapna Müll. Arg. 1545.
pyenothelia Nyl. Pertus. (Seriales),
773.
pyrenastroides Knight. Verruc. et As-
troth., 826.
Pynenasraum Eschw., 822.
pyrenocarpoides Müll. Arg. Opegrapha
(Lecanactis), 216.
Pyrenula Auct. 490,
pyrenuloides Müll, Arg. Arthonia,
10.
* pyrenuloides Müll. Arg. Anthraco-
thecium, 988.
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pyrinoica Müll. Arg. Parmentaria,
829.
pyrinoica Ach. Verrucaria, 829.
pyrithrocardia Müll. Arg. var. Phys.
adglutin., 197.
Pyrrographa Mass. 465.
PyrrosrapHa Müll. Arg. sect. Pheo-
graphidis, 465.
pyxinoides Müll. Arg. Catolechia, 325.
quadratum Lahm. Collema, 1125.
quadratum Nyl. Leptogium. 1126.
quadrilocularis Knight Lecidea, 1168.
Quassiæ Nyl. Pertusaria (Verrucosæ),
714.
Quassiæ Fée Porina, 714.
quassiæcola Fée Pyrenula, 899.
quassiæcolum Fée Trypethelium, 840
et 1457.
quercifolia Tayl. Stieta, 82 et 1308.
* quercizans Nyl. Séictina, 1668 et
1669.
Quercus Mass. Arthopyrenia, 492.
* Quercus Müll. Arg. Mycoporum, 492.
Quercus Trev. Pyrenuia, 492.
quercina DC. Imbricaria, 1646.
* quinqueseptata Müll. Arg. Arthopyr.
(Polym.), 881.
quinqueseptata Nyl. Verrucaria, 881.
* qunquetubera Müli. Arg. Omphala-
ria, 1607.
radians Müll. Arg. Ocellularia, 1175.
radians Müll. Arg. var. Ocellul. argil-
laceæ, 699.
rudians Müll. Arg. Opegrapha (Rotula).
685.
radians Müll. Arg. Pycnographa, 1546.
radians Müll. Arg. Platygrapha, 1533.
radians Müll. Arg. var. Rotule vulga-
ris, 1533.
radians Müll. Arg. Rotula, 1533.
* radiata Anzi var. Arthonie grega-
rie, 986.
* radiata Müll. Arg. Catolechia, 325.
radiata Tuck. Buellia, 325.
* radiata Müll. Arg. Dimelena, 794.
* radiata Nyl. var. Pannarie rubigi-
nose, 818.
radiala Tuck. Rinodina, 794.
Ramaline Müll. Arg. Arthopyrenia,
643.
Ramaline Müll. Arg. Patell. (Biato-
rina), 585.
* ramulosa (Tuck.) Müll. Arg var.
Xanthorie parieiine, 47.
Ravenelii Müll. Ars. Parmentaria, 828.
Raveneli: Tuck. Pyrenastrum, 828.
ravida Müll. Arg. Porina (Segestrella},
1666.
40 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
ravida Kremp. Verrucaria, 1666.
recepta Müll. Arg. Arthopyr. (Acro-
cordia), 631.
Recobarina Müll. Arg. Buellia, 108.
a Mass. var. Buell. italicæ,
108.
Recobarina Mass. Catolechia, 108.
redundans Nyl. Collema, 166.
= ne Müll. Arg. Synechoblastus,
166.
regularis Müll. Arg. Graphis (Soleno-
grapha), 447.
*relieina E. Fr. Syst. Orb. Parmelia,
441 et 1150.
relicina E. Fr. Lich. Europ. Parmelia,
1150.
relicina Mont. et v. d. Bosch. Parme-
la, 412.
relicina Nyl. Expos. et Synops. Lich.
N. Caled. Parmelia, 411.
relicinula Müll. Arg. Parmelia, 412.
Renschiana Müll. Arg. Graphina, 969:
reticulata Müll. Arg. Graphina. 149.
reticulata Fée Graphis, 149 et 482.
* reticulata Th. Fr. Gyrophora, 42.
* reticulata Müll. Arg. Pheographina
(Eleutherol.), 149 et 482.
= Den Müll. Arg. Leptogiopsis,
372.
* reticulata Kremp. Ramalina, 1282.
reticulata Schær. var. Umbilicariæ an-
thracinæ, #2.
reticulatus Schrad. Lichen, 1282.
reticulatum Mont. Leptogium, 372.
retiger Bory Lichen, 74.
retigera Ach. Sticta, 74.
retigera Müll. Arg. Séictina, 74 et
818.
retipora Fleerke Cladonia, 589.
retipora Müll. Arg. Clathrina, 589 et
1322.
reveniens Nyl. Lecidea, 1524.
Ruaspospora Müll. Arg., 1443.
rhizinosum Müll. Arg. Endopyrenium,
1201.
rhodiza Nyl. Pertusaria, 739.
rhodiza Müll. Arg. var. Pertus. leio-
placoidis 739.
* Rhododendri Almq. Melaspilea, 1055.
Rhododendri Müll. Arg. var. Opegra-
phe vulgate, 7.
rhodoplaca Müll. Arg. var. Porinæ ru-
bicoloris. 659 et 1555.
rodoplaca Müll. Arg. var. Phyllopo-
rine rufule, 1555.
rhodosticta Müll. Arg. Pyrenopsis,
1470.
rhodosticta Tayl. Verrucaria, 1470.
APPENDIX IH. 41
rhodophihaima Müll. Arg. Lecanora,
rhombospora Müll. Arg. Pyrenula,
1490.
Ricasoliæ Müll. Arg. Aréhonia. 1196.
Richardi Mont. Sticta, 566.
rigida Hook. f. et Tayl. Cenomyce,
1133.
rigidula Müll. Arg. var. Roccellæ Mon-
tagnei, 126.
rigidulum Müll. Arg. Cœnogonium, 517.
rimosa Müll. Arg. Willeya, 1491.
rimulosa Müll. Arg. Buellia, 1442.
rimulosa Mont. et v. d. Bosch. Ope-
grapha, 451.
rimulosa Müll. Arg. var. Saged. Au-
runtii, 9.
* rinodinea Mass. Buellia, 362.
rivulare Ach. Collema, 1126.
* rivulare Müll. Arg. Leptogium, 1126.
1 Müll. Arg. Synechoblastus,
robusta Müll. Arg. Clathroporina,
1210.
* Romeana Stitzenb. Lecidea, 694.
Romeana Müll. Arg. Microthelia 1059.
Romeana Müll. Arg. Rinodina, 103.
* rosello-tincta Müll. Arg. var. Buell.
paraseme, 1375.
rosello-tincta Nyl. var. Lecid. discifor-
mis, 1375.
* rosulata Nyl. var. Physc. stellaris,
à = et 985.
otula Müll. Arg. sect. Opegraphæ,
03 | pezrap
rotula Müll. Arg. Opegrapha (Rotula),
en
Rotula Mont. Cub. Strigula, 1533.
Rotula Mont. Syllog. 1537.
Rotula Nyl. Platygrapha, 686 et 1533.
rotuliforme Müll. Arg. Mirodictyon,
1513.
rotuliforme Müll. Arg. Gyalectidium,
rotuliformis Müll. Arg. Patell. (Bilim-
bia), 290.
Boyi Stirton Parmelia, 1503.
rubella Hook. et Tayl. Sticta, 1309.
rubellula Nyi. Lecidea, 1168.
* rubellula Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
1168.
rg Müll. Arg. Graphina (Thallol ),
71
rubentior Müll, Arg. Phylloporina (Se-
gestria.), 1560.
rubentior Müll. Arg. Porina (Segestri-
nula), 660,
rubentior Stirton Verrucaria, 660.
BULL. HERB, Botss, Appendix III,
rubescens Müll. Arg. Heieromyvces,
1497.
rubicolor Müll. Arg. Porina (Segestri-
nula), 659 et 1555.
rubicolor Stirton Verrucaria, 659 et
1555.
rubiginascens Nyl. Pannaria, 1177.
* rubiginascens Müll. Arg. Parmelliella,
h77.
* rubiginosa Del. Pannaria, 818.
rubigiuosa Müll. Arg. var. Usn. tricho-
dee, 84.
rubiginosa Hepp f. Usneæ longissimæ
84
rubina E. Fr. Cladonia, 1136.
rubrina Stirton Parmelia, 564.
* rubrina Müll. Arg. Sticta, 56%.
* rudecta Ach. Parmelia, 818 et
1342.
rudecta Müll. Arg. Pertus. (Pertus®),
718.
rudis Müll. Arg. Pertus. (Leiopiac®),
736
736.
rudis Müll. Arg. var. Porinæ mastoi-
deæ, 540.
rufa Del. Stieta, 988.
* rufa Müll. Arg. var. Slictæ sinuose,
988.
rufella Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
1433.
* rufescens Nyl. var. Opegr. herpetice,
rg Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
799.
* rufescens Hoffm. Peltigera, 408.
rufo-atra Müll. Arg. Opegrapha (Leca-
nactis), 1446.
rufo-pallens Nyl. Endocarpon, 1201.
* rufo-pallens Müll. Arg. Endopyre-
nium, 1201.
* rufo-pallens Müll. Arg. var. Lecanie
puniceæ, 331.
rufo-pallens Nyl. var. Lecanoræ puni-
ceæ, 331.
rufo-virescens Bab. var. Sticte Ri-
chardi, 1296.
rufula Müll. Arg. Patell. (Bilimbia),
299.
rufula Müll. Arg. Phylloporina (Seges-
rugatum Hook. et Tayl. Gollema, 1118.
ruginosum Schwer. Collema, 372.
ruqinosus Hepp Synechoblastus, 372.
rugosa Mill. Arg. var, Parın. physodis,
577.
rugosula Leight. var. Parm. tiliacw,
6.
novembre 1899, 6
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4
Le
1) BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
* rugulosa Koerh. var.
seme, 125.
* rugulosa Kremp. Graphis, 212.
rugulosa Hepp Biatora, 693.
rugulosa Müll. Arg. Pyrenula, 898.
rugulosa Tayl. Sticta. 1310.
rugulosa Müll. Arg. Strigula, 1671.
* Ruiziana Müll. Arg. Graphina (Sole-
nographina), 138 et 467.
Ruiziana Nyl. Graphis, 138.
rupicola Bagl. var. Physc. pictæ. 125.
russeola Kremp. Lecidea, 514.
* russeola Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
S1A.
* russula Ach. Lecidea, 202.
russulina Müll. Arg. Lecidea (Biatora),
431 et 1312.
* rustica Kremp. Graphis (Solenogra-
phis), 446.
rutidota Tayl. Parmelia, 1352.
sabuletorum Schreb. Lichen, 14.
* sabuletorum Fr. Lecidea, 1%.
saccatiloba Tayl. Parmelia, 1355.
Sagedia Mass., 668.
SAGEDIA Müll. Arg. sect. Porine, 668.
num Müll. Arg. sect. Porine,
SAGEDIASTRUM Müll. Arg. sect. Phyllo-
porinæ 1562.
* salacinum Mass. var. Callopism. au-
rantiaci, 818.
salevensis Müll. Arg. Synechoblastus,
1128.
sanguinea Müll. Arg. var. Buell. para-
seme, 1375.
* sanguinea Scher. Cetraria, 87.
sanguinea Anzi Pyrenopsis, 1470.
sanguineum Müll. Arg. Amphiloma,
1389.
sanguinolenta Müll. Arg. var. Physc.
obscuræ, A0.
* santensis Müll. Arg. Pyrenula, %87.
santensis Tuck. Verrucaria, 487.
santensis Willey var. Pyrenulæ mamil-
lanæ, 287.
SARCOGRAPHINA Müll. Arg. 1199.
sarmentosa Hook. et Tayl. Cenomyce,
1222.
sarmentosa Müll. Arg. var. Cladoniæ
squamosæ, 1222.
Saubineti Mont. et v. d. Bosch. Par-
melia, 420.
saxicola Müll. Arg. Graphina (Sole-
nogr.), 1189.
saxicola Nyl. var. Physciæ ciliaris,
1345.
Sayeri Müll. Arg. Graphis (Eugraphis),
I 8. Graphis (Bugraphis)
Buellie para-
Saveri Müll. Arg. Heterotheerum, 1171.
Sayeri Müll. Arg. Strcta, 1244.
scabrida Tayl. Usnea, 1237.
scabrida Müll. Arg. var. Usne® barba-
te, 1237.
scabrosa Del. var. Genomye. squamosæ,
1222.
*scabrosa Müll. Arg. var. Gladonie
squamosæ 1222.
scabrosa Tayl. Parmelia, 135%.
* scabrosa Müll. Arg. var. Usn. bar-
batæ, 818 et 98%.
* scalpturata Müll. Arg. Pheographina
(Eleutherol.), 482 et 1051.
scalpturata Ach. et Auct. Graphis,
150 et 482.
* scalpturata Müll. Arg. Graphina, 450,
206 et 482.
scalpturatum
482.
Schadenbergiana Goepp. et Stein Usnea,
1477.
Schæreri Hepp Physcia, 76.
* Schæreri Nyl. Ricasolia, 1498.
Schenckiana Müll. Arg. Parmelia,
1386.
Schinziana Müll. Arg. Buellia, 1261.
schizograpta Müll. Arg. Graphis (Au-
locogr.), 450.
schizoloma Müll. Arg. Graphis, 142.
schizoloma Müll. Arg. Pheographis
(Pelioloma), 466.
schizospora Nyl. Cladonia, 589.
schizospora Müll. Arg. Clathrina, 589.
* schizostoma Müll. Arg. Pertus. (De-
pressæ), 726.
Schryderi Müll. Arg. Sfictina, 176.
Schweinfurthii Müll. Arg. Endocar-
pisc., 124.
Schweinfurthii Müll. Arg. Rinodina,
120.
Schweinitzii Tuck. var. Lecid. rubel-
le, 72.
* sciastrella Nyl. var. Physe. obscure,
h7.
* sclerocarpa Mey. et Flot. Opegrapha,
477.
scleroplaca Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thec.), 509.
Sclerotium Fée Porina et Trypethelium,
740.
Sclerotium Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 740.
scotinospora Th. Fr. Polyblastia, 1469.
scotinospora Nyl. Verrucaria, 1469.
* scripta Ach. Graph., 223.
scrobicularis Kremp. Pertusaria, 340.
scrobiculata Müll. Arg. Ramalina, 929.
Eschw., Leiogramma,
APPENDIX M. 43
serobieulata Müll. Arg. var. Stiet® da-
mæcornis. 1629.
scutellata E. Fr. Cladonia (Acropeltis),
1137.
scutellaris Müll. Arg. Pertusaria, 340.
scyphulifera Ach. Lecidea, 941.
* seyphuliferum Nyl. Gyrostomium,
94.
Segestrella Fr., 645.
SEGESTRELLA Müll. Arg. sect. Porine,
645.
SEGESTRINULA Müll. Ars. sect. Porine,
69.
segregala Müll. Are Pyrenula, 1212.
segregata Nyl. f. Verruc. aggregal®,
1212.
semiatra Müll. Arg. Opegrapha (Pleu-
rothec.), 1042.
semigranularis Müll. Arg. var. T'helos-
chist. controversi 1153.
semiineisa Müll. Arg. var. Coccoc. pel-
hte, 421 ».
semiintegra Müll. Arg. Porina (Sage-
dia). 875.
* semiteres (Mont.) Stlizenb. Anzia
(Euanzia), 1503.
Sendtneri Müll. Arg. var. Leptogii la-
ceri, 1112.
Sendtneri Schr. Collema, 1412.
separanda Nyl. Graphis, 455.
sepiacea Nyl. Ramalina, 1070 jet 1286.
sepiacea Pers. Physcia, 1070.
De Pere Müll. Arg. Arthonia,
seplicollare Eschw. Pyrenastrum,
823.
serialis Müll. Arg. Arthonia, 1449.
seriala Müll. Arg. Pyrenula, 891.
seriata Hepp Verrucaria, 891.
sericea Mass. Polyblastia, 490.
* sericenm Mont. Dichonema, 1498.
* serpenlina Ach. var. Graphidis serip-
te, 46, 1492 et 1493.
selosa Ach. Parmelia, 1324.
* setosa Nyl. Physcia, 1324.
setosa Schwer. Physeia, 76.
* sexlocularis Müll. Pyrenula, 58 el
189.
sexlocularis Nvl. Verrucaria, 489.
sibirica Müll. Arg. Lecanora 1368.
Sieberiana Laur, Parmelia, 581,
Sieberianus Müll, Arg. var. T'heloschist.
chrysophtalmi, 581.
* siemoidea Müll. Arg. Patellaria, 957.
similis Bagl. Hæmalomma, 430.
simplex Müll, Arg. var, Siphulæ cerati-
lis, 1275.
simpler Tayl. Dufourea, 1275.
simplex Nyl. Siphula, 1275.
simulans Müll. Arg. Arthopyr. (Meso-
pyr.), 1106.
sinapisperma Fée Verrucaria, 911.
sinapisperma Nyl. Verrucaria, 911.
sinapispermum Müll. Are. Anthraco-
thecrum, 91.
* sinuosa Pers. Sticta, 985 et 987.
SIPHULASTRUM Müll. Arg., 1474.
smaragdina Kremp. Coccocarpia, 987.
smaragdina Pers. Coccocarpia, 421 8.
smaragdina Mont. et v. d. Bosch Coc-
cocarpia, 422.
smaragdina Müll. Arg. var. Coccoc. pel-
lite, 491 8.
* Smithii Leight. Graphis, 160%.
sociale Kerb. Lopadium, 268.
sociella Nyl. Lecidea, 1057.
socotrina Müll. Are. Graphina (Thal-
. loloma), 170 et 986.
socotrina Müll. Arg. Pertus. (Subtu-
berculiferæ), 762.
* socotrinum Müll. Arg. Diorygma,
470.
Soleilorii Müll. Arg. Evernia, 1067.
Solerlorii Nyl. Chlorea, 1067.
Solenographa Mass. 445.
SOLENOGRAPHA Müll. Arg. sect. Gra-
phidis, 445.
SOLENOGRAPHINA Müll. Arg. sect. Gra-
phine, 467.
SOLENOTHECA Müll. Arg. sect. Opegra-
phæ, 682.
SOLENOTHECIUM Müll. Arg. sect. Phe-
graphidis, 528.
* soluta Hepp var. Lecanoræ epano-
ve, À.
solula Schwer. f. Lecanoræ flavæ var.
oxytonæ, 1.
soluta Müll. Arg. var. Parmel. phy-
sodis, 877.
somaliensis Müll. Arg. Arthonia, 965.
somaliensis Müll. Arg. Parmelia, 93%.
* sophistica Müll. Arg. Graphina,
148.
sophistica Nyl. Graphis, 148.
sordidescens Fée Trypethelium, 843 et
844.
sorediata Müll. Arg. var, Parm. cor-
rugis, 1359.
sorediata Müll, Arg. var. Parm. hypo-
Irope, 44 et 1359.
sorediata Nyl. var. Parm. latissimæ,
1250 et 1669.
sorediata Schwer. var. Parm. picte,
125,
sorediala Müll. Arg. f. Parm. Schwein-
[urthii, 1076.
44 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
sorediata Müll. Arg. var. Parm. viren-
tis, 10414.
* sorediata Tuck. var. Peltigeræ ca-
nine £. spurie, 408.
sorediata Schær. f. Peltigeræ caninæ 7.
spuriæ, 408.
sorediata Schær. var. Peltigeræ hori-
zontalis. 408.
sorediata Schær. f. Peltigere polydac-
tylæ y. scutatæ A08.
* sorediata Müll. Arg. f. Physe. piete,
937, 98%, 986 et 1492.
* sorediata Tuck. Pyxine, 47.
* sorediata Tuck. var. Pyx. Cocoes.
1483 et 1492.
* sorediata Kremp. f. Usn. barbate,
Müil. Arg. n. 925, in Flora, 1885,
XXII, 987.
sorediifera Müll. Arg. var. Parm. ur-
ceolate, 183, 569 et 988.
* sorediifera Müll. Arg. f. Physc. hypo-
leucæ, 193.
* soredifera Müll. Arg.
ciosæ, 818 et 987.
sorediiformis Müll. Arg. Phlyetrdra,
220.
soredriiformis Kremp. Phlyetis, 220.
sorediosa Müll. Arg. var. Parmelie
abessinice, 933.
sorediosa Müll. Arg. var.Parm. Hilde-
brandt., 1637.
sorediosa Müll. Arg. f. Parm. conspersæ
var. polyphyllæ, 1653.
sorediosa Müll. Arg. f. Parm. mesotro-
pe, 1644.
sorediosa Müll. Arg.
leucæ, 874.
sorediosa Müll. Arg. f. Physe. specrose,
982.
sorediosa Müll. Arg. f. Pyx. Meissnerii,
f. Physe. spe-
f. Parm. ochro-
sorediosula Müll. Arg. var. Usn. dasy-
pogoidis, 926 et 988.
* sorenocarpa Müll. Arg. Mycoporopsis.
976.
sorenocarpum Knight Mycoporum,
976.
* sorodes Stirton Pertus. (Dilatatæ).
all.
sororia Mill. Arg. Patell. (Bilimbia),
396.
sororiella Nyl. Lecidea, 356.
* sororiella Müli. Arg. Patellaria, 356.
spadicea Müll. Arg. var. Cladon. ochro-
leucæ, 383.
spadicea Auct. Lecidea, 359.
a sue Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
sparsa Tayl. Parmelia, 1355.
speciosa Müll. Arg. Lecidea, 2%.
speciosa Müll. Arg. f. Ramal. caraca-
sane, 49.
speirea Müll. Arg. f. Psoræ coronifor-
mis, 245 et 1454.
speireum Tayl. Endocarpon,
1454.
SPERMATIEN (die) Observat. U, 925.
* sphacelata Mont. var. Usneæ melaxan-
the, 1382.
Spheromphale Auct., 490.
sphærophoides Lév. Acroseyphus, 1389.
sphærosporella Müll. Arg. Parmelia.
1650.
spherulifera Tayl. Cenomyce, 1221.
spiloclada Müll. Arg. var. Cladon. fur-
cate, 1640.
spinosa Tayl. Alectoria, 1269.
spinosa Hook. f. et Tayl. Parmelia,
1356.
spinosa Tayl. Parmelia, 581.
spiralis Müll. Arg. Opegrapha, 164.
splachnirima Hook. f. et Tayl. »Par-
melia, 1357.
SPOLVERINIA (Mass.) Müll. Arg., 20.
Sprucei Bab. Lecanora, 291.
a Müll. Arg. Patell. (Bilimbia).
2294:
squamarioides Nyl. Bæomyces, 1357.
A Müll. Arg. Knightiella,
1357.
squamosula Müll. Arg. Cladonia, 553.
squamosıssima Müll. Arg. var. Cladon.
gracilis, 1612.
squamulosa Hepp Parm. 80 et 424 2.
squamulosa Müll. Arg. var. Cladon.
symphycarpe, 385.
squarrosa Müll. Arg. var. Ramal. fari-
nacem, 28.
lan Müll. Arg. Patell. (Bilimbhia),
stellarıs Müll. Arg. var. Opegraphe
herpetice, 688.
* stellaris Fr. Physcia, %7 et 818.
stellaris Kremp. Physcia, 985.
* stellata Müll. Arg. Gandelaria, 1154.
ou (Nyl.) var. Candel. concoloris,
L 1.
stellata Tuck.
1154.
stenocarpa Ach. Opegrapha, 1376.
stenograpta Müll. Arg. Graphis, 136.
* stenophylla Ach. var. Parm. cons-
persæ, 818.
stenophylla Müll. Arg. var.
tiliacee, 570.
stenophylla Müll. Arg. Stieta, 403.
245 et
var. Parm. fibrosæ,
Parm.
APPENDIX IH. 45
stenospora Müll. Arg.
phis), 448.
stenospora Müll. Arg. Ramalina, 65.
STEREOCHLAMYS Müll. Arg., 924.
Stigmatidium Mey., 843.
Stracheyi Bab. Cetraria, 1625.
Stracheyi Nyl. Platysma. 1623.
Stracheyi Müll. Arg. Nephromopsis,
1623.
* straminea Müll. Arg. Arthopyr. (Lep-
torrhaphis), 641.
straminea Kremp Verrucaria, 641.
Graphis (Eugra-
straminea Müll. Arg. var. Clathrine
aggregate, 95.
straminea Müll. Arg. Usnea, 96 et
1477
* streblocarpa Müll. Arg. Graphina
(Eugraph.), 525 et 1190.
streblocarpa Bel. Opegrapha, 525 et
* strepsodina Müll. Arg. var. Lecidew
privigne, 42.
sirepsodina Korb. var. Sarcogynis pri-
vignæ, 42.
* strialula (Ach.) Nyl. Graphis (Aula-
cogramma), 453 et 818.
strietum Nyl. Dr p Stereocaulon, 1608.
* strictum Th. Stereocaulon, 1608.
strigosa Müll. Are var. Coccocarp. pel-
Ltæ, 421 fa
* strigosa Nyl.
el 984.
Striqula Mont. Lich. Cuba et Syllog.,
683.
striguloides Kremp. Platygrapha, 1537.
Stromatothelium Trev., 839.
stuppea Tayl. Parmelia, 1359.
stygia Hook, f. et Tayl. Gyrophora,
1384.
STYLOSPOREN (die), 925.
* suaveolens Kœrb. Aspieilia, 2
suaveolens Ach. Urceolaria, 2.
subacerina Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
1032.
subæruginosa Müll. Arg. va
paraseme, 1450.
subaggregala Müll. Arg.
1212.
subareolata Nyl. Pyrenopsis, 1470.
subassimilis Müll. Arg. Graphis (Sole-
nographa), 445.
2 (pr Kremp. Leptogium, 373.
subeæsia Müll.
sæ, 1167,
subeandicans Müll. Arg.
UST.
barbatæ, 47
r. Buelliw
. Pyrenula,
Arg. var, Patell, gros-
Placodium,
subcerina au Lich. Glaz. var, Leca-
noræ erythroleuce, 249.
subcetrata Müll. Arg. var. Parm. ur-
ceolatæ. 569.
* subchlorotica Müll.
cidia). 802.
subchlorotica Nyl. Lecidea, 802.
* subehloroticaMüll. Arg. Porina (Sage-
dia), 670.
subchlorotica Nyl. Verrucaria, 670.
subeiliata Müll. Arg var. Strigule ele-
gantis, 919.
subeinerea Müll. Arg. Arthopyr.
merid.), 639.
subeinerea Nyl. Verrucaria, 639.
subeompulsa Müll. Arg. Pheographis
(Solenothee.), 529.
subconcava Müll. Arg. Buellia, 997.
* subeontinua Nvl. Lecidea (Lecidella),
1415.
subeorallina Müll. Arg.
liatæ, 493.
Arg. Patell. (Ba-
(Poly-
var. Psoræ fo-
subcoronata Müll. Arg. Pertus. (Ver-
rucosæ), 713.
suberenulata Müll. Arg. Lecanora,
1203.
subeutanea Ach. Porina, 863.
subeyphellata Nyl. var. Stictæ fossula-
te, 566.
subdamæcornis Müll.
laciniate, 1627.
subdehiscens Müll.
depressæ, 732.
subdepressa Müll.
pressæ), 733.
subdetersa Nyl. Physeia, 73.
subdividens Nyl. Graphis, 459.
* subdividens Müll. Arg. Phæographis,
(Hemithee.), 459.
subemersa Müll. Arg. Ocellularia, 1037.
subfastuosa Müll. Arg. f. Pertus. leio-
placod. var. plicatulæ, 739.
subflava Tayl. Parmelia, 1358.
subflavens Müll. Arg. Pertus.
pore, 738.
subflavens Müll. Arg. Pertus. (Leio-
De) , 764.
subfraæinea Nyl. Ramalina, 1069.
subfulgens! Müll. Arg. Callopisma,
333.
subfulgens Müll.
et 333.
subfulgens' Nyl. Lecanora, 333.
subfuscata Nyl. Lecidea, 509.
* subfuscata Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thecia), 509.
subgenieulata Nyl. Ramalina, 1277.
Arg. var. Stictw
Arg. var. Pertus.
Arg. Pertus. (De-
anisos-
L
Arg. Callopisma, 125
! Legendum est sulfulgescens, Müll, Arg.
Lich, exot,n, 138,
ORALE ere
OO RON di;
46 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* subgranulata Nyl. var. Lecanore sub-
fusc®. 125.
subgranulata Nyl. Lich. Husnot Leca-
nora, 200.
subgranulosa Fuck. var. Leced. parvi-
folie, 423.
subhæmatitides Kremp. Lecanora, 334.
* subhæmatitide Müll. Arg. Callo-
pisma, 334.
subinermis Müll. Arg. var. Thelosch.
chrysophth., 180.
subintermixta Müll. Arg. Patetl. (Pso-
rothec.). 508.
subinusta Leight. Graphis, 458.
subinusta Müll. Arg. Pheograpnis
(Platygramma), 458.
subirregularis Müll. Arg. Pertus. (Sub
irregulares, 776.
sublævata Müll. Arg. var. Verruc. bra-
siliensis. 1466.
sublævata Müll. Arg. Verrucaria, 671
et 1466.
sublevigata Nyl. Parmelia, 186 et 1338.
sublæve Müll. Arg. var. Leptogir falla-
cis, 379.
sublævis Müll. Arg. var. Opegraphe
rotule, 686.
sublevis Nyl. Ricasolia 818, 1249,
1597 et 1669.
sublimitans Müll. Are. Arthopyr.
(Acrocord.), 630.
sublinearis Nyl. var. Ramal. Yemen-
sis, 1478.
sublugubris Müll. Arg. var. Parm.
physodis, 577.
* sublurida Nyl. Pannaria 818.
subluteola Nyl. Lecidea, 358.
* subluteola Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 358.
submarginalis, Mich. Lobaria, 69 el
1639.
submarginalis Ach. Parmelia, 69 et
1639.
submedusinaMüll. Arg. Gladonia, 1589.
submersa Müll. Are. Ocellularia, 1037.
submersa Müll. Arg. var. Porine ni-
gro-fuscæ, 1462.
subnigricans Müll. Arg. f. Physc. obs-
cure, 40.
subnitidella Müll. Arg. Pyrenula,
601.
subnitidella Nyl, Verrucaria, 601.
subnudata Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602 et 604.
subolivacea Müll. Ars. Porina (Sage-
dia), 802.
‚subparallela Müll. Arg. var. Arthoni®
astroideæ, 129.
subparvifolia Müll. Arg. var. Lecid.
hemophee, 5.
subpellueida Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 397.
subphysodes Krempelh. Parm. 577.
subplana Müll. Arg. Parmentaria, 1202.
subplanum Knight Trypethelium, 1202.
* subplicata Müll. Arg Buellia, 1439.
subplicata Nyl. Lecidea, 1439.
subprolixa Nyl. Parmelia, 573.
subprolixa Müll. Arg. var. Parm. imi-
tatricis, 379.
subproposita Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 515.
“ subprostans Müll. Arg. Arthopyr.
(Acrocord.), 633.
subprostans Nyl. Verrucaria, 633.
subpulveracea Müll. Arg. var. Lecanoræ
subfusce, 329.
subpunctiformis Müll. Arg. Arthopyr.
(Euarthop.), 1321.
subpuneiulata Nyl. var. Stictæ fragilli-
me, 39%.
subpungens Müll. Arg. var. Clad. fur-
catæ, 989.
subpusilla Nyl. Ramalina, 1277.
subquercina Müll. Arg. Parmelia, 1646.
subradians Müll. Arg. Pertus. (Poli-
carpæ), 787.
subramulosum Müll. Arg. Stereocaulon,
1585.
subrevoluta Müll. Arg. var. Parm.
perlatæ, 185.
* subrugata Kremp. Parmelia, 182.
* subsessilis Nyl. var. Beomye. erenu-
lati, 377.
subsessilis Mont. var. Biatoræ crenula-
tæ, 377.
subsimillima Nyl. Arthonia, 279.
subsimillimum Müll. Arg. Arthothe-
lium, 279.
subsimilis Nyl. Lecidea (Biatora), 507.
subsimplex Müll. Arg. var. Pertus. de-
presse, 732.
subspadicea Müll. Arg. Patell. (Baci-
dia), 961.
subspilota Müll. Arg. Lecid., 201.
subsguamosa Leight. var. Cladoniæ de-
licatæ, 1005.
subsquamosa Müll. Arg. var. Gladoni®
pityreæ, 1005.
subsquamosa Müll. Arg. var. Cladon.
furcaiæ, 381.
substellata Nyl. Arthonia, 4096.
substrigosa Müll. Arg. var. Usneæ dasy-
pogoidis, 99% et 1476.
substrigosa Müll. Arg. var. Usneæ bar-
batıe, 1476.
APPENDIX HI. 47
sublartarea Müll. Arg. Graphina (Eu-
graph.). 4190.
subtenella Müll. Arge. Graphis (Aula-
cogr.), 1185.
er Müll. Arg. Porina (Sagedia),
79.
subtilis Müll. Arg. Rinodina, 1412.
subtilis Müll. Arg. Verrucaria, 31.
subtilissima Fee Rhacoplaca, 678 et
1551.
subtilissima Müll. Arg. Strigula, 678,
1551 et 1573.
* subtricosa Leight. Glyphis (Pheogly-
phis), 974 et 1102.
sublrieosa Müll. Arg. Sarcographa
(Phæoglyph.). 1102.
_subtruncata Müll. Arg. Pertus. (Tuber-
culiferæ), 763.
subulata Mont. Ramalina, 1284.
subumbilicata Müll. Arg. Parmentaria,
1204.
subumbilicatum Knight Trypethelium,
120%.
* subvelata Müll. Arg. Pseudopyrenula,
602.
subvelata Nyl. Verrucaria, 602.
subvernalis Nyl. Lecidea. 432.
subvernalis Müll. Arg. Patell. (Bialo-
rina). 432.
subversicolor Müll. Arg. var. Patell.
tuberculose, 1029.
subvigilans Müll. Arg. Patell. (Pso-
rothee.), 433. ?
subvulpina Müll. Arg. var. Heteroth.
paraboli, 1172.
suffusa E. Fr. Biatora, 1169.
* suffusa Willey var. Patell. rubelle, 47.
suffusa Tuck. var. Lecideæ rubellæ,
1169.
suffusa Müll. Arg. var. Patell. mille-
grane, 1169 et 145%.
sulcata Nyl. Alectoria, 1269.
sulcata Lév. Cornicularia, 1269.
sulcata Müll. Arg. Pheographis (Schizo-
graphis), 1046.
Sullivani Müll. Arg. Cladonia, 379.
Sullivaniı Müll. Arg. Clathrina, 589.
* sulphurata Nees et Flot. Parmelia,
1669.
* sulphurata Müll. Arg. Patell, (Pso-
rothee.), 956 et 1027.
sulphurata Mey. et Flot, Megalospora,
(027.
sulphuratum Mey. et Flot. Megalospo-
rum, 956.
sulphurea Müll, Arg. var, Lecaniæ pu-
nicer, 331.
* sulphurea Schwer, Stieta, 82 el 1308,
sulphureila Müll. Arg. Lecania, 1409.
* sulphureofusca Müll. Arg. Patellaria,
942.
sulphureofusca Fée Lecanora, 942.
sulphureorufa Nyl. Lecanora, 942.
* sulphureorufa Müll. Arg. Patellaria,
942:
sulphurescens Müll. Arg. Arthopyr.,
Ok.
sulphurescens Müll. Arg. Pseudopyre-
nula. 544 et 602.
sulphurescens Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 747.
sulphureum Nyl. Astrothelium, 846.
sulphureum Eschw. Pyrenastrum, 846.
sulphurosa Tuck. var. Parm. tiliacew,
970 et 1142.
superans Müll. Arg. Pertus. (Lecanor.),
707.
superbum Müll. Arg. Campylothelium,
835.
superbum Fr. Trypethelium, 835.
superflua Müll. Arg. Patell. (Catillaria),
1166
‘superior Müll. Arg. Porina (Euporina),
8
supersparsa Nyl. Lecidea, 28.
superula Nyl. Lecidea, 436. \
ge an: Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
436.
supposita Nyl. var. Graph. scalpturatæ,
1051.
Suringari Müll. Arg. Parmeliella, 419.
* symmicta Ach. Lecanora, 818.
symplucarpa Ach. Cenomyce, 358.
* symphicarpa Müll. Arg. Cladonia,
symplecta Nyl. Graphis, 144.
sympleeta Müll. Arg. Graphina, 144.
Synsenesorus Müll Arg. sect. Toma-
stelle, 855.
Syngenesorus Trev., 855.
syngenetica Müll. Arg. Pertus. (Leio-
placæ), 751.
Synperynia Müll. Arg. sect. Arthopy-
rente, 622 et 855.
tædiosa Nyl. Arthonia, 221.
* tediosum Müll. Arg. Arthothelium,
221.
* tieniala Stizenb. Anzia (Kuanzia),
1503.
taitensis Mont. Biatora 433, 956 el
1027.
* Laitensis Müll. Arg. Patell. (Psoro-
theeium), 433.
tasmanica Tayl. Parmelia, 1360.
tasmanica Müll. Arg. var, Usn. barba-
to, 391,
ET
LS ce
PPT IE, - Pl
LA y RE re AE
Zr
6
En
en ES
u &
ee Be]
EEE ER
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Taylori Tuck. Pannaria, 1397.
Taylori Nyl. Neuropogon, 1230.
* Taylori Hook. f. et Tayl. Usnea,
1230.
* tenax Ach. Collema, 112%.
tenaæ Nyl. var. Collematis pulposi,
112%.
tenebrosula Müll. Arg. Lecidea (Leci-
della), 99%.
tenella Müll. Arg. var. Buell. ocellate,
LA.
tenella Müll. Arg. var. Cladon. flabel-
liformis, 1613.
* tenella Ach. Graphis (Eugraphis),
449, 986 et 1450.
tenella Müll. Arg. var. Lecideæ para-
semæ, 31.
tenella Müll. Arg.
760.
tenella Müll. Arg. Ramalina, 97.
tenellula Müll. Arg. Melanograph.
(Hemigr.), 690.
* tenellum Müll. Arg. Paracarpidium,
986.
tenellum Müll. Arg. var. Rhizocarp.
geographici, 410.
tenellum Müll. Arg. var Stereocaul.
mixti, 167.
tenuicaulis Müll. Arg.
furcatæ, 381.
tenuior Nyl. Coccocarpia, 421 2.
tenuior Müll. Arg. var. Coccoc. pellite,
421 E.
tenuirima Tayl. Parmelia, 571 et 136.
tenuis Müll. Arg. Catolechia, 326.
tenuis Müll. Arg. var. Parm. physodis,
577.
tenuis Müll. Arg. var. Physc. triba-
cine!, 1049.
* tenuis Tuck. Ramalina, 47.
tenuis Müll. Arg. var. Ramal. macu-
late, 127.
tenuis! Müll. Arg. var. Sticte Freyci-
neti, 869.
tenuis Müll. Arg. Sirigula, 922.
tenuiscypha Tayl. Parmelia, 4362.
tenuissima Müll. Arg. Arthonia, 1450.
tenuissima Müll. Arg. Coccocarpia, 702.
* tenuissima Mey. et Flot. var. Ramal.
Eckloni, 1%78.
tenuissimum Kremp.
1529.
tephroa Tuck. Biatora, 348.
ne Müll. Arg. Lecidea, 348 et
Pertus. (Leioplacæ),
var. Cladon.
Cenogonium,
! Legendum est tribaciæ, Müll. Arg. Lich.
exot. n. 138.
terebrata Müll. levi-
oate, 1285.
terebrata Hook. et Tayl. Ramalina,
1285.
* terebrata Müll.
1176.
terebratum Ach. Thelotrema, 4176.
tessellata Yayl. Urceolaria, 4417.
* tessellina Tuck. Lecidea (Lecidella),
1164 et 1422.
testaceopallida Müll. Arg. var. Lecan.
subfuscæ, 200.
testudinea Müll. Arg. Psora, 1314 et
1420.
tetramera Müll. Arg. var. Pertus. com-
munis, 1418.
tetramera Müll. Arg. var. Pertus. dila-
tatæ, 769.
tetramera Müll. Arg. var. Pertus. subir-
regularis, 776.
tetramera Müll. Arg. var. Pertus. mela-
leuce, 729.
tetramera Müll. Arg. var. Pertus. poli-
te, 788.
* tetrapla Müll. Arg. Buellia, 1312.
tetrapla Nyl. Leeidea, 1312.
tetrathalamia Nyl. Pertus. (Leioplacæ).
74.
letrathalamia Fée Porina, 741.
tetrathalamium Fee Trypethelium,
74.
tetraspora Müll. Arg. var. Pertus. leio-
placordis, 739.
texana Müll. Arg. Pertus. (Leioplacæ),
766.
thæodes Mass. Acarospora, 119.
thæodes Müll. Arg. Placod. (Acaros
pora), 119.
thallicola Mass. Nesolechia, 42.
Thalloloma Trev., 470.
TrarLoromA Müll. Arg. sect. Graphine,
470.
thamnoplaca Tuck. Pertusaria, 1463.
thelena Lichenol. Americ. sept. Pyre-
nula, 886.
Thelenella Nyl., 541.
* thelocarpoides Müll. Arg. Polyblastia,
490 et 1109.
thelocarpoides Kremp. Verrucaria, 490
et 1109.
THELOTREMA Ach., 366 et 521.
* thelotremoides Müll. Arg. Pseudopy-
renula, 602.
thelotremoides Nyl. Verrucaria, 602.
thiomela Nyl. Lecauora, 336.
* thiomela Müll. Arg. Rinodina, 336.
Thomsoni Müll. Arg. Cetraria, 1621.
Thomsoni Stirton Platysma, 1621.
Arg. f. Ramal.
Arg. Ocellularia,
APPENDIX I. 49
Thomsoniana Müll. Arg. Parmelia,
* Thouarsii Stictinæ intri-
catæ, 818.
Thozetiana Müll. Arg. Arthonia, 524.
thysanota Tuck. Lecidea, 1432.
* ihysanota Müll. Arg. Patell. (Bilim-
bia), 1432.
Nyl. var.
Thwaitesii Müll. Arg. Pertus. (Chio-
dectonoides). 779.
* tichospora Müll. Arg. Polyblastia,
1211.
tichospora Knight Verrucaria, 1211.
tineta Müll. Arg. Rinodina, 945.
* Tinei Tornab. Lecidea, 110.
* titubans Bagl. et Carest. Lecidea, 24.
TomasıELLıa Mass., 642 et 855.
Tomasiella Müll. Arg. sect. Arthopyre-
nie, 642 et 853.
tomentella Müll. Arg. Clathroporina,
1209.
tomentosa Mall. Arg. Patell. (Bilim-
bia), 1522.
* tomenlosa Nyl. Stictina, 818.
torquata Müll. Arg. Pertus. (Depressæ),
731.
torquatella Müll.
placæ), 762.
tortuosa (E. Fr.) Müll. Arg.
(Cornieul.), 1067.
torulosa Müll. Arg. Biatorinopsis, 1506.
torulosa Müll. Arg. f. Usne® dasypo-
goidis, 554.
transwaalensis Müll.
1108.
* tremelloides Fr. Leptogium, 1669.
tremens Müll. Arg. Striqula, 1572.
tremula Müll. Arg. var. Strigulæ ele-
gantis, 919.
* Tremulæ Müll. Arg.
torraph.), 641.
tremulans Müll. Arg. var. Physe. hypo-
leucæ, 193.
* tribacina Nyl. Physcia, 1019.
* tribulodes Müll. Arg. Melanographa,
595.
tribulodes Tuck, Opegrapha, 535.
* trichodea Ach. Usnea, 987.
trichodes Mich. Setaria, 70.
tricholoma Mont. Biatora, 20% et 1520.
tricholoma Müll. Arg. Patell. (Bilim-
bia), 1520.
trieolor Müll. Arg. Pyrenula, 600.
tricophora Müll, Arg. var, Stictw laci-
nialæ, 239,
Arg. Pertus. (Leio-
Evernia
Arg. Polyblastia,
Arthopyr. (Lep-
I Legendum est tribacia Nyl., Müll. Arg.
Lich, exol. n. 138,
BULL. HERD, HOISS,
Appendix III, novembre 1899, /
trichophora Müll. Arg. var. Stictinæ
quercizant., 238.
trichophorum Müll. Arg. Leptogium,
1494.
trichosporum Müll. Arg. Pleurotrema,
1104.
“ tricosa Müll. Arg. Sarcographa (Eu-
sarcogr.), 1100 et 1102.
trigastrica Müll. Arg. Porina, 485.
trilocularis Müll. Arg. Arthonia, 30%.
TriopPaTHALMIDIUM Müll. Arg. sect.
Callopismatis, 248.
Triopsis Müll. Arg. sect.
103%.
* triphora Müll Arg. Graphina (Chlo-
rograph.), 147 et 475.
triphora Nyl. Graphis, 147 et 475.
trisperma Müll. Arg. Pertus. (Poroph.),
765.
triste Müll. Arg. Siphulastrum, 1475.
* tristis Ach. Cornicularia, 4272.
tristis Müll. Arg. Ricasolia, 1140.
tropica Müll. Are. Polyblastia, 490.
* tropica Müll. Ar. Pseudopyrenula,
602.
tropica Ach. Verrucaria, 602.
tropicum Müll. Arg. Nephromium, 559.
Blastenie,
truncala Müll. Ärg. Arthopyr. (Me-
sopyr.), 620.
trypanea Ach. Pyrenula, 905.
trypetheliiformis Nyl. Pertus. (Leio-
placæ), 753.
trypethelioides Müll.
pha, 1197.
tubereulifera Müll.
berculiferæ), 768.
tubereulosa Tayl. Alectoria, 1270.
tubereulosa Müll. Arg. Patell. (Bom-
byl.), 355 et 1029.
tuberculosa Fée Lecidea, 355 et 1029.
tubereulosa Müll. Arg. var. Ramal.
levigate, 1270.
tumidula Vayl. Usnea, 1231.
* tumidula Fée Opegrapha, 455.
tunicata Müll. Arg. Haplopyrenula,
610 et 1576.
lunicala Müll. Arg
rid.) 18.
turbidum Müll. Arg. Chiodecton, 217.
turgida Müll. Arg. var. Pertus. leio-
place, 743.
turgidulus Müll.
230.
* turgidum Ach. Gollema, 1126.
turgidum Nyl. Gollemodium, 1126.
turgidus Müll, Arg. Synechoblastus,
1128,
Turner: Hook. et Tayl.
Arg. Enterogra-
Arg. Pertus. (Tu-
. Verruc. (Ampho-
Arg. Synechoblastus,
Gollema, 1119,
-
50 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
uberina Fee Pyrenula, 602, 811 et 877.
* uberinum Nyl. Trypethelium, 821 et
877.
uberinum Leight. Lich. Ceyl. Trypethe-
lium. 602 et 883.
ulcerata Müll. Arg. Peltigera, 172 el
236.
Uleana
1549.
Uleana Müll. Arg. Parmelia, 1500.
* ulophylla Mey. et Flot. var. Parm.
perforate, 818.
umbilicatula Müll. Arg. Verrucaria,
165. |
umbilicatum Fr. Astrothelium, 824.
umbonata Müll. Arg. var. Opegraphe
pluriloeular., 534.
umbonatum Müll. Arg.
(Pseudo-Aseid.), 1602.
* umbratum Fee Thelotrema, 1038.
umbrosa Bagl. Biatora, 25.
* umbrosa Müll. Arg. Lecidea, 25.
unguigerum Nyl. Erioderma, 813 et
1288.
* urceolata Th. Fr. Buellia 1057.
* urceolata Eschw. Parmelia, 183.
* urceolatum Müll. Arg. Lopadium,
273.
urotheca Müll. Arg.
della). 352.
Uruguensis Kremp. Parmelia, 189.
Urvillei Del., Nyl. Sticta, 987 et 1303.
Urvillei Müll. Arg. var. Stiete endo-
chryse®, 1303.
Ustalia Stizenb., 143.
ustulata Hook. f. et Tayl. Cenomyce,
1226.
ustulata Müll. Arge. var. Cladon. fim-
briat®, 1226.
uvuliferum Müll. Arg. Séereocaulon,
1586.
Valesiaca Müll. Arg. Spolverinia. 20.
vatidus Müll. Arg. var. Thelosch. fla-
vicantis, 932.
* varia Ach. Lecanora, 47.
variabilis Müll. Arg. Arthonia, 1096.
* variabilis Ach. Strela, 987.
* variegata Fée Porina, 865.
* variolosa Müll.- Arg. f.
pallescentis, 47.
variolosa Mont. et Hampe Verrucaria,
903.
variolosum Müll. Arg.
cium, 1263.
variolosum Müll. Arg.
846.
variolosum Ach. Trypethelium, 846.
velata Müll. Arg. Aulaxina, 1532.
Müll. Arg. Microtheliopsis,
Thelotrema
Lecidea (Leci-
Lecanorcæ
Anthracothe-
Astrothelium,
velata Müll. Arg. Polyblastia. A311.
velatior Müll. Arg. Pyrenula, 893.
* venosa Ach. Peltigera, 408.
ventricosa Müll. Arg. Buellia, 586.
ventricosa Müll. Arg. Patell. (Bomby-
liospora), 511.
ventricosulum Müll. Arg. Acolium,
1583.
u Müll. Arg. f. Physe. obscure,
10.
venusta Bagl. var. Hagen. endococcineæ,
* vermicularis Schar. Thamnolia, 1614
et 1668.
vermifera Müll. Arg. Graphis (Chloro-
grapha), 1188.
vernicoma Tuck. Buellia, 361.
* vernicosa Müll. Arg. Graphina, 152.
vernicosa Nyl. Graphis, 152.
vernicosa Fée Opegrapha, 152.
verrucarioides Müll. Arg. Enterograph.
(Stigmatid.), 838.
verrucarioides Fée Trypethelium, 838.
verrucosa Mont. Pertusaria, 715, 862
et 1997.
verrucosa Fée Porina, 715 et 862.
verrucosa Hook. et Tayl. Ramalina,
1286.
verrucosum Fée Trypethelium, 745 et
862.
verruculosa Müll. Arg. Polyblastia,
1471.
verruculosa Müll. Arg. Porina (Eupo-
rına), 1557.
versicolor Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thec.), 433. 956 et 1028.
versicolor Fée Lecanora et Lecidea,
433 et 1028. |
versicolor Nyl. Lecidea Syn. Lich.
N. Caled. 956, Prodr. N. Granat.,
1027.
versicolor Mass. Bombyliospora, 1029.
versicolor Müll. Arg. Parmelia, 315:
* versicolor Kerrb. var. Placodii saxi-
cole, 1152.
versicolor Müll. Arg. Rinodina, 133.
versicolor Müll. Arg. Psoroma, 140%.
versicolor Hook. f. et Tayl. Lecanora,
1404.
vesicatum Tayl. Collema. 1120.
viburnea Müll. Arg. Arthonia, 967.
vicinalis Müll. Arg. Lecidea, 26
Vieillardi Müll. Arg. Lecania (Semi-
lecan), 282.
Vieillardi Müll.
939.
vigilans Müll. Arg. Patell. (Psoro-
thec.), 286.
Arg. Parmeliella,
vigilans Fée Lecanora, 286!.
vigilans Nyl. var. Lecideæ versicoloris,
286.
vigilans Müll. Arg. Patell. (Bomby-
liosp.), 1405.
vigilans Tayl. Lecanora, 1027 et
1405.
vigilans Müll. Arg. var. Patell. sul-
phuratæ, 1027.
vigilans Kremp. var. Lecideæ versico-
loris, 1027.
vigilans Nyl. Prodr. N. Granat. var.
Lecideæ versicoloris, 1027. 1028 et
1405.
* villosus Norm. Theloschistes, 1635.
violascens Müll. Arg. Stereocaulon,
1588.
virella Th. Fr. var. Physc. odscure,
98%.
* wirens Tayl. Alectoria, 1271.
* virens Müll. Arg. Bryopogon, 1617.
virens Müll. Arg. var. Lecanor® atree,
495.
virens Müll. Arg. Parmelia, 1011.
virens Müll. Arg. var. Pertus. tuber-
eulifere, 344 et 768.
virens Müll. Arg. Pheotrema, 1178.
virescens Müll. Arg. Graphis. 138.
virescens Müll. Arg. Lecidea, 23.
* virescens Kremp. var. Parm.sinuose,
1150.
virescens Müll. Arg. Porina, 652 et
1550.
virescens Müll. Arg. Pyrenula, 981.
* virescens Müll. Arg. Phylloporina,
1550.
virescens Kremp. Verrucaria, 652 el
1550.
virgatum Ach. Stereocaulon, 1134.
* virginea Müll. Arg. Graphina, 154.
virginea Nyl. Graphis, 15%.
virginea Müll. Arg. Pertusaria, 504.
virgineum Eschw. Leiogramma, 15%.
virgulata Müll. Arg. var. Cladon. fur-
cale, DA.
viridescens Müll. Arg. Dirina, 947.
viridescens Mass. Gomphospora, 947.
viridescens Fée Urceolaria, 947.
* viridialba Mill. Arg. Ocellularia,
1177.
viridialbum Kremp. Thelotrema, 1177.
viridiolivacea Fée Porina, 867.
viridipallens Müll. Arg. Ocellularia,
1176.
viridis Müll. Arg. Rinodina, 337.
*
1 Ihe synonymon falsum delendnm est,
Müll, Ars. Lich. erot, n, 189,
PO
APPENDIX IH. ol
viridis Müll. Arg. var. Rinod. versico-
loris, 133.
viridissima Müll. Arg. Physcia, 198.
viridissima Fée Nematora, 919.
viridissima Müll. Arg. var. Strigule
elegantis, 919,
* vitellina Mass. Candelaria, 1667.
vittata Müll. Arg. Graphis (Aulacogr.),
452.
* vorticosa Kerb. Lecidea, 42.
vulgare Müll. Arg. Lopadium, 276.
vulgaris Müll. Arg. Haplopyrenula,
608.
* vulgaris Scher.. 1. Lecanoræ subfus-
c@,.&7,. ..-
vulgata Leisht. Opegrapha, 1540.
vulnerata Müll. var. Peltig. pusillæ,
1287.
vulnerata Müll. Arg. var. Peltig. rufes-
centis, 408 et 1287.
vulpina Ach. Evernia, 1068.
vulpina Tuck. Lecidea, 261.
* vulpinum Müll. Arg. Heterothee.,
261.
Wallichiana Müll. Arg. Cetraria 1511.
Wallichiana Tayl. Stiela 1311.
Wailichiana Tayl. Parmelia, 1363.
Wallichianum Nyl. var. Platysmatis
leucostigmatis, 1311.
Warmingii Müll. Arg. Lecanora, 199.
Wattiana Müll. Arg. Parmelia, 1657.
* Wellingtonii Müll. Arg. Clathropo-
rina, D'LA.
Wellingtonii Stirton Thelenella, 541.
Wightii Müll Arg. Leptotrema, 518.
Wightii Tayl. Endocarpon, 918 el
1455.
Wightii Nyl. Thelotrema, 518.
Wirreya Müll. Arg., 672.
Willeyana Müll. Arg. Microthelia,
886.
Willianum Müll. Arg. Heterotheeium,
99%.
Wilmsiana Müll. Arg. Arthonria, 1052. |
Wilmsiana Müll. Arg. Pyrenula, 1107.
Wilsoni Müll. Arg. Patell. (Bacidia),
1435.
Woollsiana Müll. Arg. Pertus. (Leio-
place), 500 et 745,
* Wrightii Tuck. Ærioderma, 173 el
1669,
* Wrighlii Tuck. Sticta, 1596.
Wulfenii DC. Pertusaria (Pertusæ),
715.
xanthina Müll, Arg, var, Parm, probos-
cideæ, 809.
xanthinula Müll. Arg. Rinodina, 1413.
zanthocarpa Nyl. Arthonia, 163.
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* xanthocarpum Müll. Arg. Arthothe-
lium, 163.
xanthoclada Müll. Arg. Cladonia, 382.
xanthodes Müll. Arg. Pertus. (De-
pressæ), 726.
xantholepis Müll. Arg. Buellia, 361.
xantholeucum Müll. Arg. Gyalectidium,
251.
* xantholoma Nyl. var. Séictinæ Mou-
geotiane, 818.
xanthomelana Müll. Arh. Lecanora,
4406.
xanthomelana Müll. Arg. Parmelia,
976.
xanthomelæna Müll. Arg. Pertus. (Pus-
talatæ), 1374.
æanthophana Nyl. Lecan. 119 et 4414.
xanthophanum Müll. Arg. Placod., 119,
1389 et 1414.
xanthoplaca Müll. Arg. Pertus. (Po-
roph.), 502 et 762.
xanthopoga Müll. Arg. var. Usneæ bar-
bate, 1476.
zanthopoga Ny!. Usnea, 1476.
xanthostigmoides Müll. Arg. Lecanora,
xanthostoma Müll. Arg. var. Pertus.
meridion., 338 et 765.
æanthotropa Kremp. var. Stictæ quer-
cizantis, 1306.
* xanthotropa Müll. Arg. Stietine quer-
cizantis. 1306.
xylogena Müll. Arg. Arthopyr. (Ani-
somerid.), 625.
xylophilum Müll. Arg. f. Patell. corti-
colæ, 694.
Yattabeana, Müll. Arg. Streta, 1597.
Zamiæ Müll. Arg. Ocellularia (Phyl-
lophthal.), 697.
Zenkeri Müll. Arg. Parmentaria, 827.
Zenkeriana Müll. Arg. Melanographa
(Hemigr.), 859.
Zollingeri Hepp Parmelia, 77, 125 et
190
Zollingeri Müll. Arg. Parmelia, 495 et
190.
zonata Müll. Arg. Arthopyr. (Meso-
pyr.), 1464.
eo Rs
7° année. Appendix N° IV. 1899.
D LT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SNS ME AM
L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIETE POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANÇAISE (TRANSFORMEE)
1898
HUITIEME BULLETIN
COMITE POUR 1898 :
MM. G. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIETAIRES :
MM. Autran, Burnat, Camus, Chevallier, Corbière, Coste, Flahault,
Foucaud, Gillot, Hariot, Fr. Heribaud, Hervier, Hy, Jeanpert, Magnin,
Malinvaud, Neyra, F,-O. Wolf,
BULL, nenn, poiss, Appendix IV, août 1899, 1
ù
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fx
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LNe)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
PLANTES PUBLIÉES EN 1898
M. Aurran. (Contingent 1897.) — Alchimilla deeumbens; A. flexi-
caulis; A. impexa; X Rosa Guineti (R. alpina X coriifolia f. pubescens) ;
R. rubrifolia var. Gaillardi.
M. BurxarT. (Contingent 1899, par avance.) — Iberis Candolleana;
Rosa sicula var. veridica sous var. ligustica; Rubus incanescens Bertol.
de 2 stat.; Genista radiata; Leontodon tenuiflorum.
M. G. Camus. — Geranium divarieatum; X Rosa salevensis; X
Cirsium subalpinum (C. palustri-rivulare): XC. erucagineum (C. rivu-
lari-oleraceum); Gentiana campestris var. alpicola; X Salix sepul-
cralis (S. alba-babylonica); S. incana de 2 stat.; Orchis incarnata.
M. l’abbe CHEvALLıer. — Hieracium Auricula var. ramosum; Phy-
salis Alkekengi; Odontites Jaubertiana var. flor. purpurascentibus:
Polystichum rigidum; Equisetum hiemale; E. paleaceum.
M. Corgrère. — Ambrosia artemisi&folia; Erythræa spieata; Linaria
arenaria; Carex punctata; C. extensa; Echinochloa erueiformis;
Agrostis vertieillata; Festuca ovaria.
M. l’abbe Coste. — Salix glauca; S. hastata; X S. devestita (S.
hastata X glauca); X S. altobracensis (S. pentandra X cinerea) de
2 stations; — S. basaltica (S. pentandra X aurita) de 2 stations.
M. FLAHAULT. — Brassica balearica; X Serofularia Davæi (S. aurieu-
lata X sambucifolia); Statice diffusa; S. articulata; Cyperus sche-
noides; Æluropus littoralis.
SUPPLÉMENT (don de M. Flahault). — Rhynchospora comata; Scleria
bracteata; Andropogon bicorne; A. flexuosus; Aristida longifolia; Era-
grostis Vahlii var. coarctata; E. polytricha; Helopus punctatus; Ichnan-
thus candicans; Panicum cayennense; P. pilosum; Paspalum aureum;
Olyra latifolia.
M. Fovcaup. — Inula Vaillantii var. tomentosa; Hieracium Code-
rianum var. subvaginatum; Statice Dubyi; Urtica dioica var. aberrata;
Trisetum Burnoufi.
Le SPA A a ER ES A
APPENDIX IV. 3
M. Grzor. — Carduus aurosicus; Pulmonaria alpestris; Odontites
alpestris; Origanum vulgare var. prismaticum; Euphorbia dulcis var.
viridiflora; Pteris aquilina var. crispata.
M. Harıor. — Thlaspi improperum; Sorbus Aria X torminalis;
Gymnadenia pseudo-conopea; G. odoratissima; Polypodium rhæticum ;
Chara ceratophylla.
M. l’abbe Hervier. — Thlaspi Villarsianum; Hypericum hyssopi-
folium; Lactuca Chaixii; Lavandula delphinensis.
M. l'abbé Hy. — X Rosa Duponti; Viola Beraudi; X Quercus ande-
gavensis (2.) (peduneulataX‘Toza); Gladiolus illyrieus; X Salix rugosa;
Enteromorpha intestinalis.
M. JEAnperT. — Ranunculus parvifiorus L.; Fragaria collina X
vesca; Epilobium obseurum; E. montanum X tetragonum; E. mon-
tanum X parviflorum; Echium Wierzbickii; Lathræa squamaria;
><Rumex palustris (R. maritimus X conglomeratus); Leucoium ver-
num; Epipactis violacea; Juneus tenuis; Carex Halleriana; C. dioica;
C. Davalliana; X Festuca Brinkmanni (Lolium perenne XF, gigantea);
Adiantum Capillus-Veneris.
M. Marıyvaupn. — Chelidonium laeiniatum; Rosa dichroa; Juncus
arcticus; Agrostis filifolia; Bromus inermis.
M. Neyra. (Contingent par avance). — Arabis serpyllifolia; Oxy-
tropis pilosa; Hedysarum capitatum; Hieracium cymosum; H. callian-
thum; H. humile; H. Kochianum; H. Kochianum £. caulescens; H. an-
dryaloides; H. Reboudianum; H. lansicum; H. farinulentum; Bru-
nella hyssopifolia; Teuerium aureum.
M. F.-O. Wozr. — X Dentaria digenea (D. digitata X pinnata):
Thlaspi Mureti; X Centaurea Burnati (C. axillaris X montana); X
Hieraeium leucense (H. florentinum mite X Peleterianum); Tulipa
Didieri; Anacamptis pyramidalis var. tanayensis.
po
842.
843.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LISTE SYSTÉMATIQUE
DES
PLANTES DISTRIBUÉES EN 1898
Ranuneulus parviflorus L. (Seine-et-Marne).
Brassiea balearica Pers. (Majorque, Baléares).
Arabis serpyllifolia Vill. (Isère).
X Dentaria digenea (digitata < pinnata) Gremli (Valais, Suisse).
Iberis Candolleana Jordan (Alpes-Maritimes).
Thlaspi improperum Jordan (Aube).
T. Mureti Gremli (Valais, Suisse).
T. Villarsianum Jordan (Isère).
Geranium divaricatum Ehrhr. (Valais, Suisse).
Viola Beraudi Boreau (Maine-et-Loire).
Hypericum hyssopifolium Vill. (Hautes-Alpes).
Genista radiata Scop. (Valais, Suisse).
Oxytropis pilosa DC. (Isère).
Hedysarum capitatum Desf. (Hérault).
Rosa sicula Tratt. var. veridica s. var. ligustica Burn. et Greml.
(Alpes-Maritimes).
x R. Guineti (alpina X coriifolia f. pubescens) Schmidely
(Haute-Savoie).
R. rubrifolia Vill. var. Gaillardi Crépin (canton de Vaud, Suisse).
X R. Duponti Deseglise (moschata X gallica)? Hy (Maine-et-
Loire).
X R. Salævensis Rapin, rapporté du Salève et cultivé in horto
D: Lerch.
X R. dichroa Lerch. cult. in horto D: Lerch.
Rubus incanescens Bert. (France).
843 bis. R. incanescens Bert. (Ligurie, Italie).
844.
545.
846.
Fragaria collina X vesca Beck (Loiret).
Sorbus Aria X torminalis Fliche (Aube).
Alchimilla decumbens Buser (Aïn).
APPENDIX IV. à)
A. flexicaulis Buser (Bas-Valais, Suisse).
A. impexa Buser (Suisse).
Epilobium obseurum Schreb. (Seine-et-Oise).
E. montanum X parviflorum Jeanpert (Seine-et-Oise). ner
E. montanum X tetragonum Jeanpert (Seine-et-Oise).
Inula Vaillantii Vill. var. tomentosa Foue. et Guilhot (Ariège).
X Cirsium arisitense (C. bulboso-monspessulanum) Coste et
Soulie (Aveyron).
X C. subalpinum Gaud. (C. palustri-rivulare Schiede) (canton de
Neuchätel, Suisse).
x C. erucagineum DC. (C. rivulari-oleraceum) (Val de Travers,
Suisse).
Carduus aurosicus Chaix (Hautes-Alpes).
Centaurea Burnati (C. axillaris X montana) F.-O. Wolf.
Leontodon tenuiflorum Reichb. (Tessin, Suisse).
Lactuca Chaixii Vill. (Hautes-Alpes).
Hieracium Aurieula L. var. ramosum Breb. (Sarthe).
. eymosum L. (H. Nestleri Vill.) (Isère).
. humile Jacq. (Isère).
. farinulentum Jord. (Isère).
. Reboudianum Arvet-Touvet f. depressa reducta (Isère).
. Kochianum Jord. (Isère).
. Kochianum Jord. forma (Isère).
. andryaloides Vill. (Isère).
. Jansicum Arvet-Touvet et Rav. (Isère).
. Callianthum Arvet-Touvet (Isère),
. Coderianum Arv.-Touv. et Gaut. var. subvaginatum Arvet-
Touvet et Gaut. (Ariege).
> H. leucense (H. florentinum mite X Peleterianum) F.-O. Wolf
(Valais, Suisse).
Ambrosia artemisiæfolia L. (Manche).
Erythræa spicata Pers. (Var).
Gentiana campestris var. alpicola F.-O. Wolf (Valais, Suisse).
Echium Wierzbickii Haberle (Seine-et-Oise).
Pulmonaria alpestris Lamt. Cult.
Physalis Alkekengi L. (Isère).
> Serofularia Davæi G. Cam. (S. aurieulata X sambucifolia
Daveau). Cult. in hort. Monspel.
Linaria arenaria DC. (Manche).
DEORLEDLENEE
897.
898.
899.
900.
RP LE ER dy:
\ MAG RE
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Odontites Jaubertiana D. Dietr. var. fl. purpurascentibus Dietr.
O. alpestris Jord. et Four. (Hautes-Alpes).
Lathr&a squamaria L. (Oise).
Lavandula delphinensis Jord. (Hautes-Alpes).
Origanum vulgare L. var. prismaticum Gaud. (Saône-et-Loire).
Brunella hyssopifolia Lamk (Hautes-Alpes).
Teucrium aureum Schreb. (Hautes-Alpes).
Statice Dubyi Gren. et Godr. (Gironde).
S. articulata Loiseleur (Corse).
S. diffusa Pourret (Aude).
X Rumex palustris Smith (R. maritimus-conglomeratus) (Seine).
Euphorbia duleis L. var. viridifiora Gillot (Deux-Sèvres).
Urtiea dioiea L. var. aberrata Termonia (Charente-Inferieure).
U. dioica L. (Charente-Inferieure).
X Quercus andegavensis Hy (2.) (pedunculata-Toza) (Angers).
© Salix glauea L. (Hautes-Alpes).
OS. hastata L. (Hautes-Alpes).
S. incana Schrank (Val-de-Travers, Suisse).
S. incana Schrank (Seine, naturalise).
QXS. devestita (S. hastata-glauca) Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
X © GS. altobracensis (S. pentandra-cinerea) Coste (Aveyron).
900 bis. X © J S$S. altobracensis (S. pentandra-cinerea) Coste
901.
(Aveyron).
d XS. basaltica (S. pentandra-aurita) Coste (Aveyron).
901 bis. X Z S. basaltica (S. pentandra-aurita) Coste (Aveyron).
902.
908.
904.
905.
906.
907.
908.
909.
SAUCE
SU
912.
915.
XS. sepulcralis Simonkai (S. alba-babylonica) forme anormale
(Seine).
XS. rugosa Lloyd (Maine-et-Loire).
Gladiolus illyrieus Koch (Maine-et-Loire).
Tulipa Didieri Jord. (Valais, Suisse).
Leucoium vernum L. (Oise).
Orchis incarnata L. (Suisse).
Anacamptis pyramidalis Rich. var. tanayensis Chenevard (Valais,
Suisse).
Gymnadenia odoratissima Reichb. (Aube).
G. pseudo-conopea Gren. (Aube).
Epipactis violacea Durand — Duq. (Seine-et-Oise).
Juncus arcticus Willd. (Hautes-Alpes).
J. tenuis Willd. (Seine-et-Oise).
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APPENDIX IV. 7
Cyperus schenoides Griseb. (Hérault).
Carex punctata Gaud. (Manche).
C. extensa Good. (Manche).
C. Halleriana Asso (Seine-et-Oise).
C. dioica L. (Oise).
C. Davalliana Sm. (Seine-et-Marne).
Echinochloa eruciformis Reichb. (Calvados).
Festuca ovaria Dumort. (Manche).
Agrostis vertieillata Vill. (Manche).
A. filifolia Link (Hérault).
Trisetum Burnoufii Requien (Corse).
Bromus inermis Leyss. (Hautes-Alpes).
Festuca Brinkmanni A. Br. (Lolium perenne X Festuca gigantea).
Æluropus littoralis Willd. (Hérault).
Pteris aquilina L. var. crispata (Saône-et-Loire).
Polystichum rigidum DC. (Isère).
Adiantum Capillus-Veneris L. (Seine-et-Oise).
Polypodium rhæticum L. (Suisse).
Equisetum paleaceum Schleich. (Seine).
E. hiemale L. (Seine-et-Marne).
Chara ceratophylla Wallroth (Haute-Savoie).
Enteromorpha intestinalis Link (Maine-et-Loire).
SUPPLÉMENT. — Plantes de Bahia (Brésil).
Rhynchospora comata Schultz
Scleria bracteata Cavanilles
Andropogon bicorne L.
A. tlexuosus Salzm.
Aristida longifolia Trin.
Eragrostis Vahlii Nees, var. coarctata.
E. polytricha Nees
Helopus punctatus Nees
Ichnanthus candicans Nees
Panicum cayennense Lamk
P. pilosum Swartz
Paspalum aureum Kunth
Olyra latifolia L.
2 = = ? - rn e 2 NRC CRE
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
NOTES
sur les plantes distribuées, et diagnoses des espèces
nouvelles ou peu connues.
827. L’Iberis Candolleana Jord. diffère à peine de l’Z. nana
All. par ses tiges plus souvent ramifiées vers leur base, par ses feuilles
généralement moins nettement spatulées, non dentées (généralement il
se montre çà et la quelques dents obtuses dans l’Z. nana); ses silicules
un peu moins orbiculaires, plutôt subelliptiques, à ailes un peu moins
visibles à la base de la silicule ou ne descendant pas jusqu’à cette base.
Je tiens les échantillons du Mont Saint-Honorat pour l’Z. Candol-
leana Jord., après les avoir comparés à de nombreux spécimens
authentiques de cette dernière forme, du Mont Ventoux.
L’Iberis aurosica (du Dauphiné comme des Alpes-Maritimes) diffère
davantage de l’Z. nana par sa taille généralement plus élevée, ses
tiges plus souvent ramifiées vers leur base et parfois vers leur sommet
(jamais dans nos échantillons de l’Z. nana), par ses tiges non feuillées
sous la grappe, par ses feuilles peut-être moins charnues, oblongues ou
oblongues linéaires, bien rarement subspatulées, presque toujours
entières (nous ne les avons pas vues dentées ainsi que le dit M. Jordan:
les feuilles radicales munies de chaque côté de deux dents), enfin par
ses siliques subelliptiques à ailes parfois plus visibles vers la base de la
silicule.
Sur les caractères des Zberis nana, Candolleana et aurosica, comme
sur les localités connues jusqu'ici pour ces espèces, consulter : Burnat
Flore Alpes-Marit., I, 129-132 (ann. 1892); Rouy et Foucaud, Flore de
France, I, 124-125. — L’I. Candolleana est nouveau pour le départe-
ment des Alpes-Maritimes; il n’était connu jusqu'ici que dans les dépar-
tements de la Drôme et de Vaucluse.
Ve
ÿ
APPENDIX IV. 9
843 et 843 bis. Rubus incanescens Bert.
La détermination du Rubus que je présente à la Société, sous le
nom de À. incanescens Bert, est due à M. W.-O. Focke. Les échan-
tillons provenant de la localité ligurienne dans laquelle de Notaris a
autrefois observé son À. maritimus, ont été distribués afin de permettre
la comparaison de la plante de Portofino (Ligurie) avec celle de l’Es-
terel (dép. du Var).
Entre ces deux localités, le R. incanescens a été récolté sur divers
points du littoral. — M. Focke nous a écrit que suivant lui « l’espece
de Bertoloni est de premier ordre, l'équivalent des R. cæsius, tomen-
tosus et ulmifolius. Elle tient le milieu entre le R. grandifolius Lowe,
de Madère, et le R. Stendneri Schweinf., de l’Abyssinie, ete. » — Dans
le volume III de ma Flore des Alpes-Maritimes, dont l'impression n’est
pas achevée, j'ai donné aux pages 14 à 17 de nombreux renseignements
sur le Rubus incanescens. Emile Burxar.
845. Le Sorbus hybride, que nous présentons, est plus répandu
qu'on ne pense, mais il est toujours confondu avec le $. latifolia qui est
beaucoup plus rare. C’est lui qui a été pris pour cette dernière espèce
en Allemagne et en Lorraine. Depuis que M. Fliche a appelé l’atten-
tion sur lui et l’a trouvé dans l'Yonne, nous avons eu la bonne fortune
de le revoir sur deux points du département de l'Aube. Nous venons
de le recevoir de la Côte-d'Or où très probablement il constitue le
Sorbus fallacina Royer.
Le véritable Sorbus latifolia existe aussi dans l'Yonne et dans l’Aube.
P. Harıor.
934. Le Chara ceratophylla doit être considéré comme une des
espèces les plus rares de la flore française. Il n’a encore été jusqu'ici
récolté que dans un ou deux lacs de la région savoisienne. Nous devons
les échantillons que nous distribuons à l’obligeance de M. Pin, d’Al-
bens, qui les a recueillis à notre intention. P. Harıor.
857. X Centaurea Burnati F.-0. Wolf (©. axillaris Willd. X
montana L. Hyb. nov.). Le Centaurea montana L. est très répandu en
Fu ee
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Suisse, dans la région montagneuse et de préférence sur terrain cal-
caire ; le C. axıllarıs Willd. ne se trouve que dans le canton du Tessin et
en Valais, sur terrain siliceux. Les localités valaisannes se trouvent
toutes dans la région autour du Simplon (Gantherthal, Glis, Naters-
berg, Mund, Ried et Moeret); et on peut conclure de ce fait, que cette
plante nous est venue de la Haute-Italie par le col du Simplon, qui
s’eleve seulement à une altitude de 2000 m. Cette plante joue dans cette
contrée parfaitement le même rôle de dispersion géographique, que
le Saxifraga Cotyledon L., qui est aussi très répandu dans les vallées
versant sud du massif du Monte-Rosa.
Je n'ai jamais remarqué les deux Centaurea mélangés dans une
même localité, ni en Valais, ni dans les vallées de la Haute-Italie. Par
contre, je cultive dans le jardin botanique de Zermatt, depuis plusieurs
années, les deux espèces et cette année j'y ai remarqué deux pieds
intermédiaires : l’un qui pourrait être appelé C. axillaris X montana
et l’autre ©. montana X axillaris. J’ai le plaisir d'offrir cette année la
premiere et J'espère pour l’année prochaine pouvoir envoyer aussi la
seconde forme.
Je dédie ce nouvel hybride à notre savant et généreux conirere,
M. Em. Burnat, à Nant sur Vevey.
Ci-joint la diagnose comparative du C. Burnati et de ses deux
parents :
Centaurea axillaris Willd.
Folioles involucrales munies d’une bordure grise, brune ou jaune,
avec des cils noirätres dans leur partie inférieure, blanchâtres vers leur
sommet, ou entièrement fauves; plus rarement les cils sont entièrement
noirs; les cils dépassent plus ou moins nettement la largeur de la bor-
dure; tiges souvent rameuses ; feuilles aranéeuses-tomenteuses, souvent
sinuées-dentées.
Centaurea montana L.
Folioles involucrales munies d’une bordure noire; les dents, égalant
environ la largeur de la bordure, sont généralement de même couleur
ou blanchâtres dans leur partie supérieure; tiges souvent simples;
feuilles un peu floconneuses-aranéeuses, vertes et plus larges que dans
le ©. axillaris.
©. Burnati (axillaris X montana) F.-O. Wolf.
Folioles involucrales munies d’une bordure noire; les dents égalant
environ la largeur de la bordure (comme dans montana), où les dents
(eils) sont un peu plus longues et plus étroites (se rapprochant de celles de
aufn, ln er Be ne er 7 rm Ne Li, AS
APPENDIX IV. il
l’axillaris), mais noires; tige avec cinq capitules ou plus (très rameuse
dans la plante cultivée); feuilles généralement plus étroites que dans le
montana, tantôt vertes (f. montana X axillaris), tantôt grisâtres
(f. axillaris X montana), plus ou moins ondulées.
Hab. Deux pieds au jardin botanique de Zermatt, Valais, Suisse.
Alt. 1620 m. inter parentes. Juillet 1898. F.-0. Worr.
903. Le X Salix rugosa de la Flore de l'Ouest est assurément
l'un des plus intéressants des saules hybrides de France. L'examen
même superficiel des rameaux et des feuilles fait immédiatement recon-
naître l’action du S. viminalis. Pour le deuxième parent les avis sont
partagés. On a proposé les synonymies suivantes.
X S. Smithiana o. nitens Grenier et Godr. Fl. Fr., p. 131. $. vimi-
nali-cinerea Wimmer.
x S. nitens Kerner in Verh. zool. bot. Ges. Wien, X, p. 217 (1860).
S. rugosa Leefe, Sal. Exsic. n° 32 = $. viminalis X cinerea.
Il est difficile d’admettre le bien fondé de cette parenté. Le &. cinerea
est muni sous l’Epiderme de stries très prononcées. Ces stries se retrou-
vent dans les hybrides qu’il forme avec le $. viminalis [nous avons
examiné un grand nombre d'échantillons et nous n’avons jamais vu ce
caractère faire défaut]; elles sont atténuées mais très visibles dans les
rameaux ayant plus d’une année.
La deuxième synonymie qui a paru convenable est S. Pontede-
rana Schleich., Willd. Sp. pl. IV, p. p. 661 (1805); Koch, De Sal. Eur.
comm. p. 24 (1828), forma rugosa; S. cinerea-purpurea Wimm., forma
rugosa.
Outre la forme décrite sous le nom de 8. Pontederana, le $. cinerea
x purpurea a donné naissance à deux autres formes :
IX S. Rakosina = S. subcinerea X purpurea Borbas in Erdeszt.
Lapok. p. 724; in Œsterr. bot, Zeitsch. XXXII, p. 360 (1860).
2x S. sordida Kerner in Verh. z00l. bot. Ges. Wien, X, p. 257
(1860) et Nied. (Esterr. Weid., p. 125 (1860). S. cinerea B cinerascens
Wimm., Sal. Eur., p. 163 (1866). S. Pontederana var. sordida Anderson
in DC. Prodr. XVI, t. 2, p. 312 (1868).
D’autre part il est peut-être utile de donner en même temps la syno-
nymie d'une plante qui a partagé avec le S. cinerea-purpurea le nom
de 8, Pontederana.
LL Se” LT ET En RER
PE SR SEM TE CRE
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
x 8. Pontederana Schleich. Cat. (1809) et Grenieriana Anderson in
DC. Prodr. XVI, t. 2, p. 311 (1868).
S. discolor Host, Sal. I, p. 18 (1828) non Wahlenb.
5. Wimmeriana Gren. et Godr. Fl. Fr. III, p. 130 (1855).
5. Mauternensis A. Kerner, Niederoster. Weid. p. 139 et in Verh.
zool. bot. Ges. Wien, X, p. 261 (1860).
— ? 5. Rapini Ayasse in Bull. Soc. bot. Fr. XXVI, p. 341 (1879).
S. Caprea-purpurea Wimm. in Regensb. Flora, p. 41 (1849).
= ?$S. purpurea X daphnoïdes Ayasse, loc. cit.
La synonymie ‚des formes hybrides issues des croisements des
S. cinerea et purpurea paraît ainsi assez exactement établie. Mais à
notre avis elle ne justifie pas l'identification avec la plante de l’ouest,
dont l’origine ancestrale reste douteuse et le nom plus douteux encore.
Nous ne voyons dans cette plante rien qui rappelle le $. purpurea. Nous
croyons simplement voir l’hybridation secondaire d’un Salix (cinerea-
_viminalis X viminalis, fait qui demanderait à être envisagé sur place.
Cette synonymie si complexe explique combien il est diffieile de se
prononcer sur l’origine d’un saule, sans l’étude sur le vif.
G. Camus.
922. Agrostis filifolia Link var. narbonensis Malvd Bull. Soc.
bot. de France, t. XLV (1898), pp. 371 et seq.
Dans le second volume, publié en 1799, du Journal de Schrader,
page 313, Link définit brièvement son Agrostis fihfola : «Culmus
ramosissimus. Folia involuta, filiformia, tenerrima. Panicula contracta. »
: Il avait découvert cette espèce nouvelle à Trafaria (Portugal); long-
temps douteuse, au point qu’en 1880 M. Hackel, dans son Catalogue
raisonné des Graminées du Portugal, p. 13, déclarait qu’elle «n'avait
pas été retrouvée par les botanistes modernes, » elle fut reconnue par
le savant agrostographe de Saint-Pelten sur des échantillons que
M. Daveau avait récoltés au lieu classique de Trafaria en 1879, et elle
fut publiée de cette provenance en 1890 dans le Flora selecta de
Ch. Magnier.
En 1876, la Société rochelaise distribuait (n° 4004), sous le nom
erroné d’Agrostis castellana Boiss. et R., la plante, récoltée dans l’Hé-
rault par le frère Sennen, que je donne aujourd’hui à la Société franco-
helvétique, après une étude attentive qui m’a permis de la rapprocher
de l’Agrostis filifolia; cette forme se distingue à peine du type de l’es-
APPENDIX IV. 13
pèce de Link par l'absence de touffes de feuilles à l’aisselle des gaines
et par la glume inférieure moins hérissée. Ces différences s'expliquent
par les conditions du milieu : l’Agrostis de l'Hérault est indiqué dans
une jachère, celui de Trafaria croît dans les dunes humides et sur le
versant atlantique, incontestablement plus humide que la région médi-
terranéenne.
L’Agrostis filifolia Link rentre dans le groupe supérieur de l’A. alba,
et s’y place à côté de l’A. maritima. Notre plante de l'Hérault sera donc
étiquetée : Agrostis alba L. subsp. filifolia (A. jilifolia Link),
var. narbonensis Malvd. Ern. Man vaun.
7% année. Appendix N° V Août 1899.
BULLETIN DE L'HERPIER BOTSSIER
Anatomisch-systematische Untersuchung
des
BLATTES DER MELASTOMACEEN
mit Ausschluss der Triben :
MICROLICIEEN, TRIBOUCHINEEN, MICONIEEN.
INAUGURAL-DISSERTATION
Erlangung der Doctorwürde bei der hohen philosophischen Facultät
der
K. bayer, Ludwig-Maximilians-Universität zu München
vorgelegt am 24 Januar 1899
vor
Philippe de PALÉZIEUX
aus COPPET (Schweiz).
BULL. nenn, bOISs, Appendix V. Août 1899. 1
10.
23.
APPENDIX V.
Erklärung der Zeichnungen.
. Papillöse Epidermiszellen von Krbessia hirtella.
. Verschleimte Epidermiszellen von Kibessia tuberculata.
. Spaltöffnungen von Pternandra paniculata.
» » Medinilla myrtiformis.
» » Veprecella microphylla.
» » Salpinga secunda.
. Epidermisvertiefungen und Spaltöffnungen von Mouriria Domingensis :
A. in der Flächenansicht ;
B. im Querschnitt.
. Einzellige bis einzellreihige Deckhaare von Kibessia echinata.
. A. Deckhaar von Melastoma asperum mit den darunter liegenden Aussen-
drüsen B;
C. eine Aussendrüse.
Kandelaberhaar von Meriania calophylla :
A. im Querschnitt;
B. in der Flächenansicht.
. Deckhaar von Veprecella rosea.
» » Monochætum lineatum.
. A. Deckhaar von Sonerila erecta.
B. Drüsenzotte » » »
C. Aussendrüse » » »
. Drüsenhaare von Sonerila obliqua.
. Deck- und Drüsenhaar von Veprecella microphylla.
. Aussendrüse von Medinilla astronioides.
» » Ochthocharis Javanica. *
. Scheibenförmige Drüsen von Huberia laurina :
A. im Querschnitt;
B. im Flächenschnitt;
C. Fusszellen zwischen Epidermiszellen eingekeilt, in der Flächenansicht.
. Scheibenförmige Drüse von Huberia laurina.
» » » Huberia semiserrata.
» » .» Graffenrieda latifolia.
. Aussendrüse von Barthea chinensis :
A. im Querschnitt;
B. in der Flächenansicht.
Blasige Hautdrüse von Blastus cochinchinensts.
Le
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN.
Erklärung der Abkürzungen.
Ep.-Z.
Spô.
Blttb.
Trich.
obers.
unters.
beiders.
— Epidermiszellen.
— Spaltöffnungen.
— Blattbau.
— Trichome.
— oberseits.
— unterseits.
— beiderseits.
RAA A N RERO
es
APPENDIX V.
Einleitung.
Die grosse Familie der Melastomaceen ist in anatomischer Hinsicht
rücksichtlich der Axenorgane durch eine Reihe von Forschern, wie
Veechting, Petersen, J. E. Weiss, Solereder, gut untersucht. Ueber die
Blattstructur liegen hingegen in der Litteratur nur wenige Angaben,
namentlich von Lignier und Van Tieghem vor. Dies veranlasste Herrn
Professor Dr. Radikofer, eine systematische Untersuchung des im Her-
barium Monacense vorhandenen, durch die Hand des Monographen,
Cogniaux, gegangenen Materiales ausführen zu lassen. Der erste Teil
dieser Arbeit, die Untersuchung der Triben der Microliciex und Tibou-
chineæ durch Herrn Dr. Pflaum ist bereits publiciert '; mir wurden von
Herrn Prof. Dr. Radlkofer die Triben : Osbeckieæ, Rhexieæ, Merianieæ,
Oxysporeæ, Sonerileæ, Bertolonieæ, Dissochæteæ, Blakeeæ aus der Subordo
der Melastomeen, sowie die Astronieen und Memecyleen übertragen,
während die Untersuchung der Blattstructur bei den Miconieen von an-
derer Seite im Gange ist.
Es ist wohl unnötig, die von Pflaum bereits angeführte Uebersicht
der anatomischen Litteratur der Melastomaceen zu wiederholen. Dagegen
mag hier der Inhalt der wenigen Arbeiten kurze Besprechung finden,
welche sich mit der Blatistructur der von mir untersuchten Triben be-
reits befasst haben. In der sich auf alle Melastomaceen-Triben erstrecken-
den Arbeit von Lignier * finden sich Angaben über die Blatianatomie
von Arten der Gattung Lasiandra, Monochætum, Nepsera, Bertolonia,
Medinilla, Sphærogyne, Memecylon, über die Behaarung, die Krystall-
verhältnisse, die Spaltöffnungsapparate und sonstige Vorkommnisse; doch
liegt der Schwerpunkt dieser Arbeit in der Verfolgung des Gefässbündel-
systems in Axe, Blatistiel und Blattspreite. Wichtig sind dann für die
Kenntnis der Blattstructur bei den Asironieen und Memecyleen die Ar-
! Fritz Pflaum, Dissertation. München 1897.
? Lignier, Recherches sur l’anatomie comparée des Calycanthées, des Mela-
stomacées et des Myrtacées, in Archives Botaniques du Nord de la France.
Le année (1886), p. 151 sqq. und PI. IT bis XV.
pres Pda ni ca de TR TA DCR SR DES AS RSS GE ENG, Ro Ge
Le
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 0)
beiten von Van Tieghem ‘, welcher insbesondere die Spaltöffnungs-
grübchen von Mouriria-Arten und die Verbreitung der Spikularzellen und
Styloiden bei einem reichlichen Artmateriale hervorgehoben hat.
Die vorliegenden Untersuchungen wurden in den Jahren 1897/98 im
botanischen Laboratorium der Universität München unter Leitung des
Herrn Prof. Dr. Radlkofer ausgeführt.
Bei dieser Gelegenheit möchte ich meinem hochverehrten Lehrer,
Herrn Prof. Dr. L. Radlkofer, für die mannigfache Belehrung, die er mir
bei. der Ausführung meiner Arbeit hat zukommen lassen, meinen auf-
richtigen, ergebensten Dank ausdrücken. Ebenso möchte ich an dieser
Stelle Herrn Dr. H. Solereder, Privatdozent und Custos am k. bot. Museum
zu München für seine häufigen Ratschläge und Belehrungen meinen
besten Dank aussprechen.
Ich lasse hier noch die Aufzählung der Gattungen aus den untersuchten
Triben nach der Monographie von A. Cogniaux in Suites au Prodromus,
vol. VII, 1891, folgen. Die mir zugänglich gewesenen Gattungen sind
hiebei mit einem * versehen. Die Artenzahl ist nach Cogniaux angegeben.
Die lelzte Zahl bezieht sich auf die von mir untersuchten Arten.
SuBORDO J. — MELASTOMEZÆ.
Tribus IE. — OSBECKIEÆ.
Me LAN 0 AE REP OP en: 51 18
Nr RR 1 —
LR EU DO EEE PE OMR ETS RE 2 —
2 PAU 1161 EU 1 FÉVR e ARTE 2 —
A FRROGOSBPAlA. 10e UT, 3 |
EP RBRLTIOLA N A UNIL Che 9 1
BE FMBIABIOMAn. u en Un, 37 8
D TR BMMA u... jou 7 2
RON CN a) 32 3
BIT AD TARA. ee l
as. #ljiehelanthära.:.......2.5.. 43 16 fl
DAT INOPROTA 22 a doute 1 1
' Van Tieghem, Sur la structure et les affinités des Memecylées, in Ann. sc.
nat., ser. 7. T. XIII, 1891, p. 29 sqq. pl. 2 Addition ete., p. 37% und T. XV
1892, p. 369 sqq. und Classification analomique des Mélastomacées, in Bull, Soc.
Bot, de France, T. 38, 1891, p. 11% sqq.
APPENDIX V.
Tribus IV. — RHEXIEÆ.
KOSnDexiaster areas END 7
IS Dachylomar er CE RR 2
50: “Mono h ELU m er. 30
Tribus V. — MERIANIEÆ.
DL Acanthella-ı Ar ee 1
52: Hnberia vw a2 N re 9
59.2 Disglazovia. Sa van rs 1
HS BONUTIA RE NT a ERA TX 7
59.7 Benevidesias ns 2 1
56.,=0pisthoceniraan. seen en 1
572 2Adelobotweysi.. 2. nen 9
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59.2 Gralienzieda. an no ee 17
OUSLEARIMER UE EN Re 17
61 pires 2 Fee 4
HE Gentiromase en en. 15
Tribus VI. — OXYSPOREE.
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64==Allomerphias year er 15
ba kendricklat es ARR 1
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734 *Vchihochans. > ee a ee 5
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Tribus VIF. — SONERILEA.
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PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN.
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Tribus VII. — BERTOLONIER.
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Tribus IX. — DISSOCHETEE.
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Tribus XL — BLAKEEE.
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131.
132.
133.
1934.
155.
136.
137.
138.
APPENDIX V.
SUBORDO II — ASTRONIEA.
Tribus XII. — ASTRONIEE.
ASTEONIA N ER a ee 24
BeCCATIANINUS re re 1
=Plernandra.2. Zu 0 OPEN ETES 5
ERTDESS AE TE RAA en tte 16
Plethiandrass. Re man 1
SUBORDO II. — MEMECYLEÆ.
Tribus XII. — MEMECYLEE.
Axmandtar ee en 5
MONITOR N 44
Memecylon- nen 128
|
©
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 9
Allgemeiner Teil.
Uebersicht.
Die Untersuchung der anatomischen Structur des Blatles bei den von
mir untersuchten Vertretern aus den Subordines der Melasiomeæ,
Astroniex und Memecyleæ ergab, insbesonders in der zuerst genannten
Subordo, eine grosse Menge von anatomischen Merkmalen, welche zur
Charakterisierung und Erkennung bestimmter Arten oder selbst Arten-
gruppen und Gattungen dienen können.
Von allgemeinen Merkmalen, welche sie mit den anderen in derselben
Richtung bisher untersuchten Melastomaceen teilen, sind nur zu nennen:
Die Bicollateralität des Leitbündelsystems, welche stets auch in den
grösseren Blatinerven zu beobachten ist, und der Mangel von inneren
Seeretionsorganen. Besonders hervorzuheben ist weiter, dass bei den
Memecyleen und Astronieen Haararmut und der Mangel von Drüsenhaaren
zu beobachten ist, während die von mir untersuchten Triben aus der
Subordo der Melastomeæ, gleich den von Pflaum geprüften Microlicieæ
und Tibouchineæ, Reichtum und Mannigfaltigkeit in der Haarbedeckung
zeigen. Der oxalsaure Kalk ist bei den von mir untersuchten Melastomeæ
immer nur in Drusenform ausgeschieden, und es erreichen zuweilen
diese Drusen eine beträchtliche Grösse, während bei den anderen 2 Unter-
ordnungen die Drusen klein sind, und zum Teil auch Styloiden, sowie
Einzelkrystalle auftreten. Bemerkenswert ist schliesslich, dass ver-
schleimte Epidermiszellen von Pflaum nur bei Marcetia acerosa, von
mir bei keiner Melastomea und überhaupt nur bei den Gattungen Kibessia
und Pternandra aus der Tribus der Astronieæ angetroffen worden sind.
Von Merkmalen, welche für die spezielle anatomische Charakteristik
von Wert sind, führe ich in Kürze die folgenden an : Papillöse Aus-
bildung der Epidermis (Fig. 1); Hypoderm mit verschiedener Schichten-
zahl auf der Blattoberseite; Beschränkung der Stomaten auf kleine Grüb-
10 APPENDIX V.
chen der Blattunterseite (Mouriria Fig. 7); die zuweilen charakteristische
Lagerung der Nachbarzellen in den Spaltöffnungsapparaten (Oxysporeæ,
Sonerileæ, Bertolonieæ Fig. 3-6); sklerosierte oder netzförmig verdickte
Pallisadengewebezellen; collenchymartig verdickte Schwammgewebe-
zellen; Spicularzellen und spiralig verdickte Zellen. im Mesophyll;
Auftreien von Sklerenchym im Begleitgewebe der Nerven (häufig); be-
züglich des oxalsauren Kalkes die verschiedenartige Form der Drusen
(brockige, zerfallende, morgensternartige), sowie das Vorkommen von
Styloiden oder Einzelkrystallen; schliesslich die Verschiedenartigkeit
der Trichome; rücksichtlich der Deckhaare die genauere Structur der
Zotten (Fig. 9-12 kandelaber-, moosblatt-, pinsel-, tannenbaumförmige
Zotten) samt der Verankerung; ferner die Structur der nur selten vor-
handenen einfachen Deckhaare; rücksichtlich der Drüsenhaare Vor-
kommen der Drüsenzotien (Fig. 13B), der gewöhnlichen keulenförmigen,
sowie kopfigen Drüsenhaare (Fig. 9€, 15€, 14, 16, 17), und der schild-
förmigen (Fig. 18-23), zum Teil blasigen Aussendrüsen.
Epidermis.
Nachdem ich kurz die wichtigsten Verhältnisse der gesamten Blatt-
structur besprochen habe, gehe ich zu ihrer eingehenden Beschreibung
über und beginne mit der Epidermis.
Dieselbe zeigt mannigfaltige Verhältnisse, welche sich meistens auf
einzelne Arten beschränken und für dieselben charakteristisch sind.
Die Gestalt der Epidermiszellen ist ausserordentlich verschieden; im
allgemeinen sind sie in der Flächenansicht auf der Oberseite mit gerad-
linigen und auf der Unterseite mit welligen oder wellig buchtigen Seiten-
rändern versehen; seltener sind die Zellränder beiderseits geradlinig.
Durch eine besondere Gestalt sind häufig die Epidermiszellen aus-
gezeichnet, welche in der Umgebung der Trichome und Krystallidioblasten .
der Epidermis oder auch des Mesophylls gelegen sind. Dieselben sind
meist kleiner und zeigen strahlige Anordnung um das Haar, beziehungs-
weise die Krystallzelle, als Mittelpunkt. In dieser Hinsicht ist ganz be-
sonders hervorzuheben Huberia laurina, bei welcher auf der oberen
Blaltseite von einer Drüse zur anderen Züge aus gestreckten Epidermis-
zellen verlaufen, welche in ihrer Gesamtheit eine Art Netzwerk bilden.
Die Grösse der Zellen ist auch sehr schwankend; die unterseitigen sind
in der Regel niedrig und dabei kleinlumig. Besonders grosslumige
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PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. Il
Epidermiszellen kommen oberseits bei allen von mir untersuchten Arten
von O.cyspora und Triolena, sowie bei einem Teile der Arten von Blastus,
Dissotis, Huberia, Meriania, Veprecella, Sonerila, Salpinga und Dissocheta
vor. Die Höhe derselben erreicht bei Blastus cochinchinensis ein Drittel
der ganzen Blattdicke.
Der Inhalt der Epidermiszellen wird im trockenen Blatte meistens von
einer gelben bis tiefbraunen Substanz gebildet, welche sich allmählig
unter Entfärbung in Javelle’scher Lauge löst und, wie Pffaum schon
nachwies, Tannin enthält.
Die Aussenwände der Epidermiszellen, insbesondere auf der Blatt-
oberseite, besitzen häufig eine beträchtliche Dicke. An derselben parti-
zipieren vor allem der Celluloseteil der Aussenwand, der durch ein be-
sonderes, gelalinöses, fast schleimartiges Aussehen ausgezeichnet ist.
Dass dieser Teil der Aussenwand thatsächlich aus Cellulose und nicht
etwa aus Schleim besteht, wurde wiederholt durch die Reaktion mit Jod-
schwefelsäure nachgewiesen. Die Cuticula bildet meist nur eine dünne
Lamelle; in vielen Fällen ist eine Streifung oder wulstige Verdickung
der Cuticula in der Flächenansicht zu erkennen. Die Cuticulastreifen
ziehen sich hierbei häufig über grössere Komplexe der Epidermiszellen
hin oder zeigen eine strahlige Anordnung um den Flächenmittelpunkt
der einzelnen Epidermiszellen.
Die Verschleimung der Innenwand ist sehr selten und auf die Genera
Pternandra und Kibessia (Fig.2) aus der Tribus der Astronieen beschränkt.
Dieses Resultat deckt sich mit den Angaben von Pflaum, welcher nur ein
einziges Mal (bei Marcetia acerosa aus der Tribus der Tibouchineen) eine
Verschleimung der Epidermiszellen angetroffen hat. Es mag ausserdem
noch an dieser Stelle bemerkt werden, dass bereits Van Tieghem die
verschleimten Innenwände bei Pternandra und Kibessia gesehen, aber
unrichlig gedeutet, nämlich für eigentümlich verdickte Zellwände ge-
halten hat. Zu dieser falschen Auffassung hat jedenfalls auch das häufige
Vorkommen erhalten gebliebener Celluloselamellen in den verschleimten
Innenmembranen beigetragen.
Papillenbildungen kommen nur vereinzelt vor; dagegen ist eine Vor-
wölbung der Aussenwand sehr häufig anzutreffen. Bei Opisthocentra
clidemioides ist die Aussenwand der oberseitigen Epidermiszellen stark
papillös,ebenso bei Allomorphia umbellulata, Sonerila obliqua und secunda,
Bertolonia marmorata und Medinilla astronioides. Seltener ist eine Pa-
pillenbildung auf der Blattunterseite; bei Pternandra paniculata ist die
Epidermis subpapillös, bei Dissochæta pallida ist sie schwach papillös
12 APPENDIX V.
oder zeigt doch stark vorgewölbte Zellen; endlich treten bei Kibessiu
hirtella (Fig. 1) eigentümliche Papillen auf, welche in der Mitte der
Aussenwand der Zellen entspringend, schmal fingerförmig sind.
Die übrigen Wände der Epidermiszellen zeigen selten etwas bemerkens-
wertes, ausser bei einigen wenigen Arten, z. B. bei Osbeckia rosirata,
wo die Seitenwände der Zellen ab und zu stark verdickt sind und dasselbe
gequollene Aussehen haben, welches so häufig die Aussenwände zeigen;
besonders stark ist diese Wandverdickung bei Sonerila erecta und secunda,
ebenso bei Mouriria guianensis zu beobachten. Dem Auftreten von Quer-
wänden parallel der Blattfläche in einzelnen Zellen der oberseitigen Blatt-
epidermis, welches ich hin und wieder antraf, ist kein grosser syste-
matischer Wert beizumessen. Viel wıchtiger ıst in dieser Hinsicht das
Vorkommen von Hypoderm. Am häufigsten ist ein einschichtiges Hypo-
derm, dessen Zellen 2 bis 4 mal so gross sind wie die darüber gelegenen
Epidermiszellen von gewöhnlicher Grösse, so bei Arten von Melasioma,
Dichætantera, Pachyloma, Ochthocharis, Sonerila, Marumia, Anplectrum,
Medinilla und Mouriria. Ein mehrschichtiges grosslumiges Hypoderm
tritt besonders bei Medinilla-Arten auf. Bei dieser Gattung nehmen die
Hypodermzellen gegen das Blattinnere an Zelllumen zu. Besondere Ver-
hältnisse des Hypoderms finden sich einerseits bei Dissotis incana, bei
welcher die Wandungen des 1-bis2-schichtigen grosslumigen oberseitigen
Hypoderms sehr stark harmonikaartig gefaltet sind, sowie anderseits bei
Meriania calophylla, bei welcher die Zellen des einschichtigen Hypoderms
durch spaltenförmige zur Blattoberfläche senkrecht verlaufende Tüpfel
ausgezeichnet sind.
Ueber die Spaltöffnungen ist folgendes anzuführen. Dieselben kommen
überall, ausser bei der Gattung Osbeckia, bei Rhexia glabella und bei
Sonerila arguta, nur auf der Blattunterseite vor.
Die Grösse der Schliesszellen ist sehr wechselnd, doch im allgemeinen,
bei allen von mir untersuchten Arten gering, wie aus der folgenden
Tabelle ersichtlich ist :
Osbeckiaasperam. Na a Er ne tte 23 y
Melastomatdenhieulatum 2. Wan: 16 »
Biehztanthera laneeolatane ra Renan 33 »
Rhexia lufeats bone ee be Au og A nel 29 »
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Pachyloma coriaceum var. ß subsetosa........ 17 »
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PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 13:
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Memecylon mareinalum :\.: 1... 4002. 13 u
» DONA RIRES NE EEE 15 »
. Blehejunt zn: za Se N 17 »
Die kleinsten Spaltöffnungen sind also bei den ls Astronia,
Mouriria und Memecylon vorhanden.
Was die Anordnung der Spaltöffnungen betrifft, so ist nur zu bemerken,
dass bei Osbeckia antherotoma und 0. senegambiensis sämtliche Spalt-
öffnungen mit der Spaltrichtung parallel zum Mittelnerv aber sonst in
verschiedener Richtung liegen.
Die Schliesszellenpaare finden sich im Niveau der übrigen Epidermis-
zellen, oder, insbesondere bei starker Behaarung, etwas erhöht, wie nament-
lich bei Marumia nemorosa. Einsenkungen der Schliesszellen unter die
benachbarten Epidermiszellen mit entsprechender Kaminbildung über
dem Vorhof sind nirgends beobachtet worden. Hingegen befinden sich,
wie schon Van Tieghem angegeben hat, bei vielen Arten der Gattung
Mouriria die Spaltöffnungen, zu wenigen, gruppenweise auf dem Boden
verschieden gestalteter, bald fast schalenartiger, bald kolbenförmiger und
dann mitunter mehrfach ausgesackter Grübchen der Blattunterseite
(Fig. 7). welche mit einer verschieden geformten oft engen Oeffnung im
Niveau der übrigen Epidermiszellen ausmünden. Unter den von mir unter-
suchten Mouriria-Arten fehlen diese Blattgrübehen bei M. myrtilloides
und M. brevipes.
Die Anordnung der Nachbarzellen, welche zum Teile als deutliche
Nebenzellen hervortreten, ist eine verschiedene. Bei einem Teile der
Arten (Arten der Gattungen Osbeckia, Rhodosepala, Melastoma, Tristemma,
Dissotis, Dichætanthera, Dinophora, Rhexia, Pachyloma, Monochætum,
sowie in der ganzen Tribus der Merianieæ) sind die Schliesszellenpaare
durchweg von mehreren gewöhnlichen Epidermiszellen in unregel-
1% APPENDIX V.
mässiger Weise umstellt. Bei Piernandra paniculata ist eine Anzahl
Spaltöffnungen von drei bis vier Nachbarzellen umgeben, welche nach
dem Cruciferentypus geordnet sind. Bei einem zweiten Teile (Arten
der Gallungen Osbeckia, Rhodosepala, Adelobotrys und Memecylon)
konımen, neben solchen Spaltöffnungsapparaten, Schliesszellenpaare vor,
welche von zwei quer zur Spalte gerichteten Nebenzellen umschlossen
werden. Bei einem dritten Teile der Arten endlich (Arten der Triben
Oxysporeæ, Sonerileæ, Bertolonieæ und der Gattung Medinilla (Fig. 4-6)
sind zwei quer zur Spalte gelagerte Nebenzellen ganz allgemein. Die
Spaltöffnungsapparate dieser dritten Gruppe von Arten sind oft noch da-
durch besonders ausgezeichnet, dass die eine der zwei quer zur Spalte
gerichteten Nebenzellen den grössten Teil des Schliesszellenpaares
umschliesst, bei bestimmten Arten (Veprecella, Medinilla Fig. 4 und
Sonerila- Arten) sogar derart, dass das Schliesszellenpaar die zweite
Nachbarzelle nur noch berührt. Diese zweite Nachbarzelle ist namentlich
bei der monotypischen Gattung Barthea, aber auch bei Medinillarubicunda,
deutlich nach verschiedenen Richtungen, jedoch meist strahlig um das
Schliesszellenpaar stark gestrichelt. Oefters sind drei Nachbarzellen vor-
handen; die eine der letzteren umschliesst das Schliesszellenpaar fast
vollständig in der vorher beschriebenen Weise.
Schliesslich ist das Vorhandensein von Korkwarzen auf der Oberseite
und ab und zu auf der Unterseite der Blätter von Medinilla myrtiformis
und Pternandra-, sowie Kibessia-Arten und in typischer Ausbildung auf
der Blattunterseite von Pachyloma coriaceum var. à glaberrima, hier
mit blossem Auge als feine braune Pünktchen bemerkbar, anzuführen.
Innerer Blattbau.
Der Blattbau ist, mit einer Ausnahme (Rhexia glabella), stets bifacial,
das Pallisadengewebe ein- bis mehrschichtig, das Schwammgewebe in
den meisten Fällen locker, mit ziemlich grossen Intercellularräumen ver-
sehen, seltener dicht.
Die entsprechenden Zellen sind in Grösse und Form ziemlich verschieden.
Dieselben besitzen bei einigen wenigen Arten eine ganz besondere Wand-
structur. Netzartige Verdickung einzelner Pallisadengewebezellen findet
sich bei Meriania parvifolia var. paniculata und bei Graffenrieda emar-
ginata und erinnert an ein ähnliches, von Vesque (Epharmosis Ill, 1892,
tab. XLIX) erwähntes Vorkommnis bei Qlusia rosea L. (Clusiæ). Die
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PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 15
Schwammgewebezellen zeigen vor allem bei den beiden Varietäten von
Pachyloma coriaceum an bestimmten Stellen ihrer Wandungen eine sehr
starke Verdickung, welche an die Wandbeschaffenheit des Collenchyms
erinnert. Eine ähnliche Verdickung, wenn auch nicht so stark und so
charakteristisch hervortretend, kommt auch bei Melastoma decemfidum,
Meriania purpurea, Graffenrieda emarginata, Anplectrum assamicum und
bei Medinilla-Arten vor. Eine sklerotische Ausbildung von Pallisaden-
und Schwammgewebezellen tritt schliesslich bei Medinilla Arten auf und
erstreckt sich bei Medinilla papillosa auf einzelne Pallisadengewebezellen.
bei M.papillosa und parvifolia auf eine ungefähr in der Mitte desSchwamm-
gewebes gelagerte Zellschicht.
Als besondere Vorkommnisse im Mesophyll sind die spiralig verdickten
Zellen und Spikularzellen zu erwähnen. Ersiere finden sich bei Sonerila
moluccana und sind besonders zahlreich an der Grenze zwischen Pallisaden-
und Schwammgewebe. Die Spikularzellen zeichnen die meisten Arten
von Mouriria und Memecylon aus, bei welchen sie zum Teile schon von
Yan Tieghem angegeben und beschrieben worden sind. Bei beiden Gat-
tungen lassen sich drei Typen von Spikularzellen unterscheiden, welche
zuweilen durch Uebergänge in Verbindung stehen : 1. mehr oder weniger
reichlich verzweigte, sternförmige Spikularzellen, welche das Mesophyll
in senkrechter oder etwas schiefer Richtung durchsetzen und nur ver-
hältnismässig kurze Aeste haben, 2. solche an die Epidermisplatten sich
anschliessende, und 3. faserartige Spikularzellen, die das Mesophyll senk-
recht durchqueren oder dasselbe ganz unregelmässig durchsetzen und
mit ihren Auszweigungen schliesslich ein Geflecht unter der beider-
seitigen Epidermis und insbesondere der oberseitigen bilden.
Nerven.
Die Bicollateralität der Gefässbündel, welche für die Achse der Melasto-
maceen ein charakteristisches Merkmal ist, lässt sich auch in den Blättern
und zwar nicht nur in den Mittelnerven, sondern sogar auch in den
feineren Nerven beobachten.
Mechanisches Gewebe ist im Anschluss an die Gefässbündel der Nerven
bei einem Teil der Gattungen und Arten als Collenchym oder Skleren-
chym vorhanden. Ersteres kommt nur bei Dichætanthera-Arten, bei Dis-
sochæta inappendiculata, sowie bei Anplectrum glaucum vor. Das Skleren-
chym besteht aus faserartigen Zellen, umschliesst das Gefässbündelsystem
16 APPENDIX V.
bogen- oder ringförmig und findet sich bei allen von mir untersuchten
Gattungen und Arten der Triben der Blackeæ, Astronieæ und Memecyleæ,
sowie bei einzelnen Arten von Dissochæta und Anplectrum, bei welchen
es ganz besonders in Form eines Ringes entwickelt ist. Schliesslich mag
noch bemerkt werden, dass in dem das Gefässbündelsystem umgebenden
Grundgewebe der Nerven einzelne stabzellenartig gestreckte und sklero-
sierte Parenchymzellen vorkommen, z.B. bei Huberia und Meriania Arten.
Krystalle.
Oxalsaurer Kalk ist bei allen von mir untersuchten Arten, mit Aus-
nahme von Pachyloma coriaceum var. glaberrima und P. huberioides,
Behuria insignis, Grafjenrieda Boliviensis vorhanden. Die gewöhnliche
Form desselben bilden Drusen von verschiedener Grösse, Festigkeit und :
Gestalt. Einzelkrystalle sind bei Memecylon und Mouriria vorhanden.
Ausserdem sind Styloiden bei den Gattungen Astronia und Memecylon
beobachtet, welche schon von Van Tieghem hervorgehoben worden sind.
Krystallnädelchen oder Sand habe ich nirgends angetroffen.
Die Drusen kommen am häufigsten im Schwammgewebe vor, wo sie
sich meist zahlreich und zerstreut finden, aber auch ab und zu in den
beiderseitigen Epidermisschichten oder im Hypoderm und im Pallisaden-
gewebe; im letzten Falle sind sie meist sehr gross. Eine eigentümliche
und deshalb erwähnenswerte Verteilung haben die Drusen bei zwei Arten
der Gattung Blakea, nämlich B. trinervia und B. repens, indem sie in drei
horizontalen Lagen des Blattgewebes vorkommen, nämlich in der ober-
seitigen Epidermis, im Schwammgewebe dicht unter dem Pallisaden-
gewebe und direkt über der unterseitigen Epidermis.
Die Drusen haben nur selten eine schön morgensternartige Gestalt.
Häufig sind sie grobbrockig und zerfallen dann leicht in ihre Krystall-
individuen, sodass bei einigen Arten die letzteren bei oberflächlicher
Beobachtung für selbständige Einzelkrystalle gehalten werden können.
Eine Modifikation der Drusen sind auch die Sphæriten oder sphæriten-
ähnlichen Gebilde, welche die sogenannten Zottenfüsse der in den Triben
der Osbeckieæ und Rhexieæ auftretenden Trichomgebilde begleiten.
Trichome.
Die Behaarung ist namentlich bei den von mir aus der Subordo I :
Melastomes, behandelten Triben, gleichwie den von Pflaum aus derselben
+
ee.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 17
Subordo behandelten Triben. ausserordentlich mannigfaltig. In der Sub-
ordo der Astronieæ finden sich ebenfalls mehrere Haarformen, wenn
auch nicht in derselben Mannigfaltigkeit, wie bei den Melastomeen. Bei
den Vertretern der Memecyleæ endlich Konnte ich keine Trichome auf-
finden.
Die Haarformen lassen sich, wie im folgenden geschehen ist, nach ihrer
Funktion in Deck- und Drüsenhaare unterscheiden. Merkwürdig zu be-
obachten, aber nur vereinzelt auftretend (bei Veprecella microphylla), ist
die Vereinigung beider Haarformen zu einem Trichome (Fig. 15). Die
Drüsenhaare habe ich bei fast allen von mir untersuchten Gattungen
aus der Subordo der Melastomee (ausser. bei Rhexia glabella, Pa-
chyloma coriaceum var. glaberrima, Marumia-, Dissochæta-, Anplec-
trum-, Medinilla-Arten, Omphalopus fallax) angetroffen. Bei den As-
troniee und Memecylee war es mir nicht möglich Drüsenhaare zu
finden.
Ich gehe nun zur Beschreibung der Deckhaare über. Die einfachsten
Formen sind zunächst einzellige oder einzellreihige, aus zwei bis sechs
Zellen bestehende, zahnartige Trichome, welche nur bei Kibessia echinata
(Fig. 8) auf der unteren Blattseite und zwar in grosser Anzahl beobachtet
wurden ; diesen schliessen sich noch die längeren einzellreihigen Trichome
von Sonerila (Fig. 13A) und Veprecella-Arten (Fig. 11) an, in welchen
zuweilen eine bis zwei Zellen stärker ausgebaucht und häufig auch mit
gestrichelter Wandung versehen sind. Bei Sonerila scheinen diese Haare
zuweilen drüsig zu sein, das heisst die Endzelle scheint drüsig umgebildet
zu sein.
Bei Veprecella finden sich auch am Ende verzweigle Trichome (Fig. 1),
welche einen einzellreihigen, mit einer ausgebauchten Zelle endigenden
Stiel und zwei bis mehr strahlenförmige Endzellen besitzen. Diese ver-
zweiglen, fast sternförmigen Trichome sind es, welche bei Veprecella mi-
crophylla (Fig. 15) mit Drüsenhaaren combiniert sind (s. oben), das
heisst, gewisse Teile dieser Haare sind zu mehrzelligen Drüsen umge-
wandelt,
Nach dem Vorausgehenden ist sohin in den von mir untersuchten
Triben das Vorkommen einfacher einzelliger oder einzellreihiger Haare,
gleich wie in den von Pflaum geprüften Triben, eine seltene Erscheinung.
Ebenso selten wie die einfachen Trichome ist das Auftreten von Schild-
haaren, welche sich nur bei Astronia finden.
Die Schildhaare dieser Gattung, welche schon 0. Bachmann (Disser-
lation, Erlangen, Sep.-Abdr. aus Flora 1886) bei der Art A. Candolleana
BULL, Heu, noiss,. Appendir V, Août 1809, 2
RS A cs OSTERN
18 APPENDIX V.
Cogn. (Cuming No 850) ! beschrieb, hatte ich nur bei der eben erwähnten
Art zu untersuchen Gelegenheit; sie sind aber, den Angaben von Cogniaux
über lepidote Beschaffenheit der Blätter nach zu urteilen, noch bei vielen
anderen Arten der Gattung zu finden. Dieselben besitzen einen kurzen
mehrzelligen Stiel; ihr Schild, dessen Rand etwas gebuchtet ist, wird von
einer Schicht ziemlich zahlreicher, in der Flächenansicht mehrseitiger
und unregelmässig angeordneter dünnwandiger Zellen gebildet. Es mag
an dieser Stelle noch bemerkt sein, dass bei der Gattung Huberia, Barthea,
Grafjenrieda schildförmige Drüsenhaare vorkommen, von welchen später
des Näheren die Rede sein wird.
Weitaus die grösste Anzahl der Deckhaare bilden mehrzellreihige
Haargebilde, die sogenannten Zotten. Der Körper derselben (der Zotten-
körper) besteht entweder aus parenchymatischen Zellen (in den « paren-
chym.Zotien ») oder aus prosenchymatischenZellen (in den « prosenchym.
Zotten >»).
Parenchymatische Zotten sind bei den von mir untersuchten Pflanzen
nicht häufig; sie finden sich zerstreut auf der Blatifläche der meisten
Sonerila-Arten und ausserdem als Randzähne bei Arten der Genera
Osbeckia, Rhexia, Sonerila, Salpinga. Viel häufiger, sowohl in Beziehung
aufGattungen und Arten, als was ihre Zahl auf derselben Blattfläche betrifft,
sind die prosenchymatischen Zotten, welche ich bei den meisten Arten
der Genera Osberkia, Rhodosepala, Otanthera, Melastoma, Tristemma,
Dissotis, Dichætanthera, Dinophora und bei mehreren Arten der Genera
Marumia, Dissochæta, Anplectrum, Omphalopus beobachten konnte.
An die prosenchymatischen Zotten schliessen sich häufig und in ver-
schiedener Weise Sklerenchymzellen des Mesophylls an, welche als
Bestandteil der Zotten erscheinen und mit Pflaum als « Zottenfuss » be-
zeichnet werden können. Der Zottenfuss verankert die Zotte in ver-
schiedener Weise; ich unterscheide in dieser Hinsicht mit Pflaum eine
senkrechteVerankerung, wenn derZottenfuss ungefähr senkrecht zurbBlatt- _
fläche gerichtet ist, und eine horizontale, wenn der Zottenfuss sich eine
Strecke weit unter dem Hautgewebe hinzieht. Senkrechte Verankerung
beobachtete ich nur bei wenigen Arten der Genera Melastoma, Dissotis,
Dichætanthera, Rhexia. Sie scheint namentlich nur da aufzutreten, wo
das Hautgewebe des Blattes keine grosse Festigkeit besitzt. Horizontale
Verankerung ist ausserordentlich verbreitet; der Zottenfuss besteht ent-
1 Von Bachmann unter dem Namen A. papetaria Bl. erwähnt, welcher auf
der Etiquette der Cumingschen Pflanze angegeben war und auch von Vidal in
Phanerogame Cumingianæ 1885 mit ? noch angeführt ist.
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 19
weder aus einem einzigen Sklerenchymfaserbündel oder löst sich alsbald
in einige oberflächlich verlaufende, Wurzeln vergleichbare Aeste auf. Be-
merkenswert ist auch, dass die horizontalen Zottenfüsse meist von be-
sonderen, in der Flächenansicht kreisrunden Zellen mit Sphæriten oder
auch Drusen (Fig. 9) begleitet sind, welche der Epidermis oder der sub-
epidermalen Zellschichte angehören. Es versteht sich von selbst, dass der
Zottenfuss der auf den grösseren Blatinerven sitzenden, durch ihre Grösse
auffallenden Zotten wenig oder gar nicht entwickelt ist, da er durch das
Gewebe der Blattnerven ersetzt erscheint.
Ich komme nun auf die nähere Struktur des Zottenkörpers zu sprechen.
In dieser Hinsicht finden sich dieselben mannigfaltigen Verhältnisse,
welche Pflaum (1. e., p. 15 sqq. und Tafel I u. II) für die von ihm unter-
suchten Triben angeführt hat. In den meisten Fällen besteht der Zotten-
körper aus ziemlich stark sklerosierten Prosenchymzellen. Häufig lösen
sich diese mit ihren Spitzen papillenartig vom Zottenkörper ab, so dass
dann die Zotte ein feilen- bis sägeähnliches Ansehen gewinnt (bei Arten
von Osbeckia, Dissotis, Dichætanthera). Bei anderen Arten geht diese Ab-
lösung noch weiter, indem die oberflächlichen Zellen (Fig. 12), und zwar
entweder in der ganzen Länge der Zotte oder nur an der Spitze derselben,
auf längere Strecken hin vom Zottenkörper abstehen und dabei öfters
einen annähernd rechten Winkel mit dem Zottenkörper bilden; diese
Zottenkörper werden im speziellen Teile als pinselförmige (Arten von
Melastoma, Dissotis, Monachætum) und kandelaber- oder tannenbaum-
arlige (Arten von Meriania Fig. 8, Marumia, Dissotis, Kibessia etc.)
Zotten erwähnt. Auch die von Pflaum (p. 14, Tafel II, Fig. 14 u. 15)
angeführten schuppenartigen Zotten, welche der Blattfläche angedrückt
und durch einen sklerenchymatischen Zottenfuss horizontal verankert
sind, habe ich in der Tribus der Osbeckieæ (bei Arten der Gattung
Melastoma) angetroffen.
Den Kandelaberzotten reihen sich noch die Stern- und Büschelhaare
an, welche bei Arten von Astronia, Marumia, Anplectrum vorkommen
und einen kurzen meist zweizellreihigen Stiel und eine grössere oder
geringere Zahl von Strahlenzellen besitzen; die letzteren sind öfters
sternarlig (parallel zur Blattfläche) ausgebreitet oder strahlen nach allen
Richtungen hin aus, zuweilen Uebergänge zu Kandelaberhaaren veran-
lassend.
Die Aussendrüsen, welche bei den meisten Arten der Subordo I:
Melastomaæ vorkommen, sind zum grössten Teile keulenförmig (Fig.9B,
136) gestaltet, und bestehen dann aus einem verkorkten, ein- bis mehr-
20 APPENDIX V.
zellreihigen Stiele und einem in den Stiel übergehenden dünnwandigen,
mehrzelligen, verschieden grossen Köpfchen, dessen Zellen keine be-
stimmte Anordnung zeigen. In einem zweiten Falle ist das Drüsenköpf-
chen deutlich vom Stiele abgesetzt; dasselbe ist dann kugelig bis ellip-
soidisch (Fig. 16, 17), wird von mehreren unregelmässig angeordneten
Zellen gebildet und sitzt einem ein- bis mehrzellreihigem Stiele auf, so
bei den Gattungen Salpinga, Ochthocharis (Fig. 17), Medinilla (Fig. 16).
Eine besondere Form solcher Kopfdrüsen bilden die sehr langgestielten,
mit reichzelligem ellipsoidischem Köpfchen versehenen Aussendrüsen
bei Arten von Rhexia und Sonerila, welche ich im speziellen Teil kurz-
weg Drüsenzotten nenne (Fig. 13B); sie gleichen ganz den von Pflaum
(in Fig. 17 auf Tafel II) dargestellten Drüsen. Schliesslich sind an dieser
Stelle noch die gestielten, mit zweizelligem, durch eine Vertikalwand :
geteiltem Köpfchen versehenen Aussendrüsen bestimmter Arten von
Allomorphia, Oxyspora, Medinilla anzuführen, welche zum Teil neben
anderen Drüsenformen auftreten.
Die zuletzt besprochenen Drüsenhaare leiten zu den Drüsen über,
deren Köpfchen scheibenförmige Gestalt hat und ausschliesslich durch
Vertikalwände geteilt ist. Hierher gehören zunächst die Drüsen von
Barthea chinensis (Fig. 22) mit schildförmigem, durch vier im rechten
Winkel stehende Vertikalwände geteiltem Köpfchen; sodann die Drüsen-
haare von Huberia (Fig. 18-20) und Graffenrieda (Fig. 21) mit einschich-
iigem scheibenförmigem Köpfchen, dessen Zellen entweder strahlenartig
im Mittelpunkt zusammentreffen (wobei dann der Rand der Scheibe ent-
weder kreisrund oder durch entsprechende Vorsprünge der Strahlzellen
sternförmig gelappt ist), oder dessen Zellen in der Flächenansicht poly-
gonalen Umriss und verschiedene Anordnung zeigen. Im Gegensatz zu
den bisher angeführten Scheibendrüsen, welche das Secret im Zelllumen
enthalten, stehen die scheibenförmigen Drüsen von Blastus (Fig. 23),
welche blasige Hautdrüsen von der Structur der Labiatendrüsen dar-
stellen; sie bestehen aus einer Schichte radiär angeordneter Zellen,
welche einen schaalenförmigen Körper bilden, der von dem Secret über-
lagert und mit der Cuticula bedeckt ist. Der Stiel der Scheibendrüsen ist
bei den angeführten Gattungen verschieden; besonders bemerkenswert
ist in dieser Hinsicht Graffenrieda (Fig. 21), bei welcher der Drüsenstiel
der Drüsenscheibe excentrisch angeheftet ist.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 21
Uehersichtliche Zusammenstellung der Gattungen und Arten
nach anatomischen Verhältnissen.
Epidermis.
Oberseitige Epidermiszellen besonders grosslumig : Dissotis, Huberia,
Meriania, Oxyspora, Blastus, Sonerila, Salpinga, Triolena, und
Dissochæta-Arten.
Gelatinös aussehende Verdickung der Aussenmembranen der Epidermis-
zellen : Osbeckia, Tristemma, Rhexia, Monochætum, Huberia, Adelo-
botrys, Meriania, Graffenrieda, Oxyspora, Sonerila, Salpinga, Maru-
mia, Dissochæta, Pternandra, Astronia, Mouriria, Memecylon-Arten.
Oberseitige Epidermiszellen verschleimt und dann ziemlich grosslumig :
Pternandra und Kibessia-Arten (Fig. 2).
Unterseitige Epidermiszellen verschleimt und dann ziemlich grosslumig :
Pternandra-Arten.
Seitenwandungen einiger oberseitiger Epidermiszellen stärker verdickt :
Osbeckia rostrata, Sonerila, Dissochæta, Mouriria-Arten.
Oberseitige Epidermis papillös : Opisthocentra clideniodes, Allomorphia
umbellulata, Sonerila obliqua und secunda, Bertolonia marmorata,
Medinilla astronioides.
Unterseitige Epidermis papillös : Dissochæta pallida, Dichætanthera
altissima, Kibessia hirtella (Fig. 1).
Unterseilige Epidermis subpapillös : Pternandra paniculata.
Oberseilige Epidermis stellenweise zweischichtig : Melastoma imbricatum,
Itheria Mariana, Medinilla papillosa, Blakea trinervia und pul-
verulenta,
Einschichtiges Hypoderm an der Blattoberseite : Arten von Melastoma,
Dichætanthera, Pachyloma, Meriania, Graffenrieda, Medinilla und
Astronia.
Ein- bis mehrschichtiges Hypoderm an der Blattoberseite ; Arten von
TELE ON RE SE
[89]
19
APPENDIX V.
Dissotis, Dichætanthera, Pachyloma, Meriania, Medinilla, Astronia.
Längstüpfel im Hypoderm : Graffenrieda emarginata.
Längstüpfel in der oberseitigen Epidermis : Graffenrieda boliviensis.
Korkwarzen auf der Epidermis : Arten von Pachyloma, Medinilla, Pter-
nandra, Kibessia.
Spaltöfinungen.
Spaltöffnungen beiderseits vorhanden : Osbeckia-Arten, Rhexia glabella,
Sonerila arguta.
Spalte parallel zum Mittelnerv : Osbeckia-Arten und Dissotis decumbens.
Spaltöffnungen von zwei quer zur Spalte gerichteten Nebenzellen um-
geben : Osbeckia Zeylanica, Rhodosepala erecta, Adelobotrys adscen-
dens, Memecylon-Arten.
Spaltöffnungen von zwei bis drei Nebenzellen umgeben und von der einen
fast ganz umschlossen (Fig. 4-6) : die meisten Arten und Gattungen
aus den Triben Oxysporeæ, Sonerileæ und Bertolonieæ, sowie bei
der Gattung Medinilla.
Spaltöffnungen zu mehreren in sackförmigen Epidermisvertiefungen ge-
legen (Fig. 7) : Mouriria-Arten.
Spaltöffnungen etwas über die Epidermis hervorragend : Marumia ne-
morosa.
Blattbau.
Centrischer Blattbau : Rhexia glabella.
Bifazialer Blattbau : alle anderen Arten.
Pallisadenzellen öfters sklerosiert : Medinilla papillosa.
Pallisadenzellen öfters netzartig verdickt : Meriania paniculata und
Grafjenrieda emarginata.
Schwammgewebezellen öfters sklerosiert : Arten von Huberia und
Medinilla.
Schwammgewebezellen collenchymartig verdickt : Arten von Melastoma,
Pachyloma, Meriania, Graffenrieda, Ochtocharis, Anplectrum und
Medinilla.
Spiralig verdickte Zellen im Mesophyll : Sonerila moluccana.
Faserförmige Spikularzellen im Mesophyll : Memecylon-Arten.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 23
Verzweigte oder einfache, nicht faserförmige, Spikularzellen im Meso-
phyll : Mouriria-Arten.
Nerven.
Begleitgewebe der Nerven collenchymartig verdickt : Arten von Dichæ-
tanthera, Dissochæta und Anplectrum.
Im Parenchym der Nerven einzelne stabförmig gestreckte Sklerenchym-
zellen : Arten von Dichætanthera, Pachyloma, Huberia, Behuria,
Veprecella, Marumia, Dissochæta, Anplectrum, Omphalopus.
In direkter Umgebung der Gefässbündel der Nerven eine grosse Zahl
Sklerenchymzellen : Arten von Meriania, Astronia, Blakea, Pter-
nandra, Kibessia, Mouriria. Memecylon.
Oxalsaurer Kalk.
Drusen locker gebaut, leicht zerfallend : Arten von Osbeckia, Dinophora.
Rhexia, Opisthocentra, Dissochæta, Adelobotrys, Anplectrum und
Meriania.
Styloiden : Bei Astronia- und Mouriria-Arten.
Einzelkrystalle : Memecylon- und Mouriria-Arten.
Keine oder ganz vereinzelte Krystallablagerungen : Pachyloma-, Huberia-,
Graffenrieda-Arten.
Drusenzüge die Nerven begleitend : Osbeckia nutans und Dichætanthera-
Arten.
Trichome.
I, Deckhaare.
Einzellige bis einzellreihige Haare : Kibessia hirtella (Fig. 8).
Einzellreihige Haare mit teilweise ausgebauchten, öfters gestrichelten
Zellen : Sonerila (Fig. 13 A, 14), Veprecella-Arten (Fig. 41).
Schildhaare : Astronia Gandolleana.
Parenchymatische Zotten : Arten von Dinophora, Rhexia, Sonerila, Sar-
copyramis, Bertolonia, Triolena (meistens als Blattrandzähne).
2 APPENDIX V.
Prosenchymatische Zotten mit vertikaler Verankerung (Fig. 12): Arten
von Dichætanthera, Rhexia, Monochætum-Arten, Melastoma, Dissotis.
Prosenchymatische Zotten mit horizontaler Verankerung (Fig. 9 A) :
Osbeckia, Rhodosepala, Otanthera, Melastoma, Tristemma. Dissotis,
Dinophora, Rhexia, Monochætum-Arten.
Peripheriezellen der Zotten sich papillös vom Zottenkörper loslösend :
Osbeckia, Rhodosepala, Tristemma, Dissotis, Dichætanthera.
Peripheriezellen der Zotten sich stark vom Zotienkörper loslösend (Fig. 12)
oder pinselförmig auseinandergehend : Arten von Otanthera, Melas-
toma, Dissotis, Dichætanthera, Monochætum.
Tannenbaum- bis kandelaberartige Zotten (Fig. 10) : Dissotis, Dichætan-
thera, Meriania, Marumia, Dissochæta, Omphalopus, Kibessia.
Moosblattähnliche Zotten : Melastoma, Dichsetantihera-Arten. _
Sternhaare : Arten von Marumia, Dissochæta, Anplectrum, Omphalopus,
Astironia.
Mehrarmige einzellreihige Deckhaare mit Aussendrüsen verbunden
Veprecella microphylla (Fig. 15).
Il. Drüsenhaare.
Keulenförmige Drüsenhaare mit durch horizontale und vertikale Wände
unregelmässig geteillem Köpfchen (Fig. 9C, 13C) : Triben der
Osbeckieæ, Merianieæ, Sonerileæ, Bertolonieæ und Arten von Allo-
morphia, Ochthocharis, Veprecella, Medinilla, Kibessia.
Kopfige Drüsenhaare (Fig. 13B, 14) : Pachyloma, Ochthocharis, Veprecella,
Salpinga, Bertolonia, Medinilla.
Keulenförmige meist langgestielte Drüsen mit durch eine Vertikal-Wand
geteiltem zweizelligem Köpfchen : Allomorphia, Oxyspora, Medinilla-
Arten.
Schildförmige vierzellige Drüsen : Barthea Chinensis (Fig. 22).
Schildförmige mehrzellige Drüsen : Huberia-Arten (Fig. 18-20).
Schildförmige mehrzellige Drüsen, deren Köpfchen dem Drüsenstiel
excentrisch angeheftet ist : Graffenrieda-Arten (Fig. 21).
Blasige Hautdrüsen : Blastus Cochinchinensis (Fig. 23).
Einzellreihige Drüsenhaare mit einzelnen ausgebauchten, öfters ge-
strichelten Zellen : Sonerila-Arten (Fig. 13 A und 14).
Drüsenhaare mit mehrarmigen einzellreihigen Deckhaaren verbunden :
Veprecella microphylla (Fig. 15).
PU ah Sl of RSR LE a SA GO A 3
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 95
Spezieller Teil.
Osbeckia
Die Gattung zeichnet sich aus : durch die durchgängig ziemlich grossen
oberseitigen Epidermiszellen, durch das Vorhandensein von Spalt-
öffnungen auf beiden Seiten des Blattes, durch die verhältnismässig grosse
Anzahl von ganz aus Sklerenchymfasern bestehenden Zotten. welche
auch meist mit freiem Auge sichtbar und von Cogniaux erwähnt sind,
endlich durch die nie fehlenden keulenförmigen Aussendrüsen.
Die Seitenränder der oberseitigen Epidermiszellen sind meist gerad-
linig, seltener leicht unduliert, die der unterseitigen stark wellig buchtig,
ausser bei Osb. Nepalensis, nutans, rostrata und Wynaadensis, wo sie
beinahe geradlinig sind. Die Aussenmembran der oberen Epidermis-
zellen ist öfters etwas verdickt und gestreift, oder unregelmässig nach
aussen gewölbt.
Die Spaltöffnungen finden sich bei der Mehrzahl der Arten auf beiden
Blatiseiten, nur Osb. erinıla, cupularis, Leschenaultiana und rostrata
besitzen solche lediglich auf der unteren Seite. Sie sind meist von drei
oder mehreren Epidermiszellen umgeben, ausser bei Osb. Zeylanica, wo
einige von zwei quer zur Spalte gerichteten Zellen umgeben sind, und
zeigen keine besonderen Eigentümlichkeiten.
Der Blattbau ist durchweg bifazial; das Pallisadengewebe ist überall
einschichtig, mit öfters langgestreckten Zellen; das Schwammgewebe ist
ziemlich hoch und etwas locker.
Drusen sind im Schwammgewebe bei allen Arten vorhanden, meistens
zahlreich, und besonders in Beziehung zum Zottenfuss; bei einigen Arten
sind sie brockig und zerfallen leicht.
Die Mittel- und Seitennerven springen öfters vor, besonders bei
Usb. nutans, wo subepidermale Sklerenchymfaserbündel, von einer
grossen Anzahl Drusen begleitet, die Blattoberfläche parallelfurchig er-
scheinen lassen.
26 APPENDIX V.
Trichome fehlen bei keiner der von mir untersuchten Arten; sie sind,
wenn selten, immer auf den stärkeren Nerven oder an jungen Blättern
zu finden. Es kommen vor : 1. mehrzellreihige länglich zugespitzte, aus
Sklerenchymfasern bestehende Zotten ; 2. kurzgestielte mehr oder minder
keulenförmige Aussendrüsen, einige mit verkorkten Fusszellen. Die
Zotten (welche ähnlich den von Pflaum 1. c. pag. 22-24 bei der Gattung
-Tibouchina beschriebenen sind) bestehen aus zwei Teilen, aus einem über
dieBlattfläche sich erhebenden, mit dieser einen spitzen Winkel bildenden
Teil, dem eigentlichen Zottenkörper, und dem Zottenfuss, welcher öfters
wurzelartig geteilt, stets von Drusen begleitet ist und welcher die mehr
oder minder starke Verankerung der Zotte bildet. Die oberflächlichen
Zellen springen an der Spitze der Zotten zuweilen papillös vor. Die keulen-
förmigen Aussendrüsen, welche neben den Zotten bei allen Arten vor-
kommen, zeigen wenige Verschiedenheiten; die Grösse wechselt von Art
zu Art. Das Köpfchen besitzt entweder kugelige oder ellipsoidische Ge-
stalt, und geht im letzteren Falle direkt in den öfters verkorkten Stiel
über; dasselbe besteht aus einer geringen Anzahl Zellen und ist öfters
nach einer Seite gekrümmt.
Osbeckia nutans Wall.
Griffith N. 2257, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern, oberseilige Aussen-
wand gestreift. — Spö. : beiderseits, nur unterseits zahlreich. — Blttb. :
bifazial; P.-G. ziemlich hoch, {schichtig. Subepidermale Sklerenchym-
faserbündel, welche von den Nerven aus federig verlaufen und öfters
blind endigen, oder untereinander anamostosieren, begleitet von einer
grossen Anzahl Drusen von oxalsaurem Kalk. — Drusen : nur im Begleit-
gewebe der Nerven. — Trich. : einige kurze Zotten, mit horizontalem
Zottenfuss nur auf den Nerven. Ferner keulenförmige Aussendrüsen.
Osbeckia Congolensis Cogn.
B) var. robustior Cogn.
H. Soyaux N. 103. Loango.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig buchtigen
Seitenrändern; oberseitige Aussenmembran verdickt. — Spö. : beider-
seits, unterseits zahlreich. — Blttb. : bifazial; Sch.-G. niedrig. — Drusen:
FC TER IR
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 97
zahlreich im Sch.-G., auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : lange
Zotten, deren Endzellen etwas auseinandergehen, mit ziemlich langem
horizontalem Zottenfuss, welcher sich öfters wurzelartig teilt; Sphäriten-
ablagerung zahlreich. Ferner eine grosse Anzahl keulenförmiger Aussen-
drüsen mit verkorkten Fusszellen.
Osbeckia aspera Bl.
Burman, Ceylon.
Ep.-Z. : oberseils geradlinige, unlerseits wellige Seitenränder; Aussen-
membranen gestreift. — Spö. : beiderseits; unterseits zahlreich. — Blttb.:
bifazial; P.-G. ziemlich hoch, Sch.-G. niedrig. — Drusen : zahlreich im
Sch.-G., brockig zerfallend ; auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich. :
oberseils kurze Zotten, die Epidermiszellen reihen sich strahlig um den
Zotlenfuss an; unterseits sind die Zolten etwas länger und schlanker;
langer Zottenfuss sich horizontal unter die Epidermis hinziehend. Ferner
eine kleine Anzahl grösserer und kleinerer keulenförmiger Aussendrüsen
mit etwas verkorkten Fusszellen.
Osbeckia Nepalensis Hook.
Wallich N. 4061 B, Nepal.
E.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern. — Spö. : beiderseits
zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. — Drusen : zahlreich,
nicht gross; auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : beiderseits eine
grosse Anzahl schmaler mittellanger Zotten; der Zottenfuss sich hori-
zontal unter die Epidermis hinziehend, öfters viel länger wie die Zotte
selbst, verzweigt und dabei öfters mit anderen anamostosierend, mit
Sphäritenablagerung. Ferner eine grosse Anzahl kurzer, breiter, keulen-
förmiger Aussendrüsen.
Osbeckia Wynaadensis C. B. Clarke.
Hügel, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern. — Spö. : nur unter-
seits, zahlreich. — Blttb. : bifazial. — Drusen : häufig, dicht unter dem
P.-G., auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich, : ziemlich kurze Zotten
mit langem, horizontalen Zottenfuss, welcher sich öfters wurzelartig
28 APPENDIX V.
teilt. Sphäritenablagerung sehr zahlreich. Ferner eine Anzahl keulen-
förmiger bis kopfiger Aussendrüsen mit etwas verkorkten Fusszellen.
Osbeckia Wightiana Benth.
Wight N. 1089, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits buchtig wellige Seitenränder.
— Spô. : beiderseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig. —
Drusen : häufig, brockig zerfallend; auch in Beziehung zu den Zotten. —
Trich. : schmale nicht sehr lange Zotten. Zottenfuss sich horizontal unter
die Epidermis hinziehend, wurzelarlig geteilt, gewöhnlich länger wie
die Zotte selbst. Sphäritenablagerung zahlreich. Ferner eine grosse An-
zahl breiter keulenförmiger Aussendrüsen.
Osbeckia Leschenaultiana DC.
Wight N. 1085, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellige Seitenränder; oberseils
sind die Aussenmembranen etwas verdickt. — Spö. : nur unterseits, zahl-
reich. — Bltib. : bifazial. P.-G. 1 schichtig. — Drusen : in Beziehung zu
den Zotten häufig, sonst selten. — Trich. : unterseits besonders häufig.
Schmale Zotien, deren Endzellen öfters pinselförmig auseinandergehen;
Zottenfuss kurz. Ferner eine Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen mit
verkorkten Fusszellen.
Osbeckia octandra DC.
Wisht N. 1094, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellig buchtige Seitenränder ;
oberseits ziemlich grosslumig. — Spö. : beiderseits, unterseits sehr zahl-
reich. — Blttb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig. — Drusen : ziemlich häufig
im Mesophyll, auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : breite, nicht
lange Zotten. Der Zottenfuss verläuft horizontal, stark entwickelt, öfters
länger wie die Zotte selbst. Ferner eine Anzahl keulenförmiger Aussen-
drüsen.
Osbeckia stellata Don.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits stark wellig buchtige Seiten-
ränder. — Spö. : beiderseits, unterseits zahlreich. — Blitb. : bifazial
N
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 29
P.-G. 1 schichtig, hoch. — Drusen : im Mesophyll zahlreich, auch in Be-
ziehung zu den Zotten. — Trich. : schmale, mittelgrosse Zotten mit sehr
kurzem Zottenfuss, meist auf den Nerven; Drusen nicht sehr zahlreich.
Ferner eine Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen mit verkorkten Fuss-
zellen.
Osbeckia crinita Blh.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellig buchtige Seitenränder;
oberseitige Aussenmembranen verdickt. — Spö. : nur unterseits, zahl-
reich. — Blttb. : bifazial. P.-G. Ischichtig, hoch; Schw.-G. locker. —
Drusen : meistens im P.-G.; auch in Beziehung zu den Zotten; alle sphä-
ritisch. — Trich. : ziemlich schmale, mittellange Zotten. Zottenfuss kurz
und sich horizontal unter die Epidermis hinziehend. Die oberseitigen
Ep.-Z. sind strahlig um den Zottenfuss angeordnet. Ferner einige keulen-
förmige Aussendrüsen.
Osbeckia rostrata Don.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits geradlinige Seitenränder; oberseits ziemlich gross,
die Seitenwände ab und zu verdickt. — Spö. : nur unterseits, zahlreich. —
Bittb. : bifazial. P.-G. Ischichtig. — Drusen : ziemlich häufig im Meso-
phyll. — Trich. : mittelgrosse Zotten, nur auf den grösseren Nerven.
Ferner einige keulenförmige Aussendrüsen.
Osbeckia rostrata Don.
var. : ß) pulchella Triana.
Griffith N. 2248 Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellig buchtige Seitenränder.
Spö. : beiderseits, unterseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig.
— Drusen : ziemlich gross; auch in Beziehung zu den Zotten. — Trich. :
einige miltelgrosse Zotten. Zottenfuss sehr kurz, sich horizontal unter die
Epidermis hinziehend. Ferner zahlreiche keulenförmige Aussendrüsen.
Osbeckia capitata Bth.
Griffith N. 2256, Ind, or.
Ep.-2. : oberseits geradlinige, unterseits wellige Seitenränder; Aussen-
membranen verdickt und gestreift. Oberseits 1-2 schichtig. — Spö. : nur
30 APPENDIX V.
unterseits, zahlreich. — Blitb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig. — Drusen :
nicht sehr zahlreich, meistens im Sch.-G. — Trich. : Eine grosse Anzahl
langer schmaler Zotten, deren Endzellen öfters auseinandergehen. Ab
und zu findet man 2-3 Sphäriten von oxalsaurem Kalk in dem kurzen
horizontalen Zottenfuss. Ferner eine Anzahl verschieden grosser, läng-
licher, dünnwandiger Aussendrüsen.
Osbeckia Chinensis L.
Wallieh NEO Ind or
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellig buchtige Seitenränder;
oberseitige Aussenmembranen verdickt und gestreift. — Spö. : beider-
seits, nur unterseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig, hoch;
Sch.-G. niedrig. — Drusen : im Sch.-G. ziemlich häufig, auch in Beziehung
zu den Zotten. — Trich. : lange, schmale Zotten. Der Zottenfuss zieht
sich horizontal unter die Epidermis hin, dabei öfters mit anderen ana-
mostosierend. Ferner keulenförmige Aussendrüsen mit etwas verkorkten
Fusszellen. N
Osbeckia Zeylanica L.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits geradlinige, unterseits wellig buchtige Seitenränder.
— Spö. : beiderseits häufig; oberseits öfters von zwei quer zur Spalte ge-
richteten Zellen umgeben. — Blith. : bifazial. P.-G. 1 schichtig. — Drusen :
nicht sehr häufig, meistens im Sch.-G. und in Beziehung zu den Zotten,
alle sphäritisch. — Trich. : lange spitze Zotten; der Zottenfuss sich hori-
zontal unter die Epidermis hinziehend, etwa halb so lang wie die Zotte
selbst. Ferner keulenförmige Aussendrüsen mit verdickten Fusszellen.
Osbeckia truncata Don.
Hohenacker N. 577, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits wellige, unterseits wellig buchtige Seitenränder. —
Spö. : beiderseits zahlreich. — Blittb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig, Sch.-G.
niedrig. — Drusen : ziemlich häufig, nicht sehr gross. — Trich. : lange,
schmale Zotten, Zotlenfuss schmal sich horizontal unter die Epidermis
hinziehend, so lang oder etwas kürzer wie die Zotte selbst. Ferner kurze
und breite keulenförmige Aussendrüsen.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 31
Osbeckia cupularis Don.
Wight, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits langgestreckt, mit nicht ganz geradlinigen, unterseits
wellig buchtigen Seitenrändern. Aussenmembranen verdickt, oberseits
gestreift. — Spö. ; nur unterseits, zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G.
{schichtig. — Drusen : in dem horizontal sich hinziehenden Zottenfuss
häufig, sonst spärlich im Sch.-G. ; alle sphäritisch. — Trich. : schmale,
lange Zotten. Der Zottenfuss ist öfters wurzelartig geteilt, halb so lang
wie die Zotte, horizontal. Ferner keulenförmige Aussendrüsen.
Osbeckia antherotoma Naud.
Hildebrandt N. 3857, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits wellige, unterseits wellig buchtige Seitenränder;
oberseits gross. — Spö. : beiderseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G.
{schichtig. Sch.-G. niedrig. ziemlich dicht. — Drusen : ziemlich gross;
häufig im Sch.-G., auch in Beziehung zu den Zotten; am häufigsten in
dem horizontalen Zottenfuss der zottenäbnlichen Blattrandzähne. -—
Trich. : lange schmale Zotten ; der Zottenfuss sich horizontal unter die
Epidermis hinziehend. Die Blattrandzähne sind zottenähnlich. Ferner
längliche, keulenförmige Aussendrüsen.
Osbeckia Senegambiensis Guill. et Perr.
Döllinger, Senegal.
Ep.-Z. : oberseils in der Flächenansicht unregelmässig polygonal, ziem-
lich gross, unterseits mit wellig buchtigen Seitenrändern. — Spö. : beider-
seils, unterseits zahlreich und parallel dem Mittelnerv. — BIttb. : bifazial.
P.-G. 4 schichtig. — Drusen : häufig, dicht unter dem P.-G.; auch in Be-
ziehung zu den Zotten. — Trich. : Zotten ziemlich lang, schmal, die ober-
flächlich gelegenen Zellen öfters nach aussen gebogen; Zottenfuss Kurz
horizontal, öfters ohne Sphäritenablagerung. Ferner keulenförmige
Aussendrüsen.
Rhodosepala.
Von den drei von Cogniaux catierten Arten, lag mir nur eine zur Unter-
suchung vor, nämlıch :
32 APPENDIX V.
Rhodosepala erecta Cogn.
Hildebrandt N. 3903, Madagascar.
Die Struktur der verhältnismässig kleinen Blätter ist folgende à
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder, die
Aussenwand ist ein wenig nach aussen vorgewölbt und im Mittelfelde
der Zellen kurz gestrichelt. Die untere Epidermis besitzt Zellen mit
buchtig welligen Zellrändern. |
Spaltöffnungen finden sich oberseits nur vereinzelt; unterseits sind
dieselben gewöhnlich von mehreren Epidermiszellen umgeben, seltener
von zwei quer zur Spalte gerichleten Zellen umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe einschichtig, das
Schwammgewebe etwas locker. Oxalsaurer Kalk findet sich in Form
ziemlich grosser Drusen im Schwammgewebe, dicht unter dem Pallisaden-
gewebe; ausserdem in Beziehung zu den Zotten.
Die mit freiem Auge sichtbaren langen Zotten bestehen aus Skleren-
chymfasern, von welchen die oberflächlich gelegenen an ihren Enden
zum Teile papillös sind. Der Zotienfuss zieht sich unter die Blattepidermis
hin und ist von zahlreichen Drusen begleitet. Es findet sich auch eine
Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen vor.
Otanthera.
Diese Gattung ist im Münchener Herbar durch eine einzige Art ver-
treten, nämlich :
Otanthera crinita Naud.
Cuming, Philippinen.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellwände, die
Aussenwände sind nicht oder wenig vorgewölbt. Die unterseitigen
Epidermiszellen haben wellig buchtige Seitenränder.
Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor, von mehreren Epidermis-
zellen umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial; das Pallisadengewebe ist einschichtig, nicht
sehr hoch, das Schwammgewebe etwas locker. SR
Ziemlich grosse Drusen kommen zahlreich im Schwammgewebe vor;
ausserdem in Beziehung zu den Zotten.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. de
Die mit freiem Auge sichtbaren, auf beiden Seiten des Blattes vor-
kommenden Trichome schliessen sich in ihrem anatomischen Bau den
bei Ösbeckiu und Rhodosepala beschriebenen Zotten und Aussendrüsen an.
Die Zotten sind auf der Blattunterseite lang, spitz und lösen sich öflers
im oberen Teile durch Auseinandertreten der Fasern pinselförmig auf;
an der Blattoberseite sind sie kurz und spitz, etwa zwei bis dreimal
kleiner wie der auf beiden Blatiseiten öfters wurzelartig geteilte starke
Zottenfuss, welcher unter die Blattepidermis sich hinzieht und von Drusen
begleitet ist. Es findet sich auch eine Anzahl keulenförmiger Aussen-
drüsen vor.
Melastoma.
Bei dieser Gattung wechseln die Verhältnisse von Art zu Art; nur
einige sind fast durchgehend vorhanden, nämlich : das Vorkommen von
keulenförmigen Aussendrüsen und die Beschränkung der Spaltöffnungen
auf die Blattunterseite.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen in der Flächenansicht einen
polygonalen Umriss. Bei sehr vielen Arten ist unter der oberseiligen
Epidermis ein 1-2schichtiges Hypoderm vorhanden, das entweder in
seinen Dimensionen mit der Epidermis übereinstimmt oder von weit-
lumigen Zellen gebildet wird. Eine Streifung der Cuticula ist häufig zu
beobachten.
Die unterseitigen Epidermiszellen haben öfters geradlinige, wellige
oder welligbuchtige Seitenränder.
Von den Spaltöffnungen ist schon erwähnt worden, dass sie nur auf
der Blattunterseile vorkommen. Sie sind von keinen besonderen Neben-
zellen umgeben.
Der Blattbau ist durchweg bifazial; das Pallisadengewebe ist meistens
niedrig.
Oxalsaurer Kalk findet sich in Form kleiner bis mittelgrosser Drusen
im Mesophyll und zahlreich in Beziehung zu den Zotten.
Die Nerven springen öfters vor, Sklerenchymelemente fehlen durchaus.
Trichome fehlen bei keiner der von mir untersuchten Arten; sie sind
meistens zahlreich vorhanden und zeigen ziemlich mannigfaltige Bau-
arten. Die Zotten, welche bei den vorhergehenden Gattungen beschrieben
wurden, finden sich auch hier wieder, zeigen jedoch manche Aenderungen
je nach der Art, besonders eine Neigung zur Flächenentwicklung, sodass
BULL. mens, norss, Appendix V. Septembre 1899, 3
24 APPENDIX V.
moosblattähnliche (an die von Pflaum bei Tibouchina pogonanthera und
Mathaei beschriebenen und abgebildeten erinnernd), sowie Uebergänge
zu denselben vorhanden sind.
Die kopfigen bis keulenförmigen Aussendrüsen kommen stets vor;
ihre Grösse ist von Art zu Art verschieden. Bei einigen Arten, besonders
bei Melast. asperum, befinden sich die Drüsen nur auf der einen Seite
des Zottenfusses und sind von dem überragenden Zottenkörper geschützt
(Fig. 9).
Melastoma decemfidum Roxb.
Griffith N. 2245/1, Ind. or.
Ep.-Z.: oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen Seiten-
rändern; beiderseits ist die Aussenwand stark gestreift. — Spö. : nur
unterseits. — Blitb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig, nicht sehr hoch; Sch.-G.
mit collenchymartig verdickten Zellwänden. — Drusen : im Mesophyll
ziemlich klein; auch in Beziehung zu den Zotten, dann mittelgross. —
Trich. : ziemlich kurze Zotten; Zottenfuss gewöhnlich länger wie die,
Zotte und sich unter die Epidermis horizontal hinziehend. Ferner eine
Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen, welche nur in der Nähe des Zotten-
fusses häufig vorkommen.
Melastoma obvolutum W. Jack.
Cuming N. 927, Philippinen.
Ep.-Z.: oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen Seiten-
rändern ; oberseits 1 schichtiges Hypoderm. — Spö. : nur unterseiis, zahl-
reich. — Blttb. : bifazial. P.-G. {schichtig. — Drusen : im Schwamm-
gewebe ziemlich häufig, kleine bis mittelgrosse im Hypoderm; auch in
Beziehung zu den Zotten. — Trich. : Zotten zahlreich; oberseits breit,
nicht sehr lang, öfters moosblattähnlich; unterseits lang, schmal und
spitz. Der Zottenfuss ist öfters wurzelartig geteilt und zieht sich horizontal
unter die Epidermis hin. Ferner eine Anzahl keulenförmiger Aussen-
drüsen mit verkorkten Fusszellen.
Melastoma Malabathricum L.
A. Cunningham, New South Wales.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Seitenrändern ;
oberseits 1 schichtiges grosslumiges Hypoderm. — Spö. : nur unterseits,
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 39
zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G. 1 schichtig, hoch. — Drusen : nur im
Schwammgewebe, ausserdem in Beziehung zu den Zotten. — Trich. :
beiderseits miltellange, schmale spitze Zotten, welche gewöhnlich von
der Blatifläche etwas abstehen, locker zusammengefügt und leicht pinsel-
förmig zerfallend. Der horizontal verlaufende Zottenfuss ist lang und
wurzelartig geteilt. Ferner eine ziemlich grosse Anzahl länglicher keulen-
förmiger Aussendrüsen.
Melastoma normale Don.
Griffith N. 2245, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Seitenrändern ;
oberseits grosslumiges 1 schichtiges Hypoderm. — Blttb. : bifazial. P.-G.
{ schichtig. — Drusen : im Mesophyll besonders im Schw.-G., ausserdem
in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : zahlreich; unterseits lange,
schmale, spitze Zotten, welche schief oder senkrecht zur Blattfläche
stehen: oberseits sind die Zotten etwas kürzer und breiter. Zottenfuss
nicht geteilt, sich horizontal unter die Epidermis hinziehend.
Melastoma asperum Blume.
Siebold, Java.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern ; oberseits A schich-
tiges Hypoderm. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G.
Ischichtig, niedrig. — Drusen : mittelgross, zahlreich im Schw.-G.,
ausserdem in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : kurze Zotten (Fig. 9A),
an der Basis ziemlich breit, sich rasch verschmälernd. Zottenfuss sich
horizontal unter die Epidermis hinziehend. Ferner eine grosse Anzahl
Aussendrüsen, welche auf der einen Seite der Zotte zusammengedrängt
(Fig. 9A, B, C) stehen und vom überragenden Zottenkörper geschützt
sind.
Melastoma imbricatum Wall.
Wallich, Penang.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits wellig buchtigen Seiten-
rändern; oberseits 1- bis 2schichtig, Spo, : nur unterseits. — Blttb. :
bifazial. P.-G. I schichtig, niedrig. Drusen : nur ın Beziehung zu den
Zotten zahlreich, sonst nicht sehr häufige. — Trich. : ziemlich kurze
DT gras NE ae a SCH MAS Eu an a Pe AS A BRUNS DR 22 SO na
=
30 APPENDIX V.
Zotten, welche beinahe senkrecht zur Blattfläche stehen. Die Zottenbasis
ist breit und die oberflächlich gelegenen Fasern gehen leicht pinselförmig
auseinander. Der Zottenfuss ist öfters wurzelartig geteilt, und zieht sich
horizontal unter die Epidermis hin. Moosblatlähnliche Zotten, sowie
Uebergänge zu den gewöhnlichen, kommen auf den Nerven vor. Ferner
eine Anzahl länglicher keulenförmiger Aussendrüsen.
Melastoma longifolium Naud.
var. ß) angustifolium Cogn., var. nov.
Hagen, Sumatra.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits unregel-
mässig mehrschichtig. — Spö. : nur unterseits, sehr zahlreich. — Bltth. :
bifazial, P.-G. Aschichlig. — Drusen : zahlreich im Mesophyll; ausserdem
in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : Die Zotien haben alle eine Ten-
denz zur Flächenentwicklung, so dass gewöhnliche und moosblattähnliche,
sowie alle Uebergänge sich vorfinden. Der horizontale Zottenfuss ist sehr
lang und oft wurzelartig geteilt. Ferner eine Anzahl Aussendrüsen, welche
auf der einen Seite des Zottenfusses sich befinden und vom überragenden
Zottenkörper geschützt sind.
Melastoma denticulatum Labill.
Weber N. 29, Viti.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits buchtig-welligen Seiten-
rändern. — Spö. : nur unterseits, zahlreich. — Bltib. : bifazial, P.-G.
ischichtig, niedrig. — Drusen : mittelgross, sphäritisch, im Mesophyll
nicht zahreich ; häufig in Beziehung zu den Zotten. — Trich. : Mittellange
sich rasch verschmälernde Zotten mit breitem horizontalem Fusse. Ferner
eine Anzahl länglicher keulenförmiger Aussendrüsen, welche auf der
einen Seite des Zottenfusses stehen und vom Zottenkörper geschützt sind.
Tristemma.
Diese Gattung, zu welcher Cogniaux sieben Arten zählt, ist im Mün-
chener Herbar durch zwei Arten vertreten, deren Blätter in anatomischer
Hinsicht übereinstimmen, nämlich :
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 37
Tristemma virusanum Comm.
Sieber N. 172, Mauritius.
und
Tristemma Schumacheri Guill. et Perr.
Preuss N. 961, Kamerun.
Die oberseitigen Epidermiszellen zeigen geradlinige Zellränder; die
Aussenwand ist mehr oder minder nach aussen gewölbt und verdickt.
Die unterseitigen Epidermiszellen haben wellig-buchtige Seitenränder.
Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor und zeigen keine bemerkens-
werten Nebenzellen.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe normal ausgebildet, das
Schwammgewebe ziemlich locker.
Drusen kommen häufig vor, bei Tris. virusanum sind sie gross und
sphäritisch, bei Tris. Schumacheri dagegen grobkantig; auch in Beziehung
zu den Zotten sind sie vorhanden.
Trichome sind bei beiden Arten als Zotten und Aussendrüsen ent-
wickelt; letztere sind länglich keulenförmig. öfters auch etwas kopfig,
und meistens in der Nähe des Zottenfusses zu finden. Bei Tris. virusanum
sind die oberseitigon Zotten klein bis mittellang; zuweilen finden sich
Zolten, bei welchen der untere kürzere Teil der Zotte als Postament vom
übrigen Zottenkörper abgeselzt ist. Der Zottenfuss der oberseitig ge-
legenen Zolten ist stark entwickelt, der unterseitig gelegenen dagegen
schwach oder fast fehlend. Bei Tris. Schumacheri ist nur eine kleine An-
zalhıl Zotten zu beobachten; dieselben sind kurz und besonders dadurch
ausgezeichnet, dass die Spitzen ihrer Zellen frei sind, jedoch dem Zotten-
körper fest anliegen. Der Zottenfuss ist ab und zu wurzelarlig geteilt,
und zieht sich horizontal unter die Epidermis hin.
Dissotis.
Diese Gallung ist im Münchener Herbar durch drei Arten vertreten,
welche nur durch die Form der Trichome von einander verschieden sind.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind ziemlich grosslumig besonders
bei D, decumbens, Die Aussenmembranen sind leicht gestreift. Ein 4- bis
2schichtiges sehr grosslumiges Hypoderm kommt bei D, incana vor. Die
Zellränder sind oberseits geradlinig, unterseits wellig-buchtig.
38 APPENDIX V.
Spaltöffnungen kommen nur auf der Blatiunterseite vor und haben
keine besonderen Nebenzellen; sie liegen bei D. decumbens mit der Spalt-
richtung untereinander parallel.
Der Blattbau ist bifazial, das Schwammgewebe niedrig.
Ablagerungen von oxalsaurem Kalk sind in Form mittelgrosser bis
grosser Drusen im Schwammgewebe vorhanden; ausserdem zahlreicher
in Beziehung zu den Zotten.
Die Trichome sind bei den drei von mir untersuchten Arten ver-
schieden und im Folgenden beschrieben :
Dissotis phæotricha Triana.
Krauss, Natal.
Trich. : Lange Zotten mit starkem Zottenfuss, welcher sich lang sub-
epidermal hinzieht. Die oberflächlich gelegenen Zellen der Zotte springen
entweder papillös vor oder gehen pinselartig auseinander. Ferner eine
geringe Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen. N
Dissotis decumbens Triana.
Braun, Kamerun.
Trich. : eine kleine Anzahl Zotten, dick und kurz; Zotienfuss sich
horizontal unter die Epidermis hinziehend. Ferner eine Anzahl keulen-
förmiger bis kopfiger Aussendrüsen mil verkorklen Fusszellen.
Dissotis incana Triana.
v. Mechow N. 343, Africa oceid.
Trich. : Kandelaberhaare beiderseits vorhanden, oberseits stärker und
spärlicher, unterseits eine dichte Schutzdecke bildend. Dieselben be-
stehen aus einem mehrzellreihigen Hauptstamme, dessen oberflächlich
gelegene Zellen etagenweise in Haare ausgezogen sind. Ihr Zottenfuss
ist oberseits ziemlich stark und steht beiderseits vertikal zur Blattfläche.
Ferner keulenförmige Aussendrüsen.
Dichætanthera.
Diese Gattung, zu welcher Cogniaux sechszehn Arten zählt, ist im
Münchener Herbar durch vier Arten vertreten, welche anatomisch ziem-
Ho
ANA ER PESTE QU SPEARS SR QT NA OR EE PR TE
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 39
lich verschiedene Verhältnisse aufweisen, weshalb ich die gemeinsamen
Merkmale kurz zusammenstelle und erst bei den Arten die anatomischen
Verhältnisse genauer beschreibe.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal,
ziemlich grosslumig oder kleinlumig; im letzteren Falle ist Hypoderm
vorhanden. Die unterseitigen Epidermiszellen besitzen entweder wellige
oder geradlinige Seitenränder.
Die Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor und zeigen keine be-
sonderen Nebenzellen.
Der Blatibau ist bifazial, das Pallisadengewebe hoch. Sklerenchym-
elemente sind selten; die kleineren Nerven gehen mit Collenchym durch.
Drusen kommen mehr oder minder zahlreich vor, auch in Begleitung
der Nerven.
Trichome findet man in vielen Formen: gewöhnliche, moosblattähnliche,
pinselförmige Zotten nebst typischen Kandelaberzotten, ferner eine nicht
sehr grosse Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen.
Dichætanthera latifolia Cogn.
Hildebrandt N. 3813, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Seitenrändern.
Dickwandiges Hypoderm unregelmässig 1-2 schichtig. — Spö. : nur unter-
seits. — Blttb. : bifazial; P.-G. 4 schichtig, hoch; Schw.-G. locker. — Be-
gleitgewebe der kleinen Nerven durchgehend. — Drusen : nicht häufig
im Schw.-G.; in der oberseitigen Epidermis die Nerven begleitend. —
Trich. : oberseils wenige, unterseits zahlreiche Zotten, welche alle mehr
oder minder kandelaberartig aussehen und eine breite Zottenbasis be-
sitzen; die Strahlenzellen derselben zeigen häufig an ihrem dem Zotten-
körper anliegenden Teile noch eine zweite kleine strahlenartige Aus-
buchtung. Zotienfuss senkrecht. Ferner eine kleine Anzahl keulen-
förmiger bis köpfiger Aussendrüsen.
Dichætanthera rosea Cogn.
Hildebrandt N. 3683, Madagascar.
E.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern. Oberseits ziemlich
grosslumiges I schichtiges Hypoderm, — Spö. : nur unterseits, zahlreich.
Blttb. : bifazial ; P.-G. 1 schichtig, hoch ; Schw.-G. locker. Einige sklerosierte
Zeilen im Begleitgewebe der Nerven. — Drusen : im Mesophyll häufig,
in der unterseitigen Epidermis die Nerven begleitend. — Trich. : ober-
re is
Ir 1
40 APPENDIX V. &
seits kurze, breite Zotten, deren Basis meist papillös ist. Zottenfuss senk-
recht, nicht gross. Die Zotten der Blattunterseite leiten sich von denen
der Öberseile durch Reduktion auf den Basalteil ab. Ferner eine kleine
Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen.
Dichætanthera altissima Cogn.
Hildebrandt N. 3136, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Seitenrändern.
Oberseits 1 schichtiges Hypoderm vorhanden. Die unterseitigen stark
papillös. — Spô. : nur unterseits. — Blitb. : bifazial. Begleitgewebe der
kleineren Nerven durchgehend. — Drusen : nicht zahlreich, eher klein;
auch im Hypoderm vorhanden. — Trich. : Zotten an der Spitze öfters
pinselförmig; die oberflächlichen Zellen springen oft an der Spitze pa-
pillös vor, besonders an der Zottenbasis; Uebergänge zu den moosblatt-
ähnlichen Zotten kommen auch vor. Aussendrüsen habe ich nicht be-
obachtet.
Dichætanthera lanceolata Cogn.
Hildebrandt N. 3155, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits in der Flächenansicht länglich, unregelmässig poly-
gonal, unterseits mit welligen bis geradlinigen Seitenrändern. Oberseitige
Cuticula fein gestreift. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial; P.-G.
1schichtig, hoch. Kleinere Nerven mit Collenchym durchgehend. —
Drusen : sehr zahlreich, gross; in der oberseitigen Epidermis die Nerven
begleitend. — Trich. : eine kleine Anzahl dicker und schlanker Zotten,
erstere oft pinselförmig zerfallend. Ferner eine Anzahl keulenförmiger
Aussendrüsen.
Dinophora.
Diese Gattung ist monotypisch.
Dinophora spenneroides Bth.
Zenker N. 1060. Kamerun.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal,
und zeigen eine Cuticularstreifung. Die unterseitigen Epidermiszellen
besitzen wellig-buchtige Seitenränder.
225,20. Sn 2a SRS ALES | Kin ae = 2 a LOT PAT N
| - |
Là
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 4A
Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor.
Der Blattbau ist bifazial; das Pallisadengewebe einschichtig, niedrig;
das Schwammgewebe ist locker und enthält eine kleine Anzahl brockiger,
leicht zerfallender Drusen aus oxalsaurem Kalk.
Auf der Blattoberseite befinden sich eine kleine Anzahl dicker, starker
Zotten, welche den bei Osbeckia beschriebenen ähnlich sind, aber keine
besondere Verankerung zeigen. Die Blattrandzähne sind zottenartig.
Ferner finden sich auf den Nerven und in ihrer Nähe ziemlich zahlreiche
keulenförmige Aussendrüsen mit langem, zweireihigem, mehrzelligem,
verkorktem Stiele.
Rhexia.
Diese Gatlung zeigt ausserordentlich wenig bemerkenswertes; die ana-
tomischen Verhältnisse wechseln von Art zu Art. Die Drusen von oxal-
saurem Kalk sind meist brockig und zerfallen leicht. Trichome sind nicht
häufig. Zotten kommen selten vor; dagegen sind die Blattrandzähne
zottenähnlich. Aussendrüsen kommen mehr oder minder häufig vor,
oder fehlen sogar ganz.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige, die unterseitige, ausser
bei A. glabella, wellig-buchtige Zellränder.
Die Spaltöffnungen kommen bei einigen Arten beiderseits, sonst nur
unterseits, aber dann zahlreich vor.
Der Blattbau ist, ausser bei R. glabella, durchweg bifazial.
Die Drusen sind, wie bereits erwähnt, brockig und zerfallen leicht in
die Krystallindividuen.
Die Trichome sind. wie bei den vorher beschriebenen Gattungen, als
Zotten und Aussendrüsen von der gewöhnlichen keulenförmigen Gestalt
vorhanden; letztere sind, ausser bei AR. glabella, durchweg mehr oder
minder zahlreich vorhanden; bei den meisten Arten fehlen Zotten auf
der Blattoberfläche vollständig; bei R. Mariana kommen eine kleine An-
zahl Drüsenzotten vor. Ferner eine Anzahl zottenähnlicher Blattrandzähne.
Rhexia lutea Michx.
Curliss N, 49, Florida.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig buchtigen
Seitenrändern; oberseitige Aussenwand stark nach aussen vorgewölb!
und gestreift. — Spô, : beiderseits. — Blttb. : bifazial, P,-G. A schichtig.
42 APPENDIX V.
Drusen : im Schw.-G. gross, leicht brockig zerfallend. — Trich. : am Blatt-
rand einige zottenähnliche Blattrandzähne. Ferner eine Anzahl keulen
förmiger Aussendrüsen.
Rhexia cilliosa Michx.
Curtiss N. 939, Florida.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig-buchtigen
Seitenrändern; oberseitige Aussenmembranen verdickt, etwas nach
aussen gewölbt und im Mittelfelde der Zellen kurz gestrichelt. — Spö. :
nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. I schichtig. — Drusen : spärlich
vorhanden. — Trich. : eine spärliche Anzahl länglicher Zotten. Am Blait-
rand einige zottenähnliche Blattrandzähne. Ferner eine kleine Anzahl
keulenförmiger Aussendrüsen.
Rhexia serrulata Nutt.
Curtiss N. 940, Florida.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit undulierten Seiten-
rändern; oberseitige Zellwände verdickt; Aussenmembranen etwas nach
aussen gewölbt, fein gestreift. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial.
P.-G. 1 schichtig, hoch. Schw.-G. ziemlich dicht. — Drusen : ziemlich gross,
meist direkt unter dem P.-G. — Trich. : die Blattrandzähne sind zotten-
artig. Ferner eine Anzahl länglicher keulenförmiger Aussendrüsen mit
etwas verkorkten Fusszellen.
Rhexia stricta Pursh.
Curtiss N. 937. Florida.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Seitenrändern.
Aussenmembranen etwas verdickt, oberseits nach aussen vorgewölbt. —
Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. hoch. Schw.-G. niedrig,
ziemlich dicht. — Drusen : zahlreich, brockig zerfallend. — Trich. : einige
dicke, kurze Zotten, welche sich kegelförmig aus der Epidermis hervor-
heben. Ferner einige breite, keulenförmige Aussendrüsen.
Rhexia Virginica L.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig-buchtigen
Seitenrändern. Aussenmembranen etwas verdickt, die oberseitige elwas
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 43
nach aussen vorgewölbt. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial.
P.-G. Ischichtig, hoch. Schw.-G. niedrig, dicht. — Drusen : im Schw.-G.
ziemlich zahlreich, locker. — Trich. : auf der oberseitigen Blattfläche und
an den Blattnerven eine kleine Anzahl Zotten; die Blattrandzähne sind
zottenähnlich. Ferner zahlreiche köpfige bis keulenförmige Aussendrüsen.
Rhexia Mariana L.
Ep.-Z. : oberseils mit geradlinigen, unterseits wellig-buchtigen Seiten-
rändern ; oberseits ab und zu 2schichtig mit gestreifler Aussenmembran.
— Spö. : beiderseits, nur unterseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G.
Ischichtig, hoch. Schw.-G. niedrig, dicht. — Drusen : im Mesophyll
häufig. — Trich. : eine sehr kleine Anzahl sehr langer Drüsenzotten;
Blattrandzähne zottenähnlich. Ferner eine kleine Anzahl keulenförmiger
Aussendrüsen.
Rhexia Mariana L.
var. : Portoricensis Cogn.
Sintenis N. 6847, Porto-Rico.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits wellig-buchtigen Seiten-
rändern; Aussenmembranen ziemlich stark verdickt, oberseits nach
aussen gewölbt. — Spö. : beiderseits zahlreich. — Blttb. : bifazial. P.-G.
I schichtig. Schw.-G. dicht. — Drusen : im Schw.-G. zahlreich, locker. —
Trich. : die Blattrandzähne sind zottenähnlich. Ferner längliche, keulen-
förmige Aussendrüsen mit verkorkten Fusszellen.
Rhexia glabella Michx.
Curtiss N, 938, Florida.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern. Aussenmembranen
elwas verdickt, nach aussen vorgewölbt. — Spö. : beiderseits, nicht sehr
zahlreich. — Blttb. : centrisch. P.-G. beiderseits 1-2schichtig. Schw.-G.
dicht. — Drusen : im Schw.-G. ziemlich zahlreich. — Trich. : fehlen voll-
ständig.
Pachyloma.
Diese Gattung, welche aus zwei Arten besteht, lag mir vollständig vor,
nämlich :
AR APPENDIX V.
Pachyloma coriaceum DC.
var. «) glaberrima DC.
Martius, Brasilien,
und
var. G) subsetosa DC.
Martius, Brasilien,
sowie
Pachyloma huberioides Triana.
Spruce N. 2015, Brasilien.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind klein und besitzen geradlinige
Seitenränder; die Aussenmembranen sind etwas verdickt. Hypoderm ist
überall vorhanden, 1-3schichtig, ziemlich grosslumig und mit verdickten
Zellwänden versehen.
Die unterseitigen Epidermiszellen haben, ausser bei P. huberioides, wo
sie beinahe geradlinig sind, wellige Seitenränder; bei P. huberioides ist
die Aussenwand wellig gestreift. P. coriaceum mit Varietäten besitzen
Korkwarzen auf beiden Blatiseiten. Spaltöffnungen findet man nur unter-
seits, von mehreren Epidermiszellen umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial; das Pallisadengewebe ist niedrig, bei P. coria-
ceum var. subsetosa 2schichtig. Das Schwammgewebe zeigt bei beiden
Varietäten von P. coriaceum eine eigentümliche Beschaffenheit, indem
bestimmte Stellen der Zellwände eine sehr starke Verdickung besitzen,
die an die Wandbeschaffenheit der Collenchymzellen erinnert. Bei
P. huberioides ist das Schwammgewebe locker.
Eine Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen findet man im Begleit-
gewebe der Nerven.
Oxalsaurer Kalk kommt nur bei P. coriaceum var. subsetosa in Gestalt
von Drusen sehr spärlich vor.
Nur eine kleine Anzahl kopfiger bis keulenförmiger Aussendrüsen,
welche bei P. huberioides und bei der eben genannten Varietät öfters in
kleinen Epidermisvertiefungen liegen.
Monochætum.
Die untersuchten Arten dieser Gattung zeigen anatomisch grosse
Uebereinstimmung.
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PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 45
Die Epidermiszellen besitzen oberseits geradlinige Seitenränder und
sind ziemlich gross. Die Cuticula ist bei M. lineatum etwas verdickt, bei
M. Deppeanum fein gestreift. Die unterseitigen Epidermiszellen besitzen
wellig-buchtige und bei letztgenannter Art beinahe geradlinige Seiten-
ränder.
Die Spaltöffnungen findet man in ziemlich grosser Anzahl nur auf der
Blattunterseite vor.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe I1schichlig, das
Schwammgewebe locker; in letzterem findet man eine ziemlich grosse
Anzahl Drusen, welche besonders bei M. lineatum und M. Deppeanum
schön morgensternarlig sind.
Als Trichome sind Zotten und Aussendrüsen vorhanden; letztere sind
köpfig bis keulenförnig, unterseits ziemlich zahlreich ; bei M. Deppeanum
sind sie oberseits nur in der Umgebung des Zottenfusses vorhanden.
Die Zolten sind schmal, oft sehr lang und ziemlich häufig vorhanden.
Bei M. rivulare zieht sich der Zottenfuss, mit Sphäritenablagerung, hori-
zontal unter die Epidermis hin; bei M. lineatum (Fig. 12) ist er kurz
vertikal; bei M. Deppeanum ist keiner vorhanden. Die Epidermiszellen
der Zottenkörper sind gewöhnlich mit ihren Enden subpapillös; bei
M. lineatum lösen sich die letzteren besonders stark vom Zottenkürper
ab, so dass ein Uebergang zur Kandelaberzotte angebahnt ist.
Da die anatomischen Verhältnisse in der Gattungsbeschreibung genüg-
sam erörtert wurden, begnüge ich mich mit der Aufzählung der unter-
suchten Arten.
Monochætum rivulare Naud.
Alfaro N. 5745, Costa-Rica.
Monochætum lineatum Naud.
M. Wagner, Ecuador.
Monochætum Deppeanum Naud.
Karwinski, Mexico.
Huberia.
Diese Gattung ist im Münchener Herbar durch drei Arten vertreten,
welche anatomisch, sowie morphologisch gleich gebaute Blätter besitzen.
46 APPENDIX V.
Die beiderseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Seitenränder
und sind ziemlich gross; bei H. semiserrata sind die Aussenmembranen
etwas verdickt.
Die Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor und zeigen keine be-
merkenswerten Nebenzellen.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist zweischichtig, das
Schwammgewebe locker; es finden sich in dem letzteren, ausser bei
H. semiserrata, sklerosierte Zellen; in Begleitung der Nerven kommen
bei den drei von mir untersuchten Arten sklerosierte, getüpfelte Zellen
vor. Im Mesophyll, namentlich im Schwammgewebe, findet sich eine
kleine Anzahl Drusen, welche bei H. ovalifohia und H. laurina klein, bei
H. semiserrata grob und brockig sind.
Die Trichome sind nur als Drüsen vorhanden; Deckhaare fehlen voll-
ständig. Die Aussendrüsen sind stets blasige Hautdrüsen, welche samt
ihrem 4 zelligen aus einer Zelletage bestehenden Stiele in Grübchen der
Blattoberfläche eingesenkt sind. Das mehrzellige Köpfchen ist immer
ziemlich flach und lediglich durch Vertikalwände geteilt; verschieden
verhält sich der Umriss des Köpfchens und die Anordnung der dasselbe
bildenden Zellen. Einen kreisrunden Umriss des Köpfchens zeigt À. ovali-
folia (Fig. 19), bei welcher die Strahlzellen in einem Punkte zusammen-
stossen. Denkt man sich in einem solchen Drüsenköpfchen die Strahl-
zellen von einander an der Peripherie losgelöst und nach Aussen ab-
gerundet, so gelangt man zu den Drüsen von H. semiserrata (Fig. 20),
deren Köpfchen in der Flächenansicht gelappt sind. Die Drüsenköpfchen
von H.laurina (Fig.18) endlich sind ganzrandig, wie die von H. ovalifolia,
zeigen aber in der Fläche, in Folge reichlicherer und unregelmässig auf-
tretender Teilwände, ein Zellnetz mit polygonalen Maschen. Rücksichtlich
der Aussendrüsen von A. laurina ist noch anzuführen, dass auf der Blatt-
unterseite, von einer Drüse zur anderen, Züge ausgestreckter Epidermis-
zellen verlaufen, welche in ihrer Gesamtheit eine Art Netzwerk bilden.
Nachdem ich im Vorhergehenden nicht nur die Gattungsmerkmale,
sondern auch die Artunterschiede besprochen habe, beschränke ich mich
auf die Anführung der untersuchten Arten.
Huberia ovalifolia DC.
Martius, Brasilien.
Huberia semiserrata DC.
Martius, Brasilien.
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 47
Huberia laurina DC.
Martius, Herb. Flor. Brasil. N. 942.
Behuria.
Von den sieben Arten, welche Cogniaux zu dieser Gattung anführt, lag
mir nur eine zur Untersuchung vor, nämlich :
Behuria insignis Cham.
Riedel, Brasilien.
Die Epidermiszellen zeigen oberseits geradlinige, unterseits etwas
wellige Seitenränder.
Die Spaltöffnungen finden sich nur unterseits, und zwar in ziemlich
grosser Zahl vor.
Der Blattbau ist bifazial; das Pallisadengewebe ist niedrig; das
Schwammgewebe locker; im Begleitgewebe der Nerven findet man eine
Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen. Drusen von oxalsaurem Kalk
waren nicht zu beobachten.
Deckhaare fehlen vollständig; nur eine kleine Anzahl keulenförmiger,
mehrzelliger Aussendrüsen ist vorhanden,
Opisthocentra.
Diese Gattung ist monotypisch.
Opisthocentra clidemioides Hook. f,
Spruce N. 2046, Brasilien.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal,
ihre Aussenwand ist stark papillös; die unterseitigen zeigen nicht ganz
geradlinige Seitenränder.
Die Spaltöffnungen sind nur unterseits und zwar in grosser Zahl vor-
handen.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist nicht hoch, das
Schwammgewebe locker; in dem letzteren eine kleine Anzahl Drusen,
deren Krystallindividuen spitz sind,
Deckhaare fehlen; die Aussendrüsen sind kopfigkeulenförmig; ihr Fuss
ist einzellreihig, mehrzellig, dünnwandig. Oberseits kommen die Aussen-
48 APPENDIX V.
drüsen spärlicher vor; dabei ist der Drüsenstiel kürzer, das Köpfchen
grösser.
Adelobotrys.
Diese Gattung, zu welcher Cogniaux neun Arten anführt, ist im Mün-
chener Herbar durch zwei Arten vertreten, welche anatomisch ähnlich
gebaute Blätter besitzen, nämlich :
Adelobotrys scandens DC.
Wullschlægel N. 831, Jamaica.
und
Adelobotrys adscendens Triana.
Bang N. 1702, Bolivia.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal ;
bei A. scandens sind die Aussenmembranen etwas stärker verdickt und
enthalten die Zellen ab und zu Sphärokrystalle. Die unterseitigen Epi-
dermiszellen zeigen gerade oder leicht wellige Seitenränder.
Die Spaltöffnungen sind nur unterseits und zwar in ziemlich grosser
Anzahl vorhanden; bei A. adscendens sind sie öfters von zwei quer zur
Spalte gerichteten Zellen umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe bei A. scandens ein-
schichtig, bei A. adscendens zweischichtig, jedoch niedrig. Das Schwamm-
gewebe ist locker und hoch; bei A. adscendens befinden sich in dem-
selben eine Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen.
Oxalsaurer Kalk findet sich überall im Schwammgewebe vor, aber auch
im Pallisadengewebe, hier direkt unter der Epidermis. Die subepidermalen
Krystallzellen sind sehr gross, insbesondere bei A. scandens, bei welcher
sie das ganze Paliisadengewebe und einen Teil des Schwammgewebes
durchsetzen; dabei sind die Epidermiszellen über die Krystallzellen
strahlig angeordnet.
Deckhaare fehlen; eine Anzahl keulenförmiger Aussendrüsen, welche
aus kleinen Epidermiszellen entspringen, sind vorhanden. Die Epidermis-
zellen sind um den Drüsenstiel strahlenförmig angeordnet.
Meriania.
Diese Gattung ist von den bisher untersuchten durch die Beschaffen-
heit des Spaltöffnungsapparates verschieden. Bei den meisten Arten sind
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 49
nämlich die Spaltöffnungen von zwei quer zur Spalte gerichteten Zellen
umgeben, wobei die eine Nebenzelle die Spaltöffnung fast vollständig
umschliesst. Dieses Structurverhältnis konnte ich auch bei den meisten
Gattungen, welche im Anschluss an Meriania besprochen werden, con-
statieren.
Die oberseiligen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder; die
Aussenmembranen sind öfters verdickt. Hypoderm ist ab und zu vor-
handen; bei M. calophylla ist dasselbe getüpfelt. Die unterseitigen Epi-
dermiszellen besitzen geradlinige bis wellig buchtige Seitenränder. Die
Spaltöffnungen befinden sich nur auf der untern Blattseite; von der An-
ordnung der Nebenzellen war schon oben die Rede.
Der Blattbau ist durchweg bifazial. Das Pallisadengewebe ist meist
niedrig, öfters mehrschichtig; bei M. paniculata sind einige Zellen des-
selben nelzartig verdickt. Das Schwammgewebe ist meistens hoch und
öfters collenchymartig verdickt. Im Begleitgewebe der Nerven befinden
sich öfters sklerosierte getüpfelte Zellen.
Drusen sind im Mesophyll häufig.
Trichome kommen überall vor, Deckhaare jedoch nur bei M. calophylla
(Fig. 10) als Kandelaberzotten. Die Aussendrüsen sind meist klein und
keulenförmig.
Meriania purpurea Sw.
Eggers N. 3576, Jamaica.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern ; oberseitige Aussen-
membranen etwas verdickt. — Spö. : nur unterseits, stets von zwei quer
zur Spalte gerichteten Nebenzellen umgeben und von der einen fast ganz
umschlossen. — Blttb. : bifazial; P.-G. zweischichtig, niedrig; Schw.-G.
collenchymartig verdickt. — Drusen : im P.-G. gross, im Schw.-G. klein.
— Trieh. : Aussendrüsen keulenförmig, spärlich vorhanden.
Meriania leucantha Sw.
Swarlz, Jamaica.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern ; oberseits ziemlich
grosslumig, sowie verdickten Aussenmembranen. — Spö. : nur unter-
seits, entweder von mehreren Ep.-Z. umschlossen oder wie bei voriger
Art. — Blttb. : bifazial ; P.-G, einschichtig, niedrig ; Schw.-G. hoch. Leit-
bündel der Nerven von einem Sklerenchymring umgeben. — Drusen :
BULL. nenn, norss, Appendix V, Septembre 1899, i
50 APPENDIX V.
im Mesophyll häufig, brockig. — Trich. : Breite und lange keulenförmige
Aussendrüsen.
Meriania Boliviensis Cogn.
Bang N. 288, Bolivia.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits ein-
schichtiges Hypoderm. — Spö. : wie bei M. purpurea. — Bltib. : bifazial;
P.-G. zwei- bis dreischichtig. — Drusen : im Mesophyll zahlreich. —
Trich. : eine kleine Anzahl kurzer Kandelaberzotten mit breitem Zotten-
fuss, sowie einige keulenförmige Aussendrüsen.
Meriania paniculata Triana.
Martius, Brasilien.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, leicht verdickten Zell-
wänden, gestreifter Cuticula ; unterseits mit welligen Seitenrändern. —
Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial; P.-G. einschichtig, einige Zellen
neizartig verdickt; Schw.-G. ziemlich locker; im Begleitgewebe der Nerven
einige sklerosierte getüpfelte Zellen. — Drusen : brockig. — Trich. :
Aussendrüsen keulenförmig, klein.
Meriania paniculata Triana
var. ß. parvifolia Cogn.
Riedel, Brasilien.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern, oberseits mit ver-
dickten Aussenmembranen und gestreifter Cuticula. — Sp. : nur unter-
seits, Ofters von zwei quer zur Spalte gerichteten Nebenzellen um-
schlossen; und von der einen fast ganz umgeben, diese gestrichelt. —
Blttb. : P.-G. niedrig; Schw.-G. hoch; im Begleitgewebe der Nerven ab
und zu sklerosierte getüpfelte Zellen. — Trich. : Aussendrüsen entweder
keulenförmig und dann ziemlich gross oder kopfig und klein mit ver-
korkten Fusszellen.
Meriania glabra Triana.
Riedel, Brasilien.
_ Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig buchtigen
Seitenrändern; oberseitige Aussenmembranen verdickt und die Cuticula
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 51
gestreift. — Spö. : nur unterseits entweder von mehreren Epidermis-
zellen umgeben oder wie bei M. purpurea. — Blttb. : bifazial. P.-G. niedrig,
einschichtig; Schw.-G. hoch und locker. — Drusen : nur im Schw.-G.
klein und brockig. — Trich. : einige keulenförmige Aussendrüsen mit
verkorkten Fusszellen.
Meriania glabra Triana.
var. parvifolia Cogn.
Martius, Herb. Flor. Brasil. N. 8.
Ep.-Z. : unterseits mit geradlinigen Seitenrändern sonst wie bei voriger
Art. — Spö. : wie bei M. paniculata var. ß. parvifolia. — Blttb. : bifazial.
P.-G. niedrig, ab und zu zweischichtig. Schw.-G. hoch, Zellwände öfters
getüpfelt, etwas diekwandig. — Drusen : sind im Schw.-G. klein, von
morgensternartiger Gestalt. — Trich. : Aussendrüsen nicht häufig, nur
oberseits in kleinen Epidermisvertiefungen, sonst wie bei M. glabra.
Meriania calophylla Triana.
Sellow, Brasilien.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern und stark verdickten
Aussenmembranen, Hypoderm zweischichtig mit stark verdickten ge-
tüpfelten Zellwänden; unterseits klein mit geradlinigen Zellrändern. —
Spö. : nur unterseits, dabei klein und in grosser Anzahl. — Blttb. : bi-
fazial. P.-G. zweischichtig. Schw.-G. locker. — Drusen : meist im Schw.-G.,
dabei leicht brockig zerfallend. — Trich. : auf der oberseitigen Epidermis
einige, auf der unterseitigen eine grosse Anzahl mittelgrosser senkrecht
stehender Kandelaberzotten (Fig. 10), ferner eine kleine Anzahl kleiner
keulenförmiger bis kopfiger Aussendrüsen.
Graffenrieda.
Diese Gattung ist im Münchener Herbar durch drei Arten vertreten,
welche hinsichtlich ihrer Blattstructur wenig verschieden’ sind.
Die beiderseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder;
die oberseitigen Aussenmembranen sind verdickt, besonders bei @. Boli-
viensis ; bei genannter Art finden sich in den oberseitigen Epidermiszellen
lange schmale Tüpfel, welche senkrecht zur Blattoberfläche stehen, sowie
auf der Blattoberseite ein dünnwandiges einschichtiges Hypoderm, Bei
52 APPENDIX V.
G. emarginata kommen ähnliche Tüpfel in der oberen Schichte des zwei-
schichtigen Hypoderms vor. Die Spaltöffnungen, welche sich nur auf der
unteren Blattfläche befinden, sind wieder dadurch ausgezeichnet, dass
eine Nachbarzelle das Schliesszellenpaar fast ganz umschliesst. Die Zahl
der Nachbarzellen ist entweder zwei, in welchem Falle dieselben quer
zum Spalte gerichtet sind, oder drei. Bezüglich der Nachbarzellen von
G. latifolia ist noch beizufügen, dass die grosse das Schliesszellenpaar
fast ganz umschliessende Nachbarzelle an ihrer Aussenwand streifige,
dem Spalte zugekehrte Verdickungen aufweist.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist bei @. latifolia drei-
schichtig, bei @. Boliviensis und emarginata ein- bis zweischichtig, bei
letztgenannter Art sind einige Pallisadenzellen netzartig verdickt. Das
Schwammgewebe ist locker. Die Intercellularräume desselben sind be-
sonders bei G. emarginata sehr gross. Bei dieser Art sind weiter die
Wandungen des Schwammgewebes collenchymartig verdickt und mit
länglichen Tüpfeln versehen; bei @. Boliviensis kommen im Schwamm-
gewebe einige sklerosierte getüpfelte Zellen vor.
Drusen von oxalsaurem Kalk fehlen bei @. Boliviensis. sonst sind sie
sehr klein und spärlich vorhanden. Was die Trichome anbelangt, kann
folgendes gesagt werden. Deckhaare fehlen durchaus; die Aussendrüsen
haben eine besondere Structur. Bei @. Boliviensis kommen grosse keulen-
förmige Aussendrüsen mit stark verkorkten Fusszellen und mit einem
ellipsoidischen dünnwandigen Köpfchen, dessen innere Zellwände kaum
sichtbar sind, vor; G. latifolia (Fig. 21) und G. emarginata besitzen da-
gegen ein flaches scheibenförmiges, aus einer Lage weniger Zellen be-
stehendes Köpfchen, welches excentrisch und am Kopfrande einem
zweizellreihigen stark verkorktem Stiele aufsitzt; bei G. emarginata sind
die Epidermiszellen um den Stiel der Aussendrüsen strahlig angeordnet
und bedeutend kleiner wie die übrigen.
Graffenrieda emarginata Triana.
Bang N. 849, Bolivia,
und
Graffenrieda latifolia Triana.
Eggers N. 750, Dominica,
sowie
Graffenrieda Boliviensis Cogn.
Bang Nr. 832, Bolivia.
SC. er
or
os
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN.
Allomorphia.
Auch diese Gattung zeichnet sich gleich der vorhergehenden durch
ihre Spaltöffnungen aus, welche meist von zwei quer zur Spalte gerich-
teten Zellen umgeben sind, wobei die eine fast die ganze Spaltöflnung
umschliesst.
Aus dieser Gattung lagen mir folgende Arten vor:
Allomorphia exigua Bl.
Wallich N. 4048A, Penang,
und
Allomorphia umbellulata Hook.
Helfer N. 2260, Tenasserim.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Seitenränder.
Die Cuticula ist bei A. exigua im Mittelfelde jeder Zelle gestrichelt; bei
A. umbellulata ist die Aussenwand papillös. Die unterseitigen Epidermis-
zellen besitzen wellige bis wellig-buchtige Seitenränder. Die Spalt-
öffnungen kommen nur unterseits vor und zeigen die obenerwähnle
Eigentümlichkeit.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist einschichtig; bei
A. umbellulata sind die Zellen desselben im Blattquerschnitte fast kreis-
rund. Das Schwammgewebe ist ziemlich dicht und enthält Drusen von
oxalsaurem Kalk.
Deckhaare fehlen vollständig. Aussendrüsen kommen bei beiden Arten
vor; dieselben bestehen aus einem zartwandigen, durch eine Vertikal-
wand geteilten zweizelligen Köpfchen auf einem einzellreihigen, aus drei
bis fünf Zellen bestehenden Stiele.
Oxyspora.
Von den vier hierher gehörigen Arten lagen mir drei zur Untersuchung
vor, nämlich :
Oxyspora paniculata DC.
Hook fil, et Thomson, Khasia,
54 APPENDIX V.
Oxyspora vagans Wall.
Griffith N. 2258, Ind. or.,
sowie
Oxyspora cernua Hook fil. et Thomson.
Masters, Assam.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind ziemlich grosslumig und besitzen
geradlinige Zellränder; bei O. cernua sind die Aussenmembranen ver-
dickt und gestreift.
Die unterseitge Epidermis besitzt geradlinige oder leicht wellige Zell-
ränder, bei O. cernua ist die Aussenwand eiwas nach aussen gebogen.
Die Spaltöffnungen befinden sich nur unterseits und sind meistens von
zwei quer zur Spalte gerichteten Epidermiszellen umgeben, wobei die
eine fast die ganze Spaltöffnung umgiebt; bei O. cernua ist die Cuticula
der unterseitigen Epidermiszellen stark gestreift; desshalb sind dort die
Nachbarzellen der Spaltöffnungen schwer zu sehen.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe einschichtig. Im
Schwammgewebe sind zahlreiche Drusen eingebettet; bei O. paniculata
und O. vagans ist eine Anzahl grosser Drusen im Pallisadengewebe direkt
unter der Epidermis vorhanden.
Deckhaare fehlen wie bei den vorhergehenden Gattungen vollständig.
Die Aussendrüsen bestehen aus einem zarten, ziemlich langgestielten,
durch eine Vertikalwand geleilten, zweizelligen Köpfchen.
Barthea.
Diese Gattung ist monotypisch.
Barthea Chinensis Hook. fil.
Fortune, Hongkong.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder; ihre
Cuticula ist fein gestreift. Die unterseitigen Epidermiszellen zeigen leicht
wellige Seitenränder. Die Spallöffnungen kommen nur unterseits vor und
sind, ähnlich wie bei den vorhergehenden Gattungen, von zwei quer zur
Spalte gerichteten Zellen umgeben, wobei die eine der Nebenzellen fast
die ganze Spaltöffnung umgiebt; diese Zelle ist dabei an ihrer Aussen-
wand stark gestrichelt.
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 55
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist einschichtig, niedrig.
Das Schwammgewebe ist etwas locker. Drusen sind im Pallisadengewebe
direkt unter der Epidermis ziemlich häufig.
Deckhaare fehlen: dagegen ist eine grosse Anzahl ellipsoidischer Drüsen
vorhanden (Fig. 22), welche in kleinen Epidermisvertiefungen liegen und
aus einem scheibenförmigen. durch Vertikalwände in vier Zellen geteilten
Köpfchen und einem ein- bis dreizelligen, zwischen Epidermiszellen ein-
gezwängten Stiele bestehen.
Blastus.
Von den zwei aus dieser Gattung bekannten Arten lag mir folgende vor:
Blastus Cochinchinensis Lour.
Griffith N. 2267, Ind. or.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind sehr grosslumig und machen ein
Drittel der Blattdicke aus; sie besitzen entweder geradlinige oder wie die
der unterseitigen Epidermis leicht wellige Zellränder.
Die Spaltöffnungen kommen nur unterseits vor und sind von zwei bis
drei Nebenzellen umschlossen, wobei die eine Nebenzelle fast die ganze
Spaltöffnung umgiebt.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe einschichtig, niedrig;
das Schwammgewebe ist ebenfalls niedrig und enthält Drusen.
Deckhaare fehlen. Von Aussendrüsen finden sich langgestielte mit
kugeligem, einzelligem Köpfchen und kurzgestielte blasige Hautdrüsen
(Fig. 23). Der Stiel der letzteren wird von einer Epidermiszelle gebildet;
das Köpfchen ist scheibenförmig und durch eine grössere Zahl von Ver-
tikalwänden in Strahlenzellen zerlegt; im Querschnitt erscheinen die
Drüsen napfförmig, und zwischen der Aussenwand der Drüsenzellen und
der blasig emporgehobenen Cuticula befindet sich reichliches Secret.
Ochthocharis.
Diese Gattung ist im Münchener Herbar durch zwei Arten vertreten,
nämlich :
Ochthocharis Javanica Blume,
Wallich N. 4087, Singapore,
und
56 APPENDIX V.
Ochthocharis Borneensis Blume.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Seitenränder ;
die Aussenmembranen sind bei 0. Borneensis etwas verdickt; bei O. Ja-
vanica ist einschichtiges Hypoderm vorhanden. Die unterseiligen Epi-
dermiszellen zeigen wellige oder wellig-buchtige Seitenränder. Die Spalt-
öffnungen befinden sich nur unterseits und sind ab und zu von zwei
quer zur Spalte gerichteten Zellen umgeben. /
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist bei 0. Javanica ein-
schichtig, bei 0. Borneensis zweischichtig; bei letztgenannter Art hat das
Schwammgewebe schwach verdickte Wandungen und die Drusen liegen
meist im Pallisadengewebe; bei 0. Javanica sind letztere meistens
sphäritisch.
Deckhaare fehlen; die vielzelligen Aussendrüsen sind entweder lang
und breit keulenförmig oder bei O. Javanica (Fig. 17) auch kopfig und
dann kurzgestielt.
Veprecella.
Diese Gattung unterscheidet sich von den vorhergehenden durch ihre
eigentümlichen Trichome.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder; bei
V. apiculata ist die Aussenwand stark nach aussen gewölbt und im
Mittelfelde gestrichelt; bei V. microphylla ist die Cuticula leicht gestreift;
bei letztgenannter Art sind die Epidermiszellen ziemlich grosslumig. Die
unterseitigen Epidermiszellen besitzen wellige Zellränder. Die Spalt-
öffnungen (Fig. 5), welche nur unterseits vorkommen, sind von zwei bis
drei Epidermiszellen umgeben, wobei im ersteren Falle die Nachbar-
zellen quer zur Spalte gerichtet sind, und die eine fast die ganze Spalt-
öffnung umschliesst.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist niedrig, einschichtig,
ausser bei V. apiculata, wo es zweischichtig ist; die Zellen sind bei letzt-
genannter Art rundlich. Das Schwammgewebe ist locker; es finden sich
in demselben in Begleitung der Nerven einige stark sklerosierte ge-
tüpfelte Zellen.
Die Drusen sind meist klein oder mittelgross; bei V. rosea liegen sie
häufig direkt unter der Epidermis, sonst im Mesophyll zerstreut.
Die Trichome, welche zahlreich vorkommen, sind bei allen Arten zum
Teile mehrarmige Deckhaare (Fig. 11), welche sich von einzellreihigen
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 57
ableiten lassen, zum Teil mehrzellige Aussendrüsen von keulenförmiger
bis kopfiger Gestalt, sowie Haargruppen, in welchen beide Trichomarten
verbunden sind; die letzteren nur bei V. microphylla (Fig. 15). Bezüglich
der Deckhaare ist hinzuzufügen, dass gewöhnlich ein Teil der Zellen
durch strichelige Wandverdickungen ausgezeichnet ist.
Da die anatomischen Verhältnisse in der Gattungsbeschreibung genug-
sam erörtert wurden, begnüge ich mich mit der Aufzählung der unter-
suchten Arten.
Veprecella apiculata Cogn.
Goudot, Madagascar.
Veprecella rosea Cogn.
Goudot, Madagascar.
Veprecella microphylla Cogn.
J. M. Hildebrandt N. 3925, Madagascar.
Sonerila.
Von den 70 Arten, welche Cogniaux zu dieser Gattung anführt, lagen
mir 12 zur Untersuchung vor.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder; die
Aussenwand ist bei mehreren Arten nach aussen gewölbt oder papillös;
bei S. grandiflora und S. Moluccana ist ein einschichtiges Hypoderm vor-
handen. Die unterseitigen Epidermiszellen haben entweder geradlinige
oder leicht wellige Zellränder, Die Spaltöffnungen finden sich nur unter-
seils, ausser bei 5. arguta, wo sie auf der oberseiligen Epidermis spär-
lich vorhanden sind; sie sind bei allen von mir untersuchten Arten von
zwei bis drei Epidermiszellen umgeben, wobei sie von einer fast ganz
umgeben sind.
Der Blattbau ist durchweg bifazial. Das Pallisadengewebe ist ein- oder
zweischichtig,. gewöhnlich ziemlich niedrig; die Zellen desselben sind
im Blatiquerschnitte meist rundlich oder oval. Das Schwammgewebe ist
öfters dicht und niedrig.
Die Drusen sind meist von schöner morgensternartiger Gestalt und in
ziemlich grosser Zahl vorhanden; nur bei 8. secunda kommen sie spär-
lich vor,
D8 APPENDIX V.
Die Trichome sind ziemlich mannigfaltiger Art. Bei den meisten Arten
findet man einzellreihige und mehrzellreihige, mittellange Deckhaare; die
letzteren sind meist ziemlich flach; ferner bei S. erecta und S. Moluccana
lange mehrzellreihige Drüsenzotten (Fig. 13B) mit rundlichem mehr-
zelligem Köpfchen. Die einzellreihigen Deckhaare zeigen bei S. secunda,
S. obliqua (Fig. 14) und S. erecta (Fig. 13 A) zuweilen eine Strichelung
ihrer Zellen und bei den zwei ersigenannten Arten eine dünnwandige
(drüsige) Endzelle. Schliesslich kommen bei den meisten Arten keulen-
förmige Aussendrüsen vor (Fig. 13C), welche aus einem mehrzelligen
Kopfe und einem stark verkorkten, in das Köpfchen keilförmig ein-
dringenden, einzellreihigen, drei- bis fünfzelligen Stiele bestehen.
Sonerila erecta Jack.
Wallich N. 4092, Penang.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, Zellwände etwas ver-
dickt; unterseits mit welligen Seitenrändern. — Spô. : nur unterseits,
aber zahlreich. von einer der Nachbarzellen fast ganz umschlossen. —
Blttb. : bifazial. P.-G. Aschichtig, niedrig; Schw.-G. dicht, niedrig. —
Drusen : im Mesophyll häufig, von schöner morgensternartiger Gestalt. —
Trich. : eine Anzahl mehrzellreihiger Haare, deren Zellen an der Spitze
eiwas auseinandergehen, ferner einige einzellreihige mit einer strich-
ähnlichen Wandverdickung versehenen Haare (Fig. 13 A), ferner eine
Anzahl ziemlich langer, mehrreihiger, rundköpfiger Drüsenzotten
(Fig. 13B) und endlich eine grössere Zahl von keulenförmigen Aussen-
drüsen mit verkorkten Fusszellen (Fig. 150).
Sonerila squarrosa Wall.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern, oberseits ziemlich
gross. — Spö. : nur unterseits, mittelgross. sonst wie bei voriger Art. —
Blutb. : bifazial; P.-G. einschichtig und wie das Schw.-G. niedrig. —
Drusen : ziemlich zahlreich. — Trich. : einige haarähnliche Blattrand-
zähne, ferner keulenförmige Aussendrüsen.
Sonerila grandiflora R. Br.
Hügel, Himalaya.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits 1schich-
tiges Hypoderm. — Spö. : nur unterseits, sonst wie bei voriger Art. —
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PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 59
Blttb. : bifazial; P.-G. einschichtig, Zellen harmonikaartig gefaltet,
Schw.-G. locker. — Drusen : im Schw.-G. schön morgensternartig. —
Trich. : keulenförmige Aussendrüsen mit verkorkten Fusszellen.
Sonerila secunda R. Br.
Griffith N. 2302, Birma.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits leicht welligen Seiten-
rändern, oberseits stark papillös. — Spö. : nur unterseits, dabei ziemlich
gross, sonst wie bei vorigen Arten. — Blttb. : bifazial; P.-G. 1schichtig,
niedrig, dessen Zellen im Blattquerschnitte ziemlich breit; Schw.-G.
niedrig. — Drüsen : sehr spärlich vorhanden. — Trich. : eine kleine An-
zahl kurzer mehrzellreihiger Deckhaare, ferner eine Anzahl von kopfigen,
einzelireihigen, aus drei bis fünf Zellen bestehenden Haaren, deren End-
zelle dünnwandig ist.
Sonerila speciosa Zenk.
Hohenacker N. 1064, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit beinahe geradlinigen Seitenrändern, oberseits
mit verdickten Zellwänden. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial;
P.-G. einschichtig und wie das Schw.-G. dicht. — Drusen : häufig und
von schöner morgensternarliger Gestalt. — Trich. : Keulenfürmige
Aussendrüsen mit verkorkten Fusszellen.
Sonerila versicolor Wight.
Wicht N. 1109, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseils mit geradlinigen Seitenrändern, die Aussenwand in
der Mitte etwas vorgewölbt und verdickt; unterseits mit welligen Seiten-
rändern. — Spö. : nur unterseits, sonst wie bei 8. secunda. — Blttb. :
bifazial; P.-G. niedrig, Zellen im Querchschnitte ziemlich breit. — Drusen :
ziemlich häufig. — Trich. : einige mehrzellreihige Deckhaare, ferner
keulenförmige Aussendrüsen mit verkorkten Fusszellen.
Sonerila maculata Roxb.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal. Spö. : nur
unterseils, sonst wie bei S, secunda. — Blttb. : bifazial. P.-G. niedrig, so-
wie das ziemlich dichte Schw.-G. Drusen : zahlreich, von schöner
60 APPENDIX V.
morgensternartiger Gestalt. — Trich. : einige mehrzellreihige Deckhaare
und keulenförmige Aussendrüsen mit verkorkten Fusszellen.
Sonerila Moluccana Roxb.
Wallich N. 4089 a, Penang.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, einschichtiges gross-
lumiges Hypoderm vorhanden; unterseits mit welligen Seitenrändern. —
Spö. : nur unterseits, sonst wie bei S. secunda. — Blitb. : bifazial; P.-G.
2 bis 3schichüig, niedrig; Schw.-G. etwas locker. Spiralig verdickte Zellen
durchziehen das Mesophyll besonders an der Grenze zwischen Schw.-G.
und P.-G. — Drusen : häufig, ziemlich klein. — Trich. : unterseits eine
grosse Anzahl horizontal verankerter zottenähnlicher Haare, deren innere
Zellreihen etwas sklerosiert und getüpfelt sind. Ferner einige lange mehr-
zellreihige rundköpfige Haardrüsen und kurze keulenförmige Aussen-
drüsen.
Sonerila arguta R. Br.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Zellrändern, grosslumig. — Sp6.:
beiderseits. — Bltth. : bifazial. P.-G. niedrig, Zellen im Blattquerschnitte
rundlich. — Drusen : häufig, klein. — Trich. : mehrzellreihige zotten-
ähnliche Haare und keulenförmige mehrzellige Aussendrüsen.
Sonerila scapigera Dalz.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits welligen Zellrändern,
oberseits grosslumig. — Spö. : nur unterseils, sonst wie bei S. secunda. —
Blttb. : bifazial. P.-G. niedrig, Zellen wie bei S. arguta. — Drusen : von
morgensternarliger Gestalt. —Trich. : breite keulenförmige Aussendrüsen.
Sonerila violæfolia Hook. fil.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen Seiten-
rändern; oberseitige Zellwände leicht verdickt. — Spö. : nur unterseits. —
Blttb. : bifazial, sonst wie bei voriger Art. — Drusen : wie bei S. scapi-
gera. —- Trich. : ähnlich wie bei S. arguia.
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 61
Sonerila obliqua Korth.
Cuming N. 2349, Malacca.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, Aussenwand ver-
dickt, papillös; unterseits mit welligen Seitenrändern. — Spö. : zahlreich,
aber nur unterseits vorhanden, sonst wie bei S. secunda. — Blttb.:
bifazial. P.-G. und Schw.-G. niedrig. — Trich. : kurze und lange, kopfige,
mebrarmige oder keulenförmige einzellreihige Aussendrüsen; die unteren
Zellen sind verdickt und ab und zu gestrichelt (Fig. 14).
Sarcopyramis.
Sarcopyramis Nepalensis Wall.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Diese monotypische Gattung zeigt sehr wenig bemerkenswertes.
Die Zellränder der oberseitigen Epidermis sind geradlinig, die der
unterseitigen geradlinig oder leicht wellig. Die Spaltöffnungen kommen
nur unlerseits, jedoch ziemlich zahlreich vor und sind meist von einer
ihrer Nebenzellen ganz umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist einschichtig, niedrig;
im Schwammgewebe kommen schöne morgensternartige Drusen vor.
Auf der Blattoberseite kommen einige mittellange, dünnwandige,
mehrzellreihige Deckhaare vor. Die Ausssendrüsen sind Keulenförmig
und mehrzellig.
Bertolonia.
Aus dieser Gattung lagen mir zwei anatomisch ziemlich überein-
stimmende Arten vor, nämlich :
Bertolonia maculata DC.
Martius, Brasilien,
und
Bertolonia marmorata Naud.
Martius, Brasilien.
Die Epidermiszellen besitzen beiderseits geradlinige Zellränder; bei
B. marmorata sind die oberseiligen Zellen papillös, die Zellwände etwas
62 APPENDIX V.
collenchymartig verdickt. Die Spaltöffnungen kommen nur unterseits
vor und sind, wie bei den vorgehenden Gattungen, von einer der Nachbar-
zellen fast ganz umschlossen.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist einschichtig, niedrig;
bei B. marmorata sind die Zellen nach unten elwas keilförmig ver-
schmälert. Das Schwammgewebe ist ziemlich locker, nicht sehr hoch;
in demselben kommen schöne morgensternartige Drusen vor. Skleren-
chymelemente fehlen durchaus.
Bei beiden Arten kommen auf der oberen Blattfläche einige spärliche
mehrzellreihige, kurze Deckhaare vor. Die Aussendrüsen bestehen aus
einem durch vertikale Teilung zwei- bis mehrzelligen Köpfchen und
einem einzellreihigen aus zwei bis fünf Zellen bestehenden Stiele, wobei
die letzie Stielzelle keilförmig in das Köpfchen eindringt.
Salpinga.
Von den drei aus dieser Gattung bekannten Arten lagen mir zwei vor,
welche anatomisch grosse Aehnlichkeit zeigen, nämlich :
Salpinga secunda Schrank et Mart.
Martius, Brasilien,
und
Salpinga longifolia Triana.
Sellow, Brasilien.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder; die
Aussenmembranen sind verdickt, bei S. /ongifolia ausserdem mit wellig
verlaufenden Streifen versehen. Die unterseitigen Epidermiszellen be-
sitzen leichtwellige Zellränder. Die Spaltöffnungen, welche nur unterseits
vorkommen, sind von drei Nebenzellen umgeben (Fig. 6), wobei sie von
der einen fast ganz umschlossen sind.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist niedrig, einschichtig;
bei S. longifolia sind die Zellen nach unten keilförmig verschmälert. Das
Schwammgewebe ist locker. Im Mesophyll kommen kleine bis mittel-
grosse Drusen vor.
Sklerenchymelemente sowie Deckhaare fehlen. Die mehrzelligen
Aussendrüsen sind Keulenförmig, bei S. longifolia öfters kopfig. Die
Fusszellen sind verkorkt.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 63
Triolena.
Von den fünf von Cogniaux citierten Arten lag mir nur eine vor,
nämlich :
Triolena paleolata J. D. Smith.
J. D. Smith N. 1528, Guatemala.
Die oberseitigen Epidermiszellen, welche im Verhältnis zur Blattdicke
ziemlich gross sind, besitzen geradlinige Zellränder; an den Seitenwänden
sind öfters Sphärokrystalle angelagert. Die unterseitigen Epidermiszellen
haben wellige Seitenränder. Die Spaltöffnungen, welche nur unterseits,
aber ziemlich zahlreich vorkommen, sind meist von zwei quer zur Spalte
gerichteten Nebenzellen umgeben, von welchen eine das Schliesszellen-
paar fast ganz umgiebt.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist einschichtig, niedrig;
die Zellen desselben sind nach unten keilförmig verschmälert. Das
Schwammgewebe ist etwas locker. Im Mesophyll sind zahlreiche, eher
kleine Drusen vorhanden.
Deckhaare fehlen; nur sind die Blattrandzähne etwas zottenähnlich.
Die Aussendrüsen bestehen aus einem vier- bis mehrzelligen unregel-
mässig geteilten kleinen Köpfehen und einem fünf- bis mehrzelligen
einzellreihigen langen Stiele.
Marumia.
Diese Gattung ist durch die auf der unteren Blattseite vorkommende
starke Sternhaarbekleidung ausgezeichnet. Es lagen mir drei anatomisch
ähnlich gebaute Arten vor :
Marumia nemorosa Blume.
Wallich N. 4043 A, Penang,
und
Marumia muscosa Blume.
Herb. Blume,
sowıe
6% APPENDIX V.
Marumia pachygyna Korth.
Beccari N. 1022, Borneo.
Die oberseitigen Epidermiszellen, welche ziemlich klein sind, besitzen
geradlinige Zellränder. Bei M. pachygyna ist ein einschichtiges Hypoderm
vorhanden, bei M. nemorosa ist die Cuticula gestreift, und bei M. muscosa
sind die Aussenmembranen stark verdickt. Die unterseitigen Epidermis-
zellen haben leicht wellige Seitenränder. Die Spaltöffnungen, welche nur
unterseits, aber ausserordentlich zahlreich vorkommen, sind meistens
kreisrund. Bei M. nemorosa ragen sie etwas über die Epidermis hervor.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist zwei- bis drei-
schichtig, hoch. Das Schwammgewebe ist niedrig. Im Begleitgewebe der
Nerven ist eine Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen. Die Drusen sind
gross, leicht brockig oder teilweise zerfallend; sie befinden sich meist im
Pallisadengewebe direkt unter der Epidermis.
Die Deckhaare sind nur auf der Blattunterseite entwickelt und greifen
derart ineinander, dass eine dichte Schutzdecke entsteht. Dieselben be-
stehen aus zehn bis mehr Strahlzellen und drei bis fünfStielzellen und sind
stern- bis kandelaberartig. Aussendrüsen konnie ich nicht beobachten.
Dissochæta.
Von dieser Galtung lagen mir vier Arten zur Untersuchung vor, welche
eine ziemlich übereinstimmende anatomische Structur aufweisen, nämlich:
Dissochæta quintuplinervis Cogn.
Beccari N. 1802, Borneo. .
Dissochæta pallida Blume.
Wallich N. 4049, Penang.
Dissochæta inappendiculata Blume.
Blume, Java.
Dissochæta intermedia Blume.
Griffith, Malacca.
Da von diesen vier Arten D. quintuplinervis vor den drei anderen
durch bestimmte anatomische Verhältnisse ausgezeichnet ist, beschreibe
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 6
ich sie zum Schluss der Gattungscharakteristik für sich allein, während
ich zunächst die gemeinsamen Structureigentümlichkeiten der drei
anderen Arten zusammenfasse.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Seitenränder; ihre Zellen
sind ziemlich grosslumig; ihre Seitenwände sind bei D. intermedia und
D. inappendiculata etwas verdickt. Die Aussenmembranen sind ziemlich
stark verdickt und bei D. intermedia ist die Cuticula deutlich gestreift.
Die unterseitige Epidermis zeigt wellige Seitenränder; die Aussenwand
ist bei D. pallida und D. intermedia mit starken Verdickungsstreifen
von unregelmässigem Verlaufe versehen. Die Spaltöffnungen, welche
nur unterseits vorkommen, sind von drei bis mehreren Zellen um-
geben.
DerBlattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist zwei- bis dreischichtig;
bei D. pallida sind die Zellen harmonikaartig gefaltet und niedrig. Das
Schwammgewebe ist ziemlich hoch und etwas locker. Das Begleitgewebe
der Nerven ist bei D. inappendiculata collenchymartig verdickt und bei
D. intermedia und D. pallida findet man in demselben eine Anzahl sklero-
sierter getüpfelter Zellen. Die Drusen, welche im Mesophyll häufig
vorkommen, sind mittelgross bis gross, grobbrockig und zerfallen
leicht.
Mehrzellige sternförmige Deckhaare, deren sechs oder mehrere
Strahlenzellen in einer zur Blattoberfläche parallelen Ebene ausgebreitet
sind und welche einen zweizellreihigen Fuss besitzen, kommen oberseits
vereinzelt, unterseils ziemlich dicht vor. Aussendrüsen konnte ich nicht
beobachten.
Dissochæta quintuplinervis Cogn.
Beccari N, 1802, Borneo.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, ziemlich klein, unter-
seits mit leicht welligen Seitenrändern. — Spö. : nur unterseits, von drei
Epidermiszellen umgeben, wovon die eine fast die ganze Spô. umgiebt,
zahlreich. — BIUb, : bifazial, P.-G, dreischichtig. Schw.-G. hoch, ziemlich
locker. Im Begleitgewebe der Nerven einige wenige sklerosierte ge-
tüpfelte Zellen. — Drusen : ziemlich klein. — Trich. : unterseits ziem-
lich häufig kandelaberartige mehrarmige Zolten mit ziemlich langen
Armen. Ferner einige kleine, mehrzellige kopfige Aussendrüsen, jedoch
spärlich vorhanden,
BULL. nenn, noiss, Appendiz V, Octobre, 1899. n
66 APPENDIX V.
Anplectrum.
Aus dieser anatomisch wenig bemerkenswerten Gattung lagen mir
vier Arten vor.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Zellränder ; ihre Aussen-
membranen sind öfters verdickt. Die unterseitige Epidermis hat wellige
bis wellig-buchtige Seitenränder. Die Spaltöffnungen finden sich nur
unterseits und zeigen keine besonderen Merkmale.
Der Blattbau ist bifazial. Die Drusen sind meist gross und brockig und
zerfallen leicht. Das Begleitgewebe der Nerven ist entweder collenchym-
arlig verdickt oder enthält sklerosierte Zellen.
Die Behaarung ist sehr spärlich und besteht aus mehrzelligen stern-
förmigen Haaren und wenigzelligen rundlichen Aussendrüsen.
Anplectrum pallens Triana.
Beccari N. 834, Borneo.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit welligen Seiten-
rändern; unterseitige Cuticula gestreift. — Spö. : nur unterseits. —Bltth. :
bifazial. P.-G. 2 bis 3schichtig. Schw.-G. locker. Im Begleitgewebe der
Nerven sklerosierte getüpfelte Zellen. — Drusen : brockig, leicht zer-
fallend. — Trich. : einige zwei- bis vierarmige Haare.
Anplectrum glaucum Triana.
Wallich N. 4055 b. Penang.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit wellig buchtigen
Seitenrändern; oberseitige Aussenmembranen etwas verdickt. — Spü. :
nur unterseits. — Blitb. : bifazial. P.-G. kurz, zweischichtig. Schw.-G.
locker. Begleitgewebe der Nerven collenchymartig verdickt. — Drusen :
gross, brockig, leicht zerfallend. — Trich. : konnte ich nicht beobachten.
Anplectrum divaricatum Triana.
Griffith N. 2288/1, Ind. or.
Ep.-Z.: oberseits mit geradlinigen, unlerseits mit welligen Seitenrändern,
beiderseits klein; oberseitige Aussenmembranen etwas verdickt. — Spö.:
nur unterseits. — Bltth. : bifazial. P.-G. zweischichtig. Schw.-G. ziemlich
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 67
locker. Im Begleitgewebe der Nerven sklerosierte getüpfelte Zellen. —
Drusen : nicht sehr häufig, gross, brockig zerfallend. — Trich. : eine
ziemlich grosse Zahl niedriger, breiter Sternhaare.
Anplectrum Assamicum C. B. Clarke.
Griffith N. 2285, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, Aussenmembranen
etwas verdickt, einschichtiges Hypoderm vorhanden; unterseits mit leicht
welligen Seitenrändern. — Spö. : unterseits vorhanden, ab und zu von
zwei quer zur Spalte gerichteten Nachbarzellen umgeben. — Bltth. : bi-
fazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. locker, dessen Zellwände etwas ver-
diekt. — Druser : häufig im Mesophyll, mittelgross bis klein. — Trich. :
Deckhaare fehlen: dagegen kleine aus zwei bis mehreren Zellen be-
stehende, stiellose Aussendrüsen.
Omphalopus.
Von den zwei, bei Cogniaux, aus dieser Gattung citierten Arten lag
mir eine vor, nämlich :
Omphalopus fallax Naud.
Wallich N. 40504, Penang.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Zellränder; die Zellen
sind verhältnismässig klein. Die untere Epidermis zeigt wellige Zell-
rander. Die Spaltöffnungen, welche von mehreren Epidermiszellen um-
geben sind, kommen nur unterseits vor.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe zwei- bis dreischichtig,
das Schwammgewebe etwas locker. Im Begleitgewebe der Nerven sind
eine Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen zu beobachten. Die Drusen,
welche ziemlich gross sind, findet man meistens direkt unter der Epi-
dermis im Pallisadengewebe eingebettet.
Als Trichome kommen nur Deckhaare vor; Aussendrüsen konnte ich
nicht beobachten. Die Deckhaare zeigen Uebergänge von wenig-armigen
Kandelaberhaaren zu Aarmigen Sternhaaren, welch letztere ziemlich
häufig auftreten. Der Stiel der letzteren besteht aus zwei nebeneinander
gestellten, sklerosierten Zellen, welche durch eine grössere Zahl dünnerer
Querwände gefächert sind,
68 APPENDIX V.
Medinilla.
Von den 100 von Cogniaux citierten Arten lagen mir nur sieben vor.
Die von mir untersuchten Arten sind durch den Besitz eines zwei- bis
vierschichtigen Hypoderms ausgezeichnet, welches oft die Hälfte der
Blattdicke ausmacht.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Zellränder; die Aussen-
wand ist entweder nach Aussen gewölbt oder papillös. Wie schon er-
wähnt, ist mehrschichtiges Hypoderm vorhanden, dessen Zellschichten
nach Innen an Zelllumen zunehmen. Die unterseilige Epidermis besitzt
entweder geradlinige oder leichtwellige Zellränder. Bei M. parvifolia und
M. papillosa ist die Aussenwand deutlich gestreift. Bei M. myrtiformis
sind Korkwarzen zu beobachten. Die Spaltöffnungen, welche durchweg
nur auf der unteren Btattseite vorkommen, sind meist sehr zahlreich
vorhanden; sie sind von zwei bis dreiEpidermiszellen (Fig.%) umschlossen
und stets von der einen fast ganz umgeben.
Der Blattbau ist bei allen von mir untersuchten Arten bifazial. Das
Pallisadengewebe ist nicht sehr hoch, ein- bis zweischichtig;; bei M. papil-
losa sind einige Zellen desselben stark sklerosiert. Das Schwammgewebe
ist meistens locker und zeigt entweder (bei M. magnifica, M. myrtiformis,
M. rubicunda und M. pauciflora) eine lokale oder überall vorhandene
collenchymartige Verdickung oder enthält (bei M. papillosa, M. parvifolia)
ungefähr in seiner Mitte eine Schichte stark sklerosierter Schwamm-
gewebezellen. Die Drusen sind in allen Grössen vorhanden, meist im
Schwammgewebe und dann ziemlich klein oder sie befinden sich direkt
unter dem Hypoderm und sind dann ziemlich gross.
Deckhaare fehlen; die Aussendrüsen, welche meist sehr zart und hin-
fällig, sind mehrzellig und keulenförmig bis kopfig gestaltet; ihr Köpf-
chen ist entweder einzellig oder zwei- bis mehrzellig (Fig. 16), in den
beiden letzten Fällen immer durch Vertikalwände geteilt. Besonders be-
merkenswert sind die Drüsenhaare von M. astronioides, welche neben
einzelligen Köpfchen noch strahlige vierzellige besitzen.
Medinilla rubicunda Blume.
Hook. fil. et Thomson, Ind. or.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits zwei-
schichtiges Hypoderm vorhanden. — Spö. : nur unterseits, von der einen
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 69
Nachbarzelle fast ganz umschlossen, dieselbe mit gestreifter Cuticula. —
Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. locker, ab und zu collenchym-
artig verdickt. — Drusen : mittelgross, grob, brockig. — Trich. : Kleine
mit einem zweizelligen Kopf versehene Aussendrüsen, welche einen drei-
bis mehrzelligen einzellreihigen Stiel besitzen.
Medinilla myrtiformis Triana.
Cuming N. 753, Philippinen.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern, oberseits ein ein-
schichtiges Hypoderm vorhanden, oberseitige Aussenwand etwas nach
aussen gewölbt. — Spö. : nur unterseits, aber zahlreich, von zwei bis
drei Epidermiszellen umgeben und von der einen derselben fast ganz
umschlossen (Fig. 4). — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig, niedrig.
Schw.-G. hoch, locker, ab und zu collenchymartig verdickt. — Drusen :
zahlreich, gross bis mittelgross im P.-G., klein im Schw.-G. — Trich. :
nur Aussendrüsen wie bei voriger Art.
Medinilla parvifolia Baker.
J. M. Hildebrandt N. 3810, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Zellrändern, einschichtig, Aussen-
membranen etwas verdickt, durch vierschichtiges Hypoderm verstärkt;
unterseits mit leicht welligen Seitenrändern, Aussenmembranen verdickt
und gestreift. — Spö. : nur unterseits, sonst wie bei voriger Art. — Blttb. :
bifazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. locker, mit einer ungefähr in der
Mitte gelegenen Ma: stark sklerosierter Zellen, welche öfters leicht
getüpfelt sind. — Drusen : häufig und meist im Schw.-G., unregelmässig.
— Trich. : waren nicht zu beobachten.
Medinilla papillosa Baker.
J. M. Hildebrandt 3673, Madagascar.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, zweischichtig; Hypo-
derm einschichtig, grosslumig; unterseits mit leicht welligen Seiten-
rändern und gestreifter Cuticuls. — Spö. : nur unterseits wie bei M, myrti-
formis. — Blttb. : bifazial. P,-G. einschichtig, einige Zellen desselben
stark sklerosiert. Schw.-G. wie bei voriger Art. — Drusen : häufig, meist
im Schw.-G., grob. — Trich. : konnte ich nicht beobachten.
70 APPENDIX V.
Medinilla magnifica Lindl.
Cult. Hort. Monacensis.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseitige Aussen-
wand nach Aussen gebogen und etwas verdickt; 4schichtiges Hypoderm
vorhanden, grosslumig. — Spö. : wie bei M. myrtiformis. — Blttb. : bi-
fazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. ziemlich locker; einigeZellen desselben
stark collenchymartig verdickt. — Drusen : im Schw.-G., nicht gross. —
Trich. : Aussendrüsen keulenförmig bis kopfig, beiderseits vorhanden,
unterseits häufig.
Medinilla astronioides Triana.
Cuming N. 758, Philippinen.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, Aussenwand papillös,
Hypoderm zweischichtig; unterseits mit leicht gebogenen Seitenrändern.
— Spö. : nur unterseits, wie bei M. myriiformis. — Blttb. : bifazial.
P.-G. zweischichtig. Schw.-G. locker. — Drusen : im Schw.-G. klein und
direkt unter dem Hypoderm, dann mittelgross. — Trich. : Keulenförmige,
dickkopfige, mit einem einzellreihigen Stiele versehene Aussendrüsen
(Fig. 16), und aus 4 strahligen Kopfzellen und einzelligem Stiele be-
stehende Aussendrüsen.
Medinilla pauciflora Hook. fil.
Herb. Hort. Calcuttensis N. 516, Sikkim.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen Seitenrändern, einschichtig, durch
dreischichtiges, grosslumiges Hypoderm verstärkt; unterseits mit
welligen Seitenrändern. — Spö. : nur unterseits, wie bei M. myrü-
formis. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. — Schw.-G. oft collenchym-
artig verdickt; einige Zellen desselben sklerosiert. — Drusen : klein. —
Trich. : Kleine kopfige Aussendrüsen.
Blakea.
Von dieser Gattung lagen mir vier Arten vor, welche anatomisch ziem-
lich übereinstimmende Struktur aufweisen.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Zellränder. B. trinervia
und B. pulverulenta haben ein einschichtiges Hypoderm. Die unterseitige
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN, 71
Epidermis zeigt entweder leicht wellige oder geradlinige Zellränder. Die
Spaltöffnungen, welche nur unterseits vorkommen, sind meist zahlreich
vorhanden und sind von mehreren Epidermiszellen umgeben.
Der Blattbau ist durchweg bifazial. Das Pallisadengewebe ist ein- bis
dreischichtig, nicht hoch: das Schwammgewebe ist etwas locker und bei
B. repens und B. rostrata ist dasselbe collenchymartig verdickt. Im Be-
gleitgewebe der Nerven findet man öfters stark sklerosierte, häufig zu-
gespilzte Zellen. Drusen von oxalsaurem Kalk sind bei den vier unter-
suchten Arten vorhanden, und zwar meist in die drei horizontalen Lagen
verteilt, sie finden sich im Hypoderm oder direkt unter der Epidermis
im Pallisadengewebe, dann im Schwammgewebe an der Grenze des
Pallisadengewebes und endlich direkt über der unterseitigen Epidermis.
Deckhaare fehlen. Neben den gewöhnlichen mehrzelligen, keulen-
förmigen Aussendrüsen finden sich noch solche mit sternförmigem
(B. trinervia) oder schildfürmigem (B. pulverulenta) aus einer Zellschicht
von vier oder mehr Zellen bestehendem Köpfchen. Die schildfürmigen
Aussendrüsen von B. pulverulenta sind in Grübchen der Blattepidermis
eingesenkt.
Blakea repens Don.
Lechler N. 2395, Peru.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Zellrändern. — Spö. : nur unter-
seits. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig, niedrig. Schw.-G. ziemlich
locker, collenchymartlig verdickt. Im Begleitgewebe der Nerven einige
stark sklerosierte Zellen. — Drusen : häufig, in drei Lagen verteilt, nämlich
unter der oberen und über der unteren Epidermis, sowie an der Grenze
des P.-G. und Schw.-G. gelagert. — Trich. : keulenförmige, mehrzellige
Aussendrüsen mit dünnwandiger Endzelle.
Blakea trinervia L.
Wullschlägel N. 1347 bis, Jamaica.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen Zell-
rändern; oberseits zweischichtig und über den Drusenzellen strahlig an-
geordnet. — Spö. : nur unterseits, klein. — Blttb. : bifazial. P.-G. drei-
schichtig, nicht hoch; im Begleitgewebe der Nerven stark sklerosierte
Zeilen. — Drusen : wie bei voriger Art. — Trich, : unregelmässige
Aussendrüsen, welche aus einem 4- bis mehrzelligen armigen Kopfe und
zweizellreihigem Fusse bestehen und in kleinen napfförmigen Epidermis-
vertiefungen sich befinden.
712 APPENDIX V.
Blakea pulverulenta Vahl.
Eggers N. 614, Dominica.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits zwei-
schichtig. — Spö. : nur unterseits. — Blitb. : bifazial. P.-G. dreischichtig.
Im Begleitgewebe der Nerven einige oft lang zugespitzte sklerosierte
Zellen. — Drusen : wie bei vorigen Arten. — Trich. : oberseits eine
Anzahl von, in Epidermisvertiefungen liegenden, flachen, vielzelligen
Aussendrüsen mit einem einzelligen zwischen Epidermiszellen eingekeil-
ten Fusse.
Blakea rostrata 0. Berg.
Lechler, N. 2401, Peru.
Ep.-2. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseitige Aussen-
wand unregelmässig nach Aussen vorgewölbt. — Spö. : nur unterseits. —
Blitb. : bifazial. P.-G. einschichtig, niedrig. Schw.-G. ziemlich locker, die
oberste und unterste Schichte collenchymartig verdickt. Im Begleilgewebe
der Nerven stark sklerosierte Zellen. — Drusen : wie bei vorigen Arten.
Astronia.
Von dieser Gattung lag mir eine Art zur Untersuchung vor :
Astronia Candolleana Cogn.
Cuming N. 850, Philippinen.
Diese Gattung unterscheidet sich besonders von allen vorhergehenden
durch das Fehlen der Drusen und das Auftreten von Styloiden.
Die oberseitige Epidermis besitzt geradlinige Zellränder. Die Aussen-
wand der hier ziemlich kleinen Epidermiszellen ist verdickt. Hypoderm
ist vorhanden, zweischichtig, jedoch niedrig, die Zellen sind im Blatt-
querschnitte flach länglich. Die unterseitige Epidermis zeigt geradlinige
bis leichtwellige Zellränder. Die Spaltöffnungen, welche nur unterseits,
aber zahlreich vorkommen, sind von mehreren Epidermiszellen um-
schlossen.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe zweischichtig. Das
Schwammgewebe ist etwas locker. Im Mesophyll findet man eine grosse
Anzahl von Styloiden, welche ziemlich parallel zur Blatlfläche gelagert
cit ge a 5 Et che RAA NS SNS
, ART ANT ET et s DEA re pote
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 73
sind. Im Begleitgewebe der Nerven sind sklerosierte Zellen ziemlich
häufig.
Die Deckhaare sind schildförmig und bestehen aus einem kurzen mehr-
zelligen Stiele, und einem aus einer Schichte zahlreicher unregelmässig
angeordneter Zellen bestehenden Schilde. Drüsenhaare fehlen.
Pternandra.
Diese Gattung ist durch den Besitz von verschleimten Zellen in der
beiderseitigen Epidermis ausgezeichnet. Es ist dieses Verhältnis um so
bemerkenswerter, als bisher unter den Melastomaceen nur bei einer Art
(Marcetia acerosa) durch Pflaum Verschleimung der Blattepidermis nach- à
gewiesen wurde. IK
Die Epidermiszellen der beiden Blattflächen sind in der Flächenansicht
polygonal. Korkwarzen kommen bei allen von mir untersuchten Arten
"besonders häufig auf der unterseitigen Epidermis vor. Die Spaltöffnungen
kommen nur unterseits vor; bei P. paniculata sind sie von drei Nachbar-
zellen nach dem Cruciferentypus (Fig. 3), sonst von mehreren gewöhn-
lichen Epidermiszellen umgeben.
Der Blattbau ist bifazial, das Pallisadengewebe ein- bis zweischichtig.
Das Schwammgewebe ist etwas locker. Im Begleitgewebe der Nerven sind
sklerosierte getüpfelte Zellen zu finden. Drusen kommen äusserst spärlich
vor und sind dann sehr klein.
Behaarung fehlt durchaus.
Pternandra cærulescens Jack.
Griffith, Malacca.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Zellrändern; beiderseits ist die
Aussenwand stark verdickt und gestreift; beiderseits kommen ver-
schleimteZellen vor, welche die doppelte bis dreifacheGrösse der gewöhn-
lichen zeigen. Korkwarzen kommen beiderseits vor. — Spö. : nur unter-
seils, — Blttb. : bifazial. P.-G. zweischichtig. Im Begleitgewebe der Nerven
kommen sklerosierte getüpfelte Zellen vor. — Drusen : nicht häufig,
sehr klein.
Pternandra paniculata Benth.
Wallich N. 4080, Penang.
Ep.-2. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal; oberseitige Aussen-
wand verdickt; beiderseits sind verschleimte Zellen vorhanden, welche
74 APPENDIX V.
meist doppelt so gross sind wie die gewöhnlichen. Unterseitige Aussen-
wand subpapillös. Korkwarzen sind beiderseits vorhanden. — Spö. : nur
unterseits, von drei Epidermiszellen umgeben (Fig. 3), welche nach dem
Cruciferen Typus entstanden sind. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig.
Im Begleitgewebe der Nerven sklerosierte getüpfelte Zellen. — Drusen :
sehr spärlich vorhanden, klein und brockig zerfallend.
Pternandra multiflora Cogn.
O. Beccari N. 1551, Borneo.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseits ist die
Aussenwand verdickt und sind verschleimte Zellen zu beobachten.
Korkwarzen sind, meist unterseits, vorhanden. — Spö. : nur unterseits,
jedoch häufig. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Im Begleitgewebe
der Nerven sind teilweise sklerosierte, getüpfelte Zellen vorhanden. —
Drusen : klein, von morgensternarliger Gestalt, meist an der Grenze des
P.-G. und des Schw.-G.
Kibessia.
Diese Galtung zeigt wie die vorhergehende grössere verschleimte
Zellen (Fig. 2) in der oberseitigen Epidermis.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal.
Die Cuticula ist bei K. tuberculata gestreift. Die unterseitigen Epidermis-
zellen zeigen leichtwellige bis geradlinige Zellränder. Eigentümliche
Papillen, welche in der Mitte der Aussenwand der Zellen entspringen
und schmal fingerförmig sind, besitzt K. hirtella (Fig. 1). Die Spalt-
öffnungen, welche nur unterseils zu finden, sind meist klein und von
drei oder mehreren gewöhnlichen Epidermiszellen umgeben.
Der Blatibau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist ein- bis zwei-
schichtig, das Schwammgewebe etwas locker. Im Begleitgewebe der
Nerven findet man eine grössere Anzahl sklerosierter getüpfelter Zellen.
Die Drusen sind meist klein und nicht scharfkantig.
Deckhaare kamen nur bei K. hirtella vor als niedrige wenigarmige
Kandelaberzolten; bei K. echinata waren eine grössere Anzahl ein-
zelliger oder einzellreihiger aus fünf bis sechs Zellen bestehender
zahnartiger Fortsälze zu sehen. Aussendrüsen konnte ich nicht be-
obachten.
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PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN.
Kibessia hirtella Cogn.
O. Beccari N. 17, Borneo.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Zellrändern. Oberseitige Epidermis
unregelmässig ein- bis zweischichtig, mit einer Anzahl grösserer ver-
schleimter Zellen, und etwas verdickter Aussenwand; unterseitige Epi-
dermis röhrenförmig papillös (Fig. 1), die Papillen entspringen in der
Mitte der Aussenwand. Korkwarzen spärlich unterseits vorhanden. —
Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Im Begleit-
gewebe der Nerven kommen sklerosierte getüpfelte Zellen vor.— Drusen :
spärlich vorhanden. — Trich. : eine grössere Anzahl niedriger unregel-
mässiger Kandelaberhaare mit drei bis mehr Armen, welche öfters hakig
gekrümmt sind, kommen unterseits vor.
Kibessia echinata Cogn.
Griffith N. 2272, Birma.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseitige Aussen-
wand etwas verdickt. Korkwarzen unterseits häufig. — Spö. : nur unter-
seits. — Blttb. : wie bei voriger Art. — Drusen : ziemlich häufig, grob. —
Trieh. : auf der Unterseite sind eine grosse Zahl zahnartiger einzelliger
bis sechszelliger einzellreihiger Fortsätze vorhanden.
Kibessia tuberculata Hook. fil.
Griffith N. 2272/1, Birma.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern, oberseits ein- bis
zweischichtig, mit einer Anzahl verschleimter Zellen (Fig. 3), welche
zwei- bis dreimal grösser sind wie die gewöhnlichen; die Aussenwand
ist gestreift; Korkwarzen sind auf der Blattunterseite vorhanden. —
Blttb. : bifazial. P.-G. zweischichtlig. Im Begleitgewebe der Nerven sklero-
sierte getüpfelte Zellen. — Drusen : spärlich und klein.
Kibessia galeata Cogn.
O0, Beccari N, 301, Borneo.
Ep.-Z. : oberseils mit geradlinigen Seitenrändern, unregelmässig ein-
bis zweischichtig. mit verschleimten Zellen, welche drei bis vier Mal
grösser wie die gewöhnlichen; unterseits mit welligen Seitenrändern.
76 APPENDIX V.
Korkwarzen sind vorhanden. — Spô. : nur unterseits. — Blitb. : bifazial.
P.-G. einschichtig. Schw.-G. locker. Im Begleitgewebe der Nerven sind
sklerosierte und getüpfelte Zellen vorhanden. — Drusen : meist im P.-G.,
dabei ziemlich klein.
Mouriria.
Von dieser Gattung, welche schon von Van Tieghem (in Ann. sc. nat.,
Ser. 7, T. XII, p. 4% sqq.) hinsichtlich der Blattstructur untersucht
worden ist, habe ich nur diejenigen Arten des Münchener Herbars (ausser
M. brevipes) berücksichtigt, welche von diesem Forscher nicht untersucht
worden ist.
Die oberseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige Zellränder, und
zeigen öfters eine starke Verdickung ihrer Aussenmembranen. Bei
M. Guianensis sind auch die Seitenwände einiger Epidermiszellen be-
sonders stark verdickt. Die unterseitigen Epidermiszellen zeigen alle
geradlinige Zellränder. Die Spaltöffnungen befinden sich insgesamt auf
der unteren Blattseite. Dieselben sind bei fast allen Arten zu zwei bis
mehreren in sackförmigen oder anders gestalteten Grübchen der Blatt-
7. PTS
epidermis enthalten, welche eine mehr oder minder grosse Oeffnung…
nach aussen besitzen (Fig. 7). Bei M. brevipes und myrtilloides befinden
sich die Spaltöffnungen wie gewöhnlich auf der Blattoberfläche. M. grandi-
flora nimmt eine Mittelstellung in dieser Hinsicht ein, indem sie Spalt-
öffnungen in Grübchen und auf der Oberfläche der Epidermis besitzt.
Der Blattbau ist bifazial. Das Pallisadengewebe ist meistens zwei- bis
dreischichtig. Das Schwammgewebe ist mehr oder minder locker. Eine
grosse Anzahl Spikularzellen sind im Mesophyll aller von mir unter-
suchten Arten, ausser bei M. Domingensis, zu beobachten; dieselben sind
mehr oder weniger stark verzweigt und haben gewöhnlich eine Hförmige
Gestalt. Im Begleitgewebe der Nerven sind eine grosse Anzahl sklero-
sierter, gelüpfelter, parenchymatischer Zellen vorhanden. Die Drusen
sind meist klein und befinden sich entweder im Hypoderm oder im
Schwammgewebe dicht unter dem Pallisadengewebe. Kleine Einzell-
krystalle kommen spärlich vor. Trichome fehlen vollständig.
Mouriria grandiflora DC.
Martius, Brasilien.
Ep.-Z. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal; oberseits ein-
schichtiges Hypoderm vorhanden. — Spö. : nur unterseits; teils im Niveau
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN. 77
der Epidermis, teils in napfförmigen Vertiefungen derselben vorhanden.
— Blttb. : bifazial. P.-G. zweischichlig. Schw.-G. locker. Hförmig gebaute
Spikularzellen im Mesophyll; dieselben sind ziemlich gross und ihre
Hauptachse ist beinahe senkrecht zur Blattoberfläche. Im Begleitgewebe
der Nerven sind sklerosierte getüpfelte Zellen vorhanden. — Drusen :
im Mesophyll ziemlich häufig.
Mouriria Guianensis Aubl.
Hostmann et Kappler N. 865, Surinam.
Ep.-Z. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal; oberseits sind
einige Seitenwände verdickt; einschichtiges Hypoderm vorhanden. —
Spö. : nur unterseits; zu mehreren in sackförmigen Epidermisvertiefungen
vorhanden. — Blttb. : bifazial. P.-G. zwei- bis dreischichtig. Schw.-G.
etwas dicht. Mförmig gestaltete Spikularzellen sind im Mesophyll vor-
handen; dieselben sind ähnlich denjenigen der vorigen Art. Im Begleit-
gewebe der Nerven sind sklerosierte getüpfelte Zellen vorhanden. —
Drusen : im Mesophyll zerstreut und ziemlich häufig in den oberseitigen
Epidermiszellen.
Mouriria Domingensis Spach.
Sintenis N. 502%, Portorico.
Ep.-Z. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal; oberseils ein-
schichtiges ziemlich grosses Hypoderm vorhanden. — Spö. : nur unter-
seils; zu mehreren in sackförmigen Epidermisvertiefungen vorhanden. —
Blttb. : bifazial. P.-G. zweischichtig. Im Begleitgewebe der Nerven kommen
nicht sehr stark sklerosierte getüpfelte Zellen vor. — Drusen : im Hypo-
derm und Schw.-G., jedoch spärlich, klein, dicht.
Mouriria myrtilloides Poir.
Swartz, Jamaica.
Ep.-Z. : beiderseits in der Flächenansicht polygonal; oberseits ein-
schichtiges Hypoderm vorhanden. — Spö. : klein, von mehreren Ep.-Z.
umgeben. — Blttb. : bifazial. P,-G. ein- bis zweischichtig. Die Spikular-
zellen sind rundlich mit gebuchteten Wandungen oder mit rudimentären
Armen versehen. Im Begleitgewebe der Nerven kommen nicht stark
sklerosierte getüpfelte Zellen vor, — Drusen : meist im Schw .-G.
78 APPENDIX V.
Mouriria brevipes Benth.
Spruce N. 1935, Brasilien.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Zellrändern; Aussen- und Seiten-
wände der oberseiligen Epidermis stark verdickt. — Spö. : nur unter-
seits. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Im Mesophyll sind Hförmige
oder wenig verästelte Spikularzellen vorhanden. Im Begleitgewebe der
. Nerven kommen sklerosierte getüpfelte Zellen vor. — Drusen : klein,
spärlich vorhanden.
Memecylon.
Auch von dieser Gattung wurde die Blattstruktur schon von Van
Tieghem(l. c. p. 35 sqq.) bearbeitet. Ich untersuchte neun teilweise von
diesem Forscher nicht erwähnte Arten.
Die oberseitigen Epidermiszellen sind in der Flächenansicht polygonal,
meistens klein ; die Aussenmembranen sind gewöhnlich mehr oder minder
PAPA
stark verdickt. Die Cuticula ist durch eine körnige Oberfläche aus-
gezeichnet. Die unterseitigen Epidermiszellen besitzen geradlinige bis
leichtwellige Zellränder; die Aussenmembranen sind öfters verdickt. Die
Spaltöffnungen, welche nur unterseits vorkommen, sind sehr klein und
meist in grosser Anzahl vorhanden, und öfters nur von zwei Epidermis-
zellen umgeben.
Der Blattbau ist stets bifazial. Das Pallisadengewebe ist ein- bis zwei-
schichtig; bei M. acuminatum sind die Zellen im Querschnitte rundlich.
Das Schwammgewebe ist meist sehr locker. Bei allen von mir unter-
suchten Arten. ausser bei M. plebejum, waren eine grosse Anzahl langer
faserförmiger Spikularzellen, welche das ganze Mesophyll unregelmässig
durchsetzen und unter den beiderseitigen Epidermisplatten ein horizon-
tales Flechtwerk bilden, zu beobachten. Van Tieghem hat ausser den
soeben erwähnten Spikularzellen noch solche von anderer Gestalt bei
den von ihm untersuchten und mir nicht zugänglichen Arten angetroffen,
worüber Näheres in dessen Arbeit zu finden ist. Im Begleitgewebe der
Nerven sind überall stark sklerosierte getüpfelte Zellen zu beobachten.
Oxalsaurer Kalk kommt in Form von Drusen und von Einzelkrystallen,
welche ähnliche Krystallformen wie die Stylo:den aufweisen, und von
Uebergangsformen von Einzelkrystallen der beschriebenen Form zu
Drusen vor. Die Drusen sind meist klein und befinden sich unter der :
PH. DE PALÉZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN, 79
Epidermis, am häufigsten jedoch im Schwammgewebe. Trichome fehlen
durchaus.
Memecylon marginatum Blume.
Helfer N. 2335, Tenasserim.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits leicht welligen Seiten-
rändern; oberseitige Aussenwand verdickt. — Spö. : nur unterseits. —
Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. hoch und locker. Skleren-
chymfasern durchziehen das ganze Mesophyll und bilden ein Flechtwerk
unter beiden Epidermisplatten. Im Begleitgewebe der Nerven sind sklero-
sierte getüpfelte Zellen vorhanden. — Drusen : häufig, mittelgross.
Memecylon plebejum Kurz.
Kurz N. 3025, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit welligen Seiten-
rändern. — Spö. : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. zweischichtig.
Schw.-G. locker. Spikularzellen fehlen. Im Begleitgewebe der Nerven
kommen nicht stark sklerosierte getüpfelte Zellen vor. — Drusen : im
Schw.-G., mittelgross.
Memecylon Malabaricum Cogn.
Hohenacker N. 1463, Ind. or.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen
Seiten-Zellrändern; beiderseits ist die Aussenwand verdickt und gekörnt.
— Spô, : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. dreischichtig. Schw.-G.
ziemlich locker; faserförmige Spikularzellen durchziehen das ganze
Mesophyll. Im Begleitgewebe der Nerven kommen sklerosierte getüpfelte
Zellen vor. — Drusen : im Schw.-G. dicht über den Ep.-Z. häufig. Einzell-
krystalle ziemlich häufig.
Memecylon acuminatum Smith.
Griffith N. 2325/1, Malacca.
Ep.-Z. : beiderseits mit geradlinigen Seitenrändern; oberseitige Guticula
körnig. — Spö, : nur unterseits. — Blttb. : bifazial. P.-G. zwei- bis drei-
schichtig; Zellen im Querschnitt rundlich. Faserförmige Spikularzellen
durchsetzen das ganze Mesophyll, Im Begleitgewebe der Nerven kommen
Pr SRE ER OL TER AE PUS ET ARS OT NE ER
; u ; n ? " u
80 APPENDIX V.
sklerosierte getüpfelte Zellen vor. — Drusen : nicht häufig. Einzell-
krystalle im Mesophyll, besonders im Schw.-G. zerstreut.
Memecylon grande Reiz.
Griffith, Malacca.
Ep.-Z. : oberseits mit geradlinigen, unterseits mit leicht welligen Seiten-
rändern. Oberseitige Aussenwand stark verdickt. — Spö. : nur unter-
seits. — Blttb. : bifazial. P.-G. einschichtig. Schw.-G. locker. Sonst wie
bei voriger Art. — Drusen : wie bei M. acuminatum.
Memecylon lævigatum Blume.
Helfer N. 2328, Tenasserim.
Wie vorige Art gebaut, ausser dem P.-G., das dreischichtig ist.
Memecylon polyanthemos Hook. fil.
Mechow N. 515, Africa occ.
Wie vorige Art aber mit zweischichtigem P.-G.
Memecylon Cumingianum Presl.
Cuming N. 917, Philippinen.
Wie vorige Art.
Memecylon candidum Gilg.
Zenker N. 966. Kamerun.
Wie vorige Art, ausser dem P.-G., das einschichtig ist, und den Drusen,
welche öfters mittelgross, unregelmässig und ziemlich grobbrockig sind.
PH. DE PALEZIEUX. BLATT DER MELASTOMACEEN.
Alphabetisches Verzeichnis der untersuchten Arten.
Die erste Zahlenreihe giebt die Seitenzahl der Monographie von Cogniaux,
die zweite diejenige dieser Arbeit.
Adelobotrys DC..........-
adscendens Triana ......
2 1 Re NA
Allomorphia Bl...........
BB... -:
umbellulata Hook. fil....
Anplectrum Asa Gray.....
Assamicum C. B. Clarke.
divaricatum Triana .....
glaucum Triana.........
pallens Triana..........
NL] PAR
Candolleana Cogn.......
Bartlies H00k:f..........
insignis Cham..........
Bertolonia Raddi
le,
pulverulenta Vahl
repens Don.............
rostrata O. Berg ........
N A
N
Cochinchinensis Lour. ..
Dichitanthera Endl.......
allissima Cogn..........
lanceolata Cogn.........
latifolia Cogn. .........
RP RAP
Dinophora Benth..........
spenneroides Benth......
1099
474
474
412
413
530
932
532
1069
Dissochetarbl 2... es By
inappendiculata Bl...... 960
intermedia BI. 2.2.0.2 962
PAIE Eee 997
quintuplinervis Cogn. ... 556
Dissotis Benth "2" 362
decumbens Triana ...... 368
incana Dana ers. 370
phæotricha Triana...... 367
Graffenrieda DC... ........ 439
3oliviensis Cogn... spec. nov.
emarginata Triana...... 442
latifolia Trianar er. an
Hoberia Den. 408
lamana Der. en AAA
ovalhfolha DC:...21404. 408
semiserrata DC. ........ Al
Bibessia DE. ee 1105
echinata Cogn. ......... 1108
galeata Cogn............ 1110
hirtella Cogn. .......... 1107
tuberculata Hook. f. .... 1110
Marumi Bl... lies 548
NUSDOBBABL na ee 591
nemorosa Bl............ 549
pachygyna Korth. ...... 552
Medinilla Gaudich. ....... 572
astronioides Triana...... 59%
magnifica Lindl......... 593
myrliformis Triana ..... 583
papillosa Baker......... D88
parvifolia Baker ........ 58
pauciflora Hook. f....... 596
rubicunda Bl........... 583
BULL. Henn, nos. Appendix V. Octobre 1899, 6
81
52 APPENDIX Y.
Melastoma Burm.......... 38
ASUS 2 EUR 399
decemfidum Roxb....... 345
denticulatum Labill. .... 356
imbricatum Wall........ 355
lonsifohum Naud. ...... 399
Malabathricum Linn..... 349
normale D. Don......... 352
obvolutum Jack......... 348
Memecylon L......-. - ---- 1130
acuminatum Smith... .. 1152
candidum Gilg..... spec. nov.
Cumingianum Presl...... 1168
a RES RE RUSSE 1153
lævigatum Bl........... 1159
Malabaricam Cogn. ..... 1148
marzinatum Bl.......... 1138
plebejum Kurz.......... 1146
polyanthemos Hook. f... 1160
MOTARD WE AU LE 421
Boliviensis Cogn. ....... 428
calophylla Triana.......- 438
slabra Triana.. ...--. 434
» v.parvifolia Cogn. 43%
leucantha Sw.....-.- -...- 493
paniculata Triana....... 133
» v.parvifoliaCogn. 433
purpurea Sw. .......... LER)
Monochætum Naud.......- 391
Deppeanum Naud. ...... 400
lineatum Naud... ....... 399
rivulare Naud. ....-.... 395
Mourira Aubl>..!..22.08 1115
brevipes benih. "20 1128
Domingensis Spach.. . . 1121
grandiflora DC.......... 1116
Guianensis Aubl........ 1120
myrülloides Poir.......- 1125
Ochihocharis Bl....... RT
Borneensis Bl........... 480
dayanica BI RR 480
Omphalopus Naud........- 37
AC Naud. 2. N 370
Opisthocentra Hook. fl..... 416
elidemioides Hook. f..... 47
Bsheckia Le 27. Er 312
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CA EE NE PP nt EN 1
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Osbeckia aspera Bl........ 315
capitata Benth.......... 325
Chinensis DL... 2.2.2... 325
Congolensis Cogn. ...... 314
crinita Benth" 0e 323
cupularis Don. ......... 328
Leschenaultiana DC. .... 318
Nepalensis Hook........ 317
nutans Wall..... ee 313
octandra DE... 228 320
rostra Don.-:..2. re 324
» v.pulchellaTriana 324
Senegambiensis Guill. et
Perr. 33%
Stellata Don. -- See 323
iruneata Don... 3008 327
Wightiana Benth........ 318
Wynaadensis C. B. Clarke 317
Zeylanica Linn. f........ 326
Otanthera Bl. .. ara 339
erimia-Naud... Lee 340
Oxyspora DC. LAS 470
cernua Hook. f. et Thoms 472
paniculata DC. ......... ATA
vasans Wal... 57172 472
Pachyloma DE... 222 389
coriacenm DE... N 390
» v. glaberrima DC. 390
» vw. subsetosa DC.. 390
huberioides Triana...... 390
Pternandra Jack. ......... . 1102
cærulescens Jack........ 1103
multiflora Cogn......... 1104
paniculata Benth........ 110%
Khexialı..2,2 Re 389
CIN OS Michx. 2. 2 386
glabella Michx.......... 388
inisa'Michx. 2.2. 386
Mariana A 388
serrulata Nuit. ......... 386
Siricte Pursh : ee 387
Nirvinica LL: 5.70 387
Rhodosepala Baker. ....... 338
ererla Cogn.. 20088 339
Salpınsa Marl... =... 28 339
longifolia Triana........ 336
secunda Schr. et Mari... 536
ee «1
18 19 19 10 10 19 SS 190 DO © 19 19
© D OO NO SS
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ER PE, A da AA
+ u AU Ex 72 -
EINE Polars! à ei TRE:
PH. DE. PALÉZIEUX. RATE DER M LASTOMACEEN.
Ps Wall Sonerila versicolor Wight. .
palensis Wall. ....... violæfolia Hook. f.......
Zeylanica Wight et Arn..
Triolena Naud
paleolata J. Donnell Smith
Tristemma Juss
Schumacheri
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