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BULLETIN
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
Gustave BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
— He —_—
2me serie
Tome VI
1906
CHAMBEZY (Suisse)
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK | R. FRIEDLÆNDER & SOHN
3, rue Corneille, | 44, Carlstrasse.
LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
28, Essex Street,
DE
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L'HERBIER BOISSIER
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
Gustave BEAUVERD
Conservateur de l'Herbier.
BGTAr
Tome VI (2e serie
( ) GARDE x
1906
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
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IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD GEORGES-FA VON
1906
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SOUS LA DIRECTION DH
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Ghaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
N° 4.
Ce numéro a päru le 4 janvier 1906.
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WILLIAM WESLEY & SON
28, Essex Street.
1906
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suède et la Norvège.
ZHERBIER BOISSIER
éros égares.
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L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée. l’administration du Bulletin décline toute responsabilité pour num
: BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 1 - __ JANVIER 1906.
LU — Jules Cardot. — NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES
à h MOUSSES recueillies par l'expédition antarctique suédoise 1
II. — 3.-W. Palibin. — QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES
DE RSRLORBCHINDISE MP)... 70 18
I. — Ch. Bernard. — SUR LA DISTRIBUTION GEOGRA- _
PHIQUE DES ULMACEES (suite et fin)............... 93
IN. — D: R. Pampanini e G. Bargagli-Petrucei. —
MONOGRAFIA DELLA FAMIGLIA DELLE STACKHOU-
SIACEE. Planches X, XI, XII, XII, XIV et XV (suite et fin) 39
V. — H. Christ. — PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS
SIIDRE)N N er er 45
VI. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM. INDEX 59
VII. — William Barbey. — CASSIA BEAREANA Holmes 78
VII. — Florence H. Woolward. — MASDEVALLIA
TONDUZIR'spee..noyve. wo. ee 32
IX. — Th. Durand. — COMMUNICATION ................ 32
X. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 13 novembre 1905 8
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL. ..... Nos 13774 à 14070
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLancur 10. — Séackhousia Giuriatii.
PrancHhe 11. — Stackhousia Dielsi.
Pranche 12. — 1. Stackhousia tenuissima Pampanini. — II. Stackhousia aphylla
Pampanini.
PLancue 13. — Semi delle Stackhousiacew.
PLANCHE 14.
PLANCHE 19.
Les cartes concernant le travail de m. Bernard paraitront
N dans le prochain numero.
OBSERVATIONS
Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à Lrenle exemplaires en lirage a part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sont inviles à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VI. — 1906.
N°1!
NOTICE PRÉLIMINAIRE
SUR LES
MOUSSES ‘ane
recueillies par l’Expédition antarctique suédoise
PAR
Jules CARDOT!
Il. Espèces de Ja Géorgie du Sud.
Cette ile?, perdue dans le Sud de l'Atlantique, à pres de 2000 kilo-
mètres à l'Est de la Terre-de-Feu, par 54° lat. S., et 40° long. W., fut
visitée en 1882-1883 par une expédition scientifique allemande, dont
Pun des membres, le D' Will, recueillit une collection de Mousses qui
fut l’objet d’un important travail de C. Müller, publié en 1889 sous le
titre de : Dryologia Austro-Georgie.
On trouve dans ce mémoire l’énumération de 52 espèces, toutes endé-
miques, à l’exception d’une seule, le Catharinea antarctica C. Müll.,
connu antérieurement de Kerguelen. Cet endémisme, pour ainsi dire
total de toute une florule bryologique, était un fait absolument unique
et tellement extraordinaire qu'il pouvait, à bon droit, paraître presque
invraisemblable.
Ayant pu, grâce à l’extrême obligeance de MM. Engler et Urban, du
Musée royal de botanique de Berlin, étudier la presque totalité des
espèces de Müller sur des échantillons originaux, j'ai reconnu que, sur
2 les 51 espèces soi-disant endémiques de cet auteur, 13 au moins doivent
=, être rapportées, soit comme formes, soit comme simples synonymes, à
des espèces existant ailleurs, et deux autres doivent être réunies à des
espèces de la Géorgie du Sud. De sorte qu'il ne reste, en somme, que
1 Voir Bulletin de l'Herbier Boissier, 2me série, t. V, no 41, p. 997-1011.
2 La Géorgie du Sud.
2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me Sér.). 1906 (17)
36 espèces que l’on pouvait considérer comme particulières à la
Géorgie du Sud, et cela, à l’époque même où Müller a publié son tra-
vail, car depuis plusieurs d’entre elles encore ont été retrouvées en
dehors de cette île. Nous voilà déjà loin, comme on le voit, des 51 espè-
ces endémiques sur 52 !
La collection rapportée par M. Skottsberg de la Géorgie du Sud ne
comprend pas moins de 80 espèces, dont 21 sont nouvelles pour la
science. Deux de celles-ci représentent même des genres nouveaux. L'un,
que j'ai nommé Skottsbergia, en l'honneur du vaillant botaniste de
V’Expedition antarctique, est tout à fait extraordinaire par son péristome
asymétrique, formé de deux moitiés dissemblables, particularité unique
jusqu'ici dans la classe entière des Mousses".
Les récoltes de M. Skottsberg enrichissent encore de 25 autres espe-
ces la florule bryologique de la Géorgie du Sud ; presque toutes ces
espèces appartiennent à la région magellanique, quelques-unes à Ker-
guelen, à la Nouvelle-Zélande et à la Tasmanie, et une à l’Antaretide.
Dans les récoltes du D' Will, les Pleurocarpes n'étaient représentées
que par 5 espèces, tandis qu’elles le sont par 14 dans la collection de
M. Skottsberg. La proportion des Pleurocarpes par rapport aux Acro-
carpes augmente done sensiblement ; elle reste très faible néanmoins,
ce qui, on le sait, est aussi un des caractères de la flore magellanique.
caractère que nous retrouverons encore dans la flore de la région
antaretique.
Si aux 80 espèces de la présente liste, nous ajoutons 13 espèces
des récoltes du D’ Will qui n’ont pas été retrouvées par M. Skottsberg,
nous arrivons à un total de 93 espèces pour la végétation musci-
nale de la Géorgie du Sud. Sur ce nombre, la moitié (47 espèces) sont
jusqu'à présent partieulieres à cette île; 36 se retrouvent dans la région
magellanique, 15 à Kerguelen, 17 dans les terres australes du Pacifique
(Tasmanie, Nouvelle-Zélande ete.), 13 dans l’Antarctide, et 8 (plus ou
moins cosmopolites) dans la zone boréale. Les Pleurocarpes ne forment
pas plus du sixième des espèces.
Dans un interessant artiele intitulé : On the zonal distribution of south-
atlantic and antarctic vegetation, publié dans le Geographical Journal
de décembre 1904, M. Skottsberg fait remarquer avec raison que l’on a
appliqué le terme d’antarctique à des régions qui n’y ont en réalité
aucun droit. Il propose la division suivante :
1° La zone australe, comprenant l’Archipel fuégien, les îles Falkland,
la Géorgie du Sud et probablement les Sandwich du Sud ;
9° La zone antarctique, comprenant les Orcades et les Shetland du
Sud, et la Terre de Graham, avec les îles voisines.
La zone australe est caractérisée par la présence de forêts, comme
en Fuégie, ou du moins de prairies, comme dans les Falkland et la
Géorgie du Sud. Dans la zone antarctique, les végétaux supérieurs
disparaissent à peu près complètement (ils n’y sont jusqu’à present
représentés que par une seule Graminée), et les seules associations
végétales de quelque importance sont exclusivement formées par des
Cryptogames.
1 Des descriptions provisoires de ces deux genres ayant été publiées dans la
Revue bryvlogique, 1905, n° 3, je ne les reproduirai pas ici.
(18) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 3
Au point de vue bryologique, cette division se trouve aussi pleine-
ment justifiée. Par la richesse de sa végétation muscinale en espèces et
en individus, et par les nombreux types qu’elle possède en commun avec
la région magellanique, la Géorgie du Sud appartient certainement à la
zone antarctique.
Charleville, 6 novembre 1905.
ANDREÆACEÆ
1. Andreæa squamata C. Müil.— Cumberland bay, in montibus supra
Pot harbour.
Nouveau pour l’île ; n’était connu que de Kerguelen et de la Pata-
gonie occidentale.
2. Andreæa parallela C. Müll. — Cumberland bay : mt. Duse, Pot
harbour.
Nouveau pour l’île ; signalé seulement jusqu'ici à Kerguelen ; mais, à
mon avis, l'A. brevifolia Dus., de la région magellanique, n’est qu’une
forme de la même espèce.
3. Andreæa Willii ©. Müll. — Cumberland bay : mt. Duse, Bore
valley, Pot harbour. Royal bay : mt. Krokisius.
4. Andrea viridis C. Müll. — Cumberland bay : mt. Duse.
5. Andreæa pumila Card. sp. nova. (Typus in herb. Cardot). —
Très petite espèce, rappelant beaucoup l!’A.»ana C. Müll., de Kerguelen,
et l’A. pygmæa Card., du détroit de Gerlache, mais s’en distinguant
facilement par ses feuilles plus étroites, linéaires-lancéolées, à tissu plus
épaissi. Par la forme et le tissu des feuilles, elle se rapproche de
VA. grimmioides Dus., de la région magellanique, mais en diffère déjà
au premier abord par sa petite taille et ses coussinets non encombrés de
sable.
Cumberland bay : mt. Duse.
6. Andreæa heterophyila Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Espèce de petite taille, très facile à reconnaître à ses feuilles
dimorphes, les inférieures et les moyennes très petites, imbriquées par
une base ovale, puis brusquement étalées-squarreuses par l’acumen
lancéolé, les supérieures brusquement beaucoup plus grandes, etalees,
rappelant celles de I’A. acutifolia Hook. fil. et Wils., mais moins
allongées.
Cumberland bay : in montibus supra Pot harbour.
WEISIACEZÆ
_ 7. Dicranoweisia subinclinata (C. Müll.) Broth. (D. pallidifolia
[C. Müll. Par. !). — Cumberland bay : Pot harbour, mt. Duse. Royal
bay : mt. Krokisius, Moltke harbour.
Le D. pallidifolia (C. Müll.) Par. ne peut pas être distingué spécifi-
quement du D. subinclinata. à
8. Dicranoweisia grimmiacea (C. Müll.) Broth. — Royal bay :
Moltke harbour. Cumberland bay : May harbour ; une forme robuste à
Jason harbour.
he“
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (20e SÉR.). 1906 (19)
9. Dicranoweisia brevipes (C. Müll.) Card’. — Cumberland bay:
monte supra Pot harbour.
DICRANACEÆ
10. Skottsbergia paradoxa Card. in Rev. bryol. 1905, p. 45-47. —
Cumberland bay : Moraine fiord.
11. Dicranella Hookeri (C. Müll.) Card. comb. nova. ( Angstremia
Hookeri C. Müll. Anisothecium Jamesoni Mitt. pro parte. Dichodontium
Jamesoni Sch. pro parte). — Cumberland bay : Pot-harbour, Jason
harbour.
Espèce nouvelle pour l’île.
Mitten me paraît avoir réuni à tort l’Angstremia Hookeri C. Müll.
au Dicranum Jamesoni Tayl., sous le nom d’Axisothecium Jamesont.
La plante récoltée dans les Andes de Quito par Jameson, et, plus tard,
par Spruce, et à laquelle il convient de réserver le nom de Dicranella
Jamesoni (Tayl.) Broth., est bien distincte de celle de la région magella-
nique, du moins à en juger d’après un échantillon de celle-ci récolté à
Punta-Arenas par Lechler, échantillon qui répond bien à la deseription
de l’Angstremia Hookeri de Müller. La plante magellanique a les
feuilles moins etalees, plus larges, à subule beaucoup plus épaisse et
plus courte que l’espece des Andes. Les échantillons rapportés par
M. Skottsberg de la Géorgie du Sud ne diffèrent de la plante de Punta-
Arenas que par leur teinte plus verte, moins foncée et non noirätre. II
est fort probable que le Dichodontium Jamesoni de Kerguelen se rap-
porte aussi au Dicranella Hookeri.
N Dicranum austro-georgicum C. Müll. — Cumberland bay: Bore
valley.
13. Dicranum laticostatum Card. — Cumberland bay: Pot harbour,
Bore valley.
Nouveau pour l’île : n’était connu que de la region magellanique.
14. Dicranum aciphyllum Hook. fil. et Wils. — Cumberland bay :
Pot harbour, Jason harbour, May harbour, Penguin valley, Bore
valley, mt. Krokisius.
Espèce nouvelle pour l’île, très répandue dans la région magellanique.
15. Dicranum tenuicuspidatum C. Müll. — Cumberland bay : Jason
harbour, Moraine fiord. Royal bay : Moltke harbour. — Forma ad
2 mm (Besch.) C. Müll. accedens : Cumberland bay : May
yarbour.
SELIGERIACEZÆ
16. Blindia dicranellacea C. Müll. — Cumberland bay : Pot harbour
Royal bay : Moltke harbour.
17. Blindia Skottsbergii Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Se distingue de l'espèce précédente par sa taille plus
robuste, ses feuilles plus larges à la base, sa nervure plus forte, et ses
cellules alaires nulles ou très peu distinctes et se détruisant de bonne
eure.
Cumberland bay : Jason harbour.
1 Cfr. Bulletin de l'Herbier Boissier, 2me série, tome V, p. 998.
a
(20) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 5
18. Blindia capillifolia Card. sp. nova. (Typus in herb. Cardot).
Rappelle le 2. tenuifolia (Hook. fil. et Wils.) Mitt., de la Terre-de-Feu,
par ses feuilles tres longuement et finement subulees ; s’en distingue
par ses feuilles non faleiformes, dressées-flexueuses, par son tissu foliaire
formé de cellules moins étroites et moins allongées, à parois irregulie-
rement épaissies, ce qui les rend sinueuses, enfin par ses cellules alaires
plus distinctes.
Cumberland bay : Pot harbour.
DITRICHACEÆ
19. Ditrichum hyalinocuspidatum Card. sp. nova. (Typus
in herb. Cardot). — Se rapproche par la forme des feuilles du D. coni-
cum (Mont.) Par., dont on peut le distinguer par sa subule très aiguë.
hyaline au sommet, et par les cellules inférieures du tissu foliaire plus
allongées.
Cumberland bay : Pot harbour, mt. Duse.
20. Pseudodistichium austro-georgicum Card. in Rev bryol. 1905,
p. 45. — Cumberland bay : West fiord, Bore valley, Moraine fiord.
Ainsi que je l'ai dit dans la Revue bryologique, il se pourrait que
cette plante fut le Distichium austro-georgieum de C. Müller, dont,
malheureusement, il m’a été impossible jusqu'à présent de voir un
spécimen authentique.
POTTIACEÆ
21. Pottia austro-georgica Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Tres voisin du P. fusco-mucronata C. Müll., de Kerguelen,
dont il pourrait bien n'être qu’une race locale : il en diffère toutefois
par son port plus robuste, ses tiges généralement plus élevées, ses
feuilles plus acuminees, ses cellules plus obscures, les marginales Jaunä-
tres, plus distinctes. Pédicelle court, long de 2 à 3 mm., presque toujours
courbé à l'état humide. — C. Müller comparait son P. fusco-mucronata
au P. minutala Fürn., et M. Brotherus le rapproche aussi de cette
espèce, mais par ses feuilles planes aux bords, denticulées vers la
pointe, il appartient certainement, ainsi que le P. austro-georgica, au
groupe du P. Heimni Br. eur. Tous deux se distinguent facilement de
celui-ci et des espèces voisines par la brievete et l’incurvation du
pedicelle.
Royal bay : Moltke harbour.
22. Barbula pycnophylla Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Espèce rappelant un peu le D. flagellaris Sch., du Chili,
mais s’en distinguant aisément par ses feuilles plus denses, dressées-
inceurvees à l’état see, de forme différente, plus courtes, ovales-lancéolées.
acuminées, terminées par une pointe Courte, Jaunâtre, entière, formée
par l’exeurrence de la nervure.
Cumberland bay : Pot harbour.
23. Tortula robusta Hook. et Grev. (Barbula runcinata C. Müll. !)
— Cumberland bay : Jason harbour, May harbour. Royal bay : Moltke
harbour.
Jai pu constater, par la comparaison de spécimens originaux de
6 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (24)
Tortula robusta Hook, et Grev. et de Barbula runcinata C. Müll., que
ces deux plantes sont absolument identiques ; la denominalion de
Müller doit done tomber en synonymie.
24. Tortula rubra Mitt. — Cumberland bay : West ford, Bore valley.
Nouveau pour l’île : existe dans la région magellanique, en Australie
et en Nouvelle-Zélande.
25. Tortula filaris (C. Müll.) Broth. — Cumberland bay : May
harbour.
Forme courte et rabougrie, mais paraissant bien appartenir à cette
espece.
56. Tortula leptosyntrichia (C. Müll.) Broth. (Barbula anacampto-
phylla C. Müll. !) — Cumberland bay : Pot harbour.
La comparaison de spécimens originaux du B. leptosyntrichia et du
B. anacamptophylla provenant de l’herbier même de Müller, démontre
que ces deux noms s'appliquent à une même espèce ; le 5. anacampto-
phylla n’est qu'une forme plus grêle, à feuilles plus courtes. Müller dit
qu'il se distingue du B. leptosyntrichia par son tissu non épaissi, mais
sur les échantillons authentiques que j'ai examinés, le tissu est aussi
épaissi dans une forme que dans l’autre.
27. Tortula fuscoviridis Card.sp. nova. (Typusin herb. Cardot).
— Cette Mousse se distingue du 7. Andersson Angstr., de la région
magellanique, par sa petite taille, ses tiges très grêles, le tissu basilaire
des feuilles plus lâche et plus délicat, les cellules vertes plus chloro-
phylleuses et un peu plus grandes : elle se rapproche peut-être davan-
tage T. saxicola Card. de la Terre-de-Feu, mais elle en diffère encore
par ses tiges plus grêles, ses feuilles moins acuminées, et ses cellules
plus grandes, plus chlorophylleuses et plus papilleuses. Par son port,
elle ressemble beaucoup au T°. filaris (C. Müll.) Broth., mais ce dernier.
par ses feuilles dentées au sommet, se range dans un groupe tout
différent.
Royal bay : mt. Krokisius.
28. Tortula grossiretis Card. sp. #ova. (Typus in herb. Cardot).
— Differe du 7. ruralis (L.) Ehrh. par ses feuilles moins étalées, par
son poil moins denté, et par son tissu formé, dans la partie verte, de
cellules plus grandes, plus distinctes, à papilles plus grosses. Les feuilles
à bords longuement révolutés ne permettent pas de le confondre avec
le T. intermedia (Brid.) Wils., dont le tissu est également formé de
cellules plus petites. Enfin, le poil plus fin, généralement hyalin dès la
base, plus long et flexueux, les bords des feuilles plus longuement révo-
lutes, et la nervure moins forte, le différencient du 7. semirubra
(C. Müll.) Broth., de Kerguelen, qui s’en rapproche par le tissu. Dioique.
Cumberland bay : Pot harbour. J’en ai aussi un échantillon de
Punta Arenas, détroit de Magellan (Racovitza, n° 62 e).
Var. atrata Card. var. nova. (Typus in herb. Cardot). — Diffère du
type par sa teinte d’un vert obscur, et par ses feuilles plus largement
arrondies au sommet, à tissu plus chlorophylleux. à
Cumberland bay : Pot harbour.
29. Tortula monoica Card. — Cumberland bay : May harbour.
N’etait connu jusqu'ici que des îles Falkland. (Cfr. "Bull. de l'Hert.
Boissier, 2”° sér., t. V, p. 1003.)
30. Willia grimmioides C. Müll. — Cumberland bay : Jason
harbour. \
(22) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 7
GRIMMIACEZÆ
31. Grimmia occulta ©. Müll. — Cumberland bay : Pot harbour.
royal bay : plateau of the station.
32. Grimmia celata Card. sp. nova. (Typus in herb. Card.)
— Voisin du @. occulta C. Müll. par sa capsule profondément immer-
gée, mais plus robuste et à feuilles toutes mutiques ou seulement quel-
ques-unes des superieures subhyalines ; en outre, le tissu foliaire est
formé, dans la partie supérieure, de cellules plus petites, plus obscures,
moins distinctes.
Cumberland bay : connecting valley between S. and W. fiords.
33. Grimmia urnulacea C. Müll. — Cumberland bay: mt Krokisius.
34. Grimmia grisea Card. sp. nova. (Typus in herb. Cardot). —
Taille et aspect du @. leucophæa Grev., de la zone boréale ; s’en diffe-
rencie par sa nervure non deprimee, arrondie sur le dos, nettement
délimitée, et par son tissu basilaire plus lâche, formé de cellules reetan-
gulaires, non carrées. Le G. immerso-leucophea C. Müll. est beaucoup
plus grêle, avec des feuilles moitié plus petites, et le poil plus court. Le
G. austro-leucophæa Besch., de la Terre-de-Feu, a le tissu très diffé-
rent, et appartient, d’après M. Brotherus, au genre Willia.
Cumberland bay.
39. Grimmia Nordenskioldii Card. sp. xova. (Typus in herb.
Cardot). — Par son port, cette espèce rappelle assez le @. syntrichiacea
C. Müll., mais elle s’en distingue très facilement par ses feuilles plus
étroites, à bords plans, et par ses cellules supérieures plus obscures,
moins distinctes. Les tiges émettent des rameaux grêles, stoloniformes.
Cumberland bay : Bore valley, mt. Duse. Royal bay : Moltke harbour.
36. Rhacomitrium rupestre Hook. fil. et Wils. — Cumberland bay :
mt. Duse.
Nouveau pour l’île ; signalé dans la région magellanique, à Kerguelen,
en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie.
37. Rhacomitrium nigritum (C. Müll.) Jæg. — Cumberland bay :
eonnecting valley between S. and W. fiords.
Nouveau pour l’île ; n’était connu que de la région magellanique.
38. Rhacomitrium austro-georgicum Par. (Grimmia austro-patens
C. Müll.) — Cumberland bay : Pot harbour, Jason harbour, mt. Duse,
Bore valley. Royal bay : Moltke harbour.
39. Rhacomitrium Willii (C. Müll.) Par. — Cumberland bay: Jason
harbour.
40. Rhacomitrium ptychophyllum Mitt. — Cumberland bay : Pot
harbour.
Espèce nouvelle pour l’île ; connue de la Nouvelle-Zélande et de la
Tasmanie.
5 41. Rhacomitrium heterostichoides Card. — Cumberland bay : mt.
use.
N’etait connu que de V’lle des Etats. (Cfr. Budl. de U Herb. Boissier,
2e ser. t. V, p. 1004).
42. Rhacomitrium striatipilum Card. — Cumberland bay : Pot
harbour.
Nouveau pour l’île ; n'était connu que du Chili austral et dela Terre-
de-Feu. (Cfr. Bull. de "Herb. Boissier, 2%° sér., t. V, p. 1004.)
Ce BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zune Si.) 1906 (23)
43. Rhacomitrium lanuginosum Brid. — Cumberland bay: Pot
harbour, Bore valley.
Forme se rapprochant de celles que l’on a appelées Zeh. senile Sch. et
Rh. geronticum C. Müll. caractérisées surtout par la décurrence exa-
gérée du poil. Le Rh. glaciale (C. Müll.) Par., n’est également qu'une
forme de la même espèce, à tiges plus greles, très allongées, garnies de
rameaux réguliers, très courts.
ORTHOTRICHACEÆ
44. Orthotrichum crassifolium Hook. fil. et Wils. — Cumberland
bay : Jason harbour, May harbour. Royal bay : Moltke harbour.
Espèce nouvelle pour l’île, connue de la région magellanique, de
Kerguelen et des îles Auckland et Campbell.
BARTRAMIACEÆ
45. Bartramia subsymmetrica Card. sp. nova. (Typus in
herb. Cardot). — Espèce de la section Vaginella, se distinguant au
premier coup d'œil des autres espèces de ce groupe par sa capsule
longuement pédicellée, dressée, presque symétrique, et par ses tiges
allongées, raides à l’état sec, garnies de feuilles courtes. Péristome
simple. Touftes jaunâtres à la surface atteignant dix centimètres de
profondeur, envahies à l’intérieur par un tomentum brun abondant.
Paraît dioïque.
Cumberland bay : Jason harbour.
46. Bartramia patens Brid. (B. subpatens C. Müll. non Hpe ! B. aus-
tro-georgica Par. !) — Cumberland bay : Jason harbour, Pot harbour,
West fiord, valley between S. and W. fiords, Bore valley.
Le B. subpatens C. Müll. non Hpe., B. austro-georgica Par. ne diffère
du type de la region magellanique que par ses feuilles un peu moins
finement et moins longuement subulees, parfois moins étalées ; il est
souvent de plus petite taille et présente alors des transitions vers les
B. oreadella ©. Müll. et pycnocoleos C. Müll.
Forma chrysocolea Card. — Diffère du type par ses feuilles moins
étalées, à base jaune. Cumberland bay : Jason harbour.
Forma fragiifolia Card. — Feuilles très fragiles, la plupart brisées.
— Royal bay : Moltke harbour.
47. Bartramia leucocolea Card. Cumberland bay : West fiord.
N’etait connu jusqu'ici que de la Terre-de-Feu. (Cfr. Bull. de U Herb.
Boissier, 2”° ser.,t. V, p. 1006.)
48. Bartramia pycnocoleos C. Müll. — Cumberland bay : Potharbour.
mt. Duse, Moraine fiord.
49. Bartramia oreadella C. Müll. — Cumberland bay : West fiord,
Var. microphylla Card. — Cumberland bay : Pot harbour. (Cfr.
Bull. de ’ Herb. Boissier, 2"° ser., t. V, p. 1006.)
50. Bartramia diminutiva C. Müll. — Cumberland bay : Pot
harbour.
Nouveau pour l’île ; n'était connu que de Kerguelen.
51. Conostomum australe Sw. (©. rhymchostegium C. Müll. !) —
(24) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 9
Cumberland bay : Jason harbour, Pot harbour, mt. Duse, Moraine
fiord. Royal bay : Moltke harbour.
Il est absolument impossible de distinguer le C. rhynchostegium
C. Müll. du ©. australe SW. C’est à tort que Müller attribue à son espèce
une inflorescence dioïque : sur le type, communiqué par le Musée royal
de botanique de Berlin, les fleurs sont monoïques comme dans le
©. australe.
52. Philonotis varians Card. sp. nova. (Typus in herb. Cardot).
— Cette espèce se distingue du Ph. acicularis C. Müll. par sa nervure
plus ou moins longuement, mais toujours nettement excurrente. Elle
se rapproche beaucoup d’une espèce de Patagonie, que M. P. Dusén a
distribuée sous le nom de Ph. parallela Dus.. mais elle s’en différencie
par son tissu plus lâche, formé de cellules plus courtes, ses feuilles
périgoniales régulièrement étalées-dressées, plus brièvement acuminées,
et sa capsule lisse ou à peine plissée. Plante très variable, grêle ou assez
robuste ; feuilles espacées ou rapprochees, lancéolées, insensiblement ou
plus ou moins brusquement acuminées.
Cumberland Bay : Jason harbour, Pot harbour, Bore valley.
53. Philonotis vagans (Hook. fil. et Wils.) Mitt. — Cumberland
bay : Jason harbour .
Espèce nouvelle pour l’île, signalée au Chili et dans la region magella-
nique.
Var. inundata Card. var. nova. (Typus in herb. Cardot). — Forme
inondee, rappelant un peu, par son aspect, certaines formes du ÆRhyn-
chostegium rusciforme Br. eur., se distinguant en outre du type par sa
teinte noirätre, et par ses feuilles plus larges, ovales-lancéolées.
Cumberland bay : Jason harbour, associé à Sciaromium conspissatum.
(Hook. fil. et Wils.) Mitt.
54. Philonotis scabrifolia (Hook. fil. et Wils.) Broth. (Bartramia
Wall C. Müll. !) — Cumberland bay : Pot harbour, Bore valley.
Il est impossible de distinguer le Bartramia Will C. Müll. du Phi-
lonotis scabrifolia.
55. Breutelia graminicola (©. Müll.) Broth. — Cumberland bay :
Jason harbour. Bore valley.
Nouveau pour l’île ; n'était signalé jusqu'ici qu'à Kerguelen.
Forme à tiges plus trapues et plus robustes que sur le type de Ker-
guelen, mais bien identique pour la forme et le tissu des feuilles.
BRYACEÆ
56. Webera cruda Bruch. (Bryum viridatum C. Müll. !). — Royal
bay : Moltke harbour.
Il est impossible de distinguer spécifiquement du W. erudale Bryum
viridatum ©. Müll.
57. Webera pulvinata (C. Müll.) Par. — Cumberland bay : May
harbour.
58. Webera inflexa (C. Müll.) Par. — Cumberland bay : West fiord.
Royal bay : Moltke harbour.
M. Brotherus (in Engler, Pflanzenfamilien, Musei, p. 552) dit que
cette plante est un Philonotis ; cependant, d’après le brin unique que
J'ai reçu du Musée royal de botanique de Berlin, c’est certainement un
10 BULLETIN DE LÜHERBIER BOISSIER (Que siR.}. 1906 (25)
Webera, auquel se rapporte sans le moindre doute la Mousse récoltée,
en très petite quantité, par M. Skottsberg, et qui répond bien à la des-
eription de Müller.
59. Webera alticaulis (C. Müll.) Par. (Bryum amplirete C. Müll. )).
— Cumberland bay : Jason harbour, Moraine fiord.
Müller avait fait de cette plante une espèce distincte, sous le nom de
Bryum amplirete. Mais, à mon avis, il est impossible de la séparer du
W. alticaulis de la Terre-de-Feu, dont elle ne diffère que par ses feuilles
supérieures plus larges et généralement obtuses ; les feuilles inférieures
sont identiques. De plus, M. Skottsberg a rapporté de la Terre-de-Feu
des échantillons qui tiennent le milieu entre les deux formes.
60. Bryum lamprocarpum C. Müll. — Cumberland bay : Jason
harbour, Pot harbour, May harbour.
On se demande comment Müller a pu rapprocher cette Mousse des
Plagiobryum, avec lesquels elle n’a aucun rapport. M. Brotherus l’a
placée avec raison dans les Cladodium (Musci, p. 278).
61. Bryum parvulum Card. sp. #ova. (Typus in herb Cardot).
— Par la forme et le tissu des feuilles, par ses fleurs mâles terminales,
ainsi que par la forme de la capsule, cette espèce se rapproche de la
précédente, mais elle s’en distingue déjà au premier abord par sa petite
taille, son pédicelle beaucoup plus court (8 à 10 millimètres), et, en
outre, par son inflorescence monoique et par ses dents peristomiales
proportionnellement plus larges, pourvues de lamelles plus nombreuses
(15 à 18, au lieu de 8 à 10). Les segments de l’endostome sont plus ou
moins adhérents aux bords des dents.
Cumberland bay : May harbour.
POLYTRICHACEZÆ
62. Psilopilum antarcticum (C. Müll.) Par. — Cumberland bay:
Pot harbour, mt. Duse, Bore valley.
63. Pogonatum alpinum (L.) Röhl. (Polytrichrum austro-georgicum,
nanocephalum, timmioides, plurirameum C. Müll. !). — Cumberland
bay : Jason harbour, Pot harbour, May harbour, Moraine fiord.
Forma austro-georgieum Card. (Polytrichum austro-georgieum
C. Müll.) — Cumberland bay : Jason harbour, Pot harbour, May har-
hour, Moraine fiord, mt. Duse, Bore valley. Royal bay : Moltke harbour.
Forma nanocephalum Card. (‚Polytrichum nanocephalım ©. Müll.). —
Cumberland bay : Jason harbour.
L’examen d’echantillons originaux des Polutrichum austro-georgieum
nanocephalum, timmioides et plurirameum de C. Müller prouve bien
que ces plantes ne sont que de simples formes du Pogonatum alpınum,
qui est une espèce extremement variable. Le P. austro-georgicum differe
à peine de la var. septentrionale Brid. je
64. Polytrichum piliferum Schreb. — Cumberland bay : Pot
harbour, West fiord, Bore vallev, Moraine fiord. ;
Nouveau pour lîle : espèce cosmopolite.
Les échantillons de la Géorgie du Sud, de même que ceux de la
Terre-de-Feu, ont les feuilles plus courtes, plus larges et moins atté-
nuées au sommet que le type d'Europe, ce qui les rapproche beaucoup
de Ja var. Hoppei Rabenh.
(26) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 11
65. Polytrichum juniperinum Willd., forme voisine de la var. alpinum
Sch. — Cumberland bay : Moraine fiord.
Nouveau pour l’île : espèce cosmopolite.
66. Polytrichum strictum Banks, var. alpestre Rabenh. (P. macro-
raphis ©. Müll. !. — Cumberland bay : May harbour, Jason harbour,
Moraine fiord. Royal bay : Moltke harbour.
D’après l’examen d’un brin du type, le P. macroraphis C. Müll. n’est
certainement qu’une forme du P. strietum, bien analogue, sinon iden-
tique, à la var. alpestre Rabenh.
LEUCONDONTACEÆ
67. Lepyrodon lagurus (Hook.) Mitt. — Cumberland bay : Pot har-
bour.
Nouveau pour l'île ; existe dans la region magellanique, au Chili, en
Australie, en Tasmanie et à l’île Campbell.
LESKEACEÆ
68. Pseudoleskea antarctica Card. — Cumberland bay : Jason
harbour.
Espèce nouvelle pour l'île ; n'était encore connue que du détroit de
Geriache.
69. Pseudoleskea platyphylla Card. sp. #ova. (Typusin herb.
Cardot). — Difière de l’espece précédente par son port plus robuste,
ses rameaux plus larges et plus allongés, et ses feuilles du double plus
grandes, ovales-lancéolées, plus brièvement acuminées.
Cumberland bay : Pot harbour.
70. Pseudoleskea calochroa Card. sp. #ova. (Typus in herb
Cardot). Cette espèce tient en quelque sorte le milieu entre le
P. filum (C. Müll). Par. et le P. chalaroclada (C. Müll.) Par., de Ker-
guelen. Plus robuste que la première de ces deux espèces, elle s’en
distingue par ses rameaux plus épais, et par ses feuilles plus grandes
et plus larges, ovales-lancéolées, formées de cellules plus allongées : elle
diffère de la seconde par ses rameaux plus courts, plus fins, subjulaces,
par ses feuilles plus imbriquees. plus petites et plus courtes, et par son
tissu plus lâche, formé de cellules plus courtes. Paraphylles très rares.
Touftes d’un beau jaune doré.
Cumberland bay : May harbour.
71. Pseudoleskea strictula Card. sp. »ova. (Typus in herb.
Cardot). — Se distingue du P. antarctica Card. par sa teinte plus
verte, son port très différent, ses rameaux grêles, allongees, dressés,
ses feuilles plus longuement et plus étroitement acuminées, sa nervure
subexeurrente. Les rameaux ramuleux et les feuilles plus étalées et
beaucoup plus larges, différencient cette espèce des P. filum et austro-
catenulata (C. Müll.) Par. Elle se sépare enfin du 2. calochroa Card.
par sa teinte verte, ses rameaux plus fins, ses feuilles plus petites, moins
imbriquées, et sa nervure subexcurrente. Paraphylles lanceolees-
subulées, assez nombreuses.
Cumberland bay : Pot harbour.
12 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.), 1906 (27)
Les P. antarctica, platyphylla, calochroa et strictula ont le même
tissu ; peut-être appartiennent-elles à une seule espèce très variable.
Mais elles diffèrent tellement les unes des autres par leur port que, en
l'absence de formes de transition, il me semble préférable de les décrire
séparément.
HYPNACEZÆ
72. Brachythecium georgico-glareosum (C. Müll.) Par. — Cum-
berland bay : in monte supra Pot harbour.
73. Brachytecium subplicatum (Hpe.) Jæg. — Cumberland bay :
Jason harbour.
Nouveau pour l’île : signalé dans la region magellanique et à Ker-
guelen.
74. Brachythecium Skottsbergii Card. sp. nova. (Typus in
herb. Cardot). — Diffère du B. subplicatum (Hpe.) Jæg., auquel on
peut le comparer, par ses tiges et ses rameaux plus courts, par ses
feuilles moins concaves, moins brusquement acuminées. et par son tissu
plus lâche. Il rappelle aussi beaucoup le B. antarcticum Card. var.
cavifolinm Card., du détroit de Gerlache, mais s’en distingue par son
port plus trapu, par ses feuilles moins concaves et par son tissu moins
lâche.
Cumberland bay : May harbour, Pot harbour, Jason harbour,
Moraine fiord.
75. Brachytecium subpilosum (tiook. fil. et Wils.) Jæg. — Cumber-
land bay : Jason harbour, May harbour. Royal bay.
Nouveau pour l’île ; signale dans la region magellanique et à Ker-
guelen ; M. Skottsberg l’a récolté aussi dans la region antarctique.
76. Amblystegium austro-fluviatile (©. Müll). Par. — Cumberland
bay : Pot harbour.
77. Sciaromium conspissatum (Hook. fil. et Wils.) Mitt. — Cumber-
land bay: Jason harbour, avec une forme robuste, se rapprochant
beaucoup du 8. confluens (C. Müll.) Par. :
Espèce nouvelle pour l’ile, signalée jusqu’à present à Kerguelen et
dans la région magellanique.
78. Hypnum uncinatum Hedw. — Cumberland bay: Jason harbour.
Forma georgico-uncinatum Card. H. georgico-uncinatum C. Müll. !).
Cumberland bay : May harbour, Moraine fiord. Royal bay : Moltke
harbour. iR
Il est tout à fait impossible de séparer cette forme del’ A. uncinatum;
elle ne diffère guère de la var. plhumulosiun Sch. que par ses feuilles
plus fortement plissées.
79. Hypnum austro-stramineum C. Müll. var. subfluitans C. Müll.
— Royal bay : Moltke harbour.
80. Hypnum sarmentosum Wahl. — Cumberland bay : West ford,
Bore valley.
Nouveau pour l’île ; espèce de la zone boréale, existant aussi en Nou-
velle-Zélande et dans l’Antaretide.
Petite forme à tiges courtes, hautes de 2 à 3 centimètres, de colora-
tion plus pâle que le type, mais bien identique pour tout le reste.
(28) JULES CARDOT, NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 13
II. Espèces de l’Antaretide.
Les Mousses rapportees par M. Skottsberg de la zone antaretique
sont au nombre de 23 especes, sur lesquelles 5 sont inedites et 7 autres
sont nouvelles pour cette zone.
En ajoutant aux recoltes de M. Skottsberg les quelques especes
recueillies en 1843 par J. D. Hooker sur l’île Cockburn, et celles
rapportées par les expéditions de la Belgica (1897-1899), de la Southern-
Cross (1898-1900) et de la Scotia (1902-1903), nous arrivons pour la
zone artarctique à un total d’une cinquantaine d’espèces environ ‘. 20 ou
22 semblent jusqu'à présent localisées dans l’Antarctide ; 13 sont
communes à cette zone et à la Géorgie du Sud ; 14 (dont 9 plus ou
moins cosmopolites) se retrouvent dans le domaine magellanique : 11
enfin, presque toutes cosmopolites, existent dans la zone boréale. — Les
Pleurocarpes forment un peu moins du sixième des espèces.
Charleville, 7 novembre 1905.
ANDREÆACEÆ
1. Andreæa regularis C. Müll. — Shetland du Sud : île Nelson, Har-
mony Cove. Terre Louis-Philippe : île Challenger et débarquement c.
Nombreux échantillons, formant de larges coussinets, généralement
beaucoun plus robustes que le spécimen original de la Géorgie du Sud,
communiqué par le Musée royal de botanique de Berlin, mais concor-
dant exactement pour la forme et le tissu des feuilles. Celles-ci ne sont
pas toujours « integerrima » comme le dit Müller : elles sont souvent
crénelées, sinuées ou subdenticulées au-dessus de la base, même sur
l'échantillon original.
L’A. regularıs est nouveau pour la zone antarctique. Mais il est pro-
bable que l’A. pycnotyla Card., du détroit de Gerlache, devra lui être
rattaché comme variété ; dans cette forme, les feuilles sont moins
rapprochees et le tissu est moins épaissi ; parmi les nombreux spécimens
rapportés par M. Skottsberg, on en trouve qui se rapprochent beau-
coup de cette forme, sans cependant lui être complètement identiques.
La longueur de l’acumen semble très variable.
2. Andreæa depressinervis Card. — Terre Louis-Philippe : baie
d'Espérance.
Forma robusta Card. — Terre Louis-Philippe : debarquements b etc.
Var. compacta Card. — Archipel de Graham : île Paulet.
Le chiffre ne peut pas être fixé actuellement avec exactitude, plusieurs
espèces de Hooker restant douteuses, et d’autres, provenant des expéditions de
la Southern-Cross el de la Scotia n'ayant pas élé déterminées spécifiquement.
1% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sen.). 1906- (29)
WEISIACEÆ
3. Dicranoweisia grimmiacea (C. Müll.) Broth. — Terre Louis-
Philippe : île Challenger et debarquements a, b et d.
Sur les échantillons fertiles, la capsule est un peu plus grosse que sur
les spécimens de la Géorgie du Sud, mais la forme et le tissu des feuilles
ne présentent aucune différence. Parmi les échantillons provenant de
l'île Challenger, on trouve une forme à feuilles plus courtes (f. brevi-
folia Card.), et une autre à feuilles très larges à la base (f. latifoha Card.)
Espèce nouvelle pour l’Antarctide.
DICRANACEÆ
4. Dicranum Nordenskioldii Card. sp. »ova. (Typus in herb.
Cardot). — Espèce voisine, ou. peut-être, race polaire du D. aciphyllum
Hook. fil. et Wils., s’en distinguant par sa nervure généralement moins
large et mieux délimitée, et surtout par son tissu basilaire formé de
cellules à parois minces ou à peine épaissies, non ou très peu poreuses.
Terre Louis-Philippe : débarquement c, avec une forme minus Card.,
ressemblant beaucoup, exterieurement, au Dlindia Skottsberqu Card.
mais s’en differeneiant par sa nervure plus large et pourvue de stereides
sur les deux faces, principalement sur la face dorsale.
SELIGERIACEÆ
5. Blindia Skottsbergii Card. forma robusta Card. — Terre Louis-
Philippe : débarquement c.
Forme plus robuste que le type de la Géorgie du Sud ; touftes attei-
enant 5 centimètres de profondeur. Espèce nouvelle pour l’Antaretide.
DITRICHACEZÆ
6. Ceratodon purpureus Brid. — Terre Louis-Philippe : baie d’Espe-
rance et débarquement c.
Plusieurs formes stériles, dont l’une se rapproche de la var. brenifolius
par la brièveté des feuilles.
7. Geratodon grossiretis Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Se distingue du Ü. purpureus Brid. par son tissu foliaire
formé de cellules presque du double plus larges, caractère qui paraît
constant. Le C. antarcticus Card., du détroit de Gerlache, qui a égale-
ment de grandes cellules, diffère de l’espèce nouvelle par ses feuilles
plus larges, à bords plans, à tissu basilaire plus lâche, hyalin ou
subhyalin, et par sa nervure moitié moins forte.
Terre Louis-Philippe : débarquement c.
Var. validus Card. var. nova. (Typus in herb. Cardot.) — Diffère
du type par son port plus robuste, sa teinte noirâtre, ses feuilles plus
grandes et plus raides, et sa nervure plus forte et plus longuement
excurrente. Port d’un Bryum.
Terre Louis-Philippe : débarquement c.
(30) JULES CARDOT. NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 15
POTTIACEÆ
8. Tortula excelsa Card. sp. nova. (Typus in herb. Cardot). —
Belle espèce robuste, semblable par son port et sa grande taille au
T. robusta Hook. et Grev., mais s’en distinguant aisément par ses
feuilles plus courtes, plus brièvement acuminées, moins dentées, par ses
cellules plus petites, les marginales non différenciées, et par son tissu
basilaire plus lâche, formé de cellules à parois plus minces. Les carac-
tères du tissu rapprochent davantage cette espèce du 7°. filaris(C. Müll.)
Broth., de la Géorgie du Sud, dont elle se distingue d’ailleurs au pre-
mier abord par sa taille beaucoup plus robuste (les tiges atteignent
jusqu’à 10 centimètres de haut), et par ses feuilles plus grandes et plus
allongées. |
Shetland du Sud : île Nelson, Harmony Cove.
9. Tortula monoica Card. — Terre Louis-Philippe : baie d’Espe-
l'ance.
Echantillon stérile, mais qui me semble bien appartenir à cette espece ;
il diffère cependant du type des îles Falkland par ses feuilles générale-
ment plus courtes, à bords presque plans ou légèrement révolutés seu-
lement vers le milieu, et par son poil ordinairement plus court; le
tissu concorde.
Espèce nouvelle pour lAntarctide, rapportée également par
M. Skottsberg des Falkland et de la Géorgie du Sud.
GRIMMIACEÆ
10. Grimmia Antarctici Card. sp. nova. (Typusin herb. Cardot).
— Espèce de la section Schistidium à peristome rudimentaire, formé
de dents courtes, tronquées, très voisine du G. atrofusca Sch., d’Eu-
rope, dont elle se distingue par sa capsule plus courte, cyathiforme, et
par les cellules de la partie supérieure des feuilles presque partout en
une seule couche, sauf sur les bords, où elles sont en deux couches (et
encore pas constamment), tandis que dans le @. atrofusca toute la
partie supérieure de la feuille est bistrate. Par la forme de la capsule,
le @. Antarctici se rapproche du @. sphærica Sch. de la zone boréale,
mais il en diffère par ses feuilles épilifères, obtuses, subobtuses ou sub-
aigües, les supérieures seules présentant parfois un petit apicule hyalin
extrêmement court. On peut encore le comparer aux @. occulla C. Müll.
et celata Card., de la Géorgie du Sud ; il se distingue déjà de ces deux
espèces par ses feuilles presque entièrement unistrates ; les feuilles épi-
liferes et l’imperfection du péristome l’éloignent en outre du @. occulta.
et le @. celata, dont le péristome n’est pas connu, a les cellules supé-
rieures beaucoup plus petites et moins distinctes.
Shetland du Sud : île Nelson, Harmony Cove. Terre Louis-Philippe :
débarquement «a. Archipel de Graham : île Paulet.
Nommé en souvenir du navire de l’Expedition, brisé par les glaces
sur les eötes de l’île Paulet, où croît cette espèce.
16 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.) 1906 (31)
BARTRAMIACEÆ
11. Bartramia pycnocoleos C. Müll. forma. — Terre Louis-Philippe:
débarquement a.
Diffère de la plante de la Géorgie du Sud par ses feuilles plus petites,
plus finement subulées, tombant très facilement. Espèce nouvelle pour
l’Antaretide.
BRYACEZÆ
12. Webera Racovitzæ Card. — Shetland du Sud : ile Nelson, Har-
mony Cove. Terre Louis-Philippe : debarquements b, €, d.
Sur les échantillons de l’île Nelson, les feuilles sont ordinairement un
peu plus grandes et plus nettement dentieulees dans le haut que sur le
type du détroit de Geriache. Les spécimens de la Terre Louis-Philippe
sont généralement plus robustes et quelques-uns portent des fleurs
synoïques : les feuilles périchétiales sont allongées, distinetement dentées
vers le sommet.
13. Bryum Gerlachei Card. — Terre Louis-Philippe: île Challenger.
14. Bryum antarcticum Hook. fil. et Wils. — Archipel de Graham :
îles Paulet et Seymour.
15. Bryum argenteum L. — Archipel de Graham : île Paulet.
16. Bryum cephalozioides Card. sp. nova. (Typus in herb.
Cardot). — Tres petite espece du groupe Argyrobryum, formant de
petits gazons d’un vert glauque, rappelant ceux de certains Cephalozia.
Se distingue du B. amblyolepis Card., du détroit de Gerlache, par ses
dimensions encore plus faibles, par ses feuilles plus courtes, suborbicu-
laires, largement arrondies, rarement apiculées, par sa nervure plus
faible, disparaissant ordinairement vers le milieu, souvent presque
nulle, enfin par son tissu plus lâche, formé de cellules plus courtes.
Archipel de Graham : île Paulet.
POLYTRICHACEÆ
17. Pogonatum alpinum (1..) Röhl. — Shetland du Sud : île Nelson,
Harmony Cove. Terre Louis-Philippe : débarquement 4.
Forme à feuilles entières ou peu dentées, assez courtes, à peu près
identique à la var. septentrionale. Certains échantillons passent à la
var. brevifolium. |
Var. brevifolium Brid. — Shetland du Sud : île Nelson, Harmony
Cove. Terre Louis-Philippe : débarquement b. — Forma elata Card.
Feuilles de la var. brevifolium, mais tiges élancées, atteignant 8 centi-
mètres. — Terre Louis-Philippe : île Challenger.
18. Polytrichum strictum Banks, var. alpestre Rabenh. — Terre
Louis-Philippe : baie d’Esperance et débarquement c.
19. Polytrichum antarcticum Card. — Terre Louis-Philippe:
débarquement ce.
Forme courte, rabougrie, ayant le port du P. piliferum Schreb.,
mais s’en distinguant toujours par ses cellules basilaires plus courtes,
(32) JULES CARDOT, NOTICE PRÉLIMINAIRE SUR LES MOUSSES. 17
et par les cellules des lamelles à parois minces, les marginales ne por-
tant pas d’épaississement papilliforme au sommet.
HVYPNACEZÆ
20. Brachythecium antarcticum Card. — Shetland du Sud : île Nel-
son, Harmony Cove, Terre Louis-Philippe : île Challenger et debarque-
ment a. Archipel de Graham : île Paulet.
Les échantillons de l’île Nelson sont plus robustes que les spécimens
originaux du détroit de Gerlache ; leurs tiges atteignent 7 et 8 centi-
mètres.
Var. cavifolium Card. — Terre Louis-Philippe : île Challenger.
Archipel de Graham : île Paulet. — Forma robusta Card. Terre Louis-
Philippe : débarquement b.
21. Brachythecium subpilosum (Hook. fil. et Wils.) Jæg. — Terre
Louis-Philippe : débarquement a.
Espèce nouvelle pour l’Antarctide.
22. Hypnum uncinatum Hedw. — Shetland du Sud : île Nelson,
Harmony Cove. Terre Louis-Philippe : île Challenger et débarque-
ments a, b, c, d. Archipel de Graham : île Paulet.
Les nombreux échantillons récoltés par M. Skottsberg tant à l’île
Nelson qu’à la Terre Louis-Philippe, se rapportent à la forme du
détroit de Gerlache que M, Renauld a désignée sous le nom de forma
polaris. (Cfr. Résultats du voyage du $. Y. Belgica, Mousses, p. 43-44).
Une forme analogue existe dans les îles de la mer de Behring et à
Plower bay, Sibérie. (Cfr. Cardot et Thériot, The Mosses of Alaska, in
Proced. Wash. Acad. IV, p. 340). Cependant, la forme antarctique a
généralement la nervure plus forte, le tissu plus lâche et l’acumen plus
court que la forme boréale. Elle est, d’ailleurs, très variable ; souvent,
les tiges des bords des touffes diffèrent considérablement de celles du
centre, qui ont, en général, les feuilles plus courtes, plus petites et plus
imbriquées.
M. Skottsberg a encore récolté à l’île Paulet un tout petit spécimen
représentant une forme minuscule, à feuilles vivement eireinees, plus
finement acuminées et à tissu plus serré que sur la forme antarctique
ordinaire, laquelle semble extrêmement répandue, à en juger par le
grand nombre d'échantillons rapportés par M. Skottsberg.
23. Hypnum sarmentosum Wahl. — Terre Louis-Philippe : debar-
quement a.
J'ai trouvé des traces de cette espèce, nouvelle pour l’Antarctide,
dans une touffe formée d’un mélange de Brachythecium antarcticum et
d'Hypnum uncinatum.
VI
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n9 1, 31 décembre 1906. 2
y
18
QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES
DE LA
FLORE CHINOISE
PAR
J.-W. PALIBIN
Depuis quelques années je m'occupe des riches herbiers du Jardin
Impérial Botanique à Saint-Pétersbourg, contenant des collections pré-
cieuses des plantes de l’Extrême-Orient. Durant cette période, j'ai publié
quelques recherches sur les questions de la botanique systématique et de
la géographie botanique de l’Empire du Milieu et Corée. J'ai aussi eu la
possibilité d'étudier les diverses collections appartenant aux musées de
la Sibérie; entre autres, mon ami défunt N. Martjanoff, fondateur du
musée local de Minoussinsk, m'a fait parvenir une collection de plantes
chinoises recueillies dans la province Fokien, aux environs de la ville de
Futschan, dans la Chine orientale. En outre, j'avais à ma disposition les
collections des plantes de la Mongolie orientale et de la Chine septentrio-
nale, récoltées par moi-même en 1899, pendant mon voyage dans ces
régions.
Dans les susdites collections j'ai trouvé les espèces nouvelles pour la
science dont j'ai l'honneur de soumettre la description à l’altention des
spécialistes.
Sant-Pétersbourg, octobre 1905.
Guldenstädtia Henryi sp. n. typus in herb. Petrop.
Radice lignosa; caule divaricato-ramoso stolonifero, adscendente supra
villoso-tomentoso, basi lignoso, fere glabro; folia 5-7 juga, rotundato-
elliptica, breviter petiolata apice apiculata, supra fere glabra subtus
villosa secus nervos tomentosa; stipulæ ovato lanceolatæ vel lanceolatæ
deltoideæ sessiles, herbaceo-scariosæ; pedunculi folia superantes. Umbel-
læ pedicellatæ 3-6-flores, bracteatæ; calyx cum bracteis villosis (bracteæ
deltoideo-subulatæ), usque ad medium 5-fidus; dentes subulati inæquales
(ut in G. maritima Maxim.); vexillum obovato-oblongum, breviter ungui-
culatum, alæ '/ı breviores oblongæ legumen ignotum.
Prov. chinensi : Hupeh. Ichang sept. anno 1886a, Dr A. Henry
(N. 1308), oct. 1887 (N. 3384) et Szechuan : sine loco speciali, a
Dr A. Henry (8982) lecıa.
(2) J.-W. PALIBIN. ESPÈCES NOUVELLES DE LA FLORE CHINOISE. 19
Dimensiones : Folia cum petiolo 10-11 cm. longa, sine petiolo usque
7 mm. longa 3-5 mm. lata, pedunculi usque 13-14 cm. longi flores (cum
pedicello) 25-28 mm. longi.
Planta sub nomine G. multiflore e horto Kewense distributa, a qua
caule divaricato-ramoso, basi lignoso, foliis rotundatis. jam junioribus
supra glabris (adultis fere glabris), pedunculis folia superantibus bene
distincta.
Dès le premier coup d’œil cette plante diffère de G. multiflora Bge.,
qui présente une plante acaule, aux tiges florifères courtes el aux feuilles
très velues surtout dans le jeune âge. Notre plante a, à la base, une tige
ligneuse et forme des stolons ascendants qui rampent sur le sol et don-
nent beaucoup de rameaux. Les feuilles orbiculaires, à la surface entière-
ment nue dans le jeune âge, sont revêtues de poils de place en place
dans l’âge adulte. Les stipules pelliculeuses, herbacées, de forme ovale-
lancéolée ou lancéolée, plus ou moins aigues. Les fleurs sont assez
grandes (au nombre de 3-6), placées sur de longues tiges florifères dont
la longueur excède celle des feuilles. Le calice orné de poils touffus sur
un court pédoncule à dents dont la longueur égale celle du tube du
calice et dont deux sont plus grandes que les deux dents de côté et la
cinquième plus courte que ces dernières (comme chez G. maritima
Maxim.) l’étendard de forme ovale, allongée, les ailes d’un quart plus
courtes que l’étendard, les fruits mürs inconnus.
La plante fut distribuée par le Jardin Royal Botanique de Kew sous le
nom de @. multiflora Bge.
Seseli laserpitifolium sp. n. Typus in nerb. Petrop.
(Eu-Libanotis). Caule terete, sulcato, fere glabro, foliis bi-vel-tripinna-
tisectis, segmentis margine ciliatis in lacinias oblongas vel lineari-
lanceolatas mucronalas partitis, ad costam primariam vix ciliatam decus-
satis; rhachibus teretibus sulcalis, vaginis elongatis oblongo linearibus;
umbellis magnis convexis multi-radialis; involucro involucellisque
polyphyllis; foliolis herbaceis lineari subulatis margine ciliatis tandem
recurvalis umbellam superantibus: umbellis densis radiis inæquali pubes-
cente-asperulis; petalis obovatis, lacinulis inflexis auctis albidis vel vix
coloratis ; ovario calyceque puberulis; fructibus hirtis; valleculis 3-vittatis:;
commisura medio elevata lineis quattuor obscuris notata.
Planta e seminibus, in China boreali sylvis Weichang dictæ, a
S. W. Palibin, anno 1899 lectis, in horto Petropolitano enata.
Dimensiones : Gaules usque À ‘/2 m. alti; folia inferiora (cum petiolis)
20-28 cm. longa et 12-13 cm. lata; umbella 5-7 cm. lata; fructus maturus
4 1/2-5 mm. longus et 2 !/2-3 mm. latus.
Seseli (Libanotis) condensatæ (Fisch.) Rchb. f. affinis, sed foliis magnis
ambitu lato-ovatis (non oblongis) involucri phyllis umbellam superan-
tibus (interdum tripartitis) fructibus majoribus commissura medio elevata
diversa est.
Plante belle et haute dont la hauteur atteint presque 1 ‘/: m.,
aux feuilles grandes pari-pennées, aux contours largement ovales rap-
pelant les feuilles de S. (Libanotis), seseloides Turcz., mais qui diffèrent
de ces dernières par leurs segments plus grands, plus larges et plus
pennés. Une espèce voisine de la nôtre, S. (L.) condensata (Fisch.) Rehb. f.,
porte des feuilles relativement peu grandes, pennées, aux contours
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sé.) 1905 {3}
allonges. La plus grande ressemblance avec notre espèce par rapport à Ja
forme des feuilles, présente. Le Laserpitium prutenicum L., d'où le
nom de l’espèce. Les feuilles de l’involucre de notre plante sont plus
longues que celles de S. condensata Rchb. f. et d'autre part, la côte dorsale
des fruits n’est pas plate, mais muni d’une commissure élevée.
Les graines de cette espèce ont été récoltées par M. J. Palibin, en
octobre de 1899, dans la Chine septentrionale, dans les forêts de
Weichang, sur les pentes des montages couvertes de mélèze de Daourie,
à 15 kilomètres au S.W. de la station missionnaire à Tung-kia-ying-tze.
Cette plante s’est bien enracinée dans le sol du Jardin Impérial Bota-
nique; elle a fleuri et donné des fruits durant les trois dernières années.
Anotis chrysotricha sp. n. Typus in herb. Petrop.
(Euanotis Hook.) Herba perennis, diffusa stolonilera; caulis basi
lignosus, hirtus, usque pedalis; pilis adspersus aureo-flavescentibus
tectus, folia breviter petiolata elliptico-lanceolata vel elliptica acuminata,
supra parce subtus densius secus nervos pilis longiuseulis obsila:
stipulis brevibus connais, margine subulato-dentatis, pilosiusculis ; cymi
axillares abbreviati 1-3-flori, calyce infundibuliforme pilosiusculo (pilis
longis albidis tecto), pedicellis fere æquilongo: dentibus subulatis inte-
gerrimis calycem superantibus; corolla infundibuliforme profunde lobata.
rosea exius fere glabra, intus barbata, lobis linearibus acuminatis; stami-
nibus 4, inclusis fere sessilibus, stigmate clavato, bifido, medio barbato;
capsula 2-loculari, loculis oligo-spermis (ovula usque ad 5); semina
globosa, matura non visa,
Prov. chinensi : Fokien, propre opp. Foochow a. 1889 a cl. N. Melni-
koff lecta. 2
Dimensiones : Caulis usque pedalis, foliis (cum petiolo) 20-28 mm.
longis et 10-12 mm. latis; floribus 4-5 mm. longis.
Solum A. Leschenaultianæ W. et Arn. similis, qua floribus terminali-
bus. multis, corollis longioribus deltoideis sæpe dentatis facile dignos-
citur. Species sinicæ : A. Thwaitesiana Maxim. et A. berhavioides Maxim.
a nostra longissime diversæ sunt.
Plante peu grande, aux tiges étendues sur le sol, couvertes de
feuilles opposées. elliptiques allongées, dont la surface est brillante et quasi
nue et qui portenten dessous (surtout sur la ligne des nervures) des poils
d’un jaune-doré qui recouvrent aussi la tige. Les fleurs sont disposées
en des cymes glomérulées au nombre de 1-3; le calice aux dents
longues et aiguës, plus longues que le tube. La corolle infundibuliforme
profondément fendue, rose, nue à l'extérieur, velue dessous. L’ovaire
biloculaire renferme jusqu'à cinq ovules, le style bilob& arrondi au
sommet. Les graines globuleuses inconnues dans l’âge adulte.
La plante fut récoltée par M. Melnikoff aux environs de la ville
Foochow, dans la province Fokien, en été 1889 et mise en possession du
musée local de Minoussinsk.
Pieris popowi sp. n.
Frutex (humilis ?); ramulis elongatis, adscendentibus glabris vel basi
setis sparsis, elongatis glanduliferis tectis; foliis concoloribus. lanceolatis
longe acuminatis, basi cuneatis, margine remote dentalis, carlilagineis,
dentibus apiculatis, racemis floriferis elongatis, aphyllis vel foliiferis,
(4) I.-W. PALIBIN. ESPÈCES NOUVELLES DE LA FLORE CHINOISE, 21
alternantibus, ramosis, divaricato-distantibus, floribus pendulis: pedicellis
brevibus, bractealis, bracteis parvis foliiformibus pedicello longioribus;
calyce campanulato 5 dentato, dentibus obtusiusculis corolla urceolata
glabra 5-lineata, corollæ lobis brevibus obtusiusculis marginatis; slamina
inclusa; filamentis ciliatis antheris dorso biaristatis duplo brevio-
ribus; ovario 5-lobo, 5-loculari; stylo elongato, apice incrassato, abrupte
truncalo.
Prov. chinensi : Fokien prope opp. Foochow a 1884 a cl. P. Popow,
consulo rossico lecta.
Dimensiones : Folia usque 8-9 em. longa et À ‘/2-2 cm. lata; pedicelli
usque 2 mm. longi; corolla 7-8 mm. longa et 5-4 mm. lala.
Quoad folia P. formosam D. Don, appropinquat (sed in nostra folia
minora angustiora) flores tamen diversi sunt — primo aspectu P. ovali-
foliam D. Don in mentem vocant.
Le matériel dont nous disposons représente plusieurs rameaux appar-
tenant à ce qu'il semble à un arbrisseau aux rameaux ascendants. Les
rameaux d’un brun-grisätre, en partie nus, en partie recouverts de
poils séparés, glanduleux. dont la longueur excède celle du diamètre de
la tige. Les feuilles alternes, sur de courts pétioles, allongées, lancéo-
lées, aiguës s’amineissant vers la base, munies sur les bords de petites
dents séparées, épineuses. Les grappes allongées (parfois excédant la
longueur des feuilles) leurs branches sont divariquées, les fleurs pen-
dent sur de courts pédoncules. La corolle urcéolée à cinq lignes bien
marquées; la corolle légèrement obtuse, courte, tombante. Les étamines
plus courtes que la corolle; les filets de l’étamine poilus. Les anthères
allongées, sur le côté dorsal à deux courtes cornes. L’ovaire quinque-
oculaire, le style allongé, épaissi au sommet, le bout tronqué.
La plante fut récoltée pour la première fois par M. P. A. Popoff, feu
consul de Russie à Foochow (province de Fokien), en été de 1884. et
transmise par lui avec une collection des plantes de Foochow à l'herbier
du Jardin Impérial Botanique.
Dioscorea hypoglauca sp. n. Typus in herb. Petropol.
(Stenophora 2). Gaule gracili flexuoso: foliis sparsis alternis peliolo
triplo longioribus, lamina membranacea cordato-oblonga longe acumi-
nata, 5-nervia, Supra atro-viridi subtus glaucescente ad nervos margi-
nesque pilis sparsis scabris sessilibus vel tripartilis conspersis (oculo
nudo vix obsoletis) tectis; spicis floriferis elongatis remotis axillaribus,
masculinis geminis vel (in parle superiore caulis) solitariis folia sesqui
superantibus, flores masculi gemini vel terni sessiles bracteati, bracteis
lobatis; perianthio turbinato-rotato 6-partito, lobis elliptico-oblongis
obtusiusculis reflexis; rudimentum ovarii distinetum pyramidatum ;
stamina 3, didyma rudimento usque duplo longior vel triplo (staminodia
brevissima, tria: spicis femininis solitariis elongatis fere usque pedalis
paucifloris, [ruclibus juvenilibus ovatis elongatis maturis ame non visis.
Prov. chinensi : Fokien, prope opp. Foochow anno 1889 a cl. Melnikoff
lecta.
Dimensiones : Foliis usque 20 cm. longis et 6 cm. latis, spieis mascu-
Iinis 4-10 em. longis, spicis femininis fructiferis 20-22 cm. longis, floribus
2-2 !/2 mm. species valde dislineta inter species notas D. gracillimæ Mid.
solum proxima.
as
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1905 (5):
C’est une plante de dimensions évidemment assez grandes (l’herbier ne
possède que des parties de la tige de 30-40 cm. de longeur) aux feuilles
grandes d’un bleu-noir en dessous et aux longues grappes en forme
d’epi et aux fleurs séparées. La tige est anguleuse, nue et flexible, les
feuilles grandes, isolées aux pétioles courts (le pétiole de la feuille est
trois fois plus court que le limbe) cordiformes, allongées longuement
aiguës, à cinq nervures, d’un vert sombre à la surface et bleu-noir en
dessous, recouvertes le long des veines et des bords de petits poils
raides, étoilés et dressés (à peine visible). Les fleurs disposées séparé-
ment sur des épis allongés, placés à l’aisselle des feuilles. Les fleurs
mâles sur de longs épis (dont la longueur excède celle des feuilles d’une
fois et demie) sont disposées deux à deux dans la partie inférieure de la
tige et séparément sur son sommet. Les fleurs mâles placées sur l’Epi
en cymes à l’aisselle des bractées sinuées. Le périanthe rotacé, presque
plat, le limbe à six divisions elliptiques, allongées, arrondies au sommet.
tombantes. Le rudiment de l'ovaire est une protubérance de forme
pyramidale. Les étamines au nombre de trois, courtes; anthères bilocu-
laires, réunies par le connectif, leur longueur est deux ou trois fois plus
grande que celle du rudiment. Les fleurs femelles sur de long épis
(presque un pied de longueur) disposées séparément à l’aisselle des
feuilles. Les jeunes fruits de forme ovaleallongée, nus — adultes
inconnus.
Cette espèce intéressante diffère beaucoup de toutes les espèces jus-
qu’à présent connues de ce genre et qu'on rencontre dans la flore chinoise.
Le caractère de l’inflorescence et la forme des feuilles de l'espèce en
question, rappellent en quelque sorte l'espèce japonaise D. gracillima Miq. ;
mais en même temps la posilion que cette espèce occupe dans le rang
d’autres représentants du genre Dioscorea, est assez indéfinie, car notre
espèce ne peut être introduite dans aucune des sections qui, suivant
M. Uline (A. Engler und K. Prantl. Die natürlich. Pflanzenfanulien,
Nachträge zum I-IV Theil. (1897) S. 80-87) composent ce genre. Malgré
l’affinité apparente de notre espèce avecle D. gracillima Miq., cette dernière
se rapporte évidemment à la section Stenophora établie par M. Uline (à
laquelle il attribue cinq espèces sino-japonaises) dont les représentants
ont tous six élamines bien développées, entièrement nues, tandis que
l'espèce en queslion n’a que trois étamines complètement développées et
les feuilles recouvertes de poils dressés et éloilés, ce qui la rapproche des
représentants de la section Syntepaleia Uline (peu étudiés jusqu'à
present) que l’on rencontre dans l’Afrique occidentale et qui ne sont pas
(d’après Uline) des plantes herbacées, mais des sous-arbrisseaux. II est
fort probable qu'avec le temps, après une étude détaillée des Dioscorea
de l’Asie orientale notre espèce devra être excluse pour former une section
particulière.
La plante fut récoltée par M. Melnikoff aux environs de la ville de
Foochow (dans la province de Fokien), pendant l'été de 1889, et mise en
. possession du musée local de Minoussinsk.
SUR LA DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
DES
ULMACEES
PAR
Ch. BERNARD, Dr ès sciences.
(Suite et fin.)
EUCELTIS.
Cette seclion, qui comprend le plus grand nombre d'espèces, est carac-
téristique pour l’hémisphére boréal, et notamment pour la zone tempérée.
J'aurais pu, ici comme pour Ulmus, ne pas séparer les types eur.-asia-
liques des types américains qui leur sont très proches parents. Il est en
effet difficile de distinguer certaines formes de Celtis australis, de cer-
tains individus de C. occidentalis ou mississipiensis. Cependant, je n'ai
pas osé réunir en un seul les deux groupes d'espèces car, si pour Ulmus,
j'avais des renseignements concernant les fossiles, et me permettant de
supposer une unité d'origine, pour Celtis, je n'avais aucune base solide
pour établir hypothèse d’une parfaite concordance entre les deux groupes.
Car les Cellis fossiles, dont les feuilles sont moins typiques que celles
d’Ulmus, n’ont pas été signalées en quantité suffisante pour permettre
l'établissement d’une hypothèse sérieuse et, notamment, on n’en a pas
décrit pour les régions qui autoriseraient la réunion des espèces améri-
caines aux espèces eur.-asiatiques.
Faudrait-il admettre la continuité de la distribution ancienne par les
régions arctiques? Ou bien faudrait-il supposer une réunion des deux
continents par l’Atlantide où aurait pu exister une région méditerra-
néenne continuant la region eur.-asiatique jusqu’au Mexique et aux Etats-
Unis en une seule zone qui aurait été disjointe plus tard par l’établisse-
ment de la fosse atlantique.
Si l’une ou l’autre des théories basées sur la continuité des espèces
parallèles à une époque géologique plus ou moins ancienne est probable,
aucune cependant n'est démontrée jusqu'ici pour Celtis; ce ne sont
encore que des hypothèses toutes gratuites, que des recherches ultérieures
viendront confirmer ou infirmer, et pour le moment, j'ai trouvé préfé-
rable de laisser séparés les Æuceltis des deux Mondes.
24 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sée.), 1905 (18)
EUCELTIS du groupe Celtis australis-sinensis-Kraussiana (Carle 10).
Le Micocoulier, l’arbre chanté par le poète de Mireille, est une des
plantes les plus caractéristiques de la region méditerranéenne.
La distribution de cette espèce correspond absolument a la région
méditérranéenne classique, et s’etend de l'ile de Madère, par l'Espagne
méridionale et orientale, au Midi de la France, à l'Italie et à la péninsule
des Balkans : on la retrouve dans toutes les îles de la Méditerranée, puis
dans l’Afrique septentrionale du Maroc à la Tripolitaine, enfin en Crimée,
sur les pentes du Caucase, en Asie Mineure, en Perse, Afghanistan et
Beloudchistan ; elle pousse même une pointe en dehors de cette zone
dans la région himalayenne. Une semblable distribution peut se cons-
tater à propos de beaucoup d’autres plantes méditerranéennes.
Remarquons en passant, que l’aire de Cellis australis était autrefois
bien plus considérable : tandis qu'aujourd'hui sa limite septentrionale ne
dépasse pas l’extrême Sud de la Suisse, on trouve des fossiles certaine-
ment caractérisés dans les terrains tertiaires de toute la Suisse, en plu-
sieurs stations de France, et assez au Nord en Allemagne et en Bohème.
On en trouvera sans doute ailleurs, qui indiqueront que ce genre était un
des végétaux très répandus de toute l'Europe tertiaire.
Le Celtis sinensis esi très proche parent du GC. australis, et je n’ai pas
cru devoir l’en séparer. Je lui ai réuni plusieurs espèces si voisines, qu'il
est vraiment impossible de les considérer séparément au cours d’un
travail de géobotanique ; j'ai fait de même, d’ailleurs pour Ceilis australis.
C. Sinensis se trouve dans tout l’est de la Chine, et même assez loin
vers le centre; vers le Nord, il va jusqu’en Mandchourie méridionale, en
Corée et au Japon; vers le Sud, il atteint Haïnan et Formose.
Cette espèce doit être considérée comme continuant normalement
l'aire d'extension de C. australis dans une région qui, d'autre part, pré-
sente de nombreux points de concordance avec la région méditerranéenne.
par un grand nombre de végétaux communs ou proches parents.
On a cité €. sinensis dans le Nord de Célèbes, mais ce renseignement
isolé m'a paru peu certain, el je n'ai pas cru devoir en tenir compte pour
le moment.
L'Afrique, malheureusement, sauf quelques régions plus favorisées,
n’a pas encore été suffisamment explorée pour pouvoir fournir à la géo-
graphie botanique des renseignements bien circonstanciés et bien com-
plets. J'ai déjà relevé ce fail, je crois, que certaines contrées, comme
l'Egypte, la Tripolitaine, etc., n’ont presque pas été étudiées au point de
vue botaniqne et que les travaux de systématique de ces pays sont rares
et les flores très incomplètes.
Cependant, l’Afrique tend à être de plus en. plus exploree, et les nom-
breux travaux de Durand et Schinz, pour l'Afrique occidentale, d’Engler
pour la partie orientale, de Baker pour Madagascar, et tant d’autres, com-
bleront peu à peu les lacunes qui existent encore dans nos connaissances
de la flore africaine.
Monsieur le Professeur Engler a eu l’obligeance de me communiquer
les remarques qu'il a faites à propos des Celtis africains dont il a publié
récemment les noms d'espèces.
IL pense entre autres que Celtis Henriquesü et G. Stuhlinanni sont très
proches parents de C. Kraussiana. Or ce dernier est si voisin de C. aus-
(19) CH. BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES. 25
tralis, que plusieurs auteurs n’ont pas hésité à les réunir en une même
espéce. Sans aller si loin, je crois toutefois pouvoir réunir ces espèces
africaines à celte même section de Celtis australis-sinensis qui va de
l'Europe occidentale à l'Extrême-Orient.
On a signalé C. Kraussiana en Abyssinie et dans l'Yemen, puis dans
la Colonie du Cap. Curieuse disjonction qu'il serait bon d'étudier en détail,
lorsque des renseignements supplémentaires viendront à être connus sur
les régions intermédiaires. Par exemple, la connaissance plus approfondie
de C. Stuhlmanni, de l'Afrique orientale allemande, au point de vue de
sa répartition, pourrait jeter un jour intéressant sur la distributiou des
Celtis africains ; ce type, très voisin de €. Kraussiana, offrirait un exemple
de plus de ce passage déjà constaté dans d’autres familles, de plantes
abyssines qui vont par les montagnes de l'Afrique orientale jusqu'au Cap.
Celtis Henriquesü, par contre, se trouve dans l’Angola.
En outre, je réunis à ces espèces C. integrifolia, qui appartient bien
aux Euceltis, mais qne certains auteurs ont cru pouvoir rapporter aux
espèces américaines de cette section. Il ne m'a pas semblé, par l'examen
des échantillons, qu'il soit possible d'opérer ce rapprochement, et il m’a
paru plus simple de laisser C. integrifolia en relation avec C. australis
auquel il est au moins aussi semblable qu'à C. mississipiensis. Cette con-
fusion faite par quelques auteurs est du reste un argument de plus en
faveur de la très intime parenté, du parallélisme presque parfait des
espèces américaines et des espèces de l’ancien monde, dans celle section.
Ce C. integrifolia a été signalé en Senegambie, sur le Nil bleu et dans
l’Yemen.
Sı nous r&ecapilulons les données énoncées ci-dessus, nous voyons que
des espèces très voisines de Celhs australis ont été décrites pour diverses
stations de l’Afrique orientale, occidentale et méridionale; elles parais-
sent donc assez répandues sur tout le continent, et il est probable que
des explorations ultérieures viendront encore combler beaucoup de lacunes
entre ces slalions.
Quoiqu'il en soit, nous constatons la pénétration en Afrique d'un type
purement méditerranéen; et cela n’a rien qui doive nous étonner outre
mesure: on a déjà cité maints exemples de plantes méditerranéennes
pouvant faire incursion dans le Sahara, en Sénégambie, en Egypte très
loin le long du Nil, en Abyssinie, en Arabie, puis un peu partout le long
des montagnes orientales, et jusqu’au Cap. La distribution des Euceltis
en Afrique, serait donc un exemple de plus qui viendrait démontrer cette
intéressante pénétration.
EUCELTIS AMÉRICAINS
du gronpe (C. occidentalis-mississipiensis-reticulata.) (Carle 11).
Ces espèces, très voisines les unes des autres, caractérisent les Etats-
Unis, et abondent surtout dans les Etats de l'Est et du Sud.
Il serait difficile de séparer les aires de distribution de ces espèces ; des
confusions identiques à celles que j'ai signalées à propos d’Ulmus, s'étant
souvent établies dans les synonymes, et certains auteurs ayant opéré des
groupements entre les divers types, les localités ne pourront donc qu'être
fort vagues.
Il semble cependant que C. occidentalis occupe une aire plus considé-
26 BULLETIN DE L'HERBIER BOissiEn (Qme séR.). 1905 (20)
rable que les autres: il se trouve dans les Etats de l'Est, du Sud-Est, et
va de la Floride au Texas (ce dernier état y compris), puis tout le long
du Mississipi-Missouri, et assez loin à l'Ouest de ce fieuve, jusqu’au 100€
méridien. Au Nord, il atteint le 47e parallele.
©. mississipiensis va un peu moins au Nord; il ne dépasse pas le 40e
parallele; à l'Est, on le trouve des les iles Bermudes, et il va très loin à
l'Ouest, jusqu’au Texas, au Nouveau-Mexique et au Nord de la Vieille-
Californie. On a même prétendu lavoir rencontré ou du moins une espèce
voisine, au Mexique, à Cuba et en Jamaïque, mais je ne saurais affirmer
avec cerliude que ces renseignements soient bien exacts.
Quant à C. reticulata, il est plutôt méridional et occidental ; on le
trouve au Nord de la Floride. au Texas, Nouveau-Mexique et Californie,
puis on l’a décrit pour la côte Nord-Occidentale des Etats-Unis, près de
Vancouver.
SPONIOCELTIS (Carte 12).
Ce groupe, avec les Celtis cinnamomea. C. tetranda, el espèces voisines,
offre un intéressant exemple de plantes à distribution strictement indo-
malaise.
C. tetranda occupe une aire presque continue dans toute la péninsule
Hindoue, la Birmanie, les îles Andaman, la presqu'île de Malacca septen-
trionale, Sumatra, Gelebes.
C. cinnamomea semble avoir son centre de dissémination en Birmanie,
et de la il va vers l'Ouest par I’Hymalaya oriental et le Nord-Est des
Indes Anglaises, jusqu’à Ceylan. Vers l'Est il occupe la presqu'île Malaise,
Sumatra, Java, Timor.
En somme, cette section a le caractère géographique de nombreuses
plantes rencontrées souvent exactement dans les mêmes contrées carac-
térisées par leur flore comme régions naturelles et homogènes.
SOLENOSTIGMA (Carte 13).
Cette seclion est peut-être plus intéressante encore. Avec les C. pani-
culata-philippinensis- Whightii et espèces voisines, elle nous fournit un
exemple typique d’une distribution quelquefois conslalee, et qui ne
peut s'expliquer que par une hypothèse bien connue, et appuyée d’ailleurs
par divers faits tirées de la géologie: l'existence d’un continent ancien
ayant réuni l'Australie (au moins sa partie orientale). la Nouvelle-Guinée
et les îles Malaises à la péninsule des Indes et à Madagascar. (Consulter à
ce sujet les travaux de de Lapparent, qui donne des cartes aussi exactes
que le permettent des renseignements incomplets, des continents sup-
posés dans les différentes époques géologiques). On admet généralement
encore l'Afrique unie à Madagascar el à cet ancien continent austral ;
toutefois on a des raisons de croire que le canal de Mozambique s’est
creusé dès le Jurassique: or, dans le cas qui nous occupe, la Section
Solenostigma du genre Cellis a des représentants en Afrique continentale,
nous sommes forcés de supposer que l'existence de ce genre est très an-
cienne, et remonte à une époque où ce continent austral était encore en
relation avec l'Afrique. Cela, du reste, n’a rien d’inadmissible, puisqu'on
a trouvé des empreintes de Cellis fossiles dans des terrains appartenant à
des couches jurassiques typiques. Ainsi Celtiophyllum præaustrale du
(21) CH, BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPIHQUE DES ULMACKES. 27
Jurassique de Bohème. D’autres Ulmacées seraient aussi anciennes el
viennent appuyer l'hypothèse que cette famille remonte très haut dans
les époques géologiques, et même que la plupart des genres encore
vivants sont les descendants d’ancetres qui nous sont inconnus.
Il est bien évident que les réunions de continents sont très probléma-
tiques, et les géologues, munis de toutes les données pour la solution de
la question, n’osent que très rarement les admettre à litre définitif.
Toutefois, il jest très intéressant de tenir compte, sans les exagérer, de
ces essais, et de reconnaître, quand nous avons des fossiles entre les
mains, qu'ils peuvent rendre des services à l’étude de la Géobotanique.
Celtis paniculata se trouve en Nouvelle-Guinée, dans l'Est et le Nord-
Est de l'Australie. et de la il va en Nouvelle-Calédonie et dans l'ile Nor-
folk (entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande, puis dans les
îles de la Société (Tahiti); il est probable qu’en le cherchant, on en trou-
verait d’autres stations dans beaucoup d'îles de Polynésie.
C. philippinensis est du Nord-Est de l'Australie, de la Nouvelle-Guinée,
du Nord de Célèbes, des Philippines, du Sud-Est de la Chine et de Java.
Cette espèce, ainsi que la précédente peut donner d’uliles renseignements
pour l’6lablissement des lignes si discutées de séparation des flores dans
le domaine austro-malais. Certains auteurs admettent une des lignes
principales passant à l'Ouest des îles Fidji, Ellice, Gilbert et Marshall.
L'autre ligne passerait à l'Est de Philippines, à l'Ouest de Célèbes et à
l’est de Java. Ce sont ces lignes que je trouve figurées dans la carte des
zone florales de Drude. Celtis paniculata a une distribution qui corres-
pondrait bien à ces deux lignes : il s'étend à peu près dans la région qui
les sépare; C. phillipinensis au contraire correspondrait à une ligne diffé-
rente, admise souvent comme ligne principale par d’autres auteurs: la
ligne qui passe à l'Est des îles Philippines, au lieu de passer à l'Ouest de
Célèbes, irait au contraire passer à l'Est de la Nouvelle-Guinée et de
Australie. Il m'a semblé intéressant de relever ces faits, quoique, à vrai
dire, il soil téméraire de vouloir tirer des conclusions certaines des ren-
seignements forcément incomplets fournis par une seule famille.
C. Wighlu est assez sporadique, mais bien typique pour la région qu'il
caractérise : on l’a signalé aux îles Marquises et Fidji, dans le Nord de
Célèbes. à Java, aux îles Andaman, à Ceylan et dans)’ Hindoustan meridional;
on l’a indiqué également (ou du moins une espèce voisine, C. mauriliana!)
à Zanzibar, Maurice et la Réunion; pour ces stations africaines, je ne
saurais les affirmer très certainement, mais elles sont probables ; ce ne
serait d’ailleurs pas un fait isolé que ce rapport entre l’Indo-Malaisie et
l'Afrique orientale ; on l’a remarqué souvent, et nous aurons l’occasion
de l’examiner encore au cours de ce travail. De même, c’est à cette
section qu'il faut adjoindre quelques types de Madagascar; ces espèces
viennent rendre plus évidente encore cette parenté des flores indo-
malaises el asiatiques.
En outre, selon les renseignements que m’a communiqués Monsieur le
Prof. Engler, c'est à cette section Solenostigma qu'il faut également rap-
porter trois Geltis africains: C. Soyauxi, de l’Angola, C. Zenkeri du Ca-
1) J'insisle sur ce que, lorsque je parle d’une espèce, j'entends toujours qu'il
s’agit non seulement de cette espèce, mais aussi de celles qui lui sont très proches
parenles.
23 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me se.) 1905 (22)
meroum, C. Prantlü, des Monts du Congo et de la Guinée supérieure. Et
ces stations sont du plus grand intérêt, car elles reportent bien loin vers
Ouest la limite de cette intéressante section, dont l'aire principale se
trouve être en Indo-Malaisie, mais qui, par un de ses types (C. Wightü et
espèces voisines), pénètre dans toute l'Afrique tropicale et méridionale :
elle apporte ainsi un élément de plus à l'hypothèse de la réunion en un
ancien continent de I’Indo-Malaisie, de Madagascar et de l'Afrique.
MOMISIA (Carte 14).
Cette section est intéressante parce qu’elle est exclusivement améri-
came: elle est répandue dans toute l'Amérique tropicale et dans les
régions subtropicales de l'Amérique du Sud. Elle comprend Cellis aculeata,
C. brasiliensis, C. Tala et C. boliviensis, (el espèces voisines).
Celtis aculeata s’etend à partir du Nord de l'Argentine (35° de latit. N.)
et l’Uruguay, à travers la Bolivie et le Brésil méridional ; il suit les Andes,
jusqu’en Colombie, au Panama et au Mexique : on le retrouve dans les
Grandes et les Petites Antilles, et peut-être au Brésil, dans les régions
de Para et de Bahia.
C. brasiliensis a été signalé dans le Brésil méridional, la Bolivie et le
Paraguay.
C. Tala (Carte 15) nous offre le même intérêt que le genre Phyllostylon:
il se trouve dans l’Uruguay, le Nord de l’Argentine, le Paraguay, le Sud
du Brésil et la Bolivie, puis brusquement, sans que des stations intermé-
diaires aient été indiquées, dans le Nord-Est du Mexique et le Texas. Peut-
être la parenté très proche de cette espèce avec C. aculeata pourrait-elle,
ici, expliquer cette curieuse disjonction. On pourrait admettre que C. acu-
leata, espèce assez variable ei rencontrée dans toutes les régions. du Nord
de l’Argentine au Mexique et aux Antilles, aurait, dans cerlaines condi-
tinns, offertes a la fois par le Sud-Brésil et le Nord-Mexique, varié dans
une certaine direction, idenlique pour ces deux régions, et aurait fixé cette
variation, en produisant une forme nouvelle considérée comme espèce
distincte, une sorte d’endémisme en ces deux points extrêmes. Ou bien y
aurait-il lieu de supposer que, par erreur, certaines formes rencontrées
dans les régions andines,. et attribués à C. aculeata, dussent être rangées
plutôt parmi les formes de €. Tala ? Ou bjen encore faudrait-il formuler
ici une autre des hypothèses que j'ai émises à propos de Phyllostylon ? Je
ne saurais le dire, et je répèle encore que des explorations ultérieures,
une étude plus approfondie des espèces voisines, permettront seules de
résoudre cet intéressant problème. \
Toute celte section offre encore un autre intérêt, en ce sens qu'elle
épargne loul le bassin de l'Amazone, elle passe à l'Ouest de ce bassin par
les Andes, et peut-être à l'Est le long de la côte de l’Atlantique si l'on
Uüent comme certaines les deux stations de Para et Bahia. Ce serait un
nouvel exemple de ce fait signalé plus hant à propos de Phyllostylon, que
l’Amazone offre une barrière infranchissable aux plantes qui ne sont pas
suffisamment adaptées à ce climat humide et chaud. Je ne m'arrête pas
plus longtemps ici sur ce point, je l’ai exposé assez longuement plus haut,
et je me propose d’y revenir.
(23) CH. BERNARD, DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES, 29
Nous en avons fini avec les Cellis, qui nous ont fourni matière à dis-
cuter plusieurs points intéressants. Dans ce genre surtout, les espèces
laissées de côté sont assez nombreuses ; je n’ai tenu compte ni des types
incomplètement connus, ni de ceux dout les stations sont trop probléma-
tiques, ni des espèces douteuses : celles qui sont trop peu différentes d’uue
autre pour en êlre séparées à coup sûr, ou celles dont l’affinité est mal
connue. C’est ainsi que j'ai laissé de côté C. Durandi, Engl.. du Haut-
Congo et de l'Afrique orientale allemande : Monsieur Engler m’eerivait
qu'il n’en voyait pas nettement la parenté. Il m’imformait aussi que C.
Ilicifoliu, Engl., de la région du Kilima-Ndjaro, n’est pas un Celtis, mais
un Populus, el il me recommandait de n’en pas tenir compte.
PTEROCELTIS (Carte 16).
Ce petit genre, avec son unique espèce très localisée, (P. Tatarinovwii)
ne nous arrelera pas longtemps, car il est sans grand intérêt pour le
sujet qu'il nous occupe, et il serait préférable sans doute de le rapprocher
d'une des espèces de Celtis rencontrées dans la même région : le bassin
de l'Amour inférieur et moyen,
AMPELOCERA (Carte 17).
Ce genre pourrait être rapproché de Phyllostylon par sa distribution
disjointe : les deux expèces très voisines se rencontrent, l’une au Pérou
(A. Ruiz), l'autre à Cuba (A. cubensis), sans qu’on ait encore signalé de
stations intermédiaires.
Il est vrai que cette disjonclion est moins typique que celle de Phyl-
lostylon, dont l’espece P. rhamnoides se ‘trouvait au Paraguay et à Cuba.
[ei les régions péruviennes ne sont pas aussi éloignées des Antilles, et il
est probable qu’on trouvera, quand les régions intermédiaires auront été
explorées plus à fond, d’autres localités andines ou colombiennes réunis-
sant les deux termes extrêmes.
ZELKOWA (Carte 18).
C'est un des genres les plus curieux que nous ayons à examiner au
point de vue géobotanique.
J'ai déjà signalé à propos de Planera une fâcheuse confusion qui s’est
glissee dans les ouvrages d'anciens auteurs, el fréquente surtout dans les
travaux de Paléobotanique : on a souvent donné le nom de Planera aux
Zelkowa. Cette confusion n’a pas encore complètement disparu des flores,
et elle a des inconvénients, surtout quand il s’agit de fossiles déja suffi-
samment difficiles à comprendre par eux-mêmes. Il est important de
s'entendre : le nom de Planera ne doit être conservé que pour la petite
espèce américaine de la tribu des Ulmoidees ; tous les autres types, et en
particulier tous les fossiles, doivent être rangés dans le genre Zelkowa,
de la tribu des Celtitoïdées.
On ne parlera donc ni de Planera Richardi, parmi les plantes vivantes,
ni de Planera Ungeri, parmi les fossiles, mais toujours de Zelkowa. Plu-
sieurs auteurs ont déjà insisté sur ce point, et ont réparé cette erreur,
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sür.). 1905 (24)
mais la synonymie confuse n’en existe pas moins dans de nombreux
ouvrages.
Le genre Zelkowa est réduit actuellement à quatre espèces, dont deux
très voisines se trouvent l’une en Crête. (Z. cretica), l'autre au Caucase
et en Transcaucasie, (Z. crenatu); les deux autres, très voisines entre elles
également, sont l’une de Chine orientale et Corée, (Z. Duvidi), l'autre de
Chine orientale, Corée et Japon (Z. acuminata, appelé aussi Z. Keaki).
ZELKOWA ASIATIQUES.
Ce groupe ne nous arrêtera pas longtemps: il constitue une forme bien
à part, à séparer peut-être des Zelkowa européens ; il se pourrait que ces
deux types se fussent différenciés à partir d’un ancêtre commun qui
aurait eu autrefois une extension considérable, mais on a trop peu de
renseignements à ce sujet pour pouvoir l’affirmer. On a bien décrit dans
l’Altaï, dans le Sud-Est de la France, des fossiles qui furent rapportés aux
Zelkowa asiatiques, mais je n’ose pas me contenter des indications un
peu superficielles dont les auteurs ont appuyé leurs dires, et je n’ose pas.
sur la fois de semblables renseignements étayer une théorie qui ne pour-
rait être démontrée.
ZELROWA EUROPÉENS.
Je m’arrelerai un peu plus longuement à ce groupe, qui comprend Z.
cretica, très localisé en Crête, et Z. crenata, dont l’aire est un peu plus
considérable, puisqu'on le trouve dans le Caucase et en Transcaucasie.
Ces deux espèces, très proches parentes, et dont la surface des réparti-
tion est si restreinte, doivent être considérées comme des reliques, nées
d’un ancêtre unique à extension considérable, et conservées en ces deux
stations assez éloignées; elles y auraient varié, jusqu’à constituer deux
types assez dissemblables pour mériter d’être élevés au rang d'espèces
distinctes.
On a en effet décrit un grand nombre d'empreintes fossiles qu'il est
permis de rapprocher de ces Zelkowa européens. On les a publiées sous
un très grand nombre de noms différentes, mais nous ne tiendrons
compte que du type le plus génèralement rencontré dans les stations
étudiées : Zelkowa Ungeri, souvent dénommé Planera Ungeri. D'ailleurs,
la plus grande partie des empreintes, considérées comme espèces dis-
tincies, à cause de légères différences de grandeur, de nervation ou de
dentelure, devront certainement, après une étude plus approfondie, être
réunies à ce iype.
Z. Ungeri élait une des plantes phanérogames les plus abondantes des
terrrains tertiaires, et elle a été signalée dans la plupart des stations où
l’on à rencontré des fossiles caractérisant cette époque géologique. Et ces
empreintes de feuilles ont été rapprochées tantôt de Z. cretica, tantôt de
Z. crenata, sans qu’il semble y avoir de fortes raisons pour établir cette
distinction.
On a cité Z. Ungeri dans le tertiaire du Japon, des régions de l'Amour,
de l’Altai, du Spitzberg, d'Allemagne, de Bohème, de Hongrie, de Grece,
d'Italie, de Suisse, du Sud-Est et du Centre de la France, de Portugal,
d'Islande, du Greenland, du Labrador, des Etats-Unis de l'Ouest. de Van-
couver et de l'Alaska. Cette énumération nous montre que cette plante
(25) CH. BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES. 31
tertiaire occupait un aire de distribution comprenant tout V’hemisphere
boréal, et allant des régions les plus septentrionales qui aient été explorées,
(80° Lat. N.), el vers le Sud jusqu’au 30e parallele N. à peu pres. Cette
immense extension boréale est de tous points comparable à celle d’Ulnus,
section campestris. Mais, landis que chez le Ormes, la section s’est
maintenue dans une grande partie de l'Amérique du Nord, de l'Europe
et de l’Asie, ici au contraire, le genre ne s’est maintenu qu'en deux
points du Globe, en Crête et en Caucasie.
Ce genre élant très ancien (Heer a decrit Zelkowa antiqua pour le
Jurassique du Groenland), on pourrait peut-être admettre que les Zelkowa
asiatiques fussent nés de la même souche; mais, très anciennement
différenciés, ils auraient varié plus profondement et seraient devenus des
types plus distincts. Je le répète, ceci n’est qu'une théorie et nous ne
connaissons pas encore assez de fossiles pour pouvoir la démontrer.
Il s'agirait donc ici d'un genre a extension tertiaire boréale considé-
rable, mais en voie d'extinction, et dont les quelques représentants
existant encore ne seraient plus que de rares reliques, témoins de la
répartition passée.
Cette distribution boréale et les nombreuses stations de fossiles où l’on
a trouvé Z. Ungeri, et qui établissent un cordon cireumpolaire à peu près
continu, me paraît rendre inutile la théorie d’Asa-Gray, de la communi-
cation des flores du Noveau et de l’Ancien-Monde par le détroit de
Behring, plutôt que par l’Atlantide. Evidemment, la théorie de l’Atlantide
n’a pas à être prise en considération ici ; mais d’après les renseignements
que nous avons, nous pouvons admettre que la communication n'existait
pas seulement par le détroit de Behring, mais qu'il y avait, dans les
régions boréales, à l’époque tertiaire, tout un immense continent, repré-
senté encore aujourd'hui par l'Alaska, le Nord de la Sibérie, le Spitzberg,
l'Islande, le Grœnland, les iles polaires de l'Amérique du Nord, autant de
stations où l’on a trouvé des fossiles indiquant d'anciennes relations
entre toutes ces terres et démontrant qu’elles étaient favorisées à l’époque
tertiaire d’un climat tempéré. Puis les effondrements survinrent, creusant
l’Atlantique, le détroit de Behring, et séparant les continents, puis les
diverses extensions glaciaires disjoignant les flores el repoussant les
différents types plus ou moins loin vers le Sud, où on ne les retrouve
plus qu'ici et là.
TREMA (Carte 19).
Dans {ce genre, où les espèces sont assez nombreuses, je n'ai pu faire
autre chose que de distinguer en un premier groupe celles qui sont
exclusivement américaines, et en un second groupe toutes les Trema de
l’Ancien-Monde ; ce second groupe comprendra toute une série d'espèces
très proches parentes, et dont les formes, très difficiles à distinguer éta-
blissent des passages de l’une à l’autre.
TREMA AMÉRICAINES (Carte 20).
Nous avons à discuter ici deux expèces qui n’offrent d’ailleurs rien de
bien particulier quant à leur distribution géographique.
T. micrantha s'étend du Paraguay et du Brésil méridional à travers la
Bolivie, le Pérou, la Colombie et tonte l'Amérique centrale jusqu'au
32 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20e sER.). 1905 (26)
Mexique ; d'autre part, il longe toute la côte orientale du Brésil: de Ja il
passe dans les Grandes el les Petites Antilles, et pousse même jusqu’en
Floride.
Je dois faire ici la même remarque que pour la section Mornisia du
genre Cellis, seclion qui occupait un aire remarquablement identique à
celle de Trema micrantha. Nous avons vu ces Celtis passer des régions
Sud-bresiliennes aux contrées mexicaines, par les Andes: nous avons
même conslale la présence probable de cette section en deux points de la
côte orientale du Brésil.
lci de même, nous avons la distribution caractéristique de ces plantes
de l'Amérique tropicale qui entourent, mais en l’evitant soigneusement,
l'immense bassin de l’Amazone; ce bassin, caractérisé par la Tuxuriante
vegelation de la forêt vierge, a ses espèces propres, si abondantes. qu’elles
s'opposent à la pénétration des essences moins adaptées à ce climat, el
nous constatons une fois de plus, que la région de l'Amazone constitue
une barrière humide et chaude impenetrable. Les espèces n’ont pu passer
du Mexique et des Antilles au Paraguay et à la République Argentine (ou
vice-versa), que par les régions qui leur favorisaient ce passage : les
Andes à l'Ouest, la côte de l'Atlantique à l'Est.
T. Lamarckiana est une pelite espèce bien distinete de la précédente,
par de nombreux caractères, et qu'il faudra peut-être, après lavoir
étudiée plus à fond, séparer ultérieurement des autres Trema, toutes très
voisines les unes des autres, en un genre, ou tout au moins en un sous-
genre spécial.
Elle a une distribution localisée assez intéressante : elle est répandue
dans les îles Bahama, Cuba, Jamaïque, Porto-Rico, et dans les Petites
Antilles. Bien d’autres plantes présentent une semblable distribution, et
nous irouvons dans les « Zones florales » de Drude, une région de distri-
bution des Antilles qui coincide très exactement avec la répartition de
cetle petile espèce.
TREMA DE L’ANCIEN-MONDE (Carte 21).
Elles comprennent quatre groupes d'espèces, cependant très proches
parentes, et dont les formes sont souvent impossibles à distinguer ; je les
al réunies en une même section, car il y avait vraiment tant de points de
contact entre loutes ces espèces, lant de passages d’un type à l’autre, que
je n'ai pu trouver entre eux de bons caractères distinctifs, et que j'en suis
venu à me demander si l'étude approfondie d’un grand nombre d'individus
de chaque type n’amenera pas le systématicien à les réunir en une seule
espèce, avec un certain nombre de variétés.
Les quatre groupes dans lesquels j'ai pu cependant réunir les espèces
de cette section sont les suivants :
T. timorensis et espèces voisines.
T. amboinensis » »
T. orientalis » » (y compris T. discolor),
T. quineensis » »
Dans ces groupes, et c'est ce qui montre les très grandes affinités de
toutes ces espèces, (une trentaine environ), la synonymie est des plus
embrouillées. Telle espèce a recu tel nom par certains auteurs et fut
reconnue ensuite par d’autres comme ayant été faussement dénommée: elle
“0
(27) CH. BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES. Je
fut placée alors dans un autre groupe. A cause de cette impossibilité où
j'étais aussi de débrouiller cette synonymie et d'identifier des espèces par
les caractères subtils qu’on leur à attribués j’ai été forcé de les réunir en
une même section.
T. timorensis se rencontre à Java et à Sumatra, dans les îles Andaman,
dans la Presqu'île de Malacca, en Birmanie, au Tonkin, à l'Est et au Sud-
Est de la Chine, dans les îles Haïnan, Philippines, Molluques, Timor,
Nouvelle-Guinée, au Nord et à l'Est de l'Australie, en Nouvelle-Calédonie
et dans les Carolines.
- T. amboinensis va du Nord-Est des Indes anglaises en Birmanie, Cochin-
chine, Tonkin, dans la Chine méridionale, Formose et les îles Bonin; vers
le Sud, elle se trouve dans les îles Andaman, la presqu’ile de Malacca, à
Java, Bornéo, dans le Molluques. les Philippines, le Nord-Est de l’Australie,
les Nouvelles-Hébrides, les îles Fidji, Wallis, Samoa, Tonga, Marquises et
Sandwich. En outre on a indiqué cette espèce, — mais ces stations ne
sauraient être considérées comme certaines, car il peut y avoir eu con-
fusion avec d’autres espèces voisines, — en Australie orientale, à Ceylan,
dans l’Ouest de la Péninsule des Indes, en Afghanistan, dans les îles
Maurice et de la Réunion, à Madagascar.
T. orientolis semble avoir son centre de répartition dans l’Archipel
Malais, à Java et Sumatra ; de là cette espèce va vers le Nord-Ouest dans
la presqu'île de Malacca, la Birmanie, toutes les Indes anglaises et Ceylan,
puis les Seychelles, Maurice et la Réunion, Madagascar, le Natal, l’Angola,
l’île Saint-Thomas et la Sénégambie; vers l'Est, elle va au Tonkin, au
Sud de la Chine, à Formose, dans les îles Liu-Kiu et Bonin, les Molluques
et l’Est de l'Australie.
T. quineensis se trouve en Sénégambie, sur toute la côte atlantique de
l’Afrique tropicale, jusque et y compris l’Angola, puis au Cap, dans les
bassins du Zambéze et du Congo, les Comores, Madagascar, l'Afrique
orientale allemande, enfin sur le Nil Bleu, en Abyssinie et dans l’Yemen.
Ces quatre groupes d’especes nous présentent dans leur ensemble, le
même intérêt que nous a offert déjà la section Sponioceltis du genre
Celtis ; ils indiquent une réunion ancienne de terres en un immense
continent austral, continent aujourd’hui disloqué, et dont les seules terres
encore émergées seraient les îles polynésiennes el malaises, celles de
l'océan Indien, la péninsule des Indes et l'Afrique, ou du moins la
partie orientale de l’Afrique. Bien d’autres arguments, comme je l’ai fait
remarquer déjà, parlent en faveur de cet ancien continent, arguments
lires non seulement de la flore, mais aussi de la faune et de la géologie
même [de ces régions. Et cette section du genre Trema offre donc une
base de plus pour appuyer les théories des géologues qui ont voulu
reconstituer ces anciennes terres. Dans ces espèces; celles voisines de 7°
orientales, (et peut-être celles voisines de T. amboinensis si nous admettons
les stations africaines indiquées pour cette espèce), se seraient main-
tenues dans les différentes régions encore existantes de cel ancien con-
tinent. Nous en concluons donc que ce type sera plus rapproché de
l'ancêtre commun qui occupait toute la surface de l’ancien continent
austral; de cette souche unique se seraient différenciées, selon les condi-
lions rencontrées. d’autres variétés fixées ensuite el considérées alors
comme espèces distinctes ; tel serait le cas des espèces à aire plus res-
treinte de groupes timorensis et quineensis.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 1, 31 décembre 1906. 3
3% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SsiR.). 1906 (28)
PARASPONIA (Carle 22).
Ce genre, avec ses trois espèces, n’a guère d'intérêt pour la géobota-
nique, sinon comme genre à distribution purement malaise; il poura
cependant donner d’utiles renseignements, rapproché d’autres espèces à
distribution identique, pour déterminer les lignes de séparation des flores.
P. parvifolia Java et des Molluques. a une surface de distribution assez
considérable; les deux autres, P. eurhyncha de l’île de Bangka, et P.
Andersonii, des îles Fidji et de la Ssciété, ne sont sans doute que des
formes vicariantes de l'espèce type, des espèces endémiques dans les
petites îles où on le trouve, et où elles ont rencontré des conditions
propres à leur différenciation.
APHANANTHE (Carle 23).
Nous ne nous arrêterons pas davantage à ce genre et à ses deux espèces:
la première. A. aspera, de l'Est de Chine et du Japon, la seconde A. philip-
pinensis, qui présente une intéressante disjonclion : elle se rencontre dans
toutes les Philippines, puis. sans stations intermédiaires, dans toute
l'Australie orientale. Cependant, nous ne pouvons établir de théorie im-
portante sur cette disjonction, ni mème en tenir compte pour la discussion,
car tant de peliles îles de ces régions sont encore peu connues quant à la
flore que sans doute de nouvelles explorations viendront dans la suite
combler la lacune existant entre les deux extrêmes. Au cas contraire, il
faudrait chercher autre chose pour expliquer cette curieuse répartition.
Quoiqu'il en soit. ce genre dans son ensemble, pourra servir comme le
précédent à l'établissement des lignes de séparation des flores, et il sera
intéressant de constater qu'il se trouve uniquement réparti dans une zone
assez étroile, allant du Japon aux Philippines, et à l’est de l'Australie, et
ne coincidant pas absolument avec les grandes lignes établies par Drude
pour cette contrée.
GIRONNIERA (Carte 24).
Pas plus que les deux genres précédents celui-ci ne nous arrêtera lon-
guement; il n'a d'autre intérêt que sa distribution strictement indo-
malaise, el, avec les espèces ou SUIS à répartition identique, il servira
à caractériser celte région.
Les 7 espèces de Gir. onniers sont r&pa ndues des Indes anglaises jusqn’en
Nouvelle-Calédonie, par la Birmanie et la Presqu’ile de Malacca, les îles
Andaman. Sumatra, Java, Bornéo, la Chine Sud-orientale, les Philippines,
les Molluques et la Nouvelle-Guinée.
CHAETACHME (Carte 25).
C'est un des genres exclusivement africains; une de ses espèces, C.
ar islala, semble répandue dans toute l’Afri ique ‘du Sud extra-tropicale ;
quoique le stalions où on l’ait signalé ne soient pas encore bien nom-
breuses: Angola, Colonie du Cap, Afrique orientale allemande, il est
probable qu’elle sera trouvée par de nouveaux explorateurs dans les
stations intermédiaires, el qu'il ne faut pas, du moins pour le moment,
s'arrêter longuement à celte disjonction.
(29) CH. BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES. 99
C. madagascariensis me paraît ne pas être très différente de l’espèce
du continent; ce sera sans doute une forme correspondante, qui se sera
différenciée à Madagascar, et y sera devenue un endémisme comme celle
île en possède bien d’autres.
BARBEYA (Carte 26).
Quant à ce petit genre, l’unique représentant de la tribu des Bar-
beyoïdées, avec son unique espèce B. oleoides, si curieuse par son habitus
qui la ferait prendre pour un Olivier, c’est un type intéressant pour le
systémalicien, mais elle ne peut arrêter le géobotaniste que comme espèce
purement abyssine ; comme tant d’autres types, elle offre un exemple des
rapports intimes qui existent entre la région abyssine, (y compris l’Ery-
thrée), el l’Yemen; en effet, cette plante se trouve dans ces deux régions,
où elle a été signalée par Schweinfurth. Ces rapports, qui établissent la
parenté des flores des deux côtés du détroit de Bab-el-Mandeb, ont été
déjà signalés à maintes reprises, et nous avons eu l’occasion d’y porter
notre attention dans le cours de ce travail, ainsi à propos des Trema, du
groupe T. guineensis, et de Celtis Kraussiana.
CONCLUSION.
Si nous essayons maintenant de résumer les quelques conclusions de
portée générale qui ont été énoncées ici et là au cours de ce travail et
qu'il est permis de tirer de nos observations, nous pouvons remarquer
tout d’abord la très nette concordance qui existe entre les groupements
systématiques et les groupements géographiques. Cette relation. déjà
signalée par d’autres familles, était intéressante à relever une fois de plus
ici, et elle ressort de nos cartes d'espèces et de sections voisines ; nous
avons vu en effet les types proches parents se trouver localisés dans un
continent, et souvent même dans une région assez limitée d’un continent.
Nous pouvons remarquer encore qu’un certain nombre d’espèces, de
genres, de groupes,ont une distribution à peu prés identique. et que leur
cartes de répartition, superposées, se complètent et permettent l’établis-
sement de lignes de séparation des flores ; el nous pouvons constater
que les principales zones florales établies sur les Ulmacées, coincident
dans leurs grandes lignes avec les zones classiques de végétation, telles
que nous le trouvons dans Drude. C’est ainsi que nous trouvons la région
méditerranéenne typique caractérisée par les Celtis de la section C. aus-
tralis, et que nous voyons celte espèce, ou des types très voisins, faire
des incursions vers l'Est jusqu'aux Indes. et même en Chine, (avec €.
sinensis), el vers le Sud en Afrique, le long du Nil, puis par l’arête de
montagnes à l'Est du continent, jusqu’au Cap; c’est ainsi encore que nous
voyons toute une série de genres ou d'espèces, (Holoptelea, Gironniera,
Parasponia, Celtis de la section C. tetranda), caractériser la région indo-
malaise classique ; d’autre part la zone tempérée de l’Ancien-Monde, allant
de l’Europe occidentale à travers toute la Sibérie méridionale, possédera
en propre toute une série d’Ulmus qui feront incursion, il est vrai, dans
les domaines voisins: dans les contrées méditerranéennes et dans l’Asie
subtropicale. En Amérique, de même, nous voyons divers Ulmus et Celtis
36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1906 (30)
caractériser soit tous les Etats-Unis, soit les régions situées à l'Est du
bassin Mississipi-Missouri, avec incursions dans le Sud-Canada; puis
d’autres espèces, comme Planera, ne se rencontreront que dans la région
bien typique des Etats du Sud-Est. Dans l’Amerique du Sud; également,
nous voyons certains genres ou espèces ne se rencontrer que le long des
Andes et de la côte de l'Atlantique, et éviter le bassin de l’Amazone, dis-
tribution qui, comparée à d’autres tout à fait analogues dans d’autres
familles, a permis aux géobotanistes de séparer quant à la flore, la région
amazonienne du reste du continent Sud-américain. Je pourrais ainsi
multiplier à l'infini les exemples.
Pourtant, dans la région indo-malaise, les lignes de séparation indi-
quees par les Ulmacées. semblent s'éloigner un peu de celles admises
par Drude, et se rapprocher plutôt de celles admises par d’autres auteurs;
(voir à ce sujet la Monographie des Myristicacées de Warburg). Comme
je l’ai dit, Drude admet la ligne principale passant à l’Est des Philippines,
puis entre Bornéo et Célebès, et à l’Est de Java; en nous basant sur les
indications fournies par Gironniera, Aphananthe et d’autres, nous devons
considérer une ligne passant à l’Est du Japon et des Philippines, puis par
la Nouvelle-Guinée et l’Est-Australie.
De plus. nous avons pu constater de nouveau au cours de ce travail les
parentés qui existent entreles flores du Yemen d’une part,et de l’Erythree-
Abyssinie de l’autre ; puis le nombreux points de contact entre les flores
du Nouveau et de l’Ancien Monde par de nombreuses espèces parallèles
de Celtis et d’Ulmus ; nous avons étudié la curieuse disjonction de plantes
comme Phyllostylon et Celtis Tala, qui sont à la fois platéennes et
mexicaines, puis celle du genre Zelkowa ; et ces rapports, ces disjonctions,
nous avons essayé de les expliquer en examinant les nombreuses stations
où l’on a trouvé des Ulmacées fossiles.
Nous avons vu encore que les Ulmacées, répandues dans la plupart des
régions chaudes et tempérées du Globe, évitent cependant les régions
trop froides ou trop sèches, et les fossiles nous indiquent que leur aire
de répartition était, pendant la période tertiaire, beaucoup plus vaste
qu'aujourd'hui, et qu'il s’agit par conséquent d’une famille en voie d’ex-
tinetion ; on ne trouve plus traces d’Ulmacees dans les régions boréales,
où existent cependant beaucoup de stations de fossiles : Groenland, (par
72° Lat. N.), Islande, Spitzberg, (77°), régions boréales d'Europe, d’Asie
et d'Amérique, (pres de 82° dans le Grinnelland); des genres comme
Zelkowa ne sont que très faibles reliques d’une extension autrefois con-
sidérable ; les Ulmus, qui, à l’époque tertiaire existaient abondamment
dans les régions occidentales des Etats-Unis, en ont aujourd'hui complè-
tement disparu ; de même vers le Sud, quoique les renseignements ne
soient pas abondants, on peut supposer que les Ulmacées s’étendaient
autrefois plus loin qu'aujourd'hui: je n’ai pas vu qu’on en ait cité de
vivantes pour la Nouvelle-Zélande, tandis que les terrains tertiaires de
celte île ont décelé des empreintes de Zelkowa (Z. australis).
Cette famille n’a pas de représentants, du moins jusqu'ici dans
l'extrême Sud de l'Amérique ; ni dans les régions deserliques: le Sahara
et le Kalahari en Afrique, le Gobi en Asie, les parties centrales et occi-
dentales de l'Australie, non plus que dans les régions centrales de
l’Amérique du Sud: Dans la zone à forêts vierges de l’Amazone.
Si maintenant nous examinons les différentes contrées du Globe qui
possèdent des Ulmacees, nous verrons l'Amérique tropicale et subtropicale
=
(31) CH. BERNARD. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ULMACÉES. 31
caractérisée par Trema de la section micrantha, Cellis de la section
aculeata, Ampelocera et Phyllostylon, (ces deux derniers exclusivement
américains). L’hemisphere boréal possedera en propre Zelkowa, les Celtis
de la section purement méditerranéenne C. australis avec extension en
Extrême-Orient par C. sinensis et Pteroceltis Tatarinowü, et en Afrique
par plusieurs petites espèces, puis les espèces parallèles de l'Amérique du
Nord: de la section C. occidentalis-mississipiensis, enfin des Ulmus avec
les sections U. campestris-montana et U. pedunculata pour l’Europe-Asie,
puis U. fulva et U. americana pour les Etats-Unis ; aux Etats-Unis, encore
le petit genre Planera ; en Afrique deux petits genres très localisés et
exclusivement africains: Chaetachme et Barbeya; un certain nombre de
genres ou de sections établissent des relations entre les flores indo-
malaise et africaine, ainsi les Celtis de la section panıculata et les Trema
de l’ancien-Monde. Enfin quelques genres ou sections sont exclusivement
indo-malais, ainsi Holoptelea, Parasponia, Celtis de la section cinnamomea-
tetrandra, Aphananthe et Ulmus de la section U. parvifoha, ces deux
derniers avec incursion dans la région japonaise. U. parvifolia en outre
est une relique d’une ancienne répartition dont on a retrouvé les traces
fossiles jusqu’en France et en Portugal.
Nous pouvons remarquer encore que, si les régions tempérées ne pos-
sèdent qu’un nombre restreint de genres et d’espêces, le nombre des
individus, par contre, y est considérable, tandis qu’au contraire les diffé-
rents types sont nombreux dans les contrées tropicales, mais les individus
y sont plus disséminés.
Je ne veux pas relater ici à nouveau tous les points signalés au cours
de ce travail ; je ne reviendrai ni sur la discussion des fossiles, ni sur les
diverses manières d'interpréter les parentés des flores entre des contrées
très éloignées, ou les curieuses disjonctions de l’aire de telles espèces ;
mes cartes, d’ailleurs, me dispensent d'y revenir longuement; aussi je
puis terminer ici cette étude.
Je ne pense pas avoir donné une impulsion nouvelle à la géobotanique,
ni l'avoir enrichie de nombreux documents inédits. Mais, comme beau-
coup de points généraux énoncés jusqu'ici se trouvent appuyés, confirmés
ou démontrés par le détail des Ulmacées, comme en outre il était inté-
ressant de grouper et de comparer des renseignements tirés des flores
fossiles et actuelles, j'ose espérer que mon travail ne sera pas sans
utilité, surtout lorsque d’autres études auront été faites dans une sem-
blable direction sur d’autres familles présentant les mêmes avantages
que les Ulmacées, et lorsqu'on aura pu comparer les résultats.
Principaux ouvrages consultés.
Je n'indique ici que certains ouvrages ayant traité plus spécialement
des Ulmacées, ou ayant discuté quelques points d'importance plus générale.
Je ne saurais donner le titre de toutes les flores générales ou locales que
j'ai consultées; la liste en occuperait plus de vingt pages et n'aurait d'autre
intérêt que celui d’un catalogue plus ou moin complet. J’ai en effet pris
l'un après l’autre tous les ouvrages susceptibles de me donner des ren-
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (32)
seignements sur les Ulmacées et que je trouvais dans la riche bibliothèque
de MM. de Candolle: aussi bien les flores générales ou spéciales des divers
pays d'Europe, que les travaux de floristique concernant les différentes
parties de la Terre. J’ai trouvé dans la même bibliothèque et aussi dans
celle du Musée d'Histoire naturelle de Genève, tous les renseignements
nécessaires à la connaissance des Ulmacées fossiles. Quant aux indications
spéciales concernant chaque espèce, les notes bibliographiques de l’Index
de Kew, et les traités de floristique que l’on trouve dans tous les Instituts
botaniques me dipensent d’en rendre compte plus longuement.
BENTHAM et Hooker. Genera.
BLume. Museum Lugd. Batav. I.
Brunme. Bijdrage.
Boıssier. Flora orientalis.
CANDOLLE, A. DE. Géographie botanique raisonnée.
CHoparT. Monographie des Polygalacées.
CHopar. Sur la distribution des polygalacées. Arch. Sc. phys. et nat. 1894.
CHopar. Plantæ Hasslerianæ. I. Bull. Herb. Boissier. 1899.
Caopar et Hasster. Plantæ Hasslerianæ. II. Bull. Herb. Boissier. 1903.
CHopar el :Wizczex. Contrib. à la flore de la Rép. Argent. Bull. Herbier
Boissier. 1902.
Deupe. Traité de Géographie botanique.
Drupg. Die Florenreiche der Erde. Mitteil. aus Justus Perthes geogr. Anstalt.
XVI. 74. 1884.
Duran» et Scinz. Etude sur la flore de l'Etat indépendant du Congo. 1896.
ENDLICHER. Genera.
EnGzer. Fossile Arten von Ulmus. 1888.
ExGzer. Pflanzenwelt Ost- Africa’s. 1895.
Exccer. Divers travaux sur la flore Est-africaine. 1892-1901.
ExGzer et Prantr. Ulmaceæ in Pflanzenreich. III. 1. 1899.
Ensrer. In litteris. 1905.
Enger. Ulmaceen. Notizblatt. Berl. Garten. III. 1900.
Heer. Flora fossilis arctica. 1868-1883.
Hger. Flora tertiaria Helvetiæ. 1855.
Hooker, JAcKson, DurAann. Index Kewensis.
Marriıus. Flora brasiliensis. IV.
Miover. Flora Ind.-batav.
PLaNcHoN. Ulmacées. Annales des Sciences naturelles. III. 1848.
PLancaon. Monographie des Ulmacées. Prodromus. XV.
SAPORTA. Etudes sur la végétation du S-E. de la France à l’époque tertiaire,
1866-1899. :
SCHENK et SCHIMPER. Palæophytologie, in Zittel’s Handbuch. II. 1890.
ScHIMPER. Paléontologie végétale. 1870-1872.
ScHIMPER. Pflanzengeographie.
nz Beitr. z. Kenntniss d. d. S-W. Africa Flora. Memoires Herb. Boisier.
SCHUMANN. Handbuch f. Pflanzengeographie und Systematik,
Wargur6. Monographie der Myristicaceæ.
Warning. Oekologische Pflanzengeographie.
vie
Monografia della famiglia
STACKHOUSTACER
Dottori R. PAMPANINI e @. BARGAGLI-FETRUCCE
Planches X, XI, XII, XIII, XIV et XV.
(Suite.)
SEz. I. SCLEROCOCCA
STACKHOUSIA PULVINARIS
Epidermide del fusto omogenea formata di elementi rettangolari,
allungati in direzione assile : pareti esterne non molto inspessile : culi-
cola sottile non Striata. Stomi ellillici, poco numerosi, privi di cellule
annesse ; lunghi 45-50 y nel loro massimo diametro. Ipoderma assente
complelamente : il primo strato del tessuto corticale à formato di elementi
rettangolari, che non lasciano fra loro spazii intercellulari. Il resto del
tessulo & coslituito di elementi più rotondeggiati, e con spazii intercellu-
lari. Grandi cellule tannifere, allungate in direzione assile, isolate ma
disposte con regolarilà, danno al fusto un aspello caratteristico.
Endoderma di elementi grandi, rettangolari, le cui pareli si colorano in
giallo con reattivo di Chodat. Periciclo completamente privo di sclerifi-
cazioni. Vasi legnosi assai pit grandi (in diametro) degli elementi
prosenchimalici : punteggiature areolale; perforazione semplice, spesso
laterale. Raggi midollari assenti. Masse di caucciù sembrano mancare
nel parenchima corticale del fusto. (Tav. XIV, fig. 1 et 2).
Foglia nettamente bilaterale. Epid : con pareti esterne molto grosse e
cuticola cospicua. Stomi su ambedue le pagine foliari. Tessuto a palizzata
di 1-2 strati di elementi non molto allungati. Tessuto lasso multo
sviluppato. In ogni elemento una massula di sostanza. che presenta i
caratleri chimici del caucciü; caratteri ottici incerti. Nervature sottili,
occupanti, nelle sezioni, una posizione mediana. (Tav. XV, fig. 6).
Granulı di polline di circa 30 y. di diametro a superficie echinulata.
SEZ. IL EUSTACKOUSIA
La struttura delle specie di questa sezione @ abbastanza uniforme e in
esse sı Incontrano Costantemente 1 principal caratleri già descritti nella
40 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (50)
parte generale : cio@ : a) epidermide del fusto non omogenea; b) tessuto
ipodermico più o meno sviluppato (nel fusto); c) fasci sclerosi subipoder-
mici; d) elementi sclerificati più o meno numerosi nel periciclo; e) vasi
legnosi a diametro piccolo, e perforazione semplice non terminale : vasi
primarii annulati e scalariformi; f) raggi midollari assenti nel legno;
g) assenza in tutti i tessuli di sali di calcio; h) presenza, non costante, di
masse di cauceiu in alcuni tessuti. |
Altri caratteri minori tanto del fusto che della foglia, variabili da una
specie all’ altra presentano qualche interesse e credo utile descriverli,
sebbene non ritenga cosa prudente servirsi di essi come caratteri anato-
mico-sistematici.
STACKHOUSIA MONOGYNA
Fusro. Epiderm : ad elementi rettangolari, allungati in senso assile, e
priva di stomi, in corrispondenza di fasci sclerosi; ad elementi poligonali
irregolari altrove. Stomi ellittici senza cellule annesse. Cuticola striata.
Ipoderma assai sviluppato, ma poco distinto, per spessore delle pareti, dal
parenchima corticale. Uno stralo di elementi a caratteri parenchimatici
divide l’ipoderma dei fasci sclerosi. Questi ultimi sono sotlili; formati di
pochi elementi, Parenchima corticale ad elementi rotondeggianti. Elementi
sclerificati del periciclo pochi e con pareti non molto inspessite. Cauceiü
assenle.
Focıta. — Epidermide fornita di stomi sulle due pagine : mesofillo
dorsiventrale. Tessuto a palizzala di 2-3 strati di elementi le cui pareti
anticline sono piü o meno ondulate. Tessuto lasso ricco di lacune. Nerva-
ture in posizione mediana. Caucciü assente.
Per la strutiura anatomica questa specie si avvicina alla S. spathulata.
S. ASPERICOCCA.
Quesla specie presenta due forme diverse: a) genuina b) incrassata,
fra loro ben distinte da caratteri anatomici interessanli.
À. Forma genuina.— Epidermide non omogenea: elementi sovrastanli
all’ipoderma, grandi, spessissimo con parete esterna fortemente convessa
o prolungata in protuberanze 0 cortissimi peli ottusi, rotondeggianti
all’estremitä. Negli spazii intercostali elementi poligonali, e stomi ellittici.
Ipoderma ben caratterizzato, formato da pochi elementi confinanti, verso
l’interno, con gli elementi dei fasci sclerosi. Questi sono sottili, formati di
pochi elementi, ma sono portali verso l’esterno in modo che si hanno nel
fusto sottili coste assai rilevate. Elementi del parenchima corticale roton-
deggianti in sezione : qua e là elementi lanniferi poco diversi, per forma
e grandezza, dai circostanti: caucciü assente. Nel periciclo pochi elementi
sclerificati, a membrane non molto spesse. (Tav. XIV, fig. 5, 6, 7).
B. Forma incrassata. — Epidermide del fusto non omogenea : le due
forme di elementi nettamente delimitate fra loro. In corrispondenza ai
fasci sclerosi, grandi elementi rettangolari che non si prolungano mai in
protuberanze o peli come nella forma precedente. Negli spazii intercostali
elementi epidermiei molto piü piccoli, irregolarmente poligonali. Stomi
numerosissimi, rotondeggianti, con 1 o 2 cellule annesse: piü raramente
ne sono privi. Ipoderma di pochi elementi, ben distinti, confinanti con i
fasci sclerosi. Questi sono più cospicui che nella forma precedente, e sono
(51) R. PAMPANINI E G. BARGAGLI-PETRUCCH. STACKHOUSIACEE. 4
pochissimo sporgenti, cosi che le coste sono poco rilevate. Il tessuto cor-
ticale, sviluppatissimo, prende aspetto di tessuto a palizzata : gli elementi
sono molto allungati in direzione radiale. Mancano elementi tanniferi ma
ogni cellula contiene una piccola massa di una sostanza che presenta i
caratteri chimici ed ottici del caucciü. Gli elementi dell’endoderma sono
rettangolari (sez. trasv.) Nel periciclo numerosi elementi sclerificati, con
pareti fortemente inspessile. (Tav. XIV, fig. 4. Tav. XV, fig. 8).
La FocLıa ha struttura isolaterale. L’epidermide & ugualmente ricca di
stomi sulle due pagine: ad essa sottosta uno strato di elementi poco
allungati, e quindi cellule allungatissime formanti il tessuto a palizzata. Il
centro della foglia @ occupato da un tessuto lasso non molto ricco di
lacune, formato da elementi irregolari. In esso si trovano 1 sottili fasci
fibro-vascolari, che occupano il piano mediano della foglia: in ogni ele-
mento del mesofillo una piccola massa di cauceiü. (Tav. XV, fig. 7).
Alla periferia del legno, nei fasci fibro-vascolari, si incontrano grandi
tracheidi, la cui presenza è in rapporio con la scarsità di terminazioni
vascolari.
S. MAIDENI.
Epidermide con elementi tutti rettangolari allungati in direzione assile :
in corrispondenza con i fasci sclerosi si nolano peli unicellulari non molto
lunghi (piü che in S. aspericocca, meno che in S. pubescens) ottusi all’es
tremità. In queste zone mancano gli stomii quali si trovano solamente negli
spazii intercostali e sono privi di cellule annesse. Cuticola striata. Ipoderma
non molto sviluppato : elementi con la sola membrana esterna fortemente
inspessila, le altre molto meno. Fasci sclerosi con molti elementi, ma con
membrane non eccessivamente inspessite. Tessuto corticale ad elementi
rotondeggianti in tutlo lo spessore della corteccia. Piccole masse di
caucciu. L’endoderma & formato di elemenli rettangolari. molto allungati
tangenzialmente che si colorano in giallo con reattivo di Chodat. Mancano
sclerificazioni nel periciclo. Sotto questo aspetto, questa specie formerebbe
un termine di passaggio fra la Sezione I Sclerococca et la sezione I]
Eustackhousia. Nel legno i vasi hanno sezioni presso a poco uguali agli
elementi prosenchimatici. (Tav. XIV, fig. 8).
S. HUEGELIT.
Questa specie si avvicina molto alla seguente (S. pubescens) dalla quale
diflerisce par la mancanza di produzioni tricomatose.
Epidermide con elementi a parete esterna molto spessa, rettangolari
allungati in corrispondenza all’ipoderm,a irregolari altrove: stomi privi di
cellule annesse. Ipoderma ben distinto e assai sviluppato. Fasci sclerosi
cospicui rotondeggianti formati da molti elementi. Elementi del paren-
chima corticale assimilante allungati (specialmente i più esterni) in
direzione radiale: elementi tanniferi rotondeggianti, isolati, sparsi in
tulto il tessuto. Endoderma di elementi rettangolari. Periciclo con gruppi
di elementi sclerosi molto inspessiti. Vasi legnosi uguali in diametro agli
elementi prosenchimatici.
Foglia a struttura isolaterale, con tessuto a palizzata svilupatissimo e
compatlo sulle due pagine, Nel piano mediano i fasci circondati da un
tessulo poco sviluppato ad elementi rotondeggianti. Epidermide uguale
sulle due pagine.
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (52)
S. PUBESCENS.
Epidermide con culicola striala longitudinalmente: forma degli elementi
e degli stomi come in S. Huegelii: peli unicellulari assai lunghi (piü che
in tutte le altre specie che ne sono provviste) limitati alle zone che cor-
rispondono al Lessuto ipodermico. Rarissimamente se ne incontrano anche
negli spazii interposti. Ipoderma ben sviluppalo, ma con elementi a
membrane non molto inspessite: spesso un altro strato di elementi ê
interposto fra l’ipoderma ed) fasci sclerosi, che sono cospicui rotondeg-
gianti. Amido abbondante nei 2-3 strati più interni. Periciclo con pochis-
simi elementi sclerificati. (Tav. XV, fig. 1-).
Foglia a struttura quası isolaterale. Cuticola striata : peli nelle due pa-
gine, non più lisci ma nodosi, più numerosi alla base delie foglie. Me-
sofillo con elementi poco allungati perpendicolarmente alla superficie.
Fasei sottili nel piano mediano.
S. DIELSI.
Erivernips del fusto non omogenea ; con elementi rettangolari allun-
gati in corrispondenza del tessuto ipodermico ; irregolari negli spazii in-
terposli: stomi numerosi privi di cellule annesse. Cuticola non striata.
Ipoderma ben sviluppato. confinanté, verso l’interno, immediatamente con
i fasci sclerosi che sono assai cospicui, rotondeggianti in sezione, e Cos-
tituiti da molti elementi fortemente inspessiti. Tessuto corticale diviso in
due zone : la prima piü esterna costiluita da un tessulo a palizzata di 3-4
file di elementi molto allungati in direzione radiale ; la seconda consta
invece di 4-5 file di elementi rotondeggianti, e si avanza in corrispon-
denza dei fasci sclerosi subepidermici fino a raggiungerli. Cli elementi
della prima zona contengono clorofilla e piccole masse di caueciu: quelli
della seconda ne sono privi. Nel pericielo gli elementi sclerificati sono
pochi ma con membrane fortemente inspessite. Nel legno i vasi hanno
diametro assai piu grande degli elementi prosenchimatici. (Tav. XV, fig. 9).
S. SPATHULATA.
Epidermide del fusto con cuticola striata : elementi poligonali forniti di
grandissime punteggialure a fenditura, che non di rado interessano quasi
tutla l’allezza di una parete : in corrispondenza dei fasci sclerosi elementi
spesso fortemente convessi verso l’esterno. Stomi (nelle zone intercostali)
senza cellule annesse. Ipoderma poco distinto e separato dai fasci sclerosi
da un altro strato di elementi dall’aspetto parenchimatico. Parenchima
corticale di elementi rotondeggianti (sez. trasv.) Periciclo sclerificato in
gran parte : elementi fortissimamente inspessiti.
Nella foglia la cuticola & pure striata : gli elementi epidermici hanno
grandi punteggiature : gli stomi si trovano sulle due pagine: ma il me-
sofillo è dorsiventrale. Tessuto a palizzata di 4-5 strati di elementi con
membrane anticine ondulate: i più esterni piu corti. Il tessuto lasso è
molto lacunoso. I fasci stanno nel piano mediano. (Tav. XIV, fig. 3).
S. GIURIATIT.
Fusto con caratteri analoghi alla precedente. Foglia con ugual strut-
tura, ma contenente, negli elementi del mesofillo, piccole masse di
caucciu.
(55) R. PAMPANINI E G. BARGAGLI-PETRUCCI. STACKHOUSIACEE. 43
S. VIMINEA.
Elementi epidermici tutti allungati in senso assile: spesso prolungali,
in corrispondenza ai fasci sclerosi, in peli rudimentali, otlusi: stomi senza
cellule annesse, ellittici allungati. Ipoderma molto sviluppato che si pro-
lunga lateralmente anche distante dai fasci sclerosi. Questi sono poco
notevoli. Parenchima sorlicale ad elementi rotondeggianti. Periciclo con
elementi sclerosi.
Foglia dorsiventrale, con palizzata molto ridotto (1-2 strati) e tessuto
lasso con poche lacune. Masse di caucciü in molti elementi.
Nella forma flava il tessuto ipodermico forma uno stralo quasi conlinuo,
interotto solamente dagli stomi. E la forma nella quale questo tessulo si
presenla nel suo massimo sviluppo.
S. SCOPARIA.
Epidermide con cuticola striata ed elementi non convessi verso l’es-
terno. Ipoderma ben distinto, ma ridotto a pochi elementi per ogni fascio
scleroso, ed appiattili. Fasci non molto cospieui. Parenchima corticale con
elementi disposti a palizzala. I piü profondi meno allungati. Elementi
tanniferi uguali per forma a quelli circostanti, disposti in piccoli gruppi.
Periciclo con molti elementi sclerosi isolati.
S. MURICATA.
Epidermide con elementi molto allungati in corrispondenza al tessulo
ipodermico: irregolari altrove. Cuticola non striata. Stomi senza cellule
annesse. Ipoderma e fasci sclerosi ben sviluppati. Elementi corticali ro-
tondeggianti. Caucciu assente. Elementi tanniferi assenti. Periciclo con
elementi sclerosi.
S. APHYLLA.
Epidermide ad elementi poligonali, anche in corrispondenza al tessuto
ipodermico. Cuticola striata e rugosa. Stomi senza cellule annesse. Ipo-
derma ridotto a pochi elementi estremamente appiattiti. Fasci sclerosi
grandi, con molli elementi a membrane fortissimamente inspessite.
Elementi corticali rotondeggianti. Caucciü assente (?). Periciclo con ele-
menti fortemente sclerificati, grandi.
S. TENUISSIMA.
Non esaminata.
S. VIRGATA.
Caratteri analoghi alla S. aphylla. Ipoderma meglio sviluppato. Seleri-
ficazioni del periciclo meno numerose.
S. INTERMEDIA.
Caratteri similli alla S. aphylla. Ipoderma e fasci sclerosi ben svilup-
pati. Sclerificazioni pericicliche poche.
S. MICRANTHA.
Epidermide simile alla specie precedente. Cuticola molto spessa. Ipo-
derma ben sviluppato. Fasci sclerosi costituiti da elementi a membrana
41 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1906 (5%)
poco inspessila. Parenchima corticale di elementi rotondeggianti conte-
nenti masse di caucciü. Nel giovane ramo esaminato mancano elementi
sclerificati nel periciclo, ma non € certa la loro coslante assenza.
- Sez. II. TRIPTEROCOCCUS.
S. BRUNONIS.
Caratteri del fusto poco diversi da quelli delle specie della sezione II
(Eustackhousia). Epidermide con elementi rettangolari sulle coste, poligo-
nali nelle zone intercostali. Cuticola non striata. Stomi senza cellule
annesse.
Ipoderma mediocremente sviluppato. Fasci sclerosi sviluppatissimi, -
rotondeggianti, formati da molti elementi con membrane fortemente
inspessite. Parenchima corlicale formato da elementi un poco allungati
come in un tessuto a palizzata, negli strati pit esterni, rotondeggianti
verso l’interno. Grandi elementi tanniferi sparsi dovunque, ma special-
mente verso la metà della corteccia. Negli elementi piu esterni corticali,
piccole masse di caucciü. Endoderma di elementi reltangolari, allungati
tangenzialmente. Periciclo con sclerificazioni abbondanti. Nel legno i vasi
hanno diametro assai maggiore degli elementi prosenchimatici.
La foglia ha struttura quasi centrica. Epidermide ricca di stomi do-
vunque. Tessuto a palizzata formato da 1-2 strati di elementi assai allun-
gatı. Nel centro un tessuto ad elementi poligonali senza lacune. In esso è
situato. il fascio fibro-vascolare principale. Grandi elementi tanniferi ro-
tondeggianti sono sparsi in tutto il mesofillo. Si incontrano anche, ma
non sempre, masse di caucciü negli elementi del palizzata. (Tav. XV, fig. 5).
S. MEGALOPTERA.
Ignota.
GENERE MACGREGORIA.
Le piccole modificazioui che si riscontrano nella struttura del fusto non
sono {ali da giustificare, sotto il punto di vista anatomico, un distacco fra
questo genere ed il genere S. fackousia come da alcuni è stato proposto
di fare; al contrario, 1 caratteri anatomici confermano la stretta parentela
che lega la Macgregoria alle Stackhousie della F2 e IlIa sezione con le quali
essa ha comune lo schema di struttura degli organi assili.
MACGREGORIA RACEMIGERA.
Epidermide di elementi allungati in direzione assile, con cuticola non
striata : stomi poco numerosi, ellittici ; privi di cellule annesse. Ipoderma
poco sviluppato e poco distinto dal parenchima corticale. Fasci sclerosi
subipodermici poco numerosi e formati da pochi elementi a membrane
non molto inspessite. Parenchima corticale formato di elementi rotondeg-
gianti (sez. Lrasv.): numerosi elementi tanniferi, poco diversi per gran-
dezza dai circostanli, sono sparsi nel tessuto; sono assai allungati in
direzione assile, e si sovrappongono in questa direzione in lunghe file
verticali. Il caucciü sembra assente. Nel periciclo pochi gruppi di ele-
menti sclerificati. Il legno poco sviluppato presenta caratteri identici alle
Stackhousie.
R. Istituto Botanico di Firenze.
45
PRIMITLÆ FLORA COSTARICENSIS
FILICES
IV
AUCTORE
H. CHRIST, Bâle.
Suite de :
Primit. Fl. Costaric. II. Bull. Herb. Boiss., 2me sér., tome IV (1904), n. 9.
M. Werckle a exploré le volcan Turrialba jusqu’à la cime (3700 m.),
mais surtout la vallée du Rio Navarro à environ 1100 à 1400 m. (indica-
tion de M. Alfaro) en 1904 et 1905, et a bien voulu m'envoyer ces récoltes,
auxquelles M. Alfaro, successeur de M. H. Pittier et Directeur actuel de
l’Institut geographique de la République, a ajouté une collection, prove-
nant de la même source et du même collecteur.
Le Turrialba, dans sa partie élevée, s’est montré peu fourni en fait de
fougères; toujours M. Werckle y a trouvé deux Cyatheacées spéciales,
Cyathea conspicua, forme trapue et d’aspect alpestre, et le puissant et
magnifique C. Brunei, une plante de première grandeur, dont le bas du
stipe a à peu près la grosseur d’un bras d'enfant.
Par contre, la vallée de Navarro compte parmi les contrées les plus
riches en espèces particulières du pays; en même temps, la végétation
des fougères doit y étre une des plus imposantes en développement. C’est
la localité où Pteris anfractuosa et Dennstædtia rubicaulis, ces deux lianes
si élégamment décomposées et si semblables malgré leur grande différence
systémalique, couvrent la lisière des arbres. Mais c’est là surtout la localité
des Gleichenta qui s’y trouvent dans des formes absolument étourdissantes
et s’y mêlent dans un mäquis ou « Gleichenietum » inconnu ailleurs. C’est
l'endroit de ces formes relativement petites et si bizarres : G. retroflexa
etorthoclada; mais surtout les formes du groupe de G. bifida y foison-
nent, non compté celles appartenant au groupe Andin de G. revoluta,
w
46 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 . ©
et même une nouvelle espèce du groupe océanique et Malais de G. flagel-
daris s'y trouve. Je crois que nulle part, ni dans l'Ancien ni dans le Nou-
veau Monde, on n’a jamais trouvé un tel nid de Gleichema ensemble.
Avec ce jardin à Gleichenia, il ya à Navarro un nombre considérable de
Cyathéacées nouvelles, accompagnées d’Alsophila pruinata et de Cyathea
divergens, connues dans les Andes; il y a une égale quantité d’Aspidium
(sensu latiori) dont le débrouillement est des plus ardus et dont quel-
ques unes doivent rester encore à l’état d'étude; il y a des Diplazium
non encore remarqués, et des Polypodium du voisinage de fraxini-
folium qui me sont très critiques. Les Polybotrya, si difficiles à distin-
guer, puisque rarement on a sous la main les frondes sorifères avec les
feuilles stériles, s’y donnent rendez-vous aussi au moins en cinq formes,
du P. juglandifolia simple au P. canaliculata quadri-partite.
Enfin, M. Werckle a récolté a Santiago 900 m. quelques espèces,
parmi lesquelles il m'a été permis de décrire l’Alhyrium myriomerum,
probablement la fougère la plus décomposée connue à l'heure qu’il est.
Je vais publier dans ces lignes les formes nouvelles et dignes de
remarque de ces envois, sans en épuiser toute la richesse.
M. Alfaro, de son côté, m’a envoyé une collection faite à la Meseta
central de S. José, à 2000 mètres, et une autre, récoltée par M. A. Brade,
a Orosi, Finca du Dr Valverde. Ces deux collections m'ont donné quelques
belles nouveautés aussi.
Je ne puis que faire ressortir une fois de plus la fécondité étonnante
de cet isthme étroit de Costa Rica en fougéres, parmi lesquelles il ya
des formes très originales. Il y a de larges continents tropicaux qui
sont bien loin d’une telle richesse, dont la cause nous reste encore abso-
lument cachée, car là où la configuration de la région : un petit abrégé,
un rétrécissement des grands pays Andins avoisinants. devrait faire
attendre un appauvrissement notable, il y a une recrudescence de déve-
loppement et de spécification.
Elaphoglossum Schott.
Elaphoglossum supracanum n. spec,
Bien caractérisé par l’indument fort différent de la face supérieure et
de la face inférieure : celle-ci étant à peu près lisse et n’offrant, le long
de la costa, qu'une villosité excessivement courte de poils orange-foncé,
tandis que celle-là est grisätre par suite d’ecailles petites, appliquées,
(3) H. CHRIST. PRIMITLE FLORÆ COSTARICENSIS. 47
blanchätres, peltées, ombiliquées et ciliées. Rappelle un peu E. tectum (W.)
mais la fronde est beaucoup plus large et plus longuement stipitée.
Rhizomate breviter repente, pennæ cygni crassilie, selis nigris rigidis
2 mm. longis dense tecto. Foliis subfasciculatis non arüiculatis pluribus (5).
Stipite tenui 13 cm. longo sulcato aurantiaco, squamulis brevibus lanceo-
lato- et lineato-subulatis, versus basin stipitis atrobrunneis, superioribus
fulvis adsperso, lamina 25 cm. longa, 2 '/s cm. lala, late lanceolata basi
attenuata haud decurrente apice valde acuminata coriacea, cosla mani-
festa, facie superiore dense squamulis minimis punetiformibus albidis
peltatis umbilicatis ciliatis adspersa ideoque grisea, facie inferiore sublævi
sed pube furfuracea brevissima auranliaca imprimis secus costam induta
ideoque rufescente. Nervis occullis tenuissimis numerosis basi interdum
furcalis vix À mm. distantibus recte patentibus versus marginem undu-
latum haud incrassalis.
Folii fertilis stipite 22 cm. longo, lamina 20 cm. aut ultra longa, invo-
luta, 1 cm. lata, lineri, supra pube aurantiaca nec non squamis peltatis
rufis dense tecla, sublus sporongiis brunneis omnino conspersa.
Hab. Orosi, Finca del Dr Valverde, 1400 m. l. A. Brade, Inst. phys.-
geogr. 16835. Santiago, 900 m. 1. Werckle 1905.
Elaphoglossum plumosum Fec. Acroslich. 54.
var. Bradii n. var.
Je sépare les échantillons trouvés par M. Brade du type, à cause des
feuilles plus larges (jusqu’à 2.8 cm.) et recouvertes en dessus de poils
partagés en bas et rameux en haut, à base bulbeuse et relevée, en dessous
par un indument très dense d’écailles ovales, pointues, longues de 2 et
2 '/s mm., brun orangé, diaphanes et très élégamment ciliées de cils
simples, pectinés, brun foncé. Comme la feuille fertile manque, je n’ose
pas encore admettre une espèce nouvelle.
Hab. Orosi, Finca del Dr Valverde, 1400 m. 1. A. Brade 1905. Inst. phys.
geogr. 16818.
Vittaria Sw.
Vittaria setacea n. sp. typ. in herb. Christ.
Espèce à feuilles les plus étroites du genre, ramassées en paquet serré
sur un rhizome gazonnant, non rampant.
Rhizomate brevi erecto, radicibus brevibus rufotomentosis densis præ-
dito, squamis selaceis, ?/s cm. longis castaneis coronato, foliis densissime
cespilosus numerosissimis (60 et ultra) confertissimis, 20 cent. longis
48 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sé.). 1906: (4)
erectis rigidis acutis ‘/2 mm. lalis costa manifesta angustissima præditis,
nervis lateralibus nullis, margine revoluto, sorum fere a basi ad apicem
continuum angustissimum marginalem tegente, margine linea angustis-
sima subscariosa notato. Textura coriaceo-papyracea, colore atroviridi,
facie subnitente.
Hab. Navarro 1. Werckle 1905.
V. filifolia Fec. diffère par un rhizome rampant, des feuilles plus
larges, bien moins nombreuses.
Polypodium L.
Polypodium fraxinifolium Jacq. Icon. rar. Tab. 639. Sw. Syn.
fil. 38. Mett. Polypod., 79.
Cette espèce est polymorphe au Costa Rica, ou plutôt elle contient un
nombre encore indéfini de sous-espèces qu'il faut distinguer.
Dans mes Primitiæ IT, Bull. Herb. Boiss., IV, 1904, n. 11, 5, j'en ai
mentionné deux, dont j'ai désigné la première, la plus grande quant à
l'extension des pinnæ, comme le lype. Mais sur de plus amples maté-
riaux, j'ai reconnu que cette qualification convient plutôt à la plante
nommée par moi var. fraxinellum, var. que je préfère abandonner. Je
prends donc pour le type une plante à pinnæ allongées, nombreuses, à
nervures manifestes, à face inférieure verte ou à peine glaucescente, et à
tissu herbacé. Elle semble commune dans le pays.
Pinnis 12 ad 14 utroque racheos latere, internodiis 3 ad 4 cm. longis,
2 ‘Ja cm. latis, lanceolatis longe acuminatis, nervis manifestis, areolis
% ad 5, soris 3 ad 4 inter marginem et coslam, pinnis subtus læte viri-
dibus aut pallescentibus non glaucis, herbaceis.
Hab. S. Cruz de Turrialba, 1500 m. Pittier 13257. Navarro Werckle.
Estrella Prov. Cartago Cooper 6049.
La même plante de Quito 1. Sodiro. Quindiu Columb. 1. Schmidschen.
Ocafia Columb. 1. Schlim. 121, 30. Ouro Preto S. Brasil. I. Damazio 1825.
subsp. P. luridum n. subspec.
Plus grand que le type, à pinnæ plus écartées, coriaces, glauques en
dessous, à nervures entièrement ou à peu près cachées.
Pinnis longe acuminatis, internodiis 6 cm. separatis, lanceolatis, ultra
20 cm. longis Æ# '/s cm. latis, soris 4 inter marginem et costam, pinnis
coriaceis, subtus glaucis.
Hab. Navarro 1400 m. 1. Werckle. -
(5) H. CHRIST. PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS. 49
subsp. P. articulatum Desv. Ann. Linn. VI, 236, très bien décrit par
Metten. Polypod. 79, 128.
Pinnis minus numerosis, 6 utroque costæ latere, intermodiis usque ad
7 cm. latis separatis, ovalis, breviter acuminatis, 20 cm. et ultra longis,
6 cm. latis, herbaceis, subtus late viridibus, nervis manifeslis, areolis
usque ad 9 sorisque 6, inlerdum usque ad 8 inter marginem costamque.
. Hab. Carrillo Pittier, 4162. Turrialba Pittier 9061. Tsaki Talamanco
Tonduz, 9451. Werckle s. 1. 1.
subsp. P. ornatum Klotsch Linn. 20, 396.
Pinnis numerosis, usque ad 18 utroque racheos latere, anguste lanceö-
lalis, 6 cm. longis, À '/s cm. latis, subtus pallidioribus, herbaceis, nervis
suboceultis, areolis 3 aut 4 sorisque 2 aut 3 inter costam marginemque.
Hab. Sabanilla de los Granados, 1200 m. Alfaro 16562. Birris, 1050 m.,
id. 16526, 1. Wercle s. i. 1. Même plante de Colombie I. Lehmann 3749.
Une autre sous-espèce, du S. du Brésil, est le
subsp. P. rhizocaulon Willd. Spec. 5, 197, qui se distingue par un tissu
très tendre, des pinnæ peu nombreuses et une fronde raccourcie. C’est le
P. distans de Raddi. Tab. 31.
Stipite rachique tenui, fronde rarius ultra 25 cm. longa, pinnis 6 rarius
7 utroque latere, internodiis 3 aut 4 cm. separatis, 8 ad 10 cm. longis,
2 cm. latis oblongis breviter acuminatis, subtus pallidioribns, herbaceis,
nervis suboccultis, areolis 4, soris 3 rarius % inter marginem costamque.
Hab. S. Brasil. Minas Geraes. Mont Serrat Dusen, 711. Aquas virtuosas
1. Silveira. Ouro Preto 1. Gomez, 711. 1. Schwacke 12430. S. Catharina
Schwache 13242. S. Paulo. Conceicäo. Wettstein et Schiffner. Parana,
Serra do Mar Dusen, 3462. Serra dos orgaos 1. Casaretto 1133. 1. Schenck
2740.
Polypodium chnoodes Spreng. Syst. veget., 4, 53. Metten Poly-
pod. 77.
var. minus n. var.
Dimensions réduites à la moitié, fronde longue de 20 à 30 cm., large
de 8 à 13 cm., pinnæ environ 20 de chaque côté, 5 cm. de long, ‘/2 à
1 cm. de large. moins en faux qu’étalées horizontalement, sores très
serrées, en trois rangs irréguliers; duvet velu-glanduleux très prononcé.
Port différent, mais caractères peu saillants.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Polypodium Mesetæ n. sp.
Le groupe des ZLepicystis semble prendre un développement des plus
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 A, 31 décembre 1906. Le
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (6)
riches au Costa Rica. Du P. furfuraceum, qui offre le maximum d’arma-
ture squameuse, jusqu'à des formes à peu près lisses, il y a une gradation
presque insensible, au point de confondre celui qui tâche de fixer ces
formes.
Voici une de ces formes assez saillantes par l’étroitesse de la fronde,
se rapprochant le plus du P. Skinneri Hook., mais différente par les
dimensions petites, le tissu épais et coriace, les pinnæ peu nombreuses,
non décurrentes et obtuses, la fronde très longuement stipitée.
Rhizomate repente pennæ corvinæ crassitie nigro squamulis brunneis
setaceis strigillosis brevibus parce vestito haud glauco, stipitibus remotis
10 cm. longis, tenuibus, rigidis, basi setulosis, cæterum cum folii totius
facie inferiori dense squamis peltatis nigro-umbilicatis griseis adpressis
1/; mm. latis densissime obtectis, fronde 9 cm. longa basi latissima 3
ad 3, 2 cm. lata, trigono-lanceolata acuminata pinnata nec pinnatifida
pinnis patentibus remotis (spatiis inferioribus 6 mm. latis) basi subdila-
tatis non decurrentibus margine integris, 15 utroque latere infra apicem
pinna subsimplici terminatam, pinnis À '/s cm. longis linearibus vix
2 mm. latis integris truncato-obtusiusculis facie inferiore convexis obs-
cure griseis, superiore planis lævibus opacis atroviridibus, nervis omnino
lignoso-coriaceis occullis, soris minutis ca. 10 utroque latere medialibus
supra et subtus protrüsis, omnino squamis obtectis.
Hab. Meseta central de S. José, 2000 m. Il. Alfaro, Inst. phys. geogr.,
1905, 16907.
Polypodium Tweedianum Hook. Icon Plant. (ab. 86. Hiero-
nym., Plant. Lehmann. Engl. Jahrb. 34 (1905) 520.
C’est ce que j’ai appelé autrefois P. sporadolepis Kunze forma a. Mett.
Polypod. N. 96. Le rhizome, muni d’écailles flasques, appliquées, lancéo-
lées, brun foncé, bordées de blanc et ciliées, est très allongé, longuement
traçant, aérien et attaché aux arbres par des racines à l’instar du lierre.
Hab. Irazu, 840. Pittier. Turrialba, 2500 m. 13257. Pittier. Achiote,
220 m. 16716. Tonduz. Navarro Werckle. Semble commun avec P. ple-
bejum Schlecht.
Polypodium angustifolium Sw. Synops. 27.
Une forme alpestre distinguée par des feuilles assez larges (12 mm.),
très épaisses et durement coriaces, à sores gros, jaune verdätre, en trois
rangées très irrégulières, à nervures saillantes en dessous, effacées en
dessus, et un rhizome fort, à stipes très rapprochés.
Hab. Volcan Turrialba 1. Werckle.
(7) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORA COSTARICENSIS. 51
Une autre se distingue par des feuilles singulièrement étroites, très
nombreuses et rapprochées en gazon serré; rhizome court, épais, ligneux,
feuilles longues de 40 cm., cylindriques, 2 mm. de diamètre, enroulées
jusqu’au centre, bords enroulés cachant entièrement la face inférieure et
les sores, nervures entièrement cachées, tissu durement coriace. Port
d’un Vittaria étroit.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Polypodium crassifollum L. Spec. 1534.
Deux formes : une plus large, 9 cm., à 7 rangées de sores, et une très
étroite, 3 à 4 cm., à 4 ou 5 rangées de sores.
Polypodium serpentinum n. sp.
Sect. Campyloneuron, groupe de P. lapathifolium Sw. ou lævigatum
Cavan, mais très distingué par la souche allongée et rampante le long de
l'écorce des arbres comme le lierre, et des feuilles en deux rangées à
droite ei à gauche du rhizome; en outre, par des petites nervures sou-
vent cachées dans le tissu. Port de P. Swartzü en grand.
Rhizomate indefinite crescente serpente longissimo funiformi flexuoso
arborum cortici radicibus tenuibus per totum rhizoma sparsis adhærente,
nigre subnudo, 1 ‘/2 mm. lato.
Foliis bifariis alternis numerosis (internodiis 3 ad 4 cm. longis) nodis
rhizomatis insidentibus ibique articulatis stipitatis, stipite firmo sed tenui
2 cm. longo, costa valde prominente nitida, fulvo-stramineo. Fronde 25 ad
30 cm. longa, 2 :/2 ad 3 cm. lata acuminata in slipitem sensim attenuata,
lineari-lanceolata, margine valde undulata, chartacea, nervis lateralibus
tenuibus flexuosis vix ad marginem ipsum protensis, nervulis tenuis-
simis spe occullis circa A areolas elongatas arcuatas irregulares sæpe
medio partitas uno aut 2 nervulis liberis brevibus soriferis instructas
inter costam marginemque formatibus, soris irregulariter sparsis, plerum-
que duobus in areola, minutis punctiformibus brunneis. Textura tenui,
colore late virente.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Polypodium multipunctatum n. sp.
Jai décrit cette plante comme variété de P. Phyllitidis L. Mais des
spécimens ultérieurs me démontrent qu'il s’agit là au moins d’une sous-
espèce qui se distingue, outre les taches calcaires de la surface, corres-
pondantes aux sores, par des dimensions réduites, une fronde décurrente
jusqu’à la base, de forme plus lineaire, c’est-à-dire à bords parallèles,
52 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906 . (8)
brusquement acuminée, et surtout des nervures latérales à peine visibles
et nullement proéminentes.
Rhizomate brevi subrepenie pennæ anserinæ crassitie lignoso brunneo
squamis minulis brunneis subulalis tecto, foliis dense fasciculatis (5 ad 7)
linear: lanceolatis sensim ad basin decurrentibus, marginibus fere paral-
lelis, in apicem aculüm aut s&pe caudatum plus minus abrupte acumi-
nalis, 30 ad 35 cm. longis, 2 ‘/2 ad 3 cm. latis, costa prominente flava,
margine integro leviter undulalo, nervis lateralibus numerosis vix cons-
picuis tenuissimis subflexuosis vix ad marginem protensis, circa 5 areolas
oblongas dimidialas 2 nervulos liberos includentes formantibus; soris
inter nervos laterales biserialis regularibus 5 aut 6 inter costam margi-
nemque.
Textura molliter coriacea, facie superiore nitidula, parlim punctis calca-
reis candidis regularibus soros indicantibus eleganter conspersa.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Obs. Jamais je n’ai remarqué ces laches calcaires dans les formes
nombreuses, pelites et très grandes, de P. Phyllitidis ou P. latum du
Costa Rica, à nervures saillantes. Je n'ai qu’une plante du Mexique
très semblable, 1. Kerber 102 et déterminée par Fournier P. xalapense
Fée.
P. sphenodes Kze el Kl. Linn. 20, 402 décrit par Mettenius Polypod.
84 et figuré par Hooker spec. fil. V. Tab. 182.
Par l’&tude de matériaux nombreux, je suis forcé de réunir les plantes
déterminées par Bommer comme P. coarctatum Kze el par moi comme
P. Wercklei Primit. III, Bull. Herb. Boiss., 1905, n. 1. 7. à cette espèce.
Celte espèce varie beaucoup quant à la largeur et l’étroitesse de la
fronde, mais elle se distingue de P. repens L. par des dimensions beau-
coup plus petites, par un rhizome plus mince, un tissu mollement coriace,
à faces luisantes, et le pourtour de ia fronde plus ovale, moins allongé.
Pour le reste, comparez la diagnose donnée par Mettenius.
Hab. C’est la plante. répandue au Costa Rica, de La Palma Pittier 700.
730. Barba 2043 m. Pittier 2077. Orosi l. A. Brade 16870. Forme très
étroite : (P. Werckleanum Christ) L Werckle s. i. 1. 190. La même Rio
Sucio 800 m. 1. Lehmann 1741.
En tout cas, l’affinité de P. sphenodes avec P. repens L. est grande, et
un échantillon : La Palma Tonduz 12609 semble marquer un passage
vers celte espèce, qui est plus grande, à fronde plus allongée et à tissu
plus herbace.
(9) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 53
Polypodium brevifolium Link ex Hieron. Pl. Lehmann.
N. 255. 335.
J'ai noté du Costa Rica le P. latum (Moore Inv. fil. 225 Campyloneuron)
décrit par Sodiro Crypt. vasc. Quit. 371. A côté de cette forme puissante,
il y a une autre, qui diffère de prime abord par des slipes très longs el
une fronde largement ovale, à base largement cunéiforme et peu décur-
rente et que je crois pouvoir identifier à l’esp. de Link.
Rhizomate lignoso repente 6 mm. crassilie calvescente, foliis approxi-
malis 3 aut pluribus, stipite 20 ad 25 cm. longo valido 3 mm. crasso
canaliculato glabro uti tota planta, sed basi verruculis aspero, lamina
42 cm. longa, 12 cm. lata exacte ovali apice brevi acuto, basi breviter
cuneata breviterque decurrente, costa prominente, nervis prominentibus
costularibus recte patentibus rectis ad marginem incrassatum protensis,
ca. 45 utroque latere costæ, media in lamina ca. 8 mm. distantibus, ner-
vulis areolas includentibus ca. 14 utroque costulæ latere, arcuato-convexis,
manifestis prominulis, areolis soros binos minutos brunneos rotundos
includentibus, margine integro undulato, textura coriacea, faciebus niten-
libus, colore brunneo-viridi.
Hab. Navarro 1400 m. Werckle.
P. latum Moore diflert fronde longiore : usque ad 420 cm., angustiore :
1% cm. longe secus stipitem breviorem et fere ad basin stipitis decur-
rente, nervis multo numerosioribus, nervulis inconspicuis.
Cette espèce a élé trouvée à Jimenez 200 m. 1. A. Alfaro 16570. Meseta
central de S. José 2000 m. Alfaro 16900 s. i. 1. Werckle, et je l’ai iden-
tique d’Ecuador : reg. trop. Balsapamba 1. Sodiro.
Aspidium Sw.
ASPIDIUM. LASTREA COMPOSITA
Aspidium bullatum n. sp.
Espèce très composée, tissu très tendre, costæ et costules munies
d’écailles petite, blanchätres, ovales, pointues, cymbiformes et trés enflées,
à l'instar des Alsophila du groupe d’A. leucolepis Mart. Groupe d’A. effu-
sum, qui diffère notablement par des poils simples, glanduleux.
Stipite fragili, pennæ corvinæ crassitie, sed basi valde incrassato,
furcalo, rufostramineo, basi squamis 4 em. longis brunneis ligulato-subu-
latis, Supra cum rachi setis setulisque brunneis patentibus nec non
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue SÉR.). 1906 (10)
squamis minutis ochraceis bullatis ovato-globosis acuminalis 1 mm.
longis vestito, 20 ad 30 cm. longo, fronde late deltoidea acuminata 40 ad
45 cm. longa, 30 ad 38 cm. lata basi haud aut vix angustata, tripinnata,
pinnis infinis 7 cm. distantibus superioribus magis approximatis, subpa-
ribus recte patentibus. sessilibus, infimis vix postice auctis, subsessilibus,
20 cm. longis usque ad 15 cm. basi latis deltoideo-oblongis, superioribus
oblongo-elongatis, acuminato-caudatis, costa rufo-straminea pilosa et
bullato-squamosa, pinnulis usque ad 20 utroque latere, confertis, lanceo-
latis, sessilibus adnatis postice subdecurrentibus, acutis nec caudatis,
circa 5 cm. longis, 11 mm. latis, inferioribus usque ad costulam incisis,
segmentis imbricato-confertis, late adnatis et decurrentibus 10 ad 12
utroque latere, vix 1 cm. longis, 3 ad 4 mm. latis, lanceolato-acutis, leviter
crenato-dentatis, superioribus integris, faciebus glabris sed infra costulis,
etiam partim nervis dense et imbricate squamis albido-ochraceis cymbi-
formibus globoso-bullatis acuminatis, supra pube brevissima pilosa ves-
titis. Nervis in segmentis pinnatis circa 5 utroque latere, simplicibus.
Soris numerosis 3 ad % in segmento, medialibus, ochraceis À mm. latis
rotundis, indusio tenero pallido profunde umbilicato centro atrobrunneo
margine integro. Textura flaccide et diaphane herbacea, colore læte
virente subtus pallidiore.
La plus tendre et la plus élégante forme du groupe, très particulière
par ses écailles.
Hab. Navarro 1400 m. 1. Werckle. Herb. Costa Rica 16776. Même
plante de Chiapas Mex. S. Pablo Munch. 135, et de Guatemala Costa
Grande S. Maria 1. Bernoulli 359 sous le nom inédit d’A. excelsum Mett..
d’après la détermination de Kuhn in Sched.
Aspidium culcita n. sp.
Groupe A. amplum (HB. Kth.) distingué par une taille plus basse
et l’étroitesse des segments. Il y a, comme dans A. amplum, un coussin
puissant de poils excessivement fins et longs, de couleur orange vif qui
entoure le bas du slipe jusqu'à une hauteur de 12 cm.
Stipite 70 cm. longo anguloso-sulcato rufo-stramineo pennæ gallinæ
crassitie sed versus basin sensim incrassato et pulvina densa 4 cm. lata
immuneris pilis mollissimis floccosis capillaceis 3 ad 4 cm. longis auran-
tiacis coperto, stipite medio, superiore, rachi, costis costulisque setis mol-
libus rufis, squamulis acuminatis rufis nec non squamulis albis lanceo-
latis tenerrimis adpressis aut agglutinatis ornatis. Fronde ampla 60 cm.
longa et 50 cm. lata, late deltoidea acuminata tripinnata. Pinnis separalis
(11) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 59
infinis maximis circa 15 utroque latere, valde remotis spatiis uspue ad
10 cm. latis peliolatis (petiolo 2 cm. longo) cæteris petiolulatis, pinnis
infimis 32 cm. longis medio 12 cm. latis acuminato-caudatis versus basin
angustatis i. e. pinnulis abbreviatis, pinnulis remolis, infra spatio 2 '/s cm.
lato separatis, inferioribus petiolulatis, lanceolato-acuminatis, circa 20
utroque latere infra apicem serrato-lobatum, 6 ad 10 cm. longis, 3 cm.
latis, segmentis ob texturam teneram plerumgne corrugato-involulis,
usque ad 20 utroque latere, ligulalo-lanceolatis, confertis adnatis decur-
rentibus acutiusculis aut obtusiusculis, A cm. longis, + mm. latis dentato-
crenatis, etiam lobato-incisis, nervis in segmentis pinnatis simplieibus,
6 ad 8 utroque latere faciebus lævibus, exceptis nervis et nervulis pubes-
centibus, soris medialibus minutis circa 5 utroque latere costulæ, brun-
neis, indusio tenui fugaci reniformi integro. Textura flaccide herbacea
facile corrugata, colore dilute virente.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle.
Aspidium Lunense n. sp.
Très particulier parmi les espèces du groupe A. villosum par les axes à
écailles larges, brun foncé, mêlé à un duvet très fin, appliqué, par des
segments très contractés, coriaces, et un rhizome que M. Werckle décrit
(Pont du Navarro) comme rampant et entortillé à l’egal de Pteridium
(Luna) tout en disant de la plante : « semi-arborescente ». Espèce d’un
aspect très xérophile, port de Pteridium.
Rhizomate ex descriptione tortuoso-repente, stipite valido lignoso
30 cm. longo pennæ cygni et ultra crassitie, cylindrico anguloso obscure
castaneo basi incrassalo, cum rachi coslisque squamis brunneis ovato-
acuminatis opacis, infra À cm. longis, ‘/2 cm. latis, supra minoribus lan-
ceolatis vestito, nec non pube brevissima rufa furfuracea tecto, rachibus
costisque obscure brunneis, fronde tripinnata aut quadripinnatifida, late
deltoidea, 50 cm. longa, 35 cm. lata acuminata basi latissima, pinnis valde
remotis, inferioribus spatio 8 cm. lato separatis, circa 20 infra apicem
ineisum, infimis basi postice auctis deltoideo-trigonis, pinnis subsessilibus,
mediis lanceolato-acuminatis, pinnulis egregie remotis, spatio A '/s em.
separalis sed versus apicem pinnæ ala repanda dentem trigonum gerente
inter se junctis, pinnulis sessilibus, mediis circa 12 utroque latere,
3 ‘/a cm. longis, À cm. latis fere usque ad costam incisis, segmentis
alternis obtusis, sinu aperto separalis oblongis 5 mm. longis, 3 mm.’latis
integris supra calvis sed nervis pubescentibus, subtus pilis rigidis albidis
patentibus cum costa leclis, nervis occullis in segmentis pinnatis sim-
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (12)
plicibus, soris circa 5 utroque latere, minutis medialibus brunneis pilis
cireumdatis et quasi obrutis, indusio minuto fugaci integro griseo. Textura
coriacea, crassa, colore viride-brunneo quasi ferruginoso.
Hab. Pont du Rio Navarro sur la plage (Playa). Luna : Quebrada orien-
tale, 1. Werckle.
Aspidium subincisum (Klfs, Flor. 23, 36, Polypodium).
Déjà dans Primit. III, Bull. Herb. Boiss., IV, 190%, 961, j'ai fait remar-
quer que le type d’Aspidium subincisum est polymorphe au Costa Rica.
Ce sont des plantes qui ne different au fond d’A. villosum Sw. que par le,
manque de l’indusie et par des segments plus décurrents et formant,
ontre deux segments, un lobule accessoire.
Le type d’A. subincisum est fréquent dans la région, il est presque
glabre, avec une pubescence constituée de petites écailles très étroites le
long des costæ et costules.
Hab. Navarro Werckle : Cañas Gordas Pittier 10988. Ces plantes sont
identiques à celle de Tovar 1. Moritz 202, de Cubigintz Guatemala Turck-
heim 8052 et des Antilles (Phegopteris martinicensis Fee ex ipso) Marti-
nique Hahn 552.
A côté, il ya une plante beaucoup plus velue, a poils blanchätres qui
occupent toute la surface inferieure et se condensent le long des rachis
et costules à un duvet gris. Au bas du rachis, à ces poils se melent des
écailles longues, brunes, subulées, qui couvrent le bas du stipe en cri-
nière. Cet indument est à peu près celui d’
Aspidium Karstenianum (Klotsch Linn. 20, 390, Polypodium)
Hieronymus Mss. Nephrodium.
Notre plante ne se distingue guère de celui-ci (Tovar Moritz. Ecuador
Sodiro) que par une fronde plus petite, à pinnæ plus courtes et à segments
plus décurrents, à lobules intercalés le long de la costa : le port est plus
trapu. Je n’ose séparer cette forme comme espèce, et la note comme
var. Navarrense n. v.
Hab. Répandu au Costa Rica, reçu de bien des localités, en quantité de
Navarro Werckle, etc.
Aspidium guatemalense Bak. Synops. 498, Nephrod. ex diagn.
Groupe d’A. effusum, mais plus petit, moins composé, à pinnæ et pin-
nules presque sessiles, à villosité différente.
Stipite 25 ad 30 cm. longo, pennæ corvinæ, vix anserinæ crassilie,
tereti, basi squamis ‘/2 cm. longis subulatis brunneis parce sparso, stra-
(13) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 57
mineo, fronde haud tripartita oblonge deltoidea in apicem sensim elon-
gata 30 usque ad 40 cm. longa, 15 ad 20 cm. basi lata, tripinnata sive
parce (in pinnis infimis) quadripinnatifida, pinnis infimis maximis poslice
ad basin auctis; pinnis approximalis, infimis # cm. spalio separatis, infra
apicem valde productum circa 20, inferioribus deltoideo-elongatis supe-
rioribus oblongis, acuminatis, subsessilibus, infimis solummodo breviter
petiolatis, rachi rachiolisque costulisque pilis brevissimis strigillosis
furfuraceis ochraceis scaberulis; costa pinnarum costulisque pinnularum
anguste alatis, pinnulis circa 15 utrinque brevissime petiolulatis inæqua-
libus i. e. basi antice auctis, infimis subdeltoideo-ovalis, mediis oblongis,
aculis, infimis usque ad 5 cm. longis, 2 ‘/2 cm. latis, mediis 3 cm. longis
basi 2 cm. latis, segmentis (Ill ordinis) ovato-oblongis basi cuneatis sub-
inæqualibus acutis À '/ cm. longis, À cm. latis, 6 ad 8 utroque latere,
profunde inciso serratis, dentibus aculis. Segmentis infimarum pinnarum
usque ad rachim alatæ incisis, lobis (IV ordinis) ovatis. Nervis in seg-
mentis pinnatis prominentibus simplicibus, soris numerosis, 4 ad 5 utro-
que latere in segmentis mediis et superioribus, minutis, fulvobrunneis,
indusio fulvo tenui inlegro.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Aspidium Hemsleyanum Bak. Hemsley Biolog. Gentr. Amer.
3. 660. Polypodium.
Cette belle espèce, très hispide, se place entre les Lastreæ pinnatæ et
les Lastreæ decompositæ, attendu que les pinnæ basales sont agrandies,
« deorsum auctæ », el leurs pinnules derechef incisées.
Hab. Agnacaliente 1300 m. Pittier 2416. Rio Tuis Pittier 8199. Navarro
Werckle. Zamorora Santa Rosa Guatemala Heyde Lux 4662.
ASPIDIUM LASTREA PINNATA,
VENIS SIMPLICIBUS
Comme M. Hieronymus m'a fourni quelques renseignements fondés
sur la comparaison des formes de Costa Rica avec les échantillons authen-
tiques du Musée de Berlin, je crois bien faire de reprendre ce groupe et
d'en énumérer ici toutes les espèces, ce qui m'est facilité aussi par les
nouveaux matériaux reçus ces dernières années. Celle énumération ne
comprendra que les formes non composées el à nervures non ramifiées,
à l'exclusion donc des formes qui se rattachent aux types Filix mas,
patulum et à fronde plus que bipinnatifide.
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 me séR.). 1906 (14)
A. Fronde versus basim angustata i. e. pinnis sensim abbreviatis.
Groupe de À. oppositum.
1. A. Mercurii Al. Br. ex Hieronym.
Semble représenter au Costa Rica l’A. Sprengelii Klfs. En. fil. 239.
Hab. Boca Culebra Pittier 12323. Tuis Tondus 11332. Pittier 6929.
Meseta Central de S. José 16899. 16870 Alfaro Navarro Werckle.
ns
2. A. concinnum (Willd. Spec. 5, 201. Polypod.) Metten. fil. hort.
Lips. 89.
Hab. Cartago Cooper 6027.
3. A. oppositum (Vahl Polypod.) Sw.
Hab. Turrialba 5087. Donnell Smith Rio Virilla 5089 id. El general
1048, Pittier.
var. resiniferum (Mett. Mss. pro spec.) Hiéron.
Hab. Semble très répandu dans notre région : s. i. 1. Biolley 14. S. José
de Guadalupe s. n. Pittier. Cartago Cooper 6050. Alajuelita Pittier 8803.
Donnell Smith 5090. S. José Alfaro 16525. Meseta Central de S. José
16852. Alfaro. Cultivé au parc de S. José Tonduz 10885.
4. A. consanguineum Fée foug. Antill. 76, fig. >.
Hab. Novarro Werckle.
5. A. caucaense Hieron. Plant. Lehmann. 444. Nephrodium.
M. Hieronymus estime notre plante sinon idenlique, au moins fort
rapprochée de sa nouvelle espèce.
Hab. Cannas Gordas Pittier 10965. Navarro Werckle s’y rattache comme
variété naine.
var. simplissimum Christ. Primit. II, 959, pro spec.
Hab. Werckle s. 1. L.
6. A. pilosulum Kl. Karst. ex Kze Linn. 25, 229.
Hab. Juan Vinnas Pittier 1823.
7. A. oligocarpum Willd. Polypod. Spec. V, 201.
Hab. Meseta central de S. Jose I. Alfaro 16861.
(A suivre.)
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. II.
INDEX
Acolea Dum. i.
andreæoides (Lindb.) St. 8.
atrata (Mitten) St. 6.
atrocapilla (H. et T.) St. 4.
brevissima Dum. 9.
cochlearis (Lindb.) St. 5.
coneinnata (Lightf.) Dum. 10.
corallioides (Nees) Dum. 5.
erassifolia (Carr.) St. 11.
erenulata (G.) St. 4.
cuspidata (Berggr.) St. 7.
denticulata (Berggr.) St. 4.
Fauriana St. 8.
miniata (L. et G.) St. 6.
obtusa (Lindb.) St. 8.
revoluta (Nees) St. 11.
stricta (Berggr.) St. 7.
stygia (H. et T.) St. 3.
varıans (Lindb.) St. 10.
Acrobolbus Nees 174.
bilobus Mitten 179.
bispinosus Jack et St. 178.
campylodontus (Tayl.) St. 178,
cinerascens (L. et L.) Schffn.
176.
eiliatus (Mitten) Schfin. 175.
excisus (Mitten) Schffn. 177.
lophocoleoides Mitten 180.
madagascariensis St. 179.
Mittenii St. 179.
unguiculatus (Tayl.) Mitt. 176.
Wilsonii (Tayl.) Nees 177.
597
Adelanthus
Carringtoni Balf. 103.
Alicularia Corda 39.
Breidleri Limp. 44.
compressa (Hooker) 42.
flexuosa Nees 35.
geoscypha De Not 43.
Hasskarliana Nees 76.
japonica St. 45.
Lindmanii St. 43.
Lescurii Austin 43.
minor (Nees) Limp. 43.
notoscyphoides (Schffn). St. 44.
pachyphylla De Not. 42.
Rotæana De Not. 43.
scalaris (Schrad.) Corda 41.
scalaris 8 minor Nees 43.
vermicularis Lehm. 35.
Anastrepta (Lindb.) Schffn. 190.
bifida St. 193.
longissima St. 193.
orcadensis (Hook.) Schffn. 192.
Anastrophyllum (Spruce) St. 109.
adulterinum (G.) St. 117.
apertifolium St. 117.
assimile (Mitt.) St. 118.
auritum (Lehm.) St. 120.
Bessonii St. 112.
bidens (Nees) St. 115.
calocystum (Spruce) St. 420.
cephalozioides Schffn. 145.
ciliatum St. 167.
60 FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. I.
Anastrophyllum conforme (L. et G.) Cesia alpina Lindb. 28.
St. 120. andreæoides Lindb. 8.
contractum St. 124. cochlearis Lindb. 5.
crebrifolium (Tayl.) St. 113. cuspidala Berggr. 7.
decurrens St. 412. erosa Carr. et P. 3.
Donianum (Hook.) Spr. 113. obtusa Lindb. 8.
erectifolium St. 115. revoluta Lindb. 10.
Esenbeckii (Mont.) St. 118. stricta Berggr. 7.
fissum St. 116. stygia var. denticulata Berggr. 4.
Glaziovii St. 121. suecica Lindb. 34.
Græffei. Jack. 97. varians Lindb. 10.
Harrisanum St. 120. Chiloseyphus
incrassatum St. 123. mancus Mont. 183.
Karstenii Schfin. 116. stygius Nees 77.
laxifolium (Mont.) St. 114. Cuspidatula St. 124.
leucocephalum (Tayl.) Spr. 115. caledonica St. 126.
leucostomum (Tayl.) St. 121. contracta (Nees) St. 124.
longissimum St. 193. monodon (Tayl.) St. 126.
Mandoni St. 122. vitiensis (Jack et St.) 125.
monodon St. 126. Dichiton Mont. 173.
nigrescens (Mitt.) St. 112. calyculatnm (Mont.) St. 173.
obtusatum (Tayl.) St. 119. = perpusillum Mont. 173.
pailidum St. 114. Gymnanthe Taylor.
piligerum (Nees) Spruce 122. biloba Mitt. 179.
puniceum St. 130. Bustillosii Mont. 105.
recurvifolium St. 15%. ciliata Mitt. 175.
Reichardtii (G.) St. 117. cinerascens Mitt. 176.
revolutum St. 123. coneinna Mitt. 106.
schismoides (Mont.) St. 119. crystallina Mass. 177.
schizopleurum Spr. 112. Drummondii Mitt. 106.
subcomplicatum (L. et L.) St. lophocoleoides Mitt. 180.
118. unguiculata Mitt. 176.
sundaicum Schffn. 154. Wilsonii Nees 177.
vernicosum Schffn. 123. Gymnomitrium Corda.
vitiense Jack et St. 125. acinacifolium H. et T. 101.
Aplozia Dum. .. . adustum Nees 9.
acroclada Berggr. 68. argillaceum G. 39.
amplexicaulis Dum. 58. atrocapillum Tayl. 4.
Baueri Schffn. 57. * Belangerianum G. 37.
cristulata Dum. 49. carneum G. 33.
javanica Schffn. 56. concinnatum Corda 10.
Stephanii Schffn. 58. condensatum Augstr. 24.
Cephalozia - confertum Limp. 10.
Helleri Lindb. 158. corallioides Nees 5.
heterostipa Spruce 145. crassifolium Carr. 11.
scabrella Mass. 162. crenulatum G. 4.
Cesia Gray. lutescens G. 36.
598
INDEX,
Gymnomitrium miniatum L. et G. 6.
ochrophyllum T. et H. 157.
stygium T. et H. 3.
suecicum G. 34.
vermiculare Schffn. 3.
Gyrothyra Howe 45.
Underwoodiana Howe 46.
Hygrobiella Spruce.
nevicensis Spruce 29.
Jamesoniella Spruce 87.
acinacifolia (Taylor) St. 101.
autumnalis (De Cand.) St. 92.
Balansæ St. 92.
61
Jungermannia abietina Nees 347.
Carringtoni (Bälf.) Spruce 103.
colorata (Lehm ) Spruce 89.
coriacea (Aust.) Spruce 95.
dependula (Tayl.) St. 402.
Dusenii St. 96.
elongella (Tayl.) St. 93.
flexicaulis (Nees) Schffn. 93.
fragilis (G.) St. 102.
grandiflora (L. et G.) Spruce 89.
Kirkii St. 9%.
Leiboldiana St. 96.
macrophylla (Angstr.) St. 94,
maluina (G.) St. 90.
microphylla (Nees) Schffn. 90.
nigrescens St. 91.
occlusa (Tayl.) St. 102.
œnops (L. et G.) St. 9.
orizabensis (G.) St. 96.
ovifolia Schffn. 97.
paludosa St. 97.
patula St. 91.
purpurascens St. 95.
Rehmanii St. 98.
robusta (Aust.) Spruce 98.
Sonderi (G.) St. 99.
spectabilis (De Not.) St. 101.
Spegazziniana Spruce 99.
subulata (Evans) St. 100.
tasmanica (Tayl.) St. 100.
tenuiretis Schffn. 101.
teres (Carr. et P.) St. 100.
undata (Mont.) St. 102.
Jungermannia L. 62.
aberrans Mont. 130.
599
abyssinica Nees 53.
achroa Spruce 166.
acinacifolia Tayl. 101.
acroclada (Berggr.) St. 68.
acuta Ldbg. 131.
adiantoides Sw. 532.
adulterina G. 117.
affinis Schffn. 97.
algeriensis G. 129.
alpestris Schleich. 135.
amoena L. et G. 80.
anacampla Taylor 164.
annotina Menz. 462.
ansala Tayl. 485.
appressifolia Mitt. 70.
arbuscula Brid 463.
arcta De Not. 89.
arenaria Nees 136.
argillacea Nees 35.
Ariadne Tayl. 78.
asplenioides L. 319.
assamica Mitt. 75.
assimilis Mitt. 418.
atrata Mitt. 6.
atrovirens Schleich. 81.
attenuata Ldbg. 147.
aurita Lehm. 420.
autumnalis De C. 92.
badensis G. 131.
bantamensis Nees 394.
bantryensis Hook. 133.
barbata Schmid. 149.
barbata var. attenuata Nees 147.
barbata var. Floerkii G. 151.
barbata var. Flærkii Nees 152.
barbata var. quinquedentata
Nees 150.
barbata var. Schreberi Nees 149.
Belangeriana L. et L. 37.
biapiculata Tayl. 122.
bicrenata Schmid. 134.
bidens Nees 115.
bifaria Sw. 593.
biformis Aust. 79.
blepharophora Nees 372.
Bolanderi G. 68.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. I.
Jungermannia brasiliensis L. 79.
Brauniana Nees 401.
bursata Desv. 231.
cæspiticia Ldbg. 57.
callithrix L. et G. 48.
ealocysta Spruce 120.
calyculata M. et D. 173.
campylodonta Tayl. 178.
capitata Hook. 136.
carnea Nees 33.
cinerascens L. et L. 476.
circinalis L. et L. 466.
cognata Taylor 315.
collaris Nees 131.
colorata Lehm. 89.
colpodes Tayl. 161.
comata Nees 64.
compacta Lindb. 158.
compressa Hook. 42.
concinnata Lightf. 10.
concreta G. 189.
confertissima Nees 58.
conformis L. et G. 120.
congesta L. et L. 83.
coniflora Schffn. 59.
conjugata Hook. 469.
contigua G. 189.
contracta Nees 124.
corcyræa Nees 128.
coriacea Aust. 95.
cordifolia Hook. 61.
corrugata Nees 567.
crassula N. et M. 59.
crebrifolia Tayl. 413.
crenulata Sm. 49.
erenuliformis Aust. 56.
cristata Sw. 512.
cubensis G. 79.
curvula Nees 135.
cylindriformis Mitt. 143.
danicola G. 53.
decolor Schffn. 72.
decolorans Limp. 147.
decurvifolia Sull. 113.
densa Nees 164.
dichotoma Web. 214.
dichotoma v. rivicola Spr. 216.
Jungermannia dissitifolia St. 78.
Domeikoana Mont. 59.
dominicensis Spruce 80.
Doniana Hook 113.
dovrensis Limp. 43.
Dusenii St. 74.
Duthiana St. 71.
elongata Lindb. 141.
elongella Tayl. 93.
emarginata Ehrh. 22.
erectifolia St. 115.
Esenbeckii Mont. 148.
excisa Nees 137.
excisa Dicks. 136.
exsecta Schmid 170.
fertilis Lindb. 164.
flexicaulis Nees 93.
flexicaulis var. microphylla
Nees 90.
flexuosa Lehm. 35.
Flerkii W. et M. 152.
fossombronioides Aust. 67.
fragilis G. 102.
frondescens Nees 284.
fruticella Tayl. 314.
Funckii W. et M. 31.
fuscella Tayl. 464.
fusiformis St. 77.
gelida Taylor 136.
geminifolia Mitt. 186.
Genthiana Hüb. 49.
gigantea Hook. 458.
Gillmani Aust. 145.
Goulardi Husnt 61.
gracilis Schleich. 147.
‘ gracillima Sw. 49.
grandiflora L. et G. 89.
grandiretis Lindb. 152.
gregaria Taylor 465.
greenlandica Nees 164.
guttulata L. et A. 140.
gymnomitrioides Nees 8.
hamata G. 112.
Hasskarliana (Nees) St. 76.
Hatcheri Evans 151.
Hectori Berggr. 99.
Helleriana Nees 158.
Jungermannia heteracria Spruce 35.
INDEX.
heterocolpa Thed. 133.
heterodonta Tayl. 472.
Hornschuchiana Nees 133.
hyalina Lyell. 64.
javanica Sw. 396.
Jelskii Loitl 186.
imbricata Wils. 122.
incisa Schrader 152.
incompleta G. 165.
incumbens L. et L. 122.
incurvicolla Tayl. 463.
infusca Mitt. 74.
intermedia Limp. 136.
interrupta Nees. 316.
intricata L. et G. 159.
inundata Tayl. 52.
involutifolia Mont. 443.
Junghuhniana Nees 64.
Kaurini Limp. 130.
Kunzeana Hüben. 160.
lævifolia Lindb. 92.
lanceolata L. 60.
lanigera Mitt. 76.
Laurentiana DeNot. 13%.
laxa Lindb. 148.
Lechleri G. 112.
leucocephala Tayl. 115.
leucorhiza Mitt. 162.
leucostoma Tayl. 121.
Limprichtii Lindb. 137.
linguifolia G. 76.
longidens Lindb. 140.
longiflora Nees. 140.
longifolia (Schffn.) St. 65.
lophocoleoides Lindb. 132.
lurida Dum. 61.
lutescens L. et L. 36.
Iycopodioides Wallr. 150.
Lyoni Tayl. 149.
macrocalyx Mont. 182.
macrophylla Angstr. 94.
macrostachya Sw. 574.
maluina G. 90.
marcescens Mitt. 70.
marchica Nees 148.
Maui Austin 83.
601
63
Jungermannia medelpadica Arnell 169.
Michauxii Web. 164.
micrantha (Mitt.) St. 65.
Mildeana G. 148.
minuta Crantz 157.
minutula Taylor 482.
monodon Taylor 126.
montana St. 72.
Mülleri Nees 131.
nana Nees 61.
nardioides Lindb. 117.
Naumannii Nees 152.
nervosa Berggr. 99.
nevicensis C. et P. 29.
nigrescens Mitt. 112.
Novæ Cesareæ Evans 153.
nuda L. et G. 60.
obovata Nees 69.
obtusa Lindb. 138.
obtusata Taylor 119.
obtusiflora St. 69.
ochrophylla Tayl. 157.
occlusa T. et H. 102.
œnops L. et G. 91.
opacula Spruce 146.
opistothona Taylor 468.
opposita Nees 403.
oppositifolia Spruce 187.
orbicularis Syn. Hep. 90.
orbicularis Mich. 92.
orcadensis Hook. 192.
orizabensis G. 96.
pansa Taylor 106.
papulosa St. 73.
parca G. 143.
parcæformis Mass. 144.
parvula Lindb. 57.
patula Sw. 248.
paupercula Tayl. 83.
pectinata Willd. 273.
penicillata Loitl. 81.
perfoliata Sw. 187.
perigonialis Taylor 163.
Pigafeltoana Mass. 142.
piligera Nees 122.
piligera var. minor. Syn. 115.
piligera var. tenerrima Syn. 115.
64 FRANZ STEPHANIL SPEGIES HEPATICARUM, VOL. IT.
Jungermannia pleurala Taylor 314.
plicata Hartm. 161.
polaris Lindb. 81.
polila Nees 169.
polyrhiza Hook. 75.
porphyroleuca Nees 140.
propagulifera G. 139.
prostrata St. 66.
pulvinata Raddi 31.
pumila Auct. 81.
pumila With. 81.
punicea Nees 130.
quadriloba Lindb. 168.
quinquedentata Thed. 150.
radicellosa Mitt. 75.
ramosissima Hook. 467.
Rauana St. 73.
recurvifolia Nees 154.
Reichardtii G. 117.
Renauldii St. 70.
renitens Nees 348.
repanda Schwägr. 269.
rigida Lindb. 157.
rigida Austin 94.
riparia Tayl. 82.
robusta Austin 98.
rostellata Hüben. 81.
rosulans St. 70.
rotata Tayl. 51.
rubida Mitt. 64.
rubra G. 49.
rubricaulis Nees 187.
Rutheana Limp. 132.
saccatula Lindb. 157.
Sahlbergii L. et A. 132.
sanguinolenta Griff. 51.
saxicola Schrader 160.
scalaris Schrader Al.
scalariformis Nees 61.
schismoides Mont. 119.
schistophila Spruce 146.
Schraderi Mart. 92.
Schultzii Nees 133.
scitula Taylor 168.
scolopendrina Berggr. 9%.
semidecurrens L. et L. 344.
serrata Roth 507.
Jungermannia setosa Mitten 151.
sicca Nees 135.
Sieboldii Sande 80.
Silvrettæ G. 43.
simplex Sw. 251.
socia Nees 136.
Sonderi G. 99.
spectabilis De Not. 101.
sphacelata Gies. 29.
sphærocarpa Hook. 61.
sphærocarpoidea De Not. 81.
spinulosa Dicks. 321.
stolonifera St. 71.
siricta (Schffn.) 82.
strombifolia Tayl. 464.
slygia Tayl. 3.
subapicalis Nees 92.
subapicalis var. Leiboldii Syn.
96.
subcomplicata L. et L. 118.
subcompressa Limp. 134.
subdenticulata Mont. 589.
subdichotoma Lindb. 157.
subinflata Spruce 157.
subintegerrima Nees 294.
subulata Evans 100.
succulenta L. et L. 69.
superba Nees 539.
tasmanica Taylor 100.
teres C. et P. 100.
tersa Nees 58.
telragona Ldbg. 71.
thermarum St. 77.
trilobata St. 167.
tristis Nees 82.
truncata Nees 67.
tumidula Nees 135.
turbinata Raddi 128.
uncialis Taylor 476.
undata Mont. 102.
unguiculata Taylor 176.
Vahliana Nees 161.
ventricosa Dickson 140.
vermicularis Lehm. 35.
verrucosa St. 142.
verrucosa St. 72.
verruculosa Lindb. 158.
INDEX.
Jungermannia virgala (Mitt.) St. 66.
viridissima Nees 452.
vuleanicola (Schffn.) St. 77.
Wattiana Austin 133.
Wenzelii Nees 135.
Wilson Taylor 177.
Wilsoniana Nees 129.
Leyheri Hüben. 81.
Leptoseyphus Lindb.
interruptus Lindb. 316.
Lelhocolea
Bustillosii Mitien 105.
coneinna Berggr. 106.
Drummondii Mitten 106.
grandifolia Berggr. 107.
prostrata Mitten 108.
Liochlæna
lætevirens Spruce 54.
lanceolata Nees 60.
pieta Spruce 54.
Lophozia Dum. 126.
aberrans (Mont.) St. 130.
alpestris (Schleich.) St. 135.
antarctica (Angstr.) Evans 142,
bantryensis (Hooker) St. 133.
barbata (Schmid.) Dum. 149.
bicrenata (Schmid.) Dum. 134,
bidens Mitien 141.
eonformis Schffn. 120.
eylindriformis (Mitt.) St. 143.
decolorans (Limp.) St. 147.
dubia Schffn. 136.
Dusenii St. 166.
elongata (Lindb.) St. 144.
excisa (Dicks.) St. 136.
exsectæformis Breidler 170.
Flœrkii (W. et M.) St. 152.
gedena St. 144.
gelida (Taylor) St. 136.
gracilis (Schleich.) St. 147.
gultulata (L. et A.) Evans 140.
Hahnii St. 137.
Hatcheri (Evans) St. 451.
heterocolpa (Thed.) Howe 133.
jamaicensis (Nees) Syn. 155.
incisa (Schrader) Dum. 152.
inflata (Huds.) Howe 145.
65
Lophozia inflata var. helerostipa Lindb.
145.
Kaurini (Limp.) St. 130.
Limpriehtii (Lindb.) St. 137.
Iyeopodioides (Wallr.) St. 150.
Lyoni (Tavlor) St. 149.
marchica (Nees) St. 148.
Müller: (Nees) Dum. 131.
Nova Cesareæ (Evans) St. 153.
oblusa (Lindb.) Evans 138.
opacula (Spruce) St. 146.
parca (G.) St. 145.
parcæformis (Mass.) St. 144.
plicatula St. 129.
propagulifera (G.) St. 139.
pumicicola Berggr. 142.
punicea (Nees) St. 130.
recurvifolia (Nees) St. 154.
rhodina Spruce 139.
Rutheana (Limp.) St. 132.
Sahlbergii (L. et A.) St. 132.
schistophila (Spruce) St. 146.
setosa (Mitten) St. 151.
sumatrana Schffn. 15%.
trifida St. 148.
turbinata (Raddi) St. 128.
ventricosa (Dicks.) Dum. 140.
Wagneri Svesch. 155.
Wattiana (Austin) 159.
Wenzelii (Nees) St. 139.
Marsupella Dum. 12.
æmula (Limp.) Lindb. 21.
alpina (G.) St. 27.
andina Jack et St. 19.
apertifolia St. 23.
aquatica Schffn. 20.
Bockii (Austin) Lindb. 30.
Bolanderi (Austin) St. 30.
commutata (Limp.) St. 27.
condensata (Angstr.) Lindb. 24.
Delavayi St. 22.
densifolia (Nees) Dum. 24.
disticha St. 25.
emarginata (Ehrh.) Dum. 22.
emarginala var. aquatica Aucl.
20.
filiformis Lindb. 27.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 1, 31 décembre 1906. B)
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. If.
Marsupella Funkii (W. et M.) Dum. 51
intrieata Lindb. 20.
kerguelensis (Schffn.) St. 31.
latıfolia Lindb. 28.
Loreniziana St. 19.
mexicana (L. ei G.) St. 25.
neglecta (Limp.) St. 18.
nevicensis (Carr.) Kaal. 28.
obcordata Berggr. 21.
olivacea Spruce 18.
parvitexia St. 26.
profunda Lindb. 49.
pygmæa (Limp.) St. 26.
sparsifolia Lindb. 16.
sphacelata (Gies.) Dum. 29.
Sprucei (Limp.) Bernet 16.
Stableri Spruce 29.
siyriaca (Limp.) Kaal. 17.
sumatrana Schffn. 21.
tubulosa St. 25.
ustulata Spruce 17.
vulcanica Schffn. 31.
Marsupidium
crystallinum Mass 177.
excisum Mitt. 177.
cochlearis Lindb. 5.
Nardia truncata var. crassiretis Schffn.
1:
varians Lindb. 10.
Notoscyphus Mitt. 32.
argillaceus (Nees) St. 35.
Belangerianus (L. et L.) Mitt.
37.
carneus (Nees) St. 33.
Jackii St. 36.
lutescens (L.
36.
paroicus Schfin. 37.
suecicus (G.) St. 34.
variifolius Mitt. 35.
vermicularis (Lehm.) St. 35.
et L.) Mitten
Pedinophyllum
interruptum Lindb. 316.
Plagiochiia
emarginata var. picea Carr. 28.
exserta Evans 52.
filiformis Lindb. 27.
gracilis Mass. et Car. 17.
grandis St. 7%.
grandistipula St. 55.
granulala St. 64.
hæmatosticta Lindb. 43,
humilis Berger. 50.
insecta Lindb. 43.
latifolia Lindb. 28.
Levieri St. 50.
longifolia Schffn. 65.
notoscyphoides Schffn. 44.
obliquifolia Schffa. 75.
patellata Berggr. 60.
repanda (Hüben.) Lindb. 43.
robusla (DeNot.) Trev. 22.
subelliptica Lindb. 65.
tortistipula Spruce 69.
604
abbreviata Tayl. 596.
abdita Sull. 596.
aberrans Schffn. 357.
abietina (Nees) Ldbg. 347.
abrupta L. et L. 512.
abscedens G. 495.
abyssinica Mitt. 444.
acanthocaulis Sull. 313.
acanthoda L. et G. 493.
acanthophylla G. 370.
acanthostoma Spruce 579.
accedens St. 341.
aciculifera St. 352.
aculeala F. el H. 457.
acuta St. 353.
acutiuscula Austin 293.
adiantoides (Sw.) Dum. 532.
æqualis Mitt. 381.
æquatorialis G. 243.
æquifolia St. 227.
æquitexta St. 335.
aërea Taylor 230.
affinis L. el G. 528.
africana St. 269.
aliena G. 555.
allegheniensis Evans 318.
alpina G. 203.
alta St. 368.
alternans L. et G. 213.
INDEX.
Plagiochila amazonica Spruce 221.
ambagiosa Mitt 320.
ambigua Mitt. 337.
ambigua DeNot. 481.
ambigua L. et Hpe. 540.
amboinensis Taylor 395.
ambusta Mass. 486.
amicla St. 961.
amϾna St. 509.
amplexicaulis St. 564.
amplexifolia Hpe. 596.
amplifolia St. 429.
Anderssonii Angstr. 497.
andicola Mont. et G. 571.
andongensis St. 427.
angusta Ldbg. 269.
angulala St. 48%.
angulifolia St. 527.
anguslisedens St. 542.
angustispica St. 206.
angustispina St. 208.
anguslissima St. 269.
angustitexta St. 267.
anisodonta H. et T. 596.
ankefinensis St. 41%.
annotina (Menz.) Ldbg. 462.
anomala L. et G. 190. 596.
ansala (Taylor) H. et T. 485.
apicalis G. 499.
approximata Ldbg. 596.
arbuscula (Bridel) L. et L. 463.
arcuala Ldbg. 495.
argentina St. 259.
ariquensis St. 475.
armala St. 435.
Arnelliana St. 230.
arrecta G. 589.
Askenasii St. 368.
asperifolia St. 546.
asplenioides (L.) Dum. 319.
atrovirens Taylor 257.
aurea St. 253.
auriculata Mitt. 392.
aurila Schffn. 385.
axillaris Jack et St. 580.
azuayensis Spruce 580.
badia St. 360.
67
Plagiochila bahiensis Ldbg. 582.
605
Baileyana St. 311.
Baldwini Aust. 346.
Banksiana G. 465.
bantamensis (Nees) Dum. 39%.
barbadensis St. 563.
Barterı Mitt. 416.
barutana G. 496.
Beccariana Schffn. 335.
Beckettiana St. 466.
Beddomei St. 361.
Belangeriana Ldbg. 334.
bellenderiensis St. 452.
Berthieui St. 442.
Bescherelleana St, 410.
Beskeana St. 232.
bialata Mitt. 343.
biapiculata St. 557.
biceps Spruce 538.
biciliata St. 333.
bicornis Hpe. et G. 516.
bicornuta St. 285.
bicuspidata G. 204.
bidens G. 226.
bifaria (Sw.) Dum. 593.
bifida St. 193 et 596.
binominis G. 239.
binominis G. 255.
Biondiana Mass. 332.
birmensis St. 379.
biserialis L. et L. 466.
biserialis var. 8. L. et L. 592.
biserrula Mont. 596.
bispinosa Ldbg. 478.
blepharophora (Nees) Ldbg. 372.
bogotensis G. 233.
Boissieri St. 568.
Boivini St. 277.
boliviana Spruce 594.
bomanensis St. 263.
Bonplandii G. 575.
borbonica Mont. 275.
Boryana G. 415.
Brauniana Nees 401.
Breuteliana Ldbg. 527.
Breuteliana var. guadalupensis
G. 505.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUN, VOL. 1.
tensis G. 527.
brevicalycina L. et G. 514.
brevifolia St. 361.
brevipinnata St. 235.
Brotheri St. 453.
brunneola St. 416.
bryopteroides Spruce 51%.
bueensis St. 421.
Bunburyi Tayl. 516.
bursata (Desv.) Ldbg. 231.
butanensis Schffn. 362.
Büttneriana St. 269.
byssacea Hampe 596.
cæspitosa St. 327. 334.
caldana St. 248.
calomelanos Spruce 587.
calva Nees 350.
Cambouéna St. 445.
camerunensis St. 276.
campanulata St. 325.
campylodonta Syn. Hep. 178.
campylodonta Taylor 596.
candelabra St. 446.
canelensis St. 576.
capensis St. 426.
capilliformis St. 590.
Cardoti St. 296.
carduifolia St. 433.
caudata St. 540.
cavifolia St. 332.
cava St. 501.
centrifuga Taylor 590.
ceylanica Mitt. 358.
Chauviniana Mont. 385.
Chenagonii St. 409.
chiloënsis St. 472.
chilensis St. 478.
chiloscyphoidea St. 304.
chiloseyphoidea Ldbg. 596.
chimborazensis Spruce 499.
chinantlana G. 243.
chinantlana var. 7. G. 256.
chinensis St. 296.
choachina G. 205.
chonotica Tayl. 476.
ciliata G. 294.
Plagiochila Breuteliana var. novograna-
606
Plasiochila ciliolata Nees 596.
Cinchonæ St. 570.
cipaconensis St. 570.
circinalis L. et L. 466.
circumdentata St. 456.
clavæflora St. 261.
clavato-saccata St. 397.
cognata Syn. Hep. 315.
Colensoi Tayl. 450.
collicalyx St. 430.
columbiana Evans 320.
columbica G. 213.
comata Nees 64. 596.
combinata Mitt. 405.
commulata Schfin. 300.
comorensis St. 275.
compressula Nees 590.
concava Ldbg. 257.
confertifolia Tayl. 247.
confertissima St. 510.
confundens L. et G. 207.
conjugata (Hook) Dum. 469.
connala L. el G. 519.
connexa Tayl. 469.
connivens G. 520.
consociata St. 370.
conspieua Taylor 527.
contigua G. 240.
contingens G. 226.
contorta L. et Hpe. 498.
conturbata St. 456.
cornuta St. 359.
corrugata (Nees) Mont. 567.
corticola St. 281.
corymbulosa Pears. 429.
costata Nees 596.
crassitexta St. 359.
crispabilis Ldbg. 225.
“ erispata G. 568.
crispicrista St. 447.
crispula Nees 567.
crispulo-caudata G. 423.
cristata (Sw.) Dum. 522.
cristatissima St. 523.
cristato-dentata St. 412.
eristophylla St. 297.
Crollii St. %32.
INDEX.
Piagiochila cucullata L. et G. 514.
cucullifolia Jack et St. 588.
Cuervina G. 934.
cultrifolia Spruce 524.
Cumingiana St. 40%.
cuneata L. et G. 204.
curvatifolia St. 267.
Daviesiana St. 285.
debilis Mitt. 381.
decipiens Hooker 596.
decurrens St. 443.
decurvifolia St. 457.
deflexa Mitten 324.
deflexa Mont. 377.
deflexirama Taylor 508.
Delavayi St. 331.
deltoidea Ldbg. 461.
demissa G. 203.
dendroides Nees 295.
densifolia Sande 384.
denticulata Mitt. 332, 372.
denudata St. 549.
dependula Taylor 102, 596.
Deppeana St. 552.
depressa Spruce 499.
desciscens St. 236.
Determii St. 361.
devexa St. 324.
dichotoma (Web.) Dum. 214.
dichotoma var. rivicola Spruce
216.
Dicksoni Taylor 314.
dicrana Mitt. 439.
Didrichsenii St. 398.
diffusa St. 239.
dilatata St. 553.
dimorpha L. et G. 559.
discreta G. 245.
dissecta St. 346.
disticha L. et L. 513.
distinctifolia G. 222.
distinetifolia Ldbg. 241.
divaricata Ldbg. 206.
divergens St. 425.
diversifolia L. et G. 220.
diversifolia G. 254.
diversispina St. 212, 569.
607
69
Plagiochila dominicensis St. 576.
drepanophylla Sande 459.
dschaggana St. 447.
dubia L. et G. 497.
dura DeNot. 483.
Durelii Schffn. 343.
Duriei G. 563.
duricaulis Taylor 480.
Dusenii St. 475.
Dussiana St. 227.
Duthiana St. 331.
Eatoni Austin 401.
echinella G. 536.
effusa St. 43%.
elata Taylor 486.
electa St. 538.
elegans Mitten 363.
Elliotii Spruce 517.
emarginata Mont. 412.
emarginata St. 562.
Engleriana St. 43%.
ensiformis Taylor 581.
ensiformis Spruce 576.
equitans G. 474.
ericicola St. 441.
erronea St. 242.
estipulata St. 401.
Evansii St. 430.
Everettiana St. 384.
exesa L. et G. 257.
exigua Tayl. 320, 596.
eximia Mitt. 528.
exinnovata St. 346.
expallescens St. 419.
expansa G. 960.
facallonia St. 240.
fagicola Schffn. 473.
falcata St. 248.
falcata Hooker 596.
fallax L. et Hpe. 509.
fasciculata Ldbg. 457.
fastigiata L. et G. 569.
Fauriana St. 324.
Fendleri St. 213.
Fenzlii Reich. 314.
Ferdinandi Mülleri St. 455.
Ferriena St. 288.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. 11.
Plagiochila gibbosa L. et G. 528.
Plagiochila ferruginea St. 364.
filicaulis Spruce 205.
filieicola St. 497.
fimbriata Mitten 405.
fimbristipula Spruce 507.
firma Mitten 281.
lissicalyx St. 260.
lissidentoidea Tayl. 286.
fissifolia St. 298.
flabellata St. 4242.
flabelliflora St. 249.
flabellifrons St. 569.
flavescens G. 570.
flaccida Ldbg. 558.
flexicaulis Mont. 310.
flexuosa Mitt. 288.
florida Spruce 509.
floridana Evans 323.
Fordiana St. 284.
fragilis Taylor 591.
fragillima St. 326.
Fraseri St. 371.
frausa G. 583.
frausa var. 8. G. 556.
frondescens (Nees) Ldby. 284.
irontinensis St. 532.
fruticella H. et T. 31%.
fruticosa Mitten 325.
fuegiensis Mass. 596.
furcata St. 268.
furcifolia Mitten 381.
Funkiana St. 522.
fusca Sande 366.
fuscella (Tayl.) H. et T. 464.
fusco-lutea Taylor 580.
fusifera Taylor 411.
Gammiana St. 378.
Gandichaudii Mont. 297.
gavana St. 560.
Gayana G. 311.
gedena Schffn. 344.
geminifolia Mitten 403.
geniculata Ldbg. 561.
Gentiliana St. 271.
germana G. 209.
Germani St. 588.
gibbiflora St. 441.
608
gigantea (Hook) Dum. 458.
Giulianettii St. 402.
glaucescens St. 25%.
Geethartiana Schfin. 382.
Goebeliana St. 25%.
Gollani St. 368.
Gottschei Schffn. 367.
gracilicaulis Spruce 493.
gracilis Ldbg. 280.
gracillima Austin 280.
granatensis G. 24%.
grandicrista St. 581.
Grateloupii Mont. 211.
granditexla St. 417.
gregaria (Tayl.) H. el T. 465.
guadalupensis G. 562.
Guilleminiana Mont. 524.
gymnocalycina M. et N. 250.
gymnoclada Sande 345.
gymnostoma Jack et St. 580
gymnotis Spruce 520.
Hæckeriana L. el G. 524.
haitensis St. 573.
hakkodensis St. 301.
Hampeana St. 347.
Hartlessiana St. 366.
hawaica St. 344.
Helmsii St. 460.
hemicardia T. et H. 466.
Hendelotiana St. 420.
Henriquesii St. 424.
Herminieri St. 547.
heterodonta (Tayl.) H. T. 472.
heteromalla L. et I.. 477.
heterophylla L. et Hpe. 549.
heterostipa St. 262.
Hildebrandtii St. 272.
himalayensis St. 331.
hirta Taylor 313.
hispida St. 366.
Hochstetteri Nees A0S.
hokinensis St. 296.
homochroma Spruce 568.
Hookeriana Ldbg. 553.
horrida G. 591.
Howeana St. 461.
Plagiochila hualuscana G. 496.
Humboldliana G. 529.
Husnoti St. 506.
Hyadesiana B. et M. 309.
hyalina Ldbg. 333.
hylæcætis Spruce 506.
hypantra Spruce 246.
hypnoides Ldbg. 512.
hystrix St. 547.
Jackii Schffn. 356.
Jacquemontii G. 543.
Jacquinotii Mont. 475.
jamaicensis L. et Hpe. 546.
Jamesoni Taylor 578.
japonica Sande 298.
javanica (Sw.) N. et M. 356.
Jelskii Loitl. 582.
imerinensis St. 440.
implexa L. et G. 592.
impluviata Spruce 543.
incerla G. 433.
incrassala St. 497.
inerescenlifolia Spr. 592.
INDEX.
incurvicolla (Tayl.)H.et T. 463.
indica Mitten 336.
infirma Sande 351.
intlala St. 376.
infuscala Milt. 268.
innovans St. 359.
integrifolia Mitt. 370, 596.
integrilobula Schffn. 382.
intercedens Schfin. 340.
interjecta G. 234.
intermedia L. el G. 252.
interrupta (Nees) Dum. 316.
inlertexta Tayl. 365.
intricata St. 215.
irregularis G. 559.
itatiajensis St. 243.
Johannensis St. 273.
Jollyana St. 274.
jovoönsis St. 224.
jungermannioides St. 302.
Junghuhniana Sande 352.
Jungneri St. 426.
Kaalaasii Si. 386.
Kærnbachii St. 383.
609
Plagiochila Kamuensis Tayl. 341.
Keckiana St. 526.
Kegeliana St. 222.
Khasiana Mitt. 376.
Kingiana G. 461.
Kirkii Mill. 453.
Korthalsiana Molk. 291.
Kroneana St. 215.
Kuhliana St. 386.
Kunerliana St. 255.
Kurzii St. 292.
laeta Mitt. 465.
lætevirens St. 542.
Lambertina G. 250.
lamellistipula Spruce 523.
Lansbergii G. 247.
Lastii Mill. 422.
latifolia St. 541.
latiflora Schffn. 373.
latifrons Hpe. et G. 482.
laxa Ldbe. 596.
laxifolia G. 266.
laxissima Schffn. 285.
Lechleri G. 485.
Lecontei St. 447.
Ledieui St. 415.
Leguillovii G. 480.
Leprieurii Mont. 512.
leptophylla Spruce 586.
Levieri Schffn. 371.
Liebmanniana Ldbg. 292.
lignicola Spruce 537.
ligulala St. 423.
Lindenbergiana Lehm. 596.
lingua St. 214.
linguifolia DeNot. 293.
Lindigiana G. 217.
lobata Kaalaas 316.
lobulata Schffn. 390.
loloënsis St. 418.
longicalyx St. 336.
longicilia St. 295.
longifissa St. 557.
longiflora Mont. 471.
longispica Mitt. 393.
longispina L. el G. 222.
longissima St. 483.
71
72 FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. IL.
Plagiochila longistipula St. 397.
longitexta St. 255.
lophocoleoides Mont. 312.
Lorentziana St. 498.
Loriana St. 354.
Ludoviciana Sull. 322.
luteola St. 503.
Lyallii Mitt. 312.
macra Taylor 595.
macrantha St. 378.
macrifolia Tayl. 228.
macrifolia Spruce 229.
inacrostachya (Sw.) Ldbg. 574.
macrotricha Spruce 505.
macrostoma Sull. 316.
Macvicarii St. 229.
maderensis G. 426.
madagascariensis St. 445.
magellanica Ldbg. 596.
Mandoni G. 414.
manillana Mont. 373.
Mannii St. 326.
maranguana St. 427.
mapirensis Spruce 596.
Martiana Nees et Ldbg. 253, 232.
Marliana var. 8. G. 573.
mascarena G. 413.
Massalongoana St. 290.
mauritiana Nees 353, 435.
Maximiliana G. 595.
meridana G. 220.
media Schff. 392.
Metcalfii St. 337.
Meyeniana St. 395.
Micholitzii St. 393.
mierodietyum Mitt. 459.
microdonta Mitt. 381.
microphylla St. 330.
micropteryx G. 597.
Mildeana St. 325.
minutula Tayl. 482.
Miokensis St. 396.
Miqueliana Ldhg. 244.
miradorensis G. 521.
Mittenii St. 337.
Miyoshiana St. 336.
Modiglianii St. 399.
Plagiochila Molleri St. 415.
610
mollusca Lehm. 553.
Mönkemeyeri St. 442.
monoica St. 315.
Montagnei Nees 546.
montana Spruce 502.
monticola Schffn. 348.
Moritziana L. et G. 501.
morokana St. 377.
moschiensis St. 422.
Mülleriana G. 500.
multiflora St. 274.
multifurcata St. 454.
multiramosa St. 23%.
multispica St. 441.
mundaliensis St. 340.
mutabilis DeNot. 399.
mutila G. 537.
nagasakiensis St. 354.
naranjoënsis St. 224.
natalensis Pears. 418.
Neesiana Ldbg. 476.
neckeroidea Mitt. 432.
neglecta St. 519.
negrensis Spruce 226.
nemophila G. 419.
nepalensis Ldbg. 358.
nicobarensis Reich. 391.
nigra St. 403.
nobilis G. 287.
noditexta St. 431.
nodosa Taylor 319,
norfolkiensis St. 362.
Notarisii Lehm. 479.
Notarisii Mitten 580.
notha St. 536.
notidophila Spruce 528.
Novæ Guineæ Sande 391.
Novo-Hannoverana Schffn. 389.
nubila St. 387.
nudicalyeina Loitl. 211.
nudicaulis St. 261.
nutans St. 375.
obeuneata St. 308.
oblita St. 221. -
oblongata Sande 350.
oblongiflora Mitt. 282.
Plagiochila obtusa Ldbg. 538.
odatensis St. 339.
Oerstediana L. et Hpe. 504.
oligodon Mont. 316.
olivacea St. 518.
opaca Schffn. 338.
opistothona T. et H. 468.
opposita Nees (Dum.) 405.
oppositifolia Austin 405.
Orbiguiana M. et N. 507.
oreocharis Spruce 52%.
oresitropha Spruce 577.
orientalis Taylor 282.
ovalava St. 374.
ovalifolia Mitt. 339.
ovala L. et G. 578.
ovato-trigona St. 425.
oweihiensis N. et Ldbg. 555.
oxyphylla Spruce 591.
pacifica Mitten 376.
pachoënsis St. 544.
pachycephala DeNot. 40%.
pachyloma Tayl. 550.
pacimonensis Spruce 560.
padangensis Schffn. 352.
pallentifolia Taylor 314.
palmiformis St. 291.
parallela St. 223.
parvifolia Ldbg. 369.
parvisacculata St. 388.
parvislipula Ldbg. 516.
parvitexta St. 211.
paschalis St. 380.
patagonica B. et M. 486.
patentispina St. 400, 246.
patentissima Ldbg. 224, 286.
patula (Sw.) Dum. 248.
paucidens St. 297.
paueidenlata Mont. 443.
paupercula G. 539.
Pearceana St. 541.
peculiaris Schffn. 359.
pectinata (Willd.) Ldbg. 273.
pellucida L. et G. 543.
pensilis Spruce 523.
peradeniensis Schffn. 380.
permista Spruce 579.
INDEX.
Plagiochila Perrolana St. 437.
611
Perrottetiana Mont. 228.
phalangea Taylor 379.
philippinensis St. 330.
pichinchensis Tayl. 931.
pinnala St. 548.
pinnata Spruce 591.
pinnatiramosa Schfin. 349.
pinniflora St. 440.
Pittieri St. 210.
planifolia St. 521.
pleurata H. et T. 514.
plicata L. et G. 511.
pluma St. 390.
Pohliana St. 219.
porelloides (Torrey) Ldbg. 319.
porloricensis H. et G. 250.
Powelli Mitt. 369.
præmorsa St. 263.
prætermissa St. 220.
procera Ldbg. 533.
prolifera Mitt. 270.
propinqua Sande 286.
prostrata St. 205, 420.
ptychanthoidea St. 301.
Puiggarii St. 50%.
pulchella St. 240.
pulvinata St. 330.
punctata Taylor 322.
punctualis G. 511.
pusilla Mont. 468. 596.
queenslandica St. 4514.
Quelchii St. 534.
Quintasii St. 437.
quinquespina St. 312.
quitensis St. 228.
Raddiana Ldbg. 572.
radicans St. 261.
radiculosa Mitt. 456.
ramosissima (Hook.) Ldbg. 467.
rara G. 204.
rectangulata St. 482.
Reineckeana St. 290.
Reischeckiana St. 315.
Regeliana St. 212.
Regnelliana St. 218.
relicta St. 579.
7% FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. IL.
Plagiochila remolidens St. 481. Plagiochila Schiedeana G. 529.
remotifolia Hpe. et G. 250.
Remyana St. 378.
Renauldii St. 408.
renistipula St. 385.
renitens Nees 348.
repanda (Schwägr.) Dum. 269.
replicatula St. 272.
retrorsa G. 556.
retrospeclans Nees 468.
retusa Mitt. 300.
revolvens Mitten 588.
revolutifolia Schffn. 333.
rhizophila Spruce 525.
rhombifolia St. 219.
Richardiana St. 265.
rigidula L. et G. 254.
riojaneirensis G. 508.
Robinsonii St. 396.
robusta St. 479.
Rodriguezii St. 439.
rosana St. 558.
rotundifolia St. 409.
rubricaulis St. 272.
rubescens Spruce 497.
rubescens L. et L. 510.
rufa St. 294.
rufescens St. 310.
rufoviridis Spruce 596.
runssorensis St. 4928.
Rusbyi Spruce 539,
Ruspoliana St. #46.
Rutenbergii G. 435.
rutilans Ldbg. 250.
rulilans var. æquatorialis Spruce
298.
rulilans var. al men G. 2924.
Rutlandii St. 45%.
sachapatensis St. 216.
salacensis G. 356.
saltuensis Spruce 577.
salvadorica St. 267.
sancla G. 565.
Sandei Dozy 383.
sarmentosa Lehm. 410.
Savalierana B. el M. 313.
saxicola St. 552. :
-612
Schimperiana St. 444.
Schlimiana G. 501.
sciophila Nees 299.
scissifotia St. 23%.
secrelifolia Miti. 287.
secundifolia L. et Hpe. 522.
securifolia Nees 293.
Seemanni Mitt. 396.
semialata Sande 363.
semiamplexicaulis St. 586.
semidecurrens L. et L. 3%1.
serrata (Roth) Syn. 507.
siamensis St. 400.
Sikoræ St. 438.
sikulzuisana Mass. 329.
simlana Mitien 329.
simplex Ldbg. 242.
simplex (Sw.) Dum.
simulans St. 239.
Sinclairii Mitt. 45%.
singularis Schffn. 283.
sinuata G. 513.
sinuosa Mitt. 448.
socia L. et G. 216.
sockawana St. 300.
soratensis St. 887.
spathulæflora Mill. 282.
sparsa St. 409.
speciosa L. et @. 572
spectabilis St. 573.
sphalera Taylor 596.
spinifera Augstr. 593.
spinoso-ciliata St. 388.
spinoso-cornula St. 289.
spinulosa (Dicks) Dum. 321.
spinulosa var. tr identiculala
Hook. 320.
Sprengeliana St. 242.
Sprengeri St. 421.
Sprucei St. 229.
squamulosa Milt. 448.
Stableri Pearson 317.
Staudliana St. 428.
stenophylla Schffn. 289.
Stephanii Schffn. 394.
Stephensoniana Mitt. 459.
251. 282.
Plagiochila Stevensiana St. 290.
INDEX. /D
stictecola Mont. 478.
stolonifera L. et G. 584.
straminea St. 481.
stricta Ldbg. 54%.
strietifolia St. 266.
strombifolia (Tayl.) Lehm. 464.
strombifolia Syn. 461.
Stuartiana G. 461.
Stuhlmannii St. 443.
subalpina St. 41%.
subbidentata Taylor. 493.
subcontracla L. et G. 559.
subconvoluta G. 571.
suberistata G. 494.
subdenudala St. 210.
subdenticulata (Mont.) St. 589.
subedentala St. 216.
subfascieulata Col. 457.
subintegerrima (Nees) Dum. 29%.
subpeclinata B. et M. 474.
subplana Ldbg. 545.
subrolundifolia St. 585.
subsimplex St. 233.
subtenuis St. 209.
subtropica St. 360.
subtruncala Schffn. 328.
subundulata Ldbg. 58%.
Sullivanlii Evans 318.
Sullivantii G. 319.
sumatrana Schffn. 365.
superba (Nees) Dum. 535.
supina G. 584.
surinamensis Molk. 246.
sylvalica G. 554.
sylvieultrix Spruce 569.
symmelrica St. 245.
labinensis St. 231.
lahitensis Angstr. 289.
tambillensis Loitl. 237.
lamariscina St. 222.
larapolensis St. 232.
Taylorı St. 459.
Telekii St. 431.
tenax St. 275.
tenuis Ldhg. 226.
tenuis Mont. 297.
©
CS
Plagiochila tenuis Mitt. 299.
terebrans Nees 264.
Teysmanni Sande 328.
thamniopsis Spruce 253. 503.
Tholloni St. 270.
thomeensis St. 424.
Thomsoni SL. 372.
thyoides Spruce 554.
thysanotis Spruce 507.
tjibodensis Schffn. 349.
tingens St. 359.
tocarema G. 574.
togoënsis SL. #17.
tortuosa Ldbg. 515.
tovarina G. 206.
trabeculata St. 285.
trapezoidea Ldbg. 364.
Traversi St. 460.
Treubii Schfin. 355.
Trianæ G. 515.
triangularis St. 436.
Trichomanes Spruce 227.
trichostoma G. 579.
tridenticulata (Hook.) Dum. 320.
trigonifolia St. 232.
trinitensis St. 931.
tristis St 249.
truncata G. 564.
truncatella G. 238.
truneatula Sande 335.
tunarum St. 517.
lunguraguensis Spruce 236.
Uleana St. 237.
ulophylla Ldbg. 567.
uncialis (Tayl.) T. et H. 476.
unciformis Taylor 596.
undala Sull. 323.
unduavensis St. 251.
ungarangana Sande 374.
uniformis Mitt. 342.
upolensis Jack et St. 289.
Urbani St. 530.
usambarana St. 270.
valida St. 438.
vanicorensis St. 398.
variabilis Sande 482, 596.
variedentala St. 256.
76 FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, VOL. I.
Plagiochila variegata Ldbg. 181, 596.
vastifolia St. 217.
venezuelana St. 548.
ventricosa St. 379.
venustula Spruce 49%.
verrucosa St. 551.
Vescoana St. 288.
viminea Spruce 583.
vincentina Ldbg. 530.
virens Spruce 588.
virginica Evans 318.
vitiensis Mitt. 286.
vittata St. 342.
Volkensii St. 433.
vulcanica St. 208.
Wallichiana St. 327.
Wallisiana St. 586.
Wichuræ St. 327.
Wightii Nees 353. 357.
Wiltensii St. 343.
Winteri St. 271.
Wrightii St. 218.
xalapensis G. 238.
xanthochroma Spruce 238.
yokogurensis St. 375.
yuennanensis St. 299.
zacuapana G. 207.
Zippelii Sande 382.
Zollingeri Mont. 295.
zonata St. 281.
zygophylla Taylor 403.
zygophylla Spruce 594.
Podanthe squamata Taylor 106.
Prasanthus suecicus Lindb. 3%.
Plectocolea micrantha Mitt. 65.
virgata Mitt. 66.
Sarcoscyphus æmulus Limp. 21.
alpinus G. et R. 27.
auritus Nees 120.
Beckii Austin 30.
Bolanderi Austin 30.
capillaris Limp. 28.
commutatus Limp. 27.
confertus Limp. 10.
densifolius Nees 24.
Ehrharti Corda 22.
Funkii Nees 31.
Sarcoseyphus kerguelensis Schifn. 31.
laxifolius Mont. 11%.
mexicanus L. et G. 25.
Mülleri Nees 31.
Neesii Sande 31.
neglectus Limp. 18.
perigonialis H. et T. 163.
pygmæus Limp. 26.
revolutus Nees 11.
sphacelalus Nees 29.
Sprucei Limp. 16.
Sprucei var. decipiens Limp. 17.
styriacus Limp. 17.
Sullivanti DeNot. 15.
Solenostoma Mitt. 46.
614
abyssinicum (Nees) St. 53.
amplexicaule (Dum.) St. 58.
atrovirens St. 59.
Baueri (Schffn.) St. 57.
Borgenii St. 55.
cespiticium (Ldbg.) St. 57.
callithrix (L. et G.) St. 48.
einereum Mitten 49.
elavellatum Mitt. 59.
coniflorum (Schffn.) St.
contextum Kaalaas. 56.
cordifolium (Hooker) St. 61.
crassulum (N. et M.) St. 59.
erenulatum (Smith) St. 49.
crenuliforme (Austin) St. 56.
danicolum G. 53.
exsertum (Evans) St. 52.
grandistipulum St. 55.
humile Mitten 50.
javanicum (Schffn.) St. 56.
inundatum (Taylor) Mitt. 52.
lælevirens (Spruce) St. 54.
.lanceolatum (L.) St. 60.
Levieri St. 50.
nudum (L. et G.) St. 60.
patellatum (Berggr.) St. 60.
pictum (Spruce) St. 5%.
purpuratum Mitten 51.
rotatum Taylor 51.
sanguinolentum (Griff) St. 51.
sphærocarpum (Hooker) St. 61.
Stephanii (Schfin.) St. 58.
1
[I
INDEX.
Sphenolobus (Lindb.) St. 156.
achrous (Spruce) St. 166.
Stephaniella paraphyllina Jack 86.
Symphyomitra Spruce 103.
argentinus St. 158.
ciliatus St. 167.
Dusenii St. 166.
exsectæformis (Breidler) St. 170.
exseclus (Schmidel) St. 170.
grœnlandicus (Nees) St. 164.
Hellerianus (Nees) St. 158.
Japonicus St. 160.
incompletus (G.) St. 165.
intricatus (L. et G.) St. 459.
Kunzeanus (Hüben) St. 160.
laceratus St. 165.
leucorhizus (Mitt.) St. 162.
medelpadieus (Arnell) St. 169.
Michauxii (Web.) St. 16%.
minulus (Crantz) St. 157.
ochrophyllus (Taylor) St. 157.
Pearcei St. 163.
Pearsoni (Spruce) St. 163.
perigonialis (Tayl.) St. 163.
politus (Nees) St. 169.
quadrilobus (Lindb.) St. 168.
saxicolus (Schrader) St. 160.
scabrellus (Mass.) St. 162.
scitulus (Tayl.) St. 468.
subinflatus (Spruce) St. 157.
trilobatus St. 167.
Vahlianus (Nees) St. 161.
Bustillosii (Mont.) Schfin. 105.
coneinna (Mitten) St. 106.
Drummondii (Mitt.) St. 106.
glossophylla Spruce 107.
grandifolia (Berggr.) St. 107.
javanica Schffn. 108.
prostrala (Mitten) Schffn. 108.
Syzygiella Spruce 180.
anomala (L. et G.) St. 190.
concrela (G.) Spr. 189.
contigua (G.) St. 189.
geminifolia (Mitten) St. 186.
Jelskii (Loitl.) St. 186.
lævigata (Spruce) St. 185.
macrocalyx (Mont.) Spruce 182.
manca (Mont.) St. 183.
mucronala St. 183.
oppositifolia Spruce 187.
pectiniformis Spruce 184.
perfoliata (Sw.) Spruce 187.
perfoliata var. lævigala Spruce
185.
plagiochiloides Spruce 183.
Quelchii St. 185.
rubricaulis (Nees) St. 187.
setulosa St. 188.
variabilis (Sande) Schffn. 182.
variegala (Ldbg.) Spruce 181.
virescens St. 188.
Stephaniella Jack 85.
hamala St. 87. Tylimanthus bispinosus Jack et St. 178.
ERRATA
Pag. 171, Zeile 40 von unten lies : imbricatis stall intricatis.
» 334, hinter dem Synonym fehlen die Worte: pro parte.
» 406, lies: Hendelotiana statt Heudelotiana.
» 488, lies: deflexirama slalt diflerirama.
615
CASSIA BEAREANA Holmes
PAR
William BARBEY
La fièvre hématoglobinurique a fait de nombreuses vielimes parmi nos
compatriotes des Mission de Paris et de l’Afrique tropicale; il ne nous a
pas été possible d’en relever la liste exacte que nous aurions aimé
présenter ici pour prouver son redoutable danger. L'été dernier nous
recevions du docteur Sechehaye, la lettre suivante datée d’Antioka, au
Mozambique, le 6 juin 1905 :
« Dans ma dernière lettre, je ne vous parlais pas de notre fils parce
qu'il était en bonne santé; depuis lors il a eu le temps d’être gravement
malade et d’enirer en convalescence. En effet le 8 mai, après un petit
accès de fièvre qui paraissait fini à midi, il a été pris, à la nuit tombante.
d’un frisson prolongé et peu après, nous constalions un accès de fièvre
hématoglobinurique. Je l'ai immédiatement traité avec un nouveau médi-
cament : l'extrait de Cassia Beareana, dont le Docteur Tobler, de Lourenco
Marques, m'avait aimablement procuré un échantillon. La maladie a
évolué rapidement sans complications, de sorte que le lendemain, dans
l'après-midi, lhémoglobinurie avait disparu; elle a réapparu encore un
peu dans la nuit, peul-être comme conséquence d’une petite dose de
quinine. Depuis lors notre enfant est très faible, affreusement anémique,
mais si rien ne survient, nous espérons qu'il fera rapidement sa conva-
lescence. » >
La nouvelle de cette guérison était trop importante pour ne pas être
étudiée plus à fond et voici les renseignements que d’aimables corres-
pondants nous ont permis de recueillir.
Dans le numéro du 30 novembre 1901 du Pharmaceutical Journal de
Londres, M. E. M. Holmes, F. L. S., conservateur des musées de la société
pharmaceutique, a fait la communication suivante : « Des échantillons
d'une grosse racine ont élé présentés dernièrement au musée par
MM. Christy et C°, de Londres. Ils ajoutaient que cette racine leur
(2) WILLIAM BARBEY. CASSIA BEAREANA HOLMES. 79
avait été envoyée de la côte orientale d'Afrique par un médecin anglais,
disant qu’elle est employée par les indigènes comme spécifique contre
l’hématurie et la fièvre hématoglobmurique. »
«Cette fièvre paludéenne est si souvent fatale aux Européens qu'un
remède promettant quelque chance de succès dans le traitement de la
maladie, ne peut qu'attirer notre attention. Sir John Kirk a été deux fois
gravement atteint par cette terrible fièvre; il m'a appris que les Portu-
gais du Zambèze connaissent, sous le nom d’Itaka, un remède, mais qu'il
ne l’a pas vu. Je ne puis dire s’il est identique à la racine offerle à notre
musée. »
« M. Christy m'écrit qu'il a reçu d’un des pères de la mission catho-
lique romaine en Afrique, une lettre disant qu'en 1892 il avait essayé
avec succès le remède sur un missionnaire. Quinze jours plus tard il
l’administra à un sous-officier malade de la fièvre depuis dix jours : il
elait à la dernière extrémité; on lui donna toutes les heures une tasse de
décoction de la racine. Au bout de deux jours il était hors de danger :
lhématurie avait cessé dans l’espace de quarante-huit heures à peine
depuis la premiere dose. Il faut toutefois remarquer qu'un bon émétique
d'ipécacuanha avait étè administré en premier lieu. Le père ajoute qu'il
a éprouvé la valeur du remède, et que c’est le seul employé par les
médecins indigènes dans la fièvre hématoglobinurique. »
« Dans une lettre reçue d’un médecin anglais, il est parlé d’un extrait
liquide de la racine, essayé dans un cas de fièvre bilieuse accompagnée de
nausées el de vomissements, avec une température s’elevant fréquem-
ment à 105° fahrenheit; la malade dit n'avoir plus eu de nausées ni de
vomissements après la première dose. »
« Pour administrer le remède, dit-il, on coupe la racine en morceaux
d’un pouce de longueur; pendant une demi-heure on fait bouillir 6 à 42
de ces morceaux dans un gallon d’eau. Le malade boit de cette décoction
froide ou chaude, de couleur rouge, aussi souvent qu’il a soif, ou, s’il ne
souffre pas de la soif, il en prend une tasse toutes les trois ou quatre
heures. Dans l’hématurie simple, non accompagnée de symptômes
fébriles marqués, ce remède est considéré comme spécifique. »
« Les échantillons de feuilles et de fleurs qui accompagnaient la racine
montrent qu'elle appartient au genre Cassia et à la section de ce genre
où l’on rencontre le Cassia fistula. Gelte section est caractérisée par les
longs filaments recourbés des trois élamines inférieures, les anthères
s’ouvrant en rainures; les sept étamines da milieu ont des filaments
courts, les antheres s’ouvrant par des pores à la base; les étamines
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (3)
supérieures, au nombre de une à trois, sont imparfaites ou stériles. Le
légume est allongé, cylindrique ou comprimé, indéhiscent, les graines
toutes placées horizontalement sont séparées par des cloisons. »
«La section Fistula DC. du genre Cassia compile une vingtaine
d'espèces subdivisées à leur tour en groupes plus petits. suivant le
nombre de folioles des feuilles et le caractère persistant ou caduc des
bractées. Dans notre espèce les bractées sont finement laciniées, les
folioles ovales, obluses, oblongues, légèrement tomenteuses à leur face
intérieure. Le Cassia fistula L., sans y être indigène, se rencontre aussi
dans l'Afrique tropicale, il est originaire de l'Asie tropicale. Notre espèce
s’en distingue par ses légumes couverts de poils soyeux, ses étamines
plus grosses dilatées au milieu, ses pétales magnifiquement veinés. »
«Les propriétés purgatives du fruit du Cassia fistula L. sont très
connues; mais l’on ne sait rien à ce jour de ses vertus bactéricides. La
fièvre hématoglobinurique parait due à un bacille détruisant les glo-
bules rouges du sang, cause de l’hématurie. L’acide chrysophanique de
plusieurs espèces de Cassia agit sur certaines maladies cutanées provo-
quées par un champignon; aussi vaut-il la peine que les bactériologistes
se rendent compte de l'effet de cet acide sur les bacilles. Il se peut fort
bien que notre Cassia doive 4 quelque autre élément l’action qu'il possède,
aussi sa racine mérile-{-elle d’être étudiée. »
Deux mois plus tard, dans le numéro du 18 janvier 1902 du Pharma-
ceutical Journal, le rédacteur M. E. M. Holmes reprenait le même sujet
« The native remedy for black-water fever. »
« Depuis la publication, dit-il, de la note du 30 novembre 1901, le
docteur O’Sullivan Beare, de Pemba, qui avait envoyé le remède à
MM. Christy et Co, a déposé dans notre musée un légume mûr, des graines,
fleurs et feuilles du Gassia dont nons avons parlé. Il est certain, d’après
le fruit, que ce n’est pas Cassia abbreviata Oliver, Flora Trop. Africa I,
271. comme je le supposais au premier abord et nous l’appellerons :
Cassia Beareana Holmes sp. nov. — Petit arbre atteignant
20 à 30 pieds. jeunes feuilies inconnues, inflorescence brièvement pubes-
cente, surtout sur le rachis. Feuilles longues de 8 à 10 pouces avec
Sa 10 paires de folioles elliptiques, obtuses, rondes ou très largement
cunéiformes à la base, glabres avec des nervures reticulées. Les folioles
ont 1 '/ı à À ‘/2 pouces de longueur et °/; de pouce de largeur
maximale; les pétiolules ont une ligne de longueur et sont légèrement
rugueux; le pétiole commun est sans glandes. Panicules sur pousses
latérales plulôt courtes, sous-corymbiformes; rachis long de 3 pouces
(4) WILLIAM BARBEY. CASSIA BEAREANA HOLMES. a!
environ, brièvement pubescent avec des bractées persistantes recour-
bées, des bractéoles de !/1 à °/ı de pouce de long, linéaires, acuminées et
finement glandulaires-pubescentes. Pédicelles ascendants, droits, minces,
à sillons, légèrement pubescents ou presque glabres, longs de 2 ‘/2 pouces.
Pétales obovés oblongs, diminuant à peine vers la base, °/ı de pouce de
longueur environ, jaune canari, superbement veinés de raies rouge foncé
ou marron. Les plus longues étamines dépassent les pétales; les fila-
ments sont distinctement dilales en leur milieu. Le jeune ovaire est
revêtu de poils blancs appliqués. Legume long de 50 pouces, large de
1 pouce, épais de !/2 pouce, comprimé, avec des sutures non proémi-
nenles, glabre, sans apparence de villosité avec des cloisons qui n’appa-
raissent à la surface que comme des lignes transversales à '/ı de pouce
les unes des autres. Les graines sont ovales, d'un brun noirâtre,
d'environ ‘/16 de pouce de longueur, °/14 de largeur el environ '/s de
pouce d'épaisseur avec une dépression linéaire longitudinale, sans enve-
loppe pulpeuse apparente. »
« Le docteur Beare dit que le tronc de Cussiu Beareana alteimt un
diamètre de 8 pouces et ressemble à un pommier ou à un poirier. Les
indigènes n’emploient que la racine contre l'hématurie et la fièvre héma-
toglobinurique, mais les feuilles servent a des applications sur ulcères el
maladies cutanées. Le docteur Beare désire vivement que le remède soit
sérieusement mis à l'épreuve, et offre de fournir à ses propres frais les
matériaux à tout médecin de l'Afrique orientale qui l’experimentera
contre la fièvre hématoglobinurique et l’hématurie, pour lui communi-
quer les résultats obtenus. »
Vest pour répondre à une offre aussi généreuse que nous avons cru
devoir tracer les lignes qui précèdent. C’est sans doute en ayant écouté
cet appel que le fidèle docteur Tobler a pu sauver la vie au jeune
Sechehaye à Lourenco-Marques. Mais nous voudrions qu'il fut aussi
entendu par son père, les docteurs Garin au Mozambique, Liengme et
Borbe au Transvaal, Reuter au Zambèze et tant d’autres dont les malades
sont terrasses par la sinistre visiteuse.
Et maintenant que chacun de nos compatriotes cullive, au moyen des
graines qu'il aura obtenues de l’obligeance du docteur Beare à Pemba.
Afrique orientale, près de sa maison, un bosquet de Cassia Beareana. I
serait impardonnable s’il ne se procurait pas immédiatement un si pré-
cieux antidote contre la maladie, fatale.
La Pierrière près Chambezy, le 18 décembre 1905.
— ge ——
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 À, 31 décembre 1906. 6
82
MASDEVALLIA TONDUZII Spec. nov.
PAR
Florence H. WOOLWARD
Parmi les Masdevallia que M. Paul Simmler, jardinier-chef, cultive aux
serres de la Pierrière, trois espèces provenaient d’envois dus à l’obli-
geance de M. Adolphe Tonduz, de l’Institut phytogéographique de Costa-
Rica; ce sont les M. anchorifera Reichb. f. (1884), M. Reichenbachiana
Endres (1875) et une nouvelle espèce introduite à la Pierrière en 1894
et où elle fleurit depuis lors chaque année. En voici la description :
Masdevallia Tonduzii Woolward. sp. nov. — Typus in herb.
Barbey-Boissier.
Planta cæspitosa; folio oblongo-lanceolato, rigido, apice tridenticulato,
viridi pulchro, in petiolum robustum angustalo, bası vaginato; peduneulo
unifloro, tereti, erecto, tenui, viridi; bractea membranacea, supra ovata,
infra amplexanti; ovario costato, glabro, viridi; sepalis in tubum connatis,
mento infra obtuso, triangulis, trinerviis, in caudas tenuissimas planas
elongatis, exalbidis, intus molliter pilosis, citrinis, caudis flavis, viridi
linelis; pelalis basi linearibus, supra oblongis, apiculalis, margine
anteriore carnoso angulato, eburneis. linea centrali viridi; labello basi
cordato, oblongo, carnoso, minute verrucoso, apice reflexo, albo; columna
viridi, alis anguslis, apice minute denticulato, viridi.
Hab. Costa-Rica. Adolphe Tonduz (1894). In hortum Chambesiensis
(Helvetia), quotannis floret.
CONGRES DE BRUXELLES 1910
(Communication de M. Th. DURAND)
Le Congrès de Vienne avait nommé MM. L. Errera et Th. Durand, pré-
sidents du comité organisateur du Congrès international de botanique
qui se réunira à Bruxelles en 1910, sous les auspices du Gouvernement.
Le comité de l'Association internationale des botanistes réuni récem-
ment à léna, a choisi M. le sénateur comte Osw. de Kerchove de
Denterghem, comme président pour remplacer le savant professeur de
l’Université de Bruxelles, enlevé si prématurément à la science.
M. le conservateur Em. De Wildeman a été nommé secrétaire-général
du même comité.
89
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
289ne séance. — Lundi 18 décembre 41905. — Ouverte
38h. 25 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique de l’Uni-
versité, sous la présidence de M. Augustin De Candolle, président.
Après recommandation par M. le président, de corriger la pagina-
tion du tiré à part du compte rendu de la 287*° séance selon les indica-
tions du bas de la premiere page de la séance du 13 novembre, le
procès-verbal de la 288”° séance est adopté.
Des rameaux fleuris ou en boutons de Cornus sanguinea récoltés Ic
17 décembre au pied du Salève par M. Guinet sont déposés sur le
bureau, ainsi que les publications suivantes :
AUTRICHE : Annalen des k. k. naturhist. Hofmuseums Wien,
vol. XVIIL fase. 2-3 et XIX, fase. 1-2-3-4; BRESIL : Rev. Sociad. Scient.
de Säo- Paulo, fase. (sept. 1905); FRANCE : Annales de la Société bota-
nique de Lyon; Procès-verbaux de la Société Linnéenne de Bordeaux,
vol. 59 (1904); HONGRIE : Magyar botanikai Lapok, vol. IV (Buda-
pest, août-nov. 1905); RUSSIE : Bulletin du Club alpin de Crimée,
n° 7-8-9 de 1905: SUISSE : Bulletin de l'Herbier Boissier, fase. 12
(dee. 1905); Bull. Soc. neuchâteloise de Geographie, vol. XVI, 1905;
Bull. Soc. Vaudoise des Sciences naturelles, vol. XLI, sept. 1905.
La candidature de M. Frank, chef de culture au jardin botanique,
Samoëns, portée à l’ordre du jour, est mise aux voix et adoptée à l’una-
nimité; M. le président annonce ensuite pour la prochaine séance la
candidature de M. Jules Micheli, présenté par MM. Augustin et Casimir
de Candolle.
HERBORISATION DU 1” JUIN 1905 AUX ENVIRONS
D’YVOIRE. — M. Gustave Beauverd donne lecture du rapport de
cette excursion fort bien réussie et destinée à compléter le 30”° anniver-
saire de la fondation de la Société. Une analyse de l’ensemble de la
récolte termine ce récit et en résume comme suit les principaux
résultats :
1° Distinction, dans le champ d’exploration, de trois principales
subdivisions topographiques : A., la Côte d’Excénevrex, constituée
en majeure partie par les terrains glaciaires et à gros blocs erratiques
de l’ancienne moraine d’Yvoire; B., la Plaine des Sablons, dite aussi
«Dunes modernes de Sciez», et C., la forêt de Coudrée, ou «dunes
anciennes », à l’orient des précédentes,
84 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1905 (234)
2° Constatation d’un total de 293 espèces vasculaires récoltées ou
notées durant cette journée et réparties sur l’ensemble de la région
parcourue. De ce nombre, 156 sont citées par M. Chodat dans son
travail visant exclusivement les régions B. et C. et publié en 1902 dans
le XIF”° fascicule de la Société botanique suisse sous le titre « Les
dunes lacustres de Sciez et les Garides. »
Pour la région B. considérée isolément, l'inventaire des récoltes de la
journée permet de lui attribuer 20 phanérogames et 2 ptéridophytes ‘
non publiés dans le travail cité et répartis dans les formations suivantes
distinguées par M. Chodat :
a. L’Holosch@naie (des niveaux inférieurs: caractérisée par
l'abondance du Scirpus Holoschænus) : Ophioglossum vulgatum, décou-
vert quelques jours auparavant par M. le professeur Wilezek de Lau-
sanne; ÆZupatorium Cannabinum et Lycopus europæus, plus ou moins
répandus dans les bras du Foron; Gypsophila repens (plage et Pinède).
b. L’Artemisaie (des niveaux moyens; caractérisée par Artemisia
campestris) : Andropogon Ischæmum, Fumaria officinalis, Vincetoxicum
officinale, Erigeron acrıs, Hypochæris radicata et Leontodon his-
pidum, assez abondants par places.
C’est à cette formation que se rattache également une belle Fougeraie
située à l’ouest de la route, présentant un champ compact de Pteris
aquilina qui contraste singulièrement avec les colonies de plantes
xerophiles? qui l'entourent: aux confins de cette Fougeraie a été décou-
verte une espèce encore inédite pour toute la flore de la Haute-Savoie,
le Leontodon Leysseri (Wallroth) Beck et ses variétés:
c. La Buxaie (niveaux supérieurs; caractérisée par Buxzus semper-
virens), qui abrite une nouvelle Polypodiacée, l’Asplenium Halleri
portant à sept le nombre des fougères observées ici”; en outre, quelques
phanérogames viennent aussi s'ajouter au catalogue; ce sont : Festuca
ovina, Bromus erectus et sa var. villosus, Allium carinatum, Alsine
tenuifolia et sa var. viscosa, la variété à fleurs blanches du Saponaria
ocymoides, Medicago minima, Lycopsis arvensis, Satureia Clinopodium,
Campanula glomerata et Hieracium boreale.
3° Distinction de ces espèces en plantes triviales (communes à toute
la flore de nos plaines) et en plantes exceptionnelles, se rencontrant en
plus ou moins grande abondance dans nos régions montagneuses, mais
fort rares en rase campagne ou nulles ailleurs dans notre bassin local.
À cette deuxième catégorie appartiennent :
a. 7 plantes des régions silvatiques plus ou moins subalpines
Vaccinium Myrtillus (Yvoire, 380 m.), Smilacina bifohia, Asperula
odorata, Cephalanthera rubra, Limodorum abortivum, Pyrola rotundi-
folia et surtout Pyrola uniflora.
b. 10 plantes des stations chaudes ou sèches de nos basses montagnes
calcaires : Carex nitida, Hutchinsia petræa, Fumana procumbens,
! Les Muscinées ont fait l'objet d’un rapport special dû à la plume compétente
de M. Guinet ; cf. compte rendu de la 287me séance, p. 3.
? Euphorbia Gerardiana, Carex nitida, Dianthus prolifer, Anthericnm
ramosum, Scabiosa canescens, Linum angustifolium, etc.
# Les six autres sont : Pteris aquilina, Polypodium vulgare, Asplenium tri-
chomanes, A. Ruta muraria, Boleychéum lunaria et Ophioglossum vulgubun.
(235) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 89
Buxus sempervirens, Euphorbia Gerardiana, Cladonia cervicornis,
Cetraria Islandica, Dianthus saxicola, Veronica Teucrium et Botry-
chium lunaria (cette dernière espèce à affinités plus sensiblement
montagnarde que les autres):
c. 22 plantes des steppes ou des landes sablonneuses de la plaine,
mais s’adaptant parfois jusqu'à de hautes altitudes aux expositions
sèches de nos montagnes : Andropogon Ischæmum, Cynodon dactylum,
Bromus tectorum, Allium vineale, Anthericum ramosum, Alsine tenui-
folia var. viscosa, Saponaria ocymoides, Silene otites, Dianthus prolifer,
Geranium sanguineum, Linum tenuifolium, Polygala arenaria, Helıan-
themum cistæfolium, Eryngium campestre, Teucrium montanum, Bru-
nella grandiflora, Veronica spicata, Scabiosa canescens, 5. Columbaria
et var. plur., Asperula Cynanchica, Artemisia campestris et Antennaria
dioica.
Avec les 5 mousses ! signalées par M. Guinet pour leurs affinités avec
la flore bryologique des sables maritimes, l’on atteint le total de
44 espèces tant phanérogames que cryptogames qui caractérisent, par
leur abondance la florule de la région d’Yvoire et la distinguent nette-
ment du reste de la flore de la plaine Lémanienne, au sein de laquelle
elle forme comme une oasis de plantes spéciales dont la plus remar-
quable par son isolement est le Scabiosa canescens.
4° Existence au confin oriental des «dunes anciennes», d’un bois de
Buis remarquable par la taille exceptionnellement haute des magnifi-
ques arbres qui le constituent.
5° Constatation de la coïncidence de la florule exceptionnelle d’Yvoire
avec celle que présentent les affleurements géologiques de la contrée :
du sein du grand bassin molassique et alluvial auquel se rattache le
pays et sa flore triviale, surgissent d’une part les reliques d’une ancienne
moraine glaciaire alpine, et de l’autre de vastes champs de less à facies
steppique; autant d'anomalies, ou si l’on veut, d’exceptions accidentelles
dans la structure géologique de cette plaine. De ces faits, le rapporteur
dégage une conclusion formulée en ces termes : «La coexistence de
deux florules (subalpine et xérothermique) anormales au sein du
tapis végétal normal de la contrée d’Yvoire correspond à
deux anomalies de sa structure géologique ».
Le rapport se termine en adressant des remerciements à tous ceux
qui ont spécialement contribué au brillant succès de cette journée :
MM. le professeur Chodat, qui dirigea l'exploration des dunes de Sciez
avec sa haute compétence habituelle, François Turrettini, qui fit les
honneurs de sa belle propriété au bord du lac, et Ant. Martin, régisseur
du domaine de Coudrée, dont il fit obligeamment faciliter l’accès aux
participants.
SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE CASSIA (C. BEAREANA
HOLMES) ET SES USAGES THERAPEUTIQUES. — M. William
Barbey communique les intéressants details relatifs au traitement de
' Barbula rurualiformis, B. squarrosa, Racomitrium canescens, Bryum pen-
dulum et Hypnum elodes: ef. Bull. Herb. Borss., vol V : 1095 (1905).
86 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sé.) 1905 (236)
la fièvre hématoglobinurique (redoutable pour les blancs dans l'Afrique
tropicale), par un remède indigène extrait du Cassıa Beareana
Holmes, sp. nov. 1902. — Cette communication devant être publiée
intégralement dans le N° 1 de 1906 du Bulletin de l’Herbier Boissier,
le compte rendu n’en sera pas détaillé davantage à cette place.
UN SIBIRZEA EN CROATIE. — M. Paul Chenevard présente
une feuille d’herbier de Sibiræa allaiensis subsp. nov. Croatica Degen,
que M. de Degen, le distingué directeur de la Station royale du
Jontrôle des Semences à Budapest, vient de découvrir parmi les maté-
riaux que son assistant a rapportés du Mont Velnac, sur Carlopago
(Croatie), dans les fissures de rochers caleaires situés à 1020 m. d’alti-
tude. — Le genre monotype Sibirea, rattaché par plusieurs auteurs et
notamment l’Index de Kew, au genre Spiræa, était connu jusqu'alors
comme exelusivement sibérien: M. Chenevard fait ressortir le grand
intérêt géobotanique qui résulte de la découverte d’une station aussi
excentrique que celle signalée par M. de Degen en Croatie, puis con-
firmee peu après par la nouvelle de lexistence de cette espèce en
Herzégovine. — Cette belle découverte a d’ailleurs fait l’objet d’un
article spécial publié par M. de Degen dans le Magyar botanikai Lapok.
SUR LE LEONTODON (THRINCIA) LE YSSERI (WALLR.)
BECK, ET SES VARIETES. — M. Gustave Beauverd, au cours de
l'herborisation du 1° juin à Yvoire, avait remarqué dans le secteur de
la Plaine des Sablons quelques rosettes de feuilles d’une plante indéter-
minable qu'il alla récolter un mois et demi plus tard (12 août 1905) et
reconnut pour être le Thrincia hirta (L.) Roth, de nos auteurs.
L'examen des échantillons et leur étude comparative avec de nombreux
spécimens d’herbier lui permit de reconnaître dans sa récolte trois for-
mes différentes distinguées par:
T° combinaison, présence, sur toutes les feuilles et les scapes, de poils
laineux bifurqués au sommet; péricline à divisions hérissées de soies
raides ;
2° combinaison, feuilles et scapes hirsutes comme dans la combinaison
précédente mais péricline à divisions toujours glabres ;
3° combinaison, feuilles, scapes et divisions du perieline abe
glabres.
Ces différentes combinaisons peuvent s'appliquer simultanément à
des individus provenant d’une même station; elles sont constantes et
méritent d'être distinguées comme variétés. En revanche, l’on ne saurait
accorder la même importance aux caractères tirés du seul polymor-
phisme des feuilles, celles-ci peuvent affecter sur un même individu des
formes appartenant à des types divers.
La règle à suivre pour la dénomination de ces variétés conduit à
’enumeration de quelques remarques suggérées par l’etude de la litté-
rature du sujet.
1° Des 1792, Gärtner in « de Pruchbus » IL: 373, distinguait cetté
espèce du genre Leontodon et la reliait au genre Hyoseris sous le nom
de A. hirta, croyant avoir affaire au Leontodon hirtum de Linne.
2° En 1797, Roth, in « Cutalecta botanica » crée le genre Thrincia
et lui rattache notre espèce sous le nom de Thrincia hirta, 1. e.: 98,
(237) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 87
par suite d’une même confusion que l’auteur précédent au sujet du
Leontodon hirtum L.
3° En 1805. Smith denomme la plante « Hedypnois hirta » in Fl.
brit. Il; 824 ;
4° En 4808, Schkuhr in Bot. Handb. Ill: 25 en fait un Apargia
hirta ;
5° En 1820, elle devient l’Apargia hyoseroides de Vest in Regensh.
bot. Zeit.: 7.
6° En 1822, Wallroth, in Sched. erit. fl. Hal., p. 441, reconnais-
sant d’après Leysser que la description de cette plante ne se rapportait
pas à celle du Leontodon hirtum de Linné, lui donne le nom de Thrincia
Leysseri.
En 185141. Bischoff in Beitr. zur Fl. Deutschl. maintient le nom de
Thrincia hirta Roth à la p. 39, tout en reconnaissant in |. e. p. 43 que
le Leontodon hirtum L. Spec. pl.: 1123 ne se rapporte vraisemblable-
ment pas à cette plante, mais au Leontodon Villars Loiseleur
( = Leontodon hirtum Vill.. Dauph. HT : 82. tab. 25). En outre, à la p.
42 du même ouvrage, Bischoff met en évidence le polymorphisme de
cette espèce et en nomme 2 formes + leiolæna = Thrincia hirta 8 psi-
localyx De.) et 8 lasiolæna.
En 1894, les Pflanzenfamilien d’Engler et Prantl réunissent défini-
tivement, dans la monographie des Composées par Hoffmann, les
Thrincia au genre Leontodon à titre de sous-genre ou section, et la
même année Beck de Mannagetta publie son Flora von Niederösterreich
en donnant à la plante le nom de Leontodon Leysseri (1. e. p. 1312),
qui répond aux exigences tant du code de nomenclature de Paris que
de celui approuvé depuis à Vienne en 1905.
En raison de toutes ces considérations, nous devons établir le tableau
suivant des noms de variétés qui distinguent cette espèce, dans l’ordre
des combinaisons morphologiques énumérées plus haut :
Leontodon Leysseri (Wallr.) Beck, Fl. von Niederösterreich, p.
1312 (1894), var. « lasiolæna (Bischoff) Beauverd, comb. nov., —
Thrincia hirta ß lasiolæna Bisch. in Beitr. zur Fl. Deutschl. : 43 (1851).
var. ß psilocalyx (Reichb.) Beauverd, comb. nov., = Thrincia
hirta var. psilocalyx Reichb., Fl. Exeurs. Germ. : 251 (1830) ; = Thrin-
cia la Reichb., Iconogr. Germ. VIII; 20 tab. DCCXLIX, fig.
995 (1830); = Thrincia hirta à leiolæna Bisch., Beitr. Fl. Deutschl. : 42.
var. glabrum (Schleicher) Beauverd, comb. nov., = Thrincia
glabra Schleicher ex Gaudin, in Flora helv. V : 49 (1832); = Thrincia
taraxacoides var. 8, Gaudin, 1. e. (tota planta glaberrima !).
Bien qu’assez commune sur territoire suisse dans le bassin du Léman,
les stations de cette espèce en Haute-Savoie sont encore inédites !
UNE VARIETE NOTABLE DE L'ORCHIS USTULATA L. —
M. Gustave Beauverd a reçu, d’un garçon jardinier, Louis Vuadens,
diflérents spécimens d’Orchis ustulata récoltés au bois de la Foretalle
près Chambesy et dont l’un difterait très sensiblement du type par
l’absence de taches brunes qui caractérisent le labelle de cette espèce,
par la virescence des divisions de son périanthe (fortement lavé de
pourpre chez le type) et par l’agreable odeur de Daphné de son inflo-
rescence (odeur de Narcissus peeticus accentuée chez le type). Aucune
83 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1905 (238)
différence essentielle des formes ne la séparant autrement du type, cette
variation, selon M. Beauverd, ne saurait être attribuée à une influence
hybride ; le nom de var.? nov. daphneolens Beauverd est proposé
pour distinguer cette forme dont une diagnose complète ne pourra être
donnée qu’apres examen ultérieur des bulbes, qui manquaient malheu-
reusement à l'échantillon récolté. — Les spécimens de cette plante et
du type ont été présentés accompagnés de dessins comparatifs.
ANOMALIES DU PLANTAGO MAJOR L. — M. Beauverd pré-
sente quelques pieds anormaux de Plantago major récoltés en septembre
1883 par M. H. Correvon aux environs de Genève et conservés à l’her-
bier que M. le D' Raoul de Seigneux transmit aux collections Boissier
en 1897. L’anomalie consiste en deux cas de prolification d’ailleurs
connus : 1° les épis, composés, sont munis de longues feuilles pétiolées
rappelant en dimensions réduites celles des rosettes radicales; une illus-
tration de ce cas a été publiée par Lobel et Pena dans leur Stirpium
adversaria nova, p. 128 ; 2° les épis, non feuillés, sont munis de petites
bractées et fortement ramifiés dès la base: ce cas a fait l’objet d’un ar-
ticle de M. Cooling dans le Gardener’s Chronicle, vol. XIII, 1: 364
(1880), fig. 65 et 65. En outre, une récente communication du Rev.
John Gerard publiée en octobre 1905 dans les Proceedings of the
Linnean Society of London, 117° session, p. 2, attire l'attention sur un
cas analogue observé dans le Lancashire et donne de nombreux rensei-
gnements sur la bibliographie du sujet. — Ce qui rend particulièrement
intéressante la présentatation de ces échantillons est le fait que sur un
même pied se trouvent réunis les deux cas différents mélangés à des
épis normaux !
M. Casimir de Candolle fait observer que la prolification est l’un des
plus répandus des cas tératologiques et a été observée sur les genres les
plus divers.
ANCIENNES PLANTES DU SALEVE. — M. Beauverd présente
des Cypripedium Calceolus et Stipa pinnata récoltés en 1889 et 1890
dans les parages de la Tine, au-dessus du Coin (Salève) ; en raison de la
proximité du nouveau sentier d’Orjobet, M. Beauverd craint bien que
dans un laps de temps plus ou moins court, ces intéressantes espèces
ne soient plus qu'un souvenir pour la flore du Salève. —M. Henri Romieux
confirme la grande abondance de ces espèces et autres aussi intéres-
santes qui jadis ornaient les parages plus ou moins inaccessibles des
rochers du Coin.
Après la présentation par M. Romieux des fort intéressantes photo-
typies illustrant les itinéraires d’excursions botaniques du Congrès de
Vienne 1905, la séance est levée à 9 h. 45.
Dix-neuf assistants : MM. Aug. de Candolle, Penard, Romieux, Beau-
verd; William Barbey, Boubier, Casimir de Candolle, Chenevard,
Frank, Frederiez, Guinet, Hausser, Hochreutiner, Lendner, Martin,
Rouge, Serworzoff, M!"* Sergueeff et Titowitz.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
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1. Fiore (ingr.).
2. Slame (ingr.).
3. Ovario (ingr.).
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
SPIEGAZIONE DELLA TAV. XII
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dal dorso, 2. visto di fianco).
3. S. spalhulata Sieb. (visto dal dorso).
. S. Brunonis Benth. var. x {ypiea Pampanini (visto dal dorso).
5-6. S. monogyna Lindl. var. z Mueller: Pampanini (5. visto dal dorso,
6. visto di fianco).
7-8. S. monogyna Lindl. var. ß obtusa Pampanini (7. visto dal dorso, 8. visto
di fianco).
. asperrcocca Schuch. (9. visto dal dorso, 10. visto di fianco).
S. Maideni Pampanin! var. z typica Pampanini (44. visto dal dorso,
12 visto di fianco).
43-14. S. Huegelii Endl. (13. visto dal dorso, 14. visto di fianco).
15-16. S. pubescens A. Rich. for. x genuina Pampanini (15. visto dal dorso,
16. visto di fianco).
17. S. Giurialri Pampanini (vislo dal dorso).
18-49. S. voiminea Sm. (18. visto dal dorso, 49. visto di fianco).
20-21. S. scoparia Benth. (20. visto dal dorso, 21. visto di fianco).
22-23. S. mwrcata Lindl. var. 8 linariordes Pampanini (22. visto dal dorso,
23. vislo di fianco).
24-25. S. virgala Pampanini var. z Iyprea Pampanini (2%. visto dal dorso,
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25. visto di fianco).
26-27. S. virgata Pampanini var. & elegans Pampanini (26. visto dal dorso,
27. visto di fianco).
28-29. S. intermedia Bail. (28. visto dal dorso, 29. visto di fianco).
30. S. aphylla Pampanini (visto di fianco).
S. mierantha Pampanini (visto dal dorso).
32. Macgregoria racemigera F. Muell. (visto dal dorso). 2
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1906
SPIEGAZIONE DELLA TAV. XIV
. Stackhousia puloinaris F. Muell. — Epidermide del fusto (Oc. 3, Ob. 5).
. Stackhousia pulvinaris F. Muell. — Sez. trasv. dell’epidermide e degli strati
corlicali esterni (Oc. 3, Ob. à). .
Stackhousia spathulata Sieb. — Klementi del tessuto a palizzala foliare.
. Stackhousra asperrcocca Schuch. b. incrassata Pampanini. — Sez. trasv. degli
strati corticali esterni del fusto (Oc. 1, Ob. 5).
Stackhousia aspericocca Schuch. a. genuina Pampanini. — Sez. trasv. degli
strati corticali esterni del fusto (Oc. 1, Ob. 5).
-
. e 7. Stackhousia asperieocca Schuch. a. genuina Pampanini. — Stomi del fusto
(0e. 3, Ob. 8).
. Stackhousia Maiden: Pampanini. — Sez. trasv. degli strati corlicali esterni
del fusto (Oc. 1, Ob. 5).
. Stackhousia Maideni Pampanini sp. — Elementi del legno secondario (sche-
matica).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER Ser. 2. Tome V. Planche XIV.
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ZITE.E.COMERE MOL.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906
SPIEGAZIONE DELLA TAV. XV
1. Stackhousia pubescens A. Rich. — Sez. trasv. del fusto (schem.).
2. Stackhousia pubescens A. Rich. — Sez. trasv. degli strali corticali esterni
(Oc. 4, Ob. 5).
3. Stackhousia pubescens A. Rich. — Epidermide del fusto (Oc. 3, Ob. 8).
k. Stackhousia pubescens A. Rich. — Kpidermide del fusto; sez. trasversale
(Oc. 3, Ob. 8).
5. Stackhousia Brunonis Benth. — Sez. trasv. della foglia (Oc. 1, Ob. 2).
6. Stackhousia puloinaris F. Muell. — Sez. trasv. della foglia (Oc. 1, Ob. 2).
7. Stackhousia aspericocca b. incrassata Pampanini. — Sez. trasv. della foglia
(Oc 40h72).
8. Stackhousia aspericocca b. inerassata Pampanini. — Epidermide del fusto
(Oc A10b. 5).
9. Stackhousia Dielsi Pampanini. — Sez. trasv. della corteccia (Oe. 1, Ob. 5).
Tome V. Planche XV.
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Les frais considérables que nous occasionnent les rema-
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defmitwe, lisiblement, et d’un seul côté de la page; les
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Il. — Les épreuves à corriger sont envoyées aux auteurs
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à l’Herbier dans un délai maximum de trois Jours après
leur réception ; passé ce délai, la Rédaction décline toute
responsabilité quant au retard que la publication des ar-
. ticles pourrait subir de ce fait.
III. — Soucieuse d'assurer l'unité typographique du
3ulletin, les mesures nécessaires ont été prises dans ce but
et, exception faite de certains travaux spéciaux ou de ceux
actuellement en cours de publication, la Rédaction n’ad-
mettra dorénavant aucune dérogation à ce principe.
IV. — Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de
l’Herbier Boissier ont droit gratuitement à 30 exemplaires
en tirage à part; au delà de ce nombre, la Direction se
réserve le droit d'autoriser un plus fort tirage aux frais de
l'auteur. |
‘Tous les changements demandés pour des tirages à part
sont à la charge des auteurs.
Chambésv, 7 décembre 1905.
Gusrave BEAUVERD, rédacteur.
Genève. — Imp, Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
. L'HERBIER BOISSIE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaboraleur est responsable de ses travaux.
_ SECONDE SERIE
Tome VI. 1906.
N° 2.
_ Ce numéro a paru le 31 nv 1906.
Ce
Prix de l’Abonnement
I) FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les abonnements sont reçus
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28, Essex Street.
1906
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
BULLETIN DE L' HERBIER BOISSIER.
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 2. — FEVRIER 1906.
. — L'abbé L. Ches allier. = TROISIÈME NOTE SUR
LA -FEORBEDEESAHARN ZEN re
. — R. Pilger. — ZWEI UNBESCHRIEBENE SANTA-
LACEEN DES HERBARIUM BOISSIER...............
Achilles Terraceiano. — GAGEARUM SPECIES
FLORÆ ORIENTALIS ad exemplaria imprimis in herbariis
Boissieret. Barbey (OU mE) - ere 2.00
Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine
bryologische Skizze (Fortsetzung folgt)................
, — R. Chodat et E. Hassler. — NOVITA TES PARA-
GUARIENSESE 2
. — R. Chodat. — OBSERVATIONS SUR LE MACRO-
PLANCTON DES ETANGS DU PARAGUAY ..........
I. — R. Chodat. — QUELQUES REMARQUES SUR LA
FLORE MYCOLOGIQUE DES ORMONTS (0.-dessous,
cantonsde VAUT) res ee
.— R. Chodat. — CHAMPIGNONS OBSERVÉS AUX
ORMONTS-DESSOUS EN ÉTÉ 1905...... ee
M. Tanner-Fullemann. — SUR UN NOUYEL
ORGANISME DU PLANCTON DU SCHOENENBODENSEE
(CE RAPHIDIUMECHOD AMI Tanner 2.2...
H. Christ. — PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS
(ASSURE) EEE er SR N ori
Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 8 janvier 1906...
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL... .... Nos 14071 à(')
OBSERVATIONS .
152
156
159
172
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
(2) Par suite d’une grève des typographes, l'expédition de l’Index est retardée
de quelques jours.
BULLETIN DE UHERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 2.
TROISIEME NOTE
SUR LA
BEORE DU SAHARA
(Suite.)
PAR LIBRARY
NEW YORK
l’abhé L. CHEVALLIER BOTANICAL
GAPDEN
I, Notes floristiques ‘.
Capparis spinosa L. La plante d’El-Kantara a des stipules très
petites et très caduques, et doit se rapporter à la var. nommée C. rupes-
tris Sibth. Quant au Câprier de l’extrême-sud, il ne semble pas différer
beaucoup de la var. canescens Coss.
Linum maritimum L. abonde près de Biskra, dans les marécages
des torrents qui descendent du Ras Chicha vers Chetma, où il existe aussi
près des sources. Son congénère, le Z. strictum Rehb., n'est pas rare le
long des oueds descendant de l’Aurès vers Biskra, on y trouve surtout la
var. spicatum Pers.
Fagonia microphylla Pom. J'ai distribué cette année sous le
n° 566 une plante bien différente de celle que j'ai donnée sous le même
nom au n° 176. D’après l’examen de nombreux sujets, celle-ci doit se
rapporter au F. sinaica Boiss. et peut-être à la var. microcarpa ou à l’une
de ces variations qu’on rencontre fréquemment dans les sables des oueds,
les années pluvieuses, et qui ont les feuilles excessivement polymorphes.
Celle que je donne cette année n'appartient pas à la même série, mais se
rapproche du F. fruticans Coss. Je l’avais cueillie dès 1897 entre Guer-
rara et Ouargla, mais je l’avais prise alors pour de jeunes pieds de
P. fruticans. Depuis, je l’ai revue à Ouargla et à El-Goléa en exemplaires
Den typiques que M. Battandier n’a pas hésité à rapprocher de la plante
e Pomel.
1 Cf. Bull. Herb. Boiss., 2e sér., vol. V, 440 et seq, (29 avril 1905).
1
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1906.
90 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 (7)
Le F. fruticans croît dans les rochers et les nebkas; c’est un arbris-
seau très florifère, à rameaux nombreux, dressés, ephedroides, glutineux,
généralement couverts de sable. Le F. microphylla pousse sur les hamadas
plates, dans les graviers au bord des pistes. elle est étalée sur le sol, ses
fleurs sont peu nombreuses et distantes. On trouve souvent des exem-
plaires très âgés, aussi ligneux que le F. frulicans, mais toujours les
rameaux sont décombants, et jamais ils ne forment de buisson arrondi et
dressé. Les pélioles sont allongés comme dans la plante de Cosson, mais
les folioles sont plus grandes. Dans les deux plantes, les fleurs ont
l'odeur de la rose.
Crotalaria Saharæ Coss. Existe dans tout le Tadmait, mais nulle
part il n’est plus abondant que dans lOued Saret. Il descend l’oued Mya
jusqu’à Safsaf.
Lotus Jolyi Batt. C'est, avec le Linaria sagiltata Poir. var. lineari-
folia Batt., une des plantes les plus répandues dans la région du Tadmait,
arrive jusqu’à Sahab-es-Ser vers El-Goléa.
Lotus Rouderæi Bonn. semble beaucoup plus rare. Il est commun
à Ain-Guellara, et dans tous les oueds pierreux en allant vers Inifel jus-
qu’à l’oued Mya; mais je ne l’ai pas vu plus au nord.
Astragalus Gombiformis Pom. Comme nouvelle stalion vers
le nord, je citerai l’oued Rir’ a Sidi-Yahia.
Acacia tortilis Hayne, a ses fruits contournés en spirale ou droits ;
Cosson a d’ailleurs figuré ces deux formes.
_Aizoon canariense L.. semble très rare dans le Sahara constan-
tinois. J'en ai vu pour la première fois cette année quelques échantillons
dans l’oued Leftah, près de Biskra.
Deverra intermedia Chevall. Dans l’oued Incoki çà et la. Très
abondant dans l’oued Saret; à Sahab-es-Ser; sur les plateaux élevés d’EI-
Golea; à El-Feidj; à Ouargla et sur la route de Miribel à El-Goléa.
Anvillæa australis Chevall. Ainsi que je l’ai dit plus haut, j'ai
trouvé cette année cette plante mélangée au A. radiata Coss. entre Hada-
dra et Hassi-el-Hadjar; c’est done probablement une simple variété aus-
trale de celle-ci; alors le nom donné par Cosson ne s'applique qu’à la
plante du nord.
Chrysanthemum macrocarpum Coss. et Kral. C'est par
suite d’une erreur que la variélé nouvelle, découverte en 1902 » porte le
nom de var. flavum Batt. (Bull. Herb. Boiss., 2 sér., L II. p. 678); c’est
var. aureum Chevall. qu'il faut lire, ainsi que le porte l'étiquette de mon
exsiccata n° 581.
Atractylis aristata Bati. Je l'ai reconnu à Safsaf, à Inifel, dans
l'oued Incoki, à Tioughi, et dans la plupart de ses affluents, ainsi que
(8) CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 94
dans l’oued Cedar; mais il est abondant surtout dans le haut Tadmait, et
à Hassi-Incoki il prend des proportions énormes.
Atractylis delicatula Balt. C'est une espèce répandue ca et là
depuis Inifel jusque vers le haut Oued Mya et ses affluents O. Chebrog,
O. Cedar, 0. Tebaloulet, dans l’oued et la daïa Saret, à Sahab-es-Ser ;
mais, à ma grande surprise. il abondait aux environs de Biskra au prin-
temps 1904 à Fontaine-Chaude et dans tous les oueds sans exception,
même aux portes de Biskra, à Beni-Mora.
Centaurea Calcitrapa L. A Biskra cette espèce me parait avoir
les épines de l’involucre beaucoup plus développées que dans notre lype
du nord de la France.
Carduncellus eriocephalus Boiss. Les auteurs attribuent à
cette espèce des fleurs bleues; je ne sais où croît cette plante, car dans le
Sahara, nulle part je ne l’ai vue ainsi caractérisée; elle a toujours les fleu-
rons blancs ou blanc-jaunâtres.
Trichodesma calcaratum Coss. est excessivement abondant
dans tous les oueds du Tadmaït jusqu’à la daïa Saret. Le T. africanum
R. Br., que je considère maintenant comme commun entre El-Goléa et
Ghardaïa, et qui croît aussi à la daïa Saret, m’a semblé au contraire peu
répandu; je n’en ai vu que quelques pieds dans l’oued Moussa-ben-Aich.
Cependant la mission Flamand le cite fréquemment et tait la présence du
T. calcaratum. Celui-ci, très goûté des animaux, a sans doute échappé
aux recherches, après le passage d’une nombreuse caravane.
Hyoscyamus Falezlez Coss. Ne semble pas aller vers le nord,
plus loin que Safsaf. En cette année sèche, il était assez rare dans le
Tadmait proprement dit.
Antirrhinum ramosissimum Coss., var. spinosissimum Batt.
Tel que l’on rencontre quelquefois le type dans les oasis, à labri du
grand soleil et des animaux, il est facile à reconnaître, mais ce n’est pas
la qu’on trouve en général cette plante. Elle croît dans le lit des oudiats
pierreux, où, constamment broutée par les chèvres, elle prend un aspect
buissonneux, dur, intriqué et épineux. C’est ainsi qu’elle se voit à Biskra
par exemple. Certainement les exemplaires du sud sont plus gros encore,
plus intriques; mais j’ai vu, mélangés presque partout, les individus à
rameaux verts el à rameaux glaucescents; c’est d’ailleurs une plante très
répandue dans le Tadmait; et en quelques oueds elle couvre de larges
espaces, souvent accompagnée du Farsetia linearis.
Linaria scariosa Desf. Je nomme cette plante afin de signaler
aux botanistes une Linaire, cueillie dans l’oued Leftah, près de Biskra,
que j'ai rapportée avec doute à cette espèce. Le petit nombre d’echantil-
lons que j'ai pu examiner ne me permet pas d'en parler d’une facon caté-
gorique, mais elle diffère notablement de la plante décrite sous ce nom
dans la flore d'Algérie.
92 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (9)
Limoniastrum Ouarglense Pom. Je n’ai pu malheureusement
trouver cette plante à Ouargla, localité de Pomel. Si celle que je distribue
de l’oued Rir’ est bien identique à celle de l’auteur, c’est à peine une
variété du L. Guyonianam, car les caractères spécifiques invoqués varient
sur le même pied, dans le même épi.
Suæda vesceritensis Chevall. De nouvelles observations sur
cette plante nécessitent une modification complète de mes remarques
précédentes (Bull. Herb. Boiss., 2e ser., III, p. 777).
Les échantillons distribués sous ce nom (Plant. Sah. Alg., no 491)
appartiennent vraisemblablement au type du S. fruticosa Forsk.; et le
n° 493 représente la var. brevifolia de la flore d’Alg. au Moq? Mais il
existe entre ces deux plantes une telle difference qu'il faudrait peut-être
les distinguer spécifiquement.
La var. brevifolia est en effet beaucoup moins ligneuse, ses rameaux
sont striés, verts, très allongés. Les feuilles inférieures sont longues,
mais obtuses, brièvement pétiolulées, les supérieures, florales, d'autant
plus courtes qu’elles sont plus élevées, les extrêmes globuleuses, dres-
sées. Les fleurs sont généralement plus nombreuses dans chaque glomé-
rule, la floraison bien plus tardive, et la plante noircit beaucoup par la
dessication.
Le type au contraire est très ligneux, plus intriqué, à rameaux blancs,
plus courts, à peine striés. Les feuilles sont toutes mucronées, les flo-
rales toujours linéaires arquées, les glomérules moins fournis. Floraison
précoce. Plante ne noircissant pas par la dessication. Il faut donc écrire :
10 S. fruticosa Forsk — S. vesceritensis Chevall. 1. c. exsicc. 491; 20 S.
fruticosa var. brevifolia Batt. et Trab. Alg. 762 au Moq? = S. fruticosa
Chevall. Exsice. 493 (non Forsk.)
Salsola vermiculata L. Depuis plusieurs années je remarquais
a Biskra un Salsola très vert que je ne voyais jamais en fleurs ni en
fruits à la saison automnale. Je l’examinai au printemps dernier, et ne
fus pas peu supris de le trouver, malgré son mauvais état, en pleine fleur
au mois de mai. C’est, je crois, cette plante qui est la var. microphylla Moq.
Elle se distingue en effet non seulement par ses rameaux plus vigoureux
et plus intriqués, mais surtout par ses feuilles, toutes, même les plus
inférieures, très courtes, très charnues, très vertes, glabres ou au moins
glabrescentes, alors que dans le type de Linné les feuilles inférieures,
desséchées, sont allongées, raides, aciculaires. Reste à savoir si je me
trompe, ou s’il ne faudrait pas voir une autre espèce dans cette plante
dont l’époque de floraison est si différente de celle du S. vermicu-
lata. Je l'ai revue dans l’oued Mya et l’oued Incoki parfaitement iden-
tique.
Aux numéros 500 et 501 de mon exsiccata, il faut donc supprimer la
note : « var. microphylla », et les rapporter au type linnéen.
Rumex vesicarius L. est très répandu partout et reconnaissable
à première vue par les valves du fruit, grandes, ovales-elliptiques. La
variété planivalvis Murb. se rencontre à El-Goléa, spécialement dans les
éboulis rocheux près de la route de Ouargla. A El-Kantara, elle n’est pas
(10) L. CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 95
rare dans certains torrents, affluents de la rive droite de l’oued, surtout
au pied des falaises argileuses.
Rumex simpliciflorus Murb. est commun dans le défilé d’Oum-
el-Klab; et à Biskra on le rencontre fréquemment à Fontaine-Chaude, et
dans l’oued Leftah près du col des Chiens.
Euphorbia calyptrata Coss. et DR. var. involucrata Bail.
Comme on a pu le remarquer, cette variété n’existe pas seulement
dans le haut Oued Mya, où l’a indiquée la mission Flamand, mais aussi
dans l’oued Chebrog, l’oued Incoki en face de Kef-el-Ouar, et encore
beaucoup plus au nord, dans l’oued Mya, jusqu’au-dessous de la
daia Safsaf. Venant en colonies nombreuses, elle est néanmoins loca-
lisée.
Koeleria Rohlfsii Murb. distribuée d’abord au n° 388 de l’exsicc.
Pl. Sah. Alg. sous le nom de Trisetum paniceum Pers., elle était devenue,
sur l’avis du Dr Trabut, K. phleoides var. laxa Schweinf., assimilation
restée douteuse à cause du défaut de renseignements précis. D’après les
nouvelles recherches de M. Murbeck, il faut l'appeler K. Rohlfsu. Ainsi
qu'il a déjà été dit, elle abonde dans les oasis du sud.
Eragrostis cynosuroides Retz. N'ayant pas connaissance des
graminées récoltées par la mission Flamand, je cite comme nouvelle pour
le Sahara cette belle graminée, très commune sur les berges argileuses
des oueds du Tadmait. Elle a les feuilles semblables à celles du diss, et
c’est ainsi que l’appellent les Arabes; mais ce mot s'applique dans le nord
à l’Ampelodesmos tenax ou à l’Imperata cylindrica.
Asplenium Petrarchæ Guér. On le rencontre à El-Kantara, dans
les fissures des rochers, sur les pentes montagneuses dans la direction
du poste optique.
Il. Notes de voyage.
Ce voyage a élé plus fécond en incidents capables d’intéresser un tou-
riste, qu’en résultats scientifiques vraiment nouveaux. Toujours les mêmes
difficultés se présentent dans ce pays: le manque de pluie et l'incertitude
de l’époque de la végétation qui dépend quelquefois d’un seul orage. Mais
quand un projet est müri, l’abandonner est toujours désagréable; aussi
malgré la sécheresse, malgré surtout le retard de la sève dû à un froid
intense et persistant, je quittai Ouargla au mois de février pour me rendre
au fort Inifel, où devait commencer réellement mon exploration; car mon
but était d'étudier la vallée de l’oued Incoki depuis son confluent avec
l’oued Mya pres du fort, jusqu’au Hassi-Incoki, de voir en second lieu le
plateau du Tadmait depuis ce point jusqu'à Aïn-Guettara, et de là jusqu’à
sa limite nord vers Fort-Miribel. C’est une région qui n’a été étudiée qu’en
passant par la mission Flamand pendant l'hiver 1899-1900; et d’après
les découvertes faites alors il m'était permis d’esperer une riche récolte
94 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (11)
et nombre d’observations nouvelles, en y allant à une époque plus con-
venable. RE
De Ouargla au Fort-Inifel on compte environ 300 kilomètres. Neuf jours
furent employés à franchir cette distance en remontant l’oued Mya tan-
tôt sur la rive gauche, tantôt sur la rive droite, si toutefois on peut déter-
miner les points de passage dans cetie immense vallèe dont les limites.
sont difficiles à saisir. Arides hamadas, regs stériles, dunes mouvantes,
argiles ravinées, profondes dépressions, rien de ce qui caractérise le désert
ne manque dans cette vaste solitude, qu’il faul avoir parcourue pour com-
prendre cette laconique inscription funéraire : « perdu dans l’oued Mya ».
Jusqu’aux approches de Safsaf, les plantes, que j'ai pu reconnaître à cette
saison, méritent à peine d’être citées, ce sont les vulgarités du désert:
Farsetia linearis Desn.
Henophyton deserti Coss et DR.
Savignya longistyla Boiss. et Reut.
Randonia africana Coss.
Helianthemum sessiliflorum Desf.
Erodium glaucophyllum Aït.
Monsonia nivea Desn.
Polycarpæa fragilis Del.
Fagonia glutinosa Del.
Astragalus Gombiformis Pom.
Neurada procumbens L.
Deverra scoparia Coss. et DR.
Rhetinolepis lonadioides Coss.
Plantago ciliata Desf.
Limoniastrum Guyonianum Coss et DR.
Cynomorium coccineum L.
Traganum nudatum Del.
Haloxylon Schmittianum Pom.
Anabasis articulata Moq.
Salsola spinescens Moq.?
Halogeton alopecuroides Moq.
Cornulaca monacantha Del.
Calligonum comosum L’Herit.
Ephedra alata Desn.
Erythrostictus punctatus Schl.
Asphodelus pendulinus Coss. et DR.
Aristida floccosa Coss.
Danthonia Forskahlei Trin.
A remarquer seulement l'abondance du Halogeton alopecuroides : c’est
ici tout à fait sa région. dans les lieux pierreux; on ne le trouve guère au
nord de Ouargla. La seule plante en bon état était le «Kaïkoute » (Ery-
throstictus punctatus).
Le septième jour, la tente était dressée à un coude de l’oued alors
rétréci et bien limité, à 8 ou 9 kilomètres au-dessous de Safsaf. Voici une
végétation luxuriante qui indique l'humidité du sous-sol; beaucoup de
plantes sont en fleurs. En plus des espèces précédemment nommées, je
citerai :
À
(A2) L. CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 95
Eruca ?!
Erucaria Ægyceras J. Gay.
Zilla macroptera Coss. et DR.
Moricandia arvensis DC.
Reseda arabica Boiss.
» villosa Goss. et DR.
Retama Retam Webb.
Crotalariu Saharæ Coss.
T'amarix articulata Va].
Francœuria crispa Cass.
Chrysanthemum 2 (en feuilles).
Artemisia judaica L. var. Sahariensis
Centaurea pungens Pom.
Zollikoferia mucronata Boiss.
Hyoscyamus Falezlez Goss.
Antirrhinum ramosissimum Coss.
Echinopsilon muricatus Moq.
Salsola vermiculata L. var. microphylla Moq.
Euphorbia calyptrata Coss. et DR. var. involucrata Batt.
Aristida pungens Desf.
Toutes ces plantes poussent à l’ombre des Ethels (Tamarix articulala).
L’Astragalus Gombiformis atteint ici un mètre de hauteur et forme de
vraies prairies; il est sourlout remarquable par la teinte foncée de ses
feuilles. Il a élé décrit comme plus incane que À. Gombo (Pomel. nouv.
mat. 187), particularité que j'ai également signalée (not. fl. du Sahara,
mém. herb. Boiss. n° 7, p. 7) qui se présente dans les lieux secs, stalion
habituelle de cette espèce.
Le Traganum nudatum est tantôt jaunätre, tantôt glauque-violet.
C’est ici, et un peu plus haut à Safsaf que j'ai trouvé l’Artemisia judarca
en fleurs; je l’avais récoltée en 1902 dans le même oued, à 8 kilomètres
au-dessus d’Inifel, mais en feuilles seulement. et je n'avais pu la nommer.
(2me not. fl. Sah. bull. herb. Boiss., 2me ser., II, 762.)
Encore une dizaine de kilomètres, et l’on arrive à Safsaf?, daïet ainsi
nommé à cause de l’abondance du Populus euphratica, dont je n'ai pu
trouver en fleurs qu’un individu mâle commencant à épanouir ses chatons.
De là jusqu’à Inifel, la végétation diminue graduellement.
Après un arrêt de vingt-quatre heures bien employé à réparer les ava-
ries causée à mes bagages par plusieurs culbutes, je prenais la vallée de
l’oued Incoki dont la tête se trouve à l’extrème sud du Tadmait qu'il tra-
verse en entier pour venir se jeter dans l’oued Mya précisément à Inifel.
Nous le suivons d’abord puis l’abandonnons bientôt pour parcourir sur la
rive droite une hamada très accidentée où croissent Fagoniaisotricha Murb.,
F. microphylla Pom., Deverra intermedia Chevall., Atractylis delicatula
1 Echantillons secs, hauts de 4—2 mètres, très ramifiés. Faut-il les rapporter
E. aurea Batt. bull. soc. bot. Tr. XLVIL: 247? C'est peut-être à l'humidité de
la station qu'il faut attribuer ce développement. J'en avais rapporté des graines,
mais elles n’ont pas germé.— J’ajouterai que quelques jours plus tard, je recoltai
non loin du Hassi Incoki un Eruca trop jeune encore dont les pétales jaune-päle
ont passé au jaune doré après dessication.
? En arabe « Safsaf » désigne les peupliers, les saules.
96 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1906 (13)
Batt., A. prolifera Boiss., Haloxylon Schmittianum Pom., Anabasis articu-
lata Moq., Halogeton alopecuroides Moq. L’horizon est borné à notre
gauche par les premières dunes de l’Erg oriental. Dans la soirée nous
rejoignons l’oued Incoki où la tente est dressée en face de Kef-el-Onar.
J'y vois la flore habituelle de l’oued Mya citée plus haut et en plus : Far-
setia ovalis Boiss., Malcolmia ægyptiaca Spr., Cleome arabica L., Haplo-
phyllum tuberculatum Forsk. remarquable par ses feuilles arrondies,
Brocchia cinerea Nis., Carlina corymbosa ? (en feuilles), Atractylis deli-
catula Batt., Lithospermum callosum Vahl., énormes Phelipæa lutea Desf.
et Pennisetum dichotomum Forsk.
Le Kourtel ! (Halogeton alopecuroides) si commun dans les hamadas a
disparu ainsi que l’Artemisia judaica; mais l’Euphorbia calyptrata var.
involucrata existe aussi à cet endroit et je le reverrai d’ailleurs ca et là
dans le sud. La plante la plus abondante est le Zılla macroptera qui couvre
cette partie de l’oued de ses buissons arrondis couverts de fleurs violettes
du plus bel effet.
Le lendemain, après avoir suivi le lit de l’oued pendant quelques heu-
res, nous nous engagions sur un interminable plateau pierreux dépourvu
de végétation. Néanmoins dans certaines rigoles et dépressions à peine
sensibles je revis les Zilla, Randonia, Atractylis delicatula, et égarés dans
cet espace un Crotalaria et un Dæmia cordata. Enfin nous rejoignons
l’oued un peu en amont de Tioughi.
Tioughi est une curiosité du désert. Sur plusieurs centaines de mètres
le lit de l’oued est pavé d’une assise de rochers terminée par un escarpe-
ment d’où l’eau se précipite et creuse de grands trous dans les alluvions
qu’elle a apportées, ravine tout ce coin de la vallée, puis continue sa course
au milieu d’un chaos de roches. Sur les berges, des pierres qui ont résisté
à l’action du torrent se dressent comme des colonnes, témoins de la pro-
fondeur de l'érosion. Inutile d'ajouter que ce beau rapide, ces entonnoirs
étaient à sec; mais en temps de crue, l’oued gronde furieusement à tra-
vers les obstacles et s'entend très loin. Je trouve là quelques plantes en
bon état et spécialement:
Capparis spinosa L. (à feuilles charnues).
Psoralea plicata Del.
Rhus oxyacanthoides Cav.
Celastrus Saharæ Batl.?
Deverra scoparia Coss. et DR.
Antirrhinum ramosissimum Goss. var. spinosissimum Bail.
Nucularia Perrini Ball.
Urginea noctiflora Batt. et Trab.
Eragrostis cynosuroides Retz.
De là au confluent de l’oued Moussa-ben-Aïch et de l’oued Arreyed, le
1 Ce nom n'existe pas dans le catalogue de M. Fourreau; il m'a élé donné par
mes guides qui ne confondaieut pas cette plante avec le Cornulaca monacantha
(EI Häd), comme je l’ai remarqué trop souvent ailleurs.
3 M. Battandier n'avait encore vu que des exemplaires incomplets et secs de
cette espèce, je me permets de modifier ici deux mots de la diagnose qu’il en a
faite ; les feuilles sont vertes et ne prennent qu’en séchant une teinte blanchâtre ;
les fleurs sont hermaphrodites. -
(14) L. CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 97
temps fut horrible. A peine pouvait-on respirer; un vent glacé soulevait
des tourbillons de sable dont les sourds grondements semblables au
bruit lointain du canon, remplissaient l’étroite vallée; car ici elle a une
largeur moyenne de 200 m. à peine. A mesure qu'on pénètre plus avant
dans le Tadmait, le lit de l’oued est souvent plat, sablonneux, et plus
sinueux; il est bordé soit par des falaises abruptes, soit par une étroite
hamada qui le sépare du plateau, ou par des nebkas. Partout une flore
variée surtout dans le voisinage des redirs en ce moment privés d’eau.
Aussi les lièvres, les gazelles, les mouflons ne sont pas rares; mais sauf
quelques lièvres, aucun de ces animaux ne vient agrémenter notre menu
qui consiste invariablement en m’hamza, galette, dattes et eau saumâtre
Dans cette partie de l’oued l’Ethel est mélangé au Retem; le Câprier
pend aux parois des rochers; l’Agrostis cynosuroides couvre les berges
argileuses ; les Acacias sont clairsemés; je n’en ai vu que sept ou huit
dont quelques-uns très âgés; mais il n’est pas inutile de signaler partout
sur les rives pierreuses l’abondance du Nucularia Perrini Batt.', En
résumé ce sont à peu près les mêmes plantes depuis mon premier arrêt;
j'ajouterai cependant les suivantes que je n’ai pas encore eu l’occasion de
citer et dont quelques-unes ne sont connues que depuis quelques
années :
Cocculus Leæba DC.
Diplotaxis pendula ? DC.
Morettia canescens Boiss.
Morettia canescens var. microphylla Balı.
Matihiola hvida DC.
Fagonia Flamandi Batt.
Fagonia latifolia Del. var. pinguis.
Fagonia Bruguieri DC.
Zizyphus Lotus Desf.
Acacia tortilis Hayne.
Lotus Jolyi Bat.
Anvillea australis Cheval].
Asteriscus graveolens Forsk.
Cladanthus arabicus Cass.
Senecio coronopifolius Desf.
Zollikoferia arborescens Bali.
Hyoscyamus albus ? L.
Heliotropium suffruticescens Pom.
Antirrhinum ramosissimum Coss var. spinosissimum Batt,
! M. Battandier a complété la description de cette nouvelle espèce dans le
Bulletin de la Société bot. de France, t. LI, p. 434. — Un de mes guides, qui a
voyagé au Hoggar, prenait cette plante pour le «Dhamran» (Traganum nudatum) ;
quand je lui eus montré sur place la différence des fruits des deux espèces, il se
reprit vivement et l’appela Ascaf, ajoutant quelle est commune plus au sud vers
le Hoggar. Mais ce terme, d’après le catalogue de M. Fourreau, n'est autre que le
nom berbère du «Dhamran». Le Nucularıa ayant été Jusqu'ici confondu avec le
Traganum même par les botanistes, où est l'erreur ? Il me semble que ce nom
berbère doit être seul admis : jusqu'à présent cette plante n'ayant été trouvée
que dans le pays des Touareg, c’est elle que désigne le nom cité plutôt que le
Traganum qui ne parait pas très répandu dans cette region quoiqu'il y soit
indiqué partout.
98 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (15)
Linaria sagittata Steud. var. linearifolia Batt.
Statice Bonduelii Lestib.
Asphodelus tenuifolius Cav.
Scirpus holoschenus L. var. australis L.
Andropogon laniger Desf.
Panicum turgidum Forsk.
Au confluent des oueds, deux redirs contiennent encore de l’eau; nous
remplissons les «guerbas», abreuvons les chameaux, et n’esperant plus
voir varier la végélation, nous quittons l’Incoki dont les méandres
deviennent nombreux, et grimpons sur le plateau après avoir passé sur
la rive droite de l’oued Arreyed. Quel aspect désolé! Le «medjebed» est
bon; les plantes sont absentes, aussi les chameaux marchent vite sans
distractions. Cette partie du Tadmaït est peu accidentée ; par places de
grandes étendues de pierres noires donnent l'illusion d’ombres projetées
par des nuages. Cependant quelques plis de terrain donnent asile à des
Retems, des Jujubiers, des Anvillea, et des Asteriscus. Après avoir tra-
versé plusieurs fois l’oued Arreyed ou ses tributaires nous campons le
soir dans le lit de cet oued à un point où il est réduit à quelques mètres
de largeur, avec fond de sable et de gravier. La végétation ressemble
davantage à celle du nord du Sahara, el avec les espèces caractéristiques
du Tadmait je revois :
Erodium pulverulentum Desf.
Medicago laciniata All.
Trigonella anguina Del.
Ifloga spicata C. H. Schult.
Filago exigua ? Sibth.
Echium humile Desf.
Andropogon laniger Destf.
Andropogon pubescens Vis.
Andropogon annulatus Forsk.
Cynodon dactylon Pers.
Bromus mollis L. etc.
Le lendemain matin par une rampe insensible on alteint uue échan-
crure d’où l’on aperçoit une dépression profonde : c’est l’oued Incoki que
nous retrouvons. Un sentier en lacets tracé dans des argiles jaunes nous
amène au fond de ce cirque dominé de tous côtés par les falaises du
plateau: c’est ici que se trouve le Hassi Incoki, puits de quelques mètres
de profondeur et de cinquante centimètres de diamètre : l’eau est à peu
de distance du niveau de l’oued. Les redirs sont à sec. Rien à signaler
sauf l’abondance du Atractylis aristata en larges touffes desséchées et du
Heliotropium suffruticescens.
On ne voit pas trace d'êtres animés; cependant mon guide n’est pas
rassuré, il se sent mal à l’aise dans ce lieu isolé, craignant, dit-il, d’y
voir arriver Chambaas dissidents ou Touareg en quête de l'eau qui
manque cette année au Hassi Aouleggui. Comme je ne trouve rien à
cueillir; après avoir erré une ou deux heures je passe sur la rive gauche
et nous voilà engagés par un sentier montueux couvert de gros silex, et
bientôt nous arrivons sur le plateau, nous dirigeant cette fois au sud-
ouesl vers notre bul qui est Aïn-Guettara.
FAQ TRE Te CRIE
(46) L. CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 99
J'ai lu quelque part que le Tadmaït est un désert dans le désert, qu'il
est dépourvu de plantes et d’animaux... si lon a voulu dire un désert
différent, je l'accorde, mais qu'il soit sans plantes el sans animaux, C’est
au moins fort exagéré. Comme toutes les hamadas, le Tadmait est sans
doute très aride, mais non privé d'êtres vivants. Plusieurs espèces
d'insectes s’y trouvent; j'y ai rencontré des lièvres, des gazelles, des
mouflons qui peuvent facilement se nourrir dans les oudiais où la végé-
tation est abondante sinon variée. Les espèces les plus répandues sont :
les deux Farsetia et le Zilla, le Randonia et le Fagonia Bruguieri, le
Lotus Jolyi, le Linaria fruticosa et le Deverra scoparia, V Atractylis aris-
tata et le Zollikoferia arborescens, le Jujubier, le Relem et l’Alenda, le
Cäprier et parmi les graminées, l’Aristida floccosa, le Pennisetum dicho-
tomum et les divers Andropogon. Dans les oueds comme l’oued El Ethel
et autres, le Fagonia latifolia var. pinguis, l’Ethel et le Trichodesma cal-
caratum abondent, et ce dernier semble très apprécié des animaux. Puis
dans l’oued Moussa-ben-Aïch ou ses affluents, dans quelques daïels
sablonneuses : Morettia canescens et Sa var. microphylla, Moricandia
arvensis, Acacia tortilis, Artemisia herba-alba, Atractylis delicatula,
Salvia zegypliaca, Trichodesma africanum, Forskahlea tenacissima,
Scirpus holoschænus var, Phalaris 2, Polypogon monspeliensis, Eragrostis
cynosuroides, Elionurus hirsutus, etc.
Tel est l’ensemble de la végétation observée à cette époque. Quelles
autres richesses trouverait-on à une saison plus propice? Je ne saurais le
dire; mais je puis affirmer que sur ce plaleau j'ai épouvé un froid très vif
et des bourrasques épouvantables.
Trois jours plus tard je recoltaı dans un affluent de l’oued Moussa-ben-
Aich la var. pallens du Retama Relam. Je n’en trouvai que deux pieds, ce
sont les seuls que j'ai vus pendant mon voyage, c’est donc une variété
rare. Dans la soirée, des sommets surélevés par le mirage annoncent
Papproche d’Aïîn-Guettara. Avant d'arriver à la cascade je trouve les pre-
miers exemplaires du Lotus Rouderæi Bonn. abondant dans le voisinage.
Au-dessous c’est un chaos de rochers encombrant l’oued qui coule vers
le sud. Un bouquet de palmiers s'élève de ce cirque aux contours abrupts
où suintent ca et là quelques gouttes d’eau qui se réunissent dans des
petits trous encombrés d'algues. C’est un endroit très pittoresque où l’on
peut se reposer agréablement. Le temps s’est enfin mis au beau et je
prolonge là mon séjour pour mettre ordre à mes collections.
Voici la liste des quelques espèces trouvées à Aïn Guettara :
Cocculus Leæba DC.
Morettia canescens Boiss.
Morettia canescens var. microphylla Balt.
Capparis spinosa L. var.
Fagonia latifolia Del. var. pinguis.
Fagonia Flamandi Batt.
Nitraria tridentata Desf.
Acacia tortilis Hayne.
Lotus Rouderæi Bonn.
Tamarix pauciovulata J. Gay.
Zizyphus Lotus Desf.
Gaillonia Reboudiana Coss. et DR.
Pulicaria inuloides DC.
100 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (25e SÉR.). 1906 (47)
Anvillæa australis Chevall.
Salvia ægyptiaca L.
Scirpus holoschenus L. var. australis L.
Andropogon laniger Desf.
Chara ?
Etc.
Disparition de l’Ethel, remplacé par de nombreux Acacias dont quel-
ques-uns portent déjà de jeunes fleurs. Le Cocculus Leæba, indiqué ici
par la mission Flamand, y semble rare; j'en ai vu plusieurs pieds coupés
ras terre, et un bel exemplaire, mais inaccessible, sous la cascade. Mais
cette plante remonte beaucoup plus au nord : je l’ai déjà trouvée dans
l’oued Incoki; elle croît aussi sur les bords de l’oued Moussa-ben-Aich,
le long de la piste de Chebaba et jusqu’au Telemci. En outre, un Arabe
qui m’accompagna pendant quelques jours m'a affirmé qu'elle existe aux
bords de l’oued Mya, à une vingtaine de kilomètres d’Inifel. Ce serait une
plante commune dans le Hoggar, où elle porte le nom de « Lehouail ».
Elle est assez répandue, mais toujours broutée, elle n’est bien visible et
ne fleurit que lorsqu'elle grimpe au milieu des jujubiers qui la protègent ;
c’est dans ces conditions que j'ai pu la cueillir.
Là se terminait ma descente vers le sud. Je pris donc bientôt la direc-
tion du nord, vers fort Miribel. On traverse successivement l’oued Hadj
Brahim où se trouvent Euphorbia Flamandi Batt. et Teucrium Polium ;
puis l’oued Telemei, où paraît pour la dernière fois le Cocculus Leæba.
A l’oued Mya, les Ethels reparaissent avec abondance extraordinaire du
Dæmia cordata. En arrivant à Ferkla, je revois Crotalaria Saharæ, Era-
groslis cynosuroides et à profusion l’Eupkorbia Flamandi avec quelques
Fagonia latifolia var. pinguis et les deux Lotus. Une petite mousse
annuelle, Entosthodon commutatus, couvre les berges. Ce serait. je pense,
un point interessant à explorer en bonne saison : le lit de l’oued est
rétréci, sablonneux ou caillouteux, les rives bordées de rochers. Nous quit-
tons enfin l’oued Mya qui descend vers Inifel et remontons sur sa rive
gauche quelques-uns de ses affluents, Oued Myet, Oued Chebrog et de nou-
veau voici la hamada avec ses pierres noires traçant sur les pentes des
arabesques bizarres. L’oued Cedar et quelques autres sont couverts du
Moricandia arvensis plus ou moins vivace : c’est d’ailleurs avec le juju-
bier la seule plante qui alimente notre feu.
Plus loin, à Tebaloulet, un tapis de verdure : il a plu dans cette region,
mais tout n’est pas fleuri. Plus de Lotus Rouderæi, ni de Cocculus, ni de
Fagonia latifolia, ni de Nucularia; à leur place :
Senebiera lepidioides Coss.
Nasturtium coronopifolium Goss.
Hippocrepis multisiliquosa L.
Telephium Imperati L.
Paronychia arabica L.
Chlamydophora pubescens Coss. et DR.
Pulicaria inuloides DC.
Centaurea pungens Pom.
Dæmia cordata R. Br.
Teucrium Polium L.
Teuerium Polium var. flavovirens Batt.
Erythrostictus punctatus Schl.
(48) L. CHEVALLIER, TROISIÈME NOTE SUR LA FLORE DU SAHARA 101
Pancratium Saharæ ? Coss. (en feuilles).
Urginea noctiflora Batt. Trab. (id.)
Aristida pumila Desn.
Keleria schsmoides Trab.
Bromus rubens L.
et un dernier acacia buissonneux haut de trente centimötres. Le Lotus
Jolyi abonde, et l’on peut mieux comprendre les aspects divers sous les-
quels il se présente. En général sur les sables et les regs dénudés, il
s'étale en cercle, et ses feuilles sont très pelites et argentées; dans les
lieux herbeux ou sur les talus ombragés, il s’eleve au milieu des autres
plantes, ses feuilles beaucoup plus grandes sont grisätres ou même très
vertes. Les fleurs aussi passent plus ou moins rapidement au pourpre
brun suivant la station.
A mesure qu'on gagne le nord, la plaine s’abaisse et devient plus
désolée et plus aride que le haut Tadmaït. Ce qui porte le nom de Hassi et
Daïet el- Hadj-M’rabet, ressemble à une immense grève où les jujubiers
sont moins nombreux que les squelettes de chameaux. Ce n’est qu'aux
approches du fort Miribel que recommencent des ondulations qui annon-
cent l’oued Chebaba où la végétation se réduit à quelques Cleome arabica,
Helianthemum sessiliflorum, Haplophyllum tuberculatum, Retama Retam,
el CGilrullus Colocynthis.
Une bonne piste permet de parcourir rapidement les 137 kilomètres
qui séparent le fort Miribel d’El-Goléa ; mais ma fructueuse herborisalion
à la daïa Saret en 1902 m’engageait à visiter le cours de l’oued qui s’y
épanche. Aussi, arrivé à Hassi Saret abandonnant la piste du nord, je
descendais l’oued Saret. C'était une centaine de kilomètres à faire en
surcroit. Cependant je ne pus que constater les mêmes espèces qu’à
la daia même, rien de plus sinon leur plus grande abondance. A cause
de leur intérèt spécial, je signalerai néanmoins : Zilla macroptera,
à fleurs blanches, Morettia canescens var. microphylla, Erodium guttatum,
Fagonia Flamandi, Lotus Jolyi, Deverra intermedia, Daucus sahariensis,
Echium trygorrhizum. Et la daïa si fraiche, si fleurie deux ans plus tôt,
je la trouve toute dénudée avec seulement ses Retems jaunis, et le drinn
brisé, haché par les chameaux. Pas une fleur : il n’a pas plu depuis mon
dernier passage.
J’envoie aussitôt chercher de l’eau à Inifel qui n’est qu’à 20 kilomètres,
et bientôt je me dirige vers El-Goléa par la route suivie en 1902. Je ne
signalerai qu'une omission : le Lotus Jolyi qui m'avait échappéalors et que
je vois à une quinzaine de kilomètres de la daia. Comme souvenir je
cueillis le long de la route Helianthemum brachypodum, Fagonia micro-
phylla, Chrysanthemum macrocarpum var. aureum el arrivai heureuse-
ment à El-Goléa.
Pendant mon séjour dans cette oasis, je continuai mes recherches, et à
la liste des plantes que j'ai donnée dans ma deuxième note sur la flore
du Sahara, j’ajouterai :
Hutchinsia procumbens Desv,
Spergularia marina Willk. var. stenopetala.
Fagonia Bruguieri DC. var. laxa 2 Boiss.
Fagonia fruticans Coss. form. grandiflora.
Astragalus Saharæ Pomel.
402 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m séR.). 4906 (19)
Astragalus Gombiformis Pomel.
Aizoon hispanicum L.
Torilis nodosa Gærtn.
Amberboa Saharæ Chevall.
Zollikoferıa glomerata Boiss.
Megastoma pusillum Coss. et DR.
Solanum nigrum L.
Veronica Anagallis L.
Chenopodium murale L.
Rumex vesicarius L. var. planivalvis Murb.
Populus euphratica Oliv. (cult.)
Zanichellia dentata Willd.
Scirpus litoralis Schrad.
Koleria Rohlfsit Aschers.
Poa exilis? Thom.
Chara crinita Wallrth.
Je reprenais bientôt la route d’Hadadra, le long de laquelle je pus
observer l’abondance du Deverra intermedia. Le Fagonia fruticans cou-
vrait les nebkas de ses buissons fleuris, accompagné d'énormes Helian-
themum eremophilum et eriocephalum. Presque partout dans les rochers
le Trichodesma africanum; et aussi un joli Moricandia buissonneux à
très grandes fleurs lilas ou pâles que je ne puis nommer à cause du
manque de siliques müres, décorait merveilleusement les pentes rocheu-
ses. Il avait plu abondamment, ce qui explique la végétation luxuriante
que j'observais.
A Hadadra, j’abandonnais la voie du Mzab pour prendre à l’est la
direction du Hassi-el-Hadjar, puits situé sur la route de Ouargla à El-
Goléa. C’est une vaste solitude sans eau, sans piste. Non loin de Hadadra
je découvris le beau Salvia pseudo-Jaminiana, remarquai pour la pre-
mière fois quelques pieds d’Anvillea radiata mélangés au A. australis
dans un reg où ce dernier pullulait; plus loin, à El-Areg, Helianthemum
brachypodum une variété de l’Erodium glaucophyllum qui n’est peut-être
qu'une forme des stations très arides, à moins que la plante du nord ne
soit pas le vrai type d’Ait. Je recueillis quelques Terfas, puis aprés trois
jours de marche, j’arrivais au Hassi où je récoltai l'unique Hyménomycète
vu dans tout le voyage, Chitonia ?
Je n'avais plus que 80 kilomètres à faire pour retrouver Ouargla. Je
les fis en compagnie d’un charitable missionnaire venu jusque-là à ma
rencontre. Le voyage se termina par une de ces tempêles dont on se
souvient. Un vent furieux se leva subitement, le sable brûlant nous aveu-
gle, notre feu est dispersé, nos dernières provisions ensablées, nos baga-
ges bouleverses; l'atmosphère est saturée d'électricité; burnous et cou-
vertures crépitent d’elincelles livides..... Bon souvenir néanmoins! Au
matin le café nous sembla délicieux et notre galette desséchée la plus
douce friandise.
Précigné, 20 juillet 1905.
103
Zwei unbeschriebene SANTALACEEN
des Herbarium Boissier
VON
R. PILGER
LEPTOMERIA
Leptomeria Dielsiana Pilger n. spec. Typus in Herb. Bois-
sier. — Fruticulus 40 ad 50 cm altus, basi et inferne simplex, axis
lignosus, teres, glaberrimus, rami pauci erecti, teretes, haud striati,
superne densius florigero-ramulosi, ramuli plerumque breves, erecti,
parum sulcati, cicatrices foliorum vix prominuli. Folia decidua, per-
parva, squamiformia, elliplico-lanceolata vel lanceolata, crassiuscula,
aculata vel subacutata, basi pulvinari parvo insidentia, 2 mm vel fere
2 mm longa. Flores in spicas laterales posili, spicæ sub anthesi breves,
tum elongatæ, ut flores inferiores vel cicatrices florum delapsorum
satis distent, demum lignescentes, quasi ramulum formantes, ila ad
6 cm longæ, vel spicæ partem superiorem ramuli inferne cicatrices
foliorum gerentis occupantes; bracteæ caducæ, crassiusculæ, fuscæ, e basi
ovata subacutatæ, 1,3—1,5 mm circa longæ. Flores brevissime slipitati,
diametro expansi 2.5 mm metientes; tepala ovata, crassiuscula, distincte
breviter apice cucullata; discus satis profunde lobatus, lobis rotundatis ;
staminum filamentum breve, antheram æquans, antheræ locelli 4 initio
fere semiorbem intus spectantem circa conneclivum formantes, demum
duo superi, omnes late hiantes; stilus brevissimus, stigma vix dilatatum,
ovarium inferum turbinatum; fructus junior tantum notus subglobosus.
Westaustralien: Näherer Standort nicht sicher bekannt (Drummond
coll. II, n° 228). Diese bisher unbeschriebene Art ist anscheinend sowohl
von A. De Candolle als auch von Bentham zu L. CunninghamiMiq. gezogen
worden, da die Nummer der Drummondschen Sammlung sowohl im Pro-
dromus XIV, 679 als auch in der Flora australiensis VI, 224 bei dieser Art
angegeben ist; die neue Art ist aber mit L. Gunninghami nicht im ent-
ferntesten verwandt, da die kleinen Blätter und die Brakteen zart und ab-
fällig sind; besonders auffallend ist auch die in der Diagnose beschriebene
Form des Blütenstandes, mit der die Art in der Gattung allein steht; die
Aehren werden nämlich, während sich die Blüten im obern Teile immer
fortentwickeln, Zweiglein ähnlich oder nehmen auch den obern Teil von
Zweiglein ein; die Hauptachse des Stammes ist im untern Theil unver-
10% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me siür.). 1906 (2)
zweigt, während sich die Leptomerien sonst meist von der Basis ab ver-
zweigen; die Verzweigung ist überhaupt viel weniger reichlich als sonst
bei den Arten der Gattung.
Adnot. Species nominata in honorem amici cl. L. Diels, qui in Australia
occidentali duos per annos collectiones maximas confecit et de plantis illius
regionis, earum natura et distribulione opera optima publicavit.
OSYRIS
Osyris divaricata Pilger n. spec. Typus in Herb. Boissier. —
Frutex? altus; rami dense breviter divaricata-ramulosi, ramuli crassiores
teretes, glabri, cortice crasso, fissuris brevibus numerosis transversa-
libus instructo, ramuli juniores subteretes, vix angulati, breviter pube-
ruli.
Folia parva elliptica vel latius elliptica vel obovato-elliptica, brevissime
apiculata vel subobtusa, crassiuscula, supra et subtus breviter puberula,
7—11 mm in specim. cire. longa, 3—6 mm lata, nervis præter medianum
vix prominulum haud conspicuis.
Cymulæ masculæ axillares, perparvæ, foliis mullo minores, 5-floræ,
flore non nisi unico ut videlur semper evoluto; pedunculus et sepala
extus breviter puberula; pedunculus tenuis ad 4—5 mm longus; bracieæ
caducissimæ, in alabastro tantum visæ, lanceolatæ, brevissim&.
Flores trimeri; tepala late ovata obtusiuscula, 1,5 mm lata; discus
triangularis; stamina cum anthera lata sepala dimidia circ. æquantia, ex-
tus ad basin filamenti fasciculo pilorum ornata; pistillodium fere nullum.
Flores feminei et fructus ignoli.
Ostindien: Sind, Hala-Berge, 500’ (Stocks 811—1850). — In betreff des
Standortes gab mir Herr J. R. Drummond in Kew, der lange Zeit im nord-
westlichen Ostindien botanisch tätig gewesen ist, freundlichst folgende
Angaben: In Stocks’ Zeiten wurden mit «Hala-Range» oder «Hala moun-
tains» die Ketten bezeichnet, die vom Plateau von Belulschistan nach
der Provinz Sind abfallen, und in einem Keil bis naha Kotri (Kotree) sich
erstrecken, gegenüber dem alten Hala am Indus. In jener Zeit waren die
Grenzen noch nicht wie jetzt festgelegt und viele Stockssche Pflanzen mit
der Bezeichnung Belutschistan stammen aus der Sind-Provinz. Die Pflanze
existiert auch im Kew-Herbarium nur in einem ziemlich unvollkommenen
Exemplare ohne Früchte mit der Standortsbezeichnung « Kushab-Pass,
Belutschistan (Stocks no 811); vermutlich ist dieser Standort nicht mit
dem oben angegebenen idenlisch; die Art ist in der Flora of British India
V, p.232 mit folgenden Worten erwähnt: The Sindh (?) plant (no doubt
from Belutchistan) collected by Stocks, cited as the same by Brandis,
appears to me to be a very different species.
ENTE RE
105
Gagearun species Nora orlenlalis
ad exemplaria imprimis in herbariis Boissier et Barbey servata,
comparavit et illustravit
Achilles TERRACCIANO
PARS SECUNDA
(Suite.)
ÜBSERVATIONES : Nisi bulbillorum structura et perigonii segmentis a
typo recedit, qua de re cum @. foliosa (Presl. sensu latissimo) sæpe ab
auctoribus confusa. Florum structura ad @. Granatelli migrat et foliis
caulinis ad meam G. Pinardi; sed ab utrisque habitu et fibris radicali-
bus nullis sat distincta.
+++ Granatellianæ.— Bulbus magnus lævis,minor lateralis, reticu-
lato foveolatus, unus et alter extus fibris radicalibus adscendentibus,
crassis, induratis intricatisque eircumdati. Bulbilli, dum adsunt, exquisite
reticulato-foveolati! : Terracc. A., II, p. 229.
X Folia radicalia plana, lanceolata, subtus nervulosa. Perigonii seg-
menta ovato-lanceolata, recta, obtusata, dorso villosa.
21. G. Granatelli Parlatore! — G. foliis radicalibus lanceolatis, supra
planis, glabriusculis, subtus nervosis, flores varie superantibus, caulinis
duobus oppositis v. fere subæqualibus, a lata ovata basi lanceolatis, dorso
villosulis et margine longe piloso-ciliatis, sepe basi intus foliolis lanceo-
latis, acutis, parvis, subpubescentibus accretis; scapo brevi, crasso,
umbella subsimplici, pedunculis pubescentibus ad bifurcationes foliosulis;
floribus magnis, auralis, apice interdum rubellis, perigonii segmentis
ovalo-lanceolatis, obtusis, dorso medio præsertim pilosis, staminibus tertio
perigonio brevioribus, filamentis tenuibus, antheris ovato-oblongis, initio
apiculatis, ovario trigono, oblongo, stylo antheras superante et stigmate
incrassato--dilatato terminato, capsula obovato-oblonga, triquetra, angulis
rotundatis, medio impressa et basi angustata.
1 Ad hane stirpem, sed adhuc nondum in Oriente inventa, pertinet :
G. mauritanica Durieu, Expl. sc. Alg., tab. 45 bis, fig. 4. — Terrace. A.,
I. p.17. — G. Granatelli Battandier et Trabut, Fl..d’Alger, 166; Fl. de ’Al-
gérie, 72, Fl. anal. et synopt. Alg. et Tun., 335.
Icoxes : Durieu, 1. c.
Hagir : Algeria, environs d'Oran.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO 2, 31 janvier 1906. 8
106 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Que sÉR.), 1905 (34)
Parlatore! Ft. palerm., I, 276 et F1. ital., II, 428.— Terracc. A., I,p. 1%,
II, 230 — Ascherson u. Græbner, Syn. mittel-europ. fl, Il, 78. —
G. arvensis var. prolifera Steven, Verz. taur. halbh. weldw. pfl., in
Bull. Soc. imp. nat. Moscou 1857 (I), 83. — @. erubescens Boiss! et
Heldreich !, Pl. exsicc. fl. hellen., n. 2317. — Ornithogalum Grana-
telli Parlatore! in Diario l’Occhio (1839), n. Il, p. 85, et in Ann. Se.
nat., (1841) Ser. 2e vol. XV., p. 302.
Icoxes : Parlatore, in Diario ÜOcchio, p. 85 (fig. sine numero).
HABITAT : Specimina vidi : «in monte Malevo Laconiæ prope Hajos-
Petros, 24, IV et 6, V, 1857 legit Orphanides ! (n. 3392, sic in herb. athe-
niensi, dum in herb. Boissier « prope Megali lacca »); in monte Parnethe
Atticæ, prope Candalos, 20, III, 1852 legit Orphanides! (ex herb. athe-
niensi); in regione superiore monts Heliconis Bæotiæ, 7 et 19, IV, 1861
legit Orphanides ! (n. 175, ex herb. atheniensi); Attica, in regione abie-
tina montis Parnethis. loco dieto Koromila, rara, allitud. 4000 ped.. 31, IH
et 5, IV, 1895 legit De Heldreich ! (ex herb. Martelli, ad n. 1290 herb.
græc. norm. sub. @. amblyopetala et cum hac commixta, et ex herb. Bur-
nat sub. G. Guicciardir a De Heldreich ! «in montis Parnethis regione
abielina, rara, 2%, V, 1895 (pl. exsicc. fl. hellen.,) » lecta et cum hac eliam
commixta. — Atlica, ad radices collis Tourcobuni prope Athenas, legit
Heldreich ! (n. 2317 ad 15, Il, 1869 ex herb. Boissier; 15, III, 1864 ex
herb. meo, pisano, alheniensi, vindobonensi; sine anno ex herb. Burnat):
ad radices montis Lycabetti, in saxosis, 13, II, 1848 legit Heldreich !
(n. 2317 sine nomine specifico cum G. arvensi in herb. Boissier).
— Bithynia, legit Pestalozza! (ex herb. genuensi). — Tauria meri-
dionali, 1828 legit Godet! (ex herb. De Candolle), montibus- Tiflis,
legit Rüprecht! (ex herb. Boissier). — Syria (ex herb. parisiensi, Deles-
sert), talus de la route de Mezzé au-delà du Moulin Tahonet-el-Kiouane,
près Damas, 14, II et 3, IV, 1856 legit Gaillardat! (n. 1751 reliq. Mail-
leanæ. ex herb. Delessert); Smyrne, sur les coteaux inculles, 5, LE, 185%
legit Balansa! (n. 154, sub G. Szovitsii, ex herb. De Candolle, Barbey);
D’Alep à Mossul, legerunt Olivier et Bruguiere! (ex herb. parisiensi). —
Mont Féiélem, bords des neiges près Gumusch-Khane, 8, VI, 1862 legit
Bourgeau ! (ex herb. Boissier sub @. commutata Koch) ».
VARIATIONEsS : Formæ orientales quam maxime siculis proximæ, foliis
caulinis nunc internodio brevi separalis nunc approximalis, exquisite
eiliatis, ad axillas bulbilliferis, bulbillis reticulato- v. areolato-foveolatis,
foliis radicalibus latiusculis, rarissime angustatis. umbella ramosa v. non,
peduneulis villosissimis, perigonii segmentis dorso villosis. Variant (amen
pumilæ et elal®, floribus magnis et parvulis, foliis longis et brevibus,
lalis v. angustis, sepe aculalis; ita ul formæ el varietales permullæ dis-
tinguuntur. Præcipuæ sunt :
var. angustifolia : foliis radicalibus angustis, caulinis etiam stricte
lanceolato-oblongis. Confer hic descriplionem Parlatoris, qui primum
plantam e locis sterilibus descripsit et nondum postea characleres
specificos correxit. Hac re sunt qui suam G. Granatelli ad G. mauritanicam
traxerunt.
var. intermedia : foliis caulinis parce inter se distantibus, sub floribus
2-3 lanceolatis, aculis, ciliatis. Hæc certe hybrida proles videntus.
(35) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORÆ ORIENTALIS. 107
: var. pumila : scapo abbreviato, longe a foliis radicalibus superato.
var. bulbillifera : foliis radicalibus et caulinis in axillas buibilliferis.
_ OBsERVATIONES : Nolis indicatis a @. arvensi, cum qua sæpe con-
fusa, distinctissima; ab Aleldreich in exsicc. n. 1290 (ex herb. Martelli)
cum @. amblyopetala confusa, sed sat foliis late lanceolatis et ad
axillas bulbilliferis, perigonii segmentis magnis, lanceolatis, obtusatis,
pedunculis villosis diversa; ab Orphanides cum G. arvensi, sed in
exsicc. n. 3392 quinque G. Granatelli specimina sistunt quæ
simul cum illis in exsicc. n. 175 ad formam typicam latifoliam spectant.
In his vero (exsicc. 175) umbella etiam ramosissima, pedunculi crebre
foholati sunt. G. Guicciardii Heldreich! exsicc. 1383 est vera
G. arvensis, dum ad @. Granatelli forma refertur quam ipse
eodem nomine in pl. exsicc. floræ Hellenicæ (24, IV, 1895) edidit ; hæc
vero est foliis caulinis alternis, omnibus ad axillas floriferis, subglabriu-
sculis, hbracteolis secus pedunculos albo-cilialis v. villosis, perigonii seg-
mentis dorso intense barbato-villosis, medio præsertim. Specimina e
Tauria folia radicalia angustiora, 2-3-plo flores superantia, flores sub-
approximatos præbent; angustifolia etiam sunt quæ sub @. Szovitsii
(n. 15%) Balansa distribuit; scapo abbreviato, umbellis plurifloris pedun-
culis inæqualibus specimina sunt ab Olivier et Bruguiere lecta. Varietas
intermedia medium tenet inter G. dubiam et G. Granatelli typicam, et
certe transitus a @. arvensi ad stipem Granatellianam. — Ad var.
pumilam referenda est @. erubescens Boiss! et Heldr ! mss. (non
Bess!), quæ vero folia radicalia præbet angustissima, et caulina internodio
brevi separata, inferiore longissimo et vix flores æquante, périgonii
segmenla apice valde rubescentia. Hanc vero cum speciminibus sub
G. polymorpha ab Heldreich! «in monte Parnasso pr. Bachova, III,
IV, 1857» lecus vidi (n. 134 herb. græc. norm., ex herb. palavino); et a
cl. Heldreich ! simul cum @. Szovitsi habui, in « regione abietina montis
Parnethis, 3, III, 1893 et 1896 » lectam et sub G. bohemica.
De G. Granatelli confer quod in « Esp. genre. Gagea fl. Afr. bor., in
Bull. Soc. bot. France (1905), mémoires II p. 14-16» et in « Revis. monogr.
Gagea fl. Spagna, in Bol. soc. arag. (1905), p. 229» dixi. Sub nomine,
G. maroccanz et G. Chaberti duas novas subspecies floræ algeriensis
descripsi. quæ hactenus endemicæ hujus loci videntur; de @. Chaberti
confer etiam meas « Gagearum novarum diagnoses, in Bull. soc. ort. mut.
Socc. Palermo, II (1904), p. 33. »
Stirps omnino mediterranea, late per Africam borealem a Marocco ad
Tunisiam dispersa; sistit hic illic in Hispania meridionali, in Sicilia occi-
dentali locis montosis aprieis, in Sardinia et Corsica potius diffusa, rara
in insulis Igilio et Elba, in Italia meridionali et orientali (Japygia præser-
tim) perrara. Paucis abhine annis in Gallia meridionali, loco « entre
Nissan et Colombier, garigues, en Hérault » detexit Sennen !; et sub
G. foliosa in Bull. soc. bot. France (1897), p. 162, ediderunt Sennen et
Malinvaud.
x x Folia radicalia angusta, linearia, canaliculata. Perigonii segmenta
lanceolato-oblonga, apice attenuata, dorso nervosa et villosula.
22. G. Pinardi Terracc. A. — G. bulbo majore obovato pyriformi,
minore irregulariter areolato-foveolato v. cristulato, tunicis fuscis solidis
et fibris radicalibus adscendentibus intricalisque circumdatis, foliis radi-
108 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1905 (36)
calibus duobus, linearibus v. angustissime lanceolatis, canalieulatis v.rarius
planis, apice vix fistulosis, longe flores superantibus, caulinis brevibus,
suboppositis v. crebrius internodio separalis, inferiore majore, ab obovata
basi longe lanceolato et subspathaceo, margine sæpe glabro, altero lanceo-
lato, angustiore, varie ciliato, utrisque subdivaricatis, flores ad axillas
gerentibus, et basi intus albo-lanatis; scapo elato, firmiusculo, umbella
ramosa, subpauciflora, pedunculis simplicibus v. dichotomis, villosissimis,
apice præserlim, basi v. secus eos bractealis, bracteolis ciliatis : floribus
mediocribus, luteolis, perigonii segmentis lanceolato- -oblongis, dorso
exquisite 3-nervosis el pilosis, raro glabrescentibus v. rufescentibus,
hyalino marginatis, interioribus obtusatis, plus minusve apice rotundatis,
exterioribus acutalis, rectis v. incurvis, staminibus perigonio !/2 v. Ys
brevioribus, antheris parvis, rotundatis, ovario minimo, oblongo, stylo
gracili, stigmate dilatato et papilloso-trigono terminato, antheras sub-
æquante, capsula oblonga, apice impressa.
Terracc. A., Gagear. novar. diagn., in Boll. Soc. ort. mut. socc.
Palermo, Il. (1904), 35.
‚Icones : Nulla.
-HABITAT : Specimina examinavi: « Caria, 1843 legit Pinard! (ex herb.
Boissier, Barbey, vindobonensi, florentino, Delessert, sub G. Billar-
deri). — Constantinople (ex herb. kevensi sine nomine collector is), et-
legit Aucher-Eloy! (n. 2146bis, ex herb. parisiensi). — Armenia tur- :
cica, Gümüschkhane in montosis, 27, IV, legit Sintenis ! (n. 5461 bis,
it. or. 189%, ex herb. Boissier sub @ .foliosa). — Asia Minor ad
Tokat, altitud. 6-700 m., IV, 1893 legit Bornmüller ! (a. 3538, il. pers.
turc. 1892-93, ex herb. "Boissier, genuensi, Delessert sub @. foliosa). :
— In summis montis Aimex, , Lycie, V, 1845 legit Heldreich! (ex herb.
Bärbey)». »
© VARIATIONES : Variat foliis radicalibus longissimis et latiusculis, angu-
stioribus et subbrevibus, foliis caulinis inferiore nunc angusto et divari-
calo, nunc lato, utrisque vel scapo adpressis v. falcato-divaricalis, ad
axillas v. bulbillos et flores v. flores tantum gerentibus, umbella pedun-
eulis longissimis et brevibus, mæqualibus, villosis v.subglabris, perigonii
segmentis sæpe longis et tuinc valde attenuatis. Varielates distinguuntur :
‚var. pumila : planta omnibus partibus diminuta, pauciflora.
var. bulbillifera : bulbillis areolato-foveolatis ad foliorum caulinorum
axillas cum foliolis et floribus commixlis.
var. foliosa : foliis caulinis internodio longe separalis.
‚var. filifolia : foliis radicalibus quam maxime angustis, linearibus.
“OBSERVATIONS : Species inter @. dubiam et &. Granatelli media,
sed nullo modo cum stirpe Arvensi confundenda est. Specimina sub
n: 677 ex Amasia (G. arvensis Bornmüller !) bulbos fibrillis circumdatis
præbent, dum quædam ex ipso Pinard (ex herb. Boissier) lecta fibrillis
paucis prædita sunt. Flores villosilate et structura variabiles, sæpe potius
illis @. arvensis similes, sed perigonii forma, filamentis et antheris, nec
non ovario longe distant!
1 Post hanc locanda erit, quæ adhuc in Oriente non inventa :
:G. ramulosa Terracc. A., Gagear. nov. diagn., in Boll. Soc. or. mut. socc.
Palermo, 1 (1904), 36.
(37) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORÆ ORIENTALIS. 109
C. TRIBULBOSÆ
Bulbi tres, distincti, varie horizontales v. descendentes, duo hornotini
et aphylli, alter biennis, scapo florifero folioque radicali unico instructus :
Terrac. A., II, p. 231.— T'ribolbos Boissier. Fl. or., V, 203. — Sectio I.
Koch G., Syn. fl. germ. et helv., II, ed. 2, 823. — Tribolbodæ Neilr.,
Fl. v. Wien, 105. — Ascherson u. Grabner, Syn. mittel. europ. fl., II, 87.
—- Pratenses. — Characteres divisionis : Terracc. A., II, p. 231.
X Perigonii segmenta lineari-oblonga, obtusiuseula. Folium radicale
lineari-lanceolatum planum, subtus medio prominule nervosum.
23. G. Gussonei Terracc. A.—G. folio radicali solitario, anguste pla-
neque lanceolato, subcarinato, flores plus minus longe superante, caulinis
duobus oppositis, inferiore dilatato, spathaceo, majore, flores subæquante,
altero minore lanceolato, utrisque marginibus et basi intus exquisite
piloso-ciliatis, rarissime glabrescentibus; scapo brevi, gracili, angulato,
umbella pauciflora, pedunculis brevibus, inæqualibus, glabris terminato:
floribus parvis, e luteo-viridibus, perigonii segmentis lineari-oblongis v.
lineari-lanceolatis, obtusiusculis, apice parce excurvis v. rectis, margine
læviter hyalinis et apice tantum interdum rubellis. dorso viride-vitatlis et
hic illic sparse pilis brevibus præditis, staminibus tertio perigonio bre-
vioribus, filamentis subulatis, parce ad basim dilatatis, antheris subrotun-
datis, initio apiculalis, dehiscentia muticis, ovario ovato-oblongo v.
obovato-oblongo, stylo brevissimo, crasso, apice subdilatato-trilobo ter-
minato.
Terracc. A., Revis. monogr, Gagea fl. spagn., in Bol. Soc. arag. (1905),
IV, 232. — @. stenopetala Boissier, Fl. or., V, 204 (excl. syn.). —
@. stenopetala var. Velenovsky, Fl. bulg., 549. — G. pratensis Ha-
lacsy, Fl. greec., III, 223. — Ornithogalum pratense M. a Bieberstein,
Fl. tauric. caucas., I, 272.
Icoxes : Nulla.
Hapırtar : Specimina e Græcia examinavi : «in colle Leucocastron mon-
tis Parnassi, reg. abietinæ supra Livadi Arachovæ, altitud. 3500 ped., 10,
IV, 1857 legit Guicciardi! (n. 644 herb. græc. norm., ex herb. Boissier,
berolinensi, vindobonensi, Delessert, florentino, et n. 3418 herb. græc.
norm., ex herb. Boissier)».— E finitimis locis etiam comparavi: «in arenosis
Moldavie inferioris, 1848 legit Guebard! (n. 161 sub G. pusilla ex
herb. parisiensi, Delessert). — Galatz i. d. Moldau, sonnige Lehnen und
Weingärten an der Seret-Mündung, 17, III, 1872 legit Sintenis/ (ex herb.
berolinensi). — Volhynia, in declivibus apricis, 24, Il et 8, IV, 1872 legit
Golde! (PI. Schitamir, ex herb. ulyssiponensi). — Odessa, legit Szovits !
Icones : Nulla.
Hasırar : Sicilia, in Nebrodibus et Busambra.
OBSERVATIONES : Florum structura G. arvensi proxima, fibris radicalibus
G. Granatelli, foliis caulinis et bulbillo minore @. foliosæ. Proles hybrida
mihi videtur, sed melius in locis natalibus examinanda. Ad hanc ferme accedit
specimen unum a cl. Pinard lectum et’in herb. Borssier servatum. In herbario
atheniensi hie illic sub @. Guicciardii formæ etiam inveniuntur, quæ ad nostram
migrant. Mense junii cl. Bicknell e Corsica specimina mihi misit nullo modo a
meis siculis diversa, sed potius @. foliosæ characteres referentia.
440 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sé.) 1905 (38)
(ex herb. Burnat); 23, III, 1893 legit Kulikowski!(n. 283 fl. polon. exsice. ,
in herb. vindobonensi); et am Schattigen alter Baume nicht haufig, 12,
IV, legit Bernhardi!(n. 152, ex herb. berolinensi). — Flora Mettarabica,
ad Kilva, IV, 1890 legit Zelenetzky! (ex herb. Boissier sub @. minima).—
Flora von Krima, ad Jalta, 20, IV, 1886 legit Zelenetzky ! (ex herb. Bois-
sier). » —Dubitanter : « Plant. Uman, a Dr Golde! anno 1867, collect., ex
herb. ulyssiponensi, et ad Tujch supra Astrabad, simul cum @. dschun-
garica el G. anisanthos ex herb. Bunge in colleclione Boissier ».
VARIATIONES : Speciminibus e locis indicatis cum hispanieis dili-
genter comparatis, plantæ orientales ab occidentalibus differunt foliis
caulinis quam maxime ciliatis, interdum intus, basi præsertim, exquisite
villosis, bulbis annotinis minoribus et omnibus fere subrotundis v. uno
tantum oblongo et elliptico, perigonii segmentis dorso hic illie pilosulis;
qua de reputiformæ omnino orientales habendæ videntur. Flores cœterum
quam in typicis europæis minores, folium caulinum inferius spathaceum
apice convolutum, sæpe anguslius et flores superans (in plantis e Mette-
rabica et e Krima); tota vero planta gracilior, foliis angustioribus et
omnibus partibus vix diminuta. Specimina lamen e Moldavia (Galatz ex
herb. berolinensi et n. 161 ex herb. parisiensi), humiliora sunt, idest
floribus, foliis radicalibus duobus et caulinis, scapo paucifloro, quam
maxime diminutis angustioribusque. Perigonii segmenta acutiuscula, dum
flores sunt majores, in speciminibus ad Odessam e Szovits lecla occur-
runt, et folia etiam angustiora. ;
OsservarionEs : Hæc nostra G.@ussonei uli subspecies @. pratensis À. et
H. Schultes (Syst. veget., VII, 536) est consideranda; confer quod in mea
« Rev. monogr. Gag. fl. spagn.,» dixi. — CI. Boissier ad exsice. n. 3418
herbarii græci normalis sic adnotavit : « Ce n’est pas le @. pratensis,
de laquelle elle diffère par le bulbe arrondi et non ovale, les fleurs moins
grandes et non lancéolées, les anthères arrondies et non oblongues ».
Etiam in Flora (V, 204, adnot.) : « bulbi hornotini eis speciminum ex
Europa media et boreali minores et non stipitati » scripsit. — Confer
etiam Velenovsky (op cit.).
x X Perigonii segmenta lanceolala, aculiuscula. Folium radicale stria-
tum, subjunciforme, arcuatum.
24. G. transversalis Steven. — G. bulbis minusculis, rotundis
v. uno tantum elliptico; folio radicali selitario, lineari v. anguslissime
lanceolato-lineari, gramineo, siriato el sublus acute carinato, plus minus
arcuato et flores superante, apicem versus subcylindraceo, attenuato,
floralibus binis oppositis, inferiore majore, flores æquante v. longiore,
obovato-lanceolalo et spathaceo, apice cylindraceo et calloso, longe atte-
nualo, altero minore, lanceolato-acutalo v. oblongo-lanceolato, subdiva-
ricato, omnibus intus parce villosulis et hie sæpe 1-3 foliolis minutis-
simis apice ciliatis auctis; scapo brevissimo, gracili, striato, 1-3 floro, sed
semper paucifloro, pedunculis brevibus, rarissime duplo v. triplo floribus
longioribus; perigonii segmentis intus luteis, extus dorso viridescentibus,
vix hyalino-marginatis, ovato-oblongis v. lanceolatis, exterioribus acu-
tiusculis. interioribus varie attenuatis, vix obtusatis, apice cucullatis,
(rinervibus, staminibus perigonio tertio brevioribus, filamentis a medio
ad basim dilatatis, antheris magnis, rotundatis, ovario oblongo, style
(39) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORA ORIENTALIS. A141
antheras æquante el stigmate integro, parce dilatato terminato, capsula
ovala, medio impressa.
Steven, En. pl. Taur., in Bull. Soc. imp. nat. Moscou 1856, (ID, 267
et (ID), sl; et Verz. taur. halbh. wildw. A in op. cit. 1857, (Il).
Trautvetter, Iner. fl. phan. ross., in Act. hort. petrop., IX, 259. — G.pra-
tensis forma minor Kunth!, mss. in herb. berolinensi. — G. steno-
petala Lindemann. Suppl. tert. ft Elisabethgr. in Bull. Soc. imp. nat.
Moscou 1875 (Ill), 100. — @. spathacea Ledebour, FT. ross. IV, 140 (certe
quod ad synonymaet habitat, nec non fideSteven qui numquam in Tauride
G. spathaceam invenit). — Ornithogalum transversale Pallas,
Ind. taur., in Nov. act. petrop., X, 309, et Phys. topogr. gem. v. Taur.,
105 (secundum Steven, fide Trantvelter). — ©. minimum ß. spatha-
ceum M. a Bieberstein, Fl. tauric. caucas., I, 274.
Icones : Nulla.
Hagirar : Specimina examinavi : «e Tauria, legit Steven! (ex herb.
florentino, Boissier ad ann. 1850, berolinensi ad ann. 1835 misit De
Nordmann et pro G. pratensi forma minore determinavit Kunth!).—-
Grusia 1835 De Nordmann ! (ex herb. Kunth!, qui in herb. berolinensi
eliam pro @. pratensi forma minore delerminavil). — Caucaso (ex
herb. Link! in herb. berolinensi n. 304).— Thymbra in valle Künar-
Szu, 27, III, 1883 legit Sintenis! (n. 237 it. tro]. 1883, ex herb. Boissier,
Barbey. florentino, Delessert, panormitano, vindobonensi). — Symphero-
pol, in collibus prope Celoniam Neusatz. 7, IV, 1900 legit Callier ! (n. 742
it. taur. tert. ann. 1900 curante Dörfler, ex herb. parisiensi, Delessert,
Bicknell, et n. 4088 herb. norm. edit. ab Dörfler, ex herb. Boissier,
Delessert, monacensi, Bicknell).»
Dubitanter : « Tekia in pratis, III, IV, 1843 (ex herb. Delessert). —
Tujch supra Astrabad (ex herb. Boissier in collectione bungeana) >».
Indicatur e valle Laspi (Steven).
VARIATIONES : Sat dislinela et nisi foliorum caulinorum structura, et
scapi ac pedunculorum longitudine variabilis; sæpe floribus, si bulbi
carent, cum G. pusillæ varietate confunditur. Mir tamen videntur :
var. spathacea : folio caulino inferiore late longeque spathaceo, terlio
superiore convoluto, dein cylindraceo, flores vix superante, allero lanceo-
lato-lineari. breviore, floribus vix majoribus, breviter pedunculatis.
var. filifolia : foliis quam maxime angustis, subfiliformibus, longissi-
mis, scapo gracili, elato, subunifloro.
ÜBSERVATIONES : @. transversalis variationibus quibusdam sæpe
ad @. Gussoner migrat, dum @. Gussonei ad G. stenopetalam
Europæ australioris, et parlim ad varietates angustifolias el pumilas
G. pratensis Iypica. Sed nostræ orientales ob characteres supra
notatos ab omnibus facillime distinguuntur; G. transversalis vero
folia autem præbet exquisite et prominule nervosa, superne canaliculata,
ita ut graminiformia videantur.
Cæterum omnes hujus stirpis species longe bulbis tribus ad aliis di-
stant; qua de re nec cum G. minima nec cum G. spathacea confun-
dendæ. uti haud recte Marschal a Bieberstein et Ledebour animadverte-
runl.@. transversalis el@. Gussonei formæ orientales morpholo-
gice el geographice mirabiles sunt, probabiliter e @. pratensis formis
stenopetalis X G. pusillae formis v. sub var. obliqua v. sub var.
112 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1905 (40)
luxuriante nolis, ortæ. Hoc, iudicio meo, plantarum in locis natalibus
collectarum et herbariorum speciminum comparatione haud difficile
demonstrare erit; confer, quod ad bulbi structuram et ad transitum ex
unibulbosis ad dibulbosas, etc. : Irmisch, in Bot. Zeit, XXI,
n. 17, p. 137 et seq. (quod ad Gageam), tab. V.
Secrio B. FOLIATÆ
Scapus parce supra basim usque ad flores alterne foliatus ; folia
caulina duo, majora et intermodio conspicuo separata, cætera v. ad pe-
dunculorum basim v. secus eos sita, minora et sensim decrescentia. Flores
subracemosi. Bulbi duo; minor in superiore majoris parle et lateraliter
situs, semper reticulatus v. areolato-foveolatus; utrique tunica communi
hyalina inclusi : Terracc. A., I, 19, II. 233.
—- Saxatiles. — Folia radicalia filiformia, canaliculata, caulina lanceo-
lata, subspathacea, acuminata, sæpe excurva. Perigonii segmenta exteriora
oblongo-spathulata, obtusissima. interiora latiora, spathulata, vix mar-
ginata. Herbæ humiles, peduneulis villosis!: Terracc. A., II. p. 249.
! Hujus stirpis, sat bene inter omnes distinctæ, species quædam iam inter Pyg-
maeas (idest G. pygmaea, G. corsica, G. nebrodensis), et quædam inter
Arvenses (idest G. bohemica, G. sazatilis) a Pascher relatæ pertinent.
Judicio meo sic distribuendæ sunt.
G. saxatilis Koch (sensu latiore).
Subsp. 1. G. saxatilis Koch! in A. et H. Schultes, Syst. veg., 550 et in Sn,
N. ne helv., Il, ed. 2, p. 28%. — Ascherson u. Grabner, Syn. mittel-eur.
fl, 111, 70.
Icoxes : Reichenbach, Le. fl. germ. et helv., X, tab. 480, fig. 1053.
HABrrAT : &. typica. — Germania. (Confer Ascherson u. Grebner, 1. c.).
8. gallica Rouy in Bull. Soc. bot. France (1891), 131. — G.saxatilis,
G. bohemica, G. andegavensis, G. fourreana Auct. gall. — Gallia.
(Confer : Saint-Lager, A., Note sur G. saxatilis et G. bohemica in Ann. Soc. bot.
Lyon (1876-77), V, 3 Bouvet, Observ. ad exsicc. 965 Soc. dauph. et in
Bull, Soc, etud. scient. Angers, 1876, etc: elc,).
7 helvetica Terracc. A. —G. saæatilis Auct. helv. — Helvetia occidentalis.
à hispanica Terrace. A. — G. pygmaea A. et H. Schultes, Syst. veg., VII.
547 (excl. syn. Presl). — Terracc. A., I, 4, II, 249. — Or nithogalum
Dygmocum Wildenow! En. hort. berol., I, 367, in Adnot ad. n. 1. — @.
pose 7 pygmaea Richter, Pl. europ., = 198 (excl. syn. Presl). Hispania,
allıa
Subsp. 2. G. australis Terracc. A. — G. saxatilis Parl., Fl. Palerm., I,
379 et Fl. ıtal., Il, 429. — Cesati, Pass., Gibelli, Comp, fl. ital., 131. — Arcan-
geli, Comp fl. ital., ed. I, 689 et ed. II, 126. — Terrace. N., Add. syn. pl. vasc.
montis Pollint, 27, in Ann. Ist. bot. Roma (1900), IX. — @. arvensis d sawatilis
Paoletti e fiori. Fl. anal. ital., I. 185. — @. busambarensis Parl., Fl.
palerm., 1, 379 et Fl. ital., II, 30 Cesati, Pass., Gib., Comp. fl. ital., 131.
— Strobl., Fl. nebrod., 158. — Terrace. N° Add. syn. pl. vase. montis Pollini,
28, in op. cit. — G.mebrodensis (Todaro!) Strobl. Fl. nebrod., 158.
Icones : Nulla.
Haprrar : « sicula Terr. A. — G. saxatilis, G. busambarensis, G.ne-
brodensis Auct. sicul. -— Sieilia, Calabria.
8 corsica Rouy, in Bull. Soc. bot. France (1891), 131. — G. corsica Jordan!
et Fourreau, Brev. pl. nov., I, 58. — G. bohemica Sommier, in Bull. Soc. bot.
ital. (A897), 246. — Corsica, Sardinia, Ilva. (Confer Reveliere, in Mem. Soc.
(41) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORÆ ORIENTALIS. 413
25. G. Szovitsii Besser! —G. bulbis fibrillis radicalibus crassiusculis
extus circumdatis; foliis radicalibus duobus, filiformibus, canaliculatis,
flores longe superantibus, caulinis alternis, a lala basi ovato-lanceolatis,
inferiore longissimo, a medio ad apicem valde attenualo, flores æquante
v. longiore, reliquis conformibus sed sensim minoribus, omnibus pilis
erispulis ciliatis; scapo gracili, brevissimo, paucifloro, pedunculis pu-
bescentibus inæqualibus ; floribus maximis, intense luleis, apice sæpe
rubellis, perigonii segmentis oblongo-spathulatis, obtusis, dorso, exterio-
-ribus præsertim, dimidia inferiore parte villosis, staminibus perigonio ‘/2
v. !/s brevioribus, filamentis apicem versus filiformibus. dein a medio ad
basim complanatis, antheris ovatis, majusculis, ovario obovato-oblongo,
exquisile trigono, stylo a basi ad apicem sensim dilatato et antheras
superante terminato, capsula obovata, apice impressa.
Besser!, in A. et H. Schultes, Syst. veget., VIE, 550. — Reichenb., Ic. fl.
germ. et helv., X, 19. — Kunth, En. pl., IV, 242. — G. bohemica Lede-
bour, Fl. ross., IV, 141. — Steven, Verz. taur. halbh. wildw. Pfll., in Bull.
Soc. imp. nat. Moscou (1857), Il, 84. — Regel, Fl. turkest., 115 et Act.
hort. petrop., UT, 291 (excl. syn. G. Billardieri, G. polymorpha, G. anisan-
thos, G. triflora). — Boissier, Fl. or., V, 206 (excel. syn. @. Billardieri et
Anth. villoso).— Tchihatcheff, As. Min., IN, 533. — Halacsy, Fl. græc., II,
226. — Ornithogalum. Szovitsii Lang!, in Herbar. ruth. cent., A,
n. 6l et in Bot. Zeit., 1827, Beyl., p. 6%,
Icoxes : Reichenbach, op. cit., tab. 81, fig. 1055.
Hapırar : Specimina examinavi: « e flora Attica in regione abietina
.montis Parnethis, rara, 3, 111, 1853 et 1896 legit Heldreich !et mihi dona-
vit (Pl. exsicc. floræ Hellenicæ).— In Atticæ mont. Parnethi, 28, II, 1858
legit Heldreich ! (n. 103 bis pl. exsicc. e Græcia, sub G. amblyopetala,
ex herb. Boissier). — Prope Athenas, frequens, altitud. 0-2500 ped.,
11-23, III, 1852 legit Orphanides! (n. 119 sub G. polymorpha var.
villosa ex herb. Burnat, sed cum G. arvensi commixta). — Moræa,
1837 legit Bory! (n. 99 ex herb. berolinensi, manu Kunthii! pro Orni-
thogalo villoso descripta). — Ex Insula Syra, 5-17, 1, 1870 legit Orpha-
nides ! (n. 560 ex herb. atheniensi et cum @. fibrosa commixta). — In
cacumine montis Delphi Euboeæ, 19, IV et 1. V, 1867 legit Orphanides !
(ex herb. atheniensi) ». — Hæc omnia ad formam australem pertinent;
sequenlia vero ad speciem typicam: « Rumelia (ex herb. Boissier, sub
Orn.pratensi var. pusillo). — Olympus, 22, IV, 1873 legit Barbey !,
(it. or. 1873, ex herb. Boissier, Barbey. Delessert, Burnat, sub G. poly-
acad. Maine et Loire (1858), IV, 122, etc. Mihi ignota est G. corsica Pascher,
in Uebers. Art. Gatt. Gagea, in Lotos, 190%, n. 5, p. 113).
Subsp, 3. G. Szovitsii Besser!
Subsp. 4. G. bohemica A. et H. Schultes, Syst. veget., VIII, 549. — Kunth,
En. pl., IV, 244. — Ascherson u. Grabner, Syn. mittel-europ. fl., III, 80
(exel. syn. @. Szovitsii). — Ornithogalum bohemicum Zauschn. in Act.
Bohm., II, 121 et in Deutschl. fl., II, 544.
Icones : Reichenbach, Ie. fl. germ. et helv., X, tab. 481, fig. 1052. — Zausch-
ner, 0p. cit. — Sturm, Deutsch. fl., tab. 23.
Hasırar : Bohemia (Endemica).
OBSERVATIONES : Forma occurrit hungarica, quam Borbas uti var. s{eno-
chlamideam descripsit (Confer Ascherson u. Græbner, op. eit., 81). Hæc ferme
transitus ad G. Szovitsri.
N BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1905 (42)
:morpha). — In collinis apricis ad Nes, Serbiæ orientalis, IV, 1879 legit
Pancie ! (ex herb. Boissier). — Dardanelli in montosis, 10, LIL, 1883 legit
.Sintenis ! (n. 11 it. troj. 1883, ex herb. Boissier, panormitano). — Tultscha
-1/d Dobrudscha, JANTES Lange bei Malkodz, Turkei, idest in Thracia ad
. oslia fluminis Danubii, 28, Ill, 1872 legit Sintenis! (n. 100 ex herb. Bois-
sier, Kewensi). —In graminosis apricis Odessæ, ineunte vere, legit Szo-
‚vits! (ex herb. Burnat, vindobonensi sub Ornithogalo Szovitsii
-Läng!), ex eodem loco et sub eodem nomine, legit et descripsit ipse
-Läng ! (n. 61 herb. ruth. cent. I, ex herb. Boissier. monacensi, romano);
:Odessa, legit Besser ! (sub Ornithogelo in herb. florentino, De Candolle
ad ann. 1825, laurinensi ad ann. 1826), legit Nordmann ! (ex herb. bero-
-linensi ad ann. 1835), legit Bernhardi! (n. 356 ex herb. berolinensi), IV,
1828 legit Godet! (ex herb. florentino). — Waldwiesen (und grasige
Stellen) in Karagatasch bei Sudak, 31, III, 1896 legit Callier ! (n. 206 it.
tauric. sec. ann. 1896, ex herb. Boissier, Martelli, Burnat, Sommier). —
‘Armenia Tureica. Gümüschkhane in subalpinis, 30, IV, 1894 legit Sin-
tenis! (n. 5459 it. or. 1894, ex herb. Boissier sub G. foliosa var.
micrantha). — In rupestribus Smyrnæ, II, 1827 legit Fleischer ! (ex
:herb, berolinensi-sub Orn. pygmaeo). — In Oriente, e plantis « mélan-
.ges ». legit Aucher-Eloy!(ex herb. parisiensi sub @. arvensi). — Cras-
nojarsk, legit Regel! (ex herb. Boissier) ». — Ad varielatem aleppicam
speclant: «in graminosis calcareis ad Aleppum, Il, 1867 legit Haussknecht!
(ex herb. Boissier sub G. Billardieri), et im graminosis prope Tour-
manin, 4, III, 1865 legit Haussknecht ! (ex herb. Boissier) ».
Fe à eliam in Anatolia ad Ephesum (Boissier); rarior in Tauria ad
-Bujuk-Jamlat et in ipsa Jajba v. summitate montium (Steven): Cepha-
‚lonia in monte Ænos (Haläcsy).
* VARIATIONES : Specimina {ypica in Odessa a cl. Läng, Szovits et Besser
‘lecta, promiscue variant scapo pumilo et parce elato (Nordmann?!), sim-
plici et 1-floro v. ramoso ramosissimove el multifloro, glabriusculo v. toto
'villoso, pedunculis sæpius pubescente-hirsutis v. laxe pubescentibus,
foliis caulinis 2-3 inferioribus latitudine et longitudine varlis, glabris v.
cillatis, v. valde apicem versus attenuatis, v. falcatis v. late spalhaceis. _
. Plantæ ex Olympo ei e Sudak quam maxime abbreviatæ, foliis caulinis
angustioribus, floribus subapproximalis; e Smyrna foliis radicalibus
‘anguslissimis, capillaceis, et caulinis glabrescentibus, pedunculis vero
apice præsertim longe villoso-pilosis; ex Aleppo foliis radicalibus etiam
filiformibus, caulinis pallide-viridibus, margine et dorso ad nervum
medianum ciliatis. scapo ramoso et exquisite piloso, perigonii segmentis
marginatis. — Quod ad florum structuram, villositate v. glabrescentia
Segmentorum, forma ex lanceolato-oblonga ad oblongo-spathulatam v.
ellipticam, latitudine et longitudine, colore etiam distinguuntur :
.. Var. intermedia : pumila, subglabra, 1-3 flora, perigonii segmentis
angustioribus sed oblusissimis, interdum haud glabrescentibus.
var. alepicca : pallida, pubescens, ramosa, ramulis et foliis caulinis
divaricatis, perigonii segmentis oblongo-ellipticis, obtusis.
Mira inter omnes. et fere parva typi subspecies, videretur:
forma australis. — G. foliis radicalibus longissimis, linearibus sed
parce quam in {ypo latiusculis, caulinis maximis, inferiore pra&serlim ;
SCapo ramosissimo, inter ramulos albo-pubescente v. lanato-hirsuto,
pedunculis villosissimis ; florıbus magnis, perigonii segmentis late et
exacte oblongo-spathulatis, apice obtusissimis, dorso villosis.
(43) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPÉCIES FLORA ORIENTALIS. 115
ÜBSERVATIONES : G. Szovitsii vicarians est in regionibus orientatibus
G.saxatilis, sensu strictiore et Kochiano (qui descripsit); quamquam
indumento, toto habitu et fibrillis radicalibus distinguilur, tamen ob var.
intermediam accedit ad G. bohemicam A. et H. Schultes, cujus var.
hungarica (nostræ proxima) late in regione hungarica et danubiali
inferiore diffusa est, et ob formam australem cum mea G. australi,
insulis Corsica et Sicilia inquilina, conjungitur. Cl. Boissier in herbario, ad
exsiccatum n. 61 herbarii ruthenici, post cl. Läng descriptionem autop-
ticam, sie adnotavit: « La plante de Tauscher (2) est un peu plus grande
ei à feuilles plus larges, c’est le cas de @. Billardieri, les pétales sont
encore plus obtus, semblables à ceux de @. bohemica. Tauscher l'a
envoyé mêlé avec le @. Billardieri, auquel elle est absolument sem-
blable pour l’indument et pour tout, sauf les pétales obtus et non aigus.
Soit le G. Szovitsii, soit la plante de Smyrne ne sont, peut-être, que
des formes plus grandes du Orn. bohemicum ». Nescio de qua planta
ad Smyrnam a Tauscher lecla cl. Boissier sermonem habeal; sed e
Sinyrna specimen sub Ornithogalo pygmaeo Willd. in « Unione
itinearia 1827 » distributum vidi, et nihil a G. Szovilsit lypica diver-
sum puto. Pumilum vero est, foliis radicalibus gracillimis, caulino infe-
riore glabrescente, lanceolato, ereclo, flores æquante, reliquis, 2 v. »,
eilialulis ad basim pedunculorum villosorum approximalis, floribus duo-
bus, perigonii segmentis parce quam in 1ypo anguslalis, sed obtusis,
dorso subpubescentibus. In rupestribus circa Smyrnam eliam, clar.
balausa G. Szovitsii legit et in « Plantes d'Orient, 1854 exsicc.
n. 15% » edidit; sed ad @. Billardieri typicam ob bulborum structuram,
ob perigonii segmenta maxima et lineari-oblonga. obtusa, ob totum
habitum traxi. — CI. Boissier haud recte G. Billardieri, quæ ad
Foliosas spectat (confer iconem Labillardiere in Dec. V, tab. 9),
characteres intellexit; qua de re inrite ad G. bohemicæ loca natalia
« Analollam ad Ephesum (Labill.) » adjunxit. In cl. Boissier herbario
specimina sub n. 440 et 441 a Roth in « Palæstina ad Hiersolymam »
lecla non reperi; sed quæ ex hoc loco et ab eodem Roth inventa et in
aliis herbariis servata examinaviad G. damascenam var. pumnilam
pertinent.
In Oriente G. Szovitsii magis diffusa quam in Europa. @. bohemica
var. stenoclamydea Borbas (ex Ascherson u. Græbner, Syn. Mittel,
europ. fl, II, 81) in flora hungarica abunde invenitur; typica in
Bohemia ad Pragaın, dein ad Znaim in Moravia, aliisque perpaucis locis
hactenus lecla fuit. In occidente vero G. saxatilis Germaniam typice
incolit, cum 8 gallica Galliam, cum y helvetica Helveliam, et cum à
hispanica Hispaniam et rarissime benzin. Subsp. @. australis
Terracc. A., ad BG gallicam valde morphologice et genelice proxima
insulas majores maris Mediterranei habitat.
Quod de G. bohemica in « Studien ueber die Gattung Gagea » scripsit
Pascher (Lotos, A904, n. A) partim ad @. Szovitsii refertur. Coeterum
paucæ sunt species in quibus evolutiones morphologicæ ei geographicæ
sic pari gradu inter se processerunt, ut formæ meridionales et quæ ab
Europa septentrionali per Galliam et quæ per Moraviam et Bohemiam
progressæ fuerunt, dum facillime alteræ ab alteris distinguantur, varia-
liones vix analogas præbeant. Confer adnotationem ad stirpem.
—+- + Amblyopetalæ. — Folia radicalia longissima, anguste linearia,
caulina lanceolata subopposila v. alterna, glabra et a medio valde atte-
116 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1906 (44)
nuata. Flores parvuli, subeymosi, intus aurati, extus viriduli et glabri.
Perigonii segmenta elliptica, v. oblongo-elliptica, obtusa. Herb» erectæ,
graciles, pedunculis paucis, inæquilongis, glaberrimis, bractealis, brac-
-teolis haud raro ciliatulis.
+ Euamblyopetalæ. — Folia caulina alterna, sensim usque ad flores
decrescentia.
> Bulbi extus fibrillis radicalibus intricatis haud circumdati. Peri-
gonii segmenta exquisite elliplica, obtusissima. Bulbus minor irregulariter
cristulatus v. obsolete tuberculatus *.
26. G. amblyopetala Boissier et Heldreich! — G. bulbis duobus,
-subæqualibus, parvis, uno tantum fere minore et obsolete tuberculato v.
.scahro aut irregulariter cristulato, rarissime læviusculo: foliis radicalibus
duobus, anguste linearibus v. filiformibus, planis v. læviter striato-canali-
culatis, flores superantibus, caulinis alternis raro subalternis v. inter-
nodio minimo separalis, inferiore a dilatata basi lanceolato, subspathaceo,
apicem versus subconvoluto et attenuato-divaricato, reliquis conformibus
-sed sensim minoribus, supremis tantum ad pedunculorum basim oppo-
silis, omnibus glabris v. basi ciliatulis; scapo gracili, erecto, peduneulis
.glabrescenlibus, tenuibus. inæqualibus, 2-4, umbellatis. erectis v. inter-
dum subcernuis : floribus parvis, intus Juteis v. intense aureis, extus
-Juteo-viridescentibus, glabris. perigonii segmentis ellipticis, obtusis v.
obovato-obtusis, basi plerumque allenuatis, dorso 5 nervibus, staminibus
perigonium æquantibus v. parce subbrevioribus. filamentis subulatis et
antheris initio oblongis breviterque obovatis, dein rotundis, minimis,
ovario obovato, basi altenuato, stylo gracili stigmate dilatato perigonium
æquante terminato, capsula obovala, basi parce attenuata, apice truncata,
perigonio '/s breviore.
Boissier et Heldreich! Diagn. pl. or., ser. I, n. VIE, 107. — Walpers,
Ann., I, 850. — Boissier, Fl. or., \V. 206. — Tchihatcheff, As. min. II,
533. — Ascherson, Beitr. fl. nordwestl. kleinas,, in Jahrb. kongl. bot.
gart. u. mus. Berlin, IL 363. — Boissier, Adn. pl. d’Orient, in Bull. Soc.
bot. fr., 1895, 288. — Terracc. N., Add. ad Syn. pl. vasc. montis Pollini
(sub var. calabr a) 28, in Ann. Ist. bot. Roma (1900), IX. — Haläcsy
Fl. græc., III, 225. — G. spathacea Grisebach, Spicil. fl. rumel. et
bilhyn., IL 389. — G. aurea Koch, in Linn., XXI, 229 et G. chloran-
tha Koch, in Linn., XIX, 8. — @. turcica Noé! mss. in herb. tergestino.
— Ornithogalum spathaceum Sibth. et Smith., Fl. græc. prodr., 1,
229 (p.p.). — 0. chrysanthum Tenore, Syll. fl. neap., 174. — O. bohe-
micum Tenore, Fl. nap., I, 172-173. — O0. minimum var. c. Tenore,
op. cit. II, 370 (in observat. ad 0. tuteur)
art Nulla.
? In Oriente hactenus nondum inventæ :
X X Bulbi extus fibrillis radicalibus paucis, crassiusculis, intricatis circum-
dati. Perigonii segmenta parva, ovata v. subovato-oblonga, obtusa. Bulbus minor
leviter punctulatus v. irregulariler verrucoso-areolatus. Herbæ sæpe bulbilliferæ.
G. Durieui Parlatore! Fl. ital., Il, 426 in observat. — Pascher, Uebers. Art.
Gatt. Gagea, in Lotos, 190%, n. 5, p. 191. — Terracc. A., I. 20.
Icoxes : Nulla.
HaBirar : Algeria.
Subsp. G. iberica Terrace. A., Gagearum novar. diagnoses, in Boll. Soc. ortie.
RAPREUT SAT:
(45) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORÆ ORIENTALIS. 117
HagrrarT : Specimina examinavi : « in regione abiegna monlis Parne-
this Atticæ, altitud 4000 ped., IV, 1844 legit Heldreich! (pl. Atticæ, ex
herb. florentino, parisiensi), ad Barô in sylvis abiegnis Parnethis Atticæ,
IV legit Heldreich ! (ex herb. florentino). in regione abietina montis Par-
nethis, loco dicto Koromila, altitud. 4000 ped., 31. Il et 5,[V, 1895 legit Hel-
dreich! (specimen unum in « herb. græc. norm., n. 1290 », ex herb.
Burnat), in montis Parnes summis, legit Heldreich!(ex herb. tergestino).
— In regione media Hymetti, II, 1844 legit Heldreich ! (ex herb. Barbey,
De Candolle, parisiensi, Delessert, florenlino, taurinensi). — Bithynia,
1846 legit Pestalozza! (ex herb. Boissier); Bithynischer Olymp. legit
Koch ! (ex herb. Boissier sub @. chlorantha), et IV, 1874 legit Pichler !
(pl. exsicc. fl. rumel. et bithyn., ex herb. Burnat); in regione alpina
montis Olympi, altitud. 1700 m., 18, V, 1899 legit Bornmüller / (n. 5593
it. anat. tert. 1899, ex herb. genuensi). — Ciaculicia, ultra Scutarim,
vere 1850 legit Clementi! (ex herb. Boissier, pisano, genuensi), talus de la
route entre Sculari et Bourgaourlou, legit Perquet ! (ex herb. Boissier, qui
scripsit!). — Bosphore, IT, 1837 legit Pestalozza ! (n. 243 et sine numero
in herb. genuensi). — Byzantio, idest Constantinopole, IT, legit Murmanus !
(ex herb. Boissier), legit Willdemann ! (ex herb. Boissier), II, 1845 legit
Noé! (n. 372 ex herb. tergestino sub G. turcica), legit Aucher-Eloy !
(n. 2146 herb. d'Orient, ex herb. Boissier, parisiensi),legit Conmany ! (ex
herb. Boissier); collines découvertes, aux eaux douces près Constanti-
nople, 12, IV, 1891 legit Charey! (ex herb. Hervier), in locis siceis prope -
Kiagidhane ad Constantinopolim, IV, 1876 legit Murmanus ! (ex herb.
Burnat), mont Boulgourloup près Constantinople, 1848 legit Thuret !
(ex herb. De Candolle). — Asie Mineure, 1836 legit Aucher-Eloy ! (ex:
herb. De Candolle), ad Gandali, près de la neige au mont près Andiamyti,
IL, VI, 1833 (specimen in herb. Webb, à Gustav Coquebert de Montbret
missum). — Flora Syriaca, ad Ras Beyrut, 8, III, 1883 legit Peyron ! (ex
herb. Boissier). — Smyrne, sur les coteaux incultes, 16, III, 185% legit.
Balansa/!(n. 153, pl. d'Orient, 185%, ex herb. Boissier, Barbey, florentino,
De Candolle, Delessert). — Caria, 1843 legit Pinard ! (ex herb. Kewensi
sub G. graeca) ». —
Indicatur etiam e Thracia (Tchihatcheff) et e montosis Thessaliæ ad
Kulambaka (Boissier). Anno præterito legi in Sicilia ad Ficuzza; et ex
mut. socc. Palermo, IL (septembri 1904), 3%, et Revis. monogr. Gagea fl. spagn.,
in Bol. Soc. eien. Arag. (1905), IV, 245. — G. distans Pascher, op. cit., 120
Icoxes : Nulla.
Hapırar : Hispania meridionalis.
E + Chrysanthæ. — Folia caulina bina inæqualia opposita. Umbella pauci-
flora, dichotoma, basi foliolis duobus subæqualibus oppositis, rarissime alternis,
et pedunenlis ad bifurcationes bracteolatis. Perigonii segmenta obovato-oblon-
gata, obtusa.
G. chrysantha A. et H. Schultes, Syst. veget., VIII, 545. — Kunth, En. pl.,
IV, 239. — Parlat., Fl. ital., II, 245. — Cesati, Pass., Gibelli, Comp. fl. ital.,
130.0 Arcangeli, Comp. fl. ital., ed. 1 690, ed. IL, p. 126, — Strobl, Fi.
nebrod., 158. — @. foliosa Parlat., Fl. pal., I, "275 Bo — Orn ithogalu m
chrysantum Jan!, Elench., 5. — Gussone, Fl. sic. prodr., suppl. 100, et Syn.
fl. sie., I, 201, et Add. et emend,, 812. — Bertol., Fl. ital., IV, 91. — Orn.
foliosu m Todaro!, Ra». pl. sie. decad., I, 7 (p.p.).
Icones : Nulla.
Hasırar : Sicilia.
118 - BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m séR.). 1906 - (46)
Italia meridionali accepi e monte Pollino (Terracciano N.!) et vidi e Co-
rigliano calabrio (Gasparrini!) et e Lucania (Gasparrini!), etc. A clar.
Tenore indicatur « in campis argillosis Japygiæ circa Genusium »; sed
non vidi.
_ VARIATIONES : Species inter omnes distinctissima. Variat tamen scapo
unifloro et corymboso-multifloro, pedunculis erectis et interdum in qua-
que inflorescentia eliam subcernuis, glaberrimis sed haud raro pilis
scarsis albis hic illie indutis, foliis caulinis usque ad pedunculos varie
inter se distantibus, sed hic oppositis, minimis, lanceolatis, plerumque
ciliatis . Coeterum folia caulina etiam intus ad basim pilosula et mar-
gine ciliata in quibusdam speciminibus (G. turcica Noe!, quæ bulbum
minorem subreticulatum præbet) videntur. Longitudine seapi distin-
guunlur :
var, pumila : planta omnibus partibus abbreviata, pauciflora, foliis
radicalibus angustatis.
var. elata : planta elala, scapo apice pedunculis crebris et valde divari-
catis, foliis radicalibus et caulinis latiusculis.
Foliorum radicalium et caulinorum structura:
var. angustifolia : foliis radicalibus et caulinis omnibus angustioribus,
longissimis, caulino inferiore præsertim strictius lanceolato-altenuato
et divaricato, tota planta gracilescens.
var. spathacea: foliis radicalibus latioribus, caulino inferiore evidenter
latiuscule-lanceolato et subspathaceo, reliquis etiam late lanceolatis,
oblongis.
Inter var. angustifoliam el var. spathaceam, inter var. elatam et
var. pumilam innumeræ occurunt formæ, quæ promiscue ex altera ad
alteram migrant etiam in speciminibus ab eodem collectore et in iisdem
locis inventis. Tamen ad var. pumilam sunt præcipue referenda speci-
mina e Scutari (Clementi!) ein. 2146 (Aucher-Eloy!); ad var. spathaceam
n. 153 (Balansa !), Bithynia (Pestalozza!), Schischli (Murmanus !); ad. var.
angustifolıam e Bosphoro (Pestalozza !). Byzantio ( Wildemann !), Kiagi-
dhane (Murmanus!); ad var. elatam e Ras-Beyrut (Peyron!), Gandali
(herb. Webb).
ÜBSERVATIONES : Exsiccata e Taygete, quæ mense februarii 1845 cla-
rissimi Boissier et Heldreich primum legerunt et descripserunt, non vidi;
sed hæc auclores « facile distinguenda a formis parvifloris @. polymor-
phae Boiss. et G. Billardieri Kunth. glabrilie pedunculorum et folio-
rum, foliis caulinis fere semper oppositis et præsertim petalis oblusis-
simis rotundatis. @. bohemica quæ hoc charactere quoque gaudet, est
planta pubescens, elc., elc. » animadverterunt. Comparatio haud recta
est et omnino exscludenda videtur, quod @. Billardieri Kunth et
G. foliosa A. et H. Schultes (= G. polymorpha Boiss.) et foliis et
perigonii segmentis lineari-oblongis ad alteram pertinent slirpem, dum
G.bohemica Auct. fl, græciæ (= G. Szovitsii),uti dixi, longe perigonii
segmentis elliptico-spathulatis distat. Cœterum cl. Boissier posterius in
Flora or. (V, 205), « folia caulina sæpius alterna rarius opposita » scripsit;
et characterem hunc exsiccata omnia, quæ ipse Boissier in herbariis sub
G. amblyopetala dignovit et manu sua scripsit. referunt. Nyman (Consp.
fl. europ. suppl. IL. Comment., n. 242, p. 374) sic adnotavit : « Cl. Janka
educavit e bulbis, quos cum glebula e Byzantio domum transtulit; attenter
examinatis speciminibus sic enalis, intellexit hanc G. amblyopetalam
RER
(47) ACHILLES TERRACCIANO. GAGEARUM SPECIES FLORÆ ORIENTALIS. A419
cum sicula G. chrysantha R. S. identicam esse. » Nescio quo loco el.
Janka sic scripsisset: certe in « Amaryll. Dioscor. et Liliac. europ. analyt.
elab., p. 69 » sub eodem numero 355 unam et alteram locavit. Sed utræ-
que inter se, ob foliorum caulinorum et radicalium structuram, Tongi-
tudinem, etc. distant, sed magis ob perigonii segmentorum formam,
stamina, ovarium; qua de re a @. amblyopetalae speciminibus foliis
caulinis subapproximatis, sicula @. chrysanthae specimina foliis inter-
nodio plus minus conspicuo separatis facillume distinguuntur, nec non
perigonii segmentis obovato-oblongis, margine hyalinis, raro concoloribus,
apice plerumque rubellis, interioribus obtusissimis, exterioribus subatte-
nuatis et vix aculalis,ovario ovalo, parvo,stylo a medio ad apicem dilatalo et
late stigmatoso, perigonio breviore. — Ornithogali spathacei (Sib-
thorp et Smith) descriplio et icon (Fl. græc., tab. 331) G. amblyope-
talam Boiss. et Heldr. et typicam G. foliosam A. et H. Schultes pro-
miscue referunt. — Cl. Heldreich vero sub nomine G. amblyopetalae
(n. 1290 herbar. græc. norm. ad ann. 1895). complures diversas distribuit
species, idest : G. amblyopetalam, G. Szovitsii, G. foliosam, G.
montanam n. Sp. (confer herbaria cl. Burnat, Bicknell, etc.).
Loci natura aliisque vero causis, ex hac stirpe duæ subspecies sese
pari gradu evoluerunt, quæ nune nunc etsi interse iam bene distin-
guantur, tamen totidem haud separandæ sunt :
$ A. Perigonii segmenta oblonga, apice rotundato-obtusa. Folia radi-
calia longissima, duplo flores superantia; caulina a lata basi longe
lanceolato-spathacea. Scapus crebre floriferus, floribus mediocribus. Bulbi
duo, subæquales v. alter dimidio minor.
Subsp. G. Heldreichii Terracc. A. — G. bulbo majore ovoideo, lævi,
altero cohærenti v. subæquali v. parce minore sed semper globoso,
minute et irregulariter granulato-scabro, et medio linea prominula circu-
lariter notato; foliis radicalibus longe flores superantibus (sæpe 15-20
cm. longis), linearibus, planis, 3-nerviis, apice varie revolulis, caulinis
alternis, inferiore a semiamplectente basi ovato-lanceolato, dein longe
allenuato, apice convoluto et fere acuminato, flores æquante v. vix
breviore, nunc ad axillam nudo. nunc pedunculum floralem gerente,
superiore conformi sed vix ‘/2 v. ?/s breviore ; scapo firmo, erecto, cm.
10-15 v. rarius ultra, apice ramoso, subcorymboso, peduneulis 5-8, gra-
eilibus, glabris, ad bifurcationes foliatis, sepe in infiorescentiis paucifioris
(2-3 floris) cum foliolis 2-3 ad pedunculorum basim fere verticillatis. lan-
ceolatis, angustis brevibusque; fioribus mediocribus, luteolis v. nitide
aureis, perigonii segmentis exterioribus oblongis, obtusis, glaberrimis,
interioribus angustioribus basi vix contractis, apice quam maxime rolun-
datis, staminibus vix !/ı perigonio brevioribus, filamentis a medio ad basim
sensim dilatatis, antheris ovato-oblongis, magnis, ovario oblongo-trigono,
basi attenuato, apice medio depresso, stylo sensim dilalato stigmate trigono
anlheras parce superante terminalo, capsula obovato-triquetra, basi
cuneala, superne angulis rotundatis et prominulis, medio valde depressa.
Icoxes : Nulla.
Hasıtar : Specimina habui a clarissimo De Heldreich anno 4895, qui
in literis sie scripsit « Altica, species nova »; vidi eliam ex Insula Melos
in submontosis, Ill, 1889 legerunt Heldreich et Haläcsy! (ex herb. Bick-
nell). et environs d’Achmetago en Eubee, III, 1843 (ex herb. monspe-
liensi). Amicus Lojacono-Pojero, floræ siculæ studiosissimus, iam ab anno
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 : (48)
1889, mense aprilis, «in nemoribus calcareis montosis, altitud, 900-
1000 m., ad Pizzuta aliisque locis prope Piana dei Greci » specimina
graecis simillima invenit et nomine G. amblyopetalae var. (an G.-
longifolia sp. n.) mihi donavit ; sed iam sub G. chrysantha clarissimus
Burnat communicaverat.
- VARIATIONES : Folia radicalia variant filiformia ac linearia, sæpe latius-
cula, usque ad 24 cm. longa, caulina interdum sub floribus et in hac
parte suboppositis, ita ut scapus nudus videatur et inflorescentia basi
foliorum verticillop rædita. Scapus usque ad 15 cm. v. ultra, dicho-
tome et corymbose ramosus, rarissime breviore; inflorescentia pauci- et
mulliflora, pedunculis longissimis, erectis v. demum apice tantum recur-
vis; perigonii segmenta sub fruclu conniventia, apice vix cucullata.
| OBSERVATIONES: Species certe proxima @. amblyopetalae var elatae,
sed perigonii structura bulbisque dum ab hac recedit, partim ad G. chry-
santham accedit. Et vero cl. Tineo usque ab anno 1829 (22 martii), spe-
cimen « ad Ficuzza, nella via che dalla casina conduce al Gurgo lungo »
nostræ speciei vix identicum legit, cui nomen apposuit Ornithogali
arvensis var. gracilis; postea pro G. chrysantha habuit.
"$$ B. Perigonii segmenta obovato-oblonga, apice obtusala, tenuiora.
Folia radicalia scapum non superantia ; caulina ovalo- lanceolata, spathacea,
parce attenuata, Inflorescentia subsimplex, pauciflora, floribus parvis,
peduneulis basi foliis subverticillatis præditis. Bulbi duo, minor plerumque
obsoletus.
Subsp. G. bithynica Pascher. — G. bulbis duobus, altero sæpe minimo
et aphyllo, lævi v. fere, majore globoso et subobliquo; foliis radicalibus
duobus (sed plerumque uno solitario), paulo depressis, semiteretibus,
scapo parce v. quarto brevioribus, basi attenuatis, vix mm. latis, obtu-
siusculis, caulinis internodio varie longo separatis, inferiore ex ovata basi
et scapum ampleclante oblongo-lanceolato, canaliculato v. concavo, apicem
versus sensim allenualo, obtusato, 2-4 cm. longo, altero subangustiore
brevioreque, 1 ‘/2 ad 3 cm. longo, omnibus glabris vix marginalis; scapo
brevi, gracili, striato-subangulato, paucifloro, inflorescentia pedunculata,
ad pedunculorum basim foliolis 2-3 subverticillatis, pedunculis tenuibus,
gracilibus, longis, reclis v. subflexuosis, fructiferis elongatis strictiori-
busque ; floribus parvis, intus candide luteis, perigonii segmentis interio-
ribus obovato-oblongis, apice magis rotundatis obtusisque, albicantibus,
exterioribus oblongis, vix attenuatis, et fere obtusalo-aculatis, omnibus
glabris, dorso exquisite trinervibus, sub fructu apice marginibusque
convolutis et tunc acutiusculis, staminibus perigonio quarto brevioribus,
raro subæquilongis, filamentis gracilibus, antheris parvis rotundis, ovario
obovoideo-trigono, basi altenualo, superne retuso et subemarginato, stylo
gracili antheras superante et stigmate late dilatato-trigono terminato,
capsula ovoidea, basi minime attenuata (haud slipitala), superne truncata
et, emarginata.
Pascher, Uebers. Art. Gatt. Gagea, in Lotos, 189%, n. 5, p. 127.
Icoxes : Nulla.
| (A suivre).
3
=
À
121
DIE LAUBMOOSE BADEN
Eine bryogeographische Skizze
VON
D' Th. HERZOG.
(Suite.)
VIIf. Buchen- und Mischwald der unteren Bergregion.
Trockener, oft mit Poa sudetica, Melica nutans, Luzula albida und
silvatica, Prenanthes purpurea, Phenixopus muralis, Hieracium umbel-
latum oder H. murorum, Campanula rotundifolia und persicifolia be-
wachsener Boden. Hier finden wir besonders die bleichgrünen Polster
des Leucobryum glaucum, spärliche Räschen von Fissidens taxifolius und
Ceratodon purpureus, hin und wieder auch gemeines Bryum capillare
und Funaria hygrometrica. Fast alle andern Moose haben sich teils auf
die trockenen Sleine, wie Hypnum cupressiforme, Schistidium apocarpum,
Dieranum scoparium und Brachythecium populeum oder velutinum, zurück -
gezogen, teils an den meist feuchten Böschungen von Hohlwegen,
Waldpfaden oder Holzabfuhrwegen angesiedelt, wo dann ein recht
bunter Teppich allerdings zumeist sehr gewöhnlicher Arten anzutreffen
ist, oder sich in die feuchten, wasserdurchrieselten Tobel dieses Ge-
bietes geflüchtet, wo sie erst zu einer üppigen Entfaltung ihrer Formen
gelangen können. Da treffen wir all’ die zierlichen Gestalten von Mnium
undulatum, affine und punctatum, Hylocomium squarrosum, triquetrum
und splendens, Hypnum Schreberi, Atrichum undulatum, Rhodobryum
roseum, Climacium dendroides und Thuidium tamariscinum im präch-
ügsten Grün, Gelb und Braun gemischt mit der zarten Trichocolea Tomen-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1906. 8
122 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉéR.). 1906 (297)
tella, Lophocolea heterophylla und dem dunkelgrünen Thallus der Fega-
tella conica. Die Ränder der Hohlwege aber schmückt ein vielfarbiger
Ueberzug von Laub- und Lebermoosen, meist kleineren Formen in
ausserordentlich wechselnder und hübscher Zusammenstellung; die
blassblaugrünen Ueberzüge von Fissidens bryoides neben den schön-
grünen, seidenglänzenden Rasen der Dicranella heteromalla, dazwischen
die zarten Stengel von Mmobryum albicans und Webera annotina, Bux-
baumia aphylla mit ihrem merkwürdigen, grossen, zusammengedrückten
Sporogon auf kurzer, dicker Seta, die niedergedrückten Kuchenrasen des
Diphyscium sessile mit der bleichgelben, eingesenkten Kapsel, Leber-
moose in Menge: Scapania nemorosa, Diplophylleia albicans, Junger-
mannia hyalina, Alicularia scalaris, in den zartesten olivenbräunlich und
röllichen Tönen, dann das schlanke Ditrichum pallidum mit der stroh-
gelben Seta und den ziegelroten Sporenkapseln, die glänzenden Ueber-
züge von Plagiothecium Reseanum und PI. denticulatum neben den ge-
meinen Formen Hypnum cupressiforme, Schreberi und purum, Dieranum
scoparium, Hylocomium triquetrum und den niederliegenden, gelben
Stengeln von Hypnum Lindbergü, während im Gebüsch zwischen Gras
und auf faulenden Baumstrünken üppige Bestände von Brachythecium
rulabulum und B. velutinum, Eurhynchium piliferum und Plagiochila
asplenioides sich verstecken : alles in allem eine recht mannigfallige zum
grossen Teil aus Proletariern zusammengeselzte Gesellschaft, die sich
scharf von den Bewohnern der oberen Bergregion unterscheidet,
Damit hätten wir in knapper Form einen genügenden Ueberblick über
die häufigsten und hervorstechendsten Charakler-Vegelalionen des
Schwarzwaldes gewonnen, um mit dem nöligen Verständnis an den
zweilen Teil, eine Vergleichung des nördlichen und südlichen Schwarz-
waldes, herantreten zu können.
Hier handelt es sich zunächst darum, die beiden Gebirgsabschnitte mit
ihren Eigentümlichkeiten in tabellarischer Uebersichtlichkeit einander
gegenüberzustellen, sodann in zweiter Linie, die zwar beiden, aber in
verschiedener Ausdehnung, gemeinsamen Arten namhaft zu machen.
Naturgemäss werden im südlichen Schwarzwald infolge seiner bedeu-
tenderen Höhe die subalpinen und alpinen Arten einen beträchtlichen
Prozentsatz der ihm allein angehörenden Arten ausmachen, und diese
werden wahrscheinlich. im nördlichen Schwarzwald nie aufgefunden
werden können. Dagegen zeichnet sich dieser durch einige höchst
charakteristische Formen der niederen montanen Region aus, Bewohnern
der feuchten Schluchten, besonders des Porphyr und Bunisandstein, von
a:
ERS
(298) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 123
denen es recht zweifelhaft erscheint, ob sie je im südlichen Schwarzwald
zu treffen sein werden,
Dem südlichen Schwarzwald allein angehörig sind bis jetzt :
Sphagnum Warnstorfii.
» recurvum.
Andreea Huntii.
(Gymnostomum rupestre).
(Hymenostylium curvirostre).
Anectangium compactum.
Oreoweisia serrulata.
Cynodontium strumiferum.
Oncophorus virens.
Dicranella squarrosa.
Dieranum Starker.
» Biyttii.
» Sauteri.
» fuscescens.
» spurium.
Campylopus subulatus.
» fragilis.
Trematodon ambiguus.
Fissidens exilis.
» osmundoides.
» decipiens.
(Ditrichum flexicaule).
Didymodon rigidulus *.
Tortula latifolia *.
» pulvinata *.
(Barbula reflexa).
(Tortella inclinata).
» fragilis.
Cinclidotus fontinaloides.
Coscinodon cribrosus.
» humilis.
Grimmia torquata.
» funalis.
» incurva.
» elongata.
» trichophylla *,
» leucophæa *,
» commutata *,
» decipiens *.
» elatior.
Rhacomitrium microcarpum.
Amphidium lapponicum.
Zygodon viridissimus.
Orthotrichum cupulatum.
» pumilum *,
Encalypta vulgaris *.
Splachnum ampullaceum.
Entosthodon fascicularis *.
Webera longicolla.
» cucullata *.
» cruda.
» commutata.
» Ludwigii.
» annotina *.
» lutescens.
» sphagnicola.
Anomobryum concinnalum.
Bryum cirratum.
» bimum*,
Bryum Mildeanum.
» Funckii.
» elegans.
» Duvalii *.
» turbinatum *.
» Schleicher: var. latifolium.
Mnium stellare *.
» einclidioides.
» Seligeri *.
Meesea longiseta.
Philonotis Arnellii.
» seriata.
» alpicola.
Oligotrichum hercynicum.
Polytrichum alpinum.
Fontinalis gracilis *,
Neckera turgida.
Leskea nervosa.
Cylindrothecium Schleicheri.
(Orthothecium rufescens).
f » miricatum).
! Die alpinen Elemente werden in den folgenden Tabellen schräge gedruckt.
194 BULLETIN DE L’'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (299)
Gamptothecium nitens *. Hypnum purpurascens.
Brachythecium reflexum. » Sendtneri *.
» Starkei. er us » contiguum.
» curtum. ( » commutatum) *.
» Geheebii. » falcatum.
Eurhynchium strigosum *. » irrigatum.
» velutinoides. » pallescens.
(Rhynchostegiella tenella). » replile.
Plagiothecium curvifolium. » fertile.
» Ruthei. » callichroum.
» elegans. _ A » Haldanianum.
» pulchellum. » arcticum.
» Müllerianum. » Mackayi.
Amblystegium varium *. » micans.
» fluviatile *. | » scorpioides.
Hypnum protensum. : Hylocomium Oakesii.
» exannulatum *.
Unter diesen 113 Arten, fast ein Drittel sämtlicher Schwarzwaldmoose,
befinden sich ziemlich viele, die höchst wahrscheinlich auch dem nördlichen
Abschnitt zugehören und nur zufällig bis jetzt aus ihm noch nicht bekannt
geworden sind. Nach Abzug dieser 25 (mit * bezeichneten) Arten bleiben
dem südlichen Schwarzwald immer noch 89 eigentümliche Arten,
von denen 39, also 44 ‘/ alpinen Charakters sind. Die eingeklammerten
Spezies sind nicht eigentliche Schwarzwaldmoose, sondern Kalkformen,.
die auf Gneis oder. Granit, vielleicht durch kalkführendes Wasser
begünstigt, ihren Wohnort zufällig im Schwarzwald aufschlagen konnten.
Den 89 typischen Vertretern der südlichen Schwarzwaldvegetation hat
der nördliche nur folgende 19 entgegenzustellen :
Sphagnum fimbriatum. | Orthotrichum Sturmn.
» Russowil. : » Brauni.
» subnitens. » tenellum.
(Seligeria recurvata) Se Tetrodontium Brownianum.
Campylosteleum saxicola. . Splachnum sphericum.
Grimmia Doniana. | Bryum cyclophyllum.
» .monlana, 4 ; Hyocomium flagellare.
Ulota intermedia. Hypnum eugyrium.
» macrospora. : » ochraceum.
Orthotrichum nudum a
unter welchen Splachnum sphericum den einzigen alpinen oder alpin-
borealen Vertreter darstellt.
Die übrigen der ;etwa 360 Schwarzwaldmoose sind mehr oder weniger
ns
(300) : TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 125
gleichmässig über das. ganze Gebirge zerstreut, und die wichtigsten der-
selben wurden in den oben gegebenen Vegetationsbildern in ihrer
natürlichen Vereinigung zusammengestellt. Ausser diesen giebt es aber
noch eine Reihe von Arten, die zwar nicht zu den allgemein verbreiteten
gezählt werden können, doch aber sowohl im nördlichen als im südlichen
TeildesSchwarzwaldgebirges gefunden werden und nurdurch dieungleiche
Dichtigkeit ihres Vorkommens ein erhöhtes Interesse beanspruchen. So
sind z. B. Rhabdoweisia fugax und Rh. denticulata sowohl in der Um-
gebung des Feldberg, Belchen und Schauinsland und den von ihnen aus-
strahlenden Tälern als auch im Hornisgrindegebiete zu Hause, finden
aber naturgemäss die ihnen zusagenden Verhältnisse (Felsreviere in
höherer Gebirgslage) im südlichen Schwarzwald häufiger als im Norden,
so dass Rh. fugax im südlichen Teil als fast gemein bezeichnet werden
kann, während sie nördlich des Elz- und Kinzigtals doch schon zu den
ungewöhnlicheren Erscheinungen gehört. Rhabdoweisia denticulata ist aus
der Freiburger Gegend von 8 Standorten bekannt, wo sie teilweise in
üppigster Entwicklung und grosser Individuenzahl auftritt, während sie
sich im Hornisgrindegebiet nur an 2 Stellen, und hier nur spärlich vor-
findet. Auch Dicranoweisia crispula, Blindia acuta, Dryptodon patens,
Rhacomitrium sudeticum und Hypnum Lindbergi sind zweifellos im
südlichen Schwarzwald weiter verbreitet, schon weil dieselben (mit Aus-
nahme des letzten) als subalpine Arten in der dem nördlichen Gebirgs-
teil fast völlig fehlenden subalpinen Region sich am kräftigsten entfalten
können. Dagegen scheint Pterogonium gracile mehr durch die südliche
Lage des einen Gebirgsteils beeinflusst zu sein, indem es hier recht
häufig ist, aus dem nördlichen Schwarzwald bisher aber nur von einer
einzigen Stelle bekannt wurde. Andrerseits findet Dieranum fulvum
seine weiteste Verbreitung in den nördlichen Gegenden, besonders auf
Buntsandstein und Porphyr, und ebenso Fontinalis squamosa, die in der
Gegend des Murg- und Oostales recht verbreitet scheint, im südlichen
Schwarzwald dagegen sehr selten ist.
Rhaphidostegium demissum und Orthotrichum urnigerum endlich sind
zwar von W. P. Schimper, allerdings ohne jede spezielle Fundortsangabe,
als im Schwarzwald vorkommend bezeichnet, können aber, obwohl ihre
Anwesenheit durchaus nicht unwahrscheinlich ist, bis neuere Bestäti-
gungen vorliegen, nicht mit Sicherheit bei den badischen Arten mit-
gezählt werden.
Noch einer Gruppe von Moosen, die besonderes pflanzengeographisches
Interesse bieten, sei hier gedacht. Es sind dies die in tiefen Schluchten
126 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (301)
der unteren Bergregion, mit Vorliebe in der Nähe schäumender Wasser-
stürze vorkommenden Arten:
Hyocomium flagellare, Hypnum Mackayi,
Plagiothecium Mülleriannm, » micans,
Hypnum eugyrium,
von arkto-tertiärem Charakter, die einen Zusammenhang der alten Floren
von Grossbritannien und Skandinavien mit den Urgesteinsfloren Mittel-
europas einerseits, mit denen der Alpen und Pyrenäen — den Scheide-
linien zwischen alt-arktisch-alpiner Formation und neueren mediter-
ranen Florenelementen — anderseits, bezeugen und denen aus der sub-
alpinen Region Amphidium lapponicum, Hypnum arcticum und Andreæa
Huntit angeschlossen werden können. Dieselben gehören mit zu den
interessantesten Erscheinungen in der Schwarzwaldflora und unter-
scheiden sich deutlich von den wahrscheinlich erst zur Eiszeit von den
Alpen im Süden und Skandinavien im Norden über die Mittelgebirge
ausgestreuten Arten von rein alpinem Charakter, wie Oreoweisia serru-
lata, Grimmia torquata, funalis und elongata, Bryum elegans, Webera
cucullata, Pseudoleskea atrovirens, Hylocomium pyrenaicum und vielen
anderen, denen wir auf den Kämmen der mitteleuropäischen Gebirge be-
gegnen. Welcher von beiden Abteilungen Anœctangium compactum —
bei nur 600 m im Oberriedertal — zuzuteilen ist, muss zur Zeit noch als
unentschieden betrachtet werden.
Eine gesonderte Darstellung verdient auch die Flora des schon ein-
gangs erwähnten Culmgebietes, das auf seinen Grauwacken- und
Tonschiefern eine höchst eigenartige Moosdecke trägt und durch das
Vorkommen sowie die weile Verbreitung einzelner Arten z. T. an die
Flora ähnlicher Schiefergebiete in der Bergregion der Alpen erinnert.
Da hier aber wohl mehr die physikalische als die chemische Natur des
Gesteins für die Eigenart seiner Moosflora verantwortlich zu machen ist,
so treten diese Unterschiede auch nur bei den Vertretern der eigent-
lichen Felsflora hervor, während auf dem Detritus des Gesteins, auf
Walderde, an Wegrändern, auf Wiesen, an Quellen u. s. w. überall die
gewöhnlichsten, allgemein verbreitelen Moose den gleichartigen Floren-
charakter des Schwarzwaldes auch hier fortführen. Diese Anschauung
gewinnt noch mehr an Wahrscheinlichkeit, wenn wir beobachten, dass
an den Tonschieferfelsen unseres Gebietes Arten der Kalk- und Kiesel-
flora auf engem Raum vereinigt zusammen wachsen, das heisst Arten,
die wir nach ihrer allgemeineren, weiteren Verbreitung als zu diesen
es
(302) TH, HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 127
beiden verschiedenen Kategorien gehörend zu betrachten gewohnt waren,
die aber, wie es scheint, hie und da unter dem Einfluss gewisser physika-
lischer Bedingungen im Stande sind, bodenvag zu werden. Es ist
wenigstens nicht wahrscheinlich, dass die Mischung dieser verschieden-
artigen Florenelemente auf Rechnung einer rasch wechselnden chemi-
schen Beschaffenheit ihrer Unterlage zu setzen sei; doch dürfte diese
Frage dem Experiment leider kaum zugänglich werden. Tatsache ist
jedoch die merkwürdige Erscheinung, dass wir neben dem entschieden
kalkholden Gymnostomum rupestre, dem Leitmoos der Schwarzwald-
Kulmzone, häufig Rhacomitrium lanuginosum, das zu unseren kalk-
scheuesten Moosen gehört, in üppigster Entwicklung treffen, und ähnlich
verhält es sich mit vielen andern; doch möge dieses eine Beispiel ge-
nügen. Ausser Gymnosiomum rupestre, das, wie schon erwähnt, hier
eine ausserordentlich weite Verbreitung besitzt, nenne ich von Moosen
gleichen Charakters: Tortella tortuosa und T. inclinata, Ditrichum flexi-
caule, Bryum Funckü, Amblystegium filicinum (massig) und Orthothecium
intricatum, denen gegenüber Amphidium Mougeotü, Rhabdoweisia fugax,
Rhacomitrium lanuginosum, Grimmia ovata, leucophæa, commutala und
funalis!, Blindia acuta, Bryum alpinum, Heterocladium squarrosulum
und viele andere die reine Kieselflora repräsentieren. Auffallend weit
verbreitet ist auch Pferogonium gracile, das sogar stellenweise als Massen-
vegelation auftritt und allein hier in Baden mit Früchten bekannt ist.
Von weiteren Seltenheiten, die auch in den Alpen vielfach an Schiefer-
gesteine gebunden sind, muss noch Anomobryum concinnatum (einziger
Fundort am Kleinen Utzenfluh) und Plagiothecium Müllerianum hervor-
gehoben werden, während Philonotis alpicola und Hypnum Mackayi,
die gleichfalls in der Schieferzone, (jeweils an einem einzigen Fundort)
auftreten, noch zu wenig genau bekannt sind, um nach ihrer geographi-
schen Bedeutung genügend scharf gefasst werden zu können. Auf alle
Fälle sind die hervorgehobenen Unterschiede prägnant genug, dass ein
geübter Florist, auch wenn er den geologischen Aufbau des Schwarz-
waldes nicht kennt, durch den plötzlichen Wechsel der Moosflora sofort
auch auf den ihn verursachenden Gesteinswechsel aufmerksam wird.
Als topographische Skizze dieser Verhältnisse diene eine Aufzählung
der an den beiden Utzenflühen im Wiesental vorkommenden Moose:
Gymnostomum rupestre, Rhabdoweisia fugax, Grimmia ovata, leucophæa,
commutata und funalis, Hedwigia albicans, Tortella tortuosa, Fissidens
adiantoides, Ulota americana, Orthotrichum rupestre, Anomobryum con-
cinnatum und Pterogonium gracile (letzteres in massiger Entwicklung
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (22e SÉR.). 1906 (303)
und auch fruchtend), neben den Farnen: Polypodium vulgare, Asplenium
Trichomanes, Ruta muraria, septentrionale, germanicum, Adiantum
nigrum und Woodsia ilvensis, sowie reich entwickeltem Sedum u,
lum und Saxifraga Aizoon.
Von den im Schwarzwald vorkommenden Kalk-Formen ist schon in
dem Abschnitt über den Einfluss der chemischen Verhältnisse des
Bodens gesprochen worden. Es sei nur der Vollständigkeit halber hier
eine Uebersicht derselben gegeben.
Kalkmoose im Schwarzwald sind :
Gymnostomum rupesire. Bryum Funckii.
Hymenostylium curvirostre. Plagiopus Oederi.
Fissidens pusillus. Philonotis alpicola.
Seligeria recurvata. Anomodon longifolius.
Ditrichum flexicaule. Orthothecium rufescens.
Didymodon spadiceus. » intricatum.
Trichostomum mutabile var. euspida- Amblystegium confervoides ?
tum. Hypnum commutatum.
Barbula reflexa. » falcatum.
Orthotrichum cupulatum. » ıncurvatum.
Bryum elegans.
Dieselben dürfen wohl grösstenteils als ursächlich mit der Flora des
Jura zusammenhängend aufgefasst werden, da ihre Mehrzahl zu seinen
häufigsten Charakterbürgern gehört.
Als Arten, die bisher nur im badischen Schwarzwald, das heisst in
keinem andern der mitteleuropäischen Mittelgebirge gefunden worden
sind, seien genannt:
Oreoweisia serrulata. Philonotis seriata.
Coscinodon humilis. Philonotis alpicola.
Ulota macrospora. Hypnum Mackayi ?.
Anomobryum coneinnatum ! » micans.
Diese kommen nur noch zum Teil in den Hochgebirgsregionen der
Alpen und der Tatra oder überhaupt ausserhalb der mitteleuropäischen
Gebiete vor.
Von weiteren Seltenheiten des Schwarzwaldes, die er aber ou
teils mit andern Mittelgebirgen teilt, seien erwähnt:
1 Ist inzwischen auch im Harz nachgewiesen worden.
2 Neuerdings auch in Westfalen gefunden.
ie
RER
(304) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS.
Sphagnum molluscum.
» rufescens.
» Warnstorfii.
» rubellum.
» Russowii.
» fimbriatum.
» teres.
Andreæa Rothii. -
» Huntii.
Dicranum Sauteri.
» Blytti.
» Starkei.
Campylopus fragilis.
Trematodon ambiguus.
Fissidens osmundoides.
Blindia acuta.
Campylosteleum saxicola.
Brachydontium trichodes.
Tortella fragilis.
Schistidium alpicola var. rivulare.
Grimmia elongata.
» funalis.
» torquala.
» incurva.
» elatior.
» decipiens.
Rhacomitrium mierocarpum.
Coscinodon cribrosus.
Webera Ludwigii.
Bryum Schleicheri,
» Mildeanum.
Mnium cinclidioides.
Meesea longiseta.
Philonotis Arnellii.
Oligotrichum hercynicum.
Buxbaumia indusiata.
Fontinalis hypnoides.
» _squamosa.
Neckera turgida.
» pumila.
Pseudoleskea atrovirens.
Heterocladium heteropterum.
» squarrosulum.
Isothecium myosuroides.
Brachythecium reflexum.
» Geheebii.
» Starkei.
» curtum.
Hyocomium flagellare.
Eurhynchium velutinoides.
Plagiothecium Ruthei.
» curvifolium.
» pulchellum.
» elegans.
Amblystegium fluviatile.
Hypnum contiguum.
Brachysteleum polyphyllum. » ochraceum.
Splachnum ampullaceum. » irrigatum.
» sphaericum. » fertile.
Webera longicolla. » reptile.
» Jutescens. » pallescens.
» cucullata. » purpurascens.
» commutata. » scorpioides.
» sphagnicola. » stramineum.
Unter diesen ist Neckera turgida eine der wichtigsten Arten. Der
Fundort im Höllental ist einer der am weitesten nach Norden vorgescho-
benen Posten ihres im allgemeinen das Mittelmeergebiet umfassenden
Verbreitungsbezirkes. Sie wächst an dieser Stelle ausserordentlich kräftig
und fruktifiziert reichlich, während gerade aus ihrer Heimat, den Medi-
terrangegenden noch keine Stationen für Fruchtexemplare bekannt
geworden sind. (Näheres über ihre Verbreitung cf. Botanisches Central-
blatt, Band LXXXIT, 1. c.).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, N0 2, 31 janvier 1906. 10
130 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me séR.). 1906 (305)
Dagegen stellen Fissidens osmundoides, Webera sphagnicola, Mnium
cinclidioides, Meesea longiseta, Splachnum ampullaceum und Plagio-
thecium Ruthei eine Verbindung mit den norddeutschen und skandina-
vischen Moor- und Heidefloren her, von deren typischen Vertretern dem
Schwarzwald allerdings der grössere Teil fehlt: so Paludella squarrosa,
Timmia megapolitana, Mnium rugicum und subglobosum, Catoscopium
nigritum, Thuidium Blandowü u. s. w.; nach der sonstigen Verbreitung
dieser Arten in Mitteleuropa ist es indessen nicht unwahrscheinlich, dass
sich die eine oder andere noch für den Schwarzwald wird nachweisen
lassen.
Fassen wir die in vorangegangenem Ueberblick gewonnenen Tatsachen
noch einmal kurz zusammen, so treffen wir im Schwarzwald:
1) als Grundstock eine Flora von ausgesprochenem Mittel-
gebirgscharakter, wie sie durch ganz Mitteleuropa auf Silicatge-
steinen in mehr oder weniger ähnlicher Ausbildung gefunden wird, hier
aber besonders durch eine ausserordentliche Fülle und Ueppigkeit
der Massenvegetationen ausgezeichnet ist;
2) an den höchsten Gipfeln und von ihnen vereinzelt in die Schlucht-
täler hinabwandernd eine aus zahlreichen Arten zusammengesetzte
Flora von rein alpinem Charakter, die jedoch durch die weit herauf-
dringende Montanflora in ihrer Entwicklung gehemmt und auf wenige
Punkte zurückgedrängt erscheint;
3) in den Schluchttälern der unteren Bergregion Reste eineralten,
die Floren der Urgebirge Mitteleuropas mit den Alpen und Pyrenäen
einerseits, mit Irland, Grossbritannien und Skandinavien andrerseits ver-
knüpfenden Flora;
4) reine Kalkpflanzen auf kieseliger Unterlage, deren Existenz
vielleicht durch den Kalkgehalt des sie benetzenden Wassers erklärt wird.
Verzeichnis der seltneren Arten einzelner besonders
reicher Bezirke.
1. Umgebung des Feldsees.
Hymenostylium curvirostre ! Blindia acuta.
Dicranoweisia crispula. Grimmia funalis.
Rhabdoweisia fugax. » torquala.
Gynodontium strumiferum. » elatior.
‘Campylopus fragilis. » leucophaa.
Fissidens osmundoides. » commulata.
(306) TH. HERZOG. DIE
Dryptodon patens.
Rhacomitrium sudeticum.
» fasciculare
Amphidium Mougeotii c. fret.
Ulota americana.
Encalypta ciliata.
Bryum Funckii.
» Mildeanum.
Philonotis alpicola.
Oligotrichum hereynieum.
Pterygophyllum lucens.
LAUBMOOSE BADENS.
131
Pseudoleskea atrovirens.
Lescuræa striata.
Brachythecium reflexum.
Amblystegium varium.
Hypnum dilatatum.
» reptile.
» pallescens.
» scorpioides.
Andreæa Huntii.
» Rothii var. falcata.
9. Zastlerloch mit der Zastlerwand und Wüstenhalde.
Dicranoweisia crispula.
Oreoweisia Bruntoni.
Rhabdoweisia fugax.
» denticulata
Oncophorus virens.
Dicranella squarrosa e. fret.
Dieranum Slarkei.
» Sauleri.
Blindia acuta.
Brachydontium trichodes.
Tortella tortuosa.
» fragilis.
Grimmia elongata.
» funalis.
» torquala.
Dryptodon patens.
Rhacomitrium sudeticum.
» fasciculare.
Coscinodon pulvinatus.
» humilis.
Amphidium lapponicum.
3. Unteres Za’stlertal (von der
Rhabdoweisia fugax.
» denticulata.
Dichodontium flavescens.
Dicranella squarrosa ster.
Campylopus fragilis.
Brachydontium trichodes.
Blindia acuta.
Tortula pulvinata.
Grimmia trichophylla.
Encalypta ciliata.
Splachnum ampullaceum.
Webera Ludwigii.
» commulala.
» cucullala.
Mniobryum albicans var. glaciale.
Pseudoleskea atrovirens.
Heterocladium squarrosulum.
Lescuræa striata.
Brachythecium reflexum.
» Starkei.
Plagiothecium Ruthei var. rupincola.
Hypnum purpurascens.
» irrigatum.
» archicum.
» dilatatum.
» pallescens.
» eallichroum.
Hylocomium umbralum.
» pyrenaicum.
Klus abwärts).
Grimmia decipiens.
Rhacomitrium fasciculare.
Zygodon viridissimus.
Encalypta ciliata.
Schistostega osmundacea.
Webera cruda.
Plerogonium gracile.
Heterocladium heteropterum.
Platygyrium repens.
132
Isothecium myosuroides.
Plagiothecium undulatum.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
(307)
Hypnum dilatatum.
Hylocomium umbratum.
%. Oberriedertal (von der Hoh-Bruck bis Oberried) mit den Gfäll-
felsen.
Rhaboweisia fugax.
» denticulata.
Cynodontium strumiferum
Oreoweisia Bruntoni.
Dichodontium flavescens.
Dicranella squarrosa ster.
Dicranum fulvum.
Campylopus flexuosus.
Fissidens osmundoides.
Blindia acuta.
Trichostomum cylindricum.
Cinclidotus fontinaloides.
Grimmia torquata.
» funalis.
» decipiens.
Rhacomitrium fasciculare.
Brachysteleum polyphyllum.
Amphidium Mougeotii ce. fret !
Anœctangium compactum !
Zygodon viridissimus.
Encalypta ciliata.
Webera cruda.
Bryum alpinum.
Plagiopus Oederi !
Philonotis alpicola.
Pterygophyllum lucens.
Pterogonium gracile.
Heterocladium heteropterum.
Isothecium myosuroides.
Plagiothecium undulatum.
» Müllerianum !
Hypnum commutatum.
» dilatalum.
» Mackayi!
» micans var. badense !
Andreæa Rothii.
5. Höllental (von der Höllsteig bis Himmelreich).
Gymnostomum rupestre !
Rhabdoweisia fugax.
Oreoweisia Bruntoni.
Dichodontium flavescens.
Dieranum fulvum.
» majus.
Campylopus fragilis.
Fissidens pusillus !
Ditrichum flexicaule!
Didymodon spadiceus !
Trichostomum mutabile var. cuspida-
tum !
Barbula vinealis var. cylindrica.
Coscinodon pulvinatus.
Grimmia funalis !
» decipiens.
Brachysteleum polyphyllum.
Zygodon viridissimus.
Ulota americana.
Encalypta ciliata.
Webera cruda.
Bryum Funckii !
» alpinum.
Plagiopus Oederi !
Neckera turgida !
Anomodon longifolius !
Pterogonium gracile.
Heterocladium heteropterum.
Orthothecium rufescens !
» intricatum.
Isothecium myosuroides.
Rhynchostegium confertum.
Plagiothecium Müllerianum !
» elegans.
Hypnum commutatum.
Hylocomium umbratum.
(308) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 133
6. Prägtal (Tonschiefer).
Gymnostomum rupestre.
Ditrichum flexicaule.
Tortella inclinata.
Schistidium alpicola var. rivulare.
Bryum Funckii.
7. Geroldsauertälchen.
Dicranoweisia crispula.
Rhabdoweisia denticulata!
Dichodontium flavescens.
Dieranum fulvum.
» longifolium.
Dieranodontium longirostre.
Campylopus flexuosus.
Trichostomum cylindricum.
Rhacomitrium aciculare. _
» protensum.
Bryum alpinum.
Mnium hornum.
Aulacomnium androgynum.
Bartramia Halleriana.
Pterogonium gracile.
Heterocladium squarrosulum.
Plagiothecium Müllerianum. -
Orthothecium intricatum.
Hypnum Mackayı.
Plagiopus Oederi !
Buxbaumia indusiata.
Fontinalis squamosa.
Heterocladium heteropterum. _
Isothecium myosuroides.
Brachythecium plumosum.
Hyocomium flagellare |
Eurhynchium Stokesii.
Rhynchostegium rusciforme.
Plagiothecium elegans var. Schimperi.
» undulatum.
Hypnum crista-castrensis.'
» dilatatum. :
». eugyrium |
Vergleichung mit den Vogesen.
Die Vogesen zeigen zwar einen dem Schwarzwald sehr ähnlichen Auf-
hau und ebenso eine ausgeprägte Homologie der geologischen Verhältnisse,
die aus der ursprünglichen Einheit der beiden Gebirge erklärt wird, dass
man vermuten könnte, die Flora beider sei dementsprechend gleich ge-
slallet, (trotzdem aber rufen allgemein klimatische Faktoren, verschieden
weit vorgeschrittene Erosionen des Gebirges, der Unterschied in den
jährlichen Niederschlagsmengen und der Insolation — infolge des ver-
schiedenseitigen Steilabfalls des Schwarzwaldes und der Vogesen — so
unähnliche physikalische Verhältnisse hervor, dass nur daraus eine in
der Tatsache bestehende, wesentliche Verschiedenheit zwischen ihren
Floren aufeiner durch ähnliche geologische, chemische und orographische
Verhältnisse bedingten gemeinsamen Basis verstanden wird. |
Schon in der Bewaldung der beiden Gebirge zeigt sich der fundamen-
tale Unterschied, der Vogesen und Schwarzwald trennt, und gerade für
die Moose kann nichts von entscheidenderer Wirkung sein, als die Ver-
13% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sér.). 1906 (309)
teilung der wasserspeichernden Waldreservoire, die wieder ihrerseits
von der jährlichen Niederschlagsmenge zum grossen Teil abhängen. Dass
die Vogesen bedeutend wasserärmer sind als der Schwarzwald, ist eine
allgemein bekannte Tatsache, wenn dieselbe auch nicht ohne eine ge-
wisse Einschränkung ausgesprochen werden darf. Obwohl nämlich der
ausserordentlich steile Abfall gegen die Rheinebene und die dem
Schwarzwald gegenüber bedeutend zurückgebliebene Verwitterung die
Wasserarmut der Vogesen in hohem Grade begünstigen, so sind es doch
in erster Linie die jährlichen Niederschlagsmengen, die die Wasserver-
sorgung der beiden Gebirge beeinflussen. Infolge der vorherrschenden
Südwestrichtung der regenbringenden Winde und der Süd-Nord-Richtung
beider Gebirge muss also von vornherein ein Unterschied zwischen der
Ostflanke und der Westflanke der beiden Gebirge gemacht werden. Nun
sehen wir aber, dass der Schwarzwald, der Entwicklung und Anordnung
seiner Kämme und dem Verlauf seiner Haupttäler entsprechend, den
Niederschlägen der feuchten Südwestwinde bedeutend mehr ausgesetzt
ist, als die gegen Westen allmählig in das relativ niederschlagsarme Kalk-
plateau Frankreichs abfallenden Vogesen. Und da nun als Analogon zu
dem Westabfall des Schwarzwaldes nur der zwar steile, aber doch reich
gegliederte Ostabfall der Vogesen in Betracht kommen kann, so werden
wir hier naturgemäss ein bedeutend niederschlagsärmeres Gebiet zur
Vergleichung bekommen. Dem entspricht in den Vogesen ein bedeutend
trockenerer Vegetations-Charakter, der noch durch die kräftigere Inso-
lation an den im Grossen und Ganzen gegen Südosten gewendeten Steil-
hängen verschärft wird.
Eine Ausnahmestellung beansprucht die Süd-Westabdachung der
Vogesen um das Quellgebiet der Mosel, die infolge reichlicher Nieder-
schlagsmengen ähnliche Verhältnisse wie die bevorzugteren Stellen des
Schwarzwaldes aufweist und in Boulay’s « Etudes sur la distribution »
einer eingehenden Schilderung gewürdigt wird.
Nachfolgende Tabellen geben eine Uebersicht über die Niederschlags-
mengen, die an verschiedenen Stationen des Schwarzwaldes und der
Vogesen gemessen worden sind. Dieselben sind entnommen aus den
„Jahresberichten des Central-Bureaus für Meteorologie und Hydrographie
im Grossherzogtum Baden“ und den ,,Ergebnissen der Meteorologischen
Beobachtungen im Reichsland Elsass-Lothringen“,
(310) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 155
Jährliche Niederschlagsmengen in Millimetern
Südlicher Schwarzwald
ass Verena:
552 | Een | 255 | 252 | 42 525
Pr cas alas Mens rene
> = BD = m Le = = = Le) = >
1890 847.7 1497 .1 1602.0 1200.4 2320.9 1559.2
1891 936.4 1687.9 1718.7 1250.6 1834.8 1454.7
1892 814.6 1380.6 1573.7 1197.4 1953 .1 2205.
1893 605.5 1329.9 1340.0 1052.5 1527.9 1383.1
1894 852.3 1642.2 1683.8 1295 .3 1374.3 1564 .9
1895 806.2 1816.9 1867.8 1451 .2 1540.3 1882.9
1896 971.6 1986.8 2052 .1 1442 .6 1827.0 209%.9
1897 704.8 1867.8 _2111.4 1544 4 1836.5 1664.9
Mittel 817.4 1654 .2 1743.7 1314.3 1776.8 1725.7
ex = — SEEN = |
Eu: Ssa = Ballen
Mir | S05 | 385 | 335 | 855 | 5385|
aus | 329 | ASS | fé | >55 |
1890 16774 1111.8 1262.3 644.6 734.8
1891 1584.0 1125.0 1066.9 719.6 864.7
1892 2522.6 976.5 1095.6 649.9 651 .4
1893 1905.1 998.6 924.9 615 610.4 |
1894 2700 .0 1087.9 1099 .5 615 671.0 |
1895 1905.9 1528.6 1149 .3 752.7 914.0
1896 1867 .1 | 1374.% 1342.8 792.1 838.6
1897 2042.58 | 1622.0 1216.% 761.0 744.1
Mittel | 2025.5 | 1253.1 | 1144.7 | 693.8 | 753.6
Ncoeralicher Schwarzwald
| Baden-Baden Schiltach Herrenwies | Kaltenbrunn
| Jahre (216,9 m.) (338,4 m,) (758,2 m.) (864,8 m.)
| Westabhang Westabhang Centrum Centrum
| 1890 1106.5 1226.1 1939 .9 1489.3
41891 960.3 1019 .8 1579 .4 4193.%
1892 1087.7 935.8 1644,9 1321 .4
1893 835.8 964.6 1452 .4 1078.0
189% 1065.8 1113.5 173% .% 1404.,3
1895 1181.1 1265.5 2027.3 1711.9
1896 1249.3 1116.7 2142.9 2036.5
1897 1099.3 1110.4 1958.3 1269.2 |
Mittel 1107 .1 1094 .5 1934 .8 1438.0
136 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2me SÉR.). 1906 (311)
Südliche Vogesen
ar = Brose ee I =
essen sea 2225,
de ee
assless 283 #22) = |223|532 055
za ale | se len
t
1890 | 1582.7| 1336.3| 1242.4| 1090.5| 1835 74 | 933.5) 1590.2
1891 | 1685.7| 1494.5| 1179 934.1! 1883 741 | 816
1892 | 1363.%| 1479.5| 965 748 1866 Sa) 622 |
1893. | 1197.2| 811.4 902 965 1955 962 | 667 | |
: 1894 | 41639.5| 1541.3| 1107 983.5) 2329 768 | 790
1895 | 2053.2| 2409.9| 1242.5|. 913.5) 2305 1095 |
1896 | 1967.3| 2618.7| 1511.4| 1449 2478 1059 | 1661.1
1897 | 1967 | 2337.5| 1247.5| 1275.5| 2315 899 | 1455.8
Mittel | 1682.0| 1753.6| 1174.6| 995 2121 665 | 860: | 1569
Nœrdliehe Vogesen
Mittlach Hirschkopf
(650 m). (700 m.)
| 1267.
1890 1
1891 | 1404.5 1170.0
1892 | . 1262.2 1286 .5
1893 1206.6 1176.9
1894 | 1344.1 1299 .5
1895 4463.5 1647.6
1896 1921 .1 1703.5
1897 1638.5 1390.6
Mittel 1462 .9 1367.7
Bei Betrachtung dieser tabellarischen Uebersicht fällt ohne weiteres
die Beeinflussung der jährlichen Niederschlagsmenge durch die Lage des
betreffenden Gebietes zu der Hauptwindrichtung ins Auge. Während in
den Vogesen am Südabhang (in den Flussgebieten der Doller und Thur)
reichliche Niederschläge zum Teil ähnliche Verhältnisse wie im Schwarz-
wald hervorrufen, stehen die Messungen der ganzen Ostflanke der
Vogesen, auf die entsprechenden Höhen korrigiert, unter denen des
Schwarzwaldes; als Beispiel für gleiche Höhen der Weisse-See (Vogesen)
mit 1569 mm, unter Hofsgrund (Schwarzwald) mit 1725 mm, während
Baden-Baden bei nur 216,9 m Höhe mit 1107 mm nahe an die Werte des
Hirschkopfs (nördliche Vogesen), dessen Höhe 700 m ist, herankommt;
Herrenwies im nördlichen Schwarzwald (758 m) dagegen erreicht mit.
RARE TE QE
(312) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 137
1934,8 mm die Werte der günstigst gelegenen Punkte der südlichen
Hochvogesen. Auch die am Feldberg liegende höchste Station bei 1270 m
steht mit 2025,5 mm über den bei 1390 m vorgenommenen Messungen
des Grossen Belchen im Elsass mit 2121 mm, wobei noch weiter zu be-
denken ist, dass in die Kurve dieser grössten Niederschlagsmengen im
Schwarzwald ungleich grössere Areale fallen, als in den Vogesen.
Während im Schwarzwald gleich in der unteren Bergregion mit
wenigen Ausnahmen geschlossene Waldungen hochstämmiger Buchen
auftreten, die nach oben zu immer mehr mit Nadelholz, besonders der
Edeltanne, höher oben der gewöhnlichen Fichte untermischt, schliesslich
in fast reinen Nadelwald übergehen, der grosse Areale der höheren
Schwarzwaldregion bedeckt, im nördlichen Schwarzwald sogar in der
unteren Bergregion mächtig hervortritt, finden wir in den Vogesen das
unterste Glied der Waldzone in der Regel aus niederen Eichen, Edel-
kastanien und Föhren zusammengesetzt, worauf erst die breitentwickelle
Zone des Buchenwaldes und der Edeltanne folgt, während die Hoch-
regionen nur an verhältnismässig wenigen Stellen Fichtenwaldungen
aufweisen, dagegen eine ausgedehnte Krummholzbedeckung tragen ':
das heisst im Schwarzwald herrscht ein viel reinerer Mittelgebirgs-
charakter mit weniger schroffen Gegensätzen und starker Beschneidung
der subalpin-alpinen Gebieie, während in den Vogesen, in der gleichen
Verticallinie aufsteigend, vom fast südlichen Typus der unteren Berg-
hänge in raschem Wechsel alle Zonen bis zur subalpin-alpinen Zone
durchlaufen werden; und diese letztere selbst zeichnet sich vor den ent-
sprechenden Gebieten im Schwarzwald durch grössere Rauheit und
Wildheit aus. So sehr nun diese Umstände der Entwicklung einer
mannigfaltigen Flora zugute kommen, so vermögen sie doch nicht den
ungünstigen Einfluss des Wassermangels aufzuheben, so dass wir trolz-
dem im Schwarzwald eine reichere Flora antreffen ; ihre alpinen Bestand-
teile freilich bleiben auf wenige Punkte, dass heisst auf die höchsten
Gipfel, beschränkt, während die Vogesen im ganzen Verlauf ihres langen
Hauptkammes vom Sulzer-Belchen bis zum Bressoir einen fast rein
alpinen Charakter der Felsfloren besitzen, allerdings nicht ausgezeichnet
durch besonderen Formenreichtum, aber durch weite Verbreitung ein-
zelner typischer, alpiner Arten.
! Anmerkung : Meist aus Sträuchern und Laubhölzern von zwerghaftem
Wuchs gebildet.
(Fortsetzung folgt.)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1906. 9
138
NOVITATES PARAGUARIENSES
AUCTORIBUS
R. CHODAT et E. HASSLER
Aristolochia viperina Chod. et Hassler. — A. angushfoha
Cham. Linn. VII (1832) p. 221, f. 5, f. 2; Flor. Bras. IV, 2, p. 94 var
viperina Chod. et Hassl. Pl. Hassl.
Cette belle espèce que nous avions provisoirement réunie à l’A.
angustifolia comme variété en diffère essentiellement par les fleurs plus
grandes mais de même forme, par les feuilles cordées à la base, le labium
plus linéaire à nervures moins saillantes (Voy. fig. 1).
Elle rappelle aussi l’A. lingua A. Malme (Arkiv för Botanik utgifvet af
K. Svenska vetenskapsassademien, Bd. 1. 543, Tab. 32. Fig. 4), dont elle
a les feuilles subsessiles ; mais ces dernières sont parfaitement glabres et
plus acuminées ; les fleurs ont le labium jaune, allongé et muni d’imper-
ceptibles villosités à la base, tandis que dans l'A. lingua A. Malme le
labium est plus court oblong-elliptique et doublement marginé de villosités.
C’est une des plus belles espèces de ce groupe. Chamisso cite à la suite
de la description un exemplaire incomplet à feuilles cordées ovales qui
pourrait bien être voisin de notre nouvelle espèce.
Euglypha nov. genus Aristolochiarum.— Genus novum Aristolochiæ
affinis, a quo differt stylo subperigoneali, fructu 6 partilo in coccos
excrescens, haud capsulari, coccis centro tanlum adfixis ceterum liberis
obcordatis indehiscentibus. Indoles androcei, stigmatis prorsum Aris-
tolochiæ.
E. Rojasiana Chod. et Hassler. — Volubilis 1-2 m. caulibus striatis
glabris ; folia majora haslato-cordata, oblongo-triangularia vix acuta,
10/50 mm., sinu triangulari ad 20 mm. profundo, basi incisa, auriculis
rotundalis vel retusis, petiolo ad 20 mm., aliis minoribus °°/ss *?/so *?/2e
2
(2) R. CHODAT ET E. HASSLER. NOVITATES PARAGUARIENSES 139
mm. caulium floriferorum parvis ?°/o ‘*/10 mm. supra et subtus minu-
tissime puberulis vel glabratis, nervis tenuibus, basi cc. 5-7 nerviis;
pedicelli axillares 20-40 mm. longi tenuissimi; ovarium oblongo/ellipsoi-
JR. CRédof del.
Fig. 1. — ov. ovaire; g, gorge du perigone; t, base du labium taché de rouge-brun
et faiblement cilié; f. limbe foliaire; n, tige sillonnée
deum ce. 2,5 mm. longum 6 striatum 6-loculare apice breviter constrictum
et annulo carnosulo coronatum et supra annulum appendice cylindrico
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (3)
carnoso curvato 2-3 mm. longo 0,7 mm. lato prolongatum; perigonii pars
utriculosa globosa 5-9 mm. diam., tubus 1.5-2.5 mm. labii latitud. basi 4-6,
R. Chodoë def;
Fig. 2. — Euglypha Rojasiana; u, utricule perigoneal; £, labium;
r, jeune fruit dont les carpellles commencent à faire saillie ;
f, fruit adulte lobé couronné par la colonne stylaire subperigoneale.
longit. 10-13 mm. ; columna stylaris brevis crassa superne in lobos stig-
matosos 6, crassos triangulares divisa ; antheræ 6 annulo stylari nullo
superatæ (fig. 2-5).
Cette curieuse espèce ressemble par son port à l’Aristolochia exigua
R.Chodat. del.
Fig. 3 et 3 bis. — g, Androcée et colonne stigmatique; s, section de l'ovaire jeune:
c, ovaire jeune ; p, colonne stylaire subpérigonéale ; n, perigone (base en section).
(4) R. CHODAT ET E. HASSLER. NOVITATES PARAGUARIENSES 141
Lindm. mais elle en diffère essentiellement par le cylindre sous-périgonéal
et le fruit si particulier. La capsule des Aristoloches étant si caractéristique
pour ce genre, nous n'hesitons pas à proposer l'établissement d’un
nouveau genre pour celte curieuse espèce.
Fig. 4. — Fruit en voie d'expansion, incompletement mür.
Chodanthus Hassler. — Genus novum Bignoniacearum. Frutices *
alte scandentes ; folia decussata petiolata partim conjuncta cirrho terminali
clausa, partim ternata, cirrho trifurcato, ramis uncatis. Inflorescentia
racemosa ; calyx campanulatus truncatus dentibus 5 breviter decurrentibus
coronatus. Corolla campanulata vel elongato-infundibiliformis, basi
Fig. 5. — Semence aplatie unique par loge (Euglypha).
angustata in tubum brevem contracta plus minus bilabiata, lateraliter
breviter compressa. Stamina didynama leviter curvata, inclusa ; stami-
142 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (5)
nodium filiforme staminibus fere dimidio brevius: thecæ glabræ rima
longitudinali dehiscentes, connectivo crassiusculo fasciculo pilorum
superato, discus conspicuus pulvinaris ; ovarium sessile, ovulis in loculo
quadriseriatim affıxis ; capsula lineari-oblonga subteres, septifrage
dehiscens, septo crasso coriaceo, valvis crassis sublignosis rugoso-Strialis;
semina alata.
Genus novum in honorem amici R. Chodat dicatum Bignoniæ et Mac-
fadyenæ inter jacet,a primo ovulis quadriseriatim affixis, capsula subtereti
crassivalvata, inflorescentia racemosa, ab alio calyce truncato, ovario et
capsula sat differt.
Speciem unicam, cirrhis deficientibus, cl. Bureau et beatus Schumann
generi Adenocalymnæ attribuerunt. Postea cl. Schumann errorem con-
fessus est (in litt.) et novum genus meum accepit. Et vero hoc genus ab
Adenocalymna differt, cirrhis trifurcatis uncatis, calyce eglanduloso, ovulis
in loculo quadriseriatim affixis.
Chodanthus splendens (Bur. et Schumann) Hassler. — Var à
genuina nob. Adenocalymna splendens Bur. et Sch. in Mart. Flor. Bras.
VI 2, p. 115.
Descriptioni cel. Bur et Schum. adde: cirrhi omnes trifidi 5-12 cm.
longi, ramis 10-20 mm. longi manifeste indurati uncati; conneclivum
antherarum crassiusculum fasciculo pilorum superatum ; ovula in quoque
loculo cc. 60 (4 XX 15).
Liana fruticosa 10-20 m. alte scandens; pelala violacea in sylvis cor-
dillera de Altos, Oct., n. 3351, florifera et 3351 a fructifera, Id. 1823 et
1823 a (Pl. Hassler. I. p. 27 sub. A. grandiflora Hassler).
Ad eandem speciem pertinere videtur Bignonia eximia Morong n. 595,
in Enum. pl. coll. in parag. p. 187.
var. grandiflora nob. Arrabidæa grandiflora Hassl. L. c.
A spec. genuina differt corolla haud campanulata sed elongato-infundi-
biliformi 70-90 mm. longa, lobis 20-28 mm. longis et latis.
Liana fruticosa 10-20 mm. corolla violacea in sylvis pr. San Bernardino,
Aug. n. 857 ; corolla cæsio-albicans in sylv. Cordill. de Altos, Sept. n. 1129.
143
Observations sur le MACROPLANCTON
DES ÉTANGS DU PARAGUAY
PAR
KR. CHODAT
On a divisé le Plancton lacustre ou d’eau douce en deux categories le
« Microplancton » et le « Macroplancton ». Le premier comprend tous les
organismes microscopiques suspendus habituels de nos eaux, le second
sg.
Fig. 6. — Phyllanthus fluitans.
144 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1906 (7)
sert à désigner les plantes plus grosses, Archégoniates ou Spermaphytes
qui flottent librement sur les eaux ou entre deux eaux.
Ce macroplancton comprend des plantes comme les Salviniacées, les
Utriculaires, les Lemnacées etc. chez lesquelles on observe des dispositions
curieuses grâce auxquelles ces plantes peuvent se maintenir suspendues
et vivre sans lien avec le sol.
Au Paraguay, quelques plantes se font particulièrement remarquer,
C'est tout d'abord l'Ufricularia inflata du groupe Megacista, espèce
répandue dans les marécages Paraguayens et dont l’inflorescence est
soutenue par des feuilles verticillées en rubans horizontaux laciniés aux
extrémités et renflés dans le centre. (Voir au sujet d’un type analogue :
Goebel Pflanz. biolog. Schilderung.) IT, p. 136.
Puis au milieu des Azolla et des Salvinia et des Lemnacées flotte le
Phyllanthus fluitans Müll. Argov. C’est un type à part dans le grand genre
Euphorbiacéen. Il simule une Saviniacée. La tige courte porte des feuilles
alternes (res rapprochées et qui s’imbriquent en se superposant; chaque
feuille, qui atteint 15 mm.de diamètre maximum, est largement elliptique
ou orbiculaire; elle est un peu échancrée au sommet et repose horizon-
talement sur l’eau ou dans l’eau; une marge plate assez large encercle
Fig. 7. — Feuille du Ph. fluitans vue par la face inférieure
et montrant les deux concavites.
deux vésicules situées de chaque coté de la nervure médiane. Ces larges
gibbosités sont un peu sillonnées ou ondulées elles s’elevent en forme de
dôme élevé au dessus du niveau des bords. Sans doute, grâce à cette dis-
posilion, l’air peut rester adhérent ou emprisonné dans la cavité située à
la face inférieure (v. fig. 7).
A l’aiselle des feuilles se remarquent les petites inflorescens étudiées
par Müller argov. De la tige partent de nombreuses racines ramifiées à
ramifications positivement géotropiques, dépourvues de poils absorbants
et terminées par une courte coiffe adhérente.
(8) R. CHODAT. MACROPLANCTON DES ÉTANGS DU PARAGUAY 145
Une section transversale pratiquée dans cette feuille montre qu’au
dessous d’un épiderme à grosses cellules bombées vers l’exérieur, se
trouvent une ou deux assises de cellules vertes parfois légèrement
allongées perpendiculairement à la surface et constituant une espèce de
parenchyme palissadique. De grandes lacunes séparées par des parois
formées d’une seule épaisseur des cellules vont souvent du chlorenchyme
Fig, 8. — Section dans le limbe foliaire de Ph. fluitans.
a l’épiderme inférieur ; parfois aussi cet épiderme est recouvert par une
couche de cellules allongées tangentiellement.
On conçoit qu'avec une semblable morphologie et une anatomie qui
permet l’emmagasinement de l’air la plante soit capable de flotter et de
se maintenir horizontale sur l'élément aquatique.
Fig. 9. — Stomate du Ph. fluitans.
Comme l’on pouvait s’y attendre l’épiderme inférieur est dépourvu de
stomates; ceux-ci sont assez rares à la face supérieure, Les cellules sto-
146 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (9)
matiques sont petites, du type Helleborus, et suspendues dans un puits
stomatique peu profond mais suffisant pour empêcher l’eau d'arriver au
stomate.
L'absence de poils sur les racines, le grand développement de ces
dernières peuvent être considérés comme l’expression du milieu.
Cette plante n'est pas nouvelle pour la science; Müller argoviensis la
cite de l’Amazonie (collect. Spruce), et en particulier des environs de
Para. La présence de cette plante dans le Chaco montre une fois de plus
l’analogie frappante qui existe entre la flore aquatique du Parana et de
l’Amazonie. La grande dépression Amazonienne Paraguayenne par
laquelle autrefois pouvait se rejoindre les deux golfes Platéen et Ama-
zonien est un chemin de migration suivi par plus d’une espèce guara-
nitique.
La seconde plante appartenant au macroplancton dont nous avons à
parler est l’Alternanthera Hassleriana Chodat. (V. fig. 10). Cette espèce
décrite par nous dans Chodat et Hassler, Pl. Hasslerianæ. Bull. Hb.Boiss.
1903 (fig. 10), est voisine de l’Altenanthera philoxeroides (Telanthera
philoxeroides).
Cette dernière espèce est une plante de marécages, assez polymorphe.
On y a distingué en effet les var. a obtusifolia, B acutifolia, y carnosa
Fig. 10. — Alternanthera Hassleriana Chod. Faciès du végétal 1/2 de grandeur naturelle.
= denticulata d’après la forme, la consistance et l'intégrité ou la dentelure
des feuilles. Les liges ascendantes donnent naissance à leur base à des
(10) R. CHODAT. MACROPLANCTON DES ETANGS DU PARAGUAY 147
racines adventives; les entrenœuds glabres sont un peu épais mais plus
minces vers les nœuds; elles sont dressées et portent les inflorescences
pédonculées à l’aisselle des feuilles.
La plante que nous décrivons est voisine de cette espèce des marécages
de la dépression Amazonienne et du Sud du Brésil (Colombie-Argentine)
mais au lieu d’être fixée elle est nageante; ses tiges qui atteignent 20 cm.
de longueur ont les entrenœuds en forme de cigare, fusiformes, renfles
donc au milieu. Chaque entrenœud est largement fistuleux et l'écorce
proportionellement épaisse pour le mince cylindre central qui entoure
la large lacune centrale, cette écorce est interrompue par beaucoup de
lacunes plus petites mais qui contribuent à la flottaison. Les entrenœuds
les plus jeunes sont couverts de poils dressés denses qui forment une
toison épaisse. Ces poils sont pluricellulaires et simples. L'air retenu
entre eux empêche la plante de se mouiller ; quant aux feuilles elles se
dressent vers le ciel comme le pédoncule floral. Cette disposition jointe à
l’arrangement des racines en deux épaisses touffes sortant des deux cotés
de la tige, aux nœuds, établit l'équilibre de ce singulier bateau.
Nous reviendrons prochainement sur certaines particularités biologiques.
de l’intéressante flore aquatique paraguayenne avec ses Victoria regia,
ses Eichhornia crassipes, ses Alismatacées, ses Scrophulariacées aqua-
tiques etc.
5 ————
148
QUELQUES REMARQUES
SUR LA
FLORE MYCOLOGIQUE DES ORMONTS
(0.-DESSOUS, canton de Vaud)
PAR
RR. CHODAT
La flore phanerogamique des Ormonts a été décrite dans le catalogue
de la flore vaudoise de Pittier et Durand ; plus récemment M. Jaccard,
d’Aigle, a complété nos connaissances sur cette région par un supplément
important. Il reste donc fort peu de chose à découvrir dans cette région.
Cependant ayant eu l’occasion de résider pendant les trois mois d'été à
Cretaz au dessus du Sepey j'ai été à même de faire plusieurs observations
intéressantes.
Presque toutes les pentes douces sont occupées par les prairies. Au
mois de Juin le Myosotis intermedia y devient si abondant que de loin
les prairies paraissent comme passées au bleu céleste ; c’est un type de
prairie que je n’ai vu nulle autre part. L'humidité très grande favorise
les grandes herbes. Aussi les voit-on le long des bois humides formant
des prairies dans lesquelles on disparaît presque: Mulgedium, Plumieri.
Aconitum paniculatum, Cephalaria alpina, Cirsium oleraceum, G, palustre,
C. rivulare. avec l’hybride très commun C. oleraceo-rivulare, tandis que
malgré la cohabitation de C. palustre et de C. oleraceum, nous n’avons
pu trouver dans cette région aucun croisement entre les deux.
Dans les forêts clairsemées pénètre l’Asirantia major l'une des
plantes dominantes des prairies; plus à l’ombre ce sont des touffes
épaisses de Spiræa Aruncus, Prenanthes purpurea, Veronica urticifolia,
Aciæa spicata, Aegopodium Podragaria, Knautia sylvatica. Sanicula eu-
(12) R. CHODAT. FLORE MYCOLOGIQUE DES ORMONTS 149
ropæa, sur les pentes tournées au N. ce sont les mousses qui prédo-
minent ; on remarque surtout les beaux tapis de Hypnum crista castrensis
meles à ceux de l’Hypnum splendens, dans lesquels abondent Vaccinium
Myrtillus, Vacc. Vitis Idæa, Polygala Chamæbuxus, Lycopodium anno-
tinum, Homogyne alpina.— Sur les buissons des clairières les Vicia dume-
torum et sylvatica étendent leurs guirlandes. La forêt herbeuse ne s’élève
guère au dessus de 1200 m. Plus haut le sol se dénude ou tout au moins
porte une végétation plus basse. Alors apparaît comme plante dominante
étalant en roselte ses feuilles d’un vert inaccoutumé l’Aposeris fœtida.
C'est bien la plante la plus caractéristique des forêts élevées de cette
région.
Les garides ne font pas défaut; elles s'élèvent jusqu’au sommet des
Tours et du Famelon. A 1000 m. devant Cretaz sur les rochers qui d’un
saut descendent vers la Grande-eau on trouve les plantes dominantes
suivantes :
Quercus Robur, Viburnum Lantana, Prunus spinosa, Cotoneaster
lomentosa, Acer opulifolium, Cornus sanguinea, Ligustrum vulgare,
Sorbus aria, Juniperus communis ; Festuca ovina, Vincetoxicum officinale,
Veronica spicata, Laserpitium Siler, Sedum album, Stachys recta, Silene
nutans, Dianthus sylvestris, Geranium sanguineum, Anthericum ramosum,
Thalictrum saxatile, Thymus polytrichus Brig., Teuerium monlanum,
Thymus serpyllum, Teucrium Chamædrys, Sempervivum Tteclorum,
Allium sphærocephalum, Melica nutans etc. Peucedanum austriacum.
Quelques pas en arrière, dans la forêt, le Campanula barbata, Homogyne
alpina, Mulgedium Plumieri nous avertissent que nous sommes dans la
région alpine.
Ces garides se prolongent jusque vers 1800-1900 m. Ainsi au dessous
des chalets d’Ai dans les pentes rocailleuses :
Helleborus fetidus, Laserpitium latifolium, Peucedanum austriacum,
Helianthemum vulgare, Thymus serpyllum, Geraninm Roberlianum,
Sedum album, Calaminthe acinos, Erinus alpinus, Hieracium villosum;
Silene inflata, Silene nutans, Campanula rotundifolia, Rhamnus alpina,
Rumex scutatus, auxquels s'associent : Carduus defloratus, Saxifraga
«izoides, Veronica fruticulosa. A 1580 m. au signal de Prafandaz des
garides typiques à Veronica spicata, Euphorbia Cyparyssias, Silene nutans,
Teucrium Chamædrys, Brunella vulgaris, et surtout en grande abon-
dance Allium montanum et Peucedanum austriacum.
Cette dernière espèce caractérise toutes les garides montagnardes de
celte région. Quant à l'Alium montanum il s'élève jusqu'au sommet de
150 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (13)
[2
Famelon (2100 m.) où il s’associe à Cotoneaster tomentosa au milieu des
Tundras: Loiseleuria procumbens, Geum montanum, Hedysarun obscurum,
Dryas octopetala, Aster alpinus mêlés aux lichens : Cetraria cucullata,
Cladonia furcata, Cetraria islandica, Platysma nivale, Cladonia rangi
ferina, Cladonia vermicularis. Les tundras alpines sont les landes des
haules régions dans lesquelles quelques-uns des associés des garides
penétrent en transfuges.
Un des attraits de ces hautes régions c’est l'abondance de l’hybride
Euphrasia minima-salisburgensis presqu’aussi abondant que les parents
dans la région du contact entre les deux espèces mères.
Dans les éboulis meubles: Silene inflata et Sedum album sont les
plantes dominantes. A elles se melent: Linariu alpina, Valeriana montana,
Rumex scutatus, Campanula pusilla, etc., etc.
Dans les grands éboulis où se conserve une certaine fraicheur les
plantes dominantes sont (Famelon): Aronicum scorpioides, Aspidium
rigidum. Dans les rochers vers les sommets: Athamanthe cretensis.
C’est dans ces formations mais surtout dans les forêts du Flot et du
Suchet que nous avons récolté les champignons dont la liste va suivre.
Parmi les espèces les plus intéressantes il convient de citer: Hygro-
phorus amenus, que Quélet considère comme une forme météorique de
VA. conicus. C'est en réalité une espèce bien distincte par sa grandeur
et surtout sa couleur constante. Berkeley l'avait bien distinguée
sous le nom de H. calyptræformis et la figure qu’il en donne cadre
exactement avec la plante rencontrée aux Ormonts. C’est dans notre région
une plante de haut pâturages. Du milieu de l'herbe courte on voit s'élever
la calyptre rose chair de cette belle espèce.
Le Lepiota quitata Pers. (L. lenticularis Lasch.) espèce comestible
abonde dans les forêts du Flot et du lac Chavonne. Elle forme le passage
entre les Lepiotes et les Amanites ; sur les branches mortes l’Armillaria
mucida rappelle la structure de Tremellodon gelatinosum; l'Hygrophorus
erubescens orne toutes les forêts de ses couronnes de roses.
Parmi les Clytocybe extrêmement abondantes il faut citer le C. nebularis
le plus commun des Clytocybe des Ormonts. C’est une espèce très sapide
dont nous nous sommes régalés. Puis le Clytocybe monstrosus Sow.
espèce curieuse avec son gros pied renflé au sommet, le Clytocybe brumalis
avec son pied laineux.
Des Lactaires le plus commun est le L. scrobiculatus, il suit les forêts
jusqu’au plus hautes. Le L. vellereus, et L. piperatus sont rares. Quant
aux Russula elles sont surtout abondantes pendant l'été ; le R. cyano-
(14) R. CHODAT. FLORE MYCOLOGIQUE DES ORMONTS 151
xantha prend les apparences les plus variées et atteint de grandes dimen-
sions. Quelques belles espèces comme R. aurata, R. citrina, R. Quéletii
R. purpurea égaient la forêt de leurs vives couleurs. Dans les régions plus
élevées le Russula badia devient très abondant. Il simule de loin le
Boletus edulis avec lequel il est prudent de ne pas le confondre. Cette
dernière espèce s’eleve jusqu’à la limite forestière. Avec le R. olivacea
qui est également très abondant le Russula badia donne un cachet bien
montagnard à ces forêts.
Les Psalliota sont très communs tantle P. arvensis que les variétés du
Ps. campestris. Quant aux Inocybe du groupe J. rimosa ils sont nom-
breux; certaines formes rappellent l’I. corydalina. Dans les taillis et les
marges silvatique 1’J. geophila mauve et blanc étale ses clochettes
mamelonnées.
Parmi les Cortinaires il faut citer le C. brunneus très abondant, puis le
C. oricalcheus. Vers les vieux troncs moussus le C. sanguineus simule un
Hygrophore rouge éclatant ; le C. violaceus est aussi assez commun. Dans
les bois mixtes on trouve l’Hyporhodius sinuatum sous toutes ses formes.
Quant aux Clavariées elles sont variées et fréquentes ; le Gl. pistillaris
est presque partout remplacé par Cl. truncata Quél. qui devient souvent in-
fundibiliforme. Sous les sapins le Cl. abietina abonde et dans les régions
élevées sous les sapins également le Cl. ligula répète en petit le CI.
pistillarıs d’en bas.
Nous n’avons qu’une fois rencontr& le Polyporus leucomelas, espece
voisine du P. ovinus mais noir d’encre et à chair rougissante.
Le rare Boletus duriusculus n’a été rencontré qu’une fois dans la forêt
du Suchet. Nous n'avons pas réussi à découvrir de Boletus scaber malgré
nos courses nombreuses.
Le Cantharellus cibarius foisonne dans les landes élevées à Vaccinium
myrtillus et V. uliginosum, Nous avons déjà constaté cette abondance dans
les mêmes stations en Valais.
D'une manière générale on peut affirmer que la richesse en formes et
en espèces diminue rapidemente avec l'altitude. La liste qui suit est le
résultat de très nombreuses excursions pendant les mois de Juillet à
Octobre.
152
Champignons observés aux Ormonts-dessous en été 1405
PAR
R. CHODAT
(11OO m. — 1800 m.)
TELEPHOREES.
Corticium ochraceum Fr.
. Stereum hirsutum Willd.
‚Craterellus cornucopiordes (L) Pers., clavatus (Pers,) Fries.
Clavaria cristata (Holmsk.) Pers., canaliculata Fr., pistillaris L., ligula
Schæff., iruncata Quel., acroporphyrea Schæff., flava Schæff., gracilis Pers.,
abietina Pers.
Hydnum cyathiforme Sch&ff., repandum L.
Phædon aurantiacum (Batsch) Schreet., I, (Calodon Quél.) suaveolens (Scop.)
Schroet., floriforme (Schaff.), ceruleum (Quel.), IL. (Sarcodon Quél.) imbricatum
(L.) Schræt.
POLYPOREES.
Poria vaporaria Pers.
Fomes omentarius (L.) Fr., applanatus (Pers.) Wallrth., squamosus.
Polyporus ovinus (Schæff. Fr., leucomelas (Pers.) Fries, nummularius Bull.
‚ Polystictus versicolor (L.) Fr., hisutus (Schrad.) Fr.
Trametes serpens Fr., odorata (Wullf.) Fr.
. Lenzites abietina (Bull.) Fr.
Boletus Satanas Lenz., luridus Schæff., bulbosus Schæff., (edulis Bull.),
subtomentosus Fr., piperatus Bull., duriusculus Kalchb., amarellus Quel.
Boletopsis luteus (L.) Henn., flavus (With.) Henn., viscidus (Fr.) Henn.
AGARICINEES, CANTHARELLEES.
Trogia faginer (Schreet.) Schrad.
(16) R. CHODAT. CHAMPIGNONS OBSERVÉS AUX ORMONTS-DESSOUS 153
Cantharellus cibarius Fr., tubeformis (Bull.) Fr., hydrolips (Bull.) Schreet,
(= C. cinereus Fr.)
COPRINÉES.
Coprinus stercorarius Fr., porcellanus (Schæff.) (comatus Fr.) Schret.
HYGROPHORÉES.
_ Gomphidius glutinosus (Schæff.) Fr., viscidus (L.) Fr.
Hygrophorus spadiceus (Scop.) Fr., conicus (Scop.) Fr., amenus (calyp-
træformis Berk.), miniatus Scop. (H. coccineus Fr.), ovinus (Bull.) Fr., ericeus
(Bull.) Schræt. (= H. virgineus Fr.), caprinus (Scop.) Fr., metapodius Fr.
Limacium agathosmum (Fr.) Schrot., pustulatum (Fr.) Schroet., erubescens
(Pers.) Schret., eburneum (Bull.) Schret., chrysodon (Batsch) Schroet.
LACTARIEES.
Lactaria subdulcis (Bull.) Schroet., mitissima (Fr.) Schret., seriflua (De.)
Schret., vieta (Fr.) Schræt., vellerea (Fr.) Schroet., piperata (Scop.) Schret.,
plumbea (Bull. Schræt.), serobiculata (Scop.) Henn., deliciosa (L.) Schret.,
azonites Bull.
Russula emetica (Sch.) Fries, eitrina Gill., livida (Pers.) Schret. (R. hete-
rophylla Pr.), cyanoæantha (Schæff.) Fr., fetens Pers., Queletii Fr., lilacea
Quél., olivacea (Schæff.) Fr., purpurea Gill., nigricans (Bull.) Fries, deliciosa
(Vaill.) Schret. (R. delica Fr.), livescens Batsch.
_ Russulina integra (L.) Schret., aurata (With.) Schræt., badia (Quél.),
lutea (Huds.) Schræt., ochracea (M. et Schw.) Schræt.
MARASMIÉES.
Marasmius androsaceus (L.) Fr., rotula (Scop.) Fr., caryophylleus (Schaeff.)
Schret. (M. oreades Bolt.) Fr., planeus Fr., urens (Bull.) Fr., abietis Batsch.
Lentinus violaceo-fulous (Panus Batsch) Henn.
AGARICÉES.
Chalymotta papilionacea (Bull.) Karst.
Psilocybe cernua.
Hypholoma fasciculare (Huds.) Fr.
Psaliotta sub gen. I. Stropharia, P. stercoraria (Fr.) Schret., Ps. véridula
(Str. eruginosa) Sch&ff. (Schreet.)
_ II. Eupsaliotta P. campestris (L.) Fr., silvatica (Schæff.), arvensis (Schæff.)
Fr., angusta (Fr.)
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1906. 11
4 LETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SER.).
15) BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 17
PHÆOSPORÉES.
Derminus (Galera sp.) hypnorum Batsch., crustiliniformis Bull. (Schret.)
sinuosus Fv.
Inocybe rimosa (Bull.) Fr., descissa Fr., cervicolor Pers., geophylia (Sow.) Fr.
Cortinarius saturninus Fr., violaceus (L.) Fr., brunneus (Pers.) Fr., bulbosus
(Sow.) Fr., raphanoides (Pers.) Fr., castaneus Bull., sanguineus (Wulf.) Fr.,
bolaris Fr., cinereo-violaceus Fr., decipiens (Pers.) Fr., orichalceus (Batsch.)
Fr., v. russus Fries, ériumphans Fr., subferrugineus Fr., macropus (Pers.) Fr.,
duracinus Fr.
Naucoria (Flammula) spumosa (Fr.)
Pholiota mutabilis (Schæff.) Quel., squarrosa (Müll.) Karst., mustelina.
Rozites caperata (Pers.) Karst.
RHODOSPOREES.
Hyporhodius Prunulus (S:op.) P. Henn., pellitus (Pers.) (Pluteus pellitus),
pascuus (Pers.} Schr. (Nolanea), sinuatum (Entoloma).
Agaricus (Mycena) epipterygius Scop., speirus Fr., lœvigatus Pers.,
(metatus Fr.), galericulatus Scop., polygrammus Bull., luteo-albus Bolt., roseus
Bull. (pura Pers.), rosella Pers., supinus Fr., excissus Lasch. ; (Collybia) macrou-
rus Scop., (radicatus Relh.); (Clylocybe) laccatus Scop., brumalis Fr., obba-
tus Fr., cyathiformis Bull., geotropus Bull., infundibiliformis Schæff,, dealbatus
Sow., candicans Pers., pithyophilus Pers., phyllophilus Pers., cerussatus Fr.,
viridis Wilh., nebularis Baisch., monstrosus Sow. (Tricholoma) portentosus,
pedidus Fr., geminus. melaleucus Fr., miculatus, grammopodius, Bull., argy-
raceus, bicolor Pers. (A. personatus Fr.), nudus Bull., sulphureus Bull., sapo-
naceus Fr., columbetta Fr., terreus Schaeff., rutilans Schaeff.
Cortinellus Roze (Tricholoma Fr.), C. vaccinus (Pers.) Roze, imbricatus
(Fr.) Karst., tristis (Fr.)
Armillaria mell-ca (Vahl.) Quel., mucida (Schrad.) Quel., robusta (A. et
Schw.) Quel. N
Lepiota glioderma Fr., granulosa (Batsch.) Quél., clypeolaria (Bull.) Quel.,
procera (Scop.) Quel.; quttata Pers. (Amanita lenticularis Lasch.).
Amanita pustulata (Schaeff.), (rubescens); umbrina (Pers.) Schr. (A. pan-
therina) (De.) Quel., muscaria (L.) Pers., solitaria Bull., excelsa (Fr.) Quel.,
phalloides Fr.
LYCOPERDINEES
Lycoperdon pulcherrimum Berk. et Ant., celatum Bull., gemmatum Batsch.,
furfuraceum Sch., utriforme B., excipuliforme Scop.
oc
18 R. CHODAT. CHAMPIGNONS OBSERVES AUX ORMONTS-DESSOUS 15
Globaria Bovista (L.) Quel. — B. gigantea Batsch.
Geaster coronatus (Schaeff.), — fornicatus Fr., hygrometricus Pers.
NIDULARIEES
Cyathus hispidus (Huds.) Hofm.
BASIDIOMYCETES ABERRANTS
Exobasidium Vaccinii Woron.
Calocera viscosa (Pers.) Fr.
Tremellodon gelatinosum (Scop.) Schræet,
Tremella lutescens Pers.
Gyrocephalus rufus (Jacq,) Bref.
ASCOMYCETES.
Peziza onotica Pers., coronaria Jacq., aurantia Müll.
Spathularia flavida Pers.
Leotia lubrica Pers.
MYXOMYCÈTES.
Trichia varıa Pers., Ceratiomyxa mucida Pers., Badhamia hyalina Pers.,
Tubulina cylindrica Bull., Lycogala epidendron Buxb., Chondrioderma
spumarioides Fries, Reticularia Lycoperdon Bull.
156
Sur Un nonvel Ordanisme AN PLANCTON dı Schenenhodensee
LE
RAPHIDIUM CHODATI Tanner
PAR
M. TANNER-FULLEMANN
Ce nouveau Raphidium a été trouvé dans le Schoenenbodensee, à
1104 m., pres de Wildhaus (canton de Saint-Gall). Nous ne l'avons pas
trouvé dans l’eau du lac du mois de janvier, alors que le lac était recou-
vert d’une couche de glace de 60 cm.; il manque également au plancton
du mois d'octobre 190%, qui était d’ailleurs riche en organismes suspen-
dus. Par contre, nous l’avons trouvé abondant du 41 au 16 juillet 190%.
Ce lac, dont nous publierons prochainement une étude biologique
détaillée, est entouré de prairies et de pâturages; sa profondeur maximum
est de 6,17 m.; il s’est formé par une moraine que la Simmi, l’&missaire, a
traversé.
M. Ernest Bourcart (Genève) a bien voulu établir pour nous la compo-
sition chimique de l’eau. Voici les résultats des analyses de ce spécialiste.
Résidus secs : 155,8; SiO2 : 1,8; FeeOs + AlOs : 0,3; CaO : 79,0;
MgO : 3,1; MnO —; K20 : 2,3; Na:O : 1,4; CL. : traces; SOs : 3,5.
Oxydabilité exprimée en mgr. KMnO: : 8,38.
La transparence de l’eau varie de 1,5-2'm.
Voici la liste provisoire des espèces observées en 1904.
a. Seulement dans le plancton d'été :
Raphidium Chodati Tanner. Navicula oculata Breb.
Tabellaria floceulosa (Roth) Kütz. Sphærocystis Schreteri Chod.
Navicula patula W. Sw. Oocystis lacustris Chod.
Synedra longissima W. Sw. Dictyosphærium Ehrenbergianum Næg.
Melosira catenata Brun. Glosterium Brebissonii Menegh.
(20) M. TANNÉR-FULLEMANN.
Fig. 11. — Raphidium Chodati, 4 cellule non divisée avec deux pyrénoïdes, dans un
chromatophore échancré; 2, cellule divisée; 3 et 4, divisions plus ou moins avancées;
5, bipartition première du contenu; 6-44, divisions plus ou moins avancées;
42, bipartition (plus faible grossissement. — A, °°/9 u; 2, #/0 pm: 3, chaque
article 6/7,5 u; 5, 70/7, u, bouts clairs 7 a; 6, 48/7 u; 8, 86/7 a: 9, Yo u;
12, 30,5 m.
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (21)
b. Seulement dans le plancton d'automne :
Synedra tenuis Kütz.
Navicula viridula Kiz.
Pinnularia viridis Rab.
Fragilaria Harrisonii Grün.
Cymbella cϾspitosum.
Tabellaria fenestrata Ktz.
Gomphonema constrictum Ehrb.
Aptogonum Desmidium Ralfs.
Penium lamellosum Kütz.
Staurastrum avicula Bréb.
Hyalotheca dissiliens Bréb.
Cœlosphærium Kützingianum Nxg.
Polycystis flos aquæ Ktz.
Stigeoclonium tenue Rhb.
Dinobryon sp.
c. Été et automne.
Spirulina major Ktz.
Oscillatoria limosa Lib.
Staurastrum gracile Ralfs.
Didymocladon furcigerum Ralfs.
Cosmarium Lundelii Delponte.
Cosmanium Nordstedtii Delponte.
Oocystis Negelii A. Br.
Pediastrum Boryanum Menegh.
Pandorina morum Bory.
Peridinium tabellatum Clap.
Ceratium hirundinella O. F. Müll.
Phormidium foveolarum:Gom.
Oscillatoria tenuis Ag.
Lynbya versicolor Wartm.
Rivularia sp.
Gomphospheria aponina Kütz.
Dinobryon divergens Imhof.
Scenedesmus quadricauda Breb.
Scenedesmus falcatus Chod.
Cyelotella operculata Ktz.
Comme l'indique cette liste, la flore suspendue est celle d’un lac-étang
ou d’un étang (au sens de Chodat, Etudes de Biologie lacustre, Bull. Herb.
Boissier, 1898, p. 50). L’abondance des Desmidiées et des Protococcacées
en est la caractéristique particulière.
En outre l’abondance du curieux Raphidium dont nous donnons la
description est à noter tout spécialement. Les Ceratium sont rares,
l’Asterionella gracillima fait habituellement défaut.
Raphidium Chodati Tanner-Füllemann.
Cellulis arcuatis utroque apice acuminatis, sepius lunatis 30-80 y longis,
5-7 y latis; chromatophoro ut videtur unico medio inciso, pyrenoidis
distinctis prius paucis; multiplicatio divisione contentus repetita; auto-
sporis demum parenchymatice compressis dispositio valde peculiaris et
in nulla alia specie generis reperta.
Les cellules isolées de cette curieuse espèce rappellent celles d’un
Selenastrum ou en plus gros celles du Scenedesmus falcatus; elles se
divisent tout d’abord par des segmentations perpendiculaires à la direc-
tion principale, puis chaque segment se subdivise à son tour par de nou-
velles cloisons obliques. Ce mode est une exagération de ce qui se passe
dans le Raphidium nivale, R. lacustris ou le Kirchneriella lunaris.
US Te SR
159
PRIMITLÆ FLORÆ COSTARIGENSIS
FILICES
NZ
AUCTORE
H. CHRIST, Bâle.
Suite de :
Primit. Fl. Costaric. III. Bull. Herb. Boiss., 2me sér., tome IV (1904), n. 9.
8. Aspidium diplazioides (Desv. Gymnogramme) Phegopteris
Linkiana Mett, fil. hort. Lips. 82.
Hab. Navarro Werckle.
9. Aspidium scalare n. sp. typ. in herb. Christ.
Espèce caractérisée par sa rachis faible, fort allongée, sa fronde
décroissante vers la base en une quantité de petites oreillettes écartées,
et des paires de pinnæ très régulières et horizontales, d’où le nom. Plante
presque glabre à segments fort étroits, d’un port singulièrement effile.
Sores marginaux. Tissu très tendre. Groupe d’A. oppositum (Vahl.) Sw.,
mais aspect plutôt d’A. gleichenioides Christ.
Rhizomate ereclo crasso, radicibus longis tomentosis, foliis fascieulatis,
stipite infra pinnas auriculæformes usque ad 30 cm. longo tenui sulcalo
stramineo ad basim squamis subulatis brunneis 4 mm. longis sparso,
supra cum rachi costisque brevissime albido-furfuraceo, planta aliter
glabra. Fronde bipinnatifida ultra 1 m. longa, 18 ad 25 cm. medio lata
lineri oblonga apice longissime et angustissime caudata, versus basin
sensim angustala; pinnis inferioribus ad auriculas rudimentarias nume-
rosas remotas reductis, pinnis numerosis circa 45 infra apicem pinnati-
sectum, remotiusculis, omnibus regulariter paribus horizontalibus 10 ad
14 cm. longis 1,7 ad 2,3 mm. latis, sessilibus basi haud attenuatis acumi-
nalis lanceolatis (costis rufostramineis tenuibus) fere usque ad costam
160 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SER.). 1905 (16)
incisis, segmentis conferto-pectinatis 30 et ultra utroque costæ latere
recte patentibus ligulato-linearibus ca. 4 cm. latis 2 ‘/2 ad 3 mm. latis
aculiusculis, nervis 10 ad 14 utroque costula latere, obliquis, simplicibus,
soris 10 ad 12 submarginalibus minutis ochraceis, indusio valde rudimen-
tario griseo mox plane evanido. Textura tenere herbacea, colore late
virente.
Hab. Valle del Rio Navarro 1. Werckle. Cubilquitz Guatemala Türck-
heim 8357 ed. Donnell-Smith.
Les dimensions réduites, le tissu tendre, les oreilleties occupant une
grande partie de l’axe distinguent nettement cette plante de À. Spren-
gelù Klfs des Antilles et de A. Mercurü A. Br,
10. Aspidium Navarrense n. sp. iyp. in herb. Christ.
Espéce petite, très bien caractérisée par une villosité forte et particu-
lière, un axe très grêle, des segments très étroits, des pinnæ peclinées.
Appartient au groupe à fronde rétrécie vers la base, mais à pinnules
abrégées seulement, non auriculées.
Rhizomate brevi erecto radicoso, foliis fasciculatis. Stipite 25 ad 30 cm.
longo, rigido, tenui, tereti, À ‘/2 mm. diametro, luride stramineo, sub-
glabro aut pilis brevissimis sparso, fronde 30 ad 35 cm. longa, 11 cm.
cm. lata acuminato-caudata basi angustata : i. e. 3 rarius 4 pinnulis valde
reductis et valde remotis instructo, pinnis inferioribus distantibus, mediis
7 cent. longis, 1 cm. latis et superioribus approximatis falcatis sessilibus
acuminato-caudatis (costa prominente) usque ad costam incisis. Segmentis
e basi latiori acuminatis linearibus falcatis 6 mm. longis, basi 2 mm.
medio, À !/. mm. latis, rachi, costis, pagina inferiore segmentorum pilis
griseis patentibus usque ad À mm. longis dense, pagina superiore iisdem
pilis pareius vestilis, nervis simplicibus obliquis 8 ad 10 utroque
latere, soris minimis vix ‘/2 mm. latis partim inter pilis occultis circa
10 utroque latere, brunneis, indusio minimo fugaci nigro-umbonato nudo
griseo.
Hab. Navarro 1. Werckle.
11. Aspidium frigidum n. sp. typ. in herb. Christ.
Espèce assez petite, évidemment alpestre, distinguée par un duvet
court, pâle, mêlé a des écailles assez longues, subulées, brun foncé, des
pinnæ non partagées jusqu’à la costa, des segments pointus, triangulaires
et un tissu coriace.
Rhizomate incompleto sed uti videtur brevi incrassato radicoso, cum
(17) H. CHRIST. PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS. 161
basi stipitis squamis atrobrunneis subulatis vestito, stipite 20 cm. longo,
flexuoso, tenui, brunneo-stramineo, cum rachi pube tenuissima albida
nec non squamis subulatis et filiformibus patentibus atrobrunneis sparso.
Fronde oblonga 30 cm. longa, 14 cm. lata acuminata versus basin abrupte
angustata i. e. pinnis aliquot remotis et ad meras auriculos reductis ins-
trucla, pinnis remolis sed versus apicem frondis approximatis ca. 18 infra
apicem pinnalifidum, sessilibus, 8 cm. longis, À ‘/2 cm. latis lineari-lan-
ceolatis caudato-acuminatis pinnatifidis, sed ala media 4 mm. lata super-
stite, segmentis subfalcato-triangularibus ‘/2 cm. longis, 4 mm. latis
adnatis ca. 16 utroque costæ latere, margine involuto, aculis, subcrenatis,
faciebus pilis albidis rigidulis pubescentibus, costis costulisque densius
pilosis. Nervis prominulis, liberis, simplicibus raro furcatis, 6 utroque
costulæ latere, soris medialibus, indusiis inconspicuis. Textura coriacea,
colore atroviridi.
Hab. Le haut du volcan Turrialba 1. Werckle.
B. Fronde à base deltoide ou au moins non atténuée.
12. Aspidium Leprieurii Hook. Spec. IV, 106 Nephrodium.
Forme puissante, hautement originale, que j'ai identifiée par une con-
fusion des noms à mon A. Tonduzü in Primit. II, 960.
Hab. La Palma Tonduz 12576. Navarro 1. Werckle.
13. Aspidium caripense (H. B. Kth. Willd. Spec. 5, 202. Poly-
podium). Mett. fil. hort. Lips. 90.
Hab. Turrialba Donnell Smith 5095. Werckle.
14. Aspidium patens Sw. Synops. 49.
Hab. Rio Ciruelas Pittier 2196.
15. Aspidium macrourum Klfs. Enum. 239.
Hab. Sabanilla de las Granadas 16556 Alfaro. Navarro Werckle. Meseta
Central de S. Jose Alfaro 16868. Tuis Tonduz 11397.
16. Aspidium nervosum (Klotzsch. Polypod. ex Hieronym. mss.).
Espèce critique, ressemblant à A. resinofetidum (Hook. Synops. fil. 269
Nephrodium) avec lequel je l’ai identifié Primit. 1213 N. 134 mais à base
de la fronde un peu atténuée, et non rétrécie en oreillettes le long du stipe.
Rachis et costæ enduites d’une matière jaunâtre répandue par taches,
plante glabre. Pinnæ sessiles, rapprochées, avec une glande à leur inser-
tion. Segments très nombreux, au delà de 40 de chaque côté de la costa,
162 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me séR.). 1905 (18)
à peine d’un cm. sur 2 ‘/2 mm., raides et coriaces, à bords enroulés et à
nervures très nombreuses : au delà de 14 de chaque côté, marquées à la
face supérieure par un sillon. Sores très serrés, emplissant l’espace entre
Ja costule et les bords, brun foncé. Indusie très petit, fugace et enroulé
à l'état sec. |
Hab. Cartago, pentes de l'Irafu, 2000 à 2200 m. région des frimas.
Werckle. Navarro Werckle. Barba Pittier 1935.
17. Aspidium Tonduzii Christ. Primit. II, fasc. I, 34, n. 329.
Hab. Tuis 1. Tonduz 11333.
18. Aspidium Sloanei Baker. Synops. II. Ed. 263. Nephrodium.
Hab. Meseta central de S. José Alfaro 16902. Navarro La Luna Werckle.
Cannas Gordas Pittier 10964. Golfo Dulce Tonduz 9978.
19. Aspidium gleichenioides Christ. Primit. III, 960.
Hab. Barba Tonduz 1935.
20. Aspidium nigrovenium Christ Nephrodium Botan. Gazette,
Decemb. 1895, 545.
Cette belle petite espèce, bien caractérisée par sa fronde deltoide, ses
segments régulièrement dentelés et ses nervures noires, découverte par
Thieme dans le Honduras 5646 coll. Donnell-Smith, à quelquefois aussi
des nervures fourchues. D’après M. Hieronymus, elle est très voisine
d’A. setosum Klotzsch Linn. 20, 371, syn. A. gemmiferum Moritz in Sched.
457. Je n’ai pas vu de prolificalions dans cette plante. Le rhizöme est
court, oblique, les feuilles fasciculées, le stipe est à la base muni d’ecailles -
brunes, ovales acuminées, de 2 mm. de longueur.
Hab. Meseta central de S. José 200 m. Alfaro 16863. Navarro Werckle.
Une plante analogue, mais plus grande, de Tovar, Venez. 1. Moritz s. n.
21. Aspidium caudatum (Klis, Enum. 115. Polypodium).
Le type du Brésil a les pinnæ fertiles qui ne différent en rien des
pinnæ stériles quant à la forme et les dimensions. Mais la forme Costa-
Ricaine est dimorphe, et mérite d’être distinguée comme
var. contractum n. var.
Les frondes stériles sont normales, à segments larges, profondément
dentés. Les frondes fertiles ont des segments contractés, larges de 5 mm.
et très brièvement dentes-creneles.
Hab. Navarro l. Werckle. Même plante de la Nouvelle Grenadel. Schlim.
- 1683.
(19) H. CHRIST, PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS, 163
Polystichum Rth.
Polystichum Turrialbæ n. spec. typ. in herb. Christ.
Petite forme alpestre, se plaçant entre le groupe de A. aculeatum Sw.
(angulare Kit.) et de A. mohrioides Bory (voyez mon article sur les
espèces australes de Polystichum dans Arkiv für Botanik, Band IV mrs.
1905 N. 12) analogue à P. Rochaleanum (Fee) des hautes montagnes du
Brésil, mais à pinnæ plus découpées, à dents plus pointues. Cette espèce
augmente les petits Polystichum du type andin et austral. Du reste, elle
s'approche beaucoup plus de P. aculeatum que de mohrioides.
Stipite tenui stramineo 12 cm. longo cum rachi costisque squamis
pallide brunneis subulatis brevibus vestito, lamina 32 cm. longa basi
1% cm. lata oblonga basi non angustata, pinnis 7 cm. longis basi 3,
aliter;2 cm. latis circa 15 utroque latere infra apicem pinnatifidum, infe-
rioribus remolis cæteris conferlis, patentibus, sessilibus, lineari-lanceo-
latis acuminatis, costa tenui, pinnulis À ‘/2 ad À cm. longis ‘/2 cm latis
circa 12 infra apicem incisum ovato-cuneatis, in petiolum brevem tenuem
altenuatis, remotiusculis, inæqualibus i. e. antice auriculatis, infimis
pinnarum inferiorum piunatifidis, pinnulis III ord. liberis ovatis, cæteris
profunde ineisis, lobis circa 4 utroque latere ovalo-trigonis, aculis,
aristato-dentatis. Nervis in lobis pinnalis aut furcalis inconspicuis, soris
magnis fuscis, lobos implentibus, medialibus, indusio inconspicuo sive
nullo. Textura tenuiler herbacea, colore pallide viridi.
Hab. Volcan Turrialba 1905, 1. Werckle.
Nephrodium Rich.
Nephrodium tetragonum Sw. Synops. fil. 77 Polypodium.
var. marginale n. var.
Une forme à pinnæ larges (2 !/2 cm.) peu rétrécies vers la base, à 8 à 9
nervures dont la paire basale forme un arc, à pubescence rare sur les
nervures, et, ce qui est bien notable, à sores tout près du bord des lobes.
Hab. Navarro Werckle.
Neprodium eqauitans n. sp. {yp. in herb. Christ.
Groupe de N. tetragonum (SW. Polyp.), diffère de cette espèce par un
rhizome dressé, par des feuilles nombreuses, fasciculées, des pinnæ très
ecarlees, allongées en queue, des dents plus triangulaires, la pointe de la
164 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 (20)
=
fronde non terminée par une pinna semblable au pinnæ latérales, mais
profondément incisée et souvent flanquée, à la base, de lobes ou pinnæ
accessoires. Un duvet très court, grisâtre, couvre la plante.
Le rhizome de cette espèce que M. Werckle m'a envoyé est verticale-
ment dressé, de la grosseur d’un doigt, couvert de restes de stipes, et
couvert également dans toule sa longueur d’un tissu épais de racines
de 25 cm., noirâtres, funiformes, simples en haut, se ramifiant seule-
ment à l'extrémité, et formant corbeille à l'instar des Alsophila, s’élevant
sans doute librement au-dessus de la surface du sol.
Rhizomate 20 cm. longo, pollicis crassitie, ereclo, supraterraneo, atro-
brunneo radicibus longis numerosis, Supra simplicibus valde intertextis
atrobrunneis ad instar Alsophilarum nonnullarum fulcrato, foliis circa
8 fasciculalis, stipitibus brunneo-stramineis sublucidis 40 cm. longis,
2 mm. crassis fragilibus, basi squamulis minimis strigosis brunneis dense
teclis, cæterum uti tota planta indumento brevissimo griseo furfuraceo
subpilosis, fronde 40 aut 45 cm. longa, 25 cm. lata ovato-deltoidea pin-
nata, pinnis infimis vix abbreviatis, pinnis remotis (infimis 5 cm. distan-
libus) recte patentibus, oppositis, 8 ad 11 utroque racheos latere, subses-
silibus, basi subcuneato-truncatis sæpeque atlenualis, apice longe et
anguste caudatis, 15 cm. longis, 2 em. latis, vix ad dimidium laminæ
incisis, lobis ca. 20 utrinque, obluse triangularibus 5 mm. longis et lalis
obtusis autsubaculis crenulatis; apice pinnarum lineari-produeto serrulato;
apice folii in pinnam latiorem profunde lobatam aut pinnatifidam, basi
pinnis brevioribus lateralibus sæpe agglutinalam desinente. Nervis non
prominentibus, 6 ad 11 utroque costulæ latere, singulis raro binis infimis
junctis, soris medialibus, parvis, brunneis, rotundis, indusio inconspicuo
evanido; textura flaccide herbacea, colore obscure viridi opaco; faciebus
breve puberulis.
A. tetragonum differt rhizomate breviter repente, foliis subsolitariis
aut paucis approximatis, pinna terminali lateralibus simili libera, lobis
minus triangularibus, pinnis fere usque ad apicem lobatis nec longe
caudatis.
Hab. Navarro 1100 m. 1. Werckle 1905.
Sagenia Prsl.
Sagenia Orosiensis n. spec. lyp. in herb. Christ.
Groupe de S. trifoliata (L.) mais bien caracterise par les bords ondu-
leux et non dentés, la pinna terminale longuement décurrente et les
a
(21) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS, 165
sores petits, nombreux, irrégulièrement répandus, à indusie persistant,
mais petit et chiffonné, contracté à l’état sec.
_Rhizomate ..... stipite 20 cm. et ultra longo fusco-stramineo, uli Lola
planta nudo, fronde 23 cm. longa 20 cm. lata deltoideo-tripartita, parte
centrali sive terminali breviter petiolata, late ovato, versus basin
cuneato decurrente margine repando-undulata, ca. 7 cm. lata, caudato-
acuminata, basi profunde biloba, lobis 5 em. longis porrectis caudato-
acuminalis, partibus lateralibus basi 13 cm. longis 5 cm. latis plerumque
utrinque lobo uno rarius duobus deorsum auclis acuminatis instructis,
sessilibus basi cunealis. Costis costulisque manifestis rufo-stramineis,
costulis flexuosis non ad marginem protensis, areolis numerosis irregu-
laribus nervulos clavatos multos includentibus, soris præsertim secus
costulas, sed irregulariter dispositis, numerosis, parvis, rolundis À mm.
latis brunneis, indusio persistente opaco brunneo pellato corrugato
coperlis. Colore sicce brunneo-viridi subtus pallidiore, facie opaca,
textura flaccide herbacea.
Egregium floræ Costaricensis decus.
Hab. Orosi finca del Dr Valverde 1900 m. 1. A. Brade 16834.
Sagenia angustior n. sp. typ. in herb. Christ.
Aspidium cicutarium Sw. v. angustius Christ Bull, Boiss. IV, n° 10,
964 (190%).
De plus amples matériaux me forcent d'établir cette plante au moins
comme sous-espèce se distinguant nettement d’A. cicutarium par des
axes beaucoup plus grêles, à écailles rares, des pinnules et segments
beaucoup plus étroits, plus écartés, moins décurrents, un tissu herbace
très mince, des sores confinés aux lobes.
Rhizomate erecto aut obliquo calloso, cum basi stipitum raris squamis
brunneis ovalo-acuminatis sparso. Slipitibus fasciculatis, tenuibus vix
pennæ gallinæ crassitie, dilute castaneis lucidis, glabris 35 cm. vel
ultra longis, fronde deltoideo-ovata acuminata basi valde aucta, tripinna-
lifida, usque ad 40 cm. longa et 30 cm. lata, pinnis 4 ad 6 utroque
latere infra apicem profunde pinnatifido-lobatum, inferioribus petiolatis,
petiolo rachibusque tenuibus castaneis, pinnis inferioribus pinnatis,
infimis 20 cm. longis 10 cm. latis, superioribus lobatis, pinnulis infimis
petiolulatis, superioribus sessilibus cuneatis, lobis pinnularum 8 ad 10
utroque latere, oblongo-acutiusculis, À 1/2 em. longis */4 cm, latis, angulo
aculo interposito. Apice profunde inciso, lobis decurrentibus lobulatis.
Nervis lateralibus rectiusculis ad apicem loborum protensis, nervulis
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1906 (22)
unam aut duo series areolarum formanlibus; nervulis liberis clavatis ex
arcu conjuncto oriundis brevissimis soriferis, soris uniseriatis in lobis
medialibus, inter lobos costamque deficientibus, indusio fugaci incons-
pieuo. Faciebus glabriusculis, marginibus brevissime ciliatis, textura
flaccide herbacea diaphana, colore lutescente.
Hab. Navarro I. Werckle. Meseta central de S. José 2000 m. 1.
Alfaro 16862.
Polybotrya H.B. Kth.
Ce groupe est des plus polymorphes au Costa Rica; l’identification des
formes est d’autant plus difficile que très souvent on n’a pas la chance de
trouver les frondes soriferes avec les frondes vegélatives.
1. P. Osmundacea HB. Kih. semble très commuu, dans des formes
bipennées comme dans un développement plus fort, richement (ripenne.
Sa fronde fertile se distingue très bien par des segments courts, fort
nombreux, étroitement cylindriques, ce qui lui a valu à bon droit le syno-
nyme de P. cylindrica Kaulfs.
2. Une seconde plante est manifestement inédite. Elle se distingue par
sa fronde non deltoide, mais ovale-allongée, seulement bipinnatifide, à
pinnules simples, étroites, obtuses, à peine dentées, parallèles, nom-
breuses, rapprochées mais libres au moins vers la base des pinnæ, des
nervures nombreuses, pennées, un tissu ferme et une couleur pâle,
glauque. Aucune des espèces à moi connues n’a des pinnules et lobes
aussi allongés et aussi simples. Une pinna ressemble à la feuille pennée
de Sorbus aucuparia L. Je l'appelle
Polybothrya Aucuparia n. sp. typ. in herb. Christ.
Rhizomate..... stipite ad basin squamis subulatis brunneis opacis vestito,
aliier glabro uli tota planta, plumbeo-stramineo, pennæ cygni crassilie,
tereli, 25 cm. longo. Fronde bipinnatifida, e basi latiore oblonga, caudato-
acuminata, 50 cm. et ultra longa, 25 cm. ad 30 cm. lata, pinnis 10 ad 12
utroque racheos latere, remotis (inferioribus 7 cm. distanlibus) alternis
erecto-patentibus petiolatis (petiolo usque ad 4 cm. longo) pinnis inferio-
ribus 23 cm. longis, 11 cm. latis ovato-acuminatis, versus basin attenuatis
1. e. pinnulis infimis reductis, costa anguste alata; pinnulis inferioribus
inediisque liberis numerosis : 10 utroque costæ latere, À !/2 ad À cm. dis-
tantibus, erecto-patentibus anguste lanceolatis obtusiusculis aut valde
obtusis, basi æqualibus cuneatis, levissime crenato-dentatis aut integris,
(23) R. CHRIST, PRIMITIÆ FLORA COSTA RICENSIS. 167
nervis pinnatis circa 10 utroque costulæ latere, 3 mm. distantibus, ple-
rumque simplicibus, rarius furcatis; pinnarum parte superiori profunde
pinnatifido-lobata, lobis confertis, decurrentibus, numerosis (12 ad 15)
anguste lanceolalis obtusis, apice frondis grosse dentato caudato-elongato,
Textura flaccide coriacea, colore plumbeo-pallido. Folia sorifera adhuc
desnt.n
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle 16770.
3. La troisième forme a des pinnules longues. pétiolées, lancéolées,
très légèrement lobées, ce qui la distingue de toutes les autres. Je l’iden-
tifie sur la diagnose et sur des échantillons de l’Amazone et de Trinidad
comme
Polybotrya caudata Kze Linn., 9, 23.
Plante très grande, pinnæ jusqu’à 40 cm. sur 20 cm., pinnules nom-
breuses : 15 au-dessous de la pointe pinnatifide de la pinna, longues de
11 cm., larges de 22 mm., lancéolées, cunéiformes et inegales à la base,
longuement acuminées, lobées très légèrement et seulement jusqu’au
quart du limbe, lobes oblus, tronqués, un peu crénelés. Nervures pennées
peu manifestes, 3 à 4 de chaque côté de la costule. Feuille fertile non
récoltée, mais des plantes à peu près identiques de Trinidad 1. Hart 3710
et de Yurua Miry Amaz. Ule 5608 ont les pinnules fertiles aliongées et
caudiformes, simples ou lobées, jusqu’à 10 cm. de longueur.
Hab. Navarro 1. Werckle.
4. Quant à la plante décrite par moi dans Primit. II, Bull. Herb. Boiss.
1904, IV, 966 sous le nom de P. scandens (Raddi Aspidium), il me reste
quelque doute sur son identité avec la plante de Raddi du Brésil dont je
n’ai que des spécimens stériles. Ma plante se distingue de P. osmundacea
principalement par des pinnules coriaces, glauques, très rapprochées et
peu incisées, d’une forme largement rhomboidale. Les pinnules fertiles
ne different pas beaucoup.
5. La plante que j'ai rangée, dans Primit. IT Inst. fisico-geogr. Nac.
Cost. Ric. 1901, 9, comme var. villosa sous P. acuminata (Hook.), je ne
puis maintenir cette classification, car les pinnules fertiles, courtes dans
P. acuminata, sont très allongées, caudiformes dans notre forme, qui
correspond plutôt à la diagnose de P. pubens Kze Linn 9, 24, sauf la
fronde qui est franchement bipennée dans notre plante, et simplement
pennée dans l’esp. de Kunze. Il est plus sage donc de décrire à part la
forme centro-américaine :
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (24)
-Polyhbotrya villosula n. sp. typ. in herb, Christ,
Bipenné, pinnules très inégales, auriculées, falciformes, régulièrement
lobées, à lobes obtus, pubescence courte, roussätre, surtout des axes,
pinnules fertiles très allongées à l’instar de P. caudata Kze.
. Rhizomate... Stipite rufostramineo puberulo, rachi cum costa costulisque
dense rufo-pubescente, facie inferiore pinnularum laxe villosa. Stipite
25 cm. longo tereti, fronde bipinnata 43 cm. longa, 30 cm. longa deltoi-
deo-oblonga acuminata, pinnis remotis alternis ca. 10 utroque racheos
latere infra apicem pinnatifidum, petiolatis, pinnulis ca. 12 utroque latere,
confertis subsessilibus, inferis liberis, superioribus late adnatis et decur-
rentibus, late lanceolatis falcatis inegalibus basi posteriore cuneatis, ante-
riore auriculatis, 4 '/s ad 5 cm. longis, medio A '/s cm. latis acutis, breviter
lobatis lobis ca. 10 utroque latere, obtusis aut subacutis, lobis infimarum
pinnularum solummodo profundioribus. Nervis in lobis pinnatis 5 utroque
costulæ latere. Textura coriacea, colore rufo-virente.
“ Fronde fertili pinnulis elongatis 5 cm. longis plerumque indivisis
anguste linearibus.
“Hab. Santa Clara. Las Delicias, 2. 1897, 500 m. Pittier 10688.
La même plante, à pinnules stériles plus obtuses, à pinnules fertiles
jusqu’à 11 cm. de Cubilquitz Guatemala Aug. 1900 Türckheim 7812. Cette
plante a le rhizome épais, ligneux, couvert d’ecailles brunes, opaques,
appliquées, lancéolées, non ciliées. durcies.
6. Je dois à M. Werckle des spécimens complets de Polybotrya canali-
culata Klotzsch Linn. 22, 429. : :
Excellente espèce très grande, presque quadripinnatifide, à segments
très petits, inégaux, à pinnules sorifères contractées en forme de globules,
se distinguant aussi par des écailles du rhizome très vigoureuses, opa-
ques, brun foncé, 1 ‘/2 cm. de longueur, et à bords longuement ciliés. Le
stipe est canaliculé.
u Navarro 1. Werckle.
7. Ajoutons encore : Polybotrya jngtndifoi (Baker Acrostich.) dont
j'ai une
var. lobata à bords des pinnæ lobes.
Hab. Navarro Coll. Inst. Cost. Ric. 16769 1. Werckle.
et nous avons pour le Costa Rica déjà sept formes différentes de ce beau
genre tropical, {non complé une nouvelle, très partagée, petite, her-
bacée, à segments étroits el cunéiforme, que je n'ai qu'en feuilles
stériles.
(25) . R. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 169
Athyrium Roth.
Athyrium myriomerum n. sp. typ. in herb. Christ,
Splendide espèce, voisine d’A. ferulaceum (Moore), mais bien plus
grande, de dimensions triples, et diffèrent par des pinnæ peliolees, des
pinnules de quatrième ordre plus larges, rhomboidaux, à lobes incisés-
dentés el à sores occupant le milieu des lobes, tandis qu’A. ferulaceum
à ces pinnules décomposées en lanières presque filiformes. à sores mar-
ginaux.
Pour le port, Diplazium divisissimum (Baker) rappelle notre plante,
mais en diffère par des pinnules extrêmes arrondies, peu dentees. et des
sores diplazioides.
Amplum, quadripinnatum usque ad quinque-pinnalifidum. stipite
70 cm. longo, valido, 7 mm. crasso, profunde canaliculato, basi nigro,
cæterum rufo-stramineo, subfurfuraceo, planta cæterum parce glandulosa.
Fronde 2 m. et ultra longa 80 cm. et ultra ovata, acuminata, basi vix reducta.
pinnis infimis 40 cm. longis. Pinnis remotis alternis, mediis 50 em. longis,
9% cm. latis, petiolatis, superioribus sessilibus, pinnis ovatis basi vix
reductis, pinnulis ca. 18 utroque latere, confertis (insertionibus spalio 5 cm,
separatis) 15 cm. longis, 5 cm. latis subsessilibus acuminalo-caudatis
basi latissimis, pinnulis Ill ord ca. 18 infra apicem, 22 mm. longis sub-
sessilibus 12 mm. latis oblongis aculis, basi subinæqualibus i. e. antice
pinnula infima IV ord. aucta costulamque tegente; pinnulis IV ord. plant
sterilis cuneatis lineari-oblongis apice bi- aut trifidis, iis plantæ ferlilis
rhombeo-cuneatis subinæqualibus obtusis 3 mm. latis utrinque bi- aut
trilobatis lobis porrectis brevibus obtusiuseulis. Nervis in pinnulis IV ord.
pinnatis manifestis. soris plerumque 5 pro pinnula ullima, medialibus,
lanceolatis, rectis, brunneis, 2 mm. longis, indusio conformi griseo flac-
cido margine irregulariter fimbriato. Textura herbacea, colore saturate
viridi.
Hab. Navarro A400 m., semi-arborescent. Werckle 1905. Déjà collecté
par M. Werckle 1903 avec A. ferulaceum sous N. 100.
. On peut aisément calculer les pinnules de IVme ordre d’une plante
adulte à 10000 ou 20000,
Diplazium Sw.
Diplazium gemmiferum n. sp. typ. in herb. Christ.
Voisin de D. silvaticum (Prsl. Relig. Hank. 42 Asplen.) distingué par
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 10 2, 31 janvier 1906. 12
170 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (26)
de nombreux bourgeons vivipares se développant dans les aisselles des
pinnæ supérieures, el des sores très bombes, de longueur très irrégulière,
décroissant vers le sommet des lobes, laissant un espace costal libre et
rhombiforme.
Amplum. Stipite rachique brunneo-lurido, squamulis brunneis furfu-
raceo, stipite pennæ anserinæ crassitie, 45 ad 50 cm. longo subtrigono
sulcato, fronde pinnata 55 cm. longa 20 cm. lata oblonga basi haud
angustata apice breviter pinnalifido plerumque gemmis numerosis
viviparis axillaribus deformato, pinnis circa 15 utroque rcheos latere,
remotis spalio 4 cm. lato separatis ereclo-palentibus, petiolulatis, petiolo
3 ad 4 mm. longo, basi haud attenuata cordato-subhastata quali, pinnis
Al cm. longis 2 ad 2 '/»z cm.Ülalis, acuminatis; lobalis, lobis brevibus
& mm. longis 5 mm. latis truncato-obtusis subintegris, nervis in lobis
pinnatis 4 ad 5 utroque costulæ latere, oblique patentibus, infimis in
sinum porreclis, superioribus multo brevioribus. Soris 4 utroque costulæ
latere, valde prominentibus crassis, nervos fere a costula usque ad
marginem implentibus. superioribus valde abbreviatis, brunneis, indusio
inconspicuo angustissimo dilute brunneo. Textura flaccide subcoriacea,
faciebus glabris opacis, colore atroviridi.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Diplazium carnosum n. sp. typ. in herb. Christ.
Groupe de D. silvaticum Prsl., se distinguant par un tissu charnu,
cassant à l’etat sec, des lobes peu profonds à angle aigu et des sores
irès nombreux, très serrés et très réguliers.
Stipite fere digili crassitie, 25 cm. et ultra longo, opaco, atrofusco,
pustulis minutis sparso, squamis basalibus uti videtur destituto. Rachi
crassa sulcala, squamulis furfuraceis brunneis puberula. Fronde late
ovato oblonga 70 cm. longa 35 cm. lala acuminala versus basin vix
atlenuata. Pinnis horizontalibus infimis deflexis alternis valde remotis
(spatiis % '/s cm. latis) inferioribus petiolulatis, superioribus sessilibus
supremis adnatis. Apice folii dilatata profunde pinnatifida. Pinnis circa
15 infra apicem lobatum, usque ad 17 cm. longi acuminatis basi truncatis
usque ad 3 ‘/2 cm. latis lobatis, lobis ca. 16 utroque latere, 8 mm. ad
I cm. longis basique latis, sinubus latis sed acutis separatis, oblusis, costa
crassa, nervis tenuibus liberis circa 10 utroque costulæ latere, inferioribus
simplicibus, superioribus interdum medio furcatis. Soris 8 aut 9 rarius
10 utroque latere, valde regularibus, æqualibus, angulo lalissimo obliquis,
a costula fere ad marginem/protensis, lineari lanceolatis, 1/2 cm. longis
i mm. latis, elevalis, rufo-brunneis. indusio inconspicuo nigro sicce
(27) R. CHRIST, PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 171
eonvolulo.= Facie subnuda raris squamulis furfuraceis obscuris sparsa,
Textura carnosa, Sicce corrugata, colore atroviridi.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle.
Diplazium marattiæfolium n. sp. typ. in herb. Christ,
Forme des plus puissantes, a dimensions exceptionnellement grandes,
tripennée, à pinnules de troisième ordre relativement très petites, écar-
tées, superficiellement lobées, costa légèrement ailee, sores a peu près
les plus minces du genre, indusie très faible.
Amplum tripinnatum, rhizomate..... stipite basi fere digiti minoris
crassitie, canaliculato, 65 cm. longo, fusco stramineo, nudo. Rachi opaca,
stramineo-brunnea, subfurfuracea. Fronde ultra 2 metr. longa. 80 cm.
lata, deltoideo-ovata basi vix angustata, tripinnata, pinnis ovato-deltoideis,
versus basin ob pinnulas infimas abbreviatas paullum angustatis, acumi-
natis, 50 cm. longis, 30 cm. latis, petiolatis, pinnulis remotis, petiolatis,
circa 15 utroque costæ latere infra apicem pinnatifidum lanceolatis 16 cm.
longis, 3 ‘/2 cm. latis e basi vix attenuala acuminatis pinnalis, costula
angustissime alata, pinnulis III ord. subparibus (ca. 12 utroque costulæ
latere infra apicem caudato-elongatum pinnatifidum) spatio 1 cm. metiente
separalis, liberis infimis basi cuneata, cæteris late adnatis, sessilibus,
subæqualibus, basi utrinque subauriculatis, late lanceolatis, acutiusculis
sive obtusis, 2 mm. longis, 7 mm. latis, grosse sed haud profunde cre-
nato-lobalis, lobis circa 6 ad 10 utroque latere, nervis pinnatis.in pinnulis
ultimis, eirca 8 utroque costulæ latere, e basi late furcatis, sed etiam in
lobis parce pinnatis, inconspicuis, ramulo anteriore basali sorifero,
rarius soris pluribus (usque ad 6 pro lobo) minimis, vix 2 mm. longis,
angustissime linearibus, plerumque a costa vix ad medium laminæ pro-
tensis, fere rectis, brunneis, infimis geminatis, indusio plano inconspicuo
tenuissimo brunneo, coriaceo, texlura coriacea, facie opaca griseo-viridi.
Hab. Navarro 1. Werckle. Habitus versus Diplazia ingens et hians tendit.
Diplazium tenerifrons n. sp. Lyp. in herb. Christ.
Dans les Primit. III, Bull. Herb. Boiss., IN, 1904, 252, j'ai fait mention
d’une plante comme forme curieuse de D. ingens Christ. De plus amples
matériaux démontrent clairement qu'il s’agit d’une espèce distincte, une
des plus grandes et en°même temps des plus tendres, d’un tissu herbace
facilement fané et enroule.
Amplum, rhizomate..... stipite valido, brunneo-stramineo aut castaneo
'/a metr. et ultra longo, lævissimo uti Lola planta. fronde tripinnatifid a
172 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (28)
aliquot metr. longa e basi deltoidea late ovata, pinnis petiolatis remotis
10 ad 15 utroque racheos latere infra apicem pinnatifidum, 60 em. et
ultra longis 25 cm. latis acuminatis, pinnulis alternis, petiolulatis, imis
deflexis, 14 cm. longis, 3 ‘/2 ad A cm. latis ca. 15 infra apicem incisum,
recte patentibus (infimis vix abbreviatis) ad alam angustam incisis et
ilerum pinnatis, pinnulis III ord. sinu rotundo separatis, superioribus
contiguis, ca. 15 infra apicem iucisum, 2 cm. longis, °/ı ad À cm. latis, e
basi lata lanceolato-subfalcatis obtusis, grosse plerumque mutice et decus-
satim dentatis, Sæpe paribus, versus apicem frondis subtrigonis, nervis in
pinnulis HT ord. pinnatis, ca. 8 utroque costulæ latere, omnibus late et
fere a basi bifurcatis, soris brevibus ovatis 2 mm. longis rufobrunneis
leviter curvatis costulam tangentibus a margine remotis, nervuli ramo
anleriore affixis, sed in nervulis infimis pinnulæ duplicibus, indusio
griseo tenerrimo evanido. Textura tenui. herbacea, mox corrugata, colore
viridissimo.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Asplenium L.
Asplenium rhizophyllum L. Spec. Ed. II, 1540.
C'est à juste titre que Hieronymus PI. Lehmann. 463 restitue à cette
espèce, désignée généralement sous le nom de À. rhizophorum, son nom
primitif que Hooker Spec. Il, 123 désigne comme une « error of the
press ».
Au Costa Rica, l'espèce varie par des pinnæ profondément incisées le
long du bord antérieur et plus ou moins auriculées, ce sera var. auricu-
lata Hieron, . c.
Hab. Navarro Werckle.
Asplenium radicans Swartz. Syn. fil. 84 ex Hieronym. cit. 464.
C’est la forme figurée par Hooker Spec. III 487 e. comme une variété de
son A. rhizophorum, soit d’A. rhizophyllum.
Hab. Navarro, comino de los Negros, Werckle.
(A suivre.)
nn — ==
173
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE
PAR
Gustave BEAUVERD
290n: séance. — Lundi 8 janvier 41906. — Ouverte
à 8 h. 20 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique de l’Uni-
versité, sous la présidence de M. Augustin De Candolle, président.
Le procès-verbal de la 289° séance est adopté; la candidature de
M. Micheli, mise aux voix, est acceptée à l’unanimite. — Les publica-
tions suivantes sont déposées sur le bureau :
ALLEMAGNE: Mitteilungen des Thür. bot. Vereins (28 dee. 1905) :
BULGARIE : Quelques Alques marines et saumâtres du littoral bulgare
de la Mer Noire, par S. PETKOFF, et Contributions supplémentaires à la
flore algologique de Riva-Planina, par S. Petkoff (dons d'auteur, reçus
avec reconnaissance) ; FRANCE: Bulletin de la Société des Naturalistes
de l’Ain, (Bourg, déc. 1905); Æevue scientifique du Bourbonnais;
RUSSIE : Bulletin du Club alpin de Crimée, N° 10-11-12 (Odessa
1905) ; SUISSE : Bull. Herb. Boissier, N° 1, 1906 ; Bull. Soc. Hortic. de
Genève, N° 12 (déc. 1905): Journal d’Horticulture et de Viticulture
suisse (Genève, déc. 1905).
RAPPORT PRESIDENTIEL POUR 1905. — Conformément à l’ar-
ticle 8 des statuts de la Société, M. le Président donne lecture du
rapport sur l’exercice 1905. Ce rapport constate la bonne marche de la
Société durant l’année écoulée, au cours de laquelle deux admissions de
membres actifs ont heureusement comblé les vides laissés par deux
démissions ; un membre honoraire a été nommé en la personne de
M. Emile Burnat, tandis que l’on a eu à déplorer le décès de MM. le
professeur Thury, membre honoraire, et chanoine Favre, membre cor-
respondant. En outre, la Société a fêté son 30° anniversaire de fonda-
tion, et a été représentée officiellement au Congrès botanique de
Vienne en juin 1905. L'activité scientifique du récent exercice a été très
soutenue, et a porté sur les sujets les plus divers de la floristique, de la
morphologie, de la tératologie, de la physiologie, de la biologie et de
la biographie.
Ce rapport applaudi est adopté par le vote unanime de l’assemblée.
RAPPORT DU TRESORIER. — M. Henri Romieux donne l'exposé
des comptes de la Société durant 1905; selon l’usage, décharge sera
donnée de sa gestion financière après le rapport des vérificateurs des
comptes, en séance de février prochain.
174 BULLETIN DE L'HERBIER Boisster (2me sén.). 1906 (240)
RAPPORT DU BIBLIOTHECAIRE-ARCHIVISTE. — M. le D:
Louis Viret donne lecture de ce rapport qui accuse un échange de
publications avec une soixantaine de Sociétés ou Institutions botaniques:
il résulte de cet échange un apport pour la bibliothèque de 143 volumes
ou brochures. En outre, les publications et convocations de la Société
sont adressées à 42 membres actifs, 11 membres correspondants et 6
membres honoraires. Plusieurs botanistes ont fait don de leurs travaux
ou de diverses brochures, et M. le Président a obtenu de la Société de
Physique et Sciences naturelles de Genève l'envoi des 21 premières
années de ses Comptes rendus de séance. La fréquentation de la biblio-
thèque a un peu augmenté dans le courant de l’année ; en revanche, le
nombre assez élevé d'ouvrages dépareillés et non complétés n’a pas
encore permis de les donner à relier durant cet exercice. M. Viret
termine en remerciant M. Chodat pour l'hospitalité accordée à la biblio-
thèque dans son laboratoire.
Ce rapport a été adopté par le vote unanime de la Société.
ELECTION DU COMITE. — Après une courte discussion à laquelle
prennent part MM. Augustin de Candolle — qui insiste pour sa non-
réélection — D' Eugène Penard, Casimir de Candolle et professeur
Martin, l’assemblee, se basant sur des antécédents, réélit à mains levées
l’ancien Comité composé de:
MM. Augustin DE CANDOLLE, président.
D’ Eugene PExARD, vice-président.
Henri Romreux, trésorier.
D’ Louis Virer, bibliothécaire-archaviste.
Gustave BEAUVERD, secrétaire.
MM. D: Boubier et Guinet sont nommés vérificateurs des comptes
pour 1905.
LOUIS PERROT, ANCIEN BOTANISTE (1785-1865), (FIN). —
M. le D' John Briquet, donnant suite à sa conférence de mars 1905,
nous entretient du voyage aux Pyrénées que Louis Perrot accomplit
avec A.-P. de Candolle durant l’été de 1807, et nous lit d’interessants
fragments du journal du botaniste neuchätelois, dont les récits d’herbo-
risation au Mont-Calme et à la Maladetta dénotent chez leur auteur un
esprit fait à l'observation scientifique et doué pour la narration deserip-
tive; ils jettent aussi un jour nouveau sur l’importance du voyage
botanique aux Pyrénées d’A.-P. de Candolle, en détruisant certaines
légendes répandues en leur temps par les détracteurs intésessés du
savant genevois. Ce voyage de 1807 se termina à Paris après une série
d'étapes au cours desquelles Perrot eut l’occasion d'apprécier la ville
et les botanistes de Bordeaux.
D'autres herborisations de Louis Perrot s’efteetuerent dans les Alpes
vaudoises, le Bas-Valais (où il signala le premier les plus belles espèces
du massif de la Dent du Midi), le Jura neuchätelois, le Jura bernois, la
Döle (Jura vaudois), les Alpes Lémaniennes (d’où il rapporte le pre-
mier Ayptericum Richeri du territoire valaisan et Srrophularia Hoppei
du Möle), les Alpes d'Annecy (Brezon, Reposoir et Mont Méry), les
environs de Chamonix (où il trouve le Saxıfraga Cotyledon au Brevent)
(241) 6. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 175
et finalement les environs de Nice, où il herborisa peu en raison de la
saison tardive, mais nota quelques particularités sur la prolongation de
la flore automnale ; il eut également, en cette circonstance, l’occasion
de tracer un portrait piquant des botaniste Guérin, Requien et Risso.
Perrot eut de très nombreux correspondants étrangers et suisses, et
laissa à sa mort, en 1865, un herbier considérable actuellement intercalé
parmi les collections européennes du Conservatoire botanique de la
Ville de Genève.
Après quelques mots de M. Casimir de Candolle relatifs aux souve-
nirs évoqués par les rapports que Perrot eut avec Léopold de Buch lors
de son passage à Bex et de leur excursion en commun dans les Alpes
vaudoises, M. le Président remercie vivement M. Briquet au nom de la
Société.
CALENDULA AR VENSIS L. SUR TERRITOIRE GENEVOIS.
— M. Gustave Beauverd présente de beaux échantillons de cette Com-
posée, récoltés le 23 décembre 1905 par Madame Edouard Naville aux
environs de Saconnex au-delà d’Arve (canton de Genève), et accom-
pagne cette présentation de la note ci-dessous :
Plante commune dans le bassin meridional duÿRhône, mais que les
floristes suisses considèrent comme adventice et fugace pour la flore de
notre pays.
« La station de Saconnex d’Arve n’est cependant nullement fugace et
doit être connue des botanistes Genevois ; toutefois les anciens auteurs
tels que Reuter, Fauconnet, Rapin, Chavin, etc. ne la mentionnent nulle
part, non plus que les comptes rendus que nous avons pu avoir sous les
yeux de l’ancienne Société hallérienne ou des travaux de la Société
botanique de Genève.— L’herbier Boissier n’en possède pas d'échantillons
de cette provenance ; seul l’herbier Barbey-Boissier en conserve un
récolté en 1898 (leg. Beauverd). — Madame Naville a obtenu ceux qui
sont présentés ce soir sur les indications recueillies au marché de Genève
des paysans qui la vendent en quantité sur la place.
Signalée par M. Briquet aux environs de Thonon.
A remarquer que la station de Saconnex d’Arve(vignes)est identique
à celles de l’habitat de cette plante dans le reste de la vallée du Rhône;
n’est nullement fugace, et peut être comparée à celle du; Tulipa sılvestris
de Neydans. »
M. Henri Romieux confirme les indications données et ajoute qu'il a
également vu sur le marché de Genève des’Calendula arvensis pro-
venant des environs de Neydans (H‘-Savoie). M. le Dr Briquet ajoute
qu'aux gorges de Bioge près Thonon, le Calendula arvensis est très
abondant et ne se présente pas avec lesi caractères d’une plante
adventice.
A PROPOS DU CETERACH OFFICINARUM L. — Au sujet
d’une communication sur cette plante donnée par M. le D’ Penard en
séance du 13 mars 1905 (cf. comptes rendus 283° séance, p. 201).
M. Augustin de Gandolle fait remarquer que Reuter, dans la 1" édition
de son « Catalogue », p. 123, avait admis cette plante pour la flore gene-
voise en lui signalant deux stations sur les murs de l’ancienne enceinte
fortifiée de la Ville; les fortifications ayant été démolies dès lors, la
seconde édition du « Catalogue » parue en 1861, ne fit plus mention du
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (20e séR.), 1906 (242)
Ceterach. — M. Chodat se souvient d’avoir rencontré en abondance cette
fougère sur les vieux murs d’un village genevois qui pourrait bien
être Laconnex, déjà cité par M. Penard; d’autre part, M. Lendner
: récemment trouvé une nouvelle station genevoise du Ceterach à
ersoix.
CULTURE D’UNE COLLECTION DE SALIX. — M. William
Barbey fait l'historique d’une culture importante de divers Salix,
Rubus, Rosa et Potentilla réunis dans l’ancienne oseraie de l’hospice
du Prieuré, près Genève, où M. le D' Robert Buser, conservateur de
l’herbier de Candolle, a obtenu du Comité de l'institution hospitalière
l'autorisation de transplanter ces collections vivantes commencées à
Aarau. — Le comité de l’Hospice ayant fait entrevoir la nécessité de
ne plus pouvoir laisser intacte cette collection, M. Barbey se place au
point de vue des intérêts scientifiques et demande à la Société bota-
nique de bien vouloir prendre en mains ces intérêts en avisant aux meil-
leures mesures à prendre pour que le travail entrepris par M. Buser
ne soit pas perdu.
M. le D' John Briquet annonce en effet qu’un lot de boutures de ces
saules choisi par M. Buser lui-même a été transplanté au Jardin bota-
nique de Genève par les soins de M. Grandjean, jardinier-chef, au
commencement de 1905. — D'autre part, M. le Président fera le néces-
saire auprès de M. Buser pour assurer la conservation du Salicetum
et autres collections de plantes cultivées à l’oseraie du Prieuré.
CONIFERES EXOTIQUES, RUSTIQUES SOUS LE CLIMAT
DE GENEVE. — M. William Barbey présente des échantillons. avec
cônes mûrs, d'un Pinus Pinea abattu par le récent ouragan du 6 janvier
1906. Cet arbre, ainsi qu'un second exemplaire cultivé au Pare de la
Pierrière, près Chambésy, avait été introduit de graines rapportées de
Rome en 1856 par M. Barbey; ce sont probablement les seuls exem-
plaires de cette espèce prospérant sur territoire genevois. Sur les rives
du Léman, M. Barbey en signale un beau pied au-dessous de la gare de
Lausanne. — Des fausses-baies de Juniperus drupacea ont été récoltées
sur la terrasse du château Voltaire à Ferney et sont également présen-
tées par M. Barbey. — Le Juniperus drupacea est originaire d’Asie-
Mineure.
UN SARRACENIA DANS LE JURA. — M. Chodat signale,
d’après lecture, la présence dans le Jura bernois d’un Sarracenia
découvert dans les Franches montagnes par M. H. Lüscher de Berne.
Cette plante insectivore, originaire de l'Amérique du Nord, a été
vraisemblablement introduite dans cette nouvelle station où elle paraît
prospérer parfaitement.
La séance est levée à 9 h. 25. — 18 membres présents : MM. Augustin
de Candolle, Penard, Romieux, Viret, Beauverd ; Barbey, Bertrand,
Boubier, Briquet, Casimir de Candolle, Chenevard, Chodat, Frank,
Guinet, Lendner, Martin, Nicoud et Rouge.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
a
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BUT, LETIN DE L' HERBIER BOISSIER |
SECONDE aan. & PE
SOMMAIRE DU N° 5. — MARS 1906.
3 Pages
I. — H. Christ. — PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS 177
CO SUITE MER SR DEN ERA ee re
II. — Joseph Freyn. PLANT EX ASIA MEDIA. Enu-
meratio plantarum in Turania a cl. Sıntenis ann. 1900-
1901 lectarum. additis quibusdam in regione caspica.
(ranscaspica, turkestanica. pr&sertim in altiplanitie Pamir
a cl. Ove Paulsen ann. 1898-1899 aliisque in Tur-
kestania a cl. V.F. Brotherus ann. 1896 lectis. (Frag-
menlum.)(Horiseizung: OI) = 222 2.2 202 193
II. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 217
IV. — 3. Bornmüller. — UEBER EINE NEUE SERRA-
TULA-ART DER ANATOLISCHEN FLORA............ 233
V. — Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine
bryologische Skizze (Fortsetzung folgt)...............- 235
\I. — Gustave Beauverd. SOCIETE BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 12 février 1906... 245
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL.... .. Nos 14200 à 14499
PLANCHES SONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHe 1. — Cartes 1, 2, 3 et 4.
PLancHe 2. — Cartes 5, 6, 7 et 8.
PLancHe 3. — Cartes 9, 10, 11 et 12.
PLancHE 4. — Cartes 13, 14, 15 et 16.
PLance 5. — Cartes 17, 18, 19 et 20.
PLancer 6. — Cartes 21, 22, 23 et 24.
PrancHe 7. — Cartes 25 et 26.
OBSERVATIONS.
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.|
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VI. — 1906.
N°.3
PRIMITLÆ FLORA COSTARICENSIS
FILICES
IV
H. CHRIST, Bâle.
Suite de :
Primit. Fl. Costaric. IT. Bull. Herb. Boiss., 2me ser., lome IV (4904), n. 9.
Asplenium auritum Sw. Flor. Ind. occ. 1616.
var. longicaudatum Hieronym. Plant. Lehmann. 466.
Assez composé, les pinnæ et les lobes longuement allongés en queue.
Hab. Navarro Werckle. Meseta central de S. José 1. Alfaro 16868.
Asplenium præmorsum Sw. Flor. Ind. occ. 1620.
var. laceratum Hiers.in Plant. Lehmann. Engl, bot. Jahrb. 3%. (1905), 469.
Hab. Rio Navarro 1. Werckle.
Asplenium monanthes L. Mantiss. 130.
var. Galeottii Fee Gen. fil. 192 pro spec. à plusieurs sores.
Hab. San Isidro Alajuela 1000 m. Alfaro 16461.
Asplenium juglandifolium Lam. Encyclop. I. 307.
Je vois cette espèce pour la premiere fois du Costa Rica. C'est une
forme à feuilles larges de 3 !/s cm., à bords entiers et à pointe longue-
ment effilée.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle. Herb. Inst. Geogr.
«o phys. ©. Ric. 16768.
Asplenium sanguinolentum Kunze. Melt. Asplen. 98.
— Je pense qu'on est autorisé à séparer cette espèce d'Amérique d’A. anı-
Or BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 3, 28 février 1906. 13
%
178 . BULLETIN DE L'HERBIER. BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (30)
sophyllum Kze de l'Afrique. La première, trouvée à différentes reprises
au Costa Rica, a des feuilles plus coriaces, noircissant par la dessication,
des bords très peu incisés, à lobes à peine dentés et très peu saillants, à
nervures cachées. La plante d’Afrique a des pinnæ plus nombreuses,
herbacées, restant vertes, à nervures très visibles et à lobes nombreux,
profonds et manifestement dentés.
Hab. Navarro 103 1. Werckle, cilé par moi déjà Primit. III 974 des
Vueltas Tucurrique 1. Tonduz 13346 sous A. anisophyllum.
Lomaria Wild.
Lomaria arborescens Klotzsch el Karsten.
C'est ainsi qu’une très grande forme à rachis d’ebene m'a été désignée
par M. Hieronymus sur des échantillons authentiques de l’Herb. Berolin.
Hab. La Palma 1. Tonduz 11459. Navarro Werckle.
Cyathea Sm.
Cyathea conspicua n. sp. typ. in herb. H. Christ.
Espèce alpestre de la région des frimas, arbre a tige mince, élevé, à
base conique par suite d’un épais réseau de racines aériennes, à feuilles
petites, nombreuses, dressées mais recourbees en arc vers la pointe, ce
qui est une exception puisque les autres Cyathéacées de ce pays ont,
d’après M. Werckle, des feuilles plutôt étalées.
Arborea, trunco tenui elato, basi ob radices supraterraneas conica,
incrassata, foliis parvis numerosis elato-arcuatis. Stipite..... rachi inermi
furfuracea squamulis minutis fuseis, brunneo-ochracea opaca, frondibus
tripinnatis pro conditione parvis numerosis. Pinnis 52 cm. longis 45 cm.
latis subsessilibus acuminatis basi vix attenuatis, pinnularum coslis
spatio 2 !/a cm. lato separatis, patenlibus, approximatis, oblongo-acumi-
natis, sessilibus, basi non angustatis, vix 10 cm. longis basi 2 ad 2 !/z cm.
latis fere usque ad costam incisis, segmentis falcalis angulo acuto 3 mm.
lato separatis, 11 mm. longis 3 mm. latis oblongis subaculis, circa 17
utrinque, infra apicem serratum, margine demum revoluto crenato-
dentato, dentibus brevissimis sæpe evanidis, nervis inconspicuis circa 8
ad 10 utrinque, inferioribus medio furcatis superioribus simplicibus.
Faciebus sublævibus, costis infra tenuiter furfuraceis supra minutissime
pilosulis, soris magnis ultra À mm. latis circa 8 utrinque, medialibus,
globosis demum effusis et confluentibus pallide fuscis, indusio tenui
(4) © H. CHRIST, PRIMITLE FLORÆ COSTARICENSIS. 179
griseo-fusco mox ad frustula sporangiis mixla decompositis. Receptaculo
nigro elevato. Textura flaccide coriacea crassiuscula, colore fusco-viridi :
subtus pallidiore, adspectu rudi et incompto.
Hab. In regione frigida vulcani Turrialba 1. Werckle.
Cyathea pelliculosa Christ Primit, III, Bull. Boiss. IV, 1904, 947.
De plus amples matériaux envoyés par M. Werckle démontrent que le
stipe est très puissant, grosseur du pouce, cannelé, ocre-rougeätre,
recouvert de nombreuses verrues ligneuses, piquantes, longues de 1 mm.,
coniques, et à la base, d’écailles subulées, dentelées, raides, scarieuses,
brün clair, longues de 2 cm.
Il faut réunir à cette espèce l’Alsophila subaspera Primis. II 43, N. 347
fondé sur des matériaux incomplets.
Cyathea divergens Knze Linn. 9, 100.
Je pense d’après des matériaux excessivement riches dans tous les
élats de développement, qu'on doit réunir le C. equestris de Kunze
Suppl. tab. 71 à C. divergens.
Déjà Kunze lui-même fait ressortir, pag. 170 cit., la ressemblance des :
deux espèces, et je ne crois pas me tromper en identifiant le C. equestris
avec la forme stérile ou peu fertile de C. divergens qui offre des pinnules
peu incisées à lobes contigus et non « divergents», tandis que la forme
fertile et bien développée a des lobes séparés par un sinus très large. La
figure de Kunze représente exactement la forme stérile du Costa-Rica
qui se trouve sur le même pied avec la forme à lobes libres, étroits.
écartés et fortement dentés.
De plus amples matériaux de C. divergens contiennent des stipes. Ils
sont de la grosseur d’un pouce; à leur base il y a un coussin d’écailles
lancéolées, 1 cm. de long, rigides, luisantes, brun ocré, à bord étroit et
blanchâtre. La surface du stipe est polie, luisante, couverte d’une arma-
_ture de très nombreuses verrues piquantes ou pelites épines coniques
de 4 '/sa 2 mm. qui, vers le haut, passent en petites proéminences ou
rugosilés à peine perceptibles. La couleur du stipe et brun ocré passant,
vers le bas, à l’acajou. Les pinnæ de cette puissante espèce andine attei-
gnent 80 cm.
Cyathea aphlebioides n. sp.
Durement coriace, à segments pectinés, étroits, à pointe longuement
appendiculée, à nervures fourchues, très obliques, nombreuses; surface
presque lisse, sores gros à indusie roussâtre; mais se distinguant surtout
180 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e ser.) 1906 (32}
par un stipe fort épineux à écailles bicolores et les pinnæ basilaires
avortées, munis de rudiment de pinnules.
Slipite ultra 50 cm. longo valido digiti, ad basin pollicis crassitie,
ochraceo nitido, spinis validis conicis ‘/2 cm. longis subaduneis nume-
rosis fere spiraliter dispositis horrido, nec non squamis ovato-acuminatis.
ultra À cm. longis nitidis atrofuscis margine albo ciliato-lacerato ornatis
basi vestito, rachibus atropurpureis supremis rufostramineis parce
rugosis subnitidis fere lævibus, pinnis inferioribus deflexis 30 cm.
longis pinnulis abortivis vix 3 cm. longis irregulariter incisis, pinnis
reliquis usque ad 50 cm. longis 17 cm. latis breviter petiolatis-
superioribus sessilibus, basi vix angustatis acuminatis, pinnulis con-
fertis circa 35 utrinque, sessilibus, lanceolatis longe caudatis in
apicem linearem dentatum exeuntibus, fere ad costam incisis, 48 mm.
latis 9 ‘/: cm. longis, costa costulisque pilis paucis albidis sparsis,
faciebus cæterum lævibus, superiore subnitida, inferiore opaca ; segmentis
falcatis confertis circa 20 utrinque, À cm. longis basi 3 mm. latis acutis
serrulatis, nervis valde obliquis medio furcatis circa 40 aut 12 utrinque,
soris magnis medialibus costæ approximatis circa 5 utrinque segmenti
apicem non attingentibus, globosis 1 mm. latis indusio tenui brunneo
inclusis demum effusis et confluentibus, indusii frustulis irregularibus-
cum sporangiis mixtis. Receptaculo nigro elevato. Textura rigide coriacea. .
colore atroviridi subtus subglauco.
Hab. Navarro Manz. — Ost 1. Werckle.
Cyathea arida n. spec.
Grande espèce à pelits segments pointus et très serrés, lissu coriace,
couleur grisätre, nervures tantôt simples tantôt fourchues, sores très
petits, recouverts d’une mince pellicule grisätre. Aspect d’une pinna celui
d’une fronde d’Aspidium aridum Don (obscurum Blume) de l'Inde.
Arborea, stipite valido, pollicis crassitie et ultra, cylindrico minute
furfuraceo. opaco, aculeis remotis validis variæ magniludinis usque ad
6 mm. longis conicis leviter incurvätis ebeneis politis sparso, basi
squamis subulatis, fere filiformibus 1 em. longis contortis brunneis
vestito, fronde ampla tripinnatifida. Rachi fulvo-rufa, sæpe versus apicem .
frondis castenea et fere ebenea, subglabra, aut minutissime. furfuracea.
pinnis 50 cm. et ultra longis, 13 cm. latis subsessilibus, oblongo-acumi-
natis, confertis, versus basin aliquantulum angustatis, pinnulis ca. 40
ulroque costæ latere infra apicem incisum. imbricato-conferlis, sessi-
libus 7 em. longis 12-16 mm. latis lanceolato-acutis, ad alam 1 mm. .
ulrinque latam ineisis, segmentis imbricato-spissis subfalcatis lanceo-
(33) KR. CHRIST. PRIMIFIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 181
‚latis, 6 ad 8 mm. longis 3 mm. latis acutis, margine integro aut levissime
erenulato, nervis modice manifestis obliquis confertis 10 aut 12 utroque
costulæ latere, aut simplieibus aut supra basin bi-rarius trifurcalis,
faciebus glabris sed opacis, aut finissime furfuraceis, soris minulis vix
4 mm. latis globoso-elevatis costulis adpressis, eirca 5 utroque latere
soris maturis cinnamomeo-ochraceis confluentibus, indusio pelliculoso
tenuissimo griseo circumdalis mox per apicem aperto et evanido rarius
patellari. Receptaculo lato nigro elevato nudo sed fragmentis indusii
irregularibus rarius observandis eircumdato. Faciebus opacis, colore
| griseo-viridi subtus pallidiori, textura coriacea, pinnulis facile deciduis.
Hab. Navarro Luna 1400 m. 1. Werckle, 16757, 16780, alto de Mano de
Tigre. Diquis, 700 m. Pittier 12097.
Cyathea Brunei Christ. Primit. II, 947.
De plus amples materiaux, recueillis par M. Werckle dans la region
des frimas, à Coliblanca, entre les volcans d’Irazu et Turrialba, permet-
tent de compléter la diagnose de ce magnifique végétal, qui, pour Ja
puissance du stipe, est le plus grand des Cyathéacées d'Amérique jus-
qu'ici connu.
Stipite basi usque ad 5 cm. diametro, sed lextura suberoso-spongiosa,
basi atro- supra griseo-brunneo, subnitente, basi densa coma squamarum
crisparum longarum usque ad 3 '/a cm. longarum linearium subulatarum
tenerarum diaphanarum pallide brunnearum tecto multisque spinis conicis
hamoso-reflexis brevibus 1 mm. longis tecto, superne tuberculato. Rachi
inermi brunnea opaca furfuracea, valida, sulcata. Pinnulis ca. 40 utroque
Jatere racheos.
Cyathea Werckleana n. sp.
Une des plus belles Cyathéacées, distinguée par un tissu singulièrement
délicat et tendre, une fronde presque quadripinnatiséquée, des pinnules
de troisième ordre imbriquées, très régulièrement et très profondément
incisées, à nervures pennées dans les lobes, se désarticulant facilement
par la dessication et des parties axiales un peu luisantes, d’une couleur
châtaigne ou pourpre foncé.
Stipite pollicis crassitie, valido, polito, pallide caslaneo, spinis curvalis
nigris politis e basi lala oriundis conicis crassis ?/s cm. longis armato,
basi squamis lineari-subulatis contortis 1 cm. longis abunde vestito.
Fronde ampla tripinnata aut potius quadripinnatifida, pinnis subsessilibus
usque ad 73 cm. longis (rachi castanea aut purpureo-ebena polita) 22 cm.
latis basi non attenuatis, acuminatis et abrupte in apicem pinnatum ter-
182 BULLETIN DE -L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (34)
.minatis, pinnulis confertis numerosis circa 35 utrinque, iterum pinnatis,
pinnulis III ord. valde confertis sed liberis et ad basin spatio separalis
A ‘/2 cm. longis, 1 cm, latis oblongis interdum acutis, subcordalis sessi-
libus, profunde et regulariter lobatis, lobis semiovatis acutis 2 mm. et
ultra longis 5 ad 8 utrinque subintegris rarius denticulatis. Nervis tenui-
bus conspicuis in lobis pinnatis circa 3 ad 5 utrinque simplicibus, obli-
quis. Soris minutis brunneis 1 ad 3 pro lobo, costæ approximatis circa
1 mm. latis, receptaculo crasso elevato nigro furfuraceo, indusio tenuis-
simo pelliculoso diaphano cito evanido nil nisi frustula irregularia relin-
quente. Textura tenuiter herbacea, sed in fronde matura fructifera subco-
riacea, pinnulis pseudo-articulatis facile deciduis, colore supra atroviridi,
subtus pallido, faciebus glabris.
Hab. La Palma 1495 m. Tonduz 12528, 12677. Navarro l. a
Cyathea hemiotis n. sp. typ. in herb. Christ.
Très ressemblant pour le port et aussi pour beaucoup de caractères au
précédent, et formant avec lui un petit groupe à part, se distinguant par
ses segments de troisième ordre légèrement dentés seulement, non lobés
incisés, inégaux à la base et un peu auriculés antérieurement, une costa
élégamment ailée, et des nervures plus cachées et bifurquées.
Stipite valido digiti crassitie polito castaneo, spinis validis subeurvatis
nigris basi dilatatis conicis remotis ‘/2 cm. longis et squamulis filiformi-
bus contortis 1 cm. longis brunneis sparso, fronde ampla tripinnata,
pinnis subsessilibus usque ad 70 cm. longis (rachi castanea aut purpureo-
ebenea polita subfurfuracea) 20 cm. latis basi non attenuatis, acuminalis
et abrupte in apicem pinnatum terminalis, pinnulis confertis sæpe imbri-
calis numerosis, circa 30 utrinque, segmentis confertissimis (costa
eleganter sed anguste alala, ala ‘/2 mm. utrinque lata) 4 cm. longis
3 cm. latis rhombeo-oblongis basi inæqualibus interdum subacutis, ses-
silibus basi subcordatis inæqualibus antice auctis et subauriculatis bre-
viter denticulatis aut crenatis usque ad subintegris, dentibus 5 ad
8 potius decumbentibus, nervis utrinque 5 ad 8 in segmentis pinnatis late
furcatis, sub epidermide suboccultis, soris minutis brunneis 3 ad 5
utrinque, costæ approximatis circa À mm. latis, receptaculo crasso elevato
nigro furfuraceo, indusio tenui pelliculoso atrobrunneo citissime evanido.
Textura firmiter herbacea, pinnulis facile deciduis, colore læte virente
subtus pallido subglauco, faciebus glabris, sed costis furfuraceo-pilulosis,
etiam supra.
‚Hab. Navarro La Luna 1. Werckle : «arbre élevé, épineux. »
. Le rapprochement de ces deux espèces est si évident qu’on peul pré-
(35) H. CHRIST. PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS. 183
‚sumer leur origine de la même souche, qui du reste est très isolée et
sans affinité avec d’autres Cyathéacées. La découverte de restes d’indusies
dans les échantillons avancés en maturité est malaisée.
Erchca onusta Christ Primit. II, 950.
Des matériaux ultérieurs démontrent que le diamorphisme observé vé
dans mes premiers spécimens est un fait plutôt accidentel, et que norma-
lement les segments sorifères sont à peu près de la même largeur que les
autres, et que les sores sont généralement moins copieuses et moins
réunies en une seule masse.
Le slipe est très puissant, cannelé, aplati à la base, lisse, très poli,
couleur ocré très foncé, et couvert abondamment d’aiguillons coniques,
vigoureux, épais, hauts de 2 mm. souvent géminés, de la même couleur.
Les écailles de la base sont brunes, subulées, longues de À cm. crispées.
‚Nervis circa 12 utroque costulæ latere.
Hab. Navarro La Luna 1. Werckle 16779, 16798. Pittier 8200, 2 m. à
2,50 m. de haut, 10 cm. diam. à la base.
Cyathea Underwoodii n. sp. typ. in herb. Christ.
Espèce herbacee, a pinnules très courtes, segments petits, peu nom-
breux, obtus, serrés, fortement crênelés, surface supérieure lisse, sauf la
pilosité très courte de la costa (qui est la règle non seulement dans les
Cyatheacées, mais aussi dans beaucoup d’autres fougères tropicales
d’ailleurs glabres); à la face inférieure la costa est recouverte d’un duvet
dense et appliqué de poils hispides très courts et d’ecailles ovales pâles
s'étendant aussi sur les nervures qui sont fourchues et serrées. Sores
petits, serrés, globuleux, entourés d’ecailles, indusie mince, cassant,
s’ouvrant par pièces inégales, couleur foncée, opaque.
Port de C. hypotricha Chr., mais sans sa villosité el à segments non
pointus.
Stipite..... fronde ampla tripinnatifida, pinnis 48 cm. longis lineari-
lanceolatis 10 cm. latis sessilibus acuminatis, rachi costisque fusco-
stramineis lævibus uti videtur inermibus parce furfuraceis, pinnulis
remoliusculis circa 25 utrinque infra apicem pinnatifidum caudatum,
recte patentibus sessilibus 5 ad 7 em. longis À !/2 rarius 2 cm. latis e
basi lata lanceolatis acutis, usque ad alam angustissimam ineisis, seg-
mentis ca 15 ulrinque confertis sinu angusto et acuto separatis aut fere
imbricatis, 6 ad 8 mm. longis 3 mm. latis ovatis obtusis crenato dentatis,
dentibus obtusis, nervis a basi furcatis confertis ca 8 utroque costulæ
latere, parum conspicuis, soris costulæ approximatis, in furca nervuli
184 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20e séR.). 1906 (36)
positis, infra 4 mm. diametro, globosis brunneis, 5 ad 8 utrinque, rarius
usque ad segmenti apicem protensis, indusio griseo-brunneo tenui fragili
eircumdatis, indusio maturo irregulariter confracto rarius patellari,
receptaculo nigro elevato. Facie frondis superiore glabra sed costa pinnu-
larum breviter pilosa, costa subtus dense et adpresse pilosa nee non
squamis ovatis minulis pallide fuscis coperta; costula segmentorum
nervulisque iidem squamulis sparsis. Textura herbacea, colore obscure
viridi, Opaco.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Alsophila R. Br.
Alsophila chnoodes Christ. Primit. III. Bull. Boiss. 190%, IV, 958.
De plus amples matériaux de cette espèce arborescente, qui semble
répandue dans la vallée du Rio Navarro (Cañal Cedral destrecho) démon-
trent que le rachis supérieur est bien inerme, mais le bas du stipe est
muni de crochets coniques, très forts (4 cm.), à base élargie, polis, droits,
qui diminuent peu à peu vers le haut du stipe pour se changer en tuber-
cules au rachis. En même temps, le bas du stipe, qui a la grosseur d’un
doigt, est muni d’écailles très grandes, 2 cm. de long et 6 mm. de large à
la base, scarieuses, ovales, à pointe effilée, luisantes, rigides, d’un brun
d’acajou comme le stipe lui-même qui est très poli.
Les frondes de la jeune plante sont simplement pennées, mais les
pinnæ inférieures sont incisées jusqu’à la costa à pinnules libres et sépa-
Tees par un interslice.
Alsophila crassifolia Werckle mss.
Voisin d’A. chnoodes, groupe d’A. procera, different par le tissu
coriace, les lobes plus étroits, Ies nervures saillantes, plus serrées, pres-
que toujours simples, surface à peu près lisses, sores submarginaux.
Arborea stipite luride brunneo nitido pollicis crassitie, spinis brevibus
(/s em.) conicis crassis duris vestilo, fronde ampla tripinnatifida rachi
fusca, squamulis minutis furfuracea, raris verrucis aculis sparsa, pinnis
sessilibus, usque ad 40 cm. longis, 15 cm. latis, 10 cm. distantibus,
oblongo-acuminatis, pinnulis confertis patentibus usque ad 30 utroque
rachos latere, infimis vix abbreviatis, 7 cm. longis, 13 mm. latis sessilibus
lanceolato-acuminalis profunde sed non ad costam incisis, ala utrinque
1 ‘/2 mm. lata relicta segmentis confertis circa 15 utrinque, obtusissimis
integris, # mm. longis, 3 mm. latis, costis squamulis furfuraceis brunneis
sparsis sepius etiam nudis, faciebus nudis opacis, nervis utrinque circa
BIRD NT
NEE
(37) H. CHRIST, PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 185
5 obliquis plerumque simplicibus, soris submarginalibus, # aut 5 utrin-
que, prominentibus, minutis, sed demum confluentibus, rufobrunneis,
nudis, receptaculo elevato gibboso griseo. Textura coriacea crassiuscula,
colore atro-virente, subtus pallidiore nec glauco.
Hab. Luna, Pulanca quebrada, frequens 1. Werckle.
Alsophila pruinata (Sw. Polypodium) Kifs. Kze Linn. 9, 99.
var. tenuis n. var.
Avec la forme ordinaire, M. Werckle a collecté une forme curieuse à
rachis, costæ, pinnules et segments fort atténuées et pourtant fertile. Les
pinnæ n’ont que 10 sur 3 em., et les pinnules ont 1 '/s cm. sur # mm. et
sont incisées en environ 9 dents profondes. pectinées et linéaires de
chaque côté. À la base de chaque dent il ya un petit sore. Il serait
intéressant de savoir si cetle petite forme se trouve, comme je suppose,
comme ramification adventive à la base des stipes de la plante déve-
loppée. Toute la feuille mesure 50 sur 20 cm. et une 10me de pinnæ de
chaque côté.
Alsophila? latisecta n. sp. typ. in herb. Christ.
La plus grande des Alsophila de Costa Rica, se distinguant par des
pinnæ et pinnules pétiolées, des segments écartés, très dentés, son
{issu herbacé, ses nervures largement bifurquées et sa face en grande
partie lisse. Port d’une pinna, celui de la fronde de Polypodium cauda-
tum Klfs.
Stipite... rachi brunneo-straminea versus frondis apicem fere ebenea,
cum costis minute furfuracea, fronde tripinnatisecla, pinnis fere 4 m.
longis, 30 cm. latis, basi haud angustala, ovato-oblongis acuminalis,
petiolo5 em. præditis, pinnulis ca. 30 utroque latere infra apicem incisum,
inferioribus petiolatis, 18 cm. longis, # cm. latis, oblongo-lanceolatis,
usque ad alam angustam incisis, segmentis circa 48 utroque latere infra
apicem incisum et caudatum pinnulæ, fere 2 cm. longis, ‘/2 cm. latis
falcato-lanceolatis spatio 3 mm. lato sinuque ovato-separalis obtusiusculis
late adnatis, regulariter crenato-dentalis, dentibus brevibus procumben-
tibus co. 10 utroque latere, segmentis infimis liberis sæpe abbreviatis et
basi cuneatis, costa faciei superioris puberula, faciebus ceterum lævibus,
nervis tenuibus, media parte late bifurcatis sæpe trifurcatis. ad basim
segmentorum interdum bis dichotomis, soris bifureationi insertis, in
speeiminibus proslantibus jamjam destruelis, nil nisi receptaculo puneti-
formi brunneo elevato sparangiorum petiolis instructo. Textura herba-
ceas colore flavido-virente. 5
186 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sér.). 1906 (38)
Quand les sores seront connues, cette splendide espèce pourrait se
dévoiler comme un Cyathea..
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle 16767.
Alsophila acutidens n. sp. {yp. in herb. Christ.
A. leucolepis Mart. v. pubescens Christ Primit. Il, 42.
Trés particulier par sa villosité combinée avec des écailles blanches,
bombées, petites sur les costæ, comme cela se trouve dans À. leucolepis
Mart. du Brésil, avec lequel il a été confondu jusqu'ici, et auquel je l'ai
réuni autrefois comme variété (voir Primit. II, cit.). La dentelure est très
profonde, à dents dédoublées, les nervures sont bifurquées dans la moitié
de leur longueur et le sore placé dans la fourche.
Stipite valido pollicis crassitie, profunde sulcato, cum rachibus ochra-
ceo, pube brevissima pallida facile detersa tecto, sed spinis brevibus
nigris conicis angustis 3 mm. longis remotis sparso basique coma spissa
squamarum magnarum lucentium rufo-lutearum sive brunneo-rufarum
margine albido scarioso integro cinctorum vestito, profunde sulcato, fronde
amplissima bipinnata, rachi verrucis minimis nigris sparsa, pinnis 60 cm.
et ultra longis 20 cm. latis fere sessilibus aut breviter petiolatis, basi vix
angustaus, oblongis acuminatis, pinnulis patentibus sessilibus circa 25
utroque latere, 10 cm. longis, 2 ad 2 !/s cm. latis acuminatis, basi latis-
simis. ad alam anguslissimam incisis, segmentis approximalis sinu rotun-
‚dato aut potius angulari separatis, ca. 20 utroque latere infra apicem
serratum, 5 cm. longis, 3 mm. latis ligulato-oblongis obtusiusculis pro-
funde serratis, dentibus subtruncatis sed apice acute bifidis, costis, costulis
nervisque pilis albidis brevibus rigidulis vestitis, et secus costas squa-
mulis albis bullatis remotis parce sparsis, facie superiore glabriuseula.
Textura herbacea, colore dilute viridi, faciebus opacis. Soris minutis in
furca nervorum i. e. ad basin dentium posilis, brunneis, pit albidis
mixtis, receplaculo minuto vix elevato.
Hab. Cannas Gordas 1100 m. 1. H. Pittier. II, 1897, 10981. 10981. 10992.
A. leucolepis Mart. differe par le manque de poils, des dents peu pro-
fondes et simples, des dimensions plus petites, des aiguillons nombreux,
rapprochés, très courts et verruciformes du stipe.
Alsophila ichtyolepis n. sp. typ. in herb. Christ.
Espèce du groupe d’A. ferox Prsl., peut-être sous-espèce, mais diffe-
rent par les écailles toutes particulières de deux sortes : celles du bas du
stipe linéaires allongées, à carène noire et à bord clair, et celles du rachis
ovales, obtuses, convexes, grandes, d’un poli brillant, d’un tissu très dur,
(39) H. CHRIST. PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS. 187
voisin de la chitine des insectes, rappelant des écailles de poissons ou
plutôt des élytres de scarabées. Tissu de la fronde coriace, plante plus-
trapue qu’A. ferox de la Guyane et des Antilles.
Arborescens, sed magnitudine vix tertiæ ordinis inter Alsophilas.
Stipite digiti crassitie, lævi, opaco, rufo-ochraceo, aculeis validis, rectis,.
conieis, 3 ad # mm. longis sparso, 40 cm. longo basi sulcato et coma
densa squamarum squarrosarum 2 '/2 cm, longarum lineari-subulatarum:
nitidarum atrocarinatarum pallide marginalarum tecto. Fronde 60 cm.
longa et æquilata deltoidea basi haud reducta, costa rufo-puberula inermi
aut minute verrucosa, pinnis infimis deflexis, acuminata, tripinnatisecta,
pinnis remotis, circa 15 infra apicem, sessilibus sæpeque ad insertionem:
‚pinnulis rudimentariis aliquot fulcratis, usque ad 35 raro 40 cm. longis,
45 cm. latis, acuminalo caudatis, basi aliquantulum angustatis, costa fulva
breviter pubescente parce aculeata, pinnulis 7 cm. longis, 12 mm. lalis,
<onfertis, ca. 30 infra apicem incisum, sessilibus, lanceolatis, caudato-acu-
minatis, fere usque ad costulam incisis, segmentis spatio angusto sepa-
ralis, lineari-falcalis acutis, 7 mm. longis vix 2 mm. latis, ca. 30 utrinque
infra apicem serratum, crenalo-serrulatis, facie subtus breviler pubescen-
‚bus uti costula faciei superioris, nervis conspicuis basi furcatis 40-ad 12
utroque latere, soris 1 mm. latis in furca prope costulam posilis, confluen-
tibus. fuscis, receptaculo elevato piloso. Textura coriacea, firma, margi-
.nibus facile revolutis, colore fusco-viridi.
… Hab. La Palma Tonduz 12527. 1459 m. Werckle 57. Navarro Werckle..
Talamanca, forêts de Tsaki 200 m. Pittier 9469.
Le type de A. ferox Prsl. syn. A. aculeata J. Sm. (voyez la bonne diagnose-
‚chez Jenman ferns Brit. W. Ind. Guian. 36) diffère par des frondes herbacees,.
des rachis lisses, munis de forts aiguillons, et surtout des écailles étroites.
subulées. Elle est aussi au Costa Rica. Je l’ai defBuenos Ayres Pittier 4847
et du Rio General à Palmares vallée du Diquis 12160. Pitt. 500 m.
.. Alsophila elongata Hook Spee. fil. I, 43.
„Des échantillons complets de cette belle et puissante espèce démon
trent un stipe poli, jaune ocré, muni de fréquentes verrues coniques,-
courtes, à peine piquantes à la base, il est vêtu d’écailles grandes, lancéo-
lées, scarieuses, brunes et raides, luisantes.
Dicksonia L’Herit.
. Dicksonia lobulata n. sp. typ. in herb. Christ.
U ya.au Costa Rica deux formes distinctes du groupe de D. Selloviana
188 BULLETIS DE L'HERBIÉR. BOISSIER (me Sir.) 1906 (40)
‘Hook., dont j'ai identifié l’une, des Cerros de Velirla, Copey, dans mes
'Primit. IL à D. Karsteniana Klotzsch (Karst. flor. Columb. Tab. 194). Une
comparaison avec des matériaux très complets de l’Ecuador Gyacachi And.
or. 1. Sodiro, qui représentent pour moi assez indubitablement le vrai
D. Karsteniana, me forcent de constater des differences. La plante de
Am. du Sud est plus coriace, les segments moins incisés, très pointus,
les un soriferes sont plus courts, ovales, triangulaires, plus petits :
7 sur 3 mm. et les sores se touchent. Le rachis et les costæ des pinn&
-sont très velues, recouvertes d’un duvet rude de poils grisâtres de 5 mm.
«de: longueur et de petites verrues piquantes, roussälres. La plante de
“Velirla a des segments plus grands, moins coriaces, oblus. rarement
:pointus, profondément et régulièrement incisés en lobes arrondis, et des
:sores qui ne se touchent pas. Les rachis sont à peu pres lisses. Les sores
-Sont de la même grandeur comme dans la plante de Quito. larges de
4,6 mın., les valves coriaces, persistantes, l’inférieure ne se crispant pas
par la dessieation. C’est sous le nom de D. lobulata que je vais Leu
cette nouvelle espèce:
Amplissima, arborea, trunco 12 cm. diametro, tomento fibrilloso denso
rufobrunneo nec non radicibus numerosis intertextis more Alsophilæ
texto, uli videtur inermi.
Rachi pollieis erassitie, parte dorsali convexo, parte ventrali plano et
sulcato, rufo-stramineo, sublævi, nitido, pinnis subsessilibus, remolis
:(6.cm. distantibus), 40 em. et ultra longis, 15 cm. latis oblongis acumi-
nalis, basi interdum attenualis, pinnulis erecto-patentibus (costulis 2 cm.
distantibus) sessilibus e basi 4 ‘/2 cm. lala non altenuata sensim acumi-
nalis, oblongis, 8 cm. longis, usque ad costulam pinnalis, segmentis
Ill ord. imbricato-confertis ca. 15 infra apicem serratum, basi late adnatis
4 mm. latis, 4 cm. longis ovatis obtusis sive acutiusculis regulariter ei
:profunde lobatis, lobis antice 4, postice 5, fere 2 mm. lalis obtusis sed
-apice plerumque acute bidentatis, nervis in lobis furcatis, segmentis ferti-
libus non contractis, soris in lobis terminalibus, antice plerumque 3 et
:poslice 4, transverse ovatis, 1,6 mm. latis, valvis coriaceis, persistentibus,
marginalibus ochraceo-viridibus, inferioribus rufo-brunneis nitidis mature
haud corrugalis. Textura firme papyracea, colore dilute viridi, faciebus
glahris.
Hab. Cerros de Velirla. Copey, Ill, 1898 1. Tonduz 11789.
Dicksonia Navarrensis n. sp. Lyp. in Herb. Christ.
La second forme, découverte par M. Werckle à la vallée du Rio Navarro,
diffère de la précédente par un tissu herbacé, des segments lancéolés,
(44) H: CHRIST. PRIMITLÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 189:
pointus, effiles, a dentelure aiguë et couchée, à sores plus petits, a indusie:
moins coriace et se crispant à la mâturité. Les costæ montrent une villo-
sile éparse, vestiges de la villosité très dense recouvrant les parties:
axiales de la jeune fronde, villosité qui se retrouve peut-être aussi dans:
l'espèce précédente à l’élat primaire.
Bası stipitis tomento fibrilloso fulvo more Balantii culcitæ l’Her. Lecto, sti-
pite rachi costisque frondis novellæ longis setis ochraceis e nodulo atrobrun-
neo ori undisvillosis, frondis adultæ axibus cæterisque partibus fere glabris..
- Amplissima, pinnis 50 cm. longis sessilibus 16 cm. latis acuminatis
basi haud attenualis, pinnulis ca 25 utrinque, conferlis (costulis 1 !/s et
1. cm. separatis) patentibus 8 cm. longis, 18 mm. lalis oblongis sessilibus
e: basi lata acutis, segmenlis ca. 20 utrinque confertis adnatis e basi
anlice dilatata lanceolatis falcatis 3 mm. latis, 11 mm. longis acutissimis-
serrato-dentatis dentibus utrinque 6 ad 8 sæpe partilis aristulatis, seg-
mentis fertilibus profundius dentatis, soris 3 aut 4 utrique, transverse:
ovalıs aut subrotundis, 1 mm. aut 1,2 mm. latis, valva marginali viridi,
inferiore demum brunnea, ambis subcoriaceo-flaccidis mature corrugalis..
Textura herbacea, colore læte virente, subtus pallidiore.
Hab. Valle del Rio Navarro 1905 Werckle. Une plante identique, seule--
ment à sores un peu plus grands, de Tovar Veneznela 1. Moritz 397.
NB. D. Selloviana Hook. du Brésil diffère de ces plantes andines par-
des sores plus petites et un certain dimorphisme en ce que les segments
sorifères sont contractés et triangulaires. Le D. Karsteniana de Quito s’y.
rapproche dans ce caractère plus que les deux formes Costa Ricaines.
Cibotium Kifs.
Cibotium Wendlandi Mett. Kulm. Linn. 36, 151.
Hab. Trouvé déjà en 1896 dans les forêts d’Achiote (Poas) à 2200 m..
par Ad. Tonduz 10697).
Se distingue de C. Guatemalense (Rb. fil.) par une surface poilue et des
dimensions plus fortes.
Pteris L.
Pteris Kunzeana Agh. Sp. Gen. Pterid. 62.
Cette grande espèce, qui dépasse 3 mètres et développe des stipes très
vigoureux, à fronde quadripennée et à segments larges, d’un tissu dur et
raide, montre à l’elat très jeune, comme de nombreux spécimens décou-
veris par M. Werckle démontrent, un dimorphisme des plus mémorables.
490 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (42)
La jeune plante a, contrairement à ce qu'on observe généralement dans
les fougères, non des feuilles plus simples el moins partagées que la
plante adulte, mais des feuilles très décomposées, à lanières linéaires,
filiformes, d’un tissu très tendre et à chlorophylle très riche, qui ressem-
bient à s’y méprendre à une Hymenophyllacée. Nous avons la évidem-
ment le phénomène des feuilles primordiales « aquatiques » (Wasser-
blätter) observées déjà dans bien des fougères, surtout des Lomariopsis,
des Asplenium (obtusifolium L., multilineatum Hook, etc.) destinées à:
procurer à la jeune plante une assimilation additionnelle pour la mettre
-en état de se développer plus favorablement. Le contraste de ces feuilles
primordiales du Pteris avec la plante adulte est étrange; ce sont des
feuilles fasciculées hautes de 20 cm.. à stipe filiforme, à fronde delloide
-de 6 sur 4 cm., tripennée, à segments écartés, linéaires, réduits à une
aile très étroite de la costule filiforme, aspect de jeune Trichomanes rigi-
«um, issu herbacé très tendre, vert foncé. Du milieu de cette touffe de
feuilles trichomanoides s'élève plus tard assez brusquement, quelquefois
aussi par quelques transitions, la première feuille normale, tripartite, à
limbes larges, coriaces, profondément lobée et à dents aigues.
Hypolepis Bernh.
Hypolepis flexuosa Sodiro Crypt. vasc. Quit. 634.
Plante de la grande région Andine, découverte par Sodiro dans l’Ecua-
«dor. Port très trapu, de couleur roussâtre, tissu coriace, bords enroules.
«duvet ferrugineux, axes forts, flexueux, inermes.
Hab. Volcan de Turrialba, reg. alpine, I. Werckle, I. Alfaro.
Lonchitis L.
Lonchitis Lindeniana Hook. Syst. fil. II, 56, Tab, 89. A.
Analogue aux Lonchitis d’Afrique, l'espèce d'Amérique varie beaucoup
selon la villosité et le degré de décomposition de la fronde. A côté d’une
forme très poilue, à poils dehiscents, blanchätres ou roussâtres et longs
-qui couvrent la feuille et surtout les axes, à pinnæ lobés peu profondé-
ment et à lobes très larges, obtus et à tissu assez ferme, il ya une
var. decomposita n. var.
-glabrescenie, à développement très fort et en même temps à segments
très étroits.
Pinnis 52 cm. longis, 30 cm. latis, pinnulis 15 cm. longis, 3 cm. latis,
(43) ‘” H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 191
falcato-lanceolatis, ca. 13 utroque latere, superioribus late et auriculato-
adnatis et ala connexis, reliquis (ca. 6) sessilibus et inferioribus peliolu-
latis, rachi exalata, lobis À cm. longis et latis obtusis circa 10 utroque
latere sinubus rotundatis, nervorum areolis biseriatis, soris simum infi-
mum loborum occupantibus reniformibus 4 mm. latis. Rachi coslisque
puberulis, pilis rigidis brevissimis adpressis asperis, faciebus subglabris
vix scaberulis.
Hab. Valle del Rio Navarro 14 m. 1. Werckle.
Doryopteris J. Sm.
Doryopteris pedata (L. Sp. Plant. 1532) J. Smith Catal. Kew
ferns 4.
Forme prolifère, émettant des bourgeons se développant en plantes
vigoureuses. Ces bourgeons se trouvent à l'insertion du stipe, à la base
du limbe de la feuille.
Hab. Navarro 1. Werckle.
Gymnogramme Desv.
Gymnogramme leptophylla Desv. Jouru. bot. I, 26.
Cest la première fois que je rencontre cette fougère, absolument
typique, du Costa Rica, collectée par M. Alfaro Inst. phys. geogr. avec
Gymnogramme flexaosa à la Meseta Central de San José 2000 m.
N. 16856 bis 1905. Le même Guadalupe 1. Werckle 16908. La dispersion
est des plus bizarres et des plus localisées à travers Amérique chaude
et la région méditerranéenne où elle semble prendre son extension
dominante,
Saccoloma Klis.
Saccoloma elegans Kifs. Berl. Jahrb. Pharmac. 1820, 51 et
Enum. fil. 224.
var, Costaricensis n. var.
A typo egregie differt pinnis minus numerosis (7 ad utroque racheos
latere) latioribus, ovato-lanceolatis aut lanceolatis (18 cm. longis, rarius
longioribus, 3 '/s cm. latis) nervis prominentibus, textura rigidiore.
Typus Brasiliæ et Equadorensis differt pinnis numerosis |(27 et ultra
utroque racheos latere) angustioribus linearibus 20 cm. longis. 2 cm.
latis, margine parallelis, nervis vix prominulis, lextura flaccidiore.
Hab. Navarro 1. Werckle. Cubilquitz, Guatemala, Türckheim 8036.
192. BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (28 sée.). 1906 (44}
Dennstædtia Bernh.
Dennstædtia grossa n. sp. Iyp. in herb. Christ.
Très grand, se dislinguant par des pinnules très larges, peu lobées on
dentées seulement, inegales, pointues et en faux, et des sores petites,
contiguës, bordant les lobes de la fronde fertile contractée. Le seul Denn-
stædlia prolifere que je connaisse.
Rhizomate repente valde ramoso ramis valde radicosis, radicibus
tomento brunneo textis. Slipite erecto valido 75 cm. longo brunneo-stra-
mineo nudo, fronde late deltoidea 80 cm. longa basi 60 em. lata, acumi-
nata, bipinnata. Rachi erecta. Pinnis infimis 30 cm. longis, 12 cm. latis;
pinnis falcatis ovato-acuminatis aut lanceolalis remotis (interstitiis usque
ad 10 em. longis) in axillis gemmas viviaparas ovalas numerosas geren-
tibus, subsessilibus, acuminatis.
Pinnulis circa 15 utroque latere, 6 cm. longis, basi 4 !/2 cm. lalis sessi-
libus, decurrenti-adnatis, inæqualibus, basi posteriore cuneatis, anteriore
truncato-auriculalis, elongato-triangularibus falcatis acuminatis. Pinnis
superioribus lobatis, lobis sæpe obtusis. Nervis subtus occultis supra
manifestis, in lobis pinnatis et sæpius etiam furcatis.
Pinnis frondis soriferæ contraclis, multo angustlioribus, leviter lobatis,
lobis obtusissimis, soris circa 5 pro lobo, minutis, contiguis, globosis.
brunneis, 1 mm. diametro. Textura herbacea, faciebus glabris, late viren-
tibus, subtus pallidioribus.
D. coronata (Sodiro Erypt. vasc. Quit. 48 Dicksonia) differt dimensio-
nibus fere duplo majoribus, axibus non proliferis, pinnulis basi fere
æqualibus antice non auctis, pinnulis fertilibus profunde lobatis, lobis
triangulari-obtusis, soris majoribus.
Hab. Navarro 1. Werckle N. 9.
Une plante voisine, mais à lobes fertiles plus pointus, triangulaires,
de Colombie S. Marta 1. H. H. Smith 2218.
Lindsaya Dry.
Lindsaya horizontalis Hook. Spec. fil. Tab. 62.
C’est la forme du type L. lancea (L.) qui, d’après M. Werckle, forme
d’épais fouillis et a une tige à coupe transversale quadrangulaire.
Hab. Navarro. (A suivre).
193
PLANTE EX ASIA MEDIA
Enumeratio plantarum in Turania a el. Sintenis ann. 1900-1901 lectarum,
additis quibusdam in regione caspica, transcaspica, turkestanica, præsertim
in altiplanitie Pamir a cl. Ove Paulsen ann. 1898-1899 aliisque in Tur
kestania a cl. V. F. Brotherus ann. 1896 lectis.
Obs. Numeri ante nomina specierum ii sunt, qui in collectione Sintenisii
occurrunt ; numeri collect. Paulsenii inf ]positi sunt.
AUCTORE
+ J. EREYN
(Fragmentum).
(Suite et fin.)
0. (4. Ptiloxytropis ?) trichosphæra Freyn n. sp. subacaulis, undique
subadpresse patuleque albo-hirsutissima subargentea, dense cæspitosa,
radice perpendiculari multicipite caudiculos dense aggregatos repetite
divisos ferente, caudiculis erectis et adscendentibus ramulosis foliosis
inferne reliquiis stipularum obtectis apice fasciculos foliigeros scaposque
solitarios elongatos pedunculiformes ferentibus, stipulis persistentibus
subimbricatis petiolo alte adnatis bası tubuloso-connatis subchartaceis
pallidis dense albo-hirsutissimis glabrescentibus parte libera porrecta
adpressa infimorum ovala acuta summorum subherbacea anguste triangu-
lari acuminata acutissima, folüs erectis petiolo marcescente leviter sul-
cato ipsa æquante vel eis longiore suffullis simplieiter et imparipinnatis
utrinque dense hirsutissimis subargenteo-micantibus, foliolis sessilibus
conjugatis 3-5-jugis planis vel subcomplicatis oblongis obtusiuseulis, glan-
dulis interfoliaribus nullis, pedunculis axillaribus et pseudoterminalibus
ereclis rigidis folia cire. duplo superantibus pilis albis adpressis et patulis
canescentibus racemo densissime globoso (6-) A2-25-floro patule albo-
hirsutissimo terminatis, bracteis ereclis et patulis ovato-lanceolatis et
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 3, 28 février 1906. 14
19% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (178)
lineari-lanceolatis acutis adpressiuscule et patule albo-hirsutis ut videtur
persistenlibus herbaceis viridibus hine inde purpureo suffusis pedicellos
brevissime columnares rigidos porrectos albo hirsutos multoties superan-
tibus, floribus ebracteolalis in seclione minutis, calycis [tandem immu-
tati?] ore subobliqui albovillosi {ubo campanulato pallido purpureo suf-
fuso in dentes inæquales subpatulas fuscas albo hirsutas longe subulatas
acutissimas tubum æquantes vel ipso sublongiores abeunte, petalis glabris
porrectis sicco rubro- violaceis saturatius lineatis (caducis ?) breviter ungui-
culatis, vexilli alas carina valde longiores subsuperants lamina subrecurva
marginibus manifeste vel non replicata truncato-subemarginata subapicu-
lata ovata e basi obtusissime sinuala abrupte in unguem latiusculum
pallidum laminæ subæquilongum angustata, alarum lamina sub cuneato-
oblonga antice oblique truncala et subemarginata basi auriculata stipite
breviore filiformi suffulta, carina latiuscule stipitata antice fere rectangule
curvata et in rostrum porrectum tenue subsigmoideum laminæ subæqui-
longum abrupte angustata, ovario sessili ovato-fusiformi hirsuto in stylum
hirsutum a basi recurvum sensim attenuato, legumine juvenili uniloculare
pauciovulato manifeste indurato calyce incluso (an eo tandem longiore et
ipsum rumpente?) adpressiuscule hirsuto oblongo-ellipsoideo, semini-
bus? 2%. Julio-Augusto.
Pamir, in planitie arida. Prope lacus Jashil-Kül. Alt. 3800 m. 21/7. 98
florens (Paulsen 845).
Synonym’: Spiessia trichosphæra Freyn und Astragalus trichos-
phærus Freyn.
Maasse: Pfahl-Wurzel 20-30 cm. lang, fast unverästelt, an der Kopf-
basis 5-9 mm. dick, Caudikuli wiederholt getheilt, einschliesslich der
Stipelreste 2-2,5 mm., die untersten ohne die (schon abgefallenen)
Stipeln 2-3 mm. dick bis 3,5 cm. lang; ihre letzten Verzweigungen bei
1,5-2 mm. Dicke etwa 1 cm. lang; grössere Blätter sammt ihren 1,6-2,5
cm. langen Stielen bis zu 2,6-4,5 cm. lang; grösste Theilblätichen
7x 2,2 mm. lang und breit, ihre grösste Breite etwa in der Mitte;
Pedunkuli (4-) 6-8 cm. lang und 0,7-1,2 mm. dick; Köpfchen 1,4-1,8 cm.
im Mittel; Pedizellen nur etwa 0,5 mm. lang und fast eben so dick ; Brak-
teen 4-4,5 mm. lang; Kelch sammt seinen 4 und 5 mm. langen Zähnchen
(der unierste ist der längste) etwa 8,5 mm. lang, an der Mündung mit
3 mm. am breitesten, am Grunde immer auch 2 mm. weit; Vexill 9 mm.
lang, seine Platte, ausgebreitet gedacht, etwas über 4.5 mm. lang und im
untern Drittel etwa 4 mm. breit; Alæ 8,5 mm., Carina 6 mm. lang, das
Schnäbelchen ausserdem 2,5 mm. lang. i
n
(179) JS. FREYN. PLANTE EX ASIA MEDIA. 195
O. trichosphæra hat die Tracht der Janthina-Gruppe: Dichte Rasen
mit + zahlreichen aufrechten über die Blattregion hinausragenden
Schäften, kugelige, anscheinend sich nicht traubig-verlängernde Blüthen-
stände, sehr lange Kelchzähne und nebst der dichten angedrückten eine
reichliche grösstentheils weit abstehende Behaarung der Kelche, dabei
kleine, den Kelch kaum überragende rothviolette Petalen. Schwarze
Haare fehlen gänzlich. Die einzige von mir gesehene noch ganz junge
Hülse war im Kelche eingeschlossen. Da sie in ihrem jugendlichen Zu-
stande auffallend dickschalig und hart ist, während die Hülsen der
Janthina-Gruppe bei gleichem Entwicklungs-Zustande ganz weich und
dünn sind, so ist vor allem wahrscheinlich, dass sie sich überhaupt nicht
mehr wesentlich vergrössert und dass, besonders auch in Ansehung der
übrigen Eigenschaften keine Art der Janthina-Gruppe vorliegt, sondern
eine solche der bisher monotypischen Sektion Psiloxytropis. Diese einzige
bisher bekannte Art, nämlich O. trichocalycina Bge. ist aber unter-
schieden: durch unter sich freie, häutig-dünne, seidig-borstige Stipeln,
deren freie Theile lanzettlich-pfriemlich sind ; durch 6paarige Blätter, die
grosse gelbliche Interfoliolar-Drüsen (ragen; durch zusammengefaltete,
länglich-lanzettliche Theilblättchen welche etwas > und oben in der
Mitte kahl sind, durch Schäfte, welche sehr rauhhaarig und kürzer sind,
als die Blätter; durch lineal-fädliche Brakteen; durch viel >e 13.5 mm.
lange Kelche, die am Grunde fast spitzlich sind, und deren Kelchröhre
nur 4,5 mm., deren Kelchzähne aber 9 mm. lang sind und das Vexill um
ein Geringes überragen; durch 11,2 mm. lange Flügel, durch kürzeres
Schnäbelchen der Carina u. s. w.
0. (10. Xerobia) introflexa Freyn n. sp. acaulis el subexscapa, eglan-
dulosa, undique + adpresse et patule argenteo-sericea dense cæspitosa
pulvinaris radice + ramosa videtur perpendiculari longissima multicipite
caudiculos repetite divisos brevissimos maxima pro parte foliiferos ferente,
caudiculis erectis et adscendentibus crassis vestigiis foliorum dense obtec-
tis, stipulis persistentibus alte petiolaribus supra dorsum petioli con-
nato-productis caudiculum glabrum semiamplectentibus argenteo-
scariosis subhyalinis glabris villoso-ciliatis secus petiolum utrinque
binerviis parte libera porrecta late triangularibus acutis, fois paucis
erectis et subhorizontalibus petiolo subpatule-hirsuto ipsis breviore
subperdurante sed marcescente nunquam rigido neque spinescente
supra planiusculo suffultis simpliciter imparipinnatis utrinque sub-
patule argenteo-hirsutissimis supra bhinc inde virescentibus, foliolis
sessilibus conjugatis (2-) 3-jugis planis vel subcomplicatis oblongis vel
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sénr.). 1906 (180}
oblongo-elliptieis obtusis, pedunculis sæpissime brevissimis foliis occultatis
raro ea subsuperantibus teretibus rigidis porrectis racemo brevissimo (1-)
2(-3)-floro terminatis subpatule hirsutissimis, bracteis persistentibus-
herbaceis pallescentibus v. lutescentibus erectis hirsulissimis ovalo-
lanceolatis, lanceolatis v. linearibus acutiusculis dimidium v. trientem
tubi attingentibus pedicellum pro ratione gracilem usque duplo rarius-
plus superantibus; floribus ebracteolatis, majusculis, calycis tandem rupti
tubulosi albovillosi ore obliqui dentibus elongato 3-angularibus porrectis.
tubo circ. 4-plo brevioribus, petalis glabris sicco saturate cæruleis, vexilli
alis carinam superantibus longioris lamina resupinata marginibus replicata
late ovata vix retusa in unguem canaliculatum ipsi subæquilongum con-
cave-attenuata, alarum lamina oblongo-obtriangulari obliqua acutiuscule
auriculata unguem circ. æquante, carina longiuscule stipitata antice cur-
vata et in rostrum subhorizontale elongatum subulatum abrupte attenuata,
ovario vix 20-ovulato hreviter stipitato lineari-fusiformi subadpresse.
hirsuto-cano in stylum basi hirsutum rectum apice recurvum subito
angustato, legumine semibiloculare magno circ. 19-seminato hirsuto sub-
nitente chartaceo vesicario-globoso in rostrum ipsius dimidium æquans
hirsutum abrupie augustato, sutura dorsali breviter inflexa nuda, ventrali
profunde introflexa septifera et seminifera, seminibus fere maturis
majusculis cordato-reniformibus subobliquis a latere compressis fuscis.
lævibus. £. Julio, Augusto.
Pamir, ad „Rabat I“ alt. 4300 m. 3/7. 1898 florens [exs. 670]; in
Fshatir-Tash alt. 4000 m. 14/7. 98 florens [exs. 778]; in planitie arida;
prope lacum Jashil-Kül alt. 3800 m. 4/8. 98 florens [exs. 1027] et 17/8. 98
fruclifera [exs. 1119. leg. Ove Paulsen].
Synonym : Spiessia introflexa Freyn et Astragalus introflewus
Freyn.
Maasse: Wurzel etwa 4-5, unter dem Kopfe jedoch 7-25 mm. dick ;
Polster 6-13 cm. im Mittel u. wohl auch grösser ; Blätter sammt dem 0,4 cm.
langen Sliele nur 1,2-1,5 cm. lang, grösste Theilblätichen 5 X 1,5 bis
6% 1,8 mm. lang und breit, die grösste Breite in der Mitte; Schäfte 0,5-
1,5 (-2,8) cm. lang; Brakteen 5 X 0,6 mm. bis 8X 1 mm. lang und breit;
Pedizelli etwa 5,5-4 mm. lang; Kelch bei etwa 5-4,5 mm. gleichf. Breite
sammi seinen 35-4 mm. langen Zähnen 12,5-14 mm. lang; Vexill
19-20 mm., Ale 17,5-18,5 mm., Carina 15-15,5 mm. lang; der letzteren
Schnäbelchen ausserdem 1,5 mm. lang; Legumen etwa 16 mm. im
Mittel, sein Schnabel ausserdem 6 und der stehenbleibende Griffel bis.
10 mm. lang; Samen 3,2 mm. lang, 3 mm. breit und 0,7 mm. dick.
RER ER
MAUR TE
1181) J, FREYN. PLANTÆ EX ASIA MEDIA, 197
Wenn man die vorliegende Art nach Bunge’s beiden Abhandlungen
über Oxytropis zu bestimmen sucht, so gelangt man immer zur Sektion
Xerobia und in dieser zu O, ampullata Pall., also zu einer, wie deren Ab-
bildung zeigt, denn doch weit verschiedenen Pflanze, die nicht polster-
förmig, sondern vergleichsweise lockerrasig ist, auch ist deren Indument
viel schwächer und weich-zottig, so dass die Pflanze grün erscheint; ihre
Stipeln sind mit dem Blattstiele nur kurz verwachsen, 1-nervig, die
Blätter sind mehrmal >-, die Theilblättehen 4-7-paarig spitz, erheblich >.
die Brakteen kürzer als die Pedizellen nur 3 mm. lang, die Blüthen in
der Grösse ziemlich schwankend, aber das Vexill länglich, lief ausge-
randet, die Flügel 2-lappig-ausgerandet, das Ovarium 45-62-eiig, die Hülse
länglich-eiförmig, die scheidewandtragende Naht dick-kielförmig, (nicht
tief gefaltet) etc. Hiernach ist wohl kein Zweifel, dass 0. introflexa nicht
etwa nur eine Hochalpenform der in tieferen Lagen vom Alatau bis zum
Jenissei verbreiteten O0. ampullata sein kann. Andere Arten kommen
überhaupt nicht in Betracht.
0. (17. Polyadenia) ingrata n. sp. acaulis, cæspilosa, fœtens, patule
hirsuta, viridis, glanduloso-muricata, viscida, radice multicipiti caudiculos
«rassos brevissimos dense aggregalos fasciculos foliigeros et scapos
florentes ferente, caudiculis erectis vestigiis foliorum dense obtectis,
stipulis persistentibus alte petiolaribus semiamplexicaulibus chartaceis
paucinerviis albo-villoso-hirsutissimis tandem subreticulatim marcescen-
tibus parte libera porrecta + elongato-triangulari acuta viridi-nervata,
felüs erectis et patulis petiolo latiusculo firmo eis sepissime multo breviore
rariusea subæquante patule albo-hirsuto mox marcescente suffultis ëmpari-
pinnatis, foliolis minulis crassiusculis sepissime verticillatim dispositis vel
anilateraliter ternis-senis paucis conjugatis vel dissitis brevissime pedi-
cellalis ovatis et ellipticis obtusis margine involutis et albo-hirsutis supra
glabratis subtus præter pilos rigidos glandulis sordide luteis tuberculi-
formibus sparsis obtectis, scapis erectis v. adscendentibus patule albo-
hirsutis subvillosis firmis ut videtur obtusangulis racemo primum obovato
tandem ellipsoideo (1-)4-9-floro terminatis, bracteis persistentibus her-
baceis erectis et patulis ovato-ellipticis acutis albo-hirsulis et sparse muri-
catis pedicellos breviter columnares nigro-hirsutos plus duplo superanti-
bus, floribus erectis (an tandem + nulantibus ?) ebracteolatis majusculis.
calycis (tandem rupti?) tubulosi submembranacei obscuri subcolorati
sparse nigro- et parcius albo-pilosi ore obliqui dentibus subarcuatis
lineari-triangularibus et linearibus acutis purpureo-fuscis trientem tubi
æquantibus, petalis glabris in sicco cæruleo-violaceis mox patulis elinter se
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 (182)
distantibus, vexilli alis carina superantes longioris Jamina subrecurva mar-
ginibus replicata oblongo-elliptica truncata vel subretusa in unguem
obeuneatum profunde canaliculatum ipsæ + æquilongum concave atte-
nuala, alarum lamina oblique-obtriangulari vix retusa oblongo-auriculata
stipite sublongiore, carina æqualiter curvata saturatius maculata in
rostellum porrectum elongatum subulatum subsigmoideum abrupte angus-
tala, ovario 1-loculari sessili anguste-fusiformi adpresse subargenteo in
stylum porrectum basi subhirsutum apice recurvum sensim angustato,
legumine ignoto. %. Julio.
Pamir, in planitie arida, ad Sary Mullah, alt. 4100 m. 5. 7. 98 florens.
(0. Paulsen 678).
Synonym: Spiessia ingrata Freyn; Astragalus ingratus Freyn.
Maasse: Wurzelkopf an dessen Verästelungsstelle 1,5-1,8 cm. im
Durchschnitt. Blätter sammt ihren 0,7-3,5 cm. langen Stielen 3,5-7,5 cm.
lang, grösste Theilblättichen 4 X 2,5 bis 5 x 2 mm. lang und breit, die
grösste Breile in der Mitte oder im untern Drittel; Schäfte 3,5-11 cm.
lang und 1,3-2 mm. dick im Durchschnitt; Brakteen 5 X 2,2 mm. bis
31,5 mm. lang und in oder etwas unter der Mitte breit; Pedizelli etwa
1,5-3 mm. lang; Kelch bei 3-4 mm. anfänglich gleichmässiger Weite
sammt seinen 2-2,5 mm. langen Zähnen 12-13 mm. lang, nach der Be-
fruchtung in der Mitte etwas dicker und daselbst etwa 4,5-5 mm. im Durch-
schnitt; Vexill 23-24 mm. lang, dessen Platte an der breitesten Stelle etwa
7mm. breit; Flügel 20-21 mm. lang; Platte der Flügel sammt dem 2,3 mm.
langen Oehrchen 13 mm. lang und im obern Drittel 5,5 mm. breit; Carina
16,5-17 mm. lang, deren Schnäbelchen ausserdem 3 mm. lang.
Nachdem die Kelche gegen den Schluss der Anthese in der Mitte eine
deutliche Anschwellung zeigen, so ist zu vermuthen, dass die Hülsen
zuletzt einen grösseren Durchmesser haben und + gedunsen sein dürften;
Bestimmtes lässt sich darüber freilich nicht angeben. Wenn nun auch
die Hülsen der O. ingrata unbekannt sind, so lässt sich diese Art infolge
ihrer wirteligen Blätter und der Bekleidung mit knotenförmigen Drüsen
unschwer in die Sektion Polyadenia einreihen. Hier kann sie nicht zu
den um ©. trichophysa Bunge gruppirten Arten gehören, weil diese kahle
aber drüsige Fruchtknoten besitzen. In der anderen Reihe, nämlich in
der mit behaarten Ovarien versehenen Arten kommt nur O. chiliophylla
Royle, die ebenfalls zotlige Stipeln hat in Betracht, aber sie ist drüsig-
schmierig, ihre Stipeln drüsentragend unter sich frei, schmal-lanzettlich,
zugespitzt, 1-nervig mit schmächtigen, drüsentragenden Blattstielen; die
Blätter sind abstehend zotlig, grau, die Theilblättchen lineal, die Brakteen
(183) J. FREYN. PLANTE EX ASIA MEDIA. 199
dicht drüsig, das Vexill länglich und spitzlich. Der Tracht nach ist
O. ingrata der 0. microphylla DC. (= Astragalus microphyllus Pall.
Astrag. lab. 76) recht ähnlich, aber diese mongolische Art ist durch kahle,
drüsige Hülsen, kahle Pedizellen und fast kahle Kelche, abgesehen von
den anderen Merkmalen, sofort zu unterscheiden.
0. (17. Polyadenia) polyadenia Freyn n. spec. caudiculosa, dense cæs-
pitosa, viridis patule hirsuta, glanduloso-muricata, radice multicipiti
caudicolos fasciculos foliigeros et scapos florentes ferente, caudiculis
crassis elongatis dense approximatis ereclis vestiqus foliorum dense
obtectis, stipulis persistentibus alte peliolaribus inter se videtur liberis,
albo membranaceis parte connata 5-nerviis subcharlaceis albo-hirsulissimis
tandem in fibras parallelas solutis parte libera porrecla elongato-triangu-
lari acula, folüs ereclis et subpatulis petiolo longiusculo latoque ipsis circ.
æquilongo vel sublongiore rarius subbreviore patule hirsuto eglanduloso
subperdurante sed non indurato neque spinescente suffultis imparipinnatis,
foliolis 55-65 minutiusculis crassiusculis sepissime unilateraliter verticil-
latis 3-4-nis rarius conjugatis vel dissitis conspicue pedicellatis breviter
oblongis obtusis margine sæpissime involutis et albo hirsutis supra gla-
bratis subtus presler pilos rigidos glandulis sordide luteis tuberculisparsis
obleclis, scapis perdurantibus porrectis et arcualis patule albo- et nigro-
hirsutis firmis teretibus, racemi primum dense ovato-globosi vel
hemisphærici tandem -1- ellipsoidei laxi (6-) 8-10-flori axi ut videtur acul-
angula crebre paluleque nigro-hirsuto-subvillosa, bracteis persistentibus
herbaceis basi chartaceis erectis et patulis ovato-lanceolatis acutis intus
glabris extus nigro-hirsutis et insuper parce glanduloso-tuberculatis pedi-
cellos breviter columnares nigro-hirsutos plus duplo superantibus floribus
erecto-patulis tandem nutantibus ebracteolatis majusculis, calycis (tandem
rupti?) tubulosi submembranacei pallide viridis subcolorati glabri glandu-
loso-tuberculati ore subobliqui dentibus nigrohirsutis porrectis obscure
viridibus elongato-triangularibus acutis latiusculis trientem tubi æquanti-
bus, petalis glabris in sicco cæruleo-violaceis, veæilli alis carina longiores
superantis lamina subrecurva marginibus replicata oblongo-elliptica sub-
retusa in unguem obcuneatum latiuscule canaliculatum ipsam æquantem
abrupte concaveque attenuata, alarum lamina oblique cuneato-obovata
oblongo-auriculata stipite sublongiore, carina æqualiter curvata anlice
saturalius maculata et in rostellum longiusculum porrectum abrupte
angustata, ovario circ. 30 ovulato sessili breviter fusiformi-cylindrico glabro
unilateraliter subhirsuto, in stylum rectum glabrum latiusculum ipso
longiorem apice recurvum sensim attenuato, legumine ignolo. 2%. Julio.
200 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (184)
Pamir, in monte arido, prope lacum Karakül 1/7. 98 florens Alt.
4000 m. (Paulsen n. 656).
Synonym: Spiessia polyadenia Freyn; Astragalus polyadenius Kreyn
Maasse : Wurzelkopf an der Theilungsstelle 1-2 cm. im Durchschnitt.
Caudikuli 6-13 cm. lang und 0,5-0,6 cm. gleichmässig dick (die Umhüllung
mitgemessen); ausgewachsene Blätter sammt ihren 2,5-4 cm. langen
Stielen 6-8 cm. lang; grösste Theilblättichen 5 X 2 bis 6 X 2,5 mm. lang
und in ihrer Mitte breit; Schäfte zur Blüthezeit bei 1,5-2 mm. Dicke 7,5-10,
nach dem Abfallen der Früchte -15 cm. lang; Blüthenstands-Achse
zuletzt 3-5,5 cm. lang; Brakteen 6 X 2,3 bis 7 x 2 mm. lang und ober
ihrem Grunde oder unter der Mitte breit; Pedizellen etwa 2 mm. lang;
Kelch bei 3,4-3.6 mm. gleichmässiger Breite sammt seinen 3,5-3,8 mm.
langen Zähnen etwa 12 mm. lang; Vexill 22-23 mm. lang, dessen Platte
etwa 7 mm. in oder unter der Mitte breit; Flügel 18-19 mm. lang; ihre
Platte sammt dem 3,5 mm. Oehrchen 13 mm. lang und im oberen Drittel
5 mm. breit; Carina 15 mm., deren Schnäbelchen ausserdem 2 mm.
lang.
Auch diese Art lässt sich, trotzdem ihre Früchte unbekannt sind, DE
ihrer sonstigen Beschaffenheit zwanglos der Srktion Polyadenia zuweisen.
Hier nimmt sie durch die Behaarungsverhältnisse des Ovariums zwar
eine Mittelstellung ein, steht aber der oben beschriebenen O. ingrata
Freyn zunächst; O0. polyadenia ist aber durch ihre langen, paralellen
Caudikuli, die auch nach Abfallen der Früchte, den Winter über dauern
und in der nächsten Blühe-Epoche, nebst den unteren Theilen der Blatt-
achsen vorhanden sind, die am Rande und den Spitzen weisshäutigen
Stipeln, länger gestielte Blätter, schmälere Theilblätichen, die meist zu
4 stehen, schmälere Brakteen, knotig-warzige kahle, nur an den Zähnen
behaarte Kelche, genäherte Petalen, kahles, nur an der einen Naht be-
haarles Ovar etc. durchgreifend verschieden. Vergleiche Phaca muricata
Pall. Reisen Tab. Aa. Fig. 1.
Hedysarum pumilum Fedischenko Monogr. gen. Hedys. in Act. hort.
Petrop. XIX (1902) p. 309. — Pamir, ad Bordoba, alt. 3500 m. 27/6. 98
blühend. (Paulsen 618).
Die Bestimmung dieser und der folgenden Formen aus der Gruppe
Subacaulia Fedtsch. ist jedenfalls etwas zweifelhaft, weil ihnen sämmilich
die Früchte abgehen, somit nur nach den vegetativen Merkmalen und
Blüthen bestimmt werden musste.
! oder 658? im Manuskript unleserlich. (Herausgeber).
CRE
DEE
(185) J. FREYN. PLANTÆ EX ASIA MEDIA, 201
H. Poncinsii Franchet, Fedtsch. I. c. sub H. pumilo. — Pamir, in
planitie arida, ad Kisil-Kül. Alt. 4000 m. 29/6. 98 blühend. (Paulsen 629).
Die Originalbeschreibung kann ich nicht vergleichen. Fedtschenko 1. c.
zieht diese Form jedoch als Synonym zu H. pumilum. Die mir vorliegende
Pflanze ist davon jedoch durch niedrigen polsterförmigen Wuchs, kurze
armblüthige kopfförmige Trauben, viel kürzere Brakteen, welche weit
unter Kelchlänge bleiben, kürzere Blumenblätter bei < Blüthen und
längeren Kelchzähnen verschieden. — Vielleicht beruhen diese Unter-
schiede jedoch nur auf den verschiedenen Höhenlagen der Standorte.
H. cephalotes Franchet subspec. pamiricum Fedtsch. 1. c. pag. 313. —
In planitie arida Pamir ad Sang Mullah. Alt. 4100 m. 5/7. 98 blühend.
(Paulsen 677) et prope lacum Jashil-Kül alt. 3800 m. 21/7. 98 blühend.
(Paulsen 8441).
Die zweite auf etwas niedrigerem Standorte über 2 Wochen nach der
erstangeführten gesammelte Form dürfte eher zur subsp. schugnanicum
Fedtsch. I. c. p. 314 zu rechnen sein, obwohl ihre Sehäfte nicht höher
als jene der Var. pamirica sind und obwohl sie keine deutlichen Stengel
treibt. Die Pflanze hat aber zahlreiche aufrechte, verlängerte unter-
irdische Stengel und ist in allen Theilen steif aufrecht, wodurch ihre
Tracht eine erheblich andere ist.
1804. H. micropterum Bge. in Boiss. fl. or. II. 523! — Fedtsch. 1. c.
p. 317! — Karakala in monte Sundsodagh 18/5. et 31/5. OL. florif. et
c. leguminib.
Diese Pflanze ist ein Halbstrauch, so wie die meisten Astragali der
Sektion Xiphidium. Die Beschreibung passt nicht vollständig, aber die
Al® sind sehr kurz, mindestens doppelt kürzer als der Kelch und das
Vexill ist deutlich herzförmig-2lappig, freilich so lang als der Kelch. Auch
sind die Stengel nicht abbreviati, sondern nicht anders als bei den Ver-
wandten. H. micropterum ist bisher nur in Persien angegeben, daselbst
insbesondere auch von verschiedenen Standorten im Norden bekannt,
das Vorkommen in den Gebirgen des südlichen Transkaspien also nicht
auffällig.
237,392 H. macranthum Freyn et Sint. n. subspec. Hedysarimicropteri.
Ab omnibus gregis Criniferarum formis floribus maxımis 18 mm. longis
insignis. Vexillum (ex sicco) pallide violaceum truncato-emarginatum
(nec bilobum) calyce manifeste longior, carina albida viridi-nervata
conspicue brevior, ale minute pallidæ calyce duplo carina 2,5-3-
plo breviores. Insuper habitu stricto foliis foliolisque majoribus,
supra viridibus laxis sæpe dissitis, bracteis longe cuspidatis tubi dimi-
202 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1906 (186)
dium attingentibus florendi tempore non caducis discrepat. Bracteolæ
minulæ adpressæ et legumina H. micropteri.
Aschabad, Nephton, in montibus lapidosis arenaceis 4/5. 00 florens
(257) et 26/5. cum leguminibus fere maturis (392).
Is ist ganz unmöglich, die hier als H. macranthum beschriebene Form
mit irgend einer bisher beschriebenen befriedigend zu identifiziren ; sie
ist von Allen schon durch die grossen Blüthen unterschieden. Nach den
kleinen Alen ist sie wohl mit A. micropterum nächst verwandt aber
durch die oben herausgehobenen Merkmale greifbar unterschieden. Da
Sintenis unter der No 392 aber auch eine mir nur in Frucht vorliegende
und habituell von H. micropterum durchaus nicht unterscheidbare Form
sandte, so scheinen mir die Beziehungen zu H. micropterum noch aus-
gesprochener und vermeide ich es daher der Form eine höhere Rang-
stufe zu ertheilen.
1713. 0. micrantha Schenk 1. e. p. 85-6. Kisil-Arwat in monte
Kopel-Dagh 1%/5. 01 verblüht und mit fast reifen Früchten. — Nächst
verwandt scheint mir nicht O. Crista galli Lam., sondern O. Gærtneriana
Boiss. zu sein, die ganz gleiche, aber grössere, spitzlappige Hülsen be-
sitzt, die auch nicht filzig-sammtig sind; ihr Kelch ist >, mit langen
lange dauernde papierartigen Zähnen etc.
2083. 0. cornuta Desv. Suluklü, in monte Ackerberg VIL 00 dicht
abstehend graue Form ohne Blüthen und Früchte.
249, 171%. Onobrychis pulchella Schrenk ap. Fisch. Mey. Enum. plant.
novar. a cl. Schrenk lectarum pag. 87. — Aschabad, Nephton in sub-
alpinis 4/5. 00 blühend und mit fast reifen Früchten (249): Kisil-
Arwalin montosis ad Kamüschlü 14/5. 01 blühend und mit Früchten —
hier mit sehr schmalen Blättern, dickeren Hülsen, deren Hautrand dick-
lich, wenig durchscheinend und mehr lappig ist und von breit-linealen
(nicht pfriemlichen) gefurchten, nach ihrer Spitze zu verdickten Radial-
Nerven durchzogen ist (1714); Ferghana, Agh Jer ad fl. Langar 16/6.
1901 blühend und fruchtend, mit der Form von Ashabad identisch.
(Ove Paulsen n. 368).
725 a, b, 1706. O. Michauxü DC., Boiss. A. or. I. 550. Karakala, in
monte Sundsodagh 18/5. 01 mit Blüthen und fast reifen Hülsen (1706);
Suluklü in herbidis 1/7. 00 mit Blüthen und Früchten (725«), ins
besondere am M. Messinew 2/8. 00 abblühend und mit Früchten
(725).
Die Blüthen sind 12-15 mm. lang, die Hülsen (ganz ausgewachsen)
10x 5 bis 12,5 X 10 bis 15 X 12 mm. lang und breit dicht kurz-zotlig,
(187) J. FREYN. PLANTE EX ASIA MEDIA. 203-
am Rande stachellos bis armstachelich, am Diskus auf den Kunzeln knotig
oder niedrig-stachelich oder unbewehrt.
1142, 1143, 1924, 2247, 2248. Alhagi camelorum Fisch. ap. Fisch.
Mey. enum. pl. nov. a Schenk lect. p. 84-5! erweitert durch Boiss. fl. or.
11.559! — Karakala prope urbem 11/6. 01, Blüthenfülle (1924);
Suluklü, in planitie et in collibus 22/8. 00 mit Späthblüthen (1142);
Nephton, in planitie et in collibus 29/8. 00 mit fast reifen Hülsen
(1143); Bala Ischem in collib. arenosis 11/10. 00 fruchtreif (2248) und
desert. salso 11/10. 00 verblüht, nach abgefallenen Früchten, dickdornig
(2247). — Brehara ad Chodscha Dawlet in deserto sabuloso Kara Kuhn
10/6. 99 blühend und junge Sprosse (1792. Pautsen); Chima in oasi
Köna-Urgentsh 30/7. 99 mit reifenden Früchten (2036 Paulsen).
369. Cicer arielinum L. Aschabad, in cultis 22/5. 00 blühend und mit
voll ausgewachsenen Hülsen.
— C. soongaricum Steph. 8 imparipinnatum Reg. Herd. enum. plant.
in reg. cis- et transiliensibus a cl. Semenovio anno 1857 collectorum,
Bullet. soc. Mose. 1866, 3 pag. 31-532 fig. 5. a-e! Pamir, in humidis pr.
lacum Jashil Kül alt. 3800 (Paulsen 1104).
— GC. pungens Boiss., fl. or. II. 565. — Pamir ad lacum Jashil Kül alt.
ca. 3800 m. 24/7. 98 blühend (Paulsen 890), præsertim in monte arido
6/8. 98 (Paulsen 1057).
1806, 2094. Vicia hyrcanica F. Mey., Boiss. fl. or. IL 571-2. Karakala,.
ad versuras prope Kisil-Owa 24/5. 01 mit Blüthen und reifen Früchten
(1806); Aschabad in steppis ad Nephton 13/4. 00 blühend (2094). —
Prope Taschkentad Tschinas 10/5. 98 blühend (Paulsen 139).
1712. Vicia sativaL. Karakala, in monte Sundsodagh 18/5. O1 mit
reifenden Früchten.
156, 238, 2092, 2095. V. peregrina L. Aschabad, in der Gras-Ebene-
bei Nephton 13/4. 00 im Blühebeginne (2092), mangels Früchten nach der
Tracht hierher gestellt; in collibus graminosis 24/4. 00, eine robuste an
V. sativa erinnernde Form im Blühebeginn (156), wegen der wenig ge-
zähnten Stipeln hierher gestellt; in monte Tangeri Gargan 4/5. 00-
blühend und mit jungen Hülsen (2095 und 238).
— V. FabaL. Pamir, Prov. Wakhan, Langorhish alt. 3000 m. culla.
8/9. 98 (Paulsen 1296).
953. V. venulosa Boiss. et Hohen.? Suluklü in declivibus montium
‘27/7. 00 nach dem Ausfallen der Früchte und daher nicht mehr sicher
bestimmbar.
— V. iranica Boiss. fl. or. II. 581? Prov. Ferghana in monte ad Osh:
20% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (188)
mit einem Astragalus gemengt. 18/4. 1899 (Paulsen n. 1648a). Eine durch
die sehr grossen, unregelmässig gestellten Stipeln sehr ausgezeichnete
kleine Pflanze.
1622. V. persica Boiss. ß. stenophylla Boiss. fl. or. II 583? Kisil-
Arwat, in herbidis 3/5. 01 fruchtreif, aber doch wohl kaum etwas
‚anderes.
— V. branchitropis Kar. Kir.? Prov. Ferghana, ad Gultsha, alt.
4600 m. 17/6. 98 blühend. Eine stattliche, der V. tenuifolia Roth nahe
stehende Wicke.
— Y. villosa Roth. In cultis pr. Marw 6/6. 1899 blühend und mit
jungen Hülsen (Paulsen 1784).
1821. V. hirsuta Koch. Karakala, in valle Joldere 26/5. 01 mit
reifenden Früchten.
1018. Ervum Lens L. Suluklü. Rohrplatte, cult. 29/7. 00 blühend
und mit Früchten.
239. E. orientale Boiss.,. Boiss. fl. or. Il. 598-9! Aschabad Targeri
Gargan, in montosis supra Nephton 4/5. 00 blühend und mit jungen
Früchten.
1741. Lathyrus Aphaca L., Karakala, in graminosis 16/5. Ol
blübend und mit jungen Hülsen.
98. L. Cicera L. var. ciliatus Fr. et Sint., + patule ciliatus foliis late
Janceolatis a typo differt. Aschabad, Nephton in planitie graminosis
43/4, 00 blühend.
1975. L. hirsutus L. Karakala, Nergeli Chan, in vineis 28/9. 01
fruchtreif und mit Blüthen.
— L. pratensis L. Pamir, prov. Goran. Ad Kuh-i-lal. Alt. 2600 m.
14/9. 98. c. fr. (Paulsen 1521).
1017. Phaseolus vulgaris L. Ger ma b : cult. prope Kulkulab 20/7. 00
Blühebeginn und zerfallen. Keine sichere Bestimmung thunlich.
— Ammodendron Karelini F. Mey. ad Karaul-Kuju in deserto Kara-Kum
2/6. 99 mit reifenden Früchten (Paulsen 1748).
Die Hülsen sind 4,5 cm. lang, in der Mitte 4 cm. breit, ganz kahl —
wodurch dieser 2-4 m. hohe Baum oder Strauch vom echten A. Karelini
abweicht. Die Arten dieser Gattung sind aber viel zu unvollständig be-
kannt, um daraufhin mit neuen Beschreibungen vorzugehen.
162, 2406 und c. Ammothamnus Lehmanni Bge., Boiss. II. 628!
Aschabad 22/5. 00 mit Hülsen (2405) insbesondere in der Steppe
13/6. 00 mit reifenden Hülsen (240c); zwischen Annaja und Gjaurs auf
Sandhügeln 26/4. 00 blühend (162).
(189) J. FREYN. PLANTÆ EX ASIA MEDIA. 205
— Gœbelia alopecuroides Bge. Ferghana in cultis ad Mergelan
27/5. 98 blühend (Paulsen 283).
240 a, 446 a und b, 2249 G. pachycarpa Bge., Boiss. fl. or. IE 629!
Aschabad in der Steppe 9/5. 00 blühend (240 a) 16/5. 00, von den
Heuschrecken zu Tausenden zusammengefressen (2249) 9/6. 00 mit
reifenden Früchten (4465); Nephton, in montosis 2/6. 00 blühend und
mit jungen Früchten (446 a). Brehara in desertis arenosis, ad Jakatut
13/5. 98 blühend (Ove Paulsen 189).
CÆSALPINTACEÆ Kl. et Garcke
— Gleditschia caspica Desf., Boiss. fl. or. 1631. Persia, prov. Ghilan,
ad Rescht, in silvis frequens 14/9. 99 ohne Btüthen und Früchte (Ove
Paulsen 2158).
245, 270, 2134. G. triacanthos L., Britt. Brown. illust. FI. North. Un.
Stat. p. 260 fig. 2041. Aschabad : Angepflanzt an Wegen 10/5. 1900
blühend (245), 24/6. 00 mit jungen Hülsen (270); in der Anlage Babusch-
kina Sad 23/9. 00 mit ausgewachsenen Hülsen (2134).
1279. Poinciana elata L., Richt. Codex 2889. Krasnowodsk, cult.
18/10. 04 abblühend und mit Hülsen.
MIMOSACEÆ Rchb.
445, 1932. Prosopis Stephaniana Spr., Boiss. fl. or. IL 633-4. Kara-
Kala, prope urbem 14/6. 01 blühend (4932) Aschabad, prope Mekrova
in deserto 2/6. 00 mit Knospen (445); Merw, 0,50 m. hohe Sträucher
3/6. 99 aufblühend (Paulsen 1759).
433. Acacia? ohne Blüthen und Früchte, nicht einmal der Gallung
nach bestimmbar. Aschabad 29/5. 00 an Wegen cultiviert.
— Albizzia Julibrissin Benth. — Persia, Ghilan ad Rescht frequens
13/9. 99 abblühend und mit Hülsen (0. Paulsen 2145).
AMYGDALACEÆ
1686, 1951. Amygdalus communis L., Boiss. fl. or. I. 644-2! Kisil-
Arwat: in hortis cult. 11/5. 01 mit ausgewachsenen Früchten (1686) ;
Karakala, im Thale des Flusses Sumbar bei Sumberki 25/6. 01 mit
jungen Früchten (1951); hier baumartig, kleine Bestände bildend, mit
erheblich länger gestielten, glänzenderen Blättern — wohl nur die
wilde Form.
206 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (190)
89 a, b, c, 605. A spinosissima Bge. in Mém. des sav. étrang. VII. 282:
Naphton, in montosis 43/4. 00 blühend (n. 89 a); 4/5. 00 mit ausge-
wachsenen Früchten und spatelig-länglichen, grösseren Blättern (895);
26/5. 00 mit ausgewachsenen Früchten und noch > in der untern Hälfte
plötzlich und fast stielartig-verschmälerten Blättern (89c); Firusa, auf
Hügeln 17/6. 00 nur Laubtriebe, ähnl. der n. 89c aber die Blätter noch
schmäler.
Die Blattform dieses Strauches wechselt stark, namentlich auch in der
Grösse. Zur Blüthezeit sind die grössten Blälter etwa 1,8 X 0,6 cm. lang
und im obern Drittel breit, gewöhnlich aber nur etwa '/s-'/s mal so gross.
Diese Blätter sind vorne auch + deutlich gesägt; zur Fruchtzeit sind die
grössten Blätter 2,8 X 0,65 em. lang und im obern Viertel breit bis
3,42 0,75 cm. lang und im obern Viertel breit, ganzrandig bis + gesägt.
Die Blüthen sind noch nicht beschrieben, weshalb dies hier geschehen
soll: Kelch kahl, mit 5 mm. langer rosenrother, cylindrischer, am Grunde
gestauchler Röhre und grünen, eiförmig-länglichen. stumpfen Ab-
schnitten von etwa '/ı Röhrenlänge; Petala etwa 5 mm. lang, hellrosen-
roth, kurz genagelt, verkehrt-eiförmig, eingeschnitten; Staubblätter 5 in
der Kelchröhre eingeschlossen, die übrigen + 10 zum Theil weit
herausragend.
192, 542, 656, 1697, 2096. Cerasus prostrata Boiss. Hauskn. in Boiss.
fl. or. Il. 647! Karakala in collibus arenosis pr. Kutenak 14/5. 01 mit
reifenden Kirschen (1697); Suluklü, in saxosis pr. Steinquell 4/7. 00
mil reifen, wohlschmeckenden Kirschen (656); Aschabad, in monte
Tangeri Gargan supra Nephton 4/5. 00 mit jungen Früchten (192);
‘Germab; in fauce supra Kulkuleb ad parietes rupium 20/7. 00 sterile
Zweige (2096); Firusa; in saxosis montium 17/6. 00 sterile, fast gerten-
förmige Zweige (542).
C. prostrata und C. orientalis Spach (= C. microcarpa Boiss.) sind ein-
ander sehr ähnlich, doch ist letztere durch die überhöht-ellipsoidischen
deutlich bespitzten, lang gestielten ‚Kirschen und Kahlheit sicher zu
unterscheiden. Die Kirschen von C. prostrata sind kugelrund, unbespitzt,
schwarz, ihr Stiel ist nur so lang wie die Kirsche selbst und die jungen
Zweige sind dicht kurzhaarig. Das Laub ist ausserdem kleiner und schmäler.
988. C. calycosa Aïtch. and Hemsl. on the botany of the Afgh. delim. —
Commis. p. 61 tab. VIII quoad folia et habitum. — Suluklü, „Seubels
Garten“. 27/4. 00.
Die citirte Abbildung passt sehr gut, stellt aber den blühenden Strauch
vor, während die vorliegende Pflanze fruchtreif gesammelt ist. Die
(191) J. FREYN. PLANTÆ EX ASIA MEDIA. 207
Kirschen sind roth. — Ich halte beide Formen unbedenklich für einerlei.
655. C. incana Boiss. fl. or. Il. 647. Suluklü, in rupestribus montis
Ackerberg 4/7. 00 nach Abfallen der Früchte. Die Kirsche ist roth.
Der Strauch scheint aufrecht zu sein; dies ist der Grund, dass ich ih
nicht zu C. prostrata Boiss. stelle.
653, 2139, 2141. Prunns divaricata Led.; Boiss. fl. or. IL. 651. — Kara-
kala, in valle Joldere 10/7. 01 mit reifenden Früchten, diese sind kugelig,
grün, hellroth angelaufen (2141); Kisil-Arwat, in hort. cult. 11/5. 01 mit
jungen Blättern und Früchten (2139). Aschabad im Dorfe Firusa 17/6.
1900 (553) mit reifenden Früchten — dieses eine Form mit breit-ellip-
tischen, rasch zugespitzten Blättern.
2138. Armeniaca vulgaris Lam. Karakala, cult. 5/7. 1901 in Blättern.
POMACEÆ
965. Pyrus communis L. Germab, Kulkulab ; in hortis 20/7. 00 nur be-
laubte Zweige.
517 a und b, 2142. Malus communis Desf. Karakala, strauchförmig
im Thale Joldere 10/7. 01 nur belaubte Zweige; (2142) und in Gärten
gepflanzt, 29/6. 01 nur belaubte Zweige (5175); Aschabad, cult. 13/6.
1900 nur belaubte Zweige (517«). Die beiden kultivierten Formen sind
sehr grossblättrig, die wild gewachsene dürfte der var. parviflora Freyn
in Bullet. herb. Boiss....... entsprechen.
1979. Cydonia vulgaris Pers. Karakala, cult. 28/6. 01 Zweige mit
jungen Früchten.
1047. Sorbus græca Lodd. Suluklü : Seubel’s Garten 2/8. 00 belaubte
Zweige.
434. Gratzegus melanocarpa MB. Aschabad, Nephton, in montosis
2/6. 00 mit jungen Früchten.
991, 1835 a und b. C. monogyna Jacq. Karakala, in valle Joldere 26/5.
1901 mit wohl entwickelten Früchten (1835 a) und 10/7. 01 eine Form mit
etwas stärker eingeschnittenen Blättern (18355). Suluklü, in monte
Rohrplalte 29/7. 00 (n. 991).
2143. C. laciniata Stev., Boiss. fl. or. I. 664. Karakala, in valle Joldere
26/5. 01 mit jungen Früchten.
657, 1048 a bis d 14285 1833. Cotoneaster nummularia Fisch. Mey.
Karakala, in valle Joldere 26/5. Ol mit jungen Früchten (1833). Sulu-
klü: in saxosis ad Steinquell 4/7. 00 mit jungen Früchten (657); in
schistosis montium „Tschikari‘“ 5/8. 00 mit schon rothen, reifenden
208 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (192)
Früchten (1048 a), dann Saramsaklü 12/8. 00, desgleichen (1048 d)
„Persergraben‘“, in saxosis 17/8. 00 desgleichen (1048c); Suluklüdagh
19/8. 00 desgleichen (10485); auch in Gärten des Dorfes cultivirt 21/8.
1900 (11285). — Alle im August gesammelten Belegstücke mit schon
rothen, reifenden Früchten.
1128 a, 1129, C. num. ß. ovalifolia Boiss. fl. or. IL. 667. — Suluklü in
schistosis montium 22/8. 00 (1129) sehr kleinblättrig; Blätter +
1.3 X 0,8 cm. lang und im untern Drittel breit und mit einzein
stehenden sehr kurz gestielten gestielten Früchten; auch in Gärten cult.
21/8. 00 (1198 a) grossblättrig : 3 x 1,8 cm. lang und im untern Drittel
oder selbst in der Mitte breit, mit bis zu 5 gedrängt beisammenstehenden,
fast sitzenden Früchten. — Die Früchte der Varietät scheinen aber nicht
roth, sondern blau-violett zu sein.
ROSACEZÆ
658. Hulthemia berberifolia Boiss. Suluklü, in montosis 7/8. 1900 _
blühend und mit Früchten.
: 546, 964, 1846 a und b Rubus turcomanicus n. subsp. e grege Villi-
caulium Focke; glandulosus, turionibus arcualis validis angulatis et sulcatis
lota longitudine dense adpressissimeque tomentoso-canis, aculeis sparsis
validis rectis e basi lala compressa subulatis ad medium dense tomentosis
parte subulata glabris obtectis. stipulis lanceol.-linearıbus, acuminatis
acutissimis subflaecidis pallidis tomentosis, foliis turionum longiuscule
petiolatis 5-3-natis peliolo adpressissime tomentoso angulato-subeylindrico
Supra plano, versus basin sulcato suffultis, aculeis petiolaribus et petio-
lularibus vulnerantibus arcuato-recurvis basi compressis tomentosis, a
medio ad apicem subulatis nitidis, foliolis rhombeo-obovatis et obovatis
breviter acuminalis, duplicato-dentato-crenatis supra parcissime pubes-
centibus subglabris subtus cinereo-tomentosis, centrali maximo, infimis
egregie minoribus brevissime petiolulatis; caulibus dense foliatis elatis
obtusangulis et -+ sulcatis dense cinereo-lomentosis superne in pani-
culam compositam a basi sæpe ad medium foliatam dense tomentosam
multifloram abeuntibus, aculeis caulinis et paniculæ validis rigidis reversis
v. recurvis parte compressa tomentosis, parte subulata nitidis, foliis cau-
linis 3-natis cæterum turionum conformibus, pedunculis teretibus rigidis
inermibus tomentosis, floribus mediocribus porrectis, sepalis utrinque
dense cano-lomentosis oblongo-ovatis acutis mox reflexis, petalis intense
roseis orbiculato-obovatis calyce longioribus, staminibus crebris intense
a PER Es ER
(193) J. FREYN. PLANTÆ EX ASIA MEDIA. 209
roseis cum antheris stylos occultantibus, ovariis ovatis glabris, carpellis
numerosis semiovatis subcompressis, carinatis reticulato-rugosis. }} Majo,
Junio.
Karakala, ad radices montis Sundsodagh, in valleculo humido 31/5.
1901 florens (1846 a); et in valle Joldere 10/7. 01 c. fructibus matures-
centibus (18465). Aschabad, ad rivum pr. Firusa 17/6. 00 florens (546)
forma gracilior. Suluklü, prope Mergan Ulja 20/7. 00 c. fr. (964).
Maasse : Ganze Pflanze etwa ....... m. hoch; Schössling 7-9 mm. dick
und wohl auch noch stärker; Stiele der Schösslingsblätter 4-5, 8-9 cm.
lang; grösstes Schösslings-Theilblatt etwa 82 X 7,8 cm. lang und im
obern Drittel breit, an schwächeren Exemplaren 5,5 X 4,5 cm. lang und
im obern Viertel breit, Blätter der blühenden Sprosse + kleiner: Rispen-
zweige von 4,5 bis 3 cm. allmählich verjüngt; Kelchblätter 7,5 mm. lang,
am Grunde 3,5 mm. breit, Petalen 11 mm. lang und ebenso breit.
R. turcomanieus zählt in den um À. wlmifolius Schott gegliederten
Formenkreis; hier ist er durch das reichlich filzige Indument aller Achsen
sowie der Blattstiele überaus ausgezeichnet. Jedenfalls zeigt er dieselben
robusten und gracilen Formen, wie R. ulmifolius, den er im türkisch-
persischen Grenzgebirge zweifellos vertritt.
2029. R. cæsius X R. turcomanicus (R. karakalensis) facie R. cæsü,
a quo foliis discoloribus subtus viridi-tomentosis, caule subtomentoso,
glandulis perpaucis tomento immixtis et floribus staminibusque roseis
differt. Inflorescentia laxa R. cesü.
Karakala, in valle Joldere 10/7. 01 florens.
558. Geum urbanum L. Aschabad, ad sepes pr. Firusa 17/6. 00 mit
reifenden Früchten.
1046. G. heterocarpum Boiss. Suluklü, in umbrosis montis Messinew
2/8. 00 überreif.
659 a und db, 1695. Potentilla pedata Willd. Karakala, Sundsodagh, in
pratis subalpinis 18/5. 01 aufblühend (1695); Suluklü, in herbidis 1/7.
1900 mit reifenden Früchten (659 a). et Saramsaklü, in pratis 12/8. 00
blühend und mit Früchten (659 b).
660 a und b. P. recta L. — Suluklü, in pratis 1/7. 00 blühend und
fruchtend (660 a); in herbidis 18/7. 00 blühend (660 D\.
661. P. reptaus L. forma P. subpedata C. Koch. — Das ist die Form
mit + fussförmig getheilten Blättern und sonst in nichts verschieden ;
Suluklü, in pratis humidis 4/7. 00 mit Blüthen und Früchten.
2144. Agrimonia odorata Mill. Karakala, in summo monte Sundso-
dagh 12/6. 01 blühend.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 110 3, 28 février 1906. 15
210 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sür.). 1906 (19%)
562, 662, 1696. Poterium villosum S.S. Karakala, in collibus arenosis
pr. Kutenak 14/5. 01 (1696) blühend und mit Früchten; Suluklü,
Nephton, in montosis 26/5. 00 mit Früchten (562) und in schistosis 13/7.
1900 blühend und mit Früchten (662). Die beiden ersthezeichneten
Formen sind kahl und ihre Früchtchen infolge flügelartiger Erhöhung
der Nerven grubig; die letztgenannte Form ist schwächer, behaarter und
die Früchtchen nur netzig, nicht grubig.
SPIRÆACEZÆ Maxim.
1066. Spiræa erenata L. Suluklü, in valle ad Saramsaklü 12/8. 00
gänzlich verblüht und überreif.
GRANATACEÆ Don.
1832. Punica Granatum L. Karakala, in regione inferiore monlis
Sundsodagh 2/6. 01 blühend und 10/7. 01 mit Früchten. Dornsträucher.
EYTHRACEE Juss.
325, a, b, c. Lythrum Salicaria L. x. tomentosum Boiss. fl. or. Il. 738!
Karakala, in valle Joldere 10/7. 01 im Blühebeginn (825c); Suluklü
4/9. 00 eine mehr verkahlte Form (825) in Blüthenfülle; und ad rivulos
14/8. 00 (825 a) in Blüthenfülle.
925. L. hyssopifolium L. Suluklü, in inundatis 15/7. 00 mit
Früchten.
ONAGRACEZ Juss.
989. Epilobium hirsutum L. 8. tomentosum Boiss. Suluklü, ad rivulum
28/7. 00 blühend und fruchtend.
1041. E. parviflorum Schreb. Suluktü, in campis humidis 1/8. 00 mit
jungen Früchten — eine filzig-graue Form.
359. 990, 1042 b und c. E. adnatum Gris. Aschabad, Firusa ad rivulum
17/6. 00 (559) blühend und mit jungen Früchten ; Germab; in arundinetis
prope Kulkulab 8/8. 00 abblühend ; (1042 c); Suluklü, in campo humido
Rohrplatte 29/7. 00 (990) blühend; et in facee Perser-Graben 17/8. 00
abblühend (1042 b).
828 und 1042 4 mir unbekannte Epilobien.
(195) J. FREYN. PLANTE EX ASIÆ MEDIA. 211
HALORAGEE R.-Br.
1692. Myriophyllum spicatum L. Kisil-Arwat, in rivulo 13/5. 01
blühend.
CUCURBITACEZÆ Juss.
2446. Citrullus vulgaris Schad. Krasnowodsk, in montosis qu. spont.
25/10. 00 blühend und mit Früchten.
832, 940. Bryonia aspera Stev., Led. fl. ross. IL 140. Suluklü, in valle
Suluklüdagh 10/7. 00 fast ganz verblüht und mit reifenden Früchten
(832); Germab, in fauce supra Kulkulab 20/7. 00 mit reifenden und
reifen Früchten (940). — Die Früchte stehen zu 2-6 in sehr kurz ge-
stiellen oder fast sitzenden Scheindolden und sind schwarz; jene von
n. 940 sind im gleichen Stadium etwas > als die von 832. Die Pflanzen
sind 2-häusig und von B. dioica Jeq. ausgesprochen verschieden.
939. Lagenaria vulgaris Seringe. Germab : cult. in (valle) Kulkulab
20/7. 00 blühend.
FIGOIDEE Juss.
1603. Aizoon hispanicum L., Krasnowodsk, in saxosis marilimis
20/4. 01 blühend.
CRASSULACEÆ DC.
911. Umbilicus paniculatus Reg. et Schmalh. in Act. h. Petrop. V. 583.
Suluklü, in apricis VII. 00. Nach der Original-Beschreibung sind die '
Blüthen wahrscheinlich blassgelb mit rothen Nerven. An der vorlie-
genden Pflanze sind die Blüthen (trocken) theils blassgelb, theils aus-
gesprochen blassroth und nachdunkelnd, die Nerven trübroth. Da die
Blüthen 6 mm. gross sind, so ist der durch kleine Blüthen ausgezeich-
nete U. platyphyllus Schrenck ausgeschlossen.
1071. U. (Rosularia) subspicatus n. sp. perennis virens, + pubes-
centi-glandulosus, foliis radicalibus sessilibus planis Sempervivi modo
imbricatis oblongis non lingulatis sensim v. rarius abrupte acutatis inte-
gerrimus, præter marginem hirtum glabris, caule florifero extrarosulari
e basi sigmoidea erecto stricto tereti foliato minute glanduloso, foliis
caulinis sessilibus ab infimis lanceolato-oblongis acutis ad summa anguste
212 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (196)
ovato-lanceolata acuminato-acutissima sensim decrescentibus, floribus in
racemum longum laxiusculum dispositis, bracteis e basi latiore subpro-
ducta lanceolato-subulatis glabriusculis, pedicellis porrectis strictis bractea
multo brevioribus calyce sesqui-duplove longioribus glanduloso-tubercu-
latis a basalibus ad summos sensim decrescentibus, calycis subglandulosi
corolla dimidia brevioris laciniis oblongo-ellipticis acutis, corolla campanu-
lala (in sicco!) ochroleuca ad ®/s in lacinias glabras elliptico-oblongas acutas
breviter mucronatas ad nervos atropurpureas partita, antheris ellipsoideis
obscuris polline luteo. &.
Suluklü in juniperetis 27/7. 00 blühend und abgeblüht.
Maasse : Rosette etwa 6 cm. im Durchschnitt; Stengel sammt der
5-15 cm. langen Traube 15-26,5 cm. hoch; Rosettenblätter etwa 23-30
cm. lang bei 5-6 mm. grösster Breite am Grunde und bis zur Mitte;
Stengelblätter viel kleiner: die untersten 17 cm., die obersten 7,5 cm.
lang. Brakteen 7 mm. lang bei nur 0,5 mm. Breite am Grunde; Blüthen-
stiel 4-1,5 mm. lang, Kelch 5 mm. hoch, die einzelnen Abschnitte 2,5 mm.
lang bei I mm. Breite in und unter der Mitte; Corolla 6 mm. hoch, auf
1,7 mm. Länge ungetheilt; ihre Abschnitte 4,3 mm. lang, bei 1,5 mm.
Breite in und unterhalb der Mitte.
Der Blüthenstand erscheint manchmal rein traubig, öfter stehen aber
der einzelnen Blüthe einige Brakteen zur Seite und hin und wieder sind
auch neben den normal entwickelten Krüppelblüthen vorhanden; hieraus
fotgt, dass auch die scheinbar rein traubigen Blüthenstände dieser Art
aus + reduzirten Cymen zusammengesetzt sind. Eine Crassulaceæ nach
Trocken-Exemplaren zu beschreiben ist ein Wagnis: im gegebenen Falle
war es aber zu unlernehmen, weil U. racemosus mit keiner andern Art
der Sektion Rosularia näher verwandt ist. Nach der Blüthenfarbe käme
sie mit den sonst ganz und gar unähnlichen, um U. chrysanthus Boiss.
gruppirten in Vergleich; am nächsten scheint U, racemosus nach dem
U. libanoticus DC. zu stehen, doch ist dieser durch Blattform, kurze
Blüthenstiele, seicht getheilte rothe Corolla ebenfalls durchgreifend ver-
schieden. |
414. Crassula Magnoli DC. Aschabad, in monte Tangeri Gargan
supra Nephton 4/5. 00 verblüht.
SAXIFRAGACEE DC.
67. Saxifraga tridactylites L. Aschabad, in montosis supra Nephton
13/4, 00 blühend und mit Früchten.
(197) J. FREYN. PLANTE EX ASIÆ MEDIA. 213
UMBELLIFERE Juss.
538, 1878. Eryngium cæruleum MB. Karakala, in valle Joldere 26/5.
1901 blühend (1878); Aschabad in deserto ad Al-tepe 17/6. 00 blühend.
(538). Die Wurzel-Blätter fehlen meinen Exemplaren.
386, 755, 1879. E. Bungei Boiss. Karakala, in monte Sundsodagh
31/5. 00 blühend (1879); Aschabad. Nephton, in declivibus apricis
montium 26/5. 00 blühend (386). — Suluklü in aprieis montium 22/8.
1900 blübend (775).
Die hier für E. Bungei angesprochene Pflanze wechselt in der Grösse
offenbar sehr bedeutend : das kleinste Exemplar ist noch nicht !/2 m.
hoch und armköpfig, vom grössten ist ein Seitenzweig allein fast 40 cm.
lang und vielköpfig. Alle mir vorliegenden Stücke sind hellgrün (lebend
wohl glauk) und durch die basalen und stengelständigen, ungetheilten
Blätter welche länglich, abgerundet stumpf und überaus dornig gezähnt
sind, sehr ausgezeichnet. Die Kelchzipfel sind länglich, fast abgerundet
stumpf, aber infolge des dicken, weit hinaustretenden Mittelnerven
stachelspitzig.
1083. Bupleurum rotundifolium L. Suluklü ad fines Persiæ: Saramsa-
klü, in pratis 12/8. 00 in Frucht.
473. B. linearifolium DC. In monte Suluklüdagh 10/7. et 8. 00
blühend und mit reifenden Früchten. Die Achänen sind in der Regel
länger als die Fruchtstiele ; doch finden sich auch Stücke, deren Achänen
erheblich kürzer sind, als die Fruchtstiele. Das ist dann B. Kotschyanum
Boissier.
779. Apium graveolens L. Aschabad, ad rivulum prope Aktepe 28/6.
1900 blühend.
397, 499, 2097. Pimpinella puberula Boiss. Aschabad : in lapidosis
montium ad Nirusa 17/6. 00 blühend und mit jungen Früchten (2097);
in montosis supra Malaklar 11/6. 00 blühend und mit jungen Früchten
(499); in montosis ad Nephton 26/5. 00 blühend (397).
1741. Pimp. peregrina L. Karakala, in monte Sundsodagh 18/5. und
2/6. 01 blühend und mit jungen Früchten. Die Doldenstrahlen und
Blüthenstiele sind sehr stark hispid, dagegen die steife Behaarung des
Stengels auf die Gelenke beschränkt oder unterdrückt.
1931. P. Tragium Vill. Karakala, in monte Sundsodagh 12/6. O1
blühend und mit Früchten — verhältnismässig armblüthige sammtig-
graue Formen.
214 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (198)
1694. 268. Bunium cylindraceum Boiss. Hohen. — Aschabad. in
collibus ad Makrowa 12/5. 00 mit fast reifen Früchten (268); Gjaurs:
in steppa 5/4. und 27/4. 00 aufblühend und mit jungen Früchten
(169 a).
Beide Formen sind vom Grunde an ästig und durch + 6 mm. lange.
kurzstielige Früchte ausgezeichnet und scheinen zu typischen B. eylin-
draceum zu gehören. Die Früchte wachsen während der Entwicklung sehr
stark. so dass die vollkommen ausgewachsenen sehr erheblich länger
sind. als die schon wohlausgebildeten jungen.
231. 1629. 8. minor n. var. acheniis 4 mm. tantum longis (sed eliam
eylindrieis) pedicello æquilongis v. sublongioribus diversum. Kisil-
Arwat. in monlosis 5/5. 01 fast reif {1629); Aschabad. in prat. sub-
alpinis montis Tangeri Gargan. 4/5. 00 blühend und mit jungen
Früchten (231).
Dieses scheint die Gebirgsform der als B. cylindr. sens. striel. ange-
führten Steppenpflanze zu sein. Eines der mir vorliegenden Stücke ist
auch durch 5-6-blättrige Hülle und Hüllchen ausgezeichnet. Doch scheint
dies ohne irgend wesenilichen Belang zu sein.
1738. Idem +. brachycarpum n. var. erectum, sirictum, superne
tantum ramosum, ramis patulis rigidis umbellam unicam 8-10-radiam
gerentibus: involueri 1-2-phylli foliolis lineari-lanceolalis subnaviculari-
bus, acuminalis, anguste marginatis radiis 3-4-plo brevioribus, radiis +
rigidis ereclo-patulis, involucelli eire. 6-phylli foliolis angusie linearibus
aculissimis pedicellis brevioribus v. eos. adæquantibus, hisce 15-30 fili-
formibus divaricatis et acuminalo-patulis, acheniis ellipsoideis 4-5-plo
longioribus, cætera typi.
Chodschakala. in steppis 14/5. 01 blühend und mit jungen Früchten.
Diese Form ist vielleicht besser mit der folgend angeführten zu ver-
einen. doch liegen sie in viel zu ungleichmässiger Entwicklung vor. als
dass ein abschliessendes Urtheil möglich wäre.
1695. 1737 a. B. (Carum) longipes n. sp. glabrum. tubere......... caule €
basi flexuosa strielo a basi vel infra medium ramoso, ramis ereclo-patulis
simpiicibus vel iterum ramulosis, foliis infimis vaginato-peliolatis late
triangularibus triternalo-pinnatis, pinnis et pinnulis infimis longe peti-
olulatis, lobulis ultimis lanceolato-linearibus breviusculis acutis, foliis
caulinis sensim decrescentibus et ad summa opposita sæpe minuta
sessilia in lobos cire. 5 anguste lineares vel filiformes divisa reductis,
involucro nullo vel patulo e foliolis 1-3 triangulari-lanceolatis submargi-
natis acutis constante, umbellis 6-11-radiatis pro ratione amplis. radıis
|
(199) J. TREYN. PLANTÆ EX ASLE MEDLA, 315
subhorizontalibus sursum -+ arcualis terelibus subangulatis involucro
multo longioribus, involucello usque 6-phyllo e phyllis patulis triangulari-
lanceolatis acuminalis acutis submarginatis constante, umbellulis usque
20-radiatis, pedicellis non incrassatis divergentibus sursum arcualis gra-
cilibus involuero 3-plo acheniis 2,5-3-plo longioribus, calyce obsoleto,
petalis æqualibus albis oblique cordatis cum lacinula inflexa nervo rufo
percursis, staminibus inæqualibus filamentis albis antheris globosis
luleis, siylis non induratis filiformibus recurvis stylopodio depresso-
mamillari longioribus, acheniis cylindricis mericarpiis vix curvatis mar-
gine contiguis, jugis 5 pallidis prominentibus valleculis 1-villatis, carpo-
phoro triente superiore furcato. %. Aprili.
Karakala, in herbidis 17/5. 1901 cum fructibus fere maturis (1737 a);
Gjaurs in steppa 5/4. 00 nondum florens et 27/4. 00 florens et cum
fructibus juvenilibus (169 b).
Maasse: Ganze Pflanze etwa 50 cm. hoch, unterstes Siengelblatt
nebst seinem 2,5 cm. langen breitscheidigem Stiele fast 10 cm. lang,
jeder der untersten Fiedern 7 cm. lang; letzte Abschnitte etwa 8x I mm.
lang und breit, aber auch <<; Dolden-Stiele 7-11 cm. lang, Hauptdolde
bis 12 cm. im Durchschnitt aber auch <<, Fruchtstieie etwa 10 mm.,
Achänen etwa 5,5 mm. lang, eine Theilfrucht 1 mm. dick.
B. longipes ist eine Rasse des B. cylindraceuin Boiss. Hohen. und davon
durch die langen Fruchtstiele in erster Linie verschieden.
17370. 8. ellipsoideum, laciniis foliorum supremorum filiformibus
subsetaceis et uchenüs ellipsoideis 2,7 mm. tantum longis a typo diversum.
Karakala in herbidis cum typo 17/5. OL.
Diese Form erinnert durch ihre kurzen Früchte an Carum setaceum
Schrenck, doch ist dieses durch die sämmtlich in borstliche Zipfel ge-
theilten Blätter, 10-15-stralige Dolden und vielblättrige borstliche Hüllen
und Hüllchen verschieden.
Sämmiliche hier aufgezählte Bunien hängen systematisch zusammen
sie unterscheiden sich theilweise durch Merkmale, die man in dieser
Galtung sonst für genügend erachtet Formenkreise höheren Ranges zu
begründen. Aber diese Merkmale (Fruchtgrösse, Fruchtform, Länge der
Fruchtstiele, etc.) sind an Formen derselben Herkunft, ja vielleicht des-
selben Standortes oft so combinirt, dass ein abschliessendes Urtheil ohne
weitere Untersuchungen nicht möglich ist. Die oben als 8. brachycarpum
zu B. cylindraceum gestellte Form zog ich dorthin wegen ihrer Tracht,
der absoluten Ausmasse der Strahlen und weil auch von anderen sonst
langfrüchtigen Bunien kurzfrüchtige Formen bekannt sind.
Da ES.
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1905 (200)
781. Sium lancifolium MB. Boiss. fl. or. IL. 888-9. Suluklü, ad rivulos.
15/7. 00 blühend.
624. Berula angustifolia Koch. Aschabad, Firusa, ad rivulum 17/6. 00
blühend und mit jungen Früchten.
455, 571 a und b. Falcaria Rivini Host. Aschabad, bei Aktepe 17/6.
1900 blühend (571 a); Nephton, in pratis montanis 2/6. 00 noch nicht
aufgeblüht (455) ; Suluklü, ad versuras 5/8. 00 mit fast reifen Früchten
(5716).
- 772. Chærophyllum macrospermum Fisch. Mey., Boiss. fl. or. II. 905. —
Suluklü in pratis montanis versus Gul 13/7. abblühend und 15/8. 00
mit wohl entwickelten aber noch unreifen Früchten.
Die ganze Pflanze ist bei Fruchtreife purpurroth.
70, 234. Scandix Pecten Veneris L. Nephton in pratis montanis 4/5.
1900 abgeblüht mit gut entwickelten Früchten (234): Gjaurs, in herbi-
dis 5/4. 00 blühend und mit jungen Früchten (70).
233a und D, 1127. S. pinnatifida Vent. Suluklü in montosis 22/8. 00
fruchtreif (1127); Nephton, in montosis 13/4. 00 aufblühend (233 b)
und 4/5. 00 fruchttragend (233 a).
570. Conium maculatum L. 8. leiocarpum Boiss. fl. or. II. 922! —
Aschabad, Firusa, ad rivulum 17/6. 00 mit reifenden Früchten.
Hic manuseriptum abruptum est.
els
19
I
SPECIES HEPATICARUM
Franz SYRPHANE
2. Leioscyphus Taylori (Hooker) Mitten J. of Bot. 1851, p. 358
sub Leptoscyphus.
Syn. : Jung. Taylori Hooker Brit. Jung. p. 15, tab. 57.
Aploziu Taylori Dum. Rec. d’obs., p. 16.
Coleochila Taylorı Dum. Hep. Europ., p. 106.
Jung. reticulato-papillata St. Mém. Soc. nat. Cherbourg, vol. 29,
p. 215.
- Dioicus major robuslus viridis sæpe rufescens dense cæspitosus, in
rupibus umbrosis humidis sæpe lalissime expansus. Caulis crassus fuscus
rigidus radicellis pallidis repens irregulariter pluriramosus. Folia caulina
conferta subrotunda utrinque late inserta basi ilaque concava subsacculata
superne recurvo-patula. Cellulæ papuloso-prominulæ, apicales 60 1.
basales 60 X 80 y trigonis magnis basi maximis nodulosis, cuticula
grosse denseque verrucosa. Amphigastria caulina magna longe subulata
folio proximo breviter coalita, cauli appressa. Folia floralia inlima
caulinis majora undulata inferne concava apice recurva. Amphigastrium
florale intimum magnum oblongum apice acuminalo acuto integerrimo.
Perianthia oblonga inflata superne compressa ore truncato bilabiato, pilis
validis papulosis maximeque verrucosis sparsim armato. Capsula in
pedicello longiusculo late ovalis ad basin quadrivalvis. Elateres 160 y
vermiculares (nusquam attenuati) spiris duplicatis teretibus laxe tortis.
Spore 20 y brunneæ -asper&. Andrecia mediana bracteis 4-6 jugis,
quam folia brevioribus magis saccalis monandris interdum diandris.
Hab. Europa, Asia (Japonia, China, Sibiria); America septentrionalis
(Canada, Greenland).
Im Himalaya und Caucasus scheint diese ansehnliche Pflanze zu
fehlen.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 3, 28 février 1906. 16
218 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SER.). 1906 Leioscyphus.
3. Leioscyphus Skottsbergii St. n. sp., typusin herb. Stephani.
Sterilis mediocris validus pallide brunneolus muscis consociatus. Caulis
ad 2 cm. longus validus brunneus pauciramosus. Folia caulina conferta
oblique patula adscendentia valde concava, in plane cordata basi haud
decurrentia, apice ad '/s biloba sinu recto acuto lobis triangulatis
subæquimagnis obtusiusculis. Gellulze apicales 27 u. basales 36 X 45 u.
trigonis magnis; cuticula maxime grosseque verrucosa. Amphigastria
caulina e basi breviter iriangulata abrupte longeque setacea.
Hab. Georgia antarctica (Skottsberg.).
Die Pflanze steht dem L. Taylori wegen der Amphigastrien nahe.
4. L. verrucosus (Lindb.) St.
Syn. : Mylia verrucosa Lindb. Acta Soc. scient. fenn. 1875, p. 236.
Dioicus major flavescens vel viridis late brunneus in corlice expansus.
Caulis ad 4 cm. longus crassus et carnosus superne pluriramosus ramis
late divergentibus radicellis longis pallidis arcte repentibus. Folia caulina
conferta ovata vel ovato-oblonga obtusa ex erecta basi curvalim explanala.
Cellulæ apicales 50 y trigonis maximis nodulosis sæpe confluentibus, ba-
sales 60 X 90 y trigonis magnis subacutis; cuticula verrueis contiguis
varie asperis grosse armala. Amphigastria caulina libera longe subulata
subappressa. Folia floralia intima caulinis similia majora. Amphigastrium
florale intimum magnum foliis suis æquilongum oblongum apice obtuso
(rarius inciso-bifido) recurvo. Perianthiæ obovata vel oblonga inflata su-
perne nuda inferne pilis crassis pallidis patulis hirta ore compresso trun-
eato pilifero, pilis equilongis validis incurvis. Andrecia in planta graci-
liore sepeque purpurea mediana bracteis $ jugis quam folia minoribus e
basi saccata recurvis integerrimis, di-tetrandris. Antheridia longe stipitata.
Hab. Sibiria, Amur (Maximowicz) Sachalin (Glehn) Japonia septentr.
(Faurie).
3. L. cuneifolius (Hook.) Mitt. J. of Bot. 1851, p. 358, sub Lepto-
scyphus.
Syn. : Jung. cuneifolia Hooker. Brit, Jung. tab. 64.
Coleochila cuneifolia Dum. Hep. Eur., p. 105.
Aplozia cuneifolia Dum. Hep. Eur., p. 55.
Clasmatocolea cuneifolia Spruce Hep. Am. et And., p. 440.
Mylia cuneifolia Spruce Soc. bot. de France 1889, p. 178.
Planta sterilis aliis hepaticis consociata, Leioscypho antillano quoad sta-
turam et formam foliorum et amphigastriorum simillima, cellulis minus
incrassatis tantum distincta.
Hab. Hibernia (Hutchins) Scotland (Macvicar).
18
Leioscyphus. FRANZ STEPHANT SPECIES HEPATICARUM. 219
Diese nur steril bekannte Pflanze, ein Relikt eines einst wärmern
Klimas, ist dem Leiosc. antillanus und Leiose. fragilis so nahestehend,
dass man sie kaum zu unterscheiden vermag; die fruchtenden Exemplare
haben ein deutlich von den Seiten zusammengedrücktes Perianth; sie
können also weder zu Glasmatocolea noch zu Coleochila oder Aplozia ge-
stellt werden. Dumortiers doppelte Aufführung der Pflanze in seinem
letzten Werke beruht jedenfalls auf einem Irrtum ; bei Spruce ist aber ein
Wechsel der Anschauung eingetreten: er hat die Pflanze später zu Mylia
gestellt; ihre Unterblätter und der ganze Habitus bringen sie zweifellos
zu unserer Gattung Leioscyphus.
6. Leioscyphus antillanus (C. et P.) St.
Syn. : Mylia antillana C. et P. Bull. soc. bot. de France 1889, p. 177.
Dioicus pusillus rufo-badius corticolus vel foliis emortuis adrepens,
Caulis ad A cm, longus simplex vel pauciramosus capillaceus rigidus et
fragilis. Folia caulina dissita subrecte patula obcuneata, truncato-retusa
vel subemarginata, interdum integerrima et solum angulata, basi anlica
subreflexula. Cellulæ apicales 20 y. basales 20 X 30 y trigonis maximis
acutis. Amphigastria caulina pro plauta magna folio proximo breviter coa-
lila lanceolata acuta oblique patula. Folia floralia plurijuga sensim majora.
intime caulinis multo majora similia patula interdum repanda vel sub-
lobata. Amphig. florale intimum. foliis suis brevius lanceolatum vel bi-
fidum interdum truncatum. Perianthia adulta longe exserta obovato-ob-
Jonga ore compresso truncato-bilabiato, labiis remote dentatis dentibus
e lata basi abrupte angustatis apice clavatim incrassatis. Capsula subglo-
hosa quadrivalvis bistrata. Elateres bispiri. Spore elateribus æquilatæ
scaberulæ. Andræcia mediana bracteis ad 10 jugis sensim decrescentibus
confertis concavis suborbiculatis late emarginato-bidentulis monandris,
antheridiis magnis globosis in pedicello perbrevi.
Hab. : Insula Guadeloupe (Perrottet).
7. L. fragilis. Jack et St. Hedwigia 1892, p. 20.
Dioicus pusillus fragillimus, badius in Plagiochila parasitans. Caulis ad
4 cm. longus rigidus pro planta validus vulgo simplex interdum ramulis
Jongioribus lateralibus et ventralibus ex axilla amphigastrii ortis ramosus,
sub flore simpliciter innovatus. Folia caulina remota parva subrecte
patula alterna cauli æquilata obcuneata vel subrectangularia duplo lon-
giora quam lata apice recte truncata 6btusangula in planta fertili subro-
tunda erecto-conniventia superiora conferta. Cellulæ 18 vel 20 » æqui-
magnæ trigonis magnis acutis subnodulosis. Amphigastria caulina parva
cauli æquilata uno latere folio coalita ovata vel subquadrata oblusa vel
19
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e SéR.). 1906 Leioscyphus.
emarginato-biloba, lobis vulgo inæqualibus. Folia floralia unijuga eaulinis.
multo majora subrotunda integerrima. Amphigastrium florale foliis suis
duplo minus subquadratum obtuse dentatum vel mamillatum. Perianthia
magna vel maxima oblonga inflata tertio supero abrupte compressa ore
parum dilatalo truncato, labiis grosse dentalis denlibus irregularibus ob-
tusis vel subclavatis. AndrϾcia mediana bracteis ad 4 jugis conferlis mo-
nandris laxe imbricatis inflatis bilobis lobo postico obovato-obcuneato-
apice emarginalo vel obtusato, antico æquilongo lanceolato. Antheridia
magna breviter stipitata.
Hab. America tropica. Nova Granada (Wallis) Guiana in monte Ro-
raima (Quelch).
8. Leioscyphus borbonicus. St. Soc. roy. bot. Belge 1892,
p. 112.
Dioicus minor fusco-brunneus apicibus dilutioribus laxe cæspitosus.
Caulis ad 3 cm longus tenax fuscus pauciramosus. Folia caulina contigua
vel parum imbricala subopposita subrecte patula decurva in plano ovata
apice sæpe apiculata vel leniter excisa bidentula, basi postica recurvula.
Cellulæ apice 25 vel 30 y basales parum majores lrigonis ubique magnis
acutis. Amphigastria caulina cauli æquilata, limbo angusto foliis coalita,
apice late emarginato-bifida laciniis lanceolatis vel subsetaceis basi spina
parva accedente utrinque armala. Folia floralia inlima caulinis simillima
vix majora. Amphig. florale inlimum caulinis simile sed multo majus.
Perianthia magna longe exserta inflata-terlio supero compressa ore bila-
biato truncato irregulariter crenato-denticulato. Andræcia mediana brac-
teis ad 8 jugis basi inflatis apice decurvis profunde exciso-bidentatis lobulo
antico turgido unidenlato.
Hab. Insula Bourbon (Rodriguez).
9. L. Iversenii. Pears. Hep. Knysnanæ 1887, p. 12.
Dioicus prostratus majusculus rupicolus, flavo-viridis vel badius. Caulis
simplex vel furcatus; folia subhorizontalia subopposita imbricata, oblongo-
quadrata vel subrotunda apice truncata integra vel 1—3 dentala. Amphi-
gastria uno vel utroque latere coalila late quadrata vel rotundata 2 vel 4
fida margine pluridentala. Perianthia oblongo-obconica antice subalata
ore lato compresso pluridentato. Folia floralia intima obovata vel late
ovalia integerrima vel angulata. Amphig. florale intimum lanceolatum bi-
fidum utrinque unidentalum. Andræcia mediana bracteis quadrijugis late:
ovatis obtusis vel aculis, lobulo antico 3—4 angulato monandro.
Hab. Africa australis ({versen).
Ich habe die Pfianze nicht gesehen.
20
-Laioscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 221
10. Leioscyphus infuscatus. Mit. Linn. Soc. 1886.
Dioicus mediocris flaccidus rufo-badius, corticolus laxe intricalus. Caulis
ad 2 cm. longus validus fuscus carnosus parum ramosus. Folia caulina
conferla recte patula plano-disticha vel leniter adscendentia subopposita
.margine postico basi arcte recurvo, in plano late ovala apice plus duplo
angusliora truncato-emarginata bidentala, dentibus brevibus acutis validis
divergentibus; adsunt folia integerrima vel acula vel tridentata. Cel-
Jule apicales 30 y basales 30 X 50 y trigonis magnis aculis. Amphig.
caulina parva caule vix latiora uno latere coalita vel omnino libera basi
anguslala utrinque denticulata apice ad ?/41 bifida, sinu exciso laciniis lan-
ceolalis porrectis superne selaceis. Folia floralia caulinis majora similia
sæpe torla Amphig. florale int. haud vidi (destructum) Perianthia longe
exserla oblongo-campanulata inflata sub ore constricta, ipso ore truncato-
rotundato irregulariter grosseque spinoso.
Hab. Africa occ. Insula Fernando Po, in monte Clarence Peak (Mann).
14. L. Motleyi. Mitt. Linn. Soc. 1886.
Dioicus mediocris rufo-badius flaceidus laxe intricatus. Caulis validus
fuseus parum ramosus. Folia caulina ovato-rotundata plus minus opposita
disticha vel parum adscendenlia, recte a caule patula, dense imbricala
apice anguslala breviterque emarginato-bidentata, dentibus validis acutis
divergentibus, interdum altero dente deficiente solum apiculata. Cellulæ
apicales 40 y basales 50 X 70 u trigonis parvis. Amphigastria caulina
parva caule parum latiora utrinque angusle coalila, basi cuneatim angus-
tata ulrinque spina brevi armala apice ad ?/s bifida sinu angustiusculo
laciniis lanceolatis longe atlenualis porrectis. Folia et amphigastria flo-
ralia inlima caulinis simillima parum majora. Perianthia magna alte ex-
serla oplime campanulata, ore parum ampliato truncato bilabiato, labiis
grosse dentatis dentibus parum numerosis e lala basi parum angustalis
Jongiusculis aculis equimagnis irregulariter distributis.
Hab. Java in monte Megamendong (Motley).
12. L. repens Mitt. Antarct. Voy. 1855, p. 154.
Dioicus majusculus validus flavo-virens, ætate fusco-brunneus. Caulis
ad 8 cm. longus simplex vel pauciramosus validus fuscus radicellis pallidis
repens superne longe procumbens. Folia caulina imbricala per paria ap-
proximata oblique patula disticha leniter decurva oblique ovato-rotundala
margine antico substriclo in caule anguste decurrente, postico bene arcuato
apice qaum basis duplo angustiore late emarginato-bifido laciniis e lata
basi abruple atienuatis spiniformibus. Cellulæ apicales 40 y basales
40 X 50 trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina parva caule vix
21
222 BULLETIN DE L’HERBIEN BOISSIER (2e séR.). 1906 Leioscyphus-
latiora utrinque coalita irregulariter denticulata apice ad °/« inciso-bifida
laciniis lanceolatis longe acuminatis selaceis. Folia floralia intima et
Amphig. florale intimum caulinis majora et latiora similia. Perianthie
semiexserla oblonga duplo longiora quam lata inferne leniter inflata
superne compressa oro æquilato truncato irregulariter dentato subspinoso.
Andrecia mediana bracteis paucijugis quam folia minoribus superne
squarrose recurvis breviter inæqualiterque bifidulis, sacculo basali ovato-
fusiformi lobulo antico rotundato involuto.
Hab. New Zealand (Hooker) Fretum magellan. (Hariot, Cunningham,
Hahn).
Die Abbildung des Perianths in Massalongo, Mission du Cap Horn,
tab. 2, fig. 9, entspricht nicht der Wirklichkeit. es ist viel unregelmäs-
siger gezähnt.
13. Leioscyphus fuegiensis (Mass.) B. et M. Bull. Soc. Linn.
1886, n° 10.
Syn.: L. repens var. fuegiensis Mass. Nuov. Giorn. Bot. [tal. 1885, p. 212.
Plagiochila fuegiensis Mass. Miss. scient. du Cap Horn 1889,
p. 210.
Dioicus minor sed validus pallide olivaceus pauciramosus, aliis hepalicis-
consociatus. Caulis rigidus tenuis virens ramis vulgo posticis, arele repens..
Folia caulina approximata imbricala disticha concava decurvula in plano
oblongo-elliptica basi apiceque angustiora haud decurrentia ad '/s bifida:
sinu lunato laciniis anguslis acuminatis decurvulis porrectis vel parum
divergentibus. Cellulæ apicales 30 y. basales duplo longiores trigonis ma-
jusculis in parietibus validis. Amphigastria caulina minuta cauli appressa
ad basin fere inciso-bifida laciniis angustis porrectis. Folia floralia intima-
caulinis simillima latiora profundissime incisa. Amphigastriun florale:
intimum caulinis majus simile. Peranthia terminalia simpliciter innovala:
obovalo-campanulata ore compresso truncato irregulariter denticulato,.
dentibus aculis hie illic spina majore auctis. Andræcia mediana bracteis-
paucijugis monandris basi inflatis lobe antico inflexo angulo dentiformi..
Hab. Fuegia (Spegazzini). Patagonia occid. (Savatier), Fretum magelt.
{Dr Naumann, Gazelle-Exped.).
14. L. abditus (Sullivant) St.
Syn.: Plagiochila abdita Sull. J. of Bot. 1850. p. 317.
Leioscyphus pallens Mitt. J. of Bot. 1851, p. 358.
Mylia abdita. Evans Torrey Bot. Cl. 1898, p. 426.
Dioicus minor rigidus brunneolus vel fusco-brunneus laxe cæspitosus vel
museicolus. Caulis ad 4 cm. longus validus fuscus simplex sub flore repe-
22
Fe
Leioseyphus. ‚FRANZ STEPHANI, SPECIES HEPATICARUM. 223
Lilo innovatus, in planta sterili plus minus ramosus ramis subfasciculatis.
Folia caulina imbricata, homomalla subeircularia parum concava. Cellulæ
apicales 30 y. basales 40 x 50 y trigonis magnis acutis. Amphigastria
caulina magna oblique patula ad °/s bifida, laciniis lanceolatis superne
setaceis. Folie et amphigastria floralia caulinis similia majora. Perianthia
(sterilia) compresso-obconica ore late rotundato angulato irregulariterque
denticulato. Andræcia ignota.
Hab. Fuegia U. S. Explor. Exped. Dusén. Hatcher, Kerguelen Insulæ
(Naumann, Gazelle-Exped.).
15. Leioscyphus setistipus. St. Svenska Vet. Akad. 1901.
Vol. 26.
Dioicus major robustus tenax vel flaccidus rufo-brunneus apicibus di-
lutioribus flavo-virentibus. Caulis ad 7 em. longus pauciramosus fusco-
brunneus durus in aliis viridis et debilis. Folia caulina erecto-conniventia
alterna lata basi inserta, reniformia margine postico magis arcuato, adulta
plano-disticha. Cellulæ apicales 30 y, basales 40 X 60 y trigonis magnis
aculis. Amphigastria caulina uno latere connata ad medium inciso-bifida
laciniis lanceolatis integerrimis apice longe setaceis porrectis. Folia et
amphigastria floralia caulinis multo majora ceterum similia. Perianthia
(juvenilia) compresso-cupulata ore trunealo repando labiis dentieulalis vel
ciliolatis.
Hab. Fuegiu (Dusen).
16. L. marginatus (Milten) St.
Syn.: Jung. marginata Mitt. Flora Tasmanica, p. 222.
Sterilis majuseulus validus tenax glauco-virens laxe cæspitosus. Caulis
ad 3 cm. longus tenuis fuscus rigidus radicellis hyalinis repens simplex
vel parum ramosus ramis spe gracilibus flagellatis. Folia caulina imbri-
cala subrecte a caule palula assurgenti-secunda ætate explanata concava
subrotunda lala basi inserta haud decurrentia integerrima. Cellulæ mar-
ginales bistrate, limbum crassum formantes, subapicales 40 y basales
20 60 y parielibus validis, trigonis majusculis basi subnullis. Amphi-
gastria caulina magna cauli subapressa foliis parum breviora angusta ad
medium bifida, laciniis lanceolalis integerrimis porrectis vel recurvis.
Hab. Tasmania (Hooker).
Die Randzellen des Blattes sind zweischichtig und bilden einen im
durchfallenden Lichte dunkeln, 5 bis 5 Zellen breiten Saum; diese Er-
scheinung ist bisher bei keinem Lebermoose beobachtet worden, er-
scheint aber nicht auffallend, wenn man berücksichtigt, dass im antarkti-
schen Gebiete viele Lebermoose, besonders die Thallosen, zu einer flei-
5
>
m.)
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Leioscyphus.
schigen Ausbildung ihrer Organe neigen. Schistochila pachyla Taylor hat
Blätter, die nur am Rande einschichtig sind, nach der Mitte zu allmählich
dicker werden und an der Insertionsstelle des dorsalen Flügels 7 Zellen
‚stark sind. Unsere Pflanze Könnte auch zu Odontoschisma gehören?
17. Leioscyphus nigrescens (Ldbg. et Hampe) St.
Syn. : Chilosc. nigrescens Ldbg. et Hpe. Linnæa 1851, p. 640.
Sterilis parvus fusco-viridis in sicco subniger flaccidus (etiolatus). Caulis
ad 2 cm. longus parum ramosus fuscus debilis. Folia caulina remota plano-
disticha lata basi inserta antice vix decurrentia ambitu subrotunda. Cellulæ
apicales 20 y. basales 30 X 40 y trigonis nullis. Amphigastria caulina caule
parum latiora ovala apice angustata breviterque emarginato-vel inciso-
bidentata vel bispinosa.
Hab. Costarica in monte Reventado (Oerstedt).
Ob die Pflanze hierher gehört, ist zweifelhaft; schon die ganz unver-
dickten Zellen deuten das an, die bei allen Arten deutliche, meist sehr
stark verdickte Zellecken oder besser Zellkanten zeigen, die selbst bei
einem sehr nassen Standorte nicht völlig verschwinden können.
48. L. æquatus (Tayl.) Mitt. J. of Bot. III, p. 358.
Syn.: Jungerm. æquata Taylor J. of Bot. 1844, pag. 465.
Chilosc. æquatus H. et T. Syn. Hep. p. 704.
Sterilis minor rufo-brunneus vel fuscus, muscis consociatus. Caulis sim-
plex vel parum ramosus fuscus rigidus. Folia caulina homomalla sub-
opposita erecto-conniventia concava lata basi inserta oblique reniformia
latiora quam longa. Cellulæ apicales 30 y basales 30 X 60 y trigonis
maximis aculis. Amphigastria caulina parva ovato-triangularia apice bre-
viler inciso-bispinosa spinis angustis parallelis ceterum integerrima vel
hic illic parvo dente armala foliis utrinque anguste coalita.
Hab. Fretum magellanicum, Hermite Insula (Hooker) Insula Desolacion
(Dusén).
Die grosse Luftfeuchtigkeit des antarktischen Gebietes gestattet die-
sen Pflanzen, in jeder Höhenlage zu gedeihen; bei der dadurch hervor-
gerufenen Verschiedenheit des Substrats sind die Exemplare sumpfiger
Niederungen viel grössser und kräftiger ausgebildet wie das bereits in
der Einleitung zu unserer Gattung bemerkt wurde.
19. L. Chamissonis (L. et L.) Mitt. J. of Bot. 1851, p. 358.
Syn.: Jung. Chamissonis L. el L. Syn. Hepat. p. 668.
Leiosc. nigricans-Mitt. J. of Bot. 1851, p. 558.
Dioicus minor rufo-brunneus laxe cæspitosus vel muscis consocialus.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus pro planta validissimus. Folia
24
Leioscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 225
caulina alterna, adulta remotiuscula et plano-dislicha, superiora parum
imbricata assurgenti-secunda parum concava lala basi inserla ambitu obli-
que quadrato-rotundata apice truncala vel relusa. Cellulæ apicales 30 y
basales 30 X 60 y trigonis majusculis aculis. Amphig. caulina caule vix
latiora folio proximo coalita ovala vel ovato-oblonga ad !/4 vel !/s emargi-
nalo-bifida laciniis acuminatis porrectis vel hamatis. Andræcia mediana
bracteis ad 6 jugis Jaxiusculis basi longius saccatis superne rotundatis
squarrose palulis. Antheridia magna solitaria in pedicello æquilongo.
Hab. Chile (Chamisso, Gay).
Ob die Pflanze, welche Spruce (H. Amaz. et And. p. 445) in den Andes
sammelte, hierher gehört, ist zweifelhaft, da er die Amphig. ganz anders
beschreibt als die Originalpflanze sie besitzt.
20. Leioscyphus chiloscyphoideus (Ldbg.) Mitt. Fl. tasm. II,
p. 225.
Syn. : Plagioch. chiloscyphoidea. Ldbg. in Lehm. Pug. 8, p. 4.
Lophocolea rectinans Tayl. J. of Bot. 1844, p. 470.
Leioscyphus decipiens Mitt. J. of Bot. 1851, p. 358.
Dioicus mediocris vel major brunneolus vel virescens terricolus vel cor-
ücolus intriealim cæspitosus. Caulis ad 2-em. longus irregulariter pauci-
ramosus pro planta validus rigidus. Folia caulina imbricata subopposita
assurgenti-secunda vel plano-disticha late ovala vel subrotunda integer-
rima, Cellulæ apicales 40 y, basales 50 x 60 u, trigonis parvis acutis. Am-
phigastria caulina parva cauli æquilala foliis utrinque coalila utrinque
spinis breviusculis patulis armala apice emarginato-bifida, laciniis longius-
culis anguste spiniformibus porreclis strielis. Folia floralia caulinis similia
majora. Amphig. florale intimum caulinis simile sed multo majus. Perian-
thia pro planta magna obovato-campanulata, inflata ore bilabiato com-
presso truncalo irregulariter repando-angulato angulis hie illie aculis vel
subdenticulatis. AndrϾcia mediana breviter fusiformia, bracteis 3 ad 4
Jugis ex inflata basi squarrosa recurvis lobulo antico truncato aculo. An-
theridia magna solitaria in pedicello longiuseulo.
Hab. Fretum magellan. (Jacquinot. Hahn), Fuegia (Dusén), Patagonia
occid. (Dusen), Chile australis (Dusen).
Nach Mitten (Hookers Hand. N. Z. Flora, p. 508) soll Chiloscyphus retu-
salus H. T. Syn. Hep., p. 705, mit unserer Pflanze identisch sein, was
jedenfalls auf einem Irrtum beruht, denn dieser Chilosc. hat völlig unver-
dickte Blattzellen. Auch der Chilosce. amphibolius, der von Mitten ]. c. er-
wähnt wird, gehört nicht hierher; er ist eine brasilianische Pflanze;
ausserdem ist es wenig glaubhaft, da die floralen Hüllblätter (Syn. Hep.
25
226 BULLETIN DE L'HERBIER BoISsER (9e sen). 1906 Leioscyphus.
p. 178) als exigua bezeichnet werden, was dem Typus unserer Gattung
durchaus widerspricht; dass Gottsche endlich einen fertilen Chiloseyphus
mil Leioseyphus zu verwechseln im Stande gewesen wäre, halte ich für
unmöglich.
21. Leioscyphus obscurus Angsir. Kongl. Vel. Akad. 1872,
p. 11.
Caulis proeumbens 3—4 cm. longus subramosus. Folia caulina sub-
‚mbricata, horizontalia, nigrescentia subquadrato-rotunda, margine plane
subrepando. Ampkigastria caulina recurva, sinualim inserta vix connala,
parva, quadrifissa, laciniis attenuatis. Perianthia 2—3 mm longa in caule
ramisque terminalia compresso-obovato præmorsa subdenticulata. Foli«
floralia erecta subconformia apicibus patulis. Amphigastrium florale majus
quadridentatum dentibus brevibus.
Hab. Fretum magellanicum (Andersson).
Ich habe die Pflanze nicht erhalten können und gebe lediglich die Dia-
enose des Autors; jedenfalls steht sie dem L. chiloscyphoideus sehr nahe.
22. L. Dusenii St. Arch. Mus. Nac. Rio 1905, p. 112.
Dioicus mediocris flavo-virens, flaccidissimus corticolus. Caulis ad 3 em.
Jongus, pro planta validus viridis debilis parum longeque ramosus. Folia
caulina recle patula adscendentia opposita antice breviter decurrentia
basique contigua, postice limbo tenui ampbhigastrio coalila, in plano late
ovalo-trigona, apice rotundata integerrima. Ceilulæ apicales 30 y, basales
30 x 50 y trigonis magnis aculis. Amphigastria caulina caule latiora,
e basi obeuneata subcireularia profunde sexfida, lobis apicalibus lanceolalis
porreetis, lateralibus similibus recle patulis inferioribus dentiformibus.
Folia floralia intima caulinis majora late triangularia apice rotundalo-
truncata marginibus integerrimis unduiatis. Amphigastrium florale inti-
mum magnum profunde bifidum lobis interdum longe bifidis margine
exlerno spina auclis. Perianthia foliis suis duplo longiora erecta com-
presso-obconica ore (runcalo repando integerrimo.
Hab. Brasilia, Serra do Hatiaja (Dusen) Petropolis (Herb. Jack).
23. L. fusco-virens (Taylor) St.
Syn: Jung fusco-virens Taylor I. of Bot. 184%, p. 47%.
Dioicus mediocris fusco-brunneus rigidulus laxe cæspitosus. Caulis ad
% cm. longus tenuis fuscus simpiex vel parum ramosus, radicellis pallidis
arcte repens. Folia caulina opposita imbrieata assurgenti secunda adulta
plano-disticha subrotunda antice breviter decurrentia integerrima. Celluléæ
apicales 40 y, basales 40 x 60 y. trigonis majusculis. Amphigastria caulin«
-parva caule parum latiora obeuneala utrinque spina valida recle palente
26
Leioscyphus. FRANZ STEPHANI SPECIES HEPATICARUYX. 227
armala basi foliis suis anguste coalita, apice ad ‘/2 inciso-biloba, lobis-
anguste triangulatis acuminats porrectis. Folia floralia intima caulinis-
mullo majora late obovata margine undulata. Amphig. florale intimum
oblongum ad °/ı bifidum laciniis lanceolatis porrectis inferne spina valida
oblique porrecta auctis. Perianthia magna parum exserta obovato-triangu-
lala compressa ore latetruncato repando integerrimo suberispato. Andræciæ
ignola.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker).
Taylor beschreibt die Kelchmündung als sublaciniatum, was wohl nur-
als eine Verletzung derselben aufzufassen ist, denn im Original Exemplar
ist sie völlig ganz randig. Leiose. ehiloscyphoides ist unserer Pflanze sehr
ähnlich und unterschreidet sich durch die Form der Amphigastrien sofort.
24. Leioscyphus galipanus G. Ann. sc. nat. 186%, p. 36.
Diocus mediocris fusco-brunneus tener et fragillimus, aliis hepaticis-
consocialus. Caulis ad 3 cm. longus simplex vel pauciramosus fuscus-
rigidus validus. Folia caulina per paria approximata vel opposila late-
ligulata vel late ovata, apice Iruneato-rotundata, assurgenti secunda con-
cava haud dseurrentia, adulla magis aperta subdisticha. Cellulæ apicales-
40 y, basales 60 X 80 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria caulina
parva caule parum latiora utrinque connata, profunde quadrifida laciniis-
augustis longe acuminalis subæquimagnis divergentibus. Folia floralia
caulinis simillima majora et parum longiora undulala, margine postico
pauciciliato. Amphigastrium florale intimum oblongum bifidum, laciniis-
acuminalis apice setaceis hamatis. Perianthia inflata ore compresso undu-
lalo truncalo dentatociliato. Spore fuscæ læves. Elateres bispiri parvi.-
Andræcia mediana, magna bracteis 12 jugis eonferlis breviter sacculatis.
lobo antico oblique emarginalo unidenlato. Antheridia magna solilaria
globosa in pedicello brevissimo.
Hab. Caracas in monte Galipan (Funck et Sehlim). Mit L. schizostomus:
Spruce zu vergleichen.
25. L. Gottscheanus (Ldbg) SL.
Syn: Plagiochila Gottscheana Läbe. in Lehm. Pug. VIE, p. 2.
Dioicus mediocris brunneolus laxe cæspitosus cortieolus. Caulis ad 3 cm.
longns validus fuseus arcle repens parum ramosus ramis divergentibus.
Folia caulina plano-disticha vel leniter decurva et concaviuscula opposita
vel per paria approximata late ovato-subfalcata integerrima vel repanda..
Cellulæ apicales 40 w basales 40 x 60 w trigonis majusculis aculis
remotis. Amphrig. caulina parva utrinque coalita.e basi cuneatim angus-
tata subrotunda normaliter quadridentata, dentibus apicalibus geminatim
27
228 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Leioscyphus.
approximalis sinu obluso discretis porrectis aculis, lateralibus similibus
recte patulis interdum irregulariter dentatis. Folia floralia intima cauli-
nis majora oblonga repanda ceterum similia Amphig. florale intimum ad
1/; bifidum utrinque dente minore armalum. Perianthia (jusenilia) late
-gbovalo-obeuneata compresso-campanulala ore truncalo crenulate.
Hab. Cape of good hope (Ecklon) Mascareignes (Herb. Jack).
26. Leioscyphus horizontalis (Hooker).
Syn: Jung. horizontalis Hook. Musci exot. tab. 96.
Chilosc. horizontalis Nees. Syn. Hep., p. 177.
Chilosc. grandifolius Taylor.J. of Bot. 1844, p. 474.
Dioicus major vel maximus normaliter pallide flavo-virens inferne
fuseus, in paludosis subniger, longe prostratus. Caulis ad 10 cm. longus
tenuis rigidus parum longeque ramosus. Folia caulina subrecte patula
-plano-disticha jimbricata subopposita subtrigona asymmetrica, margine
postico valde arcuato anlico substriclo apice late rotundato vel subtruneato
Cellulæ apicales 40 ı. basales 40 X 80 y trigonis magnis acuminatis.
Amphig. caulina parva caule vix latiora ulrinque anguste coalita disco
Anlegro subquadrato marginibus irregulariter dentatis et spinulosis apice
‚late lunato bifido laciniis anguste lanceolatis sinu sæpe denticulato. Folia
floralia intima caulinis majora late ovala apice repanda crispata. Amphig.
florale intimum oblongum basi angustatum, ad ?/: bifidum laciniis anguste
lanceolalis porreclis, extus spina valida angusta utrinque armatum.
Perianthia in caule ramisve lerminalia oblonga inferne parum inflala,
superne valde compressa carinis anguste alatis, alis in spinam liberam
abeuntibus ore late truncalo-rolundato, labiis grosse irregulariterque
denlalis.
Hab. Fretum magellan. Fuegia, Patagonia et Insulæ adjacentes, ubique
<ommunis sepissime sterilis.
27. L. huidobroanus (Mont.) St.
Syn: Chilosc. huidobroanus Mont. Ann. sc. nat. 1845, p. 352.
Dioicus mediocris flaccidus fulvus vel brunneus muscis consociatus vel
lerricolus, intricatim cæspilosus. Caulis ad 25 mm. longus validus parum
ramosus ramis divergentibus lateralibus et posticis. Folia caulina per
paria approximala parum imbricata parva oblique palula ovato-ligulata,
margine porlico quam anlicus magis arcualo apice truncalo-rotunda{o.
Cellulæ apicales 40 y, basales 40 X 60 y trigonis magnis aculis. Amphig.
caulina parva caule angustiora, uno latere connala utrinque spina angusta
armala apice emarginato-bifida, laciniis setaceis disco inlegro longioribus
hamatis. Folia floralia inlima caulinis similia majora. Amphig. florale
28
Leioscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 22%
intimum caulinis simillimum. Perianthia pro planla magna longe exserta
obovato-oblonga ore compresso late truncato valide regulariterque den-
talo. Andræcia mediana, bracteis 8 jugis confertis parvis apice recurvis
basi breviter saccatis, lobo antico rotundalim producto. Antheridia magna
solitaria in pedicello parvo.
Hab. Chile (Gay).
28. Leioscyphus schizostomus Spruce Hep. Amaz. et And.
p. 446.
Syn : L, obcordatus Spruce I. c., p. 446.
Dioicus mediocris flaccidus rufo-badias rupicolus laxe cæspitosus vel
museis consociatus. Caulis ad 3 em. longus tenuis fuscus subniger pauci-
ramosus. Folia caulina imbricata recte patula opposila assurgenti-secunda
late ovala vel subrotunda concava basi postica angusie recurva. Cellulæ-
apicales 30 y, basales 30 X 50 y trigonis magnis aculis. Amphigastsriu
caulina caule parum latiora appressa utrinque brevissime coalita ambitu
ovato-oblonga inferne obcuneata et utrinque bispinulosa apice ad: ?/s
inciso-bifida laciniis anguste lanceolalis porrectis vel hamatis Folia el
amphigastria floralia intima caulinis simillima majora. Perianthia magna
longe exserla ovato-oblonga ore compresso truncalo integerrimo.
Hab. Andes quitenses (Jameson, Spruce) Sachapata (Lechler) Bolivia
(Mandon, Rusby) Nova Granada (Lindig, Wallis).
Die normale Pflanze hat nicht die von Spruce beschriebenen zwei lap-
pigen Blätter; diese sind auch keineswegs überall so entwickelt und
stellen eine Missbildung dar, jedenfalls hervorgerufen durch den Stand-
ort an nassen Felsen, deren herabrieselndes Wasser bekenntlich an
allen Lebermoosen leicht Deformirungen hervorruft.
29. L. strongylophyllus (Tayl.) Mitt. Handb. N. Z. Flora, p. 508.
Syn: Jungerm. strongylophylla Taylor I. of Bot. 1844, p. 370.
Alicularia strongylophylla T. et H. Syn. Hep., p. 619.
Doicus parvns brunneolus dense intricatus. Caulis ad A cm. longus
tenuis brunneus pauciramosus. Folia caulina parum imbricata erecto-
homomalla, inferiora plus minus remota et plano-disticha, eoncava, in
plano obovato-rotundata antice parum decurrentia. Cellulæ apicales 10 w
basales 18 X 27 y trigonis majuseulis, cuticula valide papillala, Amphi-
gaslria caulina parva cauli æquilata uno latere eoalita, ad ?/s emarginato--
bifida laciniis anguste lanceolatis porrectis. « Folia floralia caulinis majora.
Perianthia vix exserla oblongo-obovala subcompressa ore rotundato bila-
biato erenalo. » Andræcia mediana bracteis ad 5 jugis conliguis monan-
dris inflato-saceulalis ore (runcato integerrimo.
29
“250 > BULLETIN DE LHERBIER Bossier (2ne sen). 1906 Leioseyphus.
Hab. Campbell et Aucklands Islands (Hook).
Ich habe nur die Originalpflanze von den Campbell Inseln gesehen,
-die männlich ist ; ob die 1. c. beschriebene weibliche Pflanze vom demsel-
-ben Standerte stammt, ist mir nicht bekannt. Die Papillen der Blattober-
fläche sind vom Autor und auch von Mitten nicht bemerkt worden, so
-dass die zusamengehörigkeit der Pflanzen dieser zwei Standorte zwei-
felhaft ist. In Mittens Diagnose I. c. werden die Blätter bifida genannt ;
hier ist in der Beschreibung ein Satz ausgelassen worden und bezicht
sich das « bifida » auf die Amphigastrien.
30. Leioscyphus surrepens (Taylor) B. et Mass. Miss. scient.
4889, p. 218.
Syn: Jung. surrepens Taylor 1. of Bot. 1844, p. 475.
Chilose surrepens Taylor Syn. Hep., p. 179.
Dioicus mediocris rufo-badius superne flavescens, laxe cæspilosus vel
»museis consocialus. Caulis ad 4 cm. longus fuscus tenuis parum ramosus.
Folia caulina imbricata opposita plano-disticha vel assurgenti-secunda
subrotunda vel latiora quam longa integerrima concaviuscula basi antica
oluudata. Cellulæ apicales 40 y basales 40 x 60 y trigonis magnis acutis.
Amphigastria caulina majuscula cauli æquilata et appressa utrinque foliis
+oalita ovato-trigona utrinquebreviterbiciliata apice angusto breviter inciso-
bifidulo, laciniis 4 cellulas longis porrectis contiguis setiformibus. Folia
«et Amphigastria floralia caulinis similia majora. Perianthia ad medium
-exserla obovato-oblonga ore compresso truncato repando hie illic dentato.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker, Naumann) Fuegia (Spegazzini,
Hyades, Dusén).
31. L. turgescens (Taylor) Mitten I. of Bot. 1851, p. 358.
Syn: Jung. turgescens Taylor 1. of. Bot. 1844, p. 376.
Dioicus mediocris pallide flavo-virens vel flavo-rufescens profunde
-cæspitosus. Caulis ad. % cm. longus fuscus parum ramosus. Folia caulina
allerna margine postico plano antico e basi plana abrupte lateque inflexo,
folia laque maxime concava, antice ceterum conliguo-connivenlia cau-
emque obvelantia, in plano reniformia subduplo latiora quam longa
-antice breviter decurrentia postice rotundata et caulem late superantia.
‘Cellnlæ apicales 20 y basales 20 X 30 y trigonis magnis sæpe late con-
fluentibus. Amphigastria caulina folio proximo connata cauli æquilata et
appressa ovala vel ovato-rotundata apice emarginato-bifidula, laciniis
brevibus angustis porrectis dentiformibus. Folia et Amphigastria floralia
-caulinis simillima majora. Perianthia semiexserla obovato-obcuneata ore
‚compresso truncato integerrimo. Andræcia ignota.
30
RA
Laioscyphus. PRANZ STEPHANE SPECIES HEPATICARUM. 231
Hab. Auchklands Islands (Hooker) Fretum magellanicum, Insula Deso-
lacion (Dusen).
32. Leioscyphus ovatus Spruce Linn. Soc. Vol. XXX, p. 397.
Dioicus mediocris flaccidus rufo-badius dense intricatus in cortice
depresso-cæspilosus. Caulis ad 3 cm. longus vage pauciramosus, fuscus
tenuis rigidulus. Folia caulina recte a caule patula opposita imbricata
subplano-disticha oblique ovata, margine postico magis areuato apice
obluso. Cellulæ convexæ apicales 30 y. basales 40 X 60 y trigonis aculis
maximis. Amphig. caulina pro planta majuscula, caule duplo latiora, basi
anguslala foliisque connata, ambilu rotunda ad ?/s emarginato-bifida,
lobis triangulatis tenui cuspidatis porrectis, basi utrinque dente valido
patente hastata. Folia floralia et amph. florale intima caulinis similia
majora patula. Perianthia magna alle emersa oviformia inflata, ore com-
presso late truncato repando irregulariterque crenato.
Hab. Dominica (Elliott) Guadeloupe (l’Herminier).
99. L. Liebmannianus (L. et G.) G. Hep. Mex., p. 218.
Syn: Jung. Liebmanniana L. et G. Syn. Hep., p. 668.
lLeptoscyphus Liebmannianus Mitt. J. of Bot. II, p. 358.
Dioicus mediocris flaccidus brunneus dense cæspitosus. Caulis ad 5 cm.
longus crassus, in planta feminea repetito innovatus, ramulis sterilibus
lateralibus parvifoliis numerosis. Folia caulina subopposila imbricata
recte palula adscendentia adulta explanata, ovala margine postico magis
arcualo asymmetrica. Cellulæ apicales 30 y, basales 30 X 60 p. trigonis
magnis aculis. Amphig. caulina caule parum latiora utrinque coalita sub-
quadrata utrinque brevidentala apice lunatim exciso-bifida lobis triangu-
talis breviter acuminatis vix divergentibus. Folia floralia caulinis multo
majora reniformia vel subrotunda undulata vel crispatula recurva basi
concava perianthio appressa. Amphig. florale intim. varie lacinulatum
apice inciso-bifidum laciniis porrectis triangulatis paucispinulosis. Perian-
thia oblongo-ligulata basi inflata superne compressa ore vix ampliato
uncalo nudo repando. Andræcia mediana bracteis paucijugis parvis
incurvis basi breviter sacculatis lobulo antico involuto obtuso. Antheridia
solitaria breviter pedicellata.
Hab. Mexico (Liebmann) Nova Granada (Lindig) Tunguragua (Spruce).
34. L. guadalupensis St. n. sp.
Sterilis major subuiger flaccidus fragillimus in cortice intricatim cæspi-
tosus expansus. Caulis ad # em. longus parum ramosus fuscus pro planta
tenuis. Folia caulina confertissima subopposita plano disticha antice parum
adscendentia ideoque ample canaliculata a caule ceterum recte patula in
31
232 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sen.). 1906 Leioscyphus.
plano optime triangulata asymmetrica, margine anlico substricto, postico
e basi rotundata leniter arcualo apice obtuso. Cellulæ apicales 40 u basales
40 x 60 y trigonis maximis acutis. Amphig. caulina majuscula ulrinque
coalita basi late obcuneala angulis spina longa patente armatis superne
profunde exeiso-bifida laciniis triangulatis porrectis acuminatis.
. Hab. Guadeloupe (Duss).
- 35. Leioscyphus fragilifolius Mitt. I. of Bot. 1851. sub Lepto-
scyphus.
Syn: Chiloscyphus fragtlifolius Tayl. L of Bot. 1848, p. 284.
Sterilis elatus badius flaceidus fragillimus in corlice laxe cæspitosus.
Gaulis ad 8 cm. longus simplex vel longe furcatus, validus viridis vel
fuscus debilis. Folia caulina conferta, subopposita assurgenti-secunda
valde concava in plano reniformia, margine postico ad apicem usque arcte
recurvo anlico vix decurrente subplano. Cellulæ apicales 30 y basales
40 X 50 y, trigonis magnis vel maximis acutis, basi subnodulosis. Amphi-
gastria magna foliis ulrinque coalita duplo laliora quam Jata utrinque
spina valida armata apice late emarginata vel angulo lalissimo excisa,
lobis divergentibus late triangulatis tenuicuspidalis.
Hab. Andes quitenses (Jameson).
36. L. gibbosus (Taylor) Mitten I. of Bot. 1851, p. 558.
Syn: Chilosc. gibbosus Taylor I. of Bot. 1846, p. 283.
Leiosc. Husnoti B. et Spr. Soc. Bot. de France 1889, p. 185,
- Dioicus magnus robustus sed tener flaccidus et fragillimus, fusco-pur-
pureus vel fusco-brunneus apicibus fulvis. Caulis ad 7 cm. longus repetito
longeque furcatus pro planta tenuis fuseus debilis. Folia caulina magna
maxime concava assurgenti- secunda antice connivenli-clausa in plano
subrotunda antice parum decurrentia margine antico crispato. Cellulæ
apicales 30 u. basales 65 y. regulariter hexagonæ trigonis giganteis superne
truncalis basi ovali-modulosis. Amphig. caulina folio utrinque coalita
æquimagna disco inlegro rectangulari basi cuneatim angustato ıdeoque
hexagono, 4 angulis in laciniam lanceolatam abeuntibus angulis basalibus
in dentem productis. Folia floralia intima caulinis majora undulata.
Amphigastrium florale mtüimum folis longius, ovatum marginibus varie
longeque piliferis apice profunde ineiso-hifidum lobis triangulalis longe
selaceis. Perianthia magna semiexserla oblongo-campanulata triplo lon-
giora quam lala ore parum ampliato compresso Lruncalo inlegerrimo
repando. Andreecia ignola.
. Hab. India occidentalis, Martinique (Duss) Guadeloupe (l’Herminier,
Husnot) St-Vincent (Duss) Dominica (Elliott, Higgins).
(Fortsetzung folgt.)
Veber
eine neue Serratula-Art der anatolischen Flora
(Serratula Aznavouriana Bornm.)
von
J. BORNMÜLLER (Weimar).
Unter einigen im Dezember 1904 von Herrn G. V. Aznavour in Kon-
stantinopel zur Begutachtung erhaltenen Pflanzen, welche von Manissad-
schiani in der Umgebung der Stadt Mersivan des nördlichen Kleinasiens
(Provinz Pontus) gesammelt waren, befand sich auch ein Zweig einer
anscheinend stattlichen, mir völlig fremden Cynaroide, die ich alsbald
als eine unbeschriebene Art der Gallung Serratula erkannte, angehörend
der Seklion Klasea DC., Gruppe „Pinnatisecte" bezw. .,Pinnatifidæ
Boiss. fl. Or. IV, 587. — Dieser schöne Fund überraschte mich um so
mehr, weil ich selbst i. J. 1889 und 1890 die benachbarten Gebirge
jenes Gebietes, von der Stadt Amasia aus, gehörig abbotanisiert halte
und bekanntlich auch Sintenis fast gleichzeitig mehrere botanische
Sammelreisen nach dem nördlichen Kleinasien (Paphlagonien und Pontus)
unternommen hatte, obne auf eine so auffallende Serratula zu stossen.
Leider genügte das eingesammelte Material nicht, um eine einiger-
massen genügende Diagnose dieser neuen Art zu entwerfen und es
musste so ein weiteres Jahr abgewartet werden. Vor einigen Tagen erhielt
ich nun von Herrn Aznavour ein vollständigeres Exemplar dieser Pflanze,
elwa 70 cm. lang, reich verzweigt und etwa 20 Blütenköpfe tragend;
leider fehlen auch da die Wurzelblätter, doch sind grosse Stengelblätter
vorhanden. Ein anderes Exemplar sei noch kräftiger und trage doppelt
so viele Blütenköpfe; es befindet sich im Herbar Aznavours.
Die neue Art erlaube ich mir Herrn Aznavour, dem verdienstvollen
Botaniker. aus dessen Feder wir in absehbarer Zeit eine Kritische Bear-
beitung der Flora der Umgebung Konstantinopels erwarten dürfen, zu
widmen und belege sie mit dem Namen:
Serratula Aznavouriana Bornm. — Typus in herb. Bornmüller.
Deseriptio : perennis, subglabra, elata (2-3-pedalis); caule stricto, sim-
plice, inferne (8 mm. crasso) parcissime tantum arachnoideo, superne
glabro, sulcato-angulato, corymbose ramoso, polycephalo; capitulis 20-40 ;
foliis subcoriaceis, radicalibus....., caulinis inferioribus majus-
eulis late ellipticis acutis (cum petiolo brevissimo 20 cm. longis. 10 cm.
latis) integris vel sæpius basin versus utrinque 1 (-2?) segmento minuto
decurrente auctis in petiolum abrupte attenuatis, margine repando-den-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n9 3, 28 février 1906. 17
234 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me süR.). 1906 (2)
talis. superioribus sensim deminutis sessilibus (non amplexicaulibus
nec auriculalis), integris, summis basi et apice lanceolatis, omnibus gla-
berrimis vel sublus ad nervos parcissime pilosulis; capitulis pedunculo
subnudo glabro suffullis, majusculis, ovatis, 12-15 cm. lalis (quam capitula
S. quinquefoliæ M. B. et S. oligocephalæ DC. eximie majoribus, eis S. lati-
johæ Boiss. æquilalis sed brevioribus); involucri phyllis vix numerosis
(50-60). coriaceis, viridibus vel viridi-flavis, apice minute nigro-strialis,
aculis, inconspicue mucronulatis, infimis ovato-triangularibus. mediis
oblongis (# mm. Talis) elongatis, intimis sublinearibus longe exsertis
(20-22 mm. longis, 3 mm. lalis) radiantibus parte exserta pallide roseo-
üncts; flosculis roseis 18 mm. longis; achæniis striatulis, lævibus.
brunneis, 8 mm. longis, pappo eis longiore (10-13 mm. longo) coronalis;
pappi et receptaculi setis pallidis albido-stramineis nitidissimis.
Anatolia borealis : prov. Pontus, in monte Tavschan-dagh
prope Mersivan (= Mersifoun); anno 1904 et 1905 leg. Manissad-
schiani.
Serratula Aznavouriana Bornm. zählt zu den stattlichsten der im
Orient vorkommenden Arten der Gattung. Der Stengel, in einen 20-40-
köpfigen Blütenstand ausgehend, besitzt unten die Stärke eines kleinen
Fingers, die ganze Pflanze, deren unterster Stengelteil nebst Wurzel-
blättern leider noch nicht bekannt ist, dürfte mehr als À m. hoch sein.
Die unteren Stengelbiätler mit beiderseits je einem kleinem Fieder-
abschnitt an der Basis lassen auf ‚‚folia radicalia pinnalisecla‘ schliessen.
Nähere Verwandtschaft mit einer der bekannten Arten liegt nicht
vor, es sei nur auf folgende Merkmale aufmerksam gemacht:
S. Bachtiarica Boiss. et Hausskn. besitzt „phylla obtusissima membra-
naceo-marginata” und ganz andere Blätter (folia inferiora longe et late
linearia pinnalisecta, superiora linearia) ?
S. quinquefolia M. B. (!) hat kleinere Köpfe mit weit zahlreicheren
Hüllblättern, völlig anders gestaltete 1-2-paarig gefiederte Blätter, diese
fein-(wimperig) gesägt, das endständige Fiederblatt sehr gross: ganze
Pflanze durchaus unähnlich.
S. coriacea Fisch. (!), mannshoch aber armköpfig, besitzt in den oberen
Stengelteilen schmale fiederlappige Blätter; Köpfchen schlank, gänzlich
verschieden.
S. oligocephala DC. (!) niedrig und armköpfig, mit leierförmigen Blättern
(lebhaft an die Blattform von Senecio aquatica erinnernd) ist besonders
durch kugelige Köpfe verschieden. — Hinsichtlich des Baues des Köpf-
chens, nebst Zahl und Konsistenz der Hüllblätter, ist S. Aznavouriana
immerhin dieser Art am nächsten stehend und ihr anzureihen, obwohl
von irgend einer Verwandtschaft zwischen beiden Arten nicht die Rede
sein kann. £
Hoffentlich gelingt es in diesem Jahre Herrn Aznavour, auch Wurzel-
blätter dieser schönen neuen Art zu beschaffen, die es uns möglich
machen, die Lücke in der oben gegebenen Beschreibung zu ergänzen.
Weimar, 7. Februar 1906.
! Herr G. Beauverd hatte die Güte, das allein im Herbar Boissier befindliche
Originalexemplar der von Haussknecht in S.-W. Persien entdeckten S. Bachtia-
rica mit meiner Pflanze zu vergleichen und zu bestätigen, dass beide Arten
nichts miteinander gemein haben.
DIE LAUBMOOSE BADENS
Biıme bryogeographische, Skizze
VON
DU Th. HERZOG
(Suite.)
Es ist hier unmöglich, die Einzelheiten der durch diese Einflüsse
hervorgerufenen Verschiedenheiten zu verfolgen ; doch sollen wenigstens
beide Moosfloren kurz und möglichst übersichtlich einander gegenüberge-
stellt und dabei ihre vielfachen Aehnlichkeiten und Abweichungen berührt
werden. Zu diesem Zweck wird am besten auf die oben unterschiedenen
8 Abschnitte von Vegetationsformen im Schwarzwald zurückgegriffen.
Eine Vergleichung dieser verschiedenen Formationen wird die Unter-
schiede zwischen beiden Gebirgen am deutlichsten hervortreten lassen.
Der den Schwarzwald besonders auszeichnende Bergwaldtypus, wie er
in I. skizziert wurde, ist es in erster Linie, den wir in den Vogesen ver-
missen und welcher durch sein starkes Zurücktreten den Vogesen ihren
einschneidendsten Charakterzug verleiht, sei derselbe auch negativer Art;
denn nichts kann einen entscheidenderen Eindruck hervorrufen, als dass
die in dem einem Gebirge weitest verbreitete Form der Moosvegetation
in dem andern nur auf relativ kleine Gebiete beschränkt bleibt, so dass
selbst dem Laien der physiognomische Wechsel zwischen dem Bergwald
der Vogesen und dem des Schwarzwaldes auffällt. Wo träfen wir auch in
den Vogesen die kraftstrotzende Fülle grosser Polytrichen, Hylocomien
und Sphagna in dieser Ausdehnung. wie sie uns im Schwarzwald auf
Schritt und Tritt begleiten und gerade durch ihre wasserspeichernde
Täligkeit den Schwarzwaldwäldern ihre unvergleichliche Frische ver-
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20e séR.). 1905 (314)
leihen! Nur wenige, eng umgrenzie Plätze in den Vogesen, z. B. das
obere Münstertal und Täler des Westabhanges weisen eine ähnliche
Vegetation auf, erreichen aber niemals die im Schwarzwald herrschende
Ueppigkeit. Drüben treffen wir meist nur dunkle, stark verwachsene
Tannengestrüppe mit spärlich bemoostem Boden oder hochstämmigen
Wald, zumeist von Buchen, mit aus der Felsregion eingedrungenen
Rhacomitrien auf den Gesteinsblöcken und Hylocomium splendens sowie
Dicranum scoparium Polster bildend dazwischen; natürlich fehlen auch
die Polytricha und Sphagna nicht vollständig, gehören aber keineswegs
zu den stets vorhandenen Formen und vereinigen sich selten zu bedeu-
tenderen Massenvegetationen.
Von nicht gemeinen Arten des Bergwaldes besitzt der Schwarzwald
vor den Vogesen voraus:
Sphagnum quinquefarium, Ulota macrospora,
Ulota intermedia, Webera lutescens,
während die Vogesen dagegen
Eurhynchium germanicum u. Ulota Drummondii zu setzen haben.
Es mag vielleicht auffallen, dass gerade in dieser Abteilung von
Moosen, durch die sich Vogesen und Schwarzwald besonders unter-
scheiden, in beiden Gebirgen so geringe floristische Unterschiede zu be-
merken sind, dass namentlich trotz des negativen Charakters der Vogesen
nicht mehr Arten dem Schwarzwald allein eigentümlich sind. Dieser
scheinbare Widerspruch löst sich dahin, dass zwar fast alle Arten des
Sehwarzwaldes auch in den Vogesen gefunden werden, hier aber zumeist
nicht Formationen bildend auftreten, im Schwarzwald dagegen charakte-
rislische Bestände zusammenselzen oder selbst bei vereinzellem Vor-
kommen, durch die Anordnung der Elemente zu einer Lypischen Gesell-
schaft, den Charakterzug der betreffenden Gegend stark beeinflussen
und dadurch erst ihre Bedeutung als geschlossene Vegetalionsform
erhalten. À
In Abschnitt II herrseht zwischen Schwarzwald und Vogesen ziemlich
grosse Uebereinstimmung, wenigstens sind im Grossen und Ganzen nur
geringe Abweichungen von der charakteristischen Moosflora der Schwarz-
wald-Moore zu konstatieren. Der Schwarzwald steht z. B. mit Mnium
cinclidioides, die Vogesen mit M. subglobosum vereinzelt da, während
die schönen Splachna ampullaceum und spherieum die Kämme beider
Gebirge zieren. Bruchia vogesiaca endlich ist für die Vogesen allein
charakteristisch und gehört mit zu den sellensten Vorkommnissen auf
(315) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 237
europäischem Boden. Ihre Verbreitung ist ausserordentlich lückenhaft.
so dass ein Schluss auf ihre Heimat, zu dem ihr Name für manche Ver-
anlassung geben könnte, noch nicht mit Sicherheit zu ziehen ist. Mehr
zufälliger Natur sind die bis jetzt nur auf Schwarzwälderboden nachge-
wiesenen Webera sphagnicola, Plagiothecium Ruthei und die Sphagna :
tenellum, Warnstorfü und Russowii.
Während im Schwarzwald die Vegetationsform I vorherrscht, zeichnen
sich die Vogesen durch eine vorzügliche Entfaltung der Felsflora in der
obersten montanen und subalpin-alpinen Zone (II) aus. welche um-
gekehrt im Schwarzwald nur auf wenige Punkte, die Gipfel des Feldberg,
Belchen, Herzogenhorn, Schauinsland, Kandel, der Hornisgrinde beschränkt
bleibt, hier aber freilich in einer geradezu erstaunlichen Fülle von Arten
und reichstem Wechsel der Formen hervortritt. In den Vogesen wirkt
dagegen weniger die grosse Zahl hochmontaner oder alpiner Arten.
als die kräftige Entwicklung einzelner, typischer Charakter-
moose, die auf der ganzen Länge des Hauptkammes, soweit derselbe
Höhen über 1000 m besitzt, in grösster Individuenzahl zu Formation
bildenden Massenbesländen zusammentreten. Besonders sind es da die
Rhacomitria : lanuginosum, fasciculare, sudelicum und helerostichum,
sowie Dryptodon patens, die einen so breiten Raum einnehmen, dass man
die Hochgebirgsregion der Vogesen fast als die Zone der Flechten
und Rhacomitrien bezeichnen könnte. Den Verhältnissen im Schwarz-
wald gegenüber ist dies um so auffallender, als wir dort überall in
grösseren Mengen Hypnaceen und Dicranaceen und besonders Amphidium
Mougeotii neben ihnen treffen, so dass die Rhacomitria, obgleich sehr
häufig, doch nicht entscheidend in den Vordergrund treten. Neben den
Rhacomitrien ist dann noch besonders Grimmia incurva wichlig, die man
vielleicht als Leitmoos der Hochvogesen bezeichnen könnte. Im Schwarz-
wald ist dagegen nur ein Fundort von ihr bekannt. Grimmia torquata
scheint in Vogesen und Schwarzwald gleich weit verbreitet zu sein, nur
ist sie in ersteren mehr an die höchsten Regionen gebunden, während
sie im Schwarzwald z. B. auch in die Täler der Schwarzach und Schlücht
herabsteigt. Grimmia funalis dagegen ist zweifellos im Schwarzwald
kräftiger als in den Vogesen entwickelt. Ueberhaupt wird die Grimmien-
vegelalion in den Vogesen durch die mächtige Ausdehnung der Rhaco-
mitriumbestände wesentlich zurückgedrängt, indes im Schwarzwald die
beiden sich ungefähr die Wage halten. Auch lässt sich in den Vogesen
viel leichter eine Grenze zwischen alpinen Grimmien und hochmontan-
subalpinen Rhacomitrien ziehen, da die ausgedehnten Felsreviere, die
238 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20e séR.). 1905 (316)
sich meist ununterbrochen von ca. 1000 m bis zum Kamm (durehschnitt-
lich 1250 m) ausdehnen, eine viel klarere Uebersicht, als die relativ eng
umgrenzten entsprechenden Bezirke im Schwarzwald gewähren, in denen:
auf kleinem Platz die gesammte Fülle alpiner und hochmontaner Fels-
pflanzen zugleich in die Erscheinung tritt. So können wir in den Vogesen:
beobachten, dass die ARhacomitrienvegetation die Grimmien bis gegen
1150 m verdrängt, von welcher Grenze an erst, und in voller Mächtigkeit
überhaupt erst am Kamm selbst, Grimmia incurva hervortritt, und neben:
ihr, aber meist an geschützten Wänden, Grimmia torquata und Gr. funalis.
In den Regionen zwischen 1000 und 1150 m sind an feuchten Stellen,
ganz ähnlich wie im Schwarzwald, Blindia acuta, Hypnum dilatatum,.
Dichodontium pellucidum, Amphidium Mougeolüi und gewöhnliche
Weberen (elongata, cruda, nutans), seltener auch Æncalypta ciliata,-
Rhabdoweisia denticulata var. acutifoha und Dieranum Starkei (letzteres.
an trockneren Plätzen) zu finden.
Neben ihnen giebt es noch eine ganze Anzahl Arten, die zum Teil nur
im Schwarzwald, zum Teil nur in den Vogesen vorkommend, trotz ihrer
Seltenheit nicht nur dem Floristen Interesse bieten, sondern auch das
ganze Vegetationsbild, in dessen Rahmen sie stehen. physiognomisch.
beeinflussen. Von ihnen sind
dem Schwarzwald eigentümlich: den Vogesen eigentümlich:
Andreæa Huntn. Desmatodon latifolius.
Anœctangium compaclum (nur zufällig Grimmia Mühlenbeckii.
in d. Montan.-Reg.). Rhacomitrium affine.
Oreoweisia serrulata. Orthotrichum urnigerum.
Tortella fragilis. Webera polymorpha.
Grimmia elongata.
Coscinodon cribrosus.
» humilis.
Ulota curvifolia ?
Bryum elegans.
» Mildeanun:.
Philonotis alpicola.
Plagiothecium Ruthei var. rupincola.
» Müllerianum (nur zufällig in d.
Montan.-Reg.).
Hypnum irrigatum.
» archicum.
Hylocomium Oakesii.
so dass sich für den Schwarzwald ein entschiedenes Plus ergiebt.
LE RT
MAL:
9%
(317) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 23
Nachstehende Arten sind in beiden Gebirgen durch die besprochene
Region verbreitet oder wenigstens zerstreut und nehmen an der Zu-
sammensetzung des Moosteppichs einen wesentlichen Anteil:
Dieranoweisia crispula. Bartramıa Halleriana.
Rhabdoweisia fugax. Polytrichum alpinum.
Cynodontium polycarpum. Leskea nervosa.
Dicranella curvala. Pseudoleskea atrovirens.
» subulata. Pterigynandrum filiforme.
Dieranum montanum. Lescuræa striata.
» longifolium. Brachythecium reflexum.
» malus. » Starkei.
Dryptodon Hartmanı. Plagiothecium undulatum.
Grimmia ovata. Hylocomium umbratum.
Rhacomitrium protensum. Andreæa pelrophila.
Bryum alpınum. » BRothii.
Grössere Aehnlichkeit treffen wir in der Region der subalpinen Riede
und ihrer Abflüsse, welche sich an die soeben besprochene Formation
eng anschliesst und die für den Schwarzwald unter IV besprochen wurde.
Sie ist merkwürdigerweise in den Vogesen schwächer als im Schwarz-
wald entwickelt, obwohl in jedem der zahlreichen Kareinschnitte und in
der Umgebung der vielen Bergseen günstige Verhältnisse für ihre Ent-
wicklung vorliegen. Es sind hier meist nur die ganz gewöhnlichen, auch
in der unteren Bergregion an entsprechende Lebensbedingungen geknüpf-
ten Arten, wie Philonotis fontana, Aulacomnium palustre, Brachythecium
rivulare etc., welche Vegetationsform IV zusammensetzen, so dass neben
ihnen nur noch wenige, gerade für diese Formation charakteristische Ge-
stalten zu erwähnen sind: Oligotrichum hercynicum, Dicranella squarrosa
(bei weitem nicht so häufig wie im Schwarzwald), Bryum Duvalü, Hypnum
stramineum und H. purpurascens. In Schwarzwald, wo genannte Arten
zum Teil häufig sind, finden wir in ihrer Mitte aber auch noch Bryum
Schleicheri x latifolium, Philonotis seriata, Webera Ludwigü und Sphag-
num Warnstorfi, welchen vier dem Schwarzwald eigentümlichen Arten
die Vogesen keine Spezialitäten gegenüberzustellen haben, man müsste
denn Bruchiu vogesiaca eher zu Abteilung IV als zu II ziehen, was ja im
Grunde genommen gleichgültig ist. Die sowohl demSchwarzwald wie den
Vogesen angehörenden Webera commutata und W. cucullata rechnen in
ersterem zu Abt. IV, in letzteren zur subalpinen Felsregion, Abt.III. Auch
das im Schwarzwald in dieser Region weitest verbreitete und in Bächlein
nil felsigem Untergrund geradezu repräsentierende Hypnum dilatatum
ist in den Vogesen nur vereinzelt beobachtet und erreicht niemals die
210 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sen.). 1906 (515)
hervorragende Bedeutung wie in Baden, dagegen wird es einigermassen
durch Hypnum ochraceum vertreten und ersetzt, welches im Schwarzwald
sehr selten ist.
Die grösste Konvergenz zwischen Vogesen und Schwarzwald macht sich
in der montanen Felsregion (Abschnitt VID geltend, die, grösstenteils
trockene Unterlagen bietend, in beiden das stets gleich zusammengesetzie
Kleid der Rhacomitrien und Grimmien unter Zurück tritt der Andreæen,
mit nur unwichtigen Beimengungen von Rhabdoweisia fugax, Cynodon-
tium-, Dieranum-, Bryum- und Hypnumarten trägt. An schattigen Stellen
dominiert Hypnum cupressiforme über Isotheciuu myurum und I. myosu-
roides, während die ihnen im Schwarzwald beigemischten Pterogonium
gracile, Ulota americana und Brachysteleum polyphyllum in den Vogesen
ganz entschieden an Wichtigkeit verlieren. Ulota americana z. B. kommt
in den Vogesen nur an den Felsen des Kammes in alpiner Lage vor, in-
des die Standorte im Schwarzwald grösstenteils der montanen und zwar
der Waldregion angehören. Beinahe dasselbe gilt für Plerogonium gra-
cile, während Brachysteleum polyphyllum auch in den Vogesen der unteren
Bergregion angehört. Dagegen ist Grimmia trichophylla in den Vogesen
ungleich häufiger und weiter verbreitet als im Schwarzwald, wo sie viel-
mehr durch Gr. ovata in zahlreichen Formen vertreten scheint (letztere
ist aber auch in den Vogesen häufig); den Vogesen allein eigentümlich ist
Hedwigidium imberbe, eine rein westliche Art, die hier am Westabhange
des Gebirges ihre Ostgrenze erreicht. Der im Schwarzwald hier und da
beobachtete Campylopus fragilis scheint in den Vogesen auf die Sandstein-
region im Norden des Gebietes beschränkt zu sein, wo besonders auch
Trichostomum eylindricum zahlreich auftritt (die Verbreitung desselben
dürfte eine den Verhältnissen im Schwarzwald annähernd entsprechende
sein). Von diesen wenigen, allerdings notwendigen Einschränkungen ab-
gesehen, besteht aber in der Felsflora der unteren Bergregion eine grosse
physiognomische Aehnlichkeit zwischen Schwarzwald und Vogesen.
Auffallend verschieden liegen die Verhältnisse in Abt. V, die in unserm
Nachbargebirge sehr in den Hintergrund tritt. Dies liegt zum grössten
Teile an dem ganz andersarligen Charakter der Vogesentäler. die im
Gegensa{z zu vielen Tälern des Schwarzwaldes meist breite Furchen dar-
stellen, vom ruhigen Wasser eines kleinen Flüsschens durchstrômt, und
die der schuchlartigen Eigenheiten, wie wir sie in der Mehrzahl der tief-
eingerissenen Schwarzwaldtäler (Höllental, Zastlertal, Oberriedertal,
Schlücht-, Schwarzach-, Alb-, Wehratal im Süden des Gebietes, Murg-,
Alb-, Gottschläg-, Berneck tal im Norden) antreffen, völlig entbehren. Mi
(519) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 241
dem Fehlen ausgedehnter Felsreviere, dunkler Schluchten, feuchter Klüfte
und sprühender Wasserfälle verschwindet auch die ganze Fülle der diese
Region des Schwarzwaldes auszeichnenden Moose, von denen nur die
allergewöhnlichsten mit dem bescheidenen Platz auf einzelnen Felsblöcken
und kleinen vom Wasser bespüllen Uferwänden vorlieb nehmen; das
Ganze aber macht den Eindruck des Unentwickelten, Unvollständigen
und Aermlichen, besonders wenn der Beobachter zuvor im Schwarzwald
die entsprechenden Gebiete gesehen hat. Ausserdem fehlt eine grosse
Zahl der in der Schwarzwälder Schluchtregion oben angeführten echten
Felspflanzen den Vogesen in dieser Region vollkommen, während sie im
Schwarzwald sogar zu üppigster Entfaltung gelangen. So z. B. gehören
Ithabdoweisia denticulata, Dichodontium pellucidum und D. flavescens,
Plagiothecium undulatum, Heterocladium heteropterum, Amphidium Mou-
geolü, Webera eruda, Mnium hornum und serratum, die zu den typischen
Repräsentanten der Bachschluchtvegelalion im Schwarzwald: in den Vo-
gesen erscheinen dieselben grüsstenteils erst an den Felsen der subalpinen
Region mit Blindia acuta, Hypnum dilatatum, Rhacomitrium protensum
und fasciculare, sowie in selteneren Fällen Polytrichum alpinum wieder.
Yon selteneren Vertretern gehören den Vogesen nur die auch im Schwarz-
wald beobachteten Hyocomium flagellare und Rhaphidostegium demissum
an, indes der Schwarzwald mit Hypnum Mackayi, H. micans, H. eugyrium,
Aneclangium compactum und Plagothecium Müllerianum bedeutend voran-
steht. Auch die im Schwarzwald in der Schluchtzone sporadisch auftre-
tenden Kalkformen: Fissidens pusillus, Didymodon spadiceus und D. alpi-
genus, Trichostomum mutabile, Ditrichum flexicaule, Barbula reflexa,
Gymnostomum rupestre, Bryum Funckiü, Plagiopus Oederi, Orthothecium
rufescens und Hypnum commulatum fehlen den Vogesen gänzlich; da-
gegen ist aus den Felsgebieten der subalpinen Zone der Vogesen das Kalk-
moos Orthothecium intricatum bekannt, welches im Schwarzwald auch an
zwei Talslationen gefunden worden ist.
Auf Vegetalionsform VI und VII noch einmal näher einzugehen, ist
überflüssig, da ihnen doch in keinem der beiden Gebiete charakteristische,
sie allein auszeichnende Arten zukonmen. Ueberdies sind sie in den Vo-
gesen ganz analog den Verhältnissen im Schwarwald ausgebildet.
Die Schwarzwaldkalkvorberge.
UnterSchwarzwaldkalkvorbergen werden die den Steilrand desSchwarz-
waldes südlich als breit ausladende Terrasse. westlich als allmählich sich
verschmälernder, stellenweise unterbrochener Saum vorgelagernden Berge
242 BULLETIN DE L'HEBBIER BOISSIER (2me stin.). 1906 (320}
des Muschelkalkes, Lias, Doggers und Malms verstanden unter
Einbeziehung der diluvialen Ablagerungen des Löss. welche, weithin den
Fuss der Berge bedeckend, floristisch sich gut mit der Zone der eigent-
lichen Kalkgesteine vereinigen lassen.
Das Gebiet beginnt südöstlich mit dem Westrande des unteren Wehra-
tales und erstreckt sich als breites Muschelkalkplateau mit steilen
Südrändern unter dem zusammenfassenden Namen «Dinkelberg» bis
‚gegen Basel, wo es durch das von Nordost nach Südwest verlaufende
breite Wiesental unterbrochen wird. Unter mächtiger Lössdecke liegend,
auch geologisch durch eine Verwerfungslinie von dem Muschelkalkplateau
des Dinkelberges getrennt, zieht es sich jenseits des Tales nach Norden
umbiegend als anfangs breiter, später sich verschmälernder Saum bis
gegen Offenburg hin, überall in Begleitung des Löss, der, wo die festen
Kalkgesteine fehlen, wenigstens teilweise floristisch dieselben bis in die
Gegend von Karlsruhe vertritt und gleichsam fortführt. Auf dieser langen
Strecke wechseln die Gesteine ausserordentlich häufig. Anfangs tritt der
Muscheikalk zurück, um den Jura mit seinen drei Gliedern, dem Lias,
Dogger und Malm, sich kräftig entwickeln zu lassen; später aber, nördlich
von Freiburg, kommt er fast allein wieder zur Geltung, indem hier juras-
sische Ablagerungen völlig fehlen.
Besondere Bedeutung durch seine ganz erhebliche Felsenbildung er-
langt der Malm auf der Strecke zwischen Istein und Schliengen und
ebenso im Kandertal in der bekannten Wolfsschlucht, von wo er als Be-
gleiter des von Kandern bis Müllheim sich erstreckenden ausgedehnten
Doggergebietes nach Norden zieht. Dieses Doggergebiet bildet auf der
Strecke Kandern-Müllheim-Badenweiler eine Anzahl Höhenzüge, an denen
Felsen verhältnismässig spärlich und nur in den durch kleine Bäche ge-
bildeten Tälchen anzutreffen sind. Auch die « Schwärze » nördlich von
Badenweiler und der Kastelberg bei Sulzburg gehören zum Grossteil dem
Dogger an, der indessen erst wieder im Gebiet des Schönberges bei Frei-
burg breitere Dimensionen gewinnt und den grössten Teil dieses Berges
aufbaut; daneben tritt in unbedeutendem Masse an der Ostseite gegen
das Hexenlal Muschelkalk auf. Eine kurze Strecke setzen nun die Kalk-
vorberge aus, um von neuem, bei Emmendingen beginnend, als Muschel-
kalk, unmittelbar diskordant an Buntsandstein grenzend, bis gegen Offen-
burg zu ziehen. Auf dieser Strecke sind die Lössablagerungen am Rande
gegen die Rheinebene besonders mächtig. Weiter nördlich von Offenburg
begrenzt nur noch eine mehr oder weniger breite Lösszone den Schwarz-
‚ waldabfall und bietet wenigstens einigen spärlichen Resten der südwärts
kräftig entwickelten Kalkflora noch passende Unterlage.
(321) TH. UENZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS.
Das beschriebene Gebiet fällt vorwiegend in die Region des Weinstockes,
der an den sanft ansteigenden Hängen und Terrassen einen vorzüglichen
Wein zeitig und viele tausend Morgen Landes bedeckt. Dazwischen
breiten sich kleine Wiesentäler oder Partien niederer Bäume und Ge-
sträucher, während erst in höheren Lagen geschlossener Wald die Kuppen:
bedeckt.
Die Kalkflora, welche wir hier antreffen, zeigt grosse Uebereinsummung
mit der des Jura, nur mit dem Unterschied, dass viele seiner Arten man-
gels genügender Felsentwicklung und ausreichenden Wassers oder wegen
zu geringer Höhenlage fehlen. Subalpine Arten sind nalurgemäss völlig
ausgeschlossen; dagegen zeigt sich ein grosser Reichtum an süd-
lichen und westlichen Formen, die einerseits durch die niedere..
warme Lage begünsligt werden, anderseits auf eine lokale Bevorzugung
der gegen Südwesten sich ôffnenden, aiso vollständig dem Einfluss meri-
dionaler oder okzidentaler, von Frankreich her vordringender Strömungen
ausgeselzten Hügelzone zurückzuführen sind.
Zu diesen gehören folgende 16 Arten:
Hyınenostomum lorlile. Torlula canescens (Gneis!).
Gymnosltomum calcarenm. Funaria medilerranea.
Weisia crispala. Bryum murale.
Fissidens tamarindifolins. Cylindrothecinm Sehleicheri.
Torlella squarrosa. » coneinnum.
Pterygoneurum lamellatum. Scleropodium illecebrum.
Pollia liloralis. Eurhynehium pumilum.
Barbula sinnosa. Rhynchostes. rotundifolium.
Obwohl Tortulu canescens am Schlossberg bei Freiburg auf Gneis ge-
funden wurde, ist sie aus pllanzengeographischen Gründen doch besser in
der Flora der Schwarzwald-Vorberge als in der des Schwarzwaldes unter-
zubringen.
Fissidens tamarindifolius, Barbula sinuosa und Eurhynchium pumilum
sind mehr okzidentalen (atlantischen) als meridionalen Charakters, da
ihre Heimat wahrscheinlich in Grossbritannien und den europäischen
Küstenländern des Atlantischen Ozeans zu suchen ist; sie sind auf dem
Kontinent nur sehr sparsam vertreten und gehören zu den seltensten
Arten Badens.
Die Flora der Wälder ist infolge der ausserordentlichen Wasserarmul
sehr dürftig und nur aus den gewöhnlichsten Formen (Tortella tortuosa,,
Hypnum molluscum, Anomodon viticulosus elc.), die wir auch im Jura
244 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sür.). 1906 (322)
kennen lernen werden, zusammengesetzl. Erst wo Felsen zutage treten
-oder an schattigem Hang grobes Gerölle und Felsklötze lagern, ist die
Mooswelt etwas reicher gegliedert. Da treffen wir nämlich:
‘Fissidens pusillus. Neckera crispa.
Anodus Donianus. » complanala.
‘Seligeria pusilla. Eurhynchium striatulum.
» recurvala. » erassinervium.
‘Ditrichum flexicaule. » Tommasinii.
-Didymodon rigidulus. Rhynchostegiella tenella.
» spadiceus. Thamnium alopecurum.
Encalypla contorla. Plagiothecium depressum.
-Rhodobryum roseum. Amblystegium confervoides.
Mnium stellare. Hypnum ehrysophvllum.
» rostratum. » ıineurvalum.
Anomodon longifolius.
Im lichten Gebüsch des Watdrandes dagegen wachsen die glänzenden
Rasen von Camptothecium lutescens, Brachythecium glareosum, Thuidium
‚delicatulum, Th. abietinum und Cylindrothecium concinnum, während
Thuidium Philiberti schon ein seltener Gast ist.
An kahlen, sonnigen Felsen beschränkt sich die Moosvegetation auf
wenige, zum Teil südliche Formen, wie Hymenostomum tortile, Weisia
-crispala, Tortula montana und Schistidium confertum.
Soweit ähnelt die Flora der Schwarzwaldvorberge in hohem Masse der
des Jura; was sie aber besonders von dieser unterscheidet, ist die grosse
Anzahl von Arten, die auf dem Löss des Ackerbodens, an grasigen Rainen
und Weinbergsmauern, in Hohlwegen etc. auftreten, als solche teilweise
den weitverbreitelen Ackermoostypus der Ebene repräsentieren und auch
einige südliche Arten in sich schliessen:
(Fortsetzung folgt.)
——— #0 —
SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE
Combte rendu dos séances
PAR
Gustave BEAUVERD
291" séance. — Lundi 12 février 2906. — Ouverte.
à 8 h. ‘2 dans la salle de l’Institut botanique de l’Université, sous la.
présidence de M. Augustin de Gandolle, president.
Le procès-verbal de la 290° séance est adopté ; les publicatious sui--
vantes sont déposées sur le bureau :
DONS D'AUTEURS (reçus avec reconnaissance): Gola, Studi
sui rapporti tra la distribuzione delle piante e la costituzione fisico-
chimica del suole; Peirce and Randolph, Studies of irritability in
Algæ.
AUTRICHE : Zeitschriftdes Ferdinandeums für Tirol und Voralberg,.
fasc. 49 (Innsbruck 1905; DANEMARK : Botanisk Tidskrift, vol. 27,
fase. I (1905); FRANCE: Bull. Soc. Sc. nat. de la Haute-Marne:
(Langres 1905); SUISSE: Bull. Herb. Boissier, février 1906; Bull.
Soc. horticult. Geneve, 51° année, janvier 1906 ; Jahrbuch der St-Gall.
Naturwiss. Gesellsch. (St-Gall. 1901) ; Journal d’Horticulture et de Viti--
culture suisse (Genève, dee. 1905).
RAPPORT DES VERIFICATEURS DES COMPTES. — MM. Bou-
bier et Guinet, vérificateurs pour 1905, donnent lecture de leur rapport
par l’organe de M. le D' Maurice Boubier. Durant l’exereice de 1905,
les recettes se sont élevées à fr. 412.50 provenant de 39 cotisations
(= fr. 390) et de vente de Bulletins (= fr. 22.50), auxquels il faut
ajouter fr. 27.— du solde en caisse au 31 décembre 1904 et fr. 400.—
prélevés sur le compte de dépôt: total fr. 839.50. Les dépenses ont
atteint fr. 792.35 ; il reste done en caisse au 31 décembre 1905 un solde
à nouveau de fr. 47.15. Le compte des dépôts qui s'élevait à fr. 723.65
au 31 décembre 1904 a été augmenté de fr. 22.45, intérêts 3 ?/ı °/o au
30 juin 1905; le prélèvement de fr. 400 pour publication du Bulletin la
réduit à fr. 346.10 au 31 décembre 1905. À cette date, l’avoir de la
ss est done de: dépôt, fr. 346.10 ; caisse fr. 47.15, soit ensemble
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sie.) 1906 (244)
L'examen de ces comptes ayant démontré leur tenue parfaite, les
vérificateurs proposent à la Société de donner décharge à M. le trésorier
de son mandat pour 1905 et de lui adresser tous ses remerciements.
Les verificateurs proposent la constitution d’un fonds de réserve et
laissent le soin d'organiser la chose au Comité si celui-ci prend cette
affaire en considération ; ils rappellent en outre la proposition faite
antérieurement au Comité par M. Boubier d'inscrire temporairement
une allocation annuelle de cinq franes à la « Délégation pour l’adop-
tion d’une langue internationale », délégation à laquelle la Société a
adhéré.
Avec l’assentiment de l'assemblée le Comité accepte de prendre en
considération les propositions du rapport des vérificateurs des comptes,
et le rapport financier pour 1905 est adopté à l’unanimité.
A PROPOS D'UN SARRACENIA DANS LE JURA. — Au nom
de M. William Barbey, M. Gustave Beauverd communique l’entrefilets
suivant d’un N° de janvier 1906 du Nouvelliste vaudois, relatif à la note
publiée en deuxième page du compte rendu de la séance du 8 janvier
(p. 242):
« Une plante insectivore. — Nous avons relate récemment la trouvaille
« faite, dans des marais tourbeux des Franches-Montagnes, d’une plante
d’origine américaine, un « Sarracenia », dont les botanistes ne s’ex-
pliquaient pas l'apparition dans ces parages.
€ M. F. Cornu, à Riant-Port, pres Vevey, écrit qu'il a rapporté des
graines de Sarracenia purpurea du Canada, où cette plante croît en
abondance, et qu'il les a semées il y a une quinzaine d'années dans
différents endroits de la Suisse.
« Tout s'explique ».
EXCURSION BOTANIQUE AU RIO PURUS (BRESIL). — Après
quelques généralités sur le bassin de Amazone et ses affluents, M. le
D’ J. Huber, chef de la section botanique du Musée Goeldi à Para
(Brésil), nous initie aux particularités du régime fluvial du Rio
Purus, affluent de la rive droite du grand fleuve et offrant pour toute
la région du Brésil qu’il traverse un grand intérêt économique en
raison des arbres à caoutchouc que recèlent en quantité les forêts
riveraines.
Cette rivière, du type amazonien, prend sa source en Bolivie ; elle est
remarquable tant par ses fortes crues périodiques accusant jusqu’à 20
mètres de différence de niveau que par son lit variable à nombreux
méandres s’agrandissant, se déplaçant ou jalonnant son ancien cours
de nombreuses lagunes en fer à cheval, selon des lois d’hydrographie
dont le narrateur nous donne un exposé illustré de carte et de dessins.
Les conséquences de cette variation dans le détail topographique
entraine pour le cours général du Rio Purus des oscillations séculaires
bouleversant la végétation riveraine. En effet, tandis que sur les cour-
bures concaves la berge, taillée en falaise souvent fort élevée, subit
l’action de l'érosion et s'effondre avec ses forêts dans les hautes eaux,
la rive opposée présente sur les courbures convexes un talus en pente
douce sans cesse augmenté par les apports de dépôts sédimen-
taires favorisant l'extension graduelle du tapis végétal : le labour
continuel auquel est soumise la plaine alluviale de cette rivière
= 2
SES
PSE SU
SIENS
(245) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 247
entraîne nécessairement un fréquent renouvellement de la végétation
littorale.
C’est à l'examen des différents aspects de cette luxuriante végétation
tropicale que le conférencier nous convie en faisant défiler sous nos veux
une série très complète de remarquables projections lumineuses. Les
commentaires accompagnant chaque sujet devant être publiés dans un
prochain N° du Bulletin de l Herbier Boissier, nous ne résumerons pour
ce compte rendu que quelques points d’entre les plus importants de la
communication de M. Huber.
Tous les stades de développement progresif du tapis végétal
peuvent être observés sur les courbures convexes des rives, où les
récents dépôts sédimentaires se peuplent d’abord d'espèces heliophiles
à formations graduées dans un ordre constant, puis des forêts compactes
dont l'aire se confond avec celles de la partie non alluviale de la vallée.
D'une manière générale, l’on observe à partir de la berge les associa-
tions suivantes :
1° Plantes herbacées héliophiles où dominent les touffes de
grandes Graminées.
2° Formation caractérisée par la prédominance de Moracées arbo-
rescentes appartenant au genre Cecropia et constituant un rideau qui
masque la vue de la forêt proprement dite. À remarquer que la floraison
des plantes de cette zone a lieu pendant la période de hautes eaux, de
sorte que la maturité des graines se fait durant la période de retrait
et facilite ainsi la propagation de ces espèces par semis: au nombre
de ces plantes, M. Huber nous fait voir les belles fleurs du Bixa
orellana var. platycarpa, au moyen des graines duquel les Indiens se
teignent en rouge.
3° Aux zones précédentes formées d'espèces héliophiles succède une
végétation plus franchement silvatique, née à l’ombre des
premières qu’elles finissent par évincer complétement après une période
d’existence évaluée à une trentaine d'années au maximum. Dans les
courbes concaves, le courant atteint sans transition la haute forêt, qu'il
sape avec l'érosion des falaises.
4° Les Igapos, ou forêts marécageuses, sont généralement situés en
arrière de la première zone silvatique: une sorte de bourrelet sédi-
mentaire résultant de la période des crues s'établit à proximité immé-
diate de la rive, tandis que plus loin le niveau inférieur du sol favorise
la stagnation des hautes eaux qui, faute d’émissaire suffisant, ne finis:
sent par disparaître que par suite d’une lente évaporation.
. 5° En dehors de l’Igapo apparait une zone de forêts rarement
inondées ou à sol de moins en moins humide. Des essences variées
caractérisent cette région qui possède, comme sous nos climats, des
arbres à feuilles caduques, c’est-à-dire susceptibles d’être dépourvus
de feuilles durant une période plus ou moins courte de l’année (un
mois à quelques jours) ; plusieurs de ces arbres atteignent un dévelop-
pement considérable (30 à 40 mètres de hauteur). D’entre les représen-
tants les plus saillants de cette zone, il convient de citer quelques
Palmiers au port décoratif, ainsi qu’un Bambou d’une rare élégance, le
Guadua superba Huber décrit en 1904 dans le Boletim do Museo Gældi
vol. IV : 479; cette gigantesque Graminée est remarquable par ses
rameaux dimorphes et ses stolons avortés d’une forme particulière. Des
Euphorbiacées arboresceutes du genre Sapium, ainsi que d’autres belles
218 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (246)
espèces appartenant aux Violacées, aux Bombacées, aux Polygonacées,
aux Moracées, ete., ete., nous donnent un apercu de la luxuriante végé-
tation tropicale du bassin amazonien.
Le savant conférencier nous signale aussi maintes particularités bio-
Jogiques de ces forêts, telles que des cas forts curieux de myrmécophilie,
de jaits de eauliflorie ou des remarques sur la végétation des sous-
bois, qui sont totalement dépourvus de mousses: ces dernières, comme
chez la plupart des forêts tropicales, sont iei remplacées par des espèces
herbacées, des Fougères. des Selaginelles, ete. A signaler également
le Gulielma microcarpa Hub., un Palmier qui d’après l’auteur serait
probablement un des parents du G. speciosa, espèce à fruits sans
graines, cultivée par les Indiens sous le nom de Pupanhua et qui, dans
l'opinion de M. Huber, serait un hybride fixé.
Les vifs applaudissements de l’assistance et les paroles de remercie-
ments de M. le président accueillent la fin de cette présentation de belles
photographies qui mieux qu'aucune description nous ont fait com-
prendre la splendeur des forêts tropicales du Brésil en nous donnant
un exemple typique de la végétation amazonienne.
Quelques questions de M. le professeur Chodat relatives aux faits de
myrmécophilie signalés à propos de Triplaris habités par des fourmis
terminent cette intéressante conférence.
A PROPOS DE LA FLORE PALUDEENNE DU CANTON DE
GENEVE. — M. Henri Romieux signale une récente décision du
Grand Conseil de Genève décrétant le drainage des lieux marécageux
du Canton. Ce décret menaçant tout particulièrement les riches stations
botaniques de Rouellebot et de Sionnet, M. Romieux propose à la Société
d'examiner en quelle mesure elle pourrait intervenir pour sauver cette
florule par l’aménagement éventuel de lieux de refuge, soit conserva-
toires biologiques naturels. L'examen de cette proposition, favorablement
accueillie, est remis aux soins du Comité qui rapportera dans une pro-
chaine séance.
Séance levée à 10 h. 35. — 23 assistants : MM. Augustin de Candolle,
tomieux, Viret, Beauverd ; M" Beauverd et Sergueef; MM. Bertrand,
Boubier, Casimir de Candolle, Chodat, Frank, Friederiez, Guinet,
en Huber, Lendner, Nitzschner, Revaclier, Rouge, Turrettini,
X Yet Z.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
TOME VI, PLANCHE 1.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2me SÉRIE.
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120
Carte 4. — Ulmus (fossiles indiqués par des points).
Holoptelea.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2me SERIE.
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Carte 1. — Distribution des Ulmacées vivantes et fossiles (fossiles
indiqués par des points),
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Carte 2. — Phyllostylon.
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Carte 3. — Holoptelea.
Carte A. — Ulmus (fossiles indiqnés par des points).
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Carte 5. — Ulmus campestris-monlana-lulva (fossiles indiqués par des points),
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Carte 7. — Ulmus parvifolia (fossiles mdiqués par des points).
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Carte 6. — Ulmus peduneulata-americana (fossiles indiqués par des points).
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Carte 8. — Planera
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HOME VI, PLANCHE 3.
BULLETIN DE L'HERBIER BOSSIER, 2me SERIE.
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Carte 9. — Cellis. Distribulion générale (espèces fossiles œ
indiquées par des points).
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Carte 10. — Bueellis, austra is, sinensis, africains (fossiles indiques par des points).
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2me SERIE.
TOME VI, PLANCHE 4.
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Carte 13. — Solenosligma.
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Carte 15. — Celtis Tala. Carte 16. — Pterocellis.
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BULLETIN DE LUERBIER BOISSIER, 2me SERIE.
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TOME VI, PLANCHE 9:
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Carte 17. — Ampelocera.
Carte 18. — Zelkowa.
Carte 19. — Trema. F
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Carte 20. — Trema américains.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2me SÉRIE.
TOME VI, PLANCHE 6.
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Carte 21. — Trema de l’ancien monde. |
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Cante 23. — Aphananthe.
Carte 24. — Gironniera.
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TOME VI, PLANCHE 7.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2me SERIE.
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Carte 26. — Barbeya.
PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOISSIER
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plantes cullivées en 1895 à Vallevres el à Chambésy, avec préface de
M. F. Crépin. — In-80, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, 1896.
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L’HERBIER BOISSIER
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Franz STEPHANI
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(ons à la connaissance des lecteurs du Bulletin de l’Herbier Boissier que
nous sommes disposés à leur servir en tirés à part des abonnements
spéciaux au SPECIES HEPATICARUM de notre collabo-
rateur M. Franz Stephani.
Ces abonnements seront livrés au prix de I fr. 25 la feuille (16 pages)
et expédiés franco au fur et à mesure de la publication de l’ou-
vrage. — Le ler volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.;
le vol. 2 (615 pages) au prix de 40 fr.; les 32 pages parues du vol. 3
seront immédiatement envoyées aux abonnés par l’Herbier Boissier.
ANNALES MYCOLOGICI
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lungen, ieferale und kritische Besprechungen " wichtiger mycologischer Publi-
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BULLETIN
DE
e
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
"GONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
N° 4.
Bon à tirer donné le 31 mars 1906.
Prix de l’Abonnement
20 FRANGS PAR AN POUR LA SUISSE. — 9 KFRANCS PAR AN POUR 1, ÉTRANGER.
u
Les abonnements sont regus
ARE BI BOLSSTMR
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PARIS BERLIN
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LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
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1906
y compris la Hollande, la Suede et la Norvege.
- E’HERBIER BOISSIE
Tous droits de reproduction et de traduction reserves pour tous pays,
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée. l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
\
BU BERTIN DE L’ HERBIER | BOISSIER
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1906.
Pages
I. — Jacques Huber. — LA VEGETATION DE LA VAL-
LEE DU RIO PURUS (Amazone). Planches VII, IX, X,
- XI, XII, XII et figures dans le Lexte. ................. 249
en Il. — 3. Bornmüller. — UEBER EINE NEUE ART DER
In GATTUNG TRICHODESMA AUS DER FLORA DES SUD-
EICHEN-PERSIEN 2.2228 2 nee |
if. — H. Christ. — PRIMITLE FLORA COSTARICENSIS
(SE eb. NN) ane ee ee 279
E IV. — R. Schlechter. — NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA
DESMONSUN-GEBIREBS TE 2 CE RE 295
VŸ V. — Camillo K. Schneider. — POMACEÆ SINICO-
JAPONICÆ NOVÆ ET ADNOTATIONES GENERALES
BEZBOMAGES#E 2.2: 88 8 2 ee es 311
\I. — Edouard Bertrand. — LE MIELLAT............ 320
VII. — KE. Wilezeck. — OPIRIS BOTTERONI CHODAT Var. ;
CHODATENMON var ee ne 324
NUL — Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine
bryologische Skizze (Fortsetzung folgt)........ RE 326
IX. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 12 mars 1906. ... 342
a INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL...... Nos 14500 à 14797
PLANCHES SONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHE 8. — Vegelalion d'une plage (Rio Purus).
PLancHE 9. — Végélalion d'une rive concave (Rio Purus).
PLaxcue 10. — Interieur d'un igapé (Rio Purus).
PrancHe 11. — Sous-bois avec Phytelephas macrocarpa Ruiz et Pavon (Rio Pr
PraneHe 12. — Forêt de terre ferme (Rio Purus).
PLANCHE 43. — Deux espèces LE de palmiers (Rio Purus).
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier
ont droit gratuilement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnes sont invites à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BEN REN EN, EG L 4 + +
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 4.
LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE
DU
RIO PURUS (Amazone)
LIBRARY
me NEW YORK
BOTANICAL
Jacques EUBER (Parà).
GAPBDE
GARDEN.
Avec planches VIIT, IX, X, XI, XH, XIII et figures dans le texte.
Le Purus est le plus considérable des affluents meridionaux de l’Ama-
zone supérieur (Solimöes) dont le cours tout entier appartient à la plaine
amazonique (Purus,Jurua, Jutahy, Javary). De ses sources, qui se trouvent
dans le renflement de lerrain légèrement ondulé à VE. de l’Urubamba-
Paucartambo (région qui sur les anciennes cartes est représentée comme
une chaîne de montagnes appelée les Andes Conomamas), jusqu’à son
embouchure dans le Solimôes, à environ 200 kil. en amont de la jonction
de celui-ci avec le Rio Negro, il serpente dans une vallée large et peu
profonde, souvent à peine esquissée, couverte d’une nappe d’alluvions
argileuses et finement sablonneuses. Le régime hydrographique du Purus
peut se résumer en deux mots: D'une part, difference énorme entre le
niveau de l’etiage, qui est atteint dans la saison sèche (septembre), et le
niveau de la crue, atteint pendant la saison pluvieuse (mars ou avril)
(dans le moyen Purus, entre l'embouchure de l’Acre et celle du Pauhiny,
cette différence peut s'élever à 20 m.), d'autre part, développement
excessif de méandres, dans la presque totalité de son cours — c’est un
des fleuves les plus sinueux qui existe.
J'ai eu l’occasion de visiter le Rio Purus en 1904 (mars-mai), en mission
scientifique sous les auspices de la direction du Musée Goeldi et accom-
pagné par M. André Gœldi, inspecteur du Jardin botanique du Musée.
Nous avions d’abord l'intention de pousser jusqu’au Rio Yacu et dans le
haut Purus, en profitant des hautes eaux, qui permeltent aux vapeurs
d'arriver jusqu’au 700 W. de Greenwich environ ; mais une avarie ayant
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 %, 31 mars 1906. 18
AE NN LO IJUU
250 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (2)
empêché notre vapeur de poursuivre son voyage jusqu’au bout, nous nous
sommes appliqués principalement à explorer les abords de l'embouchure
du Rio Acre, en faisant des excursions aux alentours d’Antimary (Baixo
Acre), Ponto Alegre (Alto Purus), Monte Verde, Canto Escuro et Bom
Lugar (Purus, en aval de l'embouchure de l’Acre). Nous avons rapporté
de ces points, à côté d’une collection de plantes sèches (environ 500
numéros) une ample récolte de plantes vivantes, qui actuellement sont
cultivées dans le jardin botanique de Para. Bien que l'élaboration com-
plete des matériaux récoltés ne soil pas encore terminée, j’ai essayé, dans
les notes qui vont suivre, de résumer dans la mesure du possible les
observations physiographiques et phytogéographiques que j'ai faites au
cours de mon voyage.
La végélation des terrains d’alluvion (varzea).
Quand on navigue sur le Rio Purus en suivant ses nombreuses cour-
bures, on voit bientôt, surtout pendant les mois où l’eau n’est pas à son
plus haut niveau, que les rives se présentent sous deux aspects très
différents, qui alternent régulièrement sur la même rive, suivant que sa
forme est concave ou convexe. Et comme à une concavilé d’une rive cor-
respond toujours une convexilé de la rive opposée, on voit généralement,
dans un endroit donné, les deux facies représentés par les deux rives
du fleuve.
A chaque courbure le même aspect se répète : la rive convexe s’elevant
en pente douce, présente, derrière une plage de sable fin, une végétation
assez monotone, d’un vert clair, S’étageant en degrés successifs, tandis
que la rive concave, plus haute et taillée presque à pic, est couronnée par
la haute forêt sombre, avec ses arbres géants de 30 à 40 m., les nom-
breuses tiges droites de son sous-bois et ses beaux palmiers. On dirait
que la haute forêt est ici tranchée au couteau (cf. fig. 1 et 4). Cet antago-
nisme des rives opposées et de leur végétation a déjà été remarqué par
Chandless', le premier explorateur scientifique du Purus. Aussi les
habitants du Purus distinguent-ils nettement entre les plages (praias, P
dans les figures) et les rives en falaise (barrancos, B dans les figures), et
quand il veulent indiquer les distances, ils le font en indiquant le nombre
des plages qui se trouvent entre les deux points extrêmes. Il y a naturel-
lement aussi des passages (quoique peu nombreux et de faible étendue),
où la rivière a un cours droit (estiroes des indigènes), et dans ces endroits
les deux rives ont généralement le même caractère, présentant des talus
assez fortement inclinés, couronnés d’une végétalion qui montre lantôt
tous les caractères de la haute forêt (mais généralement voilée par des
lianes), lantôl toutes les formes intermédiaires entre la végétation des
plages et celle des falaises.
Ces faits s'expliquent facilement par le régime hydrographique du
1 Journ. of Roy. Geogr. Soc. vol. XXX VI, 1866.
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J. HUBER. LA VEGETATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS
(3)
252 - BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (4)
Purus, car toutes les rivières qui coulent en méandres dans des vallées
larges et peu inclinées, couvertes d’une nappe d’alluvions sablonneuses
et argileuses, présentent une conformation analogue des rivages, confor-
mation qui cependant ne se reflète pas toujours dans une végétation aussi
puissante et aussi peu influencée par l'homme.
Comme à chaque courbure de la rivière, la plus grande masse d'eau
est poussée, par la force centrifuge, vers la périphérie, c’est en ce point
que la rivière atteint sa plus grande profondeur et son courant plus fort
(indiqué par des flèches dans les figures), qui ronge la rive concave. Ce
travail d’erosion latérale se manifeste surtout après la crue, quand les
berges sont encore trempées par l’inondation et souvent minées par des
courants d’eau souterrains qui suivent les couches de sable (cf. fig. 4 c. s.)
interposées entre les couches d’argile plus résistantes ; il en résulte une
chute de tranches de terre souvent très considérables. avec la forêt qui
les couronne. Les arbres tombent au fond de la rivière ou sont entrainés
par le courant; la terre, mélange de sable fin et d'argile, avec une pro-
portion plus ou moins forte d’humus provenant de la couche superficielle,
se répand dans l’eau et reste pendant quelque temps en suspension, pour
être en plus grande partie laissée en dépôt sur la plage située en aval.
C'est en effet du côté de la plage, où le courant est naturellement
ralenti, que se fait la sédimentation la plus active. A chaque crue la plage
recoit une nouvelle couche de sédiments, et tandis que la haute forêt de
la rive concave doit reculer pas à pas (à certains endroits on a constaté
un recul de 5 a 10 m., par année), la végélation s’avance dans la même
proportion sur la plage opposée, qui croît par l’apport des sédiments. Par
la continuation de ce phénomène, les courbures s’accenluent ei s’agran-
dissent continuellement (fig. 2), jusqu’au moment où l’isthme entre deux
courbures est devenu si étroit qu'il y a rupture. Il en résulte la formation
de lacs en fer à cheval, qui sont séparés de la rivière par un bourrelet
d’alluvion qui ne tarde pas à se couvrir de végétation (fig. 3). Nous parlerons
plus loin de ces lacs, qui sont très fréquents dans la plaine d’alluvion du
Purus. Leur emplacement se devine souvent par des changements brusques
dans la végétation des rives concaves.
Par le fait que la plage en s’accroissant fournit chaque année à la végé-
{ation riveraine une nouvelle zone à envahir !, on comprend aisément que
la végétation s’y élève en degrés successifs. On ne s’etonnera pas non
plus de rencontrer sur ce terrain nouvellement conquis ‘une végétalion
moins variée que sur la rive concave.
À priori l’on doit en effet s'attendre à constater non seulement un
accroissement en hauteur des individus, mais aussi une plus grande
diversité d'espèces à mesure que l’on pénètre sur la plage dans des zones
qui sont plus anciennes et qui par conséquent ont eu plus de lemps de
recevoir des apports de semences. Mais d'autre part on conçoit que cer-
taines espèces, même ligneuses, qui se plaisent fort bien dans le premier
rang, sur le bord de la plage et en pleine lumière, ne peuvent plus con-
tinuer à prospérer une fois qu’elles sont ombragées par des plantes d’un
développement plus considérable. Elles se meurent et leurs descendants
ne trouvent de station favorable pour leur développement que dans une
1 L’aceroissement doit nécessairement étre inégal, suivant l’imporiance de la
crue et les conditions locales. Quelquefois l'accroissement d’une plage est inter-
rompu pendant plusieurs années, pour reprendre de plus belle à un moment donné.
(5) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 253
zone moins ombragée et plus rapprochée de la rivière. C’est ainsi que les
espèces héliophiles de la plage sont peu à peu substituées par des espèces
qui. au moins pendant leur jeunesse, peuvent se développer à l'ombre.
Il n’y a donc pas seulement enrichissement en espèces, mais aussi éli-
mination des espèces héliophiles et substitution par des essences plus
franchement silvatiques.
Sur la plage basse, formée de sable fin et friable, qui émerge seule-
ment pendant la saison sèche et qui est recouverte et remuée par les
eaux de la première crue, il n’est guère possible qu'une végétation
durable puisse s'établir. A peine quelques herbes annuelles et des frag-
ments de Graminées vivaces y prennent-elles racine pour végéler pen-
dant une période très restreinte. Ce n’est que plus haut, dans une zone
souvent un peu plus fortement inclinée, qui, lors du retrait des eaux. se
découvre aussitôt et qui reste hors de l’eau pendant plus de six mois, que
se montre une vegelalion plus riche.
Ici on trouve, à côté de plantes annuelles plus ou moins cosmopolites
(Leptochloa scabra Nees, L. virgala Beauv., Cyperus radiatus Vahl. piu-
sieurs espèces de Jussiea, Scoparia dulcis L., Ammannia latifolia L.,
Ecelipta alba Hassk.), des associations de plantes vivaces qui, à l’époque
de la crue, allongent leurs liges en rhizomes fistuleux et forment des
prairies flottantes. A côté de quelques Graminées(Panicum spectabile Nees,
Panicum amplexicaule Rudge, Paspalum sp.), ce sont principalement des
espèces de Polygonum (P. hispidum H. B. K., P. spectabile Mart., P. acu-
minatum H.B. K.). Jai rencontré ces prairies flottantes surtout dans la
région entre la Gacheeira et Labrea. Presque toutes les plantes citées el
surtout les espèces annuelles, envahissent d’ailleurs occasionnellement
les « barrancos », la où ils ne sont pas trop abrupts.
La premiere zone des végétaux ligneux est formée par l’Alchornea
castaneæfolia H.B. K.(Uirana des Brésiliens), grand arbuste qui, par
ses rameaux allongés et ses feuilles étroites, rappelle un peu les saules.
Comme les plantes citées plus haut, l’Alchornea se trouve le plus souvent
sur le talus qui sépare la plage basse (de sable) de la plage haute, qui est
couverte de limon. Quand la plage basse passe insensiblement à la plage
haute, l’Alchornea peut faire complètement défaut. Cet arbuste, qui est
une des plantes littorales les plus caractéristiques de l’Amazone et de
beaucoup de ses affluents’, disparaît cependant dans le Haut Purus
(Chandless) et déjà dans le voisinage de l’embouchure du Rio Acre il est
quelquefois remplacé par un autre arbuste, le Tessaria integrifolia R. et
Pav., le pajaroböbo des Péruviens. Cette plante, qui se reconnait
facilement par son port plus dressé et par ses feuilles grisätres, disposées
verticalement comme celles d’un Eucalyptus, est déjà un élément essen-
üellement andin.
C’est dans la zone occupée par les Uiranas et les herbes flottantes.
que la sédimentation est sans doute la plus active, puisque ces plantes
constituent un véritable filtre qui ralentit le courant et amène la précipi-
lation des sédiments.
Les premières essences réellement arborescentes qui sont capables de
s'installer sur les plages, pouvant supporter non seulement une inonda-
* Le Salix Martiana Leybold. qui le long de l’Amazone et du Solimoes, par-
lage souvent avec l’Alchornea des stations analogues, ne joue plus aucun rôle
dans le Rio Purus.
254 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (6)
tion prolongée, mais surtout un enfouissement dans une couche de sédi-
ments pouvant atteindre 50 cm. dans une seule année, sont les Cecropia
appelés Imbaüba par les Brésiliens (il y en a, sur les plages du Rio Purus,
plusieurs espèces encore insuffisamment connues). Ils apparaissent les
premiers derrière les Alchornea sur la partie élevée et faiblement ondulée
des plages, et comme ils ont une croissance très rapide et une production
très abondante de graines, ils peuvent occuper et transformer en forêt
de grandes surfaces dans l’espace de quelques années. Tandis que la zone
des Alchornea est généralement étroite et le plus souvent réduite à quel-
ques rangées d’arbustes, la zone occupée par I’Imbaübal (c’est ainsi que
les indigènes appellent l'association formée par les Cecropia) peut être
large de 50 à 100 m., et dans certains endroits, où la sédimentation a été
très active, elle peut même atteindre plusieurs centaines de mètres de
profondeur (Praia de Sinimbü). Sur d’autres plages, au contraire, qui
s’accroissent très lentement, l’imbaübal ne consiste quelquefois qu’en une
seule rangée d'arbres ou fait complètement défaut. Dans un peuplement
de Cecropia, tous les arbres ont approximativement la même taille (env.
10 m.) et c’est seulement sur le bord qu'on voit des individus de plus en
plus jeunes; c’est que le peuplement se fait généralement d’une facon si
intense qu'il ne laisse plus de place pour une seconde génération. La
place qui reste encore entre les arbres est occupée par une végétation de
croissance moins rapide, d’une constitution moins héliophile et d’une vie
plus longue, formant d’abord sous-bois, pour se substituer plus tard au
boïs de Cecropia (planche 8).
Il y a cependant un certain nombre d’arbustes et de plantes grim-
pantes, qui sont propres à cette zone périphérique des plages et qui ne
se trouvent plus à l’intérieur de la forêt plus ombragee. Parmi les
arbustes, on peut citer : Muntingia calabura L., Psidium spec. Anona
spec., Lühea spec., Adenaria floribunda H. B. K., quelques espèces
d’Acalypha, Maclura tinctoria L.. Miconia spec. Bixa orellana var. platy-
carpa Warb., Urera spec., Guarea trichtlioides L.,ete. Les plantes grimpantes
de cette zone ont une importance physionomique assez grande, principale-
ment à l’époque des hautes eaux, qui est leur période de végétation et de
reproduction. Elles ne grimpent généralement pas sur les Cecropia, mais
plutôt sur les arbustes, et très souvent les parties des arbustes de
Alchornea qui émergent encore de l’eau sont complètement couvertes de
ces plantes grimpantes, surtout d’un {pomæa (1. aff. sidæfolia Choisy) qui
pendant les hautes eaux s’&maille de fleurs lilas et jette une note joyeuse
sur le désert d’eau jaunâtre. Parmi les plantes grimpantes de cette zone
(qui d’ailleurs envahissent aussi quelquefois les barrancos et grimpent
alors très haut sur les arbres) on peut encore citer diverses Cucurbita-
cées, le Centrosema Plumieri Benth., Cissus sicyoides L. et Micania scan-
dens Willd.
Non seulement toutes ces espèces, mais aussi les Cecropia et les
Alchornea eux-mêmes: et la plupart des arbustes qui croissent dans cette
zone, ont leur époque de floraison en pleine saison pluvieuse et frueti-
fient pendant le retrait des eaux. Par ce fait, le limon encore trempé de
la plage peut recevoir leurs graines, qui germent presque immédiatement
sur ce terrain admirabiement préparé. On voit en effet, quand on s’aven-
! Les Alchornea présentent encore la particularité qu’elles perdent leurs feuilles
pendant l’inondation.
(7) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 259
ture sur une de ces plages des que la consistance du sol permet d'y
mettre le pied sans trop de danger, que la surface de la partie supérieure
située devant les Gecropia, fourmille de petites plantules de différentes
espèces, mais principalement des Cecropia.
Voici maintenant les jeunes arbres qui apparaissent comme sous-bois
à l’ombre des Cecropia et qui finiront par prendre le dessus : plusieurs
Lauracées, surtout du genre Nectandra, plusieurs espèces de Ficus,
Sapium, Inga; Acacia polyphylla DC., Guazuma ulmifolia Lam., Triplaris
surinamensis Cham. et T. Schomburgkiana Benth., Hura crepitans L. et
le palmier épineux Astrocaryum January Mart. Entre ces arbres, qui
finissent par les dépasser en hauteur, les Cecropia commencent à s’élio-
ler et à dépérir. Nous avons alors une forêt mixte de transition, qui
généralement ne dépasse pas 12 m. de hauteur et qui contient souvent
une proportion prépondérante de Lauracées, dont le feuillage relative-
ment fin et d’un vert souvent un peu olivâtre se détache bien de la fron-
daison vert clair des Cecropia.
Or tandis que dans le haut et le moyen Purus les bois de Cecropia sont
souvent très étendus et occupent une zone plus large que la forêt de
transition, le contraire arrive dans le bas Purus, où la forét de transition
occupe la plus grande partie des plages, la zone des Cecropia apparais-
sant plutôt comme une subdivision secondaire de celle-ci. Dans ce cas
on peut quelquefois distinguer encore d’autres zones secondaires formées
d’especes prédominantes (par exemple par un Acacia aff. lacerans Benth.,
à feuillage très fin et vert foncé), surtout à l’extrémité supérieure des
plages, où le fleuve commence déjà à entamer de nouveau son œuvre
récemment formée.
+-+ 0 0°, *
o °0o*
+00
I:
Fig. 5. Extrémité supérieure d'une courbure convexe, vue de la rive opposée.
En C, la forêt de transition est déjà entamée par l'érosion,
. La forêt où les Cuaxingubas (espèces de Ficus, sect. Urostigma)
jouent un rôle dominant, peut être considérée comme la dernière phase
de développement de la forêt mixte de transition. Là où la forêt de tran-
sillon se montre sur le bord mème de la rivière (et c’est surtout à
l'extrémité supérieure des plages), elle a généralement un sous-bois assez
256 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1906 (8)
développé, dans lequel deux grandes Monocotylédones, Gynerium saccha-
roides H. B. K. et Heliconia episcopalis Vell. jouent souvent un rôle pré-
pondérant. Quelquefois ces deux plantes se trouvent aussi dans l’Imbaübal,
mais elles n'arrivent guère à constituer, devant celui-ci, une zone indé-
pendante, comme cela arrive communément le long du Rio Ucayali.
La haute forêt mixte, qui fait suite à la forêt de transition, n’est plus
visible du côté des rives convexes, étant cachée par les zones de végéta-
tion transitoire. C’est dans la concavité de la rive qu’elle se montre au
bord même du fleuve. Grâce au travail d’erosion latérale du fleuve, qui
présente toujours de nouvelles tranches de la forêt, on peut étudier,
même dans un voyage rapide à bord d’un vapeur, la constitution de la
haute forêt dans ses différentes phases et aspects. Il n'est pas difficile
d’y distinguer deux facies principaux qui se répêtent toujours et apparais-
sent presque dans toutes les concavités de la rive. L’un est caractérisé
par le palmier Javary (Astrocaryum Jauary Mart.), l’autre par le
palmier Urucury (Attalea excelsa Marti.) et quelques autres palmiers,
dont nous traiterons dans un chapitre spécial.
Fig. 6 Quelques méandres du moyen Purus, en aval du Rio Mamoria, dont les deux embou-
chures sont visibles dans la rive concave de la courbe II. Les courbures sont quelquefois
symétriques (I, II, V, X), mais plus souvent asymetriques, par suite de l'érosion plus forte
dans le secteur de la courbe situé en aval.
La forêt à Javary est constituée dans le bas Purus par une association
d’essences arborescentes qui presque toutes se retrouvent aussi dans les
plaines alluvionnaires du Solimöes et le long de l’Amazone, jusqu’à l’em-
bouchure du Rio Xingü. On trouve ici comme espèces dominantes :
bombax Munguba Mart. (Mungüba).
Ficus div. espèces (Cuaxingüba et Apui).
Triplaris surinamensis Cham. (Tachy).
N
DE
ot
1
(9) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS
Vürolu surinamensis (Rol.) Warb. (Ucuüba branca).
Spondias lutea L. (Taperebä).
Olmedia mollis Poepp. (Muiratinga).
Hura crepitans L. (Assacü).
Sapium div. espèces (Tapurü, Seringaräna elc.).
Macrolobium acaciæfolium Benth. (Arapary).
Campsiandra laurifolia Benth. (Acapuräna).
Pterocarpus Ulei Harms.
Inge div. especes (Ingä).
Sterculia sp. (Chichä) etc.
Guazuma ulmifolia Lam. (Mutamba).
Et comme palmiers: Astrocaryum Jauary Mart. (Javary); Bactris
Maraja Mart. (Marajä) et quelques autres espèces plus petites.
Plusieurs de ces arbres peuvent atteindre une hauteur considérable
(près de 30 m.), mais on remarque que cette forêt ne contient généra-
lement pas des sujets très grands et très gros. La forêt à Javary du bas
Purus est plutôt caractérisée, comme d’ailleurs aussi celle du Solimôes et
de l’Amazone, par ses arbres élancés, à troncs et branches souvent gris
jaunâtre et à feuillage peu dense. Plusieurs de ses essences (p. e. les
Bombax, Ficus, Triplaris, Spondias, Sapium) présentent la particularité
de rester plus ou moins dépourvues de feuilles durant une partie de
l’année. Les palmiers Javary y sont généralement dépassés de beaucoup
en hauteur par les autres essences dominantes.
Dans le moyen et le haut Purus, quelques-unes des essences citées
plus haut disparaissent et font place à d’autres : ainsi le Triplaris suri-
namensis est partiellement remplacé par le T. Schomburgkiana Benth.,
espèce de taille plus petite et à feuilles plus larges et moins allongées; le
bombax Munguba n'apparaît plus que rarement, étant comme le Macro-
lobium acaciæfolium, surtout limité aux lacs et aux igapös. Vers le moyen
Purus et de là jusqu’au haut Purus, on voit de plus en plus souvent
le Hevea brasiliensis Müll. Arg. associé aux autres arbres dominants de
la forêt à Javary. Cependant l'arbre le plus caractéristique de cette
forêt est, dans le moyen et dans le haut Purus, le Calycophyllum Spru-
ceanum Benth. (Pao mulatto), de la famille des Rubiacées. Get arbre
qui, du pied des Andes jusqu'à l'Atlantique, est une des essences les
plus communes des forêts littorales de l’Amazone, devient de plus
en plus fréquent à mesure qu’on se rapproche de la Cordillère. Dans le
bas Purus, il n'apparait guère sur les rives. mais en amont de la ville de
Labrea il commence à devenir abondant et forme quelquefois l’essence
dominante de la forêt à Javary!.
La forêt à Javary est généralement inondée chaque année et reste
souvent assez longtemps recouverte d’une couche d’eau qui peut
alteindre plusieurs mètres; elle réalise fréquemment le type silvatique
le plus complet que puisse atteindre la forêt littorale en un point déter-
mine, avant d'être de nouveau détruite par l'érosion latérale du fleuve.
L'apparition de cette forêt sur la rive concave est tantôt continue sur de
grands espaces, tantôt interrompue et irrégulière; cette dernière disposi-
* Dans le Rio Ucayali il est tellement fréquent qu'il constitue des forêts
entières (appelées Caprronales par les Péruviens), qui succèdent aux associations
formées par les Gecropia (appelées Ceticales par les Péruviens).
258 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (10)
tion révèle presque toujours l'existence, du côté de la rive concave, d’une
ancienne boucle transformée en lac ou en igapé. Il arrive alors que les
eaux de la crue, en arrivant au niveau de la rive, se précipitent avec
impétuosité à travers la forêt à Javary pour remplir la dépression qui se
trouve derrière, et comme elles sont ici sarchargées de sédiments, elles
deposent sur leur chemin des monceaux énormes de sable, sous le
poids desquels la végétation toute entière peut être étouffée. Même les
grands arbres, dont les racines sont enlerrees trop profondément, se
meurent et leurs squelettes s'élèvent dans l’air encore couverts de leurs
épiphytes. ou plus souvent complètement cachés par un voile de plantes
grimpantes de croissance rapide. Ce sont ces forêts en ruines qu’on
rencontre quelquefois sur d'assez grands espaces le long du Purus, mais
qui sont encore bien plus fréquentes le long du Bas Ucayali et du Solimôes.
Sur ces surfaces plus ou moins privées de leur végétation apparaissent
de nouveau les Cecropia, et le cycle évolutif de la forêt reprend, quoique
probablement sous une forme un peu modifiée.
Fandis que, en raison de la croissance très rapide de toutes ces
essences, on est forcé d'admettre que sur un point donné la haute forêt à
Javary est capable de se substituer à l’Imbaübal dans l’espace de 20 à
30 ans, il n’en est pas de même pour la forêt à Urucury, qui esl carac-
térisée par un certain nombre de palmiers de grande taille et de crois-
sance lente, constituant le facies le plus différencié et le plus perfectionné
de la forêt alluvionnaire du Purus. Le fait que cette forêt occupe les
terrains les plus élevés de la plaine d’alluvion, terrains qui ne s’inondent
qu'avec les plus grandes crues et cela pendant quelques semaines au
plus, du moins dans le haut Purus, indique déjà suffisamment que nous
avons ici affaire au résullat d’une évolution continuée pendant très
longtemps. C’est dans la forêt à Urucury que les essences dominantes
sont les plus variées et qu'elles arrivent à leur plus grand développe-
ment, atteignant en moyenne 25-30 m. de hauteur et souvent 40-45 m.
chez certains arbres isolés. Dans le haut Purus, on ne trouve guère des
palmiers Javary dans la forêt à Urucury, tandis que dans le bas Purus
on voit quelquefois des touffes magnifiques de ce palmier au milieu des
Atlalea‘. Cependant j'ai remarqué que dans ce cas ce sont toujours des
individus très âgés, quelquefois tellement hauts qu'ils dépassent la forêt
de leurs cimes. Ce sont donc probablement les survivants de l'époque où
le terrain élait encore occupé par la forêt de transition, dont les Astro-
caryum forment déjà, comme nous avons vu. un élément important.
Dans la forêt à Urucury on retrouve d’ailleurs presque toutes les
essences de la forêt à Javary. Les Ficus, Spondias, Calycophyllum,
Hevea brasiliensis y existent encore en grand nombre, quelquefois en
exemplaires splendides. Cela est surtout le cas pour les Calycophylium
Spruceanum, qui, dans certaines parties du moyen Purus surtout, sont
les arbres les plus hauts de la forêt (pl. 9). Sinon en hauteur, du moins par
la puissance du tronc et l'ampleur de la cime,le Calycophyllum doit pour-
tant céder ici la place aux monarques des forêts amazoniennes, les
Sumaümas (Ceiba aff. pentandra Gærtn.). Les dömes aplatis de ces géants
' Comme dans le bas Purus l’inondation dure plus longtemps que dans le
haut fieuve, il est possible que la forêt à Urucury y soit plus longtemps
inondee, permettant aux palmiers Javary d’y prospérer et atteindre un âge
plus considérable,
(41) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 259
dépassent partout les forêts dans le bas et le moyen Purus. Dans le haut
Purus cependant, au voisinage de l'embouchure de l’Acre, vient s'ajouter
toute une phalange d'espèces à développement non moins puissant. Ce
sont surtout des Légumineuses : Dipteryx odorata Willd. (Gumarü),
Dipteryx oppositifoha Willd. (Cumaru-rana). Hymenæa spec. (Jutahy),
Copaifera div. spec. (Copahiba), Parkia multijuga Benth., Andira inermis
H. B. K., Apuleia molaris Spruce, mais aussi quelques Sapotacées,
Lecythidacees (Couroupita quyanensis Aubl.), elc.. qui atteignent toutes
environ 40 m., quelquefois jusqu’à 45 m. de hauteur.
Au-dessous de ces géants de la forêt, qui sont assez éloignés les uns
des autres pour ne pas former un élage continu, on peut facilement dis-
tinguer au moins trois étages de végélaux arborescents, dont le plus haut,
d'environ 20 a 30 ın., est formé par la plupart des essences citées pour la
forêt à Javary : Hura crepitans L.. Erythrina glauca Willd., Sterculia
spec., Spondias lutea et aliæ species, Hevea brasiliensis Müll. Arg., Cedrela
sp., Ficus div. spec.; le second, atteignant de 10 à 20 m., par des espèces
des genres Sapium, Jacaratia (J. digitata (Poepp.) Solms) Guazuma (G.
ulmifolia Lam.), Genipa (G. americana L.) Virola, Cordia, Inga, Triplaris,
Rheedia, Gecropia, Duguetia, Guaiteria, Cassia, Plumiera ete., et par les
grands palmiers: Attalea excelsa Mart., Attalea Wallisii Hub. Astrocaryum
Murumuru Mart., Euterpe precatoria Mart., Iriartea Orbigniana Mart.,
Oenocarpus multicaulis Spruce, Guilielma microcarpa Hub.
Mais c’est surtout l’etage inférieur, comprenant les petits arbres de 5
à 10 m., et les arbustes, qui abonde en représentants des familles les plus
diverses: Les Rubiacées (Faramea, Coussarea, Psychotria, Duroia, Ah-
bertia etc.), Violacées (Alsodeia, Gloeosporium, Leonia), Meliarées (Guarea,
Trichilia), Solanacées (Solanum, Brunfelsia), Piperacées (Piper), Myr-
tacées, (Eugenia, Calyptranthus, Britoa), Bombacées (Matisia) et Stercu-
liacées (Theobroma et Herrania) y sont particulièrement bien représentées,
soit comme variété d'espèces, soit comme nombre d'individus, mais jy
ai recollé en outre des Theophrastées (Clavija), Myrsinacées (Ardisia),
Apocynacées, (Tabernæmontana), Caricacées (Carica), Legumineuses
(Cassia, Inga), Lecythidacées (Gustavia), Loganiacées (Strychnos), Euphor-
biacees (Acalypha), Erythroxylacees (Erythroxylon), Menispermacées
(Abulua), Anonacées (Duguetia, Anona), Melastomacées (Clidemia, Ola-
cacées ( Heisteria)'.
Dans cet élage on peut encore citer quelques palmiers de dimensions
modestes : Phytelephas macrocarpa Ruiz et Pav., Attalea Gœldiana Hub.,
Acanthorrhiza Wallis Wendl., diverses espèces de Bactris, Geonoma,
Chamædorea etc.
Un rôle assez important dans la physionomie du sous-bois revient! aux
plantes qui grimpentà l’aide des racines (« Wurzelkletterer » des
auteurs allemands). Comme appartenant à celte calégorie on peut ciler à
côté du fréquent Lomariopsis yapurensis Mart., d'un Piper (P. Huberianum
C. DC.), d’un Bignonia (ex aff. B. Unguis), d'un Carludovica, plusieurs
Aracées appartenant aux genres Philodendron, Anthurium, Monstera, Syn-
gonium, Heteropsis, el dont quelques-unes s'élèvent non seulement le long
des troncs d'arbres, mais courent sur le sol de la forêt, le couvrant quelque-
fois de leurs feuilles cordiformes ou oblongues sur d'assez grands espaces.
? Quelques-unes des plantes cilées peuvent occasionellement atteindre une
hauteur plus considérable.
260 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (12)
Les lianes sont très fréquentes el se recrutent parmi de nombreuses
familles : Légumineuses (Bauhinia, Cæsalpinea, Entada, Acacia), Dille-
niacées, Menispermacées, Sapindacées, Malpighiacées, Passifloracées,
Solanacées, Bignoniacees. Sur le bord de la forêt on trouve surtout des
Ipomea, des Cucurbitacées, des Combretum, le Chamissoa altissima, des
Dichorisandra.
Parmi les plantes herbacées qui croissent à l'ombre de la forêt, il y a
d’abord un certain nombre de fougères, fréquents dans tous les sous-bois
humides des forêts amazoniques :
Trichomanes pinnatum Hedw.
Adiantum denticulatum Sw. (extrêmement fréquent).
A Kaulfussü Kz.
A. heterophyllum Wild.
Nephrodium macrophyllum Bak.. et deux espèces nouvelles :
Aspidium hemiotis Christ.
Pteris Gældii Christ.
Par contre. les Sélaginelles qui dans la forêt de la terre ferme jouent
souvent un rôle considérable comme « Bodenpflanzen », ne se trouvent
guère représentées ici, étant par places remplacées par l’Adiantum denti-
culatum SW. De même, on ne rencontre que rarement des Graminées ou
des Cypéracées (Rhynchospora). Les plantes qui dominent ici, sont des
Aracées (deux espèces de Dieffenbachia), Musacées (Heliconia div. spec.).
Zingiberacées (Costus div. spec., Renealmia strobilifera) et surtout des
Marantacées (plusieurs belles espèces de Calathea, Ischnosiphon, Mono-
tagma elc.). Les Commelinacées (Floscopa). les Amaryllidacées (Eucharis)
et les Orchidées sont représeutés par peu d'espèces et par des individus
plutôt clairsemés.
Le Bromelia Pinguin, ou une espèce très voisine, croit quelquefois en
grandes touffes impénétrables, surtout dans les endroits où la forêt est
moins dense. Parmi les Dicotyiédones, on peut citer quelques Acanthacées,
Rubiacées, Solanacées etc.
Mais la plupart des petites plantes qui couvrent plus ou moins le sol de
la forêt, est composée de jeunes individus des arbres forestiers ou. en
plus grand nombre encore, de lianes. II me semble qu’on n’insiste géné-
ralement pas assez sur le rôle important que ces jeunes plantes jouent
dans la composition du sous-bois. Beaucoup de ces plantes peuvent évi-
demment passer un temps assez long à l’état de petit arbuscule, jusqu’à
ce que leurs réserves patiemment accumulées leur permettent de s’elancer
à la recherche de la lumière ou jusqu’à ce que des circonstances devenues
subitement plus favorables, par la chute d’un arbre par exemple, favo-
risent un développement plus rapide.
Les épiphytes de la haute forêt sont encore peu connus, habitant sur-
tout les arbres de grande taille où ils se dérobent à l'examen du botaniste.
Sur les branches des arbres tombés j’ai trouvé plusieurs espèces de Poly-
podium (P. piloselloides 1.., P. angustifolium L.. P. decumanum Willd.),
des espèces d’Anthurium et de Peperomia, des Orchidées et quelques
bromeliacees. Toute une florule d’épiphytes se trouve sur les palmiers
Urueury (Attalea excelsa Mart.), sur le tronc desquels on rencontre surtout
quelques mousses, le Trichomanes sphenoides Kze.. et quelquefois aussi le
Polypodium lapathifolium Poir., tandis que les vieilles gaines foliaires
(13) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 261
donnent généralement asile à des fougères plus grandes (Polypodium
decumanum et Nephrolepis exaltata) ainsi qu'à des Aracées, des Gesne-
racées, à un Coussapoa plus ou moins arborescent et à toute une série
d’arbustes ou de petits arbres appartenant au genre Ficus.
Les lacs etles igapos. Les lacs en fer à cheval, dont nous avons
expliqué l’origine plus haut (cf. p. 252), présentent naturellement d’abord
une végétation riveraine analogue à celle d’un coude de rivière, avec la
végélation des plages sur la rive convexe. Comme cependant l’accroisse-
ment de cette rive ne continue pas (les sédiments apportés par le fleuve
à l’époque de la crue étant déposés dans les deux extrémités convergenles
du lac), la haute forêt finit par se substituer entièrement à la végétation
de la plage, jusqu’au bord même de la convexité, sur un terrain où l’eau
séjourne pendant de longs mois. On comprend que dans ce cas il se fait
une certaine sélection des espèces, le peuplement de celle zone ne pou-
vant se faire que par une association d’essences particulières, habituées
à celle vie semi-aqualique. C’est l’igapô, dans la conception étroite du
terme’. La sédimentation, qui au milieu de la courbure du lac est
nécessairement presque nulle, continue cependant à se faire sur les deux
extrémités, qui présentent d’abord une végétation analogue à celle des
plages, avec des prairies flottantes quelquefois très étendues. Le lac peut
ainsi se combler plus ou moins complètement, mais, même dans ce cas, il
formera encore pendant longtemps une dépression au milieu des terrains
adjacents et ne pourra se peupler que de la végétation des igapös.
Il est évident que même sur les plages, où la sedimentalion est quel-
quefois assez irrégulière, se manifestant dans des ondulations du sol, il
peut y avoir des dépressions plus ou moins considérables, dont la végé-
tation aura des caractères d’igapo plus ou moins prononcés. Surtout vers
l'extrémité inférieure des plages il se produit assez souvent de cesigapös
par sédimentation incomplète. Quelques affluents du Rio Purus et
de l’Acre ont une eau noire très pauvre en sédiments, il résulle de ce fait
qu’à leur embouchure il y a de grands igapös par défaut de sédi-
mentation.
J'ai eu l’occasion d'étudier, pendant mon voyage, trois igapôs Lypiques,
le premier à l'embouchure du Rio Antimary (eau noire) dans l’Acre, le
second au bord du Lago Mapongapä (pl. 10) et le troisième (le long d’un iga-
rapé marquant un ancien lac comblé) à Bom Lugar. Tous les trois igapös,
quoique en partie d’origine différente, présentaient à peu près les mêmes
essences. La taille des arbres de l’igano reste en général bien au-dessous
des dimensions indiquées pour la haute forêt de varzea, mais on rencontre
encore toujours des individus qui atteignent de 20 à 30 m. de hauteur.
La grosseur des troncs est également moindre, et la ramification se fait
souvent à un niveau plus bas. Voici maintenant la liste des plantes
observées dans l’igapö de Bom Lugar, pendant l'époque de la
crue :
Grands arbres: Hura erepitans L. (Assactı), Ficus aff. anthelmintica
1 D'une facon générale, le terme iyapo désigne simplement une forêt inondée
ou marécageuse, mais comme en pleine crue toutes les forêts de la plaine d’allu-
vion peuvent être plus ou moins inondées, il convient de restreindre le sens du
mot, en appelant igapo seulement la forêt qui couvre les aires de sédimentation
ralentie, où l'élévation du terrain n’a pas accompagné «pari passu » la spécia-
lisation et le développement de la forêt.
262 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sur.) 1906 (14)
Mart., (Guaxinguba), Piranhea trifoliata Ball. (Piranheira), Ormosia
excelsa (?) Itaüba rana?), Mimusops div. spec. (Macarandüba et
Maparajüba).
Arbres moyens : Lucuma div. spec. (Abiuräna), Acacia poly-
phylla DC. (Paricaräna), Macrolobium acaciæfolium Benth. (Ara-
pary), Bombax Munguba Mart. (Mungüba), Nectandra amazonum
Mart. (Louro), Calophyllum brasiliense Camb. (Jacareüba), Pierocar-
pus Ulei Harms, Inga div. spec. (Ingä), Cecropia spec.
Petits arbres et arbustes : Gustavia augusta L., Vitex cymosa Bert.
{Taru mä), Couralia toxophora, Biva orellana var. platycar pa Warb., Chlo-
rophora tinctoria (L.) Gaudich., Allophylus amazonicus Radlk., Dalbergia
monetaria (Pers.) L. f.. Pithecolobium af. latifolium Benth., Lühea aff.
cymulosa Spruce, et des espèces de Malouetia, Gouania, "Endlichera,
Anona, Heisteria, Salacia. Miconia, Eugenia elec.
Parmi les palmiers, il n’y a que l’Astrocaryum Jauary Mart., et des
espèces de Bactris, qui puissent pousser dans l’igapö.
Les lianes sont en partie les mêmes qu'on rencontre sur les plages,
mais il semble que les Hippocratea, Salacia, Corynostylis. Chamissoa ont
une prédilection pour l'igapo.
Il est remarquable que le groupe biologique des plantes qui grim-
pent à l’aide des racines ( Wurzelkletterer), si bien représenté dans
la haute forêt de varzea par le Lomariopsis yapurensis Mart. et une quantité
d’Aracées, fait ici presque complètement défaut. L’on est d'autant plus
étonné de trouver ce groupe représenté dans ligapo par une Cactée
(Wittia amazonica Schum.) qui, avec ses tiges aplaties appliquées étroi-
tement contre les troncs d'arbres, enveloppe les plus minces à ce point
qu'ils sont entourés d’un manteau de lanières vertes enroulées en spi-
rale, qui développent de longues fleurs couleur de chair peu au-dessus
du niveau des hautes eaux.
Par contre, le groupe des épiphytes est ici particulièrement bien repré-
senté, soit comme nombre d'individus, soit comme variété et originalité
des espèces. Les tiges et souvent aussi les feuilles du sous-bois sont
couvertes de mousses et d’hepatiques, et dans les fourches des premières
branches, souvent à une hauteur qu'on peut facilement atteindre du
canot, les troncs montrent une grande variété d’Orchidees, parmi les-
quelles il y a plusieurs grandes espèces (Schomburgkia crispa, Oncidium
Baueri, Oncidium lanceanum, Brassia spec.), plusieurs Anthurium (entre
autres A. viltaria Engl.,avec de très longues feuilles glauques et tomban-
tes), des Peperomia, Rhipsalis Cassytha L., Epiphyllum Phyllanthus Haw..
plusieurs Broméliacées (entre autres Aechmea bromelüfolia Bak.), des
Philodendron à feuilles cordées, des Gesneracées et des fougères (Polypo-
dium decumanum Willd. et P. piloselloides L.), tandis que sur les hauts
arbres on distingue des arbustes &piphyles de Coussapoa et des Clusia, à
grandes feuilles luisantes.
(15) J. HUBER. LA VEGETATION DE A VALLÉE DU RIO PURUS 263
il
La végétation de la terre ferme (terra firme).
La terre ferme, non inondée pendant les crues, en d’autres termes le
plateau qui encadre la vallée du Purus, ne s’apercoit que ca et là le long du
fleuve, parce que celui-ci ne touche que rarement avec ses méandres aux
bords de sa vallée. Seulement, dans la région des embouchures de l’Acre et
du Pauhiny, ces endroits sont nombreux et se trouvent tous du même côté,
la rivière serpentant sur une assez grande étendue le long du bord W. de
la vallée. Ici la hauteur de la terre ferme, qui s'élève tantôt en falaises
abruptes, tantôt en degrés successifs, est quelquefois supérieure à 50 m.
et en tout cas jamais inférieure à 20 m. au-dessus du niveau des hautes
eaux. Dans le bas Purus, les pointes de terre ferme se font plus rares et
sont en général d’autant moins élevées qu’on se rapproche plus de l’em-
bouchure, où elles dépassent à peine de quelques metres le niveau des
eaux de crue (sur la rive droite). La terre ferme paraît donc être une
plaine légèrement inclinée du S. au N., c'est-à-dire du côté de l’Amazone.
Quand on parle de la terre ferme, il est d’ailleurs à observer que sa cons-
tilulion géologique n’est guère bien différente de celle de la varzea et
qu’elle se compose également de couches alternantes d’argiles et de
Sables, à Stratification assez irrégulière. Rien ne me paraît indiquer que
ses couches aient une origine différente de celles que nous voyons encore
se former sous nos yeux. À peine pouvons-nous leur donner un âge plus
considérable !. Il est d’ailleurs quelquefois difficile de faire une distinction
nette entre la terre ferme proprement dite et les terrasses d’alluvion de
la rivière, qui en quelques endroits se montrent assez bien développées
et conslituent un trait d'union entre la varzea et la terre ferme. Pour
designer ces terrasses fluviales, la terminologie indigène n’a pas trouvé
un nom spécial, mais on les appelle quelquefois «varzeas altas». En
quelques endroits, ainsi par exemple sur la rive droite entre le Rio Yäcu
et le Rio Acre, ei également entre celui-ci et l'embouchure du Rio ltuxy,
on ne trouve, même à une grande distance du fleuve, que de ces «var-
zeasaltas», interrompues par des «igapös centraes», où des affluents
d’eau noire prennent leur naissance. Tout me semble indiquer que l’evo-
lution de la rivière et le dépôt des sédiments s’est continué depuis la
formation des sédiments de terre ferme, sans une interruption très
prononcée.
! C'est du moins le cas pour les points que j'ai visités. Il est naturellement
possible que sur des points plus éloignés du fleuve on rencontre des affleurements
plus anciens. Les fameuses couches à fossiles (pseudo-conglomerates de Chandless)
ui affleurent ca et là dans le lit du fleuve et qui d’après Agassiz contiendraient
es restes de Mosasaurus, appartenant par conséquent au Crétacé, seraient,
d'après communication verbale de M. le professeur Goeldi, qui a examiné une
série de fossiles provenant de ces couches, d’un âge plus récent.
264 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (16)
Il y a deux facteurs principaux qui expliquent la plus grande richesse
et variété de la flore de la terre ferme, comparée à celle des terrains
d’alluvion. C’est d'abord el avant tout la plus grande ancienneté et stabi-
lité du terrain et l’âge certainement {res considérable de son tapis végé-
tal. Tandis que la plaine, au fond de la vallée, est sans cesse labourée par
le fieuve, qui engloutit les forèts déjà müres et spécialisées. et sur ses
nouvelles alluvions favorise l'apparition d'espèces envahissantes et
sociales, la forêt de terre ferme a pu accomplir une évolution ininter-
rompue depuis un temps très long. Il s'en suit une lutte plus acharnée
pour l’espace qui se traduit dans des adaptations plus variées el amène
une croissance plus serrée se manifestant souvent dans un contour à
peine légèrement ondulé de la forêt, lorsqu'elle est intacte.
Quand on voit une grande étendue de celte forêt à l’état intact, on est
facitement trompé par cet aspect qui ne laisse guére voir le résultat de la
lutte pour l’espace. Mais l’on s’en rend compte dès qu’il se présente une
solution de continuité dans la forêt. Ces solutions de continuité se pro-
duisent ici surtout par la chute d'individus isolés qui, pour une raison ou
une autre, tombent et peuvent entraîner d’autres individus dans leur
chute’. Quand, dans une foret, ces solutions de continuité (par exemple
par suite d’un ravinement actif ou même par l'abattage des arbres),
deviennent fréquentes, on obtient le profil très mouvementé et irrégulier
qui est quelquefois indiqué comme caractéristique de la forêt tropicale.
Dans ce profil mouvementé qui ne se montre donc que quand la forêt est
entamée”, on apercoit alors facilement les traces de la lutte pour l’espace.
Les cimes des arbres ont des formes souvent bizarres parce qu’elles ne
pouvaient se développer librement, gênées comme elles étaient par des
voisins, par des lianes puissantes ou même par des arbres épiphytes de
grandes dimensions (Ficus, Clusia). De plus il est à observer que les
arbres de terre ferme ont en général une croissance plus lente, qui doit
par conséquent souffrir davantage d’entraves que dans les arhres de la
varzea, dont quelques-uns des plus grands ont une croissance vraiment
étonnante. On pourrait comparer la forêt de terre ferme à une vieille
cité, où les édifices sont étroitement enchevétrés et où les nouvelles con-
structions doivent pour ainsi dire s'adapter à la forme des anciennes,
tandis que la forêt de varzea ressemble plutôt à une ville qui, à plusieurs
reprises, a été partiellement détruite par des incendies et où les maisons
sont plus espacées et moins variées, ayant été construites à la hâte.
Il est clair que dans les terrains qui se trouvent maintenant à une cer-
laine élévation au-dessus de la rivière et qui ne recoivent plus les
sédiments nivelants. l'érosion a déjà modifié le relief primitif, le rendant
plus mouvementé. Il en résulte le second facteur principal de la variété
plus grande de la flore de terre ferme, c’est-à-dire la variété plus grande
des stations. Car dans les terres fermes il n’y a pas seulement des ter-
! Pendant mon voyage à l’Ucayali, fait en compagnie de mon ami le Dr Mar-
ınier, j'ai souvent entendu pendant ia nuit le craquement formidable des arbres
qui tombaient pendant que nous traversions la région montagneuse du Cerro
de Canchahuaya, tandis que pendant notre voyage sur le fleuve, nous entendions
le tonnerre des barrancos, c’est à dire des tranches de forêt qui s’écroulaient dans
les flots gonflés de l'Ucayali.
2 Dans des pays où il y a des cyclones, ce facies de la forêt vierge peut être
abituel.
ans
(17) 3. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 265
rasses fluviales, des igapös et des plateaux, qui sont des formations pri-
mitives ébauchées par le fleuve el ayant leurs analogues dans les varzeas,
mais il y a aussi des vallons, des ravins et des gorges taillées à pic. qui
sont l’œuvre de l’erosion subséquente. Toutes ces stations peuvent entre-
tenir des associations végétales différentes ou du moins certaines espèces
particulières.
A côté de ces facteurs que je viens de citer, celui de l'absence habi-
tuelle des inondations régulières a probablement une importance secon-
daire pour expliquer la différence entre la végétation de la varzea et celle
de la terre ferme (surtout quant aux végétaux ligneux), d'autant plus que
dans beaucoup de terrains de varzea l’inondation n'arrive pas toutes les
années et reste alors si peu de temps qu’elle ne peut guère être invoquée
comme excluant certaines espèces. Comme je viens de dire, il y a d’ail-
leurs aussi dans la terre ferme des igapös ou dépressions où l’eau de
pluie séjourne pendant plusieurs mois de l’année. Ici l’eau joue un rôle
électif beaucoup plus grand, et la présence de certaines espèces sociales
(des genres Mauritia, Lepidocaryum, Oenocarpus, etc.) est ici l'expression
immédiate des conditions d'existence particulières et très exclusivistes.
Comme j'ai indiqué plus haut, la végétation des terrasses fluviales
montre encore une grande analogie avec celle des terrains d’alluvion qui
ne sont plus que rarement atteints par les inondations. Cependant on
y trouve déjà quelques plantes qu’on chercherait en vain dans la varzea,
comme par exemple Bertholletia excelsa, Ravenala guyanensis, etc.,
tandis que beaucoup d’autres, comme les Ficus, Calycophyllum. Hura,
Triplaris, tous caractéristiques de la forêt alluvionaire, y font défaut. Je ne
puis entrer ici dans beaucoup de détails sur la composition de la flore de la
terre ferme, n'ayant pas eu le temps de l’étudier suffisamment. Je me
bornerai donc à indiquer les observations faites au cours de quelques
excursions dans la forêt à Antimary sur l’Acre et à Monte Verde, un peu
au-dessous de l’embouchure de cette rivière.
Quant aux grands arbres de la forêt de terre ferme, ils sont en partie
les mêmes que ceux que l’on trouve dans la forêt à Urucury. dans la
plaine d’alluvion. Il y a aussi des Ceiba, Dipteryx, Hymenæa, Copahyba
Parkia, quoique en partie des espèces différentes. Parmi les arbres parti-
culiers à la forêt de terre ferme on doit citer le Bertholletia excelsa
H. B. K., des Lecythis et Couratari, un Tachigalia (très commun sur la
terre ferme de Monte Verde), le Saccoglottis Uchi Hub., Castilloa
Ulei Warb., Hevea cuneata Hub., Caryocar villosum (Aubl.) Pers. Parmi
les arbres de taille moyenne, j'ai rencontré un Jacaranda, le Didymo-
panax Morototoni (Aubl.) March., Cecropia sciadophylla Mart., des espèces
d’Apeiba, Virola, Cordia, Sapium, en partie différentes de celles de la
plaine d’alluvion. Sur les falaises et les pentes de la terre ferme, ainsi
que dans les défrichements, on rencontre des essences héliophiles,
correspondant à la végétation des plages dans la plaine d’alluvion. On y
trouve, à l’état plus ou moins social, Ochroma lagopus SW., Apeiba
tibourbou Aubl., Cordia spec. et des espèces de Cecropia, différentes de
celles des terrains d’alluvion.
Le sous-bois était très dense dans les parties visitées, étant constitué
par les mêmes familles et souvent les mêmes genres et espèces que dans
la forêt la plus évoluée de la vallée. On doit cependant ajouter ici les
familles des Urticacées (Urera), Ochnacées (Ouratea), Simarubacées (Pic-
ramnia) Cycadées (Zamia), Monimiacées (Siparuna) et probablement encore
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 4, 31 mars 1906. 19
266 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1906 (18)
plusieurs autres, dont je n’ai pas rencontré des représentants. Beaucoup
de familles sont ici plus richement développées que dans la varzea. Pour
ne citer qu’un exemple, le genre Solanum est ici représenté par une
quantité d'espèces qui se montrent surtout dans les défrichements.
Mais c’est surtout la végétation herbacée qui se montre mieux déve-
loppée dans la terre ferme. C’est elle qui profite le plus non seulement
de l’absence des inondations, mais aussi de la diversité plus grande des
stations et des terrains. Des fougères, des Sélaginelles (dont une, S. stro-
bilifera Christ, s'élève jusqu’à 2 m. de hauteur) et des Lycopodes, des
Graminées à larges feuilles (Pharus scaber), des Cyperacées, le splendide
Ravenala guyanensis, plusieurs Heliconia, Costus, Renealmia, de belles
Marantacées, le Cyclanthus bipartitus, des Orchidées terrestres, des
Aracées (Diejfenbachia, Xanthosoma, Caladium), diverses Commelynacées,
Acanthacées, Rubiacées, des espèces de Desmodium, Pavonia, Peperomia,
Biophytum, etc., voilà les plantes herbacées qu’on rencontre le plus
souvent à l’ombre de la forêt de terre ferme.
Les Aracées grimpantes (surtout des genres Anthurium, Philodendron
et Monsiera) sont ici aussi variées que dans la varzea; ce sont cependant
d’autres espèces, plus décoratives.
J'ai eu l'impression que les lianes, quoique souvent très fortement
développées, étaient moins riches en espèces que dans la varzea. Il faut
cependant se garder d’en tirer des conclusions trop hälives, car dans la
forêt de terre ferme il est bien moins facile que dans la varzea de
récolter des lianes, parce qu’elles fleurissent généralement à une grande
hauteur, où on ne peut guère arriver, tandis que dans la varzea elles
descendent des arbres souvent jusqu’au bord de l’eau. Il en est de même
pour les épiphytes, qui se montrent surtout sur les branches des arbres
les plus élevés, de sorte qu’on ne peut s’en emparer que lorsque l'arbre
est tombé.
Eu somme une exploration méthodique de la terre ferme est encore à
faire et elle peut nous réserver bien des surprises, mais elle servira
surtout à nous fixer sur les relations qui existent entre la flore de la
terre ferme et celle de la varzea. Nous avons déjà vu que ces deux flores
ne sont pas totalement différentes mais qu’elles ont un certain nombre
d'espèces communes, quelquefois aussi des espèces vicariantes. Suivant
toute probabilité, la forêt de terre ferme n’est qu’une phase plus évoluée
d'une forêt de varzea plus ancienne.
LL
Les palmiers du Rio Purus.
La vallée du Rio Purus est, comme toute la région amazonienne, très
riche en palmiers, qui surtout dans la plaine d’alluvion et dans les parties
humides de la terre ferme, jouent un rôle physionomique important. Il
ne sera donc pas déplacé de les traiter dans un chapitre spécial, vu leur
importance au point de vue de la géographie botanique.
(19) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 267
J'ai déjà parlé plus haut de l’Astrocaryum Jauary Mart. comme étant le
palmier qui apparaît le premier dans les alluvions récemment formées et
qui peut croître dans les igapös les plus inondés. Les jeunes exemplaires
de ce palmier peuvent même supporter une submersion complète
pendant plusieurs mois, fait probablement unique dans la famille des
Palmiers. :
L’Astrocaryum Murumuru Mart., qui de même que 1’A. Jauary est dis-
persé sur presque toule la région amazonienne, n’est cependant pas
aussi nettement aquatique que son congénère. Pendant l’époque de la
plus haute crue, je l’ai généralement rencontré aux bords de la zone
inondée et dans toute son aire il occupe des terrains humides et frais
mais peu inondes. Dans le bas Amazone, j'ai remarqué que sa distribu-
tion coïncide à peu pres avec la zone propre à la culture du Cacao; dans
le haut Purus il existe aussi dans les mêmes endroits que le cacao
sauvage.
Le palmier le plus caractéristique et le plus fréquent des terrains peu
ou point inondés est, comme je l'ai déjà dit plus haut. l’Altalea excelsa
(Urucury). La distribution géographique de cette espèce est aussi vaste
que celle des espèces précédentes et on peut dire que ces trois palmiers
sont les plus caractéristiques et les plus fréquents des alluvions amazo-
niques.
Quant à la limite orientale de ces palmiers il est à remarquer que,
landis que le ja vary s'arrête sur le fleuve principal au-dessus de Gurupä,
dans les affluents inférieurs (avec exception du rio Guamä où il descend
plus bas) à la limite de l’action du flux et du reflux, l’Urucury et le
Murumurü descendent encore plus bas, sans atteindre cependant le bord
de la mer . Les limites occidentales sont moins bien connues, surlout en
ce qui concerne les affluents septentrionaux de l’Amazone. Le Java ry est
encore fréquent dans le bas Ucayali (comme d’ailleurs aussi le Muru-
muru, qui s’y trouve même sur la lerre ferme), mais dans le Purus il
devient de plus en plus rare une fois dépassé l'embouchure du rio Acre.
Mais, comme le fait déjà remarquer Chandless, cette circonstance doil
dépendre surtout du manque de stations appropriées. Le long du Haut
Purus j’ai observé le Javary strictement localisé aux endroits où des lacs
ou des igapôs communiquent avec la concavité du rivage. Quant à
l'Urucury, il est encore fréquent dans les alluvions du haut Purus au
point le plus avancé où je suis arrivé. Dans le rio Ucayali, il est déjà
substitué par une autre espèce à feuillets disposés dans un plan vertical
que les Péruviens appellent Shapaja. Ce palmier qui dans les alluvions
du Rio Ucayali et de ses affluents, est aussi fréquent que l'Urucury
dans le Solimöes et le Purus, ou une forme très voisine, est connu dans
le haut Purus sous le nom de Jacy. Probablement ce nom est une
adaptation au nom de Tiasse, car d'après la «Flora brasiliensis» le
Voyageur allemand Wallis aurait trouvé au Purus sous ce nom une
espèce en tous points semblable et que M. Drude considère comme
identique à l’Attalea Humboldtiana Spruce. Le Jacy (que je désigne
provisoirement sous le nom de Attalea Wallisii Hub. >?) ressemble
* Le long des canaux de Breves et jusqu'aux environs de Para, ces deux pal-
miers sont encore fréquents.
. * Attalea Wallisii Hub. n. sp. differt a proxime affini A. Humboldtiana
Spruce drupis ellipsoideis cylindricis nunquam subprismalicis.
263 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (20)
par la forme élégante de ses feuilles à l’Orbignia speciosa (Uauassü),
mais il est un peu moins grand et ses fruits different sensiblement
des fruits de celui-ci, étant plus étroits et allonges, cylindriques
et légèrement pointus aux deux extrémités. Par ce fait il se distin-
gue également de lAttalea Humboldtiana, dont les fruits seraient,
d’après la description de Spruce, souvent plus ou moins prismatiques
vers la base, grâce à leur compression mutuelle. J'ai vu le Jacy la
première fois à l'embouchure du Rio Pauhiny et il se trouve peut-être
représenté en exemplaires isolés encore plus en aval, mais il ne devient
fréquent que dans le voisinage de l’Acre, où il se substitue en partie à
PUrucury. Mais jusqu'au point où je suis arrivé, l’Urucury est toujours
beaucoup plus fréquent que le Jacy et je doute que celui-ci arrive dans
la haute vallée du Purus à remplacer complètement son congénère.
Un palmier très caractéristique des alluvions du Rio Purus, qui se
trouve presque toujours associé à l’Urucury, est I’ Euterpe precatoria Mart.
(Assahy), espèce largement répandue dans les alluvions du Rio Solimöes
et de ses affluents. Son tronc unique qui devient ordinairement plus gros
que les tiges grêles de l’Euterpe oleracea de Parä, s'élève quelquefois très
haut (jusqu’à 20 m.) et porte une couronne de feuilles d’un vert un peu
glauque, dont les feuillets sont pendants comme dans l'E. oleyuceu.
En certains endroits le long du Rio Purus apparaît l’Iriartea Orbigniana
Mart. (Pachiuba) dans la forêt littorale, mais sa distribution est plus irré-
gulière que celle des espèces précédentes. C’est aussi un palmier dont la
distribution dans la région amazonienne est très vaste, allant de la
région côtière (environs de Belem et de Braganca) jusqu’au pied des
Andes (Rio Ucayali).
Parmi les palmiers qui croissent dans les terrains d’alluvion du Rio
Purus, il y en a un qui est particulièrement intéressant comme ayant une
distribution plutôt restreinte. Le Phytelephas macrocarpa Ruiz et Pavon
(Yarina). apparaît seulement en amont de l'embouchure de l’Acre !, mais
à Ponto Alegre il est déjà le palmier le plus commun à l'intérieur de la
forêt et d’après Chandless il devient plus fréquent à mesure qu'on
remonte la rivière. Généralement il est acaule (pl. 11), c’est-à-dire son
tronc n’est pas visible au-dessus de la terre, mais quelquefois on rencontre
des exemplaires qui ont un tronc court et trapu et jen ai vu un dont le
tronc obliquement ascendant atteignait plus de 2 m. de longueur. Fai
des raisons de penser qu'il s'agissait d’un pied mâle. Au moment de
notre visite les pieds femelles étaient chargés de leurs têtes de fruits
dont nous avons compté 14 sur un seul individu.
Aux environs de l'embouchure de l’Acre, on trouve dans les forêts
alluvionnaires, quelquefois en famille, un petit palmier acaule avec des
feuilles semblables à celles d’un petit Maximiliana regia Mart (Inajä),
raison pour laquelle on luia donnéle nom d’Inaja-räna. Ce palmier dont
j'ai obtenu, surtout grâce aux efforts de M. André Gœældi, des inflores-
cences mâles et femelles ainsi que des fruits mürs, est un Atfalea de la
section Pseudo-Scheelea Dr. et constitue une nouvelle espéce que j'appelle
Altalea Gældiana*.
! En aval de ce point, le Yarına se trouve encore au pied de la terre ferme
de Canto escuro.
? Atialea Gældiana Hub. n. sp. acaulis, foliis crispatis, proxime accedit 4.
phaleratæ Mart., qua differt drupis obovatis basin versus compressis.
(21) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 269
Un autre palmier de taille moyenne qui, à partir de l'embouchure du
Rio Pauhiny, se voit quelquefois dans la forêt des concavités du rivage
et qui se rencontre par exemple assez fréquemment dans la « varzea
alta » de Ponto“Alegre, ressemble à un Mauritia fleeuosa en miniature,
avec un tronc lisse et une couronne arrondie relativement petite, mais
très élégante, de feuilles palmées un peu grisâtres en dessous, divisées
jusqu’au pétiole en deux moitiés égales dont chacune est pourvue d’inci-
sions dont quelques-unes se prolongent jusqu'au pétiole. Ce palmier,
dont je n’ai vu aucune trace de fleurs ou de fruits, paraît être le même
qui a élé appelé Acanthorrhiza Wallisii par Wendland. Malgré l'absence
de racines épineuses, on le doit probablement réunir au genre Acanthor-
rhiza, à cause de la forme de ses feuilles.
J'ai rencontré ce même palmier entre le Rio Ucayali et le Javary et
dans le Pampa del Sacramento.
Parmi les petits palmiers des terrains d’alluvion de Purus, il y a sur-
tout un certain nombre d’especes de Bactris, parmi lesquelles le B. con-
cinna Mart. parait être une des plus fréquentes. Le genre Geonoma est
également biien représenté, surtout dans les parties peu inondées. J'ai
surtout remarqué une espèce très gracieuse croissant en grandes touffes,
avec des tiges grêles et flexueuses et des feuilles simplement bifurquées
au sommet. Très commune dans la « varzea alla » du haut Purus, est une
espèce de Chamædorea (G. lanceolata K.) très élégante, avec des feuilles
luisantes à folioles lancéolées et avec des panicules jaunâires de fruits
d’abord orangés puis noirs. Le genre Desmoncus est aussi représenté par
plusieurs espèces grimpantes, qui cependant n’influent que peu sur la
physionomie de la forêt et n'apparaissent que çà et la sur le rivage, prin-
cipalement au bord des lacs.
Sur la terre ferme, les palmiers ne jouent pas le même rôle prépondé-
rant que dans les terrains d’alluvions. Cependant il y a un assez grand
nombre d'espèces de grande taille, dont quelques-unes apparaissent aussi
ca et là dans la varzea, surtout dans les parties élevées qui ne sinondent
que rarement (forêt à Urucury).
Quand on remonte le bas Purus, on voit en quelques rares endroits où
la terre ferme atteint le fleuve, de très beaux exemplaires d’Orbignia spe-
ciosa Barb. Rodr. (Uauassü), palmier splendide qui se distingue par sa
couronne immense de feuilles dressées dont les folioles très rapprochées
les unes des autres et diminuant insensiblement en longueur vers la
pointe, sont étalées dans le plan vertical, ce qui les fait ressembler assez
à des plumes de coq gigantesques. L’aire de cetle espèce paraît s'étendre
surtout sur les affluents méridionaux de l’Amazone. Barbosa Rodrigues
indique ce palmier comme croissant au Mattogrosso et le long des fleuves
Tapajoz, Madeira, Purus et Amazone supérieur. J'en ai vu aussi des exem-
plaires au Rio Capim et près de l'embouchure du Rio Negro, sur la terre
ferme de Manäos, mais il est probable qu'il s'agissait là d'exemplaires
cullivés. Sur la côte de l’état de Parä (Salgado) et au Maranhäo existe un
palmier semblable qu’on y appelle Babassü ou Côco babassü, mais je
ne saurais affirmer s’il s’agit réellement de la même espèce que celle qui
se trouve sur les bords du Rio Purus. Dans le haut Purus je n’ai pas ren-
contre l’Uauassü et je ne crois pas qu'il s’avance au-delà de l'embouchure
du Rio Ituxy. Dans cette région apparaît un autre palmier intéressant,
l'Iriartea ventricosa Mart., Pachiuba barriguda des Brésiliens, qui est
largement répandu dans tout le bassin supérieur de l’Amazone et de ses
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (22)
affluents provenant des Andes. C'est une forme essentiellement andine,
comme d’ailleurs le genre Jriartea et les Iriartées en général. Aussi les
exemplaires plus ou moins isolés qu’on voit sur les pointes de terre
ferme entre l'embouchure du Pauhiny et celle de l’Acre, ne peuvent-ils
guère donner une idée de ce que c’est que l’Iriartea ventricosa au pied
même des Andes où il croît par milliers et en exemplaires splendides.
En opposition avec l’Orbignia speciosa, qui habite plutôt les plateaux,
l’Iriartea ventricosa croît de préférence sur les versants des collines et
au bord des ruisseaux, où il se trouve associé avec l’Euterpe precatoria
que nous avons déjà cité comme étant très fréquent dans la varzea. et
avec l’Oenocarpus multicaulis Spruce (Bacäba-y ou Bacabinha) qui éga-
lement arrive assez souvent dans les terrains d’alluvions. Ce dernier pal-
mier, loin d'être limité à la région montagneuse des Andes péruviennes
où Spruce l’a rencontré le premier, s'étend sur tout le bassin de l’Ama-
zone supérieur, au moins dans sa partie méridionale. En dehors du
Purus, je l’ai aussi trouvé au Rio Ucayali. Dans la Flora brasiliensis il est
cité avec doute au Rio Madeira : il me parait très probable qu'il arrive
réellement jusque-là. Il paraît être, au sud de l’Amazone, l’espece vica-
riante de l’Oenocarpus minor du Rio Negro, Japurà, etc. J’ai d’ailleurs vu
à Manäos et même plus en aval sur la rive gauche de l’Amazone, un
Bacaba-y en touffes, qui ne pouvait être que l'O. multicaulis; dans ce
cas il s'agissait cependant sans doute d'exemplaires cultivés/
On trouve encore deux espèces d’Oenocarpus dans les terres fermes du
Rio Purus, le Patauä branco, qui est l’A. Bataua Mart. et le Patauä
rôxo, qui est probablement une nouvelle espèce, ayant des fruits un peu
plus courts que le précédent. C’est dans les terrains marécageux (igapös)
de l’intérieur que les grandes espèces d’Oenocarpus croissent sociales, en
compagnie de Mauritia flezuosa L. f., Mauritia aculeata Mart. et Lepido-
caryum sp. Seulement, dans deux endroits, j'ai vu les Mauritia flexuosa
au bord même du fleuve et c'était toujours sur la terre ferme.
Dans les haut Purus j’ai rencontré sur la terre ferme encore quelques
autres espèces de palmiers qui méritent une mention spéciale.
La plus intéressante est sans doute une espèce de Guilielma, que les gens
du pays appelent Pupunha brava, ou P. sauvage. pour la distinguer
du Guilielma speciosa (Pupunha) qui croît seulement à l’état cultivé
ou subspontané. J’ai appelé la nouvelle espèce Guilielma microcarpa Hub.?,
car c’est par ses pelits fruits rouges tous fertiles qu'elle se distingue
surtout de G. speciosa, tandis que Guilielma mattogrossensis que M. Bar-
bosa Rodrigues a découvert au Mattogrosso, s’en distingue en outre par
son tronc simple et par des pétioles et. spathes beaucoup plus épineuses.
J'ai rencontré le G. microcarpa à l’état sauvage non seulement en diffé-
rents endroits dans les environs de l'embouchure de l’Acre, où il se
trouve aussi bien sur la terre ferme que dans les forêts d’alluvions rare-
ment inondées, mais aussi dans le Pampa del Sacramento où il est éga-
lement spontané. Je sais en outre de source certaine que ce palmier est
fréquent dans le haut Juruä. Il semble donc que nous pouvons considérer
comme l'aire de la nouvelle espèce tout le bassin du Purus et du Juruä,
ainsi que le moyen Ucayali et Huallaga.
! cf. Bol. do Museu Gældi. Vol. IV p. 474-476, 1904.
Guilielma mierocarpa Hub. n. sp. Caudice cæspitoso valide spinoso, drupis
subglobosis vix ultra 4,5 cm. diametro metientibus coccineis.
=
(23) J. HUBER, LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 274
A Monte Verde, M. Goeldi, qui avait déjà visité cette localité avant moi,
avait colleciionné, à cette occasion, les spadices et les fruits d’une espèce
de Cocos qui me paraissait différer beaucoup des autres espèces de ce
genre connues jusqu'ici comme existant dans la région amazonienne. Les
fruits présentent, il est vrai, les caractères de la section Syagrus, et ils ne
se distinguent pas beaucoup de ceux de Cocos speciosa et C. Inajai, mais
le spadice à un pédoncule court et un rhachis très long (1 m.), sur lequel
sont insérés de très nombreux (jusqu'à 150) rameaux serrés les uns
contre les autres et dont la longueur diminue de la base au sommet du
régime. Le palmier lui-mème atteint une hauteur de 15 à 20 m., ayant un
tronc assez grêle et une belle couronne de feuilles courbées en arc et à
folioles assez raides. Cetle espèce que j'appelle provisoirement Cocos
purusana Hub.', paraît constituer un terme de passage entre les espèces
à tronc médiocre du bas et moyen Amazone (C. speciosa, GC. Inajai, C.
Chavesiana) et les grandes espèces du Brésil central (C. botryophora, C.
acrocomioides elc.)
Un autre palmier très intéressant et autant que je vois nouveau pour
la science est une espèce gigantesque d’Astrocaryum, done le tronc peut
atteindre une hauteur de 20 à 25 m. Par ses grands fruits arrondis cette
espèce se rapproche de l’Astrocaryum princeps Barb. Rodr., mais elle s’en
distingue par son tronc Ir&s élancé, dont les entrenœuds inférieurs sont
au moins deux fois plus longs que larges, par les épines assez faibles du
tronc qui sont plus ou moins caduques el ne se rencontrent souvent que
d’un côté du tronc, par le nombre restreint de ses feuilles et surtout par
leur forme. Car au lieu d’être dressées et pourvues de folioles rigides,
elles finissent par être élalées el ont des folioles longuement surplom-
bants. Comme cetle espèce parait avoir les plus grands fruits du genre,
je l'appelle A. macrocarpum?. Je l'ai rencontré sur la terre ferme d’An-
timary (Acre) et de Monte Verde (Purus), ainsi que dans les terrains
d’alluvions du Ponto Alegre (Alto Purus).
Parmi les petits palmiers de la terre ferme on peut d’abord mentionner
P Astrocaryum mumbaca Mart. et A. gynacanthum Mart. qui dans le haut
Purus sont presque aussi fréquents que dans le bas Amazone, puis
quelques espèces de Bactris et plusieurs Geonoma, que cependant je n'ai
pas eu l’occasion d'étudier plus à fond. Les espèces de Geonoma à larges
feuilles, qui servent à couvrir les toits, se trouvent plutôt à l’intérieur
des terres fermes. Je citerai ici encore une espèce de Desmoncus (D.
lepltospadix Mart.) qu'on rencontre assez souvent le long des sentiers et
qui ne dépasse pas beaucoup la hauteur d’un homme, développant ses
petites régimes de jolis fruits orangés à la portée de la main. C’est une
des rares espèces de ce genre qui ne grimpent que très peu et qui sont
en même temps presque dépourvues d’épines.
Cocos purusana Hub. n. sp. ab aliis speciebus sectionis Syagrus Ama-
z0niam inhabitantibus differt caudice altiore spadice mulliramoso (ad 150 ramos
gerente).
2? Astrocaryum macrocarpum Hub. n. sp. differt a proxime affini A. princeps
Barb. Rodr. caudicis internodiis inferioribus elongalis, foliis paucioribus, seg-
menlis laxis dependentibus, drupis maximis globosis.
2712 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 (24)
IV
Sur l'indigénat du Theobroma Cacao dans les alluvions du Purus
et sur quelques autres espèces du genre Theobroma.
Il est généralement admis que le Theobroma Cacao L. croit spontané-
ment dans la region amazonienne, mais jusqu'ici on ne connaît guère ni
l'extension approximative de son aire ni les conditions spéciales dans
lesquelles on le trouve. Quant à la première question, il est à remarquer
que le cacaoyer n’a pas encore été rencontré à l’état indubitablement spon-
tané ni au nord ni au sud de l’Amazone inférieur en aval de l'embouchure
du Tapajoz. Il est vrai que des documents historiques du XVIlIe siècle
mentionnent le cacao comme croissant spontanémeut dans les îles de
l'embouchure de l’Amazone, notamment dans l’île de Gurupä, et que
Martius l'indique comme croissant dans les forêts riveraines de l’ Amazone
pres Santarem (Tabulæ physiognomicæ I), mais comme tout le long du
fleuve principal, de Santarem jusqu’à l'embouchure du rio Negro, a existé
depuis longtemps une culture assez intensive de cacao, il sera assez
difficile à l’heure présente de décider si l'arbre s’y trouve à l’élal spontané
ou seulement subspontané. Cependant il ne me paraît pas impossible que
les « cultures » primitives de celte zone aient eu leur origine dans de
« cacaodes » naturels et qu'au moins une partie des cacaoyers cultivés
actuellement soient des descendants de pieds spontanés trouvés dans ces
parages par les premiers colons agriculteurs.
Tandis que le long de l’Amazone inférieur l’indigénat du cacaoyer est
assez problématique, il en est autrement quant à son cours moyen et supé-
rieur, et ses grands affluents, Madeira, Purus, Juruä, Ucayali au S, Japurä
et autres au N. Dans les fleuves, au moins dans leur partie supérieure, le
cacaoyer n’a jamais été cultivé par les blancs et comme les indiens ama-
zoniens n’atlachent aucune importance au cacao, on peut admettre que
de leur part également il n’ya pas eu d’essais de culture.
Dans les alluvions du Purus et de l’Ucayali j'ai rencontré moi-même le
T'heobroma Cacao dans des conditions qui rendaient une ancienne culture
très peu probable. Dans le Purus surtout, l’arbre est de plus tellement
fréquent dans les forêts de varzea, aussi bien dans celles qui s’inondent
à plus d’un mètre de profondeur que dans celles qui ne sont que rarement
inondées, qu’on serait forcé d'admettre une culture ancienne très
répandue, ce qui n’est nullement probable comme je viens de l’exposer.
Le cacaoyer sauvage est un arbre de sous-bois, atteignant à peine 8 m.
de hauteur. Quelquefois le tronc est droit à ramification courte et étagée,
mais souvent il y a plusieurs pieds de la même souche et alors ils sont
inclinés et plus ou moins courbés, ce qui est assez rare parmi les autres
pelits arbres du sous-bois. La période de fructification va du mois de
février jusqu'au mois de mai, mais il existe des différences considérables
dans l’époque de fructification d’après les endroits. Tandis que par
(25) J. HUBER. LA VÉGÉTATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 273
exemple au commencement du mois d'avril il n’y avait plus un seul fruit
sur les arbres croissant dans la varzea de Ponto Alegre (Allo Purus), il
y avait au mois de mai encore des pieds chargés de fruits dans les forêts
inondées en aval .de l'embouchure de l’Acre (Bom Lugar). Il se peut
d’ailleurs que ce phénomène soit tout simplement une conséquence du
retard des stations qu’on observe à mesure qu’on descend le rio Purus.
En tout cas il semble que chez les arbres sauvages l’époque de la fructi-
fication est plus passagère que chez les sujets cultivés dans le bas Ama-
zone. — Les fruits du cacaoyer sauvage que j'ai pu examiner, étaient en
général un peu plus petits et avaient une coque moins épaisse el moins
dure que ceux des arbres cultivés: ils renferment un nombre plus
petit de semences, mais la forme et les dimensions de celles-ci ne diffe-
rent pas beaucoup de celles de la forme la plus souvent cultivée dans le
bas Amazone.
Ce qui me paraît parler le plus en faveur de l'indigénat du Theobrroma
Cacao dans les alluvions du rio Purus, c’est la circonstance qu’à côté de
lui on trouve encore non moins de 6 autres espèces du genre Theobroma,
savoir:
1. Theobroma microcarpum Mart. qui, jusqu'ici, avait été trouvé seule-
ment par Martius sur les rives du Solimöes, est dans le Rio Purus une
espèce très fréquente, non seulemeut dans les alluvions, où elle forme
en certains endroits (Ponto Alegre) l'espèce dominante du sous-bois,
mais aussi sur la terre ferme (Antimary), où elle croît cependant plus
clairsemée. C’est un petit arbre à tronc droit et de ramification réguliè-
rement élagée, avec des feuilles glabres et luisantes, très obliques à la
base et remarquablement petites pour le genre Theobroma. Les fleurs
naissent sur les rameaux feuilles; le fruit est petit, presque sphérique,
pourvu de côtes longitudinales et entre elles d’un réseau de côtes un peu
moins saillantes. A l’époque de notre voyage les fruits étaient presque
tous déjà passés et ouverts par les singes.
2. Theobroma speciosum Spreng., espèce répandue en plusieurs varié-
tés dans toute la région amazonienne, ainsi que dans la Guyane française,
est également assez fréquente au Rio Purus, croissant indistinctement
dans la varzea et sur la terre ferme. C’est probablement l'espèce qui
croit le plus haut, atteignant jusqu'à 15 mètres de hauteur, sans cepen-
dant former une couronne bien étendue. Le Th. speciosum se reconnaît
facilement à sa ramification extrêmement curieuse (sa tige aboutit à
chaque période de croissance par une trifurcation de rameaux étalés hori-
zontalement et bifurqués à leur tour, la continuation de la tige étant
fournie par un bourgeon situé au-dessous de la trifurcation), à ses feuilles
coriaces ! et d’un vert foncé brillant à la face supérieure, cendrées à la face
inférieure, el à ses grandes fleurs d’un rouge noirätre qui naissent en
bouquets compacts sur le tronc. Son fruit est quelque peu semblable à
celui de l'espèce précédente, mais un peu plus grand, à coque plus dure
et à côtes moins saillantes.
3. Theobroma sylvestre Mart., trouvé par Martius sur le Solimöes. est
assez fréquent dans les varzeas et sur la terre ferme du Haut Purus,
cependant moins fréquent que- les espèces précédentes. C’est un arbre
! La variété coriaceum Hub. qu'on trouve au Purus et dans le haut Amazone,
se distingue du type par les feuilles un peu plus courtes et plas coriaces et par
des fleurs plus petites.
274 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (26)
médiocre (hauteur env. 10 m.) mais à couronne plus large que le précé-
dent, avecdes feuilles ovales oblongues un peu tomenteuses à la face infé-
rieure. Les fleurs et les fruits naissent sur les rameaux; les fruits sont
obovoides, à coque mince et grossièrement chagrinée, concordant assez
bien avec les figures que F. Aublet donne de son Cacao sylvestris. L’aire
du Th. sylvestre paraît donc être assez grande; je ne l’ai pas trouvé
cependant dans le bas Amazone, ni sur l'Ucayali.
4. Theobroma subincanum Mart. a une aire aussi vaste que le Theo-
broma speciosum, sans être aussi fréquent qne celui-ci. Au Purus il croît
en compagnie des espèces précédentes. C’est un arbre qui s'élève jusqu'à
10 ou 15 m. et dont le tronc atteint quelquefois 30 cm. de diamètre. Ses
feuilles sont très allongées (dans la forme du Purus elles sont cependant
un peu plus courtes et plus larges que dans la forme du bas Amazone),
tomenteuses et blanchâtres à la face inférieure. Les fruits, qui naissent
sur les branches, sont presque de la même forme el dimension que
ceux de l’espèce précédente, mais ils ont une coque plus épaisse et sont
légèrement tomenteux, non chagrinés.
5. Theobroma bicolor H. B. K., espèce indigène dans le haut Amazone
et souvent cultivée. Je n’ai vu de cette espèce qu'un fruit (qui d’ailleurs
a une forme très caractéristique et ne peut être confondu avec autre
chose) dans la main d’un petit Indien qui disait l'avoir trouvé dans la
forêt. C'était dans la varzea du moyen Purus, à Cachoeira.
6. Theobroma sinuosum Pavon in sched. !, espèce connue seulement par
les feuilles, qui sont tomenteuses, obovées-oblongues, grossièrement
sinuées-dentées vers la pointe. J’en ai trouvé un jeune exemplaire sur la
terre ferme de Monte Verde, exemplaire qui a été transplanté dans le
jardin botanique de Parä.
En dehors de ces espèces je ne connais que deux espèces amazoniennes
de Theobroma (Th. grandiflorum Schum. et Th. Spruceanum Bern., de
sorte que l’on peut dire que dans le haut Purus la majorité des espèces
amazoniennes du genre T'heobroma se trouve représentée en compagnie
du Th. Cacao.
En outre on trouve encore, dans les mêmes localités. une petite espèce
de Herrania, que je n'ai pas pu déterminer faute d'échantillons en fleur.
.
Quelques observations sur les Bambusées du Rio Purus.
On sait que les Bambusées sont pour la plupart des plantes assez
réfractaires aux recherches systématiques, ne produisant que rarement
des fleurs qui seulement permettent leur détermination, ce qui fait que
leur rôle dans la végétation est assez souvent négligé dans les descrip-
. " Theobroma sinuosum Pav.in sched. Fl. P. n. #18 (Chicoplaya). Ramis pelio-
lis, foliisque infra molliter ferrugineo-tomentosis, foliis brevissime petiolatis
apicem versus grosse acutissimeque sinuoso-dentatis supra punctatis.
(27) J. HUBER. LA VEGETATION DE LA VALLÉE DU RIO PURUS 275
tions phytogéographiques. Il est vrai qu’en general les Bambusées n’ont
pas une part très grande dans la physionomie des rives de l’Amazone et
de ses affluents, mais leur rôle ne peut pas être considéré comme négli-
geable.
Dans le bas Amazone on trouve ca et là au bord des rivières des touffes
plus ou moins isolées de Guadua glomerata Munro, G. aff. macrostachya
Rupr. (Tabôca des Brésiliens) et peut-être encore d’autres espèces congé-
neres; c'est de la dernière espèce seule que j'ai constaté de plus
grandes associations, appelées Tabocäes, el assez répandues par exemple
dans la moitié orientale de l’île de Marajö. Le long de l’Amazone même,
jusqu’au confluent du Rio Negro, on aperçoit assez rarement des touffes
de Bambusées appartenant probablement aux mêmes espèces.
C’est dans le Solimöes que les Bambusées commencent à apparaître
plus souvent dans la forêt riveraine. Vers l'embouchure du Rio Purus
principalement, l’on voit sur la rive droite du Solimöes beaucoup de
Tabocäes, que Martius a déjà remarqués et qu'il attribuait aux habitants
primitifs de ces parages, qui auraient planté des haies de bambous pour
protéger leurs habitations contre des attaques inopinées. Quoiqu'il en
soit à cet égard, ce qui est cerlain, c’est que dans le cours inférieur du
Rio Purus, une Bambusée de taille moyenne, très gracieuse, avec des
feuilles très fines, forme en certains endroits le sous-bois d’une facon à
peu près exclusive; mais quand on remonte la rivière, cette espèce dispa-
raît bientôt et dans le reste du bas Purus on ne trouve plus de Bambu-
sées aux bords du fleuve.
C’est seulement aux environs de la Cachoeira, qu’apparait une autre
espèce beaucoup plus grande, d’abord en touffes isolées, puis en amont
de l'embouchure du Rio Pauhiny, en groupes de plus en plus nombreux.
Cette espèce qui est surtout fréquente aux environs de la bouche de
l’Acre, atteint son plus grand développement au pied des éperons de
terre ferme qui abondent ici (Canto Escuro, Monte Verde). C’est une
espèce gigantesque du genre Guadua que j'ai appelée G. superba’. Ses
chaumes atteignent une hauteur de 20 m. sur un diamètre de 10 à 15 cm;
ses rameaux très régulièrement distiques (non fasciculés) et élégamment
surplombants font ressembler ses tiges à d'énormes plumes d’autruche;
son rhizome lui-même se distingue par une ramification strictement
distique ce qui lui donne un aspect très particulier.
Il ya dans cette espèce un dimorphisme très prononcé des rameaux. les
rameaux inférieurs, jusqu’à la hauteur de 6 m. environ, étant divariqués
et entrecroises horizontalement. Ces rameaux inférieurs sont pourvus
d’epines en forme de crochets recourbés qui manquent sur les rameaux
supérieurs.
Dans le cours inférieur du Rio Acre, une espèce grimpante à feuilles
très étroites est également très fréquente.
Quand on remonte le Haut Purus, en amont de l'embouchure de
l’Acre, on rencontre une Bambusée sociale, de tiges très épineuses et de
feuilles assez larges, bien moins imposante que le Gnadua superba, mais
non moins importante quant à son rôle physionomique et phytogéogra-
phique. Cette plante qui par ses inflorescences se montre appartenir au
genre Nastus, constituant une nouvelle espèce que j’appellerai Nastus
? Cf. Boletim do Museu Gældi Vol. IV, p. 479. 190%.
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (28)
amazonicus Hub.?, forme de vastes «tabocäes» qui sont une des associa-
tions caractéristiques du Haut Purus, devenant de plus en plus étendus
el impénétrables à mesure qu’on remonte la rivière (cf. Chandless, 1. c.).
A Ponto Alegre où j'ai pu voir un de ces tabocäes, cette Graminée
était associée à des arbres isolés (surtout une Legumineuse à feuilles
finement pennées, des Hevea brasiliensis et un Chorisia (2)), le sous-bois
étant peu développé. Dans le «centro» (terrains éloignés de la rivière)
de Ponto Alegre il y a plusieurs «estradas» de Hevea dans un grand
tabocal. D’après les informations que j’ai reçues des habitants, tous les
pieds de ce tabocal auraient fleuri et fructifié en même temps et auraient
été morts à l’époque de notre visite, fait que je n'ai pas pu veritifier
moi-même.
Sur la terre ferme il y a aussi plusieurs espèces de Bambusées, mais
je n’enai pas vu des associations importantes. Une espèce très répandue
croit en pieds isolés très allongés qui ne sont pas assez forts pour se
soutenir d'eux-mêmes: ils sont généralement appuyés obliquement sur
les arbres du sous-bois, comme certaines lianes, sans être des plantes
grimpantes proprement dites. Les feuilles de cette espèce sont assez
larges et le bord supérieur de leur gaine est muni, des deux côtés du
pétiole, de deux prolongements linéaires frangés de cils très longs et
forts. Je n’en ai malheureusement pas vu les fleurs, de sorte qu'il n’a
pas élé possible d’en déterminer le genre.
? Nastus amazonicus Hub. n. sp. differt a specie brasiliensi adhuc cognila
(N. barbatus Rupr.) culmo fistuloso aculeato, valvulis sterilibus numero-
sioribus, flosculo terminali tabescente brevius pedicellato, lodiculis late ovatis.
Malheureusement les inflorescences élaient dans nos échantillons imparfaile-
ment développées, de sorte que quant au nombre des étamines il y a encore
quelque doute (je n’en ai compté que trois); mais la forme des inflorescences est
identique à celle du Nastus barbatus. Il serait toujours possible que la présence
d’une seule fleur fertile soit, dans nos échantillons, un fait accidentel, et alors
notre espèce devrait se ranger dans le genre Guadua, avec lequel il montre beau-
coup d’affinite, surtout quant à ses organes végétatifs.
— RR —
Veber
eine neue Art der Gattung Trichodesma aus der Flora
des südlichen Persien.
Von
J. BORNMÜLLER (Weimar).
Unter westpersischen Pflanzen, die es unlängst zu bestimmen gab,
erregte ein Exemplar einer mir wohlbekannten, aber höchst kritischen
Trichodesma-Art mein besonderes Interesse, da ich diese nämliche Spezies
vor Jahren auf meinen Reisen in Süd-Persien (1892-1895) aufgefunden,
zahlreich eingesammelt und — nicht ohne Bedenken — als T. Stocksu
Boiss. an viele Herbarien abgegeben hatte. Ursprünglich die Pflanze für
eine neue Art haltend, doch von Haussknecht, dem ich diese wie so
manche unbeschriebene Species zur Begutachtung übergeben hatte, als
T. Stocksü Boiss. bezeichnet, schien es mir bei der Ausgabe der Exsicca-
ten geboten, wenigstens die von der Beschreibung der Boissier’schen
Diagnose allzu abweichenden Formen als eigene Varieläten (var. viride
und var. angustifolium) zu kennzeichnen, um so die Aufmerksamkeit
späterer Forscher auf diese Pflanze zu lenken. Inzwischen ist freilich ein
Dezennium verflossen, ohne dass die Gesamtpublikation meiner 1892-93
unternommenen Reise, der immer wieder neue Unternehmungen gleicher
Art in andere Gebiete des Orients etc. folgten, zustande gekommen, und
ohne dass auch über diese zweifelhafle Trichodesma-Art entschieden
worden wäre.
Eine jetzt vorgenommene Nachprüfung meiner Pflanze ergab mit aller
Bestimmtheit, dass diese Bestimmung irrig war. Die Beschaffenheit des
Samens im Verein mit der anderen Blattgestalt, die mit der Beschreibung
des T. Stocksiü Boiss. unmöglich in Einklang zu bringen waren, gaben zu
schwerwiegende spezifische Unterschiede ab; ich stellte die Diagnose der
nunmehr als T. Iranicum sp. n. bezeichneten Pflanze auf, musste mich
allerdings in Ermangelung von Vergleichsmaterial (von T. Stocksii Boiss.)
allein an den Wortlaut der Diagnose halten. Endlich fand meine Annahme
die noch erwünschte Bestätigung, indem Herr G. Beauverd in bekannter
278 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906 (2)
entgegenkommender Weise meine Exemplare mit dem Boissier’schen
Original verglich und mir gütigst sein Ergebnis mitteilte. Nach Herrn
G. Beauverd’s Ansicht ist das Gesamtbild des echten T. Stocksi Boiss.
von dem des 7. /ranicum Bornm. ganz wesentlich verschieden. Letztere
zeige sogar weit mehr Verwandischaft zu T. Aucheri DC. (!) als zu
T. Stocksii Boiss. und erweise sich selbst bei oberflächlicher Betrachtung
als eine andere zweifellos gute Spezies.
Somit steht der Veröffentlichung der neuen Art nichts mehr im Wege
und erlaube mir, sie in kurzen Worten, wie folgt, zu beschreiben:
Trichodesma Iranicum Bornm. sp. n.
Descriptio : perenne, totum breviter tuberculato-setosum, asperum,
pilis mollibus sæpius immixtis (rarius destitutis: ß viride) incanescens; cau-
libus e radice paucis, semipedalibus, prostrato-decumbentibus (nunquam
ereclis), simplicibus, 2-4-floris vel (rarius) ex axillis ramulosis plurifloris ;
folıis omnibus sessilibus, lineari-lanceolatis, basin versus vix vel paulo
angustatis, margine sæpe incrassato sive revoluto integris, 20-35 mm.
longis (infimis caulinis sepe abbreviatis latiusculis) 4-8 mm. latis, summis
angustis linearibus diminutis; bracteis squamiformibus, minutissimis,
subnullis; pedicellis calyce florifero (demum accrescente!) longioribus,
cernuis; calycis sub anthesi laciniis oblongis lanceolatis, sub fructu valde
accrelis basi subcordata (12 mm. lata) late-triangularibus non expansis;
corolle rubræ (roseæ) calyce longioris lobis ovatis, apice abrupte acumi-
natis vel mucronalis, reflexis; antheris extus lanatis ; nuculis ovalis urceo-
latis, margine incrassato introflexo, ore ovato-oblongo (3 mm. longo,
1,5 mm. lato).
Persia austro-orientalis : prov. Kerman, in campis saxosis ad radices
alpis Lalesar prope pagum Lalesar, 3000 m. s. m. — Legi 12 VII. 1902
(Bornmüller, iter Persico-turcicum 1892-93, exsicc. n. 3916 et n. 3917.
Trichodesma Iranicum Bornm. differt a T. Aucheri DC., cujus specimina
a cl. Haussknecht in Persia austro-occid. collecta comparavi, habitu valde
alieno, caulibus subsolitariis prostralis (nec copiosissimis erectis), calycis
fructiferi laciniis valde accretis et cordato-triangularibus (nec calyce
fructifero parum accreto..... oblongo-lanceolatis); a T. Stocks Boiss. distin-
guitur nucularum structura, nuculis non globosis, ore aperto (non sub-
causo poriformi) lobis corollinis reflexis, foliis anguste lanceolatis (non
oblongo-elliptico obtusis) omnibus sessilibus (non infimis petiolatis),
caulibus semipedalibus breviusculis (nec pedalibus vel longioribus).
PRIMITIA FLORÆ COSTARICENSIS
FILICES
IV
AUCTORE
H. CHRIST, Bäle.
Suite de :
Primit. Fl. Costaric. III. Bull. Herb. Boiss., 2me ser., tome IV (190%), n. 9.
Gleichenia Sm.
1. Gleichenia bicolor n. sp. typ. in herb. Christ.
Ainsi nommé à cause du contraste de la couleur des écailles : pourpre
foncé pour celles du rhizome et blanc luisant pour celles des axes.
Groupe à « segmentis descendentibus ad ramificationes penultimas ».
Grande espèce très glauque, à segments très dilatés vers la base, à pinnæ
non découpées jusqu'à la costa, atténuées vers la base et vers le sommet.
Rhizomate pennæ cygni crassitie, repente, flexuoso, squamis adpressis
lanceolato-subulatis ‘/2 cm. longis lucentibus atropurpureis dense vestito,
stipite ochraceo valido 30 cm. et ultra longo, squamis patentibus rigido-
scariosis ovalo-subulatis '/s ad '/s cm. longis partim atrobrunneis albo-
marginalis, partim flavido-candicantibus vestito, axibus superioribus
ochraceo-aurantiacis, squamis late ovato-acuminatis plerumque biseriatis
nitidis argenteo-candidis basi sæpe purpureo-punctatis elegantissime
vestitis et uli dicam « alatis »; fronde pluries dichotoma, ampla, axibus
centralibus raro continuis, plerumque abortivis coma squamarum albida-
rum dense obtectis, internodiis penultimis 5 ad 8 cm. longis, segmenta
præbentibus, pinnis ultimis usque ad 33 cm. longis usque ad 8 cm. lalis
oblongis versus basin et apicem altenualis acuminatis haud usque ad
costam incisis, segmentis acutis linearibus numerosis usque ad 60 et ultra
utroque latere mediis circa 3 ‘/2 cm. longis, 3 mm. lalis sed versus basin
late dilatatis integris, margine minute revolutis, pectinato-approximatis
basi contiguis ala pinnarum 3 ad 4 mm. lata, costis costulis faciebusque
glaberrimis, textura coriacea, colore supra atroviridi, infra valde glauca,
nervis remolis tenuibus basi furcatis circa 43 ad 20 utroque latere, soris
280 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (25e sER.). 1905 (46)
numerosis sporangiis ochroleucis plerumque quinque coustitulis medio
ramo nervorum insidentibus.
La plus belle des Gleichenia d’Amerique que je connaisse par la cou-
leur et la vestiture d’écailles variées.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. Chemin du Cascajal I. Werckle.
La même de Tovar, Venez. l. Goebel 1889.
Gleichenia trachyrhizoma n. sp. typ. in herb. Christ.
Plante grêle, mais élancée, rhizome à écailles courbées en crochet en
arrière, segments {res étroits, distancés, rachis et faces inférieures fine-
ment pubérulentes, nervures nombreuses, rapprochées, couleur noirâtre.
Axe régulièrement continu, donc fronde pennée, « segmentis hinc inde
descendentibus ad ramificationes penultimas ».
Rhizomate penn& corvinæ crassitie, repente ascendente, squamis opacis
lineari-teretibus atrobrunneis lignescentibus hamato-reflexis basi incras-
satis dense vestitis, stipitibus fuscis basi tuberculatis rigidis subflexuosis,
cum axibus costis costulisque pube furfuracea minutissima fulva parce
conspersis, tenuibus, 20 cm. et ultra longis, axi regulariter semel aut bis
continuo i. e. pinnato pinnisque duobus quatuorve instructo, internodiis
10 cm. longis, deinde dichotomo et abortivo, gennua parva squamulis
minulis brunneis vestita. Internodiis 14 ad 20 cm. longis. Segmenlis
rarius ad ramificaliones penultimas descendentibus. Pinnis ultimis valde
elongalis, usque ad 30 cm. et ultra longis, usque ad 7 cm. latis acumi-
nalis versus basin vix angustatis usque ad costam incisis. Rachibus rufo
fuscis nitidis costa tetragona sulcata haud alala. Segmentis recte paten-
tibus numerosis : usque ad 80 utroque latere, sinu lato et aperto sepa-
ratis, basi dilatatis acutis anguste linearibus 3 cm. longis, 1 ‘/2 mm.
latis flexuosis glabriuseulis opacis margine involutis costula flava sublus
prominente, colore atroviridi minime glauco, texlura sub-coriacea, nervis
confertis obliquis furcalis ca. 20 utroque latere, soris ca. 20 plerumque
uno sporangio conslitutis medialibus.
Plante très originale par l’étroitesse de toutes ses parties, aspect de fil
de fer noir. Remarquable par la fronde en partie pennée et les segments
en partie descendants, comme par la longueur des pinnæ; forme sans
doute un fourré inextricable.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle.
Gleichenia brevipubis n. sp. typ. in herb. Christ.
4
Espèce voisine de @. pubescens HB. Kth., plus petite, à segments plus
(47) H. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 281
rapprochés, à duvet de la face inférieure appliqué et dense, mêlé à un
indument blanchâtre et farineux. « Segmentis ad ramificationes penul-
timas imperfecte descendentibus, axibus interdum continuis. »
Rhizomate... Stipite fusco lucido subnudo, 20 cm. et ultra longo, fronde
pluries dichotomo rarius axi continuo i. e. pinnata pinnis 2 aut 4, axibus
genuisque squamulis ochraceis tenuibus subulatis parce vestitis, inter-
nodiis 10 cm. circa longis, pinnis ultimis ad 25 cm. longis, 5 !/2 cm. latis
acuminatis basi attenuatis, costis rufo-fuscis squamis subulatis vestitis
fere ad basin incisis, segmentis ad penultimas ramificationes hinc inde
et unilateraliter descendentibus (sed paucis et valde reductis, lobulos aliquot
obtusos formantibus) subacutis aut obtusis conferlis obliquis aut recte
patentibus sinu rotundato separatis, planis, ca 60 jutroque latere, 3 cm.
longis, 2 mm. latis, supra glabris subtus plus minus glaucis aut cretaceo-
farinosis et pube tenui ochroleuco,®pilis simplicibus;innumeris mollibus
intertextis consliluto, nervis confertis numerosis basi furcalis, facie
superiori sæpe impressis, soris sporangiis plerumque quinque constitutis,
confertis, medialibus, minulis. Textura subcoriacea, facie opaca, colore
dilute viridi, subtus fuscescente.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. 1. Werckle. Meseta central de San
José 2000 m. Alfaro 16871. G. pubescens HB. Kth. apud Willd., qui est
commun au Costa Rica, diffère par son port plus robuste, ses segments
plus larges, son duvet plus velu, moins appliqué et sa face inférieure sans
indument blanc farineux.
Gleichenia mellifera n. sp. typ. in herb. Christ.
Groupe de G. flagellaris Spreng. de l'hémisphère orientale, qui est dis-
tinguée par des segments descendants jusqu'aux troisièmes ramificalions
el au delà vers le bas, mais dont quelques membres se trouvent aussi
dans l’Amérique, comme le G. subflagellata Christ in Fil. austro-Brasil.
l. Wettstein et Schiffner ined., et comme cette nouvelle espèce du Costa
Rica.
Port de G. flagellaris, mais à segments plus serrés, et à duvet fin,
court, farineux.
Ampla, rhizomate... fronde repetite dichotoma axibus abortivis, gemmis
minutis furfuraceo-squamosis terminatis. Axibus validis rufobrunneis,
cum costis pube minuto et floccoso, squamis filiformibus tortuosis cons-
tituto parce vestitis. Ramificationibus angulo acuto patentibus internodiis
infimis 6 cm. superioribus usque ad 10 cm. longis, iis tertii et secundi
ordinis segmentis non abbreviatis dense tectis, pinnis ultimis 25 cm.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1906. 20
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1905 (48)
longis, 3 ‘/2 ad % cm. longis acuminatis basi vix abbreviatis usque ad
costam incisis, segmentis usque ad 65 utroque latere, recte patentibus,
2 cm. longis, 3 mm. latis subacutis basi aliquantulum attenuatis, excres-
centia finissima furfuracea albida frustulosa (inde nomen) nec non squa-
mulis microscopicis brunneis subtus sparsis, supra glabris, subcoriaceis,
supra læte, sublus pallide virentibus, nervis suboccultis, trifureatis, soro
ramo anteriori imposito mediali, sporangiis magnis, testaceis. sæpissime
singulis aut irregulariter coagulatis.
Hab. Valle del Rio Navarro 1400 m. I. Werckle.
4. Gleichenia orthoclada Christ. Bull. Herb. Boiss. Tome V.
N. 1 (1905), 64.
De plus amples matériaux démontrent l’originalite de cette espèce, qui
se rattache le plus au célèbre G. retroflexa dont la Vallée del Rio Navarro
semble étre la station principale aussi. Comme M. Werckle m'écril, les
deux espèces, bien plus basses et plus minces que les Gleichenia puis-
sanis de celte station privilégiée, se trouvent ensemble et possèdent un
port spécial qui fait hésiter quant à leur différence, qui, toutefois, me
semble hors de doute.
Voici la diagnose complète de G. orthoclada.
Rhizomate ramoso intricato subrepente multos stipites fere fasciculatos
emiltente, squamis raris setaceis fuscis sparso. Stipite tenui rigido glaber-
rimo uti tota planta, castaneo nitido 45 ad 20 cm. longo, axi continuo
pinnato usque ad 5 pinnas geminatas utroque latere proferente. inter-
nodiis 8 ad 5 cm. longis. Basi pinnarum stipulis foliaceis dilatatis lobatis
obtusis suffulta. Pinnis sæpe dichotomis, 10 ad 20 cm. longis, 5 ad 7 cm.
latis acuminalis versus basin attenuatis, segmentis remotis circa 25 utro-
que latere, recte palentibus rarius reflexis (costis rectis nec flexuosis,
spatio ‘/: cm. et ultra separatis basi adnatis antice dilatalis subobtusis
usque ad 4 cm. longis, 3 mm. et ultra latis costula prominente, nervis
numerosis usque ad 25 et ultra, versus basin furcatis, obliquis, soro
minuto mediali 3 aut 4 sporangiis testaceis composito, receptaculo puncti-
formi elevato. Colore læte viridi, subtus glaucescente, textura rigide
papyracea.
Gleichenia pectinata Prsl.
var. sublinearis n. var.
C'est une plante à segments plus obtus, plus longues et plus larges
que le type, et aux deux segments basilaires de chaque paire de pinnæ
{49) R. CHRIST. PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS. 285
assez fortement augmentés et dilatés, souvent aussi profondément inci-
ses, à l’instar des appendices de G. linearis. Segments de 2 '/s cm. sur
6 mm., pointus, pinnæ 414 sur 5 cm. Tissu plus raide, face inférieure très
glauque.
Hab. Navarro 1. Werckle. Donnell Smith 499% (3500). Diquis 700 m.
Pittier 1263. Boruca Pittier 4437. Santiago 900 m. Werckle 16912.
Gleichenia glaucina n. sp. typ. in herb. Christ.
Cette fougere, bien qu’elle soit sorifere, rappelle une forme jeune ou
naine d’une grande espèce du groupe G. revoluta, mais elle est glau-
que, ce qui n’est pas le cas dans les espèces Costa Ricaines connues de ce
groupe-la. Le port est celui de G. revoluta jeune, mais les segments
sont plus allongés et pointus, glauques en dessous, et sans la vestiture
d’écailles larges et rousses.
Rhizomate tenui repente squamis setaceis brunneis parce vestilo, stipi-
tibus solitariis aut subfasciculatis tenuibus rigidis castaneis, parcis squa-
mis sparsis, 10 cm. et ultra longis, fronde semel aut bis dichotoma, axi
sæpe continuo itaque fronde pinnata pinnis quatuor ; internodiis ple-
rumque brevibus, segmentis ad penultimas ramificationes descendentibus
sed abbreviatis, pinnis ultimis 14 cm. longis, À '/s cm. latis acuminatis
versus basin attenuatis, non ad-ipsam costam incisis, costis squamis seli-
formibus rufis tectis, segmentis peclinato confertis sinu acuto angustis-
simo, oblique porrectis, elongato-triangularibus acutis, À cm. aut ultra
longis, basi 2 ‘/2 mm. latis, circa 30 utroque latere, coriaceis, opacis,
supra atroviridibus, subtus glaueis et farinaceis, margine revoluto, costula
manifesta grisea, nervis obliquis oceullis furcalis, soro mediali sporangiis
3 aut 5 flavis constituto, soris circa 10 utroque costulæ latere. Receptaculo
nigro elevato.
Hab. Navarro 1. Werckle. La Palma id.
Obs. @. Lehmanni Hieron. Engl. Jahrb. 34. 1905. 562 de Colombie,
glauque aussi, est une plante beaucoup plus grande.
Gleichenia axialis Christ Bull. Boiss. V, N. 1 (1905), 62 (14).
Je profite de l’occasion pour corriger à la seconde ligne de la diagnose
le mot coriaceæ en cygni. Les échantillons envoyés par M. Werckle
de Navarro sont très grands et le diamètre de l’axe principal atteint ‘/: cm.
de grosseur dans ces grandes plantes, la collerette formée par les stipules
des origines des pinnæ est des plus marquées. Le nœud est enflé, et il
en Sort une pluralite de folioles auriculées, dilatées, irrégulièrement inci-
284 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (50)
sées qui, à elles seules, suffisent pour caractériser cette étrange et belle
espèce.
En passant en revue lous ces nombreux Gleichenia de cette seule Vallée
del Rio Navarro, on est certainement frappé de leur variété sur un terrain:
aussi restreint. M. Werckle y a collecté :
G. revoluta, G. glaucina du groupe Revoluta. G. axialis, G. retroflexa
et G. orthoclada du groupe Retroflexa, G. peclinata avec la var. subli-
nearis. G. brevipubis, G. trachyrhizoma, G. bicolor et une plante que je
prends pour G. pubescens HB. Kih, du groupe de G. bifida. Enfin, G.
mellifera du groupe Flagellaris.
Nulle part au monde, je crois, on n’a trouvé un ensemble aussi riche
de formes de ce genre, ensemble qui embrasse à peu prés tous les groupes:
connus des Mertensia, sauf les petits Umbraculiferæ plus ou moins antarc-
tiques, et contient deux groupes endémiques : celui de @. retroflexæa et de:
G. axialis. Notons encore que cette même localité a fourni à M. Werckle
deux plantes absolument originales, mais du même port, en liane, s’enla-
cant dans les arbres et retombant en longues guirlandes : le Pteris (Pæsia)
anfractuosa et le Dennstædtia rubifolia. Qu'on se figure une lisière ornée
de ces Gleichenia entremélés et de ces deux gracieuses fougères en guir-
landes. Ai-je tort d'appeler le Costa Rica un des foyers des ptéridophytes.
de l'Amérique ?
Gleichenia pteridella n. sp. typ. in herb. Christ.
C’est la plante que j’ai, dans mes Primit. III 15, réunie avec doute au G.
intermedia de Baker, qui est probablement plutôt voisin de ma G.orthoclada.
La présente espèce est donc une forme à part et mérite, comme forme
très pelite, très trapue, à bifurcations courtes et répétées, ei à segments
non descendants aux axes inférieures, mais laissant libre même la base:
des ramificalions apicales, une place à part malgré la pluralité embarras-
sante des Gleichenia Costa Ricaines.
Rhizomate... stipite tereli, lucente, ochraceo, 2 mm. diametro, parce
furfuraceo, pluries dichotomo, axibus principalibus continuis, pinnis late-
ralibus oppositis et iterum bis dichotomis petiolatis, petiolis 2 ‘/2 cm.
longis. internodiis primis 2 cm. longis, secundis brevioribus, axibus late-
ralibus omnibus abortivis, gennua ovala minute et adpresse furfuracea
terminalis, pinnulis ultimis plerumque petiolatis (i. e. segmentis haud ad
basin pinnularum descendentibus) ovato-lanceolatis acuminalis versus.
basin aliquantulum attenuatis, 15 cm. longis, à !/z ad 4 cm. latis; seg-
mentis pectinato-confertis subacutis aut obtusis linearibus 2 cm. longis,
(51) R. CHRIST. PRIMITIÆ FLORA COSTARICENSIS. 285
1 mm. lalis margine integris, costula prominente, pallide viridibus subtus
furfuraceis, nervulis numerosis tenuissimis basi furcatis, soris raris sub-
irregularibus pallidis medialibus pauci-sporangiatis. Textura coriacea,
<olore ochraceo-viridi, subtus pallidiore. Axibus superioribus costisque
rufo-stramineis rigidis, brevi pube squamulosa adpressa vestitis.
. Par le manque de segments descendant plus bas que les pinnules termi-
nales, celte espèce s'éloigne du groupe de G. pubescens, sans se rappro-
cher de celui de G. linearis. Elle est assez isolée pour lui assigner un
groupe à part. Les axes semblent fort allongés, très entortillés, les rami-
fications sont riches, flabellées-étalées.
Hab. 1903 1. Werckle.
Marattia Sm.
Marattia interposita n. sp. typ. in Herb. Christ.
Espece remarquable par le port qui combine celui de M. alata avec
celui de M. cicutæfolia Prsl. Fronde généralement tripennée, mais aussi
offrant des parties bipennées, rachis ailees, mais alternant avec des rachis
non ailées, segments petits rappelant M. alata et, vers la pointe de la
fronde et des pinnæ, segments allongés comme ceux de M. cicutæ/olia.
Le groupe est celui de Gymnotheca Prsl., donc celui de M. cicutæfolia,
à synanges sessiles sans indusie.
Ampla tripinnala. Pinnis 40 cm. et ultra longis, 20 cm. latis ovatis
peliolatis basi vix altenuatis acuminatis, pinnis ca. 12 quarum ca. 7 iterum
pinnatis superioribus simplicibus, his ca, 7 cm. longis, 13 mm. latis basi
cuneatis sessilibus lanceolatis caudato-acuminatis, illis (pinnatis) 7- ad
10-jugis, segmentis sessilibus ovato-lanceolatis acutis, basi cuneatis 18 mm.
longis, 7 mm. lalis acute serratis, dentibus brevibus decumbentibus,
rachibus articulatis, is pinnularum microphyllarum anguste alatis, iis
pinnularum macrophyllarum teretibus, rachibus squamulis fibrillosis
brunneis sparsis. Apice frondis macrophylla uti apices pinnarum. Textura
herbacea, facie superiore late virente, inferiore pallidiore. nervis mani-
festis plerumque furcatis haud confertis, synangiis ovatis ultra À mm.
longis, ?/s mm. latis basi globosis ex-indusiatis brunneis sessilibus, latere
supero apertis, utroque latere octo-forato, submarginalibus confertis
numerosis, in segmentis minoribus ca. 5, in majoribus ca. 20 et ultra
utroque margine. Frondibus primariis sterilibus bi- vel ad basin tripin-
nalis, segmentis magnis ovatis 2 cm. latis.
Hab. Navarro 1. Werckle.
SRE ER N TUE cel RR SEE RE
286 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1906 (52)
Aspidium (Lastrea) nutans n. sp. iyp. in Herb. Christ.
Espèce grande, tissu très tendre, à pinnæ inférieures atténuées vers
leur base, longuement effilées, lobes falciformes, pointus, peu profonds,
laissant une aile de 3 mm. le long de la costa, sores campés dans les
lobes, évitant l'aile, très petits, submarginaux, indusie fort mince.
Rhizomate... Stipite pennæ anserinæ crassitie, 35 cm. longo, sulcato,
rufo-stramineo, basi squamis scariosis ovatis flaccidis ochraceis 1 Ye cm.
longis parce vestito cæterum cum rachi costisque brevissimis pilis
griseis pubescente, fronde 60 cm. longa, 30 cm. lata ovala apice
longe caudata versus basin vix attenuata, pinnis ultimis deflexis. Pinnis
circa 20 infra apicem lobato-pinnatifidum, sessilibus, sed inferioribus
egregie versus basin attenuatis, mediis et superioribus basi truncatis,
18 cm. longis, medio 22 mm. latis, lanceolatis elongato-caudatis, alternis
profunde lobatis, lobis utrinque ca. 30, 8 mm. longis, 4 mm. latis, lan-
ceolato-falcatis acutis, levissime crenulatis, sinu acuto angusto separalis,
ala costali utrinque 3 mm. lata superstite, apice pinnæ in caudam linearem
5 cm. longam serratam exeunte, nervulis 9 ad 11 utrinque. simplicibus,
manifestis, infimis in sinu unitis, parce pilosis, soris minutis brunneis
submarginalibus, 6 ad 8 utrinque, sed lobos nec alam occupantibus.
Indusio parvo reniformi membranaceo obscuro. Textura flaccide herbacea,
colore læte virente, faciebus parce puberulis fere nudis.
Hab. Navarro 1905 1. Werckle.
TABLEAU SCHEMATIQUE DES GLEICHENIA DU COSTA-RICA
Les figures sont schematiques, fortement diminuées, et n’ont que le but de
faire voir le système de ramification et de foliation des Gleichenia de Costa Rica.
Elles démontrent, pour chaque espèce, les combinaisons de l'axe pennée avec la
dichotomie des branches; elles démontrent aussi conment et jusqu'à quel degré
descendent les segments des pinnules terminales vers les ramiflcations inférieures.
4. Gleichenia axialis Chr.
2. Gleichenia orthoclada Chr.
3. Gleichenia retroflexa Bommer.
k. Gleichenia linearis Burm.
5. Gleichenia pectinata Prsl.
6. Gleichenia revoluta HB. Kth,
7. Gleichenia strictissima Chr., glaucina Chr. et spithamæa Chr.
8. Gleichenia pubescens HB. Kth., brevipubis Chr. et trachyrhizoma Chr.
9, Gleichenia bicolor Chr.
10. Gleichenia mellifera Chr.
44. Gleichenia compacta Chr.
42, Gleichenia pteridella Chr.
43. Gleichenia Brunei Chr,
à ZN N,
DR
PRIMITIÆ FLORÆ COSTARICENSIS.
CHRIST.
CR.
(53)
288 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1906 (5%)
Botrychium Sw.
Botrychium virginianum Sw.
Typique, a dimensions de la plante du nord des Etais-Unis.
Hab. lrazu Llano grande 2000 à 2200 m., à 200 mètres au-dessus de la
zone où commencent les gelées. I. Werckle.
Lycopodium L.
Lycopodium heterocarpon Fee.
Hab. Orosi, Finca del Dr Valverde I. A. Brade 16841.
Selaginella Spring.
Je dois à M. Hieronymus, le spécialiste de ce genre, les déterminations
suivantes :
Selaginella sertata Spring.
Hab. Nicoya 1. Tonduz 14761 partim.
S. flagellata Spring.
Hab. Nicoya I. Tonduz 13761 partim.
S. cuspidata Lk. var. elongata Spring.
Hab. Nicoya 1. Tonduz 13762. Nuestro Amo, Turucares 1. Pittier 16387.
S. Atirrensis Hieron.
Hab. Chirripo, vers. Atlantique Tonduz 14552.
S. silvatica Bak.
Hab. Vallée de Waser, Cocos Island. 50 m. Pittier 16282.
S. flagellata Spring.
Hab. Chirripo. Tonduz 14552.
S. microtus Al. Br.
Hab. Hacienda de Zent. Tonduz 14581.
S. pulcherrima Liebm.
Hab. Guacimo Farm. Tonduz 14554.
S. geniculata (Prsl.) Al. Br.
Subspec. S. elongata Klotzsch.
Hab. Guacimo. Tonduz 14553. Entre man: et Moin. Pittier 16017.
(55) H. CHRIST. FILICES GUATEMALENSES. 289
Filices Guatemalenses
ab. H. von Türckheim 190% lectæ
Dr H. Christ, Bâle.
Je dois à l’obligeance de M. J. Donnell-Smith la communication des
espèces suivantes qui m’a permis de les publier dans ce bulletin.
Gymnopteris (Sect. Leptochilus Kifs. Subsect. Bolbitis Schott ex
Christensen Amer Spec. of Leptochil. Set. Bolbitis in Botan. Tidsskrift,
26 vol. 2. 190% Kobenhavn).
M. le baron Türckheim a trouvé lors de son dernier voyage au Guate-
mala deux plantes, appartenant au groupe ci-dessus indiqué, très critique
au point de vue de la spécification, et traité récemment en détail par
M. Christensen IL. cit. Ces plantes s’éloignent très notablement de G. costa-
ricensis Chr. Primit. fl. Costaric. II Bull. Herb. Boiss. 2 ser. IV (1904)
N. 9. 964, comme aussi de @. guyanensis (Aubl.) et G. serratifolia (Mert.).
Ces trois espèces ont des nervures latérales (costulæ) à peine accentuées
et manquent presque complètement d’appendices ou petites nervures
libres renfermées dans les mailles de leur tissu nerveux; au contraire,
les deux plantes de M. de Türckheim ont des costules manifestes presque
jusqu’au bord des pinnæ et quantité de nervilles appendiculaires. Entre
elles, elles se ressemblent assez, mais sont bien différentes par la pointe
de la feuille, par le bord denté ou lobé différemment, et le detail du
réseau des mailles. L’une est épiphyte, l’autre épigée. J’en donne ici les
diagnoses.
G. Donnell-Smithii n. sp. typ. in herb. Donnel-Smith.
Rhizomale uti videtur scandente, lignoso, fere digiti crassitie, dense
squamis fere À cm. longis fibrillosis tortuosis atro-brunneis breviter
ciliatis vestito.
Frondibus solitariis, remotis. Frondis sterilis stipite 25 cm. longo pennæ
eygni crassilie, brunneo- aut olivaceostramineo, sulcato, basi squamis
antea descriptis vestito supra nudo uti tota planta. Fronde amplissima
75 cm. longa, 30 cm. lata oblonga basi vix angustata acuminata, pinna
terminali stipitata (basi obliqua) instructa. Pinnis ca. 17 utroque latere
racheos patentibus, infimis deflexis et peliolatis, mediis et superioribus
subsessilibus basi cunealo-attenuatis haud adnatis basi subæqualibus i. e.
‘290 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1905 (56)
basi anteriore longius, basi posteriori brevius cuneatis, acuminato-cau-
datis, 3 '/2 cm. latis, 20 cm. longis alternis (internodiis 4 cm. circiter
metientibus) tenuiter herbaceis læte virentibus subtus vix pallidioribus,
margine breviter biserralis, costis tenuibus viridi-stramineis, costulis
(lateralibus) utroque latere circiter 30, manifestis rectis patentibus haud
procul ante marginem evanidis, areolis irregularibus circiter % intra
costam et marginem, infima coslali angusta oblonga vacua, cæteris poly-
gonis lalis, nervulos liberos sæpe furcatos 3, 2 et 1 includentibus,
nervulis omnibus elevatis, transeunte luce nigris. Frondis fertilis stipite
18 cm. longo, fronde oblonga 50 cm. longa, 18 cm. lata pinnis linearibus
10 cm. longis, ‘/2 cm. latis subacutis basi inæqualiter cuneatis infimis
Stipitatis reliquis subsessilibus laevibus nervis occultis facie inferiore
omnino sporanglis brunneis tectis.
Hab. Epiphyt. Cubilquitz. Dept. Alta Vera Paz Guatemala 350 m. s. m.
Aug. 1904. v. Türckheim N. 8830.
G. Türckheimii n. sp. typ. in herb. Donnel-Smith.
Diffère de l’espèce précédente par des écailles plus dilatées à la base,
par des dimensions plus réduites, une feuille relativement plus large, à
pinnæ moins nombreuses, plus distinctement lobées, et des nervures a
nervilles libres, plus courtes et moins nombreuses.
Rhizomate longe repente pennæ anserinæ crassilie squamis subulatis
7/2 cm. longis atrobrunneis brevissime ciliatis vestito, foliis remolis,
stipite 24 cm. longo sulcato pallide stramineo pennæ corvinæ crassilie,
squamis subulatis basi dilatatis atrobrunneis ciliatis adsperso, planta
aliter nuda. Fronde sterili 32 cm. longa, 26 cm. lata, late deltoidea pinnis
8 utroque latere, infimis haud abbreviatis subdeflexis stipitatis, reliquis
subsessilibus lanceolatis basi cuneatis subinæqualibus apice acuminatis
1% cm. longis, 2 ‘/2 cm. latis, alternis pinna terminali breviter slipitala
piunæ penultimæ approximata, pinnis breviter lobatis, lobis '/s cm.
latis. 3 mm. latis crenato-dentatis, costis tenuibus manifestis, nervis late-
ralibus utroque latere circiter 20, subflexuosis prope ad marginem exten-
sis, areolis intermediis iis G. Donnell-Smithii similibus sed rete multo
tenuiore, et nervillis liberis rarioribus. Fronde fertili ovata 20 cm. longa,
10 cm. lata, 8 pinnis utroque racheos latere, inferioribus petiolatis,
5 /2 cm. longis, 4 mm. latis obtusiusculis, apicali cum penultima con-
juncta. Soro brunneo totam paginam inferiorem implente.
Quoique ces deux formes soient très proches et appartiennent à un
type : celui de G. contaminoides Christ, Annuaire Conserv. Jard. bot.
(37) R. CHRIST. FILICES GUATEMALENSES. 291
Genève 3, 32, 1899, à nervures latérales manifestes et a nervilles appen-
diculaires, il faut les séparer.
Hab. Epigée, Cubilquitz Dept. Alta Vera Paz Guatem. alt. 350 m. Lept.
1904 1. von Türckheim N. 8831.
Polypodium Donnell-Smithii n. sp. typ. in herb. Donnell--
Smith
Très voisin de P. plectolepis Hook. Spec. fil. V. 30, mais différent par
une fronde plus courte, à pinnæ plus larges, beaucoup moins nombreuses,
plus écarlées, jointes entre elles par une aile qui suit le rachis jusqu’à la
base de la fronde, et même du stipe, et par la pointe de la fronde non.
pinnatifide, mais terminée par une longue pinna apicale soudée aux der-
nières pinnæ latérales.
Rhizomate repente crasso nodosa 1 cm. diam. squamis ovalis !/4 cm.
latis obtusis brunneis rigidis adpressis vestito, foliis solitariis, stipile-
28 cm. longo firmo rufostramineo, lineis angustissimis duobus alatis fere
usque ad basin notato, fronde 40 cm. et ultra longa, 20 ad 24 cm. lata
deltoideo-ovata, ad basin vix attenuata, pinnata, pinnis patentibus basi
late adnatis, antice et postice decurrentibus, rachi plus minus (usque ad
3 mm.) alata, pinnis ulroque latere 8, remotis, spalio 2 ad 3 cm. sepa-
ratis, versus basin dilatatam attenuatis, 15 cm. longis, 2 cm. et ultra latis-
lanceolato-acuminatis fere integris, versus apicem undulato-crenulatis.
Apice folii pinna terminali 10 ad 1% cm. longa integra sed cum pinnis-
penultimis ala latissima connexa. Costa manifesta rufostraminea, nervis
lateralibus tenuibus flexuosis non ad marginem protensis 30 ad 35 utro-
que lalere, fere recte patentibus, spatio 4 ad 3 mm. separatis, aream
singulam oblongam supra clausam versus marginem nervulis aliquot
coronatam formantibus, medio areæ furcatis, apice rami sorum medialem
oblongum solitarium 2 ad 3 mm. longum dilute brunneum gerente.
Textura tenuissime herbaceo-papyracea, colore læte viridi, planla lavis-
sima,
Hab. Hacoc Dept. Alta vera Paz Guatemala 600 m. I. von Türckheim
mai 1904. N. 8823.
La même plante: Forêts des environs de Teupa, Etat de Tabasco,.
Mexique. Coll. Linden 543.
P. plectolepis Hook. que j'ai pu étudier sur la plante authentique de
Hooker 1. Liebmann à Tolutla, Mexique sous le nom de P. insigne Lieb..
et que j'ai aussi du Guatemala Cubilquitz Dept. Alta verapaz 350 m. Aug.
190%. v. Türckheim 1822, ainsi que du Costa Rica: Tuis pr. Turrialba |}.
292 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (58)
Pittier 11274 Las vueltvs Tucurrique 1. Tonduz 12770, 1. Werckle, diffère
:par les caractères suivants :
Ecailles du rhizome et du bas du rachis tendres, Juisantes, rouge ocré,
-subulées-filiformes. Fronde très allongée, plus d’un mètre sans le stipe
qui a 40 cm. Rachis et stipe non ailes. Pinnæ horizontales, rapprochées,
très nombreuses, environ 50 ou 60 de chaque côté; pointe de la fronde
pinnatifide, c. a. d. se terminant par des pinnæ nombreuses graduellement
réduites ; mailles costales plus étroites.
Athyrium verapax n. sp. {yp. in herb. Christ.
Espèce naine, villeuse, probablement affinité d’A. achilleæfolium.
Rhizomate brevi, foliis fasciculatis, stipite basi atrorufa.aliter viridi, tenui,
-3 CM. longo, cum tota plantula pilis creberrinis patentibus basi atrobrun-
:neis, aliter albidis 1 mm. longis piloso, fronde oblongo-deltoidea bipinna-
tifida 7 cm. longa basi 4 cm. lata acuminata, pinnis circiter 10 utroque
Jatere infra apicem incisum, patentibus, approximatis late adnatis decur-
-rentibus (rachi alata) infimis maximis deorsum auctis bipinnatifidis, 16
mm. longis inæqualiter deltoideis, profunde lobalis, cœteris brevioribus
'/s cm. latis lobato-incisis obtusis, lobis lobulisque obtusiusculis. Nervis
tenuissimis obliquis in lobis solitariis, inferioribus furcatis, soris secus
costam pinnarum plerumque uniseriatis medialibus valde obliquis oblon-
‚gis '/s mm. longis brunneis, indusio griseo villoso oblongo leviter curvato
instruclis. Textura herbacea, colore pallide viridi, habıtu potius gymno-
‚grammilis cujusdam parvi e grege Pozoi.
. Hab. Gubilquitz Dept. Alta Verapaz Guatem. 350 m. 1. v. Türckheim
‘Sept. 1904. 8818.
Hypoderris heteroneuroides n. sp. !yp. in herb. Donnell-
Smith.
Voici un membre de plus de ce genre aberrant, réunissant le corps
d’un Sagenia au sore d’une Cyathéacée. Les autres espèces connues
sont: H. Brownit Hook. (à feuilles presque simples, voisin de Sagenia
trifoliata ou plutôt de S. Plumieri) de Trinidad où il est commun, et de
Porto-Rico où Sintenis l’a découvert ; H. Seemanni Hook. Synops. Ed. II.
460 de Nicaragua I. Seemann que je ne connais que par la diagnose,
-d’après laquelle il est beaucoup plus petit, à fronde seulement pinnatifide.
H. adnata Fournier neue farnpfl. Nicaragua in Bot. Zeitung 1873. 7 qui
‚est selon la diagnose plus petit, à pinnæ seulement crénélées au bord et
à sores en rangées ; enfin A. marginalis Fourn. cit. 9 qui parait se rap-
BE ee
(39) R. CHRIST. FILICES GUATEMALENSES. 295
procher le plus de notre espèce, mais est plus petit, à lobes confluents, ce
qui n’est pas le cas dans la partie inférieure de notre plante. Ces deux der-
niéres espèces décrites par Fournier ont été collectées par S. Levy au
Nicaragua aussi, sous les nos 501 et 501 bis, spécimens qui ne me sont pas
accessibles. Notre nouvelle espèce a des feuilles amples à pinnæ très allon-
gées et assez profondément lobées à l’instar de Heteroneuron alienum Fee.
Stipite valido fere digiti quinti crassite, anguloso-sulcato, cum racht
rufo-stramineo, basi squamis subulatis brunneis 8 mm. longis 2 mm. latis
integris sparso, 52 cm. longo, fronde 90 cm. longo ultra 50 cm. lato
deltoideo-oblonga longissime acuminata infra, usque ad median partem
pinnata, parte superiore pinnis circo 8 utroque latere infra apicem frondis.
pinnatifidum, liberis, remotis, spatiis 6 cm. separatis, basiubattematis,.
sessilibus, postice decurrentibus, infinis 30 cm. longis, usque ad 6 cent.
lalis, ereclo-patentibus, irregulariter lobatis, acuminatis, lobis obluse-
triangularibus, usque ad ‘/: cm. longis et latis, sed plerumque brevioribus,.
lobis partis frondis superioris subintegris, approximatis, parallelis, sinu-
rotundato separatis, fronde versus apicem in cuspidem irregulariter-
lobato-crenatum 30 cm. longum sensim attenuata. Coslis rufostramineis
manifestis, nervis lateralibus conspicuis rectis ad marginem protensis,.
spatio intranervali areis irregularibus eirciter 5 et ultra impleto, quarum
inferiore solilaria, superioribus binis, omnibus iterum aerolatis nervu-
losque multos liberos apice furcatos clavatos includentibus, omnibus luce:
transeunte optime conspicuis. Soris paucis irregulariter in lobis submar-
ginalibus uniseriatis, rotundis, 2 mm. diam., brunneis, « eompilalibus »,.
indusio infero cupuliformi castaneo nitido irregulariter dehiscente (statu
immaturo probabiliter clauso) suffultis. Textura herbacea, colore late
viridi subtus pallidiore, planta glabra. Magnum floræ centro-americanæ:
decus !
Hab. Cubilquitz Dept. Alta Verapaz Guatemala 350 m. Aug. 1904. 1. v..
Türckheim. 8821.
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue SÉR.). 1906 (60)
Filices Brasiliæ australis
1. Leonidas Damazio
Dr H. Christ, Bâle.
M. Leonidas Damazio à Ouro Preto, qui explore la flore du Minas Geræs,
a découvert une espèce remarquable d’Elaphoglossum dont voici la des-
-erlption:
Elaphoglossum Damazii n. sp. typ. in herb. Christ.
Groupe d’E. spathulatum (Bory) mais a dimensions triples ou quadru-
ples. Le port rappelle EZ. acrocarpum (Mart.) abstraction faite de la villo-
sité longue et abondante qui manque à cetle dernière espèce. La forme
-des écailles : des poils dilatés et groupés à leur base est celle d’E. horri-
-dulum (Klfs.).
Rhizomate obliquo aut erecto brevi rarius elongato pennæ anserinæ
erassilie radicoso, setis atropurpureis subulato-inearibus ‘/2 cm. longis
vestilo. Foliis numerosis fasciculatis 12 ad 16 coadunatis. Foliorum steri-
Jium stipite 3 ad 5 cm. longo, fere 1 mm. diametro, setis simplicibus
filiformibus subulatis sæpe fasciculalis 1. e. ex eadem basi latiore et
incrassala ternis aut quinis, non ciliatis, castaneis creberrimis velutino ;
lamina sterili late lanceolato-oblonga 10 cm. rarius 15 aut 18 cm. longa
-4 !/a cm. usque ad 22 mm. lata, acutiuscula, versus basin et apicem atte-
nuata non decurrente, costa conspicua obscure straminea, utrinque dense
pilis brunneis subulatis basi dilatatis vestita, faciebus fere æqualiter
iisdem pilis basi bulboso-dilatatis pallide brunneis 2 ad 3 mm. longis con-
‚fertim vestilis et ciliatis, nervis plerumque occultis tenuibus simplicibus
-nterdum furcatis remotis (interstitiis 2 '/s mm. latis) vix ad marginem
-protensis, apice haud clavatis.
Foliis fertilibus crebris 4 ad 6, steriles media lamina superantibus,
stipite prolongato 10 usque ad 20 cm. longo, fere 1 ?/s aut 2 mm. crasso,
lamina obovato-lanceolata acutiuscula rarius oblusa, in stipitem sensim
-attenuata 6 ad 10 cm. longa 1 cm. usque ad 18 mm. lata. Stipitis laminæ-
que pubescentia eadem ac in folio Sterili, quin etiam magis abundante.
-Soro immature ochraceo, mature atrobrunneo totam inferiorem faciem
tegenlibus. Textura herbacea, molli, colore rufoviridi.
E. acrocarpum Mart. Acrostich. différe par un tissu coriace à bords
enroulés, une villosité beaucoup plus rare et plus courte, à écailles non
groupées à la base, et des feuilles bien plus étroites et plus obtuses,
-dont les fertiles dépassent du double les feuilles stériles. |
Hab. Petits bois du plateau de l'Itacolumi N. 1163. 13731. Leonid. Damazio.
vie
RO
=
Ce
NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA
des
V MONSUN-GEBIETES.
Von
R. SCHLECHTER (Berlin).
In dem folgenden gebe ich Beschreibungen neuer Orchidaceen des
Monsun-Gebietes, welche ich teils während der letzten Jahre zur Bestim-
mung erhalten, teils während meiner Reisen selbst gesammelt habe.
Ganz besonders reich an interessanten Formen erwiesen sich die
Molukken, Neu-Guinea und die herumliegenden Inseln. Von den neuen
Hebriden, deren Flora jetzt noch fast völlig unerforscht ist, werden wir
sicher noch eine grosse Zahl von neuen Arten zu erwarten haben. Ich
möchte ganz besonders das Augenmerk botanischer Sammelreisender
auf diese Inselgruppe lenken, denn grade dort finden sich höchst wahr-
scheinlich verbindende Glieder zwischen?!der Flora der pacifischen Inseln
und der Flora von Neu-Guinea.
Was die Verbreitung der einzelnen Gattungen anbetrifft, so habe ich
bereits in den „Nachträge zur Flora der deutschen Schutzgebiete in der
Südsee, von K. Schumann und GC. Lauterbach“ darüber geschrieben.
/Apostasia parvula Schltr. n. sp. — Typus in Herb. Schltr.
Simplex erecta, pusilla, 10-15 cm. alta ; radicibus filiformibus ramulosis,
terelibus glabris; caule stricto vel substricto, tereti, glabro, usque ad
2,5 mm. diametiente, basi vaginulis sparsis sensim in folia transeuntibus
‘obsesso, laxe foliato ; foliis lineari-lanceolatis acuminatis, brevibus, usque
ad 3 cm. longis, supra basin usque 2,2 cm. latis, erectis vel erecto-paten-
tibus, glabris ; racemo vulgo simplici, interdum e basi pauciramosa, laxe
4-8-floro, arcuato; bracteis lanceolatis acuminatis glabris, ovario duplo
brevioribus; sepalis oblongo-ligulatis apiculatis, glabris, 0,4 cm. longis,
revolulis, petalis similibus, basi paulo angustatis, apice obtusiusculis, paulo
obliquis, sepalis æquilongis, revolulis; labello sepalis simillimo obtusius-
eulo, æquilongo, revoluto; columna subsigmoideo-curvata, cylindrica,
glabra; autheris nunc 2, nunc 3 fertilibus, staminodio nullo vel subin-
conspicuo, oblongo-lanceolatis obtusiusculis, stylo filiformi glabro æqui-
longis; ovario patente cylindrico glabro, apice incurvulo, 0,6 cm. longo.
Ost-Borneo : In den Wäldern am Long Gombeng, im Staate Keetei.
— R. Schlechter n. 13562, blühend im August 1901.
296 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (2)
. Die kleinste bisher bekannt gewordene Art der Gattung. Besonders
merkwürdig ist sie dadurch, dass oft 3 fertile Autheren ausgebildet
werden, wie dies ja bei der verwandten Gattung Neuwiedia stets der Fall
ist. Die Blüten sind hellgelb.
Platanthera sumatrana Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Erecta, simplex, c. 25 cm. alta; foliis radicalibus 2 patentibus, oblongo-
ellipticis aculis vel subacutis, utrinqune glabris, basi scapum amplecten-
tibus; scapo erecto substricto tereli, glabro, vaginis amplectentibus, erec-
is, acuminatis, foliaceis, apicem versus sensim decrescentibus et in brac-
teas abeuntibus laxe obsesso; spica subdense 10-15-flora, cylindracea,
4-5 cm. longa; bracteis erecto-patentibus lanceolatis acuminatis, glabris,
flores paulo excedenlibus vel æquantibus; sepalo intermedio ovato-
oblongo obtuso, glabro, vix 0,5 cm. longo, concavulo, lateralibus porrecto-
patentibus subfalcatis oblique oblongo-lanceolatis obtusiusculis, glabris,
intermedio fere æquilongis; petalis porrectis oblique lanceolato-oblongis
apicem versus augustatis, obtusiusculis, glabris sepalis fere æquilongis ;
labello e basi concava, oblonga trilolobo, lobo intermedio lanceolato
obtusiusculo, lobis lateralibus intermedio Iongioribus patentibus oblique
lanceolato-ligulatis subacutis, squamella semiorbiculari supra basin labelli
anle ostium calcaris brevissimi, globosi, labello ipso sepala vix excedente ;
anthera oblonga, connectivo obtuso, thecas paululo excedente; rostello
anguste cucullato, dimidium antheræ altitudine attingente; canalibus
antheræ brevibus adscendentibus; ovario glabro.
Sumatra. — Leg. Burk.
Die Pflanze besitzt eine gewisse äusserliche Aehnlichkeit mit Habenaria
lacertifera Bth. ist aber dem Stigma nach zu urteilen eine jPlatanthera.
Corysanthes mirabilis. Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Erecta, pusilla, tenuis, simplex, €. 15 cm. alta ; caule stricto vel substricto,
ima basi paucivaginato, medio unifoliato, tereti, glabro, tenui; folio sessili,
cordato-amplexicauli ovalo, apiculato-acuminato, margine leviter undu-
lato, utrinque glaberrimo, textura exsiccatione tenui, c. 3. cm. longo,
supra basin c. 2 cm. lato; bractea ovato-lanceolata, ovario sessili fere
æquilonga; flore singulo erecto, in genere inter majores: sepalo inter-
medio lanceolato-ligulato acuto, glabro, concavo. c. 2 cm. longo, medio
fere 0,5 cm. lato, lateralibus adscendentibus filiformibus, sepalum inter-
medium excedentibus, glabris; petalis sepalis lateralibus similibus æqui-
longisque, glabris, erectis; labello erecto concavo, late oblongo, apice
obscure trilobato, lobis lateralibus erectis obtusissimis, intermedio deflexo
obtusiuscule acuminato vel apiculato, calcaribus 2, parvulis conicis, in
basi labelli, labello toto c. 1,3 cm. longo, glabro; columna brevi teretius-
cula, 1,3 cm. longa ; anthera rotundata.
Neuen-Hebriden : « Summit of peak between Anumy and Ithug,
Aneitum, c. 2300 feet ». — Rev. Morrison; blühend im Juni 1896.
Eine sehr merkwürdige Art, die von allen anderen schon durch ihren
Habitut verschieden ist. Falls überhaupt hier von einer Verwandtschaft
mit einer der bekannten Arten die Rede sein kann, so dürfte C. mirabilis
wohl am besten in die Nähe von C. rivularis Hk. f. unterzubringen sein.
Vrydagzenia Whitneei. Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Erecta, humilis, simplex; radicibus crassiusculis, villosis, elongatis; caule
(3) R. SCHLECHTER, NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 297
e basi decumbente radicante, stricto, basi vaginato, usque infra apicem
laxe foliato; foliis erecto-patentibus patentibusve petiolatis, oblique lan-
ceolatis acuminatis, glabris, textura tenuibus, 3,5-4 cm. longis, infra
medium 1-1,5 cm. latis, petiolo basi dilatata amplectente, 1-1,5 cm. longo;
spica dense multiflora cylindracea, c. 2,5 cm. longa, c. 0,7 cm. diame-
tiente; bracteis lanceolatis acuminatis, glabris, floribus æquilongis vel
paulo brevioribus; floribus in genere inter minores, erecto-patentibus,
illis V. albostriatæ Schlir. similibus; sepalo intermedio oblongo-ligulato
obtuso, apice more generis incrassalo, concavo, c. 2,5 mm. longo, extus
dimidio inferiore sparsim hispidulo, lateralibus intermedio similibus, mar-
gine anteriore basi ampliatis, obliquis; petalis oblique oblongo-ligulatis
obtusis, glabris, sepalis paulo brevioribus, glabris; labello ovato-oblongo
obtuso, apicem versus marginibus incurvis, glabro, nervo medio apicem
versus incrassalo, petalis vix æquilongo, calcare conico obtuso, glabro,
2,5 mm. iongo, appendicibus intus alte liberis, medium bene exceden-
tibus; columna brevi, brachiis apice incurvis, rostello triangulo, apice
breviter exciso; ovario fusiformi-cylindrico, hispidulo, c. 0,4 cm. longo.
Samoa Islands. — Rev. S. Whitnee, im Jahre 1872.
Die vorliegende Art besitzt eine nicht unverkennbare Aehnlichkeit mit
V. albo-striata Schltr., besitzt aber kleinere Blüten, eine abweichende
Lippe und eine besondere Columna.
Ir ne Chalmersii Schlir. n. sp. — Typus in herb. Melbourne
et Schltr.
Pusilla erecta, c. 6 cm. alta, simplex; caule e basi decumbente erecto.
tereti glabro, medio paucifolialo, basi vaginato, apice paucifloro; foliis
patentibus patulisve oblique ovatis acuminatis, utrinque glabris, 1,2-1,5
cm. longis, infra medium 0,6-0,8 cm. latis, petiolo basi dilatata vaginante,
brevi; inflorescentia pauciflora; bracteis lanceolatis acuminatis mox
emarcescentibus, ovarium excedentibus; floribus erectis ut videtur albi-
dis; sepalo intermedio e basi ovata obtusiuscule acuminato, extus pube-
rulo, præsertim basi, 0,5 cm. longo, lateralibus oblique oblongis breviter
acuminatis, puberulis, intermedio fere æquilongis; petalis e basi ovata
obtusiuscule acuminatis, glabris, obliquis, margine auteriore dimidio
inferiore dilatatis, sepalo intermedio æquilongo margine posteriore adhæ-
renlibus; labello e basi concava unguiculato-angustato antice trilobato,
lobis lateralibus patentibus oblique oblongis obtusis, intermedio breviter
unguiculato transverso brevissimo acuminato, 0,2 cm. lato, papilloso.
labello toto 0,5 cm. longo, supra basin intus sqamulis 2 rotundatatis
ornato: columna brevi bibrachiata, brachiis oblongis irregulariter crenu-
latis; rostello gracillimo erecto, alte bifido; anthera longius rostrata basi
cordata; polliniis clavatis dimidio inferiore in stipitem linearem coalitis;
ul oblanceolata, antice acuta; ovario puberulo cylindrico, 0,6 cm.
Ongo.
South East New-Guiuea. — Rev. J. Chalmers, 1885.
Eine merkwürdige kleine Art, die habituell an Myrmechis erinnert.
Das Laballum ist äusserst charakteristisch.
Zeuxine samoensis Schltr. n. sp. — Typus in herb. Melbourne
et Schltr.
Gracilis e basi decumbente erecta, habitu Z. affinis Bth., c. 20 cm. alta;
<aule e basi decumbente radicante, erecto, tereti, ima basi squamato,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1906. 21
298 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.), 1906 (4)
infra medium paucifoliata, superne vaginis dissitis sensim in bracteas
abeuntibus obsesso, inflorescentiam versus puberulo; foliis petiolatis
erecto-patentibus oblique ovatis vel ovato-lanceolatis acutis vel acumina-
is, utrinque glabris, textura exsiccatione tenuibus, 3-3,5 cm. longis, infra
medium c. 1,5 cm. latis, petiolo basi dilatata vaginante glabro, c. 1,3 cm.
longo; spica sublaxe pluriflora ; bracteis lanceolatis vel ovatis acuminatis,
vulgo ovario bene brevioribus; floribus in genere inter minores; sepalo
intermedio ovato-lanceolato obtusiusculo, corncavo, extus selis reflexis
piloso, 0,3 cm. longo, lateralibus intermedio similibus tamen paulo obli-
quis; petalis oblique oblongo-ligulatis obtusis, glabris, margine posteriore
sepalo intermedio adhærentibus, fere æquilongis; labello e basi ovata
concava in unguem linearem contracto, marginibus incurvis, antice bilo- _
bato, lobis divaricatis oblongis, obtusis, glaberrimo, supra basin squamulis
2 donato, sepalis paulo longiore, lobis apicalibus c. 1,5 mm. longis;
columna facie bilamellata, rostello alte bifido; authera elongato-rostrata ;
ovario snbfusiformi-cylindrico, pilis reflexis obsesso, 0,5 cm. longo.
Samoa-Archipel: Upolu. — E. Betche n. 48.
Mit Z. amboinensis Schltr. (Haplochilus amboinensis J. J. Sm.) und
Z. virescens Schltr. (H. virescens J. J. Sm.) verwandt, durch die schlan-
kere Columna mit wenigen hohen Lamellen zu unterscheiden.
Goodyera Matsumurana Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Erecta vel adsendens, humilis, 10-12 cm. alta; radicibus teretibus villosis,
plus minusve flexuosis; caule tereti glabro, dimidio inferiore bene foliato,
supra folia usque ad basin inflorescentiæ paucivaginato; foliis petiolatis
oblique oblongo-elliptieis acutis, glabris, superne roseo-pictis, 3-5 cm.
longis, infra medium vel medio 1,6-2,3 em. longis, petiolo basi dilatata
cucullato-amplectente, 1,2-1,7 cm. longo, glabro; spica subeylindrica dense
mulüflora; bracteis lanceolatis acuminatis glabris, floribus fere æqui-
longibus; floribus suberectis in genere inter minores; sepalo intermedio
oblongo obtuso, glabro, concavo, vix 0,2 cm. longitudine excedente, late-
ralibus oblique oblongo-ligulatis obtusis glabris, sepalum intermedium
vix superantibus; petalis oblique oblanceolato-spathulatis obtusiuseulis,
glabris, margine posteriore sepalo intermedio æquilongo adhærentibus;
labello ovato obtuso basi saccato-concavo, exappendiculato, glabro, mar-
ginibus laminæ paulo incurvis, sepalis lateralibus paulo breviore; columna
pro genere breviore medio ampliata, rostello emarginato ; anthera obcor-
data obtusiuscula; polliniis oblique clavalis, glandula suborbiculari, ampla;
ovario fusiformi glabro, 0,3 cm. longo.
Insel Oshima (Liukiu). — T. Utsiyama Dec. 1900.
Eine kleinblütige Art mit schöner Belaubung. Die Blüten zeichnen
sich dadurch aus, dass den Sepalen jegliche Behaarung fehlt und das
Labellum keine Anhängsel besitzt.
Goodyera triandra Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Erecta, simplex, terrestris, c.30 cm. alta ; radieibus crassiusculis flexuosis
elongalis, villosis; caule e basi decumbente radicante, erecto stricto,
tereti, basi medioque glabro, racemum versus et rachi puberulo, basi
foliato. supra vaginis amplectentibus acuminatis, sensim in bracieas
abeuntibus laxe obsesso; foliis erecto-patentibus graciliter petiolatis,
oblique ellipticis vel lanceolato-ellipticis acuminatis, glabris, textura
tenuibus, 8-11 cm. longis, medio fere 3-4,5 cm. latis, petiolo basi valde
id QU 2
(5) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 299
dilatata cucullato-amplectente 4-6 cm. longo; racemo cylindraceo, sub-
dense multifloro, c. 9 cm. longo, c. 2 cm. diametiente; floribus erecto-
patentibus illis G. Waitzianæ BI. fere equimagnis; sepalis oblongis obtu-
siusculis concavis, puberulis, 0,6 cm. longis, lateralibus patentibus; petalis
sepalo intermedio æquilongo margine posteriore intus adhærentibus, e
basi lineari-unguiculala oblique rhombeo-oblongis obtusis, glabris ; labello
concavo rotundato, antice obluse acuminato, contracto marginibus incurvis,
intus dimidio inferiore medio excepto appendicibus cylindraceis donalo,
cæterum nudo, c. 0,4 cm. longo; columna gracili cylindracea, latere
utrinque antheræ filamento libero thecis inæquimagnis donata ; anthera
normali lanceolata acuminata; polliniis gracilibus dimidio inferiore
cohærentibus, glandula oblonga; ovario fusiformi puberulo, c. 0,7 cm.
longo.
Neuen-Hebriden : Nr. Mt. Mac Donald. — Rev. Morrison, blühend
im August 1896.
Ob diese mit Goodyera Waitziana Bl. verwandte Art stets 3 ferlile
Antheren entwickelt, muss ich dahingestellt sein lassen. An dem vor-
liegenden Exemplar scheinen alle Blüten gleich beschaffen zu sein.
Aphyllorchis borneensis Schltr. — Typus in herb. Schltr.
Elata, simplex, saprophytica, macra, c. 90 cm. alta, aphylla ; caule stricto,
gracili, tereti, glabro, vaginis dissitis oblongis obtuse acuminatis, glabris,
arctius amplectentibus obsesso ; racemo laxe plurifloro, subsecundo; brac-
teis palulis vel deflexis, oblongo-ligulatis, obtusiusculis, ovario gracili
brevioribus; floribus erectis vel demum patulis in genere inter majores;
sepalis ligulatis apiculalo-carinatis, glabris, c. À cm. longis, basin versus
angustatis, lateralibus paulo obliquis; petalis subfaleato-ligulatis obtusius-
cule acuminalis, glabris, sepalis fere æquilatis, sed paulo brevioribus;
labello oblongo-elliptico obtusiusculo, basin versus angustato, supra basin
utrinque lobulo parvulo lanceolato divergente donato, basi obscure callo-
trilobato ornato, c. 0,8 cm. longo, lamina medio fere, c. 3,5 mm. lala;
columna gracili c. 0,7 cm. longa, semitereti, apice paulo ampliata ; anthera
rotundala generis ; ovario pedicellato, cylindrico, glabro, pedicello incluso
ce. 1,3 cm. longo, sed mox elongato.
Borneo : Im Humus der Wälder am Long Sele, im Staate Koetei. —
R. Schlechter n. 13520, blühend im August 1901.
Ich besitze nur ein spärliches Exemplar dieser offenbar seltenen
Pflanze, welches mir durch einen meiner Eingeborenen gebracht wurde.
Die Färbung der Blüten ist hellgelblich mit violettblauen Flecken. Ver-
wandt mit ihr ist A. striata Schltr. (Pogonia striata Ridl.). Zu dieser
Gattung gehört auch die von Finet beschriebene Yoania aberrans, für
Reine ich hiermit den Namen Aphyllorchis aberrans Schlir. in Vorschlag
ringe.
Didymoplexis himalaica Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Barbey-Boissier.
Saprophytica, erecta, pusilla, c. 15 em. alta; caule substricto, squamis
perpaucis dissitis, paryulis obsesso, apice plurifloro ; racemo abbreviato;
bracteis ovatis obtusiusculis, mox emarcescentibus, ovario pedicellato
multoties brevioribus, erecto-patentibus; floribus illis D. pallentis Grift.
similibus, fere æquimagnis; sepalis petalisque oblongis obtusis, usque
supra medium connatis, 0,6-0,7 cm. longis, glabris, pelalis sepalis vix
300 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (6)
brevioribus; labello late cuneato antice truncato, minute serrulato, petalis
vix æquilongo, lineis 3 caruncularum e basi usque infra apicem ornato,
glabro; columna semitereti, labello subæquilonga; anthera cucullata
obtusa; ovario clavato, glabro, mox elongato.
Himalaya : Teesta Valley. — Eingeborene Sammler. Blühend im
Juni 1884.
Diese Art ist mit D. minor J. J. Smith am nächsten verwandt, unter-
scheidet sich jedoch durch das breitere Labellum und die vorne und
unten nicht zusammenhängenden drei Reihen von Warzen in der
Mitte.
Didymoplexis latilabris Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Saprophytica, erecta, pusilla, 8-12 cm. alta; tubere fusiformi-oblongoideo;
caule stricto vel substricto, terelı, glabro, sqamis paucis dissitis, ovalis
obtusis donato, aphyllo, apice plurifloro; racemo sublaxo, demum paulo
elongalo; bracteis ovatis obtusis, erecto-patentibus, ovario pedicellato
conspicue brevioribus; floribus illis D. pallentis Griff. similibus æqui-
maguisque, erecto-patentibus; sepalis petalisque usque supra medium
connatis, c. 0,6 cm. longis, glabris, apicibus liberis obtusis, semioblongis;
labello transverso, latissime cuneato, antice truncalo, elobato, medio-
pulvine caruncularum irregulariter transversarum e basi usque ad apicem
ornato, petalis breviore, c. 0,5 cm. lato; columna semitereti, glabra, apice
ampliata; anthera cucullata obtusa; ovario pedicellato clavato glabro, mox
elongato.
Borneo: Im Humus der Wälder am Long Dett. — R. Schlechter
n. 13532 blühend im August 1901.
In der Breite des Labellums übertrifft diese Art noch D. pallens Griff.
Sie zeichnet sich ausserdem durch die breite Zone unregelmässiger quer
gestreckter Wärzchen in der Mitte des Labellums aus.
Tropidia Barbeyana Schltr. n. sp. — Typus in herb. Barbey-
Boissier.
Erecta, glabra, frutescens, ramosa; ramis ramulisque erectis vel
erecto-patentibus teretiusculis glabris; foliis ad apices ramulorum
geminatis vel teruatis, oblongo-ellipticis acuminatis basi in petiolum
brevem angustatis, nervosis, 17-22 cm. longis, medio fere 4,5-6,5 cm.
latis; inflorescentiis terminalibus vulgo simplicibus, interdum ramosis,
foliis 3-5-plo brevioribus, pedunculo cataphyllis amplectentibus vestito;
racemo erecto vel demum nutante dense multifloro; bracteis lanceolatis
acuminatis, erecto-patentibus, ovarium vulgo excedentibus; floribus in
genere inter mediocres ereclo-patentibus; sepalis ovato-lanceolatis acumi-
natis, glabris, vix 0,5 cm. longitudine excedentibus, lateralibus intermedio
latioribus, obliquis; petalis oblique ovato-elliptis breviter acuminalis,
glabris, sepalis subæquilongis; labello circuitu ovato, e basi concava
rotundato infra apicem constricto, apice in lobulum ovatum obtusum pro-
ducto, petalis paulo breviore, nervis 3 medianis incrassatis; columna
brevi, rostello abbreviato; anthera ovato-lanceolata, subacuminata, basi
cordata ; ovario subcylindrico, subsessilii, c. 0,5 cm. longo.
Indien : Bei Runghee, c. 1500 m. ü. d. M. — Eingeborene Samniler.
Blühend im Juni 1884.
Habituell erinnert diese Art an T. angulata Bl., ist aber von jener
durch die Blüten recht erheblich verschieden.
(7) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 301
Nephelaphyllum borneense Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Terrestre, humile, ce. 8 cm. altum; caule decumbente, radicante,
bene foliato; radicibus filiformibus flexuosis, subglabris; foliis erectis
petiolatis, ovatis acuminatis, basi subcordato-truncatis, glabris, lexlura
tenuibus, 4-4,5 cm. longis basi vel supra basin 2,5-3,3 cm. latis, peliolo
glabro basi vaginante, c. 1 cm. longo; scapo foliis vix æquilongo vel bre-
viore, apice plurifloro, tereti glabro, vaginis paucis arcte amplectentibus
obsesso; bracteis lanceolatis acuminatis, glabris, ereclis, ovarium æquan-
tibus; floribus illis N. pulchri. Bl. fere æquimaguis erectis, inversis;
sepalis deflexis anguste lanceolato-ligulatis acuminalis, glabris, ce. 0,9 cm.
longis ; petalis deplexis sepalis similibus æquilongisque sed basin versus
paulo angustatis, obtusiusculis, paulo obliquis; labello e basi cuneata
oblongo concavo, breviter apiculato, antice infra apicem lineis 3 caruncu-
larum brevibus ornato, cæterum nudo, c. 1 cm. longo, supra medium
c. 0,4 cm. lato, calcare oblongoideo obtuso, c. 0,3 cm. longo; columna
gracili, clinandrio paucidentato, apicem versus ampliata, glabra; ovario
breviter pedicellato clavato, c. 1,2 cm. longo, punctato.
Borneo : Im Humus der Urwälder am Long Sele, im Staate Koetei. —
R. Schlechter n. 13526, blühend im August 1901.
Von N. pulchrum Bl. ist die vorliegende Art durch das bedeutend
schmalere Labellum unterschieden. Die Färbung der Blätter war grünlich
mit metallbraunem Glanz.
Nephelaphyllum gracile Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Terrestre, gracile, decumbens, usque ad 15 cm. altum; caule decum-
bente radicante, tereti glabro; radicibus filiformibus flexuosis villosis ;
foliis laxis erectis, petiolatis, ovalis aculis vel subacuminatis, glabris, lex-
tura tenuibus, 2-2,5 cm. longis, supra basin 1,3-1,5 cm. latis, peliolo
glabro basi vaginante dilalato, ce. À cm. longo ; scapo erecto, gracili, folia
multoties superante, tereti, glabro, vaginis paucis dissilis laxe amplec-
tentibus obsesso, apice c. 4-floro ; floribus erecto-patentibus illis N. cordi-
fol Ldl. fere æquimagnis; sepalis reflexis anguste lanceolato-ligulatis
acuminatis glabris, 0,8 cm. longis, lateralibus paulo obliquis; petalis e
basi paulo angustata oblique ligulatis apiculatis, glabris, reflexis, sepalis
subæquilongis ; labello cuneato antice trilobato, lobis lateralibus parvulis
oblique oblongis obtusis, lobo intermedio transverso amplo, apice breviter
exciso, dimidio inferiore labelli puberulo, incrassatione puberula e basi
usque in medium lobi intermedii decurrente apice tuberculis 3 glabris
ornata, labelli lamina 0,8 cm. longa, lobo intermedio c. 0,2 cm. longo,
0,4 cm. lato, calcare cylindraceo subrecto, apice vix ampliato, breviter
exciso, 0,3 cm. longo; columna gracili, semitereti, glabra, clinandrio ser-
rulato; ovario pedicellato clavato, glabro, 0,8 cm. longo.
Borneo: Zwischen Moos auf Hügeln am Long Sele, im Staate Koetei.
— R. Schlechter, n. 13523, blühend im August 1901.
Von allen bisher bekannten Arten schon habituell durch die kleinen
Blätter ausgezeichnet.
ä Platyclinis dolichobrachia Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chlir.
Epiphylica, erecta, cæspitosa, 10-13 cm. alta; rhizomate valde
abbreviato, dense pseudobulbis obsesso ; radicibus filiformibus elongatis,
302 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (8)
flexuosis. glabris; pseudobulbis erectis cylindraceo-fusiformibus, glabris,
apice unifoliatis, 1-1,7 cm. longis, infra medium 0,3-0,4 cm. diametienti-
bus; folio erecto lineari obtuso, basi in petiolum angustato, glabro, tex-
tura coriaceo, peliolo incluso, 5,8 cm. longo, medio fere 2,5-3,5 mm.
lato; scapo terminali, gracili, arcualo, evaginato; racemo disticho pro
genere laxo, multifloro, folia vulgo paulo excedente; floribus in genere
inter minores inversis breviter pedicellatis; sepalo intermedio lanceolalo-
ligulato acutiusculo concavulo, glabro, 0,3 cm. longo, lateralibus similibus
æquilongis, paulo obliquis; petalis oblique lineari-ligulatis obtusiusculis,
sepalis subæquilongis; labello e basi cuneala trilobo, medio longitudina-
liter lamellis 2, dimidio inferiore bene altis e basi usque infra apicem
decurrenlibus, sepalis subæquilongo, lobis lateralibus lanceolato-falcatis
subacutis, intermedio mullo majore transverso, breviler acuminato,
1,5 mm. longo, c. 0,3 cm. lato; columna elata, semitereti, glabra, brachiis
2 ad basin peramplis, column& paulo brevioribus linearibus obtusiusculis,
clinandrio amplo ovato-lanceolato obtusiusculo; anthera cucullato-galeata,
dorso gibbo donata; ovario breviter pedicellato clavato, glabro, bracteas
paulo excedente.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Dett, im Staale
Koetei. — R. Schlechter n. 13557, blühend im August 19914.
Durch das Labellum und die langen Arme der Columna ausgezeichnet.
Platyclinis formosana Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schlir.
Epiphyticum, erectum, €. 20-25 cm. altum; rhizomate valde abbreviato
dense pseudobullis obsesso; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis
glabris; pseudobulbis ovoideo-cylindraceis, teretibus, glabris, apice uni-
foliatis, 2,5-4 cm. altis, infra medium 0,7-1,2 cm. diametientibus; folio
erecto, ligulato obtusiuscule acuminato, glabro, textura coriaceo, petiolato,
10-14 cm. longo, medio fere 1,5-2,2 cm. lalo, petiolo teretiusculo, superne
sulcato, c. 4 cm. longo; scapis terminalibus e pseudobulbis nondum bene
evolutis nalis, gracilibus, evaginatis, racemo disticho subdense multifloro,
graciliter arcuato; bracteis ovatis aculis, ovario subæquilongis, glabris;
floribus illis P. latifoliæ Hemsl. fere equimagnis, inversis; sepalis lanceo-
lato-ligulatis obtusiuscule acutatis, glabris, 0,5 cm, longis, lateralibus
paulo obliquis; petalis oblique ligulatis, subacutis, glabris, sepalis sub-
æquilongis; labello circuitu subpandurato, trilobato, medio longitudina-
liter usque supra medium bicarinato, glabro, petalis fere æquilongo, lobis
lateralibus minutis falcato-dentiformibus, intermedio multolies majore
elliptico obtusiuscule acuminalo; columna brevi, brachiis lateralibus
linearibus, falcato-patulis, clinandrio oblongo obtuso, brachia bene exce-
dente; anthera cucullata acutata, dorso gibbo donata; ovario breviter
pedicellato, glabro, c. 0,5 cm. longo.
Formosa : Isle Kotosho. — K. Miyake. Blühend im November 1899.
Durch die Entdeckung dieser Art wird das Verbreitungsgebiet der
Gatlung bedeutend nach Norden erweitert.
Platyclinis microchila Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Cæspitosa, erecta, epiphylica, pusilla; rhizomate valde abbreviato, dense
pseudobulbis obsesso; radicibus filiformibus elongatis, teretibus, glabris,
flexuosis; pseudobulbis, ovoideo-conicis, vulgo unifoliatis, (adsunt etiam
bifoliatæ), 1.2-1,5 cm. altis, supra basin 0,4-0,5 cm. diametientibus;
folio erecto, ligulato, apice inæqualiter bilobulato, glabro, textura coriaceo-
(9) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 303
basi sensin in petiolum brevem attenuato, petiolo incluso 4-8,5 cm. longo,
medio fere 0,5-0,8 cm. longo; scapo apicali gracillimo, incurvulo, glaber-
rimo; spica disticha, dense multiflora, elongata, folium vulgo excedente;
bracteis oblongo-obovatis, subacutis, cucullato-concavis, floribus paulo
brevioribus; floribus in genere inter minimios; sepalis anguste lanceo-
lato-ligulatis acuminatis, glabris, 2,5 cm. longis; petalis oblique et anguste
lanceolatis acuminatis, glabris, sepalis valde similibus, sed paululo brevi-
oribus; labello minuto, trilobo, lobis lateralibus oblongo-ligulatis obtu-
siusculis, falcatis, intermedium excedentibus, intermedio abbreviato
obscure trilobato, vel potius medio breviter acuminato, labello toto longi-
tudine vix 0,1 cm. attingente, (i. e. inter apices loborum lateralium)
1,5 mm. lato; columna errachiata semitereli, rostello ovato-triangulo,
amplo, clinandrio paulo minore; ovario subclavato glabro, vix 0,5 cm.
longitudine excedente.
Kultiviert in einem Garten in Sandakan, in Britisch Borneo; soll von
Manilla importiert sein. — R. Schlechter. Blühend im April 1901.
Mit der Struktur einer Blüte der Acoridium-Formen der Gattung ver-
einigt diese Art den typischen Habitus einer echten Platyclinis.
2 Ro um micranthum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chltr.
Epiphylicum, gracile, dependens, ramosum; caule (i. e. rhizo-
mate) elongato, lereli glabro, usque ad 50 cm. longo, radicante, vaginis
arcte amplectentibus vestito, c. 0,3 cm. diametiente; pseudobulbis dissitis.
cylindraceis, basin versus paululo ampliatis, unifoliatis, 2-2,8 cm. longis,
supra basin c. 0,3 cm. diametientibus; folio elliptico-ligulato basi in petio-
lum brevem angustato, 7,5-11 cm. longo, medio fere 2,3-3,5 cm. lato,
petiolo 0,6-1 cm. longo; racemis infra pseudobulbos natis, arcuatis, basi
incrassata vaginis obleclis, sublaxe multifloris, pseudobulbis fere duplo
longioribus; bracteis ovalis breviter acuminatis, glabris, ovario paulo
brevioribus; sepalis oblongo-ligulatis subacutis vel brevissime apiculatis,
0,2 cm. longis, glabris, lateralibus paulo obliquis; petalis sepalis simili-
bus, sed paulo angustioribus, breviter acuminatis, glabris, sepalis vix
æquilongis; labello oblongo subpandurato, obtusiusculo, curvato, medio
longitudinaliter callis 2 e basi usque infra apicem decurrentibus ornato,
petalis paulo longiore ; columna breviuscula, recta, brachiis falcato-lineari-
bus erectis, clinandrio amplo leviter et obscure bilobulato paulo breviori-
bus; anthera cucullata, dorso gibbo obtuso donata; ovario pedicellato.
clavato, glabro, 1,5 mm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei den grossen Kalkhöhlen am Long
Gombeng, im Staate Kotei. — R. Schlechter n. 13561, blühend im
Augnst 1901.
Mit D. album Ridley und D. aurantiacum Bl. verwandt. Von beiden
durch die kleinen Blüten leicht zu unterscheiden.
Oberonia Betchei Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr. et
Melbourne.
Epiphytica in ramis arborum, acaulis; radicibus filiformibus elongatis,
teretibus, glabris, flexuosis; foliis 4-5, equitantibus, subfalcato-lanceolatis
vel ligulatis acutis, glabris, textura coriaceis, usque ad 20 cm. longis,
supra basin usque ad 1,4 cm. latis; scapo simplici, spica elongata, dense
multiflora, foliis breviore; rhachi puberula, bracteis ovato-oblongis acu-
304 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (10}
minatis, apicem versus dentatis, ovarium nunc æquantibus, nunc supe-
rantibus ; floribus subverticellatis, in genere inter minores; sepalis ovato-
oblongis subacutis, glabris, vix 0,1 cm. longitudine excedentibus, deflexis;
petalis ligulatis obtusis, obliquis, sepalis subæquilongis, tamen angustiori-
bus; labello erecto oblongo-subquadrato, apice obtusissimo, carnosulo,
medio longitudinaliter latius foveolato, scpalis sublongiore, integro;
columna brevi, crassiuscula ; anthera rotundata antice apiculata ; ovario:
clavato glabro, sepalis paulo longiore.
Samoa-Archipel. — E. Betche n. 38. Blühend im Jahre 1886.
Diese Art gehört zur Gruppe der Acaules. Sie ist besonders gut ge-
kennzeichnet durch die behaarte Rhachis und die fast viereckig-längliche
Lippe. Als nächste Verwandie dürfte O. dolichophylla Schlir. aus Neu-
Guinea anzusehen sein.
Oberonia indragiriensis Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica acaulis, c. 15 cm. alta, pro genere valida; radicibus filifor-
mibus elongatis, flexuosis glahris; foliis erecto-patentibus anguste falcato-
lanceolatis acutis, equitantibus, glabris, textura carnosulis, 8-13 cm.
longis, medio fere 1-1,3 cm. latis; spicis elongatis, dense multfloris,
cylindricis, folia dimidio fere excedentibus, 0,4 cm. diametientibus; flori-
bus parvulis, flavido-virescentibus, vix 0,1 cm. diametientibus; bracteis.
ovatis obtusiusculis, margine interdum denticulatis, glabris; sepalis late
oblongis obtusis, glabris, integris, lateralibus paulo obliquis; petalis
oblique ovatis obtusis, glabris, margine subinconspicue serrulatis, sepalis
fere æquilongis; labello circuitu subreniformi obtuso, medio basin versus
foveolato, lateribus profundius lacerato, apice integro, glabro, sepala
longitudine vix excedente; columna brevi, crassiuscula; anthera cucullato-
rotundata, oblusa; ovario subsessili oblongo-cylindrico, longitudine vix
0,5 mm excedente, glabro.
Sumatra: Auf Bäumen am Danau-Kotta, im Distrikte, Indragiri. —
R. Schlechter n. 13306, blühend im Mai 1901.
Durch die Gestalt ihres Labellums zeichnet sich die vorliegende Art
vor sämllichen anderen der Gruppe Acaules aus.
Oberonia labidoglossa Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schlir.
Epiphylica, caulescens, erecta vel dependens, 10-17 cm. longa; radici-
bus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caule stricto vel. substricto,
bene foliato; foliis erecto-patentibus distichis equitantibus, falcato-lanceo-
latis aculis, glabris, textura carnosulis, usque ad 5 cm. longis, supra basin
c. 0,5 em. latis, superioribus mox abbreviatis; racemo elongato pedun-
culato, pro genere laxo, multiforo, folia mullo excedente ; bracteis lanceo-
latis acuminatis, glabris, ovario pedicellato brevioribus; floribus minutis,
vix 0,1 cm. diametro excedentibus; sepalis ovatis obtusiusculis, glabris,
lateralibus obliquis, reflexis; petalis erecto-patentibus circuitu oblongo-
lanceolatis acuminalis, margine alte laceratis, sepalis æquilongis, glabris ;
labello concavulo eireuitu oblongo, antice forcipato- emarginato, segmentis
triangulis acutis, basi utrinque subhastato-auriculato, glaberrimo, longi-
tudine petala paulo excedente; columna brevi; anthera suborbiculari
cucullato-concava, antice vix producta, obtusa ; ovario pedicellato, clavato,
glabro, 0,1 em. iongo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Districte Indragiri. —
1. Schlechter n. 13276, blühend im Mai 1901.
LES
For
(11) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 305-
Habituell ähnelt diese Art der O. dissitiflora Ridl. so sehr, dass man
sie ohne genauere Untersuchung sicher für identisch erklären würde.
Der Bau der Blüte ist jedoch vollständig verschieden.
Oberonia laxa Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, dependens, 20-25 cm. longa, acaulis; radicibus filiformibus-
elongatis, flexuosis glabris; foliis equ itantibus lineari-lanceolatis aculis,
subfalcatis, glabris, textura carnosulis, usque ad 20 cm. longis, infra medi-
um 4-1,4 cm. latis; racemo elongato, pro genere laxo, multifloro, folia
paulo excedente; bracteis lanceolatis acuminatis, margine subinconspicue
serrulatis, ovario pedicellato paulo brevioribus, glabris ; floribus patentibus
glabris; floribus patentibus, aurantiacis, c. 0,3 cm. diametientibus ; sepalis
ovato-oblongis obtusis, glabris, 0,1 em. longis, integris, lateralibus paulo-
obliquis; petalis lineari-ligulatis obtusis, glabris, margine integris, sepalis
fere æquilongis; labello inverso quadrilobo, circuitu oblongo-qua-
dralo, sepala petalaque longitudine dimidio fere excedente, glabro, lobis
falcato-triangularibus, acutis, anterioribus inferioribus paulo longioribus;
columna brevi, erassiuscula; anthera rotundata, obtusa; polliniis oblon-
goideis; ovario pedicellato clavalo, glabro, e. 0,3 cm. longo.
Banda: Auf Bäumen am Gunong Api. — R. Schlechter n. 13658,
blühend im Oktober 1901.
In der Gestalt des Labellums erinnert diese Art an O. insectifera Hk..
f. von Indien.
Oberonia melinantha Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylica, acaulis, pusilla, 3,5-7 cm. alla, cæspitosa ; radicibus filiformi-
bus elongatis, flexuosis, glabris ; foliis erecto-patentibus linearibus, falca-
tis, acutis, glabris, textura carnosulis. equitantibus, usque ad 5 cm. longis,
medio fere 0,2-0,3 cm. latis: racemis folia vulgo paululo excedenlibus,.
dense multifloris; bracteis lanceolato-triangulis, acuminatis vel aculis,
margine subdenticulatis, ovario breviter pedicellato fere æquilongis;
floribus in genere inter minimos, 0,5 mm. diametientibus, subverticella-
tim fasciculalis, aurantiacis; sepalis ovato-oblongis obtusiusculis vel acu-
üs, glabris, lateralibus paulo obliquis, integris ; PARUS oblique oblongis
obtusis, glabris, integris, sepalis fere æquilongis : labello sepalis paulo
majore, trilobo, basi foveolato, glabro, lobis lateralibus rolundalis, lobo
intermedio lateralibus fere duplo majore cuneato, apice bilobulato, lobulis
rotundatis, obtusis; columna brevi, crassiuseula : anthera subreniformi,
obtusa; polliniis oblongis; ovario breviter pedicellato clavato, glabro,
0,5 mm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Moeara-Kelindjau, im Staate Kastei. —
R. Schlechter n. 13364, blühend im Juli 1901.
Infolge der Gestalt ihrer Lippe muss diese Art in die Nähe der O. pal-
micola F. v. M. verwiesen werden, ist aber von dieser durch die orange-
roten Blüten und die schmaleren Blätter unterschieden.
V Oberonia polyschista Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylica, acaulis, c. 13 cm. longa; radicibus filiformibus flexuosis, elon-
gatis, glabris; foliis subfalcatis lineari-lanceolatis acuminalis, glabris,
equitantibus, textura carnosulis, 8-10 cm. longis. infra medium 0.7-1 cm.
latis; inflorescentia breviter peduneulata, s spicala, dense mulliflora, elon-
gala, folia excedente, c. 0,5 cm. diametiente : bracteis lanceolalis aculis,.
:306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (12)
anargine irregularibus, ovario æquilongis; floribus erecto-patentibus,
inversis, vix 0,1 cm. diametientibus; sepalis ovatis acutis, glabris, latera-
libus suboblongis, obliquis; petalis circuitu oblique elliptico-ligulatis
obtusis, altius laceratis, sepalis fere æquilongis; labello e basi rotundata
margine altius lacerala antice in iobum cuneatum truncatum producto,
basi foveolato, glaberrimo, sepala petalaque longitudine paulo excedente;
columna brevi; anthera suborbiculari, subcucullata, glabra; polliniis
-oblongoideis; ovario subsessili clavato, glabro, 0,5 min. longo.
Sumatra : Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter n. 13264, blühend im Mai 41901.
Leider fand ich von dieser durch die Gestalt ihres Labellums sehr gut
“.charakterisierten Art nur ein einziges Exemplar.
Oberonia potamophila Schltir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, acaulis, cæspitosa, 5-7 cm. alta; radicibus filiformibus
flexuosis, elongatis, glabris ; foliis distichis equitantibus subfalcato-lineari-
bus acutis, glabris, textura carnosulis, 4-5 cm. longis, basi 0,2-0,3 em.
-Jalis; racemis terminalibus dense multifloris elongatis, folia paulo exce-
dentibus, floribus in genere inter minulissimos, subverticellatis, diametro
vix 0,5 mm. excedentibus; bracteis lanceolatis acutis, margine irre-
gularibus, ovario subæquilongis ; sepalis ovatis obtusis, glabris, lateralibus
paulo obliquis; petalis ligulatis obtusis glabris, integris, sepalis sub-
duplo angustioribus, obliquis; labello trilobo, lobis lateralibus oblique
ovatis obtusiusculis, intermedio multo majore subcuneato-quadrato,
anlice obtusato, labello omnino glabro, basi foveolato, petala sepalaque
-paulo excedente; columna brevi; anthera rotundata, concava, antice
breviter subacuminata; polliniis oblongoideis; ovario breviter pedicellato
:clavato glabro, vix 0.5 mm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Ayer-Puthe, im Distrikte Indra-
giri. — KR. Schlechter n. 13255, blühend im Mai 1901.
Unter den Arten der Acaules-Sektion zeichnet sich die vorliegende
Art durch die schmalen Blätter aus, die mit dem Charakter eines einfach
-dreiteiligen Labellums verbunden sind. Die Pflanze wuchs, wie es bei
Arten der Gattung oft der Fall ist, in grossen Mengen auf einem einzel-
nen Baume, während an den sämtlichen übrigen Bäumen der Nachbar-
schaft auch nicht die geringste Spur von ihr zu enldecken war.
Oberonia sumatrana Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, acaulis, cæspitosa, 6-10 cm. alta ; radicibus filiformibus elon-
gatis, flexuosis, glabris; foliis falcato-linearibus aculis vel acuminalis,
-equitanlibns, glabris, textura carnosulis, 5-8 cm. longis, medio fere
0,3-0,4 cm. latis; racemis dense mulifloris elongatis, vulgo folia paulo
excedentis, cylindraceis, 0,3 cm. diametientibus; bracteis lanceolatis acu-
-minalis, glabris, margine subdentalis, ovario breviter pedicellato fere
-æquilongis; floribus minutis, subverticellatis, virescentibus, vix 0,1 cm.
diametientibus; sepalis late ovato-oblongis acutiusculis, glabris, laterali-
bus paulo obliquis; petalis circuitu oblongis oblusis margine, præsertim
medio, lacerato-dentatis, glabris, sepalis fere æquilongis; labello e basi
rotundala margine lacerata antice in lobulum oblongum bifidum pro-
-ducio, segmentis triangulo-lanceolatis aculis, dente parvulo medio inter-
jecto, labello toto glabro, basi foveolato, sepala paulo excedente; columna
brevi crassiuscula; anthera cucullata obtusa, glabra; polliniis oblongis;
(13) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIELES 307
ovario breviter pedicellato clavato glabro, 0,1 cm. longitudine haud
attingente.
Sumatra: Auf Bäumen am Danau-Kotla, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter n. 13304, blühend im Mai 1901.
Mit der oben beschriebenen 0. polyschista Schltr. verwandt, aber durch
schmalere Blätter und den Vorderlappen des Labellums leicht zu trennen.
Liparis bicornuta Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, erecta, cæspitosa, 8-23 cm. longa; rhizomate abbreviato,
dense pseudobulbis obsesso; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis,
glabris; pseudobulbis ovatis, compressis, apice bifoliatis, 1-1,8 cm. longis,
medio fere 0,5-1 cm. latis; foliis erecto-patentibus, lanceolato-ellipticis
acuminatis, basi paulo angustalis, glabris, textura tenuioribus, 3-8 cm.
longis; medio fere 0,7-1,7 cm. latis; scapis terminalibus erectis, vulgo
strictis, folia duplo vel plus duplo excedentibus, paulo compressis, vagi-
nis dissilis lanceolatis acuminatis obsessis; racemo sublaxe 10-30-floro,
rhachi stricta (haud flexuosa), bracteis lanceolatis acuminatis, glabris
ovario pedicellato brevioribus; floribus illis L. decurrentis Ldl. fere æqui-
magnis, inversis; sepalis oblongo-ligulatis, obtusiusculis glabris, 0,4 cm.
longis, lateralibus paulo obliquis; petalis subfalcato-linearibus, acutis,
basi subdilatatis, glabris, sepalis fere æquilongis; labello subrhomboideo
oblongo, dimidio anteriore subattenuato-obtusato, cornubus falcato-diver-
gentibus obtusis in medio labelli, c. 0,4 cm. longi; columna paulo arcuata,
tereliuscula basi antice paulo ampliata, apice vix dilatata: anthera sub-
orbiculari obtusa; ovario pedicellato clavato, glabro, c. 0,4 cm. longo.
Java : Auf Bäumen in den Wäldern oberhalb Tjibodas. — R. Schlechter
n. 13596, blühend im September 1901.
Es ist merkwürdig, dass diese Art den meisten Sammlern entgangen
ist. Wahrscheinlich wurde sie immer für verwandte L. decurrens Ldl.
gehalten, die aber ein ganz anderes Labellum zeigt.
Liparis dolichostachysiSchlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, erecta, gracilis, usque ad 50 cm. alta; rhizomate decum-
bente, elongato, radicante, vaginis obtecto, laxe pseudobulbis obsesso ;
radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; pseudobulbis e basi
ampliata sensim attenualis, apice unifolialis, 5-6 cm. longis, supra basin
0,9-1 cm. diametienlibus, apice c. 0,4 cm. diametientibus; folio erecto
lineari-lanceolato acuminato, basin versus angustato, glabro, textura sub-
coriaceo, 15-20 cm. longo, medio fere 1,3-2 cm. lato; racemo ima basi
tantum vaginulis obsesso, cæterum subdense multifloro, elongato, usque
ad 38 cm. longo, c. 0,8 cm. diametiente; bracteis lanceolatis acuminatis
glabris, ovario pedicellato brevioribus, erecto-patentibus; sepalis reflexis
oblongo-ligulatis obtusis, glabris, c. 0,2 cm. longis, lateralibus obliquis ;
petalis linearibus subfalcatis obtusiusculis sepalis fere æquilongis ; labello
curvato trilobo, lobis lateralibus oblique oblongis obtusis, intermedio majore
suborbiculari breviter et obtuse acuminato, laterales bene excedente, callo
duplici oblongo in basi labelli, callo tertio ad basin lobi intermedii, labello
toto vix 0,2 cm. longitudine excedente, glabro; columna paulo arcuata,
basi apiceque vix ampliata; anthera rotundata, anlice apiculata: ovario
pedicellato, clavato, glabro, c. 0,3 cm. longo.
Borneo : Auf Bäumen in Sümpfen am Long Wahau, im Staate Kcetei.
— KR. Schlechter n. 13540, blühend im August 1901.
308 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (14)
Diese Art erinnert habituell an L. flaccida R. f. ist aber durch die
einblättrigen Pseudobulben und das dreilappige Labellum gut charak-
terisiert.
Liparis Lauterbachii Schltr. n. sp. — Typus herb. Lauterbach
et Herb. Schlitr.
Epiphytica, erecta, 15-20 cm. alta ; rhizomate abbreviato dense pseudo-
buibis obsesso; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis glabris, uni-
foliatis, compressis, primum vaginis amplis obtectis, 2-2,5 cm. longis,
supra basin 0,8-1 cm. latis ; folio erecto ligulato acuto, basin versus paulo
anguslato, glabro, textura coriaceo, 12-16 cm. longo, medio fere 1,5-2,2
cm. lato; scapo erecto, evaginato paulo compresso, racemo secundo, laxius
multifioro, nunc folia excedente, nunc æquilongo; bracteis lanceolatis
acuminalis, glabris, erecto-patentibus, ovario pedicellato paulo breviori-
bus; floribus in genere vix inter mediocres, erecto-patentibus; sepalis
reflexis oblongo-ligulatis acutis vel subacutis, glabris, 0,6 cm. longis,
_lateralibus paulo obliquis; petalis deflexis linearibus obtusis, glabris,
sepalis paulo brevioribus; labello e basi cuneata erecta, in lobum obova-
tum deflexum apiculatum antice minute serrulatum dilalato, basi callo
parvulo rotundato aucto, incrassatione hippocrepiformi e basi versus
margines usque ad medium labelli decurrente, labello toto 0,5 cm.
longo; columna arcuata teretiuscucula, basi paulo ampliata, apice anguste
biaalata; anthera rotundata obtusiuscula; ovario pedicellato, elavato,
glabro, 0,7 cm. longo.
Ja va : Auf Bäumen bei Tretes, im Ardjoeno-Gebirge, ce. 900 ü. d. M. —
C. Lauterbach n. 4197, blühend im Februar 1890.
Eine Art aus der Verwandtschaft der L. crenulata Ldl. Durch die klei-
neren Blüten und das Labellum ausgezeichnet.
Liparis Uchiyamæ Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylica, erecta, caspilosa, c. 15 cm. alta ; rhizomate abbreviato, dense
pseudobulbis obsesso; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis glabris;
pseudobulbis parvulis ovoideis, unifoliatis, c. À cm. longis, medio fere
0,5-0,6 cm. diametienlibus; folio erecto, lanceolato-ligulato acuminato,
basin versus angustato, glabro, textura coriaceo, 10-15 cm. longo, medio
fere 1,4-2,2 cm. lato; scapo terminali compresso, evaginalo; racemo laxe
6-10-floro subsecundo, bracteis erecto-palentibus lanceolatis acuminatis,
ovario pedicellato paulo brevioribus, glabris; floribus in genere inter
mediocres, erecto-patentibus; sepalis e basi dilatata lanceolatis acutis,
glabris, 0,7 cm. longis, lateralibus patulis, obliqnis; petalis reflexis lineari-
bus oblusis glabris, sepalis fere aquilongis; labello carnosulo latius
obovato, antice rotundato paucidentato-lobulato, curvato, callo bilobo in
basi, glaberrimo, 0,6 cm. longo; columna arcuata teretiuscula, apice alis
sagittalo-auriculatis donata, glabra; anthera rotundata obtusa, glabra;
ovario pedicellato clavato, glabro, pedicello incluso 0,8 cm. longo.
Isle Oshima, Liukiu-Archipel. — T. Uchiyama, blühend im
Dezember 1900.
Diese Art muss mit der mir unbekannten L. plicata Fr. et Sav. aus
Japan verwandt sein, ist aber der Beschreibung nach sicher verschieden.
Podochilus oxyphyllum Schltr. n. sp. — Typus in herb.'Schltr-
Epiphylicum, ramosum, gracile, usque ad 13 cm. altum ; ramis gracilibus
(15) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 309
dense foliatis, leretibus, glabris, vaginis foliorum persistentibus dense
obtectis ; foliis patentibus oblique lanceolato-ligulatis acutis vel subacutis,
glabris, lexlura tenuioribus. 0,6-1 cm. longis, medio fere 0,2-0,3 cm. latis;
racemis terminalibus patulis, laxius plurifloris, usque ad 1,3 cm. longis,
distichis; bracteis lanceolatis acuminatis, glabris, ovario pedicellato paulo
longioribus; floribus in genere inter minores, pallide roseis; sepalo.inter-
medio ovato obtusiusculo, glabro, c. 0,2 cm. longo, lateralibus æquilongis
breviter aculatatis, glabris, valde obliquis, dimidio inferiore margine
anteriore valde dilatatis, terlia parte basilari in saccum subglobosum con-
nalis; petalis oblique lanceolato-ligulatis acutis, sepalis fere æquilongis,
glabris; labello peltato-affixo, ovato-elliplico breviter acuminato glabro,
basi in appendicem linearem bifidam producto, infra apicem gibbo
minuto donalo, appendice inclusa c. 0,2 cm. longo; columna brevi, pede
longius producto, rostello erecto triangulo, bifido ; anthera cordato-lanceo-
lata, rostrato-acuminata, apice excisa; ovario pedicellato, clavato glabro,
©. 0,2 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Dett, im Staate
Koetei. — R. Schlechter n. 13558, blühend im August 1901. |
Die Art gehört in die Sektion Apista und dürfte am besten neben
P. serpyllifolius Ldl. unterzubringen sein.
v à sooscoius pachyrhizum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, pusillum, ramosum ; ramis ramulique filiformibus
elongatis, bene foliatis, decumbentibus radicantibus; radicibus crassius-
culis flexuosis, puberulis; foliis erecto-patentibus lanceolato-ligulatis
acuminatis, glabris, textura tenuioribus, 0,4-0,6 cm. longis, medio fere
1,5-2 mm. latis; floribus ad apices ramulorum vulgo singulis, illis P. sciu-
roidis KR. f. fere æquimagnis similibusque; sepalo intermedio oblongo
obtuso concavo, vix 0,2 cm. longo, glabro, lateralibus æquilongis obtusius-
culis, basi margine anteriore bene dilatatis, mentum oblusum cum
columnæ pede productum formantibus, basi c. 1,5 mm. latis; petalis
oblique oblongis obtusis, sepalis subæquilongis; labello infra basin
columnæ pedi apice libero peltato-affixo, oblongo obtusiuseulo infra basin
latere utrinque minute angulato, basi ipsa breviter excisa, 2,5 mm. longo,
glabro; columna brevi, pede longius producto, rostello erecto, apice
minute exciso; anthera ovato-lanceolala rostrato-acuminatis, breviter
cordala, dorso gibbo oblongo donata, glabra; polliniis 4, stipite com-
muni lineari, apicem versus paulo angustata, glandula minuta.
Sumatra : An Baumstämmen am Sungei Lalah, im Bezirke Indragiri.
— R. Schlechter n. 13274, blühend im Mai 1901.
Unstreitig ist diese Art mit P. appendiculatus. J.J. Smith nahe verwandt,
doch nach meiner und Herrn Smith’s Ansicht durch das Labellum ge-
nügend charakterisiert. Die Blüten sind grünlich gefärbt und besitzen auf
den Petalen einen roten Fleck.
‘4 Podochilus sumatranum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schlir.
Epiphyticum in ramis truncisque arborum, decumbens, ramo-
sum; ramis ramulisque filiformibus elongatis, flexuosis, radicantibus,
dense foliatis; radicibus tenuibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris;
foliis ereclo-patentibus linearibus acutatis, tortis, glabris, textura sub-
310 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (16)
coriaceis, 0,5-0,8 cm. longis, vix 0,4 cm. latis; floribus ad apices ramulo-
rum singulis; bracteis ovalis aculis, glabris, ovario subsessili fere æqui-
longis; sepalo intermedio ovato obtusiusculo, glabro. 0,2 cm. longo, late-
ralibus æquilongis obtusiusculis, basi margine anteriore valde dilatata,
mentum obtusum formantibus, basi 0,2 cm. latis; petalis lineari-ligulatis
obtusis, sepalis fere æquilongis, glabris; labello infra basin in apice libera
column pedis peltato-affixo, ligulato, apicem versus paulo dilatato, apice
rotundato, brevissime medio acuminato, exappendiculato, 2,5 mm. longo;
columna brevi, rostello erecto tridentato, dentibus lateralibus intermedio
multo majoribus; anthera cordato-oblonga antice bicuspidata; polliniis 4,
stipitibus 2 excavalis binis affixis, glandulis 2 distincts, oblongis obtusis;
ovario breviter pedicellato glabro, clavato, 0,7 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen im Sungei-Lalah, im Bezirke Indragiri. —
R. Schlechter n. 13289, blühend im April 1904.
Als nächste Verwandte dieser zur Sektion Apista gehörigen Art möchte
ich P. tenuis Bl. betrachten, welche durch ein anders geformtes Labellum
ausgezeichnet ist. Die Färbung der Blüten unserer Art ist weiss; nicht
selten mit einem rosenroten Anflug.
Thelasis borneensis Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylica, erecta, gracilis, c. 15 cm. alta; rhizomate abbreviato, pseudo-
bulbis obsesso ; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; pseudo-
bulbis conico-ovoideis, plus minusve obliquis, usque ad 1,5 cm. altis, basi
usque ad 1 cm. diametientibus, vaginis obtectis, apice unifoliatis, nunc
vagina una in folium evoluta; folio erecto-patente lanceolato-elliptico
aculo, basi angustato subpediolato, glabro, textura tenuiore, 6-7,5 cm.
longo, medio fere 1,5-2 cm. lato; scapo basilari erecto, gracili, folia exce-
dente, vaginis paucis dissitis, amplectentibus obsesso, tereti, glabro,
inflorescentia, inclusa 10-15 cm. longo; racemo subdense multifloro,
elongato; bracteis patulis lanceolatis acuminatis, glabris, ovario pedicellato
fere æquilongis; floribus patentibus patulisve, viridibus; sepalis ovalo-
elhpticis obtusiusculis glabris, 2,5 mm. longis, lateralibus paulo obliquis;
petalis oblique ligulatis obtusis glabris, sepalis subequimagnis; labello
latius ovato obtuse acuminato, basi subtruncato, apice medio lamella
brevi humili ornato, 2,5 mm. longo; columna brevi apoda, rostello amplo
erecto, apice bifido; anthera ampla oblongoideo-cucullata acuminalo-ros-
trala; ovario pedicellato, clavato, glabro, vix 0,3 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen am Long Sele, im Staate Ketei. — R. Schlechter
n. 13522, blühend im August 1901.
Diese Art ist mit T. bifolia Hk. f. aus Indien verwandt, aber durch das
Labellum wohl unterschieden.
(Fortsetzung folgt!)
AE LE NAS EE
HE À 7 *
311
“ Pomacee Sinic-kponier Nor
et adnotationes generales de Pomaceis.
Auctore Camillo K. SCHNEIDER.
. . Bei der Bearbeitung der Pomaceen für mein „lIlustrirtes Handbuch:
der Laubholzkunde‘“ stand mir ein ziemlich bedeutendes Herbar-Material
(c. 11000 Spannblätter) zur Verfügung. Ich erhielt dadurch einen recht
guten Einblick in die oft komplizierten und sehr umstrittenen Verwandt-
schaftsverhältnisse und musste mich eingehend mit der Frage der Ab--
grenzung der Gattungen befassen. Da ich nun in meinem Handbuch aus
Mangel an Raum oft nur Andeutungen über meine Auffassung der Sachlage
geben konnte, oder auch meine Darstellung ohne besondere Erläuterung.
für sich sprechen lassen musste, so möchte ich hier einige wichtige:
Ergänzungen zu der im Handbuch gebotenen Bearbeitung liefern.
Ehe ich aber auf die allgemeinen Verhältnisse eingehe, will ich die-
kurze Beschreibung einiger neuer Arten und Formen vorausschicken,
deren wichtigste Blüten-, Blatt- und Fruchtdetails im Handbuch mit
abgebildet sind.
1. Sorbus [Aucuparia| sambucifolia (Ch. et Schl.) Roem., nee
Auct. al.
var. typica, folia 4-5-juga, c. 20 cm. longa (petiolo incluso), foliola
6. 9,9 :1,8-5 : 2,5 cm., celera ut in « Handbuch ».
Amurgebiel: lg. Maximowicz (es sind darunter aber auch Formen:
mit bis 6-paarigen Blättern, deren relativ kleine Blättchen den charak-
teristischen Glanz auf der Blattoberseite nicht zeigen und in Form und
Serratur elwas an S. commixta erinnern, ob etwa hybrid ?).
Sacchalin: lg. Fr. Schmidt (1860), Ig. Glehn (1861).
rn un cha Re : lg. Riedler, lg. Rainer-Kesslitz (1886), Ig. Tiling,.
g. Lütk.
Japan : Jesso : Ig. Faurie in Echigo (4897) und Koshu (1895) ferner
in Shiretoka n. 10943 (1893).
var. pseudogracilis, nov. var. (Typ in Herb. Barbey und Herb. Berlin):
ab typo differt : arbuscula ut videtur parva, foliis 3-4-jugis, vix 10 cm.
longis, foliolis majoribus tantum c. 3,5 : 1,8-5 : 2 cm., fructibus ut videlur
minoribus, c. À : 0,8 cm.
Im übrigen scheint diese Varietät noch durch stärkere Behaarung der
Knospen und Blätter abzuweichen.
-312 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (2)
Japan: Jesso : Ig. Faurie n. 13523 Hayachine, 1800 m.; n. 8453 et
-3200, Rebunshiri, n. 3199 Rüshiri.
Eine Art Uebergangsform zwischen beiden Varietäten stellt Faurie’s
n. 5113. Seseki dar.
2. S. [Aucuparia)| Boissieri C. K. Schn., sp. nov. (Typ in Herb.
‚Boissier, Barb.-Boiss., Berlin, Wien).
Arborea ?, ramuli initio ut videtur sparse griseo-pubescentes, annotini
‚glabri vel glabrescentes rubrobrunnei, lenticellis mullis parvis albidis
conspersi; gemmæ fusiformes, glabræ, parce viscosæ ; folia satis ampla,
-5-7-juga, glabra (lanlum in rhachi ad basim foliolorum pilis paucis in-
structa, interdum sublus basim versus ad costam foliolorum sublanata);
foliola late elliptico-lanceolata, basi inæquilateralia, petiolulata, apice
breve-acuta, a medio ad apicem utrinque subserrata, vel distincte crenato-
serrala, Supra viridia, subtus albescentia, papillosa; stipulæ caducæ;
inflorescentiæ salis magnæ, vix vel non pilosæ; flores mediocres,
receptacula glabra; calyces breve deltoidei, intus sparse pilosi, margine
leviter glanduloso-denliculati; petala late ovata, breve unguiculata stami-
nibus c. 20 subæquilonga ; styli 4-5, staminibus brevioribus subæquilongi,
basi lanati; fructus ovato-rolundi, ut videtur flavo-rubri.
Gemmæ c. 13 mm. longæ; folia ad 20 cm. longa; foliola maxima
-c. 5-7 cm. longa et 1,8-2,5 cm. lata; inflorescentiæ c. 15 cm. diam.; flores
-c. 10-12 mm. diam.; fructus c. 8-9 mm. crassi.
Pontus: Ig. Sintenis n. 1624, Sumila in silvis (fruct. immat.).
Lasistan : lg. Balansa n. 301, vallée d’Andon, 700 ın. s. m. (flor.).
Abchasien: Ig. N. Alboff, 3. IX, 1894, Sources,du Ghega, 1700 m.
-(fruct.).
Transkauk. : Ig. W. R. Rickmers, n. 11%, Kartsch-Chal, Otingo (?)
1900 m., feuchtes Tal eines Bergbaches, Urwald (fruct.).
Durch die papillösen Blätter, die nur über Mitte gesäglen relativ
.grossen Blättchen, im Verein mit den kahlen Knospen gut gekennzeich-
nele, der S. aucuparia vielleicht nächst verwandte Art. Die Exemplare von
Alboff und Rickmers weichen durch gröbere auffälligere Serratur ab.
‘Vgl. sonst mein Handbuch.
:3. S. Wilsoniana C. K. Schn., sp. nov., (Typ in Herb. Berlin).
Arborea, ad 10 metralis (teste Wilson); ramuli initio leviter pubes-
-centes, brunnescentes, lenticellis multis parvis albidis conspersi; gemmæ
ut videtur salis breves, glabrescentes; folia c. 6 juga, rhachi initio sparse
villosa; foliola late elliptico-lanceolata, basi inæquilateralia, petiolulata,
-apice breve-acuminata, supra medium leviter crenato-serrata, supra
glabra, flavo-viridia, fere nitida, sublus pruinosa (nec papillosa) ad costam
+ ferrugineo-pubescentia ; stipulæ, parvæ, latæ, incisæ, caducæ ? ; inflo-
rescentiæ magnæ, laxe-pubescentes; flores satis parvæ; receptacula
vix pilosa; calyces late breve-triangulares, margine -+ glanduloso-denti-
<ulati, ceterum glabri vel subglabri; petala late ovato-quadrangulata
basi in unguem brevem contracta staminibus c. 20 paullo breviora; styli
%, basi villosi; fructus non vidi; folia ad 23 cm. longa (petiolo nudo
incluso); foliola maxima 8,5 : 2,8 cm.; inflorescentiæ c. 17 cm. diam.;
flores c. 7 cm. diam.
W.-Hupeh : Ig. Wilson n. 985, Patung.
Vgl. mein Handbuch.
— —— nn
(3) ©. K. SCHNEIDER, POMACEÆ SINICO-JAPONICÆ NOVE 313
3a. S. Wilsoniana ? var. nov.
Differt.: foliolis angustioribus, subius magis pubescenlibus; foliola
maxima 7:2 cm.
Hupeh: Ig. Henry n. 3757.
Noch junge Exemplare mit unentwickelten Blütenständen, die höchst
wahrscheinlich später vom Typ abweichen.
3b. S. Wilsoniana ? var. nov.
Differt. : foliis 4-6-jugis, foliolis obtusis, paullo minoribus, distantiori-
bus, serraturis acutioribus, inflorescentiis laxioribus, floribus (satis deflor).
petalis intus basi villosis, stylis 5, carpellis ut videtur omnino connalis;
folia ad 20 cm. longa; foliola maxima 5,5 : 2,2 cm.
Ob die Unterschiede im Bau des Gyn&ceum (vgl. mein Handbuch)
konstant, ist fraglich, ebenso weichen die Blattformen wohl nur graduell
ab, aber eine Varietät liegt wohl sicher vor.
%.S.[Aucuparialtapashana C.K. Schn., sp. nov. (Typ in Herb. Berlin).
an var. S. pohuashanensis (Hance) Rehd.?
Arborea?; ramuli salis crassi, annolini sparse villosi, purpurascentes,
lenticellis paullo visibilibus; gemmæ magnæ, + lanatæ; folia 5-8-juga,
rhachi + lanata satis crassi; foliola firmiora, lanceolata, basi mæqui-
lateralia, apice breve acula, vel vix acuminala, margine fere ab basi sub-
tiliter inæquali-serrata, supra vix pilosa, sublus ad costam griseo-lanata,
albo-viridescentia, nervulis nigrescentibus; stipulæ caducæ; inflores-
centiæ mediocræ, subpubescentes; flores?; fructus rubri, vel flavo-
rubri globosi.
Gemmæ ad 18:7 mm, ; folia 15-21 cm.; foliola majora 5:1,8-6:2,2 cm. ;
fructus 8-9 mm. diam.
N.-Schensi: lg. Giraldi. n. 5126, 5127 et 1082, Ta-pa-shan (bis Gipfel).
Ich habe nicht genügend gut entwickelte Exemplare der S. pohuasha-
nensis gesehen, um genau sagen zu können, ob die vorliegende Form
wirklich in deren Formenkreis fällt. Vgl. mein Handbuch.
5. S. [Aucuparia] decora (Sarg.) m.,'spec. nov.
S. americana Marsh. va. decora Sarg.
Oestliches Nordamerika: Wisconsin; lg. Baker (St. Croix Falls).
Michigan: Ig. Farwell n. 261 (Keweenaw Co.).
New-York : Ig. A. M. Vail (Tannersville).
Vermont: Ig. Pringle n. 14570 (Mt. Mansfield), 1g. W. W. Eggleston
(dgl.), 1g. Faxon (Willonghby Mt.).
Maine: Ig. Fernald n. 36 (St. Francis).
New-Foundland : lg. Waghorne n. 41; Ig. Robinson and Schrenk
(Whitbourne).
Ich führe von n. 5-7 die gesehenen Exsiccaten an, um zu deren wei-
teren Studium anzuregen und genau zu zeigen, wie ich jetzt diese vielfach
vermengten Formen {rennen möchte.
6. S. scopulina Greene.
S. sambucifolia Auct. plur.
Westliches Nordamerika:
New Mexico : Ig. Heller n. 3744.
Colorado: Ig. Baker n. 757 (Gunnison Watershed), n. 403 (Pagosa
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1906. 22
314 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me Sér.). 1906 (4)
Peak), ohne n. (4-miles Hill); lg. Baker, Earle and Tracy n. 653 (Upper
La Plata Canon); lg. Brandegee n. 4346 (dgl.); n. 13240 (EIk Mis.).
Utah (vielleicht Var.) : Ig. Pammel and Blackwood n. 3819; Ig. Jones
5. X. 1895 (Lake Blanche), dgl. n. 1369 (Fork Canon).
Washington: Ig. Allen n. 291 ex. p. (zum Teil zu cahfornica ge-
hörend [Früchtel]); Ig. Suksdorf n. 2 (Mt. Paddo und Mt. Adams);
lg. Wilcox (Cascade Mts.).
Wyoming: Ig. A. Nelson n. 982 (Teton Mts.) Montana: lg. Rydberg
et Bessey n. 4427 (Bridger Mis.).
Oregon : Ig. Cusick n. 2690 (Crook Co.); Ig. Brown n. 77 (forma ?),
Idaho (die Pflanzen scheinen einer besonderen Var. anzugehören):
lg. Elmer, n. 350; 1g. J. Mulford (1892); Ig. Heller n. 3275 ; Ig. Sandberg.
Mac Dougal and Heller n. 421.
5. S. americana Marsh. [non Pursh vel Hedlund !].
Oestliches Nord-Amerika:
N.-Garolina : lg. Rugel (1841-42); Biltm. Herb. n. 486; Ig. Small et
Heller n. 298).
Pennsylvanien : lg. Porter (1850).
Massachusets: Ig. ?
Vermont: lg. Hooker?
? Labrador: Ig. Parreyss.
? var. groenlandica m., var. nov.
Differt : frutex ut videtur parva, omnibus parlibus minora; folia tantum
4-6-juga, foliola elliptico-lanceolala serraturis irregularioribus; inflores-
cenli® parvæ, flores ?, fructus minimi.
Folia ad 15 cm. longa; foliola 3:1-5:1,8 cm.; fructus immaturi
5 : 3-4 mm.
Grœnland : Ig. Rosenvinge 3. VII. et 16. VIIT. 1888 ; 1g. Hartz (1889) ;
lg. Rink.
Geht bis ca. 62° n. Br. Aehnelt in Serratur etc. der americana mehr
als der decora, doch sichere Verwandtschaft fraglich.
8 S. commixta Hedlund.
Japan:
var. typica m.
Folia mox vel semper glabra ; inflorescentiæ fructiferæ glabræ ; stamina
petalis sublongiora vel æquilonga ; styli 3-4.
Hondo : Ig. Tschonoski (Fudziyama) ; lg. Dœnitz (Nikko).
Jesso : lg. Faurie n. 333. (Aomori), n. 707 (Shichinoké), n. 3897 (Mte.
Tsurugi), n. 8211 (Iwanobori), n. 10621 (Akan), dgl. ohne n. von Echigo
(Myoko-san), Yezo (1893), Sommet du Gansu (12. VII. 1898).
lg. Maximowicz : Hakodate (1861), Ig. Albrecht, dgl. (1863), ohne Ort.
lg. Hilgendorf.
Tsuschima-Insel: Ig. Wilford 1859.
? Sachalin : Ig. Glehn (1861), differt fructibus majoribus, ovato-ellip-
tieis. Hieran schliesst sich Ig. Vaurie 7483 (Ile de Yetorofu).
var. typica f. angustissima f. nov.
Foliis linearo-lanceolatis, ad 6,5 : À cm., longe caudatis.
Jesso: Ig. Faurie n. 10944 (Shiretoko).
Unsicher in Zugehörigkeit bleiben die Exemplare lg. Faurie, Koshu
28. VIII. 1895, n. 7243 Cap Soya 19. VI. 1891 und n. 3304 (Otaru).
(5) C. K. SCHNEIDER, POMACEÆ SINICO-JAPONICÆ NOVE 315
var. rufoferruginea (Pyr. americ. var. rufoferruginea Shirai, in Herb.)
nov. var.
Differt : foliis semper subtus ad costam ferrugineo-tomentosis, inflores-
centiis fructiferis haud glabris, floribus ut videtur minoribus, staminibus
pelalis fere duplo-brevioribus, stylis à.
Jesso : Ig. Faurie n. 379 et 380 (Asamayama).
Vielleicht gute Art! Blätter im allgemeinen sehr schmallanzettlich.
9. S. [Aucuparia] Schwerini C. K. Schn., spec. nov. (Typ. Herb.
Bot. Gart. Wien).
Frutex S. gracili simillima, sed ut videtur elatior: ramuli laxe pubes-
centes; folia quam in gracili majora 3-4-juga ; foliola inferiora minima,
superiora maxima, late ovato-lanceolala, acula vel fere obtusa, a medio
ad apicem crenalo-serrata, Supra glabra, subtus subdiscoloria, parce
pubescentia, ciliosa; stipulæ in foliis ramulorum floriferum satis magnæ,
basi inflorescentiarum maximæ involucriformes, suborbiculatæ, subcrena-
tæ; inflorescentiæ parvæ, flores iis S. gracilis simillimæ, sed stamina
petalis æquilonga, styli 3-4, basi glabri, cetera ut in « Handbuch » in-
dicata, fructus ?
Folia ad 12 cm. longa; foliola ad 5 : 2 em. ; stipulæ inflor. ad 2 cm. diam.
Japan : lg. Faurie (Buko-sun, Musushi, 28. V. 1895).
Diese Art schliesst sich in ihren an S. aria erinnernden Blütenbau an
S. gracilis an, mit der sie auch durch die Ausbildung der ‚„Hochblätter“
eng verbunden ist, doch konnte ich zu wenig Blüten untersuchen, um
die konstanten Verhältnisse im Blütenbau genau zu ermitteln.
10. S. [Aucuparia] Kurzii C. K. Schn., comb. nov.
Pyrus Kurzü Watt, apud Prain, in Jour. As. Beng. Soc. 1904. 203.
Species valde distincta, arborea; ramuli inilio puberuli; folia fere
sempervirentia, ramulorum florif. satis firma, (4-) 5-juga; foliola ellip-
tica, apiculala, tantum ad apicem serrulata, supra viridia, fere nitida,
sparse puberula, subtus pruinosa (vix papillosa), puberula, rhachi vix alata,
pubescente; stipulæ parvæ, basi inflorescentiarum deficientes ; inflores-
centiæ parvæ, laxæ, subpubescentes, flores minimi, glabri, stamin«
c. 20 petalis late ovatis fere duplo minora, styli 3-5, basi glabra ; fructus
5-6 mm. diam.
Folia ad 9 cm. longa; foliola maxima ad 3 : 4,1 cm.
Sikkim : Sundukphoo, 18. 7. 1884, c. 3500 m.
Nach Prain ganz lokal an der Grenze von Nepal vorkommend. Eine
eigenartige Art, die den Kreis der S. gracilis gewissermassen mit dem
der S. foliolosa verknüpft. Da Prains Beschreibung nicht leicht zugänglich
ist, gebe ich meine schon früher entworfene hier wieder.
11. S. [Aucuparia] foliolosa (Wall.) Spach.
var. typica m. : folia (5-) 6-8-juga.
Nepal: Ig. Wallich n. 677 ex p.; Herb. Griffith n. 2084 (ob Sikkim ?).
Sikkim : Ig. Anderson n. 130 (Dhootoria), dgl. n. 498 (Srinhul [?]):
lg. Hooker (8-9000).
Upper-Burma : lg. Watt n 6862 (Manipur) [an var. distineta ?].
var. pluripinnata C. K. Schn., var. nov. (Typ in Herb. Berlin).
_Differt : foliis 11-12-jugis, tantum ad 12 cm. longis, foliolis ad apicem
distinctius serratis, subtus ut in rhachi semper laxe pubescentibus.
PSE LEP
© sn a "
316 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (6)
Szetschwan : lg. Henry n. 8960.
Aehnlich, aber fraglich ein Exemplar lg. Kamroop (Sirinagur).
12. S. [Aucuparia] hupehensis C. K. Schn., sp. nov. (Typ in
Herb. Berlin).
Arborea?, ramuli annotini purpurascentes glaberrimi, deinde cine-
rascentes; gemmæ ut videtur glabræ, an viscosæ?; folia ramulorum
floriferorum satis variabilia, 6-8-juga ; rhachis glabra, tantum foliolorum
basi pilis vel glandulis instructa, leviter alata ; foliola sessilia vel subses-
silia basin versus minora, e basi inæquali rotunda vel subcuneata anguste
elliptico-lanceolata, apice obtusa vel subacuta, margine supra mediam ad
apicem argule crenato-serrata, supra viridia leviter pilosa et ciliolata, sub-
tus albescentia, tantum basi pilosa, sed + papillosa ; stipulæ parvæ; inflo-
rescentiæ parvæ, leviter hirsutæ: flores satis parvi, albi; receptacula
glabra, sepala intus apicem versus parce pilosa, petala late obovata, breve
unguiculata, Staminibus 20 paullo majora, styli 3-4, basi pilosi, fructus?
Folia (petiolo incluso) 10-15 cm. longa; foliola superiora majora
3 : 0,8-3.8 : 1,3 cm.; flores c. 5-6 mm. Diam.
China: W. Hupeh : lg. Wilson n. 2082, Juni 1901.
Bedarf noch weiterer Beobachtung.
13. S. [Aucuparia] ursina (Wall.) Decne. ex p.
var. typica : omnibus partibus præsertim rhachi foliorum cinereo
ferrugineoque tomentosa, foliola breve acuta, fere ab basi distincte
tenuiler crenato-serrulata.
Behaarung gemischt, nicht rein bräunlich. Vgl. sonst auch Handbuch.
Garhwal: Ig. Wallich n. 675 (fruct.).
Fraglich bleiben : Ig. Gaumie n. 474 (Sikkim) und Ig. Dungboo (1877
Chumbi).
var. Wenzigiana C. K. Schn., nov. var. (in allen Herb.).
Differt : pube ferrugineo (non cinereo intermixta), foliolis + angus-
tioribus, acutioribus, tantum ad apicem tenuissime serrulatis, celera ut in
Handbuch indic.
Kumaon: der Wallich n. 675 A.
Nepal, Ig. ?
Sikkim : lg. Tandun (?) n. 131 (Mt. Tonglo); lg. Kurz (Tongloo);
lg. Hooker (10- 11000’); Ig. Clarke n. 34989 (Sundukphoo).
}#. S. [Aucuparia] cashmiriana Hedl.
Vgl. mein Handbuch! \
Garhwal: lg. Duthie n. 1085 (forma ursinæ typicæ simillima).
Simla : Ig. Thomson (10000).
Kashmir : Herb. Falconer n. 390 (planta typica Hedl.); 1g. Jæschke
(1863 Ryelang (?); Jalesi-Pass; Tschandra-Tal); Ig. Duthie n. 12260 (Astor).
Tibet (Grenze von Kaschmir) : Ig. Hügel n. 1093.
var. Aitchisoni C. K. Schn. nov. var. (Typ. Herb. Boiss.).
Differt foliis minoribus, 8-11-jugis, ad 10 cm. longis, foliolis tantum ad
2,5 : 1,1 cm., omnibus parlibus ut videtur fere glaberrimis; flores fruc-
tusque non vidi.
Afghanistan: 1g. Aitchison n. 792 (Kurrum Valley).
15. S. [Aucuparia] Koehneana C. K. Schn., Sp. nov. (Typ in Herb.
Berlin).
{7 GC. K. SCHNEIDER. POMACEÆ SINICO-JAPONICÆ NOVÆ 17
{
Arborea ?; ramuli juniores?, velustiores nigro-brunnei, glabrati, lenti-
cellis ellipticis conspersi; gemmæ elongaltæ ferrugineo-pilosæ; folia
8-10-juga, rhachi leviter pubescente, paullo alata; foliola subsessilia,
subæquimagna, lineari-lanceolata, basi inæquali rotundo-cuneata, apice
breve-acula, margine fere ab basi subæqualiter crenato-serrata, supra
viridia, vix pilosa, subtus leviter pruinosa, ad costam pubescentia ; sti-
pulæ parvæ, ex parte caducæ; inflorescentiæ mediocræ, subpubes-
centes vel fere glabræ ; flores?, fructus globosi, ut videtur flavo-rubri,
calycibus suberectis, stylis 5.
Folia ad 15 cm. longa; foliola majora ce. 2,8 : 0,7-0,8 cm.; fructus
c. 7-8 mm. diam.
Hupeh : Ig. Henry n. 6766; ob auch N.-Shensi: Ig. Giraldi n. 1086 ?
Scheint microphylla sens. meo am nächsten zu stehen.
Vgl. mein Handbuch.
16. S. [Aucuparia] rufopilosa C.K.Schn., sp. nov. (Typ in Herb. Barbey).
Fruticosa, habitu ut videtur S. microphyllæ simillima; ramuli anno-
tini?, vetustiores nigro-cinerascenles; gemmæ breve-ovaiæ acutæ fere
glabræ; folia gracillima, 10-15-juga, rhachi alata fere glabra tantum
supra basi foliolorum glandulifera, foliola subæqualia subsessilia e basi
inæquali elliptico-ovala vel lineari-elliplica apice plerumque obtusa, mar-
gine argute crenato-sérrata, supra viridia subpubescentia ciliata, subtus
subdiscoloria, sæpissime lanlum ad costam pilifera; stipulæ minimæ,
caducæ ; inflorescentiæ paucifloræ initio hirsutulæ, deinde glabrescen-
tes, lenticellis satis magnis crassisque albescentibus instructæ, flores
parvæ, albidæ; receptacula hirsutula; sepala late triangularia subacuta,
utrinque fere glabra, ad apicem glanduloso-denticulata ciliataque
petala ovato-orbiculata, vix unguiculata, staminibus c. 20 fere duplo
longioria; styli 3-4, basi vix pilosi, staminibus subæquilongi; fructus
immaturi subglobosi calycibus erectis coronati.
Folia (petiolis inclusis) 10-12 cm. longa; foliola 9 : 4-12 : 5 mm.
Sikkim : Sundukphoo 18. 7. 84. 11000’ (flor.) et Phulloot 12. 9. 84
(fruct. immat.).
Zu S. rufopilosa scheinen auch Eyemplare aus Sikkim zu gehören, die
mil S. microphylla-Stücken (siehe Handbuch) zusammen von Kew aus-
gegeben worden sind, sowie Herb. Sıkkim. T. Anderson n. 494 (specim.
valde defect.) Nun sind diese aber z. T. vermengt mit Formen die
sehr an ursina lypica gemahnen, aber in den oberseits behaarten Blättern
doch wieder auch sehr auf rufopilosa weisen (z. B. lg. Hooker, Sikkim
10-11000’ ex p., sowie ein Exemplar Ig. Wallich, Nepal). Vorläufig kann
ich jedenfalls die Formenkreise dieser so nahestehenden Arten noch
nicht derart überblicken, dass ich sie sicher umgrenzen könnte. Man
kann bei Pomaceen, wo die Formenkreise vieler Arten nur eben erst
unvollkommen bekannt sind, nicht vorsichtig genug urteilen und nicht
Material genug prüfen, ehe man sich auf Spekulationen über Verwandt-
schaft u. s. w. einlässt. Deshalb scheue ich auch vor einer bestimmten
Deutung nachstehender Exemplare zurück, die eine zwischen rufopilosa
und Vilmorini typica stehende Art zu repräsentieren scheinen : Ig.
Gammie, n. 632, Sikkim, Tankra Mts. 9000” und Ig. Dr. Kings Collector
Thibet, near Chumbi 30. VI. 1882.
17. S. [Aucuparia|l Vilmorini C. K. Schn., sp. nov. (Typ in Herb,
propr. et Herb. Paris).
\
318 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 4906 (8)
Frutex; ramuli annotini griseo-ferrugineoque hirtelli, deinde einera-
scentes glabrescentesque; gemmæ ovat® acuminatæ, + ferrugineo-
hirtellæ; folia gracilia, 9-14-juga, rachi alata, subhirtella, supra basi
foliolorum glandulifera, foliola subæqualia subeoncoloria, + anguste obo-
vato-oblonga, basi inæquali cuneata, apice subito apiculata, margine supra
medium crenato-serrala, Supra glabra, subtus initio ad costam hirtella,
deinde fere glabra; stipulæ parv&; inflorescentiæ paucifloræ, ferru-
gineo-hirtellæ ; flores parvi; receptacula hirtella; sepala subgiabra, elon-
gate-triangularia, subacuta ; petala lanceolata, distincte unguiculata, stami-
nibus c. 18-20 fere duplo longiora; styli 3-4, basi parce pilosi; fructus
globosi, (cet. ut in Handbuch indicata).
Folia (petiolo incl.) ad 43 cm. longa; foliola 1.2 : 0,4-2 : 0.8 cm.;
Fructus 8-10 mm. diam.
Yunnan : Ig. Delavay (vidi tantum specimina e horto Vilmorin).
var. setschwanensis C. K. Schn.. nov. var. (Typ. in Herb. Berlin).
Differt : foliis gracilioribus, ad 17-jugis et tantum ad 10 cm. longis
(rhachi glabra); foliolis Imeari-oblongis, vix supra 1,3 : 0,45 cm. magnis,
apice obtusis vel rotundatis ; inflorescentiis glabris.
Szetschwan : lg. Henry n. 8975.
Vgl. sonst mein Handbuch. Franchet (Plant. Delavay. p. 230) hat diese
Artirrtümlich mit der gut verschiedenen foliolosa (sensu Hook.) = ursina
sensu meo, Ienunziegl Vielleicht versteht er auch, 1. c., Pyrus Wallichii
darunter.
18. S.[Hahnia] Zahlbruckneri (.K.Schn..Sp.nov. (Typ. in Hb.Berlin)-
Arborea vel fruticosa; ramuli hornotini fere glabri, purpurascentes;
semm® aculo-conic®, ad 7 mm. longæ; folia ovato-elliptica. acula,
tenue coriacea, supra nilido-viridia, parce pubescentia, subtus cano-viri-
descentia, magis pubescentia (pilis vix visibilibus), nervis lateralibus
10-14 valde prominentibus, margine breve aculeque lobato-dentata;inflo-
rescentiæ fructiferæ parvæ (flores non vidi) parce pubescentes, plus
minus verrucosæ; fructus biloculares, calyce coronati.
Folia 6.5-10 cm. longa, 3.5-5 cm. lata : peliol 10-14 mm.
China: Szetschwan Ig. Henry n. 7021.
Vel. mein Handbuch. Diese Pflanze erinnert in manchem an eine
Micromeles, doch spricht gegen Zugehörigkeit zu dieser das Bleiben der
Kelche zur Fruchtzeit. Habituell ist sie der folgenden aber sehr ähnlich.
19. Micromeles Folgneri C. K. Schn., spec. nov. (Typus im
Herb. Barb.-Boiss. et Herb. Berlin).
Arborea vel fruticosa; ramuli juveniles parce albo-tomentosi, annotini
glabriuseuli, lenticellis graeilibus multis conspersi: gemmæ ovalo-acutæ,
fere glabræ: folia satis firma, supra intense viridia, vix pubescentia,
subtus argyræotomentosa, costa nervisque lateralibus 8-11 satis distinctis
glabrescentia; folia ramulorum floriferorum e basi cuneata ovato-
elliptica acuta vel fere acuminata serrala et vix lobulata, folia surculorum
sterilium margine breve lobulata: inflorescentiæ mediocræ. densi-
floræ, plus minus albo-tomentos®, receplacula calycesque (exlus) tomen-
tosæ: styli 3, ovaria perfecte 3 locularia, fructus rubri, obovato-elliptici ;
(cet. ut in Handbuch delineala).
Folia ram. florif. c. 4,5 : 1,7 cm.. folia surculorum ad 7 : 5,8 cm.
petioli 5-12 mm.; inflor. c. 5-6 em. diam.: : flores c. 6-8 mm. diam... pe
celli 5-10 mm. fructus ad 14 : 10 mm.
(9) ©. K. SCHNEIDER. POMACEÆ SINICO-JAPONICÆ NOVÆ 319
China : Hupeh : Ig. Henry n. 4065 et 5024.
Aehnelt der Sorbus Zahlbruckneri sehr. Man beachte die Bemerkung
über Micromeles-Sorbus im 2. Teile dieser Arbeit.
20. Micromeles Decaisneana (. K. Schn., spec. nov. (Typ. in
Herb. Berlin und Herb. Barbey).
Arborea vel fruticosa ; ramuli inilio incani, annotini glabri vel diutius
pubescentes; folia e basi satis longe-cuneata late-obovata in apicem
brevem subito contracla, supra initio subpubescentia, deinde glabra,
viridia, subtus subdiscoloria, basi costæ plus minus villosa nervis laterali-
bus ce. 8-10, margine a medio ad apicem crenato-serrala; inflorescentiæ
parvæ, plus minus incanæ, receplacula inferiore parte tomentosa, supe-
riore parte ut calyces fere glabra, fructus 3-4 loculares (cet. ut in Hand-
buch delineata).
Folia 5,5-9 em. longa, 2,5-5 cm. lata; petioli vix 5 mm.; inflorese.
ce. 4 cm. diam., fructus e. 10-11 cm. longi.
China : Hupeh : Ig. Wilson n. 593; Ig. Henry n. 5715.
Man vgl. mein Handbuch!
21. Photinia |[Pourthieal Beauverdiana C. K. Schn., spec. nov.
(Typ. in Herb. Barbey).
Frulicosa vel arborea; ramuli glabri, levigali non verrucosi, purpu-
rascentes; gemmæ glabræ breve-ovatæ, acutæ; folia crassi-membra-
nacea, late- vel ovato-lanceolata, basi rotunda vel subacula, apice acumi-
nata, vix discoloria, tantum subtus ad costam sparse puberula, margine
tenue breveque glanduloso-serrata, serraluris accumbentibus, nervis late-
ralibus ce. 10-14; inflorescentiæ non satis evolutæ glaberrimæ, vix
verrucosæ, flores ut videtur iis P. parvifoliæ simmillimæ, siyli 3; fructus
non vidi.
Folia 6,5 : 2 ad 10: 3,3-3,8 cm., pelioli 7-10 mm.; pedicelli ad 7 mm.
China: Szetschwan, lg. Henry n. 5599.
Der Blattnervatur nach eine echte Pourthiæa. Vgl. betreffs Verwandt-
schaft mein Handbuch.
22. Stranvæsia amphidoxa C. K. Schn., spec. nov. (Typ. in
Herb. Barbey et Herb. Berlin).
Arborea vel fruticosa ; ramuli initio flavo-incani, deinde glabrescentes,
einereo-brunnei; folia obovato-lanceolala, basi acula, apice breve acumi-
nata, supra fere tantum costa puberula, subtus vix discoloria, præcipue ad
costam flavo-pubescentia, nervis lateralibus 5-8, margine breve æqualiter
‚serrata ; petioli tomentosi; inflorescentiæ parvæ, flavo-tomentosæ (ut
receplacula calycesque), flores mediocres petalis glabris vel basi vix
pilosis; styli 5, basi coaliti, villosi, cetera ut in Handbuch delineata!,
fructus non vidi.
Folia 5:1,5ad 9 : 2,5 cm.; petioli 2-5 mm.; inflor. €. 4 em. diam.,
flores c. 12 mm. diam., pedicelli 10-15 mm.
China : Szetschwan, lg. Henry n. 5565.
Dem Blütenbau nach wohl sicher eine Strauvæsia und mit keiner der
bisher beschriebenen, im „Handbuch“ aufgeführten Arten identisch.
Uebrigens dürfte aus Herb. Berlin das Exemplar Ig. v. Rosthorn, Szetsch-
wan (Nanchuan) sicher dazu gehören, es hal fast reife Früchte (ec. 8:8 mm.,
excl. Kelch), die typischen Stranvæsia-Bau zeigen, wenn auch die Carpelle
dorsal fast ganz mit Receplaculum verwachsen sind.
320
LE MIELLAT
PAR
M. Edouard BERTRAND
Fondateur de la Revue Internationale d'A piculture.
On appelle miellée ou miellat la substance sucrée qui apparaît en cer-
taines circonstances sur diverses parties des végétaux autres que les fleurs
et dégoutte sur le sol sous forme de pluie. On l’a aussi appelée melligo,
mel œreum, miellure, exsudat, rosée de miel, en anglais Honey dew, en
allemand Honigtau ou Blatthonig, en italien Rugiata melata ou Manna.
Elle est recceillie par les insectes, par les abeilles entre autres, et se pro-
duit généralement en juin et juillet. moins souvent en août, rarement en
mai et septembre. Elle est surtout abondante dans les étés chauds et secs.
Celui de 1893 a été exceptionnellement favorable à la production du
miellat. On le remarquait non seulement sur les arbres, mais sur un
grand nombre de végétaux. J’ai vu mes abeilles butiner même sur des
roseaux.
M. Gaston Bonnier, dans son étude Les Nectaires, décrit les organes où
s’accumule la substance sucrée, c’est-à-dire les nectaires tant floraux
qu’extra-floraux ou tissus nectarifères. Les nectaires extra-floraux,
dont proviennent les miellats, sont moins nettement localisés que les
nectaires floraux et se rencontrent, selon les plantes, dans le limbe ou le
pétiole des feuilles, à leur aisselle, dans les pedoncules, les stipules, les
bractées et même les tiges des rameaux. Tous ces tissus n’émettent pas
de nectar au dehors; ceux qui en émettent sont généralement munis de
stomates.
Le maximum de production des nectaires extra-floraux a toujours lieu,
dit M. Bonnier, avant que l'organe près duquel se trouve l'accumulation
de sucre ait achevé son développement. Ce développement effectué, le
neclar retourne dans la plante. Selon lui ces accumulations de matières
sucrées constituent des réserves nutritives spéciales.
Il existe deux sortes de miellats. L’un est une exsudation naturelle
sans le concours d'insectes. Elle a été contestée par différents auteurs,
par le Dr Büsgen entre autres, qui prétend qu'il n’existe qu’un miellat
produit par l'intervention de pucerons, mais un si grand nombre d’obser-
valeurs tant naturalistes qu’apiculteurs ont constaté cetle production
spontanée de liquide sucré qu’elle ne peut plus être contestée. M. Bonnier
l’a observée sur les chênes, le frêne, les tilleuls, le sorbier des oiseaux,
(2) EDOUARD BERTRAND. LE MIELLAT 321
Pepine-vinetle, des ronces, sur le tremble, le bouleau, le sycomore, l'éra-
ble plane, le noisetier. J’ai fait moi-même, muni d’une échelle et d’une
loupe, plusieurs des mêmes constatations. On l’a observée sur bien
d’autres végétaux, sur le sapin entre autres, sur des plantes herbacées,
telles que les salsifis, la scorsonère, les feuilles et les tiges du seigle, la
partie supérieure des tiges et les pédoncules de plusieurs espèces d’Ery-
simum, etc., etc.
L'autre miellat est produit par l'intervention de pucerons et de coche-
nilles, qui introduisent leur trompe dans les tissus neclariferes pour en
absorber le contenu et en rendre la plus grande partie. Les auteurs ne
sont pas d'accord sur le mode de sécrétion du miellat par les pucerons;
les uns disent qu’elle se produit par deux conduits ou canalicules placés
sur les côtés de l'abdomen du puceron et que par conséquent la matière
sucrée expulsée n’est pas de nature excrémentielle. Cheshire entre autres,
qui était un apiculteur doublé d’un bon microscopiste, a donné dans son
ouvrage Bees and Bee-Keeping les figures de divers pucerons et d’une
fourmi caressant l’un d’eux de ses antennes en même temps qu’elle re-
cueille la goutte de miellat sortant d’un des organes en question. On sait
que les fourmis récoltent avidement le miellat des Aphides et que Linné
a appelé le puceron la vache de la fourmi (Aphis formicarum vacca). Dar-
win et sir John Lubbock, entre autres, ont montré que les fourmis savent
à la lettre traire les aphides, qui semblent s’efforcer de retenir la sécrétion
jusqu’à ce que les fourmis soient prêtes à la recevoir, ce qu’elles indiquent
au moyen de leurs autennes. Le professeur Cook, du Collège d’Agricul-
ture du Michigan, enseigne que le miellat des pucerons est une sécrétion
dont l'origine est analogue à celle du miel.
En revanche, M. Büsgen, qui semble avoir étudié de près l’action des
pucerons, dit qu'il a observé lui-même la sortie de petites gouttes de
miellat de l’anus de Aphis sambuci, A. Viburni, A. Cardui, et autres. Les
conduits placés sur le dos de l’insecte excréteraient une substance cireuse
sans goût prononcé et dédaignée par les fourmis. Ils conslitueraient plutôt,
selon M. Büsgen, un moyen de défense: le puceron attaqué chercherait
à lancer sur son ennemi leur contenu, qui se figeant immédiatement,
formerait un enduit gênant sur le corps de l’agresseur. Les apiculteurs,
qui ont tout intérêt à observer de près cette action des pucerons, ne
voient pas les choses comme M. Büsgen. Ils ont remarqué, par exemple,
que chez certains de ces insectes (Lecanium) la sécrétion est si abondante
que leurs larves et leurs œufs y sont comme baignes, ce qui n'aurait pas
lieu si ce miellat était un excrément. Il n’en a, du reste, ni la mauvaise
odeur ni l’aspect, étant transparent. Le miel qu’en font les abeilles est
aseptique, c'est à dire qu’il se conserve aussi bien que le miel de fleurs
(dont il n’a cependant pas l’arome) et sa composition est la même sauf que
les proportions des substances qui le composent sont un peu différentes.
Tous les miels contiennent deux espèces de sucre, du saccharose (ou du
mélézilose) et du sucre interverli ou glucose, plus de la dextrine et des
gommes. Dans le miel de fleurs la dextrine ne se trouve qu’en très petile
322 BULLETIN DE L'HERBIFR BOISSIER (20e sEn.). 1906 (3)
quantité; il y en a un peu plus dans celui provenant de miellats naturels
ei encore davantage dans les miellats de pucerons, ce qui rend ces miel-
lats visqueux et collants.
Les espèces de pucerons sont innombrables, chaque végétal, pour ainsi
dire, a son puceron spécial. Le Dr Büsgen mentionne une vingtaine
d’Aphis et l’entomologiste Buckton en décrit plus de 300 espèces dislinc-
tes. La force avec laquelle les sécrétions sont expulsées par ces pelits
êtres est surprenante; certaines espèces, à ce qu'a observé le Dr Büsgen,
ont la faculté de les lancer à une distance de 30 mm. dans la direction
horizontaie et de 5 mm. dans la direction verticale.
Il y a des espèces si petites et souvent d’une couleur si semblable à
celle des feuilles sur lesquelles elles se tiennent qu'il faut une Joupe pour
ies distinguer. On sait que les pucerons se multiplient avec une rapidité
phenomenale. Les pucerons sont un fléau dans les serres mais à l’exté-
rieur leurs nombreux ennemis, ainsi que les vents et les pluies, les dé-
ciment, et les feuilles sont suffisamment lavees; cependant dans certains
cas exceptionnels leurs piqüres amènent la chüte des feuilles. Les miel-
lats de pucerons peuvent aussi devenir nuisibles indirectement en favo-
risant la production de certains champignons parasites qui couvrent
quelquefois les feuilles des végétaux d’une croûte noire.
En revanche, selon le D' Büsgen, le miellat peut être souvent d’une
certaine utilité pour les plantes mêmes : Schimper, qu'il cite, a observé
que dans les forêts où les nonnes (Liparis monucha) ont fait des ravages
considérables, tous les arbres au pied desquels se trouvaient des four-
milieres étaient épargnés. Les fourmis attirées par le miellat des feuilles
avaient en même temps détruit les chenilles des Liparis.
Les miellats, comme les nectars des fleurs, varient de goût et certains
d'entre eux sont, a cause de leur amertume, délaissés par les abeilles.
Celles-ci du reste savent choisir ce qui leur convient le mieux comme
nourriture el elles ne butinent sur les miellats de pucerons que lors-
qu'elles ne trouvent pas à récolter du nectar dans les fleurs. Les miellats
de pucerons sont une mauvaise nourriture d'hiver pour elles, la dextrine
qu'ils contiennent encombre leurs intestins à une époque où elles ne
peuvent pas sorlir pour se vider et peut amener une grande mortalité.
La présence en quantité assez importante de la dextrine dans les miels
de miellat rend leur analyse difficile. La falsification la plus habituelle du
miel se fait par une addition de glucose et l’un des moyens de contrôle
des chhnisies est l’examen polarimétrique. Les miels de fleurs dévient à
gauche le plan de polarisation de la lumière, ils sont lévogyres, landis que
les glucoses sont dextrogyres. Or la dextrine agit comme les glucoses, de
sorte que des miels parfaitement purs ont été quelquefois déclarés falsi-
fies. A l'heure qu'il est, il y a des chimistes qui refusent de se prononcer
dans des cas de ce genre.
C’est dans les journées chaudes et sèches alternant avec des nuits
fraiches que les miellées se produisent généralement. J’ai mentionné plus
haut la sécheresse de l'été de 1893 comme ayant été exceptionnellement
(4) EDOUARD BERTRAND. LE MIELLAT 323
favorable à la production des miellats. M. Bonnier a observé que la miel-
lee naturelle, dans les hautes altitudes et dans les latitudes élevées
comme la Norvège, ainsi que dans la région subalpine des montagnes,
se produit relativement plus souvent qu’en plaine ou dans les contrées
de latitude inférieure. L’exsudation de cette miellée naturelle a lieu plutôt
la nuit et c’est de grand matin qu'on voit les abeilles la recueillir, tandis
que le miellat des pucerons est produit plutôt dans la journée et l’activité
de ceux-ci paraît se ralentir la nuit. L'apparition des pucerons en grand
nombre concorde bien avec les influences atmosphériques qui provoquent
une plus grande formation de substance sucrée dans les tissus neclariferes.
La production du miellat de pucerons est beaucoup plus considérable et
plus fréquente que la miellée spontanée ou naturelle, mais 1l est néces-
saire de tenir compte de cette dernière, quoiqu’en dise le Dr Büsgen.
Pour moi le phénomène des pucerons a pour cause premiere un commen-
cement d’exsudation de la miellée naturelle provoquée par les circons-
tances extérieures, et c’est également l'opinion du botaniste Hy, cité par
Bonnier dans le journal Z’Apieulteur. Voici ce qu'il écrivait à propos de
la miellée de 1895. « La miellée est avant tout, et à son origine, une
« émission spontanée de nectar de la part des végétaux, rendue plus
« active par suite des conditions du milieu ambiant. »
...« Pour être non pas plus exact, mais plus complet, il convient d’ajou-
« ler que le phénomène se complique d'ordinaire du rôle d'insectes, spé-
cialement de pucerons. Mais, en réalité, cette action est secondaire; elle
ne conslilue qu'un épisode intéressant dans l’histoire de la miellée. »
Je ne dois pas omettre de mentionner que M. Bonnier a reproduit arti-
ficiellement le miellat en placant sous une cloche contenant de Pair
saturé d'humidité une branche d’arbre avec ses feuilles. La substance
sucrée ne tarde pas à exsuder par des stomates. Uu apiculteur, M. Alberti,
a fait de son côté l'expérience suivante : ayant pris des branches de sapin
qu'il a constaté dépourvues de tout insecte vivant, illes a placées dans une
chambre chaude un jour qu'il faisait froid et a vu se produire des goutte-
leites sucrées qui se réunissaient en formant de pelites perles à la base
de chaque feuille. Les branches ayant été placées en cet étal à proximité
d’un rucher, les abeilles en ont recueilli avidement les gouttelettes sucrées.
Selon la théorie moderne de l'adaptation réciproque entre les insectes
et les fleurs, le nectar des fleurs est là pour attirer les insectes, qui doi-
vent en échange aider à la fécondation croisée. Mais les miellats, quel
rôle doit-on leur attribuer, quels services les abeilles rendent-elles en
les recoltant? La production de ces miellats peut, je crois, s'expliquer sim-
plement comme suit: Etant donné, comme l’a démontré M. Gaston Bonnier,
que les accumulalions de substances sucrées, tant dans les fleurs que
dans d’autres parties des végétaux sont des réserves nutritives, on
peut admettre que, dans ce cas comme dans beaucoup d’autres, la nature
se montre prodigue dans ses moyens de pourvoir au développement ou à
la reproduction des êtres.
OPHRYS BOTTERONI Chodat
var. CHODATI nov. var.
PAR
I. WILUZEK.
Dans le delta herbeux de la Drance près d’Amphion se trouve une
station très riche d’Ophrys fuciflora Rehb. et O. apifera Huds.
Nous avons immédiatement été frappés par l'éclat inaccoutumé des
fleurs d’un certain nombre de pieds de cette dernière plante, rendues
très « voyantes » par le développement petaloide des divisions latérales
intérieures du périgone, qui sont verdâtres, petites, triangulaires ou même
filformes par enroulement chez le type.
Un examen approfondi de la plante en question nous a fait voir que
celait une nouvelle variété de l’Ophrys Botteroni Chodat' que nous
nous faisons un plaisir de dédier à notre savant collègue et ami, M. le
prof. Chodat à Genève.
Les différences qui nous permettent de l’elever au rang de variété sont
les suivantes :
Selon Schulze I. c., les divisions intérieures du périgone d’Ophrys Bot-
teroni sont presque complètement glabres tandis qu’elles sont velues-
ciliées aux bords chez la variété. Le labelle presque plan et non convexe,
subquinquilobé chez le type, est trilobé, à lobes révolutés chez la variété.
De plus le lobe médian est prolongé en un petit appendice aigu, man-
quant chez le type.
Notre plante diffère d’Ophrys apifera par ses divisions périgonéales
intérieures pétaloïdes, d’un blanc rosé maculé par des taches roses inté-
rieurement, d’un rose verdätre extérieurement et par leur longueur qui
atteint les ?/s de celle des divisions extérieures. Elles mesurent 13 mm.
1 R. Chodat, Rev. et crit. des Polygalées suisses : un nouvel Ophrys, Extr. du
Vme Bull. de la soc. bot. de Genève 1889, pg. 85 (187), cité d’après Max Schulze,
Orchidaceen Deutschlands etc. 1894 pl. 34 d.
(2) E. WILCZEK. OPHRYS' BOTTERONI CHODAT 325
de longueur sur 5 à 3 ‘/2 mm. de largeur. Leur dos est parcouru par
3 nervures verdâtres. Le labelle en est moins convexe, à gibbosités peu
apparentes.
Elle ne saurait être confondue avec l’Ophrys apifera v. aurita Moggr.
qui en diffère par la forme du périgone et par le labelle fortement révoluté,
Il est interessant de constater que dans notre station, de même que
dans la station classique de M. Chodat (sur Bienne) l’Ophrys Botteront
croit mélé aux Ophrys fuciflora et apifera, aussi l'Ophrys Botteroni a-t-il
été considéré comme un hybride de ces deux espèces. ,
Schulze se prononce contre cette manière de voir en se basant sur
l’absence totale de poils sur les divisions intérieures du périgone et sur la
forme du gynosteme, qui est bien celle d’Ophrys apifera.
Nous admettons volontiers l’hybridité de l’Ophrys Botterom, vu que la
variété Chodati a les divisions intérieures du périgone ciliées-velues et vu
que le bec du gynosteme de nos échantillons, tout en étant manifestement
flexueux, est moins arqué vers le haut que celui des Ophrys apifera de la
même localité.
M. le prof. Chodat ajoute à notre article la note suivante :
R. Chodat a obtenu cette année d’une station des environs d’Annemasse
près de la frontière suisse (Pont de la Menoge, Arthaz) un certain nombre
d'exemplaires de 1’0. Botteroni qui ne different que peu du type décrit
précédemment et figuré dans Schulze Orchid. On avait précédemment
indiqué comme parfaitement glabres les pièces internes du périgone;
en réalité elles sont toujours plus ou moins en partie finement pubescentes,.
Il est intéressant de constater que ce type qui a disparu des environs de
Bienne par la substitution à la garide où il s’est développé pendant de
longues années, d’une forêt de Pinus sylvestris établie par les forestiers.
qui se sont plu à défigurer le caractère de toute une région; R. Chodat
est opposé à l’idée de voir dans l'O. Botteroni un hybride jusqu’à plus
ample informé.
326
DIE LAUBMOOSE BADENS
Eine bryogeographische Skizze
VON
Dr Th. HERZOG
(Suite.)
Am auffallendsten sind neben vielen ganz gemeinen Arten :
Archidium phascoides, Pterygoneurum cavifolium.
Ephemerum serratum. » lamellatum.
Acaulon muticum. Pottia minutula.
» triquetrum. » lanceolata.
Phascum curvicollum. Aloina ambigua.
Mildeella bryoides. Funaria mediterranea.
Astomum crispum. Bryum murale (Mauern).
Dicranella Schreberi. Catharinea angustata.
Dicranella varia. Eurhynchium piliferum.
» rufescens. Rhynchosteg. confertum (Mauern).
Didymodon luridus (Mauern). » rotundifolium (Mauern).
Barbula fallax. Rhynchostegiella tenella (Mauern).
» vinealis 8 cylindrica. Amblystegium varium.
» convoluta. . Hypnum Sommerfeltii.
Tortella squarrosa.
Die interessantesten unter ihnen sind Didymodon luridus, Barbula vi-
nealis ß. cylindrica, Tortella squarrosa, Pterygoneurum lamellatum, Fu-
naria mediterranea, Bryum murale und Rhynchostegium rotundifolium,
weshalb es notwendig erscheint, noch einiges über ihre Verbreitung zu
bemerken. Didymodon luridus ist im allgemeinen über ganz Mitteleuropa
zerstreut und in unsern Nachbarländern entschieden häufiger als inBaden,
wo wir nur zwei Standorte von ihm kennen; der eine gehört in das Ge-
(324) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 327
biet der Kalkvorberge des Schwarzwaldes (an Mauern am Lorettoberg),
der andere befindet sich im Kaiserstuhl (Badberg bei Vogtsburg). Barbula
vinealis zeigt eine ganz ähnliche Verbreitung. Die übrigen fünf besitzen
meridionalen oder occidentalen Charakter und kommen nur noch an
wenigen Punkten nördlich der Main-Weser-Linie vor, die als ungefähre
Nordgrenze der südlichen Arten in Mitteleuropa angenommen werden
kann. Tortella squarrosa hat ihren Standort in den Vorbergen am Isteiner-
Klotz, Pterygoneuruin lamellatum und Funaria mediterranea in dem
Lössgebiet nördlich von Müllheim, ersteres auch noch bei Malterdingen
und Lahr, Bryum murale an einer Mauer bei Sölden im Hexental und
Rhynchostegium rotundifolium endlich findet sich an mehreren Stellen
des Gebietes an beschatteten Steinen im Gebüsch und an Mauern. Mit
Ausnahme des letzteren kommen diese südlichen Formen auch im Kaiser-
stuhl vor, wo wir sie im Verein mit verschiedenen andern später wieder-
finden werden.
Barbula sinuosa endlich ist eine der merkwürdigsten Erscheinungen
in den Kalkvorbergen des Schwarzwaldes. Sie findet sich am Schönberg
bei Freiburg an zwei vollkommen getrennten Stellen, einmal (spärlich).
auf dem Hauptrogenstein des Nordostabhanges und sehr reichlich auf Nagel-
fluh des Rückens, auf dem die Schneeburg steht, und zwar in Südwest-
Exposition. Ihre ausserordentliche Ueppigkeit und Häufigkeit an dieser
Stelle lässt erkennen, dass sie hier vollkommen zu Hause ist; immerhin
bemerkenswert für ein Moos, dessen Verbreitungszentrum in England
und dem westlichen Frankreich und Belgien liegt!
Potlia litoralis bei Bellingen am Isteinerklotz ist eine Entdeckung
Jägers, für die sich im Herbar des Herrn Geheeb in Freiburg Belegstücke
finden.
Cylindrothecium Schleicheri gehört dem südlichen Abschnitt der Kalk-
vorberge an; es wächst an Jurakalkblöcken beim Schloss Rötteln bei Lör-
rach und wurde schon von A. Braun entdeckt.
Von weiteren, bemerkenswerten Arten dieser Kalkzone seien genannt:
Gyroweisia lenuis. Rhodobryum roseum.
Hymenostylium curvirostre. Bryum Funckii.
Eucladium verticillatum. Philonotis calcarea.
Fissidens crassipes. Eurhynchium strigosum.
Ditrichum pallidum. Thamnium alopecurum.
Tortella inclinata. Amblystegium irriguum.
Barbula gracilis. Hypnum commutatum.
Orthotrichum Braunii.
328 BULLETIN DE L’BERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (325)
. Als Vergleichungsgebiet mit den Schwarzwald-Kalkvorbergen eignet sich
zweifellos am besten die Zone der Kalkvorberge der Vogesen, die
als Zwillingsbildung am meisten Aehnlichkeït im Charakter der Flora mit
ersteren erwarten lassen. Und in der Tat treffen wir in entsprechenden
lagen im Elsass fast dieselben Verhältnisse wie im Badenerland. Denn
der Umstand, dass die Exposilion der elsässischen Vorberge Südost ist,
hat für diese nicht die durchschlagende Bedeutung wie für das dahinter
liegende Hauptgebirge, so dass im Charakter der Vegetation zwischen
badischen und elsässischen Vorbergen nicht der durchgreifende Unter-
schied besteht wie zwischen Schwarzwald und Vogesen.
Die bis jetzt bekannt gewordenen meridionalen und oceidentalen
Arten der elsässischen Kalkhügel sind:
Phascum rectum. Funaria dentata.
Hymenostomun torlile. » mediterranea.
Plerygoneurum lamellatum. Cylindrothecium Schleicheri.
Trichostomum cæspitosum (occ.). » eoneinnum.
Fortella squarrosa. Eurhynchium pamilum.
Tortula atrovirens. Rhynchosteg. rotundifolium.
Zygodon Forsteri (occ.)
Unter ihnen befinden sich zwar einige echt occidentale Arten, die nicht
bis Baden vorgedrungen sind: Trichostomum cæspitosum und Zygodon
Forsteri, und auch mehrere südliche Arten, die in Baden fehlen, so Phas-
cum rectum, Tortula alrovirzns und Funaria dentata; dafür besitzt aber
Baden allein: Gymnostomum calcareum, Weisia crispata, Fissidens tama-
rindifolius, Pottia litioralis, Tortula canescens, Bryum murale und Sclero-
podium illecebrum.
Betrachten wir diese Arten in ihrer Verbreitung genauer, so ergibt! sich,
dass ausser den occidentalen Formen, die entschieden der gegen Westen
weiter vorgeschobenen Lage des Elsass entsprechen, alle andern rein zu-
fällig in dieser Weise zwischen Elsass und Baden verteilt sind; denn die
beiden in Betracht kommenden Einwanderungsrichtungen 1. von Süd-
westen durch die Lücke bei Belfort und 2. rheinaufwärts aus der Rhein-
provinz, die ein sekundäres Zentrum südlicher und westlicher Formen
darstellt, müssen sowohl für Baden als für das Elsass angenommen und
in Rechnung gezogen werden, und nur in der Intensität der beiden Strö-
mungen liessen sich eventuell Unterschiede vermuten. Doch auch dies.
wird recht zweifelhaft, wenn wir sehen, dass gleichzeitig in Baden Tortula
canescens und im Elsass Tortula atrovirens vorkommt, deren beider
nächstes Verbreitungszentrum in den rheinischen Schiefergebirgen liegt,
LAURE
(326) TH, HERZOG. DIE LAUBMOUSE BADENS. 329
und wenn wir ferner Fissidens tamarindifolius, eine westliche Art, zwar
in Baden, aber nicht im Elsass antreffen etc.; Funaria dentata dagegen ist
sicher direkt von Süden her zugewandert und findet sich trotzdem nur
im Elsass, obwohl Baden für die Einwanderung ebenso günstig gelegen
wäre. Aus diesen und ähnlichen Betrachtungen lässt sich mit Wahrschein-
lichkeit der Schluss ziehen, dass wir es hier nicht mit absoluten Ver-
schiedenheiten, d. h. nicht mit scharf gesondert entwickelten Floren-
elementen zu tun haben, sondern dass sehr leicht die eine oder andere
der dem benachbarten Gebiet noch fehlenden Arten in diesem mit der
Zeit könne aufgefunden werden; pflanzengeographische Bedenken liegen
wenigstens sicher nicht dagegen vor.
Neben diesen südlichen Anklängen fehlen in beiden Ländern Formen
des norddeutschen Tieflandes vollständig, was um so wunderlicher er-
scheint, als doch in der Rheinebene eine ganze Anzahl nördlicher Arten
gefunden wird, und anderseits viele Tieflandsformen in ihrer Vertikal-
verbreitung die Hügelzone erreichen *.
Auch unter denjenigen Arten, welche gleichmässig durch Mitteleuropa
zerstreut sind, gibt es einige, die zwar in den elsässischen Vorbergen auf-
treten, in Baden aber fehlen, und umgekehrt.
In Elsass-Lothringen fehlen:
Fissidens pusillus. Bryum Funckii.
Anodus Donianus. Eurhynchium striatulum.
Didymodon spadiceus. » Tommasinii.
In Baden fehlen:
Ephemerum sessile. Hymenostomum squarrosum.
Pottia Starkeana. » rostellatum.
Aus dieser Verteilung lässt sich schliessen, dass Baden mehr unter dem
Einfluss von Einwanderungen aus dem Jura, Elsass-Lothringen mehr
unter dem von Strömungen aus der Rheinpfalz und Rheinprovinz steht
oder wenigstens stand, also die Kalkvorberge Badens sich natürlicher mit
den Gebieten des Schweizer-Jura als mit denen der Rheinpfalz und Rhein-
provinz in Verbindung bringen lassen, während sich Elsass-Lothringen
mehr an die letzteren Gebiete anschliesst.
Noch ein anderes Gebiet liesse sich mit Vorteil zur Betrachtung der
Verbreitung südlicher Arten in Mitteleuropa den Vorbergen des Schwarz-
" Anm. Die betr. Arten sind bei Gelegenheit der Beschreibung der Ebenen-
flora erwähnt.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars. 1906. 23
330 BULLETIN DE L'UERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (327)
waldes und der Vogesen gegenüberstellen; es ist dies das eben erwähnte
Gebiet der Rheinprovinz mit Anschluss der westfälischen Kalkberge, aus
deren Bereich, wie wir sahen, auch einige Arten nach den Kalkvorbergen
Badens und Elsass-Lothringens hin vorgedrungen sind. die zweifellos
in den Rheinlanden ein sekundäres Zentrum ihrer Verbreitung besitzen.
Ob dieselben auf der Wanderung aus den Mittelmeerländern über Frank-
reich die Rheinprovinz erreicht und sich hier heimisch gemacht haben,
oder ursprünglich mit den südlichen und westlichen Florengebieten Eu-
ropas zusammenhingen und infolge besonders günstiger klimatischer und
physikalischer Faktoren sich hier in dieser bedeutenden Zahl erhalten
haben, lässt sich heute schwer entscheiden. Es ist jedenfalls ausserordent-
lich auffällig, dass wir hier eine bedeutend reichere Flora von südlichen
Formen antreffen, als an den etwa 5° südlicher gelegenen Kalkhügeln der
Umgebungdes Genfersees, gesch weigedenn Badens und Elsass-Lothringens
Rheinprovinz und Westfalen enthalten zusammen nicht weniger als
32 südliche und 7 westliche Arten.
Südliche Arten.
Phascum rectum. Tortula cuneifolia.
Hymenostomum tortile. » atrovirens (verbr.).
Gymnostomum calcareum. » eanescens.
Weisia crispala. » inermis (verbr.).
» muralis. Grimmia crinita.
Pottia mutica. » orbieularis.
Triehostomum cæspitosum. Brachysteleum polyphyllum.
» pallidisetum. Entosthodon ericetorum.
» erispulum. Funaria dentata.
» mutabile. Bryum torquescens.
» nitidum.
Leptobarbula berica.
Tortella squarrosa (verbr.).
Aloina aloides.
Crossidium squamigerum.
Dialytrichia Brebissoni.
Leptodontium flexifolium.
Barbula sinuosa.
Zygodon Forsteri.
Discelium nudum.
» murale.
Cryphæa heteromalla.
Pterogonium gracile.
Cylindrothecium concinuum.
Scleropodium illecebrum.
Rhynchostegium rotundifolium.
Westliche Arten.
Breutelia arcuata.
Hyocomium flagellare.
Eurhynchium pumilum.
Merkwürdigerweise fehlen: Plerygoneurum lamellatum, Funaria medi-
terranea und Cylindrothecium Schleicheri,
. (328) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS,. 331
Auch ausser diesen südlichen Vorkommnissen liegen die Verhältnisse
in den rheinischen Bergen und besonders im westfälischen Kalkgebiet
gegenüber Baden und Elsass ausserordentlich viel vorteilhafter. So sind
z. B. die meisten Jura-Kalkmoose auch in Westfalen vertrelen, während
sie in den badischen und elsässischen Vorbergen in nur beschränkter Zahl
auftreten. Die folgenden Arten Westfalens und der Rheinprovinz fehlen
den Kalkvorbergen des Schwarzwaldes und der Vogesen zum grössten Teil:
Seligeria calcarea. Plagiobryum Zierii.
» tristicha. Myurella julacea.
Didymodon cordatus. Orthothecium rufescens.
» tophaceus. » intricatum.
Barbula gracilis. Eurhynchium striatulum.
Cinelidotus riparius. » germanicum.
» aquaticus. » Tommasinii.
Encalypta rhabdocarpa Rhynchostegiella tenella.
var. eperistorniata. » curviseta.
Bryum elegans. » Jacquini.
Plagiopus Oederi. Amblystegium Sprucei.
Catoscopium nigritum. » confervoides.
Es darf allerdings nicht vergessen werden, dass die badischen und el-
sässischen Gebiete viel kleiner sind, als eines der verglichenen Gebiete
allein.
Auf die weiteren, ausserordentlich interessanten (hauptsächlich durch
alpine Elemente!) floristischen Verhältnisse Westfalens und der Rhein-
provinz kann hier nicht näher eingegangen werden, da dieselben ausser-
halb des Rahmens unserer Betrachtungen liegen.
Der Jura.
Die lange Kette des Jura, unter dem hier rein geographisch das ganze,
von den Alpen südlich des Genfersees sich abspaltende, bis ins ferne
Frankenland ziehende Gebirge, der Hauptsache nach der Juraformation
angehörend, mit seinen Anteilen an der Kreide- und Triasformation und
den stellenweise häufigen Ablagerungen aus der schweizerischen Molasse
. und alpinen Aufschüttungen aus der Eiszeit verstanden wird, ist überall
durch seine meist waldigen, in höheren Regionen begrasten Kämme, durch
seine grossen, welligen Plateaus, die oft bedeutenden Torfmooren zur
Ställe dienen, und die tiefeingeschnittenen, schluchtartigen Antiklinal-
täler und Klammen mit den charakteristisch weissen Felsen ausgezeichnet,
332 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1906 (329)
Dieses ausgedehnte, etwas einförmige Gebirge trägt auch in seiner Vege-
tation ein auffallend einheitliches Gepräge, eine stete Wiederkehr der-
selben Pflanzengemeinden und -typen, die sich aus der gleichen oder
wenigstens sehr ähnlichen chemischen Zusammensetzung der Boden-
unterlage erklären lässı. Ein wichtiges Moment für diese Gleichförmig-
keit'mag auch in der geologisch gleichzeitgen Entstehung des ganzen
Gebirgszuges zu suchen sein, der zufolge sich in dem ganzen Gebirge die-
selben Formen ausbreiten konnten.
Fast ausschliesslich aus kohlensauren Kalken aufgebaut, beherbergt der
Jura fast alle charakteristischen Kalkmoose des mittleren Europa, während
Arten des Silikatgesteins ganz auf die von den Alpen her angeschwemm-
ten Glazialschotter und erratischen Blöcke von kieselreicher Zusammen-
selzung beschränkt sind. Nicht als ob dieselben auf eine Einschleppung
aus den Alpen zurückzuführen wären! Das mag wohl nur für wenige
Arten, wie z.B. Plagiothecium pulchellum im Kanton Aargau gelten. Die
meisten andern, wie Dieranum fulvum, Grimmia commutata, G. leuco-
phæa, G. elatior, Rhacomitrium sudeticum, Rh. lanuginosum, Dryplodon
patens, Hedwigia albicans etc. etc. sind sicher als neuere Ansiedelungen
aufzufassen, worüber sich auch J. Amann (l. c.) ausspricht. Dagegen be-
herbergen die Torfmoore, die ihre Entstehung nach dem Zurück weichen
der Gletscher fanden, und die oft in ihrer Nähe sich findenden Lager von
alpinem Glescherschutt und Sand öfters Reste alpiner, oder richtiger aipin-
borealer Formen, so Cinclidium stygium, Paludella squarrosa, Catoscopium
nigritum, Splachnum ampullaceum, Hypnum trifarium, Funaria micro-
stoma, Webera gracilis und eine Anzahl Sphagnum-Arten, die sich in ihrer
Hauptverbreitung auf die Alpen und den hohen Norden beschränken, zur
Eiszeit aber wohl über ganz Mittel- und Nordeuropa verbreitet waren. Die
über den Torfmooren infolge der steten Wasserverdunstung bedeutend
herangedrückte Jahresmitteltemperatur begünstigt noch besonders ein
Vorkommen alpiner Arten.
‘Ein sehr interessantes Beispiel dafür bietet das ausgedehnte Hochmoor
von-la Vraconnaz im Waadtländer Jura, das eine ganz bedeutende Anzahl
alpin-borealer Pflanzen besitzt. Dies ist aber nicht das einzige — es sei
nur an die Umgebung des Lac de Joux mit Catoscopium nigritum, an les
Brenets und an die Torfsümpfe bei Bremgarten im Kanton Aargau er-
innert. Spärlicher werden die Moore im badischen und schwäbischen
Jura. während im fränkischen Anteil wieder einige Torflager auftreten.
Im badischen Jura sind es einzig die Torfmoore bei Hüfingen und Zoll-
haus (ersteres geht völliger Austrocknung entgegen) und ein ausgedehn-
(330) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 333
teres, politisch schon auf Schweizergebiet gehöriges bei Binningen, das
durch das Vorkommen von Pedicularis sceptrum carolinum eine gewisse
Berühmtheit genoss.
Auf dem Kalk indessen findet sich von Süden nach Norden bei ähn-
lichen physikalischen Bedingungen überall derselbe allgemeine Charakter
in der Vegetation, die gleichen Pflanzengesellschaften und Konfigurationen,
und nur im Hinzutreten seltenerer Arten zeigen sich mehr oder weniger
starke Modifikationen, die meist nur auf Rechnung sekundärer, lokaler
Einflüsse und anderer Zufälligkeiten zu setzen sind.
Bei der Trockenheit des Kalkbodens treffen wir Moose nicht so sehr auf
sonnigen Wiesen, dürren Abhängen und in lichtem Gebüsch, auf welche
nur einige sehr häufige Arten wie Thuidium abietinum, Cylindrothecium
concinnum, Hypnum rugosum und Campothecium lutescens entfallen, son-
dern in erster Linie im schattigen, oft feuchten Wald, über Steinen, an
Felsblöcken, Wänden und in Klüften, in feuchten, wasserdurchrieselten
Schluchten und an tuffabsetzenden Quellen. Die kahle, sonnverbrannte
Felswand trägt nur spärlich Hymenostomum tortile, Grimmia tergestina
und G. anodon, Orthotrichum cupulatum, Schistidium apocarpum, Tortula
montana und verkrüppelle Formen von Tortella tortuosa, lauter harte,
zerbrechliche Rasen von grauer oder schmutziggelber Färbung. Dagegen
ist die Waldvegetation, wenn auch in Ueppigkeit der des Schwarzwaldes
weit nachstehend, recht mannigfaltig und schön, und es soll im folgenden
unsere Anfgabe sein, die stets sich wiederholenden Vergesellschaftungen
und den dadurch bedingten Charakier der Moosvegelation mit seinen
wesentlichen Ausnahmen, Zusätzen und feinern Nuancierungen, so weit
möglich, durch die ganze Keilte zu verfolgen.
Als häufigste, durch das ganze Gebiet bis zur Baumgrenze verbr eitele
Arten können gelten:
Hypnum molluscum. Eurhynchium Tommasinii.
Neckera crispa. » erassinervium.
» complanala. » striatulum.
Anomodon viticulosus. Tortella tortuosa.
» altenuatus. Ditrichum flexicaule.
» longifolius. Hylocomium triquetrum.
Leskea catenulala. » loreum.
Homalothecium sericeum. » splendens.
» Philippeanum. Hypnum chrysophyllum.
Camptotheciun lutescens, oft in var.
decipiens.
Diese setzen in wechselnder Gruppierung die Moosdecke zusammen.
334 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (331)
Gewöhnlich bildet Hypnum molluscum ausgedehnte, reine Ueberzüge von
Steinen und grösseren Felsblöcken, nicht selten in Gesellschaft kräftiger
Polster von Tortella tortuosa und Ditrichum flexicaule (diese beiden oft
reich fruchtend). Eurhynchium Tommasini, zwar immer noch stellen-
‘weise Massenvegetation bildend, tritt an Bedeutung gegenüber H. mollus-
cum entschieden zurück, bewohnt aber ähnliche Stellen. doch meist nur
mit andern kräftigen Hypnaceen, wie Isothecium myurum, Eurhynchium
striatum, striatulum und crassinervium, Thamnium alopecureum und
Hypnum cupressiforme zusammen. Neckera crispa und N. complanata,
die beiden Anomodon- Arten, Homalothecium sericeum und meist auch
Leskea catenulata zeigen Vorliebe für steile Felswände, wo die vier erst-
genannten gewöhnlich grosse, reine Bestände bilden. Homalothecium seri-
ceum dagegen mehr vereinzelt und anderen Moosrasen eingemischt vor-
kommt. Leskea catenulata gewinnt zwar nur selten grössere Bedeutung
im Rahmen dieser Gesellschaft, ist aber immerhin häufig genug und
durch die schwarzgrüne Färbung ihrer starren Rasen so auffällig, dass sie
bei Aufzählung der häufigen Arten nicht übergangen werden darf. Campto-
thecium lutescens und Homalothecium Philippeanum sind namentlich am
Rande der Wälder die Hauptvertreter der Moosvegetation (neben A. cu-
pressiforme und H.rugosum) und überziehen nicht selten auf grosse
Strecken den steinigen Untergrund. Vereinzelter tritt zu ihnen in der
niedern Bergregion Brachytheeium glareosum. Homalothecium Philippea-
num ist merkwürdigerweise im badischen Jura noch nicht nachgewiesen
worden, ist dagegen durch den ganzen Schweizer Jura verbreitet und ist
auch im schwäbischen Jura von vielen Orten als Massenvegetalion be-
kannt, verschwindet dagegen wieder im nôrdlichsten Teil des Gebietes.
In Baden ist der einzige Standort von H. Philippeanum der Basaltkegel
des Hohenstoffeln im Hegau, wohin diese Pflanze ganz gewiss aus dem
Jura herübergewandert ist.
Hylocomium triquetrum, loreum und splendens, seltener Hypnum crista-
castrensis übernehmen mit einigen Mnia und gewöhnlichem H. cupressi-
forme und Dieranum scoparium die Besiedelung des zwischen den Steinen
befindlichen feuchten Waldbodens (besonders in Nadelwäldern) und er-
reichen dadurch ihre grösste gesellschaftliche Bedeutung, greifen aber
auch auf das Gestein selbst über, wo sie dann selten Hypnum molluscum
neben sich aufkommen lassen und nur mit gleich kräftigem Enrhynchium
Tommasini und Isothecium myurum rivalisieren. Auch Thuidium tamaris-
cinum nimmt an der Zusammensetzung der Moosdecke des Waldbodens
einigen Anteil, wenn auch lange nicht in dem Masse wie auf Silikatgestein.
«
(332) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 335
Polytrichum-Arten treten sehr in den Hintergrund und fast nirgends
trifft man die üppigen Rasen und Kissen dieser schönen Pflanzen, die
zum grössten Schmuck der Schwarzwaldwälder gehören.
Die gemeinen Hypnum Schreberi, Scleropodium purum und Hylocomium
sqarrosum treffen wir fast ausschliesslich auf feuchten Waldwiesen, an
mehr oder weniger schattigen Grashängen und in wasserdurchflossenen
Wiesentobeln, wo auch als seltenere, aber doch weilverbreitete Erschei-
nungen Enrhynchium piliferum und Thuidium delicatulum oder Th. re-
cognitum hinzutreten.
Immer noch sehr häufig und an geeigneten Lokalitäten fast nirgends
fehlend, aber wegen ihrer Kleinheit nicht dazu befähigt, in der allgemei-
nen Moosdecke eine wichtigere Rolle zu spielen, sind:
Seligeria pusilla. Schistidium apocarpum und gracile.
Fissidens pusillus. Encalypta contorla.
» adianthoides. Amblystegium confervoides.
Didymodon rigidulus. Plagiothecium depressum.
» spadiceus. Hypnum incurvatum.
Barbula reflexa.
Diese sind gewissermassen die Lückenbüsser an den von der grossen
Mooswelt frei gebliebenen Stellen und bringen es bei ihrer Kleinheit
doch zu ganz bedeutender Individuenzahl. An geeigneten Stellen kann
Seligeria pusilla im Verein mit Fissidens pusillus ganze Quadratdezimeter
der Felsen überziehen, an denen im Frühjahr Tausende von Kapseln
reifen. Schistidium apocarpum und Sch. gracile, Fissidens adianthoides,
Encalypta contorta, Didymodon spadiceus und D. rigidulus wachsen meist
mit andern Moosen vermischt, z. B. mit Tortella tortuosa und Ditrichum
flexicaule oder Nester bildend zwischen lockern Hypnaceen-Rasen, aber
auch in reinen Räschen an Felsen und Gesteinsblöcken, während Hypnum
ineurvalum fast stets auf kleinen Steinen reine, seidenglänzende Ueber-
züge spinnt und seinen Platz höchstens mit dem ebenfalls flach ange-
drückten Plagiothecium depressum oder Amblystegium confervoides
‚teilt.
Auch die Mnium-Arten, wie M. rostratum, undulatum, stellare lreten
gegen die stark entwickelte Vegelation der Pleurocarpen in den Hinter-
grund nnd bilden trotz ihrer ansehnlichen Einzelgrösse nur kleine Grup-
pen inmitten der grossen Hypnaceen-Rasen; nur Mnium rostratum formt
manchmal dank seiner reichlichen Ausläuferbildung zusammenhängende
grössere Bestände.
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (333)
Etwas wählerischer, aber suis locis selten fehlend, sind:
Hyÿmenostylium curvirostre. Philonotis calcarea.
Gymnostomum calcareum. Bryum pseudotriquetrum.
» rupestre. Timmia bavarica.
Eucladium verticillatum. Hymenostomum tortile.
Seligeria tristicha. Orthothecium rufescens.
» recurvata. » intricatum.
Barbula paludosa. Brachythecium rivulare.
Distichium capillaceum. Rhynchostegiella tenella.
Trichostomum erispulum. Hypnum Halleri.
Plagiopus Oederi. » commutatum.
Bartramia Halleriana. » palustre.
Plagiopus Oederi, die etwas seltenere Bartramia Halleriana und Ortho-
thecium rufescens bewohnen feuchte, schatlige Felswände, Orthothecium
intricatum geht auch auf trockenes Gestein und bevorzugt schattige Fels-
klüfte und einspringende Wände. Hymenostylium curvirostre, Gymnosto-
mum rupesire und Eucladium verticillatum, seltener Trichostomum cris-
pulum, Didymodon tophaceus und Seligeria tristicha sind an triefenden,
tuffabsetzenden Felsen zu finden, auf denen an besonders nassen Slellen
Hypnum commutatum und Bryum pseudotriquetrum Massenvegetation bil-
den. Rhynchostegiella tenella bewohnt wie Orthothecium intricatum schat-
tige, gewöhnlich trockene Felsklüfte und Ritzen, in denen sie, oft reich
fruchtend, weit umherschweift und dünnste Ueberzüge bildet. Distichium
capillaceum bildet wohl nur im Schweizer Jura Massenbestände, wird da-
gegen in Baden und Württemberg seltener, tritt mehr auf Molassegestein
und Löss über und ist in der Bodenseegegend an Molassewänden und
ebenso am Kaiserstuhl auf Löss nicht selten, während es erst im fränki-
schen Jura wieder häufiger wird. Gymnostomum calcareum und Hymeno-
stomum tortile sind auf trockene Felsen beschränkt, letzteres ist nament-
lich im südlichen Schweizer Jura an sonnedurchglühten Felswänden
häufig, wird nach Norden zu seltener, ist aber noch im schwäbischen und
Frankenjura von mehreren Stellen nachgewiesen, während aus Baden für
diese Art nur Standorte von den Kalkvorbergen des Schwarzwaldes und
vom Löss des Kaiserstuhles vorliegen. Der Fundort am Isteinerklotz liegt
zwar noch auf weissem Jurakalk; doch kann dieser weil abgelegene und
von dem Hauptzug des Gebirges durch die breite Rheinebene getrennte
Berg nicht mehr gut zum Jura gerechnet werden. Brachythecium rivu-
lare und Hypnum palustre finden sich fast exklusiv an Bachrändern auf
feuchten Felsblöcken und sind nur in seltenen Fällen auch auf feuchtem
Holz oder auf Steinen im Walde anzutreffen. Hypnum Halleri besitzt
(354) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSI BADENS. 337
zwar in der subalpinen oder doch hochmontanen Region seine Haupiver-
breitung, scheint sich indessen durch den ganzen Jura auch noch in der
untern Bergregion an geeigneten Felsen wohl zu fühlen. Seligeria recur-
vata ‚besiedelt meist einzelne, beschattete Felsblöcke von mergeliger,
etwas kalkärmerer Zusammensetzung und ist besonders im Gebiete des
Doggers zu finden, bewohnt aber auch ganz reinen Kalk. Timmia bavarica
endlich ist zwar durch den ganzen Jura an tiefschattigen Felsen, in Höhlen
und Klüften, wo sie oft auch den lockern Kalkgrus in ausgedehnten poly-
trichumähnlichen Rasen überzieht, zerstreut, gehört aber doch, weil nur
hin und wieder im Gebiet auftretend, zu den seltenern Arten. Meylan
bezeichnet sie als verbreitet im Schweizer Jura; im badischen und schwä-
bischen Jura ist sie von mehreren Stellen, gewöhnlich sehr üppig und
reichlich fruchtend bekannt, wird dagegen im Frankenjura sehr spärlich.
Sie fehlt in den übrigen Kalkgebirgen Mitteleuropas vollständig, mit Aus-
nahme der Kalkalpen (Nord- und Südkette), der Tatra und Siebenbürgens,
und scheint daher ihre Verbreitung von den Alpen aus genommen zu
haben.
Als Wasserbewohner im ganzen Jura häufig sind Fontinalis antipyretica,
Cinclidotus fontinaloides, seltener C. riparius, G. aquaticus, Orthotrichum
nudum, Schistidium alpicola, Brachythecium rivulare und Fissidens cras-
sipes. Sie sind auf die Flüsse und die im Kalkgebirge nicht seltenen mäch-
tigen Quellen und Schluchtbäche beschränkt, wo sie grosse Strecken über-
wachsen und im rasch fliessenden Wasser weithin fluten. Früchte finden
sich bei den Cinclidotus- Arten und Fontinalis nur, wenn das Wasser
längere Zeit zurücktrilt und die Pflanzen dadurch im vegetativen Wachs-
tum gehemmt werden; sie bedecken dann häufig zu Hunderten die fer-
_tilen Rasen. Cinclidotus riparius fruchtet besonders schön bei Noiraigue
im Val de Travers und C. aguaticus in der Orbequelle (Kanton Waadt)
und im Schmittenbronn bei Werrenwag im Donautal. Selbstverständlich
fehlen sie nicht am Durchbruch der Aare und des Rheins durch den Jura
und werden mit deren Wasser weit stromabwärts getragen. Cinclidotus
aquaticus verschwindet freilich, wo der Rhein in die Ebene eintritt; aber
C. fontinaloides und C. riparius. treffen wir noch unterhalb Karlsruhe,
doch letzteren nur sehr selten fruchtend. An den Jurastromschnellen des
Rheins und der Aare gesellen sich zu den obengenannten Arten Fissidens
Mildeanus und F. grandifrons, die ebenfalls weit stromabwärts gehen;
am Rhein ausschliesslich noch Trichostomum Warnstorfi, Bryum Ger-
wigii und Fissidens rufulus, die gleichfalls dem Rheinufer auf Kalkgestein
(die Rheindämme sind zum grossen Teil aus Kalkmaterial aufgeführt)
«
338 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ue sir.). 1906 (335)
weit abwärts folgen. und an der Aare bei Brugg das merkwürdige Br'yum
weheebii. Von diesen echten Kalkmoosen findet sich ein grosser Teil an
den in Granit eingerissenen Stromschnellen von Laufenburg wieder, wo
ihr Fortkommen nur durch das sehr kalkreiche Wasser des Stromes er-
möglieht wird. Die Fissidens- und Cinclidotus-Arten sind dort, obwohl
unmittelbar auf Granit wachsend oft dicht mit feinsten Kalkleilchen durch-
setzt, oder die Felsblöcke selbst, auf denen sie wachsen, sind von einer
Kalkschlammschicht überzogen.
Ausser den fast durch den ganzen Jura verbreiteten Arten besitzt jede
Gegend ihre Spezialitäten, die zwar oft an Menge und daher Bedeutung
für die Zusammensetzung der Moosvegelation im grossen sehr zurück-
trelen, dagegen nicht wenig den Charakter einzelner Floren beeinflussen.
In dieser Beziehung lassen sich drei grosse Abschnitte in dem langen
Gebirgszug unterscheiden, die sich durch ihre Eigenheiten, verursachi
durch verschiedene Bodenerhebung, geographische Lage und Klima,
scharf von dem allgemeinen Hintergrunde abheben. Der erste (Süd-
abschnitt) reicht von der südlichen Grenze des Gebietes bis nördlich
vom Chasseral und zeichnet sich durch bedeutende Gipfelerhebungen mit
rein subalpin-alpinem Charakter der Gipfelfloren aus. Die alpine Region
dieses Teils beherbergt also eine ganz eigenlümliche, von den bis in die
hochmontane Region aufsteigenden Pflanzen der ganzen übrigen Ketle
verschiedene Flora, so dass grossenteils nicht einmal die Massenvegelation
bildenden Arten in beiden sich decken. Deshalb können die alpinen Ele-
mente auch nicht bloss als Nuancierung der Flora angesehen werden;
diese Formation beansprucht vielmehr eine Behandiung als selbständiges
Ganzes. Anderseils ist ihre Nähe auch von merkbarem Einfluss auf die
Flora der niedern Regionen, so dass sich auch diese schon durch die aus
der alpinen Region hinzutretenden Arten als etwas Besonderes darstellen.
Der zweite (Mittelabschnitt) begreift den nordschweizerischen, badi-
schen und württembergischen Jura bis an den Anfang des Frankenjuras
in sich. Dieser Abschnitt zeichnet sich nur durch das zufällige Hinzukom-
men seltener Arten aus andern Gebietsteilen aus, die besonders aus dem
Flussgebiet des Rheins und der Aare stammen, und im schweizerischen
Gebiete noch besonders durch die ausserordentlich zahlreichen silikat-
bewohnenden Arten, die ihre Wohnstälten hier auf den erratischen
Blöcken und den weitverbreiteten Bänken glazialen Schotters aufschlagen
konnten. Alpine Arten fehlen mangels genügender Bodenerhebung und
sonst geeigneter Standorte fast vollständig.
Den dritien und kleinsten (Nordabschnitt) endlich bildet der Franken-
(336) - TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 339
jura selbst, der sich durch eine ganze Anzahl merk würdiger, sowohl Sili-
kat- als Kalkpflanzen auszeichnet, die ihrem Charakter nach gar nicht dem
Jura angehören und nur sehr teilweise als den Silikatpflanzen des zweiten
Abschnittes analoge Bestandteile aufgefasst werden dürfen. Es zeigt sich
hier unzweifelhaft ein Einfluss des herzynischen Gebirgssystems durch
das Auftreten mancher im deutschen Mittelgebirge weitverbreiteten Arten,
die aber nur auf silikatreichen Gesteinen vorkommen oder wenigstens
kalkreichen Boden ängstlich meiden. Es braucht nur an Dicranoweisia
eirrhata, Dieranum longifolium, Hedwigia, Rhacomitrium heterostichum
und Andrea petrophila erinnert zu werden. Anderseits finden wir
manche entschieden ostalpine Formen, die vielleicht auf eine Einwande-
rung über die bayrische Hochebene schliessen lassen. Diese Verhältnisse
etwas eingehender darzustellen, wird Aufgabe des 3. Abschnittes sein.
I. Südabschnitt. Die zahlreichen Gipfel (Cret de la neige 1725 m, Co-
lombier de Gex 1689 m, Reculet 1720 m, Döle 1681 m, Mont de Biere
1549 m, Mont Tendre 1683 m, Dent de Vaulion 1489 m, Mont d'Or
1540 m, Suchet 1590 m, Aiguilles de Beaulmes 1563 m, Chasseron
1611 m, Creux du Van 1460 m, Chasseral 1609 m) beherbergen eine
‚äusserst mannigfallige, interessante alpine Flora; denn es finden sich hier
die Kabinetistücke der ganzen alpinen Kalkflora auf einen sehr kleinen
Raum zusammengedrängt, wo ihre verschiedenarlige, reiche Zusammen-
selzung viel mehr zur Geltung kommt als in den weiten Gebieten der
Alpen, wo die kleinen und spärlich auftretenden Formen in der gewaltigen
Ausdehnung der Landschaft fast völlig verschwinden. Im Jura treffen wir
vielfach die gesamte Moosflora eines ganzen Gebirgsstockes der Alpen
auf einen bis wenige Quadratkilometer zusammengedrängt, und dadurch
erhält auch das Botanisieren im Hochjura besonders für den Bryologen
einen so ausserordentlichen Reiz.
Da finden wir:
Weisia Wimmeriana. Tortula mucronifolia.
Dieranum Mühlenbeckii. » aciphylla.
« neglectum. Sehistidiuur atrofuscum.
» elongatum. » teretinerve.
Oncophorus virens. Grimmia anodon.
‚Distichium inelinatum. Encalypta rhabdocarpa.
Didymodon giganteus. » commulala.
Pottia latifolia. » longicolla.
Desmatodon lalifolius. Tayloria serrala.
» systylius. » tenuis.
340 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ame sÉR.). 1906 (337)
Tayloria acuminata. Timmia austriaca.
Anomobryum concinnatum. Polytrichum alpinum.
Bryum elegans. Myurella julacea.
» fallax. » apiculata.
» arcticum. » Careyana.
» Græfianum. Pseudoleskea atrovirens.
» subrotundum. Ptychodium plicatum.
» microstegium. Orthothecium strietum.
Bryum Mildeanum. Eurhynchium cirrhosurn.
» Blindii. Plagiotheeium pulchellum.
Plagiobryum Zierii. Amblystegium Sprucei.
Mnium orthorhynchum. Hypnum Vaucheri mit v.cælophyllum.
» Iyeopodioides. » fastigiatum.
» spinosum. » Bambergeri.
» hymenophyllum. » Sauteri.
Meesea trichodes var. alpina. » procerrimum.
Amblyodon dealbatus. » sulcatum var. £.
Timmia norvegica. Hylocomium pyrenaicum.
Die Mehrzahl dieser aufgezählten Arten ist mit kleinen Auslassungen
oder Zusätzen fast auf allen Gipfelerhebungen anzutreffen.
Dem Chasseron z. B., der allerdings weitaus der reichste unter den
Juragipfeln ist, fehlen nur: Aypnum Bambergeri, Didymodon giganteus,
bryum Græfianum, Desmatodon systylius, Anomobryum concinnatum,
Eurhynchium eirrhosum und Oncophorus virens; dafür besitzt er aber
noch Aypnum decipiens, Ditrichum homomallum und Campylopus sub-
ulatus, drei Kieselholde Arten.
Die südlichsten Gipfel sind noch zu wenig bekannt, als dass man sich
ein endgülliges Urteil über ihre Moosflora erlauben könnte; vermutlich
ist dort entsprechend den interessanten alpinen Phanerogamen noch
manches seltene alpine Moos zu finden.
Soweit bis jetzt nach den Beobachtungen von Ch. Meylan, dem uner-
müdlichen Durchforscher des Schweizer Jura, geschlossen werden kann,
nimmt der alpine Charakter der Flora gegen Süden hin entschieden zu,
nicht so sehr durch das Vorkommen zahlreicherer alpiner Formen als
vielmehr durch das massige Auftreten einzelner, für die entsprechenden
Höhen in den Kalkalpen charakteristischer Arten, so des Didymodon
giganteus und Oncophorus virens, welche beide, je weiter wir nach Norden
kommen, spärlicher werden, während namentlich ersterer an den Gipfeln
des Colombier und Reculet in enormen, liefen Rasen und Polstern ange-
troffen wird, ganz entsprechend seinem Auftreten in den nördlichen
Kalkalpen. Auch Dieranum. elongatum, ein echt alpines Moos, ist nur aus
dem südlichsten Jura bekannt.
(338) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS 341
Als endemische Arten konnten bisher gelten: Neckera jurassica und
Hymenstomum Meylanii; erstere wurde aber später noch im Nahetal auf-
gefunden (Exemplare nicht gesehen!) Ob H. M. sich auf die Dauer als
endemisch beweisen wird, lässt sich natürlich nicht entscheiden, hat aber
viel Wahrscheinlichkeit für sich.
Von diesen Vertretern der alpinen Mooswelt steigen nun manche in die
Berg- oder Waldregion hinab und verleihen ihr dadurch ein ganz eigen-
tümliches Gepräge. So folgt Mnium orthorhynchum den Bachläufen bis
in die untere Bergregion und bedeckt in reich fruchtenden Rasen die
feuchten Blöcke des Ufergesteins. Bryum elegans, sonst auf die subalpine
und alpine Region beschränkt, finden wir mit Piychodium plicatum nicht
selten an Mauern und auf Felsblöcken bis auf 700 m herab und auch En-
calypta rhabdocarpa ist schon öfters in der montanen Region an Felsen
gefunden worden; ebenso steigt auch Mnium spinosum vereinzelt in
tiefere Regionen. Timmia bavarica, Orthothecium intricalum und rufe-
scens sind auch in der untern Bergregion dieses Jura-Abschnittes beson-
ders häufig und haben in seiner subalpinen Region ihre Hauptverbreitung.
Hypnum irrigatum, das zwar selten in rein alpinen Lagen angetroffen
wird, aber doch in seinem Vorkommen an die kalten Bäche des Hoch-
gebirges gebunden ist, ist Keine seltene Erscheinung in den Schlucht-
bächen des südlichen Jura, während es in der ganzen übrigen Kette fehlt.
Hypnum Sauteri und H. fastigiatum bei nur zirka 950 m im Wald zwi-
schen Ste-Croix und La Chaux und Schistidium teretinerne bei zirka 900 m
in der Gorge de Covatannaz sind dagegen wieder Fälle für das Herab-
steigen echt alpiner Typen in tiefere Regionen. Auch Grimmia anodon,
die ebenfalls im südlichen Jura auftritt, ist eine subalpine Species, die an
mehreren Stellen in die Bergregion heruntersteigt. Dass sie auch in
Mitteldeutschland, und zwar in nichts weniger als alpinen Lagen gefunden
worden ist (z. B. Heidelberger Schloss), lässt auf ihre Heimat keinen ent-
scheidenden Schluss zu; denn sie ist im Mittelgebirge doch nur sehr ver-
einzelt beobachtet und findet ihr Verbreitungszentrum in der subalpinen
Region der Alpen und des Jura.
(Fortsetzung folgt.)
342
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAK
Gustave BEAUVERD
292% séance. — Lundi 42 mars 1906. — Ouverte à
8 h. 25 dans la salle de bibliothèque de l'Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. Augustin de Candolle, président.
Le procès-verbal de la 291me séance est adopté; la candidature de
M. François Turretlini, présentée par MM. Casimir et Augustin de
Candolle, est admise à l’unanimité. — Lecture est donnée d’une lettre
de notre collègue M. Briquet communiquant l'offre très obligeante faite
par M. Malinvaud, au nom de la Société botanique de France qu'il préside,
de compléter notre bibliothèque pour l’importante série des Bulletins de
cette Société qui pourraient nous manquer. Cette offre aimable, faite au
nom des bons rapports entretenus avec nos confrères de France, est
acceptée avec les plus vifs remerciements. — Les publications suivantes
sont déposées sur le bureau :
BELGIQUE : Bull. Soc. royale botanique belge, vol. 41 et 42 complets
(Bruxelles 1902-1905); COSTA RICA : Anales del Inst. fisico-geograf.
vol. IX (San Jose de Costa Rica, 1896); FRANCE : Archives de la Flore
Jurassienne, Nos 56 à 61 (Besancon, août 1905 à janvier 1906); HONGRIE :
Magyar bot. lapok, No 12 de 1905 et 1 de 1906; SUISSE : Bull. Herb.
Boissier, Nos 1-2-3 de 1906; Comptes rendus de la Soc. de physique et
hist. nat. de Genève, vol. XXII : URUGUAY : Annales Museo nac. de Mon-
tevideo, tome II, Nos 1 et 2 (1905).
COMMUNICATIONS DU COMITÉ. — Au sujet du fonds de réserve
mis en discussion par le récent rapport des vérificateurs des comptes.
M. le président propose au nom du Comité de s’en tenir à fixer pour le
compte de dépôt un minimum au delà duquel cette somme ne saurait
descendre; il semble qu’il y a intérêt à ce que la Société publie de fré-
quents fascicules de son Bulletin plutôt que de rester muette afin de
favoriser la seule création d’un fonds de réserve. — M. le trésorier fait
un exposé très net de la situation financière et du coût de nos différents
fascicules du Bulletin parus jusqu’en 190%; en tenant compte de tous les
détails de cet exposé M. Guinet eslime que grâce à la publication men-
(248) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 343
suelle des comptes rendus, les signes extérieurs d’activil& de la Société
sont plus évidents que par le passé et peuvent lui permettre de décréter
la base d’un fonds de réserve inaliénable qui pourra être augmenté
annuellement d’une somme à fixer par un vote de l'assemblée. Apres
discussion à laquelle prennent encore part MM. Casimir de Candolle,
Viret et Chenevard, la création d’un fonds de réserve est admise en
principe, ainsi que l'inscription de la Société au Registre du Commerce
afin d'acquérir les droits de personnalité civile nécessaire pour bénéfi-
cier du résultat de cette decision. La somme de 100 fr. est décrétée
comme point de départ du fonds de réserve, et le montant des verse-
ments annuels sera fixé ultérieurement.
Quant à la question relative à la flore paludéenne du canton de
Genève, M. le Président annonce qu’en prévision du drainage éventuel
des stations les plus riches de notre florule, le Comité est unanime pour
recommander aux Sociétaires de fréquentes et minutieuses herborisations
dans les stations menacées, et de dresser une liste aussi détaillée que
possible du résultat de ces herborisalions en vue d’une publication
d'ensemble sur la région dans l’un des futurs fascicules du Bulletin. En
outre, une herborisation officielle sous la conduite de M. Romieux sera
dirigée dans ces parages à la saison favorable.
QUELQUES PLANTES DES MARAIS DE ROUELBEAU ET DE SION-
NET (GENEVE). — En confirmant l'exposé ci-dessus, M. Henri
Romieux annonce qu'il sera peut-être possible, après entente avec divers
intéressés, d'aménager un Conservatoire biologique naturel en un point
des stations menacées, puis communique les listes suivantes de plantes
intéressantes provenant de ses récoltes personnelles :
à Rouélbeau :
* Ranunculus Lingua. * Oenanthe Lachenalir.
* Nasturtium amphibium. Orchis palustris.
* Viola stagnina. Eleocharis unigluinis.
* Lathyrus palustris. Schenus nigricans.
* Hydrocotyle vulgaris. Scirpus Tabernæmontan:.
* Peucedanum palustre. Carex paniculata.
* Selinum carvifolia. * Carex OEderi v. elatior.
* Senecio paludosus. * Carex Hornschuchiana.
Menyanthes trifoliatd. * Carex vesicarra.
* Myosotis palustris. Carex filiformis.
* Gratiola officinalrs. Carex riparia.
à Scutellaria galericulata. “ Phalaris arundinacea.
Salix repens. * Agrostrs alba f. pallens.
* Samolus Vaterandi. * Glyceria fluitans.
Calamagrostis lanceolata. Ophioglossum vulgatum.
* Oenanthe fistulosa. Aspidium Thelypteris.
à Sionnet : toutes les plantes ci-dessus marquées d'un *, plus :
Myrrophyllum verticillatum.
Callitriche stagnalis.
Callitriche platycarpa.
Hippuris vulgaris.
Hippuris 8 fluviatilis.
34% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sER.). 1906 (249)
Peucedanum austriacum.
Dipsacus laciniatus (le long de la Seimaz).
Utrieularia vulgaris.
Allium acutangulum.
Seirpus lacusiris.
Carex intermedia.
Alopecurus geniculatus.
Catabrosa aquatica.
Orchis laxiflora.
Orchis morio X laxiflora.
Orchis incarnata.
La plupart de ces plantes sont rares ou très rares chez nous;
quelques-unes même possèdent ici leur unique station connue pour
notre flore.
QUELQUES REMARQUES SUR LE MIELLAT. — M. Edouard Ber-
trand, fondateur de la « Revue internationale d’ Apieulture, » communique
de complets détails sur le « Miellat » ou « Miellée », exsudescence d’ori-
gine végétale dont les abeilles tirent également profit pour la confection
du miel. Cette question a été traitée occasionnellement ou spécialement
par plusieurs naturalistes d’entre lesquels le conférencier cite principa-
lement les observations de Gaston Bonnier. du Dr Büsgen et du professeur
Cooke (Michigan). — Nous devons à l’obligeance de M. Bertrand l’autori-
sation de pouvoir reproduire intégralement le texte de cette conférence
dans le présent No du Bulletin de l'Herbier Boissier (ef. pp. à ), à
la lecture duquel nous renvoyons tous ceux qu’inleressent les nombreux
details de cette question.
Après quelques réponses aux demandes de renseignements posées par
MM. Chodat, C. de Candolle et D' Goudet, M. le président remercie bien
vivement notre distingué collègue pour sa communication appréciée.
EXCURSION BOTANIQUE EN ESPAGNE. — M. le professeur Robert
Chodat a organisé au printemps de 1905 une herborisation d’un mois
sur les côtes méditerranéennes de l'Espagne et les territoires compris
entre Barcelone, Tarragone, Valence et Carthagène. — L’énumération des
végélaux les plus caractéristiques des différentes formations steppiques,
deserliques ou de garigues observés au cours de ce voyage, ainsi que les
analogies et les distinctions de ces diverses associations végétales font
de la part du savant professeur l’objet d’une étude suggestive à la suite
de laquelle une série de clichés remarquables — dont plusieurs habile-
ment coloriés — sont projetés et nous familiarisent avec les sites les plus
typiques de ce beau pays de soleil quasi-africain. — L'intérêt phytogéo-
graphique et artistique de cette conférence a été réhaussé par la présen-
tation de nombreuses aquarelles dues au talent de l’auteur.
Après les bien vifs remerciements de M. le Président, la séance est
levée à 10 h. /2. — Dix-neuf assistants : MM. Augustin de Candolle,
Romieux, Viret, Beauverd, Baratsch, Bertrand, Bouchard, Casimir de Can-
dolle, Chenevard, Chodat, Friedericz, Dr Goudet, Guinet, Hausser, Lendner,
Martin, Mmes Sergueeff, Beauverd et Korpatchewska.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
4
LT PORTE
BULLETIN DE 1. HERBIER BOISSIER (Ze SER.). 1906
LÉGENDE DE LA PLANCHE 8
Vegetation d'une. plage (Rio Purus).
Cette vue a été prise à Bom Lugar, près de l'embouchure du Rio Acre. un
mois après le commencement du retrait des eaux. La plage basse n'est pas encore
visible, mais on aperçoit le talus de la plage haute, raviné par les eaux de pluie
et ne présentant, dans ce cas spécial, qu’une végétation herbacée. Au premier
plan de la plage haule, on voit de jeunes pieds de Cecropia, derrière lesquels
s'élève sans transition le bois de Ceeropia complètement développé : c’est que la
plage, après un arrêt dans son accroissement, s’est mise à s’accroîlre de nouveau.
A l’ombre des Gecropia, aux troncs blancs et au feuillage clair, on aperçoit la
végétation dense du sous-bois composé des essences qui vont succéder à la forêt
de Cecropta el dont on voit déjà surgir quelques individus derrière les premiers
rangs de Ceux-ci. A gauche. on voit la partie inférieure d’une plagé-située en
amonl.
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LE marais
LÉGENDE DE LA PLANCHE 9
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Vegetation d'une rive concave (Rio Purus).
Le
_ Cette photographie a été prise quelques kilomètres en amont de la précédente. 2
Sur le défrichement au premier plan, on distingue les fentes praduifes par Ba
_ Yaffaissement du terrain. À 2
L'arbre le plus haut de la forêt (à droite) est le Calycophyllum nn 4
Benth., devant lequel se trouve un exemplaire de Hura crepitans L. A zauche 4
»
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de ces deux arbres, on voit an Attalea excelsa Mart. PL >;
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Intérieur d'un igapo (Rio Purus).
Le 5 Photographie prise d'un canot, dans l'igapo au bord du Lago Mapongapa.
arbre le plus gros (à droite) est un M’musops spec. au
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= LEGENDE DE LA PLANCHEN
macrocarpa Ruiz et Pavon (Rio Purus).
Sous-bors avec Phytelephas
letter photographie représente deux exemplaires de Phytelephas dans la forêt. Le
à _au pied de la terre ferme de Canto Escuro, station la plus avancée où ce palmier
_ ait été trouvé. +
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER,
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSiuR (Ze ser.). 1906
LÉGENDE DE LA PLANCHE 12
Forêt de lerre ferme (Rio Purus).
Coup d'œil sur le versant de la terre ferme de Monte Verde. Au centre se
délache un jeune arbre de Sapium Marmieri Hub., aux grandes feuilles ellipli-
ques, derrière lequel s'élève un Hura erepitans I. et un Acacia polyphylla DC.
(la cime arrondie, au fond). Le palmier est un Asirocaryum aff. Tucuma;
derrière son tronc on distingue un Jeune Gecropia sciadophylla Mart. Derrière le
Sapium, un peu à droite, il y a un jeune exemplaire de Castilloa Ulei Warb., et
au premier plan à droite, un Solanum (en bas) et un Cassia sp. (en haut).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 2 SERIE TOMEVIPR.42
J. HUBER, phot.
FORET DE TERRE FERME (RIO PURUS).
130 2020) à
bases AN zroisning sh zullsssson zenagas 2580
inf spas 20901 : aliorb 5 di susoringorsu gocygrinsosh : sonen A.
MH pdsquez nb szrdmaf al sh éfinoi sum „in-inlan série
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LEGENDE DE LA PLANCHE 13
Deux espèces nouvelles de palmiers {Rio Purus).
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A gauche : Astrocaryum macrocarpum Hub.. à droite : Cocos purusana Hub.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, 2: SERIE
TOME VI, PL.13.
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J. HUBER, phot.
DEUX ESPECES NOUVELLES DE PALMIERS (RIO PURUS).
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© AVIS IMPORTANTS
relatifs à la publication dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
Les frais considérables que nous occasionnent les rema-
niements ou trop nombreuses corrections faites sur les
épreuves en dehors du texte manuscrit, nous font un devoir
de prier nos honorés collaborateurs de bien vouloir se
conformer aux recommandations suivantes relatives à la
publication dans le Bulletin :
I. — Les manuscrits doivent être rédigés d'une maniere
defmitwe, lisiblement, et d’un seul côté de la page; les
remaniements, adjonctions et toutes corrections autres que
celles d'ordre typographique restent à la charge de l'auteur.
ll. — Les épreuves à corriger sont envoyées aux auteurs
en doubles exemplaires, accompagnées du texte manuscrit :
sauf avis contraire, les corrections doivent être retournées
à l'Herbier dans un délai maximum de trois jours après
leur réception. — Le bon à tirer doit être entre les
mains de la Rédaction (à Chambésy) le 25 du mois
au plus tard; passé ce délai, la publication de article
sera renvoyée à un numéro ultérieur.
II. — Soucieuse d'assurer l'unité typographique du
Bulletin, les mesures nécessaires ont élé prises dans ce but
et, exception faite de certains travaux spéciaux ou de ceux
actuellement en cours de publication, la Rédaction n’ad-
mettra dorénavant aucune dérogation à ce principe.
IV. — Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de
l'Herbier Boissier ont droit gratuitement à 30 exemplaires
en tirage à part; au delà de ce nombre, la Direction se
réserve le droit d'autoriser un plus fort tirage aux frais de
l'auteur.
Tous les changements demandés pour des tirages à part
sont à la charge des auteurs.
Chambésy, 7 décembre 1909.
Gusrave BEAUVERD, rédacteur.
INDEX BOTANIQUE
GENRES, ESPÈCES, ARTS st NUN NOUVEAU
… Cryptogames a Phanérogames
publiés dans l’Aneien Monde à partir du 4 janvier 4904
Complément au Card Index américain.
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tons à la connaissance des lecteurs- du Bulletin de l’'Herbier Boissier que 3
nous sommes disposés à leur servir en tirés à part des abonnements 2
spéciaux au SPECIES HEPATICARUM de notre collabo-
raleur M. Franz Stephani.
Ces abonnements seront livrés au prix de 1 fr. 25 la feuille (16 pages)
et expédiés franco au fur et à mesure de la publication de lou-
vrage. — Le 1e volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 50 fr.:
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SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
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Tome VI. 1906.
Er; N° 5.
LES , Bon à tirer donné le 30 avril 1906.
Prix de lFAbonnement
90 FRANGS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L RTRANGER
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1906
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L'expédition de chaque num
BULLE IN DE L “HER Bin KR BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1906.
Pages
; I. — Jacques Huber. — REVUE CRITIQUE DES ESPÉ-
no CES DU TENRE SA PIUM Jacq. (avec gravures dans le
en LONG LA a N a Se EN ee 345
II. — Gustave Beauverd. — PLANTE EX ASIA MEDIA.
Quelques mots au sujet de la fin de cette publication..... 36%
II. — Paul Chenevard. — NOTES FLORISTIQUES ALPINES 365
IV. — T.-A. Sprague. — BIGNONIACEÆ AMERICANÆ
\. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 377
VL. Franz Bubak. — ZWEITER BEITRAG ZUR PILZ-
FLORA VON MONTENEGRO........ ee. 00
VI. — Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine:
bryologische Skizze (Fortsetzung folgt)............. ... 409
VII. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 13 avril 1906. ... 425
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL. ..... Nos 14798 à 15096
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de Ullerbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage a part.
Aucune livraison n'estvendue séparément.
Les abonnes sonLinviles à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
MAY 14 1906
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 5.
LIBRARY
NEW YORK
REVUE CRITIQUE BOTANICAL
GARDEN.
DES
B-pèces du genre SAPIUM Jaeg.
PAR
Jacques HUBER (Parà).
A l’occasion des études que je poursuis sur les espèces amazoniques de
Sapium, j'ai senti la nécessité de voir clair dans le chaos des espèces et
variétés qui ont été décrites depuis la création du genre par Jacquin (1760).
La difficulté de demeler les nombreuses formes distinguées jusqu'ici,
résidait surtout dans le fait qu’un très grand nombre parmi elles avaient
été réunies par Müller Arg., comme variétés, dans une agglomération spé-
cifique très vaste, sous le nom de Sapium biglandulosum (in Linnæa
vol. 32 (1863), p. 116) ou Excæcaria biglandulosa (in DC. Prodr. vol. XV,
2 (1866), p. 1204 et Flora Brasiliensis vol. XI, 2 (1874) p. 618), tandis
que d’autres formes, quoique en partie à peine équivalentes à ces varié-
tés, avaient été classées commes espèces distinctes. Dans les dernières
années, la tendance de séparer comme espèces des formes qui par Müller
Arg. avaient ou auraient été considérées comme des variétés de son
S. biglandulosum, a élé surtout représentée par Preuss, Hemsley et der-
nierement par Ule.
Ayant eu l’occasion d'étudier, sur des plantes vivantes, l'extrême varia-
bilité des espèces de Sapium, j'étais d’abord plutôt opposé à cette ten-
dance de fractionner le S. biglandulosum en espèces autonomes, pensant
que des échantillons trouvés el récoltés un peu au hasard pouvaient
aussi bien représenter de simples formes d’une espèce très variable que
des espèces distinctes. Je suis cependant arrivé à la conviction qu'il y a
des espèces distinctes, bien que très variables, et que le démembrement
du S. biglandulosum est une conditio sine qua non pour le développement
ultérieur et fructueux de la systématique du genre Sapium. Car cette
espèce a toujours été, comme fait remarquer M. Ule dans une critique
de mes études sur les Sapium amazoniens, ( critique publiée dans un
des derniers fascicules des « Jahrbücher für Systematik u. Pflanzengeo-
graphie »), une espèce collective sans délimitation exacte. Il sera donc
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 D, 30 avril 1906. 24
316 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (2)
préférable de démolir le S. biglandulosum, en cherchant à reconstituer,
avec ses variétés, des unités spécifiques plus facilement maniables et
équivalentes aux autres espèces du genre. Beaucoup d’entre elles corres-
pondent en effet à des espèces déjà publiées ou distinguées et nommées
dans les herbiers. Ainsi Klotzsch avait distingué, dans les étiquettes de
l’herbier de Berlin, toute une série d'espèces classées par Müller comme
variétés de S. biglandulosum et qu’il convient de rétablir.
Les matériaux très riches des herbiers de Genève, où presque toutes
espèces el variélés de Sapium sont représentées, m'ont permis de faire
une révision complète du genre’. Pour faciliter la détermination des
espèces, je les ai groupées d’abord d’après les pays, ce qui a été rendu
possible par la circonstance que les espèces de Sapium ont généralement
une aire peu étendue. Quant à la délimitation des espèces, j'ai séparé ce
qui, après un examen consciencieux, ne me paraissait pas être absolu-
ment identique, mais j'ai autant que possible rapproché les espèces qui
me semblaient offrir quelque affinité.
Une très grande difficulté pour la distinction des espèces de Sapium
réside dans leur extrême variabilité. Quant aux feuilles par exemple, nous
n'avons pas seulement à tenir compte des différences très considérables,
suivant qu'elles ont été récoltées sur un arbre jeune ou sur un arbre adulte,
mais il y a souvent une très grande différence entre les feuilles de la
base du rameau et celles du sommet (fig. 36 et 37). Mais il ya dans toutes
ces variations des règles que j’exposerai dans un travail ultérieur. Les
varialions individuelles, d’un pied à l’autre, sont encore plus difficiles à
contrôler et à expliquer et il faudra réunir encore beaucoup de matériaux
d'études avant de pouvoir grouper les espèces de Sapium d’une façon
salisfaisante et définitive. L'étude des inflorescences présente également
beaucoup de difficultés à cause de leur dimorphisme très fréquent. Les
jeunes arbres de beaucoup d’espèces produisent par exemple des épis
exclusivement mâles, à la base desquels naissent seulement des épis
femelles ou androgynes, de dimensions quelquefois très différentes des
premiers.
Dans les pages qui vont suivre j'ai surtout tâché de faciliter la reconnai-
sance des formes qui ont déjà été désignées comme espèces ou variélés
ou que j'ai moi-même cru devoir distinguer. Sans doute il faudra réunir
plus tard des formes qui ont été distinguées par moi comme espèces,
mais ce travail de concentration sera plus facile une fois que nous n’aurons
plus à lulter avec le terrible bloc du Sapium biglandulosum. Dans l’énu-
méralion qui va suivre, je laisserai de côté les espèces proprement ama-
zoniennes, que je me propose de traiter avec plus de détails dans un
mémoire ullérieur.
Antilles.
Les espèces des Antilles ont été dernièrement traitées par Urban dans
les Symbole Antillanæ vol. III (1902), où leur synonymie est tirée au
! Je Liens à remercier ici MM. de Candolle, Barbey, Chodat, Briquet, Beauverd
et Buser pour l'accueil très cordial qu'ils m ‘ont fait dans les herbiers placés sous
leur direction.
(3) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 347
clair et où on trouve des descriptions très détaillées de quelques-unes, ce
qui me dispense d’entrer dans des détails à leur sujet.
I. Feuilles plus ou moins coriaces, elliptiques, atteignant plus de 10 cm. de
longueur.
A. Feuilles exactement elliptiques, à nervures très denses, horizontales,
non infléchies au bord de la feuille............. S. laurocerasus Desf.
B. Nervures infléchies au bord de la feuille :
a. Feuilles elliptiques comme dans la première espèce, capsule mince,
tolloculaires.r eee ANNE MUR ee S. jamaicense SW.
b. Feuilles plutôt lancéolées, capsules minces, lisses, biloculaires
S. caribeum Urb.
c. Feuilles elliptiques ou obovées, avec grosse glande apicale recourbée,
capsules épaisses tuberculeuses.......... S. suberosum Müll. Arg.
II. Feuilles minces, obovées ou elliptiques, n’atteignant pas 10 cm. de longueur
S. daphnoides Griseb.
II. Feuilles rhomboidales ou spathulées :
a. Feuilles minces, finement dentelées...... S. leucogynum Wright.
b. Feuilles coriaces, grossierement dentees..... S. adenodon Griseb.
Sapium laurocerasus Desf. in Cat. plant. hort. Paris III (1829),
p. 411. — (Fig. 1.).
Synonymes et description delaillee dans Urban Symb. Antill. Vol. III,
p. 307. Figures : Baillon, Etude générale du groupe des Euphorbiacées
(1858) pl. VI (fig. 1-9) et Histoire des plantes, Tome V p. 13%, fig. 210
et 211 (1874).
Hab. : Portorico.
Les exemplaires que j'ai vus (Sintenis 4554 H. B.') se distinguent facile-
ment par les feuilles elliptiques très brièvement pointues à la base et au
sommet et par les nervures exactement horizontales, très denses, non
arquées, mais quelquefois bifurquées au voisinage du bord la feuille. La
pointe est petite, à peine calleuse, le pétiole est de longueur moyenne,
avec deux petites glandes au sommet, Les inflorescences (je n’en ai vu que
des femelles, sans trace de fleurs mâles) sont axillaires, très courtes
(fig. 1 b), quelquefois aussi (comme dans les Hevea) à l’aisselle d’une
feuille écailleuse, ou groupées par deux ou trois au sommet de petits
ramuscules. Les branches du style sont moins recourbées que dans
les autres espèces du genre.
Sapium jamaicense Swartz in Adnot. bot. (1829) p.62.— (Fig. 2).
S. laurocerasus ß ellipticum et laurifolium Müll. Arg. in Linnæa 32
(1863), p. 116 pp.
à Excæcaria laurocerasus ß elliptica Müll. Arg. p. p. et laurifolia Müll.
rg. P. p.
Sapium laurifolium Griseb., Stillingia laurifolia A. Rich.
Hab. : Jamaïque et Cuba.
Les feuilles de cette espèce se distinguent de celles de S. laurocerasus
moins par leur forme, qui est presque identique, mais surtout par les
nervures qui au lieu d’être horizontales el droites, partent de la nervure
1 Dans les citations des échantillons d’herbier j'ai employé les abbréviations
suivantes : H. B. = Herbier Boissier; H. DC. = Herbier de Candolle; H. Del. —
Herbier de la Ville de Genève (Herbier Delessert).
Fig. 1. Sapium laurocerasus Desf. (Sintenis 4554 H.B.) a, feuille; 5, inflorescence femelle. —
Fig. 2. Sapium jamaicense Sw. a, feuille (H. DC.); b, c (Wright 578) H.B., @ et e, cap-
sule (Wright 578 H. Del.); f. graine. — Fig. 3. Sapium caribeum Urb. (Belanger 1180
H. Del.); aet e, feuilles: b, c, partie basilaire d'une feuille vue de la face inférieure (b) et
supérieure (c); d, sommet d'une feuille; f, g, fragments de la capsule; k, columelle bifur-
quée ; à, graine. — Fig. 4. Sapium daphnoides Griseb. (Wright 2001 H. DC.); a, b, feuilles.
— Fig. 5. Sapium leucogynum Griseb. (Wright 2000 H. B.), feuille, — Fig. 6. Sapium
adenodon Griseb, (Wright 1428 H. B.).
N. B. — Les figures des feuilles entières sont réduites à la moitié, les autres sont de grandeur
naturelle.
(5) J. HUBER, ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 349
médiane sous un angle de 70° plus ou moins et sont infléchies au voisi-
nage du bord de la feuille. Elles sont généralement aussi très denses,
mais on trouve des feuilles à nervures assez espacées (Fig. 2 c). Les
inflorescences sont quelquefois androgynes, mais souvent exclusivement
mâles, avec 3 ou 4 inflorescences femelles (ou androgynes) naissant à
leur base. Les capsules sont sessiles, lisses, à parois minces. Les graines
sont petites et pourvues de petites rugosités en séries longitudinales
(fig. 2 f).
Les exemplaires récoltés par Ramon de la Sagra à Cuba (H. B.) et
déterminés par Müll. Arg. comme laurocerasus x laurifolium, repré-
sentent probablement une autre espèce, caractérisée par la pointe effilée
de la feuille et les glandes basilaires très petites ou complètement.
avortées.
Sapium caribæum Urb. in Symb. Antill. III (1902) p. 308-310. —
(Fig. 3).
Syn. et description détaillée cf. Urban 1. c.
Hab. : Guadeloupe, Dominica, Martinique, S'-Lucia, St-Vincent (teste
Urban).
L’echantillon que j'ai examiné, provenait de la Martinique (Bélanger
1180 H. Del.) et avait été classé par Müll. Arg. sous le nom de Excæcaria
Laurocerasus y laurifolia. Par la forme et nervation des feuilles il se
rapproche un peu de l’espece amazonienne S. taburu Ule, dont il se dis-
tüingue cependant par ses capsules plus petites, très lisses, ayant seule-
ment deux loges, et par ses graines assez fortement rugueuses comme
celles de S. jamaicense.
Sapium suberosum Müll. Arg. in Linnæa 34 (1865) p. 217.
Excæcaria suberosa Müll. Arg. in DC Prodr. 15, 2 (1866) p. 1202.
Fig. dans Hemsley in Hooker’s Icones Plant. VIL pl. 2681 (1901).
Hab. : Barbados.
Müll. Arg. 1. c. a caractérisé cette espèce par la diagnose suivante :
« Ramulis validis glandulis stipellaribus cylindricis elongatis costis
secundariis numerosis fere horizontalibus, fructibus confertis magnis
depresso-globosis tri-tetracoceis ambitu subteretibus superficie grosse
breviter et obtuse suberoso-tuberculatis, seminibus asperis ».
D’après Urban (Symb. Antill. HI p. 305-307) cette espèce ne serait
qu'une forme pathologique de Sapium hippomane G. F. W. Meyer.
Pour pouvoir confirmer cette identification, il serait désirable de con-
naître les fruits et surtout les graines de cette dernière espèce, car il
n'est pas certain que les graines de S. hippomane soient rugueuses
(aspera). Malheureusement je n’ai pas pu vérifier moi-même jusqu’à quel
degré les feuilles de S. suberosum ressemblent à celles de l'espèce
guyanaise,
Aa daphnoides Grisebach in Goett. Nachr. (1865) p. 176. —
ig. 4).
era biglandulosa var. daphnoides Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2,
p. 1205.
Hab. : Cuba (Wright).
Müll. Arg. 1. c. caractérise celte espèce de la façon suivante :
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me skR.). 1906 (6)
« Foliis lanceolato-obovatis vel lanceolato-elliplicis subobtusis apice
brevissime acutatis basi acutis parvule biglandulosis firmis supra nitidis
margine vix distincte (fere omnino obsolete) denticulatis ».
J'ai vu les échantillons de Wright (n. 2001) dans les herbiers DC.
et Boiss. Par la forme de ses feuilles cette espèce rappelle un peu le S. pru-
nifolium Kl., mais les glandes apicales et basilaires sont plus petites et les
nervures latérales sont très droites, s’effacant avant d'arriver au bord de
la feuille, tandis qu’elles sont infléchies dans l’espèce guyanaise. L’angle
qu'elles forment avec la nervure principale, est entre 70° et 80°. Les
inflorescences sont petites et groupées à l'extrémité des rameaux.
Sapium leucogynum C. Wright ap. Griseb. in Geett. Nachr. 1865
p. 176. — (Fig 5).
Sapium leucospermum Griseb., cf. syn. apud Urban, Symb. Ant. vol. III
(1902) p. 310.
Hab. : Cuba (Wright n. 20001).
Cette espèce est très bien caractérisée par ses feuilles minces et
neltement spathulées, dépourvues de glandes basilaires.
Sapium adenodon Griseb. Pl. Wright. I (1866) p. 160 (Fig. 6).
Excæcaria eglandulosa Müll. Arg. in DC. Prodr. XV 2 (1866) p. 1209.
— (Fig. 6).
Hab. : Cuba (Wright n. 14281).
Cette espèce est encore plus aberrante que la précédente ; elle a des
feuilles rhomboïdales, assez épaisses (de sorte que les nervures ne sont
guère visibles) et grossièrement dentées sur le bord.
Mexique et Amérique centrale.
Clef analytique des espèces :
I. Capsule subsessile.
a. Feuilles largement elliptiques, à glandes basilaires infléchies sur la
face inférieure de la feuille, graines verruqueuses. S. Pittieri Hub.
b. Feuilles oblongues-lanceolées, distinctement crénelées, à glandes
basilaires divariquées. Graines lisses, très grandes
S. macrocarpum Müll. Arg.
1% Gapsulespedicellee =, rs Ne ee. S. pedicellatum Hub.
Espèce peu connue, à feuilles très grandes et inflor. axillaires
5 S. lateriflorum Hemsley.
Sapium Pittieri Hub. nov. spec. — (Fig. 7).
Ramulis flavescenti-cinereis, folüs modice petiolatıs subcoriaceis late
ellipticis, basi brevissime in petiolum contractis apice latissime breviterque
acuminatis, acumine obtusissimo paulo inflexo, costis secundarüs modice
distantibus arcuatis imprimis supra prominentibus, glandulis petiolaribus
brevibus sub laminam inflexis, spicis terminalibus (fructiferis 6-8 cm
longis), capsulis subsessilibus trilocularibus lævibus crustaceis, seminibus
tuberculatis.
S. Laurocerasus Pitt. et Dur. in sched. Plant. Costaric. 4344!
Hab. : Costarica (leg. Pittier et Tonduz).
(7)
J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ.
Fig. 7. Sapium Pittieri Hub. (Pittier 4344 H. B.); a, feuille; b, base foliaire vue d'en bas;
e, capsule; d, columelle; e, graine. — Fig. 8. Sapium macrocarpum Müll. Arg. b, e Pavon
in H.B, et DC., les autres : Pringle 6336 (H. Del. DC., B.); a, b, feuilles; c, fleurs mâles;
d, fl. femelle; e, jeune fruit; f, valve d'une capsule mûre; g, graines. — Fig, 9. Sapium
pedicellatum Hub. (Pavon H. B.); a, b, c, feuilles; d, pointe d'une feuille; e, fleurs mâles;
f, fleurs femelles, — Fig. 40. Sapium lateriflorum Hemsley (?) Pavon H. B.); a, feuille;
b, glandes basilaires de la feuille.
351
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (8)
Cette espèce a bien une certaine ressemblance avec S. Laurocerasus,
par la forme générale de ses feuilles, longueur du pétiole et graines ver-
ruqueuses, mais la nervation des feuilles est complètement différente et
les glandes pétiolaires ont ici une disposition très spéciale qui se retrouve
dans quelques espèces brésiliennes (S. Sellovianum et S. sublanceolatum).
Les affinités du S. Pittieri sont très probablement du côté du S. bogotense
Hub., S. aereum Kl. etc., mais il représente une espèce bien distincte et
parfaitement caractérisée.
Sapium macrocarpum Müll. Arg. in Linnæa 32 (1863), p. 119.
— (Fig. 8).
Excæcaria macrocarpa Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2, p. 119.
Sapium mexicanum Hemsley in Hook. Ic. Plant. VII, pl. 2680 (1901).
Fig. apud Hemsley loe. cit.
Hab. : Mexique (Pavon! Pringle!)
Par une comparaison de l'échantillon type de Pavon, conservé dans
l’'herbier Boissier, avec les échantillons de Pringle (Pl. mex. n° 6336),
qui on! servi à M. Hemsley à établir son S. mexicanum, je suis arrivé à la
certitude que cette dernière espèce est identique avec le S. macrocarpum.
Celle espèce est surtout remarquable par ses fruits très grands et ses
graines lisses et également plus grandes que dans n'importe quelle autre
espèce du genre. La forme des feuilles, ainsi que la conformation de la
pointe et du bord de la feuille sont identiques dans les échantillons de
Pavon et de Pringle. La remarque de Müller Arg. relative au S. macro-
carpum : « Dentes marginales limbi rotundati, par vi, mucronulo arcuato-
acumbente deciduo terminati », est applicable, jusqu’à un certain degré,
à plusieurs espèces du genre, mais ici elle est particulièrement facile à
vérifier. Les inflorescences concordent dans leurs caractères essentiels,
malgré qu'elles sont androgynes dans les échantillons de Pringle, tandis
qu’elles sont mâles ou femelles dans l'échantillon de Pavon. Celui-ci pro-
vient certainement d’un arbre plus jeune, à rameaux encore ascendants et
droits, tandis que les échantillons de Pringle montrent des rameaux
courbés et plus minces.
Sapium pedicellatum Hub. nov. spec. — (Fig. 9).
Folüs longiuscule petiolatis glandulis petiolaribus longiusculis cylin-
dricis, lamina membranacea late elliptica vel obovata vel oblonga basi
acuta apice breviter vel brevissime acuteque acuminata (acumine haud
inflexo), costis secundarüs satis distantibus arcuatis tenuiter prominen-
ibus, spicis androgynis terminalibus, glandulis orbicularibus, ovario
distincte stipitato stylo brevi coronato.
S. biglandulosum var. Klotzschianum b. oblongatum Müll. Arg. p. p.
quoad specimina mexicana.
Stillingia arborea Pav. in sched. in Herb. Boiss.
Hab : Mexique (Pavon).
Parses ovaires nettement pédicellés, ainsi que par ses feuilles très poin-
tues (à pointe non recourbée), cette espèce se distingue suffisamment du S.
Klotzschianum. La forme générale des feuilles est ici extrêmement varia-
ble, même sur un seul rameau (fig. 9 a, b, c), tandis que la base et l’ex-
trême pointe de la feuille présentent des caractères très constants.
Sapium lateriflorum Hemsley in Hook. Ic. PI. VII, 5 2680 p. 2
— (Fig. 10.)
(9) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 393
Hab. : Forêts vierges dans la province de Tabasco (Mexique).
Hemsley donne la diagnose suivante : « a speciebus omnibus hujus
affinitatis hactenus descriptis differt foliorum amplitudine (cum petiolo
usque ad 9-10 poll. longa et 2 °/ı poll. lata) et spicis axillaribus. »
Sous le nom de Stillingia sp. nov. il existe dans l’Herbier Boissier une
plante de Pavon, provenant du Mexique, qui se distingue également par
ses épis (malheureusement ils sont en mauvais état) axillaires. Malgré
que la forme et les dimensions des feuilles ne concordent pas complète-
ment avec la description de Hemsley, je donne ici la figure d’une feuille
de l’echantillon de Pavon. »
Vénézuela, Colombie, Équateur, Pérou.
I. Style allongé et persistant.
Kemilles/auriculees.& la base... 00e S. stylare Müll. Arg.
Heues nonvauriculées 4 la base.................... S. verum Hemsley.
II. Style très court ou nul.
4. Glandes pétiolaires peu développées, situées vers le milieu du pétiole
S. Marmieri Hub.
2. Glandes pétiolaires au sommet du pétiole.
A. Feuilles largement elliptiques, ou obovées, à nervures espacées (10-12).
a. Glande apicale développée, face supérieure de la feuille à reflet
métallique esse nee seele S. ereum Kl.
b. Limbe moins de deux fois plus long que large, glandes petio-
laizes coniques. mn. 0 ee. S. bogotense Hub.
c. Limbe plus de deux fois plus long que large, glandes pétiolaires
HÉMISPhÉTIQueS 0.2 ee. S. Pavonianum Hub.
B. Feuilles elliptiques oblongues ou obovées, à nervures rapprochées
(15-20).
a. Feuille sans glande apicale, capsule pédicellée S. utile Preuss.
b. Feuille à glande apicale très grosse, glandes pétiolaires courtes
S. Pœppigii Hemsl.
c. Feuille à glande apicale petite, glandes pétiolaires allongées
S. obiusilobum Müll. Arg.
C. Feuilles presque linéaires-oblongues, généralement uu peu rétrécies
vers le sommet et arrondies à la base.
er Keuilles,grandes.. nun nn S. aucuparium Jacq.
beskeuillesspelitesin. ne ana ae ae. S. Moritzianum Kl.
D. Feuilles linéaires lancéolées, petites....... S. stenophyllum Hub.
Sapium stylare Müll. Arg. in Linnæa 32 (1863), p. 119 — (Fig. 11)’
Excæcaria stylaris Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2 p. 1204.
Fig. apud Hemsley in Hook. le. Pl. VII pl. 2757 (1901).
Hab. : Vénézuela (Tovar, Fendler 1251), Equateur, versant oriental
(Jumelle).
Très bien caractérisé par les feuilles oblongues auriculées à la base, par
les nervures qui partent à angle droit el se confondent en réseau à une
assez grande distance du bord de la feuille. Le fruit est également bien
caractérisé, il est courtement pédicellé et couronné d’un style assez long.
Sapium verum Hemsley in Hook. Ic. Plant. VII pl. 2647 (1901).
Fig. apud. Hemsley 1. c.
Hab. : Colombie méridionale (Dept. Tolima et Cauca, 6000-7000 pieds)
Equateur ?
ng + er NE Ç Te ER LINGE, 1% zu ET en.
E Fr But
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (10)
D’après Hemsley, cette espèce est de l’affinit& de S. siylare, mais ses
feuilles ne sont pas auriculées à la base et les styles sont complètement
concrescents. Ce dernier caractère est naturellemeut d’une grande im-
portance et même siles branches du stigmate étaient seulement très cadu-
ques, le style très long est assez remarquable et suffirait à lui seul à ca-
ractériser l’espèce.
D’après Hemsley, le S. verum serait la même chose que le Sapium
tolimense Hort., ce qui est mis en doute par M. Jumelle (Les plantes à
caoutchouc, p. 151).
Sapium Marmieri Hub. in Bol. Mus. Goeldi III p.4367 (1902).
Hab. : Pérou Oriental et Brésil occidental.
Cette espèce qui est caractérisée par ses feuilles larges, exactement
elliptiques, et ses glandes pétiolaires situées vers le milieu du pétiole, à
été trouvée pour la première fois au Pérou oriental, mais comme c’est sur-
tout une forme du bassin amazonien, je la traiterai plus lard avec les
autres espèces amazoniennes.
Sapium æreum Klotzsch in sched. ex Müll. Arg. in Linnæa 32
(1863), p. 119. — (Fig. 12).
Excæcaria ærea Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2,Fp. 1207.
Hab. : Pérou (Ruiz, Pavon!).
Fig. 14. Sapium stylare Müll. Arg. (Fendier 4231, H. B.); a, feuille; b, base de
la feuille; c, jeune fruit, — Fig. 12. Sapium ereum Klotzsch (Pavon
H. B.); a, b, feuilles; c, sommet d’une feuille; d, e, capsule; f, graine.
Müller Arg. 1, c. donne de cette espèce la diagnose suivante :
« Foliis oblongo-ellipticis v. oblongo-obovatis, basi subaculis tenuiter
coriaceis supra nitore submetallico viridescente insignitis, glandulis
petiolaribus hemisphærico-conoideis parvulis, bracteis feem. latis abbre-
(11) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 395
viatis truncato-obtusissimis subintegris, laciniis calycis foem. triangulari-
ovatis acuminatis, capsulis subglobosis subangulosis rigide sublignosis. »
Müll. Arg. rapproche celte espèce de sa variélé hamata d’Exczcaria
biglandulosa, dont elle a la pointe de feuille fortement calleuse et recour-
bee, mais il me semble que les véritables affinités de cette espèce se
trouvent plutôt d’un côté dans la direction de S. bogotense et S. Pitlieri,
de l’autre côté vers le groupe du S. obovatum du Brésil central, qui
montre aussi souvent des reflets métalliques semblables. De plus toutes
ses espèces ont des graines verruqueuses assez semblables. Cependant
dans toute cette série les espèces sont assez bien tranchées et faciles à
distinguer.
Sapium bogotense Hub. nov. spec. — (Fig. 13).
Folüs breviter petiolatis petiolo apice modice biglanduloso, lamina sub-
coriacea breviter obovata vel late elliplica margine crenata (mucronulis
deciduis, glandulis marginalibus paucis), nervis tenuibus arcuatis laxis
(vulgo 8-10), apice brevissime acuminata vel rotundata, sæpe minutissime
Fig. 13. Sapium bogotense Hub. (Triana H. DC.); a, b, feuilles: c, base d'une feuille et péliole ;
d, stipule; e, fleurs femelles; f, fleurs mâles. — Fig. 44. Sapium Pavonianum Hub. (Pavon
b et d H. DC., les autres figures H. B.); a, b, feuilles: c, d, bases de feuilles avec les
glandes basilaires; e, columelle du fruit; f, graine.
Mucronulata, stipulis Iriangulari-lanceolatis acutissimis margine plus
minus fimbriatis vel denticulatis. Spica terminali mediocri, androgyna,
glandulis florum fœmin. crassis quasi hemisphæricis, masculorum ellip-
licis, perigont fem. lobis triangularibus acutis, ovario subsessili globoso
vel obovoideo breviter pedicellato, stylo brevi persistente.
Hab. : Ubala prov. Bogota, Columbiæ ad 1900 m. altitud. leg. J. Triana
1866, vulgo Caucho dict. (Herb. DC. )).
‚Cette espèce, bien que voisine du S. æreum, en esl pourtant nettement
distincte par ses feuilles plus courtes, à face supérieure un peu luisanle,
par la pointe non recourbée et par les stipules très pointues.
390 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (12)
Sapium Pavonianum Hub. nov. spec. — (Fig. 14).
Sapium biglandulosum var. ß hamatum a. Pavonianum Müll. Arg. in
Linnæa 32, p. 116 (1863).
Excæcaria biglandulosa var. B Pavoniana Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,
2, p. 1204.
Foliis modice petiolatis, petiolo apice glandulis parvis hemisphæricis
instructo, lamina coriacea elliptica basi breviter in petiolum contracta,
apice oblusissime acuminata lævi supra nilida, costis secundarüs
paucis (circa 10) validis arcuatis, capsulis parvis longiuscule pedicellatis
vulgo bilocularibus, seminibus parvis tuberculatis.
Hab. : Peruvia (Pavon ex Monzon H. Boiss. et DC.).
Cette espèce se distingue des précédentes par ses feuilles plus étroites,
munies d’une pointe plane et obtuse, ainsi que par ses capsules pédi-
cellées.
Comme cette plante a, d’après l'étiquette de Pavon, le nom de «Caucho
amarillo », c’est probablement un arbre qui donne du caoutehouc.
Sapium utile Preuss in «Expedition nach Central- und Süd-
amerika » 1901. — (Fig. 15).
Sapium decipiens Preuss |. c.
5. aucupartum Pavon in sched., vulgo
« Palo de leche ».
S. biglandulosum var. aucuparium Müll.
Arg. in Linnæa 32 (1863) p. p.
E. biglandulosa var. aucuparia Müll. Arg.
in Prodr. 15, 2 p. p. quoad pl. Pavonianam.
Fig. apud Preuss I. c. et Jumelle « Plantes
à caoulchouc» (1903)) p. 156-164.
Hab. : Parties basses de l’Equateur (Guaya-
quil, Pavon in H. Boiss. !).
Jumelle, dans son livre sur les « Plantes à
caoutchouc » (1903, p. 156-164), a montré que
les deux espèces des parties basses de l’Equa-
teur qui ont élé distinguées par M. Preuss,
ne sont en réalité que des formes d’une seule
espèce, assez variable quant à la forme de ses
feuilles, il est vrai. Je ne crois pas me trom-
per en attribuant à cette espèce l'échantillon
de Pavon conservé dans l’Herbier Boissier et
provenant de la région de Guayaquil. Par la
forme, la consistance et les dimensions de
ses feuilles (l’autre feuille de l'échantillon
est encore plus longue et nettement obovée-
oblongue) et par la petitesse des glandes pé-
tiolairesil correspond parfaitement à la forme
decipiens, et il a les fruits courtement pédi-
cellés figures par Jumelle (l. c. p. 161) pour
l'espèce en question. L’inflorescence de no-
Fig 15. Sapium utile Preuss ® re échantillon est terminale, très allongée
(Pavon H.B.); a, feuille; 6, base (20 cm.) grêle, avec quelques fleurs femelles
d'une feuille avec les glandes; avortées et des groupes de fleurs mâles assez
e, fleurs mâles; d, jeune fruit. espacés et accompagnés de petites glandes
(13) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 357
presque orbiculaires. La jeune capsule (fig. 15 d) se trouve sur un pelit
fragment d’une inflorescence femelle; elle est nettement pédicellée et
ne porte plus de trace d’un style. C’est une espèce bien caractérisée, qui
à cause de ses capsules pédicellées doit probablement être rapprochée du
S. Pavonianum, qui a cependant des feuilles à nervures beaucoup plus
espacées el des graines très nettement verruqueuses, tandis que celles
du S. us sont que très légèrement verruqueuses, d’après Jumelle
(l. ec. p. 160).
Sapium Poeppigii Hemsley in Hook. lc. Plant. VII (1901)
pl. 2678. — (Fig. 16).
S. biglandulosum var. ß hamatum Müll. Arg. in Linnæa 32 p. 116 (1863).
Fig. apud Hemsley I. c.
Hab. : Peruvia subandina, Cuchero (Pœppig 17821).
Cette espèce est caractérisée par Müll. Arg. (comme variété de
S. bigl.) de la manière suivante : «Foliis oblongo-ellipticis utrinque
obtusis apice valide hamato-incurvis haud pellucido-punctatis leviter
crenatis supra nitidis, glandulis petiolaribus ovoideis breviusculis. »
Fig. 16. Sapium Pœppigii Hemsley (Pœppig 1782 H. DC.); a, feuille, face infe-
rieure; b, sommet de la feuille, face superieure, — Fig. 17. Sapium obtu-
silobum Müll. Arg. (Fendler 1230 H. DC.); a, b, feuilles; c, sommet d'une
feuille; d, base d’une feuille; e, fleur femelle,
Hemsley (1. c.) a ensuite donné une description détaillée et de bonnes
figures de cette espèce. Cet auteur la rapproche du S. æreum KI., dont
elle se distinguerait par les feuilles plus elliptiques oblongues, lisses et
luisantes à la face supérieure.
L'ovaire y est en effet sessile comme dans celte espèce et les glandes
du sommet de la feuille et du pétiole sont semblables, mais je crois que
les véritables affinités du S. Pæppigii doivent être cherchées plutôt du
côté de l’espèce suivante.
358 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ue ser.). 1906 (14)
Sapium obtusilobum Müll. Arg. in Linnæa vol. 32, p. 116 wen)
— (Fig. 17).
Aal Vénézuela (Biscaina, à 3000 pieds, Fendler 1230! H. DC.).
Müll. Arg. (l. c.) caractérise celle espèce par la diagnose suivante :
« Petiolis apice eylindrico-biglandulosis, foliis ellipticis utrinque breviter
aculalis margine sparse glandulosis, nervis secundariis approximatis,
glandulis bractearum planis quam bracteæ multo majoribus, bracteis
omnibus brevissimis denticulatis, calyeis foem. laciniis- late obovatis
integris.» L’auteur compare celle espèce au S. laurocerasus et au
S. hippomane Mey.; par sa glande apicale bien développée et les glandes
péliolaires cylindriques elle montre évidemment une affinité assez
prononcée avec ce dernier el avec le S. Peppigü. Le S. obtusilobum
se rapproche cependant le plus du S. Hemsleyanum mihi, mais la
forme générale de ses feuilles est plus obovée el les nervures sont
bien moins proéminentes que dans cette espèce. De plus, les glandes
des fleurs femelles sont ici particulièrement grandes et planes (celles des
fleurs mâles sont plus petites et peu accusées). Tous ces caractères per-
mettent de distinguer cette espèce, même en dehors du caractère qui a
molivé son nom spécifique et qui ne lui est peut-être pas exclusivement
propre (le S. Hemsleyanum a également les lobes du périgone femelle
obtus);'c’est probablement pourquoi M. Hemsley (lc. Pl. VIT pl. 2650
dit: « S. obtusilobum should, perhaps, be reduced to S. aucuparium»).
Sapium aucuparium Jacq. in Enum. PI. Carib. (1760) p.
{teste Hemsley sed non sensu) et Sel. Stirp. Americ. Hist. (1763) p. 249. —
(Fig. 18).
S. biglandulosum var. aucuparium Müll. Arg. in Linnæa 32 (1863)
p. 119 p. p.
Excæcaria biglandulosa var. aucuparia Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2
p. 1206.
Fig. apud Jacq. 1. c. lab. 158 (ef. notre fig. 18 b).
Hab. : Vénézuela (Caracas, M. Josés Vargas 1630 n. 229 in H. DC. !,
Sta Marla, Balbi 1822 in H. DC. !)
Cette espèce est bien caractérisée par ses feuilles très allongées, arrondies
à la base (ce qui la distingue nettement du S. Hemsleyanum) et dont la
plus grande largeur est au-dessous du milieu. Le pétiole est très court par
rapport à la longueur de la feuille, les glandes pétiolaires sont cylindri-
ques et la pointe de la feuille est recourbée. Les dents du bord de la
feuille sont bien développées. Les échantillons cités concordent bien sous
ce rapport avec la ‚figure de Jacquin. Etant donné cette concordance
très frappante, je crois qu’on peut admettre que les nervures, quoique
dessinées un peu différemment dans la figure de Jacquin, ne sont pas
un obstacle à l'identification de l’espece, pas plus que la pointe de la
feuille un peu plus brusquement retrécie dans les échantillons examinés
que dans la figure de Jacquin. Dans l’exemplaire de Caracas il y a des
fragments d’nne inflorescence (mâle) avec des glomérules de fleurs mâles
assez nombreuses, à glandes largement elliptiques.
Sapium Moritzianum Klotzsch apud Seem. Bot. Voy. « Herald »
p. 100 (1852). — (Fig. 19).
S. biglandulosum var. Moritzianum Müll. Arg. in Linnæa 32 (1863) p. 119.
Be
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Br: 55 LR TRE 2 x
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(15) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 399
Excæcaria biglandulosa var. Moritziana Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2 p.
Sapium salicifolium H. B. K. ? in Nov. Gen. et Spec. vol. II p. 52 (1817).
Fig. apud Hemsley in Hook. Ie. PI. VII pl. 2677.
Hab. : Panama, Colombie, Venezuela.
La diagnose de Seeman est concue de la facon suivante: « Arboreum,
glabrum; ramis ramulisque teretibus cinereis; foliis oblongis utrinque
brevi-attenuatis, apice obtuso-uncinatis, margine dentato-serratis recurvis,
in apice pelioli glandulis duabus stipitatis ereclis ; spieis in apice ramu-
lorum terminalibus solitariis; floribus flavidis, superioribus masculis
subcongestis, inferioribus foemineis distantibus. »
+ D'après Hemsley, cette espèce serait voisine de son S. aucuparium
(S. Hemsleyanum mihi) : » ab S. aucupario Jacq. ramulis floriferis graci-
libus, foliis minoribus tenuioribus minute crebreque serratis differt, »
Si l’on comprend le S. aucuparium de la facon que je viens d'indiquer
Fig. 18. Sapium aucuparium Jacq.; a, feuille (José Vargas H. DC); 6, feuille,
d'après Jacquin. — Fig. 19. Sapium Moritzianum Klotzsch; a, b, feuilles,
d'après Hemsley. — Fig. 20. Sapium stenophyllum Hub. (Pavon H. B.);
a, feuille; b. c, fleurs femelles.
plus haut, le S. Moritzianum s’en montre encore plus rapproché, surtout
a cause de ses feuilles plus larges dans la partie inférieure. Je ne vois
dans cette espèce qu’une forme un peu réduite du véritable S. aucupa-
rium Jacq., forme qui peut-être est constante et qui en tout cas dois pour
le moment être conservée comme espèce distincte.
Le S. salicifolium H. B. K. (« foliis lanceolatis, acutis, basi obtusis et
ñ Ë =. 1
360° BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (16)
biglandulosis, margine glandulosis, argute serrulatis ») des bords du Rio
Magdalena est peut-être identique au S. Moritzianum et aurait alors la
priorilé sur celui-ci. Comme je n’ai pas vu d'échantillons, ni de l’un nide
l’autre, il m'est impossible de trancher cette question.
Sapium stenophyllum Hub. nov. spec. — (Fig. 20).
S. biglandulosum var. stenophyllum Müll. Arg. in Linnæa 32, p. 119
(1863).
Excæcaria bigl. var. stenophylla Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2 p. 1207.
Folüs anguste lineari-lanceolatis utrinque acutis margine minute et ar-
gute serrulatis breviter petiolatis, glandulis petiolaribus breviter cylindri-
cis, spicis brevibus femineis vel androgynis, ovarüs subpedicellatis.
Hab. : Peruvia ? (Herb. Pavon in hb. Boissier!)
Les feuilles sont un peu semblables à celles de S. hæmatospermum du
Brésil méridional, du Paraguay et de la République Argentine, mais elles
sont encore plus petites, 4-6 cm X 5-7 mm. etont des glandes pétiolaires
généralement bien développées. Les épis sont petits el presque exclusi-
vement femelles avec quelques fleurs mâles seulement au sommet.
Guyanes.
I. Feuilles à pointe calleuse et recourbee.
A. Feuilles dépassant souvent 10 cm. en longueur, à nervures nettement
proéminentes sur les deux faces.
a. Feuilles largement elliptiques, arrondies à la base.
S. hippomane Mey.
b. Feuilles de forme très variable, mais toujours à base rétrécie en
forme.de icon a. a ne ee er, S. Hemsleyanum Hub.
B. Feuilles généralement plus courtes que 10 cm., rarement plus longues,
et alors étroites, nervures très peu proéminentes.
a. Feuilles plus ou moins obovées............. S. prunifolium Kl.!
b. Feuilles lancéolées ou oblongues........... S. lanceolatum Hub. !
IT. Feuilles simplement acuminées
A. Feuilles dépassant 10 cm. en longueur. ........ S. Aubletianum Hub.
B. Feuilles plus petites, nervures principales espacées
a. Glandes pétiolaires petites hémisphériques, ovaire uniloculaire
S. Jenmani Hemsley.
b. Glandes pétiolaires très longues, ovaire triloculaire
S. paucinervium Hemsley.
Sapium hippomane G. F. W. Meyer in Primitiæ Fl. Esseq. (1818)
p. 275-76. — (Fig. 21).
° biglandulosum var. Meyeri ianum Müll. Ang. in. Linnæa 32 (1863)
p. 116.
Excæcaria biglandulosa var. Hippomane Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2.
Hab. : Surinam (Hostmann n. 314! Wullschlägel n. 486 ?).
Cette espèce est caractérisée par ses grandes feuilles largement ellip-
1 S. prunifolium et S. lanceolatum seront traités parmi les espèces bresi-
liennes, ayant été constatés aussi au Brésil.
(17)
Fig. 24. Sapium Hippomane Meyer (a, c, Hostmann 314 H. DC.; 5, Wull-
schlägel 486 H, DC.); a, b, feuilles; c, fleurs mâles.
Fig. 22. Sapium Hemsleyanum Hub, (Jenman H. B.); a-f, feuilles; g, fleurs mâles.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 5, 30 avril 1906.
25
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (18)
tiques, arrondies ou obtuses à la base et au sommet. La base du limbe est
très brusquement rétrécie dans le pétiole et la pointe calleuse recourbée
ou enroulée se détache très brusquement du sommet arrondi de la feuille.
C’est par ces caractères surtout que le S. hippomane se distingue de l’es-
pèce suivante. L’échantillon de Wullschlägel est moins typique et j'ai
quelque doute s'il n’appartient pas plutôt au S. Hemsleyanum mihi.
L’epi est allongé et caractérisé par ses glandes oblongues ; il y a
seulement quelques fleurs femelles avortées à la base, mais beaucoup de
glomérules mâles assez espacés.
Sapium Hemsleyanum Hub. nov. nomen. — Fig. 22.
Sapium aucuparium Hemsley non Jacq. in Hook. Ic. PI. vu (1900)
pl. 2650. Fig. apud Hemsley I. c.
Hab. : Guyane anglaise, région basse (Jenman in Herb. Boiss. ex Herb.
Kew!).
L'espèce ayant été soigneusement décrite et figurée par Hemsley, je
n’ai pas à y revenir tout au long. J’ai cependant profité des riches maté-
riaux cédés par l’Herbier de Kew à l’Herbier Boissier, pour donner au
lecteur une idée de la variété des formes foliaires de cette espèce. Ce qui
reste constant dans la série des formes représentées dans notre figure 22,
et qu’on pourrait aisément multiplier à l’infini, c’est surtout la forme des
glandes et celle de la base du limbe. Par cette base retrecie en forme de
coin, notre espèce se distingue très nettement du S. aucuparium Jacq.,
avec lequel Hemsley l’a identifiée. S’il faut donc séparer absolument notre
espèce du S. aucuparium, on serait au contraire tenté de la réunir (peul-
être comme variété) au S. hippomane Mey., vers lequel notre fig. 22a
marque un terme de passage. Les inflorescences sont très semblables
dans les deux formes, étant caractérisées par les glomérules mâles assez
espacés et les glandes elliptiques ou oblongues. Comme cependant la
grande majorité des échantillons de S. Hemsleyanum se distingue nelte-
ment de la plante de Hosimann, je préfère de les considérer comme deux
espèces distinctes, bien que très voisines l’une de l’autre.
Sapium Aubletianum Hub. nov. spec. — (Fig. 23).
Hippomane biglandulosa Aubl. Hist. des Pl. Guy. franc. 1775 vol. II
p. 885 (teste Müll. Arg.).
Sapium biglandulosum à Aubletianum Müll. Arg. in Linnæa 32, p. 117
(1865).
Excæcaria biglandulosa = Aubletiana Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
p. 1205.
Fotüs longiuscule petiolatis, ane. elliplicis vel ovatis basi breviter
acutatis apice distincte cuspidato-acuminatis subintegris, minute pellucido-
puncticulatis, margine sparse glanduligeris, costis secundarüs minus ap-
prosimatis, glandulis petiolaribus ovoideis parvoulis ; spica elongata glan-
dulis orbicularibus.
Hab.: Guyane française (Aublet), Rio Negro, Brésil (Spruce 2198! in
H. DC., B., Del.).
Cette espèce se distingue de la précédente par ses pétioles plus longs
et pourvus de petites glandes arrondies, et surtout par son acumen assez
long et à peine légèrement recourbé à son extrémité. Les épis des échan-
tillons examinés sont très longs (20 cm.) et très grêles, avec quelques
(19) J. HUBER, ESPECES DU GENRE SAPIUM JACQ. 363
Fig. 23. Sapium Aubletianum Hub. (Spruce 2198 H. DC. et B.); a, b, feuilles ;
c, base d’une feuille, face inferieure; d, e, fleurs mäles.
fleurs femelles plus ou moins avortées et à nombreux glomérules de
petites fleurs mâles, dont les glandes sont petites, arrondies et souvent
assez éloignées de la bractée,
Sapium Jenmanni Hemsley in Hook. Ic.
AD N PI. VII (1900) pl. 2649. — (Fig. 24.).
EIN Tr « Species foliis oblongo-lanceolatis abrupte obtu-
seque acuminatis crebre pellicido-punctatis venis
primariis lateralibus numerosis tenuibus, glandulis
petiolorum parvis distincta ».
Fig. apud Hemsley 1. c.
Hab. : Guyane anglaise, région de la grande forêt
de l’intérieur (Jenman 7505 in H. B.!).
2 Cette espèce est en quelque sorte pour le S. Au-
bletianum, ce que le S. Hemsleyanum est pour le
n 4 9 S. Hippomane, c’est-à-dire une forme un peu ré-
duite. La ressemblance avec l'espèce précédente
Bea Sapiım Tenmahmi est frappante. surtout quant aux glandes pétiolaires
Hemsley (Jenman H.p.);, EL Quantälinflorescence. Les differences sont peul-
a, b, feuilles; c, pointe être dues à l’âge different des arbres sur lesquels
d'une feuille; 4, fleurs les échantillons ont été récoltés. D’après Hemsley,
mâles, les ovaires du S. Jenmanni seraient uniloculaires.
36% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (20)
run paucinervium Hemsley in Hook Ic. Pl. VII (1900)
pl. 2648.
« Inter species guianenses paucitale foliorum venarum primariarum dis-
tinctum ».
Fig. apud Hemsley I. c.
Hab.: Guyane anglaise, grand arbre appelé Toukpong par les indi-
gènes, comme l’espece précédente.
D’après les figures de Hemsley, les feuilles de cette espèce ressemblent
dans leur forme assez à celles de l'espèce précédente, mais les glandes
pétiolaires sont très longues, les capsules sont pédicellées et triloculaires
et les graines sont oblongues-ovoides. (A suivre.)
PLANTE EX ASIA MEDIA
+ J. FREYN
(nelques mots au sujet de la fin de cette publication
Gustave BEAUVERD
Avec le N° 3 de 1906 du Bulletin de l’Herbier Boissier se terminait la
publication du dernier manuscrit de Freyn, celui que la mort de l’auteur
laissait inachevé d’une manière si imprévue : les nombreux amis et cor-
respondants scientifiques du bolaniste autrichien ne pourront que se
joindre à nous en cette occasion pour remercier notre savant collaborateur
M. le professeur Edouard Hackel, de Graz, pour la ponctualité, la modestie
et le parfait désintéressement avec lesquels il a mené à chef la publi-
cation de cette œuvre posthume.
Les difficultés inhérentes à ce genre de travail sont innombrables ;
d’une ébauche écrite au courant de la plume, il est souvent malaisé de
distinguer entre ce qui doit être maintenu et ce qui pourrait être éliminé,
et plus délicat encore de prendre une décision pour ce qui exige une
modification tant modeste soit-elle. En nous rendant parfaitement compte
des difficultés. vaincues dans ce domaine par M. Hackel, nous sommes
heureux de lui exprimer publiquement l’expression de toute notre gra-
titude et de joindre à ce témoignage nos vives félicitations pour la
distinction avec laquelle il a accompli cette lâche ardue : il l’envisageait
comme un devoir de pieuse admiration envers la mémoire du profond
connaisseur de la flore d'Orient que fut l'ingénieur de la ville de Prague
Joseph Freyn, à la suite du vénéré maître Edmond Boissier.
ss
365
NOTES FLORISTIQUES ALPINES
PAR
Paul CHENEVARD
PHYTEUMA HUMILE SCHL. AU TESSIN ? — Comolli (Flora
Comense) indique cette espèce au S. Jorio, sommité voisine du Camoghè.
Grâce à l’obligeance de M. le Prof. Briosi de Pavie, il m’a été possible de
vérifier ce fait qui me paraissait douteux. L’herbier de Comolli contient
10 exemplaires réunis dans une chemise qui porte les noms suivants :
Phyteuma humile et Carestiæ fl. com.
Phyteuma Carestiæ Biroli.
Phyteuma humile Schl.
Phyteuma humilis Bertoloni, fl. ital.
- L’etiquetle de 2 de ces exemplaires porte : Phyteuma de l’alpe Lagas-
gnolo (sans nom spécifique ni signature).
L’étiquette des 8 autres : Phyteuma Carestiæ (le nom de « humile »
étant biffé). Legnone, Arenzo, Speluga, etc. etc. Le nom de « humile »
ayant été effacé et remplacé fpar Comolli par celui de « Carestiæ », cet
auteur avait donc distingué ces deux espèces’ après la publication de sa
Flore.
Ces exemplaires, du reste, cadrent parfaitement avec la diagnose de
Biroli (Brugnat. Giorn. Fis. II, 1, p. 37 an. 1818) moins un point qui res-
tait à élucider. Cet auteur assigne à sa plante des stigmates bifides pour
la distinguer du P. hemisphæricum qui les a trifides.
M. le Prof. Mattirolo de Turin m'a très aimablement fourni le moyen
de contrôler ce caractère.
L’herbier de Comolli, conservé au Musée de Turin, ne contient plus du
Phyteuma Carestiæ qu’un exemplaire qu’on ne peut détacher de la feuille
sur laquelle il est fixé. Deux styles sont pourtant visibles, dont l’un n’a
plus qu’un stigmate détérioré, mais dont l’autre est nettement trifide. Ce
caractère donné par Biroli estdonc erronné et la plante que Comolli a prise
en premier lieu pour le P. humile Schl.puis qu'il a ensuite dénommée P.
Carestiæ Bir. est bien cette dernière espèce et, par conséquent, celle qu’il
indiquait dans son Flora Comense au S. Jorio est dans le même cas.
Ces recherches m'ont encore permis de constater que ce Phyteuma Ca-
restiæetle P. hedraiantifolium R. Schulz, (Monogr. Bearbeit der
Gattung Phyteuma. Dissert. Univers. Zürich 1904) sont bien une seule
el même espèce.
En outre la localité de Caval Drossa assignée par Conti (Feuille des jeu-
366 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (2)
nes natur. 278 an. 1893) au P. humile Schl. est évidemment inexacle. Il
en est de même de celle du Tamaro qu’il avait indiquée à Rhiner (Abrisse
1896). Le Phyteuma qui s’y trouve est le P. hemisphæricum L. var. longi-
bracteatum Bornm.
RANUNCULUS WOLFIANUS. CHENEVARD. — Sous ce nom je
publiais dans le Buil. Soc. bot. Gen. IX an. 1899, un Ranunculus
alpestris L. à feuilles très découpées et”à sépales souvent colorés de rose
ou de rouge, récolté au col du Sanetsch à c. 2300 m., dans des éboulis et
au milieu d’une colonie de À. glacialis et de R. alpestris vegetant pele-
mêle. Cette circonstance m'avait fait supposer que c'était là une forme
hybride. J. Freyn, a qui je soumis le cas, ne fut pas de mon avis.
« Ces plantes, m’écrivait-il, ne sont pas hybrides mais bien une inté-
« ressanle race locale du A. alpestris dont nous avons ainsi quatre
« formes :
« R. Wolfianus Chen. Valais
« R. Traunfellneri Hoppe. Alpes dolomitiques du Tyrol merid.,
Carinthie, Vénétie, etc.
« R. alpestris L. type, dans toutes les hautes alpes, de l'Espagne
jusqu’en Roumanie.
« R. bilobus Bert. Tyrol méridional ».
Dans l’idée de ce distingué monographe, c'était là le R. Traunfelineri
de Gremli, mais non celui de Hoppe.
Dernièrement, M. le Dr Goudet me montrait des échantillons d’une
Renoncule qu'il avait rapportée des hautes Alpes de Lens (Valais) et prise
aussi pour une hybride des deux A. alpestris et R. glacialis, parmi les-
quelles elle se trouvait. C'était la même plante que celle du Sanetsch.
Enfin, M. E. Steiger de Bâle, qui vient d’explorer avec succès le massif
de l’Adula, me communiquait aussi une plante identique qu'il avait récol-
tée sur l’alpe Monterascio, dans le val Luzzone et aussi dans les alpes de
la vallée du Glenner. Il ajoutait : « Je puis vous dire que tous ces échan-
tillons proviennent de stations où toutes les conditions sont données
pour la présence du AR. glacialis. Les localités, surtout, de Diesrutalp
2450 m., de Monterascio, 2200 m. et de la Fuorcla Patnaul, 2600 m.
sont situées dans des endroits où les eaux et les sources abondent, donc
dans des emplacements particulièrement favorables au R. glacialis. J’at-
tribue au hasard le fait de n’en avoir pas cueilli. »
Les conditions écologiques de ce R. Wolfianus se présentant les mêmes
sur trois points de la chaîne des Alpes, éloignés l’un de l’autre, vien-
draient confirmer ma première appréciation quant à son hydridité pos-
Sible.
D'un autre côté, M. J. Braun, qui étudie depuis plusieurs années la flore
nivale des Grisons, m’écrivait que le R. Traunfellneri des Alpes rhétiques,
croit sur le calcaire et ne se trouve presque jamais en société du R. gla-
cialis. Il est à observer pourtant, que les échantillons qu’il m’a aimable-
ment communiqués ne sont pas du tout le R. Traunfellneri Hoppe mais
bien mon R. Wolfianus. Ensuite, cette plante récoltée p. ex. à l’Arosa
N!
(3) PAUL CHENEVARD. NOTES FLORISTIQUES ALPINES 367
Weisshorn dans des éboulis calcaires, de 2300 à 2600 m. d’alt. peut avoir
été trouvée dans le voisinage de quelques pieds de A. glacialis restés
inobservés.
Il conviendrait donc d'étudier celte question sur place chaque fois que
l’occasion s’en présenteraitet même de soumettre à l'analyse le terrain qui
peut être décalcifié comme c’est fréquement le cas dans des coulées de
terre humide.
C’est dans ce but qu'il m'a paru utile de signaler ces faits à l'attention
des botanistes herborisant dans les Alpes.
SENECIO CARNIOLICUS WILLD. var. nov. INSUBRICUS CHE-
NEVARD. — Franzoni, John Ball et d’autres auteurs encore indiquent au
Tessin le Senecio carniolicus Willd. ; je l’y ai recherché activement mais
sans y rencontrer autre chose qu’une forme intermédiaire qui se présente
en plusieurs endroits dans les montagnes situées à l’Est de la Léventine.
Wilezeck (Bull. Soc. Murith XVII, p. 289 et suiv.) dit l'avoir cultivée dans
le jardin de Pont de Nant où elle n’a jamais produit que des akènes « mal
formés, ratatinés, à graines peu ou pas développées » ce qui incline cet
auteur à la croire hybride.
Il m'était impossible de suivre cette observation sur un nombre suffisant
d'échantillons d’herbier sans les détruire, quoiqu’une semblable étude
soit désirable pour qu’on puisse être définitivement fixé sur ce point.
Mais un fait plaide contre cette hybridité, c’est la présence de celte
forme intermédiaire dans certaines localités telles que le Garzirola et le
Pizzo di Claro et cela à l'exclusion des types.
Dans cette idée, j'ai repris un à un les caractères différentiels des deux
espèces.
L'examen de très nombreux exemplaires, provenant des localités les
plus diverses, a pu me convaincre, d’abord, que celui tiré de l’akène et
cité de façons différentes par les auteurs n’est pas constant. Koch Syn.
indique celui-ci glabre dans les deux cas. Chodat (Bull Soc. bot. France
1894 T. 41, p. 302 et suiv.) ‘dit que le S. incanus a des akènes pubes-
cents au moins dans le haut, tandis que le S. carniolicus les a toujours gla-
bres. Or, ni l’une ni l’autre de ces deux assertions n’est strictement juste.
Dans les S. incanus de mon herbier (Mt. Fully, Val d’Heremence, Gor-
nergrat, Menouve au St-Bernard, Simplon) on trouve des akènes pubes-
cents, d’autres glabrescents et même tout à fait glabres et cela quelquefois
dans le même capitule.
Ceux des S. carniolicus (Stallerberg, Carmena pass., Albula, alpe Bre-
gaglia, alpe Bando à la Bernina, Bernina-Heuthal) présentent des akènes
plus généralement glabres, mais on en trouve pourtant de nombreux, por-
tant deux lignes de poils et aussi des tout à fait pubescents. Ce caractère
est donc à abandonner en tant que différentiel.
Chodat (1. c.) signaie encore une différence dans l’épaisseur des soies de
l’aigrette ; je n’ai pas su faire celte distinction autrement que sur des
individus de la même espèce. Cela ne pouvait, du reste, me fournir
aucune indication appréciable pour la variété que j’etudiais.
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m%e sÉR.). 1906 (4)
L’indument des feuilles est également très variable dans les deux espè-
ces, allant d’un tomentum dense à une dénudation complète, avec cette
différence, pourtant, que le S. incanus est le plus souvent tomenteux et le
S. carniolicus le plus souvent glabrescent.
Enfin, entre ces deux espèces, le seul caractère distinctif que j'aie trouvé
constant est celui sur lequel Gremli (Neue Beiträge) insistait déjà, à savoir
celui de la forme du limbe foliaire qui, dans le S. incanus se termine
brusquement en pétiole alors que dans le S. carniolicus il va s’attenuant
insensiblement. Cette différence est telle qu’elle permet de distinguer les
deux espèces au premier coup d’eil.
On peut ajouter ceci :
Les feuilles adultes du S. incanus sont pinnatifides à lobes étroits,
serrés et très étalés et la plante généralement petite, 5 à 12 cm.
Dans le S. carniolicus les feuilles adultes sont pinnatilobées, à lobes
larges, dressés ou dressés-étalés; la plante est plus grande, 8 à
20 cm.
La forme intermédiaire que j’indique ici sous le nom de S. carniolicus
Willd, var. nov. insubricus a des feuilles généralement pinnatifides
comme celles du S. incanus mais à lobes plus larges, dressés-étalés;
elles s’atténuent dans le peliole plus brusquement que dans le S. carnio-
licus mais beaucoup moins que dans le S. incanus. Quant à la taille de
celte plante, tous les exemplaires que j'ai eu sous les yeux avaient une
tige de 6 à 10 cm. de haut.
L'herbier du Polytechnicum contient déjà des échantillons de cette
variété, récoltés par 0. Heer au Camoghè et accompagnés d’une étiquette
de la main de ce savant : « S. carniolicus. Deutlicher Uebergangsform zu
S. incanus ». D'autres exemplaires s'y trouvent encore, apportés par
Siegfried de Pietrarossa dans le val Colla et étiquetés par lui: S. carnio-
licus ; une note de la main de Jæggi, ancien conservateur de cet herbier,
l'accompagne de cette mention : Uebergangsform von S. incanus et S.
carniolicus. — A ma connaissance cette variété serait localisée sur les
sommets du val Colla, au Camoghè, au Pizzo di Claro et vraisemblable-
ment sur les hauteurs qui bordent la Léventine à l'Est.
LEONTODON HISPIDUS L. ssp. ALPICOLA Chen. — L'année der-
nière, m'en tenant à la diagnose que donne Koch de son L. hispidus var.
opimus, je constalais que ce nom n'est pas applicable à la variété la plus fré-
quente de la haute alpe et je proposais d’appeler celle-ci « alpicola ».
De nouvelle recherches soit dans l’herbier même de Koch, soit dans
d’autres collections sont venues me confirmer cette manière de voir.
L’herbier de Koch contient trois chemises portant l'indication : :
Leontodon hastilis. v. opimus.
Il s’y trouve 7 échantillons dont:
1 M. le Prof. Suringar de Leyde a bien voulu me communiquer les feuilles de
l'herbier Koch; je lui en renouvelle ici mes sincères remerciements.
(5) PAUL CHENEVARD. NOTES FLORISTIQUES ALPINES 369
1 sans étiquette.
1 avec une étiquette au crayon, illisible.
1 étiqueté : Leont. hastılis. Franzensschanz, Aug. 1842, sans signature.
Cet exemplaire a un pédoncule de 28 cm., épais, assez fortement renflé
au sommet el portant un gros capitule en fruit. Longueur des folioles in-
volucrales intérieures 17 mm.; akènes 9-10 mm. ; aigrettes 15 mm. ;
feuilles pinnatifides 18-22 cm. de long sur 3-4 cm. de large,
C’est un exemplaire exubérant du Leontodon alpinus Jacq.
1 étiqueté : Leont. hastilis v. opimus, de la main de Koch, Alpe Wier-
bina gegen Tolmein (Tommasini Aug. 1836). Pédoncule grele non renflé
au sommet, long de 6,5 cm.; longueur des folioles involucrales intérieu-
res 10 mm.; feuilles pinnatifides 5-6 cm. de long sur 6-10 mm. de large.
C'est une forme très réduite de la haute alpe.
1 étiqueté sans nom d'espèce : Von der Hieracienhügel im Aufsteig zu
den... (le reste est illisible). Port et dimensions des deux suivantes.
1 étiqueté : Apargia Leiseralp. (Zuccharini).
1 étiqueté : Leontodon hastilis v. opimus Koch. syn. p. 482. Schleere bei
Botzen. ( leg. Bischof 1823). Pédoncule 13 cm. un peu renflé au sommet ;
folioles involucrales intérieures 17 mm.; akènes 7-8 mm.; aigrelles
10 mm. ; feuilles 7-10 cm. de long sur 10-15 mm. de large,
Il ya donc là trois formes bien distinctes que Koch réunissait sous le
même nom d’« opimus ».
En admettant que la petite plante de Wierbina ne soit qu'une forme
réduite des trois suivantes, il reste là néanmoins deux variétés qu'il est
impossible de confondre car, celle de Franzensschanz, beaucoup plus
robuste, a une hampe épaisse, un gros capitule et des feuilles plus larges.
La diagnose de Koch Syn. Ed. IT p. 482 est ainsi conçue :
« Foliis latioribus (par rapport à la var. hyoserioides qui précède), caule
humili, apice insigniter incrassato; est varietas valde memorabilis sed for-
mis intermediis in vulgarem transit ». Sauf pour la formule assez élas-
tique « caule humili », cette diagnose ne serait exacte sur aucun point,
appliquée aux plantes de Wierbina et de Schleere, car celles-ci ont des
feuilles manifestement plus étroites et des pédoncules peu ou pas du tout
renflés au sommet,
Cette descriplion, par contre, cadre parfaitement avec l'échantillon du
L. alpinus Jacq. de Franzensschanz, sauf pour la longueur du pédoncule.
Mais cel exemplaire est certainement d’une exubérance exceptionnelle.
Celui que figure Jacquin (Fl. Austr. I tab. 93) mesure 25 cm. et les
échantillons que j'en ai pu voir dans diflerents herbiers ont de 20 à
25 cm. Cette espèce est done à «caule humili » relativement au type dont
les scapes varient de 28 à 75 cm. ;
Reichenbach donne, dans ses Icones XIX, tab. 1349, sous le nom de
var. opimus une figure qui ne répond pas davantage à la diagnose de
Koch; les feuilles en sont plus étroites et le pédoncule n'est pas renflé
au sommel, ceci, au moins d’une manière appréciable. Mais cette figure
reproduit bien la forme la plus commune de la haute Alpe, celle que j'ai
décrite sous le nom d’alpicola.
370 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (6)
De son côté Villars paraît ne pas l’avoir eue sous les yeux car elle ne
peut se raccorder avec aucune des six variétés qu’il assigne à son L. pro-
teiforme. (Hist. plantes Dauph., vol. IT p. 92 et 93).
En résumé, les échantillons de l’herbier Koch réunis sous le nom d’opi-
mus, présentent au moins deux variétés alpines stationnelles et très dis-
tincles.
i° Leontodon hispidus L. var.opimus Koch. Syn. Ed. II p. 482 an. 1843!
— L. alpinus Jacq. Fl. Austr. I tal. 93, an. 1773, forme alpine de terrains
riches, herbeux, à hampe solitaire, épaisse, munie le plus souvent de 1-3
bractéoles espacées le long de la tige et végélant en pieds isolés.
20 Leontodon hispidus L. ssp. alpicola Chen. Ann. Conserv. bot. Genève
p.47 et 48, an. 1905, sub. variet. = L. hispidus L. var. opimus Rchb. Icones
XIX tab. 1349 non Koch. Syn. forme des éboulis de la haute Alpe, portant
souvent plusieurs pédoncules, ceux-ci plus minces, plus fermes, dépour-
vus généralement de bractéoles, ou en portant rarement une, et végélant
en colonie.
Sans avoir des caractères de premier ordre qui la différencient du type,
sa taille réduite, ses feuilles plus étroites et plus consistantes lui donnent
un habitus particulier et assez constant pour lui mériter d’être élevée
au rang de sous-espèce. Quant à la forme des feuilles et à l’indument,
celte sous-espèce présente les mêmes différences que te type lui-même.
Les autres variétés alpines, telles que le L. dubius Hoppe et le L. his-
pidus var. ericetorum Rchb., ne sont pas ici en cause.
À en juger par la confusion qui règne dans les herbiers à cet égard, on
peut voir à combien d’interpretalions diverses cette diagnose de la var.
opimus Koch a donné lieu. En réalité toutes les variétés alpines sont à
pedoneules courts relativement au type. D’autre part il n’y en a aucune
qui porte des feuilles plus larges que la forme ordinaire de la var. hyose-
riodes Welw. ; ces feuilles sont toujours plus étroites ; le L. alpinus Jacq.
peut faire seul exception. Quant au renflement du pédoncule, ce caractère
ne se présente assez régulièrement que dans le Z. alpinus Jacq. ;
dans la ssp. alpicola il est beaucoup plus rare et moins accentué.
1 D'après la décision du Congrès de Vienne 1995 le nom à attribuer à celte
variété est celui qui, le premier, lui a été donné dans cette position.
»
— OR
371
BIENONIAGER AMERIGANE NOVA
AUCTORE
T. A. SPRAGUE
Pl
{ Arrabidæa Bangii Sprague sp. nov. ($ Microcarpæa). Typus
in Herb. Kew. — A. elliptice, Bur. et K. Schum., affinis, a qua ovulis
% pro loculo, staminibusque 5,5-6 mm. supra basin corollæ insertis
differt. — Rami subquadrangulares, lenticellosi, parce minutissimeque
lepidoti, cinerei, areis interfoliaceis glandulis patelliformibus ornalis.
Folia inferiora simplicia, suprema simplicia vel trifoliolata. Petiolus
plano-convexus, supra versus apicem leviter canaliculatus, 1,5-2 cm.
longus, pilis lepidibusque intermixtis minute furfuraceus; petioluli
1,5 mm. longi. Lamina ovalo-oblonga, elliptica vel obovata, folio trifolio-
lato excluso 7-12,5 cm. longa, 3,5-7,5 cm. lata, basi cuneala vel sæpius
rotundata, palmatim quinquenervia, apice obtusissima vel emarginata,
tenuiler coriacea, supra glabra obscura, venulis inconspicuis, sublus
creberrime lepidota venis prominentibus; venæ lalerales utrinque
5-6. Inflorescentia tola incano-pubescens; panicula breviter pyramidalis
eirciter 14 cm. longa, pedunculo 7 cm. longo; bracteæ oblongæ obtusæ,
0,75 mm. longæ. Calyx campanulatus, truncatus, breviter 5-denticulatus,
3,9 mm. longus, supra medium 5-costatus, interdum glandula patelli-
formi ornatus. Corolla infundibulari-hypocrateriformis, extra versus basin
glabrescens, ceterum tomentella, intus prope staminum insertionem
pilosa ; tubus leviter antice curvatus, 10,5-11,5 mm. longus; limbus cons-
picue bilabiatus, lobis spathulato-obovalis, 3,5-3,75 mm. longis, utrinque
tomentellis. Stamina 5,5-6 mm. supra basin inserta, duo majora exserla,
filamentis infra medium pilosis, antheris glabris, lobis divergentibus
0,75 mm. longis. Discus annularis, 0,8 mm. altus, ovarium fere omnino
occludens. Ovarium obovoideum, 0,8 mm. longum, discum 0,25 mm.
superans, aureo-lepidotum. Stylus 9-10 mm. longus. Ovula pro loculo
qualuor, subbiseriata.
Bolivia : Bang, 2534.
Arrabidæa panamensis Sprague sp. nov. ($ Macrocarpæa,
Series Glabræ). Typus in Herb. Kew. — Ab affini A. florida, DC., inflo-
rescentia haud pyramidata floribusque minoribus facile distinguitur. —
Frutex alte scandens, ramulis strialis lenticellosis glabrescentibus. Folia
conjugata. Petiolus plano-convexus, 14-18 mm. longus, subtus striatus,
pilis lepidibusque minutis indutus; petioluli conformes, 8-15 mm. longi.
Lamina oblongo-elliptica vel obovata, basi acute cuneala, apice brevissime
M
372 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (2)
acuminata mucronata, 7,5-9,5 cm. longa, 3,8-4 cm. lata, chartacea, utrin-
que subtiliter lepidota, supra nilidula obscure viridis, subtus opaca palli-
dior, utrinque præcipue sublus tenuiter solemniterque reticulata, venis
lateralibus utrinque 7-8. Inflorescentia terminalis et axillaris, floribus
ramorum apices versus in cymas congestas glomeralis; rhachis pedicelli
calycesque furfuraceo-tomentelli. Calyx campanulatus, truncatus, breviter
5-denticulatus, 3 mm. longus. Corolla rosea, campanulato-infundibuli-
formis, eireiter 1,25 cm. longa, extra præter partem cylindricam pubes-
cens, intus fauce anlico et staminum insertione villosa; tubus totus
7,9 mm. longus, parte cylindrica 3,5 mm. longa glabra; lobi obovato-
oblongi, 3 mm. longi, ulrinque pubescentes. Stamina leviter exserta,
3 mm. supra basin, staminodium 2,5 mm. supra basin inserta ; filamenta
prope basin solum villosa; antheræ sagittatæ, lobis divergentibus
1,5 mm. longis, connectivo minute apiculato. Discus annulari-cupularis
0,5 mm. altus. Ovarium oblongum, 1,25 mm. longum, densissime lepi-
dotum. Stylus crassus, 7,5-8 mm. longus, stigmatibus lanceolatis. Ovula
pro loculo biseriata, 7-8 pro serie.
Panama : on borders of swamps near the town of Panama, Sutton
Hayes, 735.
Arrabidæa Trailii Sprague sp. nov. ($ Macrocarpæa, Series
Indutæ, Subseries Discolores). Typus in Herb. Kew. — Rami validi
tereles, nodis complanati ibique glandulis crebris patelliformibus ornati,
striali, minutissime creberrime lepidoti, internodiis 10-14 cm. longis.
Folia trifoliolata. Petiolus 2,3-7 cm. longus, supra versus apicem appla-
natus, striatus, densiuscule lepidotus, nigrescens; petioluli canaliculati,
7-27 mm. longi. Lamina elliptica, apice acutiuscule acuminata, basi
cuneata vel rotundata, 10-15 cm. longa, 5,5-9,5 cm. lala, tenuiter coriacea,
utrinque lepidota, supra nitida nigrescens, conspicue crebreque relicu-
Jata, lepidibus exceptis glabra, subtus pilis brevissimis incana, vena
media lateralibusque subtus prominentibus lepidotis; venæ laterales
utrinque 6-7. Inflorescentia (? terminalis et) axillaris, corymbosa, rha-
chide pedicellis calycibusque tomentellis; bracteæ oblongo-lanceolatæ,
1-1,5 mm. longæ. Gemmæ ovato-cadiformes, 6 mm. longæ, supra coslatæ.
Calyx cylindricus truncatus, breviter unilateraliter fissus, 7,5-8 mm.
longus, denticulis 5 brevibus obtusis inæqualibus (maximo 0,5 mm.
longo), supra medium valde costatus, extra minute lepidolus, intus
glaber. Corolla infundibulari-hypocrateriformis, extra versus basin glabra,
ceterum tomentella lepidibus hinc inde inspersis, intus fauce et prope
insertionem staminum villosa; tubus 12,5-13,5 mm. longus; lobi subor-
biculares, 3 mm. diametro, utrinque tomentelli. Stamina 4,5 mm. supra
basin corollæ inserta, filamentis supra connectivoque parce pilosis, anthe-
rarum lobis divergentibus 1,5 mm. longis. Discus annulari-cupularis,
0,35 mm. altus, extra excavatus. Ovarium subquadrangulare 1,5-1,75 mm.
longum, minute densissime lepidotum. Stylus 8,5 mm. longus. Ovula pro
loculo 2-seriata, circa 11 pro serie.
Lower Amazons: Obydos, Trail, 638.
FL y kn
Ad
(3) T. A. SPRAGUE. BIGNONIACEÆ AMERICANÆE NOVÆ 913
Arrabidæa pachycalyx Sprague sp. nov.; typi in Herb. Kew et
New-York. Ab A. candicante, Pyr. DC., calyce crassiore perfecte truncato,
staminibus altius insertis, antheris majoribus, discoque annulari-cupulari
quam ovario paullo latiore recedit. — Frulex scandens 6-15 m. altus,
ramis satis validis, subtetragonis, subtiliter siriatis, conspicue lenticel-
losis, pallidis, novellis minute pubescentibus, areis interfoliaceis glandu-
losis, internodiis 5-11 cm. longis. Folia conjugata cirrho simplice
nonnunquam caduco clausa. Petiolus 2-3,5 cm. longus, plano-convexus;
petioluli 4-2 cm. longi canaliculati, ul petioli minute pubescentes.
Lamina late ovata, apice breviter obtuseque acuminata, interdum mucro-
nulala, basi rotundata vel cordata, fere palmatim quinquenervia, 6-14 cm.
longa, 3,9-9 cm. lata, tenuiter coriacea, supra opaca, subtiliter reticulata,
juxta nervos puberula, ceterum præter glandulas patelliformes immersas
glabrescens, sublus incano-tomentella; venæ laterales utrinque 5-7,
sublus ut vena media venulæque prominentes. Panicula terminalis et
axillaris, pyramidali-corymbosa, minute furfuraceo-pubescens, rhachide
fulvo. Calyx campanulatus perfecle truncatus, 3,5-5 mm. longus, extra
pubescens, supra glandulis patelliformibus paucis ornatus, intus glaber,
Corolla infundibuliformis, extra præter partem basalem furfuraceo-
pubescens; tubus totus 17-25 mm. longus, intus postice glaber antice
puberulus parte basali cylindrica 4-5,5 mm. longa; lobi suborbiculares
5-10 mm. longi, utrinque pubescentes. Stamina 4-6 mm. supra basin
inserla, filamentis basi pilosis, antherarum lobis divaricatis, 2,5 mm.
longis. Discus annulari-cupularis, vix 1 mm. altus. Ovarium oblongum,
2,5 mm. longum, lepidotum, cum stylo articulatum. Stylus 13-16 mm. lon-
gus, stigmalibus oblongo-lanceolatis. Ovula pro loculo biseriata, 12-14 pro
serie. — Arrabidæa subincana, Seem. Bot. Voy. Herald, 180, non DC.
Colombia : Santa Marta; in thickets near Masinga, alt. 90 m.,
H. H. Smith, 744; in dry forest and edge of campo, Agua-Dulce road,
150-300 m., H. H. Smith, 742. Ocaña; Aguachica, Schlim, 282; Puerto
Nacional, Kalbreyer, 1269.
Panama : near Santiago de Veraguas and Panama, Seemann, 152.
Arrabidæa Pullei Sprague sp. nov.; typi in Herb. Rheno-
Traject. Ab. A. sordida, Bur. et K. Schum., haud distans videtur, attamen
inflorescentia terminali haud abbreviata recedit. — Frutex scandens,
ramis subquadrangularibus, nodis paullo compressis, cinnamomeis,
lenticellosis, minutissime pubescentibus, velustis cinereis glabrescen-
libus, areis interfoliaceis haud glandulosis. Folia 2-foliolata, cirrho termi-
nalı apice trifurcato. Petioli 1-3 cm. longi, supra applanati, ut petioluli
inflorescentiaque minute pubescentes et lepidoti; petioluli 0,5-1,5 cm.
longi, canaliculati. Lamina ovata vel ovalo-oblonga, basi rotundala, apice
brevissime obtuse acuminata interdum mucronulata, 8-15 cm. longa,
4-8 cm. lata, rigide herbacea, concolor, utrinque opaca inconspicue
lepidota, glandulis immersis utrinque hinc inde sparsis, venis et venulis
Supra leviter impressis subtus prominentibus; venæ laterales utrinque
circa 6. Pseudostipulæ suborbiculares, usque A cm. longæ, utrinque dense
374 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (4)
lepidotæ, extra densissime glandulosæ, petiolo 4,5 mm. longo. Panicula
terminalis vel terminalis et axillaris, 10-23 cm. longa, pro genere pauci-
flora, floribus 1-3-fasciculatis. Pedicelli 6-7 mm. longi, dense lepidoli.
Calyx campanulatus 6-7 mm. (siccus 4-5 mm.) longus, truncatus vel irre-
gulariter lobulatus, minute 5-denticulalus, crassus. extra dense lepidotus,
glandulis patelliformibus immersis numerosis, propter lepides haud cons-
picuis. Corolla alba, purpureo-viltala, anguste infundibuliformis, antice
leviter curvata, 4,5-7 cm. longa, extra lepidota; tubus 3,5-5 cm. lon-
gus, intus antice et infra insertionem staminum parce pilosus, poslice
supra insertionem glaber; lobi subobovali, anticus emarginatus, 1-1,8 em.
longi, intus lepidoti et, præsertim antici, pilosi. Stamina 9-15 mm.
supra basin inserta, filamentis basi longiuscule pilosis, brevioribus
10-13 mm., longioribus 15-19 mm. longis, antherarum lobis 3-3,5 mm.
longis, connectivo crasso triglanduloso superatis. Discus crenulalus, bre-
vissimus (vix 0,2 mm. altus). Ovarium subquadrangulare, 2,75-3,5 mm.
longum, densissime lepidotum. Stylus 2.7-3 em. longus, basi sparse lepi-
dotus, stigmalibus obovatis, minute crenulatis, 2 mm. longis. Ovula pro
loculo biseriata, 17-18 pro serie.
Surinam : upper Saramacca River, Pulle 170, 495.
Anemopægma surinamense Sprague sp. nov.; Lypi in Herb.
Rheno-Traject. Ex affinilate A. grandiflori, Sprague. a quo floribus mino-
ribus, corollæ tubo antice curvato, insertione staminum dense glandu-
loso-piloso recedit. — Frutex scandens, ramis quadrangularibus costatis,
pallide brunneis vel cinnamomeis, nodis junioribus, et infra eas inter
costas, minute pubescentibus, ramis veterioribus glabris. Folia 2-foliolata,
cirrho terminali clausa. Petiolus 0,6-3,5 cm. longus, quadrangularis,
supra, ut petioluli, minute pubescens vel puberulus; petioluh conformes,
0,5-1,5 cm. longi. Lamina ovata, 9-19 cm. longa, 4-11 cm. lata, basi
obtusa, apice breviuscule obtuse acuminata, utrinque, subtus densius,
glanduloso-punctata, ceterum glabra, supra nitidula brunnea, venis late-
ralibus + impressis, venulis subtiliter reliculata, subtus venis prominen-
tibus, venulis prominulis; venæ laterales utrinque 7-8. Pseudostipulæ
foliaceæ orbiculares, interdum breviter obtusiuscule acuminatæ, usque
2 cm. longæ, extra glandulis immersis ornatæ. Racemi valde contracti,
rhachide piloso 0,5-1 cm. longo, bracteis linearibus pilosis. Pedicelli
4-8 mm. longi. Calyx campanulatus, truncatus, 10-12 mm. longus, extra
glandularum impressarum fasciis quinque ornalus, margine hinc inde
sparse pilosulo. Corolla alba vel flava, 5-5.5 cm. longa, extra glabra;
tubus 4,5 cm. longus, 1 cm. supra basin vel altius valde antice curvatus,
intus infra insertionem staminum dense glanduloso-pilosus ceterum gla-
ber; lobi suborbiculares, 10-13 mm. longi, ciliati, intus dense lepidoti. Sta-
mina circa 1,5 cm. supra basin inserta, filamentis basi pilosis, antherarum
lobis 3.25-3,5 mm. longis, connectivo ultra lobos haud producto. Discus
pulvinaris, circa 1,5 mm. altus. Ovarium ovoideum, compressum, 2 mm.
longum, dense minutissime lepidotum. Stylus 3,5-4 cm. longus, stigmatibus
ovalis, 3mm.longis, minute crenulatis. Ovula pro loculo 28-32, sexseriata.
15e
(5) T. A. SPRAGUE. BIGNONIACEÆ AMERICANÆ NOVA 375
Surinam : Lower Marowine River, Went, 498; Lower Surinam River,
Focke, 1414.
forma parviflora : calyx 7 mm., corolla 4 cm. longa.
Surinam : Focke, 11.
Anemopægma Parkeri Sprague sp. nov.; typi in Herb. Kew et
Rheno-Traject. Foliis crassis venulis utrinque fere omnino oceultis a spe-
ciebus ceteris distinctum. — Frutex scandens, ramis quadrangularibus,
subalatis, 3-6 mm. crassis, cortice cinnamomeo. Folia 2-foliolata, cirrho
terminali apice trifurcato. Petioli 3-4 cm. longi, ut petioluli costati minu-
tissime pubescentes; pelioluli 7-8 mm. longi, canaliculati. Lamina ovata,
basi rotundata, apice breviter obtusiuscule acuminata interdum apiculata,
10-15 cm. longa, 5,5-7,5 cm. lata, coriacea, flavicans, utrinque minute
corrugata impresso-punctala, supra nilidula, vena media et lateralibus
impresssis, venulis occultis, subtus opaca, vena media prominente, latera-
libus prominulis, venulis inconspicuis. Pseudostipulæ haud visæ. Racemi
axillares, decussali, usque 20-flori, rhachide 2-4 cm. longo, minute pubes-
cenle. Braclex obtuse subulatæ, 1,5-2 mm. longæ. Pedunculi infimi
4 mm. longi, 3-flori, superiores omnino contracti, A-flori. Pedicelli
7-10 mm. longi, basi bracteolati. Calyx campanulatus, in pedicellum
attenuatus, 7-8 mm. longus, truncatus (dentibus supra tubum haud pro-
ductis extra incrassatione lantum notatis), interdum + alte unilateraliter
fissus, margine ciliolatus, extra minute papillosus, fasciculis decem
glandularum utroque latere dentium fere obsoletorum dispositis, intus
superne pauciglandulosus. Corolla albido-flava, 4-5 cm. longa, extra lepi-
dota; Lubus 3,5-3,7 cm. longus, intus staminum inserlione dense glandu-
loso-piloso excepto glabriuseulus; lobi suborbiculares, 6-10 mm. longi,
extra glandulis majusculis numerosis, intus glandulis minoribus ornati.
Stamina circa 1% mm. supra basin inserta, filamentis brevioribus 1,6 cm.,
longioribus 2,2 cm. longis, antherarum lobis oblongis divergentibus
4 mm. longis, connectivo apice foliaceo 0,75 mm. longo. Discus pulvi-
naris, 1,25-1,5 mm. altus, circa 3 mm. diametro, cum ovario continuus.
Ovarium compresso-ovoideum, 3 mm. longum, minute dense lepidotum,
cum stylo articulatum. Stylus circa 3,7 cm. longus, stigmatibus oblongo-
ovalis, versus basin sensim attenuatis, 4 mm. longis, obtusis vel vix
acuminatis. Ovula pro loculo 20-21, quadriseriata.
British Guiana: Parker.
Surinam : Lower Coppename River, Went, 128; Savannah Kompas,
Went, 377.
Memora bilabiata Sprague sp. nov.; typi in Herb. Kew. et Mus.
Brit. et Rheno-Traject. Ab ceteris speciebus foliis simpliciter trifoliolatis
calyceque bilabiato distinguitur. — Frutex scandens, ramis teretibus,
einnamomeis demum cinereis (junioribus interdum brunneis), glabratis,
lenticellosis, exstantibus usque 6 mm. diametro, novellis striatulis,
+ pubescentibus. Folia 3-foliolata vel 2-foliolata, cirrho terminali.
Petiolus 0,4-7 cm. longus, + pubescens, supra versus basin applanatus;
te
376 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sé.) 1906 (6)
petioluli laterales 0,6-1,2 cm., terminales 0,9-4 cm. longi. Lamina lanceo-
lata rarius ovata, 7-22 cm. longa, 2,3-10,5 cm. lata, vena media et late-
ralibus utrinque minute pubescentibus vel glabriusculis, ceterum glabra,
supra brunnea, venis et venulis haud conspicuis (interdum subtiliter
reticulata), subtus pallidior, venis et venulis prominenlibus; venæ late-
rales utrinque 8-13. [nflorescentiæ axillares, decussalæ, rhachide pubes-
cenle usque 4 cm. longo. Bracteæ oval& vel lanceolatæ, interdum trifidæ
segmentis linearibus. Pedicelli 0,4-1 cm. longi. Calyx spathaceus, usque
ad medium vel minus alte subæqualiter bilabiatus, 1,7-2,5 cm. longus,
membranaceus, extra dense minutissime lepidotus, lobis rotundatis apice
pilosis. Corolla alba, fauce flavo (teste Pulle et Ule) vel subrosea (lesie
Trail), infundibuliformis, 4,5-6,5 cm. longa, extra pubescens; tubus
3,5-5 cm. longus, intus staminum inserlione dense villosus ceterum
glaber; lobi 1-1.5 cm. longi, utrinque pubesventes. Stamina 1,1-1,2 cm.
supra basin inserla, filamentis brevioribus 14-17 mm., longioribus
21-23 mm. longis, antherarum lobis 3-4 mm. longis. Staminodium
2-3 mm. longum, apice hamatum. Discus crassus, annularis, 1-1,75 mm.
altus. Ovarium quadrangulare, 3 mm. longum, minute dense lepidotum.
Stylus 3,2-3,8 cm. longus, stigmatibus ovatis vel ellipticis, 2 mm. longis,
minute crenulatis. Ovula pro loculo 2-seriata, 10-12 pro serie. — Memora
nobilis, Miers in Proc. Roy. Hortic. Soc. III (1863) 185, nomen. Adenoca-
Iymma bilabiatum, Sprague ex Pulle, Enum. Vase. Pl. Surinam, 423, nomen.
British Guiana : Schomburgk, 68, 662.
Surinam : Lower Saramacca River, Pulle, 91.
Upper Amazons: Manaos, Spruce, 1783*; Trail 636; Ule, 5410.
Crescentia Donnell-Smithii Sprague, sp. nov. Typus in Herb.
Kew. — Arbor parva, ramulis satis gracilibus, cortice cinereo-fulvo. Folia
alterna simplicia glabra; petioli usque ad 7 mm. longi; lamina oblanceo-
lata, basi in petiolum attenuata, apice acute acuminata, spinula clausa,
7-16 em. longa, 1,5-4 cm. lata, utrinque nitidula, supra inconspicue
reticulata, vena media prominula, lateralibus inconspicuis, subtus cons-
picue reticulala venis prominentibus, lateralibus patentibus utrinque
10-13. Flores solitarii, laterales et terminales, pedicellis nigris, glabris,
2,5-3,5 cm. longis. Calyx usque ad 1,5 mm. supra basin bilabiatus, labiis
lateralibus, obovatis, rotundatis, 13-17 mm. longis, 10-13 mm. latis, extra
glabris, intus minute lepidotis. Corolla late campanulato-infundibuli-
formis, vix lobata, potius margine quinqueundulato, 2,5-3 cm. longa,
extra, præcipue medio, minute glandulosa, intus infra insertionem slami-
num dense glandulosa, ceterum glabra; pars basalis 2,5-4,5 mm. longa. Sta-
mina 4-75 mm. supra basin inserta, filamentis compressis, glabris,
8-9,5 mm longis, antherarum lobis elliptico-oblongis, 3-4 mm. longis,
1,75-2,5 mm. latis; staminodium 2 mm. longum, 2,5 mm. supra basin
corollæ insertum. Discus annularis À mm. altus. Ovarium ovoideum,
4 mm. longum, dense lepidotum, superne A-loculare placentis 2 parie-
talibus, inferne perfecte 2-loculare; stylus glaber, 4 mm. longus.
Guatemala : Depart. Alta Verapaz, Cubilquitz, Tuerckheim, II, 221
(J. Donnell Smith, distrib. no 7953).
377
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANE
37. Leioscyphus hexagonus (Nees) St.
Syn : Chilosc. hexagonus Nees Syn. Hep.. p. 177.
Sterilis magnus ferrugineus inferne fusco-brunneus corlicolus. Caulis
ad # cm. longus arcle repens parum ramosus pro plantæ magnitudine
tenuis. Folia caulina magna recte a caule patula adscendentia suborbicu-
lala concava margine antico supra basin undulato. Cellulæ apicales 30 y
basales 30 X 60 y. trigonis maximis nodulosis. Amphig. caulina utrinque
folıis coalita ambitu reniformia vel suborbiculata regulariter 5-6 angulata
angulis in spinam magnam palulam e lala basi acuminatam abeuntibus
sinubus æquimagnis late lunatis.
Hab. Peruvia (in cortice peruviano) Sachapata (Lechler).
Mit L. gibbosus zu vergleichen.
38. L. Jackii St. Hedwigia 1892, p. 21.
Dioicus robustus flaccidus rufo-badius dense cæspilosus (pendulus ?).
Caulis ad 12 cm. longus pro more simplex in planta fertili sepe fascicu-
latim ramosus. Folia cuulina majuscula opposita imbricata recte patula,
assurgenti-secunda parum concava marginibus arcte angusteque incurvis,
in plano reniformia, antice vix decurrentia basi postica ampliata subau-
riculata irregulariterque denlala et spinosa. Cellulæ marginales 20 y.
subapicales 30 y, basales 30 x 40 y. trigonis ubique maximis subnodu-
losis contiguis vel confluentibus. Amphigastria caulina magna caule
multo latiora canaliculatim concava cauli subappressa utrinque limbo
angusto ciliato coalita, in plano optime hexagona angulis in spinam
longam stricte patulam abeuntibus. Folia floralia intima caulinis multo
majora valde concava perianthio arcle appressa marginibus angusle
incurvis. Amphigastrium florale intimum obovatum truncatum paucidenti-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° D. 30 avril 1906. 26
378 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Leioscyphus.
culatum utrinque folio connatum. Perianthia maxima parum exserta
valde inflata cupulata ore leniter compresso angustato bilabiato, labiis
parce recurvis repando-crispalis integerrimis.
Hab. Nova Granada, Paramo de Sonson (Wallis); Insula Dominica
(Elliott); Insula St- Vincent (leg ?).
39. Leioscyphus peruvianus Hpe.etG.Linnæa 1854, p. 554, sub
Leptoscyphus.
Syn : Jung. Weddeliana Mont. Ann. sc. nat. 1857, p. 149.
Sterilis majusculus rigidus rufo-badius vel subniger, profunde cæspi-
tosus. Caulis ad 2 cm. longus fuscus et durus pauciramosus. Folia caulina
magna conferta alterna reniformia postice ampliata et caulem late supe-
rantia vel incurva antice breviler decurrentia assurgenti secunda valde
concava caulique a latere appressa. Cellulæ apicales 30 y basales
20 X 40 y trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina magna carinatim
concava cauli appressa. profundissime bifida, laciniis lanceolatis longis-
sime selaceis, basi utrinque geminatim spinosa anguste decurrenlia
foliisque coalita. Folia floralia caulinis similia majora. Amphigastıium
florale intimum caulinis majus basique magis armatum laciniato-ciliatumi
Perianthia emersa inferne compresso- eylindrica, ore compresso bilabiate
undulato vel inflexo integerrimo.
Hab. Peruvia (Lechler, Weddel, Jameson).
40. L. quitoënsis (Mont) St..
Syn.: Plagiochila quitoënsis Mont. Ann. sc. nat. 1856. p. 186.
Sterilis major rufo-brunneus flaccidus dense intricatim : cæspitosus.
Caulis ad 5 cm. longus validus simplex vel longe furcatus strictus. Folia
caulina opposila conferla rotundo-reniformia flaccida assurgenti-secunda
papuloso-crenulata adulta subexplanata, integerrima. Cellulæ apicales
40 p basales 40 X 50 y trigonis magnis acutis remotis. Amphigastria
caulina majuscula utrinque connata profunde bifida margine papulosa
irregulariter paucispina lobis lanceolalis superne setaceis sæpe inæqua-
libus altero duplo latiore Lriangulato.
Hab. Peruvia, Quito (Jameson, Cuming).
Vielleicht nur eine Form von L. peruvianus, dessen Amphigastrien
aber viel grösser und symmetrisch ausgebildet sind.
41. L. physocalyx (Hpe et G.) St.
Syn. : Jung. physocalyx Hpe et G. Syn. Hep. p. 669.
Dioicus mediocris rufo-badius flaccidus profunde cæspitans vel aliis
hepalicis irrepens. Caulıs ad 4 cm. longus tenuis: fuscus validus parum
ramosus. Folia caulina subopposita conferta assurgenti secunda valde
34
Southbya. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 379
concava in plano reniformia antice breviter decurrentia postice ampliata
caulem superantia inflexa. Cellulæ apicales 30 basales 30 X 60 y
trigonis magnis subnodulosis. Amphigastria caulina majuscula concava,
cauli approximala quadrato-rolundata apice late emarginata angulis
acutis ceterum integerrima vel utrinque angulata. Folia floralia intima
majora simillima, Amphigastrium florale intimum caulinis majus magisque
angulatum. Perianthia exserta inferne ovata inflata sub ore profunde
constricla, ore ipso carinato-bilabiato labiis hiantibus integerrimis.
Andræcia mediana bracteis minoribus apice cucullatim inflexis lobulo
antico magno quadrato acuto involuto.
Hab. Merida (Moritz).
Leioscyphus abnormis B. et M. Mission du Cap Horn 1889, p. 217
gehört nach der Abbildnug des Perianths wohl jedenfalls zur Gattung
Lophocolea.
Leioscyphus juliformis Mitten J. of Bot. vol. II, p. 358 ist daselbst
nur genannt ohne beschrieben zu werden.
SOUTHBYA Spruce 1850.
. Plant foliifere parvæ vel exiguæ terricolæ et museicolæ virides vel
pallidæ in una fusco-marginal® dense cæspitosæ lateque expansæ.
Caulis brevis simplex sub flore innovatus rarissime aliter ramosus,
crassus pallidus carnosus radicellis longis arcte repens, sub flore adscen-
dens, postice convexus anlice planus subduplo latior quam crassus.
Folia caulina succuba opposita basi antica contigua vel leviter connata
recte patula, juniora adscendentia adulta plus minus distiche explanata,
valde conferla subplana integerrima. Cellulæ magnæ pellucidæ trigonis
distinctis incrassatæ. Amphigastria caulina nulla. Inflorescentia dioica.
Folia floralia caulinis majora similia vel eroso-dentata perichætium
compresso-clavatum vel capitatum formantia, apicibus liberis recurvis,
intima longe exserta antice et postice plus minus longe coalita in tubum
mutata tubo a latere compresso bicarinalo apice grosse eroso-dentato.
Amphigastria floralia ovato-lanceolata jugo foliorum ultimo accreta vel
nulla. Perianthia plus minus occulta ore amplo dentato vel lobato inferne
tubo florali coalita.. Calyptra libera pistillis sterilibus obsita basique
eincla. Capsula globosa ad basin quadrivalvis valvulis semiannulatim
incrassatis. Zlateres vermiculares i. e. haud attenuati spiris validis dupli-
39
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Southbya.
calis laxe tortis. Sporæ majusculæ rufe muriculatæ. Andrecia in medio
caulis spicata, bracteis paucijugis basi saccatis apice patulis monandris
interdum diandris. Antheridia parva in pedicello breviusculo.
Der Stengel der weiblichen Pflanze richtet sich unter der Blüthe bogig
empor, so dass das Perianth fast vertical steht und zwar im Grunde
einer fleischigen Höhlung, gebildet aus der Wand des Perianths und den
Basen der Hüllblätter; das oberste Paar ist etwa in der Mitte zwischen
Calyptra und der Mündung des Perichætiums inserirt; hier steht auch
ein Amphigastrium aus dessen Axel die & Blüthe innovirt; soweit reicht
also auch das Stengelgewebe, jedoch nur an der ventralen Seite,
während die dorsale Seite des perichætialen Tubus rein foliären
Ursprungs ist.
1. Southbya stillicidiorum (Raddi) Lindb. in Massalongo Ann.
Ist. bot. Rom. 1886, vol. 2, p. 12.
Syn. : Jung. scalaris ß stillicidiorum Raddi. Jung. Etrusca p. 9.
Jung. Alicularia De Not. Mem. Acad. Torino 1858, p. 489.
Jung. stillicidiorum De Not. ibidem p. 491.
Southbya tophacea Spruce Edinb. Bot. Soc. 1850, p. 198.
Dioica parva viridis vel pallida in solo et rupibus calcareis dense humi-
literque cæspitosa. Caulis ad 15 mm. longus radicellis pallidis vel brun-
neis arcte repens, simplex vel pauciramosus sub flore innovatus. Folie
caulina conferta opposita basi antica contigua vel minime coalita ovala
vel ovali-oblonga integerrima juniora erecto-appressa, adulta recurvo-
patula vel plano disticha. Cellulæ apicales 30 y basales 30 X 60 u
trigonis magnis, cuticula grosse verrucosa. Folia floralia bi-vel trijuga
tubo florali alte accreta, apicibus recurvo-patulis, irregulariter eroso-
denticulatis, denticulis sæpe mamillatis, intima alte emersa alleque
connala, ore compresso integerrimo, perianthium fingentia, antice et
poslice optime carinata. Amphigastrium florale parvum ovato-lanceolatum
obtusum, ultimo foliorum jugo accretum. Perianthia occulta foliis flora-
libus alle accreta a latere compressa, superne breviter 3-4 lobata, lobis
inæqualibus conniventibus. Calypira tenera perianthio vix coalita.
Sporæ 20 y rufe muriculatæ. Elateres 120 y. Andræcia terminalia
bracteis monandris ad 5 jugis basi excavalis superne recurvo-palulis.
Antheridia parva breviter pedicellata.
Hab. Terræ mediterraneæ haud rara.
De Notaris hat diese Pflanze (als Jungermannia Alicularia) zuerst
annähernd richtig beschrieben und gezeichnet, insofern er das einge-
schlossene Perianth fand, welches Spruce (an seinen übrigens überreifen
36
D
Southbya. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 381
und nicht gut erhaltenen Exemplaren) übersehen hat; was Spruce als
Perianth beschreibt, sind die obersten weist hervorragenden Involucral-
blätter, die, dem Blatttypus der Pflanze folgend, opponirt stehen, dorsal
und ventral verwachsen sind und scharfe Kiele zeigen; an etiolirten
Exemplaren, wie die von Spruce gesammelten, ist der tubus perichætialis
sehr verlängert, mit ihm auch das eingeschlossene Perianth, welches
hier die Haube an Länge weit übertrifft, was an normalen Exemplaren
nicht der Fall und kaum länger ist, als das reife Sporogon; der Austritt
desselben zerreist die freie obere Hälfte des Perianths und man findet
dasselbe dann nur in Fetzen dem tubus auhängend.
2. Southbya nigrella (De Not.) Spruce in litt. ad Massalongo
Osserv. critiche 1888, p. 6.
Syn. : Jungerm. nigrella De Not. Mem. Acad. Tor. Ser. II, vol. I p. 315.
Dioica minor viridis, marginibus fuscis foliorum subatra terricola dense
cæspitosa. Caulis ad 5 mm. longus validissimus, duplo latior quam
crassus, antice planus poslice convexus, radicellis fuscidulis longis
arcte repens, simplex sub flore geminatim innovalus. Folia caulina
conferta et confertissima, lata basi inserta, opposita antice vix decurren-
{ia contigua vel breviter coalila postice libera, ceterum erecto-conniventia
subrotunda integerrima apicibus vulgo recurvis. Cellulæ apicales 30 w
basales 40 x 60 y trigonis nullis. Folia floralia trijuga caulinis multo
majora perianthio vix coalita apicibus recurvis sparsim denticulatis vel
integerrimis. Perianthia fertilia maxima tres paribus foliorum a latere
tecta, erecta foliis vix longiora vulgo omnino occulla a latere maxime
compressa el caulis latitudinem vix superantia, ore parum angustiore
late truncato-bilabiato, labiis irregulariter repandis et eroso-dentatis vel
angulalis. Calyptra tenerrima libera, basi pistillis sterilibus cincta.
Capsula in pedicello longiusculo subsphærica ad basin quadrivalvis,
valvulis semiannulatim incrassalis. Sporæ 20 y rufæ muriculatæ. Elateres
200-300 y. Andrecia ignota.
Hab. Terræ mediterraneæ, communis sed sæpe sterilis.
Je nach dem Standorte ist die Pflanze grün mit locker gestellten
Blättern oder an sonnigen Stellen völlig schwarzbraun; diese farbe geht
aber nur so weit als das Licht die Oberhaut trifft; wo sie vom nächst
älteren Blatt bedeckt ist, bleibt sie grün; auf Schnitten sieht man, dass
die Zellwand gebräunt ist und nicht etwa der Zellinhalt die Farbe gelöst
enthält.
3. S. Gollani St. n. sp. typus in Herb. Stephani.
Dioica pusilla tenera et fragillima brunneola dense cæspitosa vel
37
382 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 -Arnellia.
museis consociata. Caulis ad 10 mm. longus simplex sub flore innovatus
radicellis fuscidulis arcte repens. Folia caulina parva opposita erecto-
conniventia, basi antica contigua vel parum connata, ceterum subrotunda
integerrima tenerrima. Cellulæ apicales 18 y basales duplo longiores
parietibus tenuissimis. Folia floralia gradatim majora, superiora peri-
chætium maximum formantia tubo florifero crasso coalita, marginibus
crispalis integerrimis. Amphigastrium florale rudimentare vel nullum.
Perianthium ? Capsula in pedicello longiusculo globosa ad basin quadri-
valvis, valvulis semiannulatim incrassatis.
Hab. Himalaya Mussoorie, in monte Nag Tiba (10000’ Bahadon).
Leider ist diese aüsserst zarte und zerbrechliche Pflanze überreif
gesammelt und ich habe über die innenen Blüthenorgane eine Klare
Auschauung nicht gewinnen Können, glaube aber, dass sie zu unserem
Genus zu stellen ist.
ARNELEEN Eindb. 1887
Arnellia fennica (G.) Lindb. Soc. F. Fl. fenn. 1887, p. 70.
Syn. : Jung. fennica G.in G. et R. Hep. exsiccatæ no 448.
-. Plantæ foliifere minores carnosulæ virides vel brunneolæ terricolæ et
rupicolæ solum calcareum diligenles. Caulis ad 2 cm. longus fragilis
pallide-virens vel brunneus simplex innovatione subflorali instructus,
rarissime ex angulo amphigastrii ramosus, radicellis longissimis brun-
neolis e basi amphigastriorum fasciculatim ortis repens. Folia caulina
2 mm. longa imbricata distiche et subrecte patula subplana vel leniter
adscendentia, in plano subcircularia opposita basi antica contigua vel
breviter coalita postice amphigastrio interposito connata. Cellulæ mar-
ginales 36 y quadratæ valde incrassatæ distinctum limbum formantes,
reliquæ 27 y trigonis magnis nodulosis, basales 27 X. 36 y trigonis
majusculis acutis; cuticula minute aspera. Amphigastria: parva folus
utrinque coalita, e basi triangulari seliformia oblique a caule patula.
Inflorescentia dioica. Folia floralia caulinis majora plurijuga, antice altius
connala, intima late ovata, antice ad ?/s coadunata postice libera ceterum
repanda vel cellulis digitatim prominulis armata varie incurva subcris-
pata. Amphigastrium florale intimum magnum anguste ligulatum foliis
suis æquilongum apice irregulariter crenatum vel subbilobatum. Perian-
thia sacculum corönantia tenera subcylindrica sublævia vel parum plicata
38
‚Gongylanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. . 383
ore circulari Crenato vel paucilobulato. Sacculus in. planta erecta pen-
duius 1,6 mm. longus ovato-obconicus dense longeque radicellosus, intus
ubique lævissimus basi crassus versus orificium attenualus. Sporegonium
çalceolo magno angusto instructum fundo sacculi crasso insertum basi
involucello alto tenui subintegerrimo circumdatum. Calyptra crassa
pistillis sterilibus obsita basique circumdata. Capsula A mm. longa ellip-
lica fusco-brunnea, valvulis bistratis, stratum internum cellulis semi-
annulatis formatum. Elateres 140 y flexuosi attenuati spiris duplicatis
arcte tortis teretibus. Spore 9 y luteo-brunneæ dense papillatæ. Andræ-
cia in planta graciliore arcualo-decurva bracteis confertis ereclis basi
Saccatis vulgo monandris. Antheridia magna in stipite subæquilongo.
Gonidia A7 y, ovalia brunneola bicellularia in facie foliorum postica.
Hab. Fennia, Suecia, Norvegia. Alpes Italiæ, Canada (Macoun), Sibiria
(Arnell). :
+ Die Pflänze steht dem Genus Gongylanthus nahe und unterscheidet
sich in der Hauptsache: durch ein typisch entwickeltes Perianth. So
befremdend das bei einer marsupialen Gattung ist, kann darin nichts
‚Besonderes: gefunden werden, da bei vielen Arten beuteltragender
Hepaticæ die Mündung des jungen Marsupiums durch einen Kranz von
Schuppen geschützt ist, die bei unserer Gattung sich röhrig verbunden
zu einem Perianth entwickelt haben.
GONGYLANTHUS Nees 1836.
Plantæ foliifere mediocres vel pusillæ vulgo virides vel olivaceæ in
una rufo-brunneæ terricolæ dense gregariæ lateque expansæ. Caulis
crassus fragilis brevis radicellis longis sæpe coloratis repens, in sectione
‚semicircularis, antice planus postice convexus, simplex sub flore inno-
vatus, innovalionibus lateralibus ex angulo foliorum floralium ortis.
Folia caulina succuba opposita antice vel utrinque breviter coalita plus
minus adscendentia concava sæpe dense imbricata vel julaceo-conferta in
paucis patula. Cellulæ magnæ superiores sæpe valde incrassatæ villam
distinctissimam formantes, basi antica semper elongatæ et tenerrimæ,
cuticula vulgo lævis in una dense papillala. Inflorescentia dioica. Flores
feminei in facie antica caulis subapicales pistilla numerosa squamulis
parvis varie armatis erectis et vaginantibus circumdata. Folia floralia
caulinis similia multo majora concava erecto conniventia apicibus recurvis.
39
38% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906 Gongylanthus.
Marsupia in apice caulis pendula sæpe obliqua et quasi sub caule occulta,
cylindrica radicellosa pistilla in fundo sacculi gerentia, facie interna
cellulis magnis oblongis concentrice conniventibus inducta. Calyptra
libera tenera pistillis sterilibus obsita basique circumdata in una involu-
cellum includens. Capsula eylindrica ad basin quadrivalvis, valvulis
anguslis bistratis. Elateres breves atlenuali spiris duplicatis laxe tortis.
Spore parvæ asperæ. Andrecia parva mediana bracteis paucijugis
saccatis apice recurvo-palulo. Antheridia normaliter 2 in pedicello lon-
giusculo.
Raddi publizirte (siehe die Publication Leviers in Bull. Soc. bot.
ital. 1902) im Jahre 1808 eine Jungermannia calypogea; später nannte
er diese Pflanze, deren Identität mit Linnes Mnium fissum ihm klar
geworden war, Calypogeia fissa; er citirt dabei auch Mnium Trichomanes
Dill. — Corda nannle diese Pflanze daher Calypogeia Trichomanes und
unter diesem Namen ist sie uns seit langen Jahren bekannt, Späher zog
Raddi zu diesem genus auch seine Calypogea ericetorum und C. flagelli-
fera (die übrigens identisch sind). Nees trennte diese 2 Arten wieder ab
(1836 Nat. d. europ. Lebermoose p. 405) und zwar unter dem Gattungs-
namen Gongylanthus.
Dieser Name besteht also völlig zu Recht und ist von Spruce und
Anderen nur desshalb durch den Namen Calypogeia ersetzt worden weil
man den Sachverhalt und die alte Raddische Publication nicht kannte.
Levier hat die Frage 1. c. in dankenswerther Weise klar gestellt.
Unsere Gattung ist leicht erkennbar an den gegenständigen dorsal
verwachsenen Stengelblättern; der fleischige Sack bildet sich nur nach
erfolgter Befruchtung in Folge der Thätigkeit einer theilungsfähigen
Zone unterhalb des Torus pistillorum; die fleischige Beutelwand
verlängert sich auf diese Weise; die Pistille stehen jederzeit an der
tiefsten Stelle innerhalb des Beutels; die innere Wand desselben ist mit
concentrisch gelagerten grossen und an der Spitze freien zellen aus-
gekleidet, die in der Nähe den Beutelmündung oft in lange Zellfäden
auswaclısen. Diese Zellen schülzen das junge Sporogon gegen eindrin-
gende Fremdkörper und gegen Austrocknung. Alle Arten sind in dieser
Hinsicht gleichartig ausgestattet und der Fruchtsack kann daher wenig
zur Unterscheidung derselben herangezogen werden. Leider ist nur von
einer Art die Capsel bekannt und diese war nicht zu erlangen.
40
Gongylanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 385
Gongylanthus.
A. Folia utrinque coalita.
1. Gongylanthus Dusenii St. Chile.
2. Gongylanthus granatensis (G.) N. Granada.
3. Gongylanthus oniscoides (Spr.) Andes.
B. Folia antice connata.
a. Cuticula foliorum aspera.
4. Gongylanthus ericetorum (Raddi) Europa medit.
9. Gongylanthus renifolius (Mitten) Africa australis.
b. Cuticula lwvis.
6. Gongylanthus enthemonus (Spruce) Andes.
7. Gongylanthus Liebmannianus (L. et G.) Mexico, Brasilia.
8. Gongylanthus Pringlei (Underw.) Mexico.
9. Gongylanthus Mülleri (G.) Mexico.
10. Gongylanthus Uleanus St. Brasilia.
41. Gongylanthus scariosus (Lehm.) Africa austr.
1. Gongylanthus Dusenii St. n. sp. typus in Herb. Stephani.
Dioicus mediocris sed grandifolius glauco-viridis dense gregarius terri-
colus. Caulis ad 15 mm. longus validissimus crassus fragilis simplex sub
flore geminatim innovatus radicellis longis villosus. Folia caulina 2 mm.
longa utrinque breviter coalita ereclo-conniventia concava in plano late
ovata apice rotundata integerrima. Cellulæ apicales et marginales 27 pu
maxime æqualiterque incrassatæ limbum angustum distinctissimum for-
mantes, basi antica 27 X 54 y parielibus tenerrimis, reliquæ 27 y
trigonis parvis instructæ; cuticula Iævis. Folia floralia caulinis multo
majora sæpe crispala apice irregulariter denticulata. Squamæ florales
parvæ dentatæ irregulariter lacinulatæ. Marsupia late cylindrica sparsim
radicellosa, facie interna cellulis magnis inducta.
Hab. Chile subtropica (Dusén).
Cum G. oniscoidi Spruce comparandus.
2. G. granatensis (G.) St.
Syn. : Lindigina granatensis G. Ann. sc. nat. 1864, p. 138.
Dioicus robustus humilis grandifolius pallide virens dense gregarius
lateque expansus. Caulis ad 2 cm. longus crassus fragilis simplex sub
flore geminatim innovatus radicellis brunneis longis arcte repens. Folia
caulina 2 mm. longa utrinque coalita valde concava semiamplectentia
fere conduplicata disticha et curvatim patula, in plano optime ovata
cellulis prominulis crenulata apice interdum irregulariter minuteque
4A
386 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 Gongylanthus.
denticulata suberosa. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 100 y. trigonis
majusculis cutieula lævi. Folia floralia caulinis multo majora similia
apice et margine antico magis et profundius erosa interdum lacinulata.
Squamæ florales # magnæ apice irregulariter ciliolatæ vel lacinulatæ.
Marsupia magna 6 mm. longa late cylindrica facie interna cellulis
magnis concentricis sub orificio in pila grosse articulata mutalis inducta.
Andræcia mediana bracteis paucijugis parvis basi saccatis apice squantose
recurvis. Antheridia 2 vel 3 longe stipitata. À 2
Hab. Nova Granada (Lindig, Wallis); Columbia (Fendler).
3. Gongylanthus oniscoides (Spruce) St.
Syn. : Calypogeia oniscoides Spr. Hep. Am, et And. p. 448. |
Dioicus minor tenerrimus pallidus dense gregarius terricolus vel
muscis consociatus. Caulis ad 10 mm. longus crassus fragilis simplex sub
flore geminalim innovatus radicellis longis creberrimis arcte repens.
Folia caulina confertissima utrinque coalita valde concava erecto-conni-
ventia in plano suborbiculata vel latiora quam longa integerrima apice
vulgo repando-denticulata suberosa. Cellulæ marginales et submarginales
36 y trigonis magnis nodulosis incrassatæ zonam distinclissimam sat
latam formantes, basales 27 X 54 y parielibus exincrassatis, medianæ
parvæ 27 y parietibus tenuibus. Folia floralia caulinis similia majora
‚apice magis eroso-denticulata. Squamæ florales intimæ parvæ, varie den-
‚tale et lacmulatæ. Marsupia 2 mm. longa late cylindrica radicellifera,
facie interna cellulis magnis concentricis instrucla. Calyptra tenera.
-Capsula ? (haud matura.) Andræcia mediana bracteis numerosis ventri-
cosis arcle julaceo imbricatis, diandris.
© Hab. Andes quitenses in monte Guayrapala (Spruce).
Cum G. Dusenü St. comparandus.
4. Gongylanthus ericetorum (Raddi) Nees Hep. Eur. p.
407.
Syn. : Calypogea ericetorum Raddi Mem. Modena XIX, p. 42.
Calypogea flagellifera Raddi ibidem.
Gongylanthus flagellifer Nees 1. c..
Dioicus minor. fragilis tener- viridis vel flavo-virens dense depresso
cæspitosus lateque expansus. Caulis ad 45 mm. longus pallide virens
‚carnosus et validus, simplex sub flore geminalim innovatus radicellis
Jongis repens. Folia caulina A mm. longa versus apicem caulis sensim
majora imbricata postice breviter inserta anlice brevissime coalila erecta
‘äpicibus utrinque recurvo-explanalis, in plano' ovata, integerrima. Cellulæ
apicales 27 x .36 u basales 27 X 72 y trigonis majusculis cuticula
"12
‚Gongylanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 387
dense valideque papillata. Folia floralia caulinis multo majora similia.
Squamaæ florales intimæ parvæ pislilla arcte cingentes marginibus varie
laceratis el lobulatis, cellulis irregulariter prominulis quasi erosis et
papuloso-crenatis. Marsupia pro planta longissima anguste cylindrica.
-Capsula eylindrica, ad basin 4 valvis, valvulis angustis striclis. Elateres
breves parum attenuati spiris duplicatis laxe tortis. Sporæ parvæ brun-
neæ asperæ. Andrecia in medio caulis bracteis monandris paucijugis,
foliis similibus minoribus basi saccatis apice patulo. Antheridia sphærica
in pedicello longiuseulo. |
Hab. Terræ mediterraneæ haud rara.
5. Gongylanthus renifolius (Mitten) St.
Syn. : Lindigina renifolia Mitt. Journ. Linn. Soc. vol. 16, 190.
Dioicus mediocris flaccidus viridis vel purpureo-maculatus dense gre-
garius. Caulis 10 mm. longus simplex sub flore innovationibus binis vel
ternis continuatus, radicellis longis rufescentibus fasciculatis repens.
Folia caulina imbricata antice breviter coalita, subrotunda vel latiora
quam longa concava ereclo-conniventia, apice et margine antico distincte
crenulatis. Cellulæ apicales 27 y. basales 36 X 72 y trigonis subnullis;
cuticula papillis magnis maxime aspera. Folia floralia caulinis majora
late ovata integerrima. Squamæ florales ignotæ. Marsupia pro planta
magna angusle cylindrica sparsim radicellifera facie interna ut in conge-
neribus.
Hab. Africa australis (Eaton. Mac Lea).
6. G. euthemonus (Spruce) St.
Syn. : Calypogeia euthemona Spr. Hep. And. et Amaz. p. 449.
Dioicus mediocris debilis olivaceus gregarie crescens. Caulis ad 15 mm.
longus simplex sub flore. innovalus crassus fragilis radicellis: longis
pallidis. Folia caulina A,5 mm. longa tenerrima postice libera ovalo-
ligulata distiche explanata vel leniter adscendentia integerrima interdum
repando-angulata. Cellulæ apicales 27 y basales 27 X 72 u trigonis
magnis aculis. Folia floralia caulinis majora ovato-trigona integerrima
erecto-conniventia. Sguamz florales magnæ inæqualiter plurifidæ ciliatæ
et piliferæ. Marsupia late cylindrica dense radicellosa, pistilla fundo
sacculi inserta facie interna magnis cellulis sæpe in pila bicellularia
mutatis inducta; planta ;itaque sine dubio .ad Gongylanthum ponenda.
Andrecia parva mediana laxe foliosa, bracteis 3-4 jugis basi saccatis
apice squarrose recurvis, diandris, antheridiis maximis brevissime pedi-
cellatis.
Hab. in monte Tunguragua (Spruce).
43
r ac
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 Gongylanthus.
7. Gongylanthus Liebmannianus (L. et G.) St.
Syn. : Gymnanthe Liebmanniana L. et G. Syn. Hep. p. 712.
Lindigia Liebmanniana G. Hep. Mex. p. 216.
Lindigina Liebmanniana G. Ann. sc. nat. 1864, p. 138.
Dioicus minor pallide olivaceus vel brunneolus tener, dense gregaria
erescens. Caulis ad 10 mm. longus simplex sub flore geminatim innovatus
crassus radicellis longis fasciculatis repens. Folia caulina ovato-rotundata
integerrima oblique inserta- anlice breviter coalita vel contigua postice
libera concava erecto-conniventia. Cellulæ apicales 36 X 45 hasales
27 x 54 y trigonis majusculis basi nullis. Cuticula Iævis. Folia floralia
plurijuga caulinis majora, intima ovato-oblonga margine angulata hic
illic dente vel lacinula angusta armala apice obtusata sæpe incurva vel
erispalula. Squamæ florales intimæ parvæ pistilla arcte cingentes erectæ
cellulis digitiformibus crenatæ vel dentatæ. Marsupia ad 3 mm. longa
oblique sub caule descendentia, late cylindrica radicellifera, intus cellulis
magnis cylindrieis liberis inducta; pistilla numerosa in fundo sacculi,
involucello nullo. Andrecia ignota.
Hab. Mexico (Liebman); Brasilia in Serra Itatiaja (Ule).
8. G. Pringlei (Underwood) St.
Syn. : Calypogeia Pringlei Und. Hepat. Exsice.
Dioicus mediocris robustus intense viridis vel olivaceus, gregarie
erescens. Caulis ad 15 mm. longus crassus radicellis purpureis villosus
simplex sub flore simpliciter innovatus. Folia caulina conferta et confer-
tissima plano-disticha antice breviter coalita ambitu ovata vel ovato-
subtrigona integerrima. Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 45 y trigonis
magnis acutis basi nodulosis. Cuticula lævis. Folia floralia caulinis valde
majora erecto-conniventia ceterum similia. Squamæ florales intimæ
cupulatim conniventes apice irregulariter setulosæ. Marsupia 2 mm.
longa anguste cylindrica radicellifera. Calyptra in fundo sacculi tenera
pistillis sterilibus obsita involucellum setæ longum irregulariter multi-
fidum et piliferum includens. Capsula submatura cylindrica. Andrecia
mediana parva, bracteis paucijugis inflalis apice breviter recurvis, dian-
dris. Antheridia parva sphærica breviter pedicellata.
Hab. Mexico Michoacan (Pringle).
9. G. Mülleri (G.) St.
Syn. : Lindigia Mülleri G. Hep. Mexic., p. 217.
Dioicus minor fragilis tener glauco-virens nitidus, in solo humoso
gregarius. Caulisad 15 mm. longus pallidus carnosus et validus dense
longeque radicellosus, simplex sub flore simpliciter innovatus. Folia
an
Gongylunthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 389
caulina 1,4 mm. longa confertissima erecta subplana opposita antice
brevissime coalita in plano ovato-trigona leniterque falcata, margine
antico substricto vel parum sinuato postico bene arcuato apice valde
angustato obtuso. Cellulæ 27 y trigonis majusculis, medio anlico
18 X 63 y subæqualiter incrassatæ, cuticula lævis. Folia floralia erecta
comala oblonga inferne plus minus longe lacinulata superne repando-
angulala, intima apice biloba regulariterque pilifera. Squamæ florales
mtimæ pislilla arcte cingenles dense longeque laceratæ. Marsupia
(juvenilia) intus cellulis magnis concentricis inducta, pistilla sterilia
numerosa in fundo sacculi nuda i. e. involucello nullo.
Hab. Mexico (Müller).
Ich gebe eine ausführlichere Diagnose als sonst nôthig wäre, um den
Zweifel zu beseitigen, welchen Gottsche selbst in die Verwandschaft
dieser Pflanze setzte.
10. Gongylanthus Uleanus St. n. sp. typus in Herb. Stephani.
Dioicus pusillus rufo-brunneus in terra humosa dense gregarius.
Caulis 5 mm. longus simplex sub flore geminatim innovatus validus
fragilis rufo-brunneus radicellis pallidis repens. Folia caulina 0,5 mm.
longa imbricata antice contigua vel parum coalita postice libera, in plano
subcircularia vel latiora quam longa valde concava ereclo-conniventia.
Cellulæ apicales 27 y, basales 27 X 36 y parietibus ubique validissimis.
Cuticula lavis. Folia floralia caulinis simillima mullo majora. Squamæ
florales magnæ cupulatim conniventes varie laciniatæ, cellulis margina-
libus hic illic prominulis papulosæ. Marsupia A mm. longa late cylindrica
sparsim radicellifera brunnea facie interna ut in congeneribus.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
11. G. scariosus (Lehm.) St.
Syn. : Jung. scariosa Lehm. Linnæa 1829, p. 365.
Gymnomitrium scariosum Nees Syn. Hepat.. p. 3.
Lindigina scariosa Mitt. J. Linn. Soc. vol. 16, p. 189.
Dioicus pusillus pallidus gregarie crescens. Caulis 3 mm. longus
simplex sub flore innovationibus binis vel ternis continuatus, radicellis
longis fusco-brunneis validisque repens. Folia caulina minima (0,5 mm.)
conferta julacea valde concava erecto-conniventia antice alle coalita
carina conjunctionis profunde sinuata in caule decurrente, postice libera
celerum duplo laliora quam longa valde asymmetrica i. e. folii dimidium
anticum quam posticum triplo angustius, illo anguste obtusato hoc late
rotundata, marginibus incurvis integerrimis. Cellulæ apicales 18 y parie-
bus trabeculalim incrassatis, basales 18 X 54 uw leneræ exincrassatæ,
45
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390 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSLER (2me sÉR.). 1906 Clasinatocolea.
Cuticula lævis. Folia floralia caulinis simillima duplo majora. Squamæ
florales profunde lacinulalæ, laciniis truncatis ciliolatis. Marsupia A mm.
longa anguste cylindriea vel clavala recle in terram descendentia sparsim
radicellifera, facie interna ut in congeneribus.
Hab. Africa australis Capetown (Ecklon, Rehmann).
Der Artname ist ganz unzutreffend, da die scariosen Blattränden
lediglich ein Verwitterungsproduct sind.
CLASMATOCOLEA Spruce 1885.
Plantæ foliiferæ parvæ vel exiguæ teneræ terricolæ et corticole fusco-
virides dense cæspitosæ sæpe late expans&. Caulis basi radicans tenuis
fragilis, multiramosus ramis ex axilla interna foliorum orlis lateralibus
adscendentibus, sub flore nunquam innovatus. Folia caulina succuba lata
basi inserta adulla plano-disticha vel léniter adscendentia juvenilia erecto-
homomalla integerrima. vel biloba. Cellulæ foliorum parvæ exincrassatæ.
Amphigastria magna (vel nulla) oblique patula e basi fasciculatim radicel-.
losa. Folia floralia plurijuga brevi basi inserta intima caulinis multo
majora erecto-patula conduplicatim concava integra vel biloba. Amphigas-
drium florale intimum magnum vel nullum. Perianthia magna obovata
vel oblongo-campanulata ore amplo truncato integerrimo vel irregulariter
repando-lobato, interdum obtuse 3-4 plicato plicis 2 semper lateralibus.
Calyptra libera pistillis sterilibus basalibus cincta, tenerrima. Capsula
in pedicello breviusculo globosa parva ad basin quadrivalvis, valvulis
semiannulalim incrassalis. Elateres bispiri, spiris terelibus laxe torlis
sæpe in annulos remotos dissolutis. Spore parvæ tuberculatæ, in paucis
cognilæ. Andræcia in caule ramisque terminalia ex apice vegetativa,
bracteis monandris laxiusculis conduplicatim concavis lobo anlico minore
cauli incumbente postico patulo. Antheridia parva brevipedicellata.
Clasmatoecolea.
A. Foliis bilobatis.
1. Clasmatocolea Deellingeri (Nees).
2. Clasmatocolea exigua St. nsp.
B. Foliis integris
3. Clasmatocolea heterostipa Spr.
46
Be
Clasmatocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 394
4. Clasmatocolea truncata St.
>. Clasmatocolea chilensis St.
C. Incertæ sedis.
6. Clasmatocolea fragillima Spr.
1. Clasmatocolea Doellingeri (Nees) St.
Syn. : Jung. Dellingeri Nees Syn. Hep., p. 104.
Monoica exigua viridis in cortice dense cæspitosa. Caulis ad 5 mm.
longus repens crassiusculus simplex vel pauciramosus tenuis viridis.
Folia caulina parva contigua oblique patula leviter adscendentia conca-
viuscula vel subplana lala basi inserta antice breviter decurrentia, ovalo-
rotundata ad !/s inciso-biloba sinu acuto vel obtuso lobis late triangulatis
rotundatis vel obtusis sæpe inæqualibus anlico vulgo angustiore. Cellulæ
apicales 18 y basales 18 X 27 U trigonis nullis. Amphigastria caulina
nulla. Folia floralia caulinis multo majora bijuga intima conduplicatim
concava oblique patula breviter inciso-biloba lobis acutiusculis. Amphi-
gastrium florale intimum anguste ligulatum parvum obtusum. Perianthia
magna terminalia normaliter obovato-oblonga ore hiante truncalo inte-
gerrimo vel repando-lobato. Capsula in pedicello breviusculo globosa.
Sporæ 12 p rufæ tuberculatæ. Elateres breves spiris duplicatis laxe
torlis sæpe in annulos remotos dissolutis. Andrecia parva bracteis ad
5 jugis remotiusculis conduplicatim bilobis parum concavis lobis ovatis
acutis vel obtusis antico multo breviore.
. Hab. Brasilia Rio Janeiro (Deellinger, Glaziou, Ule).
2. GC. exigua St. n. sp. {ypus in Herb. Stephani.
- Dioica exigua fragilis olivacea in corlice dense cæspitosa. Caulis ad 3-4 mm.
longus multiramosus tenuis viridis, ramis longis superne irregulariter pin-
natis. Folia caulina adulta contigua plano-disticha juniora remola in ramulis
ultimis distantia adscendentia, omnia optime obcordata oblique inserta
anlice vix decurrentia apice ad !/s biloba sinu angusto obtuso vel.acuto
lobis late rotundatis vel obtusis. Cellulæ apicales 15 y. basales 20 u trigonis
nullis. Amphigastria rudimentaria subulata 3 cellulas longa. Folia floralia
intima caulinis multo majora perianthio appressa ad ‘/2inciso-biloba lobis
ovalo-triangulalis obtusis integerrimis. Amphigastrium florale intimum
obeönico-rotundatum concavum late emarginato-biangulatum. Perianthia
magna oblongo-cylindrica vix plicata ore late aperlo integerrimo vel leviter
repando interdum inciso lobulato. Andrecia parva bracteis ad 5 jugis
minutis conduplicatim concavis ad '/s bilobis lobis obtusis hiantibus.
Hab. America septentr. Louisiana (Langlois).
48
SPA RE
4 Me
Le \ A
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 Me SéR.). A906 Clasmatocolea.
3. Clasmatocolea heterostipa Spruce Hep. Am. et And.
p. 441.
Dioica pusilla virescens tenerrima subcæspilosa terricola. Caulis ad
2 cm. longus basi ramosus radicellisque repens superne prostratus ramis
fertilibus brevibus erectis. Folia caulina oblique inserta dissita vel sub-
imbricata assurgenti-secunda obovato-oblonga vel subquadrata apice
rotundata vel subtruncata inlegerrima subplana in ramis parva obovata
cuneala. Cellulæ mediocres 30 y regulariter hexagonæ pellucidæ. Amphi-
gastria caulina dissita foliis subduplo breviora patula anguste oblongo-
lanceolata vel subulata obtusa vel acuta, superiora acute bidentula vel
bifidula. Folia floralia caulinis similia parum majora et rotundiora
interdum retusa. Amphigastrium florale intimum caulinis duplo longius
ovali, lanceolatum obtusum vel bidentulum. Perianthia magna longe
exserta clavato-campanulata ecarinata a latere compressula apice obscure
triplicata ore hiante breviter 3-4 lobato lobis inæqualibus rotundatis
undulatis sæpe incurvis. Capsula parvula oblongo-globosa.
Hab. Andes quitenses in monte Pichincha (Spruce).
4. G. truncata St. Bull. Herb. Boiss. 1897, V, p. 87.
Monoica minor flavicans laxe cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus arcte
repens remote breviterque ramosus. Folia caulina imbricata ligulata
integerrima apice obtusa plano-disticha oblique patula postice breviter
inserta antice parum decurrentia. Cellulæ 25 X 35 y basales parum
majores trigonis nullis. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia cau-
linis vix majora angustiora celerum similia. Amphigastria floralia nulla.
Perianthia terminalia exinnovata clavato-campanulata a latere parum
compressa vel subcylindrica ore hiante truncato integerrimo. Andræcia
in ramulis parvis lateralibus terminalia ex apice vegetativa bracteis
5 jugis monandris e basi saccata patulis lobo antico parvo rotundato
integerrimo.
Hab. Japonia (Faurie).
(Fortsetzung folgt.)
48
Bee...
393
Ameiter Beiirag zum Pilzlora von Montenegro
Von
Prof. Dr. FRANZ BUBAK
kgl. landw. Akademie zu Tabor in Böhmen.
(Mit Tafeln ı4 und 15).
Im Jahre 1905 habe ich zum zweitenmale Montenegro besucht, um das
Studium dorliger Pilzflora fortsetzen zu können.
Anfangs April trat ich meine Reise über Wien, Fiume, Cattaro an und
kam am 5. April im grossen Schneesturme nach Cetinje, wo ich in der
Umgebung einige Tage gesammelt habe. Der weitere Weg führte mich
dann über Rijeka, Virpazar, Sutormanpass nach Bar (Antivari), wo ich
mich einschiffie, um nach Ulcinj (Dulcigno) zu gelangen. Von hier aus
reiste mit mir der bekannte Botaniker Herr J. Rohlena.
In der letztgenannten Stadt verblieb ich 14 Tage und sammelte in der
Umgebung, besonders auf dem ausgedehnten „Ulcinjsko Polje“.
Von Uleinj kehrte ich Ende April direkt nach Fiume zurück und kam
Anfangs Mai in Täbor an.
Wie aus der folgenden Aufzählung ersichtlich ist, wurden zahlreiche
interessante Arten gefunden, von welchen hier besonders zwei neue
Gattungen Schönbormia und Trichofusarium, 66 neue Arten und 4 Varie-
täten hervorgehoben werden.
Einen Geldbeitrag zu dieser Reise bekam ich von der böhm. Kaiser
Franz-Josefs-Akademie in Prag, der ich hier dafür höflichst danke. Viele
Pilze sammelte für mich auf seiner weiteren Reise in Montenegro mein
Freund Herr J. Rohlena, dem ich ebenfalls für Bestimmungen einiger
Wirtspflanzen zum Danke verpflichtet bin.
PHYCOMYCETES
1. Gystopus candidus (Pers.) Lév. Arabis hirsuta bei Komarni nächst
Rijeka; Biscutella lævigata Gradiste auf Sinjavina; Calepina Corvint
Desv. bei Uleinj; Capsella bursa pastoris bei Cetinje, Krusevici nächst
Virpazar, Uleinj; Cardamine hirsuta bei Ulcinj.
2. Cystopus Tragopogonis (Pers.) Schröt. Bei Ulcinj auf Inula Conyza
und Leontodon hastilis.
3. Plasmopara densa (Rabh.) Schröt. In Stirni do und bei Andrijevica
auf Alectorolophus Sp. Sp.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 5, 30 avril 4906. 27
394 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (2)
4. Peronospora Alsinearum Casp. Auf Cerastium brachypetalum bei
Kosciele nächst Cetinje. bei Rijeka, Virpazar, Bar, Uleinj häufig.
5. P. calotheca De Bary. Auf Sherardia arvensis bei Bratici nächst
Ulein).
6. p. conglomerata Fuckel. Bei Rijeka auf Geranium molle, bei Ulcinj
auf Geranium columbinum.
7. P. Dipsaci Tul. Bei Ulcinj auf Dipsacus silvestris.
8. P. Ficariæ Tul. Sutormanpass bei Bar und bei Ulcinj auf Ficaria
verna.
9. P. Myosotidis De Bary. Bei Ulcinj auf Symphytum tuberosum.
10. P. parasitica (Pers.) Tul. Auf Calepina Corvini Desv. in Ulcinj und
in der Umgebung nicht selten.
11. L. Trifoliorum De Bary. Auf Trifolium pseudobadium Velen auf
Sekirica planina; bei Uleinj auf Medicago arabica (L.)
12. P. Valerianellæ Fuckel. Bei Ulcinj auf Valerianella olitoria.
13. Protomyces macrosporus Unger. Berg Zelelin bei Andrijevica
auf Paneicia serbica Vis.
USTILAGINEÆ
14. Ustilago albida Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak. — Sporen-
masse weiss, Sporen kuglig oder kuglig-eiförmig, 3-4,5 y breit, hyalin,
glatt.
Ljesanska nahija in den Antheren von Genista spathulata Spach.
Alle Antheren aller mir vorliegenden Blülen sind von dem Pilze ange-
griffen. Leider ist er noch wenig entwickelt, so dass nur unreife Sporen-
büschel als weisses Pulver die Oberfläche der Antheren bedecken. Im
Innern derselben befinden sich noch unreife Sporenballen.
Dass der Pilz wirklich eine Ustilago ist, kann nach der anatomischen
Untersuchung nicht bezweifelt werden. Es ist allerdings möglich, dass
die Sporen später grösser und farbig werden.
15. U. Duriæana Tul. Lijeva Rijeka im Tara-Tale in den Kapseln von
Cerastium glutinosum Fries.
16. U. violacea (Pers). Fuckel. In den Antheren von Dianthus tristis
Velen im Stirni do; Melandryum album bei Matosevo Njegusi); Silene
acaulis auf Kom Varojevicki; Silene inflata bei Podgorica; Silene inflata
var. orbelica Velen. auf Javorje planina; Silene italica bei Bioce nächst
Podgorica ; Silene Sendtneri Boiss. auf Sekirica planina.
17. Anthracoidea Caricis (Pers.) Bref. In den Fruchtknoten von Carex
humilis auf dem Berge Zoljevica bei Andrijevica ; Carex præcox bei Ulcinj;
Carex præcox bei Andrijevica.
TILLETIINEÆ
18. Tilletia controversa Kühn. Janina in Albanien in den Frucht-
knoten von Triticum repens (leg. Baldacci, 4. VIIL 1895)!
19. Urocystis Anemones (Pers.) Wint. In den Blättern von Helleborus
odorus W. K. bei Andiojevica.
a AT MESRINE
En
(3) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 399
20. Urocystis Colchici (Schlecht.) Rabh. Bei Bratici nächst Ulcinj
in den Blättern von Colchicum sp. und auf Wiesen bei Ulcinj auf Muscari
neglectum Guss.
21. Entyloma Ranunculi (Bon.) Schröt. Bei Ulcinj in den Biättern
von Ficaria verna.
22. E. microsporum (Ung.) Schröt. Krusevici bei Virpazar in den
Blättern von Ranunculus sardous.
23. E. Rhagadioli Pass. Bei Rijeka in den Blätiern von Rhagadiolus
stellatus.
24. Entyloma veronicicola Lindr. Bei Podgorica in den Blättern
von Veronica acinifolia.
Der von Lindroth in Acta soc. pro faun. et fl. feun. XX VI. N° 5 pg. 13
beschriebene Pilz war bisher nur aus Finnland bekannt, er wird aber
wohl auch in Mitteleuropa vorkommen, wo er vielleicht bisher nur über-
sehen wurde.
Die montenegrinischen Exemplare stimmen mit dem Originale
(Sydow, Ustilagineen No 331) vollkommen überein.
Die Sporen sind aber bei dem finnländischen (wie auch bei montene-
grinischen) Pilze viel grösser als Lindroth angiebt, nämlich kuglig,
45-17,5 u. in diam. oder eiförmig, 17,5-21 u x 15,5-17,5 w; sie besitzen
eine doppelte Membran, von welchen die innere 1,5 y, die äussere 2,5 y
dick ist.
UREDINALES
25. Uromyces Anthyllidis (Grev.) Schröt. Bei Uleinj auf den Blättern
von Hippocrepis ciliata W.
26. U. Erythronii (DC.) Pass. Bei Uleinj und Andrijevica auf Erythro-
nium dens canis.
27. U. Fabæ (Pers.) De Bary. Auf den Blättern von Vicia grandiflora
Scop bei Podgorica, Virpazar, Bar und Uleinj.
28. U. Ficariæ (Schum.) Lév. Sutormanpass bei Bar auf Ficaria verna.
29. U. Scillarum (Grev.) Wint. Ulcinjsko polje bei Ulcinj auf den
Blättern von Muscari neglectum Guss.
30. U. Therebinthi (DC.) Wint. Bei Podgorica auf den Blättern von
Pistacia Terebinthus (Spermog + Uredo).
31. U. Valerianæ (Schum.) Wint. Javorje planina auf Valeriana
montana L.
32. Puccinia Allii (DC.) Rud. Bei Njegusi auf Allium flavum und
All. sphærocephalum; bei Ulcinj auf All. scorodoprasum, rotundum,
vineale und einigen anderen nicht blühenden und deshalb nicht bestimm-
baren Arten.
33. P. annularis (Strauss) Schlecht. Auf Teucrium chamædrys bei
Andrijevica und Uleinj nicht selten.
34. P. Aristolochiæ (DC.) Wint. Auf den Blättern von Aristolochia
rotunda L. bei Bar. (Aec. 22. April).
35. P. Asphodeli Duby. Auf den Blättern von Asphodelus microcarpus
Viv. bei Ulcinj nicht selten (I, II am 24. April).
36. P. Carduorum Jacky. Bei Uleinj auf den Blättern von Carduus
sp. (nicht blühend).
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (4)
37. Puccinia Caricis (Schum.) Reb. Auf Blättern und Stengeln von
Uriica dioica bei Ulcinj.
38. P. Gelakovskyana Bubäk. Auf Galium Cruciata bei Boljevici
nächst Virpazar und bei Ulcinj. (Spermog. + prim. Uredo 14. IV.).
39. P. Chærophylli Purt. Auf Keimpflanzen von Chærophyllum colo-
ratum L. bei Komarni nächst Virpazar (Aecidien, 11. IV.).
40. P. Crepidicola Syd. Auf den Blättern von Crepis neglecta L. bei
Podgorica, Donja zeta; auf Crepis taraxacifolia Thuill. bei Podgorica.
41. Puccinia doronicella Syd. Auf den Blättern von Doronicum
Columnæ Ten. auf der Javorje planina (1400-1700 m.). Diese Puccinia-Art
wurde von Sydow in seiner Monographia Uredinearum pg. 74 beschrieben.
Sie war bisher nur Krain von Doronicum austriacum bekannt.
Die Uredosporen sind kuglig, eiförmig, seltener ellipsoidisch, 26-33 p.
lang, 24-31 y breit, Kastanienbraun, mit stachliger Membran, mit 2 Keim-
poren und 30-60 y. langen Stielen.
Die Teleutosporen 30-38 y lang, 17-26 y breit, mit feinwarziger Mem-
bran; Keimporus der oberen Zelle um '/s-”/s herabgerückt, der unteren
Zelle in der oberen Hälfte gelegen; Stiellänge wie bei den Uredosporen.
12. P. grisea (Str.) Wint. Auf der Sinjavina und zwar auf dem Berge
Gradiste an Blättern von Globularia cordifolia L. var. bellidifolia Ten. ;
Stit bei Andrijevica auf Globularia cordifolia L.
3. P. Leontodontis Jacky. Komarni bei Rijeka und bei Ulcinj auf
Leontodon hispidus.
44. P. Malvacearum Mont. Auf Malva silvestris bei Ulcinj Bar, Vir-
pazar, Rijeka, Podgorica verbreitet; auf Malva rotundifolia bei Ulcinj.
45. P. Opopanacis Ces. Auf der Mozura planina nächst Ulcinj auf
Blättern, Blatistielen und Stengeln von Opopanax Chironium (Il, I,
am 20. IV.).
Ich besitze diesen Pilz von derselben Nährpflanze auch aus Frankreich:
„Le monte Alarié à Floure, 10. 7. 1879; leg. Gautier‘ in „Exsiccala de
la flore de Narbonne et des Corbières.
Bei Lindroth (Acta Soc. pro fauna et flora fenn XXII, No 1, pg. 69,
und bei Sydow (Monogr. Uredin. I, pg. 397) werden keine speciellen
Uredolager beschrieben, sondern es werden nur Uredosporen beschrie-
ben, welche nur in den Teleutosporenlagern gefunden wurden.
Der Pilz besitzt aber auch selbstständige Uredolager, ja bei meinen
montenegrischen Exsiccaten sind viele Blätter nur von diesen bedeckt.
Ich gebe hier eine Beschreibung derselben: Uredolager auf der Unter-
seite, seltener auf der Oberseite von kleinen, rundlichen oder eckigen,
von den Nerven begrenzten braunen Fleckchen, einzeln oder zu wenigen
auf den Fleckchen gruppiert, rundlich oder elliptisch, bald staubig und
von der Epidermis rings umgeben, öfters ringförmig zusammenfliessend,
zimmtbhraun. :
Die Uredosporen auf hyalinen, bis 40 y langen Stielen.
46. P. Orchidearum-Phalaridis Kleb. Bei Podgorica auf den Blättern
von Orchis laxiflora Lam.
47. P. Podospermi DC. Bei Podgorica auf Blättern von Scorzonera
laciniata L. var. floccosa Rohl.
48. P. Pruni spinosæ Pers. Bei Ulcinj auf den Blättern von Anemone
coronariad.
49. P. Rhagadioli (Pass.) Syd. Bei Ulcinj auf den Blättern von Rhaga-
diolus stellatus.
{5) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 397
50. Puccinia Sesleriæ Reich. Auf den Blättern von Sesleria antum-
nalis F. Sch. bei Podgorica.
5l. P. Smyrnii Olusatri (DC.) Lindr. Bei Bar auf den Blättern und
Blatistielen von Smyrnium Olusatrum (Mai II, HD.
52. P. Soldanellæ (DC.) Fuckel. Auf der Javorje planina auf Blättern
von Soldanella montana.
53. P. Sonchi Rob. et Desm. Auf Sonchus asper bei Krusevici nächst
Virpazar und auf dessen Varielät pallescens bei Boljevici nächst Virpazar
und bei Uleinj (Mitte April, IL, HD.
54. P. Tragopogonis (Pers.) Corda. Auf Tragopogon pratensis bei
del Danilovgrad und Korita rovacka.
55. Phragmidium Rubi (Pers.) Wint. Auf den Blättern von Rubus
cæsius bei Ulein).
56. Ph. subcorticinum (Schrank.) Wint. Auf Rosa agrestis Savi bei
Uleinj (Caloma, 16. IV).
57. Ph. tuberculatum J. Müller. Auf den Blättern von Rosa semper-
virens bei Uleinj. (Cæoma, 1%. IV.).
58. Triphragmium Isopyri Mong. Sekirica planina (1400 m.) bei
Andrijevica auf Isopyrum thalictroides (Juni).
59. Melampsora Heliosorpiæ (Pers.) Wint. Auf Euphorbia exiqua
bei Rijeka und Uleinj; Euph. Dominu Rohl. bei Podgorica; Euph. helios-
copia bei Cetinje, Ulcinj; Euph. peplus bei Rijeka, Bar, Ulcinj; Euph.
stricta L. bei Danilovgrad.
60. Thecopsora Pirolæ (Gmel) Karst. Im Perucica-Tale bei Andrijevica
auf Pirola secunda.
61. Aecidium leucospermum DC. Auf den Blättern von Anemone
coronaria bei Uleinj. Gehört vielleicht zu einer Ochropsora.
62. Aec. Clematidis DC. Auf den Blättern von Clematis Viticella bei
Ulcin).
63. Aec. Euphorbi® Gmel. Bei Andrijevica auf Euphorbia cyparissias;
auf Euph. Wulfenii auf den Abhängen des Lovcen gegen Cattaro, bei
Komarni und Krusevici nächst Virpazar und bei Ulcinj.
64. Aec. Ficariæ Pers. Auf Ficaria verna bei Komarni, Boljeviei, Vir-
pazar und Uleinj. Kann zu Uromyces Poæ Rabh. oder Uromyces Rumicis
(Schum.) Wint. gehören.
65. Aec. Hellebori E. Fischer in Ured. d. Schweiz pg. 526. Bei Andri-
jevica auf den Blättern von Helleborus odorus (Juni).
66. Aec. Marci Bubäk in Berichte d. deutsch. bot. Ges. 1903, pg.
275. In Uleinj auf den Blättern und Stengeln von Mercurialis annua im
Garten des Griechen Athanas Gilingiri. (18. April).
67. Aec. Ranunculacearum DC. Auf den Blättern von Ranunculus
sardous bei Ulcinj.
68. Aec. Scillæ Fuckel. Seljani bei Rijeka auf den Blättern von Scilla
bifolia.
69. Aec. Valerianellæ Biv. (Aec. Velenovskyi Bubäk). Bei Ulcinj auf
Valeriana rimosa Bast.
70. Cæoma pulcherrimum Bubäk im Berichte d. deutsch. bot.
Ges. 1903, pg. 273. Auf den Stengeln von Mercurialis annua in Uleinj
und in der nächsten Umgebung (14. April).
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (6)
BASIDIOMYCETES
71. Corticium incarnatum (Pers.) Fries. Auf alten Aesten bei Ocevici
nächst Rijeka.
72. Stereum hirsutum (Willd.) Fries. Auf altem nacktem Holze bei
Rijeka.
%3 Polyporus versicolor (L.) Fries. Auf altem Holze in der Umgebung
von Rijeka häufig.
74. Schizophyllum Alneum (L.) Schröt. Bei Rijeka auf einem allen
Aste.
ASCOMYCETES
75. Exoascus Pruni Fuckel. Auf Früchten von Prunus sp. in der
Umgegend von Ulcinj ôfters.
76. Taphrina moriformis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Auswüchse mauibeerartig, ihre Oberfläche grubig und höckerig, 2-5 mm.
breit, fleischig verdickt, dunkel purpurnbraun.
Asken fast zylindrisch, 30-45 y lang, am Scheitel nur auf 2-3 y ver-
dickt, daselbst 4-6 y breit, nach unten schmäler, hellgelbbraun.
Spor en noch nicht entwickelt.
Auf Wedeln von Aspidium rigidum Sw. bei Njegusi nächst Cetinje im
uli 1903.
J Der Pilz behüllt entweder die ganze Spreite der Fiederchen oder nur
einen Teil derselben und deformiert sie in einer sehr charakteristischen
Weise, so dass maulbeerartige Auswüchse entstehen. An ihrer Oberfläche
entwickeln sich unter der Cuticula die Asken, welche dicht pallisaden-
förmig stehen.
Auch die Sporangien werden in kleine, fleischige Höcker verwandelt,
die in Form von konischen Zähnchen die Auswüchse bedecken.
Von Taphrina filicina Rostr., T. Vestergrenii Gies., T. fusca Gies. und
Magnusiella lutescens (Rostr.) Sad. schon habituell verschieden. Mehr
nähert sie sich den {ropischen Exoascus Cornu corvi (Gies.) Sad. und
T. Laurencia Gies.
77. Phacidium repandum (Alb. et Schw.) Rehm. Auf Blättern von
Sherardia arvensis bei Bratici nächst Ulcinj.
78. Coccomyces coronatus (Schm. et Kunze) forma Castaneæ Sacc.
Auf vorjährigen Blättern von Castanea vesca bei Ulcinj in Gesellschaft
mit Leptothyrium Castaneæ (Sps.) Sacc.
79. Stegia subvelata Rehm. Alpenwiesen auf der Bjelasica planina
(circa 2000 m.) auf Blättern von Carex aterrima Hoppe.
Der vorliegende Pilz wurde von mir als Stegia Caricis Peck bestimmt,
mit deren Diagnose er sich vollkommen deckt. Nach gefälliger Mitteilung
des H. Dr. Rehm ist aber Stegia Caricis Peck identisch mit St. subvelata
Rehm, denn die Grössenunterschiede der Schläuche und Sporen wechseln
bei St. subvelata Rehm je nach der Entwicklung.
: 80. Phialea cyathoidea (Bull.) Gill. var.) minor Rehm in
itt. ad me.
Zu RE
(7) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO, 999
Apothecien circa 0,5 mm. (sammt dem Stiele) hoch, 0.3-0,45 mm,
breit, feucht schwach bräunlich, trocken fast braun; Stiel 0,15-0.2 mm.
lang, circa 0,085 mm. dick; Asken 40-45 y lang, 4-45 u. breit; Sporen
7-9 u lang, 1,5 u breit.
Im Perucica-Tale bei Andrijevica unter der Hasanac planina (ca. 1000-
1400 m.) auf alten Stengeln von Ranunculus Villarsu DC.
81. Helotium citrinum (Hedw.) Fries. Auf morschem Holze bei Rijeka
Mojanska an der albanesischen Grenze.
82. Morchella rotunda Pers. In Gebüschen bei Ulcinj selten (20. IV.).
83. Erysiphe Umbelliferarum (Lév.) De Bary. Bei Zagarac auf Scan-
dix pecten Veneris, die ganzen Pflanzen überziehend.
84. Phyllactinia suffulta (Reb.) Sacc. Bei Uleinj auf Rubus cæsius.
8. Gapnodium minimum Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak. —
Hyphen dunkelolivenbraun, reichlich septiert, dickwandig, 4-7 y. dick,
kriechend, verschiedenartig gebogen.
Perithecien konisch oder flaschenförmig, schwarz, in ziemlich dichten
Gruppen stehend, 80-150 y hoch, 45-70 y breit, von dunkelkastanien-
braunem, grosszelligem Gewebe, mit deutlichem Schnabel; Asken,
eiförmig, hyalin, 55 y lang, 27 y. breit, 8-sporig; Sporen länglich-zylin-
drisch, an den Enden abgerundet, 22-29 y lang, 9 y. breit, olivenbraun,
mit 4-5 Querwänden und 1 unvollkommenen Längswand, in der Mitte
stärker, bei den anderen Querwänden seicht eingeschnürt.
Auf den Blattspreiten und Blatistielen von Potentilla speciosa Willd.
im Stirni do.
86. Nectriella miltina Sacc. Am Meeresstrande in Ulcinj und deren
Umgebung auf abgestorbenen Blätiern von Agave americana in Gesell-
schaft mit Tubercularia concentrica Mont. et Fr. (20. April).
87. Nectria episphæria (Tode) Fries. Mala Lukavica auf Diatrype
Stigma (Hoffm.) Fries von Fagus silvatica; im Urwalde am Fusse des
Durmitors bei Zabljak auf Valsa sp. von derselben Nährpflanze.
88. Lophiostoma simillimum Karst. Bei Ulcinj auf alten Stengeln und
Aesten von Clematis Viticella und Osyris alba.
89. Lophidium compressum (Pers.) Sacc. Bei Ulcinj auf trockenen
Stengeln und Aesten von Osyris alba.
90. Gucurbitaria Coronillæ (Fries.) Sacc. Bei Uleinj auf trockenen
Aesten von Coronilla emerus.
91. Sphærella antivarensis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Perithecien zerstreut oder in kleinen Gruppen, in die Rinde nur wenig
eingesenkt, fast oberflächlich, kuglig abgeflacht, schwarz, 130-160 y im
Durchmesser, von schwarzbraunem, nur an der Basis der Perithecien
fast hyalinem Gewebe.
Asken eiförmig bis keulenförmig, gegen den Scheitel verjüngt, daselbst
abgerundet und verdickt, unten mit einem kurzen Stiele, 30-35 y. lang,
11-15 y. breit, ohne Paraphysen.
Sporen länglich, 11-15 y lang, 4-45 u breit, hyalin, 2-zellig, obere
Zelle breiter.
Bei Bar (Antivari) auf der Rinde noch lebender Aeste von Myrtus
communis.
92. Sph. Vincetoxici Sacc. Bei Danilovgrad auf loten Stengeln und
Aesten von Vincetoxicum officinale Mönch subsp. Daniloi Rohlena.
93. Sph. hedericola (Desm.) Cooke. Bei Ulcinj auf lebenden Blättern
von Hedera helix nicht selten.
400 . BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (8)
. 94. Sphærella Iridis Auersw. Auf toten Blättern von Iris pallida in
Weingärten bei Ulcinj.
95. Sph. isuriphora (Desm.) De Not. Bei Andrijevica auf toten Blättern
von Stellaria Holostea.
96. Sph. maculiformis (Pers.) Auersw. Auf vorjährigen Blättern von
Castanea vesca bei Ulcin].
97. Sphærella montenegrina Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Perithecien auf trockenen und geschwärzten Blattteilen, besonders auf
den Blattspitzen zerstreut oder stellenweise gruppiert, schwarz, kuglig,
90-140 y im Durchmesser, dickwandig, anfangs von der Epidermis
bedeckt, später dieselbe mittelst einer konischen, kurzen Papille durch-
brechend und endlich niedrig flaschenförmig; Gewebe schwarzbraun,
parenchymatisch.
Asken eiförmig bis keulenförmig, unten breit und plötzlich in einen
kurzen Stiel verschmälert, oben stark verdickt, 50-66 y lang, 16-22 y
breit. 8-sporig.
Sporen gehäuft, länglich-ellipsoidisch, 17-22 y lang, 4,5-6 y breit,
gegen die Enden verjüngt und abgerundet, 2-zellig, hyalin.
Auf absterbenden Blättern von Asphodeline lutea L. bei Kosciele
nächst Rijeka.
98. Sph. Mougeotiana Sacc. Bei Ulcinj auf vorjährigen Blättern von
Rubia peregrina.
99. Sph. olenjana Sacc. Auf trockenen Blättern von Saxifraga Roche-
liana Sternb. in den Korita rovacka bei Lukavica planina.
100. Sph. ootheca Sacc. Auf dem Gebirgskamme „,Stit‘ nächst Sekirica
planina auf trockenen Blättern von Dryas octopetala.
101. Sph. sagedioides Wint. Bei Ulcinj auf trockenen Stengeln von
Dipsacus silvestris.
102. Sph. Vitalbæ Pass. Auf trockenen Aesten von Clematis Viticella.
103. Læstadia cooperta (Desm.) Sacc. Bei Ulcinj auf der Unterseite
der Blätter von Quercus coccifera verbreitet.
10%. Lest. euganea (Sacc.) Bei Ulcinj auf trockenen Aestchen von
Spartium junceum.
105. Sphærulina intermixta (Beck. et Br.) Sacc. Bei Ulcinj auf
trockenen Schösslingen von Rubus amenus.
106. Didymosphæria Spartii (Cast.) Fab. Bei Ulcinj auf trockenen
Aestchen von Spartium junceum. Didymosphæria incarcerata (Desm.)
scheint mit D. Spartii identisch zu sein.
107. Leptosphæria andrijevicensis Bubäk n. sp. typus in
herb. Bubak.
Perithecien zerstreut oder stellenweise gruppiert, stark abgeflacht,
250-400 y. im Durchmesser, schwarz, anfangs von der Epidernis bedeckt,
später dieselbe mittelst eines konischen Schnabels auftreibend und durch-
stechend, von dunkelbraunem, parenchymatischem Gewebe.
Asken lang keulenförmig, gerade oder gekrümmt, 80-100 y lang,
9-11 y breit, nach unten gewöhnlich allmählich verschmälert, kurz ge-
slielt, 8-sporig, von zahlreichen fadenförmigen, hyalinen Paraphysen
umgeben.
Sporen spindelförmig, 22-26 y. lang. 4-4,5 y. breit. gerade oder gebogen,
an den Enden abgerundet, mit 7 Querwänden, die dritte Zelle von oben
am breitesten, olivenbräunlich, oben im Askus zweidelreihig, unten ein-
reihig schräg liegend.
|: LEE J
(9) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO, 401
Im Perucica-Tale bei Andrijevion unter der Hasanac planina (ca. 1000-
1400 m.) auf allen Stengeln von Ranunculus Villarsii DC.
108. Leptosphæria dumetorum Niessl. Im Perucica-Tale bei Andri-
jevica auf trockenen Slengeln von Aguilegia vulgaris.
109. Lept. parvula Niessl. In den öffentlichen Anlagen in Cetinje auf
trockenen Blättern einer kultivierten /ris-Art.
110. Lept. Rusci (Wallr.) Sacc. In der Umgegend von Ulcinj auf
trockenen Phyllocladien und Stengeln von Ruscus aculeatus gemein.
Die Sporen der mir vorliegenden Exemplare sind durchwegs 5-zellig.
111. Pleospora Allii Ces. et Not. In Ulcinj auf trockenen Blättern
und Stengeln von verschiedenen Allium-Arten.
112. Pl. Anthyllidis Auersw. et Niessl. Alpenmalten auf dem Berge
Gradiste nächst Kolasin auf {trockenen Stengeln und Blattstielen von
Anthyllis Jacquini Kerner.
Sporen oft bis 50 y lang, 22 u. breit.
113. Pl. Asphodeli Rabh. In der Umgegend von Ulcinj auf toten
Schäften von Asphodelus microcarpus Viv. nicht selten.
114. Pl. herbarum (Pers.) Rabh. Bei Ulcinj auf sehr verschiedenen
Pflanzen verbreitet: Cichorium Intybus, Clematis viticella, Daucus carota,
Dipsacus silvestris, Iris pallida, Marrubium sp., Phlomis tuberosa, Psora-
lea bituminosa, Serofularia canina.
115. Pl. media Niessl. Jerinja glava bei Andrijevica auf trockenen
Stengeln von Linum capitatum Kit.
116. Pleospora oligasca Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Perithecien mehr oder weniger dicht verteilt, kuglig, oben in einen
ziemlich langen, papillenförmigen Schnabel vorgezogen, circa 90 y breit,
schwarz, dickwandig, anfangs unter der Epidermis, später dieselbe mit
der Papille durchstechend, von schwarzbraunem, grosszelligem Gewebe.
Asken nur wenige in der Pyknide vorhanden, breit eiförmig, in der
Mitte am breitesien, beiderseits verjüngt, 45 y lang, 22-24 y breit, dick-
wandig, oben abgerundet und verdickt, unten mit einem kurzem Stiel-
chen, 8-sporig. Sporen länglich. 26-31 y lang, 8,5-11 y breit, mit 5-6
Querwänden und zwar der obere Teil der Spore mit 2-3 Segmenten und
8,5-11 y. breit, der untere mit 4 Segmenten und nur 6,5-9 y breit, schwach
gelblich, gehäuft im Askus.
Auf trockenen Blütenschäflen von Helianthemum canum Dun. var,
acutifolium Vis. auf dem Gipfel (ca. 2000 m.) des Berges Gradiste bei
Kolasin.
Die vorliegende neue Art ist von Pleospora Fumanæ Haszl. gänzlich
verschieden. Die frei gewordenen Asken nehmen eine kuglig-eiförmige
Form an.
117. Pleospora opuntiicola Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Perithecien auf grossen, aschgrauen Flecken zerstreut oder gruppiert,
von der Epidermis dauernd bedeckt und dieselbe mit breitem 100-120 y
hohem Schnabel durchstechend, kuglig, 300-400 u. breit, schwarz, von
dickem, unten olivenbraunem, oben fast schwarzem, grosszelligem
Gewebe.
Asken zylindrisch, 90-130 y. lang, 10-11 y breit, oben abgerundet,
unten in einen kurzen Stiel verjüngt, gerade oder gekrümmt, dick wandig,
umgeben von zahlreichen fadenförmigen bis in den Schnabel hinreichen-
den Paraphysen, 8-sporig, hyalin.
Sporen länglich, 15,5-18,5 y. lang, 6,5-7,5 y. breit, mit 3 Querwänden
402 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1905 (10)
und einer mehr oder weniger vollkommenen Längswand, in der Mitte
stark, bei den anderen Querwänden schwächer eingeschnürt, an den
Enden abgerundet, gelbbraun, in den Asken schräg einreihig oder manch-
mal im oberen Teile des Askus fast zweireihig.
Bei Ulcinj auf lebenden Cladodien von Opuntia ficus indica (23. April).
118. Pleospora osyridigena Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Perithecien in der Rinde unter der Epidermis nistend, später dieselbe
zerreissend, Kuglig, 300-450 y. breit, schwarz, von kleinzelligem, dichtem
fast schwarzem Gewebe.
Asken zylindrisch, 120-140 y. lang, 11-13 y breit, oben abgerundet,
unten in einen kurzen Stiel verschmälert, mit sehr langen, faden-
förmigen, dünnen Paraphysen, 8-sporig.
Sporen spindelförmig, länglich, 16-24 y lang, 6,5-8,5 y breit, oliven-
braun bis hellkastanienbraun, mit 3-4, seltener mit 5 Querwänden und
einer mehr oder weniger vollkommenen Längswand, in der Mitte stärker,
bei anderen Querwänden schwächer oder gar nicht eingeschnürt, an den
Enden oft zugespitzt oder abgerundet, im Askus einreihig, oder oben
3-4 Sporen zweireihig.
Bei Uleinj auf toten Aesten von Osyris alba (18. April).
119. Pl. Spartii Sacc. et Berl. Bei Ulcinj auf toten Aesten von Spar-
tum junceum.
120. Pl. vulgaris Niessl. Bei Uleinj auf trockenen Stengeln von Salvia
officinalis mit Sporen, welche öfters 6-7 Querwände besitzen; in den
öffentlichen Anlagen von Cetinje auf einer kultivierten /ris-Art; auf dem
Berge Kom Vasojevicki auf toten Stengeln von Pedicularis comosa L.
121. Pyrenophora Amphoricarpi Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Perithecien fast regelmässig verteilt, mit der Basis eingesenkt, kuglig
oder im oberen Teile schwach konisch vorgezogen, 170-190 y breit,
schwarz, Wände 20-30 u. dick, am Scheitel mit einem geraden Schopfe
von schwarzen (unter dem Mikroskope kastanienbraunen), 200-300
langen, 4-5 y dicken, septierten Borsten; Gewebe parenchymatisch,
ziemlich grosszellig, aussen schwarzbraun. innen hyalin.
Asken breitlänglich, 100-130 u. lang, 40-50 y. breit, oben abgerundet
und daselbst auf 5-9 u verdickt, unten in einen kurzen Stiel verschmälert,
hyalin, 8-sporig.
Sporen eiförmig länglich, 35-55 y. lang. 15-20 u breit, mit 7-9 Quer-
wänden und 2-3 mehr oder vollkommenen Längswänden, in der Mitte
stärker, bei den anderen Querwänden schwächer eingeschnürt, an den
Enden abgerundet, kastanienbraun, mit einem hyalinen, aufquellenden
Gallerthofe, im Askus unregelmässig liegend ; obere Zelle breiter als die
untere und gewöhnlich mit 4 Segmenten, untere mit 6 Segmenten.
Auf trockenen Blättern und Stengeln von Amphoricarpus Neumayeri
Vis. am Fusse des Berges Lovcen bei Njegusi; auf dem Berge Zeletin bei
Andrijevica und auf dem Berge Gradisté auf der Sinjavina. — Eine sehr
niedliche Art.
122. Ophiobolus fruticum (Rob.) Sacc. Bei Ulcinj auf trockenen
Aestchen von Osyris alba.
123. Anthostomella Osyridis Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Perithecien einzeln oder zu 2-3 aneinander gedrängt, dicht stehend
und weitläufig die Aeste bedeckend, der Rinde eingesenkt und von der
| st m
(11) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 403
Epidermis dauernd bedeckt, kuglig, 70-130 y. breit, oben in einen kurzen
Schnabel vorgezogen und mıt demselben die Epidermis durchstechend,
im oberen Teile oft in einen schwarzen Clypeus erweitert, von ziemlich
weitmaschigem, aussen schwarzem, innen olivenfarbigem Gewebe.
Asken nur wenige in der Perithecie, länglich-keulenförmig, unten
plötzlich in einen kurzen Stiel verschmälert, gegen den Scheitel allmäh-
lich und schwach verjüngt, daselbst abgerundet, 60-80 y. lang, 16-15 u.
breit, gerade oder gekrümmt, hyalin, 8-sporig.
Sporen ellipsoidisch-spindelförmig, 17-20 y lang, 5-6 y breit, an den
Enden abgerundet. hellkastanienbraun, im oberen Teile des Askus ein-
reihig, unten gruppiert, einzellig.
Bei Uleinj auf toten Aestchen von Osyris alba.
124. Clypeosphæria Asparagi (Fuckel) Wint. var.) montenegrina
Bubäk, typus in herb. Bubak.
Sporen nur 15,5-17,5 y lang, 4-5 y breit, gerade, seltener schwach
gebogen.
Bei Rijeka auf abgestorbenen Aesten von Asparagus verticillatus.
125. Valsaria rubricosa (Fries.) Sacc. Bei Ulcinj auf trockenen Aesten
von Coronilla emerus.
126. Phyllachora Stellariæ (Lib.) Schreet. Bei Andrijevica auf leben-
den Blättern von Stellaria Holostea, steril.
127. Ph. Trifolii (Pers.) Fuckel. Bei Bar auf lebenden Blättern
von Trifolium stellatum L. var. ochroleucum Rohlena. (Siehe No 172).
Perithecien halbkugelig bis linsenförmig, 160-220 y breit, mit 25-35 y
dicken Wänden von ziemlich grosszelligem aussen dunkelbraunem, innen
gelblichem Gewebe.
Asken keulenförmig, 40-45 y, lang, 9-11 y. breit, oben abgerundet ver-
jüngt, hyalin, 8-sporig.
Sporen oblong-keulenförmig, 9-12 y lang, 3-45 y breit, am oberen
Ende breiter als am unteren, unvollkommen zweireihig schräg liegend.
FKungsi imperfeeti:
I. SPHÆROPSIDEÆ
1. SPHÆRIOIDEZÆ
128. Phyllosticta albanica Bubäk n. sp. typus in Herb. Bubak.
Flecken oberseits, 2-6 y breit, rundlich oder unregelmässig, grau,
braun umrandet.
Fruchtgehäuse oberseits, zerstreut, stark abgeflacht, 80-150 y breit,
schwarz, von dunkelkastanienbraunem, parenchymatischem, ziemlich
grosszelligem, häutigem Gewebe.
Sporen bakterienförmig, manchmal unregelmässig, 2-5 y lang, 1 p
breit, gerade oder schwach gekrümmt, hyalin.
Konidienträger papillenformig.
An lebenden Blättern von Lamium Galeobdolon bei Andrijevica (Juli).
129. Phyllosticta aricola Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken rundlich oder länglich, 4-7 mm. breit, über die Blattfläche
40% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (12)
zerstreut, von der Mitte aus weiss eintrocknend, sonst braun, dunkler
umrandet, oft konzentrisch und erhaben gekont.
Pykniden oberseits auf den Fleckchen zerstreut, manchmal zu 2 bis
mehreren aneinander gruppiert, 100-150 w breit, dunkelbraun, kuglig
abgeflacht, im Mesophyil eingesenkt und die Epidermis nur mittelst eines
kurzen Schnabels durchstechend, von hellbraunem, am Scheitel kasta-
nienbraunem, innen fast hyalinem, ziemlich grosszelligem Gewebe.
Sporen kurz stäbchenförmig, 5-9 y lang, 2-3 y breit, an den Enden
abgerundet, hyalin, einzellig. (Tafel 15, Fig. 1-2).
An lebenden Blättern von Arum italicum bei Uleinj (20. April).
150. Phyllosticta cyclaminella Bubäk n. sp. iypus in herb.
Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, rundlich oder länglich, 1-3 mm. breit,
weiss eintrocknend, von einer erhabenen, dunkelbraunen Linie scharf
umgrenzt, dahinter schmal zimmtbraun veriärbt.
Pykniden oberseits, spärlich über die Flecken zerstreut, unter der
Epidermis, dieselbe mit einer zentralen, kurzen Papille durchstechend,
kuglig, 90-170 y breit, schwarzbraun, von hellbraunem Gewebe.
Sporen ellipsoidisch bis walzenförmig, 6-9 y lang, 2-3 y breit, beider-
seils abgerundet, hyalin, einzellig, mit je À polaren Oeltropfen.
Bei Virpazar auf alten lebenden Blättern von Cyclamen neapolitanum
(11. April).
Von Ph. Cyclaminis Brun durch andere Fleckenbildung, grössere Pyk-
niden und Sporen verschieden.
131. Ph. hedericola Dur. et Mont. Bei Ulcinj auf lebenden alten
Blättern von Hedera helix.
132. Ph. Lentisci (Pers.) Allesch. var.) nov. maculicola Bubäk
typus in herb. Bubak.
Flecken aschgrau, unregelmässig rundlich 3-4 mm. breit.
Fruchigehäuse unterseits, von der Epidermis bedeckt, dieselbe mit
einer schwarzen, 20 u breiten Papille durchstechend, 150-250 y. breit.
Sonst wie die typische Form.
Bei Uleinj auf lebenden Blättern von Pistacia Lentiscus (1%. April).
133. Phyllosticta malisorica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken rundlich oder länglich, 2-3 mm. breit, schmutzig-weiss ein-
trocknend, scharf begrenzt und verschwommen bräunlich del dahinter
umsäumt. a
Pykniden auf den Flecken gruppiert, kuglig abgeflacht, 100-120 w
breit, dunkelbraun, dünnwandig, mit kleinem centralen Porus, von gelb-
bräunlichem, parenchymatischem, ziemlich grosszelligem Gewebe.
Sporen ellipsoidisch bis länglich, 6-9 u lang, 2.5-3,5 u breit, gerade
oder schwach gebogen, an den Enden abgerundet, hyalin, einzellig.
Am Fusse der Hügelkette Mozura nächst Ulcinj auf lebenden Blättern
von Opopanax Chironium (22. April). Nach dem Stamme der Malisoren
benannt.
134. Phyllosticta Milenæ Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden auf grossen, unregelmässigen, oft die halbe Blattfläche ein-
nehmenden, grauen oder hell ledergelben Flecken in kleinen dunkel-
grauen, dichten Gruppen, kuglig, kuglig abgeflacht bis linsenförmig,
45-130 y, breit, schwarz, unter der Epidermis, endlich dieselbe mit einem
niedrig konischen Scheitel durchstechend, dickwandig, von Kastanien-
braunem, dickzelligem Gewebe.
(13) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO, 405
Sporen sehr ungleich, eiförmig, länglich, manchmal zylindrisch bis
spindelförmig, 6-9 y. lang, 2,5-4 y. breit, gerade oder gebogen, an beiden
Enden abgerundet oder abgerundet verjüngt, oft einerseits breiter, hyalin,
einzellig, auf breiten, papillenförmigen, gelblichen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf vorjährigen Blättern von Hedera helix.
Von allen bisher bekannten Hedera bewohnenden Phyllosticten ver-
schieden.
135. Phyllosticta opuntiicola Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Flecken gross, unregelmässig, aschgrau; Pykniden zerstreut oder
gruppiert, kuglig, schwach abgeflacht, unter der Epidermis entwickelt,
90-150 y breit, schwarz, von kastanienbraunem Gewebe.
Sporen baklerienförmig, 4,5-5,5 w lang, 1,5-2 y breit, gerade oder
gebogen, beiderseits mit je einem kleinen Oeltropfen, hyalin, einzellig,
auf kleinen papillenförmigen Sporenträgern.
Bei Uleinj auf lebenden Cladodien von Opuntia Ficus indica in Gesell-
schaft mit Pleospora opunticola (23. April).
156. Phyllosticta phillyrina Thüm. Auf lebenden, vorjährigen
Blättern von Phillyrea media bei Rijeka, Virpazar, Bar und Ulcinj
verbreitet.
Der montenegrinische Pilz stimmt sehr gut zu der Thümen'’schen
Diagnose, besonders die Beschreibung der Flecken.
Pykniden unter der dicken Epidermis liegend, späler sich oben konisch
verlängernd, die Epidermis aufhebend, so dass sie oft in Form eines
runden Deckels aufreisst, 100-180 y breit, linsenförmig abgeflacht, von
schwarzbraunem, 20-25 w dickem Gewebe.
Sporen länglich ellipusch, 5-7 y lang, 2-2,5 y breit, hell olivenfarbig,
mit kleinen zerstreuten Oeltropfen. Sporenträger sehr dichtstehend,
bräunlich, 10-15 y lang, 2 y breit.
137. Phyllosticta Quercus cocciferæ Bubäk n. sp. Lypus in
herb. Bubak.
Flecken rundlich oder unregelmässig buchtig, 2-4 mm. breit, weiss,
eingetrocknel und durchscheinend, mit schmaler, purpurbrauner, welliger
Linie umgrenzt.
Pykniden unter der Epidermis entwickelt, dieselbe später zerreissend,
kuglig oder wenig abgeflacht, dick wandig, 180-350 y breit, von dichtem,
kleinzelligem, oben fast schwarzem, unten kastanienbraunem Gewebe,
später ziemlich breit geöffnet.
Sporen kurz stäbchenförmig, länglich oder spindelförmig, 5-7,5 u, lang,
2-2,5 y. breit, an den Enden abgerundet oder schwach verjüngt, mit je
einem polaren Oeltropfen, schwach grünlich, auf zylindrischen, 8-10 y
langen. 2-2,5 y. dicken, hyalinen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf lebenden, vorjährigen Blättern von Quercus coccifera
(14. April).
158. Ph. Ruborum Sacc. Bei Uleinj auf überwinterten, lebenden
Blättern von Rubus cæsius.
139. Ph. ruscicola Dur. et Mont. Bei Rijeka und Ulcinj auf lebenden
Cladodien von Ruscus aculeatus.
140. Phyllosticta ulcinjensis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden auf grossen gelblichweissen oder grünen. schmal braun
umsäumten, unregelmässigen Flecken hie und da in kleinen Gruppen,
100-180 y. breit, unter der Epidermis lange bleibend, kuglig abgeflacht,
406 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (14)
hellgelb, später mittelst eines niedrigen Schnabels die Epidermis zer-
reissend, dünnwandig, von gelbbraunem, dichtem, kleinzelligem Gewebe.
Sporen zylindrisch, gerade oder gebogen, 5-9 y lang, 2,5-3,5 y. breit,
beiderseits abgerundet, hyalin, mit je einem polaren Oeltropfen, ein-
zellig oder hie und da eine Spore mit zweileiligem (ohne Querwand)
Inhalt.
Bei Uleinj auf lebenden, vorjährigen Blättern von Hedera helix.
141. Phyllosticta Scrophulariæ bosniacæ Bubäk n. sp.
typus in herb. Bubak.
Flecken unregelmässig rundlich oder elliptisch, 2-4 mm. breit, leder-
braun, konzentrisch gerippt, von einer scharfen, schmutzigbraunen Linie
umgrenzt, dahinter mit einem sehr breiten, unregelmässigen, leder-
braunen, von den Nerven begrenzten, verschiedenartig gerippten Hofe.
Pykniden oberseits, zerstreut. 90-130 y breit, abgeflacht, ockergelb
und nur im durchfallenden Lichte sichtbar, von dünnwandigem, gelb-
lichem, grosszelligem Gewebe, mit einer zentralen, 10 y breiten, papillen-
förmigen Mündung.
Sporen länglich bis spindelförmig, 6,5-11 y lang, 3-3,5 u breit, an den
Enden abgerundet oder verjüngt, mit je einem polaren Oeltropfen, in
der Mitie manchmal verschmälert, hyalin, einzellig.
Auf lebenden Blättern von Scrophularia bosniaca bei Njegusi (Juli).
142. Phoma africana Speg. Bei Ulcinj auf toten Aestchen von T'amarix
africana Poir.
143. Phoma Daniloi Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden ziemlich verteilt, kuglig abgeflacht, 100-160 y breit, unter
der Epidermis gebildet, später mittelst eines papillenförmigen Schnabels
dieselbe zerreissend, dünnwandig, von dunkelbraunem, ziemlich gross-
zelligem, im oberen Teile der Pyknide dunklerem Gewebe.
Sporen eiförmig oder kurz ellipsoidisch, 3-4 y lang, 2-2,5 y breit, an
den Enden abgerundet, daselbst mit je einem Oeltropfen, einzellig, hyalin,
auf gelblichen, papillenförmigen Sporenträgern.
Bei Uleinj auf trockenen Stengeln von Salvia officinalis (14. April).
144. Ph. herbarum West. Bei Ulcinj auf trockenen Stengeln von
Cichorium Intybus, Marrubium vulgare, Phlomis tuberosa, Scrophularia
canina; bei Dobrsko Selo nächst Rijeka auf Galium sp.
145. Phoma longirostrata Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, unter der Epidermis gebildet, dieselbe mit einem
50-200 y. langen, 45-70 y breiten, zylindrischen Schnabel durchstechend,
später nackt, 250-450 y breit, Iinsenförmig abgeflacht, in der Mitte nabel-
arlig verlieft, pechschwarz, dickwandig, von schwarzbraunem Gewebe.
Sporen bakterienartig, 3-4 y. lang, 1 y. breit, mit je einem polaren Oel-
tropfen, byalin, im Haufen gelblich, auf kurzen, dünnen, hyalinen
Sporenträgern.
Im Perucica-Tale bei Andrijevica unter der Hasanac planina (ca. 1000-
1400 m.) auf alten Stengeln von Ranunculus Villarsii DC.
Steht der Phoma acuta Fuckel ziemlich nahe.
146. Phoma malisorica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut oder gruppiert, Kuglig, manchmal stark abgeflacht,
unter der Epidermis gebildet, dieselbe mittelst einer kurzen, konischen
Papille durchstechend. 90-100 u breit, schwarz, von schwarzbraunem,
parenchymalischem, 10-12 y, dickem Gewebe.
Sporen ellipsoidisch oder länglich-zylindrisch, 4,5-7,5 p. lang, 2,5-3 y
(15) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 407
breit, beiderseits abgerundet, daselbst mit je einem Oeltropfen, hyalin,
einzellig, auf papillenförmigen, hyalinen Sporenträgern.
Bei Uleinj auf trockenen Stengeln von Clematis viticella (April).
147. Phoma montenegrina Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, 120-160 y breit, stark abgeflacht, schwarz, mit
20-25 y dicken Wänden, unter der Epidermis gebildet, dieselbe dann mit
dem konischen Scheitel durchstechend, endlich ganz nackt, von intensiv
schwarzbraunem, aus stark abgeflachten Zellen bestehendem Gewebe.
Sporen zylindrisch 6-8 y lang, 2 y breit, an den Enden abgerundet,
daselbst mit je einem Oeltropfen, hyalin, einzellig, auf papillenförmigen
Sporenträgern.
Auf dem Berge Kom Vasojevicki auf toten Stengeln von Pedicularis
comosa L.
148. Ph. nebulosa (Pers.) Berk. Bei ‚Ulcinj auf toten Stengeln von
Daucus carota.
1419. Phoma platycarpa Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, von elliptischem oder länglichem Umriss, flach
linsenförmig, 200-250 y. breit, schwarz, unter der Epidermis gebildet,
dieselbe später mit dem Scheitel zerreissend, im unteren Teile von hell-
kastanienbraunem, im oberen von dickem, fast schwarzem Gewebe.
Sporen spindelförmig, 8-14 y lang, 2 y: breit, gegen die Enden ver-
jüngt, in der Mitte mit einem kleinen Oeltropfen, hyalin, einzellig, auf
stäbchenförmigen, büschelförmigen, 15-20 y langen, 1 y dicken, in Masse
gelblichen, einzeln hyalinen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf trockenen Schäften von Asphodelus microcarpus.
Die vorliegende neue Art ist von Phomopsis Asphodeli (Sacc.) m. weit
verschieden, obzwar sie in der Sporenform an die genannte Art erinnert.
150. Phoma Rohlenz Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden fast gleichmässig verteilt, 110-220 u. breit, kuglig, wenig ab-
geflacht, dickwandig, eingesenkt, nur mit dem schwach vorgezogenen
Scheitel hervorragend, schwarz, von dunkelbraunem, festem Gewebe.
Sporen länglich, 7-10 (seltener 11) y lang, 2-3.5 u, breit, gerade, gegen
beide Enden verjüngt, daselbst abgerundet oder schwach zugespitzt,
hyalin, einzellig, auf kurzen Sporenträgern.
Auf dürren Stengeln und Aesten von Euphorbia spinosa L. bei Gajac
nächst Njegusi.
Ich widme diese neue Art meinem Gefährten auf den montenegrini-
schen Reisen, Herrn J. Rohlena.
151. Phoma semiplena Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden in ziemlich dichten Gruppen auf geschwärzten Stellen oft
reihenweise, kuglig, 200-250 y breit, unter der Epidermis gebildet, die-
selbe später miltelst eines 70 y langen. 90 y. dicken Schnabels durch-
brechend, schwarz, von parenchymatischem, um den Schnabel herum
aus regelmässigen Zellenreihen gebildetem Gewebe; Pyknidenwand
45-50 y dick, innen hyalin und ungleichmässig, stellenweise bis 35 y
dick, aussen nur 10-15 y, mächtig und gelbbraun.
. Sporen sehr verschiedenartig, bakterienförmig, ellipsoidisch oder läng-
lich bis kurz zylindrisch, 2-6.5 y lang. 0,75-2 y breit, gerade oder gebogen,
mit je einem polaren Oeltropfen, hyalin, auf papillenförmigen, konischen,
5 y langen. % y. dicken, oben abgerundeten, hyalinen Sporenträgern.
Bei Uleinj auf toten Aesten von Coronilla emerus.
Das innere, hyaline Pyknidengewebe bildet zahlreiche Einsenkungen
408 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (16)
und Vorstülpungen; auf diese Weise ist die Pyknide immer mehr oder
weniger von demselben ausgefüllt und der innere freie Raum unregel-
mässig und ziemlich klein. Die Sporenträger bekleiden die Einsenkungen
und Vorstülpungen.
152. Phoma ulcinjensis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden in kleinen Gruppen auf grauen Flecken, kuglig, oben konisch
vorgezogen, 70-100 u breit, unter der Epidermis gebildet und mittelst
eines langen Schnabels dieselbe durchbrechend, von grosszelligem,
schwarzbraunem Gewebe.
Sporen bakterienartig, 3-4 y lang, 0,75 u dick, hyalin, einzellig, auf
kurzen hyalinen Sporenträger.
Bei Uleinj auf trockenen Schösslingen von Rubus amenus.
153. Ph. Urticæ Schulzer et Sacc. In Cetinje und Ulcinj auf toten
Stengeln von Urtica dioica.
154. Phoma bacterioides Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, kuglig oder schwach abgeplattet, 65-80 y breit,
schwarz, unter der Epidermis gebildet, später mit kurzem, papillen-
förmigem Porus, von hell gelbbraunem, parenchymatischem, gross-
zelligem, um den Porus dunklerem Gewebe.
Sporen bakterienartig, 2 y lang, 1 y dick, hyalin, einzellig, auf sehr
kleinen flaschenförmig-papillenartigen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf trockenen Aesten von Osyris alba.
155. Phomopsis Asparagi (Sacc.) Bubäk. — Phoma Asparagi
Sacc.
Ein äusserst variabler Pilz, welcher mit oder ohne Stroma auftritt, mit
länglichen oder spindelförmigen, 5,5-9 y langen, 2-2,5 y breiten oder oft
mit Septoriaartigen Sporen. Es kommen auch direkte Uebergänge
zwischen den spindelförmigen und Septoriaarligen Sporen vor, wie sie
auf der Tafel 15, 3 abgebildet sind.
Ich teile hier eine neue Diagnose des Pilzes mit:
Mit oder ohne Stroma : Stroma länglich oder strichförmig, unter der
Epidermis entwickelt, dieselbe durch einen Längsspalt zerreissend,
‘2-1 mm. lang, 300-400 y. breit, schwarz, matt, innen hellbraun, oben
schwarzbraun.
Pykniden oder einzelne vollkommene oder unvollkommene Kammern
grösstenteils linsenförmig abgeflacht und verlängert, seltener halbkuglig.
Sporen wie oben angegeben; die länglichen an den Enden abgerundet,
die spindelförmigen verjüngt, mit 2 grossen Oeltropfen und durch die-
selben unecht zweizellig.
Sporenträger stäbchenförmig, 10-15 y lang, 1-1,5 w breit, gerade,
hyalin. à
An trockenen Aesten von Asparagus verticillatus bei Rijeka mit
Clypeosphæria Asparagi (var.) montenegrina mihi.
(Fortsetzung folgt.)
409
DIE LAUBMOOSE BADENS
Eine bryogeographische Skizze
VON
D! Th. HERZOG
(Suite.)
Neben den aus der subalpinen und alpinen Region herabgewanderten
Arten, die diesem Abschnitt des Jura eigentümlich sind, tritt uns aber
noch ein zweites fremdartiges Element entgegen: Arten, die einen ent-
schieden mediterranen oder okzidentalen Charakter besitzen und
als Ausdruck der südlichen, vorgeschobenen Lage dieses Jurateils zu be-
trachten sind.
Hymenostomum tortile. Grimmia crinita.
Gymnostomum calcareum. » orbieularis.
Weisia crispata. Funaria dentata.
Trichostomum mutabile. Bryum torquescens.
» cæspitosum. » murale.
Timmiella Barbula ? Neckera turgida.
Barbula sinuosa. Leptodon Smithii.
Aloina aloides. Cylindrothecium Schleicheri.
Crossidium sqamigerum. » coneinnum.
» griseum. Eurhynchium Teesdalei.
Diese Arten heimaten alle im Süden und Westen Europas, haben sich
aber von da kontinenteinwärts verbreitet, und zwar können wir in ihrer
Verteilung ein Vorrücken auf zwei Flügeln beobachten, so dass der eine
von Frankreich sich über die Schweiz, die südwestdeutschen Länder,
Luxemburg und Holland, sodann Westfalen und Rhön ausbreitet und in
den günstigsten Fällen mit einigen wenigen Vorposten den Harz, Sachsen
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 D, 30 avril 1906. 28
410 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉéR.). 1906 (340)
oder gar Schlesien erreicht, der andere von den österreichischen Küsten-
ländern längs der Kette der südlichen Kalkalpen nordostwärts streicht
und durch die Depression zwischen Alpen und Karpathen Durchpass
findet in die klimatisch günstigen Gebiete des böhmischen Kessels. Dem
weilern Vordringen nach Osten wehrt ein kräfliger Gegenzug, der sich
durch eine Menge echt östlicher Formen schon in der Gegend von Wien
geltend macht.
Wir wissen z. B. von Hymenostomum tortile, Gymnostomum calcareum,
Weisia crispata, Crossidium squamigerum und C. griseum, Bryum murale
und Leptodon Smithü, dass sie in den Mittelmeerländern, in Frankreich
und zum Teil auch in England weit verbreitet sind und nur stufenweise
mit dem Vorrücken nach Nordosten abnehmen. Denn hier finden sie
nicht mehr die klimatischen Bedingungen ihrer Heimat, sie stossen auf
Vegetationen, die, entweder endemisch oder aus dem Norden und Osten
eingewandert, sich den bestehenden klimatischen Verhältnissen besser
angepasst haben, und müssen daher in dem ungleichen Kampfe unter-
liegen. Sie erreichen hier also die östiiche und nördliche Grenze ihrer
Verbreitung. Da nun der südliche Jura für die Einwanderung südlicher
und westlicher Formen sehr günstig liegt und ausserdem sein Klima in
den in Betracht kommenden Regionen äusserst milde ist, so kann es uns
nicht wundern, hier eine verhältnismässig grosse Zahl solcher vom Süden
und Westen eingewanderten Arten vorzufinden. Eines der interessante-
sten Beispiele ist wohl Neckera turgida, identisch mit N. mediterranea Phil.
(vgl. Botan. Zentralblatt, 21. Jahrg, Bd. LXXXI, Nr. 3), die in den Län-
dern um das Mittelmeer wahrscheinlich viel häufiger ist, als man bis her
annahm; sie ist bis jetzt von den ionischen Inseln, dem griechischen Fest-
land und von Sardinien bekannt gewesen, befand sich aber in Menge auch
unter Moosen, die als Packmaterial für Orchideenknollen an Herrn Prof.
Kneucker in Karlsruhe gelangten, und zwar aus Syrien, wo sie demnach
recht häufig zu sein scheint. Ausserdem wurde sie als N. mediterranea
im südlichen Frankreich beobachtet, von wo sie auf Jurakalk in den fran-
zösischen Alpen nordwärts wander! (Chaîne de Lure und Umgebung von
Chamonix). Ihr nächstes Vorkommen ist an mehreren Orten im Süd-
jura, hier auch fruktifizierend, von Ch. Meylan gefunden. Ihre nördlichsten
Vorposten stehen im Schwarzwald, im Fichtelgebirge und in der Rhön.
Bei manchen mediterranen Arten, die noch nicht im Jura nachgewiesen
worden sind, lässt sich nach ihrer ganzen übrigen Verbreitung über die
süddeutschen Länder fast mit Sicherheit voraussagen, dass sie bei ge-
nauerer Durchforschung des Gebieles noch gefunden werden Können.
(541) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 414
Dies gilt z.B. von Tortella squarrosa, die in Süddeutschland an mehreren
Stellen vorkommt, ausserdem auch für die Schweiz bei Bex im Rhonetal
nachgewiesen und daher ganz bestimmt noch für die südlichen Teile des
Jura zu erwarten ist. Aehnliches gilt von T'ortula atrovirens und T. cane-
scens elc.
Merkwürdigerweise steht diesen zahlreichen südlichen Formen nicht
eine einzige aus dem Norden oder Osten eingewanderte Form gegenüber.
Es bleiben nur noch die aus der Glazialzeit erhalten gebliebenen, schon
eingangs erwähnten Reste in den Torfmooren, auf kalkarmen Schutt-
bänken und sandiger Molasse, und die Silikatmoose der erratischen Blöcke
zu erwähnen, um das Vegetationsbild abzuschliessen.
1. Reste aus der Glazialzeit, auf den Torfmooren und Schuttbänken
gefunden, sind:
Splachnum ampullaceum. Paludella squarrosa.
Funaria microstoma. Cinclidium stygium.
Webera gracilis. Hypnum stramineum.
Catoscopium nigritum. » trifarium,
Meesea trichodes. » revolvens.
» tristicha. Dicranum Bergeri.
2. Silikatmoose auf den erratischen Blöcken:
Dryptodon Hartmannii.
» patens.
Grimmia elatior.
» commutala.
» leucophæa.
Dicranum fulvum.
Hedwigia albicans.
Rhacomitrium heterostichum.
» sudeticum.
» microcarpum.
3. Kalkfeindliche Moose auf sandiger Molasse, zum Teil frag-
licher Herkunft:
Archidium phascoides.
Dicranella subulata.
» curvala.
» heteromalla.
Ditrichum tortile.
Didymodon alpigenus.
Tortula obtusifolia.
Bryum rubens.
Pogonatum aloides.
» nanum.
» urnigerum.
Polytrichum piliferum.
Webera elongata.
» albicans.
Bei einer kurzen Zusammenfassung finden wir also die Moosflora des
Südabschnittes aus 5 Elementen zusammengesetzt.
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (342)
Es sind dies:
1. Die für den ganzen Jura charakteristischen Kalkpflanzen Mittel-
europas. -
2. Subalpine und alpine Arten.
3. Mediterrane und okzidentale eingewanderte Arten.
4. Calcifuge Ueberreste aus der Glacialzeit und
5. Calcifuge Ansiedelungen neueren Datums auf den erratischen
Blöcken kieselreicher Zusammensetzung oder sonst kalkarmer
Unterlage.
Vielleicht liesse sich noch eine ganz kleine 6. Gruppe rechtfertigen :
die der endemischen Arten, bestehend aus Hymenostomum Meylanii und
Bryum Haistü.
II. Mittlerer Abschnitt. Er umfasst das fächerartig sich verbreiternde
Ende des Kettenjuras mit den Hauptgipfeln Weissenstein und Hasenmatt
1449 m., Raimeux 1309 m., Mont Moron 1340 m. und Belchenfluh 1100 m.
in der Zentralzone, dem Mont Terrible 1000 m. in der nordwestlichen
und der Lägern ca. 900 m. in der südöstlichen Randzone, und geht ganz:
unvermerkt in den bedeutend eintönigeren Plateaujura über, dessen
weitausgedehnie, flache Höhenwellen mit den steilabgebrochenen
Rändern und den tiefeingeschnittenen, grabenartigen Tälern, sich ohne
Unterbrechung von der Nordschweiz durch Baden und Württemberg
hinziehen und den weitaus grössten Teil dieses Abschnittes ausmachen.
Seine Täler gehören den Flussgebieten des Rheins und der Donau an,
. nur einige wenige unbedeutende Furchen führen ihr Wasser dem Doubs
und damit der Rhone zu. Im Schweizeranteil sind von Wichtigkeit die
Täler der Birs, der Frick, der Aare und der unteren Limmat, als natürliche
Grenzscheide zwischen Schweiz und Baden das Rheintal, in Baden selbst
die Täler der Wutach und der Donau mit ihren Nebenbächen, in Würt-
temberg die der Seitenflüsse des Neckars nach Norden und der Donau mit
ihren Nebenflüssen im Süden. Hier erreicht der Plateaujura auch seine
bedeutendste Ausdehnung und ist unter dem Namen der Rauhen-Alb
bekannt.
Im Plateaujura erhebt sich das Gebirge nur in den allerseltensten
Fällen über 900 m., schwankt dagegen im Mittel zwischen 600 und 850 m.;
und zwar sind die Berge im Gegensatz zum Ketienjura, wo wir scharf
gesonderte, deutliche Kuppen oder scharfe Kämme treffen, meist breite,
lange Rücken, die nur wenig über das allgemeine Plateauniveau auf-
ragen. Dieses selbst ist entsprechend dem Charakter des Kalkgebirges mit
(343) | TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 413
seinen wasserdurchlässigen Schichten sehr trocken und spärlich von
flachen Mulden durchzogen, während alle Wasser erst unten am Fuss
der Berge zu Tage treten und in verhältnismässig tief eingeschnittenen
Talfurchen abfliessen. Auch fehlen ihm die reichlichen Schneefälle des
bedeutend höheren südlichen Juras, wo sich der tiefe Winterschnee als
willkommenes Wasserreservoir noch weil in den Sommer hinein erhält
und sowohl durch seine langsame Wasserabgabe, als auch durch die Ab-
kühlung der über dem Gebirge befindlichen Luftschichten nicht wenig
zum kräftigen Gedeihen einer hygrophilen Moosvegetation beiträgt. Hier
dagegen herrschen trockenkalte Winter vor und der Schnee schmilzt,
selbst wenn er einmal den Winter über genügend gefallen ist, im Früh-
jahr rasch weg, so dass sich die Mooswelt ım Grossen auf die das ganze
Jahr über relativ feuchten Schluchten und Täler und ihre Hänge
beschränken muss. An Bergkämmen treffen wir hier, selbst wenn sie
schattigen Wald und Felsen genügend besitzen, um ein Fortkommen der
meisten Arten zu ermöglichen, nur kleine Fragmente der in den Tal-
gründen so üppig gedeihenden Moosvegetation : einfach eine Folge der
allzugrossen Trockenheit. Meist bekleidet diese Berge auch ausgedehnter
Buchenwald, dessen hartes, konsistentes Laub nur sehr langsam verwest
und daher die Bildung eines wasserspeichernden Humus unterdrückt
oder ausserordentlich hindernd beeinflusst. Wo Nadelwald vorherrscht,
da stellt sich sofort auch ein feuchter Untergrund von tiefem Humus ein,
auf dem ein gedeihliches Mooswachstum, freilich nur der gesteinsindiffe-
renten Waldmoose, besonders der stattlichen Hylocomien, möglich wird.
Bei der Schilderung der Moosvegetation dieses mittleren Abschnittes
werden wir uns also meist mit der Flora seiner Täler und deren felsigen
Gehänge, sowie mit derjenigen des feuchten Hochwaldes beschäftigen
müssen und nur mit einem naturgemäss kurzen Exkurs die Formen des
trockenen Plateaus und der Bergrücken berühren. Die Vegetation der
Torfmoore und der silicatreichen erratischen Blöcke soll besonders
abgehandelt werden.
Die dem ganzen Jura eigentümlichen Arten bilden in diesem mittleren
Abschnitt gegenüber dem südlichen einen bedeutend grösseren Prozent-
salz der Gesamtzahl der vorkommenden Arten. Denn 1) reduzieren sich
hier die für den südlichen Jura angeführten subalpin-alpinen Arten auf
ein Minimum, 2) nimmt die Zahl der mediterranen und okzidentalen
Formen bedeutend ab, 3) werden auch die Reste aus der Glazialzeit
sowohl mangels geeigneter Lokalitäten, als auch wegen grösserer Ent-
fernung von dem Herd der diluvialen Vergletscherungen sehr spärlich.
Ki BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (344)
Nur die Ansiedelungen neueren Datums auf den erratischen Blöcken des
Nord-Schweizer-Jura können denen des Südabschnittes die Wage halten,
ja sie übertreffen jene sogar noch an Mannigfaltigkeit.
Ihr Vorkommen beschränkt sich indessen fast vollständig auf den
Plateaujura der Nordschweiz, wohin allein die von den Alpengletschern
transportierten Gesteine gelangten, während der badische und württem-
bergische Anteil solche erratische Blöcke sogut wie gar nicht besitzt;
auch im Kettenjura sind sie nicht gerade häufig. Am zahlreichsten finden
sie sich im Plateaujura des Kantons Aargau, dessen genaue bryologische
Kenntnis wir den jahrelangen Arbeiten des Herrn Apothekers A. Geheeb
verdanken, der seine Resultate in einer Monographie der „Laubmoose
des Gt. Aargau“ niedergelegt hat.
Aus dieser entnehmen wir, dass nicht weniger als 10 kalkfeindliche
Arten mitten im Jura ihre Wohnstätte auf den silicatreichen, errati-
schen Blöcken aufgeschlagen haben; die meisten derselben sind da
sogar häufig.
Sie seien hier im Anschluss an die obengenannte Arbeit genannt:
Dicranum fulvum. Hedwigia ciliata.
Grimmia ovata. Ulota Hutchinsiæ.
» leucophaea. Orthotrichum rupestre.
Dryptodon Hartmani. Leucodon sciuroides.
Rhacomitrium heterostichum. Antitrichia curtipendula.
Ausser diesen treffen wir noch manche kalkmeidende Arlen in den
Torfsümpfen, von denen sich einige wenige im Gebiet vorfinden.
Aus den Aargauer Mooren : Kohlmoos, Rohrdorfermoos, Bünzener- und
Niesenbergermoos u. s. w. in der südlich den Jurazug begrenzenden
Molasseregion kennen wir:
Dicranella cerviculata. » Hypnum vernicosum.
Dieranum Bonjeani. » aduncum.
Campylopus turfaceus. ._ » Sendtneri.
Splachnum ampullaceum. » lycopodioides.
Meesea tristicha. » fluitans.
Paludella squarrosa. » stramineum.
Aulacomnium palustre. » scorpioides.
Polytrichum gracile. Sphagnum acutifolium.
>» strictum. » cuspidatum.
Hypnum stellatum. » cymbifolium.
‘ » elodes. » subsecundum.
(345)
: TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS.
415
Aus den badischen Torfmooren von Zollhaus und Hüfingen:
Dicranella cerviculata.
Polytrichum strietum.
» commune.
Meesea longisela.
Hypnum aduncum.
» cordifolium.
Aus dem württembergischen Gebiet:
Dicranum Bergeri.
Bryum neodamense.
Mnium Seligeri.
Polytrichum gracile.
» strictum.
» commune.
Hypnum polygamum.
» Koneiffi.
Hypnum fluitans.
» Wilsoni.
» Iycopodioides.
» giganteum.
» scorpioides.
Sphagnum acutifolium.
» cuspidatum.
» eymbifolium.
Von sonstigen bemerkenswerten Arten des Nord-Schweizer Juras
Hymenostomum tortile.
Gyroweisia tenuis (bes. auf Molasse-
sandstein).
Gymnostomum calcareum.
Dicranella Schreberi (Sandboden).
Fissidens crassipes.
» rufulus!.
» grandifrons.
Anodus Donianus.
Campylosteleum saxicola !
Brachydontium trichodes !
Trichostomum cylindricum.
» mutabile.
Die 3 Cinelidotus-Arten.
Grimmia crinita
» anodon !.
Encalyta ciliata !
» rhabdocarpa.
Funaria mediterranea.
Leplobryum piriforme (bes. auf Sand-
stein).
Webera elongata bes. auf sand. Boden.
sollen noch folgende erwähnt werden:
Webera cruda bes. auf sandigen Boden.
Bryum Funckii. »
Mnium serratum.
» stellare (bes. in der Molasseregion)
Bartramia ithyphylla.
» pomiformis.
» Halleriana.
Philonotis calcarea.
Cylindrothecium Schleicheri.
Orthothecium rufescens.
» intricatum.
Homalothecium Philippeanum.
Ptychodium plicatum.
Brachythecium glareosum.
» Jaetum.
Eurhynchium speciosum (nur in der
Molasseregion).
Rhynchostegium confertum.
» murale var. complanatum.
Plagiothecium pulchellum !
Hypnum Sommerfeltii.
Hylocomium brevirostre.
Am auffälligsten in dieser Tabelle erscheinen wohl die 4 Arten:
1 Vergl. Quelet, a. a. O.
416 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (346)
Campylosteleum saxicola, Brachydontium trichodes, Encalypta ciliata
und Plagiothecium pulchellum.
Die beiden ersten sind nämlich von Muschelkalk und Alpenkalk-
blöcken notiert, während man sie sonst als äusserst kalkscheue Arten zu
betrachten gewohnt ist; und in der Tat ist auch kein anderer Fall bekannt,
wo diese mit Vorliebe Quarzsandstein bewohnenden Arten auf kalkiger
Unterlage getroffen worden wären.
Anders steht es mit Encalypta ciliata, die zwar auch kalkfeindlich ist
und im Jura zu den grössten Seltenheiten gehört; denn diese wächst
hier auf sandigem Waldboden, ebenso wie die elwas gewöhnlichere
Webera elongata und W. cruda (letztere kommt freilich auch auf Kalk vor).
Plagiothecium pulchellum endlich ist, wie schon eingangs hervorge-
hoben, wahrscheinlich ein Ueberbleibsel aus der Glacialzeit; ohne diese
Annahme wäre sein Vorkommen bei so unbedeutender Höhe (c. 600 m.)
unbegreiflich, zumal es sonst im südlichen Jura nur in der subalpin-
alpinen Zone vorkommt, in der ganzen nördlichen Kette aber nur noch
in Nachbarschaft mehrerer anderer subalpiner Formen an wenigen
Stellen des schwäbischen Jura angetroffen wird. Zudem wächst es im
Kanton Aargau auf Sandboden zweifellos glacialer Herkunft, während
es sonst durchaus nicht kalkscheu ist, im Gegenteil durch die ganze
Alpenkette fast ausschliesslich auf Kalk gefunden wird; ein Grund mehr
zu obiger Annahme.
Als Vertreter des südlichen Typus finden sich:
Hymenostomum tortile. Funaria mediterranea.
Gymnostomum calcareum. Cylindrothecium Schleicheri.
Trichostomum mutabile. » coneinnum.
Grimmia crinita. Rhynchostegium rotundifolium.
und am Westhang des Gebirges ausserdem noch
Hymenostylium curvirostre. Grimmia orbicularis.
Aloina aloides. - Eurhynchium pumilum.
(vergl. Quelet, a. a. 0).
Dagegen ist die subalpin-alpine Flora dieses Abschniltes schwach
vertrelen: Hylocomium Oakesiü, Hypnum Sauteri, Mnium spinosum,
Ptychodium plicatum und Encalypta rhabdocarpa'.
Häufiger finden sich diese nur in dem höheren Kettenjura der Kantone
! Frdl. Mitteilung des Herrn Ch. Meylan.
(347) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 417
Solothurn und Bern. Von dieser Gegend lagen bis jetzt so gut wie keine
bryologischen Notizen vor, weshalb sich der Verfasser entschloss, dieselbe
durch eigenen Augenschein Kennen zu lernen. Als Ausbeute mehrerer
Exkursionen ergaben sich folgende seltnere Arten:
Seligeria tristicha. Orthotrichum nudum.
Distichium capillaceum. » cupulatum.
Trichostomum crispulum. Bryum Funckii.
» mutabile. » elegans.
Barbula paludosa. Mnium orthorrhynchum.
Tortula montana. Thuidium Philiberti.
Cinclidotus fontinaloides. Brachythecium glareosum.
» aquaticus. Eurhynchium Tommasinii.
Schistidium alpicola 8 rivulare. » striatulum.
» terelinerve. Plagiothecium depressum.
Grimmia tergestina. Hypnum irrigatum.
Bei dem folgenden Abschnitt, der dem badischen Jura gewidmet ist,
werden wir naturgemäss elwas länger verweilen und ausführlicher die
an den betreffenden Orten sich findenden Vegetationsformen zu behan-
deln haben, ein Verfahren, das durch den Titel des Ganzen gerechtfertigt
werden mag, obwohl diesem Abschnitt sonst eine grössere Bedeutung
nicht zukäme.
Im hadischen Jura kommen als ausgedehntere Gebiete mit Moos-
massenvegetalion fast nur die tief eingeschnittenen Täler der Donau und
der Wutach mit ihren Nebenbächen in Betracht, in welchen die Fels-
bildung eine bedeutende Entwickluug besitzt und schattig feuchte Wälder
die Hänge bekleiden. An den wenigen, nur unscharf über das wellige
Plateau sich erhebenden Bergkämmen treten die Felsen sogut wie gar
nicht zu Tage, ausserdem sind sie zum grossen Teil mit Buchenwald be-
deckt, der eine ausgedehnte Moosvegetation, wie schon oben erwähnt,
nicht begünstigt; wo Nadelholz überwiegt, finden wir im wesentlichen
die Moosdecke aus den 3 Hylocomien : splendens, triquetrum und loreum
zusammengeselzt, zu denen als mehr oder weniger häufige Beimischungen
einige Mniumarten, Dicranum scoparium und andere gemeine Arten
treten. Ueberhaupt gilt das im allgemeinen Teil gesagte in hervorragen-
dem Maasse für die Wälder des badischen Jura. Bei der geringen Erhebung
seiner höchsten Berge (Randen 913 m., Eichberg 916 m., Heuberg ca.
860 m.) sind auch subalpine Arten fast völlig ausgeschlossen: Dieranum
Mühlenbeckii und Encalypta rhabdocarpa sind die einzigen Vertreter
dieser Gesellschaft.
418 BULLETIN DE L’HRRBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (348)
Von den genannten Tälern durchschneiden die der Donau und Aitrach
ausschliesslich Juragebiet im geologischen Sinn, während die Wutach
mit ihren Nebenbächen ihr Bett in Muschelkalk und Keuper tief einge-
graben hat, durch die sie in vielfach gewundenem Verlauf in tiefen
Schluchten mit prächtigen Felswänden ihre Wasser führt; erst in ihrem
Unterlauf als ruhig strömender Fluss bespült sie linksseitig den Fuss des
eigentlichen Jura. Am bedeutendsten sind die Schluchten zwischen Bad
Boll und Wutachmühle, wo der Fluss sich in mehr als 20 Krümmungen
durch die Talenge windet, und diejenige zwischen Achdorf und Grimmels-
hofen, in der es zu der Bildung der sog. ‚hohen Flühe‘ kommt. Diese
steht jedoch der ersteren sowohl an Grossartigkeit und Länge als auch
an Vegelationsreichtum unbedingt nach. Auch die Donau bildet, Kurz
bevor sie das badische Land verlässt, eine vielgewundene, lange, durch
ihre grotesken Felsbildungen berühmte Schlucht, welche sich von Mühl-
heim bis Sigmaringen erstreckt und in ihrem Verlaufe die Wasser
mehrerer ebenfalls tief eingeschnittener Seitentäler aufnimmt. Am inte-
ressantesten ist die etwa 10 km. lange Strecke zwischen Fridingen und
Schloss Werrenwag, in der die Felsformation zu mächtigster Entfaltung
gelangt und die daher für den Bryologen äusserst ergiebig ist. Ganz
untergeordnete Bedeutung nur erlangt das südwärts sich ôffnende Tal
der Aach zwischen Hattingen und Engen, da ausgedehnte Felspartien
völlig fehlen; an den wenigen zu Tage tretenden Blöcken und- herum-
liegenden Steinen finden sich nur die Ubiquisten der ganzen Jurakette
(Ditrichum flexicaule, Leskea catenulata, Neckera crispa, Seligeria pusillu,
Hypnum incurvatum, H. molluscum, Tortella tortuosa etc.) Ebenso sind
von dem ganzen Plateau und den darüber sich erhebenden Bergrücken
nur einige wenige interessante Arten bekannt, ja selbst die gewöhn-
lichsten Arten werden bei der allgemeinen Moosarmut auf weile Strecken
hin vermisst. Dagegen gedeiht in den schattigen Schluchten der oben
erwähnten Täler eine in ihrer wechselnden Gruppierung reiche Moos-
welt. Im wesentlichen unterscheidet sich die Flora des begleitenden
Muschelkalks nicht von dem des weissen Jura, so dass wir im grossen
ganzen in den Schluchten der Donau dieselben Arten wie an den Felsen,
die die Wutach umsäumen, antreffen werden, doch lassen sich andrer-
seils auch nicht einige feine Unterschiede verkennen, die wohl weniger
auf die Verschiedenheit der Bodenunterlage als auf die geographische
Lage zum gesamtem Verlauf der Jurakelte und auf physikalisch verschie-
dene Verhältnisse zurückzuführen sind.
Beginnen wir mit den Schluchten der Wutach. Bei Neustadt tritt der
(349) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 419
aus dem Feldsee entspringende Bach in ein tiefes, schluchtartiges Tal
ein, dessen Flanken im oberen Teil aus röllichem Granit, weiter unten
aus Buntsandstein aufgebaut sind; dieser letztere begleitet die Talfurche
bis gegen Bad Boll, während auf den umgebenden Höhen schon Muschel-
kalk überlagert und sich in regelmässigem Schichtenfall zum Tal nieder-
senkt; bei Bad Boll tritt die Wutach in ihn ein und durchbricht ihn in
der schon oben erwähnten langen und malerischen Schlucht. Die harten,
meist gelblichen Kalkgesteine bauen hier ganz ansehnliche Felsmassen
auf, die nicht wenig zu der landschaftlichen Schönheit dieser einsamsten
Talschlucht des badischen Landes beitragen und die Fundstätten der
meisten interessanten Moose sind. Hin und wieder bilden sie kahle
Mauern, die der Fluss mit seinen reissenden Wassern bespült, dann
wieder verstecken sich die Klippen im dichten Grün des rauschenden
Waldes, der fast überall bis zum Fluss herabreicht und nur an den
breitesten Stellen des Tales einem schmalen Wiesensaum Platz gewährt.
Hier ist dann das Ufer mit einem dichten Gebüsch von Weiden und
Erlen bewachsen, in dessen Schatten auf Steinen und faulenden Wurzeln
Plagiothecium depressum, Amblystegium varıum und Rhynchostegium
murale hinkriechen. Wo Wasser über die Kalkwände niederstürzt, siedeln
sich an dem reichlichen Tuff die breiten Polster von Hymenostylium cur-
virostre an, das, zum Teil fruchtbedeckt, Massenvegetation bildet; daneben
wachsen in gleicher Mächtigkeit Hypnum commutatum, Fissidens adian-
toides, die blaugrünen Kissen des Ewcladium verticillatum und die
unscheinbaren aber, stets üppig fruktifizierenden Ueberzüge von Seligeria
pusilla und $S. tristicha, durchsetzt von zarten, dunkelgrünen Leber-
moosen ; auch Gyroweisia tenuis, Gymnostomum calcareum und G. rupestre
werden nicht vermisst. Im Schatten des Waldes überzieht ein bunter
Teppich von Neckera crispa, Anomodon viticulosus, attenuatus und longi-
folius, Tortella tortuosa, Encalypta contorta und Hypnum molluscum die
trockene Felswand, während Thamnium alopecurum und Brachythecium
rivulare, sowie Amblystegium filicinum sich das feuchte Ufer des Flusses
zum Wohnsitz gewählt haben. Wo rauhes Blockwerk, von den nahen
Felsen herabgestürzt, den Fluss umsäumt, hat sich eine artenreiche und
interessante Gesellschaft angesiedelt. Im Verein mit fruchtbedeckter
Tortella tortuosa und tiefpolstrigem, dunkelgrünem Ditrichum flexicaule,
schmücken goldbräunliche Rasen von Hypnum Halleri, H. chrysophyllum
und H. molluscum die groben Klötze; Schistidium apocarpum und gracile,
Didymodon rigidulus und D. spadiceus, an feuchten Stellen Plagiopus
Oederi und Orthothecium intricatum; Mnium rostratum, stellare, undu-
420 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sé.) 1906 (350)
latum und affine, üppige Hylocomien, Eurhynchium piliferum, Hypnum
palustre und andere sind ebenfalls in reicher Individuenzahl vorhanden,
während Hypnum incurvatum und Amblystegium confervoides nur sehr
spärlich vertreten sind. Merkwürdigerweise fehlen die sonst überall im
Jura in grösseren Bächen verbreiteten Cinclidotusarten der Wutach voll-
ständig. Die Bäume unserer Waldschlucht tragen wie überall im Bergwald
ein schmuckes Kleid von Antitrichia curtipendula und Neckera crispa
sowie ein paar Uloten: crispa, crispula und Ludwigu, Orthotrichum affine
und Frullania dilatata sowie Radula complanata. Eine der interessan-
testen Stellen ist die letzte Enge vor der Wutachmühle. Dann aber tritt
die Wutach in ein leichter verwitterndes Gestein über und demgemäss
nehmen auch die umrahmenden Höhen weichere Linien an; sie selbst
fliesst in einem relativ breiten, weithin mit Wiesen bedeckten Talgrund
dahin, wo die Felsbildung völlig verschwindet, so dass auf der ganzen
Strecke zwischen Wutachmühle und Achdorf keine einzige der oben
genannten Arten mehr zu finden ist und nur noch ein paar Wiesenmoose
wie Bryum turbinatum und Philonotis calcarea der Erwähnung wert sind.
In der zweiten Schlucht, derjenigen zwischen Achdorf und Grimmels-
hofen macht sich trotz der Gleichheit der Gesteinsunterlage (Muschel-
kalk) doch ein bedeutender Unterschied bemerkbar; z.B. tritt statt der
Seligeria pusilla und S. tristicha, Seligeria recurvata auf. Hypnum Hal-
leri, Orthothecium intricatum, Hymenostylium curvirostre, die beiden -
Gymnostomum-Arten und Genossen verschwinden mangels geeigneter
Plätze, da die zwar ziemlich ausgedehnten Felsen fast durchweg als
kahle, glatte, vegetationslose Mauern aufragen! und die wenigen, nur
zerstreuten Blöcke im Walde von einem saftigen Teppich von Hylocomien
und Mniumarten und fruchtendem Rhodobryum roseum völlig überzogen
und in Anspruch genommen sind. Dagegen ist der Standort von Ortho-
thecium rufescens (Schimper und Gerwig sagen nur einfach „im Wutach-
tal) wahrscheinlich hier zu suchen. Weiter wutachabwärts sind keine
wichtigeren Funde bekannt geworden; es bleiben höchtens noch von
Thiengen Hypnum falcatum und Didymodon tophaceus zu nennen.
Vergleichen wir nun unser Tal mit dem der Donau: da bemerken wir,
dass zwar wieder die gewöhnlichsten Arten und daher auch die grobe
1 Anmerkung: Vielleicht ist diese Moosarmut daher abzuleiten, dass bei den
häufigen Rutschungen und Stürzen in diesem Gebiet eine ausgiebige Besiedelung
verhindert wird und stets die alten Blockhalden durch neuen Schutt überdeckt
werden.
(351) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 421
Zusammenselzung der Moosflora in beiden so ziemlich übereinstimmen ;
wir finden sämtliche Arten des Wutachtals auch hier wieder, aber ausser
ihnen noch eine bedeutende Anzahl anderer Spezies, die nicht nur zu-
fällige Beimengungen sondern ganz wesentliche Bestandteile der
ureigensten jurassischen Flora darstellen. So vor allem Leskea catenu-
lata, Eurhynchium Tommasinü und E. crassinervium, Timmia bavarica
und Fissidens pusillus, daneben an der sonnigen Felswand Tortula mon-
tana und Grimmia tergestina, auch Encalypta rhabdocarpa, Barbula
paludosa und Rhynchostegiella tenella und in der Donau selbst Cin-
clidotus fontinaloides und C. riparius, in einem ihrer Zuflüsse sogar
C. aquaticus, alles dem Wutachtal bis jetzt vollständig fehlende Arten.
Dabei ist die Vegelation von ausserordentlicher Fülle, so dass z. B.
Timmia bavarica nicht etwa nur spärlich wächst, wie meistens in der
ganzen übrigen Kette, sondern in breiten, tiefen, oft ganz fruchtbedeck-
ten Rasen an zahlreichen Stellen anzutreffen ist. Auch die Baummoose
der Wälder, die hier auf der Schattenseite die steilen Hänge vom
Thalboden bis zum Plateaurand bekleiden, zeichnen sich durch meh-
rere interessante Arten, so Platygyrium repens, Neckera pennata, Pteri-
gynandrum filiforme und Buxbaumia indusiata aus. Auf dem Plateau,
das zum Teil mit Culturland bedeckt ist und stellenweise auch kalk-
ärmere Aufschüttungen neueren Datums (Alluvium) besitzt, und auf den
wenigen Bergrücken sind, ausser den schon erwähnten Torfmoosen,
Dicranum spurium und D. undulatum, Plerygoneurum cavifolium, Pottia
truncatula, P. lanceolata, und P. minutula, Aloina aloides, Tortula lævi-
pila, Barbula Hornschuchiana, B. convoluta, Orthotrichum saxatile und
0. cupulatum, Encalypta vulgaris. Anomodon longifolius, Rhynchoste-
giella curviseta ! Amblystegium subtile und A. confervoides, Hypnum chry-
sophyllum, H. incurvatum und H. crista-castrensis gefunden worden.
(Die interessanten Arten von der Umgebung des Rheinfalls bei Schaff-
hausen sind schon weiter oben genannt worden).
Demnach zeichnet sich der badische Jura aus:
1) durch das fast völlige Fehlen subalpin-alpiner Arten (nur Dicra-
num Mühlenbeckü und Encalypta rhabdocarpa),
2) durch die weitere Abnahme südlicher Formen; diese bestehen
noch aus: Gymnostomum calcareum, Aloina aloides und Cylindro-
thecium concinnum.
3) durch eine besonders stark ausgeprägle Flora von reinem Jura-
charakter, an der der begleitende Muschelkalk nicht voll
partizipiert.
422 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (352)
Im württembergischen Anteil liegen die Verhältnisse ganz ähnlich,
weshalb wohl von einer detaillierten Schilderung abgesehen werden
kann, besonders noch, da ihm in Hegelmaiers: « Ueber die Moosvege-
tation des Schwäbischen Jura » eine sehr ausführliche Behandlung ge-
widmet ist. Es erübrigt nur, an Hand der vorliegenden Daten, die zum
Teil auch aus neuerer Zeit stammen!, einen übersichtlichen Schluss
zu ziehen.
Vor allem auffällig ist die Zunahme der subalpin-alpinen Gestalten,
die im badischen Jura auf ein Minimum zurückgegangen waren.
Dieselben sind hier vertreten durch:
Dicranum Mühlenbeckii. Mnium orthorrhynchum ster.
Distichium inclinatum (infolge von » spinosum ster.
Bahnbau wahrsch. verschwunden). Ptychodium plicatum ster.
Encalypta rhabdocarpa. Plagiothecium pulchellum.
Bryum elegans ster.
Bei der unbedeutend geringeren Höhe der Bergzüge im badischen Ab-
schnitt ist die Bevorzugung des württembergischen Jura durch subalpin-
alpine Arten nur schwer zu erklären. Am meisten Wahrscheinlichkeit
dürfte die Annahme beanspruchen, dass dieselben aus den nördlichen
Kalkalpen des Allgäu stammen, wo der Alpenzug durch eine natürliche
Brücke, die zwischenliegenden hügeligen Kalkgebiete, mit dem Jura
verbunden ist.
An südlichen Formen ist auch im württembergischen Jura grosser
Mangel; der Hauptsache nach gehören sie den sonnigen Abhängen der
Haupttäler (Donau und Neckar) an. Es sind:
Hymenostomum tortile(Abhänge gegen Grimmiacrinita (Tuttlingen o/d Donau)
das Neckartal). » orbieularis (Ulm a/d Donau).
Gymnostomum calcareum. Cylindrothecium concinnum.
Trichostomum mutabile.
Sie scheinen weniger dem Verlauf des Gebirgszuges von Süden her
gefolgt, sondern vielmehr einerseits aus der Rheingegend neckaraufwärts,
andrerseits donauaufwärts eingewandert zu sein. So erscheint Aloina
aloides, die in Baden noch dem Jura angehörte, in Württemberg erst
wieder im unteren, milden Neckartal an den Weinbergsmauern der
! Anm.: F. Müller: Beitrag zur Moosflora des schwäbischen Jura. Jahreshefte
des Ver. f. vaterl. Naturkunde in Württemberg.
(353) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 423
Umgebung von Türkheim und Esslingen. In ihrer Nähe findet sich noch
eine zweite südliche Form : Cylindrothecium Schleicheri (bei Cannstadt)
Von mehr zufälligen Vorkommnissen seien noch Didymodon luridus,
Barbula reflexa, Tortula montana, Cinclidotus fontinaloides und C. ripa-
rius, Grimmia tergestina, Orthotrichum repulatum, Webera cruda und
Brachythecium lætum, genannt die mit wenigen Ausnahmen bis jetzt
noch nicht im badischen Anteil gefunden worden sind. Auch Seligeria
calcarea von Sigmaringen ist bis jetzt der einzige Standort im ganzen Jura.
So sehen wir im württembergischen Jura.
4. wieder ein Anwachsen der Zahl subalpin-alpiner Arten (wahrsch.
aus dem Allgäu)
2. mehr südliche Formen, die aber nicht direkt der Gebirgsrichtung
von Süden her gefolgt sind, sich vielmehr als Einwanderung aus
den Stromgebieten des Rheins und der Donau erklären lassen.
III. Nördlicher Abschnitt. Der fränkische Jura unterscheidet sich
von den beiden anderen Abschnitten namentlich dadurch, dass in ihm
kieselreiche Schichten (Sandstein, sandige Anschwemmungen und einzeln
umhergestreute Quarzblöcke und Hornsteinmassen) eine bedeutende Rolle
spielen und daher einer grossen Menge kieselholder oder kieselsteler
Moose zur Unterlage dienen, die zum grossen Teil dem ganzen übrigen
Gebirge fehlen. Dieser Umstand, zusammen mit der weit nach Osten und
gegen das hercynische Gebirgssystem vorgerückten Lage bewirkt eine
derartige Mischung vorschiedenartigster Florenelemente, dass er vor
allen andern Abschnitten des langen Gebirgszuges eine isolierte Stellung
beansprucht. Trotzdem verliert aber der Charakter der eigentlichen
jurassischen Flora nichts an Intensität, obwohl die Zahl der ihr ange-
hörenden Arten bei der Menge kieselsteter Formen in der procentischen
Zusammensetzung gegen die entsprechenden Sätze in den vorbe-
handelten Abteilungen I und II weit zurück bleibt. Es darf auch nicht
vergessen werden, dass wir gerade über diesen Gebirgsteil besonders
gut unterrichtet sind; haben doch Männer wie Milde, Arnold und
Molendo diesem Teil Frankens ihre jahrelangen Studien gewidmet.
Was hier übersichtlich und vergleichend im Rahmen dieser Skizze
zusammengestellt wird, ist alles den Arbeiten und Veröffentlichungen
der genannten Forscher, selbstredend mit Berücksichtigung der neuer-
dings von Limpricht geübten Revisionen, entnommen. Wenn auch
nicht daran gezweifelt werden kann, dass noch manche bisher allein aus
dem fränkischen Jura bekannt gewordene Arten in andern Teilen des
424 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1905 (354)
Gebirges durch genauere Forschungen nachgewiesen werden dürften, so
bleibt doch immer noch eine so grosse Zahl eigenlümlicher Arten,
dass die Abgrenzung des fränkischen Jura als eines natürlichen Ab-
schnittes vollauf berechtigt erscheint.
Von ausgesprochen kieselholden oder kieselsteten Arten sind
aus ihm zu nennen :
Dicranoweisia cirrata. Dryptodon Hartmani.
Cynodontium torquescens. Rhacomitrium heterostichum.
Trematodon ambiguus. Hedwigia ciliata.
Dicranella rufescens. Ulota americana.
» curvata. Encalypta ciliata.
Dicranum montanum (auchan Bäumen). Webera elongata.
» viride (auch an Bäumen). Mnium punctatum.
» flagellare (auch an Bäumen). Bartramia ithyphylla.
» fulvum. Meesea trichodes.
» longifolium. Catharinea tenella.
» spurium. Pogonatum nanum.
Dieranodontium longirostre. » aloides.
Campylopus flexuosus. » urnigerum.
Leucobryum glaucum. Diphyscium sessile.
Brachydontium trichodes. Buxbaumia aphylla.
Campylosteleum saxicola. Heterocladium dimorphum.
Ditrichum tortile. Eurhynchium Stokesii.
» vaginans. Plagiothecium elegans.
» pallidum. Hypnum Lindbergii.
Grimmia trichophylla. Andreæa petrophila.
» ovata. Sphagnum Girgensohnii,
» leucophæa. » fimbriatum.
» commutala. » squarrosum.
(Fortsetzung folgt.)
425
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
293” séance. — Lundi 13 avril 1906. — Ouverte à
8 h. 30 dans la salle de bibliothèque de l'Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le D' Eugene Penard, vice-président.
Le procès-verbal de la 292me séance est adopté après réparation
de l’omission suivante signalée par le secrétaire à la p. 34% (p. 249 des
comptes rendus) où les blancs de la 10me ligne de la communication sur le
Miellat doivent être complétés ainsi : « (ef. pp. 320 à 323) ».
— M. le président fait part des excuses de MM. Augustin de Candolle et
Henri Romieux, absents pour raison de voyage, et annonce au milieu de
nous la présence de M. l’abbé Gave, notre honoré membre correspondant.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau : ALLEMAGNE,
Botanisches Centralblatt, Nos 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 15 de 1906; ETATS-
UNIS : Mycological Notes, fase. 19 et 20 de 1905; Mycological Writings,
Index du vol. I (1898-1905); SUISSE : Annuaire des Conservatoire et
Jardin botaniques de Genève, 9me année (1906); Bulletin de la Soc. vaud.
des Sciences naturelles, No 154 (déc. 1905).
HERBORISATIONS POUR 1906. — La commission des herborisations
(MM. Guinet, Lendner et Martin) est confirmée dans son mandat pour
1906, avec charge de convoquer pour les herborisations au moment
propice. Outre le champ d'exploration (flore paludéenne de Genève)
désigné par M. Romieux dans une précédente séance, l'on prévoit, sur
l'avis favorable de M. le D" Briquet, une herborisation au Vuache fixée
au jeudi 24 mai 1906.
FECONDATION CROISÉE, PAR LES ABEILLES, DANS CAMPA-
NULA MEDIUM L. M. le D' Louis Viret signale tout d'abord de
nombreuses variations dans la morphologie du calice de Campanula
Medium L. cultivés dans son jardin : sur la même plante, il a trouvé tous
les stades passant jusqu’à la forme absolument corolloide. D'autre part,
un facies prononcé dans une tige a provoqué la formation de fleurs
simples-multiples à plus de 12 pétales soudés; les styles présentaient la
même formation avec nombreux stigmates.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 5, 30 avril 1906. 29
426 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 (251)
La corolle de ces Campanula, bleue ou blanche, est garnie sur les
lignes de soudure des pétales, de grands poils radiants dirigés vers le
style et obstruant complètement l'ouverture de la corolle pour les gros
insectes : ceux-ci, pour pénétrer à l’intérieur, n’ont d'autre ressource que
de forcer le passage au centre de la fleur, passant ainsi sur les stigmates
pour descendre ensuite le long du style abondamment couvert de pollen
agglutiné entre des poils unicellulaires, dressés.
Ces dispositifs assurent la fécondation croisée : les anthères déversent
le pollen, avant l'ouverture des fleurs, sur le style, divisé en cinq masses
allongées bien définies; les abeilles enlèvent tout le pollen — car on en
trouve pas trace au fond des fleurs développées — et les poils de la
corolle s’enroulent en tire-bouchons tandis que les stigmates sont déve-
loppés en un gracieux panache; le style est complètement dégarni de
ses poils, probablement détruits par les abeilles pour s'emparer du pollen.
— M. Viret se propose de continuer ses observations en vue d’un travail
plus complet sur ce sujet.
D’interessantes remarques sont échangées à propos de cette communi-
cation : par Me Naville sur la morphologie de la corolle du Campanula
Medium, par M. le BD" Briquet sur le role des insectes perforants qui
pourraient pénétrer dans la corolle par sa base en évitant le dispositif de
défense formé par les poils, et par M. Bertrand sur les différentes
classes ou espèces d'insectes visitants et leur mode respectif d’introduc-
tion dans la fleur.
NOTES FLORISTIQUES. — M. Paul Chenevard communique les
résultats de ses recherches élucidant quelques points litigieux relalifs
aux espèces suivantes :
Phyteuma humile Schleicher. — Cette plante avait été indiquée
pour la flore tessinoise par Comolli [MtS. Jorio, in Flora Comense] et par
Conti (Caval Drossa, in Feuille des Jeunes Naturalistes (1893) : 278;
Tamaro, ex Rhiner, Abrisse (1896)]; ces indications sont inexactes,
M. Chenevard, après examen des échantillons types de ces auteurs,
ayant reconnu que la plante de Comolli est un Phyteuma Carestiæ Biroli,
et que celle de Conti appartient au Ph. hemisphæricum var. longibractea-
tum Bornmüller.
Ranunculus Wolfianus Chenevard (Bull. Soc. bot. Genève
1899). — Cette plante était considérée par Freyn comme l’une des
quatre races locales du R. alpestris L.; au sens de notre collègue les
récents prêts de matériaux qui lui ont été faits par MM. Goudet (Valais),
Steiger et Braun (Grisons), confirmeraient l’origine hybride du R. Wol-
fianus : — R. alpestris L. X R. glacialis L.
Senecio Carniolicus Willd. var. nov. insubricus Chenevard in Bull.
Herb. Boiss. 2e ser. & = 367 (1906). — Passant en revue les caractères
différentiels qui distingueraient le S. Garniolicus Willd. du S. inca-
nus L., M. Chenevard est conduit à constater la grande variabilité de ces
caractères el à ne considérer comme différence absolument constante
que celle offerte par la forme du limbe foliaire. — Recherchant le
N
Er
4
(252) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE, 127
S. Carniolicus indiqué au Tessin, notre collègue n'a pu trouver aucun
exemplaire typique de cette espèce alpine orientale, mais en revanche a
constaté en quelques points des hauteurs qui bordent la Léventine à
l'Est une forme intermédiaire entre les deux S. Carniolicus et S. incanus,
et qu'il rattache à la première de ces espèces sous le nom de S, Carnio-
licus var. nov. insubrianus.
Leontodon hispidus subsp. alpicola Chenevard, Ann. Jard. bot,
Genève IX : 47-48 (1905), sub var. — Après examen des échantil-
lons authentiques du L. hispidus var. opimus Koch conservés à l’herbier
de Leyde, M. Chenevard a pu se convaincre que sous ce nom le
célèbre botaniste avait réuni au moins deux formes distinctes dont l’une
correspondrait au L. alpinus Jacquin (Fl. austr. I, tab. 93, 1773) et serait
celle qui cadre le plus exactement avec la diagnose de la var. opimus Koch
Synopsis ed. II : 360, et l’autre serait la plante décrite sous le nom de
variété alpicola par notre collègue, et figurée dans Reichenbach, Ie. XIX,
tab. 1349, sous le nom de L. hispidus var. opimus Koch. — Pour tous les
détails concernant cette communication, cf. Bull. Hb. Boiss. 1906,
pp. 368 à 370.
D'accord avec M. Chenevard pour ce qui se rapporte à la forme inter-
médiaire entre les Senecio Carniolicus et S. incanus du Tessin, M. Ghodat
estime néanmoins que d’une manière générale le Senecio Carniolicus se
distingue par ses akènes ordinairement glabres du S. incanus à akènes
le plus fréquemment pubescents. — M. Casimir de Candolle demande
un renseignement sur la localisation de l’indument chez les akènes
polymorphes signalés par M. Chenevard dans un même capitule du
Senecio incanus.
Au sujet de l'habitat du Ranunculus glacialis, M. Briquet fait remarquer
que cette plante n’est pas essentiellement silicicole, et cite plusieurs de
ses stations sur le calcaire; en revanche, le R. alpestris est bien un calci-
cole exclusif,
CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE DE LA FLORULE GENE-
VOISE. — M. Gustave Beauverd présente les plantes suivantes qu'il
a récoltées dans les environs de Genève : les unes, exotiques évidem-
ment introduites, ne méritent d’être signalées que pour fixer la date
approximative de leur apparition chez nous; d’autres sont des espèces
adventices nouvelles ou rares pour notre territoire; une seule (Trifolium
Balbisianum) paraît bien spontanée et serait nouvelle pour la flore suisse.
1. Trifolium montanum var. rubriflorum St Lager in Cariot, Etude
des Fleurs 2 : 180 (1889); — Trifolium Balbisianum Seringe in DC.
Prodr. 2 : 201 (1825). — Simple forme à fleurs roses du Trifolium
montanum L., dont le type est à fleurs blanchâtres; cette plante, signalée
jusqu’à present dans le seul bassin méridional du Rhône serait nou-
velle pour le territoire suisse par sa station du Bois des Frères,
rive droite du Rhône (Genève), où elle prospère mélangée au type qui
est très répandu. — 13 juin 1903.
2. Vicia lutea L. — Talus du chemin bordant le S-W. de la
propriété Sarasin, au Grand-Saconnex (Genève). — Rare chez nous,
où Reuter (Catal. Genève, 1861) l’indiquait à Châtelaine, à Aire et à
Peney, stations fort compromises actuellement !
128 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me skR.). 1906 (253)
2bis. Au sujet de ce Vicia lutea, M. Beauverd fait remarquer que l’un
des Vicia à fleurs jaunes présentés en séance de mai 1902 et juin 1903
(Cf. Bull. Hb. Boiss. 1903 : 646) par notre collègue M. Martin est le
V. pannonica, originaire de Hongrie et inédit pour la flore suisse :
adventice à la Roseraie, rive droite de l’Arve, près Genève.
3. Lathyrus hirsutus L. — Adventice au pied d’un mur du
chemin Colladon, au Petit-Saconnex (Genève); les feuilles de l’échan-
tillon présenté sont plus larges que celles du type tandis que les
pedoncules sont peu ou point hirsutes; pas de fruits développés. —
Cette espèce est rare et fugace dans notre flore, où Reuter l’a signalée à
Sionnet et à Veyrier (canton de Genève). — Juin 1905.
L. Erysimum orientale R. Br. (= Conringia orientalis L.)
Adventice au chemin de Varembé, près Genève, non loin d’un campe-
ment de tziganes, et à quelque distance de la gare des marchandises. —
Espèce rare et fugace de notre flore, où elle se rencontre accidentelle-
ment dans le voisinage des minoteries. — Mai 1900; juin 1905.
5. Gaura biennis L. — Lisiere S.-W. du bois de Budé, près Ferney
(Ain), dans la station du Sarothamnus scoparius signalée par Reuter
dans l’édition de 1861 de son Catalogue. — Cette Onagracée d’origine
américaine (Nouveau-Mexique, etc.) a été évidemment introduite dans
celte station, mais en quelle circonstance et depuis quand ?
6. Sideritis montana L. — Récolté à deux reprises, en 1900 et
1905, aux environs de Varembe, près Genève, et provenant, comme la
plupart des plantes précédentes, soit de la gare des marchandises, soit
d'un campement de vanniers tziganes? — Originaire d'Orient et plus
généralement répandu dans les régions méridionales de l'Europe; signalé
en Suisse dans le seul canton du Tessin (Generoso et Salvatore : intro-
duit?)
7. Echinops banaticus hochel. — Talus d’un nouveau chemin
conduisant de la route de Vernier au Bois des Frères (canton de Genève,
rive droite); plante évidemment introduite, à observer. — 27 août 1905.
8. Gentaurea Adami Wildenow. — Forme extrême, étalée et à
larges feuilles, à divisions du péricline munies de pointes très courtes et
presque égales, la terminale non développée en longue épine comme chez
le C. solstitialis type. — Adventice au chemin de Varembé, près Genève,
auprès d’un/campement de tziganes et en compagnie des Siderilis mon-
luna, Berteroa incana, Erysimum orientale, Lepidium ruderale, ete. —
Inedit pour la flore suisse. — Juillet-août 1905.
9. x Gentaurea Moehrleni Vetter? (C. orientalis X scabiosa)?
— Un beau pied de cet hybride. prospérait sur le talus de la place de
l’église du Grand-Saconnex, canton de Genève; en partie dévoré par les
bestiaux, l'échantillon présenté ne peut malheureusement pas être iden-
üfié avec certitude. A noter le fait que cette plante curieuse, dont l’un
des parents est indigène et l’autre originaire d'Orient, a été décrite et
trouvée pour la première fois en Suisse par M. J. Vetter, qui l’avait obser-
vée en compagnie des parents auprès des moulins d’Orbe (Vaud).
TROISIEMES ADDITIONS A LA FLORE DES ALPES D’ANNEGY. —
Depuis les Secondes additions publiées aux comptes rendus de la 282°
séance (13 février 1905 : 188), et à la suite des herborisations en avril
1905 dans le massif de la Tournette (cf. Comptes rendus 285me séance,
(254) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 429
8 mai 1905 : 616 et 617), M. Beauverd a continué d'explorer la lisière
méridionale des Alpes d'Annecy (vallée de Faverges) et en a rapporté
d’interessants matériaux qu'il présente accompagnés des notes sui-
vantes :
Circonscription des Aravis. — Ptychotis Saxifraga (L.)
Wohlfr. : base du mont Charvin, dans les pierriers sur Marlens (Haute-
Savoie, frontière), entre 500-600 mètres, très abondant! (19 août 1905).—
Plante entièrement nouvelle pour les Aravis!
Alsine mucronata 1. (= Alsine rostrata auct.). — Même station que la
précédente, mais plus rare (19 août 1905). — Cette espèce, nouvelle pour
la flore des Aravis et toute la lisière de Faverges, est commune dans le
bassin de l'Isère et les régions plus méridionales des Alpes francaises:
n'était jusqu'alors signalée dans les Alpes d'Annecy qu'au Calvaire de
Thönes (circonscription de la Filière) : y a très vraisemblablement péné-
tré par le Graisivaudan et la vallée de la Chèze, comme l’attesterait le
nouveau jalon de Marlens!
Hieracium andryaloides Villars; belle Eperviere nouvelle pour les Aravis
ou elle est assez abondante dans les rochers de la base du Charvin et
dominant Marlens, non loin de la frontière de Ia Haute-Savoie (19 août
1905).
Crepis virens var. agrestis (W. et K.) Boissier, Fl. Or. IT : 848; = Cre-
pis agrestis W. et Kit., Pl. rar. hung. III, tab. 220! : diffère du Crepis
virens type par son port plus robuste, à tige fistuleuse unique et à capi-
tules plus grands; divisions du péricline hérissées de poils noirs entre-
meles de poils glanduleux. — Mélangé au type dans les forêts à détritus
erratiques des environs de Cordon sur Sallanches, vers 800-900 m., Ara-
vis. — Cette plante, beaucoup moins commune que le type, n'avait pas
encore élé signalée en Savoie où on doit la retrouver vraisemblablement
en d’autres stations.
D’entre les autres plantes intéressantes récoltées en 1905 dans les
Aravis et déjà connues pour celte circonscription floristique, deux autres
espèces sont présentées avec les annotations suivantes :
Pedicularis silvatica L. — Rhodorée du col Jaillet, sur Combloux (près
Sallanches, vallée de l’Arve), vers 1800 m. d'altitude environ et en com-
pagnie des Gnaphalium supinum, Silene rupestris, Lycopodium alpinum,
Meum athamanticum", ete. — Cette station, remarquable par son extrême
altitude, doit être considérée comme dépendant de l'aire du Pedicularis
silvatica signalée pour la première fois aux environs de Sallanches par le
botaniste Jaques Roux *; c’est la station citée dans le catalogue Payot et
seule indiquée pour la Haute-Savoie dans la flore de Cariot et St-Lager
(ed. 7 (1889) : 635), bien que celle du Vuache (Jura Savoisien) découverte
" Le Meum athamanticum abonde partout dans les Alpes de Combloux et de
Cordon, comme nous avons pu nous en convaincre d’après les prévisions de
M. Gave qui, le premier, a signalé cette belle Ombellifère dans les Alpes d’An-
necy. — Cf. Compte rendu 282me séance : 189 (13 févr. 1905).
? Cf. Briquet, in Compte rendu 279me séance (14 nov. 1904) : 173.
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (255)
par M. Louis Naville, fut publiée des 1888 par nos collègues MM. Kamp-
mann et Schmidely in Bull. Soc. bot. Genève IN : 339.
Melampyrum nemorosum L. — Cette splendide Scrophulariacée abonde
au-dessus de Sallanches, dans les forêts à détritus erratiques des environs
de Cordon (Aravis) entre 700-900 m. d'altitude. — Selon nos flores
locales, cette espèce serait commune dans les « montagnes du Chablais
et du Faucigny » (Cariot, Etude des fleurs II, ed. 7 (1889) : 630; St-Lager.
Catal. Rhône : 609) ou dans les « bois des montagnes » (Bouvier, Fl. des
Alpes : 482); tous les botanisies qui ont exploré ces contrées peuvent
assurer combien ces indications sont exagérées sinon fantaisistes! C’est
ainsi que ce Mélampyre manquerait totalement au Chablais? et que, pour
le Faucigny, son aire serait limitée à quelques rares stations du bassin de
Sallanches, vallée de l’Arve. — L'une des plantes qui, par les stations
qu'elle occupe dans les Alpes Lémaniennes et d’ Annecy, indique le mieux
la voie de pénétration des éléments rhodaniens méridionaux dans ces mon-
tagnes par la vallée du Grésivaudan !
Circonscription de la Tournette. — Polygala alpestris Rchb.
Sommet du Mont Baron, en montant du Col des Contrebandiers, vers
1300 m., sur calcaire urgonien (29 avril 190%). — Bien que généralement
répandue dans notre flore, cette espèce paraît rare dans la partie méri-
dionate des Alpes d'Annecy; inédit pour le Veyrier!
Evonymus latifolius Scopoli : Base du Veyrier, au pied des parois de
Magériaz, vers 500 m. (29 avril 1905); Balmaz de Viuz, sur Faverges,
vers 800 m., en compagnie de Colutea arborescens, etc. — Cet arbuste se
différencie de l'E. europæus (auquel il est généralement rattaché à titre
de sous-espèce ou variété) par ses rameaux lisses à feuilles plus larges et
glabres, ses fleurs pentamères et ses capsules plus grosses, pentagones, à
angles ailés. Son aire géographique, tout en se confondant sur plusieurs
points avec celle de l’Æ. europæus, indique cependant une espèce plus
sud-orientale. Signalée dans les Alpes d'Annecy, entre Ugine et Flumet,
vallée de l’Arly (Graisivaudan prolongé!); connu ailleurs dans le bassin
de l’Isère, la Tarentaise, la Maurienne. le col de Tamié (face au Roc de
Viuz!) et le Semnoz (vis-à-vis du Veyrier!); remonte la vallée du Rhône
jusqu’au Salève.
Vitis vinifera L. : spontané (?) dans les ravins pierreux sur Verthiez,
en compagnie de Piychotis Saxifraga, Rubia peregrina, Cyclamen euro-
pæum, etc. jusqu'à 900 m. d'altitude. Nouveau pour le massif de la Tour:
nette, et connu ailleurs dans les Alpes d'Annecy aux Gorges du Borne
(limite des circonscriptions de la Fillière et des Vergys).
Viola mirabilis L. : Taillis sur Verthiez, au bas de la Tournette, jusqu’à
800 m. environ; nouveau pour le massif de la Tournette proprement dit,
mais signalé ailleurs dans la circonscription à la Montagne de Veyrier,
près Annecy.
a Briquet, Monographie du Vuache, in Bull. Soc. bot. Genève VII : 117
(1894).
? Cf. Briquet, Bull. Soc. Murith., XXVII : 178 (1900).
(256) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 431
Ptychotis Saxifraga (L.) Wohlfr. — La première mention de la pré-
sence de cette plante dans la circonscription de la Tournette date de 1878,
époque à laquelle la « Flore des Alpes » de Bouvier la signalait dans la
« vallée de Montmin, près Faverges ». Bien que première station connue
dans les Alpes d'Annecy, elle est passée sous silence dans les ouvrages
de Cariot et St-Lager; depuis lors M. le professeur Guinier l’a récoltée en
1894 aux environs de St-Germain, sur Tailloires (inédit, mss. in litt. déc.
19051), et en 1905 nous l’avons constatée en abondance à la Balmaz de
Viuz (800 m., sur Faverges), puis à Marlens (Aravis) et dans toutes les
rocailles de la côte de Verthiez, où cette plante prospère jusqu’à 900 m.
d’altlitude en compagnie du Rubia peregrina. — L'on peut désormais la con-
sidérer comme l’une des espèces méridionales caractéristiques de toute la
lisière de Faverges!
Hieracium Lawsoni Villars, var. saxatile (Vill.) Scheele; = H. saxatile
Vill. sensu strieto : abondant à la Balmaz de Viuz, sur Faverges, vers
800 m. environ; nouveau pour toute la circonscription de la Tournette.—
Trouvée ailleurs dans les Alpes d'Annecy aux rochers de Morette, cir-
conscription de la Filliere (nob.!). Plus commun dans le bassin méri-
dional du Rhöne et le Gresivaudan!
Hieracium andryaloides Villars : même station que l’espece précédente,
et nouveau pour la lisière de Faverges; cité par Puget à Serraval! —
Plus commun dans le bassin méridional du Rhône et le Graisivaudan!
Hierarium lanatellum Arvet-Touvet : Balmaz de Viuz, sur Faverges, où
cette espèce prospère en compagnie des deux précédentes; nouvelle pour
la flore du massif de la Tournette, et troisième stalion connue pour toute
la Haute-Savoie. — Plante du Dauphiné, remontant la vallée du Graisi-
vaudan.
Il est intéressant de constater que la plupart de ces espèces sont plus
communes vers le sud et ont évidemment suivi la vallée du Graisivaudan
lors de leur immigration vers les Alpes de la Haute-Savoie,
UNE ANNEXE DU DOMAINE FLORISTIQUE JURASSIEN : « LA PLAINE
DES ROCAILLES ». — Vers le milieu de la trouée molassique séparant
dans la Haute-Savoie le domaine floristique jurassien de celui des Alpes,
la « Plaine des Rocailles », ancienne moraine glaciaire semée de blocs
urgoniens, contraste avec la flore triviale du plateau des Bornes par les
nombreux éléments montagnards ou xérothermiques de son tapis végé-
tal: à peu près parallèle au cours de l’Arve, au sud duquel elle est ados-
see, elle se présente comme un trait d'union reliant la chaîne du Salève
aux Alpes d'Annecy.
La flore de cette curieuse et pittoresque contrée n’est que très impar-
faitement connue, et à l'exception des articles de Puget et de quelques
résultats d’herborisations consignes dans le Catalogue de Reuter ou la
Flore des Alpes de Bouvier, il n'existe pas d’autre travail d'ensemble sur
la flore de cette contrée que celui publié par notre collègue M. l’abhé
Gave comme complément à l'étude monographique sur «La paroisse de
Reignier » par M. le chanoine J.-M. Chevallier (Annecy 1900, pp. 189 et
seq.). C’est en se basant sur les résultats exposés dans ces diverses publi-
cations, et plus encore sur ceux de ses herborisations personnelles que
432 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (257)
M. Gustave Beauverd fait ressortir les frappantes analogies qui existent
entre la flore de la Plaine des Rocailles et celle des stations les plus
caractéristiques du Jura savoisien. En effet, dès l’apparition des premières
fleurs l’on peut déjà constater l'identité presque absolue de la flore
vernale des abords de la «Pierre aux Fées», près Regnier, avec celle du
Vuache ou d’autres parties du Jura savoisien, où abondent les formations
de Narcissus pseudo-Narcissus accompagnés d’Erythronium dens-canis,
Hepatica triloba, Scilla bifolia, Leucojum vernum, Corydalis solida, etc.,
etc. — Plus tard, ce sont les Buxus sempervirens, Polygala chamæbuxus,
Fumana procumbens, Globularia cordifolia, Potentilla caulescens, Cycla-
men europæum, T'eucrium montanum, ete., etc., qui avec d’autres espèces
rappellent les formations de garides du Jura savoisien tandis qu'elles
manquent complètement au tapis végétal des plaines molassiques avoisi-
nantes. Enfin, l’intéressante mention par M. Gave du Genista pilosa!
dans cette contrée, jointe aux récentes trouvailles de M. Beauverd qui à
récolté en quantité les Alsine fasciculata, Dianthus prolifer et Seseli
annuum en maintes stations de la «Plaine des Rocailles» achevent
d'accorder à cette florule un caractère jurassien très accusé qui permet de
la considérer comme un prolongement N.-E. de celle du Saleve.
Bien qu’il reste beaucoup à faire pour connaître à fond les autres
ressources floristiques de la Plaine des Rocailles, il paraissait nécessaire
de ne pas attendre davantage pour attirer l’attention des botanistes sur
une contrée de la plaine dont la flore montagnarde doit être envisagée
comme une anomalie dépendant de la structure géolologique du pays :
à une ancienne moraine glaciaire déposant pour ainsi dire arlificielle-
ment une longue zone de substratum calcaire dans une région essentiel-
lement siliceuse, correspond une florule xérothermique, extension des
garides jurassiennes au sein de la flore triviale et silicicole du plateau
molassique de la Savoie.
Après avoir recommandé la prochaine herborisation du 13 avril aux
environs d'Annecy et présenté une culture de Primula auricula fleuris
et originaires de la Cluse de Saint-Clair, la séance est levée à 10 h. !/a.
Dix-sept membres : MM. Penard, Viret, Beauverd; Bertrand, Briquet,
Casimir de Candolle, Chenevard, Chodat, Fredericz, l'abbé Gave,
D' Goudet, Guinet, Lendner, Martin, Mme Naville, M. Schmidely et
Mie Sergueeff.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
1 Tandis que les Cyclamen europœum, Polygala chamæbuxus et Potentilla
caulescens pourraient provenir de l'Est par les Alpes d'Annecy, il paraît évident
que Genista pilosa, Alsine fasciculata, Seseli annuum et Fumana procumbens
proviennent de l'Ouest par le Salève et la vallée de l’Arve; quant à l’Erythro-
nium dens-canis, sa pénétration dans la vallée de l’Arve à partir du Vuache est
nettement indiquée par les jalons suivants : nombreuses stations le long du cours
du Rhône jusqu'aux portes de Genève: Bois de la Bâtie et Pinchat sur le cours
genevois de l’Arve; Viaison et Menoge, Pierre aux Fées, environs de Bonneville
et de Scionzier pour le cours de l’Arve en Haute-Savoie.
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PLANTE AFRICANÆ
Nous referant aux annonces parues
dans notre Bulletin en août 1894 et dé-
cembre 1904, nous avons le plaisir d’in-
former nos correspondants que l’Herbier
Boissier a de nouveau recu en 1905 des
collections de plantes récoltées au IF rans-
vaal et spécialement aux environs de
Shilouvane, par M. le missionnaire
Henri-A. Junod. |
L'étude de ces plantes a été confiée à
Me Proi. D EH. Schinz, a Zurich.
Il en a été extrait de petites collections
dont il reste encore 4 exemplaires ren-
lermant de 41 a 2 numéros:
Ces collections sont à vendre, ainsi que
3 des précédentes, qui contiennent de 15
à G numéros, pour le comptede M. Junod,
au prix de 90 francs la centurie.
S’adresser à la Direction du Bulletin
à Chambézy.
ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
DORE IN RUE EINEN G O-EOE LE WDNTIVERSATES
Organ für die Gesammtlinleressen der Mveologie, enthaltend Original-Abhanıl-
Jungen, Referale und kritische Bespreenungen wichtiger mycologiseher Publi-
calionen. sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Litleralur.
Jährlich gelangen 6 Hefte zur Ausgabe. Preis des Jahrgangs 25 Mark.
Abonnements nimmt entgegen die Buchhandlung R. FRIEDLÆNDER & SOHN
in Berlin N. W., Karlstrasse 11.
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I. — Les manuscrits doivent être rédigés d une mamère
définitive, lisiblement, et d'un seul côté de la page; les
remaniements, adjonctions et toutes corrections autres que
celles d'ordre typographique restent à la charge de l’auteur.
Il. — Les épreuves à corriger sont envoyées aux auteurs
en doubles exemplaires, accompagnées du texte manuserit :
sauf avis contraire, les corrections doivent être retournées
à l'Herbier dans un délai maximum de trois jours après
leur réception. — Le bon à tirer doit être entre les
mains de la Rédaction (à Chambesy) le 25 du mois
au plus tard; passé ce délai, la publication de larticle
sera renvoyée à un numéro ultérieur.
III. — Soucieuse d'assurer lunité typographique du
Bulletin, les mesures nécessaires ont élé prises dans ce but
et, exception faite de certains travaux spéciaux ou de ceux
actuellement en cours de publication, la Rédaction n'ad-
mettra dorénavant aucune dérogation à ce principe.
IV. — Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de
l'Herbier Boissier ont droit gratuitement à 30 exemplaires
en tirage à part: au delà de ce nombre, la Direction se
réserve le droit d'autoriser un plus fort tirage aux frais de
l’auteur.
Tous les changements demandés pour des tirages à part
sont à la charge des auteurs.
Chambésv, 7 décembre 1905.
Gusrave BEAUVERD, rédacteur.
Ger ane. — ImPp. Romet, boulevard. de Plainpalais, 26.
LT TETE Be sd nn
BULLETIN.
4 a DE
L'HERBIER BOISSIE
| SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
F EONSERYATRURDE ÜHERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses Iravanz.
SECONDE SERIE
Tome VI. 1906.
N° 6.
Bon à tirer donné le 31 mai 1906.
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À 1906
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
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M RER ECS EEE
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
SECONDE SERIE =
SOMMAIRE DU N° 6. — JUIN 1906. *
; Pages =
l. -- Jacques Huber. — REVUE CRITIQUE DES ESPE- 2
GES DU GENRE SAPIUM Jacq. (avec gravures dans le +
HEXIC (SUB el NN) An ant re 133 4
Il. — R. Schlechter. — NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA 8
DES MONSUN-GEBIETES (suite et fin)..............…. (GE À
[IL — Franz Bubak. — ZWEITER BEITRAG ZUR PILZ- =
FLORA VON MONTENEGRO (Pannes 14 et 15) (suite .
| A ee... 473 3
IV. — — Ch. Meylan. — CATALOGUE DES HÉPATIQUES É
DU-JURA (Premier supplément) 2... 0,2 489 ‘4
,N. — Henri Junod. — HERBORISATIONS AU TRANSVAAL 503 s £
_ NI — H. Léveillé. — NOVITATES SINENSES......... 50% Le
VII. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE 4
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 14 mai 1906.... 507 E
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL...... Nos 15097 à 15396 à
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OBSERVATIONS ; 4
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Les auteurs des trävaux insérés dans le Bulletin P’Herbier boissier 3
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part. Be |
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours s
qui suivent la publication de chaque numéro. |
1 ee
vun 19 JJU0
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 6.
LIBRARY
NEW YORK
REVUE CRITIQUE POTANICAL
GABDNDEN
GARDE] 2
DES
Espèces du genre SAPIUM Jacq.
PAR
Jacques HUBER (Parà).
(Suite et fin.)
Brésil, Uruguay, Paraguay, République Argentine.
I. Feuilles minces, rarement un peu coriaces, non marginées (cf. S. submargi-
natum), à nervures peu proéminentes.
A. Pétioles allongés, atteignant plus d’un quart de la longueur du limbe.
a. Feuilles supérieures nettement lancéolées, glandes pétiolaires
divariquées, pointe de la feuille obtuse et plane
S. petiolare Hub.
b. Feuilles obovées ou oblongues obovées.
Glandes pétiolaires infléchies sous le limbe, courte pointe
TECOULOCE GLEN DE Loser S. longipes Hub.
Glandes pétiolaires minces divariquées, longue pointe recourbée
S. leptadenium Hub.
c. Feuilles elliptiques ou oblongues-elliptiques
S, intercedens Hub. S. Claussenianum Hub.
2. Pétioles n’atteignant pas le quart de la longueur du limbe.
A. Feuilles toutes obovées, rétrécies en coin à la base.
a. Limbe large (plus de 3 cm.) légèrement crénelé, pointe recourbée
S. Klotzschianum Hub.
b. Limbe large (plus de 3 cm.) nettement denté, sans pointe
recourbeern nn. east N UE S. argutum Hub.
c. Limbe étroit (2 à 2,5 cm), petite pointe recourbee
S. prunifolium Kl.
30
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1906.
43% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (22)
B. Feuilles toutes lancéolées ou oblongues lancéolées.
a, bimbe are (34cm) er. en S. occidentale Hub.
b. Limbe étroit (1,5-3 em.)
Glandes pétiolaires divariquees......... S. lanceolatum Hub.
Glandes pétiolaires infléchies sous la base du limbe
S. sublanceolatum Hub.
C. Feuilles très nettement dimorphes, inférieures obovées, arrondies
au sommet, supérieures lancéolées oblongues, nettement acuminees.
a. Feuilles presque coriaces, noirätres à la dessiccation, à pétiole
grêle, glandes pétiolaires infléchies sous le bord de la base du
= imbes spe re rer S. Sellowianum Kl.
= b. Feuilles minces, plus ou moins marginées, inférieures à pétiole
court, supérieures à pétiole grêle, glandes pétiolaires divariquées.
S. submarginatum Hub.
c. Feuilles presque coriaces, vertes, à pétiole très court, à bord
souyent nettement denté-.- "#00 S. montevidense KI.
D. Feuilles plus ou moins dimorphes, supérieures linéaires-lancéolées,
non acuminées, pétiole court.
a. Feuilles atteignant 10-15 cm. de longueur, glandes pétiolaires
peu proeminentes- re re S. longifolium Hub.
b. Feuilles n’atteignant généralement que 7 à 10 cm., glandes
pétiolaires avortées.......... S. hæmatospermum Müll. Arg.
IT. Feuilles coriaces, à nervures fortement proéminentes des deux côtés.
1. Feuilles largement obovées ou elliptiques.
a. Bord des feuilles à peine légèrement crénelé
S. obovatum Müll. Arg., S. Martii Hub.
b. Bord des feuilles denté à dents très aiguës.
S. Hasslerianum Hub.
2. Feuilles oblongues, étroites.
a. Feuilles brunätres par la dessiecatin....... S. tijucense Hub
b. Feuilles vertes et fortement réticulées en dessus, blanchâtres en
HeSSOUS wer en eee ch S. pallidum Hub.
Ill. Feuilles coriaces, petites, obovées, à nervures à peine visibles (folia loran-
CHACUN SN EE S. triste Hub.
IV. Feuilles subcoriaces, marginées, plus ou moins spathulées, à nervures fine-
& mentproemineniese Moe S. marginatum Müll. Arg.
v Sapium petiolare (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 25).
Excæcaria biglandulosa var. petiolaris Müll. Arg. in Flora Brasiliensis
XI, II p. 621 (14874).
« Foliis longe et graciliter petiolatis, inferioribus obovato-lanceolatis vel
obovatis superioribus angustioribus lanceolatis, basi acutis, apice obtuse
acuminatis, non pellucide-punctatis, margine eglandulosis vel hinc inde
a euer glandulis in apice petiolorum sitis brevius-
culis!. »
Hab.: Minas Geraës, Rio de Janeiro (?).
D’après Müller, le S. petiolare serait un arbre de 20 à 30 pieds. J’ai vu
des feuilles provenant de Caldas (Minas Geraës) et récollées par Regnell
(n. 243 H. DC.) et un échantillon fleuri provenant probablement de l'Etat
de Rio de Janeiro (Glaziou 9587 H. Del.). Dans le dernier le dimorphisme
des feuilles est assez prononcé (fig. 25, a, c), et les glandes petiolaires
1 Pour les espèces qui correspondent à d'anciennes variétés, j'ai reproduit les
diagnoses originales des variétés en les complétant dans la mesure du possible
(passages imprimés en italiques).
(23) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 4.35
Fig. 25. Sapium petiolare Hub, (a, c, g,f Glaziou 9587 H. Del.; b, d, e Regnell
243 H. DC.); a. b, feuilles inférieures; c, d, e, feuilles superieures; g, base
d’une feuille; f, fleurs mäles.
sont un peu plus allongées que dans l’Echantillon de Caldas. Les épis ter-
minent les rameaux, ils sont exclusivement mäles et assez richement
fleuris. Les glandes arrondies de chaque bractée sont un peu éloignées
l’une de l’autre. A l’aisselle des feuilles supérieures naissent 4 à 2 épis
androgynes. Par ses pétioles grêles et allongés, par la pointe obtuse des
feuilles et par ses pelites glandes pétiolaires divariquées, cette espèce est
bien caractérisée.
Sapium longipes (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 26).
Excæcaria biglandulosa var. longipes Müll. Arg. in Flora Brasiliensis
Vol. XI pars II p. 619 (1874).
« Foliis longe petiolatis lanceolato-obovatis oblusis vel breviter acutatis
calloso-uncinatis, basin aculam versus anguslatis non pellucido-punctatis,
a ima basi limbi sitis hemisphæricis vel breviter conicis, subin-
eXils »,
Hab. : Minas Geraës (?).
Cette espèce, dont je n’ai vu que les feuilles (Riedel n. 187 B, in H. DC.),
se distingue de la précédente par ses feuilles plus obovées, à pointe cal-
leuse et recourbée, et surtout par ses glandes pétiolaires, qui se trouvent
sur la base même du limbe, étant très courtes, mais recourbees en bas
comme celles de S. sublanceolatum et S. Sellowianum.
436 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1906 (24)
Fig. 26. Sapium longipes Hub. (Riedel 1487 B, H. DC.); a, bd, feuilles;
c, base d'une feuille, face inférieure. — Fig. 27. Sapium lepta-
denium Hub. (Riedel H. DC.); a, feuille; b, sommet d’une feuille.
Sapium leptadenium (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 27).
Excæcaria biglandulsoa var. leptadenia Müll. Arg. in Flora Brasiliensis
vol. XI pars II p. 620 (1874).
« Foliis longe petiolatis lanceolato-obovatis breviter abrupte acuminatis
calloso-uncinatis, basin acutam versus angustatis non pellucido-punctatis,
margine hinc inde appendiculato-glanduligeris, glandulis sub apice petiolo-
rum silis cylindricis rectis nonnihil retrorsum spectantibus. »
Hab. : « In silvatieis aprieis prope Mandiocca (Riedel) ».
D’après la description de Müller, cette espèce est un arbre de 20 à
40 pieds, à inflorescences androgynes de 9 à 12 cm. de longueur. Les
feuilles, que j’ai examinées dans l’herbier DC., se rapprochent dans leur
forme de celles de S. longipes mihi, mais elles s’en distinguent surtout
par ses glandes pétiolaires allongées et situées plus bas.
S. petiolare, S. longipes et S. leptadenium, qui proviennent tous les trois
de la même région (Minas Geraës), sont encore trop peu connus quand à
leurs organes de reproduction, pour que l’on puisse se prononcer défini-
tivement sur leurs affinités ; mais je ne crois pas me tromper en les
groupant ici ensemble et en les rapprochant du S. Claussenianum et du
S. intercedens.
Sapium Claussenianum (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 29).
Excæcaria biglandulosa var. Hippomane Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
(1866) p. 1204 p. p. quoad spec. Clausseniana.
E. biglandulosa var. Clausseniana Müll. Arg. in Flor. Bras. vol. XI pars
II p. 618 (1874).
« Foliis oblongo-ellipticis utrinque obtusis vel subobtusis apice incurvis
non vel vix pellucido-punctatis levissime crenulatis, petiolis elongatis,
(25) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 437
glandulis petiolorum elongatis cylindrico-ovoideis, bractearum late ellip-
eis. »
Hab. : Minas Geraës (Claussen), prope Lagoa Santa (Warming).
En comparant le S. Claussenianum avec S. Hippomane, avec lequel il
l'avait d’abord confondu, Müller dit (Fl. Br.) : «Folia paulo minora et glan-
dulæ bractearum ambitu mullo latiores, minus elongatæ, quam in var.
Hippomane. » Il aurait encore pu citer le pétiole plus long et flexueux, qui
caractérise le S. Cluussenianum non seulement vis-à-vis du S. Hippomane,
mais aussi par rapport au S. lanceolatum. Dans les différents échantillons
que j’ai vus étiquetés par Müll. Arg. comme Claussenianum, la pointe de
la feuille et les glandes pétiolaires montrent un développement assez
variable (Fig. 29, b-g). Les dernières ont une tendance de se recourber en
arrière, comme celles du S. leptadenium. Dans les échantillons de Claussen
que j'ai pu examiner dans les Herbiers DC. et Delessert, les glandes des
inflorescences sont presque orbiculaires, bien différentes de celles du
S. Hippomane. Dans l'échantillon récollé par Warming à Lagoa Santa
(n. 1537 H. DC.) l’épi est exclusivement mâle, très long (20 cm.) avec des
glomérules de fleurs assez espacés et des glandes également orbiculaires.
@
Fig. 28. Sapium intercedens Hub. (Warming 1536 H. DC.); a, b, c, trois feuilles. — Fig. 29. Sapium
Claussenianum Hub. (a, Warming 14537 H. DC.; b, c, Claussen H, Del.: d, e, à, Claussen
H. DC.; g, f, Warming 4537 H. DC.); a, feuille entière; b, d, f, sommets de différentes
feuilles; c, e, g, base des feuilles correspondantes; Ah, ?, fleurs mâles.
Sapium intercedens (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 28).
Exczcaria biglandulosa var. intercedens Müll. Arg. in Flor. Bras, vol. XI
pars II, p. 620 (1874).
E. biglandulosa var. grandifolia Müll. Arg. 1. c. (forma juvenilis).
« Foliis longius petiolatis, obovato-lanceolatis vel sæpius ellipticis vel
oblongo-ellipticis, basi acutis vel subobtusis, apice breviter et obtuse acu-
438 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me s£R,). 1906 (26)
minatis (acumine interdum grosse uncinato) non pellucido-punctatis dis-
tincte crenulatis et in margine hinc inde appendiculato-glanduligeris,
petiolis apice vel sub apice mediocriter glanduligeris. »
Hab. : Minas Geraës, Lagoa Santa (Warming).
Cette espèce, qui d’après Warming est un très grand arbre, se rap-
proche sans doute de l’espèce précédente, avec laquelle elle sera peut-être
réunie plus tard. Müller dit: « A var. Clausseniana differt foliis ambitu
paulo angustioribus et distinctius serrulato-crenatis. » J’en ai examiné des
feuilles récoltées par Warming (n. 1536 in H. DC.) à Lagoa Santa, qui ont
tous les caractères de feuilles d’un arbre adulte. La variété grandifolia de
Müll. Arg. (1 c.), «arbuscula silvestris floribus et fructu ignotis », égale-
ment de Lagoa Santa, est évidemment fondée sur un jeune exemplaire
du S. intercedens. Les feuilles y sont plus longues et plus minces, simple-
ment acuminées et sans pointe recourbée, avec des glandes pétiolaires
plus obtuses et les dents du bord plus aiguës, tous caractères juvéniles.
Sapium Klotzschianum (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — Fig. 30).
S. biglandulosum var. Klotzschianum Müll. Arg. in Linnaea 32 (1863)
p. 116.
Excæcaria biglandulosa var. Klotzschiana Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
p. 1205, p.p. quoad specim. brasiliensia, et in Flora Bras. XI 2 p. 619.
Fig. 30. Sapium Klotzschianum Hub. (a, b, Salzmann 500 H. DC.;
c, d, e, f, g, Riedel 487 H. DC.); a, c, d, feuilles; b, base de
la feuille a; f, sommet, e, base d’une feuille; g, ovaire.
« Foliis mediocriter petiolatis obovatis vel oblongato-vel lanceolato-obo-
vatis apice subobtusis vel sæpissime uncinato-acuminatis basi cuneatis vel
acutis subintegris, vix distincte pellucido-punctatis nitidulis, glandulis
petiolorum cylindrico-conicis ima basi limbi sitis; capsulis sessilibus obova-
tis, seminibus subasperis basi relusis. »
(27) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 439
Hab. : Brésil oriental, surtout Bahia (Salzmann) et Rio de Janeiro (où
cette espèce a été récoltée par plusieurs collectionneurs).
Comme j'ai montré plus haut (p. 352), les échantillons mexicains cités
par Müller sous le nom de S. bigl. var. Klotzschianum b. oblongatum
appartiennent à une espèce différente, caractérisée par des ovaires nette-
ment pédicellés et par ses feuilles très pointues (sans pointe calleuse
recourbée) et de forme très variable. Dans les échantillons brésiliens que
j'ai vus (Salzmann (Bahia) n° 500! in H. DC. et H. Del.; Riedel (Rio de Ja-
neiro) n. 187! in H. DC.) les feuilles sont toujours nettement obovées,
mais la pointe recourbee est tantôt large (fig. 30 c.f.), tantôt étroite (fig.
30 a.) et dans les glandes pétiolaires il ya également de légères diffe-
rences. Cetle espèce rappelle beaucoup le S. Hemsleyanum mihi, princi-
palement par la base des feuilles rétrécie en coin, mais les nervures laté-
rales sont moins nombreuses et moins proéminentes, tout comme dans
le S. prunifolium Kl., qui a cependant des feuilles plus étroites. Le spéci-
men de Salzmann (dans l’Herbier DC.) se compose de deux échantillons :
le premier a un épi mâle très long (presque 20 cm.), à la base duquel
naissent deux jeunes épis probablement androgynes ou principalement
femelles, accompagnés chacun de 2 feuilles opposées. L’épi concorde assez
bien avec les épis mâles de S. Hemsleyanum et de S. prunifolium, ayant
des glandes arrondies et étant effilé et appauvri au sommet. Le second
échantillon a un court épi fructifère accompagné de 2 feuilles opposées.
Les capsules ne sont pas pédicellées, les graines sont peu rugueuses, en
partie lisses.
D’après les collectionneurs, le S. Klotzschianum serait un arbre de 6 à
12 mètres environ.
Sapium argutum (Müll. Arg.) Hub. — (Fig. 31).
Excæcaria arguta Müll. Arg. in Flor. Bras. XI 2, p. 614 (1874).
« Foliis mediocriter petiolatis, stipulis
triangularibus coriaceo-scariosis subintegris,
petiolis superne utrinque biglandulosis, limbo
obovato basi cuneato apice breviter vel bre-
vissime cuspidato sicco membranaceo argute
serrulato subevenoso, capsulis sessilibus ma-
jusculis parum crassis, seminibus albido-coc-
cineis sub arillo spurie hinc inde tubereulato-
asperis. »
Hab. : Pernambuco (Martius n° 2409 in
H DC. !)
Petit arbre ou grand arbuste. Par ses feuil-
les {res minces, cette espèce rappelle le
S. prunifolium, dont elle se distingue cepen-
dant par la forme plus large et le bord net- us H. pc): a. d
tement denté de celles-ci, ainsi que par leur
pointe non calleuse et non recourbée. Les graines sont particulièrement
grosses et presque lisses.
Fig. 31. Sapium argutum Hub.
, feuilles.
Sapium prunifolium Klotzsch in Hook. Lond. Journ. of. Bot. IL.
(1843) p. 45. (Fig. 32).
s
440 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (28)
S. biglandulosum var. Klotzschianum subv. minus Müll. Arg. in Linnæa
32 (1863) p. 117. ee
Excæcaria biglandulosa var. prunifolia Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
. 1205.
B S. biglandulosum var. lanceolatum Müll. Arg. 1. c. p. p. quoad spec. Blan-
chet.
« Ramulis fusco-purpureis glabris, foliis obovato-oblongis sæpissime
asymmetricis apice incurvis breviter calloso-uncinatis, basin versus cu-
neatis, margine remote subserratis, petiolis apice biglandulosis, glandulis
breviter cylindricis, spicis terminalibus (aut axillaribus) solitariis. »
Hab. : Guyane anglaise (Schomburgk 283! H. DC. et B.); Bahia, Moritiba
(Blanchet 3546 ! in H. B.).
Fig. 32. Sapium prunifolium Klotzsch (a, b, c, e, g, h, Schomburgk 283 H. B. et DC.; d, f, à,
Blanchet 3546 H. B.); a-f, feuilles; 9, à, fragments d'inflorescences mâles; h, sommet
d’une inflorescence mâle. — Fig. 33. Sapium lanceolatum Hub. (a, d, Sagot 514 H. DC.;
b, c, Spruce H.B.), a, b, c, feuilles; d, fragment d'une inflorescence mâle.
Cette espèce présente un exemple particulièrement frappant des vicis-
situdes par lesquelles ont passé quelques espèces de Sapium. Décrite en
1843 pour une plante récoltée par Schomburgk dans la Guyane anglaise,
le S. prunifolium a été rangé par Müll. Arg. d’abord (1863) comme sim-
ple sous-variété minus du S. biglandulosum var. Klotzschianum, pour
être élevé plus tard (1866) au rang de variété, tandis qu’une plante de
Bahia (Blanchet 3546) qui appartient évidemment à cette même espèce, a
été classée dans une autre variété (S. bigl. var. lanceolatum). Par ses
feuilles toujours plus ou moins obovées, et ses nervures très fines ainsi que
par les caractères de la pointe et de la base des feuilles, le S. prunifolium se
rapproche du S. Klotzschianum, mais il s’en distingue par les dimensions
eu
(29) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 441
moindres et par l’asymetrie quelquefois très prononcée du limbe. Les
épis des échantillons examinés sont mâles, un peu plus petits que ceux
de l’espece mentionnée, mais très semblables dans leurs autres caractères.
Sapium occidentale (Müll. Arg.) Hub. — (Fig. 34).
Excæcaria occidentalis Müll. Arg. in
Flor. Bras. XI 2 p. 615 (1874).
« Foliis breviter peliolatis, stipulis trian-
gularibus coriaceis margine tenuiter sca-
riosis subintegris, peliolis apice supra
glandulas duas subperpendiculariter inser-
tas validas gerentibus, limbo foliorum
coriaceo fragili, costis secundariis subobli-
quis; capsulis sessilibus médiocribus, brac-
tearum glandulis crassis plicatis, carpidiis
dorso inferne carinatis superne sulcatis,
seminibus lævibus. »
Hub. : Brasilia occidentalis (Tamber-
lik).
Les feuilles de cette espèce, que j'ai
vues dans l’Herbier DC. sont largement
lancéolées et ont un pétiole relativement
court, pourvu de deux glandes très allon-
gées. La pointe des feuilles est plane,
non recourbee. Par ces caractères le
S. occidentale se laisse facilement distinguer, même quand on ne possède
pas ses graines, qui d’après Müller seraient complément lisses.
Fig, 39. Sapium occidentale Hub.
(Tamberlik H, DG.); a, b, feuilles.
Sapium lanceolatum (Müll. Are.) Hub. nov. spec. — (Fig. 33).
S. biglandulosum var. lanceolatum Müll. Arg. in Linnæa 32 (1865) p. 118.
Excæcaria biglandulosa var. lanceolata Müll. Arg. in DC. Prodr. 15.2
p. 1206. exl. subvar. longifolia.
« Foliis mediocriter petiolatis lanceolatis utrinque aculis crenulato-ser-
rulatis vel subintegris non vel vix pellucido-punctatis, glandulis petiolo-
rum sæpe longiusculis. »
Hab. : Guyane française (Perrotet, Sagot 514!) Brésil oriental (Para —
Rio de Janerio : Spruce ! Sello, etc.).
Cette espèce est assez voisine du S. prunifolium, dont elle se distingue
par la forme plus lancéolée et plus symétrique de ses feuilles, qui sons
très allongées, longuement acuminées et nettement crénelées dans let
arbres encore jeunes, tandis qu’elles sont plus courtes et presque entières
dans les arbres adultes. Les échantillons récoltés en 1849 par Spruce, à
Obidos (Amazone) ont été distribués avec le nom de S. prunifolium Kl.
mais ils s’en distinguent nettement par la base la plus obtuse et la pointe
beaucoup plus effilée des feuilles.
nun sublanceolatum (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig.
Y).
Excæcaria biglandulosa var. sublanceolata Müll. Arg. in Flor. Bras. XI
2. p. 621 (1874).
442 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue séR.). 1906 (30)
« Foliis mediocriter petiolatis elliptico- vel leviter obovato-lanceolatis
utrinque acutis vel apice acuminatis subintegris non pellucido-punctatis,
glandulis supra basin limbi inserlis breviusculis sub limbum inflexis. »
Hab. : Brésil oriental (Nova Friburgo, Clausen 114!) et méridional
(Sello).
Cette espèce se rapproche par la forme de ses feuilles du S. lanceola-
tum, mais elle montre encore plus d’affinite avec le S. Sellowianum, dont
elle imite la disposition des glandes pétiolaires inserees sur le bord de la
base du limbe et infléchies sous celui-ci.
Fig. 35. Sapium sublanceolatum Hub. (Claussen 44 4 H. DC.); a, b, feuilles; c, base,
d, sommet d'une feuille. — Fig. 36. Sapium Sellovianum Klotzsch (a, b, €,
Lund 4839 H. DC., d-g, Lund 775 H. DC.); a, 6, c, feuilles de la forme
brevifolium; d, e, feuille de la forme longifolium: f, base d'une feuille,
face inferieure; g, fleurs mäles.
Sapium Sellowianum Klotzsch in sched. ex Baillon in Adanso-
nia V p. 320 (1865) (Fig. 36).
U EN var. Sellowianum Müll. Arg. in Linnæa 32 p. 118
(1863).
Excæcaria biglandulosa var. Sellowiana Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
p- 1206 et in Flor. Bras. XI 2 p. 620.
« Foliis inferioribus obovatis, superioribus sæpius oblongo-lanceolatis,
graciliter petiolatis, obtusis vel obtusiuscule acuminatis obiter crenulatis,
subcoriaceis siccis fuscescentibus, glandulis paulo supra basin laminæ fo-
liorum sitis longiusculis plus minusve deflexis sepeque subtortis. »
Hab.: Brésil méridional, S. Paulo, Campos élevés (Lund 775! in H. DC.)
Müller distingue une forme brevifolia (Fig. 36 a, b, c) et une forme
longifolia (Fig. 36 d, e), mais il ne s’agit dans ce cas que d’un dimor-
phisme foliaire qui se manifeste sans doute sur le même individu suivant:
les circonstances. Les feuilles supérieures de la forme brevifolia se rap-
prochent d’ailleurs dans leur forme et nervation des feuilles de la forme
longifolia. D’après Lünd, le S. Sellowianum est un petit arbre de 4 à 5 m.
Les épis sont tantôt assez allongés (12 cm.), presque exclusivement mâles,
avec quelques fleurs femelles avortées, tantôt courtes et surtout femelles.
Les fleurs mâles sont toujours réunies en pelits groupes de 4 à 6 avec
des glandes réniformes, plus larges que l’axe de l’inflorescence.
(31) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 145
Sapium submarginatum Hub. nov. spec. — (Fig. 37).
Foliis mediocribus membranaceis paulo fuscescentibus, superioribus us-
que ad 10 cm. longis graciliter (10 mm.) petiolatis lanceolato-oblongis ob-
tuse acuminalis inferioribus brevioribus breviter (5 mm.) petiolatis obovatis
apice oblusis vel rotundatis, omnibus basi
breviter cuneatis anguste marginalis cre-
natis vel serrato-crenatis, glandulis bre-
viter cylindricis ad apicem petioli divari-
catis, costis secundarus lasıs obliqwis
arcuatis leviter prominulis, venis laxius-
cule reliculatis ; inflorescentiis masculis
terminalibus (10 cm. longis) satis flori-
bundis, glomerulis vulgo 4-6 floris, brac-
teis semiorbicularibus margine fimbriatis
glandulis elliptieis parle superiore plus
minus horizontaliter inflexis, inflorescen-
his femineis (in specimine fructifero) lon-
giusculis (10-12 cm.), capsulis termina-
liter congestis brevissime abrupte pedicel-
latis depresso-globosis leviter trigastricis
valvulis validis, seminibus (haud plane
maturis) turgidis lævibus.
Hab. : Brasiliæ méridionalis (Tristeza,
leg. J. Czermak et E. M. Reineck Pl. exsice.
Bras. mérid. n. 71 in H. Del.! sub no-
mine S. biglandulosum var. Sellowianum
Müll. Arg.). Fig. 37, Sapium submarginatum Hub.
Celte espèce, remarquable par son (Czermak et Reineck 71 H. Del.);
dimorphisme foliaire très prononcé, se a, b, feuilles inférieures; c, feuille
rapproche par ce fait du S. Sellowianum, a e) pomme etes
: Il ; distine m t +] d'une feuille inférieure; g, k, som-
mais elle sen dısungue nellement par la met et base d’une feuille supérieure ;
consistance des feuilles et par ses glandes À bord d'une telles fl mifleurs
pétiolaires beaucoup plus courtes et diva- mâles: n, capsule (le pédicelle est
riquées. Ses feuilles inférieures rappel- dessiné trop long); 0, graine.
lent un peu celles de lespèce suivante,
tandis que la bordure des feuilles (qui d’ailleurs n’est pas toujours bien
visible) et les glomérules de fleurs mâles pancifiores la rapprochent du
S. marginatum.
D’après les collectionneurs, c’est un arbuste de 2 m. de hauteur.
Sapium montevidense Klotzsch ex Baillon « Adansonia » V
p. 320 (1865). — (Fig. 38).
S. serratum Klotzsch |. c.
S. biglandulosum var. serratum Müll. Arg. in Linnæa 32 p. 118 (1863).
Excæcaria biglandulosa var. serrata Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2
p. 1206 et Flor. Bras. XI 2 p. 620.
E. biglandulosa var. montevidensis Müll. Arg. in Flor. Bras. XI 2 p. 621.
« Foliis breviuscule petiolatis, subcoriaceis inferioribus obovatis vel
obovato-lanceolatis, superioribus oblongo-lanceolatis, basi subangustatis
apice breviter acuminatis margine distincte serrulatis vel crenulatis,
glandulis basi vel perspicue supra basin laminæ sitis abbreviatis, capsulis
hl. BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (32)
mediocribus stipitatis seminibus orbicularibus compressis leviter verrucosis
striatis margine inferiore minutissime denticulatis ».
Hab. : Brésil méridional (Sello!) et Montevideo (Sello! in H. DC. et B.,
Anderson 180 ! H. Del.).
Les deux espèces S. montevidense et S. serratum, distinguées par
Klotzsch sur des matériaux récoltés par Sello, ont été réunies d’abord
par Müll. Arg. dans une même variété serratum, puis de nouveau
le
DS) EE
\S | N
ÿ
Fig. 38. Sapium montevidense Kl. (a-d, H. DC.; g, h, Sello H. DC.; e, f, i, k, Sello H. B.);
a, b, €, 9, h, feuilles supérieures; d, e, feuilles inférieures; ’, une loge de la capsule, avec
la columelle centrale ; %. graines.
séparées en deux variétés distinctes (Flor. Bras.). Il m'est cependant
impossible de distinguer nettement les deux formes. La forme des feuilles
est assez variable, elle oscille entre celle de S. prunifolium et celle de S.
lanceolatum ; de même la dentelure du bord est très variable, étant
souvent très prononcée mais quelquefois aussi presque effacée.
Les caractères les plus saillants de cette espèce sont ses pétioles très
courts par rapport à la longueur des feuilles, les glandes pétiolaires
courtes, limbe allongé, un peu plus large vers le sommet et presque
coriace, à pointe plane et obluse, capsule nettement pédicellée, semences
légèrement striées dans le sens longitudinal.
Sapium longifolium (Müll. Arg.) Hub. nov. spec. — (Fig. 39).
S. biglandulosum var. lanceolatum ** longifolium Müll. Arg. in Linnæa
32 p. 118 (1863).
Excæcaria biglandulosa var. lanceolata ** longifolia Müll. Arg. in
DC. Prodr. 15,2 p. 1206 (1866).
E. biglandulosa var. longifolia Müll. Arg. in Flor. Bras. XI 2 p. 622
1874).
E. biglandulosa var. angustifolia Müll. Arg. 1. c.
« Peliolis breviusculis crassis, foliis elongatis anguste lanceolatis,
longiusculo tractu subæquilatis obsolete crenulatis basi breviter anguslalo-
(33) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ, 445
Fig. 39. Sapium longifolium Hub. (a-e, Gardner 2724 H. B, et DC.; h, à, k,
Hassler 4364 H.B.; f, !. Hassler 4833 H.B.; g, n, o, p, Hassler 4365;
m, Morong 196 H.B.); a, b, f, 9, h, à, k, feuilles; c, base d'une feuille;
e, I, fleurs mâles; d, m, n, fleur femelle et jeunes fruits; o, valves d'une
loge de la capsule; p, graine.
aculis apice obtuse aculalis vel pro parte rariore fere rotundato-obtusis
non pellucido-punctatis, glandulis ima basi limbi sitis latis brevibus vel
subinde vix prominentibus et tum multo latioribus quam longis, spicis
masculis vel androgynis magis floribundis quam in aliis speciebus, glan-
dulis breviter elliptieis, ovarüs sessilibus (vel breviter stipitatis ?), semi-
nibus lævibus ».
Hab. : Piauhy (Gardner 2721 ! H. DC., B. et Del.) Paraguay (Morong 196!
H. B.; Fiebrig 542 ! H. Del.; Hassler 1361, 1365, 3479, 4833 ! in H. B.).
Le S. longifolium, qui longtemps n’occupait même pas le rang d’une
variété, est pourlant une des espèces bien caractérisées du genre. Les
feuilles sont généralement très allongées (dans Hassler n. 1361 in H.B.
elles sont raccourcies), à petiole court et ferme et glandes pétiolaires
très peu proéminentes et généralement situées très près de la base du
limbe ou sur les bords de la base elle-même. La pointe est également
caractéristique, n'étant pas acuminée, même dans les feuilles supérieures,
mais simplement obtuse. Les épis sont le plus souvent mâles ou presque
exclusivement mâles, avec quelques fleurs femelles avortées à la base.
46 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (34)
En comparaison avec ceux des autres espèces du genre ils sont très gros,
à cause des glomérules formés de nombreuses fleurs mâles relativement
grandes. Les glandes sont elliptiques, rarement presque orbiculaires.
Dans l’exemplaire de Morong, l’épi mâle est tombé et sous sa cicatrice
naissent 2 pelits rameaux terminés par des épis très courts, portant
quelques fleurs femelles et quelques glomérules pauciflores de fleurs
mâles. L’echantillon n. 1365 de Hassler présente un cas semblable, seule-
ment avec des capsules en partie déjà müres, dont une au moins
(Fig. 39n) est pédicellée, tandis que les autres sont sessiles ou subsessiles,
conformément à la forme des ovaires dans les échantillons moins avancés.
(Fig. 39m). Les exemplaires de Gardner (H. B. et Del.) ont des épis andro-
gynes assez allongés (15 cm.) dont la moitié supérieure est occupée par
de nombreux glomérules de fleurs mâles, la moitié inférieure par une
douzaine de fleurs femelles.
L’Exczcaria biglandulosa var. angustifolia Müll. Arg. de Camapuan
(Riedel) ne se distingue du S. longifolium que par ses feuilles particu-
lierement étroites et pourvues de quelques glandes marginales. Comme
cependant les feuilles de quelques échantillons du Paraguay ont des
feuilles presque aussi étroites (Fig. 39f), je n'hésite pas à réunir la
variété angustifolia avec notre espèce. Le S. longifolium, dont nous avons
heureusement une belle série d'échantillons, provenant surtout des
récoltes de Hassler au Paraguay, montre d’une facon très nette la grande
variabilité de certaines caractères unie à une assez grande constance
d’autres caractères dans le genre Sapium.
Sapium hæmatospermumMull.
Arg. in Linnæa 34 p. 217 (1866) — (Fig.
40).
Excæcaria hæmatosperma Müll. Arg.
in DC. Prodr. 15,2 p. 1208 et Flor. Bras.
X12 p. 623.
« Ramulis subteretibus, foliis breviter
petiolatis angustis non marginatis minute
serrulatis basi eglandulosis spicis masculis
floribundis bracteis brevissimis, calyce
foem. mox deciduo, ovario basi stipitato-
angustalo, capsulis lævibus, seminibus læ-
vibus sanguineo-arillalis ».
Hab. : Bresil merid. (Sello! H. DC.) Pa-
raguay (Hassler 7242 et 7446! H. B.) Rep.
Argentine (Hieronymus 418! H. B. sub
nomine S. bigl. var. salicifolium Kth.).
Malgré l’absence complete des glandes
pétiolaires, le S. hemalospermum me pa-
rail être le plus proche parent du S. lon-
: à gifolium, dont il se rapproche surtout par
ie a ee. la forme de ses feuilles (qui ont cependant
7242 HB.; 9, Sello H. DD.; a, f, deS dimensions un peu réduites) et par
Hieronymus 44 8 H. B.): a-d, feuilles: ses épis mâles richement fleuris. Les
e, fleurs mâles: f, fleurs femelles: eXemplaires du Paraguay n’ont pas de
9, graine. fleurs femelles, tandis que l'échantillon
RER
(35) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 447
de la République Argentine (Chacarita de los Padres en la Quebrada
del Tala cerca de Catamarca leg. Hieronymus XI 1872) montre de petites
inflorescences où les fleurs femelles predominent. L’ovaire y est briève-
ment pédicellé, mais les bractées sont assez bien développées, portant
deux glandes presque orbiculaires à leur base.
Sapium obovatum Klotzsch in sched. ex Müll. Arg. in Linnæa 32
p. 120 (1865) — (Fig. 41).
Excæcaria obovata Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2 p. 1203 et in Flor.
Bras. XI 2 p. 613.
« Foliis breviter petiolatis obovatis breviter obtuseque acuminatis basi
acutis rigidis crasse nervosis superne crenato-serrulalis haud pellucido-
punctatis breviter petiolatis, glandulis petiolaribus hemisphærico-conicis,
spica masc. foliis brevior bracteis masc. latis quam glandulæ mullo bre-
vioribus denticulalis cire. 15-floris, capsulis sessilibus, seminibus echinato-
asperis ».
Hab. : Minas Geraës, Bahia, S. Paulo, Goyaz et Mattogrosso, récolté par
plusieurs collectionneurs.
Fig. 41. Sapium obovatum Müll. Arg. (Riedel 2829 H. DC.); a, b, c, feuilles;
d, base d'une feuille; e, fleurs mâles; f, graine. — Fig, 42. Sapium
Martii Hub. (Martius 2003 H, DC.); a, b, c, feuilles; d, base d'une feuille ;
e, fleurs mâles,
Cette espèce est indiquée par les collectionneurs comme étant un petit
arbuste. Elle se distingue par ses feuilles très courtement pétiolées, lar-
gement obovées, coriaces et parcourues d'environ 15 paires de nervures
principales fortement proéminentes des deux côtés de la feuille. Le bord
des feuilles est à peine légèrement crénelé ou denté et les deux faces
sont opaques, la face supérieure présentant quelquefois par places un
reflet métallique jaune-verdätre, comme dans le S. æreum. J'ai vu des
échantillons de Riedel (n. 2829 in H. DC.), avec de courtes inflorescences
448 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2we sée.). 1906 (36)
exclusivement mâles et avec des semences couvertes de pelites aspérilés,
et de Glaziou (Plateau central n. 22118 in Herb. Del.), avec des inflores-
cences androgynes portant des fleurs femelles caractérisées par des
ovaires sessiles et pourvus d’un style bien développé. Les fleurs mâles
sont groupées par 6 à 8 à l’aisselle d’une bractée arrondie et très courte,
qui porte à sa base des glandes elliptiques ou presque orbiculaires.
Sapium Martii (Müll. Arg.) Hub. — (Fig. 42).
Excæcaria Marti (Müll. Arg. in Flor. Bras XI, 2, p. 614 (1874).
« Stipulis triangularibus præter nervum scariosis margine lacero-denti-
culatis basi hastatis, peliolis apice biglandulosis, limbo membranaceo-
coriaceo anguste marginato late elliptico vel ovato, apice aculo, costis
secundariis utrinque circiter 12-15 mediocribus cum venis reticulatis
prominentibus, bracteis semiorbicularibus cire. 10-floris 2-glandulosis,
glandulis orbicularibus vel orbieulari-elliptieis centro peltatim insertis
gquam bracteæ paulo majoribus, calyce fem. sessili tubuloso obtuse
5-lobo, columna stylari breviter 5-fida. »
Hab. : «Ad rivos locis umbrosis udis Väo de Paranan prov. Minas
Geraës (Martius 2003, vidi in Herb. DC!).
Celle espèce est très semblable à la précédente surtout par l'aspect de
la surface foliaire et la forme des pétioles et des glandes pétiolaires;
mais les feuilles sont plutôt elliptiques ou ovales qu’obovées, et généra-
lement pourvues d’une petite pointe aiguë. Les glomérules mâles sont
pauciflores et se distinguent surtout par leurs bractées relativement
grandes et les glandes assez minces et fortement plissées à l’état sec. La
forme des stipules me paraît moins caractéristique, malgré que Müll. Arg.
y insiste beaucoup comme caractère distinctif vis-à-vis du S. obovatum.
Sapium Hasslerianum Hub. nov. spec. — (Fig. 42 bis).
S. obovatum Müll. Arg. et obovatum var. ellipticum Chodat in «Planl&
Hasslerianæ » Bull. Herb. Boiss. vol. 5, p. 676 (1905).
Ramulis striatis medulla ampla, stipulis ovato-triangularibus coriaceis,
folüis amplis breviter valideque petiolatis, petiolo apice glandulis duabus
conicis instructo, lamina oblongo-elliptica vel leviter obovata vel ovata
(var. elliptica Chod.), apice brevissime obtuse vel acutiuscule acuminata
basi breviter cuneata in petiolum angustata coriacea (coslis secundariis
utrinque vulgo plus quam 20 flexuosis utroque latere argute prominen-
tibus), wtrinque opaca interdum supra aereo-nitente, marginata argute
serrulata et hinc inde glanduligera, inflorescentüs terminalibus validis-
simis usque ad 20 cm. et ultra longis, basin versus 4 mm. latis masculis
vel androgynis, glandulis breviter ellipticis vel orbicularibus, florum fem.
ovario sessili et columna stylari longiuscula instructo, florum masc. glome-
rulis multifloris bractea brevissima late triangulari obtusiuscula stipatis.
Hab. : Paraguay (Hassler 7734! et 773%4a! in Herb. B. et in Herb.
Hassl. in Universilate genevensi conservato).
Il y a une grande ressemblance entre cette espèce et les deux précé-
dentes, dont elle se distingue principalement par ses feuilles plus allon-
gées et parcourues de très nombreuses nervures et par les dents très
aiguës du bord des feuilles, ainsi que par ses inflorescences très allon-
gées et richement fleuries. Il est cependant évident que les trois espèces
GENRE SAPIUM JACQ. 449
Fig. 42 bis. Sapium Hasslerianum Hub. (Hassler 7734 H.B.): a, b. feuilles;
c, base d'une feuille; d, fleurs mâles; e, fleur femelle.
S. obovatum, S. Marti et S. Hasslerianum forment un groupe très
naturel, caractérisé par les feuilles coriaces et opaques, à nervures très
proéminentes, par la colonne stylaire bien développée, et probablement
aussi par des semences couvertes d’aspérités.
Sapium tijucense (Müll. Arg.) Hub. —
(Fig. 43).
Excæcaria tijucensis Müll. Arg. in Flor. Bras. XI,
2,p. 616 (1874).
« Foliis breviter petiolatis coriaceis ambitu an-
guslis, costis secundariis patentibus vel fere per-
pendicularibus stipulis lanceolato-ovalis obtusis
Coriaceis margine scariosis el crebre lacero-dis-
sectis. peliolis apice supra conico-biglandulosis;
calycis fem. laciniis deciduis, capsulis mediocribus,
ohovoideo-trigastrieis, carpidiis dorso inferne sul-
calis superne carinatis, seminibus lævibus. »
Hab. : Rio de Janeiro, Tijuca (Riedel n. 1148! in
H. DC.).
Les affinités de cette espèce qui paraît être
un petit arbuste, sont encore un peu douteuses.
Tandis que la consistance et la couleur des
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n9 6, 31 mai 1906.
Fig. #3, Sapium tijucense
Hub. (Riedel 4448 H.
DC.);a,b,feuilles; e, base
d'une feuille.
31
. 450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1906 (38)
feuilles rappellent le S. Sellowianum, la forme de celle-ci rappelle
plutôt le S. longifolium el le S. montevidense. Le pétiole est très court,
comme dans ces deux espèces, mais les glandes pétiolaires sont coniques
et dirigées en haut. Avec le S. pallidum elle ne présente guère une
affinité réelle. Les capsules (non encore mûres) que j'ai vues, sont
obovées et brunâtres et un peu chagrinées.
Sapium pallidum (Müll. Arg.) Hub. — (Fig. 44).
S. biglandulosum var. pallidum Müll. Arg. in Linnæa 32, p. 116 (1863).
Bee biglandulosa var. pallida Müll. Arg. in DC. Prodr. 15,2,
p. 1205.
E. pallida Müll. Arg. in Fl. Bras. XI, 2, p. 623 (1874).
« Foliis modice petiolatis oblongo-ellipticis utrinque subobtusis vel
obtusis coriaceis reticulatis pallidis subtus albicantibus crenulatis, glan-
dulis petiolaribus brevibus ereclis, spicis parvis pluribus ad apicem ramu-
lorum azillaribus angustis paucifloris, glandulis suborbicularibus, ovarüs
globosis sessilibus post anthesin breviter apiculalis. »
Hab. : Bahia, Serra Jacobina (Blanchet 2689! in H. B. et DC.).
Fig, 44. Sapium pallidium Hub. (a, Pohl 2446 H. DC.; b-f, Blanchet
2689 H. DC); a, feuille de la variété 8 angustifolia Müll. Arg.;
b, c, feuilles du type; d, base d'une feuille; e, fleurs femelles;
f, fleurs mâles. — Fig, 45. Sapium triste Hub. (Gardner 3433
H. DC.); a, b, feuilles.
Cette espèce est bien caractérisée par ses feuilles réticulées, blanchä-
tres sur la face inférieure. Les épis androgynés et axillaires naissent
probablement à la base d’un épi mâle caduque. Les fleurs femelles et les
glomérules mâles pauciflores sont relativement espacés, de sorte que les
épis ont une apparence grêle. La variété ß angustifolia Müll. Arg.
(Fig. 44 a), de Rio de Janeiro (Pohl n. 2416), a des pétioles plus courts et
ressemble par ce fait au S. tijucense, mais la nervation des feuilles est
différente et les glandes pétiolaires sont beaucoup plus petites que dans
cette espèce.
(39) J. HUBER. ESPÈCES DU GENRE SAPIUM JACQ. 451
Sapium triste (Müll. Arg.). Hub. — (Fig. 45).
_ Excæcaria tristis Müll. Arg. in Fl. Bras. XI, 2, p. 614 (1874),
» Foliis breviter petiolatis stipulis triangularibus late scariosis margine
laceris petiolis apice biglandulosis, limbo loranthaceo-opaco fragili, costis
secundariis subdistantibus vix distinctis, venis indistinctis, spicis par-
vulis, bracteis brevibus latis masculinis 3-floris grosse biglandulosis,
glandulis planis calyce fem. abbreviato 3-partito, laciniis ovatis aculis,
masculo obovoideo 2-fido, stylis breviter connatis arcuatis patentibus. »
Hab. : Piauhy et Goyaz (Gardner 3433! in H. DC.).
Par ses petites feuilles loranthoides et ses glomérules mâles composés
de trois fleurs seulement, cette espèce occupe une place spéciale dans
le genre Sapium; ses affinités se trouvent probablement du côté du
S. marginatum.
Sapium marginatum Müll. Arg. in Linnæa 32, p. 120 (1863).
— (Fig. 46-50).
Stillingia marginata Baill. in Adansonia V, p. 121 (1866).
Excæcaria marginata Müll. Arg. in DC. Prodr. 15, 2, p. 1208 et in Fl.
Bras. XI, 2, p. 616-618.
Fig. 46-50, Sapium marginatum Müll. Arg. — Fig. 46. a, b, ce, feuilles de la variété spathula-
tum Müll. Arg. — Fig. 47. a, b. c, feuilles et base foliaire de la var. lanceolatum Müll.
Arg. (Pohl 1689 H. DC.). — Fig. 48. a, b, feuilles de la var. intermedium Müll, Arg. (Riedel
H. DC.). — Fig. 49. a, b, feuilles de la var. obovatum Müll, Arg. — Fig. 50. Var. para-
guariense Chod. (Hassler 5016 et 4926 H.B.): a, b, feuilles; c, pointe d'une feuille ;
d, e, bases de deux feuilles; f, sommet d'un petit épi androgyne; g, h, fleur femelle et
jeunes fruits; 2, fleurs mâles,
« Ramulis angulosis, foliis breviter petiolatis coriaceis cartilagineo-
brunneo-marginatis crenato-serrulatis vel subintegris utroque pagina
dense puncticulatis ima basi biglandulosis margineque hinc inde glandu-
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452 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (40)
ligeris, bracteis omnibus brevissimis, calycis foem. laciniis late ovatis
subacutis. »
Hab. : Brésil central, de beaucoup de localités, rapportée par plusieurs
collectionneurs.
Müll. Arg. distingue, dans la «Flora Brasiliensis » huit variétés,
auxquelles il faut ajouter une neuvième (S. marginatum var. paragua-
riense Chod. in « Plantæ Hasslerian& »), de date plus récente. Il est très
probable que plusieurs de ces variétés doivent être plus tard élevées au
rang d'espèces; mais comme je n'ai vu que de quelques-uns des échantil-
lons, incomplets pour la plupart, des feuilles détachées conservées dans
l'Herbier DC. et quelques spécimens conservés dans les herbiers Boiss.
et Del.), je me limite à donner quelques figures illustrant les principales
formes foliaires. On voit par l’examen de ces figures, que toutes ces
formes sont caractérisées par un pétiole très court, par des glandes
péliolaires assez petites mais toujours nettement prononcées et par des
contours variables du limbe qui a cependant une tendance à se rappro-
cher de la forme spathulée.
APPENDICE
Parmi les espèces de Sapium citées par Müll. Arg. dans le «Flora
brasiliensis » comme appartenant au genre Excæcaria sect. Sapium, j'ai
laissé de côté l’Excæcaria diandra Müll. Arg. (Omphalea diandra Vall.
Fl. Flum. X, t. 12), qui est une espèce assez douteuse. J'ai trouvé dans
l’'Herb. Del. une plante, récoltée par Glaziou, qui peut-être doit rentrer
dans cette espèce, mais je n’ai pas eu l’occasion de la comparer avec la
figure de Vellozo.
Le Sapium salpingadenium Müll. Arg. in Linnæa 32, p. 121 (Excæcaria
salpingadenia in DC. Prodr. 15, 2, p. 1209 et Flor. Bras. XI, 2, p. 624) du
Mattogrosso, Bolivie orientale et Paraguay, doit. d’après la structure de
son fruit (Hassler n. 3394! in Herb. Boiss.), entrer dans le genre
Stillingia, comme Müll. Arg. le soupconnait déjà (Flor. Bras. 1. c.) et doit
dorénavant s’appeler Stillingia salpingadenia (Müll. Arg.) Hub.
Le Sapium cupuliferum Hemsley in Hook. Ic. Pl. VII, pl. 2679 (1901) ne
me paraît pas être distinct du S. salpingadenium.
Quant au Sapium subsessile, décrit et figuré par Hemsley dans Hook.
Ic. PI. VI, pl. 2684 (1901), les bractées carénées et pointues, ainsi que.
les branches stigmatiques non enroulées en spirale et la forme des
glandes basilaires des feuilles (qui se retrouve dans certains échantillons
de Stillingia salpingadenia) me font soupconner que cette espèce doit
également entrer dans le genre Stillingia.
453
NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA
des
MONSUN-GEBIETES.
Von
R. SCHLECHTER (Berlin).
(Suite et fin.)
£
Ë
Le
Eulophia chrysoglossoides Schltr. n. sp. — Typus in herb,
Schltr.
Erecta, gracilis, 30-40 cm. alta; radicibus crassiusculis, teretibus,
flexuosis, glabris; pseudobulbis cauliformibus cylindraceis, vaginis mox
emarcescentibus obteclis, glabris, apice pauci- (c. 3-) foliatis, 5-6 cm.
altis, vix 0,5 cm. diametientibus; foliis erectis vel erecto-patentibus
anguste elliptico-ligulatis acuminatis, plicatis, sensim in petiolum nervo-
sum angustatis, glabris, textura tenuioribus, petiolo incluso c. 20 cm.
longis, supra medium 2-2,5 cm. latis; scapo basilari erecto, stricto vel
substricto, vaginis paucis dissitis, arclius amplectentibus obsesso, folia
paulo superante, tereli glabro; racemo laxe 15-20-floro ; bracteis lanceo-
latis acuminatis, mox emarcescentibus, ovarium pedicellatum subæquan-
tibus, mox patulis; floribus illis EZ. Dahliane Krzl. similibus et fere
æquimagnis; sepalo intermedio lanceolato-ligulato acuminato, glabro,
c. 1,1 cm. longo, lateralibus oblique oblongo-ligulatis apiculatis, falcatis,
intermedio paulo brevioribus; petalis oblique lanceolatis acuminatis,
glabris, subfalcatis, sepalo intermedio subæquilongis; labello curvato;
circuitu subquadrato, quadrilobo, lobis rotundatis obtusissimis, c. 0,8 cm.
longo, c. 1 cm. lato, basi callo duplici ornato, calcare subgloboso brevi,
c. 2,5 mm. longo; columna hyalino-marginata; anthera dorso gibbo
donata.
British North Borneo. — A. Little.
Als nächste Verwandte dieser Art ist E. Dahliana Krzl. aus Neu-Guinea
zu betrachten. Von ihr unterscheidet sich unsere Pflanze durch die
Tracht, welche an Chrysoglossum erinnert, und durch das am Grunde
mit zwei keulenförmigen Schwielen versehene Labellum.
Dendrobium bandænse Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Terrestre, erectum, 35-50 cm. altum; rhizomate abbreviato, tereti,
vaginis vestito, mox denudato; radicibus teretibus elongatis, flexuosis
454 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1906 (18)
glabris; caulibus cylindraceis, lucidis, demum sulcatis, dimidio inferiore
vaginis amplectentibus laxe obsessis, superiore bene foliato; foliis disti-
chis erecto-patentibus patentibusve oblongis vel oblongo-ellipticis, apice
obtuse et inæqualiter bilobulatis, glabris, textura coriaceis, 7-11 cm.
longis, medio fere 2-3,7 cm. latis; racemis lateralibus subdense 10-20-
floris, pedunculo tereti glabro, vaginis paucis dissitis obsesso, folia mul-
toties excedentibus; bracteis ovatis vel ovato-lanceolatis acutis vel acumi-
natis, glabris, ovario pedicellato multoties brevioribus; floribus erecio-
patentibus illis D. taurini R. f. fere equimagnis; sepalis lanceolatis acutis
vel subacuminatis, glabris, c. 2 cm. longis, lateralibus obliquis, margine
anteriore basi dilatatis, c. À cm. latis, mentum conicum calcariforme cum
columnæ pede producto formantibus; petalis oblique ligulatis, dimidio
superiore paulo dilatatis, obtusis, glabris, sepalis fere equilongis; labello
e basi cuneata trilobo, sepalis æquilongo, lobis lateralibus oblique oblon-
gis, obtusis, intermedio longiore ovato acuto, margine undulato, lineis
2 incrassatis e basi labelli usque in basin lobi intermedii decurrentibus,
apice confluentibus, linea terlia incrassata paulo breviore in nervo medio;
columna brevi, clinandrio dorso apiculato; anthera cucullata, antice
obtusa, glabra ; ovario pedicellato clavato, glabro, c. 2 cm. longo.
Banda-Archipel : Zwischen Lava-Geröll auf dem Gunong Api. —
R. Schlechter n. 13661, blühend im Oktober 1901.
Diese Art ist mit D. taurinum R. f. verwandt. Die Färbung der Blüten
ist gelbgrün mit braunroten Adern. Das Labellum ist weiss mit gelben
Kämmen.
- Dan bicornutum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
schltr.
Epiphyticum, dependens, pluricaule, usque ad 1,20 m. longum; rhizo-
mate valde abbreviato; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris;
caulibus simplicibus vel parum ramosis, ancipitibus, dense foliatis, vagi-
nis foliorum persistentibus omnino obtectis; foliis equitantibus lanceo-
latis acutis vel acuminatis, glabris, textura coriaceis, dorso, vagina excepta,
2,5-4 cm. longis, infra medium 0,5-0,7 cm. latis; floris in fasciculis sub-
axillaribus, paucifloris; bracleis minutis ovario pedicellato brevioribus;
floribus illis D. rhizophoreti Ridl. similibus et fere equimagnis; sepalo
intermedio ovato-oblongo obtuso, glabro, vix 0,4 cm. longo, lateralibus
vix æquilongis, valde obliquis, basi margine anteriore valde dilatatis,
0,5 cm. latis, glabris; petalis oblique ligulatis obtusis, glabris, sepalis
paulo brevioribus; labello e basi subunguiculato-cuneata dilatato, antice
trilobato, lobis lateralibus oblongis obtusissimis, subtruncatis, intermedio
obtusissimo, subexciso bene longioribus, callo ligulato antice altius bicor-
nuto e basi usque infra apicem labelli decurrente, labello toto glabro,
0,5 cm. longo, ad apices loborum lateralium 0,5 cm. lato; columna brevi,
clinandrio dorso apiculato, pede apice intus breviter carinato; anthera
cucullata glabra ; ovario pedicellato, clavato, glabro, 0,5 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern bei Moeara Kelindjau. —
R. Schlechter n. 13564, blühend im August 1901.
Diese Art ist mit D. rhizophoreti Ridl. nahe verwandt, ist aber von jener
durch den vorne in zwei Hörnern ausgehenden Lippenkallus verschieden.
Dendrobium cuneatum Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schlir.
Eee ————
Ben
(19) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 495
Epiphyticum dependens, usque ad 60 em. longum ; rhizomate abbreviato ;
radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caulibus vulgo simpli-
cibus, interdum pauciramosis, basi vaginatis, deinde bene foliatis, apicem
versus parte florifera efoliatis, vaginis dissitis donatis, supra basin vix
ampliatis; foliis more sectionis equitantibus subfalcato-lanceolalis acutis
vel subacuminatis, glabris, textura coriaceis, dorso vaginis exceplis
3-4,5 cm. longis, medio fere 0,5-0,7 cm. latis; floribus in fasciculis axilla-
ribus, distichis, plurifloris, versus apicem caulis; bracteis mox laceratis,
ovario pedicellato brevioribus; sepalo intermedio ovato subacuto glabro,
2,5 mm. longo, lateralibus æquilongis, margine anteriore dimidio inferiore
valde dilatatis, 3,5 mm. latis, glabris; petalis oblique lineari-ligulatis
subacutis glabris, sepalis subæquilongis; labello e basi subunguiculata
late cunealo antice truncato subinconspicue serrato-dentato, callo in
ungue in medio laminæ contracto margine serrulato mox decrescente,
labello c. 3,5 mm. longo, apice 3 mm. lato; columna brevi, crassiuscula
clinandrio 3-cuspidato; anthera cucullata antice truncata ; ovario pedicel-
lato clavato, glabro, 0,5 cm. longo.
Banda : Auf Bäumen am Fusse des Gunong-Api. — R. Schlechter,
n. 13664, blühend im Oktober 1901.
Augenscheinlich ist diese Art mit D. Mac-Farlanei F. v. M. verwandt.
Sie ist durch die kleineren Blüten und das Labellum gut unterschieden.
Die Form des Labellums gab Anlass zu dem Speziesnamen. Die Blüten
sind gelblich-weiss mit violetten Längsstreifen auf den Sepalen und
Petalen.
Y Dendrobium fugax Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphyticum, erectum vel patulum, usque ad 75 cm. altum, pluricaule,
rhizomate valde abbreviato; radicibus filiformibus elongalis, flexuosis,
glabris; caulibus supra basin in pseudobulbos fusiformes quadrangulares,
5-7,5 cm. longos, medio fere 1,5-2 cm. diametientes incrassatis, deinde
attenuatis paulo compressis, ad medium fere foliatis, supra vaginis
amplectentibus obtectis, glabris; foliis patentibus vel erecto patentibus
ellipticis obtusis, glabris, texlura coriaceis, 5-8,5 cm. longis, medio fere
1,5-2,5 cm. latis; floribus versus apicem caulis, in fasciculis axillaribus
plurifloris; bracteis mox laceratis, ovario pedicellato fere æquilongis;
floribus illis D, crumenati Sw. similibus, sed paulo minoribus; sepalo
intermedio ovato-elliptico obtuso, c. 1,1 cm. longo, glabro, lateralibus
æquilongis, basi margine anteriore valde dilatatis, glabris, basi 1,4 cm.
latis; petalis subfalcatis angustius oblanceolato-spathulatis obtusis, glabris,
sepalis subæquilongis; labello e basi cuneata trilobo, glabro, 1,8 cm.
longo, lobis lateralibus obliquis abbreviato-rotundatis, intermedio late
cuneato margine serrulato, antice breviter exciso, lateralibus multo majore,
carina depressa lineari, apice tridentata e basi labelli usque ad basin lobi
intermedii decurrente; columna crassiuscula, pede longius producto infra
apicem facie callo rotundato verruculoso ornato; anthera cucullata antice
truncala ; ovario breviter pedicellato, clavato, glabro, c. 0,8 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter n. 13297, blühend im Mai 1901.
Diese Art ist mit D. crumenatum Sw. eng verwandt, muss aber auf
Grund des Labellums und des Callus auf dem Säulenfusse von diesem
geirennt werden.
se
456 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (20)
Dendrobium koeteianum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphyticum vel erectum c. 30 cm. altum.; rhizomate valde abbreviato
radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caulibus supra basin
vulgo ovoideo incrassatis, cæterum gracilibus teretiusculis, glabris, vaginis
foliorum arctius amplectentibus, plus minusve obtectis, supra basin usque
ad 0,8 cm., medio fere 0,2 cm. diametientibus; foliis ereclo-patentibus
subulatis acutis, glabris; textura rigidiuscule carnosulis, 3-5 cm longis,
internodia vulgo paulo superantibus; floribus in fasciculis axillaribus
paucifloris versus apicem caulis, albidis ; bracteis ovario pedicellato bre-
vioribus, mox lacerato-fissis; sepalo intermedio oblongo subacuto, glabro,
c. 0,5 cm. longo, lateralibus æquilongis, margine anteriore basin versus
valde ampliato, c. 0,6 cm. lato; petalis oblique ellipticis obtusis, sepalis
fere æquilongis; labello e basi subunguiculato-cuneata dilatato, trilobo,
c. 0,3 cm. longo, lobis lateralibus cuneato suborbicularibus margine den-
ticulalis, intermedio lateralibus simili, tamen paulo majore, denticulato,
lineis 3 parallelis, incrassatis e basi usque ad basin lobi intermedii;
ovario pedicellato, clavato, glabro, c. 0,6 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Koetei. — R. Schlechter
n. 13342, soeben verblüht im Juli 1901.
Diese Art gehört trotz ihrer runden schlanken Blätter offenbar in die
Verwandtschaft des D. crumenatum Sw. Auch hier sind die Blüten offen-
bar weiss gewesen.
S Dendrobium Morrisonii Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chltr.
Caulibus teretibus, glabris, bene foliatis, vaginis foliorum mox emar-
cescentibus obtectis, demum sulcatis, 0,6-0,7 cm. diametientibus; foliis
erecto-patentibus lanceolato-ellipticis acuminatis, glabris, textura papyra-
ceis, 10-13 cm. longis, infra medium 2-2,5 cm. latis; racemis axillaribus
abbreviatis, plurifloris; bracteis patentibus lanceolatis acutis vel acumina-
tis, ovario pedicellato brevioribus, floribus illis D. Smilliz F. v. M. simi-
libus æquimagnisque, niveis; sepalo intermedio lanceolato acuto, glabro,
0,5 cm. longo, lateralibus fere æquilongis, subacutis, valde obliquis
margine anteriore basin versus valde dilatatis, glabris, basi 0,6 cm. latis;
labello e basi lineari-unguiculata elliptico-spathulato, obtusiusculo glabro,
1,1 cm. longo, supra medium 0,4 cm. lato, ecarinato; columna brevi
crassiuscula, glabra, clinandrio tridentato, dentibus obtusis, intermedio
lateralibus paulo longiore ; ovario pedicellato glabro, clavato.
en : Anumey auf Aneytum. — Dr. Morrison, blühend
Leider besitze ich von dieser Art, die mit D. Smilliæ F. v. M. verwandt
ist, nur ein Zweigstück mit Blättern und Blüten, so dass die Beschreibung
noch einiger Zusätze bedarf, wenn besseres Material zur Verfügung steht.
2 Dann neo-ebudanum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chltr.
Pluricaule, c.35 cm. longum ; rhizomate valde abbreviato ; radicibus fili-
formibus elongatis; flexuosis, glabris; caulibus cylindraceis gracilibus,
basi paulo attenuatis, glabris, vaginis foliorum obtectis; foliis erecto-
patentibus anguste lanceolatis acutis vel acuminatis, glabris, textura
papyraceis, 7-10 cm. longis, infra medium 0,8-1,4 cm. latis; fasciculis
(21) R. SCHLECHTER, NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 457
florum lateralibus, paucifloris; bracteis lanceolatis acuminalis, glabris,
ovario pedicellato multoties brevioribus; floribus erecto-patentibus illis
D. Lawesiü FE. v. M. paulo minoribus similibusque; sepalo intermedio
elliptico-ligulato obtusiusculo glabro, c. 1,1 cm. longo, lateralibus fere
æquilongis aculis, obliquis, basi margine anteriore valde dilatatis, 1,5 cm.
latis; labello e basi lineari-unguiculata cuneato, anlice cucullato-incurvo,
margine apice lacerato, 1,8 cm. longo, infra apicem 0,7 cm. lato ; columna
brevi, crassiuscula, glabra, clinandrio tridentato, dente intermedio (dorsali)
lateralibus multo majore; ovario pedicellato, clavato, glabro, c. 2 cm.
longo.
Neuen Hebriden. — Dr. A. Morrison, blühend 1896.
Als nächste Verwandte dieser Art ist D. Lawesü F. v. M. zu betrachten.
Schlankere Stämme und das Fehlen der Querlamelle auf dem Lippen-
nagel sind die Charaktere, auf welche hin ich die Art abtrennte.
Dendrobium platyphyllum Schlir. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, dependens, usque ad 4 m. longum, pluricaule; rhizomate
valde abbrevialo; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; cau-
libus vulgo singulis interdum pauciramosis, compressis, vaginis persisten-
tibus foliorum vulgo obtectis, parte superiore florifera efoliatis, vaginis
amplectentibus donatis; foliis more sectionis equitantibus ovalis vel
ovato-lanceolalis acutis, glabris, vagina excepta dorso 4,5-5,5 cm. longis,
medio fere 1,2-1,7 cm. lalis; floribus versus apicem caulis in fasciculis
axillaribus plurifloris ; bracteis ovario breviter pedicellato paulo breviori-
bus; sepalo intermedio ovato subacuto glabro, €. 3,5 mm. longo; laterali-
bus fere æquilongis, margine anteriore basin versus conspicue dilatatis,
basi c. 0,4 cm. latis, glabris; petalis oblique ellipticis obtusis, sepalis vix
brevioribus, glabris ; labello late cuneato antice trilobo, lobis lateralibus
falcato-oblongis obtusis, intermedio abbreviato obtusissimo, lateralibus
breviore callo lineari-cuneato antice truncato e basi labelli usque ad basin
lobi intermedii, labello toto c. 4,5 mm. longo, infra apicem 5,5 mm. lato;
columna brevi crassiuscula, clinandrio dorso apiculato; anthera cucullata
antice rotundata; ovario breviter pedicellato clavato, glabro, c. 0,4 cm.
longo.
Borneo: An einem Gartenzaun auf der Insel Labuan, vielleicht kulti-
viert? — R. Schlechter. Blühend im Mai 1901.
Dieselbe Pflanze wird auch im Buitenzorg-Garten kultiviert unter
No 127, von der Insel Pulau Telo stammend. Die Art ist mit D. rhizo-
phoreti Ridl. verwandt.
: m aLoblum rhopalobulbum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chlir.
Epiphyticum, dependens, ramosum, usque ad 45 cm. longum; rhizo-
mate cauliforme laxe pseudobulbis obsesso, tereti, glabro, vaginis amplec-
tentibus obtecto; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris ;
pseudobulbis clavatis, teretiusculis, glabris, apice unifoliatis, 3-5,5 cm.
longis, supra medium 0,6-0,7 cm. diametientibus; folio anguste elliptico-
ligulato obtuso, glabro, textura coriaceo, 10-14 cm. longo, medio fere
2-2,3 cm. lato; floribus infra basin foliorum e pseudobulbis natis, singu-
lis, illis D. Schinziani Rolfe similibus; sepalo intermedio ovato-oblongo
458 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (22)
subacuto, glabro, c. 0,5 cm. longo, lateralibus æquilongis basi margine
anteriore dilatala 0,5 cm. latis, glabris; petalis oblique ellipticis subacutis,
glabris, sepalis fere æquilongis; labello e basi sensim cuneata trilobo,
lobis lateralibus parvulis triangulis subacutis, intermedio lateralibus mul-
toties majore e basi quadrata ampliato bilobo, lobis oblique oblongis
obtusis, carinis 2 parallelis e basi labelli usque supra basin lobi intermedii
decurrentibus; labello toto c. 1,2 cm. longo, ad apices loborum lateralium
0,3 cm. lato, lobo intermedio 0,5 cm. lato; columna brevi crassiuscula,
elinandrio margine minute serrulato; anthera cucullata, antice truncata;
ovario pedicellato glabro, clavato, c. 0,7 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schiechter, No 13271, blühend im Mai 1901.
Zur Sektion Desmotrichum gehörig und daselbst mit D. Schinzianum
Rolfe nahe verwandt, jedoch durch grössere und schlankere Pseudobulben
und das Labellum unterschieden. D. lonchophyllum Hk. f. gehört auch in
diese Verwandtschaft.
Dendrobium tetralobum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schlir.
Epiphyticum, dependens, pluricaule, usque ad 1 m. longum;; rhizomate
valde abbreviato ; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis glabris; cauli-
bus vulgo simplicibus, interdum pauciramosis, compressis, dense foliatis,
apicem versus parle florifera efoliata, vaginulis obsessa; foliis more
sectionis equitantibus oblique ovato-lanceolatis acutis, glabris, textura
coriaceis, dorso vagina excepta 2-2,5 cm. longis, medio fere 0,6-0,8 cm.
latis; floribus versus apicem caulis in fasciculis axillaribus distichis,
plurifloris; bracteis ovatis mox laceralis, ovario breviter pedicellato paulo
brevioribus; floribus in genere inter minores; sepalo intermedio ovalo-
oblongo, obtusiusculo, glabro, vix 0,3 cm. longo, lateralibus æquilongis,
basi margine anteriore bene dilatatis, c. 3,5 mm. latis; petalis oblique
lineari-ligulatis obtusis, glabris, sepalis fere æquilongis; labello e basi
cunealo-unguiculala, 4-lobato, lobis inferioribus oblongo-triangulis obtu-
sis, lobis anterioribus divergentibus lanceolato-falcalis obtusis, inferiori-
bus paulo longioribus, denticulo minuto interjecto, callo oblongo-quadrato
in ungue, labello toto 0,3 cm. longo, ad apices loborum anteriorum
0,2 cm. lato; columna brevi, crassiuscula, clinandrio amplo, edentato;
ovario breviter pedicellato, glabro, clavato, c. 0.3 longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Keetei. — R. Schlechter
No 13329, blühend im Juli 1901.
Unter sämtlichen bisher bekannten Arten der Sektion Aporum durch
die Form des Labellums gekennzeichnet.
Dendrobium Usterii Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schlir. et
Polytech. Turic.
Epiphyticum erectum, usque ad 20 cm. altum; rhizomate valde abbre-
viato; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caulibus vel
potius pseudobulbis, subfusiformi cylindraceis, mox longitudinaliter sul-
calis, vaginis 3-4 hyalinis arcte amplectentibus primum vestitis, apice
unifoliatis, lucidis, 6-9 cm. longis, supra medium 0,5-0,6 cm. diametienti-
bus, apicem et præsertim basin versus paullo attenuatis; folio erecto-
patente rigido, subulato acuto, 6-9 cm. longo vix 0,2 cm. diametiente,
superne sulcato; racemo simpliei terminali, folia vulgo plus minusve
excedente, lignescente, rigido; floribus in fasciculis dischis, vulgo pauci-
NRC ER
Zur DA
(23) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 459
floris, more D, crumenatis Sw. (cui inflorescentia bene similis sed minor);
bracteis mox laceratis, ovario pedicellato brevioribus ; sepalo intermedio
oblongo obtusiusculo, glabro, 0,4 em. longo; lateralibus æquilongis, basin
versus margine anteriore valde dilatatis, basi 0,4 cm. latis, glabris; petalis
oblique ligulatis, dimidio superiore margine anteriore paulo dilatatis,
subacutis, glabris, sepalis subæquilongis; labello e basi longius cuneata
trilobato, 0,7 cm. longo, lobis lateralibus abbreviatis obtusatis, intermedio
oblongo quadrato apiculato multo majore, lineis 3 incrassatis e basi in
medium lobi medii decurrentibus apice undulatis, lineis 2 brevibus undu-
latis in lobo medio adjectis; columna brevi, clinandrio tricuspidato;
anthera cucullata, antice truncala; ovario pedicellato, clavato, glabro,
c. 0,6 cm. longo.
Philippinen: Auf Mangroven der Insel Negros. — A. Usteri, blühend
im Dezember 1903.
Durch ihre Tracht ist die vorliegende Art unter allen bisher bekannt
gewordenen gekennzeichnet.
Dendrobium vulcanicum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Terrestre, erectum, pluricaule, 30-45 cm. altum; rhizomate valde
abbreviato; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caulibus
erectis vulgo simplicibus, teretiusculis, bene foliatis, vaginis foliorum
arcte amplectentibus persistentibus plusminusve obtectis, mox longitu-
dinaliter sulcatis, gracilioribus, 0,2-0.3 cm. diametientibus; foliis erecto-
patentibus anguste lanceolatis acutatis, glabris, textura papyraceis,
4,5-7 cm. longis, medio vel infra medium 0,4-0,8 cm. latis, internodia
plus duplo excedentibus; inflorescentiis versus apicem caulis, 1-2-floris,
pedunculo ovario pedicellato paulo breviore ; bractea parvula ovario multo
breviore; floribus in sectione inter majores, erecto-patentibus; sepalo
intermedio ovato obtuso, glabro, c. 1,3 cm. longo, lateralibus fere æqui-
longis, margine anteriore basi valde dilatata, c. 1,3 cm. latis; petalis
oblique oblongo-ellipticis subacutis, glabris, sepalis subæquilongis ; labello
e basi unguiculata cuneato, trilobo, c. 2 cm. longo, lobis lateralibus haud
bene evolutis, intermedio late rotundato obtusissimo, lamella transversa,
bicruri, cruribus \/-formiter divergentibus in medio unguis; columna
brevi, crassiuscula, clinandrio tridentato; anthera cucullata antice rolun-
dato-truncata ; ovario pedicellato clavato, glabro, c. 1,5 cm. longo.
Banda : Auf Steinen und im Boden auf dem Gunong Api, unterhalb
der warmen Spitze. — R. Schlechter No 13660, blühend im Oktober 1901.
Eine nicht unansehnliche Art mit rosenroten Blüten. Sie ist mit
D. Hosei Ridl. verwandt.
: Re Opium xanthoacron Schltr. n. sp. — Typus in herb.
ehltr.
Epiphylicum, in truncis arborum, patulum, multicaule, 7-8 cm. longum ;
rhizomate valde abbreviato; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis,
glabris; caulibus simplicibus dense foliatis, caules Angræci distichi Ldl.
in mentem revocantibus, foliis falcato-oblongis obtusis, more sectionis
equitantibus, 0,5-0,8 cm. dorso longis, medio fere 0,3-0,5 em. latis, glabris,
texiura rigide coriaceis; floribus ad apicem caulis singulis vel paucis
fasciculatis, involucro bifoliato protectis; foliis involucri equitantibus
460 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.). 1906 (24)
oblique oblongis obtusis, foliis caulis paulo majoribus, brunnescenti-
flavidis; bracteis ovatis subacutis, glabris, ovario pedicellato subæqui-
longis; floribus in sectione inter majores illis D. Leonis R. f. subæqui-
magnis; sepalo intermedio ovato obtusiusculo, glabro, c. 0,5 cm. longo,
sepalis lateralibus intermedio fere æquilongis, valde obliquis, basi mar-
gine anteriore valde dilatatis, c. 0,6 cm. longis; petalis oblique elliptico-
ligulatis obtusis, sepalo intermedio subæquilongis; labello cuneato-
oblongo, dimidio anteriore undulato, antice profundius bilobato, lobis
falcato-oblongis obtusis, cristis parvulis sparsis brevibus ornalis, carina
incrassata e basi usque ad apicem labelli decurrente, labello c. 0,8 cm.
longo; columna brevi, clinandrio Lridentato; anthera cucullata glabra;
ovario pedicellato clavato, glabro, c. 0,5 cm. longo.
Borneo: AufBäumen bei Samarinda, im Staate Kœætei. — R. Schlechter
N° 13332, blühend im Juli 1901.
Mit D. Leonis R. f. und D. prostratum Ridl. verwandt, von beiden durch
die Tracht und das Labellum unterschieden.
Die Blüten sind bräunlich-gelb.
Eria indragiriensis Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica, dependens, usque ad 50 cm. longa; rhizomate valde abbre-
viato ; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caulibus tere-
tiusculis bene foliatis, simplicibus, vaginis persistentibus foliorum arcte
amplectentibus, rufo-villosis omnino obtectis, 0,5-0,6 cm. diametientibus ;
foliis distichis erecto-patentibus lanceolatis vel lanceolato-ellipticis acumi-
natis, primum rufo-velutinis, superne demum glabratis, 10-15 cm. longis,
medio vel infra medium 2,3-3,2 cm. latis; racemis nutantibus axillaribus,
laxe 8-15-floris distichis, rufo-villosis, folia excedentibus, pedunculo
paucivaginato, tereli, villoso; bracteis ovatis obtusiuscule et breviter
acuminalis, ovarium excedentibus; sepalo intermedio lanceolato-ligulato
obtuso, extus rufo villosulo intus glabro, ec. 2 cm. longo, lateralibus
oblique lanceolato-ligulatis oblusis, margine anteriore dimidio inferiore
valde dilatatis, intermedio fere æquilongis, basi 1,8 cm. latis, extus rufo-
villosulis intus glabris; petalis oblique ligulatis obtusis, glabris, sepalis
paululo brevioribus; labello eircuitu obovato, trilobo, lobis lateralibus
oblongo-falcatis, obtusis, intermedio cuneato bilobato, conspicue majore,
carinis 2 e basi usque ad medium labelli carinisque 2 e medio usque
infra apicem labelli decurrentibus, tuberculo oblongo in apice, labello
tolo c. 2 cm. longo, medio fere 1,3 cm. lato; columna semitereti, margi-
nata; anthera angusta cucullato-galeata; polliniis angustis; ovario cylin-
drico dense rufo villoso, c. 0.7 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter No 13252, blühend im April 1901.
Diese Art der Sektion Trichotosia ist mit E. ferox Bl. verwandt.
Eria mollis Schltr. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylica, dependens pro sectione pusilla; rhizomate valde abbreviato;
radicibus filiformibus elongalis, terelibus, glabris; caulibus simplieibus
teretibus, bene foliatis, vaginis foliorum arcte amplectentibus villosis
omnino obtectis, c. 0.2 cm. diametientibus; foliis erecto-patentibus lanceo-
lato-elliptieis acutiusculis, utrinque molliter villosis, textura coriaceis,
4-2,3 cm. longis, medio fere 0.3-0.6 cm. latis; racemis axillaribus patulis,
Emm
(25) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 464
laxe plurifloris, molliter villosis, folia vulgo paulo excedentibus; floribus
in seclione inter minores, subsessilibus; bracteis ovatis aculis vel sub-
acutis, villosis, ovario brevioribus ; sepalo intermedio ovato obtusiusculo,
extus villoso, intus glabro, 0,3 cm. longo, lateralibus fere æquilongis, sed
margine auteriore dimidio inferiore valde dilatatis, basi latitudine 0,4 cm.
allingenlibus, extus villosis, intus glabris; petalis subfalcato-ligulatis
obtusis, glabris, sepalis paulo brevioribus; labello e basi unguiculata
cunealo-dilatato, trilobo, lobis lateralibus oblique oblongis, oblusis, inter-
medio duplo majore suborbiculari antice breviter exciso, callo oblongo
parvulo, papilloso, in medio lobi intermedii, ungue puberulo, labello toto
c. 0,4 cm. longo; columna brevi, pede basi callo puberulo ornato ; ovario
subsessili, cylindraceo, molliter villosulo, 0,3 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter No 13284, blühend im Mai 1901.
Als nächste Verwandte ist E. aporina R. f. zu betrachten. Die Färbung
der Blüten ist grünlich-gelb.
Eria monophylla Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphytica in ramis arborum, 14-18 cm. alta; rhizomate abbreviato,
vaginis obtecto; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris;
pseudobulbis cylindraceis, apice paulo altenuatis, glabris, apice unifoliatis,
2-3,5 cm. longis, medio fere 0,4-0,6 cm. diametientibus; folio angustius
lanceolato-ligulato apice inæqualiter bilobulato, obtusiusculo, basin versus
anguslato, glabro, textura coriaceo, 10-15 cm. longo, medio fere 1,3-1,8 cm.
lato; racemo juxta apicem pseudobulborum juvenilium nato, breviter
pedunculato, subdense, 6-15-floro, pedunculo rhacheque stellato-tomen-
tosulis; bracteis lanceolatis acuminatis, ovario brevioribus, stellato-
tomentosulis; sepalo intermedio oblongo obtuso, extus stellato-puberulo,
vix 0,4 cm. longo, lateralibus intermedio fere æquilongis obtusis, margine
anteriore dimidio inferiore bene ampliatis, extus stellato-puberulis ;
petalis oblique oblongo-ligulatis obtusis, glabris, 0,3 cm. longis; labello e
basi oblonga marginibus columnæ adnata paulo dilatato, trilobato, lobis
lateralibus triangulo-rotundatis, parvulis, intermedio bene majore sub-
quadrato antice truncato, callo minuto in basi labelli oblongo, squamis
2 oblongis obtusis amplis in disco vel medio, labello toto 0,4 cm. longo;
columna brevi, pede longius producto, glabro; anthera cucullata ; ovario
breviter pedicellato, clavato, stellato-tomentosulo, c. 0,3 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Sele, im Staate
Koetei. — R. Schlechter No 13485, blühend im August 1901.
In die Sektion Hymeneria gehörig; daselbst durch die einblättrigen
Pseudobulben gekennzeichnet.
9 Chitonanthera? Max Gregorii Schlir. n. sp. — Typus in
herb. Schltr.
Epiphytica, decumbens vel adscendens, radicans, ramosa ; ramis ramu-
lisque gracilibus teretibus, vaginis foliorum persistentibus omnino
obtectis, laxe foliatis; foliis patentibus ad vaginam articulatis, subulato-
filiformibus acutis, glabris, 1-1,8 cm. longis; racemis in axillis foliorum
nalis, erecto-patentibus subdistichis, sublaxe 10-20-Noris, folia paulo
excedenlibus; bracteis lanceolatis acuminatis, glabris, floribus subæqui-
longis; floribus erecto-patentibus ; sepalis ovalis oblusiusculis glabris, vix
462 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (26)
0,1 cm. longis, lateralibus paulo obliquis, omnibus patentibus; petalis
oblique oblongis obtusis, erecto-patentibus, sepalis fere 3-plo minoribus;
labello petalis æquilongo suborbiculari obtuse et breviter acuminato,
marginibus lateralibus concavo-incurvis, glabro; columna brevi cylin-
dracea ; stigmate humili; rostello amplo; anthera subreniformi obtusius-
cula; polliniis ut videtur 4; ovario breviter pedicellato clavato, glabro,
vix 0,1 cm. longo.
Britisch Neu-Guinea : Crest of Owen-Stanley-Range. — Sir W. Mac
Gregor, blühend im Juni 1889.
Durch die steifen Zweige und die stielrunden Blätter ist die vorliegende
Art vor den andern Arten der Gattung ausgezeichnet. Leider standen
mir zu wenig Blüten zur Verfügung, um mit Sicherheit die Zugehörigkeit
der Pflanze feststellen zu können, doch zweifele ich nicht daran, dass sie
hierher gehört.
Bulbophyllum apertum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphyticum, in ramis arborum repens, 15-20 cm. altum; rhizomate
elongato, flexuoso, vaginis arcte amplectentibus obtecto, tereti; pseudo-
bulbis anguste ovoideo-conicis, teretiusculis, glabris, valde dissitis,
2-2,5 cm. altis, supra basin c. 0,7 cm. diametientibus, unifoliatis; folio
erecto vel erecto-patente lorato, obtusiusculo, glabro, textura coriaceo,
basi angustato, 15-17 cm. longo, medio fere 2-2,4 cm. lato; floribus
singulis ad basin pseudobulborum in genere inter majores; pedunculo
brevi, vaginis amplectentibus obsesso, bractea ovato-oblonga obtusa, pedi-
cello multo breviore ; sepalis ovato-oblongis breviter acuminatis, glabris,
intermedio c. 0,7 cm. longo, lateralibus patenti-recurvis paulo obliquis,
c. À cm. longis; petalis reflexis lanceolato-ligulatis obtusiusculis, obliquis,
integris, longitudine sepalum intermedium subexcedentibus; labello sub-
reniformi obtuso, margine minute serrulato, apice subincrassato, 0,7 cm.
longo, latitudine 0,9 cm. attingente; columna brevi, crassiuscula ebra-
chiata; anthera cucullata; ovario graciliter pedicellato, cylindraceo, glabro,
petiolo incluso c. 2,5 cm. longo.
Banda: AufBäumen bei dem Signalberge bei der Stadt. — R. Schlechter
No 13653, blühend im Oktober 1901.
Wohl als Verwandte des B. patens King zu betrachten. Von diesem
durch die breiteren Teile der Blüte und das Labellum unterschieden. Die
Blüten sind gelb mit braunrotem Labellum.
Bulbophyllum blepharosepalum Schltr. n. sp. — Typus in
herb. Schltr. :
Epiphyticum, in truncis ramisque arborum repens; rhizomate flexuoso,
ramoso, vaginis mox pallescentibus, arctius amplectentibus obtecto,
tereli; radicibus fasciculatis, filiformibus, elongatis, flexuosis, glabris;
pseudobulbis valde dissitis, depresso-ovoideis, unifoliatis, glabris, c. 2 cm.
altis, basi usque 2 cm. diametientibus; folio erecto vel erecto-patente,
elliptico-lorato, obtusiusculo basi conspicue angustato subpetiolato, glabro,
textura coriaceo, c. 17 cm. longo, medio fere c. 4,5 cm. lato; scapo juxta
basin pseudobulborum nato, erecto, c. 23 cm. alto, gracili, tereti, glabro,
vaginulis paucis arcte amplectentibus obsesso; racemo subdenso, c. 15-
floro; bracteis ovato-lanceolatis subacuminatis, ovario pedicellato multo
brevioribus; floribus erecto-patentibus in genere mediocribus; sepalo
Br = m
tn 7
(27) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACKEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 463
intermedio oblongo obtuso, margine ciliato, 0,5 cm. longo, lateralibus
æquilongis obtusis, margine anteriore basin versus dilalalis, margine
ciliatis; petalis oblique oblongo-ligulatis obtusis apicem versus puberulis,
sepalis paulo brevioribus; labello petalis æquilongo, carnoso, oblongo-
ligulato obtuso, basi auriculato incurvulo, minute papilloso ; columna
brevi crassiuscula, brachiis parvulis triangulis acutis, antheræ breviori-
bus; anthera galeato-cucullata, antice excisa, papilloso-puberula ; ovario
pedicellato, clavato, glabro, c. 0,6 cm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen in den Wäldern am Sungei Lalah, im Distrikte
Indragiri. — R. Schlechter No 13241, blühend im April 1901.
Unter den malayischen Arten steht diese infolge ihrer Tracht verein-
zelt da. Sie schliesst sich an einige indische Formen an. Die Blüten sind
grünlich mit karminroten Streifen.
/- Bulbophyllum indragiriense Schlir. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, dependens, usque ad 15 cm. longum; rhizomate tereti
glabro, dense pseudobulbis obsesso ; radicibus filiformibus elongatis,
flexuosis, glabris; pseudobulbis adscendentibus oblongoideo-cylindraceis,
unifoliatis, glabris, usque ad 1 cm. longis, medio fere 0,3-0,4 cm. diame-
tientibus; folio ligulato-lorato, acuto, basi angustato, glabro, textura
coriaceo, 2-3,5 cm. longo, medio fere 0,5-0,7 cm. lato; floribus more
B. clandestini Griff. e rhizomate nalis, vulgo singulis; pedunculo brevis-
simo vaginis obtecto; bractea ovata acuta, glabra, ovario subsessili fere
æquilonga; floribus in genere inter minores, purpureis; sepalo inter-
medio ovato-oblongo obtuso, glabro, 0,3 cm. longo, lateralibus paulo
longioribus usque infra apicem connatis, apicibus liberis obtusis, glabris;
petalis albis, oblique suborbicularibus apiculatis, 0,1 cm. longis; labello
e basi cuneala elliptico obtusiusculo, margine minute ciliato, texlura car-
nosulo, c. 0,2 cm. longo; columna brevi crassiuscula, brachiis subfalcato-
erectis acuminatis, antheram excedentibus; anthera cucullata obtusa,
glabra ; ovario subsessili, cylindraceo, glabro, c. 1,5 mm. longo.
Sumatra: Auf Bäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri. —
R. Schlechter N° 13242, blühend im April 1901.
In die Verwandtschaft von B. clandestinum Griff. gehörig. Durch die
stumpfen Sepalen, das bewimperte Labellum und die roten Blüten ist
diese von den verwandten Arten unterschieden.
Cirrhopetalum adenophorum Schltr. n. sp. — Typus in
herb. Schltr.
Epiphyticum, in ramis arborum repens, usque ad 16 cm. altum ; rhizo-
mate crassiusculo, dense vaginis arcte amplectentibus obtecto, tereti;
radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; pseudobulbis erectis
ovoideis 4-angularibus, unifoliatis, 2,5-3 cm. allis, supra basin 1,2-1,5 cm.
diametientibus; folio erecto elliptico obtuso, basi in petiolum attenuato,
petiolo incluso 9-11 cm. longo, medio fere 2,8-3,5 cm. lato, glabro, textura
coriaceo; scapo erecto vel suberecto, gracili, folia paulo excedente, tereti,
glabro, vaginulis paucis dissitis, obsesso; racemo valde abbreviato
umbelliformi, ce. 6-10-floro; bracteis lanceolatis acuminatis, ovario pedi-
cellato vulgo brevioribus; floribus illis C. gamosepali Griff. similibus, vix
majoribus, patentibus; sepalo intermedio ovato setaceo-acuminato, mar-
464 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (28)
gine ciliato, 0,6 cm. longo, lateralibus porreclis, oblique lineari-ligulatis,
obtusiusculis, glandulis sparsis sessilibus donatis, basi libera excepta
usque infra apicem cohærentibus, 2,5-3 cm. longis; petalis oblique ovatis,
setaceo-acuminatis, margine ciliatis, sepalo intermedio paulo minoribus ;
labello carnosulo, ligulato obtuso, subtus carinato, glabro, c. 0,4 cm.
longo; columna brevi ebrachiata; anthera galealo-cucullata anlice excisa,
glabra ; ovario pedicellato glabro, 0,4 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Koetei. — R. Schlechter
No 43343, blühend im Juli 1901.
Mit C. gamosepalum Griff. nahe verwandt. Durch die sitzende Drüsen
führenden seitlichen Sepalen und die Columna unterschieden.
Cirrhopetalum borneense Schlir. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphylicum, in ramis arborum repens, usque ad 13 cm. altum ; rhizo-
mate crassiusculo, tereti, glabro, dense vaginis amplectentibus appressis,
obtecto; radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; pseudobulbis
haud valde approximatis, ovoideis quadrangularibus, apice unifoliatis,
1,5-2 cm. altis, supra basin 0,8-1,2 cm. diametientibus; folio erecto,
anguste elliptico-ligulato, obtuso, basin versus in petiolum brevem atte-
nuatis, glabris, textura coriaceis, petiolo incluso 7-11,5 cm. longis, medio
fere 2-2,5 cm latis; scapo gracili erecto vel adscendente, tereli, glabro,
vaginulis paucis dissitis obsesso; racemo more generis valde abbreviato,
umbelliformi c. 10-floro; bracteis lanceolatis acuminatis ovario pedicellato
fere æquilongis; sepalo intermedio ovato, setaceo-acuminalo, margine
cilialo, seta apicali inclusa 0,9 cm. longa, lateralibus medio tantum cohæ-
rentibus oblique ligulatis obtusis, dimidio anteriore genuflexo-decurvo,
glabris, 1,5 cm. longis; petalis e basi oblique ovata falcato-incurvis, setaceo-
acuminatis, margine ciliatis, 0,6 cm. longis; labello carnosulo, ligulato
obtuso, glabro, medio vix constriclo, curvato, c. 0,4 cm. longo; columna
brevi, brachiis subulatis, parvulis, antheræ paulo brevioribus; anthera
galeato-cucullata, glabra, antice retusa ; ovario pedicellato, clavato, glabro,
0,6 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen an den Ufern des Long Wahau, bei Maara
Marah, im Staate Kotei. — KR. Schlechter No 13401, blühend im Juli 4901.
Diese Art zeichnet sich durch die kurzen Knieförmig nach unten ge-
bogenen seitlichen Sepalen aus. Sie gehört in die Verwandischaft des
C. gamosepalum Griff.
Cirrhopetalum pallidum Schltr. n. sp.— Typus in herb. Schltr.
Epiphyticum, in ramis arborum repens, usque ad 14 cm. altum ; rhizo-
mate elongato tereti, glabro, vaginis oblecto ; pseudobulbis erectis, dissitis,
ovoideis, obscure 4-angulatis, unifolratis, c. À cm. altis, supra basin usque
ad 0,7 cm. diametientibus; folio erecto elliptico vel anguste elliptico-ligu-
lato, obtuso, 6-10 cm. longo, medio fere 1,8-2,5 cm. lato, basi in petiolum
brevem attenuato, glabro, textura coriaceo; scapo gracili erecto vel sub-
erecto, tereti, glabro, vaginulis paucis dissitis obsesso; racemo valde
abbreviato umbelliformi, dense 15-30-floro ; bracteis lanceolatis acumina-
tis, ovario pedicellato fere æquilongis; floribus patentibus patulisve,
pallide flavis ; sepalo intermedio ovato, setaceo-acuminato, glabro, 0,5 cm.
longo, lateralibus porrectis, oblique ligulatis obtusis, tertia parte basilari
Ber |
2]
(29) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACKEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIELES 465
eonnalis, cæterum liberis, 1,5 cm. longis; petalis ovato-lanceolatis aculis,
falcatis, dimidio inferiore margine breviter laceralo-dentalis, glabris, vix
0,4 cm. longis; labello carnosulo ligulato obtuso, subtus longitudinaliter
sulcato, longitudine vix 0,2 cm. excedente; columna brevi, crassiuscula,
brachiis minutis dentiformibus, antheræ brevioribus; anthera cucullata,
anlice retusa; ovario pedicellato clavato, glabro, c. 0,3 cm. longo.
Borneo : Auf Bäumen am Flusse bei Samarinda, im Staate Kœtei. —
R. Schlechter No 13344, blühend im Juli 1961.
Eine Art aus der Verwandtschaft des C. citrinum Ridl., von dem sie
dureh die Petalen gut unterschieden ist.
Luisia liukiuensis Schlir. n. sp. — Typus in herb. Schltr. et Tokyo.
Epiphytica, patula, usque ad 35 cm. longa; radicibus filiformibus cras-
siusculis, flexuosis, elongatis, glabris; caule vulgo simplici, bene foliato,
vaginis foliorum arcte amplectentibus, nervosis, omnino obtecto, glabro;
foliis erecto-patentibus patentibusve teretibus subacutis, glabris, carnosis,
8-11 cm. longis, c. 2,5 mm. diametientibus, vulgo paulo arcualis; racemis
axillaribus abbreviatis, plurifloris; bracteis parvulis late ovalis obtusis,
ovario breviter pedicellato multoties brevioribus; floribus illis L. teretifoliæ
Bl. fere æquimagnis erecto-patentibus ; sepalis ligulatis obtusis glabris, c.
0,7 cm. longis, medio fere 2,5 mm. latitudine paulo excedentibus, latera-
libus paulo obliquis; petalis sepalis bene similibus et fere æquimagnis,
paulo obliquis, glabris; labello carnoso, trilobo, basi concavulo, lobis late-
ralibus parvulis oblongis obtusis, paulo incurvis, lobo intermedio latera-
libus multo majore oblongo-ligulato obtuso, labello toto c. 0,7 cm. longo,
lobo intermedio medio fere 2,5 mm. lato; columna brevi crassiuscula ;
anthera polliniisque haud visis; ovario pedicellato, clavato, glabro.
Liukiu-Insel : « Isle Oshima ». — T. Uchiyama, verblüht im
Dezember 1900.
Vor allen anderen Arten der Gatlung durch das Labellum ausge-
zeichnet. Mein Material ist zwar schon ziemlich stark in Frucht über-
grgangen, doch liessen sich dennoch die einzelnen Teile mit Ausnahme
der Befruchtungsapparale erkennen, so dass ich nicht zôgerte die Be-
schreibung dieser interessanten Art zu veröffentlichen.
Adenoncos borneensis Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, patulum, usque ad 30 cm. longum; radicibus filiformibus
elongatis, flexuosis, glabris; caule teretiusculo bene foliato, omnino vagi-
nis foliorum nervosis obtecto, c. 0,4 cm, diametiente; foliis patentibus
ligulatis, oblique obtusis, apice mucronatis, glabris, lucidis, texlura car-
noso-coriaceis, 3-b,5 cm. longis, medio fere 0,6-1,3 cm. latis; racemis
axillaribus valde abbreviatis paucifloris; bracteis late ovatis mucronulatis;
glabris, ovario subsessili multo brevioribus; floribus viridibus in genere
magnis, erecto-palentibus; sepalis ovato-lanceolalis acuminalis, glabris,
0,6 em. longis, lateralibus paulo obliquis; petalis anguste lineari-ligulatis
acuminatis, obliquis, 0,5 m. longis; labello subeuneato oblongo, concavulo
apice apiculato, basi margine utrinque dente lineari acuto ornato, glabro,
carnoso, 0,7 cm. longo, supra medium 0.4 cm. lato; columna brevi,
crassa, apice utrinque dente brevi carnoso donata; rostello valde abbre-
vialo ; anthera cucullata antice allenuata, apice breviter truncata ; polliniis
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1906. 32
466 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ue sér.). 1906 (30)
4 oblique obovoideis, stipite sublineari apicem versus paulo dilatato,
glandula oblonga, poslice minute excisa; ovario cylindraceo glabro,
c. 0,6 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen am Sungei Penang, bei Samarinda, im Staate
Keetei. — R. Schlechter No 43352, blühend im Juli 1901.
Mit A. major Ridl. verwandt.
Tæniophyilum borneense Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphylicum, acaule, pusillum, usque ad 3,5 cm. altum, aphyllum ; radi-
cibus applanatis, elongatis, flexuosis, glabris, ec. 0,2 cm. latis; racemis
more T. obtusi Bl. usque ad basin floriferis (epeduneulatis), distichis,
elongatis, rhachi minute puberula; bracteis parvulis ovato-tringulis obtu-
sis, minute puberulis, ovario pedicellato bene brevioribus; floribus illis
T. obtusi Bl. subæquimagnis; sepalo intermedio lanceolato-elliptico sub-
acuto, glabro, c. 0,4 cm. longo, lateralibus intermedio similibus subfalcato-
obliquis fere æquimagnis; petalis angustius et oblique lanceolatis acumi-
natis, glabris, sepalis paululo brevioribus; labello circuitu lanceolato,
concavo, aculo, apice marginibus incrassato, ante ostium calcaris lamella
humili transversa prædito, petalis æquilongo, exappendiculato, calcare
globoso, c. 0,5 mm. longo; columna brevi; rostello linguiformi, bifido;
anthera cucullata breviter et obtusiuscule acuminata, glabra ; ovario pedi-
cellato clavato, glabro, 0,2 cm. longo.
Borneo : Auf Bäumen bei Moreara Bangkal, im Staate Kıetei. —
R. Schlechter No 13563, blühend im August 1901.
Mit T. obtusum Bl. verwandt. Ausgezeichnet durch das Labellum und
die Behaarung der Rhachis.
à Tæniophylilum gracillimum Schlir. n. sp. — Typus in herb.
chltr.
Epiphylicum, pusillum, acaule, usque ad 5 em. altum, aphyllum; radici-
bus applanalis elongatis, flexuosis, glabris, rugulosis, ec. 0,3 em. latis;
scapis gracillimis, capillaceis, squamulis perpaucis minutis arete amplec-
tentibus obsessis, glabris; racemis distichis 6-20-floris, sublaxis, glabris,
0,4-1,2 cm. longis, rhachi subflexuosa; bracteis parvulis ovato-triangulis
oblusis, glabris, ovario pedicellato multo brevioribus; floribus in genere
inter minores flavescentibus; sepalis ligulato-ellipticis obtusiusculis,
glabris, c. 2,5 mm. longis, lateralibus paulo obliquis; petalis oblique
oblongis obtusis, basi subito paulo angustatis, sepalis paulo brevioribus,
glabris ; labello circuitu lanceolato .acuminato, concavo, apice appendice
brevi incurvo donato, glabro, basi ante ostium calcaris lamella transversa
bicruri donato, petalis longitudine æquali, calcare subgloboso c. 0,5 mm.
longo ; columna brevi; rostello acuminato bifido; anthera cucullata antice
truncato-obtusata, glabra; polliniis 4 oblique obovoideis, stipite lineari,
polliniis fere dimidio longiore, glandula oblonga obtusa parvula; ovario
pedicellato clavato, glabro, c. 1,5 mm. longo.
Borneo: An jungen Zweigen auf Bäumen an den Ufern des Long
Dett, im Staate Ketei. — R. Schlechter No 13556, blühend im
August 1901.
Durch die äusserst dünnen Blütenschäfte und breite Wurzeln charak-
terisiert.
(31) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 467
Tæniophyllum sumatranum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schlir.
Epiphylicum, in truncis arborum, pusillum, gracile, patulum, usque ad
9 cm. longum, acaule, aphyllum ; radicibus applanatis elongatis, flexuesis,
glabris, 4,5-2 mm. latis; pedunculo teretiusculo, glabro, vaginulis per-
paucis minutis prædito, glabro, racemo elongalo multifloro, sublaxo,
usque ad 7 cm. longo, rhachi subflexuosa, glabra ; bracteis ovato-triangulis
obtusis, glabris, ovario pedicellato brevioribus; floribus viridibus in
genere inter minores; sepalis lanceolato-ligulatis acutis glabris ad medium
usque connatis, c. 2,5 mm. longis, lateralibus paulo obliquis; petalis
liberis sepalis similibus sed paulo brevioribus glabris ; labello lanceolato
acuto vel subacuminato, glabro, concavo, apice appendice subulato acutis-
simo infracto prædito, petalis fere æquilongo, calcare ovoideo obtuso,
glabro, longitudine vix 0,5 mm. excedente; ovario pedicellato glabro,
clavato 1 mm. longo.
Sumatra: An Baumstämmen an den Ufern des Sungei Lalah, im
Distrikte Indragiri. — R. Schlechter N° 13244, blühend im April 1901.
Ohne die einzige Blüte an dem einzigen Exemplare zu zerstören, ist es
leider nicht möglich, eine Beschreibung der Columna zu geben. Die Art
ist charakteristisch durch die langen Inflorescenzen. Sie gehört infolge
der verwachsenen Sepalen in die Nähe von T. Ahwisu Ldl.
V Sarcochilus Burchardianum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, acaule, erectum, usque ad 7 cm. altum, simplex ; radicibus
filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; foliis patentibus oblique elliptico-
ligulatis glabris, apice inæqualiter et obtuse bilobatis; racemis brevibus
hispidulis, 6-15-floris, pedunculo brevi; bracteis ovatis obtusiusculis
patentibus hispidulis, ovario pedicellato brevioribus; floribus erecto-
patentibus albidis, roseo-pictis; sepalis elliptico-oblongis obtusis, extus
puberulis, intus glabris, 1,3 em. longis, lateralibus paulo obliquis, inter-
medio paulo latioribus; petalis oblique spathulato-ligulatis obtusis, glabris
vel subglabris, sepalis subæquilongis ; labello carnosulo cucullato concavo,
lobis lateralibus erectis oblique lanceolatis acutis, margine apicem versus
laceratis, lobo medio breviter 4-lobulato, lobis subtriangulis acutis, mar-
gine laceratis, calcare brevi gibberiformi-conico, porrecto, apice puberulo
infra apicem labelli; columna brevi, carnosula ; anthera ellipsoideo-cucul-
lata, obtusa, glabra; polliniis subglobosis stipite lineari ; polliniis fere
duplo longiore, glandula parvula suborbiculari; ovario pedicellato
eylindraceo, puberulo, c. 1,2 cm. longo.
Sumatra: An Baumstämmen am Sungei Lalah, im Distrikte Indra-
girl. — R. Schlechter No 13250, blühend im April 1901.
Eine durch die complizierte Struktur des Labellums ausgezeichnete Art.
Ich habe mir erlaubt dieselbe Herrn Burchard zu widmen, dem ich
durch die Unterstützung mit Rat und Tat während meines Aufenthaltes
am Sungei Lalah zu Dank verpflichtet bin.
Sarcochilus koeteiense Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphyticum, patulum, acaule, pusillum, c. 9 cm. altum; radicibus fili-
formibus elongatis, flexuosis, glabris; foliis (in specimine singulo) %,
lanceolato-ligulatis, acuminatis, subfalcato-obliquis, glabris, 5,5-7,5 cm.
468 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.). 1906 (32)
longis, medio fere 0,8-1,1 cm. latis, textura coriaceis; pedunculo patente,
gracili, tereti, minute squamuloso-hispidulo, apice paucifloro; bracteis
approximatis, parvulis, hispidulis, ovario pedicellato multo brevioribus;
floribus illis S. sigmoidei Ridl. similibus et fere æquimagnis, patentibus;
sepalis conniventibus, intermedio angustius elliptico-ligulato, obtusius-
culo, glabro, c. 0,6 cm. longo, lateralibus paulo latioribus æquilongis,
glabris; petalis oblique subfalcato-ligulatis obtusis glabris, sepalis paululo
brevioribus; labello trilobo, lobis lateralibus oblique oblongis obtusis,
erecto-patentibus, intermedio rhombeo, lateribus paulo involuto, acuto,
calcare e basi conica medio constricto, apicem versus sursum inflato
obtuso, porrecto, labelli lobum medium superante, 0,8 cm. longo; columna
brevi, crassiuscula, rostello brevi, bifido; anthera cucullata, antice bre-
viter acuminata, glabra; polliniis oblique obovoideis, stipite lineari glan-
dulam versus paulo angustato, glandula oblanceolata acuta; ovario pedi-
cellato clavato, glabro, 0,4 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Sele, im Staate
Kcetei. — R. Schlechter N° 13464, blühend im August 1901.
Diese Art dürfte mit S. sigmoideum Ridl. verwandt sein. Der Helm ist
bräunlich, das Labellum weiss mit rot.
Sarcochilus pachyrhachis Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, dependens, usque ad 2,5 cm. longum; radicibus filifor-
mibus elongatis, flexuosis, glabris; caule tereti, glabro, dense foliato,
vaginis foliorum obtecto; foliis oblique ligulatis acutiusculis, glabris,
textura coriaceis, basin versus angustatis, 7-10 cm. longis, medio fere
0.5-1,2 cm. latis; racemis distichis laxius 10-20-floris, rhachi carnosa,
incrassata, glabra, pedunculo tereti, glabro, vaginulis dissilis obsesso,
usque ad 7 cm. longo; bracteis parvulis triangulis, acutis vel obtusius-
culis, glabris, ovario bene brevioribus; floribus illis S. teretis Bl. similibus
et fere æquimagnis, niveis; sepalis lanceolatis acutis, glabris, c. 0,8 cm.
longis, lateralibus paulo obliquis; petalis sepalis bene similibus acutis, sed
paulo minoribus; labello calcarato-saccato porrecto, trilobo, lobis laterali-
bus lanceolato-triangulis acutis, subfalcatis, erecto-patentibus, intermedio
in dentem triangularem, acutum reducto, minuto, calcare saccato-conico
porrecto, 0,5 cm. longo; columna teretiuscula, pede gracili; rostello
bifido; anthera cucullala, antice breviter acuminata, glabra: polliniis
paulo longiore, glandula ovala oblusa; ovario pedicellato, glabro, cylin-
draceo, c. 0,7 cm. longo.
Borneo : Auf Bäumen am Sungei Penang bei Samarinda, im Staate
Kætei. — R. Schlechter No 13348, blühend im Juli 1901.
Eine Art aus der Verwandtschaft des S. teres Bl. vor dem sie durch
weisse Blüten und das Labellum ausgezeichnet ist.
Thrixspermum affine Ldl. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Epiphylicum, patulum, simplex, c. 10 em. longum, brevicaule; radicibus
filiformibus elongatis, flexuosis. glabris; caule brevi, dense foliato, parte
inferiore radieante; foliis erecto-patentibus ligulatis oblique acutis, basin
versus paule angustatis, glabris, textura coriaceis, exsiccalione lueidis,
3.5-8 cm. longis, medio fere 0 7-1,3 cm. latis; scapis gracilibus rigidius-
culis vaginis 1-2 arcte amplectentibus præditis, glabris; racemo disticho
(33) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES 469
illo T. notabilis O. Ktze. simillimo, 8-25-floro; bracteis compressis ovalis
acutis, glabris, ovario pedicellato brevioribus, floribus in illis T. notabilıs
0. Ktze. simillimis, sed paulo minoribus; sepalis e basi ovato-lanceolatata
elongato-acuminatis glabris, 1,5 cm. longis, lateralibus paulo obliquis;
petalis sepalis similibus tamen paulo angustioribus, glabris, 1,3 cm.
longis; labello late ovato, sparsim puberulo, elongato-acuminalissimo,
basi saccala lineis 3 elevatis parallelis ornato, 1,3 cm. longo, usque ad
3,5 mm. lato; columna brevi, clinandrio dorso paulo amplialo; rostello
subnullo;anthera rotundato-cucullata antice breviter excisa, glabra; polli-
niis oblique ellipsoideis, stipite brevi, subquadrato, glandula brevi, trans-
versa; ovario pedicellato, clavato glabro, c. 0,5 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Keetei. —R. Schlechter
No 13345, blühend im Juli 1901.
Von T. notabile O. Ktze., welches ich übrigens in grösserer Menge am
Sungei Lalah auf Sumatra fand, ist die vorliegende Art durch das Vor-
handensein der drei verdickten Linien am Grunde des Labellums unter-
schieden. T. notabile besitzt statt dieser ein pfriemenförmiges behaartes
Anhängsel und ein sonst kahles Labellum.
y Thrixspermum ciliatum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Schltr.
Ephylicum, erectum, brevicaule, usque ad 19 cm. altum;; radicibus fili-
formibus elongatis, flexuosis, glabris; caule brevi dense foliato, omnino
vaginis foliorum obtecto; foliis erecto-patentibus ligulatis, apice inæqua-
liter ac obtuse bilobulatis, glabris, textura coriaceis, 3-7 cm. longis, medio
fere 0,5-1 cm. latis; pedunculis erectis vel erecto-patentibus folia exce-
denlibus (interdum duplo), gracilibus, teretibus, glabris, vaginulis paucis
dissitis obsessis, rhachi abbreviata; bracteis lanceolatis acutis, approxi-
matis, ovario pedicellato brevioribus; floribus erectis, illis T. pulchelli
0. Ktze. fere æquimagnis; sepalis lanceolatis glabris, c. 1 cm. longis,
intermedio acuto, lateralibus acuminatis paulo obliquis; petalis oblique
ligulatis subacutis, glabris, sepalis paululo brevioribus; labello e basi
saccato-concava late cuneato trilobo, medio callo subquadrato retuso
ornato, lamina puberulo, 1 cm. longo, lobis lateralibus semiorbicularibus,
abbreviatis, margine ciliatis, intermedio anguste lanceolato-ligulato acuto,
margine ciliato, laterales multo excedente ; columna brevi, anthera cucul-
lala, antice obtusa, glabra; ovario cylindrico, glabro, pedicello incluso
c. 0,7 cm. longo.
Sumatra : An Kaffeebäumen am Sungei Lalah, im Distrikte Indragiri.
— R. Schlechter No 13285, blühend im Mai 1901.
Durch den langen Mittellappen des Labellums ist diese Art ausge-
zeichnet. Im Bau der Blüte ist T. infractum Schltr. verwandt.
Die Blüten sind weiss mit gelbem Kallus und Sack der Lippe.
3 nn aspermum falcilobum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
chlir.
Epiphyticum, dependens, ramosum, basi radicans, c. 40 cm. longum ;
radicibus filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caule substricto vel
subflexuoso, parum compresso, bene foliato, glabro, vaginis foliorum
arcle amplectentibus omnino obtecto; foliis patentibus patulisve lineari-
lanceolatis acuminatis, glabris, textura carnosis, basi subpeliolato-angus-
talis, 8-13 cm. longis, medio fere 0,5-0,7 cm. latis; racemis lateralibus
more T. subulati O. Ktze. abbrevialis, distichis 3-6-floris, pedunculo brevi,
470 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (34)
vaginis obsesso, usque ad 0,5 cm. longo; bracteis compressis, dorso cari-
natis, ovario pedicellato bene brevioribus; floribus pallide flavis, illis
T. subulati R. f. similibus atque fere æquimagnis; sepalo intermedio
oblongo-elliptico obtuso, apice mucronulato, glabro, 0,9 cm. longo, latera-
libus oblique suborbicularibus, apice mucronulatis, intermedio fere æqui-
longis, glabris ; labelio e basi saccata late cuneato, trilobo, lobis lateralibus
lanceolato-falcatis acuminatis, intermedio valde abbreviato obtusissimo,
callo transverso bilebato in medio labelli, carinis 3 brevibus e medio ad
apicem labelli decurrentibus, labello e basi ad apicem lobi intermedio
c. 0,5 cm. longo, supra medium c. 0,7 cm. lato, glabro, callo subulato
puberulo in basi; columna brevi, crassiuscula ; anthera transversa cucul-
lata, antice retusa, polliniis 2 oblongoideis, stipite subquadrato, polliniis
breviore, glandula lunata ; ovario breviter pedicellato, glabro, cylindraceo,
c. 0,7 cm. longo.
Java: Auf Bäumen in den Wäldern oberhalb Tjibodas. — R. Schlechter
No 13606, blühend im September 1901.
Diese Art ist mit T. subulatum R. f. sehr nahe verwandt. Das Labellum
weist aber einige Unterschiede auf, die eine Trennung beider Arten
gerechifertigt erscheinen lassen.
Thrixspermum infractum Schltr. n. sp. — Typus in herb.
Schltr.
Epiphyticum, erectum, 10-45 cm. altum, simplex ; radicibus filiformibus
elongatis, flexuosis, glabris; caule haud bene evoluto vel brevi (usque ad
6 cm. longo), dense foliato, tereti, glabro, vaginis foliorum dense obtecto;
foliis erecto-patentibus patentibusve ligulatis, apice inæqualiter ac obtuse
bilobulatis, glabris, textura coriaceis. 5-8 cm. longis medio fere 0,8-1,2 cm.
latis; pedunculis patentibus foliis fere æquilongis, gracilibus subteretibus,
glabris, rhachi brevi cylindrica vix incrassata; bracteis lanceolalis aculis
vel acuminatis, ovario pedicellato plus duplo brevioribus, glabris; floribus
in genere inter mediocres, niveis; floribus illis T. pulchelli O. Ktz. fere
æquimagnis, albis: sepalis elliptico-lanceolatis glabris, c. 1 em. longis,
intermedio subacuto, lateralibus obliquis acuminatis; petalis oblique
ligulatis obtusiusculis, glabris, sepalis paulo brevioribus; labello e basi
saccala late cuneato, trilobo, sepalis fere æquilongo, intus medio callo
lineari-reluso excepto puberulo, saceo basi intus callo subulato granuloso
aucto, lobis lateralibus semiorbicularibus abbreviatis, ciliatis, intermedio
lanceolato elongato-acuminato, margine ciliato, tertia parte apicali subilo
infracto; anthera cucullata antice retusa; polliniis oblique ellipsoideis,
stipite perbrevi, glandula lunata, angulis obtusis; ovario pedicellato, cylin-
draceo, glabro, c. 0,7 em. longo.
Borneo : Auf Bäumen und Sträuchern bei Bandjermassin. —
R. Schlechter No 13324, blühend im Juni 4901.
Mit T. ciliatum Schltr. verwandt, jedoch im Labellum ausreichend
unterschieden.
Thrixspermum maculatum Schlir. n. sp. — Typus in herb.
Berol.
Epiphyticum, erectum, brevicaule, simplex, 6-8 cm. altum; radicibus
filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caule brevi omnino vaginis folio-
rum obtecto; foliis erecto-patentibus patentibusve lineari-ligulatis obtu-
siusculis, glabris, textura coriaceis, 4-7 cm. longis, medio fere 0,4-0,7 cm.
(35) R. SCHLECHTER. NEUE ORCHIDACEEN DER FLORA DES MONSUN-GEBIETES #71
latis; peduneulis patentibus gracilibus, terelibus glabris, vaginulis paucis
dissilis obsessis, follis paulo brevioribus, rhachi cylindrica paulo incrassata
usque ad 1,5 cm. longa ; bracteis approximatis patentibus ovatis obtusius-
culis, ovario pedicellato bene brevioribus; floribus pallide flavis, erectis;
sepalis elliptico oblongis subacutis, glabris, 0,7 cm. longis, lateralibus
paulo obliquis; petalis oblique ligulatis obtusis, glabris, sepalis paulo
brevioribus, labello e basi saccata late cuneato trilobo, intus callo mediano
quadrato excepto dimidio anteriore puberulo, fasci villoso a basin calli
mediani usque ad basin sacci decurrente, lobis lateralibus semiorbiculari-
bus ciliatis, intermedio triangulari aculo, ciliato, lateralibus paululo
longiore; anthera cucullata antice obtusa; polliniis oblique ellipsoideis,
stipite quadrato brevi, glandula anguste lunata, perlata, cruribus bene
longis ; ovario pedicellato tereti, glabro, c. 0,4 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Wahau, im Staate
Keetei. — R. Schlechter, blühend im August 1901.
Die hellgelben Blüten zeichnen sich durch % goldgelbe Flecken vorn
auf dem Labellum und gelben Sack aus. Sehr charakteristisch für die
Art ıst die schmal halbmondförmige Klebmasse der Pollinien.
< Thrixspermum Samarindæ Schlir. n. sp. — Typus in herb.
chitr.
Epiphyticum, erectum, simplex, brevicaule, 7-10 cm. altum; radicibus
fiiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caule brevi, tereti, glabro,
omnino vaginis foliorum obtecto; foliis patentibus vel erecto-patentibus
ligulatis, apice mæqualiter ac obtuse bilobulatis, glabris, textura coriaceis,
5-7,5 cm. longis, medio fere 0,5-1 cm. latis; pedunculis erecto-patentibus
foliis fere æquilongis, glabris, teretiuseulis, rhachi abbreviata eylindracea;
sepalis lanceolatis acutis, glabris, 1,2 cm. longis, lateralibus vulgo acu-
minatis; petalis oblique lineari-ligulatis acutis glabris, ec. 1,1 em. longis;
labello trilobo, sepalis paulo breviore profundius saccalo, medio callo
quadrato retuso ornalo, dimidio anteriore puberulo, margine cilialo, lobis
lateralibus semiorbicularibus obtusis, intermedio paulo longiore ovato,
anlice breviter acnminato, apice ipsa paulo incrassato; columna brevi,
crassiuscula, pede apice triangulari-excavalo; anthera rotundala cucullata,
antice obtuse apiculata, glabra; polliniis subfalcato-ellipsoideis, stipite
abbreviato, quadrato, glandula breviter lunala; ovario pedicellato cylin-
draceo, glabro, c. 1 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Koetei. — R. Schlechter
No 13334, blühend im Juli 1901.
Vor allen anderen Arten der Verwandischaft zeichnet sich die vor-
liegende durch den tieferen Sack des Labellums aus. Die wohlriechenden
Blüten sind hellgelb mit braun geflecktem Labellum.
Trichoglottis tenera Schlir.
In Fl. Brit. Ind. VII p. 73 veröffentlichte Sir J. D. Hooker unter dem
Namen Cleisostoma tenerum Hk. f. eine Pflanze die sich vor allen anderen
Arten der Gattung Cleisostoma durch die kurzen Inflorescenzen unter-
schied. Ich hatte beim Lesen der Beschreibung unwillkürlich das
Gefühl, als habe man es mit dem Vertreter einer anderen Gattung zu
tun. Nicht wenig freute ich mich daher, als ich während meines Aufent-
haltes in Ceylon in den Wäldern des Hantane die Pflanze in Mengen
antraf. Eine Untersuchung der Blüten ergab, dass wir es mit einer
472 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m SéR.). 1906 (36)
Trichoglottis zu tun haben. Wie bei T. lanceolaria Bl. ist das Labellum
kahl, der zungenförmige Anhängsel im Innern des Spornes ist an der
Spitze ausgezackt.
Saccolabium angracoidesSchlir. n.sp.— Typusin herb. Schltr.
Epiphyticum, erectum, brevicaule, simplex, 6-10 cm. altum; radicibus
filiformibus elongatis, flexuosis, glabris; caule brevi, tereti, glabro, dense
foliato, omnino vaginis foliorum amplectentibus obtecto; foliis patentibus
vel erecto-patentibus, oblique ligulatis, obtusiusculis vel acutis, apice
inæqualiter bilobulatis, glabris, texlura coriaceis 4,5-7 cm. longis, medio
fere 0,8-1,3 cm. latis; pedunculis lateralibus erecto-patentibus erectisve,
foliis fere duplo brevioribus, teretiusculis, racemo sublaxe plurifloro;
bracteis triangulis, aculis vel acuminatis, glabris, ovario multoties bre-
vioribus ; floribus erectis vel erecto-patentibus, in genere inter majores;
sepalis elliptico-oblongis, apiculatis, glabris, 0,9 cm. longis, laleralibus
paulo obliquis; petalis sepalis similibus obtusiusculis, glabris, 0,5 cm.
longis; labello late cuneato bilobo, lobis quadrato-oblongis, antice serru-
latis, dente triangulo obtuso parvulo interjecto, c. 0,5 cm. longis, calcare
cylindraceo obtuso, medio paulo constricto, c. 1 cm. longo; columna brevi
crassa, marginibus medio amplialis incurvis, rostello adscendente bifido ;
anthera rhomboideo-cucullata antice vix producta; polliniis globosis,
stipite gracili, glandulam parvulam versus angustato, polliniis bene
longiore; ovario glabro, trigono, c. 0,6 cm. longo.
Borneo: Auf Bäumen in den Wäldern am Long Sele, im Staate Koetei.
— R. Schlechter No 13468, blühend im August 1901.
Diese Art, welche mit einigen afrikanischen Angræcum-Arten habi-
tuelle Aehnlichkeit besitzt, dürfte am besten dem S. Angræcum Ridl. zur
Seite gestellt werden.
Die Blüten sind hellgelb, das Labellum weiss mit roten Flecken.
Saccolabium sphærophorum Schltr. n. sp. — Typus in
herb. Berol.
Epiphyticum, erectum, brevicaule, c. 25cm. altum; radicibus filiformibus
elongalis, flexuosis, glabris; caule brevi teretiusculo, vaginis foliorum
omnino obtecto; foliis erecto-patentibus loratis, apice inæqualiter et
obtuse bilobatis, glabris, textura coriaceis, 12-15 cm. longis, medio fere
1,5-2 cm. latis, basin versus vix anguslatis: inflorescentiis gracilibus
erecto-patentibus, folia paulo excedentibus, vulgo simplicibus, pedunculo
tereli; glabro, vaginulis paucis dissilis obsesso; racemo subdense mulli-
floro, c. 5 cm. longo; bracteis minulis, ovario subsessili brevioribus, gla-
bris; floribus in genere inter minores; sepalis oblongo-subspathulatis
obtusis, glabris, c. 0,5 cm. longis, lateralibus paulo obliquis ; petalis oblique
oblongis obtusis, glabris, sepalis paululo minoribus; labello trilobo,
saccalo, c. 0,2 cm. longo, lobis lateralibus erectis, rhombeo-quadratis,
parvulis, intermedio ovalo obtusiusculo, lateralibus majore, saccato, sub-
globoso, c. 2,5 cm. diametiente, intus lævi; columna brevi, crassa, rostello
triangulo, antice bifido; ovario subsessili cylindraceo, glabro, c. 0,4 cm.
longo.
Borneo: Auf Bäumen bei Samarinda, im Staate Kœtei. — R. Schlechter
N° 13333 blühend im Juli 1901.
Im Sinne Hookers und Ridleys würde die vorliegende Art als Cleisos-
toma anzusehen sein. Sie ist durch die kleinen Blüten ausgezeichnet.
473
Zweiter Beitrag zur Pilziora von Montenegro
Von
Prof. Dr. FRANZ BUBAK
kgl. landw. Akademie zu Tabor in Böhmen.
(Mit Tafeln ı4 und 15).
(Suite et fin.)
156. Phomopsis Cichoriacearum (Sacc.) Bubäk. Bei Ulcinj
auf trockenen Stengeln von Cichorium Intybus.
Auch bei dieser Art findet man Pykniden, welche nur spindelförmige
Sporen besitzen, dann solche, in denen sich wieder nur septoriaartige
entwickelt haben und endlich Pykniden mit Sporen von beiderlei Art und
mit zahlreichen Uebergängen zwischen beiden Sporenformen.
157. Phomopsis Coronillæ (West.) Bubäk. Bei Uleinj auf
trockenen berindeten und nackten Aesten von Coronilla emerus.
Fruchtgehäuse heerdenweise, öfters in einem dünnen, violett bräun-
lichen Stroma lagernd; dieses oder die Fruchtgehäuse an dem Holze
zwischen den Holzfasern hervorbrechend, elliptisch, länglich oder strich-
förmig, öfters der Länge nach zusammenfliessend, später fast oberfläch-
lich, unregelmässig, schwarzbraun bis schwarz, matt, aus dunkelbraunen,
unregelmässigen, dickwandigen Zellen gebildet, in der Mitte zuerst mil
einem rundlichen oder kurz länglichen Spalt zerreissend.
Sporen zweierlei, spindelförmig, 9-11 y lang, 2-2,5 y breit, an beiden
Enden zugespitzt, hyalin, oder septoriaarlig 20-26 y lang, 1,5 u, breit, auf
dichtgedrängten, flaschenförmigen, gegen die Spitze stark verjüngten,
hyalinen, 10-20 y langen, unten strauchartig verbundenen Sporenträgern.
(Siehe Tafel 15, 4).
Die auf nacktem Holz entwickelten Pykniden enthalten meistens nur
spindelförmige Sporen, während die von berindeten Aesten oft aus-
schliesslich nur septoriaartige Gonidien entwickeln.
158. Phomopsis demissa (Sacc.) Bubäk. Bei Uleinj auf trockenen
Aesten von Clematis viticella.
159. Phomopsis Osyridis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden oft in einem flachen, schwarzen, matten Stroma, schwarz,
elliptisch bis länglich im Umrisse, 150-250 u. breit, dickwandig, oben
nn bannière unten gelbbraunem, festem, parenchymatischem
ewebe.
474 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (18)
Sporen spindelförmig, beiderseits verjüngt zugespitzt 6-9 y lang,
2-25 y breit, hyalin, auf 10-15 y langen, 1-15 w breiten, flaschen-
förmigen, gegen die Spitze stark verjüngten, unten strauchartig verbun-
denen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf trockenen Aestchen von Osyris alba.
Es gelang mir nicht bei dieser Art die septoriaarligen Sporen aufzu-
finden, was vielleicht auf das dürflig zur Untersuchung vorliegende
Material zurückzuführen ist.
160. Phomopsis Psoraleæ Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden auf ziemlich grossen, schwärzhchen Flecken oder nur zer-
streut und dann jede Pyknide mit einem kleinen schwarzen Höfchen,
flach Iinsenförmig, bis 180 y lang, unter der Epidermis im Collenchym-
gewebe sitzend und endlich mit dem breit-konischen Scheitel dasselbe
zerreissend, von dichtem, dickwandigem, gelbbraunem, am Scheitel
dunkelbraunem Gewebe.
Sporen spindelförmig, 5,5-9 y lang, 2-3 y breit, eiförmig bis spindel-
förmig, einerseits gewöhnlich schmäler, beiderseits mehr oder weniger
verjüngt, hyalin, mit zweiteiligem (ohne Querwand) Inhalte oder faden-
förmig, oben stark hackenförmig gekrümmt, 20-25 y lang, 1-1,5 u. breit,
hyalin auf dünnen, fadenförmigen, bis 12 y langen, geraden, sehr dicht
stehenden Sporenträgern.
Bei Uleinj anf trockenen Aesten und Stengeln, von Psoralea bituminosa.
161. Phomopsis Spartii (Sacc.) Bubäk. Bei Ulcinj auf trockenen Aesten
von Spartium junceum.
162. Macrophoma Hypoglossi (Mont.) Berl. et Vogl. Bei Uleinj und
Rijeka auf toten Cladodien von Ruscus aculeatus.
163. Macrophoma nuptialis Bubäk n. sp. (Tafel n° 14 Fig. 9, 10).
Flecken ledergelbbraun, von der Spitze aus '/s-?/s der Blattfläche ein-
nehmend, gegen die gesunde Blatipartie von einem rotbraunen Streifen
abgetrennt; Pykniden beiderseits, zerstreut, kuglig abgeflacht, 180-250 w
breit. schwarz, anfangs unter der Epidermis gebildet, später dieselbe
mittelst eines starken Schnabels zerreissend und dann von den weiss-
lichen Epidermisfeizen an den Seiten bedeckt, von hell-kastanien-
braunem, besonders an den Seiten grosszelligem Gewebe.
Sporen spindelförmig oder länglich, 18-2% y lang, 5,5-6.5 w breit,
unten verjüngt abgestutzt, oben verjüngl zugespilzt, einzellig, hyalın
oder schwach grünlich, mit granuliertem Inhalte, auf circa 15 y hohen,
gegen die Spitze verjüngten, hyalinen Sporenträgern.
a Uleinj auf vorjährigen, lebenden Blättern von Myrius communis.
(18. April).
164. M. Oleæ (DC.) Berl. et Vogl. Bei Ulcinj auf toten, abgefallenen
Blättern von Olea europa (Siehe Kabät et Bubäk, Fungi imperfecti
exsiccali, fase. II, n° 55).
165. Macrophoma Solierii (Mont.) Berl. et Vogl. Bei Ulcinj
auf lebenden Blättern und vorjährigen toten Schäften, Blütenstielen und
Kapseln von Asphodelus microcarpus nicht selten (24. April).
Meine monlenegrinischen Exemplare stimmen in der Sporengrösse
mit Montagne’s Angaben überein, während Saccardo in Syll. III, pg.
161 andere Sporendimensionen anführt.
In folgenden Zeilen noch einige weitere Bemerkungen über den Pilz:
Die Pykniden kuglig oder nur wenig (um '/ı) abgeflacht, 100-300 u.
breit, kastanienbraun, auf den Blättern mit einem kurzen, schwarzen,
(19) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 475
glänzenden, deutlich perforierten Schnabel, auf den Schäften, Blüten-
stielen und Kapseln mit einem langen Schnabel, welcher gewöhnlich
excenlrisch ist.
Sporen 15,5-22 (selten 26,4) w lang, 6,5-7 (selten 9) y breit, gerade
oder seltener gebogen, mit 2 grossen oder mehreren kleinen Oeltropfen,
auf den frischen Blättern in Form einer kurzen, zylindrischen, rosen-
roten Säule heraustretend.
Sporenträger flaschenförmig, 15-20 u. lang, unten 5-6 u breit.
Phyllosticta caulicola Pat. Bull. Soc. Myc. de France 1897, pg. 213 ist
gewiss nur Macrophoma Solieri.
166. M. Spartiicola Berl. et Vogl. Bei Ulcinj auf toten Aesten von
Spartium junceum.
167. Macrophoma ulcinjensis Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Flecken gross, ledergelb oder grau. Pykniden zerstreut oder stellen-
weise gruppiert, kuglig oder nur wenig abgeflacht, 150-170 u breit,
schmutzig-gelbbraun, deutlich perforiert, dickwandig, unter der Epider-
mis gebildet, dieselbe mit einer kurzen Papille durchstechend, von
gelbem bis gelblich-braunem, im Schnabel dunklerem Gewebe.
Sporen länglich, 20-28,5 lang, 6,5-9 y breit, unten fast in ein
Zähnchen zugespitzt, oben abgerundet, hyalin, einzellig, mit körnigem
Inhalte, auf niedrigen, breiten, gelblichen Papillen sitzend.
Bei Ulcinj auf lebenden, vorjährigen Blättern von Hedera helix
(46. April).
168. Macrophoma Granati (Sacc.) Berl. et Vogl. Auf beiden
Seilen von trockenem Pericarp von Punica granatum.
Ich zweifle nicht, dass mir der echte Pilz vorliegt. Er weicht allerdings
ein wenig von der Diagnose ab, was vielleicht von dem Substrate abhängt.
Die Pykniden stehen in dichten Gruppen entweder auf der Oberfläche
des Pericarps und dann werden sie im Rindenparenchym gebildet oder
sie befinden sich fast oberflächlich an der inneren Seite des Pericarps.
Pykniden dichtstehend, olivengrünlich, mehr oder weniger abgeflacht,
155-250 u breit, 90-160 y hoch, aussen aus einem schmalen Streifen,
dunkelbraunen, grosszelligen Gewebes, innen von einer dickeren, hya-
linen Zellenschicht gebildet.
Sporen spindelförmig, 9-15 y lang, 2,5-4 u breit, beiderseits verjüngt,
schwach grünlich, auf stäbchenförmigen, 10-15 y. langen, zu zwei bis
mehreren auf einem kurzen Säulchen stehenden Sporenträgern.
Bei Uleinj auf trockenen Fruchtschalen von wilder Punica granatum.
Die Pykniden werden in.der Weise geöffnet, dass sich das innere
hyaline Gewebe reichlich teilt und dadurch das Rindenparenchym und
die Epidermis zerissen werden. (Taf. 1%, Fig. 5-8).
169. Vermicularia Liliacearum West. Auf abgestorbenen Blättern
von /ris sp. in öffentlichen Anlagen in Cetinje (9. April).
170. Verm. trichella Fries. Auf vorjährigen lebenden Blättern von
Hedera helix bei Rijeka und Ulcinj.
171. Placosphæria Galii Sacc. Bei Dobrsko selo nächst Rijeka auf
‘oten Stengeln einer Galium-Art.
172. Pl. Trifolii (Pers.) Traverso. Plavnica am Skutari-See auf Trifo-
lium resupinatum L. (Siehe no 195).
173. Ceuthospora Punicæ Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden in kleinen Gruppen, kuglig, schwarz, fast von kohliger
476 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.), 1906 (20)
Konsistenz, unten flach oder eingedrückt, oberflächlich aufsitzend;
Gewebe parenchymatisch, dickwandig, aussen schwarz, nach Innen immer
heller, die innersten Schichten grünlich oder fast hyalin; Kammern
mehr oder weniger vollständig.
Sporen stäbchenförmig, 4-6 y. lang, 0,75-1 u breit, gerade, seltener
schwach gebogen, an den Enden abgerundet, daselbst mit je einem Oel-
tropfen, hyalin.
Sporenträger 6-10 y lang, 1,5-2 y breit, nach oben stark verjüngt,
hyalin, strauchartig verästelt.
Auf der innern Fläche der Fruchtschale von wilder Punica granatum
bei Ulcinj (21. April).
174. Geuthospora Phlomidis Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Stromata zerstreut, flach kegelförmig, bis !/2 mm. breit. schwarz, viel-.
kammerig, Kammern oft unvollständig, 200-300 y. hoch, oben abgeflacht ;
Gewebe schwarzbraun, parenchymatisch.
Sporen länglich bis kurz spindelförmig, 4,5-9 y. lang, 1,5-2,5 y breit,
gerade, an beiden Enden abgerundet oder an einem oder an beiden
verjüngt, daselbst mit je einem von den Polen entfernten Oeltropfen,
hyalin.
An irockenen Stengeln von Phlomis tuberosa bei Ulcinj.
175. Ascochyta arophila Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken rundlich oder elliptisch, beiderseits sichtbar, bis 8 mm. breit,
lederbraun, in der Milte weiss eintrocknend, mit einer schmalen, scharfen,
braunroten Saumlinie.
Pykniden oberseits, hie und da gruppiert, dunkelbraun, abgeflacht,
50-100 w breit, von dunkelbraunem Gewebe, breit unregelmässig auf-
reissend.
Sporen spindelförmig, 9-18 y lang. 2-2,5 u breit, in der Mitte mit einer
Querwand, bei derselben am breitesten, gegen die Enden verjüngt, gerade
oder gebogen, hyalin, auf papillenförmigen Sporenträgern.
Bei Ulcinj auf lebenden Blättern von Arum italicum (AS. April).
176. Ascochyta Rubiæ Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, grau, eingetrocknet, rundlich, 2-4 mm.
breit, scharf und erhaben begrenzt und dahinter mit einem purpur-
braunem Saume.
Pykniden oberseits zerstreut, von der Epidermis bedeckt, kuglig, nur
wenig abgeflacht, 70-120 y breit, schwarz, von kastanienbraunem Gewebe,
in der Mitte mit rundlichem Porus.
Sporen eiförmig oder länglich, 6,5-9 y lang, 2,5-3,5 u breit, in der
Mitte mit einer Querwand, nicht eingeschnürt, an den Enden abgerundet
und daselbst mit je einem Oeltropfen.
Auf lebenden, vorjährigen Blättern von Rubia peregrina bei Uleinj
sehr selten (20. April).
177. Diplodina albanica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, unter der Epidermis gebildet, rundlich oder ellip-
tisch im Umrisse, abgeflacht, 250-350 u. im Durchmesser oder bis '/z mm.
lang, oft zwei Pykniden der Länge nach zusammenfliessend, von dunkel-
kastanienbraunem Gewebe, mit kurzer Papille hervorbrechend.
Sporen massenhaft, spindelförmig, 11-15 u lang, 2 u breit, gerade
oder gebogen, in der Mitte mit einer Querwand, in jeder Zelle mit zwei
Oeltropfen.
ei 1 AP 2
(21) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 477
Auf trockenen Stengeln von Ranunculus Villarsi DC. im Perucica-Tale
nächst Andrijevica unter der Hasanac planina (circa 1000-1400 m.).
178. Darluca Filum Biv. Bernh. Auf dem Uredo zu Phragmidium
Rubi (Pers.) Wint. auf Rubus cæsius und auf dem Caleoma zu Phragmid.
tuberculatum S. Müll. auf Rosa sempervirens bei Ulcinj (16. April).
179. Septoria Ari Desm. Bei Komarni nächst Virpazar und bei Ulcinj
auf lebenden Blättern von Arum italicum (April).
180. S. Berberidis Niessl. Auf den Abhängen des Lovcen bei Njegusi
auf den Blättern von Berberis vulgaris.
181. Septoria Dominii Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken erhaben, rundlich, klein, oft nur 1 mm. breit, hellockergelb
oder gelblich, von scharfer erhabener Linie umsäumt, mit einem gelb-
lichen, eingesunkenen Hofe, gewöhnlich mehrere Flecken auf gelbrötlich
verfärbter Blatispitze.
Pykniden auf der Blattoberseite zu wenigen oder vielen gruppiert bis
dichtgedrängt, klein, 45-90 y breit, kuglig, wenig abgeflacht, schwarz,
von gelblichem, grosszelligem, auf dünnen Schnitten fast undeutlichem
Gewebe, im reifen Zustande oben schwach konisch und so die Epidermis
durchstechend.
Sporen gerade, gekrümmt oder gewunden, 20-31 y lang, 2,5-3 y. breit,
mit A Querwand, hyalin.
Bei Uleinj auf lebenden Blättern von Silene inflata var. latifolia Rehb.
(22. April).
Von Septoria dimera Sacc. durch andere Fleckenbildung, kleinere
Pykniden und Sporen verschieden.
Bei Sept. dimera werden die Pykniden ‘/12 mm. also circa 80 y breit
angegeben. Ich finde aber bei böhmischen und tirolischen Exemplaren
dieser Art gewöhnlich 100-120 y. breite Fruchtgehäuse. Auch die Sporen
sind bei Sept. dimera grösser als in den Diagnosen angegeben wird und
zwar meistens über 40 y, bis 52 y lang und mit einer seltener zwei
Querwänden.
Auch von Sept. Silenes West. und Sept. Saponariæ (DC.) Savi et Becc.
ist die neue Art verschieden.
182. Septoria falcispora Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, rundlich oder länglich, 5-8 mm. breit,
schmulzig-weisslich, nicht begrenzi.
Fruchtgehäuse oberseits, beiderseits sichtbar, kuglig, schwach abge-
plaltet, ockergelb, 50-100 y breit, von gelblichem oder fast hyalinem
Gewebe, unter der Epidermis gebildet, dieselbe später zerreissend und
endlich unregelmässig geöffnet.
Sporen sichelförmig gebogen, selten fast gerade, 15-24 y. lang, 2-2,5 u.
breit, gegen die Spitze verjüngt, A-zellig, hyalin, auf strauchartig verbun-
denen, einzeln 10 y langen, 3,5-4,5 y breiten, hyalinen Sporenträgern,
in kurzen, gelblichen, glasigen Säulchen austretend.
Bei Uleinj auf absterbenden Blättern von Erythronium dens canis
(19. April).
Durch kürzere und schmälere, sichelförmig gekrümmte, einzellige
Conidien von Septoria Erythronü Sacc. et Speg. nach der betreffenden
Diagnose verschieden.
183. Sept. ficariæcola Sacc. Bei Ulcinj auf Blättern von Ficaria verna
(19. April).
184. Sept. Hederæ Desm. Auf den Abhängen des Lovcen bei Njegusi
auf lebenden Blättern von Hedera helix.
478 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (22)
Bei Sept. Hederæ sind die Sporen mit 3 Querwänden versehen.
185. Sept. Iridis C. Mass. Bei Uleinj auf lebenden Blättern von Iris
florentina L. und Iris pallida Lam. nicht selten (12. April).
Von der ersten Nährpflanze ausgegeben in Kabät et Bubäk, Fungi
imperfecli exsice. fase. IV, no 169.
186. Sept. Machadoi Sacc. et Syd. (Sept. Phillyree G. Mach. nec.
Thümen). Auf der Oberseite lebender vorjähriger Blätter von Phillyrea
media L. bei Ulcinj (16. April).
187. Septoria malisorica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, verlängert, bis 3 cm. lang, 3-4 mm. breit,
grau, purpurbraun umsäumt, eingetrocknet; Fruchtgehäuse über die
ganzen Flecke beiderseits ziemlich regelmässig verteilt, fast kuglig,
schmutzig-gelbbräunlich, 90-180 y breit, dünnwandig, unter der Epider-
mis gebidet, dieselbe später durchstechend und in der Mitte unregelmässig
geöffnet, von kleinzelligem, ockergelbem Gewebe.
Sporen schmal spindelförmig, 35-55 p. lang, 2,5-3 u breit, A-zellig,
seltener länger und dann 6-zellig, gerade oder schwach gebogen, gegen
die Enden verjüngt, hyalin.
An lebenden Blättern von Leucojum æstivum auf dem Ulcinjsko polje
bei Uleinj (16. April), sehr selten.
188. Septoria Melandryi Pass. var. andrijevicensis Bubäk.
Sporen 60-82 y lang, 2 1. breit, mit 4-5 Querwänden, gebogen oder
gewunden. Sonst stimmt die neue Varietät mit dem Typus überein.
Auf lebenden Blättern von Melandryum nemorale auf der Sekirica
planina bei Andrijevica (Juni).
189. Septoria Daniloi Bubäk n. sp. {ypus in herb. Bubak.
Flecken rundlich, länglich oder sonst unregelmässig, klein, 2-3 mm.
breit, lederbraun, undeutlich, gewöhnlich mit einer erhabenen Saumlinie,
darüber rotbraun und verschwommen umsäumt, zu wenigen bis mehreren
auf den Blattzipfeln gruppiert, manchmal den grössten Teil der Blati-
oberseite einnehmend.
Fruchtgehäuse oberseits, zu 1 bis 10 unregelmässig gruppiert, unter
. der Epidermis gebildet, höher als breit, 90-120 u. breit, 110-150 y. hoch,
schwarz, später die Epidermis zerreissend und breit geöffnet, von dunkel-
braunem Gewebe.
Sporen fadenförmig, 50-77 y lang, 2,2 u breit, gerade oder schwach
gebogen, mit 3-4 Querwänden, gegen beide Enden allmählich verjüngt
oder an der einen oder anderen Seite schwach erweitert und abgerundet.
Auf Geranium lucidum bei Kosciele, Rijeka und Ulcinj (April).
190. Septoria Muscari neglecti Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak. :
Pykniden auf beiden Blattseiten auf dem obersten Teile der Blätter
verteilt, anfangs hellbraun, später, besonders an den eintrocknenden
Blattpartien fast schwarz, von der Epidermis bedeckt, kuglig, 128-150 y
breit, von hellkastanienbraunem Gewebe.
Sporen schmal spindelförmig, 45-60 y. lang, 2,5-4 y breit, gewöhnlich
stark gebogen oder gewunden, beiderseits verjüngt, mit 3 Querwänden,
hyalin, auf kurzen, dicken, hyalinen Sporenträgern.
Auf lebenden Blättern von Muscari neglectum Guss. auf dem Ulcinjsko
polge bei Uleinj (18. April).
Die neue Art ist von Sept. Ornithogali Pass. und Sept. ornithogalea
Oud., die wohl identisch sind, wie auch von Sept. Scille West. und Sept.
(23) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 479
Muscari Brun durch kürzere, dickere, stark gekrümmte Sporen ver-
schieden.
191. Sept. oxyspora Penz. et Sacc. Bei Ulcinj auf Blättern von Arunde
Donax (18. April).
192. Sept. Poae annuæ Bres. Bei Cetinje auf Blättern von Poa annua
(9. April).
193. Septoria podgoricensis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden die Stengel und Blätter in weitläufigen Heerden bedeckend,
oft die ganze Pflanze infizierend und die befallenen Stellen ledergelblich
verfärbend, oberseits, weniger unterseits entwickelt, von rundlichem
oder elliptischem Umrisse, kuglig, 90-170 y breit, unter der Epidermis
entwickelt, anfangs weisslich, dann am Rande braun, mit einer kleinen
Oeffnung, durch welche die Sporen in dünnen, gewundenen, weissen,
glashellen Ranken hervordringen, später breit bis an den Rand geöffnet
und die Sporen in kurzem, gelblichem Säulchen entlassend, aus gelb-
bräunlichem, oben dunklerem Gewebe.
Sporen lang walzenförmig, gerade oder gebogen, 20-42 u lang, 2,5-3 y
breit, an beiden Enden gewöhnlich abgerundet oder unten verjüngt, mit
einer Querwand, hyalin, mit körnigem und ôlhaltigem Inhalte.
Sporenträger bis 20 y lang, gerade oder gebogen, manchmal auch an
der Seite sporentragend, unten strauchartig verbunden.
Bei Podgorica auf lebenden Blättern und Stengeln von Lathyrus annuus
im Mai.
Die vorliegende neue Art ist Seploria silvestris Pass. sehr nahe, von
derselben aber durch die zweizelligen, viel kürzeren Konidien ver-
schieden.
Bei Sept. silvestris Pass. sind die Konidien nicht — wie es in den
Diagnosen steht — einzellig, sondern mit 3 Querwänden versehen und
nur ausnahmsweise kommen Konidien mit À, 2 oder 4 Querwänden ; sie
sind auch länger als die Diagnosen angeben, nämlich bis 64 y lang.
Sept. silvestris Pass. wurde von mir bei Tabor in Böhmen auf Lathyrus
silvestris gesammelt.
194. Sept. Polygonorum Desm. Podgorica an lebenden Blättern von
Polygonum lapathifolium L.
195. Septoria Rohlenæ Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken auf der Oberseite, schwächer unterseits, grau, von den Nerven
begrenzt, eckig, mit brauner Umrandung, 2-4 mm. breit, oft zusammen-
fliessend.
Pykniden oberseits sehr zahlreich, dichtstehend, oft aneinander ge-
drängt, kuglig, 60-80 y breit, schwarz, unter der Epidermis gebildet,
dieselbe mittelst eines niedrigen, papillenförmigen, konischen, 25 y
breiten Schnabels durchstechend, von kastanienbraunem, ziemlich gross-
zelligem Gewebe.
Sporen fadenförmig, schwach nach oben verjüngt, an dem Scheitel
Spitz, 24-45 y, lang, 1,5-2 u breit, mit 1-3 Querwänden, gerade oder
schwach gebogen, hyalin, auf papillenförmigen Sporenträgern.
Auf lebenden Blättern von Scrophularia Scopolii Hoppe auf den Korita
rovacka nächst Lukavica planina (900-1700 m.) im Juli.
Von Septoria Scrophulariæ Peck nach der Diagnose verschieden.
196. Sept. Rubi West. Bei Rijeka auf Rubus amænus (April).
197. Septoria Velenovskyi Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak,
Flecken klein, rundlich, circa 1 mm. lang, ledergelb.
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1906 (24)
Pykniden kuglig, 70-100 w breit, bräunlich, am Rande dunkler, von
grosszelligem, fast strahlenförmigem Gewebe, in der Mitte unregelmässig
aufreissend.
Sporen zylindrisch, 20-24 u lang, 3 w dick, gerade oder gebogen, an
den Enden abgerundet-verjüngt, in der Mitte mit einer Querwand, nicht
eingeschnürt, hyalin.
Auf den Blättern von Sagina tenuifolia subsp. Velenovskyi Rohlena
bei Virpazar.
Diese neue Art ist mit Septoria dimera Sacc. und Sept. Dominii Bubäk
n. sp. verwandt, aber von denselben durch die Farbe der Pykniden,
kürzere Sporen usw. verschieden.
198. Septoria turcica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken rundlich oder länglich, lederbraun, eingetrocknet, ziemlich
scharf begrenzt.
Pykniden beiderseits ziemlich dicht stehend, klein, kuglig, 40-90 y.
breit, schwarz, von dunkelbraunem Gewebe, anfangs nur mit einem
kleinen, zentralen Porus, später breit geöffnet.
Sporen spindelförmig, 11-20 y. lang, 2 u, breit, gerade oder sichelförmig
gebogen, an den Enden verjüngt, mit einer Querwand, hyalin, oft sehr
unregelmässig ausgebildet.
Auf lebenden Blättern von Mercurialis annua in Ulcinj im Garten
eines Türken (19. April).
199. Rhabdospora albanica Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden auf weitläufigen, schwärzlich-grauen Flecken zerstreut,
länglich oder kuglich bis ziemlich stark abgeflacht, 80-100 y breit, unter
der Epidermis gebildet, dieselbe durchstechend, schwarz, von dunkel-
kastanienbraunem Gewebe.
Sporen fadenförmig, 25-40 u lang, 1-1,5 y. dick, gerade oder gebogen,
mit 1-3 (seltener 4) Querwänden.
Auf trockenen Stengeln von Ranunculus Villarsii DC. im Perucica-Tale
nächst Andrijevica unter der Hasanac planina (1000-1400 m.).
200. Rhabdospora bituminosa Bubäk n. sp. {ypus in herb.
Bubak.
Pykniden zwischen den Rippen sehr dicht stehend, die Stengel und
Aesie ganz bedeckend, von grauer Epidermis bedeckt, 55-90 u breit,
kuglig, schwarz, mit 10-12 y. dicken Wänden, von festem, kleinzelligem,
kastanienbraunem Gewebe, später die Epidermis mittelst des konischen
Scheitels zerreissend und unregelmässig geöffnet.
Sporen spindel- bis nadelförmig, 10-22 y. lang, 1-2 y. breit, gerade oder
gebogen, beiderseits zugespitzt, in der Mitte mit einer Querwand, hyalin.
Auf abgestorbenen Stengeln und Aesten von Psoralea bituminosa
bei Ulcinj.
201. Rh. Intybi (Pass.) Allesch. Bei Uleinj auf abgestorbenen Stengeln
von Cichorium Intybus.
202. Sphæropsis Spartii Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden in weitläufigen Heerden, kuglig, 200-220 y. breit, schwarz,
unter der Epidermis gebildet, dieselbe dann mit kurzer Papille durch-
stechend, von dunkel-olivenbraunem, grosszelligem Gewebe.
Sporen ellipsoidisch oder oblong, 18-22 y. lang, 10-12 u breit, beider-
seits, abgerundet, kastanienbraun.
Sporenträger 4-6 u. dick, walzenförmig, so lang oder kürzer als die
Sporen, hyalin.
(25) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 481
Auf trockenen Aesten von Spartium junceum bei Ulcinj (14. April).
203. Goniothyrium Agaves (Mont.) Sacc. Am Meeresstrande in
Ulcinj auf abgestorbenen Blatipartien von Agave americana (12. April).
Ich zweifle keineswegs, dass mir derselbe Pilz wie Montagne vorliegt.
Die Pykniden befinden sich auf grossen, unregelmässigen, dunkel-
rotbraunen Flecken auf beiden Blattseiten in dichten oder lockeren
Gruppen. Sie sind Kuglig oder fast kuglig, 90-220 u breit, sehr dick-
wandig (bis 35 y), so dass das Lumen nur ‘2-*/s des Pyknidendurch-
messers beträgt.
Das zugehörige Mycel durchdringt das ganze, schon zerstörle Mesophyll
in Form von hellbraunen, dicken und dickwandigen, zahlreich septierten,
gekröseartigen und mit Oeltropfen versehenen Hyphen, welche unterhalb
der Spaltöffnungen einen rundlichen oder fast rundlichen, dichten,
olivenbraunen, sklerotienarligen Ballen bilden, aus welchem einige
Hyphen in Form eines dicken Stranges durch die wenig (circa 10 y)
erweilerte Spaltöffnung hervordringen und sofort oberhalb derselben in
dem kraterförmigen Grübchen die Pyknide zu bilden anfangen.
Dieselbe entsteht also vollkommen oberflächlich und ist mit dem
inneren Hyphenballen nur durch den erwähnten Strang verbunden.
Ausserdem entsendet der untere Pyknidenteil auch dicke Stützen in
die seitlichen Rinnen der Nebenzellen und auch eine sehr kurze Strecke
dahinter, auf der Epidermiswand, bildet das Mycel eine dünne Kruste,
die ebenfalls, wie jene Stützen zur Befestigung der Pyknide auf der
dicken Epidermis dienen.
Diese Art der Pyknidenbildung und ihre merkwürdige Befestigungs-
weise findet ihre Erklärung in den ungünstigen Verhältnissen, die sich
dem Pilze in Form einer sehr dickwandigen Epidermis in den Weg
stellen.
Das Pyknidengewebe ist im untersten Teile hellolivenbraun, in übrigen
Teilen fast schwarz. Aussen ist die Pyknide nicht glatt, sondern von
kurzen Hyphenenden rauh.
Sporen sehr unregelmässig, rundlich-polygonal, 4,5-5,5 y im Durch-
messer oder eiförmig-polygonal, 4,5-6,5 y breit, dickwandig, dunkel-
olivenbraun.
Sporenträger hyalin, kurz, zellenarlig. (Taf. 14, Fig. 11-13).
204. Con. olivascens Bon. Bei Ulcinj auf trockenen Stengeln von
Clematis viticella.
205. Haplosporella ruscigena Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Fruchtgehäuse gehäuft in kleinen, circa 300 y. breiten stromaartigen
Gruppen, kugelig, oft gegenseitig zusammengedrückt, 90-150 u. breit,
schwarz, von gelbbraunem, oben dunkelkastanienbraunem, dichtem, circa
20 y. dickem Gewebe.
Sporen länglich bis spindelförmig, 9-13 y lang, 3,5-4,5 p breit, gerade
oder schwach gebogen, an den Enden abgerundet, mit 2-3 Oeltropfen,
olivenbraun.
Sporenträger zylindrisch, 6-8 y lang, 2 y. dick, hyalin.
a EL abgestorbenen Cladodien von Ruscus aculeatus bei Uleinj
. April).
L a Microdiplodia Phillyreæ Bubäk n. sp. typus in herb.
ubak.
Auf Cecidien, die beiderseits konvex sind ; Pykniden auf beiden Seiten
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1906. 33
482 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Zw SÉR.). 1906 (26)
zerstreut, kuglig, 150-250 u breit, schwarz, unter der Epidermis gebildet,
dieselbe dann breit zerreissend, von schwarzbraunem Gewebe.
Sporen länglich-eiförmig, 6,5-9 w lang, 4,5-5,5 u breit, beiderseits ab-
gerundet, in der Mitte mit einer Querwand, bei derselben nicht oder nur
wenig eingeschnürt, dunkelkastanienbraun.
Auf linsenförmigen Cecidien auf lebenden Blättern von Phillyrea media
bei Uleinj (18. April).
207. Microdiplodia Piperorum Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak. à
Pykniden zerstreut, stark abgeflacht, rundlich im Umrisse, 200-220 y
breit, 150-160 y, hoch, ziemlich dickwandig, schwarz, von schwarzem
Gewebe, in der Rinde nistend, später die Epidermis mit einem kurzen
Schnabel durchbrechend.
Sporen eiförmig bis länglich, 6,5-9 y. lang, 2,5-4 u breit, an beiden
Enden abgerundet oder seltener unten verjüngt, in der Mitte mit einer
Querwand, daselbst eingeschnürt, dunkelkastanienbraun.
Im Stirni do auf Piperska Lukavica auf trockenen Stengeln von
Scrophularia heterophylla Willd. in Gesellschaft mit einer schon ent-
leerten Leptosphæria-Art.
208. Diplodia Boyeri Sacc. et Syd. Syll. XIV. pg. 939. — Diplodia
Psoraleæ Boyer et Jacz. nec Karst. et Har.
Pykniden auf den Stengeln und Aesten ziemlich dicht stehend, im
Umrisse rundlich oder elliptisch, 100-250 y. breit, schwarz, subepidermal,
endlich mit einem bis 66 y langen, starken Schnabel durchbrechend, von
dichtem, hellkastanienbraunem Gewebe.
Sporen eiförmig oder ellipsoidisch, 7-10 y lang, 4,5-6 w breit, beid-
endig abgerundet, bei der Querwand nicht oder nur wenig eingeschnürt,
olivenbräunlich, auf kurzen, papillenförmigen Konidienträgern.
Bei Ulcinj auf trockenen Stengeln und Aesten von Psoralea bituminosa
(1%. April).
209. Dipl. osyridella (F. Tassi) Allesch. Bei Ulcinj auf trockenen
Aesten von Osyris alba (14. April).
210. Diplodia ulcinjensis Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, in der Rinde oberhalb des Sclerenchyms nistend,
kuglig, mit dickem Schnabel hervorbrechend, 200-220 y breit, schwarz,
von schwarzem Gewebe.
Sporen eiförmig bis ellipsoidisch, 22-26 y. lang, 12-14 u breit, beider-
seils abgerundet, lange einzellig, endlich mit einer Querwand, dunkel-
kastanienbraun.
Sporenträger zylindrisch, 10-22 y. lang, 2,5 breit, gerade, hyalin.
eo Ulcinj auf abgestorbenen Schäften von Asphodelus microcarpus.
0. April).
211. Hendersonia pachytheca Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Pykniden zerstreut, bis zu dem Holze eingesenkt, von der Epidermis
bedeckt, dieselbe mit kurzer Papille durchbrechend, kuglig, bis stark
(auf 20 y!) abgeflacht, 100-150 y. breit, sehr dickwandig und deshalb mit
kleinem Lumen, schwarz; Gewebe im unteren Teile hellkastanienbraun
bis gelbbraun, oben fast schwarz.
Sporen länglich ellipsoidisch oder fast zylindrisch, 9-13 y. lang, 4-5 u
breit, beiderseits abgerundet, mit 3 Querwänden, daselbst schwach ein-
geschnürt, Kastanienbraun.
Yi 4
(27) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 483
Sporenträger flaschenförmig oder konisch, unten stark aufgedunsen,
6-11 y lang, 2-2,5 1 breit, hyalin.
Auf trockenen Aesten von Osyris alba bei Uleinj (19. April).
212. Hend. parvula Sacc. Auf trockenen Blättern von /ris sp. in den
öffentlichen Anlagen in Cetinje (9. April).
213. Hend. Rubi (West.) Sacc. var. Euphorbiæ Brun.
Auf den Stengeln und Aesten von Euphorbia spinosa L. bei Gajac
nächst Njegusi.
214. Gamarosporium Coronillæ Sacc. et Spag. Bei Ulcinj auf trockenen
Aeslen von Coronilla emerus.
Meine Exemplare sind dadurch interessant, dass sich in einer und
derselben Pyknide alle Entwicklungsstufen der Konidien befinden:
1) hyaline Phoma-artige, 2) bräunliche Diplodia-artige, 3) braune Hender-
sonia-artige und erst ziemlich spät 4) reife Camarosporium-Sporen.
Besonders Hendersonia-artige Sporen treten oft zahlreich vor, so dass
man leicht verleitet werden könnte, dieses unreife Stadium des Pilzes
für einen selbstständigen Pilz zu halten.
215. Camarosporium phlomidicolum Bubäk n. sp. typus in
herb. Bubak.
Pykniden zerstreut, in der Rinde nistend, von der Epidermis bedeckt,
im Umrisse rundlich bis länglich, stark abgeflacht, 120-200 y, breit,
schwarz, mit kurzer Papille hervorbrechend, von gelbbraunem, im oberen
Teile Kastanienbraunem Gewebe.
Sporen sehr verschiedenartig, eiförmig, elliptisch bis länglich, 11-15 y
lang, 6,5-9 y breit, mit 1-3 Querwänden und einer meist unvollkommenen
an oft schiefen Längswand, beiderseits abgerundet, dunkelkastanien-
raun.
Auf abgestorbenen Stengeln von Phlomis tuberosa bei Ulcinj (19. April).
2. LEPTOSTROMACEÆ
216. Lephothyrium Castaneæ (Spr.) Sacc. Auf abgestorbenen Blättern
von Castanea sativa bei Ulcinj, in Gesellschaft mit Sphærella maculi-
formis (Auersw.).
217. Piggotia astroidea Beck. et Br. Auf lebenden Blättern von Ulmus
campestris bei Podgorica (Mai).
3. EXCIPULACEÆ
218. Heteropatella lacera Fuckel. Auf trockenen Stengeln von Arabis
hirsuta auf der Sekirica planina und auf dem Berge Zeletin nächst
Andrijevica (Juni).
219. Dothichiza Coronillæ Höhnel. Auf abgestorbenen Aesten von
Coronilla emerus bei Ulcinj.
220. Dinemasporium decipiens (DC. Not.) Sacc. Bei Uleinj auf
trockenen Aesten von Osyris alba.
221. Schönbornia nov. genus.
Pykniden anfangs subepidermal, kuglig geschlossen, später nackt,
schüsselförmig, am Rande an der Basis borstig, weich. Gehäuse aussen
484 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (28)
schwarz-grünlich, innen hellgelblich bis olivenbraun. Sporen ellipsoi-
disch bis spindelförmig, schwärzlich-olivenbraun. Sporenträger sehr lang,
stäbchenförmig, einzellig, oben mit einem schwärzlich-olivenbraunen
Kragen versehen und darüber oft konisch verlängert, hell-gelbbraun.
Die neue Gattung steht Phæodiscula Cuboni und Coniothyrella Speg.
nahe, ist aber von beiden hauptsächlich durch die charakteristischen
Konidienträger, von der ersten Gattung auch durch die am Rande gewim-
perten Pykniden verschieden.
Ich widme die Gattung Seiner Erlaucht dem Herrn Grafen Adalbert
von Schönborn, Beisitzenden des böhmischen Landesausschusses, in
dankbarster Erinnerung für die vielen Förderungen, die mir seinerseits
zu teil wurden.
Schönkornia basidioannulata Bubäk n. sp. typus in herb.
Bubak.
Pykniden anfangs subepidermal, kuglig geschlossen, später frei,
schüsselförmig geöffnet, am Rande an der Basis mit 60-90 y langen,
6,5-7 y breiten, fast geraden, wenig septierten, hellbraunen, zerstreuten
Borsten besetzt, 330-450 y. breit, grünlich-schwarz, fast wachsarlig, am
Grunde plectenchymatisch, hell-gelblich, an den Seiten aus längs ver-
laufenden, hell- bis dunkel-olivengrünen Hyphen bestehend.
Sporen ellipsoidisch bis spindelförmig, oft ungleichseitig, 9-14 y lang,
4-4,5 y, breit, dunkelolivenbraun, oben abgerundet, unten oft abgestutzt,
mit kleinen Oeltropfen.
Sporenträger stäbchenförmig. bis 90 y lang, 2 y. dick, dicht nebenein-
ander stehend, unten strauchartig verbunden, gerade oder gebogen, ein-
zellig, hell-gelbbraun, in der unteren Hälfte mit zahlreichen Oeltropfen,
oben mit einem anfangs hyalinen, angepressten, später abstehenden, wie
die Sporen gefärbten, schmalen Kragen, darüber oft mit einer Konischen
Spitze.
Auf abgestorbenen Aesten von Spartium junceum bei Ulcinj (14. April).
Die Figuren 1-4 auf der beigefügten Tafel. 15 ergänzen die Be-
schreibung. Man sieht, dass die Pykniden anfangs subepidermal sind und
erst später sich schüsselförmig öffnen. Die Ränder verlängern sich und
biegen sich einwärts. An der Stelle, wo die Pyknide an die Epidermis
grenzt, entstehen einige Borsten. Der Pyknidenrand ist gefranst, beson-
ders an dünnen Schnitten endet er in zahlreiche dünne Mycelhyphen.
Die an der Seite der Pyknide liegenden Konidienträger sind unten
gebogen.
II. MELANCONIACEÆ.
222. Gleosporium paradoxum (Fuck.) De Not. Bei Ulcinj auf leben-
den, vorjährigen Blättern von Hedera helix (16. April). Sporenlager
225-315 y breit, unterseits, seltener oberseits; Sporen 6,5-7,7 X 44,5 y;
Sporenträger 11-20 X 3-4 y.
223. Trullula olivascens Sacc. Bei Ulcinj auf toten Aesten von Coro-
nilla emerus und Spartium junceum (April).
224. Colletotrichum Montemartini Toga. Auf lebenden Blättern von
Arum italicum bei Komarni nächst Virpazar und bei Ulcinj (April).
225. Monochætia osyridella Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Fruchtlager subepidermal, 120-150 y breit, im Umrisse rundlich,
schwarz, endlich die Epidermis zerreissend.
RE
(29) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 485
Sporen länglich-spindelförmig, 18-29 y lang, 5,5-6,5 y. breit, gerade
oder gebogen, 5-zellig, die drei inneren (selten nur 2) Zellen dunkel-
kastanienbraun, die mittlere Zelle am kleinsten; die Endzellen hyalin,
mit je einer geraden, oft seitwärts gerichteten, 12-15,5 y langen, A y
dicken, hyalinen Borste.
Sporenträger zylindrisch, 15-18 y lang, 2-2,5 u. breit, hyalin.
Auf trockenen Aestchen von Osyris alba bei Uleinj (18. April). (Taf. 15,
Fig. 5).
226. Pestalozzia funerea Desm. Bei Ulcinj auf eintrocknenden Blättern
von Smilax aspera (April).
227. Pestalozzia Nicolai Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Fruchtlager zerstreut, unter der Rinde nistend, anfangs kuglig ge-
schlossen, abgeflacht, später die Rinde und die Epidermis zerreissend
und breit geöffnet, oder schon vom Anfange an flach polsterförmig,
180-270 u, breit, schwarz.
Sporen länglich-ellipsoidisch, 18-26,5 u. lang, 6,5-8,5 u, breit, dreizellig,
die unterste Zelle sehr klein, dreieckig, hyalin, die zwei oberen dunkel-
kastanienbraun, die letzie am Scheitel mit 5 (selten nur 4), 20-27 u,
langen, 1 y dicken, ziemlich geraden, hyalinen Borsten.
Sporenträger fadenförmig, bis 15 y lang, 2 y dick, hyalin.
Bei Dobrsko selo nächst Rijeka auf trockenen Stengeln von Salvia
officinalis (10. April) in Gesellschaft mit Pleospora vulgaris Niessl.
(Taf. 44, Fig. 14-15).
II. HYPHOMYCETES
1. MUCEDINACEZÆ.
228. Cylindrosporium malisoricum Bubäk n. sp. {ypus in
herb. Bubak.
Flecken klein, 4-2 mm. breit, rundlich, in der Mitte weiss einge-
trocknet, mit schmaler purpurbrauner Umrandung, von den Nerven
begrenzi.
Fruchtlager oberseits, 50-150 y breit, rundlich oder lappig im Umrisse,
auf den Flecken als bräunliche Punkte erscheinend, von der Epidermis
bedeckt, später dieselbe unregelmässig zerreissend und die Sporen als
dichte, gallertarlige Bündel hervortretend.
Konidienträger aus gelblichem oder hellbräunlichem Gewebe ent-
springend, gebogen, 6-12 y lang, 1-1,5 y. breit, gelblich, im oberen Teile
stark verschmälert, unten strauchartig verbunden.
Sporen nadelförmig, bis 65 y lang, 1,5-2 u breit, gerade oder gebogen,
mit 4-3 schwer wahrnehmbaren Querwänden, an beiden Enden zugespitzi.
Auf lebenden Blättern von Opopanax Chironium auf der Mozura
planina nächst Ulcinj (20. April).
229. Ovularia Bistortæ (Fuckel) Sacc. Auf dem Jablan Vreh bei Kolasin
auf lebenden Blättern von Polygonum viviparum (Juli).
230. Ov. decipiens Sacc. Bei Uleinj auf lebenden Blättern von Ranun-
culus velutinus Ten. und R. sardous (14. April).
231. Ov. obliqua (Cooke) Grev. Bei Uleinj und Andrijevica auf Rumex
obtusifolius.
486 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.), 1906 (30)
232. Sporotrichum biparasiticum Bubäk n. sp. typus in
herb. Bubak.
Mycel zwischen den langen, sterilen, die Sporenschicht von Fusarium
Sphæriæ überragenden Hyphen kriechend, reichlich septiert, viel und
mannigfaltig verzweigt, 1-2,5 u. dick, hyalin an den Verzweigungsenden
fruktifizierend, die Fruchtlager hellrötlich verfärbend.
Konidien kurz zylindrisch, 4-6 y lang, 1-1,5 y breit, beiderseits ab-
gerundet, hyalin.
Auf toten Aesten von Coronilla emerus bei Uleinj parasitierend auf
Fusarium Sphæria Fuckel, welches wieder auf Valsaria rubricosa wächst
(14. April).
Der Pilz ist auf den Fruchtlagern von Fusarium makroskopisch nicht
sichtbar, da er in dessen gelatinösen Masse versteckt ist und nur die
hellrötliche Farbe der Lager verrät den Parasiten. (Taf. 15, Fig. 6, 7).
233. Ramularia Daniloi Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, eckig, von den Nerven begrenzt, klein,
2-4 mm. breit, ledergelb, weiss, eintrocknend, auf den Blättern sehr zer-
streut. Rasen unterseits, sehr dichtstehend, weiss, später schwachrötlich,
durch die Poren hervordringend.
Konidienträger dicht büschelig, im unteren Teile des Büschels dicht
aneinander gedrängt, 40-50 y lang. 4-5 u. breit, gerade, nur oben schwach
gebogen, daselbst mit wenigen (bis 4) genäherten Narben, hyalin.
Konidien jung ellipsoidisch. kettenförmig zusammenhängend, einzellig,
später länglich bis zylindrisch, 14-35 u lang, 4,5-5,5 u. dick, zweizellig,
an der Spitze gewöhnlich stumpf zugespitzt, hyalin.
Auf lebenden Blättern von Lavatera thuringiaca bei Stubica und
Pjesivei in der Katunska nahija (August).
234. Ram. Gei (Eliass.) Lind. — Cercospora Gei Bubäk.
Am Berge Zeletin bei Andrijevica auf lebenden Blättern von Geum
bulgaricum Vel.
235. Ram. Geranii (West.) Fuckel. Bei Uleinj auf lebenden Blättern
von Geranium rotundifolium und Ger. brutium Gasp. (April).
236. Ram. gibba Fuckel. Bei Uleinj auf Ranunculus muricatus L.
Konidien 20-40 y lang, 2-2,5 y breit, oft bis mit 3 Querwänden.
237. Ram. macrospora Fres. Im Stirnido auf Blättern von Campanula
glomerata.
238. Ramularia montenegrina Bubäk n.sp. typ. in herb. Bubak.
Flecken beiderseits sichtbar, rundlich oder unregelmässig, 2-4 mm.
breit, braun, nicht deutlich begrenzt.
Rasen beiderseits in kleinen Büscheln, aus den Poren hervorbrechend,
weiss.
Konidienträger zuerst! gerade, gegen die Spitze verjüngt, nur mit einer
terminalen Narbe, später schwach gekrümmt, mit wenigen genäherten
Narben, 22-40 u lang, 3,5-4,5 u dick, hyalin.
Konidien zylindrisch, 15-35 y. lang, 2,5-% u. lang, an den Enden abge-
rundet-verjüngt, 1-2-zellig, hyalin.
An lebenden Blättern von Hedypnois cretica L. var., monspeliensis
Podgorica Willd. (Mai) und bei Uleinj auf Hedypnois scabra L. (16. April).
239. Ram. Primulæ Thüm. Kodra bei Ulcinj auf lebenden Blättern
von Primula acaulıs.
240. Ram. Parietariæ Pass. var. minor Bubäk.
, Konidien oft einzellig, länglich oder zylindrisch, 10-24 y lang, 3-45 u
reit.
(31) FRANZ BUBAK. ZWEITER BEITRAG ZUR PILZFLORA VON MONTENEGRO. 1487
Auf lebenden Blättern von Parietaria officinalis bei Njegusi (August).
Vielleicht um ein jüngeres Stadium der typischen Form.
241. Ram. variabilis Fuckel. Bei Ulcinj auf lebenden Blättern von
Verbascum glabratum Friv.
2. DEMATIACEÆ.
242. Polythrincium Trifolii Kunze. Bei Podgorica auf Trifolium dal-
maticum Vir., bei Danivlograd auf Trif. Molineri Balb. und auf der
Sekirica planina nächst Andrijevica auf Trif. pseudobadium Velen.
243. Cladosporium ævidiicolum Thüm. Auf Aecidium Marci Bubäk
von Mercurialis annua bei Uleinj; auf Aecidium Euphorbiæ von Euph.
cyparissius bei Andrijevica; auf Aecidium Hellebori Fischer von Helle-
borus odorus W. K. daselbst; auf Aecidien zu Puccinia Tragopogonis von
Tragopogon pratensis bei Korita rovacka nächst Velka Lukavica.
244. CI. epiphyllum (Pers.) Mart. Bei Ulcinj auf toten Blattpartien von
Hedera helis (16. April).
245. Cl. fasciculatum Corda. Auf toten Blättern von Iris pallida bei
Uleinj und Iris sp. in den Öffentlichen Anlagen von Cetinje (April).
246. Macrosporium cladosporioides Desm. Auf absterbenden Blatt-
partien von Asphodelus microcarpus bei Uleinj (18. April).
247. Fumago vagans Pers. Auf Blättern von Smilax aspera bei Ulcinj.
248. Gercospora Myrti Eriks. Bei Uleinj auf Blättern von Myrtus
communis (18. April).
249. Cerc. olivascens Sacc. Jerinja glava bei Andrijevica auf Blättern
von Aristolochia pallida Willd. (Juni).
250. Gercospora Rhagadioli Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak.
Flecken rundlich oder länglich, auf Blatträndern unregelmässig, bis
8 mm. breit, braun, undeutlich begrenzt.
Räschen sehr klein, bräunlich, unterseits durch die Poren hervor-
tretend.
Konidienträger 30-45 u lang, 3,5-6.5 u. breit, wellig gebogen, oben
höchstens mit 3 Narben versehen. hellbraun, auf der Spitze heller, ein-
zellig.
Konidien fadenförmig, 50-90 u. lang, 2-3,5 u, dick, gerade oder gebogen,
gegen den Scheitel allmählich verjüngt, höchstens mit 6 Querwänden,
hyalin.
Bei Rijeka auf lebenden Blättern von Rhagadiolus stellatus W.
(10. April).
251. Gerc. Rubi Sacc. Bei Uleinj auf lebenden, vorjährigen Blättern
von Rubus amenus Portenschlag (19. April).
252. Cerc. smilacina Sacc. Bei Ulcinj auf Blättern von Smilax aspera
L. Ausgegeben in Kabät et Bubäk, Fungi imperfecti exs. IV. no 198.
3. TUBERCULARIACEÆ.
253. Tuberculina persicina (Dittm.) Sacc. Auf Aecidium punctatum
von Anemone coronaria bei Uleinj (18. April) auf Aecidium Euphorbiæ
von Euphorbia Wulfenii auf den Abhängen des Lovcen gegen Catllaro.
488 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SEÉR.). 1906 (32)
254. Tubercularia concentrica Mont. et Fr. Auf toten Blattpartien
von Agave americana am Meeresstrande in Ulcinj (20. April) in Gesell-
schaft mit Nectriella miltina.
255. Fusarium Sphæriæ Fuckel. Bei Ulcinj auf Valsaria rubricosa
von Coronilla emerus, befallen von Sporotrichum biparasiticum Bubäk
n. sp. Ich teile hier eine neue Diagnose des seltenen Pilzes mit:
Fruchtlager in unregelmässig-grubigen, kompakten, wachsarligen,
stark glänzenden kleinen Krusten, schmutzig-weiss.
Konidienträger kurz, strauchartig verästelt; einzelne Aeste entweder
konidientragend oder in lange, oft auch ästige, gewundene Hyphen
auswachsend.
Konidien zylindrisch bis lang-spindelförmig, 50-60 y lang, 4-4,5 y dick,
gerade oder nur schwach gebogen, mit 3 Querwänden, obere Zelle oft
breiter als die unteren, an den Enden abgerundet, mit zahlreichen Oel-
tropfen.
Die Sporen bilden an Schnitten eine gewölbte Schicht, welche von den
sterilen Hyphen überragt wird.
256. Trichofusarium Bubäk n. g.
Sporenlager polsterfürmig, subepidermal, bald hervorbrechend, klein,
hellgefärbt, gelatinös, von zerstreuten helleren Borsten umgeben.
Sporeaträger strauchartig verzweigt. Konidien spindelförmig, einzellig,
hyalin.
Trichofusarium Rusci Bubäk n. sp. typus in herb. Bubak. —
Fusarium roseum Link forma Rusei Sace. Syll. IV., pg. 700.
Sporenlager unter der Epidermis gebildet, bald hervorbrechend, rund-
lich oder elliptisch, hellrötlich, 90-220 u breit, gelatinôs, umgeben von
90-120 y. langen, 5-7 y dicken, welligen, zerstreuten, gegen die Spilze
verjüngien, am Scheitel abgerundeten, hyalinen Borsten.
Sporenträger verzweigt, 20-100 1. lang, Aesie gegen die Spitze ver-
jüngt, 2-3 y dick, hyalin oder schwach rötlich.
Sporen spindelförmig, an einer Seite oft mehr gewölbt, hellrötlich,
10-24 y lang, 3-4,5 u. dick, gerade oder schwach gebogen, einzellig, mit
kleinen Oeltropfen.
Bei Uleinj auf abgestorbenen Cladodien von Ruscus aculeatus
(18. April).
Mein Pilz ist ohne Zweifel mit der oben zitierten Saccard schen
Form identisch.
Die neue Gattung ist durch das Vorhandensein der Borsten und die
konstant einzelligen Sporen wohlbegründet. Mit Volucella Rusci Sacc. 1. c.
p. 685 hat der neue Pilz nichts zu tun. Er ist eine echte Tuberculariacee
und kann auch nicht zu Colletotrichum gezogen werden.
en
489
CATALOGUE
DES
Hepatiques du Jura
(PREMIER SUPPLEMENT)
PAR
Ch. MEYLAN
Cinq ans se sont écoulés depuis la publication de mon catalogue des
Hépatiques du Jura, et pendant cette période, les fructueuses herborisa-
tions des rares hépaticologues jurassiens ont accumulé une somme suf-
fisante de matériaux pour justifier la publication du présent supplément.
Bon nombre des espèces dont j'avais soupçonné la présence chez nous
(voir Catal.), ont été trouvées dans maintes stations; mais, bien que je
sois convaincu de leur présence, un certain nombre d’autres ont encore
échappé à nos investigations malheureusement insuffisantes pour un
aussi grand territoire. Par contre, parmi les espèces nouvelles pour la
chaîne, figurent quelques raretés dont la présence chez nous paraissait
fort douteuse.
Comme preuve que nos herborisations n’ont pas été stériles, je dirai
que le nombre des espèces actuellement connues dans le Jura s'élève
a 115 alors que mon cataloge en indiquait 87, après avoir retranché
Cephalozia rubella (dont la présence n’était d’ailleurs pas certaine et qui
n’est qu'une forme du C. divaricata), Lophozia orcadensis et Lopho-
colea Hookeriana, simple forme du C. bidentata.
Un fait intéressant à constater c’est que la plupart des nouvelles
espèces sont plutôt calcifuges et ont été récoltées soit sur la tourbe et
l’'humus, soit sur les lambeaux de terrains siliceux ou décalcifiés dont je
parlais dans mon catalogue, et dont l’étude bryologique plus complete
fournira bien d’autres résultats intéressants. Cela nous prouve une fois
de plus, sinon l'influence du calcaire sur la dissémination des espèces, du
moins la pauvreté et surtout la monotonie de la flore hépaticologique des
sols où l’élément calcaire est décidément trop prédominant.
Il me reste l’agréable devoir de remercier ici Messieurs Douin, Karl
Muller, Schiffner, pour l’amabilité avec laquelle ils ont revu quelques
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (2)
spécimens critiques; mes excellents amis Messieurs Colomb-Duplan,
Hétier Hillier, et Magnin pour leur complaisance à me communiquer de
nombreux renseignements ou exemplaires.
(Sainte-Croix) La Chaux, mars 1906.
Publications concernant la flore hépaticologique du Jura (suite).
Brınn, Hépatiques de la région jurassienne (Bul. de la Soc. des Naturalistes de
l'Ain, 1904),
Bouray, Muscinées de la France, IIme partie.
HETIER, La végétation des tourbières des Franches-Montagnes (Orch. de la Flore
juras., 190%).
HirLıer, Note sur les Jungermannes du Jura (Arch. de la Flore juras., 190%).
Hizzier, Note sur les hépatiques des environs de Besancon (Bul. de la Soc.
d’Hist. Nat. du Doubs, 1905).
LANGERON, Remarques sur la présence du « Trichocolea» dans le Jura (Arch. de la
Fl. juras., 1904).
LANGERON, Nouvelles remarques sur les conditions de végétation du « Tricho-
colea» dans le Jura (Arch. de la Fl. juras., 1905).
LangEron, Notes de bryologie jurassienne (Arch. de la Fl. juras., 1905).
Masnın, Bryologies jurrassienne; recherches à faire sur les mousses, sphaignes et
hépatiques dans le Jura (Archives Fl. jur., 1905).
MeyLan, Contributions à la flore bryologique du Jura (Revue bryol., 1902).
MARCHANTINEES
RICCIACEÆ
Riccia Dum.
R. fluitans L. — A Ja limite de notre territoire dans des mares pres
Montferrand (Paillot.). Cette espèce paraît décidément très rare chez
nous.
R. sorocarpa Bisch. — Sommet des Aiguilles de Baulmes, du Cochet,
du Chasseron et du Creux du Van, de 1450 m. à 1600 m., avec Pottia
latifolia (M.); entre Sainte-Croix et les Hôpitaux (Hétier).
R. crystallina L. — J’ai retrouvé, aux environs de La Chaux, jusqu'à
1080 m., d’autres stations de cette espèce, mais toujours sur sol siliceux.
MARCHANTIACEÆ
Reboulia Raddi
R. hemisphærica Raddi. — Reste rare. Près de Besançon (Hillier).
ie tr ASIN
pe
(3) CH. MEYLAN. CATALOGUE DES HÉPATIQUES DU JURA 491
Preissia Corda.
P. commutata N. v. E. — Répandu dans une foule de stations au bord
des lacs, dans les tourbières et surtout sur l’humus, principalement
au-dessus de 1000 m.
JUNGERMANNINÉES :
ANACROGYNEE
METZGERIOIDEÆ
Aneura Dum.
A. multifida Dum. — Est probablement assez répandu.
Tourbiere de Longemaison (Hillier); dans les tourbieres de la vallée
de Joux, sur argile fraiche aux environs de La Chaux, dans la Combe de
La Vaux et au Mont-d’Or (M.). Dans ces stations la plante est presque
toujours associée au Pellia epiphylla.
A. pinnatifida Nees. — Rare. Tourbiere de la Vraconnaz (M.).
Metzgeria Raddi.
M. furcata Dum. — à gemmipara violacea.
Vallon de Noirvaux près Sainte-Croix (M.).
*1 M. conjugata Lindbg. — Environs de Sainte-Croix (M.).
CODONIOIDEZÆ
Pellia Raddi.
P. epiphylla N. v. E. — Répandu sur l'argile fraiche et dans les tour-
bières. Tantöt la plante est nettement dioique, surtout dans les stations
très humides, tantôt elle est monoique, lantöt enfin — et c’est le cas le
plus frequent — la stalion se compose d’un melange de plantes dioiques
et monoiques identiques entre elles à part l’inflorescence, de sorte que,
le plus logique est naturellement de nommer le tout P. epiphylla en
abandonnant le uom de P. Neesiana donné à la forme dioïque. Le P. epi-
phylla est polyoïque; ce cas n’est d’ailleurs pas isolé et pourrait bien être
plus fréquent que ne le supposent ceux qui veulent à tout prix différen-
cier les espèces par le mode d’inflorescence.
Fossombronia Raddi.
F. pusilla Nees. — Reste rare ou peu observé. Environs de la Vra-
connaz et de La Chaux, de 1100 à 1150 m. (M.).
? Les noms précédés d’un * se rapportent aux sous-espèces.
492 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (4)
HAPLOMITRIOIDEÆ
Haplomitrium Nees.
H. Hookeri Nees v. E. — Très rare, surtout avec fructifications.
C. fr. ! La Gittaz, près Sainte-Croix, sur l'argile glaciaire avec Ceph.
bicuspidata, Mesophylla obovata, Lophozia ventricosa, etc., 1200 m.,
septembre 1905 (M.).
Par les caractères de son système vegelatif, son aspect général, cette
Haplomitrium Hookeri Nees v. E., plantes fertiles grossies 14 fois.
Douin et Meylan del.
espèce rappelle un Fossombronia et Stephani a parfaitement raison (voir
Spec. Hepat.); mais par son inflorescence terminale, elle rentrerait plutôt
dans les Acrogyneæ. C’est ainsi une espèce transitoire fort curieuse, tout
en demeurant isolée par sa coiffe si développée simulant un long
périanthe, sa capsule cylindrique avec de curieux détails. Le Haplomi-
irium est peut-être à l’état stérile plus répandu qu’on ne le suppose,
(5) CH. MEYLAN. CATALOGUE EES HEPATIQUES DU JURA 493
car dans cet état il doit passer inaperçu neuf fois sur dix. J’avoue que,
pour mon propre comple, il est probable que je ne l’aurais point vu caché
parmi d’autres hépatiques sans ses longues coiffes et ses capsules cylin-
driques.
ACROGYNEÆ
EPIGONIANTHEZÆ
Marsupella Dum.
M. emarginata Dum. — Rare, même très rare et seulement sur les
sols neitement siliceux. Pres de Mauborget, 1300 m., sur le glaciaire
alpin (M.).
M. Funckii Dum. — Il paraît plus répandu que le précédent, mais
exige aussi un sol très peu calcaire. Forêts de Chailluz pres de Besançon
et de La Chaille pres Saint-Ferjeux (Hillier); près de Mauborget, Gros
Taureau, 1200 m., Crêt du Creux de la Neige, 1700 m., c. fr.! La Gittaz
pres Sainte-Croix, 1200 m. (M.). '
Alicularia Corda.
A. minor Limp. — Cette espèce doit être très rare chez nous. C. fr.
pres de Mauborget sur le glaciaire alpin, 1300 m. (M.).
A. scalaris Corda. — Reste rare. La Gitlaz, Chasseron, c. fr. dans
plusieurs stations aux environs de La Chaux, de 1050 à 1200 (M.).
Mesophylla Dum.
M. obovata (Nees) L. Corb. — Très rare.
Sur le glaciaire humide, La Gittaz pres Sainte-Croix, 1200 m. (M.).
M. hyalina (Lyell). L. Corb. — Repandu et souvent fertile dans une
foule de stations tout le long de la haute chaîne de 1000 à 1700 m. (M.).
Moins exclusive que les précédentes, cette espèce fuit un peu moins le
calcaire et une assez forte proportion de carbonate de chaux ne l'empêche.
pas de se développer. Par contre elle ne fructifie guère que sur les sols
nettement siliceux ou décalcifiés.
La var. colorata (Nees) pourprée dans toutes ses parties est fréquente.
M. crenulata L. Corb. — Même répartitition et mêmes observations
que pour le précédent. Il existe aussi dans la région inférieure sur le
terrain argileux des forêts le long du Doubs au N. de Besançon (Hillier).
La var. gracillima Sm. accompagne fréquemment le type.
Aplozia Dum.
A. nana (Nees) var. major Nees. — Disséminée sur les sols marneux.
ou argileux frais.
494 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (6)
C. fr. Vraconnaz, Chasseron, Grand Savagnier, La Vaux, Gros Taureau,
Mont d'Or, Marchairuz, de 1000 2 a 1400 m. (M.).
A. sphærocarpa Dum. — Reste rare. Chasseron. Noirmont (M. )-
A. atrovirens Dum. — Repandu dans toute la chaîne sur les rochers
an es frais, surtout les var. riparioides et Boulayana Bernet.
. lanceolata Dum. — Disséminé, c. fr. ou c. pg. sur l'argile : Chas-
nr Sèche de Gimel, près du Marchairuz, Combe de La Vaux; sur bois
pourrissant : Gorges de la Pouetta-Raisse, Mont d'Or; sur la tourbe : avec
Fissidens osmondoides dans la tourbière de Combenoire dans la vallée de
Joux (M.).
A. autumnalis Heeg. — Rare. Sur l'argile : Chasseral, Chasseron,
Mont Tendre; sur bois pourrissant : Gorge à la Côte aux Fées (M.). Tour-
bières de Chez Henri et de Chaux d’Abel dans le Jura bernois (Hétier).
Lophozia Dum.
L. bicrenata Dum. — Rare ou méconnu. Sur le sable siliceux et
l'argile, La Chaux, la Prise Bornand et la Gitlaz près Sainte-Croix c. fr.,
de 1050 m. à 1200 m. (M)
L. capitata Boul.
* L. excisa (Dick.) St. — Rare. Chasseron, 1600 m., près Mauborget,
1300 m. (M.).
*L. Limprichtii (Lindbg.)St.— Cette sous-espèce paraît plus répandue
que la précédente. Sur la tourbe, Chaux d’Abel et aux Mouilles (Hetier),
tourbière de La Chaux (M.); sur l'argile, le sable siliceux et l’humus : La
Chaux où il est abondant, La Gittaz et le Suchet (M.).
Ces deux sous-espèces souvent très dislincles, présentent pourtant de
nombreuses formes de transition, qui ne permellent guère de les consi-
dérer comme des espèces indépendantes. La denticulation des feuilles
périchétiales, par exemple, est fort variable.
* L. socia (Nees) St. — Rare. Tourbière de Longemaison (Hillier).
Cette sous-espèce, par son aspect général et les Lrigones de ses cellules,
ressemble à une petite forme de L. ventricosa, et constitue peut-être une
espèce autonome conformément à l’opinion de Nees et Warnstorf. Elle
me paraît en tous cas transitoire entre les formes du groupe L. inter-
media et celles du L. ventricosa.
L. ventricosa Dum. — Le type de cette espèce est plutôt rare chez
nous. Je ne l’ai rencontré que sur des sols non calcaires. Il est vrai que
dans les tourbières on rencontre de nombreuses formes qui se rattachent
également an type.
Var. conferta Nees, — L. confertifolia Schffn. — Très rare. Amburnex
près du Marchairuz sur sol décalcifié (M.) vidit Schiffner.
Levy guttulata que j'ai rencontré maintes fois sur les troncs pourris-
sant n'est qu'une forme de la var. porphyroleuca.
L. Wenzeli (Necs) St. — c. fr. Tourbière de la Vraconnaz (M.).
Par tous ses caractères : système vegetatif ou appareil reproducteur, la
plante de la Vraconnaz se rapporte exactement à cette espèce crilique.
Elle a d’ailleurs été vue par divers hépaticologues entre autres par Karl
Müller Frbg. qui l’a comparée à d’autres exemplaires récoltés par lui et
déterminés par le Dr Schiffner. Pour mon compte personnel, il m ’est
difficile d’y voir une espèce autonome, mais une forme palustre soit de
(7) CH. MEYLAN. CATALOGUE DES HÉPATIQUES DU JURA 495
L. ventricosa soil de L. alpestris vu qu’elle se rapproche tantôt de l’une
tantôt de l’autre de ces deux espèces, ou reste exactement intermédiaire.
Je crois fermement que cette soi-disant espèce rentre dans les formes du
L. ventricosa. Lorsque les tiges sont dressées les feuilles sont insérées
transversalement comme chez L. alpestris, mais si sur les bords de la
touffe ou dans une partie de la station, les tiges viennent à ramper on
voit la direction des feuilles changer insensiblement, et l’on arrive à des
formes qu'il n’est pas possible de séparer du L. ventricosa vu qu'elles
n’en diffèrent absolument plus. Le L. Wenzeli est donc pour moi une
var. du L. ventricosa ayant à peu près la valeur de la var. porphyroleuca
ou, dans certaines stations, peut-être une var. parallèle du L. alpestris.
L. alpestris. (Schl.) St. — Probablement répandu sur l'argile, le sable
siliceux, plus rare sur la tourbe au-dessus de 1000 m. et surtout dans la
région subalpine.
Tourbieres des Brenats (Hétier), de Praz Rodet dans la vallée de Joux
(M.); sur l'argile : Chasseral, Chasseron, Aiguille de Baulmes, Suchet,
Mont Sallaz, Montoisey de 1100 à 1700 m. (M.).
L. marchica (Necs) St. — Probablement répandu dans la plupart des
tourbières du haut Jura parmi les Sphagnum cymbifolium, * medium, acu-
hifolium, * fuscum. $
Tourbières de chez Simon, de Chaux d’Abel, des Veaux, de chez Henri,
de La Chaux (Jura Bernois), de Prédame, de Narbief, des Guienots, de
Chantegrue, de l’Etang de Frasne (Hétier) ; du Sentier, de La Sagne près
Sainte-Croix, de la Vraconnaz c. fr. et de la Combe du Vuarnon c. fr. (M.).
Dans les diverses stations où je l’ai trouvée cette plante présente deux
formes principales. L'une se compose de tiges isolées dans les touffes
très denses des Sph. medium, fuscum ou acutifolium var. polyphyllum.
La lige proprement dite est rouge, les feuilles bilobées d’un vert très vif,
les feuilles supérieures étant souvent propagulifères et d’un vert jaunâtre.
Ces plantules isolées sont assez fortement adhérentes aux tiges des
sphaignes qui leur servent de support. Cette forme est Loujours
stérile.
Dans les stations où la plante est plus abondante parmi les touffes
läches du S. cymbifolium, la tige reste verte, les feuilles sont d’un vert
pâle ; c’est la forme que j'ai trouvée fertile, bien qu'ici et là je l’aie ren-
contrée seulement stérile et se reliant à la forme précédente. Le périanthe
est généralement très allongé, pâle, longuement exserte; la capsule ovale,
les spores de 13 à 20 y, papilleuses ; les élatères larges de 8 y. avec
deux spires très serrées.
Maturité fin octobre. Dans la tourbière du Vuarnon, lorsque les touffes
viennent à croître sur la tourbe, la plante se raccoureit, se traîne, prend
une teinte d’un vert sale ou pourpré ; le perianthe devient beaucoup
moins exserte, plus trapu, et le tout devient semblable au Lophozia Mil-
deana (Gott.) St. tel que je le possède de Silésie (Limpricht) et d’ailleurs.
Stephani a par conséquent parfaitement raison en réunissant ces deux
espèces sous le même nom spécifique, l’une n'étant qu'une variété ou
une sous-espèce de l’autre.
L. inflata (Huds.) Howe. — Répandu sous de nombreuses formes,
parfois avec périgones non plissés et trigones mélangés, comme je l'ai
constaté à la Vraconnaz.
Le Cephalozia fluitans Sp. rentre d’après Boulay dans les formes du
L. inflata. J'ai l'ai récolté stérile à la Vraconnaz.
496 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (8)
L. obtusa (Lindbg.) St. — Sterile. Creux du Van, Suchet, Mont d'Or.
Mont Tendre, Mont de Biere, Noirmont, Mont Sallazde 1300 a 1450 m. (M.).
Il est abondant dans plusieurs de ces stations, par exemple au Suchet
où il couvre des mêtres carrés, et il est sûrement répandu dans tout le
Haut-Jura sur les pentes fraîches et tournées au N.
Dans les mêmes stations on trouve parfois une variété de L. Mülleri
qui lui ressemble à plusieurs égards, mais je n’ai jamais vu de forme
nettement transitoire.
Ces deux Lophozia font en tout cas partie du même groupe et doivent
dériver d’une même espèce ancestrale.
L. turbinata (Raddi) St. var. badensis Gotis. = Jung. badensis Gott. —
Rare ; peut-être répandu dans la région inférieure. Environs de Besançon
(Paris et Hillier) : Environs de la Chaux surtout sur les parois molas-
siques humides (M.).
L. heterocolpa (Thed.) How. — Répandu, parfois très abondant sur
l’humus dans la région subalpine mais toujours stérile. Creux du Van,
Chasseron, La Vaux, Suchet, Mont d'Or, Amburnex, de 1200 à 1600 m.
(M.) (vidit Schiffner.)
L. gracilis (Schl.) St. — Frèquent à l’état sterile’sur les troncs pourris
et dans les tourbieres. Très rarement fertile.
c. fr. ! Chasseron (M.) ; avec périgones, ici et là.
L. Flærkei Schffn. — Sur l’argile, les troncs pourris, parmi d’autres
museinees. Cette espèce doit être répandue dans le Haut-Jura.
f. : squarrosa Nees. Chasseron (M.).
f. densifolia Nees, La Vaux. Chasseral (M.).
Sphenolobus S. 0. Lindbg.
S. Hellerianus. St. — Rare ou confondu avec de pelites formes du L.
ventricosa ou des Cephalozia. Sur des troncs pourissant : dans les gorges
de la Pouetta-Raisse, versant N. de la montagne de Boudry, Bois des
Etroits près Sainte-Croix et Forêt de la Grandsonnaz au Chasseron où il
est très fertile (M.).
S. minutus (Crantz) St. — Dans mon catalogue, j'avais indiqué au
Mont-Tendre une forme de cette espèce, fragile et portant sur chaque tige
de nombreux périanthes échelonnés ; j’ai retrouvé des formes semblables
à la Dôle, au Chasseron et à l’Aiguille de Baulmes où je les ai vues passer
à la forme ordinairement répandue.
S. exsectus St. — Commun à l’état stérile, surtout sur les bois pour-
rissant, mais très rarement fertile. :
C. pg. Suchet, Dent de Vaulion; c. fr. ! Gorges de la Pouetta-Raisse (M.).
*S. exsectæformis (Bried.) St. — Aussi répandu que le précédent dont
il n’est qu'une sous-espèce et auquel il se relie par de nombreuses formes.
intermédiaires ou transitoires tant par le tissu que par la forme et la
grandeur des propagules.
Pedinophyllum Lindbg.
P. interruptum (Dum.) Lindbg. EB:
Var. pyrenaicum. Rare. La Chaux et Chasseron dans les anfractuosités.
des rochers.
em na nn
(9) CH, MEYLAN. CATALOGUE DES HÉPATIQUES DU JURA 497
Coleochila Dum.
C. anomala Dum. — Rare à l’état fertile : c. fr. / Tourbiere des Grands
Prés (Hétier).
Avec de rares périgones, ici et là (Hétier M.).
Lophocolea Dum.
L. minor Nees. — Répandu dans toute la haute chaîne sur les sols
siliceux ou décalcifiés, au pied des arbres, sur les troncs pourrissants ou
sur les rameaux des arbres, mais toujours stérile. Il est probablement
aussi répandu dans les régions inférieures, mais non observé.
L. cuspidata Limp. — Probablement répandu. Très fertile dans de
nombreuses stations aux environs de La Chaux (M.).
Le L. Hookeriana Nees — L. latifolia Nees est à considérer comme
simple synonyme de L. bidentata.
Chiloscyphus Corda.
C. polyanthus Corda.
Var. Lophocoleoides (Nees). — Sur les troncs pourrissants : gorges de
la Pouetta-Raisse et La Chaux (M.).
Harpanthus Nees.
H. scutatus R. Sp. — Rare. Abondant mais stérile sur des troncs pour-
rissant dans les gorges de la Pouetta-Raisse et à La Vaux, c. fr. / versant
N. de la montagne de Boudry avec Sph. Hellerianus (M.).
Cephalozia.
C. divaricata Heeg. — Répandu sur l'argile, le sable siliceux, la tourbe
sèche. Dans les stations sèches, surtout sur la tourbe, la plante prend
tout entière une teinte pourprée, le sommet des feuilles périchétiales et
du périanthe devient scarieux, les cellules ont des parois beaucoup plus
épaisses; c’est alors le C. rubriflora Jensen.
* C. byssacea Heeg. — Aussi répandu que le précédent, mais fuit
moins le calcaire, car il est fréquent sur les sols marneux contenant une
forte proportion de carbonate de chaux. Il présente fréquemment, surtout
dans les stations fraiches ou humides, la forme robuste nommée
var. procerior Nees.
*(G. Jackii Limp. — Rare ou confondu avec C. divaricata dont il ne
differe que par le mode d’inflorescence et avec lequel il pourrait bien ne
former qu’un seul type spécifique.
Tourbière des Oublies (Hétier).
C. elachista Jack. — J'ai signalé cette espèce dans un bon nombre de
tourbières (voir Rev. bryol. 1902). Dès lors la connaissance du C. striatula
Jensen modifie quelque peu les résultats publiés. En prenant pour type
du €. elachista la plante de Salem telle que je l’ai reçue de Jack, cette
espèce n’existerait chez nous que dans la tourbière de la Vraconnaz.
D’autres exemplaires de la Vraconnaz, ceux des tourbieres de La Chaux,
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1906. 3%
498 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sir.). 1906 (10)
des Ponts. de la vallée de Joux, etc., se rapporteraient à C. strietula. Il
en est de même de ceux récoltés par Hétier dans un grand nombre de
tourbières du Jura français ou suisse. En étudiant de près les nombreux
exemplaires de mon herbier, je ne puis voir autre chose dans le C. stria-
tula qu’une variété du C. elachista ou, ce qui serait je crois plus logique,
le C. elachista est une var. laxa du C. striatula vu d’ailleurs qu’il est
infiniment plus rare. J’ai remarqué que plus l’humidité de la station est
grande et surtout constante, plus les parois cellulaires sont minces, le
tissu devenant très lâche, et chaque feuille possédant souvent une dent
à la base, la cuticule étant lisse. Par contre la sécheresse relative des
stations produit un épaississement des parois cellulaires, des cellules plus
petites, des feuilles à lobes moins allongés et à cuticule papilleuse. La
largeur des cellules peut varier de 12 à 20 y comme dans les exemplaires
de Jack, et chez ces derniersles parois cellulaires sont souvent très épaisses.
C. leucantha Spr. — Disséminé, probablement répandu, sur les troncs
pourrissant des forêts subalpines et même au-dessous de 1000 m.
Creux du Van, Gorges de la Pouetta-Raisse, La Vaux, Chasseron,
Brassus, Risoux, de 1100 à 1500 m. (M.).
C. reclusa Dum. — Fréquent sur les troncs pourrissant, plus rare sur
l’humus. Cette espèce présente généralement des feuilles périchétiales
dentées, mais j'ai vu dans maintes stations, par exemple au Suchet, dans
la vallée de Joux, eic., ces feuilles présenter des lobes parfaitement
entiers. Les feuilles périchétiales sont donc variables, d’autant plus que
les formes transitoires, c’est-à-dire à feuilles faiblement dentées, ne sont
pas rares.
GC. bicuspidata Dum. — Très fréquent sur les sols non ou peu cal-
caires. J’ai récolté dans plusieurs stations, sur l’argile, une forme dont les
tiges ténues et dressées forment des tapis serrés et toujours stériles. On
a de la peine à reconnaître dans cette forme le C. bicuspidata. Cetle variété
tenella passe à d’autres formes se rapprochant davantage du type.
C. lunulifolia Dum. — Très répandu dans les tourbières et sur les
troncs pourrissant, dans les touffes de mousses, etc. C’est cette espèce
que Bernet a prise pour C. elachista c. pg. ainsi que j’ai pu m’en assurer
par l’examen d’un exemplaire de la tourbière de Lossy et provenant de
son herbier.
G. pleniceps Lindbg. — Très commun et abondant dans les tourbières
et sur l’humus dans la haute chaîne (Hetier et M.).
Var. grandifolia Creux du Van, tourbiere d’éboulis (M.).
C. connivens Spr. — D’après mes observations pendant ces dernières
années, cette espèce est la moins fréquente du groupe; les C. lunulifolia
et pleniceps sont beaucoup plus répandus et abondants. Le C. connivens
une exiger une humidité plus constante et forme rarement de grosses
touffes.
C. curvifolia Dum. = Novellia curvifolia Schffn. — Fréquent, parfois
très abondant et le plus souvent fertile sur les troncs pourrissant dans
les forêts, au-dessus de 1000 m.; plus rare au-dessous de cette limite.
Je l’ai pour mon propre compte observé dans un très grand nombre de
stations du Weissenstein au Reculet.
Odontoschisma Dum.
0. Sphagni Dum. — Répandu dans les tourbières, mais rarement
fertile. C. fr.! tourbières des Guerbes et des Veaux (Hétier).
(11) CH. MEYLAN. CATALOGUE DES HÉPATIQUES DU JURA 499
* 0. denudatum Dum. — Dans un grand nombre de stations sur les
troncs pourrissant des tourbières (Hétier, M.); plus rare dans les gorges
et forêts humides : La Chaux, Chasseron, Longeaigues (M.).
Cincinnulus Dum.
C. trichomanis Dum. — Calypogeia trichomanis.
Var. fissa Raddi. — Répandue dans les forêts surtout sur les troncs
pourrissants.
Var. suecica (Arn. et P.) = Kantia suecica A. et P. — J'ai trouvé le
type de cette forme à La Chaux, au Chasseron, au Suchet. Ailleurs, de
nombreuses formes se placent exactement comme transitoires entre cette
variété et la forme ordinaire du C. trichomanis croissant sur bois pour-
rissant.
Var. sphagnicola (Arn. et P.) = K. sphagnicola A. et P. — Au milieu
des sphaignes dans les tourbieres par exemple : tourbieres de la Vracon-
naz et de la Sagne près Sainte-Croix (M.). Sürement très répandu. Ce
n’est également qu’une variété du polymorphe C. trichomanis.
Var. Mülleriana (Schffn.) = C. Müllerianus Schff. — Forme rare,
caractérisée surtout par la dimension des cellules du contour des feuilles,
caractère instable sans aucune valeur. J’ai récolté la forma erecta Karl
Müller, au Suchet, sur un tronc pourrissant (vidit Karl. Müller).
Comme je l’ai fait voir (Revue bryol. 1902, page 116) le C. trichomanis
est caractérisé par une extrême flexibilité, lui permettant de s'adapter à
de nombreuses conditions fort diverses, tout en changeant plus ou moins
la forme de ses organes végétatifs. Ces changement sont instables et le
C. trichomanis, d’ailleurs, est aussi variable au point de vue du mode
d'inflorescence, puisqu'il peut être dioique, autoique ou synoïque. Parmi
les nombreuses formes ou races que revêt cette espèce il n’en est, à mon
avis, aucune qui soit assez fixe ou stable pour qu’elle puisse être élevée
même au rang de sous-espèce; ses formes les plus tranchées ne sont que
des variétés.
Pleuroschisma Dum.
P. tricrenatum Dum. — Répandu et souvent très abondant sur
Phumus dans tout le haut Jura. C’est en vain que je l’ai recherche à l’état
fertile.
P. trilobatum Dum. — Mont-d’Or, sur l'humus, 1350 m. (M.). Cette
espèce est sûrement très rare dans la chaine.
Ptilidium Nees.
P. ciliare Nees. — Le type est rare. Rochers du Chasseral, 1600 m. (M.).
Var. ericetorum (Nees). — Disséminée. Parmi les mousses et les
lichens. Montoisey, Colombier de Gex, Col du Marchairuz, Mont d’Or,
Creux du Van (M.).
Var. uliginosum Moug. = var. : inundata Schiffn. — Rare. Tourbiere des
Begnines près du Noirmont, 1400 m. (M.); tourbiere des Oublies (Hétier).
500 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1905 (12)
Trichocolea Dum.
T. tomentella Dum. — Tourbieres de Chez Simon et de Predame
(Hetier); Environs d’Ambronay dans l’Ain (Guedel et Magnin); Laissey
(Paillot); Velotte près Besançon (Hillier); forêt de La Joux (Faney); Forêt
de Maubeline et près de nos limites a Rathier et Tasseniere dans la
Bresse (Langeron). Le Trichocolea semble être confiné dans les regions
inférieure et moyenne, soit au-dessous de 1000 m.; du moins il doit être
fort rare dans le haut Jura, car, malgré d’actives recherches, je ne l’ai
jamais rencontré. Pourtant, dans les Alpes, je l’ai recueilli jusqu’à
1400 m., dans des stations froides.
SCAPANIOIDEÆ
Diplophyllum Dum.
D. albicans Dum. — Rare. Dans plusieurs stations aux environs de
Sainte-Croix, €. pg. (M.); Forêts de la Chaille près Saint-Ferjeux et de
Chailluz près Besançon (Hillier).
D. obtusifolium Dum. — Près Mauborget, 1300 m. (M.). Cette espèce
paraît décidément très rare chez nous, et, comme la précédente, exige
d’ailleurs des sols non calcaires.
D. gymnostomophilum Kaalaas. — Rare ou méconnu.
Sur des rochers calcaires frais aux environs de La Chaux (M.).
Scapania Dum,
S. calcicola Arnell. — Rare ou non observé. Mont d'Or; sur l’humus,
1300 m., Reculet, sur calcaire, 1700 m. (M.).
S. nemorosa Dum. — Grand-Savagnier, Creux du Van, Gros-Taureau,
Tête de Ran (M.). Repandu sur les sols argileux des environs de
Besancon, Saint-Ferjeux, etc. (Hillier).
J’ai récolté sur l’argile, au bord de la tourbière de Signeronde, entre
Saint-Croix et Pontarlier, en compagnie de Mesophylla crenulata, une
forme fertile de cette espèce, et transitoire vers S. aspera Bernet.
Var. paludosa Karl Müller = var. uliginosa Jensen. — Cette variété
que j'avais trouvée à la tourbiere de Signeronde a été retrouvée par
Hétier dans diverses tourbieres de la. chaîne.
S. umbrosa Dum. — Très commune et généralement fertile sur les
troncs pourris, cette espèce est plus rare sur largile ou l’humus. J'ai
récolté près de Mauborget, sur l’argile glaciaire, une forme à feuilles non
ou très peu dentées se rapprochant ainsi de la var. obtusa Breidl.
S. curta (Mari) Dum. — C. fr. Tête de Ran, Chasseral, Marchairuz
(M.); stérile dans une foule de stations.
Var. rosacea Car. Chasseron (M.).
S. irrigua (Nees). Dum. — Commun à l'état stérile; je l’ai pourtant
ae c. fr. dans une foule de sations surtout sur l'argile humide ou
raiche.
Le Scap. paludosa Karl. Müller que j’ai récolté dans les tourbières des
Begnines et de la Vraconnaz (vidit K. Müller), n’est qu'une variété des
(13) CH. MEYLAN. CATALOGUE DES HÉPATIQUES DU JURA 501
stations très humides du S. irrigua, les formes transitoires étant très
fréquentes.
Le S. irrigua est d'ailleurs excessivement variable : les trigones sont
presque nuls, moyens ou parfois relativement très grands surtout dans le
lobe supérieur; les lobes peuvent être apiculés ou arrondis, le supérieur
étant fort variable tant au point de vue de la grandeur qu’à celui de la
convexilé; le ligne de jonction des lobes fortement arquée dans les
exemplaires des stations très humides, se redresse à mesure que
l’humidite diminue et que la convexité des lobes est moins accentuée.
S. undulata (L.) Dum. — Rare. Tourbières du Talouard et des
Oublies (Hétier).
S. resupinata Dum. var. viridis. — Chasseral, Tête de Ran, Chasseron,
sur l'argile fraiche (M.) (det. Karl Müller Frbg.).
S. aspera Bernet et S. æquiloba Dum. — Ces deux espèces se ren-
contrent fréquemment à l'état fertile, surtout la premiere. Dans le
haut Jura où elles sont toutes deux très abondantes, elles ne passent
jamais l’une à l’autre et je les tiens, d’après mes observations, pour deux
espèces autonomes.
S. helvetica Goltsche. — Rare. Chasseron, La Chaux, Suchet, Mont-
Tendre, de 1050 à 1600 m. (M.) (Vid. K. Müller, Boulay, etc.).
Cette espèce croit sur l'argile ou le bois pourrissant; elle présente
parfois, par exemple au Suchet, des formes transitoires vers S. æquiloba;
ailleurs elle se rapproche plutôt de S. curta établissant ainsi une transi-
tion entre le groupe du S. æquiloba et celui qui comprend les S. curta
irrigua, etc.
S. subalpina Dum. — Rare, mais parfois abondant. Chasseron, dans un
bon nombre de stations, de 1300 a 1500 m. principalement sur l’argile
sequanienne, versant N. de l’Aiguille de Balmes, 1200 m. (M.); Chasseral
(Hétier). — A rechercher tout le long de la haute chaîne où il doit être
répandu.
S. Bartlingii Nees. — Très rare. Sur du bois pourrissant dans les
gorges de la Pouetta-Raisse (M.).
STEPHANIOIDEE
Radula Dum.
Le R. Lindenbergiana Gottsche sera probablement découvert dans le
Jura. Je rapporte avec doute à celte espèce un Radula stérile, très propa-
gulifère, d'un vert jaunâtre, ayant cru sur sol non calcaire, au Chasseron,
à 1580 m. Ce serait la forme nommée par Gottsche R. commutata.
BELLINCINIOIDEÆ
Madotheca Dum.
* M. rivularis Nees. — Fréquent. Passe ici et là au M. platyphylla
yp®.
502 - BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e SÉR.). 1906 (14)
* M. platyphylloidea Nees. — Environs de Sainte-Croix, Pouetta-
Raisse (M.).
Malgré le manque d’autres indications, je crois cette sous-espèce
répandue mais non observée ou confondue avec le M. platyphylla type
auquel d’ailleurs, ainsi que la précédente, elle se relie par de nombreuses
formes indécises.
Le M. platyphylla Dum. est un type fort variable à divers points de
vue; le système cellulaire n'est guère plus stable que la ramification,
forme des feuilles, etc. J’ai remarqué que la grandeur des cellules peut
varier de 25 à 35 p. Le M. Baueri Schff., fondé surtout sur des cellules
atteignant ce dernier chiffre n’est qu'une des nombreuses variétés du
polymorphe M. platyphylla.
M. levigata Dum. — Environs de Besançon (Paillot, Hillier); près
du lac de Génin dans l’Ain (Dismier).
Cette espèce paraît décidement rare dans le haut Jura.
JUBULOIDEÆ
Lejeunea Lib.
L. ulicina (Tayl.). — Par ses amphigastres, le Lejeunea de la forêt de
La Joux (Hétier) rentre dans cette espèce, tandis que la forme de ses
feuilles le rapproche plutôt du vrai L. inconspicua de Not
L. serpyllifolia Lib. — Repandu dans toute la chaîne parmi d’autres
muscinées, sur les rochers, les branches des buissons, etc.
L. calcarea Lib. — J’ai remarqué que sur l’humus et les rochers de la
région alpine, soit de 1500 à 1700 m., les feuilles de cette espèce perdent
la plus grande partie de leur papiliosité, certaines feuilles étant presque
entièrement lisses. Je donne à cette variation pour la distinguer, le nom
de forma sublævis.
Frullania Raddi.
F. fragilifolia Tayl. — Rare ou méconnu.
Sur les sapins près du lac de Génin dans l’Ain (Dismier); sur un Abies
dans les gorges de la Pouetta-Raisse et sur le bloc erratique Nc 8 de la
montagne de Boudry, 1200 m. (M.).
ANTHOCEROTINEES
Anthoceros L.
A. punctatus L. — Indiqué par Paillot aux environs de Besancon.
ADDENDA
Chandonanthus setiformis (Ehrbg.). — Trouvé par le frère de Nees
(1) H. JUNOD. HERBORISATION AU TRANSVAAL 503
dans le Jura des environs de Bâle. (Nees : Naturg. der Lebermoose II,
p. 207).
J'avais omis involontairement cette espèce dans mon catalogue. C’est
M. le Dr Culmann qui a eu l’obligeance de me signaler cet oubli.
HERBORISATIONS AU TRANSVAAL
PAR
Henri JUNOD
Fi Je vous expédie aujourd'hui une caissette de bulbes que je me fais
un plaisir de vous offrir. Il n’y aura peut-être pas beaucoup de choses
nouvelles. Cependant, je ne crois pas vous avoir expédié encore Gladio-
lus densiflorus qui est une espèce nouvelle et ne manque pas de charme,
encore qu'il ne vaille pas le superbus (?) du Lessouto. Surtout, j'ai intro-
duit un bon nombre de bulbes de Lapeyrousia cruenta : car je ne doute
pas que cette superbe espèce soit celle dont je n’avais trouvé qu’un exem-
plaire l’an passé. Cette année, étant demeuré à la montagne plus tard
dans l’automne et ayant passablement exploré les bois, j’en ai découvert
au moins une dixaine de stations. Je pourrais facilement en récolter 100
ou 200 bulbes si cela valait la peine.
Pour aujourd’hui, il y en a une quinzaine ou vingt et j'espère qu'ils
reprendront et vous donneront encore l’occasion d'admirer vivante cette
admirable espèce. Les autres Lapeyrousia (Sandersonia et grandiflora)
sont beaucoup moins belles.
Vous trouverez aussi un bon nombre de bulbes d’un très bel Arum,
couleur crème, assez répandu d'ici au Woodbush et qui peut se comparer
avec toutes les espèces classiques. Il a les feuilles parsemées de gros
points transparents.
En outre, j'ai plusieurs bulbes de jolies petites liliacées de la montagne
et j'essaie d'envoyer une ou deux fougères, Aloës, Streptantus (?) qui,
j'espère, réussiront.
J’oubliais de mentionner quelques shiroungoulou, un bulbe qui a une
exquise odeur et qui aurait certainement une valeur commerciale, s’il était
connu.
J’aurai quelques exsiccala a expédier aussi, quand je les aurai classés
et étiquetés. J’ai trouvé quelques nouvelles espèces dans une course sur
une autre montagne, en janvier. Mais je vois qu'il ne reste plus beaucoup
de neuf à trouver dans les coins que j'ai explorés. Il faudrait aller plus
loin. Mais le devoir est là qui ne le permet pas.
Sanatorium de Shilouvane. Transvaal, le 26 avril 1906.
ee
504
NOVITATES SINENSES
AUCTORE
H. LÉVEILLÉ
Clematis Esquirolii Lévl. et Vant. sp. nov.’ typus in herb. Acad.
intern. géogr. botan.
Stylo longo, plumoso; antherarum loculis lateralibus, staminibus gla-
bris ; achæniis villosis; planta eperulata; foliis simplicibus, rigidis, corda-
tis, integerrimis, staminum filamentis linearibus; inflorescentia in racemos
vel paniculas floribus solitariis longe pedunculatis constantes disposita;
foliorum petioli elongati et torti; flores atropurpurei, sat magni et
caduci; sepalis extus velutinis.
Kouy-Tchéou : Pin-Tong, coteaux découverts, 25 déc. 190%, no 26%
(Jos. Esquirol).
Voisin du C. songarica, mais très distinct par ses fleurs cramoisies et
ses feuilles cordiformes.
Thalictrum Argyi Lévl et Vant. sp. nov. typus in herb. Acad.
intern. geogr. botan.
Achænis sessilibus non alatis, costis subæqualibus, filamenlis irregu-
laribus, stylo conspicuo; planta glabra vel parce puberula; caule stricto,
ramoso; foliis biternatis; flores magni, sphærici, lutei; staminum filamen-
tis late dilatatis; inflorescentia brevis et pauciflora.
Kiang-Sou, monlagnes, Gong-Chan (d’Argy).
Voisin du T. scabrifolium Franch. et du T. clavatum DC. var. filamen-
tosum Maxim. Differe de ce dernier par ses akènes sessiles et par son
style très distinct.
1 Les Renonculacées ayant été déterminées d’après les Contributions à la Flore
de l’Asie orientale de MM. Finet et Gagnepain, nous avons pris soin de com-
prendre dans nos diagnoses les caractères sur lesquels sont basées les clefs per-
meitant de parvenir à la détermination des espèces.
(2) H. LEVEILLE. NOVITATES. SINENSES 505
Ranunculus sceleratus L. var. sinensis Lévl. et Vant. var. nov.
typus in herb. Acad. intern. geogr. botan.
Differt a stirpe caule prostrato, inferne radicante, ramos emittenle et
foliis trilobis, profunde lobatis.
Kouy-Tchéou : Pin-Fa, 1902 (Jul. Cavalerie). no 1758’.
Delphinium Esquirolii Levl. et Vant. sp. nov. typus in herb.
Acad. intern. géogr. botan.
Petalis 4; carpellis 2-3 ; petalis lateralibus villosis, calcaratis nervo alato
munitis non truncalis; foliis caulinaribus saltem tribus; petalis calcara-
tis ad apicem integris; calcar limbo longius; foliorum segmentis angusta-
tis sublinearibus vix ad basin cohærentibus; limbo petali 1-3 breviore
quam calcar rectum; flores cœrulei, caulis 10-12 dem. altus; carpella
pubescentia, reticulata, stylo recurvo ovarium æquante et persistente;
semina compressa castanea triangularia glabra corrugata ex omni parte alata.
Kouy-Tchéou: Shingny-Fou ; Kin-Kia-Tchong et autres lieux, n° 150;
route de Long-Tchang-Kata, 25 sept. n° 153 (Jos. Esquirol).
Voisin du B. pubiflorum Turcz. mais bien distinct par ses feuilies à
segments presque lancéolés et non presque capillaires.
Delphinium minutum Lévl. et Vant. sp. nov. typus in herb.
Acad. intern. géogr. botan.
Petalis 4; carpellis 1-3; petalis lateralibus glabris; floribus disco orba-
tis; foliis 2-3-pinnatis; ceterum distincla : Planta humilis et gracilis,
10-20 cm. alta, 4-sulcata, simplex vel parce ramosa; folia illa seu
Umbelliferarum seu Gerani Robertiani referentia, pubescentia ; flores
minuti vix 1 cm. longi, 1-3 disposili axillares vel terminales; albidi vel
lutei; carpella stellatim disposita, inflata et torulosa; stylo ad apicem
circinnato ; semina pro specie magna, nigra, clypeata, rolunda, compressa,
umbilicata et glabra.
Kouy-Tchéou : 2 mars 1904, n° 23. (Jos. Esquirol).
Très curieuse espèce remarquable par sa petite taille et ses feuilles de
Geranium Robertianum.
Delphinium eriostylum Lévl. sp. nov. typus in herb. Acad
intern. géogr. botan.
Affinis D. trichophoro Franch. a quo lamen differt sequentibus notis:
Petalis, eliam rostralis, omnibus ciliatis; styli 3-4 præsertim in parte
inferiore longe et rigide ciliati.
Ses styles abondamment velus rapprochent cette espèce du D, Pylzowii
dont elle s’&carte par tous ses autres caractères notamment par ses feuilles
à très larges segments.
o06 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (22€ ser.) 1906 (3)
Kouy-Tchéou: Ta-Tsong du Kouy-Houa au dessus du village; fleurs
violettes: 25 mars 190%: no 141 (Jos. Esquirol) et 25 avril 1904 (Jul.
Cavalerie).
Philydrum Cavaleriei Lévl. sp. nor. iypus in herb. Acad. intern.
geogr. botan.
Affinis P. pygmzo australiensi. Radice fibrosa: caule gracillimo, glabro.
strieto, vix 10 cm. longo. simplici, rarius 4-2 ramoso; spica pauciflora
(2-4). floribus luteis remotis: foliis 4-2 seiaceis, non raro subnullis;
sepalis ovatis, nec basi atienuatis, lucido-punctaüs, petalis paulo breviori-
bus et angustioribus, ovario corrugato, sat longe pedicellato, apice foveo-
lato, stylo ad apicem crasse stigmatoso. Sepala et petala sunt integra nee
undulata.
Kouy-Tchéou : Tou-Chan ociobre 1899 (Jul. Cavalerie).
Helwingia Argyi Levl. et Vant. sp. nov. iypus in herb. Acad.
intern. geogr. botan.
Scandens; glaberrimus; caulis strictus ei flexuosus; folia verücillata,
integerrima, cordiformia, ovato-acuminata, acumine producio, 7 nervata
nunc ad basim penninervia; petiolo elongato, 6 cm. longo, fohum
æquante; peduncule florifero epiphyllo e basi folii enascente, elongato et
ad nervum medium suballigaio, 1-4 floro; flores dioici, umbellati, pedi-
cellis inzqualibus; sepalis 4 juteo-viridibus. 5-6 costatis, elongato-acumi-
natis; staminibus 4, antheræ introrsæ, filamentis supra antheras longe
products affixæ; fructu rubescente miirato, seminibus rubescentibus.
Kiang-Sou:Sou-Tchéou-Fou; Ngan-Hoei: Ning-Koue-Fou (d Argy).
Bien curieuse plante dont le fruit esi analogue à celui des Garrya et
dont l'mflorescence épiphylle rappelle celle du Phyllonoma ruscifolium
ei des autres Helwingia. Elle se distingue des H. himalaica Hook. et
Thomps. et HA. ruscifolia Willd. par ses feuilles verticillées très entiéres.
Equisetum Lyi Lévl. sp. nov. typus in herb. Acad. intern. geogr.
botan.
Caul is elatus valide 20-22 ae rami ternatim verticillati, omnes
ica remotiflora prædili; spicæ grac ciles luteæ: vaginis subnullis; dentibus
20-22 Fr caule et 8 in ramis.
Kouy-Teh&ou: Pin-Fa. 27 oct. 1903 (Jul. Cavalerie et Jean Ly).
Le Mans. le 43 avril 1906.
or
=
ar
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
294” séance. — Lundi 14 mai 1906. Ouverte à
8 h. 30 dans la salle de bibliothèque de l'Instiut botanique, Université.
sous la présidence de M. Augustin de Candolle, président.
Le procès-verbal de la 293me séance est adoplé après rectification
de la date, qui doit être lue « Iundi 9 avril » et non « 13 avril»;
en outre, lecture est donnée de la rectification suivante :
« A PROPOS DU SENECIO CARNIOLICUS Willd. — M. Paul Che-
« nevard tient à rectifier un point de ses notes sur « le Senecio carnio-
« licus v. insubricus! : l'hybride cultivé à Pont-de-Nant par M. le Prof.
« Wilezek n’est pas la plante du Tessin, mais bien le Senecio incanus X
« uniflorus de Zermatt. C’est done à tort qu'il avait interprété l'article de
« M. Wilczek comme visant le Senecio carniolicus ».
En l'absence de M. le bibliothécaire, excusé, la liste des ouvrages reçus
sera donnée avec celle de la prochaine séance.
RAPPORT SUR L’HERBORISATION DU 13 AVRIL 1906 A LA MON-
TAGNE DE VEYRIER (lac d’ANNECY). — Cette herborisation, favorisée
par la présence de deux naturalistes d'Annecy. MM. Le Roux. conser-
vateur du Musée d'Annecy, et Ph. Guinier, chargé de cours à l'Ecole
nationale forestière de Nancy, qui s'étaient aimablement portés à notre
rencontre à la station de Saint-Martin, a été effectuée par nos collègues Mile
Sergueeff, MM. Chodat, Fredericz. Guinet, Martin et Beauverd; les résultats,
disent les rapports, ont plus enrichi le carnet de notes qui la boîte à
herboriser.
Après avoir rappelé le but de cette excursion lointaine qui était d'établir
cf. Bull. Herb. Boiss. 2mo ser. 6: 367 (1906). donnant tous les détails de la
communication faite par M. Chenevard à la Société botanique.
508 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (259)
un point de comparaison entre la flore d’un bassin adjacent, mais plus
méridional, et celle des environs immédiats de Genève, M. Gustave
Beauverd s’en réfère au registre des procès-verbaux, 275me séance
(11 avril 1904) folios 128 à 130, pour la liste détaillée des plantes récol-
tées entre la gare de Saint-Martin et le défilé de Saint-Clair, sur le Fier;
les adjonctions à cette liste sont résumées comme suit :
1°x Viola abortiva Jordan, = X V. adulterina Jord. var. abor-
tiva (Jord.); = X [Viola hirta virescens] in Rouy et Foucaud, Fl. de
France II: 33. — Assez abondant parmi les parents dans les taillis
sous Villaz. Acquisition nouvelle pour la flore des Alpes d’ Annecy !
20 Helleborus viridis B occidentalis Reuter, pullule dans les vergers
du village même de Naves, où Puget l’avait d’ailleurs signalé des 1867.
3° Le Juglans regia subspontané forme des bosquets parmi les
bois de hêtres des éboulis urgoniens de Saint-Clair.
4° X Hieracium squalidum 8 Balbisianum (Arvet et Briq.), = X
| AH. humile X murorum] se rencontre dans les mêmes blocs urgoniens de
Saint-Clair, parmi les parents présumés. — Inedit pour la florule du
Parmelan !
Do Vinca minor L., lusus fl. pleno : curieuse forme monstrueuse
remarquée depuis 1902 dans une station des éboulis de Saint-Clair, où
elle est très abondante ; fera l’objet d’une étude ultérieure. — Dans cette
même localité, le type à fleurs bleues est plus généralement répandu
parmi les taillis bas ou les lieux ensoleillés de l'exposition sud, tandis que
la belle variété à fleurs pourpres abonde dans les stations plus ombragées
et les bois de hêtres de l’expositiou ouest.
6° Constatation, sur la rive gauche du Fier (circonscription du Mont
Veyrier), dans les forêts de hetres et sapins, d’un sous-bois de
monocotylées dont le tapis dense est exclusivement formé de
Leucojum vernum, Scilla bifolia, Arum maculatum, Convallaria majalis et
Allium ursinum. — Sur la rive opposée (circonscription du Parmelan), les
taillis sont formés de Quercus sessiliflora, Cerusus Mahaleb. etc. et
offrent un sous-bois de dicotylées (exception faite des graminées) à Cyclamen
europæum, Rubus, Polygala chamæbuxus, Arbutus uva-ursi, Saxifraga
aizoon, Geranium sanyuineum, Arabis Turrita, etc. etc.
7° En tournant le Mont Veyrier par son extrémité septentrionale, l’on
constate tout d’abord une végétation silvatique à hêtres et sapins
prédominants, interrompue, sur un point du talus nummulitique, par
une callunaie mixte où Calluna vulgaris est dominé par Alnus
viridis accompagné de Betula alba, Teucrium scorodonia et, plus tard, de
Campanula patula.
8° Les prairies conquises par le déboisement fournissent encore de
nombreux Polygala chamæbuxus, avec Scilla bifolia et Primula offci-
nalis par places ; dans les taillis adjacents, à Abies pectinata, Populus Tre-
mula, Salıx Capræa, etc. fleurissent les Daphne Mezereum, D. Laureola,
Orobus vernus, Viola silvatica, Primula vulgaris, et Pulmonaria obscura.—
Plus haut, Fagus silvatica et Abies excelsa dominent et abritent ex
BE 2
(260) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 509
aquifolium, Taxus baccata, Vaccinium Myrtillus et Pyrola rotundifolia ;
les lianes de Lonicera periclymenum abondent.
90 Abandonnant le revers Nord pour gagner le versant occidental, l’on
voit le Hêtre diminuer progressivement pour faire place au Chêne ou
plus rarement au Tilleul. — Bien que les affleurements rocheux appar-
tiennent ici au calcaire urgonien, le substratum, selon les observations de
M. le professeur Guinier qui nous conduit, est suffisamment décalcifié pour
abriter une végétation herbacée calcifuge : Luzula nivea,
Molina cerulea, Carex glauca et montana accompagnés des restes des-
séchés de Serratula tinctoria et Teucrium Scorodonia; à ce sous-bois
particulier, les roches compactes opposent le contraste d'une végéta-
tion calcicole : Lonicera alpigena, Valeriana montana, Asplenium
Halleri, Melica ciliata, Dentaria pinnata auxquels se mêlent les teintes
délicates du Polygala chamæbuxus en pleine floraison ou les anciennes
panicules du Stipa Lasiagrostis. — Dans une combe plus abritée apparaît
V’Acer italum var. opulifolium (Vill.) Pax, parfois bien fleuri, tandis
que les espèces à feuilles persistantes telles que Rubus, Daphne Laureola,
lex, Hedera, Vinca, Pyrola rotundifolia, ete., réapparaissent dans le
sous-bois.
10° Sous le sommet du Mont-Rampon, une zone d’éboulis urgoniens
exposés au N-W. fournit Valeriana tripteris, Melica ciliata, Sesleria
cerulea, Arctostaphyllos uva-ursi, Polygala chamæbuæus, Rumex scu-
talus, Juniperus communis, Prunus spinosa, Rhamnus alpina et Pinus
Laricio, ce dernier introduit en plusieurs localités par l’administration
forestière. — Plus loin, cette végétation s'enrichit des Viola mirabilis,
V. hirta, V. alba, V. odorata, Polygonatum vulgare, Primula vulgaris,
Lathyrus vernus, Dentaria pinnata, Potentilla fragariastrum et verna,
Arabis Turrita, A. muralis, Melica nutans, M. uniflora, domines par
Quercus pubescens, Viburnum Lantana, Cerasus avium, Coronilla Emerus,
Acer italum var. opulifolium, A. campestre, etc. — C'est dans cette même
localité que fleurit plus tard le rare Coronilla montana, tandis qu'un peu
plus bas MM. Guinier et Le Roux ont vérifié l’existence de nombreux
Mespilus Germanica et Colutea arborescens.
11° Le petit plateau de Talabar, fort apprécié pour son magnifique
panorama des Bauges qui se reflètent dans le lac d'Annecy, n'offre rien
de saillant comme végétation de prairie; en revanche les buissons el
haies qui l’encadrent fournissent quelques pieds subspontanés de Prunus
insititia en pleine floraison.
12. Enfin, au cours de la descente par la gorge fort abritée de Cha-
voire, dans les affleurements rocheux néocomiens, l’on constate une
végétation plus méridionale à Ceterach officinarum, Carex
Qynobasis, Dianthus saxicola, Arabis Turrita et muralis, Sempervivum
tectorum et ses déformations urédiniennes, Sedum maximum, S. dasy-
phyllum, Potentilla petiolulata, Cerasus Mahaleb, Colutea arborescens,
Taraxacum levigatum, etc. ; pour couronner les efforts de toute une
journée de recherches peu fructueuses, le Fumana ericoides (Cava-
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (264)
nilles) Pau, est déniché par M. Guinier dans les escarpements rocheux
qui dominent le vignoble de Chavoire : c'est la station même connue
pour héberger le Fumana procumbens, avec lequel la nouvelle plante a dû
être confondue ; elle s’en distingue à première vue par son port buisson-
nant, à tiges dressées et à jeunes rameaux glanduleux.
Indépendamment des résultats exposés antérieurement, les faits
suivants peuvent être dégagés des observations recueillies en cette
journée :
- I. Etat d'avancement moyen de la végétation en retard d’une dizaine de
jours sur la période correspondante des années 1902, 1903 et 1904.
II. Trouvaille de deux plantes nouvelles pour la florule du Parmelan,
les X Viola abortiva Jord. et X Hieracium Balbisianum Arvet-Touvet et
Briquet.
Il. La présence de Fumana ericoides (Cav. 1793) Pau (= Fumana
Spachii Gr. a Jord.1848) à la montagne de Veyrier, constitue une impor-
tante acquisition entièrement nouvelle pour la flore des
Alpes d'Annecy : c’est la seconde aire connue de cette espèce méridio-
nale pour le Département de la Haute Savoie, une autre station en ayant
été précédemment découverte par notre collègue M. Briquet à la mon-
tagne de Mandallaz (Salève prolongé, Jura Savoisien. — Cf. Archives
Flore Jurassienne VIT : 16, mars 1906). — Cette constatation conduit à la
conclusion suivante :
IV. La florule du Mont Veyrier, bien qu'ayant des affinités certaines
avec celle de la « lisière de Faverges » dont elle constitue l'extrême pro-
longement N-W., offre en outre quelques éléments immigrés de l'Ouest
caractérisant la florule du Jura savoisien ; de ce nombre, l’on peut citer
comme particulièrement typiques les Bromus villosus var. ambigens
(Jord.) Asch. et Gräbn., Sisymbrium austriacum, Coronilla montana el
Fumana ericoides.
M. le professeur Ch.-Ed. Martin regretie de ne pouvoir annoncer
une fructueuse récolte mycologique : les seuls champignons observés
sont les Schizophyllum commune, Stereum frustulosum et un vieil
exemplaire appartenant vraisemblablement au Polyporus brumalis :
toutes espèces persistantes, aucune éclose l’année même !
M. Auguste Guinet se réserve de visiter plus amplement la
montagne de Veyrier, afin de pouvoir donner un rapport d'ensemble
complet sur la flore bryologique de cette petite circonscription.
UN HYBRIDE NOUVEAU DE LA FLORE DU JURA. — M. le profes-
seur Chodat cite la découverte qu'il a faite au Fort de l’Ecluse d’un bel
! Cf. Bull. Soc. bot. Genève vol. X : 97 (déc. 1903); Bull. Herb. Boiss. 2e ser.
vol. IV : 492-494, 608, 1174 postul. 7. (1904); id. vol. V : 309 et 616-617
(1905) ; id. vol. VI : 430 (1906).
(262) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 511
arbre hybride entre l’Acer monspessulanum et l’Acer italum var. « opu-
hifolium (Vill.) Pax. Cet hybride a de l'A. monspessulanum les feuilles
trilobées, mais deux fois plus grandes; chaque lobe présente un nombre
variable de dents obtuses, peu saillantes, par lesquelles il tend vers l'A.
opulifolium. Mais chez ce dernier ces dents sont beaucoup plus marquées.
Cette plante est également intermédiaire en ce qui concerne l’indument
de la face inférieure. Dans l’A. monspessulanum de cette localité l’indu-
ment plus concentré au carrefour des trois nervures va se diffusant le
long des nervures, tandis que dans l’A. opulifolium de la même station
l’indument est strictement localisé en trois petites touffes de poils blancs
à l’angle des nervures. L’hybride est encore intermédiaire par ce
caractère.
SUR LA REGULATION OSMOTIQUE PENDANT LA CARYOCYNESE.
— M. Chodat expose une théorie de la régulation osmotique pendant la
caryocynèse. À la suite d’études faites sur les Liliacées et le Ginkgo biloba,
il est arrivé à cette conclusion que le système nommé « fuseau » limite une
vacuole, la vacuole du phragmoplasme; cette vacuole, par le jeu de l’auto-
régulateur osmotique, peut grossir et diminuer pendant les phases suc-
cessives de la mitose. Tout d’abord fusiforme, elle s’aplatit parallele-
ment à l’équateur pendant l’anaphase et le télophase. Elle tend ainsi à
occuper tout l’espace compris entre les deux parois opposées. Or, ilest aisé
de remarquer que la situation des vacuoles protoplasmiques change pen-
dant le phénomène de la mitose. En particulier l’aplatissement excessif
du phragmoplaste tel qu’on l’observe lorsque le phragmoplaste tend à
réunir les deux parois opposées pendant l’apparition de la nouvelle mem-
brane résulte de la pression de grosses vacuoles situées aux pôles de la
figure et dans le plasma. On voit parfois les noyaux également aplatis
par ce grand développement des vacuoles compresseurs. L'auteur ramène
ainsi la mécanique du phragmoplaste et peut-être aussi celle des chromo-
somes à une question de pression osmotique réglée par la variation du
nombre, de la grosseur et de la position des vacuoles intra et extranu-
cléaires. Il montre également des dessins exposant d'après des prépara-
tions de Ginkgo et de Lilium l’ensemble de ces phénomènes.
SUR LE CENTROSOME. — Répondant à une question du Président,
M. Chodat annonce que dans une série de préparations récentes, il a
observé nettement à chaque extrémité du fuseau, dans la division des
cellules meres de Zilium Martagon, un corps défini, arrondi, de l’appa-
rence d’un centrosome. Ce corps qui ne manque à ce stade à aucune
cinèse persiste après la formation des microspores. Chacun possède alors
vers ses deux extrémités ces corps définis qui pourraient bien représenter
le blépharoplaste des Archégoniates. Dans tous les cas il ne peut y avoir
aucun doute sur la réalité de leur existence à ce stade pendant lequel,
dans ces objets, les blépharoplastes ne manquent dans aucune prépa-
ration.
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e sÉR.)., 1906 (263)
THÉORIE DE LA NITRIFICATION PAR LES BACTERIES. — M. Chodat
expose encore succintement une théorie de la nitrification par les Bacté-
riacées. Les bactéries nitrifiantes n’oxydent que l’ammoniaque sous forme
de carbonate d’ammonium. Cela proviendrait, d'après l’auteur, de ce que
le carbonate d’ammonium est en réalité du carbamate d’ammonium,
c’est-à-dire qu'il contient un groupe amidogene dans lequel l'azote est
trivalant.
La nitroxydase des bactéries nitrifiantes serait seulement capable
d’oxyder le groupe amidogene.
L'auteur a étudié l’oxydation de la cyanamide du commerce par un
systeme oxydant du type des oxydases (laccase), c’est-à-dire par l’eau
oxygénée et le charbon agissant ici comme catalysateur secondaire. Dans
ces conditions on obtient facilement de l’acide nitreux.
L’acide nitreux s’obtiendrait d’une manière analogue à partir du carbo-
nate d’ammonium.
Dans ces conditions on conçoit tout l'intérêt qui doit s'attacher au pro-
blème de l’utilisation de la Cyanamide du commerce comme fertilisant,
puisqu'on peut si facilement le transformer en corps nitrés.
HERBORISATION DANS LA VALLÉE DE FAVERGES (ALPES
D’ANNEGY). — Comme complément à l’excursion floristique du 13 avril
à la montagne de Veyrier, MM. le docteur Le Roux (musée d’Annecy),
Ph. Guinier (Nancy), Robert Chodat et G. Beauverd (Genève) ont exploré
le jour suivant, 14 avril 1906, les talus silvatiques inférieurs du revers
méridional des Alpes d'Annecy, talus dominant respectivement la route
de Marlens à Ugines (circonscription des Aravis) et le hameau de Viuz,
près Faverges (circonscription de la Tournette).
Malgré les averses de la première heure et l’époque un peu hâtive de
celte herborisation, M. Beauverd fait part de quelques observa-
tions nouvelles complétant les notes précédentes publiées sur cette
region!.
Ces observations peuvent se résumer comme suit :
[. — En dépit de la pauvreté de la florule du talus de Marlens,
pauvreté attribuée à la mobilité d’un sol constamment labouré par les
pierres roulantes, les garides de cette station offrent quelques
unités nouvelles pour la flore des Aravis : Carex gynobasis,
Allium spherocephalum, Cerasus Mahaleb, Colutea arborescens, Vitis
vinifera (en lianes énormes dans les couloirs de pierres roulantes),
Peucedanum Cervaria, Lithospermum purpureo-ceruleum, Scrophularia
canina et Lacluca perennis.
II. — L’influence de l’aire orientale d’immigration d’élé-
ments méridionaux dans la Haute-Savoie par la vallée du
Graisivaudan et de l’Arly est beaucoup plus sensible dans
1 Cf. Comptes rendus de la Société botanique de Genève, 285° séance
8 mai 1905 : 212 à 215) et 293e séance (9 avril 1906 : 254 à 256).
(264) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE, 513
les régions orientale et centrale de la lisière de Faverges
qu’à son extrémité occidentale; cette influence s’accuse par la
présence en quantité considérable de Pfychotis Saxifraga accompagné,
dans les stalions plus favorisées, des Alsine mucronata, Astragalus
monspessulanus, Rubia peregrina, Lactuca perennis, Hieracium lana-
tellum, H. Lawsoni, H. andryaloides, etc.
II. — Dans toutes les garides de la lisière de Faverges, la présence
constante de nombreux spécimens d’especes ligneuses, telles que
Fraxinus excelsior, Tilia platyphyllos, Taxus baccata, Ilex aquifolium,
Hedera Helix, Daphne Laureola, etc., atteste de l'humidité du climat
Jocal ; ce caractère humide et chaud s'exprime également par
la présence de plantes herbacées, telles que Melittis melissaefolia,
Lithospermum purpureo-ceruleum, Campanula rapunculoides, Geranium
Sanguineum, Euphorbia dulcis, Limodorum abortivum, Tamus communis,
Carex alba, C. glauca, etc., intimément mêlées aux associations plus
xérophiles d’Helianthemum canum, Saponaria ocymoides, Anthyllis
montana, Rubia peregrina, Carex gynobasis, etc. — Ce fait coinciderait
avec un caractère négatif important propre à la flore des
Alpes d'Annecy, l’absence du STIPA PENNATA, qui par son abon-
dance en certaines stations du Jura savoisien ou des Alpes Lémaniennes
donne la note caractéristique d’un climat plus sec’.
Il résulterait de cette constatation que le qualificatif de xérothermique
précédemment employé pour désigner d’une manière générale les
stations de plantes méridionales de cette région? serait avantageusement
remplacé par celui de thermophile, moins exclusif et plus conforme
aux falls.
IV. — La station spéciale du talus de Viuz, répartie sur une zone
verticale de 300 m. de hauteur, se subdivise en trois regions floristiques
qui sont : 1° celle du vignoble, de 500 à 650 m. d’altitude, avec florule
rudérale triviale ; 2° celle des taillis, de 650 à 800 m., à flore silvatique
inférieure fortement mélée d’element de garide, et 3° celle de la
corniche des Balmettes, large de I à 4 mètres au maximum,
à caractère nettement xérothermique. — L'examen attentif
de cette dernière localité dénote une station tout à fait exception-
nelle tant par sa situation favorable au débouché de l’importante trouée
de Tamié que par le climat spécial que lui assurent les parois surplom-
! A l'appui de cette assertion, les statistiques pluviométriques consignées par
M. Le Roux dans le « Guide de la Haute-Savoie », pp. 55-96, nous apprennent
que le climat de ce département est d'autant plus humide que l’on descend vers
le Sud, et que la quantité annuelle de pluie tombée dans le bassin du Léman est
de 1098 mm., tandis qu’elle augmente progressivement à 1131 mm. pour le bassin
de l’Arve, 1217 mm. dans la vallée des Usses, et 1342 mm. dans le bassin du Fier ;
bien qu'il n'existe pas de chiffre pour la vallée de Faverges, l’on peut estimer à
1400 mm. au moins la chute annuelle d’eau pour cette vallée, soitenviron 400 mm.
de plus que dans le bassin du Léman.
? Cf. Compte rendu 285e séance, 8 mai 1905 : 212.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 14906. 35
514 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me skÉR.). 1906 (265)
bantes qui la dominent en la préservant des retours offensifs du gel
printanier ou des excès d'humidité dus à de trop abondantes chutes de
pluie. Comme trait significatif, il convient de noter, incrusté sous la
voûte, un buisson de chêne dont les feuilles, après avoir persisté tout
l'hiver, étaient encore d’un vert très frais (et nullement roussies)
lors de notre passage (observation de M. Ph. Guinier); autre trait à
signaler : tandis que partout ailleurs la floraison vernale accusait un
retard d’une bonne semaine sur la période analogue de l’année précé-
dente, la floraison des Vesicaria utriculata, Clypeola psilocarpa, Rhamnus
pumila, Isatis tinctoria, Trinia vulgaris et Aethionema saxatile de la
Balmette de Viuz était plus avancée le 14 avril 1906 qu’au 23 avril de
l’année précédente!
Cette anomalie apparente Our s'expliquer comme suit : aux
chaudes journées qui hâtèrent le réveil des plantes vernales du commen-
cement de mars, succéda une série de jours froids et neigeux durant
lesquels les progrès de la végétation furent nettement enrayés pendant
une quinzaine de jours; seule la station privilégiée du Roc de Viuz, qui
ne pouvait pâtir des méfaits de la neige, bénéficiait au contraire des
moindres retours du soleil et pouvait voir sa végétation particulière
continuer à se développer normalement.
V. — Absence de l’ubiquiste Anemone nemorosa dans toutes les
localités visitées !
Cette herborisalion se termina par une visite à la belle buxaie du
chainon urgonien d’Entrevernes-sur-Duingt, circonscription des Bauges ;
les résultats en seront exposés prochainement, combinés à ceux d’explo-
rations antérieures.
HYBRIDES INÉDITS DU GENRE CAMPANULA. — Parmi les nom-
breux Campanula étrangers cultivés dans le jardin botanique créé par
Edm. Boissier, à Valleyres (Vaud), M. William Barbey avait remarqué
et récolté, pour les conserver à l’herbier Barbey-Boissier, quelques
formes hybrides que M. Gustave Beauverd présente avec les annotations
suivantes :
10 X Campanula Boissieri Beauverd, hybr. nov., = X [Campa-
nula Carpathica Jacq. X Waldsteiniana Roem. et Sch.] Vetter in herb.,
ined. — La note de M. Vetter, ancien conservateur de l’Herbier Burnat
a Nant sur Vevey donne sur cette plante les indications suivantes :
« .„.certainement hybride. Mais elle me paraît avoir pour l’un des parents
« Je Campanula Waldsteiniana ou le C. Tommasiniana, tandis que l’autre
« est le C. Carpathica; les deux premières espèces sont en assez grand
« nombre au jardin. — 25 août 1894. — Velter. »
L'examen attentif des échantillons récoltés confirme pleinement l’hypo-
thèse de Vetter : la plante en question est exactement intermédiaire entre
les €, Carpathica et C. Waldsteiniana dont elle diffère par :
(266)
Campanuia Carpathica :
Feuilles longuement pé-
tiolées, à limbe obcordé long
de 30-50 mm., large de 10-30
mm,, profondément denté-
crénelé.
Fleurs longuement (35-100
mm.) pédonculées, à corolle
ouverte atteignant 35-40 mm.
de diamètre, à lobes peu
profonds, obtus-mucronulés.
Calice à divisions acumi-
nées longues de 8-10 mm. ;
ovaire obconique, hérissé de
soies blanches.
G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 515
x. CAMPANULA BOISSIERI :
Feuilles + attenuees en
petiole, à limbe irrégulier
long de 10-30 mm., large de
7-45 mm., irregulierement
denté.
Fleurs à pédoncules de
de 10 à 30 mm., à corolle
variable + ouverte, de 15 à
20 mm. de diamètre, à lobes
tantôt aigus, tantôt obtus,
mucronulés, relativement
profonds.
Caliece à divisions varia-
bles de 1 ‘} à 7 mm., de
long ; ovaire tantôt semi-
hemisphérique, tantôt ob-
conique, glabre ou plus ra-
rement pourvu de soies
molles.
Campanula Waidsteniana :
Feuilles sessiles, à dents
peu saillantes et distantes,
atténuées aux deux extré-
mités, à limbe coriace lon
de 15 à 25 mm., large de
à 6 mm.
Fleurs à pédoncules de
10 à 25 mm., à corolle très
ouverte de 15 mm. de dia-
mêtre ; lobes profonds,aigus-
mucronulés.
Calice à dents courtes de
{-2 mm. ; ovaire semi-glo-
buleux, glabre.
Le Campanula Carpathica est originaire de Hongrie, tandis que le C.
Waldsteiniana se rencontre principalement en Croatie ou dans les mon-
tagnes plus occidentales du vaste empire autrichien ; il est intéressant de
constater que leur réunion artificielle dans une localité étrangère bien
éloignée de leur aire ait permis de mettre en évidence leurs affinités,
qu'elles n’ont pas l’occasion de manifester dans leur pays d’origine.
2 X Campanula Vetteri Feer in herb.; = X |Campanula
Tommasiniana Reuter X Waldsteiniana Roem. et Schullt.] Feer in herb.
Barbey-Boissier. Differe des parents, qui sont deux espèces très voi-
sines, par :
Campanula Tommasiniana :
Fieurs brièvement pédon-
culées, à corolle tubuliforme,
lobee dans son quart su-
périeur, àlobestriangulaires-
aigus,
x CAMPANULA VETTERI :
Fleurs à pédoncules va-
riables, longs ou courts ; co-
rolle, plus ouverte que dans
le ©. Tommasiniana, lobee
dans sa moitiee superieure,
Campanula Waldsteiniana :
Fieurs à pedoncules va-
riables, a corolle tres ou-
verte lobee jusqu’au dessous
du milieu, à lobes arrondis.
à lobes triangulaires ou ar-
rondis.
Calice obconique ou glo-
buleux, à divisions filiformes
de 2-3 mm., à sinus variable,
Calice globuleux, à dents
courtes de ‘}2 à 1 ‘2 mm.,
séparées par un sinus ar-
rondi.
Calice obconique-dépri-
me, à divisions filiformes de
2-3 mm., de long, séparées
ber un sinus tronque&-recti-
igne.
Le Campanula Tommasiniana est un endémisme d’Istrie évidemment
très voisin du C. Waldsteiniana dont l'aire principale est en Croatie; ces
deux plantes, cultivées depuis longtemps à Valleyres, y maintiennent
constamment leurs caractères spécifiques ou micromorphiques. — La
découverte de l’hybride au Jardin de Valleyres (19 juillet 1892) est due à
la sagacité de feu H. Feer, d’Aarau, monographe du genre Campanula,
de la plume duquel nous connaissons un « Campanularum novarum decas
prima » (Londres 1890), un « Beiträge zur Systematik und Morphologie
916 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20° séR.). 1906 (267)
der Campanulaceen (Leipzig 1890) et « Recherches littéraires et synony-
miques sur quelques Campanules » (Paris 1890); malheureusement,
aucune description manuscrite ou autre de cet auteur sur le nouvel
hybride n’est parvenue à notre connaissance, de sorte que bien des
points douteux se rapportant aux &lamines, au pollen, aux semences, etc.
restent encore à élucider, les échantillons desséchés que nous avons sous
les yeux ne nous permettant pas de nous prononcer d'une manière
certaine.
ll est à noter que le nombre des hybrides certains dans le genre
Campanula est des plus restreints : l’Index Kewensis n’en signale que
deux, les X Campanula Gisleri Bruegger et XX C. Hausmanni Rchb.; or,
une récente observation de notre collègue M. Briquet nous a mis en garde
contre la prétendue formule « Campanula Scheuchzeri X rhomboidalis
que représente le X C. Gisleri Bruegger', tandis que le x C. Hausmanni
se rapporterait à une combinaison intergénérique Campanula barbata X
Phyteuma hemisphæricum.
Un 3e hybride nouveau des jardins de Valleyres résultant du croisement
de C. Carphatica par une espèce dubitativement étiquetée, ne pourra être
publié et nommé qu'après identification certaine de cette espèce indé-
terminée.
Séance levée à 40 h. ‘/4. — Dix assistants : M. Augustin de Candolle,
Beauverd ; Bouchard, Chodat, Guinet, Hausser, Martin, Revaclier, Schmidely
et Mme X.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
! Cette observation de M. Briquet a été faite à l’occasion de la communication
de M. Viret sur « la fécondation croisée dans Campanula Medium L. » citée
trop brièvement à la p. (251) du compte rendu de la 296me séance. Nous saisissons
cette occasion pour la résumer complétement en rappelant que M. Briquet insistait
sur la certitude d’une combinaison Campanula rhomboidalis X GC. Scheuchzerr
— X Campanula Murithiana Christ in Bull. Soc. Murith. XX VIII : 65 (1900),
non relevée dans le dernier supplément du Kew Index.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
Erklärung der Abbildungen.
Tafel 14.
(Diese Tafel wurde bei der Reproduktion von 24 X 18 em. auf 18 X 10 cm. reduziert).
1. Schnitt durch zwei Pykniden von Phyllostieta aricola n. sp. (Reichert Ok.
1, Obj. 6).
2. Konidien derselben Species. (Ok. 5, Obj. 8/a, Tub. 160).
3. Konidien von Phomopsis Asparag: (Sace.) Bubâk (Ok. 3, Obj. 8/a, Tub. 160).
4. Septoria-artige Konidien und deren Sporenträger von Phomopsis Goronille
n. sp. (Ok. 3, Obj. 8).
5-8. Macrophoma Granati (Sacc.) Berl. et Vogl.
5. Schnitt durch zwei, im Perikarp sitzende Pykniden (Ok. 1, Obj. 6).
6-7. Sporenträger mit Konidien (Vergr. Ok. 4, Obj. 8/a).
8. Sporen (Vergr. dto.).
9. Schnitt durch die Pyknide von Macrophoma nuptialis n. sp. (Ok. 2. Obj. 6).
10. Ein Stück der Sporenschicht mit Sporenträgern und Konidien (Vergr. Ok.
4, Obj. 8).
41-13. Goniothyrium Agaves (Mont.) Sacc.
11. Schnitt durch eine Pyknide (Ok. 2, Obj. 8/a).
12. Ein Stück Sporenschicht mit Sporenträgern und Konidien (Ok. 5, Obj. 8/a,
Tab. 190).
13. Konidien (Vergr. dto.).
14. Schnitt durch das Sporenlager von Pestalozzia Nicola: n. sp.; ep = Epider-
mis; r = Rinde (Ok. 1, Obj. 6).
15. Eine Gruppe von Sporenträgern mit Sporen desselben Pilzes (Ok. 3, Obj. 8/a).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, 2: SERIE
TOME VI, TAB. 14.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Tafel 15.
1-4. Schönbornia basidioannulata n. g. n. sp.
1. Schnitt durch ein geschlossenes Sporenlager.
. Schnitt durch ein geöffnetes Sporenlager (Ok. 3, Obj. 3).
. Sporenträger mit den Manchetten und Konidien (Ok. 4, Obj. 8/a).
. Isolierte Konidien (Ok. 3, Obj. 8/a).
. Ein Stück des Sporenlagers von Monochetia osyridella n. sp. (Ok. 3,
Obj. 8/a).
6, 7. Konidientragende Hyphen von Sporotrichum biparasiticum n. sp. (Ok. 5.
Obj. 8/a). -
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Cryptorames et Phanörogames
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SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
No: 7.
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WILLIAM WESLEY & SON
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1906
L’exp6dition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée. l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
: pue droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
DR LE NL AE Penn hen nee in ee ES TE fs AE RP US
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 7. — JUILLET 1906.
N l. — Boris Fedtschenko. — SECOMD VOYAGE AU nn
20. PAMIR (avecssrayure) 28. N are ae 517
Il. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 535
Il. — Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine
bryologische Skizze (Fortsetzung folgt)................ Bol
IV. — P. Culmann. — LISTE DES Den DU
CANTON DE ZURICH. =. .22..2 2.28 eee 571
Y. — P. Ascherson. — NACHRICHTEN UEBER DAS LEBEN
VON WILHELM V.SPRUNER:. 2...2.2 ARS 582
VI. — Gustave Beauverd. — PLANTE DAMAZIANZÆ BRA-
SILIENSES déterminées par différents botanistes et pu-
bliées par Gustave BEAUVERD (avec gravures) (à suivre) . 585
VI. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 1 juin 1906.... 597
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL. ..... Nos 15396 a 15696
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin del Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2% SÉRIE. — TOME VI. — 1906.
N° 7.
à SECOND VOYAGE AU PAMIR
(Lettres de voyage),
PAR
M. Boris FEDTSCHENKO LIBRARY
NEW ve RK
(1904) BOTANIC A:
Re I GARDE;
PRÉFACE
En 1901 j'ai eu l’occasion avec Mme Olga Fedtschenko et mes amis
MM. Touliaow et Grigoriew de visiter pour la première fois le Pamir et
descendre de la au Chougnan, pour explorer la flore de ces contrées. Les
résultats de ce voyage sont élaborés et publiés", — Cependant, mon premier
voyage dans ces contrées éveilla en moi un si vif intérêt, évoqua une telle
quantité de questions qui demandent à être résolues, qu'il fut nécessaire
d'organiser une nouvelle expédition dans les mêmes contrées, mais en
prenant une autre route.
Voulant, du haut du Pamir, entretenir mes relations avec le monde bota-
nique, j'avais résolu de communiquer au «Bulletin de l’Herbier Boissier »
de courtes notices sur mes iravaux chaque fois que mon expédition aurait
l’heureuse occasion de se mettre en communication avec le monde exté-
rieur.
Enfin, je dois ajouter que mon expédition était placée sous le patronage
de la Société [Impériale Géographique Russe et du Jardin Botanique Impé-
rial de St-Pétersbourg.
1 1. Flore du Pamir, par Mme Fedtschenko («Actes du Jardin Botanique Impé-
rial de St-Pétersbourg >). Idem, tirés à part, avec 8 planches »).
2. Plantes du Pamir, récoltées en 1901, par Mme Olga Fedtschenko (« Mate-
riaux », de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou).
3. Matériaux pour la flore du Chougnan, par M. Boris Fedtschenko. («Travaux
du Musée Botanique de l’Académie Impériale des Sciences »).
L.. Note sur la végétation du Pamir, du Chougnan et de l’Alai, par M. Boris
Fedtschenko (« Comptes-rendus de la Société des Naturalistes de St-Pétersbourg »).
9. « Pamir et Chougnan », par M. B. Fedtschenko (« Jzvestia » de la Société
Impériale Géographique Russe).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, 00 7, 30 juin 1906. 36
518 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1906 (2)
Orenbourg. — Mougodjary. ae
Toute la journée du 12 (= 25) juin fut vouée aux derniers preparalifs
el aux achats indispensables avant de nous mettre en route par la voie en
construction du chemin de fer d’Orenbourg à Tachkent. Je savais bien à
quels inconvénients devait se préparer un voyageur qui veut courir les
risques de partir avec un « train de matériaux » ; cependant, le désir de
voir la nature du pays entre Orenbourg et Tachkent me fit choisir
justement celte direction.
Grâce à l’aimable concours de M. le chef des travaux du district septen-
trional du chemin de fer Orenbourg-Tachkent, l'ingénieur A. J. Oursali,
et du chef du mouvement, M. Grsczibovski, l’on mit à ma disposition
un wagon de marchandises spécial, où nous nous installämes aussi bien
que possible avec tous nos nombreux effets.
L’arrangement d’un train énorme, l'installation d’une masse de voya-
geurs — pour la plupart des ouvriers qui travaillaient à la nouvelle lıgne
— prirent beaucoup de temps el ce ne fut que tard dans la soirée que
nous nous mimes enfin en route. Bintôt nous traversämes le fleuve Oural
et fimes encore quelques stations pendant la nuit, lorsqu'il faisait déjà
parfaitement sombre.
Réveillés-de bonne heure le lendemain, nous étions à la station de
lletskaia. Il pleuvait doucement. BientôL après la halte suivante — à la
station de Grigorievka — nous enträmes dans la région de Tourgaï.
La végétalion de la région de Tourgaï doit être considérée comme
encore insuffisamment connue, quoique Loute une série d’explorateurs se
soit déjà occupés de l'étude de cette flore. Toutefois, parmi les travaux de
ces derniers. il convient de ciler en première ligne ceux de Borszow, dont
les explorations embrassent une immense région. Les travaux d’A. Leh-
mann, sont également de grande valeur. Cet auteur, de 1839 à 1842, tra-
versa plusieurs fois, par des routes différentes, la partie méridionale de
la région de Tourgai et amassa des matériaux très considérables pour la
flore des Mongodjars : quelques espèces nouvelles ont reçu, comme on
sait, le nom de « mugosaricus » elles sont conservées avec tout l’herbier
d’A. Lehmann, au Jardin Botanique Imperial de St-Pétersbourg. Tout
récemment. de riches collections ont été faites dans la région de Tourgai
par M. J. F. Krioukow, membre de l'expédition de M. P. P. Souchkine.
Le chemin de fer suit la vallée de l’Ilek, jusqu’au cours supérieur de
celle rivière. Tout le temps l’on voit des deux côlés de la route un sleppe
dont le sol est tantôt d’un roux foncé, tantôt franchement noir (Icher-
noseme), avec une végélalion assez variée, qui, grâce au printemps lar-
dif de cette année, s’est encore assez bien conservée. Le steppe, généra-
lement, n’est pas encore labouré; ca el la, seulement, l’on voit quelques
champs d'assez mauvais millet. Du wagon, l’on pouvait déjà discerner les
représentants principaux de la flore des steppes que nous traversions.
Pendant les haltes aux stations d’Ak-boulak, de Sagalik et de Karalougai
(3) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR, 519
j'ai pu prendre pour l’herbier des échantillons des plantes les plus carac-
téristiques :
Stipa pennata (rare). Potentilla bifurca.
Euphorbia Gerardiana. Achillea nobilis.
Festuca ovina. Achillea micrantha.
Salvia silvestris. Gypsophila paniculata.
Artemisia marilima. Cenlaurea Scabiosa.
Tanacetum achilleifolium. Spiraea crenifolia (peu).
Galium Mollugo. Amygdalus nana (peu).
Thymus Marschallianum.
Elymus arenarius (sur des endroits
sablonneux).
La voie du chemin de fer est recouverte d’une végélation rudérale plus
ou moins riche; parmi ses représentants on voyait surtout : les Sisym-
brium Sophia et Sisymbrium pannonicum.
Entre les stations de Kara-lougai et de Kouraily nous traversons la
rivière Ilek, dont l’eau très abondante au printemps a nécessité la cons-
truction d’une digue spéciale pour préserver le pont du chemin de fer.
En revanche, cette rivière n’a plus beaucoup d’eau en juin; aussi, voyons-
nous maintenant des sables dénudés le long de ses rives, qui ne portent,
cependant, aucune trace de ces buissons de saules si communs sur les
bords des rivières de la Russie d'Europe.
_ L'Tlek une fois traversée, nous continuons notre route par une contrée
de steppes; cependant le caractère de la végétation a changé : les Arte-
misia sont devenus plus nombreux et le sol est presque exclusivement
châtain.
Vers les 3 heures de l’apres-midi nous arrivons à la station d’Ak-
tubinsk, qui se trouve près d’une petite ville du même nom, située dans
la steppe. Après Ak-tubinsk, la steppe a un aspect encore plus sec et
brülé : il est évident qu’en cette année il y a eu ici beaucoup moins de
pluie que dans les parties plus septentrionales du district.
La station suivante, Biche-tamak, rappelle par son nom les explorations
de Lehmann. La ligne du chemin de fer passe ici tout près de l’flek, qui
n’est pas large en cet endroit. Les prairies herbacées sont assez bien
développées dans la vallée de l’Ilek ; leur végétation est constituée prin-
Cipalement par des Graminées et des Cypéracées. Parmi les plantes hydro-
philes je dois citer Sonchus paluster el Alisma Plantago, croissant ca et
là sur des endroits humides; parmi les plantes rudérales j'ai encore
remarqué Hyoscyamus niger.
Plus loin, jusqu’à la station Tamdy, la route traverse un steppe uni-
forme. A Tamdy, la nuit met fin à mes observations.
Le 14 juin, nous nous réveillons à 5 heures du matin à la station Mon-
godjarskaia. Vite, nous nous levons pour admirer la vue qui s'étend sous
nos yeux pendant que le train monte vers le col de la chaîne des monts
Mougodjars. La pente très douce de la route (pas plus de 0,008) n’a pu
être obtenue qu'en faisant beaucoup de zigzags.
… La végétation des Mougodjars n’ayant pas été étudiée depuis Lehmann,
il m'a paru d'autant plus intéressant de faire en passant quelques obser-
valions, que l'endroit où la ligne de chemin de fer traverse la chaîne se
trouve tout près du point le plus élevé du massif, le mont Aïruk.
520 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1906 (4)
Voici les formations principales que j'ai pu noter dans ces monta-
nes :
2 1. Pentes rocheuses arrondies (en forme de dömes) avec d’anciens
denudements de rochers, couverts d’une grande quantité de lichens.
2. Au-dessous de ces dénudements, l’on distingue sur la pente de la
montagne une région de steppes occupant d’assez grands espaces, où la
roche est déjà fortement décomposée et offre à la végétation un terrain
plus mou; puis, en quelques endroits, et plus bas sur la pente même, un
sol châtain ou presque noir, semblable au tchernosème, d’origine allu-
viale, avec une flore plus variée, dont j'ai pu-noter de nombreux repré-
senlants :
Achillea nobilis. Stipa Lessingiana ?
Linaria genistæfolia. Stipa capillata.
Euphorbia Gerardiana. Onosma echioides.
Silene Otites. Allium sp.
Artemisia marilima. Tanacetum achilleifolium.
Spiræa crenifolia. Scabiosa ucranica ? (vel S. iseten-
Ferula tatarica ? sis?)
Gallium Mollugo. Thymus ser pyllum.
3. Sur la descente du col, dans les montagnes, on rencontre de temps
en temps de petites dépressions (mouldes) avec un sol parfaitement noir,
évidemment d’origine marécageuse. Leur végétation présente un carac-
tere franchement marécageux ; l’on y remarque des bouleaux — de petits
arbres de 2-4 m. — des saules (2 espèces de Salix) et toute une série de
plantes hydrophiles d’un caractère plus septentrional. Je n’ai pu inscrire
avec cerlitude que quelques-unes de ces plantes :
Phlomis tuberosa. Arenaria longifolia.
Veronica spicala. Filipendula hexapetala.
Fritillaria minor.
Cependant. un heureux hasard me permit d’examiner de plus pres la
végétation de ces dépressions : à la station suivante — Ber-Tchogour —
quelques Kirghizes apportèrent sur des chameaux de l’herbe fraîche pour
la vendre; pendant la halte du train, j'ai donc pu faire connaissance avec
les principaux représentants de la flore des mouldes et, en même temps,
avec les principales herbes qui constituent le foin des Mougodjars. A
celles que j’ai déjà nommées plus haut, j’ajouterai encore:
Poa pratensis. Carex acuta.
Alopecurus Sp. Sanguisorba officinalis.
Carex muricata.
Plus nous nous éloignons des montagnes, moins nous rencontrons de
formes tant soit peu hydrophiles, et plus leurs représentants sont éloi-
gnés entre eux. En revanche, près de la station de Kaldjour, et même
près de la station de Solenaïa, nous rencontrons de telles masses de
Stipa capillata, que ces localitées doivent être rapportées à la région des
« steppes de Stipa » de Borsczow. A des endroits plus secs et argileux la
(5) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 521
végétation est pourtant déjà un peu différente; j'ai pu récolter, par
exemple :
Megacarpæa laciniata. Tragopogon ruber (florens!)
Cachrys odontalgica. Umbilicus Steveni.
Rindera tetraspis. Ferula sp.
(Les racines, comestibles, portent chez les Russes le nom de petite
carotte, « morkovka »).
Près de la station de Kaldjour, la localité a le caractère de steppe argi-
leuse, où domine l’Artemisia; près de la station de Tcholkar j'ai remar-
que quelques sables faiblement sédimentaires où j'ai pu prendre pendant
une longue halte :
Astragalus fruticosus (florens). Astragalus (prope À. longiflorus).
Convolvulus spinosus. Helichrysum arenarium.
C’est également en cette station que j'ai trouvé deux champignons
blancs à l'extérieur, dont l’un appartient aux Hymenomycètes, l’autre aux
Gasteromycèles.
Près de la station de Tchalkar on voit un assez grand lac, mais il ne
m'a pas été possible d’y parvenir. Le train s'arrêta à la station de Tehalkar
jusqu’à la nuit close.
Le lendemain, 15 juin, nous nous réveillons à la station de Tougous.
La localité avait déjà le caractère nettement tranché d’un désert argileux :
l’on y voyait parfois des salines.
La route, à travers les sables, à Malyié Barsouki, présenta le plus grand
intérêt. Peu après la station de Tougous, notre train fit une halte impré-
vue, pendant laquelle j'ai pu constater que le sol aussi bien que la végé-
lation annoncaient la proximité des sables. Toutefois, l’on ne distinguait
pas encore de monticules sablonneux.
Quant à la végétation, mon attention fut attirée avant tout par une
masse d’Eremurus inderiensis, avec des fruits presque mûrs. Parmi les
autres plantes, je nommerai Carex physodes (déjà presque sec), Lasiagros-
hs splendens, Elymus, Calligonum sp.
Ensuite, nous entrâmes dans la région des monticules sablonneux des
Malyié Barsouki ; ces monticules atteignent ici des dimensions considéra-
bles et étaient encore couverts alors d’une végétation herbacée relative-
ment riche.
Ces sables occasionneut certainement beaucoup d’embarras au chemin
de fer, qui doit prendre toutes sortes de mesures pour se préserver de
leur envahissement.
Les sables finissent par une pente bien accusée el très escarpée ; dès la
station suivante, Kara-Tchokate, l’on se trouve de nouveau dans un désert
argileux.
Plus loin, la route est peu intéressante : elle traverse le désert argi-
leux, couvert de nombreuses salines.
Nous avons eu la bonne chance de profiter d’une longue halte à la sta-
tion de Saksaoulnaïa, limite entre la région de Tourgai et celle de Syr-
Daria.
A quatre verstes environ de la station se trouve une pente de monta-
gne, l’ancienne côte de l’Aral. C’est là que nous nous dirigeämes, à tra-
522 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1906 (6)
vers un désert argileux-salin tout imprégné des traces et des restes
de la violente pluie d'hier. La végétation est extrêmement pauvre ici; à
peine voyail-on quelques Salsolacécs, Calligonum, dans un état probable-
ment indéterminable, deux ou trois Alyssum desséchés, et Plantago
(minuta?). Avant d'atteindre les montagnes nous arrivämes à une saillie
argileuse-sablonneuse, qui ajouta encore deux ou trois plantes à notre
collection, entre autres un Cistanche. Toutefois, ce qu'il y avait de plus
triste, c'était la végétation de la chaîne de montagne, qui aboutit par
une pente perpendiculaire aux salines que nous suivions. Par deux
ravins, nous réussimes à parvenir presque jusqu'au sommet plat
des montagnes, mais leurs pentes se trouvèrent être parfaitement
privées de toute végétation. Au fond des ravins seulement, entre les
cailloux apportés par l’eau, croissaient les mêmes Salsolacées qu’en
bas. J’ajouterai encore, pour terminer, que le nom de la station du
chemin de fer « Saksaoulnaia » peut tromper un botaniste, car, nulle
part aux alentours on ne voit le Saksaoul.
Le matin du 16 juin nous nous réveillons à la station de Sappak. La
végétation peu attrayante des environs ne nous promettait rien d’interes-
sant, c'est pourquoi nous gardämes le wagon et n’entreprimes pas
d’excursions. Et nous n’eümes qu’à nous en féliciter, car le train partit
de cette station subitement, sans signal préliminaire, et nous vimes beau-
coup de voyageurs accourir de tous côtés pour raltrapper le train qui
s’eloignait.
J’ai trouvé beaucoup de choses intéressantes pendant une courte halte
imprévue, non loin de la station de Kamychlybache. J’ai remarqué ici, sur
les sables mouvants, les représentants typiques de cette flore : Carex
physodes, Horaninowia ulicina, Echinospermum sp., Chondrilla sp., Acan-
thophyllum sp., Aristida sp., Astragalus — 2 ou 3 espèces.
Peu à peu nous approchions du point terminal du chemin de fer; à
trois heures de l’après-midi nous étions à la station Bek-baouli, d'où il
n'y a, pour arriver a Kasalinsk, que le train « du contre-agent ». Au lieu
d'attendre ce train, nous avons prétéré prendre des chevaux de poste.
If
Kasalinsk. — Perovsk.
Après avoir surmonté quelques difficultés, nous nous mîmes en route
pour Kasalinsk, à 6 heures du soir, dans deux équipages de poste. La pre-
miere station (jusqu'à la station de Jouniiskaia) présente d’abord peu d’inte-
rêt — la route traverse un désert argileux avec une végétalion très pau-
vre : Pyrethrum achilleifolium, Peganum harmala, quelques Salsolacées.
Bientôt nous passons à la droite d’un petit lac que franchit ensuite le che-
min de fer. Les rives de ce lac sont toutes couvertes d’une masse de
Typha et autres plantes de marais. Près de la station de Jouniiskaïa, la
végétation plus riche présente beaucoup plus d'intérêt. Ici, le sol argileux
offre une végétation buissonnante typique où prédomine Halimodendron
argenteum, et se rencontrentdes Lycium, quelques Salsolacées, et autres
en. “asc
(7) B.. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 923
demi-buissons ou d’herbes, d’entre lesquelles il convient de nommer
Frankenia hirsuta, Sophora alopecuroides, Alhagi camelorum, Glycyrhiza
asperrima, Peganum harmala, Aeluropus, Zygophyllum brachypterum,
Lepidium obtusifolium, Statice ololepis, Dodartia orientalis.
De la station de Jouniiskala nous arrivons à Kasalinsk, où nous devons
passer la nuil, gräce au manque de chevaux.
Le matin du 17 juin nous quittons Kasalinsk et nous nous dirigeons
vers Karmaktchi. Jusqu’a la premiere station, celle de Baskara, le sol est
généralement dur et argileux ; ca et la on voit des champs de froment. En
fait de plantes, ce sont pour la plupart les mêmes, que la veille, et en
outre Sphærophysa Salsula, que j'ai vu ici pour la première fois en fleurs
(de même que Sophora alopecuroides).
Les sables mouvants, à 5-6 verstes de la station de Baskara, présentent
plus d'intérêt; la route traverse ces sables sur une étendue de 3 versies
environ. Plus loin que la station de Baskara, on rencontre aussi des sables
tout à fait semblables dans la direction de la station de Maili-bache.
Par le fait du manque de chevaux, nous avons dû passer toute une
journée à la station de Baskara. J'en ai profité pour une étude plus delail-
lée de la végétation environnante. Près de la station même, les sables
sont tant soit peu cimentés, mais un peu plus loin ce sont des sables mou-
vants, produits par la décomposition du grès, dont on voit les dénuda-
lions en plusieurs endroits. Ici, cependant, les sables ne présentent nulle
part un aspect aussi grandiose qu’à Barsouki, par exemple. En fait de
plantes, je nommerai : Lasiagrostis splendens, Cousinia sp., Ferula sp.,
Schrenkia sp., Echinops, Rosa berberifolia, Allium Lehmannianum, Allium
sp., Aeluropus etc., quatre espèces d’Astragalus.
Le chemin jusqu’à Maili-bache va d’abord à travers les sables, quelque-
fois donnant place à un sol dur. En approchant de la station de Maïli-bache,
le chemin de poste descend dans la vallée même du fleuve Syr-daria et
longe le bord même d’un des principaux bras du Syr-daria. Ce bras, ainsi
que le lit principal du fleuve, coulent près d’une grande île toute cou-
verte de roseaux et de joncs. Le trajet de la station Maïli-bache jusqu’à
la station Ak-djar fut fait pendant la nuit; le lendemain, 18 juin, nous
atteignimes Karmaktchi (fort N 2), et, tard au soir, la station de Victo-
rovskaia. Tout le temps, la route traverse un steppe argileux n’offrant
qu’une végétation pauvre.
Le 19 juin, nous fimes le trajet entre la station de Victorovskaïa et
celle de Dmitrovskaïa, la dernière avant d'arriver à la ville de Perovsk,
où nous comptions nous remettre en wagon. La roule traversait en partie
un désert argileux-salé, avec une végétation pauvre consistant princi-
palement en Salsolacées dont les fleurs n'étaient pas encore épanouies.
Ici, sur de l'argile, entre les stations d’Alexandrovskaia et de Semenovs-
kala, je rencontrais pour la première fois le Saksaoul — le principal
« arbre » du désert. Plus variée est la végétation des sables (qu’on ren-
contre ici parfois), attrayante surtout par ses nombreux Tamarix en pleine
floraison, ainsi que ses Nitraria Shoberi et un Lycium à baies noires, d'un
grand intérêt pour moi. Des sables mouvants plus nettement caractérisés
et formant des monticules assez considérables, se trouvent plus loin,
dans la direction de Perovsk, entre les stations de Petrovskaia et de Dmi-
trovskaïa. Le saksaoul et surtout les Tamarix atteignent ici des dimen-
sions considérables. En fait de buissons, j'ai remarqué encore ici un
924 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.), 1906 (8)
Ammodendron et deux espèces de Lycium. à baies rouges et à baies
noires.
[IL
Perovsk. — Novy-Marguelane.
La malin du 20 juin nous atteignons Perovsk et, sans nous arrêter
dans la ville, nous nous rendons à la station du chemin de fer. Ici, nous
attendait déjà un télégramme de M. le chef des travaux du district méri-
dional du chemin de fer Orenbourg-Tachkent: ce télégramme mettait à
notre disposition un wagon de marchandise pour le bagage de l’expédi-
tion; nous nous y installons avec tout le confort possible en ce cas. Tou-
tefois, le télégramme du chef des travaux restreignait notre autorisation
de voyage gratuit seulement au seul trajet compris entre Perovsk et la
station de Turkestan, bien que la Direction des chemins de fer m’ait
accordé la permission de voyager gratuitement sur toute la ligne. Si j'en
parle ici, ce n’est que parce que cet incident m'a empêché de profiter du
chemin de fer pour résoudre quelques-uns des problèmes que j'avais
en vue.
Pendant la journée du 20 juin, nous ne fimes en wagon que 120 vers-
tes. A minuit, nous atteignimes la station Tehiili, après nous être arrêtés
à quatre autres stations et de nombreux croisements. Tout le temps la
roule passe par un désert argileux, plus rarement sablonneux, boisé
de Saksaoul et de Tamarix. Les meilleures forêts de saksaoul se trouvent
près de la station de Solo-tubé. Ces petits arbres atteignent ici la hauteur de
5-8 m. Ce qui m'intéressa ic entre autres, c'était le nombre considérable
de galles, sur le saksaoul, produites par des insectes; je parvins à trouver
là quatre types de galles parfaitement différents.
Nous passämes toute la nuit (20/21 juin) dans notre wagon à la station
Tehiili. Le malin nous eümes le plaisir d'admirer par la fenêtre, ou plu-
tôt par la porte du wagon, les contours de l'extrémité occidentale de la
chaîne des monts Karatau, qui se dessinaient distinctement à l'horizon
(au nord).
Le 21 juin, entre les stations de Tchiili et de Turkestan, nous suivimes
d'abord le même désert argileux, fortement boisé de saksaoul. Près de
l’ancienne forteresse du Kokan, Jany-Kourgane, disposée au bord du Syr-
daria et dont on voit les ruines de la station du chemin de fer, le carac-
tere du pays change fortement, le sol devient plus semblable au «liosse »,
parfois avec de légères couches de conglomérats. Le saksaoul disparaît et
à sa place se développe une formation herbeuse — intermédiaire entre
steppe et désert. Après-midi, le temps commença à changer visiblement.
Les sommets du Karatau s’envelopperent peu à peu de nuages qui finirent
par les masquer complètement. C'était le commencement d’une « bou-
rane ». Dans le steppe que nous traversions, le vent était aussi furieux et
on pouvait voir plusieurs trombes de sable en même temps. Bientôt il
commença à pleuvoir dans le steppe aussi, mais la pluie ne fut pas forte.
Une heure plus tard le temps s’éclaircit de nouveau, seulement sur l’une
des cimes, au loin, on voyait de la neige fraîchement tombée. Les courtes
(9) B. FEDISCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 525
halles de ce trajet jusqu’à la station de Turkestan ne me permirent
d’amasser que peu de plantes; de leur nombre je me bornerai à nommer
ici les Prangos pabularia et Astragalus Alopecurus. À cinq heures du soir
nous pouvions voir de loin les jardins de la ville de Turkestan, et bientôt
après nous étions à la station Turkestan, où nous devions, en toute hâte,
prendre place dans plüsieurs wagons: le train partit aussitôt pour
Tachkent.
Bientôt la nuit tomba et nous ne pouvions plus rien voir.
Le lendemain (22 juin) nous étions à Tachkent, où le jour même et le
lendemain nous fimes toutes les visites et préparatifs nécessaires pour
l’organisation de notre expédition.
Grâce à l’aimable concours du General-lieulenant E. P. Macievsky, fonc-
tionnant comme Gouverneur général, tous les ordres furent donnés, tou-
tes les mesures prises pour assurer le succès de mon expédition ; trois
cosaques, entre autres, étaient mis à ma disposition.
A Tachkent, j'ai pu voir des choses intéressantes pour un botaniste en
général, et pour celui qui s'intéresse à la flore du Turkestan en parlicu-
lier. Je veux mentionner ici d’abord le jardin et les serres extrêmement
intéressantes de M. l’Aide du Gouverneur Militaire, le général P. J. Kho-
moulow.
Chaque fois que je viens a Tachkent. j’examine en détails ce jardin,
el chaque fois je remarque de nouvelles améliorations. Gette fois, je
devais admirer un nouveau bâtiment pour une serre, et, parmi les plan-
tes, Anona, Agave, en fleurs, Theophrasta, Coffea arabica en fruits, sans
parler d’une masse de semis intéressants. En plein air, dans le jardin, se
développent magnifiquement des Eremurus robustus, déjà en fruits mürs,
tandis que dans les montagnes ces mêmes Æremurus ne commencent qu'à
fleurir que maintenant.
Ensuite, j'ai eu le plaisir de revoir à Tachkent le dendrologue connu
du pays, M. W. J. Lisnevski. M. Lisnevski me fit des communications inté-
ressanles el me montra, entre autres, son herbier récent d'arbres du pays.
Parmi ces plantes, mon attention fut surtout attirée par une collection de
différentes formes d’ « assa-moussa » — Abelia corymbosa — aux feuilles
entières el toutes les formes intermédiaires entre celles-ci et une forme
à feuilles profondément incises et laciniées. Comme cette dernière forme
n'avait ni fleurs, ni fruits, je laisse ouverte la question sur sa valeur laxo-
nomique.
Le matin du 24 juin nous quittons Tachkent et, la nuit close, arrivons
à Novy-Marguelane.
IV
Novy-Marguélane. — Daraont.
Nos préparatifs de voyage à Novy-Marguélane nous occupèrent deux
jours. Grâce à l’aimable concours de M. l’Aide du Gouverneur V. P. Naliv-
kine et de l’Aide du Chef du district, le capitaine Parfentief, tous les
ordres furent donnés pour assurer et faciliter notre passage jusqu’à l’Alai
et plus loin jusqu’à Altyne-Masar — premier but de notre voyage — avec
926 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1906 (10)
tout le bagage assez volumineux de l'expédition. Je dois dire, pourtant,
que Novy-Marguélane n’est pas le lieu pour organiser une expédition, car
quelques objets indispensables, comme des cordes, par exemple, n’ont
pu être acquis qu'avec difficulté, et d’autres, lels que des pelisses, n’ont
pas pu être trouvés.
Tandis que notre bagage, chargé sur une arba' et escorl& de 3 cosa-
ques mis à notre disposition, avail quitté Novy-Marguélane le soir du
26 juin, nous ne parlimes de cette ville que le lendemain matin de très
bonne heure.
La première étape jusqu'au grand Kichlak? d’Outch-Kourgane, était de
36 verstes. Le chemin traverse d’abord un désert pierreux, triste et
monotone, où, grâce à l'irrigation, on cultive ca et là quelques graminées,
du seigle, par exemple. Aux endroits privés d'irrigation et non ensemen-
ces, la pauvreté de la végétation était frappante. Je n’ai vu ici qu’un Arte-
misia inconnu et le Perovskia scrophulariæfolia en pleine floraison. La
végélalion est beaucoup plus riche le long des canaux (« aryks »). J’ ai pu
noter ici toute une série de plantes d’ entre lesquelles je ne citerai que
les Iris Güldensiædtiana. Epilobium hirsutum, Trifolium fragiferum,
Plantago major, Plantago lanceolata, Cirsium arvense, Verbena officinalis,
Mentha arvensis.
Le kichlak de Mouiane passé, le caractère du lieu change quelque peu.
Le chemin longe des monticules de conglomérats, et dans cette région
les champs ne se trouvent que dans les vallons où aboutissent les «aryks ».
La végétation touffue, haute et d’un vert vif, qui longe les « aryks »,
présente un contraste frappant avec la pente sèche du conglomerat. Ici,
le long d’un aryk, se trouvaient, entre autres, Daucus Carota, Achillea
filipendulina, Sophora alopecuroides etc. Près du chemin croissaient dif-
férentes plantes rudérales, parmi lesquelles on peut nommer Lappa
major et Cynoglossum anchusoides.
Bientôt le chemin descend dans la vallée de la rivière Isfairam et
passe, par deux ponts, sur la rive opposée. Dans la vallée il y a beaucoup
de Tamarix et d’Hippophe.
Parmi les autres plantes observées sur la route jusqu’à Outch-kourgane,
il convient de signaler les beaux Centaurea depressa et Lysimachia
dubia.
A 10 heures passées du matin nous atleignons le kichlak d’Outch-
kourgane. Ne voulant pas y perdre de temps, je me hâtais d'organiser
notre caravane et vers les 4 heures de l'après-midi nous nous mettons
en route, avec nos chevaux de trait, par la vallée de la rivière Isfairam,
vers le kichlak de Karaoul, où nous comptions passer la nuit. La vallée
d’Isfairam est très pittoresque dès que l’on a quitté le kichlak d’Outch-
kourgane; elle est tantôt très étroite, tantôt plus large. Les arbres et les
buissons y sont rares ; parmi les plantes herbacées, on y rencontre en
assez grand nombre les Eremurus Olgæ aux belles fleurs.
Vers le soir le temps se gâte ; il commence même à pleuvoir un peu.
À huit heures passées, alors qu’il faisait parfaitement sombre, nous attei-
gnons le lieu où nous devions passer la nuit et nous installions dans la
iourta (Lente de feutre des Kirghises) préparée à notre intention.
* Equipage de transport, à deux grandes roues.
2 Village. {Notes de O. Fedtschenko.)
(11) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 527
Le matin du 28 juin, après avoir admiré de beaux peupliers pyrami-
daux (Populus nigra pyramidalis), nous quittons Karaoul en commencant
à monter le long de la rivière Isfairam. Sur celle route, on ne rencontre
plus de peupliers pyramidaux, mais le peuplier noir, à l’état sauvage, est
assez commun dans la vallée de la rivière. Le paysage devient de plus en
plus pittoresque; l’on voit un nombre croissant de rochers escarpes. sou-
vent presque verticalement. En fait de buissons, l’on rencontre ici Cara-
gana frutescens, Caragana tragacanthoides, Colutea arborescens, Prunus
prostrata, Berberis integerrima, Ephedra, Celtis, Acer Semenovi.
En fait de plantes herbacees, les talus d’éboulis rocailleux fournissent
un assez grand nombre de Prangos pabularia, sur les rochers Allium
(seravschanicum 2), Salvia Sclarea, etc.
Dans un site où ils bordent directement la rivière, les rochers verli-
caux offrent le plus grand intérêt. En effet, la route passe par une
corniche près de ces rochers, et là, appliquées contre la paroi, comme
autant de mamelons hémisphériques de 2 à 20 cm. de diamètre, prospè-
reni les touffes d’une plante rare, le Fumariola turkestanica Korsh.,
remarquable par ses belles petites fleurs jaunes et ses tiges et fleurs fra-
giles. C'est en 1878 que cette plante a élé récollée par M. S. M. Smirnov,
au cours de ses explorations de la flore du Ferghana: mais M. E. Regel,
qui l’a déterminée, l’avait rapportée à tort au genre Isopyrum. Il se peut,
même, qu'elle ait été trouvée plus tôt, en 1871, par Mme Olga Fedtschenko
et qu’elle ait été rapportée par M. Regel, par erreur à un autre genre :
parmi les matériaux non déterminés du Jardin Botanique Impérial. M. G.
Regel a laissé, comme on sait, un bon nombre de plantes, dont la déter-
mination présentait des difficultés (voir : « Flore du Tian-chan occiden-
tal, I »). — Parmi les autres plantes, qui habitent ces rochers perpendi-
culaires, je nommerai:
Scutellaria orientalis. Asperula.
Parietaria. etc.
Campanula incanesvens
Vers les 4 heures de l’apres-midi nous atteignons Langar — un petit
élargissement (long de 2 verstes) de la vallée de l’Isfairam. Ici, dans une
prairie au bord de la rivière, nous nous installons pour passer la nuit. Je
profitais du temps clair qui me restait pour gravir un éboulement et des
rochers voisins ; cette excursions me procura de riches matériaux.
De bonne heure le 29 juin nous quittons Langar et remontons le cours
de la rivière Isfairam, dans l'intention d'atteindre le même jour Daraout-
Kourgane, vallée de l’Alai. Le caractère du lieu tout d’abord est presque
semblable à celui de la veille : dans la vallée de la rivière, ca et là, des
peupliers noirs et des saules (arbres), auxquels se joignit plus tard le peu-
plier odorant.
Plus loin, la montée devient de plus en plus escarpée, l’Isfairam devient
un torrent trés impétueux que nous avons beaucoup de peine à traverser
à gué ; cette traversée, cependant, était indispensable pour visiter un bois
d’artcha ayant une végétation très riche. Outre l’artcha ! (2 espèces), l’on
trouve ici d’autres arbres, tels que bouleaux et sorbiers. Parmi les plan-
! Juniperus. (0. F.)
D28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (12)
tes herbacées je dois nommer en premier lieu le bel Eremurus Kauf-
manni, avec Sa grande grappe de fleurs blanchâtres odoriférantes et des
feuilles pubescentes. Cet Eremurus forme ici de grands groupes ;
cependant, ils sont ici moins nombreux que sur le versant opposé de
l’Alai.
Plus loin, le caractère du pays change encore une fois sensiblement.
La montée devient plus douce, l’artcha disparaît et ne se voit que ca et
la, sur des pentes escarpées, où ıl forme des buissons rampants. La végé-
tation prend presque subitement le caractère de prairies alpines et de
steppe alpin. Pourtant, les troupeaux nombreux des Kirghises, qui ont
fréquenté ce chemin, ont fortement mutilé cette végélation; néanmoins,
je suis parvenu a y glaner quelque chose.
A 2 heures et demie de l'après-midi nous étions au sommet du col
Tengisbai, dont le passage n’est, comparativement, pas difficile. C’est par
ce même col que la chaîne Alaïenne fut franchie pour la première fois en
1871, par l’expedition scientifique de M. Alexis Fedtschenko et Mme Olga
Fedtschenko.
La descente du col et de la vallée étroite de la rivière Daraout jusqu’à
l’Alaï prirent beaucoup de temps ; ce ne fut qu’à six heures du soir pas-
sées que nous arrıvames à Daraout-kourgane.
v
Daraout. — Altyne-masar.
Le matin suivant fut consacré à une exploration des montagnes voisi-
nes et de la vallée de la Daraout, que nous avons remontée; près de nos
« kibitkas » (tentes de feutre), il y avait aussi un bon nombre de plantes
intéressantes, dont beaucoup de « tchii » (Lasiagrostis splendens). Un peu
plus bas, dans la vallée même de la rivière Kisyl-sou, nous avons constaté
des formations bien caractérisées : 1, de buissons, avec Hippophæ, Salix,
Rosa (à fleurs blanches) et 2. prairie humide avec Primula sibirica,
Orchis turkestanica, Graminées et Cypéracées.
A Daraout, j’ai aussi employé une grande partie de mon temps à ins-
crire les noms populaires kirghises de différentes plantes et surtout à
l'étude des plantes fourragères. L’Alai est très riche en plantes fourra-
gères spontanées et le caractère lui donne une très grande valeur aux
yeux des Kirghises. En fait de plantes cultivées je nommerai la luzerne,
qui croît très bien à Daraout.
Vers midi nous quittons Daraout et descendons le cours de la rivière
Kisyl-sou, par un sentier étroit dont le passage était difficile, pour fran-
chir un pont qui traverse la rivière. C’est le premier pont établi sur ce
cours d’eau : plus haut on le passe à gué.
Après avoir atteint la rive gauche, nous suivons longtemps une plaine
à végétation assez pauvre, où se distinguait la belle Anemone Kostyczewt
Korsh. en fruits mûrs ; un exemplaire, cependant, était encore en fleurs.
A 6-8 verstes du pont commence une montée assez escarpée, à travers
une pente herbacée. Nous atteignons d’abord la vallée étroite d’un afflueut
(13) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. | 529
de la rivière Tous-dara, où se trouve une carrière de sel, et un peu plus
loin nous arrivons auprès d’une pente herbacée, portant le nom de Sane-
dane, et où nous faisons halte pour la nuit.
Le lendemain, 1e juillet, nous remontons le cours de la rivière Tous-
dara jusqu’au col Ters-agar auprès des campements d’hiver que nous ren-
con{rons, nous remarquons des prairies à végétation touffue, au milieu
desquelles se distinguaient surtout des Gentiana d’un bleu vif. Cependant,
dès le commencement de la montée, le caractère général de la végétation
est celui d’un steppe alpin avec Festuca, Poa elc.; ce n’est que peu à peu
que ce caractère change avec l'apparition graduée de plantes vivaces aux
couleurs vives : la végélation prend alors le caractère du type que quel-
ques auteurs ont désigné sous le nom de « prairie alpine ». De temps
en temps, celte prairie cède la place au steppe caillouteux et aux éboule-
ments de débris pierreux avec Didymophysa Fedtschenkoana; auprès des
ruisseaux se trouvent des prairies marécageuses. En fait d’arbres et de
buissons on ne rencontre, en montant au col, que l’artcha rampanle
(Juniperus pseudosabina) qui végète ca et là en très petite quantité sur
les expositions méridionales. — La montée du nord vers le col Ters-
agar est très facile : le point même qui divise les deux bassins est difficile
à déterminer, car le même ruisseau, par ses embranchements, se dirige
sur les deux pentes.
La vue qui s'ouvre du col est belle : la vallée large est fermée par un
mur compact de pic neigeux.
La descente est d’abord aussi douce que la montée, mais bientôt nous
atteignons une déclivité très accusée à partir de laquelle (à la hauteur de
3000 pieds environ) la descente devient extrêmement escarpée par un
sentier en zigzags.
Du haut de cette pente, les trois pics neigeux que nous avons déjà vus
du col se présentent à nos yeux dans toute leur splendeur; entre nous
et ces pics est creusé l’abime très profond de la vallée dans laquelle cou-
lent les eaux de la rivière Mouk-sou, tandis que plus haut l’on distingue
les trois torrents du Sel-dara, du Kaïndy et du Saouk-sai qui, par leur
confluent forment la rivière Mouk.
C’est dans cet abime que nous devions descendre. La végétation chan-
geait vite; à chaque pas nous remarquions de nouveaux représentants de
zones plus basses, tandis que les plantes alpines disparaissaient. Dès la
moitié supérieure de la descente, nous trouvons des représentants de la
flore arborescente — avant tout des Salix — et, près d’eux, de nombreux
hydrophiles, comme Swertia lactea, Pedicularis, etc. Plus bas apparais-
sent des bouleaux, l’artcha (Juniperus excelsa ?), etc.
De nombreux buissons de Salix, accompagnés de Hippophæ, Rosa,
Lonicera, forment toute une petite forêt en bas, à Allyne-masar, où nous
arrivons après être descendus jusqu’au fond de la vallée du Mouk-sou.
Outre la petite forêt, nous trouvons ici, très bien caractérisée, la forma-
tion de prairie aigre, avec beaucoup de Carex, Graminées et autres plan-
tes habituelles de nos prairies.
Mais ces formations n’occupent qu’un très petit espace de la vallée du
Mouk-sou, le seul campement d'hiver d’Altyne-masar. C’est là qu'il faut
encore noter la formation des cultures, représentée par quelques pelits
champs de seigle complètement envahis par des plantes rudérales, parmi
lesquelles prédomine Lepyrodiclis holosteoides.
530 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1906 (14)
La plus grande partie de la vallée du Mouk est recouverte de cailloux
arrondis, présentant une végétation extrêmement pauvre; parmi ses
représentants je nommerai les beaux Arnebia guttata, Hedysarum plumo-
sum et un pelit Atrraphazxis.
Le 2 juillet, nous entreprenons des excursions de reconnaissance dans
différentes directions. Deux de mes compagnons descendirent aussi loin
que possible le cours du Mouk-sou, dans une région que les cartes repré-
sentent faussement et rapportent, par un hasard étrange, aux possessions
boukhares, quoique en réalité elle appartienne à la Russie. Pendant ce
temps, en compagnie du cosaque en chef, j'étudiais le lieu de confluence
des rivières Sel-dara, Kaïndy et Saouk-sai; je pus alors m’assurer de
l'impossibilité de voyager en cette saison par les Sel-dara et Kaindy et je
constatais, en me basant sur ce qu’avaient décrit mes prédécesseurs, les
changements qui ont eu lieu dans cette localité pendant les dernières
années.
Je remonlais ensuite le Saouk-sai, qui n'avait pas du tout été visité par
les explorateurs. Sans le moindre sentier, nous gravissions par le fond
pierreux de l’etroite vallée. Sa végétation est assez pauvre; rarement
voit-on un arbre — Salix, Hippophæ, des buissons — Lonicera, Rosa;
parmi les plantes herbacées de la plus grande valeur, il faut citer l’Hedy-
sarum flavescens, une bonne plante fourragere; mais il semble que les
troupeaux ne visitent pas ces parages. Malheureusement, la surabondance
des eaux ne me permit pas d’atteindre la source du Saouk-sai et je fus
contraint de revenir à Allyne-masar.
Ainsi, de tous les chemins prévus, un seul nous restait ouvert, celui
par lequel nous étions arrivés à Allyne-masar; nous n’avions qu’à retour-
ner par la même route.
VI
Alaï.
Le 3 juillet, nous franchissons de nouveau le col Ters-agar; cependant,
nous ne nous dirigeons pas ver Sandal, mais par la vallée d’Aram-
koungei, située sur la rive droite du Tous-dara.
Au cours de cette traversée, nous eûmes à souffrir du temps, qui chan-
gea subitement : les beaux jours sereins, que nous avions eu du 30 juin
au 2 juillet, firent place à un temps humide et pluvieux, ce qui nous
occasionna maints embarras dans nos excursions et nous empêchait de
sécher les plantes récoltées.
D’Aram-koungeï nous remontons par la vallée de l’Alaï, ou plutôt par
les promontoires du versant septentrional de la chaîne Transalaienne
jusqu’à Bordaba, d’où nous devions atteindre le Pamir par le col Kisyl-
arte. ;
La traversée de trois jours le long de l’Alai nous permit d’eludier de
plus près la végétation de cette vallée, qui a une si grande valeur écono-
mique pour les Kirghises du Ferghana. C’est ici qu'ils viennent passer
l’été avec leurs troupeaux, pour utiliser les riches pâturages alpins. Dans
la vallée même de l’Alaï (c'est-à-dire de la rivière Kisyl-sou) et sur les
(15) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 331
pentes des promontoires voisins se développe un steppe où prédominent
Festuca ovina et quelques autres graminées. Toutefois, dans les vallées
du versant septentrional de la chaîne Transalaienne, la végétation des
prairies des hautes régions est bien plus riche et plus variée : elle occupe.
plusieurs verstes et dizaines de verstes sous la même formation de « prai-
rie alpine » que celles que nous avions précédemment signalées sur le
Ters-agar.
J'ai pu étudier cette végétation pendant mes excursions vers les gla-
ciers, aux sources de quelques ruisseaux du versant septentrional de la
chaîne Transalaienne. Constatons, en passant, que la plupart de ces ruis-
seaux prennent leur source dans des glaciers, quoique sur les cartes ces
glaciers ne soient pas indiqués. Grâce à la fonte des neiges dans les mon-
(agnes, quelques-uns de ces ruisseaux acquièrent vers le soir, un volume
d'eau considérable, rendant alors difficile le passage des gués. Nous
avons pu nous en convaincre lors de la dernière traversée avant Bordaba :
nous élant attardés aux glaciers, nous n’avons pu quitter notre lieu de
halte que vers le soir, el la traversée (de 35 verstes) dura presque toute
la nuit. La masse d’eau dans les rivières que nous devions passer à gu6,
la nuit parfaitement sombre, la pluie qui, de temps en temps tombait à
verse, toutes ces circonstances aggravêrent les difficultés de la traver-
see qui fut loin d’être agréable; nous n’arrivames à Bordaba que vers les
3 heures du matin. Et là encore, notre position n'avait rien d’enviable :
la pluie fit place à la neige, qui bientôt couvrit tous les environs, tandis
qu’à Bordaba même, on ne pouvait se procurer ni une galette ', ni aucun
moyen de chauffage.
VIL
Pamir : de Kisyl-arte au Poste Pamirsky.
Le matin du 8 juillet nous eûmes enfin du bois, du mouton el des che-
vaux de trait. — Pour obtenir tout cela il avait fallu faire des recherches
jusqu’à 30 verstes; et comme nous ne pouvions pas nous meltre en mar-
che tout de suite, les hommes étant trop fatigués, nous nous mimes en
devoir de dessécher autant que possible les plantes récoltées pour nos
collections.
Enfin, très tôt le 9 juillet nous sortimes de Bordaba par le chemin de
Pamir qui nous était déjà connu. La montée est d’abord très douce et suit
la vallée du Kisyl-arte, encadrée de belles pentes herbeuses avec de nom-
breuses espèces en fleurs. Près du chemin même, il y a beaucoup de
Caragana jubata précisément en pleine floraison. Après avoir lourné
dans une vallée plus étroite, la route devient de plus en plus escarpée,
de plus, en plusieurs endroits elle est détruite par les eaux et devenue
méconnaissable. En même temps, la végétation change visiblement de
caractère et devient de plus en plus rabougrie, tandis que les éboulis et
les rochers démodés abondent toujours davantage.
! Pain des indigènes. (Notes d'O. Fedischenko.)
D32 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (16)
Avant midi nous atteignons le col Kisyl-arte (14300’) ei entrons dans
la région du Pamir proprement dit. Près du col, au versant méridional
(de Pamir) de la chaine Transalaïenne, on voit ca et là de petites prairies
alpines en forme de coussins, des taches de végétation continue formées
par Festuca ovina, Calamagrostis anthoxanthoides, etc. La plus grande
partie du versant est occupée par la végétation des pentes pierreuses.
qu}, plus loin, est prédominante. Je nommerai. comme exemple, Oxytro-
pis humifusa, Parrya escapa, Parrya eriocalyx, Androsace villosa, Ery-
simum allaicum, Acantholimon diapensioides, etc. La descente escarpée
du Kisyl-arte est bientôt terminée et le chemin descend dans le lit du
Kok-sai pour atteindre le prolongement de cette rivière, nommée Mar-
kansou. Ici, nous pouvons nous faire une idée de la végétation des sols
sablonneux en général et plus particulièrement des dunes sablonneuses
qui bordent les rivières et dont l’une des espèces les plus caractérisli-
ques est le Dilophia salsa Thoms.
Immédiatement après Markansou commence la route, triste et fali-
gante, à travers un désert pierreux, où parfois, pendant une verste entière,
on ne rencontre littéralement pas une seule plante; du chemin, l’on voit
un lac desséché, le Kakyr-koul, après lequel une montée insensible
amène au col d’Oui-boulak. C’est auprès de ce col qu’apparait un nouveau
type de végétation des prairies bordant les rivières où prédominent
des graminées, des cypéracées, des Pedicularis uliginosa rouges, etc. Les
pentes pierreuses sont riches en différentes papilionacées, parmi lesquel-
les j'ai vu avec le plus de plaisir l’Astragalus Kuschakewiezi B. Fedisch,
que j'avais décrit d’après un exemplaire récolté en 1878 par M. Kuscha-
kewicz.
La descente du col dans la vallée du lac de Kara-koul n’est pas longue
non plus; mais ensuite commence par une pente douce le long et
ennuyeux trajet à travers la vallée du lac jusqu’au rabate. Vers le
soir nous étions déjà au rabate, après avoir fait un trajet de 53
versies.
Le lendemain, 10 juillet, nous continuons notre voyage. Il faul noter
un fait exceptionnel pour le temps dont nous jouissions ce jour-là : pres-
que pas de vent. C’est rare pour le Pamir en général et pour le lac Kara-
Koul surtout. — Sur la route, jusqu’au rabate de Mouskol, nous avons
conslat& les mêmes types de végétation que ceux de la veille; seul le lit
pierreux du Mouskol, où croissait en masse Saussurea pamirica, différait
un peu de l’aspect général. Vers le soir encore, nous atteignons le rabate
de Mouskol. Ici, nous devions nous arrêter pour un temps indefini, grâce
au manque de chevaux de trait. Heureusement, nolre cosaque en chef
eut la bonne chance de trouver des chevaux et des chameaux à louer, de
sorte que la halte à Mouskol ne dura qu’un jour et deux nuits. Ce jour,
d’ailleurs ne fut pas perdu pour moi, car j’entrepris l'exploration floristı-
que de la vallée du Mouskol, dans les deux directions suivantes : 1. une
section transversale, du niveau de la rivière jusqu'aux neiges éternelles
et la crête de la chaine et 2. la vallée du Mouskol, depuis le rabate jus-
qu'aux sources mêmes de la rivière, visitant des localités entièrement
inédites et inconnues, et que la carte ne représente que très approximali-
vement.
La section transversale de la vallée Mouskol présente le caractère sui-
van :
(47) B. FEDTSCHENKO. SECOND VOYAGE AU PAMIR. 539
13000’
a — rivière. — b — lit pierreux de la rivière. - - ce — prairies bordant la rivière, —
d — pentes pierreuses. — e — prairies alpines et eboulements. — f — neiges éternelles.
a. Riviere.
b. Lit pierreux de la riviere.
c. Prairies bordant la rivière.
d. Pentes pierreuses.
e. Prairies alpines et éboulements.
[. Neiges éternelles.
Dans le lit pierreux de la rivière, outre les plantes habituelles de cette
formation — Saussurea pamirica, Tanacetum tenuifolium, Dracocephalum
heterophyllum, Oxytropis, (0. Poncinsi, O. humifusa, O. kaschemiriana),
Braya ænea, Atropis tenuiflora, j ai réussi de trouver encore un Astraga-
lus très interessant, de la section Phaca!.
Il est plus difficile d’énumérer les plantes constituant la végétation des
prairies qui bordent la rivière, car beaucoup de graminées et cypéracées
sont très mutilées par le bétail. Parmi les autres planteson peut nommer
Taraxacum leucanthum, avec ses fleurs caractéristiques blanches et cou-
leur de plomb, Oxytropis humifusa, Pedicularis uliginosa, Primula sibirica.
Toutefois, c’est la végétation des pentes pierreuses qui acquiert ici
le plus d'importance, tant par l’espace qu'elle occupe, que par le nombre
des espèces représentées.
Outre les plantes ordinaires telles que: Erysimum (Braya) pamiricum,
Parrya eriocalyx, Acantholimon diapensioides, les graminées — Hordeum
pratense, Elymus — le « terskène » — Eurotia ceratoides, l’on trouve ici
des espèces plus rares, lelles que Stellaria rigida.
En montant plus haut, j’arrivais à une région, où les prairies alpines
sont très développées, principalement aux endroits humides où jaillissent
des sources et des ruisseaux. lei, croissaient et fleurissaient Primula fari-
nosa (aux fleurs d’un rose pâle), Leontopodium alpinum, Lloydia serotina,
Saxifraga hirculus, Aster flaccidus, Oxytropis humifusa, Gentiana bar-
bata, Swertia marginata. Cependant, ici, la végétation des rochers et des
éboulis est plus fortement représentée ; c’est là que j'ai remarqué, entre
autres, Potentilla floribunda, Oxytropis platonychia, Calamagrostis
anthoxanthoides, etc.
Redescendu jusqu’au niveau de la rivière Mouskol, je me dirigeais, avec
! Astragalus Beketowi (Krassn.) B. Fedtsch. (— Oxytropis Boketowi Krassn.).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 7, 30 juin 1906. 37
93/4 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (18)
un cosaque, vers les sources inexplorées de cetle rivière, où je parvins
à me rendre comple de la disposition des glaciers. — Parmi les plantes
des hautes régions, j'ai rencontré quelques types de végétation assez
rares, tels que ceux offerts par le Dryadanthe Bungeana, se développant
en forme de coussins et précisément en fleurs en ce moment; près de
l’un des ruisseaux des glaciers, j'ai constaté également quantité de beaux
Primula nivalis. A
Le matin du 12 juillet nous nous dirigeons vers le col de l’Ak-bailal
(15070'). Le chemin suit d’abord la vallée du Mouskol, puis il tourne à
gauche et commence à gravir ver le col, tout d’abord par des déclivités
pierreuses et très escarpées, ensuite par une pente douce sur un sol mou.
Ici, au bord des ruisseaux, fleurissait entre autres une très belle espèce
d’Androsace, découverte par Mme Olga Fedtschenko et moi en 1901 et
décrite par L. Derganc, sous le nom d’A. akbaitalensis. Le col fut franchi
sans difficulté et par un temps magnifique ; la descente s’effectua tout
d’abord par une pente {res escarpée durant une verste environ, puis le
chemin se dirige le long du lit en partie desséché — de l’Ak-baital
méridional, qui prend sa source à droite du col; il suit tantôt la rive
droite, tantôt la rive gauche de cette rivière. Tandis que l’avant-dernier
passage à gué de la rive droite a la rive gauche de l’Ak-baïtal ne présente
pas de difficulté, nous eûmes au contraire grande peine à traverser le gué
situé à 1 !/2 à 2 verstes plus loin, au passage duquel nos chevaux furent
emporles par le courant. L’eau était trouble — une eau de glacier — et
en outre, partout dans la plaine on voyait des embranchements énormes,
ressemblant fort à des moraines. Cela s'explique très simplement; entre
les deux passages à gué, dont je viens de parler, Ak-baïtal reçoit un
affluent, le Sassyk, qui prend sa source dans de grands glaciers et, pour
celle raison, transporte, versle soir surtout, un immense volume d’eau.
Nous passämes la nuit au rabate de Goroumdy, ou « rabate n° 2 », l’un
des meilleurs rabates.
Le matin, j'allais explorer un autre affluent de l’Ak-baïtal, la vallée du
Goroumdy, dont l'embouchure se trouve un peu plus bas que le rabate et
non pas plus haut, comme l'indique par erreur la nouvelle carte du
Pamir, qui d’ailleurs mentionne un «rabat n° 4» qui n’existe pas du tout.
Pendant cette excursion, j’ai pu examiner et décrire cinq glaciers et récol-
ter un bon nombre de représentants de la flore des plus hautes régions.
Revenu des glaciers, je me dirigeais le même soir, par un chemin que
je connaissais déjà, vers le Poste Pamirsky, où j’arrivais à minuit à peu
près, ayant fait dans la journée 80 verstes.
Le Poste Pamirsky, depuis mon expédition de 1901, a été transféré
dans une nouvelle position, à 7 versies plus bas dans la vallé du Mour-
gab, au bord duquel il commande le passage de l’un des principaux gués:
ce fait est d’une grande importance au point de vue stratégique.
Nous sommes restés deux jours et deux nuits au poste Pamirsky, où le chef
des troupes du Pamir, M. le sous-colonel M. Arsénieff, prit très activement
part à organiser notre expédition pour le trajet suivant jusqu’au Chougnan.
Grâce au choix de deux bons connaisseurs du Chougnan, invités à
prendre part à cette expédition — le noble Asis-khan et Aman-bek, ci-
devant : « volostnoi » du Wakhan — nous pouvons nous flatter de
l'espoir de visiter des localités complètement inconnues et de recueillir
tous les renseignements nécessaires sur ces régions lointaines.
—— "2 I <—— ——
SPECIES HEPATICARUM
Kranz STEPHANI
5. Clasmatocolea chilensis St. Svenska Akad. XXVI, p. 33.
Dioica exigua virens terricola subcæspitosa. Caulis ad 4 mm. longus
parum ramosus ramis fertilibus erectis, sterilibus arcuatim prostratis.
Folia caulina parva oblique inserta antice parum decurrentia postice
breviter inserta integerrima subplana juniora erecto-homomalla. Cellulæ
20 y minoribus mixta trigonis subnullis. Amphigastria caulina pro
plante magnitudine maxima foliis æquilonga oblique patula plus minus
profunde bifida laciniis lanceolatis porrectis vel hamalim incurvis in
ramulo femineo gradatim increscentia inferiora ovala integerrima supe-
riora oblonga breviter bifida. Folia floralia caulinis multo majora condu-
plicatim concava perianthio appressa erecto-palula apice brevissime
emarginato-biloba lobis obtusis. Perianthia infundibulata pauciplicata ore
amplo truncato hic illic profunde fisso.
Hab. Chile australis (Dusén).
6. C. fragillima Spruce Hep. Am. et And., p. 440.
Dioica pusilla rigidula fragilis rufo-badia. Caulis ad 5 mm. longus
basi fasciculatim ramosus ramis adscendentibus prolifero -elongatis
parvifoliis. Folia caulina subdissita assurgenti-subsecunda obovalo-
quadrata vel cuneata apice truncalo-retusa vel obtuse emarginata.
Cellulæ parvæ 18 y. valde incrassatæ. Amphigastria caulina late patentia
foliis subduplo breviora ovato-lanceolata acuminala integra vel profunde
bifida basi paucidentata. Folia floralia bijuga appressa foliis latiora retusa
vel breviter obtuseque 2-3 lobulata. Amphigastria floralia caulinis similia
536 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 4906 Lophocolea.
latiora. Perianthia alte emersa hinc vel utrinque innovata fragillima
obovato-turgida a latere parum compressa ecarinala vel carinis 2 posticis
approximatis percursa ore lato breviter 2-4 lobato.
Hab. Andes quitenses in monte Tunguragua (Spruce).
Die hier vorhandene subflorale Innovation fehlt sonst dem genus; die
Pflanze ist vielleicht zu Leioscyphus zu stellen, wohin auch die Form der
Amphigastrien deutet; sie sind vielleicht mit den Blättern schmal
verwachsen was nicht bemerkt wurde (?) Dann könnte die Pflanze sehr
wohl eine Form von Leioscyphus fragilis sein, die hin und wieder auch
freie Amphig. besitzt. Spruce vergleicht sie selbst mit Jung. cuneifolia
Hooker.
Ich habe sie nicht erhalten können und kann die Art nur als sehr
zweifelhaft bezeichnen.
LOPHOCOLEA Dum. 1835.
Plantæ foliiferæ mediocres vel majuscul&, rarius minores vel specta-
biles, montanæ et subalpinæ terricolæ vel rupicolæ rarius corticolæ,
solum nmbrosum humidum vel irrigatum diligentes, laxe cæspitosæ
interdum profunde pulvinatæ, sæpe pallidæ teneræ et flaccidæ ætate
fuscæ in paucis rufo-brunneæ. Caulis radicellis fasciculatis e basi amphi-
gastrii ortis arcte repens, ramis vegetativis plus minus longis sparsis
irregulariterque inserlis, rarissime pinnatim dispositis, sub flore termi-
nali innovalus, interdum ramis floriferis brevibus exinnovatis plurira-
mosus, ramis omnibus lateralibus ex axilla postica foliorum ortis. Folia
caulina succuba subhorizontaliter cauli inserta postice breviter adnata,
antice parum decurrentia, margine antico sæpe decurvo, alternantia vel
plus minus distincte opposita, vulgo subrecte patula, quoad formam
valde diversa, integerrima in plurimis emarginato bifida, in aliis longe
ciliala vel lacerata in paucis antice vel utrinque hispida. Cellulæ medio-
cres basi parum majores parietibus tenuibus, ad angulos interdum valide
incrassatis. Folia ramulina caulinis simillima semper minora vulgo
longius armata, sæpe adscendentia. Amphigastria majuscula libera vel
foliis coalita, cauli curvatim approximata vel appressa, plana vel concava
basi utrinque sæpissime unidentata apice vulgo bifida vel plurifida, inter-
dum retusa rarissime integerrima. Inflorescentia vulgo dioica, in paucis
monoica inlerdum hypogyna. Folia floralia plurijuga perianthii collo:
50
ER
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 537
carnoso inserta, erecla et appressa canaliculata facie ventrali concava,
integerrima vel parum armata. Amphigastria floralia caulinis similia
sensim majora, inlima sæpe valde aberrantia foliis floralibus simillima et
subæquimagna. Perianthia in caule vel ramulis terminalia vulgo oblonga,
alte triquetra carina tertia antica carinis sæpissime alatis plus minus
valide armatlis apice semper trilobata lobis armatis apice sæpe bifidis
rarius denticulatis vel integerrimis. Calyptra libera, basi pistillis nume-
rosis cincla. Capsula in pedicello longiusculo ovalis, brunnea ad basin
usque quadrivalvis, valvulis pluristratis. Sporæ (in paucis cognitæ)
parvæ brunneæ læves vel muriculatæ. Elateres breviusculi attenuati
bispiri, spiris laxe torlis. Andræcia in caule vel ramulis mediana longius
spicata bracteis quam folia minoribus adscendentibus apice squarrose
decurvis, lobulo antico inflato monandro apice exciso plus minus
armato vulgo unidentato. Propagula foliorum unicellularia, in margine
foliorum præcipue in apice laciniarum haud rara.
Die Gattung ist über den ganzen Erdball verbreitet; in der nördlichen
Waldregion durch wenige Arten repräsentirl, ist sie auch in den
tropischen Gebieten nicht grade formenreich; ihre Hauptverbreitung
findet sie im antarctischen Gebiet Südamericas in Australien und Neu
Seeland, wo sie ausserordentlich vorherrscht und durch eine grosse
Anzahl Arten repräsentirt ist, die oft von sehr abweichendem, ganz
fremdartigem Habitus, ebenso aber auch von nicht selten ermüdend
gleichartiger und schwer zu identificirender Ausbildung sind.
Hierzu kommt dass die Gattung Chiloscyphus im Habitus unserem
Genus sehr nahe steht, so dass bei der Bestimmung steriler Pflanzen
diesem Umstande stets Rechnuug getragen werden muss; fertile Pflanzen
bieten weniger Schwierigkeiten weil die weiblichen Hüllblätter und
Amphigastrien von grosser Konstanz und eine zuverlässige Handhabe
sind; die Perianthien dagegen haben in der Ausbildung der Mündung,
abgesehen von deren Variabilität an ein und demselben Stamme, so
wenig greifbare Unterschiede. dass sie für die Erkennung der Art nur
ein nebensächliches Moment in der Mehrzahl der Fälle sein können.
Die Gruppe der Heterophyllæ bietet insofern Schwierigkeiten, als die
doppelte Form der unteren und oberen Blätter nicht immer nachweisbar
ist, wenn jene an älteren Pflanzen zerstört sind; hier ist es nöthig die
Gruppe der Integrifolia mit zum Vergleich heranzuziehen,
Die in den Diagnosen angegebenen Blattgrössen beziehen sich auf die
Blattfläche einschliesslich der Randwimpern etc.
D38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Lophocoleu.
Lophocolea.
I. Antarctice.
A. Integrifoliæ.
a. Integristipule.
1. Lophocolea gottscheæoides B. et M.
2. Lophocolea Spegazziniana Mass.
3. Lophocolea azopardana St. n. sp.
L. Lophocolea Boveana Mass.
>. Lophocolea cucullistipula St.
b. Grandistipule.
6. Lophocolea triseriata St.
7. Lophocolea palustris (Taylor).
8. Lophocolea otiphylla (Taylor).
9. Lophocolea navistipula St n. sp.
10. Lophocolea magellanica Schffn.
41. Lophocolea austrigena Taylor.
12. Lophocolea vasculosa (Taylor).
13. Lophocolea undulata Mont.
14. Lophocolea concava St.
15. Lophocolea elata (Gottsche).
16. Lophocolea turbiniflora St.
17. Lophocolea Puccioana (De Not.)
e. Parvistipule.
48. Lophocolea microstipula St.
19. Lophocolea humilis (H. et T.).
20. Lophocolea fusco-virens (Taylor).
21. Lophocolea æquifolia N. et M.
22. Lophocolea abnormis (B. et M.).
B. Bidentes
a. Longifoliæ
23. Lophocolea secundifolia Taylor.
24. Lophocolea campanulata St.
25. Lophocolea dentiflora St. n. sp.
26. Lophocolea attenuata St.
27. Lophocolea cornuta St. n. sp.
28. Lophocolea carinato-bifida St.
b. Bervifolie.
29. Lophocolea rigens (Taylor).
30. Lophocolea Köppensis Gottsche.
31. Lophocolea chilensis De Not.
52
+ 9 , 1 4
TE
TES
Lophocolea. FRANZ SPEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, 339
32. Lophocolea Cunninghamii St. n. sp.
33. Lophocolea conifolia St.
34. Lophocolea gibbosa Mont.
35. Lophocolea textilis Taylor.
36. Lophocolea olivacea St. n. sp.
37. Lophocolea nitens St. n. sp..
38. Lophocolea leptantha Tayl.
39. Lophocolea irregularis St.
40. Lophocolea humectata (Taylor).
41. Lophocolea humifusa Taylor.
42. Lophocolea anomoda (Mont.).
e. Latifolie.
"3. Lophocolea lalissima St.
kh. Lophocolea Cookiana Mass.
. Heterophyllæ.
45. Lophocolea georgiensis G.
46. Lophocolea pallidevirens (Taylor).
47. Lophocolea Krauseana St.
D. Longiciliæ.
l 48. Lophocolea striatella Mass.
19. Lophocolea divergenti-ciliata St.
50. Lophocolea ciliifera St.
E. Hirtifoliæ.
51. Lophocolea Hahnii St. n. sp.
F. Pluridentatæ.
52. Lophocolea filiformis St. n. sp.
53. Lophocolea fulvella (Taylor).
94. Lophocolea Gayana (Mont).
99. Lophocolea homomalla St. n. sp.
56. Lophocolea navicularis St.
57, Lophocolea cristatospinosa St.
58. Lophocolea clenophylla Schffn.
(>)
G. Lacerifoliæ.
59. Lophocolea obvoluta (Taylor).
60. Lophocolea trachyopa (Taylor).
|. Lophocolea gottscheæoides B. et M. Miss. scient. 1889,
p. 223.
Syn : L. apiculata Evans U. S. Nat. Herb. 1892, vol. I, p. 40.
Sterilis spectabilis pallıde virens vel plus minus brunneola profunde
pulvinatim cæspitosa. Caulis ad 12 cm. longus erectus validus parum
ramosus. Folia caulina adulta # mm. longa, 5 mm. lata, flaccida conferta,
53
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 Lophocolea.
el anlice et postice cauli longe accrela ideoque conduplicatim concava, in
plano lalissime cordiformia, symmetrica, lateribus æqualiter curvalis,
apice late rotundato mucronato. Cellulæ apicales 36 y. basales 54 X 72 y,
trigonis parvis inferne subnullis. Amphiyastria caulina foliis simillima
subæquimagna sinuatim inserla utrinque decurrentia, apice late reflexo
subeucullato.
Hab. Fretum magellanicum (Hariot, Dusén).
Die Pflanze weicht durch die sonderbare Blattinsertion vom Typus einer
Lophocolea sehr ab; wir kennen nur eine Gattung unter des Hepaticis
— das Genus Plagiochila — welche eine ähnliche insertio dimidiata
besitzt, und einige Arten derselben aus Madagascar haben, ähnlich wie
bei unserer Lophocolea, die Blätter so getheilt, dass die eine Hälfte dorsal
die andere ventral am Stengel angeheflet ist, so dass die beiden Basen
parallel verlaufen und das Blatt tief rinnig zusammengefaltet erscheint;
andere Arten den Gattung Plagiochila haben dagegen ganz flache
Blätter; so liegen auch diese Verhältnisse bei Lophocolea, so dass die
Blattinserlion allein keinen Anlass zu einer Abtrennung unserer Pflanze
giebt; immerhin bleibt es zweifelhaft, ob sie wirklich zu unserer
Galtung gehört.
2. Lophocolea Spegazzinii Mass. Nuov. Giorn. Bot. 1885,
p. 225.
Dioica parva elongala gracilis rigida brunneola apicibus dilutioribus
viridulis, dense pulvinalim cæspitosa, rupicola in rivulis alpestris. Caulis
ad 5 cm. longus simplex vel parum ramosus, fuscus tenuis fragilis. Folia
caulina vix 1 mm. longa conferta alternantia oblique patula angulo 45°
ereclo-conniventia obovata basi cuneatim angustata fere semiamplexi-
caulia integerrima. Cellulæ apicales 18 y, basales 18 X 45 w rectangu-
lares, trigonis subnullis. Amphig. caulina magna patula incurva canalicu-
latim concava oblonga apice angustala obtusa integerrima. Folia floralia
int. et amphigastrium florale intimum caulinis majora simillima. Perian-
thia vix exserta late obovala triquetra ore breviter trilobato lobis repandis
integerrimis alis subnullis.
Hab. Fretum magellan. (Spegazzini, Dusen).
3. L. azopardana Si. n. sp. typus in Herb. Stephani.
Sterilis parva rigida glauco-virens, in sicco brunneola, lerricola dense
cæspilosa. Caulis ad 3 cm. longus pluriramosus, ramis brevibus patulis
lateralibus ex axilla interna foliorum ortis. Folia caulina 0,7 mm. longa
oblique patula, assurgenti-homomalla, margine postico basi arcte recurvo,
in plano ovata integerrima haud decurrentia apice obtusa. Cellulæ api-
54
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Lophocolea. FRANZ SIEPHANI SPECIES HEPATICARUM. 54
cales 10 y, basales 15 X 30 y trigonis subnullis, parietibus marginalibus
maxime incrassatis limbum angustum hyalinum formantes. Amphigastria
caulina conferta magna oblique patula, oblongo-ligulata haud decurrentia
apice vix anguslata rolundata integerrima vel brevissime inciso-biloba.
Hab. Fuegia, Azopardo (Dusén) Insula Desolacion (Dusen).
Die Pflanze steht der L. Boveana sehr nahe und wurde auch s. Zt so
benannt; die Zellgrösse weicht aber wesentlich ab.
4. Lophocolea Boveana Mass. Nuov. Giorn. bot. ital. 1885,
vol. 17, p. 225.
Sterilis minor rigida olivacea dense cæspitosa lerricola. Caulis ad 2 cm.
longus simplex vel pauciramosus (ramis posticis) crassus viridis strictus.
Folia caulina ad 2 mm. longa parum imbricata alternantia oblique patula
caulique a latere appressa, oblique inserta utrinque breviter decurrentia,
parum concava, in plano ovala apice obtusa. Cellulæ 36 y. ubique fere
æquales trigonis majusculis. Amphigastria foliis subæqualia vel minora
oblique patula symmetrica late ovala utrinque longius decurrentia valde
concava apice oblusa vel acuta normaliter apiculala, integerrima.
Hab. Fuegia (Spegazzini).
5. L. cucullistipula St. Svenska Vet. Akad. 1900, vol. 26, p. 37.
Sterilis fusco-olivacea, in sicco dilute brunnea rigidula, minor sed
gracilis. dense cæspitosa, interdum pulvinata. Caulis ad 3 cm. longus
capillaceus simplex superne parum ramosus, ramis brevibus vix patulis.
Folia caulina 1.2 mm. longa parva, alternanlia imbricala recte patula,
erecto-conniventia, valde concava, lata basi inserla antice breviter decur-
rentia, integerrima subduplo latiora quam longa semicircularia. Cellulæ
18 p. basales 18 X 27 u maxime incrassalæ, trigonis superis late con-
fluentibus, inferis discrelis grosse nodulosis. Amphigastria foliis parum
minora libera cauli appressa apice cucullatim incurva utrinque breviter
lalissimeque decurrentia, alis late truncatis angulo utrinque hastatim
produclo,
Hab. Patagonia occid. (Dusen).
6. L. triseriata St. Svenska Akad. 1900, vol. 26, p. 45.
Dioica magna et robusta, fusco-olivacea, profunde pulvinatim cæspilosa,
terricola. Caulis ad 11 cm. longus, carnosus pauciramosus, ramis longis
erectis. Folia caulina 2,5 mm. longa, alternantia conferta, oblique a
caule patentia angulo 45° erecto-homomalla, postice valde concava, in
plano subrotunda integerrima margine postico valde decurvo. Cellulæ
apicales 28 y. trigonis majusculis, basales 36 X 72 p. trigonis subnullis.
Amphigastria foliis fere æquimagna libera profunde sinuatim inserta,
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542 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1906 Lophocolea.
ambitu subrotunda valde concava medio supero squarrose recurva apice
truncato-rotundata nuda vel biapiculata sinu nullo. Folia floralia intima
caulinis simillima parum majora, apice crispalula. Amphig. florale inti-
mum obovatum, foliis suis æquilongum integerrimum, apice crispato-
replicatum. Perianthium semiexsertum, magnum late obovato- allen,
ore amplo integerrimo, interruple recurvo-crispalo.
Hab. Patagonia occidentalis (Dusen); Fuegia (Dusen); Insula Desola-
eion (Dusen).
7. Lophocolea palustris (Taylor) Mitten. Fl. Tasman. p. 226.
Syn. : Jung. palustris Taylor J. of Bot. 1844, p. 464.
Sterilis major flaccidissima sphagno consociala pallide flavo-virens, in
paludibus fluitans et fusca subnigra. Caulis ad 10 cm. longus parum
ramosus ramis longis simplieibus. Folia caulina 1.6 mm. longa alternantia
imbricata ad 1 mm. longa integerrima oblique palula angulo 68° erecto-
homomalla marginibus late incurvis ideoque maxime concava, cucullata,
‘in plano late ovala anlice vix decurrentia postice breviter inserla ampliata
el caulem superantia. Cellulæ apicales 15 X 27 w valde irregulares
basales parum longiores angulis incrassalis. Amphigastria caulina magna
libera, brevi basi inserta plus minus patula, elliptica valde concava mar-
ginibus eireumeirca arcle incurvis, apice plus minus late exciso angulis
aculis.
Hab. Fretum nella, (Hooker, Hariot, Hyades).
8. L. otiphylla (Tayl.) Mitt. Flora Tasınan. p. 226.
Syn. : Jung, otiphylla Tayl. J. of. Bot. 1844, p. 466.
Chilosc. notophulloides Mass. Hep. Fuegiæ N. Giorn. Bot., vol. F7,
230.
Dioica magna et robusta pallide virens, in paludosis brunnea vel
subnigra valde elongata profundeque cæspitosa. Caulis ad 10 cm. longus
superne pluriramosus, ramis longis simplicibus flexuosis. Folia caulina
1,6 mm. longa conferta alternanlia ereclo-conniventia concava cordato-
rotundata anlice anguste decurrentia, basi postica breviter inserta abrupte
ampliala et caulem late superantia integerrima. Cellulæ marginales 13 y
subapicales 18 y basales 27 X 36 y trigonis magnis subnodulosis.
Amphigastria caulina semiamplexicaulia subeircularia patula valde con-
cava apice retusa angulis obtusis vel acutis. Folia floralia intima maxima
4 mm. longa 3 plo longiora quam lala angusie spathulata integerrima.
Amphig. florale intim. foliis suis simillimum multo quidem brevius.
Perianthia oblongo-triquetra plus 5 mm. longa ore breviter trilobato
lobis rotundatis integerrimis.
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Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, 543
Hab. Fretum magellanicuin (Hooker, Spegazzini, Hyades, Hariot,
Dusén). :
9. Lophocolea navistipula St. n.sp. iypus in herb. Stephani.
Sterilis pusilla rigida et fragillima subhyalina pulvinalim cæspilosa.
Caulis ad 10 mm. longus simplex vel pauciramosus erectus pallidus carno-
sus. Folia caulina 0,4 mm. longa erecto-conniventia, in plano quadrato-
rolunda, integerrima alternantia imbricata valde concava apicibus eueulla-
lim inflexis, antice vix decurrenlia poslice ampliala caulemque supe-
rantia. Cellulæ apicales 18 y trigonis magnis sæpe quadratim confluentibus,
basales 18 X 27 w trigonis magnis nodulosis. Amphig. foliis fere
æquimagna oblique patula libera eucullatim concava naviculiformia inte-
gerrima. |
Hab. Fretum magellanicum, Insula Desolacion (Dusén).
Die völlig ganzrandigen für die Kleinheit der Pflanze mächlig ent-
wickellen am Rande zurückgekrümmten Amphigastrien lassen dieselbe
sofort erkennen und das allein hat mich veranlasst eine sterile Lopho-
colea zu publiziren.
10. L. magellanica Schffn. Exped. Gazelle, vol. IV, p. 14.
« Differt a L. otiphylla cui simillima statura graciliore colore dilutiore
cellulis multo minoribus incrassalis subguttulatis. Perianthia terminalia
innovala triquetra ore rotundato-truncato integerrimo. Folia floralia et
umphig. floralia magna ovato-rotundata integerrima. »
Hab. Fretum magellan. (Naumann).
Sollte diese Pflanze nicht identisch mit L. austrigena sein ?
11. L. austrigena Taylor Syn. Hep., p. 702.
Syn. : Jung. austrigena Taylor. J. of Bot. 1844, p. 466.
Jung. cavispina Taylor. ibidem, p. 463.
Dioica major sæpe longissima fusco-viridis vel subnigra profunde
denseque cæspilosa subpulvinala. Caulis ad 15 em. longus plus minus
ramosus validus fuscus et tenax, ramis longis erectis vel adscendentibus
subarhizis. Folia caulina 2 mm. longa conferta oblique a caule patula,
adulta sepe explanata, juniora erecto-conniventia parum concava utrinque
breviter decurrentia brevi basi inserta subcircularia integerrima. Cellulæ
apicales 27 u basales duplo longiores, trigonis majusculis acutis.
Amphig. caulina maxima sæpe foliis æquilonga, late ovata libera utrinque
decurrentia ideoque valde concava marginibus reflexis subconduplicala,
apice sæpe inlegerrima rotundata rarius minute bidentula. Folia floralia
caulinis simillima, mullo majora. Amphigastrium florale intim. caulinis
haud diversum majus tamen el semper integerrimum. Perianthia magna
57
44 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 Lophocoleu.
longe exserta oblonga triquelra ore truncato repando plicatulo inte-
gerrimo.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker, Hariot, Dusén); Falklands Islands
(Hooker).
12. Lophocolea vasculosa (Taylor) Nees, Syn. Hep., p. 702.
Syn. : Jung. vasculosa Tayl. J. of Bot. 1844, p. 461.
Sterilis spectabilis fragillima, olivacea vel brunneola, in sicco fusca
profunde denseque cæspitosa subpulvinala. Caulis ad 8 cm. longus vali-
dus carnosus fragillimus, erectus inferne fuscus simplex superne viridis
et fasciculatim ramosus, ramis longis erectis. Folia caulina 2 mm. longa
imbricata, alternantia, erecto-homomalla subcireularia, in ramulis inter-
dum apice obtusata, antice breviter decurrenlia, postice brevissime
inserla integerrima. Cellulæ apicales 27 u. basales 27 X 54 trigonis
nullis; cuticula minute aspera. Amphigastria magna ovato-oblonga, cauli
appressa,.basi sinualim; inserta semiamplexicaulia utrinque parvo dente
armala, apice ad ?/s bifida, sinu angusto obtuso laciniis lanceolatis
porreclis.
Hab. Falklands Islands (Hooker): Fretum magellanicum Sholl Bay
(Cunningham).
Ob die von Dusen und Hatcher gesammelten Pflanzen hierher gehören
ist mit Sicherheit nicht zu sagen; sie haben eine glatte euticula.
13. L. undulata Mont. Ann. sc. nat. 1845, p. 35.
Dioica ? mediocris flaccida pallide-virens, in sicco flavicans. Caulis ad
3 cm. longus validus carnosus pallidus, ætate brunneolus parum ramosus.
Folia caulina 1,6 mm. longa conferta vel conferlissima alternantia
oblique patula, angulo 68° valde concava decurvula, in plano late Lrian-
gulala asymmetrica, margine antico substricto parum decurrente, poslico
multo magis arcuato arcte recurvo breviter inserto, apice oblusato vel
rotundato repando-angulato. Cellulæ apicales 27 y, basales 18 X 36 u.
trigonis apice parvis basi nullis. Amphig. libera magna caule duplo
laliora appressa, in plano ovata transverse inserta, inferne utrinque
3-4 spinulosa, apice ad medium inciso-bifida, laciniis lanceolatis porrectis.
Folia floralia intima caulinis majora, obovata, apice rotundata circumeirca
maxime irregulariter dentata sublacerata. Amphig. florale intimum foliis
parum minus, obovatum irregulariter dentatum et spinosum. Perianthia
(juvenilia) in caule terminalia ore trilobato, lobis grosse et maxime
irregulariter laceralis.
Hab. Chile (Gay).
Adhuc haud reperla.
58
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 345
14. Lophocolea concava St. Svenska Vet. Akad. 1900, vol. 26,
p. 36.
Sterilis major, flaccida, rufo-brunnea, in sicco subatra profunde cæspi-
tosa. Caulis ad 8 cm. longus pauciramosus, ramis erectis longiuseulis.
Folia caulina ad 2,5 mm. longa integerrima alternantia, antice el postice
breviter decurrentia oblique ovata vel ovato-rotundala, plano-disticha
margine poslico angusle decurvo, apice arcte incurvo. Cellulæ apicales
27 y. basales 36 X 63 y Lrigonis magnis aculis. Amphigastria pro planta
parva libera caule parum latiora sinualim inserla profundissime quadri-
laciniata, laciniis lanceolatis longe setaceis, medianis duplo longioribus,
discus basalis margine crebre irregulariterque spinosus utrinque longe
in caule decurrens, alis angustlis denticulatis.
Hab. Fuegia (Dusen).
Der Sammler hat in der |. €. genannten Publication noch andere
Standorte angegeben. was aber auf einer Nummer-Verwechslung beruht.
15. L. elata (G.) St.
Syn. : Jung. elata G. D. Polar Exped. 1883, II, p. 16.
Sterilis major flaceida in sicco subnigra laxe cæspitosa. Caulis ad 7 cm.
longus pauciramosus tenuis debilis. Folia caulina ad 2 mm. longa alter-
nantia parum imbricata oblique patula angulo 56°, subplana oblique
ovala apice rolundata, lata basi inserta haud decurrentia integerrima,
juvenilia erecta concaviuscula. Cellulæ apicales 18 u basales 36 X 54 y
trigonis nullis. Amphigastria caulina magna libera anguste oblonga cau!e
parum latiora, subquadruplo longiora quam lata appressa medio utrinque
dentifero apice ad ‘/2 vel ad ?/s inciso-bifido laciniis late lanceolatis
porrectis.
Hab. Georgia australis (D' Will. no 11).
16. L. turbiniflora St. Svenska Akad. 1900, vol 26, p. 45
Dioica minor pallida tenera dense cæspitosa terricola. Caulis 15 mm.
longus validus pallidus carnosus pauciramosus. Folia caulina A mm. longa
allerna imbricata oblique patula angulo 45° leniter adscendentia subplana
oblique ovata integerrima apice truncato-rotundata antice vix decurrentia.
Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 45 p trigonis nullis. Amphig. caulina
parva oblique patula transverse inserta ovalo-oblonga ad '/» bifida laci-
niis anguste triangulatis acuminatis porrectis, dentibus lateralibus nullis
Folia floralia intima caulinis multo majora oblonga integerrima basi
vaginalim appressa apice undulata vel suberispata. Amphig. florale inti-
mum magnum ovato-ellipticum ad ‘/s inciso-bilobum, sinu acuto lobis
late triangulatis porrectis aculis, basi utrinque unidenticulata. Perianthia
59
546 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 Lophocolea.
in caule terminalia late turbinala lateque aperta, ad medium trilobata,
lobis ex angusta basi dilatalis varie repandis et reflexis subcrispatis; alis
subnullis. Andreeia in ramis lateralibus mediana bracteis 8 jugis parvis
apice obluso brevissime patulo, lobulo antico amplo saccato haud definito,
plicam basalem folii tantum formante.
Hab. Chile, Valparaiso (Dusen).
17. Lophocolea Puccioana (De Not.) Mass. Nuov. Giorn. bot.
1885, p. 227.
Syn. : Jung. Puccioana De Not. Acad. Torino, 1857. IL, p. 221.
Dioica parva sed longa et gracilis ochroleuca vel brunneola in rupibus
dense cæspitosa vel pulvinata. Caulis ad 4 em. longus tenuis fuscus et
tenax pauciramosus. Folia caulina 0,5 mm. longa alternantia parum
imbricata oblique patula assurgenti-secunda concava antice parum decur-
rentia postice breviter inserta ampliala et caulem late superantia, integer-
rima in plano reniformia duplo latiora quam longa, asymmetrica 1. e. folii
dimidium anlicum quam posticum magis ampliatum. Cellulæ marginales
8 y subapicales 13 y basales 18 y trigonis magnis sæpe late confluen-
tibus. Amphigastria caulina magna libera valde concava cauli subap-
pressa transverse inserta, ex angusta basi subcireularia utrinque spina
parva mediana armata apice breviter emarginata, lobis aculis vel acumi-
natis vel obtusis. Folia floralia intima late spathulata apice late rotundata
cellulisque mamilliformibus dense regulariterque obsita. Amphig. florale
int. folıis suis subæquale basi longius obcuneatum. Perianthia vix exserta
obconica alte triquetra ore truncato minute dentato.
Hab. Chile (Gay, Dusen); Fretum magellan. (Spegazzini, Hariot, Hahn,
Dusen).
18. L. microstipula St. Svenska Vet. Akad. XXVI, p. 43.
Dioica mediocris pallide flavo-virens rigidula dense cæspitosa. Caulis
ad 2 cm. longus pro planta validus pauciramosus, ramis hic illie decurvis
altenualis microphyllis apice radicantibus. Folia caulina 1 mm. longa
allernantia subrecte patula antice parum decurrentia concava leniter
adscendenlia oblique obovata basi angustata apice Lruncato-rotundata
integerrima in adspectu imbricala re vera haud tecta. Cellulæ apicales
18 y, basales 27 X 45 y trigonis nullis. Asnphig. caulina parva libera
palula extus unidentala apice emarginato-bifida, lobis e lata basi atlenua-
tis porreclis. Folia floralia intima caulinis majora elliptica marginibus
recurvis valde concava integerrima. Amphig. florale intim. foliis suis
subæquimagnum spathulatum integerrimum apice solum breviter emar-
ginalo-bidentulum. Perianthia lerminalia longe exserta anguste oblongo-
60
Lophoeolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. - 547.
triquetra ore breviter trilobato, lobis integerrimis apice lantum brevis-
sime bidentulis, alis subnullis.
Hab. Fretum magellanicum (Cunningham, Dusén).
19. Lophocolea humilis (H. et T.) St.
Syn. : Jung. humilis H. et T. J. of Bot. 1844, p. 468.
Dioica minor rigidula pallide-virens, in sieco flavicans, sæpe dense
cæspitosa subpulvinata. Gaulis normaliter 2 cm. longus (in paludosis ad
6 cm.) pallidus rigidulus parum ramosus. Folia caulina 1,2 mm. longa
alterna, subrecte patula erecto-conniventia concaviuscula antice breviter
decurrentia in plano subcircularia integerrima. Cellulæ apicales 18 y
basales 18 X 27 y trigonis ubique magnis acutis. Amphig. caulina libera,
foliis 2 plo breviora appressa late ovala basi utrinque unidenlala apice
breviter emarginalo-bidentata, dentibus validis porrectis. Folia floralia
intima caulinis parum majora oblique patula concava, spathulata apice late
rotundato minute dentato, Amphig. flor. intimum foliis suis equimagnum
simillimum similiterque denticulatum. Perianthia pro planta gigantea
longissime exserta, quintuplo longiora quam lata, ore breviter 3 lobato
minute denticulato. Sporogonium magnum, pede anguste conico, in collo
perianthii solido sat elongato et valde carnoso. Andræcia mediana
bracteis ad 5 jugis monandris confertis quam folia minoribus ereclis
concavis lobulus anticus sat magnus anguste oblongus truncatus.
Hab. Insule Kerguelen, Falklands Islands. Fretum magellanicum
(Spegazzini, Dusén).
Das Original ist steril, die hier dazu gestellten Pflanzen sind aber
völlig identisch in Habitus Blattform und Zellbau.
20. L. fusco-virens (Taylor) Mitten, Flor. Tasman. p. 226.
Syn. : Chiloscyphus fusco-virens Tayl. p. p. J. of Bot. 1844, p. 474.
Dioica mediocris flaccida olivacea vel plus minus fusco-rubra, dense
cæspitosa terricola. Caulis ad 5 em. longus validus rigidulus parum
ramosus. Folia caulina 1,4 mm. longa parum imbricala subopposita
integerrima recte patula, concava, erecto-homomalla, adulta subplano-
disticha reniformia 2 mm. lata sed 1,2 mm. longa, antice haud decurren-
tia, margine postico magis arcualo. Cellulæ apicales 18 y trigonis nullis,
parietibus tenuibus basales 27 X 36 y trigonis majusculis acutis.
Amphig. caulina parva uno latere coalita, plus minus profunde biloba,
lobis late triangulatis acuminatis, spina valida externa utrinque armatis.
Folia floralia intima caulinis æquilata sed longiora, late oblique ovata
apice retusa integerrima. Amphig. florale intim. ovatum, caulinis fere
æquale æqualiterque retusum, symmetricum. Perianthia oblongo-triquetra
61
548 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906 Lophocolea.
ore breviter trilobato lobis erosis apice breviler irregulariterque bilobis,
lobulis acutis repandis; ale angustæ erosæ hic illic dentatæ. Andreeia in
planta mullo minore mediana. bracteis ad 4 jugis erecto-homomallis
integerrimis, lobulo antico magno cucullato, breviter exciso-unidentato.
Hab. Fretum magellan. (Hooker, Dusen); Chile australis (Dusén).
21. Lophocolea æquifolia N. et M. in Nees Hep. Eur. II, p. 490.
Dioica mediocris flaccida dilute olivacea lerricola et corticola laxe
cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus validus viridis vage ramosus, ramis
decurvis attenuatis. Folia caulina 1,5 mm. longa, adulta late ligulata,
oblique palula plano disticha vel parum adscendentia, juvenilia breviora
subrotunda lata basi inserla, nusquam decurrentia. Cellulæ apicales 27 w
trigonis majusculis, basales 27 X 54 u trigonis minoribus. Amphig.
caulina parva, cauli æquilata vel parum latiora, proximo folio anguste
coalita, ambitu subrectangulata utrinque dente parvo armala apice emar-
ginato-bifida, laciniis angustis porreclis. Folia floralia intima caulinis
majora oblongo-elliptica integerrima. Amphig. florale mtimum liberum
caulinis multo majus e basi obcuneata oblongum medio utrinque spina
valida armatum apice ad '/s bifidum sinu obtuso laciniis lanceolatis
subdivergentibus. Perianthia magna parum exserta, lale obovata inflato-
triquetra, ore late aperto trilobato, lobo postico breviore rotundato pauei-
dentalo lobis anticis multo longioribus alte coalitis et carinatis acutis, -
marginibus grosse hamatim dentatis. Andræcia mediana bracteis ad
5 jugis, lobulo antico oblongo inflato.
Hab. Chile. Insula Juan Fernandez (Bertero), Concepcion (Dusen).
22. L. abnormis (B. et M.) St.
Syn. : Leioscyphus abnormis B. et M. Miss. scient. V, p. 217.
Dioica mediocris (interdum longissima) brunneola apicibus flavescen-
tibus profunde denseque cæspitosa paludicola. Caulis ad 15 cm. longus
tenuis fuscus et tenax superne pauciramosus, ramis longis erectis. Folia
caulina 2 mm. longa conferta oblique inserta, oblique patula, erecto-
homomalla, subplana et subrotunda, postice breviter inserta antice
parum decurrentia, integerrima. Cellulæ apicales 27 y trigonis magnis
aculis, basales 27 X 72 y trigonis nullis, parielibus ubique validis.
Amphig. caulina parva libera, cauli curvatim approximata oblonga
apice bifidula vel integra acuta. Folia floralia caulinis multo majora
subrotunda integerrima concava, perianthium vaginatim amplectentia.
Amphig. florale iniim. magnum anguste ligulatum apice breviter bifi-
dulum, laciniis triangulatis acuminatis porrectis. Perianthia parum
prominentia ambitu late obconica distincte triplicata, plicis plus minus
62
al
LEN
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 549
late alatis interdum denticulatis ore profundo trilobato repando inle-
gerrimo.
Hab. Fretum magell. (Exped. antarct. de la Belgica, Hyades, Dusén).
93. Lophocolea secundifolia Taylor, Syn. Hep., p. 693.
Syn. : Jung. secundifolia Taylor J. of Bot. 1844, p. 471.
Monoica minor olivacea muscis consociala. Caulis ad 15 mm. longus
tenuis viridis pluriramosus. Folia caulina 1,5 mm. longa alterna imbri-
cata oblique patula angulo 45° erecto-homomalla, oblonga subtriplo
longiora quam lata anlice vix decurrentia apice ad '/s emarginato-bifida,
sinu lato subacuto laciniis triangulatis breviter acuminatis. Cellulæ
apicales 27 y basales 2 plo longiores trigonis nullis. Amphigastria
caulina libera ad basin fere bifida laciniis anguste lanceolatis integer-
rimis. Folia floralia intima caulinis multa majora ovato-oblonga ad
1/4 bifida lobis lanceolatis porrectis sinu lato obtuso. Amphig. florale
intim. foliis suis fere æquilongum anguste oblongum quadruplo longius
quam latum ad '/ bifidum laciniis angustis lanceolatis porrectis sinu
aculo. Perianthia anguste oblonga apice profunde trilobata, lobis varie
spinosis spinis angustis sat longis, ala antica angusla superne spinosa.
Andrecia in ramulis parvis lateralibus perianthio approximatis, bracteis
paucijugis apice squarrose recurvis profondius bifidis, lobulo antico parvo
inflato.
Hab. Falklands Islands (Hooker).
24. L. campanulata St. Svenska Vet. Akad. 1900, vol. 26, p. 54.
Dioica, mediocris tenera rigidula, pallide-virens, laxe cæspilosa. Caulis
ad 3 cm. longus, sub flore innovatione simplici continuatus, vix aliter
ramosus ceterum validus carnosus viridis. Folia caulina 2,5 mm. longa
alternantia parum imbricata apicibus liberis, plano disticha vel decurvula
oblique patula angulo 45° oblongo-triangulata, apice quam basis plus
duplo angustiore ad !/s emarginato bifido, laciniis subæqualibus parallelis
late triangulalis abrupte attenuatis apice setaceis, margine anlico sub-
stricto vix decurrente, postico leviter arcuato. Cellulæ maximæ, apicales
54 L basales 54 X 110 y trigonis subnullis. Amphigastria caulina caule
vix latiora, sinuatim inserta uno latere coalita, ambitu oblonga ad medium
bifida laciniis anguste lanceolatis parum divergentibus ceterum nuda vel
medio utrinque parvo dente armata. Folia floralia intima caulinis multo
majora, ovata integerrima apice abruple angustata ad '/s inciso-bifida
lobis breviter lanceolatis acutis porrectis. Amphigastrium florale iniimum
foliis suis æquimagnum, oblongum, inferne utrinque 2-3 ciliatum,
apice ad ‘/2 inciso-bifidum, laciniis lanceolatis porrectis. Perianthia parum
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 7, 30 juin 1906. 38
550 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 Lophocoleu.
exserla, optime campanulata triquetra ore ampliato breviter trilobato,
lobis grosse irregulariterque paueispinosis; ale breves ad mediunr
inferum perianthii reductæ angustæ integerrimæ attenuatim excurrentes.
Andrecia ignota.
Hab. Patagonia occid. (Dusén).
25. Lophocolea dentiflora St n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica majuseula pallida tenera terricola. Caulis ad % cm. longus
tenuis pallidus carnosus subsimplex in planta feminea innovando-plurira-
mosus. Folia caulina 2 mm. longa subopposita imbricala subrecte patula,
plano-disticha, ovato-triangulata margine postico stricto basi unidenticu-
lato vel sepe nudo, antico leniter arcuato integerrimo apice quam basis
subtriplo angustiore recte truncalo angulis apiculatis. Cellulæ apicales
36 y basales 45 X 63 Y trigonis nullis. Amphigastria caulina caule
subduplo latiora utrinque sat late in folia decurrentia utrinque 3 spinosa
spinis patulis inæqualibus apicalibus majoribus late divergentibus atte-
nuatis. Folia floralia intima plus 3 mm. longa ovato-oblonga circumcireà
remote regulariterque dentata vel dentato-spinosa, apice inæqualiter
biloba lobis breviter acuminatis lobo antico duplo minore sinu oblique
lunato. Amphigastrium florale intimum liberum ambitu ovatum utrinque
paucispinosum ad medium bifidum rima angusta laciniis angustiusculis
porrectis paucispinosis apice bifidulis, spinis ubique angustis patulis.
Perianthia (juvenilia) profunde triloba lobis utrinque regulariter gros-
seque trispinosis apice longe bifidis laciniis lanceolatis attenuatis.
Hab. Chile Concepcion (Scott Elliot).
Die Pflanze ist leicht an der Blattform zu erkennen; der dorsale Rand
ist gekrümmt, der ventrale dagegen fast grade, während gewöhnlich bei
unserer Galtung die triangulären Blätter grade das Gegentheil zeigen.
(Fortsetzung folgt.)
64
591
DIE LAUBMOOSE BADENS
Eine bryogeographische Skizze
VON
Dr Th. HERZOG
(Suite.)
Unter ihnen sind gar manche, welche zweifellos aus den benachbarten
Wäldern des hercynischen Gebirgs-Systems stammen, wie schon im
allgemeinen Teil bemerkt wurde. Andere, die nur eine sehr ungenau
begrenzte und lückenhafte Verbreitung besitzen, dürften lediglich als
zufällig hier vorkommend betrachtet werden; doch bemerken wir
unter ihnen eine kleine Anzahl von Arten, die zwar ziemlich allgemein
über Deutschland zerstreut sind, aber doch der südwestlichen Ecke :
Württemberg, Baden und Elsass fehlen, während gerade diese Gebiete
wieder eine Reihe von Formen aufzuweisen haben, die im übrigen
Deutschland fehlen oder wenigstens selten und auf die westlichen Gebiete
beschränkt sind. Zu den ersteren gehören : Cynodontium torquescens
und Ditrichum vaginans, zu den letzteren : Brachysteleum polyphyllum
und Pterogonium gracile. Die Flora dieser Ecke scheint demnach (im
Zusammenhang mit noch verschiedenen anderen Beobachtungen) eine
von den östlichen Gebieten Deutschlands getrennte vielfach unter dem
Einfluss südwestlicher Strömungen stehende Entwicklung aufzuweisen.
Von Arten mediterranen Charakters besitzt der Frankenjura :
Hymenostomum torlile. Grimmia orbicularis.
Gymnostomum calcareum. » crinila.
Trichostomum mutabile. Funaria medilerranea.
Tortella squarrosa. Entosthodon curvisetus (?).
592 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2’e SÉR.). 1906 (356)
Dieselben sind als Einwanderungen donauaufwärts (zum kleineren.
Teil mainaufwärts) aufzufassen, wofür ausser allgemein bryogeographi-
schen Gründen besonders Tortella squarrosa spricht, die im ganzen
übrigen Jura bis jetzt noch nicht gefunden wurde, während sie im
böhmischen Kessel und in Niederösterreich ein ausgedehntes Verbrei-
tungscentrum besitzt. Auch Entosthodon cwrvisetus, der besonders in den
Ländern um das Mittelländische Meer vorkommt und noch in Dalmatien
an einigen Stellen gefunden wurde, dagegen allen durch südwestliche
Strömungen beeinflussten Gebieten wie Luxemburg, Rheinprovinz, Baden
und südwestlicher Schweiz fehlt, scheint diese Ansicht zu unterstützen.
Für diese Zuwanderungsrichtung gleichfalls beweiskräftig ist das
Vorkommen von 4 ausgesprochen ostalpinen Formen unter den 13 Ver-
tretern der alpinen Flora, während auch von den übrigen 9, die zwar in
der gesamten Alpenkette vorkommen, eine Anzahl nach ihrer sonstigen
Verbreitung oder teilweisem Fehlen in andern Juragebieten sicher als
aus östlichen Alpengebieten eingewandert angenommen werden kann
Alpine Arten des Frankenjura sind :
Dieranum Mühlenbeckii. Neckera Besseri.
Barbula flavipes. Pseudoleskea atrovirens.
» paludosa. Brachythecium densum.
Grimmia anodon. Plagiothecium pulchellum.
Encalypta rhabdocarpa. Amblystegium Sprucei.
Mnium spinulosum (?). Hypnum Sauteri.
» spinosum.
Von diesen sind Barbula flavipes, Mnium spinulosum, Neckera Besseri
und Brachythecium densum entschieden östliche Formen.
Barbula flavipes hat ihre weileste Verbreitung in den bayrischen und
osterreichischen Kalkalpen, während sie westwärts nur noch von weni-
gen Punkten der Schweiz bekannt ist; diese stellen ebenso wie die
fränkischen Standorte nur die äussersten Vorposten der Art dar, indessen
ihr Verbreitungscentrum im Osten liegt. Mnium spinulosum ist zwar kein
echtes Alpenmoos, hat aber seine Hauptverbreitung in Europa einmal
besonders in den Gebirgen, die den böhmischen Kessel umsäumen, und
der ostwärts daran auschliessenden Tatra und den Karpaten, andrerseits
in den Vorbergen der östlichen Alpengebiete, während die übrigen
Standorte in der Alpenkette einen mehr sporadischen Charakter tragen.
Auch Neckera Besseri erreicht in der Schweiz die Westgrenze ihrer
Verbreitung und Brachythecium densum endlich ist ganz allein auf die
Ostalpen und die par Standorte im Frankenjura beschränkt.
(357) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 593
Ob Encalypta rhabdocarpa und Dieranum Mühlenbeckü, wie es sich
nach ihrem Vorkommen in Württemberg, Baden und der Nordschweiz
schliessen liesse. von Süden her dem Verlauf der Kette gefolgt sind, ist
schwer zu entscheiden; dagegen scheint für die übrigen eine Einwan-
derung aus östlichen Alpengebieten nach ihrer sonstigen Verbreitung
ziemlich sicher.
Aus den zahlreichen Sümpfen und Moorwiesen dieses Gebietes
sind im Gegensatz zu Württemberg und Baden noch eine bedeutende
Anzahl interessanter Arten zn verzeichnen :
Sphagnum acutifolium.
» tenellum.
» recurvum.
» teres.
» compaclum.
» molle.
» subsecundum.
» inundatum.
» molluscum.
_» eymbifolium.
Dicranum Bonjeani.
» Bergeri.
Splachnum ampullaceum.
Bryum uliginosum.
» bimum.
» pseudotriquetram mil var. Du
valioides.
» Lurbinatum.
Mnium Seligeri.
Amblyodon dealbalus.
Paludella squarrosa.
Aulacomnium palustre.
Polvtrichum gracile.
» juniperinum
» strielum.
Thuidium Blandowii.
Camptothecium nilens.
Hypnum elodes.
» chrysophyllum.
» stellatum.
» aduncum.
» Kneiffi.
» vernicosum.
» Sendtneri.
» Iyeopodioides.
» exannulatum.
» fluitans.
» pratense.
» cordifolium.
» giganleum.
» stramineum.
» trifarium.
» Scorpioides.
Zum Schluss seien noch einige andere interessante, zum Teil der
jurassischen Flora zum Teil den im Gebiete häufigen Culturböden
angehörende Arten genannt, die sich in den bisher aufgeführten Tabellen
nicht unterbringen liessen :
Fissidens Arnoldi.
» exilis.
Didymodon luridus.
Barbula reflexa.
» vinealis.
» gracilis.
Plerygoneurum subsessile.
Pottia Starkeana.
» lanceolata.
Pyramidula tetragona.
Ambiyodon dealbatus.
Brachythecium lætum.
» Rotæanum.
Rhynchostegiella tenella.
554 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ue séR.). 1906 (358)
Interessante Baummoose des Franken-Juras sind :
Tortula latifolia. Neckera pennata.
.». pulvinata. » pumila.
» papillosa. Anomodon longifolius.
Orthotrichum gymnostomum. Pterigynandrum filiforme.
» patens. Platygyrium repens.
» stramineum. Amblystegium subtile.
» lJleucomitrium. Hypnum fertile.
Antitrichia curtipendula. » reptile.
Somit haben wir im Frankenjura :
1. eine sehr reiche, typisch jurassische Flora,
2. eine grössere Anzahl hauptsächlich donauaufwäris eingewan-
derter südlicher Formen,
3. mehrere alpine Arten, unter denen,
4. einige einen ganz deutlich östlichen Charakter besitzen,
5. viele kieselholde Arten aus dem hercynischen Bergland.
Aus diesem ergiebt.sich eine sehr bemerkenswerte Mischung echt
jurassischer und östlicher Florenelemente, zu denen noch
die sonst dem Jura völlig fremdartig gegenüberstehenden Kiesel-
pflanzen Mitteldeutschlands treten.
Die Bodenseegegend.
Das unter dem Namen Bodenseegegend zusammengefasste Gebiet ist
zwar floristisch nicht so scharf wie elwa das des Schwarzwaldes oder des
Jura umgrenzt; um aber nicht zu kleine Gebietsstücke zu erhalten,
musste diese einfache Form der Bezeichnung gewählt werden, bei der
aber nicht vergessen werden darf, dass sich in ihm 2 völlig verschiedene
Floren, 1) die der vulkanischen Hegauberge, 2) die der Molasse, auf engem
Raum begegnen. Es wäre ja richtiger gewesen, das Hegau vom Molasse-
gebiet zu trennen, in Anbetracht des Umstandes aber, dass die echte
Hegauvegetation nur auf die wenigen, inselförmig aus der zu Grunde
liegenden Kalk- und Molasseregion aufragenden Bergkegel des Hohen-
stoffeln 846 m, Hohenhöwen 848 m, Hohentwiel 688 m, Hohenkrähen
645 m, Mägdeberg 666 m und Neuhöwen 869 m beschränkt ist, erschien
es untunlich, eine derartig untergeordnet entwickelte Region in der Be-
handlung als gleichwertig mit Schwarzwald und Jura darzustellen; viel-
mehr war es vorteilhafter, sie der ihr benachbarten Region der Molasse
(359) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 399
in der Umgebung des Bodensees beizugesellen, mit der zusammen sie
immer noch in Gegensatz zu irgend einem andern Gebiet des badischen
Landes gebracht werden kann. Auch die Molasseregion ist Kein für sich
‚abgeschlossenes Gebiet; sie erstreckt sich vielmehr einerseits bis nach
Württemberg hinein und setzt sich andrerseits in das Becken der
schweizerischen Molasse zwischen Alpen und Jura fort, mit der sie auch
floristisch die grösste Aehnlichkeit aufweist. Grosses Interesse bieten
auch die der Molasse reichlich aufgelagerten, in dieser mächligen Ent-
faltung kaum anderswo in Baden getroffenen Vermoorungen. Dieselben
verlieren freilich infolge langsamer Trockenlegung immer mehr ihren
so charakteristischen Schmuck an üppigen Sphagnen, Hypnen, Meesea,
Splachnum etc., von denen ein Teil für die Bodenseegegend allein eigen-
tümlich ist oder war, eine Gruppe, die sich noch wesentlich vergrössern
lässt, wenn man von nur vereinzelten Vorkommnissen in andern Mooren
Badens absieht. Dazu kommt die Flora der Ufer des Bodensees und des
Rheins, z. T. Arten des fliessenden Wassers, z. T. Bewohner des schlam-
migen oder sandigen Bodens der begrenzenden Ufergelände, unter denen
‚sich eine grössere Anzahl bemerkenswerter Formen finden.
Das Molassegebiet selbst zeigt eine zweifache Gliederung, die sich
auch in der Moosflora wiederspiegelt : l
(1 das Gebiet der wellenförmigen Hügelzüge mit ihren seichten Mul-
den, abwechselnden Wald-, Wiesen- und Agrikulturstrichen und
den häufig dazwischen ausgedehnten Mooren;
2) das Gebiet der steilen Ufer mit den hellglänzenden, weissen Molasse-
felsen und den tief eingerissenen, oft klammartig engen Schlucht-
tobeln mit kleinen Wasserläufen und sprühenden Fällen, in deren
Nachbarschaft sich in der Regel mächtige Kalktuffe angesetzt haben.
Die 4. Abteilung, die hier unterschieden wnrde, ist, von den späler
gesondert zu besprechenden Mooren ganz abgesehen, hauptsächlich durch
einen in ähnlichen Lagen ungewohnten, hier überraschenden, relativen
‚Reichtum an Arten ausgezeichnet. Die Agrikulturstriche beherbergen
allerdings nur die gewöhnlichsten Arten: Phascum cuspidatum, Pottia
Iruncatula etc. in grösserer Menge und auch diese nur so, dass sie gegen
die entsprechenden Gebiete in der Rheinebene entschieden zurückbleiben.
Zum grössten Teil kommt das wohl von ihrer höheren Lage, welche
— zwar nicht ganz so hoch wie die Baar — doch zwischen 400 und 600 m.
schwankt und daher für die typischen Bewohner der Ebene nicht gleich
günstige Bedingungen zu bieten vermag. Von ungewöhnlicheren Er-
scheinungen in diesem Kreise sind Ephemerum serratum, Dicranella
556 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1906 (360)
rufescens, Poltia minutula und P. lanceolata, Pterygoneurum cavifohum
und Mniobryum carneum bekannt geworden, und zwar meist aus der
Umgebung von Konstanz oder Salem. Die Vegelation der Grasraine und
Waldränder zeigt wie fast überall in niederen Lagen den bei Besprechung
der Kalkvorberge des Schwarzwaldes und des Kaiserstuhls genauer ge-
schilderten Typus, bestehend aus meist gelbgrünen oder bräunlichen
grösseren Arten der Pleurocarpen, mit xerophilen Charakteren als:
"Thuidium abietinum, Cylindrothecium concinnum, Brachythecium ruta-
bulum und albicans (seltener B. glareosum), Hylocomium triquetrum und
H. squarrosum, Hypnum Schreberi und H. purum etc., auf die hier nicht
näher eingegangen wird, zumal sich ihnen Keine seltneren Arten bei-
gesellen.
Treten wir in den Wald ein, so bietet sich uns anfangs derselbe An-
blick, wie in jedem andern, durch keine weiteren Eigentümlichkeiten
ausgezeichneten Wald der Kalkzone irgend eines Teiles des badischen
Landes dar: dürftiger Zusammenschluss einzelner Arten zu Beständen,
wenig Abwechslung in der Gruppierung und mangelhafte Entwicklung
der Einzelindividuen, meist stehende Eigenschaften der Moosflora des
Buchenwaldes, der im Gebiete vollständig in den Vordergrund tritt. Bei
genauerem Zusehen aber entdecken wir eine recht mannigfallige, frei-
lich wegen ihres vereinzelten Auftretens für den Allgemeineindruck
ganz zurücktretende Gruppe kleiner Moose, die meist mit dem Prädikat
„zerstreut‘‘ bezeichnet werden und auch tatsächlich in einzelnen Fällen
für Baden nur aus der Bodenseegegend bekannt sind, in keinem Floren-
gebiet Mitteleuropas aber völlig fehlen; z. T. bewohnen sie den Grund
der Baumslämme, wie Anomodon longifolius, Amblystegium radicale,
surhynchium slrigosum, Dicranum montanum (ce. fr.!) und D. viride,
andere wieder den lehmigen oder sandigen Boden des Waldes oder zer-
streut liegende Steine, je nach dem wechselnden Kalkgehalt der Abteilung
der Kalkholden oder der Kalkscheuen angehörend, so Pleuridium subu-
latum, Dicranella subulata, Fissidens exiles und F. incurvus, Seligeria
recurvata, Ditrichum tortile und D. pallidum, Distichium capillaceum,
Didymodon rubellus, Barbula fallax, Tortula subulata, Webera elongata,
Mnium stellare, undulatum, rostratum und cuspidatum, Pogonatum aloides
und P. urnigerum, Diphyscium, Buxbaumia aphylla, Anomodon apicu-
latus, Plagiothecium Reseanum, Hypnum incurvatum und molluscum,
Hylocomium brevirostre etc., durch welche die Flora der Wälder ungemein
belebt wird, ganz im Gegensatz z. B. zu den Wäldern ähnlicher Lagen in
den Kalkvorbergen des Schwarzwaldes, soweit nicht felsige Reviere in
2 LEE.
(361) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 397
Betracht gezogen werden, und in der Buchenzone des Schwarzwaldes
selbst. Wenn auch, namentlich in letzterem, die oben angeführten Floren-
bestandteile zum grösstem Teil gleichfalls vorkommen, so sind sie doch
viel spärlicher gesät, so dass die einheitliche Färbung der aus wenigen,
ganz gewöhnlichen Arten bestehenden Vegetation viel weniger durch-
brochen erscheint, woraus dort ein ausserordentlich langweiliger Vege-
talionstypus resultiert. Dazu kommen in der Bodenseegegend an den
höchsten Rücken noch einige echt montane Formen, so Dieranodontium
longirostre, Orthotrichum stramineum, Ulota Bruch, Plerigynandrum
filiforme, Neckera pennata und Leskea nervosa und überraschender Weise
zunächst bei Konstanz im Katharinenwald Dicranoweisia crispula, die
wir bisher als Typus der subalpinen Region anzusprechen gewohnt waren,
An den Molasse-Sandsteinfelsen und Kalktuffen finden wir
dagegen eine ausgesprochene Kalkflora entwickelt, die einen Teil ihrer
häufigsten Arten mit dem benachbarten Jura gemeinsam hat, andrerseits
aber auch mehrere kalkholde Arten besitzt, die erst hier ihre volle und
massige Entwicklung erreichen und in dieser Ausdehnung kaum irgend-
wo im Jura zu finden sein dürften; doch steht die Flora an Artenzahl
weit hinter der des Jura zurück. Besonders üppig ist dieselbe in den tief
eingerissenen Klammen, z. B. in der Mariaschlucht, im Hödinger- und
Bruckfeldertobel ausgebildet. wo breite Rasen von Thuidium tamarisci-
num, Thamnium alopecureum und Riesenexemplare von Neckera crispa
die Felsen der schattigen Wände überdecken, wo Distichium capillaceum,
Ditrichum flexicaule, Tortella tortuosa und Mnium stellare im Verein mit
Rhynchostegium rusciforme, Hypnum commutatum und Amblystegium
filieinum in weichen Polstern den Saum der Wasserläufe bekleiden, und
hoch an triefender Tuffwand, mit Früchten ganz bedeckt, die blaugrünen
Polster des Hymenostylium curvirostre, Eucladium verticillatum und
Bryum pseudotriquetrum kleben, in ihrer Gesellschaft Didymodon topha-
ceus und D. spadiceus, Gymnostomum calcareum und Leptobryum pyri-
forme, während an dunklen, glatten Wänden sich ein Ueberzug von
winzigem Fissidens pusillus, Seligeria pusilla, recurvata und tristicha,
Anodus Donianus, Gyroweisia tenuis, Hypnum palustre var. hamulosum
und zahlreichen dunkelfarbigen Lebermoosen (Jungermannia atrovirens,
Plagiochila interrupta, Jungerm. Mülleri etc.) angeheftet hat. Seltnere
Arten, die noch an ähnlichen Standorten gefunden wurden, sind Plagio-
pus Oederi und Meesea trichodes. An trockneren, starker Insolation aus-
gesetzten Wänden, die meist ziemlich steril sind und an zahlreichen
Stellen an’s Ufer des Sees herantreten, finden wir nur Gymnostomum
À
=
358 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (362)
calcareum, Barbula revoluta und B. convolula, sowie einige ganz gewöhn-
liche Arten der Grasraine, des Ackerbodens und der Grabenränder,
welche einer namentlichen Anführung nicht wert sind.
Hiermit sind wir an das Ufer des Sees gelangt, das nalurgemäss wieder
eine ganz gesonderle Stellung einnimmt. Im allgemeinen haben die
Moose auf dem unsichern, stets vom Wellenschlag bedrohten Sand und
Schlamm des Ufers, der sich stets mehr oder weniger in Bewegung be-
findet, ein sehr ungünstiges Feld zur Besiedelung; nichts destoweniger
treffen wir hier aber eine Reihe von Brya, die ähnlich wie die Weberen,
ihren nahen Verwandten auf den Sandbänken der Hochgebirgskäche den
ungleichen Kampf gegen das feindliche Element mit Erfolg aufgenommen
haben; dies sind besonders Bryum inclinatum, intermedium, bimum und
badium, die allerdings nur an wenigen Stellen gefunden werden, während
der grösste Teil des Strandes von jeglicher Moosvegetation entblösst, den
einen Teil des Jahres von Wasser bedeckt wird, die übrige Zeit aber
kahl oder nur mit spärlichen Phanerogamen geschmückt, daliegt. Auf
Schlammboden wurden dagegen Physcomitrella patens und Physcomi-
Irium pyriforme an mehreren Stellen gefunden.
Die Hydrophytenflora des Sees selbst wird durch Fissidens crassipes
und F. grandifrons, Hymenostylium curvirostre var. cataractarum, Tri-
chostomum Warnstorfü und Bryum submersum repräsentiert, welche
sich an grösseren Steinen oder Mauern, die in den See vorspringen,
jedoch nie in grösseren "Tiefen, angesiedelt haben. Die Cinclidotus-Arten,
die weiter rheinabwärts mit oben genannten Arten massig auftreten,
fehlen bis jetzt dem Bodensee vollständig. Bryum submersum ist bis jetzt
nur aus dem Bodensee bekannt.
Schliesslich bleiben noch die Moore und Riede zu besprechen, die,
rings um den Bodensee, sowohl unmittelbar an ihn grenzend, als auch in
Mulden der umgebenden Höhenzüge eingebettet, eine äusserst charak-
teristische, artenreiche Moos-Flora besitzen, so das Wollmatinger-Ried,
Mettnau, Heidelmoos, Sierenmoos, Frickinger- und Regnatshauser-Ried,
Taubenmoos, Burgweiler-Ried etc., die alle mehr oder weniger denselben
Arten zur Wohnstätte dienen,
Zuvörderst unter den Arten dieser Torfmoore fallen wie überall die
Sphagna und Hypna auf; in den kalkhaltigen Wiesenmooren fehlen
die ersteren.
Von der Gattung Sphagnum kennen wir im Bodenseegebiet ausser den
gewöhnlichen: Sph. acutifolium, cuspidatum, subsecundum, cymbifolium
und medium noch Sph. tenellum, recurvum, rufescens und papillosum,
as
(363) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS, 359
die meist in üppigster Entfaltung die eigenarligen, bunten Sphagneten
zusammenselzen. Diese vielfarbigen Kissen bestehen meist nur aus
Sphagnum-Arten ohne jede Beimischung, oft aber webt sich durch sie
auch ein verschlungenes Netz dünnstengeliger, langer Hypnum-Arten,
die an andern Stellen, besonders in oder an Wasserlümpeln, zusammen-
hängende Bestände formen, so H. stramineum; fluitans, exannulatun,
Sendtneri, intermedium und scorpioides, während H. stellatum und poly-
gamum mehr die Wurzelstöcke der harten Carexrasen umsäumen, zu-
weilen aber auch in Gesellschaft von Camptothecium nitens und Dicru-
num Boujeani in die mit Moorwasser gefüllten Tümpel vorrücken. Hyp-
num lycopodioides und H. turgescens, sowie das grosse H. scorpioides,
neben den Sphagna der schönste Schmuck der Bodenseeriede, leuchten
dagegen nur seltener, dann aber in prachtvollen Rasen von goldigem
und purpurbraunem Glanz aus der Umgebung hervor, während H. tri-
farium vollends sporadisch auftritt. Zu ihnen gesellen sich als Selten-
heiten noch Meesea triquetra und longiseta, sowie Splachnum ampulla-
ceum, von welchen die beiden ersten ähnliche Plätze wie Aulacomnium
palustre, Bryum pseudotriquetrum und Dieranum Boujeani bewohnen,
während letzteres wie überall auf die Anwesenheit von altem Rindvieh-
dünger angewiesen ist. Anders verhalten sich die trockenen Strecken
des Moors, die dicht mit blondhaarigem, hartem Gras und üppigen Heiden
bewachsen sind. Da treten besonders die breitrasigen, starren Polytricha
in dunklem Grün: P. commune, formosum, juniperinum, strictum und
gracile in den Vordergrund, daneben gelbliche Rasen von Hypnum
Schreberi und Hylocomium spiendens, indes sich an den schwarzen Torf-
wänden der Wassergräben die seideglänzenden, schöngrünen Polster der
Dicranella cerviculata und des seltneren Campylopus turfaceus im Verein
mit Fissidens osmundoides, Pleuridium alternifolium und einer Anzahl
von Jungermannien, besonders der Gatlung Cephalozia ausbreiten.
Nachdem wir nun in knappen Umrissen die verschiedenen Vegetations-
formen im Bereich der Bodenseemolasse überblickt haben, gehen wir
über zu der Flora der Hegauberge, die als vulkanische Kegel, aus
Phonolithen und Basalten von ziemlich schwankender chemischer Zu-
sammensetzung aufgebaut, ein wechselvolles Bild gewähren.
Einen allgemein gültigen Typus ihrer Vegetation zu schildern, mag
um deswillen nicht gelingen, weil das Gebiet erstens viel zu klein und
zweitens trotz dieser Kleinheit aus mehreren in ihrer Flora neben vielen
Analogien durch wesentliche Abweichungen scharf geschiedenen Fels-
bergen zusammengesetzt ist. Es mag daher die Flora der einzelnen Berge
selbst in kurzen Zügen vorgeführt werden.
560 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sur.). 1906 (364)
Beginnen wir mit dem wichtigsten, dem Hohentwiel, dessen mächtig
aus der flachwelligen Umgebung emporsteigende Felskuppe unter allen
Hegaubergen die ausgedehnteste Felsentwicklung zeigt, ein Umstand,
dem seine Flora ihre vor allen andern ausgezeichnete Reichhaltigkeit
verdankt. Die Moosflora ist in hervorragendem Masse die eines Felsbergs
und demgemäss treffen wir hier neben den gewöhnlichen Arten, die
nicht besonders angeführt werden, an schattigen Stellen im Wald Mnium
stellare, Webera cruda, Plagiothecium Reseunum und silvaticum, sowie
grosse Anomodonrasen (viticulosus und attenuatus), Neckera crispa und
N. complanata, Camptothecium lutescens (z. T. in der var. decipiens, die
überhaupt die Hegauberge auszeichnet), Hypnum incurvatum und Thui-
dium delicatulum, also eine Mischflora, die einerseits an die Bergwälder
des Jura, andrerseits an die des Schwarzwaldes erinnert. An grösseren
Felswänden und den von ihnen herabströmenden Schuttkegeln treffen
wir Amphidium Mougeotü, Dicranum Mühlenbeckü, Schistidium gracile,
Bryum alpinum, Rhodobryum roseum var. leplostomum, Muium serratum
und Eurhynchium strigosum, wiederum eine Vereinigung kalkholder und
‚kalkscheuer Arten auf derselben Unterlage! Die Vegetation der sonnigen
Felsen und steilen Trifthänge endlich, z. T. auch des morschen Gemäuers
der Ruine selbst, besteht aus Grimmia pulvinata, commutata, leucophæa
und crinita, Orthotrichum saxatile, Eucalypta vulgaris, Phascum pilife-
rum, Tortula pulvinata und dem seltenen Ditrichum glaucescens, einem
Vertreter südlicher Floren.
Der Hohenhöwen, dessen Hänge ausgedehnterer Waldwuchs und ver-
steckte Felspartien auszeichnen, besitzt neben Grimmia pulvinata, com-
mutata und leucophæa, Orthotrichum saxatile und Eucalypta vulgaris an
ähnlichen Standorten noch Tortula montana, Orthotrichum cupulatum
und Gymnoslomum calcareum und an schatligeren Stellen Dicranum
fulvum, Eucalypta ciliata und Tortula æstiva, Arten die bis jetzt allein
für den Hohenhöwen nachgewiesen sind. Ausserdem finden wir noch an
alten Eichenstämmen, besonders an der Nordseite des Ballenbergs, eines
ihm nördlich vorgelagerten Rückens von gleicher geologischer Beschaf-
fenheit, reichlichst Anomodon longifolius und Amblystegium subtile,
welch’ letzteres freilich auch aus den Wäldern des Hohentwiel und des
Hohenstoffeln bekannt geworden.ist. Dagegen fehlen ihm die südlichen
Arten Grimmia crinita und Ditrichum glaucescens.
Der Hohenstoffeln, der höchste der Hegauberge, zugleich der felsärmste
ist ausschliesslich mit Cylindrothecium Schleicheri und Homalothecium
Philippeanum vertreten (an den Basalttrümmern des Gipfels), während
(365) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS 361
die Schaar der lichtbedürftigen Felsenbewohner Grimmia leucophæa,
Orthotrichum cupulatum und Tortula montana, sowie andere, oben beim
Hohentwiel und Hohenhöwen angeführte Arten diesen Gipfel meiden.
Die übrigen Felskegel : Mägdeberg, Hohenkrähen und Neuhöwen
scheinen bryologisch unbedeutender zu sein, doch kann ein letztes Wort
hier noch nicht gesprochen werden, da dieselben floristisch weit weniger
als dıe drei erstgenannten Berge bekannt sind.
Zur Vervollständigung sei hier ein Verzeichnis sämtlicher bisher im
Bodenseegebiet nachgewiesenen Arten angefügt. Es sind 245, wovon 9
(gesperrt gedruckt!) für die Flora des Gebietes bis jetzt allein eigen-
tümlich sind.
Sphagnum tenellum. Dieranum scoparium.
» acutifolium. » Bonjeani.
» squarrosum. » undulatum.
» cuspidatum. Dicranodontium longirostre.
» recurvum Campylopus lurfaceus.
» subsecundum. Leucobryum glaucum.
» rufescens. Fissidens bryoides.
» eymbifolium. » exiles.
» papillosum. » ineurvus.
» medium. » pusillus.
Ephemerum serratum. » crassipes.
Physcomitrella patens. » osmundoides.
Phascum cuspidatum. » adianthoides.
» piliferum. » decipiens.
Astomum crispum. » taxifolius.
Pleuridium alternifolium. » grandifrons.
» subulatum. Seligeria Doniana.
Hymenostomum microstomum. » pusilla.
Gyroweisia tenuis.
Gymnostomum calcareum.
Hymenostylium curvirostre.
Eucladium verticillatum.
Weisia viridula.
Dieranoweisia crispula !
Dicranella cerviculata.
» Varia.
» rufescens.
» subulata.
Dieranum monlanum ce. fret.
» viride.
» fulvum.
» Mühlenbeckii.
» Tecurvata.
» tristicha.
Ceratodon purpureus.
Ditrichum tortile.
» flexicaule.
» pallidum.
» glaucescens.
Dislichium capillaceum.
Didymodon rubellus.
» spadiceus,
» tophaceus.
Trichostomum Warnstorfi.
Tortella inclinata.
» torluosa,
562 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1906
Barbula unguiculata.
» fallax.
» revolula.
» convoluta.
Pterygoneurum cavifolium.
Pottia minutula.
» truncatula.
» intermedia.
» lanceolata.
Aloina rigida.
Tortula muralis.
» æstiva.
» subulala.
» ruralis.
» montana.
» pulvinata.
Schistidium apocarpum.
» gracile.
Grimmia crinita.
» pulvinata.
» leucophaa.
» commulata.
Rhacomitrium canescens.
Amphidium Mougeotii.
Ulota Ludwigii.
» Bruchii.
» erispa.
» erispula.
Orthotrichum anomalum.
» cupulatum.
» obtusifolium.
» affine.
» fastigiatum.
» speciosum.
» palens.
» stramineum.
» Schimperi.
» pumilum.
» diaphanum.
» Lyellii.
» leiocarpum.
Encalypta vulgaris.
» cihata!
» contorta.
Georgia pellucida.
Splachnum ampullaceum.
Physcomitrium pyriforme.
Funaria hygrometrica.
Leptobryum pyriforme.
Webera elongala.
» nulans mit var. longiseta.
» cruda.
Mniobryum carneum.
» albicans.
Bryum inclinatum.
» intermedium.
» bimum.
» pallescens.
» alropurpureum.
» badium.
» alpinum!
» Funckii.
» argenteum.
» cxspiticium.
(366)
» capillare mit var. flaccidum.
» pallens.
» Duvalii.
» pseudotriquetrum.
» submersum.
» turbinatum.
Rhodobryum roseum var. leptostomum.
Mnium stellare.
» undulatum.
» rostralum.
» cuspidalum.
» affine.
» Seligeri.
» hornum.
» serratum.
Meesea uliginosa.
» longisela.
» tristicha.
Aulacomnium palustre.
Philonotis marchica.
» calcarea.
» fontana.
Bartramia ithyphylla.
» pomiformis.
Plagiopus Oederi.
Pogonatum aloides.
» nanum.
» urnigerum.
Polytrichum gracile.
» formosum.
(367) TH. HERZOG.
Polytrichum piliferum.
» Juniperinum.
» strictum.
». commune.
Diphyscium foliosum.
Buxbaumia aphylla.
Fontinalis antipyretica.
Leucodon sciuroides.
Neckera pennata.
» Crispa.
» complanala.
Homalia trichomanoides.
Leskea polycarpa.
» nervosa.
» calenulata.
Anomodon longifolius.
» atlenualus.
» viticulosus.
» apieulatus.
Thuidium abietinum.
» tamariscinum.
» delicatulum.
» recognitum.
Pterigynandrum filiforme.
Cylindrothecium Schleicheri.
» coneinnum.
Climacium dendroides.
Homalothecium sericeum.
» Philippeanum.
Camptothecium lutescens.
» nitens.
Brachytheeium salebrosum.
» glareosum.
» albicans.
» velutinum.
» rulabulum.
» rivulare.
» populeum.
» plumosum.
Scleropodium purum.
Eurhynchium strigosum.
» striatum.
» piliferum.
» prælongum.
DIE LAUBMOOSE BADENS.
Rhynchostegiella tenella.
Rhynchostegium rotundifolium.
» murale.
» rusciforme.
Thamnium alopecureum.
Plagiothecium denticulatum.
» silvaticum.
» Reseanum.
» sılesiacum.
Amblystegium subtile.
» serpens.
» radicale.
» filicinum.
» riparium.
Hypnum Sommerfeltii.
» stellalum.
» polygamum.
» Kneiffii.
» fluitans.
» Iycopodioides.
» vernicosum.
» intermedium.
» Sendtneri.
» uneinatum.
» commutatum.
» incurvatum.
» cupressiforme.
» Lindbergii.
» molluscum.
» palustre.
» cordifolium.
» giganteum.
» trifarium.
» cuspidatum.
» stramineum.
» tungescens.
» scorpioides.
Hylocomium splendens.
» triquetrum.
» brevirostrum.
» squarrosum.
» rugosum.
» Schreberi.
id
=
=
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sén.). 1906 (368)
Die Rheinebene.
Bei Betrachtung der floristischen Verhältnisse in der Rheinebene darf
nicht vergessen werden, dass wir es hier lediglich mit einer geogra-
phischen Bezeichnung zu {un haben, so dass also allein die Rheinebene
mit den breiten Talmündungen in den Rahmen dieser Skizze einbezogen
wird, unter Ausschluss der bei Behandlung der verticalen Verbreitung
noch der Ebene zugerechneten untersten Berghänge und der in ihr sich
erhebenden Hügelzüge. Z. B. wird der Tuniberg besser im Anschluss an
den Kaiserstuhl behandelt.
Das vorliegende Gebiet zeigt, entsprechend seiner grossen Ausdeh-
nung, in den verschiedenen Landesteilen einen verschiedenen Charakter,
so dass die Strecke zwischen Waldshut und Basel in scharfen Gegensatz
zu dem darauf folgenden, bedeutend grösseren Abschnitt von Basel bis
Mannheim tritt. Während wir auf der ersten Strecke ein relativ enges
Tal mit z. T. felsigen Flussufern treffen, erweitert sich dasselbe bei Basel
plötzlich und der Rhein tritt in eine breite Ebene ein, die den Strom auf
beiden Seiten in 3-4 Stunden Breite bis zur Einmündung des Mains, also
auf eine Länge von ca. 300 km. begleitet.
So wenig nun die Rheinebene vertical gegliedert ist, so reich ist ihr
physiognomischer Wechsel, hervorgerufen durch verschiedene physi-
kalische Verhältnisse. Stromuferdickicht und Altwasser, wechselnd mit
Kies- und Sandbänken, Schlammboden und Sumpfwiesen, weite Acker-
gelände, riesige Waldbestände, Moorstrecken, von Gräben und Bächen
durchschnitten, schliesslich die Kulturstätten der Dörfer und Städte mit
ihren mannigfachen Unterlagen, Dächern, Mauern, alten Ziehbrunnen,
steinernen Brunnentrögen, Chausseebäumen und alten Planken etc. etc.
(ragen ein ausserordentlich reiches, zwar nicht durch Masse und üppige
Entwicklung, aber durch grosse Artenzahl ausgezeichnetes Mooskleid.
Denn nirgends tritt wohl die Moosvegetation physiognomisch, d. h. im
Landschaftsbild, mehr zurück als in der Rheinebene, wo auf viele
Tausend Morgen Land der Boden dem Ackerhau nutzbar gemacht ist und
die alljährlich gepflügte Ackerscholle der Moospflanze die denkbar
ungünstigste Unterlage bietet, und doch überraschen uns hier mehr
als 1250 Arten, gewiss eine unverhältnismässig grosse Anzahl, wenn
wir andere Gebiete, z. B. den Schwarzwald, in dem sich alle güns-
tigen Eigenschaften für eine üppige Entfaltung der Moosvegetation ver-
einigen, daneben betrachten.
(369) TH, HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 565
Es ist vor allem die nächste Umgebung des Stromes selbst, die das
grösste Interesse beansprucht. Während auf der Strecke Waldshut-Basel
fast nur die Moose der felsigen Ufer, die zum grossen Teil den
Charakter der Kalkflora zeigen, von Bedeutung sind, tritt in dem zweiten
Abschnitt die Flora des Schlammbodens, der Sandbänke und Kiesplälze
in den Vordergrund, indess die Flora der felsigen Flussufer in soweit
zurückgeht, als sie auf die aus Kalksteinen aufgeführten Uferdämme
beschränkt bleibt und auch einige interessante Arten verliert, für die
dann allerdings einige neue hinzukommen.
Auf der Strecke Waldshut-Basel kennen wir:
Fissidens Arnoldi. Trichostomum Warnstorfi.
» rivularis. Dialytrichia Brebissonii.
» erassipes. Cinelidotus fontinaloides.
» Mildeanus. » riparius.
» rufulus. » aquaticus.
Weiter abwärts:
kommen neu hinzu:
Fissidens grandifrons t.
Trichostomum Baurianum.
Bryum Gerwigii.
Fontinalis gracilis.
verschwinden dagegen:
Fissidens Arnoldi.
» rivularis.
Dialytrichia Brebissonii.
Cinclidotus aquaticus.
Amblystegium fallax.
Fissidens grandifrons und Bryum Gerwigii sind aber insofern keine
neuen Erscheinungen, als dieselben schon weiter oben am Rhein, bei
seinem Durchbruch durch den Jura vorkommen und wohl nur zufällig
auf der zwischenliegenden Strecke noch nicht nachgewiesen sind.
Trichostomum Baurianum ist vorderhand noch eine kritische Art, die
erst von dem einen Standort Ichenheim bekannt ist.
Am lypischsten und von Basel abwärts am meisten anzutreffen ist eine
Vergesellschaftung von Fissidens Mildeanus in grossen, oft reich fruch-
tenden Rasen, kümmerlich entwickeltem Fissidens grandifrons, Trichos-
tomum Warnstorfü und Cinclidotus fontinaloides — die beiden letzteren
in schönen Exemplaren — und ganz vereinzeltem Cinclidotus riparius,
der bei Klepsau seine nördlichste Station in Baden erreicht. Auch Bryum
Ist vor kurzem von Dr. Th. Linder auch bei Säckingen gefunden worden.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 7, 30 juin 1906. 39
566 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (22e séR.). 1906 (370)
Gerwigü ist nicht häufig; dagegen treffen wir überall Amblystegium
riparium und Hypnum palustre. Schöner als am Rheinufer wächst
Fissidens grandifrons im Mühlekanal bei Ichenheim, wo er ähnlich wie
im Bodensee die üppige Höhe von 8-10 cm. erreicht.
Fissidens grandifrons, Trichostomum Warnstorfi und Bryum Gerwigü
sind in Mitteleuropa bisher nur aus dem Stromgebiet des Rheins bekannt,
was umso auffallender ist, als sie hier in grösster Individuenzahl auf-
treten und auf die ganze Länge vom obersten Bodensee bis Karlsruhe,
sowie auf die Nebenflüsse Reuss, Limmat und Aare verteilt erscheinen.
Bryum Gerwigü ist zwar bis jetzt allein für den Rhein nachgewiesen ;
dafür besitzt die Aare das ihm nicht unähnliche Bryum Geheebü.
Die im ersten Abschnitt kaum vertretene Flora des Schlamm-
bodens, der Sandbänke und Kiesplätze tritt nun auf der Strecke
Basel-Mannheim plötzlich hervor, indem sie fast ununterbrochen die
Altwässer begleitet und von da landeinwärts öde Strecken, die für
Wiesenkultur unbrauchbar sind, völlig in Anspruch nimmt. Wo freilich
ausgedehnte Buschdickichte von Weiden, Corylus Avellana und Hippo-
phaë rhamnoides, dem silberblättrigen, auffallenden Strauch mit den
gelbroten Beeren, das Ufer des Flusses umsäumt, bleibt der Boden meist
von Moosen kahl, oder er trägt nur hin und wieder ein paar dünne
Stengelchen von Mniobryum albicans neben dem gewöhnlichen Ambly-
stegium serpens und anderen Ubiquisten, von denen aber die Mehrzahl
die Rinde dicker Weidenstrünke, sowie hochstämmiger Bäume, Pappel,
Eiche, Erle etc., vorziehen. Alte Weiden sind meist ganz überzogen von
Amblystegium serpens, Homalothecium sericeum, Pylaisia polyantha,
Leskea polycarpa, Brachythecium salebrosum und B. velutinum, während
die Orthotricha fast ohne Ausnahme die niederen Strünke verachten und
mit Vorliebe an freistehenden, hochstämmigen Bäumen wachsen. Von
ihnen sind die häufigsten: O. obtusifolium, affine, fastigiatum, pumilum,
Schimperi, Lyellü, diaphanum und leiocarpum, welche nicht nur in der
Nähe des Stromes, sondern durch die ganze Ebene bis in die Täler und
die niedere Hügelregion weiteste Verbreitung finden.
Erst wo die Buschregion kahlen Stellen Platz macht, am Rande stark
wechselnder, seichter Altwasser, auf häufig überfluteten Sandplätzen etc.,
wo der nackte Boden zwischen den spärlichen Riedgräsern, Binsen und
Simsen und der noch kärglicheren Blumenvegetation hervorzieht, stellen
sich die typischen Vertreter der Sand-, Kies- und Schlammflora ein. Sehr
weile Verbreitung, besonders im Oberland, hat hier auf sandig-kiesigem
Boden Tortella inclinata, die mit Barbula convoluta und B. Hornschu-
Qt
(371) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 567
chiana, Rhacomitrium canescens var. ericetorum, Ceratodon purpureus
und gewöhnlichen Bryum-arten der Hauptsache nach die Moosflora zu-
sammenselzt. Dazu kommt eine Anzahl seltnerer Arten: Archidrum
alternifolium, Ditrichum tortile und D. flexicaule, Webera annotina und
die schönen Brya : intermedium, erythrocarpum, Klinggreffü, atropur-
pureum, versicolor, badium und Funckü, letztere besonders dem Unter-
land angehörend. Sehr selten und nur von einem oder zwei Standorten
bekannt sind Trichostomum viridulum, Barbula gracilis und B. vinealis.
Ziemlich verschieden davon ist die Moosflora des Schlammbodens.
Diese zeichnet sich namentlich durch das überaus zahlreiche Auftreten
von Physcomitirium eurystomum aus, das am ganzen Rhein hinunter
häufiger als Ph. pyriforme ist. Ph. sphæricum dagegen tritt nur ganz
vereinzell auf. Mit Physcom. eurystomum findet man oft noch Aloina
ambigua, Physcomitrella patens, Ephemerum cohærens und eine kleine
Form von Bryum pseudotriquetrum mit fadendünnem Stengel und ent-
fernter Beblätterung vom Habitus des Br. neodamense vergesellschaflet.
Ausser ihnen sind es nur noch unscheinbare Riccien und andere kleine
Lebermoose, die im Verein mit Botrydium granulatum den Boden
besiedeln. Dagegen hält sich das seltene Aypnum Wilsonit mit grosser
Constanz an den Rand austrocknender Wasserarme, deren träge dahin-
schleichendes Wasser seine braungrünen, häufig mit Hypnum cuspidatum
untermischten Rasen benetzen.
Den wechselnden Verhältnissen der Stromufergebiete gegenüber
berührt uns die Flora der ausgedehnten Waldungen der Ebene sehr
langweilig. Mag auch die Artenzahl derselben nicht gerade unbedeutend
sein, so sind es doch nur die allergewöhnlichsten Spezies, welche die
Moosdecke zusammenselzen und diese nicht einmal in schöner Ent-
wicklung. Meist ist der Waldbeden völlig von dem feinen sog. Seegras
(Carex brizoides und ihren Verwandten) bedeckt oder mit einem dichten
Flor von Anemonen, Primeln, Pulmonarien, Allium ursinum und hie
und da Scilla bifolia überzogen, so dass nur vereinzelte Moosrasen, am
häufigsten noch Catharineaundulata und Dieranum scoparium dazwischen
hervortreten. Einige Abwechslung in die im allgemeinen eintönige
Vegetalion bringen die kleinen Bächlein und Gräben, die in allen Rich-
tungen den Forst durchschneiden, mit Eurhynchium Swartzü, Ambly-
stegium fluviatile, Eurhynchium Stokesu und Mnium hornum, sowie die
nicht selten auftretenden Vermoorungen, die die Waldflora um einige
wenige Arten bereichern, so Sphagnum acutifolium, cymbifolium und
squarrosum. Spezielles Interesse bieten auch noch die allen modernden
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2We sÉR.). 1906 (372)
Baumstümpfe und Wurzeln, sowie die Stämme der lebenden Bäume.
Besonders Erlenstümpfe werden von manchen Moosen merkwürdig
bevorzugt. Da haben wir: Tetrapkis pellucida, Mnium hornum, Buxbau-
mia indusiata (in der Ebene nur vereinzelt, im Schwarzwald häufiger),
Brachythecium salebrosum und rutabulum, Plagiothecium silvaticum,
denticulatum, silesiacum und das äusserst seltene PJ. latebricola. An
lebenden Bäumen dagegen treffen wir neben ganz gewöhnlichem Hypnum
cupressiforme, Leucodon sciuroides, Homalia trichomanoides, Neckera
complanata etc. noch Anomodon attenuatus, Antitrichia curtipendula,
Leskea nervosa, Platygyrium repens, Amblystegium subtile und als grosse
Seltenheiten Thuidium minutulum und Hypnum Haldanianum.
Viel moosreicher sind die zahlreichen Riedwiesen und sumpfigen
Stellen, welche zwischen den hier vorherrschenden sauern Gräsern
einer gut entwickelten Moosvegetation Raum gewähren.
Im Allgemeinen bietet die Zusammensetzung dieser charakteristischen
Moosgesellschaft keine zu grosse Abwechslung, doch zeichnen sich
manche Plätze durch eine starke Anhäufung interessanter Arten aus, die
an die Verhältnisse in den Bodenseerieden gemahnt, durch manches
Vorkommnis aber doch gut von ihnen unterschieden ist.
Am häufigsten auf solchen Sumpfwiesen sind Hypnum cuspidatum,
H. stellatum, H. Sendtneri und H. fluitans, Fissidens adianthoides, Bryum
pseudotriquetrum, Aulacomnium palustre und Climacium dendroides, die
Hypnaceen gewöhnlich in schönem Goldbraun zwischen den Büscheln
der Riedgräser hervorleuchtend. Seltener mischen sich darunter Hypnum
elodes, H. pratense, H. vernicosum, H. intermedium, H. exannulatum,
H. Kneiffü und H. lycopodioides, Meesea uliginosa und M. triquetra,
Dicranum Bonjeani, Bryum bimum und B. turbinatum. Bryum neoda-
mense, Meesea Albertini, Philonotis marchica, Timmia megapolitana und
Sphagnum platyphyllum schliesslich gehören zu den grössten Selten-
heiten.
Auf schwach bewachsene Torfstrecken und kahle, schwarze Erde
beschränken sich Trematodon ambiguus, Dicranella cerviculata, Campy-
lopus turfaceus, Amblyodon dealbatus und die Polytrichumarten : strictum,
juniperinum, commune und gracile, während sich Hypnum giganteum
und H. cordifolium an die wassergefüllten Sumpfgräben halten.
Wie wir sehen, zeigen sich hier vielfach Anklänge an die Floren ent-
sprechender Unterlagen im norddeutschen Tiefland und in Skandinavien
einerseits, in den Mooren des Jura und der Alpen andrerseits, Veranlas-
sung genug, einen früheren Zusammenhang dieser heute getrennten, in
(373) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 569
Süddeutschland und der Schweiz sogar nur noch in Bruchstücken vor-
handenen Moosfloren anzunehmen. Dieser Zusammenhang mag wohl
während der ganzen Glacialperiode bestanden haben, ohne durch die
Interglacialzeiten wesentlich beeinflusst worden zu sein, obwohl auch in
diesen relativ kurzen Zeiträumen starke Schwankungen in der Ausdeh-
nung der arklisch-alpinen Flora aufgetreten sein mögen.
Wenn auch keine der oben genannten Arten ihren südlichsten Stand-
ort in Baden hat, so können doch die süddeutschen Länder: Baden,
Württemberg, Bayern, sowie Schweiz und Tirol für eine grosse Anzahl
derselben als südliche Grenzmarken gelten, wenn die eine oder
andere Art auch zufällig in einem oder einigen wenigen Standorlen noch
südlicher vorgedrungen erscheint. Z. B. lassen sich die südlichsten Stand-
orte von Bryum neodamense durch eine fast den Breitegraden parallele
Linie verbinden und nur die var. ovatum dringt in den Alpen weiter
südlich vor. Fast dasselbe gilt für Sphagnum platyphyllum, das nur in
einem einzigen Standort südwärts der Alpen angetroffen wurde, sonsl
aber nur sporadisch in die südlichen Grenzmarken vordringt, ebenso für
Meesea Albertini und Timmia megapolitana, während z. B. Thuidium
Blandowi schon in Nordfranken seine Südgrenze erreicht. Es wäre in-
dessen nicht unmöglich, dass sich diese Art noch für die Moore des
nördlichen Schwarzwaldes nachweisen liesse. Auch das oben bei den
Waldmoosen angeführte Plagiothecium latebricola trägt einen entschieden
borealen Typus und erreicht die Südgrenze seiner Verbreitung eigentlich
schon mit der Mainlinie, obgleich es noch von einem Standort in Baden
und in einem zweiten sogar vom Nordfuss der Alpen (bei Château d’Oex)
bekannt ist.
Andrerseits aber bilden Baden, Württemberg, Bayern etc. die nörd-
lichen Grenzgebiete für eine grosse Anzahl südlicher Arten, wie dies
bei Behandlung des Kaiserstuhls, der Kalkvorberge des Schwarzwaldes
und des Jura hervorgehoben wurde, und diesem Umstand verdanken die
süddeutschen Länder zum grossen Teil auch ihre ausserordentlich reiche,
aus den verschiedenartigsten Elementen zusammengesetzte Flora.
Eine nur im Unterland, etwa von Rastatt abwärts, vorhandene Beschaf-
fenheit des Waldbodens, der hier vorwiegend aus Sand besteht, begüns-
tigt zwar eine sehr reiche Phanerogamenflora; es sei nur an Jurinea
cyanoides, Chimophila umbellata und Silene Otites erinnert, sie ist dagegen
an Moosen sehr arm und hat bisher nur Dicranum spurium geliefert.
Doch wird noch zweifellos die eine oder andere seltene Art bei genauerer
Durchforschung zu entdecken sein ; besonders wäre auf Tortella cæspitosa,
n
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sék.). 1906 (374)
Trichostomum viridulum, Plagiothecium curvifolium und Mnium Drum-
mondi zu achten.
Verlassen wir nun die Waldregion und gehen wir über zu der Moos-
vegetalion des Kulturbodens in seiner verschiedenartigen Gestaltung.
Es muss gleich zu Anfang betont werden, dass den Moosen hier physiog-
nomisch absolut jede Bedeutung fehlt; man könnte sonst versucht sein,
nach der grossen Anzahl der Arten, die in folgendem aufgezählt werden,
einen Rückschluss auf die Dichtigkeit ihrer Anordnung zu machen.
Floristisch allein beanspruchen diese Moose grösseres Interesse, da sie
immerhin einen gewissen Prozentsatz aller in Baden vorkommenden
Arten darstellen. Eine grössere Zahl ist ja allerdings nicht nur auf den
Ackerboden angewiesen, sondern findet sich an den mannigfachsten
Orten, an Grasrainen, auf Steinen, Waldboden, Mauern etc. wieder, so
Astomum erispum, Weisia viridula, Fissidens bryoides und F. taxifolius,
Ceratodon purpureus, Catharinea undulata, Camptothecium lutescens,
Eurhynchium pr&longum, Hypnum chrysophyllum etc. dagegen be-
schränken sich Ephemerum serratum, Ephemerella recurvifolia, Acaulon
muticum und A. triquetrum, Microbryum Flerkeanum, Phascum cuspi-
datum, piliferum und eurvicollum, Mildella bryoides, Pleuridium nitidum,
Dicranella Schreberi und rufescens, Fissidens tamarindifolius, Plerygo-
neurum subsessile und cavifolium, Pottia minutula, truncatula, intermedia
und lanceolata, Aloina ambigua, Pyramidula telragona, Entosthodon
fascicularis, Catharinea angustata und Rhynchostegium megapolitanum
fast völlig auf den Kulturboden der Aecker, Gartenbeete, oder Wegränder
im freien Felde, wo sie in einzelnen kleinen Trüppchen oder sogar nur
einzelnen Individuen die nackte Erde bewohnen; alles in allem 2% Arten,
also beinahe 5 °/ der gesamten Artenzahl Badens. Sicher aber sind noch
mehr Arten auf diesem von den meisten Bryologen nur ungern und
pflichtmässig durchforschten Untergrunde aufzufinden, die bis jetzt der
badischen Flora fehlen, so vielleicht Ephemerum sessile, Hymenostomum
rostellatum und squarrosum, Trichodon cylindricus, Dicranella humilis,
Aloina brevirostris, Pottia Starkeana, Discelium nudum und Catharinea
tenella, auf welche bei der weiteren Durchforschung Badens noch ganz
besonders zu achten wäre.
(Fortsetzung folgt!)
571
Liste des Höpatignes du Canton de Zurich
PAR
P. CULMANN.
La liste suivante est destinée à faire suile au « Catalogue des mousses
du canton de Zurich » que j'ai publié il y a quelques années, en collabo-
ration avec M. J. Weber (Mitteilungen der Naturwissenschaftlichen
Gesellschaft in Winterthur, Heft III, 1901). Malheureusement, j’ai eu bien
moins de documents à ma disposition pour les hépatiques que pour les
mousses. MM. Hegetschweiler pere et fils, M. J. Weber, M. R. Keller qui
tous s’&taient occupés d’une façon assez suivie de mousses, n’ont récolté
qu’accidentellement quelques hépatiques. — M. K. Forster à Rueschlikon
a exploré la chaîne du Zimmerberg, le Sihlwald et l’Albis pendant plu-
sieurs années: c’est peut-être avec la Hohe Rhone la partie la mieux
étudiée du canton, ce qui, il est vrai, ne veut pas dire grand chose. Moi-
même je n’ai pas eu, avant mon départ pour Paris, tout le temps qu'il
eût fallu pour fournir un travail un peu complet. Depuis, à deux reprises,
j'ai bien passé mes vacances au bord du lac de Zurich, mais c'était tou-
jours en plein été, à une saison peu favorable pour la récolte des hépa-
tiques dans les régions basses du canton.
Je crains donc que ma liste ne soit assez incomplète. J'ai cru néan-
moins devoir la publier pour que les matériaux rassemblés ne soient pas
entièrement perdus. Il faut craindre d’ailleurs qu’un avenir assez prochain
ne voie disparaître quelques-unes des espèces que nous avons encore pu
récolter; avec la civilisation disparaissent peu à peu. deux des meilleurs
refuges de la flore hépaticologique : les tourbières et les troncs pourris.
J'ai vu quelques hépatiques récoltées par les Hegetschweiler dans
l’herbier du jardin botanique de Zurich, mais je n’ai pas eu le temps de
noter exactement tout ce que contient cette collection. Monsieur Weber
a bien voulu m'envoyer toutes les hépaliques récoltées par lui dans le
canton; malheureusement, un certain nombre d’entre elles se sont per-
dues en route avant de me parvenir. J’ai parcouru à Rüschlikon l'herbier
de M. K. Forster et j'ai noté les plantes intéressantes qu'il contenait. Qu'il
me soit permis d'exprimer ici à ces Messieurs, ainsi qu’au directeur du
jardin botanique, le professeur Schinz, mes sincères remerciments pour
le concours qu'ils on bien voulu me prêter. Je suis très obligé aussi à
572 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1906 (2)
MM. Jack, K. Müller (Fribourg) et V. Schiffner qui ont vérifié ou déter-
miné pour moi les espèces critiques.
Pour l’énumération des localités, je suivrai le même ordre que dans le
Catalogue de mousses, commençant par la vallée du Rhin, pour remonter
ensuite successivement celle de la Töss, de la Glatt, de la Limmat, de la
Sihl et de la Reuss.
Abréviations :
e. fr. = avec fruits.
c. per. — avec calices.
C. = Dr. P. Culmann.
F. = K. Forster.
H. s. = Dr. Joh. Jac. Hegetschweiler (n’est pas l’auteur de la flore
suisse comme je l’avait dit dans mon Catalogue de mousses).
H. j. = Dr. C. Hegetschweiler.
W. = J. Weber.
1. Riccia glauca L. — En grande quantile sur la vase desséchée du
Vordere Gattikoner Weiher, 550 m., c. fr., F., Amann, C. — Sur la terre
humide, au milieu de la route, Aarlach pres de Rifferswyl, 580 m., H.j.
2. Riccia bifurca Hoffm. — Avec le précédent et le suivant au Gatti-
koner Weiher F. (déterminé par Heeg, Mitteilungen über einige Arten
der Gattung Riccia, Bot. Not. 1898) C.
3. Riccia cristallina L. — Avec les deux précédents aux Gattikoner
Weiher, en quantité et fructifié, C. — Grande Carrière pres de Mettmen-
stellen, c. fr., H. j.
%. Riccia fluitans L. — Dans un fossé du Sihlfeld près de Zurich, st.,
J. Jäggi (voir Wartmann et Schenk, Schweizerische Cryptogamen n° 646),
C. (altitude 400 m. env.).
5. Conocephalus conicus (L.) — Répandu sur les murs, les rochers, la
terre humide, mais rarement frucüfié — Mur au-dessus du pont d’Eglisau,
340 m., c. fr., GC. — Eschenberg près de Winterthur, sur les pierres
servant à capter une source, C. — Bärloch près de Steg 1080 m., C. —
Ruisseau près d’Uetikon 410 m., C. — Dans un fossé près de Männedorf,
ce. fr., W. — Sihltobel, Rüschlikon, Thalwyl, Oberrieden, Horgen, Rich-
terswyl F. C. — Sihlwald, plusieurs localités F. C. — Bürglenstutz au
bord d’un ruisseau 850 m., GC. — Schönau, F. — Hütten, F. — Commun
et quelquefois fructifié à la Hohe Rhone entre 800 et 1100 m.. C.
6. Lunularia cruciata (L.) — Dans les plates-bandes du jardin bota-
nique à Zurich autour des serres, 410 m., avec cupules à propagules. W. C.
7. Preissia commutata (Lndnb.) — Sur les murs, le tuf calcaire, la
Nagelfluh et même dans les tourbières, toujours fertile sauf dans les tour-
bières. — Murs au-dessus du pont du Rhin à Eglisau, 340 m., Frymann, C.
— En masse sur les murs entourant l’église d’Andelfingen, 400 m., C. —
Bleutschi près de Pfungen, 520 m.. C. — Hellbachtobel près de Weiss-
lingen sur le tuf calcaire 650 m., ©. — Paroi de tourbe, Hinweilerried,
550 m., st. C. — Nagelfluh Scheidegg, 1220 m., avec l’Orthotheeium
rufescens, G. — Nagelfluh pres de Rüti, W. C. — Küssnachtertobel avec
(3) P. CULMANN. HEPATIQUES DU CANTON DE ZURICH 373
l’Orthothecium rufescens, 480 m., C. — Murs près de Hirzel 755 m., C. —
Sagenbach, Hohe Rhone, C.
Fructifie en juin et juillet dans la plaine, en aôut à la Scheidegg, sur
des rochers ombragés.
8. Marchantia polymorpha L. — Rare chez nous. — Murs près
d’Eglisau, 340 m., c. fr., Frymann, C. — Baldisried près de Hettlingen,
430 m., s. fr., GC. — Aeusserer Gattikoner Weiher, F. — Kruzelenmoos
pres de Hirzel, sur la tourbe, 680 m., c. fr., C. — Heischer Allmend, sur
la tourbe, 600 m., e. fr., €.
9. Aneura pinguis (L.) — A. C. fructifie en avril. — Eschenberg,
Winterthur, 550 m., c. fr., C. (vérifié par M. Jack). — Widtobel pres de
Kempttal avec le Pellia calycina, 550 m., c. fr., C. — Kämmater Bächli, Zü-
richberg, 550 m., c. fr., CG. — Rehtobel, près de Zurich, Dr. Winter — Stäfa,
sur le tuf calcaire, e. fr., W. — Pfannenstiel avec le Pellia calycina c. fr.,
W. — Marais près de Uezikon, 550 m., c. fr., CG. — Sagenbach, Hohe Rhone,
1050 m., c. fr., C. — Neu Turbenland près de Uerzlikon, 530 m.. fleurs
mâles, C.
10. Aneura multifida (L.) — AC., lieux humides dans les bois sur la
terre. — Entre Feuertalen et le Kohlfirst, 530 m., ce. per., C. — Hüttkopf,
1200 m., GC. — Forêt au-dessus de Limberg près de Küssnacht, 700 m.,
e. fr., GC. — Près du Pfannenstiel, 820 m., avec le Pellia calycina, G. —
Au-dessus d’Oberrieden, 600 m., C. — Hohe Rhone, à plusieurs endroits
entre 800 et 1100 m., ce. fr., C.
La station du Katzensee appartient à l’espèce suivante.
11. Aneura incurvata (Lindb.) — En très petite quantité sur la tourbe,
aux trois localités suivantes. — Robenhausen, 550 m., fleurs mâles. C. —
Katzensee, 450 m., fleurs mâles et femelles, C. — Hinterbergried sur
Wädenswyl, 680 m., avec propagules, C.
12. Aneura latifrons Lindb. — AC. sur la tourbe, plus rarement sur
les troncs pourris. — Vallée supérieure de la Töss sur les troncs pourris
avec l’Aneura palmata, 830 m., c. fr. C., — Hinweiler et Oberhôflerried
sur la tourbe, 550 m., c. fr. GC. — Kruzelenmoos près de Hirzel, 680 m., sur
la tourbe, avec le Ce ephalozia connivens, c. fr., C. — Heischer Allmend,
sur la tourbe, 600 m., e. per., CG. — Hohe Rhone, sur le bois pourri,
1100 ın., e. fr.. C.
13. Aneura palmata (Hedw.) — AC., sur le bois pourri très humide. —
Vallée supérieure de la Töss, 810 à 830 m., c. fr., C. — Leimbachtobel,
Zürichberg, 500 m., C. — Dolderpark, Zürichberg, 580 m., c. fr., C. —
Herrenholz et Herrliberger Hau, 800 à 840 m., GC. — Au-dessus de
Horgen, 600 m., C. — Hohe Rhone de 800 à 1200 m., c. fr., C.
14. Metzgeria furcata (L.) — Sterile sur les troncs d’arbre, assez
repandu.
15. Metzgeria conjugata Lindb. — AC., sur les rochers, la base des
ones d’arbre. — Repandu dans la vallée supérieure de la Töss entre
800 et 850 m., c. fr.. C. — Tobel près de Wald, 650 m., avec fleurs, C. —
Weierbach sur Rüti. 600 m., c. fr., C. — Près du Dolder, Zürichberg,
dans un ravin avec fleurs, C. — Près de Fällanden, 500 m., e. fr., C. —
574 BULLETIN DE L'HENBIER BOISSIER (Ze sÉéR.). 1906 (4}
Männedorf, ce. fr.. W. — Sur les blocs de Sernefit, Landforst et Sihlwald,
€. fr., C. — Sur un mur, Stigibühl pres de Maschwanden, 465 m., c. fr.. C.
16. Metzgeria pubescens (Schrank). — Sur les rochers, plus rarement
sur les troncs d’arbre, souvent abondant. — Bärloch sur Steg. 1080 m., C.
— Vers la Wolfsgrube, dans la vallee de la Töss, 880 m., C. — Lägern
au-dessus de Seneft, 850 m., en grande quantile, avec fleurs femelles,
C. — Blocs erraliques au-dessus de Horgen, F., C. — Cinq localités dans
le Sihlwald. sur les blocs erraliques au-dessus de 600 m., F
sprung, 580 m., avec fleurs mâles, C. — Hohe Rhone, sur la Nagelfluh,
780 m., C
17. Moerckia Flotowiana (Nees.) — Au bord d’un petit ruisseau vallée
supérieure du Sagenbach, Hohe Rhone, 1100 m.. avec fleurs mâles et
calices, C.
18. Peilia calycina (Taylor). — Souvent abondant dans les lieux humi-
des et découverts. — Chemin montant de Feuertalen au Kohlfirst, 500 m.,
ce. per., G. — Widtobel pres de Kempttal, 550 m., €. fr., G. — Helltobel
pres de Weisslingen, c. fr., C. (vérifié par M. Jack). — Répandu et assez
fréquemment fructifié sur la chaine du Zürichberg de Hængg jusqu'au
Pfannenstiel, W., C. — Uetliberg. C. — Près de Bocken, 580 m.. c. per.,
C. — Sihlwald, F. — Répandu à la Hohe Rhone ce. per., C. — Entre
Uttenberg et Maschwanden, 430 m.. C.
19. Pellia Neesiana (Gott.) — Eschenberg vers le Gamser sur l'humus
de la forêt, 540 m., c. fr., C. (déterminé par M. Jack).
20. Pellia epiphylla (L.) — Hinweilerried, sur la tourbe, 550 m.,
e. per.. C. — Kruzelenmoos près de Hirzel, sur la tourbe, 680 m., c. per. C.
— J'ai constaté l’inflorescence monoique des échantillons provenant de
ces deux stations. Le Pellia epiphylla, très calcifuge, est rare chez nous.
21. Blasia pusilla L. — Dans un fossé, Gehr, Kohlfirst, 540 m., avec
réceptacles à propagules, C.
22. Fossombronia pusilla (L.) — Sur la terre, assez répandu au Kohl-
first, de 540 à 560 m., c. fr., C. — Au bord d’un chemin, Stammheimer
Berg. 620 m., c. fr., ©. — Schnabel, 870 m., e. fr., C.
23. Fossombronia cristata Lindb. — Dans un champ argileux en
friche près de Kappel avec l’Anthoceros lævis, oct. 78, c. fr. maturis, H. J-
(sous le nom de Fossombronia pusilla).
24. Marsupella emarginata (Ehrh.) — Hohe Rhone, de 1100 à 1200 m.,
avec calices et fleurs mâles, C.
25. Marsupella Funckii (Web. et Mohr). — Au bord d’un chemin,
Heerenbänkli, Irchel, 660 m., c. per., C. — Sur des blocs de grès au
sommet de la Hohe Rhone vers le Dreiländerstein, 1200 m.. ce. fr..
vetustis, C.
26. Marsupella ustulata Spruce. — Sur les blocs de grès, avec le
Scapania umbrosa et le précédent à la Hohe Rhone, 1200 m., c. per., C.
(vérifié par le professeur Schiffner. J’avais d’abord rapporté cette mousse
au Sprucei).
27. Alicularia scalaris (Schrad.) — Près du Heerenbänkli, Irchel, avec
(5) P. CULMANN. HÉPATIQUES DU CANTON DE ZURICH 575
le Scapania nemorosa et le Polytrichum aloides, 660 m., C. — Près d’Egg-
wegwald, sur Steg, 830 m., en pelite quantité au bord du chemin, CO. —
Au bord d’un chemin, au-dessus de Horgen, en petite quantilé avec le
Diplophyllum obtusifolium, C. — Au bord des chemins et sur les pierres,
assez fréquent à la Hohe Rhone de 900 à 1200 m., avec fleurs mâles et
calices, C. — Gottschallenberg, 1140 m., W.
28. Nardia hyalina (Lyell) — Assez répandu sur les collines au bord
du Rhin, entre 450 et 550 m., Rheinsberg, Kohlfirst et Stammheimer-
berg, avec archégones fécondés, C. — En très petite quantité au Schnebel-
horn, 1250 m. et au Hüttkopf, 1170 m., C.
29. Nardia subelliptica Lindb. — Sur les blocs de grès à la Hohe
Rhone entre 1050 et 1200 m., c. fr., C. (déterminé par le professeur
Schiffner).
30. Nardia crenulata (Sm.) varietas gracillima (Sm.) — Sur la terre
au bord des chemins, dans les bois. — Haggenberg près de Weiach,
600 m., c. per. (forma tuberculata) G. — Rheinsberg, 500 m., c. per. el
fl. masc., C. — Kohlfirst, 550 m., c. per., C. — Stammheimerberg 610 m.,
C. — Entre la Tössscheide et la Wolfsgrube, 960 m., c. per., C. —
Laegern à plusieurs endroits, €. fr., CG. — Spitalwaldung Zürichberg,
600 m., forma tuberculata, c. fr., C. — Au-dessus de Limberg près de
Küssnacht, 700 m., C. — Au-dessus de Horgen, 600 m., ce. per., C. —
Talus d’un chemin près de Bocken 580 m., e. per., G. — Au-dessus de la
station Sihlbrugg, 550 m., GC. — Sihlwald, C. — Hohe Rhone, 900 m., C. —
Rifferswyl, herbier Hegetschweiler (déterminé par Jack).
Nardia crenulata forma transitoria Schiffner. — Spitzenberg pres
de Hirzel, 690 m., G. — Hohe Rhone, au-dessous du Dreiländerstein,
e. per., C.
91. Aplozia riparia (Tayl.) — Repandu dans tout le canton, depuis le
pont d’Eglisau (c. fr.) jusqu’à la Hohe Rhone, surtout sur les pierres au
bord de l’eau, dans les ravins; je l’ai aussi trouvé près de Robenhausen
sur la tourbe (déterminé par le professeur Schiffner). — Presque toujours
avec calices, mais assez rarement fructifie.
32. Aplozia atrovirens (Schleich.) — Bärloch sur Steg, 1080 m., c. per,
C. — Küssnachtertobel sur la Nagelfluh avec le Gymnostomum eurvirostre
et l’Orthothecium rufescens, c. fr., C.
Ces deux plantes sont beaucoup plus robustes que l’atrovirens des
nos 74 et 75 de la collection Schiffner. A mon avis ce sont des formes
intermédiaires entre l’atrovirens et le riparia. Le professeur Schiffner,
auquel j’ai envoyé la plante de Küssnacht, ne s’est pas prononcé d’une
facon définitive à son sujet.
33. Aplozia pumila (With.) — Hohe Rhone mêlé au Nardia subelliptica,
sur des blocs de grès au-dessous du Dreiländerstein, 1100 m., c. fr., C.
34. Aplozia sphærocarpa (Hook.) — Sur les pierres, au bord d’un petit
cours d’eau (Sagenbach) et au bord du chemin, Hohe Rhone, avec arché-
gones fecondes, 1050 à 1200 m., C.
39. Aplozia autumnalis (DC) — Sur les blocs erratiques près de
Fällanden, 500 m., avec archégones fécondés (ces plantes correspondent
bien avec la description du Schraderi donnée par Limpricht), C. —
576 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (6)
Herrenholz au-dessus de Küssnacht sur le bois pourri et sur la terre,
700 m., c. per. (répond plutôt au subapicalis décrit par Limpricht), C. —
Sihlwald, F. (déterminé par C.) — Sihlwald, sur le chemin de l’Albishorn,
550 m., c. per., (subapicalis typique), C. — Assez fréquent à la Hohe
Rhone sur le bois pourri, où il fructifie, 860 à 1200 m. (subapicalis), C.
36. Aplozia lanceolata (L.) — Sur le bois pourri, Hinteres Tösstal,
810 m., c. per., ©. — Sur la terre, Hohe Rhone 950 à 1200 m. à deux
endroits, CPC:
37. Lophozia bicrenata (Ldnb.) — Sur la terre argileuse, Hit du
Kohlfirst, 550 m., c. per., C. — Haggenberg près de Weiach, c. fr., C.
. 38. Lophozia badensis (Gott.) — Sur un talus près du moulin de
Wülflingen, 420 m., avec archégones fécondés, C. — Dans une sablière,
pres de First, non loin de la Kyburg, 680 m., richement fructifié C. (deter-
miné par le professeur Schiffner).
39. Lophozia Mülleri (Nees). — Répandu dans tout le canton surtout
au bord de l’eau, presque toujours avec calices.
40. Lophozia Hornschuchiana (Nees). — En grandes touffes stériles
que de loin je pris pour le Bryum Schleicheri, au bord du Sagenbach,
. Hohe Rhone, 1200 m., C.
41. Lophozia Gorahyrolenea (Nees). — Sur les bois pourris. — Hült-
kopf, 1200 m., c. fr., C. — Hohe Rhone, trois stations entre 1050 et
1100 m., c. fr. , C.
42, Pop bo eus longiflora (Nees). — Entre les mousses, Hohe Rhone
pres du Sagenbach, 1000 m., c. fr., C.
43. Lophozia ventricosa (Dicks.) — Sur un talus au bord du chemin,
Hohe Rhone, 900 m., C.
44. Lophozia incisa (Schrad.) — Bois pourri, Schnebelhorn, 1200 à
4250 m., c. per., C. — Hüttkopf, bois pourri, 1200 m., ©. — Scheidegg,
bois pourri, 1220 m., ©. — Hohe Rhone, assez fréquent sur le bois pourri
el sur les pierres, 1100 à 1200 m., e. fr., C.
45. Lophozia gracilis (Schleich.) — Assez fréquent sur le bois pourri
el sur la terre au haut de la Hohe Rhone vers 1200 ın., st., ©.
46. Lophozia barbata (Schmid.) — Sur la terre et les blocs erratiques,
toujours stérile. — Eggwegwald sur Steg, 830 m., avec le Pogonatum
aloides, C. — Schnebelhorn, 1200 m., C. — Hübschegg, Dägelsberg,
1050 m., C. — Warte, C. — Fällanden, 500 m.. C. — Pfannenstiel, W. —
Au-dessus d' Oberrieden, sur les blocs erratiques avec le Dieranum longi-
folium, 600 m., C. — Albis, dans les fourres, W.
47. Tophozia quinquedentata (Huds.) — Fréquent sur les blocs erra-
tiques, sur la terre, parmi les mousses. — Helltobel pres de Töss dans une
touffe de Dicranum (var. on [Tayl.]), e. per., C. — Pfrundholz pres de
Weisslingen, 680 m., c. fr., C. — Hüttkopf el Scheidegg, 1200 m., c. fr.,
C. — Vallée supérieure de la Töss au-dessus de 800 m., ©. — Bärloch sur
Steg, 1080 m., ©. — Fällanden, 500 m., C. — Blocs erratiques au-dessus
de Horgen, F., C. — Sihlwald, même station, F. — Sihlsprung, 580 m.,
G. — Hohe Rhone, 750 et 1050 m., c. per., GC. — Stigibühl près de
Maschwanden, 470 m., C
(7) P, CULMANN. HÉPATIQUES DU CANTON DE ZURICH DTA
48. Lophozia lycopodioides (Wallr.) — Hüttkopf, 1200 m., entre les
mousses avec le quiquedentata, C. — Hohe Rhone en-dessous du Drei-
länderstein formant de beau tapis sur la terre et les sphaignes, avec
fleurs mâles. vers 1000 ou 1100 m., C.
49. Sphenolobus exsectus (Schmid.) — Frequent sur le bois pourri
au Schnebelhorn de 1100 à 1250 m., avec fleurs mâles et perianthes, C.
— Dägelsberg, sur le bois pourri, fréquent, C. — Très répandu à la Hohe
Rhone sur le bois pourri et les pierres, 1000 à 1230 m., st., W., c. fr., C.
50. Sphenolobus minutus (Crantz). — Blocs erratiques près de Fäl-
landen avec le Bazzania tricrenata el le Dieranum fulvum, 500 m., st.,
G. — Sur le bois pourri, Hohe Rhone, st., C.
51. Plagiochila asplenioides (L.) — Très commun dans tous les bois,
mais rarement fructifié. Fruits aux localités suivantes : Hinterer Eschen-
berg, Dr. Keller, mürs en mai. — Albis, W. — Hohe Rhone, 1200 m., C.
52. Pedinophyllum interruptum (Nees). — Ebnet pres de Weiach,
500 m., c. per., GC. — Widtobel près de Kempttal, c. fr., CG. — Thierhaag,
Schnebelhorn, 1150 m., e. per., G. — Bärloch. 1080 m., sur la Nagelfluh,
ce. per., ©. — Männedorf sur le tuf, c. per., W. — Forst Oberrieden, sur
les blocs erratiques, c. per.. F. — Horger Egg, 630 m., c. fr., F. — Sihl-
wald trois stations, F., C. — Uetliberg, 800 m. sur la Nagefluh, c. per., C.
— Rochers humides pres du Jonenbach, herbier Hegetschweiler.
53. Mylia anomala (Hook). — Sur la tourbe. — Oberhöflerried pres de
Hinwyl, 550 m., ©. — Grindelmoos sur Horgen, 660 m., ©. — Kruzelen-
moos pres de Hirzel avec le Cephalozia connivens et le Lepidozia setacea,
680 m., C. — Heischer Allmend, 600 m., G. — Neu-Turbenland pres de
Uerzlikon, 530 m., assez abondant et fructifié avec le Lepidozia setacea, C.
54. Lophocolea bidentata (L.) — Lieux humides dans les bois, répandu
par tout le canton, sans être commun.
55. Lophocolea cuspidata Limp. — Herrliberger Hau sur une pierre
avec le Lophocolea heterophylla, 800 m., c. per., C. — Près du Gattikoner
Weiher sur un tronc coupé, 530 m., c. per., C.
96. Lophocolea heterophylla (Schrad.) — Une des hépatiques les plus
communes. Presque toujours fructifié. Sur les troncs pourris, à la base
des arbres elc.
57. Lophocolea minor Nees. — Au bord d’un chemin montant de
Feuertalen au Kohlfirst, vers 540 m., assez abondant, C. — Moosburg
près de Effretikon, 520 m., quelques brins seulement, C.
58. Chilocyphus polyanthus (L.) — Répandu par tout le canton, sur
la terre, dans les fossés des bois, assez souvent fructifié.
59. Cephalozia bicuspidata (L.) — Cette hépatique, qui évite les ter-
rains calcaires, est relativement rare chez nous et limitée aux ilots de
terrains argileux ou siliceux, aux bois pourris et aux tourbières. — Kohl-
first, 540 m., c. per., C. — Rütibuck, Irchel, 670 m., c. per., C. — Hütt-
kopf, 1200 m., c. per., sur le bois pourri, C. — Tourbiere pres de Pfäffi-
kon, 550 m., C. — Laegern, au bord du chemin, c. per., ©. — Bois près
de Limberg sur Küssnacht sur les troncs pourris, c. per., C. — Zimmer-
berg au-dessus d’Oberrieden, 600 m., sur la terre, c. per., C. — Près de
578 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2We sen.) 1906 (8)
Spitzen, sur la terre, c. per., 700 m., G. — Près de la station de Sihlbrugg
sur la terre 550 m., c. per.. C. — Assez répandu sur la chaine de l’Ober-
albis de 700 a 900 m., sur la terre c. fr., GC. — Hohe Rhone de 880 à
1200 m., c. fr., surtout sur le bois pourri, G. — Hagenmoos pres de
Næfenhauser sur la tourbe, c. per., 600 m.. C.
60. Gephalozia Lammersiana (Hüb.) — Sur le talus d’un chemin près
de Bocken. c. per., 600 m., C. (déterminé par le professeur Schiffner).
61. Cephalozia connivens (Dicks.) — Dans toutes nos lourbieres.
Robenhausen, c. per., 550 m., C. — Oberhöflerried près de Hinwyl mêlé
au Lepidozia setacea, 550 m., c. per., GC. — Grindelmoos près de Horgen
sur le bois pourri, €. fr., 660 m., C. — Kruzelenmoos pres de Hirzel,
c. per.. 680 m.. G. — Kruzelen pres de Hausen, ce. fr., 600 m., G. —
Heischer Allmend, 600 m., c. per., GC. — Hagenmoos près de Naefen-
häuser, 600 m., €. fr., GC. — Neu-Turbenland près de Uerzlikon, 530 m.,
c. per., C.
62. Gephalozia pleniceps (Aust.) — Dans un fossé, tourbiere près de
Pfäffikon, 550 m., c. per., avec le Cephalozia bicuspidata, G. — Kruzelen-
moos pres de Hirzel, 680 m., c. per., CG. — Neu-Turbenland pres de
Uerzlikon, 530 m., c. per., C. — Les plantes de ces trois slalions ont été
vérifiés par le professeur Schiffner.
63. Gephalozia symbolica (Gott.) — Hütineregg, Hohe Rhone, 1100 m.,
c. per., ©. (déterminé par le professeur Schiffner).
La station de Pfäffikon appartient à l’espece précédente.
64. Gephalozia fluitans (Nees). — Assez abondant avec le Lepidozia
setacea sur l’île flottante du Lützelsee, 510 m., st., C.
65. Nowellia curvifolia (Dicks.) — Eschenberg, richement fructifié,
Dr. R. Keller (determine par C.) — En petite quantité, sur un tronc
pourri au-dessus de Herrliberg, 800 m., st., C.
66. Cephaloziella trivialis Schiffner. — Kohlfirst, 550 m., c. fr., C.
(determine par le professeur Schiffner, ainsi que la suivante). — Au-
dessus de Horgen, sur un talus, 600 m., c. fr., C.
67. Cephaloziella Starkii (Nees). — Près de Rheinsfelden sur les talus
d'un chemin avec fleurs mâles (déterminé par le professeur Schiffner.) —
Schnebelhorn, parmi le Calluna vulgaris 1200 m., st., C. (déterminé par
le professeur Schiffner). — Dans le canton, entre autre sur le Stamm-
heimerberg, près de Rueschikon et près de Uerzlikon, j'ai recolté en outre
plusieurs Cephaloziella stériles qui appartiennent probablement aussi à
celte espèce difficile à séparer de la précédente.
68. Cephaloziella Jackii (Limpr.) — Dans une plaque de Campy-
lopus près de Thalwyl dans les bois à 580 m., c. fr., C.
var. Jaapiana Schiffner. — Kruzelenmoos près de Hirzel sur un
tronc pourri, 680 m., C. (déterminé par le professeur Schiffner).
69. Cephaloziella elachista (Jack.) — Mêlé à l’Aneura incurvata sur
la tourbe près de Robenhausen, 550 m., c. per., C.
70. Odontoschisma denudatum (Nees). — Sur le bois pourri avec le
Bazzania trilobata près du Pfannenstiel, 700 m., C. — Sur le bois pourri
Hütineregg, Hohe Rhone, 1100 m. — Kruzelen près de Heisch sur le bois
(9) P. CULMANN. HÉPATIQUES DU CANTON DE ZURICH 919
pourri el sur les sphaignes, 600 m., C. — En compagnie du Dicranodon-
tium longirostre sur la tourbe, Hagenmoos près de Naefenhäuser, 600 m.,
avec fleurs mâles, C.
71. Kantia trichomanis (L.) — Répandu dans tout le canton, talus
des chemins, tourbières, commun sur le sommet de la Hohe Rhone. —
Calcifuge. — Les fruits sont assez rares; M. Keller les a récollés près de
Dickbuch ; M. Weber sur le Pfannenstiel et près de Männedorf, M. Forster
dans le Sihlwald et sur l’Albis, M. Hegeischweïler fils près de Rifferswyl.
72. Bazzania tricrenata (Wahl.) — Blocs erratiques près de Fällanden,
500 m., C. — Même station, Sihlwald, 540 m., F. — Au bord de la Sihl
570 m., C. — Près du Zittersteg (Schwyz) F. — Assez abondant au bord
d’un ruisseau à la Hohe Rhone vers le Kreuzbrunnen, C.
73. Bazzania trilobata (L.) — Sur un tronc pourri, Hellbachtobel près
de Weisslingen, 650 m., C. — Sur les montagnes de la vallée supérieure
de la Töss, ©. — Blocs erratiques près de Fällanden 500 m., C. — Sur le
bois pourri et parmi les myrtilles, Pfannenstiel 700 m., C. — Près de
Hombrechtikon, W. — Chaîne du Zimmerberg, de Wollishofen jusqu’à
Horgen, nombreuses localités, F. Sihlwald, plusieurs localités, F. —
Hohe Rhone sur le bois pourri et les sphaignes, C.
74. Lepidozia reptans (L.) — Sur les troncs pourris, sur la terre et sur
les mousses : assez commun dans le canton, surtout dans les montagnes ;
je n’ai cependant pas noté de localité au nord de Winterthur. — Fructifie
assez fréquemment.
75. Lepidozia setacea ( Web.) — Sur la tourbe, Oberhôflerried pres de
Hinwyl avec le Cephalozia connivens et le Mylia anomala, c. per., C. —
En grande quantité avec fruits inclus sur l’île flottante du Lützelsee,
510 m., Leuthold (déterminé par C.), G. — Kruzelenmoos près de Hirzel,
670 m., avec le Mylia anomala, le Cephalozia connivens et lAneura lati-
frons, 670 m., C. — Neu-Turbenland près de Uerzlikon, 530 m., c. fr.
inelusis, C.
76. Blepharostoma trichophyllum (L.) — Commun dans tout le
canton el souvent fructifié, surtout dans les montagnes.
77. Ptilidium pulcherrimum (Web.) — Trones pourris, Sagenbach
Hohe Rhone, 1100 m., C. — Aeugstermoos sur un tronc pourri, 650 m.,
H. s. (comme Jungermannia ciliaris L.).
78. Trichocolea tomentella (Ehrh.) — Hoh-Wülflingen, pres de Winter-
thur c. fr., K. — Eschenberg près de Winterthur, c. fr., K. — Près humi-
des pres de Uezikon, 550 m., C. — Stadt- et Landforst de Thalwyl jusqu’à
Horgen à plusieurs localités, F. et ©. — Sihlwald à plusieurs localités, au
bord des ruisseaux et dans les fossés, F. — Hohe Rhone, en plusieurs
localités de 880 à 1050 m., C.
79. Diplophyllum obtusifolium (Hook.) — Eggwegwald sur Steg
830 m., c. per., C. — Au bord d'un étang, Moos près de Gossau, 510 m.,
c. per., ©. — Laegern, Wildstock et vers Regensberg, au bord du chemin,
700 m., c. per., C. — Sur la terre au-dessus de Horgen avec archégones
fécondés, C. — Sur le talus d’un chemin près de Bocken, 580 m., c. per.,
C. — Assez fréquent à la Hohe Rhone de 900 à 1150 m., (c. fr. sur le
versant Zugois W.), c. per. C.
580 BULLETIN DE L’HERBIEB BOISSIER (21e sér.). 1906 (10)
80. Diplophyllum albicans (L.)— Sur le talus d’un chemin, Laegern vers
Regensberg, c. per., GC. — Même station près de Bocken, 580 m., avec fleurs
mâles, GC. — Près de Spitzen, 690 m., même station, C.— Frequent à la Hohe
Rhone de 900 à 1220 m. sur la terre et les rochers de grès, c. per., C.
81. Scapania æquiloba (Schwaegr.) — Sur un sable dépourvu de cal-
caire, Brunnenirchel, 570 m., C. — Hellbachtobel pres de Weisslingen,
650 m., C. — Frequent dans la vallée supérieure de la Töss de 800 m.,
jusqu’aux sommets, surtout sur la Nagelfluh, C. — Laegern au-dessus de
Seneft 850 m., C. — Zürichberg pres du Tobelhof, C. — Küssnachtertobel
sur la Nagelfluh, ©. — Pfannenstiel W. — Sihlwald 725 m., sur une
pierre, F. — Sihlbrugg 510 m. et Sihlsprung 580 m., C. — Hohe Rhone
de 900 à 1200 m. assez fréquent et avec per., C. — Près de Kappel H. s.
(determine par C.).
82. Scapania aspera Bernet. — Hinteres Tössial, 820 m., c. per., C.
— Près de Regensberg. 600 m., C. — Au bord d’un ruisseau pres de
Fällanden, en grande quantité, 500 m., c. per., C. — Blocs erratiques dans
le Rehtobel près de Zurich, Dr. Winter (déterminé par C.) — Sihlsprung,
590 m., sur les rochers, C. — Rive gauche de la Sihl pres de Hütten, c.
per., 700 m., C. — Sagenbach, Hohe Rhone, 800 m., intimement mêlé
au S. æquiloba, (vidit C. Müller). — Sackholz près de Rifferswyl, 600 m.,
H. s. (déterminé par C.).
83. Scapania nemorosa (L.) — En général sur la terre au bord des
chemins, beaucoup plus rarement sur les rochers; calcifuge. — Haggen-
berg pres de Weiach, c. per., GC. — Friedhag, Stammheimerberg, 620 m.,
e. per., C. — Heerenbänkli, Irchel, 660 m., ©. — Höhli pres de Dickbuch,
550 m., C. — Pfrundholz pres de Weisslingen, 630 m., C. — Pfaffeuholz
pres de Hinweil, 550 m., C., — Nordholz près de Wald, 620 m., C. —
Laegern, ©. — En plusieurs endroits sur la chaîne du Zürichberg où il
fructifie, W. C. — Repandu sur les chaînes du Zimmerberg et au Sihl-
wald, F. C. — Albis, c. fr., W. — Hohe Rhone, sur le grès 900 à 950 m.,
C. — Rifferswyl, H. s. (déterminé par M. Jack). — Uerzlikon H.
84. Scapania dentata Dum. — Sur le grès à la Hohe Rhone, c. fr.,
W. (déterminé par C.) — Sagenbach, Hohe Rhone, 1050 m. et plus haut
au-dessous du Dreiländerstein, 1180 m., C. (determine par M. C. Müller).
— La plante du Dreiländerstein, surtout celle récoltée par M. Weber, se
rapproche à mon sens beaucoup plus du S. intermedia que du S. dentata
auquel M. Müller a rapporté ma plante. Le S. undulata passe par le den-
tata et l’intermedia au nemorosa : il semble bien difficile de fixer des
limites précises entre ces divers types.
85. Scapani helvetica Gott. — Hüttkopf 1200 m., c. fr., C. (vérifié par
MM. Schiffner et Müller. — Assez abondant à la Hohe Rhone près du
Sagenbach, 1000 m., C. (vérifié par les mêmes).
86. Scapania curta (Mart.) — Haggenberg près de Weiach, 600 m., C.
(déterminé par le professeur Schiffner). — Sur les talus d’un chemin,
Laegern, C. — Sihlwald im Weissenstein, F. (déterminé par C.).
Scapania curta (Mari) var. rosacea (Corda.) — Sur le talus d’un
chemin, Spitalwaldung, Zürichberg, 630 m., avec fleurs mâles, C. (vérifié
par M. rer ainsi que la plante de la localité suivante. — Pfannenstiel,
750 m., C.
Lg
(41) P. CULMANN, HÉPATIQUES DU CANTON DE ZURICH 581
87. Scapania umbrosa (Schrad.) — Assez répandu à la Hohe Rhone de
1000 a 1200 m., sur le bois pourri et le grès, avec fl. mâles et calices, C.
88. Radula complanata (L.) — Commun sur les arbres et presque
toujours fructifié.
89. Madotheca platyphylla (L.) — Rochers près de l'embouchure de
la Töss, 350 m., C. — Kohlfirst au-dessus d’Allenwinden, G. — Alt-
Wülflingen et Helltobel pres de Töss, G. — Hinter Ehrli sur Wald 780 m.,
C. — Fällanden, 500 m., C. — Okenstein près de Meilen, 800 m., C. —
Commun sur toute la chaîne du Zimmerberg, dans le Sihlwald, où il fruc-
tifie, et sur l’Albis, F. W. C. — Blocs erratiques, Mettmenstetter Gemeind-
wald, 450 m., C.
90. Madotheca lævigata (Schrad.) — Blocs erratiques près de Fällanden,
500 m., GC. — Ghei, Kilchberg, F. — Au-dessus d’Oberrieden, C. —
localités dans le Sihlwald, F. C.
91. Lejeunea calcarea Lib. — Sur les rochers calcaires, surtout la
Nagelfluh, assez répandu dans nos montagnes, sans y être aussi commun
que dans certaines parties du canton de Vaud, par exemple. — Fuchs-
bach pres de Steg, 710 m., C. — Bärloch sur Steg 1080 m., c. per., C. —
Schnebelhorn en assez grande quantité 1120 m., c. per., G. — Vallée
supérieure de la Töss, 800 à 900 m., c. per., C. — Assez répandu à la
Hohe Rhone, de 800 à 1100 m., c. per., C.
92. Lejeunia ulicina Tayl. — Herrenholz sur Küssnacht et Herrliber-
gerhau, 800 à 840 m., sur le Pinus Picea, en petite quantité, G. — Assez
répandu au environs du Vordere Gattikoner Weiher, 550 m., C. — En
ae mn au-dessus d’Oberrieden dans un bois très humide,
0 m., C.
93. Lejeunia serpyllifolia (Dicks.) — Linsental près de Winterthur,
C. — Vallée supérieure de la Töss, 830 à 850 m., c. per., C. — Nombreu-
ses localités sur les chaînes du Zürichberg, du Zimmerberg et de l’Albis
ainsi que sur la Hohe Rhone jusqu’a 1100 m., les calices sont assez rares.
94. Frullania dilatata (L.) — Commun dans tout le canton et souvent
fructifie.
95. Frullania fragilifolia Taylor. — Sur un arbre pres de Uerzlikon,
St., 530 m., C.
96. Frullania Tamarisci (L.) — Helltobel pres de Töss, CG. — Eschen-
berg pres de Winterthur, 540 m., sur les arbres, ©. — Blocs erratiques
pres de Fällanden, 500 m., CG. — Repandu sur la chaîne du Zimmerberg
et dans le Sihlwald, surtout sur les blocs erratiques, F. — Sihlsprung, C.
— Uetliberg, W. — Assez répandu sur la Hohe Rhone 900 à 1200 m.,
sur les arbres et le grès, C. — Jonenbach près de Wenge H. s.
97. Anthoceros lævis L. — Champs humides, Blickenstorfer Allmend,
c. fr., H. s. — Peut-être hors du Canton, mais sur l’etiquelte de son
Fossombronia pusilla (que je rapporte au F. cristata), Hegetschweiler a
mis « pres de Kappel avec l’Anthoceros lævis ». — Kappel est situé dans
le Canton de Zürich, Blickenstorf dans le canton de Zug.
—en
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 7, 30 juin 1906, 40
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Nachrichten
über das Leben von Wilhelm v. Spruner
Mitgeteilt von
P. ASCHERSON.
Boissier sagt in der Vorrede zum I. Bande der Flora Orientalis in
welcher er die bekannte inhaltreiche Uebersicht über die wichtigsten
Sammler auf dem Gebiet dieser Flora giebt, Seite XIII folgendes:
« M. de Spruner, chirurgien militaire à Athènes, a exploré de 1840
à 1843 l’Attique, le Parnasse, l’Etolie. l’Eubee, la Phocide et l’Argolide
septentrionale.
Plein de zèle, il a fourni par des échanges à beaucoup d’herbiers
d'Europe des plantes grecques admirablement desséchées qui jusqu’à lui
étaient très rares; une collection qu'il voulut bien m'envoyer en 1841
éveilla en moi le vif intérêt que j’ai porté depuis lors à la Flore d'Orient ».
Ein Mann, dem der Verfasser der Flora Orientalis so hohe Anerkennung
zollt und dem er einen so entscheidenden Einfluss auf die Richtung
seines wissenschaftlichen Lebenswerkes zuschreibt, verdient wohl dass
über sein Leben einige Angaben gemacht werden, zumal das Wenige
was bisher über ihn an die Oeffentlichkeit gelangte mit wesentlichen
Irrtümern behaftet ist.
In dem oben zitierten Absatze nennt Boissier ihn Militairchirurg,
während er doch sein Lebelang dem pharmazeutischen Berufe treu ge-
blieben ist. Und im Il. Bande 2. Abteilung der von Gr&bner und mir
herausgegebenen Synopsis der mitteleuropäischen Flora Seite 381 Fuss-
note 5 geben wir an, dass er um 1810 geboren und 1895 in Ingolstadt
gesiorben sei, Daten die sich vermutlich auf einen gleichnamigen Ver-
wandten beziehen. Erst nachdem der betreffende Bogen gedruckt war,
erhielt ich durch die gütige Vermittelung meines verehrten Freundes, des
Doktor H. Ross, Custos am botanischen Museum zu München den nach-
folgenden Auszug aus den im Kgl. Bayerischen Kriegsministerium zu
München aufbewahrten Personalakten :
„Wilhelm Spruner von Mertz
wurde am 28. Aug. 1805 zu Ingolstadt geboren und hat der katholischen
Religion angehört. Sein Vater starb als Magazinskommissär in Neu-
burg a. D. Nachdem von Spruner die für einen Apotheker nötigen Vor-
kenntnisse auf der lateinischen Schule zu München während der Jahre
so
(2) P. ASCHERSON. NACHRICHTEN VON WILHELM V. SPRUNER 58:
1818/19 erlangt, die Apothekerkunde bei dem Apotheker J. M. Jaud in
München erlernt, die bezüglichen Vorlesungen auf der Kgl. Universität
Erlangen gehört und als Gehilfe in der Stadt Thun serviert halte, trat er
am 6. Februar 1834 freiwillig als Vize-Korporal und funktionierender
Militärapothekergehilfe in kgl. griechische Dienste, verblieb da bis zum
13. November 1843. und hat sich während dieser Zeit zum Unterfeld-
apotheker I. Klasse und Leiter der Militärapotheke in Athen empor-
geschwungen.
Am 8. Jan. 1844 ging er als prov. Apothekergehilfe II. Klasse in der
Kgl. bayrischen Armee zu, absolvierte am 5. Juni 1844 die pharmazeu-
tische Approbationsprüfung mit der Note « sehr gut » und wurde, nach-
dem er verschiedene Chargen und Dienststellungen' innegehabt hatte.
am 2. September 1858 als Oberapotheker II. Klasse definitiv pensioniert.
Gelegentlich der Formationsveränderungen der Armee kam ihm am
1. Oktober 1872 der Titel „Garnisonsapotheker‘ zu.
Er war Inhaber des Ritierkreuzes des K. griechischen Erlöserordens
und des K. griechischen Denkzeichens für Freiwillige und starb am
30. Mai 1874 als unverheiratet zu München‘.
Dem Vorstehenden mit amtlicher Trockenheit und Knappheit abge-
fassten Nachrichten über die Berufstätigkeit und amtliche Laufbahn
unseres Spruner hätte ich gern einige Angaben über seine Entwickelung
und sein Wirken als Botaniker hinzugefügt, aber die Quellen hierfür
fliessen sehr spärlich. Unter den jetzt lebenden Botanikern Bayerns hat
ihm wohl keiner näher gestanden, selbst Herr Professor Radlkofer hat
ihn wohl einige Male gesehen aber nicht näher gekannt. W. von Spruner
gehörte einer noch heute blühenden bayerischen Adelsfamilie an; der
rühmlich bekannte Geograph und Historiker, General Carl von Spruner
(gest. 1892) war sein Vetter. Wir können nur vermuten, dass sich in dem
jungen Wilhelm das Interesse an Botanik schon frühzeitig betätigte.
dasselbe war möglicherweise bei der Berufswahl entscheidend, sicher
aber irren wir nicht wenn wir annehmen, dass dasselbe bei der Wahl
der zu besuchenden Universität den Ausschlag gab. An der Universität
Erlangen wurde die Botanik damals von W. D. J. Koch gelehrt, dem
Verfasser von „Deutschlands Flora“ und der .‚Synopsis Floræ Germanicæ
et Helvetice“, der in ganz Europa als der hervorragendste Florist aner-
! Drei dieser Stellungen sind aus Mitteilungen in der Zeitschrift .,Flora‘* zu
ersehen. Nach Jahrgang 1844, Seite 718 wurde er als Mililär-Apothekergehilfa
I. Klasse von Ingolstadt nach Würzburg versetzt und nach Jahrgang 1847 Seite
655 aus der Kommandantschaft Würzburg zum Unterapotheker II. Klasse bei
der Kommandantschaft Germersheim befördert.
584 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (3)
kannt war. Spruner hat sich als würdiger Schüler eines solchen Lehrers
bewährt. Zweifellos hatte die Aussicht, eine ihm neue, noch wenig er-
forschte Flora kennen zu lernen, einen grossen Anteil an seinem
Entschlusse, sein Vaterland, welches damals durch dynastische Bezie-
hungen mit Griechenland verbunden war, auf eine Reihe von Jahren mit
dem klassischen Boden von Hellas zu vertauschen. Er begann dort sofort
(und nicht erst 1840) umfassende Sammlungen anzulegen. Im XXI. Jahr-
gange der „Flora“ (1839) findet sich im Intelligenzbl. S. 24 ein Anerbieten
von ihm, griechische Pflanzen gegen solche aus Mitteleuropa und Ungarn
zu vertauschen, nebst einem reichhaltigen ,,Dupletenverzeichnis“. Ueber-
haupt wissen wir, wie auch aus Boissier’s Mitteilung hervorgeht, nur,
dass Spruner seine Sammlungen tauschweise verbreitete. Ueber seine
Tätigkeit als Sammler und Forscher hat sich nur ein literarisches Zeugnis
aus seiner Feder erhalten, der in Flora XXV. Jahrg. 1842 Seite 636 abge-
druckte Brief an M. von Tommasini in Triest, in dem er am 28. Juli von
Athen aus über einen fünfwöchentlichen Ausflug nach dem Tymphrestus
(Velugo) und dem Parnass berichtet. Es ergiebt sich aus diesem kurzen
Bericht, dass er die griechische Flora weitblickend vom pflanzengeogra-
phischen Standpunkt betrachtete und Neuheiten mit sicherem Blicke
erkannte. Von den in diesem Berichte genannten vier als neue Arten
bezeichneten Pflanzen führen zwei, Trifolium Ottonis und Scabiosa tenwis
noch heute die von Spruner gegebenen Namen. Die beiden andern,
Campanula Boissieri und Achillea nivea waren nur wenige Jahre, bezw.
Monate vorher als C. radicosa Bory und Chaub. und A. Fraasii Schultz
bip. veröffentlicht worden.
Nach seiner Rückkehr nach Deutschland scheint sich Spruner nur
noch wenige Jahre intensiv mit Botanik beschäftigt zu haben. In seinem
Herbar, welches 1879 durch Kauf in den Besitz des jetzigen Professors
an der Forstakademie in Aschaffenburg Dr. H. Dingler überging, befindet
sich kaum eine Pflanze die später als 1847 gesammelt wäre.
Von den Seltenheiten der Würzburger Flora und des dortigen bota-
nischen Gartens wurden von ihm manche durch Tausch mit Professor
Schenk und anderen erworben. Ueber die Gründe dieses baldigen Er-
löschens seiner Sammlertätigkeit sind wir nicht unterrichtet. Möglicher-
weise war seine Gesundheit nicht befriedigend, worauf auch seine früh-
zeitige Pensionierung, schon im 53. Lebensjahre, deutet. Es würde dem
nicht widersprechen, dass er nach Aussage noch lebender Verwandter in
München ein sehr eingezogenes Leben führte und für einen Sonderling galt.
Den Herren Professoren Dr. Radlkofer und Dr. Dingler, sowie Herrn
Dr. H. Ross sage ich für ihre freundlichen Mitteilungen besten Dank.
385
PLANTM DAMAZIANE BRASILIENSES
DÉTERMINÉES PAR DIFFÉRENTS BOTANISTES
ET PUBLIÉES PAR
Gustave BEAUVERD
(Suite.)
IV
Amaryllidaceæ.
"a
Ta
“ 34. HIPPEASTRUM DAMAZIANUM Beauverd, sp. nov.
— Typus in herb. Barbey-Boissier. — Folia lorato-linearia, obtusa,
25-30 cm. longa, 2-3 cm. lata (fig. III, 4-5); scapus compressus, glaucus,
purpureo-variegatus, 16-25 cm. longus; spathæ foliola lanceolato-obtusa,
membranacea, rosea, purpureo-punctata, pedicellos superantia, 6-7 cm.
longa; perigonium campanulatum, magnum 10-11 cm., minialo-micans,
stella virescenti-florida, purpureo-punctala; tubus ovario brevior (0,7-
0,9 em.), sub anthesi, intus ad faucem nudus; sepalis obovatis, attenuatis ;
nervus medius flavescenti-viridis in acumen callosum excurrens, 3 cm.
latus, exterioribus quidquam latioribus (fig. Ill, 3); stamina ascendentia,
9-10 cm. longa ; filamenta complanata, rosea, purpureo-punctala ; antheræ
0,7 em. longæ (fig. III, 2); stylus roseus perigonium superans, 11-12 cm.
longus, trigonus; stigmala miniala, trifida, linearia, 0,5 m. longa, ante
anthesin patenti-recurva, serius erecta (fig. III, 1); pollen flavum. —
Fig. II, 1-6.
Ad H. rutilum Herbert accedit.
No 1481. — « Amaryllidaceæ. — Bulbifere. Périanthe rouge; la ner-
vure mediane de chaque division est jaune-verdätre. — Sur les rochers,
plateau de l’Itaculumi (Minas Geraës) ». — [Octobre 1904, leg. L. Damazıo.
— Det. Brauvenp].
— Bien qu’affine du polymorphe Aippeastrum rutilum (Ker-Gawler)
Herbert, cette splendide plante que nous avons le plaisir de dédier à
M. le professeur Damazio se distingue spécifiquement par ses styles
386 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SER.). 1906 (18)
longuement exserts et son périanthe campanulé à divisions plus longues et
beaucoup plus larges que celles de I’A. rutilum ou de ses nombreuses
variétés; ses pédicelles beaucoup plus courts que les valves de la spathe
contribuent également à la reconnaître facilement entre toutes les espèces
du sous-genre Lais auquel elle se rattache.
Cette nouvelle acquisition porte à douze le nombre des espèces décrites
d’Hippeastrum brésiliens qui sont: A. solandriflorum Herbert, aulicum
Hippeastrum Damazianum Beauverd spec. nov.
Fig. IH. — 4 : style trifide exsert, réduit aux 5/6; 2 : une étamine (filet plan), réduit
aux 9/6; 3 : division interne du périgone, réduit aux °/6 (les divisions externes sont un peu plus
larges); % et 5 : fenilles entières, réduction aux 1/3: 6 : hampe fleurie et son bulbe, réduction
au 1/3. G. BEAUvERD, ad sic, del.
(19) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 387
Herb., Organense Hooker, psittacinum Herb., calyptratum Herb., Regine
Herb., procerum Lemaire, equestre Herb., reticulatum et var. striati/olium
Herb., stylosum Herb., Damazianum nob., rutilum Herb. et var. [ulgidum,
crocatum, citrinum et acuminatum ; le nombre total des espèces connues
d’Hippeastrum est de 45, toutes de l'Amérique tropicale ou australe.
35. Bomarea edulis Herbert, Amaryllidaceæ 111 (1837); = Boma-
rea salsilloides Römer. Syn. Ensat.: 264, non L.; Flora Brasil. Il : 167
(1847); = Bomarea edulis var. grandis Kunth, Enum. V : 791.
No 1537. — « Amaryllidaceæ. — Bomarea....... — Tige grimpanle;
le perianthe a les pièces extérieures roses en dehors et jaunes en dedans;
les pièces intérieures sont jaunes avec des taches sombres, — Morro de
S. Sebastiao; Capocira ». — [Octobre 190%, leg. L. Damazıo. — Det.
BEAUVERD|].
Observation. — Espèce polymorphe, répandue à travers toute l’Ame-
rique tropicale, de Cuba et du Mexique au Brésil méridional et au Pérou.
— Dans l'envoi de M. Damazio recu le 29 octobre 1904, la même part
contenait des échantillons du type glabre mélangés à ceux de sa forme
pubescens (= Bomarea salsilloides à. pubescens Schenk in Martius,
Fl. Bras. III: 168).
36. Alstroemeria foliosa Martius, var. nov. floribunda Beauverd,
foliis lineari-obtusiusculis mueronulatis, in medio caule confertis ; umbella
ramosa 7-34-flora. — Fig. IV, 3-4.
No 1553. — « Amaryllidaceæ. — Alstremeria...... Fleurs rouges. —
Alto do Itaculumi ». — [Octobre 1904, leg. L. Damazio. — Det. Brauverp|.
Observation. — L’Alstremeria foliosa est une espèce polymorphe facile
à distinguer par ses feuilles des hampes florifères blanchâtres-canescentes
sur la page interne (fig. IV, 4) et son périanthe à divisions intérieures
étroites el presque égales entre elles; les divisions extérieures sont
élargies et échancrées au sommet, mucronulées au fond de l’&chanerure
(ef. fig. IV, 3 a-d). Martius en a décrit 3 formes dans le Flora Brasiliensis :
1° le type à involucre 6-7-phylle et à ombelli à 3-6 rayons; 2° la var.
ß angustifolia Martius, à feuilles linéaires el plus espacées, ombelles à
1-6 fleurs, et 3° la var. y humilior Martius, à feuilles linéaires-lancéolées
serrées au milieu de la hampe florifère à 2-4 fleurs. — La nouvelle variété
récollée par M. le professeur Damazio se distingue des trois précédentes
par ses hampes florifères à 6-32 fleurs dont les pédicelles sont atteints
ou dépassés par les 10-24 folioles de l’involucre; les feuilles caulinaires,
très serrées au milieu de la hampe, sont arrondies-obtuses au sommet.
Enfin, les divisions du périgone (voir fig. IV, 3 a. b. c. d.) ne sont pas en
tous points conformes à la lab. 20, fig. I du Flora Brasiliensis, vol. HT: la
pièce inférieure du rang intérieur, notamment, est à peine plus longue,
sinon égale ou parfois plus courte, que la paire inférieure des divisions
extérieures (comparez IV : 3d. avec 3 c.).
39. ALSTRŒMERIA DAMAZIANA Beauverd sp. nov. —
Typus in Herb. Barbey-Boissier. — Caulis maculatus, glaber, teres, erec-
588 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (20)
tus 70-135 cm. altus, superne ad 10-15 cm. nudus, inferne squamatus,
squamis + remotis; folia anguste lineari-lanceolata, acutiuscula, in
petiolum attenuala, basi semi-amplexicaulia, resupinala, supra (pagina
interiori) pilis brevissimis canescentia, subtus (pagina exteriori) glabra,
viridia, 3-7 cm. longa, 0,3-0,5 cm. lata (cf. fig. IV, 2f.); involucrum
l el 2 Alstremeria Damaziana Beauverd spec. nov. ;
5 et A. Alstroomeria foliosa var. nov. floribunda Beauverd
Fig. IV. — Aa : division supérieure externe du perigone, plus courte que Ab, paire supé-
rieure interne; 4c : paire inférieure externe, plus longue que Ad, division inférieure interne;
le : style trifide très court, le tout réduit aux 5/6; 2 : aspect general de la plante (forte-
ment réduit); 2f : feuille supérieure caulinaire, tordue à la base et présentant la face indu-
mentée intérieure tournée vers l'extérieur. — 3a : division supérieure externe du perigone
d’Alstreria foliosa var. floribunda plus longue que 3b, paire supérieure interne; 3c: id, paire
inférieure externe à peu près aussi longue que 34, division inférieure interne; e : style trifide
long; le tout, réduit aux 5/9; & : extrémité d'une hampe florifere, permettant de voir
quelques feuilles et la division de l'involucre résupinées à la base et présentant à l'extérieur la
face indumentée intérieurement (fortement réduite).
8-12 phyllum; folia involucralia caulinis similia, linearia, inæqualia,
umbella æqualia vel longiora, À !/2-5 cm. longa, 0,1-0,4 cm. lata; rad
3-8 simplices, angulosi subalati, glabri, 1-2'/2 cm. longi; perigonium
(21) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANA BRASILIENSES. 589
horizontale, subinfundibuliforme, 4 cm. longum ; perigonii foliola inæqua-
}ia, superiora et inferiora lateralibus breviora (cf. fig. IV, 4 : a. b. c. d.),
rosea, maculis purpureis longitudinalibus notala ; stamina 6 subulata, libera,
perigonio breviora, exleriora interioribus longiora 15-30 mm. longa;
stylus filiformis, glaber, 2,4 mm. longus; stigmata Lria, filiformia, erecta
vel recurva, 3-4 mm. longa; ovarium oblongum, costaitum. — Fig. IV,
Aa. D. c. d.e, 2, et 2f.
Ad Alstremeriam Piauhyensiam Gardn. et A. pulchellam L. fil. accedit.
No 1521. — « Amaryllidaceæ. — Alstremeria.... — Périanthe rouge
avec des taches longitudinales pourprées. — Capocira, près Ouro-Preto ».
— [Octobre 1904, leg. L. Damazio. — Det. BEauvERD |.
Observation. — Par son port grèle, ses ombelles à rayons simples et
ses fleurs irrégulières, cette intéressante espèce rappelle l’A/stræmeria
pulchella L. fil. ou plus encore l’A. Piauhyensis Gardner ex Baker, dont
nous avons pu voir un échantillon authentique conservé à l’herbier
Boissier (Gardner n° 2324, Piauhy, Brésil 1840). — Par l’indument carac-
téristique des feuilles de la hampe fertile, elle se rattache, ainsi que
VA. Piauhyensis, au groupe de l’Alstræmeria foliosa facile à distinguer
des autres par un bon caractère tiré des feuilles ou des divisions de
lPinvoluere : la page interne (qui parait externe par le fait de la torsion
du pseudo- -péliole) des feuilles est entièrement recouverte d'une pubes-
cence serrée et blanchätre, tandis que la page oppose reste verte,
glabre, et dépourvue de sitomates.
Cet indument a d’ailleurs été observé et décrit, pour l'A. foliosa tout
au moins, par Martius, Schenk et Baker; mais dans leurs déscriptions,
ils ont généralement interprêté le fait dans le sens d’une page supérieure
glabre et de l’inférieure pubescente : « folia..... subtus pube densà
glaucescente..... 1»; « folia.... sublus glaucescentia pilis brevissimis
pubescentia, supra glabra..... 2»; « lJeaves..... pubescent beneath *
sauf ce dernier auteur au sujet de l’Alstremeria scaberula Baker‘, aucun
d'eux n’a fait observer que la pubescence ne paraissait se présenter sous
la feuille que lorsque celle-ci était résupinée*.
Outre ses feuilles très étroites et espacées. de plus en plus longues
1 Martius in Roem. et Sch., Syst. veg. VII: 740 (1829).
2 Schenk in Mart., Fl. Bras. III : 176.
3 J. G. Baker, Handbook of Amaryllideæ : 136.
4 ]| ressort de la comparaison des textes que cet auteur a réellement vu l’indu-
ment à sa véritable place dans les feuilles de l'A. scaberula : tandis que la
diagnose primitive publiée dans le Journal of Botany XV : 261 (1877) indique :
« Leaves... .... glabrous on the upper surface, glaucous and scaberulous
beneath..... », le Handbook of Amaryllideæ publié par le même auteur en 1888
reclifie cette version par : « resupinale leaves.... pubescent all over and rather
glaucous beneath.... » (l. c. : 137).
5 M. Casimir de Candolle, à qui nous venons de soumettre le cas, a eu l’obli-
geance d'attirer notre attention sur le fait que cette anomalie, négligée par les
syslématiciens, a été l'objet de nombreuses notes dues à la plume "de physiolo-
gistes tels que Treviranus, Schwendener und Krabbe, Braun, Dufour, Schulze,
Scharf, L. Re, Haberlandt, Czapek, Gabel, etc. ; cf. Czapek i in « Flora » 85 : 429,
« Die inverse Orientirung der Blätter von Alstremeria » (1898) : Goebel, Organo-
graphie, etc.
590 BULLETIN DE D HERBIER BOISSIER (2e SéR.). 1906 (22)
vers le haut de la hampe florifère (nous n’avons pas vu de hampes
stériles), la nouvelle espèce que nous avons le plaisir de dédier à M. Léo-
nidas Damazio se caractérise encore par ses ombelles à rayons très courts,
toujours dépassés par les folioles (même les plus courtes) de l’involucre ',
et plus encore par la profonde et constante inégalité des pièces du périgone
(ef. fig. IV, 1 : à. b. c. d. e.) : de toutes les espèces brésiliennes que nous
avons analysées, la nouvelle plante est la seule dont la division supérieure
externe, au lieu d’être aussi longue ou plus longue que celles de la
paire supérieure interne. est au contraire très sensiblement plus courte
(IV, 1:a); le style (1: c.) de même que la pièce inférieure interne du
périgone (1 : d.), sont remarquables par leur excessive brièveté.
Ces différentes constatations nous conduisent à modifier comme suit le
tableau analytique des Alstremeria atlantiques tel que l’a indiqué
J.-G. Baker à la p. 133 du «Handbook » :
Alstræmeria : espèces atlantiques (Brésil, Rép. Argentine, Uruguay et
Paraguay) :
1. A. plantaginea Marlius (1829).
27 2. A. isabellana Herbert (1837).
ee | 3. A. stenopelala Schenk (1833).
ne re 4. A. Schenkiana Baker (1888).
I. Feuilles mp 3. A. Gardneri Baker (1877).
fortement ner- |} 6. A. platyphylla Baker (1877).
viées, à texture) n.__... 7. A. longistyla Schenk (1855).
rigide. ie nn 8. A. a: Baker (ass)
et 9. A. Sellowiana Seubert (1855).
simples en | 19. A- Zamoides Baker (18877).
à tie) 11. A. Brasiliensis Sprengel (1325).
P 12. A. Burchelli Baker (1877).
. monticola Martius (1829).
. Hassleriana Baker (1903).
. longistaminea Martius (1829).
. Bakeri Pax (1889).
Rayons 13.
Feuilles tous ou } 14.
glabres | partiellemt } 15.
| sur les | rameux. \ 16.
8
Si
= S |deux faces. | Rayons ts | 17. A. caryophyllea Jacquin (180%).
3 = 4 . simples. ? 18. A. pulchella L. fil. (4781).
2 7 | Feuills ca-/ Be { 19. A. Piauhyensis Gardner ex Baker (1888).
'3 =] nescentes a \ 20. A. A. Damaziana Beauverd (1906).
= blanchät. nes 7 21- A- scaberula Baker (1877).
_: sur la page } PS. | 99. A. inodora Herbert (1837)2.
oe Se SL SG Se Sn SE SO Se SE Ser SI Se ST SE BE SE SE ER
nerviées, à texture flasque
interne. | Rayons raneıx. | 23. A. foliosa Martius (1829) et var.
! Chez les espèces les plus voisines, telles qu’A. Piauhyensis, les rayons de l'om-
belle dépassent toujours les folioles de l'involucre ; chez l’A. «nodora, les feuilles
sont beaucoup plus larges, plus nombreuses et plus rapprochées, tandis que le
périanthe est dressé sur les rayons et non réfléchi comme dans notre plante.
2 Nous devons faire une réserve pour l’A. nemorosa Gardner, dont nous ne
connaissons que la diagnose princeps et la planche publiée dans le Botanical
Magazine tab. 3958 (1842): ces documents ne nous renseignent en aucune
manière sur Ja présence de l’indument qui caractérise les feuilles de l’A. 2nodora
type auquel Baker rattache l'A. nemorosa à titre de variété. Comme cette der-
nière plante se distingue par des rayons rameux tandis que le type présumé les
a toujours simples, il serait nécessaire, au cas on nos recherches aboutiraient à
nous faire partager le point de vue de M. Baker, de compléter notre tableau par
in N 22b. prévoyant l’alternative d’une variété à rayons rameux de l’A. inodora
erberl.
(23) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 991
De ces 23 espèces apparlenant au bassin de l’Atlantique, trois seule-
ment n’ont pas encore été observées sur territoire brésilien ; ce sont les
A. apertifolia Baker (Paraguay), A. Hassleriana Baker (id.) et A. Bakeri
Pax. — Le nombre des Alsir@meria du bassin du Pacifique (Patagonie,
Chili. Pérou et Bolivie) s’eleve à 25 espèces, la plupart spéciales au Chili.
Melastomataceæ.
Nous devons à l’obligeance de M. Augustin de Candolle la communi-
cation de la plupart des déterminations suivantes de Melastomacées se
rapportant à de nouveaux envois de M. Leonidas Damazio et complétant
les listes que nous avions précédemment publiées dans le Bulletin de
l’'Herbier Boissier (ef. I. c. 2e ser. V : (1905) 285 et 404.
38. Trembleya phlogiformis .DC., Prodr. I : 126 (1828);
= Ithexia phlogiformis Martius et Schr. mss.. ex DC. I. c.; = Melastoma
pumila Velloso, Fl. Flum. Ie. IV, tab. 116. — Te. in Martius, Nov. Gen. et
Spec. III: 104, tab. 250 (1829).
No 1025. — « Melastomaceæ. — ... Arbrisseau ; fleurs roses-violettes.
— Champs de Rodrigez Silva ». — [Leg. L. Damazio. — Det. Aug. de
CGANDOLLE).
39. Trembleya phlogiformis DC., var. & stachyoides (Naudin)
Cogniaux, in Martius Fl. Brasiliensis XIV, 3 : 132 (mars 1883); = Trem-
bleya stachyoides Naudin in Ann. Sc. nat. ser. 3, Il: 154 (1844).
No 322. — « Melastomaceæ. — Trembleya phlogiformis. — Sous-
arbrisseau ; fleurs roses. — Champs d’Ouro-Preto ». — [Leg. Damazıo. —
Det. Damazıo et Aug. de CANDOLLE].
40. Trembleya phlogiformis DC. ? var. a genuina Cogniaux, Fl. Bras.
XIV, 3: 132 (mars 1883).
No 274. — « Melastomaceæ. — . . . Fleurs roses. — Miquel Busnice » (?).
— [Leg. Damazıo. — Det. Aug. de Canporne].
41. Trembleya laniflora (Don) Cogn. var. intermedia Cogniaux
in Flora Brasiliensis XIV, 3: 130, tab. 30 fig. II (1 mars 1883).
No 1025. — « Melastomaceæ. — Trembleya laniflora. — Arbrisseau,
fl. blanches. — Route de Cattle, champs élevés ». — [Leg. Damazro. —
Det. Damazıo el Aug. de CANDOLLE].
(Voir aussi n° #4, exsicc. 1540 : Tr. laniflora var. grandiflora Cogn.).
42. Cambessedesia ilicifolia (Schr. et Mart.) Triana, Disp.
Melastom.: 24 (1865). — Cf. n° 2, exsicc. 1627, in Bull. Herb. Boissier
V:285 (1905).
592 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (24)
No 1053. — « Melastomaceæ. — Cambessedesia... — Sous-arbrisseau ;
fl. jaunes-orangées ». — [Leg. Damazio. — Det. Aug. de CaNpoie|.
43. Cambessedesia Hilariana (Kunth) DC. var. à. vulgaris
Cogniaux in Fl. Bras. XIV, 3 : 2 (mars 1883).
No 257. — « Melastomaceæ. — Cambessedesia Hilariana DC. —
« Champs de l'Itaculumi ». — [Leg. Damazio. — Det. Damazio et Aug. de
CANDOLLE|].
44. Pyramia pityrophylla (Martius ex DC.) Chamisso, in
Linnæa IX: 458 (183%); Triana, Disp. Melastom. : 24, tab. I, fig. 66
(1865); — Rhexia pityrophylla Martius mss., ex DC., Prodr. II: 139
(1828); — Osbeckia pityrophylla DC. Prodr. III: 139 (1828); = Rhexia
acuminata Schrank mss. ex DC., Prodr. III : 139 (1828); = Acipetalum
lineatum Turczaninow in Bull. Soc. nat. Moscou XXI, I: 577 (A848);
— Trembleya pityrophylla Martius ex Triana, Disp. Melastom. : 24 (1865).
No 351. — « Melastomaceæ. — Pyramia pityrophylla Cham. — Arbris-
seau; fleurs jaunes-orangées. — Allo da Piedale (Minos-Geraës) »
[Leg. et det. L. Damazıo; vid. Aug. de CaNboLrE].
45. Lavoisiera imbricata DC. var. ß subserrulata Cogniaux in
Flora Brasiliensis XIV, part. 4: 595 (« folia aculissime serrulata vix
ciljata »).
0 1702. — « Melastomacex. — Lavoisiera imbricata DC. — Sous-
arbrisseau; fleurs blanches. — Ouro Preto ». — [Leg. Damazıo. — Det.
Damazıo et BEAUVERD].
— L’Herbier Barbey-Boissier conserve de beaux échantillons de Lavoi-
sier a imbricala DC. typiques (det. Cogniaux 1905) provenant de l’Itatiaya,
au Sitio de Ramos (altitude 2000 m.), ou ils ont élé récoltés par
M. E. Gounelle en février 1899).
16. Lavoisiera in sigmis DC., Prodr. IT: 103 (1828) et Mem.
Melastomacées : 15, tab. 2 (1828); = Lavoisiera imbricata a. insignis
Chamisso, in Linnæa IX: 369 (1834): D Do ons.
Naudin in Ann. Sc. nat. 3e ser., II: 153 (1844) et XII: 224 (1849).
No 254. — « Melastomaceæ. — Lavoisiera ...... — Petit arbrisseau;
fleurs violettes. — Ouro-Preto ». — [Leg. Damazıo. — Det. Aug. de
CANDoLLE].
114 Lavoisiera pulcherrima (Martius et Schr.) DC., in Prodr.
: 10% (1828); Martius in Nova Gen. et Spec. III: 139, tab. 212 (1829);
— Een pulcherrima Mart. et Schr. mss. ex DC. Prodr. HI : 10% (1828).
No 237. — « Melastomaceæ. — Lavoisiera pulcherrima DC., forme
typique. — Arbrisseau élevé; fleurs roses; fleurit de mars à juin. —
Ouro Preto ». — [Leg. et det. L. Damazıo. — Vid. Aug. de CaNbOLLE|.
(25) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 593
418. Tibouchina Martiusiana (DC.) Cogniaux in Martius, Flora
Brasiliensis XIV, 3: 327 (mai 1885); — Lasiandra Martiusiana DC. in
Prodr. III: 127 (1828); in Martius, Nov. Gen. et Spec. III: 96, tab. 242;
— Lasiandra Martiana var. 2 Martiusiana Chamisso in Linnæa IX : 431
(1834); = Pleroma frigidulum Triana, Disp. Melastom. : 42 (1865), non
Lasiandra frigidula DC.
No 326. — « Melastomaceæ. — Tibouchina Martiusiana Cogn. —
Arbrisseau; fleurs violettes. — Ouro Preto ». [Leg. et det. Damazıo. —
Vid. Aug. de Canporer].
49. Tibouchina Candolleana (Martius) Cogniaux, in Flora
Brasiliensis XIV, 3: 339 (1885); — Rhexia Candolleana Martius mss. ex
DC. Prodr. II: 129 (1828); = Lasiandra Candolleana DC. in Prodr. HE:
129 (1828) et Mem. Fam. Mélastomacées : 46, tab. 7 (1828) ; — Lasiandra
lanceolata Naudin in Ann. Sc. nat. 3° ser. II: 140 (1844); = Pleroma
Candolleanum Triana, Disp. Melastom.: #4, tab. III, fig. 31c. (1865);
— Lasiandra macrantha Rich. mss. ex Triana, 1. c. (1865).
No 282. — « Melastomaceæ. — Tibouchina..... — Petit arbrisseau ;
fleurs violettes. — Serra do Curral ». — [Leg. L. Damazıo. — Det. Aug.
de CANDOLLE|.
50. Tibouchina multiflora (Gardner) Cogniaux, in Martius Fl.
Brasiliensis XIV, III: 333 (mai 1885) ; = Pleroma multiflorum Gardner in
Hooker, London Journ. of Botany Il: 351 (1843); — Lasiandra adenosto-
mon Miq. in Linnæa XXII : 539 (1849) non DC.; — Lasiandra multiflora
Naudin, Ann. Sc. nat. 3° ser., II: 139, p. p. (1844); — Pleroma adenosto-
mon (Miq.) Triana, Melastom. : 43 (1865).
No 1692. — « Melastomaceæ. — Tibouchina multiflora Cogn... — Petit
arbrisseau ; fleurs violettes. — Campo : plateau de l’Itaculumi. — Fleurit
de février à mai ». [Leg. et det. Damazıo; vid. BkAUVERD|.
51. Miconia ligustroides (DC.) Naudin, in Ann. Sc. nat. ser. 5,
XVI: 167 (1851); Ic. in Martius, Nov. Gen. et Spec. III, tab. 286. —
Cf. Bull. Herb. Boiss. 2e ser. V : 405 (1905), n° 10, exsicc. 1533.
1661. — « Melastomaceæ. — Miconia.... — Arbrisseau; fleurs
blanches; fleurit en décembre. — Ouro Preto ». — [Leg. L. Damazıo, —
Det. BEAUvERD |.
92. Marcetia taxifolia (S!-Hilaire) DC., Prodr. III: 124 (1824);
— Rhexia tasxifolia S'-Hil. in Bonpland, Rhexies : 150, tab. 57 ; — Rh.
quadrivalvis Martius mss. ex DC., 1. c. (1824); = Rh. Langsdorffiana
Kunth mss. ex DC. 1. ec. (1824).
N° 1648. — « Melastomaceæ. — Marcetia taxifolia (S!-Hil.) — Sous-
arbrisseau ; fleurs blanches. — Campo (Ouro Preto) ». — [Leg. et det.
L. Damazio; vid. BEAUVERD|].
594 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SER.). 1906 (26)
Observation. — Espèce polymorphe, présentant à côté du type les var.
B. decumbens Cogniaux, y. glandulosa (DC.) Cogn., 6. pubescens (DC.)
Cogn. et e. glabrescens Gogn. — La forme récoltée par M. Damazio est
remarquable par ses feuilles larges de 4-5 mm. non ou à peine révolutées,
différant beaucoup d’aspect avec celles du type représenté par St-Hilaire
à la tab. 57 du « Rhexies » de Bonpland; en revanche, elle cadre par-
faitement avec l’exsiccala non numéroté de Sellow conservé à l’herbier
Boissier et libellé « Marcetia excoriata, glandulosa DC. », que M. Cogniaux
n'a pas hésité à rapporter au Marcetia taxifolia DC.
Linaceæ.
A l'exception de l'Ochthocosmus Roraimæ qui aurait été signalé dans
les régions limotrophes de la Guyane anglaise, les Linacées brésiliennes
sont représentées par une dizaine d'espèces appartenant toutes au seul
genre Linum. — Il est intéressant de conslater que ce genre, qui compte
actuellement environ 170 bonnes espèces connues’ (déduction faite de
très nombreuses sous-espèces ou races locales), présente dans sa répar-
lition générale sur la surface du globe la distributions suivante:
Ancien monde (y compris 3 espèces océaniennes et autant de Mada-
gascar): 115 espèces;
Amérique septentrionale (jusqu'au Guatamela) : 38 espèces ;
Amérique australe : 17 espèces. — Sur ces 17 espèces, dix appartien-
nent à la flore brésilienne (d’entre lesquelles 2 se retrouvent dans la
région Argentine), 5 sont spéciales au Chili, 2 au Pérou et une à la répu-
blique de l’Equateur.
99. Linum junceum St-Hilaire, var. ß oblongifolium Urban, in
Flora Bras. vol. XII, II: 467, tab. 100. fig. II (déc. 1877).
No 1551. — « Lineæ. — Linum junceum St Hil.? — Campo. Plateau de
l'Ttaculumi. — Recu en octobre 1904; leg. L. Damazio. — Det. Damazıo et
BEAUVERD >.
Sterculiaceæ.
Dans le vol. XI, pars III du Flora Brasiliensis, feu le professeur
K. Schumann a donné en 1886 un intéressant résumé de la distribution
géographique générale des Sterculiacees. Des chiffres qu'il a publiés, nous
relevons le nombre total de 571 espèces réparties en 43 genres pour
l’ensemble des contrées dont la flore comprend des Sterculiacées; huit
! Statistique relevée d'après I’Index Kewensis et ses deux suppléments. Le
Syllabus d’Engler, édition de 1903, n'accuse au total que 90 espèces environ,
chiffre évidemment bien inférieure à la réalité.
(27) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 95
de ces genres (8 Sterculia, 20 Helicteres, 40 Melochia, 29 Waltheriu,
2 Theobroma, % Guazuma, 8 Ayenia et 30 Buettneria) sont représentés
dans l'Amérique australe avec un total de 148 espèces.
Sur ces 148 espèces sud-américaines, 121 connues en 1886 apparte-
naient à la flore du Brésil; elles se répartissent comme suit par rapport
au tolal des espèces connues dans le monde entier: 6 Sterculia (sur
70 espèces, la plupart asiatiques), 19 Helicteres (sur 40, la plupart améri-
cains), 29 Melochia (sur 50, la plupart sud-américains), 24 Waltheria (sur
90, la plupart sud-américains), 7 Theobroma (sur 10, tous central ou sud-
américains), 4 Guazuma (sur 4, tous américains), 8 Ayenia (sur 15, tous
central ou sud-américains) et 24 Buettneria (sur 50, la plupart ameri-
cains). — Nous devons à l’obligeance de M. Augustin de Candolle la
communication de l’une des déterminations suivantes.
54. Helicteres Sacarolha St-Hilaire, Plantes usuelles des Brasi-
liens, tab. LXIV (1824); in Fl. Bras. mérid. I : 276 (1824).
No 1677. — « Sterculiaceæ. — Helicteres Sacarolha St-Hil. Sous-arbris-
seau; fleurs rouge-vermillon. — Bello Horizonte (Minos). — Fleurit en
février ». — [Leg. et det. L. Damazıo; vid. Beauvern).
Observation. — La note sur la date de floraison (en février) que nous
devons à l’amabilité de M. Damazio ne coïncide pas exactement avec les
indications de Schumann in Flora Bras. XI, II: 16 (1886) « floret a
Martis usque ad Novembrem ». — Les propriétés médicinales de la racine
de cette espèce sont d’ailleurs bien connues des Brésiliens. qui la nom-
ment « Sacarolha » ou « Rosa para as malas » (Cf. St-Hilaire, Pl. exs.
Bras. et Flora Bras. merid. 1. c.).
59. Helicteres aff. mollis Schumann, in Flora Bras. XII, IT: 22
(1886).
No 1341. — « Sterculiaceæ. — Helicteres.... — Arbrisseau; fleurs
rouges. — Près Sabara (Ouro Preto) ». — [23 mars 1904, leg. Damazıo.
— Det. Brauverp].
Observation. — L'état insuffisant des échantillons examinés ne nous
permet pas d'affirmer l'identification de ce n° : en le comparant à l’exsic-
cala cité de Gardner conservé à l’Herbier Boissier et provenant de la
province de Goyaz, nous avons noté d’assez sensibles différences portant
sur la longueur des pétioles et l’indument de la page supérieure du
feuilles, les dimensions des pédoncules et la longueur des pétales et des
gynophore. — Comme l’Helicteres mollis n’a pas été signalé dans le
Minas Geraës, il se pourrait que la plante d’Ouro-Preto fut une espèce
nouvelle ?
56. Helicteres ovata Lamark, Encycl. bot. IT: 88 (1789), var. à!
St-Hilaire, Fl. Brasil. merid. 1: 273 (1824), exel. syn. H. corylifolia Nees
el Mart.; — Helicteres Baruensis Linn. ß.? ovata DC. Prodr. I: 475
(1824); = H. Isora Velloso, Flora Flum. IX, tab. 102 (1827); — H. Bra-
siliensis Mikan, Delect. Fl. Bras. fasc. IV, tab. 21 (1820); = H. verbasci-
folia Link, Enum. Hort. Berol. II: 200 (1822); = H. ferruginata Link,
fc : 199 (1822).
996 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1906 (28)
No 284. — « Sterculiaceæ. — Helicteres..... — Arbrisseau; fleurs
rouges. — Bello Horizonte ». — [Leg. Dauazıo. — Det. Aug. de Canpor.Le].
57. Waltheria Americana Linne, Sp. Fl. ed. I: 673 (1753);
— W. Indica L. Sp. pl. ed. I: 673 (1753); = W. aborescens Cavanilles,
Dissert. VI: 316, tab. 170, fig. 1 (1790); = W. elliptica Cad., 1. c. tab.
171; = W. microphylla Cad., 1. c. tab. 170, fig. 2; = W. levis Schrank,
Hort. Monac. tab. 55 (1819); = W. corchorifolia Pers. Syn. IL: 216
(1807); = W. paniculata Miq. in Kappler, PI. Surin. (1859), non Benth. ;
— W. Grünensis et W. Africana, Schum. et Thorming ex Hooker,
Niger Flora.
No 1628. — « Sterculiaceæ. — Waltheria..... — Arbrisseau; fleurs
jaunes. — Morro do Cruzeiro, Ouro Preto ». — [Decembre 1904; leg.
L. Damazıo. — Det. BEAUVERD].
Observation. — L’une des Sterculiacées les plus répandues des régions
tropicales : remonte jusqu'au Mexique (Yucalan), aux Antilles et à la
Jamaïque et se retrouve sur les autres continents en Afrique (Niger,
Abyssinie, Nyasaland, Congo, Delagoa-Bay, etc.), en Asie, Insulinde,
Chine, etc.), en Australie (Port-Darwin) et aux îles Hawaï. — Espèce
polymorphe.
Cucurbitaceæ.
58. Ceratosanthes Hilariana Cogniaux, in Martius, Fl. Bras.
VI, 4: 67 (1878), cum forma foliis profunde lobatis A. Cogniaux in litt.
No 1593. — « Cucurbitaceæ. — Ceratosanthes..... — Tiges grim-
pantes; fleurs blanches. — Bello Horisonte ». [ Août 1904, leg. Damazıo.
— Det. A. Cosnıaux].
Observation. — L'envoi de M. Damazio était accompagné de l’anno-
tation suivante :
« Le n° 1593 — Cucurbitacée du gen. Ceratosanthes — semble diffé-
rent de toutes les espèces brésiliennes décrites par M. Cogniaux dans
sa monographie des « Suites au Prodrome » n° 3, et dans la Fl. Brasil.
n° 6, part a. — Il est voisin de €. Hilariana (Cogn.) mais les feuilles
sont différentes, le limbe possédant trois ou cinq lobes très profonds.
En quelques fleurs mâles de cette plante je trouve une anomalie : —
la présence de cinq étamines dont deux inserées au tube du calice. —
« Je vous adresse séparément dans un petit paquet trois de ces fleurs
anormales ».
AR À SUR
2
(A suivre.)
597
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
295” séance. — Lundi 41 juin 1908. — Ouverte à
8 h. 30 dans la salle de bibliothèque de l'Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. Augustin de Candolle, president.
Le procès-verbal de la 294me séance est adopté après les corrections
suivantes signalées par le secrétaire : p. 259 du compte rendu, Sme ligne,
intercaler un signe «X» entre « hirla» el « virescens » et lire :
« Viola hirta X virescens »; p. 261, 15me ligne en descendant, soit
seconde ligne de l'observation III, lire : «Gr. et Godr. » au lieu de
«Gr. a Jord. ». — Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
ALLEMAGNE : Verhandl. d. botan. Ver. d. Prov. Brandenburg, 1905
(Berlin, 1906); ANGLETERRE : The Institute of commercial Research in
the tropics, I, No 2 (Liverpool, 1906); AUTRICHE : Annalen d. k. k.
naturhist. Hofmus. XX, I (Wien, 1905); FRANCE : Archives de la flore
jurassienne, fasc. 62 (1906); Revue scientifique du Limousin, XIX (1906);
Bull. Soc. Natur. de l’Ain (Bourg, 1906); HONGRIE : Magyar botan.
Lapok, Nos 2-3-4 de 1906; RUSSIE : Bulletin du Club alpin de Crimée,
Nos 1-2 de 1906; SUISSE : Bulletin U Herb. Boissier, Nos 5 et 6 (1906);
Bull. Soc. hortic. Genève (mars, avril et mai 1906).
HERBORISATIONS AUX ENVIRONS DE CHANCY (GENÈVE). — Au
cours de ses recherches pour l'exécution d’un travail sur la flore arbores-
cente du canton de Genève, M. le D' Alfred Lendner parcourait il y a
3 ans la région située entre Epeisse et Chancy (rive gauche du Rhône) et
y découvrit deux intéressantes espèces ligneuses dont l’une, l’Arctosta-
phyllos uva-ursi, n’était connu qu’en un seul point du canton de Genève
(environs du bois de la Bätie, Reuter), et l’autre, l’Amelanchier vulgaris,
élait entièrement nouveau pour tout le territoire du Canton.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, N° 5, 30 juin 1906. 4A
598 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1906 (269)
Ces résultats encouragèrent l’auteur à reprendre plus en détail l'étude
floristique de cetle partie du cours du Rhône, ce qui fut fait aux mois
de mai, juillet et septembre 1905.
Dans la région visitée, le cours du Rhône suit une direction N.-E.-
S.-W. à peu pres parallèle au Jura; les berges de la rive gauche sont
particulièrement exposées au soleil; en se rendant de La Plaine au
champ d’exploralion, M. Lendner cite les Isatis tinctoria (subspontané),
Lathyrus sphæricus et Veronica Teucrium, rares pour la flore du Canton,
puis des hybrides rares d’Orchidees, tels que X Orchis Beyrichi Kerner
(= 0. militaris X tephrosanthos) et X Orchis hybrida Bonnighausen
(= 0. militaris X purpurea), ce dernier différant de celui figuré dans la
monographie de Max Schulze en ce qu'il se rapproche plus, par son
casque rosé, de l'O. militaris que de l'O. purpurea.
L’herborisatlion proprement dite ne commence qu’à partir du promon-
toire d’Epeisse.
Dans cette premiere région, arbres de I m. à 1,50 m. de haut, taillis
mélangés : Populus tremula, Quercus sessiliflora et Q. pedunculata
(ces derniers peu abondants). Aspect de maquis avec buissons de diverses
couleurs : Cornilla Emerus, Amelanchier vulgaris, Cratæqus monogyna.
Berberis vulgaris, Viburnum Lantana alternant avec les buissons verts de
Juniperus communis, Cornus sanguinea, Carpinus Betulus, Ligustrum
vulgare, Salix capræa, Populus alba, Rosa canina, Lonicera xylosteum,
Prunus avium.
Plantes herbacées de sous-bois : Lathyrus vernus, Primula vulgaris.
Hedera helix, mousses abondantes en cerlains points (Hypnum trique-
trum, H. splendens), Lathyrus niger, Anemone nemorosa, Gymnadenia
conopea, Anthyllis vulneraria..
Plus bas, près de l’aunaie du littoral, se trouve une belle fougeraie de
Pteris aquilina, avec Vicia sepium, Melittis melissefolia, Fragaria vesca,
Melica uniflora, etc.
En continuant dans la direction de Ghancy, l’aspect change; une pelite
Pinède de Pinus sylvestris fait place à la végétation buissonneuse. Le
terrain pierreux est absolument dénudé, sauf quelques mousses au pied
des arbres (Hylocomium triquetrum et H. splendens).
Dans les prés de la partie supérieure, il faut signaler la présence de
deux plantes intéressantes, les Saxifraga granulata et Potentilla
rupestris.
Plus loin le Nant de Curefaite a creusé vers son embouchure une
courbe profonde qui s’elargit en un cirque très ensoleillé ; le sol, à pou-
dingues grossiers dans les niveaux supérieurs, devient sableux près du
ruisseau; il présente un terrain aride à plantes xérophytes (garides)
semblables à celles du pied du Jura: Genista sagittalis, Helianthemum
vulgare, H. Fumana, Globularia Wilkomii, Saponaria ocymoides, Anthe-
ricum ramosum, Ononis spinosa, Hieracium pilosella, Silene nutans, Saxi-
fraga tridactylites, Sedum album, Teucrium montanum, Medicago
minima, Tunica saxifraga, T. prolifera, Filago canescens, Asperula
cynanchica, Pimpinella saxifraga, Linum tenuifolium.
(270) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 599
L’Anthyllis vulneraria y acquiert un facies alpin ; ses feuilles ne possé-
dent plus que les larges folioles terminales.
Sur le terrain sableux, mousses telles que Barbula ruralis et lichens
abondants représentés surtout par le genre Cladonia : C. furcata,
C. pixidata, C. Alcicornis, C. verticillata. La presence de ce der-
nier est très intéressante : elle n’est pas signalée dans le catalogue de
Müller.
Au-dessus, de petits buissons sont mélés à l’amélanche qui est abon-
dant, tandis que plus haut le poudingue très compact est creusé d’excava-
tions peu profondes (1 à 2 m.)
C’est dans ces cavités que s’est établie une luxuriante végélation de
fougères : Asplenium trichomanes, A. Ruta muraria, puis de très beaux
exemplaires de Phegopteris Robertianum (station nouvelle; signalée
ailleurs au bord du Rhône au Bois de la Bâtie). Mousses: Fissidens adian-
toides ou decipiens, Hypnum cupressiforme.
De là jusqu'à Chaney, les accidents de terrain ne variant pas, la végé-
tation reste assez uniforme ; l’on peut la séparer en 3 régions :
10 Prés secs.— Terrain caillouteux,couche de terre végétale peu épaisse :
Saxıfraga granulata, Potentilla rupestris, P.argentea, Heliotropium euro-
pæum, Linaria vulgaris, Solidago virgaurea. — L'on y remarque égale-
ment les espèces triviales suivantes : Sltachys annua, Poa pratensis,
Ranunculus acris, R. arvensis, Medicago Lupulina, Vicia sativa, V. hir-
suta, Viciu segetalis, Achillea müllefolium, Leucanthemum vulgare,
Anthemis arvensis, (signalé par Reuter à Peney), Rumex acetosella, Ajuga
(renevensis et sa variel& à fleur blanches, Sedum Telephium, Globularia
Wilkomi, Thymus serpyllum, Cerastium glutinosum, etc.
20 Pentes pierreuses. — A mi-chemin entre le Nant de Curefatte el
Chancy (c'est-à-dire vis-à-vis de la maisonelle du garde voie de Marongy)
se trouve l’Arctostaphylos uva-ursi' ainsi que le Rumex scutatus.
C’est de nouveau une garide, mais moins sèche que celle de Curefalte :
buissons d’Hyppophaë rhammoides, Corylus Avellana, Salix capraea, pur-
purea, incana, Ligustrum vulgare, Juniperus communis, Melica nulans,
Helleborus fœtidus, Cephalanthera ensifolia. Le Quercus pubescens y est
représenté par de rares exemplaires.
Dans le pierrier : Bromus sterilis (graminée predominante), Sedum
album, rupestre, Potentilla verna, Artemisia vulgaris, Hieracium pilosella ;
le Chlorocrepis stalicefolia vit exclusivement dans l’eboulis. — Epilobium
rosmaninifolium, Senecio Jacobaea, Pou pratensis, Campanula rotundi-
folia, Teucrium chamædrys, Thlaspi arvense, Picris hieracioides, Conyza
squarrosa, Carlına vulgaris, Hieracium murorum.
3° Régions de l’Aulnaie. — Bordure littorale assez régulière. Alnus
incana (prédominant), A. glutinosa, Sulix purpurea, S. incana, Populus
tremula, Cornus sanguinea, Evonymus europæus. Le lierre et les mousses
lapissent les grosses pierres; dans les endroits plus humides, l’on voit :
! Reuter la mentionne au bord du Rhône près du Bois de la Bâtie.
m
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (271)
Phragmites communis, Iris pseudoacorus, Spiræa Ulmaria, Equisetum
variegatum, Equisetum arvense. — En certains points se trouve l’Allium
schenoprasum à côté de sa variété à fleurs blanches, puis les Carex
stricta et Deschampsia cæspitosa.
En résumé cette station se distingue par des associations semblables à
celles des garides du pied du Jura ou du Salève : la présence des Fumana
procumbens, Potentilla rupestris, P. argentea et Artemisia campestris
souligne tout particulièrement la nature de ces associations ; d’autres
espèces, telles qu’Amelanchier vulgaris, Rumex scutatus et Cladonia ver-
ticillata étaient inédites pour la florule de Genève; la présence des Phe-
gopteris Robertianum et Arctostaphylos uva-ursi constitue autant
d'importantes stations nouvelles. — Comme hypothèses de la présence
anormale des espèces montagnardes en cette station, M. Lendner admet
que les baies ou drupes d’Amelanchier et d’Arctostaphylos auraient pu
être transportées par les oiseaux ; les graines des autres plantes auraient
pu être amenées par les eaux de l’Arve, puis du Rhône.
M. Casimir de Candolle ajoute quelques mots au sujet de l’Heliotro-
pium Europæum : celle espèce apparait en quantité dans nos environs
dans les terrains fraîchement remués.
FLORAISONS HIVERNALES DE 1904-1905 et 1905-1906. — M. Gus-
tave Beauverd communique les observations floristiques faites durant
les deux derniers hivers écoulés et consignées chaque jour dans le registre
de l’Herbier Boissier ; ces observations font suite à celles qui ont été
communiquées en séance du 14 mars 1904 (cf. Soc. bot. Genève, compte
rendu de la 274e séance, p. 144-145). — Avant d'exposer ces résultats,
il convient de résumer la caractéristique de chacun des deux hivers
observés, en faisant remarquer que les mesures thermométriques ont
été prises à l’herbier Boissier, façade extérieure Nord, altitude 381 m. et
à 30 mètres des rives du lac.
L'hiver 1904-1905 a été assez doux, bien que les écarts quotidiens de
la température eussent accusé de plus fréquentes et plus fortes diffé-
rences que celles de l'hiver précédent ; toutefois une forte chute thermo-
métrique occasionnée par la violente bise des 1-3 janvier 1905 a fortement
entravé l’essor de la végétation hivernale en provoquant un minimum de
—16° daus la nuit du 4er au 2 janvier ; en outre, la glace accumulée le
long des rives du lac s’est maintenue aux Jordils (herbier Boissier)
jusqu’au 10 mars suivant, soit durant 69 jours. — Cet hiver, précédé par
les fortes sécheresses de juillet-août 1904 et préparé par un automne
pluvieux, a vu la neige descendre.en plaine le 9 octobre 1904 tandis que
la première gelée blanche était observée le 5 novembre suivant.
Assez different du précédent, l'hiver de 1905-1906 a été préparé par
un mois d'octobre exceptionnellement clair et froid’, précédé lui-même
1 Les hirondelles, séduites peut-être par la splendeur des journées d'octobre,
ne surent quitter la contrée à l’époque habituelle (1-18 octobre au plus tard) et
(272) G. BEAUVERD, SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 601
d’un mois de septembre pluvieux succédant à l’été sec et chaud. La pre-
mière gelée blanche a été signalée le 7 octobre 1905, tandis que les pre-
miers flocons de neige descendus à la plaine n’ont été notés que le
17 novembre; toutefois les fortes gelées, qui n’ont pas excédé un minimum
de —9°, ne sont survenues qu'avec la bise de 22-24 janvier qui n’a pas
eu sur le développement de la végétation des effets aussi accentués que
celle des 1-3 janvier 1905 ; la glace accumulée sur les quais n’a persisté
que durant 19 jours, de sorte qu’au 15 mars la flore vernale comptait une
avance de 10 à 15 jours sur celle de l’année précédente, observations
prises dans les mêmes localités et sur les mêmes plantes. Il faut ajouter
cependant qu'un retour offensif de froid, avec abondantes chutes de neige,
a caractérisé toute la fin du mois de mars à partir du 19 et annulé radi-
calement toute l'avance que la végétation de cette année marquail sur sa
devanciere. — Pour plus de details, voir au tableau comparatif ci-
dessous :
1904-1905. 1905-1906.
Premiere les ne te; 5 novembre 1904. 7 octobre 4905.
Première neige (en plaine)........... 9 octobre. 47 novembre 4905).
Minima de la saison., ,,...,........ 4-3 janv. 4905 (— 46°). | 22-24 janv. 1906 (--99)
Glaciation des quais (Jordils)......... du 4er jauv. au 40 mars | du 22 janv. au 20 févr.
1905. 1906.
Premier chant du Pinson.. ,,........ 25 fevrier 4905. 15 février 4906.
Premier chant du Merle. ........... 23 février 4905. 24 fevrier 1906.
Premières hirondelles (Jordils).,...... | 5 avril 4905. 2 avril 4906.
Chute des feuilles de mürier (Jordils). . 49 novembre 1904. 24 octobre 4905).
Dernières capucines aux Jordils, ,..... 26 novembre 1904. 10 octobre 4905).
Floraisons anormales de plantes cultivées rustiques (aux Jordils) :
1904-1905. 1905-1906.
Choisya ternata (Mexique).......... 4 octobre 490%. décembre 4905 à fin
janvier 4906.
Rhododendron ferrugineum (Alpes). .,... 5 octobre 490%. 6 septembre 1905.
Rhododendron Dahurieum (Asie), ,..., déc. 490% et 24 mars | 6 nov. 4905 et 147 mars
1905. 1906.
Clematis cirrhosa var. (Baleares),..... 4 novembre 1904, 30 octobre 1905).
Lonicera sempervirens (Amérique bor.). | 26 décembre 4904. 5 janvier 4906.
Antirrhinum majus (Midi)........... — 23 décembre 4905.
Helleborus niger (Europe mérid.),.,,., 26 decembre 190%. 8 janvier 4906.
Rosmarinum offieinale (Midi).,....., de fin nov. au 2 janv. tout l'hiver à partir du
8 janvier.
Vinca major (Midi) ee am een ee 20 décembre 190%. 5 janvier 14906.
Bulbocodium vernum (Midi)...,..... — 47 janvier 4906.
Grocussaureus (Midi)... mL 0e 24 fevrier 1905. 2 mars 4906.
Galanthus nivalis (Europe). ......... 3 fevrier 4905, 17 janvier 4906.
Jasminum nudiflorum (Chine),,,...,.. 4 mars 4905. 34 mars 4906.
restèrent jusqu'en novembre dans nos parages, jonchant chaque matin le sol de
multitude de leurs cadavres décimés par le froid des nuits claires
602 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (273)
Flore locale :
1904-1905 1905-1906
Primula vulgaris (Jordils) ........... 49 octobre 4904. 2 déc. 1905 à mai 4906;
Lonicera xylosteum (Chambesy)....... 18 octobre 4904. 2
Cornus sanguinalis (Chambesy) ,...... 18 octobre 4904. de septembre 4905 à
Viola odorata (Chambésy), ..........
Cratægus monogyna (Saleve).........
Geranium pyrenaicum (Jordils)........
Leucojum vernum (Jordils)
Hepatica triloba (Jordils) ...........
Veronica Buxbaumi (Jordils)
Veronica agrestis (Jordils)...........
Pulmonaria obseura (Cointrin)
Erophila verna (Jordils)
Corydalis-cava(Jordils) . 2... .....
Primula offieinalis (Jordils)..........
Erythronium dens-canis (Reignier)
Nareissus silvestris (Reignier)
Ranunculus bulbosus (Jordils)
Euphorbia Peplis (Jordils)...........
29 octobre 4904.
47 février 4905.
20 février 4905.
24 fevrier 4905.
9 mars 4905.
25 fevrier 4905.
9 mars 4905.
| 40 mars 1905.
| 24 mars 4905.
4 avril 4905.
| 4 avril 1905.
40 avril 1905.
40 avril 4905.
6 novembre 4904.
26 novembre 14904.
janvier 4906.
31 janvier 4906.
?
4 janvier 1906,
25 janvier 4906.
15 janvier 1906.
20 fevrier 4906.
2 février 1906.
20 fevrier 4906.
| 2 mars 1906.
7 mars 4906.
2
47 mars 4906.
47 mars 4906.
26 mars 4906.
16 janvier 4906.
Le fait d'une seconde floraison (anormale) du Choisya ternata en plein
air, ainsi que celle très régulière et abondante du Clematis cirrhosa var.
Balearica qui fleurit sans discontinuer d'octobre ou novembre à mai aux
Jordils, atteste de la douceur du climat des bords du lac ; en signalant
une récolte de Vinca minor, Corydalis lutea, Primula vulgaris, Bellis
perennis et Lamium maculatum faite aux environs de Valleyres (pied du
Jura vaudois) le 11 janvier 1906, l’auteur de cette communication fait
ressortir combien ces derniers hivers ont été généralement doux dans
toutes nos contrés. — MM. D' Boubier et Casimir de Candolle ajoutent
quelques observations relatives aux espèces ligneuses âgées : l’âge n’a
pas d'influence sur les foliaisons précoces. — M. Augustin de Candolle
a remarqué durant le dernier hiver l’abondante floraison du Lamium
maculatum, ei M. Ch.-Ed. Martin signale un Iberis amara transplanté du
pied du Jura dans son jardin, où il a fleuri sans discontinuer tout
l'hiver.
PHOTOGRAPHIE D'UN PHYTOLACCA DIOICA L. —. M. Casimir de
Candolle présente la photographie d’un groupe de Phytolocca dioica L.
prise par M. Edouard Sarasin dans le cimetière de Trafalgar près Gibral-
tar, au cours d’un récent voyage en Espagne. — Cet arbre, remar-
quable par son tronc d’aspect herbacé et fort élargi à la base, est origi-
ginaire de l’Amérique australe d’où il a été naturalisé en mainte région
du littoral de la Méditerranée, et principalement en Algérie.
EXCURSION BOTANIQUE EN ALGÉRIE. — M. Henri Romieux a pris
part aux herborisations organisées par la Société botanique de France en
avril 1906 dans l’Oranais, et a prolongé le programme pour son compte
(274) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 603
personnel en revenant par Biskra et Alger. En nous entretenant de
maintes particularités de la flore si riche des contrées parcourues, l’auteur
fait circuler de nombreuses vues photographiques prises au cours du
voyage et permettant de se rendre compte de l'aspect spécial des régions
désertiques. — Au nombre des plantes récollées par la Société se trou-
vaient plusieurs des espèces décrites par notre collègue M. le Dr Hoch-
reutiner dans sa monographie du Sud-Oranais. — Repondant à une
question de M. Casimir de Candolle, M. Romieux estime que les forêts
de cèdres en Algérie sont en voie de dépérissement.
DEUX PLANTES NOUVELLES POUR LES ALPES D’ANNECY. —
1° Stipa pennata L. — Contrairement à ce qu'il avait cru pouvoir
annoncer ! après l'expérience de plusieurs campagnes d’herborisations,
M. Gustave Beauverd vient de constater le 9 juin 1906 la présence du
Stipa pennata dans les rochers de Vesonne, sous Montmin (lisière de
Faverges, massif de la Tournette); il fait circuler quelques touffes de cette
Graminée steppique récollée en cette stalion, où elle prospère vers 600 m.
d’allitude environ sur un petit éperon rocheux orienté vers le S.-W. et
exposé à tous les vents. L’énumération des espèces concomitantes accuse
une station franchement xérothermique et, à ce titre, probablement unique
dans la lisière de Faverges : Carex gynobasis, Andropogon Ischæmum,
Melica ciliata, Bromus tectorum, Allium sphærocephalum, Phalangium
ramosum et Liliago, Dianthus silvestris var. Fumana procumbens, Trinia
dioica, Ptychotis Saxifraga, Anthyllis montana, Onobrychis sativa, Astra-
galus Monspessulanus, Saponaria ocymoides, Fumana procumbens, Thy-
mus serpyllum var., Teucrium montanum, Globularia cordifolia, Lactuca
perennis, Hieracium amplesicaule, H. glaucum, H. Jacquini et H. Law-
som, toutes espèces très abondantes, mais particulièrement dominées par
Bromus erectus et Festuca rubra.
2 Scorzonera austriaca Willdenow. — Tandis que la station
précédente se rapporte à une déclivité dénudée dont la faible couche
d’humus ne saurait convenir à une végétation arborescente, les environs
immédiats, conslitués par un talus de roches jurassiques plus friables,
sont recouverts de taillis verdoyants à Quercus pubescens, Acer Monspes-
sulanum, A. campestre, A. italum var. opulifolium, Ligustrum vulgare,
Coronilla Emerus, Viburnum Lantana, V. opulifolium, Cerasus Mahaleb,
Cratæqus monogyna, Mespilus germanica, Colutea arborescens, elc.; les
clairières gazonnées y entretiennent plusieurs des bonnes espèces ci-des-
sus énumérées (entre autres Saponaria, Anthyllis, Astragalus, Lactuca,
Phalangium) en compagnie des Helianthemum canum, H. obscurum,
Polygala chamzbuxus, Helleborus fœtidus, Geranium sanguwineum, Ace-
ras anthropophora, Ophrys apifera, O. muscifera, O. arachnites, Limo-
dorum abortivum, Orchis militaris, Arabis hirsuta, A. Turrita, A. muralis
1 Cf. Société bolanique, compte rendu de la 23%® séance (14 mai 1906), p. 26%.
604 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1906 (275)
et Kernera saxatilis, tandis que les affleurements rocheux plus compacts
abritent dans leurs interstices des touffes splendides d’Hieracium andrya-
loides, Trinia dioica, Athamantha cretensis, Laserpitium latifolium, L.
Siler, Peucedanum Cervaria, Lactuca perennis et surtout de vigoureuses
hampes florifères de Scorzonera austriaca hautes de 30 à 37 cm.
et portant de 7 à 9 bractées. tandis que les mesures prises sur des cen-
taines d'échantillons d’autres provenances accusent une hauteur moyenne
de 8 à 15 cm. avec 2-4 bractées; seuls des échantillons récoltés par
Leresche aux environs d’Aigle (Vaud) atteignent jusqu'à 32 centimètres
de hauteur avec 6 bractées au maximum. — Plus haut, entre 800 et
1000 m., le talus silvatique perd peu à peu son cachet méridional, bien
qu’abritant encore le Rubia peregrina jusqu’à 900 m. environ. — Les
Vicia Cracca, Melittis melissæfolia, Lithospermum purpureo-ceruleum et
Lathyrus niger, indiquant un milieu plus humide, abondent jusqu'à
1000 m. environ; dans les clairières ensoleillées, Campanula persicæfolia
se présente sous sa forme à ovaire hérissé, comme dans les chaudes sta-
tions des Carpathes, le long du cours du Danube!
La présence de deux espèces anémophiles telles que Stipa pennata el
Scorzonera austriaca dans une localité aussi restreinte que celle du Roc
de Vesonne, d'où elles pourraient si facilement se répandre par toute la
longue lisière de Faverges, constitue un fait qui, pour les causes expli-
quées, vient à l’appui de l'observation Ill exposée en séance du 14 mai
1906 (compte rendu de la 29%e séance, p. 260) : pour ce qui concerne plus
particulièrement le Stipa pennata, la constatation de son existence dans
celte localité spéciale peut être considérée comme une exception confir-
mant la règle.
Séance levée à 10 heures; 9 membres présents : MM. Augustin de Cas
dolle, Romieux, Beauverd; Boubier, Casimir de Candolle, Guinet, Lendñer,
Martin et Schmidely.
Le secrétaire : Gustave BEAUVERD.
CR
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Les frais considérables que nous occasionnent les rema-
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Tous les changements demandés pour des tirages à part
sont à la charge des auteurs.
Chambésy, 7 décembre 1905,
Gusrave BEAUVERD, rédacteur.
INDEX BOTANIQUE
GENRES, ESPECES, ARTS pl NOMS NOUVEAUX
Cryptogames et Phansropames
publiés dans l’Ancien Monde à partir du 4e janvier 4901
Complément au Card Index américain.
Index seul. Bulletin Index
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SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANI
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ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
SCIENTIZÆ MYCGOLOG Lo UNIV EE SES
Organ für die Gesammlinteressen der Mycologie, enthallend Original-Abhand-
lungen, Referale und kritische Besprechungen wichliger mycologischer Publi-
calionen, sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Lilteratur.
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
N° 8.
Bon à tirer donné le 31 juillet 1906.
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1906
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvege.
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l’administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 8. — AOUT 1906.
Pages
I. — J. Bornmüller. — BEITRÄGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Avec planche XVI
(Borstseizung JOIQUE RER RSR UN ERA 605
II. — Th. Herzog. — DIE LAUBMOOSE BADENS (Eine
bryologischesskizze (in) see eee ue 621
II. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 649
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL... ... Nos 15697 à 15993
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 16. — Potentilla eryptophila Bornm. spec, nov.
OBSERVATIONS
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ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
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qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
MED EREN DIE EL HERBIER BOISSIER
Dm SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 8.
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
Avec Planche XVI.
(Suite).
ROSACEÆ-AMVGDALEZÆ.
Amygdalus horrida Spach ß. Reuteri Boiss. — Boiss. fl. Or. I, 645. —
A. Reuteri Boiss. et Buhse, Aufz. 79. —
In valle fluvii Sefidrud, in rupestribus prope Rudbar, 2-300 m. s. m.
(13. L 1892; flor.; iter Pers.-turc. n° 3469). — Prope Rudbar et in colli-
bus prope Patschinar, 5-600 m. s. m. (2. V. 1902 et 12. V. 1902; fol.) —
Montes Elburs, ad basin seplentr. alpium Totschal, in valle prope
Scheheristanek ; 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; fol. et fruct.; no 6927).
Specimina e loco subalpino foliis paulo latioribus ad typum vergunt.
Ich sammelte diese gleiche schmalblättrige Varietät i. J. 1892 häufig
im südlichen Persien in der Provinz Kerman, so auf Hügeln bei der Stadt
Kerman (exsicc. n° 346%), bei Kariet-ul-Arab, 2900 m. s. m. (9. VII. 1892;
c. fruct. mat.; n° 3473), bei Rahbur, 2700 m. s. m. (31. VIL 1892;
n° 3468), bei Taft am Schirkuh der Provinz Yesd, 2000 m. s. m. (n° 3466;
6. IV. 1892), und bei Kermandschahan zwischen Yesd und Kerman,
1800 m. s. m. (11. IV. 1892, no 3465). Ob eine von mir anfangs November
(1892) an den Felswänden oberhalb der Königsgräber bei Persepolis in
1900 m. Höhe gesammelte, sehr dornige Amygdalus-Art mit eigentüm-
licher Bekleidung (foliis ramisque junioribus nec non vetustis hispidulo-
tomentosis), die ich s. Z. als A. erioclada Bornm. spec. nov. bezeichnete,
„eventuell als sehr bemerkenswerte Varietäl zu A. horrida Spach oder zu
= À. eburnea Spach zu stellen ist, ist aus Mangel an Blüten und Früchten
nicht zu entscheiden. Jedenfalls sei auf das Vorkommen dieser Pflanze
‚ran einer vielfach von Reisenden besuchten Stätte aufmerksam gemacht.
oA. eburnea Spach, von A. horrida Spach durch behaarte Kelche leicht
„unterscheidbar, vielleicht aber nicht specifisch verschieden, ist im Elburs-
gebirge oder unmittelbar bei Teheran noch nicht beobachtet worden;
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1906. 12
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séRr.). 1906 (116)
südlich der Hauptstadt, auf der Wegroute nach Kom, traf ich aber diese
Pllanze (am 28. und 29. Februar 1892) schon bei Husseinabad und Alia-
bad, in 1200 m. Höhe, an (Vergl. Bornm. exsice. n° 3472).
Cerasus microcarpa (C. À. M.) Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 646. — Buhse,
Aufz. 80 (als C. Orientalis). —
Klburs occid., in valle Lur in declivitatibus montium; 2100 m. s. m.
(9. VE 1902, c. fruct.; n° 6928). — In faucibus ad Germabdar (in monti-
bus inter vallem fluv. Dschadsche-rud et fluv. Lar. (13. VIL 1902;
no 6924).
Die Blattgestalt ist sehr variabel, die Blätter der Schôsslinge sind
mitunter sehr breit, zuweilen so breit als lang und völlig unkenntlich;
so z. B. in Assyrien auf dem Kuh-Sefin östlich von Erbil (Bornm. exs.
n° 1032).
Gerasus prostrata Labill. — Boiss. fl. Or. II, 648. — Buhse, Aufz. 80. —
Elburs, ad radices montis Demawend supra Ask, ad viam inter Rene el
Pelur, 1900-2100 m. s. m. (15. VIT. 1902; c. fruct. maluro; n° 6925). —
In valle fluvii Sefidrud prope Rustamabad, 100 m. s. m. (12. I. 1892:
flor.; n° 3491).
Da von der Pflanze aus dem Sefidrudtal nur blattlose Zweige mit
Blüten (letztere sitzend mit kahlem Kelchtubus und hervorragenden
Staubfäden) vorliegen, bleibt die Bestimmung eine unsichere; die Zweige
sind völlig Kahl, durchaus dornenlos, langästig (Arten der Sektion
Lycioidei der Gattung Amygdalus sind ausgeschlossen !). Es ist daher sehr
wahrscheinlich, dass die Pflanze zur Varietät ß. concolor Boiss. gehört‘.
Prunus divaricata Led. — Boiss. fl. Or. II, 651. — Buhse, Aufz. 80. —
Freyn, Sint. — Masend. 14 (846). — In silvis prope Rescht, ad stationem
Kudum (1. V. 1902; no 6922).
Die in den dortigen Wäldern durchaus wilden, von der Basis an reich-
verzweigten strauchartigen Bäume entsprechen genau dem von Ledebour
(Icon. pl. fl. Ross. tab. 13) gegebenen Habitusbild.
Armeniaca vulgaris Lam. — Boiss. fl. Or. II, 652.
Elburs, in valle Lur; 2200 m. s. m. (21. VI. 1902; n 6931). — In Süd-
Persien wird die Aprikose noch bei 3100 m. Höhe kultiviert; so im Dorfe
Lalesar, gelegen am Nordfuss des gleichnamigen Gebirges (Prov.
Kerman).
ROSACEÆ-POMEÆ.
Pirus communis L. var. Boiss. fl. Or. Il. 653. — Buhse, Aufz. 87.
In silvis prope Rescht (spontan? 28. IV. 1902; no 6935; nach
C. K. Schneider wohl zu P. Balansæ Decne gehörig).
Malus communis Desf. — Boiss. fl. Or. II, 656. — Buhse, Aufz. 87.
In valle Lur montium Elburs vceid. prope Getschesär, 2200 m. sub-
spont. (24. VI. 1902; n° 6936).
' Vergl. betreffs dieser Nummer (3491) C. K. Schneiders Angaben in der in-
zwischen (Mai 1906) erschienenen Lief. 5 seiner vorzüglichen Laubholzkunde :
Seite 601. — Ebenso betreffs P. divaricata Led. : Seite 632. —
(117) J. BORNMÜLLER, FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 607
Mespilus Germanica L. — Boiss. fl. Or. II, 659. — Buhse, Aufz. 86. —
Freyn, Sint.-Masend. p. 14 (846).
Enseli, in silvis insulæ Mianposchte (23. IV. 1902; no 6937). — Dema-
wend, in sepibus ad pagum Rene, 2050 m. s. m. (16. VII. 1902).
_ Cratægus pentagyna W. et K. — C. melanocarpa M. B. — Boiss. fl:
Or. Il, 661. — Buhse, Aufz. 86. — Freyn, Sint.-Masend. p. 15 (847).
In valle fluvii Sefidrud in montosis supra Rudbar, 4-500 m. s. m.
(7. V. 1902; flor. ; n° 6934).
Die Blüten dieser Pflanze sind sämtlich 4-6-griffelig, während die von
Haussknecht ebenfalls als C. melanocarpa M. B. angesprochenen und in
« Plantæ Straussianæ » pag. 60 als solche angeführten westpersischen
Exemplare 2-griffelig sind. Letztere gehören in den Formenkreis der
C. ambigua C. A. M. (var. Hohenackeri Schneider). Auch in den Alpen
Süd-Persiens in der Provinz Kerman traf ich diese 2-griffelige gross-
blältrige Spezies (Rabur, bei 2700 m. Höhe) an, ausgegeben als « Cratæ-
qus spec. » (Bornm. n° 3520).
Cratægus lagenaria F. et M. — Boiss. fl. Or. II, 665. — Buhse, Aufz.
86. — Lipsky, pl. Ghil. p. 225.
In silvis ditionis oppidi Rescht, prope Kudum (1. V. 1902; deflorat.;
no 6951).
Bisher war diese Art nur aus den Waldgebieten am Kaspisee bekannt ;
ich sammelte diese durch « pedunculis longis tenuibus solitariis vel
binis » leicht kenntliche Art 1. J. 1889 und 1890 auch im nördlichen
Kleinasien in der subalpinen Region des Sanadagh und Lokman bei
Amasia (Bornm. pl. Anatol. or. exsicc. n° 1765 et 2375, sub nomine
C. orthosepala Hausskn. et Bornm.). Die anatolische Form, mit doppelt
grösseren Blättern, ist vielleicht als var. orthosepala abzutrennen.
Die Behaarung an den Nerven der Blattunterseite ist bei der anatolischen
wie persischen Pflanze mitunter bereits in frühester Jugend äusserst
gering und bald ganz schwindend.
Cotoneaster nummularia F. et M. B. ovalifolia. Boiss. — Boiss. fl.
Or. II, 666. — Buhse, Aufz. 86. —
In valle fluvii Sefidrud, supra Rudbar, 3-400 m. (5. V. 1902; flor.;
n° 6939). — Elburs, in vallıbus subalpinis et alpinis in latere boreali
montium Totsehal, in valle Lur, 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; flor.;
n° 6938).
ROSACEÆ-ROSEZÆ.
Hulthemia Persica Mich. 1786 (sub Rosa). — R. berberifolia (Pall.
1797) Dum. 1824. — Boiss. fl. Or. II, 668.
In jugo Charsan, in rupestribus lateris borealis; 900 m. s. m. (13. V.
1902; flor.; n° 6952). — In planitie prope Kaswin et Teheran, 12-1300 m.
s. m., copiosissime (17-21. V. 1902; flor. et deflor.; n° 6950 et 6951).
* Rosa lutea Mill. — Boiss. fl. Or. II, 671; suppl. 205.
* An Stelle von C. lagenaria F. et M. (1838 nom. nudum!) ist G. microcarpa
C. Koch (1854) zu schreiben (Schneider 1. e., Seite 786).
608 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1906 (118)
Elburs, in vallibus ad basin septentrionalem alpium Totschal, ad sepes
hortorum pagi Scheheristanek ubicunque abunde ; 2200 m. s. m. (4. VI.
1902; flor.; n° 6994).
* Rosa hemisphærica Herrm. 1776. — R. sulphurea Aït. 1789, Boiss.
fl. Or. suppl. 206. — R. Rapini Boiss. et Bal. in Boiss. fl. Or. II, 672;
1872. — R. Bungeana Boiss. et Buhse. Aufz. p. 8%, tab. 6.
Elburs, prope Scheheristanek ad sepes hortorum hinc inde in consor-
tio præcedentis ; semper culta floribus plenis (9. VI. 1902; flor. ; n° 6993).
* Rosa Beggeriana Schrenk. — Boiss. fl. Or. suppl. 208.
Elburs, ad rivulos et sepes horlorum ad basin septentr. alp. Totschal
prope Scheheristanek ; 2200 m. s. m. (12. VI. 1902; flor.; n° 6999 et
7000). — In valle Lur, prope Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902;
flor.; n° 7001).
R. Keller (Winterthur) hat in den Verh. d. Bot. Vereins d. Prov.
Brandenb. XLVI (1904) von dieser in Central-Asien und Persien weit
verbreiteten Rose gegen 50 (!), meist neue Varieläten beschrieben. Die
nordpersischen Exemplare meines Herbars gehören seiner var. Khora-
sanensis R. Keller 1. c. 106 (n° 6999 und 7000) und var. Lehmanniana
R. Keller 1. c. 105 (ne 7001) an. Da ich nicht verbürgen kann, dass die
Exemplare der gleichen Nummern von ein und demselben Individuum
stammen, die Unterschiede dieser 50 Varieläten aber minimal sind, so
ist es wahrscheinlich, dass die Exemplare gleicher Nummern verschie-
denen « Varietäten » angehören oder abermals « neue » Formen reprä-
senlieren. So sammelte Kotschy 1. J. 1843 im Lur-Tal die var. Kotschyi
R. Keller (l. c. p. 97; nicht mit var. Kotschyana (Boiss. pr. sp.) Keller 1. c.
107 zu verwechseln!) und Buhse bei Radkan im Nikatal die var. lacerans
(Boiss. et Buhse) Keller ]. c. 108. In der Duderaschlucht an der Südseite
des Totschals kommt nach Kolschy’s Funden schliesslich die nahver-
wandte weichfilzige R. anserinifolia Boiss. (= R. Beggeriana Schrenk,
var. anserinifolia Keller 1. c. 97) vor.
Rosa canina L. — Boiss. fl. Or. II, 685 et suppl. 212.
Elburs occ., prope Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902; flor.;
n° 6975 et 6976. — Alpes Totschal, prope Scheheristanek 2200 m. (12.
VI. 1902; flor.; no 6977).
Rosa dumetorum Thuill. — Boiss. fl. Or. suppl. 214.
Elburs occid., in valle Lur prope Gelschesär, 2200 m. s. m. (20. VI.
1902; flor.; n° 6974). — Alpes Totschal, supra Ferasad (29. V. 1902;
lor.; n° 6998).
Rosa tomentella Lem. — Boiss. fl. Or. suppl. 217.
Elburs oceid., prope Getschesär in valle Lur, 2200 m. s. m. (20. Vi.
1902; flor.; n° 6978 et 6979).
Rosa glutinosa S. Sm. — Boiss. fl. Or. II, 679 et suppl. 222.
Elburs oceid., in latere boreali alpium Totschal in subalpinis supra
Schekerabad et Ahar ; 2300 m. s. m. (10. VII. 1902 ; fruct.; no 6991). —
In districtu Talkan supra Paratschan ditionis alpis Takhti-Soleiman;
2600 m. s. m. (28. VI. 1902; ce. fruct.-; n° 6992).
* Rosa rubiginosa L. ß. Aucheri (Crép.) Christ. — Boiss. fl. Or.
suppl. 221.
Elburs oceid., in valle Talkan ad pagum Deda; 2350 m. s. m. (30. VI.
(119) 5. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 609
1902; ne 6987). — Totschal, inter Ferasad et Imamsade-Davud (29. V.
1902; flor.; n° 6986). — Inter Feschend et Germabdar ditionis fluvii
Dschadsche-rud, in subalpinis: 2000 m. s. m. (13. VII. 1902; fruct.;
n° 6980). — Demawend, ad basin montis supra Ask; 1700 m. s. m. (17.
VIL. 1902; flor. ; n° 6990).
* Rosa Iberica Stev. — Boiss. fl. Or. suppl. 223. — R. rubiginosa
L. ß. Iberica Boiss. fl. Or. II, 687.
Totschal, in latere boreali in subalpinis prope Scheheristanek 2200 m.
s. m. (7-13. VI; flor.; n° 6982, 6984, 6988. — N° 6989 13. VI; f. micro-
phylla). — In valle Lur prope Getschesär, 2200 m. s. m. (9. et 20. VI;
flor,; n° 6983 et 6984) el prope Meidanek (9. VI. 1902; no 6985).
Rosa rubiginosa L. ß. Aucheri X Iberica (?). — An AR. Iberica
Siev. var.
Elburs occid., in valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902;
flor.; n° 6981).
* Rosa Orientalis Dup. — Boiss. fl. Or. II, 680 et suppl. 225.
Elburs oceid., in rupestribus umbrosis prope Meidanek in valle Lur,
2100 m. s. m. (21. VI. 1889; c. fruct.; n°0 6997). — In distrietu Talkan, in
subalpinis supra pagum Norion; 2400 m. s. m. (30. VI. 1902; c. fruct.;
n° 6995). — In trajectu alpino Gerdene Bary ad locum « Assalek » dictum,
2850 m. s. m. (1. VII. 1902; c. fruct. ; n° 6996).
* Spiræa crenata L. — Boiss. fl. Or. II, 689.
Elburs, ad basin borealem alpium Totschal in sepibus et ad vias prope
Scheheristanek ; 2200 m. s. m. (14. VI. 1902; deflorat.; n° 6940). —
Mir ist diese Art, ebenso wie Rosa lutea, nur in der Nähe von Ortschaften
begegnet, das spontane Auftreten im Elbursgebirge daher keineswegs
zweilellos.
Geum Kokanicum Reg. et Schmalh., Descript. pl. nov. var. a Fed-
ischenko in Turkest. necnon Kokania lect., tom. II, p. 24; 1882; cfr.
Bornm. in Mitt. Thür. Bot. Ver. XXI (1906).
« Eine verkannte Geum-Art aus der nordpers. Flora und Kritische
Bemerkungen über die Sektionen Orthostylus (Orthurus) und Oligocarpa ».
Elburs oceid., in jugo Lädd et in valle Dosderre alpium Totschal, in
declivibus saxosis ad nives deliquescentes, 26-3000 m. s. m. ; supra Imam-
sade-Davud 2700 m. s. m. (29. V. et 4. V1. 1902; flor. et fruct.; n° 6948
el 6949 sub « @. Persico sp. n. ». — In valle alpium inter Asadbar et
Gerab, in jugo Gerdene-Bary (Serd-derre), 2800 m. s. m. (26. VI. 1902;
fruct. mat. ; n° 6955).
Neu für die Flora Persiens! Auch die von Kotschy in den Totschalalpen
bei 7000 Fuss gesammelte, von Boissier in fl. Or. als @. heterocarpum
Boiss. angeführte (auf den Etiketten als G. helerocarpum Boiss. var.
oligocarpum Boiss. bezeichnete) Pflanze gehört zu @. Kokanicum Reg. et
Schmalh. Echtes G. heterocarpum Boiss., eine von G. Kokanicum Reg. et
Schmalh. durchaus verschiedene Species wurde unlängst (1. V. 1903)
von Strauss in West-Persien aufgefunden und ist somit jetzt erst für
die Flora Persiens sicher nachgewiesen.
Potentilla lignosa Willd. — P. xylorrhiza Boiss. et Hoh. — Boiss. fl.
Or. 11, 703 (pro var. P. lignosæ).
Elburs oceid., in fissuris rupium in valle Lur, prope pagum Meidanek
21-2200 m. s. m. (21. VI. 1902; flor. et fruct.; no 6953; no 6954.
610 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (120)
Das Vorkommen dieser eigenartigen Species ist im Lurtal ein äusserst
beschränktes ; trotz grösster Aufmerksamkeit ist uns diese Potentilla nur
an dem einen bis an den Fluss vorspringenden Felsen bei Meidanek
begegnet, dort mit Viola spathulata Willd. und Petrocallis fenestrata Boiss.
Potentilla sericea L. — Boiss. fl. Or. II, 709.
In nivalibus excelsis montis Demawend; 3800 m. s. m. (17. Vil. 1902;
fior.; n° 6967).
Neu für die Flora Persiens! Herr Dr Th. Wolf, welcher die Güte hatte,
die Potentillen meines Herbars zu revidieren, bemerkt zu dieser, übrigens
zwergigen und so den Zermater Exemplaren nicht unähnlichen Pflanze
auf dem Zetlel « nähert sich etwas der var. subsericea Th. Wolf (in
Ascherson und Gräbn. Synops. VI, 1, Seite 704) ». Kotschy sammelte
ebenda am Demawend die P. hololeuca Boiss., die mir entgangen
ist.
Potentilla polyschista Boiss. Diagn. I, 10, p. 6. — Boiss. fl. Or. I, 710
(P. polychista). — P. nuda var. hirsuta Boiss. et Buhse, Aufz. 82.
Elburs occ., in frigidis glacialibus alpis Tachti-Soleiman, loco dicto
« Hässartschal »; 40-4100 m. s. m.; (29. V. 1902; flor.; no 6969). —
Lehmann (Rev. Potent. p. 3%) bezeichnet diese Pflanze als eine Varietät
der P. sericea L., eine Ansicht, der sich auch Th. Wolf anschliesst. Die
Blattgestalt und Behaarung ist mir zu eigenartig, als dass diese Art mit
P. sericea vereinigt werden könnte: folia radicalia subpalmatim bijuga
foliolis utrinque in 2-3 lacinias tantum breves oblongo-lineares pinnati-
seclis inferioribus binis multo brevioribus, subtus et supra subæqualiter |
adpresse argyrea! — Von Kotschy wurde an gleicher Stelle auch
P. Argæa Boiss. et Bal. gefunden.
Potentilla hirta L. var. pedata (Willd.) Koch. — Boiss. fl. Or. II, 743.
Elburs oceid., ad basin septentr. alpium Totschal prope Scheheristanek,
2200 m. s. m. (7. VI. 1902; flor.; n° 6958).
Potentilla hirta L. subspec. H. Gilanica Th. Wolf, subspec. nov.
(Typus in herb. Bornmüller).
« Caudex sublignosus pluriceps; caules floriferi e basi arcuatim adscen-
dentes, flexuosi, 6-10 cm. alti, superne laxe dichotome-cymosi, pauci-
(3-5-)flori, sicut omnes plantæ partes vegetativæ brevissime selulosi et
pilis albis longissimis patentibus villosi ei canescentes; folia radicalia et
caulina infima septenata, longiuscule petiolata, superiora quinata, floralia
ternata et simplicia ; stipule infimæ longe adnatæ auriculis lineari-lanceo-
latis integris, caulinæ oblongo-lanceolalæ, sæpissime basi dente grosso
instructæ ; foliola fol. infer. e basi cuneala obovata vel oblongo-obovata
(intermedium 12-15 mm. long., 6-8 mm. lat.), fere crenato-dentata, den-
übus utrimque 4-5, ovatis obtusis, supremo non prominulo, in ulraque
facie molliter et patenter villosa, subtus pallidiora, foliola extima in folio
septenato valde reducta, illa foliorum supremorum oblonga, paucidenlala,
dente terminali porrecto; flores breviuscule pedunculati, maximi, expansi
25-30 mm. lati; sepala subæquilonga, externa oblongo-linearia subobtusa,
interna ovalo-lanceolata acutiuscula; petala late obcordata, calyce villoso
sesquilongiora, flava; stamina 30 antheris magnis oblongis; stylus sub-
terminalis brevis, basi incrassatus stigmate vix dilatato; carpella.....
(matura non visa).
In valle fluvii Sefidrud, in montibus supra Rudbar, in dumosis, 6-700 m.
(121) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. GI
s. m. (7. V. 1902; flor.; n° 6960 sub P. Taurica Schlecht., f. minor
Bornm.).
Proxime accedit ad P. hirtam L. subsp. P. Adriaticam Murb., sed
differt caulibus non strictis, sed diffusis, gracilioribus et humilioribus,
foliis blandioribus, radicalibus plerumque septenatis, inflorescentia laxiore
et pauciflora, absentia pilorum glanduliferorum et viscosilalis allisque
notis. À P. Taurica W., cui habitu, villositate et magnitudiæ florum etiam
accedere videtur, longe differt structura calycis omnino diversa, stipulis
caulinis anguste lanceolatis, inflorescentia laxa etc. » Th. Wolf.
Eine ebenda gesammelte hochwüchsige Form mit denselben überaus
staltlichen Blüten und reicher Bekleidung besitzt längere Teilblätichen
(Bornm. exsicc. n° 6959, als f. vegetior Bornm.) Nach Wolf entspräche
sie einer Kombination P. Gilanica X P. hirta var. pedata; da ich aber in
jenem Teil der Prov. Gilan P. hirta v. pedata nirgends beobachtet habe,
so ist die fragliche Form wohl nur als Uebergangsform anzusehen.
* Potentilla canescens Bess. — Boiss. fl. Or. II, 714 (P. inclinata Vill.)
— Buhse, Aufz. 82.
Demawend, in regione alpina, 300 m. s. m. (18. VI. 1902; deflorat. ;
n° 6957 sub var. (nov.) pannulosa Bornm.).
Nach Th. Wolf’s Notiz treten ähnliche Formen in der Krim und in
Bulgarien auf; als solche ist inzwischen eine F. lanuginosa Th. Wolf der
var. laciniosa Beck in Aschers. und Gräbn. Synops. VI, LS. 710 (1905)
veröffentlicht, der unsere Pflanze (mit dem dichten Indument der
P. Meyeri Boiss. und reich besetzt an Stengeln und Blatistielen mit sehr
langen abstehenden weichen Haaren) anzureihen ist. Buhse’s P. canescens
Boiss. aus dem Elbursgebirge entstammt dem meiner Fundstelle benach-
hartem Jolu-Tale.
Potentilla Bungei Boiss. (Boiss. fl. Or. II, 718) var. (nov.)
leucopsis Bornm. (typus in herbario Bornmüller); differt a typo indu-
mento densissimo sericante, petiolis pilis mollibus longissimis horizonla-
libus vestilis.
Elburs occid., in regione alpina nivali jugi Kendevan (ditionis pagi
Asadbar) 3100 m. s. m. (specimen unicum ; 23. VI. 1902; flor.; n° 6962).
— In montosis supra Germabdar in trajectu alpium Lare-Kuh ; 2500 m.
s. m. (12. VII. 1902; deflor. et fruct.; n° 6969).
Herr Dr Th. Wolf hatte die Güte, meine Pflanze, in der ich der
mangelnden Sitzdrüsen halber, die Boissier bei P. Bungei Boiss. anführt,
eine unbeschriebene Art vermutete, mit dem Bunge’schen Original (der
P. Bungei Boiss.) von Siaret zu vergleichen und in bekannter Bereit-
willigkeit das Ergebnis seiner Untersuchung mir zur Verfügung zu stellen:
« P. leucopsis stimmt mit P. Bungei im Bau der Früchtchen, der
Antheren, überhaupt in der Blüte, völlig überein; die (inneren) Kelch-
zipfel sind bei der ersteren (nur Fruchtkelche!) ein wenig spitzer als an
den Blüten des Bunge’schen Exemplares. Der Blattschnitt und die Be-
haarung ist bei P. leucopsis und P. Bungei gleich, doch sind die Blätter
und Blättchen der ersteren (wie die ganze Pflanze) etwas grösser und
kräftiger; die Behaarung ist bei beiden qualitativ dieselbe, nur quantitativ
verschieden, was besonders an den Grundblättern hervortritt. Anch das
Bunge’sche Original hat keine Drüsen, sondern an Blättern und Kelchen
(Boissier giebt « Drüsen » nur an den Blättern und Kelchen an, was
schon verdächtig ist!) zahlreiche Pusteln, die Boissier für Sitzdrüsen an-
612 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (122)
gesehen hat. ... Dass die angegebenen Unterschiede eine spezifische
Trennung der leucopsis rechtfertigen, möchte ich bezweifeln und werde
sie in der Monographie als P. Bungei var. leucopsis Bornm. anführen ».
* Potentilla argyroloma Boiss. — Boiss. fl. Or. Ill, 721.
In regione alpina montis Demawend, 36-3700 m. s. m. in declivibus
saxosis abunde (17. VI. 1902; c. flor. et fruct. n° 6966 et 69665). —
Alpes Totschal, in jugis summi cacuminis, 36-3800 m. s. m. (8. VII. 1902;
flor.; n° 6965).
Die Exemplare vom Totschal und jene sonniger Plätze des Demawend
entsprechen der typischen Form « foliis margine argyreo-sericeis ». Ich
bezeichnete solche als f. sericea. Ueppige Schattenexemplare verlieren
diese Behaarung (f. decalvans) und zeichnen sich durch ein sehr lang-
gestieltes mittleres Fiederblältchen aus, das wiederum bis auf die Basis
geleilt ist. Solche Blätter könnte man leicht als gefiedert bezeichnen,
wenn nicht die beiden « untersten Blätichenpaare » von einem gemein-
samen Punkte ausgingen.
Potentilla flaccida Th. Wolf spec. nov. ' (Typus in herb. Bornmüller).
« Caudex robustus surculos residuis foliorum vetustorum fuscis obtec-
tos emittens, e quibus nascuntur lateraliter caules floriferi plures, flaccidi,
gracillimi (filiformes) 3-4 cm. longi, semel vel bis furcali, folia radicalia
vix superanles, 2-3 flori, sicut peduneuli petiolique parce setuloso-pilosi
et glandulis minutis obsiti; folia radicalia longe petiolata, plerumque
septenate-digilata (foliolis duobus extimis minimis), caulina (1-2 ad basin
caulis) ternata, floralia simplicia et valde reducta; stipulæ foliorum rad.
longe adnatæ auriculis lanceolatis, caulinæ relative magnæ, ovato-lanceo-
lat, subacutæ integræ; foliola fol. rad. e basi cuneala el edentala late
obovata (intermedium 42-15 mm. long., 10 mm. lat.), tria interiora
breviter peliolulata, duo extima minima bi-tridentata, majora multi-
dentala dentibus utrimque 3-5 brevibus ovatis subobtusis vel aculiuseulis,
uträque facie viridia et modice (margine densius) setuloso-pilosa ; flores
longissime pedunculati, peduneulis filiformibus 2-4 cm. longis, conspicui,
17-15 mm. lali; calyx parce strigo-pilosus et glandulis minutis adspersus,
sepala exlerna oblongo-linearia subobtusa, internis oblongo-lanceolalis
aculis breviora; pelala late obcordala leviter emarginala, calycem supe-
rantia, flava; stamina 20 antheris parvis subrolundis; carpella parum
numerosa, relative magna, obscure viridia, lustrosa, duabus vel tribus
1 P. flaccida Th. Wolf gehört gleich vorstehender P. argyroloma Boiss. und
den folgenden beiden neuen Arten (P. Aucheriana Th. Wolf und P. cyrptophila
3ornm.) der Gruppe « Persicæ Th. Wolf » (inedit.) an. Herr Dr Th. Wolf teilt
mir die Diagnose dieser Gruppe « Persicæ » zur Veröffentlichung wie folgt ınit:
« Sect. IL. Gymnocarpe ; subsect. B. Gonostyle ; series b. Orthotrich® (lomenlo
vero omnino destitule); trib. 24. Persic»: Herbæ perennes plerumque humiles,
foliis pinnatis vel digilatis vel digitato-pinnatis, séylis subterminalibus, e bası
glanduloso-incrassata et coniformi gracillimis et longissime protractis, carpella
duplo vel triplo superantibus ». Hucusque 17 species-cognitæ : 11 e Persia
(P. Elwendensis Boiss., P. argyoloma Boiss., P. Persica Boiss., P. Kurdica
Boiss., P. pannosa Boiss., P. mallota Boiss., P. nuda Boiss., P. flaccida
Th. Wolf, P. Aucheriana Th. Wolf, P. cryptophila Bornm., P. petræa Willd.),
1 e Persia, Armenia et Anatolia (P. Argæa Boiss. et Bal.), 2 ex Anatolia
(P. nudicaulis Boiss , P. pulvinaris Fenzl), 1 e Caucaso (P. Ruprechtii Boiss.), 1 e
Turkestania (P. flabellata Reg. et Schmalh.), 1 e Hispania (P. Nevadensis Boiss.).
N
(123) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS, 613
striis elevatis oblique transversalibus et in sutura ventrali protuberantia
flava oblonga nolata; stylus subterminalis, basi glandulose-incrassatus,
inde ad stigma dilatatum usque tenuiter et longissime protactus, carpello
maturo saltem duplo longior.
In fauce Junesar districtus fluvii Lar (Demawend), ad parieles rupium ;
2600 m. s. m. (13. VII. 1902; Nor. et deflor.; n° 696%).
Die Art zeichnet sich vor allen andern der Gruppe der Persicæ durch
die grosse Zartheit ihrer Stengel und Blülenstiele. durch die regelmässig
7-zähligen Grundblätter und ihr geringes aus kurzen Striegelhärchen
und sehr feinen Stiel- und Sitzdrüsen bestehendes Indument aus. Mor-
phologisch steht sie der viel grösseren und dickstengligen P. nudicaulis
Boiss. am nächsten; aber habituell lässt sie sich kaum mit einer andern
Art der gelbblühenden Persicæ vergleichen, zu denen sie durch ihre
typische Griffelbildung unzweifelhaft gehört ». Autore Th. Wolf.
P. flaccida Th. Wolf dürfte in weniger vorgerückter Jahreszeit in der
Junesarschlucht (beim Abstieg rechts, an den letzten steilen, mit grossen
Gypsophila-aretioides-Polstern besetzten Wänden!) reichlich blühend an-
zutreffen sein. Mir gelang es Mitte Juli, nur zweier kleiner Individuen
mit nur einer eben erschlossenen und wohl erhaltenen Blüle habhaft zu
werden. Am Ausgang des Tales, ebenso im ganzen Lartal selbst, war z. 2.
auch jede andere Vegetalion, trotz der bedeutenden Höhenlage (2400-
2600 m.), längst erloschen.
Potentilla Aucheriana Th. Wolf spec. nov. (Typus in herb. Bornm.).
« Caudex pluriceps, residuis fuscis foliorum velustorum dense vestitus:
planta parva, in omnibus parlibus crassa et succulenta, subglabra ; caules
decumbentes et in orbem patentes, 3-5 cm. longi, apice glomeratim
2-5 flori. sicut petioli peduneulique pilis raris et glandulis sparsis obsili;
folia radicalia late et crasse petiolala, quinata, caulina pauca lernala valde
reducla; shpulæ fol. rad. submembranaceæ latæ, longe adnatæ auriculis
oblongis obtusis, caulinæ maximæ adnatæ lalissime ovale integræ ;
foliola (fol. infer.) crassa, succulenta, e basi breviter cuneata late obovala,
terminale (10-12 mm. long.) longiuscule-, duo sequentia brevissime
peliolulala, duo extima sessilia, inciso-denlala, dentibus utrimque 4-5 valde
approximalis parlim sese legentibus, ovatis vel oblongo-ovalis obtusissi-
mis aut rotundatis, utrimque glabra vel subtus et margine pilis sparsis
obsila; flores agglomerali brevissime pedunculati, 10 mm. lati; calyx
parce pilosus, sepala subæquilonga, externa late obovala vel elliptica
obtusa vel rotundata, interna ovato-lanceolata acutiuseula ; petala obovala
leviter emarginala, calyceem non aut parum superantia, flava; stamina
20 antheris parvis subrotundis; carpella... (matura non visa); stylus
subterminalis, e basi incrassata longe el lenuiler protractus, stigmate
dilatato, carpello saltem duplo longior ».
Alpes Totschal, in regione nivali ad rivulos et ad nives deliquescentes
gregarie, 3600 m. s. m. (8. VIT. 1902; flor. ; n° 6970). — In gelidis nivali-
bus « Hässartschal » alpium Tachti-Soleiman, 40-4100 m. s. m. (29. VI.
1902 ; flor.; n° 6961).
« Habitu allisque notis proxime accedit ad P. flabellatam Reg.. Turkes-
tanie incolam. qua tamen differt stipulis (maximis) erenato-dentatis.
foliolo intermedio (fol. rad.) longius petiolulato, multo majore, tripartito,
el floribus multo minoribus. A. P, gelida C. A. Mey., pro qua el. Kotschy
primus eam legit et edidit (Pl. Pers. bor. Ed. R. F. Hohenacker 1846
61% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906 (124)
N. 472), forma styli longissime recedit, eâdemque nola discrepat a
P. Bungei var. Buhsei Boiss., cum qua planta Kotschyana et alia identica
ex « Aucher-Eloy-Herbier d’Orient n° 4490; alp Elamout, Pers. bor. » in
herrbario Boissier, confusa invenitur ». Th. Wolf.
ich glaubte in den noch wenig entwickelten Exemplaren dieser am
Saume der Schneefelder und längs der Schmelzbäche genannter Plätze
haufig auftretenden Potentille, die ich mit keiner aus dem Elburs ange-
führten Arten identifizieren konnte, vielleicht eine mir unbekannte Form
der P. nuda Boiss. (richtiger P. radicosa Boiss. B nuda (Boiss.), denn
P. radicosa Boiss. ist in Diagn. 1, 6, p. 49 an erster Stelle veröffentlicht!)
zu erblicken und habe in meinen Exsiccaten einen Teil der Exemplare
vorläufig als solche bezeichnet. Durch Herrn Dr Th. Wolf erfuhr ich
später, dass es eine neue, unter den Orientalen zunächst mit der kauka-
sischen P. Ruprechtii Boiss. verwandte Art ist, die bereits von Aucher am
Alamud (ein dem Tachti-Soleiman benachbarter Bergriese) und auch von
Kotschy ebenfalls im Elbursgebirge gesammelt, von Boissier aber (in flor.
Or. II, 718) als P. Bungei Boiss. ß. Buhsei Boiss. angesprochen wurde. —
Echle P. radicosa Boiss. £. nuda (Boiss. pr. sp.) sammelte ich an hoch-
alpinen Plätzen der südpersischen Provinz Kerman, so an den Schnee-
feldern des Lalesar bei 4009 Meter, vermischt mil typischer P. radicosa
Boiss. (= P. nuda B hirsutior Boiss. fl. Or.) wachsend (Bornm. n° 3492,
3495. 3496), ferner am Dorfe Tschähar-takht am Fusse des gewalligen
4500 m. hohen Kuh-i-Hässar bei 3000 m. (Bornm. n° 349%) und in
gleicher Höhe bei Schirinek (Bornm. n° 3493) sowie am Dorfe Lalesar
(410. VIL 1892; no 3492). Auch auf dem bei der Stadt Kerman ostwärts
sich erhebenden Alpengebirge Kuh-i-Nasr traf ich echte P. radicosa
Boiss. auf der Passhöhe (bei 2800 m.) des nach Chabis (Habis, Chabisse)
führenden Pfades an (Bornm. n° 3497), deren Verbreitungsgebiet (ein-
schliesslich der auch am Kuh-Daëna gemeinsam mit dem Typus auftre-
tenden Varielät) sich fast über das ganze hochalpine Gebirgsland Persiens
zu erstrecken scheint; nur dem Elbursgebirge und Nordwesten Persiens
scheint sie zu fehlen.
Bemerkung: Die von Zimmeter (in Stapf’s Bolan. Ergebn. d. Polak.
Exp. n. Pers. Il, 60: 1886) vom Elwend angeführte P. radicosa Boiss. ist
nach einem aus Wien erhaltenen Pichler’schen Exemplare P. mallota
Boiss. Diese ist erst nach dem Tode des Autors im Supplentum der Flora
Orientalis veröffentlicht worden, bezieht sich aber auf die gleiche
Pichler’sche Pflanze vom Elwend, von welcher Pichler Samen an Boissier
abgegeben halte. P. radicosa Boiss. kommt somit am Elwend nicht vor.
Potentilla cryptophila Bornm. spec. nov. (Typus in herb. Born-
müller). — Tabula X\1.
« Caudex pluriceps, crassiuseulus, residuis fuscis foliorum vetustorum
dense obtectus; caules graciles flexuosi, declinato-procumbentes, 10-15 cm.
longi, oligophylli, superne laxissime dichotome-cymosi, pauciflori, sicut
pedunculi petiolique pube brevi et pilis longioribus patentibus obsili,
albo-canescentes; folia radicalia longe et tenuiter petiolata, quinala,
caulina ternata, floralia simplicia minima; stipulæ fol. rad. subscarriosæ
ferrugineæ, lalæ, longiuscule adnatæ auriculis parvis lanceolatis, caulinæ
parvæ ovalæ vel lanceolatæ integræ ; foliola fol. rad. late cuneato-obovata,
basi integra, antice subtruncata et subflabellatim profunde inciso-serrata,
segmentis utrimque 3-5 oblongis obtusis vel acutiusculis, utrâque facie,
(125) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 615
sed subtus densius pilis accumbentibus mollissime villosa, albo-canescen-
ia, sericeo-micantia ; flores longe et tenuiter pedunculati, 13-15 mm. lati;
calyx sericeo-pilosus, sepala externa parva oblongo-linearia oblusa, inter-
nis ovato-lanceolatis acutiusculis duplo breviora ; petala cunealo-obovala
acute emarginala, calyce sesquilongiora, alba venis tenerrimis purpuras-
eenlibus notata; stamina 20 rubra antheris parvis subrotundis; carpella
rubenti-viridia, leviter rugulosa, stylus subterminalis ruber, basi valde
incrassatus versus stigma dilatatum paulalim attenuatus, carpello sesqui-
longior ». Th. Wolf.
Elburs occid., in alpibus inter Asadbar et Gerab districtus Talkan
(Talagon), in fissuris et eryplis rupium ad Jocum « Assalek » dictum jugi
Gerdene-Bary, c. 2800 m. s. m. (1. VII. 1902; flor. et fruct.; n° 6968).
Nach der von Boissier (fl. Or. II, 700-702) gegebenen Uebersicht der
orientalischen Potentillen war meine Pflanze der Sektion Eu-potentilla (!)
mit gefingerten, seidighehaarten, fast silberweissen Blättern und rein-
weissen Blüten (mit purpur gefärbten Staubfäden) als eine überraschend
prächtige neue Art zu begrüssen, und dieser schier nicht anzuzweifelnden
Tatsache war ich mir sofort bewusst, als ich das erste Exemplar mit
Blüten erblickte. Doch diese Illusionen schwanden später, als ich zuhause
die Beschreibung der mysteriösen P. petræa Willd., von der Lehmann
zwar eine Abbildung (Monogr. tab. 11!) gibt, die aber seit ihrer Ent-
deckung vor mehr als hundert Jahren niemals wieder in Nord-Persien,
noch sonst wo gefunden wurde, mit Aufmerksamkeit durchlas und an
der Bemerkung Lehmanns «corolla parva ut videtur hepatica » (!) Anstoss
nahm. Offenbar konnte dies nur die Farbe der im getrockneten Zustand
verfärbten, gebräunten Blüle sein, die ursprünglich nicht gelb (wie
Boissier in der systematischen Uebersicht es annimmt; er stellt P. petræu
neben P. alpestris Hall!) sondern mit grösster Wahrscheinlichkeit weiss
gewesen ist; besitzen doch alte verfärbte Herbarexemplare der P. alba
L. häufig ein Kolorit, das man als leberbraun oder braunrot bezeichnen
könnte. P. petræa Willd. müsste demnach zu mindestens eine höchst
aparte Spezies repräsentieren.
Wohl stimmte meine Pflanze in vieler Hinsicht mit P. petrea Willd.
überein, ohne Einsicht des Originals wagte ich aber nicht, eine ebenfalls
dem Gebiet der fast verschollenen P. petræa Willd. entstammende und
schon der höchst eigenartigen weissen Blütenfarbe und dem gleichen
grauseidigen Indument halber sehr ähnliche und offenbar nah verwandte
Potentilla als eine neue Schwesterspezies der P. petræa Willd. aufzu-
stellen; habe daher die Doubletten meiner Pflanze als P. petræa Willd.
verleilt, die Exemplare meines Herbars, die einzigen im blühenden
Zustande angetroffenen Individuen, mit dem nach den Standort gewählien
Namen P. cryptophila Bornm. belassend. — Die Pflanze trotzdem als
eigene Spezies zu behandeln, folge ich der Ansicht Wolfs, welcher
Gelegenheit hatte, das im Herbar Willdenow befindliche Original der
P. petræa einzusehen. Wolf schreibt mir (Dresden, 20. Oktober 1904)
über das Resultat seiner Untersuchung folgendes: Lehmann hat P. petræa
W. in seiner Monographie ziemlich gut abgebildet. Sie gehört aber nicht
in seine « Subtrib. Argentee », in der er sie stellt, denn ein eigenes
tomentum (feingekräuselter Wollfilz) fehlt ihr ganz; sie ist einfach
« sericeo-pilosa », wie Willdenow sagt (mit geschlängelten, striegeligen
Seidenhaaren). Diese Pflanze, die nach Willdenows Etikette in Gilan ihre
616 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (126)
Heimat hat, steht Ihrer P. cryptophila sehr nahe, und ich stelle sie un-
mittelbar neben diese: sie besitzt dieselbe Behaarung (nur noch etwas
dichter) und hat denselben Wurzelschopf mit den breiten Stipulæ. eine
ganz ähnliche Kelchbildung, fast die gleichen Griffel und Staubfäden,
letztere — jetzt dunkel-braunrot — ursprünglich höchst wahrscheinlich
ebenfalls rot (wie bei P. cryptophila). Auch die Blumenblätter — jetzt
wie Lehmann sagt « hepaticæ » — haben dieselbe Form und starke
eigeniümliche dunkle Aderung, und waren nach meiner Meinung ent-
weder ebenfalls rot und dunkler geadert oder weiss und rötlich geadert
wie bei P. cryptophila; angefeuchtet erschienen sie, wie auch die Innen-
seite der inneren Kelchblättchen, wie rötlich überlaufen. Ihre Verwandt-
schaft mit P. eryptophila steht für mich fest, doch ist von spezifischer
Identität keine Rede. Die letztere (P. cryptopkila) ist eine viel zartere
Pflanze und weicht in manchen Punkten von der P. petræa ab, die ich
noch näher feststellen will. Schon die dicken, sehr breiten Blattstiele der
P. petræa unterscheiden sie auf den ersten Blick habituell von der
P. eryptophila Bei P. petræa und P. cryptophila ist der Griffel der
« Persicæ » nicht mehr ganz typisch ausgebildet, sie bilden gleichsam
einen Uebergang von diesen zu den « Rivales perennes », speziell zu
P. Bungei, mit der sie auch habituell einige Aehnlichkeit zeigen, beson-
ders mit P. Bungei Boiss. var. leucopsis Bornm.; doch stehen die beiden
erstgenannten noch immer besser bei den Persicæ, ihr Griffel ist, wenn
auch nicht 2-3 mal länger als das Früchtchen, doch immer noch länger
als dieses und bedeutend länger als der der Rivales ».
Potentilla reptans L. Boiss. fl. Or. II, 723. — Buhse, Aufz. 83. —
Freyn, Sint.-Masend. p. 16 (846).
Enseli, in arenosis herbidis maritimis (22. IV. 1902; flor.; n° 6956).
Agrimonia Eupatoria L. — Boiss. fl. Or. IE, 727.
In valle fluvii Sefid-rud, inter Kudum et Rustamabad ; 100-200 m. s. m.
(2. V. 1902; no 6942). — Elburs oceid., in districtu Talkan (Talagon) in
herbidis prope Dschoistan; 2020 m. s. m. (27. VI. 1902; fl. et fruct.;
n° 6943). — Fehlt in Buhses Liste, bereits von Kotschy im nördlichen
Persien gesammelt! !.
Alchimilla acutifolia Stev. — A. vulgaris L. 8. major Boiss. — Boiss.
fl. Or. If, 730. — Buhse, Aufz. 81.
Alpes Totschal, in latere boreali ad rivulos-alpinos prope Scheheris-
tanek, 2200 m. s. m. (10. VI. 1902; n° 6945). — Elburs occ.. in valle Lur
fluvii Keredsch, prope Getschesär, 2200 m. s. m. (4. VII. 1902; no 6944,
forma caulibus petiolisque gracilioribus).
Poterium Sanguisorba L. — Boiss. fl. Or. II, 733. — Sanguisorba
minor Scop. —
‘ Zu berichtigen : Die von mir i. J. 1892 in Süd-Persien gesammelte, bis
1 m. hohe, als A. odorata Mill. bezeichnete Pflanze (Bornm. exs. no 3499)
gehört zu A. Eupaloria L. var. major Boiss. — var. grandis (Andrz.) Asch.
ei Gr. Synops. VI, I, 420. — Nach Ascherson und Gräbner |. ce. kommt indessen
A. odorata Mill. auch im südöstlichen Persien vor; auf welchen Fund sich diese
Angabe stützt, ist mir nicht bekannt (ob auf meine falsch bezeichneten Exsic-
calen?). Boissier kennt echte A. odorata Mill. aus dem Gebiet der Flora Or.
asiatischer Seite nur aus dem Kaukasus.
(127) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 617
In collibus prope Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 1902; no 6941).
Fehlt in Buhse’s Liste, von Kotschy indessen bereits in Nord-Persien
gesammelt.
GRANATEÆ.
Punica Granatum L. — Boiss. fl. Or. Il, 737. — Buhse, Aufz. 88. —
Freyn, Sint.-Masend. p. 16 (848).
In valle fluvii Sefidrud, in declivitatibus montium pr. Rustamabad.
(a. 1891 et 1902; observ.).
ONAGRARLÆ.
Epilobium. — In Buhse’s « Liste der Gefässpflanzen des Alburs und
der Kaspischen Südküste » werden (Seile 16) nur 4 Arten der Gatlung
Epilobium angeführt, von denen nach Haussknechts klassischer « Mono-
graphie der Gattung Epilobium » E. telragonum L. als E. adnatum
Grisb. und E. minutiflorum Hausskn., ferner E. origanifolium (Lam.)
als E. Ponticum Hausskn. zu berichtigen sind; dagegen ist E. rhyncho-
carpum Boiss. als ein Synonym von E. palustre L. zu betrachten! Ausser
diesen erwähnt die Monographie aber noch 5 Arten aus dem Elbursgebirge,
von denen sich Æ. modestum Hausskn. nach Eingang reicheren Materials
nur als eine Form von E. minutiflorum Hausskn. erwiesen hat. — Ich
habe genannten Arten noch E. frigidum Hausskn. beizufügen, halte es
aber für angezeigt, hier sämtliche bisher aus dem Elbursgebirge bekannt
gewordene Epilobien standortlich aufzuzählen :
Epilobium angustifolium L. — Boiss. fl. Or. II, 745.
« Prov. Ghilan » (Haussknecht, Monogr. p. 39).
Epilobium hirsutum L. — Boiss. fl. Or. II, 746. — Buhse, Aufz. 58. —
« In Persia tota » (Hausskn. Monogr. p. 54). — Elburs, prope Nur
(Buhse, Aufz. 58; var. tomentosum (Vent.) Boiss.
Epilobium adnatum Grisb. — Hausskn. Monogr. p. 97.
« In m. Elburs ad Passgala (Paskale) leg. Kotschy » Monogr. p. 99.
* Epilobium Ponticum Hausskn. — Hausskn. Monogr. p. 202. —
Alpium Totschal ad basin borealem prope pagum Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (12. VI. 1902; legi; n° 7005). — In jugo Gerdene-Bary in fontanis
prope « Assalek », 2900 m. s. m. (2. VIL 1902 legi; no 7004). — Ich habe
meine Exemplare als E. algidum M. B., welches aber noch ansehnlichere
Blüten als E. Ponticum Hausskn. besitzt, ausgegeben; leider lagen Keine
reifen Samen zur Bestimmung vor. Kotschy sammelte E. Ponticum
Hausskn. im gleichen Gebiet « in m. Elburs prope pagum Passgala »
(richtiger Paskale!) « no 590 sub E. origanifolio in socielate E. modesti »
sec. Monogr. p. 202.
Epilobium frigidum Hausskn. — Hausskn. Monogr. p. 203.
Elburs, districtus fluvii Lar ad basin Demawend (Laristan), in fauce
Junesar, 28-2900 m. s. m. (12. VII. 1902 legi; no 7006). — Neu für
das Gebiet.
618 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sir.). 1906 (128)
Epilobium palustre L. — Boiss. fl. Or. Il, 748. — Syn. : E. rhyncho-
carpum Boiss. sec. Hausskn., Monogr. p. 137.
« In uliginosis ad fontem calidum sulphureum prope Lar ad radices m.
Demawend; leg. Kotschy (n° 616 »; sec. Boiss. fl. Or. II, 750, sub E. rhyn-
chocarpo Boiss.).
* Epilobium modestum Hausskn. monogr. p. 211 = E. minutiflorum
Hausskn. m. Monogr. p. 212.
Alpes Totschal « pr. Derbent (leg. Kotschy) sub E. origanifolo et
E. tetragono n° 590, 590 a p. p. (Herb. Vindob. mixto c. E. adnato) » sec.
[ausskn. Monogr. p. 212 (als E. minutiflorum Hausskn.). — Elburs oceid.
prope Asadbar, ad rivulos alpinos, 2400 m. s. m. (2. VI. 1902 legi;
n° 7003). — Prope pagum Egil dilionis fluvii Dschadsche-rud, in reg.
subalpina, 48-1900 m. s. m. (10. VII. 1903; no 7002).
Die Kotschy’schen Originale des Æ. modestum Hausskn. entstammen
fast der gleichen Lokalität wie E. minutiflorum Hausskn. « prope pagum
Passgala », welcher Ort in unmiltelbarer Nähe von Derbent (am Südfuss
des Totschal bei Teheran) gelegen ist. (Koischy n° 590 a, herb. Petrop.
mixt. ©. E. adnato f. Simplex; sec. Monogr. I. c.). Nach meinen Beobach-
tungen in den Hochgebirgen der Provinz Kerman im südlichen Persien
ist E. modestum Hausskn. nur eine magere, zwergige und verkahlte
Schattenform von E. minutiflorum Hausskn., in dessen Gesellschaft es
vorkommt (Haussknecht stimmte später dieser Ansicht bei!). Dicht
gedrängt stehende und daher nur kümmerlich entwickelte oder jugend-
liche Pflanzen besonders alpiner Plätze nehmen die gleiche Gestalt an.
E. modestum Hausskn. (Oest. Bot. Zeitschrift XXIX, 55; 1879) steht dem
E. minuliflorum Hausskn. (ebenda) voran, hat also die Priorität.
Epilobium gemmascens C. A. M. — Hausskn. Monogr. p. 215.
(= E. origanifolium Boiss. fl. Or. p. p. et E. Balansæ Boiss. fl. Or.
suppl.).
« In monte Alamul Persiæ bor. leg. Aucher-Eloy n° 450% (Herb. mus.
Paris; Mus. brit.) » sec. Hausskn. I. €. —
Auf der Rückreise nach. Deutschland traf ich diese Art zahlreich im
Kaukasus bei Mleti und Kasbek (an der grusinischen Heerstrasse) an
(11. VII. 1902), die niedrigen Individuen mit zahlreichen achselständigen
Brutknospen, die üppigeren (= E. Balansæ Boiss.!) ohne solche.
Epilobium confusum Hausskn. — Haussknecht, Monogr. p. 219.
« In paludosis alpinis montis Elburs leg. Kotschy 1843, n° 888 sub
E. virgato (Herb. Vindob.) » sec. Hausskn. monogr. 1. c. — In valle Lur
jugi Elbursensis occidentalis ad rivulos prope Getschesär, 2200 m. s. m.
(4. VIIL 1902 legi; no 7007, sub E. frigido). — In latere alpium Totschal
boreali in vallibus prope pagum Scheheristanek, 2200 m. s. m. (4. VI.
1902; n° 7008 sub E. frigido).
Lulu mul (L.) Torr. — Boiss. fl. Or. II, 752. — Lipsky, pl.
Ghilan. p. 2
"on ls: et fossis prope Rescht ie et 31. VII. 1902; no 7011 et
7011 b). —
Trapa natans L. — Boiss. fl. Or. II, 753.
u prope Rescht (28. IV. 1902, nondum florens :
n° 7 )
(129) 5. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 619
HALORAGEZÆ.
Hippuris vulgaris L. — Boiss. fl. Or. Il, 754. 3
Ad basin montis Demawend, in fossis vallis Lar, 2450 m. s. m. (14. VII.
1902; no 7014).
Myriophyilum spicatum L. — Boiss. fl. Or. II. 755.
In paludosis prope Rescht; 30. VII. 1902.
Ceratophyllum demersum L. — Boiss. fl. Or. IV. (adenda ad
vol. 1.) p. 1202.
In lacustribus prope Rescht; 30. VII. 1902. — Neu für die Flora
Persiens.
CUCÜRBITACEÆ.
Bryonia dioica Jacq. — Boiss. fl. Or. II, 760.
Prope Scheheristanek ad basin alpium Totschal, 2200 m. s. m. (7. VE.
1902; no 7015).
Neu für das Gebiet.
CRASSULAVEZÆ.
Umbilicus Sempervivum M.B. — Boiss. fl. Or. II, 771. — Buhse,
Aufz. 93. —
Ad basin borealem alpium Totschal prope Scheheristanek, 2300 m. s. m.
(7. VI. 1902; no 7016).
Sedum pallidum M. B. — Boiss. fl. Or. II, 790. — Buhse, Aufz. 94.
In valle fluvii Sefidrud, prope Rudbar, 2-300 m. s. m. (7. V. 1902;
flor.; n° 7018). — Prope Patschinar, 6-700 m. s. m. (12. V. 1902; no 7017).
Sedum cæspitosum (Cav.) DC. — Boiss. fl. Or. I, 794. — Cras-
sula Magnolu DC.
In valle fluvii Sefidrud in declivitatibus montium supra Rudbar;
3-00 m. s. m. (7. V. 1902; deflor.; n° 7019).
Neu für die Flora Persiens, indessen bereits aus Talysch (Lenkoran)
a aus Transkaspien (As-chabad; leg. P. Sintenis 4. V. 1900; n° 414!)
ekannt.
SAXIFRAGACEZÆ.
Saxifraga Iranica Bornm. spec. nov. (Typus im herbar Bornm.).
. Dense compacto-cæspitosa ; caudiculis brevissimis, foliis subhorizonta-
liter expansis arcle confertis tectis, columnellas abbrevialas vel rosulas
quasi subsessiles 5-8 mm. latas formantibus; folüs rosularum dense
aggregatis, glabris, viridi-glaucescentibus, crassiuseulis, opacis, sub lente
minutissime pruinoso-papillaribus, ovatis vel pentagonali-rotundatis (basi
620 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (130)
lata sessilibus), parte inferiore brevissima planis et margine utrinque
ciliatulis, parte superiore rotundatis superne canaliculato-subeucculatis
subtus subearinatis, 3-4 mm. longis et 3 mm. lalis, intimis rosularum
acutiusculis; caulibus pumilis (1-2 cm. tantum altis) valde glanduloso-
hirtis, foliosis, apice subumbellatim pauci (3-4)-floris; foliis caulinis
lineari-spathulalis; floribus pedicello glanduloso-hirto calyci æouilongo
vel eo breviore suffultis; laeiniis calycis campanulati glanduloso-hirti
ovalo-oblongis, obtusis, apice purpuratis; petalis albis. oblongo-spathulatis,
in unguem attenuatis, calycem duplo superantibus, 6 mm. longis, lamina
3 mm. lata; filamentis e calyce exsertis quam petala eximie brevioribus;
varlal:
0.) genuina, petalorum ungue (ut lamina) filamentisque albis.
B) purpurascens, petalorum ungue filamentisque purpurascentibus.
Elburs occident., in rupibus infra cacumine montis Tachti-Soleiman in
frigidis nivalibus lateris meridionalis, 4200 m. s. m. (pl. rarissima); 29.
VI. 1902 (no 7020). — Speciminen unicum utriusque formæ in herb. meo
(Weimar) conservalur; frustulum quoque in herb, cl. Engler (Berol.)
invenies.
Sectionis « Kabschia » Engl. (Monogr. Saxifr. p. 254) species nova
foliorum forma proxime affinis est Saxifragæ Kotschyi Boiss.; ab ea vero
eximie distinguitur floribus albis (nec luteis), foliis brevissimis (nec
oblongis), petalis staminibus longioribus etc. etc. Ob petala alba obovala
cuneata longitudine duplum laciniarum calycis æquantia et ob folia obtusa
(non profunde carinata, nec acula) vix cartilagineo-marginala (concoloria)
revera cum S. Spruneri Boiss. tantum, cui habitu inflorescentiæ similis,
comparanda est; hæc autem foliis spathulatis albo-glanduloso-pilosis
valde abhorret. S. Rocheliana Sternb. (et var. coriophylla Griseb.) foliis
spathulatis carlilagineo-marginatis donala est, celerum habitu inflorescen-
tie florumque magnitudine $S. Iranice haud dissimilis, et facillime
discernenda.
Saxifraga Iranica Bornm. ist die erste der Gruppe Kabschia ange-
hörende weissblühende Species, welche im Gebiet der Flora Orientalis
auf asialischem Boden gefunden ist. Von aussereuropäischen asiatischen
Arten mit breitlichen Blättern gehört der Gruppe nur noch an: die gelb-
und kleinblumige 8. lævis M. B. des Kaukasus und die beiden Himalaya-
Bewohner S. imbricata Royle und S. ramulosa Wallich, beide schon durch
4-blülige Stengel weit verschiedene Species. Jene mit + nadelblättrigen
Arten, S. juniperinifolia Adans, S. Caucasica Somm. et Lev. (Act. H.
Petrop. XII, 188; 1894) und S. scleropoda Somm. et Lev. (1. c. p. 186),
sind dem Kaukasus eigentümliche Arten, gelbblühend und ganz anderen
Formenkreisen angehörend.
Herr Geheimer Regierungsrat Professor Engler hatte übrigens die
Güle, meine Pfianze zu prüfen und teilte mir brieflich (27. März 1905)
mit. dass er sie als neu anerkenne.
(Fortsetzung folgt.)
00 ee
621
DIE LAUBMOOSE BADENS
Bine ’bryogeographbische Skizze
VON
Dr Th, HERZOG
(Suite.)
Eine ganz eigene Moosflora besitzen endlich die Dörfer und Städte
an ihren Mauern, Holzplanken und Bäumen, auf Dächern, Steinen, in
Brunnentrögen elc., aus der in erster Linie eine Anzahl südlicher Arten
zu nennen sind, welche sich mit Vorliebe an dem sonnigen Kalkbewurf
alter Mauern aufhalten, so Grimmia crinita und @. orbicularis, Bryum
torquescens und B. murale und Trichostomum litorale, die, weil eigentlich
ins Kaiserstuhlgebiet gehörig, erst an jener Stelle behandelt werden
sollen. Doch hat auch das übrige Gebiet der Ebene für sich noch einige
bemerkenswerte Arten, z. B. Eucladium verticillatum, Distichium capilla-
ceum, Leptobryum pyriforme, Bryum cuspidatum und Br. obconicum,
Rhynchostegiella tenella und Rh. confertum', während Fissidens pusillus,
Didymodon rigidulus und Eurhynchium crassinervium eher als Ein-
schleppungen zu betrachten sein dürften, die nur durch den Transport
von Steinen, an denen sie wuchsen, in das Innere der Dörfer und Städte
gelangt sind. Dagegen erweisen sich die Brunnenbewohner Fissidens
pusillus var. irriguus und F. crassipes, Conomitrium Julianum und
1 Die Zahl der mauerbewohnenden Arten (besonders auch südlicher Gestalten)
mag früher bedeutend grösser gewesen sein und geht in Folge der andauernden
Renovierungen, sei es durch Ersaiz alter Steine durch neue, sei es nur durch
neuen Kalkbewurf, stetig zurück und macht den Ubiquisten Barbula unguiculata
und Tortula rwralis Platz.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 8, 31 juillet 1906.
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (376)
Amblystegium riparium var. inundatum als völlig eingebürgert und
ebenso hält sich Leskea tectorum mit grösster Constanz an alte Ziegel-
dächer, von welchen sie ursprünglich nur aus der Umgegend von Karls-
ruhe bekannt war; sie findet sich aber nach einer Notiz von Pfarrer
Goll auch am Fusse des Kaiserstuhls. Dass das Heer der Feldbäume
bewachsenden Orthotrichen auch in die Dörfer und Städte eingedrungen
ist, braucht wohl keiner besonderen Erwähnung, doch finden sich hier
in ihrer Gesellschaft noch besonders Tortula papillosa (oft in grösster
Menge, aber steril) sowie als seltnere Erscheinungen Tortula pulvinata
und Cryphæa heteromalla neben einer grossen Menge sehr gemeiner
Arten, wie Leucodon, Hypnum cupressiforme, Homalothec. sericeum,
Pylaisia etc.
Der Kaiserstuhl.
Mitten im Gebiet der Rheinebene, mit seinen Ausläufern die Ufer des
Stromes berührend, erhebt sich der Kaiserstuhl, ein kleines Gebirge, das
seine Entstehung vulkanischer Tätigkeit verdankt: ein System von
Hügelkämmen, die deutlich von einem im Osten von Süden nach Norden
verlaufenden Hauptkamm mit drei grösseren Gipfelerhebungen, Neun-
linden 559 m., Eichelspitz 522 m. und Katharinenberg 493 m. ausgehen
und westwärts, durch tiefe Talmulden getrennt, sich gegen die Rhein-
ufersümpfe und Altwässer des Stromes niedersenken. In diesen sekun-
dären Kämmen lassen sich ebenfalls einige gut unterschiedene Einzel-
erhebungen erkennen; so die Steinfelsen bei Bickensohl, der Achkar-
rener Schlossberg und der Büchsenberg in einem von den Neunlinden
über den Totenkopf herabziehenden Kamm, der interessante Badberg
mit seinen steilen, sonneverbrannten Hängen in einer Abzweigung von
der Eichelspitz, und endlich dle Mondhalde zwischen Schelingen und
Oberbergen einerseits und Kichlinsbergen-Bischofingen andrerseits auf
dem nächst nördlichen Kamm. Diese zeichnen sich durch besonders
günstige floristische Verhältnisse vor den übrigen Hügeln und Rücken,
besonders vor den waldbedeckten Gipfeln des Hauptkammes der Gruppe
aus. Dies kommt vorzüglich von der verschiedenen Verteilung der
Gesteine her, indem nur hier an diesen Seitenkämmen oder wenigstens
in höherem Masse an ihnen, weil besonders stark durch die Verwitterung
angegriffen, der Kern des Gebirges, Dolerite und vulkanische Tuffe, sowie
als seltener Bestandteil der Nephelinbasalt zum Vorschein kommen.
(377) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 623
Alles übrige liegt unter einer ausserordentlich dicken Lössschicht be-
graben, die häufig eine Mächtigkeit von 20 m. erreicht. Neben diesen
dominierenden Bestandleilen finden sich auch noch, rings von Doleriten
umschlossen, Kleine Komplexe eines körnig-krystallinen Kalksteins, der
wahrscheinlich einen kontaktmetamorphisch veränderten Rest der einst
Vogesen und Schwarzwald gemeinsam bedeckenden Kalkablagerungen
darstellt. Scheinbar losgetrennt von dem Hauptgebirge, aber nur durch
eine ausebnende Lössschicht von ihm geschieden, erheben sich an den
Gestaden des Rheins die gleichfalls aus vulkanischen Gesteinen aufge-
bauten Hügel der Sponeck und der Limburg. beide mit unverkennbarem
Kaiserstuhlcharakter. Was die Verteilung von Wald und Wiesen, sowie
Kulturboden, als Ackerland, Weinberge und Obstgärten anbelangt, so
bedeckt in der Regel der Wald den Kamm der Berge, weiter unten in
den Thalmulden und an den oberen Hängen finden sich ausgedehnte
Wiesen, an trockenen Stellen von Triftcharakter, unterbrochen von
reichen Obstkulturen, seltener von Ackerland, während die steilen
Halden und Terrassen der niederen Hügel, besonders in westlichen und
südlichen Lagen vom weinbauenden Kaiserstühler ausgenützt werden.
Dazwischen treffen wir niedere Bestände von Quercus pubescens, Cratæ-
gus Oxyacantha, Sorbus torminalis, Viburnum Lantana, Kiefern, Berberis,
Rosen und Brombeersträuchern, gemischt mit den interessanten südlichen
Gewächsen : Evonymus europæus, Coronilla Emerus und Dictamnus
Fraxinella, während an den grossenteils völlig kahlen sekundären
Kämmen häufig der nackte Fels zu Tage tritt und eine echt xerotherme
Vegetation von Potentilla incana, Helianthemum Fumana, Alyssum caly-
cinum und A. montanum, Isatis tinctoria, Seseli Hippomarathrum und
S. coloratum, Globularia Willkommii, Artemisia campestris und Euphor-
bia Gerardiana trägt. Ackerland treffen wir fast nur zu unterst am Aus-
gang der Täler in die Ebene, da die warmen Lagen an den Abhängen
fast ausschliesslich dem Weinbau dienen.
Nach diesen orientierenden Bemerkungen gehen wir zur Charakleri-
sierung der Moosvegetation des Gebietes über.
Auf Löss, der weitaus verbreitetsten Unterlage im Kaiserstuhl, hat
sich die Mooswelt am relativ besten an den fast senkrechten Wänden der
tief eingesägten Holwege entwickelt, während auf Wald- und Wiesen-
boden mit verschwindend geringen Ausnahmen Moose eine recht unter-
geordnete Rolle spielen: hie und da trägt der Waldboden freilich eine
Decke kümmerlich entwickelter Hylocomien, Mnien und Dieranen, die
den grössten Teil des Jahres vertrocknet liegen und nicht den Eindruck
624 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 2m (sER.). 1905 (378)
einer kräftigen Moosvegetation hervorrufen, während auf Wiesen Philo-
notis fontana die einzige Art sein dürfte, die auf Erwähnung Anspruch
erheben kann. An den gelben Wänden der Hohlwege indessen breitet
sich ein zartfarbiger Ueberzug kleiner Moosgestalten, in der Mehrzahl
aus der Familie der Pottiaceen slammend, die während trockener Tage
in einfarbigem Grau auf dem ähnlich gefärbten Hintergrund völlig ver-
schwinden, oder höchstens unbedeutende Schatlierungen verursachen
und erst nach Regen oder am taufrischen Morgen ihre zarten Blättchen
entfalten.
Dies sind besonders: Tortula muralis, Pterygoneurum lamellatum und
P. cavifolium, Barbula fallax und unguiculata, Didymodon rigidulus und
Pottia lanceolata, dazwischen die spinnwebefeinen Lebermoosüberzüge
von Lophocolea minor, Jungermannia acuta und pumila und das zwei-
farbig rötlich-grüne Laub der Preissia commutata. Auch die dicken Blalt-
rosetien der Aloina ambigua und A. rigida kommen erst feucht zur
Geltung, indem sie als zierliche Sternchen die gelbe Lösswand schmücken.
Dazu gesellen sich meist auch die kleinen Ueberzüge des Hypnum Som-
merfeltii in zarten Rasen und H. chrysophyllum, während die cleistocarpe
Gesellschaft der Phascumarten, Acaulon muticum und A. triquetrum,
Mildeella bryoides und Systegium crispum mehr den Typus der Acker-
moose vertritt und erst da zur Erscheinung kommt, wo die Hohlwege in
Kulturland ausmünden, die relativ niederen Raine oder auch die Acker-
schollen im Verein mit den Pottien: truncatula, intermedia und lanceo-
lata besiedelnd. Diese letzte Vergesellschaftung ist im Kaiserstuhl sowie
auch in der Rheinebene und den Vorbergen des Schwarzwaldes ausser-
ordentlich häufig zu beobachten und wird höchstens durch einige zum
gleichen Typus gehörende Beimischungen wie Eurhynchium prælongum,
brachythecium rutabulum, Entosthodon fascicularis, Mniobryum carneum
und Arten ähnlicher Verbreitung modifiziert. Phascum curvicollum und
Aslomum crispum treten zuweilen auch in den Wald ein, so zwischen
Oberschaffhausen und Lilienthal u. a. a. 0.
Die Grasraine und Buschränder beherbergen eine im Gegensatz dazu
aus grossen Formen zusammengesetzte Mooscolonisalion, die häufig sehr
üppig wird und zusammen mit den fast unentwirrbaren Sträuchern und
Stauden, aus denen im Frühjahr das blendende Weiss der Anemone
silvestris leuchtet, den schönsten Schmuck des Kaiserstühler-Lössgebieles
ausmacht; dazu trägt die Eigenschaft des Löss, nie völlig auszutrocknen,
in hervorragenden Masse bei. Die wichtigsten Arten sind: Hypnum mol-
luscum, Cylindrothecium concinnum, Brachythecium glareosum und
(379) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 625
B. campestre, Thuidium dekicatulum, abietinum, tamariscinum und reco-
gnitum, Hylocomium triquetrum, Mnium undulatum ce. fr., affine, rostratum
etc, zu denen sich als unwesentliche Beimischungen auch Fissidens
taxifolius und F. bryoides und andere Arten der schattigen Lösswände
gesellen. Beschränktere Verbreitung besitzen Distichium capillaceum und
Ditrichum flexicaule, die wahrscheinlich eine durch die Schwarzwald-
kalkvorberge vermittelte Verbindung zwischen Jura und Kaiserstuhl
herstellen, und an welche sich vielleicht auch Tortula montana an-
schliessen lässt.
An eine einzige kleine Stelle, nämlich an Kalktufffelsen am Badberg
bei Vogtsburg sind Eucladium verticillatum, Didymodon luridus und
Trichostomum crispulum gebunden, während neben den weiter unten zu
erwähnenden südlichen Arten an den umgebenden, trockenen, gegen
Süden gekehrlen Hängen noch Encalypta vulgaris, Schistidium confer-
tum, Orthotrichum saxatile und Barbula revoluta vorkommen.
Der Kaiserstuhl ist nun in erster Linie durch die intensiv südliche
Färbung seiner Flora berühmt, wie auch seine Fauna erhebliche Bei-
mischungen südlichen Charakters enthält. Zu dieser einzigarligen Stel-
lung trägt seine isolierte Lage in einer Tiefebene, das in seltenem Grad
milde Klima und seine Exposition, die südlichen Strömungen und
Zuwanderungen besonders günstig ist, nicht wenig bei.
Und da der Kaiserstuhl infolge seiner ausserordentlich gleicharligen
und zwar ungünstigen physikalischen Verhältnisse eine üppige Moosvege-
tation in ausgedehntem Masstabe nicht zu beherbergen vermag, so treten
in ihm die südlichen Formen, die fast ausschliesslich auf mageren, sonne-
beschienenen Böden zu wachsen vermögen oder diesen sogar einer
anderen Unterlage vorziehen, um so mehr in den Vordergrund, indem
sie weilen Strecken durch ihr häufiges Auftreten den Stempel einer
südlichen Vegetation aufdrücken. Eine solche Flora treffen wir meist an
steilen, trockenen, von glaucösen Gräsern, wie Festuca ovina B glauca,
Stipa pennata, Brachypodium pinnatum, Cymodon Dactylon, Andropogon
Ischemum und andern xerophilen Pflanzen vom Steppentypus bewach-
senen Hängen, an denen stellenweise der nackte Fels zu Tage tritt, oder
zertrümmertes Gestein in wüsten Brocken umherliegt. Dieselben zeigen
durch die ganze Gebirgsgruppe einen sehr constanten Habitus, der auch
'n der Moosvegetalion gewahrt bleibt. Am bezeichnendsten für den süd-
lichen Charakter sind zweifellos Tortella squarrosa und Crossidium
squamigerum, die an mehreren Stellen — besonders erstere — sehr
häufig sind, wenn auch ihres unscheinbaren Auesseren wegen nicht
626 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (380)
auffällig genug, um der Gegend ein physiognomisch entschiedenes Ge-
präge zu verleihen; sie stehen dagegen vortrefflich im Einklang mit der
durch die südlichen Phanerogamen hervorgerufenen Färbung und sind
in ihrer Gesellschaft nichts weniger als überraschend. Tortella squarrosa
ist z. B. sowohl am Lützelberg bei Sasbach als auch am Badberg bei
Vogtsburg in solchen Mengen vertreten, dass ihr Vorkommen allein dem
Kaiserstuhl den Charakter einer südlichen Moosflora zu verleihen ver-
möchte. Mit ihr wachsen als stete Begleiter, soweit Lücken in der Gras-
narbe vorhanden sind, Hypnum rugosum, Thuidium abietinum, Cylindro-
thecium concinnum, Rhacomitrium canescens var. ericoides und meist
auch Tortula montana, während die dazwischen gestreuten Doleritblöcke
und kleinen Steine die Grimmien : leucophæa, pulvinata und orbicularis,
sowie Schistidium confertum und Orthotrichum saxatile tragen. Auch
Crossidium squamigerum findet sich an manchen Stellen in grosser
Individuenzahl, besonders reichlich und alljährlich schön fruktifizierend
an stark verwitterten Felsen des Lützelbergs bei Sasbach, indessen am
Badberg bei Vogtsburg bis jetzt nur sterile Pflanzen gefunden wurden’
Grimmia orbicularis ist an den Felsen des Badbergs, ihrem Hauptfund-
ort, in prachtvollen Exemplaren vorhanden, die an Ueppigkeit mit solchen
von Weinbergsmauern aus der Gegend des Neuchâteler-Sees wetteifern
können. Grimmia crinita ist, wie fast überall, nicht an Felsen, sondern
nur am Kalkbewurf sonniger Mauern zu finden und zwar kennen wir sie
aus dem Kaiserstühlergebiet von Breisach, Oberschaffhausen, Burkheim,
Sasbach und Limburg, meist Orten an der Westseile des Gebirges.
Hymenostomum tortile und Gymnostomum calcareum sind, im Gegensatz
zu ihren sonstigen Standorten in Baden, nur auf Löss gefunden worden.
Ausser diesen beiden kommen die von mehreren Punkten bekannt ge-
wordenen Arten Pterygoneurum lamellatum und Funaria mediterranea
auch in den Kalkvorbergen des Schwarzwaldes vor.
Dagegen sind:
Grimmia crinita Crossidium squamigerum
» orbieularis Bryum torquescens
bisher alleinige Bürger des Kaiserstuhls und fehlen in den Kalkvorber-
gen; auch Trichostomum litorale müsste, wenn sein nicht so unwahr-
scheinlicher Standort am Eckartsberg bei Breisach sich bestätigte, zu
ihnen gerechnet werden.
bryum murale ist auf einen Standort im Kaiserstuhl und einen in den
(381) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS, 627
Kalkvorbergen beschränkt, während Cylindrothecium concinnum, eben-
falls eine südliche oder vielleicht östliche Art, in beiden gleich häufig ist.
Zusammen erhalten wir für den Kaiserstuhl 12 südliche Arten, immer-
hin etwas weniger als für die Kalkvorberge des Schwarzwaldes, ein Um-
stand, der einerseits durch die weit grössere Ausdehnung der Vorberge
erklärt, andrerseits aber auch durch das ungeheuer massige Auftreten
der Tortella squarrosa im Kaiserstuhl compensiert wird.
Was nun die Verteilung dieser südlichen Arten über den Kaiserstuhl
betrifft, so kann keine bestimmte Norm aufgestellt werden, nach der
elwa auf die Art und das Alter ihrer Ansiedelungen geschlossen werden
dürfte; nur soviel ist festzustellen, dass im Allgemeinen die Westseite
bevorzugt erscheint; doch ist dabei mehr die Exposition für Insolation
massgebend, indem überall auf dem Kaiserstuhl, auch auf der Ostseite,
aber stets nur in Südlage an ganz sonnverbrannten, dürren Orten, sich
südliche Arten vorfinden. Pterygoneurum lamellatum scheint sogar ganz
auf den Ostabhang beschränkt zu sein. Am dürftigsten mit südlichen
Arten versehen ist der nördliche Teil der Gruppe zwischen Eichstelten,
Riegel und Endingen.
Der Odenwald.
Als Odenwald werden hier unter dem weiterhin bekannten Namen
zwei allmählıg in einander übergehende, in ihrer charakleristischen Aus-
bildung jedoch ziemlich scharf unterschiedene Complexe, der eigentliche
Odenwald und das Bauland zusammen gefasst. Als ausgedehntes,
sanft wellenförmiges Bergland umschliessen sie den nördlichsten, breit
nach Osten ausladenden Teil Badens, bleiben aber selbst in ihren
höchsten Erhebungen weit unter der durchschnittlichen Kammhöhe des
Schwarzwaldes und des Jura zurück. Der eigentliche Odenwald mit seinen
Graniten und Porphyren trägt wie der Schwarzwald eine Lypische Silikat-
flora, doch bringen weilausgedehnte Buntsandsteinschichten immerhin
eine gewisse Modifizierung dem südlichen Schwarzwald gegenüber,
andrerseits eine Annäherung an den nördlichen Schwarzwald hervor,
während das Bauland ein flachwelliges Plateau mit relativ rauhem Klima
darstellt, dessen höhere Lagen und, entsprechend dem Einfallen der
Schichten, gegen Osten auch niedrer gelegene Teile von Muschelkalk be-
deckt sind, unter dem als Grundstock, in den meisten Tälern auch ange-
schnitten, Buntsandstein auftritt. Da jedoch die Moosflora des Baulandes
628 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.), 1906 (382)
infolge ungünstiger physikalischer Verhältnisse (Wasserarmut, Vorkom-
men ausgedehnter trockener Wälder im Wechsel mit Kulturstrichen,
fast völliges Fehlen von Felsen, sehr einförmige Terrainentwickelung
und geringe Höhe) wenig ausgesprochen erscheint, so treffen wir auch
nirgends eine kräftig entwickelte Kalkflora, die in einen scharfen Gegen-
satz zur Silicalflora des Odenwaldes zu trelen vermöchte, wenn schon
durch das isolierte Vorkommen ganz bestimmter Arten und noch mehr
durch das vollkommene Fehlen vieler Silikatmoose das Bauland floristisch
vom Odenwald getrennt werden muss.
Betrachten wir zunächst den Odenwald. Soll der Charakter seiner
Moosflora durch ein kurzes Wort bezeichnet werden, so wird man am
ehesten von einer verarmten Schwarzwaldflora sprechen können, doch
bleibt dieser Ausdruck insofern ungenau, als er die Frage offen lässt,
welche Florenbestandteile des Schwarzwaldes dem Odenwald fehlen,
und welche Arten infolgedessen eine besondere Rolle in der Moosvege-
tation des Odenwaldes spielen. Denn es ist klar, dass einerseits gewisse
geographische Verhältnisse das Vorkommen bestimmter Arten verhin-
dern, andrerseits aber auch, dass gerade dieses Fehlen von (im Schwarz-
wald tonangebenden) Moosen die Entwicklung der übrigen Mooswelt in
ganz bestimmte Weise beeinflussen muss. Und so ist es denn bemerkens-
wert, dass der Odenwald weit mehr Aehnlichkeit mit dem nördlichen
Schwarzwald, als mit dem südlichen zeigt, entsprechend der grösseren
Ausdehnung, welche hier Buntsandsteine und Porphyre bei dem Aufbau
des Gebirges gewinnen, während im südlichen Schwarzwald Gneise und
Granite die erste Stelle einnehmen.
Besonders wichtig für die Zusammensetzung der Moosflora des Oden-
waldes ist seine geringe Erhebung über dem Meeresspiegel und die
schwache Gliederung seiner breiten Masse. Demgemäss fehlen ihm sämt-
liche subalpine und hochmontane Elemente, die besonders im südlichen
Schwarzwald so sehr den Charakter der Mooswelt bestimmen, während
die Moosflora der unteren Bergregion des nördlichen Schwarzwaldes
ziemlich ähnlich derjenigen des Odenwaldes zusammengestizt ist. Dabei
kommen indessen weniger diejenigen Gebiele des nördlichen Schwarz-
waldes in Vergleichung, welche durch ihre Lage innerhalb einer an
Niederschlägen reichen Zone und in der Nähe des mächtigen Hornis-
grindesiocks selbst in relativ niederen Lagen eine unverkennbare Bei-
mischung hochmontaner Elemente zeigen und infolge ihres Reichtums
an schattigen, wasserreichen Felsschluchten eine üppig entwickelte und
eigenartig ausgebildete Schluchtvegetation mit Hyocomium flagellare,
(383) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 629
Brachyodus trichodes, Hypnum eugyrium und H. dilatatum, Rhabdoweisia
denticulata, Blindia acuta, Andrea petrophila und A. Rothü, Rhacomi-
irium protensum, Trichostomum cylindricum etc. besitzen, lauter Arten,
die der Odenwald nicht kennt; es handelt sich vielmehr um die trockne-
ren Bergwälder, wie sie den gegen die Rheinebene abfallenden Hängen
des Schwarzwaldes eigen sind. Da erst sind die Gharakter-Moosvege-
falionen in weitgehender Weise übereinstimmend; besonders in den
sog. „Felsenmeeren“ des Odenwaldes, ausgedehnten Halden, die mit
wirr übereinander gelagerten Blöcken besät sind, trifft man sehr charak-
teristische, an den nördlichen Schwarzwald erinnernde Moosgesell-
schaften, die in buntem Teppich die Fels-Klötze überziehen. Es sind
meist Arten, die wir von den Felsen der unteren Bergregion des
Schwarzwaldes her kennen. Hier wie dort sind es die Grümmien und
Rhacomitrien mit zuvörderst, die dem Moosbild einen eigenen Ausdruck
verleihen, besonders Grimmia ovata, G. Doniana und @. trichophylla,
welch’ letztere den im südlichen Schwarzwald so häufigen, hier aber
seltenen Dryptodon Hartmanni vertritt, dann Rhacomitrium heteros-
tichum und lanuginosum, Hedwigia albicans, Dicranum longifolium,
flagellare und montanum und andere gemeine, schon aus dem Schwarz-
wald bekannte Arten. Sehr häufig, und dies bildet eine beachtenswerte
Aehnlichkeit mit dem nördlichen Schwarzwald, sind Campylopus
flexuosus, Dicranum fulvum und Hylocomium brevirostre, die im südlichen
Schwarzwald eine mehr untergeordnete Rolle spielen. Als seltnere, aber
doch für den Charakter des Odenwaldes bezeichnende Arten sind zu
nennen: Grimmia decipiens, commutata und leucophæa, Ulota Hutschin-
sie, Orthotrichum rupestre und 0. Sturmii (letzteres gleichfalls nur noch
von einem Fundort im nördlichen Schwarzwald bekannt, während die
Grimmien wie es scheint, im ganzen Schwarzwald verbreitet sind, und
z. B. G. decipiens wohl nur zufällig aus dem nördlichen Schwarzwald
nicht bekannt geworden ist).
Dagegen stellen Oreoweisia Bruntoni, Rhabdoweisia fugax, Cynodon-
tum polycarpum, Dichodontium pellucidum, Campylosteleum saxicola,
Rhacomitrium aciculare und fasciculare, Heterocladium heteropterum,
Brachythecium plumosum und rivulare, Isothecium myosuroides und
Plagiothecium undulatum sämtlich Erinnerungen an die viel reichere
Bergwald- und Schluchtvegetation des Schwarzwaldes dar, und
sind im Odenwald nur vereinzelt gefunden worden. Pterogonium gracile
und Brachysteleum polyphyllum müssen dagegen an ihren wenigen Fund-
orten im Odenwald im Vergleich mit ihrer sonstigen Verbreitung durch
630 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1906 (384)
den Süden und Westen Europas, als weit vorgeschobene Grenz-Posten
aufgefasst werden.
Eine andere, nicht minder wichtige Gruppe von Moosen (z. T. freilich
nur auf hessischem Boden gefunden, was hier jedoch nicht in Betracht
kommt) stellen diejenigen Arten dar, welche die Vorberge des Oden-
waldes, erstlich die Umgebung der durch ihr mildes Klima bekannten
Bergstrasse, durch ihr häufiges Vorkommen auszeichnen. Dies sind:
Cylindrothecium concinnum, Scleropodium illecebrum, Brachythecium
glareosum, Eurhynchium crassinervium, pumilum und piliferum, Rhyn-
chostegiella tenella, Rhynchostegium confertum, rotundifolium und mega-
politanum, Plagiothecium depressum, Hypnum incurvatum und H. Som-
merfeltii. Sie erinnern einigermassen an die Moose der Schwarzwaldvor-
berge, welche da, vom Kalkgehalt des Bodens begünstigt, vorkommen,
während sie im Odenwald meist Buntsandstein zur Unterlage haben.
Doch fehlt ihnen die entschieden südliche Beimischung von Arten wie
Tortella squarrosa, Hymenostomum tortile, Gymnostomum calcareum,
Funaria mediterranea und Pterygoneurum lamellatum, wenn schon in-
folge des milden Klimas Formen wie Cylindrothecium concinnum, Rhyn-
chostegiella tenella, Scleropodium illecebrum und Pterygoneurum subsessile
auch hier gefunden werden. Rhynchostegium megapolitanum, eine be-
sonders durch Norddeutschland verbreitete atlantische Art, bleibt auf
den Norden Badens beschränkt. Grimmia anodon, erinita und orbicularis
sind, letztere wie im Süden Badens, an sonnigen Mauern zu finden, haben
aber mit der eigentlichen Odenwaldflora nichts zu tun.
Zur besseren Uebersicht seien zum Schluss sämtliche, bisher im
badischen Odenwald gefundene Arten in einer Tabelle genannt. Bezeich-
nenderweise ist nicht eine einzige derselben für den Odenwald aus-
schliesslich charakteristisch, man müsste denn Schistidium pulvinatum,
Grimmia anodon oder Rhynchostegium megapolitanum, deren Vorkommen
gerade im Odenwald wohl mehr als Zufall bezeichnet werden kann, als
solche anführen. Es sind ausser den in obiger Parallelisierung mit dem
Schwarzwald angeführten Arten, meist ganz farblose Erscheinungen,
die den Charakter der Moosflora so gut wie gar nicht beeinflussen.
So wenig nun der Odenwald dem Schwarzwald gegenüber ausgezeich-
net erscheint, so sehr unterscheidet er sich vom Bauland, dessen im
allgemeinen recht ärmlicher Moosflora der folgende Abschnitt gewidmet
sein soll. Eine Ausnahme beansprucht die Umgebung von Wertheim, wo
kompliziertere geologische Verhältnisse und die reichere Gliederung des
Terrrains eine mannigfalligere Entwicklung der Moosvegetation begüns-
(385) TH. HERZOG, DIE LAUBMOOSE BADENS. 631
tigen. Diese Gegend wird daher besser getrennt, im Anschluss an das
Bauland, zu behandeln sein, das dem Botaniker in seiner charakteris-
tischen Gestalt auf den weiten Hochflächen und in den zahlreichen,
wannenförmigen Tälchen bei einer Durchquerung des Gebietes von
Mosbach am Neckar nach Lauda an der Tauber entgegentritt.
Von einer ausgesprochenen Moosvegetation kann hier kaum die Rede
sein; man findet wohl stellenweise Moose, aber die physiognomische
Seile der Gegend beeinflussen sie in keiner Weise. Es ist meist nur die
Schattenseite von Mauern, die Rinde von Feld- und Waldbäumen und
hie und da einmal der trockene Rasenboden eines Raines oder eines
lichten Kiefernwäldchens, wo wir ein paar Moose in charakteristischer,
öfters wiederkehrender Zusammenstellung treffen, aber eine eigene
Gesellschaft bilden sie nirgends. Einige bemerkenswerte, mit gewisser
Regelmässigkeit auftretende Arten finden wir auch auf den freilich nur
sellen zu Tage tretenden Sandsteinfelsen ; sie unterscheiden sich natür-
lich ganz und gar von den über die Hochflächen zerstreuten Arten, da
die letzteren Vertreter der Muschelkalkflora darstellen.
Nach meinen eigenen Aufzeichnungen an Ort und Stelle liegen die
Verhältnisse etwa folgendermassen.
An feuchten oder nur schattigen Mauern auf Sandstein treffen wir
allenthalben ziemlich häufig: Barbula unguiculata, Encalypta contorta,
Schistidium apocarpum, Anomodon viticulosus, Neckera complanata,
Hypnum cupressiforme, Eurhynchium prælongum und Hypnum mollus-
cum, hie und da kommt dazu Fissidens pusillus, während auf den Mauer-
kronen selbst oder an den Wänden sonniger Mauern Cylindrothecium
concinnum, Thuidium abielinum, Camptothecium lutescens und Hyloco-
mium rugosum vorherrschen.
An der Baumrinde ist neben den gewöhnlichen Orthotrichum- und
Ulota-Arten besonders Dicranum viride bemerkenswert, das in Baden
selten ist, dagegen in Württemberg und auch in Bayern zu den häufigen
Rindenmoosen gehört. Auch Antitrichia curtipendula kommt stellenweise
in den Wäldern an Bäumen vor und geht sogar auf Sandstein über.
Aehnlich wie im Odenwald ist Dicranum fulvum auf Sandsteinfelsen
und Steinen im Walde nicht selten, Hylocomium splendens und H. trique-
irum bekleiden mit Hypnum cupressiforme und Dieranum scoparium den
Waldboden selbst, gewinnen aber nur an feuchten Stellen grössere Aus-
dehnung, wo insbesondere die beiden Hylocomien grosse Rasen bilden
können. In ihrer Gesellschaft tritt dann auch hin und wieder Eurhyn-
chium striatum und Hypnum crista-castrensis (letzteres übrigens recht
selten) auf.
ba BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e skR.). 1906 (386)
An den Sandsteinfelsen des Taubertals sind am häufigsten folgende
Arten miteinander vergesellschaftel : Anomodon viticulosus und attenua-
ins, Schistidium apocarpum, Leucodon sciuroides !, Homalothecium seri-
ceum und an sonnigen Stellen Grimmia pulvinata, Hedwigia albicans
und Thuidium abietinum.
Auf dem Muschelkalk der Hochflächen ist die Moosflora noch be-
deutend ärmer und eigentlich nur durch Hypnum chrysophyllum vor der
Sandsteinflora ausgezeichnet; dazu kommen Hypnum molluscum, Schisti-
dium apocarpum, Barbula unguiculata, Thuidium abietinum, Camptothe-
cium lutescens, die 2 Anomodon-Arten und Hypnum cupressiforme.
Feucht-schattige Stellen treffen wir hier nirgends, weshalb auch ein
grosser Teil der charakteristischsten Kalkmoose vermisst wird, so die
Seligerien, Hymenostylium, Ditrichum flexicaule, Tortella tortuosa ete.,
welche erst in der Gegend von Wertheim zusammen mit anderen inte-
ressanten Arten erscheinen.
Eine häufig sich wiederholende Moosgesellschaft treffen wir auf dem
grasbewachsenen Boden lichter Kiefernwäldchen, die so oft die Kämme
der an den Abhängen mit Kulturland und Weideflächen bedeckten
Hügelzüge krönen. Es sind dies: Hylocomium rugosum (in grösster
Menge) und H. triquetrum, Hypnum Schreberi, Thuidium abietinum und
Camptothecium lutescens, wozu an freien Stellen Didymodon rubellus tritt,
während das gemeine Hypnum cupressiforme die Wurzeln und den
Grund der Kiefernstämme überzieht.
An feuchten Wiesengräben und Bachufern triffi man am häufigsten
Philonotis fontana, Hypnum palustre, Amblystegium riparium und
A. serpens.
Die Ackermoose sind nur spärlich und durch die allergemeinsten
Arten vertreten.
Wie oben schon erwähnt, verdient die Umgebung von Wertheim eine
Ausnahmestellung. Denn neben den im ganzen Bauland verbreiteten
Arten finden wir hier namentlich eine grössere Zahl von interessanten
Kalkmoosen, die sonst nur noch im Süden Badens getroffen werden:
Eucladium verticillatum, Hymenostylium curvirostre, Didymodon topha-
ceus, Phascum curvicollum, Ditrichum flexicaule, Hypnum Sommerfeltü
und das äusserst seltene Catoscopium nigritum (einziger Fundort in
Baden), während zu den auf Sandstein häufigen Arten Seligeria vecur-
vata, Plerygoneurum cavifolium (an sonnigen Stellen), Aulacomnium
androgynum (auch mit Früchten gefunden) und Dieranum fulvum ge-
hören. Eine besonders auf den Sandsteinen der sog. „Weissen Bank‘,
(387) TH. HERZOG. DIE LAUBMOOSE BADENS. 633
verbreitete Art ist Dicranoweisia cirrhata, die in Baden nicht häufig ist.
Für trockene Kiefernwäldchen auf Sandboden sind äusserst charakte-
rislisch : Leucobryum glaucum, Didymodon rubellus, Encalypta contorta,
Cylindrothecium concinnum und Hylocomium rugosum. Auf lehmig-
kalkigem Boden finden wir ferner Pottia minutula, Pleuridium subulatum
und Aloina rigida. Cinclidotus fontinaloides ist auf eine einzige Stelle
im Main beschränkt; Grimmia crinita endlich treffen wir an den
sonnigen Mauern der Wertheimer Schlossruine.
Uebersicht der Laubmoose des Odenwaldes
(im weiteren Sinne).
Oden-| Bau- Oden- | Bau-
wald | land wald land.
|
: Phascum euspidalum... | X | X | Octodiceras Julianum... | X l
» curvicollum...... X | Seligeria recurvala..... DDC
Pleuridium subulatum.. X | Ceratodon purpureus ... | X | X |
Hymenostylium curvi- Ditrichum flexicaule ... X ||
ROSE PRET D » homomallum..... >
Weisia viridula ....... DE >» pallidum........ x f
Eucladium verticillatum X | Pterygoneurum cavifo- ij
Dicranoweisia cirrhata.. D human. Ja DCE |
Cynodontium polycar- Pottia minutula ....... X ||
DOI SCA ARE TRES SC DMEURCAEUIA 0 |
Dichodontium pelluci- » intermedia....... IE EI
UMR ee, DE REIS » lanceolata 2. 2. DAC ||
Dicranella varia. ...... X | x | Didymodon rubellus ...| x | x À
» heteromalla...... TEE D tophaceusı. CALE DE]
Dicranum longifolium .. | X Tortella tortuosa ...... X \
> INA ara... SNS M Barbula fallax ne... x
>». Nlalaan eee OUEN » unguiculata . ..... DC D |
»: montanum....... x Dr KcoNvolutan. en. IH LEITEN
»u Nagellareı........ > Aloina rigida ......... >
> undulatum..:.... DT EOS] Tortulasuhulatare. he RES
D} 'scoparlium........ >. X DMUTAS EN DORE
Campylopus flexuosus .. | X D levipllameenn 2: x |
Dicranodontium longi- DE RUE SER |
OS LOU N. x Cinclidotus fontinaloides | X | X
Leucobryum glaucum... | X | X | Schistidium pulvinatum | X |
Fissidens exiles ....... DL D CON Ie MER EEE >< |
Dpusillus...n.n.... DEN EIG D MADOCAT DUMAS SR |
DERRGLASSIDES 2, 0. > » alpicola % rivulare | X |
Deabryoidessa.n..... Dar Grimmiaranodone ass: | |
» adıanthoides ..,.. DRE Di CLIN EN EEE >|
DATAX TOUS Se Ut ED D Donjanaam se. >< |
634 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (388)
Oden- Bau- Oden- Bau- |
wald | land wald | land |
Grimmia leucophæa . ... | X Mnium punctatum ..... NDS
IL comimulalasını ee x DÉTAILLE EI IE
DOVE RRNIEES X » roslratum ....... DES
» trichophylla ..... >< » cuspidatum ...... CHE
» orbicularis.. IT DATA fe 2 ANR DÉS CA
> pulvanatar.... DL »2 thornum) PRESSE > EX
DRUCCIDIENS EEE Er x D SOLE AU UT EPP X
Dryptodon Hartmann . | X Galoscopium nigritum . . x
Rhacomitrium aciculare. | X Aulacomnium androgy-
» fascieulare....... >< NUM MAL OEE ES
» heterostichum.... | X DA palusire a er ED
» Januginosum..... x Philonotis fontana..... > MD
D canescens.n 0... X | X | Bartramia ilhyphylla... NC
Hedwigia albicans ..... DE ET >» pomllormis.. 2... ><
Brachysteleum polyphyl- » ‚Halleriana.. 272? x |
diner UE X Catharinea undulata.... | X | X
Ulota Ludwigii........ x | x] Pogonalum aloides..... SUN LE)
DERCHSDA N S SAE X ) urnicerum. 20% > |
»Kerıspullar nen. X | X | Polytrichum formosum. | X | x
» americana ....... > D piliteruma re DMC
Orthotrichum anomalum | X | X » juniperinum ..... DONNE
»: cupulalum....... x DCOMMUNEL SEA ER REIT
»nuduma u 0a: x Diphyseium foliosum... | X | X
D SEHE Pe x Buxbaumia aphylla .... | X | x
DE Fupestrer re x D ındusiatary.. 9 INC
DEE X | X | Fontinalis antipyretica . | X | X
D» SDECIOSUM UE CES » squamosa........ x
» Schimperi......: X | X | Antitrichia curlipendula | X | x
> Dumylumme 2. XIX | Leucodon sciuroides.... 2. > >
» -diaphanum...... X | X | Neckera pennata....... x
DEVENUE > |< 1 Neckers puma... >
» Jleiocarpum ...... EIER DS CEIspa. Re 8
Encalypla contorta .. SEX > complanata 2% |
Georgia pellucida...... X | X | Homalia trichomanoides | X | K
Tetrodontium Brownia- Pterogonium gracile.... | X
num 8 repandum ... | X Pterygophyllum lucens . | X
Schistostega osmundacea | X Anomodon attenuatus .. | X | X
Funaria hygrometrica .. | X | X » viticulosus....... EDS
Leptobryum pyriforme.. | X Thuidium abietinum ... | X | X
Webera elongata....... >< » tamariscinum re CES
>) mutansıa ne > » delicatulum...... >| >
DE CrUdA N ee ee >< » recognitum ...... DRE
Mniobryum carneum X | Pterigynandrum fili-
DesalbIcanse me a x former 2. EN >
Bryum bimum ........ x Pylaisia polyantha..... XIE
» pallescens ....... X } Cylindrothecium concin-
» argenteum....... EE QUM EE AR 2. >
» caspiticium...... X | X | Climacium dendroides.. | X | X
»scapillaren 8 EC | Isotheciummyurum.. 27x
>» Dallens ec >< » myosuroides ...., >
>». Duyvaliı san: > Homalothecium sericeum | X | X
» pseudotriquetrum. | X | X | Camptothecium lutescens | X | X
TH,
(389)
HERZOG.
DIE LAUBMOOSE
BADENS
Oden-
wald
Bau-
land
Brachythecium salebro-
sum
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M velulinum.......
> zulabulum.......
DEtIyWlare.........
DADODUIEUM.
» plumosum .......
Seleropodium purum...
| Eurhynchium strigosum
Dahme. ee.
» velutinoides .....
yerpiliferum...:...-
epreloneum ......
» Sehleicheri ......
De pumllum........
DeStokesilen.....
Rhynchostegiella tenella
Rhynchostegium confer-
Nee
» rotundifolum....
» megapolilanum...
DER MUTalen. 22.22...
DE TUSCHOLME, =...
Thamnium alopecureum.
Plagiothecium denticula-
UNE Sr D ne
De sılvaticum ....:..
D depressum.......
» silesiacum .......
Amblystegium subtile..
NAR RR
NE
RX
Amblystegium serpens..
Da CINUM Sea,
DEOLEITUUNNN N
D STIDanIUmE
Hypnum Sommerfeltii..
» chrysophyllum ...
». ssendtneri........
Hypnum unecinalum....
» commutalum.....
» cupressiforme ....
» Lindbergii.......
» molluscum. .......
» crista-castrensis...
» cuspidatum ......
>» apalustrern er.
Hypnum Schreberi.....
Hylocomium splendens .
» ‚brevirostre......
» squarrosum......
»_ triquelrum.r. 22...
DE loreum rn...
Dr ETUCOSUM 2.0.
Sphagnum acutifolium..
» squarrosum......
» cuspidatum ......
» subsecundum und
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Der rufescense 240.
» cymbifolium .....
Oden-
wald
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Zusammen 211 Arten, wovon die meisten kieselholden auf den Oden-
wald, fast alie kalkholden auf das Bauland und die Umgebung von
Wertheim entfallen.
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2.
rt.
SPEGIES HEPATICARUM
Franz STEPHANI
(Suite.)
26. Lophocolea attenuata St. Svenska Vet. Akad. 1900, vol 26
p. 34.
Dioica major flavo-virens lenera, corticola. Caulis ad 3 cm. longus
tenuis parum coloratus irregulariter pauciramosus. Folia caulina 2 mm.
longa opposita, recte patula, angulo 90°, 2 mm. longa plano-disticha,
arcte imbricata, oblonga, apice quam basis duplo angustiora truncata,
angulis in dentem brevem porrectum abeuntibus. Cellulæ apicales 40 y
basales 40 X 50 y trigonis nullis. Amphigastria caulina parva, caule
parum laliora, profunde sinuatim inserla, utrinque dente basali armata
foliisque coalita, ad */1 emarginato bifida, laciniis lanceolatis obtusiusculis
divergentibus. Folia floralia intima subligulata caulinis longiora simillima.
Amphigastr. florale intim. oblongum ad '/s bifidum, sinu angusto aculo,
lobis lanceolatis acutis. Perianthia semiexserta in ramis terminalia
oblonga ore profunde trilobata lobis rotundatis grosse irregulariterque
lacinulatis. Andræcia mediana bracteis ad 5 jugis basi inflatis superne
squarrose patulis truncato-bidentulis, lobulo antico recte truncato angulo
aculo vel dentiformi.
Hab. Patagonia occidentalis (Dusén).
27. Lophocolea cornuta St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris flaccida rufo-brunnea, muscis consoclala. Caulis ad
-25 mm. longus tenuis fuscus rigidus. Folia caulina 2 mm. longa, opposita
-imbricata subrecte patula, plano-disticha vel leniter concava, antice
- breviter decurrentia libera, apice duplo angustiora subtruncata vel
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1906. 5)
650 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocoleu”
breviter emarginato-bidentala, dentibus validis breviter acuminalis
divergentibus, marginibus ceterum substrictis’ integerrimis. Cellulæ api-
cales 36 u, basales 36 X 5% y Lrigonis subnullis. Amphig. caulina caule
duplo latiora subquadrata utrinque latissime coalita basi utrinque parvam
spinam gerentia, apice ad ‘/2 emarginato-bifida, laciniis anguste triangu-
lalis acutis porrectis. Folia floralia intima oblongo-rectangulata 4 mm.
longa sub apice leniter constricta apice ad '/s emarginato-bifida, laciniis
magnis inæqualibus porrectis. Amph. florale intim. oblongum supra
basin utrinque spinam anguslam gerens, medio supero abrupte angus-
tato apice quam basis subduplo angustiore, ad !/« inciso-bifido, laciniis
lanceolatis acutis porrectis. Perianthia magna longe exserta ovato-
oblongo-triquetra ore breviter trilobalo lobis longe lacinulatis, laciniis
subæquimagnis lanceolalis longe acuminatis varie patulis; ale angustæ
similiter lacinulatæ, Andrecia in planta graciliore mediana, bracleis ad
16 jugis conferlis squarrose patulis emarginato-bidentatis lobulo antico
inflato incurvo excico-unidentato.
Hab. Chile. Valdıvia (Hahn).
23. Lophocolea carinato-bifida St. Svenska Vet. Akad. 1900,
vol. 26, pag. 35.
Dioica parva dilute-olivacea flaccida tenera, laxe cæspitosa muscicola
vel corticola. Caulis ad 2 cm. longus pallidus debilis parum ramosus,
innovationibus subfloralibus nullis. Folia caulina 2,5 mm. longa, allerna
conferta recle patula poslice decurrentia ideoque breviter replicala,
antice oblique inserta parum decurrentia plana, medio longitudinaliter
plicata 1. e. antice sulcata sulco profundo acuto usque ad sinum apicalem
percursa, lobis disco folii integro æquilongis e lata basi longe acuminatis
hamatim decurvis. Cellulæ valde irregulares, apicales 9 y vel majores,
marginales 18 X 27 y limbum distinctum formantes, basales 27 y. usque
ad 36 y. trigonis nullis. Amphigastria magna, caule triplo latiora, libera,
utrinque spinam patulam in medio gerentia, apice ad */: biloba, lobis
lanceolatis porreclis. Folia floralia intima caulinis multo majora similia
similiterque sulcala ad medium biloba, lobis lanceolatis pauciden-
talis. Amphigastrium florale intimum foliis suis sub æquilongum
ovato-oblongum denticulatum, ad medium emarginato-bifidum, lobis
lanceolatis porrectis regulariter remoteque dentalis. Perianthia longe
exserta oblongo-triquetra, ore breviter trilobato, lobis valide dentato-
spinosis vel sublacinulatis, apice bifidis; ale angustæ apice pauci-
spinosæ. Andræcia in planta multo graciliore mediana, spicata, brac-
teis ad 12 jugis e basi sacculata erecto homomallis, profunde emargi-
66
Een
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 651
nato-bifidis, laciniis longe acuminatis apice setaceis, lobulo antico parvo
unidentalo.
Hab. Patagonia occid. (Dusen); Chile australis (Dusen); Argentina
Puerto Blest (Dusen).
29. Lophocolea rigens (Taylor) Evans in litt.
Syn. : Jungermannia rigens Taylor J. of Bot. 184%, p. 461.
Sterilis pusilla dense cæspitosa, subhyalina fragillima. Caulis ad 10 mm.
longus, pallidus pro planta validus pluriramosus. Folia 0,8 mm. longa
imbricata alternantia, oblique a caule patula erecto-homomalla, lata basi
inserta, anlice parum decurrentia oblique ovata ad '/s emarginato-biloba,
lobis triangulatis acutis porrectis, anteriore majore. Cellulæ papuloso-
prominulæ, apicales 18 u basales 27 y trigonis nullis. Amphigastria pro
planta magna, late ovata valde concava ad °/s bifida, lobis anguste Lrian-
gulatis acuminatis incurvis.
Hab. Falklands Islands (Hooker); Patagonia (Hatcher).
30. Lophocolea Köppensis G. D. Polar Exped. II, p. 7.
Dioica mediocris viridis vel flavo-virens inferne brunnea. Caulis ad
15 mm. longus superne pluriramosus. Folia caulina 1,6 mm. longa
imbricata obovata apice sinu lunato bidentata dentibus subobliquis acutis.
Amphig. caulina remota foliis mullo minora bipartita laciniis profunde
bifidis lineari-anguslis. Perianthia obovata innovata foliis floralibus vix
longiora ore trilobato lobis 6-8 dentatis.
Hab. Georgia australis (Will.).
Die Pflanze war im Herb. Gattsche nicht aufzufinden.
31. Lophocolea chilensis De Not. Acad. Torin. 1855, p. 222.
Dioica mediocris pallide virens vel flavescens, debilis, laxe cæspitosa.
Caulis ad 4 cm. longus, viridis flaccidus parum ramosus. Folia caulina
2 mm. longa parum imbricata, 2 mm longa, oblique patula, angulo 56°
plano disticha, antice breviter decurrentia, postice breviter inserta libera,
in plano oblique ovato-falcato 1. e. margine antico leviter sinuato vel sub-
stricto nudo, postico bene arcuato, apice quam basis duplo angustiore, ad
1/1 exciso bifido, laciniis lanceolalis acuminatis oblique porrectis leviter
‚hamalis inæqualibus, anteriore vulgo majore. Cellulæ apicales 36 y. basa-
les 27 X 45 u trigonis nullis. Amphigastria majuscula profunde bisbifida,
laciniis divergentibus longe acuminatis, medianis longioribus. Folia
floralia intima caulinis multo majora, oblonga, ad medium fere bifida,
laciniis lanceolatis apice longe setaceis, lobo postico 2 ciliis remotis Iongis
recte patentibus armato, antico integerrimo. Amphigastrium florale inti-
mum foliis suis fere equimagnum, oblongum, marginibus nudis, medio
67
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sé.). 1906 Lophocolea.
tantum cilia longiuscula patula utrinque aucto, apice ad ‘/: inciso-
bifido, lobis anguste triangulatis porrectis apice longe setaceis. Perian-
thia magna ad 5 mm. longa, apice ad ‘A triloba, lobis longe ciliatis
apice grosse bifidis, lobis cialis, ale angustæ nudæ, antica solum
1-2 ciliata.
Chile (Herb. De Notaris) (Dusén).
32. Lophocolea Cunninghamii St n. sp. iypus in herb.
Stephani.
Dioica magna flaccida flavo-rufescens, muscis consociata. Caulis ad
4 cm. longus crassus coloratus pluriramosus. Folia caulina 2,5 mm. longa
basi æquilata antice longius decurrentia oblique patula angulo 67° plano-
disticha alternantia imbricata apicibus liberis, late ovato-triangulata
asymmetrica, margine postico leviter arcuato antico multo longiore sub-
stricto apice ad ‘/4 exciso-bifido laciniis longis anguste lanceolatis porrec-
tis. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 54 y trigonis nullis. Amphigastria
caulina libera magna disco integro subquadrato profunde sinuatim
inserto, basi utrinque grosse unispino apice grosse bifido laciniis triangu-
latis longius cuspidatis divergentibus, sinu late lunato. Folia floralia
intima caulinis subæqualia postice breviter decurrentia valde concava.
Amphig. florale intimum foliis suis equimagnum basi leniter angustatum
ad '/ quadrifidum laciniis externis anguste spiniformibus internis
profundius divisis, e lata basi triangulatis abrupte longeque seta-
ceis sinu recto aculo. Perianthia (juvenilia) ore trilobato lobis grosse
dentalis apice longe bifidis laciniis anguste lanceolatis medio supero
setaceo.
Hab. Fretum magell. Eden Harbour (Cunningham).
33. Lophocolea conifolia St. Svenska Vet. Akad. 1900. Vol.
26.9. 37:
Dioica pusilla gracilis, fusco-virens, apicibus dilutioribus, muscis irre-
pens. Caulis ad 1 cm. longus prostratus, tenuis viridis parum ramosus.
Folia caulina 1 mm. longa imbricala recte patula, adscendentia vix decur-
rentia, e lata basi cuneatim angustata, apice quam basis sub triplo angus-
tiore emarginato-bispinoso, sinu profunde exciso spinis divergentibus
apice setaceis, marginibus ceterum substrictis, postico basi leviter arcualo.
Cellulæ 27 y trigonis parvis. Amphigastria caulina pro planta magna
oblique patula sinuatim inserta, libera profunde quadrifida, laciniis diver-
gentibus internis duplo longioribus longe acuminatis. Folia floralia
intima caulinis majora ovata apice breviter emarginato-bifida, laciniis
lanceolatis porrectis, marginibus ceterum arcuatis, postico tantum dente
68
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 653
mediano solitario armato. Amphigastrium florale intimum subrectangu-
lare, duplo longius quam latum, medio utrinque dente valido armato
apice ad '/s bifido, lobis anguste triangulatis. Perianthia terminalia, haud
innovala magna, oblongo-obovata, exalala, apice profunde triloba, lobis
grosse irregulariterque lacinulatis, laciniis anguste lanceolatis porrectis
subæquimagnis. Andrecia longissime spicala tolam plantam masculam
occupanlia, bracteis ad 40 jugis quam folia minoribus adscendentibus,
basi cucullatim concavis, lobulo exciso-unidentalo.
Hab. Patagonia occid. (Dusén).
34. Lophocolea gibbosa Mont. Ann. sc. nat. 1845 p. 351.
Dioica mediocris flaccida pallide-virens vel brunneola. Caulis ad 2 cm.
longus tenuis fuscus rigidus parum ramosus. Folia caulina 2,5 mm. longa
parum imbricala, allernantia, subrecte patula valde concava, in plano late
ovato-triangulata, asymmetrica, margine antico plano stricto parum
decurrenle, postico arcuato anguste recurvo, apice angustato quam basis
subtriplo angustiore, ad '/s emarginato-bifido sinu rotundato, laciniis
connivenlibus longe attenuatis apice selaceis. Cellulæ apicales 35 y,
basales parum longiores, trigonis nullis. Amphigastria transverse inserta
profunde quadrifida laciniis anguslis longe attenuatis, internis longiori-
bus. Folia floralia intima caulinis multo majora subrotunda apice grosse
biloba, lobis late triangulatis abrupte angustatis acuminatis hic 1llic spina
angusia armatis. Amphig. florale intim, foliis suis æquilongum duplo
longius quam latum, ad '/s inciso-bilobum, lobis apice truncatis inæqua-
liter bispinosis. Perianthia magna, haud innovata, oblonga profundissime
iriloba, lobis anguste ligulatis, apice emarginato-bifidulo, marginibus
ceterum plus minus regulariter spinosis.
Hab. Chile (Gay).
35. Lophocolea textilis Tayl. Syn. Hep. p. 696.
Syn.: Juug. textilis Taylor. J. of Bot. 1844 p. 468.
Dioica, mediocris pallide virens vel subhyalina, laxe cæspitosa. Caulis
ad 5 cm. longus validus carnosus fragillimus parum ramosus. Folia cau-
lina 1,4 mm. longa adulta imbricata, alternantia oblique patula angulo
68° plano-disticha tenerrima, oblongo-triangulata, apice quam basis sub-
triplo angustiore, margine antico stricto parum decurrente, postico leviter
arcuato, apice ad '/ı emarginato-bifido, sinu profundo laciniis anguste
triangulatis aculis inæqualibus anteriore majore. Folia ramulina multo
minora longius laciniala. Cellulæ pellucidæ apice 54 y basales 54 X 72 y
trigonis subnullis. Amphigastria caule parum latiora, libera vel uno latere
coalita, basi cunealim anguslata utrinque dentem gerentia, apice ad */s
69
65% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (21e SÉR.). 1906 Lophocolea.
bifida, laciniis longe acuminatis apice setaceis. Folia floralia intima cauli-
nis duplo longiora oblonga ad ?/: bifida rima augusta, laciniis lanceo-
latis integerrimis. Amphigastrium florale intimum oblongum basi
utrinque biciliatum apice ad ?/s inciso-bifidum laciniis lanceolatis. Perian-
thia oblongo-triquetra ore truncato vix trilobato, lobis grosse irre-
gulariterque lacinulatis, laciniis integerrimis longe cuspidatis. Andræcia
ignota.
Hab. Falklands Islands (Hooker); Punta Arenas (Dusen); Fuegia
(Dusen); Patagonia occid. (Dusen).
36. Lophocolea olivacea St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica minor olivacea terricola dense depresso-cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus tenuis fuscus et rigidus innovando multiramosus. Folia
caulina A mm. longa imbricata alterna recte patula plano-disticha ovata
marginibus æqualiter arcuatis sub apice leniter constricta, ipso apice
quam basis subduplo angustiore ad '/s emarginato-bifido, lobis leniter
divergentibus triangulatis breviter acuminatis. Cellulæ apicales 18 u basi
duplo longiores trigonis nullis. Amphigastria caulina parva caule vix
latiora libera transverse inserta ulrinque unispina apice ad °/« emargi-
nato-bifida laciniis anguste triangulatis acuminatis. Folia floralia intima
vix 3 mm. longa ovato-oblonga margine postico magis arcuato apice ad '/s
exsiso-bifido laciniis late triangulatis acuminatis. Amphig. florale intim.
1 mm. longum late ovato-ellipticum superne utrinque unispinum apice
ad !/s exciso bilobum lobis late triangulatis porrectis apiculatis. Perian-
thia magna ore breviter trilobato lobis regulariter valideque dentatis ipso
apice grossius bispinoso; alæ vix definitæ spinis longius tantum notatæ.
Hab. Chile, Valparaiso (Dusen 133 ex parte).
37. Lophocolea nitens Si. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris rigida rufo-brunnea in sicco nitens rupicola. Caulis ad
25 mm. longus tenuis fuscus tenax pauciramosus. Folia caulina 1,6 mm.
longa dense imbricata alterna plano-disticha recte patula ovato-triangulata
symmetrica apice quam basis 3 plo angustiore, ad ‘/4 exciso biloba lobis
æqualibus porrectis anguste triangulatis breviter acuminalis. Cellulæ
magnæ apicales 36 y basales 36 X 54 y optime hexagonæ parietibus
validis trigonis nullis. Amphig. caulina parva caule parum latiora uno
latere connata basi utrinque unispina apice late lunatim emarginata
laciniis lanceolatis divergentibus acutis. Folia floralia parva, intima
2 mm. longa ovato-oblonga, margine antico plus minus regulariter denti-
culato postico grosse serrato-dentato apice angusto emarginato-bidentata.
Amphig. florale intim. ovatum utrinque 3 spinosum apice breviter bilo-
70
er
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 655
bum lobis apice furcatim bispinosis. Perianthia magna longe exserla ore
breviter trilobato lobis regulariter longe spinosis apice bilobulatis lobulis
iterum bifidulis; ale latæ irregulariter dentato-spinosæ.
Hab. Chile, Valdivia (Hahn).
38. Lophocolea leptantha Tayl. Syn. Hep., p. 694.
Syn. : Jung. leptantha J. of Bot. 184%, p. 471.
Dioica minor flaccida subhyalina in cortice dense intricatim cæspilosa.
Caulis ad 2 cm. longus parum longeque ramosus pallidus strictus pro
plante magnitudine validus. Folia caulina 1,6 mm. longa alternantia
oblique patula angulo 68° subplano-disticha, antice breviter decurrentia
oblique ovata, margine antico substricto postico leniter curvato, apice
quam basis duplo angustiore lunatim emarginato laciniis longis anguste
lanceolatis apice setaceis vulgo late divergentibus. Cellulæ apicales 27 w
basales parum majores trigonis subnullis. Amphig. caulina parva uno
latere coalita, profunde 4 fida laciniis angustis divergentibus apicalibus
longioribus. Folia floralia intima caulinis majora erecto-oblonga basi
anguslata apice ad ‘/: bicornuta. Amphig. florale intimum folio suo
æquimagnum simillimum, lobis quidem rima angusta acula discretis basi
utrinque unispinis. Perianthia profundissime triloba lobis irregulariter
spinosis apice grosse bicornulis. Andræcia in ramis mediana bracteıs
3-4 jugis erecto-homomallis foliis similibus lobulo antico parvo inflato
apice emarginalo unidentato.
Hab. Fretum magellan. (Hooker. Dusen).
Die Beschreibung ist nach der Hooker’schen Originalpflanze gefertigt
und deckt sich nicht mit Taylors Diagnose. Mitten stellte diese Art zu
Loph. bidentata, die aber ein sehr abweichendes Perianth besitzt.
39. Lophocolea irregularis St. Svenska Vet. Akad. 26, p. 40.
Dioica mediocris flavo-virens in rupibus et cortice laxe cæspitans.
Caulis ad 2 cm. longus breviter pauciramosus, planta florifera multi-
ramosa. Folia caulina vix 2 mm. longa, alternantia recte patula imbricata,
plano-disticha leniter adscendenlia maxime irregularia subrotunda vel
ovalo-trigona apice oblique truncato-bidentulo vel ineiso-bilobo lobis
aculis late divergentibus vel tridenticulato. Cellulæ apicales 18 y. basales
27 y trigonis nullis. Amphigastria caulina majuscula caule 3 plo latiora
transverse inserta uno latere connata medio utrinque unidentalo apice
ad "/ inciso bifido sinu acuto lobis triangulatis acuminatis porrectis.
Folia floralia intima caulinis multo majora plus 4 mm. longa oblonga
subtriplo longiora quam lata inferne nuda, medio supero anguste
longeque spinoso apice ad ‘x bifido lobis triangulatis similiter
71
656 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906. Lophocoleu.
spinosis. Amphig. florale intim. foliis suis subæquimagnum ad ?/s bifi-
dum laciniis porrectis lanceolatis irregulariter denticulatis apice inter-
dum bifidis.
Hab. Patagonia occid. (Dusén),
10. Lophocolea humectata (Taylor) St.
Syn. : Jung. humectata Taylor. J. of Bot. 1844, p. 462.
Sterilis mediocris fusco-viridis, inferne subnigra, dense profundeque
cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus, tenuis, tenax pauciramosus. Folia
caulina 2 mm. longa remotiuscula alternantia, oblique patula, valde
concava adscendentia, in plano subeircularia, apice ad '/s excisa, lobis
late triangulatis æquimagnis porrectis oblusiusculis. Cellulæ apicales 18 y
basales 27 X 54 y trigonis nullis. Amphigastria magna foliis parum
minora caule quintuplo latiora subrotunda libera basi anguste decurrentia
medio utrinque magno dente obtuso instructa apice ad ‘/2 exciso-biloba,
lobis triangulatis obtusis porrectis.
Hab. Falklands Islands (Hooker).
Das Originalexemplar dieser Pflanze im Kew Herbarium zeigt deutlich
die grossen Amphigastrien, welche Taylor überschen hat und nicht
beschreibt. Die Pflanze ist übrigens sehr schlecht erhalten und zum
grösster Theile mit Blattrudimenten besetzt, so dass ich sie nicht
beschreiben würde, wenn sie nicht schon einen Namen erhalten hälte.
41. Lophocolea humifusa Tayl. Syn. Hep., p. 695.
Sterilis major rigidula pallide-virescens, in sicco pallide flavicans
intricalim cæspilosa. Caulis ad 5 cm. longus crassus rigidus, pallidus
superne irregulariter multiramosus, ramis patulis breviusculis. Folia
caulina 2,5 mm. longa adulta parum imbricata oblique patula angulo 68°
plano disticha Jala basi inserta vix decurrentia vix longiora quam lata
valde obliqua et asymmetrica margine antico leviter arcuato postico
breviore magis curvato apice quam basis duplo angustiore ad '/s emargi-
nalo bidentato dentibus e lata basi breviter acuminatis subæquimagnis
oblique porrectis sinu late lunato. Folia ramulina minora erecto-conni-
ventia magis imbricala celerum similia dentibus apicalibus magis atle-
nualis. Cellulæ apicales 36 X 45 y, basales 36 X 72 y trigonis nullis.
Amphig. caulina magna ad 2 mm. longa profunde sinuatim inserla
longeque decurrentia, basi cuneatim- angustata medio utrinque spina
valida armata, apice ad °/« bifida, laciniis lanceolatis porrectis vel diver-
gentibus longe acuminatis. |
Hab. Insule Kerquelen (Hooker Eaton); Gazelle Exped. Fuegia
(Dusén).
12
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 657
42. Lophocolea anomoda (Mont) St.
Syn. : Chiloscyphus anomodus Mont. Ann. sc. nat. 1845, p. 352.
Dioica minor. Caulis repens vage ramosus. Folia caulina 1,5 mm.
longa per paria approximala ad 1,5 mm. longa, imbricata recle patula,
plano-disticha late ovata, apice quam basis triplo angustiore normaliter
truncalo-bidentulo. Cellulæ apicales 36 y. basales 45 X 62 y trigonis
nullis. Amphig. caulina majuscula caule triplo laliora utrinque foliis
coalita profundissime quadrifida, laciniis lanceolatis porreclis. « Folia
floralia crenata reflexa amphigastrio coalita. Perianthia in ramis termi-
nalia ovata ore amplo obscure triquetro dentato. »
Hab. Chile (Gay, Dusen).
Nach der Original Diagnose gehört die Pflanze, die ich nur steril
geschen habe, zweifellos zu Lophocolea.
43. Lophocolea latissima St. Svenska Vet. Akad. 26,
p. 42.
Dioica mediocris, longissima quidem et gracilis, flaccida flavo-virens
inferne fusco-brunnea, profunde cæspitosa. Caulis ad 8 cm. longus debilis
simplex vel pauciramosus. Folia caulina 2 mm. longa, 3,5 mm. lata
alterna, latissima basi inserla recle patula, imbricata, erecto-conniventia,
concava, apice parva excisura breviter bidentata, dentibus validis acutis
porreclis sæpe tortis anlice breviter decurrentia. Cellulæ apicales 36 y.
basales 36 X 90 y trigonis subnodulosis. Amphigastria caulina magna
sinuatim inserta ex angusta basi late reniformia apice brevissime exciso-
bidentula. Folia floralia intima caulinis parum majora, late ovata ad '/s
emarginato-bifida, laciniis triangulatis acuminalis. Amphig. florale intim.
foliis suis minus, late-ovatum apice breviter emarginato-bilobum lobis
latis acutis.
Hab. Patagonia (Dusen); Insula Desolacian (Dusen).
4%. Lophocolea Cookiana Mass. Nuov. Giorn. bot. ital. 1885
p, 224.
Sterilis minor pallide virens vel flavescens ætate brunnea, laxe cæspi-
tosa. Caulis ad 4 cm. longus tenuis pallidus, debilis parum ramosus,
ramis simplicibus brevibus. Folia caulina 1,2 mm. longa, imbricata,
ereclo-conniventia, concava, antice decurrentia, postice breviter inserta,
in plano latissime triangulata, duplo latiora quam longa, marginibus sub-
æqualiter arcuatis, apice breviter lunatim exciso, iobis porrectis aculis
vel obtusiusculis. Cellulæ apicales 27 y, basales parum longiores, trigonis
magnis aculis, ipso apice maximis. Amphigastria 1,4 mm. longa, oplime
ovata, profunde sinuatim inserta, valde concava, cauli approximata, apice
73
658 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1906 Lophocolea.
ad '/s inciso-biloba; sinu recto obluso lobis late triangulatis obtusius-
eulis. Reliqua desunt.
Hab. Fuegia Staten Island (Spegazzini); Insula Desolacion (Dusen).
15. Lophocolea georgiensis G. D. Polar. Exped. Vol. 2. p. 7.
Dioica? dense cæspitosa. Caulis crassus repens pauciramosus. Folia
caulina 1,4 mm. longa adscendentia imbricata orbiculata concava inte-
gerrima. Amphigastria libera quadrangula apice dentata. Folia floralia
apice rotundata. Amphig. florale inlim. ovatum apice emarginato-bidentalo
vel denticulato. Perianthia subeylindrica ore latiore aperto trilobato, lobis
angulatis.
Hab. Georgia australis (Will.).
Die Pflanze ist im Herb. Gottsche nicht aufzufinden.
46. Lophocolea pallide-virens (Taylor) St.
Syn.: Jung. pallide-virens Tayl. J. of Bot. 1844 p. 473.
Chilosc. pallide-virens Tayl. Syn. Hep. p. 178.
Dioica, major rigida et valida, pallide-virens vel pallide rufescens, laxe
cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus crassus viridis vel rufescens parum
longeque ramosus. Folia caulina plus 3 mm. longa oblique patula, angulo
68°, alternatia valde concava, in plano ovala apice parum angusliora
retusa vel rotundata, interdum acuta vel emarginato-biloba, lobis aculis
inæqualibus, marginibus celerum æqualiter arcuatis postico recurvo.
Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 5% y trigonis magnis acutis. Amphig.
parva caule vix latiora, uno latere coalita basi utrinque dente armala,
celerum profundissime emarginato-bifida, sinu late lunato, lobis lanceo-
latis divergentibus. Folia floralia intima ovato-oblonga, apice retusa vel
obtusata vel longe acuminata. Amph. flor. intimum liberum, magnum
oblongum ad */ bifidum, sinu obtuso, laciniis longe acuminatis basi
paucispinosis. Perianthia in ramulo parvo laterali terminalia, oblongo-
triquelra, ore trilobato, lobis rotundatis grosse longeque laciniatis.
Andræcia mediana, bracteis parvis confertis 3-4 jugis basi breviter
inflatis superne parum recurvis obtusatis integerrimis.
Hab. Fretum magellanicum (Hooker, Cunningham Dusén): Fuegia
(Hahn, Dusén); Patagonia occid. (Savalier, Dusén).
47. Lophocolea Krauseana St n. sp. typus in herb. Ste-
phani. à
Mioica mediocris brunneola muscicola. Caulis ad 2 cm. longus, validus
coloratus pauciramosus sub flore geminalim innovatus. Folia caulina
2 mm. longa allerna imbricata subrecte patula disticha vel adscendenlia
apicibus decurvis, in plano ovata, inferiora apice angustata leviter emar-
74
al:
CHR
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 659
ginato-bidentula superiora retusa vel oblusa vel late rolundata. Cellulæ
apicales 18 y. basales 27 X 36 y trigonis parvis superne nullis. Amphig.
caulina magna imbricata libera appressa profunde sinuatim inserla basi
utrinque bi- vel trispinosa spinis inæqualibus majusculis, apice ad °/ı
inciso-bifido laciniis parum divergentibus lanceolatis sinu angusto obtuso.
Folia floralia intima caulinis vix majora valde concava subcrispata, mar-
gine postico apiceque denticulalis, sæpe allero subintegerrimo obtusalo
altero bispinoso denticulato. Amphig. florale intimum foliis floralibus
æquimagnum simillimum magis dentatum valde concavum apice grosse
bifidum laciniis late triangulatis divergentibus subintegerrimis Perianthia
parum exserta lobis apicalibus rotundatis grosse dentatis apice breviter
bifidulis.
Hab. Chile, Corral (Krause).
48. Lophocolea striatella (Massal.) Schffn. Exped. Gazelle
p. 13.
Syn. : Chilosc. appendiculatus St. Svenska Akad. Vol. 26. p. 46.
Chilosc. striatellus Mass. Hep. Fuegiæ p. 232. 1885.
Dioica mediocris flaccida pallide-virens vel flavescens, in fronde filicum
repens vel muscis consociala. Caulis ad 5 cm. longus pallidus debilis
irregulariter pluriramosus, ramis sterilibus valde elongatis, floriferis
brevibus. Folia caulina A mm. longa contigua vel parum imbricata, sub-
opposila recte palula disticha concava, disco folii duplo latiore quam longo
antice longe decurrente, postice breviter inserto ibidemque appendiculato,
appendiculo breviusculo plus minus palmatim diviso, margine antico
substricto integerrimo, postico arcuato longe biciliato, apice oblique
emarginato profunde bifido laciniis e lata basi abrupte altenualis, seta-
ceis strictis vel varie curvatis. Cellulæ valde irregulares apice 18 y. vel
36 u, trigonis magnis subnodulosis, basales similes sed minus valide
incrassatæ. Amphigastria caulina libera magna, basi cuneatim angustata
decurrentia utrinque bidentata, apice profunde emarginato-bifida, laciniis
e lata basi abrupte attenuatis superne setaceis. Folia flor. intima caulinis
parum majora late ovata, ad '/2 grosse trifida, laciniis lanceolatis setaceis
sinubus sæpe setulosis. Amphig. florale intim. caulinis simillimum
symmetricum. Perianthia parva semiexserta profunde triloba, lobis
grossis selaceis apice bifidis, laciniis longe altenuatis basi utrinque pluri-
setosis; alæ latæ similiter armatæ. Andræcia longe spicala, bracteis ad
12 jugis contiguis angustis profunde bifidis, squarrose patulis, lobulo
antico cucullato exciso-selaceo.
Hab. Fretum magellan. (Spegazzini, Dusén).
75
660 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 Lophocolea.
49. Lophocolea divergenti-ciliata St. Svenska Vet. Akad.
1900. Vol. 26 p. 38.
Sterilis major vel spectabilis tenera tamen, olivacea longe lateque
cæspitans. Caulis ad 12 cm. longus, flaccidus viridis validus irregulariter
pauciramosus. Folia caulina parum imbricata plus 3 mm. longa subrecte
palula, plano-disticha subopposita ovato-oblonga. apice quam basis duplo
angustiore angulalo, angulis 3, in spinam abeuntibus, spinis divergenti-
bus strictis angustis apice seliformibus. Cellulæ apicales 36 y basales
27 X 54 y trigonis nullis. Amphigastria caulina majuscula, basi cuneatim
angustala foliisque coalita medio utrinque lacinia angusta armata, apice
ad ‘/2 emarginato-bifida, laciniis similibus porrectis.
Hab. Chile (Dusen); Patagonia (Dusen).
Die Spitze des Blattes bildet ein rechtwinkliges Dreieck; an dessen
Ecken steht je 1 langer schmaler Dorn, der in manchen Pflanzen zu
einer Wimper reduziert ist.
50. Lophocolea ciliifera St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Sterilis major flaccida dilute olivacea. Caulis ad 25 mm. longus, viridis
validus simplex. Folia caulina vix 3 mm. longa opposita basi antica
libera, imbricata apicibus liberis recte patula plano-disticha, late triangu-
lata vix longiora quam lata, margine anlico substricto 3-4 cilialato,
postico e basi valde arcuala substricto septemciliato apice quam basis
quintuplo angustiore truncato angulis in ciliam abeuntibus, ciliis ubique
validis strielis, anticis brevioribus posticis duplo et triplo longioribus,
apicalibus validioribus. Cellulæ apicales 54 y trigonis majusculis, basales
54 X 72 y trigonis parvis; cuticula lævis. Amphigastria caulina magna
caule quintuplo latiora profunde sinuatim inserta, optime cireularia, cir-
cumeirca irregulariler spinosa et ciliata, ciliis 2 apicalibus multo longiori-
bus validis.
Hab. Chile, Corral (Krause).
5l. Lophocolea Hahnii St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica minor rigidula brunneola in cortice dense intricatim cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus tenuis fuscus rigidus parum ramosus. Folia cau-
Ima plus 1 mm. longa imbricata subopposila subrecte palula valde con-
cava apice decurva in plano late triangulato-rotundata, vix latiora quam
longa marginibus æqualiter leniterque arcuatis, anlico longiore, folia
itaque haud perfecte symmetrica apice quam basi triplo angusliora trun-
cata 3-4 dentata vel solum angulata, denticulis minutis sparsis in margi-
bus subapicalibus erosula. Cellulæ apicales 18 u basales 27 y trigonis
parvis, in facie antica alte papuloso-prominentes, papulis acutiusculis in
76
Lophoeolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 661
parte subapicali longioribus utriculiformibus acutis. Amphigastria caulina
pro planta magna uno vel utroque latere anguste coalita basi utrinque
bispinulosa apice ad °/ı bifida laciniis late triangulatis longe acuminalis.
Andrecia longe spicata sæpe totam plantam tenentia, bracteis ad
25 jugis confertis, basi saccatis, apice squarrose recurvo subintegerrimo,
lobulo antico exciso unidentato.
Hab. Chile (Hahn).
52. Lophocolea filiformis St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica brunneola tenuis longa et gracillima filiformis rigidula. Caulis
ad 4 cm. longus capillaceus validus fuscus superne irregulariter pluri-
ramosus. Folia caulina adulta 0,5 mm. longa conferta, ereclo-homomalla
concava duplo fere latiora quam longa (0,7 X 0,4 mm.) maxime asymme-
trica, margine postico semicirculari integerrimo, antico tridenlato sub-
striclo basi in caule altenuato. Cellulæ apicales 13 y, basales 18 y trigonis
magnis late confluentibus. Amphig. caulina magna cucullatim incurva,
apice brevissime bidentula, sinuatim inserta, alis late truncatis dente
valido hastatim patente utrinque instructis. Folia floralia intima caulinis
simillima majora magis et multo validius dentata dentibus parce incurvis
parce patulis. Amphig. florale intim. caulinis simillimum majus quidem
el magis dentatum, dentibus mamilliformibus. Perianthia (juvenilia) ore
trilobato, lobis rotundatis grosse obtuseque dentatis, dentibus vage irre-
gularibus piliformibus et brevibus mixtis strictis vel hamalis semper
conferlis. Andræcia ignola.
Hab. Chile Valdivia (Hahn).
Cum L. fulvella Taylon cui simillima comparanda.
53. Lophocolea fulvella (Taylor) Massal. N. Giorn. bot. 1885.
vol. 17, p. 227.
Syn. : Jung. fulvella Taylor J. of Bot. 1844, p. 464.
Chiloscyphus fulvellus Nees Syn. Hep., p. 711.
Dioica parva, rigidula flavo-virens in sicco flavescens, in corlice dense
cæspitosa sæpe late expansa. Caulis ad 3 cm. longus oplime pinnalim
ramosus, ramis brevibus æquilongis patulis. Folia caulina 0,8 mm. longa
imbricata concava erecto-conniventia lata basi inserta, latiora quam longa
quinquangularia, angulis obtusatis regulariter distributis. Folia ramulina
conferla caulinis multo minora valde concava, margine antico magis
incurvo, 40 denticulata, dentibus incurvis vel spiniformibus. Cellulæ
apicales 18 y basales 2 plo longiores papulosæ trigonis magnis basi
subnodulosis. Amphigastria magna imbricala cauli subappressa valde
concava folio proximo coalita vel libera, in caule reniformia 16 lobata
77
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocolea.
lobulis late triangulatis brevibus aculis vel apiculatis, in ramis multo
minora subcucullata 6-8 denticulata. Folia floralia plurijuga intima magna
ligulata apice irregulariter crenulata. Amphigastrium florale intimum
maximum late obovalım apice recurvo erenulato. Perianthia pro planta
maxima oblongo-triquetra, ore anguslalo breviter trilobato, lobis regula-
riter breviterque spinosis. Andræcia ignota.
Hab. Fretum magellanicum Hermite Insula (Hooker); Fuegia (Dusén);
Patagonia occid. (Dusen); Argentina magellanica (Dusén).
54. Lophocolea Gayana (Mont) Mitt. Flora Viti p. 40%.
Syn.: Jung. Gayana (Mont.) in Gay. Hist. Chil.
Chilosc. Gayanus Mont. Syn. Hep. p. 710.
Lophoc. Vinciguerrana Mass. Miss. scient. p. 229.
Dioica, minor, rigida, valida, brunneola vel pallide-virens, dense intri-
cala. Gaulis ad 3 cm. longus lenuis tenax parum ramosus, ramis sæpe
eircinalim incurvis. Folia caulina 0,7 mm. longa opposita conferta valde
concava erecto-conniventia, lata basi inserta antice breviter decurrentia
libera, in plano subcircularia remote sexdentala, dentibus brevibus
mamillalim prominulis inferne nullis. Cellulæ 18 y. ubique fere æquales,
papuloso-prominulæ, trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina majus-
cula, cauli appressa valde concava, libera, ovata, utrinque 2 dentibus
remotis armata, apice ad ‘/s emarginato-bifida, laciniis acuminatis porrec-
Lis. Folia floralia intima caulinis parum majora valde concava perianthio
appressa in plano late ligulata, apice truncato-rolundata, mamillatim
denticulala. Amphigastrium floralc mümum foliis suis subæquale inter-
dum bilobum. Perianthia magna, basi longe in collum angustata ceterum
ovato-oblonga triquetra ore angustato truncato vel breviter trilobato,
denticulato, alis latiusculis undulatis integris, interdum angulatis vel
paucidenticulatis. Capsula parva ovalis in pedicello breviusculo. Sporæ
18 y ferrugineæ papillosæ. Elateres filiformes spiris duplicatis laxe
tortis.
Hab. Chile (Gay, Lechler, Dusen); Basket Island (Spegazzini); Pata-
gonia occid. (Dusen); Argentina magellan (Dusen); Insula Desolacion
(Dusen).
55. Lophocolea homomalla St. n. sp. typus in herb. Ste-
phani. \
Dioica parva sed longa et gracillima, filiformis flaccida, flavo-rufescens
dense cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus tenuis superne furcato-multira-
mosus, debilis ubique æqualiter foliatus. Folia caulina exigua 0,8 mm.
longa erecto-homomalla, apice cucullalim incurva in plano ovato-falcata
78
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 663
margine antico brevi substrieto subintegerrimo postico maxime arcualo
semicirculari mamillatim paucidenticulato, folia itaque in statu explanato
haud recte patula sed curvatim ad basin plantæ directa. Cellulæ apicales
18 y basales 18 X 27 y trigonis maximis nodulosis sæpe late confluenti-
bus. Amphigastria caulina parva conferla caule subtriplo latiora, trans-
verse inserta reniformia apice brevissime emarginato-biangulata valde
concava subcucullata cauli accumbentia. Folia floralia inlima subeircularia
caulinis multo majora circumcirca grosse dentata, dentibus late triangu-
latis mamillatim denticulatis maxime irregularibus, margine itaque sub-
lacerato. Amphig. florale int. foliis suis æquilongum late obovatum
similiter laceratum inferne subintegerrimum. Perianthia oblongo-
campanulata apice truncato Lriplicato eircumeirca maxime breviterque
lacerato.
Hab. Patagonia occid. (Dusén).
56. Lophocolea navicularis St. nom. novum.
Syn. : Jungermannia chilensis Mont. Ann. sc. nat. 1845 p. 349 (non
de Notaris).
Dioica pusilla dilute olivacea, in corlice dense cæspitosa. Caulis ad
10 mm. longus tenuis pluriramosus. Folia caulina adulta 0,5 mm. longa
allerna remotiuscula oblique patula angulo 45° brevi basi inserta fere
semiamplexicaulia valde concava caulis diametro duplo longiora, margini-
bus late decurvis, a dorso visa optime gibbosa, apice lunalim excisa
angulis acutis. Folia caulina superiora et ramulina apice exciso-bispinosa,
spina lerlia in medio marginis antici, Spinis anguslis decurvis. Cellulæ
papulosæ 8-9 u trigonis parvis. Amphig. caulina parva, cauli æquilata
appressa libera vel folio proximo coalita profunde inciso bifida, laciniis
angustis porreclis. Folia floralia intima ex angusta basi oblique ovata
apice ad ‘/4 biloba, lobis sinuque remote dentalis vel spinosis. Amphig.
florale intimum ligulatum, ad '/s bifidum, lobis acuminatis margine
recurvis, breviter dentatis. Perianthia in ramulis brevibus lateralibus
ex ipso trunco basali ortis terminalia innovata oblongo-triquetra ore
breviter trilobato, lobis irregulariler breviterque dentatis et spino-
sis, alis subnullis, ala anlica interdum sat lata superne eroso-lacinu-
lala. Andracia mediana bracteis imbricatis foliis caulinis simillimis
monandris.
Hab. Chile (Gay); Patagonia occid. (Dusen); Argentina Puerto Blest
(Dusen).
57. Lophocolea cristato-spinosa St. Svenska Vet. Akad. 1900
VolR26. D: 37.
79
66% BULLETIN DE L’HEBBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 9106 Lophocolea.
Dioica pusilla gracilis flavescens corlicola dense pulvinata. Caulis ad
8 mm. longus superne fasciculatim multiramosus, ramis æquilongis.
Folia caulina 0,8 mm. longa conferta oblique patula adscendentia cucul-
latim inflexa in plano subeircularia antice breviter decurrentia postice
breviter inserta margine regulariter spinoso, spinis confertis validis
recte patülis æquilongis, hyalinis cristam elegantissimam formantibus
basi antica nullis. Cellulæ apicales 18 X 20 y. basales 27 X 36 y trigonis
magnis. Amphig. caulina pro planta magna concava cauli appressa, ovalo-
rotundata, transverse inserta libera, margine ut in foliis regulariter sed
minus confertim spinoso. Folia floralia caulinis simillima majora.
Amphig. florale foliis suis subæquale. Perianthia in caule terminalia
uno latere innovala oblongo-triquetra, late alata alis et ore crebre
setulosis.
Hab. Chile australis (Dusén).
58. Lophocolea ctenophylla Schffn. Exped. Gazelte 1889,
p.12.
Dioica parva subhyalina aliis hepaticis consociata. Caulis flaccidus
flexuosus irregulariter multiramosus, ramis ob folia concavo-conniventia
subteretibus. Folia caulina 0,4 mm. longa arcte imbricala suberecta sub-
orbiculata margine dense regulariterque denticulata (basi antica solum
nuda) dentibus sub 20 bicellularibus recte patulis cristatim insertis.
Cellulæ ? Amphig. caulina libera ovala apice breviter emarginato-bifida,
lobis ovato-lanceolalis, basi utrinque brevi dente armata. Folia floralia
subcircularia caulinis similiter sed magis dentata, dentibus sub 40.
Perianthia in caule ramulisque terminalla 2 mm. longa 1-3 alata ore
alisque ut in folio armatis. Andræcia ignota.
Hab. Fretum magellanicum (Naumann).
Die Pflanze selbst habe ich nicht gesehen; sie steht der L. cristato-
spinosa St. sehr nahe deren Amphigastrien aber ringsum gezähut und
fast kreisrund sind.
(Fortsetzung folgt.)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, 2me SÉRIE. PAY 2D1216
Potentilla cryptophila Bornm. spec. nov. (Natürliche Grösse).
In
N
73
d-
à
5
<
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— Diagnoses plantarum orientalium. Ire serie, 13 fascicules; 2me série,
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Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
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kaukasien und Persien gesammelten Pflanzen. — In-40 avec 10 plan-
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BARBEY, C. er W. Herborisations au Levant : Egypte, Syrie et Médilerranée.
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observés dans l’île de Sardaigne. Avec suppl. par MM. Ascaerson et E. Levier.
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sique, paléontologique et bolanique. Avec 13 pl., par Cu. Cursın. 1892. 20 fr.
— — — Karpathos. Elude géologique, paléontologique et botanique. — In-A0,
avec 43 pl, par CH.-Ctasin. Lausanne, 1895... ........n 222 20. Tr:
MAJOR. C.-J. KForsvrx er BARBEY,.W. Halki. Etude botanique. — In-40 avec
1 planche double, par Cu. Cuisin. Lausanne, 1894. ....... EE 3 fr.
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plantes cultivées em 1895 à Valleyres et à Chambesy, avec préface de
M. F. Crépin. — [n-80, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, 1896.
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er
5
ai
pe st
4
= BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIE
» SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Ghaque Collaborateur: est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
N°9;
LA
Bon à tirer donné le 31 août 1906.
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1906
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
#
gares.
é
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée. l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros
BULLE
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 1906.
IN DE L'HERBIER BOISSIER
Pages
H. Schinz. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN-FLORA (Neue folge). XIX. — Mit Beiträgen
von Edm. Baker (London), John Briquer (Genf). C. B.
Crarke (Kew), Alfred Gosnusux (Nivelles), E. Hacker (Graz).
P. HENNINGS (Berlin), Hans Sckinz {Zürich}... 701
A. Brand. — ADDITAMENTA NOVA AD COGNITIONEM
GENERIS:SYMPEOCOS 3.02 ee RENE 747
E. Camus. SOCIÉTÉ POUR" L'ÉTUDE DE LA
EEORE-RRANCO-HEEVERIOUR- N ee 751
H. Léveillé. — LES EUPHORBIA CHINOIS... 150
J. Bornmüller. — BEITRÄGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Forstsetzung. folgt) 765
Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 781
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL.. . .... Nos 15994 à 16293
OBSERVATIONS
Aucune livraison n'est vendue séparément.
auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de Pllerbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Les abonnés sonlinviles à présenter leurs réclamations dans les quinzejours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2 série, tome VI, fascicule 9, 31 août 1906.
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LIBRARY
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BOTANICAI
Rectification ee
Une modification de la derniere heure nous a mis dans
la nécessité de supprimer les pages 665 a 700 qui
devaient paraître en tête du fascicule 9 de 1906, alors que
la composition de ce fascicule était définitivement arrêtée.
Il en est résulté une solution de continuité de la pagina-
tion du tome 6, pour laquelle nous présentons toutes nos
excuses à nos lecteurs en les priant d’intercaler le présent
avis, qui tiendra lieu d’Erratum, avant la page 701 du fas-
. cicule 9 de leur exemplaire de 1906.
Chambézy, le 6 avril 1908.
Le Rédacteur :
Gustave BEAUVERD.
POLE CIN DE L'HEREPER BOISSIER
| 2m SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 9.
Milleilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
XXXII.
I.
Beiträge zur Kenntnis der Afrıkanischen-Flora.
(Reue Foige.)
LIBRARY
XIX NEN
” » 50°
Herausgegeben von Hans Schinz (Zürich). 7
Mit Beiträgen von
Edm. BAKER (London). Alfred COGNIAUX (Nivelles).
John BRIQUET (Genf). E. HACKEL (Graz).
€. B. CLARKE (Kew). P. HENNINGS (Berlin).
Hans SCHINZ (Zürich).
FUNGI.
AGARICACKIE
P. HENNINGS (Berlin).
Psalliota cf. arvensis Schæff.
Sporen ellipsoid., 8-9 X 5-6 y, purpurbraun, glatt.
Sambesigebiet : Boroma, Menyharth.
Psalliota cf. kiboga P. Henn. in Engl. Pflanzenwelt Ostafr. V.
Der Hut ist mit breiten, angedrückten, braunen Schuppen bekleidet.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 9, 31 août 1906. 46
702 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sén.). 1906
Die Sporen sind ellipsoid., 6-7 X 4 y, schwarzbraun oder purpurschwärz-
lich, glatt.
Sambesigebiet : Boroma, Menyharth.
PODAXINACEE.
Podaxon carcinomalis (L.) Fries Syst. Myc. IT (1829), 62.
Sporen ellipsoid., glatt, schmutzig bräunlich, 7—15 X 6—7 p.
Sambesigebiet : Boroma, Menyharth.
UREDINACHA.
Uromyces Schinzianus P. Henn. nov. spec. — Typus in herb.
bot. Mus. Univ. Zürich.
Maculis ferrugineo-fuscis, rotundatis, sparsis vel subgregarie confluen-
tibus; uredosoris amphigenis plerumque aggregalis, pulvinatis, primo
epidermide paleida rupte velatis, ferrugineis; uredosporis ellipsoideis,
ovoideis vel subglobosis, hyalino-brunneolis vel castaneis, subaculeato-
verrucosis, 18—30 x 16—28 y; teleutororis intermixtis pulvinatis, casta-
neis; teleulosporis ellipsoideis vel ovoideis, apice rotundatis, haud
incrassalis, episporio brunneo, lævi, 3—3 ‘/2 y. crasso, 20—50 x 18—26 y,
pedicello persistente, hyalino ca. 30 X 4 u.
Die Art ist von den auf Bauhinia beschriebenen Arten, so von Uromy-
ces Dietelianus Pazschke, U. Bauhiniæ P. Henn., U. goyacausis P. Henn.
völlig verschieden; diese Arten kommen sämtlich in Brasilien vor.
Ebenso stimmt die Uredoform mit keiner der aus S.-Amerika bisher
bekannten Arten überein.
Sambesigebiet : Boroma, Menyharth.
Auf Laubblättern von Bauhinia reticulata ?
Aecidium Menyharthi P. Henn. nov. spec. — Typus in herb.
bot. Mus. Univ. Zürich.
Maculis flavidis rotundato-angulatis vel effuxis; æcidiis hypophyllis,
pseudoperidiis sparsis vel aggregatis primo subhemisphæricis vel elon-
gato-cylindraceis, clausis, flavidis, dein aperlis, subcupulalis, margine
pallido-fimbriatis, contextu cellulis rotundato-polyedricis vel subtriquetris,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 705
subreticulatis, hyalinis; æcidiosporis subgloboso- vel ellipsoideo-angu-
latis, Iævibus, hyalino-flavidulis, 12—18 X 10—14 u.
Sambesigebiet : Boroma, Menyharth. In Blättern von Lonchocarpus ?
Januar 1894.
GRAMINA.
E. HACKEL (Graz).
Andropogon (Sect. Hypogynium) Schlechteri Hackel spec. nov.
— Typus in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Perennis, innovationibus intravaginalibus. Culmi erecti, graciles, cire.
30 cm. alli, subcompressi, 3-4-nodes, e nodis 2—3 superioribus ramosi,
ramis solitariis binisve tenuissimis, inferioribus elongatis, superioribus
brevibus, omnibus floriferis. Vaginæ culmeæ internodiis multo breviores,
subcompressæ, laxiusculæ, nodisque glaberrimæ, summa vel 2 superiores
spathiformes 2—3 cm long& aphyllæ rufescentes, inferiores 6—8 in culmi
basi dense confertæ, inferne equitantes, superne subflabellatæ, subcom-
pressæ, glaberrimæ, rigidæ, emortuæ fuscescentes. Ligula brevissima,
membranacea, arcuata. Laminæ e basi æquilata lineares, acutæ, planæ v.
innovationum subconvolutæ, infimæ elongatæ (ad 20 cm Ig. 2 mm lt.)
superiores cito decrescentes, omnes erectæ, rigidulæ, virides v. livide
purpurascentes, basi supra pilosæ ceterum glaberrimæ, tenuinerves.
kacemi in apice culmi ramorumque solitarii pedunculo gracili glaberrimo
basi vaginalo vaginam (spatham) fulcientem sæpius subsuperante (rarius
ea breviore) fulti, erecti, 1,5—2 cm longi, 3—4 mm It., densiflori; rhacheos
rectæ arliculi spicula plus duplo breviores, tenues, glaberrimi, disjuncti
apice subeupulati. Spiculæ sessiles lineari-lanceolatæ, 4—4,5 mm long,
livide violascentes, glabræ. Gluma I. chartaceo-membranacea, lineari-
lanceolata acuta subintegra v. minute bidenticulata, marginibus inflexa,
binervis, bicarinata, lævis, plana, callo brevissimo obtuso glabro; I. Ian
subæquens, lanceolata, acuminata, mucronulata, A-nervis, carinata, glaber-
rima ; III quam I. parum brevior, lineari-oblonga, obtusa vel acuta, hyalina,
enervis, glabra ; IV. quam II. !/« brevior, lineari-lanceolata, acuta, mutica,
hyalina enervis glabra. Palea nulla. Lodiculæ cuneatæ. Antheræ minutis-
simæ, sine polline. Stigmata breviler plumosa. Spiculæ pedicellatæ d.
pedicello quam articulus breviore fultæ, lanceolatæ, 4—4,5 mm lg. glaber-
rimæ; gluma I. lanceolata, acuta, 9-nervis, marginibus vix implicata, I.
Ian æquans, acuminata, 5-nervis. III. et IV. Im subæquans, lanceolata,
acuta, A-nervis, hyalina. Antheræ 2,5 mm lg.
704 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e SkÉR.). 1906
Natal : in humidis prope Claremont 22. VIIL 1893 leg. Schlechter sub
n° 3143; in graminosis Kromiskloof 14. IX. 1893 leg. id. sub n° 3209.
Verwandt mit A. festuciformis Rendle (Cat. Welw. Pl. 145). Bei diesem
aber kommt es noch wie bei A. spathiflorus Kunth zur Bildung einer
zusammengeselzten Inflorescenz, deren Zweige mehrere Scheirähren
(racemi) tragen, bei A. Schlechteri hingegen tragen die Zweige nur mehr
einzelne Scheinähren. Der Stiel der Scheinähren sowie die Rhachisglieder
derselben sind bei Schlechteri kahl, bei festuciformis behaart und bärtig ;
bei letzterem sind die Kiele der ersten Spelze oben rauh, bei Schlechter:
glatt. Auffallend sind bei letzterem die am Grunde des Halmes fast
fächerförmig angeordneten zahlreichen Blattscheiden ; die dazu gehörigen
Blattspreiten sind übrigens sowie die obersten Teile der Scheiden an
unserem Exemplare abgebrannt.
Perotis vaginata Hack. nov. spec. — Typus in herb. bot. Mus.
Univ. Zürich.
Annua. Culmi ascendentes, robusti, ad 30 cm alti, subcompressi,
glaberrimi, multinodes, superne omnino vaginati, ex axillis foliorum
quorundam inferiorum ramos breves serius florentes procreantes, raro
simplices. Vaginæ dilataiæ, inferiores internodiis breviores, superiores
eis æquilongæ v. longiores, glaberrim&, summa ventricosa paniculæ basin
amplectens. Ligula margo membranaceus angustissimus. Laminæ e basi
rotundata amplectente lineari-lanceolatæ, setaceo-acuminatæ, 2— 4 cmIg.,
4—6 mm It., margine undulato setulis patentibus basi incrassatis ciliatæ,
ceterum glaberrimæ, glaucæ. Spica linearis, apice subclavata, erecla,
10—13 cm Ig. ad 2 em lata, viridis, inferne (etiam post anthesin) vagi-
nala, rhachi strieta angulata hispidula, pedicellis crebris brevissimis (vix
0,5 mm Ig.) rhachi appressis scaberrimis. Spiculæ erectæ v. erecto-patulæ,
anguste lineari-lanceolatæ, cum callo pedicelliformi haud pungente 1 mm
longo glabro scabro sed sine aristis 5,5—6 mm longæ, virides. Glumæ
steriles æquales, lineari-lanceolatæ, sensim in aristam tenuem scabram
gluma 4-5-plo longiorem (in gl. I. cire. 20 mm, in Il. 25 mm Ig.)
abeuntes, carina aculeolato-scabræ, I. etiam lateribus scabra, crasse
4-nerves. Gluma fertilis dimidiam I" superans, (2,8 mm), lanceolala,
acuminala, hyalina, enervis, glaberrima. Palea gluma parum brevior, ei
simillima. Antheræ 0,8 mm Ig. Caryopsis lineari-lanceolata, compressa,
4 mm lg.
Amboland : im Walde zwischen Ondonga und Uukuanyama. IV. 1905
leg. M. Rautanen. „Bestes Viehfutter“.
Von der verwandten P. indica (Anthoxanthum indicum L., Perotis
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 709
latifolia Ait.) schon durch die mehr als doppelt so grossen Aehrchen und
fast 3 mal längeren Grannen auffallend verschieden, wozu sich aber noch
folgende Unterschiede gesellen: bei P. indica ist der Halm unter der
Aehre zur Blütezeit nackt, nach derselben oft eine beträchtliche Strecke
lang; bei P. vaginata ist er zu jeder Zeit von der die Basis der Aehre
umhüllenden obersten Blattscheide bedeckt. Die Aehre von P. indica ist
viel schmäler (höchstens À cm breit), ihre Spindel kahl, die Aehrchen
meist fast senkrecht, wenigstens aber um 45° abstehend (bei P. vaginata
höchstens um 20°), 2—2,5 mm, die Grannen höchstens 8 mm lang, von
der stumpflichen Spitze der Hüllspelze deutlich abgesetzt (bei P. vagınata
verläuft die Hüllspelze allmählich in die Granne). Die erste Spelze ist bei
P. indica auf dem ganzen Rücken mit sehr kurzen Börstchen besetzt, bei
P. vaginata auf dem Stiel dornig, sonst rauh. Die Deckspelze von
P. indica misst nur 0,8 mm, die Vorspelze 0,5 mm. Die ganze Aehre,
namentlich die Grannen, sind bei P. indica meist violett überlaufen, bei
P. vaginata grün.
Panicum (Sect. Trichachne) tunicatum Hackel sp. nov.— Typus
in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Perenne. Culmi ascendentes, ima bası decumbentes radicantesque, in
parte decumbente crassa solidaque duplici serie tunicarum coriacearum
dense imbricatarum (vaginis emortuis) vestiti, in parte ascendente et
erecta cire. 50 cm longa 3-nodes, teretes, robusti, glaberrimi. Folia
pleraque in culmi basi aggregata, adjeclis 3 superioribus. Vaginæ laxæ,
internodiis superioribus breviores, nervis elevatis dense conferlis per-
cursæ, pilis basi papillosis hirsutæ, collo extus barbatæ, ad nodos parce
pilosæ, emortue firma», brunescentes, intus nitidæ, extus subhirsutæ.
Ligulæ brevissimæ, truncatæ, anguste membranaceæ, ciliatæ, dorso pilis
stipatæ. Laminæ e basi rotundata lineari-lanceolatæ, aculæ, infimæ culmi
circ. 10 em Ig. 7 mm It., superiores decrescentes, summa 1,5—3 cm Ig.
2 mm It., omnes rigidæ, pilis rigidulis præsertim inferne et ad margines
adspersæ, superiores glabræ, marginibus seabræ, nervis crassiusculis
parum prominulis percursæ. Racemi in apice culmi 5-6" digitati (supe-
riores ab inferioribus rhacheos internodio circ. À cm longo distineü),
simplices v. basi racemulo secundario brevi, subsessiles vel breviter
pedunculati, 7—9 cm Ig., 6—7 mm IL, rhachi spieulis duplo angustiore
viridi-marginala margine scabra, spieulis plerumque binis (raro 3-4nis),
altera pedicello 3—/ mm, altera 1,5 mm longo tenui glabro scabro apice
cupulato fulta, conligue v. subimbricalæ. Spiculæ lanceolalæ, aculæ,
6—7 mm longæ, villis sericeis pulchre violascentibus omnino obtectæ.
706 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sér.). 1906
ıluma I. hyalina, late obovata, truncata eroso-denticulata, 1,5 mm longa
(circ. ‘/a spieule æquans), enervis; IL spiculam subæquans, lineari-
lanceolata acuta subchartacea elevato- 3-nervis, toto dorso marginibusque
villis circ. 3 mm longis porrectis rigidulis vix ultra spiculam productis
vestita; ET. spiculam æquans, lanceolata, acuta, subchartacea, elevato-
5-nervis, inter nervos marginales villis rigidulis porrectis 3— 4 mm longis
parum ultra apicem produclis neque penicillatis, inter nervos dorsales
pilis paucioribus e tuberculis atroviolaceis orlis obsita, vacua; IV. spicula
1/3 brevior, rigidule chartacea, lanceolata, acuminala, brunescenti-viri-
dula, subtiliter puncticulata, scaberula, 3-nervis. Palea glumam æquans,
lanceolata, acula, 2-nervis, marginibus involutis inferne auricu-
latis. :
Natal : in montibus prope Estcourt (?) leg. Schlechter n° 3346
ann. 1893.
Diese schöne und auffallende Art steht offenbar der mir nur aus der
Beschreibung in Th.-Dyer, Flora Capensis, VII. p. 381 bekannten Digitaria
tricholænoides Stapf (Panicum tricholænoides Hack.) sehr nahe, doch
glaube ich genug Anhaltspunkte zur Unterscheidung derselben als Art
sefunden zu haben. Bei P. tricholænoides hat der Halm nur einen ein-
zigen oberhalb der Basis gelegenen Knoten, der das einzige, zu einer
spreitenlosen Scheide reduzierte Halmblatt trägt. Unsere Art hat einen
3-knotigen Halm, die Knoten stehen weit auseinander, der oberste elwas
unter der Mitte des Halmes; dem entsprechend finden sich 3 Blätter,
sämtlich mit wohlentwickelter Spreite, wenngleich die oberste nur
1,5—3 cm misst. Die Scheide trägt am Halse (Trennungslinie von der
Spreite) aussen einen Haarkranz, während Stapf nur die Behaarung der
der Knoten erwähnt. Die Aehrchen scheinen bei P. tricholænoides etwas
kleiner, dagegen länger gestielt zu sein; die erste Spelze ist höchstens
{ mm lang, die zweite besitzt im oberen Teile breit- und zarthäutige
Ränder, während sie bei unserer Art durchaus papierartig ist, die dritte
ist nach Stapf längs der Mitte kahl, bei unserer Art aber auf dem ganzen
Rücken mit schwarzvioletten Papillen besetzt, die lange Haare tragen.
Ein sehr auffallendes Gebilde ist bei unserer Art die Halmbasis. Sie liegt
auf einer Strecke von circa 5 cm dem Boden an, treibt auch vereinzelte
Wurzelfasern in denselben, und ist in diesem Teile von circa 8 Paaren
dicht aufeinander sitzender, mit den Rändern übergreifender Scheiden
besetzt, welche nur auf der Unterseite den Halm umfassen, dann aber
sich plötzlich nach aufwärts wenden; dieser aufgerichtete Teil ist circa
3 cm lang und endet abgebrochen; diese Scheiden sind nämlich mit
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXH. 707
Ausnahme der dem aufrechten Halm zunächst stehenden abgestorben
und haben ihre Spreiten verloren. Sie bilden eine dichte Tunika um die
Halmbasis, ein Merkmal vieler Steppengräser, das aber selten so schön
ausgebildet ist wie hier (vergl. Hackel, Eigentümlichk. d. Gräser trock.
Klimate in Verh. zool. bot. Ges. Wien 1890, 125). Bei D. tricho-
lænoides scheint etwas ähnliches vorhanden zu sein, aber Stapf
spricht ausdrücklich von seinem ARhizom, das mit den über-
einandergreifenden Basen der alten Scheiden dicht besetzi ist; bei
unserer Art ist aber ein oberirdischer Halmteil so bekleidet, der nur
dem Boden anliegt.
Aristida (Sect. Chslaria) atroviolacea Hackel sp. nov. — Typus
in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Perennis, cæspitosa, humilis, innovalionibus intravaginalibus. Culmi
erecli, graciles, ad 12 cm alti, subcompressi, glaberrimi, simplices,
enodes, foliis 3—/ ad basin culmi confertis. Vaginæ tereliusculæ, præter
os parce barbatum glaberrimæ, inferiores laxæ, sepe a culmo solutæ,
emortuæ persistentes demum fibrosæ, summa fere medium culmum
allingens. Ligula brevissima, truncata, membranacea, minute ciliolata.
Laminæ setaceo-involutæ (diam. 0,5—0,6 mm), obtusiusculæ, inferiores
ad 9 cm summa cire. 2 cm Ig., erectæ, glaberrimæ. Panicula ovala,
9—7 cm Ig. cire. 3 cm It., laxiuscula, patens, rhachi tenui-filiformi lævi,
ramis binis subcapillaribus scaberulis sæpe flexuosis, in ‘/s-'/2 inferiore
indivisis, primario inferiore cire. 3 cm longo secundarios paucos unispi-
eulatos edente, spiculis versus apices ramorum subconferlis, sublermina-
libus brevissime pedicellatis. Spiculæ lanceolato-lineares, 5—6 mm Ieg.,
atroviolaceæ. Glumæ steriles inæquales, I. cire. 3 mm Ig., ovato-Janceolata
mucronala v. aristulata, Î-nervis carina scabra; Il. lineari-lanceolata
6 mm Ig. mucronulala I-nervis, v. basi sub-3-nervis, carina laevis: gluma
fertilis linearis, # mm Ig., callo breviter barbata, infra apicem scaberula
ceterum Iævis, apice haud articulato neque torto aristas tenuissimas
exserens, quorum media circ. 7 mm longa lateralibus parum longior
est.
Natal : in paludosis propre Newcastle 1330 m, leg. Schlechter sub
n. 3414 ann, 1893.
Im Bau der Aehrchen mit A. bipartita Tr. u. Rupr. verwandt, jedoch
mit sehr ungleich langen Hüllspelzen, deren obere bedeutend länger ist
als die Deckspelze. Bei A. bipartita sind die Hüllspelzen fast gleich lang,
die Deckspelze fast ebenso lang als die obere Hüllspelze. Es muss jedoch
bemerkt werden, dass unsere Exemplare der A. atroviolacea noch nicht
708 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
in Blüte sind, und dass bei solchen jüngeren Exemplaren die Deckspelze
oft noch nicht ihre volle Länge erreicht hat. In den vegetativen Organen
ist aber unsere neue Art von A. bipartita weit verschieden, schon durch
niedrigen Wuchs, völlig knotenlosen Halm (bei A. bipartita meist
o-knotig), fein borstliche Blätter.
Aristida (Sect. Chætaria) scabrivalvis Hackel sp. nov. — Typus
in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Annua. Culmi ascendentes, graciles, 20—30 cm (sine panicula) longi,
teretes, glaberrimi, cire. 3-nodes, e nodis 1—2 inferioribus, raro ex omni-
bus, ramosi. Vaginæ arctæ v. laxiusculæ, inferiores sæpe a culmo solutæ,
tere tiusculæ, glabræ, scaberulæ; ligulæ brevissimæ, in cilia solutæ. La minæ
lineares, sensim acutatæ, 6—16 cm Ig., 15—25 mm It., virides, rigidulæ,
subtus glaberrimæ, superne scabro-puberulæ margine scabræ, crassi-
nerves. Panicula terminalis 16—30 cm Ig. (culmo parum brevior),
laterales minores, late ovata, patens, laxiflora, rhachi ramisque scabris
tenui-filiformibus subflexuosis, his binis elongatis, inferioribus dimidiam
paniculum æquantbus vel superantibus, in '/s inferiore indivisis, superne
ramulos secundarios paucos basi nudos superne iterum ramulosos pro-
creantibus, ramulis tertianis 1-2-spiculatis in apice ramorum plus minus
confertis, subterminalibus brevissime pedicellatis. Spiculæ lineares,
6—7 mm Ig., purpurascentes. Glum& steriles lineari-lanceolatæ, obtu-
siusculæ, carina serrulato-scaberrim&, in lateribus scabræ, I. circ.
5 mm Ig. ex apice integro aristulam 2 mm longam exserens, If. 7 mm
lg., apice bilobulato breviter mucronata. Gluma fertilis linearis, tubulosa,
6 mm Ig., dorso præsertim in !/s superiore aculeolis scaberrima, callo vix
4 mm longo breviter barbata, griseo-viridula sæpe violaceo- vel nigro-
maculata, apice haud arliculata neque torla, aristis patulis, media
12—15 mm longa lateralibus parum longior. Palea minuta. Antheræ
1,5 mm longæ.
Transvaalkolonie : in arenosis propre Makapans-Poort (1600 m) leg.
Schlechter n. 4689 ann. 1894; in graminosis prope Pienaarsrivier-Brug
(1430 m) Schlecht. n. 4217 ann. 1894.
In der Form der Rispe und im Bau der Aehrchen verwandt mit
A. bipartita Tr. Rupr.; diese aber besitzt ein Rhizom, kurze, am Grunde
des Halms gehäufte Blätter, einen unverzweigten Halm ; ihre Hüllspelzen
sind auf dem Kiele glatt, ebenso die Deckspelze oder sie ist
höchstens mit sehr feinen Rauhigkeiten versehen; ihre Grannen sind
kürzer.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXU. 709
CYPERACEZÆ.
C. B. CLARKE (Kew).
Mariscus pseudo-vestitus C. B. Clarke sp. nov. — Typus in
herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Culmis basi cylindrico-incrassatis, angulatis, induratis, glabris; foliis
anguste linearibus; spicis in caput congestis, aut fere congestis; cetero-
quin ut M. vestitus C. B. Clarke.
M. vestitus, C. B. Clarke in Thiselton Dyer Fl. Cap. VII, p. 188 partim.
Cyperus tenuiflorus Boeck. [ms ?] in Rehmann, n. 8445.
M. vestito, C. B. Clarke, per affinis, ob vaginas basales diversa.
Natal : Claremont, Schlechter n. 3145; Maritzburg alt. 900 m.,
Schlechter n. 3310; Umbilo Flum., Rehmann, n. 8443; Grahamstown,
Daly, n. 669.
ERIOCAULONACEZÆ
Hans SCHINZ (Zürich).
Eriocaulon maculatum Schinz nov. spec.—Typus in herb. bot.
Mus. Univ. Zürich.
Caule brevi; foliis brevibus, glabris, linearibus, acutis; pedunculis folia
multo superantibus, per 5—7 aggregatis; vaginis glabris, apice ple-
rumque 9J-fissis; capitulis subglobosis; receptaculo piloso; bracteis invo-
lucrantibus fuscis, glabris; floris maseuli perigonio exteriore spathaceo,
irregulariter inciso, lobis inæqualibus; interiore in tubum connato;
perigonii exterioris floris feminei crasse alato carinatis, interioris lanceo-
latis.
Die spitzen Laubblätter dieser zarten Pflanze sind + 20 mm lang und
1'/2—2 mm breit. Die pro Pflanze zu 5 bis 7 vereinigten Blütenstand-
stengel sind + 90 mm lang und tragen kegelförmig kugelige Blüten-
köpfe von 31/2 bis 4 mm Durchmesser die von brauner Färbung sind.
Die Hüllblätter sind bräunlich, trockenhäutig, abgerundet stumpf, +
2 mm lang und + À mm breit, am Grunde, d. h. an der Einfügungsstelle
weisslich und etwas verdickt. Die eigentlichen Tragblätter unterscheiden
sich von ihnen dadurch, dass sie spitzer sind. Die in den Achseln der
710 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906
äusseren Tragblälter stehenden weiblichen Blüten bestehen aus zwei
breitkahnförmigen, am Rande schwielig verdickten, beidseitig mit je
einem schwarzen Fleck versehenen Kelchblättern von + 1 mm Breite
und Höhe und drei etwas ungleichen, länglichen, spitzen, zarthäutigen,
1 —1'/; mm langen Petalen von denen eines von mehr lanzettlichem
Umriss ist, während die zwei andern eher fädlich sind. Es liesse sich
fragen, ob das eine, lanzettliche Blatt nicht eher dem Kelch zugezählt
werden sollte, da aber die Achse über den zwei erst erwähnten Kelch-
blättern deutlich verlängert ist und auch das eine, lanzettliche Blatt ent-
schieden über der Insertion der zwei Kelchblätter steht, so glaube ich es
der Krone zurechnen zu sollen. Der Fruchtknoten ist dreizählig, er
schliesst die verlängerte Achse ab und besitzt einen + ‘/2 mm langen, in
drei fädliche Narben ausgehenden Griffel. Die männlichen Blüten besitzen
einen trichterspalhaförmigen Kelch der häutig und unregelmässig wenig
tief geschlitzt ist; die Kronblätter sind zu einer engen Röhre verwachsen,
die keine Lappen erkennen lässt. Die sechs Staubblätter besitzen
schwarze Beutel.
Transvaalkolonie (tropische Region) : Blouwberg, 960 m, Schlechter,
bl. 10. Ill. 94.
Ich halte die Pflanze für verwandt mit E. plumale N. E. Brown,
E. senegalense N. E. Brown und E. zambesiense Ruhl., die alle drei, der
Beschreibung nach zu urleilen, diese sonderbar verdickten Kelchblätter
der weiblichen Blüten aufweisen; möglicherweise ist mit diesen wieder
näher verwandt E. Buchananii Ruhl., deren weibliche Blüten gleichfalls
ähnlich gestaltete, wenn auch nicht so auffallend verdickte Kelchblätter
besitzen. Es hält übrigens, trotz der vorzüglichen Monographie Ruhlands
zur Stunde noch ausserordentlich schwer, klar in die gegenseitigen
Beziehungen der zahlreichen Eriocaulon-Arten hineinzusehen, zu einem
nicht geringen Teil mag dies daran liegen, dass die Untersuchung der
ausserordentlich kleinen und zarten Blüten äusserst schwierig und müh-
sam ist und deshalb von manchen Autoren vernachlässigt worden ist.
Eriocaulon Ruhlandii Schinz nov. spec. — Typus in herb. bot.
Mus. Univ. Zürich.
Foliis lanceolatis, acutis, fenestrato multinervis; pedunculis folia multo
superantibus, per complures aggregalis; vaginis glabris; capitulis semi-
globosis; bracteis involucrantibus nigro cinereis; perigoniorum partibus
plus vel minus cinereis, exterioribus 2, liberis; floris feminei perigonio
inleriore glanduloso; floris masculi perigonio interiore in tubum con-
nato.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITET ZURICH, XXXIH. 711
Zarle, schmächtige Pflanze, deren bis 10 cm lange/Blütenstandschäfte
zu 3 bis 11 gedrängt aus der Blattrosette entspringen. Die bis 3 cm
langen und bis 3 mm breiten, oft nach aussen schwertförmig gebogenen
Laubblätter sind kahl, lanzettlich und spitz. Die Scheiden der Blüten-
standschäfte erreichen eine Länge von + 2cm und sind + unregel-
mässig aufgeschlitzt. Die silbergrauen Blütenköpfe haben einen Durch-
messer von + 2'/2 mm. Die + häutigen Hüllblälter sind abgerundet
stumpf und gehen allmählich in die am Grunde behaarten Tragblätter
über; sie messen —- 1'/: mm in der Länge und + 1 mm in der Breite.
Die 2 Sepalen der weiblichen Blüten sind 1'/« mm lang, zarthäutig,
lanzettlich, bootförmig, gegen die Spitze zu geschwärzt, unterwärts hyalin,
weiss. Die 3 Petalen sind länglich spatelförmig, häutig, stumpf, bewimpert
und besitzen an der Spitze je eine sehr auffallende, schwarze Drüsen-
verdickung. Die 2 Sepalen der männlichen Blüten sind wenig verschieden
von denen der weiblichen Blüten, es sei denn, dass sie durchschnittlich
etwas breiter zu sein scheinen; die Petalen sind zu einer Röhre ver-
wachsen. Narbenäste drei.
Natal : in humidis prope Claremont, 20 m, Schlechter 2955. bl.
18. VII. 1893.
Ziehen wir Ruhlands Monographie der Eriocaulonaceen in Engler’s
Pflanzenreich (15. Heft, 1903) zu Rate, so ist unsere Art wohl dem Arten-
schlüssel V genannter Uebersicht zuzuweisen und zwar scheint mir
deren Stellung bei der Artengruppe, E. minimum, pusillum und pallidum
zu suchen zu sein, drei Arten, die alle ausserafrikanisch sind. Eine
nähere Umgrenzung der verwandtschaftlichen Beziehungen vorzunehmen
wage ich nicht, ja ich halte ein solches Beginnen vorläufig für unmög-
lich, wenigstens so lange als nicht eine natürliche Einteilung der Familie
zu Grunde gelegt werden kann. Davon sind wir aber heute noch weit
entfernt.
LILIACEÆ und FRIDACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Zu den Bakerschen Diagnosen in Beiträgen XVI (Mitteilungen des
botanischen Museums der Universität Zürich XXI, sendet mir Herr
P. Conrath, der Sammler, nachfolgende Berichtigungen, deren Berechli-
gung unzweifelhaft ist:
712 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Seite 998, Kniphofia Conrathii Baker hat ein gelbgefärbtes Perigon,
das der unteren Blüten ist gegen die Spitze zu ziegelrot.
Seite 997, Eriospermum Schinzii Baker, die Laubblätter sind nicht
kahl, insbesonders nicht die Blattstiele.
Seite 1000, Urginea depressa Baker hat nicht ein rotes, sondern ein
weisses Perigon.
Seite 1001, bei Scilla graminifolia Baker ist der Schaft zur Blütezeit
nicht brevissimus, sondern viel länger als die, dann erst wenig ent-
wickelten Laubblätter.
Seite 1002, bei Scilla marginata Baker sollte angegeben sein, dass
die Laubblätter erst nach der Blütezeit die in der Diagnose angegebene
Länge von 5 bis 6 Zoll erreichen, ferner ist bei dieser Art sowie bei
Scilla graminifolia das Perigon keineswegs purpurrot, sondern grün
gefärbt.
Seite 1002, bei Scilla Conrathii Baker ist das Perigon wohl zu klein
angegeben.
Selle 1004, bei Hesperanthuslongicollis Baker ist der cormus nicht glo-
bosus sondern kantig pyramidenförmig wie bei zahlreichen andern Arten.
Seite 1001, Dipcadi polyphyllum Baker ist nicht gleich Dipcadi poly-
phyllum Baker in Thiselton Dyer Fl. Cap. VI (1897), 446; die in den
Beiträgen 1. c. beschriebene Pflanze muss daher umbenannt werden und
Herr Conrath schlägt dafür die von mir acceptierte Bezeichnung Dipcadi
tenellum Conrath vor.
Seite 1000, bei Dipcadi oligotrichum Baker lies anstatt bulbus globo-
sus 2 lin. diam. — + 6 lin. diam. und anstatt folia 1'/ poll. lata —
1'/2 lin. Jata.
Endlich macht mich Freund G. Beauverd in Chambesy darauf auf-
merksam, dass Baker den Namen Babiana Schlechteri (Mitteilungen
XXI, Beiträge XVI, pag. 1005) schon einmal für eine distincte Babiana-
Art (Mitteilungen XVII, Beiträge XIV, pag. 865) vergeben hatte, ich
nenne infolgedessen die zweite Art (Beiträge XVI) Babiana Bakeri
Schinz.
CRASSULACEE.
Edm. BAKER (London).
Crassula crenatifolia Baker fil. sp. nov. — Typus in herb. bot.
Mus. Univ. Zürich.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXIL. 713
Caulis herbaceus simplex 1,0—2,5 cm altus tenuis ereclus. Folia
opposita patentia vel erecto-patentia petiolata, lamina rotunda vel late
ovala membranacea in sicco luteo-viridia magine crenato-serrata interdum
bis serrata 0,5—1,1 cm longa et lala, basi cuneata, petiolis sæpissime
quam laminis brevioribus. Flores pauci cymosi, pedicellis gracilibus,
ullimis sepissime 3—6—8 mm longis calyeis lobi fanceolati quam petala
duplo breviores. Petala ovala acula + 3,5 mm longa. Carpella petalis
breviora, stylis subulatis, squamis parvis rectangulari-cuneatis.
Crassula promentori Schönland et Baker fil. valde affinis differt
caulibus tenioribus et brevioribus floribus minoribus pedicellis ultimis
sæpissime brevioribus. Ab C. Dielsit Schönl. differt foliis luteo-viridibus
non purpurescentibus petiolis breviolibus.
South Africa, Eastern Region : Van Reenen, alt. 1800 mm AR. Schlechter
n. 6925. in Herb. Schinz.
The following shows the position of this plant with its nearest
allies.
« à Leaves purpurascent, with entire or crenate margin. Petals broadly
ovate c. 2 mm long. »
Crassula Dielsii Schönland in Records Albany Mus. 4, p. 117.
South Africa : Clamwilliam, Cedarberge, Diels n. 1161.
ß Leaves yellowish green, margin crenate-serrate sometimes double
crenate-serrale.
Petals ovate acute c. 3,5 mm long.
Crassula crenatifolia Baker fil. sp. nov.
South Africa : Van Reenen, À. Schlechter n. 6925.
Leaves purpurascent or green, margin undulate crenate or crenate
serrate.
Petals ovate acute, 5 mm long.
Crassula promentorii Schönland et Baker fil. Journ. of Botany
XXXVI, p. 366.
South Africa : Table Mountain, Kasteels poort, Wolley Dod n. 1624.
à Leaves dark green when dried.
Petals subpanduriform, acute 3,0 mm long, 2,5 broad.
Crassula loriformis Schönland et Baker fil. I. c. vol. XL,
p. 289.
South Africa : Hex River, East Station, Wolley Dod.
71% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906
GENTIANACEE,
Hans SCHINZ (Zürich).
Versuch einer monographischen Uebersicht:
4 der Gattung Sebæa R°Er
I. Die Sektion Eusebæa Griseb.
II. Die Sektion Belmontia E. Mey.
2. der Gattung Exochzznium Grseb:
Ich habe im Jahre 1903 den Versuch gemacht, die zahlreichen neuen,
vornehmlich von Gilg und mir aufgestellten Sebæa-Arten zu gruppieren,
in allererster Linie der Uebersichtlichkeit und Bestimmung halber und
habe mich damals veranlasst gesehen, einzelne bis dahin zu Sebæa
gestellte Spezies auszuscheiden und sie entweder der Gattung Belmontia
oder mindestens einer besonderen Sektion der Galtung Sebea zu-
zuweisen.
Seit dem Jahre 1903 ist unsere Kenntnis der Sebæa- und Belmontia-
Arten, abgesehen von der Aufstellung weilerer neuer Arten in keiner
Weise vertieft worden; leider hat auch keiner der am Kap wohnenden
Biologen Gelegenheit gefunden, den Bestäubungsverhältnissen und der
Frage der Veränderung in der Tracht je nach dem Standort und des
Parasitismus (?) näher zu treten, sodass wir auch heute noch weit davon
entfernt sind, eine genügend eingehende Kenntnis der sämtlichen Arten
zu besitzen um eine Gruppierung auf Grund der genetischen Zusammen-
gehörigkeit der Arten wagen zu dürfen.
Ich habe auch bei dieser Gelegenheit der Aufzählung und Beschreibung
der Arten einen Schlüssel vorausgeschickt, gestehe aber gerne, dass der-
selbe vermutlich nur temporären’ Wert hat. ja er muss einen solchen
haben, denn noch wissen wir nicht, welche der Merkmale besonderen
Wert, welche mindere Bedeutung beanspruchen können, wissen nicht,
ob z. B. das Vorkommen oder Fehlen der Brownschen Körper oder des
Papillenwulstes konstant ist für bestimmte Arten oder ob diesem Merk-
MIXTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 715
mal vielleicht keine oder nur geringe diagnostische Bedeutung zukommt.
Wohl habe ich schon mehrfach versucht, die zahlreichen Arten der
Sektion Eusebea einmal nach ihren genetischen Affinitäten zu grup-
pieren, aber mit Misserfolg; bei jedem derartigen Versuch bin ich auf
einen lolen Punkt gestossen. Wohl scheint mir unzweifelhaft, dass die
Arten mit lederigen, breiteiförmigen, ungestielten, mit breitem Grunde
dem Stengel ansitzenden Laubblättern unter sich in einem engern Zu-
sammenhang stehen werden, in einem so engen, dass vielleicht früher
oder später doch noch diese und jene Arten aus dieser Gruppe zusammen-
gezogen werden müssen (Baumü, confertiflora, crassulæfolia qgrandi-
flora, hymenosepala, Macowani, macrantha, macrophylla, macrosepala,
multiflora, oreophila, polyantha, Rehmannü, Schinziana, sedoides, semia-
lata, stricta, Thodeana, transvaalensis, wittebergensis, Woodü [?]) und
hierzu geselll sich dann noch, wie es den Anschein hat S. Schenlandii
aus der Sektion Belmontia. Diese Wiederholung der Tracht innerhalb
der Sektion Belmontia ist mir vorläufig noch ein Rätsel. Tuen wir den
Verhältnissen durch die Trennung in zwei Sektionen Zusebea und
Belmontia den tatsächlichen Verhältnissen Zwang an und ist das Hinun-
terrücken der Staubfadeninsertion unterhalb die Buchten der Kronlappen
nur von nebensächlicher Bedeutung oder haben wir hier den ja keines-
wegs seltenen Fall, dass bei ganz verschiedenen Gruppen höherer oder
niederer Ordnung die Tracht sich wiederholt ?
Ich habe des Weitern alle diejenigen, bis dahin auch zu Belmontia
(als Gattung) gestellten Arten, bei denen zwischen Kelch und Krone un-
zweifelhafte, zu einem Kreise angeordnele Discusschüppchen konstatiert
werden konnten, abgetrennt. Möglicherweise kommen derartige Schuppen
auch noch bei andern, vorläufig noch bei Sebæa belassenen Spezies vor,
es ist mir aber bis zur Stunde nicht gelungen, deren Vorhandensein mil
Sicherheit festzustellen; all dies zu untersuchen wäre unendlich viel
leichter an der lebenden Pflanze! Diese Discusschuppen waren bereits
Welwitsch kekannt; ich bin ihm daher gefolgt und habe z. B. Belmontia
grandis in die Gatlung Exochenium herübergenommen. Dass dann
primulæflora elc. folgen musste, liegt auf der Hand, aber schwieriger
gestallele sich die Entscheidung hinsichtlich der in den letzten Jahren
erst bekannt gewordenen und zu Belmontia gestellten engkronröhrigen
Arten wie B. gracilis, Baumiana, chionantha etc. Und wie soll man sich
schliesslich stellen zu Arten wie B. Teuszü, Mechowiana und schliesslich
auch chionantha, Sollen Teuszii und chionantha zu Typen einer oder gar
zwei neuer Gattungen auf Grunde der seltsamen Leistenköpfe in der
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Que séR.). 1906
Kronröhre erhöht werden ? Auch dazu vermag ich mich vorläufig noch
nicht zu verstehen, so wenig wie zu einer Ueberführung von Mechowiana
und Teuszü z. B. in die Gattung Tachiadenus. Gilg und Köhler haben die
Frage der syslemalischen Bedeutung der Pollenbeschaffenheit bei den
Gentianaceen studiert und da scheint mir denn doch der Unterschied in
der Grösse der Pollenkörner bei Belmontia und Exochænium allzu gross,
als dass von nähern Beziehungen genannter Arten zu Tachiadenus
gesprochen werden könnte.
Ich mach auf all’ dies aufmerksam, um auf die ungezählten Lücken in
unserer Kenntnis dieser hübschen und offenbar am Kap keineswegs
sellenen Gentianaceen hinzuweisen, schliesslich wird auch hier was noch
dunkel ist, erhellt werden.
SYNONYME.
Belmontia Baumiana Gilg in Baum Kunene-Sambesi Expedition (1903), 331
— Exochænium Baumianum (Gilg) Schinz.
Belmontia chionantha Gilg in Baum Kunene-Sambesi Expedition (1903), 332
— Exochenium chionanthum (Gilg) Schinz.
Belmontia debilis (Welw.) Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch Naturf. Ges. XXX VI
(1891) = Sebea debilis (Welw.) Schinz.
Belmontia divaricata Baker in Kew Bull. (1897), 274 = Exacum divaricatum
(Baker) Schinz.
Belmontia emirnensis Baker in Journ. Linn. Soc. XXII (1887), 507 = Exacum
emirnense (Baker) Schinz.
Belmontia gracilis Welw. in Trans. Linn. Soc. XX VII (1869), 47 — Exoche-
nium gracile (Welw.) Schinz.
Belmontia grandis E. Mey. Comment. (1835) = Exochenium grande (E. Mey.)
Griseb.
Belmontia Mechowiana Vatke fide Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. Naturf
Ges. XXVI (1891), 333 = Exochænium Mechowianum (Vatke) Schinz.
Belmonthia platyptera Baker in Kew Bull. (1894), 25 = Exochenium platyp-
: terum (Baker) Schinz.
Belmontia primulæflora (Welw.) Schinz in Vierteljahrssch. Zürch. Naturf.
Gesellsch. XX X VI (1891), 334 — Exochenium primulæflorum Welw.
Belmontia Teuszii Vatke fide Schinz in.Vierteljahrschr. Zürch. Naturf. Gesellsch.
XXX VI (1891), 333 = Exochænium Teuszii (Vatke) Schinz.
1 Ich verweise auf das Synonymenverzeichnis auf Seite 9 in den Mitteil. der
Geogr. Ges. Lübeck, Heft 17 (1903).
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXX. 717
Sebea grandis Steud. Nom. ed. 2 (1841), 550 — Exochenrum grande (E. Mey.)
Griseb.
Sebea natalensis Schinz in Bull. Herb. Boiss. IV (1896), 442 — Sebwa Rudolfir
Schinz.
Sebea pentandra E. Mey. var. belmontioides Schinz in Vierteljahrssehr. Zürch.
Naturf. Gesellsch. XXX VI (1891), 320 — Sebea scabra Schinz.
SCHLUSSEL.
1. Staubblätter stets in den Buchten der Kronlappen eingefügt
Sektion Eusebæa Griseb.
4* Staubblätter unterhalb der Buchten der Kronlappen der Kronröhre eingefügt.
Sektion Belmontia E. Mey,
Schlüssel für die Arten der Sektion Eusebæa.
A Blutensyierzahlig. sure us nr Untersektion Tetrandria Schinz.
Pbluten üinizanhe, rh est. Untersektion Pentandria Schinz.
I. Untersektion Tetrandria.
Aro unsche Körper. O3... „ee ee S. capitata.
4*. Brownsche Körper vorhanden.
2. Griffel ohne von der Narbe abgesetzten Papillenwulst.
3. Kelchabschnitte mit Kielflügel
2 Kronlappen Armmhlang. 22. ale: S. Schlechteri.
"*. Kronlappen 5 bis 6 mm lang.
D: Bauhblätterzzartut voten Ne ln. S. laxa.
53°. Laubblätterslederigt.. nee Ut S. sclerosepala.
3*. Kelchabschnitte mit Kielhöcker.
6. Fruchtknotenwand über der Mitte verdiekt. S. rhomboidea.
6* Fruchtknotenwand gleichmässig dünn.
7. Höcker der Kelchabschnitte schwach ausgebildet.........
S. albidiflora.
7*. Höcker der Kelchabschnitte stark ausgebildet...........
S. minutiflora.
2*. Griffel mit von der Narbe abgesetztem Papillenwulst.
8. Kelchabschnitte ungekielt und ungeflügelt........... S. albens.
8*. Kelchabschnitte gekielt oder geflügelt.
9. Kelchabschnitte mit Kielhöcker.............. S. ambigua.
9*. Kelchabschnitte ohne Kielhöcker.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1906. h7
10*. Griffel % bis 5 mm lang, Staubbeutel #/4 bis 1 mm lang .. ...
S. ochroleuca.
II. Untersektion Pentandria.
ATURTONE LA SAV A ee RN LS RGO S. chironioides.
1*. Krone gelb.
2. Brownsche Körper 3 (1 apikalen und 2 basale).
3. Griffel (inklusive Narbe) 1 bis 2 mm (ausnahmsweise bis 3 mm) lang.
%. Griffel mit Papillenwulst. :
>. Basale Brownsche Körper sehr klein.... S. Barbeyiana.
5*. Basale Brownsche Körper ansehnlich.... S. Conrathii.
4*. Griffel ohne Papillenwulst.
6. Narbe keulenförmig.
7. Kelchabschnitte stumpflich......... S. Burchellii.
7*. Kelchabschnitte zugespitzt,............ S. ovata.
6*. Narbe kopfig, Papillenwulst oft sehr undeutliehr. 2
S. Barbeyiana.
3*. Griffel (inclusive Narbe) 4 bis 9 mm lang.
8. Staubfäden 2 !/2 bis % mm lang.
9. Blüten 1% bis 15 mm lang; Narbe kopfig..... S. Drègei.
9*. Blüten bis 20 mm lang; Narbe zungenförmig...........
S. macrosepala.
8*. Staubfäden ‘/4 bis 1 1/3 mm lang.
10. Kelchabschnitte mit Kielflügel; Brownsche Körper gross.
11. Griffel bis 7 !/2 mm lang......... S. pentandra.
11*. Griffel 5-, selten bis 6 !/2 mm lang.
12. Griffel nur um etwa 4 mm länger als die Narbe.
S. sulphurea.
12*. Griffel bedeutend länger als die Narbe.
13. Kronlappen 4 bis 5 mm lang S. gariepina.
43*. Kronlappen 9 mm lang...... S. scabra.
10*. Kelchabschnitte höchstens mit Kiel
14. Die basalen Brownschen Körper so gross wie der
apikale.
15. Kronlappen 6 bis 9 mm lang.
Narbe keulig zungenförmig. S. ramosissima.
Narbe. kopfis ini S. multiflora.
15*. Kronlappen 3 bis 3!/3 mm lang S. caladenia.
14*. Die beiden basalen Borwnschen Körper klein......
f S. hymenosepala.
2*. Weniger als 3 Brownsche Körper (1 oder 0).
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 719
16. Papillenwulst 0 oder wenn bei kurzem Griffel dennoch vorhanden, dann von
der Narbe nicht abgesetzt.
17. Brownsche Körper 0.
18. Narbe kopfig.
19. Kelchabschnitte gekielt...... „a2. ner S. elongata.
19*. Kelchabschnitte mit Kielflügeln..............- S. Bojeri.
48*. Narbe mehr oder minder zylindrisch ........... S. pratensis.
17*. Ein apikaler Brownscher Körper vorhanden.
20. Griffel 1 bis 3 mm lang.
21. Kelchabschnitte mit Kielflügel.
23%. Pflanze vom Grunde an verzweigt........ . S. affinis.
22*. Pflanze meist unverzweigt.............. S. Zeyheri.
21*. Kelchabschnitte gekielt.
23. Narbe kopfig.. . u. un. an. S. brachyphylla.
28°. Narbe keulig. »... 22 un. le ann. a. S. acutiloba.
20*. Griffel 4 bis 10 mm lang.
24. Kelthabschnitte gekielt.
25. Stengel mit linealischen oder eifürmig lanzetllichen,
reduzierten Laubblättern.
26. Kronröhre schlank, Zipfel schlanker und schmäler
als bei der folgenden Art (Junodii). ‚S. microphylla.
26*. Kronröhre kugelig........:.......- S. Junodii.
25*. Stengel mit ansehnlichen, mehr oder minder eiförmigen
Laubblättern.
27. Krone 20 bis 21 mm lang, Staubfäden 31/2 im lang.
S. grandiflora.
27*. Krone 14 bis 16 mm lang, Staubfäden höchstens
21 A ams lan ANNE S. oreophila.
24*. Kelchabschnitte mit Kielflügel.
28. Slaubfäden 4 mm lang........... NAAR S. polyantha.
28*. Staubfäden 2 bis 3 1/3 mm lang ......... S. saccata.
16*. Papillenwulst vorhanden, bei leiostyla, oreophila und Thodeana oft nur :
sehr schwach ausgebildet.
29. Stengel dünn, kriechend und wurzelnd................. S. repens.
29*, Stengel nicht kriechend.
30. Griffel 4 bis 3 mm lang.
31. Narbe mehr oder minder kopfig.
32. Kelchabschnitte geflügelt.
33. Kelchabschnitte bespitzt.............. S. Gilgii.
33". Kelchabschnitte zugespitzt........ S. cuspidata.
32*. Kelchabschnitte gekielt........... S. brachyphylla.
31 9 Narberkeuliok to ana Mat ne S. affinis.
30*. Griffel 4 bis 10 mm lang.
720 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
34. Mit grundständiger Laubblattrosette.
35. Narbe keulig.
36. Brownsche Körper ausserordentlich klein; Griffel 5 bis 6 mm
S. macrostigma.
Jana an. en N BERN LUS
36*. Brownsche Körper wachsartig; Griffel kurz ........ S. affinis.
99 Narbe ‚kopfig „na. aa er rene nn S. Thodeana.
34”. Ohne grundständige Laubblattrosette.
37. Stengel fadenförmig, mehr oder minder zart, meist unterwärts unver-
zweigt.
38. Kelchabschnitte deutlich geflügelt (bei filiformis meist schmal
geflügelt).
39. Kronlapppen ansehnlich länger als die Kronr. S. mirabilis.
39*. Kronlappen ungefähr so lang wie die Kronröhre.
40. Brownsche Körper gross; Laubblätter pfriemlich lan-
zeitlich. ANR So ester LE a EEE S. filiformis.
40*. Brownsche Körper unscheinbar; Laubblätt. breiteiförmig.
AA. Kelchabschnitte zugespitzt, schmal geflügelt........
S. Grisebachiana.
44*. Kelchabschnitte spitz, Flügel auch am Grunde der
Absehnitte deutlich... 2... S. schizostigma.
38* Kelchabschnitte nur gekielt (bei filiformis gegen den Grund zu
ein schmaler Flügel). |
42. Kelchabschnitte hoch verwachsen ............. S. exigua.
42*, Kelchabschnitte tief geteilt.
43. Laubblätter breit eiförmig.............. S. vitellina.
43*. Laubblätter pfriemlich lanzettlich...... S. filiformis.
37*. Stengel kräftig, verzweigt, Laubblätter meist ansehnlich.
+4, Blütenstand auffallend gedrungen kopfig...... S. confertiflora.
h4*, Blütenstand mehr oder minder locker.
45. Kelchabschnitte mit Kielflügel.
46. Griffel 8 bis 10 mm lang.
47. Staubfäden 1/2 bis 1 1/2 mm lang; Narbe keulig-
zungenförmig.
48. Staubbeutel 3 bis 31/2 mm lang S. Macowani.
L8*. Staubbeutel 6 mm lang..... S. macrantha.
K7*. Staubfäden 2 1/2 mm lang; Narbe schwach kopfig...
à S. Brehmeri.
46*. Griffel mehr oder weniger 6 mm lang.
49. Krone mehr oder weniger 10 mm lang.............
S. transvaalensis.
49*. Krone bis 15 und bis 20 mm lang.
90. Brownsche Körper ausserordentlich klein.
51. Kelchflügel breit........ S. Rehmannii.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXII. 721
51*. Kelchflügel schmal......... S. Schinziana.
50*. Brownsche Körper deutlich wahrnehmbar, grösser .
als bei den zwei vorangegangenen Arten.
52. Staubfäden 1 !/4 bis À 1/2 mm lang............
S. semialata.
52*,. Staubfäden 1/2 mm lang..... S. Macowani.
45*. Kelchabschnitte gekielt oder sehr schmal geflügelt.
33. Laubblätter länglich eiförmig bis lanzettlich eiförmig.
54. Laubblätter am Grunde pfeilfôrmig.................... S. Woodii.
54*. Laubblätter am Grunde nicht pfeilförmig.......... S. longicaulis.
53*. Laubblätter breit- bis rundlich eiförmig.
59. Staubfäden höchstens 1 mm lang.
30°: Gritiel/2 mm lanoı none. nl El a > S. Baumii.
56*. Griffel 6 1/2 bis 8 mm lang.
522. Krone bis A0ımmilang...... 22... S. sedoides.
57°. Krone 44 bis 16 mm lang... ............. S. macrophylla.
55*. Staubfäden über 1 mm lang.
582 Krone,unter 40 mm... 0e a u S. transvaalensis.
58*. Krone 10 bis 16 mm lang.
59. Grifiel & 2/3 bis 5. mm langu... ......22.0...... S. leiostyla.
59*, Griffel 7 bis 8 mm lang.
60. Krone 10 bis 12 mm lang.. ....... S. crassulæfolia.
60*. Krone 14% bis 16 mm lang.
61. Papillenwulst überaus schwach, meist kaum ange-
deutete en en S. oreophila.
61*. Papillenwulst kräftig....... S. wittebergensis.
Schlüssel für die Arten der Sektion Belmontia.
1. Brownsche Körper 3.
2. Griffel mit Papillenwulst.
34 Kelchabschnitte’gekielt 1.14 > FH IDEE S. erosa.
3*. Kelchabschnitte breit geflügelt... .............. S. exacoides.
2*. Griffel ohne Papillenwulst.
Wer Grittel,3.mm lang. 142 rc ae ne S. pusilla.
k*, Griffel 3/2 bis 1 1/2 mm lang.
5% GEiftel >/atmmelang. ur. u. 200 San el. S. pumila.
5Grittel.d) Us mm lanesı nn nn no S. quadrifolia.
4* Brownsche Körper 0 der nur ein apikaler Brownscher Körper.
6. Brownsche Körper 0.
7. Kelchabschnitte gekielt................ NEN S. spathulata.
7*. Kelchabschnitte mit breiten Kielflügeln................... S. rara.
PT
722 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906
6*. Brownsche Körper 1 (apikal),
8. Griffel ohne Papillenwulst.
9. Kelchabschnitte breit geflügelt................. S. intermedia.
9*, Kelchabschnitte schmal geflügelt oder nur gekielt.
10. Pflanze sehr klein, zart und schmächtig.
11. Stengel aufrecht.
12. Kelchabschnitte schmal geflügelt...... S. debilis.
12*. Kelchabschnitte gekielt .......... S. oligantha.
11*. Stengel niederliegend................. S. Marlothii.
10*. Pflanze über spannenhoch.
13. Mit grundständiger Laubblattrosette..... S. Flanagani.
13*. Ohne grundständige Laubblattrosette.
1%. Griffel inkl. Narbe 2 mm lang........ S. stricta.
14*. Griffel inkl. Narbe 5 mm lang...... S. trinervia.
8* Griffel mit Papillenwulst.
45. Kelchabschnitte breit geflügelt, Flügel am Grunde herzförmig.....
S. micrantha.
15*. Kelchabschnitte nicht so.
16. Pflanze sehr klein, nur 1 bis wenige Zentimeter hoch........
S. pygmæa.
16*. Planze allermindestens spannenhoch.
17. Kelchabschnitte mit Kielflügel......... S. natalensis.
17*. Kelchabschnitte gekielt............ S. Schoenlandii.
Spezieller Teil.
In der nachfolgenden Aufzählung beschränke ich mich, soweit die
Arten der Sektion Eusebæa in Betracht kommen auf die Zitation der
ältesten und der jüngsten Literatur und verweise im Uebrigen auf die
Zusammenstellung in den Mitteilungen der geographischen Gesellschaft
zu Lübeck, Heft 17 (1903); seit jener Publikation neu hinzugekommene
Standorte füge ich in Fussnoten hinzu. Die Arten der Sektion Belmontia
die in jener monographischen Uebersicht noch nicht behandelt worden
sind, sollen dagegen an dieser Stelle eine eingehendere Würdigung
erfahren.
SEKTION EUSEBAA.
| A. Tetrandria.
S. capitata Cham. et Schlecht. in Linnaa I (1826), 193; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Ges. Lübeck 17 1903), 15!.
1 S. capitata : Südwestliche Kapkolonie : near mouth of Waai Vley, Wolley-
Dod 2122.
S.
S.
RR
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 723
Schlechteri Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXIV (1897), 45% und in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 21.
laxa N. E. Brown in Kew Bull. (1901), 128; Schinz in Mitteil. Geogr.
Ges. Lübeck 17 (1903), 21.
sclerosepala Gilg in Schinz Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 25.
rhomboidea Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 15.
. albidiflora F. v. Müller in Trans. Phil. Soc. Vict. I (1855), 46; Schinz
in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 17.
. minutiflora Schinz in Bull. Herb. Boiss. III (1895), #13 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 16'.
. albens (L.) R. Br. Prodr. (1810) 452: Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1905), 22.
. ambigua Cham. in Linnæa VI (1831; Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1903), 17.
. aurea (L.) R. Br. Prodr. (1810), 452; Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1903), 18°.
Var. genuina Schinz 1. ce. 19.
Var. genuina f. Wurmbeana E. Mey. Comm. (1835), 185; Schinz 1. c. 19.
Var. pallens Berg. in Griseb. Gen. et Spec. Gent. (1839), 167; Schinz
le
Var. pallens f. cymosa (Jarosez) Schinz 1. e. 20.
Var. pallens f. gracilis Schinz 1. c. 20.
Var. pallida (E. Mey.) Schinz 1. ce. 20*.
ochroleuca Wolley Dod in Journ. of Bot. XXXIX (1901), 400: Schinz
in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 20.
B. Pentandria.
. chironioides Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 101; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 52; Thiselton-Dyer Fl.
trop. Africa IV (1903), 550.
. Barbeyiana Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Ges. XXXVI
(1891), 326 und in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 32;
Thiselton-Dyer Fl. trop. Africa IV (1903), 549°.
"5. minutiflora : Kapkolonie : Port Elisabeth, Kemsley 183.
? S. aurea var. genuina : Südwestliche Kapkolonie : Rondebosh, Hutton.
® S. aurea var. pallens : Grahamstown Schönland 780.
4
S. aurea var. pallida : Südwestliche Kapkolonie : Tulbaghkloof, Bolus.
° S. Barbeyiana : Transvaalkolonie : zwischen Pietersburg und Shiluvane,
Junod 1681 a.
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue séR.). 1906
S. Conrathii Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17. (1903),
SL.
S. Burchellii Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 89; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 31.
S. ovata (Labill.) R. Br. Prodr. (1810), 452; Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1903), 33°.
S. Dregei Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 51.
S. macrosepala Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 91; Schinz in
Mitteil Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 48.
S. pentandra E. Mey. Comm. (1835), 184; Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1903), 40.
S. sulphurea Cham. et Schlecht. in Linnæa I (1826), 192; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 39.
S. gariepina Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XX VI (1898), 90; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 41.
S. scabra Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 37.
S. ramosissima Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 89; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 35.
S. multiflora Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 44.
S. caladenia Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 89; Schinz in Mitteil.
Beogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 40.
S. hymenosepala Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 89; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 49.
S. elongata E. Mey. Comm. (1835), 18%; Schinz in Mitteil. Geogr. Ges.
Lübeck 17 (1903), 41.
S. Bojeri Griseb. Gen. et Spec. Gent. (1839), 169: Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 30.
S. pratensis Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXX (1901), 377; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 38; Thiselton-Dyer FI. trop.
Africa IV (1903). 550.
S. affinis Welw. in Hiern Cat. Afr. Pl. 1,3 (1898), 706; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 34; Thiselton-Dyer Fl. Trop. Afr.
IV (1903), 547.
ı S. Conrathii : Lessuto, Thaba Bosiou, Junod 1842; near Blantyre, Last;
North Nyassa, Whyte: Shire Highlands, Buchanan 208, 200 (?).
2 S. ovata : Australien, R. Brown 2779: damp places among granit rocks in
Draling Range Swan View near Perth, C. Andrews 647: Van Diemens land,
Gunn 718; Neu Seeland, Haast 540.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIYERSITÆT ZURICH. XXXIL 725
S. Zeyheri Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Ges. XXXVI (1891),
325; und in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 38.
S. brachyphylla Griseb. Gen. et Spec. Gent. (1839), 170; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 28,
S. acutiloba Schinz in Bull. Herb. Boiss. IM (1895), 412 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1904), 39.
S. microphylla (Edgew.) Knobl. in Bot Centralbl. LX (1894), 324; Schinz.
in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 23; Thiselton-Dyer Fl.
trop. Afr. IV (1903), 550°.
S. Junodii Schinz in Bull. Herb. Boiss. IV (1896), 442 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 25.
1 In meinem Versuch einer monographischen Uebersicht der Gattung Sebæa I.
Untersektion Eusebæa in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903) habe ich
ausdrücklich darauf hingewiesen dass man später vielleicht doch noch dazu
gelangen werde, S. brachyphylla Griseb. in mehrere distincte Arten aufzulösen
und N. E. Brown hat denn auch dies tatsächlich getan (in Thiselton-Dyer, Flora
trop. Africa IV (1903), und zwar unterscheidet Brown nunmehr : S. Schimperiana
Buchinger (hieher die abessinischen Exemplare), S. multinodis N. E. Brown
nov. spec. (hieher die Exemplare des afrikanischen Kontinentes und der diesem
im Westen vorgelagerten Insel Fernando Po; der Typus der Grisebachschen
S. brachyphylla bliebe dann auf Madagaskar beschränkt. Was mir nun aber von
diesen Fundorten zur Untersuchung vorliegt, überzeugt mich noch nicht von
der Richtigkeit der Anschauung meines verehrten Freundes und ich kann mich
daher auch jetzt noch nicht dazu entschliessen, die beiden Arten Schimperiana
und multinodis aufzunehmen, mir vorbehaltend, auf diese Frage später, wenn
ich mehr Material vor mir haben werde, zurückzukommen.
Vorläufig füge ich noch als weiteren Standort hinzu : Amboëlla, am Habungu.
auf Moorboden, am Rande eines Sumpfes, 1150 m., Baum 498 (wäre also nach
Brown wohl multinodis zuzurechnen), dann ferner die von Brown am angegeben-
en Orte aufgezählten Standorte im tropischen Afrika : Ruwenzori, 1660 m,
Seott-Elliot 7685; Mbaruk Stream, above 2000 m, lake Elmeteita, Scott-Elliot
6758: Ukamba, 1660-2000 m, Scott-Elliot 6444.
? S. microphylla: : auch bei erneutem Studium ist es mir unmöglich, einen
greifbaren Unterschied swischen der afrikanischen S. Welwitschii Schinz, der
indischen und nun auch in China nachgewiesenen $. khasiana C. B. Clarke, der
Cicendia microphylla Edgeworth aufzufinden und ich betrachte auch heute
noch trotz der pflanzengeographischen Bedenken, die ich keineswegs unter-
schätze, die Gicendia microphylla Edgeworth für identisch mit der indischen
S. khasiana einerseits und der afrikanischen Welwitschii anderseits. Neue, in
den Mitteil. d. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 2% noch nicht berücksichtigte
Fundorte sind : Amboëlla, am Kulei, auf Moorboden zwischen Gras, 1300 m.
Baum 870; China : Yunnanfu, Henry 316.
726 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
S. grandiflora Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903),
45.
S. polyantha Gilg in Eng]. Bot. Jahrb. XX VI (1898), 95; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 47.
S. saccata Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 25.
S. repens Schinz in Bull. Herb. Boiss. II (1894), 219 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 34°.
S. Gilgii Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 27.
S. cuspidata Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 28.
S. macrostigma Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898). 95: Schinz in
Mitteil Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 36°.
S. Thodeana Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 82; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 47.
S. mirabilis Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 92; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 35.
S. filiformis Schinz in Bull. Herb. Boiss. II (1895). 411 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 26.
S. Grisebachiana Schür in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Ges. XXXVI
(1891) 322.
S. schizostigma Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 93; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 36.
. exigua (Oliv.) Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903),
207
S. vitellina Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 38.
S. confertiflore Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903),
51.
. Macowanii Gilg in Mitieil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 47.
. macrantha Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 9%; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 45.
S. Brehmeri Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1995), 50.
u
un tn
1 S. repens : Natal, Barkly East. Sim 4073.
2 S. macrostigma : Kapkolonie : Harrisons Poort near Grahamstown, Schön-
land 753. Die Staubbeutel dieser Art 'entbehren nicht, wie ich ursprünglich
glaubte festgestellt zu haben (Mitt. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 37 der
Brownschen Körper, es ist vielmehr ein apikales Anhängsel vorhanden, das
aber so ausserordeutlich klein ist, dass es wohl meist übersehen wird.
> S. exiqua : Transvaalkolonie, östlich von Pietersburg, Junod 505: nördlich
der Oranjeflusskolonie, Barrett-Hamilton.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSIT ET ZURICH. XXXIT. 727
S, transvaalensis Schinz in Milteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903),
49,
S. Rehmannii Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Ges. XXXWI
(1894), 322 und in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 48.
S. Schinziana Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XX VI (1898) 95; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 46.
S. semialata Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XX VI (1898), 97; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 46.
S. Woodii Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 94; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), #2.
S. longicaulis Schinz in Bull. Herb. Boiss. II (189%), 219 und in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 42.
S. Baumii Schinz in Mitteil, Geogr. Ges. Lübeck 47 (1903), 27.
S. sedoides Gilg in Engl. Bot. Jahrb, XXVI (1898), 98; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 43°.
S. macrophylla Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1898), 96; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 45.
S. leiostyla Gilg in Engl. Bot, Jahrb. XXVI (1898), 97: Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905), 32; Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr. IV
(1903), 548.
S. crassulæfolia Cham. et Schlecht: in Linnæa ] (1826), 193; Schinz in
Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (50); Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr,
IV (1903), 547 ?.
S. oreophila Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXX (1901), 377; Schinz in Mitteil.
Geogr. Ges. Lübeck 17 (1903), 4%; Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr. IV
(1903), 547.
. wittebergensis Schinz in Mitteil. Geogr. Ges. Lübeck 17 (1905),
15.
u
1 S. sedoides : Griqualand-East, ad Tsitsariver, Krook 2016.
2 S. crassulæfolia : Transvaalkolonie : Witwatersrand, Hutton 880. Die in
Thiselton-Dyer Fl. trop. Africa von Baker und Brown gemachten Standorts-
angaben muss ich vorläufig unbeachtet lassen da die beiden genannten Autoren
ganz offenbar nur die kleinere Anzahl der von Gilg und mir aufgestelllen Arten
aus der so überaus schwierigen crassulæfolha-Gruppe aus eigener Anschauung
kennen und infolge dessen deckt sich denn auch S. erassulæfolia in Thiselton-
Dyers Flora nicht mit jener Art, die wir als Typus der Art dieses Namens
auffassen. Ohne Kenntnis der Originalien scheint mir nun aber eine weilere
Discussion wertlos. £
728 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.), 1906
Sektion BELMONTIA!.
Sebæa erosa Schinz nov. spec. — Typus in herb. bot. Mus. Univ.
Zürich.
Herba annua, erecta,a basi ramosa; foliis lanceolatis. acutis: sepalis
lanceolatis, basi connatis, dorso paullo carinatis, apice apiculatis; corollæ
tubo cylindraceo, lobis cuneato-spatulatis, erosis; antheris apice 1-, basi
2 glandulas gerentibus; stylo elongato submedio callo pilorum instructo.
Die vorliegenden, + 20 cm hohen Exemplare sind zart, vielfach
vom Grunde an in 2 bis 6 gleichartige Aeste geteilt, und gehen in
wenigblütige, langästige Dichasien aus. Die lanzettlichen Laubblätter
sind + 5 mm lang und + 1 ‘/2 mm breit, spitz. Die 5 Kelchzipfel sind
schwach gekielt und am Grunde bis zu einer Höhe von 1 bis 1 °/ı mm
unter sich verwachsen, der grüne Mittelnerv überragt die Spreite oft um
1 mm in der Form einer Granne. Die Röhre der hellgelben Krone ist
eng, + 5 mm, lang. die Lappen sind + 5 mm lang, + 3 mm (am
Grunde + 1 mm) breit, von keiligspatelförmigem Umriss, kerbigaus-
gefressen. Die + 1 mm langen Staubfäden sind etwa 1 mm unterhalb
der Buchten der Kronröhre eingefügt, die + 1 mm langen Staubbeutel
besitzen je einen kegelförmigen, '/s bis ‘/2 mm langen apikalen Brown-
schen Körper und zwei verschwindend kleine basale Anhängsel. Der
Fruchtknoten ist eiförmig. der mit einem grundständigen (d. h. unter
halber Höhe) Haarwulst und einer kopfigzungenförmigen, grossen (1 mın
langen), kurz 2 lappigen Narbe versehene Griffel hat eine Länge von +
4 mm.
Transvaalkolonie : in humidis pr. Brugspruit, 1500 m, Schlechter 2119.
Sebæa exacoides (L.) Schinz.
Gentiana exacoides L.. Spec. Pl. ed. 2, À (1762). 532; Thunb. Prodr. 47
ct Fl. ed. 1, IT, 172.
1 Da die Arten mit unterhalb der Kronlappenbuchten inserierten Staubfäden
in den Mitteilungen der Geogr, Ges. Lübeck 17 (1903) nicht behandelt wurden,
sehe ich für die Arten dieser Sektion von einer blossen Aufzählung ab und gebe
statt dessen für eine jede Spezies eine kurze Beschreibung. Dies ist um so
notwendiger, als in den Originaldiagnosen, namentlich in den englischen, die
feineren Blütenverhältnisse teilweise oder ganz unberücksichtigt geblieben sind.
Eine rühmliche Ausnahme hievon macht Welwitsch, dessen Blütenunter-
suchungen geradezu vorbildlich genannt werden können.
NEU ds
AN
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIH. 729
Exacum cordatum L. Suppl. (1781), 124.
Sebæa cordata (L.) R. Br. Prodr. (1810), 452; Griseb. Gen. et Spec.
Gent., 164.
Sebæa cordata (L.) R. Br. var. macranth® Cham. et Schlecht. in Lin-
næa I (1826), 191 ; Cham. in Linnæa VI, 345.
Belmontia cordata (1.) E. Mey. Comm. (1835), 185; Griseb. in DC.
Prodr. IX, 54; Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Geselisch. XXX VIT,
329; Knoblauch in Bot. Centralblatt IX. 326.
Icon. : Burm. afr. t. 74, f. 5.
Einjährig, + 20 cm hoch, aufrecht, schlank. Die paarig stehenden,
durch 3 bis 4 cm lange Internodien getrennten Laubblätter sind von
breiteiförmigem Umriss, meist zugespitzt und am Grunde herzförmig,
ungestielt, + 12 mm lang und + 10 mm breit, häutig. Die Blütenstiele
der zu dichasialen Infloreszenzen vereinigten Blüten sind 6 bis 7 mm
lang. Die Kielflügel der 4 15 mm langen Kelchabschnitte sind sehr
spitz, am Grunde herzförmig, bis 5 ‘/2 mm breit, stark netzartig geadert
und an der Aussenkante rauh. Die + 14 mm lange Kronröhre ist bis zu
einer Höhe von 2 */ mm engröhrig, darüber trichterartig erweitert in
den Saum übergehend. Die + 12 '/; mm langen und + 6 mm breiten
Kronlappen sind breit elliptisch :bis verkehrleiförmig, am Grunde
stielartig zusammengezogen, am Rande nach oben unregelmässig
zerfressen und von einem kleinen Spitzchen überragt. Die Staubblätter
sind der Kronröhre in einer Höhe von + 12 mm eingefügt, sie entbehren
der Staubfäden. Die Staubbeutel sind + 2 mm lang und besitzen je
einen apikalen und zwei basale, kugelige Brownsche Körper. Frucht-
knoten, Griffel und Narbe erreichen eine Totallänge von 16 bis 19 mm
und zwar pflegen hievon auf den Fruchtknoten 5 mm, auf den Griffel
2 mm und auf die Narbe, die zweilappig ist, 2 mm zu entfallen, sodass
also die Narbe in allen Fällen die Staubbeutelspitze überragt. Der
Papillenwulst ist deutlich von der Narbe abgesetzt und hat eine Länge
von durchschnittlich 3 mm.
Ich habe an bereits angegebener Stelle dieser Art Heterostylie zu-
geschrieben, bin indessen heute nicht mehr im Falle diese Angabe
aufrecht erhalten zu können, wenigstens ist mir bei erneuter Unter-
suchung keine einzige Blüte unter die Loupe gekommen, bei der die
Staubbeutel die Narbe überragt hätten. Mein Irrtum mag davon her-
gekommen sein, dass ich damals die zwei weitern Arten : intermedia und
micrantha noch nicht unterschied und ich auch nicht erkannt hatte,
dass Exemplare aller drei Arten nur allzuoft auf einem und demselben
730 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Herbarbogen gemengt vorkommen. Dagegen kann ich meine frühere
Bemerkung, dass sieh Sebæa exacoides und Exochænium grande geogra-
phisch nahezu vollständig ausschliessen, bestätigen. Wie aus den nach-
folgenden Standortsangaben hervorgeht, ist S. exacoides so gut wie aus-
schliesslich auf die südwestliche Kapkolonie beschränkt, wogegen E. grande
der subtropischen Region angehört und sich jenseits des Kunenestromes in
das Gebiet der Tropen begiebt. Seltsam ist das Vorkommen der S. exucoides
in Gross-Namaland, wo diese Art allerdings bis jetzi erst in einem einzigen
Exemplare bei Keetmanshoop vorgefunden worden ist, vielleicht liegt
hier eine zufällige Verschleppung durch Frachtgüter oder Frachiwagen zu
Grunde. Im Herbarium des K. K. Hofmuseums Wien «liegt auch ein
Exemplar mit dem Vermerk » : Port Natal, comm. Pœæppig, ob auch hier
eine zufällige Verschleppung, oder was mir viel wahrscheinlicher ist,
eine unrichtige Etiquettierung vorliegt, lasse ich dahingestellt, sicher
ist, dass exacoides keine Pllanze des Ostens ist.
Südwestliche Kapkolonie : Leeuwenberg, Drege; flats and hill slopes,
common, Dod; Capetown, Harvey; in arenosis plan. cap., Krauss, bl. IX;
pr. Capelown, Bolus 2375; Prom. b. spei, aren. lapid., Ecklon 729; auf
sandigen, im Frühjahr überschwemmten Ebenen am Kap, Ludwig;
östliche Abhänge des Tafelbergs, Wynberg, Schenck 606, bl. 6. X.; in
rupesir. graminos. montis tabular., Tyson 2505, bl. VIII; in clivis mont.
leonis. 100 m Schlechter 1377, bl. 46. IX.; in monte tabulari, Rehmann
759 Table mountain, Cooper 2753; N. W. Abhang des Devilspeak, Wilms
3472, bl. 4. VII; Tafelberg bei Plattenklippe, Ecklon; Abhänge des
Devilspeak, Bachmann 293, bl. VIL; Simonsbay, Wright: Simonsbay,
Julineck 89; pr. Constantia, Ecklon; behind Houtbay, Dod 3269; Gnaden-
thal (Sammler? in herb. Lübeck); Stellenbosh, Sanderson 958; Zwartland
near Hopefield, Bachmann 900, bl. VII.; Pr. Zwellendam, pr. Siellen-
bosh, pr. Paarl, Leeuwenberg, Drege; Zwellendam, Mundt, bl. IX.;
Rhodefield, Dod 170; Rondebosh, Rehmann 1708; prope Roosebloem,
Bergius; Paarl, Drege 7824; behind Rhodeshouse, Dod 169; Hopefield.
Bachmann 69, bl. VII. ; Slangkop, Jules Verreaux, bl. VII.; Olifantrivier,
Penther 2018, bl. VII; Krantzvlei, Penther, 2019, bl. 30. VII. ; Winkel-
hœk, Penther 2022, bl. 6. IX.; in paludibus pr. Alexandershoek, 100 m,
Schlechter 5156; bl. 3. IX.; Mooresburg bei Hopefield, Bachmann 901,
bl. IX; zwischen Paarl und Pont, auf sleinigen, gebüschreichen Hügeln,
unter 330 m, Drège; Ecklon 729. Miss et Mrs. Elliot; Masson; Ecklon
652; Lichtenstein 76; neighbourhood ofSimonstown, Hugh; Wallich 1189;
Wawra 197.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 731
Transvaalkolonie : Garciaspass, Galpin 4339, 450 m.
Gross-Namaland : Keetinanshoop, Schinz 487, bl. XI.
Südostafrika : Port-Natal, comm. Pceppig (vergl. Bemerkung oben!).
Sebæa pusilla Eckl. in Linnæa VI (1831), 346; Cham. in Linnæa
VII, 53; Griseb. Gen. et Spec. Gent., 169.
Lagenias pusillus E. Mey. Comm. (1835), 186; Griseb. in DC. Prodr.
IX, 54; Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Gesellsch. XXX VI, 308.
Erythreea pumila E. Mey. in herb.
Ein einjähriges, schmächtiges, 2 cm hohes, unverzweigtes, ein-, selten
mehr-(3- bis 4-)blütiges Kräutchen mit Kahlen, fast fleischigen. unge-
stielten, mehr oder weniger oblongen bis eiförmig lanzettlichen, + 6 mm
langen und + 2'/» mm breiten Laubblättern. Die 5 Abschnitte des Kelches
sind auf der Mediane kaum gekielt, von schmal lanzettlichem Umriss,
spitz, + 4 mm lang und + 1'/ı mm breit. Die Kronröhre ist zylindrisch,
5 bis 6 mm lang, die Lappen sind oblong und stumpf bis elliptisch, spitz
bis bespitzt, + 2!/e mm lang und + 1 mm breit. Die tief in der Röhre,
in einer Höhe von 2 bis 3 mm inserierten, 2 bis 3 mm langen Staubfäden
tragen + 1 mm lange Staubbeutel, die mit je drei deutlich wahrnehm-
baren Brownschen Körpern versehen sind. Der fadenförmige, eines Papil-
lenwulstes entbehrende, mit einer kopfigen Narbe versehene Griffel sitzt
einem gedrungenen Fruchtknoten auf und hat eine Länge von 3 bis 4 mm.
Südwestliche Kapkolonie : Feuchte Stellen auf der Nordseite des
Tafelberges, Ecklon; in montosis humidis ad fontes et rivulos, Paarlberg,
340 bis 600 m, Drege; Groot Draakensteen und am Fusse des Paarlberg,
auf steinigen lehmigen Höhen unter 350 m, Drege; Giftberg, 500 bis
800 m, Drege; Blauwberg, am Berg, 350 bis 650 m, Drege; Ezelsbank,
auf den Höhen, 1000 bis 1300 m, Drege; Zedersberge, elwas feuchle
Orte, Drege; in depressis humidis pr. Claremont, 30 m, Schlechter 1700,
bl.X. ; in arenosis humidis pr. Claremont, 20 m, Schlechter 981, bl. 25. VI. ;
Hauw Hoek, 300 m, Schlechter 9376, bl. et fr. 24. XI; Simons Bay, Wright.
Sebæa pumila (Baker) Schinz.
Belmontia pumila Baker in Kew Bull. (1894), 25'; Baker et Brown in
Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr. IV, 552.
! Caulibus gracilibus erectis 1— floris infra nodos alatis; foliis 4-jugis ovatis
oblongis subacutis, pedicellis brevissimis, sepalis ovato-lanceolatis dorso anguste
alatis, corollæ tubo calyce sesquilongiori, lobis perparvis obovatis, staminibus
supra medium tubi insertis.
Swamps at Nupe, near the mouth of the Niger, Barter.
Folia 3—% lin. longa. Sepala 1!/s lin. longa.
732 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Schlank, aufrecht, ? em hoch, 1- bis 4-blütig. Die zu 3 bis 5 Paaren
vorhandenen Laubblätter sind eiförmig oder länglich, fast spitz, abstehend
oder die untersten zurückgeschlagen, 3'/s mm lang und 3 mm breit. Die
Blütenstiele sind sehr kurz und aufrecht. Die eiförmig lanzettlichen,
blassen, #'/s mm langen Kelchabschnitte haben einen am Grunde breiten,
oberwärts schmalen Kielflügel. Die Kronröhre hat eine Länge von
6 mm oder mehr, die Lappen sind verkehrteiförmig. Die in einer
Höhe von 3'/ı mm der Kronröhre eingefügten Staubfäden sind unmess-
bar kurz und tragen °/ı mm lange Staubbeutel von denen ein jeder je einen
ansehnlichen apikalen Brownschen Körper und je zwei kurze, unschein-
bare, traubenförmige basale Anhängsel besitzt. Fruchtknoten, Griffel und
Narbe messen zusammen 3'/2 mm u. zwar entfallen hievon auf den Griffel
*/a mm, auf die Narbe 1'/ mm. Ein Papillenwulst ist nicht wahrzunehmen.
Nigergebiet : Nupe, in sumpfigem Boden bei Lom, Barter 1680.
Sebæa natalensis Schinz.
Belmontia natalensis Schinz in Bull. Herb. Boiss. II (1894), 220.
Ein unverzweigtes, schmächtiges Pflänzchen von + 12 cm Höhe, mit
fadenförmigem Stengel und gegenständigen, lanzettlichen Laubblättern
von + 8 mm Länge und + 1'/2 mm Breite. Die Kelchabschnitte der zu
wenigen einen endständigen Blütenstand bildenden Blüten ' sind schmal-
lanzettlich, schlank, spitz zulaufend, auf der Rückenmediane kaum gekielt,
9 bis 10 mm lang und + 1'/z mm breit. Die nicht erweiterte Kronröhre
ist + 11 mm lang; die Kronlappen sind lanzettlich, kurz bespitzt, 5 bis
6 mm lang und + 2 mm breit. Die im Krontubus in einer Höhe von +
> mm inserierten, + 2 mm langen Staubfäden besitzen + 1 mm lange
Staubbeutel, deren apikaler Brownscher Körper von bräunlicher Farbe
und + /: mm lang ist, während die basalen Brownschen Anhängsel
erheblich kleiner und unscheinbarer sind. Der Griffel erreicht saml
Narbe eine Totallänge von 4 mm; die Narbe ist länglich zungenförmig
und für sich allein + 2!/ mm lang. Die Narbe besitzt durchaus den
Charakter der Narbe von Exochenium grande etc.; ein Papillenwulst fehlt.
Die Blütenfarbe ist nach Angabe des Sammlers reinweiss.
Natal : In depressis humidis, Claremont pr. Durban, 13 m, Schlechter
3060, bl. 5. VII.
Sebæa spathulata (E. Mey.) Steud. in DC. Prodr. IX (1845), 55.
Belmontia spathulata E. Mey. Comm. (1835), 183; Griseb. in DC.
Prodr. IX, 55.
1 Ich habe mich überzeugt, dass die Krone nicht 4- oder 5-, sondern durch-
wegs 4-zipfelig ist.
BA
Bet:
4
ie
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXIL. 733
Eine + 2 cm hohe Pflanze, deren unterste Laublätter rosettenartig
gedrängt sind. Die Spreiten der Laubblätter sind von spatelförmiger
die der stengelständigen zumeist kürzer, Der aus der Blattrosette
entspringende Stengel ist in der Blütenregion reich verzweigt. Die
schmal lanzettlichen, spitzen, rigiden Kelchabschnitte sind 7 bis 8 mm
lang, am Rande dünnhäutig und auf dem Rücken gekielt. Die Kronröhre
hat eine Länge von + 10 mm, die Kronlappen sind schmal bandförmig,
6 bis 7 mm lang und 1 '/ı mm breit. Die + '/ı mm langen Staubfäden
sind in einer Höhe von 8 bis 9 mm inseriert; die Staubbeutel sind +
2 !/a mmelang. Das Connectiv ist über den Thecæ um einen kleinen
Bruchteil eines mm verlängert, sodass also von einem Brownschen
Körper kaum gesprochen werden kann. Fruchtknoten, Griffel und Narbe
haben eine Gesamtlänge von + 8 mm und zwar entfallen hievon
auf die Narbe 1 '/z und auf den Griffel À mm. Von einem Papillenwulst
ist nichts wahrzunehmen.
Kapkolonie : in mont. Witbergen, 2500 m, an steinigen und felsigen
Lokalitäten, zwischen Gräsern, Dröge, bl. 1.
Sebæa rara Wolley Dod in Journ. of Bot. XXXIX (1901), 401.
Eine 3 bis 5 cm hohe, unverzweigte Pflanze, Laubblätter + spatel-
förmig lanzettlich, gegen die Basis zu verjüngt, aufrecht, fast spitz, +
» mm lang und + 1 '/» mm breit. Die zugespitzien, lanzettlichen
Kelchabschnitte haben breite, nicht herzförmige Kielflügel und sind +
6 mm lang und + 1 mm breit. Die Aeste des Blütenstandes sind
aufrecht. Die Länge der Kronröhre beträgt + 6 ‘/2 mm; die Kronlappen
sind schmal, stumpf und + 2 ‘/2 mm lang. Die auf verschwindend
kurzen Staubfäden inserierten, + 1 mm langen Staubbeutel entbehren
der Anhängsel. Der 3 bis 5 ‘/2 mm lange Griffel zeigt keinen Papillen-
wulst, er besitzt eine zylindrische Narbe.
Südwestliche Kapkolonie : South of Uitvlugt, towards Blackriver,
Wolley Dod 3413, bl. XI, sandy flats, apparently rare.
Sebæa intermedia (Cham. et Schlecht.) Schinz.
S. cordata (L.) R. Br. var. intermedia Cham. et Schlecht. in Linnæa I
(1826), 191; Griseb. Gen. et Spec. Gent., 165.
Belmontia cordata (L.) R. Br. var. intermedia (Cham. et Schlecht.)
Griseb. in DC. Prod. IX (1845), 54.
Belmontia intermedia (Cham. et Schlecht.) Knoblauch in Bot. Centralbl.
LX (1894), 325; Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVT, 101.
Gentiana exacoides L. var. minor Eckl. pr. p. in herb.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1906. 18
SERRE
75% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zune ser.). 1906
7 bis 13 cm hoch, sellen vom Grunde an verzweigt; die Laubblatt-
paare sind in der Regel durch 4 ‘/2 bis 4 ‘/2 cm lange Internodien von
einander getrennt. Die Laubblatispreiten sind breiteiförmig rundlich.
am Grunde am breitesten, stumpf, seltener spitz, am Grunde geradlinig
oder herzförmig, 4 bis 8-meist 6 bis 8 mm'lang und 2,4 bis 7-, meist 4 !/a
bis 7 mm breit. Die Blüten sind nach Sebæa-Art zu einem cymös
verzweigten Blütenstand, der mehr oder minder reichblütig ist, vereinigt,
Die lanzettlichen, 7 mm langen Kelchabschnitte sind 2 mm breit, auf
der Rückenmediane geflügelt und zwar sind die Kielflügel lanzettlich,
‚unterhalb der Mitte am breitesten (0,7 bis 1,6 mm breit), am Grunde
selten herzförmig und auf der Kante rauh aber nicht borstig. Die unter-
halb der Staubfadeninserlion verengerte Kronröhre ist 7,5 bis 10 mm
lang; die lanzettlichen, spitzen Kronlappen sind 5 mm lang und 1'!/s mm
breit. Die 1 mm unterhalb der Buchten eingefügten, + ‘/ mm langen
Staubfäden tragen sehr kleine Staubbeutel die je einen kugeligen, apikalen
Brownschen Körper besitzen und deren Thec® am Grunde schwanz-
artige, den Brownschen Körpern entsprechende Anhängsel besitzen. Der
im Grunde der an dieser Stelle etwas erweiterten Kronröhre sitzende
Fruchtknoten ist + 4,9 mm lang und -+ 1,9 mm breit. Griffel und Narbe
messen zusammen 2,7 bis 6 mm, ran, aber nach Knoblauch, dessen
Diagnose ich diese Zahlen entnehme, doch stets die Antheren. Der
Griffel entbehrt eines Papillenwulstes und besitzt dafür eine langwalzliche
Narbe. Pollenkörner 16 u, feingrubig.
Südwestliche Kapkolonie : Hangklipp, Mundt et Maire, bl. VI.:; Ber-
gius; montagne du Lion, Verreaux, bl. IX.; Mooresbury pr. Hopefield,
Bachmann 899, bl. X.; 790, bl. XI; Hopefield, Bachmann 67, bl. IX.;
Riversdale, Rust 101a, 105; Paarden Island, Wolley Dod 3255, bl. 2. X.;
in clivis monlis Leonis supra Greenpoint, 250, Schlechter 1378, bl. 16.
IX.; Olifantrivier, Penther 2018 pr. p., bl. VIIT.; Capetown, sandy flats,
rs local, Wolley Dod.
Sebæa debilis (Welw.) ne
Exochænium debile Welw. in Transact. Linn. Soc. XXVII (1869), 48".
1 Ezxochænium debile, Welw. E. annuum (?), nanum, flaccidulum rhizomate
subcarnoso, crassiusculo, albido, repente, fibrillis fragilibus stipato: cauliculis
erectis, debilibus, quadrangulis, simplicibus vel parce tri-dichotome fastigiato-
ramosis; foliis internodiis subbrevioribus, oblongo- vel ovato-lanceolatis ple-
rumque acutis, summis hinc inde linearibus ; pedunculis axillaribus vel termina-
libus, brevibus, fructiferis subelongatis; corollæ albæ tubo calyce longiore,
sursu ampliato, limbi laciniis tubo subtriplo brevioribus, ohovato-oblongis,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIT. 735
B. debilis (Welw.) Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. naturf. Gesellsch.
XXXVI (1891), 332; Baker et Brown in Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr.
IV, 552.
Parasia debilis (Welw.) Hiern in Catal. Welw. Afr. PI. I (1898), 708°.
Ausserordentlich schmächtig und zart, mit zum Teil dem Boden an-
liegenden zarten Zweigen und einem fast fleischigen Wurzelstock, die
zahlreichen, fleischigen blütentragenden Stengel höchstens 5 cm hoch.
Die wenigblütigen, oft auch nur zwei- oder einblütigen Infloreszenzen
sind, wenn sie überhaupt verästelt sind, cymös verzweigt. Die Kelch-
abschnitte der « milchweissen » Blüten sind 4 bis 4'/: mm lang und
apice rotundato vix apiculalis; stigmate elongato-clavato, glanduloso-pubescente ;
quam stylus longiore, apice obtusiusculo bilobo.
Herbula perparva, forsitan parasitica, habitu Sebææ pusille (Lagenias pus.
E. M.) non absimilis, 1—2 pollices alta. Rhizoma carnosulum, oblique descen-
dens, fibrillis admodum fragilibus elongatis limum humidum perrepens, e collo
caules paucos debiles vix bipollicares, simplices vel fastigiatim ramosos emittens.
Folia in uno eodemque specimine varia, plerumque lanceolata et acuminata,
rarius ovata et obtusiuscula, summa hinc inde anguste lanceolata vel linearia.
Cymulæ fastigiatæ, paucifloræ, hic depauperatæ bi-unifloræ. Flores una cum
calyce 6—7 lin. longi, erecti. Calycis alæ breves, ejusdem segmenta basi late
membranaceo-marginata, apice subulata et divergentia. Corolla alba, tenera, tubo
calycem constanter superante, faucem versus modice ampliato ; limbi 5-fidi lobi
campanulatim patuli, tubo duplo subtriplove breviores, apice rotundata-obtusi,
absque ullo mucrone vel apieulo. Stamina, antherarum fabrica et stigma nec
non capsula et semina fere omnino speciei antecedentis, a qua tamen præsens
rhizomatis natura, corolla alba duplo minore, tubo corollino elongato et limbi
lobis rotundato-obtusis inapiculatis sine difficultate distinguitur.
Observatio. — Quoad herbulæ durationem incertus permaneo ; habitus quidem
et cauliculorum tenuitas plantam annuam indigitant, ast rhizoma crassiusculum
et subcarnosum forsitan stirpem biennem vel imo per plures annos durantem
sustenlat.
? Pungo Andongo. — A flaccid, parasitical little herb, 1 to 2 in. high, appa-
rently not annual; rhizome rather thick, whitish, somewhat fleshy, brittle,
creeping obliquely among marsh herbs; stems numerous, rather fleshy, very
brittle, subtetragonal ; flowers milk-white, pentamerous, cymosely fastigiate ;
calyx deeply cleft ; corolla thin-fleshy ; the lobes obovate-oblong or obovate, not
mucronate, obtuse; the limb campanulate-spreading ; stamens inserted at the
middle of the corolla-tube or a little higher, included ; anthers introrse, 2-celled,
biglandular at the base; the connective fleshy, tumid, produced far beyond the
cells: ovary 2-celled ; style straight; stigma elongated-clavate, velvety : capsule
globose, many-seeded. In grassy muddy places nearly dried up at the time, at
the Lagöa de Quibinda on the right bank of the river Cuije, sparingly ; fl. and fr.
March 1857. No 1511.
736 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2we SÉR.). 1905
4 bis 1'/ mm breit, zart, mit nach auswärts gekrümmten Spitzen ver-
sehen und auf dem Rücken schmal geflügelt und zwar sind die Kielflügel
namentlich nach der Basis zu entwickelt. Die Kronröhre hat eine Länge
von + 7 mm, die Lappen sind + dreimal kürzer, länglich verkehrt-
eiföürmig bis verkehrteiförmig, stumpf. Die 1°/« bis 2 mm langen Staub-
fäden sind der Kronröhre in einer Höhe von -- 3'/2 mm eingefügt; die
Staubbeutel sind 1 bis 1'!/ı mm lang und’besitzen einen sehr ansehn-
lichen, spitzkegelförmigen apikalen Brownschen Körper. Das Gynoeceum
erreicht eine Gesamthöhe von 4 bis #4'/ı mm und zwar entfallen auf den
Griffel mit der Narbe hievon 2°/, bis 5 mm, wobei der Griffel eines
Papillenwulstes entbehrt.
Westafrika : Quangofluss, Mechow 536, bl. I. ; on Schlechter.
Angola Pungo Andongo, sumpfige Stellen am Quibinda-See am rechten
Ufer des Cuije Flusses, Welwitsch 1511, bl. und fr. I.
Sebæa oligantha (Gilg) Schinz.
Belmontia oligantha Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XX VI (1898), 102; Baker
et Brown in Thiselton Dyer Fl. trop. Afr. IV, 552.
Ein zierliches, schmächtiges, aufrechtes, 2 bis 4 cm hohes Pflänzchen
mit fadenförmigem Stengel und winzigen, À bis 2,5 mm langen und
1/2 bis */; mm breiten, lanzettlichen, spitzen, ungestielten, stengelstän-
digen Laubblättern. Die einzeln oder zu 3 endständigen, 7 bis 9 mm lang
gestiellen Blüten besitzen lanzettliche, sehr spitze, gekielte Kelchab-
schnitte von 3,5 mm Länge und + 1 mm Breite. Die Kronröhre misst
3.5 bis mm in der Länge, sie ist in ungefähr ?/: ihrer Höhe erweitert
und birgt dort die Staubblätter; die Kronlappen sind länglich, abge-
rundet, 2 bis 2'/: mm lang und höchstens 1 mm breit. Die in halber
Höhe der Kronröhre dieser eingefügten Staubfäden sind etwa 1 mm lang
und tragen längliche Staubbeutel, die mit einem grossen keuligen
Brownschen Körper versehen sind, der basalen Anhängsel indessen zu
enthehren scheinen. Der ganze kurze, eines Papillenwulstes entbehrende
Griffel ist oberwärts etwas verdickt und geht damit über in die zylin-
drische, papillöse Narbe.
Westafrika : Gabun, Sibange Farm, auf einem steinhart gelretenen
Fusspfade unter Oelpalmen wachsend, Soyaux, bl. I.
Ich habe die Art hier aufgenommen, frage mich aber, ob sie über-
haupt von S. debilis (Welw.) Schinz verschieden ist, ich wage aber, da
mir nur äusserst spärliches Material vorliegt, keine Entscheidung zu
treffen, mich damit begnügend, meinen Zweifeln Ausdruck gegeben
zu haben.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 737
S. Marlothii Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXX VII (1905), 85.
Herba verosimiliter annua prostrata, caule humili, tenui; foliis in apice
caulis prostrati vel repentiis confertis, subrosulalis, late ovato-orbicula-
ribus, apice rotundatis, basin versus sensim in petiolum elongatum latum
cunealis, coriaceis (in vivo verosimililer carnosis), nervis à inter sese
parallelis equicrassis, aliis venisque haud conspicuis, floribus aureis inter
foliorum rosulam paucis (3—1) subconfertis, brevissime pedicellatis;
sepalis oblongis, apice acutiusculis, dorso carina humili auctis, anguste
membranaceo-marginatis; corolla »-mera, hypocralerimorpha, tubo
anguste cylindraceo, superne sensim ampliato, lobis obovato-oblongis,
rotundalis: staminibus in corollæ tubo (infra sinubus) insertis, filamentis
manifeste evolutis; antheris oblongo-linearibus apice glandula maxima
clavala in sieco nigra notatis: stylo breviusculo, stigmate cylindraceo.
Blattstiel 12 bis 7 mm lang, Spreite 8 bis 5 mm lang und fast ebenso
breit. Blütenstielchen 1 bis 2 mm lang. Kelchblätter 6 mm lang, 2,5 mm
breit. Krone im Ganzen etwa 1,5 cm lang; davon beträgt der Tubus
etwa 7 mm, die Lappen 7 bis 8 mm an Länge; letztere sind 4 bis 5 mm
breit. Die Antherendrüsen sind bis 1,5 mm lang.
Natal : auf dem Gipfel des Mount aux Sources, 3000 m ü. M. (G. Mann
in Herb. Marloth n. 2886. — Blühend im Oktober 1897).
Da mir die Pflanze noch nicht zu Gesichte gekommen ist, bin ich
ausschliesslich auf die Originaldiagnose angewiesen.
Sebæa Flanaganii Schinz.
Belmontia Flanaganii Schinz in Bull. Herb. Boiss. III (1895), 413.
Das einzige mir zur Verfügung stehende Exemplar ist von primel-
ähnlichem Habitus und besitzt am Grunde des aufrechten « Schafles» zu
einer Rosette zusammengedrängle Laubblätter von verkehrteiförmigen,
nach der Basis zu keilförmig verschmälertem Umriss, deren Spreite
fleischig und von drei unterseits deutlich wahrnehmbaren Längsnerven
durchzogen ist und eine Länge von + 17 und eine Breite von + 8 mm
besitzt. Der aus der Mitte der Rosette sich erhebende Blütenstand ist
+ 8 cm lang gestielt und trägt unterhalb des dicht- und reichblütigen
Dichasiums zwei Laubblätter von erwähnter Form. Der Kelch ist bis
zum Grunde 5-teilig. Die einzelnen Abschnitte sind lanzettlich, am
Rande häutig, auf der Mittellinie saftig grün, schwach gekielt; sie
erreichen bei einer Breite von + 2 mm eine Länge von + 7 mm. Die
gelbe Blumenkrone besteht aus einer 6 bis 9 mm langen Röhre und
einem fünflappigen Saume, dessen Lappen breit elliptisch. abgerundet,
am Grunde plötzlich verschmälert, + 6 mm lang und + 4 mm breit
738 BULLETIN DE L’BERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
sind. Die verschwindend kurzen Staubfäden sind in einer Höhe von
+ 7 mm inseriert und tragen unter sich verklebte (mitunter sind auch
nur einzelne der Staubbeutel unter sich verklebt, die übrigen aber frei),
+ 2 mm lange Staubbeutel die je einen - 2 mm langen, braunen,
apikalen Brownschen Körper tragen. Fruchtknoten, Griffel und Narbe
messen insgesamt + 5 mm und zwar entfallen hievon auf den Griffel
mit der Narbe + 2'/: mm, auf den eines Papillenwulstes entbehrenden
Griffel allein + 1 mm. Der Fruchtknoten ist länglich eiförmig.
Es mag betont werden, dass die Brownschen Körper dieser Art zu den
grössten gehören die ich überhaupt bis jetzt gesehen habe.
Basutoland : auf der Spitze des Quellenberges, 9500 m. Flanagan
2080, bl. XI.
Sebæa stricta Schinz. N
Belmontia stricta Schinz in Vierteljahrsschr. zürch. naturf. Gesellsch.
XXXVI (1891), 334.
Eine steif aufrechte, krautige Pflanze von + 25 cm Höhe, die ihren
eigenartigen Habitus dem Umstande verdankt, dass in der tief unten
beginnenden Verzweigungsregion von den beiden Dichasialstrahlen
immer der eine und zwar stets derselben Seite der geförderie zu sein
pflegt, sich in die Richtung der relativen Hauptaxe einstellt und der dazu
gehörende zweite Seitenstrahl, der zurückbleibt im Wachstum, rasch
monochasialen Charakter annimmt. Die lanzetiförmigen oder linealisch
lanzettlichen, ungestielten, spitzen Laubblätter sind + 25 mm lang und
+ 3 mm breit. Die Kelchabschnitte der stets sehr kurz gestielten
Blüten sind elliptisch bis lanzettlich eiförmig, grannenartig zugespitzt
und zwar überragt die Grannenspitze den hyalinen Teil um eiwa À mm;
sie sind auf der Rückenmediane gekielt und +5 mm lang und + 2 mm
breit. Die Kronröhre hat eine Länge von 6 bis 10 mm und besitzt fünf
+ 1'/ mm lange, bespitzte Lappen. Die Staubblätter sind in einer Höhe
von + 4'} mm eingefügt, verschwindend kurz und tragen 1 mm lange
Staubbeutel mit je einem kleinen, kugeligen Brownschen Körper, dessen
periphere Zellen stumpf flaschenförmig ausgezogen sind. Fruchtknoten,
Griffel und Narbe haben eine Gesamtlänge von 5 bis 6'/; mm und zwar
entfallen hievon auf die Narbe allein 2 mm, wogegen der Griffel nur
1 mm lang ist und eines Papillenwulstes entbehrt. Der Fruchtknoten
ist länglich eiförmig.
Westmadagaskar : sierile Orte bei Morovay, Hildebrandt 3428, bl. V.
Sebæa trinervia Schinz spec. nov. — Typus in herb. bot. Mus.
Univ. Montpellier.
WE
AE
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXH. 739
Planta herbacea, eramosa erecta; foliis distantibus late obovatis. apice
obtusis, mucronatis, basi attenuatis, membranaceis, trinervis; floribus
5 meris; sepalis lanceolatis, acuminatis; corollæ lobis oblongis, stami-
nibus 3 mm sub sinubus insertis, antheris apice glandula instructis;
stylo elongato, pilorum callo nullo.
Eine krautartige Pflanze, die unverzweigt zu sein scheint und
jedenfalls höher als 30 em werden kann. Die Laubblaitpaare sind 3 bis
/ em weit voneinder getrennt; die Laubblätter sind häutig, breiteiförmig
lanzettlich bis elliptisch eiförmig, mitunter breit verkehrteiförmig, nach
oben in eine stumpfe Spitze zulaufend, bespitzt, am Grunde in einen +
3 mm langen Blattstiel zusammengezogen, + 3 em lang und + 17 mm
breit. Der Blütenstand ist locker; die einzelnen Blüten sind -+ I cm lang
gestielt. Die Blütenknospen sind ganz auffallend schlank. Der 5-teilige
Kelch ist trichterförmig röhrig und + 5 mm lang; die + 4 mm langen,
gekielten Abschnitte sind lanzettförmig und zugespitzt. Die Krone ist
+ 12 mm lang und zwar entfallen auf die oblongen, 1'/; mm breiten
Lappen + 5 mm. Die °/ı bis 1 mm langen Staubfäden sind etwa 3 mm
unterhalb der Kronlappenbuchten inseriert und tragen 1'/: mm lange,
mit einem apikalen Brownschen Körper versehene Staubbeutel. Der +
5 mm lange Griffel besitzt eine kopfige, zweilappige Narbe, entbehrt
aber eines Haarwulstes.
Madagascar : Gambassedes (Herbarium Montpellier).
Sebæa micrantha (Cham. et Schlecht.) Schinz.
Sebæa cordata (L.) R. Br. var. mierantha Cham. et Schlecht. in Linniea |
(1826), 192; Griseb. Gen. et Spec. Gent., 165.
Belmontia cordata (L.) E. Mey. var. micrantha (Cham. et Schlecht.)
E. Mey. Comm. (1835), 183; Griseb. in DC. Prodr. IX, 54.
Belmontia mierantha (Cham. et Schlecht.) Gilg in Engl. Bot. Jahrb.
XXVI (1898), 102.
Icon. : Pluk. Almag. p. 94, t. 275, f. &.
Ein 3 bis 10, selten bis 18 cm höhes, aufrechtes unverweigles oder
nur im Blütenstand verzweigtes Pflänzchen mit fädlichem Stengel und
wenigblütigen Cymen, die mitunter auch auf eine einzige, endständige
Blüte reduziert sind. Die ungestielten, eiförmigen, am Grunde abge-
rundeten, spitzen bis spitzlichen, membranösen Laubblätter sind 5 bis
10 mm lang und A bis 8 mm breit. Die Kelchabschnitte sind steif
lanzettlich, lang, dünn und steif zugespitzt, die Kronröhre weit über-
ragend, am Rücken mit am Grunde herzförmigem, von rigiden anastomo-
sierenden Nerven durchzogenem, 2 bis 3 mm breitem Kielflügel versehen,
740 © BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e ser.). 1906
der am Rande dicht mit kurzen, rauhen Borsten bewimpert ist. Die
Länge der Kelchabschnitte beträgt 6,5 mm, die Breite 1,5 mm. Die
oberwärts trichterformige Kronröhre ist um den Fruchtknoten erweitert,
darüber engröhrig und unterhalb des Saumes wiederum erweitert,
5 bis 5/2 mm lang; die Kronlappen sind lanzettlich, spitz, 3 bis 3'/2 mm
lang, 1 bis 1'/; mm breit. Die in ‘/; der Kronhöhe inserierten, ganz
kurzen Staubfäden tragen + 1 mm lange Staubbeutel, die je einen
sehr kleinen apikalen Brownschen Körper besitzen. Der 31/4 bis 4 mm
lange Griffel überragt um ein Geringes die Staubbeutel; die */; mm lange
Narbe ist zweilappig.
Ein Papillenwulst ist mit dem Mikroskope unschwer nachzuweisen, er
pflegt aber unmittelbar an die Narbe anzuschliessen und nur selten durch
einen papillenlosen Zwischenraum getrennt zu sein, was daher den
Anschein erweckt, als ob die Narbe so weit hinunter reiche.
Südwestliche Kapkolonie : Leuwenberg, am Bergrivier, bei Paarl,
auf feuchten Wiesen, Drege bl. IX-X; Leuwenberg, steinige trock. Abh.,
Drege. Bergius; s. w. Kapgebiet, Ecklon 653 pr. 654; Westseite des
Signalberges bei der Capstadt, Wilms 473; in clivis montis Leonis, 80 m
Schlechter 1376, bl. 16, IX; paths near Smitswinkel Bay, Dod 2931, bl.
19, IX: Harvey 615; old road to Constantia and aslo behind Houthay
Hotel, Dod 3171; by Campsbay Hotel, Dod 1723; Zwartberg, Caledon,
Dod 4338, 400 m.; hill slopes, frequent; chiefly from Constantia Nek
southwards, Dod 3171; above Oatlands House, 23. IX, Dod 2842.
Sebæa pygmæa Schinz sp. nov. — Typus in herb. bot. Mus. Univ.
Zürich.
Herba annua, pusilla, erecta, caule filiformi superne ramoso; fois
ovato lanceolatis, aculis, basi rotundatis; floribus 5 meris, sepalis aculis,
dorso subcarinalis: corollæ lobis acutis vel acuminatis; antheris apice
glandula crassa instructis: stylo callo pilorum instructo.
Eine fädliche, überaus zarte, meist nur in der Infloreszenz verzweigle
Pflanze von 6 cm Höhe. Die eiförmig lanzettlichen, spitzen, am Grunde
abgerundeten, gestielten oder ungestielten Laubblätter sind 3 mm lang
und 2 mm breit. Die spitzen, 5 mm langen Kelchabschnitte sind kaum
gekielt; die Lappen der 4 mm langen Kronröhre sind spitz bis zugespitzt,
> mm lang. Die eiwas unterhalb der Buchten inserierten, verschwindend
kurz gestielten Staubfäden (ragen °/« mm lange Staubbeutel die durch
je einen ansehnlichen, apikalen Brownschen Körper ausgezeichnet sind.
Der Griffel erreicht eine Länge von 3‘ bis 4 mm; er ist in halber
Höhe oder etwas darüber mit einem Papillenwulst versehen und besitzt
eine unscheinbare, zungenförmig kopfige Narbe.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 741
Transvaalkolonie : in humid. mont. Houtboshberg, pr. Mamavolo,
2400 m, Schlechter 4708, bI. 27, I.
Sebæa Rudolfii Schinz'.
Sebæa natalensis Schinz in Bull. Herb. Boiss. IV (1895), 442; Gig in
Engler. Bot. Jahrb. XXVI, 95.
Einjährig, häufig vom Grunde an verzweigt, mit halbstengelum-
fassenden, fast lederigen, breit eiförmigen, stumpfen, + 5. mm langen
und + 4 mm breiten Laubblättern. Die Blütenstände sind bei der
Mehrzahl der Exemplare reich- und verhältnissmässig dichtblütig. Die
spitzen Kelchzipfel sind 6 bis 7 mm lang und auf dem Rücken in
gewohnter Weise breit geflügelt. Die Kronröhre erreicht eine Länge von
6 bis 7 mm; die spatelförmigen, am Grunde + 1 mm breiten Kronlappen
sind 6 bis 6’ mm lang und 2'!/; mm breit. Die in einer Höhe von
D'/ mm im Krontubus inserierten, '/ı bis ‘/2 mm langen Staubfäden
tragen -+ 1'/s mm lange Staubbeutel. Letztere besitzen je einen apikalen
Brownschen Körper. Der oblong eiförmige Fruchtknoten verlängert sich
in einen + 5'/. mm langen Griffel mit mehr oder minder kopfiger
Narbe. Der Griffel ist durch das Vorhandensein eines Papillenwulstes
ausgezeichnet.
Natal : auf steinigem Boden auf dem Mount West, 1800 m, Schlechter
6819, bl. 20, I.
Sebæa Schoenlandii Schinz sp. nov. — Typus in herb. bot. Mus.
Univ. Zürich.
Herba speclabilis, erecta, eramosa; foliis late ovatis, basi rotundatis;
floribus 5 meris; sepalis late lanceolatis, membranaceis, acutis, carinalis;
corolle lobis late ellipticis, basi allenuatis; staminibus '), mm sub
sinubus insertis, filamentis brevissime, antheris apice glandula coronatis,
basi eglandulosis; stylo elongato. sub medio callo pilorum instructo.
Eine 25 bis 60 cm hohe, schlanke, unverzweigte Pflanze, deren
Laubblätter oberwärts + 6 cm von einander entfernt sind, wogegen die
Internodien nach der Stengelbasis zu etwas kürzer werden. Die lederige
Spreite ist breiteiförmig, am Grunde abgerundet, ungestielt, + 10 mm
lang und ebenso breit. Der Blütenstand ist zusammengezogen. Die
ö Kelchblätier sind breit lanzettlich, spitz und häutig mit Ausnahme des
Kieles, die Spitze pflegt leicht nach Aussen gekrümmt zu sein; sie sind
! Ich bin gezwungen infolge des Zusammenzuges der beiden vordem getrennten
Gattungen Sebæa und Belmontia diese Art umzutaufen, da ich bereits 189% eine
Belmontia natalensis beschrieben habe.
742 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER (Ze séR.). 1906
+5 mm lang und + 1%/: mm breit. Die oberwärts etwas erweiterte
Kronröhre ist 5 bis 6 mm lang, die Kronlappen sind breitelliptisch, nach
dem Grunde zu zusammengezogen, + # mm lang und + 3 mm breit.
Die verschwindend kurzen Staubfäden sind 4 '/’ mm unterhalb der
kronlappenbuchten inseriert, die + 1 mm langen Staubbeutel tragen je
einen apikalen Brownschen Körper. Der mit einer kopfförmigen Narbe
ausgestattete. mit einem Papillenwulst versehene Griffel ist 4 bis 5 mm
lang, der schlank kegelförmige Fruchtknoten hat eine Länge von +
>» mm.
Transvaalkolonie : Witwatersrand, Hutton 880.
Die nachfolgenden Arten sind mir nur aus den Beschreibungen
bekannt und da dieselben allzu unvollständig sind und gerade die wich-
ligeren Blüteneinzelheiten unberücksichtigt lassen, habe ich dieselben
nicht in den Schlüssel aufnehmen können und begnüge mich damit, die
Originaldiagnosen zu reproduzieren, es der Zukunft überlassend, Klar-
heit zu schaffen.
Sebæa Ohlendorffiana Eckl. in Griseb. Gen. et Spec. Gent.
(1839), 166.
Belmontia Ohlendor ff Griseb. in DC. Prodr. IX (1845), 54.
Ich bemerke zu dieses Art, dass auch Knoblauch (Bot. Centralbl. LX.
327) mit dieser Art nichts anzufangen weiss; ein Belegexemplar fehlt im
Herbar Grisebach und es hat Knoblauch, wie er mitteilt nur ein
Fruchtexemplar aus dem Berliner Herbar vorgelegen. Die Sebæen und
Belmontien des Berliner Herbars sind mir nun auch anvertraut worden,
ich suche aber vergeblich nach diesem Ecklonschen Exemplar (Nr. 659).
S. Ohlendorffiana Eckl. mser. Foliis spathulato-subrotundis, sepalis
5 subliberis lanceolato-linearibus carinatis exalatis, antheris apiculo dis-
colori Coronatis, campana coroll® tubi tenui vix distincta, floribus
sohltariis. — V. s. sp. in coll. Eckl.
Adumbr. Habitu ab omnibus diversa. Caulis ascendens, spilhameus,
subtetragonus 1. teretiusculus, sulcatus, simplex |. inferne parce ramosus,
ramis alternis cauli similibus, omnibus uti caulis unifloris ! Internodia
subæqualia 8’’’ longa, folia subæquantia. Folia patentia, 3—5 nervia, nervo
medio prominulo, obtusa, margine rèvoluta, concolora, 3’’’ longa, 6°”
lala, semina decrescentia. Flos pedunculatus, bracteis binis ovato-
oblongis suffultus. Sepala subscariosa, viridi-carinata, lanceolato-linearia
I. oblongo lanceolata, acuminata, tubum corollæ subæquantia. Corolla
uncialis; tubus inferne ‘2°’, superne (s. in campana fundum æquante)
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXII. 143
}’’’ amplus lobos duplo superans; lobi expansi, oblongo-elliptici, acutius-
euli. Stamina medio tubo inserta, filamentis brevissimis; antheris duplo
longioribus oblongis, flavis, immutatis, connectivo in apiculum triangu-
larem, acutum, loculis duplo breviorem, aurantiacum ! producto. Stylus ?
fugitivus. Placenta centralis tenuis, valvulis capsulæ oblongæ multum
introflexis. Semina fasco-lutea, lamelloso-aculeolata.
Obs. Antherarum structura tantum in S. sulphurea Cham. Schtdl.
repelitur, ceterum haud simili. Has species tamen ob affinitates ne
quidem in sectionem propriam separare volui.
Patria. Colonia Capensis. Hab. ad montis latera Katriviersberge, alt. V,
VI, Kafferland (Ecklon ! nr. 28). — Fl. Mart.
Sebæa Thomasii (M. Moore) Schinz.
Parasia Thomasii M. Moore in Journ. of Bot. XXXIX (1901), 260.
Herba ascendens, sparsim ramosa, glaberrima, carnosula, foliis sessili-
bus sæpe breviter amplexicaulibus rotundato-ovatis obtusis brevissime
cuspidulatis basi rotundatis vel leviter cordalis, floribus solilariis termi-
nalibus vel ex axillis summis oriundis subsessilibus, calycis ovoideo-
oblongi a tubo corollæ bene superati segmentis lanceolatis sat longe
acuminalis dorso ala inflala oblonga obtusissima sursum in carinam
transeunte enervosa onustis, corolle hypocrateriformis tubo elongato
inferne uniformi superne leviter amplificato limbi lobis late obovatis
obiusissimis, staminibus in parte °/« tubi altitudinis insertis, filamentis
brevibus, antheris oblongis glandula oblonga sat magna coronalis et basi
glandulis 2 (vel abortu 1) minimis appendiculatis, stylo corollæ tubo
semiæquilongo, stigmate oblongo. capsula ?
Hab. Orange River Colony, 1900, Lieut. H. E. Pateshall Thomas
(Herb Mus. Brit.).
Specimina radice orba usque ad 8,0 cm alt. Caulis in sicco obtuse
alatus et aliquantulo corrugatus, circa 0,2 cm diam. Folia 1.0—1.3 cm
long, 1,0 cm lat., margine breviter revoluta, radiatim trinervia, nervus
medianus subtus eminens. Calyx 1,0 cm long.. in sicco 0,4 cm lat.; ala
circa 0,5 cm long., vix 0,2 cm lat. Corollæ tubus 1,6—1,8 cm long..
deorsum 0,1 cm sursum 0,2 cm diam.; limbus fere 2,0 cm diam; lobi
0,75 em lat. Filamenta circa 0,1 cm, antherarum loculi 0,3 em, necnon
glandula 0,1 cm long. Ovarium compressum, ambitu lanceolato-oblongum,
0,4 cm long, medio 0,17 cm lat.
The leaves of this beautiful little plant are much like those of Sebæa
crassulæfolia Cham. et Schlecht., only not nearly so markedly areplexi-
caul. The flowers of the (wo are, of course, quite different. No Belmontia
R
74% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 20e (séR.), 1906
known to me, either by specimens or by description, could possibly be
mistaken for the above. I have used the generic name Parasia, as it
enjoys a few months’, priority over Belmontia.
Sebæa zambesiaca (Baker) Schinz.
Belmontia zambesiaca Baker in Kew Bull. (1894), 25'; Gilg in Engl.
Pflanzenwelt Ostafr. C, 313; Baker et Brown in Thiselton-Dyer Fl. trop.
Afr. IV, 552.
Aufrechte, schlanke, zarte, unverzweigte Pflanze von + 5 cm Höhe.
Die Laubblätter sind lanzettlich oder länglich lanzettlich, aufstrebend,
höchstens 13 mm lang. Die 32 mm lang gestielten Blüten stehen
einzeln am Ende des Stengels. Die Kelchabschnitte sind eiförmig
lanzettlich, auf der Rückenmediane schmal geflügelt. Die Kronröhre
ist 16 mm lang, die 5 mm langen Kronlappen sind von verkehrt-
eiförmigem Umriss. Die in + halber Höhe des Kronlubus inserierten
Staubfäden..... ?
Rhodesia, im Leshumo Tai, südlich vom Sambesi, Holub.
EXOCHÆNIUM Griseb.
in DC. Prodromus IX (1845), 55.
Die Vertreter der Gattung Exochænium sind dadurch ausgezeichnet,
dass deren Staubfäden in der Kronröhre, unterhalb der Buchten zwischen
den Kronlappen inseriert sind und dass zwischen Kelch und Krone ein
Kranz sehr kleiner, lanzetilicher, spitzer, scariöser Schuppen eingefügt
ist, durch welch’ letzteres Merkmal sie sich von den Arten der Sektion
Belmontia der Gattung Sebæa in charakteristischer Weise unterschei-
den. Derartige Discusschüppchen besitzt auch die Gattung Tachiadenus
Griseb. und in der Tat erinnern auch einzelne Arten der Gattung
Exochænium an Tachiadenus, immerhin sind aber bei Tachiadenus die
Kelchblätter viel höher verwachsen und die Pollenkörner sind, wie
bereits Gilg und Köhler gezeigt haben bei Tachiadenus bedeutend grösser
als bei Sebæa oder Exochænium. Aus diesem Grunde muss ich davon ab-
! Caulibus gracilibus erectis simplicibus, foliis sessilibus trijugis lanceolatis
vel oblongo-lanceolatis, floribus solitariis longe pedunculatis, sepalis ovato-
lanceolatis dorso anguste alatis, corollæ tubo calyci æquilongo, lobis obovato-
cuneatis, staminibus supra medium tubi insertis.
Zambesia, in the valley of the Leshumo, Holub.
Folia 4-5 lin. longa. Sepala 4 lin. longa. Corollæ lobi 2 lin. longi.
a
=
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXIL 749
strahieren, die mit engröhriger Krone versehenen Arten von Exochæ-
nium etwa zu Tachiadenus zu stellen; ich belasse sie so wenig wie grande
und primulæflorum bei Sebæa $ Belmontia in Anbetracht der Discus-
schüppchen, gestehe aber im Uebrigen gerne, dass auch die jetzige
Stellung noch keine ganz befriedigende ist und man muss sich wirklich
fragen. ob man nicht besser täte die Gattung Exochænium in der jetzigen
Umschreibung aufzulösen in mindestens drei verschiedene Gatlungen
(1. primulæflorum, platypterum und grande; 2. chionanthum und Teusziü;
3. Baumianum, Mechowianum, gracile); das zur Verfügung stehende
Material ist indessen auch in diesem Falle ein zu spärliches und unsere
Kenntnisse hinsichtlich dieser Gattungen noch allzu lückenhaft, als dass
ich einer solchen Auflösung heute schon das Wort sprechen möchte.
SCHLÜSSEL
für die Arten der Gattung Exochænium.
1. Krone trichterförmig, Saum nicht radförmig.... $ Euexochænium Schinz.
2. Blüten nicht über 25 mm lang.
Se Grittelisamt Narbe 2mm... 2.00 02. E. platypterum.
322 Gritfelvsamt Narbe 4 mm. 2. 2.22.2208 E. primulæflorum.
29°" Blüten bis 30. und mehr mm lang... ne E. grande.
AS RKronerzylindrischTöhrig. 2. ........2.... $ Pseudotachiadenus Schinz.
4. Brownsche Körper 1.
>. Kelchabschnitte ziemlich breit geflügelt....... E. chionanthum.
5*. Kelchabschnitte gekielt oder schmal geflügelt; Kronröhre im Inner
nohne Leistenküpfe.
6. Kronröhre den Kelch überragend ......... E. Baumianum.
6*. Kronröhre den Kelch nicht überragend........ E. gracile.
4*. Brownsche Körper 0 oder 3.
7. Brownsche. Körper... 2:0 u. E. Mechowianum.
2..+ Brownsche; Körper. 3. „WU. 209. 0... E. Teuszii.
Sektion EUEXOCHÆNIUM Schinz.
Exochænium grande (E. Mey.) Griseb. in DC. Prodr. IX (1845),
DD.
Belmontia grandis E. Mey. Comm. (1835), 183.
Sebæa grandis Steud. Nom. ed. 2 (1841), 550.
Parasia grandis Hiern Cat. of Welw. Afr. PI. IT (1898), 707.
746 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sée.), 1906
Eine einjährige, aufrechte, einfache, oder oberwäris verzweigle, 25 bis
seltener 50 cm hohe Pflanze mit lanzettlichen bis eiförmig lanzettlichen,
stumpfen oder spilzen Laubblättern. Die obern Blätter sind + 40 mm lang
und + 13 mm breit, mitunter auch bis 20 mm lang und + 3 mm breit,
die unteren sind schuppenförmig, bleich, und durchschnittlich nur 5 mm
lang. Die lanzettfürmigen Kelchabschmitte der sehr ansehnlichen Blüten
sind zugespitzt und -+ 20 (seltener mehr) mm lang; die an der Basis in der
Regel herzförmigen Kielflügel sind am Grunde -+ 2 mm breit, oberwärts
dagegen viel schmäler. Die Kronröhre misst 20 bis 25 mm, sie ist
unterwärts um den Fruchtknoten erweitert, dann auf kurze Strecke
engröhrig um sich dann trichterartig zu erweitern. Die Kronlappen sind
mehr oder weniger breiteiförmig, am Grunde zusammengezogen, spitz
oder sogar in eine Spilze ausgezogen, 4 bis 15 bis 20 mm lang bei einer
Maximalbreite von 12 mm. Heterostyl. Kurzgriffelige Blütenform : Die
Staubfäden der Kronröhre in einer Höhe von + 12 mm inseriert,
3°/ı bis 4 mm lang, 2 bis 3 mm lange Staubbeutel tragend, letztere mit
einem À mm langen, eiförmigen, apikalen und zwei kugeligen basalen
Brownschen Körpern. Griffel und Narbe messen zusammen 2 bis 3 mm
und zwar entfallen hievon auf den Griffel allein 0 bis °/4 mm,
sodass die Narbenspitze nicht einmal die Insertion der Staubfäden
erreicht. Langgriffelige Blütenform : Die kaum ‘/2 mm langen Staub-
fäden sind in einer Höhe von 5 bis 8 mm der Kronröhre eingefügt, die
Staubbeutel sind 2 bis 2'/2 mm lang, untereinander in der Regel
verklebt und durch drei Brownsche Körper ausgezeichnet. Fruchtknoten,
Griffel und Narbe messen zusammen bis 15 mm und zwar entfallen
hievon auf Griffel plus Narbe circa 8 mm, auf den Griffel allein 3 bis 5,
auf die Narbe 5 bis 6'/; mm, sodass also die Narbe die Staubbeutel-
spitze um 5 bis 7 bis 8 mm überragt. Ab und zu kommt es bei dieser
Blütenform vor, dass die Staubbeutel unter sich nur zum Teil verklebt,
mitunter auch ganz frei sind. Mit diesen beiden wohl characterisierten
Blütenformen scheint indessen die Mannigfaltigkeit noch keineswegs
erschöpft zu sein. So sind einzelne Exemplare (Wood 5265, Baum 640,
Welwitsch 1516, Bachmann 1036, Gueinzius 469, Wood-Inanda 109, 135)
dadurch ausgezeichnet, dass die + 6 mm über dem Grunde der
Kronröhre eingefügten Slaubfäden bis 2 mm lang und die Staubbeulel
frei sind, Griffel und Narbe erreichen dabei eine Länge von etwa
6'/ mm (Narbe bis ı mm) und es reicht dann die Narbe nur um ein
Geringes über die Staubbeutel hinaus, sodass Selbstbestäubung in diesen
Fällen die Regel sein dürfte.
(Fortsetzung folgt.)
747
ADDITAMENTA NOVA AD GOGNITIONEM GENERIS SYMPLOGOS
Dr. A. BRAND.
es nplocos Dusenii Brand n. sp. — Typus in herb. Brand. —
Arbor (2), ramulis glabris. Folia ovalia vel oblonga, 3-5 cm. longa,
15-25 mm. lala, superne serrato-dentata, acuminata, basi inlegerrima,
cuneata; costa supra prominula. Inflorescentiæ petiolum vix superantes,
laxi- et pauciflor&, pedicellis calyce multo longioribus; calyx glaber, lobis
rotundatis tubo brevioribus; corolla calyce plus duplo longior, trilobata ;
stamina 8-11; stylus glaber.
Brasilien : Serra do Itatiaia; ad marginem silvarum, c.
2000 m. —Defloret Junio. — (Dusén n. 483; Reliquiæ de Sellow
n. 5173).
Nora. — Hæc species sectioni Barberinæ attribuenda et inter $. celas-
trineam et dasyphyllam inserenda est; pedicellis elongatis facile a specie-
bus affinibus distinguitur.
S. bogotensis Brand in Pflzreich VI (1901) 30, n. 47 (descriptio
correcta et aucta). — Frutex 2 m. altus, glaberrimus. Folia 2!/2-3'/e cm.
lata, oblongo-elliptica, in apicern longiusculum producta vel obtusa ;
calycis lobi tubo sesquilongiores; corolla pallide viridis, calyce duplo
longior; stamina in floribus maseulis c. 20. Fructus 5 mm. longus, sub-
globosus, glaber, disco lobos calycinos superante.
Peru : Lockeres Gesträuch, an steilen Abhängen, östlich von Chaca-
poyas, 2000-3000 m. (Weberbauer n. 4334, 4335, 4366).
Nora. Hæc planta adhuc ex Columbia tantum nota erat. \
S. adenophylla Wall. Catal. (1828) n. 4427; Brand in Pflzreich
VI (1901) 48, n. 68.
748 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Qme siR.). 1906 (2)
var. 7. atrata Brand n. var. — Typus in Herb. Calcutta. — Folia
3-31/: cm. lata. Inflorescentiæ petiolo 3-4-plo longiores. atræ; flores
Iuteo-albi.
Singapore : Floret Januario. (Kings collector n. 1269).
Nora. Hæc varietas sistit formam transitoriam inter S. adenophyllam
et fulvosam. (S. fulvosa King et Gamble in Journ. As. Soc. Bengal LXXIV
(1905) 233).
S. Gambliana Brand, nomen novum. — S. Havilandü King et
Gamble in Journ. As. Soc. Bengal LXXIV (1905) 250, non Brand. ö
S. Havilandii Brand (1901) et S. Havilandii King et Gamble (1905)
diversæ species sunt; ilaque nomen allerius mulandum est. Autores illos
clarissimos plane effugisse videtur a me jam nomen Havilandii adhibi-
Lum esse.
S. sericea Koorders et Valeton ex Brand in Pflzreich VI ( 1901) 58
n. 119. — S. arcuata Brand I. c. n. 118. — Descriptio emendata : Arbor
ramulis glabris. Folia 6-13 cm. longa, 2'/.-4'/ cm. lata, valde variabilia :
nunc ovalia, nunc elliptica, nunc oblonga, serrulata, utrimque glaberrima,
+ acuminata, basi angustata. Spice ferrugineo-sericeæ, petiolo nune
breviores, nunc paulo longiores; calycis tubus glaber, lobi ovati glabri,
sericeo-micantes, tubo sublongiores; bracteæ parvæ, sericeæ; corolla
calyce duplo longior; stamina 70-80, longitudine corollæ; stylus et
ovarium glabra. Fructus (iunior) oblongus, lævis, lobis calycinis discum
multo superantibus.
Java : Preanger (Koorders n. 26393). — Südöstlicher Teil (Forbes
n. 687).
Nora. Olim specimina Koordersii et Forbesii pro diversis speciebus
habueram, nunc materie magis ad iudicandum idonea ex Java missa mihi
persuasum est unam speciem conslituendam esse.
S. Koordersiana Brand n. sp. — Typus in Herb. Buitenzorg. —
S. Brandisü Koorders et Valeton, Bijdr. VII (1900) 158; ex parte. —
Arbor ramulis glabris. Folia coriacea, 5-7 em. longa, 2'/2-4 cm. lata,
elliptica, serrulata, utrimque glaberrima, acuminala, basi cuneata. Spicæ
ferrugineo-hirtæ, petiolo 4-6-plo longiores; bracteæ parvæ ciliatæ ; calycis
tubus glaber, lobi late rotundati, in. dorso ciliati, tubum vix æquantes;
corolla calyce duplo longior; stamina 60-70, longitudine corollæ; stylus
et ovarium glabra. Fructus ampulliformi-ovoideus, 10 mm. longus,
brunneus, glaber, unilocularis.
Java : Provinz Besuki (Koorders n. 32457 u. 32503).
Nora. Hæc species subsectioni Lohdræ attribuenda et inter S. sericeam
(3) A. BRAND. ADDITAMENTA NOVA AD COGNITIONEM GENERIS SYMPLOCOS. 749
et S. Ernæ inserenda est; differt ab illa spicis multo longioribus, ab hac
foliis serrulatis.
S. Hohenackeri Clarke in Hook. f. FI. Brit. India HE. (1882) 582;
Brand in Pflzreich VI (1901) 90. — Species restituta. -— Arbor (?), ramu-
lis ferrugineo-hirsutis. Folia 8-10 em. longa, 3'/2-4'/2 cm. lata, elliplica,
subtus ferrugineo-hirsuta, apice nune acuminata, nune rotundala, basi
cuneala, denticulata. Spicæ ferrugineæ, densifloræ, petiolo 2-4-plo
longiores; bracleæ inæquales sericeæ; calycis tubus glaber, lobi sericei
ovali, tubo vix longiores; corolla . . ., ovarium glabrum. Fructus ignotus.
Südliches Vorderindien : Canara, bei Mercara (Hohenacker
n. 456). — Floret Februario.
Nora. Adhuc specimen hujus speciei non videram, atque cum cl.
Clarke ipse suspicalus esset eam varielatem aul S. Gardnerianæ aut
kurgensis esse, sub speciebus dubiis enumeraveram. Nunc specimine ex
Herb. München mihi viso, quamquam neque corollam neque fructum
examinare polui, pro bona specie habeo intermedia inter S. macrophyllam
et kurgensem. Differt ab illa foliis denticulatis minoribus, ab hac foliis
basi cuneatis nec rolundatis.
S. Hartwegii A. DC. Prodr. VIII (4844) 252; Brand in Pflzreich VI
(1901) 77 n. 219.
var. ß. opaca Brand n. var. — Typus in herb. Berol. — Folia sub-
coriacea, opaca. Flores subsessiles; stamina biserialia ; ovarium triloculare.
Guatemala : Sacabaja, 1200 m. — Floret Martio.
Nora. Alia specimina sub eodem numero distributa ad S. speciosam
pertinent.
S. Urbaniana Brand n. sp. — Typus in Herb. Krug et Urban. —
Arbuseula, ramulis divaricatis glabris. Folia coriacea, elliptica vel oblonga,
71/2-9'/2 em. longa, 3'/2-4'/2 cm. lata, supra glaberrima, haud nitida,
subtus pilis brevibus rigidis adpressis adspersa, usque ad basin fere
crenulata, breviter et oblique apiculata, basi cuneata; petiolus c. A cm.
longus. Flores in fasciculis axillaribus, 2-5-floris; calyx glaber, lobis
rotundatis ciliatis tubo subæquilongis ; corolla glabra, calyce triplo longior,
5-parlita, ad ‘/s fere altitudinis connata; stamina triserialia; stylus
glaber ; ovarium 5-loculare (ex 1 ovario), brevissime pilosum.
Guadeloupe : Bois du Nez-Cassé (Duss. n. 4202).
Nora. Hæc species subsectioni Giponimastro attribuenda atque inter
S. Jurgensenü et Sellowianam inserenda est. Differt ab illa foliis subtus
pilosis (in S. Jurgensenii costa lantum pilosula est), ab hac floribus sessi-
libus calyceque glahro. %
=
de)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n9 9, 31 août 1906,
750 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (4)
De section CORDYLOBLASTE.
Cum in monographia mea de seclione Cordyloblaste agerem, satis
manca maleries exstabat. Nunc speciminibus pluribus visis observationi-
busque aliorum autorum cognitis de quibusdam rebus et speciebus aliter
constitui oportet. Eequidem nulla ovaria videram nisi bilocularia, ideoque
S. Maingayi, euius ovarium cl. Clarke 3-5-loculare vocaverat, in specie-
bus dubiis posueram. Nunc autem, cum et ipse ovaria trilocularia vidi et
alii autores me melius docuerunt, illam speciem in locum debitum resti-
tuere non dubito. Benevolus lector id, quod in pagina 88 monographiæ
ineæ proposueram, hoc modo emendet :
CONSPECTUS SPECIERUM.
À. Slamina fere usque ad antheras coalita
a, Rlores solitarın peduneulate. eee re 272. 8. albifrons.
b. Flores in inflorescentiis plurifloris............. 273. 8. capitellata.
I Flores capitellati.
li Flores racemosi.
1. Folia utrimque glaberrima......... 273a S. Scortechinii.
2. Folia subtus pubescentia ............. 273b 8. Maingayi.
B. Stamina usque ad antheras coalita.
a. Calyx glaber.
1 Flores in racemis A-A-floris, petiolo longioribus..................
273c 8. pauciflora.
Il Flores solitarii, brevissime peduneulati.
1. Bloresspendentes. 2... nn a 274. 8. pendula.
22) Rlores.ereeit. ee 275. S. sessilis.
b. Calyx sericeus.
LRamuli sordide derruginei.. ................: 276. S. confusa.
IE Ramuli_elabrı rs es re San ae 277. 8. Henschelii.
273. 8. albifrons Brand. — Borneo : Serapi.
273. $S. capitellata Brand. — Sumatra : auf dem Berge Singalan.
273a. 8. Scortechinii King et Gamble in Journ. As. Soc. Bengal LXAIV
(1905) 250. — Perak.
273b. 8. Maingayi Benth. — Malacca.
273c. $. pauciflora Wight. — S. pendula Brand in Pflzreich VI (1901)
88, non Wight. — Vorderindien : Pulney-Berge. — Floret
Septembri. — Immerito hanc speciem cum S. pendula coniunxeram.
Descriptio sub S. pendula a me data ad illam speciem transferas.
274. S. pendula Wight. — Ceylon. — Differt a S. pauciflora ramulis
glabris, pedunculis calyce brevioribus, unifloris, pendentibus, gla-
briuseulis, vix longitudine petioli.
275. 8. sessilis Clarke. — Vorderindien.
276. S. confusa Brand ; Elmer D. Merrill in Philippine Journ. Sci. I Suppl.
I (1906) 115. — Hinterindien, Borneo, Philippinen, China.
277. $. Henschelii Brand. — Java : Provinz Preanger.
— ———
SOCIETR
POUR
L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIETE POUR L’ETUDE DE LA FLORE FRANGAISE (TRANSFORMEE)
1905
QUINZIÈME BULLETIN.
COMITÉ POUR 1905 :
MM. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIÉTAIRES :
Sociétaire honoraire : M. Hy.
MM. Beauverd, Bruneau, Burnat, Camus, Comar, Corbière, Coste,
Duffort, Faure, Flahault, Gillot, Hariot, F. Héribaud, Hervier, Malinvaud,
Reynier, H. Schinz, F.-0. Wolf.
PLANTES PUBLIÉES EN 1905
M. BEAuvERD. — Astragalus exscapus L.; Peucedanum austriacum
Koch; Senecio uniflorus All.; Artemisia nana Gaud.; Eritrichium
nanum Schrad. ; Campanula excisa Schleich.
M. L. Bruneav. — Ranunculus arvensis L. var. inermis Koch ; X
Viola spuria Celak. (V. mirabilis X silvestris) ; Siler trilobum Seop. ;
Trientalis Europea L.; Daphne striata Tratt.
M. E. Burnar. — X Fumaria Burnati Verguin; Potentilla frigida
us
752 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (2)
Villars; Saxifraga pedemontana var. cervicornis Engl.; Rouya poly-
gama Coiney ; Linaria hepaticifolia Steud.
M. G. Camus. — Serapias neglecta de Notaris ; Ophrys bombilifera
Link ; O. Bertoloni Moretti ; Salix cinerea L. var. angustifolia Döll. ;
S. cinerea forma; X Salix ambigua Ehrh., (aurita-repens); X 8.
hircina Kerner (incana X cinerea) ; S. intermedia Host (grandıfolia X
incana) ; S. Caprea X cinerea X viminalıs.
M. F. Comar. — Trifolium Biasolettianum Steud. et Hochst;
Paronychia cymosa Lamk.; Centaurea aspera var. angustata Rouy ;
C. pseudospherocephala Shutt.; Quercus Ilex var. mirabilis Albert;
Q 1 lex v. subspheerocarpa Albert; X Q. Comari Albert ; x Q. denudata
Albert.
M. CorBIkRE. — Par suite de circonstances indépendantes de sa
volonté notre confrère empéché cette année, fournira l’an prochain un
double contigent.
M. H. Cosre. — Geum silvaticum Pourr.; Androsace ciliata DC. ;
Scrofularia pyrenaica Benth.; Odontites cebennensis Coste et Soulié ;
Euphorbia tenwfolia Lamk.; Calamagrostis arundinacea Roth.
M. L. Durrort. — Fumaria affinis Hamm.; Genista Scorpius DC. ;
X Stachys ambigua Sm. (S. palustri-silvatica); Cyperus vegetus Wild. ;
Avena bromoides Gouan ; Lolium linicola Sond.
M. A. Faure. — Fumaria africana Lamk ; Helianthemum Pomeri-
dianum Dunal; Potentilla intermedia var. Mathoneti Car. et Saint-Lag.
2 stations ; Saxifraga oranensis Munby; X Galium Moureti (G. verum
X rigidum) Sennen.; Salix pedicellata Desf., 9, g.
M. Cu. Fraxauzr. — Solidago vulgaris Lamk. var. ericetorum Duby
s. var. dunensis Rouy; Orobanche cernua Lœffling; Verbascum cotoneum
Delile ; V. dentifolium Delile; V. gracıliflorum Delile; V. ovalifolium ;
Donn.: Tournefortia villosa Salzm.; Æuphorbia græca Boiss.
M. X. GILLoT. — Solanum nigrum L. var. suffruticosum Moris.
M. P. Harıor. — Ranunculus arvensis L. var. inermis Koch; Prunus
cerasifera Ehrh.; Galium Fleuroti Jordan: Cirsium anglicum DC. var.
accedens ; X Salix blanda Anderss. (S. babylonico-fragilis).
M. Fr. HériBaup. — Jussiea grandiflora Michx ; Gomphocarpus
fruticosus R. Br. ; Salix phylieifolia L.; Ruscus hypoglossum L.; Carex
chordorrhiza Ehrh; Pennisetum longistylum Hochst; Isoetes setacea
Del.
M. J. Hervier. — Hieracium Brachetianum jArvet-Touvet et Gaut.;
Gentiana lutea L. var. puncticulata Ronn.; Gentiana lutea X Villarssi
1° forma Hervieri; 2° forma media; 3° forma composita; 4° forma
Bracheti.
M. E. Marinvaup. — T'halictrum Grenieri Loret; Gouffeia arena-
rioides: Lathyrus ciliatus Guss.; Bellis pappulosa Boiss.; Endoptera
Dioscorodis DC.; Mercurialis Malinvaldi (M. Huetii X M. tomentosa)
Sennen; Arceuthobium Oxycedri Bieb.
M. Reynier. — Clypeola hispida Presl.; Gouffeia arenarioides Rob.
Cast.; Endoptera Dioscoridis DC.; Erica multiflora o., E. multiflora £.
longipedicellata Euphorbia tenuifolia Lamk; Allium Chamæmoly L.
Statice virgata Willd. var. tuberculata Gr. et Godr.
M. ScHmz. — Oxytropis Halleri Bunge v. intricans Thom.; S. retusa
Gouan; Centaurea pseudophrygia C. A. Mey.; Asplenium fontanum
bernh. ; Aspidium Brauni Spenn.
(3) SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE. 753
M. F. O. Wozr. — Arabıs alpestris Reichb.; Telephium Imperati L.;
X Achillea hybrıda Gaud, (A. nana X moschata); x A. obscura Nees
Esenb. (A. macrophylla X moschata) ; X Cirsium Schulzianum Löhr
C. rivulari-spinosissimum).
LISTE SYSTEMATIQUE
7
PLANTES DISTRIBUEES EN 1905,
1565. Ranunculus arvensis L. var. inermis Koch (Meuse).
1565 bis. BR. arvensis L. var. inermis Koch (Meuse).
1566. Thalictrum Grenieri Loret (Aveyron).
1567. Fumaria africana Lamk. (Algérie).
1568. F. affinis Hamm. (Gers).
1569. X F. Burnati, F. agraria v. major X Capreolata L. Verguin
(Var).
1570. Arabis alpestris Reichb. (Suisse, Valais).
1571. Clypeola hispida Presl. (Bouches-du-Rhône).
1572. Helianthemum Pomeridianum Dunal (Algérie).
956 bis. X Viola spuria Celak. (V. mirabilis X silvestris). (Meuse).
1573. Gouffeia arenarioides Rob. et Cast. (Bouches-du-Rhône).
1573 bis. Gouffeia arenarioides Rob. et Cast. (Bouches-du-Rhône).
1574. Genista Scorpius DC. (Gers).
1575. Trifolium Biasolettianum Steud. et Hochst. (Var).
1576. Astragalus exscapus L. (Suisse).
1577. Oxytropis Halleri Bunge var. intricans (Suisse, Engadine).
1578. Lathyrus ciliatus Guss. (Aude).
1579. Prunus cerasifera Ehrh. (Aube).
1580. Geum silvaticum Pourret (Aveyron).
1581. ou intermedia v. Mathoneti Car. et St-Lag. (Hautes-
pes).
1581 bis. P. intermedia v. Mathoneti Car. et St-Lag. (Hautes-Alpes).
1582. P. frigida vill. (Alpes-Maritimes).
1583. Jussiea grandiflora Michx. (Hérault).
1584. Telephium Imperati L. (Suisse).
1585. Paronychia cymosa Lamk. (Var).
1586. Saxifraga oranensis Munby (Algérie).
1587. S. pedemontana All. (Corse).
1588. 8. retusa Gouan. (Suisse, Tessin).
1589. Rouya polygama Coiney (Corse).
794 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2% sÉéR.). 1906 (4)
277 bis. Siler trilobum Scop. (Meurthe-et-Moselle).
1590. Peucedanum austriacum Koch (Haute-Savoie).
1091. a — Arceuthobium Oxycedri Bieb. (Bouches-du-
öne).
1591. Galium Fleuroti Jordan (Aube).
1592. X @. Moureti Sennen, G. verum X rigidum (Hautes-Alpes).
1593. Solidago vulgaris Lamk. v. ericetorum s. v. dunensis Rouy
(Gironde).
1594. Bellis pappulosa Boiss. (Charente-Inferieure).
1595. Artemisia nana Gand. (Suisse).
1596. Senecio uniflorus All. (Suisse).
1597. X Achillea hybrida Gaud. (A. nano-moschata) (Suisse).
739 bis. & A. obscura N. Esenb. (A. macrophylla X moschata)
uisse).
1598. Cirsium anglicum v. accedens Rouy (Meuse).
1599. x ©. Schulzianum Löhr (C. rivuları-spinosissimum (Suisse).
1600. Centaurea aspera L. var. angustata Rouy (Var).
1601. C. pseudosphærocephala Shuttl. (Var).
1602. C. pseudophrygia C. A. Mey (Suisse, Engadine).
1603 et bis. Endoptera Dioscoridis DC. (Bouches-du-Rhône).
1604. Hieracium Brachetianum Arv.-Tou. (Hautes-Alpes).
1605. Campanula excisa Schleich. (Suisse).
1606. Erica multiflora L. &, Soy.-Will. (Bouches-du-Rhône).
1607. E. multiflora L. longipedicellata Soy.-Will. (Bouches-du-
Rhône).
1608. Androsace ciliata DC. (Hautes-Pyrénées).
180 bis. T'rientalis europæa L. (Ardennes).
1609. Gomphocarpus fruticosus R. Br. (Espagne).
1610. Gentiana lutea L. var. puncticulata K. Ronniger (Hautes-Alpes).
1611. - lutea X Villars f. Hervieri K. Ronniger (Hautes-
pes).
1612. XX G. media Arv.-Touv. = @. lutea X Villarsit f. media K.
Ronniger (Hautes-Alpes).
1613. X @. lutea X Villarsü f. composita K. Ronniger (Hautes-Alpes).
1614. X G. lutea X Villarsu f. Bracheti K. Ronniger (Hautes-Alpes).
1615. Solanım nigrum L. v. suffruticosum Moris.-Cult.
1616. Eritrichium nanum Schrad. (Suisse).
1617. Tournefortia villosa Salzm. (Brésil).
1618. Verbascum graciliflorum Delile (Hérault).
1619. V. cotoneum Delile (Hérault).
1620. V. dentifolium Delile (Herault).
1621. V. ovalifolium Donn. (Hérault).
1622. Scrofularia pyrenaica Benth.
1623. Linaria hepaticifolia Steud.
1624. Odontites cebennensis Coste et.Soulié (Aveyron).
1625. Orobanche cernua Leeffling (Hérault).
936 bis. X a ambigua Sm. (S. palustri-silvatica) Scheide (Seine-
et-Oise).
1626. Daphne striata Tratt. (Hautes-Alpes).
1627. Euphorbia tenuifolia Lamk. (Bouches-du-Rhône).
1627 bis. E tenuifolia Lamk. (Bouches-du-Rhöne).
1628. E. græca Boissier, Hort. Monsp.
(5) SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVETIQUE. 755
1629. X Mercuriaiis Malinvaldi Sennen; (M. Huetii X tomentosa)
Sennen (Aude).
1630. £Salix cinerea L. Forma. (Isère).
1631. S. cinerea var. angustifolia Döll. (Isère).
1632. 8. phylicifolia L. (Puy-de-Dôme).
1633. blanda Anders. (S. babylonica-fragilis) Clemenson. —
lanté.
1634. XS. ambigua Ehrh. (S. aurita-repens) Wimm. (Isère).
1635. 2 S. pedicellata Desf. (Algérie).
1635 bis. $ 8. pedicellata Desf. (Algérie).
1636. XS. hircina Kerner ($S. incana-cinerea) (Isère).
1637. X 5. intermedia Host ($. grandifolia X incana) J. Kerner
(Savoie).
1638. X 8. Caprea X cinerea X viminalis (Seine-et-Oise).
1639. Quercus Ilex L. var. mirabilis Albert (Var).
1640. @. Ilex L. var. subsphærocarpa Albert (Var).
1641. X Q. Comari Albert (Var).
1642. X Q. denudata Albert (Var).
1643. Allium chamæmoly L. (Bouches-du-Rhône).
1644. an. virgata Willd. var. tuberculata Gr. et God. (Bouches-du-
Rhöne).
1645. Ruscus hypoglossum L. (Espagne).
1646. Serapias neglecta de Notaris. (Alpes-Maritimes).
1647. Ophrys bombilifera Link. (Alpes-Maritimes).
1648. ©. Bertoloni Moretti (Alpes-Maritimes).
1649. Cyperus vegetus Willd. (Landes).
1650. Carex chordorrhiza Ehrh. (Puy-de-Dôme).
1651. Calamagrostis arundinacea Roth (Aveyron).
1652. Avena bromoides Gouan (Gers).
1653. Pennisetuin longistylum Hochst. (Espagne).
1654. Lolium linicola Sonder (Gers).
1655. Aspidium Baunii Spenn. (Suisse).
1656. Asplenium fontanum Bernh. (Suisse).
1657. Isoetes setacea Del. (Hérault).
1590. Peucedanum austriacum (Jacq.) Koch, Gener. trib.
pl. Umbellif., in Nova Acta Car. Leop. Coes. nat. Cur. XII : 94 (1825);
— Selinum austriacum Jacquin, Enum. Stirp. Vind. : 49 et 290 (1762),
non Tenore.
C'est à titre de supplément que nous envoyons cette intéressante
ombellifere qui n’oceupe en France qu’un territoire restreint, limité
exclusivement à la moitié septentrionale du Département de la Haute-
Savoie. — Distribuée en 1902 par M"° A. Camus qui l’avait récoltée
dans la station classique du col des Aravis, nous avons eu le plaisir de
retrouver de nouvelles et abondantes stations de cette plante dans les
rochers urgoniens du Taine, massif de la Filière (basin de l’Arve),
entre 1800 à 1900 m. d'altitude : c’est la station la plus occidentale et
796 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (6)
vraisemblablement la plus élevée du Peucedanum austriacum sur terri-
toire français’,
A l’occasion de cet envoi, nous croyons convenable de signaler une
erreur inexplicable contenue dans le « Catalogue de la Flore du Bassin
du Rhône » publié en 1883 à Lyon par M. le D’ S' Lager; cet ouvrage,
très apprécié pour tous les renseignements qu'il donne sur la distri-
bution des végétaux dans le bassin total du Rhône, attribue en effet,
p. 305, aux « Prés marécageux » les stations du Peucedanum aus-
triacum; or la simple lecture de l’enumeration des stations connues
démontre suffisamment qu’il s’agit non point d’une espèce aquatique,
mais au contraire d’une espèce ealeicole thermique recherchant les
stations les plus ensoleillées et les plus sèches de nos vallées alpines.
Il est vrai que la mention d’une seule localité, celle des «marais de
Sionnet aux environs de Genève », paraitrait justifier l’appreeiation du
« Catalogue » mentionné; mais il s’agit là d’un cas très spécial dû à
une trouvaille de Reuter et que nous regrettons de n’avoir pu encore
vérifier sur les lieux; en faisant toutes nos réserves pour ce qui concerne
cette exception apparente, nous pouvons certifier qu’en aucune occasion,
tant par nos expériences personnelles que d’après le témoignage de
nos plus distingués collègues, nous n’avons pu rencontrer le Peucedanum
austriacum ailleurs qu’en des stations très sèches, sinon rocailleuses et
particulièrement bien ensoleillées.
En terminant, qu'il nous soit permis d'ajouter que c’est au D' Bou-
vier, auteur d’une « Flore des Alpes de la Suisse et de la Savoie, » que
revient le mérite de la première mention du Peucedanum austriacum
pour la flore française : il découvrit cette plante dans les rochers
escarpés du Col des Aravis, sur La Clusaz (Haute-Savoie) le 25 juillet
1862 et en publia la trouvaille dans la « Revue Savoisienne » de 1866.
— Depuis cette époque, l’infatigable abbé Puget et nombre d’explora-
teurs de mérite en découvraient coup sur coup de nouvelles et abon-
dantes stations dans toutes les vallées des bassins du Léman et de
J’Arve, soit assez exactement dans toutes les montagnes calcaires du
Chablais et du Faucigny. — Sur cette même plante voir aussi notre
note 9 in Bull. Soc. bot. Genève, fase. X : 96 (déc. 1603).
Gustave BEAUVERD.
1615. Solanum nigrum L. var. suffructicosum (Schousb.).
Moris, Fl. sard. III, 148 (S. suffruticosum. Schousb. in Wild. Zum.
hort. Berol. I, 1236. DC. Prodr. XII, 1. p. 53. 8. nigrum var. indura-
tum Boiss. Fl. orient. IV, 284).
Dans une intéressante excursion, en compagnie de M. G. Gautier
(de Narbonne) et de F. Sennen (de la Nouvelle), le 14 juillet 1903, j’ai
! Dans les Alpes suisses, la limite inférieure de cette plante descend à 450 m.
dans la vallée du Rhône, tandis qu'elle s'élève à 1600 m. dans les Alpes vau-
doises (chaînes d’Ai et de Château d’Oex) et 1800 m. pour le Valais (Alpes de
Fully). — Durand et Pittier, « Catal. Fl. vaudoise » : 153 et H. Jaccard, « Catal.
Fl. valaisanne » : 166.
De
E
(7) SOCIÉTÉ POUR L’ETUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVETIQUE, 7197
récolté au Cap Roc, pres La Nouvelle (Aude), dans les vignes, entre la
route et les rochers qui bordent les garrigues de Jugues, un Solanum,
voisin de S. nigrum L. et considere comme le S. nigrum var. indu-
ratum Boiss. par M. G. Gautier (Cat. rais. fl. Pyr. orient., p. 309) et
F. Sennen (Bull. soc. bot. France XLVII (1900) p. 439). Il est remar-
quable par sa haute taille, ses tiges robustes et ses petites fleurs. La
récolte et la préparation de ces plantes à feuilles caduques et à fruits
charnus étant très difficile en voyage, j’ai rapporté des fruits mûrs de
ce Solanum, et les ai semés à Autun, où j'ai pu, pendant deux ans,
étudier la végétation et les caractères de la plante, comparativement à
ceux du $. nigrum indigène, et en dessécher des échantillons convenables
pour la Société franco-helvétique pour l'étude des fleurs.
Il en résulte que le Solanum ne doit être considéré que comme une
simple race médionale de S. nigrum L. Il diffère, toutefois, du type par
des caractères très marqués, qui se montrent très bien par la culture.
Il se distingue du S. nigrum du centre de la France par des tiges plus
fortes, atteignant, à la base, la grosseur d’un doigt, à consistance
presque ligneuse; sa taille élevée, dépassant parfois un mètre; ses
rameaux nombreux, allongés ; ses feuilles ovales-rhomboidales, plus
atténuées à la base, glabres; ses pédoneules plus grêles, situés bien
au-dessous de 1 m. environ de la feuille; ses fleurs et ses fruits rela-
tivement plus petits, ce qui contraste avec la grande taille de la plante:
ses corolles à lobes plus étroits, plus aigus, et ordinairement teintés en
violet en dehors. Les tiges, sous notre climat, n’ont pas résisté aux
froids de —8° pendant l'hiver; mais il n’est pas douteux qu’elles ne
puissent, grâce au développement de leurs tissus ligneux, devenir
perennantes ou plurannuelles, dans le Midi, comme il arrive pour
d’autres espèces : Reseda odorata, Ricinus communis, ete. I n’y a donc
aucune raison pour placer ce Solanum, comme l’ont fait Willkomm et
Lange (Prodr. fl. Stirp. II, p. 526) dans une section (Herbe fruticosæ
vel suffruticose), différente de celle de S. nigrum L. (Herbæ
annuscæ).
La synonymie de ce Solanum a paru douteuse à plusieurs auteurs
qui ont hésité à y voir le véritable S. suffruticosum Schousb., qui
serait, d’après eux, une autre forme plus orientale (Afrique du Nord,
Arabie, Perse, ete.); et Willkomm affirme, à ce sujet, que la description
de Willdenow cadre mal avec la plante d’Espagne, qui est certainement
la même que celle de l'Aude, or la simple phrase de Willdenow (loc.
cit.), suceinte comme celle des auteurs de son époque, dit seulement :
« Solanum, caule inermi suffruticoso, foliis ovatis dentato-angulatis,
glabris, ciliatis, umbellis extrofoliaceis peduneulatis — S. suffruticosum
Schonsboe-Habitat in Barbaria — Solano nigro simillimum sed caulis
suffruticosus ». Boissier (loc. cit.) n’en dit pas davantage de sa variété
induratum de S. nigrum : « Rami peremente basi indurati sæpe elon-
gatis. » La mention des feuilles pubescentes (folia juniora subpilosa)
dans le Prodromus de De Candolle (XII, pars 1, 53) est inexacte, et
en contradiction avec le texte de Willdenow cité plus haut. La pré-
dominance des tissus de soutien et l’apparence suffrutescente de la
plante, dues, comme je l’ai dit, aux conditions elimatologiques, ne
justifient pas sa distinction spécifique; pas plus que les variations
légères des feuilles et des fleurs. En rapportant ce Solanum à titre de
simple variété à S. nigrum L., il importe donc de lui restituer son
De À
758 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (8}
nom primitif, et de l’appeler, par conséquent, S. nigrum var. suffruti-
cosum ! C’est, du reste, l'opinion qui prévaut auprès de MM. Battandier
et Trabut (Flore d'Algérie I, 620) et de MM. Bonnet et Barratte
(Cat. pl. vasc. Tunisie p. 306), qui indiquent, dans le Nord de l’Afrique‘
le S. nigrum L., comme annuel, bisannuel, vivace et même subligneux
par induration (S. suffruticosum Schousb.). :
D’ X. Gizror.
1639. Quercus Ilex L. var. mirabilis Albert.
Cette variété est surtout remarquable par la dimension extraor-
dinaire de ses feuilles oblongues-lancéolées dont quelques-unes atteignent
un décimètre de longueur. Elles sont entières ou portent parfois
quelques dents superficielles. Le gland est assez gros, oblong, atténué
au sommet, enveloppé, à la maturité, jusqu'au tiers par la capsule
arrondie à la base et dont les écailles lancéolées aiguës ne sont pas
complètement apprimées.
À. ALBERT.
ÿ Décès de Monsieur F.-0. Wolf. — La Société pour l'étude de
la flore franco-helvétique vient d’être profondément éprouvée par la
perte qu’elle vient de faire en la personne de M. F.-O. Wolf de Sion.
Le Comité, interprète de tous les membres de la Société, exprime à
la famille de notre savant et regretté confrère ses douloureuses et
sympathiques condoléances.
Le Comité estimant qu'il y a lieu de donner une liste systématique
des plantes distribuées par la Société pendant les quinze premières
années, prie les confrères de signaler les rectifications qu'ils eroiront
utiles pour faire une revision préalable. Les notes devront ètre
envoyées à l’un des membres du Comité. Elles seront publiées s’il ya
Heu sous la signature et la responsabilité de leurs auteurs après
entente avec le Comité. Ces notes seront un très utile complément pour
les Sociétaires, mais pour éviter toute polémique les auteurs sont priés
de rédiger leurs communications dans un esprit de simple discussion
scientifique.
759
>
LES EUPHORBIA CHINOIS
PAR
Mgr H. LEVEILLE.
On connaissait jusqu'ici 23 Euphorbes chinois. L'étude des matériaux
recueillis par Bodinier et ses collaborateurs les R. P. Cavalerie et
Esquirol et le Fre Ducloux nous ont permis d'ajouter à ce nombre cinq
nouveaulés.
Nous avons pu en outre nous rendre compte de la présence en Chine
d'un Euphorbia cactiforme que nous rattachons à l’E. trigona Haw. et
aussi de l'E. Lathyris L. Le premier a été indiqué au Kouy-Tchéou par
le regretlé Bodinier dont nous avons le témoignage écrit et formel. Nous
possédons le second dans l’herbier de l’Académie.
Par contre nous avons acquis la conviction que l'E. sanguinea Hochst.
et Steud. a du être confondu avec une forme de l’Æ. microphylla Heyne
ce qui expliquerait que MM. Forbes et Hemsley n'aient pu retrouver les
échantillons de cette espèce dans l’herbier de Kew. Enfin Bodinier a con-
fondu dans son herbier I’E. Atoto Forst. avec l'E. pilulifera L. Nous
donnons la clef analytique des espèces que nous faisons suivre de l’énu-
mération succinte des espèces disposées par ordre alphabétique, l’ordre
d’affinite se trouvant indiqué dans la clef. Pour les espèces anciennement
connues nous donnons toujours la référence au Prodrome de de Candolle
où les Euphorbes furent traitées de main de maître par Boissier.
Clef des Euphorbia de Chine.
n Plante a tige; de Bactuss.... 2. 3a nee E. trigona.
10.
1
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
mn TRS PIS Te PSS CS Ten TS Denn
mn 0 mn TS, TX,
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SsÉR.). 1905 (2)
Plante aphylle ou à feuilles plus étroites que la tige
NON NE ON NE LAS rt MEURT RE ES
Espèces microphylles : feuilles de 1 cm. au plus de
longueur, sur 4-5 mm. de largeur..............
NON. mer Re ee a A Re AE
Keuillestentieres an Ne ete ee
Feuilles dentees ou serrulées....................
Feuilles palmatinervees, cordees ä la base..........
None ws er RR ee
Feuilles ne dépassant pas 5 mm. de long..........
Feuilles de 4 cm. environ de long ; entrenœuds dou-
bles.desstenilles ts sr ern
Feuilles supérieures ayant 1-2 capsules à leur aisselle
Feuilles supérieures ayant 3-6 capsules à leur aisselle
Plante très luisante à capsule bacciforme non à 3
COMMON AN en ee ae ee ee
Bractées d’un beau jaune; larges feuilles nériiformes
Non ee ee ea ne
Fleurs nombreuses en glomérules terminaux ou axil-
laires sur des pédicelles velus roux.............
NON RS Rp ete ete ee
Hires Velues = an. nee
iges, glahbresıu ge ar. u ee
Feuilles supérieures verticillées par 3 ou par 4: les
inférieures alternes, à grosses dents............
Cornes des glandes charnues et étroitement réfléchies
Glandes linéaires à cornes très courtes......,... ..
Feuilles très obtuses, denticulées à la loupe; capsules
MELTUQUEUSES U ne LCR Re CORRE ARC
Feuilles plus ou moins aiguës; capsules non verru-
QUEUSCS AE ARR An
E. Tirucalli.
3
E. Lathyris.
L,
E. Sparmanni.
E. Stracheyi.
8.
E. humifusa.
E. microphylla.
E. thymifolia.
E. lucidissima.
10.
E. chrysocoma.
11.
E. pilulifera.
12.
13.
15.
E. Cavaleriei.
14.
E. pekinensis.
E. pilosa.
16.
18.
E. Helioscopia
17
E.hippocrepica.
E. Erythræa.
19:
22.
E. altaica.
(3) H. LEVEILLE. LES EUPHORBIA CHINOIS. 761
20 wesupulesileserement imbhriéess "200 eee E. hypericifolia
78 | Stipules entières ou dentées..................... 21.
2] SHpUIeS dentieuleess wu aa. ee E. serrulata.
Be Stipulesventienes an nl. Mae. E. bifida.
99 Feuilles, au moins les inférieures nettement aiguës. 23.
Re Bemllessobtuses 1, 2 nn) Ann TR nes rs 26.
29. Glandes stipitées, peltées : tiges nombreuses ....... E. prolifera.
RICE EE LE A ES AN SN RAR 24.
9% | Feuilles ombellaires lancéolées ou lineaires........ 25.
Ti Feuilles ombellaires ovales-triangulaires........... E. Esquiroli.
Feuilles ombellaires lanceolees................... E. Esula.
2. Feuilles ombellaires linéaires, dilatées ou trilobées à
GE IE RCE R a Et es ke ns E. lunulata.
26 | Capsule nettement verruqueuse .................. 27.
j Capsule lisse, ponctuée ou rugueuse ....,..,...... 28.
97, | Lobes de l’involucre tronqués-dentés ............. E. altaica.
© | Lobes de l’involuere rétus-ciliés. ................ E. Jolkini.
98 Plante frutescente à rameaux noueux aux articulations E. Atoto.
ous None A NT diet ee ee 29.
29 Tige simple; feuilles supérieures verticillées par 4-3. E. Pallasii.
Fa NON ee ne A ae A tee 30.
Feuilles ombellaires ovales ou oblongues; capsule
30. lissesglahre.\.. a2... ns ne 31.
Feuilles ombellaires lancéolées ; capsule ponctuée... E. Esula.
3] Heuillestépaisses obtuses.... 22.2.2022. 20. E. Henryi.
= Feuilles minces, rétuses-mucronées.........,..... E. Bodinieri.
Enumération des espèces.
1. — E.altaica C. A. Mey. in Ledeb. Fl. Alt. IV, 190 ; DC. Prodr. XV, 2, 128.
Kan-Sou.
2. — E. Atoto Forst. Fl. ins. Austr. Prodr. 36; DC. Prodr. XV, 2, 12.
Formose; iles des Pirates; Hong-Kong; Hou-Nan.
3. — E. bifida Hook. et Arn, Bot. Beech. Voy. 213; DC. Prodr. XV. 2, 25,
Kouang-Tong.
%. — E. Bodinieri Levl. et Vant. sp. nov. Typus in herb. Acad. geogr. bot.
— Planta glabra, 70-80 cm. alta; caulis striatus, inferne nudus et rubescens;
folia lanceolato-linearia, in petiolum attenuata, refracta, medio caule conferta,
ad apicem retusa et mucronata; umbellaria lanceo-ovata vel oblonga; floralia
reniformia obtusa; umbella, 5-radiata, radiis dichotomis; capsula lævis ; semine
lævi, nigro, ovato et minute carunculato.
e
762 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (4)
Kouy-Tchéou, entre Hin-y-Hien et Hin-y-Fou, bords d'un ruisseau,
13 avril 1897 (Em. Bodinier).
5. — E. Cavaleriei Levl. et Vant. sp. nov. Typus in herb. Acad. geogr. bot.
— Planta molliter et dense pubescens, 80 cm. alla; caulis ad basin squamis
obtusis, nigrescentibus et dense imbricatis munitus; folia superiora ovato-lanceo-
lala, 3-4 verticillatas inferiora alterna, petiolata, remote et grosse dentata; folia
umbellaria ovata; floralia rotundata, apiculata; umbella subsimplex 5-radiata:
capsula verrucosa.
Kouy-Tchéou : route de Tsin-Chen à Gan-Pin, 8 mai 1904, no 2141
(J. Cavalerie).
6. — E. chrysocoma Lévl. et Vant. sp. nov. Typus in herb. Acad. geogr. bot.
— Planta glaberrima, simplex vel ramosa, 70-80 cm. alta: folia 10 em. longa,
2 cm. lata, breviter petiolata, illa Eprlobii spicati referentia, margine interdum
revolula, sparsa; umbellaria breviora sed similia, venosa; floralia ovata, venosa,
pulchre lutea; umbella simplex, brevis, 4-5 radıata; capsula lævis: semine
nigrescente.
Kouy-Teheou : mont de Lou-Tsong-Koan, bord des ruisseaux, 1er juin 1897,
no 1615 (J. Bodinier).
Var. glaucophylla var. nov. — Folia subtus perfecte glauca; floralia et
umbellaria aurea; caulis glaucescens.
Yun-Nan : environs de Yun-Nan-Sen, My-Tsao, Te-Tse-Sen, bord des torrents
de la montagne et plaine, mars 1897, no 118 (Ducloux).
7. — E. Erythræa Hemsl. in Enum. of all the Plants knowu from China,
etc., II, 412.
Hou-Pé.
8. — E Esquirolii Levl. et Vant. sp. nov. Typus in herb. Acad. geogr. bot.
— Planta glabra, 70 cm. alta; caulis striatus; folia lanceolata, inlegra, acumi-
nala ad basim conspicue et sensim attenuata; umbellaria rhomboido-triangularia
valde acuminata, floralia cordiformia: umbella composita, 5-radiata, radiis,
bidichotomis; capsula lævis; semine lævi, nigro, globoso, late carunculato.
Kouy-Tchéou : Pin-Fa, 12 mai 1902, no 1321 (J. Cavalerie).
9. — E. Esula L. Sp. Pl., 641, DC. Prodr. XV, 2, 160.
Pe-Tehe-Li; Chin-King; Chan-Tong; Hou-Pé; Corée et archipel Coréen.
Yun-Nan : environs de Yun-Nan-Sen, abonde sur les collines seches au pied
de la montagne, tombeaux, talus de rizieres, mars 1897 (E. Bodinier).
10. — E. Helioscopia L. Sp. Pi. 459. DC. Prodr. XV, 2, 136.
Kiang-Si; Hou-Pé; Chen-Si; Kan-Sou; Hong-Kong: Archipel Coréen et îles
Liou-Tchéou.
Chang-Hay, CC; Kouy-Teheou, environs de Kouy-Yang, répandu dans les
cultures (Bodinier).
() H. LEVEILLE LES EUPHORBIA CHINOIS. ; 763
11. — E. Henryi Hemsl. in Enum. of all the Plant. known from China,
elc., IL, 413.
Hou-Pé.
12. — E. hippocrepica Hemsl. Ibidem.
Hou-Pe.
13. — E. humifusa Willd. Enum. Pl. Hort. Berol. Suppl. 27; DC. Prodr.
XV, 2,3.
Du Pé-Tche-Li et du Chin-King au Seu-Tchuen, Hou-Pé; Formose.
Pékin : environs des Trappistes (Fr. Francois) el jardins (Bodinier),
août 1888.
La plante rougit tout entière à la maturité.
14. — E. hypericifolia L. sp. Pl. 454; DC, Prodr. XV, 2, 23.
Kouang-Tong.
Hong-Kong, bord sablonneux de la mer à Deep Water Bay et plage sablon-
. neuse de l'Ile Verte, 31 juillet 1895, 18 août 189%. Rare, n° 783 (Bodinter).
15. — E. Jolkini Boiss. Cent. Euphorb. 32. Ic. Euph. t. 71, DC. Prodr.
XV 2, 121: Y
Yun-Nan; Formose; îles Liou-Tchéou.
16. — E. Lathyris L. Sp. Pl. 655; DC. Prodr. XV, 2, 99.
Yun-Nan : environs de Yun-Nan-Sen, bord des ruisseaux, plaine (près du
1 Collège), 19 ınars 1897 (Ducloux); Kouy-Tchéou : Kouy-Yang-Fou, dans les
jardins, les cultures, 10 mai 1897, no 1590 (Bodinier).
17. — E. lucidissima Levl. et Vant. sp. nov. Typus in herb. Acad. geogr. bot.
— Planta glaberrima, perlucida; foliis abunde et pulchre venoso-reticulatis; caulis
suffrulescens ; caulium sterilium folia ovata; fertilium vero late connata nec non
umbellaria et floralia patellam orbicularem efformantia; umbella bitrichotoma,
flores albido-lutei; glandulæ longe stipitatæ, breviter cornutæ; capsula bacei-
formis et monococca, stylo unico apice tridentato.
Kouy-Tcheou : sud de Tin-Fan, voute des rochers, oct. 1904, no 1881
(J. Cavalerie).
18. E. lunulata Bunge, Enum. PI. Chin. Bor. 59; DC. Prodr. XV,
2, 162.
Pé-Tché-Li; Chin-King; Chan-Tong; Mongolie orientale. Nous la possédons de
Pékin où elle est C (Bodinier).
19. — E. microphylla Heyne in Roth. Nov. Sp. 229 (E. serpens Boiss. in
DC. Prodr. XV, 2, 30; E. Heyneana Boiss. Ibid, 35. E* Clarkeaua Hook. f, in
Fl. of Brit. India V, 253).
Hong-Kong, Rohinson Road, juin 1894, no 662 (Em. Bodinier).
Bodinier avait récolté cette plante sous le nom de E. sanguinea Steud. et
Hochst.
764 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906 (6)
20. — E. Pallasii Turcz. in Bull. Soc. Nat. Mosc. XXVI, 1, 358; DC
Prodr. XV, 2, 114.
Chin-King; Dahurie et Mandchourie.
21. —E. pekinensis Rupr. in Maxim. Prim. Fl. Amur. 239; DC. Prodr.
RV.2,121.
Pé-Tché-Li, Chin-King ; Chan-Tong; Che-Kiang; Kiang-Si; Hou-Pé; Kouang-
Tong; archipel Coréen. Pékin, parc impérial de Pan-Chan, bord des eaux,
mai 1889; no 34 (Bodinier).
22. —E. pilosa L. Sp. Pl. 659; DC. Prodr. XV, 2, 116.
Che-Kiang; Hou-Pé; Seu-Tchuen.
23. — E. pilulifera L. Sp. Pl. 454; DC. Prodr. XV, 2, 21.
Chine méridionale; Formose; îles Liou-Tchéou; Hong-Kong: Pokfulum, Rich.
Terrace, CC, routes, jardins, cultures, friches, 31 mai 1893; 14 juin 1894:
1% juillet 1895; no 398 (Bodinier).
24. — E. prolifera Hamilt. in Don, Prodr. Fl. Nep. 62 (E. nepalensis Boiss.
in DC. Prodr. XV, 2, 157).
Yun-Nan.
E. sanguinea Hochst. et Steud. ex Boiss. in DC. Prodr. XV, 2. 35.
Kiang-Sou; Hong-Kong. A dû être confondu avec l'E. microphylla Heyne que
nous possédons justement de Hong-Kong sous le nom de sanguinea. Aussi inscri-
vons-nous cette espèce, jusqu'à plus ample informé, sans numéro.
25. — E. serrulata Reinw. ex Blume Bijdr. 635; DC. Prodr. XV, 2, 25.
Formose; Kouang-Tong; Hou-Nan; îles Liou-Tchéou. 6
26. — E. Sparmanni Boiss. Cent. Euphorb. 5 (E. ramosissima Boiss. in DC.
Prodr. XV, 2, 14).
Iles Borodino.
27. — E. Stracheyi Boiss. in DC. Prodr. XV, 2, 114.
Seu-Tchuen.
28. — E. thymifolia L. sp. Pl. 454; DC. Prodr. XV, 2, 47.
Chan-Tong; Formose; îles Pescadores; Kouang-Tong. Hong-Kong : prairie
sablonneuse au bord de la mer, à Deep Water Bay, sur les routes, 18 août 189% ;
baie de Chay Ouan, dans les sables maritimes, 17 oct. 1895; no 772 (Em.
Bodinier).
29. — E. Tirucalli L. Sp. Pl. 452; DC. Prodr. XV, 2, 96.
Hong-Kong : route d’Aberdeen, rochers près des cimetières, 10 mai 1893:
22 août 189%; 15 avril 1895, no 867 (Bodinier).
30. — E. trigona Haw. PI. Succul. 127.
Hong-Kong et sur le continent vis-à-vis Hong-Kong, AC. planté en haie autour
des cultures, 2 janv. 1895; no 1014; Kouy-Tchéou (Bodinier).
eh ———
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
(Suite !).
HAMAMELIDEZÆ.
Parrotia Persica (DC.) C. A. M. — Boiss. fl. Or. II, 818. — Buhse,
Aufz. 105. — Freyn, Sint.-Masend. p. 17 (849).
In silvis prope Rescht (28. IV. 1902; n° 8240). — In valle inferiore
fluvii Sefidrud, inter Rustamabad et Imamsade-Haschim (2. V. 1902;
deflor. ; n° 8239; ibidem 12. I. 1892; cum floribus præcocibus).
UMBELLIFERÆ.
Hydrocotyle vulgaris I. — Boiss. fl. Or. II, 820.
Enseli, in arenosis graminosis ad mare Hyrcanum prope Kasian (23.
IV. 1902; n° 7161).
Neu für das Gebiet, doch auch aus der Umgebung von Astara nach-
gewiesen.
Hydrocotyle natans Cyr. — Boiss. fl. Or. II, 820. — H. ranunculoides
L. 6. natans Urb. — Buhse, Liste p. 48. — Lipsky, pl. Ghilan. p. 225.
escht, in aquis et fossis gregarie (27. IV. 1902; flor.; n° 7162).
Lipsky sammelte ebenda auch die H. Asiatica L.
Eryngium Billardieri Laroch +. Nigromontanum (Boiss. et Buhse pr.
Sp.) = y. meiocephalum Boiss. fl. Or. II, 825. — Buhse, Aufz. 95.
Elburs occid., in regione alpina et subalpina ubique gregarie autumno
florens: prope Asadbar, 2500 m. s. m. (26. VI. 1902; no 7158). — In
monte Lare-Kuh, inter Saigan et Junesar; 2400 m. s. m. (13. VII. 1902;
n° 7457). — In valle fluvii Lar, in declivitatibus montium vulgatum,
1 Fortsetzung aus : Tome IV (1904) n. 11, 12 u. Tome V (1905) n. 1, 2, 7-10.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1906. 50
Bee a nn.
766 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sée.). 1906 (132)
2500 m. s. m. (14. VIL 1902; n° 7159). — In regione inferiore monlis
Demawend, prope Pelur; 2100 m. s. m. (14. VII. 1902; n° 7157). —
Auf Hügeln nördlich der Stadt Kaswin in etwa 13-1400 m. Höhe traf
ich ein nicht blühendes Eryngium, das nach der Blattgestall exact mit
Exemplaren des von mir am Hermon in Syrien und in Kurdistan gesam-
melten typischen E. Billardieri Laroch übereinstimmt (16. V. 1902;
no 7160).
Berichtigung: E. Bungei Boiss. fl. Or. II, 824, bisher nur aus der
Provinz Khorassan des nordöstlichen Persiens bekannt, gesammelt von
Bunge (« ex unico specimine semipedali descriptum ») ist eine durch
ganz Persien verbreilete Pflanze: Ich selbst sammelte sie 1. J. 3892 oft-
mals in der Provinz Kerman, sowohl im Hügelland, bei 2000 m. Meeres-
höhe, als im Hochgebirge des Kuhi-Dschupar und Kuh-Nasr bei 2900-
3000 m. (Bornm. n° 3792, 3795, 379% als E. Kermanense Bornm.), ferner
in der Provinz Yesd am Schirkuh (nur die sehr charakteristischen
Blätter); Strauss sandte von dieser gleichen Art Exemplare aus West-
Persien ein, die er bei Dschekab, zwischen Sultanabad und Kaschan ge-
legen, angetroffen hatte (VIE. 1905; herb. Bornm.). Ausserhalb Persiens,
in Transkaspien, hat schliesslich Sintenis E. Bungei Boiss. bei As-chabad
neuerdings (26. V. 1900) zahlreich eingesammelt, so dass diese Rarität
nunmehr in Herbarien reichlich verbreitet sein dürfte.
Bupleurum protractum Link et Hoffm. 8. heterophyllum
(Link); Boiss. fl. Or. Il, 836.
In valle fluvii Sefidrud, 300 m. s. m. (7. V. 1902; flor.; n° 7142). —
Inter Mendschil et Patschinar, in planitie, 4-600 m. s. m. (12. V. 1902;
no 7143). — Neu für das Gebiet !
Bupleurum Gerardi All. (Boiss. fl. Or. II, 845. — Buhse, Aufz. 97)
var. patens (Rchb.) Briq. f. trichoides Wolff in litt. a. 1906.
In valle fluvii Sefidrud, prope pagum Rudbar, 300 m. s. m. (5. V. 1902;
n° 4146). — Prope Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; n° 7144), et
Patschinar, 600 m. s. m. (12. V. 1902; no 4145).
Bupleurum linearifolium DC. — Boiss. fl. Or. Il, 849.
In regione alpina m. Elburs occid., in jugo Kendewan; 2500 m. s. m.
(23. VI. 1902; 7147). —
In valle Lur, prope Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902; n° 7148).
— Alpes Totschal, in subalpinis supra Scheherisianek ; 2300 m. s. m.
(6. VIL 1902; no 7149).
Trinia Hoffmanni M. B. — Boiss. fl. Or. II, 853.
In declivitatibus saxosis supra Rudbar in valle fluvii Sefidrud, 500 m.
s. m. (7. V. 1902; flor.; n. 7133).
Neu für das Gebiet.
Reutera tragioides Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 862.
Alpes Totschal, in lapidosis prope Scheheristanek in valle Dosderre,
2300 m. s. m. (15. VI. 1902; no 7197). — In valle Lur, 2200 m. s. m.
(6. VII. 4902; no 7196). — In districtu Talkan (Talagon), prope Dschoistan,
2000 m. s. m. (27. VI. 1902; no 7195).
Reutera aurea (DC.) Boiss. — Boiss. fl. Or. IT, 863.
In apricis aridis supra Ask an basin montis Demawend, 2000 m. s. m.
(18. VII. 1902; no 7184).
(133) 93. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 767
Pimpinella affinis Ledeb. — Boiss. fl. Or. II, 868. — Buhse, Aufz. 96
als P. Reuteriana. — Freyn, Sint.-Masend. p. 17. (849).
In valle fluvii Sefidrud, inter Rustamabad et Kudum ; 100 m. s. m. (30.
VII. 1902; 7182).
Elburs occid., in valle Lur, 21-2200 m. s. m. (16. VI. 1902; no 7194).
Es bestätigt sich damit das von Duhse (in Liste S. 17) in Frage
gestellte Vorkommen dieser Art in der subalpinen Region (,„Biaban‘“).
Pimpinella Tragium Vill. — Boiss. fl. Or. II, 871. — Buhse, Aufz. 96.
In rupestribus tolius regionis subalpinæ et alpine m. Elburs; in valle
Lur 21-2200 m. prope Meidanek (9. VI. 4902; n° 7189) el Getschesär
(20. VI. 1902; 7190). — Alpes Totschal, prope Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (11. VI. 1902; no 7191) et Ahar, 2000 m. s. m. (11. VIL 1902;
n° 7195). — In monte Lare-Kuh, prope Junesar, 2700 m. s. m. (13.
VIT. 1902; no 7192).
Carum Carvi L. — Boiss. fl. Or. II, 879. — Buhse, Aufz. 96.
Elburs oceid., in valle Lur; 21-2200 m. s. m. (21. VI. 1902; no 7141).
* Bunium elegans (Fenzl) Freyn Oest. Bot. Zeitschr. 1892, 83. —
Carum elegans Fenzl. — Boiss. fl. Or. Il, 882.
In planitie prope Teheran, ad pagum Schahabad, 1200 m. s. m. (23. V.
4902 ; no 7139). — In reg. subalpina Jugi Elbursensis oceid. in valle Lur
prope Gelschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1905; no 7138).
Bunium cylindricum (Boiss. et Hohen. Diagn. I, 10, 23) Freyn l. ce.
(„.eylindraceum“). — Boiss. fl. Or. II, 885 (sub Caro).
Alpium Totschal in declivitatibus saxosis supra Imamsade-Davud;
2600 m. s. m. (29. V. 1902; no 7134); ibidem in jugo Lädd et in valle
Dosderre 26-3000 m. s. m. (30. V. et 4. VI. 1902; n° 7136 et 7137).
Grammosciadium platycarpum Boiss. et Hausskn. — Boiss. fi. Or.
li, 900. — Curopodium meoides Stapf et Wettst., Erg. d. Polak. Exp. I,
49: 1886; vergl. Bornm. in Beihefle zum Botan. Centralbl. XIX, II,
p. 260 (1905).
In regione alpina montis Totschal, in valle Dosderre versus jugum
Lädd, 25-2700 m. s. m. (30. V. et 4. VI. 1902). — Elburs occid., in jugo
Kendevan, 27-3000 m. s. m. (23. VI. 1902; no 7130). — Ibidem, in
districtu Talkan in alpıbus supra Dschoistan inter Disan et Piastschal,
2900 m. s. m. (27. VI. 1902; n° 7132).
Chzerophyllum macropodum Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 904.
Alpes Totschal, in latere boreali prope Scheheristanek, in aridis decli-
vitalibus saxosis herba vulgatissima, 22-2300 m. s. m. (7. VIL et 6. VI.
1902; flor. et c. fruct. mat.; n° 7205 et 7206). — In valle Lur, prope
Getschesär 21-2200 m. s. m. (20. VI. 1902; no 7207).
Diese in den Hochgebirgstälern des Elburs ausserordentlich gemeine
an vielen Plätzen gregarisch auftretende Umbellifere höchst auffälliger
Tracht („species curiosa“) ist von Kotschy und Anderen völlig übersehen
worden und ist bisher nur aus dem Süden und Südwesten Persiens ver-
zeichnel gewesen. Sonst nur noch aus Assyrien vom Nal Kuh durch
Aucher bekannt, begegnete mir dieselbe im Zagrosgebirge auf dem
Händarin bei Riwandous türkischerseits hart an der persischen Grenze
(21. VI. 1893; Bornm. n° 1290).
Chærophyllum macrospermum (Willd.) F. et M. — Boiss. fl. Or. H,
905. — Buhse, Aufz. 109.
768 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (134)
Elburs oceid.; in valle prope Asadbar; 2500 m. s. m. (2. VII. 1902;
no 7208; flor.).
Anthriscus nemorosa M. B. — Boiss. fl. Or. Il, 911. — Buhse,
Aufz. 103.
Ad basin septentr. alpium Scheheristanek, 2200 m. s. m. (12. VE 1902;
no 7209).
* Anthriscus Cerefolium Hoffm. ß. trichosperma Schult. (pr. sp.)
Endl. — Boiss. fl. Or. II, 913.
In valle Sefidrud, in dumetis prope Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902;
n° 7210).
Boissier stellt A. trichosperma Schult. (als forma fr. aculealo) zu den
Synonymen von A. Cerefolium Hoffm., auch aus Buhse’s Liste ist nicht
ersichtlich, ob beide Formen im Gebiet vorkommen, bezw. ob Bunge’s
Pflanze die typische kahlfrüchtige Form darstellt.
Scandix Iberica M. B. — Boiss. fl. Or. II, 915.
In parte inferiore vallis Sefidrud, inter Imamsade-Haschim et Rustama-
bad (2. V. 1902; no 7218).
Neu für das Gebiet.
Scandix pinnatifida Vent. — Boiss. fl. Or. I, 915. — Buhse, Aufz.
102. — Stapf, Polak. Exp. II, 54.
Inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (11. V. 1902; no 7211).
— In planitie prope Kaswin et ad pagum Hesarek inter Kaswin et Tehe-
ran, 12-1300 m. s. m. (20. et 22. VI. 1902; no 7212 et 7213). — Ad basin
montium Totschal prope Ferasad; 1700 m. s. m. (28. V. 1902; no 7214).
— In valle subalpina lateris borealis (m. Totschal) prope Scheheristanek,
2200 m. s. m. (6. VI. 1902; no 7215).
Scandix Aucheri Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 916.
Ad basin meridionalem alpium Totschal, ad pagum Ferasad, 17-1800 m.
(29. V. 1902; n2 7216 et 7217).
Neu für die Flora des nördlichen Persien.
Conium maculatum L. £. leiocarpum Boiss. — Boiss. fl. Or.
1, 922.
Elburs, in ineultis prope Ahar; 2020 m. s. m. (10. VIT. 1902; no 7180).
Aus dem weslwärts angrenzenden Gebiet (bei Ardebil) bereits von
Buhse nachgewiesen.
Trachydium depressum Boiss. — Boiss. fl. Or. I, 929. — (Syn.:
Reutera caroides Freyn et Bornm. Bull. de l’Herb. Boiss. V. 610; 1897).
In regione alpina nivali m. Totschal, 36- 7e m. s. m. (8. VII. 1902;
n° 7996). — Ibidem, in jugo Lädd, 3100 m. s. m. (&. VI. 1902; no 7227).
— Ad nives deliquescentes alpis Häsanischal (ad basin cacuminis Tachti-
Soleiman), 40-4100 m. s. m. (29. V. 1902; no 7225).
Prangos ferulacea (L.) Lindl. — Boiss. fl. Or. II, 937.
In valle subalpina prope Scheheristanek alpium Totschal, 2900 m. s. m.
(13. VI. 1902; ne 7150). — Montis Demawend in regione alpina, 3000 m.
s. m. (18. VIL 1902; no 7151).
Prangos Den DC. — Boiss. fl. Or. Il, 940. — Buhse, Aufz. 104.
Alpes Totschal, in valle ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (31. V. 1902;
n° 7155). — In valle Lur, prope Getschesär, 22-2300 m. s. m. (18. VL
1902; n° u) — Ditionis urbis Kaswin in jugo Charsan, 1800 m. s. m.
(13. V. 1902 ; n0 7154).
(135) 5. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 769
ß. brachyloba Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 941.
Prope Scheheristanek (in subalpinis alpium Totschal), 2200 m. s. m.
(7. VI. 1902; no 7155).
* Prangos odontoptera Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 942. — Stapf, Polak.
Exp. II, 54.
In planitie arıda lapidosa inter Kaswin et Teheran. ad pagum Husch-
kerabad, 12-1300 m. s. m. (21. V. 1902; fl. et fruct.; n° 7152).
* Echinophora platyloba DC. — Boiss. fl. Or. I, 949.
Kaswin, in planitie ad basin montium, 4900 m. s. m. (16. V. 1902; fol.:
no 7202).
Fehlt in Buhse’s Liste, wird aber bereits in Boiss. fl. Or. 1. ec. für
Teheran angegeben. Ich traf nur Blätter dieser in Persien weitverbrei-
teten, leichtkenntlichen, herbstblühenden Wüsten-Dolde an, die mit
meinen Exemplaren von Schiras und aus den Provinzen Yesd und Ker-
man gut übereinstimmen.
Pycnocycla spinosa Decsn. — Boiss. fl. Or. II, 952.
In aridis lapidosis inter oppidum Demawend et Teheran, ad fluvium
Dschadsche-rud, 1400 m. s. m. (21. VIE 1902; fruct. ; no 7205).
Seseli Olivieri Boiss. — Boiss. fl. Or. I, 966.
Prope Germabdar in valle superiore fluvii Dschadsche-rud, in rupibus
monlis Lare-Kuh, 2400 m. s. m. (12. VII. 1902; no 7198).
Diplotænia cachrydifolia Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 981.
Alpes Totschal, in latere septentrionali in valle pagi Scheheristanek
hinc inde. 22-2300 m. s. m. (13. VI. et 7. VII. 1902; flor. et fruct.;
no 7168 et 7169). — Elburs oceid., in distrietu pagi Asadbar præsertim
versus jugum Gerdene-Bary ubicunque gregarie el copiosissime, 2400-
3000 m. s. m. (2. VIL 1902; no 7166). — In districtu Talkan (Talagon)
prope pagum Norion, 2400 m. s. m., raro (30. VI. 1902; no 7167).
In der Umgebung von Asadbar, gegen Gerdene-Bary, bedeckt diese
über mannshohe prächtige Dolde weit und breit alle Täler und Berg-
lehnen, auch jenseits der Passhöhe ist sie noch häufig. verschwindet aber
dann gänzlich. Bei Norion und Scheheristanek traf ich nur kleine Kolo-
nien an, sonst begegnete sie mir nirgends wieder.
Ferula ovina Boiss. — Boiss. fl. Or. IL. 987.
Ad basin borealem alpium Totschal prope Scheheristanek, 22-2400 m.
s. m. (7. et 13. VI. 1902; flor.; no 7170 et 7171; edit. sub F. galbaniflua
Boiss. et Buhse); persice : Kuma, Kumar.
Ferula galbaniflua Boiss. et Buhse. — Boiss. fl. Or. II, 988. -— Buhse,
Aufz. 99.
Elburs oce., in valle Lur, prope Getschesär in declivitalibus saxosis;
22-2300 m. s. m. (22. VI. 1902; fruct.; n° 7172). — In latere australi
montis Demawend, 28-3000 m. s. m., copiosissime et gregarie (18. VI.
1902; fruct. mat.; n° 7173).
Ferula Persica Willd.? — Boiss. fl. Or. II, 992. — Buhse, Aufz. 98
(sub F. puberula).
Elburs oceid., in valle Lur ad pagum Getschesär, 22-2300 m. s. m.
(22. VI. 1902; fr.; no 7174). — Differt a typo segmentis majoribus secus
coslam cunealim decurrentibus.
Johrenia platycarpa Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1012.
770 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Que sér.). 1906 (136)
In eollibus aridis prope oppidum Demawend, 2300 m. s. m. (20. VI.
1902; no 7237) et inter Demawend et Teheran in saxosis prope fluvium
Dschadsche-rud (21. VIT 1902; n° 7238).
Diese Art ist, wie man aus Boissier’s Standortsangabe entnehmen
könnte, keineswegs eine Hochgebirgspflanze, auch in Buhse’s Liste ist
sie nur fraglich zur Region V (Särhädd) gestellt, sondern sie ist ein
Bewohner des Hügellandes der steinigen heissen Steppe.
Peucedanum petiolare (DC.) Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1015.
In convallibus prope Scheheristanek alpium Totschal, 22-2300 m. s. m.
(15. VI. 1902; flor.; n° 7235); ibidem prope Imamsade, 2600 m. s. m.
(29. V. 1902; fol.; n° 7236).
Peucedanum polyscias Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1017.
In saxosis prope Rudbar in valle fluvii Sefidrud, 300 m. s. m. (4. V.
1902; absque flor.; n° 7234).
Ebendaher schon durch Haussknecht bekannt geworden. mil dessen
Exemplaren übereinstimmend.
Peucedanum Aucheri Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1022
Alpes Totschal, ad basin montium in convallibus prope Scheberistanek,
2200 m. s. m. (9. et 12. VI. 1902; flor. et fr.; ne 7241 et 7242). — Ad
radices monlis Demawend in aridis inter Pelur et Rene, 2300 m. s. m.
(17. VI. 1902; fruct.; ne 7243). — Lipsky (Petersburg) hatte die
Freundlichkeit, die Pflanze zu revidieren; das im Herbar Haussknecht
befindliche Exemplar vom Kuh-Gerr& in Luristan (vergl. Boiss. 1. €.) ist
eine auf die Diagnose von P. Aucheri gar nicht passende Dolde anderer
Verwandtschaft. Auch Th. Strauss sammelte unlängst (1903) P. Aucheri
am Schuturun-Kuh in Luristan. — In Buhse’s Liste der Pflanzen des
Elbursgebirges ist diese Art übersehen worden; sie ist aber von u;
mehrfach gesammelt. — Persisch : Busägg.
Peucedanum cervariifolium C. A. M. — Boiss. fl. Or. II, 1025.
Alpes Totschal, ad rivulos subalpinos prope Scheheristanek, 22-2300 m.
Sm. (7 NL 1902 : flor. et deflor.; n° 7239). — In valle Lur, prope
Getschesär, 2900 m. s. m. (4. VD. 1902: n° 7210), — Persice : Sialäm.
Zozimia absinthifolia (Vent.) DC. — Boiss. fl. Or. Il, 1037. — Buhse,
Aufz. 101. — Lipsky, pl. Ghilan. p. 226.
Baku (Transcaucasia), in collibus (19. IV. 1902; flor.; no 7229). — In
valle fluvii Sefidrud, prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 02; flor. ; n° 7230).
* Zozimia radians Boiss. et Hohen. — Boiss. fl. Or. II, 1037. — (fr.
0. Kuntze, A. H. Petrop. X. (1887) p. 193.
Alpes Totschal, in declivibus schistosis prope Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (1. VI. 1902; flor. et deflor.; 7. VII. fruet. mat.; n° 7231).
* Zozimia tragioides Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1038.
Alpium Totschal in summis cacuminibus, 3800 m. s. m. (9. VII. 1902;
flor.). — In monte Demawend, in latere meridionali, 3100 m. s. m. (16.
Vi. 4902; flor.; n° 7233).
Heracleum Persicum Desf. — Boiss. fi. Or. II, 1044. — Buhse,
Aufz. 101.
In vallibus alpium Totschal, præsertim ad rivulos regionis subalpinæ
prope Scheheristanek valde divulgatum, 2200 m. s. m. (12. VI. 1902;
flor. el deflor.; n° 7186); abunde quoque occurrit in districtu Talkan
(Talagon) et in valle Lur.
CN
nn
(137) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 7
Heracleum Anisactis Boiss. et Hohen. — Boiss. fl. Or. II, 1049.
In declivitatibus herbidis alpinis in latere meridionali montis Dema-
wend, 3000 m. s. m. (8. VII. 1902; fruct. mat. ; ne 7187); planta 2-3 pedalis
(non sesquipedalis) !
Stenotænia Elbursensis Bornm. nova species, ut videtur, ex affi-
nitate St. nudicaulis Boiss., eximie vero (sec. descriptionem) diversa follis
3-A(nec 2-3)-jugis, radiis 7-8 (nec 3), caulibus 3-plo fere majoribus 3-(non
1-)pedalibus, sed ob achænia matura omnino destituta vix describenda.
A St. tortyloide Boiss. et St. Haussknechtü Boiss. umbellulis multi-(nec 3-)
radiis differt. — St. macrocarpa Freyn et Sint. (0e. B. Z. 1892, p. 166)
species multiradia ex Armenia turcica sec. specimina originalia est planta
elata longe-ramosa foliis 6-8-jugis diversissima. — St. Sintenisii Freyn
(0e. B. Z. 1894, p. 102), species Anatoliæ borealis multiradia (radiis 2-6)
mihi ignota, est planta floribus purpureis et indumento sparsim et patule
pubescente (nec breviter tomentello) aliena foliis adhuc ignotis.
Elburs oceident., in valle Talkan (Talagon) in collibus aridis paulo
infra pagum Gerab ad viam versus Gattadeh, 23-2400 m. s. m. (27. Vi.
1902; flor.; n° 7185); specimina hujus plantæ raræ non edidi; ypus in
herbario meo tantum conservalur.
Malabaila Sekakul Russell 8. Aucheri Boiss. (pr. sp.) Bornm. — Boiss.
fl. Or. IT, 1057. — Buhse, Aufz. 101. (pr. sp.).
In valle fluvii Sefidrud, prope Rudbar et Mendschil, 3-500 m. s. m.
(7. et 10. V. 1902; no 7245). — In planilie arida inter Kaswin et Teheran,
12-1300 m. s. m. (23. V. 1902; no 7246). — Ad radices montis Dema-
wend, inter Pelur et Rene, 2300 m. s. m. (15. VIL 1902; fruct. mat.;
no 7247).
Opopanax Persicum Boiss. — Boiss. fl. Or. Il, 1059.
Alpes Totschal, in latere meridionali in faucibus supra Ferasad, 1900 m.
s. m. (29. V. 1902; flor.; n° 7183); habitu Smyrniopsidis Aucheri Boiss.,
quæ planta (florifera toto caelo simillima sed multo vegetior verticillatim
ramosa) mericarpiis dislinguitur. Opopanax Persicum Boiss. absque fruc-
ibus ab ea facile discernendum est umbellis longe radiatis radiisque
umbellæ pluribus; cfr. Bornm, exsicc. a. 1903 n 4260 in Assyria Kurdica
lectas, — Smyrniopsis Syriaca Boiss. fl. Or. 1, 928 = Opopanax Syriacum
Boiss. fl. Or. suppl. 271.
Orlaya platycarpos (L.) Hoffm. — Boiss. fl. Or. II, 1071.
In valle fluvii Sefidrud, prope Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902 ; no 7244).
Aus Persien anscheinend bisher nicht nachgewiesen.
Daucus pulcherrimus (Willd.) Koch. — Boiss. fl. Or. IL 1072. —
Lipsky, pl. Ghilan. p. 226.
Inter oppidum Demawend et Teheran, in aridis ad fluvium Dschadsche-
rud, 4400 m. s. m. (21. VII. 1902; fruct.; no 7179), forma transiens ad
D. Persicum Boiss.
* Daucus Persicus Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1072.
In valle fluvii Sefidrud, prope Rustamabad, 4-200 m. s. m. (2. V. 1902;
fler.; no 7177). — Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; flor.: n° 2178).
— Ad basin septentr. alpium Totschal prope Egil, A900 m. s. m. (41. VII.
1902; fr.; no 7180. — Ad montem Demawend. prope Rene, 2000 m. s. m.
(418. VII. 1902; fr. ; n° 7176).
772 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (138)
Psammogeton brevisetum Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1079). —
Athamanta grisea Siapf et Wettst. (Polak. Exped. II, 51; 1886) ex
Hausskn. herb.
Inter Kaswin et Teheran, prope Schahabad, in desertis, 12-1300 m.
s.m. (23. V. 1902; fl. et {r.; n° 7228).
Neu für das nördliche Persien.
Caucalis daucoides L. — Boiss. fl. Or. II, 1084. — Buhse, Aufz. 102.
In subalpinis alpium Totschal, prope Scheheristanek, 2200 m. s. m.
(3. V1..1902; fl. et fr. ; n° 7221).
Caucalis Stocksiana Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1086.
Transcaucasia, prope Baku (19. IV. 1902; n° 7201). — Inter Rescht et
Kaswin, prope Mendschil. 400 m. s. m. (10. V. 1902; no 7200). — Die
von mir 1. J. 4892-93 bei Buschir, Basra, Bagdad, Babylon als ,.C. lepto-
phylla L. forma!“ gesammelten Pflanzen (Bornm. n° 365, 366, 367, 368),
ferner Sintensis’ Exsiccaten (n° 550 als C. leptophylla) von Kharput
werden richliger zu C. Stocksiana Boiss. zu ziehen sein.
Turgenia latifolia (1..) Hoffm. Boiss. fl. Or. II, 1087.
Inter Kaswin et Teheran, prope Huschkerabad, 12-1300 m. s. m. (20.
v.4902; ne 7222).
Lisæa heterocarpa (DC.) Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1088.
Elburs occident.; prope pagum Dschoistan districtus Talkan (Talagon),
2000 m. s. m. (27. VI. 1902; fl. et fr. no 7199).
In Buhse’s Liste ist diese aus dem Gebiet schon durch Bunge nachge-
wiesene Art (bei Teheran) unerwähnt geblieben.
ARALIACEZÆ.
Hedera Helix L. — Boiss. fl. Or. IT, 1090. — Buhse, Aufz. 105. —
Freyn, Sint.-Masend. p. 17 (849).
In silvis inter Enseli et Rescht (9. I. 1892; flor. et fruct.; n° 3570);
ubique in silvis prope Rescht, ad Kudum abunde.
CORNACEZÆ.
Cornus australis C. A. M. — Boiss. fl. Or. II, 1092. — Buhse, Aufz.
105 (sub C. sanguinea). — Freyn, Sint.-Masend. p. 17 (849).
Rescht, in silvis prope Kudum (1. V. 1902; flor.; n° 7021).
CAPRIFOLIACEZÆ.
Sambucus Ebulus L. — Boiss. fl. Or. II), 2. — Buhse, Aufz. 106. —
Freyn, Sint.-Masend. p. 18 (850).
Rescht, in silvis ubicunque herba vulgatissima dumeta vasla formans
(observ.).
Lonicera Iberica M. B. — Boiss. fl. Or. II, 6. — Buhse, Aufz. 107.
In monte Demawend, in regione alpina lateris meridionalis, 3000 m.
s. m. (16. VII. 1902; fruct.; n° 7023) et ad basin montis in rupibus inter
Rene et Pelur (supra Ask), 2300 m. s. m. (18. VII. 1902; fruct. ; n° 7024).
|
1
we
(139) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS.
RUBIACEA.
Gaillonia Brugieri A. Rich. — Boiss. fl. Or. II. 14.
. Prope Patschinar, in aridis, 5-600 m. s. m. — Ad basin alpium Totschal,
prope Ferasad, 1600 m. s. m. (28. V. 1902; flor.; n° 7072).
Rubia tinctorum L. — Boiss. fl. Or. II, 17.
Ad radices montis Demawend, prope pagum Rene, 2000 m. s. m. (16.
VIT. 1902; no 7075).
Neu für das Gebiet.
Crucianella glauca A. Rich. ß. Gilanica Trin. (pr. sp.). — C. glauca
ß. laxiflora Boiss. — Boiss. fl: Or. III, 25.
Elburs oceid., in valle Lur, 2100 m. s. m. (9. VI. 1902; n° 7
l
076 f. glabra
Sy
el f. velulina). _ Ibidem, prope Getschesär, 2200 m. s. m. ( 71. 1902;
no 7077).
Nota: ,.C. disticha‘ in Sint. exsicc. ne 2841 — C. glauca A. Rich.
o.. genuina.
Crucianella suaveolens C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. III, 25. — Lipsky,
pl. Ghilan. p. 226.
In rupestribus aridis regionis calidæ, in valle fluvii Sefidrud prope
Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902; n° 7078).
Asperula stylosa Trin. — Boiss. fl. Or. II, 27. — Buhse, Aufz. 108.
In regione silvatica inferioris vallis fluvii Sefidrud, inter Imamsade-
Haschim et Rustamabad (29. VII. 1902; flor.; n° 7079).
Asperula glomerata (M. B.) Griseb. ee fl. Or. IN, 29.
In alpibus Totschal in vallibus prope Scheheristanek, 22-2400 m. s. ın.
(15. VI. 1902; n° 7085). — In valle Lur montium Elburs occid., 2200-
2300 m. s. m. (4. VII. 1902; n° 7086).
* Asperula bracteata Boiss. Diagn. I, 3. p. 29-30 (1843). — A. glome-
rala (M. B.) Griseb. ß. lalibracteata Fou — iss fl. Or. II. 29 (1875).
In as Jugis alpium Totschal, 3800 m. s. m. (8. VII. 1902; flor. ;
no 7081). — Ibidem in jugo Lädd, 30-3100 m. s. m. (4 VI. 1902:
n° 7083). — Elburs occid. in ditione pagi Asadbar in jugo Kendewan,
3050 m. s. m, abunde (23. VI. 1902; ne 7082). — Prope Piastschal
ditionis alpis Tachti-Soleiman, 3600 m. s. m. (30. VI. 1902 ; no 7082).
In Buhse’s Liste wird diese Art gar nicht, auch nicht im Sinne Boiss.
fl. Or. als Varielät von A. glomerata (M. B.) Grsb.. angeführt. Ich halte
die bisher dürftig bekannte, aber im Hochgebirge Nord-Persiens weil
verbreitete Pflanze für eine ganz vorzügliche Unterart, die nirgends
Uebergänge zu A. glomerata (M. B.) zeigte. Letztere pflegt doch im Hoch-
gebirge sehr armblülige Zwergformen (y capitata Boiss.) zu bilden,
ganz im Gegensalz zur ebenfalls ganz niedrigen A. bracteata Boiss.,
deren meist halbkugelige Blütenköpfchen blütenreich sind und sehr
breite Brakteen besitzen, die ihr ein eigenarliges Gepräge verleihen.
* Asperula sherardioides Jaub. et Spach. — Boiss. fl. Or. II, 29, —
Buhse, Aufz. 108.
In arenosis (in collibus arenæ fluviatilis) prope Mendschil 400 m. s. m.
(11. V. 1902; flor. ; n° 7093); prope Patschinar 600 m. s. m. (12. V. 4905.
flor.; n° 7092).
77% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Que SÉR.). 1906 (140)
Wie bereits Boissier (1. c.) vermutet, ist die Blütenfarbe dieser mit
Vorliebe Wanderdünen bewohnenden interessanten Pflanze gelb, nicht,
wie die Autoren angeben, blau. Die nicht minder sellene verwandle
A. Haussknechtü Boiss. ist dagegen ein Bewohner felsiger subalpiner
Hänge mit ebenso stattlichen, schön-blauen Blülen ; vergl. Bornm. exsiec.
no 1333 aus dem assyrischen Kurdistan.
Asperula arvensis L. — Boiss. fl. Or. III, 30.
In valle fuvii Sefidrud, prope Rudbar, 3-00 m. s. m. (4. V. 1902: flor. ;
) s Totschal, in subalpinis prope Scheheristanek, 2200 m.
s.m. (5. VI. 1902: n° 7090): f. genuina floribus azureis.
8. albida (var. nov.) Bornm.; floribus albidis.
Totschal, in subalpinis prope Scheheristanek.
A. arvensis L., deren weissblumige Varietät nur der A. setosa J. et Sp.
halber Beachtung verdient, ist bisher aus dem Gebiet nicht bekannt
gewesen.
Asperula setosa Jaub. et Spach. — Boiss. fl. Or. II, 30.
In lapidosis sonne alpium Totschal, prope Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (7. VI. 1902; flor. et fruct.; n° 7091).
Blüten weisslich, äusserst klein. Mit Vorliebe tritt diese der A. arvensis
L. nah verwandie Art — im Gegens | am Saum der
Schneefelder im Hochgebirge und zwar gregarisch auf, oft nur wenige
Gentimeter hoch, so in Süd-Persien bei Kerman auf dem Dschupar bei
3200 m. (Bornm. n° 3601), auf dem Libanon und Hermon bei 2500 m.
Höhe (Bornm. n° 750 et 751).
Asperula trichodes J. Gay. — Boiss. fl. Or. IV, 31.
In arenosis prope Mendschil et Patschinar, 400 et 600 m. s. m. (11. 12.
V. 1902; no 7086 et 7097).
Die Blütezeit dieser höchst eigenartigen Species, von welcher nur
wenige noch nicht blühende Individuen aufzubringen waren, fällt sehr
spät in den Juni, obwohl dieses sehr zarte Gewächs ein Bewohner heisser
Lagen und besonders der Sandsteppe ist.
Asperula humifusa M. B. — Boiss. fl. Or. III, 44.
Elburs occid., districtus Talkan (Talagon) ad pagum Dschoistan in
un 2000 m. s. m. (27. VE 1902: Nor. ; n° 7095).
8. pycnantha Boiss. — Boiss. fl. Or. I, 18.
Elburs, inter Egil et Uschan, 1900 m. s. m. (41. VI. 1902; flor.;
n° 709% : forma mericarpiis glabris recedens ad typum).
Galium subvelutinum (DC.. 1830) Stapf, Bot. Erg. Polak. Exped. I
(1885), 52. . subvelutinum Boiss. fl. Or. I, 52.
Alpes Totschal, in reg. subalpina et alpina in schistosis prope Imam-
sade-Davud, 2600 m. s. m. (29. V. 1902; flor.; n° 7121), et in valle
Dosderre prope Scheheristanek, 99-2400 m. s. m. ‚ abunde (4. VI. 1902;
7105). — In jugo Kendewan, 3000 m. s. ne (23. I N n° 7118).
8. leiophyllum (Boiss. Diagn. L 3, p. 36, pr. : 1840) Bornm. —
Boiss. fi. Or. HI, 51 (pr. sp.).
In excelsis alpium Totschal, 3500 m. s. m. (8. VIL 1902; flor.: n° 7118).
Wie bereits Stapf 1. ce. hervor hebt, ist die Blütenfarbe seines G. sub-
velutinum (DC.) weiss; dies gilt aber auch von der von Boissier als Art
beschriebenen kahlen Form, 3. leiophyllum (also nicht wie Boissier sagt
„corolla rosea vel carnea“), welche ich vielfach in den türkisch-persischen
(141) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 775
Grenzgebirgen Kurdistans sammelte in Formen, die mit denen Hauss-
knecht's und Strauss’ (aus West-Persien) genau übereinstimmen. Da der
De Candolle’sche Name (1830) um 10 Jahre älter ist, so hat dieser voran-
zustehen. Je nach Standort und Höhe ist der Habitus dieser, auch bezüg-
lich der Haarbekleidung äusserst variabeln Pflanze wesentlich verschieden.
Die kahleren Formen bezeichnete ich in meinen Exsiccaten aus Nord-
Persien wohl als G. leiophyllum Boiss.. sie haben aber ebenfalls, wenn
auch nur in schwächerem Grade das gleiche Indument an den untern
Stengelteilen und sind so zum Typus G. subvelutinum (DC.) Stapf zu
zählen. Die von Stapf 1. c. angeführten Merkmale (zur Unterscheidung
von G. leiophyllum Boiss.) erweisen sich nicht als haltbar.
Mit Rücksicht auf die sehr variabele Blatigestalt sind ferner die beiden
einander sehr extremen Formen zu beachten:
?y. xylorrhizum (Boiss. et Huet.) Bornm., foliis anguste linearibus
glabris. — G. wylorrhizum Boiss. et Huet in Diagn. II, 2, p. 115 (nicht
119); 1856, — @. leiophyllum Boiss. ß. stenophyllum Boiss. fl. Or. IN, 51;
1875. — Von Kotschy bei Teheran am Fuss der Totschal- Alpen
gesammelt.
à. obtusifolium Bornm. Bot. Gentralblatt, Beihefte, Band XIX, Heft 2,
p. 266, 1905; foliis abbreviatis oblusiusculis sæpe eximie latioribus ac in
Iypo elabris. — Westliches Persien (leg. Th. Strauss).
Galium Hyrcanicum (. A. Mey. — Boiss. fl. Or. II, 51.
Alpes Totschal. in vallibus ad basin montium septentrionalem prope
Scheheristanek, 22-2400 m. s. m. (4. et 10. VI. 1902; flor.; n° 7125,
7126 el De): In regione subalpina montis Charsan dilionis urbis Kaswin
1800 m. s. m. (13. V. 1902; flor.: n° 7128).
Diese Liber aus dem Élbursgebirge nicht verzeichnele Art ist von
allen Formen des @. subvelutinum (DC.) Stapf ganz wesentlich durch die
fast halb so grossen Corollen und einen anderen mehr ‚corymbösen
Blütenstand verschieden; auch werden die Exemplare beim Trocknen
viel weniger schwarz. — Originalexemplare zu vergleichen, habe ich
nicht Gelegenheit gehabt. Es ist daher nicht ausgeschlossen, dass meine
Pflanze entweder als eigene Form zu bezeichnen ist, oder dass sie zu
(r. zylorrhizum Boiss. et Huet (kahl), welchem ebenfalls kleinere Blüten
zugeschrieben werden und das ich oben nur fraglich dem G. subvelutinum
(DC.) Stapf (mit # mm. grossen Corollensaum !) untergeordnet habe, als
kurzblättrige Varietät zu stellen ist. Nicht unwahrscheinlicher Weise ist
also G. ylorrhizum Boiss. et Huet als Art aufrecht zu erhalten (vergl.
Bornm. exsiec. n° 1341, 1542, 13420 aus Kurdistan ; hochwüchsig sonst
typisch, Blätter sehr schmal und lang), doch kann darüber nur der
künftige Monograph der Gattung entscheiden, zumal auch noch anderen
Arten gegenüber (wie G. mite Boiss. et Hoh. einerseits und G. Kurdieum
Boiss. el Hoh. andererseils) die Artabgrenzung eine äusserst schwierige ist.
Galium delicatulum Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. III, 52.
In rupestribus ad basin montis Demawend inter Pelur et Rene. supra
Ask (loc. class.) 21-2200 m. s. m. (18. VII. 1902; flor. ; no 7117): species
optima |
Galium diploprion Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. III, 55.
In glareosis schistosis subalpinis montium Totse hal, in convallibus
prope Scheheristanek, 22-2300 m. s. m. (1. el 3. VI. 1902: flor. et fre
n° 7129); species foliis retrorsum aculeato-seaberrimis sectionis curiosa.
776 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1905 (142)
Galium Aucheri Boiss. — Boiss. fl. Or. III, 56.
In frigidis glareosis Hässartschal alpis Tachti-Soleiman, 4000 m. s. m.
(29. VI. 1902; flor.; n° 7115). — In schistosis summi cacuminis monlium
Totschal, 3600 m. s. m. (8. VII. 1902; fior.; n° 7112).
Galium verum L. (Boiss. fl. Or. III, 62) y. Ruthenicum (Willd. pr. sp.).
— G. verum L. ß. lasiocarpum Led. — ul Aufz. 109.
Elburs occid., in valle Lur in herbidis, 2200 m. s. m. (18. VI. 1902:
flor.; n° 7100).
à. Kuetzingii (Boiss. et Buhse. Aufz. 109; pr. sp.) Bornm. — Planta
humilis semipedalis valde floribunda e radice valde lignosa caulibus
numerosissimis {enuibus ramosissimis corticosis adscendentibus puberulis
subcanescentibus fructu pedicellisque breviter albo-hirsutis habitu
insignis species propria esse videlur.
In valle fluvii Sefidrud, in rupestribus aridis prope pontem (ad pagum
Mendschil).400 m. s. m. (9. V. 1902; flor.; n° 7105; editum sub G. vero
var. humili Bornm.).
Galium tricorne With. — Boiss. fl. Or. IH, 67. — Buhse, Aufz. 110.
Prope Mendschil, 400 m. s. m. (11. V. 1902; n° 7106). — Prope Kaswin.
12-1300 m. s. m. (16. V. 1902; n° 7107).
Galium spurium L. ß. Vaillantii (DC.) Gr. et Godr. — Boiss. fl. Or.
III, 69. — Buhse, Aufz. 410
In herbidis subalpinis in valle Scheheristanek, ad basin borealem
alpium Totschal, 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; ii. et fr. ; n° 7098). — In
valle Lur prope pagum Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902: fruct.:
n° 7099, sub G. spurio).
+. tenerum (Gaud.) Gr. et Godr. — Boiss. fl. Or. III, 69.
Alpes Totschal, in lapidosis schistosis ad basin rupium prope Schehe-
ristanek, gregarie, 2200 m. s. m., (3. VI. 1902; fl. et fr.; n° 7123).
Galium Ghilanicum Stapf, Bot. Erg. Polak. Exp. I, 58 (1885). — Freyn
in Sint.-Masend. p. 18 (850).
Rescht, in muris urbis (26.-28. IV. 1902; flor.; n° 7163, 716%, 7165);
foliis antrorsum aculeolatis ex aff. G. Parisiensis L. nec G. spurü L.! cfr.
Freyn L. c.
Die Pflanze ist auf allen allen Mauern der Stadt anzutreffen, mit weil-
hin ausgebreiteten Stengeln breite Rasen (1-jährig) bildend, vermutlich
weit verbreitet und so auch von Sintenis bei Bender-Ges gesammelt. Es
ist indessen keineswegs ausgeschlossen, dass G. Ghilanicum Stapf nichts
anderes ist als eine den eigenartigen klimatischen Verhältnissen dieses
Landstriches (mit regenreichen warmen Wintern) angepasste Varietätl
des G. Parisiense L. ist, zumal nicht einmal bekannt ist, wie sich die
Pflanze bis zur vollen Entwickelung gestaltet, dh. ob sich nicht die am
oberen Stengelteil befindlichen Pedunculi stark verlängern. Typisches
G. Parisiense L. sammelte ich ohnehin sowohl bei Enseli als wenige
Stunden landeinwärts von Rescht.
G . fl. Or. II, 72. —
Enseli, ad muros (23. IV. 1902; n° 2146). — In valle fluvii Sefidrud in
dumosis prope Rustamabad, 1-200 m. s. m. (2. V. 1902; n° 7112) el prope
Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902; n° 7113).
Die Exemplare gehören zu a. leiocarpum Tausch.
I
1
nn |
(143) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS.
Galium nigricans Boiss. — Boiss. fl. Or. III, 74.
In montibus Totschal, ad basin meridionalem prope Ferasad, 1700 m.
s. m. (29. V. 02; flor.; n° 7014) et ad radices alpium boreales prope
Scheheristanek 2200 m. s. m. (1. VI. 02; flor. ; n° 7105). —
Die Borste der Korollenlappen ist sehr lang; meine Exemplare von
Erbil (Arbela) in Assyrien d. Jahres 1893 (n° 1347) gehören dagegen der
var. brachychætum Boiss. an; ebenso ist var. (nov.) glaberrimum Bornm.
(exsice. n° 1348) vom gleichen Standort gestaltet, besitzt aber völlig
kahle Stengel, Blütenstiele und Früchtchen (pedicellis fructiferis incras-
satis [ut in typo] ab affini G. floribundo S. S. distinctum).
* Galium setaceum Lam. — Boiss. fl. Or. II, 77. — Stapf, Polak.
Exp. 1, 55.
In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902;
n° 7103). — Prope Patschinar, 600 m. s. m. (12. V. 1902; 7108).
Die Exemplare, besonders von Palschinar, neigen durch lange Frucht-
stiele (var. longipedicellatum Post, 4-6 mal so lang als die Früchtchen) zu
(x. Decaisnei Boiss. (vergl. Bornm. Verh. d. Zool. bot. Ges. Wien, 1898,
S. 596). — G. Decaisnei Boiss. gibt Lipsky (pl. Ghilan. p. 226) von Rusta-
mabad an, ebendaher @. tenuissimum M. B.
* Galium verticillatum Danth. — Boiss. fl. Or. II, 78. — Stapf, Polak.
Exp. I, 53.
Sefidrud, inter Rustamabad et Rudbar, 2-300 m. s. m. (3. V. 1902;
n° 49).
Galium humifusum (M. B. sub Valantia) Stapf, Verh. d. Zool. bot.
se nen XXXVIN (1888) 210. — G. coronatum S. S. — Boiss. fl. Or.
IT, 79.
x. Persicum DC. (pr. sp.) Bornm. — G. coronatum x. stenophyllum
Boiss. fl. Or. III, 80. — G. Persicum DC.; Stapf, Polak. Exp. I, 53.
Alpes Totschal, in subalpinis prope Scheheristanek, 2200 m. s. m.
(3. VI. 1902; n° 7102; f. hirsutum).
Callipeltis Cucullaria (L.) DC. — Boiss. fl. Or. III, 84. — Buhse, Aufz.
110. — Lipsky, pl. Ghilan. p. 227.
In valle fluvii Sefidrud prope Rustamabad, Rudbar et Mendschil 100-
400 m. s. m. (4-10. V. 1902; n° 7073). — Prope Patschinar, 5-600 m.
s. m. (11. V. 1902; n° 7074).
Fehlt in Buhse’s Liste, von Buhse selbst aber schon bei Rudbar
gesammelt.
VALERIANEA.
Valeriana sisymbriifolia Desf. — Boiss. fl. Or. IV. 88.
In rupestribus alpinis montium Totschal, prope Imamsade-Davud,
2600 m. s. m. (29. V. 1902; flor.; n° 7050). — Scheheristanek, in valle
Dosderre, 22-2400 m. s. m. (11. VI. 02; n° 7053). — Ditionis fluvii Lar
(Demawend) in faucibus prope Junesar 2700 m. s. m. (13. VII. 1902;
n° 7049).
ap Valerianella tuberculata Boiss. 8. oligantha Boiss. — Boiss. fl. Or.
778 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (144)
In collibus prope Kaswin, 12-1300 m. s. m. (16. V. 1902; fruct.:
n° 7029).
Von Bunge schon bei Teheran aus dem Gebiet nachgewiesen, in Buhse’s
Liste übersehen.
Valerianella uncinata (M. B.) Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 97. — Buhse,
Aufz. 111. — Lipsky, pl. Ghilan. p. 227.
In valle fluvii Sefidrud, supra Rudbar, 3-500 m. s. m. (7. V. 1902:
fruct.; n° 7028).
Valerianella oxyrrhyncha F. et M. ß. diodon Krock. — V. diodon
Boiss. — Boiss. fl. Or. III, 99.
In siceis lapidosis vallis Sefidrud prope Rustamabad et Rudbar, 2-300 m.
s. m. (3-10. V. 1902; fruct.; n° 7056 et 7037). — In desertis arenosis
prope Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (12.-13. V. 1902:
fruct.; n° 7037, 7038, 7040). — Prope urbem Kaswin, 42-1500 m. s. m.
(13. V. 1902; fruct. ; n° 7041).
* Valerianella sclerocarpa F. et M. — Boiss. fl. Or. III, 100.
In arenosis prope Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; fruct. ; n° 7034).
— In collibus prope Baku (Transcaucasiæ); 19. IV. 1902; fruct. n° 7035).
Valerianella cymkicarpa C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. IN, 100.
Prope Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; fruct.; n° 7033);
variat fructibus heteromorphis : dicholomiarum solitariis sepius subduplo
majoribus.
Valerianella Szovitsiana F. et M. — Boiss. fl. Or. II, 101.
In desertis prope Patschinar, 58-600 m. s. m. (11. V. 1902; fruet.:
n° 7032).
Die Exemplare gehören der Form leiocarpa an; meine Exemplare
aus Süd-Persien (legi 2. V. 1892 prope Kerman) n° 3608 gehören zu
f. lasiocarpa (fruct. hispidulis).
Valerianella platycarpa Trautv. Acta Horti Petropol. IX, 455.
In collibus prope Kaswin, 13-1400 m. s. m. (16. V. 1902; fruct.;
n° 7047). —
ß. ecaudata Bornm. (var. nov.), limbo calycino lacinia longa non aucleo.
In desertis arenosis prope Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902:
fruct.; n° 7046). — In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m.
(4. V. 1902; n° 7045) et inter Rudbar et Rustamabad (3. V. 1902 ; n° 7048).
Die für das Gebiet neue Art ist durch die ausserordentlich grossen
Früchtchen (5 mm. lang, 3-4 mm. breit) ausgezeichnet. Die Exemplare
stimmen mit den von Sintenis 4. V. 1900 bei As-chabad in Transkaspien
gesammelten Stücken (n° 410) exact überein. Bemerkenswert ist, dass
im gleichen Gebiet nach Stapf (Polak. Exp. I, 54) auch V. plagiostephana
F. et M. und V. navicularis Krock. vorkommen, beides verwandte Arten
der gleichen Gruppe mit ebenfalls ungeschwänzten, aber sehr kleinen
Früchtchen. Lipsky sammelte bei Rustamabad auch V. echinata L.
Valerianella truncata (Rehb.) Betcke. — Boiss. fl. Or. III, 105.
In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902;
n° 7042).
Valerianella lasiocarpa (Stev.) Betcke. — Boiss. fl. Or. III, 108.
Baku, in collibus arenosis (19.-20. IV. 1902; fl. et fruct. n° 7050 sub
„V. tridentata (Stev.) Boiss. f. microcarpa“).
(145) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 779
* Valerianella Dufresnia Bge. in litt. ex Boiss. fl. Or. III, 109
(1375). — V. Orientalis (DC. Prodr. IV, 625 [1830] et Mém. Val. VII. £. 3
[1832] sub Dufresnia) Stapf, Polak. Exp. I, Hess) 54 (non Boiss. el Bal.
Diagn. I, 2, 120 [1856] = Fedia Or ientalis Schlecht. Linn. XVII, 126;
1844). — Y. leiocarpa G. Koch, Linn., XVH, 34 (1844); nomen antiquius.
In desertis lapidosis prope Mendschil, 400 un sm. (10V: 19025
n° 7027), et Patschinar, 5-600 m. s. m. (14. V. 1902; n° 7026). — In
planitie prope Kaswin, 12-1300 m. s. 1 (16. V. 1902: no 7025).
0. Kuntze (A. H. Petrop. X [1887] 195) bringt den Namen V. leiocar pa
C. Koch in Anwendung und bezeichnet die weitverbreitete wollfrüchtige
(typische!) Form als var. Orientalis O. Ktze. Eine kahlfrüchtige Form
existiert vermutlich überhaupt nicht, da revidierte Exemplare C. Koch’s
ebenfalls (aber, weil jugendlich, nur schwach-) behaarte Ovarien be-
sitzen sollen,
* Valerianella vesicaria (Willd.) Moench. — Boiss. fl. Or. II, 112.
In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 7043).
— In prope Patschinar, 5-600 m. s. m. (42. V. 1902; n° 7044.
In Buhse’s Liste übersehen, schon von Bunge aus dem Gebiet bei
Teheran nachgewiesen.
DIPSACEA.
Cephalaria Kotschyi Boiss. Diagn. I, 10 p. 76. — C. procera Fisch. et
Lallem. ß. Kotschyı Boiss. — Boi , 122. — Buhse, Aufz. 112.
Elburs occid., in montosis districtus Talkan (Talagon), prope pagum
Norion, 2500 m. s. m. (30. VI. 1902; flor.; n° en — In latere meri-
dionali montis Demawend, in reg. alpina 2800 m. s. m. (17. VII. 1902;
fior. ; n° 7056).
Boissier vereinigt gewiss mit Unrecht diese Art später mil C. procera
Fisch. et Lall. Blatigestalt und Behaarung ist eine total verschiedene.
Diesbezüglich, aber auch im Habitus, ähnelt dieselbe ausserordentlich der
C. hirsuta Stapf (Polak. Exped. 1,55; 1885), die nach Originalexemplaren
(ebenfalls mit mittelgrossen Köpfen) aber abgerundete, weniger stark
behaarte Hüllblätter (nicht „phylla ovata brevissime attenualo-acumi-
nala“) besitzt und vom Autor neben C. pilosa Boiss. et Huet. gestellt wird.
Cephalaria microcephala Boiss. — Boiss. fl. Or. III, 125.
In latere boreali alpium Totschal in declivitatibus aridis subalpinis
prope Scheheristanek, 2200 m. s. m. (13. VI. 1902; n° 7053). — Elburs
oceid., in valle Lur prope Getschesär, 2200 m. s. m. (4. VII. 1902;
n° 7054); in districtu Talkan (Talagon) prope pagum Gattadeh, 2300 m.
(4. VII. 1902; I a: — In montibus supra Dschoistan, prope Para-
tschan, 2300 m. s. m. (28. VI. 1902; n° 7052).
Scabiosa Olivieri Coult. — Boiss. fl. Or. IL, 144. — Buhse, Aufz. 143.
Inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (12. V. 1902; n° 7064).
— In desertis districtus Saudsch-bulagh, in planitie prope Kaswin,
1300 m. s. m. (20. V. 1902; n° 7065) et inter Kaswin et Teheran, (21. V.
1902; n° 7066). — Elburs occid., in valle Talkan prope Dschoistan,
2000 m. s. m. (27. VI. 1902; n° 7068). — Oppidi Demawend occiden-
780 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 me sir). 1906 (146)
tem versus in planitie prope Bumahin; c. 2100 m. s. m. (20. et 21. VI.
1902; fruct.; n° 7068).
Scabiosa bicolor Ky. in Boiss. fl. Or. III, p. 143. — Syn. : Sc. rufescens
Freyn et Sint. in Oesterr. Bot. Zeitschr. a, 1892. p. 167!
Elburs oceid., in districtu Talkan (Talagon) prope pagum Dschoistan
2000 m. s. m. (27. VI. 1902; fruct.; n° 7069); ejusdem ditionis prope
pagum Gattadeh, 2000 m. s. m. (27. VII. 1902; fl. et fruct. ; n° 7070).
Meine Exemplare stimmen vorzüglich mit der von mir am 23. VI. 1893
im Kurdistan (Sakri-Sakran) östlich von Riwandous gesammelten und
als Sc. rufescens Freyn et Sint. f. elata bezeichneten Pflanze überein
(vergl. Bornm. exsicc. a. 1892-95, n° 1505). Diese stellen aber zweifels-
ohne nur kräftiger entwickelte Individuen der von Freyn beschriebenen
und in Originalexemplaren (Sint. n° 903!) mir vorliegenden Art dar.
Obwohl nun die Köpfchen sämmitlicher Exemplare keine Strahlblüten
aufweisen, daher exact mit der Diagnose der S. rufescens Freyn et Sint.
übereinstimmen, so ist trotzdem die Pflanze als S. bicolor Ky. zu be-
zeichnen. Nach Einsicht von Originalexemplaren letztgenannter Art,
befindlich im Herbar Haussknecht, ist ohne jedes Bedenken S. rufescens
Freyn et Sint. nur als Synonym von S. bicolor Ky. zu betrachten, da auch
bei der ganz gleichen Kotschy’schen Pflanze eigentliche Strahlblüten
nicht vorhanden sind und sonst überhaupt keine Unterschiede auffindbar
sind. S. bicolor Ky. besitzt somit ein sehr weites Verbreitungsgebiet,
nämlich vom Oberlauf des Euphrat über Assyrien bis zum Elbursgebirge
Nord-Persiens.
Scabiosa Palæstina L. 7 calocephala Boiss. — Boiss. fl. Or. IH, 144. —
Buhse, Aufz. 112 (pro spec.) —
In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902;
n° 7063). — Ditionis urbis Kaswin in vinetis, 1300 m. s. m. (16. V.
1902; n° 7062).
Die Exemplare neigen sämmtlich zu var. Schimperiana Boiss. et Buhse
(pr. spec.) = ß. latifolia Boiss. fl. Or. III, 144; sie sind z. T. Uebergangs-
formen zum Typus, z. T. nähern sie sich den anderen Boissier’schen
nicht streng zu sondernden Varietäten.
Pterocephalus plumosus (L.) Coult. — Boiss. fl. Or. III, 147.
In latere meridionali alpium Totschal prope Ferasad, 1600 m. s. m.
(28. V. 1902; n° 7058).
Pterocephalus canus Coult. — Boiss. fl. Or. II, 151.
Alpes Totschal, ad radices montium meridionales prope Ferasad,
16-1700 m. s. m. (28. V. 1902; n° 7061). — In vallibus subalpinis prope
Scheheristanek, 22-2300 m. s. m. (7. VI. 1902; n° 7060). — In valle Lur
(Elburs occid.), 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; n° 7059).
(Fortsetzung folgt!)
781
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
59. Lophocolea obvoluta (Taylor) Mass. Miss. scient. p. 227.
Syn. : Jungerm. obvoluta Taylor J. of Bot. 1845, p. 80.
Jungerm. obvolutæformis De Not. Mem. Acad. Turin, vol. 16,
p. 220.
Lophoc. obvolutæformis Mass. Nuovo Giorn. bot. vol. 17,
p. 223.
Dioica mediocris vel major flaccida pallide-virens vel fuscescens, in sicco
brunneola, laxe cæspitosa vel aliis hepaticis consociata. Caulis ad 4 cm.
longus, validus viridis parum ramosus. Folia caulina 0,8 mm. longa con-
ferlissima erecto-conniventia, normaliter subtriplo latiora (4 mm.) quam
longa, latissima basi inserta, antice parum decurrentia, margine postico
alte rotundato, antico substricto, apice inæqualiter bilobo, lobo anteriore
late rotundato, apice breviter emarginato-bidentato, lobo posteriore triplo
minore irregulariter quadrilobulato, lobulis subcrispatis varie patulis
margine plus minus recurvis. Cellulæ apicales 36 y basales 27 X 54 u
trigonis superne magnis subnodulosis, inferis minoribus. Amphigastria
caulina subconligua magna sinuatim inserta, libera, valde concava cauli
subappressa, in plano ovato-rotundata, apice breviter emarginato-biden-
tata, integerrima vel paucidenticulata. « Folia floralia intima, ovato-
oblonga, breviter emarginato-biloba, lobis acuminatis superne serralo-
dentatis. Amphig. flor. intimum oblongo-lanceolatum, apice emarginalo-
bilobo, lobis acutis denticulatis. Perianthia oblongo-triquetra, ore pro-
funde trilobato, lobis dentatis » (Massalongo).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1906. Sl
782 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.), 1906 Lophocoleu.
Hab. Falklands Islands (Hooker); Fretum magellanicum (Hyades,
Savatier, Cunningham, Naumann, Hatcher, Dusen); Fuegia (Spegazzini);
Patagonia occid. (Moseley).
im Kew Herbarium liegt diese Pflanze unter dem Namen Lophoeolea
trachyopa, während sie in Taylors Sammlung richtig benannt ist;
ich verdanke diese Aufklärung Herrn Evans, der bei diesem Anlass zu-
gleich feststellte, dass Lophocolea obvolutseformis (De Notaris) Mass. mit
unserer Pflanze identisch ist, was aus den mir zugesandten Handzeich-
nungen des Herrn Evans zweifellos hervorgeht.
60. Lophocolea trachyopa (Taylor) Syn. Hep., p. 699.
Syn. : Jungerm. trachyopa Taylor. J. of Bot. 184%, p. 471.
Lophoc. arenaria Schffn.. Exped. Gazelle, vol. IV, p. 13.
Lophoc. lacerata Steph. Svenska Vet. Akad. 1900, vol. 26,
p. 4.
Dioica pusilla pallida sepe subhyalina, corticola dense intricatim cæspi-
tosa. Caulis ad 15 mm. longus crassus pallidus carnosus fragilis, pinnatim
multiramosus. Folia caulina 1.4 mm. longa conferta alternantia leniter
adscendentia valde concava profunde biloba (lobo postico porrecto,
antico valde incurvo) brevi basi inserta haud decurrentia, ambitu plano
subcirculari, lobis grosse dentatis, dentibus pinnatim oppositis inferis
majoribus superis sensim decrescentibus, sinubus sæpe arete recurvis,
planta itaque valde crispata et difficillime tractanda. Cellulæ apicales 18 y,
medianæ 27 y basales 27 X 54 m trigonis subnullis. Amphigastria
caulina magna, imbricata, concava cauli appressa late ovata, brevi basi
inserta libera vel uno latere coalita, utrinque breviter bidenticulata, apice
angustala, ad ‘/4 emarginato-bifida, laciniis porrectis angustis obtusis.
Folia floralia inlima caulinis majora inferne obcuneata subintegerrima
apice ad '/ı emarginato-bifida, laciniis anguste triangulatis dense regula-
riterque pinnatim spinosis sinubus recurvis, spinis versus apicem sensim
decrescentibus. Amphig. flor. intimum liberum foliis suis simillimum,
duplo brevius duploque angustius tamen. Perianthia maxima longe
exserta, oblongo-triquetra, apice profunde triloba, lobis ut in folio bifidis
el simillime armatis, ale angustæ superne spinosæ vel grosse lacinulatæ.
Andræcia in ramulis lateralibus terminalia, bracteis parvis 6 jugis con-
fertis basi saccalis superne appressis apice bidentulis.
Hab. Fretum magell. (Hooker, Ball. Naumann, Dusén); Patagonia occid.
(Dusén).
Im Kew Herbarium liegt diese Pflanze unter dem Namen Lophocolea
obvoluta; siche die Schlusshemerkung daselbst.
82
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 783
II. Australes.
A. Integrifoliæ.
61. Lophocolea okaritana St. n. sp.
62. Lophocolea australis (Taylor).
63. Lophocolea Dalliana St. n. sp.
6%. Lophocolea canaliculata (Taylor).
65. Lophocolea piliflora St. n. sp.
66. Lophocolea planiuscula Taylor.
67. Lophocolea Geheebii St. n. sp.
68. Lophocolea Forsythiana St. n. sp.
69. Lophocolea Bridelii Nees.
70. Lophocolea Dargonia (G.).
71. Lophocolea cordifolia St. n. sp.
72. Lophocolea Oldfieldiana St. n. sp.
73. Lophocolea excipulata St. n. sp.
7%. Lophocolea Gunniana Nees.
75. Lophocolea tumida St. n. sp.
76. Lophocolea angulistipa St. n. sp.
B. Bidentes
a. Longifolie
77. Lophocolea decurva Mitt.
78. Lophocolea trialata G.
79. Lophocolea spinifera (Taylor).
80. Lophocolea rotundistipula St. n. sp.
81. Lophocolea Helmsiana St. n. sp.
82. Lophocolea allodonta Taylor.
b. Trigonifolie.
83. Lophocolea biciliata (Taylor).
8%. Lophocolea erectifolia St.
85. Lophocolea Zürnii St. n. sp.
86. Lophocolea triangulifolia St.
87. Lophocolea subporosa Mitt.
88. Lophocolea fusca St. n. sp.
89. Lophocolea diademata Taylor.
90. Lophocolea alternifolia H et T.
91. Lophocolea rupicola St. n. sp.
92. Lophocolea argenta St. n. sp.
93. Lophocolea decolorata St. n. sp.
9%. Lophocolea Mooreana St. n. sp.
95. Lophocolea macroloba St. n. sp.
96. Lophocolea austro-alpina St.
83
784
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 9106
Lophocolea.
c. Brevifolie.
91.
98.
9%
100.
101.
102.
103.
104.
105.
106.
107.
108.
109.
110.
Lophocolea inflexispina Taylor.
Lophocolea amplectens Mitt.
Lophocolea Petriana St. n. sp.
Lophocolea lenta Taylor.
Lophocolea Knightii St. n. sp.
Lophocolea Kirkii St. n. sp.
Lophocolea Kaalaasii St. n. sp.
Lophocolea insularis St. n. sp.
Lophocolea Gœbeliana St. n. sp.
Lophocolea granditexta St. n. sp.
Lophocolea Cheesemanii St. n. sp.
Lophoeolea bispinosa Taylor.
Lophoeolea Mittenii St. n. sp.
Lophocolea scorpionifolia St. n. sp.
C. Heterophyllæ.
a. Longifoliæ.
111. Lophocolea calcarea St. n. sp.
112. Lophocolea longistipula St. n. sp.
b. Trigonifolie.
113. Lophocolea variabilis St. n. sp.
114. Lophocolea heterophylloides Nees.
115. Lophocolea fissistipula St. n. sp.
116. Lophocolea floribunda St. n. sp.
c. Brevifoliæ.
117.
118.
119.
120.
121.
122.
123.
12%.
Lophocolea grandistipulæ Schffn.
Lophocolea Novæ Zelandiæ (L. L.).
Lophocolea macrostipula St. n. sp.
Lophocolea meridionalis St. n. sp.
Lophocolea multipenna (Taylor).
Lophocolea pallida Mitten
Lophocolea subemarginata Taylor
Lophocelea Wattsiana St. n. sp.
d. Hirtifolie.
125. Lophocolea muricata Nees.
126. Lophocolea leucophylla Tayl.
e. Pluridentatw. :
127. Lophocolea Lauterbachii St. n. sp.
128. Lophocolea verrucosa St. n. sp.
129. Lophocolea spongiosa St. n. sp.
f. Lacerifoliæ.
130. Lophocolea Weymouthiana St. n. sp.
84
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 785
61. Lophocolea okaritana St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica parvifolia sed longa rigida flavo-rubescens rupicola. Caulis ad
4 em. longus tenuis fuscus et durus vix unquam ramosus. Folia caulina
vix conligua 1,4 mm. longa, oblique patula angulo 67° postice sat longe
decurrentia ideoque valde concava subconduplicata disticha allernantia in
plano obcuneato rotundata integerrima. Cellulæ apicales 18 m basales
18 x 36 y trigonis magnis in parielibus validissimis. Amphig. caulina
lıbera foliis vix minora imbricata elliptica integerrima vel apice retusa
cauli plano-appressa. Folia floralia inlima 3 mm. longa anguste oblonga
subtriplo longiora quam lata apice obtusato bi-tridenticulato. Amphig.
fiorale intim. 2 mm. longum obovato-obcuneatum apice subtruncato
medio brevissime exciso-bidentato. Perianthia magna longe exserla ex-
innovala ore breviter trilobato lobis regulariter dentatis; ale nullæ.
Hab. New Zealand, Okarito (Kirk).
62. Lophocolea australis (Taylor) Mitten.
Syn. : Jung. australis Taylor. J. of Bot. 1844, p. 383.
Chiloscyphus australis Syn. Hepat., p. 189.
Dioica minor valida rufo-brunnea laxe cæspitosa. Caulis ad 25 mm.
longus parum ramosus sub flore geminatim innovatus pro planta validus
fuscus. Folia caulina vix 2 mm. longa subrecte a caule patula imbricata
ereclo-homomalla vix decurrentia subrotunda asymmetrica, margine
postico multo magis curvalo, integerrima. Cellulæ apicales 36 y. basales
36 X 50 y trigonis majusculis acutis. Amphig. caulina pro planta magna,
caule plus duplo latiora, grosse quadriloba, lobis æqualibus, lateralibus
recte patulis, apicalibus divergentibus, omnibus æquidistantibus. Folia
floralia plurijuga, erecto-appressa, intima caulinis multoties majora,
subrotunda, integerrima. Amphigastrium florale intim. magnum obova-
tum basi cunealim anguslatum, medio utrinque dente valido armatum,
apice ad ‘/2 bifidum, lobis lanceolalis divergentibus. Perianthia semi-
exserla inferne cylindrica superne triquetra, carinis haud alatis ore bre-
viter trilobato, lobis paucispinosis.
Hab. Aucklands et Campbells Islands (Hooker).
Die Originalbeschreibung Taylors ist wenig zutreffend; nach derselben
sollle man die Pflanze für einen Leioscyphus halten; ein Durchschnitt
durch des Perianth zeigte aber, dass die ventrale Seite flach gewölbt ist,
die carina terlia aber deutlich antical verläuft, so dass ein Zweifel über
das genus der Pflanze nicht möglich ist.
63. Lophocolea Dalliana St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica major pallida flaccida dense depresso-cæpitosa, rupicola. Caulis
85
786 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 Lophocolea.
ad 3 cm. longus tenuis pallidus carnosus parum ramosus. Folia caulina
2,5 mm. longa alterna, imbricata subrecte patula plano-disticha vel leniter
devexa integerrima, late ovato-triangulata, basi 3 mm. lala apice obtusata
marginibus leviler arcualis antico longiore vix decurrente. Cellulæ
apicales 18 y. basales 36 u trigonis nullis. Amphigastria caulina magna
2 mm. longa 1,6 mm. lata appressa uno latere parum coalita, utrinque
irregulariter 3-4 spinosa, apice ad */s bifida, laciniis lanceolatis porrectis
inferne paucidenticulatis apice longe setaceis. Folia floralia intima ad
% mm. longa optime ovata inlegerrima. Amphig. florale intimum 3 mm.
longum obovatum ad ‘2 quadrifidum vel bis bifidum, laciniis inæqualibus
porrectis paucispinosis. Perianthia (juvenilia) profunde 3 lobata lobis
paucidentatis apice bifidis laciniis rectangulatis emarginato-bidenlatis,
dentibus ubique validissimis acutis.
Hab. New Zealand (Dal).
64. Lophocolea canaliculata (Taylor) St.
Syn. : Jung. canaliculata Tayl. J. of Bot. 1844, p. 563.
Chilosc. canaliculatus H. et T. Syn. Hepat., p. 710.
Dioica minor flaccida pallide flavo-virens, laxe cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus, capillaceus viridis parum ramosus. Folie caulina adulta
1,4 mm. longa, 2 mm. lata, subopposita, leniter adscendentia, apice decur-
vula ideoque valde concava, integerrima in plano late triangulata, late-
ribus parum areualis, apice late obtusato. Folia ramulina minus lata,
oblique ovato-triangulata, antice decurrentia, margine poslico magis
curvalo. Cellule apicales 27 y basales 27 X 45 y trigonis magnis
altenuatis. Amphigastria parva utrinque coalita ambitu subrotunda pro-
funde sinuatim inserta, usque ad basin fere inciso-biloba, lobis anguste
triangulatis acutis porrectis, basi utrinque dente porreclo armatis.
Folia floralia intima ovato-oblonga, integerrima, crispata. Amphigastria
floralia intima ovato-oblonga, foliis floralibus longiora, basi cunea-
tim angustata media spinam angustam longam utrinque gerentia, apice
ad '/s inciso bifida sinu acuto lobis lanceolatis porrectis. Perianthia
angusta, alis subnullis, apice brevissime trilobata, lobis truncatis irre-
gulariter paucispinosis.
Hab. New Zealand (Hooker).
Mitten zieht die Pflanze zu L. heterophylloides Nees; die Blätter sind
aber wesentlich breiter und das Perianth völlig verschieden.
65. Lophocolea piliflora St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica minor rigida fusco-brunnea dense cæspitosa subpulvinata. Caulis
ad 15 mm. longus sub flore geminatim innovatus vix aliter ramosus,
86
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 787
tenuis rigidus fuscus. Folia caulina vix 2 mm. longa, oblique patula
erecto-conniventia conferta allerna subplana apicibus sæpe decurvulis, in
plano oblique ligulata basi parum latiora apice relusa vel rotunda.
Cellulæ apicales 27 y. basales 27 X 36 1 trigonis subnullis. Amphig.
caulina caule duplo latiora uno latere connata, ambitu oblongo-rolundala
ad medium quadrifida laciniis lanceolatis apice setaceis hamatis, internis
longioribus. Folia floralia intima oblongo-elliptica integerrima apice cris-
patula, margine antico interdum paucilacinulato. Amphig. florale intimum
{oliis suis simillimum æquimagnum paucispinosum, apice bisbifidum
lacinıis anguste lanceolatis varie patulis. Perianthia (juven.) breviter tri-
lobala lobis longe regulariterque piliferis, apice emarginalo-bifidis,
lacinlis profunde bifidis.
Hab. New Zealand (Insula septentr.) (ex Herb. Buchanan).
66. Lophocolea planiuscula Taylor Syn. Hep., p. 165.
Syn. : Jung. planiuscula Tayl. J. of Bot. 1844, p. 382.
Sterilis major flaccida fusco-olivacea in sicco subnigra (paludicola ?)
Caulis ad 5 cm. longus capillaceus fuscus vage pluriramosus interdum
subfasciculatus. Folia caulina A mm. longa inferiora parva versus api-
cem increscentia apice maxima, omnia subrecte patula alternantia
parum imbricata, plano disticha basi angustata optime rotunda vel fere
circularia integerrima. Cellulæ apicales 18 y basales 54 y trigonis
nullis. Amphig. caulina transverse inserta libera majuscula caule
triplo latiora ovato-oblonga utrinque duabus spinis angustis oblique
palulis armala, apice ad ‘/s inciso-bifida laciniis lanceolatis acuminatis
porrectis.
Hab. Aucklands Islands (Hooker).
67. Lophocolea Geheebii Si. n. sp. {ypus in herb. Stephani.
Dioica mediocris pallide virens rigidula muscicola. Caulis ad 3 cm.
longus validus sirietus subsimplex sub flore innovatus pallidus. Folia
caulina 2,5 mm. longa imbricata alterna subrecte patula adscendentia
margine antico valde decurvo in plano late ovato-trigona subsymmetrica
marginibus subæqualiter arcuatis apice late obtusalo integerrimo. Cellulæ
apicales 27 u. basales 36 X 50 y trigonis majusculis acutis. Amphig.
caulina maxima libera ambitu subrotunda utrinque 4 fida, laciniis a basi
ad apicem sensim ampliatis, inferis recurvis superis divergentibus vel
hamalim patulis ultimis multo majoribus, sinu ad %/4 inciso acuto lobis e
lata basi longe cuspidatis. Folia floralia intima 3,6 mm. longa oblonga
duplo longiora quam lata margine integerrimo crispalo apice breviter
trunçato-emarginato-bispinoso, spinis anguslis porrectis. Amphig. florale
87
788 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Lophocoleu.
int. 3 mm. longum obovato-obcuneatum utrinque trispinosum spinis
oblique porrectis validis basi parvis versus apicem increscenlibus
apice ad ‘/2 inciso-bifido lobis lanceolatis marginibus anguste recurvis.
Perianthia oblonga ore breviter trilobato lobis grosse dentatis apice
longe bifidis laciniis anguste lanceolatis porrectis. Andrecia mediana
longe spicata bracteis confertis basi saccatim ampliatis lobulo antico
haud definito.
Hab. Australia, Genoa River (Bäuerlen leg.) ex Herb. Geheebii.
68. Lophocolea Forsythiana St. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Dioica mediocris pallide-virens terricola gregaria. Caulis ad 25 mm.
longus tenuis pallidus carnosus parum ramosus. Folia caulina 1,4 mm.
longa integerrima alterna imbricata subrecte patula adscendentia late
ovato-triangulata asymmetrica marginibus arcuatis antico longiore apice
obtusato. Cellulæ apicales 18 y trigonis nullis, basales 27 X 36 y trigonis
majusculis. Amphigastria caulina majuscula appressa uno latere coalila
medio utrinque unispino, apice ad °/ı inciso-bifido sinu acuto laci-
niis lanceolatis acuminatis parum divergentibus. Folia floralia intima
3 mm. longa obovata integerrima marginibus interruple recurvis
crispalis. Amphig. florale intimum 2,5 mm. longum obovatum
medio utrinque bispinosum apice ad '/s inciso-bifidum sinu an-
gusto obtuso laciniis lanceolatis porrectis acutis. Perianthia cupulala
ore brevissime trilobato lobis late truncatis irregulariter dentatis, alæ
subnullæ.
Hab. New Souih Wales (Forsyth).
69. Lophocolea Bridelii Nees Syn. Hep. p. 157.
Monoica hypogyna mediocris dilute olivacea flaccida corlicola. Caulis
ad 3 cm. longus viridis tenuis debilis parum ramosus. Folia caulina
4 mm. longa imbricata alternantia vel per paria approximata subrecte
palula, plano disticha vel assurgenti-secunda, vix decurrentia in plano
ovala vel ovato-ligulata, integerrima, apice quam basis duplo angustiore,
truncato-rotundato vel retuso. Cellulæ apicales 18 y, basales 27 X 36 y
trigonis minulis hyalinis. Amphigastria caulina uno vel utroque latere
angusie coalita, caule duplo latiora utrinque bispinosa apice inciso-
bifida, laciniis lanceolatis divergentibus. Andræcia hypogyna, bracteis
quam folia vix minoribus 4-5 jugis confertis basi sat longe saccalis
superne recurvo-patulis integerrimis. Folia floralia propria nulla. Amphig.
florale intim maximum, perianthio parum brevius ovato-oblongum ad
'/s bifidum laciniis lanceolatis porrectis. Perianthia campanulata, ad
88
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 789
medium fere triloba, lobis valide irregulariterque dentalis apice
bifidis laciniis lanceolalis integerrimis rima angusla discrelis; alæ
angusi® integerrimæ. Capsula late ovalis in pedicello perbrevi.
Spore 15 y. læves. Elateres vermiculares 200 y, spiris geminatis tereti-
bus laxe torlis.
Hab. Australia N. S. Wales (Watts).
Die Originalpflanze ist steril; Watts hat sie aber in demselben Gebiet
wiedergefunden.
70. Lophocolea dargonia (G.) St.
Syn : Chiloscyphus dargomius G. Linnæa 1856 p. 554.
Dioica mediocris rigidula pallide-virens vel brunnea laxe cæspilosa
terricola. Caulis ad 2 cm. longus fragilis pallidus vel fuscus parum ramo-
sus, ramis sepe arcualim decurvis. Folia caulina 1,2 mm. longa imbricata
alternanlia subrecte patula plano-disticha, quadrato-rotundala (juvenilia
subrotunda erecto-homomalla) antice vix decurrentia apice vulgo truncato-
rotundata vel retusa ceterum integerrima. Cellulæ apicales 27 w. basales
36 X 45 y trigonis parvis vel majusculis subnodulosis. Amphig. caulina
libera parva basi cuneata medio utrinque parva spina armata apice ad °/a
bifida laciniis lanceolatis porrectis incurvis. Folia floralia int. magna in
plano ovala marginibus interrupte reflexis subcrispata apice breviter
retusa biangulata. Amphig. florale int. late ovatum ad '/» bifidum, laciniis
extus unidentalis superne + paucidenticulatis. Perianthia obovato-cam-
panulata apice breviter triloba, lobis irregulariter denseque exciso-
dentalis. Andrecia mediana bracteis ad 10 jugis minus conferlis e basi
saccala recurvo-patulis.
Hab. Australia N. S. Wales (Ferd. von Müller) (Watts).
71. Lophocolea cordifolia St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris sed grandifolia olivacea spongiose cæspitosa. Caulis
ad 3 cm. longus virens carnosus et fragilis parum ramosus. Folia caulina
sub 3 mm. longa basi parum latiore alterna imbricata subrecte patula
adscendentia apice late decurva, margine postico late replicala in plano
oplime cordiformia integerrima vix decurrentia. Cellulæ apicales 18 y
basales 36 X 72 y parielibus tenuibus. Amphig. caulina 1,6 mm. longa
libera sinuatim inserta quadrato-rotunda utrinque bidentata apice late
lunatim emarginata, bidentata dentibus validis breviter acuminatis leniter
divergentibus. Folia floralia intima 4 mm. longa subcircularia integerrima
vel apice retusa, interdum dente magno basali armata. Amphig. florale
intimum foliis suis parum minus simillimum apice truncato duplo breviore
angulis in dentem brevem validum mulatis. Perianthia (juvenilia) ore
89
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 Lophocoleu.
breviter trilobata lobis parum breviterque lobulatis acutis vel apiculatis,
alis subnullis.
Hab. Tasmania (Moore).
72. Lophocolea Oldfieldiana St. n. sp. typus in herb. Ste-
phani.
Dioica major valida flaccida olivacea corticola. Caulis ad 4 cm. longus
viridis debilis pauciramosus. Folia caulina magna 2 mm. longa basi
3 mm. lala imbricata oblique patula angulo 67° leniter adscendenlia,
margine anlico decurvo valde concava in plano oblique reniformia, mar-
gine postico leviter arcuato breviore antico multo longiore late curvalo
apice obtuso vel repando. Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 54 y trigo-
nis majusculis. Amphig. caulina caule 2-plo latiore libera basi cuneatim
anguslala utrinque unidentala apice ad ?/s inciso-biloba sinu recto aculo
lobis late triangularibus abrupte attenuatis quasi setoso-apiculalis. Folia
floralia intima caulinis vix majora subcircularia integerrima marginibus
interruple recurvis crispatulis. Amphig. florale inlimum 2 mm. longum
ovalum liberum eircumeirca denticulatum apice crispatulum. Perianihia
(juvenilia) ore breviter trilobato lobis valide spinosis apice plurilacinialis
laciniis angustis inæqualibus breviusculis.
Hab. Tasmania (Oldfield).
73. Lophocolea excipulata Si. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Dioica major valida brunneola apicibus flavescentibus aliis hepaticis
consociala. Caulis ad 5 cm. longus tenuis fuscus debilis pluriramosus.
Folia caulina 2 mm. longa opposita conferta recte patula, leniter adscen-
dentia haud decurrentia breviter ligulata parum longiora quam lata apice
late rotundata integerrima. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 u
trigonis magnis nodulosis basi acutis. Amphigastria caulina parva, caule
parum latiora, foliis latissime coalita ad medium bifidula laciniis anguste
lanceolalis basi parvo dente utrinque armatis. Folia floralia intima magna
rotundala margine interruple recurva vel crispatula cum amphigastrio
omnino confluentia magnum excipulum basi antica solum apertum for-
mantia; amphigastrii pars libera rotundata emarginato-bifida, lobis late
triangulalis aculis incurvis. Perianthia magna campanulata vix tri-
quetra ore truncato brevissime lobato, lobis grosse spinosis; ale angustæ
integræ vel repandæ. Andrecia mediana, bracteis ad 6 jugis confer-
Us parvis apice breviter recurvis, basi longe saccatis lobulo antico haud
definilo.
Hab. Tasmania (Weymouth).
90
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 791
74. Lophocolea Gunniana Nees. Syn. Hep. p. 169.
Dioica major valida rigidula pallide-virens interdum olivacea vel brun-
neola laxe cæspitosa, in rivulis rupicola. Caulis ad 5 cm. longus crassus
viridis rigidus parum ramosus. Folia caulina 2 mm. longa per paria
approximata, imbricala oblique patula, angulo 56° plus minus explanata
(juvenilia adscendentia vel erecto-homomalla) ovato-rotundata vel fere
circularia apice sæpe angulala. Cellulæ apicales 18 y basales 18 X 56 u.
trigonis majusculis. Amphigastria caulina maxima libera vel uno latere
coalita subtransverse inserta valde concava, recurvo-patula, in plano
ovato-rotundata apice emarginato-bidentata. Folia floralia intima caulinis
majora elliplica apice ad '/s inciso-biloba, sinu obtuso lobis anguste trian-
gulatis acutis. Amphigastrium florale intimum foliis multo longius, 4 mm.
longum, anguste ligulatum, apice breviter bifidum, lobis triangulatis
acuminalis divergenlibus. Perianthia magna ad 8 mm. longa, oblongo-
triquetra apice profunde triloba, lobis late triangulatis apice breviter
bilobis margine irregulariter berviterque dentatis; alæ angustæ subinte-
gerrimæ vel paucidenticulatæ. Andrecia in planta graciliore mediana
bracteis valde numerosis, longe saccatis superne squarrose patulis
integerrimis.
Hab. Tasmania (Gunn, Weymouth).
75. Lophocolea tumida St. n. sp., {ypus in herb. Stephani.
Doica major longa et longissima, flaccida, dilute brunnea, profunde
cæxpilosa. Caulis ad 7 cm. longus simplex sub flore innovatus vix
aliter ramosus, validus flaccidus pallidus. Folia caulina 2 mm. longa
conferla ereclo-homomalla antice parum decurrentia postice breviter
inserta ibidemque ampliala et caulem late superantia margine postico
et antico arcte incurvis in plano semicireularia 2,6 mm. lata, 2 mm.
longa, integerrima. Cellulæ apicales 18 m basales 27 X 45 w trigonis
magnis quadralim coufluentibus. Amphigastria caulina maxima oblique
palula maxime concava subeueullata transverse inserla libera marginibus
regulariter remoteque denticulatis. Flora floralia caulinis vix majora
conduplicatim concava integerrima. Amphig. florale intimum foliis suis
parum minus integerrimum subplanum. Perianthium (juvenile) trique-
{rum ore integerrimo.
Hab. Tasmania, Mount Laperouse (Oldfield).
Distinctissima species, sub nomine « Plagiochila retrospectans » in
Herbario Kewensi asservata.
76. Lophocolea angulistipula St. n. sp. typus in herb.
Stephani,
91
792 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zwe SÉR.). 1906 Lophocoleu.
Dioica parva olivacea rigidula in sicco capillaris, in rupibus humi-
dis dense cæspitosa. Caulis ad 10 mm. longus fuscus rigidus capilla-
ceus parum ramosus sub flore innovatus. Folia caulina alternan-
tia 0,6 mm. longa 1 mm. lata parum imbricata recte patula adcendentia
valde concava haud decurrentia in plano reniformia integerrima.
Cellulæ apicales 14 y basales 27 y trigonis majusculis subnodu-
losis. Amphig. caulina magna subtransverse inserta libera ovato-hexa-
gona ji. e. basi late obcuneata superne quidem cuneata apice angulo
recto aculo exciso vel truncato parietibus interangularibus strictis
Folia floralia imtim. 1,5 mm. longa subrotunda perianthio vaginatim
appressa integerrima. Amphig. florale intim. 1,2 mm. longum ovato-
ellipticum medio utrinque unidentatum apice breviter exciso bidentato.
Perianthia longe exserta pyriformia (superne inflato-triquetra) ore
angustato trilobato, lobis integerrimis cucullatim in flexis; ale subnullæ.
Hab. Tasmania (Weymouth).
Distinelissima et curiosissima species.
77. Lophocolea decurva Mitt. Flora lasmanica 1860.
Sterilis parva gracilis viridis. Caulis ad 2 cm. longus procumbens
subsimplex. Folia caulina ovata imbricata, apice decurva sinu parvo
obtuso bidentata, margine antico substricto longe decurrente postico
arcualo. Amphigastria magna concava late ovata ad '/s emarginalo
bispinosa spinis recurvis.
Hab. Tasmania.
78. Lophocolea trialata G. Linnæa 1857, pag. 552.
Syn: L. Tasmanica Mitt. Fl. Tasm. 1860, p. 226.
Monoica, major robusta et valida, in cortice laxe cæspilosa. Caulis
ad 3 cm. longus validus viridis ætate fuscescens parum ramosus. Folia
caulina adulta 1,4 mm. longa opposita, imbricata, subrecte a caule
patula, concava et leniter decurvula, antice libera postice amphigastrio
late coalita, adulta plus 4 mm. longa, in plano late triangulata, vix
longiora quam lata, apice quam basis quadruplo angustiore norma-
liter oblique truncato-bidentulo. Folia caulina juniora oblongo-trian-
gulata magis concava dentibus apicalibus longioribus. Cellulæ apicales
36 y. basales 54 X 72 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria
caulina magna, sinuatim inserta, ambitu subrotunda 6-8 spinosa, spinis
apicalibus multo majoribus, sinu lunalo discretis e lata basi abrupie
altenualis. Folia floralia intima oblongo-ligulata, subtriplo longiora quamı
lata, concava, parce minuteque denticulata, apice truncata 1-5 spinulosa.
Amphigastrium florale intimum foliis suis duplo brevius, ovalum irregu-
92
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 793
lariter et sparse denticulalum, apice '/ı inciso-bilobum, lobis late trian-
gulatis acutis denticulatis. Perianthia ad 5 mm. longa anguste oblonga
triquetra, alis latis completis armatis, ore truncato vix trilobato den-
talo-spinoso, spinis valde inacqualibus, longioribus apice setaceis.
Andrecia in ramis terminalia bracteis numerosis oblongis patulis,
apice vix angustatis oblique emarginato-bidentulis, basis breviter sac-
catis.
Hab. Tasmania (Archer, Weymouth) Australia Victoria (French)
N.S. Wales (Watts) New Zealand (Knight).
79. Lophocolea spinifera (Taylor) Syn. Hep. p. 163.
Syn. : Jung. spinifera Tayl. J. of Bot. 1844, p. 381.
Dioica mediocris flavo-virens in sicco brunneola laxe cæspilosa. Caulis
ad 5 cm. longus valde robustus fuscus et tenax, parum ramosus.
Folia caulina 3,6 mm. longa confertissima opposita parva 1,2 mm.
longa oblique patula angulo 68° valde concava apice arcte devexa
antice longe decurrentia in plano oblonga duplo longiora quam lata apice
anguslata emarginato-bifida laciniis lanceolatis acutis porrectis vel
divergentibus quoad longitudinem valde diversis, margine postico
anguste recurvo sæpe spina solilaria armato. Gellule apicales 27 y
basales 27 X 45 u trigonis majusculis, basi subnullis. Amphigastria
caulina maxima imbricala, plantam a ventre visam omnino obvelantia
foliis utrinque coalila sinualim inserta apice recurva ambitu subrotunda
disco integro hexagono angulis in spinam triangularem abeuntibus,
spinæ sæpe duplicatæ. Andræcia in caule terminalia longe spicata,
bracteis ad 20 jugis confertissimis squarrose patulis acutis vel bidentatis,
lobulo anlico magno cucullato exciso.
Hab. Aucklands Islands (Hooker); New Zealand (Colenso, Beckett).
80. Lophocolea rotundistipula St. n. sp., typus in herb.
Stephani.
Dioica minor pallide-vircus, museis consociata Caulis ad 2 cm. longus
simplex capillaceus. Folia caulina 1,2 mm. longa conferta oblique patula
per paria approximata marginibus recurvis canaliculata, in plano oblongo-
ligulata, subtriplo longiora quam lala, apice quam basis 2 plo angus-
tiore breviter emarginato-bidentulo. Cellulæ apicales 9 y. basales 18 X 27 y
trigonis subnullis. Amphigastria caulina magna libera imbricata, ovata,
ad ‘2 exciso-bifida, sinu angusto obtuso, lobis triangulatis breviter
acuminalis porrectis vel conniventibus. Folia floralia quadrijuga cito
increscentia, suprema maxima perianthio appressa late ovato-triangulata
breviter emarginato-bidentata, ceterum integerrima vel sub apice
93
794 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m séR.). 1906 Lophocolea.
paucidenticulata. Amphig. floralia similiter increscentia, supremum
foliis suis equimagnum late obovalum apice ırregulariter spinulosum.
Perianthia semiexerta oblongo-triquetra maxima ore brevissime trilobato,
spinuloso, alæ latiusculæ irregulariter dentatæ.
Hab. New Zealand (Helms).
8l. Locopholea Helmsiana St. n. sp., {ypus in herb.
Stephani.
Dioica mediocris olivacea inferne rufescens laxe cæspitosa. Caulis ad
25 mm. longus, innovando ramosus validus rigidus strictus. Folia
caulina 2 mm. longa opposila parum imbricata subrecte patula plano-
disticha apice quam basis 3 plo angusliore subtruncato-bispinoso, spinis
anguslis divergentibus vel porrectis. Cellulæ apicales 27 y basales
36 X 5% y trigonis parvis nodulosis basi acutis. Amphig. caulina ulrinque
late coalita ovala ad ‘/2 emarginalo-bispinosa, spinis porrectis acutis.
Folia floralia intima plus 3 mm. longa, ovato-oblonga, medio supero
angustalo, margine antico paucidentato postico grosse 6-7 spinoso apice
quam basis duplo angustiore ad '/s inciso-bifido, laciniis magnis lanceola-
tis parum divergentibus inæqualibus antica multo minore sinu obtuso.
Amphig. florale intimum oblongum vix 3 mm. longum 1 mm. latum
medio utrinque paucispinulosum apice 4 fidum, laciniis porrectis, externis
brevibus internis lanceolatis sinubus obtusis. Perianthia magna longe
exserta lobis apicalibus grosse regulariterque spinosis, apice longe bifidis
laciniis lanceolatis porrectis.
Hab. New Zealand (Insula meridionalis) (Helms).
82. Lophocolea allodonta Tayl. Syn. Hepat., p. 163.
Jung. allodonta Tayl. J. of Bot. 1844, p. 382.
Sterilis mediocris sordide viridis late laxeque cæspitans. Caulis ad
5 cm. longus tenuis fuscus et rigidus, irregulariter pauciramosus. Folia
caulina 2 mm. longa imbricata alternantia subrecte patula, plano-disticha
haud decurrentia late ligulata apice vix angustata truncato-rotundata
angulis apiculatis. Ccllulæ apicales 36 y. trigonis parvis basales 54 X 72 y
trigonis majusculis. Amphigastria folio proximo anguste coalita, caule
parum latiora, basi utrinque spinam longam attenuatam gerentia, apice
bifida, laciniis lanceolatis late divergentibus.
Hab. Aucklands Islands (Hooker).
Die Pflanze soll nach Mitten auch in Neu Seeland vorkommen.
83. Locopholea biciliata (Taylor) Mitt.
Syn. Chilose. biciliatus I. et T. Syn. Hep., p. 707.
Sterilis mediocris brunneola rigidiuscula in cortice dense depresso-
94
Lophocoleu. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 795
cæspitosa. CGaulis ad 5 cm. longus pauciramosus lenuis fuscus rigidus.
Folia caulina 2 mm. longa opposita imbricata recte patula plano-disticha
antice decurrentia libera, optime triangulata et symmetrica, marginibus
substrictis nudis apice quam basis duplo vel triplo angustiore recte trun-
cato angulis in spinam mutatis spinis 4 cellulas longis angustis leniter
divergentibus. Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 54 y trigonis subnullis.
Amphigastria caulina magna caule plus triplo latiora utrinque foliis late
coalita normaliter sexspinosa, spinis validissimis subæquimagnis regula-
riter distributis e lata basi acuminalis.
Hab. New Zealand (Hooker, Colenso, lelinek, Kirk).
84. Lophocolea erectifolia St. Journ. Linn. Soc. 1892, p. 269.
Dioica mediocris flavo-virens, laxe cæspitosa corticola. Caulis ad 4 cm.
longus crassus pallidus pauciramosus. ramis sterilibus simplicibus elon-
galis et procumbentibus, fertilibus brevibus erectis. Folia caulina 1 mm.
longa, conferta opposita recte patula adscendentia decurvula valdeque
concava juniora magis erecla subaccumbentia in plano late ovato-
triangulata vix longiora quam lala marginibus substriclis, apice ad '/s
emarginalo-biloba, sinu subrecto obtuso lobis triangulatis acutis inæqua-
libus anteriore vulgo duplo majore. Cellulæ apicales 27 y, basales vix
majores, trigonis nodulosis. Amphig. caulina caule duplo latiora renifor-
mia oblique patula foliis utrinque coalita ad medium grosse 4 fida, laci-
niis in utroque latere per paria approximatis lanceolatis breviuseulis.
Folia floralia intima caulinis 3 plo majora, marginibus interrupte recur-
vis crispalis, antico integerrimo postico grosse paucidentato, apice angus-
üssimo bidentulo. Amphig. florale intim. magnum subquadratum foliis
alte coalitum apice late truncato 5-6 dentalo. Perianthia parum emersa
ore breviter 3 lobato lobis regulariter lobulatis, lobulis lanceolatis inte-
gerrimis peclinatim consecutivis. Alæ latæ irregulariter grosseque lacinu-
late. Andrecia mediana bracteis parvis paucijugis confertis erecto-
decurvis, apice emarginalo-bidentulis lobulo antico magno inflato ovato
eXciso-unispinoso.
Hab. New Zealand (Colenso, Knight).
85. Lophocolea Zürnii St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris rigida brunneola apicibus flavo-virentibus in cortice
dense cæspitosa. Caulis ad 15 mm. longus pro planta crassus durus
fuscus strictus pluriramosus, ramis insertione et longitudine valde irre-
gularibus, brevibus. Folia caulina 1,6 mm. longa conferta et confertissima
opposita recte patula plano-disticha vel decurvula late triangulata basi
sublatiora quam longa symmetrica, marginibus substriclis, sub apice
95
796 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocoleu.
constricla ipso apice quam basis 5 plo angustiore oblique emarginato
bidentato dentibus valde inæqualibus divergentibus brevibus acutis
anteriore duplo latiore. Amphig. caule duplo latiora profunde sinuatim
inserta foliis utrinque late coalita ambilu subquadrala basi utrinque
unidentata apice late emarginala bifidula lobis breviusculis lanceolatis
porrectis. Cellulæ 27 y basales 36 X 45 y trigonis magnis nodulosis
basi acutis. Folia floralia intima caulinis minora ovato-oblonga apice
emarginato bi-vel tridentata. Amphig. florale intim. quadratum apice
quadridenlatum, dentibus externis recte palulis apicalibus porreetis
majusculis. Perianthia (juvenilia) in ramo parvo terminalia, ore profunde
3 lobato, lobis angustis oblongo-triangulatis apice emarginato-bidentato,
alæ vix definitæ integerrimæ.
Hab. New Zealand, Auckland (Zürn, Colenso).
86. Lophocolea triangulifolia St. Journ. Linn. Soc. 1892,
vol. 29, p. 270.
Sterilis pallida in cortice longe lateque repens. Caulis ad 5 cm. longus
vage ramosus. Folia caulina 1,6 mm. longa dense imbricata plano disti-
cha opposita basi antica libera, triangulata 1. e. e basi latissima maxime
angustala, apice quam basis sextuplo angustiore, ipso apice breviter
emarginata sinu obliquo plus minus angusto, dentibus inæqualibus,
ventrali minore, breviter acuminatis acutis versus apicem plantæ directis.
Cellulæ apicales, 27 y, basales 36 y trigonis subnullis. Amphigasiria
majuscula cauli appressa utrinque anguste coalita ad basin fere quadri-
fida, laciniis angustis divergentibus internis longioribus. Folia floralia
intima 2,6 mm. longa late ovata apice breviter bispinosa, marginibus
revolutis crispatis grosse paueispinosis. Amphigastrium florale intimum
late rotundatum marginibus recurvis subcrispatum foliis suis alte coali-
tum utrinque bidentatum apice ad ‘/: bilobatum, lobis ovatis concavis
quadridentatis. Perianthia in ramulo laterali terminalia exinnovata,
oblonga, lobis apicalibus rotundatis regulariter grosseque dentalis apice
grosse bifidis.
Hab. New Zealand (Colenso).
(Fortsetzung folgt.)
96
rn
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Chambésy, 7 décembre 1909.
GusrAvE BEAUVERD, rédacteur.
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rateur M. Franz Stephan. ;
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et expédiés franco au fur et à mesure de la publication de l’ou-
vrage. — Le 1er volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.:
le vol. 2 (615 pages) au prix de 40 fr.; les 96. pages parues du vol. 3
seront immédiatement envoyées aux abonnés par l'Herbier Boissier.
ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
SOLENTIÆ MY COLOGICÆZ -UNIVERSATTE
Organ für die Gesammtinteressen der Myeologie, enthaltend Original-Abhand-
lungen, Referate und kritische Bespreenungen wichtiger myeologischer Pabli-
cationen. sowie eine Uebersicht über die neu erse hienene Lilieratur.
Jährlich gelangen 6 Hefte zur Ausgabe. Preis des Jahrgangs 25 Mark.
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in Berlin N. W., Karlstrasse 11.
Genève. — imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
RE pie ren aller A TA
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BULLETIN
140 DE
HERBIER BOISSI
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
n
Chaque Collaborateur est responsable de ses lravaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
N° 10.
Bon à tirer donné le 30 septembre 1906.
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20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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) LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
28, Essex Street.
1906
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
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é pour numéros égarés.
Le
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE 1906. .
I. — William Barbey. — SERTUM PLANTARUM JUNO-
DIANARUM Sr 2e N... OU
II. — H. Schinz. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN-FLORA (Neue folge). XIX. — Mit Beiträgen
von Edm. Baker (London), John Briquer (Genf), C. B.
CLarke (Kew), Alfred Cocxraux (Nivelles), E. Hackeı, (Graz),
P. HENNINGS (Berlin), Hans Schinz (Zürich). ...... 2.2... 801
II. — Th. Loesener. — PLANTE SELERIANE (suite) ... 831
IV. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suile). 872
V. — Casimir de Candolle. — NOTICE SUR LA VIE ET
LES TRAVAUX DE CB CLARKE 0e ER)
VI — Leonidas DAMAZIO. — UNE NOUVELLE FOU-
GERE-DU: BRESIE Le 5 82.20 2 RS 892
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL... Nos 16294 à 165992
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément,
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours |
qui suivent la publication de chaque numéro. &
PULL EMUN DE L'HRRBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VI. — 1906.
N° 10.
SERTUM PLANTARUM JUNODIARUM
PAR
M, William BARBEY.
Après réception d’un lot de plantes africaines déterminées à l’Univer-
sité de Zürich, nous avions écrit à notre fidèle collaborateur M. le profes-
seur Hans Schinz pour lui demander si les plantes africaines recueillies
par le missionnaire Henry-A. Junod, de Shilouvane au Transvaal, dont
les numéros suivent, avaient été publiées par lui.
En date de Zürich le 10 août 1906, il eut l’obligeance de nous écrire :
« Les numéros cités par vous ne sont pas des plantes nommées, ou
« décrites par moi, mais des plantes décrites par Kunth, Hasskarl, ete.,
« etc. Ces numéros ne sont done ni publiés, ni cités par moi. »
Nous croyons donc bien faire en donnant ici leur détermination :
No 1748. Lepidium divaricatum Soland.
Intermed. inter ssp. linoides (Thbg.) Thell. et ssp. Lepidium Eckloni
(Schrad.) Thell. det. A. Thellung 1905, %, IE.
Hab. : Environs de Pietersburg. Janvier 1903.
No 1912. Lepidium myriocarpum Sond.
Hab. : Thaba Bossiu. Lessouto. Sables de rivière. Fleurs violeites,
petites. Janv.-fév. 1903.
No 126%. Catha edulis Forsk.
Hab. : Masétane près Shilouvane? — Rameaux plus ou moins decom-
bants. Taille 2 à 3 mètres. Fleurs blanches. Juillet-août. Det. Schlechter.
PO
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n°0 10, 30 septembre 1906. 52
798 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (2)
No 811. Crassula Bolusi Hook. fil.
Hab. : Rochers du Mamotsuiri. Couleur blanche. Janvier.
No 1250 et 1327. Crassula pentandra Sch. (Tillæa pentandra Royle).
Hab. : Pente du Marovougne 900 m. Avril.
No 1071. Crassula Wilmsiana Diel.
Hab. : Rochers du Sanatorium. Couleur carmin. Avril.
No 1909. Schizoglossum altissimum Schltr.
Hab. : Thaba-Bossiu,, Lessouto. Fleurs violettes, Janv.-fev. 1903. Det.
Schlechter.
N° 1916. Schizoglossum atropurpureum E. Mey.
Hab. : Thaba-Bossiu, Lessouto. Gorges de la Ph. j. S. Racines tubercu-
leuses. Janv.-fev. 1903. Det. Schlechter.
No 678. Schizoglossum biflorum Schlechter.
Hab. : Colline de Shilouvane. Couleur brune. Oct.-dec. Det. Schlechter.
Ne 1826. Asclepias adscendens Schlechter.
Hab. : Thaba-Bossiu, Lessouto, champs, rampant, fleurs blanchätres.
Janv.-fev. 1903.
No 677. Asclepias albens Schlechter var.
Hab. : Shilouvane, champs humides, couleur brune. Oct.-nov.
No 676. Asciepias aurea Schlechter.
Hab. : Prairies Shilouvane. Taille 0,20 à 0,40 em. Couleur jaune paille.
Sept. 1899. Det. Schlechter.
No 1890. Asclepias fruticosa L.
Hab. : Thaba-Bossiu, champs du Lessouto. Fleurs blanc-jaunâtres. Taille
4 m. Janv.-fév. 1904. Det. Schlechter.
N° 679. Asclepias glaucophylla Schlch.
Hab. : Colline de Shilouvane. Très laiteuse Fruits gros ovoïdes. Taille
0,30-0,60 cm. Couleur blanches. Nov.-déc. Det. Schlechter.
No 1354. Asclepias orbicularis Schlechter.
Hab. : Shilouvane à mi-côte. Det. Schlechter.
N° 1633. Asclepias physocarpa (E. Mey.) Schlechter.
Hab. : Pentes du Marovougne 1901. Det. Schlechter.
No 1356. Asclepias stellifera Schlechter.
Hab. : Montagne de Shilouvane. Couleur violace-brun. Printemps.
N° 188%. Asclepias undulata L.
Hab. : Thaba-Bossiu, champs du Lessouto. Laiteuse. Taille 0,75-1 m.
Janv.-fev. 1903. Det. Schlechter.-
No 684. Asclepias species ?
Hab. : Collines de Shilouvane. Conlen: brune. Oct.-nov. Det. Schlechter.
N° 1510. Pentarrhinum insipidum E. Mey.
Hab. : Forêt d’Elim. Taille 2 à 3 m. Couleur brun ou jaunâtre.
Janvier 1902. Voyage de Shilouvane aux Spelonken. Det. Schlechter.
No 1737. Periglossum Mozambicense Schlechter.
Hab. : Shilouvane. Det. Schlechter.
(3) WILLIAM BARBEY. SERTUM PLANTARUM JUNODIARUM 799
No 1911. Riocreuxia torulosa Dec.
Hab. : Thaba-Bossiu. Lessouto. Bord de la riviere. Couleur fleurs
jaunes-brunätres. Janv.-fév. 1903. Det. Schlechter.
N° 1328. Brachystelma erianthum Schlechter.
Hab. : Prairies du Sanatorium, premier printemps. Oct.-nov. Racine
grosse tuberculeuse. Charmante cloche verte avec des stries violettes à l’in-
térieur ; det. Schlechter.
No 1213. Heurnia hystrix N. E. Br.
Hab. : Prés du Masetam Shilouvane. Fév.-avril, fruit. sept. Splendide
fleur couchée sur le sol. On ne voit presque pas la fleur. Fonds jaunâtre
avec stries pourpres et la corolle avec des proéminences de même couleur,
Det. Schlechter.
No 1681a. Sebæa Barbeyana Schinz.
Hab. : Entre Pietersburg et Shilouvane. Août 1901.
N° 1067. Sebæa confertiflora Schinz.
Hab. : gazons de la montagne de Shilouvane. Avril. Couleur beau jaune.
No 505. Sebæa exigua (Oliv.) Schinz.
Hab. : Endroit appelé «Marais», 4 à 5 lieues à l’est de Pietersburg.
Couleur jaune clair. 22 juin 1899.
N° 1842. Sebæa leiostyla Gilg.
Hab. : Thaba Bossin, Lessouto, champs. Janv.-fév. 1903.
No 1457. Chironia palustris Burch.
Hab. : Shilouvane lieux humides, Couleur rose-violacé. Nov.-dee.
Nos 1022 et 1786. Exochænium grande (E. Mey.) Grisebach. _
Hab. : Lieux humides, collines basses. Couleur café au lait. Janvier-
mars (No 1022). Thaba Bossiu, Lessouto (No 1786). — Det. H. Schinz
N° 725 et 1023. Enicostema littorale Blume.
Hab. : Bas de la Colline Shilouvane. Fleurs blanches. Nov.-déc. Det.
Hans Schinz 30 août 1905.
No 1263. Cluytia sp.
Hab. : Prairie de la montagne 1000 m. Shilouvane ?
Fleurs blanches-verdâtres. Sept.-oct. Det. Schlecht.
No 1326. Hypoxis villosa L.
Hab. : Rochers du Sanatorium 4000 m. Fleurs violet-clair Oct.-nov.
Curieuse plante à moilié ligneuse, les rameaux comme tronqués, brûlés à
l'extrémité et émettant des feuilles d’où sortent de belles fleurs.
No 1261. Behnia reticulata Didrichs.
Hab. : Bois de la montagne, Shilouvane. Liane de 2 à 4 m. Fleurs
blanches. Sept.
No 1288. Aloe Natalensis Wood.
Hab. : Rochers du Marovougne 1000 m. Shilouvane. Bel Aloe rouge ; la
rosette de feuilles est élevée à environ 0,30 m. au-dessus du sol. Taille
0,70-0,90 cm. Couleur rouge corail vif. Fleurit en avril-mai.
800 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Aue séR.). 1906 (4}
No 1290. Urginea capitata Baker.
Hab. : Ravins de la montagne de Shilouvane 1000 m. Fleurs blanches:
Au plus sec, en septembre, rotie par le soleil et le feu de la prairie.
No 1333a. Drimiopsis Woodii Baker. mêlé à No 1333.
Hab. : Shilouvane, Mhétane.
No 1050. Commelina albescens Hassk.
Hab. : Bords du Masetane. Fleurs bleu-foncé. Février. Det. C. B. Clarke.
7 sept. 1905.
Nos 814 et 1348. Commelina Karroica C. B. Clarke.
Hab. : Forêts du Marovougne. Fleurs jaunes. Janvier. Det. C. B. Clarke.
6 sept. 1905.
No 1082. Commelina Krebsiana Kunth.
Hab. : Sommet du Mamotsuri. Couleur jaune. Mi-avril.
No 745. Aneilema æquinoctiale Kunth.
Hab. : Shilouvane, collines jusqu’à 1100 m. Taille 0,30 à 0,60 m.
Couleur jaune. Oct.-janv. Det. C. B. Clarke. 7 sept. 1905.
No 1136. Aneilema sp.
Hab. : Plaine de Shilouvane. Fleurs blanchätres.
No 858. Cyanotis nodiflora Kunth.
Hab. : Shilouvane, rochers du Marovougne. Taille 0,10-0,30 cm. Fleurs
violet-clair. Janvier. Det. 7 sept. 1905.
No 1247. Typha australis Schum. et Thoms.
Hab. : Canal de Shilouvane. Fevrier.
N° 866. Zantedeschia sp.
Hab. : Shilouvane, forêts, lieux humides de la plaine à la montagne.
Fleur jaune clair. Feuilles vert clair avec des espaces blancs. Janvier.
N° 1611. Potamogeton lucens L. var.
Hab. : Eaux de Letstelé. Juin.
No 1522. Selaginella Caffrorum (Milde) Hieron.
. Hab. : Ribolé, sommet 1200 m.? Janv. 1902.
N° 974. Selaginella Dregei Hier. var. Pretoriensis Hier.
Hab. : Rampant sur les rochers du Sanatorium, Shilouvane, 1000 m.
Janvier 1900.
No 2243. Selaginella integerrima Spring.
Hab. : Shilouvane, bas pays, 600-700 m. — « Steht wohl in der Nähe
« von Selanigella integerrima Spring aber Laubblätter am Grunde kurz
« eiliat ! Leider fehlen Sporangen. » Hans Schinz 21, IV, 41906.
No 794. Sp.
Hab. : Shilouvane. ‘
Sans numéro, ni étiquette parmi les addenda de Henry-A. Junod, parait
du même genre que No 794.
Mo 1353. Raphiacum ? sp.
Hab. : Shilouvane. Det. Schlechter.
Valleyres, le 13 août 1906.
801
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich,
EC RT.
T.
Beiträge zur Kennins der Airıkanischen-Flora.
(Neue Folge.)
XIX
Herausgegeben von Hans Schinz (Zürich).
Mit Beiträgen von
Edm. BAKER (London). Alfred COGNIAUX (Rivelles).
John BERIQUET (Genf). E. HACHKEL (Graz).
+ €. B. CLARKE (Kew). P. HENNINGS (Berlin).
Hans SCHINZ (Zürich).
Fortsetzung von Seite 746.
In der nachfolgenden Zusammenstellung habe ich lang- und kurz-
grilfelige Formen so weit als möglich durch «1» und «K» auseinander
zu halten getrachtet, ich habe dies nicht durchgehends ausführen
können, da ich nicht immer genügend Blüten zur Verfügung halte,
Transvaal- und Oranjeflusskolonie : Baur 155 (Transkei); Cooper
2758, k (Oranjeflusskol.), Pretoria, Fehr, k; pr. Pretoria, Schlechter, 1;
Pretoria, Kuduspoort, Rehmann 4645, k; Pretoria, Aapiespoort, Rehmann
4124, 1; swampy ground, Umlomati Valley -Barberton, Galpin 1291, 1,
bl. I, II; Boshveld inter Elandsriver et Klippan, Rehmann 5061, k; Hogge
Veld, Donkershoek, Rehmann 6534, k; Hogge Veld inter Porter et
Trigardsfontein, Rehmann 6603, k; Lydenburg, Nelson 390; Paarde
Plaatie, Wilms 969, k, Lee 5711; in humidis pr. Matsaba, Schlechter
802 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906
4581, k, bl. 4, IT: Donkershoek in gram., 1560 m, Schlechter 4137. 1, bI. 4, I;
lieux humides, collines basses, Junod 1022, 1, bl. I-III, Shilouvane, pays
bas, 600—700 m, Junod 2181, 1.
Natalgebiet : in graminos. pr. Colenso, Schlechter 6878, k, bl. 26, IT:
pr. Colenso Krook 2009, k und 1, bl. 27. II; grassy hill near Krantzkloof,
Wood 5264, I u. k. und 5265, bl. 7, III: Inanda, Wood 19, 103, 109; van
Reenens Pass, Natalseite, Krook 2023, k; in humidis gram. inter calarac-
tam magnam et Omsamcaba, Drege; inter Omtendo et Omsameulo,
Drege, 1; Krantzkloof, Otto Kuntze; Glencoe, Otto Kuntze; Natal. Cooper
2754: Sanderson 292, 98; Gerrard 253. 1; Caledonriver, Bowker 20; in
humid. gram. dition. Caffrorum, Drege 4919, k; Port Natal, Gueinzius
469, k: Pinetown, endroils marécageux.. Junod, 168, k u. 169.
Pondoland : Bachmann 1055, k. 1036. 1039, k und 1; Grasland. Beyrich
35. 1, 36 K und 37, K.
Basutoland : Dieterlen 269, lu. k: Thaba Bosiu, Junod 1786. k, bl.
2;111:
Nyassa-Gebiet : sonnige Abhänge bei Langenburg, 1000 m, Gœætze
856, 1, bl. 19, IV; Medo Land zwischen dem Lujenda Fluss und Ibo,
Last.
Ostafrika : Usagara, Kidete, 900 m., Stuhlmann 168, bl. 2, VI; Uganda,
Ankole, Doggett.
Südwestafrika : Herero- und Amboland : Grasebene nördlich von
Otjiuka, Dinter 539; Ebene nördlich vom Waterberg, Dinter 639, 1;
Ondonga, Rautanen 43. 1, bl. IE IV; auf Sandboden, Olukonda, Schinz
490,1, bl. IT und Rautanen 48, 49, 1 und k, 50, k, 50a, 1; Omandongo,
Schinz 488, 1, bl. 24. 1.
Mossamedes : Welwitsch 1516 und 1516 5b‘: am Lazingua an der
Mündung 1200 m, Moorwiesen am Uferrand, Baum 640, bl. 6.1: Uumpala,
Newton, 173.
Exochænium grande (Steud.) Griseb. var. major (M. Moore)
Schinz.
1 «Parasitical in spongy and marshy densely herbaceous places on elumps
of Cyperaceæ, in company with species of Drosera, Lobelia, Siriga, Scleria,
Xyris, Eriocaulon, ete., near Lopollo, in the Monino meadows by the stream, fl.
and fr. Dec. 1859 and Jan. 1860, No 1516. In elevated spongy places, on the
roots of various Rubiaceæ, in the Monino pasturees, fl. and fr. Fehr. 1860. A
broad-leaved form. No 15165.» (Hiern, I. c.). Ich zweifle daran, dass die Pflanze
ein Parasit ist (Schinz).
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIT. 803
Parasia grandis (Steud.) Hiern var. major Moore in Journ. of Bot.
(1902), 384.
Blüten ausnehmend gross. Kelch 2'/ em lang, Krone im Durch-
messer 3 cm messend. Die Laubblätter breiter als beim Typus, 4 cm
lang und gegen die Milte zu 8 mm breit.
Transvaalkolonie : Pivaan’s Poort, Pateshall Thomas.
Die Exemplare von Götze, gesammelt im Nyassagebiet (Nummer 856)
entsprechen, was die Laubblätter anbelangt, der Varielät major, dagegen
sind die Blüten eher kleiner als bei zahlreichen meiner schmalblätterigen
Exemplare des Typus und ich kann daher auch nicht recht an die
Berechtigung zur Aufstellung einer besondern Spielart glauben.
Exochænium primulsflorum Welw. in Transact. Linn. Soc.
XXVII (1869), 471.
ı EP. annuum, pumilum, erectum ; caule a basi trichotome ramoso quadran-
gulo, ramis fastigiatis foliosis; foliis erectis lanceolatis vel lineari-lanceolatis
linearibusve, acuminalis, trinerviis, basi semiamplexicaulibus; peduneulis axilla-
ribus rectis inæquilongis, inferioribus elongalis, superioribus sensim breviori-
bus; calyeis lobis anguste alato-carinatis, acuminatis, corolle tubo sursum
ampliato brevioribus; corollæ flavæ lobis ovatis, basi angustatis, apice apiculatis;
stylo filiformi, recto, glanduloso-puberulo, stigmate eylindrico-clavato, simplici
vel subbilobo.
Var. nanum. Welw. I. c. Cauliculis abbreviatis !/2-1-pollicaribus, cæspitulosis
vel fere nullis, peduneulis tune e foliorum radicalium rosula emergentibus, flori-
bus non raro totius cæspituli altitudine longioribus, limbi corollæ lobis
rotundatis, mucronato-apiculatis.
Pulchra planta, e longinquo in pratis breve herbidis visa quasi Primulæ
acaulis corymbos aureos mentiens, hinc inde cæspites 25-30-floros obferens.
Radix e fibris tenuibus abbreviatis dense fasciculata. Caulis paullo supra basim
in ramos plures 3-chotomos, fastigiatos, subpatulo-erectos divisus, non raro
cæspiles multifloros 3-6 poll. diamelri, sed solummodo 2 ad 5 pollices allos
exhibens. Folia radicalia caulinis breviora et oblusiora, cilo marcescenlia,
caulina 4-!/2 poll. longa, 1—2 lin. lata, in aliis speciminibus angustissima vix
lineam mediam lata, sensim longe acuminata. Pedunculi axillares vel in ramo-
rum ramulorumque dichotomiis solitarii, erecti, basi subalato-quadranguli,
inferiores 1-2 pollices longi, superiores sensim breviores, supremi brevissimi,
vix lineam longi. Flores sulphureo-flavi vel non raro splendide aurantiaci,
erecti, incluso calyce ad %/4 poll. longi; limbi 9 lin. diametri, 5 fidi (raris
sime A-fidi). tubo sursum dilatato dimidio brevioris, lobis late ovalis, nunc
brevius nune longius apiculatis. Stamina in parte inferiore tubi inclusa; anthe-
rarum glandula apicalis eylindraceo-clavulata, fere loculis æquilonga, eæ ad
basim antherarum site minutæ, subglobosæ, loculis toties breviores. Stylus ple-
rumque staminum longitudine, sed eliam iis brevior vel paullo longior, una cum
804 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Belmontia primulæflora (Welw.) Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch.
Naturf. Gesellsch. XXXV] (1891), 333; Engler in Abhandl. K. Akad. d.
Wissensch. Berlin (1891), 336.
Parasia primuliflora (Welw.) Hiern in Cat. Welw. Afr. PI. 1(1898), 707 !,
Exochænium primulæflorum Welw. var. nanum Welw. 1. c., 48.
- Parasia primuliflora (Welw.) Hiern var. nana (Welw.) Hiern I. c., 708.
6 cm hoch, vom Grunde an vielverzweigt, mit lanzeltlichen, 20 mm
langen und bis 4 mm breiten, spitzen Laubblättern. Die blütentragenden
Stengelchen sind aufrecht, 1- bis 15-blülig. Die spitz lanzettlichen, sehr
schmal geflügelten Kelchabschnitte sind 42 mm lang und 3 mm breit.
Die Röhre der prächtig gelben Krone hat eine Länge von + 15 mm; die
Lappen sind breit elliptisch, am Grunde zusammengezogen, schwanzartig
stigmale clavulato-incrassato apice vix bilobo puberulus. Capsula ventricoso-
ovoidea, corolla marcescente vestita, styli residuis apiculata, bivalvis, bilocu-
laris; placenta centralis, spongioso-carnosula, quadripartibilis, demum libera.
Semina placentæ immersa, minutissima, subquadrangulari-prismatica.
Observatio. — Characteribus genericis bene cum ÆExochænio convenit: ab
Exochænio grandi Griseb. radice autonoma nec parasitica, caule a basi fasti-
gialim ramoso, floribus erectis nec horizontaliter nutantibus, alis calycis basim
versus evanescentibus nec dilatalis, tubo corollæ calycem longius superante ete.
nec non habitu discernitur.
! Huilla. — An annual, litlle herb, 2 to 3 in. high, branched from the base;
branches and branchlets subcorymbose; radical leaves elliptical; stem-leaves
linear-lanceolate; calyx but little winged, keeled-angular; corolla deep-yellow;
the lobes of the limb 5 or rarely %, broadly ovate, narrowed at the base‘
abruptly acuminate at the apex; anthers surmounted at the apex with lanceolate-
linear giands as long as the cells or rather longer, biglandular at the base;
filaments in some cases elongated, in others oftener very short; style filiform,
pubescent with short glandular hairs, rather short; stigma cylindrical-
clavate, densely papillose-bearded, entire or scarcely emarginate at the apex;
placentation central : edges of the carpels quite coalescent. In elevated spongy
pastures with short herbage, in Morro de Lopollo, towards Humpata, above
5300 ft. alt., in company with species of Utricularia, ete. plentiful; fl. and fr.
March and April 1860, No 1513. Flowers whitish-yellowish. In swampy
meadows at the river Monino, in company with various species of Drosera
and Xyris; fl. and fr. end of April 1860, No 1513 b.
Var. 8 nana (Welw.) Hiern. |. c. 5
Huilla. — A pleasantly green, dwarf herb; flowers brilliant, golden-yellow. On
the swampy slopes of (he lofliest mountains, nearly dried up at the time, to the
south of Huilla, and on the left-hand side of the road leading from Lopollo
towards Gambos: fl. end of April 1860, No 1514. Apparently annual: flowers
golden-coloured. In moist pastures in short grass, plentiful; fl. and fr. Feb. and
April 1860. Coll. Carp. 748.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 805
bespitzt, + 8 mm lang und + 5 mm breit. Die in einer Höhe von
+ 6 mm inserierten Staubfäden haben eine Länge von 1t/2—2/; mm
und tragen + 1'/ bis 1 mm lange Staubbeutel; der apikale Brownsche
Körper ist schwanzartig und 1 bis 1'!/a mm lang, die beiden basalen sind
kugelig. Fruchtknoten, Griffel und Narbe haben eine Gesamtlänge von
+ 7'2 mm, Griffel und Narbe messen für sich zusammen + 4 mm; ein
Papillenwulst ist nicht entwickelt.
Ganz entschieden dimorph.
Angola : auf sumpfigen Wiesen in Morro de Lopollo, gegen Uumpala
zu, 1760 m, Welwitsch 1515, 1, bl. und fr. HF und IV.; überschwemmte
Wiesen am Monino-Fluss, Welwitsch 1513 b, bl. und fr. Ende IV; südlich
von Uuilla. auf der rechten Seite der Strasse von Lopollo gegen Gambos,
auf höhern Bergen, Welwitsch 151%, bl. und fr, II, und IV; Rio Pal-
lanca, auf feuchtem Boden, Newton 240, k, bl. If; Uuilla, Antunes
137, 1; Uuilla, prairies humides, 1700 bis 1850 m, Dekindt 137, bl.
VI; am Kunene Fluss, Johnston.
Ich lasse mit Baker und Brown (in Thiselton-Dyer Fl. trop. Afr. IV,
593) die von Welwitsch aufgestellte var. nanum in der Art aufgehen,
denn auch ich vermag keinen Unterschied aufzufinden, der zur Auf-
rechterhaltung berechtigen würde.
Exochænium platypterum Schinz.
Belmontia platyptera Baker in Kew Bull. (189%), 25; Baker et Brown
in Thiselton-Dyer F}. trop. Afr. IV, 552.
Parasia platyptera (Baker) Hiern in Cat. Welw. Afr. Pl. [ (1898), 7061.
! Pungo Andongo. — An annual, erect, little herb; stem winged-quadrangular,
as well as the rather fleshy leaves herbaceous-green; branches opposite; flowers
vellow, rather small, with a circle of small glands between the bottom of the
calyx and the funnel-shaped corolla: corolla-lobes ovate, rather obtuse; stamens
included; ovary very shortly stipitate, beset around the base with very small
crowded glands sessile at the bottom of the calyx, that is, at the base of the
corolla; style sparingly pubescent, reaching the middle of the anthers; sligma
somewhat bifid, papillose; placentalion central, 4-parted, quite free in the
ripe capsule; edges of the carpels inflected and somewhat cohering with the
septum: seeds quadrangular-prismatic, very delicately papillose. In sandy
moist places among low herbs, between Lombe and Quibinda, in company with
Fimbristylis exilis R. et S., sparingly; fl. and fr. middle of March 1857,
N° 1512. In similar places at the river Cuanza, near Muta Lucala; fl. and young
fr. March 1857, N° 1512b.
By some mislake this plant bears the Welwitsch No 152% in Herb. Kew, and
is so quoted by Baker, 1. ce.
806 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Ich habe eine einzelne Blüte untersuchen können und ergänze die
Beschreibung durch Angabe der Maasse : Kelchabschnitte + 8 mm lang,
auf der Rückenmediane bis 1 mm breit geflügelt, der Flügel stark, am
Grunde herzförmig und bis zur Spitze des Kelchabschnittes sich
erstreckend, sich allmählich verschmälernd; Kronröhre + 11 mm? (sie
ist an meinem Exemplar leider defect), Staubfadeninsertion in halber
Höhe der Kronröhre, Staubfäden '/ı bis > mm lang, die Staubbeutel +
1 mm messend, mit je einem + !/ı mm langen, apikalen Brownschen
Körper und zwei basalen, ganz kleinen Anhängseln. Fruchtknoten
oberwärts verdickt, oblong, Griffel samt Narbe + 2 mm lang; auf die
walzliche Narbe entfallen mindestens 1!/> mm. Papillenwulst fehlend.
Westafrika : Angola, Pungo Andongo, Weiwitsch 1512 und 15124.
Sektion PSEUDOTACHIADENUS Schinz.
Exochænium chionanthum (Gilg) Schinz.
Belmontia chionantha Gig in Baum Kunene-Sambesi Expedition
(1903), 332.
30 bis 40 cm hoch, steif aufrecht, zumeist unverzweigt, seltener etwas
verzweigt, mit dünnem Stengel. Die untern Laubblätter sind eiförmig,
7 bis 8 mm lang und 3 bis 4 mm breit, die obern sind lanzettlich bis
linealisch lanzettlich, 5 bis 8 mm lang und 2 bis 3 mm breit, spitz.
Die Blüten pflegen einzeln an der Spitze des Stengels sich vorzufinden,
seltener ist der Stengel in der Blütenregion verzweigt. Die Kelchzipfel
sind eiförmig lanzettlich, zugespitzt, auf der Rückenmediane breit
geflügelt und zwar mit in den Stengel verlaufender Rückenmediane ver-
sehen, 7 bis 10 mm lang und + 3 mm breit. Die in ?/s Höhe erweiterte
Kronröhre ist 14 bis 15 mm lang; die Röhre ist über der tonnen-
förmigen Erweiterung, die die Staubbeutel birgt, wieder röhrig ver-
engert und zwischen den Staubfäden mit vorspringenden Leistenkôpfen
versehen die an jene von S. Teuszü erinnern, nur dass sie kleiner sind.
Die Kronlappen sind von weisser Farbe, eiförmig lanzettlich, spitz, +
% mm lang und + 2 mm breit. Die in einer Höhe von + 7!/; mm dem
Krontubus eingefügten Slaubfäden sind ‘/2 mm lang; die Länge der
ovalen Staubbeutel beträgt ‘/2 bis °/ı mm. Die apikalen Brownschen
Körper sind spitz kegelförmig, °/ı bis ‘/ mm lang. Fruchtknoten, Griffel
(dieser entbehrt eines Papillenwulstes) und Narbe messen zusammen +
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSIT.ET ZURICH. XXXIL. 807
6'/; mm und zwar entfallen hievon auf den Griffel 2- und auf die zylin-
drische Narbe 1'/ı mm.
Angola : in der Nähe des Kuebe, 1170 m, auf Sumpfboden sehr selten,
Baum 316, bl. X; am Longa oberhalb des Quirri, 1250 m, auf Moorboden,
Baum 702, bl. II; am Lazingua, auf Moorboden zwischen Gras, ziemlich
selten, 1300 m, Baum 838, bl. IV.
Exochænium Teuszii (Vatke) Schinz.
Belmontia Teuszii Valke fide Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. Naturf.
Gesellsch. XXX VI (1891), 33%.
Eine einjährige, meist ganz unverzweigle, aufrechte, durchschnittlich
40 cm hohe Pflanze mit länglich eiförmigen bis lanzettlichen,
lanzettlich eiförmigen oder elliptischen, spitzen oder stumpflichen, dem
Grunde zu etwas verschmälerten Laubblättern. Die am Rande rauhe und
im getrockneten Zustande schwach rückwärts gerollte Blattspreite ist
bis 2 cm lang und + 8 mm breit. Die lanzettlichen Kelchabschnitte
laufen in eine pfriemliche Spitze aus; sie sind + 17 mm lang und auf
dem Rücken schmal geflügelt. Die Blumenkrone scheint von rein weisser
Farbe zu sein; sie besitzt eine schlanke, bis 3 cm lange, über der Mitte
unbedeutend erweiterte, äusserst fein behaarte Röhre. Die 24 mm langen
und 14 mm breiten Kronlappen sind von breitelliptischem Umriss, spitz
und der Basis zu verschmälert. Die 5 der Blumenkronröhre in einer
Höhe von 13 bis 17 mm eingefüglen Staubfäden sind 2 bis 3 mm lang,
unlerwärts schmal, oberwärts dagegen verdickt und sodann der Inser-
tionsstelle der Staubbeutel zu nochmals zusammengezogen. Abwechselnd
mit den Filamenten und in der Höhe deren Einfügung bemerkt man 5
consolenartige Verdickungen der Kronröhre. Die 3 bis 3/2 mm langen
Staubbeutel sind mit je drei Brownschen Körpern versehen, dh. einem
endständigen, spitz keulenförmigen, + 1 mm langen und zwei basalen,
kugeligen. Fruchtknoten samt Griffel und Narbe erreichen eine Gesanl-
länge von 2 bis 14 mm, wovon 2'/e bis 4 mm auf den kahlen Griffel
und 3 bis 5 mm auf die papillöse Narbe fallen. Die kapselige, eiförmige
Frucht wird mindestens 10 mm lang und ist zweifächerig; von der
Scheidewand entspringt beiderseits je eine fleischige Plazenta.
Westafrika : Station Malange, Teusz 387: Congo Freistaat, Becken des
Lualaba unterhalb Nzibi (Sammler ?); Britisch Zentral-Afrika, Urungu,
Fwambo, Carson 33.
Exochænium Baumianum (Gilg) Schinz.
belmontia Baumiana Gilg in Baum Kunene-Sambesi Expedition
(1905), 331.
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 2e (séR.). 1906
Eine zierliche, schmächtige Pflanze mit reichlichen, fadenförmigen
Faserwurzeln und -+ steif aufrechtem, unverzweigtem oder spärlich
verzweigtem, wenigblätterigem, 16 bis 17-, seltener bis 26 cm hohem
Stengel. Die linealischen bis lanzettlich linealischen, spitzen Laubblätter
sind 3 bis 5 mm lang und 1 bis 1!/: mm breit. Die Blüten befinden sich
einzeln an der Spitze der fädlichen Stengel. Die lanzettlichen, lang
zugespilzten, nicht oder kaum andeutungsweise gekielten Kelchabschnitte
sind 3 bis # mm lang und 1'/ mm breit. Die Kronröhre ist + 6 mm
lang; etwas über der halben Höhe befindet sich eine tonnenförmige
Erweiterung, worauf sich die Kronröhre trichterartig öffnet; die weiss-
lichen Kronlappen sind breit eiförmig, spitz, + 3 mm lang und +2 mm
breit. Die in einer Höhe von + 3'/2 mm inserieren, verschwindend
kurzen Staubfäden tragen + 1 mm lange, eifömig ovale Staubbeutel, die
einen winzig kleinen apikalen Brownschen Körper besitzen, der basalen
Anhängsel aber entbehren. Fruchiknoten, Griffel und Narbe messen
zusammen + 5 mm und zwar entfallen hievon auf den Griffel ?/s und
auf die lang zylindrische Narbe + 1'/ mm. Ein Papillenwulst fehlt.
Angola :am Longa oberhalb des Quirri, 1250 m, an Sumpfrändern,
Baum 692, bl. I.
Exochænium Mechowianum (Valke) Schinz.
Belmontia Mechowiana Vatke fide Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch.
Naturf. Gesellsch. XXXVI (1891), 333; Baker et Brown in Thiselton-Dyer
Fl. trop. Afr. IV, 555.
Kine aufrechte, wenig verzweigte, einjährige Pfianze mit lanzelt-
förmigen oder elliptischen, ungestiellen Laubblättern, deren Spreite +
45 mm lang und + 3 mm breit ist. Die einzelnen Laubblattpaare sind
durch + 6 cm lange Stengelinternodien getrennt. Die Kelchabschniite
der endständigen Blüten sind 12 bis 22 mm lang, lanzettlich, spitz und
schmal geflügelt. Die oberwärts etwas erweiterte Kronröhre ist 26 bis
30 mm lang; die Kronlappen sind eiförmig bis elliptisch, gegen den
Grund zu zusammengezogen, 2 cm lang und + 12 mm breit. Die
äusserst kurzen Staubfäden sind der Kronröhre in einer Höhe von 14 bis
20 mm inseriert, die Insertionsstelle gibt sich am Tubus schon äusserlich
durch die Erweiterung zu erkennen. Die der Brownschen Körper
entbehrenden, am Grunde kurz ausgezogenen Staubbeutel sind + 4 mm
lang und untereinander verklebt; die Staubbeutelepidermis und das oben
zwischen den beiden Thecæ frei herausragende Connectivende werden
von kegelförmigen, spitzen Zellen gebildet. Der Fruchtknoten ist
eiförmig, am Grunde etwas zusammengezogen. Fruchtknoten, Griffel
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXH. 809
und Narbe messen zusammen -+ 27 mm und zwar entfallen hievon auf
den Fruchtknoten allein 4 mm, auf den Griffel, der eines Papillen-
wulstes entbehrt, + 21 mm und auf die kopfig zungenförmige Narbe
2 mm.
Benguella : am Ufer des Hamba, eines linksseiligen Nebenflusses des
Gambo, Mechow 503.
Exochænium gracile (Welw.) Schinz.
Belmontia gracilis Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869), 47';
Parasia gracilis Hiern Cat. of Welw. Afr. PI. III (1898), 708°.
1 Caule ereclo, 4-gono, filiformi, simplici vel parce ramoso; folıis angusle
lineari-lanceolatis linearibusve, internodiis brevioribus, canaliculatis, basi seimi-
amplexicaulibus; calycis profunde 5-partili segmentis lato-lanceolatis, longe acu-
minatis, margine late membranaceis, dorso alato-carinatis; corollæ tubo gracili,
sursum ampliato, limbi 5-fidi lobis ovalis apiculatis patulis; antheris quam fila-
menla brevioribus, glandula elongato-claviformi superatis; stigmate oblongo-
clavato, stylo recto vix breviore, apice subbilobo.
Stirps annua, reliquis generis speciebus multo gracilior. Radix brevis,
tenuiter fibrillosa. Cauliculus filiformis, 3-5 pollices altus, erectus, nunc simpli-
eissimus uniflorus, nune ramulo uno alterove lalerali bi- vel triflorus, foliorum
paribus 3 vel %, pollicem vel sesquipollicem inter se distantibus vestilus. Folia
ima superioribus duplo breviora et angustiora, illa in medio caulis sita 5-6 lin.
longa, 1/2 vel ?/3 lin. lata, patula, herbaceo-viridia. Flores parvi, longe peduncu-
lati, lutei, subnutantes; pedunculi nudi, in speciminibus unifloris 2-3 pollices
longi, erecti, cauliculum terminantes, iis ramulorum lateralium vix pollicaribus
el erecto-palulis. Calycis segmenta a basi ad medium usque late membranaceo-
marginala, demum subulatim acuminata, dorso carinato breviter alata, corollæ
tubo paullo breviora. Corolla omnino Belmontie cordalæ var. micranthe,
quacum eliam glandularum minutarum glomerulis inter calycem et corollam
obviis convenit. Anther& in tubi parte superiore dilalala inclusæ, filamentis
breviores, glandula gracili cylindrico-clavata, erecta, ceraceo-aurantiaca ter-
minatæ. Ovarium oblongo-ovoideum, bisulcatum, biloculare, placentis latius-
culis septulo contiguis. Stylus rectus, firmulus: stigma pro more floris sat
magnum, elongato-clavalum, apice nune obiter bilobum nune integrum, fere
styli longitudine, stamina vix superans. Capsula ovoidea, corolla marcescenle
vestita, bivalvis, bilocularis, placentis demum liberis induratis. Semina nume-
rosissima, placentis immersa, quadrangulo prismatica, testa tenuissime dense
papillosa.
2 Huilla. — An annual, little herb, 21/2 Lo 6 in. high, with the habit of a
maritime Centaurium but more slender; stem filiform, nearly naked, tetragonal,
erect, very sparingly branched ; leaves opposite, linear-lanceolate, channelled,
erect-spreading, semi-amplexicaul at the base, somewhat decurrent; internodes
long; flowers yellow, pentamerous, rather large, 4 to 3, erect, rather lax ; calyx
deeply cleft; the segments long-acuminale, winged-keeled, broad at the base,
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906
Zur Vervollständigung der als Fussnoten folgenden Originaldiagnosen
diene:
Höhe der Pflanze + 15 cm; die Blattpaare durch + 25 mm lange
Inlernodien getrennt; Laubblätter linealisch, + 12 mm lang und +
i mm breit; Blütenstand 1- bis 2-blütig; Staubfäden 1'/; mm lang,
Staubbeutel 1 mm lang; Brownsche Körper 1; Griffel inklusive Narbe
2'} mm lang, ersterer ohne Papillenwulst; Staubfäden in einer Höhe von
4 mm der Kronröhre eingefügt.
Die folgende Tabelle (Seite 812) soll die geographische Verteilung der
Sebæa- und Exochænium-Arten illustrieren; sie dient vielleicht einmal
dazu, wenn wir noch besser über diese beiden Gattungen informiert
sind als dies zur Stunde der Wall ist, Licht auf die genetischen Be-
ziehungen der zahlreichen Sebæa-Arten zu werfen.
Korrekturen und Nachtrag.
Seite 717. Zu dem Verzeichnis der Synonyme füge hinzu :
Sebæa linearifolia Schinz in Vierteljahrsschr. Zürch. Naturf. Gesellsch.
XXXVI (1891), 321 — Sebæu exigua (Oliv.) Schinz.
Seite 721, 5. Zeile von unten lies anstatt S. quadrifolia : S. natalensis.
Seite 722 vorletzte Zeile im Schlüssel lies anstatt S. natalensis :
S. Rudolfü.
Seite 741 4. Zeile von oben lies (1896) anstatt (1895).
Nachdem Teil I dieser Publikation bereits im Drucke fertig vorgelegen
hatte, bin ich durch die Güte der Direction des k. botanischen Museums
in Berlin und des Herrn Prof. Dr. Gilg in den Besitz des Belegexemplares
with white membranous margins and groups of very minute plands at its base
between it and the funnel-shaped corolla; corolla-tube inflated at the base, con-
stricted in the middle below the limb; the lobes ovate, apiculate, spreading
al the time of flowering, the whole corolla marcescent and at length adhering
to the ovary: stamens inserted on the corolla-tube below the limb, included; fila-
ments equal al the base, about twice the length of the anthers; anthers erect,
dehiscing longitudinally, apiculate at the apex, eglandular at the base; ovary
oval, bisulcate, 2-celled; the edges of the‘carpel-valves introflected and nearly
reaching the placenta; style straight, firm, short; stigma relatively large, scar-
cely or but little shorter than the style, thickly clavate, scarcely if at all bilobed
at the apex, reaching the top or middle of the anthers; seeds quadrangular-
prismatic. Subparasitic, in spongy meadows, in the wooded parts of the northern
region of the Monino, in company with species of Utricularia, Burmannia
bicolor, Xyris, etc. ; fl. and fr. beginning of April 1860, No 1524.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH, XXX. 811
zu der von Gilg beschriebenen S. Marlothii gekommen und ich muss mir
nun erlauben, nochmals auf jene Art zurückzukommen. Das sehr kärg-
liche Exemplar hat in Blattform und Blütenform überraschende Aehnlich-
keit mit meiner S. Flanaganii, unterscheidet sich indessen äusserlich
durch die Tracht, insofern als S. Flanaganii einen aufrechten Blüten-
schaft besitzt und in jeder Beziehung an eine Primel erinnert, wogegen
wir es bei S. Marlothii mit einer anscheinend kriechenden, an den Blatt-
insertionen vielleicht sogar wurzelnden, schaftlosen Pflanze zu tun haben,
Die Blütenuntersuchung fördert folgende Resullate zu Tage : Bei
S. Flanaganii entbehren die Staubbeutel entschieden ganz der Fila-
mente, sie sind zum Teil untereinander verklebt, berühren sich jeden-
falls seitlich, der Griffel misst höchstens 1 mm, entbehrt eines Papillen-
wulstes und hat eine zylindrische Narbe, die Staubbeutel überragen die
Narbe um ein Bedeutendes; bei S. Marlothii sind die Staubbeutel von
einander frei, sie berühren sich seitlich durchaus nicht, sondern sind
durch ansehnliche Zwischenräume getrennt, sie besitzen sehr deutliche,
etwa 1 mm lange Staubfäden, der Griffel ist nach meinen Befunden
(abweichend von denen meines Freundes Gilg, der von einem „siylus
breviusculus‘ spricht) 5 mm lang, mit einem unter der halben Hühe
gelegenen Papillenwulst und einer kopfig zungenförmigen Narbe ver-
sehen, die Staubbeutelspitze erreicht gerade den Grund der Narbe.
Diese Befunde sind hochinteressant; sie legen den Gedanken einer
vorhandenen Distylie nahe und wenn dem so in der Tat wäre, so würde
dieses Resultat ein wertvolles Licht auf die diagnostische Bedeutung (im
negaliven Sinne) des Papillenwulstes und der Länge der Staubfäden
werfen. Es ist ausserordentlich zu bedauern, dass wir gerade von diesen
beiden Arten, die auch noch die aussergewöhnlich grossen, massigen
Brownschen Körper gemeinsam haben, so äusserst kärgliches, spärliches
Material haben. Vorläufig fasse ich mit Gilg die zwei Pflanzen noch als
zwei besondere, allerdings nahe verwandle Arten auf und glaube mich
hiezu um so eher berechtigt, als habituell die Pflanzen doch sehr verschie-
den sind; auch ist nicht verständlich, warum nun gerade bei der lang-
griffeligen Form (wenn S. Marlothii als eine solche angesprochen würde)
Staubfäden ausgebildet wären, bei der kurzgriffeligen Form dagegen nicht,
warum die eine einen Papillenwulst, die andere keinen ausbilden sollte.
Ich fasse die Gattung Sebæa als eine plastische Gattung auf, bei der die ein-
zelnen Arten noch zahlreiche gemeinschaftliche Züge besitzen; jedenfalls
war ich schon vor Jahren im Rechte, als ich auf Sebæa aufmerksam machte
und sie als eine des Studiums an Ort und Stelle werte Gattung bezeichnete.
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MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIU.
Andrews.
647 ovala.
Antunes.
60 chironioides.
Bachmann.
67 intermedia.
68 albens.
69 exacoides.
70 aurea.
80 aurea.
293 exacoides.
783 aurea.
787 aurea.
790 intermedia.
79% aurea.
899 intermedia.
900 exacoides.
SOL exacoides.
1041 sedoides.
1591 albens.
1592 aurea.
1042 sedoides.
Barber.
22 exigua.
Baron.
102% brachyphyllla.
1819 brachyphylla.
Barter.
1680 pumila.
Bauer.
455 ovala.
Baum.
498 Baumii.
870 microphylla.
Bernhardi.
55 ambigua.
S E B Æ A.
Sammler-Nummern.
Bojer.
134 Bojeri.
Bolus.
171 multiflora.
365 aurea.
2102 elongata.
2875 exacoides.
2876 aurea.
"308 albens.
R. Brown.
2779 ovata.
Buchanan.
208 Conrathii ?
200 leiostyla ?
270 leiostyla ?
280 leiostyla.
290 crassulæfolia.
Buchinger.
127 brachyphylla.
Burchell.
158 albens.
682 albens.
1869 Burchellii.
378% ramosissima.
4340 sulphurea.
5494 Brehmeri.
9897 sclerosepala.
6731 aurea.
7085 elongata.
7089 laxa.
Burke.
442 exigua.
Clarke.
15391 microphylla.
40249 microphylla.
815
816 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906
Conrath.
743 Conrathii.
746 exigua.
Cooper.
25 macrophylla ?
713 hymenosepala.
406 hymenosepala.
2732 transvaalensis ?
750 sedoides.
5 exacoides.
59 transvaalensis ?
1 repens.
Dinter.
602 exigua.
Dod.
169 exacoides.
170 exacoides.
1723 micrantha.
2013 ambigua.
2122 capitala.
2332 ambigua.
2369 exacoides.
9842 micrantha.
2844 Zeyheri.
2930 Zeyheri.
9931 micrantha.
3058 ochroleuca.
3062 ambigua.
3146 ochroleuca.
3171 micrantha.
320% aurea.
3252 ochroleuca.
325% aurea.
3255 intermedia.
3270 ochroleuca.
3273 ambigua.
3311 albens.
3330 albens.
3387 sulphurea.
9413 rara.
3436 ochroleuca.
9437 aurea.
3438 albens.
3439 albens.
3580 sulphurea.
4338 micrantha.
Drege.
1870 aurea.
2299 semialata.
4920 pentandra.
4921 semialata.
7824 exacoides.
7825 aurea.
7826 albens.
7827 elongata.
Ecklon.
28 Ohlendorffiana.
77 ambigua.
171 multiflora.
647 aurea.
647 a aurea.
653 exacoides p. p.
653 micrantha p. p.
654 micrantha.
656 sulphurea.
657 ambigua.
658 ambigua.
660 crassulæfolia.
664 ramosissima.
729 exacoides.
730 sulphurea.
732 aurea p. p.
732 albens p. p.
733 albens.
733a Zeyheri.
995 sulphurea.
1189 exacoides.
1308 albens.
» Fenchel.
38 gariepina.
Flanagan.
1180 pentandra ?
2080 Flanaganii.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSIT ET ZURICH. XXXIL
Forsyth Major.
658 brachyphylla.
Galpin.
379 sedoides ?
1549 macrostigma.
2333 filiformis.
4335 aurea.
ARMES
4339 exacoides.
Gaudichaud.
9735 ovala.
Gerrard.
91 vitellina.
Glass.
1635 macrostigma ?
Gôlze.
916 pratensis.
945 oreophila.
Gueinzius.
156 sedoides.
186 sedoides.
557 sedoides.
Gunn.
718 ovata.
Haast.
940 ovala.
Harvey.
615 micrantha.
Henry.
316 microphylla.
Hildebrandt.
3428 stricta.
3840 brachyphylla.
Holub.
4420 exigua.
Hutton.
94 macrostigma.
880 Schönlandii.
Jelinek.
89 exacoides.
351 aurea.
Johnston.
8 brachyphylla.
Junod.
64 sedoides.
505 exigua.
1067 confertiflora.
1681a Barbeyiana.
1842 Conrathii.
Kemsley.
183 minutiflora.
Krebs.
232 hymenosepala.
233 Grisebachiana p. p.
233 schizostigma p. p.
Lichtenstein.
7 exacoides.
Krook.
2016 crassulæfolia.
2030 sedoides.
2082 sedoides.
Lehmbach.
76 brachyphylla.
817
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.), 1906
Lindley.
1839 ovata.
Mac Gillivray.
592 aurea.
593 albens.
594 albens.
Mac Owan.
16 hymenosepala.
1291 macrophylla.
1925 albens.
2499 ochroleuca.
Mann.
320 brachyphylla.
598 brachyphylla.
1239 brachyphylla.
1983 brachyphylla.
Mann-Transvaal.
2886 Marlothii.
Marloth.
3441 aurea.
3442 ambigua.
Mechow.
536 debilis.
Meyer.
102 brachyphylla.
Penther.
2018 exacoides p. p.
2018 intermedia p. p.
2019 exacoides.
2020 albens.
2022 exacoides.
Preuss.
633a brachyphylla.
643 b brachyphylla.
Purves.
10% crassulæfolia.
Rehmann.
263 aurea.
264 Grisebachiana.
265 elongata.
266 sclerosepala.
758 sulphurea.
759 exacoides.
1040 hymenosepala.
1056 aurea.
1708 exacoides.
1976 ambigua.
1977 albens.
2402 elongata.
2655 elongata.
2999 wittebergensis.
3799 exigua p. p.
3944 wittebergensis.
3999 wittebergensis.
9062 exigua.
5925 Rehmannii.
5926 Rehmannii.
6527 sedoides.
6755 sedoides.
7348 Woodii.
Rust.
101a intermedia.
105 intermedia.
471 minutiflora.
Sanderson.
958 exacoides.
Schenck.
606 exacoides.
Schimper.
151 brachyphylla.
1469 brachyphylla.
Schinz.
485 Barbeyiana.
A487 exacoides.
Schönland.
16 crassulæfolia.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXI, 819
753 macrostigma.
780 aurea.
Schultze.
17 sedoides.
Schlechter.
150 Gilsii.
159 ambigua.
170 sclerosepala.
981 pusilla.
1341 aurea.
1376 micrantha.
1377 exacoides.
1378 intermedia.
168% albens.
1699 Zeyheri.
1700 pusilla.
1701 minutiflora.
1711 scabra.
1711 aschizostigma.
1840 cuspidata.
2119 erosa.
3045 acutiloba.
3060 natalensis.
3259 vitellina.
3497 Burchelli.
3738 sedoides.
4000 confertiflora.
4157 sedoides.
4361 exigua.
1678 exigua.
4702 saccata.
1708 pygmaea,
4720 transvaalensis.
4767 Junodii.
4768 grandiflora.
5156 exacoides.
5404 sulphurea.
5425 ochroleuca.
6783 Junodii.
6819 Rudolphii.
7308 ambigua.
9307 Schlechteri.
9376 pusilla.
Scott-Elliot.
900 arepens.
1993 a brachyphylla.
6444 brachyphylla.
6758 brachyphylla.
7685 brachyphylla.
Sharpe.
103 crassulaefolia.
Sım.
1073 repens.
Thode.
67 Thodeana.
Tyson.
807 aurea.
1047 macrophylla?
1289 sedoides.
1289 b macrophylla.
1291 macrophylla.
1348 sedoides.
1378 repens.
2205 Macowanii.
2505 exacoides.
2726 sedoides.
3096 longicaulis.
3129 ramosissima,
2736 sedoides.
Volkens.
861 brachyphylla.
111% brachyphylla.
Wallich.
363 ambigua.
1189 exacoides.
1192 exacoides.
Wawra.
197 exacoides.
Welwitsch.
1511 debilis.
1519 affinis.
1520 brachyphylla.
820 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sür.). 1906
1521 microphylla. Wood.
1522 microphylla.
30 sedoides.
Whyte. 956 filiformis.
1844 Woodii.
290 crassulaefolia. 188% filiformis
Wilms. 4447 Woodii.
à 4945 acutiloba.
Roue 5205 sedoides.
473 micrantha. 5214 macrantha.
474 aurea. :
175 albens. Zeyher.
477 aurea.
963 polyantha. 1187 aurea.
96% sedoides. 1188 schizostigma.
965 Schinziana. 1188 Zeyheri p. p.
970 macranta. 1188 aZeyheri.
971 mirabilis. 1189 exacoides p. p.
972 filiformis. 1189 scabra p. p.
3436 aurea. 3418 aurea.
3472 exacoides. 3420 ambigua.
EXOCHZNIUM
Antunes. Bowker.
137 primulæflorum. 20 grande.
Bachmann. Carson.
1035 grande. 33 Teuszii.
1036 grande.
1039 grande. a
2754 grande.
Baum. 2758 grande.
316 chionanthum. Dedekindt.
640 grande.
693 Baumanım. 137 primlæflorum.
702 chionanthum. Dieterlen.
838 chionanthum.
269 grande.
Dinter.
539 grande.
155 grande.
Beyrich.
35 grande.
36 grande.
37 grande.
639 grande.
Drege.
"919 grande.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL
Galpin.
1291 grande.
Gerrard.
253 grande.
Götze.
856 grande,
Gueinzius.
469 grande.
Junod.
168 grande.
169 grande.
969 grande.
1022 grande.
1786 grande.
2181 grande.
Krook.
2009 grande.
2033 grande.
Lee.
5711 grande.
Mechow,
337 Teuszii.
503 Mechowianum.
Nelson.
390 grande.
Newton.
173 grande,
240 primulæflorum.
Rautanen.
43 grande,
48 grande.
49 grande.
50 grande.
D0 a grande.
Rehmann.
4124 grande.
1645 grande.
5061 grande.
6534 grande.
6603 grande.
Sanderson.
98 grande.
292 grande.
Schinz.
488 grande.
190 grande.
Schlecter.
4137 grande.
1581 grande.
6878 grande.
Stuhlmann.
168 grande.
Teusz.
387 Teuszii.
Welwitsch.
1512 platypterum.
1512 bplatypterum.
1513 primulæflorum.
1513 bprimulæflorum.
151% primulæflorum.
1516 grande.
1516 b grande.
152% gracile.
Wilms.
969 grande.
Wood.
19 grande.
103 grande.
109 grande.
133 grande.
541 grande.
1800 grande.
9264 grande.
9265 grande.
821
822
Belmontia, 721, 728.
— Baumiana, 715, 716, 807.
— chionantha, 715, 716, 806.
— cordata, 729.
— debilis, 716, 735.
— divaricata, 716.
— emirnensis, 716.
— Flanaganii, 737.
— gracilis, 715, 716, 809.
— grandis, 715, 716, 745.
— intermedia, 733.
— Mechowiana, 715, 716, 808.
— micrantha, 739.
— natalensis, 732, 741.
— Ohlendorffii, 742.
— oligantha, 736.
— platyptera, 716, 885.
— primulæflora, 715, 716, 804.
— pumila, 731.
— spathulata, 732.
— stricta, 738.
— Teuszii, 715, 716, 807.
— zambesiaca, 744.
Cicendia microphylla, 725.
Erythræa pumila, 731.
Euexochænium, 745.
Euseb&a, 717.
Exacum cordatum, 729.
— divaricatum, 746.
— emirnense, 716.
Exochænium, 744.
— Baumianum, 716,745,S807%7.81%.
716, 745, 806.
— chionanthum,
814.
— debile, 734.
— gracile, 716, 745, 809, 814.
— grande, 717,
814.
var. major, S02.
var. intermedia, 729, 733.
var. micrantha, 729, 739.
747, 730, 732, 745.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Exochænium Mechowianum, 716,745,
s9s. 814.
platypterum,
Si.
primulæflorum, 716, 745, S03,
814.
— var. nanum, S03. 504.
Teuszii, 716, 745, 807. 814.
716, 745, 805,
Gentiana exacoides, 728.
— var, minor, 92
Lagenias pusillus, 731.
Parasia debilis, 735.
gracilis, 809.
grandis, 749.
— var. major, 803.
platyptera, 805.
primuliflora, 804.
— var. nanum, 804.
Thomasii, 743.
Pentandria, 717.
Pseudotachiadenus, 745.
Sebæa acutiloba, 719, 725, 812.
affinis. 719, 720, 724, 812.
albens, 717, 723, 812.
albidiflora, 717, 723, 812.
ambigua, 717, 723. 812.
aurea, 718, 723, 812.
— var. genuina, 723.
— f. Wurmbeana, 723.
— pallens, 723.
— f.cymosa, 723.
— f. gracilis, 723.
— var. pallida, 723.
Barbeyiana, 718, 723, 812.
Baumii, 745, 724, 727, 813.
Bojeri, 719, 724, 812.
brachyphylla, 719, 725, 812,
Brehmeri, 720. 726, 813.
Burchellii, 718, 724, 812.
caladenia, 718, 724, 812.
capitata, 717, 722, 812.
chironioides, 718, 723, 812.
confertiflora, 715, 720, 726,813.
Conrathii, 718, 724, 812.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSIFƮT ZURICH, XXXII,
Sebæa cordala, 729.
var. intermedia, 733.
var. macrantha, 729.
var. mierantha, 739.
crassulæfolia, 715, 721,
743, 813.
euspidala, 719, 726, 813.
debilis, 716, 722, 334, 736, 814.
Drègei, 718, 724, 812.
elongaia, 719, 724, 812.
erosa, 721, 728, 813.
exacoides, 721, 728. 730, 813.
exigua, 720, 726, 810, 813.
filiformis, 720, 726, 813.
Flanaganii, 722, 337, 814.
gariepina, 718, 724, 812.
Gilgii, 719, 726, 813.
grandiflora, 715. 719, 726, 813.
grandis, 717, 745.
Grisebachiana, 720, 726, 813.
hymenosepala, 715, 718, 72%,
812.
intermedia, 722, 733. 814.
Junodii, 719, 725, 812.
khasiana, 725.
laxa, 717, 793, 8192.
leiostyla, 721, 727, 813.
linearifolia, 810.
longicaulis, 721, 727, 813.
Macowanii, 715, 720, 721,
814.
macrantha, 715, 720, 726, 813.
macrophylla, 745, 721,727,813.
macrosepala, 715, 718,724, 812.
macrostigma, 720, 726, 813.
Marlothii, 722, 737, S11.
ha 722, 739, 814.
mierophylla, 719, 725, 812.
minuliflora, 717, 723, 812.
mirabilis, 720, 726, 813.
multiflora, 715, 718, 724, 812.
multinodis, 725.
natalensis, 717, 721, 732,
810, 814.
ochroleuca, 718, 723, 812.
Öhlendorffiana, 342, 814.
127,
726,
741,
Sebæa oligantha,
Ce AN Le
823
722, 336, 814.
oreophila, in Er TE
813.
ovala, 718, 724, 812.
pentandra, 718, 724, 812.
belmontioides, 717.
Pentandria, 717.
polyantha, 715, 719, 726, 813.
pratensis, 719, 724, 812.
pumila, 721, 731, 814.
pusilla, 721, 331, 814.
pygmæa, 722, 740, 81h.
quadrifolia, 810.
ramosissima, 718, 724, 812.
rara, 721, 733, 814.
Rehmannii, 715, 720, 727, 813.
repens, 719, 726, 813.
rhomboidea, 717, 723, 812.
Rudolf1,717,722,741, 810,814.
saccala, 719, 726, 813.
scabra, 717, 718, 724, 812.
Schimperiana, 725.
Schinziana, 715, 721, 727, 813.
schizosligma, 720, 726, 813.
Schlechteri, 717, 723, 812.
Schönlandii, 715,722, 741, 814.
sclerosepala, 717, 723, 812.
sedoides, 715, 721, 727, 813.
semialala, 745, 721, 727, 813.
spathulata, 721, 732, 814.
strieta, 715. 799. 738. 814.
sulphurea, 718, 72%, 812.
Tetrandria, 717.
Thodeana, 715, 720, 726, 813.
Thomasii, 743, 814.
transvaalensis, 745,
727, 813.
lrinervia, 722, 738, 814
vitellina, 720, 726, 8 813.
Weltwilschii, 725.
wittebergensis, 715, 721, 727
813.
Woodii, 715, 724, 727, 813.
zambesiaca, 744, 814.
Zeyheri, 719, 725, 812.
720, 721,
1O
821 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.). 1906
LABIATA.
J. BRIQUET (Genf).
Plectranthus charianthus Briq., sp. nov. — Typus in herb.
bot. Mus. Univ. Zürich.
Herba dura (vel suffrutex), ramis infra inflorescenliam cæstis, subglabris,
ad nodos pilis crispis crebris mediocribus præditis. Folia sub anthesi deci-
dua in specimine nostra deficientia; peliolus ope pulvini cum caule arti-
culatus; pulvinus post foliorum occasum subsessilis cicatrice ellipeiforme
cireulare prominula terminatus. Spicastra elongata, inflorescentiam laxam
fastigialam formantia; verlicillastris 6 floris sessilibus, fere omnibus
regulariter distantibus, supremis approximalis; bracteis ovalis, apiculalis,
sessilibus, viridibus, glabrescentibus; pedicellis quam bracteæ partim lon-
sioribus, tenuibus, minute puberulis; rachibus quadrangularibus, minute
puberulis et præterea, præsertim ad angulos, crispule parce pilosis, pilis
nunc subviolaceis. Calix sub anthesi aperte campanulatus, breviter pube-
rulus, mox glabrescens, minulissime glandulosus; dente poslico majore,
ovato, obluso; lateralibus brevibus e basi lala acuminato-setaceis, versus
inferiores approximatis; infimis longius lanceolato-selaceis; calix maturus
valde auctus, elongato-campanulatus, membranaceus, subreticulalo-ner-
vosus, celerum dentibus ejusdem formæ. Corolla exlus puberula, tubo
brevi superne dorso gibboso-calcarato, calcare obtuso; labium erectiuscu-
lum, breviter quadrilobum, lobis rotundatis; labiolum obtuse cymbiforme,
sinu lato a labro separatum. Genitalia normalia longe exserla. Nuculæ
laussimæ, fusc®, læves.
Pulvinus articularis in spec. nostro ad cicatricem 0,7 mm allus, cica-
trice diametro 1,5 mm. Spicastra ad 16 cm longa; internodiis inter verli-
cillastros infimos 2—1 cm longis, cæteris brevioribus; bracteis inferio-
ribus superficie ad 5 X 4 mm, cæteris minoribus; pedicellis 3—5 mm
longis. Calicis tubus sub anthesi I—1,5 mm profundus, dens poslicus
0,5 mm altus, dentes laterales 0,6 mm longi, infimi 1,5 mm longi. Calix
maturus 8—10 mm longus, tubo 5—6 mm profundo, dente postico fere
2 mm allo, lateralibus 1.5 mm longis, infimis 3—4 mm longis. Corolla
calicis os demum fere 10 mm excedens, tubo 3—4 mm longo, calcare
1,5 mm alto; labrum 2 mm altum; labiolum 6—7 mm longum. Genitalia
os tubi corollini fere 1 cm excedentia.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZURICH. XXXII. 825
Südafrika : Transvaalkolonie. Houtbosch, Rehmann, 6157.
Cette remarquable espèce appartient à la section Germanea, dont elle
possède à la fois les pétioles pourvus de coussinets de désarticulation el
le tube corollin pourvu d’un éperon-poche sur la paroi dorsale. Elle
s’ecarle de toutes les espèces connues par son inflorescence, la forme du
calice, ses organes sexuels longuement exserts, elc.
Plectranthus prætervisus Briq., sp. nov. — Typus in herb.
hot. Mus. Univ. Zürich.
Herba mediocris, ramosa, ramis adscendentibus, crispule pilosis vel
pilosulis, internodiis approximatis. Folia ovala, apice acula vel vix
subacuminata, marginibus infra medium convexioribus, basi rotundato-
extenuata vel subcordata, petiolo pubescente quam limbus breviori præ-
dita, membranaceo-subrugosula, superne atroviridia, dense crispulo-
pilosula, subtus pallidiora breviter parcius pubescentia, penninervia,
nervis aliq. reticulescentibus, parum vel vix prominulis, ambitu profunde
crenata. Spicastra plura fastigiatim disposita; verticillastris 6 floris sessi-
libus omnibus internodiis separatis; bracteis minutis lanceolato-setaceis;
pedicellis tenuibus minutissime puberulis quam bracteæ longioribus;
rache quadrangulari breviter adpresse puberulo. Calix sub anthesi parvus,
aperte campanulatus, breviter adpresse puberulus, dente postico ovalo-
rotundato, dentibus lateralibus e basi lata lanceolatis cum infimis lanceo-
lato-selaceis longioribus basi coalilis; calix maturus auctus, ovalo-
campanulatus, nervoso-membranaceus, glabriusculus, Corolla extus parce
pilosula vel glabrescens; tubus basi æqualis, breviter cylindricus, dein
ampliatus, superne haud gibbosus; labrum erectum 3 lobum, lobis
rotundalis, medio emarginato, omnibus versus marginem ciliato-pilosulis;
labiolum obtuse cymbiforme a labro sinu lato separatum. Genitalia nor-
malia in labiolo corollino declinata, vix exserta. Nuculæ fuscæ, læves,
amplæ.
Caulis internodia in spec. nostro 1,5—2 cm longa. Foliorum lamina
superficie ad 4 X 3 cm, peliolus ad 2 cm longus; crenarum culmina
1,5—3 mm alta, et 2—4 mm distantia. Spicastrum ad 16 cm longum,
internodiis 1—1,5 cm longis; bracteæ cire. 2 mm longæ; pedicelli sub-
æquilongi 5—6 mm longi. Calicis tubus sub anthesi 1 mm profundus,
dens posticus vix 1 mm altus, dentes laterales infra 1 mm alti, dentes
antici 1,5 mm longi; calicis maturi tubus 3—3,5 mm profundus, dens
posticus 4,5 mm altus, dentes laterales 1,5 mm longi, anlici 2,5 mm
longi. Corolla calicis os cire. 6 mm excedens, tubo 2—3 mm profundo,
labro cire. 1,5 mm alto, labiolo 4 mm longo.
826 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sé.) 1906
Südost-Afrika : Natul, Drakensberg, Mountainsprospect, Rehmann
6965.
Espèce voisine du P. transvaaliensis Briq. (190%), dont elle diffère par
ses inflorescences fastigiées, les fleurs plus petites, la forme du tube
corollin, etc.
Coleus Newtonii Briq., sp. nov. — Typus in herb. bot. Mus. Univ.
Zürich.
Frutex (lanquam ex specim. videri polest) ramis floriferis adscenden-
tibus pilis crispulis grossis obsilis. Folia ovala, apice oblusa, marginibus
infra medium convexioribus, basi cordala vel subcordala, petiolo grosse
crispule piloso quam lamina breviori prædita, crassiuscula, ulrinque dense
adpresse pubescentia vel subtomentella cinereo-virenlia, penninervia,
nervis nunc aliq. reticulescentibus subtus vix vel non prominulis, ambitu
regulariter crenata. Spicastrum mediocre constans ex cymis laxe evolulis
axibus brevissime grosse pilosulis, pedicellis inæqualibus, bracleis ovatis
deciduis. Calix sub anthesi parvus, aperte campanulatus, brevissime grosse
pilosulus, sordide virens; labrum rotundalum recurvum; dentes laterales
subobtusi infimos vix acuminalos subæquantes. Corolla extus subglabra,
ut videtur cœrulea, medioeris; tubus exsertus, basi cylindricus, æqualis,
adscendens, dein subito defractus alque in faucem ampliatus; labrum
erectum, breve, trilobum, lobis rotundatis; labiolum obtuse cymbiforme,
sinulato a labro separatum, pro dimensione floris sat magnum. Stamina
normalia in labiolo corollino inclusa. Stylus leviter exsertulus.
Internodia suppetentia 3—4 cm longa. Foliorum lamina superficie ad
3,9 X 3 cm, peliolus ad 4 cm longus; crenarum culmina 1—2 mm alta
et 2—3 mm distantia. Spicastrum ad 10 cm. longum, cymarum sympodiis
5—10 mm longis, pedicellis 1—53 mm longis. Calicis tubus sub anthesi
0,6 mm profundus, labrum 0,7 mm longum, dentes laterales infimique
0,5 mm longi. Corolla calicis os 5—7 mm excedens; tubi pars erecta
1,5 mm longo, pars defracta 2—3 mm longa; labrum 1,5 mm altum;
labiolum 4—5 mm longum et 1,6 mm profundum.
Südwest-Afrika : Mossamedes, Uuilla (Newton 105).
Espèce a rapprocher du C. Marquesu Brig. (1898) — surtout si la nature
d’arbrisseau (que les échantillons à notre disposition ne permettent pas
d'affirmer) se confirme — mais bien distincte, comme les autres espèces
de ce groupe par ses corolles plus de deux fois plus petites, etc.
Solenostemon monostachyus (Beauv.) Briq. var. amplifrons
Briq., var nov. — Typus in herb bot. Mus. Univ. Zurich.
À Lypo (var. originario Briq.) differt foliis majoribus, tenuiter membra-
10) Yard
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXI. 827
naceis, amplissimis, latissime ovatis, apice obtusis vel breviler aculalis,
marginibus convexissimis, regulariter valide crenatis. basi subcordatis,
superficie ad 7 X 7 cm, petiolo alato ad 5 cm longo. Verticillastri dense
vel densiuscule approximati.
West-Afrika : Bangala, Hens, ser. C, n° 33.
Ocimum menthifolium Hochst. var. australe Briq., var. nov.—
Typus in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Herba ramosa vel ramosissima, parce et rude adpresse pilosa, foliis
nunc glabrescentibus, minoribus atque quam in typo angustiori-
bus, oblongis vel oblongo-lanceolalis, nonnunquam oblongo-sublinea-
ribus.
Deutsch - Südwest-Afrika : Amboland, Uukuanjama, Omupanda,
Wulfhorst; Hereroland, L. Nels.
Cette variété paraît au premier abord assez distincte de la variété
genuinum Brig. mais elle est reliée avec cette dernière par des
variations intermédiaires. D'ailleurs, la var. genuinum se retrouve
aussi en compagnie de la var. australe (Amboland, Unkuanjanca,
Omupanda 1898, leg. Wulfhorst; Ondonga-Unkuambi, 1894, leg. Raulanen
n° 232).
Ocimum Dinteri Briq. in Bull. Herb. Boiss. Que ser. III, 980, ann.
1903.
Ajouter à la localité indiquée l. c.:
Deutsch-Südwest-Afrika : Hereroland, Dinter 1123, Höpfner
74, Fleck 1549.
La description doit être complétée comme suit d’après des échant.
fruciiferes:,
Calix malurus auclus, 4-5 mm altus, ovoideo-campanulatus, intus
barbatus, rigide membranaceus, nervosus, tubo basi piloso et secus
nervos setuloso-pilosus, cæterum glabrescens; labrum rotundatum,
decurrens, marginibus decurrentibus setuloso-ciliatis, cæterum gla-
brum, superficie 3x3 mm; labioli dentes ciliati, laterales late lanceolati
apice rigide apiculati 4, 5 mm alti, infimi rigide lanceolato-acuminati
2 mm alti. Nuculæ oblongæ, atro-fuscæ, minutissime punctulatæ sect.
long. 2X0, 8 mm.
Re AN
828 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
SCROGPHULARIACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Bowkeria natalensis Schinz nov. spec. — Typus in herb. bot.
Mus. Univ. Zürich.
Fruticosa ramis pubescentibus, foliis ternatis breviter petiolatis, ellipti-
cis, Ovato-ellipticis vel lanceolatis, venis subtus prominulis, margine
subintegris vel obsolete crenatis, pedunculis unifloris, bracteis late
ovalis, acutis, sepalis late ovatis, basi cordatis, obtusis.
Südostafrika: Natal, juxta rivul. mont. Jnsiowa, 2000 m, Schlechter
6511, fl. 28. I. 1895.
Strauchig. Laubblätter zu dreien, gleich den Zweigen weich rotbraun
behaart, unterseits stärker als oberseits. Die getrocknet oberseits dunkel-
braune, höckerige rauh samtig behaarte, + 1 mm lang gestielte, ellip-
lische, eiförmigelliptische bis lanzettliche Spreile ist entweder ganzrandig
oder mindestens gegen die Spitze zu gekerbt, abgerundet (selten) oder
in eine stumpfliche, von einer Weichstachelspitze überragte Spitze
ausgezogen. Die Nervatur tritt unterseits stark zu Tage. Die Spreitenlänge
misst 3—5-, die Breite 1 bis 2 ‘/2 cm. Die Blüten sind + 1 cm long
gestielt und entspringen einzeln den Blattachseln. Der Blütenstiel ist
namentlich oberwärts etwas verdickt, behaart und schwärzlich braun
gefärbt, die abstehenden, mehrzelligen, steifen Haare entbehren der
Drüsenköpfchen. Die Vorblätter sind breit eiförmig, am Grunde elwas
herzförmig ausgebuchlet, die Kelchzipfel sehr breit und stumpf, + 1 cm
lang und 5 bis 7 mm breit und stark harzig. Leider finden sich keine
entwickelten Blüten, immerhin lässt sich unschwer erkennen, dass die
Art zu den grossblütigen Bowkerien gehört.
Die bis anhin beschriebenen Bowkeria-Arten lassen sich mit Einsehluss
der obigen folgendermassen unschwer unterscheiden:
1. Blüten einzeln blaltachselständig, gross.
2. Behaarung der Blütenstandstiele drüsig.
Kelch 10 bis 12 mm lang... B. verticillata (Eckl. et Zeyh.) Schinz
Kelch-6 his7 Yammdlansı anne B. velutina Harv,
2*. Behaarung der Blütenstandstiele nicht drüsig... B. natalensis Schinz
1*. Blüten in 3 bis mehrblütigen Blütenständen, klein.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIYERSITÆT ZURICH, XXX. 829
4. Blütenstand 3 bis 6 blütig.
5. Staubfäd. gegen den Grund gekniet u. verdickt B. Gerrardiana Harv.
5*, Staubfäden nicht gekniet gegen den Grund zu B. triphylla Harv.
4*, Blütenstand 6 bis mehrblülig ............... B. cymosa Max Owan
Diels hat seinerseits eine B. calceolarioides aufgestellt, ist aber nicht
im Falle gewesen, sicher zu stellen, durch welche Merkmale sie sich von
Mac Owans B. cymosa unterscheidet, da ihm die Mac Owansche Pflanze
nicht vorgelegen hatle. Umgekehrt kenne ich das Belegstück zu der
Diel’schen Beschreibung nicht und befinde mich daher in einem ähnli-
chen Falle der Unsicherheit. Leider hat es Diels auch unterlassen einige
Andeutungen zu machen bettreffend die Blattform seiner Pflanze. Sicher
ist, dass die basalen Zähne der längern Staubfäden, die Diels als charak-
teristisch hervorhebt, kein Unterscheidungsmerkmal abgeben können
und was die Grössenverhältnisse der Ober-und Unterlippe der Krone
anbelangt, so sind meine Exemplare von cymosa leider nicht so gepresst,
dass ein sicherer Schluss gezogen werden könnte, immerhin schliesse
ich mich der Ansicht Hierns in Thiselton-Dyers Flora Cap. IV. 221 an
und vereinige calceolarioides mit cymosa.
Unklar ist mir, warum Mac Owan nicht den ältern Namen von Ecklon
und Zeyher (Enumer. pl. afr. (1836), 356) acceptiert hat, mir scheint aus
der Beschreibung in der Enumeration mit Sicherheit hervorzugehen,
dass Ecklon und Zeyher Mac Owans simpliciflora (sie nannten sie
Trichocladus verticillatus) vorgelegen hat und ich setze daher auch an
Stelle von B. simpliciflora Mac Owan den ältern Namen B. verticillata
(Ecklon et Zeyher) Schinz ein. Unsere B. natalensis hat, wie schon aus
dem Schlüssel hervorgeht, die grösste Aehnlichkeit mit B. velutina,
letztere unterscheidet sich aber durch aschgraue, oberseils samlig
behaarte, 1 ‘/2 cm breite Laubblätter und die drüsige Behaarung der bis
2 cm langen Pedunculi.
CUCURBITACEEÆ.
Alfred COGNIAUX (Nivelles).
Kedrostis Schlechteri Cogn. nov. spec. — Typus in herb. bot.
Mus. Univ. Zürich. -
Dioïca ?; foliis breviter petiolatis, ambitu late triangulari-suborbiculari-
n
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 10, 30 septembre 1906. By
830 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1906
bus, supra grosse sparseque albo-punctatis scabrisque, subtus lævibus vel
sparsissime punctato-scabris, palmato 3-5-partitis, segmentis planis,
profunde bi-trilobis rarius subindivisis, lobis ligulatis, obtusis vel abrupte
acutis mucronulatisque, margine brevissime sparseque spinuloso-denticu-
latis; racemis masculis foliis sæpius longioribus, fere usque ad basin
sparse 3-10-floris; floribus longe pedicellatis; calyce glabro, campanulato-
subtubuloso, basi truncato vel abrupte acuto, apice paulo dilatato.
Caulis gracillimus, geniculato-flexuosus, angulato-sulcatus, glaber,
ramis divaricatis. Petiolus gracilis, glaber, 4—10 mm longus. Folia
rigida, Supra intense viridia, subtus viridi-cinerea, 2—3 ‘/2 cm longa,
2'/2—h cm lata. Cirrhi capillares, glabri. Pedunculus communis masculus
filiformis, glaber, 2—5 cm longus; pedicelli tenuiter capillares, sæpius
subrecti, glabri, erecto-patuli, 6-11 mm longi. Bracteolæ subulatæ, patulæ,
vel recurvæ, 1—1 !/» mm longæ. Calycis tubus subtiliter 10-costatus,
4 ‘/2—5 mm longus, basi 2 mm et apice 3 mm latus; dentes erecti,
anguste triangulares, acuti, 1 !/s mm longi. Petala erecto-patula, anguste
obovata, oblusa, tenuiter 5-nervulosa, brevissime et densiuscule glandu-
loso-papillosa, 5 mm longa, 2'/—3 mm lata. Flores feminei et fructus
ignoti.
Südafrika: C. B. Spei, in fructicetis pr. Gamtoros River (reg. orientalis)
50 m, Schlechter 6053, fl. 21. XI. 1894.
Trochomeria macrocarpa Hook var. longipetala Cogn. nov.
var. — Typus in herb. bot. Mus. Univ. Zürich.
Petiolus 2—4 cm longus.
Südafrika : Transvaalkolonie in fruticetis pr. Hermannskraal,
1460 m, Schlechter 4206, fl. 16. I. 1894.
(Fortsetzung folgt.)
Ce —
831
PLANTE SELERIANÆ
Unter Mitwirkung von Fachmännern fortgesetzt und veröffentlicht
von
Th. LŒSENER.
N
ALISMATACEE, det. F. Buchenau (+).
Sagittaria latifolia Willd.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad lagunam Patzcuaro: Sel. n. 1260,
— Flor. et fruct.: Nov.?
PALME, det. U. Dammer.
Chamedorea elegans Mart.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz ad pyramidem Tajın prope Papantla in
200 m. altitud. in silva primæva : Sel. n. 3655. — Flor. lut., pedicell. sub
fructib. alro-violaceis rubelli : Dec.
ZINGIBERACEE.
Costus Bakeri K. Schum.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla, in valle Cucunya apud San
Andres Osuna : Sel. n. 2392. — Flor. : Maj.
1 Vergl. Bull. de l’Herb. Boissier, 1. Ser. Vol. IT, 189%, p. 533-566 ; TIT, 1895,
p. 609-629; VII, 1899, p. 534-579; 2. Ser. Vol. II, 1903, p. 81-97, p. 208-223
und p. 278-287.
? Herr Prof. Seler hatte wieder die Freundlichkeit das Manuscript auf die
richtige Schreibweise der Vulgärnamen und Standorte zu prüfen.
832 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me séR.). 1306 (177)
Costus cfr. C. cylindricus Jacq.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla apud San Andres Osuna in vallis
margine inter frutices densos atque herbas : Sel. n. 2391. — Flor. : Maj.
ORCHIDACEÆ 11., det. R. Schlechter‘.
Spiranthes ramentacea Ldl.
Hab. in Mex., in prov. Morelos in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 395. — Flor. : Dec.
Physosiphon Loddigesii Lindl.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan ad Hunkanal in querei-
bus epiphytica : Sel. n. 2318. — Flor. : Mart.
‘pidendrum cochlealum L.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 869.
E. radicans Pav.
Hab. in Mex. prope Orizaba : Sel. n. 858. — Flor. : Jul. — Deter-
minavit A. Cogniaux.
Epidendrum spec. sine florib. indeterminabilis.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 867.
Bletia campanulata Llav. et Lex.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, apud
Trinidad in silva montana umbrosa : Sel. n. 3042. — Flor. purp. : Aug.
Bl. verecunda R. Br.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Sel. n. 664. —
Flor. : Apr.
Odontoglossum spec.
Hab. in Mex. loco natali accuratius non indicalo : Sel. n. 920. — Deter-
minavit A. Cogniaux.
Oncidium sphacelatum Lindl.
Hab. in Mexico, in prov. Vera Cruz prope Tamoral : Sel. n. 614. —
Flor. : Apr. — Det. A. Cogniaux.
Oncidium spec., forsan O. cebolleta Sw.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz prope Ozuluama : Sel. n. 210. —
Flor. : Mart.
GERANIACEE IN,, det. R. Knuth?.
Geranium mexicanum H. B. K. var. typicum R. Kn.
Hab. in Mex., in distr. fœderali ad Pueblo de la Natividad apud Xochi-
! Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1899, p. 538.
? Cfr. Bull. Herb. Boiss. 189%, p. 542 und 1903, p. 92.
(140) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 833
milco sub fruticibus in collibus siccis apricisque : Sel. n. 5529. —
Flor. : Nov.
ANACARDIACEZÆ Il.
Anacardium occidentale L.
Vulg. : «jocote maranon ».
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla, in Santa Lucia Cozumahualpa
el in dept. Zacapa ad San Agustin Acasaguastan, culla : Sel. n. 2527 et
3299. — Flor. : Dec. : fruct. : Maj.
Spondias purpurea L.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuelenango ad ripam fluvii « Rio
Chixoy » inter Chiantla et Santa Maria : Sel. n. 2620. — Flor. : Apr. —
Det. Donn. Smith.
Die Blüten werden nach Seler von Bienen umschwärmt.
Pistacia Mexicana H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comilan apud Yaxhà in collibus
siccis et calcariis : Sel. n. 2592. — Fruct. juvenil. : Mart. — Det. Donn.
Smith.
Comocladia Engleriana Les. var. integra Loes. var. nova; foliis lanlum
5-6-jugis, foliolis integris, nervis lateralibus utrinque tantum 8-12.
Vulg. : « chinil-tè », « pata de pava».
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in distr. Nenton in
collibus calcariis el sparse silvigeris in « Pueblo viejo » ad Quen Santo
in 1300 m. altitud. : Sel. n. 2779. — Sterilis.
Die leicht vom Typus (cfr. Bull. de l'Herb. Boissier 111. 1895, p. 615) zu unter-
scheidende Form ist vielleicht besser als besondere Art anzusehen, doch müssten
dann doch wohl noch Unterschiede im Bau der Blüten oder der Früchte hinzu-
kommen ; beide liegen aber von der hier beschriebenen Varietät noch nicht vor.
Nach Seler besitzt die Pflanze ein schönes, rotes, festes Holz, das die Alten zu
Lanzenschäften oder Wurfbrettern verarbeiteten.
Rlus potentillifolia Turcz.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in Canada supra El
Parian : Sel. n. 1419. — Fruct. : Nov. — Det. L. Radlkofer.
Rhus mollis H. B. K.
Vulg. : « tnu-ndè », « yucu-caya »; « sumacO », « sumaco cimarron »,
«sumaque ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca salis frequens, ul videlur, in distr.
Nochistlan in Canada supra EI Parian el in collibus supra Tillantongo, et
in distr. Teposcolula in «Cerro del Pueblo viejo» ad Teposcolula, et in
' Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1895, p. 615.
a!
}
834 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (141)
« Monte Alban» apud Oaxaca : Sel. n. 1452, 1487, 1490, 150%, 1736. —
Flor. : Nov.-Dec. ; fruct. : Dec.
Rhus Andrieuxii Engl.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Tlacolula, in Canada supra Tolo-
lapam : Sel. n. 1672. — Fruct. : Jan.
Das Exemplar stimmt mit dem Andrieux’schen/Originale, von dem sich ein
Fragment im Herb. Berol. befindet, gut überein, zeigt aber zugleich, dass die
Blättehen an vollständig ausgewachsenen Fruchtexemplaren ungefähr doppelt
so gross werden können wie in der Originalbeschreibung, die sich auf Exemplare
mit noch nicht aufgeblühten Blüten gründet, angegeben ist.
Rhus Oaxacana Los. spec. nova; ramulis, foliis, inflorescentiis dense
vel densiuscule atque breviter pubescentibus vel hirtellis; foliis longe vel
longiuscule (2,2—4 cm. longe) petiolatis, 3-foliolatis vel imparipinnatis
atque bijugis vel rarius 3-jugis, interstitiis interjugalibus 1,5—3,5 cm.
longis, petiolo atque rachi breviter pubescentibus vel hirtellis, foliolis
coriaceis, ovalis vel ovato-lanceolalis, basi oblusis vel subrotundatis,
apice longe atque sensim subacuminatimque angustalis,
extremo apice ipso plerumque anguste aculis vel rarius manifeste acu-
minatis, inlegerrimis atque ciliolatis, supra brevius alque parcius
(atlamen tola in facie), subtus densius atque manifestius, præcipue in
costa el nervis, pubescenti-hirtellis, subtus pallidioribus, lateralibus
brevissime (2—4 mm. longe) petiolulatis, plerisque manifeste inæqui-
lateris, terminali multo longius (5—20 mm. longe) petiolulato, æquilatero
vel subæquilatero, omnibus fere æquimagnis, adultis cire. 4—10 em. lon-
gis, 1,6—3,3 cm. latis, vel terminali interdum reliquis paullulo maiore certe
laliore, costa et nervis supra manifestis et prominulis vel subprominulis,
subtus costa expressa, nervis prominenlibus et tota in facie manifeste et
dense vel densiuscule reticulatis; paniculis axillaribus atque terminal
dense pubescenti-hirtellis, usque 10 cm. longis; floribus in paniculæ
ramulis glomeratis, præcipue in eorum apicibus dense fascieulalis, sessi-
libus vel subsessilibus, bracteis e basi lata ovalis alque subulato-acumi-
nalis, cire. 3 mm. longis, prophyllis eis accumbentibus paullulo breviori-
bus, subulatis, omnibus manifeste hirtis et ciliatis; sepalis 5 ovalo-deltoi-
deis vel anguste ovalis, apice ipso rolundalis, margine manifeste cilialis,
cire. 2 mm. longis; petalis ovalıs, usque 4 mm. longis, albis; staminibus
eis dimidio brevioribus, infra discum 5-lobum inter eius lobos insertis;
ovario piloso, uniloculari, uniovulato, stylis 3 in unum apice 3-lobum
connalis; drupa molliter pilosa, 6—8 mm. diam.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco, in silva montana
inter San Marlin et Tlaxiaco sita : Seler n. 1472. — Flor. et fruct. : Dec.
(142) TH. LOESENER. PLANTÆ SEL&RIANÆ. 839
Es ist nicht ganz ausgeschlossen, dass unsere Pfianze mit der wenig bekannten
Rh. ciliolata Turez. in Bull. Soc. Imp. Nat. Mosc. 1858, Vol. XXXI., Pare. 1.
pag. 470, 1863. Pars. 1. pag. 612, zusammenfällt. Diese Art weicht indessen nach
der Beschreibung durch spärlichere u. kürzere Behaarung («parce puberulis »),
sowie auch in der Form der Foliola («ovato-oblongis») ab, auch sind die Blätter
nur als «3-foliolata » und die seitlichen als «subinæquilatera » bezeichnet,
während die Seler’schen Pflanzen neben 3-foliolaten auch 5- ja 7-foliolate Blätter
besitzen, bei denen die Seitenblättchen meist recht deutlich ungleichseitig aus-
gebildet sind. Ich halte die hier beschriebene Art für nahe verwandt mit
Rh. Andrieuzii Engl., von der sie hauptsächlich durch bedeutend stärkere
Behaarung und durch die Form der Blättehen abweicht.
Rhus vestita (Radlk.) Les. (= Rh. Schiedeana Schlechtd. forma vestila
Radik. in Donn. Smith, Enum. Pl. Guatemal. IH. 1893. p. 22); gemmulis
breviter puberulis; foliis 2,5—3,5 cm. longe petiolalis, imparipinnalis,
k—5-jugis, interstitiis interjugalibus 1,7—2,5 cm. longis, peliolo atque
rachi breviter puberulis, foliolis coriaceis, inferioribus ovalis, superioribus
oblongis vel anguste oblongo-ellipticis, basi rolundalis usque cunealo-
obtusis, apice breviter et obsolete et obtusiuscule acuminatis vel obtusius-
cule acutis vel subacutis, integerrimis, supra nitidis in costa et in margine
ad basin ipsam puberulis, sublus in costa puberulis vel breviter pubes-
‘centibus, lateralibus breviter (2—6 mm. longe) petiolulalis atque præcipue
basi + obliquis, terminali 5—16 mm. longe petiolulato æquilatero, omni-
bus fere æquimagnis, 3,4 vel plerumque 4—8,5 em. longis, 1,5— 2,8 cm.
latis, costa et nervis supra prominulis, subtus prominentibus vel sub-
prominentibus, reticulum subtus -+ conspicuum formantibus; paniculis
axillaribus, compositis, puberulis vel pubescentibus, ambitu pyramidato
10—12 cm. longis, ramulis patentibus; bracteis primariis deltoideis, aculis,
subsubulatis, cire. 3 mm. longis, pubescentibus, ultimis et prophyllis eis
accumbentibus late triangularibus subobtusis, puberulis; sepalis rotun-
datis, eiliatis; petalis albidis.
Habitat in Guatemala, in depart. Quiche ad San Siguan in 1935 m.
altitud.: Donn. Smith n. 3032, et in dept. Huehuetenango in distr.
Nenton ad Chaculà in montibus calcariis sparse silvigeris : Sel. n. 3032.
— Flor. : Apr. et Aug.
Von Rh. Schiedeana Schlechtd., zu der diese Art bisher, wenn auch als
besondere Form, gerechnet wurde, scheint sie mir doch durch die geringere
Anzahl der Fiedern, die weit grösseren und länger gestielten Foliola, die auch
eine andere Form und Basis zeigen, die weit umfangreicheren Blütenstände und
durch stärkere Behaarung zu stark verschieden zu sein, als dass sie nicht davon
abgetrennt werden müsste. Ich halte die hier beschriebene Art für verwandt mit
der vorigen.
Durch einen eigentümlichen Zufall hat sie in den beiden angeführten Samm-
lungen dieselbe Nummer erhalten.
836 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (20e sÉR.). 1906 (143)
Rhus sempervirens Scheele.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in Cerro del Pueblo viejo ad Teposco-
lula in solo calcario : Sel. n. 1497. — Fruct. matur. : Dec.
Rhus terebinthifolia Cham. et Schlechtd.
Hab. in Guatemala, in dept. Salama in summi jugi silvaticis (in quer-
cetis et liquidambaretis) inter S. Gerönimo et (Tocoy)-Morazan sitis : Sel.
n. 3296. — Flor. : Dec.
Rhus terebinthifolia Cham. et Schlechtd. var. pilosissima Lees. var.
nova; foliolis paullo maioribus certe latioribus, usque 8 cm. longis et
3,2 cm. lalis, Supra etiam in facie sparsius vel densius, subtus dense vel
densissime pubescentibus.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in silva montana inter San Carlos et
San Bartolo Yauhtepec sita et in prov. Chiapas in distr. Tuxtla ad Ocozu-
quauhtla : Seler n. 1729 et 1951 ; et in Guatemala in dept. Santa Rosa
ad Carrizal in 1670 m. altit. : J. Donn. Smith n. 4330; et in Costa
Rica ad Cartago, in 1420 m. altit. : J. Donn. Smith n. 5729. — Fruct.:
Jan.-Mart. |
Rhus terebinthifolia Cham. et Schlechtd. var. Barclayi Hemsl.
Hab. in Guatemala, in dept. Alta Vera Paz, in silvaticis apud Tactic :
Sel. n. 3287. — Flor. : Dec.
Rhus terebinthifolia Cham. et Schlechtd. forma vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, ad ruinas apud
Huauhtlilla : Sel. n. 1564. — Fruct. : Dec.
Die Pflanze weicht von À. terebinthifolia ein wenig in der Form der foliola ab,
von denen besonders an ausgewachsenen Blättern das Endblättchen bisweilen
mehr oval, an der Spitze abgerundet und an der Basis fast keilförmig erscheint.
Sonst stimmt das Exemplar am meisten mit der als Rh. terebinthifolia bestimm-
ten N° 262 von Conzatti und Gonzales, ebenfalls aus Oaxaca, überein.
Rhus rubifolia Turcz.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in « Monte Alban » apud Oaxaca : Sel.
n. 1737. — Drup. aurant. molliter pilos. : Dec.
LOASACEE I1I!.
Gronovia scandens L.
Vulg. : « chayotillo », « chichicale ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan apud Santa Catarina
et in prov. Vera Cruz apud Papantla : Sel. n. 1348 et 3681. — Flor.:
Nov.-Jan. — Det. A. Cogniaux.
1 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1899 p. 563.
(144) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE, 837
Mentzelia aspera L.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz apud Tuxpam in apertis : Sel. n. 3708.
— Flor. : Jan. — Det. E. Gilg.
MYRTACEE Il, det. John Donn. Smith et Th. Lœsener!.
Ugni Frredrichsthalii Berg var. brevipes Berg (= Myrtus Friedrichsthalii
(Berg} Donn. Sniith vär. brevipes Berg).
Hab. in Guatemala, in dept. Chimaltenango in Sierra Santa Elena
apud Tecpam Guatemala, in silva in 3000 m. allitud. : Sel. n. 2366. —
Flor. et fruct. : Sept. — Det. J. Donn. Smith.
Psidium spec. aff. Ps. Costaricensi Berg, altamen germine 5-loculari, calyce
bilobo! An spec. nova?
Hah. in Mex., in prov. Chiapas in Cerro de Tonalä : Sel. n. 2064. —
Flor. alb. : Febr.
UMBELLIFERÆ I?.
Hydrocotyle Bonariensis Lam.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz in litoris arena : Sel. n. 3809. —
Flor. : Febr.
H. Mexicana Cham. et Schlechtd.
Hab. in Guatemala, in dept. Alta Vera Paz in dumetis et.graminosis
sæpius humidis ad Santa Cruz apud Coban et ad Tactic : Sel. n. 2491 et
3399 a. — Flor. et fruct. : Dec.
Centella Asiatica (L.) Urb.
Hab. eodem in loco ad Tactic cum præcedente : Sel. n. 3399.
C. renifolia (Lag.) Urh.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in locis umbrosis et gra-
minosis alque silvaticis humidisque in distr. Malacatan in Eslancia de la
Virgen et in distr. Nenton ad Trinidad : Sel. n. 2763 et 2969. — Flor. et
fruct. : Aug. et Sept.
Spananthe paniculala Jacq.
Hab. in Guatemala, in dept. Guatemala in « barranca » fluvii « Rio de
las Vacas » ad Salida de Izabal ad margines fossarum : Sel. n. 2317, et in
dept. Alta Vera Paz apud Coban : Sel. n. 3413. — Flor. et fruct. : Oct.-Dec.
Sanieula liberta Cham. et Schlechtd.
Vulg. : « garra de leon » (hispan).
1 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 189% p. 550.
2 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 189%. p. 552.
838 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SsÉR.). 1906 (145)
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Jalapa, prope Coatepec :
Sel. n. 3602. — Flor. : Dec.
Eryngium Beecheyanum Hook. et Arn.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in dumelis inter « Zeela » (campos
Zeæ) sitis ad Patzcuaro : Sel. n. 1235. — Involucra alba, capilula pallide
cœrulea : Oct. — Det. W. B. Hemsley, Kew.
>
carlinæ Delar.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, supra Jacallenango com-
munis : Sel. n. 3133. — Capitul. cœrul. : Jun.
.E. Ghiesbreghtii Decsne.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in silva inter Nenton et
San Andres sita inter gramina alta crescens : Sel. n. 3271. — Flor. : Sept.
E. involucratuin Coult. et Rose.
Vulg. : « flor del sapo ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in montibus supra
Tecomatlan in dumelis : Sel. n. 1577. — Flor. albid. : Dec. — Det.
W. B. Hemsley, Kew.
Die Blütenküpfe in Wasser eingenommen wirken harntreibend (Sel.).
Coriandrum satioum L.
Vulg. : «culandro ».
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas ad Cintalapa : Sel. n. 1798; et in
Guatemala urbe : Sel. n. 2497 (?; specimen nimis juvenile, non certe
determinabile). — Flor. : Febr.
«Wird Fleischspeisen als Würze zugesetzt. »
Velwa peucedanoides (H. B. K. sub Eulopho) Drude.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in
graminosis apud Chaculä, in 1600 m. altitud. : Sel. n. 2975. — Flor.
flav. : Aug.
Arracacia bracteata Coull. et Rose.
Hab. in Guatemala, in dept. Chimallenango, in silva umbrosa ad
Molino Helvetia apud Tecpam Guatemala sita, ad rivulum : Sel. n. 2287.
— Flor. virid. et fruct. : Sept. — Det. J. N. Rose, Washington.
Die Pflanze riecht nach Wanzen.
A. Donnellsmithii Coult. et Rose.
Hab. in Guatemala, in dept. Chimallenango in montibus, « Sierra
Santa Elena » apud Tecpam Guatemala silis in cupresseto, in 3000 m.
altitud. : Sel. n. 2302. — Flor. albid. et fruct. : Sept. — Det. J. N. Rose,
Washington.
A. humilis Rose n. sp.; in Contrib. U. St. Nat. Herb. Vol. VII. Part. 4.
Washington 1905. p. 336. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Guatemala, in dept. Quezaltenango et dept. Sololä, in silva.
(146) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANA. 839
montana inter Totonicapam et Los Encuentros sita : Sel. n. 2342. —
Flor. virid. et fruct. : Sept. — Det. J. N. Rose, Washington.
Apium Ammi (Jacq.) Urb.
Hab. in Guatemala, in urbe ipsa, et in dept. Huehuetenango, in distr.
Nenton, in querceto-pineto ad Chaculà in 1600 m. altitud. sito, in solo
calcareo : Sel. n. 2500 et 2915. — Flor. alb. et fruct. : Maj.-Jun.
Oaxacana ebracteatu Rose n. sp. 1. €. p. 337. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in pineto montano
inter Huiztan et Oxchuc sito : Sel. n. 2148. — Flor. brunneo-purpur. et
fruct. : Mart. — Det. J. N. Rose, Washington.
Prionosciadium Seleri Rose n. sp. 1. €. p. 335. — Typus in herb. Berol.
Vulg. : «axan xemel».
Hab. in Guatemala, in monte trachytico « Xe Lahuh Quieh » apud
Quezaltenango sito in locis apertis et apricis : Sel. n. 3106. — Planta
2-metralis, flor. flav. et fruct. : Jun. — Det. J. N. Rose, Washington.
Der Stengel enthält einen gelben Milchsaft in reichlicher Menge.
Daueus montanus Willd.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan apud Patzcuaro in fruticetis, et in
prov. Chiapas in distr. « del Centro » supra Huiztan in clivo calcareo : Sel.
n. 1207 et 2199. — Flor. : Mart.; fruet. : Mart. et Nov.
ASCLEPIADACEÆ II, det. R. Schlechter".
Philibertia erassifolia Hemsl.
Vulg. : «bejuco del leche»; «quichi-nixi ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in alveo arenoso supra Tehuantepec :
Sel. n. 1663. — Flor. albid. : Jan.
Ph. Ervendbergii A. Gray.
Vulg. «binä ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tebuantepec, apud Huilotepee
in dumetis et in viis : Sel. n. 1790. — Flor. et fruct. : Jan.
Ph. linearis A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Yauhlepec, scandens vel pro-
cumbens in alveo arenoso el lapidoso fluvii «Rio Tehuantepec, » infra
Totolapam : Sel. n. 1639. — Flor. : Jan.
Asclepias curassavica L.
Vulg. : «quiebra muela», «yerba de la culebra ».
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Papantla in Hacienda San
1 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 189%, p. 557.
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 (147)
Miguel del Rincon : Sel. n. 3646, in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla ad La
Ciénega et in distr. centrali in silva montana inter San Cristöbal Las Casas
et Huiztan sita : Sel. n. 1975 et 2205. — Flor. : Dec.-Mart.
« Der Milchsaft wird angewandt um kleine Stacheln aus der Haut zu ziehen.
Der Saft wird auf der betr. Stelle ausgedrückt, verhärtet dort schnell und mit
dem sich bildenden Häutchen zieht man den Stachel mit heraus. Die Pflanze soll
auch gegen Hämorrhoiden dienen. (Sel.)».
A. glaucescens H. B. K.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in « Cerro de Tonalà : Sel. n. 1852:
et in Guatemala, in dept. et distr. Huehuetenango in pralis apud Zac-
uleu : Sel. n. 2752. — Flor. : Febr. et Jun.
A. Linaria Cav.
Hab. in Mex., in prov. Mexico apud Tepetzinco (Peñon de los Banos) :
Sel. n. 3515, in prov. Mechoacan in locis apertis et apricis apud Tzintzun-
izan : Sel. n. 1232. — Flor. et fruct. : Oct.-Nov.
A. longicornu Benth.
Hab. in Mex., in prov. Coahuila in distr. La Jarita circa Nuevo Laredo,
et in prov. Oaxaca ad San Bartolo Yauhtepec : Sel. n. 1026 et 1622. —
Flor. : Oct. et Jan.
A. Mexicana Cav.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, apud S. Miguel
Quilitongo : Sel. n. 1437. — Flor. albid. : Nov.
A. Michauxri Decne.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton apud
Chaculà in pralis silvaticis : Sel. n. 2853. — Flor. albid. : Aug.
A. ovata Mart. et Gal.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuelenango, in distr. Nenton ad
Trinidad in montibus calcariis et sparse silvigeris : Sel. n. 2685. — Flor.
albid. : Aug.
A. rosea H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon in montibus inter
Oxchue et San Martin sitis in locis pratensibus : Sel. n. 2227. — Flor.
albid. : Mart.
A. setosa Benth.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton apud
Uaxac kanal in pratis et calcariis locis, in 1200-1300 m. altitud. : Sel.
n. 2793. — Flor. ochrac. : Jul.
Metastelma lanceolatum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Berol.
Volubile scandens, ramosum, gracillimum ; caule ramisque filiformibus
elongatis, terelibus primum unifariam puberulis, demum glabratis, laxe
foliatis; foliis patentibus palulisve petiolatis; lanceolatis vel oblongo-
lanceolatis acuminatis, superne primum sparsim puberulis, subtus glabris
(148) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 841
pallidioribusque, 1—2,5 cm. longis, infra medium 0,4—0,8 cm. latis, petiolo
teretiusculo, superne leviter sulcato, puberulo, 0,3—0,5 em. longo; cymis
umbelliformibus pauci-pluri-floris, pedunculo gracili tereliusculo, pube-
rulo, petiolis nunc æquilongis, nunc paulo brevioribus, pedicellis teretibus
puberulis, €. 0,2 em. longis; calycis segmentis ovato-lanceolalis obtusius-
cule acuminatis, basi sparsim puberulis, ceterum glabris, corolla fere
duplo brevioribus; corolla subrotatata alte 5-fida, 0,2 cm. longa, lobis
oblongis obtusis extus glabris, intus pulverulento-papillosis medio appres-
sim barbellatis; coronæ foliolis lanceolalis elongato-acuminatis, gynoste-
gium subsessile bene excedentibus, glabris; antheris trapeziformibus,
marginibus cartilagineis basin versus aliformi-ampliatis, appendice
hyalina suborbiculari ; polliniis oblique oblongoideis, translatoribus graci-
libus retinaculo translatoribus æquilongo, polliniis paulo minori, basi
affixis.
Mexico: Prope Zoquitlan, in districtu Tlacolula, Provinciæ Oaxaca :
C. et E. Seler n. 72. — Flor. : Jun.
Mit M. pedunculatum Dene. et M. macropo«um Greene verwandt.
M. Selerianum Schltr. n. sp. — Typus in herb. Berol.
Volubile, scandens, humile, e basi ramosum ; caulibus ramisque gracili-
bus flexuosis, filiformibus, primum unifariam puberulis, mox glabratis,
bene foliatis; foliis petiolatis lineari-lanceolatis aculis vel acuminalis,
marginibus revolutis, glabris, usque ad 2,5 cm. longis, supra basin usque
0,3 em. latis, petiolo primum puberulo, mox glabrato tereliusculo,
0,2—0,4 cm. longo ; cymis brevissime pedunculatis extraaxillaribus pauci-
floris; pedicellis teretibus glabris, c. 0,2 cm. longis; calycis segmenlis
ovalo-lanceolatis obtusiusculis margine sparsim ciliato excepto glabris,
1,5 mm. longis; corolla alte 5-fida, 0,3 cm. longa, lobis oblongo-ligulatis
obtusis, extus glabris, intus margine pulverulento-puberulis, medio usque
ad basin pilis deflexis subbarbatis ; coronæ foliolis erectis lineari-ligulatis
oblusis, gynostegium paulo excedentibus, glabris; gynostegio subsessili,
antheris subquadrato-trapezoideis, appendice hyalina rotundala apice
supra caput stigmalis incurva ; polliniis oblique pyriformibus, translatori-
bus gracilibus polliniis sublongioribus, retinaculo rhomboideo, polliniis
duplo fere minori juxta basin affixis.
Mexico: Cerro de Tonalà in pratis montanis in prov. Chiapas. —
C. et E. Seler n. 2056. — Flor. albid. : Febr.
Von dem verwandten M. Barbigerum Scheele durch gewimperte Kelch-
zipfel, nach oben nicht verschmälerte Petalen und die Pollinien verschieden.
842 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sée.). 1906 (149)
M. spec. cfr. M. albiflorum Griseb. ; det. Th. Lœsener.
Hab. in Mex., iuxta Vera Cruz in collibus litoris arenosis inter frulices :
Sel. n. 3805. — Flor. albid. : Febr.
Das Exemplar stimmt im Blütenbau ungefähr mit der Sieber'schen
Nummer 209 von Trinidad überein, die von Schlechter in der Bearbeitung
der Asclepiadaceen inUrban's Symb. Antill.I, Mefastelma p. 445-463 nicht eitiert
wird, wiewohl die Pflanze von dem früheren Monographen Decaisne in DC.
Prodr. VIII, p. 515 für M. parviflorum R. Br. gehalten und auch unter dieser
Art angeführt wird. Hierzu kann Sieber's Pfianze. wenn wir Schlechter’s
Bestimmungsschlüssel |. e. p. 445 benutzen, aber nicht gehören wegen des kurz-
gestielten fast sitzenden Gynostemiums. Die Seler'sche Pflanze weicht indessen
von Sieber’s n. 209 doch etwas ab. durch die oberseits stärker behaarten Petala,
wodurch sie dem M. albiflorum Griseb. näherkommt. Aber für identisch möchte
ich sie auch mit dieser Art nicht halten. Die stark gespreizten, beinahe wagerecht
abstehenden und nicht eigentlich hängenden Pollinien liessen sogar Zweifel an der
Richtigkeit der Gattungsbestimmung aufkommen. Doch wüsste ich nicht, zu
welcher anderen Gattung die Pflanze sonst gestellt werden könnte. (Th. Lesener).
M. spec. (nimis incompletum)).
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in pralis montanis montis « Cerro de
Tonala : Sel. n. 2052.
M. spec.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in disir. Nenton, apud
Uaxac kanal in montibus calcariis et sparse silvigeris : Sel. n. 2828. —
Flor. : Sept.
M. (?) spec. (nimis incompletum).
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, ad
Chaculà in graminosis et fruticetis : Sel. n. 2954. — Flor. : Jun.
Pseudomarsdenia Bourgeana Baill.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, ad
Uaxac kanal in collibus calcariis et sparse silvigeris, in 1300-1400 m.
allitud., scandens: Sel. n. 280% et 3093. — Flor. ros. vel pallide sub-
fusco-lutei : Jul.
Gonolobus barbatus H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, volubilis in frutieibus
ad ripam fluvii apud Nenton fluentis : Sel. n. 2387. — Flor. virid. : Sept.
G. nemorosus Decne.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca prope Oaxaca et in distr. Elia prope
S. Juan del Estado : Sel. n. 15 et 109. — Flor. : Maj.-Jun.
G. spec.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in saxi
facie umbrosa apud specus introilum iuxta Quen Santo site in 1300 m.
altitud. : Sel. n. 2936. — Flor. virid: : Jul.
Fimbristemma stenosepalum Donn. Smith.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, volubile in fruticetis
supra Jacaltenango et in distr. eodem apud San Martin in 2100 m. altitud. :
die
(150) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 843
Sel. n. 3087 et 3101. — Flor. petal. virid., stam. albid., coron. Int. :
Jun.
Pherotrichis Schaffneri Gray ? Valde incomplelum.
Vulg.: camotillo del conejo.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in pinetis apud Tlaxiaco sitis: Sel.
n. 1465. — Det. B. L. Robinson.
Dictyanthus parviflorus Hemsl.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, pro-
cumbens et graminibus reconditus in montibus calcariis et sparse silvigeris
inter Quen Santo el Uaxac kanal sitis : Sel. n. 2683. — Flor. brunn.: Aug.
LA BIDOSTELMA Schlir. n. gen.
Calyx 5-partitus. Corolla late campanulata more Dictyanthi, usque ad
medium fere 5-lobata. Corona simplex, foliolis 5 basi gynostegii et corollæ
adnatis, ima basi lanlum inter se connalis, carnosis, dorso apicem versus
carinalis, juxta apicem processibus 2 faleato-ligulatis obtusis ornatis.
Auntheræ breves eis Gonolobearum conformes, appendice hyalina supra
caput stigmalis incurva. Pollinia oblique oblongoidea margine exteriore
lamella sublobata ornala, translatoribus brevibus tortis, retinaculo juxta
basin affixis. Stigmatis caput depressum. Species 1 adhuc nola, Guate-
malae incola.
Frutex volubilis alle scandens habitu Gonoloborum; foliis opposilis
petiolatis ovalis acuminatis, cordalis; eymis extraaxillaribus racemiformi-
bus, laxe pluri- (4-7-) floris; floribus illis generis Dictyanthi aspectu
similibus.
Diese Gattung ist infolge ihrer eigenartigen Coronaschuppen vor den anderen
Gattungen der Gonolobeæ vorzüglich gekennzeichnet. Die Forın der Corolla lässt
auf eine Verwandtschaft mit Dietyanthus schliessen, doch stimmt die Corona
keineswegs mit den Charakteren jener Gattung überein. Auch die an der Aussen-
seite mit einer länglichen Lamelle versehenen Pollinien sind bemerkenswert. Ich
schlage vor, die Gattung neben Dictyanthus unterzubringen.
L. Guatemalense Schltr. n. sp. — Typus in herb. Berol.
Volubile, alte scandens, ramosum ; caule ramisque gracillimis elongatis,
terelibus hispidis, laxe foliatis; foliis petiolatis patentibus patulisve ovalis
acuminalis, basi profundius cordatis, utrinque brevissime hispidulis,
margine ciliatis, subtus subscabridis, 4-10 cm. longis, infra medium
2,5—6,3 cm. latis, petiolo gracili, teretiusculo hispidulo, 2—4,5 cm. longo ;
eymis extraaxillaribus racemiformibus laxe plurifloris, folia excedentibus
vel æquantibus ; peduneulo pedicellisque hispidis; bracteis persistentibus
34% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1906 (151)
lanceolalo-oblongis subacuminatis, pedicello gracili 4-5-plo brevioribus;
calycis segmentis ovato-lanceolatis subacutis, puberulis, margine ciliatis,
0,5 cm. longis; corolla late campanulala, utrinque glabra, ce. 1,5 em.
longa, usque ad medium fere 5-lobata, lobis erecto-patentibus ovalo-
triangularibus obtusiusculis; coronæ foliolis generis, omnino 2,5 mm.
longis, processibus convergentibus foliolo ipsi fere æquilongis, denticulo
incrassalo in facie ad apicem folioli; antheris polliniisque generis;
retinaculo crassiusculo polliniis fere duplo breviore, translatoribus fere
æqulongo.
Guatemala, volubile ad fruticeti marginem apud Nenton, in dept.
Huehuetenango. — C. et E. Seler n. 3279. — Flor. pallide fusci
Sept.
ACANTHACEE IN, det. G. Lindant.
Dyschoriste linearis (Torr.) 0. K.
Hab. in Texas, ad Lydle in ruderalibus : Sel. n. 3453. — Flor. : Nov.
D. jasminum-mexieanum (Nees) O. K. : Sel. n. 2812, 2946, 2989, 3158, olim
D. crinita (Nees) O. K. ex Lindau in Bull. Herb. Boiss. 1899, p. 575.
Anisacanthus virgularis (Salisb.) Nees.
Hab. in Mex., in prov. Puebla in dumetis ad Atlixco in 1920 m. altit.
frutices altos formans : Sel. n. 3573. — Flor. : Dec.
Tetramerium hispidum Nees.
Hab. eodem in loco ad vias : Sel. n. 3565. — Flor. : Dee.
Odontonema callistachyum (Schlechtd.) O. K.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz in locis sæpius inundatis ad flumen
« Rio de Cazones » inter Amiztlan et Apapantilla deportata, ut apparet,
ex regionibus superioribus : Sel. n. 3762, et in prov. Puebla, in distr.
Huauhchinango inter Jalapilla et Jicotepec in 1250 m. altitud. : Sel.
n. 3770. — Flor. purpur. vel purpureo-violac. : Jan.
Justicia ovata (Walt.) Lindau vel affin.
Vulg. : «te de monte ».
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Jalapa, in Coatepec in horto :
Sel. n. 3612. — Alabastr. : Dec.
Die Pfianze riecht angenehm nach Cumarin. Ein Decoct davon wird als Thee
getrunken.
J. vitzliputzli Lindau n. sp. in Bull. Herb. Boiss. 1904. p. 409.
(= J. /$ Dianthera] spec. Lindau in Bull. Herb. Boiss. VIL 578).
1 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1894. p. 564, 1895, p. 620, 1899. p, 575.
(152) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 845
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. Tuxtla ad rivulum in Hae.
Pelapa : Sel. n. 1966. — Flor. : Febr.
Jacobinia tinctoria (Oerst.) Hemsl. ? Nimis incompletum.
Vulg. (Totonacensibus) : « tziz ».
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz in silva ad Papantla sita : Sel.
n. 3670. — Flor. lulei et rubelli : Dec.
In Wasser getaucht rufen die Blätter Indigofärbung hervor. Darum wird die
Pflanze von den Indianern gegen die sog. «alferetia» angewandt, d.h. wenn die
Kinder Krämpfe bekommen und blau werden. Auch die neugeborenen Kinder
werden deshalb in solchem Wasser gebadet.
Drejerella comosa (Nees) Lindau (= Beloperone comosa Nees).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz ad viam apud Papantla : Sel. n. 3661
(= Sel. n. 761). — Bract. rubell. ; flor. lut. : Dec.
CUCURBITAGEE I, det. A. Cogniaux!.
LDorallocarpus Millspaughii Cogn. fl. Q.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in Distr. Nochistlan apud Almoloyan :
Sel. n. 1396. — Flor. : Nov.
Momordica Charantia L.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in Monterey : Sel. n. 1106. —
Flor. : Oct.
M. Charantia L. var. abbreviala Ser.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Taxtla in arena alvei fluvii
apud Cintalapa sili : Sel. n. 1913. — Flor. : Febr.
Lagenaria vulgaris Ser.
Vuls. : «flor de pumpa » (Kürbisflasche).
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. Tuxtla in humidis apud rivulum
prope Ocozuquauhlla fluentem : Sel. n. 2115. — Flor. : Febr.
Cayaponia atlenuata Cogn.
Vulg. : « bolita », « mata piojo cimarron ».
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Tonala in fruticeto planitiei
« Paredon » apud lagunam prope fluvium Tonalä sitam : Sel. n. 1804; et
in Honduras inter Copan et Esquipulas (Guatemala) in valle laterali
fluvii « Rio Copan », scandens in Acaciis : Sel. n. 3321. — Fruct.:
Jan. et Febr.
« Die beerenartigen runden Früchte werden in Tonalä auf dem Markte verkauft
und zum Waschen der Wäsche benutzt». (Sel.).
Echinocystis floribunda Cogn.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in « Canada » infra
Cuauhllilla sita : Sel. n. 153%. — Flor. albid. et fruet. : Nov.
* Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1894, p. 566.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 10, 30 septembre 1906. D)
846 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (153)
Elaterium gracile Cogn.
Hab. in Guatemala, in dept. Salamä in fluvii «Rio Motagua» valle apud
Canoa : Sel. n. 2473. — Flor. albid. : Dec.
Sieyos Galeottii Cogn.? Sine floribus et fructibus vix delerminabilis.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in silva montana supra
Todos los Santos sila ibique etiam ad rivulum : Sel. n. 2912.
nn
. Kunthii Cogn.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Jacallenango in
dumetis et ad muros apud Todos los Santos : Sel. n. 2744. — Flor.
albid. : Sept.
un
. lacintatus L.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in dumetis scandens apud Coapa : Sel.
n. 1158. — Flor. albido-flavi ex fruct. : Oct.
S. laciniatus L. var. subintegra Cogn.
Vulg. : « chayotillo ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in ruderalibus et dumetis iuxta Acam-
baro, et in prov. Oaxaca in dumetis scandens apud Teposcolula: Sel.
n. 1159, 1598, 1599. — Flor. et fruct. : Oct.-Dec.
Cyclanthera eremocarpa Cogn. forma fructu sparsissime aculeato.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in dumetis ad Iguatio iuxta Palzcuaro :
Sel. n. 1336. — Flor. et fruct. : Nov.
C. integrifoliola Cogn.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz in dumetis scandens apud Jalapa :
Sel. n. 3591. — Flor. pallid. viriduli et fruct. : Dec.
C. ribiflora Cogn.
Hab. in Guatemala, in cupresseto ad Chichoy apud Tecpam Guatemala
sito in 3000 m. altitud. n fruticibus scandens : Sel. n. 2332. — Flor.
pallide flavo-viriduli : Sept.
COMPOSITE WA.
Vernonia Alamani DC.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in declivibus aprieis apud Patzcuaro
et ad Tzintzuntzan, in dumetis et fruticetis: Sel. n. 1215 et 19220. —
Flor. : Oct.-Nov. — Det. G. Volkens.
V. Deppeana Less.
Vulg. : «cihuapatli », «zi-tit », « flor de cuaresma ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, inter Tonalà et Tuxtla in silva montana
apud Cuesta San Fernando sita et in distr. Chiapas supra Iztapa et ad
1 Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1895, p. 623.
(154) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 547
Ococingo : Sel. n. 1933, 2098, 2194. — Flor.: Febr.-Mart. — Det.
G. Volkens.
V. Karwinskiana DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in silva montana inter Yanhuitlan el
Teposcolula sita : Sel. n. 1414 et 141%a (forma squamis involueri latiori-
bus). — Flor. violac. : Dec. — Det. G. Volkens et B. L. Robinson.
V. leiocarpa DC.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali in declivibus calcariis
supra Huiztan sitis : Sel. n. 2127. — Flor. albido-lilac. : Mart. — Det.
G. Volkens.
V. Luxensis Coulter.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in Cuesta supra Chiapa de los Indios
sita : Sel. n. 2076. — Flor. lilac. : Mart. — Det. J. M. Greenman.
V. mollis Kunth.
Hab. in Guatemala, in pineto inter Ghiquimula et S. Juan Ermita
Jocotan sito : Sel. n. 3371. — Flor. rosei : Jan. — Det. G. Hieronymus.
V. Oaxacana Sch. Bip. .
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa :
Sel. n. 1956. — Flor. roseo-violacei : Febr. — Det. B. L. Robinson.
V. Pacchensis Benth.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in silva humili fruticigeraque apud
Tonalä sita : Sel. n. 2041. — Flor. albidi : Febr. — Det. in Cambridge,
Mass.
V. paniculata DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula in fruticeto sicco apud
San Dionysio Chichicapa sito : Sel. n. 1751. — Flor. pallide violaceo-
cœrulei : Jan. — Det. in Cambridge, Mass.
V. Schiedeana Less.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa in
fruticelo, et in distr. Chilon in declivo supra Ococingo sito : Sel. n 190%
et 217%. — Flor. albid. : Febr.-Mart. — Det. G. Volkens et in Cambr.,
Mass.
V. serratuloides H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in declivo iuxta Acämbaro sito : Sel.
n. 4171. — Flor. violacei : Oct. — Det. G. Volkens.
V. uniflora Sch. Bip.
Hab. in Mex., in « Mogotes » montis « M. Alban » apud Oaxaca sili :
Sel. n. 1739. — Flor. violaceo-coerulei : Dec. — Det. G. Volkens.
Vernonia spec. probab. nova. Nimis incompleta.
Vulg. : « xque-nin », « flor del lino ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in silva montana inter San Carlos et San
Bartolo Yauhtepec sita : Sel. n. 1656. — Fruct. : Jan. — Det. B. L.
Robinson.
818 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m séR.). 1906 (155)
Elephantopus angustifolius Sw.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pralis montanis in « Gorrales » montis
« Cerro de Tonala» : Sel. n. 203%. — Flor. albid. : Febr. — Det.
G. Volkens.
E. spicatus Juss.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in distr. Tuxtla inter frutices et
gramina alta in Hacienda Petapa : Sel. n. 1818; et in Guatemala, in
dept. Chimaltenango, in australi declivo basali vulcani « del Fuego » : Sel.
n. 2456. — Flor. albid. : Febr. et Nov.
Piqueria trinervia Cav.
Hab. in Mexico, in distr. fœderali in Cerro de Iztapalapa, et in prov.
Mechoacan ad Coapa iuxta Morelia, et in prov. Mexico ad Dos Rios, et in
prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan ad Cuauhtlilla, inter frutices et ad vias :
Sel. n. 426, 1153, 1301, 1531; et in Guatemala, in Dept. Sololà, in
declivibus apricis graminosisque ad Los Encuentros : Sel. n. 2339. — Flor.
albid. : Sept.-Nov. — Det. G. Volkens.
Ageratum corymbosum Zuce.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad muros « Yäcatas » in Tzintzuntzan :
Sel. n. 1239. — Flor. griseo-cerul. : Oct. — Det. G. Volkens.
Stevia canescens H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan inter frutices et in dumetis ad Coapan
iuxla Pätzeuaro : Sel. n. 1463. — Flor. albidi : Oct. — Det. G. Volkens.
I. Claussenii Sch. Bip. var. Boliviensis Hieron.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in saxis calcariis in
« Canada » infra Cuauhtlilla sita : Sel. n. 1545. — Flor. albid. : Nov. —
Det. G. Volkens.
t. clinopodia DC.
Hab. in Mex., in prov. Mexico frequens apud Dos Rios in fruticetis,
dumetis ruinisque : Sel. n. 1302. — Flor. rubro-violacei : Oct. — Det. in
Cambridge, Mass.
St. deltoidea Greene ?
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 374. — Flor. : Dec. — Det. B. L. Robinson.
t. elatior H. B. K.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas in pratis sparse Pinis obtectis apud
Comitan : Sel. n. 3036; in Guatemala, in dept. Huehuetenango in distr.
Nenton, in silvarum pratis umbrosis apud Chaculà in 1600 m. altitud. :
Sel. n. 297%. — Flor. albid. dulce fragrantes : Aug. — Det. B. L. Robin-
sonet Fr. Wilms.
CA
Aa
N
St. glandulifera Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan ad Cuauhtlilla : Sel.
n. 1516. — Flor. ros. : Nov. — Det. G. Volkens.
(156) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 849
St. laxiflora DC.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in pralis aperlis, graminosis apud
Pätzeuaro : Sel. n. 1199. — Flor. lilac. : Oct. — Det. G. Volkens.
St. linoides Sch. Bip.
Hab. in Mex., prope Puebla : Sel. n. 850. — Flor.: Jul. — Det.
B. L. Robinson.
St. micrantha Lag.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in muris « Yäcatas » in Tzintzuntzan :
Sel. n. 1219. — Flor. albid. : Oct. — Det. G. Volkens.
St. nervosa DC.
Hab. in Mex., in distr. fœderali prope Tacubaya : Sel. n. 453. — Flor. :
Nov. — Ex descript. det. B. L. Robinson.
St. origanoides H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in vel apud Tzintzuntzan, et in prov.
Oaxaca, in distr, Nochistlan ad Cuauhtlilla : Sel. n. 1283 a et 1519. —
Flor. albid. : Oct.-Nov. — Det. B. L. Robinson.
St. rhombifolia H. B. K.
Hab. in Mex., in distr. foederali prope Coyohuacan et in prov. Mechoacan
in dumetis ad Coapa iuxta Morelia : Sel. n. 469 et 1154. — Flor. albid. :
Oct.-Dec. — Det. B. L. Robinson.
St. rhombifolia H. B. K.?
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in dumelis ad Tzintzuntzan : Sel.
n. 12835. — Flor. albid. : Oct. — Det. B. L. Robinson.
St. salicifolia Cav.
: Hab. in Mex., in distr. foederali, in Cerro de Iztapalapa : Sel. n. 416. —
Flor. : Nov. — Det. B. L. Robinson.
St. Seemannii Sch. Bip.
: Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in pineto inter San Martin et Tlaxiaco
sito : Sel. n. 1602. — Flor. albidi : Dec. — Det. G. Volkens.
St. Seleriana Robinson nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts and Sci.
Vol. 35. 1900, p. 327. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in silva montana inter San Carlos et
San Bartolo Yauhtepec sita : Sel. n. 1695. — Flor. rubello-albidi: Jan. —
Det. B. L. Robinson.
St. subpubescens Lag.
Hab. in Mex., prope Puebla: Sel. n. 839. — Flor. : Jul. — Det.
B. L. Robinson.
St. viscida H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan prope El Parian :
Sel. n. 1527. — Flor. albid. : Nov. — Det. G. Volkens.
890 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (157)
Stevia spec.
Hab. in Mex., in distr. fœderali prope Coyohuacan : Sel. n. 470. —
Flor. : Dec.
Eupatorium areolare DC.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in clivo supra Monte Calvario apud
Pätzeuaro sito : Sel.n. 1253. — Flor. albid. : Oct. — Det. B. L. Robinson.
. brevipes DC.
Vulg. : « chamiso ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in « Cerro de la Soledad » : Sel. n. 1393.
— Flor. albid. : Nov. — Det. G. Volkens.
E. ciliatum Less.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chiapa, prope Iztapa in fruti-
cetis et inter Huiztan et Oxchuc : Sel. n. 2103 et 2232b. — Flor. albid. :
Mart. — Det. B. L. Robinson.
E. conyzoides Vahl.
S
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in dumelis prope Oaxaca et apud San
Bartolo Yauhtepec : Sel. n. 1361 et 1651 ; in prov. Chiapas, in distr. Tonalä
in fruticelis ad lagunæ marginem prope Paredon et in distr. Tuxtla in
Hacienda Petapa : Sel. n. 1840 et 1960. — Flor. albid. vel. lilac. : Nov.-
Febr. — Det. p. p. G. Volkens, p. p. in Cambridge, Mass.
E. espinosum Gray.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in « Mogotes » montis «M. Alban » :
Sel. n. 4740. — Flor. albid. : Dec. — Det. in Cambr., Mass.
E. grandidentatum DC.
Hab. in Mex., apud Oaxaca : Sel. n. 20. — Flor. : Maj. — Det. B. I.
Robinson.
E. grandidentatum DC. ? vel. aff.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in pralis estate inun-
datis iuxta La Ciénega : Sel. n. 1964. — Flor. lilac. : Febr. — Det. B. L.
Robinson.
E. hylobium Robins. nov. spec. ; in Proc. Boston Soc. of Natural Hist.
Vol. 31. 1904, p. 249. — Typus in herb. Berol.
Vulg. : « algodoncillo ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon in silva montana inter
San Martin et Ococingo sita : Sel. n; 2170. — Flor. lilac. : Mart. — Det.
in Cambr., Mass.
Wird angewendet, wenn sich jemand erschrocken hat.
E. iresinoides H. B. K.
Hab. in Honduras, in fruticetis silvæ montanæ supra Copan sitæ : Sel.
n. 3388. — Flor. albid. : Jan. — Det. Fr. Wilms.
(158) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN A, 891
E. leucocephalum Benth.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. centrali, in fruticetis clivorum
vallis « Rio Prospero » apud Hacienda Tierra colorada silæ : Sel. n. 210%.
— Flor. albid. : Mart. — Det. G. Volkens.
E. Leseneri Robinson nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts and Sci,
Vol. 35. 1900. p. 336. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in dista. Teposcolula in silva montana
inter Yanbuitlan et Teposcolula sita, et in distr. Nochistlan in « Cafiada »
supra Cuauhtlilla sita, et in distr. Tlaxiaco in Cafiada Sta. Maria : Sel.
n. 1430, 1537, 1596. — Flor. rubelli vel rubro-albidi : Nov.-Dec. — Det.
B. L. Robinson.
E. Nelsonii Robinson nov. spec. 1. ce. p. 337. — Typus in herb. Berol
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in silva montana inter Yanhuitlan et
Teposcolula sita : Sel. n. 1447. — Flor. pallide flavi : Dec. — Det.
B. L. Robinson.
E. pauperculum Gray forma.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chiapa in locis saxosis, umbro-
sis, humidis, in Hacienda del Calvario : Sel. n. 2081. — Flor. lilac. : Mart.
— Det. B. L. Robinson.
E. Pringlei Rob. et Greenm.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali in pinelo moutano
inler San Cristöbal Las Casas el Huiztan sito : Sel. n. 2136. — Flor. albid. :
Mart. — Det. B. L. Robinson.
E. pulchellum H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in clivo graminoso iuxta Acambaro
sito : Sel. n. 1176. — Flor. obscure eerulei : Oct. — Det. G. Volkens.
E. pyenocephalum Less.
Hab. in Mex., in distr. fœderali prope Tacubaya, et prope Ciudad de
Mexico, et in prov. Mechoacan in dumetis apud Coapa prope Morelia, et in
prov. Chiapas, in distr. centrali in clivo calcario supra Huiztan sito : Sel.
n. 45%, 486, 1164, 2197. — Flor. lilac. vel viol. : Oct.-Mart. — Det. p. p.
B. L. Robinson, p.p. G. Volkens.
E. rupicola Rob. et Greenm.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in silva montana inter Yanhuitlan et
Teposcolula sita : Sel. n. 1417. — Flor. albid. : Dee. — Det. G. Volkens.
£. Schulizii Schnittsp.
Vulg. : «chawax chaxte ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter
San Martin el Ococingo sita et ad ripam dextram fluvii apud Ococingo
892 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SiR.). 1906 (159)
fluentis in silvaticis : Sel. n. 2176 et 2219. — Flor. albid. vel pallide lilac. :
Mart. — Det. G. Volkens.
Wird in Wasser den Kindern gegen Magenschmerzen gegeben (Sel.).
E. Selerianum Robinson nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts and Sci.
Vol. 35. 1900, p. 340. — Typus in herb. Berol.
Vulg. : «amenduay ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa :
Sel. n. 1939. — Flor. ros. : Febr. — Det. B. L. Robinson.
Gilt als Heilmittel gegen Dysenterie und wird in einer Dosis von 3-4 Blätterr
gebraucht; stärkere Dosen sind schädlich.
E. Smithii Robinson nov. spec. I. c. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan, in « Canada » supra
El Parian sita : Sel. n. 1547. — Flor. albid. : Nov. — Det. B. L. Robinson.
Mikania cordifolia Willd.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in frulicetis ad alve:
marginem apud Cintalapa siti, scandens : Sel. n. 4812. — Flor. albid.:
Febr. — Det. in Cambr., Mass.
Brickellia Cavanillesii A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter
San Martin et Ococingo sita : Sel. n. 2129. — Flor. lutei : Mart. — Det.
G. Volkens.
B. corymbosa A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in clivo graminoso iuxta Acaämbaro
sito : Sel. n. 1166. — Flor. albid. : Oct. — Det. G. Volkens.
B. diffusa A. Gray.
Vulg.: « eulandrillo ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda Razon et
H. Petapa : Sel. n. 1817 et 1925. — Flor. : Febr. — Det. G. Volkens.
B. glomerata Fernald n. sp.; in Proc. Am. Acad. Arts and Sci. Vol.
36. 1901, p. 504. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in silvis montanis et quercelo-pinetis
inter San Carlos et San Bartolo Yauhtepec et supra San Carlos Yauhtepec
sitis : Sel. n. 1655 et 1765. — Flor. flavidi : Jan. — Det. M. L. Fernald.
B. Hartwegii A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in Cerro de la Soledad et in monte
«M. Alban » prope Oaxaca sito et in querceto-pineto supra San Carlos
Yauhtepec sito: Sel. n. 1371, 1389, 1732, 1766. — Flor. : Nov.-Jan. —
Det. pp. G. Volkens, pp. B. L. Robinson.
Br ;;
(160) TH. LOESENER. VLANTAÆ SELERIANÆE. 899
B. veronicifolia A. Gray.
Hab. in Mex., in distr. fœderali, in « Pedregal » ad Coyohuacan, el in
prov. Oaxaca in Cerro de la Soledad, et in distr. Teposcolula in Cerro del
Pueblo viejo et in silva montana inter Yanhuitlan et Teposcolula sita : Sel.
n. 1324, 1370, 1390, 1429, 1551. — Flor. albid. vel albido-flavi : Nov.-
Dec. — Det. p. p. G. Volkens, p. p. J. M. Green man.
Liatris elegans Willd.
Hab. in Texas, ad Galloway, prope Atlanta, in aperlis silvalieis: Sel.
n. 1007. — Flor. lilac. : Oct.
Gymnosperma corymbosum DC.
Vulg. : « yerva pegajosa »; (mixtec : « yucu ndede »).
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in graminosis iuxta Monterey, et in
prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in « Ganada » supra Cuauhllilla sila et
iuxta Huauhtlilla : Sel. n. 1049, 1533, 1586. — Flor. lutei : Oet.-Dee. —
Det. G. Volkens.
Der mixtekische Name bezieht sich darauf, dass die Pflanze als Würze dem
« Pulque » zugesetzt wird.
Grindelia squarrosa Dunal.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco, in declivibus grami-
nosis et fruticigeris apud San Cristöbal Amoltepec sitis : Sel. n. 1456. —
Flor. lut. : Dec. — Det. G. Volkens.
Gutierrezia texana Torr. el Gray,
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in collibus iuxta Monterey : Sel.
n. 1093. — Flor. flavi : Oct. — Det. G. Volkens.
Wird auf den Markt gebracht und als Besen verwendet.
Heterotheca Lamarckii Cass.
Hab. in Texas ad Galloway in locis aperlis : Sel. n. 1010. — Flor.
aurant. : Oct. — Det. G. Volkens.
Chrysopsis villosa Nult.
Hab. in Mex., prope Puebla : Sel. n. 843. — Flor. : Jul. — Det.
G. Volkens.
Solidago strietu Ail.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in pralis æslate inun-
datis ad La Ciénega : Sel. n 1950. — Flor. lutei : Febr. — Det. M. L.
Fernald.
Haplopappus divaricalus A. Gray.
Hab. in Texas, ad Galloway, in locis apertis : Sel. n. 1008. — Flor.
lut. : Oct. — Det. G. Volkens.
H. spinulosus DC.
Hab. in Mex., prope Zacalecas : Sel. n. 56%. — Fler. : Nov. — Det.
G. Volkens.
Bigelovia graveolens A. Gray.
Hab. in New Mexico prope Santa Fé : Sel. n. 521. — Flor. : Oct. — Det.
G. Volkens.
854 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SER.). 1906 (161)
B. Hartwegii A. Gray.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 557. — Flor. : Nov. — Det.
G. Volkens.
B. pyramidata Robins. et Greenm.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco ad vias in Canada Sta.
Maria : Sel. n. 1477. — Flor. flavi : Dec. — Det. G. Volkens.
Aphanostephus humilis A. Gray.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 550. — Flor. : Nov. — Det.
M. L. Fernald.
Egletes viscosa Less.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda Petapa :
Sel. n. 2120. — Flor. pallide flavi : Febr. — Det. G. Volkens.
Psilactis brevilingulata Sch. Bip.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 563. — Flor. : Nov. — Det.
M. L. Fernald.
Aster Ehrenbergii Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco, in declivibus apricis
apud S. Cristöbal Amoltepec sitis: Sel. n. 1475. — Flor. : Dec. — Det.
G. Volkens.
À. exilis El.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, iuxta Comitan : Sel. n. 3981. — Flor.
albido-rubelli : Aug. — Det. B. L. Robinson.
A. spinosus Benth.
Hab. in Mex., in prov. Guanajualo in campis Zee Maidis prope Obregon
sitis et, ut videtur, culture modo sæpius inundalis, et in prov. S. Luis
Potosi apud Villa Reyes in locıs humidis : Sel. n. 1135 et 1136. — Flor.:
Oct. — Det. in Cambr., Mass.
Erigeron Bonariensis L.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comilan in pratis apud Chin-
kultie sitis : Sel. n. 2697. — Flor. : Aug. — Det. M. L. Fernald.
E. Ganadensis L.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in pineto montano inter
Huiztan et Oxchuc sito : Sel. n. 2172. — Flor. : Mart.
E. delphinifolius Willd.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan apud Pätzeuaro in campis Zee Maidis:
Sel. n. 1210. — Flor. : Oct. — Det. Fr. Wilms.
. Ervendbergii A. Gray. :
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in graminosis inler Yanhuitlan et Tepos-
colula sitis : Sel. n. 1422. — Flor. albid. : Dec. — Det. M. L. Fernald.
E. mucronatus DC.
Se
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. centrali in clivo calcario
supra Huiztan sito : Sel. n. 2196; et in Guatemala, in dept. Huehuete-
(162) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 855
nango in clivo supra Jacaltenango sito : Sel. n. 2597. — Flor. : Mart.-Apr.
— Det. Fr. Wilms.
E. mucronatus DC. forma satis gracilior.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chiapa, in saxis humidis in
Hacienda del Calvario : Sel. n. 2080. — Flor. : Mart. — Det. J. M.
Greenman.
Conyza chilensis Sprengel.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in gra-
minosis et ruderalibus prope Chaculä : Sel. n. 2666. — Flor. : Aug. —
Det. Fr. Wilms.
C. lyrata H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Juchilan, in saxosis ripæ fluvii
apud Tapana fluentis, et in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in Hacienda
Razon : Sel. n. 1816 et 2026. — Flor. rubell. vel violac. : Febr. — Det.
M. L. Fernald.
Wird zwischen die Vorräte von Bohnen gelegt, damit die Würmer nicht hinein-
kommen (Sel.).
C. Iyrata H. B. K. var. pilosa Fernald nov. var. in Proc. Am. Acad. Arts
and Sci. Vol. 36. 1901, p. 506. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tonalà, in fruticeto ad lagunæ
marginem prope Paredon sito : Sel. n. 1879. — Flor.: Febr. — Det.
M.L. Fernald.
Baccharis cœrulescens DC.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi ad Villareyes, et in prov. Oaxaca
prope Tlaxiaco et prope Tlacolula, ad rivulos, in locis sæpius inundatis et
salsis, satis frequens : Sel. n. 1144, 1436, 1745. — Flor. : Oct.-Jan. — Det.
G. Volkens.
B. elegans H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca inter Yanhuitlan et Teposcolula et supra
San Carlos Yauhlepec, in silvis montanis : Sel. n. 1423, 1426, 1762. —
Flor. albid. : Dec. et Jan. — Det. p. p. G. Volkens, p. p. in Cambr., Mass.
B. heterophylla H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in dumetis et silvaticis apud Pâtzcuaro,
et in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, inter Cuauhtlilla et Quilitongo et
inter Nochistlan et Huauhtlilla in silvis montanis : Sel. n. 1195, 1510,
1589. — Flor. albid. : Oct.-Dec. — Det. p. p. G. Volkens, p. p. in
Cambr., Mass.
Die Carboneros decken ihre Kohlensäcke damit.
B. lancifolia Less.
Vuls. : « mesté ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter
96 BULLETIN DE L'HEBBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 (165)
San Cristöbal las Casas et Huiztan sita : Sel. n. 2138. — Flor. albido-flavi :
Mart. — Det. G. Volkens.
B. mucronata H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in silva montana inter Yanhuitlan et
Teposcolula sita, et in distr. Tlaxiaco in Canada Sta. Maria in dumetis etc. :
Sel. n. 1445 et 114%. — Flor. albid. : Dec. — Det. G. Volkens.
B. rhexioides H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas in distr. centrali, in silva montana iuxta
Cinacantan sila, in fruticetis : Sel. n. 2088. — Flor. albido-viriduli : Mart.
— Det. G. Volkens.
B. sordescens DC.
Hab. in Mex., in distr. fœderali, in saxis « Chapultepec » in fruticetis :
Sel. n. 1318 et 1318a. — Flor. albid. : Oct. — Det. G. Volkens.
B. multiflora H. B.K.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas inter Huiztan et Oxchuc : Sel. n. 22324.
— Flor. : Mart. — Det. M. L. Fernald.
Pluchea camphorata DC.
Hab. in Texas apud Longview Junction in dumelis et ruderalibus : Sel.
n. 1027. — Flor. rubell. : Oct. — Det. J. M. Greenman.
P. odorata Cass.
Vulg. : « cihua patli», « zaana-guigo ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in alveo supra Tehuantepec, et in prov.
Chiapas in distr. Tuxtla, in clivo humido infra Hacienda Petapa : Sel.
n. 1624 et 1910. — Flor. ros. : Jan. et Febr. — Det. J. M. Greenman.
Gnaphalium leptophyllum DC.
Hab. in Mex., in prov. Mexico apud Dos Rios, et in prov. Chiapas in
distr. Tuxtla in Hacienda Petapa : Sel. n. 1309 et 1928. — Flor. : Oct. et
Febr. — Det. p. p. Fr. Wilms, p. p. in Cambr., Mass.
G. popocatepense Sch. Bip.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Jacaltenango,
in pratis « Llanos» summo in jugo montium supra Todos los Santos
in 3000 m. altitud. sitis : Sel. n. 3229. — Flor. : Sept. — Det. G. Vol-
kens.
G. rhodanthum Sch. Bip.
Vulg. : « tanxiom ». 4
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali, in silva montana inter
San Cristébal Las Casas et Huiztan sita : Sel. n. 2277. — Flor. albid. :
Mart. — Det. G. Volkens.
G. viscosum H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Quezaltenango, in distr. Ziha, in arenosis
lapidosisque apud Aguas Calientes : Sel. n. 3175. — Flor. pallide flavi :
Sept. — Det. G. Volkens.
(164) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 897
Lagascea suaveolens H. B. K.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in silva montana inter S. Carlos et
S. Bartolo Yauhtepee sita: Sel. n. 1657 et 1696; et in Guatemala in
Potrero ad silvæ marginem prope Villa Carlotta iuxta Guatemala : Sel.
n. 2484. — Flor. pallide flavi : Nov. et Jan. — Det. G. Volkens.
Polymnia maculata Cav.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Jacallenango in
fruticetis ad rivulum prope Todos los Santos sitis: Sel. n. 2727. — Flor.
flavi : Sept. — Det. G. Volkens.
Melampodium americanum L.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in pralis apertis in
Hacienda Pelapa silis : Sel. n. 1954; et in Guatemala, in dept. Huehue-
tenango, in distr. Nenton, in pratis iuxta Uaxac kanal in 1300-1400 m.
altitud. sitis: Sel. n. 2973. — Flor. lut. : Febr. et Aug. — Det. p. p.
G. Volkens, p. p. in Cambr., Mass.
M. divaricatum DC.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in
pratis iuxta Chaculä frequeus : Sel. n. 3013. — Flor. lut. : Jul. — Det.
G. Volkens.
M. gracile Less.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuintla, prope Los Diamantes commu-
nis : Sel. n. 256%a. — Flor. lut. : Maj. — Det. G. Volkens.
M. microcephalum Less.
Hab. in Guatemala, eodem loco atque præcedens, et in dept.
Huehuetenango, in distr. Nenton in pratis et ruderalibus prope Chaculà :
Sel. n. 25640 et 277%. — Flor. : Maj.-Aug. — Det. G. Volkens.
M. perfoliatum H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Guanajuato in campis « Zeæ Maidis » antea inun-
datis prope Obregon silis frequens, el in prov. Mechoacan apud Pâtzcuaro :
Sel. n. 113% et 1218. — Flor. lut. : Oct. — Det. G. Volkens.
Parthenium Hysterophorus L.
Hab. in Texas, prope San Antonio : Sel. n. 1021 ; in Mexico, in prov.
Nuevo Leon, in monte Cerro de Obispado prope Monterey sito et in prov.
S. Luis Potosi ad « Laguna seca », in docis siccis : Sel. n. 1041 et 1131. —
Flor. albid. : Oct. — Det. G. Volkens.
Franseria tenuifolia (Spr.) A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in ruderalibus prope Monterey : Sel.
n. 1107. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
Xanthium Canadense Mill.
Vulg. : « cuck le's beard »,
Hab. in Texas, prope San Marcos : Sel, n. 1002. — Flor. et fruct, : Oct.
— Det. G. Volkens.
858 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (165)
Tragoceros zinnioides H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuelenango in graminosis juxia
Nenton : Sel. n. 3020 et 3212. — Flor. albid. : Sept. — Det. G. Volkens.
Zinnia pauciflora L.
Hab. in Mex., in prov. San Luis Potosi, in aperlis iuxta Villa eyes:
Sel. n. 112%. — Flor. brunneo-purpur. : Oct. — Det. G. Volkens.
Z. pumila A. Gray.
Hab. in Mex., eodem in loco : Sel. n. 1137. — Flor. : Oct. — Det.
G. Volkens.
Sanvitalia procumbens Lam.
Hab. in Mex., in prov. Guanajuato apud Jaral, el in prov. Oaxaca. in
distr. Nochistlan prope S. Miguel Quilitongo, in agris et locis apertis : Sel
n. 1051 et 4420. — Flor. aurantiaci : Oct. et Nov. — Det. p. p. J. M.
Greenman, p. p. G. Volkens.
S. versicolor Grisb.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, prope Monterey, in ruderalibus :
Sel. n. 1069 et 1088a. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
Siegesbeckia orientalis L.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango in fruticetis in clivo mon-
tium atque in pratis « Llanos » summo in montium jugo sitis supra Todos
los Santos ad Chiantla versus : Sel. n. 2747 et 321%. — Flor. : Sept. —
Det. G. Volkens.
Jegeria hirta Less.
Hab. in Mexico, in prov. Mechoacan in campis Zeæ Maidis et ad vias
iuxta Pâtzcuaro : Sel. n. 1186 et 1190; et in Guatemala, in dept.
Huehuetenango, in clivo fruticigero montium supra Todos los Santos sitorum
ad Chiantla versus : Sel. n. 3190. — Flor. : Sept. et Oct. — Det.
G. Volkens.
Eclipta alba (L.) Hassk.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Teotitlan ad Tecomavaca, et in
silva montana supra San Carlos Yauhtepec sita, ad rivulos et in locis
humidis : Sel. n. 1341 et 1725. — Flor. albid. : Nov. et Jan. — Det.
G. Volkens.
Montanoa grandiflora Sch. Bip.
Vulg. : « paracua ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan circa Lagunam Pâtzcuaro el apud
Iguatio in dumetis et ad rivulos: Sel. n. 1189 et 1274. — Flor. : Oct.-Nov.
— Det. G. Volkens.
M. Seleriana Robins. et Greenm. in Proceed. Am. Acad. Arts and Sci.
Vol. 34. 1899, p. 510. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla prope Ocozuquauhtla
(166) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 899
et in Hacienda Pelapa : Sel. n. 1943 et 1965. — Flor. albid. : Febr. —
Det. B. L. Robinson et J. M. Greenman.
M. lomentosa Cerv. in Llav. et Lex.
Vulgo : « yerva de la parida ».
Hab. in Mex., in distr. foederali in saxosis prope Chapultepec, et in prov.
Oaxaca in ruderalibus et ad vias prope Teposcolula : Sel. n. 1315 et 1428.
— Flor. albid. : Oct.-Dec. — Det. G. Volkens.
M. tomentosa Cerv. var. cordifolia DC.
Hab. in Mex., in distr. fœderali in « Pedregal » prope Coyohuacan : Sel.
n. 4314. — Flor. : Nov. — Det. G. Volkens.
M. uncinata Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla, prope Las Sedas : Sel.
n. 1512. — Flor. : Nov. — Det. B. L. Robinson.
Isocarpha Billbergiana Less.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tonalä, in fruticetisad Lagunam
prope Paredon sitis: Sel. n. 1880. — Flor. albid. : Febr. — Det.
G. Volkens.
Rudbeckia columnaris Pursh var. pulcherrima Don.
Hab. in Mex., in prov. Coahuila, circa Nuevo Laredo, in fruticelis apertis
prope La Jarita : Sel. n. 100%. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
Gymnolomia platylepis Gray.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon in montibus inter San
Martin et Ococingo sitis et in silva montana inter Huiztan et Oxchuc sita:
Sel. n. 2187 et 2251. — Flor.: Mart. — Det. J. M. Greenman et
G. Volkens.
Zaluzania triloba Pers.
Hab. in Mex., in prov. San Luis Potosi in locis apertis prope Peñasco :
Sel. n. 1119. — Flor. aurant. : Oct. — Det. G. Volkens.
Tithonia tubiformis Cass.
Vulg. : « girasol ».
Hab. in Mex., in prov. Guanajuato prope Rincon in agris, et in prov.
Chiapas in distr. Tuxtia apud La Ciénega in pratis estate inundatis : Sel.
n. 1145 et 1962. — Flor. : Oct. et Febr. — Det. J. M. Greenman.
Viguiera brevipes DC.
Hab. in Mex., prope Orizaba, et in prov. Puebla apud Tehuacan commu-
nis: Sel. n. 828 et 1342. — Flor. : Jul. et Nov. — Det. M. L. Fernald.
V. helianthoides H. B. K.
Vulg. : « flor de malacate ».
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi in agris et locis aperlis prope
Venado, et in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in Hacienda Pelapa et in
Cuesta infra hanc Haciendam sita : Sel. n. 1128, 1922, 1957. — Flor. :
Oct. et Febr. — Det. J. M. Greenman.
860 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (167)
V. linearis Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in « Barranca » iuxla Pätzeuaro sita :
Sel. n. 1213. — Flor. : Nov. — Det. in Cambr., Mass.
V. Nelsonii Rob. el Greenm.
Vulg. : « manzanilla cimarrona ».
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicaleo :
Sel. n. 377. — Flor. : Dec. — Det. B. L. Robinson.
Helianihus annuus L. ?.
Hab. in Texas, prope EI Paso : Sel. n. 530. — Flor. : Nov. — Det.
J. M. Greenman.
H. ciliaris DC.
Hab. eodem loco atque præcedens : Sel. n. 520. — Flor. : Oct. — Det.
J. M. Greenman.
Perymenium Berlandieri DC.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter
Huiztan et Oxchuc sita : Sel. n. 2246. — Flor. lut. : Mart. — Det.
G. Volkens.
P. Nelsonii Rob. ei Greenm. nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts and
Sci. Vol. 3%. 1899, p. 529. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pratis ad rivulum iuxta Comitan
sitis: Sel. n. 2970. — Flor. lut. : Aug. — Det. B. L. Robinson et J.M.
Greenman.
Salmea grandiceps Cass.
Vulg. : « oreja de conejo ».
Hab. in republ. Honduras, in silva montana supra Copan sita : Sel.
n. 3507 et 3387. — Flor. : Jan. — Det. G. Volkens.
S. scandens DC.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in silva montana inter
Huiztan et Oxchue sita : Sel. n. 2249. — Flor. : Mart. — Det. in
Cambr., Mass.
Encelia calva (DC.) A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, apud Monterey in « Cerro del Obis-
pado », in apertis saxosis : Sel. n. 1055. — Flor. : Oct. — Det.
G. Volkens.
E. exaristata Gray.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 68%. — Flor. : Febr. — Det. G. Volkens.
E. fetida (Cav.) Hemsl.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in campis « Zeæ Maidis » prope Pälz-
cuaro sitis : Sel. n. 1185. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
(168) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 861
E. Mexicana Mart.
Vulgo : « acahualli ».
Hab. in Mex., in distr. foederali prope Coyohuacan, et in prov. Mexico
in distr. Chalco prope Amecameque : Sel. n. 468 et 494 (Flor. : Dec. —
Det. M. L. Fernald), et in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in clivo supra
Ococingo sito : Sel. n. 2178 (specimen ab utroque altero et indumento et
foliorum forma diversum ; flor. : Mart. — Det. G. Volkens).
E. rhombifolia Rob. et Greenm.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Tlaxiaco, in declivibus sıceis et
apricis in Canada Sa. Maria sitis, et in distr. Nochistlan in silva montana
inter Cuauhtlilla et Quilitongo sita : Sel. n. 1443a, 1443 b, 151%. — Flor.:
Nov. et Dec. — Det. G. Volkens.
E. sanquinea (A. Gray) Hemsl.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco, in declivibus siceis et
apricis prope S. Miguel Achiutla sitis : Sel. n. 1442. — Flor. violacei : Dec.
— Det. B. L. Robinson.
E. sangwinea (A. Gray) Hemsl. forma vel spec. affinis.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pratis apricis juxta Comitan sitis :
Sel. n. 3052. — Flor. rubello-lilac. : Aug. — Det. M. L. Fernald.
Zexmenia elegans Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in clivo aprico iuxta Patzcuaro silo
inter frutices : Sel. n. 1200. — Flor. : Nov. — Det. G. Volkens.
Z. hispida A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in Cerro del Obispado prope Monte-.
rey in siceis lapidosis : Sel. n. 1095. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
Z. scandens Hemsl.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, prope Ocozuquaubhtla
inter frutices ad rivulum : Sel. n. 1897. — Flor. : Febr. — Det.
W. W. Jones.
Verbesina crassipes Rob. et Greenm. nov. spec.; In Proc. Am. Acad.
Arts and Sci. Vol. 34. 1899, p. 555. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlaxiaco, in dumelis etc. in
Cafiada Sa. Maria, et in distr, Nochistlan in silva montana inter Nochistlan
et Huauhllilla sita : Sel. n. 1476 et 1590. — Flor. flavi : Dec. — Det.
B. L. Robinson et J. M. Greenman.
V. encelioides (Cav.) Benth. et Hook.
Hab. in Texas, in apertis prope San Antonio communis; et in Mexico
in prov. Coahuila apud La Jarita circa Nuevo Laredo : Sel. n. 1003 et
1032. — Flor. aurant. : Oct. — Det. G. Volkens.
V. encelioides (Cav.) Benth. et Hook. var. exauriculata Rob. et Greenm. in
Proc. Am. Acad. Arts and Sci. Vol. 34. 1899, p. 544.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO 10, 30 septembre 1906. 56
862 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 (169)
Hab. in Texas, prope EI Paso, et in New Mexico apud Santa Fe:
Sel. n. 519 et 525. — Flor. : Oct. — Det. J. M. Greenman.
V. perymenioides Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 33. — Flor. : Jun. — Det. B. L. Robinson et J. M. Greenman.
V. virginica L.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in apertis prope Monterey et in Cerro
del Obispado in collibus saxosis inter frutices : Sel. n. 1084 et 1110. —
Flor. albid. : Oet. — Det. G. Volkens.
Calyptrocarpus vialis Less.
Hab. in Texas, prope Eden (inter San Antonio et Laredo) in apertis et
ruderalibus : Sel. n. 1017; et in Mexico, in prov. Nuevo Leon, prope
Monterey : Sel. n. 1046. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
Dahlia coccinea Cav.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, prope Tzintzuntzan ad muros Yäcatas:
Sel. n. 128%. — Flor. lut. : Oct. — Det. G. Volkens.
D. variabilis Desf.
Hab. in Mex., in distr. foederali prope Coyohuacan, et in prov. Oaxaca,
in distr. Nochistlan prope Almoloyan : Sel. n. 465 et 1395. — Flor. :
Nov.-Dec. — Det. G. Volkens et in Cambr., Mass.
Bidens argutus H. B. K.
Vulg. : «té de milpa» (= « Acker-Thee »).
Hab. in Mex., in distr. fœderali prope Chapultepec et prope Tlaltelolco :
Sel. n. 444 et 475. — Flor. : Nov.-Jan. — Det. G. Volkens.
« Aufguss wird morgens als Frühstücksgetränk getrunken ».
B. chrysanthemoides Michx.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in Laguna apud Pâtzcuaro sita : Sel.
n. 1277. — Flor : Nov. — Det. G. Volkens.
. ferulifolius L.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 560. — Flor. : Nov. — Det.
OÖ. Hoffmann.
b. grandiflorus Balb.
Hab. in Mex., in prov. Mexico, in distr. Lerma in pratis supra Villa
Lerma sitis et ad fossas in 2200 m. altitud., valde frequens : Sel. n. 1303.
— Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
B. humilis H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Quezaltenango, in pratis alpinis supra
Totonicapam sitis in 3000 m. altitud., et in dept. Huehuetenango in pratis
et ad silvarum margines summo in jugo montium inter Todos los Santos et
Chianlla sitorum (in eadem altitudine) : Sel. n. 2376 et 3021. — Flor.
lut. : Sept. — Det. G. Volkens.
B. ostruthioides DC.
Hab. in Guatemala, in dept. Sololà, in clivo silvatico supra lacum
œ
(170) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 865
Atillan prope Panajachel sito : Sel. n. 2928. — Flor. Iut. : Jun. — Det.
G. Volkens.
B. pilosus L.
Vulg. : «té de milpa ».
Hab. in Mexico, in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz et in distr.
Ciudad del Maiz prope Gallinas, et in prov. Guanajuato prope Obregon
communis : Sel. n. 175, 682, 733, 1142; et in Guatemala, in depl.
Escuintla, prope San Andres Osuna, et in dept. Huehuetenango in ruderali-
bus prope Chaculä : Sel. n. 2534, 2692, 269%. — Det. G. Volkens.
B. pilosus L. form.
Vulg. : « seta» (— « Borste »).
Hab. in Mex., in prov. et in distr. Morelos, prope Yacapixtla ; et prope
Chihuahua ; et in prov. Mechoacan, prope Pätzcuaro : Sel. n. 308, 572,
579, 118%. — Flor. : Nov.-Dec.
Wird in Morelos gegen Magenschmerzen angewandt.
Cosmos aurantiacus Klalt.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca, prope Xochicalco :
Sel. n. 398. -- Flor. : Dec. — Det. O0. Hoffmann.
C. bipinnatus Cav.
Hab. in Mex., prope Aguas Calientes et in prov. Mechoacan in muris
Yâcatas prope Tzintzuntzan : Sel. n. 57% et 1251. — Flor. : Oct.-Nov. —
Det. O. Hoffmann et G. Volkens.
C. crithmifolius H. B. K.
Hab. in Mex,, in prov. Oaxaca in pineto inter San Martin et Tlaxiaco
sito : Sel. n. 1556. — Flor. : Dec. — Det. G. Volkens.
C. diversifolius (L.) Otto.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla, in Cerro de Buena Vista,
el in prov. Chiapas, in distr. Comitan in pratis prope Chinkultie sitis : Sel.
n. 814 et 2684. — Flor. : Jun.-Aug. — Det. G. Volkens.
Calea axillaris DC.
Vulg. : « chiehiquizo », « hoja amarga ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan, in palmeto inter
Rancho Gobina et Chicapa sito et in prov. Chiapas, in pineto montano
apud Cuesta San Fernando inter distr. Tonalà et Tuxtla sito et in vallibus
apertis Haciendæ Petapa in distr. Tuxtla : Sel. n. 1916, 1955, 1981. —
Flor. : Jan.-Febr. — Det. G. Volkens.
« Dient als Fiebermittel (in alkoholischem Auszug) ».
C. integrifolia (DC.) Hemsley.
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. Chiapa, in fruliceto vallis
Rio Prospero prope Hacienda Tierra colorada site et in clivis apricis apud
Iztapa, et in distr. centrali in clivo supra Huiztan sito : Sel. n. 2094,
2124, 2233, 2234: et in Guatemala, in dept. Huehuetenango in clivo
supra Jacaltenango sito : Sel. n. 2595; et in republica Honduras supra
86% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1906 (171)
Copan in fruticeto : Sel. n. 3341. — Flor. : Jan.-Apr. — Det. G. Vol-
kens.
C. peduncularis H. B. K.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in pralis
et ruderalibus prope Chaculà : Sel. n. 2677. — Flor. : Aug. — Det.
G. Volkens.
C. pinnatifida Less. var.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in silva morlana
Cerro del Pueblo viejo ad Huauhtlilla : Sel. n. 1585. — Flor. : Dec. —
Det. G. Volkens.
C. trichotoma J. Donn. Smith.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in colli-
bus calcariis et sparse silvigeris prope Uaxac kanal in 1300-1400 m. altitud.
sitis : Sel. n. 2789. — Flor. : Jul. — Det. G. Volkens.
C. Zacatechichi Schlechtd. var. calyculata Robins. var. nova; in Proc.
Am. Acad. Arts and Sci. Vol. 36. 1901. p. 488. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in Cerro del Obispado prope Mon-
terey in saxosis aperlis: Sel. n. 1080. — Flor. : Oct. — Det. B. L.
Robinson.
Tridax coronopifolia Hemnsl.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in Cerro de la Soledad : Sel. n. 1352. —
Flor. lutei : Nov. — Det. J. M. Greenman.
T. trifida A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan ad lacum Cuitzeo prope Araron in solo
salso : Sel. n. 1155. — Flor. lut. : Oct. — Det. G. Volkens.
Galinsoga parviflora (av.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton, in
pratis et ruderalibus apud Chaculä : Sel. n. 2695. — Flor. : Aug. — Det.
G. Volkens.
Flaveria angustifolia Pers. forma.
Hab. in Mex., prope Tehuacan : Sel. n. 13. — Flor. : Jun. — Det.
0. Hoffmann.
F. Contrayerva Pers.
Hab. in Mex., in prov. Chihuahua, in distr. Iturbide prope Ortiz : Sel.
n. 54%. — Flor. : Nov. — Det. G. Volkens.
F. repanda Lag.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 731. — Flor. : Apr. — Det. J. M. Greenman.
Villanova pratensis Lag.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in via ferrea iuxta Acämbaro : Sel.
n. 1161. — Fl. alb. : Oct. — Det. G, Volkens.
(172) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 865
Schkuhria virgata DC.
Hab. in Mex., in prov. Guanajuato, prope Obregon in campis Zeæ Maidis:
Sel. n. 1433. — Flor. lut. : Oct. — Det. in Cambr., Mass.
Florestina pedata Cass.
Hab. in Mex., in prov. Mexico, ad Rio Hondo : Sel. n. 1308. — Flor.
albido-rubelli : Oct. — Det. G. Volkens.
F. tripteris DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in Cerro de la Soledad : Sel. n. 1356. —
Flor. albid. : Nov. — Det. M. L. Fernald.
Palafoxia texana DC.
Hab. in Texas, locis apertis iuxta Lytle : Sel. n. 1014; et in
Mexico, in prov. Coahuila, in La Jarita circa Nuevo Laredo : Sel. n. 1031.
— Flor. lilae. : Oct. — Det. G. Volkens.
Bahia Schaffneri Wats. vel affinis.
Hab. in Mex., in agris prope S. Luis Potosi sitis : Sel. n. 1125. — Flor.:
Oct. — Det. G. Volkens.
Helenium Mexicanum H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Jalisco prope Serrano : Sel. n. 581. — Flor. :
Nov. — Det. O. Hoffmann.
IT. quadridentatum Lab.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tam-
pamolon : Sel. n. 229. — Flor. : Mart. — Det. O. Hoffmann.
Il. tenuifolium Nutt.
Hab. in Texas, prope Atlanta : Sel. n. 1023. — Flor. aurant. : Oct. —
Det. G. Volkens.
Tagetes filifolia Lag.
Hab. in Mexico, in prov. Mechoacan, prope Palzcuaro in pratis : Sel.
n. 1197; et in Guatemala, in dept. Huehuelenango, in graminosis et ad
vias prope Jacaltenango : Sel. n. 3260. — Flor. : Sept. et Oct. — Det.
G. Volkens. ;
T. fetidissima DC.
Hab. in Guatemala, in dept. Chimaltenango, in Sierra Santa Elena
apud Tecpam Guatemala, in silvaticis : Sel. n. 2333. — Flor. : Sept. —
Det. G. Volkens.
T. lucida Cav.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in pratis apud Comilan sitis: Sel.
n. 3085. — Flor. : Aug. — Det. G. Volkens.
T. subulata Llav. et Lex.
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca in distr. Tlaxiaco in pineto supra
Canada Santa Maria sito et in distr. Ella prope Las Sedas : Sel. n. 1474 et
1511; et in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in distr. Nenton in
collibus calcariis, graminigeris, sparse silvigeris apud Quen Santo silis:
Sel. n. 2771a. — Flor. : Nov.-Dec. et Aug. — Det. G. Volkens.
866 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (173)
T. tenuifolia Cav.
Vulg. : « cinco llagas ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in locis apricis iuxta Acambaro com-
munis : Sel. n. 1160. — Flor. : Oct. — Det. in Cambr., Mass.
« Eine Abkochung davon dient als Heilmittel bei Verdauungsbeschwerden ».
Dysodia appendiculata A. Gray.
Hab. in Mex , in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec in silva montana
supra S. Carlos Vauhtepec sita et apud Rancho de los Pichones in dumelis
et in silva montana inter San Carlos et San Bartolo Yauhtepee sita : Sel.
n. 1706, 1710, 1728. — Flor. : Jan. — Det. J. M. Greenman.
D. chrysanthemordes Lag.
Hab. in Mex., in prov. Guanajuato in apertis prope Jaral, et in prov.
Oaxaca in distr. Nochistlan apud S. Miguel Quilitongo et in campis Zeæ
Maidis in Cerro del Pueblo viego prope Teposcolula sitis : Sel. n. 1132,
1545, 1597. — Flor. : Oct.-Dec. — Det. G. Volkens.
D). micropoides (DC.) Loes. (— Gnaphalopsis micropoides DC., Hymenatherum
Gnaphaliopsis A. Gray).
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in Cerro del Obispado prope Monterey
in saxosis : Sel. n. 1102. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
D. Seleri Rob. et Greenm. nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts and Sci.
Vol. 35. 1900. p. 314. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca, prope Hacienda
S. Gaspar et prope Xochicalco : Sel. n. 317 et 410. — Flor. : Dec. — Del.
B. L. Robinson et J.M. Greenman.
D. serratifolia DC.
Vulg. : «ojo de gallo ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan in Cañada infra
Cuauhtlilla sita : Sel. n. 1535. — Flor. : Nov. — Det. G. Volkens.
D. tenuifolia (Cass.) Las. (— Hymenatherum tenuifolium Cass).
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon in collibus apud Monterey sitis et in
Cerro del Obispado : Sel. n. 1045 et 1097. — Flor. : Oct. — Det.
G. Volkens.
Porophyllum tagetoides DC.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in Cerro de la Soledad et in campis prope
Nochistlan sitis : Sel. n. 1365 et 1538. — Flor. : Nov. — Det. G. Volkens.
Pectis canescens H. B. K. var. villosior Coult. (efr. etiam P. satureiodes (Less.)
Sch. Bip).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Juchitan in Llanos ad lagunæ
marginem inter Chicapa et Izhuatan sitis, et in prov. Chiapas in pratis mon-
tanis in Cerro de Tonalä sitis : Sel. 1993 et 2037. — Flor. : Jan. et Febr.
— Det. G. Volkens.
(174) TH, LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 867
Artemisia Mexicana Willd.
Hab. in Mex., in prov. Mexico ad fossarum margines prope Dos Rios :
Sel. n. 1296. — Flor. : Oct. — Det. M. L. Fernald.
Liabum asclepiadeum Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali, in saxis vallis Rio
Hondo prope Hacienda del Burrero sitis : Sel. n. 2266. — Flor. : Mart. —
Det. in Cambr., Mass.
L. glabrum Hemsl. var. hypoleucum Greenm. in Proc. Am. Acad. XXXII. 1897.
p. 29%.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in Cuesta infra Hacienda
Petapa sita : Sel. n. 1907. — Flor. : Febr. — Det. J. M. Greenman.
L. platylepis Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan, in silva montana in
ripa dextra fluvii Saconejä sita : Sel. n. 2616. — Flor. : Mart. — Det. in
Cambr., Mass.
Schistocarpha bicolor Less.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Chilon, in clivo supra Ococingo
et in silva montana inter S. Martin et Ococingo sitis : Sel. n. 2177 et 2191.
— Flor. : Mart. — Det. B. L. Robinson.
Erechthites hieraciifolia Raf.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla, in pratis humidis in
horto Haciendæ Razon silis, et in distr. Chilon prope San Martin : Sel.
n. 1976 et 2185. — Flor. : Mart. — Det. in Cambr., Mass.
Cacalia peltata H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in clivo supra Monte Calvario apud
Pätzcuaro sito : Sel. n. 1259. — Flor. : Nov. — Det. in Cambr., Mass.
SENECIO, det. J. M. Greenman.
S. Berlandieri Hemsl.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuilz, prope
Tampamolon : Sel. n. 178. — Flor. : Mart.
S. Cobanensis Coult.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan, in silva montana in
ripa dextra fluvii Saconejä sita : Sel. n. 2614. — Flor. : Mart.
S. conchilobus Engelmann.
Hab. in New Mexico, in Rio Arriba Co., prope Chamita : Sel.
n. 924. — Flor. : Oct.
S. ($ Palmatinervü) cristobalensis Greenman, n. sp.; typus in herb.
Berol.
Suffrutex ; caulibus purpureis glanduloso-hirtellis ; foliis alternis petio-
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sér.). 1906 (175)
lalis palmalo-nervatis subrotundatis 3-14 cm. longis usque ad 16 cm. latis
7-9-lobatis cordalis mucronato-denticulatis supra glanduloso-hirtellis sub-
tus pallidioribus prominenti-nervosis et crispo-hirsutis, lobis ovatis oblu-
sis vel acutis et calloso-mueronalis; inflorescentiis paniculatis terminalibus
polycephalis; capitulis homogamis cylindraceo-campanulatis calyculalis;
involucri squamis sæpe 8 oblongis obtusis non raro purpureis glanduloso-
hirtellis; floribus disci 10-12, corollis flavis quam squamæ involueri
multo longioribus; pappi selis argenteo-albidis conspicuis; achanils
glabris. Monogr. Senecio 1. Th. 26 (1901) et Engl. Bot. Jahrb. XXXI.
22 (1902). Mexico. State of Chiapas : between San Cristobal and
Teopisca, altitude 2000-2600 m., %. December 1895, E. W. Nelson,
n° 3469 (hb. Gray, hb. U. S. Nat. Mus., and hb. Berlin).
Hab. in Mexico, in prov. Chiapas, in distr. centrali, in fruticeto in
valle Rio Prospero in Hacienda Tierra colorada sita: Sel. n. 2106. —
Flor. : Mart.
Nota : Species S. petasioides Greenm. affinis, differt capitulis discoideis,
squamis involucri brevioribus et pagina infra foliorum crispo-hirsutis (nec dense
neque molliter pubescentibus).
S. Deppeanus Hemsl.
Hab. in Guatemala, in Huehuetenango, in distr. Nenton, in fruticeto
ad rivulum prope Uaxac kanal sito : Sel. n. 3008. — Flor. : Jul. — Det.
G. Volkens.
. doratophyllus Benth.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in clivo montium supra
Todos los Santos sitorum, in fruticeto ad rivulum : Sel. n. 273%. — Flor.:
Sept. — Det. G. Volkens.
S. flaccidus Less.
an
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Polosi, in apertis prope Bocas : Sel.
n. 1122. — Flor. : Oct.
. grandifolius Less.
A
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Comitan, in silva montana ad
ripam dextram fluvii Saconejà sita : Sel. n. 2602. — Flor. : Mart.
S. ($ Palmatinervü) hederoides Greenm. n. sp.; typus in herb. Berol.
Frutex erectus; caule ramisque corlice brunneo tectis; ramulis novellis
primum dense pubescentibus deinde: glabralis; foliis alternis petiolalis
circumscriptione suborbicularibus vel ovatis sæpe sinuato-5-7-lobatis supra
granuloso-hirtellis infra sublomentosis calloso-denticulatis vel fere inte-
gris, lobis obtusis vel acutis mucronatis; foliis summis raro oblongo-
ovalis et integris; peliolis usque ad 7 cm. longis; inflorescentiis apice
ramorum paniculato-cymosis glanduloso-hirtellis; capitulis numerosis
(176) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 869
heterogamis 10-12 mm. altis calyculalis; involueri campanulati squamis
sæpe 8 oblongis obtusis glanduloso-hirtellis non raro plus minusve pur-
pureis; floribus femineis ligulatis radii sæpissime 5, ligulis flavis
4-nerviis; floribus disci ca. 10 quam squamæ involucri multo longiori-
bus; achæniis glaberrimis. — Monog. Senecio I Th. 26 (1901) et Engl.
Bot. Jahrb. XXXIL 22 (1902). Mexico State of Oaxaca; near Reyes,
alütude 2000-3045 m., 20 October, 1894, E. W. Nelson, n° 1002
(hb. Gray).
Hab. in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in silva montana
in Cerro del Pueblo viejo apud Huauhllilla sita : Sel. n. 1571. —
Flor. : Dec.
S. heracleifolius Hemsl.
Vulg, : «andan burro ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in fruticelis et ad muros prope
Queréndaro (apud lacum Cuitzeo) : Sel. n. 1150. — Flor. : Oct.
S. Kermesinus Hemsl.
Vuig. : « canutillo » (Honduras); « flor de nino » (Mexico).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in dumetis scandens apud San Bartolo
Yauhtepec, ‘et in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in silva in valle Cintalapa
apud Hacienda Macuilapa sila, et in Cuesta supra Chiapa de los Indios sita :
Sel. n. 1650, 1814, 2075; el in republica Honduras, in fruticetis in ruinis
apud Copan sitis : Sel. n. 3317. — Flor. : Jan.-Mart.
Gut bei Kindern gegen Krätze.
S. Ouxacanus Hemsl.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in umbrosis prope
Tillantongo : Sel. n. 1581. — Flor. : Dec.
S. salignus DC.
Vulg. : « chilca ».
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali in dumelis et in fluvii
valle apud Cinacantan sita : Sel. n. 2270. — Flor. : Mart.
S. Thomasii Klalt.
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. centrali, in silva montana iuxla
Cinacantan sita : Sel. n. 2139. — Flor. : Mart.
5. Warezewiezii A. Br. el Bouché.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in elivis graminosis prope
Todos los Santos : Sel. n. 2634. — Flor. : Apr.
Werneria disticha Kunth.
Hab. in Guatemala, in dept. Huehuetenango, in summis jugis montium
Sierra Madre supra Todos los Santos sitorum : Sel. n. 2621. — Flor. : Apr.
— Det. G. Hieronymus et Th. Lœsener.
Cirsium acantholepis Hemsl.
Vulg. : « cardo santo ».
870 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (159)
Hab. in Mex., in prov. Chiapas, in distr. Tuxtla in pratis æstate inun-
datis apud La Ciénega sitis et in distr. centrali in pineto montano inter
Huiztan et Oxchue sito : Sel. n. 2109 et 2218. — Flor. : Febr. et Mart. —
Det. G. Volkens.
C conspieuum (Don) Sch. Bip.
Vulg.: « cardon santo », «inu-yixo ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Nochistlan, in silva monlana
inter Cuauhtlilla et Quilitongo sita et apud Rancho Nyoyotnundi supra
Tillantongo et in montibus supra Tecomallan sitis, in campestribus et ad:
vias: Sel. n. 1488, 1575, 1576. — Flor. : Nov. et Dec. — Det. G. Volkens.
C. subeoriaceum (Less.) Sch. Bip.
Hab. in Guatemala, in dept. Totonicapam, in pratis et agrestibus prope
Calel : Sel. n. 2726. — Flor. : Sept. — Det. G. Volkens.
Chaptalia nutans (DC.) Hemsl.
Hab. in Guatemala, in dept. Escuinlla, in « coffeëtis » prope San
Andres Osuna sitis : Sel. n. 2526. — Flor. : Maj. — Det. G. Volkens.
Perezia nudicaulis A. Gray.
Hab. in Guatemala, in dept. Salama. in pineto supra S. Gerönimo sito :
Sel. n. 3401. — Flor. : Dec. — Det. G. Volkens.
P. reliculata A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in clivo graminoso iuxta Acambaro
sito : Sel. n. 1172. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
P. rigida A. Gray.
Hab. in Mex., eodem loco alque præcedens : Sel. n. 1167. — Flor. :
Oct. — Det. G. Volkens.
P. runcinata Lag.
Hab. in Mex., in prov. Nuevo Leon, in saxosis aperlis in monte Cerro
del Obispado prope Monterey sito : Sel. n. 1052. — Flor. : Oct. — Det.
Fr. Wilms.
P. Ihyrsoidea A. Gray.
Vulg. : « capitaneja ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan, in clivo graminoso iuxta Acämbaro :
Sel. n. 1175. — Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
« Wird gebraucht bei Erkrankungen der Pferde. Man macht eine Abkochung
der ganzen Pflanze und wäscht damit das erkrankte Tier ».
P. turbinata Llav. et Lex.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca, prope Hacienda de
S. Gaspar : Sel. n. 299. — Flor. : Dee. — Det. B. L. Robinson.
Trixis angustifolia DC.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi apud Penasco : Sel. n. 1138. —
Flor. : Oct. — Det. G. Volkens.
T. frutescens P. Br. ex Spreng.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec, in silvaticis ad
(140) TH. LOESENER. PLANTE SÉLERIANÆ. 871
sinistram ripam fluvii Rio Tehuantepec infra Totolapam sitis, et in prov.
Chiapas in distr. Tuxtla et Tonala in pineto montano apud Cuesta San
Fernando et in Hacienda Petapa (distr. Tuxtla) in vallibus apertis gramino-
sis: Sel. n. 1702, 1932, 1963. — Flor. : Jan. et Febr. — Det. G. Volkens,
T. Henkei Sch. Bip.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Nochistlan in Canada infra
Cuauhtlilla sita et in « Mogotes » montis Mt. Alban prope Oaxaca siti : Sel.
n. 1549 et 1738. — Flor. : Nov. et Dee. — Det. G. Volkens.
T. silvatica Robins. et Greenm. nov. spec.; in Proc. Am. Acad. Arts
and Sci. Vol. 40. 1904. p. 12. — Typus in herb. Berol.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Yauhtepec in silvaticis ad ripam
dextram fluvii Rio Tehuantepec infra Totolapam sitis et in querceto-
pineto sicco supra S. Carlos Yauhtepec sito : Sel. n. 1633 et 1705. —
Flor. : Jan. — Det. p. p. B. L. Robinson et J. M. Greenman, p.p.
Th. Lesener.
Pinaropappus roseus Less.
Vulg. : «chipule ».
Hab. in Mex., in prov. Mechoacan in campis Zeæ Maidis prope Iguatio
sitis, et in prov. Oaxaca prope Nochistlan et prope Tlaxiaco et in silva
montana inter Cuaubtlilla et Quilitongo sita (distr. Nochistlan) : Sel.
n. 1178, 1413, 1434, 41449. — Flor. : Nov. et Dec. — Det. B. L. Robin-
son et J. M. Greenman.
« Ein Aufguss der Pflanze des Morgens bei Kindern als Purgiermittel an-
gewandt».
(Fortsetzung folgt.)
SPEGIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
87. Lophocolea subporosa Mitt. Handb. N. Z. Flora, pag. 509.
Dioica mediocris tenera, brunneola, laxe cæspitosa. Caulis ad 2 cm.
longus lenuis fuscus rigidus parum ramosus. Folia caulina vix 2 mm.
longa, subopposita parum imbricata apicibus liberis, plano-disticha recte
patula late ovato-triangulala bası plus triplo laliora quam apice, margine
anlico substrieto breviter decurrente postico leviter arcualo apice ad ‘/4
exciso-bifido, laciniis lanceolatis attenuatis oblique porrectis. Cellulæ
valde irregulares, apice 18 y. vel 27 y vel 36 u. trigonis nullis, basales 18
vel 45 y, lrigonis majusculis. Amphig. caulina magna caule triplo latiora,
circumseriptione subrotunda, sinualim inserta, uno latere breviter
coalita, utrinque 3-4 spinosa, spinis inæqualibus recte patulis pungen-
tibus, apice ad ‘/2 emarginato-bifida, lobis late triangulatis attenuatis.
Folia flor. mtima caulinis duplo majora, ovalo-elliptica, superne utrin-
que paucidentala, apice ad ‘/, inciso-bifida, lobis triangulatis porrectis
acuminalis inlegerrimis, sinu lato acuto. Amphig. flor. inlimum folis
suis simillimum parum minus, symmetricum. Perianthia magna
oblonga triquetra breviter trilobata, lobis obtusalis breviter bilobis,
marginibus dense brevilerque spinosis, ala anlica angusta similiter
spinosa. \
Hab. New Zealand (Stephenson).
Die Pflanze hat einen ganz auffallend unregelmässigen Zellbau.
88. Lophocolea fusca St. n. sp., {ypus in herb. Stephani.
Monoica major robusta fusco-virens vel fusco-brunnea corticola. Caulis
ad 3 cm. longus validus fuscus el tenax pluriramosus sub flore innovatus.
97
Lophocolea, FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 873
Folia caulina 2,5 mm. longa imbricata allerna subrecte palula assurgenli-
secunda anlice vix decurrentia parum concava in plano oblique ovala
marginibus subæqualiter arcuatis antico longiore apice quam basis duplo
angustiore late lunatim emarginato-bifido, laciniis e lala basi abrupte
altenuatis longius setaceis effuse divergentibus antica angustiore. Cellule
apicales 36 y. basales 54 X 54 y, (rigonis magnis acutis basi minoribus.
Amphig. caulina libera imbricata basi anguslala ad */1 quadrifida, laciniis
porrectis externis longiusculis spiniformibus mediis duplo longioribus
lanceolatis longe setaceis. Folia floralia int. 5 mm. longa late ovala,
margine postico 2-3 pilis subapicalibus armato, apice quadruplo angustiore
ad "/s inciso-bifiido laciniis anguste lanceolatis longe acuminatis sinu
obluso. Amphigastrium florale int. subquadratum ad ‘/2 inciso bilobum
sinu aculo lobis rectangulatis apice oblique emarginatis bifidis lacinia
externa angustiore et mullo breviore, interna e lala basi abrupte atte-
nuata longius selacea. Perianthia magna robusta lobis apicalibus anguste
cunealis regulariter paucipilosis apice longe bifidis laciniis anguste lanceo-
lalis longissimis setaceis; ale angustæ integræ. Andræcia in ramis
terminalia longe spicala, bracteis magnis erectis apice recurvis basi
sacculalis lobulo antico haud definito.
Hab. New Zealand (Colenso).
89. Lophocolea diademata Tayl. Syn. Hep. p. 692.
Syn.: Jung. diademata Taylor J. of Bot. 1844 p. 560.
Dioica mediocris pallide-virens vel flavicans. Caulis ad 2 cm. longus,
ienuis fuscus parum ramosus. Folia caulina 1,4 mm. longa imbricala
subrecte patula, plano-disticha parum latiora quam longa, apice quam
basis duplo angustiore, lunatim exciso, laciniis plus minus late divergen-
libus, e lata basi atlenuatis, ipso apice longe setaceo. Cellulæ apicales 27 y
basales 27 X 45 y, trigonis parvis basi subnullis. Amphigastria caulina
libera, foliis fere æquilonga, angusta, profunde quadrifida, laciniis inter-
nis sinu aculo discretis lanceolalis longe attenuatis parum divergentibus.
Folia floralia intima caulinis multo majora ovata vel ovato-oblonga, ad '/s
inciso-bifida, laciniis e lata basi abrupte angustatis longius acuminatis.
Amphigastrium florale intimum oblongum medio utrinque spina patente
armalum, apice ad ‘/2 bifidum, laciniis Janceolatis parum divergentibus.
Perianthia pro planta magna, ad 6 mm. longa, basi collo longo instructa
ceterum oblongo-triquetra, ore profunde 3 loba lobis regulariter spinosis,
spinis pinnatim inserlis patulis; ale angustæ integerrimæ vel apice
paucispinosæ. Andræcia in planla multo minore mediana, bracteis ad
10 jugis, parvis basi saccalis apice breviter recurvo longe angusteque bifido.
98
È
57% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocolea.
Hab. New Zealand (Hooker, Colenso).
96. Lophocolea alternifolia H. et T. Syn. Hep. p. 695.
Syn.: Jung. alternifolia Taylor. J. of Bot. 1844 p. 82.
Dioica minor pallida subhyalina in corlice laxe cæspitosa. Caulis ad
15 mm. longus tenuis pallidus parum longeque ramosus. Folia caulina
1,6 mm. longa alterna parum imbricata recte patula plano-disticha, late
triangulala antice decurrentia marginibus parum arcualis, apice quam
basis quadruplo angustiore ad ?/s emarginalo-bifida, sinu profunde exciso
laciniis late triangulatis abrupte angusteque cuspidatis. Cellulæ apicales
27 y. basales 27 X 36 y trigonis nullis. Amphigastria caulina uno latere
coalita profunde quadrifida laciniis lanceolatis tenuicuspidalis laterali-
bus subrecte patulis apicalibus divergentibus validioribus et longioribus.
Andræcia in ramis lateralibus, bracteis paucijugis quam folia minoribus,
lobulo antico cucullato apice pluripiloso. « Perianthia (haud visa) termi-
nalia ore trilobato ciliato. Folia floralia concava subeiliata dimidiam peri-
anthii Jongitudinem attingentia ».
Hab. New Zealand (Hooker, Colenso).
Mitten zog die Pflanze zu L. bidentata.
91. Lophocolea rupicola St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica major robusta subhyalina in rupibus saxisque rivulorum. Caulis
ad # cm. longus validus strietus pallidus sat regulariter ramosus pinnulis
remolis alternantibus inæqualibus. Folia caulina 2 mm. longa confertis-
sima alternantia adscendentia antice valde incurva maximeque concava
in plano late reniformia plus 3 mm. lata 2 mm. longa, recte patula, mar-
ginibus æqualiter arcuatis apice quam basis 5 plo angustiore truncato-
bidentulo. Cellulæ apicales 27 y, basales 36 X 45 y trigonis magnis basi
subnullis. Amphigastria caulina magna, imbricata uno latere coalita
2 mm. lata basi utrinque unidentata apice profunde inciso-sexfida laciniis
e lala basi acuminalis. Folia floralia intima magna 5 mm. longa 4 mm.
lala maxime concava dense crenulata. Amphigastrium florale int. obova-
tum apice late rotundato regulariter valideque dentato. Perianthia magna
ore vix trilobato truncato similiter dentato, alis angustis erosulis. Capsula
magna subglobosa. Sporæ 12 y leves. Elateres 170 y. attenuati spiris
duplicatis teretibus laxe tortis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
92. Lophocolea argentea St. n. sp. (ypus in herb. Stephani.
Dioica mediocris rigidula hyalina et maxime pellucida in cortice laxe
cæspitosa, in supremis arborum ramis nidulans. Caulis ad 45 mm. longus
pallidus fragilis validus pluriramosus. Folia caulina adulta 2 mm. longa
99
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 8375
alterna recte patula adscendentia surculis itaque oplime canaliculalis, in
plano late triangulata sublatiora quam longa valde symmetrica margini-
bus leniter arcuatis haud decurrentibus apice quam basis plus 3 plo
angustiore, ad ‘/; emarginato-bidentato, dentibus triangulatis breviter
acuminatis porrectis. Folia juniora parum angustiora. Cellulæ apicales
27 y, basales 36 y. regulariter hexagon&æ trigonis nullis. Amphig. caulina
magna 1,6 mm. lata, libera, sinuatim inserla appressa basi cuneata, apice
profunde quadrifida, laciniis late divergenlibus inferis anguste lanceo-
latis, superis 2 plo latioribus irregulariter paucispinosis. Folia floralia
intima 2,5 mm. longa ovalo-rotundata superne valide dentata apice bre-
viter bifida, laciniis triangulalis abruple setaceis spinulosis divergentibus.
Amphig. florale int. subeirculare 1,6 mm. longum ad ‘/2 bilobum, lobis
late triangulatis breviter acuminalis irregulariter dentatis et spinosis.
Perianthia (juvenilia) ore profunde trilobalo lobis apice bifidulis margi-
nibus regulariter denseque spinosis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
93. Lophocolea decolorata St. n. sp. Iypus in herb. Ste-
phanı.
Dioica mediocris hyalina tenera in rupibus laxe cæspitosa. Caulis ad
15 mm. longus validus carnosus pallidus arcte repens. Folia caulina
25 mm. longa alterna parum imbricata adulta plano-disticha subrecte
patula juniora adscendentia oblique patula in plano ovato-triangulata
parum longiora quam lata margine antico substricto postico bene arcuato
apice quam basis subtriplo angusliore ad ‘/4 emarginato-bifido laciniis
porrectis e lata basi tenuicuspidatis. Cellulæ apicales 27 u. basales
36 X 45 y, trigonis nullis. Amphig. caulina parva caule vix laliora uno
latere anguste coalita sinuatim inserla basi utrinque unispina profunde
bifida laciniis lanceolalis porrectis. Folia floralia intima caulinis parum
majora disco integro optime ovato, apice longe bifido, laciniis anguslis
longe altenualis. Amph. flor. intim. foliis suis subequimagnum ad = fere
emarginato-bifidum, lacinus e lata basi longe attenualis. Per. (juvenilia)
ore longe laciniata. Andræcia terminalia longe spicala bracteis 40 jugis
longe saccatis lobulo antico exciso-pluridentato.
Hab. Tasmania (Weymouth).
94. Lophocolea Mooreana St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica major pallide-virens in corlice laxe cæspitosa. Gaulis ad 3 cm.
longus validus rigidus viridis parum ramosus. Folia caulina 2 mm. longa
basi 3 mm. lata alterna imbricata subrecte patula plano-disticha flaccida
el tenera late triangulala margine postico leviter arcuato antico longiore
100
876 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 Lophocolea.
substrielo, apice quam basis duplo angustiore ad '/ı emarginato-bifido
laciniis angusüs longe acuminatis oblique porrectis. Cellulæ apicales 27 y.
basales 36 X 54 y trigonis nullis. Folia floralia intima # mm. longa,
oblongo-elliptica medio 2,5 mm. lala sub apice spinam parvam utrinque
gerentia, apice plus duplo angusliore emarginato-bifido sinu angusto-
obluso, sæpe spinam gerente, laciniis triangulatis longius cuspidatis
porreelis. Amphig. florale intim. foliis suis simillimum æquimagnumn.
Perianthia magna lobis apicalibus brevibus rotundatis spinosis apice
grosse beviterque bilobis similiter spinosis.
Hab. Tasmania (Moore).
In der Blattform der L. decolorata St. sehr ähnlich; die © floralen
Blätter sind aber sehr verschieden.
95. Lophocolea macroloba Si. n. sp. typus in herb. Ste-
phani.
Monoica mediocris subhyalina rigida laxe cæspitosa terricola. Caulis ad
2 cm. longus pallidus strictus et rigidus validus. Folia caulina 1,6 mm.
longa alterna imbricala erecto-homomalla late ovalo-triangulata, margine
antico stricto postico bene arcuato apice ad ‘/s inciso-bilobo sinu recto
obtuso, lobis magnis porrectis triangulatis aculis antico parum angustiore.
Cellulæ apicales 18 u basales 27 X 36 y trigonis nullis. Amphigastria
caulina majuscula oblique patula late ovata supra basin utrinque uniden-
tala apice ad ?/s inciso biloba sinu acuto lobis anguste triangulatis acutis.
Folia floralia intima plus 4 mm. longa anguste oblonga, marginibus late
recurvis canaliculata, basi plana apice ad 1/4 inciso bifida, sinu obtuso
lobis lanceolatis longe acuminatis. Amphigastrium florale intimum 3 mm.
longum foliis suis simillimum planum ad !/s bifidum sinu angusio aculo
laciniis anguste lanceolatis apice setaceis. Perianthia (juvenilia) profunde
trilobala lobis late triangulalis apice longe angusteque bifidis celerum
valide spinosis. ale? Andræcia in ramulis lateralibus mediana, bracleis
minutis paucijugis cucullatis, lobulo antico magno apice 2-3 cilialo.
Hab. Tasmania (Weymouth).
96. Lophocolea austro-alpina St. nom. nov.
Syn. : Lophoc. australis G. Linnæa 1857 p. 553 (non Taylor).
Dioica mediocris pallida rigidula laxe cæspitosa rupicola. Caulis ad
25 mm. longus validus, rigidus pallidus pluriramosus. Folia caulina
2 mm. longa subopposita, imbricala, oblique patula, angulo 56° disticha,
juniora erecto-homomalla, leniter concava, in plano oblique ovalo-triangu-
lata, lala basi inserta haud decurrentia, apice plus duplo angustiora
emarginato-bidentula, margine anlico substricto, postico bene arcuato.
101
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 877
Folia ramulina symmetrica late ovata ceterum simillima. Cellulæ apicales
27 y, basales 45 y trigonis nullis. Amphigastria caulina libera profunde
bifida utrinque spina valida basali armata. Folia floralia intima caulinis
multo majora # mm. longa ovato-oblonga, apice triplo angustiore late
emarginalo-bidentata. Amphist. flor. intimum ovato-ellipticum plus duplo
longius quam latum medio cilia parva utrinque armatum, apice ad ‘/4
inciso-bifidum, laciniis e basi late triangulata abrupte attenuatis subseti-
formibus. Perianthia oblonga, lobis apicalibus brevibus grosse dentalis
apice breviter bilobis celerum integerrimis. Andrecıa in planta minore
longe spicata bracteis ad 15 jugis erecto-appressis, apice truncato-rotun-
dalis vel retusatis, lobulo anlico magno cucullato exciso-unidentato.
Hab. Australia N. S. Wales (Ferd. von Müller) Tasmania, Mr. Welling-
ton (Weymouth).
Die Originalpflanze war nicht aufzufinden; eine gute Handzeichnung
Gottsches liess sie aber wiedererkennen.
97. Lophocolea inflexispina Taylor. Syn. Hep. p. 695.
Syn.: Jung. inflexispina Taylor. J. of Bot. 1845 p. 82.
Dioica parva flaccida fusco-brunnea dense intricata. Caulis ad À cm.
longus tenuissimus flexuosus irregulariter mulliramosus. Folia caulina
adulta 0,75 mm. longa parum imbricata oblique patula angulo 45° leniter
adscendentia alternantia canaliculatim concava in plano late ovala ad !/s
emarginato-biloba, sinu obtuso lobis late triangulatis breviter acuminatis
aculis hamatis. Folia ramulina minora similia, remotiuscula, lobis angus-
tioribus nusquam lamen spiniformibus. Cellulæ apicales 18 y basales
2-plo longiores trigonis parvis acutis. Amph. caulina caule duplo latiora
subappressa basi utrinque denticulo instructa apice ad ?/s emarginato-
bifida, laciniis lanceolatis porrectis acutis. Andrecia in caule ramisque
mediana grandibracteata sæpe in caule interrupte conseculiva bracteis ad
5 jugis ereclo-conniventibus apice oblique emarginato-bifido laciniis valde
inflexis, lobulo antico oblongo inflato basi saccatim producto subeylin-
drico, apice exciso unidentala.
Hab. Australia occid. King George Sound. (Cunningham).
98. Lophocolea amplectens Mill Flora Tasman., p. 226.
Sterilis pusilla rigidula brunneola laxe cæspitosa. Caulis ad 10 mm.
longus, pro planta validus fuscus rigidus pluriramosus. Folia caulina
1 mm. longa alternantia remotiuscula adscendentia conduplicatim concava,
lata basi inserta, in plano subquadrata, ad '/s inciso-biloba, sinu recto
obtuso, lobis late triangulatis breviter acuminalis aculis parum diver-
gentibus, antico duplo angustiore. Cellulæ apicales 1% y, trigonis majus-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 10, 30 septembre 1906. 97
878 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1906 Lophocoleu.
culis aculis, basales 14 X 18 y trigonis parvis, cuticula cellulis promi-
nulis papulosa. Amphig. libera caule duplo latiora basi cuneatim angus-
tata supra basin utrique brevi spina armala, apice ad °/s inciso-bifida,
sinu obtuso laciniis lanceolalis aculis porreclis.
Hab. Tasmania (Oldfield).
Die Pflanze sieht ganz wie eine Lophozia aus; die Blattinsertion ist
aber abweichend und die Amphigastrien sind durchaus die einer
Lophocolea.
99. Lophocolea Petriana St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica parva pallide-virens in cortice dense cæspitosa. Caulis ad
10 mm. longus pallidus capillaceus debilis subsimplex Folia caulin«
basalia minima superiora 1,6 mm. longa alterna parum imbricata
subrecte patula disticha ovato-rotundala subsymmetrica vix decurrentia
apice quam basi 2 plo angustiore ad ‘/s emarginato-bifido, laciniis
triangulatis acuminatis porrectis sinu late lunato. Cellulæ 18 y. vel
27 y. vel 56 y ubique valde irregulares trigonis nullis. Amphig. caulina
uno latere coalita basi utrinque unispina apice ad °/ı emarginalo-bifida,
laciniis lanceolatis porrectis. Folia floralia caulinis multo majora 3 mm.
longa late ovata sub apice unispina, marginibus late recurvis maxime
concava apice ipso ad "/ı inciso-biloba, lobis inæqualibus triangulatis
acutis porrectis sinu acuto. Amphig. florale int. foliis suis equimagnum
ovalum apice ad '/s inciso bilobatum, lobis triangulatis acutis denticulatis.
Perianthia magna ore profunde trilobato lobis regulariter dentalo-
spinosis apice grosse bifidis laciniis lanceolatis basi spinosis. Capsula
ovalis. Sporæ 8-12 u læves. Elateres 130 w attenuati, spiris duplicatis
terelibus laxe tortis.
Hab. New Zealand (Golenso).
100. Lophocolea lenta Taylor. Syn. Hep., p. 162.
Syn. : Jungerm. lenta Tayl. J. of. Bot. 184%, p. 379.
Dioica minor et gracilis flaccida pallide flavo-virens inlricalim cæspi-
tosa lateque expansa terricola et corticola. Caulis ad 3 cm. longus
parum ramosus (in speeimine originali eliolato elongatus atque subsim-
plex). Folia caulina 1 mm. longa allernantia conferta subrecte palula
plano-disticha vel parum adscendentia late ovala antice parum decurrenlia
apice quam basis duplo angusliore, margine postico leniter arcuato
apice ad '/s emarginato-bilobo, lobis subæqualibus triangulatis acumi-
nalis divergentibus vel subporrectis. Cellulæ apicales 27 y basales 36 y.
trigonis subnullis in parictibus validis. Amphigastria caulina parva
libera vel uno latere coalita cauli æquilala basi utrinque unispina, apice
103
RR
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 879
ad °/ı emarginalo-bifida, lobis lanceolalis late divergentibus. Folia
floralia intima oblongo-rectangularia integerrima apice leniter emar-
ginala, lobis acutis, margine postico recurvo. Amphig. florale intim.
maximum folus floralibus æquimagnum ovalum apice profunde emar-
ginatum lobis porrectis anguste triangulatis aculis. Perianthia oblonga
ore profunde trilobato, lobis valide dentatis apice emarginalo-bifidis
laciniis anguslis; ale subnulle. Andrecia in ramulis terminalia longe
spicala bracteis confertissimis squarrose palulis emarginato-bifidis, lobulo
anlico magno valde inflato apice exciso-unidentato.
Hab. Aucklands Islands (Hooker); Campbell Islands (Kirk); Tasmania
(Hooker) New Zealand (Hooker, Hector, Knight, Kirk, Beckett); Fretum
magellan. (Spegazzini).
Die Abbildung in Hooker’sAntarct. Voyage beruht auf einem Irrihume;
das Original sieht ganz anders aus.
101. Lophocolea Knightii St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica parva brunneola corticola. Caulis ad 12 mm. longus validus
fuscus rigidus subsimplex. Folia caulina 1 mm. longa alterna imbricata
apicibus liberis, recte patula adscendentia vel erecto-homomalla ovata
symmetrica apice quam basis duplo angustiora ad ‘/; emarginalo-
bidentata, dentibus triangulatis breviter acuminatis. Celiulæ apicales
18 u basales 22 X 36 y trigonis parvis. Amphig. caulina uno latere
coalila caule duplo latiora, basi utrinque unidentata apice late emar-
ginala, laciniis triangulalis acuminatis divergentibus. Flora floralia
intima caulinis simillima majora (2 mm. longa). Amphig. florale intim.
maximum basi angustatum ceterum subrotundum apice ad !/s inciso-
bilobum, sinu recto acuto lobis breviter emarginato-bidentalis. Perian-
thia magna longe exserta ore profunde trilobato, lobis rotundatis spinu-
losis apice grosse bidentalis.
Hab. New Zealand (Knight).
102. Lophocolea Kirkii St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris flaceida tenera pallide-virens terricola laxe cæspitans.
Caulis ad 3 cm. longus pallidus validus parum ramosus. Folia caulina
1,5 mm. longa subopposita imbricata subrecte patula, disticha concava
in plano oblique ovata, apice decurvo quam basis 4 plo angustiore,
breviter emarginato-bifido laciniis triangulatis breviter acuminatis sæpe
inæqualibus anteriore vulgo majore, margine antico plano postico arcte
recurvo. Cellulæ apicales 13 X 18 y. basales 18 X 36 y parietibus
tenuibus trigonis nullis. Amphigastria caulina inferiora plana patula
versus apicem caulis sensim majora foliis parum minora valde concava
104
880 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906 Lophocolea.
marginibus arcle recurvis in plano late ovata apice ad ‘/: inciso-bifida
medio utrinque unidentato, laciniis apicalibus triangulalis breviter
acuminalis squarrose recurvis. Folia floralia caulinis multo majora,
intima ovato-rolundata ad '/s exciso-bifidula, laciniis breviler lanceolatis
recurvis. Amphig. florale intim. foliis flor. equimagnum simillimum
dentibus lateralibus nullis. Perianthia magna ad 4 mm. longa oblonga
ore profunde trilobato sat regulariter denticulato. Andræcia in planta
gracillima mediana bracteis minulis basi breviter saccalis superne
squarrose patulis oblique lunatim emarginalis bidentulis.
Hab. New Zealand. Great Barrier Island. (Kirk) Cum Loph. decurva
Mitt. comparanda.
103. Lophocolea Kaalaasii St. n. sp., typus in herb. Ste-
phani.
Dioica minor brunneola in humo laxe cæspitosa. Caulis ad 15 mm.
longus capillaceus debilis innovando-ramosus. Folia caulina 1,6 mm.
longa alterna "conferla adulta recte patula juniora assurgenti-secunda
valde concava margine antico decurvo, in plano late ovata symmetrica
apice quam basis plus duplo angustiore breviter emarginato-bidentato,
dentibus validis brevibus porrectis acutis. Cellulæ apicales 18 y basales
27 X 45 y trigonis nullis. Amphig. caulina pro planta magna oblique
patula libera profunde A fida laciniis divergentibus externis spinifor-
mibus, internis triangulatis breviter, acuminatis. Folia floralia intima
magna 36 mm. longa ovato-oblonga medio supero dentato, dentibus
brevibus validis aculis apice angustalo ad !/s inciso-bifido sinu obluso,
lobis validis lanceolatis acutis porrectis. Amphig. florale int. 3 mm.
longum optime ovalum apice ad !/s emarginato-bifidum, sinu lunato
lobis triangulatis breviler acuminatis leniter divergentibus. Perianthia
ore breviter trilobato, lobis regulariter denticulatis apice exciso-bidentatis
dentibus brevibus conniventibus quam reliqui validioribus. Alæ latis-
sims irrregulariter paucidenticulatæ.
Hab. New Zealand (Kirk).
104. Lophocolea insularis St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica minor pallida tenera in corlice dense intricata. Caulis ad
45 mm. longus flexuosus pallidus rigidulus parum ramosus. Folia
caulina 1,5 mm. longa alterna imbricata recte patula adscendentia vel
erecta subplana late ovato-falcata margine antico substrieto, postico valde
arcuato apice quam basis triplo angustiore, ad '/ı exciso-bilobo, lobis
late triangulatis acutis. Cellulæ apicales 27 y basales 27 X 36 y. trigonis
majusculis subnodulosis. Amphig. caulina magna uno latere connata
105
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 881
basi utrinque breviter unispina apice ad °/« bifida sinu rotundato 1-2
spinuloso laciniis lanceolalis curvatim divergentibus hic illic spina parva
armalis. Folia floralia intima caulinis parum majora oblique ovata apice
oblique breviterque excisa dentibus aculis. Amphig. florale inlimum
ovato-oblongum apice breviter bilobatum lobis porrectis acutis margi-
nibus sub apice dentatis, dentibus validis sparsis. Perianthia breviter
‚Ariloba lobis denticulatis apice bispinosis; ale angustæ integerrimæ,
Hab. New Zealand. Great Barrier Island (Kirk).
105. Lophocolea Goebeliana St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica parva pallida in cortice gregarie repens. Caulis ad 10 mm.
longus capillaceus pallidus rigidus subsimplex. Folia cuulina 1,6 mm.
longa, alterna parum imbricata apicibus liberis, recte palula ereclo-
secunda ovato-triangulata parum obliquata marginibus æqualiter arcualis
‚anlico longiore parum decurrente, apice quam basis 2 plo angustiore
ad '/ı emarginalo, laciniis angustis longe acuminalis parum diver-
gentibus. Cellule apicales 27 u basales 36 y trigonis magnis aculis.
Amphigastria caulina minuta, oblonga ad ?/s bifida laciniis anguste
lanceolatis parallelis acuminatis. Folia floralia inlima caulinis vix
majora oblongo-rectangulata inlegra apice solum ad '/s; emarginalo-
bifidula laeiniis anguste triangulatis acuminatis. Amphig. florale int.
late ellipticum regulariter denticulatum apice ad ‘/4 emarginato-bifidum,
laciniis angustis porrectis basi dentatis. Perianthia in caule terminalia
innovata pyriformia ore inflato-triquetro 3 lobato, lobis conniventibus
sat dense ciliolatis apice emarginato bidentulo; ale latissimæ cristatim
grosse dentatæ vel spinosæ. Andrecia in caule terminalia bracteis quam
folia vix minoribus lobulo antico magno cucullato exciso-unidentalo.
Hab. New Zealand. Ins. meridion. (Beckett, Cheeseman).
106. Lophocolea granditexta Si. n. sp., Iypus in herb. Ste-
phani.
Dioica mediocris rigidulus viridis in solo argilloso gregaria. Caulis ad
15 mm. longus validus strictus viridis crassus et fragilis pluriramosus.
Folia caulina 2 mm. longa alterna parum imbricata disticha oblique
patula angulo 67° parum concava leniterque decurva in plano ovalo-
falcala margine postico valde arcualo antico substricto apice quam basis
2 plo angustiore ad '/e emarginato-bidentato dentibus triangulatis breviter
acuminalis anlico porrecto poslico recurvo-divergente. Cellulæ apicales
36 y. basales 36 X 54 y trigonis nullis. Amphig. caulina majuscula disco
integro subquadrato basi hastalim spinoso apice emarginato bifido laciniis
magnis triangulalis Jonge cuspidatis hamatim divergentibus. Andrecia
106
882 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocolea.
mediana bracteis remotiuseulis parvis lobulo antico cucullato exciso-
unispino.
Hab. New-Zealand (Kirk).
107. Lophocoiea Cheesemanii St. n. sp., typus in herb. Ste-
phani.
Dioica mediocris olivacea ætate brunneola corticola. Caulis ad 3 cm,
longus tenuis fuscus debilis parum ramosus, sub flore innovatione sim-
pliei continuatus. Folia caulina 1,6 mm. longa tenera, imbricata subrecte
patula antice vix decurrentia e basi adscendente decurvula, juvenilia
erecto-homomalla, in plano oblique ovata apice quam basis subduplo
angustiore emarginato-bifidulo, sinu lunato laciniis e lala basi abrupte
attenuatis spiniformibus oblique porrectis parallelis. Cellulæ apicales 27 D
basales 2 plo longiores trigonis nullis. Amphig. caulina libera vel uno
latere coalila majuscula, caule 2 plo latiora ad ‘2 bis bifida, laciniis diver=
gentibus internis anguste triangulatis acutis externis spiniformibus, disco
integro obcuneato. Foliu floralia intima caulinis longiora ovato-oblonga
apice valde angustata emarginato-bispinosa. Amphig. florale int. foliis
suis equimagnum ad '/s emarginato-bifidum laciniis anguste triangulatis
acutis porrectis. Perianthia semiexserta ovato-triquetra ore profunde
3 lobato, bobis grosse spinosis ad medium ineiso bifidis, laciniis magnis
lanceolatis porrect. Ale latissimæ superne + regulariter spinosæ.
Hab. New Zealand (Cheeseman).
108. Lophocolea bispinosa Taylor. Syn. Hep., p. 162.
Syn. : Jung. bispinosa Taylor J. of Bot. 1844, p. 378.
Lophoc. perpusilla Taylor Syn. Hep., p. 165.
Dioica minor pallide flavicans laxe cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus
vage ramosus pallidus. Folia caulina 2 mm. longa alternantia imbricata
oblique patula angulo 45° juniora adscendenlia adulta plano-disticha, vix
decurrentia, ovala subsymmetrica ad 1/4 emarginalo-biloba, sinu lunato
vel angulato lobis porrectis late triangulalis aculis vel breviter acuminalis
subæquimagnis. Cellulæ apicales 27 y basales 27 X 36 u. trigonis sub-
nullis. Amphig. caulina caule parum latiora bis-bifida laciniis porrectis
interioribus multo longioribus longe acuminatis, Folia floralia trijuga,
intima caulinis multo majora oblonga vel ovato-oblonga apice angustata
breviter truncata, angulis in spinam patulam multatis, sub apice pauci-
spinulosa. Amphig. florale intimum obovatum medio utrinque parvo dente
armatum apice ad /4 emarginato-bifidum lobis lanceolatis conniventibus.
Perianthia anguste campanulata medio supero triquetra ore: profunde
trilobato, lobis apice grosse breviterque bifidis ceterum regulariter 4-5
107
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 889
spinosis. Andræcia mediana bracteis parvis 4 jugis ex inflata basi squar-
rose recurvis breviter emarginato-bidentulis.
Hab. Campbell Islands (Hooker, Kirk); Tasmania (Weymouth).
109. Lophocolea Mittenii St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica, minor, hyalina rigida laxe cæspilosa. Caulis ad 15 mm. longus
parum ramosus pallidus carnosus et fragilis. Folia caulina 1,2 mm. longa
alternanlia conferta oblique patula angulo 45° alternantia 1 mm. longa
adscendentia rectangulata subduplo longiora quam lata, apice late
truncalo-emarginatula, angulis in lacinias longas porrectas abeuntibus,
folia viva ceterun concava lacinia poslica porrecla antica oblique hamatim
incurva. Cellulæ apicales 18 u basales 36 y parietibus validis, trigonis
ilaque minus distincts. Ampkigastria majuscula libera oblique patula, ad
basin fere quadrifida laciniis externis spiniformibus, internis mullo
longioribus anguste lanceolatis apice setiformibus. Folia floralia inlima
2 mm. longa utrinque paucispinosa apice ad ?/s bifida sinu lunato laciniis
linearibus longissime selaceis. Amphigastrium florale intim. 1,2 mm.
longum ad ?/s bifidum laciniis canaliculatis apice longe setaceis basi
spina longa externa utrinque armalis. Perianthia nondum evolula.
Hab. New Zealand (Colenso).
Distinctissima species, in herbario Kewensi sub nomine L. spinifera
asservala.
110. Lophocolea scorpionifolia St. n. sp., Iypus in herb.
Stephani.
Dioica minor pallide virens flaccida in cortice dense depresso cæspilosa.
Gaulis ad 3 cm. longus tenuis fuscus debilis parum longeque ramosus.
Folia caulina 2,5 mm. longa alterna, parum imbricata subrecte patula
disticha juniora erecto-homomalla parum concava in plano ovalo-reclan-
gulala marginibus parum arcualis apice quam basis vix angustiore sub-
truncalo vel (ad '/s) latissime emarginato-bifido, laciniis angustis longe
attenuatis curvalim conniventibus. Folia ramulina similia angustiora.
Cellulæ apicales 45 y basales 54 X 72 y trigonis nullis. Amphig. caulina
magna, foliis æquilata profundissime 6 fida, spinis basalibus hasta-
tim recurvis, laciniis mediis longioribus longe atlenualis, supremis
e lata basi abrupte attenuatis longeque setaceis divergentibus. Folia
floralia intima caulinis vix longiora oblongo-elliplica medio utrin-
que unispina, apice ad ‘/s inciso-bifida, rima angusta laciniis lanceolatis
porrectis abrupte attenuatis. Amphig. florale int. obovatum basi valde
angustatum, ad ‘/> quadrilacinatum, laciniis externis setiformibus, internis
lanceolatis acuminalis sinu anguslo discrelis. Perianthia magna ore bre-
108
884 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Lophocolea.
viter trilobato lobis regulariter spinosis apice bifidis laciniis lanceolatis
integerrimis, alæ latissimæ superne grosse paucidentatæ. Andræcia in
planta gracili longe spicata bracteis ad 12 jugis parvis foliis caulinis
similibus adscendentibus, lobulo antico magno inflato exciso unidentato
Hab. New Zealand (Petrie).
111. Lophocolea calcarea St. n. sp. {ypus in herb. Stephani.
Dioica parva pallide virens in rupibus calcareis dense cæspitosa. Caulis
ad 10 mm. longus pallidus tenuis parum radicellosus sub flore innovatus
vix aliter ramosus. Folia caulina 0,8 mm. longa alterna parum imbricata
recte patula juniora adscendentia, aldulta plano disticha subduplo
longiora quam lata oplime ligulata apice rotundata vel truneato-rotundata,
in foliis inferis oblique retuso-biloba, lobo anteriore magis producto.
Cellulæ apicales 27 y, basales 36 X 45 y trigonis parvis acutis basi
majoribus. Amphig. caulina majuscula uno latere connala basi obcuneata
biangulata apice ad 4 bifida, laciniis lanceolatis divergentibus apice
setaceis. Folia floralia int. 2 mm. longa ovato-oblonga integerrima apice
angustata obtusa marginibus sub apice crispatis. Amphig. florale int.
foliis suis æquimagnum ovalo-oblongum ad '/» bifidum sinu obtuso lobis
lanceolatis porreclis integerrimis. Perianthia magna ore profunde tri-
lobato lobıs regulariter valideque dentatis apice bifidis ; ale nullæ.
Hab. New Zealand. (Colenso).
112. Lophocolea longistipula St. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Dioica major subhyalina muscis consociata Caulis ad % cm. longus
validus et pallidus parum ramosus. Folia caulina 2,5 mm. longa alter-
nantia imbricata subrecte patula subplano-disticha ovato-ligulata anlice
parum decurrentia apice quam basis subduplo angustiore truncato
angulis obtusis vel retuso, in foliis inferis truncato bidentato, margine
anlico ceterum substricto postico magis arcuato. Cellulæ apicales 27 w
basales 36 X 5% y, trigonis majusculis apice minoribus. Amphigastria
caulina libera caule angustiora 4 plo longiora quam lata ad °/s inciso
bifida, basi utrinque biciliolata lacinüs ‘apicalibus lanceolatis longe
selaceis porrectis caulique appressis. Folia floralia intima caulinis
simillima parum majora. Amphigastr. florale int. ovato-oblongum liberum
medio utrinque bidenticulatum apice ad '/s inciso-bifidum sinu angusto
obtuso laciniis anguste triangulatis abrupte altenuatis apice tenuissime
euspidalis. Perianthia longe exserla fasciculatim innovala, lobis apica-
libus valide dentatis duobus tantum dentibus ultimis majoribus; ala
subnullæ.
109
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 385
Hab. Tasmania (Moore).
113. Lophocolea variabilis St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Sterilis mediocris tenera flaccida pallida in cortice laxe cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus, pallidus debilis parum ramosus. Folia cau-
lina adulta À mm. longa, imbricala recle patula subopposita plano-
disticha late triangulala, apice quam basis 4 plo angustiore, ad !/r
emarginalo-bilobo, lobis et sinu dentatis, dentibus ad 12, brevibus aculis
margine poslico leviler arcualo antico substriclo quam posticus multo
longiore. Folia caulina juniora adscendentia, apicibus decurvis oblique
truncalis angulis in dentem prominulum mulalis, marginibus ceterum
integerrimis. Gellule apicales 27 y. basales 36 X 45 y trigonis magnis
acutis. Amphig. caulina majuscula sinuatim inserla utrinque coalita
normaliter quadrifida, laciniis basalibus parvis anguslis recte palulis,
apicalibus magnis triangulatis breviter acuminatis hic illie dente vel
lacinia accedente armatis.
Hab. New Zealand, M Eden (Kirk).
Die Pflanze färbt das Wasser intensir schwefelgelb.
114 Lophocolea heterophylloides Nees Syn. Hep., p. 157.
Dioica, major pallide-virens vel flavicans, corticola vel terricola, laxe
cæspitosa. Caulis ad % cm. longus, tenuis pallidus debilis parum ramosus,
Folia caulina per paria approximata 1.2 mm. longa imbricata, recte
patula, plano-disticha, symmetrica late triangulata, lateribus substrietis,
apice quam basis triplo angustiore, in foliis inferis breviler emarginalo-
bifido, lobis anguste triangulatis acutis porrectis, in foliis medianis
reluso, in apicalibus truncato-rotundato. Cellulæ apicales 18 y parietibus
validis, basales 36 p. trigonis parvis. Amphigastria caulina caule duplo
latiora, uno vel utroque latere coalita, basi utrinque dente valido armata,
apice ad °/ı emarginato-bifida, sinu profunde lunato, lobis lanceolatis
porrrectis vel parum divergentibus. Folia floralia intima caulinis mullo
majora, ovalo-oblonga asymmetrica margine integerrimo antico substricto
poslico leniter arcualo, apice truncato-rotundato. Amphigastrium florale
intimum late coalitum, apice 6 fido, laciniis utrinque 3, magnis, supremis
maximis lanceolatis, sinubus recurvis. Perianthia magna, oblongo-
triquetra, apice breviter trilobata, lobis rotundalis grosse laciniatis,
laciniis inæqualibus simplicibus vel furcutis; ale angustæ parum
dentatæ, Andrecia in planta graciliore terminalia, bracteis ad 6 jugis con-
fertis, basi longe saccatis, squarrose patulis apice rotundatis integerrimis.
Hab. Australia, Tasmania, New Zealand ubique communis, planla
fructifera rarissima,
110
836 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SiR.). 1906 Lophocolea.
115. Lophocolea fissistipula Si. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica major robusta pallida in cortice dense intricatim cæspilosa,
Caulis ad 3 em. longus pluriramosus validus pallide virens ætate fuscus.
Folia caulina Superiora 2 mm. longa 3,3 mm. lata conferta alterna
subrecte patula leniter adscendentia apicibus decurvis, in plano latissime
triangulala margine antico stricto postico leniter arcuato apice quam
basis 4 plo angustiore retuso. Folia inferiora multo minora, triangulata
2 mm. longa et lata, apice quam basis 4 plo angustiore leviter emar-
ginato-bidentato, marginibus inferne nudis, superne et in sinu denti-
culatis. Cellulæ apicales 18 m basales 36 X 45 y trigonis majusculis
superne nullis. Amphig. caulina 2 mm. longa imbricata transverse
inserla, basi lacinulis magnis utrinque armata, apice ad °/s emarginalo-
bifida, laciniis lanceolatis abrupte atlenuatis setaceis divergentibus.
Folia floralia intima % mm. longa,, oblonga integerrima marginibus
erispalis. Amphig. florale intim foliis suis majus uno latere coalitum
obovato-obcuneatum ad !/s bilidum, laciniis lanceolatis acuminalis porrec-
tis marginibus utrinque bidentatis. Perianthia anguste obconica lobis
apicalibus 4-5 lobulatis, lobulis breviter emarginato-bifidulis, alis
subnullis. Capsula elliplica. Elateres 110 y attenuati, spiris 2 terelibus
laxe tortis. Sporæ 1% u, asperæ.
Hab. Tasmania (Weymouth).
Die basalen Stengelblätter sind an Kelchtragenden Exempl. meist
zerstört; ein mühsames Suchen danach wird gewöhnlich erforderlich
sein.
116. Lophocolea floribunda St. n. sp. {ypus in herb. Stephani.
Monoica hypogyna mediocris pallida, flaccida et tenera terricola et cor-
ticola. Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus pallidus tenuis. Folia
caulina 1,6 mm. longa, alterna, imbricata subrecte patula adscendentia
apice decurva in plano late ovato-triangulata, subsymmetrica marginibus
subæqualiter arcuatis apice quam basis 3 plo angustiore vulgo rotundalo
rarius reluso rarissime emarginato-bidentulo. Cellulæ apicales 18 y basa-
les 36 y, trigonis parvis. Amphig. caulina libera caule duplo latiora pro-
funde sinuatim inserta irregulariter bifida, laciniis lanceolalis tenuicuspi-
dalis, spinis angustis interjectis, disco folii integro ad limbum angustum
reducto. Folia floralia int. subligulata caulinis equimagna apice squarrose
patulo, lobulo antico magno, ad medium libero, plano, margine minute
ciliolato. Amphigastrium florale int. foliis flor. equimagnum oblongum
medio utrinque cilia angusta breviuscula armatum apice ad !/. inciso
bifido, sinu obtuso, lobis lanceolatis cuspidatis. Perianthia magna longe
411
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 887
exserla ad ‘/> triloba, lobis circumcirca grosse dentatis, dentibus late
triangulatis subæqualibus, apice interdum majoribus.
Hab. Australia. N.S. Wales (Watts).
117. Lophocolea grandistipula Schffn. Exped. Gazelle 1889,
p. 12.
Dioica mediocris pallide-virens, flaccida terricola laxe cæspitosa. Caulis
ad 2 cm. longus validus viridis debilis parum ramosus. Folia caulina
conferta alternantia 2 mm. longa ovato-elliptica, marginibus æqualiter
arcualis, inferiora quadruplo angustiora breviter emarginato biloba, lobis
breviter acuminalis, superiora oblusa vel retusa. Cellulæ apicales valde
irregulares 18 u vel 27 u interdum 14 u, basales 36 X 54 y trigonis
nullis. Amphigastria caulina magna 1,2 mm. longa libera subtransverse
inserla ovala apice breviter inciso-bidenlala, concava oblique patula.
Folia floralia plurijuga versus apicem increscentia, intima maxima # mm.
longa late ovato-elliptica apice cerispala breviter emarginato-biloba, lobis
triangulatis apiculatis. Amphig. florale intim. foliis suis simillimum
parum brevius. Perianthia magna oblongo-triquetra lobis apicalibus
brevibus paucidentatis apice breviler emarginato-bispinoso; alis anguslis
integerrimis pluristratis. Andræcia magna mediana bracteis confertis,
apice patulo truncalo-retuso, basi sacculala, lobulo antico haud definilo,
Hab. New Zealand (Naumann, Kirk).
118. Lophocolea Novæ Zelandiæ (L.etL.) Nees. Syn. Hep.p. 188.
Syn. : Jungerm. Novæ Zelandiæ L. et L. Pug. VE p. 35.
Dioica mediocris flaccida brunneola laxe cæspitosa. Caulis ad 3 cm.
longus parum longeque ramosus tenuis fuscus. Folia caulina 2 mm. longa
opposila, dense imbricata subrecte patula leniter adscendentia late ovata
apice obtusa vel truncato-rotundata vel retusula, margine postico arcte
recurvo amphigastrio coalito. Cellulæ apicales 18 X 27 w basales
18 X 36 y trigonis magnis. Amphig. caulina subtransverse inserta, infe-
riora caule 2 plo latiora, superiora magna sensim increscentia omnia
oblique palula late ovala marginibus recurvis canaliculata ad !/; emargi-
nato-biloba lobis late triangulatis acutis. Folia floralia caulinis multo
majora angulala vel breviter emarginato-biloba lobis acutis vel obtusis.
Amphig. florale int. liberum maximum foliis flor. æquimagnum late ova-
tum breviter emarginato triangulatum. Perianthia maxima obovato-
oblonga ore ampliato truncato trilobato, lobis brevibus retusis varie
angulalis; ale angustæ breves.
Hab. New Zealand. (Menzies) Falklands Isles (Hooker, Lyall) Fretum
magellan. (Hooker, Spegazzini, Hariot).
112
885 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Que sÉR.). 1906 Lophocolea.
Hierher gehören wahrscheinlich nach Mitten folgende als steril be-
kannte Arten: Loph. grisea Taylor Syn. Hep. p. 169, Loph. rivalis Taylor
ibid. p. 701, Loph. sabuletorum Hooker ibid. p. 697, Jung. subintegra
Tayl. J. of Bot. 1844 p. 477, Lejeunea subintegra Taylor Syn. Hep. p. 376,
Loph. subviridis Tayl. Syn. Hep. p. 699.
119. Lophocolea macrostipula St. n. sp. iypus in herb.
Stephani.
Dioica major subhyalina in rupibus laxe cæspilosa. Caulis ad 3 cm.
longus validus carnosus fragilis pluriramosus. Folia caulina 2 mm. longa
allerna, imbricata oblique patula, angulo 67° erecto-homomalla inferiora
1,6 mm. longa late ovala apice quam basis 3 plo angustiore lruncato-
bidentulo, superiora plus 2 mm. longa oblique ovato-rotundata apice plus
triplo angusliora retusa. Cellulæ apicales 14 u vel 18 vel 27 y. trigonis
nullis basales 36 y trigonis magnis aculis. Amphigastria caulina magna
vel maxima 1,2 mm. longa uno lalere coalita cauli appressa concava in
plano late ovala sinuatim inserla medio utrinque unidenlala apice ad ‘/2
exciso-biloba, lobis late triangulatis acutis vel acuminatis porrectis. Folia
floralia intima plus 3 mm. longa subcircularia margine interrupte recurvo
crispalo, apice breviler exciso-bidentato, dentibus triangulatis apiculatis
porreclis. Amphig. florale intimum foliis suis subæquale liberum. Perian-
ia ore breviter trilobata lobis late rotundatis grosse dentalis. Ale latæ
similiter armatæ. Andræcia magna longe spicata, bracteis conferlis inte-
gerrimis basi saccatim ampliatis, lobulo magno exciso-unispino.
Hab. Tasmania (Weymouth).
120. Lophocolea meridionalis Si. n. sp. iypus in herb.
Stephani.
Dioica mediocris pallida flaccida laxe intricata. Caulis ad 2 em. longus
parum longeque ramosus validus pallidus debilis. Folia caulina 2 mm.
longa subopposita conferta plano-disticha recte patula latiora quam longa
reniformia inlegerrima apice sæpe retusa vel brevissime inciso-biloba.
Cellulæ apicales 27 y, basales 27 X 36 y Lrigonis parvis. Amphig. caulina
maxima caule quadruplo laliora ambitu subrotunda medio utrinque uni-
denlala, apice ad !/» exciso-bifida laciniis porrectis breviter acuminalis.
Andrecia mediana longissime spicata bracteis ad 25 jugis majusculis
squarrose recurvis, lobulo antico magno inflalo apice rotundato cellulis
prominulis plurimamillato. Antheridia solitaria gigantea.
Hab. New Zealand. Insula meridionalis (Beckett).
121. Lophocolea multipenna (Taylor) Syn. Hep. p. 699.
Syn. : Jung. multipenna Taylor. J. of Bot. 1845. p. 81.
113
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 889
Monoica, mediocris, brunneola, rigidula. Caulis ad > cm. longus,
tenuis, rigidus, fuscus, parum ramosus. Folia caulina dense imbricata,
ad 2 mm. longa, opposila recte patula, plano disticha, late ovata,
inferiora truncato-bidentula, superiora integerrima acuta vel obtusala,
antice vix decurrentia, basi poslica arcle recurva cum amphigastrio
anguste coalita. Cellulæ apicales 36 y, basales 36 X 63 y. trigonis magnis
acutis. Amphig. caule duplo latiora utrinque connata, basi utrinque
spinam gerentia, apice ad ?/s emarginato-bifida, laciniis anguslis diver-
gentibus. Folia floralia intima caulinis simillima majora libera valde
concava perianthio appressa apice patula. Amph. flor. intimum majus-
culum inferne obcuneatum medio utrinque laciniam lanceolatam patulam
gerens, apice ad medium ineiso-bifidum, laciniis lanceolatis acuminatis
hic illic dente auclis. Perianthia anguste oblongo-triquetra ore breviter
trilobato, lobis oplime truncalis valide regulariterque dentalis, dentibus
majusculis breviter acuminatis subequimagnis. Andræcia in ramulo parvo
laterali, bracteis paucijugis longe saccatis, apice breviter recurvis inte-
gerrimis,
Hab. Aucklands Islands (Hooker).
Diese Pflanze hat Taylor bestimmt; ob sie mit der von den Campbell
Islands übereinstimmt muss dahingestellt bleiben, da die Originalpflanze
nicht mehr aufzufinden ist.
(Fortsetzung folgt.)
114
NOMECE
SUR
La vie et les trayaux de C. B. CLARKE.
PAR
M. Casimir de CANDOLLE,.
Charles Baron CLarke, membre de la Société Royale, ancien Président
de la Société Linnéenne de Londres, est décédé à Kew le 25 aout
dernier, à l’âge de 74 ans. C'était un savant aussi sympathique par l’ame-
nité de son caractère que remarquable par la profondeur et la variété de
ses connaissances. Tous les botanisies suisses qui ont travaillé dans
l’herbier de Kew, où sa mort laisse un grand vide, gardent un sou-
venir ineffacable de la cordialité de son accueil et de l’extrême com-
plaisance qu'il mettait toujours à les aider dans leurs recherches.
Il était né le 17 juin 1832 à Andover dans le comté de Hampshire. Sa
famille y possédait une propriété dont il s’est plu, par la suite, à diriger
lui-même l'exploitation, car il s’est toujours beaucoup intéressé à l’agri-
culture. Au sortir de l’école du King’s College de Londres, il acheva ses
études à l’université de Cambridge où il fut recu Bachelor of Arts, en 1856,
après de brillants examens de mathématique. Nommé, dès l’année sui-
vante, Fellow du Queen’s College dans cette même université, il s’y livra
pendant cinq années à l’enseignement des mathématiques, tout en pour-
suivant des études juridiques qui le firent admettre à Lincoln’s Inn.
Nous le voyons ensuite entrer, en 1866, dans le service de l'instruction
publique du Bengale. C’est à dater de cetie époque qu'il commença à
s’occuper sérieusement de la botanique, science à laquelle il avait pris
goût, tout jeune encore, en herborisant aux environs d’Andover.
Pendant les premières années de son service aux Indes, il explora, à
plusieurs reprises, les provinces du Nord-Ouest. Plus tard, de 1874 à 188%,
il fit une série d’autres voyages botaniques, d’abord dans le Darjeeling
où il poussa ses herborisations jusqu’au sommet du Sandukphoo, à l’alti-
tude de 4000 mètres, puis dans l’Assam. Clarke a rapporté de ces
diverses expéditions un nombre immense de plantes qu’il a presque
toutes déterminées lui-même. Grâce à sa grande libérahté, ces impor-
tantes collections sont représentées aujourd'hui dans les principaux
herbiers.
(2) C. DE CANDOLLE. NOTICE SUR C. B. CLARKE. 891
De 1869 à 1871. il fut chargé do la Direction du jardin botanique de
Calcutta en l’absence du Directeur en litre. le Docteur Thomas Anderson.
qne l’état de sa santé retenait alors en Angleterre. Un peu plus tard il
publia la monographie des Composées de l'Inde.
En 1879 il revint en Angleterre où il rédigea les monographies des
Commélinées et des Cyrlandrées pour les Suites an Prodromus éditées
par Alph. et C. de Candolle, ainsi que les monographies des Valerianées,
Gessneracées et Acanthacées qui ont paru dans le Flora of British India
de Hooker.
De retour aux Indes, en 1884, Clarke y occupa successivement le poste
de Directeur de l'Instruction publique, puis celui d’Inspecteur des Ecoles
de l’Assam. Enfin en 1877, ayant atteint la limite d'âge, il revint en
Angleterre et se fixa définitivement à Kew.
Dès lors il n’a cessé de travailler dans l’herbier de ce grand centre
botanique. C’est là qu'il a rédigé son mémoire sur les Fougères du Nord
de l'Inde inséré dans les Transactions de la Société Linnéenne, puis toute
une série d'articles monographiques sur les diverses familles dont il
s’occupait spécialement. Ces articles ont paru les uns en Angleterre dans
les : Flora of British India, Flora of Tropical Africa, Flora Gapensis, les
autres à l'étranger dans les Jahrbücher de Engler et le Bulletin de
Herbier Boissier. Ce recueil, fondé et dirigé par M. Barbey, doit à Clarke
les descriptions des Cyrtandrées, Commélinées et Cypéracées d'Afrique
et du Paraguay publiées dans les Beiträge du Prof. Schinz et les Plantæ
Hasslerianæ du Prof. Chodat.
Ces travaux si multiples et si variés entrepris, le plus souvent, à la
demande de collègues qu'il était toujours prêt à obliger, témoignent de
la haute capacité de leur auteur. Il est seulement fâcheux qu'ils l’aient
trop fréquemment détourné du but principal qu'il s'était, depuis long-
temps, proposé el qui n’était rien autre que la monographie des Cypé-
racées du monde entier. Gel immense travail était pourtant bien près
d'être achevé au moment où la mort est venue frapper son auteur. Les des-
criptions de presque toutes les espèces étaient déjà, paraît-il, terminées
et il en était de même des nombreuses planches qui devaient les accom-
pagner. D’après cela, il nous semble qu'il y a lieu d'espérer que cette
monographie ne restera pas inédite et qu’elle ne tardera pas à trouver
un continuateur capable de la mener à bonne fin.
Bien qu'il se tint fort au courant des autres branches de la science,
Clarke s’est presque uniquement consacré aux travaux de botanique des-
criptive dont nous venons de parler. Il n’est cependant pas sans avoir fait
d’interessantes observations dans le domaine de la biologie. Nous cite-
rons, à ce propos, ses articles sur le double dimorphisme de certaines
Rubiacées et sur la fertilisation de l’Ophrys spieiflora, qui ont paru dans
Je Journal de la Société Linnéenne (vol. XVII et XX).
La géographie botanique était aussi un de ses sujets préférés. On a de
lui un important mémoire dans lequel, en se basant sur la distribution
géographique des Cypéracées, il établit que l'Inde anglaise doit être con-
sidérée comme comprenant onze sous-aires Suffisamment distinctes sous
le rapport de la végétation et dont il fixe les limites respectives. Cher-
chant ensuite à se rendre compte de l’origine de la flore de l'Inde, il
montre que c’est dans les deux sous-aires les plus méridionales que se
trouvent actuellement ses éléments les plus anciens. Clarke a, en outre,
rendu un service signalé aux botanistes qui s'occupent des plantes
2
892 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (3)
indiennes en édilant, avec le plus grand soin, une reproduction de la
première édition du Flora indica de Roxburgh, ouvrage qui était devenu
des plus rares et fort coûteux.
Enfin l’enumeration des œuvres de Clarke serait bien incomplète si
nous omeltions de dire qu’en dehors de la botanique, il a encore écrit sur
les sujets les plus variés, tels que l’histoire d'Angleterre, la géographie,
l'anthropologie, la musique et surtout l’économie politique qu'il avait de
bonne heure beaucoup approfondie.
Depuis son retour en Europe Clarke a souvent visilé Genève ainsi que
les parties avoisinantes de la Savoie et du Valais, dans lesquelles il a
beaucoup herborise. En 1894 il vint assister à la session extraordinaire
de la Société botanique de France qui eut lieu cette année là à Genève
avec le concours de la Société suisse de botanique. Ceux de ses collègues
qui firent alors avec lui l’excursion de Zermatt se souviennent certaine-
ment de l’entrain communicatif et de l’ardeur infatigable avec lesquels,
il prit part à toutes les herborisations.
Genève, septembre 1906.
UNE NOUVELLE FOUGÈRE DU BRESIL
PAR
M. Leonidas DAMAZIO (Ouro-Preto).
Oleandra Bætæ nov. sp. L. Damazio. — Typus in herb. Damazio.
Rhizomate longe repente, flexuoso, dense squamis ferrugineis lucen-
tibus semipatentibus subulalis veslito. Frondibus sparsis. Stipite brevi
1-2 cm. raro 2 cm. longo, piloso, ad basin squamose, ad medium sive
infra medium articulato, lamina ovato-lanceolata, 8-12 cm. raro 15-16 cm.
longa, medio 32-39, rarius usque ad 47 mm. lata, obscure viridi, vix
lucente, utrinque pilis minulis vestita, ad marginem manifeste ciliata.
Costa superne canaliculata, pilosa, nervis lateralibus simplicibus furcatis-
que, usque ad frondis marginem extensis. Soris latis, serie irregulari
cost® approximatis, a basi ad apicem laminæ continuis. Indusio nudo aut
ciliis parce vestito.
Hab. In rupibus Serra de Frasaö. Minas Geræs, Brasil. Austral. Leg.
Alfredo Bla.
PLANTÆ AFRIGAN/E
Nous référant aux annonces parues
dans notre Bulletin -en août et. de-
cembre 1904, nous avons le plaisir d'in
former nos correspondants que l’Herbier:
Boissier a de nouveau recu en 1905 des
collections de plantes récoltées au Trans-
vaal et spécialement aux environs de
Shulouvane, par M. le missionnaire
Henri-A. dal
PB .tudede ces plantes à _élé eonfide à
M le Prof. DH. Schinz: à Zurich.
ll en a été extrait de petites collections
dont ıl reste encore 4 exemplaires ren-
iermant de Al a 2 numeros.
Ces collections sont à vendre, ainsi que
9 des précédentes, qui contiennent de 15
à o numéros, pour le comptede M. Junod,
au prix de s0 franes la centurie.
| S’adresser à là Direction du Bulletin
à Chambézy.
ANNALES MYCOLOGICI
EDIT IN NOTITIAM
SCENE MYCOLOGICÆ. UNIVERSATIS
Organ für die Gesarmmlinteressen der Mvcologie, enthaltend Original-Abhand-
lungen, Referale und kritische Besprechungen wichliger mycologischer Publi-
calionen. sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Lilleratur.
Jährlich gelangen 6 Hefte zur Ausgabe. Preis des Jahrgangs 25 Mark.
Abonnements nimm entyegen die Buchhandlung R. FRIEDLÆNDER & SOHN
in Berlin N. W., Karlstrasse 11,
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Bulletin de l’Herbier Boissier (1re série). Tomes I à VII. Le vol..... 20 fr.
Mémoires de l’Herbier Boissier, 1900 (Suite au Bulletin). La collection
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Bulletin de l'Herbier Boissier (2me série). Tome 1 à V. Le vol..... 95 fr.
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BOISSIER. EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum in Orienle a Græcia
et Ægvplo ad Indiæ fines hucusque oh ser valarım. » vol. et Supplement,
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GUSTAVE BEAUYERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER .
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SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
Ne 411.
Bon à tirer donné le 31 octobre 1906.
Prix de l’Abonnement
20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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WILLIAM WESLEY & SON
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1906
. Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
ue He R
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l’administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 11. — NOVEMBRE 1906.
Pages
Il. — D: Robert KELLER. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS
DER LAUBMOOSFLORA DES KANTONS UNTER-
WALDEN 2 2e denen sn ss 893
II. — Hans Schinz. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER
SCHWEIZERFLORA (NI) — 1. Botanische Beobach-
tungen im Val Onsernone von Joh. Ber (Zürich). 2. Nach-
träge zur „Flora der Schweiz‘ von Schinz und Keller,
II. Auflage (1905). Neue Hieracienfunde von A. Bınz
(Baseh) 2... en ca ne Dee 901
III: — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 955
IV. — Gustave Beauverd. — SOCIETE BOTANIQUE DE
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 8 octobre 1906 :
Dr PEnarp, Sur un nouveau micro-organisme; Dr Gounet,
X Dianthus Gourtoisii à Genève; BEAUvERD, Florule des points
de sable du, bassin de Genève; GAILLARD, Contributions à la
flore vaudoise; BEAUVERD et BRIQUET, Oxytıopis lapponica dans
les Alpes occidentales: BeauverD, X Campanula exotica hybr.
nov.: CHopar, Slalions valaisannes de lesscarza ulriculala ;
CHENEVARD, Plantes inléressantes du Tessin................ 967
VI. — Carl Schrœter. BIBLIOGRAPHIE «NEUMAYER». 975
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL. ..... Nos 16593 à 16891
OBSERVATIONS
Les auteurs des Lr'avaux insérés dans le Bulletin de U Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sont inviles à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qua suivent la publication de chaque numéro.
BULLE PIN DE EHERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME Vi. — 1906.
N° 11.
Beiträge zur Kenntnis
DER
LAUBMOOSFLORA
DES
KANTONS UNTERWALDEN
Von
Dr Robert KELLER.
3. MITTEILUNG.
Im Herbste des Jahres 1904 sammelte ich auf einer Reihe von Spazier-
gängen speziell um Slanzstaad, Kerns und Melchtal- Laubmoose. Wieder
hatte Herr J. Weber in Männedorf die grosse Freundlichkeit sie zu be-
stimmen. Die 40 zu den in den beiden ersten Mitteilungen! aufgezählten
Spezies neu hinzugekommenen Arten sind mit * bezeichnet.
Astomum crispum Hampe, c. fr. Ob Klingen gegen Schwendifluh bei
Kerns; ca. 1180 m.
* Hymenostomum microstomum R. Brown -— var. brachycarpum
Hübn. Rotzloch, ca. 460 m.
Gymnostomum rupestre Schl. c. fr. Rotzloch; hier eine kleine Form ;
Melchtal, ca. 880 m; zwischen Flühli und Melchtal, ca. 850 m; zwischen St.
Niklausen und Melchtal, ca. 850 m; an Tuffsteinwänden.
* Hymenostylium curvirostre Lind. c. fr. Zwischen Kehrsiten und
ec Stanzstaad; zwischen St. Niklausen und Kerns; zwischen St. Niklausen und
= Melchtal.
1 Vergl. Berichte der schweiz. botan. Gesell. XII (1902). Bulletin de l’herbier
Boissier, 2. Serie IV (190%).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 Al, 31 octobre 1906. 58
NOV 131
894 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (2)
Weisia crispata Jur. : c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad, ca. 420 m.
Weisia viridula (L.) Hedw.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
ob Kerns gegen St. Niklausen, ca. 750 m ; Keselenalp am Fruttweg, ca. 1200 m.
Eucladium verticillatum B. S.; c. fr. Zwischen Stanzstaad und Kehr-
siten, ca. 420 m; zwischen St. Niklausen und Melchtal, an Tuffsteinwänden,
ca. 850 m.
Dicranella varia Hedw.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Rotzloch ; Melchtal ; am Weg von Melchtal nach Flühli, ca. 850 m.
Dicranella subulata Schmpr. ; c. fr. Zwischen Stanzstaad und Kehrsiten ;
Melchtal ; zwischen Melchtal und Flühli. ;
Dicranum undulatum Turn; c. fr. Melchtal, ca. 900 m; Hugschwendi ob à
Melchtal, ca. 1100 m.
Dicranum scoparium Hedw. ; c. fr. St. Jabob, zwischen Stanz und Kerns;
Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m ; Sädel ob Kerns, ca. 1200 m; St. Niklausen
im Melchtal, ca. 820 m; zwischen Melchtal und Flühli ; Hugschwendi ob
Melchtal, ca. 1100 m ; Keselenalp, ca. 1200 m.
* Dicranum Mühlenbeckii Br. eur.; c. fr. Schwendifluh ob Kerns,
ca. 1280 m ; Oberwald bei Kerns ca. 1200 m ; Sädel ob Kerns, ca. 1100 m.
Dicranum fuscescens Turn; c. fr. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m.
Dicranodontium longirostre Schmpr. Melchtal, ca. 900 m; zwischen
Melchtal und Flühli, ca. 850 m.
Leucobryum glaucum Schmpr. Kehrsiten ; St. Jakob, zwischen Ennet-
moos und Kerns.
Fissidens adiantoides Hedw. ; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Ennetmoos ; zwischen Melchtal und Flühli, ca. 820 m.
Fissidens decipiens De Not. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Rotzloch ; Ennetmoos ; Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m ; St. Niklausen im
Melchtal, ca. 820 m ; Frutiweg ob Melchtal, ca. 1400 m.
Fissidens taxifolius Hedw.; c. fr. ; Kehrsiten ; Rotzloch.
* Seligeria pusilla (Ehrh.) Br. eur. c. fr. Vor Melchtal, ca. 880 m.
Seligeria tristicha B. S. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad, ca. 420 m;
zwischen St. Niklausen und Melchtal, ca. 850 m; zwischen Melchtal und Flühli ;
ca. 850 m.
Seligeria recurvata Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
vor Flühli, ca. 800 m.
Ditrichum flexicaule (Schl.) Hampe, c. fr. St. Jakob bei Ennetmoos ;
Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1000 m;
Melchtal, ca. 900 m.
Distichum capillicium (Sw.) Br. eur. c. fr. Um Melchtal, ca. 900 m;
Hugschwendi, gegen Keselenalp, ca. 1050 m; Keselenalp am Fruttweg, 1400-
1500 m.
* Distichum inclinatum (Ehrh.) Br. eur. c. fr. Keselenalp, am Fruttweg
ob Melchtal, ca. 1200 m.
(3) R. KELLER. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER LAUBMOOSFLORA. 895
* Didymodon rubellus Br. eur. c. fr. Keselenalp, ca. 1250 m; Fruttweg
ob Melchtal, ca. 1450 m.
Didymodon rigidulus Hedw.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad,
<a. 420 m.
Didymodon spadiceus Limpr.; c. fr. St. Jakob zwischen Ennetmoos und
Kerns, ca. 520 m; Melchtal, ca. 900 m.
* Didymodon giganteus Jur. Ennetmoos, zwischen Kerns und Stanz,
<a. 520 m; Melchtal, ca. 900 m.
* Trichostomum viridulum Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanz-
staad, ca. 420 m; um Melchtal, ca. 900 m.
* Trichostomum mutabile Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanz-
staad, ca. 420 m.
Tortella tortuosa (L.) Limpr. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad,
ca. 420 m; Rotzloch ; Ennetmoos ob Stanz ; St. Jakob zwischen Ennetmoos und
Kerns; im Oberwald bei der Schwendifluh, Kerns, ca. 1200 m; St. Niklausen
im Melchtal, ca. 850 m; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1050 m ; Keselenalp, am
Frutiweg, ca. 1300 m.
Barbula unguiculata Hedw. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Rotzloch ; Keselenalp ob Melchtal, ca. 1200 m.
Barbula fallax Hedw. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ; Rotzloch ;
Melchtal ; zwischen Melchtal und Flühli.
Barbula reflexa Brid. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad, ca. 420 m;
Keselenalp ob Melchtal, am Fruttweg, ca. 1250 m.
Barbula paludosa Schl.; e. fr. Zwischen Kehrsiter und Stanzstaad ;
zwischen St. Niklausen und Melchtal, ca. 850 m.
Tortula muralis Hedw.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad : Rotz-
loch ; Rotzburg beim Drachenried ; St. Niklausen im Melchtal.
Tortula subulata Hedw.; c. fr. Keselenalp, am Fruttweg ; ca. 1350 m.
* Tortula mucronifolia Schwäger, c. fr. St. Niklausen im Melchtal,
<a. 780 m.
Tortula ruralis Ehrh. St. Jakob, zwischen Ennetmoos und Kerns;
Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m.
Tortula aciphylla Hartm. Fruttweg ob Melchtal, ca. 1450 m.
Schistidium apocarpum Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanz-
slaad ; St. Jakob zwischen Ennetmoos und Kerns; Schwendifluh ob Kerns, ca.
1300 m ; bei der Fluh ob Kerns, ca. 600 m; St. Niklausen im Melchtal ; Frutt-
weg ob Melchtal, ca. 1350 m.
Schistidium gracile (Schleich) Limpr. c. fr. Zwischen Stanzstaad und
Kehrsiten.
* Schistidium confertum (F.) Br. eur. c. fr. An einer Mauer bei Rotzloch.
Grimmia pulvinata (L.) Smith ; e. fr. Drachenried vor Ennetmoos.
Racomitrium canescens Brid. Keselenalp, ca. 1300 m.
896 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me skR.). 1906 (4}
* Racomitrium canescens Brid. var. ericoides Br. eur. Zwischen Hug-
schwendi und Keselenalp, ca. 1050 m.
* Amphidium Mongeotii Schmpr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
St. Niklausen im Melchtal, ca. 850 m.
Ulota Bruchii Hornsch. c. fr. An Tannen, unterhalb Schwendifluh, Kerns ;
ca. 1200 m.
* Ulota crispa Brid. c. fr. Schwendifluh ca. 1200 m ; Keselenalp am Frutt-
weg, ca. 1300 m.
Orthotrichum affine Schrad.; c. fr. An Ahorn, Schwendi ob St. Antons
bei Kerns.
Encalypta contorta Lind. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad, ca.
420 m; zwischen Hugschwendi und Keselenalp, ca. 1100 m; Keselenalp am
Fruttweg ; auf Torf ; ca. 1200 m.
Georgia pellucida Rabenh. c. fr. Ennetmoos ; St. Jakob vor Kerns; im
Oberwald bei der Schwendifluh ob Kerns, ca. 1200 m; Melchtal, ca. 900 m :
Fruttweg ob Melchtal, ca. 1200 m.
Funaria hygrometrica Sibth. c. fr. Rotzloch.
Webera cruda Bruch; c. fr. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m; Frutt-
weg ob Melchtal, ca. 1500 m.
Bryum bimum Schreb.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad :
St. Jakob bei Ennetmoos ; Melchtal. |
* Bryum pallescens Schleich. ; ce. fr. Wisserlen bei Kerns, ca. 560 m;
Keselenalp ob Melchtal, am Fruttweg, ca. 1200 m.
Bryum capillare L.; c. fr. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m ; Melchtal,
9090 m ; Keselenalp ob Melchtal, ca. 1350 m.
* Bryum cæspiticium L.; c. fr. An Mauern zwischen Kerns und St.
Niklausen, ca. 600 m; Keselenalp ca. 1150 m.
Bryum elegans Nees. c. fr. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m.
* Bryum Gerorgii C. Müller-Rotzloch.
Bryum argenteumL. c. fr. Rotzloch ; St. Niklausen im Melchtal, ca. 820 m.
Bryum pallens Sw. c. fr. Ob Melchtal am Fruttweg, ca. 1300 m, 1400 m.
* Bryum Schleicheri Schwäger-Melchtal, ca. 900 m.
Bryum pseudotriquetrum (Hed.) Schwäger, c. fr. Zwischen Kehrsiten und
Stanzstaad : Melchtal ; zwischen Melchtal und Flühli.
Rhodobryum roseum Schrad. Melchtal.
* Mnium orthorrhynchum Brid.; c. fr. Hugschwendi ob Melchtal, ca.
1050 m ; Fruttweg, ca. 1400 m. :
Mnium serratum Schrad. c. fr. Rotzloch.
Mnium undulatum Weiss; c. fr. Kehrsiten; Stanzstaau: Melchtal.
ca. 900 m.
Mnium rostratum Schrad. c. fr. Melchtal, ca. 900 m.
Mnium punctatum Hedw. c. fr. St. Jakob, zwischen Ennetmoos und
15) R. KELLER. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER LAUBMOOSFLORA. 897
Kerns; Hochfluh bei Kerns; Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m; zwischen
Melchtal und Flühli, ca. 850 m ; Hugschwendi, Melchtal, ca. 1100 m ; Keselen-
alp ob Melchtal, ca. 1150 m; am Fruttweg ob Melchtal, ca. 1350 m,
Meesea trichodes Spruce, c. fr. Am Fruttweg ob Melchtal, ca. 1300 m;
1450 m.
Bartramia Halleriana Hedw. c. fr. Oberwald bei Kerns, ca, 1250 m;
Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m ; St. Niklausen, Melchtal, ca. 950 m ; Melch-
4al, ca. 900 m; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1050 m.
* Bartramia pomiformis Hedw. c. fr. St. Jakob bei Ennetmoos.
Plagipus Oederi Gunn.; c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad; St.
Jakob bei Ennetmoos ; St. Niklausen im Melchtal ; Melchtal ; zwischen Melchtal
und Flühli; Hugschwendi nach Keselenalp, ca. 1100 m ; Fruttweg ob Melchtal,
<a. 1500 m.
Breutelia arcuata Schmpr. Kehrsiten, ca. 420 m.
Philonotis calcarea Schmpr. ; c. fr. Ennetmoos ob Stanz; St. Jakob
zwischen Ennetmoos und Stanz ; St. Niklausen im Melchtal.
* Timmia bavarica Hessl. Am Fruttweg ob Melchtal, im Alpenrosen-
gebüsch.
Catharinea undulata (L.) Web. und Mohr; c. fr. Zwischen Kehrsiten und
Stanzstaad;, St. Niklausen im Melchtal ; Melchtal.
Pogonatum aloides Hedw.; c. fr. Zwischen Melchtal und Flühli.
* Pogonatum urnigerum (L.) Melchtal und zwischen Melchtal und Flühli.
* Polytrichum alpinum L. Steckalp bei Melchtal, ca. 1000 ın.
Polytrichum formosum Hedw. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
St. Jakob bei Ennetmoos; Schwendi ob Aemlischwand .bei Kerns, ca. 900 m;
zwischen Melchtal und Flühli ; Melchtal ; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1100 m.
* Polytrichum juniperinum Willd.; c. fr. Schwendifluh ob Kerns,
ca. 1300 m.
Neckera pennata Hedw. St. Jakob bei Ennetmoos.
Neckera crispa Hedw. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ; St. Jakob bei
Ennetmoos ; St. Niklausen im Melchtal ; Fruttweg ob Melchtal, ca. 1300 m.
Neckera complanata Hüben — Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ; St.
Jakob bei Ennetmoos ; zwischen Wisserlen und Kerns; Schwendifluh ob Kerns ;
St. Niklausen im Melchtal.
Leskea nervosa Myrin — Melchtal, 900 m; am Fruttweg ob Keselenalp,
<a. 1300 m.
Leskea catenulata Mitten — Drachenried ob Rotzloch, ca. #40 m; St. Jakob
vor Kerns; Melchtal, 900 m; zwischen Hugschwendi und Keselenalp, ca. 1100 m.
* Anomodon apiculatus B. S. Ennelmoos bei Stanz.
Anomodon viticulosus Hook. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Ennetmoos ob Stanz ; Drachenried bei Ennetmoos ; Melchtal, ca. 900 m.
Anomodon longifolius Hartm. Ennetmoos bei Slanz.
898 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (6}
* Anomodon longifolius Hartm. var. pumila Milde-Ennetmoos bei Stanz.
Pterigynandrum filiforme Hedw. Melchtal.
Ptychodium plicatum Schmpr. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1300 m;
Keselenalp ob Melchtal, ca. 1200 m ; am Fruttweg ob Melchtal, ca. 1450-1500 m.
Pseudoleskea atrovirens Dicks. Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1000 m;
Keselenalp, ca. 1200 m; am Frultweg ob Melchtal, ca. 1400 m.
* Heterocladium heteropterum (Bruch) Br. eur. St. Jakob, zwischen
Ennetmoos und Kerns, ca. 550 m.
Thuidium tamariscinum Hedw. Zwischen Hugschwendi und Keselenalp,
ca. 1100 m.
Thuidium delicatulum Mitt. ce. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
St. Niklausen im Melchtal, ca. 850 m ; Melchtal, ca. 900 m.
* Thuidium recognitum Lindb. Drachenried ob Rotzloch ; Ennetmoos ob-
Stanz; Melchtal.
Thuidium abietinum B. S. Drachenried ob Rotzloch; Schwendifluh ob
Kerns, ca. 1200 m.
* Platygyrium repens Brid. Melchtal, an Erlen.
Orthothecium rufescens B. S. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad,
ca. 420 m; Schwendifluh ob Kerns, ca. 1200 m; St. Niklausen im Melchtal,
ca. 850 m; Melchtal beim Tomlibach, ca. 900 m; zwischen Melchtal und Flühli,
ca. 850 m.
Cylindrothecium coneinnum (De Not.) Schmpr. An der Fluh ob Kerns,
ca. 680 m.
* Cylindrothecium concinnum Schmpr. f. tenella Limpr. Zwischen
Hugschwendi und Keselenalp, ca. 1150 m.
Climacium dendroides Web. und Mohr — Stanzstaader Ried, ca. 435 m;
Drachenried bei Ennetmoos, ca. 510 m; Melchtal, ca. 900 m.
* Isothecium myurum Brid. var. robustum Br. eur. c. fr. Hug-
schwendi ob Melchtal.
Homalothecium Philippeanum (Spruce) Br. eur. Drachenried be:
Ennetmoos, ca. 510 m.
* Camptothecium lutescens Br. eur. Ennetmoos ob Stanz; St. Jakob
vor Kerns.
Brachythecium salebrosum Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und
Stanzstaad.
Brachythecium populeum Br. eur. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad.
Brachythecium rutabulum B.S. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Ennetmoos ob Stanz ; Melchtal.
Brachythecium glareosum (Bruch) Br. eur. Zwischen Kehrsiten und
Stanzstaad.
Scleropodium purum (L.) Limpr. Drachenried ob Rotzloch; Schwendiflub
ob Kerns.
(7) K. KELLER. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER LAUBMOOSFLORA. 899
Eurhynchium striatum Schmpr. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Slanz-
staad ; zwischen Keselenalp und Hugschwendi, ca. 1100 m.
* Eurhynchium cirrosum (Schw.) Limpr. Hugschwendi ob Melchtal,
ca. 1050 m ; Fruttweg ob Melchtal, ca. 1400 m.
* Eurhynchium cirrosum (Schw.) var. Molendoi (Schimp.) Limpr.
Frutiweg ob Melchtal, ca. 1400 m.
Eurhynchium piliferum Br. eur. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad.
Eurhynchium prælongum Br. eur. Hohfluh bei Kerns, ca. 1200 m.
Rhynchostegium murale Br. eur. c. fr. Rotzloch, hier auch auf Holz! ;
zwischen Stanzstaad und Kehrsiten ; Schwendifluh ob Kerns, 1300 m; Hug-
schwendi ob Melchtal, ca. 1000 m.
* Rhynchostegium rusciforme Br. eur. Im Bach unterhalb der Kapelle
von St. Jakob bei Ennetmoos.
Plagiothecium denticulatum B. S. c. fr. Rotzloch ; St. Jakob vor Kerns;
Melchtal ; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1000 m.
* Plagiothecium pulchellum Br. eur. c. fr. Schwendifluh-Oberwald ob
Kerns, ca. 1200 m; Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1050 m.
Plagiothecium silesiacum Br. eur. c. fr. Sädel ob Kerns, ca. 1050 m.
Amblystegium subtile Br. eur. ce. fr. Melchtal, ca. 900 m.
Amblystegium filicinum De Not. Drachenried ob Rotzloch ; Ennelmoos
ob Stanz; Wisserlen bei Kerns, ca. 570 m; St. Niklausen bei Melchtal,
ca. 800 m ; Melchtal, ca. 900 m.
* Amblystegium varium Lindb. c. fr. Melchtal, ca. 900 m,
Amblystegium serpens Br. eur. c. fr. Kerns; Melchtal, ca. 900 m.
Hypnum chrysophyllum Brid. Zwischen Kehrsiten und Slanzstaad ;
440 m; Ennetmoos 520 m ; St. Niklausen, Melchtal, 850 m.
Hypnum Halleri L. f. c. fr. Kehrsiten ; Stanzstaad, ca. 420 m ; Schwendi-
fluh bei Kerns, ca. 1200 m ; Melchtal, ca. 900 m ; Hugschwendi gegen Keselen-
alp, ca. 1100 m.
Hypnum protensum Brid. Zwischen Kehrsiten und Slanzslaad ; Schwen-
difluh ob Kerns, ca. 4200 m ; St. Niklausen im Melchtal ; Melchtal.
Hypnum stellatum Schreb. ce. fr. Oberwald an der Schwendifluh bei
Kerns, ca. 1200 m.
* Hypnum polygamum Wilson-Drachenried vor Ennetmoos, ca. 500 m.
Hypnum intermedium Lindb. Ennetmoos ob Stanz, ca. 520 m ; St. Jacob,
ca. 540 m; Kerns, gegen Wisserlen, ca. 560 m.
* Hypnum purpurascens Limpr. y. Rotæ (de Not). Melchtal, ca. 900 m.
* Hypnum decipiens Limpr. St. Niklausen im Melchtal, ca. 800 m.
Hypnum commutatum Hedw. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Slanzstaad,
ca. 440 m ; Ennetmoos, 520 m ; St. Jakob, gegen Kerns, ca. 540 m ; St. Niklau-
sen im Melchtal, ca. 850 m; Melchtal, ca. 890 m ; zwischen Flühli und Melch-
tal, ca. 800 m.
900 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (me séR.). 1906 (8)
Hypnum falcatum Brid. St. Jakob, zwischen Ennetmoos und Kerns,
ca. 540 m; Wisserlen bei Kerns, ca. 570 m; St. Nıklausen im Melchtal,
ca. 800 m; Melchtal, ca. 900 m.
Hypnum crista castrensis L. c. fr. Oberwald an der Schwendifluh bei
Kerns, ca. 1250 m ; Melchtal ; zwischen Flühli und Melchtal, ca. 850 m; Tomli-
bach bei Melchtal, 920 m; zwischen Hugschwendi und Keselenalp, ca. 1100 m;
hier häufig fruktifizierend.
Hypnum molluscum Hedw. c. fr. Zwischen Kehrsiteu und Stanzstaad,
ca. 420 m; Ennetmoos; Wisserlen bei Kerns, ca. 560 m; St. Niklausen im
Melchtal, ca. 800 m ; am Fruttweg ob Melchtal, ca. 1400 m.
Hypnum incurvatum Schrader — Kehrsiten, ca. 420 m.
Hypnum cupressiforme L. c. fr. Kehrsiten, ca. 450 m; gegen Stanzstaad,
ca. 450 m; Ennetmoos ob Stanz, ca. 520 m; St. Jakob, zwischen Kerns und
Ennetmoos, ca. 550 m ; Kerns gegen Wisserlen, ca. 570 m; Oberwald-Schwendi-
fluh bei Kerns, ca. 4250 m; St. Niklausen im Melchtal, ca. 800 m ; Melchtal,
900 m; Hugschwendi-Keselenalp, ca. 1100 m.
Hypnum cupressiforme L. f. filiforme Brid. Sädel bei Kerns, ca. 1000 m.
Hypnum palustre Huds. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad.
Acrocladium cuspidatum Lindb. Zwischen Kehrsiten und Stanzstaad ;
Stanzstaader Ried ; Drachenried ob Rotzloch; Ennetmoos; St. Jakob ; Kerns,
gegen Wisserlen ; Melchtal.
Scorpidium scorpioides (L.) Stanzstaader Ried.
Hylocomium splendens Schmpr. c. fr. Kehrsiten; Ennetmoos ; St. Jakob
vor Kerns; Schwendifluh bei Kerns, ca. 1200 m; Hugschwendi ob Melchtal,
ca. 1050 m.
* Hylocomium brevirostre Br. eur. St. Jakob zwischen Ennetmoos und
Kerns, ca. 540 m.
* Hylocomium Schreberi De Not. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1200 m;
Hugschwendi ob Melchtal, ca. 1050 m.
* Hylocomium loreum Br. eur. c. fr. Zwischen Hugschwendi u. Keselen-
alp, ca. 1100 m.
Hylocomium triquetrum Schmpr. c. fr. Zwischen Kehrsiten und Stanz-
staad; Ennetmoos ; Schwendifluh ob Kerns, ca. 1200 m, reichlich fruchtend ;
Hugschwendi ob Melchtal ; Keselenalp ob Melchtal, ca. 1250 m ; an beiden Orten
sehr reichlich fruchtend.
* Hylocomium rugosum De Not. Schwendifluh ob Kerns, ca. 1200 m.
Sphagnum acutiforme Ehrh.; c. fr. Kehrsiten; Schwendifluh ob Kerns.
901
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
RX IT,
IL.
Beiträge zur Kenninis der Schweizerflora.
(VI).
4. Botanische Beobachtungen im Val Onsernone !.
VON
Joh. BAR (Zürich).
Das Val Onsernone ist eines der wenigst bekannten Tessinertäler,
sowohl in Bezug auf den Besuch seitens der Touristen, wie auch hin-
sichtlich seiner Flora, und zwar hauptsächlich aus dem Grunde, weil es
1 Nachdem der zürcherische Hochschulverein neuerdings dem botanischen
Museum unserer Universilät eine namhafte Summe zur botanischen Durchfor-
schung schweizerischer Landesteile zur Verfügung gestellt hatte, sahen wir uns
in die angenehme Lage versetzt, die botanische Exploration des Kantons Tessin
fortsetzen zu können (vergl. Vierteljahrsschrift der zürch. naturforschenden
Gesellsch. XLIX (190%) 197) und zwar betrauten wir mit dieser Aufgabe wieder-
um Herrn Joh. Bär (Zürich), der uns für eine zweckentsprechende Verwendung
der Mittel, die ihm zur Verfügung gestellt werden konnten, alle Gewähr bot.
Wir sehen uns in unseren Erwartungen denn auch keineswegs getäuscht; die
Ausbeute ist in jeder Beziehung eine so gute gewesen, dass wir auch die nächsten
Jahre noch an diesem Gebiete festhalten werden.
Dem Tit. Hochschulverein aber sprechen wir auch an dieser Stelle für die ge-
währte Unterstützung unseren aufrichtigsten Dank aus.
Hans Schinz und Rob. Keller.
902 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉéRr.). 1906
abseits von der bequemen Verkehrsstrasse gelegen ist, welche sich durch
das Maggiatal ins Herz des Kantons Tessin westlich der Gotthardbahn-
linie hineinzieht. Der Tourist, der jenen Gegenden einen Besuch ab-
stattet, wendet sich nämlich mit Vorliebe den weiter centralwärts
gelegenen Partien, wie Valle di Campo, Valle di Bosco, Bavona etc. zu,
deren Ruf schon weiter in die Oeffentlichkeit gedrungen ist. Auch der
Verkehr richtet sich mehr nach den letztgenannten Lokalitäten, sei es,
dass bequemere Gebirgsübergänge nach andern, verkehrsreichern Tal-
schaften führen, oder dass sich centralwärls ein ergiebigeres Einkaufs-
gebiet für die Produkte der Alpwirtschaft findet. Punkto Verkehrswege
über das Gebirge ist das Onsernone eben ein toles Tal, eine Sackgasse.
Die einzigen mehr begangenen Pässe, wie z. B. der Passo di Campo Latte
und Passo della Forcola nach dem Isornotal, der Passo di Fontanalba,
Bocchelta del Sassone ‚und Bocchetta di S. Antonio, übrigens alle auf
ilalienischem Gebiet, dienen hauptsächlich dem Zwecke, die über die
Grenze geschmuggelten Waren nach den Verbrauchsgebieten zu bringen.
Für den erlaubten Verkehr gibt es sowohl für das Valle dell’ Isorno als
für das Valle di Vigezzo viel bequemere Zufahrtslinien. In touristischer
Hinsicht wäre dagegen vermehrter!Besuch wohl zu erwarten, denn das
Onsernone bietet auch dem verwöhnten Auge eine Fülle von landschaft-
lichen Reizen in seinen romantischen, wilden Schluchten, von schäumen-
den Bergbächen durchtost, seinen steil aufstrebenden Höhen, zerrissenen
Gipfeln und Gräten, abwechselnd mit saflig grünen Matten und dunkeln
Wäldern. Auch der Freund von aufregenden Kletterpartien kann auf
seine Rechnung kommen, auch wenn im Sommer die Firn- und Schnee-
felder fehlen. Was endlich den Naturforscher, vorab den Botaniker anbe-
langt, findet er hier eine reichhaltige Flora, deren Bestandteile ein
buntes Gemisch von insubrischen, montanen bis nivalen Typen darstellen.
Es ist nun nicht der Zweck dieser Zeilen, ein erschöpfendes, vollständiges
Bild dieser Flora zu entrollen — dies soll in einer spätern, grösseren
Arbeit geschehen — sondern es soll nur in skizzenhafter Form auf
einige Formationen des Excursionsgebieles eingetreten und die Bestand-
teile, welche dieselben zusammensetzen, kurz besprochen werden. Bei
der grossen Ausdehnung des Gebietes konnten natürlich in der Zeit von
40 Tagen nicht alle Teile gründlich durchforscht werden, zumal noch
viel Zeit infolge Regenwetter verloren ging. Am meisten besucht wurde
die Gegend um Crana, Comologno, Spruga, Gresso, während namentlich
die alpine Region des Vergelettolales mit wenigen Excursionen abgelan
werden musste. Immerhin glaube ich an Hand des gesammelten Materials
TS TT
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXIL. 903
ein ungefähres Bild der Flora entwerfen zu können und wenn diese
Zeilen die Wirkung haben, auch andere Botaniker für dieses Gebiet zu
interessieren, so ist ihr Zweck vollständig erreicht. Für gütige Mittei-
lungen über die Flora des Onsernone bin ich jederzeit sehr dankbar und
zu entsprechenden Gegenleistungen, soweit möglich, gerne bereit.
Das Onsernonetal lässt sich in geographischer Hinsicht in drei Partien
einteilen : À. die Partie von der Mündung des Onsernone in die Melezza
bis nach Ruso. Die Talflora zeigt hier in der Hauptsache montanen
Charakter, mit nach unten immer häufiger werdenden insubrischen Bei-
mengungen. Die Höhen erheben sich mit Ausnahme des Pizzo della
Croce (1827 m) und des Matarucco gegenüber Russo (1647 m, Name fehlt
auf der Karte) nicht über 1500 m, daher zeigt die Flora derselben vor-
wiegend subalpine und alpine Typen. 2. das Comolognotal von Russo bis
zur Landesgrenze. (Der Talhintergrund ist italienisches Gebiet und
musste infolge zu grosser Ausdehnung der übrigen Partien gänzlich
unberücksichtigt bleiben). Der Talboden, wenn von einem solchen über-
haupt gesprochen werden kann, da sich der Fluss in einer tiefen Schlucht
eingeschnitten hat, und die Ortschaften sich alle am südlichen Gehänge
befinden, bewegt sich in einer Höhe von 850—1100 m, die Höhen gehen
bis auf 2195 m. 3. das Vergeleltotal von Russo bis Porcareccio. Der Tal-
boden steigt bei der grossen Längenerstreckung langsam von 747 m
(Ponte oscuro) bis 1408 m, die Höhen gehen bis 2551 m, demgemäss
zeigt die Flora des Talbodens eine successive Zunahme der subalpinen
und alpinen Typen, und die Höhenflora ermöglicht den hochalpinen und
Nivalpflanzen ein weileres Areal.
Geologisch gehört das ganze Gebiet dem Centralmassiv der Alpen an,
mit seinen Gneissen und kristallinen Schiefern. In der Umgebung von
Comologno beobachtele ich an mehreren Stellen Sericitschiefer, während
kalkreiche Granatschiefer als Geröll am Pizzo di Ruscada, anstehend an
der Creste und namentlich häufig am Rosso di Ribbia und Fornale di
Cattogno gefunden wurden. Das kulturfähige Land, das übrigens relativ
geringe Ausdehnung zeigt, befindet sich meist auf Fetzen von Grund-
moräne an den Talflanken, besonders häufig im Gebiete der Gemeinden
Comologno und Crana.
Das Gebiet ist in der Hauptsache, entsprechend dem Urgebirgs-
charakter, ziemlich wasserreich, direkt wasserarm erschienen mir nur
die Südabhänge des Mottone, Pizzo Zucchero, Monzelumo und der Bocca
dei Molini, infolge ihrer gänzlichen Entwaldung.
Die Waldbedeckung des Tales gliedert sich in Laub- und Nadel-
90% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1906
wald, ersterer befindet sich hauptsächlich in der Tiefe und zwar vor-
wiegend auf den linken, nach Süden geneigten Talflanken, während die
rechten Talgehänge hauptsächlich Nadelwälder oder Alpenerlenbestände
aufweisen. Wie schon ein Blick auf die Karle zeigt, findet sich auf der
linken Talflanke sehr wenig Waldung. Diese auffallende Erscheinung
hat ihren Grund in der Anlage der Strasse auf dieser Seite, und die Karte
zeigt auch sofort, dass mit dem Aufhören der Strasse z. B. im Vergeletto-
tal die Wälder auf der linken Talseite häufiger werden. Der Grund für
diese Tatsache lieg! erstens einmal in der bequemern Abfuhr des Holzes,
hängt aber nach Mitteilung von Einwohnern hauptsächlich mit dem Ent-
stehen der Strasse selbst zusammen. Die armen Gemeinden dieses Tales
waren nämlich gezwungen, um die Mittel für den Bau der Strasse aufzu-
bringen, ihre Waldungen abzuschlagen, was dann natürlich in der Nähe
der Strasse zuerst geschah. Vor Anlage der Strasse fanden sich ausge-
dehnte Bestände von Buchenhochwald, jetzt findet sich solcher nur noch
ganz vereinzelt in kleinen Fetzen, so bei Spreghitto, Fenaio, Piansecco.
Schöner Buchenwald steht noch im. hintern Vergelettolal von Pertusio
bis zur Alp Casone, wo aber gegenwärlig die Axt des Holzfällers eben-
falls ganze Halden kahl schlägt, und gewaltige Holzmassen im Bachbette
bis gegen Ponte oscuro hinunter die Spuren ihrer verderblichen Tätig-
keit erkennen lassen. Die Höhengrenze des Buchenhochwaldes liegt im
Gebiete zwischen 1400-1450 m, als Gebüsch geht die Buche bis circa
1550 m hinauf, wo sie dann von der Lärche abgelöst wird. Neben der
Buche finden sich im Hochwald an etwas feuchten Stellen, namentlich in
tiefern Partien, Alnus incana (L.) Willd. und A. glutinosa (L.) Gärtn.,
Betula pubescens Ehrh., Tilia platyphyllos Scop., Quercus robur L., und
Castanea sativa Mill., die namentlich in der Nähe der Ortschaften Crana,
Russo, Mosogno, Loco, Auressio durch künstliche Anpflanzung ziemlich
reine Bestände bildet, allerdings lockere, etwa unsern Obstbaumwäldern
vergleichbar. Der grösste Teil des Laubwaldes aber besteht aus Busch-
wald, an dessen Zusammensetzung die Buche ebenfalls wesentlich betei-
ligt ist. Meist bedeckt er die unzugänglichen Abnänge der Schluchten
und Felsabsätze. Sehr häufig ist ferner Corylus avelluna L., die stellen-
weise fast reine Bestände bildet. Auch Betula pubescens Ehrh. kommt
nicht selten vor, sowie strauchartige Eichen, Quercus robur, L., bei Loco
und Auressio auch Qu. lanuginosa Lam. _
Von sporadisch im Buschwald auftretenden Holzpflanzen seien noch
genannt Ficus carica L. (verwildert), Clematis vitalba L., Cratæqus mono-
gyna Jacq., Amelanchier vulgaris Mönch, Genista germanica L., Cytisus
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 905
nigricans L., diverse Rubusarten, einige Rosen, Coronilla emerus L.,
Solanum dulcamara L., Calluna vulgaris Salisb. var. glabra Neilr., gele-
gentlich auch in der subvar. albiflora Hort. Auch Rhododendron ferrugi-
neum L. geht, namentlich an schattigen Stellen, bis auf den Talboden
herunter, Bestandbildend tritt uns an trockenen Abhängen bis gegen
1600 m in grosser Menge Sarothamnus scoparius (L.) Wimmer entgegen,
und von den buschigen Felsen leuchtel, meist an unzugänglicher Stelle,
der Goldregen herab. Hie und da findet sich Lonicera æylosteum L., in
grösserer Höhe auch Lonicera cerulea L.
Auf. der Nordabdachung der Berge, namentlich längs der Schluchten,
werden grosse Flächen von Alnus alnobetula (Ehrh.) Hart. bedeckt, meist
in Begleitung von Rhododendron ferrugineum L.
Im Nadelwald herrscht namentlich die Lärche und die Rottanne,
während die Weisstanne nur mehr vereinzelt auftritt. Erstere beiden
bilden sehr selten reine Bestände, sondern treten meist gemischt auf,
doch ist ein Dominieren der Tannen auf den Nordhalden, namentlich in
den unteren Partien, nicht zu verkennen, während auf den trockenen
Südabhängen, sowie in grösseren Höhen die Lärche überwiegt. Im Como-
lognotal ist, wo der Nadelwald auf der Südabdachung überhaupt vor-
handen, derselbe so licht, dass man ihn unbedenklich als Weidewaldung
bezeichnen kann, wenn nicht Callunaheide und Juniperus communis L.
das Auftreten von krautarligen Pflanzen verunmöglicht, was auf grossen
Strecken der Fall ist. Das gleiche trifft auf der Nordabdachung mit der
als Unterholz auftretenden Alpenrose zu. |
Als Begleiter der Wälder, vornehmlich der Buschwälder, finden sich
folgene Pflanzen vor: Athyrium filix femina (L.) Roth findet sich überall
im Laub- und Nadelwald in diversen Varietäten, deren slärkst entwickelte
die var. multidentatum Doell ist. Auch Aspidium filix mas ist sehr häufig,
meist in der var. deorsolobatum Milde. Etwas seltener treffen wir Aspi-
dium montanum (Vogler) Aschers., meist im Laubwald, während Aspidium
spinulosum (Lam.) Sw. deutlich den Tannenwald bevorzugt. Die meisten
Exemplare der Art gehören zur ssp. A. dilatatum (Sm.) Sw., indes
kommen auch Uebergänge zur ssp. A. euspinulosum Aschers., sowie diese
selbst vor. Diese Farne traf ich im ganzen Gebiete der Wälder bis zur
Baumgrenze, die hier relativ niedrig liegt und selten bis zu 2000 m geht,
sondern meist schon in ca. 1900 m Höhe sich findet.
Da und dort treffen wir Polypodium vulgare L. var, commune Milde,
etwa auch die subvar. rolundatum Milde. In der Kastanienregion treffen
wir hie und da Blechnum spicant (L.) With., der auffallenderweise in
grösserer Höhe fehlt.
906 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
In den Sarolhamnusbeständen tritt regelmässig und in ungeheurer
Menge Pieridium aquilinum (L.) Kuhn auf. An feuchten Stellen der
untersten Region finden sich noch Bestände von Osmunda regalis L.
Lycopodium selago L., und L. annotinum L. treffen wir nicht selten im
Tannenwald, während L. clavatum L. und L. alpinum L. ihre Verbreitung
in der Region der freien Alpenrosenbestände aufweisen.
Von Gramineen (reifen wir im Buschwalde Andropogon gryllus L.
in den untern Regionen, ebenso Sieglingia decumbens (L.) Bernh.,
Festuca ovina L. ssp. F. capillata (Lam.) Hack., Brachypodium pinnatum
(L.) Pal. und Brachypodium silvaticum (Huds.) R. und S., in Alpenrosen-
gebüsch Deschampsia flezuosa (L.) Trin.
Von Cyperaceen begegnen uns in dieser Formation Carex remota L.
var. subloliacea Schur, C. umbrosa Host, C. pilulifera L. (nicht häufig),
C. digitata L., C. ornithopus Willd. und C. silvatica Huds.
Nicht gerade häufig sehen wir Luzula pilosa (L.) Willd., dagegen sehr
häufig L. nemorosa (Poll.) E. Mey.. etwas seltener, aber mit Alpenrosen
bis auf die Berggipfei aufsteigend, Luzula silvatica Huds. An buschigen
Felsen finden wir Allium sphærocephalum L., Lilium bulbiferum L., ssp.
L. eroceum Chaix, im lichten Buchenwalde Majanthemum bifolium (L.)
F. W. Schmidt, Sireptopus amplexifolius (L.) Mich., Polygonatum verticil-
latum (L.) All., P. officinale All. und Convallaria majalis L., Orchis
masculus L., O. maculatus L., Platanthera bifolia (L.) Rchb. und Listera
ovata (L.) R. Br.
Durchs Gebüsch rankt sich Humulus lupulus L., auf einer Linde
schmarotzte Viscum album L. var. platyspermum Rob. Keller, in den
untern Lagen fand ich in Buschhalden T'hesium linifolium Schrank, höher
oben vertreten durch Th. alpinum L. var. tenuifolium Saut., und durch
Brombeergestrüpp klettert Polyonum dumetorum L.; ziemlich häufig
begegnet uns Dianihus Sequieri Vill. im Corylusgebüsch, während sich
als konstanter Erlenbegleiter Stellaria nemorum L., ssp. St. montana
(Pierrat) Murb. einstellt. (Letztere in der ssp. neu für Tessin, findet sich
auch im Boscotale).
Im tiefen Schatten des Erlenbuschwaldes überzieht Möhringia muscosa
L. hie und da das Gestein mit ihren zarten Stengeln, und an etwas
lichtern, aber dennoch schattigen Stellen siedelt sich Actza spicata L.
an, wie auch Aconitum variegatum L. und A. lycoctonum L. In Corylus-
gebüsch trifft man gelegentlich eine Kolonie von Anemone hepatica L.,
an feucht-schattigen Orten die weissen Blütensträusse von Aruncus sil-
vester Kosteletzky. In den untern Regionen, wie oberhalb Cavigliano,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIYERSITÆT ZURICH. XXXIT. 907
wächst im felsigen Buschwald stellenweise Glematis recta L., häufiger
das prächtige Geranium sanguineum L. Hie und da findet sich ein Hype-
ricum montanum L., im untersten Teile des Tales Cistus salvifolius L.
Meist im Buschwald, aber auch im Laub-Hochwalde findet sich Viola sil-
vestris Rehb., V. Riviniana Rchb., V. montana L., gelegentlich ein Bastard
der leiztern, endlich V. canina L. und hie und da der Bastard V. canına
x montana. Daphne mezereum L. wächst schon in den untersten
Regionen, begegnet uns aber auch noch auf hochalpinen Standorten in
Geröllhalden.
In dem miltleren Teile des Tales treffen wir in buschigen Gräben oder
an feuchten Felsen überall auf Eptilobium collinum Gmel. in diversen
Formen, im schaltig-feuchten Erlenwald fristen Crcæa lutetiana L. und
C. alpina L. ihr Dasein, und an den Stämmen und Felsen rankt der
Epheu empor. Nicht gerade ausgesprochene Waldpflanzen, doch gerne
den Schalten aufsuchend, sind die allgegenwärlige Astrantia minor L.
und das ebenfalls häufige Chærophyllum hirsutum L. zu nennen, letzteres
auch in der sellenern ssp. Ch. elegans (Schleich.) Brig. auftretend. Im
unlern Onsernone begegnete ich hie und da Peucedanum oreoselinum (L.)
Mönch und bis zu 2 m hohen Exemplaren von P. cervaria (L.) Guss.
Ausgesprochene Nadelwaldpflanzen sind Pirola media Sw. und Pirola
secunda L., während P. minor L. in der Regel die Alpenrosenbestände
bewohnt. In einem Buchenwäldchen bei Fenaio fand ich bis jetzt als
einzigen Humusschmarotzer Monotropa hypopitys L. var. hirsuta Roth.
Sehr häufig von der Tiefe bis in die alpine Region ist Vaceinium myrtillus
L. und V. vitis idea L., höher oben dann vertreten durch V. wliginosum
L. An den Waldrändern der montanen Region wird Lysimachia vulgaris
L., sowie auch Gentiana asclepiadea L. var. pectinata Wartmann und
Schlatter angetroffen, in einer feuchten Bachschlucht im Ufergebüsch
nicht selten Impatiens noli taugere L. in grossen Kolonien.
Auf trockenen Buschhalden begegnet uns überall Vincetoxicum offici-
nale Mönch. Das einzige Exemplar, das ich sammelte, gehört zur var.
puberulum Beck. In den Sarothamnusbüschen lebt gelegentlich als
Schmarotzer Cuscuta epithymum Murr in einer sehr üppigen Form. Häufig
begegnet uns auch in den Buschhalden Teucrium scorodonia L., Melittis
mehssophyllum L. und der grossblülige Galeopsis pubescens Bess., var.
pubescens Metsch. Sporadisch tritt unter den typisch dunkelpurpurn
gefärbten Blüten auch etwa ein Exemplar mit blass rosa gefärbten
Corollen auf, auch fand ich bei Ponte oscuro Exemplare mit gelbem
Kronsaum und rôtlichem Schlunde.
LEA
908 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e ser.) 1906
Sehr häufig ist an gleicher Stelle Galeopsis tetrahit L. var. silvestris
Schlecht. in allen möglichen Farbenvariationen, während das anderwärts
so häufige Lamium galeobdolon Crantz nur sehr vereinzelt gefunden
wurde.
In den Gebüschen längs der Strasse begegnen wir überall dem xero-
philen Stachys rectus L. ssp. rectus Brig. var. stenophyllus Briq., an
schattigen Orten der Salvia glutinosa L. Hie und da findet sich Satureia
calamintha (L.) Scheele ssp. S. silvatica (Bromf.) Brig. und zwischen
Russo und Mosogno traf ich in einem Rubusgestrüpp Mentha viridis L.
var. piperella Ley. und Court., während an feuchten Grabenrändern
hie. und da eine Kolonie von Mentha longifolia Huds. oder Scrofularia
nodosa L. angetroffen wurde.
Als weilere Bestandleile der Waldflora seien noch erwähnt Digitalis
ambigua Murr., oft mit etwas rötlichen Blüten, D. lutea L., Melampyrum
pratense L., oft mächtig entwickelte Formen, in höhern Lagen M. silva-
ticum L., das am Monzelumo in Alpenrosengebüsch noch über 1900 m
vorkommt. Euphrasia lutea L. findet sich oberhalb Cavigliano an einem
Waldrand in Riesenexemplaren von annähernd 1 m Höhe. Im Buchen-
wald finden wir nicht selten Asperula odorata L., in Gebüsch des untern
Teiles des Onsernone häufig Jasione montana L. var. glabra Petermann
und Phyteuma corniculatum Gaud. ssp. Ph. Scheuchzeri (All.) Gaud. Auch
Campanula barbata L. zählt mit zur Waldflora, und zwar findet sie sich
hier in grossen, reichblütigen Exemplaren, 700 m hoch und noch tiefer.
Von Compositen seien genannt: Eupatorium cannabinum L., Solidago
virga-aurea L., Aster linosyris (L.) Bernh. (nur in den untersten Lagen),
Inula squarrosa (L.) Bernh., Achillea macrophylla L. im höhern Alpen-
erlenwalde, Gnaphalium silvaticum L. an trockenen Buschhalden, ebenso
Artemisia campestris L., Carlina acaulis L. var. caulescens Lam.. Carlina
vulgaris L., Arktium minus (Hill.) Bernh., A. tomentosum Mill., Carduus
defloratus L. var. rhæticus DC., Cirsium silvaticum Tausch, Serratula
tinctoria L., Prenanthes purpurea L. var. tenuifolia L., Hieracium umbel-
latum L. und diverse noch nicht bestimmte Hieracien.
In feuchten Waldschluchten stossen wir auf Senecio Fuchsii Gmel.,
Mulgedium alpinum (L.) Less., Crepis paludosa (L.) Mönch, sowie Prenan-
thes purpurea L. in typischer, breitblättriger Form.
Nachdem in Vorstehendem ein kurzer Ueberblick über die reichhaltige
Waldflora gegeben wurde, will ich dazu übergehen, die Wiesenflora
kurz zu charakterisieren. Dabei nehme ich eine allerdings nicht streng
durchzuführende Scheidung dieser vor in:
BEER? ir
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXI. 909
1. Flora der Fettwiesen und mässig feuchten Abhänge.
2, Flora der Magerwiesen, trockenen Raine und Wegrän-
der etc.
3. Flora der sumpfigen Orte, wie Sumpfwiesen, quellige Stellen
der Fettwiesen, Gräben und Grabenränder elc.
Natürlich könnten dadurch diverse Pflanzen an verschiedener Stelle
mehrmals aufgeführt werden, was ich jedoch tunlichst zu vermeiden
suche, indem ich bei der Aufführung die betreffenden Pflanzen an der
Stelle nenne, wo sie am häufigsten auftreten, und gelegentlich auch auf
ihr Vorkommen an andern Stellen hinweise, ohne bei der betreffenden
Abteilung noch einmal darauf zurückzukommen.
Die Fettwiesen zeigen im grossen Ganzen trotz der beträchtlichen
Höhenunterschiede, in denen sie vorkommen, eine ziemlich einheitliche
Fiora, namentlich was die dominierenden Arten anbelangt. Dagegen
treten auch hier auf engem Raume nicht selten beträchtliche Unter-
schiede in ihrer Pflanzendecke zu Tage, die zurückzuführen sind auf
Wechsel der Feuchtigkeit des Bodens, geneigte oder ebene Lage, Expo-
sition zur Bestrahlung, Nähe oder grössere Entfernung beschattender
Objekte, wie Felsen oder Baumwuchs. Namentlich die letztern beiden
Faktoren ermöglichen auch Pflanzen, die bei der Waldflora schon genannt
wurden, ein Vorkommen auf der Wiese. Auch die Grösse der Rasenplätze
ist nicht ohne Einfluss auf ihren Bestand, und es lässt sich bei kleinen
Rasenflächen oft eine scharfe Trennung von der Flora des Buschwaldes
einerseits, sowie der Felsflora anderseits, nicht durchführen. Das Bild der
Wiesenflora, wie ich es zu entwerfen gedenke, stützt sich hauptsächlich
auf Beobachtungen in der Nähe von Crana, Vocaglia, Comologno und
Gresso, ist aber auch für andere Teile des Gebieles ziemlich zutreffend.
Gegenüber den Wiesen der Ebene macht sich im Bestand der Wiesen
relative Armut an Gramineen und entsprechendes Vorherrschen saftiger
Wiesenkräuter bemerkbar. Cyperaceen treten, selbst an nassen Orten,
fast völlig in den Hintergrund.
Von Farnen sind in dieser Formation etwa zu nennen die an schat-
ligen Stellen wachsenden Athyrien, sowie gelegentlich eine Kolonie von
Aspidium montanum. Ferner ist zu erwähnen das in kleinen Rasenflächen
des Buschwaldes auftretende und hier für die Schweiz zuerst nachge-
wiesene Botrychium matricariæ Spr., welche Seltenheit ich zwischen
Ponte oscuro und Gresso am Strassenbord auffand. Auf allen Wiesen
häufig ist Anthoxantum odoratum L., var. glabrescens Celak. subvar.
silvalicum A. und G. Vereinzelt treffen wir Phleum alpinum L. und nicht
BULLETIN DE L’HERBIER BOJSSIER, n0 Al, 31 octobre 1906. 59
ER.
910 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906
selten Agrostis alba L. var. genuina (Schur) A. und G., sowie A. vulgaris
With. var. genuina Schur.
An etwas feuchten Orten wächst das steif aufstrebende Galamagrostis
arundinacea (L.) Roth. Sehr häufig, oft bestandbildend, ist Holcus lanatus
L., ebenso Trisetum flavescens (L.) Pal. var. glabratum Aschers. Auch
seine behaarte Form, var. villosum Fiek subvar. lutescens (Rchh.)
Aschers. wurde angetroffen. Auf „sauern‘ Wiesen findet sich nicht selten
Molinia cerulea (L.) Mönch var. genuina A. und G., oft über 1 m hoch.
An düngerreichen Orten dominiert Dactylis glomerata L. Hie und da
treffen wir auch Poa alpina L. in der Tiefe, und zwar die mastige var.
typica Beck. subvar. divaricata Schur. Häufig sind Cynosurus cristatus L.,
Poa trivialis L. var. pallescens Stebler und Yolkart, sowie P. pratensis L.
var. vulgaris Gaud. subvar. anceps Gaud., letztere nicht selten mit
Epichloë typhina Tul. behaftet. Massenhaft beteiligt sich auch Bromus
hordaceus L. und an etwas trockenen Stellen Lolium perenne L. Auf
Uebergängen zur Magerwiese findet sich Luzula campestris (L.) DC. var.
multiflora (Ehrh.) Gelak. Nach der Heuernte erheben sich an sehr fetten
Stellen massenhaft die zarten Blüten von Colchicum alpinum DC.
welches das vollständig fehlende C. autumnale hier vertritt. In unge-
heurer Menge wächst z. B. auf den Wiesen von Crana und Urarzo Para-
disia liliastrum (L.) Bert., die Wiesen zur Blütezeit in ein schneeweisses
Gewand kleidend. An etwas trockeneren Stellen wird die Trichterlilie
abgelöst von Anthericus Iiliago L., der bis zur alpinen Region aufsteigt.
Auffallend ist das z. B. bei Le Bolle, La Costa in der Nähe von Crana gar
nicht selten als Wiesenpflanze auftretende Lilium bulbiferum L. ssp.
L. eroceum Chaix.
Von Orchideen findet sich ziemlich häufig Orchis coriophorus L.,
elwa auch in der var. fragrans Gren. et Godr. oder wenigstens Annähe-
rungsformen dazu. Nicht häufig begegnen wir O. ustulatus L. und
O. masculus L. Serapias longipetala (Ten.) Poll., in der untern Partie des
Tales nicht gerade selten, traf ich noch in einem einzelnen Exemplar
hinter Ponte oscuro, in Gesellschaft der überall häufigen Gymnadenia
conopea (L.) R. Br. Auf einer Waldwiese unter Crana fand ich schon bei
800 m Höhe Gymnadenia albida (L.) Rich. neben Platanthera bifolia (L.)
Rehb. und Listera ovata (L.) R. Br.
Massenhaft findet sich an reichlich gedüngten Orten, vorzugsweise an
etwas schattiger Stelle, Polygonum bistorta L., meist in Gesellschaft von
Melandryum silvestre (Schrank) Röhling und M. album (Mill.) Garcke.
Bei Mosogno ist auch der Bastard der letztern beiden anzutreffen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXIL 911
An schattigen Stellen finden wir etwa Stellaria graminea L., auch etwa
die grösser blühende var. Dilleniana Mönch.
An feuchten Stellen begegnen wir Trollius europens L. var. napelli-
folius Hegetschw., auch sehr häufig Ranunculus acer L., während
R. bulbosus L. mehr trockene Orte bewohnt. Bei Gresso traf ich Thalic-
irum minus L. var. Jacquinianum Koch, ebenso Th. minus L. ssp. Th.
saxatile D. C. Im Halbschatten der Bäume findet sich an grasigen Ab-
hängen häufig Alchimilla pratensis Schmidt var. vulgaris (Buser) Briq.
Schon im Talboden begegnen wir neben typischem Trifolium pratense
L. dessen var. nivale Sieber, Trifolium repens L., T. minus Sm. und
T. procumbens L. var. majus Koch. Auch Lotus corniculatus L. ist hier
anzuführen. Häufig im Halbschatten ist Geranium silvaticum L., etwas
seltener an sonnigen Stellen G. pyrenaicum L. Nicht sehr häufig, aber
auch nicht selten treffen wir Viola tricolor L. ssp. V. alpestris (DC.)
Wittr., während die zierliche Astrantia minor nirgends fehlt, namentlich
im Schatten der Bäume,
Ebenso häufig ist Chærophyllum hirsutum L., dagegen kommt
Anthriscus silvestris Hoffm. ssp. A. eusilvestris Brig. var. alpina (Vill.)
Brig. nur sporadisch vor, wie auch Peucedanum ostruthium (L.) Koch.
Auf feuchten Wiesen treffen wir gelegentlich Gentiana asclepiadea L.
var. cruciata Wartmann und Schlatter. Häufig ist auch Brunella vulgaris
L., ebenso B. grandiflora (L.) Jacq.; hie und da trifft man auch den
Bastard derselben. 7
Fast überall findet sich Stackys officinalis (L.) Trev., Satureia clinopo-
dium (Spenn.) Caruel und S. alpina (L.) Scheele, Veronica chamædrys L.,
Euphrasia Rostkoviana Hayne, etwas selten Æ. montana Jord. In allen
Wiesen treffen wir Aleciorolophus hirsutus (Lam.) All. ssp. A. medius
Slern., ganz sporadisch Orobanche minor Sutton. Plantago lanceolata L.
geht an trockenen Standorten in die var. capitata Ten. über.
An feuchten Stellen treffen wir Succisa pratensis Mönch, an etwas
trockeneren Stellen überall Scabiosa columbaria L. in prächtig gross-
blüliger, oft stark ins Rôtliche spielender Form.
Auch Galium rubrum L. var, genuinum Briq. findet sich gelegentlich
in Fetiwiesen, jedoch seltener, dafür aber in einer sehr kräftigen Form,
die sich durch an den Kanten stachelig-rauhe Stengel auszeichnet.
Massenhaft kommt Phyleuma betonicifolium Will. var. lanceolatum
R. Schulz vor, etwas seltener seine {typische Form. Bei La Costa fand sich
auch ein Exemplär der var. mit vollkommen weissen Blüten.
Nicht selten treffen wir kräftig entwickelte Exemplare von Campanula
912 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
barbata L., sowie C. rotundifolia L. In grosser Menge kommt Chrysan-
themum leucanthemum L. vor, und zwar in diversen Varietäten, vor
denen ich folgende sammelte: var. lanceolatum Pers. f. lineare Peter-
mann, var. montanum L. (häufig), var. pinnatifidum Rap. und Ueber-
gänge zwischen dieser und var. montanum L.
Seltener treffen wir in der Fettwiese, z. B. bei Erlongo, Chrysanthe-
mum heterophyllum Willd., überall dagegen von der montanen bis zur
alpinen Region die goldgelben Köpfe von Arnica montana L. Carlin«
acaulis L. kommt in der Fettwiese an trockenen Stellen in der bis 40 em
hohen var. caulescens Lam. vor, während der Typus die kurzrasigen
Weiden bewohnt. Nicht selten beobachtete ich Centaurea dubia Suter in
den untern, C. plumosa (Lam.) Kern in den obern Mähwiesen.
In der Nähe der Ortschaften findet man auch häufig Hypocheris radi-
cata L., in grösserer Höhe dagegen H. uniflora Vill. H. maculata L. fand
ich bis jetzt nur ausserhalb des Gebietes im Pedemonte. Sehr häufig und
in der Regel in üppigen Exemplaren begegnet uns Leontodon hispidus L.
vorzugsweise die var. genuinus Gremli, doch auch nicht selten die var.
hastilis L. Auch Taraxacum officinale Weber fehlt nicht, wenn es auch
nicht gerade in dominierender Menge auftritt. Als Vertreter der Gatlung
Crepis seien erwähnt Crepis alpestris (Jacq.) Tausch, Crepis conyzifoliæ
(Gouan) Dalla Torre var. eglandulosa Zapel, beide nicht häufig, massen-
haft dagegen C. virens L. Den Schluss dieser Reihe bilden wieder einige
Hieracien, die aber noch der Bestimmung harren.
Zur Vervollständigung des Bildes der Wiesenflora seien nun in Kürze
die Bestandleile der Pflanzendecke der wenig oder nicht gedüngten
Rasenplätze aufgezählt: Typen der Fettwiesen finden sich hier ziem-
lich häufig wieder ein, jedoch meist in andern Varietäten oder weniger
üppig entwickelten Formen. Dagegen treffen wir eine ganze Reihe vor
charakteristischen Pflanzen an, die den Fetiwiesen durchaus fehlen.
Farne suchen wir an diesen Lokalitäten vergeblich, es sei denn dass
sich einzelne Exemplare aus den schon besprochenen Formalionen ar
die ihnen wenig zusagenden Stellen verirren und hier ein kümmerliches
Dasein fristen, wie z. B. das unterirdisch weithin kriechende Pteridium:
aquilinum (L.) Kuhn. Dagegen stellen sich ziemlich zahlreiche Gräser:
ein, jedoch meist schon bei den Fettwiesen besprochene Arten. Es
seien die folgenden hier genannt : Andropogon gryllus L., Panicum
sanguinale L., Anthoxanthum odoratum L., Phleum alpinum L., Agrostis
vulgaris With., Aera caryophyllæa L. (Hauptsächlich in der untern
Region), Cynodon dactylon (L.) Pers., die stellenweise massenhaft auf-
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 913
tretende Poa bulbosa L., Poa pratensis L. var. vulgaris Gaud., Festuca
ovina L. ssp. F. duriuscula (L.) Koch, F. rubra L. var. fallax (Thuill.)
Hack., Lolium perenne L. etc.
Nicht selten findet sich auch Lilium bulbiferum L. ssp. L. croceum
Chaix, hie und da Muscari comosum (L.) Mill., Thesium alpinum L. var.
Iypicum Beck. und var. tenuifolium Saut.
An schwach berasten Stellen füllt die Lücken, massenhaft vorkommend,
Aumex acetosella L., nicht selten in der var. multifida (L.) DC. Bei Russo
fand ich ein einziges, niedriges Exemplar von Viscaria vulgaris Röhling.
Stellenweise häufig, so bei Berzona, ist Tunica prolifera (L.) Scop. nicht
selten auch Dianihus carthusianorum L. und D. vaginatus Chaix, überall
Ranunculus bulbosus L.
In der Nähe des Buschwaldes treffen wir gelegentlich Trifolium
medium L., an den Strassenböschungen nicht selten 7. arvense L. Lotus
corniculatus L. wilt in der var. pilosus Gremli auf, Vicia angustifolia All.
typisch und häufig in der var. Bobartü Forst. Polygala vulgare L. finden
wir in der var. pseudoalpestre Gren. häufiger aber in der ssp. P. comosum
Schkuhr var. pedemontanum Perr. et Song. Häufig begegnen wir dem
Helianthemum chamaæcistus Mill. ssp. A. nummularium (Mill.) Gross. var.
tomentosum (Scop.) Gross. Nicht selten findet sich Viola canina L. an der
Strassenböschung. Von Umbelliferen ist zu erwähnen Carum carvi L.
und Pimpinella saxifraga L. Auch Brunella vulgaris L. und B. grandi-
flora vertragen trockene, magere Standorte sehr gut, ebenso Satureia
clinopodium (Spenn.) Caruel und S. alpina (L.) Scheele.
Ihren typischen Standort haben hier diverse Variationen von Thymus
serphyllum L. wie ssp. Th. polytrichus (Kern.) Brig. var. carniolicus
(Borb.) Briq., Th. ovatus (Mill.) Brig. und ssp. Th. euserpyllum Brig. var.
spathulatum (Opiz) Brig. Hoch über den niedrigen Rasen erheben sich
die Blütensträusse von Verbascum thapsus L. und V. lychnitis L. Da und
dort bemerkt man die schlanke Aehre einer Veronika spicata L. oder ein
oft mächtig entwickeltes Exemplar von Euphrasia stricta Schleich. In
höhern Lagen ist nicht selten Alectorolophus patulus Stern. anzutreffen.
In Gesellschaft von Thymus finden wir, nicht gerade häufig, Orobanche
alba Steph. Plantago lanceolata L. sammeln wir an trockenen Stellen in
der var. capitata Ten. Auch Galium rubrum L. var. genuinum Briq. stellt
sich gelegentlich ein, sowie häufig Scabiosa columbaria L., in bedeutend
kleiner blühenden Exemplaren als auf der Fettwiese.
Nicht selten wächst auch Jasione montana L. var. glabra Petermann
ausserhalb des Gebüsches. Hie und da findet sich Ærigeron acer L., mit
914 - BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
seinen beiden ssp. E. acer L. und E. drebachiensis OÖ. F. Müller. An sehr
trockenen Stellen, namentlich der höheren Lagen treffen wir Antennariæ
dieca (L.) Gärtn. Im Sonnenschein erglänzt ab und zu eine Carlina
acaulis L., dicht dem Boden aufsitzend, und Leontodon hispidus L. trilt
in der stark eingeschnittenen var. hyposerioides Welw. auf. Den Schluss
bilden auch hier wieder einige Hieracien, die ich aus dem schon ange-
führten Grunde leider nicht aufzählen kann.
Das Gegenstück zu dem vorhin besprochenen Xerophytenverein bilden
die Pflanzen der Sumpfwiesen, Gräben, Grabenränder, Quell-
tümpel und grössern Wasserbecken. Infolge der starken Neigung
des Terrains sind solche Lokalitäten im Gebiete sehr spärlich vertreten
und immer von geringer Ausdehnung, namentlich in den untern Regio-
nen, während auf den Alpen hie und da grössere Sumpf- und Moorpartien
anzutreffen sind. Von grössern Wasserbecken findet sich im Onsernone
einzig der Laghetto di Salei, 1921 m hoch, ca. 150 m lang und höchstens
100 m breit, ferner drei noch kleinere Seen bei Cavegna, oberhalb Porca-
reccio. Letztere sind, wenigstens was höhere Pflanzen anbetrifft, vegeta-
tionslos, während im erstern eine einzige Blütenpflanze vegetiert, nämlich
in Menge Sparganium affine Schnitzl., das aber dem Gewässer einen
ganz eigenarligen Charakter verleiht. Die in einer Tiefe von 50 cm bis
im wurzelnden Pflanzen senden im Wasser ihre Stengel und Blätter
kerzengerade nach oben, an der Oberfläche fluten die bis 2 m langen
Blätter dann meist genau nach dem herrschenden Winde ausgerichtet.
Häufiger sind dagegen kleinere Sumpfstellen und Quelltümpel. Natür-
lich kann bei ihrer geringen Ausdehnung keine einzige Lokalität eine
reichere Artenzahl aufweisen, sondern die Pflanzen dieser Hygrophyten-
formation finden sich an den ihnen zusagenden Stellen äusserst zer-
streut vor.
Farne fehlen, ausgenommen etwa Aspidium phegopteris (L.) Baumg.,
das gelegentlich in der Nähe feuchter Felsen in einem Strassengraben zu
finden ist, oder Selaginella helvetica (L.) Link, welche ebenfalls zuweilen
solche Orte bewohnt. Ausser dem schon erwähnten Sparganium fand ich
im Val Fiumegna hinter Vergeletto in einem tiefen, sonnigen Quell-
tümpel eine ansehnliche Kolonie von Sparganium minimum Fries. Auf
einer Sumpfwiese unterhalb Grana traf ich Molinia cerulea (L.) Mönch
var. genuina A. und G. bestandbildend an, ebenso kräftige Exemplare
von Nardus stricta L. beide häufig besetzt von Claviceps microcephala
Wallr.
An und im Strassengraben, sowie an einem überfliessenden Brunnen
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXU. 915
bei Mosogno finden sich starke Kolonien von Cyperus flavescens L. Auf
den alpinen Wiesenmooren stellen sich Eriophorum vaginatum L., das
prächlige E. Scheuchzeri Hoppe, E. polystachyon L., Trichophorum cæs-
pitosum (L.) Hartm., ssp. T. austriacum Palla und T. alpinum (L.) Pers.
ein, letzieres auch an überrieselten Felsen bei Ponte oscuro. An eben-
solchem Standorte beobachtete ich an der Strasse oberhalb Cavigliano
eine starke Kolonie von Rhynchospora alba (L.) Vahl. In Quelltümpeln
sehen wir hie und da Carex leporina L. und Juncus conglomeratus L.,
im Sphagnelum eines kleinen Hochmoores auf Salei, ca. 1850 m hoch,
Carex stellulata Good., C. magellanica L. und C. pallescens L. var. alpes-
tris Schur. An überrieselten Felsen bei Ponte oscuro finden sich mit
dem schon erwähnten Trichophorum alpinum kräftige Horste von Carex
frigida All. Die Blälter der Pflanze sind länger als beim Typus, die Aehren
etwas schlanker und lockerer (var. debilis Favrat ?).
Ueberall an Strassengräben und in nassen Steinbrüchen wächst Juncus
bufonius L. in diversen Formen, wie z. B. f. typicus A. und G., f. parvi-
florus A. und G. und f. grandiflorus A. und G.
An sumpfigen Stellen der Fettwiesen zwischen Crana und Vocaglia
traf ich an mehreren Stellen Spiranthes æstivalis (Lam.) Rich. in Gesell-
schaft von ‘Parnassia palustris L., während in den feuchten Strassen-
gräben, zuweilen auch in Quelltümpeln, massenhaft Polygonum hydro-
piper L. vorkommt. Strassengräben bewohnt auch nicht gerade selten
Stellaria uliginosa Murr., an fetten Stellen oft in Gesellschaft von Mala-
chium aquaticum (L.) Fr. Unberaste Stellen der Grabenränder überzieht
zuweilen ein Polster von Sagina procumbens L.
In den Sumpfwiesen der montanen Region kommt nicht selten
Trollius europæns L. var. napellifolius Hegetschw. vor, etwa auch
Ranunculus aconitifolius L. ssp. R. platanifolius L.
Hie und da treffen wir im Strassengraben Nasturtium palustre (Leysser)
DC. var. erectum Brügger, zuweilen mit durch Milben deformierten Blatt-
stielen und Blütenständen. An schattigen Stellen geht Cardamine resedi-
folia L. tief hinab und findet sich gerne an überrieselten Felsen, wo ich
auch zweimal auf Drosera rotundi/olia L. stiess, die auch in einer Sumpf-
wiese unterhalb Crana angetroffen wurde. Nicht selten treffen wir auch
Potentilla silvestris Necker, z. T. in äusserst kräftig entwickelten Formen,
bis zu 40 cm hoch. Von Varietäten dieser Pflanze sind zu erwähnen var.
strictissima (Zimmeter) Beck und var. latiloba A. und G. An feuchten
Wiesenrainen findet sich nicht selten Linum catharticum L., an Strassen-
gräben und in feuchten Steinbrüchen hie und da Hypericum humifusum
916 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906
L. In einem Quelltümpel auf der Alp Ruscada begegnete mir Callitriche
palustris L. ssp. C. verna L., auf einer Sumpfwiese unter Crana, in
Gesellschaft von Drosera eine ansehnliche Kolonie von Viola palustris L.
Auch V. biflora L. findet sich in der Tiefe an sehr feuchten, schattigen
Stellen, meist unter Felsen. In allen Strassengräben des Comolognotales
treffen wir Epilobium collinum Gmel., hier meist in der üppigen f. elatius
Hausskn. Bei Mosogno fand ich an nassen Felsen ein einziges Exemplar
von Peucesanum palustre (L.) Mönch. Die Hochmoorbülten der Alpen
bewohnt in der Regel Vaccinium uliginosum L., das aber häufiger auf
trockenem Heideboden angetroffen wird. Auf den Sumpfwiesen der
montanen Region stellt sich Gentiana asclepiadea L. var. cruciata Wart-
mann und Schlatter ein. Meist an überrieselten Felsen vegetiert eine
auffallende Myosotis palustris L., nämlich die var. strigulosa Rchb.
Merkwürdigerweise fand ich im Gebiet, und zwar an 4 Standorten, nur
die weissblühende Farbenvariation der Pflanze, während die blaue
völlig fehlt. An einem überfliessenden Brunnen bei Mosogno findet sich
eine Kolonie von Zycopus europæus L., und in den Strassengräben ist
nicht selten Mentha arvensis L. var. pr&cox (Sole) Sm. anzutreffen, suwie
gelegentlich Gratiola officinalis L. und Veronica anagallıs L.. V. serpylli-
folia L. findet sich an solchen Orten in der var. nummularioides Lam.
An einem nassen, quelligen Abhang auf Urarzo findet man in Menge
Pinguicula vulgaris L. var. grandiflora (Lam.) Koch. In Strassengräben
bemerken wir hie und da Galium palustre L. var. typicum Beck, auf
Sumpfwiesen Succisa pratensis Mönch, sowie gelegentlich herabsteigende
Exemplare von Homogyne alpina (L.) Cass. Auch Carduus crispus L.
fl. albo und Grsium palustre (L.) Scop. wurde zuweilen angetroffen, und
an einer Stelle begegnele mir eine Kolonie von Crepis paludosa (L.)
Mönch.
So sehen wir auch in der Sumpfflora immerhin noch eine ziemliche
Mannigfaltigkeit der Arten, mit der aber infolge der eingangs erwähnten
Umstände die Individuenzahl der einzelnen Spezies nicht gleichen
Schritt hält.
Im Anschluss an die eben besprochene Florula sei nun noch die
Pflanzengesellschaft der trockenen Strasssenränder und
ungebaulen Orte kurz zusammengestellt. Wenn auch bei den meisten
dieser mehr oder weniger sandigen oder steinigen Orte die Pflanzenbe-
deckung sehr spärlich ist, so bietet sich doch, wenn man die ganze Länge
der Strasse berücksichtigt, eine bunt zusammengewürfelte Gruppe von
meist xerophilem Charakter dar. Z. T. sind es ganz eigentümliche Typen,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆ® ZURICH. XXXIL 917
deren Vorhandensein sich auf den längs der Strasse pulsierenden Verkehr
zurückführen lässt. So findet sich der Grossteil der — übrigens relativ
spärlichen — Ruderal- und Adventivflora längs der Strassenränder, und
es dürfte die eine oder andere der beobachteten Pflanzen bei spätern
Besuchen kaum mehr angetroffen werden, da sie eben bei der nächsten
Strassenreinigung verschwindet. Einige Repräsentanten der Adventiv-
flora fand ich überhaupt nur in einem einzigen Exemplar. In manchen
Fällen ist es nach den gemachten Beobachtungen übrigens zweifelhaft,
ob man die Pflanze zur einheimischen oder zur Adventivflora zu zählen
habe. Auch ist eine Anzahl von Arten, die ım untern Tessin und in der
Niederung überhaupt als einheimisch zu betrachten sind, für die Lokal-
flora des Onsernone sicher nur adventiv. Leider erlaubt mir aber die
noch ziemlich lückenhafte Beobachtungsreihe vorerst in dieser Frage
noch kein sicheres Urteil. Aus der Familie der Gräser finden sich neben
schon genannten Typen vorwiegend an solchen Lokalitäten Panicum
sanguinale L., Setaria ambigua Guss. und namentlich häufig S. viridis
(L.) Pal. var. reclinata (Vill.) Volkart. Alle drei finden sich auch als
Unkraut in Aeckern und Gärten vor. Eine typische Sandpflanze ist Aera
caryophyllea L., die namentlich im untern Onsernone an jedem Strassen-
rand zu finden ist, aber oberhalb Mosogno verschwindet. In der Nähe
letzierer Ortschaft findet sich an einer Stelle häufig Eragrostis pilosa
{L.) Pal., das ich sonst nirgends antraf. Auf der ganzen Länge der Strasse
begegnen wir nicht selten Poa bulbosa L. in ihrer viviparen Form, und
sehr häufig gehen auch Zwergformen von Juncus bufonius auf den
trockenen Sandboden der Strassenränder über. Ueberall treffen wir auch
die zarten Rispen von Rumex acetosella L., den niederliegenden Polygo-
num aviculare L. und P. persicaria L. an den Strassenrändern, an
steinigen Orten oder auch als Unkraut auf Kulturland. Weiter sind dieser
Gesellschaft anzureihen Portulaca oleracea L., Amarantus retroflexus L.
An Strassenrändern wachsen auch gerne Silene otites (L.) Sm. und die
häufigere S. nutans L., in der Regel auf Mauerköpfen.
Als adventiv ist für das Gebiet Vaccaria pyramidata Medic. zu be-
trachten, von der ich am Strassenrande zwei Exemplare beobachtete.
Ferner gehören hieher Spergula arvensis L. var. vulgaris Bönningh., das
nicht selten um Crana an Strassenrändern, häufiger aber in Aeckern an-
gelroffen wird. Ebenso begegnet uns Scleranthus annuus L. Spergularia
campestris (L.) Aschers. tritt in der typischen, behaarten Form und in
der var. glabrata Kabath. auf. In Steinhaufen oder auf Aeckern und
Gartenland findet sich auch etwa Fumaria officinalis L., an ungebauten
918 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Orten hie und da Arabis hirsuta (L.) Scop., oberhalb Spruga A. arcuata
Shuttlew. in den var. glabrata Gren. et Godr. und vestita Gremli.
An steinigen Orten finden sich nicht gerade selten Potentilla rupestris
L., P. argentea L., und an einem Standort bei Ponte oscuro die seltene
P. canescens Besser ssp. P. cana (Jordan) Schinz und Keller, eine jeden-
falls nicht hybride Zwischenform zwischen P. canescens und P. argentea,
die bisher nur im Wallis beobachtet wurde. Eine Charakterpflanze der
Strassenränder ist Trifolium arvense L., das sehr häufig vorkommt,
während T. resupinatum L., das ich in einem Exemplar bei Ponte
oscuro sammelte, der Florula adventiva zugezählt werden muss, sowie
der ebenfalls nur in einem Exemplar gefundene Scorpiurus subvillosa L.
Mehr oder minder ausgesprochene Ruderalpflanzen sind ferner einige
Vicia-Arten, wie V. hirsuta (L.) Koch, V. varia Host, die für Tessin neue
V. lutea L., V. angustifolia All. und V. sativa L. Mit Ausnahme der
V. angustifolia wurde von jeder nur je ein Standort beobachtet, die
Pflanzen dürften sich daher vielleicht nicht erhalten.
An ungebauten Orten begegnen uns ferner hie und da Geranium
pyrenaicum L., G. columbinum L., G. rotundifolia L. und @. pusillum L.
Unterhalb Crana traf ich am Wegrand verwildert Linum usitatissimum L.
var. crepitans Schübl. und Martens, der auch hie und da gebaut wird.
Als Gartenunkraut oder Pflanze ungebauter Orte findet sich häufig
Euphorbia peplus L. und E. helioscopia L., an steinigen, ammoniakhalti-
gen Stellen hie und da Malva neglecta Wallr. Verwildert findet sich bei
Crana die hohe, steif aufrechte Malva crispa L. An Strassenrändern und
auf Aeckern tritt uns Violor tricolor L. in der ssp. V. arvensis Murr ent-
gegen und Epilobium collinum Gmel. an trockenen, steinigen Orten in
der var. angustifolium Hausskn. Als verwildernde Gartenpflanze ist noch
Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm. zu erwähnen und an ungebautem Orte
bei Vocaglia fand ich Gaucalis daucoides L., das für Tessin neu sein
dürfte, aber vielleicht nur als Adventivpflanze aufzufassen ist. An
trockenen, heissen Stellen wachsen an den Strassenrändern hie und da
Kolonien von Galeopsis ladanum L., ssp. G. intermedia (Vill.) Brig. var.
intermedia (Vill.) Mutel, noch häufiger aber sind Mittelformen zwischen
der ssp. intermedia und der ssp. angustifolia (Ehrh.) Gaud. Fast überall
treffen wir die kleinen Formen von Galeopsis tetrahit L. var. præcox
(Jord.) Kap., seltener auch Zwergexemplare von G. pubescens Bess. an
den trockenen Strassenrändern ; oberhalb Cavigliano traf ich ein einziges
Exemplar von Linaria vulgaris Mill. an. Dort ist auch Scrofularia canina
L. nicht selten, dringt aber nicht weit ins Onsernone vor. Zuweilen
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXII. 919
begegnen wir auf der ganzen Länge der Strasse Veronica arvensis L.
und kleinern Exemplaren der Euphrasia stricta Schleich. Merk würdig
berührt uns das massenhafte Vorkommen von Galinsoga parviflora
Cav. an ungebauten Orten, namentlich aber als unausrottbares Unkraut
in Kartoffeläckern. Vielleicht hängt das Vorhandensein dieser Pflanze
mit der starken Auswanderung der Einwohner nach Amerika zusammen,
infolgedessen an ihre Verwandten in der Heimat eine grosse Zahl von
Sendungen zurückkommen, mit denen leicht Samen der Pflanze einge-
schleppt werden konnten.
Seltener treffen wir Erigeron canadensis L. an ebensolchen Stellen.
Auf dem Schutt einer Baustelle in Gresso fand ich ein Exemplar von
Chrysanthemum coronarium L., und auf einem Kieslagerplatz oberhalb
Cavigliano, sowie auf dem Strassenrand daselbst eine starke Kolonie von
Chondrilla juncea L.
Anschliessend an die Florula der Strassenränder will ich noch kurz
auf die typischen Mauerpflanzen eintreten. In der Hauptsache handelt
es sich um die meist xerophilen Bewohner der südlich exponierten
Strassenmauern. Den Hauptbestandteil dieser Florula bilden die typischen
Mauerfarne, wie Cystopteris, Woodsia, vor allem aber die Asplenien.
Erstere Gattung ist verlrelen durch C. fragilis Milde, ssp. C. eufragilis
A. und G. und bewohnt mit Vorliebe etwas feuchte Mauern, fehlt dagegen
auch an trockenen Stellen nicht völlig. An etwas überschatteten Stellen
findet sich Woodsia ilvensis Bab. ssp. W. alpina Gray. Nur im untern
Onsernone und bei Loco zum letzten Mal auftretend beobachtete ich
Asplenum ceterach L. Ueberall häufig ist A. trickomanes L. in diversen
Varietäten. Von auffallenden Formen dieser Pflanze sammelte ich ein
Exemplar mit fiederig geteilten Abschnitten (lusus incisum Moore), ferner
eine Kombination der var. microphyllum Milde mit lusus incisum
Moore: Fiedern sehr klein, entfernt stehend, bis fast zum Grunde ein-
geschnitten, fertil, doch Sori klein, Sporangien dagegen normal. Die erst-
genannte Form ist völlig steril.
Häufig begegnet uns auch A. septentrionale (L.) Hoffm. und nicht
sellen der Bastard A. germanicum Weiss var. alternifolium Wulf., sowie
A. adianthum nigrum L. ssp. A. adianthum nigrum Heufler ; etwas sel-
tener ist A. ruta muraria L., das eben Kalk vorzieht. Im Riale dei Mulini
zwischen Loco und Auressio sammelte ich kräftige Exemplare seiner
var. microphylium Wallr. Von weitern Farnen ist noch zu erwähnen
Polypodium vulgare L., meist in der var. commune Milde, zuweilen an
trockenen Stellen in der subvar. pygmæum Schur. Von Gramineen ver-
920 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sék.). 1906
dient einzig Cynodon dactylon (L.) Pers. als Mauerpflanze Erwähnung.
Hie und da finden wir im untern Teile Parietaria officinalis L. var. rami-
flora Mönch, die aber nicht über Loco hinaufgeht. Nicht gerade sellen
wächst in Mauerrilzen Rumex scutatus L., im obern Teile des Tales der
Typus, im untern häufiger die var. glaucus Jacq. Die Garyophyllaceen
sind vertreten durch Silene rupestris L. und S. otites (L.) Sm., sowie
Saponaria ocymoides L.
Auch Thalictrum minus L. ssp. saxatile DC. spriesst gelegentlich aus
einer Mauerritze. Typische Mauerpflanzen sind sodann die Sedumarten,
von den folgende vorgefunden wurden : S. maximum (L.) Suter,
S. annuum L., S. mite Gilib., S. acre L., S. dasyphyllum L. und S. reflexum
L. var. rupestre L. Auch nicht gerade selten findet sich auf einem
Mauerkopfe Sempervivum tectorum L.
Gelegentlich finden sich die typischen Felspflanzen Saxi/raga coty-
ledon L. und Poientilla rupestris L., auch in Mauerrilzen, nicht selten
Oxalis corniculata L., jedoch vorzugsweise in dem untern Onsernone.
Hie und da schmückt die Mauern auch Viola canina L., die sich sehr gut
an trockene Standorte anpasst.
In Crana beobachiete ich an Wiesenmauern auch elwa Pünpinella
saxifraga L., sowie ein mächliges, 1,5 m hohes Exemplar von Aethusa
cynapium L. var. elata Frivaläsky. Auch das einzige Exemplar von Fœni-
culum vulgare L., das ich beobachtete, stand in einer Mauerritze, sowie
in Russo einige Exemplare von Satureia hortensis L.
Mauerpflanzen sind gelegentlich auch gewisse Varietäten von Thymus
serpyllum L., wie Th. ovatus (Mill.) Brig. var. ovatus (Mill.) Brig. oder
Th. euserpyllum Brig. var. spathulatum (Opiz) Brig. Hie und da überzieht
die zierliche Linaria cymbalaria (L.) Mill. das Gestein der Mauern, oder
es hängt von einem Mauerkopfe heruntier der feinrispige Blütenstand
eines Galium mollugo L. ssp. G. dumetorum (Jord.) H. Braun.
im untern Teile des Tales findet sich auch etwa die felsbewohnende
Phyleuma corniculatum Gaud. ssp. Ph. Scheuchzeri (All.) Gaud. var.
vulgare auf Mauern ein, sowie etwa Artemisia absynihium L., Tanacetum
vulgare L., letzterer als Gartenflüchtling. Schliesslich wurden noch
beobachtet Carduus defloratus L. var. rhæticus DC. und Lampsana com-
munis L., sowie einige Hieracien, deren Mehrzahl jedoch der Felsflora
angehört.
Die Felsflora des Onsernone lässt sich ziemlich scharf in zwei
Gruppen einteilen, nämlich : 1. die xerophytischen Bewohner der dem
direkten Sonnenlicht ausgeselzten, nach Süden abfallenden Felswände
: 5
à % 7
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXIIL. 921
und 2. die meist hygrophile Flora der schatligen, nach Norden gewen-
deten Felsabhänge. Die Exposition zur Bestrahlung kommt bei keiner
Formation in der Pflanzenbedeckung so deutlich zum Ausdruck, am
ehesten noch bei der Flora der Geröllhalden, die übrigens mil der reinen
Velsflora sehr grosse Aehnlichkeit zeigt. Die erste Gruppe der Felsflora
weist auch eine Reihe von Typen auf, die schon bei Besprechung der
Flora des Buschwaldes, sowie der Mauerflora erwähnt wurden, während
die zweite Gruppe nicht ganz scharf von der Flora der sumpfigen Orte
zu (rennen ist.
An schattigen Felsen begegnen wir häufig den zarten Wedeln von
Cystopteris fragilis Milde, ssp. C. eufragilis A. und G., nicht selien in
Gesellschaft von Aspidium phegopteris (L.) Baumg. Auch Woodsia
ilvensis Bab. ssp. W. alpina Gray stellt sich etwa ein, scheut aber ziem-
liche Trockenheit nicht. Sodann schliessen sich in den untern und mitt-
lern Regionen die Asplenien an, von welchen zu den schon bei der
Mauerflora genannten an schalligen Stellen noch A. viride Huds. kommt,
das aber relativ selten ist. Fast mehr auf Felsen als auf Mauern findet
sich A. septentrionale (L.) Hoffm. Auch die typische Geröllpflanze Allo-
surus crispus (L.) Bernh. findet sich gelegentlich auf Felsen, und über
feuchte Felswände webt Selaginella helvetica (L.) Link einen moosartigen
Ueberzug. Auf trockenen, exponierten Felsen wächst bis zu den höchsten
Stellen die zierliche Agrostis rupestris All., zuweilen mit Poa minor
Gaud. Häufig, namentlich in den untern Partien, ist Festuca ovina L.
ssp. F. duriuscula (L.) Koch. Eine ausgesprochene Felspflanze ist Juncus
trifidus L. var. vaginatus Neilr., der an schattigen Stellen auch etwa in
der armblüligen f. uniflorus Tausch angetroffen wird. Die heissen Felsen
der untern Region bewohnen Allium sphærocephalum L., A. senescens L.,
das aber auch grössere Höhen nicht scheut, sowie das stolze Lilium
bulbiferum L. ssp. L. croceum Chaix. Auf den höchsten Felsbändern trifft
man in der Regel an nicht zu trockenen Stellen Lloydia serotina (L.)
Salisb. Hauptsächlich in der Tiefe findet sich Rumex scutatus L. var.
glaucus Jacq., höher oben und an mehr schattigen Orten der Typus der
Art. Nicht selten erfreuen das Auge die zarten Blüten von Silene rupes-
ris L., und an heissen Felsen bei Loco fand ich an zwei Stellen die
seltene Mönchia mantica (L.) Bartl. In den Felsspalten der Berggipfel
wurzeln in der Regel Alsine sedoides (L.) Kittel und A. verna (L.) Wahln.
var. diffusa (Gaud) Brig. An sehr trockenem Standorte an der Creste ob
Comologno fand ich bei 2000 m ein einziges Exemplar von Draba dubia
Suter. Typische Felspflanzen sind auch Sedum maximum (L.) Suter in
922 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
der untern, S. roseum (L.) Scop. in der obern Region, sowie in der
ganzen Höhenregion Sempervivum montanum L. zuweilen mit dem Para-
siten Endophyllum sempervivi Albert. und Schweinf.
Etwas weniger hoch geht 8. {ectorum L., sowie das seltenere S. alpi-
num Griseb. und Schenk. Auf den höchsten Gräten des Rosso di Ribbia
findet sich Saxifraga retusa Gouan, massenhaft auch am rauhen Nord-
ostabhang der Corlonga und auf der Passhöhe zwischen der Alp Cranello
und Pianaccio. Die gleichen Standorte teilen Saxifraga aizoon L. var.
brevifolia Engler und S. aspera L. var. bryoides L. Erstere findet sich im
Gebiete auffallend selten, und die letztere an tiefern Standorten in der
Regel in typischer Form. :
Etwas schattige Felsen bewohnt in der Tiefe S. cuneifolia L., in
grösserer Höhe S. Seguierii Spreng., S. moschata Wulf. var. compacta
M. und K. und S. exarata \Vill. In der untern Region ist sehr häufig
Potentilla rupestris L. anzutreffen, seltener P. argentea L. und bei Ponte
oscuro P. canescens Besser ssp. P. cana (Jord.) Schinz und Keller.
Auch Alchimilla eualpina A. und G. var. saxatilis (Buser) Brig. und
var. subsericea (Reuler) Focke sind als Felspflanzen zu erwähnen, sowie
gelegentlich auch Polygala chamebuxus L. An sehr heissen Standorlen
im untersten Teile des Gebietes findet sich Cistus salvifolius L., an
feucht-schattigen Felsen namentlich der obern Regionen ziemlich häufig
Viola biflora L. Von 2000 m aufwärts begegnen wir auf den Felsbändern
nicht gerade selten dem eigenartigen Bupleurum stellatum L., während
Primula viscosa von ebensolcher Höhe bis zum Talboden herabsteigt.
Einer der extremsten Xerophyten des Gebietes ist Androsace imbricata
Lam., die nur an den trockensten Felsen, meist an vor Regen völlig
geschützten überhängenden Orten, ihre dichten Polster aus den Fels-
ritzen hervordrängt. In der Tiefe treffen wir häufig Stachys rectus L.
var. stenophyllus Briq., zuweilen einige Varietäten von Thymus serpyllum
L., von denen namentlich die ssp. Th. polytrichus (Kern.) Briq. var. car-
miolicus (Borb.) Brig. Erwähnung verdient. In grösserer Höhe wird die
Art vertreten durch diverse Varietäten der ssp. Th. alpestris (Tausch)
Brig. An etwas feuchtem Standort finden wir Valeriana tripteris L.,
zuweilen in der var. intermedia Koch, die manchmal der an trockenen
Stellen vorkommenden V. montana L. täuschend ähnlich sieht. In den
untern Partien ist häufig Phyteuma corniculatum Gaud., ssp. Ph. Scheuch-
zeri (All.) Gaud.
Hie und da, jedoch nicht häufig, zieren die Felsspalten Rasen von
Campanula cochlearüfolia Lam. var. pusilla Hänke; bei Comologno findet
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXIL. 923
sich die Pflanze auf Sericitschiefer in der ausgeprägten var. inciso-serrala
Chenevard. Die „häufigste Seltenheit“ der obern Felsregionen ist die
etwas schattenliebende Campanula excisa Schleich,, zwar ebenso häufig
in Geröllhalden, als in den Spalten des anstehenden Gesteins. Sporadisch
auf dem Pizzo di Ruscada auftretend, wird die zierliche Pflanze häufiger
auf der Alp Salei, während sie uns in der Felsregion der Nordabdachung
des hintern Vergelettotales von der Creste weg bis nach Porcareccio fast
auf Schritt und Tritt begegnet, meist in einer Höhe von 1800—2000 m.
Auf exponiertem Standort treffen wir sodann Artemisia mutellina Vil.
und Saussurea lapathifolia (L.) Beck, beide nur an einem Standort bei
Cranello beobachtet. In der Tiefe findet sich an sonnigen Felsen nicht
selten Carlina vulgaris L., weniger häufig C. acaulis L. var. caulescens
Lam.
An den sonnigen Sericitfelsen bei Comologno sammelte ich auch den
bis jetzt nur am S. Salvatore -beobachleten Leontodon tenuiflorus
(Gaud.) Rchb. Den Schluss der Reihe würden sodann eine Anzahl von
Hieracien bilden, deren Aufzählung ich aber nicht vornehmen kann.
In engem Anschluss an die soeben besprochene Formation stellt sich
uns die Geröltflora dar, hauptsächlich wenn wir nur die trockenen,
der Sonne ausgesetzten Geröllhalden betrachten. Die weitaus grössere
- Zahl der Geröllhalden befindet sich auf der Nordabdachung des Vergelet-
totales von der Creste bis Porcareccio. Dieses Areal konnte aber leider
infolge Zeitmangels und schlechter Witterung noch nicht besucht werden,
und es beschränkt sich deshalb die Zusammenstellung der Gerôllflora
auf Beobachtungen an kleinern Schuttgebielen am Pizzo di Ruscada,
Monzelumo, an der Creste, Bocca dei Molini, auf der Alp Granello und
am Rosso di Ribbia, sowie auf eine „Stichprobe“ auf-der Alp Medaro und
im Fornale di Porcareccio. Da jedoch einzelne dieser kleinen Geröllhalden
ziemlich gründlich abgesucht wurden, glaube ich doch ein skizzenhaftes
Bild der Geröllflorä entwerfen zu können. Auch einige Vorkommnisse
im Bachgeröll will ich gelegentlich hier anführen.
Von Farnen treffen wir in dieser Formation Cystopteris fragilis Milde
ssp. C. eufragilis A. und G., sowie im Schutze der grössern Blöcke Aspi-
dium phegopteris (L.) Baumg. und gelegentlich ein A. spinulosum (Lam.)
Sw. ssp. A. dilatatum (Sm.) Sw., in etwas weniger grobem .Gexöll hie
und da ein A. lonchitis (L.) Sw., oder A. aculeatum (L.) Doell ssp.
A. lobatum (Sw.) Aschers., letziere beiden im Gebiete-auffallend selten.
Eine typische Geröllpflanze, die auch ziemliche Trockenheit verträgt, ist
das sellene A. Braunii Spenn., das kolonienweise auf der rechten Flanke
92% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
des Val Lavadina, vereinzelt auf Monte Borrini gegenüber Russo, bei Ponte
oscuro und in der Schlucht unter Monte Quiello bei Gresso gefunden
wurde, sodass die Zahl der auf der Südseite der Alpen bekannten Stand-
orte gegenwärtig auf 7 angewachsen ist.
Auf den meisten Geröllhalden der alpinen Region, gelegentlich aber
auch schon in der Tiefe, stellt sich Allosurus erispus (L.) Bernh. ein, der
bis zur Region des ewigen Schnees aufsteigt. Gelegentlich vegetiert
im Schatten der Blöcke, namentlich in der Alpenrosenregion, Lycopodium
selago L. Auf den südlich geneigten Blockhalden treffen wir in unge-
heurer Menge Juniperus communis L. var. nana Willd., und im feinern
Geröll der Hochalpen nicht selten Agrostis rupestris All, an elwas
feuchtern Stellen Poa alpina L. var. typica Beck, hie und da auch in der
subvar. viridiflora Beck. Seltener und nur in grösserer Höhe findet sich
P. minor Gaud., oft in Gesellschaft von Luzula spadicea (All.) DC. Auf
sehr trockenen Geröllhalden, meist in Uebergängen zur Magerweide, be-
gegnet uns Luzula lutea (All.) DC. Am Rande der Schneetälchen geht
auch Salix retusa L. auf das Geröll über, hier meist in der var. Kitai-
beliana (Willd.) Koch. An nördlich geneigten Halden der hochalpinen
Region sehen wir oft gesellig Oxyria digyna (L.) Hill. auftreten.
Heisse, trockene Geröllhalden bewohnt von der Tiefe bis zur alpinen
Region Silene rupestris L., und an schattigen Stellen, meist in der sub-
alpinen Region ist Möhringia muscosa L. nicht selten. Am Rande des
schmelzenden Schnees bemerken wir auf grösseren Höhen die rosaroten
Blüten von Ranuneulus glacialis L. var. holosericeus Gaud., die niedrige
Cardamine alpina Willd. und €. resedifolia L. Etwas niedrigere Standorte
bewohnt Arabis alpina L., seltener auch A. arcuata Shutllew. var.
glabrata Gren. et Godr. und var. vestita Gremli.
An sonnigen Geröllhalden treffen wir häufig Sempervivum montanum
L. und S. tectorum L., sporadisch auch S. alpinum Griseb. und Schenk,
Stellenweise sind die Halden durch die Fruchtstände von Sedum roseum
(L.) Scop. völlig rot gefärbt.
Vorzugsweise nördliche Abdachungen bewohnen Saxifraga androsacea
L., S. moschata Wulf., etwa auch in der hochalpinen var. compacta M. u.
K., sowie die grösser blühende $. exarata Vill. Auch Alchimilla penta-
phyllea L. und A. glaberrima Schmidt var. genuina Brig. wird gelegent-
lich im feinern Geröll angetroffen, ebenso Lotus corniculatus L. var.
alpinus Gaud,, Viola Thomasiana Perr. et Song. und niedrige Exemplare
1 Vergl. Mitt. a. d. bot. Mus. d. Univ. Zürich, XXII. p. 200.
or
A
52
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH, XXXI. 929
von V. montana L. Im Bachgerüll der untern Partien findet sich Myri-
caria germanica Desv., und von der Tiefe bis zur hochalpinen Region
begegnen wir fast auf Schritt und Tritt der zierlichen Astrantia minor
L. Häufig ist auch Thymus serpyllum L. in dieser Formation anzutreffen,
meist sind es Formen der ssp. Th. alpestris (Tausch) Brig. Noch auf den
höchsten Geröllhalden, aber auch herabgeschwemmt im Bachgeröll
treffen wir die prächligen Rasen von Linaria alpina (L.) Mill., meist in
der var. unicolor Gremli, seltener in der typischen Form oder in Mittel-
formen zwischen Varietät und Typus. Sonnige Geröllhalden namentlich
der alpinen Region schmückt stellenweise Veronica fruticans Jacq. Die
Zwischenräume der Steine füllen in oft ungeheurer Individuenzahl die
alpinen Euphrasien, wie E. alpina Lam., E. versicolor Kern., E. minima
Jacq. var. pallida Gremli und var. bicolor Gremli. An ähnlichen Stellen
findet sich etwa Galium asperum Schreb. ssp. G. anisophyllum (Vill.)
Brig. var. Gaudini Brig. Campanula excisa findet sich an den bereits an-
geführten Lokalitäten überall auch auf Geröll vor. An etwas feuchten,
jedoch sonnigen Standorten treffen wir in feinem Geröll der hochalpinen
Region sehr häufig Chrysanthemum alpinum L. Im Torrente di Remiasco
fand ich ein kräftiges Exemplar von Senecio viscosus L., und vom Tal-
boden bis zu den höchsten Gipfeln nicht selten Centaurea plumosa
(Lam.) Kern.
Einen beträchtlichen Bestandteil der Geröllflora, namentlich der
alpinen und hochalpinen Region, bilden die Hieracien, von denen nach
meiner Schätzung um die 20 Arten der Geröllflora zuzurechnen sind.
Zum Schlusse dieser floristischen Skizze sei noch die mannigfaltige
Pflanzendecke der alpinen Weiden, hochalpinen Schneetälchen
und Lawinenlager, sowie die Flora der Wildheuplanggen der
hochalpinen Region kurz charakterisiert. Die Weideflora zeigt auf
grösseren Strecken einen ziemlich einförmigen Charakter, indem ge-
wisse Pflanzen in ungeheurer Menge auftreten und so der betreffenden
Formation ihr iypisches Gepräge verleihen, das durch die seltener auf-
tretenden Arten nur wenig modifiziert wird. Die Hauptmasse der Weiden
kann zum Typus der Magerweide gezählt werden, da die Düngung in der
Regel nur eine spärliche ist und nur auf natürlichem Wege zustande
kommt. Eigentliche Fettweide findet sich nur in der Nähe der Senn-
hütten, oder da, wo tiefgründiger Boden, gepaart mit reichlicher Feuch-
tigkeit — jedoch nicht Nässe — das Vorkommen von grössern Pflanzen
ermöglicht. Da ist z. B. die Lägerflora zu erwähnen, die aber gewöhnlich
von geringer räumlicher Ausdehnung ist. Sie zeigt uns Typen, die auch
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 Al, 31 octobre 1906. 60
926 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
auf den meisten andern Alpen zu dieser Flora gehören. Nur ganz wenige
Pflanzen sind charaklerislisch für unser Gebiet, dagegen wird eine Reihe
von Arten vermisst oder ist sehr spärlich vertreten, die man sonst über-
all anzutreffen gewohnt ist. Auffallend ist die meist sehr scharfe Begren-
zung der Lägerflora zur umliegenden Fettweide.
Von der Fettweide zur Magerweide dagegen findet sich ein ganz all-
mäliger Uebergang, sodass man oft im Zweifel sein kann, zu welchem
Typus ein Areal zu rechnen sei. Auch zur Geröllflora ist der Uebergang
nalurgemäss ein wenig scharfer, da zwischen den Geröllstücken eben
feinerdige Stellen in allen möglichen Grössenverhältnissen auftreten
können.
Die Wildheuplanggen finden sich in der Regel auf der Südseite der
Höhenzüge, meist am Fusse von Felswänden, wo Schutz vor heftigen,
austrocknenden Winden, Rückwerfung der Sonnenstrahlen und daherige
hohe Temperatur, tiefer Humus, sowie ausreichende Befeuchtung durch
Sickerwasser selbst auf Höhen von 2300 m und darüber noch einen
Pflanzenwuchs von solcher Höhe und Ueppigkeit ermöglicht, wie wir ihn
an scheinbar weit günstiger gelegenen Stellen vergeblich suchen. In der
Regel sind diese Wildheuplanggen im Gebiete nicht sehr umfangreich,
es sind schmale Rasenbänder zwischen den einzelnen Felsabsätzen.
Grössere Flächen mit dem erwähnten Charakter beobachtete ich an der
Bocca dei Molini, auf der Alp Porcareccio und am Rosso di Ribbia.
Die Flora der Schneetälchen und Lawinenlager zeigt ebenfalls Kein
von andern Alpen stark verschiedenes Bild. Die Pflanzen derselben sind
durch die gemeinsamen Bedingungen : kurze Vegelationszeit, sehr
niedrige Bodentemperatur, reichliche Durchfeuchtung des Bodens durch
fliessendes Wasser, zu einer sehr charakteristischen Formation zu-
sammengeführt worden. Letzterer Faktor unterscheidet sie sehr scharf
von der Sumpf-Formation, wo die Sättigung des Bodens und des stag-
nierenden Wassers durch Humussäure eben das charakteristische Aus-
sehen bedingen. Die Schneetälchenflora ist einerseits bei reichlich auf-
tretendem Geröll mit der Geröllflora, anderseits bei früherem Weichen
der Schneedecke und daheriger erhöhter Bodentemperatur, verbunden
mit geringerer Feuchtigkeit, mit der Flora der Fettweiden in engem
Zusammenhang. In Berücksichtigung dieser mannigfachen Uebergänge
sehe ich denn auch bei der Aufzählung der Weideflora i. w. S. von einer
einlässlichern Spezifikation der Vertreter der einzelnen Untergruppen ab
und werde nur bei Anführung der einzelnen Arten die Haupiverbreitung
derselben kurz streifen.
a: PL TE
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZURICH. XXXIL 927
Von Farnen gehören der Weideflora sehr wenige an. Typische Weide-
pflanzen sind eigentlich nur Botrychium lunaria (L.) Sw. und Selaginella
selaginoides (L.) Link. Ersteres findet sich auf der Alp Salei sporadisch
vor, häufiger aber auf den Wildheuplanggen von Porcareccio und Rosso
di Ribbia etc.; nirgends zahlreich, fehlt es jedoch keiner Alpweide ganz
und findet sich auch in der Tiefe etwa in feuchten Schluchten, wie bei
Ponte oscuro. Die erwähnte Selaginella scheint dagegen im Gebiete sehr
sellen zu sein, ich beobachtete sie nur auf nassem, kurzrasigem Standort
auf der Alp Ruscada. Hie und da behaupten sich auch Lycopodium selago
L. namentlich aber L. clavatum L. und L. alpinum L. auf der offenen
Magerweide. Von Gramineen ist vor allem Nardus stricta L. zu erwähnen,
welches, unzweifelhaft die häufigste Weidepflanze, oft fast den alleinigen
Bestand der Magerweide ausmacht und nicht zum kleinsten Teile die
Schuld an dem geringen Ertrage der Weideflächen trägt. Auf der Fett-
weide ist stellenweise fast die einzige Graminee Poa alpina L. var. typica
Beck, auch etwa var. frigida Gaud. Nicht selten bis an den Rand des
ewigen Schnees begegnen wir Anthoxanthum odoratum L., etwa auch
einer Agrostis alba L. var. genuina (Schur) A. und G. Etwas reicher an
Gräsern sind die Wildheuplanggen, wo sich stellenweise massenhaft
Phleum alpinum L., Festuca rubra L., Molinia cœrulea (L.) Mönch ein-
finden. An der Bocca dei Molini traf ich bei ca. 2100 m noch einen
Bestand von Poa Chaixi Nil, Poa alpina L. subvar. divaricata Schur.,
Festuca rubra L. var. fallax (Thuill.) Hack., Festuca violacea Gaud., var.
nigricans (Schleich.) Hack., letztere bis zu 80 cm hoch, sodann auf den
meisten höhern Alpen auch die lebhaft gefärbte Avena versicolor Vill.
Auf feuchter Magerweide ist häufig neben Nardus das wenig ergiebige
Trichophorum czespitosum (L.) Hartm. ssp. T. austriacum Palla in be-
standbildender Menge vertreten. Von anderen Cyperaceen sind zu
erwähnen Carex cuwrvula All., auch etwa die var. pygmæa Holler,
C. fæœtida All. und C. leporina L., alle drei meist in Schneetälchen vor-
kommend.
Auf trockener Weide dagegen findet sich stellenweise häufig Carex
sempervirens Vill. ein, jedoch kaum bestandbildend, meist auch Luzula
campestris (L.) DC. var. multiflora (Ehrh.) Celak. Bis auf 4600 m findet
sich auch etwa ein Anthericus liliago vor. Relativ sehr selten stossen wir
auf den anderwärts so häufigen Crocus vernus Wulf., von dem ich einzig
auf der Alp Pescedo einige nicht blühende Pflanzen antraf. Der Grund
mag in dem Mangel von Fettweiden zu suchen sein. Von der Tiefe bis
zu ca. 2000 m findet sich Gymnadenia conopea (L.) R. Br. sehr häufig, in
928 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sEr.). 1906
grössern Höhen, etwa von 1500 m an ziemlich regelmässig, aber sehr
zerstreut, G. albida (L.) Rich. Sporadisch findet sich auch Orchis macu-
latus L. und O. masculus L. var. speciosus Koch vor, ebenso Platanther«@
bifolia (L.) Rchb. Auf den Wildheuplanggen der höhern Erhebungen,
wie Bocca dei Molini, Porcareccio, Rosso di Ribbia begegnen wir der
wohlriechenden Nigritella nigra (L.) Rehb. Interessanterweise fehlt diese
Pflanze der eigentlichen Weide vollständig und mangelt auch völlig den
niedern Lagen. Der tiefste mir bis jetzt bekannte Standort findet sich
bei annähernd 1900 m am Pizzo Zucchero.
In den höchsten Schneetälchen treffen wir in der Regel in grosser
Menge Salix herbacea L., weniger häufig S. retusa L. Auf den Mager-
weiden der alpinen Region bemerken wir hie und da Thesium alpinum L.
var. iypicum Beck, in den Schneetälchen hie und da Polygonum vivi-
parum L.
In der Nähe der Sennhütten finden sich als typische Lägerpflanzen
Polygonum bistorta L., Rumex alpinus L., Chenopodium bonus Henricus
L., Urtica dieca L. und Aconitum napellus L., letzterer übrigens
sehr selten.
An Bachufern der Weide begegnen wir den dichten Rasen von Silene
acaulis L. und S. exscapa All., in der subalpinen Region etwa auf
trockenen Stellen Dianthus carthusianorum L.
Die tiefer gelegenen Schneetälchen zieren oft in grosser Menge die in
weissem Blütenkleide prangenden Rasen von Cerastium arvense L. ssp.
C. sirictum Hänke und € trigynum Vill. In den höhern Schneetälchen
treffen wir fast regelmässig Arenaria biflora L. mit ihren eng dem Boden
angeschmiegten Stengeln. In den Wildheuplanggen der höhern Lagen,
selten auch auf der eigentlichen Weide, kommt stellenweise Anemone
alpina L. var. sulphurea (L.) DC. vor, so z. B. auf Porcareccio, und auf
der Feltweide treffen wir etwa Trollius europæus, in höhern Lagen
häufig Ranunculus montanus Willd. und etwas sellener R. aduncus Gren.
et Godr. Typische Schneetälchenpflanzen sind ferner Cardamine alpina
Willd. und C. resedifolia L. Im ganzen Weidegebiet kommt an feuchten
Stellen Parnassia palustris L. vor, in Schneetälchen häufig Sibbaldia
procumbens L. und Alchimilla pentaphyllea L. Auf Fettweiden und Wild-
heuplanggen treffen wir in der Regel Potentilla grandiflora L., P. aurea
L., letztere in höhern Lagen und in Schneetälchen häufig in der var.
minor Lehmann. Im ganzen Weidegebiet ist nicht selten Sieversia mon-
tana (L.) Spreng., Alchimilla eualpina A. und G. var. subsericea (Reuler) :
Focke, A. Hoppeana (Rchb.) Buser, A. glaberrima Schmidt var. genuina
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 929
Briq., A. pubescens Lam. var. glaucescens (Wallr.) A. und G. und A. pra-
tensis Schmidt var. vulgaris (Buser) Briq.
Von Leguminosen treffen wir in dieser Formation Trifolium pratense
L. var. nivale Sieber, häufig Trif. alpinum L., in niedrigeren Lagen auch
T. montanum L. und T. repens L. Lotus cormculatus L. erscheint in der
höhern Weide in der var. alpicola Beck (= var. alpinus Gaud.?). Nicht
selten, bis zur alpinen Region aufsteigend, treffen wir Linum catharti-
cum L. und Polygala vulgare L. ssp. vulgare L. var. pseudoalpestre Gren.
In etwas steiniger Weide finden wir hie und da Viola Thomasiana Perr.
el Song., nicht selten auch V. montana L. und die allgegenwärtige
Astrantia minor L.
Auf den Wildheuplanggen begegnen wir ab und zu dem schon als Fels-
pllanze erwähnten Bupleurum stellatum L., auf Porcareccio auch Laser-
pilium panax Gouan. Von der Fettweide bis zu den Schneelälchen ist Ligus-
ticum mutellina (L.) Grantz ssp. L. genuinum Rouy et Camus sehr häufig, in
den Schneetälchen selbst finden sich überall Soldanella alpina L. und etwas
höher oben und seltener S. pusilla Baumg., sowie Primula viscosa Will.
Einen ansehnlichen Anteil am Blumenteppich der Alpenmatte liefern
auch die Gentianen, vor allem Gentiana latifolia (Gren. et Godr.) Jako-
walz und G. compacta Hegelschw. Etwas seltener ist G. Weltsteinii
Murbeck und auf den grössten Erhebungen etwa eine Kolonie von
G. nivalis L. In niedern Weiden treffen wir hie und da Myosotis silvatica
(Ehrh.) Lehm. die in höhern Lagen durch M. alpestris Schmidt ersetzt
wird. Hie und da findet sich unter den typischen Exemplaren der letztern
ein solches, dessen Blüten immer rötlich bleiben und sich nicht ins
Blaue verfärben. Nicht gerade selten, aber sehr zerstreut begegnet uns
Ajuga pyramidalis L., und auf dem Gipfel des Mottone fand ich einige
Exemplare von Ajuga, die ich für den Bastard A. genevensis L. X pyra-
midalis L. zu halten geneigt bin. Die Pfianze zeigt den Habitus von
A. genevensis, hat aber viel kleinere Blüten als dieser und intensiv blau
gefärble obere Tragblätter.
Auch die in der Mähwiese häufigen Brunella vulgaris L. und B. grandi-
flora (L.) Jacq. sind namentlich in der untern Weidenregion nicht selten,
ebenso finden sich häufig Formen von Thymus serpyllum L. ssp.
Th. alpestris (Tausch) Briq.
Die Gattung Veronica beteiligt sich ebenfalls mit einigen Arten, wie
Veronica bellidioides L. auf den höhern Fettweiden, V. alpina L. und
der in allen Höhenlagen vorkommenden V. serpyllifolia L. Auf Mager-
weide kommt auch etwa V. /ruticans vor, und an feuchten Orten treffen
wir hie und da Bartschia alpina L.
ES BE
930 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sér.). 1906
In ungeheurer Anzahl bevölkern stellenweise die Euphrasien den
alpinen Rasen, so namentlich E. alpina Lam., E. versicolor Kern. und
E. minima Jacq. var. bicolor Gremli. Etwas seltener sind E. pectinata
Ten. und E. minima Jacq. var. pallida Gremli.
Auf sonnigen, etwas sleinigen Weiden der alpinen Region finden wir
stellenweise häufig Alectorolophus patulus Stern., A. lanceolatus (Kovats)
Stern. und A. angustifolius (Gmel.) Heynh.
Auf feuchten Weidestellen breitet Pedicularis cæspitosa Sieb. seine
Stengelrosetten aus, und erhebt sich zuweilen ein P. tuberosa L. Fast
überall treffen wir an trockenen Standorten die weissen Rasen von
Galium asperum Schreb., meist ssp. G. anisophyllum (Vill.) Brig. var.
Gaudini Briq., etwas seltener die ssp. @. tenue (Vill.) Brig. var. glabratum
Brig. In den höhern Lagen findet sich häufig Phyteuma hemisphæricum
L., in den Liefer gelegenen Weiden Ph. scaposum KR. Schulz f. cordifolium
R. Schulz, Ph. betonicifolium Vill. var. typicum R. Schulz und die häufi-
gere var. lanceolatum R. Schulz. Ueberall begegnen wir Campanula
barbata L., eiwas seltener C. rotundifolia L. und C. Scheuchzeri \ill.
var. typica Beck. Auf Salei fand ich ein milchweiss blühendes Exemplar
der letztern. In beträchtlicher Artenzahl sind die Compositen vertreten.
So beobachtete ich auf den Rasenbändern des Rosso di Ribbia den präch-
tigen Aster alpinus L., ebenda Erigeron uniflorus L. und das seltene
E. neglectus Kern,, das für Tessin neu sein dürfte. Nicht häufig findet
sich ein E. alpinus L., meist im Wildheurasen. Auf etwas steiniger Weide
begegnen wir grossen Kolonien von Achilles moschata Wulf. ; auf der
Alp Cranello fand ich auch eine Kolonie von A. nana L. An trockenen
Stellen der höheren Weiden finden wir gelegentlich Antennaria carpa-
thica (Wahlb.) R. Br., in niedrigeren Weiden etwa A. dieca (L.) Gärtn.
An etwas feuchten, kurzrasigen Stellen wächst nicht selten Gnaphalium
supinum L., im höhern Wildheurasen sehr spärlich G. norvegicum
Gunner. Zuweilen treffen wir auch einige Exemplare von Homogyne
alpina (L.) Cass., während Arnica montana L. erst auf der Weide ihre
eigentliche Heimat besitzt und überall sich dem Auge darbietet. Gar
nicht selten begegnen wir der prächtigen Centaurea plumosa (Lam.)
Kern., in den höchsten Lagen oft‘ völlig stengellos wie Carlina acanulıs
L., die auch überall an sonnigen Abhängen zu finden ist. Hie und da auf
der Fettweide, namentlich aber auf Wildheuplanggen erheben sich die
grossen Köpfe von Hypocheris uniflora Vill. und Leontodon autumnalis
L. erscheint in der niedrigern var. pratensis Rchb., oft mit sehr schmalen
Blattabschnitten, f. tenuisectus Chenevard. Auch eine Annäherungsform
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL. 931
zur var. Reuteri DC. beobachtete ich, wenn auch die Behaarung spärlicher
ist als bei den ausgesprochenen Exemplaren des Oberwallis. Sehr häufig
durch das ganze Weidegebiet von 1700 bis 2000 m ist Leonlodon pyre-
naicus Gouan, meist in einer kahlen Form. Doch ist auch die behaarte
Varialion der Pflanze anzutreffen, merkwürdigerweise meist an feucht-
schattigen Stellen. Von Leontodon hispidus L. werden nicht selten niedrige
Formen der var. genuinus Gremli und var. hastilis L. angetroffen,
und auf der Alp Remiasco sammelte ich in Anzahl die var. pseudocrispus
Schultz. Auf Fettweide findet sich zuweilen, aber nicht sehr häufig,
Taraxacum officinale Weber ssp. T. erectum (Mey.) Schrank., meist in
Gesellschaft von Crepis aurea (L.) Cass., der ebenfalls nicht gerade häufig
ist. Schliesslich wären noch einige Hieracien anzuführen, die weniger auf
der Fettweide, als auf Magerweide und Wildheuplanggen zu Hause sind,
wie z.B. das prächtige H. albidum, das in grösserer Höhe regelmässig
gefunden wird.
Damit will ich die kurze Schilderung der Weideflora abschliessen und
zum Schlusse noch eine Zusammenstellung der beobachteten Garten-
und Ackerunkräuter anreihen, deren Vertreter zwar in der Mehrzahl
schon anderwärts genannt wurden. Es sind dies folgende:
Panicum sanguinale L., Setaria viridis (L.) Pal. var. reclinata (Vill.)
Volkart, Muscari comosum (L.) Mill, Urtica dieca L., Rumex acetosella
L., Polygonum aviculare L., var. erectum Roth, P. persicaria L., Cheno-
podium bonus Henricus L., Chenopodium album L.. Amarantus retroflexus
L., A. blitum L., Portulaca oleracea L., Agrostemma githago L., Sper-
gularıa campestris (L.) Aschers., Spergula arvensis L. var. vulgaris
Bönningh., Scleranthus annuus L., Chelidonium majus L., Fumaria offi-
cinalis L., Capsella bursa pastoris (L.) Mönch var. integrifolia DC. und
var. sinuala Schleich., Vicia hirsuta (L.) Koch, V. sativa L., Geranium
pusillum L., Oxalis corniculata L., Euphorbia helioscopia L., Malva
neglecta Wallr., M. crispa L., Viola tricolor L. ssp. V. arvensis Murr.,
Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm., Caucalis daucoides L., Aethusa cyna-
pium L., Anagallis arvensis L., Borrago officinalis L., Myosotis inter-
media Link, Galeopsis tetrahit L., Lamium purpureum L., Mentha arvensis
L., Solanum nigrum L., Veronica arvensis L., Alectorolophus hirsulus
(Lam.) All. ssp. A. buccalis (Wallr.) Stern., Sherardia arvensis L., Vale-
rianella olitoria (L.) Poll., V. dentata Poll., Galinsoga parviflora Cav.,
Achillea millefolium L., Tanacetum vulgare L., Centaurea cyanus L.,
Lampsana communis L., Sonchus oleraceus L., Crepis virens L., also in
Anbetracht der geringen Ausdehnung des Ackerbaues immerhin eine
ganz ansehnliche Artenzahl.
932 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906
2.
Nachträge zur „Flora der Schweiz“
von Schinz uad Keller, Il. Auflage (1905).
Neue Hieracienfunde.
VON
A. BINZ (Basel).
Auf zahlreichen Exkursionen in den verschiedenen Teilen der Schweiz
habe ich immer auch auf die Hieracien Rücksicht genommen, ohne mich
jedoch mit dieser Gattung ausschliesslich zu befassen. Zu den folgenden
Standortsangaben finden sich die Belegexemplare, deren Bestimmung
von dem vorzüglichen Kenner Herrn Herm. Zahn in Karlsruhe revidiert
wurde, in meinem Herbarium; die in Klammern beigefügten Nummern
bezeichnen die Seite im II. Teil der Flora der Schweiz von Schinz und
Keller, auf welcher die betreffende Art oder Form aufgeführt ist.
H. Hoppeanum Schult. Ssp. Hoppeanum Schult. var. subnigrum N. P.
(231). — Mt Generoso, Glärnisch. Var. genuinum N. P. (23). — f. striatum
N. P. und f. exstriatum N. P. — Beide im Val Piora.
H. Peleterianum Mérat. Ssp. Peleterianum Mérat var. acuminatum
N. P. (232). — St. Nikolai — Herbriggen, Zermatt.
H. pilosella L. Ssp. trichadeniwn N. P. (232). — Zwischen Gandria
und Lugano. Ssp. bellidifolium N. P. (23%). — Ronco ob dem Lago
maggiore.
H. auricula Lam. u. DC. Ssp. tricheilema N. P. (236). — Riffelberg
ob Zermatt.
H. glaciale Reyn. Ssp. glaciale N. P. (237). — Taeschalp und Schwarz-
see ob Zermatt, Col de Fenêtre (von Bagne nach Aosta).
Ssp. angustifolium Hoppe (238). — Findelen ob Zermatt.
Ssp. lineare N. P. (238). — Findelen ob Zermatt.
Ssp. crocanthes N. P. (238). — Mattmark.
Ssp. subglaciale N. P. (238). — Wichlenmatt im Kt. Glarus.
H. niphobium N. P. Ssp. niphostribes N. P. (239). — Schwarzsee ob
Zermall.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXIL 933
H. furcatum Hoppe. Ssp. furcatum Hoppe (243). — Vereina im Kt.
Graubünden und Gummenalp am Wiggis im Kt. Glarus.
H. aurantiacum L. Ssp. achnolepium N. P. (252). — Urserenthal.
Ssp. auropurpureum N. P. (252). — Deyenalp im Kt. Glarus.
H. fuscum Vill. Ssp. fuscum Vill. (256). — Vernelathal im Kt. Grau-
.bünden.
H. Zizianum Tausch Ssp. samadense N. P. (269). — Am Weg von
Lavin ins Val Zeznina Kt. Graubünden.
H. bupleuroides Gmel. Ssp. scabriceps N. P. (272). — Brünig; Axen-
strasse; Haslithal bei Innertkirchen; am Weg nach der Auernalp ob
Netstal.
Ssp. Schenkü Griseb. (272). — Jura : Galerie du Pichoux im Kt. Bern
und Gwidemfluh im Kt. Solothurn. Alpen : Weg nach der Auernalp ob
Netstal im Kt. Glarus, mit voriger.
H. villosum L. Ssp. villosissimum N. P. (273). — Gemmi.
H. glanduliferum Hoppe. Ssp. piliferum Hoppe var. multiglandulum
N. P. (276). — Felsen beim Hotel Piora im Kt. Tessin.
Ssp. glanduliferum Hoppe f. genuinum N. P. (276). — Grat vom
Camoghe zur Punta nera (Piora); Findelen und Schwarzsee ob Zermatt.
f. filivaule N. P. (276). — St. Gotthard, Mont d’Avril.
Ssp. hololeptum N. P. f. pilosius N. P. (277). — Fongio (Piora).
H. scorzonerifolium Vill. Ssp. fleeuosum W. K. (278). — Roches de
Moron im Kt. Neuenburg; Alpe Tremorgio ob Rodi im Kt. Tessin.
Ssp. pseudopantotrichum Zahn (279). — Mythen, Jura : Gempenfluh.
H. Schmidtii Tausch Ssp. didymum Zahn var. schmidtüforme Zahn
(281). — Alesses ob Dorenaz (Wallis).
H. rupicolum Fr. var. prædivergens A.-T. (281). — Gehölz ob Haueten
bei Zermatt.
H. silvaticum Fr. (281) var. nemorense Gr. el Godr. — Jura : Helfen-
berg im Kt. Basel.
Ssp. silvalicum 2. f. autumnale. — Jura : Passwang.
Ssp. circumstellatum Zahn. — Bei Dornachbrugg (Solothurn).
H. vulgatum Fr. Ssp. aurulentum Jord. var. pauei/oliatum Jord. (288).
— Bei Dornachbrugg (Solothurn).
H. psammogenes Zahn Ssp. oreites A.-T. (295). — Jura : Staalfluh
(Solothurn).
H. dentatum Hoppe. Ssp. subvillosum N. P. (290). — Jura : Chas-
seral.
Ssp. Gaudini Christener (292). — Pas de Cheville.
934 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 20e (SÉR.). 1906
Ssp. subnudum Schleich. (292). — Jura : Creux du Van.
H. cirritum A.-T. Ssp. hypocherideum A.-T. (299). — Piora.
H. cæsium Fr. forma (303). — Am Glärnisch (zwischen Werben und
der Klubhütte).
H. silvaticum-cæsium. — Mit voriger.
H. graniticum Sch.-Bip. (302). — Rebmauern bei Bonvillars (leg.
Baumberger).
H. pellitum Fr. Ssp. Jordani A.-T. f. colophyllum N. P. (506). —
Gehölz ob Haueten bei Zermatt.
H. alpinum L. Ssp. Halleri Vill. (312). — Schwarzsee ob Zermatt. —
f. uniflorum Gaud. (313). — Wichlenmatt im Kt. Glarus.
H. amplexicaule L. Ssp. amplexicaule L. genuinum Zahn f. glutinosum
A.-T. (317). — Saasthal.
f. eriopodon Zahn (317). — Schloss Homburg im Basler Jura.
f. subhirsutum A.-T. — Jura : Schloss Bechburg ob Oensingen und
Hoggen ob Erschwil im Kt. Solothurn.
Ssp. Berardianum A.-T. (317). — Platten und Triftthal bei Zermatt.
(Standorte für den Jura in Binz, Flora v. Basel und Umgeb. I. Aufl.
pag. 350).
Ssp. pseudoligusticum Gremli (318). — Bagnethal.
H. pseudocerinthe Koch (318). — Pas de Cheville.
H. albidum Vill. (319). — Felsen am Unter-Grindelwaldgletscher.
H. valdepilosum Vill. Ssp. oligophyllum N. P. (323). — Auernalp im
Kt. Glarus.
H. juranum Fr. Ssp. subper foliatum A.-T. (329). — Jura: Creux du Van.
Ssp. prenanthopsis Murr u. Zahn (330). — Zermatt.
H. sabaudum L. Die Pflanzen aus der Umgebung Basels sind 1902
von Zahn bezeichnet worden als Ssp. silvestre Tausch (boreale Fr.); sie
gehören wohl zur Ssp. vagum Jord. (344).
Ssp. lactucaceum Zahn (345). — Hornberg gegen Wenkenhof im Kt.
Basel-Stadt.
Ssp. virgultorum Jord. (344). — Eine grosse Kolonie ‚in den Widen“
rechts der Birs oberhalb Dornachbrugg, im Sept. 1905 von E. Suter in
Dornachbrugg entdeckt, von mir dort gemeinschaftlich mit Herrn Suter
gesammelt und Herrn Zahn zur Bestimmung gesandt. Die Pflanze ist
nach Zahn im Rheinthal von Basel ab sehr verbreitet und findet sich
z. B. beim Karlsruher Hafen im Sarothamnusgebüsch in grosser
Menge.
PA
935
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
122. Lophocolea pallida Mitt. Handb. N. Z. Flora p. 508.
Dioica mediocris pallida in sicco subhyalina terricola laxe intricata.
Caulis ad 3 cm. longus rigidus pallidus parum longeque ramosus. Folia
caulina 1,2 mm. longa opposita conferta recte patula adscendentia apice
decurva in plano late ovala apice truncato-rotundata vel retusula inferiora
emarginato-bidentula minora. Cellulæ apicales 27 u basales 27 X 45 y
trigonis magnis, apice minoribus. Amphigastria caulina parva caule
parum latiora utrinque coalita basi ulrinque dente valido armata apice
emarginalo-bifida laciniis anguste triangulatis acuminatis late divergenti-
bus. Folia floralia intima caulinis duplo latiora late elliptica marginibus
sparsim denticulatis crispatis, apice breviter emarginato-bidentata.
Amphigastrium florale int. late obovatum marginibus utrinque 2-3 denta-
lis apice late rotundato 4 fido, laciniis subæqualibus lanceolatis acutis
crispatis. Perianthia longe exserta anguste oblonga ore breviter triloba-
to, lobis truncatis irregulariter spinosis; alæ breves angustæ nudæ vel
denticulatæ. Andræcia mediana bracteis paucijugis quam folia vix mino-
ribus apice truncato-bidentulis lobulo antico magno inflato globoso apice
exciso-unidentato incurvo.
Hab. New Zealand (Colenso).
Mitten giebt noch die Aucklands Inseln an; diese Exemplare habe ich
nicht gesehen.
123. Lophocolea subemarginata Tayl. J. of Bot. 1846. p. 367.
Dioica mediocris brunneola robusta in corlice laxe cæspitosa. Gaulis
ad 5 cm. longus validus coloralus parum ramosus. Folia caulina
alternantia 4,5 mm. longa conferta disticha concava decurvula, optime
115
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 Lophocolea.
ovala apice rotundata vel relusula, in ramis minora plus minus
profunde emarginato-bidentata, omnia symmetrica, subrecte patula.
Cellulæ apicales 27 y basales 36 y trigonis nullis. Amphig. caulina parva,
uno latere connata, basi utrinque breviter dentata, apice ad °/s bifida,
laciniis anguste triangulatis acuminatis parum divergentibus. Foliu flora-
lia inlima caulinis mullo majora integerrima apice tantum retusa, lobis
obtusis vel apiculatis. Amphig. florale intim. magnum patulum concavum
liberum ex angusta basi obovatum, utrinque lobulum magnum lanceola-
tum gerens, apice breviter bifidum, laciniis angustis hamatim recurvis.
Perianthia in ramulo brevi terminalia, exinnovata magna longe exserta
ad ‘/s triloba, lobis grosse breviterque dentatis, alis nullis hic illic solum
spina nolalis.
Hab. Tasmania (Gunn).
124. Lophocolea Wattsiana St. n. sp. (ypus in herb. Stephani.
Dioica minor pallide-virens dense cæspitosa corticola. Caulis ad 15 mm.
longus tenuis fuscus parum ramosus ramis arcualis. Folia caulina 1,6mm.
longa conferta allerna recte patula juniora adscendentia apicibus decur-
vis, adulta plano-disticha ovato-triangulala vix 2 mm. longa apice late
rolundata. Folia ramulina minora sæpe retusa vel bidentula. Cellulæ
apicales 27 y basales 27 X 45 y trigonis majusculis acutis. Amphi-
gastria caulina parva libera transverse inserta cauli appressa basi
utrinque unidenliculata apice ad ?/s emarginalo-bifida, laciniis late trian-
gulatis abrupte altenualis apice selaceis. Folia floralia intima caulinis
parum majora ovato-oblonga integerrima undulata. Amphig florale
intimum foliis suis æquimagnum liberum basi utrinque lacinia
valida patula calcaratum, apice brevissime inciso-bidentulum, mar-
ginibus celerum repandis hic illic dente valido armalis Perianthia in
caule ramisve terminalia late campanulata ore hiante ad medium trilo-
balo lobis dense irregulariterque spinosis el lacinulatis, apice breviter
bifidis basi spinosis. Androecia in ramis mediana bracteis ad 5 jugis,
majusculis, lobulo antico magno exciso-grosse dentato.
Hab. Australia, Richmond River (Watts).
125. Lophocolea muricata Nees. Hep. p. 169.
Syn.: Lophocolea hirtifolia Tayl. J.-of Bot. 1846, p. 366
Lophocolea horridula Sande Syn. Hep. javan. p. 30.
Monoica, minor, glauco-virens, flaccida, corticola laxe cæspitosa vel
muscis consociata. Caulis ad 15 mm. longus pluriramosus tenuis viridis.
Folia caulina parva alternantia vel per paria approximata, imbri:ata
subrecte patula valde concava decurvula, in plano ovato-triangulata
116
Ka
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 937
symmetrica, margine antico substricto poslico bene arcualo, apice ad '/s
inciso-bilobo, lobis triangulatis acutis inæqualibus, anteriore vulgo
majore, marginibus ubique regulariter setulosis, setulis 2-3 cellulas longis
approximatis. Folia juniora angusliora ovala ceterum simillima, magis
quidem decurva. Cellulæ 18 y, basales parum longiores; culicula antica
setulis bicellularibus sat dense armata, ubi folio proximo tecta est, setulæ
desunt. Amphigastria parva, uno latere coalita, cauli appressa ovala,
profunde bifida, laciniis margine pinnatim setulosis. Folia floralia cauli-
nis majora simillima, symmetrica, apice 2-3 lobala. Amphig. flor. inti-
mum ovatum, ad medium inciso-bilobum, lobis triangulatis extus lobulo
auclis, crispatis margine ubique setulosis. Perianthia pro planta
magna, oblongo-triqueta, inflata, (ricarinala, dense selulosa. Andre-
cia in ramulis brevibus terminalia, bracteis contiguis grosse sac-
catis, apice breviter recurvis anguste bifidulis, antice setigeris, sacculo
itaque nudo.
Heb Cape of good hope (Ecklon, Macowen) Insula Bourbon (Richard),
Mocambique (Herb. Coimbra), India orientalis, Java (lunghuhn, Teys-
mann, Miquel, Fleischer, Schiffner), Neu Guinea (Bäuerlen), Australia
orientalis (Verreaux, Bäuerlen) New Zealand (Colenso, Knight, Häussler,
Beckett), Chile (Dusen), Brasilia (Puiggari, Ule), Cuba (Wright).
126. Lophocolea leucophylla Tayl. Syn. Hep. p. 159.
Syn.: Jungerm. leucophylla Tayl. J. of Bot. 1844 p. 384.
Chiloscyphus leucophyllus Syn. Hep. p. 181.
Dioica major tenera pallide virens in sicco flavicans, flaccida terricola
laxe cæspitosa. Caulis ad 5 cm. longus pro planta validissimus debilis
quidem et pluriramosus. Folia caulina 1,4 mm. longa, conferla recte
patula disticha valde concava in plano late triangularia margine postico e
basi rolundata substricto late recurvo subconduplicato sat regulariter
dentato-spinoso, antico leviter arcuato substricto remote spinuloso, apice
angustissimo breviter emarginato-bispinoso. Cellulæ apicales 18 y, basales
36 X 54 y trigonis magnis acutis, culicula antica papillata. Amphigastria
maxima utrinque late coalila vel omnino confluentia, quadrato-rolundala
eircumcirca longe angusteque spinosa, margine supero lale recurvo.
Folia floralia intima magna subcircularia grosse dentata, dentibus trian-
gulatis acuminalis minoribus mixlis. Amphig. florale intimum uno latere
coalitum subrotundum breviter 4-5 lacinulatum lacinulis marginibusque
setulis brevibus numerosis hispidis. Perianthia longe exserla, magna,
late alata, alis spinosis et selulosis, ore trilobato, lobis sat regulariter
dentato-spinosis. Androccia mediana in caule repetita, bracleis quam
117
938 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1906 Lophocolea.
folia minoribus confertissimis, postice amphigastrio maximo late coalitis,
antice liberis lobulo antico parvo inflato.
Hab. Aucklands Islands (Hooker); Campbell Islands (Kirk); New
Zealand (Hooker, Colenso Knight, Kirk); Tasmama (Moore).
127. Lophocolea Lauterbachii St. n. sp. iypus in herb. Ste-
phani.
Dioica major flaccida pallida corticola, laxe cæspitosa. Caulis ad 4 cm.
longus regulariler pauciramosus sæpe strictus et validus. Folia caulina
1 mm. longa, 1, 7 mm. lata, conferta allernantia adscendentia apicibus
decurvis, in plano recte patula margine anlico longissimo parum decur-
rente substriclo postico valde arcuato apice quam basis 4 plo angustiore
oblique truncato vel subemarginato bidentato, sinu denticulis inæquali-
bus armalo, dentibus subapicalibus parum numerosis, sepe deficientibus;
folia superiora et ramulina sæpe integerrima. Cellulæ apicales 27 y, basa-
les 54 y trigonis majusculis basi subnullis. Amphig. caulina magna caule
L plo latiora, uno latere anguste coalita subtransverse inserta inferne
ulrinque bispinosa apice ad ?/s bifida, laciniis lanceolatis superne longe
selaceis strielis divergenlibus. Folia floralia intima 2, 5 mm, longa basi
angustata, ovato-elliplica integerrima. Amphig. florale intim. 2 mm. lon-
gum, basi late obcuneatum apice ad ‘/2 quadrifidum laciniis abrupte
attenuatis, duabis intimis utrinque dente parvo armatis. Perianthia (juve-
nilia) ore 3 lobata, lobis longe piliferis apice bifidis, laciniis angustis
apice longe selaceis. Andræcia mediana, bracteis parvis 8 jugis confertis
subinlegerrimis lobulo antico inflato exciso-unidentato.
Hab. Australia. Gippsland (Lauterbach); Tasmania (Weymouth).
128. Lophocolea verrucosa St. n. sp. typus in herb. Stephanı.
Dioica mediocris flaccida flavescens vel brunneola rarius pallide virens
dense intricala corticola. Caulis ad 4 cm. longus validus debilis coloratus
parum longeque ramosus. Folia caulina opposita 1 mm. longa, conferta
recte patula, ob margines decurvos valde concava, antice longius decur-
rentia libera, postice cum amphigastrio latissime confluentia, in plano late
triangulata, marginibus substrictis tridentatis apice quam basis % plo
angustiore emarginato-bidentato, dentibus omnibus validis acutis.
Cellulæ apicales 18 y basales 36 y, trigonis maximis acutis contiguis;
cuticula antica papillis magnis hemisphæricis dense oblecta. Amphigastria
caulina maxima foliis fere acquimagna, apice late emarginata, bifida,
laciniis late triangulatis acuminatis porreclis, marginibus lateralibus
grosse unispinosis arcte recurvis. Folia floralia quinquejuga conferta
2,5 mm. longa, intima amphigastrio alte connata, medio supero libero e
118
a
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 939
lata basi abrupte angustala paucidenticulata apice angustissimo bifidulo.
Amphig. florale intim. vix prominulum apice truncato-rotundatum denti-
culatum. Perianthia longissime exserla anguste fusiformia superne tri-
quetra, ore angusto vix lobato inæqualiter spinoso, alis nullis. Androecia
robusta, bracteis parvis basi valde inflatis superne squarrose recurvis
angustis bidentulis, lobulo antico haud definito.
Hab. Tasmania (Moore, Weymouth).
129. Lophocolea spongiosa St. n. sp. typus in herb. Ste-
phani.
Dioica magna robusta grandifolia, in corlice dense cæspilosa. Caulis ad
3 cm. longus validus viridis carnosus pauciramosus. Folia caulina 2 mm.
longa basi 3 mm. lata subopposita concava assurgentia margine antico
late reflexo, in plano oblique reniformia, margine postico nudo ceterum
irregulariter denticulato, dentibus apicalibus majoribus. Cellulæ apicales
18 y. basales 36 y trigonis magnis. Amphigastria caulina maxima imbri-
cata uno latere connata sinuatim inserta basi utrinque bidentata apice ad
?/; emarginato-bifida, laciniis anguste triangulatis acuminatis parum
divergentibus. Folia floralia intima late ovata marginibus superne eroso-
denticulatis arcte inflexis. Amphig. florale intimum subcirculare 3 mm.
in diametro basi angustatum medio utrinque unilobulato, apice ad Ye
emarginato-bilobo, lobis late triangulatis apicalibus inæqualiter bifidulis.
Perianthia in caule terminalia exinnovata magna ore breviter trilobato,
lobis rotundatis regulariler valideque dentatis. Andr&cia magna bracteis
6 jugis assurgentibus, lobulo antico exciso-unispino, spina longissima
capillari.
Hab. Tasmania (Weymouth).
130. Lophocolea Weymouthiana St. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Sterilis, minor viridis tenera, in rupibus humidis laxe cæspitosa Caulis
ad 2 cm. longus pauciramosus, pallide-virens. Folia caulina 0,6 mm.
longa, parum imbricata recte patula alterna plano-disticha rectangulata
0, 4 mm. lata, apice ad '/s triloba, lobis triangulatis inæqualibus (medio
duplo latiore) pilosis pilis patulis pinnatim insertis, interdum valde irre-
gularibus, marginibus lateralibus ceterum strictis subparallelis nudis vet
sub apice paucidenticulatis. Cellulæ apicales 36 X 54 y basales 36x72 1.
parietibus tenuissimis. Amphigastria caulina majuscula libera transverse
inserta obcuneata ad ?/s bifida, laciniis divergentibus anguste lanceolatis
superne longe setaceis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
119
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 Lophocolea.
III. Asia et Oceania.
A. Integrifoliæ.
131. Lophocolea japonica St. n. sp.
132. Lophocolea integristipula St. n. sp.
133. Lophocolea sumatrana Schffn.
B. Bidentes
13%. Lophocolea Savesiana St. n. sp.
135. Lophocolea reflexistipula St.
136. Lophocolea salacensis St. n. sp.
137. Lophocolea Beecheyana Taylor.
138. Lophocolea Gaudichaudii Mont.
139. Lophocolea rectangulata Mitten.
140. Lophocolea regularis St. n. sp.
141. Lophocolea hawaïca St. n. sp.
142. Lophocolea Kurzii Sande.
143. Lophocolea mollis Nees.
C. Heterophyllæ.
144. Lophocolea peradeniensis St.
145. Lophocolea hyalina St.
146. Lophocolea discedens (L. et L.).
147. Lophocolea compacta Mitten.
148. Lophocolea cæspitans St n. sp.
149. Lophocolea convexula Mitten.
D. Hirtifoliæ.
150. Lophocolea asperrima St. n. sp.
151. Lophocolea muricata Nees vide no 125.
E. Longiciliæ.
152. Lophocolea defectistipula St. n. sp.
153. Lophocolea Baldwini St. n. sp.
454. Lophocolea Græffei Jack et St.
F. Pluridentatæ.
155. Lophocolea Steetziæ De Not.
156. Lophocolea costata (Nees).
157. Lophocolea ciliolata (Nees).
158. Lophocolea Fleischeri St. n. sp.
459. Lophocolea Giulianettii St. n. sp.
160. Lophocolea Hasskarliana G.
161. Lophocolea javanica Schffn.
162. Lophocolea Levieri Schfin.
120
#95 SE
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 941
163. Lophocolea Massalongoana Schffn.
16%. Lophocolea Stephanii Schffn.
165. Lophocolea explanala Mitten.
G. Lacerifoliæ.
166. Lophocolea spinosa G.
131. Lophocolea japonica St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica minor dilute flavicans in cortice dense cæspitosa. Caulis ad 2 cm.
longus pro planta validissimus fuscus strictus multiramosus, ramis recte
patulis. Folia caulina conferta 1 mm. longa subopposita recte patula
plano-disticha optime ovala, apice obtusa. Cellulæ 36 y basales vix
majores trigonis parvis attenualis. Amphigastria caulina parva, caule vix
latiora obcuneala utrinque longe decurrentia foliisque limbo angusto
coalita, profunde sinualim inserta, apice ampliata recte truncata, angulis
aculis vel apiculatis. Folia floralia intima caulinis multo majora plus
2 mm. longa oblique ovato-oblonga apice lale acuminata acuta arcte con-
voluta. Amphig. florale intim. 1,2 mm. longum breviter coalitum lingula-
tum medio utrinque dente parvo armalum apice ad '/s inciso-bifidum
sinu angusto acuto lobis oblongis apice abrupte conniventibus. Perianthia
longe exserta oblongo-triquetra ore trilobato lobis laceralis ale angustæ
papuloso-crenulatæ.
Hab. Japan Hakodate (Faurie 12602 p. p.).
Aus dem Vorstehenden wird man ersehen, dass wir es hier mit einer
hôchst interessanten Pflanze und einer sehr abweichenden Art zu thun
haben, die so fremdartig unter den Verwandten steht, wie wir das nicht
selten in der Flora und Fauna Japans zu finden gewohnt sind.
132. Lophocolea integristipula St. n. sp. Typus in Herb.
Stephani.
Monoica parva pallide flavo-virens, tenera dense cæspilosa corticola.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus capillaceus fuscus et rigidus.
Folia caulina 1 mm. longa opposila conferta recte patula adscendentia
late ovato-trigona vix longiora quam lata apice obtusa integerrima.
Cellulæ 36 y, basales vix longiores trigonis nullis. Amphigastria caulina
parva cauli æquilata utrinque coalita, ovala obtusa integerrima interdum
brevissime bidentula. Folium florale intim. late ovatum margine postico
paucidentato ceterum integerrimum margine interruple recurvo crispa-
tulo. Amphig. florale inlim. magnum obovatum, margine paucidentato
apice exciso-bilobo, lobis late triangulalis aculis. Perianthia magna
oblonga cupulata, ore truncato vix lobato irregulariter denticulato, alis
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 11, 31 octobre 1906. 61
Elateres brunnei 140 y parum attenuati, spiris duplicatis teretibus laxe
tortis. Spore 9 u, leves brunneæ. Andræcia in ramis mediana bracteis
ad 8 jugis conferlis erectis apice recurvo, lobo antico inflato exciso uni-
dentato.
Hab. Japan (Faurie).
133. Lophocolea sumatrana Schffn. Acad. Vindob. 1900.
vol. 70, p. 195.
Autoica vel pseudodioica mediocris pallida subflaccida corticola. Caulis
ad 25 mm. longus pallidus sæpe valde ramosus radicellis longis arcte
repens. Folia caulina ad 1.5 mm. longa subrecte patula subopposita
disticha convexa late lingulata apice truncato-rotundala integerrima,
interdum subemarginata vel subacuta, cellulis prominulis papuloso-
crenulata. Cellulæ apicales 27 y basales 36 u. trigonis subnullis. Amphig.
caulina caule triplo latiora utrinque anguste connala basi utrinque uni-
dentata apice lunatim emarginata lobis lanceolatis late divergentibus.
Folia floralia intima oblongo-ovata, duplo longiora quam lata, remote
denticulata apice truncata. Amphig. florale int. foliis suis æquimagnum
ad ‘/» bifidum. margine denticulatum. Perianthia terminalia magna ore
denticulato vel spinuloso alis latis dentatis. Capsula parva, valvulis
1.25 mm, longis, sela 13 mm. longa. Andræcia in ramis gracilibus,
bracteis monandris basi excavalis.
Hab. Sumatra in Monte Merapi 2600 m. (Schiffner).
134. Lophocolea Savesiana St. n. sp. lypus in herb. Ste-
phani.
Monoica mediocris fusco-olivacea, corticola. Caulis ad 25 mm. longus
fuseus validus rigidus ramis femineis ex masculis numerosis breviter
pinnatus. Folia caulina vix 2 mm. longa opposita recte patula plano-
disticha imbricata rectangulata sub 2 plo longiora quam lala apice recte
truncata bidentula. Cellulæ apicales 36 u. basales 36 X 54 y trigonis
nullis. Amphig. caulina parva caule vix latiora sinuatim inserta foliis
utrinque coalita superne quadrispina spinis angustis breviusculis diver-
gentibus æquimagnis. Folia floralia intima caulinis parum longiora apice
valide bispinosa, spinis inæqualibus anteriore vulgo majore, spina magna
tertia supra basin posticam inserta. Amphigastrium florale intimum folüs
suis equimagnum utrinque breviter coalitum obeuneatum ad !/» quadri-
fidum laciniis anguste triangulalis acuminatis divergentibus. Perianthia
oblonga profunde irilobata lobis utrinque grosse bispinosis apice bifidis;
ale subnulle. Andræcia in ramulis parvis terminalia, bracteis ad 4 jugis
122
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 943
confertis quam folia caulina minoribus lobula antica cucullato exciso-
unidentato.
Hab. Nouvelle-Caledonie, Nouméa (Savès).
135. Lophocolea reflexistipula St. Hedwigia 1889, p. 37.
Sterilis major robusta pallide-virens vel fuscescens dense cæspitosa, in
rupibus longe lateque expansa. Caulis ad 6 cm. longus parum breviterque
ramosus fuscus validus et tenax. Folia caulina 2 mm. longa imbricata
opposita subrecte palula plano-disticha vel leniter concava oblongo-
rectangulata triplo longiora quam lata, apice recte truncata angulis apicu-
latis, basi antica haud decurrente, postice amphigastrio late coalita.
Cellulæ apicales 27 y basales duplo longiores, trigonis nullis. Amphigas-
tria parva utrinque coalita profunde sinuatim inserta cucullatim reflexa,
in plano subquadrata apice quadrispina, spinis parvis divergentibus.
Reliqua desunt.
Hab. Nova Guinea (Lawes).
136. Lophocolea salacensis St. n. sp., typus in herb. Ste-
phani.
Sterilis mediocris flavescens in trunco filicum laxe cæspitans. Caulis
ad 4 cm. longus simplex vel parum ramosus tenuis pallidus longe
procumbens. Folia caulina 2 mm. longa opposita antice decurrentia
libera subrecte patula plano-disticha contigua vel parum imbricata
triplo longiora quam lata subligulata marginibus strictis nudis apice
parum angustato ad '/s emarginato-bispinoso. sinu late lunato sæpe
substricto spinis longis (6-7 cellulas) angustis apice setaceis porrectis vel
parum divergentibus. Cellulæ apicales 36 u, basales 36 x 54 y. parietibus
tenuibus trigonis nullis. Amphig. caulina sinuatim inserta limbo lato
in folium decurrenlia quadrispina spinis angustis tenuicuspidatis diver-
gentibus, apicalibus vulgo longioribus.
Hab. Java, in monte Salak. (Fleischer).
137. Lophocolea Beecheyana Taylor. I. of. Bot. 1846.
p. 365.
Dioica mediocris olivacea ætate brunneola. Caulis ad 4 cm. longus
validus coloratus pauciramosus, sub flore 2 geminatim innovatus. ramis
parvifoliis. Folia caulina subopposita 1,5 mm. longa oblique patula
angulo 56° imbricata apieibus liberis, valde concava, in plano anguste
oblonga antice decurrentia libera, margine antico substricto, postico
leviter arcuato basi late reflexo, apice quam basis parum angustiore obli-
que emarginato-bifidulo, lobis subæqualibus spiniformibus oblique por-
rectis. Cellulæ 36 y, basales vix majores, trigonis parvis aculis. Amphigas-
123
944 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne s£r.). 1906 Lophocolea.
tria caulina magna imbricata foliis latissime coalita valde concava recurvo-
patula in plano subquadrata vel late ovata utrinque parvo dente armata
apice ad '/ı vel '/s emarginato-biloba, lobis triangulatis acuminatis vel
spiniformibus. Folia floralia intima caulinis majora squarrose recurva
ovato-oblonga circumeirca remote spinosa, spinis subæqualibus longis
angustis oblique patulis spina terminali omnium maxima. Amphig. florale
intim. foliis coalitum ovatum circumeirca remote dentatum, dentibus
validis apice in spinam mutalis. Perianthia longe exserta ovato-oblonga,
ore ad "/s trilobata lobis rotundatis spinosis vel anguste lanceolatis hic
illie piliferis; ale breves subintegræ apicibus solutis spinosis.
Andræcia mediana bracteis ad 4 jugis squarrose recurvis basi breviter
sacculatis.
Hab. Insula Hawai (Beechey).
138. Lophocolea Gaudichaudii Mont. Ann. sc. nat. 1843
p. 251.
Monoica, mediocris flaccida flavo-virens vel brunneola, laxe cæspitosa,
vulgo museis consociata Caulis ad 4 cm. longus tenuis validus parum
ramosus. Folia caulina plus 1 mm. longa oblique patula angulo 80° oppo-
sita disticha et parum imbricata, valde concava, anguste oblonga, sub
triplo longiora quam lala apice quam basis duplo angustiore, sæpe oblique
emarginato-bidentato, dente anteriore vulgo majore. Cellulæ apicales
27 X 36 y, basales 36 X 5% y trigonis majuseulis acutis basi minoribus.
Amphig. caulina majuscula, breviter coalita, caule parum latiora,
utrinque unidentata, apice ad ?/s bifida, laciniis lanceolatis porrectis.
Folia floralia intima ovato-oblonga, apice angustata breviter emar-
ginalo-bidentata, marginibus ceterum sat regulariter remoteque dentato-
spinosis, spinis validis recte patulis. Amphigastrium florale intimum
jale ovatum, apice irregulariter 5-7 spinosum, spinis confertis
validis porrectis. Perianthia magna campanulala triquetra ore amplo
truncalo grosse angusteque spinoso, alis latissimis regulariter remoteque
spinosis, spinis anguslis longiusculis recte patulis. Andrecia in ramulis
propriis lateralibus spicata, bracteis 20 jugis confertis longe saccalis
superne squarrose recurvis angustis apice bifidulis.
Hab. Hawai (Gaudichaud, Baldwin). :
139. Lophocolea rectangulata Mitt. Flora Vitiensis. p. 40%.
Dioica mediocris flaccida et tenera olivacea vel fusco-brunnea aliis
hepaticis consociata. Caulis ad 4 cm. longus fuseus debilis subsimplex.
Folia caulina 1,5 mm. longa opposita oblique patula angulo 67° imbri-
cata plano-disticha ovato-oblonga apice parum angustiora oblique
124
. Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 945
breviterque emarginata, lobis porrectis inæqualibus anteriore majore.
Cellulæ apicales 27 y basales 27 X 45 y trigonis subnullis. Amphig.
caulina majuscula caule triplo laliora utrinque late coalita ad medium
emarginato bifida laciniis lanceolatis divergestibus, inferne utrinque
unidentata. Folia floralia intima caulinis multo majora ovata cir-
cumcirca irregulariter spinulosa, margine antico sæpe subnudo, apice
inæqualiter biloba, lobo anteriore multo majore acutissimo regulariterque
dentato lobo posteriore spiniformi denticulato. Amphigastrium florale int.
foliis suis equimagnum utrinque coalitum, elliplicum eircumeirca grosse
irregulariterque dentatum et spinosum apice breviter bifidum, lobis
triangulatis similiter armatis porrectis. Perianthia obconica ore breviter
trilobato lobis pinnatim dentatis et spinosis apice bifidis; al® latæ crista-
{im spinosæ.
Hab. Samoa. (Powell. Griffe).
140. Lophocolea regularis St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris pallida flaccida muscis consociata. Caulis ad 2 cm.
longus fuscus validissimus pluriramosus. Folia caulina vix 2 mm. longa
parum imbricata alternantia subplano-disticha, subrecte patula ovato-
rotundata vix longiora quam lata subsymmetrica, marginibus subæquali-
ter arcualis anlico breviter decurrente, apice quam basis ‘/4 angustiore
inciso-bilobo, sinu recto subacuto lobis late triangulatis acutis porreelis.
Cellulæ apicales 28 y, basales 37 y trigonis parvis basi subnullis. Amphig.
caulina majuscula libera subtransverse inserta profunde quadrifida laci-
niis basalibus brevioribus patulis apicalibus lanceolatis divergentibus,
Folia floralia intima caulinis 2 plo majora ovato-oblonga ad '/s bifida.
rima angusta lobis integerrimis inæqualibus antico angusto postico trian-
gulato æquilongis aculis. Amphigastrium florale intimum obcuneatum
liberum ad '/. quadrilobum lobis externis brevibus late triangulatis
aculis, internis 3 plo longioribus acuminatis porrectis. Perianthia magna
ovala inflato-triquela ore profunde trilobato, lobis irregulariter dentatis
apice rima angusta bifidis lobis breviter acuminalis.
Hab. China, Schensi (Giraldi).
141. Lophocolea hawaica St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Monoica mediocris pallida debilis, muscis consociata. Caulis ad 3 cm.
longus validus fuscus mulliramosus. Folia caulina 2 mm. longa alterna
imbricala plano-disticha recte patula ovato-oblonga subrectangulata duplo
longiora quam lata, marginibus parum arcuatis, apice ad '/s emarginato-
bifida laciniis angustis longe acuminatis porrectis. Cellulæ apicales
27 X 36 y, basales 36 X 54 y trigonis subnullis. Amphigastria caulina
125
946 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Lophocoleu.
libera parva caule vix latiora basi utrinque unidentata apice profundis-
sime bifida, laciniis anguste lanceolatis parum divergentibus. Folia flora-
lia intima caulinis parum longiora (2,8 mm.) ovato-oblonga, ad '/s bifida
sinu angusto obtuso laciniis lanceolatis porrectis. Amphig. florale intimum
2 mm. longum foliis floralibus subæquale. Perianthia ore profunde trilo-
bato, lobis regulariter grosseque spinosis, apice longe bifidis, alis latiusculis
superne simililer spinosis. AndrϾcia in caule ramisque terminalia brac-
teis 8 jugis confertis ereclis longius bifidis lobulo anlico magno cucullato
exciso-unidenlalo.
Hab. Hawai (Remy).
142. Lophocolea Kurzii Sande-Lac. Mus. Lugd. Bat. 1863-64.
Monoica hypogyna pallide-virens, minor, in arborum corlice dense
lateque expansa. Caulis ad 25 mm. longus irregulariter pinnatus, tenuis
viridis. Folia caulina adulla ad 0,85 mm. longa conferta recle patula
plano-disticha alternantia late ovalo-conica apice plus minus rotundato
breviter exciso-bilobato, lobis obtusis vel aculis. Folia ramulina angus-
tiora apice minus angusiala ceterum similia. Cellulæ apicales 18 y basales
2 plo longiores trigonis parvis. Amphig. caulina parva caule parum
latiora uno vel utroque latere connata basi utrinque unispina apice ad
®/ı bifida, laciniis lanceolatis parum divergentibus. Folia floralia int.
magna late ovata irregulariter denticulata apice ad '/s bifida laciniis simi-
liter armatis. Amphig. flor. intimum foliis suis duplo minus liberum basi
angustatum ambitu ovalo-rotundatum ad °/« bifidum, lobis lanceolalis
utrinque unidentatis. Perianthia in ramis terminalia exinnovata oblonga
profundissime 3 loba, lobis grosse irregulariterque laceratis. Andrecia
paucibracteata bracteis conferlis basi inflatis, apice squarrose reflexis,
lobulo antico inflato emarginato-unidentato.
Hab. Java (Kurz, Schiffner ad 1000m.).
145. Lophocolea mollis Nees. Syn. Hepat. p. 158.
Monoica (semper?) mediocris robusta, pallide virens corticola sæpe aliis
hepaticis consociala. Caulis ad 3 cm. longus, pro planta crassus fuscus el
tenax pluriramosus sub flore innovatus. Folia caulina 1,6 mm. longa
imbricata recte patula, disticha, concava alternantia, late ovala, subsym-
metrica, margine postico magis arcualo, apice vix duplo angustiore late
lunatim emarginato-bifido, laciniis porrectis vel divergenlibus, basi late
triangulatis medio supero abrupte cuspidato. Cellulæ apicales 27 y. basales
36 y trigonis nullis. Amphig. caulina folio proximo coalita profunde
bifida utrinque cilia basali armala. Folia floralia intima caulinis majora
ovato-oblonga, ad !/s inciso-bifida, laciniis inferne triangulatis superne
126
ESS
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. | 947
setiformibus. Amphig. florale intimum magnum ovalum apice ad 1/4
inciso-bilobum, rima angusta, lobis late triangulatis abrupte attenuatis,
basi cilia externa armatis. Perianthia parva, ovato-oblonga triquetra, alis
anguslis subintegerrimis ore trilobato grosse irregulariterque laciniato,
laciniis apicalibus sæpe divergenti-furcatis. Andræcia mediana, bracleis
ad 5 jugis, longius saccatis, superne erecto-homomallis, quam folia vix
diversis.
Hab. Java (Zollinger, Schiffuer); Sumatra (Schiffuer).
Die Pflanze ist wie Schiffuer bereits bemerkt, unserer L. cuspidata
sehr ähulich; das amphig. flor. intim. ist aber sehr verschieden und
möchte ich bei diesen oft schwer zu unterscheidenden Arten besonders
auf jenes Amphigastrium als auf ein vonzügliches Unterscheidungs-
merkmal hingewiesen haben.
144. Lophocolea peradeniensis St. n. sp. {ypus in herb. Ste-
phani.
Monoica hypogyna minor pallide olivacea flaccida aliis hepaticis conso-
ciala. Caulis ad 2 cm. longus sub flore innovatus vix aliter ramosus,
‘tenuis fuscus debilis. Folia caulina 0,7 mm. longa allernantia contigua
subrecte patula (juniora oblique patentia) breviter ligulata, margine antico
stricto poslico vix arcuato apice truncato rotundato retuso in foliis basa-
libus emarginato-bidentulo. Cellulæ apicales 18 y basales parum longio-
res trigonis subnullis. Amphigastria caulina parva sinualim inserta uno
latere coalita, profunde quadrispina, spinis subæquilongis angustis diver-
gentibus disco integro ad limbum angustum reducto. Folia floralia
intima caulinis duplo longiora oblongo-rectangulala paucidenticulata,
apice breviter emarginato-biloba lobis late triangulalis acutis. Folia sub-
floralia 3-4 juga, mascula integerrima parva basi saccatim ampliata,
lobulo antico nullo. Amphig. florale intim. liberum ovato-oblongum valide
dentatum ad '/s bifidum laciniis lanceolalis porrectis irregulariter denti-
culalis. Perianthia semiexserla breviler trilobata lobis valide dentatis
apice grosse bifidis.
Hab. Ceylon, Peradenya (Fleischer).
145. Lophocolea hyalina St. Soc. roy. belge vol. 38, 1899,
p. 254.
Sterilis major tenera, subhyalina, plus minus dense cæspitosa, terri-
cola. Caulis ad 5 cm. longus tenuis pallidus rigidus parum ramosus,
ramis longis procumbentibus. Folia caulina sub 3 mm. longa, alternan-
lia, parum imbricata subrecte patula, plano-disticha subquadrata vel
breviter lingulala, apice vix angustiora lateque truncata, angulis obtusa-
127
948 BULLETIN DE L’BERBIER BOISSIER (Qne sér.). 1906 Lophocolea.
tis, integerrimis, in foliis inferis adultioribus irregulariter minuteque
paucidentatis. Cellulæ apicales 27 u basales 36 X 54 u trigonis majuscu-
lis, superne subnullis. Amphigastria caulina majuscula, sinuatim inserta,
basi libera utrinque bispinosa, spinis hastatim patulis, apice profundis-
sime bifida, laciniis lanceolatis latissime divergentibus sinu itaque sæpe
nullo.
Hab. Himalaya, Sikkim (Stevens).
146. Lophocolea discedens (L. et L.) Syn. Hep., p. 167.
Syn. : Jung. discedens L. et L. in Lehm. Pug. V 1833, p. 3.
Sterilis minor flaccida in sicco flavo-rufescens, laxe cæspitosa. Caulis
ad 3 cm. longus capillaceus fuscus debilis simplex vel pauciramosus
apicibus attenuatis parvifoliis. Folia caulina subopposita 0,5 mm. longa,
subrecte patula plano-disticha, parum imbricata, ovata apice quam basis
duplo angustiora retusa vel breviter emarginato-biloba, lobis plus minus
inæqualibus interdum 2 vel 3 denticulatis. Cellulæ apicales 9 y, basales
13 y trigonis nullis. Amphigastria caulina cauli æquilata. folio proximo
anguste coalita ad basin fere bifida, sinu obtuso vel acuto lobis lanceola-
tis porrectis cauli appressis, basi ulrinque dente parvo armata.
Hab. India orientalis (Wah).
Die Form der Unterblälter erinnert lebhaft an die Gattung Saccogyna.
147. Lophocolea compacta Mitt. Trans. Linn. Soc. 1891, vol. 3,
p. 198.
Dioica minor fusco-virens, muscis corlicolis consociata. Caulis ad 7 mm.
longus, ramis femineis numerosis brevibus, ceterum tenuis fuscus et
rigidus. Folia caulina vix 1 mm. longa conferta alternanlia, subrecte
patula, leniter decurva concaviuscula, in plano ovato-lingulata, apice
parum angustiora, late rotundata vel retusa inferiora interdum breviter
emarginato-bidentula. Cellulæ apicales 27 y. trigonis majusculis, basales
36 y trigonis magnis acutis. Amphig. caulina caule parum latiora libera
transverse inserta profunde inciso-biloba, lobis validis porrectis acumi-
natis utrinque dente parvo mediano auclis. Folia floralia intima caulinis
multo majora e lata basi sublingulata, apice quam basis duplo angus-
tiora breviter emarginato-bidentata, marginibus ubique irregulariter
repandis vel obtuse angulatis. Amphig. florale intimum foliis suis triplo
minus, late ovatum ad medium bifidum, lobis late triangulatis apice
abrupte setaceis utrinque dente externo basali armatis. Perianthia
obiongo-triquetra robusta apice breviter triloba, lobis repando-angulatis
apice bispinosis, ala antica angusia similiter armata.
Hab. Japonia (Herb. Mitten).
128
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 949
148. Lophocolea cæspitans St. n. sp., typus in herb.-Stephani.
Dioica mediocris fragilis flavicans vel brunneola, dense cæspitosa
subpulvinata corticola. Caulis ad 2 cm. longus tenuis coloratus carnosus
et fragilis pluriramosus. Folia caulina 1,5 mm. longa subopposita conferla,
erecto-homomalla, 2 mm. longa recte patula inferiora inciso-biloba, lobis
late triangulalis obtusis vel acutis vel acuminatis superiora valde aber-
rantia integra latiora quam longa (2 : 3 mm.) late triangulata margine
antico substricto postico e basi rotundata leviter arcuato apice obtuso.
Cellulæ apicales 18 y, basaies 36 X 45 y parietibus validissimis. Amphig.
caulina pro planla maxima caule quintuplo laliora, sinualim inserta, uno
latere folio coalita, circumscriplione subrotunda basi angustata, irregula-
riter profundeque 5-6 fida, laciniis lanceolatis hic illic dente vel spina
parva armatis. Folia flor. intima 3 mm. longa oblongo-rectanguiata, mar-
ginibus paucidentatis, apice truncatis irregulariter 4-5 laciniatis, laciniis
latis vel angustis irregulariter distribulis. Amphig. florale intim. obova-
tum foliis suis duplo brevius, marginibus utrinque paucispinosis spinis
validissimis recte patulis apice quadrilaciniato laciniis inæqualibus varie
angulatis et paucispinulosis. Perianthia vix 4 mm. longa, oblongo-
triquetra, lobis grosse spinosis apice longe bifidis, ale subnulle.
Andræcia in planta parva gracili mediana bracteis ad 8 jugis conferlis
erectis apice breviler recurvis integerrimis, lobulo antico saccato integer-
11mo.
Hab. Neu Hebriden (Herb. Karl Müller, Halensis).
149. Lophocolea convexula Mitt. in Seemann. Flora Viti, p. 405.
Dioica ? pallida crassiuscula. Caulis brevis radicans sub flore © innova-
tus. Folia caulina alterna, imbricata, explanata convexa in plano ovata,
apice integra vel sinu parvo exciso-bidentata, dentibus obtusis. Amphig.
caulina parva libera utrinque unidentata apice bifida. Folia floralia
magna flabelliformia. Amphig. florale inlimum magnum grosse dentatum.
Hab. Isle of Pines (Strange).
Ich habe die Pflanze nicht erhalten können.
150. Lophocolea asperrima St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica minor tenerrina flaccida olivacea muscis corticolis consociala.
Caulis ad 10 mm. longus viridis debilis apice attenuatus parvifolius.
Folia caulina 1,2 mm. longa subopposila recte patula adscendentia,
medio supero valde decurvo, in plano late triangulari-rotundata vix
longiora quam lata, anlice parum decurrentia marginibus æqualiter
arcuatis, apice vix obtusato brevissime eroso-denticulato. Cellulæ apicales
12 y, basales 18 y parielibus vix incrassatis, cuticula antica alte papillata
129
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 Lophocolea.
subspinulosa. Amphig. caulina utrinque breviler coalita obcuneata utrin-
que trispinulosa, apice ad ‘/2 bifida, laciniis triangulatis acuminatis sinu
2-3 spinoso. Folia floralia intim. caulinis multo majora late ovata, apice
truncalo paucispinoso, celerum inlegerrima. Amphig. flor. intim. obova-
tum foliis suis coalitum et duplo minus, ad medium quadrilacinialum,
laciniis lanceolatis porrectis mediis longioribus. Perianthia (juvenilia)
profunde triloba, lobis dense et valde irregulariter spinosis.
Hab. Insule Novæ Hebridæ (Micholitz).
152. Lophocolea defectistipula St. n. sp. typus in herb. Sle-
phani.
Sterilis major tenera flaccida flavescens, muscis consociala. Caulis ad
5 cm. longus capillaceus coloratus simplex. Folia caulina 1,5 mm. longa
contigua subrecte patula plano-disticha late ovata asymmetrica margıne
antico stricto 6 ciliato postico leniter arcuato 9 ciliato, apice rotundato 6
ciliato ciliis ubique longissimis brevioribus mixtis varie patulis angustis-
simis, cilia ultima terminali solum validiore. Cellulæ ubique fere æquales.
27 y trigonis nullis. Amphig. caulina libera, disco parvo obcuneato
superne 7-8 ciliato, ciliis inæqualibus duabus longissimis interdum fur-
calis.
Hab. Insule Caroline (Parkinson).
155. Lophocolea Baldwini St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Sterilis major rufo-brunnea apicibus dilutioribus, museicola. Caulis ad
6 cm. longus tenuis fuscus debilis parum ramosus. Folia caulina 2 mm.
longa subrecte patula, imbricala, convexa subopposita basi antica breviter
decurrentia libera, postica amphigastrio coalita, in plano ovato-rotundata
marginibus subæqualiter arcuatis antico sub apice bispinoso postico
remote tricilialo, ciliis validis longis oblique patulis apice quam basi
duplo angustiore truncato-rotundato bi-triciliato, ciliis validioribus diver-
gentibus. Cellulæ apicales 36 y, basales duplo longiores trigonis magnis
nodulosis cuticula grosse papillata. Amphig. caulina caule duplo latiora
quadrispinosa, spinis divergentibus, internis longe cuspidatis externis
brevibus.
Hab. Hawai (Baldwin).
154 Lophocolea Græffei Jack et Steph. Bot. Centr. Bl. vol. 60,
p. ©.
Sterilis minor fusco-rufa, aliis hepaticis consociata. Caulis validus
fuscus parum ramosus. Folia caulina opposita, parum imbricata 15 mm.
longa, recte palula, plano-disticha vel adscendentia, subrectangulata, duplo
latiora quam longa, antice breviter connata et vix decurrentia, postice
130
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, 951
amphigastrio angusle coalila, margine pilifera, apice parum angustala
breviter biloba, lobis longe piliferis, pilis irregularibus brevibus, aliis
longissimis simplicibus vel furcatis vel pinnalim ramosis et varie curva-
tis, omnibus fragillimis vulgo destructis et solum in gemma apicali com-
pietis. Cellulæ 27 y basales parum longiores, trigonis magnis aculis
contiguis. Amphigastria magna palula valde concava, basi angustala
ceterum subcircularia profunde sinuatim inserta apice biloba similiter
pilifera, pilis semper simplicibus recte patulis vel parum curvatis.
Hab. Samoa (Griffe).
Curiosissima planta, Plilidii folia in memoriam revocans.
155. Lophocolea Steetziæ De Not. Hep. Borneenses, p. 20.
Sterilis. Caulis debilis elongatus parum ramosus. Folia pallida tenera
alternantia parum imbricata plano-disticha antice vix decurrenlia recte
patula ovato-trapezoidea vix laliora quam longa apice late truncato quam
basis duplo angustiore 3-6 dentato. Amphigastria caule duplo latiora
parva 4-6 fida laciniis divergentibus, apicalibus multo longioribus.
Cellulæ æqualiter incrassatæ.
Hab. Borneo (Beccari).
Ich habe die Pflanze nicht gesehen.
156. Lophocolea costata (Nees) G. Bot. Zig. 1858, p. 38.
Syn. : Jungermannia costata Nees Hep. Jav. 1830, p. 69.
Plagiochila costata Ldbg. et G. Spec. Hep,. p. 145.
Monoica major rigidula pallide-virens, in sieco flavicans vel brunneola,
laxe cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus validus rigidus parum ramosus.
Folia caulina 3 mm. longa conferta disticha squarrose-palula valde con-
cava sæpe subconvoluta, in plano ovato-triangularia, antice decurrenlia
postice amphigastrio lale coalila, margine antico stricto regulariter den-
tato, denlibus sub 8 remotis validis brevibus aculıs recte patulis, margine
postico substricto spinoso, spinis irregularibus, apice quam basis 5 plo
angusliore oblique truncato bidentato, sinu lunato dentibus oblique
porrectis. Cellulæ apicales 45 y basales 45 X 63 y trigonis magnis
superne nodulosis basi truncato-angulalis. Amphig. caulina magna, con-
ferta concava margine recurvo vel revoluto, in plano cordiformia grosse
spinosa, Spinis utrinque 7-8, angustis, apicalibus sæpe geminatim approxi-
matis porrectis. Folia floralia intima caulinis majora ovato-oblonga circum-
circa remote spinosa spinis anticis brevibus posueis longioribus apica-
libus mullo majoribus. Amphig. florale int. late ovatum circumcirca longe
angusteque spinosum subeiliatum spinis magnis et brevibus irregula-
riter mixtis. Perianthia ad 5 mm. longa ore trilobato lobis rotundatis
131
952 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocolea.
dense breviterque dentatis, apice ipso bispinoso. Alæ late similiter
armatæ. Capsula magna ovalis in pedicello longiusculo. Sporæ ? Andræcia
in ramis propriis parvifoliis mediana, bracteis ad 30 jugis remotiuseulis
basi longe saccalis apice squarrosis paucidentatis.
Hab. Java (Blume, Kurz, Schiffner); Sumatra (Schiffner).
157. Lophocolea ciliolata (Nees) G. Bot. Zig. 1858, p. 58.
Syn. : Jungermannia ciliolata Nees Hep. Jav., p. 68.
Lophocolea thermarum Schffn. Acad. Vindob. 1900, vol. 70, p. 95.
Plagiochila ciliolata Ldbg. Spec. Hep. p. 143.
Monoica fusco-virens lenera flaccida laxe cæspitosa, Caulis ad 25 mm.
longus validus flaccidus parum ramosus. Folia caulina opposita ad 2 mm.
longa, imbricata oblique patula vel decurva, valde convoluta, amphigas-
trio late coalita, in plano ovato-triangulala, apice quam basis triplo angus-
tiore, inæqualiter emarginato-bidentato, dente anteriore multo majore,
margine antico leviter arcuato nudo, poslico similiter curvato remote 3-5
dentalo, denlibus validis acutis recte patulis. Cellulæ apicales 27 y. basales
36 X 54 y trigonis parvis subnodulosis. Amphigastria caulina caule
parum laliora ovata utrinque paucidentala apice acuta vel bidentula. Folia
floralia intima caulinis similia parum majora, margine antico remote
5 denticulato, dentibus regulariter conseculivis æqualibus brevibus aculis,
postico inæqualiter spinoso, spinis inferis longioribus et magis confertis,
apice emarginato bidentulo. Amphig. florale intimum obovatum circum-
eirca regulariter dentato-spinosum, spinis recte patulis breviusculis apice
minoribus Perianthia ad 4 mm. longa late alata alis dense dentato-
spinosis ore trilobato, lobis obtusatis spinulosis ipso apice grossius
spinosis. Capsula parva ovalis. Andrecia in ramulis mediana, longius spi-
cata, bracteis parvis ad 12 jugis, basi inflatis lobulo antico exciso
unidentato superne squarrose patulis paucidentatis.
Hab. Java (Blume, Junghuhn, Teysman, Miquel, Zippelius, Korthals,
Schiffner); Sumatra, Celebes (teste Schiffner); Ceylon (Fleischer).
158. Lophocolea Fleischeri St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Monoica major robusta valida sed humilis brunneola in cortice laxe
cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus validus fuscus et lenax ob perianthia
geminalim innovata pluriramosus. Folia caulina vix 2 mm. longa oppo-
sila parum imbricata oblique patula angulo 45° valde concava in plano
oblonga duplo longiora quam lata, basi amplissima, apice 3 plo angustiora
asymmetrica margine antico stricto nudo decurrente postico leviter
arcuato supra basin dente parvo solitario armato, apice oblique truncato
angulis in dentem brevem mutatis. Cellule apicales 36 y basales
132
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 953
36 X 54 y trigonis ubique magnis acutis. Amphig. caulina parva caule
parum latiora utrinque anguste coalita basi obcuneala superne rotundato-
quadrangularia angulis spiniferis, spinis validis divergentibus æquima-
gnis regulariter distributis. Folia floralia intima caulinis multo majora
ovato-oblonga apice magis anguslala emarginalo-bispinosa marginibus
ceterum dentalo-spinosis, spinis regulariter distributis anticis magis
remotis et validioribus posticis ad 12 oblique patulis. Amphig. florale
intimum subliberum obovatum grosse spinosum spinis remotiusculis
apicalibus 2 vulgo multo majoribus. Perianthia magna 6 mm. longa,
oblongo-triquetra ore breviter 3 lobato, lobis grosse spinosis ala lalissi-
mæ cristalo-spinosæ. Andræcia in ramis longe spicata bracteis parvis ad
20 jugis confertis basi longe saccalis apice squarrose recurvis bidentulis.
Hab. Ceylon (Fleischer).
159. Lophocolea Giulianettii Si n. sp. typus in herb. Ste-
phani.
Monoica magna robusta rigida, in sicco brunneola laxe cæspitosa. Caulis
ad 9 em. longus validus fuscus rigidus pauciramosus. Folia caulina conferta,
ad 3 mm. longa, decurvo-homomalla concava, margine anlico revoluto, in
plano anguste oblongo-triangulata, apice quam basis quadruplo angustiore
5 dentliculato, margine antico longe decurrente substricto sub apice
remote bidenticulalo, postico e basi breviter arcuala grosseque spinosa
substricto remote æqualiterque dentato, dentibus brevibus acutis recte
patulis. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 y trigonis majusculis
acutis. Amphigastria caulina magna confertissima, valde concava, a caule
recurva, in plano ovala, circumcirca grosse spinosa, spinis utrinque sub 8,
oblique porrectis æquimagnis, apicali majore. Folia floralia intima
caulinis subduplo longiora, ligulata, apice rotundata, marginibus ubique
armatis, margine anlico remote dentato, dentibus brevibus aculis recte
patulis sub apice magis approximalis, margine postico crebre spinoso,
spinis basalibus magnis anguslis, versus apicem sensim decrescentibus,
sub apice et apice ipso dense denticulato, dentibus ultimis geminatis
majoribus. Amphig. florale intimum ad 3 mm. longum, breviter ligulatum,
circumcirca valide spinosum spinis remotiusculis irregulariter consecu-
tivis plus minus longis recte patulis apice rotundato dense valideque den-
tato. Perianthia magna, longe exserta, ore breviler trilobato regulariter
valideque dentato-spinoso, alis latissimis similiter armatis. Andrecia in
ramulis terminalia, bracteis ad 6 jugis, basi cucullatis, superne decurvo-
homomallis dentalis.
Hab. Nova Guinea (Giulianetti).
133
954 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 Lophocolea.
160. Lophocolea Haskarliana G. Syn. Hep., p. 153.
Monoica hypogyna, mediocris, olivacea, laxe cæspitosa, lerricola. Gaulis
ad 2 cm. longus, validus fuscus rigidus pluriramosus, ramis brevibus
floriferis. Folia caulina 2 mm. longa parum imbricata oblique patula,
angulo 68° opposita, disticha, marginibus decurvis valde concava, in plano
ovalo-triangulata asymmetrica, margine anlico stricto nudo, postico basi
leviler arcualo superne stricto regulariter denticulato, dentibus ad
7 remotiusculis aculis recle patulis, apice quam basis triplo angustiore,
oblique emarginato-bidentato, dentibus acutis, anteriore multo minore.
Cellulæ apicales 36 y basales duplo longiores, trigonis parvis aculis.
Amphigastria caulina magna, imbricala utrinque late coalita ovato-
rectangulata subquadrata inferne utrinque 2-3 spinulosa, apice ad ‘/s
inciso-biloba, lobis magnis triangulatis acutis porrectis, sinu profunde
lunato. Folia floralia intima ovato-oblonga, caulinis multo majora (plus
4 mm.) cireumcirca valide dentata, apice ad '/s biloba, lobis anguste trian-
gulatis porrectis acutis denticulatis. Amphig. florale intimum maximum
2,5 mm. longum 2 mm, latum, utrinque lobo rotundato spinoso auctum,
apice ad '/s bilobum, lobis porrectis apice truncatis trispinosis, sinubus
marginibusque irregulariter paucispinulosis. Antheridia in axilla antica
foliorum subfloralium. Perianthia oblongo-triquetra longe exserta, ore
breviter trilobato, lobis rotundatis regulariter spinulosis spinulis strictis
æquimagnis anguslis, ale latiusculæ spinosæ sub apice desinentes.
Hab. Java (Haskarl, Stahl).
161. Lophocolea javanica Schffn. Acad. Vindob. 1900, vol. 70,
p. 93.
Monoica vel dioica, interdum hypogyna, minor gracilis, pallide-virens,
corlicola vel muscis consociata. Gaulis ad 10 cm. longus subsimplex tenuis
fuscus tenax. Folia caulina ad 1,5 mm. longa, imbricata, oblique patula,
angulo 58° opposita, disticha valde concava lata basi inserta, in plano
oblique deltoidea, parum latiora quam longa, apice quam basis 3 plo
angustiore oblique emarginato-bispinoso, spinis inæqualibus anteriore
majore, margine anlico bene arcuato integerrimo, postico minus curvalo
1-2 dentato. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 y trigonis magnis
subnodulosis. Amphig. caulina majuseula foliis utrinque lateque coalita
subrotunda circumcirca denticulata, dentibus brevibus remotis apice
emarginato-biciliato. Folia floralia intima subfalcato-oblonga, squarrose
patula, remote spinoso dentata, dentibus apicalibus 2 parum majoribus.
Amphig. florale intimum parum minus, ovato-lanceolatum breviter bifi-
dum, marginibus subdentatis. Perianthia ad 4 mm. longa, subalata, apice
13%
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 955
trilobato lobis rotundatis denticulatis, dentibus apicalibus majoribus.
Capsula 4 mm. longa ovalis in pedicello 8 mm. longo. Elateres crassi,
140 y, flexuosi, spiris duplicalis. Sporæ 15 y rufe læves. Andræcia bre-
viter spicala, bracteis ad 4 jugis medio infero inflatis superne squarrose
recurvis apice bispinosis.
Hab. Java (Schiffner); Sumatra (Schiffner).
Planta alpina (2000-2800 m.).
Ich habe gut erhaltene Perianthien nicht gesehen und die Pflanze,
welche der Autor sub n° 4173 ausgab, hat auch nicht die von ihm
beschriebenen sehr breiten Blätter; ich habe daher im Wesentlichen des
Autors Diagnose wiedergegeben. Jedenfalls steht die Pflanze der Loph.
ciliolata sehr nahe.
162. Lophocolea Levieri Schffn. Hepat. Buit. 4900, p. 182.
Paroica minor tenera flaccida pallide virens in sicco fuscescens. Caulis
ad 2 cm. longus pro planta validus rigidulus parum ramosus. Folia
caulina 1,4 mm. longa vix imbricata peclinalim patula, marginibus recur-
vis valde concava in plano ovato-triangulata apice quam basis quadruplo
angustiore ad 1,75 mm. longa, margine antico substricto vel leviter
arcuato nudo, poslico similiter arcuato superne 3-4 dentato, dentibus
remotis oblique patulis validis acuminatis, apice oblique truncato biden-
tato, dentibus similibus inæqualibus anteriore mullo majore. Cellulæ
apicales 36 m basales 36 X 54 y trigonis majusculis subnodulosis.
Amphig. conferla imbricata caule triplo latiora late ovata utrinque remote
bidentula apice exciso-bidentato. Folia flor. intim. anguste oblonga (sub-
triplo longiora quam lata) circumcirca valide dentata dentibus remotius-
culis patulis irregularibus, apice inæqualiter bidentato vel 3 dentato.
Amphig. florale intim. magnum ligulatum duplo longius quam latum,
eircumcirca grosse denseque dentatum dentibus superis majoribus sub-
spiniformibus. Perianthia ad 4 mm. longa ore profunde 3 lobato, lobis
acuminatis valide dentatis apice exciso-bidentulis; alæ angustæ remote
denticulatæ. Capsula parva longe pedicellata. Andræcia hypogyna (foliis
sterilibus subfloralibus interjectis) bracteis ad 5 jugis, basi inflatis apice
squarrose recurvis lobulo antico exciso-unidentato.
Hab. Java, Sumatra (Schiffner).
165. Lophocolea Massalongoana Schffn. Hep. Buitenz. 1900,
p. 183.
Monoica major robusta pallide-virens in sicco brunneola laxe cæspitosa.
Caulis ad 5 cm. longus validus rigidulus parum ramosus. Folia caulina
2,5 mm. longa valde concava sæpe decurvo-homomalla, antice longe
135
956 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Que séR.). 1906 Lophocolea.
decurrentia parum imbricata, in plano anguste triangulata, apice quam
basis 5 plo angustiora, margine antico stricto nudo sub apice solum
remote bidentato, ala decurrente interdum paucidentata, poslico e basi
leviter arcuato stricto remote dentato dentibus sub 8 magnis validis
aculis subrecte patulis, apice oblique exciso bidentato dente anteriore
majore. Cellulæ apicales 45 X 5% y basales 54 90 y trigonis magnis
nodulosis. Amphigastria caulina magna, plus 1 mm. longa utrinque
coalita valde concava in plano subrotunda cireumeirca regulariter spinosa,
spinis sub 15 approximalis validissimis æquimagnis recte patulis, apicali
majore. Folia floralia int. caulinis majora, ovato-oblonga vel anguste
triangulala, margine antico leviter arcuato inferne nudo superne remote
3 dentato, postico similiter curvato dense spinoso, spinis validis recte
patulis dentibus parvis interjectis, apice oblique exciso grosse bidenlalo.
Amphig. florale int. maximum ad 3 mm. longum ovatum vel ovato-
oblongum regulariter denseque dentato-spinosum, spinis validis recte
patulis breviusculis. Perianthia magna ad 5 mm. longa, ore breviter
3 lobato lobis rotundatis dense dentato-spinosis. Ale late similiter
armalæ. Andrecia mediana bracteis 8 jugis squarrose patulis paucispi-
nosis, basi breviter inflatis.
Hab. Java, Sumatra (Schiffner).
164. Lophocolea Stephanii Schffn. Acad. Vindob. 1900, p. 197.
Monoica magna rigidula pallide-flavicans laxe cæspitosa. Caulis ad
L cm. longus validus rigidus rufescens ætate fuscus parum ramosus.
Folia caulina 3 mm. longa parum imbricata, disticha curvatim patula
concava, anguste triangulata apice quam basis vix triplo angusliore,
margine antico substrieto nudo, poslico vix arcuato superne nudo inferne
2-3 spinoso spinis inæqualibus basali majore, apice oblique truncato
bispinoso vel fere bifido lobis inæqualibus anteriore mullo majore.
Cellulæ pellucidæ apicales 45 X 54 y basales 36 X 72 y trigonis majus-
culis. Amphig. caulina late coalita approximata caule duplo latiora
subquadrata apice truncato quadrispino spinis validis porrectis. Folia
floralia intima caulinis mulio majora 5 mm. longa anguste ligulata apice
quam basis subduplo angustiore, margine antico nudo postico remote
5-6 spinoso spinis anguslis longis ‘oblique patulis apice emarginalo-
bifido, laciniis inæqualibus anleriore multo majore. Amphig. florale int.
2 mm. longum ovalo-triangulare utrinque grosse trispinosum spinis
oblique porrectis magnis apice inciso-bifidulo. Perianthia ad 6 mm. longa
ore breviter trilobato lobis truncalis grosse 6 spinosis spinis confertis
porrectis anguslis; ale latissimæ dentato-spinosæ. Andrecia in ramis
136
Lophocolea. FRANZ STEPHANL SPECIES HEPATICARUM. 957
brevibus terminalia, bracteis ad 6 jugis parvis basi inflatis apice inæqua-
liter bidentatis.
Hab. Java (Schiffner).
165. Lophocolea explanata Mitten. Flora Viti, p. 404.
Dioica minor tenerrima gracilis flavo-brunneola, aliis hepaticis conso-
ciala. Caulis ad 25 mm. longus capillaceus fuscus debilis, parum ramosus.
Folia caulina sub 2 mm. longa subopposila contigua vel remotiuscula
oblique patula angulo sub 60° disticha, marginibus decurvis concava, in
plano anguste ligulata, apice vix angustiora oblique breviterque emargi-
nato-bifidula, lobis oblique porrectis inæqualibus, anteriore majore trian-
gulato acuminato posieriore spiniformi. Cellulæ apicales 27 y trigonis
parvis acutis, basales 36 X 54 y trigonis nullis. Amphig. caulina caule
subtriplo latiora, foliis late coalita ovata concava recurvo-palula, medio
utrinque spinam gerentia, apice emarginato-bispinosa, spinis validis
porrectis attenualis. Folia flor. intima caulinis majora angusla 4 plo lon-
giora quam lata grosse irregulariterque spinosa vel dentala sub apice
integerrima et constricla, ipso apice breviter emarginala grosse bifida,
lacinüs lanceolatis longe attenuatis divergentibus posteriore vulgo lon-
giore. Amphig. florale inlimum foliis suis multo brevius ovalum circum-
circa valide dentatum, dentibus irregularibus apice irregulariter approxi-
matis. Perianthia magna ovalo-oblonga, longe exserta apice breviter tri-
loba, lobis regulariter valideque spinosis apice grosse bifidis; ale latius-
culæ simililer spinosæ. Andræcia longe spicata bracteis conferlis parvis
squarrosis apice breviter emarginalo-bidentatis, lobulo antico inflato
apice valide breviterque 3 dentato.
Hab. Samoa (Powell).
166. Lophocolea spinosa G. Syn. Hep., p. 170.
Sterilis, exigua tenera pallida Lejeuneis adhærens; caulis procumbens
subramosus; folia caulina approximata plano-disticha, ambitu subqua-
drata ad '/s biloba sinu lobisque irregulariter valideque dentatis et
spinosis sublaceralis anlico duplo majore. Amphigastria caulina parva
cauli equilala ad ?/s quadrifida laciniis angustis subsetaceis subæquilongis
parum divergentibus.
Hab. Insula Oweihi.
IV. America tropica.
À. Bidentes.
a. Brevifoliæ.
167. Lophocolea exigua St. n. sp.
168. Lophocolea Uleana St. n. sp.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 11, 31 octobre 1906. 62
958
BULLETIN DE
169. Lophocolea
170. Lophocolea
171. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
. Lophocolea
b. Trigonifolie.
181. Lophocolea
182. Lophocolea
183. Lophocolea
184. Lophocolea
185. Lophocolea
186. Lophocolea
187. Lophocolea
188. Lophocolea
189. Lophocolea
c. Longifoliæ.
190. Lophocolea
191. Lophocolea
192. Lophocolea
193. Lophocolea
19%. Lophocolea
195. Lophocolea
B. Heterophyllæ.
196. Lophocolea
197. Lophocolea
198. Lophocolea
199. Lophocolea
200. Lophocolea
201.
C. Hirtifoliæ.
202. Lophocolea
203. Lophocolea
204. Lophocolea
D. Longiciliæ.
205. Lophocolea
L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 Lophocolea.
serratana St. n. Sp.
Lindmanti St. n. sp.
mascula G.
Glaziovii St. n. sp.
grossealata St. n. sp.
diaphana Spruce.
Urbanii St. n. sp.
cubana St. n. sp.
brachydonta Spruce.
paraguayensis Spruce.
foliicola Spruce.
tenera Angstrem.
canelensis Spruce.
coadunata (Swarlz).
longiflora Hampe.
Puiggarii St.
pertusa Taylor.
pyenophylla Spruce.
terminalis L. et G.
Mandoni St. n. sp.
Lorentziana St. n. sp.
perissodonta Spruce.
blepharoptera Spruce.
connata (Swartz).
Martiana Nees.
guadalupensis St. n. sp.
oblique-truncata St. n. sp.
Widgrenii St.
aberrans L. et G,
granatensis G.
irrigata Spruce.
Weinionis St. n. sp.
Lophocolea pyenorhiza Spruce.
hirta St. n. sp.
Liebmanniana G.
muricata Nees vide No 125.
palmatifida St. n. sp.
138
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 959
206. Lophocolea Lechleri Hpe et G.
207. Lophocolea montana St. n. sp.
208. Lophocolea Orbigniana Mont. el Nees.
209. Lophocolea Breutelii G.
210. Lophocolea columbica G.
211. Lophocolea Osculatiana De Not.
212. Lophocolea polychæta Spruce.
213. Lophocolea trapezoidea Mont.
214. Lophocolea Lindigiana G.
215. Lophocolea granulosa G.
E. Pluridentatæ.
216. Lophocolea thrausta Spruce.
217. Lophocolea Perrottetii St. n. sp.
218. Lophocolea effusidens St. n. sp.
219. Lophocolea quadridentata Spruce.
220. Lophocolea spectabilis St. n. sp.
221. Lophocolea tenerrima Spruce.
167. Lophocolea exigua St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica minima virens, in terra dense gregaria. Caulis ad 7 mm. longus
viridis, tenuis strictus et rigidus simplex. Folia caulına 0,4 mm. longa
vix imbricata alterna plano-disticha subrotunda apice ad '/s exciso-biloba,
lobis late triangulatis brevibus acuminatis acutis. Celiule ubique 27 y
trigonis nullis. Amphig. caulina minula ad basin fere bifida laciniis
angustis divergenlibus. Andræcia mediana bracteis ad 12 jugis oblique
palulis quam folia majoribus conduplicatim concavis bilobis, lobo postico
majore aculo, antico inflato parum breviore apice soluto obtuso.
Hab. Columbia Santa Marta (C. F. Baker).
168. Lophocolea Uleana St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris valida fusco-olivacea, ætate fusco-brunnea in corlice
laxe cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus simplex vel pauciramosus validus
fuscus et tenax. Folia caulina vix 2 mm. longa 1,6 mm. lata alterna
dense imbricata disticha parum convexa subrecte patula in plano ovato-
rotundata valde asymmetrica margine postico valde arcuato antico sub-
stricto apice quam basis duplo angustiore ad ‘/s emarginato-bifido lobis
trıangulalis breviter acuminatis valde inæqualibus antico duplo breviore
duploque angustiore. Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 54 y trigonis
parvis. Amphig. caulina libera basi utrinque unidentata apice profunde
bifida laciniis lanceolatis parum divergentibus. Folia floralia intima
ovalo-oblonga apice ad '/s emarginato bifida, lobis (riangulatis abrupte
139
960 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 Lophocolea.
breviterque attenuatis, postico ut in foliis multo majore. Amphig. florale
intim. maximum foliis flor. vix brevius, sinu apicali brevi semicirculari,
lobis abrupte attenualis conniventibus. Perianthia in caule terminalia
exinnovala magna et longe exserta lobis apicalibus valide dentatis apice
grosse bifidis.
Hab. Brasilia orientalis (Ule).
169. Lophocolea serratana St. n. sp., iypus in herb. Stephani.
Dioica mediocris pallide-virens tenera et flaccida corticola. Caulis ad
15 mm. longus parum ramosus pallidus striclus carnosus. Folia caulina
1,6 mm. longa alterna subrecte patula imbricata concava leniterque
decurvula in plano late ovata marginibus subæqualiter arcuatis apice
quam basis subduplo angustiore, lunatim emarginato-bispinoso, spinis e
lata basi abrupte breviterque acuminatis porrectis. Cellulæ apicales 36 u
basales 36 X 5% y trigonis nullis. Amphigastria caulina libera utrinque
unidentata apice ad °/ı emarginato-bifida laciniis anguslis longe selaceis.
Folia floralia intima plus 3 mm. longa ex angusta basi ampliata lateque
ovato-oblonga apice ad '/ı inciso biloba, sinu recto obtuso, lobis late
triangulatis divergentibus breviter acuminalis. Amphig. florale intimum
ex angusta basi late obovalum apice ad '/ı exciso bilobum lebis late
triangulatis apice breviter acuminatis hamatim conniventibus extus spina
valida armatis. Perianthia profunde trilobata, lobis grosse regulariterque
spinosis apice lanceolato-bifidis; ale subnullæ paucis spinis tantum
notalæ. Andrecia longe spicata, bracteis laxiusculis squarrose patulis
lobulo antico eucullato exciso-unispino.
Hab. Brasilia in monte Serrat (Dusén n° 84 ex parte).
170. Lophocolea Lindmannii St. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Dioica pusilla laxe cæspitosa fulva terricola. Caulis ad 1 em. longus
simplex sub flore innovalus pro planta validus strictus pallidus. Folia
caulina 0,7 mm. longa alternantia, oblique patula imbricala erecto-
homomalla, late ovata valde asymmetrica rhomboideo-obliqua, antice
longe decurrentia, apice oblique emarginato-biloba lobis late triangula-
üs acutis porreclis antico minore. Cellulæ apicales 27 y basales 36 y tri-
gonis subnullis, marginales papuloso-prominulæ. Amphigastria caulina
parva libera utrinque spina parva armata apice late emarginato-bifida
laciniis angustis parum divergentibus. Folia floralia intima magna
1,5 mm. longa, oblonga triplo angustiora quam longa, basi leniter angus-
tata marginibus sparsim dentatis apice breviter emarginato-bifido, lobis
late triangulalis aculis integerrimis. Amphigastrium florale intimum
140
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 961
foliis suis parum brevius obcuneatum, marginibus erosis et parum den-
tatis, apice ad !/4 inciso bilobum, lobis triangulatis acuminatis porrectis
hic illic dente armatis. Perianthia oblongo-triquetra ore breviter trilobato,
iobi erosi bifidi, lobulis parvis anguslis obtusis sepe mamilliformibus
instructi apice grosse bifidi, laciniis similiter erosis et mamillatis.
Hab. Brasilia. Matto Grosso (Lindmann).
171. Lophocolea mascula G. Ann. sc. nat. 1864, p. 128.
Dioica mediocris tenera brunneola, aliis hepaticis muscisque conso-
ciata. Caulis ad 2 cm. longus parum longeque ramosus fuscus et rigidus.
Folia caulina adulta 1 mm. longa per paria approximata, parum imbricata
subrecte palula plano-disticha ovata subsymmetrica margine postico
magis arcualo, apice quam basis subduplo angustiore, ad 1/4 emarginato-
bifido lobis angustis spiniformibus porrectis vel divergentibus. Cellulæ
apicales 18 y basales 27 X 26 y trigonis nullis. Amphig. caulina parva
utrinque coalita basi utrinque unidentata apice profunde bifida laciniis
longe altenualis. Folia floralia intima caulinis multo majora oblongo
reclangulata triplo longiora quam lata apice breviter emarginata lobis
triangulatis acuminatis divergentibus. Amphig. florale int. folio suo
subæquimagnum obovatum apice quadrifidum laciniis internis grosse
wriangulatis acuminatis externis spiniformibus duplo brevioribus. Perian-
ihia oblonga profunde triloba lobis valide æqualiterque spinosis apice
grosse bifidis, ale angustæ remote el valide spinosæ. Andrecia mediana,
bracteis 20 jugis longius spinosis, lobulo antico magno inflato exciso
unispino.
Hab. Peruvia (Lindig).
172. Lophocolea Glaziovii St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris olivacea flaccida corticola. Caulis ad 15 mm. longus
tenuis viridis debilis pauciramosus. Folia caulina 1,6 mm. longa alterna
imbricata plano-disticha recte patula ovata marginibus symmetrice
arcualis, apice ad '/s emarginato-bifidis laciniis basi late triangulatis cito
cuspidatis, porrectis. Cellulæ apicales 27 y, basales 27 X 36 y trigonis
nullis. Amphig. caulina parva caule vix latiora utrinque unidentata apice
ad °/ı bifida sinu obtuso laciniis lanceolatis porrectis. Folia floralia
inlima ovato-oblonga 2,5 mm. longa ad !/s bifida sinu recto obtuso laci-
nlis e lata basi abrupte spiniformibus. Amphig. florale intimum 1,5 mm.
longum in plano late obovatum ad medium quadrifidum, lobis internis
ovatis abrupte attenuatis externis duplo brevioribus similibus. Perianthia
(juvenilia) ore profunde trilobato, lobis grosse paucispinosis apice longe
bifidis ala antica angusta paucidentata; ala laterales desunt.
141
962 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906 Lophocolea.
Hab. Rio Janeiro (Glaziou).
Es ist bekannt, dass dieser fleissige Sammler die Standorte meist nicht
genau angab und dass die mit Rio Janeiro bezeichneten Arten auch in
weiterer Entfernung von dieser Stadt gesammelt sein können.
173. Lophocolea grossealata St.n. sp., {ypus in herb. Stephani.
Dioica mediocris pallida flaceidissima, muscicola. Caulis ad 3 cm. longus
tenuis fuscus tenax, vage pluriramosus. Folia caulina 2 mm. longa
alterna parum imbricata tenerrima subrecte patula plano-disticha, late
ovata subsymmetrica marginipus subæqualiter arcuatis, apice quam basis
2 plo angustiore ad '/s emarginato-bifido, sinu late lunato, laciniis longe
angusteque cuspidatis porrectis. Cellulæ apicales 36 y, basales 36 X 54 y
trigonis nullis. Amphigastria caulina caule duplo latiora profunde sinua-
tim inserta uno latere in folium decurrentia ad 1/2 grosse 4 fida, laciniis
triangulatis breviter cuspidatis lateralibus subrecte patulis apicalibus
porrectis sinu angusto obtuso discretis. Folia floralia intima sub 4 mm.
longa ovato-elliptica sub apice utrinque 3 dentata dentibus validis
acuminatis apice late lunatim excisa, sinu obliquo laciniis triangulatis
acuminatis postico duplo latiore. Amphig. florale intim. foliis suis parum
minus, sub apice utrinque unidentatum, ipso apice ad ‘/; emarginalo-
bilobatum, lobis latis abruple setaceis utrinque unispinis. Perianthia
magna oblonga ore profunde 3 lobato, lobis grosse dentatis apice grosse
bifidis; ale latissimæ grosse laceratæ.
Hab. Nova Granada (Lindig).
174. Lophocolea diaphana Spruce Edinb. Bot. Soc. vol. 15, p. 426.
Dioica major tenera pallida Jaxe effusa corticola et rupicola. Caulis ad
5 cm. longus innovando-ramosus validus carnosus pallidus. Folia caulina
ad 2.5 mm. longa oblique patula subopposita parum imbricata ovata apice
quam basis triplo angustiore ad '/s emarginato-bifido, lobis late triangu-
latis abrupte attenualis longeque tenuicuspidatis, antico sæpe inflexo et
folio oblique incumbente vel superante. Cellulæ apicales 27 w basales
36 X 5% y trigonis parvis basi nullis. Amphigastria caulina parva uno
latere coalita profunde 4 fida laciniis lanceolatis tenuicuspidatis divergen-
tibus basalibus duplo brevioribus. Folia floralia inlima late ovala ad '/ı
emarginato-bifida, lobis late triangulatis abrupte cuspidatis margine
poslico sub apice 2-3 spinoso. Amphigastrium florale intimum ovalo
ellipticum, medio utrinque unispinosum apice vix ad ‘/2 inciso-bifidum
sinu obtuso laciniis e lata basi longe cuspidatis conniventibus. Perianthia
terminalia oblonga ore trilobato, lobis irregulariter spinosis et lacinulalis
apice bifidis; ale angustæ subspinosæ vel deficientes.
142
NT
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 963
Hab. Andes quitenses (Spruce).
In gut entwickelten Pflanzen zeigen die Blätier stets den einzebogenen
schräg über dem Blatte liegenden lobulus apicalis anticus; alte Blätter
sind wie gewöherlich flach ausgebreitet. Spruce erwähnt hiervon nichts;
ich glaube aber das die Einkrümmung dem normalen Zustande
entspricht.
175. Lophocolea Urbanii St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris flaccida fusco-virens, in rupibus humidis laxe cæspi-
tosa. Caulis ad 2 cm. longus fuscus validus debilis pluriramosus, Folia
caulina 45 mm. longa, parum imbricata alterna, plano-disticha subrecte
patula antice decurrentia optime ovata apice quam basis 3 plo angustiore,
ad !/ı exciso-biloba, lobis triangulatis breviter acuminatis porrectis, anlico
angustiore. Cellulæ apicales 27 y. basales 36 X 54 y trigonis nullis.
Amphig. caulina parva caule 2 plo latiora libera sinuatim inserta ad ‘/4
quadrifida sinubus angustis obtusis lobis lanceolatis porreclis externis
piliformibus. Folia floralia intima plus 4 mm: longa valde concava ovalo-
oblonga, margine grosse irregulariterque dentata vel dentato-spinosa,
apice usque ad medium grosse bifida sinu acuto lobis lanceolalis porrectis.
Amphig. florale intim. ambitu subcirculari, # mm. longum et latum ad
medium grosse quadrifidum laciniis apicalibus porrectis lateralibus mino-
ribus recte patulis. Perianthia (juvenilia) ore profundissime trilobato
laciniis angustissimis sat longis armato apice longissime (3 mm.) bifidis,
laciniis lanceolatis basi paucispinosis.
Hab. Guadeloupe (Duss).
176. Lophocolea cubana St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica mediocris flaceidissima pallide-virens, in cortice late expansa.
Caulis ad 2 cm longus tenuis pallidus debilis parum ramosus. Folia
caulina 1,6 mm. longa, alterna parum imbricata subrecte patula plano-
disticha, juniora erecto-homomalla, oblique ovata marginibus leviter
arcuatis antico longiore parum decurrente, apice quam basis plus duplo
angustiore ad '/ı exciso-bilobo, sinu obtuso lobis triangulatis abrupte
acuminatis antico angustiore. Cellulæ apicales 27 y. basales 36 X 45 u.
trigonis nullis. Amphig. caulina majuscula caule triplo latiora profunde
quadrifida laciniis anguste lanceolatis divergentibus externis 2 plo bre-
vioribus. Folia floralia intima vix 3 mm. longa 1 mm. lala oblongo-
rectangulata apice vix angustiora ad ‘/4 exciso-bifida lobis triangulatis
breviter acuminatis sinu recto obtuso. Amphig. florale intim. 2 mm.
longum obcuneatum ad ‘2 bifidum lobis divergentibus apice inæqualiter
bifidis, lacinia externa minore. Perianthia magna longe exserta apice bre-
143
964 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e ser.), 1906 Lophocolea.
viter triloba, lobis paucipilosis apice longissime bifidis; ale latæ valide
spinosæ, Andræcia longe spicata, bracteis confertis ad 12 jugis quam
folia caulina minoribus, lobulo antico parvo cucullato, apice exciso-
unispino.
Hab. Cuba (Wright).
Die Pflanze liegt im Herb. Gottsche als « L. bidentata var. alata G. ms.»
177. Lophocolea brachydonta Spruce Edinb. Bot. Soc. 1885,
p. 430.
Dioica mediocris lurida flaccida in rupibus irrigatis laxe cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus fuscus tenuis debilis parum ramosus, Folia
caulina 1,5 mm. longa alternantia imbricala subrecte patula plano-
disticha concava decurvula late ovata asymmetrica, margine postico magis
curvato apice quam basis 2 plo angustiore late lunatim emarginato biden-
tulo dentibus validis inæqualibus, anteriore vulgo majore. Cellulæ
apicales 18 u, basales 27 X 36 y trigonis nullis. Amphig. caulina majus-
cula libera utrinque dentem parvum gerentia apice ad ?/: exciso bifida
laciniis late triangulatis abrupte attenuatis. Folia floralia intima ovalia
medio supero utrinque tridenticulato apice ad ‘/4 exciso-bifido, lobis
triangulatis aculis. Amphig. florale intim. vix minus, obovatum apice
breviter exciso-bifidum, lobis e lata basi abrupte setaceis dente parvo
externo auctis. Perianthia (juvenilia) profunde 3 loba lobis sparsim
valideque dentatis apice grosse inciso-bilobis, lobis anguste triangulatis
aculis.
Hab. Andes quitenses (Spruce).
178. Lophocolea paraguayensis Spruce Soc. bot. de France
1889, p. 195.
Monoica mediocris pallide olivacea flaccida, in cortice laxe cæspitosa.
Caulis ad 3 cm. longus parum ramosus, ramulis brevibus femineis et
masculis numerosis. Folia caulina 1,8 mm. longa parum imbricata per
paria approximata recte patula plano-disticha, oblongo-rectangulata,
duplo longiora quam lata apice late recteque iruncata, angulis apiculatis,
basi antica breviter decurrente. Cellulæ apicales 27 u basales 36 X 54 u
trigonis nullis. Amphig. parva utrinque connata subquadrata, apice qua-
drispinosa, spinis exlernis brevibus ‘internis subulatis porrectis. Folia
floralia caulinis majora ovato-elliptica, margine dorsali integerrimo
decurvo, postico substricto 2-3 laciniis majusculis remotis armalo, apice
emarginato-bilobo, lobis late triangulatis acutis subæqualibus. Amphig.
fiorale intimum magnum late obcuneatum apice quadrifidum, laciniis
inæqualibus externis lanceolatis, internis late linearibus valide dentatis.
144
Lophocolea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 965
Perianthia oblongo-triquetra ore profunde trilobato, lobis grosse lacinia-
Lis, ale subnullæ superne paucispinosæ. Andræcia in ramulis parvis late-
ralibus spicata, bracteis parvis ad 6 jugis laxiusculis basi cucullalis apice
recurvis emarginato-bidentulis.
Hab. Paraguay (Balansa).
179. Lophocolea foliicola Spruce. Edinb. Bot. Soc. vol. 15,
p. 428.
Dioica mediocris tenera viridis super folia emorlua crescens. Caulis ad
25 mm. longus pallidus vage pauciramosus. Folia caulina 1,2 mm. longa
4 mm. lata romota varie patula rotundo-quadrata ad ‘/2 bifida sinu rolun-
dato lobis triangularibus cuspidatis. Cellulæ 30 y æquilateræ pellucidæ.
Amphig. caulina quam folia 3 plo minora superiora increscenlia ereclo-
patula cuneata vel lanceolala profunde bifida integerrima vel utrinque
unispina. Folia floralia caulinis majora acute bifida recurva. Amphig.
florale cuneato-oblongum breviter bifidum apice plus minus denticulatum.
Perianthia ore trilobato lobis bifidis laciniatis, ale angustæ lacinia(æ.
Hab. Andes quitenses Spruce.
Ich habe die Pflanze nicht erhalten können und lediglich des Autors
Diagnose übertragen.
180. Lophocolea tenera Angstr. Vet. Akad. Förh. 1876, p. 79.
Dioica mediocris tenera pallida muscis consociala. Caulis repens
flexuosus vage ramosus tenuis. Folia caulina contigua convexa erecto-
palentia vel subsecunda quadrato-rotunda lunalim emarginala bicuspidata,
laciniis angustis erectis. Cellulæ laxæ. Amphigastria libera bipartita
externe unidenlata. Folia floralia longiora et angustiora ovata lunalim
emarginala, laciniis anguslis acutis canaliculatis. Amphig. florale ?
Perianthia terminalia oblongo-triquetra ore laciniato dentato alis angus-
uissimis.
Hab. Brasilia Caldas (Angstrôm).
Die Pflanze ist nicht zu erlangen gewesen.
181. Lophocolea canelensis Spruce Edinb. Bot. Soc. 1885,
vol. 15, p. 429.
Dioica mediocris flaccida tenera flavo-virens, in rupibus laxe cæspilosa.
Caulis ad 4 cm. longus fuscus validus in planta © multiramosus. Folia
caulina 1,6 mm. longa alternantia parum imbricata subrecte patula sub-
plano-disticha vel leviter decurva, antice parum decurrentia, in plano
ovato-triangulata, asymmetrica, margine antico longiore stricto, postico
leniter arcuato apice quam basis 3 plo angusliore lunalim emarginato-
bidentulo, dentibus breviter acuminatis divergentibus. Cellulæ apicales
445
966 BULLETIN DE 1, HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 Lophocolea.
27 u basales 27 X 45 y, trigonis nullis. Amphig. caulina parva, hinc
coalita, profunde sinuatim inserta, basi utrinque unidentata apice pro-
funde biloba, lobis late triangulatis apiculatis. Folia flor alia intima maxima
4 mm. longa 2 mm. lata oblongo-rectangulata apice brevissime emar-
ginala, lobis late triangulalis acutis. Amphig. florale intim. 2,6 mm.
longum e basi angustata obovatum, tertio supero utrinque magno
dente armalum apice ad !/« inciso-bifidum, lobis ovato-triangulatis apicu-
latis. Perianthia magna oblonga, ore profunde 3 lobato, lobis regu-
lariter cristatim grosse spinosis, apice longe bifidis, laciniis lanceolatis
acutis integerrimis; ale late optime cristatim dentatæ.
Hab. Andes quitenses (Spruce).
182. Lophocolea coadunata (Sw.) Nees Syn. Hepat. p. 158.
Syn. : Jung. coadunata Swartz. Fl. Ind. occ. III, p. 1850.
Dioica ? mediocris flaccida, in sicco brunneola. Caulis ad 4 cm. longus,
tenuis debilis, parum ramosus. Folia caulina 1,6 mm. longa subopposita,
parum imbricata, recte patula plano-disticha, adulta vix 2 mm. longa,
asymmetrica, subrotunda, sinu levissimo angulato biloba, lobis late trian-
gulatis inæqualibus (postico multo latiore) obtusatis. Folia superiora late
ovato-trigona symmetrica, parum longiora quam lata, apice quam basis
duplo angustiore, recte truncata, angulis in dentem validum porrectum
mutatıs. Folia juvenilia parum minora symmetrica, apice quam basis
3 plo angustiora late lunala, laciniis lanceolatis divergentibus. Cellulæ
apicales 27 y, basales 36 X 63 y trigonis nullis. Amphigastria caulina
libera, adulta tamen in folii marginem plus minus longe decurrentia,
normaliter quadrifida, laciniis lateralibus spiniformibus patulis, apicalibus
profunde discretis lanceolatis porrectis, sinu angusto acuto. Folia floralia
intima oblonga, apice parum angustiore integerrima vel margine postico
dente solitario armata, apice oblique truncato bilobo, lobis divergentibus
maxime inæqualibus anteriore majore. Amphigastrium florale intimum
oblongo-obcuneatum, utrinque denticulo armalum, ad '/ bilobum, lobis
lanceolatis acutis. Perianthia magna longe exserta ore profunde triloba,
lobis grosse bifidis, utrinque regulariter valideque dentato-spinosis;
alæ angustæ nudæ vel superne paucispinosæ.
Hab. Jamaica (Swartz).
Die von Spruce hierher gestellten Pflanzen gehören zweifellos nicht
dazu.
(Fortsetzung folgt.)
— Oo ee
967
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
296” séance. — Lundi S octobre 1906. Ouverte à
8 h. 2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le D' Eugène Penard, vice-président ; M. le
président Augustin de Candolle, obligé de s’absenter, s’est fait excuser.
Le procès-verbal de la 295% séance est adopté. — M. le président a
la douleur d’annoncer le décès de l’un de nos plus anciens membres
correspondants, M. le professeur F. Othon Wolf, mort à Sion le 27 juin
1906, et celui tout récent de l’un de nos distingués membres actifs M.
Gustave Gagg, mort à Genève le 5 octobre 1906.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
Dons d'auteur (reçus avec remerciements et reconnaissance) :
D’ A. Chabert, Notes sur quelques Pomacées; Prof. Ph. Guinier,
Monographie botanique du Roc de Chère: D’ J. Huber, Inventaire
des travaux faits au Musée Gœldi (Para) jusqu’au 1905. — ALLE-
MAGNE : Botanisches Centralblat, mars-septembre 1906; AUTRICHE :
Ann. d. k. k. Hofmuseums, Wien 1906 ; BRESIL : vol. IV du Boletim
Museo Gœldi, Para mars 1906: N” 8 et 4 de Revista de la Sociedade
Scient., S. Paolo 1906; ETATS-UNIS : Journal Cincinnati Soc. of.
Nat. history, XX : The Butterflies of Montana (1906); FRANCE :
Archives Flore Jurassienne, N° 63-64-65 et 66, Besançon 1906; Bull.
Soc. bot. des Deux-Sèvres, 2% serie, Niort 1906; Bull. Soc. Sc. nat.
Haute-Marne, N° 3 Langres, 1906; Revue scientifique du Bourbonnais
et du Centre de la France, vol. XIX, 2° et 3%° trimestres, Moulins 1906;
HONGRIE : Magyar bot. lapok, vol. V, N° 5-6-7 (Budapest 1906);
ITALIE : Borzi, Contribuzioni alla Biologia vegetale, vol. IV, fase. I,
Palerme 1905; LUXEMBOURG : Recueir des Mémoires et travaux de
la Société botanique du Luxembourg de 1902-1903, vol. XVI. 1905;
RUSSIE : Bull. du Club Alpin de Crimée, Odessa 1906 ; SUISSE : Bull.
Herb. Boss. 2% ser. vol. VI, N° 8-9 et 10; Bull. Soc. Horticulture de
Genève, 51% année (1906); Jahrbuch des St. Gall. Naturw. Gesellsch.,
St. Gall 1905; Le Jardinier suisse, N° 8 et 9, Genève 1906. — En outre,
sur un envoi de différents mémoires du Leopoldina (« Nova Acta » et
« Comptes rendus ») publié à Halle, il est décidé de faire le nécessaire
pour assurer l’échange des publications avec cette Société. — Enfin
notre collègue M. Paul Chenevard, délégué de la Société au Congrès de
Vienne 1905, présente les deux volumes (« Résultats scientifiques » et
968 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m sir.). 1906 (277)
« Procès-verbaux des séances ») qui viennent d'être publiés sur ces
importantes assises botaniques.
Il est décidé ensuite de porter à l’ordre du jour de la prochaine
séance la revision des statuts, nécessitée par le récent vote de l’as-
semblée décidant la création d’un fond de réserve; pour faciliter la
discussion, un projet des nouveaux statuts proposé par le Comité sera
adressé aux membres avant la séance.
SUR UN NOUVEL ORGANISME. MICROSCOPIQUE — M. le Dr
Eugene Penard fait part de sa découverte d’un organisme microsco-
pique qu'il a récolté près de Genève dans la propriété de notre collègue
M. Henri Romieux. Sans pouvoir préciser la nature exacte de la pro-
venance de cette récolte (un étang d'après la note manuserite qui
l’accompagnait, ou la mousse d’un arbre d’après les souvenirs de M.
Penard), l’auteur décrit en détail tout ce qu'il a pu observer sur la
morphologie de cet être comparable en une certaine mesure à l’état
animal des Myxomycètes et plus spécialement d’un nouveau genre créé
récemment par le naturaliste russe Nadson !.
Extrait, par lavage dans l’eau claire, d’un fragment de détritus, cet
organisme offrait la particularité de couler par saccades dans le liquide
où il était contenu, provoquant un courant rapide du centre vers la
périphérie. Après avoir affecté une forme de trone d’arbre ou de branche
de chou-fleur nettement dichotomique, les têtes terminales présentaient
un petit pseudopode comme chez les Rhizopodes; puis un courant de
retour effacant tout alternait avec un courant montant reformant le
corps primitif que la présence de quelques anastomoses rendait quelque
peu comparable à une Amibe. Dans sa marche également, cet orga-
nisme laissait derrière lui une traînée de mucus comme l'aurait fait un
escargot; ce muecus lui-même entourait le trone principal comme d’un
étui. Dans l’intérieur du plasma, l’on voyait des noyaux vésiculaires très
nombreux (200 environ), ainsi qu'un grand nombre de vacuoles nette-
ment contractiles, puis quelques grains bleus et des myriades de petites
granulations jaunâtres accompagnant des poussières ou paillettes extra-
ordinairement fines, qui semblaient représenter des débris de nourriture
ingérée. — Cet organisme a pu être conservé du 7 au 12 mars sous
sa forme typique et avec l’apparence de la santé, puis il a deperi et
mourut par asphyxie ou peut-être faute de nourriture.
M. le D' Boubier demande quelques renseignements complémentaires
sur cet organisme, dont la façon d'avancer rappelle une Amibe; en
outre il voudrait savoir si le fourreau signalé est variable : il est au
contraire immuable. — Enfin M. le professeur Martin reconnaît égale-
ment dans cette description l’état animal d’un Myxomyeete.
X DTANTHUSCOURTOISII Rehb. SPONTANE A GENEVE.—
Au nom de M.le D" Henri Goudet, M. Beauverd présente un bel
exemplaire de cet hybride (Dianthus barbatus X superbus) apparu
spontanément dans la propriété de M. Goudet à Malagnou, près Genève,
à proximité d’une belle touffe de Dianthus superbus L., tandis que le
1 CF. G. Nadson et A. Raitschenko : Zur Morphologie von Enteromysa palu-
dosa Cienk. in « Scripta Botanica » Horti Universitatis Petropolitanæ, fasc.
XXIII, 1905.
(278) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 969
D. barbatus L., cultivé autrefois, n’existe plus dans la villa de notre
collègue. — Courtois, à qui la nouvelle plante fut dédiée par Keichen-
bach en 1832, était un botaniste belge qui le premier récolta cet hybride
à l’état spontané dans les rochers près de Host-en-Coudroz (Belgique):
plus tard M. Vetter le signala sur territoire suisse aux Croisettes pres
Lausanne et Brügger l’indiqua également aux environs de Coire (Cf.
Gremli, Neue Beiträge IL: 5, 1883). — Le Dianthus barbatus L., n’est
nulle part spontané en Suisse, tandis que le superbus y est répandu.
LA FLORULE DES « POINTS DE SABLE » DU BASSIN DE
GENEVE. — Tout d’abord, M. Gustave Beauverd tient à rectifier une
indication erronée qu'il a publiée dans le compte rendu de la séance du
9 avril 1906 : les Vicia pannonica Jacq. et Centaurea Adami Willd.,
considérés par lui (ef. I. c. 293° séance : 428) comme « inédits pour la
flore suisse » ont été déjà signalés en 1905 parmi les plantes adventices
de la Suisse dans la seconde édition du « Flora der Schweiz » de Schinz
et Keller, vol. II: 145 et 227. — Ceci réglé, l’auteur parle de quelques
recoins ignorés de la flore des environs de Genève et signale plus spé-
cialement les « points de sable » qui sont disséminés comme autant
d’ilots au sein de la grande plaine alluviale du bassin de Genève : tandis
que le tapis végétal de cette plaine n’est caractérisé que par la trivialité
des espèces la plupart silicicoles ou indifférentes qui le constituent, les
points de sable, au contraire, contrastent avec la flore silvatique des
plaines d’alluvion par la quantité et la diversité des représentants de
l'élément steppique ou montagnard qu'ils hébergent. Cet élément, qui
entre pour une bonne part dans la constitution des garides de M. Chodat,
est rare dans nos plaines; à peine en retrouve-t-on quelques mentions
dans les travaux des anciens naturalistes suisses tels que Bauhin et de
Saussure (fortifications de Genève!), Gaudin, Reuter, Rapin, Fauconnet,
Bouvier, ete., puis dans le Catalogue de la flore vaudoise de Durand et
Pittier, ou les publications plus récentes de nos collègues MM. Schmidely
(ef. Bull. Soc. bot. de Genève, vol. III, 1884) et le D’ Lendner (ef. compte
rendu 295° séance, 11 juin 1906). Ces auteurs ont effectivement relevé
quelques noms de plantes de garides dans les sables et graviers de
Chaney, Soral, Plan-les-Ouates, bois de la Bâtie, remparts de Genève
(station détruite!), falaises du Rhône (Vernier, Aire, ete.) et de lArve
(jusqu'à Gaillard et Annemasse), puis rive droite du Léman tant sur le
littoral genevois que sur celui du canton de Vaud. Quant à ce qui con-
cerne la rive gauche du lac, la littérature floristique n’a enregistré pen-
dant longtemps que quelques notes de Fauconnet et autres sur la contrée
d’Yvoire et de Coudrée; elles ont été suivies tout récemment du magistral
exposé par lequel M. le professeur Chodat a mis en pleine lumière la
richesse de l’élément montagnard et steppique des « dunes lacustres de
Sciez ». — Par la présentation des espèces suivantes récoltées huit jours
auparavant (29 septembre 1906) entre Hermance (Genève) et Yvoire
(Haute-Savoie), l’auteur de cette communication tient à faire ressortir
Pintérêt qu'il y aurait pour les botanistes à rechercher puis recenser les
quelques autres localités encore intactes d’une telle florule; car il est à
prévoir qu’en raison du développement remarquable de l’agriculture
ainsi que de la création de nombreuses pensions et villas dans cette
contrée, le vignoble et les édifices pour les stations graveleuses, les
carrières de sable ou les jardins maraîchers (aspergères, ete.) pour les
970 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (279)
îlots de sable auront dans un avenir très prochain à jamais anéanti les
derniers refuges de la flore naturelle de nos plaines :
1° Plantes observées dans le sable et le gravier situés entre
Hermance et Tougues (Haute-Savoie) : Agropyrum glaucum,
Polycnemum arvense, Dianthus prolifer, Papaver Argemone, Diplotaxis
mralis, Reseda lutea, Potentilla argentea, Caucalis daucoides, Fænicu-
lun officinale, Eryngium campestre, Teucrium botrys, T. montanum,
Ajuga chamæpytis, Veronica spicata, Globularia vulgaris, Plantago
Cynops, Asperula Cynanchica, Scabiosa pachyphylla, Artemisia cam-
pestris, Centaurea Scabiosa, Barkhausia fætida et Chondrilla juncea.
2° Plantes observées dans un gisement de sable pur, situé entre le
débarcadère de Tougues et le village de Chens (Haute-Savoie); une
partie de ce gisement est activement exploitée comme sablière, tandis
que le reste a été jadis planté de chênes et autres essences forestières
parmi lesquelles prospèrent actuellement de magnifiques mélèzes. —
Dans les lisières restées incultes : Agropyrum glaucum, Andropogon
Ischæmum, Carex nitida, Allium vineale, Anthericum ramosum, na
Saxıfraga, Dianthus prolifer, D. saxicola, Silene nutans, Helleborus
fœtidus, Diplotaxis muralis, Alyssum calycinum, Reseda lutea, Coronilla
varia, Medicago minima, Geranium sanguineum, Linum tenuifolium,
Helianthemum vulgare, Fumana procumbens, Selinum annuum, Eryn-
gyum campestre, I’hymus ek var., Satureia Acinos, Brunella
grandıiflora, Stachys recta, Teucrium chameedrys, T. montanum, Veronica
spicata, Euphrasia stricta, Globularia vulgaris, Plantago Cynops, Ga-
lun verum, Asperula Cynanchica, Scabiosa pachyphylla, Artemisia
campestris, Carlina vulgaris, Centaurea Scabiosa (formæ), Hier acium
Pilosella (forma). — Les graviers sur lesquels reposent le sable exploité
se repeuplent abondamment en Œnothera biennis !
3° Terrains argileux et graveleux des environs d’Her-
mance (canton de Genève) : Ornithogalum nutans, Gagea arvensis
(tous deux au printemps de 1889!), Fœniculum officinale, Stachys ger-
manica, Scabiosa pachyphylla Gad., Artemisia campestris et vulgaris.
4 Terrains marécageux entre Hermance et Tougues (sur argile
glaciaire) : Viola stricta, Galium boreale.
5° Essences forestières observées sur le revers S.-W. de l’ancienne
moraine glaciaire d’Excenevex : Castanea vesca, Ulmus cam-
pestris var. y lævis Spach, Sorbus torminalis L. bien fructifié.
1! est évident que les deux premières de ces listes de plantes pourront
à une meilleure saison s'enrichir du nom de maintes autres bonnes
espèces; mais en tenant compte de la littérature floristique locale, l’on
peut dès à présent tirer de leur lecture quelques conclusions intéres-
santes. Avant de les formuler, il paraît convenable de mettre en regard
la caractéristique des deux florules respectives de la grande plaine allu-
viale et des points de sable qui ont été relevés jusqu’à présent :
Argile de la plaine alluviale. Points de sable.
Terrain glaciaire plus ou moins com- | Couches de sables calcaires ou sili-
pact ou mélangé de cailloux rou- ceux très puissantes, pures ou mé-
les; couche d’humus généralement langées de gravier; humus nul ou
faible; nombreuses prairies maré- d’une épaisseur insignifiante ; espè-
cageuses; bois assez étendus, où ces arborescentes rares ou vivant
dominent les Quercus pedunculata, en individus isolés, plus rarement
(230)
puis Ulmus campestris, Carpinus
Betulus, Populus tremula, Acer
campestris, Alnus glutinosa, etc. ;
clairières à Calluna vulgaris assez
fréquentes: tapis végétal herbacé
à facies trivial, remarquable par
l’abondance de Pteris aquilina et
la rareté de lichens terrestres.
Espèces caractéristiques : Ar-
temisia vulgaris — Agrostis alba, Moli-
nia coerulea, Carex glauca, Allium
oleraceum, Chenopodium divers, Dian-
thus cartusianorum, D. Armeria, Si-
lene inflata, Melandryum vesperlinum,
Stellaria graminea, Anemone nemo-
rosa, Ranunculus acris, R. bulbosus,
Cralægus monogyna et oxyacanlha,
Polentlilla fragariastrum, P. replans,
P. Tormentilla, Fragaria vesca, Rubus
divers, Goronilla.Emerus, Lotus corni-
culatus, Trifolium divers, Genista tinc-
toria, Vicia sepium. Euphorbia amyg-
daloides, E. cyparissias, E. dulcis,
Hypericum divers, Daucus Carola, Sa-
nicula europæa, Pastinaca pratensis,
Pimpinella Saxifraga, Calluna vulgaris,
Erythræa Centaurium, Chiora perfo-
liata, Veronica chamædrys, Euphrasia
officinalis, Linaria vulgaris, Plantago
lanceolata, P. major, P. media, Sca-
biosa Succisa, Campanula rotundifolia,
C. glomerala, Cenlaurea Jacea, Senecio
erucæfolius, Leontodon hispidus, Pi-
cris hieracioides.
G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE.
971
buissonnant en associations com
pactes : Buxus sempervirens, Quer”
cus sessiliflora, Juniperus commu
nis; le Pinus silwestris seul form,
parfois forêt; lapis vegelal herbac,
à facies steppique ou submonta_
gnard, souvent calcicole, avec li_
chens terrestres parfois abondants.
Espèces caractéristiques : Ar-
temisia campestris. — Agropyrum glau-
cum, Andropogon Ischæmum, Carex
nitida, Allium vineale, Polyenemum
arvense, Dianthus saxicola, D. prolifer,
Tunica saxifraga. Saponaria ocyınoi-
des, Alsine tenuifolia, Anemone Pul-
satilla (Prangins : seule localité du
bassin!), Aronia rotundifolia (Chancy :
Lendner !), Potentilla alba (Peney,
Prangins), P. rupestris (Chancy, Peney,
Prangins), P. argentea, Colutea arbo-
rescens (laillis sablonneux d’Aire
Schmidely !), Medicago minima, La-
thyrus sphæricus, Euphorbia Gerardii
(Sciez), Buxus sempervirens (Sciez),
Fumana procumbens, Eryngium cam-
pestre, Feniculum offieinale, Selinum
annuum, Ptycholis Saxifraga (Coppet,
Nyon, elc.), Arctostaphyllos uva-ursi
(Chancy, Bois de la Bâtie), Veronica
spicata, Euphrasia stricta, Anarrhi-
num bellidifolium (Peney), Plantago
Cynops (très rare!), P. arenaria (id.),
Scabiosa canescens (Sciez : Chodat!),
Jasione montana, Kentrophyllum lana-
tum (Gaillard), Chondrilla juncea.
Comme on peut le voir, la comparaison n’accuse pour la première
colonne que des ubiquistes d’entre les plus répandus de la flore de
l’Europe moyenne, tandis que la colonne de droite se rapporte à des
noms de plantes communes seulement dans les régions steppiques de
l’Europe centrale ou orientale (pouszta hongroise, ete.) ou particu-
lièrement abondantes dans le bassin lyonnais du Rhône qu’elles
remontent jusqu’au Vuache en compagnie d’autres espèces plus méri-
dionales ; à partir du pays de Genève elles deviennent subitement rares
et ne se rencontrent qu’en des stations particulières réalisant les condi-
tions biologiques indispensables à leur maintien !, ou leur permettant
de lutter avec avantage contre leurs concurrents de la flore silvatique.
Quelques-unes (par exemple : Piychotis Saxifraga, Anarrhinum
bellidifolium, Plantago Cynops, P. arenaria, Scabiosa canescens, ete.)
paraissent stationnaires ou même rétrogrades dans leur expansion
géographique locale : elles ne sont représentées que par quelques pieds
1 Cf. R. Chodat : les Dunes lacustres de Sciez et les Garides, in Bull. Soc.
bot. suisse, XII : 16 (Berne 1902).
972 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (251)
disséminés en des point très éloignés les uns des autres, ou même
malgré de remarquables moyens de dissémination des graines par le
vent (Scabiosa canescens), ne se trouvent réunies que sur un seul des
points connus; de plus, elles manquent à la flore du Valais. — D’autres
espèces (par ex. Agropyrum glacum, Andropogon Ischemum, Carex
nitida, Polycnemum arvense, Tunica saxifraga, Potentilla argentea,
Medicago minima, Fumana procumbens, Artemisia campestris, Bar-
khausia feetida, Chondrilla juncea, ete.), bien que relativement rares
dans le bassin du Léman, y possèdent des stations plus nombreuses que
celles des plantes précédentes et redeviennent tout-à-fait vulgaires en
atteignant le Valais central. — Enfin un troisième groupe (distingué par
Colutea arborescens, Ononis Natrix, Lathyrus sphericus, Euphorbia
Gerardü, Kentrophyllum lanatıım, ete.) confiné dans les environsplus ou
moins immédiats de Genève et manquant dans la région orientale du lit-
toral lémanien doit évidemment sa présence abondante en Valais par
l’effet des voies d'immigration italiennes à travers les Alpes pennines?,
En résumé, les résultats de ces recherches se groupent comme suit :
1°. La flore silvatique des plaines alluviales lémaniennes (Aïn,
Genève, Savoie et Vaud) offre à titre d'exception des points de sable
hébergeant une flore spéciale à élément de garides montagnardes.
2. L’Artemisia campestris est le plus sûr réactif de ces affleure-
ments de sable; mais en dehors de cette espèce commune, chaque
station isolée possède une ou plusieurs espèces qui lui sont propres et
manquent à tout ou partie des autres points (exemples : Anemone Pul-
satilla pres Nyon; Mespilus germanica et Colutea arborescens près Aïre ;
Euphorbia Gerardu, Buxus sempervirens, Scabiosa canescens, ete. près
Sciez; Seseli annuum à Chens et Plan-les-Ouates; Plantago arenaria
à Sézegnin ; Pl. Cynops à Tougues et sur la côte vaudoise, autrefois au
Bois de la Bätie; Kentrophyllum lanatum à Gaillard).
3° Malgré la proximité relative de plusieurs des points de sable
et la facilité des moyens de dissémination par le vent dout les graines
de plusieurs de ces plantes sont douées (Scabiosa canescens, Chondrilla
juncea, ete.), beaucoup de ces dernières ne paraissent pas se propager
en dehors des stations qu’elles occupent encore actuellement.
4 La plupart de ces mêmes espèces se rencontrent en beaucoup
plus grande abondance dans les expositions méridionales et rocailleuses
des basses montagnes calcaires de nos environs (Salève, Jura, ete.).
Rares pour la flore des plaines alluviales lémanniennes, elles sont en
revanche très communes dans le bassin rhodanien de Lyon; leur réappa-
rition en Valais cependant n’est pas toujours due au fait d’une immi-
gration par la voie rhodanienne.
5° Ces colonies de plantes relativement méridionales peuvent
cotoyer, par l’effet de la juxtaposition des affleurements géologiques,
d’autres colonies végétales à allure septentrionale (par exemple le
Plantago Cynops de Tougues à proximité du Galium boreale).
CONTRIBUTIONS A LA FLORE VAUDOISE. — M. Georges
2 Cf. Chodat, I. c. : 50, note du bas, et surtout : Bull. Soc. bot. France, AA
(1894) : GCXGVI; Briquet, « Recherches, etc. », in Engler’s Jahrb. XIII : 98
(1890) et « Développement des flores, etc.» in Résultats scient. Congrès de
Vienne 1905 : 151 (1906).
(282) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE, 073
Gaillard, professeur au college d’Orbe (Vaud), a récolté le 29 juin
écoulé dans un pré des environs de cette ville de nombreux exemplaires
d’Ornithogalum Narbonense, liliacée d’origine méditerranéenne et dont
la présence en cette localité est due sans doute au voisinage d’une
minoterie; c’est la première fois qu’elle est observée à l’état subspon-
tané en Suisse. — Un exemplaire de cette provenance est communiqué
à l’assemblée par M. Beauverd.
Le secrétaire donne en outre lecture d’une lettre du même
M. G. Gaillard relatant la présence dans la forêt de Chassagne, aux
environs d’Orbe, de cinq espèces différentes de Pyroles réunies sur une
surface de quelques centaines de mètres carrés : Pyrola rotundifolia L.,
P. secunda L., P. chlorantha Sw., P. minor L. et P. media Sw.; comme
dans un rayon de 6 kilomètres de cette forêt se trouvent encore 2 loca-
lités hebergeant le Pyrola uniflora, M. Gaillard estime avec raison
qu'il vaut la peine de signaler une station du Jura vaudois où se trou-
vent réunies 6 espèces de Pyroles sur 7 que compte la flore suisse. —
Cf. Chodat, e. r. 278"° séance, 10 octobre 1904 : 170).
OXYTROPIS LAPPONICA L. DANS LES ALPES OCCIDEN-
TALES. — M. Gustave Beauverd présente quelques échantillons
d’Oxytropis lapponica L. qu'il a récoltés à diverses époques et en plu-
sieurs localités, dont deux méritent d’être signalées parce qu’elles cons-
tituent des exceptions inédites à l’aire de cette plante qui jusqu'alors
ne paraissait pas appartenir au district botanique des Alpes savoi-
siennes (Alpes calcaires de Savoie et du Bas-Valais). Or une station
découverte en juillet 1889 dans les rochers de la Gagnerie (2000 m.,
Dent-du-Midi, Valais) et une autre observée le 7 juillet 1906 sur le
revers oriental du Croise-Baulet, vers 2200 m. (massif des Aravis) con-
firment le droit de bourgeoisie à cette Papilionacée dans ce district. A
la vérité, la présence de l’Oxytropis lapponica dans les Alpes d'Annecy
n’est pas absolument nouvelle : le Catalogue de la flore du bassin du
Rhône du D’ >'-Lager le signale « dans la vallée de Montjoie, à Conta-
mine », où eflectivement M. E. Perrier de la Bäthie le récolta le
16 juillet 1859, selon échantillon étiqueté conservé à l’Herbier Delessert
et obligeamment communiqué par son directeur M. le D’ Briquet; mais
comme il s'agissait là d’une localité d'extrême frontière qui pouvait tout
aussi bien appartenir à la zone granitique centrale ou même à celle des
Alpes austro-oceidentales, connues pour posséder la plante, l’impor-
tance de cette ancienne station n’offrait pas l'intérêt que présente celui
d’une localité bien isolée et située à l’intérieur même de la eirconserip-
tion. — En revanche, l'O. lapponica n'avait été indiqué nulle part dans
les Alpes lémaniennes; en faisant part de sa trouvaille à M. Briquet qui
s'occupe spécialement de cette région, ce dernier eut l’amabilité de com-
muniquer à M. Beauverd de beaux échantillons de cette espèce qu'il
avait récemment récoltés sous les replats herbeux en descendant du
Cheval-Blanc sur le Vieux-Emosson, à 2300 m. d'altitude; la plante s’y
présente sous une forme très incane-soyeuse, beaucoup plus que dans
toutes les autres provenances ! — L'Oxytropis lapponica est assez
répandu dans les Alpes orientales, pennines et austro-occidentales.
Par cette même occasion, M. Briquet eut l’obligeance d'attirer notre
attention sur les points suivants concernant une espèce très voisine, l’O.
neglecta Gay, qui a été signalée pour les Alpes Lémaniennes dans le
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, 00 41, 31 octobre 1906. 63
97% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (283)
massif du Crioud, à la Vogeallaz et au Buet par Puget; puis par Payot
à Barberine, au col de la Portettaz et en général dans les montagnes de
Sixt et de Samoëns : ces indications sont toutes erronées et se rappor-
tent à des formes 4- velues de l’Oxytropis montana DC. ; il ne serait
toutefois pas impossible que l’une ou l’autre de ces localités doive être
attribuée à l'O. lapponica. — Pour les Alpes d'Annecy, on trouve dans
les Zelig. Mailleanæ sous le N° 188 a. un Oxytropis provenant du
Brezon (leg. Bourgeau 1861) auquel Cosson attribue le nom d’O. Gau-
dini Bunge — O. cyanea Gren. Godr. non M. B.; cette plante est un
simple ©. montana DC., comme d’ailleurs Bourgeau l’avait lui-même
déterminée dans ses « plantes de Savoie » en 1848.
x CAMPANULA EXOTICA Beauverd, HYBR. NOV. — M. Beau-
verd présente à nouveau un exemplaire hybride apparu spontanément
dans les jardins de Valleyres et dont il avait été question à la séance du
14 mai 1906 (cf. compte rendu, p. 267); de nouvelles recherches ont
permis d'acquérir la certitude qu'il s’agit d’une forme issue des Gam-
panula carpathica Jacq. X C. lactiflora M. B., tous deux
cultivés à Valleyres. Cette nouvelle plante, pour laquelle M. Beauverd
propose la dénomination binaire de X C. exotica en raison des diffé-
rentes patries des parents (Autriche et Caucase), possède les feuilles et
les grandes corolles du C. Carpathica tandis qu’elle tient du ©. lacti-
flora par son inflorescence paniculée, son indument, parfois les divisions
du calice dentelées ou quelques feuilles caulinaires sessiles alténuées.
NOUVELLES STATIONS DE VESICARIA UTRICULATA
LAMK. EN VALAIS. — Pendant son séjour en Valais durant ‚l’ete
écoulé, M. le professeur Ghodat a eu l’occasion de constater la présence
du Vesicaria utriculata en différentes nouvelles stations du revers Sud
du Mont Chemin, dans la partie inférieure de la vallée de la Dranse
(débouché rhodanien d’une voie d’immigration piemontaise); plusieurs
autres espèces méridionales accompagnaient cette plante, entre autres
une forme couverte de poils glanduleux du Campanula rotundifolia L.
PLANTES INTERESSANTES DU TESSIN. — M. Paul Chenevard
présente de beaux exemplaires fructifiés de l’Zlex aquifolium var. platy-
phylloides Christ, nouvelle variété à larges feuilles planes et entières
décrites par M. le D' Christ dans le fase. XIII du Bull. Soc. bot. suisse,
p. 155 (1903) et provenant de la Badia (lac Majeur, Tessin). Notre col-
lègue fait ensuite circuler un monstrueux Solanum dulcamara de
Locarno, haut de plusieurs mètres, nu à la base, puis muni de feuilles
normales, ensuite de fleurs complétement déformées suivies d’une nou-
velle zone de fleurs et fruits normaux terminée par un mélange de fleurs
normales et anormales. — Il s’agit probablement d’un cas d’Acariose.
Après l'exposé par M. Chodat des nouvelles mesures que va prendre
le gouvernement valaisan pour la protection des plantes alpines,
mesures que M. Beauverd voudrait voir s’étendre également à la Savoie
pour protéger efficacement les régions limitrophes, la séance est levée à
10 heures ; dix membres présents : MM. Penard, Romieux, Viret, Beau-
verd, Boubier, Chenevard, Chodat, Guinet, Martin et Schmidely ; un
assistant: M. J. Braun (Coire).
Le secretaire : Gustave BEAUVERD.
975
BIBLIOGRAPHIE
NEUMAYER, Anleitung zu wissenschaftlichen Beobachtungen
auf Reisen. — 3. Auflage. Hannover, bei Dr. M. Jänecke. — Ab-
schnitt : Pflanzengeographie, Verbreitungsverhältnisse und For-
mationen der Landgewächse von 0. Drude. — Preis des ganzen
Werkes : broschiert M. 49; gebunden M. 51.
Dass 3 Jahre nach der zweiten schon die dritte Auflage des umfang-
reichen Hilfsbuches für Forschungsreisende nötig geworden ist, beweisst
am besten dessen Unentbehrlichkeit. Gegenüber der zweiten Auflage
ist das Programm des vorliegenden Abschnittes ein etwas reduziertes;
der Verfasser verzichtet im Hinblick auf die seither erschienenen
Handbücher der Pflanzengeographie auf die Darstellung der Lebens-
formen in den verschiedenen Florenreichen der Erde, und beschränkt
sich auf folgende, während der Reise selbst bedeutungsvollen Gesichts-
punkte : ne die allgemeine Kenntnis der Methoden pflanzengeograph.
Forschung und ihrer Ausdrucksweise, 2) die spezielle Vorbereitung
für topographische Vegetationsskizzen durch gute pflanzengeograph.
Karten, 3) die Betonung des Zusammenhangs der Vegetation mit
meteorologischen und edaphischen Faktoren, und endlich 4) die „Ethno-
botanik“, die Abhängigkeit der Bewohner von den wilden und den
kulturfähigen Pflanzen. Trotz dieses reduzierten Programmes ist der
Umfang des Abschnittes doch von 57 auf 67 Seiten gestiegen. Die Dar-
stellung gliedert sich in 4 Kapitel :
I. Kapitel. Ziele und Methoden pflanzengeographischer Forschung.
Neben der unentbehrlichen speziellen Pflanzenkenntnis ist für den
Reisenden ebenso wichtig das Studium der physiognomisch-
geographischen Gliederung des Pflanzenreichs. , Die Erscheinungs-
weise der einzelnen Art bezeichnet man als deren Habitus; die
„Physiognomie‘ bedeutet die Abstraktion der habituellen Merkmale
vieler verschiedengestaltiger Arten, welche durch irgendein in ihren
Wachstumsbedingungen befestigtes natürliches Band zusammenge-
halten werden“. Die physiognomische Betrachtungsweise soll die Ab-
hängigkeit vom Klima empirisch feststellen und ist der erste Schritt zur
Erkenntnis von Gesetzmässigkeit.
Die oekologisch-physiognomisch charakteristischen Gebiete heissen
Vegetations-Zonen; ihr Charakter liegt in der Jahresperiode und
976 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1906 (2)
der dadurch bedingten Physiognomie ihrer Pflanzenbürger. Die letzten
srössern Teile der Zonenabteilungen nennt Drude „Regionen“,
gleichgültig, ob sie in den Niederungen nebeneinander, oder im Gebirge
übereinander sich ausbreiten '.
Die Hauptaufgabe der Biogeographie ist es, die Biosphaere in
„Lebensbereiche‘“ zu gliedern, nach der Gleichartigkeit der äussern
Lebensbedingungen. Dabei darf aber der Anteil der einzelnen
Spezies an der Vegetation nicht vernachlässigt werden; der Reisende
soll für die Möglichkeit der richtigen Bestimmung derselben durch
Mitnahme von getrocknetem Material und Notizen sorgen. Es ist dabei
hauptsächlich auf Vegetationswechsel und dessen Zusammenhang mit
klimatischen Grenzen zu achten.
II. Kapitel. Aufnahme von Formationen und ihre Kartographie.
a. Formation.
Verfasser gibt folgende gegenüber früher etwas erweiterte Definition
des Begriffes „Pflanzenformation‘‘ oder „Vegetationsformation“ :
„Als Vegetationsformation gilt jeder selbständige, einen natürlichen
Abschluss in sich selbst findende Hauptbestand gleichartiger oder
durch innere Abhängigkeit unter sich verbundener Vegetationsformen
auf örtlich veranlasster Grundlage derselben Erhaltungsbedingungen.
Diese letzteren beziehen sich in vorderster Linie auf die Jahresperiodi-
zität der Hydrometeore und auf die edaphische Wasserversorgung“.
Drude fasst also die Formation (wie Ref.) im weiten Sinne auf, als
eine Summe von Einzelbeständen, welche durch gemeinschaftliche
Physiognomie und durch Gemeinsamkeit der oekologischen
bedingenden Faktoren übereinstimmen; die Artenliste kommt
erst bei der weitern Einteilung der Formation in Betracht.
Als Unterabteilungen schlägt Drude vor: „Assoziationen?“, d.h.
floristisch durch die geogr. Elemente (z. B. für Mitteldeutschland das
baltische, nordatlantische, hercynische, pannonische ete. Element) ge-
kennzeichnete Bestände.
! Drude verlässt also hier die seit Humbold und Grisebach allgemein
übliche Differenzierung in der Nomenclatur der horizontalen und vertikalen
Gliederung; in der deutschen Wissenschaft ‚‚Zone‘‘ und ‚‚Region‘‘ in der fran-
zösischen umgekehrt (,,région‘‘ für horizontale, ‚‚zone‘‘ für vertikale Gliede-
rung). Diese Vermischung der beiderlei Abgrenzungen scheint mir kein Fort-
schritt zu sein, denn Höhengürtel und Höhengrenzen sind oekologisch ganz
anders bedingt als horizontale Gebiete mit Nord-Ost- etc. -Grenzen. Die ,,Buchen-
region‘ ist etwas ganz anderes als die „,Buchenzone‘‘. Ob man die deutsche oder
die französische Ausdrucksweise adoptieren wird, wird der pflanzengeographische
Nomenclaturkongress von 1910 ergeben.
2 Dieser Drude’sche Begriff der ‚‚Assoziation‘“ als einer Verbindung gleich-
artiger geographischer Elemente deckt sich weder mit dem französischen noch
dem englischen Gebrauch, nach welchen ‚‚association‘‘ einfach eine Pflanzen-
gesellschaft von bestimmter floristischer Zusammensetzung bedeutet.
Die Bereinigung dieses sirittigen Terminus ‚‚Assozialion‘‘ wird ebenfalls eine
Aufgabe des kommenden Kongresses sein.
(3) BIBLIOGRAPHIE. 977
Oekologische „Typen“', nach Lebensformen und Anpassungser-
scheinungen differente Bestände derselben Formation. — „Horizonte“
kann man dieselben dann nennen, wenn sie sich übereinander anordnen,
wie z. B. an einem Seeufer.
„Facies“ sind die durch die Artenliste verschiedenen Unterabtei-
lungen, bedingt durch die Vegetationsgrenzen der herrschenden Arten
und durch Einmischung seltener, geographisch charakterisierender
„Leitpflanzen‘“.
Unter sich nächst verwandte Formationen bilden eine „Formations-
gruppe“ edaphisch nahestehende einen „ökologischen Verein‘ ®.
Als Häufigkeitsbezeichnungen für das Mischungsverhältnis der Arten
schlägt Verfasser folgende vor :
socialæ (soc.) die den Grundton ausmachenden Arten;
sregariz® (greg.), in kleinen Sonderbeständ. (Trupps) eingesprengt;
copiosæ (cop.°, cop.?, cop.') häufig, in abnehmenden Graden;
spars& (sp.) hie und da vereinzelt;
solitariæ (sol.) ganz einzeln.
b. Lebensformen.
Die „Lebensformen“ werden nicht mehr vollständig aufgezählt wie
in der 2. Auflage, sondern nur folgende „Grundformen‘“ unterschieden :
A) Von atmosphär. Wasser abhängig
a. terrestrische Formen, b. Petrophyten, c. Epiphyten, d. Parasiten
B) Vom stehenden oder fliessenden Wasser abhängig (Hydrophyten)
e. Seichtwasser- und Sumpfpflanzen, f. wurzelnde Taucher und
Schwimmer, g. Schwimm- und Tauchpflanzen, sowie Limno-
plankten.
Beispielsweise wird die weitere Einteilung der Grundform A «a (ter-
restrische Formen) in „Lebensformen“ folgenderweise durchgeführt.
I. Gefässpflanzen.
A. Holzgewächse : Schopfbäume, Wipfelbäume, Baumgräser, Rohr-
büsche, Sträucher, Lianen, Palmlianen, Zwergsträucher, Weichstämme,
blattlose Fleischstämme.
B. Krautartige Gewächse : Halbsträucher, Polsterstauden, Rasen-
bildner, Rosettenstauden und Erdstauden, Zwiebel- und Knollenge-
wächse, zweijährige Kräuter, einjährige Kräuter und Gräser.
II. Zellenpflanzen : Moose, Flechten, Pilze.
Ergänzt wird diese Liste durch eine Einteilung der Blätter nach
! Drude irrt sich, wenn er diese seine ökolosische Fassung des Begriffs
„Lypus‘ als die des Referenten erklärt; wir haben von jeher den ,,Typus‘*
innerhalb der Formation durch die Artenliste charakterisiert : ‚‚alle zu einem
,.Bestandestypus‘* gehörigen Einzelbeslände stimmen überein nach dem Gros
der Artenliste, nach Gesamiphysiognomie, Lebensformen und hauplsäch-
lichsten Standortsbedingungen‘* (Veget. d. Bodensees, II S. 71).
? Diese Definition des von Warming eingeführten Begriffs ,, Verein‘‘ deckt
sich nicht mit derjenigen dieses Aulors, nach welcher ein Verein ‚‚aus zusam-
men lebenden Lebensformen von gleichem Haushalt oder gegenseitiger Ab-
hängigkeit besteht‘.
978 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (4)
ihrer klimatischen Physiognomie. Den Ausdruck Schimpers „Tropo-
phyt“ verwirft Verfasser, da die Winterbedingungen doch etwas ganz
anderes seien als die xerophyten Bedingungen von Wüstensteppen ;
er nennt:
„holochimen“ das den schnee- und frostreichen Winter über-
dauernde Laub;
„chimenophob“ das vor Wintereintritt abfallende Laub;
„xerophob‘“ das vor Eintritt der subtrop. Trockenhitze abfallende;
„holother“ das im Trockensommer ausdauernde Laub (das Laub
der „Sklerophyllen“ Schimpers) ;
„holotrop“ mehrjährig ausdauerndes, in seinem Absterben an
keine bestimmte Jahreszeit gebundenen Laub.
Es wurden 10 Blattypen unterschieden, die in Kombination mit den
17 Lebensformen der Gefässpflanzen ausreichen dürften, um die Be-
ziehungen zwischen Klima und Pflanzenleben zum Ausdruck zu
bringen.
c. Einteilung von Formationen.
Endlich gibt Verf. eine Tabelle über die wichtigsten Formationen.
A) Geschlossene terrestrische Formationen.
I. Wälder aus Bäumen und Grossträuchern, 1) Aequatoriale
Regenwälder, 2) Monsumwälder (tropisch-regengrün), 3) Strauch- und
Dornwälder, 4) subtropisch-temperirte und immergrüne Regenwälder,
5) subtropisch-immergrüne Hartlaubgehölze, 6) sommergrüne Laub-
wälder mit Frostschutz, 7) Immergrün-frostharte Nadelwälder.
Innerhalb dieser klimatisch-physiognomischen „Zonenabteilungen“
werden folgende „Formationen“ unterschieden :
a. Boden humusreich (eugeophil) mit abfliessendem Wasser, Hoch-
wälder, Buschwälder, lichte Haine.
b. Boden periodisch oder andauernd nass, Auewaldungen, Tal- und
Schluchtwälder, Galeriewälder, Quellenwälder, Sumpiwälder und
Bruchwälder.
II. Niederholzformationen aus Gebüsch und Gesträuch. Immer-
grüner Busch, lichtes Niederholz, Dornbuschdickicht, Gebirgs-Nieder-
holz, Heidegesträuche, immergrünes Hochgebirgs-Gesträuch, nieder-
gestrecktes Zwerggesträuch.
III. Grasfluren.
a. Bodenfeuchtigkeit genügend und stetig; Gräser und Riedgräser
herrschend; xerophile Elemente spärlich : Wiesen, Flachmoore, Prai-
rien und Hochgrasfluren, Savannen.
b. Bodenfeuchtigkeit ungenügend ; xerophile Elemente mischen
sich bei : Grastriften, Grassteppen.
Staudenmatten, Bergheiden, Hochmoore, Moostundren,
Flechtentundren. à
B) Offene terrestrische Formationen.
V. Wüstensteppen und Wüsten mit heissem regenlosen Sommer
(durch kahle Stellen von den Grassteppen verschieden).
VI. Fels- und Gratformationen, Geröll- u. Schotterbestände
(gegliedert in makro-mero- und mikrotherme, in psychrochimene und
psychrothere.
C) Aquatische Formationen, aus Wasser-, Sumpf- und Uferpflanzen
gebildet.
(5) BIBLIOGRAPHIE. 979
VI. Littoralformationen von Halophyten.
VIIL Süsswasserformationen der des Flüsse und Bäche :
Alluvionen, Ufersümpfe, Ufergebüsche, Flach- und Seichtwasserbe-
stände, Tiefwasserbestände, Limnoplankten.
d. Kartographie der Formationen.
Verfasser fordert die Reisenden auf, mehr als bisher der kartogra-
phischen Darstellung ‚der vorherrschenden Bestände auf physiogra-
phischer Grundlage‘ ihre Aufmerksamkeit zu widmen. Als Muster-
beispiele zitiert er die schottischen Formationskarten der Gebrüder
Smith, und die Karten von Sievers über Venezuela, Radde (Kau-
kasusländer), Beck (Hlyrien) etc.
Als Farben empfiehlt Verfasser folgende :
. Wälder : violett bis hellbraun und moosgrün,
. Niederholzbestände : tiefes blaugrün für immergrüne, gelb- oder
lichtbraun für xerophile,
. Grasfluren : dunkles und helles Grün,
. Staudenmatten, Mooswiesen in grünen Farben mit besonderen
Signaturen ; Moosmoore und Tundren in dunkelm Braun,
. Wüstensteppen in hellgelb bis Orange,
. Fels- und Gratbestände in karmin oder purpurrot,
Littoralformationen wie 5, mit Signaturen,
Wasser und Sumpf in Blau, vollfarbig oder gestreift, Gletschereis
und Schnee in blauen Wellenlinien sich gegen Nr. 6 verlierend'.
anno Pw wo
e. Photographische Aufnahmen nach 3 Kategorien :
a) Weite Landschaftsbilder,
b) Physiognomische Bilder einzelner Formationen oder mehrerer
Pflanzen,
c) Bilder einzelner Charakterpflanzen oder kleiner Terrainstücke.
Als Musterbeispiele nennt Verf. die Darstellung der Goetze’schen
Expedition zum Nyassa-See, die Kongo-Expedition von Franz
Thonner, die Monographie von Johow über Juan Fernandez und
die „Vegetationsbilder“ von Schenck und Karsten.
III. Kapitel. Pflanzengeographische Klimatologie und Oekologie.
1. Phaenologische Beobachtungen (Austreiben der Knospen, Vollen-
dung der Beblätterung, Beginn, Maximum und Zeitdauer der
Anthese, Abfall der gereiften Früchte, Entfärbung oder Abfall der
Blätter) sind zur Charakterisierung des Klimas sehr geeignet; auch im
immergrünen Tropenwald ist der Blattwechsel zu beobachten. Verf.
fasst die periodischen Erscheinungen als in erster Linie durch
1 Da Drude sich ausschliesslich an Reisende wendet, und nicht eine Anlei-
tung für viel Zeil fordernde Aufnahmen geben will, wie sie für pllanzengeogra-
phische Monographie erfordert werden, hat er wohl absichtlich auf Besprechung
der neuen amerikanischen und englischen Melhoden für detaillierte Formations-
aufnabmen verzichtet (Clements, Olivdeer and Tausley).
980 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1906 (6)
innere Zustände bedingt auf; die klimatischen Faktoren wirken dann
regulierend auf dieselben ein.
2. Temperatur : Zur Krgänzung der Daten der meteorologischen
Beobachtungsstationen sind Daten über „Standortsklimate“ sehr er-
wünscht, verbunden mit Beobachtungen über die Vegetationsentwick-
lung an den verschiedenen Lokalitäten.
3. Licht : Beobachtungen über den „Lichtgenuss‘ nach Wiesner’scher
Methode wären sehr erwünscht.
4. Luftfeuchtigkeit: Regenfälle, Schneefälle, Wasser im Boden; hier
sind besonders die Anpassungserscheinungen an tropische Regengüsse,
an Wassermangel ete. zu studieren, ferner die Wirkung starker Schnee-
fälle auf die Verbreitung gewisser Baumarten ete.
5. Winde : Einfluss der Winde auf die Baumgrenze (Kihlman!),
ne der herrschenden Windrichtung durch die Pflanzenwelt
(Früh).
6. Biologische Auffassung des Naturganzen : hier erwächst die Auf-
gabe, die Zusammenwirkung aller Faktoren auf die gesammte
Lebewelt zur biogeographischen Charakteristik zusammenzufassen. Als
Muster solcher Darstellungen zitiert Verfasser: Radde’s Berichte
über seine kaukasischen Forschungsreisen, Merriam’s Darstellung
der nordamerikanischen „Life-zones* und Schinz’s „Deutsch Süd-
west-Afrika.
IV. Kapitel. Ethnobotanische Beobachtungen, die Beziehungen der
Pflanzenwelt zum Menschen.
1) Kulturpflanzen (hier nicht näher berührt, da Wittmack ein bes.
Kapitel hierüber bringt).
2) Wilde Flora : als Muster des Studiums dieser Frage nennt Verf.
die Studien über die nordamerikanischen Indianerstämme, die vom
Nationalmuseum in Washington auf Anregung von Coville und Rose
ausgegangen, und in den „Contributions from the U. S. National Her-
barium‘ publiziert sind. Hier sind zu beachten :
a. Nährmaterialien für Mensch und Haustier,
b. Nutzpflanzen für den übrigen Haushalt,
(Arzneipflanze, Fisch- und andere Gifte, Fette, Seifenwurzeln,
Gerbmaterial, Färbmaterialien,
c. Faserpflanzen,
d. Pflanzen für Haus-, Kriegs- und Jagdgeräte,
e. Hölzer für Haus- und Schiffsbau,
J. Pflanzen für Hecken und Zäune.
Das Ganze bildet nicht nur einen unentbehrlichen Ratgeber für
Forschungsreisende, sondern auch eine jedem Pilanzengeographen
hochwillkommene Zusammenfassung der Hauptbegritie, mit denen der
moderne Forscher arbeitet, und eine neue aus autoritativer Feder
stammende Grundlage für die Bereinigung der Terminologie, auf die
wir hinarbeiten. Wenn für eine weitere Auflage ein Wunsch gestattet
ist, so möchte ich die Anregung machen, es möchten als Musterbeispiele
für Aufnahmen während der Reise einige Tagebuchseiten aus den
Notizen eines geübten Reisenden gegeben werden. C. SCHRETER.
ERLITT:
A vendre d'occasion les ouvrages hotaniques suivants :
BELANGER, CHARLES. Voyage aux Indes Orientales par le nord de
l’Europe, de 1825 à 1829. Atlas in-4. de 31 pl. (4° livr.), Paris, 1846.
CESATI, VINCENZO. Illustrazione di alcune piante raccolte dal Sig. Prof.
Strobel sul versante orientale delle Ande Chilene dal passo del
Planchon sino a Mendoza, attraverso La Pampa del Sud. — In-4,
22 pages et 3 planches. Napoli, 1571. Relié.
CORDA, A. C. J. Pracht-Flora europæischer Schimmelbildungen. — In-
folio, 55 pages de texte, 25 planches. Leipzig u. Dresden, 1839. Cartonné.
DECAISNE, J. Plantes de l'Arabie Heureuse, recueillies par M. P.E. Botta.—
. In-4, 111 pages et 3 planches. Paris, 1841. Cartonné.
DECAISNE, J. Mémoire sur le développement du pollen, de l’ovule, et sur
la structure des tiges de gui. (Viscum album). — In-4, 65 pages et
3 planches. Bruxelles, 1840. Broché.
DUBY. Mémoire sur la Tribu des Hystérinées de la famille des Hypoxylées
(Pyrénomycètes). — In-4, 58 pages et 2 planches. Genève, 1861. Broché.
EKART, TOBIA PHILIPPO. Synopsis Jungermanniarum in Germania. —
_ In-4,72 pages et 13 planches. Coburgi, 1832. Relié.
FEE, A. L. A. Essai sur les Cryptogames des Ecorces exotiques officinales,
9me Partie. — In-4, 178 pages et 9 planches. Paris-Strassbourg, 1837. Broché.
FRIES, TH. M. Polyblastiæ Scandinavicæ. — In-4, 27 p. Upsaliæ, 1875. Br.
HEPP, PHIL. Synonymen-Register zu D' Phil. Hepp's Flechten Europa’s. —
Band I-XVI und zu dessen Abbildungen der Flechten-Sporen. Heft 1.-IV.
In-4, 22 pages. Zürich, 1867. Broché.
KLOTZSCH, FR. Linne’s natürliche Pflanzenklasse Tricoccae des Berliner
Herbarium’s im Allgem., u. die näturliche Ordnung Euphorbiaceæ inshbe-
sondere. — In-4, 108 pages. Berlin, 1860. Cartonné.
KOTSCHY, THEODOR. Die Sommerflora des Antilibanon und hohen
Hermon. — In-8, 43 pages. Wien, 1864. Cartonné.
KROK, THORGNY O. B. N. Anteckningar till en monografi öfver växtfa-
miljen Valerianeæ. I Valerianella, Hall. — In-4, 105 pages et 4 planches.
Stockholm, 1864. Relie.
LESQUEREUX, LEO. A Catalogue of the Species of Mosses found, up tothe
present time, on the North-West Coast of the U. States, and especially
in California. — In-4,38 pag. Memoirs Calif. Acad of Sciences, 1868. Relié.
LINDENBERG, J. B. G. Lepidozia (ext. de Species Hepaticarum, fasc. VI, de
Lindenberg et Gottsche). — In-4, 78 pages et 12 pl. Bonn, 1846. Cartonne.
LINDENBERG, J. B.G. Mastigobryum et Micropterygium (extrait de Species
Hepaticarum, fasc. VIH-XI, de Lindenberg et Gottsche). — In-4, 118 pages
et 22 planches. Bonnæ, 1851. Cartonné.
MILDE JULIUS. Ophioglosseen und Equisetaceen ex. Mettenius.Cryptogamæ
Vasculares. (Reise seiner Majestät Fregatte Novara um die Erde. — Botan.
Theil, Bd I, Heft 4). — In-4, pages 199-261. Wien, 1870. Cartonne.
MIQUEL, F. A. G. Analecta Botanica Indica seu commentationes de variis
stirpibus Asiæ Australioris. — Pars I: 30 pages, 10 planches. Amsterdam,
1850. Pars II : 44 pages, 7 planches. Amsterdam, 1851. 1 vol. relie.
MUTEL A. Flore française — Vol. I-IV, in-12. Paris 1834/1837; 524 p., 450 p.,
410 p., 378 p., avec un volume in-folio de 95 planches. Paris, 1834. Reliés.
DE NOTARIS J. Musci Italici. Particula I. Trichostomacei - gen. Tortula. —
Texte in-8, 69 pages, 35 planches format in-4, Genus, 1862. Relié.
SMITH, JAMES EDWARD. Descriptions often Species of Lichens collected
in the South of Europe. — In-4, 5 pages, 1 pl. London. 1788. Broche.
DE VISIANI R. Illustrazione di alcune piante della Grecia e deli’Asia
Minore. — In-4, 26 pages et 6 planches, Venezia, 1842. Relié.
DE VISIANI R. Illustrazione delle piante nuove o rare dell Orto Botanico
di Padova. Memoria I. — In-4, 24 pages. Padova, 1840. Broché.
WEBB, PH. BARKER. Otia Hispanica sewdelectus Plantarium Rariorum.—
In-folio, 50 pages et 45 planches. Parisiis, 1853. Cartonné.
- WOODS, JOSEPH. The Tourist's Flora. — In-8, 503 p. Londres, 1850. 1 v. rel.
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lungen, Referale und kritische Besprechungen wichtiger mycologischer Publi-
cationen, sowie eine Uebersicht übef die neu erschienene Lilteratur.
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SECONDE SÉRIE
Tome VI. 1906.
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SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 12. — DÉCEMBRE 1906.
Parese
l. — ©. de Candolle. — MELIACEÆ NOVÆ VEL ITERUM
L BETA el AUTAGCEANOVA I RE Re 981
IL — H. Christ. — FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 987
II. — Gustave Beauverd. — UNE LILIACÉE NOUVELLE
DEEURUGUATE EST RE ee ee 1011
IV. — Eug. Mayor. — CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES
UREDINBES-DEEEA SUISSE 1012
V. — Gustave Beauverd. — SÖCIETE BOTANIQUE DE
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 42 novembre 1906:
Admission de membres correspondants. — Revision partielle _
des statuts. — Aug. de Ganponse, Dimorphisme foliaire de
Paulownia imperialis; Ph. Guinter, Deux stations nouvelles du
Pinus cembra Li. dans les Alpes occidentales françaises ; Dr Alf.
Lenoner, Rapport sur l'herborisation au Roc de Chère (lac
d'Annecy), le 15 juillet 1906: G. Brauvern, Complément à la
florule des «Points de sable»: CHopar, Ophrys Botteroni Chod.
dans le Canton de Genève; Dr HassLer, Ravages d'un insecte _
sur les bois de laurier: Ed. BerrranD, Cas de prolification chez
Primula japonica A. Gray; Cuovar et Beauverp, Bibliographie. 1017
Table des travaux par noms d’auteurs contenus dans ce volume
VL 2nessemien ca Str ee ee 1025
Table des planches contenues dans ce volume VI, Qwe serie....... 1026
Table des travaux par ordre de matières contenus dans ce volume VI,
DQuneserie. 2... AR ee 1027
répertoire des noms de plantes cités dans ce volume. VI, Que série 1029
INDEX BOTANIQUE UNIVERSEL. ..... - Nos 146892 à 17199
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BELLETIN DE EL HERBIER. BOISSIER
Dm SERIE. — TOME VI. — 19086.
N° 12.
NEA CR IE
MO VAR NE EI DE ER UM EE © 1) 2
ET
RUÜLNCEA NONA
AUCTORE
C. de CANDOLLE. LIBRAR
Ze LEN
DYSOXYLUM Bl.
Dysoxylum Funkii C. DC. sp. nov.; foliis modice petiolalis
5-jugis; foliolis opposilis suboppositisve breviler petiolulatis suboblique
oblongo-ellipticis basi inæquilatera latere superiore latiore et longiore basi
subrotundalis inferiore attenuatis apice breviter acuminatis, acumine obtu-
siusculo, utrinque ad nervum centralem parce pilosulus et subtus ad axil-
las nervorum secundariorum pilosis; petiolulis rhachique et petiolo
minute puberulis; panicula folio breviore, modice pedunculata, pyramidato-
ramosa, dense puberula; ramis spicatim floriferis; floribus sessilibus
linearibus; calice brevissimo cupulari profunde 4 dentato extus dense
puberulo, dentibus rotundatis; petalis 4 usque ad medium cum tubo
connalis, linearibus superne leviter dilatatis apice aculıs, extus apice
. appresse hirsutis; tubo stamineo petalis paullo breviore, cylindrico mar-
gine integro extus appresse hirsuto; antheris tubo inclusis basi affinis,
lineari-elliplieis leviter arcuatis utrinque acutis glabris; tubulo cylindrico
integro extus puberulo, ovario sessili longe et dense hirsuto, 4-loculari;
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1906. 6%
982 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e serR.). 1906 (2)
stilo tubum stamineum paullo superante inferne ut ovarium hirsuto;
stigmate orbiculari.
Folium incompletum 25 cm. longum. Foliola in sicco rigidula opaca
usque ad 10 cm. longa et usque ad % '/ cm. lata, inferiora
minora magis elliptica et apice obtusa. Nervi secundarii patulo-sub-
adscendentes subrecti utrinque circiter 10. Petioluli sub limbo 2 mm.
inter limbi latera circiter 5 mm. longi. Rhachis petiolusque fere 7 cm.
longus tereles. Panicula circiter 20 cm. longa ramulis inferioribus usque
ad 7 cm. longis. Calix 1 mm. iongus. Petala in æstivatione valvata fere
1 cm. longa et superne usque ad À mm. lata. Antheræ 1 mm. long.
Species sectionis Didymocheton C. DC. Mon. Phan. v. 1 p. 181.
Samoa islands, Upolu (B. Funk, n. 1 in h. Cand., ex h. N. S. W.).
ı Dysoxylum Quaifei C. DC. sp. nov.; foliis longiuscule petiolatis
foliolis sub-oppositis oppositisve glabris, lateralibus brevissime terminali
longe petiolulatis, infimis parvis ovatis, mediis oblongis et superioribus
oblongo-obovatis basi subæquilatera aculis apice breviter protraclo-acumi-
nalis acumine obtusiusculo, petiolulis rhachique fere omnino glabris; pani-
cula racemiformi folio fere æquilonga, inferne breviter et remote ramosa
superne remote cymuligera; rhachi et ramulis tenuibus, junioribus pube-
rulis cito glabris; floribus sessilibus, calice 5-sepalo, sepalis rotundatis
extus appresse hirsutis, intus glabris, usque ad '/s longitudinis cum tubo
stamineo connata; tubo stamineo petalis breviore, cylindrico, margine
breviter laciniato, extus intusque a basi usque ad lacinias hirsuto, laciniis
glabris; antheris 10 tubo inclusis oblongis infra medium dorsi tubo affixis,
glabris; tubulo cylindrico utrinque glabro paullo sub margine contractulo
margine crenulato; ovario hirsuto 5-loculari; stilo inferne hirsuto cum
stigmate orbicnlari tubum æquante.
Ramuli glabri in sicco fuscescentes elenticellosi, cellulis sclerosis spieu-
liformibus solitariis aut glomeralis in corlice ac medulla copiose instructi.
Folium cum impari 45 cm. longum. Foliola in rigido-membranacea, epunc-
tala, tria superiora 18 cm. longa 7 cm. lata, infima 5 ‘/2 cm. longa
3 '/» cm. lata; nervi secundarii tenues subadscendentes in foliolis supe-
rioribus utrinque circiter 14. Petiolulus terminalis 2 cm., laterales fere
2 mm. longi. Rhachis petiolusque 8 '/z cm. longus teretes. Paniculæ
rhachis 1 mm. crassa. Sepala imbricata 1 mm. longa. Pelala in æstiva-
tione valvala. Tubus 5 mm. longus. Antheræ vix 1 mm. longæ. Ovula in
loculo 2 duperposita. Species sectionis Didymocheton CG. DC. 1. c.,
D. nutantis Miq. proxima.
New Hebrides (W. T. Quaife n. 3 in h. Cand. ex h. N. S. W.).
(3) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ, 983
z*Dysoxylum novohebridanum C. DC. sp. nov.; foliis glabris
modice petiolatis 3-jugis, foliolis oppositis modice petiolulatis lanceolatis
basi æquilatera acutis apice longiuscule lineari-acuminalis acumine obtu-
siusculo; panicula fructifera folio multo breviore; capsulis longiuscule
pedicellatis subglobosis levibus monospermis; semine elliptico; cotyle-
donibus longitudinalibus, oblongo-ellipticis.
Ramuli glabri in sicco rubescentes lenticellis paullo pallidioribus
conspersi, fructiferi 3 mm. crassi, zona cellularum sclerosarum in
corlice sub peridermio continua. Folia alterna 20-22 cm. longa. Foliola
terminalia circiter 11 cm. longa, 4'/2 cm. lata, lateralia deorsum gra-
datim minora; nervi secundarii tenues, leviter arcuati, in terminali
ulrinque circiter 12. Petioluli laterales 6 mm. longi. Pedicelli 3 mm.
longi. Capsulæ diametro circiter 1'/s cm. crassæ, in sicco atro-
rubescentes, 3-4-valvatæ.
New Hebrides (W. T. Quaife, in h. Cand. ex h. N. S. W. sub
n. 8).
D. nitidum C. DC. in Mon. Phan. v. I, p. 522.
Nouv. Caledonie, Baie du Sud (Coll. Le Boucher n. 2 in h. Cand. ex h.
N. S. W.).
AMOORA Roxb.
y” Amoora verucosa C. DC. sp. nov.; foliis longiuscule petiolatis,
glabris, abrupto-pinnatis, 5-jugis; foliolis oppositis petiolulatis oblongo-
ellipticis, latere superiore latioribus, basi utrinque æquilonga acu-
tis, apice acuminatis ; calice marcescente 5-sepalo, sepalis rotun-
datis extus appresse hirtellis; capsula obovata basi in stipitem attenuata,
copiose el pallide lenticellosa, 3-loculari; seminibus in loculo 2 sub-
reniformi-ellipticis; cotyledonibus superpositis; radicula sub superficie
inclusa.
Folium 20 cm. longum. Foliola in sieco rigida opaca, superiora usque
ad 12 cm. longa et 5 cm. lata; nervi secundarii tenues patulo-sub-
adscendentes utrinque cireiter 10. Foliola inferiora aliis minora et
magis elliptica. Petioli usque ad 7 mm. longi. Rhachis petiolusque 7 cm.
longus tereles. Sepala 1 mm. longa. Capsula fere 3 cm. longa, ejus stipes
3 mm. longus.
Samoa islands; Apia (B. Funk. n. 4 in h. Cand. ex h N.
SW):
984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1906 (Æ}
AGLAIA Lour.
Aglaia Betchei C. DC. in Bull. Boiss. Ser. 2. t. III, p. 179.
Samoa islands, Apia (A. B. Funk n. 7 in h. Cand. ex h. N. S. W.).
GUAREA L.
Guarea Huberi C. DC. sp. nov.; foliis modice petiolatis, 4-5-jugis,
foliolis oppositis breviter petiolulatis, lanceolalis, basi acutis, apice acumi-
natis acumine acuto, supra glabris nervis subtus petiolulisque et rhachi
appresse hirsutis; paniculis a basi 3-4-fidis, ramis tenuibus, spiciformi-
bus, quam folia pluries brevioribus, hirsutis; floribus longiuscule pedi-
ellatis oblongis in vivo pallide rosei; calice cupuliformi brevi extus
parce hirtello, 4 dentato, dentibus rotundatis ; pelalis subobovato-oblongis-
apice breviter attenualis et acutiusculis, extus haud dense appresse
hirsutis; tubo petalis paullo breviore, subovato-cylindrico, sub apice con-
traclo, glabro, margine integro ; antheris oblongis infra medium dorsi tube
affixis; ovario gynophorum æquante, dense hirsuto, 4-loculari, loculis
t-ovulatis; stilo glabro tubum paullo superante.
Arbuscula cortice pallide fuscescente. Ramuli juniores hirsuti, cito
glabrati, in sieco pallide fuscescentes, lenticellis inconspicuis. Folia usque:
ed 25 cm. longa. Foliola in sicco firmulo-membranacea epunctata, supe-
riora usque ad 16 cm. longa et ad 7 cm. lata, inferiora minora vel multo
minora conformia vel apice rolundata, nervi secundarii in foliolis supe-
rioribus subadscendentes fere recli utrinque 10-42. Petioluli 5 mm.
longi. Paniculæ e ramulis anni antecedentis vel vetustioribus vel rarius e
basi ramulorum foliiferorum infra folia oriundæ, rami circiter 7 cm.
longi, 1 mm. crassi, inferne brevissime ramulosi. Alabastra oblonga.
Pedicelli 41/2 mm. longi. Calix À mm. longus. Petala 4, aduita 7 mm.
longa et i'/s mm. lata, in sicco membranacea et rubescentia. Tubus
6 mm. longus. Antheræ 7, tubi marginem attingentes, glabræ.
Purus, Monte Verde, ad rivulum. (J. Huber n. 4622 in h. Mus. Geeldi
in h. Cand.).
G. purusana C. DC. sp. nov.; foliis longiuscule petiolatis 4-5-jugis;.
foliolis oppositis breviter petiolulatis, obovalo-oblongis basi æquilatera
45) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ. 985
subacutis aculisve apice breviter acuminatis acumine obtusiusculo supra
glabris subtus ad nervos pilosis dein glabris. petiolulis rhachi petioloque
pilosis; paniculis fructiferis quam folia pluries brevioribus hirtellis;
capsulis submaturis hirtellis, obovatis longitudinaliler et leviter 6-9-sul-
calis, 6-9-locularibus, loculis 2-ovulalis.
Ramuli in sicco fuscescentes, foliiferi hirsuti 7 mm. crassi, fructiferi
glabri. Folia alterna usque ad 30 cm. longa. Folia in sicco firma, minuta
pellucido-punctulata, superiora usque ad 25 cm. longa et 9 cm. lala ;
nervi secundarii subrecti subadscendentes utrinque circiter 1% ;
foliola inferiora minora 9-15 cm. longa, subobovata-ellipüica apice ut
superiora vel rotundata. Rhachis petiolusque 7-9 cm. longus supra
complanati. Panicula e ramis anni autecedentis oriundæ. Capsulæ fus-
cescentes, submatur 2 ‘/: cm. longæ apice fere 2 cm. latæ. Semina in
specimine adhuc juvenilia.
Alto Purus, Ponto Alegre, in silva, Aprilli submaturescens. (J. Huber
n. 439% in h. Mus. Goeldi; h. Cand.)
Guarea pubiflora A. Juss. 8 angustifoliola C. DC. var. nov.; foliolis
anguste oblongo-lanceolatis, usque ad 12 cm. longis et 23 mm.
latis.
io Negro Teffé, Cachoeira, silva uby (A. Geeldi n. 3935 in h. Mus.
Gœldi, h. Cand.).
TRICHILIA L.
Trichilia macrophylla Benth. in Hook Lond. Journ. bot. 1851,
VOD 000).
Alto Purus, Ponto Alegre, in silva, Aprilli fructescens (J. Huber n. 4128
in b. Cand.); Bon Lugar, Aprilli florens (n. 4666 ibid.).
T. Poeppigii C. DC. ß cinerescens C. DC. var. nov.; Frutex ramulis
in sicco einerescentibus.
Purus, Bon Lugar, in silva, julio florens (J. Huber n. 3949 in h. Mus.
Goeldi, h. Cand.); Alto Purus, Ponto Alegre, in silva (n. 4410, 4518
ibid.); Rio Purus, Monte Verde, terr. firm., Aprilli maturescens (n. 4576
1bid.).
T. Biolleyi C. DC. in Bull. Boiss. ser. 2, t. V, p. 493.
Petit arbre. Bords d’un ravin à Nuestro Amo, Ilanos de Turucares,
alt. 750m. (H. Pitt. n. 16395 in h. Cand.).
T.havanensis Jacq. var. pilipetala C. DC. var. nov.; ramulis glabris;
986 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906 (6)
foliis 4-5-jugis; floribus longius pedicellatis; petalis intus pilis longis
munitis. — Barra-horno inc.
Costa-Rica (Pitt. n. 67 in h. Cand.).
RUTACEÆ
FLINDERSIA R. Br.
Flindersia Tysoni C. DC. sp. nov; foliis longiuscule petiolatis
imparipinnatis 2-jugis; foliolis oppositis breviter petiolulatis lanceolatis basi
et apice acutis supra glabris subtus ad nervum centralem parce siellato-
puberulis; petiolulis rhachi et petiolo stellato-puberulis; paniculis axilla-
ribus terminalibusque longe pedunculatis folia paullo superantibus dense
stellato-puberulis; floribus subsessilibus; calice extus puberulo 5-dentato
dentibus ovatis; petalis elliptico-oblongis, apice obtusis adultis extus
parce puberulis, intus inferne dense villosis; staminibus 5, filamentis
apice longe villosis, antheris ovato-acutis basi cordulatis, glabris stamino-
diis 5; disco urceolato glabro integro longitudinaliter plicalo-costulato;
ovario sessili hirsuto; stilo quam ovarium paullo breviore et æquilato,
5-costato, costis carnosis glabris; stigmate oblongo, brevi, apice minute
denticulato.
Ramuli minute stellato-puberuli, elenticellosi. Folia cum impari
cireiter 10 cm. longa. Foliola in sicco coriacea opaca usque ad 9 1/2 cm.
longa et usque ad 3 cm. lala, apunctata; nervi secundarii tenuissimi
subadscendentes utrinque circiter 12. Petioluli 2 mm. longi. Rhachis
subteres. Petiolus supra sulcatus 5 cm. longus. Paniculæ pedunculus
circiter 7 cm. longus, rami opposili, inferiores usque ad 7 cm. longi.
Calix cum dentibus fere 2 mm. longus. Petala 3 mm. longa, À ‘2 mm.
lata. Ovarium 5-loculare, ovula in loculo 2, placentæ centrali inserta.
Species styli et stigmatis forma ut videtur ab aliis discrepans.
N. E. Queensland, Mossmam river, Angusto florens (H. Tyson, n° 9 in
h. Cand. ex h. nat. N. S. W.).
vl
987
FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM
ÜoLLEcTIONSs DE M. A. LOHER
DÉTERMINÉES ET DÉCRITES PAR
H. CHRIST. Bâle.
Deuxième Partie.
Il y a à peu près une dizaine d'années, M. A. Loher, résidant a Manila,
a bien voulu me confier une collection de fougères de l'Ile de Luzon,
qui, depuis les collections de H. Guming (1836 à 1840), a été jusqu'alors
la première contribution notable à la flore cryptogamique de ces régions.
J'ai publié la liste de ces trouvailles dans ce Bulletin tome VI, févr. 1898.
Depuis, l’occupation américaine de l’Archipel y a attiré plusieurs
botanistes, dont le Dr Edwin Bingham Copeland s’est occupé speciale-
ment des fougères, en étendant ses recherches sur l'Ile de Mindanao et
d’autres îles du groupe. Il a publié ses résultats, fort importants à tous
égards, dans les recueils suivants:
Fragmenta flor. Philipp. by J. Perkins, Fase. III. Leipzig, Borntræger,
05
The Polypodiaceæ of the Philipp. Isl. in publications du Dept. of the
Interior. Bureau of Government laboratories, N. 28 Jul. 1905.
New Philippine ferns in Philipp. Journ. of Science, I., Suppl. 2, 15 Mai
1906.
Deux nouvelles espèces du genre si peu connu Schizostege Hillebr. et
deux nouveaux genres: Christopteris et Thayeria suffisent à eux seuls
pour marquer l'importance des découvertes dues au zèle du
Dr Copeland comme à celui des autres savants du Bureau of science,
notamment de M. E. D. Merrill, governments bolanist, qui, en si peu
d'années, a su étendre et approfondir la connaissance de la flore de ces
Iles d’une manière extraordinaire.
Mais le doyen des explorateurs de la flore de ce merveilleux pays:
M. Loher lui-même, n’a pas cessé de s'occuper activement de ses études:
988 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉéR.). 1906
il a eu la bonté de rapporter, lors d’une visite faite à sa patrie allemande,
une seconde collection très importante qu'il ma confiée comme la pre-
miere. Elle a été faite dans les années 1904 à 1906, et provient du centre
de Luzon, en partie des mêmes parages où ce savant a fait ses premières
découvertes, mais en partie notable de localités nouvelles, parmi lesquelles
la montagne de Banahao (Banajao) dans la province de Rizal, haute de
2250 m. se distingne par une quantité de belles trouvailles. Ges localités
se groupent ainsi :
Province de Rizal : Montalban et Batay 1380 m., Mabacal, Matulid, Oriud,
Angilog 1200 m.
Province de Zambales : Pinaglubo.
» de Laguna : Caviuti, Mont. Banahao 2250 m.
» de Union : Castilla, Mont. Tonglon.
Dans les lignes suivantes, je m’empresse d'indiquer les espèces non
encore contenues dans mon premier travail, et de décrire les nouveautés
relativement nombreuses et en partie des plus curieuses, dont je me
permets de dédier quelques-unes à M. Loher auquel la botanique de
l’Archipel est redevable d’une grande partie de son développement.
L'élement le plus curieux de la flore de Luzon : les rares épaves d’une
migration de plantes Autraliennes, déjà indiquées par Lomaria Fraseri,
s’est accru par la trouvaille de Lomaria Patersoni au sommet du Banahao
(Prov. de Laguna) où L. Fraseri se trouve aussi. Ce n'est pas la grande
variété L. elongata de Blume, très générale sur les sommets des Iles de
la Sonde et à Mindanao, mais la petite forme absolument australienne
qui a de préférence des feuilles non partagées. Du reste, Cuming doit
avoir trouvé déjà cette espèce à Luzon.
En face des riches matériaux dont la bonté de M. Loher et des bota-
nistes américains fixés dans les îles m'a comblé, je suis de plus en plus
frappé de l’unité relativement très grande de la flore ptéridologique de
tous les membres de l'archipel. Quand on considère l'étendue très grande
des Philippines, le nombre de leurs îles, la grandeur considérable de
plusieurs de ces îles, de Luzon, de Mindanao, de Palawan surtout, on est
surpris plutôt de voir se répéter tant d'espèces caractéristiques dans
toutes ces îles à la fois, non excepté les types les plus originaux, comme
Aglaomorpha et tant d’autres. Il semble que l’endemisme des Philippines
a envahi tout l'archipel, et que l'échange était très libre depuis long-
temps. La flore des sommets de Luzon et de Mindanao a la plus grande
ressemblance, tandis que cette ressemblance est beaucoup moindre dans
les [les de la Sonde : entre Java, Celebes et Bornéo. Les grands Nephro-
diuim, si significatifs pour l’Archipel, se trouvent presque tous à Luzon et
à Mindanao.
Un avertissement encore : je laisse de côté pour le moment les nom-
breuses et très intéressantes formes d’Aspidium (Dryopteris d'après la
nomenclature la plus moderne) ramassées par M. Loher, comme j'ai
l'intention de traîter l’ensemble des Aspidium de l’Archipel dont j'ai
sous les yeux de riches matériaux, par la bonté de M. Merrill surtout. Je
laisse également de côté les nombreuses formes du groupe Pteris quadri 1-
aurila qui méritent aussi un travail spécial.
Trichomanes Christii Copel. mss. Typ. in Herb. H. Christ.
Indermédiaire entre T. pyxidiferum L. et T. filicula Bory.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 989
Rhizomale intricato cœspitoso tenui nudo nigro. Stipite 4 cm. longo
filiformi nigro, rachi filiformi et omnino exalata, fronde oblonga 10 cm.
longa 3'/z cm. lata caudato-elongata basi attenuata tripinnatisecla, pinnis
inferioribus remotis abbreviatis, pinnis lanceolatis pinnulis ovalis usque
ad rachim flabellato-incisis, lobis 2'/z min. longıs 1 mm. lalis uninerviis
margine undulatis, soris axillaribus in apice frondis serialim dispositis
sessilibus. urceolis 1 mm. longis campanulatis bilabiatis, labiis dilatatis,
receptaculo crassiusculo subexserto.
Hab. Angilog (Rizal) I, 06.
Trichomanes Smithii Hook. spec. fil 1138.
Espèce endémique fort originale par la croissance gazonnante fasci-
culée, les feuilles très brièvement stipitées, les urcéoles très petites
cachés dans les bifurcations des lobes.
Hab. Makiling (Rizal) I. 06.
Trouvé aussi à Mindanao Copel. 1570.
Trichomanes javanicum Bl. Enum. 224.
Hab. Mabacal (Rizal) III, 06.
Trichomanes (Cephalomanes) rhomboidale Van den Bosch.
Hym. Javan. Tab. 24.
Hab. Oriud (Rizal) II 06. Mont. Makiling (Laguna) 27. [, 06.
Trichomanes millefolium Presl. Hymen. 16. 43.
Grande espèce, confondue avec T. maximum Bl. dont il diffère prima
facie par les stipes ailés. Sores très pelils, urcéole stipitée, à bord dilaté,
à réceptacle filiforme longuement sortant de l’urcéole.
Hab. Banahao (Laguna) 7. H, 06. Makiling 27, I, 06. Mabacal IF, 06.
C’est aussi la plante de Célebes que j'ai appelée à tort T. maximum
dans Farn flor. Celeb. Ann. Buitenz. 16. 1. pag. 99.
Une plante alpestre du Banahao se distingue par un rhizome rampant
et lortueux à feuilles plus ou moins écartées, des stipes non ou à peine
ailés et des lanières crispées et recourbées comme Van den Bosch Fil.
Javan tab. 18 les représente pour T. maximum. Mais notre plante est
pelite: stipe 8 cm. fronde 10 cm. et n’a pas de sores, de sorte qu'il
semble prudent de la laisser à l’eEtude. T. millefolium a des rhizomes.
dressés, courts, chevauchant sur des racines fasciculées, et des lanières
raides, dressées.
Christopteris Sagitta (Christ. Bull. herb. Boiss. 6. (1898) 199,
Polypodium) Copel. fragment. fl. Philipp. Perkins III, 188.
J'ai décrit loc. cit. cette plante sur 2 échantillons stériles collectées par
M. Loher à La Trinidad (Benguet). Depuis la plante a élé trouvée en
maint endroit à l’état fertile par Copeland et Whitford, au M. Data
(Lepanto) à Mariveles (Bataan) etc. M. Copeland a fondé son nouveau
genre sur la fronde sorifère qui contraste étrangement avec la fronde
stérile large et trilobée. étant trifide à lanières linéaires, et recouverte
entièrement, sur la surface inférieure, d’une masse continue (acrosti-
choide) de sporanges. Il en a donné une phototypie dans ses New Philipp.
ferns, tab. 13. C’est en effet un petit genre « erralique » dérivé de Poly-
podium sect. Pleopeltis, offrant quelque affinité avec Cheiropleuria, avec
990 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1906
Gymnogramme Cantoniensis Hook. et avec Acrostichum tricuspe (Hook.)
qui, chacun de sa manière particulière, appartiennent à un petit groupe
fort critique se raltachant ancestralement à Polypodium.
Parmi les échantillons de Christopteris que j'ai sous la main, il faut
distinguer deux formes. Celle découverte à l’état stérile par M. Loher
à Trinidad, dont j'ai de lui un second pied, stérile aussi, de Mabacal
Rizal) HE, 06, a des frondes beaucoup plus grandes. plus larges, 18 sur
15 cm. à lobes latérales peu saillants, à tissu durement coriace.
La forme collectée par les bolanistes américains est beaucoup réduite,
fronde plus étroite et à lobes latéraux plus saillants, à tissu moins
ferme. Sans avoir des échantillons complets de la grande forme. je n'ose
pas encore me prononcer sur la valeur des deux, mais il m'est probable
qu'il s’agit de deux sous-espèces dont la plus petite alors serait à
nommer Chr. Copelandi n. sp.
Hymenolepis platyrhynchos Hook. Icon. 999. Acrostichum.
Cette espèce, connue depuis Cuming, se trouve de plus en plus sur
toutes les sommités de l’Archipel:
Hab. Banahao 7, II, 06, Mt Batay Montalban 1380 m., 18, IV, 06. Angilog
If, 06. Trouvé jadis par Loher à Arayat, et au Bengnet par Elmer et
Barnes. Connu aussi de Célebes et de Borneo.
Hymenolepis rigidissima n. sp.; typus in herb. H. Christ,
Sous-espece de H. spicata (L.) qui a, aux Philippines, aussi la curieuse
sous-espèce H. platyrhynchos Hook, se trouvant également à Célebes
et Borneo.
Rhizomate nigro valido, crasso, radicoso, squamulis minutis brunneis
Strigillosis coronato. Stipitibus seriatim positis articulatis brevibus. Fron-
dibus subsolitariis binisve, linearibus aut lanceolato-linearibus, 8 ad
16 cm. longis 2 ad 8 mm. latis aculis, parte fertili contracla lerliam ad
mediam laminæ partem comprehendente, lineari, 2 mm. lata. basi atte-
nuata. Textura carlilagineo-indurata, crassa, costa manifesta, nervis
oceultis. Colore atroferrugineo, faciebus lævibus opacis. Soro testaceo-
fulvo.
Forme alpestre.
Hab. Batay 1380 m., Montalban 18, V. 05.
Cyclophorus splendens (J. Sm. in Hook. Journ. bot. 3. 596.
Nipholobus Giesenhag. Nipholob. 99. Polypodium nitens Baker. Synops.
fl. 353.
C’est la le géant du genre. Les feuilles atteignent 1 m. de longueur sur
9 cm. de largeur, La masse des sores, apparemment homogène, recouvre
la face de la moilie supérieure de la feuille entièrement, ne laissant libre
qu'un bord de 2 mm. L’homogeneite de celte masse justifierait un genre
nouveau pour ceux qui tiennent comple de ce phénomène (Apalophlebia
Prsl. Epim. 138).
Hab. Montalban (Rizal) III, 06. Pantal Rizal HE, 06. Matulid (Rizal) II, 06.
Plante endémique connue depuis Cuming, répandue à travers Luzon,
Samar, Mindanao.
Cyclophorus lanuginosus Giesenhagen Niphobolus 190.
Hab. Pinagtubo (Zambales) II, 06. Batay Montalban 18, 4, 05.
\
Ÿ
Le
à
à
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j
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM, 991
Cette espèce a élé collectée déjà 1896 par M. Loher à Arayat, Luzon
Central. 800 m. et a été mêlé par moi au N. Samarensis (Mett.) qui est
plus étroit et a un duvet particulier. Le N. lanuginosus a été trouvé aussi
par Whitford à Lamao, Mariveles, n° 312.
Cyclophorus argyrolepis n. spec.; typus in herb. H. Christ.
Espèce distinguée par le dessous blanchâtre, par la masse des sores
brun foncé confiné dans la partie supérieure de la fronde et surtout par
les écailles blanc métallique du rhizome.
Rhizomate atropurpureo longe repente funiformi 1'/ mm. diametro
parce ramoso ramis valde elongalis, squamis scariosis nitentibus
subulatis 1/2 cm. longis aristatis squarrosis candidissimis ecarinalis dense
vestito, foliis remolis solitariis, Stipite articulalo, processu, incrassato
rhizomalis insidiente, 5 cm. longo, applanato, tenui, A'/s mm. lato
albidofloccoso mox glabrato, lamina basi ovata haud sive vix decurrente
late lanceolata integra, apice elongato et acuminato, 18 usque ad 40 cm.
longa, 2 ad 2'/s cm. lala sicce involuta, flaccide coriaceo-carnosa,
costa manifesla, nervis suboceullis valde obliquis costæ fere parallelis
elongalis flexuosis, areolis elongatis irregularibus nervulos liberos
includentibus, facie superiore glabrata dilute viridi, inferiore squa-
mis stellatis minutis albidis adpressis dense obtecta albicante, et
insuper squamis fulvis stellatis majoribus sparsis variegata. Soris parti
apicali laminæ attenuatæ 5 usque ad 18 cm. longæ insidientibus, omnino
confluentibus, eliam costam obruentibus, molem jindistinctam obscure
brunneam formantibus.
Hab. Mabacal (Rizal) III, 06.
Le même trouvé déjà par Mac Gregor au Baco River à Mindoro, n° 255.
Dipteris conjugata Reinwardt Syll. pl. 2. 5.
A côté et peut-être au-dessus de la plante développée il ya à Luzon,
comme aussi à Borneo
la var. alpina n. var.
Triplo minor, lobis paucis obtusis, minus profunde incisis, dentibus
obtusioribus.
Hab. Banahao (Laguna) II, 6.
Tænitis blechnoides Sw.
Echantillons à frondes très dimorphes : feuilles soriferes longuement
stipitées à 6 pinnæ latérales de chaque côté, pinnæ presque linéaires
larges d’un cm.; feuilles stériles brièvement stipitées, trifides, à pinnæ
larges de 4 cm.
Hab. Caviuti (Laguna) III, 06.
Dryostachyum splendens. J.Sw. Hook. Journ. bot. 3,399, 4,64.
D’après Copeland new Philipp. Ferns 165 qui distingue D. pilosum J.
Sw. du splendens, c’est ce dernier qui a une base du stipe dilatée en
lobes scarieuses à l'instar des Drynaria. D. pilosum, d'après lui, a une
fronde attenuée à la base et terminée d’un stipe nu.
Hab. Montalban.
Lecanopteris pumila Blume flor. Jav. Tab. 94.
Hab. Pinagtubo (Zambales) II, 6.
r
992 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Déjà trouvé à Mindanao (Davao) par Copeland 1299.
Les rhizomes enflés ressemblent, à part les dimensions plus petites, à
ceux de L. carnosa Bl. Les feuilles stériles ont les pinnæ oblongs, obtus,
à bord entier.
Prosaptia Toppingii Copeland new Philipp ferns 158. Tab.
Ihe.
Hab. Monle Batay 1380 m. (Pizal) IV, 05.
Aussi trouvé par Topping à Mariveles.
Affinité de P. alata (Bl.) qui se fend en une pluralité de sous espèces
aux Philippines comme à Borneo.
Selliguea Seilliguea (Mettenius Polyp. 11. N. 214, Polypodium).
S. membranacea Blume fil. Jav. 123, Tab. 52.
Hab. Montalban Ill, 06. Indiqué par Copeland comme trouvé par Cuming
à Samar.
Selliguea flexiloba Christ Acad. Mans Géogr. Bot. 189%. 107 sub.
Polypodium.
Echantillons grands. semblables à ceux de la Chine Yunnan C. Henry.
Hab. Angilog (Rizal) 1200 m. IH. 06.
Trouvé aussi par Copeland : 220. Lamao Prov. Bataan et à Mindanao :
Davao Todaya.
Accompagne le type de S. elliptica, dont il est une sous espèce affine,
depuis la Chine jusqu'aux Philippines, et présente un exemple de la
flore chinoise s'étendant, avec des formes nombreuses, jusqu'à cet
Archipel.
Var. Loheri n. var.
Beaucoup plus petil : fronde de 2 dm. sur 4,8 dm. pinnæ k à 5 de
chaque côté, larges de 3 cm., aile du rachis très large, sores peu nom-
breux, courts.
Joue le même rôle vis-à-vis de S. flexiloba comme S. quinquefohata
Bak. de la Chine vis-à-vis du type de S. elliptica.
Hab. Montalban Ill, 1906.
Poiypodium subrostratum C. Christensen, Index 567.
P. rostratum Hook. Je. plant. 953, nec aliorum.
Hab. Batay Montalban 1380 m. 18 IV, 1905.
Espèce des hautes montagnes de l'Himalaya oriental jusqu’à Mishmee
et Yunnan, très remarquable pour Luzon; on ne l’ya pas encore indiqué.
Polypodium Elmeri Copeland fragm. flor. Philipp. II, 191.
Var. separatum n. var.
Differt a typo soris non continuis nec lineam a costa ad marginem pro-
tensam formantibus, sed separalis rotundis utrinque duas series: unam
costalem alteram marginalem præbentibus.
C’est la forme polypodioide, tandis que le type connu par Copeland est
la forme « selligueoide ».
Hab. Angilog (Rizal) II, 6.
La plante selligueoide a été trouvée par M. Elmer avec M. S. Tomas
(Benguet).
H, CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 993
Polypodium palmatum Blume. Fil. Jav. 150, Tab. 64.
Cette espèce, fort commune aux Philippines, se distingue de P. angus-
tatum Blume comme sous-espèce, étant plus petite, à pinnæ moins nom-
breuses, très souvent à fronde seulement trifide, et à pinnæ largement
décurrentes de manière à ce que normalement toutes les pinnæ sont
jointes.
P. angustatum Blume est plus fort, à slipe plus rigide, à pinnæ jusqu’à
12 de chaque côté, dont la plupart sont altenues à la base, tandis que
seulement les supérieures ont la base élargie. Les pinnæ sont plus larges.
P. palmatum, dans sa petite forme trifide, ressemble beaucoup à P.
trifidum Don et passe pour tel quelquefois.
P. palmatum semble être général dans l’archipel. Je l’ai de-Buguias
Benguet Luzon Copel. 1846. Boguio Luzon. Elmer 5815 Mariveles Loher.
Banahao Loher. Pinagtubo Loher. Lamao Whitford 142. S. Mindanao
Warburg 1445, 4. S. Ramon Copel. 1554. Apo Copel. 1538°. Negros
Whitford 1512.
Tous ces échantillons n’ont que 2 ou 3 pinnæ latérales, tandis que la
majorité est trifide. Deux seulement : un du Dato Copel. 1860 en a
quatre, et un De Vore et Hoover du M. Apo Mindanao 328 en a 6 et même
7 d’un côté.
P. angustatum Blume Fil. Jav. 148, Tab. 62.
Semble plus commune aux Îles de la Sonde, principalement à Java d’où
j'ai de nombreux échantillons, mais il est aux Philippines aussi.
Hab. M. Apo Mindanao C. de Vore et Hoover 341.$. Ramon Copel. 1738.
Polypodium dolichopterum Copeland New Phil. ferns 162.
Espèce rappelant en petit le P. insigne BL, mais ayant beaucoup de
rapport aussi avec P. pentaphyllum Baker.
fab. Rio Ampali (Los Baños) Laguna IV, 6. Montalban I, 6.
Trouvé à Mindanao, Zamboango, San Ramon par Copeland 1717.
Polypodium glaucum Kunze Mett. Tolyp, 102.
Hab. Banahao (Laguna) 7, I. 06.
Splendide espèce endémique, très glauque, « cumarinum redolens »
Loher. Connu depuis Cuming, retrouvé à Mariveles par Whitford et
Copeland.
Polypodium nigrescens Bl. Fil. Jav. 101, Tab. 70.
Forme luxuriante richement bipinnatifide à lobes de 17 cm.
Hab. Banahao (Laguna) 2250 m. 7, II, 06.
Polypodium Heracleum Kunze Bot. Zeit. 1848, 117.
Hab. Matulid (Rizal) III, 6.
Repandu dans les Iles de l’Archipel.
Polypodium Sect. Microsorium (Link).
Cette section est caractérisée par des feuilles fasciculées, des nervures
latérales écartées, jointes par des nervures longitudinales formant de
grandes aréoles qui renferment de nombreuses petites aréoles dans les
quelles il y a une ou plusieurs petites nervilles libres terminées en
massue, et des sores très nombreux, généralement très petits et
99% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
répandus sans ordre apparent sur la face de la feuille. Les formes de
cette section sont critiques et particulièrement nombreuses aux Philip-
pines. J’en ai pu distinguer les suivantes :
P. punctatum (L. Acrostichum). Sw. Schrad. Journ. 1800, 2, 21.
P, ireoides Poiret.
Très commun, comme partout dans l’Asie et l’Afrique tropicales, carac-
terise par le tissu très charnu de la feuille, des nervures latérales peu
accusées et fines mais droites, allant de la costa au bord, et ses sores
infiniment petits et nombreux attachés à tous les croisements de nervilles
et à la pointe des nervilles libres. Le stipe est tantôt assez long, tantôt
nul, et lt feuille largement décurrente jusqu’à la base.
Ici se place P. validum Copel. Fragm. Perkins 191 qui m'est inconnu.
P. mindanense sub. sp.; typus in herb. H. Christ.
Très voisin de P. punctatum, mais lissu papyracé, base de la feuille
sessile s’elargissant considérablement, nervures latérales très pronon-
cées. Sores plus gros que le type. Nervures secondaires (aréoles) cachées.
Hab. Sans Ramon, Mindanao, 2500 fus. Apr. 17, 1905. 1. Copeland :
« near P. musæfolium Bl., scadent, fronds superimposed in origin, not
close enough to form good nests ».
P. subirideum n. subsp.; typus in herb. H. Christ.
Très voisin de P. punctatum, mais plus petit, à base quelquefois
élargie, à nervures cachées ou peu voyantes, tissu charnu, fronde
longue de 20 à 30 cm. et large de 2 ‘/2 à 3 cm., le plus souvent
obtuse, sores groupés vers la pointe, larges jusqu’à 1 mm. et plus, ronds,
ocrés.
Jai pris cette plante, dans Bull. Boiss. VI, 1898, 199, par erreur pour
P. linguæforme Mett. que j'ai appris à connaître seulement plus tard.
Hab. Gastilla, I, 1894. C. Loher Boguio (Bengnet) Elmer 5884.
Des échantillons plus grands mais d’ailleurs semblables, collectés par
Mary Strong Clemens au Camp Keithley, Lake Lanao, Mindanao Ap. 1906
N. 501, montrent un rhizome mince, épais de 3 mm. seulement, très
glauque, les feuilles très rapprochées et formant « a poor nest » ou à
peu pres. Mais ce qui est fort curieux, c’est qu'à ces endroits où les feuilles
se groupent, un faisceau de racines sort du rhizone pour monter au
centre du nid, à la manière des Drynaria et de P. musæfolium.
P subdrynariaceum n. subspec.; typus in herb. H. Christ.
A P. Mindanense se rattache de bien près cette plante de l’Inde conti-
nentale. Non seulement les nervures latérales, mais le réseau tout entier
des nervures quoique très délicat est relevé en saillie fort élégante, et la
base de la feuille papyracée et sessile s’elargit non seulement, mais le
réseau des nervures s’accentue davantage et le tissu prend un aspect
scarieux à l'instar des Drynaria.
C'est évidemment un pas vers la fonction de la base de la feuille comme
organe recueillant le détritus et l'humidité. Les sores sont excessivement
nombreux et petits : 15 et plus pour chaque aréole longitudinale. Dimen-
sions de P. punctatum et P. Mindanense. C’est un rapprochement évident
vers le grand P. musæfolium.
Hab. Serangoon près Singapore 1. Ridley 1897, 8935.
H. CHRIST. FILICKS INSULARUM PHILIPPINARUM. 995
P. myriocarpum (Prsl. Tent. 196. Phymatodes) Mett. Poly-
pod 105.
Se distingue par un stipe de longueur très variable, un tissu papyrace,
une fronde longuement atténuée vers la base, une nervature non saillante,
mais très visible, des nervures latérales peu développés en zig-zag, n'at-
téignant guère plus que la moitié du limbe; sores pelits, très
nombreux.
Hab. Très commun dans lArchipel des Philippines, contenu dans
toutes les récoltes. Je l’ai aussi de la Nouvelle Guinée allemande : Bonga
l. Lauterbach 779.
P. lingusforme Mett. Fil. Ind. 225.
Distingué par une fronde sessile, papyracée, demi-scarieuse à l’état sec,
qui n’est guere réduile en largeur jusqu’à la base, ce qui lui a procuré son
nom; nervature non seulement manifeste et saillante, mais se dessinant
en noir sur le fond brun clair de la feuille; costa rougeälre; nervures
latérales très flexueuses mais arrivant tout près du bord. Aréoles plus
grandes que dans le reste du groupe, sores jusqu’à 1 mm. de largeur,
brun et clair, plus espacés et moins nombreux que dans les espèces
affines, environ 5 par aréole longitudinale, et 1 par petite aréole incluse.
Hab. Malatulid Montalban III, 06.
Identifié sur la diagnose de Mettenius. Indiqué à Amboina et aux Iles
Salomon.
P. muszsfolium Blume fil. Jav. 171. Tab. 7-9 (modice!).
Cette grande espèce clot la serie de P. punctatum. Par de vraies feuilles
drynarioides cymbiformes et peltées qui entourent la jeune plante, par
les feuilles adultes qui forme roselle ou nid à bases élargies, par des ner-
vures latérales très fortes et un réseau de nervures tout en saillie. par
des sores excessivement nombreux et couvrant presque toute la surface,
elle est reconnaissable immédiatement. |
Jai décrit dans Monsunia I, 63, le système compliqué d'existence de
celte espèce, dont les feuilles primordiales ont été appelées tour à tour
P. patellare Karst. et P. Schumannianum Diels.
Hab. Non rare à l’Archipel des Philippines : non envoyé par M. Loher
mais trouvé par Copeland à Mindanao 1295 elc,
Polypodium suboppositum n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Rappelant un peu P. Loherianum Christ qui est plus pelit et n’a pas de
nervilles renfermes et se terminant en massue; rappelant aussi P. Luzo-
nicum Copel. new Philipp ferns 162, Tab. 23 qui est plus petit et a des
sores en rangées régulières; distingué des membres Indiens du groupe
P. heterocarpum par le bord ondueux lobé et les nervures latérales assez
saillantes et opposées. Espèce très grande; marque la transition du groupe
de P. punctatum vers P. heterocarpum.
Rhizomate fere digiti crassitie, repente, radicoso, squamis destitulo,
foliis approximatis articulatis, tola planta omnino nuda. Slipite usque ad
30 mm. longo sed fere usque ad basin ala longissime sensimque
decurrente demum angustissima limbato, fulvo-stramineo, lamına 35
ad 55 cm. longa lanceolata acuminata, medio usque ad 6 cm. lata, costa
manifesta, nervis lateralibus horizontalibus, À ‘2 cm. distantibus, flexuosis,
manifestis, fere ad marginem protensis, nervis cæteris oceultis et tenuibus
Ÿ
996 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉéR.). 1906
areolis longitudinalibus oceultis, circa 4 inter costam et marginem, areolas
parvas numerosas includentibus, que nervulos liberos clavatos recludunt.
Soris irregularibus valde numerosis ca. 12 in areolis longitudinalibus,
infra { mm. latis, rufoochraceis. Textura flaccide herbacea, colore dilute
viridi.
Hab. Pinagtubo (Zambales) II, 06.
Polypodium cucullatum Nees et Bl. Nov. Act. Acad. II, 121.
Hab. Montalban III, 6.
C’est le type répandu à travers la région Malaise, connu des Philipp.
depuis Cuming. Ce type varie comme on sait (P. clavifer Hook.) et pré-
sente aussi à Mindanao une forme dérivée très délicate : P. gracillimum
Copel. Polyp., 124.
Polypodium papillosum Blume fil. Jav., 191.
Hab. Matulid (Rizal) Ill, 06.
Elaphoglossum decurrens (Desv. Journ. Bot. 1813, 273 Acro-
slichum, Fee Acrost 3%), Moore Ind.
Très pres d’E. Cumingi (Fee) mais plus grand et à bord très renforcé,
mais n'ayant pas les franges d’ecailles de cette dernière espèce.
Hab. Makiling, 1200 m., 27, 1, 06.
Elaphoglossum Gumingii (Fee Acrostichum 5%), Moore Ind. 8.
Hab. Angilog, 1200 m., III, 06.
Aspidium (Polystichum) varium Sw.
Jadis trouvé à Arayat, retrouvé à Pinagtubo (Zambales), II, 6. Plante
chinoise et japonaise passant aux montagnes des Philippines, évitant
toules les autres parties de la région Malaise.
Aspidium (Polystichum) Batjanense nov. spec. Aspidium
aculeatum SW. var. Batjanense Christ. Monsunia, I, 77.
Nul doute qu'il faut attribuer à cette splendide plante le rang d’une
espèce très notable. La décomposition extrême tripinnatifide et même en
partie quadripinnatifide, et le duvet particulier de poils soyeux cuivrés
combiné avec des écailles ovales brun foncé très grandes est absolument
original. Sores petits, confluents, à indusie pelit, pelté. On connaît l’es-
pèce de Batjan, de Lucon, de Mindanao et de la Nouvelle-Calédonie,
1. Brousmiche, c. Ménager.
Hab. Makiling (Laguna), 27, I, 06.
M. Loher ajoute ceci : Semper in filicibus arborescenlibus epiphyticum
et nidum formans.
Plagiogyria glauca Blume, Enum., 204. Lomaria.
J'ai décrit en Bull. Boiss. VI, comme var. Philippinensis une forme du
mont Data à pinnæ obtuses et écartées. Mais la plante que M. Loher vient
de trouver au sommet du Banahao, 7, IL, 06 est bien le type Malais à pnnæ
pointues et rapprochées, trouvé aussi par M. Copeland, au mont Bulusan
(Benguet) et au mont Apo, Mindanao.
Avec la plante adulte, M. Loher a envoyé une curieuse forme juvénile
et très petile sorifere d’a peine 10 cent. de haut.
H. CHRIST, FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 997
Lomaria vulcanica Blume, Enum. Jav. 202.
Hab. Banahao (Laguna), 7, II, 06.
Plante australe, s’avance donc depuis la region Australienne tempérée
(Nouvelle-Zélande, Tasmanie), non seulement jusqu'à Java, mais aussi
jusqu’à Luçon, en sautant les autres Iles de la Sonde : ce qui va de pair
avec Lomaria Fraseri.
Lomaria Patersoni Spreng. Syst. 4, 62. L. Cumingiana Hook
spec. fil. III, tab. 143.
La forme du sommet du mont Banahao collectée par Loher n’est pas
L. elongata Blume des montagnes de la région Malaise qui est très grande
et richement pennée, mais bien la forme petite, souvent simple, comme
elle ne se trouve qu’en Australie el à la Nouvelle-Zélande, ce qui est fort
remargnable et cadre bien avec la présence de Lomaria Fraseri de la
Nouvelle-Zélande à Luçon.
Hab. In summitate montis Banahao (Laguna), III, 6.
Trouvé aussi par Cuming et Copeland a Lucon, tandis qu'à Mindanao,
au mont Apo, on a trouvé la forme Malaise L. elongala.
Lomaria vestita Blume ex Racib. Pteridoph. Buitenz. 161.
Hab. Banahao (Laguna), Il, 06.
Trouvé aussi a Mindanao par M. Copeland et blechnum capense indiqué
par Copeland Polyp. 90 comme trouvé par Cuming à Lucon, peut bien
être la même plante connue de Java, de Célèbes et de Bornéo.
Lomaria Fraseri All. Cunningh. Hook. Comp. bot mag. 2, 36%,
var. Philippinensis Christ. Bull. Boiss. VI, 149.
Hab. Cette plante si remarquable Néo-Zélandaise, découverte par
M. Loher au mont Data, m'a été envoyée aussi du sommet du mont
Banahao (Laguna), 7, Il, 06. Elle a été retrouvée par Copel. au M. Bulu-
san Benguet 7000’ nov. 05 1905.
Blechnum egregium Copel. Fragm. Flor. Philipp. Perkins HT, 187.
Magnifique espèce dont la fronde fertile offre le passage exact d’un
Blechnum à Lomaria.
Hab. Caviuti (Laguua), IT. 06. Castilla (Union), 7, IV, 06.
Trouve par Gopeland a Mindanao (Davao), Sibulan River.
Stenochlæna palustris (Burm. fl. Ind. 234, Polypodium), Bedd.
ferns brit. Ind. Suppl. 26. S. Scandens I. Sm.
Forme à pinnæ ovales à base arrondie ou presque cordiforme, égale,
à tissu durement coriace, luisant, à nervures três serrées el non saillantes,
à bord muni de dents étroites, couchées, piquantes. Couleur jaunätre.
Hab. Caviuti (Laguna), II, 6.
Stenochlæna sorbifolia (S. Acrostichum) I. Sm. Hook. Journ.
Bot. 4, 149.
Echantillon à feuilles aquatiques trichomanoïdes largement tripennés.
à lobes linéaires larges d’I mill., avec transition à des feuilles normales,
mais dont les pinnæ inférieures montrent encore, par une dentelure très
profonde, une tendance vers les feuilles aquatiques.
Hab. Montalban, I, 06.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n9 12, 30 novembre 1906. 69
998 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
Stenochlæna arthropteroides n. spec.; typus in herb.
H. Christ.
Port de Artkropteris ramosa, surtout dans les jeunes ramificattons,
distingué par des slipes articulés, des pinnæ manifestement articulées,
attachées à une callosit& ou bourrelet noir de la rachis, par des pinnæ à
base très inégale et très manifestement dentées surtout sur les jeunes
rameaux, par un üissu herbacé et de petites écailles noirälres et furfura-
cées répandues par toute la plante.
Rhizomate longe excurrente funiformi pennæ gallinaceæ crassilie,
haud aculeato sed ruguloso, brunneo et squamis furfuraceis atratis adpres-
sis Sparso, radicibus more Hederæ abunde prædito flexuoso. Foliis sparsis,
stipite fulvo stramineo basi articulata, foliorum juniorum brevi, adultorum
5 cm. longo, fronde 25 cm. longo 13 cm. lata ovata, basi vix attenuata,
pinnis 8 ad 10 utrinque, patentibus, petiolulatis, callo manifesto nigro
racheos insidientibus rachi tenui, minime alata, fulvo-straminea, squa-
mulis atratis furfuraceis cum nervis facieque inferiori pinnarum sparsa,
pinnis plantæ junioris 6 cm. longis 18 mm. latis ovato-acutis basi valde
inæqualibus : antice auriculato-truncata, postice cuneata, eleganter crena-
toserralis, pinnis plantæ adultæ 9 cm. longis 2 cm. latis lanceolatis, obso-
lete crenulatis, nervis ultra 1 mm. remotis tenuissimis aut basi aut medio
furcatis. Textura tenui herbacea, colore læte virente.
Fronde fertili (immatura) pinnis basi ovatis fere cordatis linearibus
acuminalis valde remolis.
Hab. Rio Ampalit, IV, 06.
Asplenium lepturus Prsl. Epimel. 72.
Voisin d’A. caudatum pour les sores appliqués à la costa, reconnaissable
par les pointes des pinnæ très allongées en longue queue linéaire très
fortement dentée.
Hab. Banahao (Kaguna), II, 6.
Déjà trouvé par Cuming et les botanistes américains.
Asplenium vulcanicum Blume En. fil. Jav. 176.
Forme plus petite, régulièrement et finement dentée, mais non sépa-
rable de la plante plus grande de Java.
Hab. Angilog (Rizal), 1,200 m., III, 06.
Pinagtubo (Zambales), II, 06.
Asplenium horridum Klfs. En. fil. 173.
Hab. Pinagtubo (Zambales), II, 06.
Asplenium pellucidum Lam. Enc. 2, 305. Asplenium hirtum
Klfs. En. fil. 169.
Le type de cette espèce, distingué par une fronde large jusqu’à 10 cm.,
presque ovale, c’est-à-dire plus large au milieu et se rétrécissant vers les
deux bouts, par des pinnæ très serrées, pectinées, allongées en pointe
effilée, à auricule antérieure rectangulaire Hook. spec. fil. IH tab. 191, 4,
et surtout par une fronde décroissant vers la base insensiblement par de
nombreuses pinnæ imbriquées se raccourcissant en petits aqpendices, est
commun aux Philippines.
Hab. Mariveles 1. Border 1345. Lamao 1. Barnes 134. Montalban 1. Loher.
Pinagtubo 1. Loher, IL 06.
H. CHRIST, FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 999
Asplenium Meyenianum Presl. Epim. 435.
Sous-espece du précédent que je n’ai vu que des Philippines, à fronde
étroite et très allongée, pinnæ petites, non allongées, fronde à peine atté-
nuée vers la base.
Rhizomate firmo erecto, squamis subulatis fimbriatis nigris vestito,
foliis fasciculatis, stipite firmo, atro-rufo, 8 ad 12 cent. longo, cum rachi
fere ebeneo squamis iisdem sed brevioribus hispido, fronde usque ad
45 cm. longo, 4 rarius 6 cm. lato lineari acuminalo, versus basis modice
aut vix attenuato, pinnis numerosis remoliusculis, deorsum remotis et
paulo brevioribus et obtusioribus, 45 ad 50 utrinque, falcatis, 2 ‘/2 cm.
raro 3 cm. longis, acuminato-rhombeis, basi valde inæqualibus, postice
horizontaliter truncatis, antice cuneato-auriculalis, sessilibus, grosse
bidentatis. nervis occultis, soris valde obliquis, 5 utrinque, angustis a
cosla ad marginem protensis. Colore supra obscure, infra pallide viridi,
textura herbacea, opaca. Indusio angustissimo brunneo.
Hab. Lucon central Arayat 300 m. Loher. Angilog Rizal, III, 06. Palawan
Foxworthy 654, 653.
Asplenium (Thamnopteris) ceymbifolium n. sp.; typus in herb.
H. Christ.
Sous-espèce d’A. Nidus L., la plus large en proportion de sa longueur,
distinguée par un tissu herbacé, des nervures plus espacées, très proémi-
nentes et des sores larges, à indusie large, gris, persistant, base de la
fronde non atténuée, mais élargie el embrassante à la manière des Dry-
naria.
Foliis sine dubio rosulatis nidificis, sessilibus, basi nuda cordata 10 cm.
et ultra lata subscariosa brunnea folia vicina amplectentibus, late ovatis,
55 ad 65 em. longis 18 cm. latis subacutis membranaceis flaceidis subni-
tidis, integris, costa valde prominente. supra sulcata concava, casta-
nea fere lignosa pennæ cygni crassitie, nervis angulo obtusissimo et fere
horizontaliter patentibus ad basin folii prominulis tenuibus À ad 2 mm.
distantibus aut simplicibus aut ad basin geminatis rarius supra furcatis, a
margine linea nigra impressa tolam laminam circumdante separatis, soris
numerosis parti superiori folii propriis spatiis 2 aut 3 mm. latis separalis,
a costa aut haud procul a costa ullra mediam laminæ partem protensis,
obtusis, planis, 2 mm. latis, indusio lucido aureo persistente integro tectis.
Textura tenui fere diaphana, faciebus nitidis.
Egregium floræ Luzonic® decus, ab. A. musæformi Mett. bene diver-
sum, quod differt nervis non prominentibus, tenuibus confertis, soris
confertis tenuibus multo brevioribus, a margine valde distantibus.
Hab. Makiling (Laguna), IV, 06.
Asplenium (Thamnopteris) colubrinum n. spec.; typus in herb.
H. Christ.
Espèce des plus originales, feuilles a base scarieuse, très longues,
étroites et parfaitement linéairas, sores courtes, indusie coriace, noir,
bourrelet submarginal très prononcé, nervures proéminentes, tissu raide.
couleur noirätre.
Folüs uti videtur fasciculatis in stipilem crassum nudum brevem decur-
rentibus, ala infima ‘/2 aut 1 cent. lata subscariosa; lamina usque ad 85 cm.
longa, 1 ‘2 ad 3 cent. lata, perfecte linearia et loriformia, integerrima,
acutissime acuminata, costa valida, subtus proeminente, supra sulcato-
1000 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906
concava, atrofusca, utrinque lineis nigris cincta, nervis elevalis nigris
numerosis angulo obtuso patentibus simplicibus a basi geminalisve,
1 ‘/ mm. remotis, soris nervo uno sterili separalis, mediam laminæ
partem superiorem occupantibus, numerosis, a costa haud ad marginem
protensis, °/ı ad 1 cm. longis, 1 ‘/2 mm. latis, indusio persistente cartila-
gineo nigro pallide marginato fulcratis, leviter immersis, atrobrunneis,
textura rigide coriacea, colore sicce atrato, facie opaca, inferiore minulissi-
mis squamulis furfuracearis pallidis, (sub lente) tectis.
Il faut s'étonner qu’une fougere aussi étrange à tous égards ait pu
échapper aux autres invesligateurs de l’Archipel.
Hab. Angilog, Ill, 6. Batay Montalban 1380 m. 18, IV, 5.
Diplazium acrotis n. sp.; {ypus in herb. H. Christ.
Petit, groupe de D. grammitoides Hook., D. tenerum Prsl. et D. Top-
pingianum Copeland, different par sa rachis presque filiforme, non ailée,
et ses pinnæ très régulières, munies d’une oreillette rectangulaire et
pointue. Le stipe porte des écailles très longues.
Pumilum, rhizomate obliquo, brevi, radicoso, foliis cœspitoso-fascicu-
latis, numerosis, stipite 3 ant 4 cm. longo, tenui, cum rhachi dilute
castaneo, squamis subulatis atrobrunneis ‘/2 em. longis crinilo, fronde
lanceolata 12 ad 14 cm. longa 3 cm. lata pinnata in apicem incisum
acuminata, rachi tenui fere filiformi exalata parce furfuracea, pinnis
confertis inferioribus decrescentibus petiolulalis, superioribus sessilibus,
ca. 14 infra apicem pinnatifidum, recte patentibus valde regularibus,
oblongo-obtusiusculis aut acutis, 11/2 cm. longis basi 8 mm. latis subfal-
calis valde inæqualibus, basi postice cuneata, antice auriculata, auricula
rectangulari prominente acula, pinna cæterum grosse dentata, dentibus.
utrinque 5 ant 6 decumbentibus, nervis in pinna simplicibus ca. 6
utrinque, in auricula pinnatis, soris regularibus obliquis a costa ad
marginem protensis oblongis brunneis crassis, in auricula 3 ant 4, indusio
sæpe diplazioideo brunneo membranaceo tenui mox convolulo. Textura
herbacea, colore læte virente.
Hab. Mabacal (Rizal) HE 06.
Diplazium inconspicuum n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Groupe de D. silvaticum, espèce réduite, distinguée par une crenelure,
fine el régulière des pinnæ sessiles et obluses, des nervures à peine ou
non pennees.
D. petiolare Prsl. Epim. 446 diffère par des pinnæ stipitées et lobées et.
des nervures pennées.
Rhizomate suberecto nigro radicibus validis suffulto, stipitibus paucis
basi nigris tenuibus, squamis subulatis nigro-brunneis usque ad 4 mm.
longis imprimis ad basin, sed parce eliam usque ad laminam vestilis,
20 cm. longis, cum rachi rufostramineis, lamina oblonga 20 cm. longa
11 cm. lata acuminata versus basin vix attenuata simpliciter pinnata,
pinnis 6 utrinque, fere sessilibus aut brevissime petiolulatis remotius-
culis patentibus 5 cm. longis 1'/s em. latis basi subinæqualibus poslice
subtruneatis antice rotundatis, oblongis obtusis, excepta pinna terminali
11 cm. longa basi lobata acuminata, pinnis dense bicrenulatis, nervis
densis furcatis raro, in pinna apicali solummodo, subpinnatis tenuibus,
soris remolis inæqualibus linearibus brunneis 4 mm. longis, a costa non
u:
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 1001
ad marginem protensis, indusio tenui inconspicuo griseo integro. Textura
herbacea. colore læte virente. Planta subglabra.
Hab. Mabacal (Rizal) III, 06. Montalban III, 06.
Diplazium Smithianum Baker Synops. 245. Asplenium.
Hab. Angilog Ill, 06. Mabacal III, 06.
Forme puissante, pinnules écartées, larges. peu incisées, lobes triangu-
laires, sores à peines contigus. Des plantes très ressemblantes à Ceylon
(l. Wall), à Célebes (l. Warburg, Koorders, F. et P. Sarasin), à la Nouv.
Guinee Allemande (l. Weinland).
Diplazium deltoideum Prsl. Relig. Hank. I 47.
Hab. Banahao (Lagnua) 7. II, 06.
Connu depuis Cuming, retrouvé par Warburg à Mindanao.
Diplazium Bantamense Blume Enum. 191.
Hab. Angilog 1200 m. III, 06. Repandu dans l’Archipel.
Athyrium Loheri n. spec.; typus in herb. H. Christ.
Espèce des plus petites et des plus délicates, distinguée par sa fronde
largement deltoide et presque tripartite.
Rhizomate crasso. brevi, cum stipite squamis raris setiformibus sparso,
Stipitibus fasciculatis, paucis (usque ad 6) tenuissimis, fragillimis, reclis,
basi caslaneis, supra viridibus, 18 cm. longis, fronde 13 cm. longa et
lata, deltoidea et ob pinnis infimis valde postice auctis deltoideis remotis
fere triparlita, bipinnata, pinnis ca. 5 utrinque, remotiuseulis, rachi ala
manifesta utrinque 1 mm. lata prædita, pinnis superioribus oblongis
subacutis, plus minns profunde lobatis, lobis minute crenulatis, subob-
tusis. confertis, textura pellucida tenuissima, colore pallide virente,
faciebus glabratis, vix aut ne vix quidem puberulis, nervis in lobis pinna-
Lis, soris minutis ‘/s mm. latis in segmentis tini-aut pluriseriatis rotundis
aut late reniformibus, indusiis tenuissimis griseis sive aspidioideis i. e.
rolundis sive asplenioideis i. e. unilateralibus semi-ovatoreniformibus
fimbriatis.
Hab. Montalban V. 04.
Port d’un Cystopteris, parenté des petits Athyrium de la région
Malaise: A. nitidulum Kunze (Allantodia) de Java et A. Sarasinorum de
Celebes et Luzon, mais très particulier.
Dryopteris (Lastrea) Rizalensis n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Voisin d’A. sparsum Don, mais distingué par des stipes, rachis et
costæ finement pubescents et en même temps munis de poils noirs,
raides, à base verruqueuse.
Rhizomate brevi, stipitibus fasciculatis, 4 de. longis tenuibus strami-
neis rigidis, cum rachi costisque pube grisea brevissima nec non pilis
nigris rigidis 3 mm. longis vestitis, fronde 3 de. longa basi 2 de. lata
elongato-deltoidea bipinnatifida. pinnis 7 ad 8 utrinque infra apicem
incisum, infimis remotis, basi postice auclis. delloideo-elongalis, cæteris
oblongis, oblusiuseulis, ad basin fere ad costam lobatis, lobis infimis
posticis pinnarum basalium profunde lobatis, costis omnibus alatis,
segmentis superioribus obtusis subintegris, 1 cm. lalis et longis, ca. 7
utrinque; costis et nervis manifestis nigris, nervulis in lobis pinnatis
1002 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
furcatisque flexuosis, soris in lobis pluribus, nervulorum apiei inpositis
4 mm. las, pallide fuscis, indusio reniformi flaccido griseo mox evanido:
tectis. Textura herbacea. colore læte virente subtus pallidiore.
Hab. Mabacal (Rizal) III, 06.
Dryopteris (Lasirea) setigera (Blume Cheilanthes).
Hab. Caviuti (Lagnua) Il. 06. Très répandu dans l’Archipel, tandis que
je n’ose plus maintenir l’A. ornatum Wall. Polypod. que j'ai admis Bull.
Boiss. VI, 196.
Aspidium (Sagenia) melanocaulon (Blume Enum. 181.
Hab. Mabacal II, 06.
Aspidium (Sagenia) Bryanti Copel Polypod. Philipp. 3%.
J'identifie cette belle plante, rappellant Aspidium draconopteron Fat.
d'Amérique, d’après la diagnose de Copeland. L’aile du stipe d’un cenü-
mètre de largeur que cette description indique est beaucoup plus étroite
dans mon specimen, qui montre des indusies noirs, enroulés.
Hab. Makilnig IV, 6.
Trouvé par Copeland dans l'Ile de Negros.
Aspidium (Sagenia) repandum Willd. spec. 5. 216. Metten.
Aspid. 226.
Hab. Banahao (Laguna) 7, II, 06.
Connu depuis Cuming.
Aspidium (Sagenia) biseriatum nov. spec.; typus in herb.
H. Christ.
Je donne à cette espèce le nom de biseriatum pour indiquer le principal
caraclere qui la sépare du vrai A. angulatum (Willd. Polypodium) de
J. Sm. et de la Synops. fil. 258 qui a des sores irrégulièrement repandus.
en grand nombre, et qui se trouve aussi à Luzon. En outre, A. angulatum
a régulièrement une paire de pinnæ latérales, tandis que S. biseriata en
a deux. Pour ce qui concerne la couleur du stipe, les deux l'ont jaune
foncé on brunätre, comme aussi l’angulatum de Célebes. tandis que le
synops. Hook. Bak. l'indique couleur d’ebene, et en effet une plante
de Perak 1. Ridley a le stipe noir.
Rhizomate obliquo, crasso, stipitibus paueis fasciculatis, basi aquamis
subulatis atrobrunneis, rigidis À cm. longis vestitis, tenuibus, rufostru-
mineis, 22 cm. longis, lamina 33 cm. longa et æquilata, deltoidea, pinna
terminali longe stipitala 20 cm. longa 18 cm. lata basi subcordata aut
rotundata interdum simplex ovato-acuminata, sæpius bi-aut profunde
trifida lobis ovatis, acuminatis, margine integro aut subrepando, pinnis
duabos utrinque, remotis, subsessilibus, mediis ovatis, infimis ovato-
bilobis, lobo postice descendente 15 cm. longo 6 cm. lato. Nervis mani-
festis ca. 20 utrinque, usque ad marginem protensis Ÿ/ cm. separalis
reciis, areolis suboccultis parvis nervulos liberos furcatos includentibus.
Sororum seriebus binis regularibus inter nervos laterales, soris minulis-
1/2 mm. latis haud immersis brunneis, indusio atrobrunneo membranaceo
mox corrugalo.
Hab. Pinagtubo (Zambales) II, 1906.
H. CHRIST, FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 1003
Méme plante, mais à fronde sorifere plus petite que la fronde stérile,
de S. Ramon Mindanao 300 fut. 1903. Copeland 1776.
Aspidium (Sagenia angulatum (Willd. Spec. 5. 185 Polypo-
dium) J. Sm. Hook. Journ. Bot. Il.
Très semblable au précédent, un peu plus petit, régulièrement a une
paire de pinnæ latérales qui sont incis6s à lobe dirigé en bas, et a sores
très nombreux, épars irrégulièrement sur la surface, plus nombreux vers
les bords, très petits, à indusie peu développé. Stipe et rachis couleur
chäteigne ou fauve, et non d’ébène!
Hab. Makilnig, Laguna I, IV, 06. Rio Ampalit. Los Baños I, 06.
Identique avec la plante de Célebes I. F. et P. Sarasin.
Aspidium (Pleocnemia) Angilogense n. sp.; typus in herb.
H. Christ.
Une des espèces les plus puissantes, aspect d’un Cyathéa à segments
fortement dentès, remarquable par les nervures rouge noirätres saillan-
tes, luisantes, à très petites écailles.
Plantæ aduliæ trunco sine dubio arboreo. Fronde pinnatifida.
Rachibus castaneo-fulvis furfuraceis sive glabratis sublucidis et squamis
subulatis tenerrimis °/ı cm. latis parce sparsis, 60 em. longis 18 cm. latis
petiolatis versus basin haud attenualis, oblongis acuminalis. pinnulis
recte patentibus ca. 35 utrinque breviler petiolatis 3 cm. latis e basi non
attenuata oblongis aculis, confertis, ad alam 1 ad 2 mm. latam incisis,
segmentis pectinatis ca. 20 utrinque infra apicem serralum, late lineari-
bus subacutis 3 mm. lalis sinu rotundato separalis superioribus confertis,
lobato-crenatis, dentibus oblusis ca. 8 utrinque, À mm. longis et lalis;
costo nervisque rufis subfurfuraceis aut glabris, nervis areolas coslam
sequentes in ala positas anguslas formantibus, in segmenlis pinnalis fur-
calis. Soris in furca posilis, costulæ approximatis, ca. 6 aut 8 utroque
costulæ lalere, castaneis, indusio persistente carlilagineo convexo reni-
formi vix 1 mm. lalo castaneo, ei Aspidü filicis maris var. paleacei Moore
simili,
Planta juniore ultra metrum alla, rhizomate crasso erecto radicoso
radicibus parlim supraterraneis, slipitlibus fasciculalis 35 cm. longis
caslaneis lucidis angulatis, pennæ anserinæ crassilie, squamis seliformi-
bus 1/2 em. longis atrobrunneis dense vestilis, fronde ampla 40 cm. et
ultra longa 30 cm. lata deltoideo-acuminata tripinnalisecla, pinnis
inferioribus valde remotis (8 cm. intervallo) et peliolatis superioribus
approximatis et sessilibus sive adnalis, apice frondis late alato pinnali-
lobo, pinnis infimis recte patentibus ultra 15 cm. longis basi 20 cm. latis
deltoideo-ovatis acuminatis postice valde auctis antice attenuatis. pinnulis
basalibus posticis usque a 8 cm. longis iterum pinnatis 12 ad 15 jugis
pinnulis superioribus profunde et usque ad alam 2 ant 3 mm. lalam
incisis, lobis confertis 10 ad 15 utrinque, sinu acuto sæpe dentigero inter-
jecto, lobis acute serratis, lamina selis raris sparsa sive nuda, nervis
infra valde prominentibus, atropurpureis nitentibus, squamulis minimis
obsilis, secus coslam seriem arearum clausarum oblongarum forman-
tibus, in lobis pinnatis et furcalis. Textura firme herbacea, colore opaco
læte virente. Egregium flore Luzonicæ decus, A. chrysotrichum Samoense
quood dimensiones superans, sane omnium Aspidiorum Asiæ maximum,
Hab. Angilog (Rizal) Ill, 1906. Makilnig (Rizal) I, 06.
ÿ
1004 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
Leptochilus stolonifer n. spec.; typus in herb. H. Christ.
Groupe de L. cuspidatus (Prsl.) C. Chr. syn. Gymnopteris repanda
(Blume Acrostichum) mais très particulier par des stolons portant des
feuilles simples,
Rhizomate... stolones longissimos radicantes tenues (vix pennæ
corvinæ crassilie) emittente.
Stipitibus stramineis tenuibns basi et usque ad frondem squamis subu-
latis sive setiformibus nigris ‘/2 ad 1 cm. longis plus minus dense vestilis,
sulcalis, 20 ad 25 cm. longis, fronde deltoideo-ovata, 40 cm. longa 30 cm.
lala pinnata, pinna terminali maxima, ad basin decurrenti-atienuata
oblonga acuta 25 cm. longa 4% '/» cm. lata repando-lobata lobis irregula-
ribus brevibus obtusis, pinnis lateralibus 20 cm. longis 2 ad 4 cm. latis
alternis erecto-patentibus remotis 2 ad 3 utrinque, basi subinæquali
posticeque interdum subauriculata, subsessilibus, rarius postice adnatis,
acutis, repando-lobatis sive undulato-crenatis, lobis brevissimis, ca. 10
utrinque, pinnis infimis hand abbreviatis, opacis, herbaceis, costa mani-
fesia. nervis luce transeunte conspicuis nigris crassis, a costa ad marginem
recie protensis ca. 16 utrinque: secus costam areolam angustam et porro
areas quadratas includentibus, quæ areolas minores cum uno ramo libero
brevi continent (nervatio Leptochili).
Foliis simplicibus stolonum seriatim dispositis, in stipitem 6 em. longum
debilem longe decurrentibus, aliter pinnis foliorum evolulorum omnino
similibus.
Fronde fertili frondi sterili duplo breviore, stipite debili 14 cm. longo
fronde æquilongo, pinnis 5 aut 7, multo contractis subpetiolatis, 5 cm.
longis 7 mm. aut { cm. latis basi subcordatis aculiusculis lineari-lanceo-
latis, tota pagina inferiore sporangiis brunneis impleta.
Textura herbacea. colore obscure, infra pallide viridi.
Hab. Angilog III, 06.
Leptochilus Rizalianus n. spec.: typus in herb. Christ.
Est-ce la plante cit&@ par Copeland in Polypod. Philipp. 42 comme
Gymnopteris minor (Mett.) sur des Echant: L. Cuming 326 ? En lout cas,
la présente plante diffère spécifiquement de G. minor bien authentique
de Khasia C. Clarke 45060 et il faut la séparer.
Rhizomate tenui brevi repente, squamis flaceidis brunneis subulatis
2 min. longis coronato, foliis sparsis sed approximatis glabris sterilibus
fere sessilibus cuneato-oblongis obtusis in stipitem brevem altenualis,
% 1/2 cm. longis medio et fere ad apicem 1 cm. latis herbaceis, costa mani-
festa, nervis occullis, lateralibus regularibus sed infra medium laminæ
desinentibus, seriem costalem areolarum. nervulum liberum clavatum
includentium formantibus: secus marginem secunda rarjus lertia serie
areolarum, iterum nervulum liberum includente. Foliis fertilibus potius
numerosis sæpe 2 in apice rhizomalis inter folia nonnulla sterilia, stipite
tenui 6 cm. longo, fronde linari 6 cm. longa 4 '/ mm. lata haud spathu-
lata sed acuminala.
(1. minor differt foliis sterilibus longius stipitatus, nervis magis irregu-
laribus, lateralibus deficientibus, fronde fertili latiore subspathulato.
Hab. Makiling (Rizal) IV, 06.
Leptochilus latifolius (Presl. Epim : 150) C. Chr. Ind. 386.
Gymnopteris taccæfolia J. Sm. Hook. Journ. bot. 3, 403.
H. CHRIST. FILICES INLULARUM PHILIPPINARUM. 1005
De nombreux échantillons demontrent la variation étonnante de la
fronde de cette espèce que M. Diels a relevé récemment sur des specimens
collectées déjà par Gaudichaud. Depuis la fronde simple, lanceolée à base
non ou à peine lobée jusqu’à la feuille pennée à 4 ou 5 pinnæ de chaque
côté, il y a des passages nombreux. Les lobes de la base sont toujours
obtus arrondis, les pinnæ developpées sont pointus et la pinna terminale
souvent prolifere. Ce ne sont du reste point les pieds jeunes qui ont de
préférence des feuilles simples.
Hab. Los Bannos (Laguna) I, 05.
Plante endémique de l’Archipel. connu depuis Meyen et Gaudichaud.
Leptochilus inconstans Copel. Polyp. 43 Gymnopteris.
Une des formes les plus rédites du genre à tous égards, dont les feuilles
prolifères varient à l'infini et ne semblent pas être arrivées à leur deve-
loppement définitif. Plante aquatique et gazonnante.
Hab. Mabacal, Rizal Ill, 06. Trouvé a Lamao par Copeland 251 et
Merril 3128.
Leptochilus heteroclitus (Prsl. Del. Haenk I, 15. Acrostichum)
C. Chr. Ind. 385. Acrostichum flagelliferum Wall.
Forme tripartite.
Hab. Ampalit (Laguna) IV, 06.
Saccoloma moluccanum (Blume Enum. 237 Davallia) Mett.
Kubn Zool. bot. Ges. 19, 581.
Var. stenolobum n. v.
Cette plante, connue de Luzon depuis les premières collections de M.
Loher, se distingue par des segments beaucoup plus étroits que ceux de
la forme ordinaire.
Le rhizome est dressé, s’élevant au-dessus du niveau du sol, entouré
d’une corbeille de racines aériennes, simples, épaisses, brun foncé, qui
prennent naissance immédiatement à l'insertion des stipes.
Hab. Mabacal III, 06.
Nephrolepis (Arthropteris) ramosa (Beauv.) Moore.
Hab. Mabacal (Rizal) HE, 06. Batay « reptans » 18. IV, 05.
Connu depuis Cuming. Plante Malaise dont l’aire s'étend jusqu’à
l'Afrique occid.
Nephrolepis barbata Copel. Polypod. Philipp. 48.
Diffère de N. exaltata Schoss par un duvet de poils noirs facilement
tombants le long de la rachis.
Hab. Matulid Rizal. III, 06.
Trouvé par Copeland à Mindanao,
Nephrolepis rufescens «Prsl.» ex Hook. synops. 301 et Copel.
Polypod. Philipp 47.
Hab. Castilia (Union) II, 06.
Semble très commun dans l’Archipel. Copeland Polypod. Philipp. dit de
lui que c’est la plante la plus caractéristique à la lisière des bois moins
humides.
\
1006 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906
Oleandra colubrina Blanco Fl. de Filip. 834 Blechnum ex Cope-
land fragm. fl. Philipp. Pekins 179. O. mollis Prsl. Epim. 401.
Remarquable par la pilosité générale de la fronde. Le rhizome est cou-
vert de poils appliqués roux et raides, dont la base est dilatée et forme
une verrue noireet persistante, entourée d’un disque scarieux et pâle.
Hab. Angilog Ill, 6. Makiling IV, 6.
Trouvés par les botanistes amerlcains à Mariveles (Bataan) Luzon.
Pteris biaurita L.
Forme a areoles très étroites le long de la costa.
Hab. Monte Tonglon IV, 06.
Pæsia rugulosa La Billard. Sert. Austro Caled, 6. Tab. 8 Pteris.
Cette curieuse espèce, identifiée par moi non sans quelque hésitation
avec la plante de la Nouvelle Calédonie, découverte par M. Loher au
M. Data (Lepanto) vient d’être trouvé par lui aussi :
Hab. In sommo monte Banahao (Laguna) 7, I, 06.
Hemionitis Zollingeri Kurz. Journ. Asiat. Soc. Bengal. 39,
IF, 90. Tab. 5.
Hab. Montalban (Rizal) XI. 5.
La découverte de cette belle espèce de Java et Celebes pour Luzon est
très importante. Elle appartient a l'élément malais sensu strictiori. Elle a
été trouvé à Panay par Steere!.
Lindaya pectinata Blume Enum. 217.
Je dois ranger sous celte espèce L. capillacea Christ Bnllet. Boiss. 6.
1898. 144, comme forme à feuilles aquatiques et trichomanoides.
Hab. Angilog (Rizal) III, 06.
Déjà trouvé à Makiling, retrouvé par Elmer à Baguio.
Pleurogramme Loheriana n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Une des espèces asiatiques du port rigide et cespiteux de P. seminuda
de l’Amérique. Diffère de Monogramme intermedia Copel. mss. de Negros
C. Whitford 1503 par des sores marginaux, et de Vittaria sulcata Kuhn
de Ceylan par des nervures occultes el non fourchues ni en massue à la
pointe.
Rhizomate brevi, erecto cœspitoso radicoso, foliis dense fascieulatis
numerosis usque ad 8 cm. longis 2 ‘/2 mm. aut ultra latis ligulatis ple-
rumque obtusis in stipitem brevissimum attenuatis rigide coriaceis pallide
- viridibus mox suberoso-brunneis, costa tenui vix prominula, nervis oceultis
obliquis simplicibus, soro partem folii superiorem occupante, marginali
nec intramarginali. angustissimo, sulco profundo insidiente, marginibus
hine inde indusia libus prominulis. Plantula glabra, opaca.
Hab. Banahao (Laguna) II, 06.
! Diels Nat. Pfl. I 257 a tiré cette curieuse espèce sous le genre Syngramma ce
qui me parait peu heureux, attendu que les sores forment un vrai reseau en
suivant les aréoles des nervures, et que l’ensemble de la plante n’est point celui
des autres Gymnogramma. Il est vrai qu’elle s'éloigne tout aussi bien des vrais
Hemionitis, et le mieux serait de lui assigner un genre spécial : Hemigramına.
H. CHBIST. FILICES INSULABUM PHILIPPINARUM. 1007
Vittaria Philippinensis n. spec.; typus in herb. H. Christ.
Port d’un grand V. elongata Sw., mais pour le sore appartenant à la
section Tæniopsis d’I. Smith. Très different de V. scolopendroides Thwaites
qui est charnu à costa proéminente, noirätre, canaliculee et a des sores
larges proéminents.
Rhizomalte repente, cϾspiloso, squamis numerosis 1 cm. longis selaceis
1 cm. longis tenuissimis flexuosis coronato, foliis subfaseiculatis, in sli-
pitem 5 em. longum sensim decurrentibus, 50 ad 60 cm. longis 12 mm.
lalis longe acuminatis, costa Lenui inconspicua hand elevata, nervis longis
valde obliquis inconspicuis, soro angustissimo : vix ‘/2 mm. rufobrunneo
a basi versus apicem continuo intramarginalii mpresso, margine indusii-
formi vix ‘/2 mm. lato plus minus involuto. Textura flaccide subcoriacea
colore dilute viridi, opaco.
Hab. Montalban III, 06.
Vittaria crispomarginata n. spec. ; {ypus in herb. H. Ghrist.
Espèce du groupe de V. elongata Sw., mais different par des écailles
très minces, des feuilles atténuées dans un long stipe très ténu, un tissu
tendre, des bords manifestement crénelés-onduleux, une couleur pâle et
glauque...
Rhizomate tenui repente, radicoso, radicibus tomentosis, basi stipitum
subfasciculatorum setis tenuissimis brevibus flaccidis brunneis parce
veslita, stipile tenui sæpe subfiliformi viridi 8 ad 10 cm. longo sensim
versus laminam decurrentem dilalato, lamina 2 1/2 dm. longa, (sterili
multo breviori) usque ad 15 mm. lata, lineari-lanceolala longe acuminala,
frondis sterilis margine egregie crenulato-undulato, costa albida mani-
festa, nervis longis valde obliquis costæ fere parallelis, folii fertilis mar-
gine indusiiformi plana albida 1 mm. lata, soro fere a basi ad apicem
lamin& protenso, lateraliter aperto. Textura flaccida, colore livido-glauca.
Hab. Makiling (Rizal) I, 05.
Cyathea Loheri nov. spec.; typus in herb. H. Christ.
De toutes les espèces connues la plus velue, las parties axiales entière-
ment recouvertes d’un riche duvet argenté, composé d’écailles blanches
scarieuses el ciliées, entremêlées de petites écailles ombiliquées à centre
noir, et attachées sur une rugosité saillante de l’axe. Port très trapu
d'une espèce alpestre, axes couleur acajou, dessous des feuilles empli de
la masse rougeälre des sores.
Trunco ad 5 m. elevalo, arborescente, fronde ultra 1 m. longa, usque
ad basin stipilis pinnata, ovalo-oblonga 40 cm. lala pinnis versus basin
valde abbreviatis. Stipite pollicis crassitie, tereti, castaneo, pustulis
minutis scaberulo, cum rachi coslisque densissime squamis adpressis,
infimis 1 em. longis, superioribus brevioribus, lanceolatis albo-scariosis
margine fimbriatis nec non squamulis umbilicatis bullatis minutis rufis
centro pustulato nigro elevato insidientibus et insuper tomento bre-
vissimo rufo tecto, fronde tripinnata, pinnis alternis. mediis 30 cm. longis
12 cm. latis, interstitus 10 cm. latis, breviter acuminatis, subsessilibus,
inferioribus sensim abbrevialis, infimis vix 6 em. longis; pinnulis
imbricato-confertis, ca. 22 utrinque infra apicem incisum, 7 em. longis
13 mm. latis subfalcatis sessilibus acuminatis; usque ad costam incisis,
segmentis falcatis pectinatis ca. 20 utrinque lineari-lanceolatis subacutis
integris sive levissime crenulatis 5 mm. longis 2 ‘/2 mm. lalis, nervis
1008 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
inconspicius basi furcatis pectinalis ca. 8 utrinque, costulis supra rufo-
puberulis et subtus ad basin squamulis umbilicatis bullatis scabris,
faciebus segmentorum aliter nudis, textura subcoriacea colore atro-
virente opaco subtus pallidiore, soris magnis À mm. latis globosis ca.
7 utrinque, demum paginam segmentorum plene implentibus, cinnamo-
meis, indusio lucido globoso tenui mox aperto fulvo, receplacula parum
elevato.
Hub. Makiling (Lagnua) IV, 0.6. Banohv. 7, I, 06.
Cyathea callosa n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Très grand, rachis pâle, opaque, mais costæ roux foncé, lissu coriace,
face inférieure très pâle, face supérieure noirâtre, nervures se dessinant
nettement en noir, souvent trifurquées, indusie globuleux, persistant,
fermé longtemps, vert pâle.
Ampla. Stipite.... Rachi digiti crassilie, testacea, multis verruculis
minimis et raris selulis nigris ‘/2 cm. longis sparsa, pinnis-60 em. longis
20 cm. latis, ad inserlionem racheos calloso-articulatis. fere sessilibus
versus basin vix attenuatis, costis rufis cum costulis selis furluraceis
brunneis parce vestitis, sed facie superiore costularum pube denso rufa
tecla, pinnulis conferlis 30 et ultra, sessilibus, 11 cm. longis, 2 '/s cm.
latis, oblongo-acuminatis et caudatis, usque ad costulam incisis, segmenlis
infinis liberis et ad basin attenuatis, cæleris pectinato-confertis, ca. 20
utrinque infra apicem, falcatis late linearibus obtusiusculis 1 cm. longis
4 mm. latis erenato-serrulatis, costulis rufis, nervis nigris manifeslis
bi-sæpe trilurcalis circa 11 utrinque, soris circa 4 utrinque, costulæ
adpressis | mm. latis globosis, indusio pallide viridi persistente, raro in
apice perforato. Texiura coriacea, colore supra atroviridi subtus palli-
dissimo nec glauco.
Hab. Makiling IV, « Arborescens ».
Cyathea Christii Copel. Philipp. Journ. Science, vol. 1, suppl. 2
New. Philipp. ferns 144.
Espèce à slipe et rachis herisses de petites verrues noires et piquantes,
et à pinnæ raccourcies vers la base du Stipequi a de longues écailles
étroites et foncées. Sores confinés a la base des segments, fronde vert
pâle en bas. Indusie brun, très vite chiffonné, à membrane faible.
Hab. M. Tonglon 4, 06. Angilog III. 06. Banahao II, 06. Batay 18, A, 5.
Decouvert a Mindanao au M. Apo 1800 m., par Copeland.
Cyathea adenochlamys n. spec.; typus in herb. H. Christ.
Tout à fait nouveau et particulier par un indusie verl. persislant, très
dur, se fendant le plus souvent par une fente transversale, et muni d’un
épais duvet de glandes.
Trunco 3 ad 5 m. allo. Rachi inermi rufo-aut fulvo-straminea, pube
brevissima tecta, fronde tripinnatifida, ultra À m. longa et 60 cm. lata,
ovala (basi ignola) pinnis alternis, distantibus, artieulate insertis, sub-
petiolatis versus basin vix abbreviatis, 40 cm, et ultra longis, 15 cm. latis
acuminato-caudatis, pinnulis ca. 25 utrinque, confertis, 7 cm. longis
14 mm. latis, usque ad costam incisis, breviter et abruple acuminalis,
segmentis pectinalo-confertis falcalis ca. 17 utrinque, oblongo- obtusis
aul acutiusculis, costis costulisque supra et subtus pube rufa teclis, nervis
10 ad 12 utrinque, manifestis, nigris, inferioribus furcatis, cæteris simpli-
1
;
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|
|
|
|
H. CHRIST, FILICES INSURARUM PHILIPPINARUM. 1009
cibus. Textura coriacea, facie superiore atroviridi, inferiore pallide viridi
nec glauca, soris 5 aut 6 utrinque, I mm. latis, costulæ approximatis,
rufis, sed indusio persistente duro pallide viridi, ad verlicem, el quidem
sæpius rima transversali aperto, dense glandibus sessilibus pallidis tecto.
Hab. Angilog (Rizal) III, 06, n° 17.
Cyathea Philippinensis Baker Summary n. ferns 6.
Espèce naine, fronde bipennée rappelant, par les dimentions, le tissu
et la vestiture d’un Polystichum du groupe aculealum; écailles subulées,
raides, blanches avec duvet gris, indusie persistant, globuleux, Coriace,
s’ouvrant par un trou apical.
Trunco 1-2 m. alto, lignoso, duro, 2 1/2 cm. diametro, cicatricibus
concavis ovatis 2 cm. longis À cm. latis marginatis nolato, nudo, slipile
inermi anguloso rufo-stramineo 10 cm. longo, pennæ cygni crassilie,
squamis anguste subulatis longe aristalis linea mediali atrobrunnea
carinalis usque ad 2 cm. longis densissime veslito, rachi coslis costulisque
iisdem squamis anguslissimis et adpressis sed brevioribus instructis,
rachi insuper pube brevissima grisea veslita; fronde versus stipilem
sensim attenuata, ovala, acuminata, 65 cm. longa 25 cm. lala, bipinnala,
pinnis confertis ca. 15 utrinque, alternis, mediis 15 cm. longis 6 cm.
latis oblongis acuminatis sessilibus, costis validis pinnulis plus minus
confertis, 2 1/2 cm. longis 1 cm. latis lanceolalis ca. 16 utrinque aculius-
eulis, ad tertiam partem, rarius profundius et ad costam incisis, sessilibus,
lobis trigonis aculiusculis ca. 6 utrinque, quorum infimus posterior costæ
adnatus, superior coslam tegens (« overlapping ») 3 mm. longis et latis,
obtusiuseulis, integris, textura coriacea, colore atroviridi subtus pallıdiore,
facie loborum nuda, nervis in lobis pinnatis, 3 utrinque, manifestis, sim-
plicibus, soris 2 aut 3 pro lobo, globoso À mm. lato, indusio persistente
coriaceo brunneo, demum supra aperto et irregulariter confracto. Recep-
taculo elevato rufo.
Hab. Angilog (Rizal) IN, 1906.
Gleichenia Loheri n. sp.; typus in herb. H. Christ.
Membre du groupe très polymorphe de @. hispida Mett., auquel appar-
ent aussi G. vestita Bl. G. hirta Blume de Java, G. Koordersu Christ de
Celebes et qui est l'équivalent de G. revoluta H.-B. Kth. et de ses voisins
du Nouveau-Monde.
Pour la forme que voici, je renvoie à la diagnose de G. hispida Mett.
Kuhn apud Raciborski Pterid., Buitenzorg 12 dont j’ai aussi des spécimens
et je marque les différences de G. Loheri :
Major, axibus cinnamomeis, squamis flaccidis lanceolatis subulatisque
fimbriato-ciliatis patentissimis rufis dense vestitis, segmentis lalioribus et
e basibus contiguis trigono-lanceolatis, basi 3 mm. latis, 12 mm. longis
aculiusculis margine sæpe reflexis, integris, costulis squamosis, facie
superiore alroviridi, inferiore læte virente, textura subcoriacea. G. hispida
et Koordersii differunt : segmentis linearibus subtus glaucinis. G. vestita
Blume differt segmentis late trigono-obtusis, squamis ovatis magnis.
Hab. In summo monte Banahao, 2250 m., 7, 2, 1906.
Gleichenia Warburgii Christ Monsunia, I, 92.
Cette plante curieuse, découverte par Warburg à Batjan, retrouvée par
F, et P. Sarasin à Celèbes, est un intermédiaire entre les iypes de
1010 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
G. linearis et flagellaris, mais appartenant, par la présence de pinnæ
slipulaires, plulôt au premier.
Hab. Mont Tonglon (Union), 4, 06.
Gleichenia linearis Burm.
Var. stipulosa nov. var.
Differt a typo axibus castaneo-rufis, et pinnis stipularibus internodia-
libus haud rudimentariis sed magnis plane evolutis abunde fertilibus
20 em. longis 4 em. latis.
Ces stipules pinniformes occupent toutes les articulations, depuis la base
de la fronde qui est très grande, et les pinnæ normales beaucoup plus
pelites (14 cm. sur 3 cm.) ne se trouvent qu'au bout des ramifications
terminales.
Hab. Oriud (Rizal), VIII, 05.
Lygodium circinnatum Sw. Syn. 153.
Du groupe Palmata Prantl, cette espèce est très répandue dans l’Ar-
chipel comme partout dans la région Malaise. Elle se distingue par des
segments secondaires à base cunèiforme et régulièrement il y a plusieurs
dichotomies qui sont rapprochées au point de former une base pédiforme,
étant soudées ensemble par le bord décurrent des lanières. Dans les cas
où les lanières sont solitaires, leur base est cunéiforme ou ovale. En outre,
les segments fertiles sont régulièrement contractés et les lanières ne
dépassent guêre le tiers ou le quart des lanières stériles en largeur,
quelquefois elles sont même réduites à une rachis non ou à peine ailée
d'un demi-millimetre de largeur, à laquelle les sorophores sont attachés.
Cette espèce ne varie guére, sauf par monstruosité, quand les lanières
stériles se rétrécissent brusquement vers la pointe en laniêres fertiles.
J'ai une monstruosil& curieuse de Montalban 1. Loher, III, 06. Les lanières
des feuilles primordiales palmées, quatre de chaque côté, sont bordees
d’une rangée serrée de sorophores linéaires, irréguliers, longues jusqu'à
2 !/2 cm. et un peu lobés; ces sorophores sont stériles. mais indiquent
la tendance tératologique des jeunes plantes à hâter la fructificalion,
relevée Diels.
Lygodium semihastatum (Cav. PI Hisp. VI, tab. 594. p. 74
Ugena). Desv. Ann. Soc. Linn. VI 203. Hook. Bak. Synops. 437.
En contradiction avec Prantl qui tire cette espèce à L. flezuosum Sw.,
je suis Hook. Bak. en l'identifiant avec la seconde plante de l’Archipel du
groupe Palmata. Ce n'est point, comme Prantl a semblé supposer, une
espèce pennée, mais une espèce a dichotomies constantes, mais assez
éloignées par des pétioles allongés, pour que leur base ne soit ni
palmée, mais qu'il y ait toujours deux lanières brièvement pétiolées, à base
arrondie, dont un côté est manifestement semicordiforme. Les dimensions
sont plus fortes que L. circinnatum, le’bord des lanières finement den-
telé (il est entier dans L. circinnatum) et les lanières fertiles ne sont pas
rétrécies en largeur, mais gardent la dimension des lanières stériles,
c'est-à-dire 3 cm.
Hab. Mindanao Camp. Keithley Lake Lanao I. Mary Strong Clemeas 35
et 379. S. Ramon Copel. 1700. Atimonan, Tayabas, Lucon 1. Gregory 7,
l. Whitford 624. Mindoro M. Gregor 130.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 1011
Osmunda Javanica Blume Enum. fil. Jav. 252, ex Diels Engl.
Prantl. Nat. pfl. fam. 379, forme à pinnæ larges, à nervures en angle
très obtus.
Hab. Mont Tonglon, 4, 06.
Il y a une forme à pinnæ très étroites, légèrement dentées, à nervures
en angle aigu : ce serait O. Presliana I. Sm. d’après Diels 1. c.
Hab. Matulid, III, 6. Montalban, III, 06.
En tous cas ces deux « espèces » sont infiniment pres l’une de l’autre.
Marattia sambucina Blume, Enum. 256.
Les dimensions des pinnæ varient énormément d’après l’état plus ou
moins adulte de la fronde.
Hab. Castilla, Union, IL, 06. Mont Tonglon Union, IV, 06.
Connu de Java et Celebes.
Helminthostachys Zeylanica (L.) Hook Gen. fil. 47.
Hab. Montalban, X, 04.
Ophioglossum pendulum L.
Hab. Montalban, 7, 05.
Lycopodium vulcanicum Blume.
Sous-espèce de L. cernuum L., en diffère par les épis plus volumineux,
à écailles longuement carênées, scarieuses et très saillantes. Les feuilles
sont longues, recourbées en faux. Plante alpestre.
Hab. Banahao (Laguna), 1, II, 06.
UNE LILIACÉE NOUVELLE DE L’URUGUAY
PAR
Gustave BEAUVERD.
Nothoscordum Montevidensis sp. nov. Beauverd; typus in herb. Barbey-
Boissier. — Bulbus globosus 10-12 mm. diam., cinereus; scapus 1-2, biflorus,
5-8 em. altus, basi multifolius; folia scapum superantia, anguste linearia, mucro-
nulata, plana, glaberrima, 1/2-%/4 mm. lata; pedicelli filiformes, 6-28 mm. longi;
spatha bivalvis, valvis hyalina-membranaceis, 7-11 mm. longis, basi connatıs;
sepala flava, uninervia, 8-10 mm. long., basi connata; filamenta plana, lanceolato-
subulata, sepalis !/a breviora, flava; antheræ oblongo-lineares, apicatæ, flavæ ;
ovarium subglobosum; stylus ovario duplo longior; stigma obtusum. — Floret
Martio. — Hab. : Montevideo, in campis (comm. et leg. Corn. Osten, no 3717).
— Nous nous réservons de revenir sur cette intéressante espèce et d’en publier
une figure dans un prochain numéro du Bulletin; bien qu'affine des Nothoscordum
striatum et N. flavescens Kunth, elle s’en distingue, à premiere vue, par son
inflorescence biflore (multiflore ailleurs) et ses feuilles très inégales entiè-
rement libres à la base (longuement engainées chez les deux autres espèces).
> O<—
1012
CONTRIBUTION A L’ETUDE DES URÉDINÉES DE LA SUISSE
PAR
Dr-Méd. Eug. MAYOR
Quelques UÜrédinées récoltées dans la vallée de Bagnes (Valais)
du 50 juillet au 4°* août 1906.
Avec figures.
La richesse et la variété de la flore de la vallée de Bagnes, ainsi que
la beauté de ses sites, sont assez connues pour que, chaque année, de
nombreux botanistes et amis de la nature viennent admirer ses points
de vue sauvages et faire une ample récolte de plantes toutes plus inté-
ressantes les unes que les autres. Les derniers jours du mois de juillet,
nous avons eu l’occasion de parcourir cette magnifique vallée et nous
avons pu, à notre tour, nous rendre compte de la grande variété des
flores qui se succèdent de la plaine jusqu'à la région des neiges éter-
nelles. Nous avons surtout porté notre attention sur les champignons et
en particulier sur ceux se rattachant à la famille des Urédinées. Notre
récolte ayant été assez abondante, il nous a paru intéressant de dresser
une liste des espèces que nous avons rencontrées sur notre chemin entre
Martigny et le col de la Fenêtre. Cette enumeration, bien entendu, ne
peut avoir la prétention d’être complète, vu le peu de temps dont nous
disposions; elle sera néanmoins une indication de la richesse de la flore,
car toutes les espèces que nous mentionnerons ont été recueillies le long
du sentier que suivent en général tous les touristes, le temps ayant
manqué pour explorer à fond les bois, les pâturages et les pentes
rocheuses de toute la vallée. Cette liste, de plus, renferme deux espèces
intéressantes, dont l’une est nouvelle et l’autre encore à l’étude à l’Ins-
titut Botanique de M. le D’ Prof. Ed. Fischer à Berne.
(2) E. MAYOR, CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES URÉDINÉES DE LA SUISSE. 1013
Le long de la route de Bovernier à Lourtier :
Uromyces Scrophulariæ (DC.) Winter, sur Verbascum Thapsus (æcidies).
Hyalopsora Polypodii (Pers.) Magnus, sur Cystopteris fragilis.
A Fionnay et dans les environs immédiats du village :
Uromyces Euphorbie-Astragalı E. Jordi, sur Oxytropis campestris.
Puccinia Violæ (Schum.) DC., sur Viola canına.
Coleosporium Gampanule (Pers.) Lév, sur Campanula rotundifolia.
Melampsora Lini (Pers.) Dsm., sur Linum catharticum.
Uredo alpestris Schröler, sur Viola biflora.
A Mauvoisin, dans les pâturages environnants et les bois entre l'Hôtel
et la Dranse, nous avons récolté :
Uromyces Aconiti-Lycoctoni (DC). Winter, sur Aconitum Lycoctonum.
Uromyees scutellatus (Schrank) Winter, sur Euphorbia Cyparissias.
Uromyces Valerianæ (Schum.) Winter, sur Valeriana tripteris.
Puccinia Pazschkei Dietel, sur Saxifraga Arzoon.
Puceinia Morthieri Körnicke, sur Geranium silvaticum.
Gymnoconra interstitialis (Schlechtend) Lagerh, sur Rubus saæatilis (Caeoma).
Gymnosporangium tremelloides R. Harug, sur Sorbus Chamæmespilus.
Coleosporium Cacaliæ (DC.) Wagner, sur Adenostyles alpina.
Æcidies, sur Sedum Anacampseros.
Cette dernière espèce, qui paraît se rapprocher le plus de Puccinia
longissima Schröter, fait actuellement l’objet de recherches et M. le D*
Prof. Ed. Fischer a bien voulu se charger d'étudier ces æcidies qui ne
sont signalées nulle part.
Dans les pâturages et le long de la Dranse entre Mauvoisin et la
cabane de Chanrion :
Puceinia Epilobri-Fleischeri Ed. Fischer, sur Epilobium Fleischert.
Puccinia expansa Link, sur Senecio Doronicum.
Puccinia Crepidis aureæ Sydow, sur Crepis aurea.
Puccinia Girsii Lasch., sur Cirsium spinosissimum.
Chrysomuxa Rhododendri (DC.) de Bary, sur Rhododendron ferrugineum.
A Chanrion et aux environs de la cabane :
Endophyllum Sempervivi Alb. et Schw., sur Sempervivum montanum.
Endophyllum Sempervivr Alb. et Schw., sur Sempervivum arachnoideum
Melampsora ? sur Salix serpyllifolia.
Melampsora ? sur Salix herbacea.
Dans les päturages, de Chanrion au bord de la Dranse :
Puccinia expansa Link, sur Senecio Doronicum.
Puccinia Crepidis aureæ Sydow, sur Crepis aurea.
Puccinia Cirsii Lasch., sur Girsium spinosissimum.
Dans les pâturages, de la Grande Chermontane au Col de Fenêtre
Puccinia Mei-mamillala O. Semadeni, sur Meum Mutellina I.
Puccinia Mei-mamillata OÖ. Semadeni, sur Polygonum viviparum Il et IM.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1906. 66
101% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (3)
Puccinia Violæ (Schum.) DC., sur Viola calcarata (æcidies).
Puccinia Cirsii Lasch., sur Cirsium spinosissimum.
Enfin, au Col de Fenêtre, près de la frontière italienne, dans les
éboulis, nous avons trouvé, sur Ranunculus glacialis L., une Urédinée
du genre Uromyces, que nous avons étudiée ultérieurement. Ayant
constaté, ainsi que M. le Prof. Fischer, que cette espèce n'était men-
tionnée nulle part, n’avait fait le sujet d'aucune communication et ne
pouvait rentrer dans aucun des types connus, nous nous sommes décidé
à en donner la description et nous dédions cette nouvelle espèce à M. le
D: Prof. Ed. Fischer de Berne, auquel nous sommes heureux de pouvoir
rendre un hommage de reconnaissance et de profond respect. Nous
désignerons donc cette espèce nouvelle sous le nom de Uromyces
Fischerianus, et nous en donnons la description ci-dessous, d’abord en
francais, puis en latin.
Uromyces Fischerianus nov. sp.
Amas de spores sur les pétioles et les deux faces des feuilles, mais de
préférence sur la face inférieure; ayant à l’état frais une coloration brun
foncé, presque noire; entourés d’une zone jaunâtre, prenant souvent par
la dessication une coloration vert clair. Les plantes atteintes sont géné-
ralement colorées en vert jaune, contrastant avec la couleur des plantes
normales; elles sont en outre plus petites, mais non déformées; le paren-
chyme des feuilles est épaissi.
Amas d’uredospores très dissemines, de couleur brun jaunätre; isolés
ou le plus souvent au milieu des amas de téleutospores; recouverts par
l’épiderme et ne s’ouvrant qu'à la maturité. Uredospores d’un jaune
très pâle, plus souvent hyalines, arrondies, presque toutes spheriques;
17-23 y de longueur sur 17-21 u de largeur. Membrane partout d’égale
épaisseur 2 y, très finement épineuse, à épines plus ou moins éloignées
les unes des autres. Protoplasma des uredospores presque toujours plus
ou moins fortement coloré en orange.
Spores portées sur un pédicelle plus ou moins long, se détachant le
plus souvent de la spore, atteignant 23-26 y. en moyenne; hyalin, épaissi
en haut où il présente un diamètre de 4-6 y, diminuant plus bas d’épais-
seur, 2-4 u.
Amas de téleutospores recouverts par l’épiderme, arrondis, atteignant
sur les feuilles jusqu'à 1-2 mm. de diamètre; sur les pétioles arrondis
ou le plus souvent allongés, mesurant jusqu'à 3 mm.; isolés, rarement
confluents. Téleutospores entourées de paraphyses d’un brun clair, ayant
en moyenne de 47-66 u de longueur, appliquées les unes contre les
autres, laissant par-ci par-là un espace en forme de nid, au milieu duquel
sont les téleutospores. Elles sont un peu renflées en massue à leur extré-
mité supérieure qui mesure 4-8 y en moyenne. Téleutospores d’un brun
clair, ovoides ou ovoides-elliptiques, plus colorées à leur partie supé-
rieure; arrondies ou souvent aplaties au sommet; ne présentant pas de
papille, mais à peine un petit épaississement de la membrane qui est lisse
et présente en moyenne 1 y d'épaisseur; 19-28 y de longueur sur 12-19,
de largeur.
ee baie ni ci:
EEE Zr.
(4) E. MAYOR. CONTRIBUTION A L’ETUDE DES URÉDINÉES DE LA SUISSE. A015
Pédicelles incolores, se détachant facilement de la spore, attei-
gnant jusqu'à 25 et 30 y. de longueur; en moyenne 4-6 y d'épaisseur à
sa partie supérieure, diminuant de 1-2 y. plus bas. |
Sur les pétioles et feuilles de :
Ranunculus glacialis L.
Col de Fenêtre, alt. 2,786 m. Vallée de Bagnes (Valais), 1” août 1906.
A. — Uredospores. (Grossi 400 fois).
7000 p9 pa
B. — Téleutospores. (Grossi 400 fois).
C. : Coupe par un amas de téleutospores, montrant l'aspect et la disposition
des paraphyses. (Grossi 500 fois).
Fig. 1 : Uromyces Fischerianus nov. sp.
Uromyces Fischerianus Nov. sp.; typus in herb. Mayor.
Soris uredo-teleutosporiferis petiolicolis vel amphigenis, sæpius hypo-
phyllis; in vivo atro-bruneis vel atris; zona lutea, sæpe ex siccatione
1016 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906 (5)
pallide-viride colorata, eireumdatis. Plantis infectis luteo-viride colo-
ratis, minutis sed non deformatis, foliis erassis.
Soris uredosporiferis sparsis, luteo-fuscis, discretis vel sæpissime in
soris teleutosporiferis insitis; epidermide tectis, maturitate dehiscen-
tibus. Uredosporis pallide-luteis sæpius hyalinis, rotundatis, sæpissime
sphæricis; 17-23 u = 17-21 y. Episporio 2 y, ubique æque crasso, tenuis-
sime echinulato, spinulis inter se aliquanto spatio distantibus. Proto-
plasmate plus minusve aurantiaco.
Sporis sæpius plus minusve longe pedieillatis; pedicello non persis-
tenti, 23-26 y, apice crasso 4-6 y, deorsum angustiore.
Soris teleutosporiferis longe epidermide tectis; foliicolis rotundatis,
usque 1-2 mm. diam., petiolicolis sepius elongatis, usque 3 mm. diam.;
discretis, raro confluentibus. Teleutosporis paraphysibus pallide-bruneis,
47-66 y longis, cireumdatis. Paraphysibus dense aggregatis, nidum
simulantibus, cujus medio teleutosporæ inveniuntur; apice crasso 4-8 u.
Teleutosporis pallide-bruneis, ovatis vel ellipsoideis, 19-28 y, — 12-19 u,
in parte superiore eoloratioribus, apice rotundatis vel sæpe complanatis,
non papillatis vero leviter incrassatis; episporio laeve 1 u. crasso.
Pedicello hyalino vel subhyalino, non vel parum persistenti, sæpe
sporam æquente 25-30 y, apice crasso 4-6 u, deorsum diminuente.
In petiolis et foliis vivis Ranunculi glacialis L.
Hab. : — Prope nives æternas in Apibus vallesiacis, ad extremum
finem Helvetiæ, in loco dicto « Col de Fenêtre », alt. 2,786 m. in summo
Vallis Balnearum (Vallée de Bagnes), 1 aug. 1906.
Species in honorem el. D" Prof. Ed. Fischer Helvetiæ Uredinearum
auctoris nominata.
Le 3 août 1906, nous étions dans la vallée de Ferret (Valais), où nous
avons encore récolté quelques espèces intéressantes, parmi lesquelles
nous mentionnerons :
Au-dessus de la vallée, dans les pâturages près des petits lacs :
Puccinia Crepidis aureæ Sydow, sur Crepis aurea.
Puccinia Crrsii Lasch., sur Girsium spinosissimum.
Enfin, dans les éboulis, près du Col de Fenêtre :
Puccinia Dubyi Müll. Arg., sur Androsace glacialis.
Puccinia albulensis P. Magnus, sur Veronica alpina.
1017
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE
Compte vendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
297" séance. — Lundi 12 novembre 41908. Ouverte à
8 h. 30 dans la salle de bibliothèque de l'Instiiut botanique, Université,
sous la présidence de M. Augustin de Candolle, président.
Le procès-verbal de la 296me séance est adoplé sous réserve d’une
rectification concernant la localité de l’{ex aquifolium var. platyphylloides
Christ présenté par notre collègue M. Chenevard : cette localité, bien
qu’appartenant au bassin du Tessin, est située sur territoire italien,
au-dessus de Canobbio, soit à 5 kil. environ au sud de la frontière suisse.
— De beaux fruits de Maclura aurantiaca Nutt., Moracée de l'Amé-
rique du Nord, sont déposés sur le bureau par M. le président; ils prove-
naient de cultures rustiques à Cologny, près Genève.
— En l'absence de M. le bibliothécaire-archiviste, la liste des ouvrages
recus ne pourra être publiée qu'avec celle d’une séance ultérieure.
— Sur la présentation faite par MM. Chodat et Beauverd, l’assemblée
nomme à l'unanimité membres correspondants de la Société botanique
de Genève M. Marc Le Roux, Dr &s-sciences, Conservateur du Musée
d'Annecy, et M. Philibert Guinier, chargé de Cours à l'Ecole nationale
des Eaux et Forêts à Nancy : chacun de ceux qui ont pris part aux excur-
sions à la montagne de Veyrier ou au Roc de Chère durant l’année 1906
ont pu apprécier l’obligeant accueil autant que la valeur scientifique de
nos deux nouveaux collègues; le secrétaire est chargé de leur faire part
de la décision qui vient d’être prise à leur égard.
La discussion de la REVISION PARTIELLE DES STATUTS est intro-
duite par le président, qui a fait distribuer à chaque membre actif un
projet imprimé d’après lequel la rédaction des anciens statuts doit subir
quelques modifications relatives à l’inscription de la Société au Registre
du commerce votée en séance du 12 mars 1906. — Les nouveaux articles
sont examinés un à un, et après discussion à laquelle prennent part
MM. A. et C. de Candolle, Chenevard, Chodat. Guinet, Martin, Romieux et
Beauverd, l’ensemble des statuts comptant 15 articles est adopté à l’unani-
mité après introduction : 1° d’un amendement de M. Martin concernant
la durée des fonctions du secrétaire et 2° d’un nouvel article proposé par
1018 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (285)
M. Augustin de Candolle pour fixer les bases d’un fonds de réserve ina-
lienable. — Voici le texte des articles nouveaux ou modifiés; leurs ns se
rapportent à ceux des anciens statuts publiés aux pages 235-237 du fase. 7
du « Bulletin de la Société botanique » (déc. 1894) et p. 75 du fasc. 8
(octobre 1897) :
Art. 1er, remplacé par : « La Société botanique de Genève, section de
« la Société suisse de botanique, jouit de la personnalité civile conformé-
« ment au titre XXVIIT du Code fédéral des Obligations. Elle a son siège
« à Genève ».
Art. 2, — second paragraphe de l’ancien article 1 : «Son but est l’étude
« de la botanique, et plus spécialement de la floristique ».
Art. 3, = ancien arlicle, et art. 4 = ancien art. 3; le nouvel art. 5 =
l'ancien art. 2 augmenté de l’art. 4 bis publié à la p. 75 du fasc. 8 (1897).
Les nouveaux art. 6 et 7 sont conformes aux anciens 5 et 6; le nouvel
art. 8 conserve intégralement les deux premiers alinéas de l’ancien
art, 7; le troisième alinéa est remplacé par cette phrase : « Ils sont immé-
« diatement rééligibles; toutefois, à l’exceplion du secrétaire, ils ne peu-
« vent remplir la même fonction pendant plus de 3 années consécutives ».
L'art. 9 est conforme à l’ancien art. 8.
Art. 10 (nouveau) : « La Société est engagée vis-à-vis des tiers par la
« Signature collective du Président et du Trésorier ».
Art. 11 (nouveau) : « Elle possède un fonds de réserve, dont le capital
« est inaliénable, et qui pourra s’accroitre soil par des prélèvements sur
« les excédents annuels, soit par des dons ou des legs. »
Enfin les anciens articles 9, 10, 44 et 12 sont conservés sans autre
modification que celle de leur nouvelle numérotation qui leur attribue
les numéros respectifs 12, 13, 44 et 15. — Une adjonction à l'art. 5,
demandée par M. Beauverd au sujet de l'insertion des communications
orales au compte rendu, ne sera pas insérée dans les statuts, mais figu-
rera à titre d’avis au bas des cartes de convocation.
DIMORPHISME FOLIAIRE DE PAULOWNIA IMPERIALIS Sieb. et
Zucc. — Sir John Lubbock (On Seedlings II : 317) a publié une figure de
plantule de Paulownia, où l’on voit que les deux premières feuilles au
dessus des cotylédons offrent un commencement de dentelure du limbe
et que cette dentelure va en s’accusant dans les feuilles suivantes. Or, l’on
sait que, dans les feuilles adultes, le limbe est entier. M. Augustin de
Gandolle a eu l’occasion d’observer des jeunes Paulownia élevés de
semis et qui mesurent à la fin de la seconde année environ un mètre de
hauteur. Leurs feuilles, qui ont atteint de grandes dimensions, se dis-
tinguent nettement des feuilles définitives non seulement par leur den-
telure qui est aussi frappante que dans les feuilles de la plantule, mais
aussi par la consistance membraneuse du limbe, par le pétiole fistuleux,
et enfin et surtout par la nature de l’indument. Celui-ci se compose
exclusivement des poils simples pluricellulaires glanduleux au sommet,
qui ont été décrits par Vesque et qui jouent, dans les feuilles adultes, un
rôle tout à fait secondaire par rapport aux poils tecteurs ramifiés signalés
par Solereder. Ces derniers font entièrement défaut dans les
jeunes plantes. Il serait intéressant d'établir à quel moment et dans
quelles conditions les poils ramifiés commencent à apparaître et si l’on
peut réellement les considérer comme dérivant des poils simples.
FOIE
(286) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 1019
Aux demandes de M. le professeur Chodat concernant les bourgeons
adventifs, M. de Candolle répond qu'il ne possède pas d'observations
certaines; il pense poursuivre d’ailleurs l'étude de ce sujet, qui est nou-
veau pour la bibliographie du Paulownia ünperialis.
DEUX STATIONS NOUVELLES DU PINUS CEMBRA L. DANS LES
ALPES OCCIDENTALES FRANCAISES. — Notre nouveau collègue cor-
respondant M. le professeur Ph. Guinier (Nancy) nous fait parvenir la
note suivante :
« Le Pinus cembra L. dont M. Beauverd a signalé l'existence dans la
chaîne des Aravis, (cf. compte rendu 288 séance, p. 232), se trouve en un
autre point des Alpes d'Annecy, sur le versant Nord de la Tournette, au
fond de la vallée du Malnant. Le bassin de réception de ce torrent, creusé
dans les assises marno-calcaires du Néocomien, forme un cirque encaissé
surmonté par de hauts escarpemenis urgoniens qui s'étendent jusqu'au
point culminant de la Tournette : les pentes, très rapides, sont sillonnées
de ravins nombreux et profonds, séparés les uns des autres par des
arêtes étroites, garnies d’une végétation forestière clairsemee. C’est sur
ces arêtes, mais uniquement dans la partie du bassin exposée en plein
Nord, que l’on rencontre Pinus cembra L. associé à Picea excelsa el Pinus
montana, et accompagné d’une végétation arbuslive comprenant nolam-
ment: Rhododendron ferrugineum, Rosa alpina; Juniperus nana, Sorbus
chamæmespilus, Alnus viridis. Le Pinus cembra, qui apparaît vers 1450 m.,
monte jusqu'au pied des escarpements urgoniens, vers 1900 m. Dans
celle station d’étendue restreinte, jouissant d’un chmat particulièrement
froid, par suite de son exposilion et de sa siluation très encaissé, le
Pinus cembra est relativement abondant. Il y croit assez vigoureusement
et s’y reproduit facilement : à côté d’un certain nombre d'individus âgés
et de notables dimensions on trouve en effet de nombreux jeunes sujets.
« Le Pinus cembra existe également dans le massif des Bauges, sur le
versant Nord-Ouest de la Dent de Cons, vers 1800 m., à la limite actuelle
des forêts. Il semble n'être représenté en cette station que par un
nombre restreint d’invidus très disséminés, ce qui peut tenir en parlie à
un déboisement anciennement pratiqué en ce point : la présence de
nombreuses souches décomposées dans la zone dépourvue de végétation
forestière rend plausible cette hypothèse. II faut ajouter que lAdminis-
{ration forestière a fait faire, il y a une dizaine d'années, des semis de
cetle essence, d’où la présence de jeunes sujets qui ne sont pas
spontanés ».
Le secrélaire est chargé de présenter à M. Guinier les remerciements
de l’assemblée pour cette intéressante communication qui met en évi-
dence l’ancienne aire d'extension de l’Arole dans la parte française de la
zone floristique des Alpes occidentales calcaires : d’abord signalée pour
les Alpes Lémaniennes dans les massifs du Roc d’Enfer et du Desert de
Plate, on a ensuite retrouvé cette conifère plus au sud dans les Aravis,
puis la station inédite de la Tournette pour les Alpes d'Annecy, et enfin
la circonscription des Bauges qui n'avait jamais été signalée dans la litté-
ralure. — L’Arole est beaucoup plus répandu dans la zone florislique
voisine, celle des Alpes granitiques centrales (chaîne du MtBlanc); mais par-
tout son aire est en voie de retrait évidente; l'exploitation de cet arbre
1020 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.), 1906 (287)
par l’homme autant que la prédilection marquée de l'écureuil pour ses
fruits suffiraient à expliquer sa disparition croissante.
RAPPORT SUR L’HERBORISATION AU ROC DE CHERE (LAC
D’ANNECY), LE 15 JUILLET 1906. — M. le D' Alf. Lendner donne
lecture du rapport de cette excursion faite par une très belle et chaude
journée sous la direction de M. Ph. Guinier, chargé de cours à l'Ecole
nationale des Eaux et Forêts de Nancy, et auteur de la récente et très
remarquable monographie floristique du « Roc de Chère » publiée à
Annecy en 1906.
Les quatre participants (MM. Guinet, Lendner, Martin et Basile) partis
de Genève à 6 h 27 furent très cordialement recu à Annecy par MM. Le
Roux et Ph. Guinier, puis, après une Ires rapide visite au Musée de cette
ville, prirent le bateau pour Talloires en compagnie d’un septième excur-
sionniste, M. Ernest Guinier père, inspecteur des Forêts en retraite.
Grâce au trajet en bateau longeant la base du Roc de Chère, les parti-
cipants eurent tout le loisir d'examiner ce petit massif et de suivre les
explications données par M. Le Roux sur la {topographie et la géologie de
celle intéressante région qui offre une configuration variée par le fait de
la juxtaposition des affleurements calcaires et siliceux compliqués de la
présence de deux failles, l’une occidentale, l’autre orientale. Au point
de vue des formations végélales, cette disposition du sous-sol donne lieu
à des oppositions curieuses entre les flores calcicoles et silicicoles.
Pour les détails de la récolte, M. Lendner renvoie au différents cha-
pitres de la monographie citée (cf. Guinier : « le Roc de Chère », in
Revue Savoisienne, Annecy 1906); d’entre les plantes les plus intéres-
santes, il convient de ciler les Potamageton amplexicaule et Scirpus
lacustris avec sa variété volubile, observés dans les eaux du lac
d'Annecy. — Au-dessus du niveau du lac, dans les anfractuosilés de
rochers se trouvent les Adiantum Capillus Veneris et Polypodium
serratum, intéressantes trouvailles de M. Guinier constituant autant de
nouveautés pour la flore des Alpes d’Annecy.
Plus haut, par des pentes raides et ensoleillées, la région du Chêne
Rouvre offre de nombreuses espèces thermophiles : Quercus pubescens
Willd., Buxus sempervirens, Fumana procumbens, Acer monspessulanum,
A. Martini, ete., etc. — Sur le plateau, le Hêtre mélé au Chêne Rouvre
offre une autre vegelalion au sein de laquelle M. Lendner signale un
hybride intéressant, le Sorbus torminalis X Aria. Comme Mousse assez
répandue dans celte station, M. Guinet a le plaisir de récolter le Leuco-
bryum glaucum, formant des coussinets très caractéristiques.
Sur le grès quartzeux nummulitique, M. Guinier fait observer la trans-
formation artificielle de l’ancienne forêt en lande à Calluna vulgaris,
dont la Lerre est exploitée par les gens du pays qui la vendent aux hor-
ticulteurs. En partant de points totalement dénudés par ce procédé, il
est facile de faire sur place une petite étude sur la reconstitution du tapis
vegelal. — Enfin, par l'effet de la délitation d’une couche grèseuse dont
la teneur en calcaire atteint 12 °o. M. Guinier fait constater près du
sommel, sur un espace de quelques mètres, un pelit ilot de plantes
calcicoles avec Bromus erectus, Dianthus silvestris, Arbutus Uva Ursi,
Phalangium ramosum, Fumana procumbens, etc.
Ailleurs, un petit vallon marécageux présente une végétation toute
(288) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 1021
différente, où, à proximité des plantes de tourbières telles que Drosera
rotundifolin, Salix repens. S. aurita et leur hybride, Polystichum Telyp-
teris et Lycopodium inundatum, prospèrent des espèces monlagnardes
telles que Trollius europæus, Blechnum spicant, Lycopodium Selago et
surtout Rhododendron ferrugineum qui y est abondant: les Mousses et
Hépatiques fournissent entre autres Trichocolea tomentella, Climatium
dendrordes, Marchantia polymorpha, Fegatella conica.
Et malgré l’extraordinaire sécheresse de la saison, M. Martin a récolté
quelques espèces de champignons : un Marasmius, un Omphalia, un
Polyporus et les Lactarius volemus et L. piperatus, ainsi qu’un Myxo-
mycele, le Stemonitis ferruginea : cette petite récolte permet de supposer
une flore mycologique plus riche par des conditions de végétation
favorables.
A la suite de la traversée d’une garide à Daphne alpina, puis d’une
Châtaigneraie abandonnée où les arbres qui constituaient la forêt primi-
tive reprennent le dessus et abritent le Goodiera repens et le Pyrola
secunda, la troupe reprit le bateau à Menthon après avoir eu la salis-
faction de trouver en ce jour une plante montagnarde nouvelle pour la
flore de Roc de Chère, le Gentiana lutea L.— Et le rapport de M. Lendner
se {ermine par ces mots : «.... Si nous avons admiré la compétence et la
précision avec laquelle M. Guinier nous a conduits, nous avons pu aussi
constater, en lisant sa monographie très complète, le soin minutieux que
l’auteur a mis dans cette étude de phytogéographie, qui est un modèle du
genre. »
COMPLEMENT A LA FLORULE DES « POINTS DE SABLE ». —
Donnant suite à sa communication de la précédente séance (compte
rendu de la séance du 8 octobre, p. 278), M. Gustave Beauverd est
retourné à Tougues (Haute-Savoie) pour photographier une importante
formation d’Artemisia campestris et autres plantes de garides. La
lumière défavorable ne lui a pas permis de mettre ce projet à exécution;
mais en revanche il a pu constater dans une autre partie de cette même
station une intéressante formation subspontanée de Feni-
culum officinale «couvrant une étendue considérable de terrain
inculte de magnifiques pieds hauts de 2 m. à 2 m. 50, et à fruits entiè-
rement mürs. — Il propose l'hypothèse suivante, pour l’explicalion de
ce fait remarquable de notre flore : « Un vignoble établi dans les sables
et graviers de la terrasse alluviale de Tougues a été abandonné, puis
repeuplé par l’ancien élément de la florule locale : garide à Artemisia
campestris, Tunica saxifraga, Dianthus silvestris, D. prolifer, Fumana
procumbens, Eryngium campestre, Caucalis daucoides, Asperula cynan-
chica, Scabiosa pachyphylla, Erigeron acer, Chondrillu juncea, Barkhau-
sia fetlida, Veronica spicata, Globularia Willkommü, Plantago Cynops,
Polycnemum arvense, Euphorbia Cyparissias, Carex nitida, Andropogon
Ischæmum, etc. etc.; le Fenouil, vraisemblablement introduit avee la
Vigne comme c'est généralement le cas dans le pays, a subsisté après
l'abandon de celte culture et prospère actuellement au point de don-
ner à ce terrain l'illusion des pampas d'Amérique. — Tout à côté,
d'anciens champs abandonnés, reconnaissables à la présence des Rapis-
drum rugosum, Anchusa arvensis, Borrago officinalis, Ajuga hypopytis,
Teucrium Botrys, etc., se repeuplent abondamment en Artemisia cam-
PER Tee,
1022 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉék.). 1906 (289)
pestris el autres espèces de la garide ancienne; d’abondants Delphinium
Consolida naturalisés contribuent à prêter à cette région une cerlaine
analogie avec la « pouszia » hongroise. » — Pour compléter ce tableau,
dont il est présenté une photographie très imparfaite, il faut remarquer
que de nombreux îlois de végétation absolument vierge fonctionnent
dans le voisinage comme de véritables réserves de l’ancien tapis végétal;
en attendant de pouvoir en entreprendre l'analyse à la saison favorable,
il est intéressant d'y signaler dès maintenant la présence abondante
du Thesium linifolium, plante nouvelle pour la flore du
Chablais.
OPHRYS BOTTERONI Chod. DANS LE CANTON DE GENEVE. —
M. le professeur Chodat fait circuler de belles préparations et aquarelles
de cette magnifique Orchidee découverte par lui d’abord à Bienne, d’où
elle a disparu par suite de reboisements maladroits, puis retrouvée par
M. le prof. Wilczek dans le delta de la Dranse près Amphiom (Haute-
Savoie), et, plus récemment, par l’auteur encore aux environs d’Arthaz,
non loin de la frontière suisse. Enfin dans le courant de 1906. M. Chodat
a eu le plaisir de retrouver sa plante en grande quantité dans les parages
du Bois des Frères (canton de Genève). où elle se rencontre tant sous sa
forme typique que sous différentes autres variations. — Sans écarter
définitivement l'hypothèse de l’hybridité possible du nouvel Ophrys
(Ophrys fuciflora X apifera ?) contre laquelle il présente de sérieux
arguments, l’auteur admet aussi la possibilité d’un cas de mutation; il
conslate surtout que plusieurs des formes récoltées au Bois des Frères
pourraient être considérées comme un acheminement de l’'Ophr'ys apifera
vers l'O. Botteroni. Malheureusement, la saison trop avancée à laquelle
s’est effectuée la récolte n’ayant pas permis d'examiner les échantillons
dans l’état convenable, la question ne pourra être tranchée qu’à la suite
d’une nouvelle récolte rendant possible une étude approfondie. — Sur
ce même sujet, cf. E. Wilezek : « L’Ophrys Botteroni var. nov. Chodati »
in Bull. Herb. Boiss. 1906 : 524.
RAVAGES D'UN INSECTE SUR LES BOIS DE LAURIER. — M. le Dr
Hassler présente un fragment de grosse branche d’un Laurier à bois
très dur provenant d’une forêt vierge de sa propriété de San Bernardino
(Paraguay). Ces branches, à diamètre atteignant parfois 10 à 15 centi-
mètres, sont sciées par un insecte de la tribu des Cerambycees qui
dépose immédiatement ses œufs dans l'extrémité de la branche tomhée
à terre. — Le fracas causé par ces chutes de branches au milieu de la
nuit avait éveillé l’attention de notre collègue, qui après s’etre rendu
compte de la cause a pu capturer quelques uns de ces insectes dont il
nous en présente {rois très bien conservés.
CAS DE PROLIFICATION CHEZ PRIMULA JAPONICA A. GRAY.
— M. Edouard Bertrand présente deux hampes de Primula japonica
vers le sommet desquelles est développé latéralement un magnifique
rejet de feuilles semblables à celles de la rosette radicale. — Ces curieux
spécimens ont ensuite été remis pour l'étude au laboratoire de l’Institut
botanique de l’Université.
D Per PET ET
(290) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE, 1023
BIBLIOGRAPHIE. — M. Chodat présente un travail de M. le D” Alfred
Lendner intitulé Recherches sur In Répartition des plantes
ligneuses croissant spontanément en Suisse: I, Canton
de Genève. — Ce travail est la première livraison d’une série de
publications élaborées par ordre du Département fédéral de Fintérieur
sous la direction de l’inspectoral fédéral des forêts à Berne et du Musée
botanique de l'Ecole polytechnique fédérale à Zurich. A la suite d’une
préface de M. le professeur Schröter, du Polytechnicum de Zurich, expo-
sant lhistorique et le plan de la publication, M. Lendner divise son
traveil en plusieurs chapitres traitant 1° de «l’Aperçu géologique et com-
position des terrains du canton de Genève » ; 2° de la « Répartition des
bois entre les divers terrains géologiques du Canton » ; 3° des « Peuple-
ments et modes de cullure des végétaux ligneux » ; 40 « Généralités sur
les peuplements des bois du canton de Genève » ; 5° « Renseignements
sur l’histoire de quelques arbres remarquables du canton de Genève » et
6° « Conclusions ». — Une planche en autotypie représentant les célèbres
Cèdres de la campagne de Beaulieu, puis un index bibliographique, un
tableau comparatif des peuplements des principaux bois de Chênes du
Canton et deux cartes forestières minutieusement dressées complètent la
valeur de ce travail soigneusement fait.
— M. Beauverd présente le récent ouvrage de M. Emile Steiger publié
dans les « Verhandlungen der naturforschenden Gesellschaft
in Basel, Band XVII, 1906 », sous le tre de Beiträge zur
Kenntnis der Klora der Adulagebirgsgruppe. — [Le
massif de l’Adula, considéré comme entité orographique a été fort peu
exploré par les botanistes jusqu'à présent et cependant, l'étude de sa
flore offre un grand intérêt par le fait de la position géographique du
massif qui appartient hydrographiquement aux bassins respectifs du
Rhin et du P6, et se prêle aux combinaisons phytostatiques les plus
variées en raison des affleurements siliceux et calcaires du sol, de ses
diverses expositions et de leurs différentes altitudes comprises entre un
seuil de 250 m. pris à la jonction de la Moesa et du Tessin, el un point cul-
minant atteignant 340% m. au Rheinwaldhorn; le point le plus bas dans
la partie du massif appartenant au bassin du Rhin est situé à 586 m. sur
le Rhin postérieur. — Après avoir défini les limites de sa dition. l’auteur
passe en revue la littérature botanique qui s’y rapporte en cilant les
notes ou travaux de D. Meyer (4806), Rösch (1807), Moritzi et ses colla-
borateurs (1832), Gaudin (1833), Brügger (1879 et seq.), Calloni (1886),
Franzoni (1890), Lenticchia (1894), Dr Keller (1903), J. Braun (1905),
eic.; enfin les récoltes de M. Steiger dans cette région qu'il connait main-
tenant à fond ont élé revues par les spécialistes les plus divers, et
forment la base de cet important catalogue qui acquiert la valeur d’une
flore locale soigneusement étudiée : son introduction fournit les données
les plus complètes sur la topograghie, la géologie et le climat des princi-
paux points du massif, tandis que l'exposé systématique (selon Engler-
Prantl) des végétaux vasculaires est toujours accompagné de limites alti-
tudinaires et d'indications sur la nalure du sous-sol. — Comme nouveauté
intéressante, notons la nouvelle variété erectus Steiger de l’Asiragalus
alpinus, qui diffère sensiblement du type par sa taille beaucoup plus
haute et les entrenœuds beaucoup plus longs, son inflorescence deux
fois plus forte et ses folioles considérablement plus longues et plus
larges. Selon M. le professeur P. Ascherson, qui a comparé cette plante
1024 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906 (291)
aux échantillons de l’Herbier de Berlin, un exemplaire analogue s’y
trouverait provenant des Alpes de Savoie. — Une liste complete des
herborisalions de l’auteur de 1901 a 1905 dans le massif de l’Adula ter-
mine ce travail qui vient a son heure combler une lacune dans la flore
de Suisse.
Pour une tout autre contrée. M. Beauverd dit encore quelques mots
d’une monographie locale de M. Mariano B. Berro intitulée Las
Gramineas de Vera'. — [a région de Vera, ainsi appelée
d’après la rivière du même nom tributaire du Rio Negro (Uruguay),
présente de grandes plaines d’alluvions où prospèrent de nom-
breuses Graminées dont l’énumération complète est proposée par
l'auteur comme une illustration restreinte de l’ensemble des Graminées
de toute la République orientale de l’Uruguay. — Cet ouvrage, un élégant
petit volume de 120 pages in-8°, est divisé en deux parties principales.
La première donne un apercu sur les Graminées de la contrée et leur
rapport avec les besoins agricoles, puis des notions de classification de
cette importante famille, enfin une enumeralion des espèces groupées
selon leur valeur fourragère; la seconde partie est descriptive; les espèces
y sont classées en deux séries (A. Panicées et B. Poacées) subdivisées à
leur tour en 10 tribus; les diagnoses succinctes en langue espagnole sont
accompagnées de leurs sources bibliographiques et suivies d’annotations
sur les particularités biologiques, économiques ou autres qui distinguent
chacune des espèces ou variétés décrites; celles-ci sont précédées d’un
numéro correspondant à celui de l’Herbier de l’auteur qui a servi de
base à cette publication. — En prenant comme point de comparaison
l'unique travail d'ensemble publié jusqu'alors sur les graminées de
Uruguay «Las Gramineas Uruguayas» du professeur Arechavalela
(Montevideo, 1898), l’auteur constate que 142 des 224 espèces connues
de l’Uruguay habitent la contrée de Vera; au point de vue de leur qualité
fourragère, 20 espèces sont considérées comme excellentes, 45 bonnes,
36 médiocres, 17 inférieures et 30 mauvaises. D’autres détails intéres-
sants sur les espèces introduites, l'exportation, elc., ainsi qu'un Index des
espèces et variétés, terminent cet ouvrage qu'il paraissait utile de
signaler à titre d’heureuse innovalion, pour un Etat de l'Amérique du
Sud, de vulgariser les monographies botaniques en rapport avec les
besoins de l'économie agricole locale : le brillant exemple donné par
PU. S. Department of” Agriculture» de Washington méritait de faire
école, et l’on ne saurait que féliciter l’auteur d’avoir entrepris, comme
particulier, ce que l’on fait ailleurs avec le concours de l'Etat.
Séance levée à 10 !/ı heures; 15 membres présents : MM. Augustin
de Candolle, Romieux. Beauverd; Bertrand, Bouchard, C. de Candrolle,
Chenevard, Chodat, Guinet, Hassler. Hauser, Lendner, Martin, Schmidely
et Mlle Sergueeff.
Le Secrétaire : G. BKAUVERD.
1? Montevideo, Imprenta artistica de Dornaleche y Reyes, 1906.
a
-
|
1025
RATE E
DES
TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
Pages
AscHERsON (P.). — Nachrichten über das Leben von Wilhelm V. Spruner 582
Barery (W.). — Cassia Beareana Holmes........................ 78 et 85
Barry (W.). — Sertum plantarum Junodianarum.................... 797
BEAUVERD (G.). — Société botanique de Genève, Compte rendu des séances. 83,
173, 245, 349, 495, 507, 967 et 1017
BeauverD (G.). — Plantæ Damazianæ brasilieneis 0 40 980
BEAUVERD (G.). — Une Liliacée nouvelle de l'Uruguay................. 1041
Bernarn (Ch.). — Sur la distribution géographique des Ulmacées (fin)... 23
DEBBRAND(S) = se Miellab ey. se ee ae 320
BornmüLcer (J.). — Ueber eine neue Serratula-Art der anatolischen Flora 233
BORNMÜLLER (J.). — Ueber eine neue Art der Gattung Trichodesma aus
dem Hlorasdessüdlichen: Persien... nm cn m. nen. 277
BoRNMüLLeER (J.). — Beiträge zur Flora der Elbursgebirge Nord-Persiens
(Aveo Dianche ND ee ln eee 605 et 765
BranD (A.). — Additamenta nova ad cognitionem generis Symplocos.... 747
Bugak (F.). — Zweiter Beitrag zur Pilz- Flora von “Montenegro (Planches
SUN EST Se ee BE U ER ei ein 393 et 473
Camus. — Société pour l'étude de la flore franco-helvetique............ 751
CANDOLLE (C. de). — Notice sur la vie et les travaux de C. B. Clarke.... 890
CANDOLLE (C. de). — Meliaceæ novæ vel iterum lectæ et Rutacea nova... 981
CARDOT (J.). — Notice préliminaire sur les Mousses recueillies par l'expé-
bon antarctique suédoise; (fn)... /2r Re 1
ÜHENEVARD (P. = Notes-sloristiques' dlpines #2 rene Lee 365
CHEVALLIER (l'abbé L.). — Troisième note sur la flore du Sahara........ 89
Cuopar (R.). — Observations sur le Macroplancton des étangs du Paraguay. 143
CHODAT de ). — Quelques remarques sur la flore mycologique des Ormonts. 148
CHopar (R.). — Champignons observés aux Ormonts-dessous en été 1905. 152
CaoparT (R.) et Hasster (E.). — Novitates paraguarienses.............. 138
Carisr (H.). — Primitiæ floræ costaricensis.............. 45, 159, 177 et 279
Carisr (Dr H. ). — Filices insul. Philippinarum (suite, Ile partie)....... 987
Cuzmanx (P.) Liste des Hépatiques du Canton de Zurich. .............. 571
Damazıo (L.). — Une nouvelle Fougère du Bresil..................... 892
Don (eh). — Communication 2 Rec roue 82
FEDTSCHENKO (Boris). — Second voyage au Pamir.............,....... 817
TRREING(].)— Plant ex Asia media. #0 242... 193 et 364
Herzog (Th.). — Die Laubmoose Badens.. 121, 235, 326, 409, 507, 551 et 621
Huser (Dr J.). — Revue critique des espèces du genre Sapıum Jacq. (avec
DAVUTeSTans le Texte) 022. MER ten rte ne 345 et 443
HuBER (J.). — La végétation de la vallée du Rio Purus (Amazone). Plan-
ches VIII, IX, X, XI, XII, XIII et figures dans le texte. .......... 249
Juno» (H.). — Herborisation au Transvaal........................... 03
Kezcer (Dr R.). — Beiträge zur Kenntnis der Laubmoosflora des Kantons
Ünterwalden.. marc nr ee aan kan 893
BEyEmERS (EI). ÆNovilates sinensis Me sea ER Ne Ron 504
Erveier (di) Les Epuhorbiacchineis@ ran... es 759
ÉGsENER (Th.). — Plani& Selerianæ: 2%... een 831
Mayor (Dr E.). — Contribution à l’étude des Urédinées de la Suisse..... 1012
1026 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1906
Pages
Meycax (Ch.). — Catalogue des hépatiques du Jura (Premier supplément). 489
Parısın (J. W.). — Quelques espèces nouvelles de la flore chinoise......
Pampanınt (R:) et BarGazr Perrucer (G.). — Monografia della famiglia
delle Stackhouszacee (in)... 0. 0 u. ae 39
Pırser (R.). — Zwei unbeschriebene Santalaceen des Herbarium Boissier. 103
Schmz (H.). — Beiträge zur Kenntnis dar Afrikanischen-Flora (Neue
FOlSE) RR Er ERSTER EHI 701 et 801
Scaixz (H.). l * Schweizerflora (VI). —
1. Botanische Beobachtungen im Val Onsernone von Joh. Ber
(Zürich). 2. Nachiräge zur ‚‚Flora der Schweiz‘‘ von Schinz und
Keller, II. Auflage (1905). Neue Hieracienfunde von A. Bınz (Basel). 901
SCHLECHTER (R.).— Neue Orchidaceen der Flora des Monsun-Gebietes. 295 et 453
SCHNEIDER (C. K.). — Pomaceæ sinico-japonicæ novæ et Adnotationes
genieralessdepomaceis.. een Re au ren PC LE 311
ScHRöTER (Dr C.). — Bibliographie «Neumayer» ..................... 975
SPRAGUE (T.-A.). — Bignonïiaceæ americanæ novæ.................... 371
STEPHANI (F.). — Species hepaticarum. 59, 217, 377, 535, 649, 781, 872 et 935
TERRAGCIANO (A.). — Gagearum species floræ orientalis ad exemplaria
imprimis in herbariis Boissier et Barbey (à suivre)................ 105
Wırezek (E.). — Ophris Botteroni Chodat var. Chodati nov. var....... 324
TaANNER-FULLEMANN (M.). — Sur un nouvel organisme du Plancton du
Schænenbodensee (Le Raphrdium Chodati Tanner)................ 156
WoozwarD (F. H.). — Masdevallia Tonduzü........................ 82
TABLE DES PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME |
PraxcHe 10. — Stackhousia Giuriatii.
PLANCHE 11. — Stackhousta Dielsi. |
PLaxcHe 12. — I. Stackhousia tenuissima Pampanini.
IL. Stackhousia aphylla Pampanini. |
PLaxcHE 13. — Semi delle Stackhousiaceæ.
PLANCHE 1A.
PLANCHE 15.
PLancHE 1 à 7. — Cartes de distribution des Ulmacées.
PLancHE 8. — Végétation d’une plage (Rio Purus).
PrancHhE 9. — Vegetation d'une rive concave (Rio Purus).
PrancHE 10. — Intérieur d’un igapé (Rio Purus).
Praxche 11. — Sous-bois avec Phytelephas macrocarpa Ruiz et Pavon (Rio Purus).
PrancHE 12. — Forêt de terre ferme (Rio Purus).
PLANCHE 13. — Deux espèces nouvelles de palmiers (Rio Purus).
PLancHE 1% et 15. — Champignons du Montenegro. -
PrancHhe 16. — Potentilla eryptophila Bornm. spec. nov.
N
Tome V, 1905.
DATES DE LA PUBLICATION DE CHAQUE NUMERO
Le numéro à a paru le % janvier 1906.
» le 31 janvier 1906.
» le 28 février 1906.
» le 31 mars 1906.
» le 30 avril 1906.
» le 31 mai 1906.
» le 30 juin 1906.
le 31 juillet 1906.
» le 31 août 1906.
» le 30 septembre 1996.
» le 31 octobre 1906.
» le 8 décembre 1906.
= de
19 = © 0 O0 1 Où Où He CO RO
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2me série. — Tome VI, 1996.
TABLE DES TRAVAUX PAR ORDRE DES MATIÈRES
Biologie, Morphologie, Physiologie
(générales et spéciales).
Pages.
BARGAGLI Perruccı. Anatomie des
Stackhousiacees....2 0.0... 39
BEauvern. Anomalie du Plan-
LD N ARE SET N 88
Brauveen. Floraisons hivernales 600
Berrranp. Le Miellat.......... 320
Ganoorve (Aug. de). Dimorphisme
foliaire du Paulownia impe-
IQ PE NAN
Caopar. Observations sur le Ma-
croplancton des étangs du Pa-
HN ea sen orsle 163
1018
CHODAT. Sur la régulation osmo-
tique pendant la Caryocvnèse. 511
Caonar. Sur le Gentrosome..... 511
Cuopar. Théorie de la nitrifica-
tion par les Bacteries........ 512
Hasster. Ravages d’un insecte sur
les bois de Laurier.......... 1022
Prxarn. Sur un nouvel orga-
nisme MICrOSCOpIque ........ 968
TanneRr-FULLEMANN. Sur un nou-
vel organisme du Plancton du
Schoenenbodensee (Le Raphi-
dium Chodati Tanner)....... 156
Virer. Rôle des abeilles dans la
fécondation croisée du Campa-
mul Medium. ne 425
Systématique. Géographie
botanique.
ALBERT. Quercus Ilex var. mira-
BHSSAIbDente ns einer ue 758
Ber. Botan. Val Onsernone.... 904
Baker (Edm.). Crassulacées d’A-
ee de dune due 712
BarBey. Cassia Beareana ... 78 et 85
Bargey. Conifères exotiques du
climat de Genève........... 176
Bargey. Collection vivante de
Ban RES 176
Barpey. Sertum pl. Junodia-
AO, GR ai, 797
Beauvero. Herb. à Yvoire...... 83
BeauverD. Sur Leontodon Leys-
BU CAR AEES An 86
Pages,
Beauveen. Orchis ustulata var.
Nov daplimeolens. 00e 87
Brauverp. Anciennes plantes du
SAVE en na crue 88
BEAuvErn. Nouveautés pour la
flore geneyoiser.- un... 427
BEauvERD. Troisièmes additious
à la flore des Alpes d'Annecy. 4128
BEauvenp. La Plaine des Ro-
Caesar 431
BeAuvern. Herbor. lac d'Annecy 507
BEAUvERD. Herb. pres Faverges. 512
Beauverp. Hybrides du genre
Campanula re een 514
Beauverp. Plantæ Damazianæ IV 585
BEAUVERD. Deux plantes nouvel-
Jes des Alpes d’Annecy...... 603
BEauverD. Peucedanum austria-
CUMAGNUELATCE 0 N 759
BEAuveRrn. Florule des «points
de sable» de Genève......... 969
BEauvEerD. X Campanula exotica
Beat Ver dre Per. 974
Brauverp. Nothoscordum Monte-
Ondensisssp- MOVE: 1041
BEAUvERD. Complément à la flo-
rule des points de sable......
BeauverD et Briquer. Oxytropis
Lapponica dans les Alpes occi-
dentales na me etre 973
BERNARD. Sur la distribution géo-
graphique des Ulmacées...... 23
1021
Biz. Neue Hieracienfunde der
SCHWEIZER IN RENE TA 932
BornuüzLer Neue Art der Gat-
tung Dnchodesma ee 277
Biouer. Labiées d’ Afrique..... 824
Bornwmürrer. Eine neue Serra-
I A N GARE NS 233
Bornmürter. Beiträge zur Flora
der Elbursgebirge Nord-Per-
SIETS N re, 605 et 765
Branp. Additamenta nova ad co-
gnitionem generis Symplocos . 747
Busar. Zweiler Beitrag zur Pilz-
Flora von Montenegro... 393 et 473
Camus. Flore franco- helvétique. 751
Canpozce (Aug. de). A propos du
Ceterach officinarum........ 175
1028
Pages.
CAnDoLLE (C. de). Meliaceæ et
Rutacemnoværs sente 230. 981
Carpor. Sur les Mousses de l’ex-
pédilion antarctique suédoise. 1
ÜHENEVARD. Un Sibarœa croate.. 86
CHENEVARD. Notes floristiq. 365 et 496
CHeNevaRD. Plantes intéressantes
du Bessin a BER 974
CHEVALLIER. Troisieme note sur
l'atlore du Sahara ar 89
CHopar. Sur la flore des Grmonts 148
Caopar. Champignons observés
aux Ormonts-dessous en 1905. 152
Cuopar. Un Sarracenia dans le
Jura sas 176 et 246
CHopar. Herb. en Espagne..... 344
Chopar. Acer monspessulanum X
opulifolium dans le Jura..... Sli
Cuopar. Nouvelles stalions du
Vesicaria utriculata en Valais. 974
CHopar. Ophrys Botteroni à Ge-
THEME TURN PR RAT RS 1622
CHopar et Hasszer. Novitales
Darastarienses "re eu, 138
Carisr. Primitiæ floræ Costari-
CÉTISIS a en 159, 177 et 279
Curisr. Filices Philippinarum.. 987
CLARKE. Cypéracées sou 109
Cosntaux. Cucurbitacées d’Afri-
Gurmann. Hépatiques du Canton
GA ASS ee ns 571
Dawazio. Une nouv. fougère du
Brésil tte een 892
FEDTSCHENKO (B.).
PAIE ea Se 517
Freyn. Planl& ex Asia media... 193
GaizLarD. Contrib. flore vaudoise 972
GizLor. Solanum nigrum var.
suffruticosum Moris......... 756
Guinier. Pinus Gembra dans les
Alpes occidentales françaises . 1019
Hacker. Graminées d'Afrique... 703
Hunnınes. Champig. d’Afrıque.. 701
Herzog. Die Laubmoose Badens A21,
235, 326, 409, 507, 551 et 621
Huser. Le Rio Purus.. 246 et 249
Huger. Revue critique des espèces
du genre Sapium Jacq. . 345 et 433
Junon, Herb. au Transvaal Be 503
KerLer. Zur Laubmoosflora des
Kantons Unterwalden....... 893
LENDNER. Herb. près Chancy.... 597
Lenoner. Herb. Roc de Chöre. 1020
Léveizzé. Novitates sinenses ... 504
LéveiLcé. Les Euphorbia chi-
MOIS REA Re RAA RS 759
Lossener. Plantæ Selerianæ .... 831
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906
Pages.
Mayor. Uredinees de Bagnes.... 1012
Meycan. Hépatiques du Jura
(Premier supplement)........ 189
Navt.re. (Mme Ed.). Calentula
arvensis sur territoire genevois 175
Parısın. Plantes nouv. de Chine 18
Pırser. Unbeschriebene Santala-
EEE ee EEE 103
RomiEux. Flore paludeenne gene-
VOICE 248 ct 343
RomiEux. Herb. en Algérie . .... 663
SCHINZ. Beiträge zur Kenntnis
der Afrikanischen Flora. 704 ei 801
Scninz. Eriocaulonacées, Lilia-
cées et Iridacees d'Afrique.... 709
SCHINZ. Genlianacees d'Afrique. .
714 et 801
ScHiNz. Scrophulariacées d’Afri-
SCHINZ. Beiträge zur Kenntnis
der Schweizerflora (Vl)...... 901
SCHLECHTER. Neue Orchidaceen
des Monsun-Gebietes... 295 et 453
SCHNEIDER. Pomace& sinico-japo-
NICK-NOVB.: ee AN AE 311
SPRAGUR. Bignoniaceæ american
HO VRP PRE A EE 371
STEPHANI.: Species Hepaticarum. 59,
217, 377, 535, 649, 781, 872 et 935
TERRAGCIANO. Gagearum species
Elor&sorientalis So 105
Wicczex. Ophris botteroni var.
nov.»Chodate a ee 324
Woorwarnd. Masdevallia Ton-
UL EN ur ER 82
Compies rendus. Bibliographie.
Divers.
ÄSCHERSON. Wilhelm v. Spruner. 582
BEAUVERD. Société botanique de
Genève. Compte rendu des
séances... 83, 173, 245, 342, 495,
597, 967 et 1017
Berro (Mariano B.). Las Grami-
neas de Vera (c. r. Beauverd). 102%
Briquer. Louis Perrot (1785-
LOGO) ee 17%
Caxpozze (C. de). Notice sur
CB'Clarke ee 2 890
Lexoner. Répartition des plantes
ligneuses du Canton de Genève
(Cr Chodat) =... ee 1023
ScHRoETER. Bibliographie «Neu-
Mayen Dr eue en 975
STEIGER (Emil). Berträge zur
Kenntnis der Flora der Adula-
gebirgsgruppe (c. r. Beauverd) 1023
1029
RÉPERTOIRE DES NOMS DE PLANTES
CITÉS DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en ’{alique,
ia corymbosa 525. — Abies excelsa 508; pectinata 508. — Acacia 205;
lacerans 255 ; polyphylla 255, 262; tortilis 90, 97, 99. — Acantholimon dia-
pensioides 532, 533. — Acanthophyllum sp. 522. — Acanthorrhiza Wallisii
259, 269. — Acaulon muticum 326, 570, 62%, 636; triquetrum 326, 570, 624,
636. — Acer campestre 509, 603, 978; italum var. x opulifolium 509, 511, 603;
Martini 1020; monspessulanum 511, 603, 1020 ; opulifolium 149, 511; Semenovi
527. — Aceras anthropophora 603. — Achillea fllipendulina 526; Fraasii 584;
X hybrida 753, 75%; macrophylla 908; macrophylla X moschata 753, 754 ;
mierantha 519; millefolium 599, 931; moschata 930; nana 930; nana X mos-
chata 753, 75%; nivea 584; nobilis 519, 520; X obscura 753, 75%. — Acipe-
talum lineatum 592. — Aconitum lycoctonum 906, 1013; napellus 928;
paniculatum 148; variegatum 906. — Acrocladium cuspidatum 900. — Acros-
tichum flagelliferum 1005; tricuspe 990. — Actæa spicata 148, 906. —
Adenaria floribunda 254. — Adenocalymna bilabiatum 376; grandiflora 142 ;
splendens 142. — Adenoncos borneensis 465; major 466. — Adenostyles
alpina 1013. — Adiantum Capillus Veneris 1020; denticulatum 260; hetero-
phyllum 260; Kaulfussii 260; nigrum 128. — Aechmea bromeliifolia 262. —
Aecidium Clematidis 397; Euphorbiæ 397, 487; Ficariæ 397; Hellebori 397,
487; leucospermum 397; Marci 397, 487; Menyharthi 702; punctatum 487;
Ranunculacearum 397; Scillæ 397; Valerianellæ 397. — Aegopodium Podra-
garia 148. — Aeluropus sp. 523. — Aera caryophyllæa 912, 917. — Aethio-
nema Saxalile 514. — Aethusa cynapium 931; cynapium var. elata 920. —
Agave americana 399. — Agaricus argyraceus 154 ; bicolor 154; brumalis 15%;
candicans 15%; cerussatus 15%; columbetta 15%; eyathiformis 15%; dealbatus
154; epipterygius 154; excissus 15%; galericulatus 154 ; geminus 15%; geotropus
154; grammopodius 154; infundibiliformis 15%; laccatus 154: lavigalus 15%:
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n9 42, 30 novembre 1906. 67
1030 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906
luteo-albus 154; macrourus 15%; melaleucus 15%: metatus 154: miculatus 154;
monstrosus 154; nebularis 15%; nudus 154; obbatus 15%; pædidus 154: per-
sonatus 153; phyllophilus 154: pithyophilus 15%; polygrammus 15%; porten-
tosus 154; pura 15%; radicatus 15%; rosella 15%; roseus 15%; rutilans 154;
saponaceus 15%; speirus 15%; sulphureus 15%; supinus 15%; terreus 15%;
viridis 15%. — Agave americana 481, 488. — Ageratum Corymbosum 848. —
Aglaia Betchei 98%. — Agrimonia Eupatoria 616; Eupatoria var. grandis 616;
Eupatoria var. major 616; odorata 209, 616. — Agropyrum glaucum 970, 971,
972. — Agrostemma githago 931. — Agrostis alba 971; alba var. genuina
910, 927; cynosuroides 97; rupestris 921, 92%; vulgaris 912; vulgaris var.
genuina 910. — Aizoon canariense 90; hispanicum 102, 211. — Ajuga chamæ-
pytis 970; genevensis 599, 929; genevensis X pyramidalis 929; hypopytis 1021 ;
pyramidalis 929. — Albizzia Julibrissin 205. — Alchimilla acutifolia 616;
eualpina 923, 928; eualpina var. saxatilis 922; eualpina var. subsericea 922,
928; glaberrima var. genuina 924, 928; Hoppeana 928; pentaphyllea 924, 928;
pratensis var. vulgaris 911, 929; pubescens var. glaucescens 929; vulgaris
% major 616. — Alchornea castaneæfolia 253. — Alectorolophus sp. 393;
angustifolius 930; hirsutus ssp. buccalis 931; hirsutus ssp. medius 911 ; lanceo-
latus 930; patulus 913, 930. — Alhagi camelorum 203, 523. — Alicularia
minor 493: scalarıs 122, 493, 57%; strongylophylla 229. — Alisma Plantago
519. — Allium sp. 520, 523; acutangulum 344; carinatum 84; Chamæmoly
752, 755; flavum 395; Lehmannianum 523; montanum 149; oleraceum 971:
rotundum 395; schanoprasum 600; scorodoprasum 395; senescens 921 ; serav-
schanicum 527 ; spherocephalum 149, 395, 512, 603, 906, 621; ursinum 508,
567; vineale 85, 395, 970, 971. — Allophylus amazonicus 262. — Allosurus
crispus 921, 92%. — Alnus alnobetula 905; glutinosa 599, 904, 971; incana
599, 904; viridis 508, 1019. — Aloe Natalensis 799. — Aloina aloides 330,
409, 416, 421, 422, 639; ambigua 326, 567, 570, 62%, 639; brevirostris 570;
rigida 562, 624, 633, 639. — Alopecurus sp. 520; geniculatus 344. — Alsine
fasciculata 432: mucronata 429, 513; rostrata 429; sedoides 921 ; tenuifolia 8%,
971; tenuifolia var. viscosa 84, 85; verna var. diffusa 921. — Alsophila acu-
leata 187, acutidens 186: chnoodes 184; crassifolia 18%; elongata 187; ferox
86, 187; echtyolepis 186; latisecta 185; leucolepis 186; procera 184; pruinata
L6, 185; pruinata var. tenuis 185; subaspera 179. — Alstrœæmeria apertiflora
590; apertifolia 591; Bakeri 590, 591; Brasiliensis 590: Burchelli 590; caryo-
phyllea 590 ; Damaziana 587, 588, 590 ; foliosa 587, 589, 590; foliosa var. Bangus-
tifolia 587; foliosa var. floribunda 587, 588; foliosa var. humilior 587;
Gardneri 590; Hassleriana 590, 591 ; inodora 590; isabellana 590; longistaminea
590; longistyla 590; monticola 590; Piauhyensis 589, 590; plantaginea 590 ;
platyphylla 590; pulchella 589, 590; scaberula 589, 590; Schenkiana 590 ;
Sellowiana 590; stenopetala 590; Zamoides 590. — Alternanthera Hassleriana
146: Hassleriana var. 8 acutifolia 446: Hassleriana var. carnosa 146; Hassle-
RÉPERTOIRE. 1031
riaua var. z denliculata 146; Hassleriana var. z oblusifolia 146; philoxeroides
146. — Alyssum calycinum 623, 970; montanum 623. — Amanita excelsa
15%; lenticularis 15%; muscaria 15%; pantherina 15%; phalloides 15%; pustulata
154; rubescens 154; solitaria 154; umbrina 15%. — Amarantus Blitum 931;
retroflexus 917, 931. — Amberboa Saharæ 102. — Amblyodon dealbatus 340,
553, 568, 643. — Amblystegium austro-fluviatile 12; confervoides 128, 244,
331, 335, 420, 491. 647; fallax 565, 647; filicinum 127, 419, 557, 563, 635,
647, 899; fluviatile 12%, 129, 567, 647; hygrophilum 547; irriguum 327, 635,
647; Juratzkanum 647: radicale 556, 563, 647; riparium 563, 566, 632, 635,
647; riparium var. inundatum 622; serpens 563, 566, 632, 635, 647, 899;
Sprucei 331, 340, 552; subtile 421, 554, 560, 563, 568, 635, 647, 899; varıum
124, 131, 326, 419, 647, 899. — Amelanchier vulgaris 597, 598, 600, 90%. —
Ammannia latifolia 253. — Ammodendron Karolini 20%. — Ammothamnus
Lehmanni 20%. — Amoora verucosa 983. — Ampelocera cubensis 29; Ruizii
39, — Ampelodesmos tenax 93. — Amphidium lapponicum 123, 126, 131,
6414 ; Mougeotii 127, 131, 132, 237, 238, 241, 560, 562, 641, 896. — Amphori-
carpus Neumayeri 402. — Amygdalus communis 205; eburnea 605; erioclada
605; horrida 605; horrida £ Reuteri 605; nana 519; Reuteri 605; spinosissima
206. — Anabasis articulata 94, 96. — Anacamptodon splachnoides 645. —
Anacardium occidentale 833 — Anagallis arvensis 931. — Anarrhinum
bellidifolium 971. — Anchusa arvensis 1021. — Andira inermis 259. —
Andreæa aculifolia 3; brevifolia 3; depressinervis 13; depressinervis var. com-
pacta 13; grimmioides 3; heterophylla 3; Huntii 123, 126, 129, 131, 238, 636;
nana 3; parallela 3; petrophila 239, 339, 424, 629, 636; pumila 3; pycnotyla
13; pygmæa 3; regularis 13; Rothii 129, 132, 239, 629, 636; Rothii var. falcata
131; squamata 3; viridis3; Willi 3. — Andropogon annulatus 98; festuci-
formis 704; gryllus 906, 912; Ischemum 8%, 85, 603, 625, 970, 971, 972,
1021 ; laniger 98, 100 ; pubescens 98; Schlechter 703, 70%; spathiflorus 704. —
Androsace akbaitalensis 53%; ciliata 752, 754; glacialis 1016; imbricata 922;
villosa 532. — Aneilema æquinoctiale 800. — Anemone alpina var. sulphurea
928; coronaria 396, 397, 487; hepatica 906; Kostyczewi 528; nemorosa 514,
598, 971; Pulsatilla 974, 972; silvestris 624. — Anemopægma Parkeri 375;
surinamense 374. — Aneura incurvala 573, 578; latifrons 573, 579; multifida
191, 573; palmata 573; pinguis 573, pinnatifida 491. — Angstroemia Hookeri
%. — Anisacanthus virgularis 844. — Anisothecium Jamesoni 4. — Anodus
Donianus 244, 329, 415, 557, 638. — Anoectangium compactum 123, 126, 132,
238, 241, 637. — Anomobryum concinnatum 123, 127, 128, 340, 612. —
Anomodon apiculatus 556, 563, 645, 897; attenuatus 333, 419, 560, 563, 568,
632, 634, 645; longifolius 128, 132, 244, 333, 419, 421, 554, 556, 560, 563,
645, 897; longifolius var. pumila 898; viticulosus 243, 333, 419, 560, 563,
631, 632, 634, 645, 897. — Anona sp. 254. — Anotis bœrhavioides 20 ;
chrysotricha 20; Leschenaultiana 20; Thwaitesiana 20. — Antennaria carpa-
1032 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906
thica 930 ; diœca 85, 914, 930; Anthemis arvensis 599. — Anthericum liliago
910. 927; ramosum 84, 85, 149, 598, 970. — Anthoceros lævis 57%, 581 :
punctatus 502. — Anthostomella Osyridis 402. — Anthoxanthum indicum
704: odoratum 912, 927; odoratum var. glabrescens 909. — Anthracoidea
Caricis 394. — Anthriscus Cerefolium 768, 918, 931; Cerefolium var. £
irichosperma 768; nemorosa 768; silvestris var. alpina 911: trichosperma 768.
— Anthurium vittaria 262. — Anthyllis Jacquini 401; montana 513, 603;
vulneraria 598, 599. — Antirrhinum majus 601 : ramosissimum 95; ramosissi-
mum var. spinosissimum 91, 96, 97. — Antitrichia curtipendula 41%, 420, 554,
568, 631, 63%, 645. — Anvillæa australis 90, 97, 100, 102; radiata 90, 102. —
Apargia 369; hirta 87; hyoseroides 87. — Apeiba tibourbori 265. — Apha-
nanthe aspera 3%; philippinensis 34. — Aphanostephus humilis 854. — Aphyl-
lorchis aberrans 299; borneensis 299: striata 299. — Apium Ammi 839; graveo-
lens 213. — Aplozia atrovirens 494, 575; atrovirens var. Boulayana 494; atro-
ven
virens var. riparioides 494 ; autumnalis 494, 575; cuneifolia 218; lanceolata 494,
576; nana var. major 493; pumila 575; riparia 575; sphærocarpa 494, 575; sub-
apicalis 576; Taylori 217. — Aposeris fœtida 149. — Apostasia parvula 295. —
Aptogonum Desmidium 158. — Apuleia molaris 259. — Aquilegia vulgaris
"01. — Arabis alpestris 753; alpina 92%; arcuata 918; arcuata var. glabrata 918,
92%; arcuata var. vestita 918,924; hirsuta 393, 483, 603, 918; muralis 509,
603; Turrita 508, 509, 603. — Arbutus uva-ursi 508, 1020. — Arceuthobium
Oxycedri 752, 75%. — Archidium alternifolium 567 ; phascoides 326, 411, 636.
— Arctostaphyllos uva-ursi 509, 597, 599, 600, 971. — Arenaria biflora 928;
longifolia 520. — Aristida sp. 522; atrovrolacea 707; bipartita 707, 708;
floccosa 94, 99; pumila 101; pungens 95; scabrivalvis 708. — Aristolochia
angustifolia 138; angustifolia var. viperina 438; exigua 140; lingua 138; pallida
187 ; rotunda 395; viperina 158. — Arktium minus 908; tomentosum 998. —
Armeniaca vulgaris 207, 606. — Armillaria mellea 154; mucida 150, 154;
robusta 154. — Arnebia guttata 530. — Arnellia fennica 382. — Arnica
montana 912, 930. — Aronia rotundifolia 971. — Aronicum scorpioides 150.
— Arrabidea Bangii 371; candicans 373; elliptica 371; florida 371; pachy-
calyx 373; panamensis 371; Pullei 373; sordida 373; subincana 373; Trailii
372. — Arracacia bracteata 838; Donnellsmithii 838; humilis 838. —
Artemisia absynthium 920; campestris 84, 85, 600, 623, 908, 970, 971, 972,
1021; herba-alba 99; judaica var. Sahariensis 95, 96; maritima 519, 520;
Mexicana 867; mutellina 923; nana 751, 75%; vulgaris 599, 970, 971; vulgaris
999. Arthropteris ramosa 998. — Arum italicum 404, 476, 477; maculatum
508. — Aruncus silvester 900. Arundo Donax 479; Asclepias adscendens 798;
albens 798; aurea 798; curassavica; 839 fruticosa 798; glaucescens 840 ; glauco-
phylla 798; linaria 840; longicornu 840; Mexicana 840; Michauxii 840; orbi-
cularis 798 ; ovata 840; physocarpa 798; rosea 840; selosa 840; stellifera 798:
undulata 798. — Ascochyta arophila 476; Rubiæ 476, — Asparagus verticil-
RÉPERTOIRE. 1033
latus 403, 408. — Asperula arvensis 774; arvensis var. £ albida 77%; bracteata
773; Cynanchica 85, 598, 970, 1021 ; glomerata 773; glomerata var. 7 capitata
773; glomerata var. % latibracteata 773; Haussknechtii 774; humifusa 774;
humifusa ver. £ pycnantha 774 ; odorata 84, 908; setosa 77% ; sherardioides 773;
stylosa 773; trichodes 77%. — Asphodeline lutea 400. — Asphodelus microcar-
pus 395, 401, 407, 474, 482, 487, pendulinus 94; tenuifolius 98. — Aspidium
aculeatum var. Batjanense 996 ; aculeatum ssp. lobatum 723; amplum 54; Angi-
logense A003; angulatum 1002, 1003; aridum 180; Batjanense 996: biseriatum
1002; Braunii 752, 755, 923; Bryanti 1002: bullatum 53; caripense 161;
caucænse 58; caucænse var. simplissimum 58; caudatum 162; caudatum var.
contractum 162: chrysotrichum 1003; cicutarium var. angustius 165: con-
cinnum 58; consarguineum 58 ; culcita 5% ; diplazioides 150 ; draconopteron 1002:
effusum 53, 56: excelsum 54; filix mas 57, 905; filix mas var. deorsolobatum
905; filix mas var. paleaceum 1003; frigidum 160; gemmiferum 162; gleiche-
nioides 159, 162; guatemalense 56; hemiotis 260; Hemsleyanum 57; Karste-
nianum 56; Karstenianum var. Navarrense 56; Leprieurii 161; leucolepis 53;
lonchitis 923; Lunense 55; macrourum 161; melanocaulon 1002; Mercuri 58,
160; montanum 905, 909; Navarrense 160; nervosum 161; nigrovenium 162;
nutans 286; oligocarpum 58; oppositum 58, 159; oppositum var. resiniferum
58; patens 161; patulum 57; phegopteris 914, 921, 923; pilosulum 58; repan-
dum 1002; resinofeetidum 161; rigidum 150, 398; scalare 159; septentrionale
921: setosum 162; Sloanei 162; spinulosum 905; spinulosum ssp. dilatatum
905, 923; spinulosum ssp. euspinulosum 905; Sprengelii 58, 160; subincisum
56; Thelypteris 343; Tonduzii 161, 162; varium 996; villosum 55, 56; viride
921. — Asplenium adianthum nigrum 919; anisophyllum 177, 178; auritum
177; auritum var. longicaudatum 177; caudatum 998; ceterach 919; colu-
brinum 999; cymbifolium 999; fontanum 752, 755; germanicum var. alterni-
folium 919; Halleri 84, 509; hirtum 998; horridum 998; juglandifolium 177;
lepturus 998; Meyenianum 999; monanthes 177 ; monanthes var. Galeottii 177;
multilineatum 490; musæformis 999; Nidus 999; obtusifolium 190: pellucidum
998 ; Petrarchæ 93; præmorsum 177; premorsum var. laceratum 177; radicans
172; rhizophorum 172; rhizophyllum 172; rhisophyllum var. auriculata 172:
ruta muraria 84, 599, 919; ruta muraria var. microphyllum 919; sanguino-
lentum 177; septentrionale 919; trichomanes 8%, 128, 599, 919; trichomanes
var. microphyllum 919; vulcanicum 998. — Aster alpinus 150, 930; Ehren-
bergii 85% exilis 85%; flaccidus 533; linosyris 908; spinosus 854. — Asteriscus
graveolens 97. — Asterionella gracillima 158. Astomum crispum 326, 561,
570, 624, 637, 893. — Astragalus sp. 522, 523; Alopecurus 525; alpinus var.
erectus 1023; Deketowi 533; erinaceus A111; exscapus 751, 753; fruticosus 521;
Gombiformis 90, 94, 95, 102; Gombo 95; ingratus 198; introflezus 196; Kus-
chakewiezi 532; longifolius 521 microphyllus 199; monspessulanus 513, 603;
polyadenius 200; Saharæ 101; trichospherus 194. — Astrantia major 148:
105% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2% séR.). 1906
minor 907, 911, 925, 929. — Astrocaryum gynacanthum 271; Jauary 255,
256, 257, 262, 267; macrocarpum 271; mumbaca 271; Murumuru 259, 267:
princeps 271. — Athamantha cretensis 150, 604; grisea 772. — Athyrium
achilleæfolium 292; ferulaceum 169; filix femina 905; filix femina var. multi-
dentatum 905; Loheri 1001; myriomerum 46, 169; nitidulum 1001; ornatum
1002; Sarasinorum 1001 ; sparsum 1001; verapax 292. — Atractylis aristata
90, 98, 99; delicatula 91, 95, 96, 99: prolifera 96. — Atrichum angustatum
644; undulatum 121, 644. — Atropis tenuiflora 533. — Attalea excelsa 256,
259, 260, 267; Geldiana 259, 268; Humboldtiana 267, 268; phalerata 268;
Wallisii 259, 267. — Aulacomnium androgynum 133, 632, 634, 643; palustre
L14, 553, 809, 502, 568, 63%, 644; rupestre 239. — Avena bromoides 752,
755; versicolor 927.
Babiana Bakeri 712; Schlechteri 712. — Baccharis cœrulescens 855;
elegans 855 ; helerophylla 855: lancifolia 855 ; mucronata 856; multiflora 856;
rhexioides 856 ; sordescens 856. — Bactris concinna 269; Maraja 257. —
Badhamia hyalina 155. — Bahia Schaffneri 865. — Barbeya oleoides 35. —
Barbula anacamptophylla 6; convoluta 326, 421, 558, 562, 566, 633, 640;
fallax 326, 556, 562, 624, 633, 639, 895; flagellaris 5; flavipes 552; gracilis
327, 331, 553, 567, 640; Hornschuchiana 421, 566, 640 ; icmadophila 640 ;
leptosyntrichia 6; paludosa 336, 417, 421, 552, 640, 895; pycnophylla 5 :
reflexa 123, 128, 241, 335, 423, 553, 639, 895; revoluta 558, 562, 625, 640;
runcinata 5, 6; ruraliformis 85; ruralis 599: Sinuosa 243, 327, 330, 409, 640 ;
squarrosa 89 ; unguiculata 562, 621, 624, 631, 632, 633, 639, 895; vinealis
327, 093, 907, 640; vinealis var. 8 cylindrica 132, 326. — Barkhausia fœtida
970, 972, 1021. — Bartramia austro-georgica 8: diminutiva 8; Halleriana 133,
239, 336, 415, 634, 644, 897; ithyphylla 415, 424, 562, 634, 644; leucocolea
8; oreadella 8; oreadella var. microphylla 8; patens, 8; pomiformis 415, 562,
634, 64%, 897; pycnocoleos 8, 16; subpatens 8; subsymmetrica 8; Willi 9.
— Bartschia alpina 929. — Bauhinia reticulata 702, 799. — Bazzania
tricrenata 577, 579; trilobata 578, 579. — Bellis pappulosa 752, 75%; perennis
602. — Belmontia Baumiana 715, 716, 807; Baumii 715; chionantha 745,
716, 806; confertiflora 715; cordata 729; cordata var. intermedia 733; cordata
var. micrantha 739, 809; crassulæfolia 715; debilis 716, 735 ; divaricata
746 ; emirnensis 716; Flanaganii 737; gracilis 715, 716, 809; grandiflora 715;
grandis 715, 716, 745; hymenosepala 715; intermedia 733; Macowani 715;
macrantha 715; macrophylla 715; macrosepala 715; Mechowiana 715, 716,
808; micrantha 739; multiflora 715; natalensis 732, 744 ; Ohlendorffii 742;
oligantha 736; oreophila 715; platyptera 716, 805; polyantha 715; primulæflora
716, 80%; pumila 731; Rehmannii 715; Schinziana 715 ; sedoides 715 ;
semialata 745; spathulata 732; stricta 715, 738; Teuszii 715, 716, 807;
RÉPERTOIRE. 1035
Thodeana 715; transvaalensis 7145: wittebergensis 715; Woodii 715; Zambesiaca
74%, — Beloperone comosa 845. — Berberis integerrima 527; vulgaris 477,
598. — Berteroa incana 428. — Bertholletia excelsa 265. — Berula
angustifolia 216. — Betula alba 508: pubescens 904. — Bidens argutus 862;
chrysanthemoides 862 ; ferulifolius 862 ; grandiflorus 862 ; humilis 862 ;
ostruthioides 862; pilosus 863. — Bigelovia graveolens 853; Hartwegii 854;
pyramidata 854. — Bignonia eximia 142; Unguis 259. — Biscutella lævigata
393. — Bixa orellana var. platycarpa 247 254 262. — Blasia pusilla 574. —
Blechnum capense 997: egregium 997; spicant 905, 1021. — Blepharostoma
irichophyllum 579. — Bletia campanulata 832; verecunda 832. — Blindia
acuta 125, 127, 129, 130, 151, 132, 238. 241, 629, 638 ; capillifolia 5;
dieranellacea %; Skottsbergii 4, 14; tenuifolia 5. — Boletopsis flavus 152;
luteus 152; viscidus 152. — Boletus amarellus 152; bulbosus 152; duriusculus
151, 152 ; edulis 451 ; luridus 152; piperatus 152; Satanas 152; scaber 151;
subtomentosus 152. — Bomarea edulis 587; edulis var. grandis 587; salsil-
loides 587; salsilloides var. à pubescens 587. — Bombax Munguba 256, 257,
262. — Borrago officinalis 954, 1021. — Botrychium lunaria 84, 85, 927;
matricariæ 909; virginianum 288. — Botrydium grauulatum 567. — Bovista
gigantea 155. — Bowkeria calceolarioides 829 ; cymosa 829; Gerrardiana 829 ;
natalensis 828, 829 : simpliciflora 829 ; triphylla 829; velutina 828, 829;
verticillata 828. — Brachydontium trichodes 129, 131, 415, 416, 424, 629,
638. — Brachypodium pinnatum 625, 906; sylvaticum 906. — Brachysteleum
polyphyllum 129, 132, 240, 330, 551, 629, 634 641. — Brachystelma
erianthum 799. — Brachythecium albicans 556, 563 645; antarcticum
var. cavifolium 42, 17; campestre 625, 645; curtum 124, 129, 646;
densum 552; Geheebii 124, 129, 646; georgico-glareosum 12; glareosum
2hh, 334, 415, 417, 556, 563, 624, 630, 645, 898; lætum 415, 493,
593; Mildeanum 645; plumosum 133, 563, 629, 635, 646; populeum 121,
563, 635, 646, 898; reflexum 124, 129, 131, 239, 646; rivulare 239,
336, 337, 419, 563, 629, 635, 646; Rotænum 553; rutabulum 122, 556, 563,
568, 624, 635, 646, 898 ; salebrosum 563, 566, 568, 653, 645, 898; Skottsbergii
12; Starkei 124, 129, 431, 239, 646; subpilosum 12, 17; subplicatum 12;
velutinum 121, 222, 563, 566, 635, 646. — Braya ænea 533. — Breutelia
arcuala 330, 897; graminicola 9. — Brickellia Cavanillesii 852; corymbosa
852; diffusa 852; glomerata 852; Hartwegii 852; veronicifolia 853. — Brocchia
cinerea 96. — Bromelia Pinguin 260. — Bromus erectus 8%, 603, 1020;
erectus var villosus 84; hordaceus 910; mollis 98; rubens 401; sterilis 599;
tectorum 85, 603; villosus var. ambigens 510. — Bruchia vogesiaca 236, 239.
— Brunella grandiflora 85, 911, 913, 929, 970; vulgaris 149, 911, 913, 929.
— Bryonia aspera 211; dioica 211, 619. — Bryum alpinum 127, 132, 133,
239, 560, 562, 643; amblyolepis 16; amplirete 10; antarcticum 16; arcti-
cum 340; argenteum 16, 562, 634, 643, 896; atropurpureum 562, 567,
1036 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Zme sÉR.). 1906
643; badium 562, 567, 643: bimum 123, 553, 558, 562, 568, 634, 642, 896;
Blindii 340; cæspiticium 562, 634, 643, 896 : capillare 121, 634, 643, 896;
capillare var. flaccidum 562%; cephalozioides 16; cirratum 123, 642; cuspidatum
621, 643; cyclophyllum 124, 643; Duvalii 123, 239, 562, 634, 643; elegans
123, 126, 128, 238, 331, 340, 341, 117, 422, 643, 896; erythrocarpum 567,
643; fallax 340; Funckii 123, 127, 128, 131, 132, 133, 241, 327, 329, 415, 417,
562, 567, 643 ; Geheebii 338, 566 : Gerlachei 16 ; Gerwigii 337, 565,
643, 896, Græfianum 340 ; Haistii 412; inclinatum 558, 562, 642; intermedium
558, 562, 567, 642: Klinggreffii 567, 643; lamprocarpum 10; microstegium
340; Mildeanum 123, 129, 131, 238, 440, 643; murale 243, 326, 327, 328,
330, 409, 410, 621, 626, 643; neodamense 415, 567, 568, 569, 643 ; neodamense
var. ovatum 569; obconicum 621, 643; pallens 562, 634, 643, 896; pallescens
562, 634, 643, 896; parvulum 10; pendulum 85, 642; pseudotriquetrum 336,
553, 557, 559, 562, 567, 568, 634, 643, 896; pseudotriquetrum var. Duvalioides
553: rubens 411; Schleicheri 129, 576, 643, 896; Schleicheri var. latifolium
123, 239; submersum 558, 562, 643; subrotundum 340; torquescens 330,
109, 621, 626, 643; turbinatum 123, 420, 553, 562, 568, 643; uliginosum 553,
642; versicolor 567, 643; viridatum 9. — Bulbocodium vernum 601. —
Bulbophyllum apertum 462; blepharosepalum 462: clandestinum 463: endra-
giriense 463; patens 462. — Bunium cylindraceum 21%, 215; cylindraceum
var. brachycarpum 21%, 215; cylindraceum var. minor 21%; cylindricum
767 : elegans 767; longipes 214, 215: longipes 8 ellipsordeum 215. — Bupleurum
Gerardi var. patens 766; Kotschyanum 213; linearifolium 213, 766; protrac-
tum var. £ heterophyllum 766; rotundifolium 213; stellatum 922, 929. —
Burmannia bicolor 810. — Buxbaumia aphylla 122, 424, 556, 563, 634, 64%;
indusiata 129, 133, 421, 568, 634, 644. — Buxus sempervirens 84, 85, 432,
971, 972, 1020.
Gau: peltata 867. — Cacao sylvestris 274. — Cachrys odontalgica
521. — Cæoma pulcherrimum 397. — Calamagrostis anthoxanthoides 532, 533 ;
arundinacea 752, 755. 910: lanceolata 343. — CGalaminthe acinos 149. —
Calea axillaris 863; integrifolia 863; peduncularis 864; pinnatifida 86%; tricho-
tema 86%; Zacatechichi var. calyculata 86%. — Calendula arvensis 175. —
Calepina Corvini 393, 39%. — Calligonum sp.:521 ; comosum 9%. — Callipeltis
Cucullaria 777. — Callitriche palustris ssp. verna 916: platycarpa 343; stag-
nalis 343. — Calluna vulgaris 508, 578, 974, 1020; vulgaris var. glabra 905. —
Galocera viscosa 155. — Calophyllum brasiliense 262. — Galycophyllum
Spruceanum 257, 258. — Calypogeia ericetorum 384, 386; euthemona 387;
fissa 384; flagellifera 384, 386; oniscoides 386; Pringlei 388; Trichomanes 38%,
499. — Galyptrocarpus vialis 862. — Camarosporium Coronillæ 483 ; phlomi-
dicolum 483. — Cambessedesia Hilariana 592; Hilariana var. à vulgaris 592;
RÉPERTOIRE 1037
ilicifolia 591. — Campanula barbata 149, 908, 912, 930; barbata X Phyteuma
hemisphæricum 516; X Boissieri 514, 515, 584; Carpathica 51%, 515, 516;
carpathica X lactiflora 974; carpathica X Waldsteiniana 51%; cochleariifolia
ver. inciso-serrata 923; cochleariifolia var. pusilla 922: excisa 751, 754, 923,
995; exotica 974; X Gisleri 516; glomorata 84, 486, 971; x Hausmanni 516;
incanescens 527; Medium 425, 426, 516; X Murithiana 516; patula 508; per-
sicæfolia 121, 60%; pusilla 150; radicosa 584; rapunculoides 513; rhomboidalis
> scheuchzeri 516; rotundifolia 121, 149, 599, 912, 930, 971, 974, 1043 :
Seheuchzeri x rhomboidalis 516: Scheuchzeri var. typica 930; Tomimasiana
514, 515; Tommasiana X Waldsteiniana 514; Vetteri 515; Waldsteiniana 514,
515. — Campsiandra laurifolia 257. — Camptothecium lutescens 244, 333,
344, 560, 563, 570, 631, 632, 63%, 645, 898; lutescens var. decipiens 333, 560 ;
nitens 124, 553, 559, 563, 645. — Campylopus flexuosus 132, 133, 424, 629,
633, 638; fragilis 423, 129, 130, 131, 132, 240, 638; subulatus 123, 340. 658 ;
turfaceus 414, 559, 561, 568, 638. — Campylosteleum saxicola 424, 129, 415,
416, 42%, 629 ; saxicola 638. — Cantharellus cibarius 151, 153; cinereus 153;
hydrolips 153; tubeformis 153. — Capnodium minimum 399. — Capparis
rupestris 89; spinosa 89, 96, 99; spinosa var. canescens 89. — Capsella bursa
pastoris 393; bursa pastoris var. integrifolia 931; bursa pastoris var. sinuata
931. — Caragana frutescens 527: jubata 531; tragacanthoides 527. — Carda-
mine alpina 924, 928; hirsuta 393; resedifolia 915, 924, 928. — Carduncellus
eriocephalus 91. — Carduus sp. 395; crispus 916; defloratus 149; defloratus
var. rhæticus 908, 920. — Carex acuta 520; alba 513; aterrima 398: brizoides
567; chordorrhiza 752, 755; curvula 927; curvula var. pygmæa 927; digitata
906; filiformis 344; fœtida 927; frigida 945; frigida var. debilis 915; glauca
509, 514, 971; gynobasis 509, 512, 513, 603; Hornschuchiana 343: humilis
39%; intermedia 344; leporina 915, 927; magellanica 915; montana 509; muri-
cata 520; nitida 8%, 970, 971, 972, 1021; Oederi var. elatior 343; ornithopus
906; pallescens var. alpestris 915; paniculata 343; physodes 521, 522; pilulifera
906; præcox 394; remota var. subloliacea 906; riparia 343; sempervirens 927;
silvatica 906; stellulata 915: strieta 600; umbrosa 906; vesicaria 343. —
Carlina acaulis 912, 914, 930; acaulis var. caulescens 908, 912, 923; corym-
bosa 96; vulgaris 599, 908, 923, 970. — Caropodium meoides 767. — Garpi-
nus Betulus 598, 971. — Carum Carvi 767, 913; elegans 767; setaceum 215. —
Caryocar villosum 265. — Cassia abbreviata 80; Beareana 78, 81, 85, 86;
fistula 79, 80. — Castanea sativa 483, 904; vesca 398, 400, 970. — Catabrosa
aquatica 344. — Catha edulis 797. — Catharinea angustata 326, 570; antarc-
tica 1; tenella 424, 570; undulata 567, 570, 634, 897. — Gatoscopium nigri-
tum 130, 331, 332, 411, 632, 634, 643. — Caucalis daucoides 772, 931, 970,
1021; leptophylla 772; Stocksiana 772. — Cayaponia attenuata 845. —
Cecropia sp. 262; sciadophylla 265. — Cedrela sp. 259. — Ceiba pentandra
258. — Celastrus Sahare 96. — Celtiophyllum præaustrale 26. — Celtis
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 42, 30 novembre 1906, 68
1058 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
aculeata 98 : australis 23, 24, 25, 35, 37: boliviensis 28: brasiliensis 28; einna-
momea 26; Durandi 29: Henriquesii 24. 25; Ilicifolia 29; integrifolia 25;
Kraussiana 24, 25, 35; mississipiensis 23, 25, 26, 37; occidentalis 23, 25;
paniculata 26, 27: philippinensis 26, 27; Prantlii 28; reticulata 26: sinensis
24, 25, 35, 37; Soyauxi 27: Stuhlmanni 2%, 25; tetranda 26, 35; Tala 28;
Whightii 26, 27, 28; Zenkeri 27. — Centaurea Adami 428, 969; aspera var.
angustata 732, 754: Calcitrapa 91; cyanus 931; depressa 526; dubia 912; Jacea
971: X Mebhrleni 428; orientalis X scabiosa 428: plumosa 912, 925, 930;
pseudophrygia 752, 75%; pseudosphærocephala 752, 754: pungens 95, 100:
Scabiosa 517, 970: solstilialis 423. — Centella Asiatica 837; renifolia 837. —
Centrosema Plumieri 254. — Cephalantera ensifolia 599; rubra 84. —
Gephalaria alpina 148: hirsuta 779; Kotschyi 779: microcephala 779; pilosa
779; procera 779; procera var. £ Kotschyi 779. — Cephalozia bicuspidata 492,
498, 577; bicuspidata var. tenella 498: bidentata 489; byssacea 497: byssacea
var. procerior 497; connivens 498, 573, 577, 578, 579; curvifolia 498; divari-
cata 489, 497 : elachista 497, 498; fluitans 495, 578; Jackıj 497; Lammersiana
578; leucantha 498; lunulifolia 498; pleniceps 498, 578; pleniceps var. grandi-
folia 498; reclusa 498; rubella 489 ; rubriflora 497; striatula 497, 498; striatula
var. laxa 498; symbolica 578. — Gephaloziella elachista 578; Jackii 578;
Jackii var. Jaapiana 578; Starkii 578; trivialis 578. — Cerastium arvense ssp.
strictum 928; brachypetalum 39%; glutinosum 39%, 599; trigynum 928. —
Cerasus avium 509; calycosa 206; incana 207; Mahaleb 508, 509, 512. 603;
microcarpa 606; orientalis 206, 606; prostrata 206, 207, 606; prostrata £ con-
color 606. — Geratiomyxa mucida 155. — Ceratium hirundinella 158. —
Ceratodon antarcticus 14: grossiretis 1%; grossiretis var. vahdus 14;
purpureus 14, 121, 561, 567, 570, 633, 638; purpureus var. brevifolius 14. —
Ceratophyllum demersum 619. — Ceratosanthes Hilariana 596. — Cercos-
pora Gei 486: Myrti 487: olivascens 487; Rhagadioli 487 ; Rubi 487; Smilacina
487. — Ceterach officinarum 175, 509. — Cetraria cucullata 150; islandica
‘83, 150. — Ceuthospora Phlomidis 476: Punicæ 475. — Chærophyllum colo-
ratum 396; hirsutum 907, 911: hirsutum ssp. elegans 907; macropodum 767 ;
macrospermum 216, 767. — Chætachme arisiata 34: madagascariensis 35.
— Chalymotta papilionacea 153. — Chamædorea elegans 831; lanceolata 269.
— Chandonanthus setiformis 502. — Chaptalia nutans 870. — Chara 100;
erinata 102. — Chelidonium majus 931. — Chenopodium album 931: bonus
Henricus 928, 931; murale 402. — Chiloscyphus æquatus 224; amphibolius
225; anomodus 557; appeadiculatus 659: australis 785; bieiliatus 794; canali-
culatis 786: dargonius 789: fragilifolius 232: fusco-virens 547; fulvellus 661 ;
Gayanus 662: gibbosus 232; grandifolius 228; hexagonus 377; horizontalis 228;
huidobroanus 228; leucophyllus 937; nigrescens 224; notophylloides 542;
pallide-virens 658; polvanthus 577; polyanthus var. Lophocoleoides 497; retu-
satus 225; striatellus 659: surrepens 230. — Chimophila umbellata 569. —
RÉPERTOIRE. 1039
Chironia palustris 799. — Chitonanthera Max Gregorii 461. — Chitonia 102.
— Chlamydophora pubescens 100. — Chlora perfoliata 971. — Chlorocrepis
stalicefolia 599. — Chlorophora tinctoria 262. — Ghodanthus 141; splendens
142; splendens var. x genuina 142; splendens var. grandiflora 142. — Choisya
ternata 601, 602. — Chondrilla sp. 522; juncea 919, 970, 971, 972, 1021. —
Chondrioderma spumarioides 155. — Ghristopteris Gopelandi 990 ; Sagitta
989. — Chrysanthemum 95; alpinum 925; coronarium 919; heterophyllum
919; leucanthemum var. lanceolatum 912; leucanthemum var. montanum 912;
leucanthemum var. pinnatifidum 912; macrocarpum 90; macrocarpum var.
aureum 90, 104; macrocarpum var. flavum 90. — Chrysomyxa Rhododendri
1013; Chrysopsis villosa 853. — Cibotium Guatemalense 189; Wendlandi
489. — Gicendia microphylla 726. — Cicer arietinum 203; pungens 203;
soongaricum £ imparipinnatum 203. — Cichorium Intybus 401, 406, 473, 480.
— Cincinnulus Müllerianus 499; trichomanis 499 ; trichomanis var. fissa 499 :
trichomanis var. Mülleriana 499; trichomanis var. sphagnicola 499 ; trichomanis
var. suecica 499. — Cinclidium stygium 332, #11. — Cinclidotus aquaticus
331, 337, 417, 421, 565, 640 ; fontinaloides 193, 132, 337, 417, 491, 423, 565,
633, 640: riparius 331, 337, 421, 423, 565, 640. — Circæa alpina 907; lute-
tiana 907. — Cirrhopetalum adenophorum 463; borneense 464: citrinum 465 ;
gamosepalum 463, 464; pallidum 46%. — Cirsium acantholepis 869; anglicum
var. accedeus 752, 754: arvense 526; conspicuum 870; oleraceo-rivulare 148;
oleraceum 448; palustre 148, 916; rivulare 148; rivulari-spinosissimum 753,
75%; X Schulzianum 753, 75%; silvaticum 908; spinosissimum 1013, 1014;
subcoriaceum 870. — Cissus sicyoides 25%. — Cistus salvifolius 907, 922. —
Citrullus colocynthis, 101; vulgaris 211. —- Cladanthus arabicus 97. —
Cladonia Alicornis 599; cervicornis 85: fürcata 150, 599; pixidata 599; rangi-
ferina 150; vermicularis 150; verticillata 599, 600. — Cladosporium ævidiico-
lum 487; epiphyllum 487; fasciculatum 487. — Clasmatocolea chilensis 391,
9995; cuneifolia 218; Dœllingeri 390 ; exigua 390, 391; fragillima 391, 535;
heterostipa 390; truncata 391. — Clavaria abietina 151, 152: æroporphyrea
152; canaliculata 152; cristata 452: flava 152; gracilis 152; ligula 151, 452:
pistillaris 451, 152; truncata 151, 152. — Claviceps microcephala 914. —
Cleisostoma tenerum 471. — Clematis cirrhosa 601; cirrhosa var. Balearica
602; Esquirolii 50%; recta 907; songarica 504; vitalba 904; Viticella 397, 399,
400, 401, 407, 473, 481. — Cleome arabica 96, 101. — Climacium dendroides
121, 563, 568, 634, 645, 898, 1021. — Closterium Brebissonii 156. — Cluytia
sp. 799. — Clypeola hispida 752, 753; psilocarpa 514. — Clypeosphæria
Asparagi var. montenegrina 402, 408. — Clytocybe brumalis 150; monstrosus
150; nebularis 150. -— Goccomyces coronatus 398. — Cocos acrocomioides
271; botryophora 271; Chavesiana 271; Inajai 271: purusana 271; speciosa
271. — Cocculus Leæba 97, 99, 100. — Cœlosphærium Kützingianum 158.
— Coffea arahica 523. — Colchicum sp. 395; alpinum 910; autumnale 910. —
1040 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SEÉR.). 1906
Coleochila anomala 497; cuneifolia 218; Taylorı 217. — Coleosporium
Cacaliæ 1013; Campanulæ 1013. — Coleus Marquesii 826; Newtonii 826. —
Golletotrichum Montemartini 484. — Golusea arborescens 450, 509, 512, 527,
602, 974, 972. — Commelina albescens 800; Karroica 800: Krebsiana 800. —
Comocladia Engleriana var. integra 833. — CGoniothyrium Agaves 481 ; oliva-
scens 471. — Conium maculatum var. 8 leiocarpum 216, 768. — Gonocephalus
conicus 572. — (Conomitrium Julianum 621. — Conostomum australe 8;
rhynchostegium 8, 9. — Conringia orientalis 428. — Convallaria majalis 508,
906. — Convolvulus spinosus 521. — Conyza chilensis 855; lyrata 855;
lyrata var. pilosa 855; squarosa 599. — Copaifera sp. 259. — Coprinus
comatus 153; porcellanus 153; stercorarius 193. — Corallocarpus Mill-
spaughii 845. — Coriandrum sativum 838. — Cornulaca monacantha 94.
— Cornus australis 772; sanguinea 83, 149, 598, 599, 602, 772. —
Coronilla Emerus 399, 403, 407, 473, 484, 486, 488, 509, 598, 603, 623,
905, 971; montana 509. 510; varia 970. — Corticium incarnatum 398;
ochraceum 152. — Cortinarius bolaris 15%; brunneus 151, 154; bulbosus
15%; castaneus 154; cinereo-violaceus 154: decipiens 15%, duracinus 154;
macropus 15%; orichalceus 151, 15%; orichalceus var. russus 15%; raphanoides
15%; sanguineus 151, 15%; saturninus 15%; subferrugineus 15%; triumphans
15%; violaceus 151, 45%. — Gortinellus imbricatus 154; tristis 154; vaccinus
154. — Corydalis cava 602; lutea 602; solida 432. — Corylus Avellana 566,
599, 90%. — Corysanthes mirabilis 296; rivularis 296. — Coscinodon
cribrosus 123, 129, 238, 641; humilis 123, 128, 131, 238, 641 ; pulvinatus 131,
4132. — Cosmanium Nordstedtii 158. — Gosmarium Lundelii 158; Cosmos
aurantiacus 863; bipinnatus 863; erithmifolius 863; diversifolius 863. —
Costus sp. 260; Bakeri 831; cylindricus 832. — Cotoneaster nummularia 207;
nummularia 8 ovalifolia 208, 607; tomentosa 149, 150. — Gouralia toxophora
262. — Couroupita guyanensis 259. — Cousinia sp. 523. — Crassula Bolusi
798; crenatifolia 712; crenatifolia var. y 713; Dielsii 713; Dielsii var. 8 713;
loriformis 713; Magnolii 212 619 ; pentandra 798; promentorii 713; promentorii
var. © 713; Wilmsiana 798. — Cratægus ambigua var. Hohenackeri 607;
laciniata 207: lagenaria 607; lagenaria var. orthosepala 607: melanocarpa 207,
607; microcarpa 607; monogyna 207, 598, 602, 603, 90%, 974; orthosepala
607; Oxyacantha 523, 971; pentagyna 607. — Craterellus clavatus 152;
cornucopioides 152. — Crepis agrestis 429; alpestris 912; aurea 931, 1013;
conyzifolia 912; conyzifolia var. eglandulosa 912; neglecta 396; paludosa 908,
916; taraxacifolia 396; virens 429, 912, 931; virens var. agrestis 429. —
Crescentia Donnell-Smithii 376. — Crocus aureus 601; vernus 927. —
Crossidium griseum 409, 410; squamigerum 330, 409, 410, 625, 626, 639. —
Crotalaria Saharæ 90, 95, 100. — Crucianella disticha 773; glauca 773;
glauca var. ß Gilanica 773; glauca var. 8 laxiflora 773; suaveolens 773. —
Cryphæa heteromalla 330, 622, 644. — Gucurbitaria Coronille 399. —
RÉPERTOIRE, 1041
Cuscuta epithymum 907. — Gyanotis nodiflora 800. — Gyathea adenochlamys
1008; aphlebioides 179; arida 180; Brunei 45, 181; callosa 1008; Christi
1008; conspicua 45, 178: divergens 46. 179: equestris 179; hemiotis 182;
hypotricha 183; Loheri 1007; onusta 183; pelliculosa 479: Philippinensis
1009; Underwoodii 183; Werckleana 181; hispidus 15. — Cyclamen europæum
430, 432, 508; neapolitanum 40%. — Cyclanthera eremocarpa 846; integrifolia
846; ribifolia 846. — Cyclanthus bipartitus 266. — Gyclophorus argyrolepis
991; lanuginosus 990; splendens 990. — Cyclotella operculata 158. —
Cydonia valgaris 207. — Cylindrosporium malisoricum 485. — Cylindro-
thecium concinuum 243, 244, 328, 330, 333, 409, 416, 421, 422, 556,
563, 624, 626, 627, 630, 631. 633, 634, 645, 898; concinnum var. tenella 898;
Schleicheri 123, 243, 327, 328, 330, 409, 415, 416, 423, 560, 563, 645. —
Cymbella cæspitosum 158. — Cynodon dactylon 85, 98, 625, 912, 920. —
Cynodontium polycarpum 239, 629, 633, 637; strumiferum 12%, 130, 132,
637; torquescens 424, 551. — Cynoglossum anchusoides 526. — Cynomorium
coceineum 9%. — Cynosurus cristatus 910. — Cyperus flavescens 915;
tenuiflorus 709; radiatus 253; vegelus 752, 755. — Cypripedium Calceolus
88. — Cystopteris fragilis 1013; fragilis ssp. eufragilis 919, 921, 923. —
Cystopus candidus 393; Tragopogonis 393. — Cytisus nigricans 904.
Dactyiis glomerata 910. — Dæmia cordata 96, 100. — Dahlia coccinea
862; variabilis 862. — Dalbergia monetaria 262. — Danthonia Forskahlei
9%. — Daphne alpina 1021; Laureola 508, 509, 513; mezereum 907; striata
751, 75%. — Daucus Carota 401, 407, 526, 971: montanus 839; persicus 771;
pulcherrimus 771 ; sahariensis 104. — Delphinium consolida 1022; ertostylum
505: Esquirolii 505 : minutum 505 ; pubiflorum 505; Pylzowii 505; tricho-
phorum 505. — Dendrobium bandense 453; bicornutum 45h; erumenatum
455, 456, 459; cuneatum 454; fugax 455; Hosei 459; kœteianum 456; Lawesii
457; Leonis 460; lonchophyllum 458; Mac-Farlanei 455; Morrisonii 456;
neo-ebudanum 456; platyphyllum 457; prostralum A460; rhizophoretum 454,
457; vhopalobulbum 457; Schinzianum 458; Smilliæ 456; taurinum 454:
telralobum 458; Usterii 458: vulcanicum 459; xanthoacron 459: Dendro-
chilum album 303; aurantiacum 303: micranthum 303. — Dennstædtia
coronata 192; grossa 192; rubicaulis 45; rubifolia 284. — Dentaria pinnala
509. — Derminus crusliliniformis 154; hypnorum 15%; sinuosus 154. —
Deschampsia cæspitosa 600; flexuosa 906. — Desmatodon latifolius 238, 339;
systylius 339, 340. — Desmoncus leptospadix 271. — Deverra intermedia
90, 95, 101 102; scoparia 9%, 95, 99. — Dialytrichia Brebissoni 340, 565. —
Dianthus Ameria 971; barbatus 969; barbatus X superbus 968; carthusia-
norum 913, 928, 971 ; X Courtoisii 928; prolifer 84, 85, 439, 970, 971, 1021;
saxicola 85, 509, 970, 971; Seguieri 906; sylvestris 149, 1020, 1021; sylvestris
1042 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2We sÉR.). 1906,
var. 603: superbus 968, 969: tristis 394; vaginatus 913. — Diatrype Stigma
399. — Dichodontium flavescens 131, 132, 133, 241; Jamesoni 3; pellucidum
238, 241, 629, 633, 697. — Dicksonia Karsteniana 188, 189; lobulata 187,
188; Navarrensis 188: Selloviana 187, 189. — Dicranella cerviculata
414, 415, 559, 561, 568, 637; curvata 239, 411, 424, 637; heteromalla 122,
"41, 633, 687: Hookeri 4; humilis 570: Jamesoni 4: rufescens 326, 424, 555,
561, 570, 637; Schreberi 326, 415, 570, 637: squarrosa 123, 131, 132, 239, 637;
subulata 239, 411, 556, 561, 636, 894; varia 326, 561, 633, 637, 894.
— Dicranodontium longirostre 733, 42, 557, 561, 579, 633, 638, 894 —
Dicranoweisia brevipes 4: cirrhata 339, 42%, 632, 633, 637; crispula 125, 130,
131, 133, 239, 557, 961, 637: grimmiacea 3, 1%; pallidifolia 3; subinclinata 3.
— Dicranum aciphyllum 4, 14: austro-georgicum %: Bergeri 411, 415, 638;
Blyttii 123, 129, 637: Bonjeani 41%, 553, 559, 561, 568, 638; elongatum 339,
340; flagellare 424, 629, 633, 637; fulvum 125, 132, 133, 33, 411, 414, 494,
560, 561. 577, 629, 631, 632, 633, 637; fuscescens 123, 637, 894; Jamesoni %;
laticostatum 4; longifolium 133, 239, 424, 576, 629, 633, 637; majus 132, 239,
638: montanum 239, 42%, 556, 561, 629, 633, 637; Mühlenbeckii 339, 417,
321, 422, 552, 553, 560, 561, 638, 894; neglectum 339; Nordenskioldii Ak;
orthocomum 4; Sauteri 123, 129, 131, 638: scoparium 121, 122, 236, 334,
117, 561, 631, 633, 638, 89%; spurium 123, 421, 42%, 569. 638; Starkei 193,
129, 131, 238, 637; tenuicuspidatum %; undulatum 421, 561, 633, 638, 894;
viride 424, 556, 551, 631, 633, 637. — Dietamnus Fraxinella 623. — Dictyan-
thus parviflorus 843. — Dictyosphærium Ehrenbergianus 156. — Didymo-
cladon furcigerum 158. — Didymodon alpigenus 241, A411, 639; corpatus 331,
639; giganteus 339, 340, 895: Inridus 326, 423, 553, 625, 639; rigidulus 423,
24h, 335, 419, 621, 624, 639, 895; rubellus 556, 561, 632, 633, 639, 895;
spadiceus 128, 132, 241, 24%, 329, 335, 419, 557, 561, 639, 895; tophaceus
331, 336, 420, 557, 561, 632, 633, 639. — Didymopanax Morototoni 265.
— Dydimophysa Fedtschenkoana 529. — Didymoplexis himalaica 299;
latilabris 300; minor 300; pallens 299, 300. — Didymosphæria incarcerata
400: Spartii 400. — Digitalis ambigua 908: lutea 908. — Digitaria tricho-
lænoides 706, 707. — Dilophia salsa 532. — Dinemasporium decipiens 483.
— Dinobryon sp. 158; divergens 158. — Dioscorea gracillima 21, 22;
hypoglauca 21. — Dipcadi oligotrichum 712; polyphyllum 712; tenellum 712.
— Diphyscium foliosum 563, 63%, 64%; sessile 122, 42%. — Diplazium acrotis
1000; Bantamense 1001: carnosum 170; deltoideum 4001; divisissimum 109;
gemmiferum 169: grammitoides 1000; inconspecuum 1000: ingens 174; marat-
tiefolium A71; petiolare 1000: silvaticum 169, 170; Smithianum 1001;
tenerifrons 174; tenerum 1000; Toppingianum 1000. — Diplodia Boyeri 482;
osyridella 482: Psoraleæ 482: ulcinjensis 482. — Diplodina albanica 476. —
Diplophylleia albicans 122. —Diplophyllum albicans 500, 580; gymnostomophi-
lum 500; obtusifolium 500, 575. 579. — Diplotænia cachrydifolia 769. |
RÉPERTOIRE. 1043
Diplotaxis muralis 970; pendula 97. — Dipsacus silvestris 394, 400, 401; laci-
niatus 344. — Dipterys conjugala 991; conjugala var. alpina 991. — Dipteryx
odorata 259; opposilifolia 259. — Discelium nudum 330, 570. — Disoxylum
Funkii 981; nitidum 983; novohebridanum 953; nutans 932; Quaifei 982. —
Distichium austro-georgicum 5; capillaceum 336, 417, 556, 557, 561, 621,
625, 639; capillicium 89%; inclinatum 337, 422, 894. — Ditrichum conicum
5; flexicaule 423, 127, 128, 132, 133, 241, 244, 333, 33%, 335, 418, 119, 557,
561, 567, 625, 632, 633, 639, 89%; glaucescens 560, 561, 639; homomallum
840, 633, 639; hyalinocuspidatum 5; pallidum 122, 327, 424, 556, 561, 633,
639; tortile 411, 424, 556, 561, 567, 638; vaginans 424, 551. — Dodartia
orientalis 523. — Doronicum austriacum 376; Columnæ 396. — Doryopteris
pedata 191. — Dothichiza Coronillæ 483. — Draba dubia 921. — Draco-
cephalum heterophyllum 533. — Drejerella comosa 845. — Drimiopsis
Woodii 800. — Drosera rotundifolia 915, 1021. — Dryadanthe Bungeana
534. — Dryas octopetala 150, 400. — Dryopteris Rizalensis 1001; setigera
1002. — Dryostachyum pilosum 991 ; splendens 991. — Dryptodon Hartmani
239, 411, 414, 424, 629, 634, 640; patens 125, 131, 237, 332, 411, 640. —
Dyschoriste crinila 844; jasminum-mexicanum 84%; linearis 844. — Dysodia
appendiculata 866; chrysanthemoides 866; micropoides 866: serratifolia 866 ;
Seleri 866; tenuifolia 866.
Eeninoesetie floribunda 845. — Echinophora platyloba 769. — Echinops
banalicus 428. — Echinopsilon muricatus 95. — Echinosdermum sp. 522.
— Echium humile 98; trygorrhizum 101. — Eclipta alba 253, 858. — Egletes
viscosa 85%. — Eichhornia crassipes 147. — Elaphoglossum acrocarpum 294 :
Cumingii 996; Damazii 274; decurrens 996; horridulum 294; plumosum var.
Bradii %7; spathulatum 29%; supracanum 46. — Elaterium gracile 846. —
Eleocharis uniglumis 443. — Elephantopus angustifolius 848 ; spieatus 848.
— Elionurus hirsutus 99. — Elymus sp. 521; arenarius 519. — Encalypta
ciliata 131, 132, 238, 415, 416, 424, 560, 562, 642; commutata 339; contorta
244, 335. 419, 562, 631, 63%, 634, 642, 896; longicolla 339; rhabdocarpa 339,
344, 415, 416, 417, 421, 422, 552, 553, 642; rhabdocarpa var. eperistomiata
331; vulgaris 123, 421, 560, 562, 625, 642. — Encelia calva 860; exaristata
860; fœtida 860; Mexicana 861; rhombifolia 861; sanguinea 861. — Endo-
phyllum sempervivi 922, 1013. — Endoptera Dioscoridis 752, 754. —
Enicostema littorale 799. — Enteromyxa paludosa 968. — Entosthodon
commutatus 100; curvisetus 551, 552; ericetorum 330, 642; fascicularis 123,
570, 624, 642. — Entyloma microporum 395; Ranunculi 395 ; Rhagadioli 395;
veronicicola 395. — Ephedra alata 94. — Ephemerella recurvifolia 570, 636.
— Ephemerum cohærens 567, 636; serralum 326, 555, 561, 570, 636 ; sessile
329, 570. — Epichlo& typhina 910. — Epidendrum cochleatum 832; radicans
1044 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1906
832. — Epilobium adnatum 210, 617, 618: algidum 617; angustifolium 617:
Balansæ 618; collinum 907, 916, 918; collinum var. angustifolium 918;
confusum 618; Fleischeri 1013; frigidum 617, 618; gemmascens 618; hirsutum
526, 617: hirsutum var. tomentosum 210, 617; minutiflorum 617, 618;
modestum 617, 618: origanifolium 617, 618; palustre 617. 618: parviflorum
210: Ponticum 617: rhinchocarpum 617, 618, rosmaninifolium 599; spicatum
762; tetragonum 617, 618; virgatum 618. — Epiphyllum Phyllanthus 262.
— Equisetum arvense 600; Lyi 506; variegatum 600. — Eragrostis cyno-
suroides 93, 95, 99, 100: pilosa 917. — Erechthites hieraciifolia 867. —
Eremurus inderiensis 521; Kaufmanni 528: Olgæ 526; robustus 525. — Eria
aporina 461 ; ferox 460: indragiriensis 460; mollis 460: monophylla 461. —
Erica multiflora var. « 752, 754: multiflora var. % longipedicellata 752, 754.
— Erigeron acer 913, 1021; acer ssp. acer 914: acer ssp. drœbachiensis 91%;
acris 84; alpinus 930: bonariensis 854: Canadensis 854, 919: delphinifolius
85%; Ervendbergii 85%: mucronatus 854, 855; neglectus 930; uniflorus 930.
— Erinus alpinus 149. — Eriocaulon Buchananii 710: maculatum 709;
minimum 711; pallidum 741; plumale 710; pusillum 714; Ruhlandii 710;
Senegalense 710; Zambesiense 710. — Eriophorum polystachyon 915;
Scheuchzeri 915; vaginatum 915. — Eriospermum Schinzii 712. — Eritri-
chium nanum 751, 754. — Erodium glaucophyllum 94, 102: guttatum 101;
pulverulentum 98. — Erophila verna 602. — Eruca aurea 95. — Erucaria
Aegyceras 95. — Ervum Lens 204; orientale 204. — Eryngium Beecheyanum
838; Billardieri 766; Billardieri var. y meiocephalum 765; Billardieri var. 7
nigromontanum 765; Bungei 213, 766; cæruleum 213; campestre 85, 970, 971,
1021; carlinæ 838: Ghiesbreghtii 838; involueratum 838; Kermanense 766.
— Erysimum altaicum 532; orientale 428; pamiricum 533. — Erysiphe
Umbelliferarum 399. — Erythræa Centaurium 971; pumila 731. — Erythrina
glauca 259. — Erythronium dens canis 395, 432, 477, 602. — Erythrostictus
punctatus 94, 100. — Eucladium verticillatum 327, 336, 419, 557, 561, 621,
625, 632, 633, 637, 89%. — Euglypha 138: Rojasiana;, 138. — Eulophia
chrysoglossoides 453: Dahliana 453. — Eupatorium areolare 850; brevipes 850:
cannabinum 84, 908; ciliatum 850; conyzoides 850; espinosum 850; grandiden-
tatum 850; hylobium 850 ; iresinoides 850; leucocephalum 851; Leseneri 851;
Nelsonii 851 ; pauperculum 851; Pringlei 851; pulchellum 851: pyenocephalum
851: rupicola 851 ; Schultzii 851; Selerianum 852; Smithii 852. — Euphorbia
altaica 760, 761; amygdaloides 971; Atoto 759, 761; bifida 761; Bodinieri
761; cactiforme 759; calyptrata var. involucrata 93, 95, 96; Cavaleriei 760,
762; chrysocoma 769, 762; chrysocoma var. glaucophylla 762; Clarkeana 763;
cyparissias 149, 397. 487, 971, 1013, 1021; Dominii 397; dulcis 513, 971;
Erythræa 760, 762: Esquirolii 761, 762; Esula 761, 762; exigua 397; Flamandi
100; Gerardiana 84, 85. 519, 520, 623, 971, 972; græca 752, 754; helioscopia
397, 760, 762, 918, 931; Henryi 761, 763: Heyneana 763: hippocrepica 760,
KEPERTOIRE 1045
763: humifusa 760, 763; hypericifolia 761, 763: Jolkini 761, 763; Lalhyris
759, 760; 763; lucidissima 760, 763; lunulata 761, 763; microphylla 759, 760;
763, 76%; nepalensis 764; Pallasii 761, 76%; pekinensis 760, 76%; peplus 397,
602. 918; pilosa 760, 76%: pilulifera 759, 760. 764; prolifera 761, 764;
famosissima 764: sanguinea 759, 763, 764; serpens 763; serrulala 761, 764;
Sparmanni 760, 764; spinosa 407, 483: Stracheyi 760, 764; stricta 397;
tenuifolia 752, 754; thymifolia 760, 76%; Tirucalli 760, 764; trigona 759, 764;
Wulfenii 397, 487. — Euphrasia alpina 925, 930; lutea 908; minima var.
bicolor 925, 930; minima var. pallida 925, 930; minima-salisburgensis 150;
montana 941 : officinalis 971; pectinata 930; Rostkoviana 911; stricta 913,
919, 970, 971: versicolor 925, 930. — Eurhynchium cirrhosum 340, 899;
cirrhosum var. Molendoi 899; crassinervium 244, 333, 421, 621, 646; germa-
nieum 236, 331: piliferum 122, 326, 335, 420, 563, 630, 635, 646, 899;
prælongum 563, 570, 624, 631, 635, 646, 899; pumilum 243, 328, 330, 416,
630, 635, 646; speciosum 495, 646; Stokesii 133, 424, 567, 635; serialulum
244, 329, 331, 333, 417, 646; sirialum 33%, 563, 631, 635, 646, 899; strigosum
194, 327. 556, 560, 563, 635, 646; Schleicheri 635, 646; Swartzii 567, 646:
Teesdalei 409: Tommasinii 244, 329, 331, 333, 334, 417, 421, 646; velu-
Linoides 124, 129, 635, 646. — Eurotia ceratoides 533. — Euterpe oleracea
268; precatoria 259, 268, 270. — Evonymus europæus 430, 599, 623; latifolius
430. — Exacum cordatum 729; divaricatum 716; emirnense 716. — Excæ-
caria ærea 35%; arguta 439: biglandulosa 345; biglandulosa var. angustifolia
hhh, 446: biglandulosa var. = Aubletiana 362: biglandulosa var. aucuparia
356, 358: biglandulosa var. Clausseniana 436, 438 ; biglandulosa var. daphnoides
349; biglandulosa var. grandifolia 437, 438; biglandulosa var. hamata 355;
biglandulosa var. Hippomane 360, 436, 437: biglandulosa var. intercedens 437 ;
biglandulosa var. Klotzschiana A438; biglandulosa var. lanceolata ** longifolia
Ah, 444: biglandulosa var. leptadenia 436; biglandulosa var. longifolia 444;
biglandulosa var longipes 435; biglandulosa var. montevidensis 443; biglandu-
losa var. Moritziana 359; biglandulosa var. pallida 450: biglandulosa var. £
pavoniana 356; biglandulosa var. petiolaris 43%; biglandulosa var. prunifolia
440; biglandulosa var. Sellowiana 442: biglandulosa var. serrala AA3; biglan-
dulosa var. stenophylla 360; biglandulosa var. sublanceolata 441; diandra 452;
eglandulosa 350; hæmatosperma 446; laurocerasus var. 8 elliptica 347; lauro-
cerasus var. 7 laurifolia 347, 349 ; macrocarpa 352; marginata 451 ; Martii ; obovata
447; occidentalis 441: pallida 450: salpingadenia 452: stylaris 457 ; suberosa
349; lijucensis 449; lristis 451. — Exoascus Cornu corvi 398 : Prani 398. —
Exobasidium Vaccinii 155. — Exochænium annuum 734, 803: annuum var.
nanum 803: Baumianum 716, 745, 807, 814; chionanthum 716, 745, 806. 814
debile 734; gracile 716, 745, 809, 814; grande 716, 717, 730. 745. 799, 804.
814; grande var. major 802; Mechovianum 716, 745, 808, 814; platyperum
716, 745, 805, 814; primulæflorum 716, 745, 803. 814: primulæflorum var.
nanum 803, 804: Teuszii 716, 745, 806, 807, 814.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n9 12, 30 novembre 1906, 69
1046 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sé.) 1906
Fagonia Bruguieri 97, 99; Bruguieri var. laxa 101: Flamandi 97, 99,
101; fruticans 89, 90; glutinosa 9%; isotricha 95; latifolia var. pinguis 97, 99,
100; microphylla 89, 90, 95, 101: sinaica 89; sinaica var. microcarpa 89. —
Fagus silvatica 399, 508. — Falcaria Rivini 216. — Farsetia linearis 91, 94:
ovalis 96. — Fedia orientalis 779. — Fegatella conica 122, 1021. — Ferula
sp. 521, 523; galbaniflua 769; ovina 769; persica 769; puberula 769; tatarica
520. — Festuca ovina 84, 149, 519, 531, 532: ovina ssp. capillata 906: ovina
ssp. duriuscula 913, 921; ovina £ glauca 625: rubra 603, 927; rubra var. fallax
913, 927; violacea var. nigricans 927. — Ficaria verna 394, 395, 397, 477. —
Ficus sp. 255, 256, 259: anthelmintica 261: carica 904. —. Filago canescens
598; exigua 98. — Filipendula hexapetala 520. — Fimbristemma stenose-
palum 842. — Fissidens adianthoides 127; 335, 419, 561, 568, 599, 633, 638,
894; Arnoldi 553, 565, 638 ; bryoides 122, 561, 570, 625, 633, 638; crassipes
327, 337, 415, 558, 561, 565, 621, 633, 638; decipiens 123, 561, 599, 638,
894; exilis 123, 553, 556, 561, 633, 638; grandifrons 337, 415, 558, 561, 565,
566. 638; incurvus 556, 561, 638; Mildeanus 337, 565, 638; osmundoides 123.
129, 130, 132, 494, 559, 561, 638; pusillus 128, 132, 241, 214, 329, 335, 421,
557, 561, 621, 633, 638: pusillus var. irriguus 621; rivularis 565, 638: rufulus
337, 415, 569, 638: lamarindifolius 243, 328, 329, 570, 638; taxifolius 121,
561, 570, 625, 633, 638, 894. — Flaveria angustifolia 864: Contrayerva 864;
repanda 86%. — Flindersia T'ysoni 986. — Florestina pedata 865; tripteris
869. — Feeniculum officinale 970, 971, 1021; vulgare 920. — Fomes applana-
tus 152; omenlarius 153; squamosus 152. — Fontinalis antipyretica 337, 563,
63%, 644, gracilis 123, 565, 644; hypnoides 129, 64%: squamosa 125, 129, 133.
634, 644. — Forskahlea tenacissima 99. -- Fossombronia cristata 574, 581 :
pusilla 57%, 581. — Fragaria vesca 598, 971. — Fragilaria Harrisonii 158. —
Francouria crispa 95. — Frankenia hirsula 523. — Franseria tenuifolia 857.
— Fraxinus excelsior 513. — Fritillaria minor 520. — Frullania dilatata
420, 581; fragilifolia 502, 581: Tamarisci 581. — Fumago vagans 487, —
Fumana ericoides 509, 510; procumbens 84, 432, 509, 600, 603, 970, 971, 972,
1020, 1021; Spachii 510. — Fumaria affinis 752, 753; alricana 752, 753;
agraria var. major X Capreolala 753: X Burnati 751, 753; officinalis 84, 97,
951. — Fumariola turkestanica 527. — Funaria dentata 328, 329, 330, 409;
hygromelrica 121, 562, 634, 642, 896; mediterranea 243, 326, 327, 328, 330,
415, 416, 551, 626, 630. 642: microstoma 332, ll. — Fusarium roseum 488 ;
Spbæriæ 486, 488.
Gaga amblyopetala 106, 107, 113, 116, 120; amblyopetala ssp. bithynica
120; amblyopetala var. angustifolia 118; amblyopetala var. calabra 116; amblyo-
petala var. elata 118, 120: amblyopetala subsp. Heldreichii 119; amblvopetala
,
5
L
4
POSE ECTS PRET OI CPR RS
;
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|
RÉPERTOIRE. 1047
var. pumila 118: amblyopelala var. spathacea 118: andegavensis 112; anisau-
thos 110, 113: arvensis 106, 107, 108, 109, 113, 114, 970; arvensis var.
prolifera 106; arvensis 5 saxalilis 112: aurea 116; australis 115; Billardieri 108,
113, 114, 115, 118; bohemica 107, 112, 113, 115, 118: bohemica var. hungarica
115; bohemica var. stenochlamideas 143, 115; busambarensis 112; Chaberti
107; chlorantha 116, 117, 119: chrysantha 117, 119, 120; commulata 106 :
corsica 412, 113: damascena var. pumila 115: dislans 117; dschungarica 110 :
dubica 107, 408: Durieni 116: Durieni subsp. iberica 116; erubescens 106, 107:
fibrosa 113: foliosa 105, 107, 108, 109, 117, 118, 119; foliosa var. micrantha
11%: foliosa y pygmæa 112: fourreana 112; græca 117: Granatelli 105, 106, 107,
108, 109; Granatelli var. angustifolia 106: Granatelli var. bulbillifera 107 :
Granalelli var. #ntermedia 106, 107: Granatelli var. pumila 107; Guicciardii
106, 107, 109; Gussonei 409, 110, 111: longifolia 120; maroccana 107: mauri-
tanica 105, 106: minima 110, 441; montana 119: nebrodensis 112; Pinardi
105, 107: Pinardi var. bulbillifera 108; Pinardi var. filifolia 4108: Pinardi var.
foliosa 108: Pinardi var. pumrla 108; polymorpha 107, 113, 118: polymorpha
var. villosa 113: pratensis 109, 110, 111: pusilla 106, 111: pygmæa 112;
ramulosa 108: saxatilis 142, 115; saxatilis ssp. australis 112; saxalilis 2 corsica
112: saxatilis £ gallica 112, 145; saxatilis 7 helvetica 112, 115; saxatilis &
hispanica 112, 115: saxalilis z sicula 112: saxalilis » typica 112; spathacea 141,
116; stenopelala 109, 111: stenopetala var. Velenovsky 109: Szovilsii 106, 107,
113, 115, 118, 119; Szovilsii var. aleppica 1474; Szovilsii var. intermedia 11%,
115; transversalis 110, 111; transversalis var. filifolia 111: transversalis var.
spathacea Mt: Lriflora 113; lurcica 116, 117, 118. — Gaïllonia Brugieri 773;
Reboudiana 99. — Galanthus nivalis 601. — Galeopsis ladanum var. inter-
media 918; pubescens 918; pubescens var. pubescens 907: telrahit 931 ; tetrahit
var. præcox 918; tetrahit var. silvestris 908. — Galera sp. 154. — Galinsoga
parviflora 864, 919, 931. — Galium sp. 406: asperum var. glabratum 930:
asperum var. Gaudini 925, 930: Auche.i 776: boreale 970, 972: coronalum 777:
coronatum var. 7 stenophyllum 777; Cruciata 396: Decaisnei 777; delicatulum
775; diploprion 775; dumetorum 920: Fleuroti 752, 754: floribundum 777:
Ghilanieum 776: humifusum 777; bumifusum var. y Persieum 777; Hyranicum
775; Kurdieum 775: leiopbyllum 775; leiophyllum var. 8 stenophyllum 775 :
leiophyllum var. £ subvelutinum 77%; mite 775: Mollugo 519, 520, 920: mol-
lugo ssp. dumelorum 920: X Moureli 752, 754: nigricans 777; nigricans var,
LE
brachychætum 777: nigricans var. glaberrimum 777; palustre var. t! picum 946;
Parisiense 776; Parisiense var. « leiocarpum 776: Persicum 777; rubrum var.
senuinum 941, 713: selaceum 777; setaceun var. longipedicellatum 777:
spurium 776; spurium var. lenerum 776; spurium var. # Vaillantii 776;
subvelulinum 774, 775; subvelutinum var. % leiophyllum 77%; subvelutinum
tenuissimum
mu. ,
var. à oblusifolium 775: subvelulinum var. y æylorrhizum 775;
777, licorne 776; vertieillatum 777; verum 970; verum var. à Kuetzingii 776;
1045 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1906
verum X rigidum 752, 754; verum var. humile 776; verum var. 3 lasiocarpum
776; verum var. y Ruthenicum 776; xylorrhizum 775. — Gaura biennis 428.
— Geaster coronatus 155; foruicalus 155 ; hygrometrieus 155. — Genipa ame-
ricana 259. — Genista germanica 90%; pilosa 432; sagittalis 598; Scorpius 725.
753; spathulata 39% ; linetoria,971. — Gentiana asclepiadea var. cruciata 911,
916; asclepiadea var. pectinala 907 ; barbata 533: compacta 929; exacoides 728;
exacoides var. minor 733: latifolia 929; lutea 1021; lutea var. puncticulata 752,
75%; lutea X Villarsii 752, 75%; nivalis 929: Wettsteinii 929. — Georgia
pellucida 562, 634, 896. — Geranium brutium 486; columbinum 394, 918;
lucidum 478; mexicanum var. typicum 832; molle 39%; pusillum 918, 931;
pyrenaicum 602, 911, 918; Robertianum 449, 505; rotundifolium 486, 918;
sanguineum 85, 149, 508, 513, 603, 907, 970: silvalicum 911, 1013. — Geum
bulgaricum 486; heterocarpum 209, 609; heterocarpum var. oligocarpum 609;
Kokanicum 609: montanum 150: Persicum 609: silvaticum 752, 759; urbanum
209. — Ginkgo biloba 11. — Gladiolus densiflorus 503; superbus 503. —
Gleditschia caspica 205: triacanthos 205. — Gleichenia axialis 283, 284. 286 ;
bicolor 279, 284, 286; bifida 45, 28%: brevipubis 280, 284, 286; Brunei 286;
compacta 286; flagellaris 46, 281, 1010: glaucina 283,'28%, 286; hirta 1009;
hispida 1009; intermedia 284: Koordersii 1009; Lehmanni 283: linearis 283.
285, 285, 1010: linearis var. stépulosa 1010; Loherti 1009: mellifera 281, 28%,
286; orthoclada 45, 282. 284, 286; pectinala 284, 286; peclinala var. sublinea-
ris 282, 284: pteridella 284, 286: pubescens 280, 281, 284, 285, 286; retroflexa
15, 282, 284, 286: revoluta 45, 283, 284, 286, 1009: spithamæa 286 ; strietis-
sima 9286; subflagellala 281: brachyrhizoma 280, 284, 286; vestita 1009;
Warburgii 1009. — Globaria Bovista 155. — Globularia cordifolia 432, 603;
cordifolia var. bellidifolia 396; vulgaris 970; Wilkomii 598, 599, 623, 1021. —
Gleosporium paradoxum 484. — Glyceria fluitans 343. — Glycyrhiza asper-
rima 525. — Gnaphalium leptophyllum 856; norvegicum 930; popocatepense
856; rhodanthum 856; silvaticum 908; supinum 429, 830; viscosum 856. —
Gnaphalopsis micropoides 866. — Goebelia alopecuroides 205 ; pachycarpa 205.
— Gomphidius glutinosus 153; viscidus 153. — Gomphocarpus fruticosus
752, 754. — Gomphonema constrielum 158. — Gomphosphæria aponina 158.
— Gongylanthus Dusenii 385, 386: ericelorum 385, 386; euthemonus 385 :
flagellifer 386: granatensis 385; Liebmannianus 385, 388; Mülleri 385, 388;
ouiscoides 3895, 386; ponenda 387; Pringlei 385, 388; renifolius 385, 387;
scariosus 389, 389; Uleanus 385, 389. — Gonolobus barbatus 842; nemorosus
812. — Goodyera Matsumurana 298; repens 1021; triandra 298; Waitziana
299. — Gouffeia arenarioides 752, 753. — Grammosciadium platycarpum 767.
— Gratiola officinalis 343, 916. — Grimmia anodon 333, 339, 341, 415, 552,
.630, 633, 640; Antaretiei 15; atrofusca 15: austro-leucophæa 7; austro-patens
7, eelata 7, 15; commutala 123, 127, 130, 332, 411, 424, 560, 562, 629, 634.
640: crinita 330, 409, 415, 416, 422, 551, 560, 562, 621, 626, 630, 633, 640 :
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RÉPERTOIRE. 1049
decipiens 123, 129, 131, 132, 629, 634. 640: Doniana 124, 629, 633, 640 :
elatior 123, 129, 130, 532, 411, 640: elongala 123, 126, 129, 131, 238, 640:
funalis 123, 126, 127, 129, 130, 131, 132, 237, 238. 640: grisea 7: inmerso-
leucophæa 7; incurva 123, 129, 237, 238, 640: leucophæa 7, 125, 127, 130.
332, All, 414, 492%, 560, 564, 562, 626, 629, 63%, 640; montana 124, 640;
Mühlenbeckii 238: Nordenskioldii 7; occulla 7, 15: orbicularis 330, 409, 416,
432, 551, 621, 626, 630, 634, 610; ovala 127, 239, 240, Alt, 42%, 629, 654.
640; pulvinala 560, 562, 626, 632, 63%, 640, 895: sphærica 15: syntrichiacea
7; lergestina 333, 417, 421, 423, 640: lorquala 123, 126, 129, 130, 131, 132,
237, 238, 640; lrichophylla 123, 131, 240, 424, 629. 63%, 640: urnulacea 7. —
Grindelia squarrosa 853. — Gronovia scandens 836. — Guadua glomerala
275; macroslachya 275: superba 247, 275. — Guarea Huber 981: pubiflora
var. 8 angustifoliola 935; purusana 984: lrichilioides 25%. — Guazuma ulmi-
folia 255, 257, 259. — Guilielma maltogrossensis 270: microcarpa 248, 259,
270; speciosa 248, 270. — Guldenstädtia Henry: 18; maritima 18, 19; multi-
flora 19. — Gustavia angusta 262. — Gutierrezia texana 853. — Gymnadenia
albida 910. 928; conopea 598, 910, 927. — Gymnanthe Liebmanniana 388.
— Gymnoconia iulerslitialis 1013. — Gymnogramme Cantoniensis 990:
flexuosa 191: leptophylla 191. — Gymnolomia platylepis 859. — Gymnomi-
trium scariosum 389. — Gymnopteris conlaninoides 290; coslaricensis 289;
Donnell-Smithri 289; guyanensis 289; minor 1004; serratifolia 289: taccæfolia
100%; Türckheimii 290. — Gymnosperma corymbosum 853. — Gymnospo-
rangium tremelloides 1013. — Gymnostomum Calcareum 243, 328, 330, 336.
409, 440, 415, 416, 421, 122, 551, 557, 560, 561, 626, 630, 637; curvirostra
979; rupestre 123, 127, 128, 132, 133, 241, 356, 119, 637, 893. — Gynerium
saccharoides 256. — Gypsophila paniculala 519; repens 84. — Gyrocephalus
rufus 155. — Gyroweisia lenuis 327, 415, 419, 557. 561, 637.
nus argenteuin 522. — Halogeton alopecuroides 9%, 96. —
Haloxylon Schmiltianum 9%, 96. — Haplochilus amboinensis 298; virescens
298. — Haplomitrium Hooker: 492. — Haplopappus divaricalus 853; spinu-
Josus 853. — Haplophyllum luberculalum 96, 101. — Haplosporella ruscigena
"81. — Harpanthus sculatus 497. — Hedera helix 399, 40%, 405, 406, 475.
177, 48%, 487, 513, 598, 772. — Hedwigia albicans 127, 332, 411, 629, 632,
63%, 641; ciliata 414, 424. — Hedwigium imberbe 240. — Hedypnois crelica
var, monspeliensis 486; hirla 87: scabra 486. — Hedysarum cephalotes subsp.
pamiricum 201: cephalotes ssp. schugnanicum 201: flavescens 530; microplerum
201, 202; microplerum subsp. maeranthum 201; obscurum 150; plumosum
930 ; Poncinsit 201; pumnilum 200, 201. — Helenium Mexicanum 865; quadri-
dentalum 865; tenuifoliun 865. — Helianthemum brachypodum 101, 102;
canum 915, 603; canum var. acutifolium 401: chamæcistus var. tomentosum
1050 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1906
913; cistæfolium 85: eremophilum 102: eriocephalum 102; Fumana 598,
623; obscurum 603; Pomeridianum 752, 753: sessiliflorum 94, 101; vulgare
149, 598, 970. — Helianthus annuus 860; ciiiarıs 860. — Helichrysum
avenarium 521. — Heliconia episcopalis 256. — Helicteres Baruensis 3 ovata
595; Brasiliensis 595; corylifolia 595; ferruginata 595: Isora 595: mollis 595;
ovata 595; Sacarolha 595; verbascifolia 595. — Heliotropium europæum 599,
600; suffruticescens 99, 98. — Helleborus fœlidus 149, 599, 603. 970 ; niger
601; odorus 394, 397, 487; viridis var. 3 occidentalis 508. — Helminthos-
tachys Zeylanica 1011. — Helotium cilrinum 399. — Helwingia Argyi 506;
himalaica 506; ruscifolia 506. — Hemionitis Zollingeri 1006. — Hendersonia
pachytheca 482; parvula 485: Rubi var. Euphorbiæ 483. — Henophyton
deserti 9%: — Hepatica triloba 432, 602. — Heracleum Anisactis 771;
persicum 770. — Hesperanthus longicollis 712. — Heterocladium dimorphum
"2"; heteroplerum 129, 131, 132, 133. 241, 629, 645, 898: squarrosulum 127,
129, 131, 133, 645. — Heteroneuron alienum 293. — Heteropatella lacera
"83. — Heterotheca Lamarckii 853. — Heurnia hystrix 799. —- Hevea
brasiliensis 257, 258. 259, 276; cuneala 265. — Hieracium albidum 951, 934;
alpinum ssp. Halleri 93%: amplexicaule 603; amplexicaule ssp. Berardianum
934: axplexicaule ssp. pseudoligustieum 93%: amplexicaule var. genuinum 93%;
andryaloides 429, 431, 513, 604: aurantiacum ssp. achnolepium 933: auran-
Liacum ssp. auropurpureum 933; auricula ssp. lricheilema 932; X Balbisianum
908, 810; boreale 8%; Brachetianum 752. 734: bupleuroides ssp. scabriceps 938;
bupleuroides ssp. Schenkii 933; eesium 93%; cirritum ssp. hypocherideum
93%; dentalum ssp. Gaudini 935; dentalum ssp. subnudum 934: dentatum ssp.
subvillosum 933; fureatum ssp. furcatum 933; fuscum ssp. fuscum 933; glaciale
ssp. anguslifolium 932; glaciale ssp. erocanthes 932; glaciale ssp. glaciale 932;
glaciale ssp. lineare 932; glaciale ssp. subglaciale 932; glanduliferum ssp.
glanduliferum 933; glanduliferum ssp. hololeptum 933; glanduliferum var.
multiglandulum 933; glaucum 603; graniticum 93%; Hoppeanum var. genuinum
932; Jacquini 603; juranum ssp. prenanthopsis 93%; juranum ssp. superfolialum
93%; lanatellum 431, 513; Lawsoni 513, 603; Lawsoni var. saxalile 431;
murorum 121, 599: niphobium ssp. niphostribes 932; Peleterianum var.
acuminatum 932; pellitum ssp. Jordan: 93%; pilosella 598, 599, 970 ; pilosella
ssp. bellidifolium 932; pilosella ssp. trichadenium 932; psammogenes ssp.
oreiles 933; pseudocerinthe 934; rupicolum var. prædivergens 933; sabaudum
ssp. boreale 934: sabaudum ssp. lactucaceum 93%, sabaudum ssp. silvestre 93%;
sabaudum ssr. vagum 93%; sabaudum ssp. virgullorum 93%: saxatile 431;
Schmidtii var. schmidtiiforme 933; scorzonerifolium ssp. flexuosnm 933;
scorzonerifolium ssp. pseudopantotrichum 933: silvaticum cæsium 934: silva-
ticum ssp. eircumslellatum 933; silvaticum ssp. silvaticum 933; silvaticum var.
nemorense 933: X squalidum var. % Balbisianum 508; umbellatum 121, 908:
valdepilosum ssp. oligophyllum 93%; villosum 149; villosum ssp. villosissimum
|
À
ge ae
BEPERTOIRE. 1051
933; vulgalum var. paucifoliatum 933; Zizianum ssp. samadense 953:
Hippeastrum acuminalum 587; aulicum 586: calyplralum 587; cilrinum 587;
crocalum 587; Damazianum 585, 586, 587; equesire 587; Organense 587;
procerum 587: psillacinum 587: Regine 587; reliculatum 587; reliculalum
var. striatifolium 587; rutilum 985, 586, 587; ratilum var. fulgidum 587;
solandriflorum 586; stylosum 587. — Hippocrepis ciliala 395; mullisiliquosa
100. — Hippomane biglandulosa 362; Hippophaë rhamnoides 566, 599. —
Hippuris £ fluviatilis 343; vulgaris 343, 619; Holcus lanatus 910. — Homalia
trichomanoides 563, 568: 634, 645. — Homalothecium Philippeanum 333,
334, M5, 560, 563, 645, 898; sericeum 333. 563, 566, 622, 632, 634, 645. —
Homogyne alpina 149, 916, 930. — Horaninowia ulicina 522. — Hordeum
pratense 533. — Hulthemia berberifolia 208; Persica 607. — Humulus lupulus
906. — Hura crepilans 235, 257, 259, 261. — Hutchinsia pelræa 84: procum-
bens 101. — Hyalopsora Polypodii 1013. — Hyalotheca dissiliens 158. —
Hydnum cyathiforme 152; repandum 152. — Hydrocotyle asiatica 769;
onariensis 837; Mexicana 837; natans 765; ranunculoides var. % nalans 769;
vulgaris 343, 765. — Hygrophorus amenus 150, 153: calyptræformis 150,
153; caprinus 153; coccineus 153; conieus 150. 153; ericeus 153; erubescens
150; metapodius 153; minialus 153; ovinus 153; spadiceus 153; virgineus 153.
— Hylocomium brevirostre 415, 556, 563, 629, 635, 648, 900 ; loreum 335,
394, 17, 635, 648, 900; Dakesii 124, 238, 416, 648; pyrenaicum 126, 131,
340: rugosum 565, 631, 632, 633, 635, 900; Schreberi 563, 900 ; splendens 121,
236, 333, 334, 417, 559, 563, 598, 631, 535, 648, 900: squarrosum 121, 335,
996, 863, 635, 648; triquetrum 121, 122, 333, 334, 417, 556, 563, 598,
625, 631, 632, 648, 900; umbratum 131, 432, 239, 618. — Hymenæa sp. 259.
— Hymenatherum Gnaphaliopsis 866; tenuifolium 866. — Hymenolepsis
platychynchos 990 ; rigidissima 990; spicata 990. — Hymenostomum Meylanii
341, 412; microstomum 561, 637, 893; rostellalum 329, 570: squarrosum 329,
570; tortile 243, 244, 328, 330, 333, 336, 409, 410, 445, 416, 492,
991, 626, 630, 637. — Hymenostylium curvirosire 123, 128, 130, 327, 336,
416, 419, 420, 557, 561, 632, 633, 637, 893; curvirostre var. calaraclarum 558.
— Hyocomium flagellare 12%, 126, 129, 133, 241, 330, 628, 646. — Hyos-
cyamus albus 97; Falezlez 91, 95; niger 519. — Hyoseris hirla 86. —
Hypericum humifusum 915; montanum 907. — Hypholoma fasciculare 153.
— Hypnum aduncum 414, 415, 553, 647; arcticum 124, 126, 131, 238, 648:
austro-stramineum var. subfluitans 12; Bambergeri 340; callichroum 124, 131,
648; chrysophyllum 244, 333, 419, 491, 553, 570, 624, 632, 635, 647, 899;
commulatum; 124, 128, 132, 241, 327, 336, 419, 557, 563, 635, 647, 899;
conliguum 124, 129, 647 ; cordifolium 415, 553, 563; 568, 648; crista castrensis
133, 149, 554, 421, 631, 635, 648, 900; cupressiforme 121, 122, 240, 334, 563,
568, 599, 622, 631, 632, 635, 648, 900; cupressiforme var. filiforme 900;
euspidalum 563, 567, 568, 635. 648: decipiens 340, 899: dilatatum 131, 132,
1052 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Fur ser.) 1906
133. 238. 239, 241. 628. 648: elodes 85. 414. 554, 568; 647: eugyrium 124,
126. 133, 241. 628. 648; exannulatum 124, 553, 559, 568, 647; faleatum 124
128. 420. 647, 900; fastigiatum 340. 341: fertile 124, 129. 354. 648; fluitans
AlA, 415, 553. 599, 563, 568. 647: georgico-uncinatum 12; giganteum 415,
393. 363. 568, 648: Haldanianum 124, 568. 648; Halleri 336. 419, 420. 647,
899; incurvatum 128, 244. 335, 341. 417, 418. 420, 321. 556, 560. 563, 630,
647. 900: intermedium 559, 563. 568. 647. 899; irrigatum 124, 129, 131, 938,
647, Kneïffi 415, 553. 563. 568. 647: Lindbersii 122, 125, 424, 563, 635,
648; lycopodioides 414, 415. 553. 559, 563. 568. 647; Mackayı 124, 126, 127.
198. 132, 133, 241, 648; micans 124, 126, 128. 241: micans var. badense 132,
648: molluscum 243, 333. 334. 418, 419, 556. 563, 624, 631. 632. 635, 648.
900; ochraceum 124, 129, 240, 648; pallescens 124, 129, 131, 647; palusire
336, 420, 563. 566. 632, 635, 648. 900: palustre var. hamulosum 557;
polyszamum 415, 559, 563. 647, 899: pratense 553. 568. 648: procerrimum
340: protensum 124, 647, 899: purpuraseens 124, 129, 131, 239, 647, 899;
purum 122, 556 : reptile 124, 129. 131, 554. 648: revolvens 411, 647; rugosum
333. 334, 626, 647: sarmentosum 12, 17: Sauteri 340, 341, 416. 552: Schreberi
121, 122, 334, 335. 556. 359, 632. 635. 648: scorpioides 124, 129, 131, 444.
Als, 553. 559. 563. 648: Sendineri 124, 414. 553. 559. 563. 568, 635, 647:
Sommerfeltii 326, 415, 563. 624. 630. 632, 635, 647: splendens 149, 598:
stellaium 414, 553, 559. 563, 568, 647. 899: stramineum 129, 239, 411. 414,
553. 399, 363, 648: snlcatum var. £ 340: trifarium 332, 411, 553, 599, 563,
648; iriquetrum 598; turgescens 559, 563. 648; uncinatum 12, 17, 563, 635,
647: uneinatum var. plumulosum 12: Vaucheri var. eelophilum 340: vernico-
sum 414, 553. 563, 558. 647; Wilsoni 445, 567. 647. — Hypocheris maculata
912; radicata 84, 912: uniflora 912, 930. — Hypoderris adnata 292: Brownü
292; heteroneuroides 292; marginalis 292: Seemannı 292. — Hypolepis
flexuosa 190. — Hyporhodius pascuus 15%: pellitus 154: Prunulus 154:
sınaalum 151. 154. — Hypoxis villosa 799. — Hyptericum Richeri 174.
Loris amara 602. — Ifloga spieata 98. — Ilex aquifolum 508, 513:
aqufolıum var. platyphylloides 914. 1017. — Impatiens noli iangere 907;
eylindriea 93. — Inga sp. 257. 262. — Inocybe cervicolor 154: eorydalina
151: descissa 154: geophylla 151, 154: rimosa 151, 15%. — Inula Conyza 393;
squarrosa 908. — Ipomæa sidæfolia 254. — Iriartea Orbigniana 259. 268;
venirieosa 269, 270. — Iris sp. 475, 483; floreniina 478: Güldenstedtiana 526;
pallida 400, 401, 478; pseudoacorus 600. — Isatis lincioria 514, 598, 623. —
Isocarpha Billbergiana 859r — Isoetes setacea 752, 755. — Isopyrum
ihalietroides 397. — myosuroides 129, 132, 133, 240. 629. 634. 645: mvurum
240. 334. 634. 645: myurum var. robustum 898,
2
RÉPERTOIRE 1055
Mia digitala 259. — Jacobinia tinctoria 845. — Jægeria hirta
858. — Jasione montana 971; montana var. glabra 908, 913. — Jasmi-
num nudiflorum 601. — Johrenia platycarpa 769. — Juglans regia 508.
Juncus bufonius 915, 97: conglomeralus 915; trifidus var. vaginatus 921. —
Jungermannia acula 624: squata 224 Alicularia 380; allodonta 794: alterni-
folia 87%; atrovirens 557; auslralis 785; austrigena 543; badensis 496; bispinosa
882; calypogea 38% ; canaliculala 786: cavispina 543; Chamissonis 224: chi-
lensis 663; ciliaris 579: ciliolala 952; coadunata 966; costata 951: cuneifolia
218. 536: diademata 873: discendens 948: Dellingeri 391; elata 545: fennica
382: fulvella 661 : fusco-virens 226; Gayana 662; horizontalis 228; humectata
656; humilis 547: hyalina 122; inflexispina 877: lenta 878; leplantha 655 :
lencophylla 937; Liebmanniana 231; marginata 223: Mülleri 557; multipenna
888: nigrella 381; Novæ Zelandie 887: obvoluta 781: obvolutæforimis 781;
oliphylla 542; pallide-virens 658: palustris 542: physocalvx 378; planiuscula
787: Puccioana 546; pumila 624: reticulato-papillata 217; rigens 651; scalaris
var. £ slillicidiorum 380; scariosa 389: secundifolia 549; stillicidiorum 380;
strongylophylla 229; subintegra 888: spinifera 703; surrepens 230; Taylori 227;
textilis 653: trachyopa 782: turgescens 230: vasculosa 544: Weddeliana 378.
— Juniperus communis 149, 509, 598, 599, 905. 971; communis var. nana
924; drupacea 176; nana 1019; pseudosabina 529. — Jurinea cyanoides 569. —
Jussiæa srandiflora 752, 793. — Justicia ovata 844: vitzliputzli 844.
Kantia sphagnicola 499: suecica 499: trichomanis 579. — Kedrostis
Schlechter: 829. — Kentrophyllum lanatum 971, 972. — Kernera saxatilis
60%. — Kirschneriella lunaris 158. — Knautia sylvatica 148. — Kniphofia
Conrathii 712. -- Kæleria phleoides var. laxa 93: Rohlfsii 93. 102:
schismoides 101.
sienne n. gen. 843; Guatemalense 843. — Labium platylepis 867.
— Lactaria azoniles 153: deliciosa 153: mitissima 153: piperalus 150. 153 :
plumbea 153; scrobiculatus 150, 153: seriflua 153; subdulcis 153: vellereus 150,
153; vieta 153. — Lactarius piperatus 1021: volemus 1021. — Lactuca peren-
nis 912, 513, 603, 604. — Læstadia cooperta 400; euganea 400. — Lagascea
suaveolens 857. — Lagenaria vulgaris 211, 845. — Lagenias pusillus 731. —
Lamium Galeobdolon 403, 908 : maculatum 602; purpureum 931. — Lampsana
communis 120, 931. — Lapeyrousia cruenta 503; grandiflora 503; Sandersonia
503. — Lappa major. — Laserpitium latifolium 149, 60%: panax 929; prute-
nienm 20; Siler 149, 60%. — Lasiagrostis splendens 521. 523. 528. —
Lasiandra adenostomon 593: Candolleana 593: frigidula 593: lanceolata 593:
BULLETIN DE 1. HERBIER BOISSIER, n® 12, 30 novembre 1906. 70
105% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1906
macrantha 593: Martiana var. « Martiusiana 593; Martiusiana 593: mulliflora
593. — Lathyrus annuus 479: aphaca 204: Cicera var. ctliatus 20%; ciliatus
752, 753; hirsutus 204, 428: niger 598, 60%; palustris 343: pratensis 204 ;
silvestris 479: sphæricus 598, 971, 972; vernus 509, 598. — Lavatera thurin-
giaca 486. — Lavoisiera centiformis 7 insignis 592; imbricata 592; insignis
592; imbricata « insignis 592; imbricata var. % subserrulata 592; pulcherrima
592. — Lecanopteris carnosa 992; pumila 991. — Leioscyphus abditus 222;
abnormis 379, 548; æquatus 22%; antillanus 219; borboniceus 220 : Chamissonis
22%, chiloscyphoideus 225, 227: cuneifolius 218; decipiens 225; Dusenii 926;
fragilifolius 232; fragilis 219, 536; fuegiensis 222; fusco-virens 226; galipanus
227 ; gibbosus 232, 377; Gottscheanus 227; guadalupensis 231; hexagonus 377;
horizontalis 228; huidobroanus 228: Husnoti 232; infuscatus 221; Iversenii
220; Jackii 377; juliformis 379; Liebmannianus 231: marginatus 223; Motleyi
221 ; nigrescens 224; nigricans 224: obcordatus 229; obscurus 226; ovatus 231;
pallens 222; peruvianus 378: physocalyx 378; quitensis 378: repens 221:
repens var. fuegiensis 222; schizostomus 229; setistipus 223: Skot{sberqu 218;
strongylophyllus 229: surrepens 230; Taylori 217, 218; turgescens 230; verru-
cosus 218. — Lejeunea calcarea 502, 581: inconspicua 502; serpyllifolia 502;
581; subintegra 888; ulicina 502. 581. — Lentinus violaceo-fulvus 153. —
Lenzites abietina 152. — Leontodon alpinus 369, 370, 427: autumnalis var.
pratensis 930; autumnalis var. Reuteri 931; dubius 370; hastilis 369, 393 ;
hastilis var. hyoserioides 369, 370; hastilis var. opimus 368, 369; hirtum 86,
87; hispidus 84, 396, 912, 931, 971; hispidus ssp. alpicola 368, 369, 570, 427;
hispidus var. ericetorum 370; hispidus var. genuinus 912, 931; hispidus var.
hastilis 912, 931; hispidus var. hyposerioides 91%: hispidus var. opimus 368,
370, 427: hispidus var. pseudocrispus 931; Levsseri 34, 86, 87; Leysseri var.
«. lasiolena 87; Leysseri var. 8 glabrum 87; Leysseri var. 8 psilocalyx 87; pro-
teiforme 370: pyrenaicus 931; tenuiflorus 923; Villarsii 87. — Leontopodium
alpinum 533. — Leotia lubrica 155. — Lepidium divaricatum 797; divarica-
tum ssp. Eckloni 797; divaricatum ssp. linoides 797; myriocarpum 797; obtusi-
folium 523; ruderale 428. — Lepidocaryum sp. 270. — Lepidozia setacea 577.
578, 579. — Lepiota clypeolaria 15%; glioderma 154: granulosa 15%; guttata
150, 15%; lenticularis 150; proceræ 15%. — Leptobarbula berica 330. —
Leptobryum pyriforme 415, 557, 562, 621, 634, 642. — Leptochilus cuspi-
datus 1004: heteroclitus 1005 ; inconstans 1005; latifolius 1004; Rizalianus
100%; stolonifer 100%. — Leptochloa scabra 253; virgata 253. — Leptodon
Smithii 409, 410. — Leptodontium flexifolium 330. — Leptomeria Dielsiana
103. — Leptoscyphus Liebmannianus 231. — Leptosphæria andryevicensis
7.00 : dumetorum 401 : parvula 401; Rusci 401. — Leptothyrium Castaneæ 398.
483. — Lepyrodiclis holosteoides 529. — Lepyrodon lagurus 11. — Lescuræa
striata 131, 239, 642. — Leskea catenulata 333, 418, 421, 563, 645, 897:
nervosa 123, 239. 557, 563, 568, 645, 897; polycarpa 563, 566, 645; tectorum
RÉPERTOIRE. 1055
622, 645. — Leucanthemum vulgare 599. — Leucobryum glaucum 121, 424,
561, 633, 638, 89%, 1020. — Leucodon sciuroides 414, 563, 968, 632, 63%,
645. — Leucojum »stivum 478; vernum 432, 508, 602. — Liabum asclepia-
deum 867; glabrum var. hypoleucum 867. — Liatris elegans 853. — Ligusti-
cum wulellina ssp. genuina 929. — Ligustrum vulgare 149, 598, 599, 603.
— Lilium bulbiferum ssp. croceum 906, 910, 913, 921: Martagon 511. —
Limacium agathosmum 153; chrysodon 153, eburneum 153; erubescens 153 :
pustulatum 153. — Limodorum abortivum 84, 513, 603. — Limoniastrum
Guyonianum 92, 94; Quarglense 92. — Linaria’ alpina 150, 925; alpina var.
versicolor 625; cymbalaria 920: fruticosa 99; genistæfolia 520; hepaticifolia
752, 754: sagiltala var. linearifolia 90, 98; scariosa 91: vulgaris 599, 918, 971.
— Lindaya capillacea 1006; pectinata 1006. — Lindigia Liebmanniana 388 :
Mülleri 388. — Lindigina granatensis 385; Liebmanniana 388: renifolia 387 :
scariosa 389. — Lindsaya horizontalis 192: lancea 192. — Linum angustifolium
84: capilatum 401: catharticum 915, 929, 1015: junceum 59%: junceum var. £
oblongifolium 59%; marilimum 89; marilimum var. spicalum 89: strictum 89 ;
tenuifolium 85, 598, 970: usitatissimum 918. — Liparis bicornuta 307; crenu-
lala 300: decurrens 307; dolichostachys 307; flaccida 308: Laulerbachii 308;
plicata 308; Uchiyamæ 308. — Lisæa heterocarpa 772. — Listera ovata 906,
910. — Lithospermum callosum 96: purpureo-cæruleum 512, 513, 60%. —
Lloydia serotina 533, 921. — Loiseleuria procumbens 150. — Lolium linicola
752, 755; perenne 910, 913. — Lomaria arborescens 178: Cumingiana 997 ;
elongata 988, 997 ; Fraseri 988, 997; Fraseri var. Philippinensis 997 ; Patersoni
988, 997 : vestita 997; vulcanica 997. — Lomariopsis yapurensis 259, 262. —
Lonchitis Lindeniana 190; Lindeniana var. decomposita 190. -— Lonicera
alpigena 509; coerulea 905; Iberica 772; perichymenum 50%; sempervirens 601 ;
xylosteum 905, 598, 602. — Lophidium compressum 399. — Lophiostoma
simillimum 399. — Lophocolea aberrans 958; abnormis 538, 548; æquifolia
938, 948; allodonta 783, 79%: alternifolia 783, 87%; amplectens 78%, 877 :
angulistipula 783, 791; anomoda 539, 657; apiculala 539; arenaria 782:
argenlea 783, 874; asperrima 940, 949; attenuata 538, 649; australis 783, 785,
876; austrigena 338, 943: austro-alpina 783, 876: azopardana 538, 540:
Baldwin: 910, 950: Beecheyana 940, 943; biciliata 783, 794; bidentata 497,
977, 655, 87%; bispinosa 78%. 882; blepharoptera 958; Boveana 538, 541 ;
brachydonta 958, 96%: Breutelii 959; Bridelii 783, 788; cæspitans 940, 949 :
calcarea 78%, 88%, campanulala 538, 549; canaliculata 783, 786; canelensis
958, 965; carinalo-bifida 538, 650; Cheesemanrii 78%, 882; chilensis 538. 651:
cıliifera 539, 660; ciliolata 940, 952; coadunata 958. 966; columbica 959;
compacta 940, 948: concava 8938, 545: conifolia 539, 65%; connata 958; con-
vexula 940, 949: Cookiana 939, 657; cordifolia 783, 789: cornuta 538, 649 ;
coslata 910, 951: cristato-spinosa 539, 663, 664: ctenophylla 539, 664; cubana
958, 963: cucullistipula 538, 541; Cunninghamii 539, 652; cuspidata 497, 577 ;
1056 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SER.). 1906
Dalliana 783, 785: Dargonia 783, 789; decolorata 783, 875, 876: decurva 783,
792 ; defectistipula 940, 950; dentiflora 548, 550 ; diademata 783, 873; diaphana
958, 962; divergenti-ciliata 539, 660; discedens 940, 948: effusidens 959; elala
538, 545; erectifolia 783, 795; excipulata 783, 790; exigua 957, 959: explanata
944, 957; filiformis 539, 661; fissistipula 78h, 886: Fleischeri 940, 952; flori-
bunda 78%, 886; foliicola 958, 965: Forsythiana 783, 788: fulvella 539, 661 :
fusca 783, 872; fusco-virens 538, 547; Gaudichaudii 940, 944; Gayana 539,
662; Gehebri 783, 787; georgiensis 939, 658: gibbosa 539. 653: Giulianelta
940, 953: Glaziovii 958, 961; Gœbeliana 784, 881; gotischeæoides 538:
Græffei 940, 950 : granatensis 958; grandistipula 78%, 887: granditexla 784,
881; granulosa 959: grisea 888; grossealata 958, 962; yuadalupensis 958:
Gunniana 783, 791: Hahni: 539, 660: Hasskarliana 940, 954; hawaica
940, 945: Helmsiana 783, 794: heterophylla 122, 577: heterophylloides
784, 786, 885: hirta 958; hirlifolia 936; homomalla 539, 662; Hookeriana
489, 497: horridula 936: humeclata 539, 656: humifusa 539, 656; humilis
538, 947; hyalina 940, 947: integristipula 940, 9%1; irregularis 539, 655;
irrigala 958: inflexispina 784, 877: /nsularıs 784, 880: japonica 940, 941:
javanica 940, 954; Kaulausii 78%, 880: Kirkii 78%, 879; Knightii 879;
Köppensis 538, 651; Krauseana 539, 658: Kurzii 940, 946; lacerata 782;
latifolia 497: lalissima 539, 657; Lauterbachti 784. 938; Lechleri 959; lenta
78%, 878; leptantha 539, 655 leucophylla 78%, 937: Levier: 940, 955: Siebman-
niana 958; Lindigiana 959: Lindmanii 958, 960: longiflora 958; longistipula
78%, 884: Lorentziana 958; macroloba 783, 876 ; macrostipula 784, 888; magel-
lanica 538, 543: Mandoni 958; Marliana 958; mascula 958, 961 ; Massalongoana
Yrl, 955; meridionalıs 784, 888; microslipula 538, 546; minor 497, 577, 62%;
Mittenii 78%, 883; mollis 940, 946; montana 759; Mooreana 783, 875; multi-
penna 784, 888; muricala 784, 936, 940, 958 ; navicularis 539, 663; navistipula
938, Bas; nitens 539, 654: Novæ Zelandiæ 78%, 887; oblique-truncata 958;
obvoluta 539, 781. 782; obvolutæformis 781, 782; okariana 782, 785; Oldfiel-
diana 783, 790 ; olivacea 539, 654; Orbigniana 959: Oscuiatiana 959; otiphylla
998, 942, 943; pallida 78%, 935; pallide-virens 539, 658° palmatifida 958;
palustris 538: 542; paraguayensis 958, 964: peradeniensis 940, 947; perisso-
donta 958; perpusilla 882; Perrottetii 959: pertusa 958: Petriana 78%, 878;
piliflora 783, 786; planiuscula 783, 787; polychæla 959; Puccioana 538, 546:
Puiggarn 958; pycnophylla 958; pycnorhiza 958; quadridentata 959; rectangu-
lata 940, 944%; rectinans 295; reflexistipula 940, 943; regularis 940, 945: rigens
538, 651: rivalis 888 ; rotundistipula 783, 793; ruprcola 783, 87%; sabuletorum
888 ; salacensis 940, 943; Savesiana 940, 942 ; scorpionifolia 78%, 883; secundi-
folia 538, 549; serratana 958, 960; spectabilis 959: Spegazziniana 938, 540:
spinifera 783, 793; spinosa 941, 957; spongiosa 784, 939 Sleelziæ 940, 951:
Stephanii 941, 956; striatella 539, 659 ; subemarginata 784, 935; subporosa 785,
872; subviridis 888; sumatrana 940, 942; Tasmanica 792; tenera 958, 965;
RÉPERTOIRE. 1057
tenerrima 959: lerminalis 958; lexlilis 539, 653; thermarum 952; Lhrausla
959; trapezoidea 959; Lrachyopa 539. 782; trialala 785, 792; Uriangulifolia 785.
796 ; triseriala 538, 541 ; Lurbiniflora 538, 545: tumida 783, 791; Uleana 957.
959; undulata 538; Urbanii 958, 963; variabilis 784. 885; vasculosa 538, 544:
verrucosa 78%, 938; Vinciguerrana 662; Wattsiana 784, 936; Weinionis 958:
Weymouthiana 784, 939; Widgrenii 958; Zürnil 783, 795. — Lophozia
alpestris 795; badensis 576; barbala 576; bicrenala 49%, 576: capitata 49%:
confertifolia 49% ; excisa 49%; Floerkei 496; gracilis 496, 576; gullulata 494:
heterocolpa 496; Hornschuchiana 576; incisa 576: inflata 495; inlermedia 494:
Limprichtii 494; longiflora 576: Iycopodioides 577; marchiea 495; Mildeana
495; Mülleri 496; 576; oblusa 496: orcadensis 489: porphyroleuca 576; quin-
quedentala 576, 577; quinquedentala var. Lyoni 576; socia 494: lurbinala var.
badensis 496; ventricosa 499, 494, 495, 496, 576: ventricosa var. conferta 494 :
ventricosa var. porphyroleuca 49%, 495: Wenzeli 494, 495. — Lotus cornicu-
latus 911, 929, 971; corniculalus var. alpicola 929; corniculatus var. alpinus
924, 929; corniculatus var. pilosus 913: Jolyi 90, 97, 99, 101; Rouderæi 90, 69,
100, — Lucuma sp. 262, 254° — Ludwigia palusiris 618. — Lühea cymulosa
262. — Luisia liukiuensis 465; leretifolia 465. — Lunularia cruciala 572. —
Luzula albida 121: campestris var. multiflora 910, 927: lutea 924; nemorosa
906 ; nivea 909; pilosa 906: silvatica 121, 906; spadicea 92%. — Lycogala epi-
dendron 155. — Lycoperdon cœlalum 15%; excipuliforme 15%; furfuraceum
15%; gemmalum 154; pulcherrimum 45%: ulriforme 154. — Lycopodium
alpınum #29, 906, 927: annotinum 149, 906; cernuum 4011; clavatum 906, 927 :
heterocarpon 288; ınnudalum 1021; selago 906: 924, 927, 1021: vulcanicum
1011. — Lycopsis arvensis 84. — Lycopus europæus 84, 916. — Lygodium
circinnalum 1010; semibaslatum 1010. — Lynbya versicolor 158. — Lysima-
chia dubia 526; vulgaris 907. — Lythrum hyssopilolium 210: Salicarıa
y tomentosum 210.
Macon racemigera 44. — Maclura auranlıaca 1017: tıncloria 25%.
Macrolobium acaciæfoliuin 257, 262. — Macrophoma Granatı 475; Hypoglossi
47h: nuplialis 47h; Oleæ 474: Solierii 474, 475; Spartiicola 475; uleinjensis
"75. — Macroporium cladosporioides 487. — Madotheca Baueri 503; lævigala
902, 581; platyphylia 501, 581; platyphylloidea 502: rivularis 501; Magnu-
siella lulescens 398. — Majanthemum bifolium 906. — Malabaila Sekakul
var. £ Auchert 771. — Malachium aquaticum 915. — Malcolmia ægypliaca 96.
Malus communis 207, 606; communis var. parviflora 207. — Malva crispa
918 931; neglecla 918, 931: rotundifolia 396; silvestris 396. — Marasmius
abjetis 153: androsaceus 153; caryophylleus 153; oreades 153; plancus 153:
rotula 153; urens 153. — Marattia alata 285 : ciculæfolia 285; interposita 285 :
sambucina 1011. — Marcetia excoriata 59%: clandulosa 59%; laxifolia 593,
1058 BULLETIN DE L'HÉRBIER BOISSIER (2me SER.) 1906
594; taxifolia var. 8 decumbens 59%; taxifolia var. : glabrescens 59%; laxifolia
var. 7 glandulosa 59%; taxifolia var. 2 pubescens 59%. — Marchantia polymor-
pha 573, 1021. — Mariscus pseudo-vestitus 709; vestitus 709. — Marrubium
sp. 401; vulgare 406. — Marsupella Funckii 493, 57%; emarginata 493, 574;
ustulata 574. — Masdevallia anchorifera 82; Reichenbachiana 82; Tonduzii
82. — Matthiola livida 97. — Mauritia aculeata 270; flexuosa 269, 270. —
Maximiliana regia 268. — Medicago arabica 39%; laciniata 98 ; Lupulina 599:
minima 8%, 598, 970, 971. 972. — Meesea Albertini 568, 569, 643; longiseta
123, 129, 130, 415, 559, 562, 643; trichodes 411, 424, 557, 897; trichodes var.
alpina 340; triquetra 559, 568; lristicha 411, 414, 562, 643: uliginosa 562,
568, 644. — Megacarpæa laciniala 521. — Megastoma pusillum 102. —
Melampodium americanum 857; divaricatum 857; gracile 857; microcephalum
897 ; perfoliatum 857. — Melampsora Heliosorpiæ 397; Lini 1015. — Melam-
pyrum nemorosum 430: pratense 908; silvaticum 908. — Melandryum album
39%, 910; nemorale 478; silvestre 910; vespertinum 971. — Melastoma pumila
991. — Melica ciliata 509, 603; nutans 121, 149, 509, 599; uniflora 509, 598.
.— Melittis melissæfolia 513, 598, 60%: melissophyllum 907. — Melosira
catenata 156. — Memora bilabiata 375: nobilis 376. — Mentha arvensis 526,
931: arvensis var, præcox 916: longifolia 908: viridis var. piperella 908. —
Mentzelia aspera 837. — Menyanthes trifoliata 345. — Mercurialis annua 397,
180, 487; Huet X tomentosa 752, 755; X Malinvaldi 752, 755. — Mesophylla
crenulata 493, 500; crenulata var. gracillima 493; hyalina 493; hyalina var.
colorala 493; obovata 492, 493. — Mespilus Germanica 509, 603, 607, 972. —
Metastelma albiflorum 842: Barbigerum 841; lanceolatum 840; macropodum
841; parviflorum 842; pedunculatum 841: Selerianum 844. — Metzgeria
vonjugata 491, 573; furcata 491, 573; furcala var. à gemmipara violacea 491:
pubescens 57%. — Meum athamanticum 429; Mutellina 1043. — Micania
scandens 25%. — Miconia sp. 25%; ligustroides 593. — Microbryum Floerkea-
num 870, 656. — Microdiplodia Phillyreæ "81; Piperorumg%82. — Micromeles
Decaisneana 319; Folgneri 318, 319. — Mikania cordifolia 852. — Mildeella
bryoides 326, 570, 624, 637. — Mimurops sp. 262. — Mniobryum albicans
122, 562, 566, 634, 642; albicans var. glaciale 131; carneum 556, 562, 624,
63%, 642. — Mnium affine 121, 420, 562, 625, 63%, 643; cinclidioides 123, 129,
130, 236, 643; cuspidatum 556, 562, 63%, 643; Drummondii 570; fissum 384;
hornum 133, 241, 562, 567, 568, 634. 643; hymenophyllum 340; lycopodioides
340 orthorrhynchum 340, 341, 417, 422, 896; punctatum 121, 429, 634, 643,
896; rostratum 244, 335, 419, 556, 562, 625,631, 643, 896; rugicum 130;
Seligeri 123, 415, 553, 562, 643 : serratum 241, 415, 560, 562, 63% 643, 896;
spinosum 340, 341, 416, 422, 552; spinulosum 552; stellare 123, 24%, 335, 415,
419, 556, 557, 560, 562, 643; subglobosum 130, 236; Trichomanes 384;
undulatum 121, 335, 419, 556, 562 625, 634, 643, 896. — Mærckia Flotowiana
974. — Möhringia muscosa 906, 924. — Mönchia mantica 921. — Molinia
A at
RÉPERTOIRE, 1059
cœætulea 509. 927, 971: cœrulea var. genuina 910, 914. — Momordica Charantia
845; Charanlia var. abbreviala 845. — Monochætia osyridella 48%. —
Monogramme inlermedia 1006. — Monotropa hypopitys var. hirsuta 907. —
Montanoa grandiflora 858; Seleriana 858: tomentosa 859: tomentosa var. cor-
difolia 859 : uncinata 859. — Morchella rotunda 399. — Morettia canescens
97. 99; canescens var. microphylla 97, 99, 101. — Moricandia arvensis 95, 99,
100, — Mulgedium alpinum 908; Plumieri 148, 149. — Muntingia calabura
254. — Muscari comosum 913, 931: neglectum 395, 478. — Mylia abdita 222;
anomala 577, 579; antillana 219: cuneifolia 218; verrucosa 218. — Myosotis
alpestris 929: intermedia 148, 931 ; palustris 345, 916; palustris var. strigulosa
916; silvatica 929. -- Myricaria germanica 925. — Myriophyllum spicatun
311, 619; verticillatum 343. — Myrtus communis 399, 474, 487: Friedrichs-
thalii var. brevipes 837. — Myurella apiculata 340: Careyana 340; julacea
331, 340.
Nous peeticus 87; pseudo-Narcissus 432; silvestris 602. — Nardia
crenulata var. gracillima 575; hyalina 575: subelliptica 575. — Nardus stricta
91%, 927. — Nasturtium amphibium 343; coronopifolium 100; palustre var.
erectum 915. — Nastus amazonieus 276: barbatus 276. — Naucoria spumosa
154. — Navicula occulata 156; palula 156; viridula 158. — Neckera Besseri
392: complanata 244, 333, 33%, 560, 563, 568, 631, 635, 644, 897; crispa 24%,
333, 334, A448, 419, 420 557, 560, 563, 634, 644, 897: jurassica 341;
mediterranea 410; pennata 421, 554, 557, 563, 634, 644, 897; pumila 129,
394. 634, 644; lurgida 123, 129, 132; 409, 410, 645. — Nectandra amazonum
262. — Nectria episphæria 399. — Nectriella miltina 399, 488. — Nephela-
phyllum borneense 301; cordifolium 301; gracıle 301; pulchrum 301. —
Nephrodium equitans 163; macrophyllum 260; tetragonum 163, 164; tetra-
gonum var. marginale 163. — Nephrolepis barbata 1005: exaltata 261, 1005;
ramosa 1005; rufescens 1005. — Neurada procumbens 94. — Nigritella nigra
928. — Niphobolus lanuginosus 991; Samarensis 991. — Nitraria Shoberi
523; tridentata 99; Nothoscordum flavescens 1014; Montevidensis 1011 ;
striatum 1011. — Novellia curvifolia 498. 578. — Nucularia Perrini 96, 97.
D ehracteata 839. — Oberonia Betchei 303: dissitiflora 305;
dolichophylla 304; indragiriensis 304: insectifera 305; labidoglossa 304: lawa
305; melinantha 305; palmicola 305: polyschista 305, 307; potamophila 306:
sumatrana 306. —- Ochroma lagopus 265. — Ochthocosmus Roraimæ 594. —
Ocimum Dinteri 827; menthifolium var. australe 827; menthifolium var.
genuinum 827. — Octodiceras Julianum 633, 638. — Odontites cebennensis
752, 754. — Odontoglossum spec. 832. — Odontonema callistachyum 844. —
1060 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (9me séR.). 1906
Odontoschisma denudatum 499, 578 ; Sphagni 498. — Oenanthe fistulosa 343:
Lachenalii 343. — Oenocarpus Bataua 270: minor 270; multicaulis 259, 270.
— Oenothera biennis 970. — Olea europæa 474. — Oleandra biete 892:
colubrina 1005. — Oligotrichum herevnicum 123, 129, 131, 239. 644. —
Olmedia mollis 257. — Omphalea diandra 452. — Oncidium Baueri 262;
cebolleta 832: lanceanum 262; sphacelatum 832. — Oncophorus virens 123,
31, 339, 340, 637. — Onobrychys Michauxii 202; pulchella 202; sativa 603.
— Ononis Natrix 972; spinosa 598. — Onosma echioides 520. — Oocystis
lacustris 156; Nægelii 158. — Ophiobolus fruticum 402. — Ophioglossum
pendulum 4014; vulgatum 8%, 343. — Ophrys apifera 324, 325, 603, 1022;
arachnites 603; Bertoloni 752, 755: bombilifera 752, 755; Botteroni 325, 1022:
Botteroni var. Chodati 324, 1022; fuciflora 324, 325; fueiflora X apifera 1022;
muscifera 603: spiciflora 891. — Opopanax Chironium 396, 404. 485: persicum
771; syriacum 771. — Opuntia ficus indica 402, 405. — Orbignia speciosa
268, 269, 270. — X Orchis Beyrichii 598: coriophorus 910: coriophorus var,
fragrans 910; X hybrida 598; incarnalta 344: laxiflora 344, 396: maculatus
906, 928; masculus 906, 910; masculus var. speciosus 928; militaris 598, 603;
militaris X purpurea 598; militarıs X lephrosanthos 598; morio X laxiflora
944: palustris 343; purpurea 598: turkestanica 528; ustulata 87, 910; ustulata
var. daphneolens 88. — Oreoweisia Bruntoni 131, 132, 629, 637: serrulata
123, 126, 128, 238, 637. — Orlaya platycarpos 771. — Ormosia excelsa 262.
— Ornithogalum arvensis var. gracilis 120; bohemieum 113, 415, 116:
chrysanthum 116, 117: foliosum 117; Granatelli 106: luteum 116: minimuın
var. 116; minimum var. 3 spathaceum 111: narbonense 973; nutans 970;
pratense 109: pratense var. pusillum 113: pygmæum 112, 11%, 115; spathaceum
116, 119: Szovitsii 113, 114: transversale 111: villosum 113. — Orobanche
alba 913: cernua 752, 75%; minor 911. — Orobus vernus 508. — Ortho-
thecium intricatum 123, 197, 198, 132, 133, 241, 331, 336, 341, 415, 419,
420, 645; rufescens 123, 128, 132, 241, 331, 336, 341, 415, 420, 572, 573.
575, 645, 898; strictum 340: Sturmii 49%. — Orthotrichum affine 420, 562,
566, 896; anomalum 562. 634, 641; Braunii 124, 327, 641; crassifolium 8:
cupulatum 123, 128, 333, 417, 421, 560, 561, 562, 63%, 641: diaphanum 562,
566, 63%, 641; fastigiatum 562, 566, 641; gymnostomum 554, 6%1: leiocarpum
362, 566, 634, 642: leucomitrium 59%, 641; Lyellii 562, 566, 634, 641: nudum
124, 337, 417, 63%, 641: obtusifolium 562, 566, 641; pallens 641: patens 554.
562, 641; pumilum 123, 562, 566, 63%, 641; repulatum 423; rupestre 127, Al,
629, 634, 641; saxatile 421, 560, 625, 626, 641 ; Schimperi 572, 566, 634, 641:
speciosum 562, 634, 641 ; stramineum 554, 557, 562, 641; Sturmii 629, 634,
641: tenellum 124, 641; urnigerum 125, 238, 641. — Osbeckia pilyrophylla
592. — Oscillatoria limosa 158: tenuis 158. — Osmunda Javanica 1011;
Presliana 1011: regalis 906. — Osyris alba 399, 402, 403. 408, 474, 482,
183, 485: divaricata 104. — Ovularia Bistorte A85: decipiens 485: obliqua
RÉPERTOIRE 1061
-485. — Oxalis corniculata 920, 931. — Oxyria digyna 924. — Oxytropis
ampullata 197; Boketowi 533; campestris 4013; chiliophylla 198; cornuta
202; Crista galli 202; cyanea 974; Gærtneriana 202; Gaudini 974: Halleri
var. intricans 752, 753; humifusa 542, 533; ingrata 197, 198, 200; introflexa
195; Kaschemiriana 533, lapponica 973; micrantha 202; microphylla 199;
montana 97%; neglecta 973, 974; polyadenia 199; Poncinsit 533; platonychia
533; trichocalycina 195; trichophysa 198; trichosphera 193, 195.
Bes rugulosa 1006. — Palafoxia texana 865. — Paludella squarrosa
130, 332, 411, 41%, 553. — Pancicia serbica 394. — Pancratium Saharæ 101.
— Pandorina morum 158. — Panicum amplexicaule 253; sanguinale 912,
917, 931 ; spectabile 253; tricholaenoides 706; tunzcatum 705; turgidum 98. —
Papaver Argemone 970. — Paradisia liliastrum 910. — Parasia debilis 735;
sracilis 809 ; g.andis var. major 803; grandis 745; platyptera 805; primuliflora
80%; primuliflora var. 8 nana 80%; Thomasii 743. — Parasponia Andersonii
34 ; eurhyncha 34; parvifolia 34. — Parietaria sp. 527; officinalis 487; offici-
nalis var. ramiflora 920. — Parkia multijuga 259. — Parnassia palustris 915,
928. — Paronychia arabica 100 ; cymosa 752, 753. — Parrotia persica 765. —
Parrya eriocalyx 532, 533; escapa 532. — Parthenium Hysterophorus 857. —
Paspalum sp. 253. — Pastinaca pratensis 971. — Paulownia imperialis 1018.
— Pectis canescens var. villosior 866; satureiodes 866. — Pediastrum Bory-
anum 158. — Pedicularis cæspitosa 950; comosa 402, 407; sceptrum carolinum
333; silvatica 429 ; tuberosa 930; uliginosa 532, 533. — Pedinophyllum inter-
ruptum 577; interruptum var. pyrenaicum 496. — Peganum harmala 522,
523. — Pellia calycina 573, 57%; epiphylla 491, 57%; Neesiana 491, 574.
— Penium lamellosum 158. — Pennisetum dichotomum 96, 99; longistylum
752, 755. — Pentarrhinum insipidum 798. — Perezia nudicaulis 870; reticu-
lata 870; rigida 870; runcinata 870; thyrsoidea 870; turbinala 870. — Peridi-
nium tabellatum 158. — Periglossum Mozambicense 798. — Peronospora
Alsinearum 39%; calotheca 39%; conglomerata 39%; Dipsaci 394; Ficariæ 39% ;
Myosotidis 394; parasitica 394; Trifoliorum 39%; Valerianellæ 394. — Perotis
indica 70%, 705; latifolia 705 ; vaginata 704, 705. — Perovskia scrophulariæ-
folia 526. — Perymenium Berlandieri 860; Nelsonii 860. — Pestalozzia
funerea 485; Nicolai 485. — Petrocallis fenestrata 610. — Peucedanum
Aucheri 770; austriacum 149, 344, 751, 754, 755, 756; Cervaria 612, 60%, 907 ;
cervarlifolium 770; oreoselinum 907; ostruthium 911; palustre 343, 916 ; petio-
lare 770; polyscias 770. — Peziza auronlia 155; coronaria 155; onotica 155.
— Phacidium repandum 398. — Phædum aurantiacum 152; cœruleum 152;
floriforme 152; imbricalum 152; suaveolens 152. — Phalangium Liliago 603;
ramosum 603, 1020. — Phalaris arundinacea 343. — Pharus scaber 266. —
Phascum curvicollum 326, 570, 624, 632, 633, 636; cuspidatum 555, 561, 570,
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 4906. 71
1062 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1906
633, 636; piliferum 560, 561, 570, 636; rectum 328, 330. — Phaseolus vul-
garis 204. — Phegopteris Robertianum 599, 600. — Phelipæa lutea 96. —
Pherotrichis Schaffneri 843. — Phialea cyathoidea var. minor 398. —
Philibertia crassifolia 839 ; Ervendbergii 839; linearis 839. — Phillyrea media
405, 478, 482. — Philonotis acicularis 9; alpicola 123, 127, 128, 431, 132,
238, 644; Arnellii 123, 129, 64%; cæspitosa 544: calcarea 327, 336, 415, 420,
562, 644, 897; fontanr 239, 562, 624, 632, 634, 644; marchica 562, 568, 64% ;
parallela 9; scabrifolia 9; seriata 123, 128, 239, 644; vagans 9; vagans var.
inundata 9; varians 9. — Philydrum Cavaleriei 506; pygmæum 506. —
Phleum alpinum 909, 912, 927. — Phlomis tuberosa 401, 406, 476, 483, 520.
— Phenixopus muralis 121. — Pholiota mustelina 15%; mutabilis 15%;
squarrosa 15%. — Phoma acuta 406: africana 406; Asparagi 408; bacterioides
408; Daniloi 406; herbarum 406; longirostrata 406; malisorica 406: montene-
grina 407; nebulosa 407; platycarpa 407; Rohlen® 407; semiplena 407; ulcin-
jensis 408; Urticæ 408. — Phomopsis Asparagi 408; Asphodeli 407; Cichoria-
cearum 473; Coronillæ 473: demissa 473; Osyridis 473: Psoraleæ 474: Spartii
474. — Phormidium foveolarum 158. — Photinia Beauverdiana 319; parvi-
folia 319. — Phragmidium Rubi 397, 477; subcorlicinum 397: tuberculatum
397, 477. — Phragmites communis 600. — Phyllachora Stellariæ 403;
Trifolii 403. — Phyllactinia suffulta 399. — Phyllanthus fluilans 143, 146. —
Phyllonoma ruscifolium 506. — Phyllosticta albanica 403; aricola 403 ;
caulicola 475 ; cyclaminella 404; Cyclaminis 404; hedericola 404; Lentisci var.
maculicola k04; malisorica 40%; Milenæ 404; opuntiicola 405; phillyrina 405 ;
Quercus cocciferæ 405; Ruborum 405; ruscicola 405; Scrophulariæ bosniacæ
406; ulcinjensis 405. — Phyllostylon rhamnoides 29. — Physcomitrella
patens 558, 561, 567, 636. — Physcomitrium acuminalum 642; eurystomum
967, 642; pyriforme 558, 562, 567, 642; sphæricum 567, 642. — Physosiphon
Loddigesii 832. — Phytelephas macrocarpa 259, 268. — Phyteuma Carestiæ
365, 426; belonicifolium var. lanceolatum 911, 930; betonicifolium var. typi-
cum 930; corniculatum 920; corniculatum ssp. Scheuchzeri 908, 922; cornicu-
latum var. 920; hedraiantifolium 365; hemisphæricum 365, 930 ; hemisphericum
var. longibracleatum 366, 426; humile 365, 366, 426; scaposum 930; Scheuch-
zeri var. vulgare 920. — Phytolocca dioica 602. — Picea excelsa 1019. —
Picris hieracioides 599, 971. — Pieris formosa 21; ovalifolia 21; popowi 20.
— Piggotia astroidea 483. — Pimpinella affinis 767; peregrina 213; puberula
215; Reuteriana 767; saxifraga 598, 913, 920, 971; Tragium 213, 767. —
Pinaropappus roseus 871. — Pinguicula vulgaris var. grandiflora 916. —
Pinnularia viridis 158. — Pinus cembra 1019; Laricio 509; montana 1019;
Pinea 176; sylvestris 325, 598, 971. — Piper Huberianum 259. — Piqueria
irinervia 848. — Piranhea trifoliata 262. — Pirola secunda 397. — Pirus
Balansæ 606; communis 606. — Pistacia Lentiscus 404; Mexicana 833; Tere-
binthus 395. — Pithecolobium latifolium 262. — Placosphæria Galii 475;
7 4
7
RÉPERTOIRE. 1063
Trifolii 475. — Plagiobryum Zierii 331, 340. — Plagiochila abdita 222 ;
asplenioides 122, 577 ; chiloscyphoidea 225; ciliolata 952; costata 951; fuegien-
sis 222; Gottscheana 227; interrupta 557; quitoensis 378. — Plagiogyrica
glauca 996; glauca var. Philippinensis 996. — Plagiopus Oederi 128, 132, 133,
241, 331, 336, 419, 557, 562, 644, 897. — Plagiothecium curvifolium 12%,
199, 570, 646; denticulatum 122, 563, 568, 635, 646, 899; depressum 244, 335,
417, 419, 630, 635, 647; elegans 12%, 129, 132, 424, 647; elegans var. Schim-
peri 133; latebricola 568, 569, 646; Müllerianum 124, 126, 127, 432, 133, 238,
241, 647; pulchellum 12%, 129, 332, 340, 415, 416, 422, 552, 647, 899; Roœsea-
num 122, 556, 560, 563, 546; Ruthei 124, 129, 130, 237, 647; Ruthei var.
rupincola 4131, 238; silesiacum 563, 568, 635, 647, 899; silvaticum 560, 563,
568, 635, 646; undulatum 132, 133, 239, 241, 629, 646. — Planera Richardi
29; Ungeri 29, 30. — Plantago arenaria 971, 972; ciliata 94; Cynops 970,
971, 972, 1021; lanceolata 526, 911, 971; lanceolata var. capitata 911, 913;
major 88, 526, 971; media 971; minuta 522. — Plasmopara densa 393. —
Platanthera bifolia 906, 910, 928; sumatrana 296. — Platyclinis dolicho-
brachia 301; formosana 302; latifolia 302: microchila 302. — Platygyrium
repens 131, 421, 554, 568, 645, 898. — Platysma nivale 150. — Plectranthus
charianthus 823; pretervisus 825; transvaaliensis 826. — Pleospora Allii 40! ;
Anthyllidis 401: Asphodeli 401; Fumanæ 401; herbarum 401; media 401 ;
oligasca 401 ; opuntiicola Arl, 405; osyridigena 402; Spartii 402; vulgaris 402,
485. — Pleroma adenostomon 593; Candolleanum 593; frigidulum 593; multi-
florum 593. — Pleuridium alternifolium 559, 561, 637; nitidum 970, 637;
subulatum 556, 561, 633, 637. — Pleurogramme Loheriana 1006; seminuda
1006. — Pleuroschisma tricrenatum 499; trilobatum 499. — Pluchea cam-
phorata 856 ; odorata 856. — Pluteus pellitus 154. — Poa alpina 910 ; alpina subv.
divaricata 927; alpina var. frigida 927; alpina var. typica 910, 92%, 927;
annua 479; bulbosa 913, 917; Chaixi 927; exilis 102; minor 921, 924; pratensis
920, 599; pratensis var. vulgaris 910, 913; sudetica 121; trivialis var. pallescens
910. — Podaxon carcinomalis 702. — Podochilus appendiculatus 309; oxy-
phyllum 308, pachyrhizum 309 ; sciuroidis 309 ; serpyllifolius 309; sumatranum
309; tenuis 310. — Pogonatum aloides 411, 424. 556, 562, 576, 634, 64%,
697; alpinum 10, 16; alpinum var. brevifolium 16; alpinum var. septentrionale
10, 16; nanum 411, 424, 562, 644; urnigerum 411, 424, 556, 562, 634, 64%,
877. — Pogonia striota 299. -- Poinciana elata 205. — Polybotrya acuminata
var. villosa 167; Aucuparia 166; canaliculata 46, 168; caudata 167, 168; cylin-
drica 165; juglandifolia 46, 168; juglandifolia var. lobata 168; Osmundacea
166, 167; pubens 167; scandens 167 ; villosula 168. — Polycarpæa fragilis 94.
— Polycnemum arvense 970, 971, 972, 1021. — Polycystis flos aquæ 158. —
Polygala alpestris 430; arenaria 85; chamæbuxus 149, 439, 508, 509, 603, 922;
vulgare var. pedemontanum 913; vulgare var. pseudo-alpestre 913, 929. —
Polygonatum officinale 906; verticillatum 906; vulgare 509. — Polygonum
1064 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
acuminatum 253; aviculare 917; aviculare var. erectum 931; bistorta 910, 928;
dumetorum 906; hispidum 253; hydropiper 915; lapathifolium 479; persicaria
917, 931; spectabile 253; viviparum 485, 928, 1013. — Polymnia maculata 857.
— Polypodium angustatnm 993; angustifolium 50, 260; brevifolium 53; cauda-
tum 185; chnoodes var. minus 49; clavifer 996; coarctatum 52; crassifolium 51;
cucullatum 996: decumanum 262; distans 49; dolichopterum 993; Donnell-
Smithii 291; Elmeri var. separatum 992; fraxinifolium 48; fraxinifolium
subsp. arliculatum 29; fraxinifolium var. fraxinellum 48; fraxinifolium subsp.
luridum 48; fraxinifolium subsp. ornalum 49; subsp. rhizocaulon 49;
furfuraceum 50 ; glaucum 993; gracillimum 996: Heracleum 993; heterocarpum
995; insigne 291, 993; ireoides 99%; lævigatum 51; lapathifolium 51, 269;
latum 52, 53; linguæforme 994, 995; Loherianum 995: Luzonicum 995; Meselæ
49; Mindanense 99%; multipunetatum 54; musæfolium 994, 995; myriocarpum
995; nigrescens 993; nitens 990; palmatum 993; papillosum 996; patellare 995;
pentaphyllum 993; Phyllitidis 51, 52; piloselloides 260, 262; plebejum 50;
plectolepis 290, 291; punctatum 99%, 995; repens 52; rostratum 992; serpen-
tinum 51; serratum 1020; Schumannianum 995; Skinneri 50; sphenodes 52;
sporadolepis 50; subdrynariaceum 99%: sabirideum 99%; saboppositum 995;
subrostratum 992; Swartzii 51; trifidum 993: Tweedianum 50; validum 994;
vulgare 84, 128, 919; vulgare var. commune 905, 919; Werckleanum 52;
Wercklei 52; xalapense 52. — Polypogon monspeliensis 99. — Polyporus
brumalis 510; leucomelas 154, 152; nummularius 152; ovinus 151, 152; versi-
color 398. — Polystichum aculeatum 163; mohrioides 163; Rochaleanum 163;
Telypteris 1021: Turrialbæ 163. — Polystictus hisutus 152; versicolor 152. —
Polythrincium Trifolii 487. — Polytrichum aloides 575; alpinum 123, 239,
241, 340, 644, 897; antarcticum 16; austro-georgicum 10; commune 415; 559,
563, 568, 634, 644; formosum 559, 562, 634, 644, 897; gracile 414, 415, 553,
359, 562, 568, 644; juniperinum 11, 553, 559, 563, 568, 634, 644, 897;
juniperinum var. alpinum 8, 11; macroraphis Al; nanocephalum 10; perigoniale
644; piliferum 10, 16, 411, 565, 634, 644; piliferum var. Hoppei 10; pluri-
rameum 10; strictum 11, 414, 415, 553, 559, 563, 568, 644; strictum var.
alpestre 11, 16; timmioides 10. — Populus alba 598; euphratica 95, 102;
nigra pyramidalis 527; Tremula 508, 598, 599, 971. — Poria vaporarıa 152. —
Porophyllum tagetoides 866. — Portulaca oleracea 917, 931. — Potamogeton
amplexicaule 1020; lucens 800. — Potentilla alba 615, 971; alpestris 615;
Argæa 610, 621; argentea 599, 600, 918, 922, 970, 974, 972; argyroıoma 612;
Aucheriana 612, 643; aurea 928; aurea var. minor 928; bifurca 519; Bungei
611, 616; Bungei var. Buhsei 61%; Bungei var. leucopsis 611, 612, 616; canes-
cens 611, 918; canescéns ssp. cana 918, 922; canescens var. pannulosa 611;
caulescens 432; criptophila 612, 614, 615, 616; Elwendensis 612; flaccida 612,
613; flabellata 612, 613; floribunda 533; fragariastrum 509, 971; frigida 751,
753; gelida 613; Gilanica X Potentilla hirta var. pedata 611; grandiflora 928;
RÉPERTOIRE. 1065
hirta subsp. Adrialica 611; hirta subsp. Gilanica 610; hirta var. pedata
610; heloleuca 610; incana 623; inclinata 611; intermedia var. Mathoneti
752, 753; Kurdica 612; lanuginosa var. laciniosa 611; leucopsis 611;
lignosa 609; mallota 612; Meyeri 611; Nevadensis 612; nuda 612, 61%; nuda
var. hirsuta 610; nuda 8 hirsutior 61%; nudicaulis 612, 613; pannosa 612;
pedata 209; Persica 6!2. 616; petiolulata 509; petræa 612, 615, 616; polys-
chista 610; pulvinaris 612; radicosa 614; radicosa 8 nuda 61%; recta 209;
replans 209 616, 970; rupestris 598, 599, 600, 918, 920, 922, 971; Ruprechlii
512; sericea 610; sericea var. subsericea 640; silvestris 915; silvestris var.
latiloba 915; silvestris var. strictissima 915; speciosa 399; subpedata 209;
Taurica 611; Tormentilla 971; verna 509, 599; xylorrbira 609. — Pote-
rium Sanguisorba 616; villosum 2140. — Pottia austro-georgica 5; fusco-
mucronala 5; Heimii 5; intermedia 562, 570, 624, 633, 639; lanceolata
326, 121, 553, 556, 562, 570, 624, 633, 639; latifolia 339, 490; litoralis 243,
327, 328, 639; minutula 5, 326, 421, 556, 562, 570, 633, 639; mutica 330;
Starkeana 329, 553; 570; truncatula 421, 555, 562, 570. 624, 633, 639. —
Prangos ferulacea 768; odontoptera 769; pabularia 525, 527; uloptera 768;
uloptera var. 8 brachyloba 769. — Preissia commutata A91, 572, 624. —
Prenanthes purpurea 121, 148, 908; purpnrea var. tenuifolia 908, — Primula
acaulis 303, 486; auricula 432; farinosa 533; japonica 1022; nivalis 534;
officinalis 208, 602; Sibirica 528 533; viscosa 922, 929; vulgaris 508, 509, 598,
602. — Prionosciadium Seleri 839. — Prosaptia olata 992; Toppingii 992. —
Prosopis Stephaniana 205. — Protomyces macrosporus 394. — Prunus sp.
398; avium 598; cerasifera 752, 753: divaricata 207, 606; prostrata 527; spinosa
149, 509, — Psalliota angusta 153; arvensis 151, 153, 701; campestris 151,
153; kiboga 701: silvatica 153; stercoraria 153; Stropharia 153; viridula 153,
Psammogeton brevisetum 772. — Pseudodistichium austro-georgicum 5. —
Pseudoleskea antarctica 11, 12; atrovirens 126, 129, 131, 239, 340 552, 649,
898 ; austra-catenulata 41 ; calochroa 11, 12; chalaroclada 11; filum 11; platy-
phylla A1, 12; strictula AA, 12. — Pseudomarsdenia Bourgæana 842. —
Psidium sp. 254; Costaricense 827. — Psilactis brevilingulata 854. — Psilo-
cybe cernua 153. — Psilopilum antarcticum 10. — Psoralea biluminosa 401,
47%, 480, 482; plicata 96. — Pteridium aquilinum 906, 912. — Pterigynan-
drum filiformis 239, 421, 554, 557, 563, 634, 645, 898. — Pteris anfractuosa
45, 284; aquilina 84, 598, 971; biaurila 1006. — Gœldii 260; Kunzeana 189;
quadriaurita 988. — Pterocarpus Ulei 257, 262. — Pteroceltis Tatarinowii
29, 37. — Pterocephalus canus 780; plumosus 780. — Pterogonium gracile
425, 127, 131, 132, 133, 240, 330, 551, 629, 634, 645. — Pterygoneurum
cavifolium 326, 421, 556, 562, 570, 624, 632, 633, 639; lamellatum 243, 326,
227, 328, 330, 624, 626, 627, 630, 639; subsessile 553, 570, 630, 639. —
Pterygophyllum lucens 131, 132, 624, 645. — Ptilidium ciliare 499; ciliare
var, ericetorum 499; ciliare var. ulöginosum 499 ; pulcherrimum 579; uliginosum
1066 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906
var. inundata 499. — Ptychodium plicatum 340, 341, 415, 416, 422, 898. —
Ptychotis Saxifraga 429, 430, 431, 513, 603, 971. — Puccinia albulensis
1016; Allii 395 ; annularis 395; Aristolochiæ 395; Asphodeli 395; Carduorum
395; Caricis 396; Celakovskyana 396; Chærophylli 396; Cirsii 1013, 101%,
1016; crepidicola 396 ; Crepidis aureæ 1013, 1016; doronicella 396; Dubyi 1016;
Epilobii-Fleischeri 1013: expansa 1013; grisea 396; Leontodontis 396; Malva-
cearum 396; Mei-mamillata 1013; Morthieri 1010; Opopanacis 396; Orchidea-
rum Phalaridis 396; Pazschkei 1013; Podospermi 306; Pruni spinôsæ 396; Rha-
gadioli 396 ; Sesleriæ 397; Smyrnii Olusatri 397; Soldanelle 397; Sonchi 397;
Tragopogonis 397, 487: Violæ 1013, 1014. — Pulicaria inuloides 99, 100. —
Pulmonaria obscura 508, 602. — Punicea granatum 210, 475, 476, 617. —
Pycnocycla spinosa 769. — Pylaisia polyantha 566, 634, 654. — Pyramia
pityrophylla 592. — Pyramidula tetragona 553, 570, 642. — Pyrenophora
Amphoricarpi 402. — Pyrethrum achilleifolium 522. — Pyrola chlorantha
973; media 907, 973; minor 907, 973; rotundifolia 84, 509, 973; secunda 907,
973, 1021; uniflora 84, 973; americanus var. rufoferruginea 315; communis
207 ; Kurzii 315; Wallichii 318.
uercus coccifera 400, 405; X Comari 752, 755; denudata 752, 755;
Ilex var. mirabilis 752, 735, 758; Ilex var. subsphærocarpa 752, 755; lanuginosa
90%; pedunculata 598, 970; pubescens 509, 599, 603, 623, 1020; Robur 149,
904 ; sessiliflora 508, 598, 971.
Raasi Aspidium 167. — Radula commutata 501; complanata 420, 581;
Lindenbergiana 501. — Ramularia Danilo: 486; Gei 486; Geranii 486; gibba
486; macrospora 486; montenegrina 486; Parietarie var. minor 486; Primulæ
h86; variabilis 487. — Randonia africana 94. — Ranunculus aconitifolius
ssp. platanifolius 915; acris 599, 971; aduncus 928; alpestris 366, 426,
427 ; alpestris X glacialis 426; arvensis 599: arvensis var. inermis 751, 752,
753; bilobus 366; bulbosus 602, 911, 913. 971; glacialis 366, 367, 427, 1014,
1015, 1016; glacialis var. holosericeus 924; Lingua 343; montanus 9928;
muricatus 486; sardous 395, 397, 485; sceleratus var. sinensis 505; Traun-
fellneri 366; velutinus 485; Villarsii 399, 401, 406, 477, 480; Wolfianus 366,
426. — Raphiacum sp. 800. — Rapistrum rugosum 1021. — Ravenala
guyanensis 265, 266. — Reboulia hemlsphærica 490. — Renealmia strobilifera
260. — Reseda arabica 95: lutea 970; odorata 757; villosa 95. — Retama
Relam 95, 101; Retam var. pallens 99. — Reticularia Lycoperdon 155. —
Reutera aurea 766; caroides 768; tragioides 766. — Rhabdospora albanica
480; bituminosa 480 ; Intybi 480. — Rhabdoweisia denticulata 125, 131, 132,
133, 241, 629, 637; denticulata var. acutifolia 238; fugax 125, 127, 130, 131,
RÉPERTOIRE. 1067
139, 239, 240, 629, 637. — Rhacomitrium aciculare 133, 629, 65%, 640 ; affine
238; austro-georgicum 7; canescens 95, 562, 634, 641, 895; canescens var,
ericetorum 567; canescens var. ericoides 626, 896; fasciculare 131, 132, 237,
941, 629, 634, 641 ; geronticum 8; glaciale 8; heterostichoides 7; heterostichum
237, 339, 411, 414, 424, 629, 63%, 641; lanuginosum 8, 127. 257, 332, 629,
634, 641; microcarpum 123, 129, 411, 641; nigritum 7; protensum 433, 239,
241, 629, 641 ; ptychophyllum 7; rupestre 7; senile 8; striatipilum 7; sudeticum
195, 131, 237, 332, "14, 641; Willii 7. — Rhagadiolus stellatus 365, 396,
487. — Rhamnus alpina 149, 509; pumila 514. — Rhaphidium Chodati 156,
157, 158; lacustris 158; nivale 158. — Rhaphidostegium demissum 125, 241,
646. — Rhetinolepis lonadioides 94. — — Rhexia acuminala 592; Candolleana
593; Langsdorffiana 593; phlogiformis 591; pityrophylla 592; pulcherrima
592; quadrivalvis 593; taxifolia 593. — Rhodobryum roseum 121, 244, 327,
420, 643, 896; roseum var. leptostomum 560, 562. — Rhododendron Dahuri-
cum 601; ferrugineum 601, 905, 1013, 1019, 1021. — Rhus Andrieuxii 834,
835; ciliolata 835; mollis 833; Oaxacana 83%; oxyacanthoides 96; potentilli-
folia 833; rubifolia 856; Schiedeana 855: sempervirens 836; terebinthifolia
836; terebinthifolia var. Barclayi 836; terebinthifolia var. pélosissima 836;
vestita 835. — Rhynchospora alba 915. — Rhynchostegiella confertum 621;
curvisela 331, 421; Jacquini 331; tenella 124, 244, 326, 331, 556, 421, 553,
563. — Rhynchostegium confertum 132, 326, 415, 630, 635, 646; megapoli-
tanum 570, 630, 635, 646; murale 419, 563, 899; murale var. complanatum
415; rotundifolium 243, 326, 327, 328, 330, 416, 563, 630, 635. 646;
rusciforme 9, 133, 557, 563, 635, 646, 899. — Riccia bifurca 572; cristallina
490, 572; fluitans 490, 572; glauca 572; sorocarpa 490. — Ricinus communis
757. — Rindera tetrapis 521. — Riocreuxia torulosa 799. — Rivularia sp.
158. — Rosa agrestis 397; alpina 1019; anserinifolia 608; Beggeriana 608;
Beggeriana var. anserinifolia 608; Beggeriana var. Khorasauensis 608; Beggeriana
var. Kotschyana 608; Beggeriana var. Kotschyi 608; Beggeriana var. lacerans
608; Beggeriana var. Lehmanniana 608; berberifolia 523, 607; Bungeana 608;
canina 598, 608; dumetorum 608; glutinosa 608; hemisphærica 608; Iberica
609; lutea 607, 609; Orientalis 609; Rapini 608; rubiginosa 8 Aucheri 608;
rubiginosa 8 Aucheri X Iberica 609; rubiginosa & Ibirica 609; sempervirens
397, 477: sulphurea 608; tomentella 608. — Rosmarinum officiuale 601. —
Rouya polygama 752, 753. — Rozites caperala 15%. — Rubia peregrina 400,
430, 431, 476, 513, 60%; tinctorum 773. — Rubus amenus 400, 408, 479,
487 ;, cæsius 209, 397. 399, 405, 477; cwsius X turcomanicns 209; karakalensis
209; saxatilis 1013; turcomanicns subsp. 208, 209; ulmifolius 207. —
Rudbeckia columnaris var. pulcherrima 859. — Rumex arelosella 599, 913,
917, 931 ; acetosella var. multifida 913; alpinus 928; obtusifolius 485; scutalus
149, 150, 509, 599, 600, 920 ; scutatus var. glaucus 920, 921 ; simpliciflorus 93;
vesicarius 92; vesicarius var. planivalvis 92, 102, — Ruscus aculeatus 401,
1068 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
405, 474, 481, 488; hypoglossum 752, 755. — Russula aurata 151; badia 151;
eitrina 151, 153: cyanoxantha 150, 153; delica 153; deliciosa 153; emetica
153; fœtens 153; heterophylla 153; lilacea 153; livescens 153: livida 153;
nigricans 153; olivacea 151, 153; purpurea 151, 153; Queletii 151, 153. —
Russulina aurata 153; badia 153; integra 153; lutea 153: ochracea 153. —
Ruta germanicum 128; muraria 128; septentrionale 128.
See angræcoides 472; Angræcum 472: spherophorum 472. —
Saccoloma elegans 191: elegans var. Costaricensis 191: moluccanum 1005;
moluccanum var. stenolobum 1005. — Sagenia angustior 165; biseriata 1002;
Orosiensis 164; Plumieri 292; trifoliata 164, 292. — Sagina procumbens 915;
tenunfolia subsp. Velenovskyi 480. — Sagittaria latifolia 831. — X Salix
ambigua 752, 755; aurita 1021; aurila-repens 752, 755; babylonico-fragilis 752,
755; X blanda 752 755; Capræa 508, 598, 599; Caprea X cinerea X viminalis
752, 755; cinerea 752, 755; cinerea var. angustifolia 752, 759; grandifolia X
run
incana 752, 755: berbacea 928, 1013; X hircina 752, 755; incana 599; incana
X cinerea 752, 759; intermedia 755; Martiana 253; pedicellata 752, 755;
phylicifolia 752, 755; purpurea 599; repens 343, 1021; relusa 924, 928 : retusa
var. kitaibeliana 92%; serpyllifolia 1013. — Salmea grandiceps 860; scandens
860. — Salsola spinescens 94: vermiculala 92; vermiculata var. micropylla 92,
95. — Salvia ægyptiaca 99, 100; glulinosa 908; officinalis 402, 406, 485;
pseudo Jaminiana 102; Sclarea 527: silvestris 512. — Sambucus Ebulus 772. —
Samolus Valerandi 343. — Sanguisorba minor 616: officinalis 520. —
Sanicula europæa 148, 971; liberta 837. — Sanvitalia procumbens 858 ;
versicolor 858. — Sapium sp. 257; adenodon 347, 350; æreum 352, 353, 354,
399, 397, 447; argulum 433, 439; Aublesianum 368, 363; aucuparium 353, 256,
398, 359, 362; biglandulosum 345, 356; biglandulosum var. à Aubletianum
362; biglandulosum var. aucuparium 356, 358; biglandulosum var. 2 hamatum
369; biglandulosum var. 8 hamatum & Pavonianum 356: biglandulosum var.
Klotzschianum 438, 439, 440; biglandulosum var. lanceolatum 440, 441 ; biglan-
dulosum var. lanceolalum longifolium 444; biglandulosum var. Meyerianum
360; biglandulosum var. Moritzianum 358; biglandulosum var. 8 oblongatum
392; biglandulosum var. pallidum 450; biglandulosum var. salicifolium 446;
biglandulosum var. sellowianum 442, 443: biglandulosum var. serratum 443 ;
biglandulosum var. stenophyllum 360; bogotense 352, 353, 355; caribæum 347,
349; Claussenianum 433, 436, 437; eupuliferum 452; daphnoides 347, 349;
decipiens 336; hæmalospermum 434%, 446; Hasslerianum 434, 448; Hemsleya-
num 358, 359, 360, 362, 363, 439; hippomane 349, 358, 360, 362, 363, 437:
intercedens 433, 436, 437, A438; jamaicense 347, 349; Jenmani 360, 363;
Klotzschianum 352, 433, 438, 439, 440 ; lunceolatum 360, 434, 435, 437, 4h,
442, 4%%; laterifiorum 351; 352; laurifolium 347; laurocerasus 347, 350, 352,
IE; Te Ar
RP ON, r
REPERTOIRE, 1069
358; laurocerasus var. 8 elliplicum 347; laurocerasns var. y laurifolium 347,
349; leptadenium 433, 436, 437; leucogynum 347, 350; leucospermum 350 ;
longifolium 434, 444, 415, 446, 450; longipes 433, 435, 436; macrocarpum 350,
352; marginalum 434, 443, 451; marginalum var. paraguariense 452; Marmieri
353, 354; Martii 434, 446, 449: mexicanum 352: moutevidense 434, 443, 44%,
450: Meritzianum 353, 358, 359, 360; obovatum 355, 434, 447, 448, 449 ;
obovalum var. elliplicum 448; obtusilobum 353, 358; occidentale 43%, A4l ;
pallidum 434, 450; pallidum var. 8 angustifolia 450; paucinervium 360, 36% ;
Pavonianum 353, 350, 357; pedicellatum 351, 352; peliolare 433, 434, 436;
Pittieri 350, 352, 355; Poppigii 353, 357, 358; prunifolium 350, 360, 433,
439, 440, 441, 444; salicifolium 359; salpingadenium 452; Sellowianum 352,
134, 435, 449, 443, 450; serralum 443, 444; stenophyllum 353, 360; stylare
353, 354; suberosum 347, 349; sublanceolatum 352, 434, 441; submarginatum
433, 434, 443; subsessile 452; taburu 349; lijucense 43%, 449, 450; tolimense
35%; trisie 434, 451; utile 353, 356, 357; vernm 353, 354. — Saponaria
ocymoides 84, 85, 513, 598, 603, 920, 971. — Sarcochilus Burchardianum
467; keteiense 167; pachyrhachis 468; sigmoideum 468; teres 468. — Saro-
thamnus scoparius 428, 905. — Sarracenia 176; purpurea 246. — Satureira
alpina 911, 913; calamintha ssp. silvalica 908; Clinopodium 8%, 911, 913;
hortensis 920. — Saussurea lapathifolia 923; pamirica 532, 533. — Savignya
longistyla 9%. — Saxifraga aizoides 149; Aizoon 128, 1013; aizoon var. brevi-
folia 122; androsacea 92%; aspera var. bryoides 922; Caucasica 620; Cotyledon
174, 920; cuneifolia 922; exarata 922, 924; granulala 598, 599; hirculus 533 ;
imbricala 620; Iranica 619, 620; Iranica var. « genuina 620; Iranica var. £
purpurascens 620; juniperinifolia 620; Kotschyi 620; lævis 620; moschala 924;
moschata var. compacla 922, 924; oranensis 752, 753; pedemonlana var. cervi-
cornis 752, 753; ramulosa 620; retusa 752, 753, 922; Rocheliana 400, 620 ;
Rocheliana var. de 620; scleropoda 620; Seguieri 922; Spruneri 620;
tridactylites 212, 598. — Scabiosa bicolor 780; canescens 81, 89,011, 972;
Columbaria 85, 911, 913; iselensis 520; Olivieri 779; pachyphylla 970, 1021 ;
Palæslina var. calocephala 780; Palæstina var. £ lalifolia 780; Palæstina var.
Schimperiana 780; rufescens 780; Succisa 971; tenuis 584; ucranica 520. —
Scandix Aucheri 768; Iberica 768; pecten Veneris 216, 399; pinnatifida 216,
768. — Scapania æquiloba 501, 580; aspera 500, 501, 580; Bartlingii 501 ;
calcicola 500; curta 500, 504, 580; curta var. rosacea 500, 580; dentata 580;
belvetica 501, 580 ; intermedia 580; irrigua 500, 501 ; nemorosa 122, 500, 575,
580; nemorosa var. paludosa 500; nemorosa var. uliginosa 500; paludosa 500 ;
resupinala var. viridis 501; subalpina 501; umbrosa 500, 57%, 581; umbrosa
var, oblusa 500; undulala 501, 580. — Scenedesmus falcatus 158; quadricauda
158. — Schistidium alpicola 337; alpicola var. 8 rivulare 129, 133, 417, 633,
640; apocarpum 121, 333, 335, 419, 562, 631, 632, 633, 640, 895 ; atrofuscum
339; confertum 24%, 625, 626, 633, 640, 895; gracile 335, 419, 560, 562, 640,
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1906. 72
18)
1070 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1906
895; pulvinatum 630, 633. 640; teretinerve 339, 341, 417. — Schistocarpha
bicolor 867. — Schistostega osmundacea 131, 634, 642. — Schistochila
pachyla 224. — Schizoglossum atropurpureum 798; altissimum 798; biflorum
798. — Schizophyllum Alneum 398; commune 510. — Schkuhria virgata
865. — Schomburgkia crispa 262. — Schönbornia n. gen. 483; basidioannu-
lata 48%. — Schœnus nigricans 343. — Schrenkia sp. 523. — Sciaromium
confluens 12; conspissatum 9, 42. — Scilla bifolia 397, 432, 508, 567; Conra-
thii 712; aminifoh 712; marginata 712. — Scirpus Holoschenus 84; holo-
schœnus var. australis 98, 1009; holoscheenus var. Phalaris 99; lacustris 344,
1020 ; litoralis 102; Tabernæmontani 343. — Scleranthus annuus 917, 934. —
Scieropodium illecebrum 243, 328, 330, 630, 646; purum 335, 563, 635, 646,
898. — Scoparia dulcis 253. — Scorpidium scorpioides 900. — Scorpiurus
subvillosa 918. — Scorzonera auslriaca 502, 60%; laciniata var. floccosa 396.
— Scrophularia bosniaca 406; canina 401, 406, 512, 918; heterophylla 482;
Hoppei 174; nodosa 908; pyrenaica 752, 75%; Scopolii 279. — Scutellaria
galericulata 343; orientalis 527. — Sebæa aculiloba 719, 725, 812; affinis 719,
720, 724, 812; albens 717, 723, 812; albidiflora 717, 723, 812; ambigua 717,
723, 812; aurea 718, 812; aurea var. genuina 723; aurea var. pallens 723;
aurea var. pallida 723; Barbeyiana 718, 723, 799, 812; Baumii 721, 727, 813;
Bojeri 719, 724, 812; brachyphylla 719, 725, 812; Brehmeri 720, 726, 813;
Burchelli 718, 724, 812; caladenia 718, 724, 812: capilata 717, 722, 812; chiro-
nioides 718, 723, 812; Bonfertiflere 720, 726, 799, 813; Conrathii 718, 72%
812; cordata 729; cordata var. intermedia 733; cordata var. macrantha 729;
cordala var. micrantha 739; crassulæfolia 721, 727, 743, 813; cuspidala 749,
726, 813; debilis 716, 722, 734, 736, 814; Dregei 718, 724, 812; elongata 719,
724, 812; erosa 721, 728, 813; exacoides 721, 728, 730, 813; exigua 720, 726,
799, 810, 1 filiformis 720, 726, 813; Flanagani 722, 737, 811, 814; garie-
pina 718, 724, 812; Gilgii 719, 726, 813; grandiflora 719, 726, 813; grandis
717, 745; Grisebachiana 720, 726, 813; hymenosepala 718, 724, 812; inter-
media 722, 729, 733, 814; Junodii 719, 725, 842; khasiana 725; laxa 717,
723, 812; leiostyla 721, 727, 799, 813; linearifolia 810; longicaulis 721,
727, 813; Macowani 720, 721, 726, 813; macrantha 720, 726, 813; macro-
phylla 721, 727, 813; macrosepala 718, 724, 812: macrostigma 720, 726,
813; Marlothii 722, 737, 811, 814; micrantha 722, 729, 739, 81%;
microphylla 719, 725, 812; minntiflora 717, 723, 812; mirabilis 720, 726, 813;
multiflora 718, 72%, 819; multinodis 725; natalensis 717, 722, 741, 810, 814;
ochroleuca 718, 723, 812; Ohlendorffiana 742,. 81%; oligantha 723, 736, 814;
oreophila 719, 721, 727, 813; ovata 718, 724, 812; pentandra 718, 724,
812; pentandra var. belmontioides 717, polyantha 719, 726, 813; pratensis
119, 724, 812; pumila 721, 731, 814; pusilla 721, 731, ue 813; pygmea
722, 740, 814; quadrifolia 721, 810; ramosissima 718, 724, 812; .ara 721, 733,
814; Rehmannii 720, 727, 813; repens 719, 726, 813; a 1172723
RÉPERTOIRE. 1071
812; Rudolfi 747, 741, 810, 8i4; saccala 719, 725, 813; scabra 717. 718, 724,
812; Schimperiana 725; Schinziana 721, 727, 813; schizostigma 720, 726, 813;
Schlechteri 717, 723, 812; Schenlandii 722, 741, 814; sclerosepala 717, 723,
812; sedoides 721, 727, 813; semialata 721, 727, 813; spalhulata 721, 732,
81%; stricta 722, 738, 814; sulphurea 718, 724, 812; Thodeana 720, 726, 813;
Thomasii 743, 814; transvaalensis 720, 721, 727, 813 ; trinervia 722, 738, 814;
vitellina 720, 726, 843; wittebergensis 721, 725, 727, 813; Woodii 721, 727,
813; Zambesiaca 74%, 81%; Zeyheri 719, 725, 812. — Sedum acre 920; album
149, 150, 598, 599; Anacampseros 1013; annuum 920; cæspitosum 619;
dasyphyllum 128, 509, 920 ; maximum 509, 920, 921; mite 920; pallidum 619;
reflexum var. rupestre 920; roseum 922, 92%; rupestre 599; Telephium 599. —
Selaginella Atirrensis 288; Caffrorum 800; cuspidata var. elongata 288;
Dregei var. Preloriensis 800; flagellata 288; geniculata 288; geniculata subsp.
elongata 288; helvetica 91%, 921; integerrima 800; microtus 288; pulcherrima
288 ; selaginoides 927 ; sertata 288 ; silvalica 288; strobilifera 266. — Seligeria
calcarea 331, #23; Doniana 561; pusilla 244, 335, 418, 419, 420, 557, 561,
638, 894; recurvata 124, 128, 244, 336, 337, 490, 556, 557, 561, 632, 633,
638, 89%; tristicha 331, 336, 417, 419, 420, 557, 561, 638, 894. — Selinum
annuum 970, 971; austriacum 755; carvifolia 343. — Selliguea elliptica 992;
flexiloba 992; flexiloba var. Loheri 992; membranacea 992; quinquefoliata
992 ; Selliguea 992. — Sempervivum alpinum 922, 92%; arachnoideum 1013;
montanum 922, 924, 1013; lectorum 149, 509, 920, 922, 92%. — Senebiera
lepidioides 100. — Senecio Berlandieri 867; Carniolicus 367, 368, 426, 427,
597; Carniolicus var. 2nsubricus 367, 368, 426, 427, 507;-Cobanensis 867;
conchilobus 867; coronopifolius 97; ceristobatensis 867; Deppeanus 868;
doratophyllus 868; Doronicum 1613; erucæfolius 971; flaccidus 868; Fuchsii
908; grandifolius 868; hederoides 868; heracleifolius 869; incanus 357, 368,
426, 427; incanus X uniflorus 507; Jacobæa 599; Kermesinus 869;
Oaxacanus 869; paludosus 343; pelasioides 868; salignus 869; Thomasii 869;
uniflorus 751, 75%; viscosus 925; Warczewiczii 869. — Septoria Ari
477; Berberidis 477; Daniloi 478; dimera 477, 480; Dominii 477, 480;
Erythronii 477; faleispora 77; ficariæcola 477; Hederæ 477, 478; Iridis
478; Machadoi 478; malisorica 478; Melandryi var. andrijevicensis 478;
Muscari 478; Muscari neglecti 478; ornithogalea 478; Ornithogali 478;
oxyspora 479 ; Phillyreæ 478; Poæ annuæ 479; podgoricensis 479; Polygonorum
479 ; Rohlenæ 479; Rubi 479; Saponariæ 477; Scillæ 478; Scrophulariæ 476;
Silenes 477; silvestris 479; {urcica 480; Velenovskil 479. — Serapias longipe-
tala 910; neglecta 752, 755. — Serratula Aznavouriana 233, 23%; Bachtiarica
234; coriacea 234; latifolia 234; oligocephala 234; quinquefolia 234; linctoria
509, 908. — Seseli annuum 432, 972; coloratum 623; condensala 19, 20; Hip-
pomarathrum 623; laserpitifolium 19; Olivieri 769; seseloides 19. — Sesleria
autumnalis 397; cœrulea 509. — Setaria ambigua 917; viridis var. reclinata
1072 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me str.). 1906
917, 931. — Sherardia arvensis 394, 398, 931. — Sibbaldia procumbers 928.
— Sibiræa altaiensis subsp. Croatica 86. — Sicyos Galeottii 846; Kunthii 846;
laciniatus 846; laciniatus var. subintegra 846. — Sideritis montana 498. —
Siegesbeckia orientalis 858. — Sieglingia decumbens 906. — Sieversia
montana 928, — Silene acaulis 39%, 928; exscapa 928; inflata 149, 150, 394,
971; inflata var. latifolia 477 ; inflata var. orbelica 394 ; italica 394; nutans 149,
598, 917, 970; otites 520, 569, 917, 920; rupestris 429, 920, 991, 924; Sendt-
neri 39%. — Siler trilobum 751, 754. — Sisymbrium austriacum 510; panno-
nicum 519; Sophia 519. — Sium lancifolium 216. — Skottsbergia n. gen. 2;
paradoxa 4. —- Smilacina bifolia 8%. — Smilax aspera 485, 487. — Smyrniopsis
Aucheri 771; Syriaca 771. — Smyrnium Olusatrum 397. — Solanum dulca-
mara 905, 974; nigrum 102, 757, 758, 931; nigrum var. induratum 756, 757;
nigrum var. snffruticosum 792, 75%, 756, 758; suffrulicosum 756, 757, 758. —
Soldanella alpina 929; montana 397; pusilla 929. — Solenostemon monosta-
chyus var. amplifrons 827, monostachyus var. originarius 826. — Solidago
stricta 853; virga-aurea 599, 708; vulgaris var ericetorum subvar. dunensis
752, 75%. — Sonchus asper 397; asper var. pubescéns 397; oleraceus 931;
paluster 519. — Sophora alopecuroides 523, 526. — Sorbus americana 31%
americana var. decora 313; americana var. grenlandica 314; aria 149. 315;
aucuparia 166, 312; Boissieri 342; californica 314; cashmiriana 316; cashmi-
riana var. Aitchisoni 316; Chamæmespilus 1013, 1049; commixta 311, 314;
commixta var. »ufoferruginea 315; commixta var. typica 314; decora 313, 314;
foliolosa 315, 318; foliolosa var, pluripinnata 315; foliolosa var. typica 315;
gracilis 315; græca 207; hupehensis 316; Koehneana 316; Kurzii 315; micro-
phylla 317; pohuashanensis 313; ru/opilosa 317 ; sambucifolia 311, 313; sambu-
tifolia var. pseudogracilis 311; sambucifolia var. fypica 311; Schwerini 315;
scopulina 313; tapashana 313; torminalis 623, 970; torminalis X Aria 1020;
ursina 316; ursina var. iypica 316; ursina var. Wenzigiima 316; Vilmorini
317; Vilmorini var. setschwanensis 318; Wilsoniana 312, 313; Zahlbrucknert
318. — Southbya Gollaui 381; nigrella 381; stillicidiorum 380 ; tophacea 380.
— Spananthe paniculata 837. — Sparganium minimum 914. — Spartium
junceum 400, 402, 47%, 475, 481, 484, — Spathularia flavida 155. — Spergula
arvensis var. vulgaris 917, 931. — Spergularia campestris 917, 931; campes-
tris var. glabrata 917 ; marina var. stenopetala 101. — Sphærella antivarensis
399; hedericola 399; Iridis 400; isuriphora 400: maculiformis 400, 483;
montenegrina 400; Mougeotiana 400; olenjana 400; ootheca 400; sagedioides
400; Vincetoxici 399; Vitalbæ 400. — Sphærocystis Schreteri 156. —
Sphærophysa Salsula 523. — Sphæropsis Spartii 481. — Sphærulina inter-
mixta 400. — Sphagnum acutifolium 414, 415, 495, 553, 558, 561, 567, 635,
636; acutifolium var. polyphyllum 495 ; acutiforme 900; compactum 859 636;
contortum 636; cuspidatum 414, 415, 558, 561, 635. 636; cymbifolium 414,
415, 495, 553, 558, 561, 567, 635, 636; fimbriatum 124, 129, 42%, 636; fuscum
RÉPERTOIRE. 1073
495, 636 ; Girgensohnii 424, 636; inundatum 553 ; medium 495, 558, 561, 636;
molle 553; molluscum 129, 553, 636; papillosum 558, 561, 636; platyphyllum
569, 636; quinquefarium 236. 636; recurvum 123, 553, 561, 636; rubellum 129;
rufescens 129, 558, 561, 635, 636; Russowii 124, 129, 237, 636; squarrosum
124, 561, 567, 635, 636 ; subnitens 124, 636; subsecundum 414, 553, 558, 561,
635, 636: tenellum 237, 553, 558, 561, 636; teres 129, 553, 636; Warnstorfii
193, 237, 239, 636. — Sphenolobus exsectæformis 496; exsectus 496, 577;
Hellerianus 496, 497; minulus 496, 577. — Spiessia ingrata 198; introflexa
196, 197; polyadenia 200 ; trichosphera 17%. — Spiræa Aruncus 148; crenata
210, 609; crenifolia 519, 520; Ulmaria 600. — Spiranthes æstivalis 915;
ramentacea 832. — Spirulina major. — Splachnum ampullaceum 123, 129,
130, 131, 236, 332, 411, A1%, 553, 559, 562, 642; sphæricum 12%, 129, 236,
642. — Spondias lutea 257, 259; purpurea 833. — Sporledera palustris 637.
— Sporotrichum bipar asiticum 486, 488. — X Stachys ambigua 752, 75%;
annua 599; germanica 970; officinalis 911; palustri-silvatica 752, 754; recta
149, 970; rectus var. stenophyllus 908, 922. — Stackhousia aphylla 43; aspe-
ricocca 40, 41 ; Brunonis 44; Dielsi 42; Giurialii 42; Huegelii 41, 42; interme-
dia 43; Maideni 41 ; megaloptera 44; micrantha A3; monogyna 40; muricata 43,
pubescens 41, 42; pulvinaris 39; scoparia 43; spathulata 40, 42: tenuissima 43 ;
viminea 43; virgata 43. — Statice Bonduelii 98; otolepis 523; virgata var.
tuberculata 752, 755, — Staurastrum avicula 158; gracile 158. — Stegia
Caricis 398; subvelata 398. — Stellaria graminea 911, 971; graminea var.
Dilleniana 911; Holostea 400, 403; nemorum ssp. montana 906; rigida 533;
uliginosa 915. — Stemonitis ferruginea 1021. — Stenochlæna acrostichum
997; arthropteroides 998; palustris 997; scandens 997; sorbifolia 997. —
Stenotænia Elbursensis 771; Haussknechtii 771; macrocarpa 771; nudicaulis
771; Sintenisii 771; tortyloidés 771. — Sterculia ssp. 257, 259. — Stereum
frustulosum 510; hirsutum 152, 398. — Stevia canescens 848; Claussenii var.
Boliviensis 848; clinopodia 848; deltoidea 848; elatior 848; glandulifera 848;
laxiflora 849; linoides 849; micrantha 849; nervosa 849; origanoides 849;
rhombifolia 849; salicifolia 849; Seemannii 849; Seleriana 849; subpubescens
849 ; viscida 849. — Stigeoclonium tenue 158. — Stillingia sp. nov. 353;
arborea 352; laurifolia 347; marginata 451; salpingadenia 452. — Stipa capil-
lata 520; lasiagrostis 509; Lessingiana 520; pennata 513, 519, 603, 604, 625;
pinnala 88. — Stranvæsia amphidoxa 319, — Streptopus amplexifolius 906.
— Stropharia æruginosa 153. — Suæda frulicosa 92; frulicosa var. brevifolia
92; vesceritensis 92. — Succina pratensis 911, 916. — Swertia lactea 529 ; margi-
nala 533. — Symphytum tuberosum 39%. — Symplocos adenophylla 747, 748;
adenophylla var. y atrata 748; albifrons 750; arcuata 748; bogotensis 747;
Brandisii 748; capitellata 750; celastrinea 747; confusa 750; dasyphylla 747;
Dusenii 747 ; Ernæ 749; fulvosa 748; Gambiana 748; Gardneriana 749; Hart-
wegii 749; Harlwegii var. opaca 749; Havilandii 748; Henschelii 750; Hohe-
1074 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1906
nackeri 749; Jurgensenii 749; Koordersiana 748; kurgensis 749; macrophylla
749; Maingayi 750; pauciflora 750; pendula 750; Scortechinti 750; Sellowiana
749; sericea 748: sessilis 750; speciosa 749; Urbaniana 749. — Synedra lon-
gissima 156; tenuis 158. — Systegium crispum 624.
Trac fenestrata 158; flocculosa 156. — Tænitis blechnoides 994.
— Tæniophyllum Alwisii 467; borneense 466; gracillimum 466; oblusum
466; sumatranum 467. — Tagetes filifolia 865; fœlidissima 865; lucida 865:
subulata 865; tenuifolia 866. — Tamarix africana 406; articulata 95; paucio-
vulata 99. — Tamus communis 513. — Tanacstum achilleifolium 514, 520;
tenuifolium 533; vulgare 931, 920. — Taphrina filicina 398; fusca 398;
Laurencia 398; moriformis 398; Vestergrenii 398. — Taraxacum lævigatum
509. leucanlhum 833; officinale 912: officinale ssp. erectum 931. —
Taxus baccata 509, 513. — Tayloria acuminata 340; serrala 339; tenuis
339. — Telephium Imperali 100, 753. — Tessaria integrifolia 253. —
Tetramerium hispidum 844. — Tetraphis pellucida 568, 642. — Tetrodon-
tium Brownianum 124; Brownianum var. % repandum 634, 642. — Teucrium
Botrys 970, 1021; chamadrys 149, 395, 599, 970; montanum 85, 149, 432,
598, 603, 970; Polium 190; Polium var. flavovirens 400; Scorodonia 508, 509,
907. — Thalictrum Argyı 504; clavatum var. filamentosum 504; Grenieri 752,
753; minus var. Jacquinianum 941; minus ssp. saxalile 911, 920; saxatile 149;
scabrifolium 504. — Thamnium alopecurum 244, 327, 334, 419, 557, 563,
635, 646. — Thecopsora Pirolæ 397. — Thelasis bifolia 310; borneensis 310.
— Theobroma bicolor 274; carao 272, 27%; grandiflorum 274; microcarpum
273; sinuosum 274; speciosum 273, 27%; speciosum var. coriaceum 273;
Spruceanum 274; subincanum 274; sylvestre 273, 274. — Thesium alpinum
var. typicum 913, 928; alpinum var. tenuifolium 906, 913; linifolium 906,
1022. — Thlaspi arvense 599. — Thrincia glabra 87; hirta 86, 87; hirta var.
B lasiolæna 87; hirla var. « leiolæna 87; hirla var. 8 psilocalyx 87; Leysseri
87; psilocalyx 87; taraxacoides var. 8 87. — Thrixspermum a/fine 468;
ciliatum 469, 470; falcilobum 469; infractum 469, 470; maculatum 470;
notabile 469; pulchellum 469, 470; Samarindæ 471; subulatum 469, 470. —
Thuidium abietinum 244, 333, 556, 563, 625, 626, 631, 632, 634, 645, 898;
Blandowii 150, 553, 56%; delicatulum 244, 335, 560. 563, 568, 625, 634, 645,
898; minululum 645; Philiberti 24%, 417, 643; recognitum 335, 563, 625, 63%,
645, 898; tamariscinum 121, 33%, 557, 563, 625, 634, 645, 898. — Thymus
Marschallianum 519; ovatus var. ovalus 920; polytrichus 149; serpyllum 149,
520, 599, 920, 922; serpyllum var. 603; serpyllum ssp. alpestris 922, 925, 929;
serphyllum var. carniolicus 913, 922; serpyllum var. Salureia Acinos 970;
ovalus var. spathulatum 913, 920; Tibouchina Candolleana 593; Martiusiana
593; multiflora 593. — Tilia platyphyllos 513, 90%. — Tilloga pentandra 798.
RÉPERTOIRE. 1075
— Tilletia controversa 39%. — Timmia austriaca 340; bavarica 336, 337,
341, 421, 644, 897; megapolilana 130, 568, 569, 644; norvegica 340. —
Timmiella Barbula 409. — Tithonia tubiformis 859. — Torilis nodosa 102.
— Tortella cæspitosa 569; fragili- 123. 129, 131, 238, 640; inclinala 123, 127,
133, 327, 561, 566, 640; squarrosa 243, 326, 327, 328, 330, All, 551, 552,
625, 626, 627, 630, 640; tortuosa 127, 131, 243, 333, 335, 418, 419, 557, 561,
632, 633, 640, 895. — Tortula aciphylla 339, 895; asliva 560, 562, 639;
Anderssonii 6; atrovirens 330, All; canescens 243, 328, 330, All, 639;
cuneifolia 330; excelsa 15; filaris 6, 19; fuscoviridis 6; grossirelis 6; grossirelis
var. atrala 6; inermis 330 ; intermedia 6; lævipila 123, 421, 633, 639; latifolia
55%, 639; leptosyntrichia 6; monoica 6, 15; montana 244, 333, 417, 421, 423,
560, 561. 562, 525, 626, 639; mucronifolia 339, 895; muralis 562, 624, 633,
639, 895; obtusifolia 414; papillosa 55%, 622, 639; pulvinala 123, 131, 554,
560, 562, 622, 639; robusta 5, 6, 15; rubra 6; ruralis 6, 562, 621, 633, 639,
895; saxicola 6; semirubra 6; subulata 556, 962, 633, 639, 895. — Tourne-
fortia villosa 752, 75%. — Trachydium depressum 768. — Traganum
nudalum 9%, 95. 97. — Tragoceros Zinnioides 858. — Tragopogon pratensis
397, 487 ; ruber 521. — Trametes odorata 152; serpens 152. — Trapa natans
618.— Trema amboinensis 32, 39 ; discolor 32; guineensis 32, 33, 35; Lamarckiana
32; micrantha 31, 3%; orientalis 32, 33; timorensis 32, 33. — Trema-
todon ambiguus 123, 129, 424, 568, 637. — Trembleya laniflora 594 ; laniflora
var. grandiflora 591 ; laniflora var. intermedia 591; phlogiformis 591; phlogi-
formis var. « genuina 591; phlogiformis var. & stachyoides 591; pilyrophylla
592; stachyoides 591. — Tremella lutescens 155. — Tremellodon gelatinosum
150, 155. — Trichia varia 155. — Trichilia Biolleyi 985; havanensis var.
pilipetala 985; marrophylla 985; Poeppigii var. 8 cinerescens 985. —
Trichocladus verlicillatus 829. — Trichocolea tomentella 121, 500, 579,
1021. — Trichodesma africanum 91, 99, 102; Aucheri 278; calcaratum 91,
99; Iranicum 277, 278; Slocksii 277, 278; Stocksii var angustifolium 277;
Stocksii var. viride 277. — Trichodon cylindricus 570. — Trichofusarium
n. gen. 488; Rusci 488. — Trichoglottis lanreolaria 472; tenerr 471. —
Trichomanes Christii 988; filicula 988; javanicum 989; maximum 989;
millefolium 939; pinnatum 260; pyxidiferum 988; rhomboidale 989; rigidum
190; Smithii 989; sphenoides 260. — Trichophorum alpinum 915; cæspitosum
ssp. austriacum 915, 927. — Trichostomum Baurianum 565, 639; cæspitosum
328, 330, 409; crispulum 330, 336, 417, 625, 639; cylindricum 132, 133, 240,
415, 629, 639; litorale 621, 626, 639; 241, 330, 409, 445, 416, 417, 422, 551,
639, 895; mutabile var. cuspidatum 128, 132; nitidum 330; pallidisetum 330 ;
viridulum 567, 570, 639, 895; Warnstorfii 337, 558, 561, 565. 566, 639. —
Tridax coronopifolia 864; trifida 86%. — Trientalis Europæa 751, 754. —
Trifolium alpinum 929; arvense 913, 948; Balbisianum 427; Biasolettianum
752, 753; dalmaticum 487; fragiferum 526; medium 913; minus 911; Molineri
1076 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m sÉR.). 1906
AS7; montanum 427, 929; montanum var. rubriflorum 427; Ottonis 584;
pratense 911; pratense var. nivale 911, 929; procumbens var. majus 941;
pseudobadium 394, 487 ; repens 910, 929; resupinatum 475, 918; stellatum var.
ochroleucum 403. — Trigonella anguina 98. —- Trinia dioica 603, 60%;
Hoffmanni 766; vulgaris 514. — Triphragmium Isopyri 397. — Triplaris
Schomburgkiana 255, 257; surinamensis 255, 256, 257. — Trisetum flavescens
var. glabratnm 910; flavescens var. villosum 910; paniceum 93. — Triticum
repens 394. — Trixis angustifolia 870; frutescens 870; Hoenkei 871; silvatica
871. — Trochomeria macrocarpa var. longipetala 830. — Trogia faginea 152.
— Trollius europæus 928, 1021; europæus var. napellifolius 941, 915. —
Tropidia angulata 300; Barbeyana 300. — Trullula olivascens 484. — Tuber-
cularia concenirica 399, 488. — Tuberculina persicina 487. — Tubulina
cylindrica 155. — Tulipa silvestris 175. — Tunica prolifera 598, 913;
saxifraga 398, 970, 971, 972, 1021. — Turgenia lalifolia 772. — Typha
australis 800.
Uani Friedrichsthalii var. brevipes 837. — Ulmusa mericana 37 ; campestris
37, 483, 971; campestris var. y lævis 970; fulva 37; montana 37; parvifolia 37 ;
pedunculata 37. — Ulota americana 127, 131, 132, 240, 424, 63%, 641; Bruchii
557, 862, 641, 896; crispa 420, 562, 634, 641, 896; crispula 420, 562, 63%,
644; curvifolia 238, 641; Drummondii 236; Hutchinsiæ 414, 629; intermedia
12%, 236, 641; Ludwigii 420, 562, 634; macrospora 124, 128, 236, 641. —
Umbilicus chrysanthus 212; libanoticus 212; paniculatus 211; platyphyllus
211; racemosus 212; Sempervivum 619; Steveni 521; subspicatus 211. —
Uredo alpestris 1013. — Urera sp. 254. — Urginea capilala 800; depressa
712; noctiflora 96, 101. — Urocystis Anemones 394; Colchici 395. —
Uromyces Aconili-Lycoctoni 1013; Anthyllidis 395; Bauhiniæ 702; Dietelianus
702; Erythronii 395; Kuphorbiæ-Astragali 1013; Fabæ 395; Ficariæ 395;
Fischerianus 104%, A015; goyacausis 702; Poæ 397; Rumicis 397; Schinzianus
702; Scillarum 395; Scrophulariæ 1013; scutellatus 1013; Therebinthi 395 ;
Valerianæ 395, 1013. — Urtica dioica 396, 408, 928, 931. — Ustilago albida
394; Duriæana 394; violacea 394. — Utricularia inflata 14%; vulgaris 344.
Vccarts pyramida 917. — Vaccinium Myrtillus 84, 149, 151, 509, 707;
uliginosum 151, 907, 916; Vitis Idea 149, 907. — Valeriana montana 150,
395, 509, 922; rimosa 397; sisymbriifolia 777; tripteris 509, 1013; tripteris
var. intermedia 922. — Valerianeila cymbicarpa 778; dentata 931; diodon
778; Dufresnia 779; echinata 778; lasiocarpa 778 ; leiocarpa 779; leiocarpa var.
Orientalis 779 ; navicularis 778; olitoria 394, 931; orientalis 779; oxyrrhyncha
var. 8 diodon 778; plagiostephana 778; plalycarpa 778; plalycarpa var, £ ecau-
RÉPERTOIRE. 1077
data 778; sclerocarpa 778: Szovitsiana 778: tridentala 778; truncala 778;
tubereulata var. 8 oligantha 777; uncinata 778; vesicaria 779. — Valsa sp. 399.
— Valsaria rubricosa 403, 486, 488. — Velæa peucedanoides 838, — Verbas-
cum cotoneum 752, 75%; dentifolium 752, 754; glabratum 487: graciliflorum
752, 754; Iychnitis 913; ovalifolium 752, 754; Thapsus 913, 1013. — Verbena
officinalis 536. — Verbesina crassipes 861; encelioides 861 : encelioides var.
exauriculata 861 ; perymenioides 862; virginica 862- — Vermicularia Liliæcea-
rum 475: trichella 475. — Vernonia Alamani 846; Deppeana 846; Karwins-
kiana 847 : leiocarpa 847; Luxensis 847; mollis 847; Oaxacana 847; Pacchensis
847; paniculata 847; Schiedeana 847: serratuloides: 847: uniflora 847. —
Veronica acinifolia 395; agrestis 602; alpina 929, 1016; Anagallis 102, 916;
arvensis 919, 931; bellidioides 929; Buxbaumi 602; chamædrys 914, 971;
fruticans 925, 929 ; fruticulosa 149; serpyllifolia 929; serpyllifolia var. nummu-
larioides 916: spicata 85, 149, 520, 913, 970, 971, 1021: Teucrium 85, 598;
urtieifolia 148. — Vesicaria utriculata 514, 97%. — Viburnum Lantana 149,
509, 598, 603, 623; opulifolium 603. — Vicia angustifolia 913, 918; angusti-
folia var. Bobartii 913; branchitropis 204; Cracca 604: dumetorum 149; Faba
203; grandiflora 395; hirsuta 204, 599, 918, 931: hyrcanica 200; iranica 203;
lutea 427, 428, 918; pannonica 428, 969: peregrina 203; persica £ stenophylla
204; sativa 203, 599, 918, 931; segetalis 599 ; 598, 971; sylvatica 149; tenui-
folia 204; varia 918; venulosa 203: villosa 204. — Victoria regia 147. —
Viguiera brevipes 859; helianthoides 859: linearis 860: Nelsonii 860. —
Villanova pratensis 864. — Vinca major 601; minor 602: minor (lusus) 508.
— Vincetoxicum officinale 8%, 149, 907; officinale ssp. Daniloi 399; officinale
var. puberulum 907. — x Viola abortiva 508, 510; X adulterina var. aborliva
508; alba 509: biflora 916, 922, 1013; calcarata 101%; canina 113, 907, 920,
1013; canina X montana 907; hirta 509; hirta X virescens 508. 597 ; mirabilis
430, 509; mirabilis X silvestris 751, 753; mon;ana 907, 925, 929; odorata
509, 602; palustris 916; Riviniana 907; silvatica 508; silvestris 907; spathulata
610; X spuria 731, 753; stagnina 343; stricta 970; Thomasiana 924, 929:
tricolor ssp. alpestris 911: tricolor ssp. arvensis 918, 931. — Virola surinamen-
sis 257. — Viscaria vulgaris 913. — Viscum album var. platyspermum 906. —
Vitex cymosa 262. — Vitis vinifera 430, 512. — Vittaria crispomarginata
1007; elongata 1007; filifolia 48; Philippinensis 1007; scolopendroides 1007 :
setacea 47 ; suleata 1006. — Volucella Rusci 488. — Nsdagrena albostriata
297; W nes 296.
We Africana 596; Americana 596 ; arborescens 596 ; corchorifolia
596; elliptica 596; Grünensis 596; Indica 596; lævis 596; microphylla 596 :
paniculata 596. — Webera annotina 122, 123, 567, 642: albicans All: allicau-
lis 10; commutata 123, 129, 131, 239, 642; cruda 9, 193. 131, 132, 238, 241
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n°9 12, 30 novembre 1906. 70
1078 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1906
415, 416, 493, 560, 562, 634, 642, 896; cucullata 123, 126, 129, 131, 239, 642;
elongata 238, 411, 415, 416, 424, 556, 562, 634, 642; erecta 642; gracilis 332,
441: inflexa 9; longicolla 123, 129, 642; Ludwigii 123, 129, 131, 239, 642:
lutescens 123, 129, 236, 642; nutans 238, 634, 642; nutans var. longiseta 562 :
polymorpha 238; pulvinata 9: Racovitzæ 16; sphagnicola 123, 129, 130, 237,
642. — Weisia crispata 243, 244, 328, 330, 409, 410, 637, 894: muralis 330 :
rutilans 637; viridula 561, 570, 633, 637, 894; Wimmeriana 339. — Werneria
disticha 869. — Willia grimmioides 6. — Wiltia amazonica 262. — Woodsia
ilvensis 128; ilvensis ssp. alpina 919, 921.
Lun Canadense 857.
Vs aberrans 299.
a triloba 859. — Zanichellia dentata 192. — Zantedeschia sp.
800. — Zelkowa acuminata 30: antiqua 31; australis 36: crenata 30; cretica
30: Davidii 30; Keaki 30: Ungeri 30, 31. — Zeuxine affinis 297; amboinensis
298; Chalmersii 297; samænsis 297: virescens 298. — Zexmenia elegans 861 ;
hispida 861; scandens 861. — Zilla macroptera 95, 96, 101. — Zinnia pauci-
flora 858; pumila 858. — Zizyphus Lotus 97, 99. — Zollikoferia arborescens
97, 99; glomerata 102; mucronata 95. — Zozimia absinthifolia 770; radicans
770: tragioides 770. — Zygodon Forsteri 328, 330: viridissimus 125, 131, 132.
641. — Zygophyilum brachypterum 523.
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