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BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
Gustave BEAUVERD
CONSERVATRUR DE L'HERBIER
2me Série
BMome VIRE
1908
“"CHAMBEZY (Svıssr)
PARIS BERLIN
|
|
PAUL KLINCKSIECK | R. FRIEDLÆNDER & SOHN
3, rue Corneille. 11, Carlstrasse.
LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
28, Essex Street.
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HERBIER BOISSIER
SE
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
Gustave BEAUVERD
Conservateur de l’'Herbier.
(2e série) Tome VIII et dernier
1908
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
NEW YORK
BCTANICAL
GA R D EN,
GENEVE
IMPRIMERIE FROREISEN, 26, BOULEVARD GEORGES-FA VON
1908
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
ER SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Ghaqne Gollaboraleur est responsable de ses travaux.
| SECONDE SERIE
Tome VIII. 3908.
Ne-4:
Bon à tirer donné le 28 décembre 1907.
a ee ET
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M) FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANGS PAR AN POUR 1 ÉTRANGER.
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A LHERBIER BOISSIER
CHAMBÉZY (Suisse).
- PARIS } | BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
3, vne Corneille. | | 1, CGarlsirasse.
LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée. l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
BULLETIN DE L'HERBIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 1. — JANVIER 1908.
R. Chodat. — ÉTUDE CRITIQUE DES GENRES SCO-
PARIA L. el HASSLERELLA Chod. (avec gravures dans
eee) TR QE EN CERN AE
R. Hamet. — MONOGRAPHIE DU GENRE KALAN--
SCHOB-(Suiteseb fin). m Sa ee
Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (Suite).
Julius Schuster. — ZUR SYSTEMATIK VON CAS-
TALIA und NYMPHÆA (Planche 1) (Suite et fin)... ..
H. Stuart Thompson. NOTE sur les JUNCUS
BIGEPHALUS \iviani et J. BUFONIUS var. FASCICU-
PARUS ROC ES CREE RURE RAR A ee
Gustave Beauverd. SOCIETE BOTANIQUE DE
GENEVE, Compte rendu de la séance du 9 décembre 1907:
M. le prof. Dr A. Lexpxer, Recherches histologiques sur les
Zygospores du Sporodinia grandis: M. le prof. Dr A. Lexpxer.
Cinq espèces nouvelles du genre Mucor: M. Henri Roureux.
Nouvelle série de plantes d’Algerie; M. le prof. Dr CHopar. Sur
un genre nouveau de Conferve; M. Paul CHexevarn, Nouvelles
remarques sur la flore du Tessin; MM. Le Roux, GRABER el
BeauverD, Erica vagans dans le bassin d'Annecy (Hte-Savoia). ”
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
OBSERVATIONS
- Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément£.
es abonnés sontinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
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ANNEE)
1
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2me SERIE. — TOME Vill. — 1908.
N° 1.
ÉTUDE CRITIQUE
DES
Genres SCOPARIA L. et HASSLERELLA Chod.
PAR
R. CHODAT.
(Avec gravures dans le texte).
A propos de l’examen de plusieurs Scoparia récoltés récemment au
Paraguay par M. le Dr E. Hassler ou son assistant M. Rojas, qui vient
d'explorer la région du Pilcomayo et le Chaco, nous avons pu nous con-
vaincre que, parmi les Scrophulariacées, le genre Scoparia est encore
l’un des moins étudiés. Cela pourra paraître surprenant quand on se
rappellera que l’an dernier (1906) M. Rob. E. Fries a fait paraître un
conspectus systématique sur le genre Scoparia!. Sans doute il y a dans
ce Mémoire plus d’une constatation nouvelle et il a contribué à faire
avancer nos connaissances sur ce genre intéressant. Cependant l’auteur
n’ayant tenu compte que des caractères végétatifs et de la longueur rela-
tive des dents du calice et de la capsule, il n’a pu qu’incompletement se
rendre compte des affinités réelles des espèces. Sur un point cependant
R. Fries a reconnu l’importance d’un caractère morphologique tiré de la
morphologie florale : c’est lorsqu'il divise ce genre en deux sous-genres
(sections) :
n Subgenus I. Tetracronia. Calyx 4-fidus.
» II. Pentacronia. » 5-fidus.
Nous allons le voir, cette subdivision correspond bien à la nature des
choses; mais il sera facile de montrer que ce caractère du calice s’asso-
cie à d’autres caractères, en particulier à ceux tirés de la forme de l’an-
1 Rob. E. Fries, Systematische Uebersicht der Gattung Scoparia, Arkıv för
Botanik, Band 6, n° 9, 1906.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° À, 28 décembre 1907. 1
2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (2)
thère. L'auteur cité a été moins heureux quand il s’est servi du caractère
de la couleur des fleurs pour subdiviser la section Pentacronia. Partant
d’un principe juste, il l’a mal appliqué : il a attribué au groupe des Sco-
paria à fleurs jaunes des espèces qui très certainement ont des fleurs
roses, bleues ou blanches. Partant de l’examen des caractères végétatifs
exclusivement, il réunit sous le nom de Scoparia annua, le vrai Scoparia
annua du Mexique dont les fleurs sont roses, avec des formes débiles du
Scoparia montevidensis dont les fleurs sont jaunes. Il en est tout naturel-
lement amené à mettre dans des subdivisions différentes le Scoparia
mexicana R. E. Fr. et le Scoparia annua, deux espèces excessivemeut
affines. Il est de même évident que le Scoparia excelsa ne peut faire
partie du groupe d'espèces à fleurs jaunes, car tous ses caractères sont du
groupe à fleurs rose-violacé.
Parmi les plantes du Dr Hassler, nous avons reconnu une nouvelle
espèce de Scoparia à ajouter aux deux espèces déjà décrites par nous
précédemment sous le nom de Scoparia nudicaulis Chod. et de Scoparia
Hassleriana. Cette nouvelle espèce à laquelle nous imposons le nom de
Scoparia Aemilii Chod. a été récoltée par M. Rojas.
De toutes les espèces du Sud de l'Amérique, c’est la seule qui présente
une étroite affinité avec le pelit groupe mexicain constitué par le
S. annua et le S. mexicana. Comme ces dernières, elle n’a pas de corolle
jaune et elle leur ressemble par la structure des anthères, le style court
el le port. Il s’agit ici encore d’un parallélisme du genre de celui dont nous
avons déjà fait mention dans des travaux antérieurs. Les Polygala de la
section Hemipterocarpa ont une distribution disjointe : une partie des
espèces sont de la République Argentine et du Paraguay, les autres sont
de l'Amérique centrale. — Le genre Nitrophila comprend deux espèces,
l'une argentine (Nitrophila australis Chodat et Wilzeck), l’autre mexi-
caine (Nitrophila occidentalis Watson). Nous rappelons en outre la curieuse
disjonction dans le genre Phyilostylon de la famille des Ulmacées avec
une espèce paraguayenne et l’autre des Antilles. Fagara pterota du Para-
guay et des Andes colombiennes, Vénézuela, Antilles, Floride et Texas,
Basanacantha hebecarpa du Paraguay et de la Guyane et du Vénézuela. Si
donc le Scoparia annua ne se trouve pas, ainsi que l’a indiqué par erreur
M. Fries. dans le sud de l'Amérique, ıl ya dans cette région une espèce
affine quoique absolument distincte, le S. Aemäilii Chod. ainsi nommée en
l'honneur de M. Emile Hassler.
Enfin nous avons été assez heureux de trouver parmi les mêmes matlé-
riaux une singulière Scrophulariacée qui constitue un nouveau genre à
mettre à côté du genre Scoparia et qui rappelle par plus d'un caracıere
le genre andin Aragoa. Cette plante que nous nommerons Hasslerella
Rojasii en l'honneur de nos collaborateurs a été récoltée par eux dans
cette riche station de plantes étrangères qu’est Villa-Conception : c’est de
la que proviennent aussi beaucoup de plantes qui paraissent rares au
Paragay ou qui semblent y avoir été conservées, véritables reliques fos-
siles, témoins de périodes passées.
Jusqu'à present. il semblait qu'à part le Scoparia dulcis, plante rudé-
rale des tropiques des deux Mondes, les autres espèces occupaient deux
ditions différentes : Amérique australe (sub et extratropicale) et l’Ameri-
que centrale; il parait cependant que ce genre intéressant n’est pas
étranger au Brésil proprement dit. Dans l'herbier de Berlin j’ai eu l’occa-
sion d'étudier un spécimen récolté par Rusby aux chutes du Madeira, et
(3) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 3
qui constitue une nouvelle espèce très distincte, le Scoparia brasiliensis. Par
celle-ci, la disjonction de l’aire se trouve atténuée; il devient probable
que d’autres nouvelles espèces seront découvertes dans le Brésil central
et qu’ainsi s’etendra l’aire géographique de ce genre critique.
Genus SCOPARIA
A. Subgenus Tetracronia Fries.
Calyx quadrifidus ; antherarum loculi basi liberi usque ad apicem connati.
i. Bracteæ sæpius, nisi semper longiores quam pedicelli florentes.........
S. dulcis. L.
2. Bracteæ sæpius nisi semper quam pedicelli florentes multo breviores, folia
sæpissime integra rarius subserrata ............. S. nudicaulis Chod.
B. Pentacronia Fries.
Calyx 5-fidus, loculi antherarum haud plus minus usque ad apicem connati,
semper sinu profundo separati.
3. Antheræ sub apice i. e. ad 1/4 sub apice filamento insertæ ; stylus ovario
multo brevior vel brevior rarissime subæquilongus.
3! Pedicelli floribus, fructubusque breviores; stylus ovario plus quam
tniplo.brevior. en Nena S. Aemilii Chod.
33 Pedicelli filiformes quam flores multo longiores; stylus duplo brevior
quam ovarıum vel subæquilongus.
a. Perennis, capsula fere duplo longior quam lata, folia angusta
crassiuscula, pedicelli sparse glandulosi......................
S. mexicana R. E. Fries.
b. Annua, capsula vix longior quam lata, folia nonnulla limbo
tenui dilatato, pedicelli glaberrimi........... S. annua Cham.
4. Antheræ medio affixæ; loculi apice sinu angusto profundo separati ;
flores haud flavi.
41 Stylus ovario æquilongus vel longior cylinaricus.
a. Sepala oblongo-acuta dorso secus nervos minute denticulato cris-
tata ; stylus ovario multo longior, folia pinnalifida............
S. pinnatifida Cham.
b. Sepalorum nervi haud cristati, folia haud pinnatifida, integra,
denticulata vel incisa haud glanduloso-hirsuta.
+ Stylus in ovarium sensim desinens.
Pedicelli patentes, folia vix dentata...................
S. divaricata R. E. Fries.
Pedicelli ereeti vel adscendentes.. ... ........ ......
S. plebeja Cham. et Schld.
++ Stylus ovario superpositus quasi articulatus haud sensim
in id desinens.
Pedicelli pilis longis laxe hirsuti folia dilatata..........
S. elliptica Cham.
Pedicelli haud hirsuti, folia integra...................
S. ericacea. Cham. et Schldl.
Tota planta glanduloso-hirsuta... S. Hassleriana Chod.
5. Flores flavi.
Stylus sensim in stigma dilatatus, sepala oblonga vel ovato acuta.......... es
S. montevidensis R. E. Fries.
Stylus æqualis, sepala late elliptica acuta glabra......... S. brasiliensis Chod.
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 me sÉR.). 1908 (4)
S. dulcis L. Spec. plant. Ed. I, p. 116 (1753) R. E. Fries 1. c., p. 8.
(Fig. 1).
Dans cette espèce comme dans la suivante, les loges d’anthere (d}
sont soudées dans la partie supérieure; très souvent l’anthere se pro-
longe en un espèce de bec qui parfois est un peu échancré au sommet;
le style s’insere sur l’ovaire qu'il dépasse à peine en longueur et qui est
comme tronqué au sommet (a et c); les sépales (b et c) sont ovales, à
peines aigus, couverts de glandes blanches. Il est des variétés à sépales
4)
Fig. 4. — S: DULCISL
presque complètement glabres; chez d’autres il y a des cils parfois abon-
dants au sommet : ainsi dans une forme luxuriante à grandes fleurs à
laquelle M. Nash, Bull. Torr. Bot. Club. 23, p. 105 (1896), a donné le
nom de S. grandiflora. Je n’ai pu trouver de caractères suffisants qui jus-
tifieraient l'élévation de cette forme au rang d'espèce.
S. nudicaulis Chod. Bull. Herb. Boiss. Plant. Hassl. p. 9, ser. II,
IV, p. 291 (1904). (Fig. 2).
Cette espèce est en quelque sorte un type détaché de la précédente qui
est ubiquiste; les feuilles sont ou linéaires entières ou un peu plus dila-
tées et munies de dents peu nombreuses. Fries en avait détaché une
subsp. prædensa qui différerait selon lui du S. nudicaulis par sa capsule
plus courte que les lobes du calice. En outre cette variété moins dénudée
présente souvent des feuilles plus développées et dentées; mais depuis la
publication du travail de M. Fries, l'exploration du Paraguay et du Chaco
nous a révélé plusieurs formes de passage tant en ce qui concerne le port
que la capsule. La subspec. prædensa de Fries n’est guère qu’une des
formes nombreuses de cette espèce variable. Fries a d’ailleurs déjà sup-
posé l'existence d'intermédiaires (v. 1. c. p. 13).
La différence la plus saillante par laquelle cette espèce se distingue du
Scoparia dulcis est que chez le S. dulcis les feuilles ou bractées qui
accompagnent les fleurs sont ordinairement au moins de la longueur des
pédicelles, tandis que dans le S. nudicauts les inflorescences paraissent
dénudées par la briéveté des bractées linéaires.
L'existence d’une seconde espèce du groupe Tetracronia dans la
region du Chaco montre bien qu'il faut chercher l’origine du Scoparia dulcis
ubiquiste, en Amérique et probablement dans la région paraguayenne.
(5) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 5
Scoparia purpurea de Ridley (Journ. Linn. Soc. XXVI, 51
(1890).
Parait distinct par sa corolle peu barbue ou corolle presque nue. v.1.c.
C’est une plante de Fernando Noronha : Rat island.
Fig. 2. — SCOPARIA NUDICAULIS Chod,
a. Pistil et etamine (Rojas, 437); b, pistil et sepales (Hassl. 2593)
c, antheres (Lorentz 279 — predensa Fries; f, c, anthère et
etamine (Hassler 2797).
Scoparia Aemilii Chod. nov. spec. (Fig. 3).
Annua, radice perpendiculari; e caudice oriuntur caules plures terræ
circinatim incumbentes ad 10 cm. longi, striati levissime alati, glabri;
folia crassiuscula spalhulala petiolo angusto. limbo obovato, obtuso, obs-
cure crenato dentibus obtusis obsoletis !%/s !°/ı-s vel superiora minora,
internodiis vix breviora; e quoque axilla oritur ramus brevis vel lon-
gior foliiferus, foliis ejusdem formæ; flores axillares breviter pedicel-
lati pedicellis petiolo multo brevoioribus; sepala (f) ovalo-oblonga obtusa,
herbacea viridia, margine late decolorata nervis inconspicuis: corolla
alba (a) petalis late elliplicis, corona pilorum petalis triplo breviore;
antheræ loculi apice leviler separati connectivo lato (d, e, g); ovarium
late ovalum stylo brevissimo plus quam quadruplo breviore (b, c); cap-
sula (fig. 4) calyce longior ovala stylo brevissimo coronala, in quoque
loculo placenta unicum haud bifurcatum, seminibus angulosis.
In regione cursus inferioris fluminis Pilcomayo, Hassler Comision
argentino-paraguaya de limites 1906, Pl. Pilcomayenses, a. cust. Theod.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (6)
Rojas lectæ, ad ripam rivuli, n° 48. Nomen in honorem cl. Aemil.
Hassler dicatum.
Fig. 3. — SCOPARIA AEMILII Chod.
De toutes les espèces de Scoparia connues c’est celle dont le style est
le plus court; il atteint à peine le quart de la longueur de l'ovaire; le
stigmate est un peu dilalé-papilleux. En outre cette espèce se reconnaît
Fig, 4. — S. AEMILII
Chod. Capsule.
immédiatement à ses pédicelles un peu épais, très
courts; ce dernier caractère est unique dans le
genre Scoparia.
Scoparia annua Cham. et Schld. in Linn.
VI, p. 375 (1831). (Fig. 5).
R. E. Fries prétend que S. annua est voisin du
S. montevidensis dont il serait une espèce vica-
riante annuelle. De fait, rien ne rapproche ces
deux espèces. Tout d’abord les fleurs du S. annua
ne sont pas jaunes; le style est cylindrique, non
rubanné comme dans le S. montevidensis et ses
variétés; il est aussi plus court, car il n’atteint
jamais la longueur de l’ovaire adulte; le filet de
l’anthère s’insere vers le ‘/ supérieur et non pas
au milieu comme dans le S. montevidensis.
Fries dit aussi que le S. annua est semblable au
S. excelsa et qu'il en est rapproché; mais comme
le S. excelsa Fries n’est qu’une des nombreuses
(7) R. CHODAT, GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD, 7
formes du S. montevidensis var. neglecta, il n’y a pas lieu de répéter
ce qui a été dit. |
Ce qui a donné lieu à la méprise de Fries, c’est le fait qu'il a jugé des
affinités de ces plantes par le simple examen des échantillons d’herbier
à la loupe; une dissection des fleurs l'aurait rapidement détrompé. — Les
spécimens indiqués par cet auteur de la Bolivie et de l'Argentine sont
des formes du S. montevidensis var. flava ou S. montevidensis var.
neglecta.
Fig. 5. — SCOPARIA ANNUA Cham. et Schld.
a. Sepale; b, petale et étamine; c, d, etamines; e, f, pistils, (Type de Chamisso et Schld.).
Par son feuillage mince, les feuilles des axes principaux rhomboidales-
deniées et assez longuement atténuées en un pétiole, elle se distingue
immédiatement du $S. mexicana R. E. Fr.
S. mexicana R. E. Fries 1. c. 18. (Fig. 6).
Outre les caractères déjà indiqués par Fries, feuilles étroites un peu
charnues, les sépales oblongs subobtus et les pédicelles glanduleux, il
faut signaler les anthères semblables à celles de l'espèce précédente. le
style plus court que l'ovaire et la capsule elliptique presque deux fois
plus longue que large. Dans le S. annua elle est subglobuleuse ou
ovoide.
Scoparia pinnatifida Cham. Linnæa VIII, 22 (1833). (Fig. 8-9).
Fries a montré l'erreur qui consislait à attribuer le S. pinnatifida à
des var. pinnatifida du S. flava (S. montevidensis).
Les raisons pour lesquelles on a si souvent méconnu cette espèce en
attribuant son binôme à des variétés du S. flava, c’est que l’on a toujours
négligé d’en donner les vrais caractères différentiels. Tout d’abord les
sépales y sont ovales-oblongs, beaucoup moins herbacés que dans le flava
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (8)
et même les espèces voisines S. plebeja. Examinés à la loupe, ils mon-
trent une série de petites crêtes sur les nervures; en outre le style
dépasse plusieurs fois la longueur de l'ovaire dans la fleur adulte.
Ri N\__ mn
\
Fig. 6. —- SCOPARIA MEXICANA R. E. Fries.
a. Sepale; b, c, pistils; d, sepale; e, h, petale; f, etamine de face et de dos; g, style.
Fig. 7. — SCOPARIA PINNATIFIDA Cham. et Schld.
a. Sepales; D, c, étamines; d, pétale. (106 Sellow.).
(9) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 9
Scoparia divaricata R. E. Fries L. c. 15.
C’est avec raison que M. Fries a proposé d'élever ces formes au rang
d'espèce. La caractéristique est de posséder un style allongé-cylindrique
dépassant l’ovaire en longueur, un peu dilaté sous les stigmates; les sépales
sont étroits-lanceolés, aigus. Par ce dernier caractère elle ressemble au
Scoparia ericacea, mais cette espèce a des pédicelles glanduleux et le
style, qui est tout aussi long proportionnellement, se détache brusquement
de l’ovaire tandis que le siyle du S. divaricata n’est pas nettement deta-
ché; il passe plus ou moins insensiblement dans l’ovaire comme celui du
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Fig 8. — SCOPARIA PIN- Fig. 9, — SCOPARIA DIVARICATA R. E. Fries.
NATIFIDA. ce. sépale; f.
. Sepales; b, pistil.
tl. a. Sepales pisti
Scoparia plebeja; chez celte dernière espèce cependant, le style et pro-
portionnellement plus court : il atteint la longueur de l'ovaire ou la
dépasse à peine; enfin il n’est pas dilaté au sommet et son diamètre est
proportionnellement plus grand. Par les feuilles, elle rappelle le S. eri-
cacea mais chez celles-ci, elles sont ordinairement étalées.
Scoparia plebeja Cham. et Schld. Linn. II, p. 605 (1827).
(Fig. 10).
Fries a bien défini les caractères differentiels végétatifs de cette espèce
méconnue par presque tous les auteurs; quant aux caractères de la fleur,
il faut ajouter que les sépales sont lancéolées, à nervures bien saillantes
sur le dos, à marge ciliée, à pointe peu aiguës; il y a quelques glandes;
les pétales sont largement elliptiques ou oblongs; les anthères à filet
inséré au milieu du connectif à loges séparées en haut jusqu’au !/s de la
longueur; quant au style, il est très typique : relativement épais, il atteint
ou dépasse à peine la longueur de l'ovaire, les pédicelles sont glanduleux.
La plante est annuelle; la tige dressée, robuste, atteint 1,75-3,5 mm. en
diam. ; elle est très nettement munie de côtes saillantes très visibles à
l'œil nu, ce qui lui donne une section polygonale; les feuilles inférieures
sont herbacées, nettement dentées en soie.
Scoparia elliptica Cham. Linnæa VII, 21 (1833). (Fig. 11).
Indépendamment des caractères végélatifs qui permettent de définir
cette espèce (feuilles elliptiques dentées courtement atténuées à la base),
10 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (10)
il y a des particularités florales très saillantes : les longs poils épars diva-
riqués sur les pédicelles et sur le dos des sépales; les sépales oblongs
courtement acuminés, un peu denticulés, à nervures simples et nette-
ment saillantes; les pétales elliptiques-oblongs; le style étroit régulier,
Fig. 40. — SCOPARIA PLEBEJA Cham. et Schld.
b, c, d, pistils; e, anthère: f, sépale.
très nettement détaché de l’ovaire à peine ou pas dilaté au sommet plus
long que l’ovaire. Quant à la couleur de la corolle, il est bien évident
qu'elle n’est pas jaune; d’ailleurs Schmidt indique (Fl. brasil. 1. c.) les
pétales bleues.
Brasilia Prov. Parana (Sellow. 4551 Hb. berol).
Fsg. 41.— SCOPARIA ELLIPTICA Cham. et Schld.
a, d, c, Pistils à différents âges; b, c, sepales; f, anthere.
Scoparia ericacea Cham. et Schld. in Linnæa, Il, 604 (1822).
(Fig. 12).
Chez cette espèce à feuilles entières, les pédicelles sont plus ou moins
glanduleux ; les sépales glabres, lancéolés, à trois nervures saillantes; les
(41) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 11
pétales sont presqu’aussi larges que longs, souvent échancrés; le style est
presque deux fois plus long que l'ovaire et terminé par un stigmate lege-
rement capité. Les caractères fioraux sont très similaires à ceux
de l’espèce précédente,
mais il n'y a pas les
dents sur la marge des
sépales ni les longs
poils; par contre le pis-
til est le même, mais les
pétales proporlionnelle-
ment beaucoup plus lar-
ges. (Sellow., 3027,
1423).
Scoparia Hass-
leriana Chod.Pl.Hass-
ler, Bull. Herb. Boiss.
ser. II, IV, 1904. (Fig.
13-14).
Cette remarquable es-
pece glanduleuse sur
toutes ses parties végé-
talives rappelle un peu Fig. 42. — SCOPARIA ERICACEA Cham. et Schld.
le S. ericacea; les éta-
mines y sont très sail-
lantes, à longs filets; le
style presque deux fois plus long que l’ovaire qui est largement elliptique
et nettement détaché de l'ovaire. Il est difficile de comprendre comment
il serait possible de rapprocher S. Hassleriana du S. Grisebachii (Fries
1. c.). Quand même cette variété du S. montevidensis est glanduleuse elle
diffère, en outre de la couleur des fleurs, par son style égal alors qu’il est
chez toutes les variétés du S. montevidensis dilaté au sommet et plus ou
moins rubanné; les sépales du S. montevidensis sont aigus et herbacés
alors que dans le S. Hassleriana ils sont glanduleux et subobtus.
a, Sepale; b, pédicelle floral; c, d, pistils.
. Fig. 13. — SCOPARIA HASSLERIANA Chod.
a. Capsule; b, paroi med. de la capsule; c, placenta bifurqué et semences; d, pistils.
ES SET EN
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (12)
Scoparia montevidensis (Spr.) R.E. Fries L. c. 22 = Scoparia
flava Cham. et Schldl. in Linnæa II, 603 (1829).
M. Fries qui suivi Otto Kunze, lequel a reconnu que je Scoparia flava
décrit en 1828 par Chamisso et Schlechtendal est synonyme de Mierocar-
pæa montevidensis, ne me paraît pas dans le vrai quand il détache de
celte espèce un Scoparia neglecta et lorsqu'il attribue une valeur spé-
cifique aux deux types décrits par Fritsch, le Scoparia millefoliata et le
Scoparia Grisebachii. Il y a entre ces diverses formes tant d’interme-
diaires qu'il m’est impossible de trouver des caractères essentiels par
lesquels on pourrait les distinguer. Bien plus, le Scoparia excelsa de
Fries que cet auteur rapproche du Scoparia annua n’est guère qu’une
des formes de la var. neglecta du Scoparia montevidensis. J'ai déjà expli-
que que sous le nom de S. annua Fries confond le véritable unnua du
Mexique avec des formes appauvries du Scoparia montevidensis (Argen-
tina, Lorentz et Hieronymus n° 961 Hb. Berol.)
Dans toutes ces formes les feuilles sont entières ou plus ou moins
découpées ; il faut donc avoir le plus sou-
vent plusieurs échantillons pour connaître
le type véritable de l’espèce; les feuilles
sont opposées ou verticillees par trois;
les pédicelles ordinairement graciles et
longs portent des fleurs dont les corolles
sont toujours jaunes; les sépales sont her-
bacés minces ordinairement acuminés ou
tout au moins aigus avec des glandes à la
surface externe; les loges d’anthère sont
unies jusqu'à /4-t/: au-dessous du som-
met et l'insertion du filet se fait vers le
milieu du dos ou au-dessous du milieu;
l'ovaire jeune passe insensiblement dans
Fig. 14. — SCOPARIA le style qui est dilaté au sommet; le style
HASSLERIANA Chod. Fleur. a une tendance à s’aplatir et lorsqu'il est
adulte il est souvent un peu tordu et plus
ou moins rubanné; le plus souvent il va s’elargissant lentement d’une
base mince vers la portion stigmatifère dilatée.
Scoparia montevidensis (Sprengel) R. E. Fries. Syn. Capra-
ria montevidensis (Spr.) O0. Kunze; Scoparia flava Cham. et Schld.
Je subdivise cette espèce polymorphe dans les varieles suivantes
sen la différenciation morphologique parait sensiblement équiva-
enle:
Var. flava (S. flava Chamisso et Schld.).
Cette variélé correspond exactement aux échantillons du Microcarpa
montevidensis de Sprengel (Hb. berol\ et du Scoparia flava Chamisso et
Schldl. (ibid.). La caractéristique, c’est la forme des feuilles qui sont les
supérieures entières ou à peine dentées el les inférieures grossièrement
dentées avec 3 ou plus de dents égales de chaque côté; il n’y a pas de
tendance à la trifurcation; les pédicelles sont glabres et filiformes,
beaucoup plus minces que dans les autres variétés. (Fig. 15).
Aux numéros indiqués par R. E. Fries il faut ajouter : Lorentz et
Hieronymus, n° 965 (S. annua R..E. Fries p. p. non Cham. et Schld.).
(13) R. CHODAT GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 13
Il faut aussi attribuer les plantes de Friebrig (Paraguay, Cordill. de
Altos n° 294) à la var. decumbens nob.
Forma integrifolia Arechavalela mss. (Hb. berol) foliis integerrimis vel
rarius paucidentatis crassiusculis. Are-
chavaleta n° 3089 in M. Video; Sierra
Achala Cordoba, n° Hieronymus (Hb.
berol).
Var. macrantha (R. E. Fries) nob.
S. macrantha R. E. Fries. Bull. Herb.
Boiss. 1907, p. 997.
Cette variété est intermédiaire à la
précédente et à la suivante; de la pre-
mière elle a la forme des feuilles, de la
seconde les pédicelles glanduleux; la
corolle plus grande : Hab. « ad Barga in
Kew Mission of Brazil J. Band Hb. Kew.
Var. glandulifera (Fritsch) R. E. Fig. 15.—SCOPARIA MONTEVIDEN-
Fries. (Fig. 16-17). SIS Spr. var. flora (Ch. et Schld.)
Cette variété a généralement le port Feuilles 3-4 fois grossies.
dressé. les tiges raides et pins robustes,
les feuilles simples entières ou munies de deux dents divariquées qui
peuvent s’allonger encore dans d’autres échantillons; le lobe terminal
est ordinairement obtus et assez gros. Quant aux pédicelles ils sont
7
Fig. 16.— SCOPARIA MONTEVI- Fig. 17. — SCOPARIA MONTEVI-
DENSIS Spr. var. glandulifera DENSIS var. glandulifera (Galan-
R. E. Fr. (Hunziker). der),
densément et grossièrement glanduleux; les sépales sont ovales-oblongs
peu acuminés; les nervures minces sont courtement ramifiees; le style à
peine aussi long que l'ovaire aplati vers le haut est du type décrit.
Cette variété ne comprend jusqu’apresent que des plantes provenant
d’Entrerios (Lorentz, n° 1179) (type de la var.) et de la province de
Santa Fe, Hunziker n° 56; Galander, n° 31, 33).
Je n’ai pas vu l’exemplaire brésilien récolté par Spruce entre Santarem
et Obidos; je doute fort qu’il s'agisse réellement de cette espèce comme
l’a supposé d’ailleurs avec doute, M. R. Fries. Quant à un exemplaire de
14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me skR.). 1908 (14)
Meyen (?) conservé dans l’herbier de Berlin sous le nom de S. flava et quicor-
respond exactement à cette variété, il est probable que l'attribution de
celte plante au Chili et particulièrement au val de Tinguiririca est erronée.
Nous faisons remarquer que l'étiquette porte des indications de deux
mains différentes. II y a eu sans doute erreur com-
mise en mettant les plantes en papier.
Var neglecta (R. E. Fries) nob. (Fig. 19).
— Scoparia pinnatifida Benth. in DC. Prodr. X,
par pinnatifida (Cham. et Schld. p. p.). — Scoparia
neglecta R. E. Fries l. c. 23. p. p.
Nous ne conservons sous cette dénomination que
les Scoparia montevidensis, qui tout en montrant des
feuilles plus ou moins pinnatiséquées. ont des pédi-
celles glabres. Les feuilles sont à lobes plus ou moins
Fig. 18. — S. MONTE- divariqués, plus ou moins foliacées, à lobe terminal
VIDENSIS var. glan grossièrement denté-pinnatilobé, à lobes étalés ou
duliformis. Pistil. demi-étalés; les exemplaires cités ont de petites
feuilles, les inférieures non pas simplement dentées
comme celles du S. montevidensis var. flava, mais au moins trilobées, à
lobe terminal presque deux fois plus long que les latéraux et ordinaire-
ment incisé. La glabréité des pédicelles définit en plus cette variété.
C’est une plante répandue de Corrientes à Cujaba. Niederlein n° 1799;
Martius 1297; Pilger, no 811.
Fig. 49. — S. MONTEVIDENSIS var. neglecta Fig. 20. — S. MONTEVIDENSIS var.
(R. E. Fr.) nob. (Mart. 4297; Kunze, intermedia (0. K.) nob. (Hassler
Matto-Grosso). 2426).
Var. intermedia (0. K.) nob. (Fig. 20-23), exp. Scoparia neglecta var.
intermedia (0. K.) R. E. Fries; Capraria montevidensis (Spr.) 0. K. var.
intermedia OÖ. K. Revisio gen. pl. IN, 2, 239 (1898).
(15) R. CHODAT GENRES SCOPARIA L. ET HASSLELELLA CHOD. 15
Dans cette variété, les feuilles sont du même type que celles de la
précédente, mais le limbe en est parfois plus développé; les feuilles
inférieures sont souvent du type S. annua, ce qui a mis en erreur les
auteurs qui l’ont confondue avec cette espèce
mexicaine. Celte variété comprend aussi sans doute
le S. excelsa de Fries qui en est la forme aboutis-
sant à la var. flava. Par ses feuilles, cette dernière
espèce rappellerait. quand on l’examine superficiel-
lement, le S. montevidensis var. flava; cependant
on s’apercevra bien vite que les lobes sont ici de
l’excelsa. inegaux; les inférieurs sont plus divari-
qués. En outre les pédicelles glanduleux sont du
type S. v. intermedia. Les sépales varient; ovales
oblongs et simplement aigus dans les formes
excelsa, ils sont acuminés et oblongs dans les
autres OÖ. K.s. n°, inter Villa Maria Corumba, in
ripa fl. Paraguary; Arnolt, Bonaria (Hb. berol. Fig. 24. — S. MONTE-
sine n°) = S. annua R. E. Fries var. glandulifera VIDENSIS, sépales.
R. E. Fries I. c. p. 20; Spencer Moore s. n° Matio-
Grosso. Corumba; Hassler 2426« et 24265 Chaco Conception; Rojas, Pil-
comayo Commiss. n° 79.
Comme ces plantes souvent annuelles sont très délicates et à feuilles
minces, et que leurs feuilles inférieures parfois rhomboidales rappellent
le S. annua, elles prêtent effective-
ment à confusion (Arnott, Bonaria v.
supra). Les spécimens récoltés par
Fig. 22, — S, MONTEVIDENSIS var. Fig. 23. — S. MONTEVIDENSIS
intermedia (0. K.) nob. (excelsa R. E. var. intermedia (0, K.) nob.
Fr. — Rojas 79). (n. Rojas, 79).
Rojas dans le Chaco central sont particulièrement intéressants à cause
de leurs longues tiges et leurs grandes feuilles. La forme excelsa
(S. excelsa Fries), à feuilles moins nettement pinnatifides, a élé trouvée à
Piquete (Prov. Jujui au delà du Chaco).
Tous les spécimens paraissent donc être des plantes chacoennes.
Var. Grisebachii nob. (Fig. 24-25).
TRS
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (16)
Scoparia Grisebachü Fritsch in Bihang till K. Sv. Vet. Akad. Handl.
Bd. 24. Afd. III, N° 5 p. 15 (1898). — R. E. Fries L. c. p. 26.
Les tiges de celte variété sont généralement dressees; les feuilles
ordinairement verticillés sont pinnatisequées, à segments inégaux entiers
!
Fig. 24. — S. MONTEVIDENSIS Fig. 25. — S. MONTEVIDENSIS
Spr. var. Grisebachii(773)Lorentz. var, Grisebachti.
ou irrégulièrement incisés; toutes les parties végétatives sont glandu-
leuses pubescentes, les sépales glanduleux sont oblongs et franchement
acuminés. Comme le dit Fries, toutes les stations connues de cette plantes
sont des environs de Cordoba.
Var. decumbens nob. (Fig. 26).
S. millefoliata forma decumbens R. E. Fries non Frisch 1. c. p. 26.
Dans cette variété les feuilles un peu charnues sont entières ou trifur-
Fig. 26. — S. MONTEVIDENSIS Spr. var. decumbens nob. (Friebrig #00).
quées à lobes ordinairement inégaux ; les types décombantes-ascendantes,
les segments foliaires oblongs et acuminés aux deux extrémités portant
parfois mais rarement une ou deux dents obtuses, définissent cette variété
vis-à-vis de la suivante.
Hassler n° 922, Fiebrig, 400 A, 29%; Bettfreund in Cordill. de Altos
St-Bernard. Hb. Berol. n° 274. (A. suivre).
————— QE —
17
MONOGRAPHIE
GENBE KALANCHOE
M. Raymond HAMET
(Suite et fin.)
AFRIQUE : Sierra Leone : [Afzelius. — Echantillon authentique du
K. Afzeliana]; [W. Winwood Reade]. — Cameroun : montagne, 1000 à
2000 m. [Mann]. — Angola : Loanda, dans des fourrés vraiment secs et
sur des pentes rocailleuses derrière Maianga do Povo et près de Cacuaco,
30 septembre 1853 et juillet 1854 [Dr Welwitsch, n° 2492. — Echantillon
authentique du K. Welwitschü]; Libongo, dans les fourrés des lieux éle-
vés, secs et pierreux entre Banza de Libongo et la mine de pétrole, fin
septembre 1858 [Dr Welwitsch, n° 2591. — Echantillon authentique du
K. Welwiischiü var. gracilituba]; Pungo Andongo, dans les buissons des
lieux rocheux en dedans de la ligne forlifi6e, non loin. de la route qui
conduit à Cabamba, avril 1857 [Dr Welwitsch, n° 2488]; Golungo Alto,
dans les fourrés desséchés et sur les bords des bois de Calolo, du côté de
Sange, entre Chisce et Muria, septembre 1854 [D" Welwitsch, n° 2487. —
Echantillon authentique du K. coccinea !|; Golungo Alto, dans les buis-
sons peu touffus de la rive gauche de la rivière Coango, juillet 1856
[Dr Welwitsch, ne 2487a!]; Golungo Alto, dans les lieux boisés entre
Muria et Calolo, commencement de septembre 1857 [Dr Welwitsch,
n° 2487b!]. — Cap de Bonne-Espérance : parois des monts aux envi-
rons de Philippstown [Ecklon et Zeyher, n° 1654]; contrée de Kreilis
[H. Bowker, n° 72]; entre le Kei et le Gekau [Drege!]. — Zambesie :
[Dr Meller]. — Nyassa-Land : Kirangwana, mars 1902 [Hauptmann von
Prittwitz und Gaffron. — Echantillon authentique du K. Prithwitzü!|. —
Afrique orientale allemande: Usagara-Usambara, Mascheua, dans les
bois des steppes montagneuses, 500 m. [Holst, n° 8811a. — Echantillon
authentique du K. Holstii !|. — Zanzibar : Duga [Holst, ne 3161. —
Echantillon authentique du K. obtusa!|. — Imperial British East
Africa : Ouganda [M. T. Dawe. — Echantillon authentique du X. magni-
.' Errata. — Vol. VII, 1907, aux pages 875 (ligne 18), 876 (ligne 8), 878
(ligne 43), 881 (ligne 36) : au lieu de K. Tieghemi, lisez K. crenata.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 À, 28 décembre 1907. 2
LLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2e SÉR.). ! :
18 BU i Ye 1908 34
dens!|; Ndoro, 1839 m. [Ludwig Ritter von Höhnel. — Echantillon
authentique du K. Ndorensis]. — Pays des Somali : dans le désert de
Banas, lieux arides et rocailleux, 14 août 1893 [Riva, no 219]; Meraya
[G. Revoil, n° 481]: sans localité [Miss Cole. — Echantillon authentique
du K. flammea !|; [Mrs. Lort Phillips]. — Pays des Galla : Harrar Burgi,
lieux arides, 2 décembre 1893 [Riva, n° 1586]; Coromma, près de Burgi,
lieux arides, 24 novembre 1893 [Riva, n° 1583]; Savati, dans les roches,
30 novembre 1893 [Riva. n° 1521]; Dsha-horsa, lieux arides, janvier 1894
[Riva, no 1642]. — Soudan égyptien : Province de Dembo, près du
Bahr-el-Djur, novembre 1863 [Kotschy, n° 42. — Echantillon authen-
tique]. — Abyssinie : Shiré [Quartin Dillon. — Echantillon authentique
du K. angustifolia!|; Katz, 2450 m., 30 décembre 1880 [Rohlfs et Stecker.
— Echantillon authentique du K. Rohlfsi]; Agrima, 6-7000 mètres,
21 novembre 1851 [W. Schimper, n° 148!]; Dschadscha, 5-6000 m.,
22 octobre 185% [W. Schimper, n° 1650!]; Choa [Petit!]; Scholoda
[Quartin Dillon, n° 20!]; près de Maye-Gouagoua [Quartin Dillon. —
Echantillon authentique du K. brachycalyx !|; sans localité [Dr Courbon,
n° 217!]. — Erythrea : Ginda, 950 m., 1891 [G. Schweinfurth, nos 260,
317 et 440]; Geleb. 1700-1900 m. [G. Schweinfurth, nos 1437 et 1819];
Acrur, 1900 m.. 1892 [G. Schweinfurth, n° 1076] ; Mai-Hinzi, au-dessus
de Asmara. 2050 m., 1891 [G. Schweinfurth, n° 534]; Saganeiti, 2200-
2400 m., 1892 [G. Schweinfurth, n° 2155].
ASIE : Yemen : dans les roches près de Menakha, 2300 m. |A. Deflers,
no 52]; au-dessous de Menakha. à Ostabfall, 1900 m., 26 février 1889
[G. Schweinfurth, n° 1611!]; Menakha, Gebel Schibam, 2200 m., 28 avril
1887 [A. Deflers. n° 522!]; Menakha, Gebel Kahil, 2300 m., 10 mai 1887
[A. Deflers, n° 305!]: Environs de Sanaa, débouchés du Wadi Dhahr,
vallée du Kharid. 2250 m., 24 juillet [ A. Deflers, n° 632. — Echantillon
authentique du K. brachycalyx var. Yemensis|; dans les collines pier-
reuses près de Mahr, 2400 m. [ A. Deflers, n° 694]; Malann, sur le grés,
2300 m.. 29 juillet [ A. Deflers, n° 633!]: Cahim [M. Botta, n° 89 !]; Gebel
Bura, au-dessus de Hille, 1000m., 1889 [G. Schweinfurth, n° 373];
Ussil. 1400 m.. 1839 [G. Schweinfurth, nos 1101 et 1156]; Wolledje,
au pied du Gebel Melhan, 600 m., 18 janvier 1889 [G. Schweinfurth,
nos 669 et 695!]. — Inde : Simla [Webb]; [Thomssn]; Kumaon [Wallich];
[Strachey et Winterbottom]; Nepal [Wallich]; Sikkim [J. D. Hooker];
Behar. mont Parusnath. 1300 m. [J. D. Hooker]; présidence de Bombay,
près de Belgaum [Ritchie] ; présidence du Bengale : Maïssour [G. Thom-
son !] : côte de Coromandel [Macé !] ; sans localité [Wight, nos 9572 ! 960!
et 1176!]; [Victor Jacquemont, n° 2445 !]. — Ceylan : Hantane, Punda-
lu-oya, sur les roches [E. Green]; Pandanawella, Uva [Nock] ; près de Fort
Macdonald [Nock] ; sans localité [M. Thwailes, n° 540 !]. — Chine : Can-
ton et Macao [M. Gaudichaud. n° 255 !]; Yunnan, Mongtsé [M. Tanant !]. —
Iles Lou-Tchéou : [C. Wright. n° 89 !]. — Formose : 1861 [R. Swinhoe,
n° 7578. — Echantillon authentique du X. gracilis] ; [A. Henry !]. —
Hong-Kong : avril 1853 [H. F. Hance, n° 1723] ; [Abbé Furet, n° 591]. —
Tonkin : Ton Dao. 14 mai 1882 [R. P. Bon, n° 1559!]; parmi les roches
dans les monts Thien-Duong. 13 octobre 1888 [R. P. Bon, n° 4001 !]
Ngoai-Thon. dans les monts Yan Son. 8 février 1882 [R. P. Bon, n° 12931];
Ke-Ben, 1er février 1892 [R. P. Bon. n° 5065 !]; Dien-ho, dans le mont
Hang Hoc. 7 février 1832 [R. P. Bon, n° 1268 !]. — Cochinchine : mai 1868
Dr Talmy, n° 71 !]; [Dr Thorel, n° 1681]. — Presqu'île de Malacca :
Maingay |.
(35) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 19
OCEANIE : Java: [Leschenault, n° 328!]; [Zollinger, nos 2911! et
31101).
AMERIQUE : Brésil : environs de Bahia [Lhotshy]; [Dr Salzmann !];
Province de Minas Geraes, haies de Caldas [Lindberg, n° 373] ; province
de Rio-de-Janeiro [ A. de St-Hilaire, n° A! 5%. — Echantillon authentique
du K. Brasiliensis /]; août 1828 [Gay]; [Gaudichaud, n° 10521]; juin-
juillet 1767 [Commerson, n° 233!]; IM. Weddel, n° 6761]; [Glaziou,
n° 39961] ; runs n° 1281!]; île Sainte-Catherine [M. Gaudichaud,
n° 2501].
ons: Le K. laciniata est une plante extrêmement polymorphe,
dont l’aire de répartition est très étendue. Ges deux raisons expliquent le
grand nombre de synonymes que ce Kalanchoe possède. On s’ötonnera
peut-être que des espèces considérées jusqu’ici comme très distinctes
aieut élé réunies. Je tiens à dire que ces réunions résultent d'expériences
de cultures que je poursuis depuis déjà longtemps, et qui seront publiées
ultérieurement.
28. K. crenata R. Hamet. nov. compos. — Bryophyllum crenatum
J. G. Baker, Contrib. to the Flora of Madagascar, in The Journ. of the
Linn. Soc. bot., t. XX, p. 139 (1885) ; M. H. Baillon, Liste des pl. de
Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn. de Paris, t. il, p. 468
(1885).
Caulis erectus, gracilis, simplex, glaber. Folia opposita, decussata, petio-
lala, glabra ; petiolus quam lamina brevior, gracilis ; lamina oblonga, basi
- biauriculata, crenata, obtusa. Inflorescentia caulis non distincla, corymbi-
formis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores
magni. Calyx campanulatus, glaber, segmentis quam tubus brevioribus,
deltoideis, acutis, vix longioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, infra
modium coarctata, glabra, segmentis quam tubus brevioribus, obovalo-
lınearıbus, obtusissimis vel leviter emarginatis, paulum longioribus quam
latioribus. Stamina infra Corollæ tubi medium inserta ; anther& supe-
riores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia,
ovato-lanceolata, in siylis quam carpella paulum longioribus, conniven-
tibus, gracilibus, attenuata. Squamæ semiorbiculares, leviter emarginatæ,
paulum latiores quam longiores.
Foliorum petiolus 8-45 mm. longus; lamina 15-45 mm. longa,
10-25 mm. lata. — Pedicelli 8-10 mm. longi. — Calycis tubus 8-10 mm.
longus ; segmenla 3,5-6 mm. longa, 2,5-5 mm. laia. — Corollæ tubus
16-18 mm. longus ; segmenta 3,5-4,5 mm. longa, 2,75-3,5 mm. lata. —
Carpella 8-9 mm. longa, 3-3,5 mm. lala. — Styli 10-115 mm. longi. —
— Squamæ 0,50-0,75 mm. longæ, 0,75-1,10 mm. latæ.
Madagascar : région centrale : Massif d’Ankaratra [M. Rousson !]; pro-
vince d’Imerina, roches, lisières des bois, 1887 [R. P. Campenon !]; envi-
rons de Tananarive, 18 avril 1889 [M. Catat, n° 1821]; Rsialajavon,
2000 m., 2 mai [M. Catat, n° 2731]; Angalampena, février [G. K. Scott
Elliot, n° 2163 !] ; sans localité [Lyall, n° 38. — Echantillon authentique
au Den crenatum!]; [R. Baron, nos 608, 956, 986! 1121,
441]. -
29. K. prolifera R. Hamet nov. compos. — Bryophylium proliferum
Bowie msc., in Curtis’s Botanic. Magaz., ser. 3, 1. XV, tab. 5147 (1859);
M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn.
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (36)
de Paris, t. I, p. 468 (1885). — Probabiliter = Bryophyllum rubellum
J. G. Baker, Furth. contribut to the Flora of Madagascar, in Journ. of the
Linn. Soc. Bot.. t. XXV, p. 31% (1890).
Caulis ereclus, robustus, simplex, glaber. Folia opposita, decussata,
petiolata, glabra ; petiolus quam lamina brevior ; lamina pinnatisecta (raro
simplex) segmentis ovato-oblongis, crenalis vel pinnatisectis, obtusis.
Inflorescentia caulis non distincta, paniculæformis, in cymis ramosis.
Pedicelli quam corollæ tubus breviores, vel illi æquales. Flores magni.
Calyx urceolalus, vix pilosus, segmentibus quam tubus brevioribus, semi-
orbicularibus, cuspidatis, latioribus quam longioribus. Corolla tubulosa,
infra medium coarctata, glabra, segmentis quam tubus brevioribus, ovato-
orbicularibus, abrupte cuspidatis, longioribus quam latioribus. Stamina
infra corollæ tubi medium inserla ; antheræ superiores corollæ segmen-
torum medium altingentes. Carpella conniventia, ovata, in stylis quam
carpella longioribus, conniventibus, gracilibus, attenuata. Squamæ semi-
orbiculares, emarginalæ, latiores quam longiores.
Foliorum petiolus 50-70 mm. longus ; lamina 70-90 mm. longa ; seg-
menta 30-50 mm. longa, 12-18 mm. lata. — Pedicelli 10-12 mm. longi.
— Calycis tubus 12-145 mm. longus ; segmenta 45-5,25 mm. longa,
6-6,75 mm. lata. — Corollæ tubus 15-16,5 mm. longus; segmenta
3,75-4,25 mm. longa, 2,25-2,50 mm. lata. — Carpella 6.50-7,50 mm.
longa, 2,75-3,25 mm. lata. — Styli 14-15 mm. longi. — Squamæ 1 mm.-
1,50 mm. longæ, 2-2.50 mm. late.
Madagascar, région centrale : sans localité [Bowie. — Echantillon
authentique du Bryophyllum proliferum] ; [R. Baron, nos 1270! et 1465].
90. K. miniata Hilsembach et Bojer, in sched. msc., ex L. R. Tulasne,
Flor. Madagascar. Fragm., in Ann. des sc. nat. Bot., ser. 4, 1. VIII, p. 149
et 150 (1857) ; M. H. Bailion, Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens.
de la Soc. Linn. de Paris, t. I, p. 468 (1885). — K. subpeltata J. G. Baker,
Contrib. Lo the Flora of Madagascar, in The Journ. of the Linn. Soc. Bot.,
t. XXI. pp. 472 et 473 (1887). — Kitchingia miniata J. G. Baker, Contrib.
to the Flora of centr. Madagascar, in Trimen’s Journ. of Bot., new ser.,
t. XI, pp. 109 et 110 (1882).
Caulis erectus, gracilis, simplex, glaber. Folia opposita, decussata,
petiolata, glabra; petiolus quam lamina brevior, latus ; lamina oblongo-
spathulata, sepe basi biauriculata, auriculis aliquoties concretis, crenala.
obtusa. Inflorescentia caulis non distincta, paniculæformis, in cymis
ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores magni. Calyx
campanulatus, glaber, segmentis quam tubus paulum brevioribus, deltoi-
deo-semiorbicularibus, cuspidatis, latioribus quam longioribus. Corolla
campanulata, infra medium coarctata, glabra, segmentis quam tubus bre-
vioribus, late ovato-semiorbicularibus, vix mucronatis, latioribus quam
longioribus. Stamina infra corolle tubi medium inserta ; antheræ supe-
riores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia,
ovato-lanceolata, in stylis quam carpella longioribus, conniventibus, gra-
eilibus, attenuata. Squamæ lineares, leviter emarginatæ, longiores quam
latiores.
Foliorum petiolus 5-20,5 mm. longus; lamina 21-45 mm. longa,
15-26,5 mm. lata. — Pedicelli 10-15 mm. longi.— Calycis tubus 4,5-5 mm.
longus ; segmenta 3,75-4,25 mm. longa, 4,75-5,25 mm. lala. — Corolla
tubus 22-24 mm. longus ; segmenta 4-4,5 mm. longa, 5-5,5 mm. lata. —
(37) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOR. 21
Carpella 13-14,5 mm. longa, 2-2,25 mm. lata. — Styli 20-22 mm. longi.
— Squamæ 2-2,50 mm. longæ, 0,50-0,75 mm. late.
Madagascar, région centrale : monts rocheux de la province d’Imerina
[M. Bojer. — Echantillon authentique !|; terrains pierreux à Norman’s
Land, entre Imérina et Betsiléo [R. Baron, n° 541 !]; rochers et murs
dans la ANS d’Imerina [Dr Parker |; sans localité [R. Baron, n° 13441];
{D. Cowan!] ; [R. Baron, n° 3249. — Echantillon authentique du K. sub-
peltata !).
Observation : Le K. subpettata diffère seulement du K. miniata par ses
pélioles insérés au dessus de la base du limbe. Ce caraciere n’est point
constant. On observe souvent sur un même échantillon des feuilles sub-
peltées et des feuilles non subpeltees. Cela n’a, d’ailleurs, rien d'étonnant.
Le limbe est normalement cordé à la base, puis il devient aurieulé. Ces
auricules se rejoignent quelquefois et se soudent donnant ainsi une feuille
subpeltée.
31. K. pinnata C. H. Persoon, Synops. plant., t. I, p. 446 (1805) ;
H. F. Hance, Flor. Hongkong. supplem., in The Journ. of the Linn. Soc.
Bot., t. XIII, p. 103 (1875) — K. pinnata var. floripendula C. H. Persoon,
Synops. plant., t. 1, p. 446 (1805). — Bryophyllum calycinum R. A. Salis-
bury, The Paradis. Londinens., tab. 3 (1806) ; J. Sims, in Curtis’s Botan.
Magaz., t. XXXIV, tab. 1409 (1811); DC, Prodrom., t. III, p. 396 (1828) ;
J. D. Hooker and T. Thomson, Præcurs. ad Flor. Indie., in Journ. of the
Proceed. of the Linn. Soc. Bo. t. II, p. 90 (1858) ; G. Bentham, Flora
Hongkong. p. 127 (1861) ; G. H. K. Thwaites, Enum. plant. Zeylan.,p. 129
(1864); A. H. R. Grisebach, Flora of the Brit. West-Ind. Isl., p. 303 (1864) ;
J. Britten, in D. Oliver, Flora of tropic. Africa, t. II, p. 390 (1871) ;
A. G. Eichler, in Martius, Flora Brasil., t. XIV, pars 2da, p. 383 (1872) ;
Fr. A. Savalle, Flora Cubana, p. 37 (1873); J. G. Baker, Flora of. Maurit.
and the Seychelles, pp. 98 et 99 (1877) ; C. B. Clarke, in J. D. Hooker,
The Flora of Brit. Ind., t. I, p. 413 (1878); W. Botting Hemsley, Bot.,
t. I, p. 387, in F. Ducane Godman and Osbert Salvin, Biolog. centr. Ame-
rica (1879-1881) ; W. Hillebrand, Flora of the Hawaï. Isl., p. 122 (1888);
H. Maze, Contribut. a la fl. de la Guadeloupe, p. 58 (1892) ; G. de Lager-
heim, Die « Siempreviva » von Quilo, in Gartenflora, t. XLII, p. 69
(1895); H. Trimen, A Hand Book to the Flora of Ceylon, t. U, p. 145
(1894); E.J.de Cordemoy, Flore de la Reunion, p. 365 (1895); R. P. Duss,
Flore phanérogam. des Antilles franc.. in Ann. de l’Instit. Colon. de Mar-
seille, t. II, p. 319 (1896); Tomitaro Makino, Mr. Hisashi Kuroiwa’s
Collect. of Liu-Kiu pl., in The Botan. Magaz., t. X: pars 24a, p. 56 (Tokyo,
1896) ; Tokutaro Ito et Dr J. Matsumura, Tenlam. flor. Lutchuens., Dico-
tyledon. polypetal., in The Journ. of the Coll. of Sc. of Imper. University
of Tokyo, t. XII, pp. 465 et 466 (1900) ; Th. Cooke, The Flora of the pre-
sidency of Bombay, t. III, p. 465 (1903) ; A. F. M. Glaziou, Liste des pl.
du Bres. Centr., in Bull. de la Soc. Bot. de France, mémoire 3P, p. 200
(1906). — Br. germinans P. Fr. M. Blanco, Flora de Filipin., p. 220 (1837).
— Br. pinnatum S.Kurz, On some newly or imperf. kn. Ind. pl., in Journ.
of the asial. society of Bengal, t. XL, pars 2da, p. 52 (1871) ; M. H. Baillon,
Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn. de Paris, t. |,
p. 467 (1885); P. Ascherson et G. Schweinfurth, Illustr. de la fl. d’ Egypte,
in Mém. présentés et lus à I’Instit. Egypt., t. II, p. 79 nl Dr Otto
Kuntze, Revis. gener. plant., L. I. pp. 228 et 229 (1891); Dr A. Engler,
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (38)
Die Pflanzenw. Ost. Afrik. und der Nachbarg., pars. C, p. 188 (1895) ;
Ch. Fr. Millspaugh., Contrib. II to the Coast. and PI. Flor. of Yucatan, in
Field Columb. Mus. Public. 15, ser. bot., t. 1, n° 3, p. 279 (1896) ; Ch. Fr.
Millspaugh, Contrib. III to the Coast. and pl. Flor. of Yucatan, in Field
Columb. Mus. Public. 25, ser. bot., L. I, n° 4, p. 362 (1898) ; Ch. Fr. Mill-
spaugh, Flora of the Isl. of St Croix, in Field Columb. Mus. Public. 68 ser.
bot., t. I, n° 7, p. 490 (1902); Ign. Urban, Flor. Portoricens., in Urban,
Symbol. Antill., t. IV, p. 258 (1905). — Cotyledon pinnata De Lamarck,
Encycl. method. Bot.. t. I, pp. 141 et 142 (1786). — Cot. rhizophilla
W. Roxburgh, Hort. Bengal., p. 34 (1814) ; Flora Indica, t. IL, p. 156 (....).
— (ot. calycina A. G. Roth, Nov. plant. spec. præsert. Ind. Orient.,
pp. 217 et 218 (1821). — Cot. calyculata Solander, in herb. Banks ex DC,
Prodrom., t. III, p. 396 (1828). — Crassuvia florirendia Commerson. in
herb., ex De Lamarck, Encyclop. method. Bot.. €. II, pp. 141 et 142 (1786);
W.P.Hiern, Catal. of the Afric. pl. collect. by Dr Welwitsch, in 1853-1861,
t. I, p. 326 (1896). — Sedum madagascaricum Car. Clusü atrebat.. exotic.
liber quart., pp. 91 et 92 (1605). — Verea pinnata Gurt. Sprengel, Sys-
tema vegelabilil., t. Il, p. 260 (1825) ; Dav. Dietrich, Synops. plant., t. II,
p. 1328 (1840).
Caulis erectus, robustus vel robustissimus, simplex, glaber. Folia oppo-
sita, decussata, petiolata, glabra; petiolus quam lamina brevior; lamina
pinnatisecta (raro simplex), segmentis orbicularibus, oblongis, vel
oblongo-spathulatis, crenatis, obtusis. Inflorescentia caulis non distincta,
paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores,
vel illi æquales. Flores maximi. Calyx urceolato-campanulatus, segmentis
quam tubus brevioribus, deltoideis, acutis, tam longis quam latis. Corolla
tubulosa, infra medium coarclata, segmentis quam tubus brevioribus, del-
toideis, sensim cuspidatis, longioribus quam latioribus. Slamina infra
corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores corollæ segmentorum
medium attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam
carpella longioribus, conniventibus, gracilibus, attenuata. Squamæ linea-
res, emarginalæ, longiores quam latiores.
Foliorum peliolus 50-100 mm. longus; lamina 70-130 mm. longa; seg-
menta 25-50 mm. longa, 14-35 mm. lata. — Pedicelli 18-25 mm. long.
— Calycis tubus 22-30 mm. longus; segmenta 7-10,5 mm. longa,
7-40.5 mm. lata. — Corolla tubus 25-35 mm. longus; segmenta
10-12.5 mm. longa, 5-6,5 mm. lata. — Carpella 12-145 mm. longa,
2,75-4,5 mm. lata. — Styli 25-30 mm. longi. — Squamæ 2-2,5 mm.
longæ, 1-1,25 mm. lat.
AFRIQUE : Sierra Leone : [Barter]. — Ouest africain : Togo, pres de
Lome, 1900-1902 [Warnecke, n° 38 !. dans l’herbier Drake del Castillo].
— Ile du Prince : 1861 [Mann, n° 1152!]. — Congo : Kisaniu, 1900
[J. Gillet, ne 1411]. — Angola : Pungo Andongo, pres des cataractes à
Mata de Cabondo, fin novembre 1856 [Dr Welwitsch, n° 2481]. — Zam-
bezie : [Dr Kirk]. — Iles Comores : Ile Mayotte, rochers maritimes de
Pamanzi, août 1847 [M. Boivin, n° 3283 |; sans localité [M. Humblot,
no 291 !]. — Madagascar : Port Leven. rochers maritimes, mars-avril
1849 [M. Boivin, no 2551 !]; Environs de Fort-Dauphin, terrains humides
[G. Paroisse, n° 441]; Environs de Fort-Dauphin, sentiers des bois, dans
les crevasses des rochers [G. F. Scott Elliot, no 29301] — Ile de la
Réunion : |M. Boivin, n° 1287 !]; Terrains rocailleux, vieux murs, rochers
[E. J. de Cordemoy]. — Ile Maurice : Collines arides de la rivière noire,
(39) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 23
montagnes du signal [..... ]; sans localité [Commerson !]. — Ile Rodri-
guez : [Balfour]. — Ile Mahé : autour des habitations abandonnées
|Horne, no A6%].
ASIE : Ceylan : Environs de Colombo, 182% [Moon, n° 32!]. — Inde :
Konkan [Stocks]; Matheran [H. M. Birdwood]; Route de Garbat [Cooke];
Bombay, dans les jardins [Graham]; Contrée de Wari [Dalzell et Gibson |;
Wai, district de Satara [|Woodrow]; Mahableshwar [Cooke]; [H. M. Bird-
wood]; vallée de Koina, pres de Mahableshwar [Cooke|; Environs de
Belgaum [Graham]; même localité [Dalzell et Gibson]; Ramghat [Law];
St-Thomas, janvier 1881 [Baron Eggers, n° 210 !]; Terre de Canara, pres
de la ville de Mangalore [Metz !, dans l’herbier Drake del Castillo]; Ben-
gale [J. D. Hooker et Thomson !]; sans localité | Wight, nos 956 ! et 11771].
— Chine : Province du Yun-nan, ca et la près des habitations, à Ta-pin-
ize, février 1890 [M. l’abbé Delavay!] Province du Yun-nan. bords du
Mekong, 12 février [H. d'Orléans (prince) !|; Province du Yun-nan, Ma
chang, près de Kieou-Ya-pin, dans la préfecture de Yong pé, février 1907
[F. Ducloux, n° 4546!]; sans localité [Krone, dans l’herbier Drake del
Castillo]. — Ile d’Amami-Oshima : Port Nazé, 15 juillet 1894 |T. Tto,
n° 502]. — Ile d’Utchinä : Port Näfa, 17 août 1894 [T. Ito, n° 888];
Idzunzatchimura, 1882 [Yamada]; Environs de la ville de Shui |..... |;
Environs de Tchatam, 15 mai 1891 [S. Tanaka, n° 70]. — Ile de Myakii :
[T. Ito]. — Hong-Kong : Baie de Cheko, bords de la mer, 26 février 1895
et 14 janvier 1906 |Em. Bodinier, n° 1064 !]; sans localité, 1855 [M. l'abbé
Furet, n° 581]. — Ile Luçon : Près des grottes de San Mathès, à 8 lieues
de Manille, février 1843 [M. Leclancher !|; Environs de Manille
[M. Barthe !]. — Tonkin : Environs de Tuyen-Quan [M. Brousmiche !];
Dans les monts Nhändäm, 9 février 1882 [R. P. Bon, no 4312!]; Yen-
Caa, près du poste de Bat-Bac, février 1888 [C. Balansa, n° 3565!]; Hai-
phong, dans les jardins, spontané dans les rochers calcaires de Quang-
Yen, mars 1886 [B. Balansa, n° 3157!]; sans localité |R. P. Bon,
n° 1257 !]. — Annam : Environs de Tourane |M. Gaudichaud, no 202 !].
— Cochinchine : Choquon, décembre 1867 [Dr Talmy!]; sans localité
[Capitaine Baudouin, n° 38 1]; janvier 1868 [Dr Talmy, n° 72!]; [Dr Tho-
rel, a !]. — Laos : Bassin du S6-Moun, février 4876 [Dr Harmand.
no 409 !].
OCEANIE : Iles Keeling; [H. O. Forbes]. — Ile de Java : [Zollinger,
n° 4403 !]. — Ile Timor : [H. 0. Forbes]. — Iles Moluques : IM 0. For-
bes]. — Australie : [Baron F. Müller]. — Nouvelle-Calédonie : Dans les
jardins de l'hôtel du gouverneur à Nouméa, août 1871 [M. Balansa !|. —
Ile Kaouai : Dans les coulées de lave, d'introduction récente | W. Hille-
brand]. — Ile Hawaï : le long des murs de la route de Kona, d’introduc-
tion récente [ W. Willebrand].
AMERIQUE : Iles Bermudes : [..... ]. — Iles Bahama : 4 février
1905 [A. H. Curtiss !]. — Mexique : Yucatan, Cenote of Tuncax, 26 mars
1886 [Schott, n° 770]; Commnn aux environs de Merida | Valdez, n° 78];
Mines de Monte, Omitlan et Cuesta Blanca [Ehrenberg]; Environs
d'Orizaba [M. Botteri. n° 9331]; Vallée de Cordova, 6 janvier 1866
Hs Bourgeau, n° 1688 !]. — Guatemala : Alta Vera Paz. janvier 1598
De Türckheim ! dans l’herbier Drake del Castillo. — Ile de Cuba :
es, |. — Ile Cayman : |... ]. — Ile de la Jamaïque : [March]. —
Ile de Porto Rico : [Heller, no 643]; [Krug, n° 506]; [Moritz Sintensis,
nos 344 et 3445]; [Stahl, no 653]. — Ile Saint-Thomas : [..... ]. — Ile
24 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SsÉR.). 1908 (40)
Sainte-Croix : Rochers, talus des routes et champs, aux environs de
Bassim | ..... |. — Ile d’Antigua : | Wullschl.|. — Ile de la Guadeloupe:
Environs de Basse-Terre, Grande-Terre toute entière [R. P. Duss,
n° 2955]. — Ile de la Martinique : Decembre 1867 [L. Hahn !, dans
l’herbier Drake del Castillo]; [A. Plée !]; [R. P. Duss, n° 1808]. — Ile
Barbade : I... ]. — He Saint-Vincent : [Smith, nos 9 et 1586];
[Guild]. — Ile Bequia : [Smith]. — Ile Mustique : [Smith n° 1]. — Ile
Grenade : |..... |. — Vénézuela : 1854-1855 [ A. Fendler, n. 68 !, dans
l’herbier Drake del Castillo]. — Colombie : [Justin Goudot!|. — Equa-
teur : Taburo, 17 décembre 1881 [M. Poortmann, n° 230 !, dans l’herbier
Drake del Castillo]; Environs de Quito [G. de Lagerheim]; sans localité
[M. Grisar !]. — Pérou : [M. Grisar !]. — Paraguay : Dans les forêts près
de San Antonio, août [Dr E. Hassler, n° 768 !, dans l’herbier Drake del
Castillo]. — Brésil : Province de Rio de Janeiro, Quinta de Saö Chris-
tovaö, juillet-août [ A. Glaziou, n° 87241].
32. K. synsepala J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Centr.
Madagascar, in Trimen’s Jonrn. of Bot., new ser., t. XI, p. 110 (1882);
M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn.
de Paris, t. I, p. 468 (1885).
Caulis erectus, gracilis, simplex, glaber. Folia opposita, decussala,
sessilla, glabra; lamina oblongo-spathulata, in parte inferiore integra,
in parte superiore crenala,o btusa. Inflorescentia caulis non dislincta,
corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores,
vel illi æquales. Flores parvi. Calyx campanulatus, glaber, segmentis quam
tubus brevioribus, deltoideo-semiorbicularibus, abrupte cuspidatis, latiori-
bus quam longioribus. Corolla urceolata, non coarctata, glabra, segmentis
quam tubus brevioribus, ovato-obicularibus, abrupte cuspidatis, longiori-
bus quam latioribus. Stamina infra corollæ tubi medium inserta; antheræ
superiores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella conniven-
Lia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus. conniventibus,
attenuata. Squamæ lineares, leviter emarginalæ, longiores quam latiores.
Foliorum lamina 30-38 mm. longa, ..... lata. — Pedicelli 8-12 mm.
longi. — Calycis tubus 4,5-5 mm. longus; segmenta 1-1,10 mm. longa,
2-2 10 mm. lala. — Corolle tubus 8-95 mm. longus; segmenta
4.50-5,25 mm. longa, 3,5-3,75 mm. lata. — Carpella 10-12 mm. longa,
2-2,25 mm. lata. — Styli 1-1,5 mm. longi. — Squamæ 1,75-2 mm. longæ,
0,25-0,30 mm. lat».
Madagascar : Région centrale : [R. Baron, n° 248. — Echantillon
authentique !].
33. K. floribunda L. R. Tulasne, Flor. Madagascar. Fragmenta, in
Ann. des sc. nat. Bot., ser. 4, t. VIII, p. 150 (1857).
Caulis erectus, robustus, simplex, glaber. Folia opposita, decussata,
sessilia, glabra; lamina oblonga, crenata, obtusa. Inflorescentia caulis non
distincla, corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus
longiores, vel illi æquales. Flores parvi. Calyx campanulatus, glaber, seg-
mentis quam tubus paulum longioribus vel illi æqualibus, ovalis, acutis,
longioribus quam latioribus. Corolla urceolata, infra medium coarclata,
glabra, segmentis quam tubus brevioribus, ovato-orbicularibus, abrupte
cuspidalis, paulum longioribus quam latioribus. Stamina infra corollæ
tubı medium inserta; antheræ superiores corollæ segmentorum basim
(41) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 25
altingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella
longioribus, conniventibus, gracilibus attenuata. Squamæ .....
Foliorum lamina 70-82 mm, longa, 26-29 mm. lata. Pedicelli 6-9 mm.
longi. — Calycis tubus 4-4,50 mm. longus; segmenta 4,25-4,50 mm.
longa, 3-3,50 mm. lata. — Corollæ tubus 5,50-6 25 mm. longus; segmenta
3-3,50 mm. longa, 2,5-3 mm. lata. — Carpella 4,75-5,25 mm. longa,
1,75-2,25 mm. lala. — Styli 7-8 mm. longi. — Squamæ .....
Grande Comore : mai 1850 | Boivin. — Echantillon authentique !]
34. K. pumila J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Madagascar,
in The Journ. of the Linn. Soc. Bot, t. XX, pp. 139 et 140 (1883);
M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn.
de Paris, t. I, p. 468 (1885). — K. multiceps M. H. Baillon, Liste des pl. de
Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn. de Paris, t. I, p. 468 (1885).
— K. brevicaulis J. G. Baker, Furth. Contribut. to the Flora of Mada-
gascar, in the Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XXI, p. 470 (1887).
Caulis erectus, robustus, basi ramosus, glaber. Folia opposita, decussata,
apice caulis aggregala, sessilia, glabra; lamina obovato-cuneiformis, in
parte inferiore integra, in parle superiore crenata, subacuta. Inflorescen-
tia caulis distincta, corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam
corollæ tubus longiores. Flores parvi. Calyx glaber, segmenlis quam
tubus longioribus, deltoideis, acutis,.longioribus, quam latioribus. Corolla
urceolata, infra medium coarctata, glabra, segmentis quam tubus longio-
ribus, obovalis, abrupte cuspidatis vel bicuspidatis, longioribus quam
‘ lJatioribus. Stamina infra corollæ tubi medium inserta; antheræ superio-
res paulum infra corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella
conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conni-
venlibus, crassis, attenuata. Squamæ lineares, leviter emarginatæ, lon-
giores quam latiores.
Caulis 12-20 cm. longus. — Foliorum lamina 25-32 mm. longa,
14-15 mm. lata. — Pedicelli 5-7 mm. longi. — Calycis tubus 0,75-1,25 mm.
longus; segmenta 4,25-4,75 mm. longa, 1,25-1,75 mm. lata. — Corollæ
tubus 3-4,25 longus: segmenta 6-8,25 longa, 3,25-3,75 mm. lata. — Car-
pella 5,25-7,50 mm. longa, 1,25-1,75 mm. lata. — Styli 0,75-1,25 mm.
longi. — Squamæ 2-2,25 mm. long, 0,40-0,50 mm. lat.
Madagascar : Région centrale : Betsiléo, Sirabé, sur les coteaux enso-
leillés des montagnes, août 1880 [J. M. Hildebrandt, n° 3576. — Echan-
üllon authentique du X. Hiüdebrandtü !|; sans localité [R. Baron,
n° 2117. — Echantillon authentique !]; [R. Baron, no 3542. — Echan-
tillon authentique du K. brevicaulis !].
Observation : Le K. multiceps est absolument identique au K. pnmila.
Quant au K. brevicaulis, voici, d’après la diagnose authentique de
J. G. Baker, les caractères qui permettent de le distiguer du K. pumila :
K. brevicaulis. K. punila.
Tiges flexueuses. Tiges simples, droites.
Inflorescence peu dense. Inflorescence dense.
Segments de la corolle oblongs, Segments de la corolle lancéolés,
aigus, aussi longs que le tube. plus longs que le tube.
Tige de 16 cm. Tige de 5-7,5 cm.
Calice de 7 mm. Calice de 3-5 mm.
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (42)
Ces caractères sont presque tous insignifiants; seules les différences .
segments de la corolle |
tube de la corolle
raient être de quelque intérêt. Mais ces caractères varient dans une cer-
taine proportion, et il n’est point rare de voir sur un même échantillon
des fleurs qui présentent les caractères du K. pumila, et d’autres, ceux
du K. brevicaulis. Il n’y a donc point lieu de séparer ces deux espèces.
10 du rapport et 2° de la longueur du calice pour-
39. K. Adelæ!R. Hamet, sp. nov.
Caulis erectus, robustus, simplex. glaber. Folia opposita, decussata, ses-
silia, glabra; lamina oblonga, crenata, obtusa. Inflorescentia caulis non
distincta, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus
brevioribus, vel illi æquales. Flores magni. Calyx glaber, segmentis quam
tubus longioribus. ovato-oblongis, vel oblongis, leviter mucronatis, lon-
gioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, infra medium coarctata, gla-
bra. segmentis quam tubus brevioribus, semiorbicularibus, leviter mucro-
natis?, tam longis quam latis. Stamina infra corollæ tubi medium inserta;
antheræ superiores corollæ segmentorum basim attingentes. Carpella
conniventia, ovato-oblonga, in stylis quam carpella longioribus, vel illı
æqualibus, conniventibus, gracilibus, attenuata. Squamæ semiorbiculares,
leviter emarginatæ, paulum longiores quam latiores.
Foliorum lamina 140-180 mm. longa, 45-55 mm. lata. — Pedicelli
10-15 mm. longi. — Calycis tubus 0,40-0,50 mm. longus; segmenla
6-8,5 mm. longa, 3.5-4,25 mm. lata. — Corollæ tubus 13-15,5 mm.
longus; segmenta 4,5-5,25 mm. longa,4, 5-5,25 mm. — Carpella 7-8,5 mm.
longa. — Styli 6-9,5 mm. longi. — Squam& 0,75-1 mm. longæ, 1-1,25 mm.
lat.
Madagascar : [M. Humblot. n° 1570 !].
36. K. longiflora Schlechter msc., ex J. Medley Wood, Natal PI.
t. IV, tab. 320 (1903).
Caulis erectus, robustus, simplex. glaber. Folia opposita, decussata,
sessilia, glabra; lamina ovata, vel ovato-oblonga, vel oblonga, in parte
inferiore integra, in parte superiore crenata, obtusa. Inflorescentia caulis
non distincla, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ
tubus longiores, vel illi æquales. Flores magni. Calyx glaber, segmentis
quam tubus paulum longioribus, deltoideis, aculis, ..... Corolla urceo-
lata, non coarclata, glabra, segmentis quam tubus brevioribus, ovatis, .....
Stamina supra corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores coroilæ
segmentorum basim attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata,
in stylis quam carpella ....., conniventibus, gracilibus, attenuata. Squa-
m lineares, leviter emarginatæ, longiores, quam latiores.
Foliorum lamina 50-65 mm. longa, 45-60 mm. lala — Pedicelli
15-20 mm. longi. — Calycis tubus ..... = seomentar 3: — Corollæ
tubus 14-16,5 mm. longus; segmenta 3,75-4,25 mm. longa, ..... —
Carpe eee — Squamæ 3.75-4.25 mm. longæ, .....
Natal : Entre Greytown et Weenen, vers le ruisseau Dumbeni,
1000-1300 m., avril [ Wood, n° 4439. — Echantillon authentique].
1 Nominis Adel® Le Chartier.
2 Hic mucro, in floribus juvenibus distinctissimus, in floribus vetulis evanescit.
(43) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 27
37. K. grandiflora R. Wight et G. A. Walker Arnott, Prodrom.
flor. Peninsul. Ind. Orient., p. 359 (1834); R. Wight, Spicileg. Neilgherr.,
12 1,P264, 26.77 (2... ); J. D. Hooker et T. Thomson, Præcurs. N flor.
Indic., in Journ, of the Proceed. of the Linn. Soc. Bot., t. n bi 91 (1857);
Curtis’s Botanic. Magaz., ser. 3, t. XX, tab. 3460 (1864); C ke in
J. D. Hooker, The Flora of Brit. Ind., 1. II, p. 415 (1879). — K. Nyikæ
Dr A. Engler, Die Pflanzenw. Ost. Afrik. und der Nachbargeb., pars (,
p. 189 (1895).
Caulis erectus, robustus, simplex, glaber. Folia opposita, decussala,
sessilia, glabra; lamina obovata, vel obovato-orbicularis, in parte inferiore
integra, in parte superiore crenala, obtusa. Inflorescentia caulis non dis-
tincla, paniculæformis vel corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli
corollæ tubo æquales. Flores magni. Calyx glaber, segmentis quam tubus
longioribus, oblongis, aculis vel subacutis, longioribus quam latioribus.
Corolla tubulosa, circiter ad medium coarctata, segmentis quam Lubus
brevioribus, obovalis, abruple euspidatis, longioribus quam latioribus.
Stamina supra corollæ tubi medium inserla; antheræ superiores corollæ
segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata,
in stylis quam carpella brevioribus, conniventibus, paulum crassis. Squa-
mæ lineares, leviler emarginatæ, longiores quam latiores.
Foliorum lamina 43-60 mm. longa, 29-36 mm. lata. — Pedicelli
12-14 mm. longi. — Calycis tubus 0,50-0.75 mm. longus; segmenta
10-14,5 mm. longa, 4,25-4,50 mm. lata. — Corollæ tubus 12-1% mm. lon-
gus; segmenta 8- 10,5 mm. longa, 480-525 mm. lata — Carpella
9-10.25 mm. longa, 2,75-3.25 mm. Jata. — Styli 2,50-3,25 mm. longi. —
Squameæ 3.75-1, 50 mm. longæ, 0,10-0.20 mm. lat.
Inde : Nulgbıni el Monts Puiney, 2000-2700 m. [J. D. Hooker et
T. Thomson If: Simla [T. Thomson]; sans localité [Wight, n° 1174.
Echantillon authentique]; [ Wight, n° 9601]; [Wallich. nos 7225 et 7226).
Est Africain : Nyika Steppe [Holst, n° 3918. — Echantillon authen-
tique du K. Nyikæ }]; [Fischer, n° 422).
Observation : Il est impossible de trouver un caractère, si peu impor-
tant soit-il, qui permette de distinguer le K. Nyikæ du K. grandiflora.
38. K. Quartiniana A. Richard, Tentam. flor. Abyssinie., t. I,
p. 311, tab. 54 (1847); J. Britien, in D. Oliver, ie of tropic. Africa, LI,
pp. 391 el 302 (1871). in The Gardener’s
Chronicle, ser. 3, t. XXXV, pars D. A (190%); N. E. Brown, in
Curtis’s Botanie. Magaz.. ser. 3, 1. IX, tab. 7987 (1904).
Caulis erectus, robustus vel robustissimus, simplex, glaber. Folia oppo-
sita, decussata, petiolata, glabra; petiolus quam lamina brevior, latus;
lamina obovata, vel obovato-oblonga, vel oblonga, crenata, obtusa. Inflo-
rescentia caulis non distincta, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli
quam corollæ tubus breviores. Flores maximi. Calyx glaber, segmentis
quam tubus multum longioribus, lanceolatis, acutis, longioribus quam
latioribus. Corolla tubulosa, infra medium coarctata, glabra, segmentis
quam tubus brevioribus, obovatis, integris vel leviter sinuatis, abrupte
cuspidatis. Stamina supra corollæ tubi medium inserta; antheræ supe-
riores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia,
ovato-lanceolata, in stylis quam carpella longioribus, conniventibus, gra-
cilibus, attenuata. Squamæ lineares, integræ, obtus&, vel leviler emargi-
nalæ, longiores quam latiores.
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (44)
Foliorum petiolus 30-60 mm. longus; lamina 130-180 mm. longa,
80-100 mm. lata. — Pedicelli 10-18 mm. longi. — Calycis tubus
1.75-2,25 mm. longus; segmenta 6-10 mm. longa, 3,25-4,75 mm. lata. —
Corollæ tubus 33-45 mm. longus; segmenta 10-20 mm. longa,
6,25-6,75 mm. lata. — Carpella 14-20,5 mm. Jonga, 2,25-3,950 mm. lata.
— Styli 19-30 mm. longi. — Squamæ 4,25-8,25 mm. longæ, 0,50-0,75 mm.
lat
Abyssinie : Maigogoi, novembre 1839 [Quartin-Dillon. — Echantillon
ee !]; sans localité [Quartin-Dillon et Petit, n° 7 !]; [Schimper];
Parkyns|.
hd : [M. J. Mac Clunie. — Echantillon authentique du
K. Dyeri|.
Observation : Le seul caractère qui permette de distinguer le K. Dyeri
du K. Quartiniana est la couleur des fleurs qui est blanche, et non point
jaune. Comme je l’ai dit dans l'exposé des caractères, la couleur des
fleurs est extrêmement variable, ei ne peul par conséquent servir à dis-
tinguer deux espèces.
39. K. marmorata J. G. Baker, in The Gardener’s Chronicle, ser. 3,
t. XII, p. 300 (1892); ©. Penzig, Piante raccolte in un viagg. botan. fra i
Bogos ed i Mensa, in Atti del Congresso botan. internazion., p. 340
(1892); J. G. Baker, in The Gardener’s Chronicle, ser. 3, t. XIV, p. 458
(1895); J. Dalton Hooker, in Curtis’s Botanic. Magaz., ser. 9, 1.1,
tab. 7333 (1894); G. Schweinfurth, Samml. arab. -&thiop. Pflanz., app.
n° 2, in Bull. de I’herb. Boissier, t. IV, p. 198 (1896). — K. gr andiflora
À Richard, Tentam. flor. Abyssinic., td pp. 310 et 511 (1847); J. PER
in D. Oliver, Flora of tropic. Africa, t. Il, p. 392 (1871); C. Sprenger,
Gartenflora, t. XLII, pp. 513 et 514 tab. 1394 (1893). — K. a
var. anguslipetala Engler, Contribuz. alla conoscenza della flora
dell’Africa orient., in Annuar. del R. Istitulo botanico di Roma, t. IX,
p, 251 (1902). — K. macrantha J. G. Baker, in The Gardener’s Chronicle,
ser. 3, t. XII, p. 300 (1892). — K. somaliensis J. Dalton Hooker, in Curlis’s
Botanic. Magaz., ser. 3, t. LVIII, tab. 7831 (1902).
Caulis erectus, robustus vel robustissimus, simplex, glaber. Folia oppo-
sita, decussata, sessilia, glabra; lamina obovata, vel obovato-oblonga, cre-
nata, obtusa. Inflorescentia caulis non dislincla, corymbiformis, in cymis
ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores maximi. Calyx
glaber, segmentis quam tubus multum longioribus, ovato-lanceolalis, vel
lanceolalis, acutis, longioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, infra
medium coarctata, glabra, segmenlis quam tubus brevioribus, ovatis, vel
ovalo-lanceolatis, vel lanceolatis, cuspidatis, longioribus quam latioribus.
Stamina supra corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores corollæ
segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata,
in stylis quam carpella longioribus, conniventibus, gracilibus, attenuata.
Squamæ lineares, leviter bifidæ, longiores quam latiores.
Foliorum lamina 60-120 mm. longa, 35-55 mm. lata. — Pedicelli
10-16 mm. longi. — Calycis tubus 1,75-2,25 mm. longus; segmenta
10-22 mm. longa, 3,50-4,25 mm. Jata. — Corollæ tubus 70-80 mm.
longus; segmenta 20-225 mm. longa, 7,50-8,25 mm. lata. — Carpella
25-30 mm. longa, 3-4,5 mm. lata. — Styli 50- 65 mm. longi. — Squamæ
11-12,5 mm. longæ, 0.60-0.80 mm. lat.
Erythrea : Monts Lalamba, pres de Keren, 1800 m., 1891 [G. Schwein-
(45) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 29
furth, ne 1803]; Asmara, 2300 m., 1891 [G. Schweinfurth, n° 606]; Acrur,
1600-1900 m., 1892 [G. Schweinfurth, n° 109]; Plateau de Kohaito,
2500 m.. 1894 [G. Schweinfurth, n° 209].
Abyssinie : Lieux pierreux de la province d’Ifat [A. Petit. — Echan-
tillon authentique !]; sans localité, 20 septembre 1853 [W. Schimper,
n° 1526 !]; [Dr Courbon !].
Pays des Galla : Biddume, 12 septembre 1893 [Riva, n° 628]; Environs
d’Harar, 1889 [Robecchi-Br icchetti, n° 74. — Echantillon authentique du
K. grandiflora var. angustipetala].
Pays des Somali : Ogaden, Ele: désertiques, 30 décembre 1892
[Riva, n° 813]; Igo, dans les rochers, 21 décembre 1893 [Riva, n° 164%];
Golis Range, près de Argau [Sir Edmond Loder. — Echantillon authen-
tique du K. somaliensis !).
Observation : J. G. Baker, ayant remarqué que le nom spécifique de
grandıflora était déjà attribué à une plante indienne. proposa pour le
K. grandiflora de Richard, le nom de K. macrantha. En même temps il
decrivit un Kalanchoe nouveau, voisin de cette espèce : le K. marmorata
qui en diffère seulement par ses fleurs blanches et non pourpres. Puis
plus tard Baker, réunissant au K. macrantha le K. marmorata, laissa ce
dernier nom au K. grandiflora de Richard. Enfin, il y a quelques années,
J. D. Hooker décrivit le K. somaliensis qui se distingue seulement du
K. marmorata par ses feuilles non mottelées. Mais ce caractère n’est point
constant; on voit souvent, en effet, sur un même échantillon vivant des
feuilles mottelées et d’autres qui ne le sont point. Quant au K. grandi-
-flora var. angustipetala, la difference avec le type est trop minime pour
permettre de l’en distinguer. On observe, en effet, tous les intermédiaires
entre les sépales ovés-lancéolés, aigus, attribués au type, et ceux lan-
céolés, très aigus, qui caractérisent la variété.
40. K. beharensis E. Drake del Castillo, Note sur les pl. recueil-
Les par M. G. Grandidier dans le S. de Madagascar, en 1898 et 1901, in
Bull. du Mus. d’Hist. Nat., t. IX, p, 41 (1905). — K. Van Tieghemi
R. Hamet, in Morot, Journ. de Bot., t. XX, pp. 109-111 (1906).
Caulis erectus, gracilis, simplex, basi glaber, apice lanatus. Pili basi
simplices, infra medium, in 3 parlitionibus acutis, divisi. Folia .....
Inflorescentia caulis non distincta ?, paniculeformis, in cymis ramosis.
Pedicelli quam corollæ tubus paulum breviores. Flores parvi. Calyx lana-
tus, segmentis quam tubus longioribus, ovatis, mucronatis, longioribus
quam latioribus. Corolla tubulosa. circiter ad medium coarctata, lanala,
segmentis quam tubus paulum brevioribus. oblongis, vel oblongo-lineari-
bus, obtusissimis, non mucronatis, longioribus quam latioribus. Stamina
circiter ad corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores paulum
supra Corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella connivenlia,
ovato-lanceolala, in stylis quam carpella paulum brevioribus, vel illis
æqualibus, conniventibus, gracilibus, attenuata. Squamæ semiorbiculares,
leviter emarginatæ, latiores quam longiores.
_ Foliorum lamina ..... — Pedicelli 4,75-5,75 mm. Ener — Calycis
tubus 1,10-1,50 mm. longus; segmenta 5. ‚5-6,10 mm. longa, 2,5-3,5 mm.
lata. — Corollæ tubus 6,5-7,10 mm. longus; segmenta 5, 5- 6,5 mm. longa,
2,5-3,25 mm. lata. — Carpella 7-7,50 mm. longa, 2-2 ‚50 mm. lata. —
Styli 6,5-7,18 mm. longi. — Squamæ 0,50-0,60 mm. longæ, 1,50-1,75 mm.
lat.
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (46)
Madagascar : Région méridionale : Behara, 8 juillet 1901 [Guillaume
Grandidier, dans lherbier Drake del Castillo. — Echantillon authenti-
que du K. beharensis et du K. Van Tieghemi !].
Observation : La description du K. beharensis n’est mentionnée dans
aucun recueil bibliographique. L’&chantillon authentique conservé dans
l'herbier Drake del Castillo ne porte aucune mention qui fasse supposer
qu'il ait été décrit. Aussi croyant avoir à faire à une espèce nouvelle, je
lui avais donné le nom de X. Vun Tieghenu. Un hasard m’apprit trop tard
que ce nom faisait double emploi.
M. Drake del Castillo a. dans sa description, donné les feuilles comme
largement ovées-lanceolées, charnues, grandes, glabres. La tige de
l'échantillon authentique est complètement nue. Les feuilles d’après
lesquelles M. Drake del Castillo a rédigé sa description se trouvent dans
un sachet qui accompagne la plante. Or ce sachet renferme des feuilles
de trois formes tout à fait différentes, el en très mauvais élat. Aucune
indication ne permettant de décider quelles sont celles qui appartiennent
au K. beharensis, il est plus prudent de n’en rien préjuger.
41. K. eriophylla Hilsembach et Bojer, in sched. msc., ex. L. R.
Tulasne, Flor. Madagascar, Fragmenta, in Ann. des sc. nat. Bot., ser. 4,
t. VII, p. 149 (1857) ; M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar, in Bull.
mens. de la Soc. Linn. de Paris. t. I, p. 468 (1885). — Cotyledon pannosa
J. G. Baker, Not. on collect. of Flow. plants made by L. Kitching, in 1879,
in The Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XVII, p. 269 (1881).
Caulis erectus, gracilis. simplex, vel aliquoties basi ramosus, basi glaber,
apice lanatus. Pili basi simplices, infra medium in 3 partilionibus acutis
divisi. Folia apice caulis vel ramorum aggregala, opposila, decussata, con-
nalo-perfoliata, sessilia, lanata; lamina ovato-oblonga, integra, obtusa,
carnosissima. Inflorescentia caulis non distincta, corymbiformis, in cymis
paulum ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus longiores, vel illi æquales.
Flores parvi. Calyx lanatus, segmentis quam tubus longioribus, deltoïdeis,
acutis vel subacutis, longioribus quam latioribus. Corolla campanulata,
non coarclata, lanata, segmenlis tubo æqualibus, ovato-orbicularibus,
cuspidatis, paulum longioribus quam latioribus. Stamina infra corollæ
tubi medium inserta ; antheræ superiores corollæ segmentorum medium
allingentes. Carpella conniventia, obovato-oblonga, in stylis quam car-
pella brevioribus, conniventibus. crassis, altenuala. Squam& lineares,
leviter emarginalæ, longiores quam latiores.
Foliorum lamina 16-20 mm. longa. 8-9,5 mm. lata. — Pedicelli 5 mm.-
8,25 mm. longi. — Calycis tubus 2-2,10 mm. longus ; segmenta 3,75 mm.-
425 mm. longa, 2.10-2.25 mm. lata. — Corollæ tubus 5,25-6,50 mm.
longus; segmenta 5-6,10 mn. longa, 45-525 mm. lala. — Carpella
4,25-4.50 mm. longa, 1,10-1.50 mm. lata. — Styli 1-1,25 mm. longi. —
Squamæ 2,50-2.75 mm. longæ, 0,50-0,75 mm. latæ.
Madagascar, région centrale : province d’Imerina, monts Antoungoun
[M. Bojer. — Echantillon authentique!]; à 30 km. à l’ouest de Tananarive
Kr ]; sans localité [L. Kitching. — Echantillon authentique du Got.
pannosa]; [R. Baron, n° 1032].
Observation : Le Cotyledon pannosa a été reconnu par J. G. Baker lui-
même’ comme identique au K. eriophylla.
1 J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Centr. Madagascar, in Trimen’s
Journ. of Bot., new ser., t. XI, p. 110 (1882).
(47) R. HAMET. MONOGRAPNIE DU GENRE KALANCHOE. 31
12. K. tomentosa J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Madagas-
car, in Trimen’s Journ. of Bot., new ser.,t. XI, p. 110 (1882) ; M. H. Bail-
lon, Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn. de Paris,
1. I, p. 468 (1885).
Caulis erectus, robustissimus, simplex, lanatus. Pili basi simplices,
infra medium in 3 parlitionibus aculis divisi. Folia apice caulis aggregata,
alterna, sessilia, lanata ; lamina oblonga, in parte inferiore integra, in
parte superiore integra, vel leviter crenata, obtusa. Inflorescentia caulis
dislincta, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus
mullum breviores. Flores magni. Calyx lanalus, segmentis quam tubus
longioribus, deltoideis, obtusis, paulum longioribus quam latioribus.
Corolla urceoiata, circiter ad medium leviter coarctata, lanala, segmenlis
quam tubus brevioribus, semiorbicularibus, obtusissimis, non mucronatis,
longioribus quam latioribus. Stamina infra corollæ tubi medium inserta ;
antheræ superiores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella
conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conni-
ventibus, crassis, attenuata. Squamæ semiorbiculares, profunde emargi-
nal&, paulum longiores quam latiores.
Foliorum lamina 50-60 mm. longa, 13-16 mm. lata. — Pedicelli 2-3 mm.
longi. — Calycis tubus 0,50-0,75 mm. longus; segmenla 4-5,10 mm.
2,50-3,10 mm. lata. — Corollæ tubus 11,50-12,50 mm. longus; segmenta
5,25-6,10 mm. longa, 2,25-3,10 mm. lata. — Carpella 6,10-8,25 mm.
longa, 2,25-3.10 mm. lala. — Styli 0,75-1,50 mm. longi. — Squamæ
1-1.25 mm. long&, 0.75-1,10 mm. lat.
Madagascar, région centrale : [R. Baron, n° 3560. — Echantillon
authentique !]; [R. Baron, n° 247]; [D. Cowan!].
13. K. platysepala Welwitsch msc., ex J. Britten, in D. Oliver,
Flora of tropic. Africa, t. If, p. 393 (1871); Dr A. Engler, Die Pfianzenw.
Ost Afrik. und der Nachbargeb., pars G, p. 189 (1895); W. P. Hiern,
Catal. of the afric. pl. collect. by Dr Welwitsch, t. I, p. 327 (1896).
Caulis erectus, robustus, simplex, pilosus. Folia opposita, decussala,
sessilia, pilosa ; lamina lineari-lanceolata, integra vel vix sinuata, sub-
acuta. Inflorescentia caulis non distincta, paniculæformis, in cymis ramo-
sis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores parvi. Calyx pilosus,
segmentis quam tubus longioribus, ovatis, leviter cuspidatis, longioribus
quam latioribus. Corolla tubulosa, circiter ad medium coarctata, pilosa,
segmentis quam tubus brevioribus, ovalis, cuspidalis, marginibus integris
vel leviter sinualis, paulum longioribus quam latioribus. Stamina supra
corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores paulum infra corollæ
segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata,
in stylis quam carpella brevioribus, conniventibus, crassis, attenuala.
Squamæ lineares, integræ, obtusæ vel subacutæ, longiores quam latiores.
Foliorum lamina 28-32 mm. longa, 6.5-7.25 mm. lata. — Pedicelli
5,25-6,50 mm. longi. — Calycis tubus 2,10-2,75 mm. longus ; segmenta
5,25-6,50 mm. longa, 2.75-3,25 mm. lata. — Corollæ tubus 7,25-8,50 mm.
longus ; segmenta 5,25-5.50 mm. longa, 4,10-4,25 mm. lata. — Carpella
6,50-7,25 mm. longa, 1,75-2,10 mm. lata. — Styli 1,10-1,25 mm. longi. —
Squamæ 4-4,50 mm. longæ, 0,10-0,15 mm. late.
Angola : Huilla, sur les montagnes peu boisées. le long des bords de la
forêt de la contrée de Lopollo, avril-mai [Dr Welwitsch, no 2487. —
Echantillon authentique !].
Zambézie : Shire Valley [Dr Kirk].
32 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sék.). 1908 (48)
44. K. Pentheri R. Schlechter, Decad. plant. nov. austro-african.,
in The Journ. of Bot., t. XXXV, pp. 341 et 342 (1897).
Caulis erectus, robustus, simplex, basi subglaber, apice pilosus. Folia
opposita, decussata, sessilia, pilosa; lamina obovato-oblonga, integra,
obtusa. Inflorescentia caulis non distincta, paniculæformis, in cymis
ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus ..... Flores magni. Calyx pilosus,
segmentis quam tubus longioribus, ovato-lanceolatis, cuspidatis, longiori-
bus quam latioribus. Corolla. ..... , pilosa, segmenlis quam tubus bre-
vioribus, lanceolalis, cuspidatis, iongioribus quam latioribus. Stamina
NER. ; antheræ superiores ..... Carpella conniventia, ....., in stylis
quam carpella ..... attenuata. Squam& .....
Foliorum lamina 9-10 cm. louga, 3 cm. lata. — Pedicelli ..... —
Calycis tubus ..... ; Segmenta 6 mm. longa, ..... — Corollæ tubus
10-11 mm. longus ; segmenta 5 mm. longa, ..... — Carpella ..... ==
Styli ee — Squamæ .....
République du Transvaal : dans les fourrés près de Buiskop, 1500 m.,
mai 1895 [Dr A. Penther. — Echantillon authentique].
45. K. lanceolata C. H. Persoon, Synops. plant., t. I, p. 446(1805) ;
DC, Prodrom., t. IN, p. 395 (1828); G. Schweinfurth, Samml. arab.
æthiopisch. Pflanz., app. 2, in Bull. de l’herb. Boissier, t. IV, p. 202 (1896).
— K. glandulosa Hochstetter, Plant. Schimper. Abyssin., sect. I, n° 904,
nomen nudum ; A. Richard, Tentam. fior. Abyssin., t. I, p. 312 (1847);
J. Britten, in D. Oliver, Flora of tropic. Africa, t. II, pp. 396 et 397
(1871); C. B. Clarke, in J. D. Hooker. The Flora of Brit. India, t. II, p. 414
(1879); W. P. Hiern, Catal. of the Afric. pl. collect. by Dr Welwitsch, t. I,
pp. 328 et 329 (1896). — K. glandulosa var. benguellensis Dr A. Engler,
Ueber die Hochgebirgsflora der Trop. Africa, p. 233 (1892) ; W. P. Hiern,
Catal. of the Afric. pl. collect. by Dr Welwitsch, in 1853-1861, t. I, pp. 328
et 329 (1896). — K. Ritchieana N. A. Dalzell. Contribut. to the Botany of
West. India, in Hooker’s Journ. of Bot., t. IV, pp. 346 et 347 (1852). —
K. heterophylla Herb. Wight, ex C. B. Clarke, in J. D. Hooker, The Flora
of Brit. India, t. II, p. 41% (1879). — K. pilosa J. G. Baker, Diagnos. afri-
can., in Bull. of miscellan. informat. Roy. Gard. Kew., n° 107, p. 289
(1895). — K. Getzei A. Engler, Beitr. zur Flora von Afrika, in Botanisch.
Jahrbuch., t. XXX, pp. 312 et 313 (1901). — Cotyledon tanceolata Petr.
Forskal, Flora Aegypt. Arab., p. 89 (1775); Mart. Vahl, Symbol. botan.,
BSD: 31 (1791). — Cot. hirsuta Herb. Heyne, ex C. B. Clarke, in J. D.
Hooker, The Flora of Brit. India, t. II, p. 414 (1879). — Verea lanceolata
Curt. Sprengel, Systema vegetabil., t II, p. 260 (1825); Dav. Dietrich,
Synops. plant., t. II, p. 1328 (1840).
Caulis erectus, gracilis vel robustus, simplex, glaber. Folia opposita,
decussata, sessilia, pilosa; lamina ovata, vel ovato-lanceolata, vel lanceo-
lata, integra, vel vix sinuata, subacuta. Inflorescentia caulis non distincta,
paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores.
Flores magni. Calyx campanulatus, pilosus, segmentis quam tubus pau-
lum longioribus, vel illi æqualibus, deltoïdeis, acutis, longioribus quam
latioribus. Corolla tubulosa, circiter ad medium coarctata, pilosa, segments
quam tubus brevioribus, obovatis, abrupte cuspidatis, longioribus quam
latioribus. Stamina supra corollæ tubi medium inserta ; antheræ supe-
riores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella conniventia,
oblongo-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conniventibus,
(49) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 33
crassis, attenuala. Squamæ lineares, integræ, subacutæ, longiores quam
latiores.
Foliorum lamina 30-55 mm. longa, 10-16 mm. lata. — Pedicelli
2,25-6,50 mm. longi. — Calycis tubus 4-5,25 mm. longus ; segmenta
4-6,25 mm. longa, 2,10-2,50 mm. lata. — Corollæ tubus 10-14 mm. lon-
gus; segmenta 5,25-6,25 mm. longa, 2,25-2,50 mm. lata. — Carpella
7,10-8,25 mm. longa, 2-2,25 mm. lata. — Styli 0,75-1,25 mm. longi —
Squamæ 3,75-4,50 mm. longæ, 0,25-0,40 mm. late.
AFRIQUE : Yemen : Wolledje, au pied du Djebel Melhan, 600 m., 1889
[G. Schweinfurth, n° 695]; Ussil, 1400 m., 1889 [G. Schweinfurth,
n° 1919].
Fée : Ginda, dans la vallée de Boresa, 800 m., 1891 [G. Schwein-
furth, n° 263]; dans la vallée d’Anseba, au nord d’Arbaxhigo, 1600 m.,
18914 [G. Schweinfurth, n° 829]; Geleb, dans Mensa, 1700-1900 m.
[G. Schweinfurth, nos 1822 et 1840]; Acrur, 1900 m., 1892 [G. Schwein-
furth, n° 1352] ; Adi-Qaieh, près de Taconda, 2000 m., 1894 [G. Schwein-
au 2 2401; Mahio, dans la vallée de Haddas, 1894 [G. Schweinfurth,
n2 2377].
Abyssinie : sur les flancs des monts pres de Dscheladscheranne,
12 novembre 1839 [Schimper, sect. 2da, n° 994. — Echantillon authen-
tique du K. glandulosa /] ; Dehli-Dikeno, 19 août 1853 [Schimper]; même
localité, 31 octobre 1854 [Schimper, n° 16491]; sans localité [Quartin
Dillon et Petit, no 5271].
Pays des Galla : Dsskorsa, lieux arides, août 1893 [Riva, n° 217].
nr des Somali : Ogaden, pres de Haberr, 17 décembre 1892 [Riva,
no 776].
Afrique orientale allemande : vallée du Kinganı, Ussangu, dans les
marecages de Moinas, 1200 m., 10 juin 1899 [W. Gœtze, n° 1025. —
Echantillon authentique du K. Getzei!).
Congo : platean de Mwero, ä l’ouest du lac Tanganika, 1894 [Corson,
no 3. — Echantillon authentique du K. pilosa].
Zambézie : entre Kutsi et Kubango, 1300 m., mai 1900 [H. Baum,
no 895 |.
Angola : Huilla, dans les parties élevées et rocheuses de Morro de
Lopolo, 6 avril 1860 [Dr Welwitsch, ne 2485. — Echantillon authentique
du K. glandulosa var. Benguellensis]. i
ASIE : Inde : monts de la péninsule du Decan [Heyne] ; dans la colline
dite Caktay, située entre Belgaum et Sholapore [Dr Ritchie. — Echan-
tillon authentique du K. Ritchieana] ; sans localité [Wight].
Observation : Je ne donnerai point ici les raisons qui m'ont conduit à
réunir le K. glandulosa au K. lanceolata, car cette réunion a déjà été faite
avant moi par mon savant confrère M. le Dr Schweinfurth. Mais je crois
utile de dire pourquoi je n'ai point considéré les K. pilosa ei Getzei
comme des espèces distincles.
D'après J. G. Baker, le K. pilosa se distingue du K. lanceolata parce
qu'il est annuel, et qu'il a un calice plus petit. Ces 2 caractères n'ont
aucune valeur, car j'ai remarqué bien souvent que si l’on considère un
pied jeune et fleuri de K. lanceolata il semble annuel et ses calices sont
petits. Si on le considère dans une floraison ultérieure, les calices sont
beaucoup plus grands et la plante a pris un aspect robuste, qui indique
clairement qu’on a à faire à une plante vivace.
Quant au K. Geitzei, il diffère seulement du K. lanceolata parce qu'il
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 1, 28 décembre 1907. 3
34 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 (50)
est plus débile, qu’il possède des pédicelles plus courts, des fleurs plus
pelites et des inflorescences plus denses. Ces caractères comme ceux du
K. pilosa sont dûs simplement à ce que la plante a été récollée dans un
état jeune. L'examen de la fleur de cette espèce n’a pu d’ailleurs me
montrer une seule différence avec des fleurs de K. lanceolata vrai.
16. K. pubescens J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Mada-
gascar, in Journ. of the Linnean Soc. Bot., t. XXI, pp. 470 et 471 (1887).
Caulis erecius, robustus simplex, pilosus. Folia opposita, decussata,
petiolata, glabra; petiolus quam lamina brevior, gracilis; lamina oblongo-
orbicularis, vel oblonga, erenata, obtusa. Inflorescentia caulis non dis-
tincta, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus
breviores. Flores magni. Calyx campanulatus, pilosus, segmenlis quam
tubus 1232.22 paulum longioribus latioribus. Corolla tubulosa, non coarc-
tala, pilosa, segmentis quam tubus brevioribus, orbiculato-ovatis, vel
ovalo-oblongis, vel oblongis, abrupte cuspidatis, longioribus quam latio-
ribus. Stamina supra corolle tubi medium inserta; antheræ superiores
corolle segmentorum medium atlingentes. Carpella connivenlia, ovato-
lanceolata, in stylis quam carpella vix brevioribus, conniventibus, graci-
libus, atlenuata. Squamæ quadrat&, profunde emarginatæ, tam longæ
quam late.
Foliorum petiolus 25-26 mm. longus; segmenta 55-60 mm. longa,
35-40 mm. lala. — Pedicelli 9-41,5 mm. longi. — Calycis tubus
3.75-4.25 mm. longus; segmenta 4,50-4,75 mm. longa, 4-4,25 mm. lata.
— Corollæ tubus 13-14 mm. longus; segmenta 6,25-6.75 mm. longa,
3,75-4.25 mm. lata — Carpella 9.50-10,25 mm. longa, 2.75-3,25 mm.
lata. — Styli 8-9 mm. longi. — Squamæ 1-1,10 mm. longæ, 1-1,10 mm.
lat.
Madagascar, région centrale : [R. Baron, n° 3574. — Echantillon
authentique !].
47. K. trichantha J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Madagas-
car, in Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XX, p. 140 (1883) ; M. H. Baillon,
Liste des pl. de Madagascar, in Bull. mens. de la Soc. Linn. de Paris, t. I,
p. 463 (1885). K. brachycalyx J. G. Baker, Furth. Contribut. to the
Flora of Madagascar, in The Journ. of the Linn. Soc. Bot., t, XXII, p. 470
(1887).
Caulis erectus, robustissimus, simplex, glaber. Folia opposita, decus-
sala, petiolala, glabra; petiolus quam lamina brevior, latus; lamina
oblongo-spalhulata, dentata, dentibus paucis, maximis, obtusa. Inflores-
cenlia caulıs non dislincta ?. corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli
quam corollæ tubus breviores. Flores parvi. Calyx subcampanulatus, levi-
ter pilosus, segmentis quam tubus brevioribus. deltoideis, acutis, laliori-
bus quam longioribus. Corolla tubulosa, non coarctata, leviter pilosa,
segmentis quam tubus brevioribus, oblongo-orbicularibus, abrupte cuspi-
dalis. paulum longioribus quam latioribus. Stamina supra corollæ tubi
medium inseria; antheræ superiores corollæ segmentorum medium
allingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam car-
pella brevioribus, connivenibus. crassis, attenuata. Squamæ lineares, levi-
ter emarginalæ. longiores quam latiores.
Foliorum petiolus 40-55 mm. longus; lamina 120-140 mm. longa,
65-70 mm. lala. — Pedicellli 2-4 mm. longi. — Calycis tubus 2,5 mm.-
(51) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 39
3,25 mm. longus; segmenta 1,-1,25 mm. longa, 1,50-1,75 mm. lata. —
Corolla tubus 7-9 mm. longus; segmenta 3-4,5 mm. longa, 2,50-3,25 mm.
lata. — Carpella 8-10,50 mm. longa, 1,50-2,10 mm. lata. — Styli
1,25-1,75 mm. longi. — Squamæ 1,75-2,10 mm. longæ, 0,30-0,40 mm.
lat.
Madagascar : Region centrale : Lamboany, sur les rochers, juin 1890
[M. Catat, ne 43521]; [R. Baron, n° 977. — Echantillon authentique 1;
IR. Baron, no 4319. — Echantillon authentique du K. brachycalyx 7).
Observation : Voici, d’après les diagnoses authentiques, les caractères
qui permettent de distinguer le K. brachycalyx du K. trichantha :
K. trichantha. K. brachycalyx.
Pédicelles très brefs. Pédicelles brefs.
Segments du calice étroits. Segments du calice très brefs.
Corolle jaune. Corolle rouge.
Tube corollaire cylindrique. Tube corollaire oblong-cylindrique.
Segments de la corolle orbiculaires. Segments de la corolle oblongs.
Styles allongés. Styles courts.
Calice de 5 mm. Calice de 2,5 mm.
Corolle de 10 mm. Corolle de 7,5 mm.
Corolle de 3-5 mm. de diamètre. Corolle de 2,5 mm. de diamètre.
Ces caractères sont presqne tous insignifiants. Seules les différences :
1° dans la forme des segments du calice; 2° dans la forme des segments
de la corolle; 3° dans la longueur des styles; 4° du calice, et 5° de la
corolle, pourraient être de quelque intérêt. Mais ces différences n’exis-
tent que dans les descriptions. Un examen approfondi des échantillons
authentiques des deux espèces précitées ne m'a point montré le plus
léger caractère qui puisse permettre de les distinguer.
48. K. citrina G. Schweinfurth, Samml. arab. non. Pflanz., app. 2,
in Bull. de l’Herb. Boissier, t. IV, pp. 199 et 200 (1896). — K. citrina
var. eryihree G. Schweinfurth. Loc. cit., p. 200 (1896).
Caulis erectus, gracilis, basi ramosus, pilosus. Pili longi, acuti, asperi.
Folia opposila, decussata, sessilia, pilosa ; lamina ovato-lanceolala, dentata,
dentibus paucis (aliquoties dentes inferiores maximi sunt et folium trilo-
batum simulant). Inflorescentia caulis non distincta, corymbiformis, in
cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus paulum breviores. Flores
parvi. Calyx pilosus, segmentis quam tubus longioribus, lineari-lanceola-
üis. acutis, longioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, infra medium
coarctaia, pilosa, segmentis quam tubus brevioribus, obovato-orbiculari-
bus, abrupte cuspidatis. Stamina supra corollæ tubi medium inserta;
antheræ superiores corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella
connivenlia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conni-
ventibus, crassis, attenuata. Squamæ lineares, integræ, acutæ, longiores
quam latiores.
Foliorum lamina 25-60 mm. longa, 5-12 mm. lata. — Pedicelli
1,50-2 mm. longi. — Calycis tubus 0,75-1,10 mm. longus; segmenta
6,75-7,25 mm. longa, 1,10-1,50 mm. lata. — Corollæ tubus 8-9,5 mm.
longus; segmenta 4,75-5,25 mm. longa, 3,25-3,75 mm. lata. — Carpella
36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉéR.). 1908 (52)
5-6,5 mm. longa, 1,25-1,75 mm. lata. — Styli 1-1,25 mm. longi. —
Squamæ 2-2,50 mm. longæ, 0.25-0,40 mm. late.
Erythrea : Sur les monts Alam-Kale, pres d’Aidereso, 1800 m.,
mai 1892 [G. Schweinfurth, n° 1808. — Echantillon authentique du
K. citrina var. erythreæ]; dans la vallée de Mogod, à la descente orientale
de Bizen, 1400 m., mai 1892 [G. Schweinfurth, n° 2079].
Yemen : Sur les rochers arides exposés au soleil au-dessous d’Uossil,
sur l'élévation de la nouvelle route, et dans le Wadi Chuoiet et le Wadi
Hedjan, 5 février 1889 [G. Schweinfurth. no 1831. — Echantillon authen-
tique !|.
Observation : J'ai réuni au type la var. erythreæ, qui en diffère seule-
ment par la plus grande longueur des dents inférieures des feuilles, qui
semblent alors trifoliolées. Ce caractère est très difficile à apprécier, car
on observe tous les intermédiaires entre les dents attribuées au type et
celles qui caractérisent la variété.
49. K. hirta W. H. Harvey, in W. H. Harvey and 0. W. Sonder,
Flora Cap., t. II, p. 379 (1861-1862).
Caulis erectus, robustus, simplex, pilosus. Folia opposita, decussala.
petiolata, pilosa; petiolus quam lamina multum brevior, latus; lamina
oblonga, crenata, obtusa. Inflorescentia caulis non distineta, paniculæ-
formis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores
magni. Calyx pilosus, segmentis quam tubus longioribus, deltoïdeis,
aculis, longioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, eirciter ad medium
coarctata, pilosa, segmentis quam tubus paulum brevioribus, obovalo-
oblongis, abrupte acuminatis, vel biacuminatis, longioribus quam latiori-
bus. Stamina paulum supra corollæ tubi medium inserta; antheræ supe-
riores Corollæ segmentorum basim attingentes. Carpella conniventia,
oblonga, in stylis quam carpella brevioribus, conniventibus, crassis. alle-
nuala. Squamæ lineares, leviter emarginatæ, longiores quam latiores.
Foliorum petiolus 10-12 mm. longus; lamina 70-75 mm. longa,
40-44 mm. lata. — Pedicelli 4,50-5,75 mm. longi. — Calycis tubus
0,50-0,75 mm. longus; segmenta 4,75-5,25 mm. longa, 2,75-3,25 mm.
lata. — Corollæ tubus 10-11,5 mm. longus; segmenta 6,75-7,25 mm.
longa, 2,75-3,25 mm. lata. — Carpella 4.25-4.75 mm. longa, 2-2,25 mm.
lata. — Styli 1,75-2,10 mm. longi. — Squamæ 2,25-2,75 mm. longæ,
0,20-0,25 mm. lat.
Cap de Bonne-Esperance : Olifantshoek [Zeyher. — Echantillon
authentique|.
Natal : Près de Mooi River, 17 avril 1894 [J. Medley Wood, n° 5345 !].
50. K. velutina Welwitsch msc. ex J. Britten, in D. Oliver, Flora
of tropic. Africa, t. II. p. 396 (1871); W. P. Hiern. Catal. of the Afric. pl.
collect. by Dr Welwitsch, in 1853-1861, t. I, p. 328 (1896). — K. coccinea
var. subsessilis J. Britten in D. Oliver, Flora of trop. Africa, t. I, p. 395
(1871). — K. lateritia Dr A. Engler, Die Pflanzenw. Ost. Afrik. und der
Nachbargeb, pars C, p. 189 (1895). — K. Cuisini Th. Durand et Em. de
Wildeman, Mater. pour la fl. du Congo, in Mém. de la Soc. roy. bot. de
Belgique, t. XXXVIN, pp. 122 et 123 (1899). — K. Kirkii N. E. Brown,
in The Gardeners’ Chronicle, ser. 3, t. XXXII, pp. 110 et 111 (1902);
J. Dalton Hooker, in Curtis’s Botanic. Magaz., ser. 3, t' LVII, tab. 7874
(53) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 37
(1902). — K. angolensis N. E. Brown, in The Gardeners’ Chronicle, ser. 3,
t. XXXVIN, p. 370 (1905).
Caulis ereclus, robustus, simplex, pilosus. Folia opposita, decussata,
petiolata, pilosa; petiolus quam lamina brevior, gracilis; lamina ovata,
vel ovato-oblonga, vel oblonga, vel oblongo- -obovata, vel obovata, crenata,
subacula vel obtusa. Inflorescentia caulis non distincta, panieulseformis,
in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores magni.
Calyx pilosus, segmentis quam tubus longioribus, oblongo-ovatis. vel
ovalis, vel ovalo-lanceolatis, acutissimis, longioribus quam latioribus.
Corolla tubulosa, infra medium coarctata, pilosa, segmentis quam tubus
brevioribus, ovalis, abrupte cuspidatis, longioribus quam latioribus. Sta-
mina supra corollæ tubi medium inserla; antheræ superiores corollæ
segmentorum medium atlingentes. Carpella conniventia, ovalo-lanceolata,
in stylis quam carpella brevioribus, conniventibus, crassis, attenuata.
Squamæ lineares, leviter emarginalæ, longiores quam latiores.
Foliorum petiolus 8-12 mm. longus; lamina 25-110 mm. longa,
10-80 mm. lata. — Pedicelli 1,75-3,25 mm. longi. — Calycis tubus
0,50-0,75 mm. longus; segmenta 4-7,5 mm. longa, 2-3,10 mm. lala. —
Corollæ tubus 10-145 mm. longus; segmenta 7,5-8,25 mm. longa,
3,90-4,25 mm. lata. — Styli 3-4,25 longi. — Squamæ 3-4,50 mm. longæ,
0,30-0,40 mm. late.
Congo belge : Makanga, novembre 1896 [Alfr. Dewevre. — Echantil-
lon authentique du K. Cuisini|.
Angola : Dans les rochers un peu boisés près de Mutollo, dans la direc-
tion de Calumba, fin mars 1857, [Dr Welwitsch, n° 2490. — Echantillon
authentique]; sans localité [M. John Gossweiler. — Echantillon authen-
tique du K. angolensis].
Nyassa-Land : Monts Manganja, 1861°[Meller. — Echantillon authen-
tique du K. coccinea var. subsessilis].
Etat de l’Est Africain : Près de Shupanga, 1858 [Sir John Kirk. —
Echantillon authentique du K. Kir kü!).
Zanzibar : Doda près de Tanga [Holst, n° 2986. — Echantillon authen-
tique du C. lateritia |; sans localité [Sacleux, n° 1072 !, dans l’herbier
Drake del Castillo].
Gbservation : D’après MM. Durand et de Wildeman, le K. Cuisini se
distingue facilement du K. velutina : 1° par ses feuilles obovées spathu-
lées ei non ovées-lanceolées; 2° par son inflorescence en panicule allon-
gée jamais arrondie. Ce second caractère est tout à fait insignifiant, car la
forme de l’inflorescence est des plus variables, comme d’ailleurs chez
presque tous les Kalanchoe. On peut en dire autant de la forme des
feuilles, car on observe souvent des échantillons dont les feuilles infé-
rieures sont obovées, et les feuilles supérieures, ovées.
Le K. lateritia doit aussi être réuni au K. velutina, dont il diffère seu-
lement par les sépales un peu plus grands.
Le seul caractère qui permette de distinguer le K. Kirk du K. velutina
est la pubescence qui est blanchâtre chez le premier, rougeâtre chez le
second. Je ne pense point que ce caractère soit suffisant pour distinguer
une espèce.
Quant au K. angolensis, il diffère seulement du K. velutina par le nom-
bre des segments du calice et de la corolle qui varie de 4 à 7. Mais ce
caractère ayant été observé sur une plante cultivée, il est très probable
que cette variation résulte de l'influence de la culture.
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (54)
51. K. Schimperiana A. Richard, Tentam. flor. Abyssinic., t. 1,
p. 310 (1847); J. Britten, in D. Oliver, Flora of tropie. Africa, t. IE, p. 391
(1871); G. Schweinfurth, Samml. arab. æthiop. Pflanz., app. 2, in Bull. de
l’Herb. Boissier, t, IV, p. 198 (1896). — K. Neumannü A. Engler. in
A. Engler et L. Diels, Crassulac. african., in Botan. Jahrbuch... t. XXXIX,
p. 463 (1907). — Cotyledon deficiens Hochotetter et Steudel, in Plant.
Schimper, sect. 2, n° 388, nom. nud.
Caulis erectus, robusltus vel robustissimus, simplex, pilosus. Folia
opposita, decussata, petiolata, pilosa; petiolus quam lamina multum bre-
vior, latus; lamina ovato-orbicularis, crenata, obtusa. Inflorescentia caulis
non distincla, corymbiformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ
tubus breviores. Flores maximi. Calyx pilosus, segmentis quam tubus
longioribus, lanceolatis, acutis, longioribus quam latioribus. Corolla tubu-
losa, infra medium coarctata, pilosa, segmentis quam tubus brevioribus,
ovalis vel ovato-oblongis, abrupte cuspidatis, longioribus quam latioribus.
Stamina supra corollæ tubi medium inserta; antheræ superiores corollæ
segmentorum basim attingentes. Carpella conniventia, ovato-lanceolala,
in stylis quam carpella longioribus, conniventibus, gracilibus, attenuata.
Squamæ lineares, leviter bifidæ, multo longiores quam latiores.
Foliorum petiolus 8-10 mm. longus; lamina 50-60 mm. longa,
50-60 mm. lata. — Pedicelli 12-15 mm. longi. — Calycis tubus 1-2,75 mm.
longus; segmenta 8-25 mm. longa, 2-6 mm. lata. — Corollæ tubus
40-80 mm. longus; segmenta 18-28 mm. longa, 7.5-12 mm. lata. — Car-
pella 10-20 mm. longa, 1,50-3,25 mm. lata. — Styli 18-30 mm. longi. —
Squamæ 3,50-4,75 mm. longæ, 0,25-0.40 mm. lat.
Erythrea : Plateau de Kohaito, 2500 m., 1894 [G. Schweinfurth,
n° 24h].
Abyssinie : Lieux pierreux du centre de la région australe du mont
Semajata, non loin d’Adoua, 22 décembre 1837 [Schimper, sect, I,
n° 388. — Echantillon authentique du K. Schimperiana et du Cot. defi-
ciens !/]; Route de Caochu à Coaito, 1859-1860 [Dr Courbon, n° 3261].
Pays des Galla : Natadera. près de Keritata, 2200-2400 m., décembre
1900 [0. Neumann, no 82. — Echantillon authentique du K. Neumann !].
Observation : Le K. Neumannü doit être réuni au K. Schimperiana,
dont il diffère seulement par les fleurs un peu plus grandes.
HYBRIDÆ
27 x 7. K. Kewensis Sir W. T. Thiselton Dyer, A Kal. hybr., in Ann.
of Bot., t. XVII, pp. 435-440, t. XXI-XXII (1903). — K. flammea 2 X
K. Bentü g Sir W. Thiselton Dyer, loc. cit. (1903).
Folia petiolata, glabra; lamina infera oblanceolata, crenata, supera pin-
natisecta. Flores.....
Observation : Cet hybride artificiel est très curieux parce qu'au lieu de
présenter des caractères intermédiaires entre ceux de ses parents, il en
présente de nouveaux. Il possède en effet des feuilles pinnatiséquées,
alors que l’un de ses parents a des feuiles lancéolées, légèrement créne-
lées, l’autre des feuilles cylindriques, stylettiformes. M. Thiselton Dyer
explique ce fait en invoquant une tendance ancestrale de la plante à la
(55) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. 39
pinnatisection. Cela confirmerait la théorie de Delage qui a écrit! qu'il
« peut arriver qu'un caractère vraiement latent revienne au jour. Le croi-
sement jette un grand trouble dans l’évolution de l'œuf, par ce rapport
d'innombrables gemmules inattendues; certains caractères normaux sont
ainsi contrariés dans leur développement et des caractères anciens se
développent à la place. » Cette explication me semble très rationelle
attendu que le K. flammea, qui n'est autre que le K. crenata a lui-même
une tendance à la pinnatisection. Il n’y a donc rien d’extraordinaire à ce
que l’hybridation vienne faire paraitre ce caractère.
7 X 27. K.teretifolia@ X K. crenata g. — K. Bentü 2X K. flammea
d Sir W. Thiselton Dyer, A. Kal. hybr., in Ann. of Bot., t. XVII, p. 459,
tab. XXI-XXIM (1903).
Folia petiolata, glabra ; lamina infera stylettiformis; lamina supera pin-
nalisecta. Flores. ....
SPECIES NON SATIS NOTE
52. K. delagoensis Ecklon et Zeyher, Enum., p. 305, ne 1955
(1836). — Bryophyllum tubiflorum W. A. Harvey, in W. H. Harvey and
0. W. Sonder, Flora Cap., t. Il, p. 380 (1861-1862). — Br. Delagoense
H. Schinz, in H. Schinz und H. Junod, Zur Kenntn. der Pflanzenw. der
Delagoa Bay, in Mém. de l’herb. Boissier, n° 10, p. 38 (1....).
Caulis..... Folia..... Inflorescentia..... Pedicelli..... Flores
magni. Calyx..... , segmenlis..... ‚Sacutls. Corolla..... , segmen-
US... , oblongo-subquadralis, obtusis vel truncatis, . . . .. Stamina.....
Carpella..... Squam&.....
Folia ai... — Pedicelli..... — Calycis tubus..... : segmenla.....
— Corollæ tubus 20 mm. longus; segmenta 5 m. longa, ..... — Car-
pella..... — Styli ..... — Squamæ.....
Etat de l'Est africain : Baie de Delagoa [Forbes, dans l’herbier
Sonder. — Echantillon authentique]; [Monteiro|.
Observation : Cette plante n’est connue que par la courte description
ci-dessus, description faite d’après des fragments de branche et d’inflo-
rescence conservés dans l’herbier Sonder.
Par la forme de ses pétales, cette espèce se rapproche du K. Tieghemi.
se K. Elizæ A. Berger, in Monattschr. für Kakteenk., t. XIII, p. 69
1903).
Afrique tropicale.
54. K. humilis J. Britien, in D. Oliver, Flora of tropic. Afric, t. II,
p. 397 (1871).
Caulis erectus, gracilis, ..... , glaber. Folia..... , vix petiolata, ..... ;
petiolus quam lamina multum brevior; lamina spathulata, in porte infe-
riore integra, in parte superiore crenata. Inflorescentia..... Pedicelli
quam corollæ tubus longiores. Flores parvi. Calyx..... , Segmentis.....
1 Delage, Structure du protoplasma, p. 580.
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (56)
deltoideis, ..... Corolla tubulosa, ....- , Segmentis..... Stamina.....
Carpella conniventia, ..... En estylis.u0.% , conniventibus, gracilibus,
attenuata. Squam&.....
Foliorum lamina 20 mm. longa, 8 mm. lata. — Pedicelli 6-8 mm. longi.
— Calycis tubus..... ; segmenta 1 m. longa, ..... lata. — Corollæ
TuDuS 0 ; Segmenta..... — Carpella 2-3 mm. longa, ..... lata. —
SES — Squamæ. ....
Zambésie : Moramballa [ Waller. — Echantillon authentique].
99. K. laxiflora J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Madagascar,
in The Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XXII, p. 473 (1887).
Cause , glaber. Folia..... , petiolata, glabra; petiolus..... :
gracilis; lamina oblonga, carnosa, crenata, obtusa. Inflorescentia..... 2
corymbiformis, in cymis..... Pedicelli quam corollæ tubus.....
Flores..... Calyx campanulatus, ..... ‚segmenlis.....,deltoideis,.....
Corolla tubulosa, eirciter ad medium coarctata, .....,segmentibus..... ;
OVALIS, Mae , tam longis quam latis. Stamina infra corollæ tubi medium
inserla; antheræ superiores..... Carpella..... ‚in stylis quam carpella
EN attenuata. Squam&.....
Foliorum petiolus 25 mm. longus; lamina 32-50 mm. longa, .....
lata. — Pedicelli..... — Calycis tubus..... segmentan...- — Corol-
le tubus..... : segmenta..... — Carpella..... — Styli 6 mm. longi.
— Squame.....
Madagascar, région centrale : [R. Baron, n° 4306. — Echantillon
authentique |.
56. K. Luebbertiana A. Engler, in A. Engler und L. Diels,
Crassulac. african., in Botan. Jahrbuch., t. XXXIX, pp. 463 et 464 (1907).
Canlıs a. Bolia........- ; lamina spathulata, ..... Inflorescentia......
paniculæformis, in cymis..... Pedicelli quam corollæ tubus..... Flores
magni. Calyx..... Corolla..... , Segmentis quam tubus brevioribus,
lanceolatis, ..... Stamina...... Carpella..... Squam.
Foliorum lamina 20-25 mm. longa, 10 mm. lata. — Pedicelli..... —
Calycis tubus..... ; segmenta 3-4 mm. longa, ..... lata. — Corollæ
tubus 15 mm. longus; segmenta 4 mm. longa, 1 mm. lata. — Carpella
DENE — Styli..... — Squam&.....
Etat du Sud-Ouest africain : [Dr Lübbert, n° II, 67. — Echantillon
authentique].
97. K. paniculata W. H. Harvey, in W. H. Harvey and 0. W. Son-
der, Flora Cap., t. II, p. 380 (1861-1862).
Caulis..... Rotameens Inflorescentia caulis non distineta, paniculæ-
formis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus breviores. Flores
parvi. Calyx glaber. segmentis quam tubus paulum longioribus, deltoi-
deis, acutis, longioribus quam latioribus. Corolla tubulosa, infra medium
coarctata, glabra, segmentis quam tubus brevioribus, ovatis, acutis vel
subacutis, non cuspidatis, longioribus puam latioribus. Stamina..... Car-
pella conniventia, ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus,
conniventibus, crassis, altenuata. Squamæ lineares, non emarginatæ, lon-
giores quam latiores.
Foliorum lamina..... — Pedicelli 6-8 mm. longi. — Calycis tubus
1 mm. longus; segmenta 2,5 mm. longa, 2 mm. lata. — Corollæ tubus
(57) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE. LA
10 mm. longus; segmenta 3 mm. longa, 1,75 mm. lata. — Carpella 9 mm.
longa, 2,25 mm. lata. — Styli 1,25 mm. longi. — Squamæ 2,5 mm.
longæ, 0,50 mm. late.
Cap de Bonne-Esperance : [Zeyher, n° 671. — Echantillon authen-
tique|,
58. K. porphyrocalyx M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar,
in Bull. de la soc. linn. de Paris, t. 1, p. 468 (1885). — Kitchingia por-
phyrocalyx J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Madagascar, in Journ.
of the Linn. Soc. Bot., t. XX, p. 142 (1883).
Gaulis... .., glaber. Folia... .. , Sessilia, glabra; lamina obovata, ser-
rala, obtusa. Inflorescentia....., paniculæformis, in cymis..... Pedi-
celli quam coroilæ tubus..... Hiores tre Calyx glaber, segmentis quam
tubus longioribus, orbicularibus, mucronatis, ..... Corolla infundibuli-
formis, glabra, segmentis ..... , deltoideis, ..... Slamina supra Ccorollæ
tubi medium inserta; antheræ superiores corollæ segmentorum basim
altingentes. Carpella..... MINISIVIIS RUE allenuala. Squam&.....
Foliorum lamina 25-32 mm. longa, ..... lata. — Pedicelli 15 mm.
longi. — Calycis tubus..... ; Segmenta ..... — Corollæ tubus..... ;
segmenla..... — Coroll@ tubus..... :zsegmenlar..... — Carpella
3 mm. longa. — Styli..... — Squame.....
Madagascar, Region centrale [M. Baron, n° 1708. — Echantillon
authentique].
59, K. robusta Is. Bayley Balfour, Diagnos. plant. nov. et imper-
fecte descript. Phanerogam. Socotrens; in Proced. of the Roy. Soc. of
Edinburgh, 1. XI, p. 512 (1881); Is. Bayley Balfour, Botany of Socotra, in
Transact. of the roy. soc. of Edinburgh, t. XXXI, p. 91 (1888).
CUS EN MTODUSIUS 1700 Folia apice caulis aggregata, ..... , VIX
DÉHOIAA 2... ; petiolus quam lamina multum brevior; lamina oblonga,
AN , obtusa. Infloreseentia..... Pedicelli quam corollæ tubus brevio-
res. Flores maximi. Calyx ..... sisesmentis ....., acuminats, 2"
Corolla. ...., segmentis....., oblongis, cuspidatis, ..... Stamina.....
Garpella...... Squamæ semiorbiculare, subcrenatæ, .....
Foliorum lamina 30-55 mm. longa, 25-30 mm. lata. — Pedicelli 12 mm.
longi. — Calycis tubus..... ; segmenta 4 mm. longa, ..... lata. —
Corollæ tubus 28 mm. longus; segmenta 8 mm. longa, 3 mm. lata. —
Carpells..... longası 2. lata. — Styli..... — Squamæ 2 mm. longæ,
DD NA latæ.
Socotra : dans les plaines de l'extrémité Est seulement : Région d’Hag-
gier [Bayley Balfour, n° 151. — Echantillon authentique].
60. K. schizophylla M. H. Baillon, Liste des pl. de Madagascar, in
Bull. de la Soc. Linn. de Paris, t. I, p. 468 (1885). — Kitchingia schizo-
phylla J. G. Baker, Furth. Contribut. to the Flora of Madagascar, in The
Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XXI, p. 340 (1884).
Caulis....., glaber. Folia..... , petiolata, glabra; petiolus..... ;
lamina lanceolata-deltoïdea, pinnata, segmentis linearibus integris. Inflo-
rescentlia..... , paniculæformis, in cymis..... Pedicelli quam corollæ
ZEUBUSEN.. .\. Flores magni. Calyx campanulatus, segmentis..... , deltoi-
deis, cuspidatis, ..... Gorollan. 22... , Segmentis ..... Stamina.....
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e SÉR.). 1908 (58)
Carpella..... in stylis carpellis æqualibus, ..... , attenuata. Squamæ
Foliorum petiolus ..... JAMINaerre ; segmenta 25 mm. longa. —
Pedicelli 6-8 mm. longi. — Calycis tubus..... ; Segmenta..... — Corol-
læstupus "77 ; segmenla..... — Carpella 8 mm. longa. — Styli 8 mm.
longi. — Squam&.....
Madagascar, région centrale : [M. Baron, n° 3132. — Echantillon
authentique].
61. K. sulphurea J. G. Baker, Contribut. to the Flora of Mada-
gascar, in Journ. of the Linn. Soc. Bot., t. XXII, pp. 471 et 472 (1887).
Caulis..... »glaber: "HKolia.......: sessilla, 426 ; lamina oblonga,
integra, obtusa. Inflorescentia. ... Pedicelli quam corollæ tubus bre-
viores. Flores magni. Calvx campanulatus, segmentis tubo æqualibus,
deltoideis, ..... Corolla tubulosa, ....., segmentis..... latis, tam
longis quam latis. Stamina..... ; antheræ superiores corollæ segmenlo-
rum medium attingentes. Carpella..... Squam&.....
Foliorum lamina..... — Pedicelli 12-18 mm. longi. — Calycis tubus
er ; segmenta..... — Corollæ tubus.....; segmenta..... Carpella
HT — Styli..... — Squame.....
Madagascar, région centrale : [M. Baron, n° 418%. — Echantillon
authentique|.
LISTE DES NUMÉROS DES COLLECTEURS
POUR LE
GENRE KALANCHOE
ALLUAUD, Ch. [Herb. Drake del Castillo] (Madagascar, région méridionale) : no 16
K. Nadye.
Baransa, B. (Tonkin) : nos 3157 et 3665 K. pinnata.
BARBER, F. W. (Cap de Bonne-Esperance) : n° 221 K. thyrsiflora.
Baum, H. (Zambézie) : n° 895 K. lanceolata. — n0 938 K. Baumii.
Bayzey BaLrourR, Is. (Socotra) : n° 151 K. robusta. — n0 472 K. rotundifolia.
— n° 512 K. abrupta. — no 521 K. scapigera.
Baron, R. (Madagascar, région centrale) : no 105 K. orgyalis. — n° 247
K. tomentosa. — n° 248 K. synsepala. — n0 249 K. orgyalis. — no 341
K. miniata. — n° 436 K. panduriformis. — n°0 463 K. peltata. —
n° 608 K. crenata. — n0 956 K. crenata. — n0 977 K. trichantha. —
n° 986 K. crenata. — no 1032 K. eriophylla. — no 1121 K. crenata.
— n° 4191 K. parviflora. — no 1270 K. proliflera. — no 1277 K. pel-
tata. — n°1344 K, miniata. — no A441 K. crenata. — no 1452 K.
amplexicaulis. — n° 1465 K. prolifera. — no 1708 K. porphyrocalyr. —
no 4907 K. gracilipes. — n° 2117 K. pumila. — n0 3132 K. schizophylla.
no 3249 K. miniata. — n0 3542 K. pumila. — no 3543 K. Hildebrandtii.
n° 3560 K. tomentosa. — 3574 K. pubescens. — no 4184 K. sulphurea.
— n° 4306 K. laxiflora. — n0 4319 K. trichantha. — no 4344 K. Hilde-
brandtii. — n® 4377 K. integrifolia. — n° 4874 K. streptantha.
BaupouIN, Capitaine (Cochinchine) : n° 38 K. pinnata.
Boninier, Em. (Hong Kong) : no 1064 K. pinnata.
(59) R. HAMET, MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE, 43
Borvix (Îles Comores) : no 3283 K. pinnata.
(Madagascar) : no 2551 K. pinnata.
(Reunion) : no 1287 K. pinnata.
Bon, R.-P. (Tonkin) : no 1257 K. pinnata. — n0 1293 K. lacinıata. — n° 1312
K. pinnata. — nos 1559, 4001 et 5065 K. laciniata.
BorTA (Yemen) : no 89 K. laciniata.
BoTTEr1 (Mexique) : no 933 K. pinnata.
BourGEau (Mexique) : no 1688 K. pinnata,
Bowker (Cap de ue -Espérance) : no 72 K. laciniata.
Carat (Mada ne : nos 182 et 273 K. crenata. — n0 445 K. Nadye. —
no 4342 K. verticillata. — n0 4352 K. trichantha.
COMMERSON Fe n. 233 K. laciniata.
Corson (Congo) : n° 3 K. lanceolata.
Courgon, Dr (Abyssinie) : no 217 K. laciniata. — n° 326 K. Schimperiana.
DEFLERS, A. (Arabie) : nos 52, 52a, 305, 632, 633 et 694 K. laciniata. —
II no 500 K. teretifolia.
Dr£ge (Cap de Bonne-Espérance) : n° 6920 K. rotundifolia.
Ducroux (Chine) : n° 4546 K. pinnata.
Duss, R. P. (Guadeloupe) : n° 2955 K. pinnata.
(Martinique) : no 1808 K. pinnata.
Eccers, Baron (Inde) : no 210 K. pinnata.
EckLon et ZEYHER (Cap de Bonne-Espérance) : n° 1654 K. laciniata. — n°0 1953
K. thyrsiflora.
FENDLER, A. [Herb. Drake del Castillo] (Vénézuéla) : no 68 K. pinnata
Fischer (Est africain) : no 422 K. grandiflora.
Furet, Abbe (Formose) : n° 59 K. laciniata.
(Hong-Kong) : n0 58 K. pinnata.
GAUDICHAUD (Brésil) : no 1052 A. laciniata.
(Chine) : n° 255 K. laciniata.
(Indo-Chine) : n° 202 K. pinnata.
(Sainte- -Catherine) : n° 250 K. laciniata.
GEay (Madagascar, région méridionale) : no 5938 K. linearifolia. — nos 6313 et
6352 K. Beauverdi. — n0 6358 K. Nadyæ, — n° 6421 K. Costantini
Grzzer (Congo) : ne 4411 K. pinnata.
GLazıou (Brésil) : no 3996 K. laciniata. — n0 8724 K. pinnata.
GoETzE, W. (Afrique orientale allemande) : no 1025 K. lanceolata.
GRANDIDIER, A. (Madagascar) : no 4514 K. Grandidieri.
Hance, H. F., (Formose) : no 1723 K. laciniata.
HarmanD, Ds (Laos) : n° 409 K. pinnata.
Hasscer, Dr E. [Herb. Drake del Castillo] (Paraguay) : n° 768 K. pinnata.
Herrer (Porto-Rico) : n0 643 K. pinnata.
HILDEBRANDT, J. H. (Madagascar) : no 3576 K. pumila. — no 3684 K. Hilde-
brandtii. — n°0 3702 K. peltata.
Hinter (Socotra) : no 15 K. scapigera.
Hozsr (Afrique orientale allemande) : no 8811a K. iaciniata.
(Est Africain) : n° 3918 K. grandiflora.
(Zanzibar) : no 2986 K. velutina. — n°0 3161 K. laciniata.
Horne (Ile Mahé) : no 464 K. pinnata.
Humscor (Comores) : no 291 K. pinnata.
(Madagascar) : no 1570 K. Adele.
Iro, T. (Ile d’Amami Oshima) : no 502 K. pinnata.
(Ile d’Utchinä) : n° 888 K. pinnata.
JacQuEMoNT, V. (Inde) : no 2445 K. laciniata.
Korscay (Soudan Egyptien) : no 42 K. laciniata.
Krue (Porto Rico) : n° 506 K. pinnata.
LESCHENAULT (Java) : n0 328 K. laciniata.
Linngerg (Brésil) : no 373 K. laciniata.
LüsbBErT, Dr (Sud-Ouest africain) : II no 67 K. Luebbertiana.
44 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (60)
Lyarı (Madagascar) : no 38 K. crenata.
Mann (Ile du Prince) : no 1152 K. pinnata.
Marrıvs (Brésil) : no 4281 K. laciniata.
Moon (Ceylan) : no 32 K. pinnata.
Morirz Sintensis (Porto Rico) : nos 344 et 3445 K. pinnata.
NEUMANN (Pays des Galla) : no 82 K. Schimperiana.
Paroisse (Madagascar) : no 27 K. verticillata. — n0 4A K. pinnata.
PooRTMANN (Equateur) : no 230 K. pinnata.
QuarTin Dirron (Abyssinie) : no 20 K. laciniata.
QuArrın Dizcon et Perir (Abyssinie) : no 7 K. Quartiniuna. — n° 527 K. lan-
ceolata.
Revoir G. (Pays des Somali) : no 48 K. laciniata.
Riva (Pays des Galla) : no 217 K. lanceolata. — no 628 K. marmorata. —
nos 1521, 1583. 1986 et 1642 K. lacinrata.
(Pays des Somali) : no 219 K. laciniata. — no 776 K. lanceolata. —
nos 813 et 1644 K. marmorata.
Roseccai-BRiccHETTI (Pays des Galla) : n° 74 K. marmorata.
SACLEUX | Herb. Drake del Castillo] (Zanzibar) : n° 1072 K. velutina.
SAINT HILAIRE, A. de (Brésil) : At n° 54 K. laciniata.
ScHIMPER (Abyssinie) : no 148 K. laciniata. — no 388 K. Schimperiana. —
no 1526 K. marmorata. — n° 1649 K. lanceolata. — no 1650 K. laciniata.
II n° 90% K. lanceolata.
ScHorr (Mexique) : n° 770 K. pinnata.
Scott Ezzror, G. F. (Madagascar, région méridionale) : no 2163 K. Tieghemi.
— 2930 K. miniata. — n0 2983 K. verticillata. — n0 2993 K. bracteata.
SCHWEINFURTH G. (Erythrea) : no 209 K. marmorata. — nos 237 et 240 K. lan-
ceolata. — n° 244 K. Schimperiana. — n9 260 K. laciniata. — no 263
K. lanceolata. — n0 317 K. laciniata. — n0s 440 et 534 K. laciniata. —
n° 606 K. marmorata. — n° 829 K. lanceolata. —n0 1076 K. laciniata.—
n0 1092 K. marmorata. — n0 1352 K. lanceolata. — n0 1437 K. laciniata.—
n0 4803 K. marmorata. — n° 1808 K. citrina. — n? 1819 K. laciniata—
nos 1822 et 1840 K. lanceolata. — no 2079 K. citrina. — no 2155
K. laciniata.
(Socotra) : n0 752 K. rotundifolia. — n° 753 K. scapigera.
(Yemen) : nos 373, 669, 695, 1101, 1156 et 1611 K. laciniata. —
no 1831 K. citrina. — n° 1919 K. lanceolata.
SurrH (Ile Mustique) : n° 1 K. pinnata.
(Ile Saint-Vincent) : nos 9 et 1586 K. pinnata.
STAHL (Porto Rico) : no 653 K. pinnata.
SWINHOE, R. (Formose) : n° 7578 K. laceniata.
Tazmy, Dr (Cochinchine) : n° 71 K. laciniata. — n0 72 K. pinnata.
THorEL, Dr (Cochinchine) : n° 168 K. laciniata. — n°0 249 K. pinnala.
THwaires (Ceylan) : no 540 K. laciniata.
Varpez (Mexique) : n°0 78 K. pinnata.
Warrich (Inde) : nos 7225 et 7226 K. grandiflora.
WARNEcKE | Herb. Drake del Castillo] (Ouest africain) no 38 K. pinnata.
Weppez (Brésil) : n° 676 K. laciniata.
WezwirscH, Dr (Angola) : ne 2481 K. pinnata. — no 2483 K. scapigera. —
no 2484 K. platysepala. — n0 2485 K. lanceolata. — no 2486 K. bra-
chyloba. — nos 2487, 2487 a et 24187b K. laciniata. — n° 2488 K. laci-
niata. — n° 2490 K. velutina. — no 2492 K. laciniata. — no 2591
K. laciniata.
Wieur (Inde) : no 956 K. pinnata. — nos 957 a, 960 a K. lacinata. — nos 960b
et 117% K. grandiflora. — n. 1176 K. laciniata. — n. 1177 K. pinnata.
Woop, J. (Natal) : no 4439 K. longiflora. — no 5345 K. hirta.
Waicxr (Îles Lou-Tchéou) : no 89 K. laciniata.
Zeyuer (Cap de Bonne-Espérance) : n° 670 K. thyrsiflora. — no 671 K. panicu-
lata. — nos 2561 et 2562 K. rotundifolia.
ZOLLINGER (Java) : no 1403 K. pinnata. — nos 2911 et 3110 K. laciniata.
(61) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE,
TABLEAU SYNONYMIQUE
Br Joue calycinum R. A. Salisbury = K. pinnata.
crenatum J. G. Baker — K. Tieghemi.
— delagoense H. Schinz — K. delagoensis.
— germinans P. F. M. Blanco = K. pinnata.
— pinnatum S. Kurz = K. pinnata.
— proliferum Bowie — K. prolifera.
— rubellum J. G. Baker = K. prolifera ?
— serratum F. M. Blanco — Æ. laciniata.
— triangulare F. M. Blanco — K. laciniata.
tubiflorum W. H. Harvey = K. delagoensis.
Co don ægyptiaca De Lamarck — K. laciniata.
— alternans M. Vahl — Æ. laciniata.
— biternala Wight — K. laciniata.
— brasilica Velloso = K. laciniata.
— calycina À. G. Roth = K. pinnala.
— calyculata Solander = K. pinnata.
_ corymbosa Herb. Madr. — K. laciniata.
— crenata Ventenat — K. laciniata.
— deficiens Forskal = K. laciniata.
— deficiens Hochstetter et Steudel — K. laciniata.
— heterophylla W. Roschburgh — K. laciniata.
— hirsuta Herb. Heyne = K. lanceolata.
— hybrida Hort. Paris = K. laciniata.
— integra. Medicus —= K. laciniata.
— laciniata L — K. laciniata.
— lanceolata Forskal — K. lanceolata.
— nudicaulis De Lamarck = K. laciniata.
— orbiculata Forskal = K. laciniata.
— paniculata Herb. Rottl = K. laciniata.
— pannosa J. G. Baker — K. eriophylla.
— pinnata De Lamarck = K. pinnata.
— rhizophylla W. Roxburgh = K. pimmata.
= Verea N. J. Jacquin = K. laciniata.
Grassula rotundifolia, A. H. Haworth = K. rotundifolia.
Crassuvia floripendia Commerson — K. pinnata.
Kalanche abrupta Is. Bayley Balfour no 41.
— acutiflora A. H. Haworth = K. laciniata.
- Adele R. Hamet n° 35.
— ægyptiaca DC — K. laciniata.
— Afzeliana J. Britten — K. laciniata.
— alternans Ecklon et Zeyher —= K. thyrsiflora.
— alternans C. H. Persoon = K. laciniata.
— amplexicaulis H. Baillon no 6.
— ampleæicaulis Heyne — K. laciniata.
— angolensis N. E. Brown — K. velutina.
— angustifolia A. Richard — K. laciniata.
— antanosiana E. Drake del Castillo no 16.
16
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (62)
Kalanchoe Baumii A. Engler et E. Gilg no 24.
Beauverdi R. Hamet n 10.
beharensis E. Drake del Castillo no 40.
Bentir C. H. Wright — K. teretifolia.
Bentii 2 XK. flammea JW. Thiselton Dyer — K. teretifolia Q
XK. crenata g'.
Bhidei Th. Cooke — K. laciniata.
Bonnieri R. Hamet — K. linearifolia.
brachycalyx J. G. Baker —= K. trichantha.
brachycalyx A. Richard = K. laciniata.
brachycalyx var. yemensis A. Deflers = K. laciniata.
brachyloba Welwitsch no 26.
. bracteata G. F. Scott Elliot no 17.
brasiliensis J. Cambessedes = K. laciniata.
brevicaulis J. G. Baker = K. pumila.
campanulata M. H. Baillon no 4.
carnea N. E. Brown = K. laciniata.
ceratophylla A. H. Haworth — K. laciniata.
citrina G. Schweinfurth no 48.
citrina var. erythreæ G. Schweinfurth — K. citrina.
coccinea Welwitsch = K. laciniata.
coccinea var. subsessilis J. Britten = K. velutina.
Costantini R. Hamet no 13.
crenala R. Hamet, no 28.
crenata A. H. Haworth = K. laciniata.
crenata var. collina Dr A. Engler = K. laciniata.
Cuisini Th. Durand et Em. de Wildeman = K. velutina.
deficiens Ascherson et Schweinfurth — K. laciniata.
delagoensis Eckelon et Zeyher no 51.
diversa N. E. Brown = K. laciniata.
: Dyeri N. E. Brown = K. Quartiniana.
Elıze A. Berger n° 53.
eriophylla Hilsembach et Bojer no 41.
farinacea Bayley Balfour = K. scapigera.
flammea Stapf = K. lacıinvata.
flammea QX K. Bentüi W. Thiselton Dyer = K. Kewensis.
floribunda L. R. Tulasne no 33.
floribunda R. Wight et G. A. Walker Arnott = K. laciniata.
floribunda var. glabra C. B. Clarke = K. laciniata.
glandulosa Hochstetter — K. lanceolata.
glandulosa var. benguellensis Dr A. Engler = K. lanceolata.
glaucescens J. Britten — K. laciniata.
Gœtzei A. Engler — K. lanceolata.
gomphophylla J. G. Baker = K. Hildebrandtii.
gracilipes M. H. Baillon n° 3.
gracilis H. F. Hance = K. laciniata.
Grandidieri M. H. Baillon n° 14.
grandiflora A. Richard = K. marmorata.
grandiflora var. angustipetala A. Engler = K. marmorata.
grandiflora R. Wight et G. A. Walker Arnott no 37.
heterophylla Herb. Wight — K. lanceolata.
Hildebrandtii M. H. Baillon no 19.
hirta W. H. Harvey no 49.
(63) R. HAMET. MONOGRAPHIE DU GENRE KALANCHOE.
Kalanchoe Holstii Dr A. Engler = K. laciniata.
— humalis J. Britten no 54.
— hybrida Desfontaines — K. laciniata.
— integerrima Lange = K. rotundifolia ?
— integra Dr Otto Kuntze = K. laciniata.
— antegrifolia J. G. Baker n° 20. .
— Kewensis W. Thiselton Dyer.
— Kirkii N. E. Brown =K. velutina.
— laciniata DC no 27.
— lanceolata H. Persoon n° 45.
— : lateritia Dr A. Engler — X. velutina.
— laxiflora J. G. Baker n9 59.
— linearifolia E. Drake del Castillo no 8.
— longrflora Schlechter n°0 36.
— Luebbertiana Dr A. Engler no 56.
— macrantha J. G. Baker = K. marmorata.
= macrosepala H. F. Hance = K. laciniata.
_ magnidens N. E. Brown —= K. laciniata
— marmorata J. G. Baker n° 39.
— miniata Hilsemhach et Bojer n° 30.
— modesta Kotschy et Peyritsch — K. laciniata.
multiceps H. Baillon — K. pumila
— multiflora Dr H. Schinz = K. brachiloba.
— Nadyæ R. Hamet n° 18.
— ndorensis G. Schweinfurth — K. laciniata.
— Neumannii A. Engler = K. Schimperiana.
— nudicaulis Hamilton = K. laciniata.
- Nyikæ Dr A. Engler — K. grandiflora.
— oblongifolia W. H. Harvey n° 22.
— obtusa Dr A. Engler = K. laciniata.
— olivacea Dalzell — K. lacinrata.
— orgyalis J. G. Baker n° 15.
— panduriformis M. H. Baillon n° 2.
— paniculata W. H. Harvey n° 57.
— parviflora M. H. Baillon n° 5.
— peltata M. H. Baillon no 1.
— Pentheri R. Schlechter no 44.
— PetitianaA. Richard — K. laciniata.
— pilosa J. G. Baker — K. lanceolata.
— pinnata C. H. Persoon n° 31.
— ptunala var. floripendula C. H. Persoon = K. pinnata.
— platysepala Welwitsch no 43.
— porphyrocalyx M. H. Baillon no 58.
— prasina N. E. Brown = K. Baumii.
— Prittwitzii Dr A. Engler = K. laciniata.
— prolifera R. Hamet no 29.
— pubescens J. G. Baker no 46.
— pubescens R. Brown = K. laciniata.
— pumila J. G. Baker no 34.
— Quartiuiana A. Richard n° 38.
— Ritchieana N. A. Dalzell =K. lanceolata.
— robusta Is. Bayley Balfour no 59.
48
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908
Kalanchoe Rohlfsii Dr A. Engler = K. laciniata.
rosea C. B. Clarke —=K. laciniata.
rotundifolia A. H. Haworth n°0 25.
scapigera Welwitsch n° 21.
Schimperiana A. Richard n° 51.
schizophglla M. H. Baillon n° 60.
Schweinfurthii Prof. O. Penzig = K. lacıniata.
somaliensis J. D. Hooker = K. marmorata.
spathulata DC = K. laciniata.
stenosiphon J. Britten — K. laciniata.
streptantha J. G. Baker n 12.
subamplectens N. Wallich = K. laciniata.
subpeltata J. G. Baker = K. miniata.
sulphurea J. G. Baker n° 61.
synsepala J. G. Baker n° 32.
teretifolia A. Deflers n° 7.
teretifolia Haworth — K. laciniata.
thyrsiflora W. H. Harvey no 23.
tomentosa J. G. Baker n° 42.
trichantha J. G. Baker no 47.
Van Tieghemi R. Hamet = K. beharensis.
varians Haworth = K, laciniata.
velutina Welwitsch n° 50.
Verea C. H. Persoon — K. laciniata.
verticillata G. F. Scott Elliot no 9.
Welwitschni J. Britten — K. laciniata.
Welwitschii var. gracilituba J. Britten — K. laciniata.
Wightiana N. Wallich = K. laciniata.
Kitchingia amplexicaulis J. G. Baker = K. amplemicaulis.
campanulata J. G. Baker = K. campanulata.
gracilipes J. G. Baker = K. gracilipes
miniata J. G. Baker = K. miniata
panduriformis J. G. Baker = K. panduriformis
parviflora J. G. Baker — K. parviflora.
peltata J. G. Baker = K. peltata.
porphyrocaly& J. G. Baker = K. porphyrocalyx.
schizophylla J. G. Baker — K. schizophylla.
Verea acutiflora H. Andrews = K. laciniata.
egyptiaca E. G. Steudel — K. laciniata.
alternans C. Sprengel = K. laciniata.
crenata C. L. Willdenow = K. laciniata.
floribunda Dav. Dietrich — K. laciniata.
heterophylla Dav. Dietrich — K. laciniata.
lacinıata GC. Sprengel = K. laciniata.
lanceolata GC. Sprengel — K. lanceolata.
nudicaulis C. Sprengel = K. laciniata.
pinnata C. Sprengel = K. pinnata.
rotundifolia Dav. Dietrich = K. rotundifolia.
spathulata Dav. Dietrich = K. laciniata.
Vereia crenata H. Andrews = K. laciniata.
Ze
(6%)
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANI
(Suite.)
54. Chiloscyphus dubius G. Reliquiæ Rutenbergii, p. 346.
Syn. : Ch. oblongifolius Mitten Linn. Soc. 1860, p. 57 (non Taylor).
Monoicus viridis vel plus minus flavescens in cortice et rupibus longe
lateque cæspilans. Caulis parum ramosus 5-6 cm. longus, validus fuscus
et rigidus. Folia caulina vix imbricata recte patula, plano-disticha ligulata
apice truncata rotundata uni-rarius bidenticulala. Cellulæ apıcales 12 w
basales 27x36 y trigonis nullis. Amphigastria caulina parva caule vix
latiora uno latere folio coalita, profunde emarginato-bifida, laciniis lanceo-
latis acutis divergentibus, utrinque dente basali armata. Folia floralia
intima (ut amphigastrium florale) caulinis minora profunde divisa,
margine irregulariter dentata. Perianthia in ramo brevissimo campanu-
lata profunde triloba lobis æquimagnis ad 1/s trilobatis margine irregula-
riter denseque ciliolatis et dentatis. Andrecia parva spicata sæpe opposilo-
geminata bracteis bijugis dense imbricatis inflatis apice profunde bifidis
laciniis acutis.
Hab. Africa Niger. (Barter), Loango (Micholitz), Insula Principe
(Newton), Congo (Laurant), Africa australis (Rehmann), Madagascar
(Rutenberg) (Perrot), Usambara (Holst), Rodriguez Insulæ (Balfour).
Die australische Pflanze welche Taylor Ch. oblongifolius benannte, ist
nicht mit Ch. sinuosus (Hooker) identisch, wie Mitten glaubt, sondern
eine gute Art; wenn also der erstgenannte Name bestehen bleibt, muss
die Benennung Ch. oblongifolius Mitten für die afrikanische Pflanze
cassirt und dafür Gottsches Ch. dubius gesetzt werden.
55. Chiloscyphus granditextus St. nom. nov.
Syn. : Chil. lucidus Mitt. J. Linn. Soc. 1877 (non Nees).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 À, 28 décembre 1907. 4
50 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 20e (SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
Dioicus, mediocris rigidus rufo-badius superne fusco-virens, muscis
consociatus. Caulis ad 2 cm. longus (in planta bene evoluta forsan multo
longior) fuscus durus et tenax, pluriramosus, ramis parvifoliis. Fosia
caulina valida ad 2 mm. longa, parum imbricata disticha recte patula
concaviuscula, in plano ovata asymmetrica margine postico quam anticus
magis arcualo apice quam basis plus duplo angustiore leniter exciso-
bidentato dentibus acutis. Cellule magnæ apicales 45 y, basales 54x 72 y
trigonis magnis aculis inferne minoribus. Amphigastria caulina majuscula
caule parum latiora basi utrinque unidenticulata apice ad medium luna-
tim excisa bifida, laciniis angustis apice setaceis divergenlibus. « Perian-
thia parva obconica superne trigona. Folia floralia caulinis minora similia
appressa. Amphigastrium florale caulinis conforme. »
Hab. Insuia Tristan d’Acunha leg. ?
56. Ghiloscyphus thomeensis St. Hedwigia 1893, p. 326.
Sterilis mediocris olivaceus flaceidus hepaticolus. Caulis ad % cm.
longus repens validus carnosus debilis parum ramosus. Folia caulina
1,6 mm. longa opposita antice optime coalita dense imbricata recte
patula disticha juniora concava adscendentia, ovata asymmetrica apice
breviter exciso-bidentula. Celiulæ apicales 27 y basales 36 5% w tri-
gonis majusculis acutis. Amphigastria caulina magna concava imbricata
caule quintuplo latiora foliis utrinque breviter coalita oplime ovata
utrinque quadrangulata apice ad ‘/4 exciso-biloba lobis triangulalis acutis
porrectis sinu obtuso angusto.
Hab. Africa occid. Insula San Thomé (Moller).
57. Chiloscyphus spectabilis St. Hedwigia 1891, p. 205.
Dioicus magnus robustus flaceidus flavo-virens corticolus. Caulis ad
7 cm. longus validus carnosus debilis subsimplex longe procumbens.
_Folia caulina 2,5 mm. longa opposila antice coalita vel conligua imbricata
recte patula plano-disticha oblongo-rectangularia apice abrupte angustato
quam basis duplo angustiore truncato-bidentulo. Cellulæ apicales 36 1.
basales 36 X 72 y. trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina magna
imbricata foliis utrinque breviter coalila ovato-oblonga cireumcirca regu-
lariter denliculata apice ipso angustata ad t/. bifida sinu angusto obtuso
laciniis lanceolalis porrectis. Perianthia (juvenilia) ore dense et longis-
sime lacinialo, laciniis anguste lanceolatis strictis porrectis. Folia floralia
intima oblonga concava connivenlia margine utrinque irregulariter
spinosa el dentata, laciniis apicalibus longis angustis. Amphigastrium
florale intimum foliis suis simillimum et æquimagnum.
Hab. Kamerun (Dusen.).
226
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 51
58. Chiloscyphus lucidus (L. et L.) Nees. Syn. Hep., p. 182.
Syn. : Jung. lucida L. et L. in Lehm. Pug. V, 1833, p. 2.
Dioicus mediocris pallide olivaceus flaccidus terricolus. Caulis ad 5 cm.
longus validus strictus pluriramosus parum radicans. Folia caulina ad
2 mm. longa subopposita antice libera imbricata plano-disticha recte
patula optime triangulata marginibus substrictis apice quam basis triplo
angustiore repando vel emarginato-bidentulo vel truncato, dentibus valde
irregularibus ad angulum reductis vel brevibus acutis, uno sæpe omnino
deficiente. Cellulæ apicales 27 y basales 27 45 w trigonis parvis basi
subnullis. Amphigastria caulina majuscula caule duplo latiora foliis late
breviterque coalila quadrato-rotundata apice quadrifida lobis breviusculis
porrectis anguste triangulatis mediis majoribus. Andræcia spicata parva
lateralia bracteis paucijugis parvis truncato-rotundatis lobulo antico
inflato exciso-unispino. Antheridia magna solitaria brevipedicellata.
Hab. A/rica australis. Capetown (Zeyher, Ecklon, Thunberg, Rehmann),
Montagu Pass (Rehmann).
59. Chiloscyphus fasciculatus Nees Syn. Hep. p. 190.
Slerilis mediocris sed longus, flaccidus, pallide-brunneolus ætate in-
fuscatus, in rupibus dense cæspitosus. Caulis ad 6 cm. longus e caudice
repente crasso subnigro et lignoso ortus, inferne simplex superne ramo-
sus ramis longis sæpe fasciculatis, pallidis. Folia caulina conferta alter-
nantia brevi basi inserta valde concava assurgenti-secunda apice conni-
ventia (surculis itaque subteretibus) in plano rotundata, antice vix decur-
rentia postice breviter inserta ampliata caulemque superantia ceterum
integra vel repanda apice sæpe paucidentata dentibus mamilliformibus
vel acutis. Cellulæ apicales 18 y trigonis magnis acutis basales 27x36 y
trigonis minoribus. Amphigastria caulina magna imbricata appressa
libera, sinuatim inserta ambitu subrotunda, sexangulata, angulis apicu-
las vel obtusis sinubus substrictis vel late lunatis. Perianthia in ramo
longiusculo magna oblonga pluriplicata ore breviter inciso-trilobato, lobis
truncalis irregulariter pauciliatis. Folia floralia quadrijuga majuscula
intima maxima caulinis duplo longiora oblongo-ligulata repanda minu-
teque denticulata. Amphigastrium florale intimum magnum ovalum inte-
gerrimum.
Hab. Africa australis. Table Mountain prope Capetown. (Bergius,
Ecklon, Drege, Jelinek, Rabenhorst, Macowen, Rehmann) Montagu Pass
(Rehmann).
60. Chiloscyphus Rabenhorstii St. n. sp., typus in herb. Sle-
phani.
227
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
Sterilis major et longus flaceidus fusco-viridis in rupibus humidis laxe
intricatus. Caulis ad 8 em. longus validus fuscus crassus ramis numerosis
brevibus patulis. Folia caulina 2 mm. longa alterna conferta erecto-con-
niventia concava antice vix decurrentia basi breviter inserta in plano
subrotunda apice angulatim repanda margine antico substriclo arcte
recurvo postico valde arcuato. Cellulæ apicales 18 y basales 27 X 36 u.
trigonis subnullis Amphigastria caulina maxima libera sinuatim inserla
valde concava cauli subappressa basi utrinque lacinia late patenle hastata
superne quadrifida laciniis lanceolatis longe acuminatis mediis latioribus
in sinu spina valida auctis.
Hab. Africa australis, Table Mountain (Rabenhorst filius).
Die Pflanze steht dem Chil. fasciculatus nahe weicht aber durch den
Zellblau und die grossen gespornten Unterblätter wesentlich ab.
61. Chiloscyphus loangensis St. Hedw. 1895, p. 324.
Dioicus majusculus obscure-viridis in cortice longe lateque expansus.
Caulis ad 10 cm. longus tenax pauciramosus. Folia caulina subopposita
recte patula plano disticha ovato-triangulata marginibus sæpe strictissimis
apice truncala vel rotundata 2-4 denticulata dentibus minimis sæpe ad
angulum reductis. Cellulæ apicales 18 y, basales 27x36 y trigonis nullis.
Amphigastria caulina parva caule duplo latiora uno latere folio coalita ad
2/s lunatim excisa, laciniis lanceolatis divergentibus basi utrinque uniden-
tatis Perianthia ad ?/s triloba lobis profunde bifidis marginibus ubique
spinosis hic illie subciliatis. Sporæ 13 y ferrugineæ leves. Elateres 120 y.
fusiformes bispiri. Folia floralia intima oblongs paucidentata vel lacinu-
lata apice ad ‘/s bifida laciniis lanceolatis acutis paucidentatis. Amphigas-
trium florale intimum foliis suis æquimagnum ad basin fere bifidum laci-
niis remote longeque cilialis. Amenta mascula parva curvula bracteis ad
10-jugis cucullatis apice recurvo breviter bifido vel truncato-bidentulo.
Hab. Loango. Küstengebiet (Micholitz).
62. Chiloscyphus grandistipus St. Botan. Gazette. 1890, p. 283.
Dioicus major pallide-virens tale brunneus muscis consociatus. Caulis
ad 5 cm. longus tenuis fuscus debilis pauciramosus arcte repens. Folia
caulina ad 2,5 mm. longa opposila antice coalita conferta recte patula
plano-disticha ovala apice quam basis duplo angustiore tridentato denli-
bus validis breviusculis acutis medio vulgo validiore et magis produeto,
marginibus ceterum nudis postico tantum spina mediana, armato. Cellulæ
apicales 36 y basales 36 X54 trigonis subnullis. Amphigastria caulina
magna foliis utrinque breviter angusteque coalita caule quadruplo laliora
reniformia utrinque quinquespina spinis inæqualibus inferis recurvis
228
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 59
superis incurvis apice profunde lateque emarginato bifido laciniis porrec-
tis e lata basi abrupte attenuatis sæpe bifidulis. Perianthia in ramo bre-
vissimo (valde juvenilia).
Hab. Insula Bourbon (Rodriguez), Insula Réunion (de l'Isle).
63. Chiloscyphus hamatistipulus St. n. sp., lypus in herb.
Stephani.
Dioicus mediocris olivaceus ætate brunneus in cortice late expansus.
Caulis ad 25 mm. longus tenuis fuscus, tenax arcle repens pluriramosus.
Folia caulina alterna conferta recte patula plano-disticha ovato-ligulata,
parietibus parum æqualiterque curvatis inlegerrimis apice truncalo nor-
maliter quadridentato dentibus minutis acutis æquimagnis. Cellulæ api-
cales 18 u. parietibus validis basales 27 x 36 u trigonis parvis. Amphi-
gastria caulina hbera basi utrinque unidentata profundissime emarginato-
bifida laciniis anguste lanceolatis superne setaceis hamatis divergentibus
sinu late lunato. Andrecia parva lateralia spicata bracteis 3-jugis imbri-
catis conduplicatim concavis apıce breviter denticulalis.
Hab. Kamerun (Zenker, Dinklage).
64. Chiloscyphus amphibolius Nees. Syn. Hep., p. 178.
Dioicus mediocris validus fusco-olivaceus late cæspitans. Caulis ad
2 cm. longus subsimplex fuscus tenuis tenax. Folia caulina subopposita
antice libera, 2,5 mm. longa integerrima imbricata recte patula plano-
disticha optiıme ligulata subduplo longiora quam lata, marginibus paral-
lelis, apice late rotundato vel truncato-rotundato. Cellulæ apicales 36 vw.
basales 36 X 63 w trigonis majusculis acutis. Amphigastria caulina ma-
juscula caule subtriplo latiora, ambitu rotunda utrinque foliis late brevi-
terque connata basi late obcuneata superne utrinque 2-3 spinosa, spinis
angustis radialiter patulis ultimis longioribus lato sinu discretis. Andre-
cia in caule ramisque mediana longe spicata, bracteis ad 15 jugis confer-
tis, quam folia caulina multo minoribus apice obtuso patulo, lobulo antico
inflato rotundato inflexo integerrimo.
Hab. Brasilia (Martius. Lindberg).
65. Chiloscyphus Liebmannii St. nom. novum.
Syn. : Ghiloscyphus amphibolius ß major G. Hep. Mexic., p. 210.
Dioicus major pallide-virens ætate brunneus flaccidus corticolus. Caulis
ad 9 cm. longus validus fuscus debilis parum breviterque ramosus arcte
repens. Folia caulina 2 mm. longa subopposita conferlissima subrecte
patula plano-disticha integerrima, late breviterque triangulata apice quam
. basis subduplo angustiore truncato-rotundato. Cellulæ apicales 27 y. basales
54 u trigonis parvis acutis basi nullis. Amphigastria caulina caule triplo
229
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). A908 Chiloscyphus.
latiora uno latere breviter coalita utrinque unispina apice profunde emar-
ginato-bifida, laciniis validis lanceolatis longe acuminatis valde divergen-
übus. Perianthia obconica superne subtriquetra ore breviter trilobato
lobis irregulariter valideque dentatis. Folia floralia intima oblongo-rec-
tangularia repanda basi postica paucispinosa amphigastrio magno maxi-
meque laceralo late coalita. Andræcia parva lateralia bracteis exiguis ad
6 jugis valde inflatis apice breviter patulis lobulo antico exciso-unidentato-
Hab. Mexico (Liebmann).
Es war zu vermuthen, dass die Originalpflanze von Ch. amphibolius
(von Martius in Brasilien gesammelt, schon der Provenienz halber eine
andere Art sein würde; die Untersuchung hat das bestätigt; die Blattform
ist eine ganz andere.
66. Chiloscyphus porphyrius Nees. Syn. Hep., p. 185.
Mediocris rigidus purpureus in corlice arcte repens. Folia caulina sub-
opposita assurgenti-secunda recte patula late ovata vel subrotunda inte-
gerrima. Cellulæ trigonis magnis grosse incrassal®. Amphigastria caulina
majuscula folio proximo-coalita basi cuneatim angustata medio utrinque
unidentata apice ad ‘/: inciso-bifida, laciniis lanceolatis porrectis.
Hab. Peruvia (in cortice Cinchonæ lecta).
Die Pflanze gehört, nach Gottsches Zeichnung zu urtheilen, wahrschein-
lich zur Gattung Leioscyphus ; das Original ist nicht aufzufinden.
67. Chiloscyphus Pittieri St. Soc. bot. belge. 1892, p. 176.
Dioicus magnus robustus badius, hepaticis consociatus. Caulis ad 6 cm.
longus crassus brunneus vage pluriramosus arcte repens. Folia caulina
2,5 mm. longa integerrima opposita, antice Jibera, imbricata subrecte
patula disticha, leviter undulala in plano late ovato-triangulala, margine
antico-stricto postico parum arcuato sæpe anguste recurvo, apice quam
basis duplo angustiore late truncato-rotundato. Cellulæ apicales 36 u
basales 54 << 72 y, trigonis majusculis superne minoribus. Amphigastria
caulina foliis utrinque angusteque connata, basi cuneatim angustata et
utrinque trispinosa apice ad medium late lunatim emarginata, laciniis e
lata basi abrupte attenuatis sinu valide dentato. Andrecia minima, brac-
teis 3-4 jugis confertis concavis appressis optime ovalis lobulo antico
oblongo emarginato-unispino. Antheridia magna ovalia longe pedicellata.
Hab. Costarica (Pittier).
68. Chiloscyphus orizabensis G. Hep. mexic., p. 215.
Dioicus mediocris rigidulus intricatim cæspitosus lateque expansus.
Caulis validus ad 25 mm. longus arcte repens irregulariter ramosus. Folia
caulina subopposita imbricata e basi leviter adscendente decurva disticha
230
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. D
subrecte patula late ovato-triangulala integerrima margine antico sub-
strieto postico bene arcuato apice quam basis duplo angustiore rotundato-
Cellule angulis incrassatæ. Amphigastria caulina majuscula utrinque
coalita basi cuneatim angustata utrinque unispina apice ad ‘/2 quadrifida
laciniis lanceolalis mediis longioribus. Perianthia in ramo longiusculo
ovato-oblonga inferne inflata superne triplicata lobis apicalibus brevibus
angulato-dentatis. Folia floralia intima majuscula ovata integerrima vel
postice paucispinosa. Amphigastrium florale intimum caulinis vix majus
folio proximo parum coalitum apice ad medium bi-quadrifidum, laciniis
lanceolatis margine externo grosse bispinoso.
Hab. Mexico (Liebmann).
Die Pflanze war nicht zu erhalten.
69. Chiloscyphus Elliottii St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioicus magnus fusco-viridis, debilis in corlice repens. Caulis ad 5 cm.
longus validus viridis strietus vix ramosus. Folia caulina 2,5 mm. longa
opposila antice libera recte patula plano-disticha, imbricata integerrima
ovato triangulata, margine antico substricto postico leviter arcuato apice
subtriplo angustiore truncato-rotundalo. Cellulæ apicales 36 y basales
36 X 54 u. trigonis parvis inferne nullis. Amphigastria caulina maxima
foliis utrinque late coalita basi cunealim angustala celerum reniformia
utrinque bispinosa apice grosse 8-9 fida laciniis e lata basi longe attenua-
tis plus minus curvatis. Perianthia anguste obconica ore breviter trilobato
lobis rotundalis longissime laciniatis, laciniis angustis longe attenuaiis
incurvis. Folia floralia intima amphigastrio connata majuscula utrinque
paucilaciniata vel spinosa, apice ad t/2 bifida, laciniis inæqualiter furcatis.
Amphigastrium florale niimum foliis suis simillimum. Capsula ovalis
magna in pedicello 20 mm. longo. Sporæ 12-14 y minute granulatæ. Ela-
teres 130 y, attenuati spiris 2 validis laxissime tortis. Calyptra inclusa
tenera basi tantum crassa.
Hab. Insula Dominica (Elliott).
70. Chiloscyphus caldensis Angstr. Kongl. Vet. Ak. Förh.,
1876, p. 80.
« Caulıs procumbens parce ramosus. Folia caulina horizontalia sub-
contigua decurrentia ovato-oblonga integerrima vel margine apiceque præ-
primis subretusa. Amphigastria caulina libera ovata profunde bifida uno
latere dente plus minus conspicuo prædita. Cetera desunt » (Angstrüm).
Hab. Brasilia. Caldas (Widgren).
Ich habe das Original nicht erhalten können und gebe nur die Diagnose
des Autors; die Pflanze könnte natürlich auch eine Lophocolea sein.
231
a A er te air.
Le
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
70. Chiloscyphus bidentulus Nees. Syn. Hepat., p. 181.
Dioicus mediocris pallide virens muscis consociatus. Caulis ad 3 cm.
longus tenuis fuscus et tenax pauciramosus. Folia caulina imbricata sub-
opposita recte patula plano-disticha oblongo-cuneata, apice quam basis
duplo angustiore truncato, angulis acutis vel breviter apiculatis, margini-
bus ceterum substrictis. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 y trigonis
subnullis. Amphigastaia caulina parva caule parum latiora foliis utrinque
coalita utrinque unispina apice profunde emarginato-bifida, lobis brevius-
culis anguste divergentibus. « Perianthia obconica ore trilobato; folia
floralia parva bifida ».
Hab. Brasilia (Herbar. Hampe) Sao Francisco (Pohl.).
72. Chiloscyphus polyblepharis Spruce. Hep. Amaz et And.,
p. 442.
Monoicus mediocris flaceidus albido-flavicans in sicco rufo-flavicans
depresso-cæspitosus. Caulis ad 3 cm. longus capillaceus fuscus prostratus
parum ramosus. Folia caulina plus 2 mm. longa tenera, subopposita
antice libera recte patula plano-dislicha ovato-triangulata marginibus
parum curvalis antico sub apice unispino postico trispinoso apice quam
basis quadruplo angustiore exciso-bispinoso, spinis ubique validis lata
basi abrupte attenualis recte patulis. Cellulæ apicales 34 y basales 36 X
54 u, trigonis nullis, cuticula granulata. Amphigastria caulina foliis utrinque
angusie coalita basi cuneatim angustata ceterum subcircularia octofida
laciniis regulariter distributis angustis longissimis recte patulis. « Perian-
thia foliis vix duplo longiora compresso-campanulata ore breviter trilo-
bato lobis bifidis longissime ciliatis. Folia floralia intima caulinis minora
margine spinosa. Amphigastrium florale intimum oblongum ultra medium
bifidum laciniis angustis acuminatis squarrose spinosis. Andræcia parva
lateralia bracteis 10 jugis julaceis oblongis canaliculato-concavis apice
cilialis ».
Hab. Andes quitenses (Spruce).
Ich halte die var. speciosa des Autors, am Pichincha gesammelt, für die
gut entwickelte normale Form. Die Exemplare von Antombos sind etwas
schmächtiger mit Trichocolea gemischt also von sehr feuchtem Standort
und haben daher Blätter mit längeren und zahlreicheren Lacinien, wie
das von eliolirten Lebermoosen bekannt ist.
73. Chiloscyphus miradorensis St. nom. nov.
Syn. : Chilosc. combinatus Nees quoad plantam mexicanam. Nees. Syn.
Hep. p. 706.
Monoicus major flaccidus brunneolus in cortice laxe cæspitosus arcte
232
Chüoseyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 57
repens. Caulis ad 5 cm. longus validus carnosus fuscus pauciramosus.
Folia caulina adulta confertissima tenerrima opposita antice breviter
coalita recte patula plano-disticha late triangulata apice quam basis triplo
angustiore trispinoso, spina quarta et quinta in margine postico crispato,
margine anlico ceterum nudo anguste recurvo. Cellulæ apicales 27 w
basales 45 x 72 y. trigonis subnullis. Amphigastria caulina maxima reni-
formia caule octuplo latiora foliis latissime coalita lamina conjunctionis
sæpe recurva ceterum eircumeirca spinoso-ciliata spinis subæquimagnis
patulis flaccidis. Perianthia in ramulo brevissimo campanulata levia ore :
ad ‘/s trilobato lobis grosse lacinialis laciniis lanceolatis acuminatis
hamatim conniventibus. Capsula in pedicello breviusculo subglobosa.
Elateres 180 y attenuati spiris 2 teretibus laxe tortis. Spore 14 y leves.
Folia et amphigastria floralia intima parva bifida varie spinoso-ciliata.
Andræcia minima, bracteis 3-4 jugis conferlis appressis apice bi-trispinu-
losis.
Hab. Mexico (Liebman, G. Karsten).
Die Pflanze weicht von Chil. combinatus Nees sehr ab. Gottsche hat
(Hep. Mexic. tab. XX) einen jüngeren Ast abgebildet und es ist ihm ent-
gangen, dass die älteren Blätter am ventralen Rande noch 2 grosse Zähne
besitzen.
74. Chiloscyphus contortuplicatus (Mont) St. Hedwigia,
1893, p. 321.
Syn. : Geocalyx contortuplicatus Mont. Syn. Hep., p. 195.
Dioicus minor rufo-brunneus rigidulus corticolus. Caulis ad 25 mm.
longus tenuis fuscus rigidus vage ramosus. Folia caulina conferta oppo-
sita recte patula plano-disticha, antice libera, oblongo-ligulata, juvenilia
breviora assurgentia, marginibus substrictis, apice truncato-rotundato
irregulariter 3-4 denticulato in ramulinis sæpe integerrimo. Cellulæ api-
cales 18 y, basales 27 X 36 y trigonis nullis. Amphigastria caulina mi-
nıma, foliis utrinque coalita, cauli appressa, profunde inciso-bifida, laciniis
anguslis acutis porreclis inlegerrimis. Perianthia in ramo brevissimo late-
rali anguste campanulata ad medium bifida, laciniis angustis linearibus
breviter acuminatis regulariter remoteque spinulosis. Folia floralia jet
amphigastrium florale intima majuscula profunde lacerata.
Hab. Santo Domingo (Bory de SL-Vincen!).
Eine höchst ausgezeichnete Art, deren Perianth der Autor übersehen
hat.
75. Chiloscyphus combinatus Nees, Syn. Hep., p. 182.
Monoicus mediocris flaccidus brunneus in cortice dense depresso
233
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38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 Chiloscyphus.
cæspitosus. Caulis ad 4 cm. longus tenuis fuscus pauciramosus. Folia
caulina adulta 2,5 mm. longa opposita imbricata recte patula plano-
disticha, juvenilia assurgenti secunda, ovata apice quam basis 2 plo
angustiore grosse trispinoso, spinis divergenlibus medio validiore. Cel-
lulæ apicales 36 y, basales 36 X 5% y trigonis nullis parietibus validis basi
tenuibus. Amphigastria caulina magna, foliis anguste coalita, lamina con-
Junetionis cireulariter excisa, ceterum latiora quam longa apice emargi-
nato-bifida, laciniis angustis longis, utrinque irregulariter 3-4 spinosa.
Folia floralia parva ut amphigastrium florale bifida ubique grosse brevi-
terque spinulosa. Perianthia in ramo brevissimo campanulala vel pyri-
formia, levia, ore amplo 9 lobato, lobis oblongis remote valideque spi-
nosis, hic illie lacinia interjecta magna lanceolata auclis. Capsula sub-
globosa. Sporæ 14 y leves. Elateres 110 y. vermiculares spiris 2 teretibus
laxe tortis. Andrecia numerosa in ramulo parvo laterali minima, bracteis
2-4 jugis imbricatis cucullatis breviter bispinosis.
Hab. Brasilia subtropica (Martius, Sellow).
76. Chiloscyphus Mülleri G. Linnæa 1857, vol. 28, p. 555.
Sterilis mediocris fusco-virens inferne brunneolus laxe cæspilosus.
Caulis ad 25 mm. longus tenuis fuscus debilis pluriramosus interdum
subfasciculatus parum radicelliferus. Folia caulina 4,5 mm. longa, alterna
brevi basi inserta contigua adscendentia antice vix decurrentia valde con-
cava subconduplicala integerrima in plano subeireularia. Cellulæ apicales
18 ı. basales 18 <36 u parietibus validis trigonis apicalibus majusculis
basalibus minutis. Amphigastria caulina magna libera appressa ovalo-
elliptica medio utrinque unidentata apice ad !/s inciso biloba sinu recto
acuto lobis triangulatis acutis vel apiculatis.
Hab. Alpes australes (Ferdinand von Müller).
77. Ghiloscyphus notophyllus (Taylor) Syn. Hep., p. 710.
Syn. : Jung. notophylla Tayl. J. of Bot. 1844, p. 376.
Sterilis mediocris sed longus rufo-brunneus apicibus pallidioribus
interdum stramineis, profunde pulvinatus. Caulis ad 5 cm. longus simplex
basiradicans ceterum lenuis fuscus rigidulus. Folia caulina dense imbricata
erecto-conniventia oplime reniformia subduplo latiora quam longa inte-
gerrima, valde concava marginibus arcte incurvis, basi anlica rotundata
breviterque decurrente, postica ampliala caulem superante. Cellulæ
apicales 18 y basales 27 54 y, trigonis maximis subnodulosis superne
late confluentibus. Amphigastria caulina approximata vel oblique rotun-
data patula valde concava sinuatim inserta in plano subrotunda apice
late vel breviter truncata angulis acutis.
234
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 5%
Hab. Auckiands Islands (Hooker).
78. Chiloscyphus limosus Car. et Pears. Proc. Royal Soc.
Tasm. 1887, p. 6.
Dioicus magnus olivaceus apicibus dilutioribus in rupibus humidis laxe
cæspitosus. Caulis ad 8 cm. longus parum radicans validus carnosus
virens parum ramosus. Folia caulina 3 mm. longa vel ovato-oblonga
integerrima apice parum angustiora truncato-rotundata subrecte patula
plano-disticha subopposita antice libera. Cellulæ apicales 36 y basales
36x 54 y trigonis subnullis. Amphigastria caulina magna patula caule
triplo latiora foliis utrinque coalila in plano quadrato-rotundata apice ad
?/; quadrifida laciniis e laia basi lanceolatis porrectis vel incurvis. Folia
floralia intima oblongo-rectangulata apice truncala margine ubique
remote denticulata. Amphigastrium florale imtimum late ovatum similiter
armatum. Perianthia (juvenilia) ore trilobato subregulariter remoteque
dentalo-spinoso, Andrecia minima bracteis trijugis conduplicatim conca-
vis parum patulis apice 2-3 dentatis.
Hab. Tasmania (Weymouth), Australia Gippsland (Bäuerlen).
79. Chiloscyphus Beckettianus St., n. sp., typus in herb.
Stephani.
Dioicus mediocris brunneolus flaccidus in cortice dense cæspitosus.
Caulis ad 3 cm. longus validus fuscus pluriramosus. Folia caulina ad
2 mm. longa imbricata opposita asymmetrica antice libera in plano late
ovato-triangulata marginibus integerrimis æqualiter curvatis, apice sub-
acuto vel obtuso. Cellulæ apicales 27 w basales 36 y trigonis parvis.
Amphigastria caulina caule 3 plo latiora appressa subquadrata foliis
ulrinque late coalita apice late truncala angulis in dentem validum por-
rectum mutatis, ceterum integerrima vel utrinque dente armata. Folia
floralia intima caulinis majora late ovata repanda, marginibus interrupte
incur vis crispula. Amphigastrium florale intimum magnum utrinque late
coalitum oblongo-rectangulatum utrinque bispinosum apice ad ‘/s grosse
bifidum, laciniis sinu obtuso angusto discretis porrectis. Perianthia brevi-
ter campanulala levia ore amplo grosse laciniato, laciniis numerosis
subæqualibus lanceolatis hamatim conniventibus. Andrecia in medio
caulis bracteis ad 6 jugis confertis quam folia caulina multo minoribus,
lobulo antico magno inflato truncato acutangulo. Antheridia solitaria
magna longe stipitala.
Hab. New Zealand (Beckett).
80. Chiloscyphus ligulatus Colenso. Trans. N. Z. Institute
1888, p. 61.
239
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908. Chiloscyphus.
Dioicus major olivaceus robustus corticolus. Caulis ad 4 cm. longus
validus carnosus virens subsimplex. Folia caulina imbricata subopposita
vix 3 mm. longa subrecte patula plano-disticha juniora assurgentia leni-
terque concava, in plano optime ligulata interdum apice parum angustata
integerrima apice truncato-rotundata vel retusa, basalia minora acula vel
truncato-bidentula. Cellulæ apicales 36 u basales 36 X 54 y trigonis
magnis acutis apice minoribus. Amphigastria caulina majuscula caule
triplo latiora ulrinque anguste decurrentia foliisque coalita basi utroque
latere unispina apice late emarginato-bifida, laciniis e lata basi longe
attenuatis divergentibus. Folia florclia ei amphigastrium florale intima
parva ad medium bifida, lobis lanceolatis bifidis, laciniis angustis pinnatim
remoteque spinulosis hic illic lacinia longe attenuala auctis. Perianthia
{juvenilia) simililer armata.
Hab. New Zealand (Colenso, Buchanan).
81. Chiloscyphus Menziesii Mitten Flora Nov. Zei. I, p. 139.
Dioicus ? minor pallidus flaccidus fragilis muscis corlicolis consociatus.
Caulis ad 3 cm. longus tenuis pallidus debilis pauciramosus. Folia caulina
opposita antice libera vix 2 mm. longa confertissima recte a caule patula
concava leniter adscendentia in plano subeircularia integerrima apice
interdum geminatim bidentula. Cellulæ 36 y regulariter hexagonæ tri-
gonis maximis acutis. Amphigastria caulina majuscula appressa cum foliis
suis late confluentia, ovalo-rotundata utrinque quadrispinulosa apice
anguste emarginala bispinosa spinis magnis porrectis cuspidatis. « Perian-
thia (secundum tabulam 98, fig. 1) in ramo brevi obovalo-campanulata
ore sexlobulato lobis incurvis denticulatis. Folia floralia bijuga imbricata,
intima perianthium amplectentia marginibus dense breviterque dentatis. »
Hab. New Zealand (Menzies, Kirk.)
82. Chiloscyphus glaucescens St. n. sp., typus in herb.
Stephani.
Dioicus magnus valde robustus glauco-virens in terra dense et compacte
c#spitosa. Gaulis ad 5 cm. longus validus virens subsimplex arcte repens.
Folia caulina opposita antice libera 3 mm. longa conferla oblique patula
angulo 68° assurgentia ovato-oblonga integerrima apice rotundata. Cel-
lulæ apicales 36 y. basales 45x56 Y trigonis majusculis. Amphigastria
caulina majuscula utrinque anguste breviterque coalita caule plus triplo
latiora reniformia utrinque quadrispina spinis validis recurvis apice
emarginato-bilobis, lobis 3-4 spinosis. Andrecia parva spicala bracteis
5-6 jugis confertis appressis inflatis apice patulo breviter acuminato vel
obluso.
i 236
‚Chrloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. GE
Hab. Australia Blue Mountains (Forsyth).
83. Chiloscyphus Kirkii St. Hedwigia 1893, p. 323.
Dioicus majusculus flavicans vel rutilans dense spongiose cæspitosus.
Caulis ad 7 cm. longus fragilis repens parum ramosus. Folia caulina
2 mm. longa opposita antice contigua vel connata erecto-conniventia
ovato-oblonga acuminata obtusa vel retusula integerrima, in medio mar-
ginis ventralis dente solitario tantum armata. Cellulæ papulosæ 36 u.
basales 54 72 y, irigonis magnis acutis. Amphigastria caulina magna
foliis parum minora reniformia cireumeirca 10 ciliata basi utrinque con-
nala, lamina conjunctionis profunde excisa. Folia floralia intima magna
caulinis submajora grosse dentato-ciliata sublaciniata, laciniıs valde irre-
gularibus una maxima apicalis longe attenuata remote spinosa. Amphi-
gastrium florale intimum magnum reniforme apice breviter inciso-
bifidum laciniis e lata basi abrupte attenuatis marginibus ceterum valide
longeque spinosis. Perianthia magna late breviterque cupulata grosse
laciniata, laciniis lanceolalis longe acuminatis integerrimis porrectis vel
incurvis vel reflexis.
Hab. New Zealand (Kirk).
84. Chiloscyphus polycladus (Tayl.) Mitt. Fl. Nov. Zeland. II,
p. 142.
Syn. : Lophocolea polyclada Taylor J. of Bot. 1846, p. 367.
Chilosc. Banksianus G. Ann. sc. nat. 1857, vol. 8, p. 339.
Dioicus major pallide vel flavo-virens flaccidissimus rupicolus. Caulis
ad 6 cm. longus tenuis fuscus debilis parum ramosus. Folia caulinx
alterna 2 mm. longa imbricata plano-dislicha oblique patula angulo 67°.
oblique ovata, margine antico valde arcuato integerrimo postico substricto,
basi 1-2 spinoso. Cellulæ apicales 36 regulariter hexagonæ basales
5472 y, trigonis nullis. Amphigastria caulina majuscula appressa foliis
utrinque coalita, maxime laciniata, laciniis (normaliter 6) valde irregula-
ribus. magnis lanceolatis sæpe bifidis vel dente valido armatis. Perian-
thia (juvenilia) profunde triloba lobis oblongis irregulariter longeque
3-4 fidis. Folia floralia intima parva basi utrinque paucidentata superne
irregulariter quadrifida. Amphigastrium florale intimum ovatum utrinque:
trispinosum, apice ad ‘/: bifidum, laciniis lanceolalis integerrimis.
Hab. New Zealand (Hooker, Raoul).
85. Chiloscyphus supinus Taylor J. of Bol. 1846, p. 284.
Sterilis mediocris pallidus flaccidus aliis hepaticis terricolis consociatus.
Cauiis ad 15 mm. longus tenuis fuscus debilis subsimplex. Folia caulina
plus 2 mm. longa subopposita imbricata recte patula plano-disticha vel
237
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sËR.). 1908 Chiloscyphus,
assurgenli-secunda oblongo triangulata integerrima margine antico sub-
stricto postico leviter arcuato, apice quam basis quadruplo angustiore
rotundato. Cellulæ papuloso-prominulæ apicales 27 u basales 36x54 y
trigonis parvis in parielibus validis. Amphigastria caulina utrinque foliis
coalila magna caule plus triplo latiora circumeirca 10 spinosa, spinis
magnis angustis radialiter patulis apicalibus majoribus.
Hab. New Zealand (Sinclair).
Der Originalrasen dieser Species enthält 2 Arten, deren Grösse und
Färbung gleich sind. Der Autor hat das nicht bemerkt und seine Diagnose,
welche beide Pflanzen umfasst, ist daher ganz hinfällig.
86. Chiloscyphus Moorei St. Hedwigia 189%.
Sterilis giganteus fulvus nitidus fragilis in cortice laxe cæspitosus atque
in solo humoso latissime expansus. Caulis ad 10 cm. longus simplex basi
tanlum pauciramosus et radicans, ceterum longe procumbens, tenuis car-
nosus fuscus. Folia caulina 3 mm. longa conferta opposita antice coalita
sub angulo recto a caule patula valde concava assurgenti secunda conni-
venlia, in plano late ovato-triangulata asymmetrica margine antico sub-
striclo versus basin unidentato anguste recurvo postico maxime arcualo
nudo apice breviter truncato angulis obtusis. Cellulæ apicales 36 y, basales
36x72 y trigonis magnis oplime nodulosis. Amphigastria maxima caule
quintuplo latiora foliis subæquimagna utrinque anguste decurrentia foliis
coalita (lamina conjunctionis circulariter excisa recurva denticulala) reni-
formia apice late reflexa circumeirca regulariter denticulata dentibus bre-
vibus aculis basalibus sensim validioribus prope exeisuram maximis.
Hab. Tasmania occid. (J. B. Moore).
Die grösste Art unserer Gattung; sie steht dem Ch. conjugutus Mitt.
sehr nahe; mangels aller Perianthien lässt sich mit Sicherheit nicht
sagen, ob sie eine gule Art oder nur eine forma dentata von Ch. conju-
gatus ist.
87. Chiloscyphus conjugatus Mitt. Fl. Tasman. 1860, p. 227.
Sterilis giganteus pallide-virens ætate flavicans muscis consociatus.
Caulis ad 10 cm. longus prostratus basi tantum radicans crassus et carno-
sus fragilis pallidus vix unquam ramosus. Folia caulina 3,6 mm. longa
opposila conferta recte patula leniter assurgentia (planta a dorso visa dein
optime canaliculata) integerrima apice arcte angusleque recurva in plano
quadrato-rotundata. Cellulæ apicales 36 u basales 36x72 1 trigonis
magnis nodulosis, basi parum minoribus. Amphigastria caulina maxima
4 mm. lata 2 mm. longa, appressa, inlegerrima convexa, margine arcte
recurva, utrinque foliis anguste coalita, lamina conjunctionis eirculariter
238
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 63
excisa arcte recurva basi ulrinque processu parvo angusto obtuso ins-
trucla.
Hab. Tasmania (Gun, Milligan, Kayser, Weymouth).
88. Chiloscyphus piperitus Mitten Fl. Nov. Zel. II, p. 141.
Dioicus mediocris pallide viridis flaccidus corticolus. Caulis ad 3 cm.
longus crassus viridis debilis arcte repens. Folia caulina ad 2 mm. longa
subopposita imbricata recte palula plano-disticha. late ovata subsymme-
trica apice quam basis quadruplo angustiore late emarginato-bidentulo
dentibus aculis porrectis. Cellulæ maximæ apicales 54 y basales
54x90 y trigonis nullis, Amphigastria caulina caule parum latiora
utrinque libera basi cuneatim angustata medio utrinque unispina apice
ad ‘> emarginato-bifida laciniis lanceolatis acuminatis divergentibus.
Perianthia (juvenilia) in ramo breviusculo, ore profunde trilobato lobis
bi-trifidis, laciniis lanceolatis inæqualibus pinnatim paucispinosis. Folia
floralia intima parva obovala inæqualiter biloba lobis plus minus pro-
funde solulis lanceolalis paucispinosis. Amphigastrium florale intimum
ovalum ad '/s bifidum laciniis inæqualiter furcatis.
Hab. New Zealand (Colenso).
89. Chiloscyphus îilicicolus St. nom. nov.
Syn. : Lophocolea filicicola St. Journ. Linn. Soc. XXIX, p. 269.
Dioicus mediocris flavo-virens vel brunneolus laxe cæspilosus corticolus.
Caulis ad 8 cm. longus (vulgo 3-4 cm.) vage pauciramosus tenuis fuscus
rigidus. Folia caulina imbricata subrecte patula alternantia, adulta plano-
disticha juniora leniter adscendentia ovato-rectangulata marginibus sub-
parallelis apice abrupte anguslala duplo angustiora lunatim emarginato-
bidentata, dentibus late triangulatis aculis vel parum acuminatis porrectis
vel leniter divergentibus. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X54 y trigonis
majusculis basi parvis. Amphigastria caulina uno vel utroque latere
anguste coalita basi utrinque bispinosa, spinis hastatim patulis, apice pro-
funde emarginato-bifido laciniis divergentibus inæqualiter bifidis segmen-
tis setaceis superis multo longioribus, Folia floralia bijuga, intima condu-
plicalim concava apice ad !/s emarginato-biloba, lobis magnis triangulatis
apice longe acuminalis margine postico 1-2 dentato. Amphigasirium
florale inlimum oblongum inferne utrinque bidentatum apice ad ‘/s bifi-
dum lacintis lanceolatis porrectis hamatis. Perianthia optime campanu-
lala parum longiora quam lata compresso-inflata sub ore leniter constricta
ore ipso late aperto 10-12 laciniato laciniis maximis late triangulatis
longe attenuatis hamatis.
Hab. New Zeulund (Colenso, Kirk).
239
64 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SER.). 1908 Chiloscyphus
90 Chiloscyphus floribundus St. n. sp., Lypus in herb. Ste-
phani.
Dioicus major robustus pallide olivaceus subglaucescens in solo humido
dense depresso-cæspitans. Caulis ad 3 cm. longus validus carnosus stric-
‚tus pauciramosus. Folia caulina plus 2 mm. longa subopposita conferta
plano-disticha oblique patula angulo 80° antice libera ambitu ovalo-
rectangulala apice leniter contracto quam basis subduplo angustiore
truncato-bidentato dentibus validis triangulatis acutis leniter divergen-
tibus. Cellulæ magnæ apicales 45 u basales 57 X76 y trigonis nullis.
Amphigastria caulina magna basi cuneatim angustata uno vel utroque
latere auguste coalila basi utrinque unispina apice ad ?/: emarginato-
bifida sinu lunato laciniis lanceolatis longe acuminatis leniter divergen-
tibus. Perianthia ovata profunde trilobata lobis profundissime bifidis
laciniis ubique dense irregulariterque spinulosis et dentatis. Folia floralia
intima ad °/4 bifida laciniis oblongo-ligulatis longe acuminatis inferne
dentatis sæpe paucispinosis. Amphigastrium florale intimum profunde
quadrifidum laciniis lanceolalis repandis subintegerrimis basi repando-
sublobulatis.
Hab. New Zealand (Colenso).
91. Chiloscypus cambewarranus St. n. sp., typus in herb.
Stephani.
Dioicus majuseulus pallidus flaccidus in cortice filicum dense depresso-
cæspitans. Caulis ad 4 cm. longus tenuis pallidus parum ramosus arcle
repens. Folia caulina alterna parum imbricata recte patula plano-disticha
late ovala, apice quam basis parum angustiore late lunalim emarginato-
bispinoso, spinis validis angustis divergentibus longiusculis. Cellulæ api-
cales 36 y basales 45 y omnes optime regulariter hexagonæ exincrassalæ.
Amphigastria caulina minora, uno latere minime coalita ad °/ı exciso-
bifida laciniis lanceolatis tenuicuspidatis inlegerrimis. Perianthia matura
profundissime trilobata, lobis utrinque quadrilaciniatis, laciniis angustis
longissimis loborum apice profunde bifido, laciniis lanceolatis longissimis
pinnatim spinosis. Calyptra parva, tenera, occulta. Foha floralia intima
parva ovata ad ‘/2 bifida lobis grosse spinosis. Amphigastrium florale
intimum foliis suis vix minus oblongum ad ‘/s bilobum, lobis oblongis
remote pinnatim spinosis.
Hab. Australia, Cambewarra (Forsyth).
(A suivre.)
240
Mitleilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
RER:
ZUR SYSTEMATIK
VON CASTALIA UND NYMPHÆA
VON
Julius SCHUSTER, München.
(Suite et fin.)
Während wir im Spitzingsee eine Anpassung an standörtliche Ver-
hältnisse vor uns haben, handelt es sich im Freibergsee, wo Uebergänge
vollständig fehlen und die angegebenen. Merkmale konstant bei allen
Pflanzen und an allen Stellen ausgeprägt sind, um eine Varietät der
Nymphæa lutea, die sich, von den erwähnten Differenzen abgesehen,
der Pflanze des Spitzingsees nähert, aber offenbar auf eine andere
Weise entstanden ist. Denn ihre Merkmale können nicht als Anpassung
erklärt werden, man kann sie sich als das Produkt einer langsamen
Selektion innerhalb zahlloser einzelner Verschiedenheiten denken. Es
erscheint nach dem Gesagten nicht zweckmässig auch die Pflanze des
Freibergsees als « affine » zu bezeichnen und ich möchte — so ungern
ich die Nomenklatur mehre — dafür die Bezeichnung var. Harzu mit
folgender Diagnose vorschlagen : « Differt a var. affine (Harz) floribus
foliisque maxima ex parte maioribus, floribus inter anthesin et post eam
leviter tantummodo centricavalis ac stigmatis margine salis regu-
lariter subsinuato. » — Lokalrasse von Nymphæa lutea.
Die Frucht von Nymphæa lutea ist im allgemeinen wenig veränder-
lich. Manchmal findet man unter den normalen Früchten solche, bei
denen die trichterförmige Vertiefung der Narbe bis über die Mitte der
Frucht herabgeht (var. urceolata Casp.). Ausserdem ist zu erwähnen,
dass an sterilen Standorten die Früchte häufig, wie dies auch bei Nym-
phæa pumila‘ nicht selten vorkommt, stark gekrümmt sind, wie man
1 Nach Waldvogel I. c., p. 309 sind bei Nymphea pumila 50 0/0 aller Früchte
halbmondförmig gebogen.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 1, 28 décembre 1907. 5
66 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908
dies namentlich bei var. affinis im Spitzingsee beobachten kann. Eine
interessante Abweichung an einer Nymphæa-Frucht beobachtete ich im
Schliersee. Unter den Tausenden von Nymphza, die dort reifen, fand ich
eine Frucht an ihrer Längsseite mit einer deutlichen, ca. 1,5 mm brei-
ten, wulstigen Suturlinie versehen. die in der Mitte rillenförmig vertieft
war. Die mikroskopische Untersuchung ergab, dass sich in dieser Rille
eine alkoloidhallige Zelle befindet, die nur durch wenige, dünnwandige
Zeilen nach aussen abgegrenzt ist. Diese alkoloidhalüigen Zeilen oder
Gerbstoffschläuche, wie man sie auch genannt hat, dienen nach Gürtler
(l. e., p. 81) wahrscheinlich als Schutzmitiel gegen Schneckenfrass. Die
von mir beobachtete Wulstbildung schien durch eine mechanische Ver-
letzung hervorgerufen worden zu sein.
Durch diese Gerbstoffschläuche in den Gewebeschichten der Peripherie
sind auch die Blätter der Nymphæaceen vor Zerstörung durch Schnecken-
frass gesichert. Die Schnecken vermögen nur die epidermalen Gewebe-
schichten bis zu der Zone der alkoloidführenden Schläuche abzufressen,
nicht aber die starken Endigungen der Gefässbündel. So enistehen dann
unregelmässig, aber spitz gezähnte Blätter mit ausgezogener Spitze, wie
sie Wildt von Castalia candida beschreibt!. Figur VI zeigt ein solches
Blalt, das dadurch einer jungen Blattspreite von Castalia Lotus nicht
unähnlich ist, aber durch das Fehlen jeglicher Epidermiszellen sofort
verrät, wodurch diese Bezahnung entstanden ist.
Wenn wir jetzt den Formenkreis der Nymphæa lutea in der Schweiz
betrachten, so finden wir hier ähnliche Verhältnisse. In der Schweiz
kommen namentlich behaarte Formen nicht selten vor, und zwar meist
in verschiedenen Uebergängen ? zu einander. So sah ich im Züricher Her-
bar Nymphæa lutea aus dem Hausersee bei Andelfingen (ca. 450 m, leg.
Bachmann) mit behaarten Blatt- und Blütenstielen, wie sie etwa der
Form Schlierensis (Harz) entsprechen. In demselben See (leg. Meyer,
H. Z.) wurden aber auch Exemplare mit kahlen Blatt- und Blütenstielen,
sowie abstehenden Blattlappen gesammelt, die an affinis (Harz) erinnern.
Ausserdem sah ich aus dem Hausersee auch ein grosses Blatt mit genä-
herien Lappen und stark behaartem Stengel entsprechend der Form
sericea (Lang). Es scheinen in diesem See die Nymphæa lutea-Formen in
ähnlicher Mischung vorzukommen wie im Schliersee in Oberbayern.
Blüten von 5,5 bis 6 cm Durchmesser mit 15 bis 20 vor dem Rande endi-
genden Narbenstrahlen, die sich mıt sericea (Läng) sf. denticulaia (Harz)
decken. stammen von Schmerikon im Ries (leg. H. Schinz, H. h.). Der
Form Schlierensis gleichend, doch mit ganzrandigen Narben versehen
sind Pflanzen aus dem Wannwylersee (leg. Siegfried) und aus dem Hau-
sersee (leg. Hess, H. Z.). Man kann diese Formen, die ja an und für sich
von nur geringem systemalischem Werte sind, nicht alle mit einem
besonderen Namen bezeichnen. sondern nur die besser charaklerisierten
als systematische Einheiten niederen Ranges bewerten und mil eigenen
Namen anführen. Grösseres Interesse beansprucht das Vorkommen der
Form affinis (Harz) in der Schweiz. Magnin?° giebt diese Seerose aus
1 Floristische Mitteilungen in Verh. Naturf. Ver Brünn XLIV, 1906, p. 256.
2 Eine Mittelform zwischen Nymphea lutea und sericea, von Zeyher mit
gewöhnlicher Nymphea lutea im Steisslingersee in Baden gefunden, beschreibt
schon Griesselich, Kl. bot. Schr. I, p. 1836, p. 377.
3 Ann. Soc. Bot. Lyon. Compt. rend. 189%, p. 3.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. XXXV. 67
dem Lac de Chätel-St-Denis an, wo, wie wir gesehen, auch Nymphea
pumila in der kahlen Form vorkommt. Später untersuchte Wilczek
diese Nymphæa genauer. Die Beschreibung von Harz’affinis passt auf
die Pflanze von Chätel-St-Denis, aber die Blatt- und Blütenstiele, ferner
die Blattunterseite ist behaart, während affinis nahezu ganz kahl ist.
Wilczek zog daraus den Schluss, dass eine Uebergangsform aus dem
Formenkreis der Nymphæa lutea zum Formenkreis der Nymphæa pumila
vorliege, wozu ihn namentlich auch die stark gezähnte Narbe bestimmte.
Die Sociel& pour l’&iude de la flore Franco-Helvétique gab nun 1896
unter nro. 583 diese Form heraus (leg. Cavillier et Burnat). Danach sind
die Blätter auf der Unterseite behaart, ebenso die Blütenstiele, nament-
lich oberwärts, dagegen die Fruchtstiele kahl, die Blüten sind mittel-
gross. Jedenfalls ist die Pflanze keine affinıs, sondern sie gehört zu
Nymphæa lutea und zwar steht sie zwischen den Formen Schlierensis
und sericea. Diese behaarte Form von Nymphæa lutea bildet nun bei
Châtel-St-Dénis einen Bastard mit der dort vorkommenden Nymphæa
pumila var. glabrata Harz. Dieser Bastard hat elwas grössere Blüten als
die typische Nymphæa pumila, die Blattstiele sind oben behaart, die
Basallappen genähert, die Blattunterseite kahl, ebenso die Blütenstiele.
Die Antheren sind 2,5 bis 3 mal länger als breit und enthalten nur sechs
fertile Pollen. Die Narbe ist stark gezähnt und 12 strahlig. Dieser Bastard
unterscheidet sich von den bisher bekannten Kombinationen der Nym-
phæa intermedia (Ledeb.), die alle ganz kahl sind, durch die oberwärts
behaarten Blattstiele, die von der Beteiligung der behaarten Nymphæa
lutea-Form herrühren. Wir haben hier also ein Beispiel dafür, dass bei
der Bastardierung wie in vielen anderen Fällen so auch bei Nymphæa
das Varietätsmerkmal nicht verschwindet. Ich bezeichne diese Form des
Bastards als var. hirtella mit der Diagnose : « Foliis subtus glabris, lobis
approximatis, pedunculis glabris, petiolis superne sericeis, stigmate 12
radiato. satis denticulato ». Lac des Joncs. Châtel-St-Dénis, leg. Rikli
(Herb. Polytechn. Zürich). Bis jetzt ist Châtel-St-Denis der einzige sichere
Fundort der Schweiz für Nymphea intermedium (Ledeb.) — Nuphar
lutea X pumila, die jedenfalls auch in anderen Seen der Schweiz, wo
beide Arten zusammen vorkommen, nicht vergeblich gesucht werden
wird.
Es ergibt sich aus diesen Darlegungen, dass es in Europa nur zwei
echie Arten von Nymphæa gibt, die sich kreuzen und ausschliesslich in
Europa und einem Teile Asiens vorkommen, nicht aber in Amerika. Die
übrigen beschriebenen « Arten » sind nur in wenigen Fällen Lokal-
rassen, in manchen Fällen Varietäten, meist aber nur wenig
konstante Formen. Sie sind keine phylogenetischen Mittelformen
und man darf daher aus ihrem Vorhandensein nicht den Schluss ziehen,
dass die beiden echten Arten nur die Endglieder oder Formenreihen
einer einzigen Species darstellen, von der die übrigen Formen als ver-
hindende Glieder zu betrachten sind. Vielmehr sind Nympheæa lutea und
pumila gleich alte Typen,die nur durch einen wirklichen Bastard.der
sehr polymorph ist und im Norden teilweise als hybridogene Art
auftritt, nicht aber durch nichthybride Intermediärformen verbunden
sınd. Nur in wenigen Seen haben sich Lokalrassen ausgebildet, deren
Merkmale konstant sind und als die Produkte einer allmählichen Selek-
tion aufgefasst werden können, so Nymphæa pumila var. stellatifida im
Wesslingersee bei München und Nymphæa lutea var. Harzü im Freiberg-
68 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
see im Algäu. Diese Rassen sind naturgemäss älter, wenn auch offenbar
erst in jüngerer Zeit entstanden. Wir wissen nicht, ob die wenigen
Merkmale, die sie charakterisieren, erblich fixiert sind, aber wir wissen,
dass diese Merkmale in den verschiedensten Variationen auch sonst
unter den Nymphæa-Arten auftreten und die einzelnen Formen, die sich
in manchen Seen finden, zeigen an dem Schwanken ihrer Charaktere,
dass eine scharfe Gliederung der Formen dieser alten Typen noch heute
nicht erfolgt ist. Die Systematik hat früher die einzelnen Formen
beschrieben, ohne ihre Beziehungen zu einander näher ins Auge zu fas-
sen, und wenn auch dieser Jordanismus, der von einer Pflanze nicht
mehr aussaugt, als er beweisen kann, das Studium der Nymphæaceen-
Systematik nicht gehemmt hat, so zeigte sich doch, dass dies nicht der
rechte Weg ist, um die Systematik auch dort wieder zn rehabilitieren,
wo man sie für kompromittierend hält.
Fassen wir als einen Teil des Ergebnisses der vorliegenden Arbeit den
Formenkreis der beiden echten Nymphæa-Arten zusammen, so ergibt
sich folgende Uebersicht. in der bei den einzelnen Formen ausser dem
klassischen Fundort bez. der allgemeinen Verbreitung nur die Lokalitä-
ten der Schweiz berücksichtigt sind.
A. Narbe in der Mitte + trichterig vertieft, ganzrandig bis + regel-
mässig gekerbt, Narbenstrahlen vor dem Rande endigend oder in die-
sen auslaufend, 5—24. Staubblätter lineallänglich, im Mittel 3 bis
4 mal so lang als breit. |
Nymphæa lutea (L. Sp. pl. ed. 4, 1753, p. 510) Willd. Sp. pl. II, 1800,
p. 1451.
1. Die ganze Pflanze kahl. Blattlappen übereinandergeschlagen
bis + genähert. Stigmatische Scheibe ganzrandig bis unregelmässig
wellig. Blütenspannweite 4—5 cm.
var. genwina (Coutinho Bol. Soc. Broter. 1892, p. 90) mh. — Verbreitet.
a. Trichterförmige Verliefung der Narbe über die Hälfte der Frucht
herabgehend.
f. urceolata Casp.in Walp. Ann. bot. syst. IV, 1855. — Mitdem Typus.
b. Kronblätter und Narbenscheibe purpurrot.
f. purpureosignata Hisinger Act. Soc. Faun. et Fl. Fennic. 1895, XI,
nro. 9. — Finnland.
c. Blätter durch starke Punktierung rauh.
f. punctata (Goutinho I. c., p. 90) mh. — Mit dem Typus. — Exs. : Fl.
Lusitanic. exs. nro. 1200.
d. Blüten kleiner, Spannweite ca. 3 cm, Narbe + wellig.
f. tenella (Reichenb.‘ Iconogr. bot. VII, 1830, p. 62) mh. — Syn. var.
minus Cel. Pr. Fl. Böhm. 1881, p. 85%; var. y intermedium Schwarz
Nachtr. u. Forts. z. Fl. v. Nürnberg-Erlangen 1897, p. 37. — Mit dem
Typus.
e. Landform mit kleinen Blättern und Blüten.
f. terrestris Clavaud, Fl. Gironde 1881, p. 264.
f. Nur mit submersen Blättern, Blüten normal.
f. submersa Rouy Fl. Fr. I, 1895, p. 149. — Auf sterilem Boden.
1 Reichenbach erwähnt 1. e. und PI. erit. II, p. 10 eine Nymphea spathuli-
fera mit seidenhaarigschuppiger Narbe. Es handelt sich hier wohl um einen
Irrtum, da später niemand mehr eine solche Form beobachtete.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XXXV. 09
2. Pflanze + behaart. Blattlappen genähert bis schwach ausein-
ander stehend. Stigmatische Scheibe unregelmässig wellig bis
gekerbt-gezähnt. Blütenspannweite 4—7 cm.
var. puberula mh. — Syn. Nuphar confusum Gand. Fl. Gallic. exs.
nro. 187 p. p. — Zerstreut.
a. Stigmalische Scheibe + wellig, Narbenstrahlen 10—19, Blali- und
Blütenstiele behaart, Blätter kahl, etwas auseinanderstehend. Blüten-
spannweile 4—6 cm.
f. Schlierensis (Harz Fl. exs. Bavaric. nro. 40% sine descript.) mh. —
Schliersee: Hausersee bei Andelfingen, Wannwylersee.
b. Sligmatische Scheibe regelmässig gekerbt-gezähnt, Narbenstrahlen
16— 2%, Blatt- und Blütenstiele dicht. Blatlunterseile kurz und zerstreut
behaart, Lappen etwas genähert. Blütenspannweite 6—7 cm.
f. sericea (Läng Syll. Ratisb. 1. p. 1880) Borb. Bot. Centralbl. 1881,
p. 421. — Ungarn; Hausersee bei Andelfingen. — Accedit ad f. sericeam
im Lac des Joncs (Exs. : Soc. pour l'étude de la fl. Franco-Helvet.
nro. 583).
o.. Narbe unregelmässig stumpf gezähnelt.
sf. denticulata (Harz Bot. Centralbl. 1893. p. 226). Syn. var. subseri-
ceum Harz ap. Hammerschmid Exk.-Fl. f. Tölz u. Ung. 1897, p. 115. —
Schliersee ; Schmerikon im Ries.
3. Pflanze Kahl. Blattlappen stetsabstehend. Stigmatische Scheibe
durchgehends am Rande regelmässig schwach gebuchtet, in der
Mille nur seicht vertieft, Blütenspannweite 4-5 cm.
var. Harzü mh. — Freibergsee (Lokalrasse).
%. Pflanze kahl. Btattlappen stets abstehend. Stigmatische Scheibe
seicht gezähnt, in der Mitte trichterig vertieft, Blütenspannweite
3,9—9 CM.
var. affinis (Harz Bot. CGentra!bl. 1893, p. 227) mh. — Exs. : Fl. exs.
Bavaric. nro. 1. — Spitzingsee ; Hausersee bei Andelfingen.
B. Narbe in der Mitte + vertieft, regelmässig sternförmig gezähnt,
Narbenstrahlen in den Rand auslaufend, 6—14, Staubblätter fast
kubisch, im Mittel zweimal so lang als breit. Pflanze in allen
Teilen kleiner.
Nymphza pumila (Timm Mag. f. d. Naturk. Mecklenb. Il, 1795, p. 250)
Hoffm. Deutschl. Fl. 1800, p. 241. — In Moränenseen. — Syn. Nuphar
Spennerianum Gaud. Fl. Helvet. II, 1898. p. 429 p. p.
1. Narbe gekerbt sternförmig, die Narbeuzähne daher stumpf-
winkelig. Narbenstrahlen + 9.
var. genuina mh. Allg. bot. Zeitschr. 1906, p. 80.
a. Blätter unterseits dauernd seidenhaarig, länglich-eiförmig,
3—4 cm länger als breit.
Î. sericotricha mh. Allg. bot. Zeitschr. 1906, p. 80. — Mitteleuropa.
Hütlensee, Kimmosweiher, Egelsee (auch im Ein- und Ausfluss), Lützel-
see. — Exs.: F. Schultz, Herb. norm., nov. ser., nro. 705; Wirtgen,
ı Es erscheint am zweckmässigsten alle behaarten Forinen, die ja so vielfach
in einander übergehen und unmöglich alle mit besonderen Namen bezeichnet
werden können, als var. puberula zusammen zufassen. Diagnose : planta Æ pube-
rula: modo petioli, modo en sericei vel inferior foliorum pagina subse-
ricea aut planta in omnibus his partibus puberula.
70 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR).. 1908
Herb. pl. sel. fl. rhen. fase. IV. — Syn. var. Timmii et var. Hookerü Harz
Bot. Centralb]. 1893, p. 228.
a. Blätter kreisrundlich, im Durchschnitt, nur 1—2 cm länger als
breit.
sf. Rehsteineri (Burnat ap. Gremli, Neue Beitr. z. FI. d. Schweiz I, 1880,
p. 2) mh. — Syn. Nuphar intermedium Rehsteiner in sched. — Im Gräp-
pelerbergsee die vorherrschende Form.
b. Blätter nur in der Jugend + behaart, bald verkahlt bis ganz
kahl.
f. glabrata Harz Bot. Centralbl. 1893, p. 229. Exs. : Reichenbach Fl.
Germ. exs. nro. 1107. —- Im nördlichen Europa häufiger als die behaarte
Form. Lac des Joncs, iac de Fioget.
2. Narbe tief sternförmig geteilt, die Narbenzähne daher sehr
spitzwinkelig, Narbensirahlen + 12, fast frei, Pflanze etwas
kräftiger.
var. stellatifida mh. Allg. bot. Zeitschr. 1906, p. 80. — Syn. Nuphar
centricavatum mh. Allg. bot. Zeitschr. 1905, p. 145. — Exs. : Fl. exs.
Bavaric. nro. 927. — Wesslingersee bei München ! (Lokalrasse).
G. Narbe in der Mitte + vertieft, fast ganzrandig bis gekerbt,
Narbenstrahlen meist vor dem Rande endigend, 9—16. Staubblätter
lineal, im Mittel dreimal so lang als breit. Pollen + steril
25—75 °/0).
x Nymphæa intermedia (Ledeb.) Fl. Altaic. IL 1830, p. 274) mh.
— Nymphæa lutea X ns — Syn. Nuphar Spennerianum Gaud. Fl.
Helvet. III, 1828, P- 439; Nuphar Juranum Magnin Soc. bot. Lyon 1894,
p. 3—6. — Exs. : Deerfler, Herb. norm. nro. 3602. — In der Schweiz
noch weiter zu suchen, wahrscheinlich im Lützelsee und im Lac de
Fioget.
a. Pflanze Kahl.
1. Narbenscheibe fast ganzrandig oder nur wenig buchug
var. sublutea Gasp. Abh. naturf. Ges. Halle 1869. — Exs. : Herb. Fl.
Ingriæ Cent. X.
2. Rand buchtig oder gekerbt.
var. media Gasp. I. c.
3. Blätler gross, Kronblätter gross und zahlreich, Narbenscheibe ge-
kerbt bis gezähnt.
var. polypetala Gasp. I. c.
b. Pflanze etwas behaart.
4. Blatistiele oberwärts behaart, Narbe stark gezähnt, 12strahlig. Pollen
schlecht (6 °/e fertil).
var. hirtella mh. — Nymphæa lutea accedit ad f. sericeam X Nymphza
pumila f. glabrata. — Lac des Joncs.
Wie sehr die einzelnen Formen sowohl unter sich als auch in den
verschiedenen Seen abweichen, ergibt sich am deutlichsten aus
nachstehender Uebersicht, die namentlich Zahlenverhältnisse bringt,
während die habituellen Eigentümlichkeiten schon im Texte besprochen
sind.
1 Nicht bei Münster, wie es in dem Referat im Bot. Centralbl. 1906, p. 76
irrtümlich heisst.
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MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUMDER UNIVERSITÆT ZURICH. XXXV.
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72 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908
Zusammengefasst ergeben sich folgende allgemeine Resultate:
Il. Gattung Castalia.
a. Die europäischen Arten.
1. Es gibt in Europa drei gleichwertige und gleich alte Castalia-Arten,
die schon im Tertiär vorhanden waren und ursprünglich in Anpassung
an drei klimatisch verschiedene Gebiete entstanden sind.
2. Sie können daher nur einer Sektion zugehören.
3. Die Grenzen ihrer früheren Verbreitung wurden während und nach
der Glacialperiode stark verwischt.
4, Die einzelnen Arten sind nur durch Bastarde, nicht aber
durch Uebergangsformen nichthybriden Charakters miteinander ver-
bunden.
5. Ohne sich in besondere Rassen zu gliedern; variieren sie sehr
stark.
6. Castalia fennica ist von Castalia tetragona nicht verschieden :
Castalia Leibergüi Mor. ist eine besondere auf Nordamerika be-
schränkle Varietät der letzteren ; ihr Vorkommen in Australia beruht auf
Irrtum.
7. Castalia alba var. minor DC. ist keine reduzierte Form der Castalia
alba, sondern gleich Beslers Nymphæa alba minor mit Castalia candıda
Presl identisch; die Fundorte der letzteren in Nordafrika beziehen sich
auf Castalia alba.
8. Die Einwanderung der Castalia candida in unseren Breiten erfolgte
zur Riszeit : sie ist daher als Glacialrelikt aufzufassen.
b. Die afrikanıschen Arten.
9. Ausser der europäischen Castalia alba und der endemischen Casta-
ka sulphurea kommen in Afrika zwei sehr polymorphe Arten vor, Casta-
lia stellata und Castalia Lotus.
10. Castalia cærulea und capensis sind zwei geographisch getrennte,
aber morphologisch eng verwandte Sippen von Castalia stellata, die sich
in Anpassung an zwei klimatisch verschiedene Gebiete aus einem Typus
entwickelt haben.
11. Die Existenz einer nichthybriden Uebergangsform beweist, dass
diese Entwickelung nicht sehr weit zurückgeht.
12. Der ursprüngliche Typus stammt aus Nordosten.
15. Castalia stellata kommt auch in Australien vor.
1%. Nymphæa scutifolia hort. monac. entspricht der Castalia stellata
ssp. cærulea var. vesiculosa T. cyanea; Nymphæa Reichardiana F. Hofm.
dem Bastard zwischen Castalia Lotus und stellata; Nymphæa Zenkeri
Gilg stellt eine behaarte Form von Castalia Lotus dar.
15. Der Indigenat der Castalia Lotus in Europa ist bis jetzt nicht
erwiesen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DERUNIVERSITÆT ZÜRICH. XXXV. 73
ll. Gattung Nymphæa.
16. Es gibt in Europa nur zwei Nymphæa-Arten, die leicht bastardieren
und durch keine phylogenetischen Mittelformen verbunden sind; die
übrigen beschriebenen Arten sind Lokalrassen, Varietäten oder unbe-
ständige Formen.
i7. Nymphea pumila gehört der skandinavischen Flora an; ihre
Ansiedelung in Mitteleuropa erfolgte während der Eiszeit, nach Ablauf
derselben ein Rückzug nach Norden : sie ist daher bei uns als Relikt aus
den wärmeren Intervallen der Eiszeit aufzufassen.
18. Nymphæa pumila kommt in Amerika nicht vor; die betreffenden
Angaben beziehen sich auf Nymphæa microphylla Pers.
19. Nymphæa lutea war schon im Tertiär in Mitteleuropa.
20. Nuphar affine Harz ist eine durch standörtliche Verhältnisse
bedingte reduzierte Form von Nymphza lutea.
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aile
NOTE
SUR LES
BIGEPHALUS Vivian et d. BUFG
PAR
JUNGLS
H. STUART TIOMPSON
Ces deux plantes semblent avoir été de tout temps l’objet de nom-
breuses confusions; c’est ainsi que tout récemment encore M. Coste, dans
sa « Flore de France », vol. IE : 436, décrit et représente sous le nom de
Juncus bicephalus Viviani (5-20 cm. de hauteur) un J. bufonius var.
fasciculatus Koch (1837) auquel il attribue les stations suivantes
« Marais salés du littoral méditerranéen : Var, à Hyères; Corse. —
Baléares ».
En compagnie de mon ami M. Raine, j'ai récolté pres de Hyères en
juin 1906 un Juncus de 20 cm. de hauteur que j'ai pris tout d’abord pour
une forme robuste du J. bufonius L., mais que par la suite je pensais
pouvoir attribuer au J. bicephalus Niviani et, comme tel, en distribuais
des spécimens à lherbier du British Museum et des graines aux jardins
de Kew. — L'année suivante — 5 juin 1907 — je trouvais sur la plage
de Giens, près Hyères, quelques plantes d’un jonc analogue, bien que
sensiblement plus petit (4-10 cm.), prospérant en compagnie du
J. bufonius typique. Leur comparaison avec le matériel des bufomus de
l’herbier Boissier m’en fit reconnaitre de très semblables provenant, sous
différents noms, de toutes les parties du monde; enfin, à lherbier
Delessert (Conservatoire botanique de Genève), j'ai pu identifier mes
échantillons de 1906 avec ceux du N° 1564 du « Flora exsiccata » de
Ch. Magnier, dénommés « J. bicephalus Viv.; Var : lieux humides des
salins d’Hyeres, mai 1886, leg. A. Albert », auxquels Buchenau avait
ajouté l’annotation : « Minime ? sed forma gracilis J'unci bufonü floribus
approximalis. — Det. Fr. Buchenau I, VI, 1900 ».
Cette appréciation du savant monographe semblerait expliquer la
raison pour laquelle il n’admet pas la présence du J. bicephalus aux
salins d’Hyeres! Dailleurs, dans sa monographie des Juncaceæ in Engler’s
Pflanzenreich IV, 36 : 165 (1906), Buchenau réunit J. bicephalus Viv. au
Juncus pygmæus Rich. in Thuillier à titre de variété :
Var. bicephalus (Viviani) Buchenau. — J. bicephalus Viviani, Flor. cors.
sp. nov. (1824) 5 et App. allera ad Fl. cors. prodr. (1830) 6; Bertolini,
Fl. italica, IV (1839) 189; Mattirolo in Atti Congr.-bot. intern. Genova
(1893) 404. — Planta parva sed valida. Capitula 2 usque 5, ca. 8-usque
12-flora, fere sphærica, diam. ca. 15 mm., flores ca. 7,5 mm. longi,
squarroso-distantes; stamina 6, inæqualia. Varietas eximia.
Bonifacio en Corse (Viviani) Lisa en Sardaigne (Baronne di Orosei)
Mallorca (Barcelo).
Il convient d’ajouter qu’à l’herbier Delessert, un specimen de Juncus
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (2)
bicephalus Viviani, haut de 2 cm. et récolté à Ajaccio en 1847, a été
déterminé par Buchenau comme J. pygmæus Rich.
Tout autre est le Juncus bufonius var. fasciculatus Koch. Syn. Fl.
Germ. ed. 1 (1837) : 732 (qu'il ne faut pas confondre avec le J. fascicu-
latus Schousbæ 1822); selon Buchenau (l. ec. p. 107), cette plante n’est
qu'une des nombreuses formes du Juncus bufonius n’offrant aucun
caractère suffisamment constant pour être maintenue au rang de variété;
d’ailleurs. sa synonymie a subi bien des vicissitudes, comme permet de
s'en rendre compte la liste ci-dessous relevée d’après Buchenau :
JR a n congestus Wahlenberg (1820). — Synonymes : J. muta-
bilis Savi 1798: J. ca idus Brotero. pro parte (1804); J. congestus
Schousbe& in E. Meyer (1822); J. insulanus Viv. (1824); J. bufonius var.
fasciculatus Koch (1837); J. fasciculatus Bertol. (1839). non Schousb.;
J. bufonius var. fasciculiflorus Boiss. (1845); J. querioides Pourret ex
Willk. et Lange, Prodr. (1861); J. bufonius & compactus Celak. (1869);
J. bufonius 8 glomeratus Regel (1880).
Comme on le voit, les auteurs qui estimeraient devoir maintenir cette
plante au rang de variété devraient, en se conformant à l’art. 49 des
Règles de Vienne, de 1905. la nommer var. congestus Wahlb. (1820).
Cetle forme, fréquente dans les régions chaudes de l’aire du J. bufo-
aius, est beaucoup plus rare dans les régions tempérées; il nous parait
intéressant de publier la liste suivante de ses stations relevées parmi les
matériaux des herbiers Boissier, Barbey-Boissier et du Conservatoire
botanique de Genève :
France. — Hyères (Albert, n. 1564, Raine, Thompson in Herb. Brit. Mus.);
Sables-d'Olonne, Fr. Occident. (C. Billot, n. 1557); Montpellier (Gerard); Nice
(Reuler) ; Pennebe, Loire.
Espagne. — Granada (Dr Alioth); Cadiz (Wedren); Gibraltar (Salzmann).
Baleares. — Majorca (Porta et Rigo).
Portugal. — (Welwitsch n. 319).
Italie. — Calabre (Huter, Porta et Rigo n. 62); Picena (A. Orsinus) Tripoli.
Sicile. — (Huet du Pavillon n. 211); Syracuse (G. Strobl.).
Sardaigne. — Cagliari, Santa Teresa Gallura (Reverchon n. 103).
Gorse. — Bonifacio (de Forestier).
Autriche. — Près Wien (J. Juratzka).
Suède. — Upsala (E. Fries).
Grêce. — Atlique (Heldreich; Spuner); Panormus (Heldreich); Phalerus
{Orphanides, n. 2880) Troy (Sintenis n. 897).
Chypre. — Laruaka (J. Ball, n. 2436) Cf. Thompson in Journ. of Bot. (1905)
p. 332 (1907), p. 412. Ball’s specimen sub pygmæo at Kew is J. bufonius L.
that in Herb. Boiss. var. fasciculatus Koch.
Palestine. — Jaffa (Bornmüller n. 1568).
Syrie. — (Liban Post, n. 188).
Egypte. — Alexandria; Memphis (J. Ball n. 242). (Schimper, n. 29, 2-3 em.).
(F. S. Ralph, 3 cm.).
Moroc. — « Méridional » (Cosson, Hooker).
Tunis. — (Kralik n. 367).
Algérie. — Oran (A. Warion, Durando, n. 160, J. Choulette fils. n. 390 bis).
Arabie. — (W. Schimper n. 113).
Aîrique australe. — (Drège n. 83; Wallich in Herb. Graham).
Azores. — (Guthruck).
Canaries. — (Despréaux).
Amérique du Nord. — New Orléans (T. Drummond, n. 558).
Australie — Swan River Colony (Preiss n. 1734); Victoria (Martin).
Nouvelle-Zélande. — (J. D. Hooker).
1
1
SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE
PAR
Gustave BEAUVERD
307° séance. — Lundi 9 décembre 1907. — Ouverte à
8 h. ‘/2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique de l'Université,
sous la présidence de M. Henri Romieux, président.
Le procès-verbal de la 306€ séance est adopté sans modification; les
publications suivantes sont déposées sur le bureau :
Don d'auteur (recu avec les plus vifs remerciements) : M. Le Roux,
Recherches biologiques sur le lac d’ Annecy (Bruxelles, 1907). — COSTA-
RICA : Boletin de la Soc. nacional de Agricoltura, fasc. 3 et 4 (San José,
1907); DANEMARK : Arbejder fra den Botaniske Have à Kebenkavn,
nos 1-38 (1902-1907): HONGRIE: Magyar botanikai lapok, vol. VI, fase. 8-10
(Budapest 1907); PORTUGAL : Boletim Soc. Broteriana, vol. XXH (Coimbre
1906); RUSSIE : Schedæ ad Herbar. fl. Rossicæ, fasc. IV-V (Saint-Petersbourg
1907); Travaux du Musée botanique de l’ Acad. Imp. des Sciences de Suint-
Petersbourg, fase. I-III (1907); SUISSE: Bulletin de la Soc. hort. de Genève,
no 11 (novembre 1907); le Jardinier suisse, no 12 (déc. 1907).
RECHERCHES HISTOLOGIQUES SUR LES ZYGOSPORES DU SPORO-
DINTA GRANDIS. — Durant l'automne écoulé, M. le Prof. D' Alfred
Lendner a continué d'étudier tout spécialement les Mucorinées qui se
developpaient sur les Agarieinees de notre flore, et nous communique les
importants résultats de ses observations en les faisant précéder d'un
résumé de nos connaissances actuelles sur les zygospores et la sexualité
des Mucorinées. A l’aide de dessins à la planche noire permettant de
suivre les divers stades de développement dans la reproduction de ces
cryptogames cellulaires, notre collègue nous initie aux questions d’iso-
gamie et d'hétérogamie et aux opinions émises à leur sujet par des savants
tels que Van Tieghem, Blakeslee, Vuillemin, etc. Comme exemples d’hele-
rogamie, M. Lendner fait circuler de belles cultures de Mucor Melleri et
d’Absidia spinosa; comparant ensuite les Mucorinées homothalliques et
les hétérothalliques, ıl fait remarquer, d'accord avec les travaux de
Blakeslee, que la différenciation en deux races mâle et femelle correspond
souvent à une simple différence de vigueur dans la culture; selon ce
- même auteur, les espèces hétérothalliques sont toujours isogames : l’hélé-
rogamie n’est donc pas en relation avec une différence de sexes. Vuillemin
78 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (361)
pense que l’helerogamie ne désigne pas une différenciation des sexes,
mais qu'elle serait un acheminement vers la formation des azygospores,
déterminant la suppression de la sexualité. — Tandis que les auteurs tels
que de Bary, Baimer, van Tieghem et Klebs émettent des opinions diffé-
rentes et souvent contradicloires au sujet de l'influence des agents exté-
rieurs, les expériences de Blakeslee sur ies hybrides imparfaits ont résolu
celie question pour ce qui concerne les espèces hétérothalliques; elle
reste toutefois à élucider pour ce qui concerne les espèces homothalliques.
Apres ces considérations générales, M. Lendner expose les résultats de
es recherches sur l’histologie du Sporodinia grandis. et donne des détails
sur les procédés techniques utilisés pour ses observations. Ces résullats,
mis en regard de ceux souvent contradictoires de Léger (1895). Gruber et
Dangeard, mettent en évidence des faits certains qui se succèdent dans
l’ordre suivant et jettent un jour nouveau sur la question :
îo Un des protogamètes pénétrant dans l’autre, ce caractère indiquerait
une différenciation de sexes; ces protogamètes présentent alors de nom-
breux petits noyaux. 2° Consitatation de la différenciation des gamètes
par la formation des tympans; dissolution de la membrane separalrice;
apparition de deux noyaux plus gros à deux chromosomes. 3° Le zygospore
possède encore la forme d’une lentille biconvexe; les noyaux s’approchent;
les pelits noyaux se divisent : d’abord dispersés. puis plus serrés, ils pré-
sident vers les bords à la formation d’une membrane. 4° La zygospore
devient ronde, et ne présente plus qu'un seul noyau formé par la fusion
de deux. — L’auteur n’a pas encore observé la germination de la zygo-
spore.
CINQ ESPECES NOUVELLES DU GENRE MUCOR. — Comme suite
à la communication précédente, M. le professeur D' Lendner signale les
Mucorinées suivantes qu'il a étudiées dans le courant de 1907 et qui se
trouvent être nouvelles pour la science :
1. Mucor lamprosporus Lendner, sp. nov.— Trouvé au Vuache
dans Ja terre, sous les taillis; ressemble à l’espece isolée par Hagem sous
le nom de M. sphærosporus. — Sporangiophores ramifiés en grappes
ou en sympodes, souvent circinés, formant un gazon de 3 cm. de haut.
Sporanges spheriques 30-40 y diam. pour les petits et 60-90 y, pour les
gros: ces derniers ont une membrane diffluente, tandis que chez les plus
petits cette membrane persiste, les sporanges tombent en entier. Colu-
meiles arrondies. libres, souvent plus larges vers la base qu’au sommet.
— Spores blanches, transparentes et réfringentes, rondes, mesurant
10 u. de diam. (7 u au minimum, 42 au maximum). — Differe du M. sphæ-
rosporus par la présence constante des sporangioles caduques et ses spo-
rangiophores souvent circinés.
2. Mucor dimorphosporus Lendner. sp. nov. — Isolé en même
temps que le M. Janseni du sol de la cabane de Jansen, au sommet du
Mont-Blanc. — Très voisine de la précédente, elle en diffère par ses spo-
rangioles qui ne sont pas caduques et par ses spores très irrégulières et
souvent difformes. Sporangiophores ramifiés en sympodes, dressés et
formant un gazon de 2 cm. de haut. Sporanges normaux 80 y au maxi-
mum. Vers la base, les sporanges sont plus petits, portés par des sporan-
giophores circinés. Spores ordinairement sphériques 8-10 y, souvent
aussi ovales 6 X 8 y ou 8 X 10 y. Les anormales ont jusqu'à 30 w de
(362) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENÈVE. 79
long. Columelle comme chez l'espèce précédente, entourée d’une collerette.
Chlamydospores formées sur le parcours des sporangiophores.
3. Mucor spinescens Lendner, sp. nov. — Cetie espèce a été
trouvée sur une noix du Brésil. Elle est voisine du M. plumbeus (M. spi-
nosus) dont eile possède aussi la spinescence sur les columelles. — Spo-
rangiophores ramifiés en sympodes, courts, s’élevant au maximum à
4 millim., souvent incurvés. Sporanges 60-68 y de diam. Membrane
non diffluente, persistante comme chez M. circinelloides. Spores légère-
ment colorées en jaune, rondes de 7-8 u diam., rarement plus petites
(5-6 y). Columelle tantôt ovale, tantôt piriforme et même allongée, munie
de prolongements spinescents comme chez M. plumbeus. Cette dernière
particularité la distingue nettement du M. Janseni avec laquelle elle a
aussi des affinités.
4. Mucor genevensis Lendner, sp. nov. — Trouvé dans les bois
de Jussy (canton de Genève). — Sporangiophores peu ramifies, en
grappes, formant un gazon de 2 cm. de haut. Sporanges sphériques66 y
diam. à 80 y exceptionnellement. Membrane entièrement diffluente,
laissant une collerette à la base de la columelle. Spores allongées. sou-
vent plan convexes, mesurant 9-10 u sur 3-4 u. de large. Columelle
ovale ou arrondie, 30-36 y diam. ou 24 y sur 56 u. Chlamydospores et
oidiospores. Zygospores se formant facilement lorsqu'on cultive
l'espèce sur du pain. Protogamètes légèrement inegaux (hétérogames).
Epispore très foncée, portant des verrues coniques assez saillantes.
5. Mucor lausannensis Lender, sp. nov. — Récolté sur une aga-
ricinée dans une forêt aux environs de Lausanne (Chalet-a-Gobet). —
Sporangiophores dressés, peu ramifiés en grappes, formant un gazon
fin, serré, jaunâtre, s'élevant à { cm. au plus. Sporanges 40-50 y diam. à
base souvent aplatie. Membrane non difiluente mais se fracturant en
morceaux irréguliers, en laissant à la base de la columelle une collerette
très irrégulière. Columelle ovale ou sphérique 30 y diam. ou 40 y sur
50 w. Spores ovales, de grandeur très variable, les plus petites mesurant
Lu sur 2 y, les plus grosses 12 y sur 6 w ; grandeur moyenne 8 y sur 6 p.
Elles sont hyalines. presque incolores, légèrement jaunâtres lorsqu'elles
sont amassées. Chlamydospores assez rares, se formant soit sur le
mycelium, soit sur les sporangiophores, 16 u sur 14 y. lisses à contenu gra-
mileux. — Cette espèce, voisine des M. tenuis et M. racemosus, en diffère
par la rarelé des chlamydospores et par ses spores très inégales.
Ces deux communications ont élé suivies de la présentation de dessins
consciencieusement exécutés au microscope ; M. le Professeur Chodat en
souligne toute l'importance, et félicite tout particulièrement M. Lendner au
sujet de la première de ces communications, qui par la constalation de
l'existence de chromosomes et la fusion des noyaux éclaircit un point capital
de la question si controversée de la sexualité et de la fécondation des Mu-
corinées : les äpres discussions qui s’&laient élevées sur le même sujet à
propos des Pennosporacées avaient fait laisser dans l’ombre les Mucori-
néés ; il appartient à M. Lendner d’avoir donné le signal de nouvelles inves-
tigalions dans cel intéressant domaine; car il est évident que si les points
si heureusement mis en lumière par les recherches de notre collègue sont
- très importants, il en est néammoins quelques autres qui restent à élucider
et provoqueront vraisemblablement des controverses.
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (363)
NOUVELLE SERIE DE PLANTES D’ALGERIE. — Pour donner suite
à la communicalion faite en séance du 10 juin écoulé, M. Henri Romieux
nous présente une nouvelle série de plantes fort bien préparées extraites
de sa collection des 1130 nos qu'il a récoités à l’intérieur de l'Algérie, de
Biskra et Gafsa à Figuig. Les lots présentés aujourd’hui comprennent les
familles des Ombellifères, Rubiacées et Composées ; elles sont subdivisées
en espèces désertiques et en espèces méditerranéennes.
10 Esreces péserriques: Ombelliferes: Deverra Scoparia Cosson (en
fleurs: Ben-Zireg); Ferula Tingitana L. (en fleurs: Oranais); F. vesceri-
tensis (en fruits à Biskra et au col de Sfa); F. longipes Coss. (en fleurs:
Sud Oranais); Daucus Sahariensis Murbeck (= D. pubescens Munby, non
DC.: Biskra). — Rubiacées : Gaillonia Reboudiana Coss. (Sud Oranais);
Galium ephedroides Willk. (Sud Oranais). — Composées: Nolletia chryso-
comoides Coss. (Tiout); Pulicaria mauritanica Coss. (Tiout); Perralderia
purpurascens Coss. (Sud Oranais); P. Dessignyana Hochreutiner (Sud
Oranais); Rhanterium adpressum Coss. (Tiout); Gymnarrhena micrantha
Desf. (Tiout); Anvillaea radiata Goss. (Bou-Ayech) ; Cladanthus arabicus
Coss. (Sud Oranais); 1floga spicata Coss. (Sud Oranais); Leyssera capilli-
folia DI. (Sud Oranais); Asteriscus graveolens Forsk. (Ben Zireg); A. pyg-
mæus Coss. (= « Rose de Jericho » : Sud Oranais); Rhetinolepis lonadioides
Coss. (Sud Oranais) ; Chlamidophora pubescens Goss. (Sud Oranais); Arte-
misia herba-alba Asso (Biskra); Senecio Decaisnei DC. (Sud Oranais); Leu-
canthemum decipiens Pomel (comparé au L. glabrum Boissier et Reuter,
auquel il a été réuni comme variété quoiqu'il en paraisse bien dif-
férent) ; Pallenis spinosa 6. cuspidata Pomel (près Biskra); Filago proli-
fera Pomel; Atractylis serrata Pomel; Centaurea omphalotricka Goss ; €.
contracta Niv. (Gafsa): C. pubescens B. Sahara Pomel (Tiout); C. pungens
Pomel (Sud Oranais); CG. maroccana Ball (Biskra) ; Rhaponticum acaule DC.
(Atlas mitidjien, vers 1000 m.); Atraciylis cæspitosa (Sud Oranais); Car-
duncellus pinnatus DI.; Koelpinia linearis Pallas (Sud Oranais); Spitzelia
Saharae Goss. (Sud Oranais); Zollikoferia arborescens Battandier (steppes
pres Mograr-Soukani, 860 m.); Waronia Saharae Cosson (espèce raris-
sime, broutée par les gazelles qui en sont friandes, et de plus exposée aux
gelées tardives en raison de la haute altitude de ses stations, col de Zenaga).
20 ESPÈCES MÉDITERRANÉENNES: Catananche lutea L. (échantillons
présentant de belles fleurs cleistogames dissimulées dans les fibrilles de
la souche); Daucus gracılis Steinheil (Böne); Poterium ancistroides Desf.
(Oran).
Après une question de M. Casimir de Candolle relative à la dispersion
de l’Asteriscus pygmæus, dont l’aire se trouve être très étendue, M. le
- prof. Ghodat demande des renseignements sur l'habitat du Poterium an-
cistroides, qui mérite d’être remarqué au point de vue biologique: habilant
des pans de rochers presque verticaux, cette espèce paraît ne maintenir
sa puissance de dissémination que par l'effet de son carpotropisme parti-
culier, qui facilite le dépôt des graines dans les petites poches des rochers.
Le mode de propagation de cette plante pourrait être mis en parallèle avec
celui du Potentilla caulescens de notre flore !
SUR UN GENRE NOUVEAU DE CONFERVE. — Depuis une douzaine
d'années, M. le professeur Dr Chodat avait observé une algue particulière
(364) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. SL
qu'il réussit à isoler en culture pure et chez laquelle il reconnut différents
caractères permettant d’élablir le type d’un genre nouveau qui remplit
une lacune dans le groupe des Hetorocontæ K. Bohlin. Ce nouveau genre
possède des zoospores qui paraissent n'avoir qu'un cil au premier aspect;
toutefois un examen allentif permet de découvrir, à côté du premier, un
second cil plus petit et parfois recourbé, si bien qu'il se pourrait qu’il
fut resié inaperçu des observateurs précédents. En voici la diagnose :
HETEROCOCCUS R. Chodat, nov. genus Confervacearum (Hete-
rocontæ) Bohlin. — Filamenta simplicia vel breviter ramosa more Pleu-
rococci vulgaris (Nægelii Chodat) ; chromatophora plura in quoque cellula
parielalia et pyrenoidis carentia ejusdem coloris viridis ac Conferva bom-
bycina; cellulæ e nexu filamenti secendetes globosæ vel ellipticæ in
filamenta germinantes vel more Pleurococci Nægeln divisione vegetatica
bi-tri-vel quadripartitæ vel divisione complieata in familias sphæroideas
intus parenchymatice compressæ disposilæ; inveniuntur sæpe filamenta
simul cum familiæ globosæ. Multiplicatio aplanosporis in quaque cellula
numerosis sphærieis, vel divisione repelila sæpe zoosporis ovalibus bici-
lialis; cilla inæqualia longius cellulam superans protractum, alius triplo
brevius et patens vel refractum.
Genus novum affine Botrudiopsi et Conferveæ.
Heterococccus viridis Chodat, sp. nov. — Characteres generis,
diam cellularum fil. 7-42 y, cellularum liberarum 12-20 y, rarius ad 50 y;
ee 10 . ; !
aplanosporæ 3-5 11; zoosporæ CC. lateraliter compress&; stigma dis-
tinctum. — Species ex aqua litoris lacus Genevensis selecla.
Il se peut que cette plante corresponde au Monocılia viridis de Generk;
mais le terme de Monocilia est un nomen nudum : si même il se trouvait
que l'identité des plantes fut complete, le nom serait absurde puisque
les zoospores ont deux cils. (Voir « Règles internationales pour la nomen-
clature botanique» Vienne 1905, art. 51: 30 et 4°).
Cette espèce selectionnée par M. Chodat est placée dans la collection des
cultures pures d'algues de l’Institut botanique et de l’Association inlerna-
tionale des Botanistes (Station centrale Genève). Elle est à la disposition
des algologues aux conditions fixées par le règlement.
Ce genre est intéressant parce qu'il réalise dans l’ordre des Algues-
Confervoides (Heterocontæ de Bohlin) le type ramifié: on ne connaissait
dans ce groupe jusqu’à présent que des types unicellulaires et à filamenis
simples.
NOUVELLES REMARQUES SUR LA FLORE DU TESSIN. — M. Paul
Chenevard énumère d’abord les 46 espèces. nouvelles pour le Tessin,
qu'il a récoltées en 1907; ce sont: Papaver collinum Bogenh.; Lepidium
ruderale L.; Lelia orientalis Desv.; Silene dichotoma Ehrh.; Lathyrus hir-
sutus L.; Rubus Kehleri W. et N.; Alchimilla splendens Chr.; Saxifraga
controversa Sternb.; Ammi majus L.; Berula augustifolia K.; Bupleurum
protractum Hoffm. adv.? Caucalis daucoides L.; Bifora radians Bieb.;
Centaurea solstitialis L.; Ajuga Chamæpytis L.; Salix daphnoides Vill,
auxquelles il faut ajouter, récollées par d’autres personnes : Sisymbrium
Sinapisirum L. (E. Steiger) adv.? Trifolium lappaceum L. (M Jæggli) adv.?
Lamium hybridum Nil. (Schwingruber). — Le Berula augustifolia K. est
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° À, 28 décembre 4907. 6
82 BULLETIN DE L'HÉRBIER BOISSIER (2me sék.). 1908 (365)
déjà indiqué dans le Cat. de Franzoni, mais comme douteux; Bifora
radians Bieb. a été récolté, il y a une trentaine d'années, par Mari, à
Molino Nuovo, localité qui, depuis cette époque, a élé couverte de con-
structions. Trois de ces espèces (Sisymbrium Sinapistrum, Trifolium
lappaceum, Bupleurum protractrum) devront, jusqu'à nouvel ordre, être
considérées comme adventices. Les vallées méridionales du Tessin, s’ou-
vrant du côté des plaines lombardes, donnent un facile accès aux graines
apportées des contrées limitrophes par le vent. D'autre part, le nombre
des espèces restées jusqu'ici inobservées est si grand qu’on doit faire des
réserves à cel égard.
Au sujet du Tessin, M. Chenevard ajoute ensuite quelques mots à ses
« Remarques générales » dont il donnait lecture dans la séance de Mai et
qui furent insérées le mois suivant dans le Bulletin de la Soc. tessinoise
des Sc. naturelles.
Dans une publication nouvelle (Aperçu des récents travaux géobota-
niques), M. le Dr Christ a bien voulu tenir compte de ce petit travail. Cet
auteur, tout en reconnaissant que l’étude de la flore du Tessin avait été
négligée, maintient l’idée de la ligne de délimitation qu'il fixait naguère
dans le val Antigorio, et donne, à l’appui. une liste de 25 espèces occiden-
tales de la flore du Haut-Valais manquant au Haut-Tessin; il ajoute enfin
que les différences climatériques notables que présentent les deux régions
rapprochent le Tessin plus étroitement des Alpes orientales, grâce au
climat insubrien plus humide. Si grande que soit sa considération pour
les vues de notre savant confrère, M. Chenevard ne peut se rallier à ses
idées sur ce point spécial et en donne les raisons résumées ci-dessous :
Passant sur la liste des 25 espèces occidentales à laquelle il ne serait pas
difficile d’opposer une contre-partie lirée de l’avance des 115 unités que
possède le Haut-Tessin, M. Chenevard examine la question climatologique
et ne se trouve pas convaincu de ce qu’avance M. Christ en disant que le
climat des Alpes occidentales est plus sec que celui des Alpes orientales;
dans les unes comme dans les autres, il se manifeste une grande variabilité
due à divers facteurs (orientation des vallées. courants atmosphériques
locaux, etc.) : le Trentin et la Carniole, par exemple, sont sous ce rapport
dans les mêmes conditions que le centre du Valais. Ensuite, notre collègue
remarque que la sécheresse du Valais est spéciale à la partie moyenne de
ce canton, de même que la grande abondance des pluies n’atteint que le
Tessin méridional : la moyenne annuelle qui, à Mendrisio, est de 165 cm.
et à Bellinzona de 180 cm., tombe, à Faido, à 142 cm; il note enfin que
la region insubrienne dont M. Christ se sert comme trait d'union, trouve
sa limite occidentale au S. Giorgio; au delà, soit dans le Malcantone, soit
dans le Locarnais, on ne trouve aucun des endémismes insubriens : cette
région n’emploie donc pas même le quart de la superficie du Tessin et
forme dans la chaîne des pr'éalpes méridionales un district spécial qui,
à ce litre, doit rester en dehors de la question. — Au surplus, si l’on
admet la différence telle que la présente l’auteur, on sera conduit du
fait des climats respectifs du Valais et du Tessin, à une distinction entre
les deux versants des Alpes, sans que cette limite comporte en elle-même
une idée d'opposition entre l'Est et l'Ouest.
Le même raisonnement peut aussi bien s'appliquer à la végétation.
Quiconque se rend du Valais au Tessin voit la contrée changer d’aspect
d'autant plus sensiblement que l’on approche du Locarnais et du Luganais.
Mais, s’il est certain que l'abondance des châtaigners, des formations
(366) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 83
d’Alnus et de Sarothamnus donnent au paysage une physionomie nouvelle,
l’on doit convenir que l’ensemble de ces caracières se retrouve dans
mainte vallée transalpine; en loutcas aucune des espèces des Alpes orienta-
les qu’on rencontre au Tessin ne s’y présente en quantité suffisante pour
imprimer au tapis végétal un cachet particulier : quoi qu’en dise M. Christ,
le fond de la végétation reste donc parfaitement occidental. M. Christ se
réclame encore d’une seconde liste, celle-ci d'espèces orientales présentes
au Tessin, mais orientales relativement à leur distribution en Suisse. Or,
ce n’est pas d’une distinction à établir entre deux parties du même pays
qu'il s’agit ici, mais bien entre les deux moitiés de la chaine des Alpes
toute entière.
En somme la question est celle-ci: la flore occidentale présente-t-elle
au Tessin une limite comme le pense M. Christ? Pour répondre à cette
question, des chiffres sont là qui priment toute autre considération. Les
99 °/ des espèces de la flore tessinoise, en y comprenant les ubiquistes
et quelques méditerranéennes, appartiennent à la flore occidentale. Les
espèces des Alpes orientales représentent moins d’un centième de celte
flore, et encore la plupart d’entr’elles sont elles confinees dans les pré-
alpes méridionales. Le Tessin fait donc évidemment partie du domaine
occidental qui, en outre, s'étend bien au delà du côté de l'Est.
Ce point de géobolanique a son importance ; il demanderait à être
traité plus longuement et gagnerail à être étudié sur d’autres bases. En
effet, si malgré la difference des expositions. on peut comparer la flore du
Tessin septentrional avec celle du haut Valais, il n’en est plus de même
pour celle des parties centrales et occidentales de ce canton; celles-ci ne
doivent pas être détachées des districts austro-alpins qui les avoisinent. A
cet égard il serait très instructif de voir les rapports de cette flore avec
celle des Alpes lépontines occidentales quand sera achevée l’étude dont le
Dr Chiovenda a commencé la publication.
Quant aux préalpes méridionales, c’est avec celles de la province de
Bergame qu'il faut les comparer; on voit alors que si elles offrent quelques
raretés pour notre flore helvétique, elles sont loin d’avoir la richesse de
leur voisine de l'Est. Comme conclusion, il semble logique à M. Chenevard
de reconnaitre que:
4. Pour la chaîne principale, la flore occidentale fournit à sa partie tes-
sinoise non seulement le fond de sa végétation, mais encore la presque
totalité des espèces.
2. Pour l'ensemble de ce canton, la flore étant très riche et les espèces
alpines orientales ne s’y trouvant qu’en une proportion infime, l’idée de
placer, soit dans le Val Antigorio, soit dans le canton du Tessin lui-même,
une limite entre les deux flores, ne se justifie plus.
A la suite de cette communication, M. le professeur Chodat, se basant
se le contraste frappant des végétations que tout le monde peut observer
en passant du Tessin au Valais, estime que, dans le cas présent, il ne faut
pas accorder une importance exagérée au côlé statistique de la question:
le côté faciès serait d'autant plus important que la statistique elle-même
lui fournit un appoint en accusant pour le Tessin un certain nombre de
plantes appartenant à l'élément des Alpes orientales et qui manquent au
Valais. — M. Chenevard, selon son propre travail, est d'accord avec
M. Chodat pour ce qui concerne le contraste des végétations respectives du
Tessin et du Valais; toutefois le pourcentage des espèces de l’élément
34 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sER.). 1908 (367)
oriental lui parait beaucoup trop faible, comparé à celui de l'élément occi-
dental, pour établir une délimitation méridienne entre le Tessin et le Valais:
c’est dans le sens d’une délimitation parallèle qu'il faut expliquer ce con-
laste ; l’exempie de la flore des deux versants du Simplon est typique à
cel égard.
ERICA VAGANSL DANS LE BASSIN D’ANNECY (Ht SAVOIE). —
Au nom de notre collègue correspondant M. le D" Marc Le Roux, le
Secrétaire présente une forte souche défleurie d’'Ærica vagans que l’émi-
nent Conservateur du Musée d'Annecy, en compagnie de M. Ernest Guinier
père, a récollée le 48 novembre écoulé aux environs d’Entrevernes, sur
Duingt.
L’Erica vagans est une espèce du littoral méditerranéen occidental et de
celui de l’Atantiique qu’elle remonte jusqu'aux environs de Paris et en
Angleterre; dans le bassin du Rhône, sa slation la plus septentrionale de
la rive gauche connue jusqu'à ce jour était celle du bois de Chambaran
dans le département de l'Isère; avec la nouvelle station d’Entrevernes,
l'aire de celte plante s’avance d’une centaine de kilomètres plus au Nord-
Est el constitue une nouvelle unité pour la flore des Bauges et de la Hte-
Savoie, dont elle est évidemment l’une des espèces les plus remarquables
sous le rapport phytogéographique.
Il se pourrait que cette importante trouvaille, due à la sagacité de
M. Graber, inspecteur des forêts de l'arrondissement de Chambéry, eût
sa répercussion sur la question contestée de l'existence d’Erica vagans
dans la région de Genève aux bois de Jussy (Suisse). Reuter, en signalant
cetle espèce dans son Catalogue (ed. IT: 41), lui attribuait sans preuve à
l'appui une origine artificielle qui n’a guère été admise par le Dr Christ;
et les raisons que le perspicace auteur de «la Flore de la Suisse et ses
origines » (cf. 1. c., p. 84) invoque en faveur d’une origine naturelle se
trouvent singulièrement renforcées par la belle découverte de M. Graber !
Ajoutons que cette trouvaille date de juin 4907 et que la station d’En-
trevernes appartient à la région du châtaigner où, selon les constatations
de M. Le Roux, Erica vagans est l'espèce dominante d’une Callunaie où
elle forme une tache d’environ 100 mètres de diamètre.
En remettant à une séance ultérieure l’analyse du recent et beau travail
« Recherches biologiques sur le lac d’Annecy » offert par son auteur M. Le
Roux, la séance est levée à 10 h. ‘4. — Seize assistants: MM Romieux,
Viret, Boubier, Hausser, Beauverd, Augustin de Candolle, Casimir de Can-
dolle, Chenevard, Chodat, Guinet, Lendner, Martin, Gabriel Naville, Miles
Sergueeff et X, M. Stuart Thompson.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
Te
Sous presse :
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Plantes de eu
PAR
Ernest DURAND et Gustave BARRATTE
AVEC LA COLLABORATION DE
Paul ASCHERSON et William BARBEY
Illustre de 20 planches in-4°
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JET
BULLETIN
DE
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SOUS LA DIRECTION DE
z
z
é pour numéros égarés.
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Gollaborateur est responsable de ses lravaux.
SECONDE SERIE
Tome VIIE. 4908.
N° 2.
Bon à tirer donné le 31 janvier 1908.
aa —
Prix de Abonnement
20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 95 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
DO De
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3, rue Corneille. | 11, Carlstrasse, Ù
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28, Essex Street.
1908
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l’administration du Bulletin décline toute responsabilit
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
Bt PÉRIIN DET. HERBIER
VIT.
VIT.
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 2. — FÉVRIER 1908.
R. Chodat. — ÉTUDE CRITIQUE DES GENRES SCO-
PARIA L. et HASSLERELLA Chod. (avec gravures dans
ÉMEN ED) NL nee
Jules Cardot. — NOTES BRYOLOGIQUES (avec
une oravure.dansde lexte): 20 2... Lee je
Arthur Maillefer. — SUR LA BIOLOGIE FLORALE
DU GENRE INCARVILLEA (avec gravures dans le texte)
Gustave 0. A. Malme. — Contributions à l’étude
des especes paraguayennes du GENRE OXYPETALUM
RB 1 Section L'VELDIOPSIS FE Se a RS
Marcel Petitmengin. — SUR UNE PRIMEVERE
MONOCARPIQUE (avec une gravure dans le texte)......
J. Bornmüller. — BEITRÆGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Planche 2) (Fort-
DEVIENDRA easy:
Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (Suite).
Gustave Beauverd. — SOCIETE BOTANIQUE DE
GENÈVE. Compte rendu de la séance du 13 janvier 1908:
Affaires administratives. — M. Beauvern, Quelques Hierasia'
des Alpes occidentales et du Jura; M. Sruarr H. Thompson.
Un cas d’albinisme chez Serapias cordigera L..,............
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
Prancue ].
PLancue II. — Acantholimon Demawendicum Bornmüller. spec. now.
Gröbe).
OBSERVATIONS
BOIS SIER
Pages
90
125
(nat.
Les auteurs des travaux insérés dans le ‚Bulletin de U Herbier Boissier
Les abonnés sontinvilés a présenter leurs réclamations dans les quinze jours
ont droil gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
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qui suivent lu publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2me SERIE. — TOME Vill. — 1908.
N° 2.
ÉTUDE CRITIQUE
Genres SCOPARIA L. et HASSLERELLA Chod.
(Avec gravures dans le Lexte).
Var. millefoliata (Fritsch) nob. (Fig. 27-31).
S. millefoliata Fritsch 1. c. pg. 14: S. flava var. pinnatifida Chod PI.
Hassler.
Variété facile à distinguer : elle a ses feuilles verticillées-pinnatiséquées à
segments ordinairement 3 ou 4, opposés ou
alternes, sélacés, réguliers, les latéraux ordinai-
rement ‘/s plus courts que le terminal. Les
sépales sont oblongs, longuement acuminées; de
toutes les variétés c’est celle qui a les sépales
proportionnellement le plus allongés; les pétales
ont aussi un bec terminal plus ou moins pro-
nonce. Hassler, n® 6179, 3544, 9224; Fiebrig,
n° 400. C’est une espèce exclusivement para-
guayenne.
V Scoparia brasiliensis Chodat nov.
spec. (Fig. 32). -
Perennis, caules basi decumbentes et in nodis Fig. 27. — 5. MONTEVI-
radicantes, ad 30-40 cm. alti, cylindrici fistulosi; DENSIS Spr. var. mille-
_ internodia foliis multo longiora ad 1,5-2 mm. yore (a) nu
> crassi 2-4 cm. longi glaberrimi; folia inferiora
” basin versus longe attenuata limbo sæpius trifurcato lobis integris vel
, = obsolete dentatis ad 12 mm. longa, lobo mediano majore cc. 5 mm.
…; oblongo-lineari, lineari, lateralibus subpatulis dimidio brevioribus; pedi-
_ celli foliis breviores vel vix iis æquilongi erecto-patentes sub lente
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 2, 31 janvier 1908. 7
86 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (18)
glandulosi sparse et breviter hirsuli oculo nudo glabri, filiformes; flores
ad 3,5 mm. lati, sepalis 5 late ovatis breviler aculis vel elliplicis 1,5 mm.
latis nervis tribus vix ramosis dorso sparse glanduligeris ceterum glaber-
rimis: lobi corollæ flavæ obtusi basi barbati; antherarum lobi alte con-
E ER Æ ie k
u SE /
(Ci
aN
|
|
|
Fig. 28. Fig. 29. Fig. 30.
SCOPARIA MONTEVIDENSIS Spr. var. millefoliata (Fritsch) nob. (6479 H.; 922 H.; 6179 H.),
pistil, styles, sepales.
nati basi ultra !/s liberi filamento brevi; antheræ infra medium affixæ;
ovarium ovatum stylo vix longius; stylus cylindricus retusus; capsula
ovato-globosa sepalis fere duplo longior, stylo brevi coronala. S. montevi-
densis (Spr.) R. E. Fries).
Species affinis S. fla-
væ a quo differt stylo
brevi, sepalis lalis, an-
theris.
C’est l’une des espè-
ces les plus robustes du
genre. Ses sépales sont
glabres, elliptiques et
courtementaigus,un peu
acumines; le style est
remarquablement court:
dans une fleur jeune,
il est plus court que
l'ovaire; plus tard il est
beaucoup plus court que
la capsule. Par ses feuil-
les pinnatiséquées et
ses anthères. elle se rat-
Fig. 31. — SCOPARIA MONTEVIDENSIS Spr. var. LaChe au S. flava, plante
millefoliata nob. pétales et partie terminale de plus grêle à style beau-
pétales. coup plus long, plus
(19) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 87
7
dilaté au sommet et à sépales ordinairement oblongs-acuminés. Par ses
tiges radicantes à la base, elle différe à premiere vue de toutes les autres
espèces.
Fig. 32. — SCOPARIA BRASILIENSIS Chod. a, Sepales; b, etamine; c, pistil,
Hasslerella nov. genus (Fig. 33-34, 36).
Calyx basi breviter tubulosus sepalis lanceolatis, longe acuminatis pal-
lide marginatis plicalis glabris corolla longioribus; corolla ad medium
Fig. 33. — HASSLERELLA ROJASII Chod. a, calice dont on a enlevé un sépale, ov., ovaire;
b, fleur; c, corolle.
tubulosa lobis elliptieis obtusis basi breviter bar-
balis; stamina ad medium tubi affixa filamentis
brevibus, antherarum loculis e basi ad apicem
connata; ovarium ovatum; stylus obsoletus vel
ovario brevior apice subbilobus stigmatosus; cap-
sula loculicide et septicide dehiscens placenlis e
basi bifidis erectis, semina numerosa angulosa
ferentibus.
Ce nouveau genre diffère d’Aragoa dont il a le
calice à sépales lancéolés-aigus imbriqués, princi-
palement par l'insertion des étamines situées
non pas au niveau de l’anneau des poils, mais
bien au-dessous, sur le tube de la corolle. Il y a
. peut-être comme dans le genre Aragoa deux sor-
tes de fleurs, les unes à tube court presque absent,
les autres à tube bien développé; mais le matériel
Fig. 34. — Corolle, partie
située au-dessus de l'inser-
tion des étamines t.; p.
pétale.
y
»
83 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (20)
a ma disposition ne m'a pas permis de décider cette question. Toutefois
dans le genre andin Aragoa, il n’y a que peu de semences dans la cap-
sule, tandis qu’ici il y en a beaucoup; en outre les semences d’Aragoa
sont munies d’une aile circulaire très développée tandis que celles du
genre Hasslerella sont anguleuses-prismaliques.
|
|
SI
V,
Fig. 35. — ARAGOA e. pétale avec une portion du tube corol-
laire (t) et l'anneau de poils; f, sépale; g, anthère; k,
semences ailéés.
Il ya en outre une faible analogie au point de vue végétatif en ce sens
que les feuilles sont linéaires et même aciculaires; mais dans le genre
Aragoa la plante est sélagoïde. tandis qu'ici les entre-nœuds étant éloi-
gnes, l’habitus est tout autre.
Hasslerella S'éloigne du genre Scoparia pour les mêmes raisons de
structure florale, mais s’en rapproche par l'existence de placenta libres et
bifurqués et les semences anguleuses.
Hasslerella Rojasii Chodat nova spec.
Radix penennis perpendicularis simplex sæpe crassa, lignosa; e caudice
incrassato oriuntur caules numerosissimi, ascendentes e basi ad apicem
foliosi 3-6 cm. longi foliorum decurrentia vestili, virides demum sicci
el brunnescentes; folia opposita basi breviter vaginantes aciculares
0,5-0,7 mm. lata, 7-12 mm. longa acula, minule denticulata erecta vel
leviter curvata inlernodiis longiora, in plantis siccis marginibus revolulis,
glaberrima; flores terminales basi foliis paucis suffulli sessiles vel sub-
sessiles pseudo-axillares; sepala 4 basi breviter connata lobis e basi ovata
(21) R. CHODAT. GENRES SCOPARIA L. ET HASSLERELLA CHOD. 89
in acumen longiusculum crassiusculum desinentibus marginibus supra
revolulis, aculissima albo marginata glaberrima corollam superantia;
corolla campanulata; tubus segmenta longitudine æquans; lobi corollæ
oblusi; annulus pilorum quam lobi 5 plo brevior in fauce insertus continuus;
filamenta ad medium tubi corollæ inserta antheris æquilonga vel vix lon-
EN
\
LS PSE TER,
Fig. 36. — HASSLERELLA ROJASII Chod. a, placentaire couvert de jeunes semences; b, sec-
tion à travers la jeune capsule; c, semences; d, pistil avant la maturité; e, capsule dont on
a enlevé le quart : p, paroi de séparation; s, placenta; v, valve.
giora; antherarum loculi maxima parte confluentes basi vix liberi 1 e.
semiorbiculariter connali; ovarium ovatum; stylus obsoletus breviter
stigmatosus. Capsula elliplica sepalis brevior septicide et loculicide
dehiscens; placenta demum liberum bifidum multiseminatum; semina
numerasa angulosa, plus minus prismatica.
Prope Concepcion inter saxa et in glareosis, Hassler n° 7576.
90
NOTES BRYOLOGIQUES
PAR
Jules CARDOT.
(Avec une gravure dans le Lexte.)
CAMPYLOPODIELLA
Nouveau genre de Mousses de la famille des DICRANACERS.
Campylopodiella Card. gen. nov. — Inflorescentia paroica. Plan-
tulæ minimæ, laxiuscule vel subgregarie cæspilantes. Folia superiora e
basi late ovata, amplexante, laxe reticulata subilo constricta et longe
tenuiterque subulata, cellulis alaribus nullis, costa sat lata, basi bene limi-
tata, totam fere subulam occupanle, e cellulis epidermicis magnis et sub-
stereidis inlernis composita, stereidis deficientibus. Folia perichætialia e
basi late convoluta vaginante longe subulata. Pedicellus cygnicollus vel
arcualo-geniculatus. Capsula symmetrica, elliplica vel oblonga, lepto-
derma, lævis, stomatibus destilula, operculo recte aciculari-rostrato.
Annulus nullus vel indistinctus. Peristomii dentes 16, in 2 crura filifor-
mia, inæqualia, plus minus perfecta divisi, vel subintegri, elamellosi,
distincle longitudinaliter striatuli, cæterum læves. Calyptra cucullata, basi
fimbriata.
GC. tenella Card. sp. nova. — Paroica, pusilla, tenella, laxiuscule vei
subgregarie cæspitosa, pallide lutescenti-viridis. Caulis gracilis, brevis,
erectus, simplex parcissimeve et breviter ramulosus, 2-3 mm. longus.
Folia patenti-flexuosa vel subhomomalla, inferiora minora, e basi oblongo-
lanceolata sensim longe tenuiterque subulata, 2-2,25 mm. longa, 0.2-0,25
lata, superiora majora curvata, e basi late ovata amplexante in subulam
tenuem, filiformen, longissimam, canaliculatam, acutam, lævem, apice
parcissime denticulatam vel integram abrupte constricta, 3,9-4,75 mm.
longa, 0,4-0,55 basi lata, costa in foliis inferioribus ‘/s, in superioribus
(2). J. CARDOT. NOTES BRYOLOGIQUES. 94
dapres J Cardot Im nat)
Fig. 1. — CAMPYLOPODIELLA TENELLA Cardot, nov. gen. et sp.
1925 plantes entieres X 1,75; 3, 4, feuilles inférieures X 17 ; 5, 6, 7, feuilles supérieures X 43.
8, tissu de la base d'une feuille inférieure X 60 ; 9, tissu de la base d'une feuille supe-
rieure X 60 ; 10, pointe de la même X 138 ; 11, section transversale dans le haut de
la partie subengainante d'une feuille superieure X 138 ; 12, partie médiane de la sec-
tion précédente X 270 ; 13, seclion transversale de la subule d’une feuille supérieure
x 270. 14, 15, feuilles perichetiales X 43 ; 16, capsule et pedicelle X 43. 17, oper-
cule X 13. 18, coiffe X:13 ; 19, fragment du peristome-et de la membrane capsulaire,
et groupe de spores X 438.
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (3)
1/5-1/4 basis et 1otam fere subulam occupante, basi bene limitata, in sec-
tione transversali e cellulis magnis, bistratosis, et substereidis in pluribus
fasciculis internis composila, stereidis veris deficientibus, cellulis areola-
tionis laminæ basilaris laxis, pellucidis, lutescentibus vel subhyalinis,
elongate subrectangulis vel subrhomboidalibus, parietibus teneris, angus-
tis, mollibus, cæteris elongatis, anguste linearibus, alaribus nullis. Folia
perichætialia basi longiore, ovato-oblonga, convolula, vaginanle, costa
angustiore, cæterum foliis caulinis superioribus similia. Capsula in pedi-
cello tenui, pallido, flexuoso, cygnicollo vel geniculato-reflexo, lævi,
4-6 mm. longo demissa, symmetrica, pallida, leptoderma, lævis, oblonga
vel elliptica, circa 1 mm. longa, 0,5 lata, stomatibus destituta, operculo
parvo, recte aciculari-rostrato. Annulus nullus vel indistinctus. Peristomii
dentes 16, rubro-aurantiaci. infra orificium oriundi, in 2 crura filiformia,
inæqualia, plus minus perfecta divisi vel subintegri, elamellosi, longitu-
dinaliter striatuli, cæterum læves, apice hyalini. Sporæ lutescentes, læves
vel sublæves, diam. 15-20 y. Antheridia in axillis foliorum superiorum
nuda.
Hab. Sikkim : Darjeeling, in truncis plus minus putrescentibus, 2000-
2100 m. s. m., Brotheræ Leanæ (Sulliv.) G. Müll. sterili intermixtam par-
cissime legit E. Long, sept. 13, 190%. (Typus in herb. Levier et in herb.
Cardot).
Je dois communication de cette intéressante petite Mousse à M. le doc-
teur Em. Levier, de Florence. Par son aspect général, ses feuilles supé-
rieures à base brusquement dilatée et embrassante, et son pédicelle géni-
culé ou courbé en cou de cygne, elle ressemble à un Campylopodium en
miniature; mais elle se sépare nettement de ce genre par la structure
anatomique de sa nervure, par le tissu très lâche de la base des feuilles,
et par la coiffe fimbriée.
Par son organisation générale, la nervure de cette Mousse se rapproche
beaucoup de celle des Brothera; mais elle est moins large et mieux déli-
mitée à la base que dans ce dernier genre, les substéréides sont moins
nombreuses, à lumen plus grand; le pédicelle arqué, les feuilles périché-
tiales à base également dilatée et engainante, l'absence totale de cellules
alaires différenciées, enfin le mode d’inflorescence, sont autant de carac-
teres qui la séparent encore de ce genre.
En se basant sur l’absence des cellules alaires différenciées, on serait
conduit à placer ce nouveau genre dans la tribu des Dicranellées de M. Bro-
therus, à côté du genre Campylopodium; mais si l’on tient compte des
caractères histologiques de la nervure, et de la coiffe fimbriée, on le clas-
sera de préférence dans la tribu des Dicranées, près du genre Brothera.
95
SUR LA BIOLOGIE FLORALE
DU
Genre INCARVILLEA
PAR
Arthur MAILLEFER, Dr es sciences.
Avec gravures dans le texte.
Au printemps de 1907, M. Sündermann', le distingué horticulteur de
Lindau (Bavière), faisait part à M. le professeur Wilczek du fait que les
stigmates de l’Incarvillea Delavayi Franch. étaient irritables el se refer-
maient au contact d’un corps dur. M. Wilezek me chargea de vérifier le
fait. En examinant la fleur de près, je fus frappé d'y trouver un cas
presque merveilleux où toutes les parties de la fleur concourent à favo-
riser la fécondation croisée et à rendre imposssible l’autofécondation.
Trois des quatre espèces connues d’Incarvillea sont cultivées au jardin
botanique de Lausanne; ce sont I. Delavayi Franch., I. Olgæ Reg. et
I. sinensis Lam.
Incarvillea Delavayi fleurit à Lausanne au mois de juin. C’est une
plante herbacée vivace originaire du Yunnan. Lors de son épanouisse-
ment l’axe de la fleur est horizontal. Le calice, vert, à cinq dents pres-
que égales, est long dei ‘/2 à 2 cm. La corolle dont les pétales sont
soudés à la base en un tube légèrement conique d’environ 4 cm. de lon-
gueur, s'étale en un magnifique disque lobé d’environ 6 cm. de diamètre.
L’extérieur du tube et le limbe des pélales sont d’un rouge sans grand
éclat; si l’on regarde la fleur de face, on est frappé de la belle lumière
jaune qui éclaire l’intérieur du tube; c’est sans doute l'éclat de l’intérieur
de la corolle qui incite les insectes à y pénétrer; des lignes rouges sem-
blent leur montrer le passage. Tout au fond de la corolle, une petite
cupule entourant la base de l'ovaire secrète le nectar.
1 M. Sundermann a bien voulu m'autoriser à publier sa découverte; qu'il
recoive ici l'expression de mes remerciements.
0
94 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me siéR.). 1908 (2)
Le style vient, en longeant la paroi supérieure du tube, étaler ses deux
stigmates près de l'ouverture de la corolle; ceux-ci ont la forme de lames
quadrangulaires et sont soudés l’un à l’autre par deux de leurs côtés de
manière à former une espèce de cornet aplati et à laisser deux lames
triangulaires libres. La lame supérieure est dans le prolongement du
style; la lame inférieure fait avec l’autre un angle à peu près droit.
(Fig. 1 B). La surface intérieure des deux lames est recouverte de
papilles.
Si l’on exerce une pression contre une des lames du stigmate, la lame
irritée vient s'appliquer contre l’autre; si c’est le stigmate inférieur (anté-
rieur) qui a subi l'excitation, les deux lames accolées sont appliquées
contre le plafond du tube. Si l’on irrite la lame supérieure, les deux slig-
mates accolés prennent une position pendante et sont perpendiculaires à
l’axe du tube.
Il ne se produit pas de réaction si l’on ne fait que passer légèrement
un corps dur sur les papilles du stigmate, ce qui semble indiquer que les
Fig. 4. — INCARVILLEA DELA VAYI Franch. A. Etamine vue d’en-bas. B. Coupe longitudi-
nale verticale de la corolle. C. Coupe longitudinale horizontale.
papilles ne sont pas des organes de perception comme on aurait pu le
supposer. Pour qu’il y ait réaction, il faut retrousser la lame en arrière
en exerçant une pression assez forte.
Le rabattement des stigmates se fait en 3 ou 4 secondes. Après
un laps de temps qui a varié, dans nos expériences, entre 15 et 25 minu-
(3) A. MAILLEFER. BIOLOGIE FLORALE DU GENRE INCARVILLEA. 95
tes, les stigmates s’&talent de nouveau et ont acquis de nouveau toute
leur irritabilile.
Ainsi le 14 juin, une fleur a été irritée à 10 h. 30 au jardin botanique
puis transportée au laboratoire; à 40 h. 50 les stigmates étaient complé-
tement rouverts. Irrit&e de nouveau à 11 h. 15, 11 h. 35, 12 h. et à 5 h.
de l'après-midi, la réaction eut lieu chaque fois avec la même intensité.
L’éther et le chloroforme suppriment l'irrilabihité; mais il faut laisser
agir un certain lemps la vapeur pour que l’anesthésie se produise; ainsi
une fleur laissée 5 minutes dans la vapeur d’éther (lempérature 20°)
n'avait pas perdu son irrilabilité; après 20 minutes, par contre, l’anes-
thésie élait complete. Ayant mis sur la fenetre une fleur qui venait de
séjourner 20 minutes dans la vapeur d’éther, nous avons constaté
qu’au bout d’une demi-heure environ les stigmates élaient de nouveau
irritables.
L’excitalion d’une des lames ne paraît pas se transmettre jusqu'à
l’autre. II n’y a pas de changement de couleur ou de transparence du
sligmate irrile, au contraire de ce qu’on observe par exemple lors de
l’excilation des étamines de Berberis. Si l’on plonge un stigmale dans
l'alcool absolu, qu'il soit étalé ou fermé il reste tel qu'il était auparavant.
Les filets des quatre étamines sont insérés sur la corolle en-dessous
(en avant) de l'ovaire: ils se recourbent en s'appliquant contre la paroi
du tube, laissant ainsi libre passage aux insectes visiteurs (Fig. 1 Bet);
les anthères sont appliquéees contre le style; le connectif est pourvu d’un
appendice spécial qui entoure le style par derrière, assurant ainsi la rigi-
dité du système des quatre anthères. _
Les anthères ont leurs deux loges fixées de part et d'autre du connectif
Ces loges ont la forme générale d’un cône dont la base serait du côté du
conneclif. Entre la base et le tiers de la longueur de la loge, contre sa
face inférieure, existe un renflement vésiculeux pyriforme creusé d’une
dépression en son centre. Un poil très raide est inséré à l'extrémité dis-
tale du renflement. Ce dernier est prolongé en une carène formée par
les deux lèvres de la fente de l’&tamine (Fig. 1 À).
Si l'on exerce une pression sur le poil en allant du connectif vers
l'extérieur, il agit comme un double levier soulevant d’un côlé la partie
déprimée du renflement pyriforme, comprimant de l’autre la’ fente, ce
qui la fait s'ouvrir et, pressant sur le pollen, en fait venir une pelile
quantité entre les deux lèvres de la fente. Si la pression sur le poil cesse,
celui-ci revient brusquement en arrière; la dépression se reforme, com-
primant l’air dans la loge, cet-air projelte au dehors le pollen qui se
trouve entre les lèvres de la fente.
Voyons maintenant ce qui se passe lorsqu'un insecte pénètre dans la
fleur. En entrant il frottera son dos contre la lame inférieure du stigmate
qui se rabattra contre la lame supérieure appliquée elle-même contre le
plafond du tube. En pénétrant plus avant dans la corolle, l’insecte agira
sur les poils-leviers des loges inférieures de chaque &lamine et sera sau-
poudré de pollen; enfin il atleidra son but à lui, insecte, c’est-à-dire le
nectar; en ressorlant, il agira sur les poils des loges supérieures et rece-
96 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (4)
vra une nouvelle projection de pollen; puis l’insecte ressortira de la fleur
sans toucher le stigmate, celui-ci élant fermé et rabaltu contre le plafond.
En entrant dans une autre fleur il déposera son pollen sur le stigmate,
recevra de nouveau pollen et ainsi de suite. il est done matériellement
impossible à l’insecte de déposer du pollen d’une fleur sur le stigmate
de la même fleur. L’autofécondation est donc absolument exclue.
Incarvillea sinensis, dont nous n’avons pu examiner que du matériel
en alcool, ne semble pas différer beaucoup d’I. Delavayi. La corolle en
forme de tube conique ne s’élale pas en un disque. Les élamines sont
aussi maintenues en place par un appendice du connectif, cependant
pour autant qu’on peut le voir sur du matériel conservé, la liaison ne
semble pas aussi rigide que dans 1’]. Delavayi; les deux élamines supé-
rieures en particulier s’écartent quelquefois un peu du style. Les élamines
présentent très nettement marqués le soufflet, le poil-levier et la fente
en carene (Fig. 2 A). (Noir également la figure 2 B. qui représente une
élamine vue du côté du style). Les loges sont recouvertes d’un revête-
Fig. 2. A et B. — INCARVILLEA SINENSIS. A Etamine vue de dessous. B Etamine vue du
côté du style. — C et D. — INC, OLGÆ. C Coupe dans la corolle vue d’en-bas. D Etamine.
ment peu dense de poils laineux.ne paraissant jouer aucun rôle contrai-
rement à ce qui se passe chez Amphicome angusta où le pollen est retenu
dans les poils ce qui évite en partie une trop grande prodigalité dans sa
dissémination.
Incarvillea Olgæ a une corolle tubuleuse conique. Le stigmate est
bilobé; les deux lobes sont arrondis et présentent une irritabilité beau-
coup plus faible que celle d’J. Delavayi,; la fermeture du stigmate a lieu
plus rapidement le matin que l'après-midi tandis que chez I. Delavayi
l'irritabilité se conserve tout le jour à peu près sans changement dans
son intensité.
(5) A. MAILLEFER. BIOLOGIE FLORALE DU GENRE INCARVILLEA. 97
Les étamines ne sont plus fixées contre le style; les anthères sont
libres (Fig. 2, C.). Les loges présentent la même conformation générale
que chez les autres Incarvillea; on y reconnait de nouveau le soufflet, le
poil-levier et la fente en carène; mais ce mécanisme serait inutile pour
la plante si l’élamine fonctionnait exactement comme I. Delavayi; en,
effet, l’anthère n'étant plus liée au style fuirait devant la pression assez
forte nécessaire au fonctionnement du poil-levier, la fente ne s’ouvrirait
pas, le polllen ne pourrait donc sortir. Chez I. Olgæ la fente s'ouvre
d'elle-même à sa maturité et reste entre-baillée; un insecte passant sous
l’etamine secouera celle-ci et un peu de pollen lui tombera sur le dos;
par ce simple fait que l’étamine s’entrouvre, tout le mécanisme compli-
que de soufflet et de poil-levier devient inutile. Il n’en persiste pas moins.
Le genre Incarvillea présente donc un de ces cas qui montre la trans-
mission par hérédilé d’un organe ou d'un appareil qui ne joue plus
aucun rôle.
Dans tout ce qui précède, j'ai parlé de l’insecte qui assure la féconda-
tion; quel est cet insecte ? J'ai passé beaucoup de temps au jardin à obser-
ver les allées et venues des insectes, je n’en ai jamais vu un seul pénétrer
dans l’Incarovillea Delavayı; une touffe de Ruta graveolens placée auprès
était par contre enveloppée d’un véritable essaim d’abeilles, de bourdons
et de mouches. Ces insectes préféraient certainement Ruta, où le nectar
est très accessible et où l'abondance des fleurs est énorme, à Incarvillea
où il faut un effort pour atteindre au neclar. Cependant M. Wilezek m'a
affirmé que la plante donnait des graines chaque année. Il est donc pro-
bable que quelquefois un insecte se risque dans la fleur.
Dans la fleur d’Incarvillea Olgæ, nous avons observé quelquefois la
presence de fourmis; ce sont probablement ces dernières qui assurent la
fécondation de 1’/. Olgæ, du moins à Lausanne. Ces insectes se prome-
nent dans l’intérieur du tube, se chargent du pollen qui a pu tomber
des étamines, et le transportent sur le stigmate. L’autofécondation est
donc possible chez I. Olgæ; c’est même probablement le cas ordinaire à
Lausanne, vu que les insectes ailés dédaignent les Incarvillea.
La même conformation de l’étamine se retrouve chez Amphicome
argula; mais faute d’assez de matériel frais il m’a été impossible
d'étudier la manière dont se fait la fécondation.
À À 22e ————
98
ECEONTRIBUFTONS
A
L'ÉTUDE DES ESPÈCES PARAGUAYENNES
DU
Genre OXYPETALUMR 5,
I
SECTION TWEEDIOPSIS
PAR
M. Gustave ©. A. MALME.
Dès 1901, en revisant une collection d’Asclépiadacées du Paraguay
récoltée par le Dr E. Hassler, j'avais eu l’occasion de remarquer
(« Asclepiadaceæ paraguayenses, » p. 9) que le Paraguay est très riche en
espèces dressées du genre ÖO.xrypetalum. Mon ami très estimé, le
D: Hassler, a répondu à l'invitation que je faisais aux botanisles herbo-
risant dans ce pays, de consacrer à ces plantes leur attention spéciale, et
il a obtenu un résultat inespéré. Dans les importantes collections d’Ascle-
piadacées très bien conservées qu’il vient de m'envoyer, se trouvent une
quantité d’especes qui sont, soil tout à fail inédites, soit décrites tout
récemment (de Rio Grande do Sul); il faut signaler, comme particulière-
ment intéressante une série d’especes à feuilles étroites, glabres ou pres-
que glabres, appartenant au groupe de l'Oxypetulum lineare Decaisne.
De fait, Decaisne ne connaissait (en 1844) qu’une espèce appartenant
à ce groupe (et c'était celle susmentionnée), car 0. Brunonis (Hook. et
Arn.), O0. Hookeri et O. saxatile, qui selon lui s’en rapprochent, doivent
être écartées du genre Oxypetalum. [Comp. Malme, Ueber die Asclepia-
daceen-Gattung Tweedia (190%)]. — Dans le Flora Brasiliensis, Four-
nier a décrit (en 1885) deux espèces voisines de 0. lineare : OÖ. Hila-
rianum Fournier et O. æqualiflorum Fournier. J'ai rencontré la pre-
mière lors de mon premier voyage dans l'Amérique du Sud, et comme la
description de Fournier est très succincte, j'en ai donné une plus complète
dans la revision des Asclepiadacées de l’Herbier Regnell.
Dans la collection Hassler revisée en 1901 se trouvaient deux nouvelles
(2) GUST. ©. A. MALME. GENRE OXYPETALUM R. BR. 99
espèces : O. ophinroideum Malme et O0. Chodatianum Malme. Enfin,
j'ai décrit en 1905 une plante récollée au Parana par le Dr P. Dusen,
plante que je considérais alors comme une forme de O. lineare, mais qui
en loul cas doit être avec plus de raison distinguée comme espèce indé-
pendanle (0. paranense Malme). Jusqu'à présent on connaissait par con-
séquent six espèces apparentées à 0. lineare.
La collection Hassler que je viens de recevoir ne contient pas moins de
cinq nouvelles espèces, de sorte que le nombre en est porté tout d’un
COUP à onze. N
En outre, les rapports d’affinité probablement très prononcés des Oxype-
tala à feuilles étroites, presque glabres, m'avaient échappé en 1901. Les
différences dans la forme des translateurs et des appendices de la cou-
ronne m’avaient conduit à placer 0. ophiuroideum passablement loin de
O. Chodatianum. Lorsque je soumis la chose à un nouvel examen en
1905. jen vins à un tout autre résultat : » O. lineare Decaisne, O. Cho-
datianum Malme. 0. æqualiflorum Fournier, 0. Hilarianum Fournier
et O. ophuu'oideum Malme, habitu Tweediam in memoriam revocantia,
sine dubio affinia sunt. elsi quoad retinaculum caudiculasque differentiæ
conspicuæ adsunt. Seclionem propriam sistere videntur, cui tamen nomen
dare in posterum differo » (Asclepiadaceæ paranenses, p. 12).
Actuellement, grâce à une connaissance plus étendue de ces plantes,
due à la découverte d’une série de nouvelles espèces. je ne me fais aucun
serupule de classer et de nommer définitivement cette section nouvelle,
bien caractérisée par la forme des feuilles et par l’indument rare ou
même presque absent. Il est vrai qu’aussi bien dans la section Pachy-
glossa que dans la section Schizostemma, il existe des espèces qui sont
presque glabres; mais elles diffèrent par une autre forme des feuilles, et
en ce qui concerne la couronne el les translateurs, elles n’occupent nul-
lement une position intermédiaire.
La section dont il s’agit ici se trouve en effet, par son port particulier
el par son indument, si isolée dans le genre et sans formes intermé-
diaires de transition, qu'après plus ample examen elle doit être proba-
blement élevée au rang de sous-genre. Provisoirement, je ne veux pour-
tant pas aller si loin. Le nombre des espèces décriles et dont il faut tenir
comple ici s’est considérablement accru en peu de temps, et leur centre
d'extension se trouvant dans une partie de l'Amérique du Sud très peu
visitée par des voyageurs botanistes, il serait possible qu’il y eût encore
beaucoup à découvrir, et que par la suite, les faits viennent s'opposer à
une Séparation aussi prononcée.
Sous le rapport des organes floraux et, en particulier des appendices de
la couronne, des translateurs et du stigmate, de même que sous le rapport
de l'insertion des pédoncules floraux. les espèces décrites sont très diffé-
rentes. Un groupement naturel de ces espèces est très difficile, et l’apercu
donné plus bas doit être considéré comme artificiel. Il y a en quelque
sorte peu de certain à dire sur les relations d’affinit6 de ces espèces
entre elles. Quand j'indique plus loin qu'une espèce est parente
d’une autre, je veux seulement dire par là qu’elles se ressemblent beau-
coup au point de vue morphologique, car au fond nous ne savons rien de
leur origine commune. Il est en tout cas probable que, par exemple,
O. Chodatianum et O. æqualiflorum se sont détachées de l’origine com-
-mune plus lard que que O. ceratostemma, ou que 0. acerosum et O. ophiu-
roideum aient plus d’affinité entre elles qu'avec O. suboppositum. Mais à
100 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (3)
ce sujet nous ne pouvons que faire des suppositions plus ou moins
fondées.
Ce qui est très remarquable chez quelques espèces — 0. suboppositum,
0. acerosum et O. ophiuroideum — c’est la présence normale de pédon-
cules d’inflorescences opposés (extraaxillaires). Parmi le genre Oxype-
talum, je ne connais qu’un seul autre cas de même nature [O. parviflorum
Decaisne; comp. Malme, Om förgreningsförhallandena och inflorescen-
sens slallning hos de brasilianska asclepiadacéerna (1900), p. 711. fig. 5];
et en général celle particularité parail être rare dans toute la famille. Aux
exemples connus de moi en 1900, je puis maintenant en ajouter un autre
très convaincant, celui de Barjonia laxa Malme [Adnotaliones de non-
nullis asclepiadaceis austroamericanis (1905), p. 8 et tab. I]. Cette position
des pedencules contredit de la manière la plus certaine l’opinion
énoncée par Hochstetter, Wydler et Eichler sur la ramificalion de
la tige de la plupart des Asclepiadacées. Dans le même ouvrage, j'ai
aussi tenté en 1960 une nouvelle interprétation dela position extraaxillaire
des pédoncules.
Je n’entrerai pas ici dans le detail; l'été dernier j'ai voué mon attention
à la même particularité se présentant exceptionnellement (point de vue
tératologique) dans Vincetoxicum vulgare, et j'espère pouvoir bientôt
publier dans le « Svensk bolanisk Tidskrift » les nouvelles preuves trou-
vées à l'appui de mon interprétation.
L'extension géographique de la section traitée ici est restreinte, en
comparaison de celle du genre dans son ensemble. La plupart des espèces
— 0. glabrescens, O. filamentosum, O. ceratostemma, O. Hilarianum,
O. Chodatianum, O. suboppositum, O. acerosum et O. ophiuroideum habi-
tent le Paraguay; l’une d’elles, O0. Hilarianum, se trouve en outre dans
le Missiones ou Rio Grande do Sul; O. lineare et O. paranense croissent
dans les parties voisines du Brésil. Une seule de ces espèces a élé récoltée
très loin du Paraguay, et c’est le O. æqualiflorum découvert par War-
ming dans le voisinage de Lagoa Santa (Minas Geraes).
Toutes semblent être des habitants des Campos, d’après les indications
des collecteurs. Mais les régions nommées Campos peuvent beaucoup
varier; l'expression «Campo» ne donne donc aucune information précise
sur la composition physique et chimique du sol et sur ses conditions
d’arrosement. La seule espèce de cette catégorie que j'aie observée dans sa
station naturelle est O. Hilarianum, et elle croissait sur un Campo plat.
glaiseux et sablonneux, couvert de plantes touffues, très différent des
Campos du Brésil Central, pourvus de collines à plantes clairsemées, où
se trouvent d'ordinaire O. capitatum Mart. et Zucc., 0. Martü Four-
nier et d’autres espèces de la section Schizostemma.
Je n’ai eu aucun moyen de reconnaitre comment les autres espèces du
Paraguay se comportent, ou si peut-être les espèces à feuilles dressées
choisissent d’autres stations que celles à feuilles étalées ou même pen-
dantes. Je laisse donc à M. le Dr Hassler, qui a consacré plusieurs
années à l’étude de la flore du Paraguay et qui a découvert plus de la
moitié des espèces connues jusqu’à ce jour, le soin de résoudre cette
question.
Il faut encore remarquer que plusieurs des espèces appartenant à la
section traitée ont non-seulement une extension restreinte, mais encore
sont très maigrement représentées autant qu’on peut le savoir. Il en est
de même de beaucoup d’autres Asclepiadacées croissant dans les Campos.
(4) GUST, 0. A. MALME. GENRE OXYPETALUM R, BR. 104
Par exemple, malgré des recherches assidues, je n’ai rencontré que des
individus très peu nombreux, isolés et épars, de Pseudibalia surgens
Malme, qui se présente dans les environs de Cuyabä et de Santa
Anna da Chapada (Matto Grosso); et je n’ai pu trouver que trois exem-
plaires en fleurs de Melinia atropurpurea Malme, qui est indigène de
Rio Grande do Sul (près de Porto Alegre et de la petite ville de Cachoeira).
Cela résulte probablement de ce que ces plantes ne peuvent se multiplier
et se répandre par principe végélatif. Par contre elles peuvent se main-
tenir longlemps dans un même endroit, car les racines et le rhizome
court, presque vertical (« radix multiceps ») peuvent vivre pendant plu-
sieurs années.
Twreediopsis Malme sect. (v. subgen.) n.
Sect. Schizostemma Decaisne in DC. Prodr. VIII (1844), p. 506 (p. p. min.).
Sect. Lyrodus Fournier in Flor. brasil. fasc. 95 (1885), p. 265 (p. p. min.).
Herbæ (v. suffrutices) erectæ, foliis angustis, linearibus, lanceolato-
linearibus v. raro lanceolatis (æque ac caule) glabris v. pilis brevibus,
plus minusve adpressis, raris ornatis, floribus parvis, caudiculis retinaculi
subhorizontalibus, semper dente munilis.
Sectio habitu, caule gracili, foliis angustis, indumento parco v. fere deficiente
facile dignota; quoad squamas coronæ, retinaculum, pollinia rostrumgne styli
valde varians.
Quam speciem (O. lineare Decaisne) cognitam habuit oculatissimus Decaisne,
Tweediis, quas habitu in memoriam satis revocat, affinem esse censuit. Unde
sectionis nomen.
Conspeetus specierum paraguayensium,
1. Inflorescentiæ alternæ. Foliorum margines saltem sæpissime cartilagineo-
incrassati revolutique.
A. Infiorescentiæ foliis longiores v. cum iis æquilongæ. (Lobi corollæ paten-
tissimi v. plus minusve reflexi. Rostrum styli longe exsertum).
a. Folia latiuscula, vulgo 5-10 mm. lata (marginibus haud revolutis).
Rostrum styli subeylindraceum, circiter 5 mm. allum, in parte
quarta v. tertia summa bifidum, lobis plus minusve foreipitifor-
mibus. Ketinaculumspollmis longiuse 2.2... 220...
0. glabrescens Malme sp. n.
b. Folia angustissima, eirciter 2 mm. lata (marginibus revolutis). Ros-
trum styli leviter clavatum, circiter 1.5 mm. longum, apice fila duo
tenuissima emittens. Retinaculum polliniis multo brevius..... ae
0. filamentosum Malme sp. n.
B. Inflorescentiæ foliis multo breviores (v. spurie terminales).
a. Rostrum styli longe exsertum. Lobi squamarum coronæ ad instar
cornuum arietis recurvati. (Folia patentissima v. reflexa. Lobi corollæ
patentissimi v. reflexi. Retinaculum cum polliniis subæquilongam).
0. ceratostemma Malme sp. n.
b. Rostrum styli inter squamas coronæ occultum v. vix -exsertüm.
Lobi squamarum coronæ erecti.
x. Folia erecla, cauli plus minusve adpressa. Retinaculum polli-
niis multo longius. (Lobi corollæ patentissimi v. reflexi)....
0. Hilarianum Fournier.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1908. 8
102 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne sér.). 1908 (5)
® Folia patentia v. plus minusve reflexa. Retinaculum cum
polliniis subequilongum. (Lohi corollæ patentes).
* Lobi corollæ tubo duplo longiores. Squamæ coronæ
fere usque ad medium bifidæ, corolla duplo breviores..
0. Ghodatianum Malme.
[** Lobi corollæ tubo paullulo tantum longiores. Squamæ
coronæ apice tantum bifidæ, corollam fere subæquantes.
0. æqualifiorum Fournier.
Species extraparaguayensis. ]
IT. Inflorescentiæ oppositæ, h. e. in unoquoque nodo binæ, basi alterius folii
approximate. Foliorum margines neque revoluti neque cartilagineo-inerassati.
(Folia erecta v. suberecta. Lobi corollæ patentissimi v. sæpe plus minusve
reflexi. Rostrum styli longe exsertum).
A. Rostrum styli circiter 2 mm. longum, apice rotundato-truncalum, sæpe
leviter clavatum. Retinaculum polliniis multo brevius. (Inflorescentiæ
foliis multo breviores. Lobi corollæ 6-7 mm. longi. Squamæ coronæ cir-
Ce Aemn longe) nu 0. suboppositum Malme sp. n.
B. Rostrum styli 4-6 mm. longum, plus minusve alte bifidum. Relinaculum
polliniis longius v. cum iis subæquilongum.
a. Inflorescentiæ foliis longiores; pedicelli pedunculis multoties bre-
viores. Lobi corollæ 5-6 mm. longi. Squamæ coronæ longe exsertæ,
3.9,9.1nm. IODSE Etes . 0. acerosum Malme sp. n.
b. Inflorescentiæ foliis multo breviores; pedicelli pedunculo ad sum-
mum duplo breviores. Lobi corollæ 10-12 mm. longi. Squamæ coro-
næ minus longe exsertæ, 2-2,25 mm. long&................2.....
0. ophiuroideum Malme.
Obs. — 0. lineare Decaisne [DC. Prodr. VIII (1844), p. 507] secundum auc-
torem gaudet «pedunculis folium medium vix aquantibus»..... « corolle laciniis
linearibus, longis, patenti-reflexis.....» «coronæ stam. foliol. alte bifidis, laciniis
lineari-filiformibus, obtusis »..... «stigmale cylindraceo..... obscure bilobato ».
Specimen Lundianum, quod vidi (Herb. Mus. bot. Haun.), floribus destitutum
est; folia sunt patentissima v. reflexa, marginibus revolutis (fere ut in ©. Cho-
datiano). — Sec. Fournier [in Flor. brasil. fasc. 95 (1885), p. 282] petala sunt
« longissima, lorıformia», « acumen stylare superne clavatum, coronam æquans».
— Etiam specimina Riedeliaua, quæ vidi, quoad caulem foliaque cum Lundiano
congruentia, incompleta sunt, floribus insectis plus minusve destructis; retina-
culum est oblongum v. oblongo-lineare, circiter 0,3 mm. longum, 0,09 mm.
latum; pollinia oblonga, leviter curvata, 0,45-0,5 mm. longa, 0,1-0,12 mm.
crassa; dentes caudicularum breves, obtusi [Cfr. Malme, Asclep. Regn. Herb.
(4900), p. 57]. — Sine dubio O. Chodatiano Malme affine, at distinetum.
Specimina paranensia Duseniana, quæ in Asclep. paran, (1995), p. 11, de-
scripsi (0. lineare Decaisne forma), foliis recedunt erectis, lobis corollæ patentibus
(haud reflexis s. loriformibus), polliniis multo brevioribus et pro rata crassio-
ribus (circiter 0,35 mm. longis, 0,15 mm. crassis) etc. Novam sistere videntur
speciem : O. paranense Malme.
0. Brunonis (Hook. et Arn.) Decaisne [DC. Prodr. VIII (484%), p. 587]
Tweedie est species. [Cfr. Malme, Ueber die Asclepiadaceen-Gattung Tweedia
Hooker et Arnott (1904)].
O. glabrescens Malme sp. n. — Typus in herb. Hassler.
Herba perennis circiter 40 cm. alla; caulis erectus, subsimplex, cireiter
2 mm. crassus, inferne glaber, superne præcipue ad nodos parce pube-
rulus, internodiis vulgo 4-6 cm. longis. Folia palula, brevipeliolata,
petiolo 2-3 mm., rarius usque 4 mm. longo, lanceolata, lanceolato-linearia
v. linearia, 4-6 cm. longa, infima usque 10 mm., intermedia cireiter
6 mm., summa sæpe tantum 4 mm. lata, basi rotundata v. obtusa, apice
(6) GUST. 0. A. MALMK. GENRE OXYPETALUM R. BR. 103
acuminala v. obtusissima et apiculata, supra læte viridia, glabra, subtus
paullulo pallidiora el præcipue in nervo primario el marginibus pilis raris,
oculo nudo haud visibilibus ornala, nervo primario subtus nonnihil
emerso, marginibus paullulum cartilagineis,haud revolutis. Inflorescentiæ
ad folia bene evolula, rarius plus minusve reducta extraaxillares, altern,
salis paucifloræ (floribus sæpe 5-8), umbelliformes; pedunculus patens,
4-5 cm. longus, puberulus; pedicelli 4-8 mm. longi, subincani. Calycis
laciniæ elbasi vix À mm. lata sensim angustatæ, 3-3,5 mm. longæ, acutæ,
subtus (dorso) pilis mediocribus, plus minusve adpressis pubescentes,
supra glabræ; glandulæ calycinæ ovoideo-oblongæ, vulgo ternæ. Corollæ
tubus late campanulalus, vix 3 mm. longus, extus puberulus, intus
glaber; limbi lobi patentissimi v. demum reflexi, spiraliter torli, e basi
eircter 2 mm. lala primum sensim angustati, dein lineares, circiter
7 mm. longi, subtus (dorso) puberuli, supra glabri, obtusissimi, dilute
luteo-viriduli, Coronæ squam& albæ v. ochroleucæ, glabræ, imo tubo
corolle insert, crassiusculæ, late lanceolatæ, circiter 1,5 mm. lat,
3-3,9 mm. longæ, in parle lerlia summa (v. fere usque ad medium) bifidæ,
sinu anguslo, lobis e basi latiuscula sensim angustatis, obtusis, erectis.
Gynostegium subsessile, circiter 1,5 mm. altum ; antheræ satis indistincte
carlilagineo-marginals, appendicibus apicalibus late ovalo-triangularibus,
cireiter 0,9 mm. longis, 0,7 mm. latis, obtusis. Retinaculum crassiuseulum,
ab externa parte visum lanceolato-lineare, 0,5-0,55 mm. longum, vix
0,1 mm. latum, apice rotundatum, basin versus paullulum angustatum,
basi leviler emarginatum. Caudiculæ subhorizontales, circiter 0,2 mm.
long&, dente munitæ circiter 0,25 mm. longo, longe libero, apice obtuso
et recurvato. Pollinia subrecta, oblonga, 0,4-0,45 mm. longa, 0,1-0,12 mm.
crassa, utroque apice rotundata. Styli rostrum, luteo-viridulum et leviter
violascens, subcylindricum, usque 1 mm. crassum, circiter 5 mm. altum,
in parle quarla v. tertia summa bifidum, lobis acutis et nonnihil forcipi-
tiformibus.
Paraguay : in regione fluminis Yhü pr. Caaguazü, in. arenosis (Nov.
1905. Hassler, Pl. parag. N° 9592).
Species in sectione perinsignis, null arctius affinis ; foliis pro rata latis, inflo-
rescentiis alternis, peduneulis longis nec non fabrica gynostegii facile dignota.
O. filamentosum Malme sp. n. — Typus in herb. Hassler.
Herba perennis 50-80 cm. alta; caulis erectus, subsimplex circiter
4,5 mm. erassus, pilis brevibus plus minusve adpressis parce puberulus,
internodiis 5-7 em. longis. Folia patula, brevipetiolata, petiolo 2-3 mm.
longo, linearia, 5-7 cm. longa, 1,5-2,5 mm. lata, basi rotundata v. obtusa,
apice acuta, rarius acuminata, et supra et subtus puberula, nervo subtus
emerso, marginibus plus minusve revolulis. Inflorescentiæ ad folia bene
evoluta extraaxillares, alternæ, salis mullifloræ, corymbiformes v. ad
instar umbellæ composiltæ; pedunculus 6-8 cm. longus pedicellique
6-8 mm. longi albido-puberuli. Calycis laciniæ e basi 0.7-0,8 mm. lata
sensim anguslatæ, superne subulatæ, 2,5-3 mm. longæ, subtus pilis lon-
giusculis pubescentes, apice nudæ, supra glabræ; glandulæ calycinæ
ovoideæ v.ovoideo-oblongæ, singulæ — ternæ. Corollæ tubus late campanu-
latus, cireiter 1,5 mm. longus, extus puberulus, intus fauce brevibarbatus;
limbi lobi patentissimi v. demum reflexi, e basi circiter 1,5 mm. lata pri-
: mum paullulum angustati, dein lineares, circiter 7 mm. longi, obtusi,
sublus (dorso) puberuli, supra basin versus pilosi, ceterum glabri (luride
104 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (7)
albi v. vinoso-violascentes). Coronæ squamæ albæ v. isabellinæ, imo tubo
corollæ insertæ, parte infima subrectangulari, 0,7-0,9 mm. longa, circiter
1 mm. lata, abrupte exeunte in partem superiorem, mullo angustiorem,
2-25 mm. longam, ad medium v. fere usque ad basin bifidam, sinu
angusto, lobis tenuissimis, sensim angustalis, superne subfiliformibus.
Gynostegium sessile, circiter À mm. allum; antheræ manifeste carlilagi-
neo-marginal®. Retinaculum crassiusculum, ab externa parte visum
angusle obovato-oblongum, 0,18-0,22 mm. longum, 0,06-0,08 mm. latum,
apice rotundalo-truncatum, inferne sensim angustatum, basi leviter
emarginatum. Caudiculæ nonnihil descendentes, 0,2-0,22 mm. longæ,
dente munitæ 0,16-0,18 mm. longo, summo apice lanlum libero, obtuso
et leviter recurvato. Pollinia curvula, oblonga, cireiter 0,35 mm. longa,
vix 0,1 mm. crassa, utroque apice rolundala v. obtusissima. Styli rostrum
e basi vix 0,5 mm. crassa sensim paullulum incrassatum v. fere cylindri-
cum, circiter 1,5 mm. altum, præcipue superne vinoso-purpurascens, apice
rotundato-truncatum et fovea munilum, e centro fovea fila duo emiltens
albida, tenuissima, cireiler 1,5 mm. longa.
Paraguay : prope Tobaty, in campo arenoso (Sept. 1900. Hassler, Pl.
parag. N° 6336).
Specimen unicum tantum in collectione Hassleriana adest. — Distinctissima
est species; ab omnibus hujus sectionis lobis corollæ basi supra pilosis et confi-
guratione squamarum coronæ rostrique stylaris valde recedit.
O. ceratostemma Malme sp. n.. — Typus in herb. Hassler.
Herba perennis (v. suffrutex) 40-80 cm. alta; caulis erectus, simplex v.
subsimplex, 1,5-2 mm. crassus, glaucescens, glaber v. superne et ad
nodos pilis mediocribus, mollibus, raris puberulus, internodiis infimis
summisque 3-6 cm. longis, intermediis multo longioribus, usque 14 cm.
longis. Folia patenlissima v. plus minusve reflexa, brevipeliolata,
peliolo 2-3 mm. longo, linearia v. angustissime lineari-lanceolata,
6-10 cm. rarius usque 12 cm. longa, 2-3 mm, rarius usque 4 mm. lata, basi
obtusa, apice acuta v. acuminala, et supra et sublus viridia, glabra v. in
nervo et marginibus, pilis raris, oculo nudo vix visibilibus ornata, nervo
subtus emerso, marginibus revolutis et nonnihil incrassalis. Inflorescentie
ad folia bene evolula v. valde reducta extra-axillares, alternæ, sæpe spurie
terminales, valde multifloræ, umbelliformes v. corymbiformes v. ad instar
umbellæ composilæ; pedunculus suberectus, vulgo 1,5-2,5 cm., rarius
usque 3 cm. longus, puberulus; pedicelli 5-7 mm., rarius usque 10 mm.
longi, albido-pubescentes. Calycis laciniæ e basi circiter 0,75 mm. lata
sensim angustatæ, 2-2,5 mm. longæ, acul&, sublus (dorso) pilis mediocri-
bus pubescentes v. puberuli, apice nudæ, supra glabræ; glandulæ caly-
cinæ minutæ, ovoideo-oblongæ, singulæ. Corollæ tubus brevissimus, arci-
ter 1,5 mm. longus, late urceolato-campanulatus v. cupuliformis, extus
puberulus, intus nudus; limbi lobi patentissimi v. reflexi, e basi
1,5-1,75 mm. lata primum altenuati, dein sublineares, 4-5 mm. longi,
apice obtusissimi, spiraliter torti, subtus (dorso) puberuli, supra glabri,
brunneo-virentes, Coronæ squamæ albæ v. luteolæ, imo tubo corollæ et
tubo stamineo insertæ, usque 2 mm. longæ, parte inferiore subrectangu-
lari. vix 1 mm. lala, 0,6-0,7 mm. longa, introrsum verrucis duabus sub-
marginali-basalibus, valde elevatis munita, parte superiore bifida, sinu
lato, truncato, lobis ad instar cornuum ovis recurvalis, crassis, sensim
atlenualis, aculiusculis. Gynostegium sessile, circiter 1,5 mm. altum;
(8) GUST. O0. A. MALME. CENRE OXYPETALUM R. BR. 105
antheræ manifeste carlilagineo-marginat&, appendicibus apicalibus sub-
orbieularibus, circiter 0,6 mm. longis latisque, basi leviter cordatis, apice
emarginatis, medio incrassalis et purpurascentibus. Retinaculum crassum,
ab externa parle visum sublineare, 0,35-0,4 mm. longum, 0,09 mm.
latum, apice obtusissimum, basi leviter emarginatum. Caudiculæ horizon-
tales, 0,2-0,24 mm. longæ, dente munil& circiter 0,12 mm. longo, obtu-
sissimo, subrecto. Pollinia leviter curvula, oblonga v. fusiformi-oblonga,
0.35-0,4 mm. longa, 0,12-0,14 mm. crassa, basi rolundata, apice obtusis-
sima. Styli rostrum tenuissimum, filiforme cireiter 2,5 mm. longum,
summo apice leviter bifidum, albidum v. nonnihil vinoso-purpurascens.
Paraguay : in regione fluminis Yhü pr. Caaguazü, in Zug (Oct. 1905.
Hassler, PI. parag. N° 9522 et 9522 a).
O. Chodatiano Malme [ Asclep. parag. (1901), p. 29] satis simile, at floribus
paullulo minoribus, lobis corollæ patentissimis v. reflexis et præcipue squama-
rum coronæ forma peculiari rostroque stylari filiformi longo longeque exserto
facillime distinelun.
Ad loca natalia O, Chodatiani in «Plantæ Hasslerianæ» (1903) enumerata
adde : in regione fluminis Yhü pr. Caaguazü, in campis (Oct. 1905. Hassler. Pl.
parag. No 9520 et 9520 a).
Specimen N° 6336, 1. c. incaute huc relalum, est ©. filamentosum Malme.
O. suboppositum Malme sp. n. — Typus in herb. Hassler. =
Herba perennis 30-40 cm. alla; caulis ereclus, simplex, circiter 1,5 mm.
crassus, inferne glaber, superne et ad nodos pilis minulis parce puberu-
lus, internodiis infimis et summis 3-6 cm., intermediis usque 10 cm.
longis. Folia erecta v. patula, brevipeliolata, petiolo cireiter 2 mm. longo,
linearia v. angustissime lineari-lanceolata, 4-7 cm. longa, 2-2,5 mm. lata,
basi oblusa, apice acula, et supra et sublus viridia, glabra v. sublus præ-
cipue in nervo et marginibus pilis breviusculis, raris ornata, marginibus
neque ıncrassalis neque revolutis. Inflorescentiz ad folia bene evoluta
oppositæ, salis multifloræ, umbelliformes; pedunculus vulgo 2-3 cm. lon-
gus pedicellique gracillimi, 4-5 mm. longi puberuli v. subincani. Calycis
laciniæ e basi circiter 0,9 mm. lata sensim angustatæ, 2-2,25 mm. longæ,
obtusiuseulæ, subtus pilis mediocribus plus minusve adpressis puberulæ,
apice subnudæ, supra glabræ; glandulæ calyeinæ minulæ, singulæ, sæpe
omnino deficientes. Corollæ tubus campanulatus, vix 2 mm. longus, extus
puberulus, intus glaber; limbi lobi penduli n. reflexi, spiraliter tortuli,
e basi eirciter 2 mm. lata primum angustali, dein sublineares, 6-7 mm.
longi, obtusissimi v. apice rotundati, subtus (dorso) parce puberuli, supra
glabri (luteoviriduli et plus minusve in vinosum abeunles). Coronæ squa-
mæ albæ, imo tubo corollæ et tubo stamineo insertæ, tenues, ovalo-
rectangulares, cireiter 1 mm. latæ ei 2 mm. longæ, in parte lerlia summa
bilobæ, sinu latiusculo, vulgo acuto, lobis subtriangularibus, acutis v.
sallem acutiusculis, ereclis, Gynostegium subsessile, circiter 1,25 mm.
altum ; antheræ manifeste cartilagineo-marginatæ, appendicibus apicalibus
suborbicularibus, circiter 0,6 mm. longis latisque, basi leviter cordalis.
Retinaculum erassum, ab externa parle visum lanceolatum, 0,3-0,35 mm.
longum, circiter 0,08 mm. latum, apice obtusum, basi leviter emargina-
tum. Caudiculæ leviter descendentes, circiter 0,2 mm. longæ, dente
munitæ vix 0,1 mm. longo, recto, obluso, tanlum summo apice libero. Pol-
linia subcylindrica v. basin versus plus minusve incrassata, 0,5-0,55 mm.
longa, prope basin usque 0,1 mm. crassa, basi rotundata, apice obtusa.
106 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (9)
Styli rosirum inferne albo-viridulum, superne plus minusve vinoso-
violascens, subeylindricum v. superne leviter incrassatum, 0,6-0.75 mm.
crassum, eirciter 2 mm. longum, apice rotundato-truncalum.
Puraguay : in regione fluminis Yhü pr. Caaguazü, in campo (Oct. 1905.
Hassler, Pl. parag. No 95225).
O. ophiuroideo Malme [Asclep. parag. (1904), p. 2%) affine, etsi haud arctius;
foliis angustioribus, petalis duplo brevioribus, retinaculo breviore, polliniis lon-
gioribus, rostro stylari brevi, haud bifido perbene distinctum.
Ab O. aceroso Malme jam squamis coronæ multo brevioribus, rostro stylari
brevi, retinaculi polliniorumque indole recedit.
O. acerosum Malme sp. n. — Typus in herb. Hassler.
Herba perennis 50-75 cm. (rarius usque 1 m.) alla; caulis erectus,
simplex, salis gracilis, circiter 1.5 mm. crassus, glaber v. superne pilis
brevibus, raris ornatus, internodiis vulgo 5-8 cm. longis. Folia erecta v.
patula, brevipetiolata, petiolo 2-3 mm. longo, linearia, vulgo 6-9 cm.
longa, 1,5-2 mm. lala (infima sæpe 2-3 mm. lata, tantum 3-6 cm. longa),
utroque apice acuta, et supra et subtus viridia, glaberrima v. pilis rarissi-
mis brevibus ornata, marginibus neque carlilagineis neque revolulis.
Inflorescentiæ extraaxillares,oppositæ (rarius alternæ), multifloræ, umbel-
liformes, pedunculus elongatus, 5-10 cm. longus, præcipue superne pube-
rulus; pedicelli gracillimi, 5-10 mm., rarius usque 15 mm. longi, pube-
ruli. Calycis laciniæ e basi vix 1 mm. Jata sensim angustatæ, superne
subulatæ, 3-3,5 mm. longæ, subtus (dorso) pilis brevibus, plus minusve
appressis puberulæ, apice subnudæ, supra glabr&; glandulæ calycinæ parvæ,
singulæ v. rarius binæ. Corollæ tubus brevissimus, 1,5-2 mm. longus, late
campanulalus, extus puberulus, intus fauce brevibarbatus ; limbi lobi paten-
tissimi v. plus minusve reflexi, spiraliter tortuli, e basi circiter 2 mm. lata
primum angustali, dein sublineares, 5-6 mm. longi, apice obtusiuseuli,
subtus puberuli, supra glabri, ochroleuci v. flavo-virentes. Coronæ squa-
mæ imo tubo corollæ et tubo stamineo insertæ, erectæ, glabræ, albæ,
submembranaceæ, lanceolato-oblongæ, circiter 1,2 mm. lat, 3-3,5 mm. lon-
ge, usque ad medium bifidæ, sinu angustissimo, lobis e basi sensim paul-
lulum attenuatis v. sublinearibus, apice oblusis et recurvatis. Gynoste-
gium subsessile, vix 2 mm. allum; antheræ manifeste carlilagineo-margi-
naiæ, appendicibus apicalibus ovatis, circiter 0,9 mm. longis, 0,7 mm.
latis, apice rotundalis. Retinaculum crassum, ab externa parle visum
lineari-lanceolatum, 0.6-0.65 mm. longum, 0,09-0,11 mm. latum, apice
obtusissimum v. rotundatum. Caudiculæ paullulum descendentes, eirciter
0,25 mm. longæ, dente munitæ 0,25-0,28 mm. longo, apice obtuso
recurvalo, libero, ceterum ope membranæ subhyalinæ cum parte infima
relinaculi conjuncto. Pollinia oblonga, subrecta, 0,35-0,4 mm. longa,
circiter 0,14 mm. crassa, basi rotundata, apice obtusissima. Styli rostrum
album, subeylindricum v. fere filiforme (0,5-0.66 mm. crassum), 4-5 mm.
longum, in parte quinta v. quarla summa bifidum, lobis erectis, semi-
conicis, aculis.
Paraguay : in regione fluminis Yhü pr. Caaguazü, in campis (Oct. 1905.
Hassler, PI. parag. N° 9594 et 959% a).
Ab O. ophiuroideo Malme ne: parag. (1901), p. 2%], eui affine est, foliis
angustioribus, basi acutis, pedunculis multo longioribus, petalis duplo breviori-
bus, corona longius exserta etc. manifeste recedit.
m ———
107
SUR UNE PRINEVÈRE MONDCARPIAUE
JAPON
PAR
Marcel PETITMENGIN.
(Avec une gravure dans le texte.)
Je dois, à la haute et aimable bienveillance de M. le professeur Matsu-
mura, le si distingué botaniste de Tokyo, d’avoir pu éludier une très inté-
ressante collection de Primeveres du Japon. Je tiens à lui en exprimer
ici ma plus vive gratitude.
Parmi ces espèces japonaises, il en est une qui a tout spécialement
attiré mon attention. Il s'agit d’une très curieuse Primevere du groupe
des Monocarpicæ Franchet in Bull. Soc. Bot. France XXXIII (1886) p. 64,
Pax in Engler’s Bot Jahrb. X (1889) p. 171, Pflanzenreich (1905), p. 33
qui présente une remarquable similitude de formes avec les Véroniques
de la section Alsinebe Griseb. Spic. II, p. 23.
Jusqu'ici, les Primevères monocarpiques paraissaient exclusivement
chinoises et avaient même, dans le Céleste Empire, une prédilection pour
le Yun-Nan qui semblait en être le véritable centre de dispersion. Je rap-
pellerai pour mémoire, comme appartenant à cette section, les :
Primula malacoides Franchet; Tali : Yunnan; R. P. Delavay.
Primula Forbes Franchet; Yunnan (R. P. Delavay et Henry) Birmanie
(Collett).
. Primula androsacea Pax; Yunnan (Henry).
. Primula gemmifera Batalin; Kansu (Grum-Grshimailo).
. Primula Barbeyana Pigin.; Sze-Chuan, Ta-Tsien-Lou (R. P. Soulié).
. Primula Willmottie‘ Pigin.: Yunnan (R. P. Delavay).
. Primula multicaulis Ptgin.; Yunnan (R. P. Delavay).
. Primula delicata Pigin.; Yunnan (R. P. Ducloux).
Primula speluncicola Pigin. Yunnan (R. P. Ducloux).
Primula Duclouxü*? Ptgin, Yunnan (R. P. Ducloux).
Comme on le voit, aucune espèce de ce groupe, n’avait jusqu'ici été
signalée au Japon.
Mais en plus de cette extension de l’aire géographique, notre nouveau
1O mm
S DD NI OH Lo
=
1 Cf. Bull. Herb. Boiss. 1907 : 961. — Cette nouvelle espèce est dédiée à
Miss E. Willmott, dont le parc et les collections botaniques de Great Warley
(Angleterre) et le jardin botanique de Tresserves, près Aix-les-Bains (Savoie) ont
recueilli entre autres trésors scientifiques une notable partie des livres et collec-
tions de Jordan, ainsi que les plantes vivantes cultivées expérimentalement par
le célèbre botaniste lyonnais.
2 Dédié au collecteur le R. P. Ducloux, missionnaire en Chine.
108 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (2)
Primula présente un mode d’inflorescence, jusqu'alors inconnu dans ce
genre, et qui rappelle à s’y méprendre celui de certains Veronica. Les
feuilles basales molles, hérissées, sont en roseltes läches les caulinaires
sont alternes, bractéiformes, plus ou moins incisées-peclinées. Les fleurs
naissent al’aisselle des feuilles
supérieures, elles ontun pédi-
celle qui égale la bractée; le
calice a 5 sépales linéaires
presque entièrement libres
jusqu’à la base; la corolle est
blanchâtre, très petite. L’en-
semble de l'inflorescence
forme une grappe lâche. En
raison même de cette simili-
tude, je donnerai à ce Prime-
vère du Japon, le nom signi-
ficatif de Primulaveronicoides
Petitmengin, Sp. nov. C’est
la première fois que pareille
inflorescence se rencontre
da ns ce genre.
/
Primula veronicoi-
des Petitmengin (Typus in
Herb. Petitmengin). — An-
nua, monocarpica ; planta tota
pilis albis hirsuta, habilu ve-
ronicam species simulans.
Folia radicalia rosulata, 1-2
cm. longa, 8-10 mm. lala, or-
biculari-rotundata, in petio-
lum, 8-12 mm. attenuata e
basi truncata, simpliciter cre-
nalo-denlata; folia caulinaria,
rotundala vel oblonga, pecli-
nalo-dentata. Flores in race-
mum terminalem dispositi,
pedicellis folia æquantibus.
PRIMULA VERONICOIDES Petitmengin sp. mor, UalÿCislaciniis oblongo-linea-
ribus usque ad basin fissis.
1 : Port de la plante, grandeur naturelle; 2 : Corolle Corollæ parvæ & mm. diam.
ouverte; 3: Calice avec capsules 4: Lobes du calice ; albæ. Ca psula rotundata, ca-
5 : Capsule müre; 6 : Poil de l'appareil vegetatif. lyce inelusa.
Japon : Insula Liukiu
Nago-dake; fleurit en avril (Professeur J. Matsumura).
Par son infiorescence et la taille exigu& de sa corolle, par son calice
dialysépale, cette espèce constitue à elle seule, une sous-section très carac-
térisée du groupe de Monocarpicæ Franchet, que nous proposons d'appeler
Racemæ (de racemus grappe). Les poils blancs-glanduleux qui recouvrent
la plante sont allongés, pluricellulaires, terminés au sommet par un bou-
ton presque cylindrique.
Malzéville, 24 décembre 1907.
LIT}
109
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
(Suite.)
Avec Planche II.
Salvia Atropatana Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 619. — Forma glandulosa
Bornm. — Buhse, Aufz. p. 173 (als S. hypochionæa).
Alpium Totschal in subalpinis ad latus boreale, prope Scheheristanek,
2200 m. s. m. (1. VI. 1902; n°7989 sub S. verbascifolia.) — Syn.: Salvia
pseudo-frigida et S. Carduchorum Hausskn. ei Bornm. in exsicc. n° 1733
el 1734).
Salvia hypoleuca Bth. — Boiss. fl. Or. IV, 623. — Buhse, Aufz. p. 172.
In aridis subalpinis, in valle Lur prope Getschesär. 2200 m. s. m.
(&. VII. 1902 ; n° 7994.)
In regione inferiore Demawendi supra Rene, 25-3000 m. s. m. (16. VII.
1902; n° 7995.) — In detritu lapidoso inter Kaswin et Kagostan, 25. VIT.
1902 (Cal. Julian.), n° 468 (indeterm., leg. Alexeenko).
Salvia limbata C. A. M. — Boiss. fl. Or. IV, 623. — Lipsky, pl. Ghilan.
1. c. 229. — Syn.: S. polyadenia Boiss. Diagn. — Buhse, Aufz. p. 172.
Kaswin, in collibus, 12-1300 m. s. m. (16. V. 1902; n° 7996.)
ß glabrata Bornm. (var. nov.) calyce glanduloso-punctato (ut in typo)
sed non papilloso-setoso.
Inter Rescht et Kaswin in arenosis prope Mendschil, 400 m. s. m.
(16. V. 1902; n° 7996.)
Die der gleichen Gruppe angehörende, mit S. limbata ©. A. M. vergli-
chene S. chrysadenia Vreyn aus Armenien hat mit dieser Varielät nichts
gemein, unterscheidet sich vielmehr von S. limbata C. A. M. besonders
durch die eilängliche (nicht breit-eiförmige, rundliche) Blatigestalt.
Salvia chrysadenia Freyn in Bull. d. l’Herb. Boiss. 1901, p. 279.
In valle pagi Scheheristanek ad basin borealem alpium Totschal, 2200
m. s. m. (3. VI. 1902; n° 7999.)
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (220)
In meinen Exsikkaten bezeichnete ich die Pflanze als eine neue Varie-
tät (B lævigata M.) von S. candidissima Vahl, von welcher sie wesentlich
und wohl auch spezifisch durch die beiderseits völlig grünen, jeglichen
Wollfilzes entbehrenden Blätter abweicht. Vergleichsmaterial der Freyn-
schen Pflanze (vom Wanseegebiet) steht mir leider nicht zu Gebote.
Nicht völlig übereinstimmend mit der Beschreibung ist die geringe papil-
löse Bekleidung der Kelche und geringe hispide Behaarung der Ober-
lippe, auch ist die Blumenkrone nur spärlich mit Sitzdrüsen besetzt. Es
ist somit keineswegs ausgeschlossen, dass eine neue, nach unbeschrie-
bene Art vorliegt, die der S. candidissima Vahl zweifelsohne näher
steht, als der durch die zottig behaarte Helmspitze vorzüglich gekenn-
zeichneten S. limbata C. A. M.
Salvia staminea Mont. el Auct. — Boiss. fl. Or. IV, 626.
B Persica Bornm., calycibus anthesi ineunte eximie majoribus ac in
typo, calycis breviter bilabiati dentibus binis inferioribus latiusculis, ova-
lis, acutiusculis (nec lanceolalis).
In pratis alpinis jugi Kendewan ditionis pagi Asadbar, 3100 m. s. m.
(23. VI. 1902; n° 7984.)
Salvia nemorosa L. (ex Kerner). — Boiss. fl. Or. IV, 628 (sub S. sil-
vestri). — Buhse, Aufz., p. 173 (S. sülvestris).
B pseudo-silvestris Stapf, Polak. Exped. 1 (1885), 42 (pro spec.).
Prope Kewende inter Kaswin et Teheran, 12-1300 m. s. m. (20. V.
1902 ; n° 8000.)
Auch bei Tiflis tritt diese Varietät (mit kurzer abstehender weicher
Behaarung) auf (Somm. et Levier, n° 10831). Eine von A. Kuschakewitsch
in Zentralasien gesammelte Pflanze (ler Pamiricum, 1878; Fergana ;
26. VI) weicht durch sehr lange abstehende weiche Behaarung noch mehr
vom Typus ab und lässt sich als var. villosa absondern; diese Form
besitzt ausserdem auffallend scharf- und tiefgezähnte Blätler von ausge-
prägt lanzettlicher Gestalt.
Salvia viridis L. — Boiss. fl. Or. IV, 630. — Buhse, Aufz. p. 172. —
Lipsky, pl. Ghilan. 1. e. p. 229,
In aridis inter Rescht et Kaswin prope Rustamabad et Rudbar (n° 7979)
Mendschil (n° 7978; var. leucolophos Stapf Polak. Exped. |, 42) et Patschi-
nar 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; n° 7980.
Salvia verticillata L. subsp. S. Amasiaca Freyn et Bornm. (Oest.
Bot. Zeit. 1890, Sep. p. 18). — Buhse, Aufz. p. 173 (Lyp.).
A typo foliis oblongis basi nonnunquam subhastatis distincta.
In subalpinis montium Totschal prope Scheheristanek, 2200 m. s. m.
(13. VI. 1902; n° 8001.) — In valle Lur ad Meidan et Getschesär, 2200 m.
s. m. (9 et 49. VI. 1902; n° 8002; 8003 f. vubra !)
Diese Unterartder S. verticillata L. scheint im Orient die vorherrschende
zu sein; ausser in Anatolien (an vielen Plätzen) traf ich sie i. J. 1892 auch
in Süd-Persien in der Provinz Kerman an (Bornm. exsice. n° 1742).
Nepeta teucriifolia Willd. — Boiss. fl. Or. IV, 646. — Buhse, Aufz.
p. 175.
Alpium Totschal in declivibus lapidosis aridis, in vallibus prope Sche-
(221) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 111
heristanek, 2200 m. s. m. (7. VII. 1902; n° 8072; flor.) — Supra Ferasad
ad radices meridionales montium Totschal, 1800 m. s. m. (28. VI. 1902;
n° 8073, nondum florens.) — In distrietu Talkan (Talagon), inter Norion
et Deda. 2400 m. s. m. (30. VI. 1902; n° 8071.) — In montosis supra
pagum Dschoistan eiusdem districlus, 2100 m. s. m. (27. VI. 1902;
n° 8070.)
Die im Elburs wohl ziemlich verbreitete Pflanze besitzt sehr langäslige
und armblütige Cymen. Ein sehr umfassendes Material und besonders die
von Alexeenko aus Daghestan ausgegebenen Exemplare dieser Art be-
weisen aber, dass eine von mir als N. Galatica aus dem mittleren Anato-
lien aufgestellte Art! nicht aufrecht zu erhalten und ebenfalls in den
Formenkreis der N. teucrüfolia Willd. zu steilen ist. Sie lässt sich allen-
falls als var. Galatica absondern, ausgezeichnet dadurch, dass fast sämmt-
liche Cymen kurz gestielt und namentlich an der sehr verlängerten
Hauptaxe reichblütig sind; der Habitus ist dadurch nicht unwesentlich
beeinträchtigt.
Nepeta denudata Bth. — Boiss. fl. Or. IV, 650.
In valle fiuvii Sefidrud, prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902;
n° 8069; nondum florens.) — Alpium Totschal in argillosis subalpinis
supra Ferasad, 1600 m. s. m. (28. VI. 1902; n° 8068) et prope Scheheri-
stanek lateris borealis, 2200 m. s. m. (5. VII. 1902; no 8065.) — In valie
Lur ad pagum Meidan, 2200 m. s. m. (21. VI. 1902; n° 8063). — In dis-
trictu Talkan (Talagon) frequentissima ad pagum Norion, 2400 m. s. m.
-(30. VE. 1902; n° 8067) et Deda (1. VIT. 1902; n° 8066.)
Von Th. Alexeenko gesammelt, erhielt ich Exemplare dieser offenbar
im ganzen Elbursgebirge weit verbreiteten anscheinend endemischen
Art von verschiedenen Plätzen der nördlich von Kaswin gelegenen Ge-
birgsteile, so von Kagostan, Kilischim, Pul-i-ambu und Dougli (25. VIF,
9. VIII. cal. Julian.; n° 471, 408, 559, indeterm.). Die Boissier’sche Be-
schreibung dürfte nach sehr dürftigen Exemplaren entworfen sein.
Die stets sehr blattarmen, meist nur am Grunde rundliche beiderseits
angepresst-weissfilzige Blätter tragenden Stengel sind mitunter reichlich
verzweigt oder es sind sämmitliche Cymen ziemlich langgestielt, wodurch
dann diese Art im Wuchs der N. teucrüfolia Willd. ähnelt. Mit letzterer
ist sie indessen nicht näher verwandt, denn N. denudata Bih. gehört des
auf der Innenseite behaarten Kelchschlundes wegen der Gruppe Psilone-
pelæ an, jene zur Gruppe Longifloræ.
Nepeta Mussini Henk. — Boiss. fl. Or. IV, 661. — Buhse, Auiz. p. 175.
In regione subalpina montium Totschal frequentissima, supra Fera-
sad, 2000 m. s. m. (29. V. 1902; n° 8075) et prope Imamsade-Davud,
2600 m. s..m. (30. V. 1902; n° 8074). — Prope Scheheristanek, in con-
vallibus abunde, 22-2400 m. s. m. (7—12. VI. 1902; no 8077). — In mon-
tis Demawend regione subalpina (prope pagum Pelur, 2100 m. s. m.; 17.
vll. 1902; no 8079) et præsertim alpina, 3700 m. s. m. usque; 17. VIT.
1902; no 8079).
ß crassifolia Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 661. — Stapf, Polak. Exp. I
(1885), p. 45 (pro spec.).
! Bull. de l’Herb. Boiss., tom. VII (1899), p. 241-243.
112 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (222)
In aridis basaltieis subalpinis supra Pelur et Ask el alpinis montis
Demawend, 2200-3700 m. s. m. (15. et 17. VII. 1902; nos 8080 et 8081),
semper in consorlio Lypi.
Die bereits von Boissier wieder einzogene N. crassifolia Boiss. et
Buhse wird von Stapf nach den von Pichler bei Ask gesammelten
Exemplaren, welche mit den meinigen vorzüglich übereinstimmen und
auch in der Kultur das dichte Indument beibehalten, mit einem gewies-
sen Recht als Art aufrecht erhalten ; meine Beobachtungen in der Natur,
wo beide Formen in ungezählten Massen nebeneinander und in mannig-
fachen Uebergangsformen zusammen wachsen, sprechen aber gegen
diese Annahme, Auch die völlig grünen kurz- und breitblättrigen For-
men der N. Mussini Henk. zeigen im Elburs z. T. etwas kürzere Kelche
mit kürzeren Kelchzähnen, als dies bei der Pflanze des Kaukasus (Tiflis!)
der Fall ist. Kusnezow vereinigt bekanntlich N. grandiflora M. B., N.
racemosa Lam.. N. Hussini Henk. N. marifolia Boiss. et Huet u. N. beto-
nicifolia G. A. M. und bezeichnet sie als Varietäten einer Art (N. gran-
diflora MB.), eine Annahme, die vielfür sich hat. Nieht nur N. crassifolia
Boiss. el Buhse sondern auch N. Haussknechti Bornm. (Bull. de l'Herb.
Boiss. vol. VII. p. 249, 1899; durch sehr kurze Kelchzähne, sehr starken
blauen Wollfilz der Kelche von N. Mussini verschieden; Blätter aus-
serdem rundlich oder breit-eiförmig, an der Basis lief herzförmig) würden
dann ebenfalls in den Formenkreis dieser Gesammtart zu ziehen sein.
* Nepeta amoena Sfapf, Polak. Exped. I, 45 (1885).
In valle fluvii Sefidrud, supra Rudbar, 3-400 m. s. m. (4 et 5. V. 1902;
no 8061. 8062, 8087). — Inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m.
10. V. 1902; no 8089). — Supra Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902;
no 2088).
Die Blütenfarbe dieser 2-jährigen, schon im ersten Jahre blühenden
Art ist hellviolett, verfärbt sich beim Trocknen blau. Die Exemplare vom
feuchteren Rudbar sind sehr kräftig entwickelt, vielstengelig, jene aus
der Ebene von Mendschil und Patschinar sind dürftig, meist 1-stengelig
und haben hier vermutlich nur eine 11-jährige Lebensdauer. Die Pichler’-
schen Originale, wenigstens die aus Wien erhaltenen Stücke meines Her-
bars, sind ebenfalls 1-jährig mit dünner Pfahlwurzel. Von H. Braun
wurde die gleiche Pflanze als N. micrantha Bunge bestimmt und zwar
nach Exemplaren, welche J. A. Knapp am 21. Mai i. J. 1884 bei Send-
schire westlich vom Urumiasee gesammelt hat. Mit letztgenannter Art
(N. mierantha Bge) dürfte N. amena Stapf die meiste Verwandtschaft
haben; die grossen Blüten und rundliche Blatigestalt lassen sie von ihr
leicht unterscheiden. Anscheinend weist diese Art, die übrigens mit
N. Mussini Henk. gewiss nicht verwandt ist, eine grosse Verbreilung in
Persien auf.
Nepeta micrantha Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 664. — Buhse, Aufz. p. 175
(N. Meyeri Bih.). — Stapf, Polak. Exped. I, 46. — Seminibus obsolete
malleatis!
In planitie inter Kaswin et Teheran, ad pagum Hesarek, 1300 m. s. m.
(12. V. 1902; n° 8084) et Schahabad, 1300 m. s. m. (23. V. 1902;
n° 8083).
* Nepeta saccharata Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 664. — Seminibus
grosse et lucide verrucosis!
(223) +. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 113
Alpium Totschal in subalpinis supra Ferasad, 2000 m. s. m. (29. V.
1902; n° 8086) et in vallibus prope Scheheristanek, 2000 m. s. m. (10, VI.
1902; no 8085).
Nepeta Ispahanica Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 666.
Ditionis Teheran, in desertis ad Schahabad, 1300 m. s. m. (23. V. 1902;
n° 8093).
Nepeta pungens Bth. — Boiss. fl. Or. IV, 666. — Syn. N. chenopodü-
folia Stapf, Polak. Exped. I, 46 (1885) e flora Persia occidentalis; cfr.
Lipsky, Mat. Centr. As. p. 101.
In vineis et vallis urbis Kaswin, 12-1300 m. s. m. (15. V. 1902;
n° 8090.)
Nepeta bracteata Bth. — Boiss. fl. Or. IV, 667.
In montis Demawend excelsis alpinis, 3800 m. s. m. (17. VII. 1902;
no 8092.)
Bemerkung : Die unter dieser Bezeichnung i. J. 1894 aus Süd-Persien
(Kerman, Kuh-i-Dschupar (ausgegebenen Exsiccaten n° 4325, 4326
gehören der folgenden Art (N. globiflora Bge) an.
* Nepeta globiflora Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 667.
Ad basin septentrionalem alpium Totschal in glareosis vallium prope
Scheheristanek, 2200 m. s. m. (4. VI. 1902; n° 8091).
Nepeta heliotropifoiia Lam. (Boiss. fl. Or. IV. 660) 8 Gilanica
Bornm. foliis oblongis basi abruple angustatis ut in {ypo, eximie vero
crenato-dentatis, bracleis calyces superantibus patulo-recurvis, calyeis
dentibus selaceis (ut in Lypo) recurvis ; forsan species propria.
Ad latus meridionale montis Charsan, 1600 m. s. m. (13. V. 1902;
no 8082).
Die Pflanze besitzt das gleiche Indument wie N. heliotropifolia Lam.
(= N. callichroa Hausskn. et Briq. in Mitt. Bot. Ver. Thüring., Jena,
Band IX (1890) 21) ebenso die zurückgekrümmien Bracteen und Kelch-
zähne, die Blätter sind aber nicht fast-ganzrandig, sondern wie N. Ucra-
nica L. deutlich scharf gezähnt. Der Blattumriss gleicht — wenn schon
etwas breiter — mehr dem der N. heliotropifolia Lam.
Dracocephalum botryoides Stev. ß Aucheri (Boiss.) Bornm. — Boiss.
fl. Or. IV, 671 (spec.). — Buhse, Aufz. p. 176 (D. botryoides).
In summo monte Totschal, ad nives liquescentes, 37-3800 m. s. m.
(8. VII. 1902; n° 7972); ibidem 15. VL 1902, alt. 3920, nondum florens.
— In frigidis nivalibus « Häsartschal » alpis Tachti-Soleiman, 40-4100
m. s. m. (29. VI. 1902; no 7975). — In excelsis alpinis montis Demawend,
38-3900 m. s. m.; 17. VII. 1902).
Nach dem von Alexeenko im Kaukasus (Dagestan, Distr. Samur : in
decliv. m. Jerissi) alt. 3000 m. 18. VIII. 1900 gesammelten Exemplaren
(n° 9136) des sehr seltenen D. botryoides Stev. erweisen sich die von
Boissier hervorgehobenen Unterschiede dieser Pflanze und des D. Au-
cheri Boiss., von welchem ich ein reiches Material einsammelte, so
wenig stichhaltig, dass sich letzteres kaum mehr als eine Rasse (mit klei-
neren Kelchen, etwas schmäleren, längerbegrannten Kelchzähnen und
-etwas kleineren Blättern) ansehen lässı. Der Fruchtkelch von D. botryoi-
des misst 10-11 mm., jener von D. Aucheri (dieser nicht einmal ausge-
114 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (224)
wachsen !) 8-9 mm. Der einzige Unterschied dürfte somit in der Form
des oberen Kelchzahnes liegen welcher beim Typus breit, abgerundet
und mit einem Mukro versehen ist, während er bei der östlichen | Rassein
eine Kurze Lanzettispitze ausläuft.
Dracocephalum Kotschyi Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 672. — Buhse,
Aufz. p. 176.
In rupestribus regionis subalpinæ et alpine montium Totschal, supra
Ferasad in faucibus, 18-2000 m. s. m. (29. V. 1902; n° 7972) et in conval-
libus ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; no 7963). — In valle
Lur ad Getschesär, 22-2400 m. s. m. (23. VI. 1902; no 7974.)
Bemerkung : Eine dem D. Kotschyi Boiss. und D. seligerum Boiss. et
Huet nahverwandte, von mir in den südpersischen Alpen der Pravinz
Kerman aufgefundene, noch unbescheibene Art ist B. polychætum
Bornm. (Bornm. exsicc. a. 1894, n° 4286, 4287. 4288, vom Kuh-i-Lalesar,
Kuh-i-Dschupar, Kuh-i-Nasre, bei 2900-4000 m. Seehöhe). Diese unter-
scheidet sich von beiden genannten Arten, ebenso wie von D. multi-
caule Montb. et Auch., durch die Form der Blätter, welche hier oblong-
lanzettlich mit keilförmiger Basis und sämmtlich scharfgezähnt sind, fer-
ner sind die Hochblätter sehr kurz und vielzähnig, jeder Zahn in eine
sehr lange Granne auslaufend. Die Länge des Fruchtkelches beträgt
15-18 (selien bis 20) mm.; die Hochblätter sind nur halb so lang.
* Lallemantia peltata (L.) Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 674.
In subalpinis et alpinis montium Totschal, prope Scheheristanek, 2200
m. s. m. (1. et 5. VI. 1902; n° 8016; deflorat.) et Imamsade-Davud, 2500
m. s. m. (29. V. 1902; n° 8018; florens). — In valle Lur, ad pagum Get-
schesär, 2200 m. s. m. (22. VI. 1902; n° 8017; c. fruct.).
Lallemantia Iberica (M. B.) Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 675. —
Buhse, Aufz. p. 176.
In vineis et vallis urbis Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 1902; n° 8015).
— In subalpinis montium Totschal, in convallibus ad pagum Scheheris-
tanek, 2200 m. s. m. (1. VI. 1902; no 8014).
Lallemantia Royleana (Wall.) Bih. — Boiss. fi. Or. IV, 675. — Stapf,
Polak. Exped. I, 47.
Inter Rescht et Kaswin, in aridis ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V.
1902; n° 8019). — Inter Kaswin et Teheran prope Kislak et Schahabad,
12-1300 m. s. m. (20. et 22. V. 1902; n° 8022, 8023.)
Hymenocrater bituminosus Fisch. et Mey. var. calycinus (Boiss.)
Kuntze in Act. H. Petrop. X, 227. — Buhse, Aufz. p. 177 (H. bituminosus).
Ad latus boreale regionis mediæ montis Charsan (inter Patschinar et
Kaswin), ad rupes, 16-1800 m. s. m. (12. V. 1902; n° 7971).
Die Varietät, welche im gleichen Gebiet von Buhse bei Pokideh aufge-
funden wurde, tritt uns hier in einer Uebergangsform zu var. pallens _
(Bunge) Kuntze I. c. entgegen (f. pallidus Bornm.); der Fruchtkelch
nicht violett gefärbt sondern weisslich grün, wie bei var. pallens; die
Form der Kelchzipfel ist aber diejenige von var. calycinus.
Thuspeinantha Persica (Boiss.) Briq. (in Engler Nat. Pfl. Fam. IV, 3«,
Dé 229; 1897). — Tapeinanthus (Boiss. non Herb.) Persicus Boiss. Diagn. I,
2, D: 68: 1853. — Boiss. fl. Or. IV, 679.
(225) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 115
In vineis et vallis urbis Kaswin, 12-1300 m. s. m. (16. V. 1902;
n° 7970). — Teheran, ad pagum Schahabad, 1300 m. s. m. (23. V. 1902;
no 7969).
Nach Boissier bei Teheran schon von Kotschy gesammelt, fehlt in
Buhse’s Liste.
Scutellaria pinnatifida A. Hamilt. — Boiss. fl. Or. IV, 683. — Lipsky,
pl. Ghilan. 1. c. p. 229 (Rustamabad!).
Der Formenreichtum dieser auf das nördliche Persien und die türkisch-
persischen Grenzgebirge (besonders West-Persien) beschränkten Art ist
noch grösser als bei der nächstverwandten S. orientalis L. Blattgestalt
und Indument, vor allem aber auch die Länge des mehr oder minder ge-
lockerier, mitunter (bei den alpinen Formen) aber auch sehr verkürzten
Blütenstandes wechselt je nach den örtlichen Verhältnissen und der
Höhenlage ungemein. und man ist so leicht geneigt, in jeder dieser meist
lokalisiert aufiretenden Formen eigene Arten zu erblicken. Da ich diesen
Formen während meiner ganzen Reise ganz besondere Aufmerksamkeit
widmele und reichlich Material einsammelte, gelangte ich bald zur
Ueberzeugung, dass alle diese oft erheblich von einander abweichenden
Formen nur Varieläten einer Art. der Sc. pinnatifida A. Hamilt. sind,
und dass auch die von Pichler in West- u. Nord-Persien gesammelten,
von Stapf (Polak. Exped. I, 47-48) als P. Pichleri Stapf und P. mucida
Stapf beschriebenen « Arten » einzuziehen, beziehungsweise dass diese
durch zahlreiche Mittelglieder mit einander verbunden sind. In Nord-
Persien traf ich folgende Formen an :
var. viridis Bornm.; ex toto viridis brevissime pubescens, foliis
latiusculis utrinque viridibus inciso-crenalis, crenis latis triangularibus ;
spicis brevibus demum paulo elongatis, corollæ luteæ labio inferiore pur-
purascente.
In rupestribus herbidis regionis subalpinæ et alpine montium Totschal,
supra Ferasad, 2000 m. s. m. (29. V. 1902: no 8053); prope Imamsade-
Davud, 2700 m. s. m. (29. V. 1902; no 8055; forma foliis magis incisis !).
— Ad latus boreale alpium Totschal in convallibus ad Scheheristanek,
2200 m. s. m. (1. VI. 1902; no 8057). — Eandem formam leg. cl. Th.
Strauss (VIT. 1897) in montibus Tefresch Persiæ occidentalis et Hauss-
knecht in monte Avroman.
var. mucida (Stapf I. c. pro specie) Bornm. ; tota planta cana (« quasi
mucore obducla ») dense tomentosa, eglandulosa, foliis pinnatipartitis,
lobis linearibus.
In valle fluvii Sefidrud in rupibus inter Rustamabad et Rudbar (loc.
class. Sc. mucidæ Stapf), 2-300 m. s. m. (3. V. 1902; no 8050, 8051)
abundet.
f. foliis ad medium tantum incisis (eodem indumento mucido vestitis).
In declivalibus meridionalibus aridis montis Totschal, supra Ferasad,
17-1809 m. s. m. (28. V. 1902: n° 8054).
f. folüis pinnatipartitis lubis linearibus sed planta tota viridıs.
In collibus ad Kaswin, 13-1400 m. s. m. (20. V. 1902; no 8052).
1 Buhse’s Pflanze von Rudbar (Aufz. p. 177 als S. orientalis & pinnatifida
Rchb.) wäre auf Sc. pinnatifida A. Hamilt. zu prüfen |
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e sün.). 1908 (226)
var. viscida Bornm.; caulibus foliis bracteisque breviter glandulosis-
simis-villosa ; Lota planta virescens foliis ad medium usque crenato-incisis.
In aridis saxosis ad fluvium Dschadsche- rud, ad viam inter Teheran et
oppidum Demawend, 1400 m. s. m. (41. VIE. 1902: no 8056).
var. alpina Bornm.; viridis, procumbens ; ramis lenuioribus prostra-
tis, Spicis abbrevialis paucifloris; foliis ad medium vel ad basin usque
pinnati-lobatis, lobis oblongis vel linearibus; variat indumento patulo
hirsulo eglanduloso vel (Sc. Pichleri Stapf) glanduloso et corolla lutea
concelore vel labio inferiore paulo purpurascente insigni.
Hanc formam extra fines Persiæ in Kurdistania finitima turcica legi
20. VE 1893 in monte Sakri-Sakran (Zagros, Sakros), 2000 m. s. m.
(n° 1695) et 26. VI. 1893 in alpe Helgurd ejusdem districtus, alt. 3000 m.
s. m. (n° 1694). — In Persiæ occidentalis agro Echatanensi, in regione
alpina montis Elwend (leg. Pichler!); loc. cl. Se. Pichler: Stapf.
Scutellaria Persica Bornm. in Beih. Botan. Centralbl. Band
XXI, Abt. I, Heft 4, p. 128 (1907); subspecies præcedentis inflorescentia
valde elongata notabilis, floribus omnibus fere valde remotis; variat foliis
plus minus tomentosis pinnali-partitis vel pinnati-lobalis.
Inter Rescht et Kaswin in montlosis supra Patschinar, 5-600 m. s. m.
(12. V. 1902; no 8060); ibidem forma vergens ad var. mucidam Club
Bornm. (n° 8088, 8059.)
Scutellaria glechomoides Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 683.
In frigidis cacuminis alpis Totschal glareosis, 36-3700 m. s. m. (9. VI.
1902; no 8048).
Scutellaria Tournefortii Benth. — Boiss. fl. Or. IV, 687. — Buhse,
Aufz. p. 177. — Lipsky, pl. Ghilan, 1. c., p. 229.
In silvis inter Rustamabad et Imamsade-Haschim (2. V. 1902; n° 8047).
Dieselbe Art sammelte im gleichen Jahre Th. Alexeenko « inter Len-
gerud et Amälesch; in silvis prope Kaendatar » (15. VI. cal. Julian. ;
exsicc. n° 109, indeterm.).
Prunella vulgaris L. — Boiss. fl. Or. IV, 691. — Buhse, Aufz. p. 177.
Ditionis montis Demawend in valle Lar, 2400 m. s. m. (13. VII. 1902;
no 7937.)
Marrubium Kotschyi Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. IV, 695. —
?Buhse, Aufz. p. 178 (M. Astracanicum).
In an et alpinis monlium Totschal, prope pagum Scheherista-
I 2200 m. s. m. (7. VI. 1902; n° 8012). — Districtus Talkan (Talagon)
n jugo an -Bary, supra Gerab et frequentissimum versus Asadbar;
26 2700 m. s. m. (26. VI. 1902; no 8013 sub M. Astracanico).
Neu für das Gebiet, obwohl hier massenhafle auftretend. Dagegen
führt Buhse aus dem Elburs das hier von mir nicht beobachtete nahver-
wandte M. Astracanicum Jacq. an. Der sehr kurzen Kelchzipfel und der
in sehr lange lineare Abschnitte tief geteilten Oberlippe wegen gehört
meine Pflanze zu M. Kotschyi Boiss. Das Merkmal für letztgenannte Art,
dass die Blumenkronenröhre — im Gegensatz zu M. Astracanicum Jacq.
— den Kelch überragt, scheint nicht immer Stand zu halten. Vermutlich
gehört Buhse’s Pflanze aus dem Demawendgebiet (dem Nur-tal) ebenfalls
zu M. Kotschyi Boiss. et Hoh.
(227) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 117
* Marrubium polyodon Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 704.
In subalpinis montium Totschal, supra pagum Ferasad. 18-1900 m. s.
m. (28. V. 1902; no 8008) et in latere boreali ad Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (10. Vi. 1902; no 8011). — In valle Lur fluvii Keredsch, 21-2200 m.
s. m. (9. V. 1902; no 8010); ibidem ad pagum Getschesär, 2200 m. s. m.
(19. VE 1902; no 8009).
var. eriocalyx Bornm. (var. nov.); calyce præsertim basin versus
dense lanato.
In collibus prope Kaswin, 12-1300 m. s. m. (14. V. 1902; no 8007).
Marrubium gamodon Stapf, Polak. Exped. I, 48 (1885).
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 2-300 m. s. m. (7. V. 1902; no 8005).
— In collinis prope Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. A902; no 8006).
Die Exemplare gleichen in jeder Beziehung der vorstehenden Art und
bezüglich des Indumentes der Kelche der var. eriocalyx. Die Zipfel des
ftellerförmig ausgebreiteten Fruchtkelches sind aber bis zum oberen
Drittel verwachsen, daher der Saum nur gezähnt erscheinend. — Neu
für das Gebiet, bisher nur aus Medien (West-Persien) bekannt.
Sideritis montana L. — Boiss. fl. Or. IV, 706. — Buhse, Aufz. p. 178.
— Stapf, Polak. Exped. I, 49.
In valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 300 m. s. m. (8. V. 1902;
n° 8021). — Prope Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; no 8020).
Stachys Persica Gmel. jun. — Boiss. fl. Or. IV, p. 724.
Rescht, in sılvis inter Imamsade-Haschim et Rustamabad (2. V. 1902;
no 7959).
Stachys setifera C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 724. — Buhse, Aufz.
p. 178.
Elburs occident., in valle Lur ad Getschesär secus rivulos, 2200 m. s.
m. (4. VII. 4902; n° 7952). — In districtu Talkan (Talagon), in dumetis
humidiusceulis supra Dschoistan, 2200 m. s. m. (27. VI. 1902; no 7953.)
* Stachys fruticulosa M. B. — Boiss. fl. Or. IV, 737. — Buhse, Aufz.
p. 178.
In valle fluvii Sefidrud, inter Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s. m.
(9. V. 1902; no 7961.) — In arena mobili ad orientem pagi Mendschil,
400 m. s. m. (11. V. 1902; no 7961) et supra Patschinar, 5-600 m. s. m.
(12. V. 1902; n° 7960 6).
Stachys inflata Benth. — Boiss. fl. Or. IV, 739. — Buhse, Aufz. p. 179.
— Lipsky, pl. Ghilan, I. c. p. 229.
In valle fluvii Sefidrud in rupestribus, frequentissime prope Rustama-
mabad, Rudbar et Mendschil, 2-400 m. s. m. (3-10. V. 1902; no 7956). —
In montosis supra Patschinar, 750 m. s. m. (12. V. 1902; no 7957. —
Ad basin meridionalem montium Totschal, prope Ferasad, 1600 m. s. m.
(28. V. 1902; no 7958.) — Kaswin, inter Diardschan et Kilischim leg.
Th. Alexeenko (22. VII. 1902, cal. Julian; exsicc. n° 1021, indeterm.).
Stachys lavandulifolia Vahl. — Boiss. fl. Or. IV, 743. — Buhse, Aufz.
SS:
In jugo Charsan, 1500 m. s. m. (13. V. 1902; n° 7955). — Elburs occi-
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 janvier 1908. 9
118 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (228)
dent., in regione subalpina in valle Lur ad pagum Getschesär et Meidan,
2200 m. s. m. (21. VE 1902; n° 7955.) - Alpium Totschal in convallibus
ad Scheheristanek. 22-2400 m. s. m. (7. VE 1902; no 7951.)
Leonurus Persicus Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 754 — Buhse, Aufz.
p. 179.
In glareosis alpinis montium Totschal. supra Imamsade-Davud. 2700
m. s. ım. (30. V. 1902; n° 7942; et subalpinis in valle infra pagum Sche-
heristanek. 2100 m. s. m. (9. VI. 1902: no 7941.) — Ditionis montis
Demawend in valle Lar in fauce Junesar. 2800 m s. m. (12. VIL 1902;
n° 7940). — In jugo Kendewan (observ. 23. VI. 1902).
Lamium amplexicaule L. — Boiss. fl. Or. IV, 760. — Buhse, Aufz.
D' 170;
Inter Rescht et Kaswin. prope Rustamabad, Rudbar et Patlschinar,
3-600 in. s. m. (2. &. et 12. V. 1902; no 7934. 7935 et 7938.)
var. Kurdicum Bornm. (in Beihefte Bot. Centralbl. XXI. 133);
foliis floralibus ambitu cunealo-oblongis. calycis vero indumento ut in typo.
In jugo Charsan. 1800 m. s. ın. (13. V. 1902; n° 7936.)
* Lamium crinitum Montbr. et Auch. — Boiss. fl. Or. IV, 765. —
L. Persicum Boiss. et Buhse. Aufz. p. 180.
Alpes Totschal. ad basin septentrionalem prope Scheheristanek, 2200
m. s. ım. (4. V1. 1902: n° 7948) et in regionis alpine glareosis et rııpes-
tribus (abunde) supra Imamsade-Davud. 2700 m. s. ım. (29. V. 1902;
n° 7946). — In monte Demawend. 3000 m. s. m. (17. VII. 1902; no 7949.)
Die Serratur der Blätter auch dieser Exemplare ist nicht immer eine
scharfe, milunter sind die Blätter gezähnt. Die unteren Stengelteile sind
oft völlig kahl. glauk und gedunsen. wie bei Z. Robertsoni Boiss. Zur
gleichen Art (1. ertuitum dürften gehören : Bornm. exsicc. n° 3502
(a. 1893, Göldagh. Armenien). no 2160 (a. 1890. vom Yildiss-dagh bei
Siwas. Analtolien). Siut. exsice. n° 7428 (a. 189’: Gümüsch-khane, Prov.
Pontus) und no 4164 (a. 182. von Tossia in Paphlagomen). Westper-
sische Forinen des L. erinitum zeichnen sich durch grössere Kahlheit
und oft kürzere Kelchzipfel aus (1. trmidum Hausskn. in exsice. Strauss.)
und nähern sich so dem L. Robertsoui Boiss. (rectius : L. crinitum var.
Robertsoni Bornm.)
* Lamium vestitum Bth. in DC. Prodr. XII. p. 508. — Buhse, Aufz.
p. 179.
Planta rupicola multieaulis; caulibus dense villosis pedalibus; foliis
omnibus majuseulis, rotundaus vel subrotundato-reniformibus (latioribus
ac longis!). basi late aperla cordalis, rotundato- el sæpe inciso-dentalis ;
floribus majusculis. (vivis!) concolori-niveis, galea hirsutissima ; calycis
villosissimi dentibus lanceolato-subulalis. tubo subæquilongis. — L. to-
mentosum Willd. in Boiss. fl. Or. IV. 76%. pp.
Regionis alpine montis Demawendi (loc. class.) in fissuris rupium ad
parietes faucium dependens. 3700 m. s. m. (16. VII. 1902; no 7946), in
consortio Corydalis r'upestris.
Diese prächtige Pflanze steht in vieler Hinsicht dem L. filicaule Boiss.
Diagn. vom klassischen Standort nahe. doch wage ich nicht. ohne weite-
res dieselbe (elwa nur als eine sehr üppig eutfaltete Felsenform) mit
(229) T. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 119
genannter Art, mit welcher sie die gleiche Blatiform gemein hat, zu
vereinigen. Letztere ist eine zwergige Geröllpflanze hochalpiner Plätze
mit unterindischen weithin Kriechenden Stengeln. Noch viel weniger
. möchte ich Boissier’s Ansicht bestimmen, L. vestitum Bth. mit L. tomen-
tosum Willd. (mit gänzlich anderer Blatigestalt und rosa blühend) zusam-
menzuwerfen. L. tomentosum Willd. aus dem Kaukasus zeigt mit L. ves-
titum keine Aehnlichkeit.
Lamium filicaule Boiss. Diagn. I, 42, p. 86. — Boiss. fl. Or. IV, 765
(pro var. L. tomentosi). — Planta caulibus filiformibus subterranee repen-
tibus parte exserta brevissimis, floribus (vivis!) concoloribus niveis vel
lacteis (non, ut Boissier dicit, flavescentibus), foliis parvis rotundato-
reniformibus, dentibus calycinis brevibus.
In summis jugis alpium Totschal, in glareosis nivalibus ad lacum
Derja-i-Jach (loc. class.), 3800 m. s. m. (8. VII. 1902; no 7945.)
In Buhse’s Liste p. 33, n° 1185 wird als Synonym von L. filicaule
Boiss. wohl nur versehentlich L. Persicum Boiss. et Buhse (Aufz. p. 180)
genannt. Da bei Buhses Originalbeschreibung für diese Pflanze der
Demawend als Standort angeführt wird, ergibt sich, dass dieser Name
als Synonym zur folgenden Art, L. crinitum Montb. et Auch., gehört.
Ferner ist in Buhse’s Liste (n° 1184) vom Totschal Z. Robertson Boiss.
angeführt, wofür Kotschys Exsiccaten n° 194 als Beleg dienen. Diese
allerdings von Bunge (Lab. Pers. p. 72, n° 195) als solche bestimmte
Pflanze wird (später) von Boissier (fl. Or. IV, 764) als L. album L. ange-
- sprochen.
* Lagochilus Aucheri Boiss. var. Kotschyanus (Boiss. pr. sp.) Bornm.
in Pl. Strauss. (Beihefte Bot. Centrabl. XXI, II, 4, p. 134; 1907.)
In subalpinis et alpinis aridis montium Totschal, in convallibus ad
Scheheristanek, 2200 m. s. m. (6. VI. 1902; n° 8045). — In valle Lur ad
Geischesär, 2200 m. s. m. (VIL 1902; ne 8046) et in jugo alpino inter
Getschesär et Asadbar, 2650 m. s. m. (26. VI. 1902; n° 8044.) — Distric-
tus Talkan (Talagon) in valle Serdderre, supra pagum Gerab, 2600 m. s.
m. (27. VI. 1902; n° 8043). — In desertis aridis ad fluvium Dschadsche-
rud ad viam inter Teheran et oppidum Demawend. 14-1500 m. s. m.
(13. VII. 1902; no 8042.)
Die Exemplare aus der subalpinen und alpinen Region mit breiteren
Kelch- und Blattabschnitten und der charakteristischen Bekleidung (cau-
libus et calycis laciniis tomentellis) entsprechen ganz der als L. Kotschya-
nus Boiss. beschriebenen Form; jene Exemplare aus der niederen
heissen regenarmen Zone vom Dschadsche-rud haben schmalere Blatt-
abschnitte, kleinere Kelche mit geringerer Behaarung. In Gemeinschaft
der letzteren fanden sich auch Exemplare mit hispider Stengelbeklei-
dung. die sich also der var. lasiocalyx Stapf und var. perhispidum Bornm.
(l. e.) nähern. — L. hispidus Fisch. el Mey. (= Yermolajfia insignis Bel.
indescr.) und typischer L. Aucheri Boiss., beide mit kahlen Kelchen, sind
mir im Gebiet nicht begegnet, auch nicht der jedenfalls sehr seltene
L. macracanthus Fisch. et Mey. (= L. insignis Boiss.), den Kotschy auf
gleicher Wegroute bei Asadbar sammelte; letzterer ist eine durch die
z. T. ungeleilten oder treilappigen obersten Stengelblätter gut gekenn-
zeichnete (ich sah Originalexemplare des Herbar Boissier) Art.
Phlomis Orientalis Mill. — Boiss. fl. Or. IV, 781. — Lipsky, pl. Ghi-
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (230)
lan. I. c. p. 229. — Buhse, Aufz. p. 180 (Ph. Armeniaca Willd. ß Oliviert
Bth.).
In monlibus inter alpes Totschal et Demawend sitis, prope pagum
Germabdar, 2500 m. s. m. (12. VIL 1902; no 7967; f. ramosa elata foliis
caulinis inferioribus (superioribus quoque latiusculis) basi cordatis, caly-
cibus flaccose flavo-lanatis). — In valle Lur ad pagum Getschesär, 2200
m. s. m. (49. VI. 1902; no 7966; eadem forma sed foliis caulinis angus-
tioribus abrupte cuneatis). — Inter Rescht et Kaswin, ad rupes supra
pagum Kagostan (25. VII. 1902, cal. Julian., leg. Th. Alexeenko; exsicc.
n° 454, indeterm.).
Phlomis anisodonta Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 789. — Buhse, Aufz.
p. 180.
In valle Lur (Elburs occident.) supra Getschesär, 22-2500 m. s. m.
(49. VI. 1902; no 7968).
Die Blütenfarbe ist (im frischen Zustand) weisslich, getrocknet sich
etwas rötlich verfärbend.
Phlomis Herba-Venti L. 8 tomentosa Boiss. — Boiss. Or. IV, 791. —
Ph. pungens Willd. — Buhse, Aufz. p. 180.
In agrıs prope Kilischim (in montibus ad septentr. versus urbis Kas-
win); leg. Th. Alexeenko (23. VII. 1902, cal. Julian.; exsicc. n° 359, inde-
term.).
Eremostachys laciniata (L.) Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 793. — Buhse,
Aufz. p. 181. — Syn. : E. Nerimani Stapf. Polak. Exped. I, p. 50 (1885)
ex Regel. Act. Hort. Petrop. IX, 553 (« E. Norimanni »).
In collibus ad septentriones urbis Kaswin sitis, 13-1400 m. s. m. (16. V.
1902; n° 7886). — Alpium Totschal in declivibus convallium prope Sche-
heristanek, 2209 m. s. m. (7. VI. 1902; no 7887).
ß Nerimani (Stapf, I. c. pr. sp.) Bornm. calyce fructifero valde am-
pliato dentibus latissime semi-orbiculatis emarginatis aristalis.
In valle fluvii Sefidrud ad Rustamabad ; loc. class. (2. V. 1902; no 7885).
— In collibus ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 4902). — In monte
supra Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; no 7889.)
Weder Boissier führt in de Flor. Orient. (p. 793) die Buhse’sche
Pflanze aus dem Sefidrud-tal an, noch citiert Regel (l. c.) diese oder
Pichlers ebenda gesammelten Exemplare. Es ist somit die) Möglichkeit
nıcht ausgeschlossen, dass Regel die Pflanze vom Sefidrud überhaupt nicht
in den Händen gehabt hat, obwohl er den Stapf’schen Namen unter den
Synonymen der E. lacimuta angiebt. Am gepressten Exemplar dieser ge-
wiss beachtenswerten Varietät misst der Durchmesser des Fruchtkelch-
randes 20 mm. (die ganze Peripherie beträgt etwa 48 mm.), die Länge
des Kelches unten 20, oben 25 mm.; die seitlichen Kelchzähne sind
8 mm. breit, etwa 3 mm. lang.
* Eremostachys molucelloides Bge var. macrophylla (Montbr. et
Auch.) Regel in Act. Hort. Petrop. IX, 529. — Boiss. fl. Or. IV, 797 (pro
spec.). — Buhse, Aufz. p. 181 (spec.).
Inter Rescht et Kaswin in montibus supra Patschinar, 5-600 m. s. m.
(12. V. 1902; n° 7932; f. erioclada Bornm. in Beihefle Bot. Centralbl,
XXII, 136; 1907).
{231) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 121
Ajuga reptans L. — Boiss. fl. Or. IV, 798. — Buhse, Aufz. p. 182.
In pratis ad Rescht (28. IV. 1902; no 7939).
Ajuga Chamæcistus Ging. — Boiss. fl. Or. IV. 801.
In montis Charsan latere supra Patschinar, in rupestribus, 16-1800 m.
s. m. (13. V. 1902; n° 7943; florens).
ß stenophylla Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 801. — A. scoparia Boiss.
Diagn. — Bunge Lab. Pers. p. 84.
In desertis aridis ad fluvium Dschadsche-rud (ad viam inter Teheran et
oppidum Demawend), 1500 m. s. m. (21. VIT. 1902; n° 794%; c. fruct.)
“ Bemerkung : Nach einem von der Direction des Kaiserlichen Botani-
schen Gartens in St-Petersburg erhaltenen, von Herrn Dr. Lipsky 4. VII.
1897 in der Buchara (Prov. Baldschuan, Chovaling) gesammelten Exem-
plare der Ajuga Turkestanica (Regel) Brig. zu urteilen, ist genannte. von
Regel ursprünglich als Typus einer neuen Verbenaceengatlung « Rosen-
bachia » beschriebene Art kaum von üppiger entwickelten Exemplaren
der Ajuga Chamæcistus Ging. (wenigstens nach meinen Exemplaren aus
Nord-Persien und solchen aus West- und Süd-Persien, Hamadan, Sulta-
nabad, Raswend, Schiras) scharf zu trennen und gewiss nicht von ge-
nannter Art spezifisch verschieden. Jedenfalls weicht diese « Art » weit
weniger von typischer À, Chamæcistus ab, als die von Boissier späler
wieder eingezogenen, ursprünglich als Arten beschriebenen Varietäten :
A. scoparia Boiss. Diagn. (= A. Chamaæcistus 8 stenophylla Boiss. fl. Or.).
und A. euphrasioides Boiss. Diagn (= A. Chamæcistus y euphrasioides
Boiss. fl. Or.). Bei Beschreibung der A. Turkestanica (Regel) Briquet in
Bull. de l’Herb. Boiss. II, 710 (1894) wird sonderbaren Weise der offenbar
sehr nahen Verwandischaft dieser Pflanze mit A. Chamzcistus gar nicht
Erwähnung getan. Die hier gegebene Diagnose passt ebenso gut auf diese
wie jene Pflanze; auch die Gestalt und Behaarung (im Innern) der
Korolla ist bei beiden die gleiche. Zu bemerken ist, dass auch bei den
meisten A. Chamæcistus-Exemplaren das Blatt nicht sitzend ist, son-
dern in einen kurzen Stiel verläuft. Je nach den örtlichen bezw. klimati-
schen Verhältnissen tritt eine Verdornung der Zweige bald weniger bald
stärker auf. So sind z. B. die von mir zwischen Teheran und Demawend im
Hügelland angetroffenen Exemplare fast unbewehrt, die bereits Frucht
tragenden Zweige (Jahrestriebe) sind 20 cm. lang und bis zur Spilze nor-
mal beblättert. Ebenso schwankt je nach Standort der Grad des Indu-
ments, wobei sich an den in der heissen Ebene gewachsenen Exem-
plaren mit reicherer Bekleidung (var. tomentosa Boiss. in Kotschy's
Exsiceaten) ein stärkeres Einrollen des Blatirandes einstellt. Meines
Erachtens stellt A. Turkestanica Briq. nichts anderes dar als eine weni-
ger bedornte grossblättrige Form der A. Chamæcistus Ging., bei welcher
nur die Kelche mitunter (!) etwas grösser sind und im Fruchtzustand
ein etwas abweichendes Verhältniss der Zipfel zur Kelchröhre aufweisen,
Auch Regels Abbildung der « Rosenbachia » (in Act. Hort. Petropol. IX,
tab. X, fig. 21) wiederspricht in keiner Weise dieser meiner Annahme,
welcher auch Herr Dr A. von Degen (briefl.) beizupflichien nicht abge-
neigt ist.
Teucrium Orientale L. — Boiss. fl. Or. IV, 808. — Buhse, Aufz.
p. 31.
In valle fluvii Sefidrud, supra Rudbar (7. V. 1902; no 7962). — Inter
122 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (232)
Teheran et Kaswin, ad pagum Kislak, 12-1300 m. s. m. (20. V. 1902;
n° 7962 b.)
Teucrium Hyrcanicum L. — Boiss. fl. Or. IV, 811. — Buhse, Aufz.
p. 181. — Stapf, Polak. Exped. I, 51. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 229.
— Freyn, Sint.-Masend. p. 22 (900).
Inter Kudum et Rescht, in silvis umbrosis (30. VII. 1902; no 7965).
Teucrium Chamædrys L. — Boiss. fl. Or. IV, 618. — Buhse, Aufz.
p. 182. — Lipsky, pl. Ghilan. I. c. p. 229.
In valle fluvii Sefidrud, prope Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902,
n° 7964.)
Teucrium Polium L. — Boiss. fl. Or. IV, 821. — Buhse, Aufz. p. 182.
— Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 229.
In rupestribus ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; n° 7965; ad
var. intermedium Cek. vel var. tonsum Stapf in Polak. Exped. I. 50 perti-
nens).
Plumbaginaceæ.
Acantholimon Demavendicum Bornm. spec. nov. sectionis
« Armeriopsis » Boiss. fl. Or. IV, 824. — Typus in herb. Bornmüller. —
Tabula nostra. Tafel n° 2.
Fruticulosum, late cæspitosum (15-20 cm. allum) ramis brevibus, den-
sissime patule foliosum, glaucescens; folis margine scabris, acerosis,
planis (2 mm. latis, 2 cm. longis), horizontaliter patentibus sæpius
demum deflexis, omnibus subæquilongis; scapis brevibus, monostachyis,
plerumque foliis subæquilongis, nudis vel infra spicam A-squamatis; spica
capituliformi, compressa, late ovata (14 18 vel 18x20 mm. lata longa)
disticha, 5-6 spiculis 2-floris constante; bractea exteriore ovalo-orbicu-
lata (6 mm. longa), atro-fusca, late hyalino-marginata, apice brevi-cuspi-
data ; bracteis interioribus hyalinis secus nervum tantum rubellum, nervo
atropurpureo infra apicem in aristulam excurrente; calycis tubo pilosulo,
limbo mediocri albo nervis atro-purpureis percurso; corolla rosea breviter
exserla.
In excelsis montis Demawend, 3700 m. s. m. (17. VII. 1902; no 8130).
Species nova pulcherrima differt ab A. bracteato Girard : spiculis
2- (nec 3-) floris, bractea exteriore præter marginem hyalinum atro-
fusca, interioribus paulo infra apicem (nec e medio dorso) breviter aris-
tatis, calycis brevioris 9 mm. (nec 13 mm.) longi limbo albo non roseo,
foliis pollicaribus nec 2-2.5-pollicaribus. — Longius distant eiusdem sec-
tionis species tres in Affghania a Griffith lectæ A. cephalotes Bge, A. dis-
tachyum Boiss., A. Cabulicum Boiss. quarum prima a nostra differt:
calyce longiore (11 mm. longo) scapis folia 4-5-plo superantibus spiculis
2-5-floris (nec 2-floris), limbo mutico roseo-nervato; A. distachium : spica
paucispiculata spiculis 2-Horis binis in capitulum approximatis; A. Cabuli-
cum : foliis longissimis (5-6, nec 2-2,5 cm. longis) spiculis 3- (nec 2-) floris,
bractea inferiore oblonga longe attenuata, calyce majore, limbo mutico.
(233) 3. BURNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 123
Acantholimon festucaceum (Jaub. et Spach) Boiss. — Boiss.
fl. Or. IV, 843.
Elburs oceident., in valle Lur ad pagum Getschesär, 2200 m. s. m.
(4. VII. 1902; no 8138.) — Kaswin: « In siccis montium inter Kilischim
et Pul-i-ambu, & 23. VII. 1902 (Cal. Julian) » eandem speciem leg. Th. Alex-
eenko (exsicc. n° 367, indelerm.).
Neu für das nördliche Persien. Allerdings dürften gerade diesem Teile
Persiens auch die Exemplare Auchers entstammen. da bekanntlich die
von Kaswin nordwärts gelegenen Gebirgszüge des Elburs zuerst von
Aucher botanisch erforscht wurden.
* Acantholimon Bodeanum Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 836.
In jugo inter vallem Lar ei Karawanserai Pelur (ad basin montis Dema-
wend, 2600 m. s. m. (14. VII. 1902; no 8128 sub A. Sahendico Boiss, et
Buhse). — In montium Elbrus occident. valle prope pagum Asadbar,
2500 m. s. m. (24. IV. 1902; no 8129.)
Acantholimon truncatum Bge. subsp. nov. A. Rudbaricum
Bornm.
Differt a typo bracteis interioribus exleriore eximie longioribus (nec
sublongioribus) calyeis tubum dimidium (nec tertiam partem) æquantibus
4 mm. longis; calyce 8-9 mm. lantum longo (nec 45 lin. — 10 mm.),
limbo ealycino (ut in typo brevissimo sublruncato mutico) atro-purpureo-
nervato.
In valle fluvii Sefidrud in aridis inter Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s.
-m. (9. V. 1902; no 8132.)
Die Pflanze liesse sich mit vollem Rechte auch als eigene Spezies be-
schreiben, indessen sind die Formenkreise der dieser Gruppe Stenosto-
mata angehörenden Arten so dürflig bekannt, dass es zweckmässiger
erscheint, die neue Form dem nächstverwandien A. truncatum Bge.,
dessen Areal übrigens dem des A. Rudbaricum benachbart ist. als Unter-
art anzugliedern. Von den anderen Arten ist zunächst A. polystachyum
Boiss. mit « spicis dense 3-5 spiculatis » etc. völlig auszuschliessen.
A. Heratense und A. curviflorum Bge. besitzen grössere 11 mm.
(5 lin.) lange Kelche, ebenso A. longiflorum Boiss. mit 16-18 mm. Kel-
chen. A. quinquelobum Bge, welches dem unsrigen in vieler Beziehung
sehr zu ähneln scheint, ebenfalls wenigästige sehr lockere Blütenstände
und Kelche von gleichen Grösse aufweist, besitzt nervenlose (ebenfalls
sehr kurze) Kelchlappen (« lobis obtusis enerviis »). A. Hystrir Stapf
(Polak. Exped. I, 71, 1885) schliesslich mit etwa 10 mm. grossen Kelchen
und halb so grossen inneren Bracteen zeichnet sich vor A. Rudbaricum
dadurch aus. dass die Nerven des zwar sehr schmalen aber deutlich aus-
gebildeien Kelchsaumes kurz von der Spitze verschwinden; auch soll bei
diesem der den Kelch überragende Teil der Korolla 3 mal kleiner als
der Kelch selbst sein (bei A. Rudbaricum ist die sehr ausehnliche Blüte
von doppelter Kelchlänge, der den Kelch überragende Teil ist also so
lang als der Kelch selbst), — Noch ist auf A. Straussü Bornm.
(= A. incomptum var. Straussii Bornm. in PI. Straussianæ II, 1907,
p. 140), bald kahl bald in allen Teilen des Blütenstandes kurz behaart,
aufmerksam zu machen, da diese Art eine Mittelstellung zwischen den
Gruppen Sienostomata und Eurystomata einnimmt. und zu bemerken, dass
hier die Lappen des schwach ausgebildeten Kelchsaumes in den gran-
ches A >
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (234)
nenartig verlängerten Mittelnerv spitz verlaufen und dass deshalb ge-
nannte Pflanze doch kaum mit A. incomptum Boiss. et Buhse, welches
nach Boissier gelockerte Blütenstände (Aehren)und einen schwachausge-
bildeten Kelchsaum (diesen aber mil grannenlosen Lappen « limbus
obselete 5-lobatus muticus ») besitzt, zu vereinen ist.
In valle fluvii Sefidrud prope pagum Rudbar (4. V. 1902; no 8133) et
inter Rudbar et Mendschil, 4-500 m. s. m. (9. V. 1902; n° 81 32.)
Acantholimon Scorpius Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 850.
In collibus ad urbem Kaswin (17. V. 1902; no 813%) et in planitie inter
Teheran et Kaswin ad pagum Kislak, 42- 1300 m. s. m. (20. V. 1902;
n° 81359.)
Acantholimon roseum Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 853.
In regione alpina montium vallis Lar, 2600 m. s. m. (14. VII. 1902;
n° 8137.) — Ad basin montis Demawend, prope Pelur, 2500 m. s. m.
(14. VII. 1902; no 8137 b.) — Alpium Totschal in trajectu Lädd, 3200 m.
s. m. (4. VI. 1902; n° 8136; nondum florens.)
Statice leptophylla Schrenk. — Boiss. fl. Or. IV, 867.
« Ad urbem Kaswin, in planitie argillosa prope pagum Lija, 2. VII.
1902 (Cal. Julian) » leg. Th. Alexeenko (exsicc. n° 492; indeterm.).
Neu für Nord-Persien; verbreitet im westlichen und südlichen Persien
(var. Iranica Bornm. PI. Strauss. Ill, 140).
Plumbago Europæa L. — Boiss. fl. Or. IV, 875. — Buhse, Aufz. p. 485.
Kaswin : « in montibus inter Diardschan et Kilischim », 22. VII. 1902,
leg. Th. Alexeenko (exsicc. n° 1020; indeterm.).
Plantaginaceæ.
Plantago gentianoides Sm. var. Griffithii (Boiss.) Bornm. —
Boiss. fl. Or. IV, 879-880 (spec.). — Vergl. Bornm. Mitt. d. Thüring. Bot.
Ver. n. F. XI (1897) p. 65-68.
In pratis humidis ditionis montis Demawend, in valle Lar, 2450 m. s.
m. (13. VII. 1902).
Die Spindel der Aehre ist wie bei fast sämmtlichen persischen Exem-
plaren dieser Art behaart; diese Form eines wärmeren trockneren Kli-
mas lässt sich immerhin als var. Griffithii (Boiss.) Bornm. nambar ma-
chen. Die Art ist neu für Nord-Persien.
Plantago saxatilis M. B. — Boiss. fl. Or. IV, 880. — Buhse, Aufz.
p. 186 (P. montana ß Caucasica).
Districtus pagi Asadbar in jugo Kendewan. 3100 m. s. m. (23. VI. 1902;
no 8150.) —- In frigidis nivalibus, Häsartschal et prope Piasischal
ad basın alpis Takhti-Soleiman (3400-4100 m. s. m. (29. et 30. VI. 1902;
8151.)
(Fortsetzung folgt).
EH D HS
125
SPECTES HEPATICARUM
AUCTORR
Franz STEPHANI
(Suite.)
92. Chiloscyphus bidentatus St. Hedw. 1893. p. 320.
Dioicus flavescens majusculus flaceidus in cortice gregarius. Caulis ad
8 cm. longus tenuis fuscus tenax parum ramosus, ramis longis interrupte
radicanlibus flexuosis. Folia caulina confertissima opposita antice coalita,
adscendentia, in plano ovato-rotundata sæpe subcircularia subsymmetrica
ipso apice duabus spinis armala spinis angustis brevibus porrectis.
Cellulæ 36 y, subæquales trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina
contigua appressa caule triplo latiora uno latere folio breviter coalita
altero libera longiusque decurrentia ceterum subrotunda 10-12 dentata
dentibus validis acutis apicalibus validioribus. Folia floralia intima cauli-
nis æquimagna vel minora argute denticulata et spinulosa apice irregula-
riter inciso-lobala similiter armala sublacerata. Amphigastria floralia
intima libera vel coalila foliis minus armata. Perianthia majuscula in
ramulo brevissimo lerminalia exinnovala, ovato-campanulala breviter tri-
loba lobis conniventibus maxime laceratis et fimbriatis laciniis angustis
pinnalim spinosis vel furcatis et ramosis.
Hab. New Zealand Greymouth (Helms).
93. Chiloscyphus Colensoi Mitten. Handb. NZ. Fl. 1867, p. 753.
Syn. : Lophoc. Colensoi Mitt. Fl. Nov. Zel. II, p. 138.
Dioieus giganteus brunneolus in cortice late expansus corlicolus. Caulis
ad 6 cm. longus crassus fuscus pauciramosus arcte repens. Folia caulina
sub 4 mm. longa opposila recte patula conferta plano-disticha, antice
libera ovato-triangulata basi 3 mm. lata, apice plus duplo angustiore recte
truncato-bidentulo. Cellulæ apicales 36 y basales 54x72 p parietibus
‚validis trigonis nullis. Amphigastria caulina pro planta parva caule
241
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 20€ (SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
parum latiora utrinque breviter angusteque coalita utrinque biciliata apice
emarginato-bifida, lobis late triangulatis abrupte setaceis. Perianthia in
ramulo brevi et maxime crasso campanulala validissima basi pluristrata
ore breviter trilobato, lobis triangulatis apice breviter bifidis, marginibus
ceterum paucidentatis, dentibus validis brevibus irregularibus. Folia et
amphigastria floralia parva varie el fere ad basin usque bi-quadrilaciniata,
laciniis maxime irregularibus lanceolalis acutis vel truncatis vel bifidis
hie illic dente armatis. Andr@cia parva, bracteis 3-4 jugis julaceis biden-
tulis.
Hab. New Zealand (Colenso).
94. Chiloscyphus physanthus (Tayl.) Mitt. Fi. Nov. Zel. II,
p. 141.
Syn. : Jung. physantha Tayl. J. of Bot. 1844. p. 561.
Lophocolea physantha Syn. Hep., p. 700.
Dioicus mediocris olivaceus flaccidus in corlice dense cæspitosus. Caulis
ad 4 cm. longus tenuis fuscus debilis irregulariter ramosus. Foüa caulina
ad 2 mm. longa subopposita dense imbricala subrecte patula adulla plano-
disticha juniora adscendentia, oblique ovata margine antico substricto,
postico bene arcualo apice abrupte angustato quam basis plus triplo
angustiore lunatim emarginato bidentato dentibus late triangulalis aculis
porrectis. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 54 y trigonis magnis acutis.
Amphigastria caulina minora caule parum latiora utrinque in folia
anguste decurrentia utrinque 1-2 dentata apice ad ’/2 vel magis profunde
bifida sinu lunato laciniis lanceolatis parum divergentibus. Perianthia
magna viridia optime ovato-campanulata levia ore amplo trilobato lobis
grosse bifidis laciniis e lata basi abrupte attenualis integerrimis, lobo
postico tantum spinuloso. Folia floralia intima caulinis æquimagna
oblonga ad ‘/: inciso-bifida, laciniis lanceolatis. Amphigastrium florale
ıntimum foliis suis duplo brevius profunde quadrifidum lobis lanceolatıs.
Andræcia parva lateralia spicata, spicis numerosis in caule opposılis den-
seque consecutivis, bracteis cucullatis contiguis apice bidentulis lobulo
antico inflato exciso-unidentato.
Hab. New Zealand (Sinclair, Kirk, Petrie, Lauterbach).
95. Chiloscyphus coalitus (Hooker) Dum. Rec. d’obs. 1835,
p19:
Syn, : Jung. coalita Hooker. Musci Exot., p. 23.
Dioicus magnus et robustus pallidus vel virens laxe cæspitosus in cor-
tice late expansus. Caulis ad 10 cm. longus vage mulliramosus crassus
pallidus, arcte repens. Folia caulina adulta ad 3 mm. longa basi 3 mm.
242
"Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 427
Jata recte patula plano-disticha imbricata opposita antice libera postice
amphigastrio latissime coalita, late triangulata apice quam basis subtriplo
angustiore oblique vel subrecte trüncato-bispinoso spinis porrectis validis
brevibus, in foliis ramulinis magis elongatis. Cellulæ apicales 36 u basales
54 X 90 y trigonis nullis. Amphigastria magna caule triplo latiora, triplo
breviora quam lala grosse 6-7 spinosa, spinis remotis recte patulis. Folia
floralia parva tenera et fragillima, ovato-triangulata apice irregulariter
laciniala. Amphigastria floralia duplo brevius quadrifida laciniis angustis
apice bifidulis. Perianthia in ramulo brevissimo ovata bi-vel trilobata
lobis profunde solutis apice truncato-repandis irregulariter denticulatis.
Calyptra perianthio æquilonga basi crassa pistillis plus minus alte obsila
superne lenuis. Capsula ferruginea subglobosa in pedicello longissimo
7 cm. longo. Andrecia ignota.
Hab. Australia (Victoria) Tasmania, New-Zealand, Aucklands Islands.
Die Pflanze ist meist steril (wie ihre nahe Verwandte aus dem tropi-
schen Asien und Oceanien, die ich Chil. communis St. genannt habe) und
unterscheidet sich sogleich durch wesentlich grössere Blattzellen und
durch das abweichende Perianth (das an gut entwickelten Exemplaren
bei Chil. communis an der Mündung mit langen schmalen eingekrümmien
Lacinien besetzt ist); sehr schöne Ex. von Chil. communis vertheilte
Schiffner sub N° 1237 aus Java.
96. Chiloscyphus oblongifolius (Taylor) Syn. Hep., p. 709.
Syn. : Jung. oblongifolia Tayl. J. of Bot. 1845, p. 563.
Dioicus magnus robustus fuscus late expansus. Caulis ad 8 cm. longus
maxime crassus fuscus tenax remote pauciramosus. Folia caulina plus
3 mm. longa opposita antice libera recte patula plano-disticha imbricata,
adulta oblongo-triangulata (juniora oblongo-ligulata), marginibus parum
eurvalis apice quam basis duplo angustiore recte truncato bispinoso
spinis angustis validis porrectis vel leviter divergentibus. Cellulæ apicales
54 y basales 54 X 90 y trigonis nullis. Amphigastria caulina parva, caule
vix latiora utrinque anguste longeque decurrentia foliisque coalila basi
utrinque unidenticulata apice late emarginato-bifida laciniis anguste trian-
gulatis acutis divergentibus. Andrecia in ramulo parvo spicata bracteis
ad 5 jugis confertis inflatis apice breviter emarginalo-bidentatis, lobulo
antico parvo integerrimo.
Hab. New Zealand (Hooker, Colenso).
97. Chiloscyphus cuneistipulus St. Hedwig. 1893, p. 322.
Dioicus major validus brunneolus in corlice laxe cæspitosus. Caulis ad
5 cm. longus irregulariter multiramosus ramis longiusculis pinnatim con-
243
A DC ete BUT SR ER, PART LT M TT
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Chiloscyphus®
seculivis vel subfasciculatis recte patulis attenuatis. Folia caulina 2,5 mm.
longa conferta subopposita recte patula, plano-disticha ovato-triangulata,
subsymmetrica, apice quam basis triplo-angustiore oblique emarginato-
bifida, laciniis lanceolatis vulgo abrupte selaceis ceterum porrectis vel
divergentibus anteriore longiore et validiore. Cellulæ apicales 36 w
basales 36 5% y trigonis nullis. Amphigastria caulina magna uno
latere breviter coalita mullo latiora quam longa apice latissime emargi-
nala bifida, laciniis late divergentibus basi utrinque unispina. Perianthia
in ramo brevissimo campanulata ore profunde grosseque laciniala, lacintis
lanceolalis irregularibus apice longissime selaceis varie curvatis sæpe
hamatim incurvis. Capsula in pedicello longiusculo late ovalis. Spore 2
Elateres 470 y. attenuati spiris duplicatis teretibus laxe torlis sub apice
evanidis. Calyptra valida inclusa. Folia floralia intima caulinis vix majora
fere ad basin usque 4-5 laciniata, laciniis dentatis superne longe selaceis.
Amphigastrium florale intimum foliis suis 2-plo minus, ad ‘/2 bifidum
laciniis lanceolalis pauciciliatis. Andrecia in ramulis minimis lateralibus,
bracteis exiguis 6-jugis conferlis concavis appressis breviter bispinosis.
Hab. New Zealand (Helms. Petrie. Kirk).
98. Chiloscyphus odoratus Mitt. Fl. Nov. Zel. II, p. 140.
Dioicus mediocris flaceidus pallidus ætate rufo-brunneus in cortice laxe
cæspilans. Caulis ad 4 cm. longus repens debilis parum ramosus. Folia
caulina 1,6 mm. longa opposila anlice libera vel breviter coalita plus
minus dense imbricata recte patula plano-disticha optime cuneala margi-
nibus integerrimis strictis apice quam basis subtriplo angustiore emargi-
nato-bifido laciniis longis selaceis porrectis vel leviter divergentibus
interdum 9 cellulas longis. Cellulæ 36 y, trigonis nullis ubique fere
æquales. Amphigastria caulina majuscula foliis utrinque breviter coalita
basi cuneata medio utrinque unispina apice emarginato-bifida, lacinüs
angustis striclis divergentibus. Perianthia magna optime obcuneata ore
ampio late truncato crebre setaceo setis longissimis striclis, basi anguslis
vel parum latioribus. Folia floralia intima reniformia bisbifida laciniis
lanceolatis porrectis hic illic setula armatis. Amphigastrium florale inti-
mum parvum obcuneatum apice quadrifidum laciniis externis anguslis
mediis validioribus sæpe inæqualiter bifidis. Andrecia in ramulis parvis
spicata bracteis imbricatis quinquejugis ovatis inflatis ad medium usque
setaceo-bifidulis, lobulo antico brevidentato.
Hab. New Zealand (Sinclair, Lyall, Colenso, Helms, Kirk, Petrie, Beckett).
99. Chiloscyphus sinuosus (Hooker) Nees. Syn. Hep., p. 175.
Syn. : Jung. sinuosa Hooker. Musci Exot., lab. 113.
244
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 129
Dioicus magnus flaccidissimus pallide virens vel glaucescens apicibus
coloratis, in rupibus spongiose cæspitosus. Caulis ad 4 cm. longus validis-
sinus carnosus debilis pluriramosus parum radicans. Folia caulina 3 mm.
longa conferla opposita antice attenuatim decurrentia contigua vel coalita
recte palula concava in plano late triangulata acula integerrima margine
antico substricto undulato postico late recurvo maximeque crispato. Cel-
lulæ apicales 27 y, basales 27 X 45 y Irigonis magnis aculis. Amphi-
gastria caulina caule latiora foliis utrinque latissime coalita apice 5-6-fida,
laciniis lanceolatis longe atlenuatis basi utrinque unispinis, omnibus
hamatis maxime intricatis, sinubus recurvis crispalis. Perianthia (juveni-
lia) ore trilobato lobis profunde inciso-lacinialis laciniis numerosis lan-
ceolalis porrectis. Folia floralia inima cum amphigastrio omnino con-
fluentia ad ?/s sexfida laciniis lanceolatis longe acuminatis sinubus
recurvis.
Hab. New Zealand (Menzies) Aucklands Islands (Hooker) Tasmania
(Weymouth).
Den Irrihum in der Flora Novæ Zelandiæ, derzufolge Chil. oblongifolius
(Taylor) zu der vorstehend beschriebenen Art gehöre, habe ich bereits
in der Anmerkung zur letzt genannten Species berührt.
100. Chiloscyphus Knightii St. n. sp., Lypus in herb. Stephani.
Dioicus minor pallide-flavicans, in terra laxe cæspitosa. Caulis ad 2 em.
longus tenuis fuscus rigidulus simplex arcte repens. Folia caulina 1,6 mm.
longa, subopposila, antice libera parum imbricata subrecte patula oblique
ovata, margine postico substrieto antico curvalo apice quam basis duplo
angustiore triangulato, angulis apiculatis vel obtusis vel nullis. Cellulæ
apicale 18 u basales 18 36 y trigonis nullis, cuticula minute aspera.
Amphigastria caulina caule duplo latiora utrinque in folia decurrentia
basi obcuneata utrinque unidentata apice ad ‘/2 emarginato-biloba, lobis
triangulatis breviter acuminalis porrectis. Perianthia pro planta maxima
campanulata ore trilobato lobis grosse 4-6 fidis laciniis lanceolatis inte-
gerrimis. Foliu floralia inlima oblonga paucilaciniata circumeirca regula-
riter dentala. Amphigastrium florale intimum anguste ligulatum breviter
bifidum regulariter dentatum.
Hab. New Zealand (Knight),
101. Chiloscyphus tridentatus Mitt. Fl. Tasmanica. 1860,
p. 228.
Sterilis fusco vel pallide viridis, parvus dense intricalim cæspitosus,
-terricolus. Caulis ad 3 cm. longus capillaceus fuscus rigidus subsimplex.
Folia caulina allerna imbricata recte patula plano-disticha, adulta ovato-
245
130 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1908 Chiloscyphus.
triangulata apice quam basis plus duplo angustiore tridentato, dentibus
triangulatis acutis porrectis medio semper validiore sinubus inæqualibus
plus minus anguste lunatis. Cellulæ apicales 18 u basales 27 x 36 p
parietibus validis trigonis nullis. Amphigastria caulina parva caule parum
latiora uno latere folis breviter coalita, utrinque unispina apice ad me-
dium exciso-bifida laciniis anguste triangulalis acuminatis porreclis. Folia
caulina Juniora minora contigua ovato-ligulata apice truncato breviter
tridentato dentibus subæqualibus late triangulatis acutis.
Hab. Tasmania (Moore, Weymouth).
102. Chiloscyphus longifolius Carr. et Pears. Proc. Linn. Soc.
N. S. Wales. 1887, p. 1049.
Dioicus spectabilis robustus olivaceus. Caulis ad 3 cm. longus crassus
carnosus virens striclus arcte repens. Folia caulina 3 mm. longa subop-
posita dense imbricata antice libera recte patula assurgentia oblongo-
triangulata apice quam basis plus duplo angustiore normaliter tridentato
dentibus validis late triangulatis acutis divergentibus medio multo majore
marginibus ceterum nudis. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 5% y tri-
gonis majusculis inferne parvis. Amphigastria caulina magna caule triplo
latiora utrinque connata ambitu reniformia basi utrinque bidentata cete-
rum sexfida laciniis triangulatis acuminatis hamatis. Folia floralia intima
oblonga apice emarginato-bifida, marginibus ceterum irregulariler den-
talis et spinosis. Amphigastrium florale intimum foliis suis equimagnum
profunde bifidum laciniis grosse irregulariterque dentatis. Perianthia
anguste campanulata ore amplo breviter trilobato lobis irregulariter pau-
cilacinialis. Andrecia parva bracteis conduplicatim concavis pauciden-
talis.
Hab. Australia. N. S. Wales (Whitelegge).
103. Chiloscyphus fissistipus Taylor. J. of Bot. 184%, p. 384.
Dioicus major vel maximus pallide-virens vel flavicans in cortice late
expansus. Caulis ad 8 cm. longus (vulgo 3-4 cm.) tenuis pallidus carnosus
parum breviterque ramosus. Folia caulina ad 3 mm. longa opposita anlice
connala, imbricata recte patula plano-disticha. ovato-triangulala asymme-
trica margine anlico stricto poslico arcuato, apice quam basis duplo
angusliore tridentato dentibus brevibus vel acuminatis. Cellulæ apicales
36 u basales 36 X 54 y trigonis majusculis superne nodulosis, basi acutis.
Amphigastria caulina magna utrinque breviter angusteque coalita subeir-
cularia circumeirca dentalo-spinosa spinis 10-12 plus minus profunde
solutis interdum longe setaceis. Perianthia late campanulata compressa
levia ore dilatato breviter trilobato, lobis grosse dentatis vel dentalo-
246
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 131
spinosis sublaciniatis. Folia floralia et amphigastrium florale intima
parva, irregulariter dentata, apice grosse lacerata. Andræcia parva brac-
teis 4 jugis confertis cucullatis appressis bifidulis.
Hab. Tasmania (Hooker, Weymouth), Australia N. S. Wales (Ferd. von
Müller, Witherhead, Bäuerlen, Eckert, Luchmann, Watts, Forsyth) Auck-
lands Islands (Hooker).
Der Stengel dieser Pflanze hat grosse hyaline tafelförmige Aussen-
zellen in einer Schicht; die inneren Zellen sind lang und schmal und
besitzen eng gestellte Ringfasern.
104. Chiloscyphus trispinosus Mitt. Fl. Nov. Zel. II, p. 140.
Sterilis mediocris pallide viridis rigidus hepaticis consociatus. Caulis
ad 5 cm. longus validus fuscus et lenax pauciramosus radicellis longis
fasciculatis arcte repens. Folia caulina 2 mm. longa conferta opposita
plano-disticha antice longe decurrentia longeque attenuata coalita vel
libera triangularia, marginibus striclis anlico nudo postico spina longa
mediana armalo apice quam basis triplo angusliore sublruncato vel leviter
sinuato angulis in spinam validissimam abeuntibus, spinis late divergen-
tibus e lala basi acuminatis. Amphigastria caulina majuscula caule plus
triplo latiora utrinque decurrentia foliisque coalita basi cuneatim angus-
tata nuda superne rotundata sexspinosa, spinis magnis angustis radialiter
palulis supremis duplo longioribus sinu lunato discretis.
Hab. New-Zealand (Lyall).
105. Chiloscyphus triacanthus (Taylor) Syn. Hep., p. 698.
Syn. : Lophocolea triacantha Tayl. J. of Bot. 1846, p. 368.
Dioicus spectabilis rigidulus pallide-olivaceus inferne brunnescens, ter-
ricolus denseque cæspitosus. Caulis ad 8 cm. longus tenuis rigidus stric-
tus fuscus pauciramosus. Folia caulina 2,5 mm. longa tenera alterna
imbricata recte patula plano-disticha ovato-triangulata subsymmetrica
marginibus æqualiter curvatis apice quam basis subduplo angustiore
triangulato, angulis in spinam angustam longiusculam excurrentibus.
Cellulæ apicales 36 y basales duplo longiores trigonis nullis. Amphi-
gastria cautina majuscula uno latere breviter coalita, basi optime cunea-
tim angustata superne rotundata 4-6 spinosa spinis æquimagnis angustis
subsetaceis radialiler patulis sinubus oblusis æquimagnis. Perianthia
magna ovalo-campanulata hic illic alata vel laciniis liberis obsita apice
breviter trilobata lobis crispatis grosse irregulariterque spinosis sublaci-
niatis. Calyptra inferne crassa, parum inclusa, pistillis sterilibus obsita.
Folia floralia intima 3 mm. longa late obovata margine dense denticulata
superne irregulariter spinosa varieque incisa. Amphigastrium florale inti-
247
Dé ATOS TS N 27%
132 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
mum subquadratum ad medium 4-5 lobatum, lobis ligulatis acutis vel
acuminalis vel truncato-bidentulis inferne hic illic spina armatis. Andre-
cia parva lateralia spicala bracteis 4 jugis minutis confertis apice emargi-
nato-bifidulis lobulo antico exciso-unidentato.
Hab. New-Zealand (Lyall, Colenso, Knight, Cheesemann, Helms, Kirk),
Falklands-Islands (Lyall).
Die Abbildung in der Fl. Nov. Zel. ist nicht zutreffend ; die Blattspitze
ist daselbst gestutzt dreizähnig dargestellt. und ihre der Pfianze eigen-
thümliche dreieckige Form gar nicht zum Ausdruck gebracht.
106. Chiloscyphus renistipulus St. Hedwigia, 1893, p. 326.
Dioicus majusculus fusco-virens apicibus dilutioribus late expansus.
Caulis ad 4 cm. longus simplex vel pauciramosus procumbens. Folia cau-
lina oblique patula angulo 56° conferta plano-disticha vel leviter adscen-
dentia anlice libera ovato-triangularia (basi duplo latiora) apice trigono,
angulis in spinam mutatis, spinis anguslis æqualibus acuminalis diver-
gentibus. Cellulæ apicales 27 u basales 36 X 72 y trigonis nullis. Amphi-
gastria caulina magna reniformia foliis utrinque angusie coalita maxime
irregulariterque laciniata laciniis longe acuminatis dentibus spinisque
secundarlis armatis. Perianthia (juvenilia) in ramo brevissimo. Folia
floralia intima caulinis parum minora oblonga longe acuminata margine
irregulariter grosseque laciniala. Amphigastrium florale intimum subeir-
culare maximum ad ‘/2 bifidum laciniis magnis irregularibus.
Hab. New-Zealand (Kirk).
107. Ghiloscyphus multifidus SL n.sp., typusin herb. Stephani.
Sterilis major pallidus flaccidus ætate brunneolus hepaticis corticolis
consociatus. Caulis ad cm. longus pauciramosus validus brunneus car-
nosus arcte repens. Folia caulina 3 mm. longa opposita tenerrima antice
anguste decurrentia libera, recte patula plano-disticha late ovato-triangu-
lata subsymmetrica, marginibus parum et subæquilater curvalis integer-
rimis, postico sæpe dente mediano valido armato, celerum apice quam
basis plus duplo angustiore truncato-rotundato dentato-spinoso spinis
majusculis normaliter quatuor, interdum denticulis interjectis. Cellulæ
apicales 27 X 36 y basales 54 x 5% u, trigonis parvis basi nullis. Amphi-
gastria caulina magna contigua foliis utrinque brevissime coalila late
reniformia ad medium 8 lobata, lobis regulariter distributis hic illic spina
accessoria armatis apice semper bifidis, laciniis angustis lanceolatis.
Hab. Tasmania (J. B. Moore).
108. Chiloscyphus Levieri Si. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioicus mediocris fulvus flaccidus in cortice dense cæspitosus. Caulis
248
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 133
ad 3 cm. longus tenuis pallidus debilis arcte repens subsimplex. Folia
caulina ad 3 mm. longa opposita basi antica connala vel conligua conferta
recte patula plano-disticha ovato-triangulata optime symmetrica, margi-
nibus æqualiler curvalis antico nudo postico regulariter 7 spinoso, spinis
majusculis angustissimis apice emarginato-bispinoso spinis quam reliquæ
multo majoribus divergentibus. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 63 y
trigonis maximis acutis. Amphigastria caulina magna caule quintuplo
latiora quadrata foliis utrinque latissime coalita circumeirca grosse spi-
nosa spinis ad 12 validis radialiter patulis subæqualibus, 2 apicalibus
duplo longioribus. Andrecia lateralia minima spicata bracteis 2-3 jugis
laxis conduplicatim concavis apice quinquedentatis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
109. Chiloscyphus tasmanicus St. n. sp., typus in herb. Ste-
phani.
Sterilis major pallide-virens inferne brunneolus flaccidus hepalicis
consociatus. Caulis ad 5 em. longus tenuis coloratus debilis subsimplex.
Folia caulina vix 3 mm. longa opposita, antice decurrentia et lamina
majuscula truncato bidentula connata, ceterum conferta recte patula leni-
ter adscendentia, in plano ovato-rectangulala marginibus substrictis bispi-
nosis apice parum angustalo rotundato quadrispino spinis inæqualibus 2
vulgo multo longioribus setaceis. Cellulæ apicales 27 y. basales 36 X 54 y
trigonis giganteis truncalis. Amphigastria vaulina maxima 1,5 mm. longa,
2 mm. lata imbricata foliis utrinque breviter connata, lamina conjunctio-
nis semicireulariter excisa, ceterum circumeirca regulariter spinulosa
spinis 16-18 remotiusculis.
Hab. Tasmania (Moore).
Die Verbindug der opponirten Stengelblätter auf der dorsalen Seite ist
hier eine ungewöhnlich ausgiebige; die verbindende Laubsubstanz ist
hier weit vorgezogen liegt dem Stengel (ganz wie ein Amphigastrium)
frei auf ist mehr als doppelt so breit wie dieser; ihre Form ist rectan-
gulär breiter als lang und an der freien Spitze breit gestutzt, die Ecken
sind in einen kurzen Zahn ausgezogen; das Ganze ist ein dorsales Amphi-
gastrium in optima forma.
110. Chiloscyphus Lyalli Mitten. Flora Nov. Zel. II, p. 140.
Dioicus spectabilis robustus olivaceus vel plus minus flavicans terrico-
lus et rupicolus. Caulis ad 6 cm. longus pluriramosus crassus carnosus
arcle repens. Folia caulina plus 3 mm. longa conferta subopposila antice
.libera subrecte patula plano-disticha late triangulata asymmetrica mar-
gine poslico breviore grosse trispinoso anlico multo longiore decurrente
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 2, 31 janvier 1908. 10
134 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (25e SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
nudo, apice quam basis subtriplo angustiore truncato-bispinoso, spinis
omnibus magnis angustis plus minus longe attenuatis. Cellulæ maximæ
apicales 5% y basales 5% X<90 y trigonis subnullis. Amphigastria caulina
magna caule triplo latiora grosse irregulariterque multıspina foliis utrin-
que breviter coalila. Perianthia (juvenilia) profunde trilobata lobis pro-
funde bifidis laciniis grosse irregulariter pinnatim laciniatis. Folia floralia
intima magna profunde quadriloba lobis dense pinnatim lacinialis ob
sinubus recurvis quasi crispalis. Amphigastrium florale intimum foliis
suis Subæquimagnum profunde bifidum lobis ceterum iis foliorum simil-
limis.
Hab. New-Zealand (Lyall. Colenso, Kırk).
111. Chiloscyphus laxus Mitten. Fl. Novæ Zelandiæ I, p. 142.
Sterilis minor sed longus gracilis pallide-virens flaccidus in cortice fili-
cum laxe cæspitosus. Gaulis ad 5 cm. longus tenuis debilis pallidus vix
ramosus arcle repens. Folia caulina 1,2 mm. longa alterna tenerrima
remola, recle patula plano-disticha ovala leniter falcata apice normaliter
inciso triloba rarius quadriloba lobis triangulalis aculis inæqualibus medio
vulgo longiore anteriore multo minore. Cellulæ magnæ apicales 36 54 y
basales 54x 72 u. Amphigastria caulina caule duplo latiora uno latere
anguste in folium decurrentia basi utrinque unispina apice profunde
emarginato-bifida laciniis subsetaceis divergentibus.
Hab. New-Zealand (Sinclair, Lyall), Tasmania (Gunn. Weymouth).
Ob die Pflanze zu unserer Gattung gehört, ist natürlich fraglich ; alle
Exemplare sind sehr etiolirt und die normale Ausbildung dürfte sehr
abweichend aussehen.
112. Chiloscyphus chlorophyllus (Taylor) Mitten. Fl. N. Z. I,
p. 139.
Syn. : Lophocolea chlorophylla Taylor, Syn. Hep. p. 698.
Jungerm. chlorophylia Taylor. J. of Bot. 1844, p. 562.
Dioicus minor sed grandifolius maxime fragilis pallide virens ætate
brunneolus. Caulis ad 3 cm. longus radicellis longis arctissime repens,
pallidus carnosus parum ramosus. Folia caulina adulta 2,5 mm. longa
recta patula alterna conferta assurgenti-secunda concaviuscula in plano
ovato-rolundata apice quam basis triplo angustiore trispinoso. Spinis api-
calibus 2, tertia in margine postico subapicalis, marginibus reliquis cete-
rum dentibus minutis sparsium irregulariterque armalis. Cellulæ apicales
27 y. basales 36 x 36 1 trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina
magna caule triplo latiora uno latere angusle coalita margine crebre spi-
nulosa apice ad ‘2 inciso-biloba, sinu recto obluso laciniis e lala basi
250
Br
——
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 135
abrupte attenuatis extus spinis similibus brevioribus armatis. Perianthia
in ramo brevissimo ovala profunde trilobata lobis irregulariter denseque
laciniatis laciniis majoribus lanceolatis paucidenticulatis, minoribus nudis,
cilüis et dentibus parvis interjectis. Folia floralia et amphigastrium florale
intima minuta ovala circumeirca denticulata apice breviter angusteque
exciso-bifida, laciniis extus denticulatis. Capsula parva ovalis in pedicello
perbrevi. Spore 18 y asperæ. Elateres? Andrecia minima lateralia brac-
teis trijugis confertis cucullatis apice breviter seligeris monandris. Anthe-
ridia magna longe pedicellata.
Hab. New-Zealand (Colenso), planta rarissima.
113. Chiloscyphus Weymouthianus St. n. sp., typus in
herb. Stephani.
Sterilis mediocris pallidus flaccidus corticolus laxe cæspitans. Caulis ad
2 cm. longus validus pallidus pluriramosus arcte repens. Folia caulina
2,5 mm. longa dense imbricata opposita subrecte patula concava leniter
adscendentia antice decurrenlia contigua vel breviler connata in plano
ovalo-rotundala parum longiora quam lata apice geminatim bispinulosa
spinis angustis 5 cellulas longis, margine poslico integerrimo antico nor-
maliter 10-12 denticulato dentibus regulariter consecutivis sæpe hic illic
deficientibus. Cellulæ apicales 36 y basales 36 x 45 w Lrigonis magnis
acutis superne nodulosis. Amphigastria caulina majuscula caule triplo
latiora foliis utrinque breviter coalita basi cuneatim angustata denticulata
celerum S-spinosa spinis e lata basi acuminatis regulariter distributis
apicalibus multo validioribus sinubus ubique lunatis.
Hab. Tasmania (Weymouth).
Ich habe diese Pflanze dem unermüdlichen Sammler gewidmet, wel-
cher der Erforschung der botanischen Schätze dieser pflanzengeographisch
höchst interessanten Insel eine jahrelange Hingebung gewidmet und
nicht nur Neues gefunden hat, sondern auch die alten schönen Gunn’schen
Species, die man vernichtet glauble, zum grössten Theile wieder aufge-
funden hat.
114. Chiloscyphus Gunnianus Mitt. Fl. tasmanica, 1860, p. 228.
Sterilis mediocris flaccidus brunnescens laxe cæspitosus. Caulis ad
5 cm. longus rufo-fuscus tenuis debilis arcte repens. Folia caulina 2 mm.
longa opposita conferta plano-disticha recte patula antice libera vel parum
coalitu ambitu late ovato-triangulata circumeirca spinosa spinis remotius-
culis apicalibus validioribus anticis versus basin magis approximatis. Cel-
lulæ apicales 36 y basales 36 X 72 y trigonis magnis acutis inferne
minoribus. Amphigastria caulina maxima 3 mm. lata, 1,5 mm. longa
251
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908. Chiloscyphus.
foliis utrinque latiuscule connata utrinque quadrispina apice breviler
exciso-bispinosa.
Tasmania (Gunn).
Die Pflanze ist bisher nicht wiedergefunden worden; alles was unter
ihrem Namen in den Herbarien liegt, gehôrt anderen Arten an, deren es
in Neu-Seeland und Tasmanien 10 giebt, die ihr ähnlich sind ; im Uebri-
gen bemerke ich zu Mittens Figur 8. Fl. tasman., tab. 178, dass eine so
breite dorsale Verwachsung der Stengelblätter nicht vorhanden ist —
sonst ist die Figur recht gut.
115. Chiloscyphus ciliatus St. Hedwigia 1893, p. 320.
Syn. : Ch. Billardieri var. Hookerianus Nees. Syn. Hep. p. 175.
Ch. commutatus St. Hedwigia, 1893, p. 321.
Dioicus magnus et maximus pallidus in sicco dilute brunneus, laxe
intricatus. Caulis ad 10 cm. longus validus brunneus parum longeque
ramosus. Folia caulina ad 3 mm. longa opposita conferta disticha plica
longitudinali percursa, medio antico folii convexo, allero postico con-
cavo, basi antica breviter coalita in plano ovato-triangulata margine antico
stricto decurvo regulariter spinuloso vel ciliato, postico arcuato similiter
_ armalo apice angusto truncalo bispinoso, spinis validis. Cellulæ apicales
45 y basales 45 x 72 y trigonis majusculis subnodulosis. Amphigastria
caulina conferta imbricata magna reniformia utrinque coalita, lamina
conjunctionis circulariter excisa nuda, marginibus ceterum regulariter
dentato-ciliatis. Folia floralia intima magna late ovala amphigastrio
simillimo alte coalita circumeirca grosse laciniata. Perianthia in ramulo
brevissimo terminalia inflala levia optime oblongo-campanulata ore am-
plo lobulato, lobis grosse laciniatis sinubus recurvis crispatis.
Hab. New-Zealand (Menzies, Knight, Kirk, Helms, Beckett), Stewart-
Island (Kirk), Aucklands Islands (Hooker).
Chilose. commutatus St. halte ich, nachdem ich ein grösseres Material
aus Neu-Seeland erhalten habe, lediglich für eine schlecht entwickelte
Form unserer Pflanze, die im übrigen dem Chilosc. Billardieri (Schwägr.)
nahe steht, aber sicher,zu unterscheiden ist.
116. Chiloscyphus Billardieri (Schwägr.) Nees. Syn. Hep.,
p. 174.
Syn. : Jung. Billardieri Schwägr. Prodrom., p. 19.
Dioicus magnus fragillimus flaccidus flavicans, in terra laxe intricatus
subspongiosus. Caulis ad 10 cm. longus pallidus carnosus fragilis parum
longeque ramosus. Folia caulina adulta 3 mm. longa opposita adscen-
dentia valde conferta, in plano late ovalo-triangulata asymmetrica mar-
252
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIKS HEPATICARUM. 137
gine anlico stricto denticulato vel spinuloso, postico valde arcuato nudo,
apice normaliter bispinoso, spinis approximatis validis porrectis rarius
ternis. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 w trigonis magnis aculis
superne nodulosis. Amphigastria caulina magna imbricata foliis æquilata
lale reniformia foliis late coalita limbo conjunctionis circulariter exciso
marginibus ubique arcle recurvis apice breviter emarginato-bidentatis
paucispinulosis.
« Perianthia campanulata ore laciniato-fimbriato ».
Hab. Tasmania (La Billardiere, Sieber, Hocker, Macgregor).
Die Pflanze ist wahrscheinlich eine in Tasmanien endemische; von
dem Festlande von Australien habe ich bisher keine Exemplare gesehen
und die Bezeichnung « Neu-Holland » in der Synopsis ist wahrscheinlich
nur ein Collectivname für alle Lebermoose, welche von Sieber im austra-
lischen Gebiete ohne nähere Bezeichnung gesammelt und heim gebracht
wurden. Die neusceländische Pflanze, die in Hooker, Musci exotici tab,
61 leider nur mangelhaft abgebildet wurde, ist eine eigene Art welche
ich früher bereits (Hedwigia 1895, p. 320) als Ch. ciliatus beschrieben
habe und die in New-Zealand nicht vorkommt.
417. Chiloscyphus ammophilus Colenso, Transact. N. Z.
Inst. 1888, p. 59.
Syn. : Chilosc. commutatus St. Hedwigia 1893, p. 321.
Sterilis spectabilis pallide viridis state fusco-virens, laxe cæspitans,
terricolus. Caulis ad 5 cm. longus parum ramosus validissimus fuscus car-
nosus. Folia caulina 3,5 mm. longa opposila conferta recte patula plano-
disticha apice decurvula antice/decurrentia breviterque coalita, in plano
ovalo-triangulala, acula integerrima, interdum margine antico brevissime
quadridenticulata, dentibus regulariter seriatis triangulatis. Cellulæ api-
cales 27 y. basales 36 54 y trigonis magnis basi minoribus. Amphigas-
tria caulina maxima foliis coalita, lamina conjonctionis circulariter
excisa, ceterum cauli plano-appressa late reniformia caule quintuplo
latiora eircumeirca regulariter denticulata, dentibus triangulatis.
Hab. New Zealand in monte Tongariro (Colenso. Hill.).
118. Chiloscyphus cymbaliferus (Hooker) Syn. Hep., p. 711.
Syn.. : Jung. cymbalifera Hook. Ant. voy., p. 89.
Dioicus mediocris pallidus fragillimus in cortice laxe cæspitans vulgo
museis consociatus. Caulis ad & cm. longus pallidus carnosus pinnatim
multiramosus ramis valde irregularibus. Folia caulina 2,5 mm. longa
- opposita recte patula ex erecta basi valde decurva in plano subrotunda
apice bi-vel pluridenticulata, denticulis triangulatis obtusis, margine
253
138 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
antico valde arcuato nudo supra basin tamen lobulo trianguları acuto
mamillatim dentato instructo, margine postico prope basin sacculo patulo
compresso aucto. Cellulæ apicales 18 y basales 36 X 50 y trigonis magnis.
Amphigastria caulina latissima cauli appressa sextuplo latiora quam longa,
anguste in folia decurrentia, utrinque in sacculum compressum mulata,
apice late truncata medio bidentula. Folia floralia intima subeircularia
concava perianthio appressa integerrima. Amphigastrium florale inlimum
late obcuneatum apice late truncato-rotundatum integerrimum. Perianthia
in ramo brevissimo ovato-oblonga ad '/« inciso 3 vel 4 loba, lobis sat
regulariter obluseque mamillatim dentatis. Capsula late ovalis in pedicello
longiusculo. Sporæ 14 y asperæ. Elateres ? Andracia ?
Hab. Aucklands Islands (Hooker), Tasmania (Mossman, Weymouth),
New Zealand (Colenso).
119. Chiloscyphus decipiens G. Syn. Hep., p. 176.
Dioicus major pallide flavicans rigidulus in cortice dense longeque
prostratus. Caulis ad 10 cm. longus validissimus strictus pallidus, carnosus
superne pauciramosus, ramis brevibus. Folia caulina 2 mm. longa oppo-
sita conferta recte patula disticha ovato-triangulata wmbonata, umbone
margini ventrali approximato ad poslicum producto, ceterum subplana
integerrima asymmetrica, margine postico magis curvalo angusie decurvo,
apice obtuso, basi antica lobulatim ampliata cauli incumbente denticulata
libera. Cellulæ apicales 18 u. basales 36 y trigonis magnis subnodulosis
cuticula antica papilla hemisphærica grosse incrassata. Amphigastria
caulina magna, quadruplo laliora quam longa, foliis anguste breviterque
connala, apice arcte deflexa biapiculata sinu subnullo, ad latera cucullatim
incurva subsaccala, margine irregulariter denticulata. Perianthia pyrifor-
mia ore amplo breviter trilobato, lobis irregulariter angulatis angulis
apiculatis. Folia floralia intima late ovata denticulata. Amphigastrium
florale intimum ovato-oblongum similiter armalum.
Hab. New Zealand (Lyall. Kirk. Beckett).
120. Chiloscyphus echinellus (L. G.) Mitten. Fl. N. Z II,
p. 141.
Syn. Lophocolea echinella L. et G. Syn. Hep., p. 703.
Dioicus minor fusco-virens rigidulus terricolus laxe cæspitosus. Caulis
ad 4 cm. longus vage pluriramosus validus fuscus parum radicellosus.
Folia caulina ad 1 mm. longa alterna imbricata oblique palula angulo
68° plano-disticha ovata subsymmetrica apice late triangulata, angulis
spina magna armalis marginibus ceterum ubique spinulosis, spinulis
remotiusculis regulariler consecutivis hic illic majore interruplis. Cellulæ
254
Chiloseyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, 139
apicales 13-18 y. basales 18-27 y parietibus validis, cuticula anlica dense
papillata (in folii parte eximbricata). Amphigastria caulina folio pro-
ximo parum coalita, caule duplo latiora ad basin fere quadrifida, laci-
niis lanceolatis divergentibus intimis magnis spinosis exlernis parvis bifi-
dulis. Perianthia ovata ore ad ‘/s trilobato lobis regulariter valideque
dentato-spinosis, spinis regulariter denseque denticulatis. Folia floralia
intima parva caulinis simillima. Amphigastrium florale inlimum ovalo-
oblongum profundissime bifidum, lobis lanceolalis apice selaceis pinnatim
ciliolatis. Andræcia in basi ramorum mediana, bracteis ad 5 jugis minulis
conduplicalo-concavis, apice recurvo-palulis explanatis emarginato-biden-
tatis, marginibus spinulosis.
Hab. Tasmania, Nova Zelandia (communis).
121. Chiloscyphus integrifolius L. et L. Syn. Hep., p. 180.
Dioicus major validus virens vel flavo-rufescens, dense depresso-
cæspilans. Caulis ad 4 cm. longus validus pallidus rigidulus parum
ramosus arcte repens. Folia caulina 1,5 mm. longa opposita recte patula
imbricata, plano-disticha juvenilia adscendentia, antice parum decurrentia
libera, in plano oblongo-ligulata integerrima, apice interdum truncato-
biangulata ve! apiculo imposito acuta. Cellulæ apicales 27 u. basales
36x45 u trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina utrinque angusle
eoalita utrinque unidentata apice emarginalo-bifida laciniis angustis por-
reclis acuminatis. Perianthia ovato-campanulata ore grosse multifido
laciniis lanceolalis inæqualibus integerrimis hamatim incurvis. Folia
floralia intima subquadrata paucidentata apice late emarginata bidentula.
Amphigastrium florale intimum foliis suis equimagnum utrinque unispi-
num apice ad ?/2 bilobatum lobis ovatis divergentibus acutis paucidentalis.
Hab. Chile australis Hahn. Dusen).
Die peruvianische Pflanze, welche in der Synopsis Hep. L c. erwähnt
wird, habe ich nicht gesehen.
122. Chiloscyphus Köppensis (G.) St.
Syn.: Jung. Köppensis G. Deutsche Polar. Exp. II, p. 6.
Sterilis mediocris pallide virens in paludibus subniger. Caulis ad 5 cm.
longus validus crassus virens strictus subsimplex. Folia caulina ad 2 mm.
longa alierna assurgenti-secunda integerrima valde concava, in plano
subrotunda sæpe latiora quam longa postice et antice anguste decurrenlia
margine poslico multo magis arcualo caulem superante. Cellulæ apicales
27 y, basales 2754 u trigonis nullis. Amphigastria caulina magna
libera oblonga ad °/« inciso-bifida, laciniis lanceolatis longe acuminatis
porreclis inlegerrimis.
255
140 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 Chiloscyphus.
‘Hab. Georgia australis (Köppen, Skottsberg).
Die Pflanze ist daselbt häufig und an ihren grossen Amphigastrien
sofort zu erkennen; der ganze Habitus ist der eines Chiloscyphus
wesshalb ich Gottsches Namen umgeändert habe. Alle Lebermoose
dieser Breiten fructificiren nicht mehr, bilden aber üppige weit ausge-
dehnte Rasen zwischen Laubmoosen (Polytrichum).
123. Chiloscyphus lobatus St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioieus maximus valde robustus fusco-brunneus laxe cæspitosus. Caulis
ad 8 cm. longus crassus fuscus lenax subsimplex parum radicans. Folia
caulina 3 mm. longa integerrima subopposita antice libera parum imbri-
cala recte patula concava leniler devexa juvenilia plano-disticha late
oblique ovata margine antico substricto postico e basi abrupte ampliata
leniter arcuato apice late rotundato. Cellulæ apicales 36 w basales
45% 72 y trigonis magnis aculis basi minoribus. Amphigastria caulina
caule triplo latiora foliis utrinque anguste coalita utrinque bispinosa apice
exciso-bifida, laciniis anguslis porrectis longe acuminatis. Perianthia
magna ( mm. longa) in ramulo longiusculo terminalia exinnovala sub-
cylindrica ore parum ampliato 8-10 lobulato lobis brevissimis rotundatis
integerrimis vel regulariter denticulatis. Folia floralia quadrijuga, intima
3 mm. longa ovata truncatula integerrima. Amphigastrium florale intimum
foliis utrinque coalitum caulinis simillimum. Andrecia in caule mediana
parva bracteis ad 4 jugis conferlis saccatis apice squarrose patulo, lobulo
antico magno exciso-unidenlalo.
Hab. Insula Desolacion in Freto magellanico (Dusén).
124. Chiloscyphus magellanicus St. n. sp, typus in herb.
Stephani.
Dioicus major flaccidus rufo-brunneus apicibus dilutioribus flavo-
virescenlibus corticolus. Caulis ad 6 cm. longus validus fuscus debilis
parum radicans pauciramosus. Folia caulina opposila 2,5 mm. longa
antice libera conferta recte patula subplano disticha juniora decurvula in
plano optime ovata, basi postica ampliala asymmetrica. Cellulæ maximæ
apicales 54 y basales 54 90 u. trigonis maximis aculis. Amphigastria
caulina majuscula caule plus duplo latiora utrinque anguste decurrentia
foliis coalita utrinque grosse bidentata apice inciso-bifida laciniis lanceo-
latis acuminatis divergentibus sinu recto obtuso. Perianthia sterilia in
ramulo parvo cupulata, inflato-compressa ore late truncato 6 lobato lobis
late triangulatis abrupte attenualis breviterque acuminalis. Folia floralia
intima magna foliis caulinis vix minora oblonga integerrima. Amphigas-
trium florale intimum foliis suis simillimum.
256
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 141
Hab. Fretum magellanicum Smyth Channel ve Bescherelle), Pata-
gonia occidentalis (Dusen).
125. Chiloscyphus retroversus Schffn. Exped. Gazelle 1889,
p. 15.
Sterilis major rufo-brunneus flaccidus. Caulis ad 6 cm. longus validissi-
mus fuscus rigidulus parum radicellifer subsimplex. Folia caulina vix
3 mm. longa subopposita imbricata recte patula disticha late ovato-rotun-
dala concava margine antico parum curvato postico valde arcualo apice
late obtusato. Cellulæ apicales 36 y. basales 54x72 y trigonis nullis.
Amphigastria caulina caule vix duplo latiora uno vel utroque latere
anguste coalila apice ad /2 emarginato-bifida laciniis lanceolatis diver-
gentibus medio utrinque unispinis, basi dente parvo utrinque armala.
Hab. Kerquelen Insulæ.
Die Pflanze macht durchaus den Eindruck eines Leioscyphus.
126. Chiloscyphus Montagnei St.n. sp., typus in herb. Ste-
phani.
Dioicus major robustus pallide virens corticolus. Caulis ad 5 cm. lon-
gus strietus pallidus rigidus arcte repens parum ramosus. Folia caulina
valida 2,5 mm. longa alterna imbricata recte patula plano-disticha antice
vix decurrenlia ovalo-reclangularia marginibus substrictis antico nudo
postlico leviter curvato dente mediano armato vel supra basin pauciden-
talo. Cellulæ apicales 36 1. basales 36 X63 y trigonis nullis. Amphigastria
caulina magna folio proximo anguste coalita subrotunda sex fida laciniis
regulariter distribulis angustis radialiter patulis basi ampliatis utrinque
‚dente valido perbrevi armatis. Perianthia subdestructa.
Hab. Chile (Herb. Montagne).
127. Chiloscyphus valdiviensis Mont. Ann. se. nat. 1845,
p- 351.
Syn. : Chil. fissistipus Massal. Nuov. Giorn. bot. ital. Vol. 17, p. 229.
Dioicus major brunneolus vel flavo-virens in cortice laxe cæspitans.
Caulis ad 5 cm. longus validus fuscus repens vix ramosus. Folia caulina
conferta opposita ad 3 mm. longa recte patula plano-disticha juniora
adscendentia in plano late ovato-triangulata eircumeirca spinulosa spims
apicalibus multo validioribus apice plus minus longe selaceis, spinulis
anticis sæpe deficientibus et angulis prominulis tantum notalis. Cellulæ
apicales 36 y basales 36 54 y trigonis magnis aculis. Amphigastria
caulina magna caule triplo latiora foliis utrinque sat late coalita interdum
late confluentia eircumeirca valide spinosa spinis spe bifidulis vel uno
latere pinnatim spinulosis, apice ceterum ad medium biloba lobis anguste
257
142 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zme SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
triangulalis porreclis acuminatis sınu angusto obluso discretis. Andrecia
minima bracteis trijugis julaceis conduplicatim concavis paueidenticulatis.
apice breviter bifidulis.
Hab. Chile (Gay, Hahn, Krause (Popeleer de Terloo), Fretum magella-
nicum in insulis valde communis (Cunningham, Dusén).
128. Chiloscyphus pertusus Lehm. Pugillus X, p. 7.
Sterilis mediocris rigidus in sicco rufescens. Caulis ad 3 cm. longus.
tenuis fuscus tenax pauciramosus. Folia caulina 1,2 mm. longa opposita
basi antica libera contigua, ceterum conferla recte patula leniter adscen-
dentia disticha in plano late ovata valde asymmetrica, margine antico sub-
stricto sub apice bidentato, postico valde arcuato quadridenticulato, apice
angustissimo bispinoso, spinis validis angustis geminatim approximatis.
leniter divergentibus. Cellulæ 27 y, trigonis magnis, ubique æquales.
Amphigastria caulina magna, foliis vix minora, imbricala convexa foliis.
utrinque breviter coalita reniformia, apice normaliter sex spinosa, spinis.
angustis, mediis geminalim approximalis majoribus.
Hab. Chile (Lehmann).
129. Chiloscyphus pallescens (Schrader) Dum. Syll. Jung. p. 67..
Syn. : Jung. pallescens Schrader Sammlg. cr. Gerw, p. 7.
Monoicus mediocris vel major pallidus vel virens vel flavicans ætale-
pallide brunnescens. Caulis ad 5 em. longus viridis crassus ætate fuscus,
pauciramosus. Folia caulina normaliter 2 mm. longa alterna plano-disti-
cha subrecte patula ovalo-rotundata integerrima apice sæpe retusula (ad
basin ramorum inæqualiter bidentula). Cellulæ apicales 36 1 basales.
45 XX 63 Y trigonis nullis. Amphigastria caulina parva libera cauli æqui-
lata appressa ad ‘/: inciso bifida laciniis acuminatis porrectis rarius
utrinque unidentala. Folia floralia ei amphigastrium florale intima
parva oblonga paucilobulata lobis brevibus obtusis vel acutis irregula-
riter paucidenlalis. Perianthia in ramo brevissimo obconica profunde
trilobata (lobis itaque sæpe omnino reflexis) lobis oblongis apice plus.
minus grosse et irregulariter incisis, lacinis acutis brevibus hic illic den-
ticulatis. Capsula late ovatis in pedicello 15 mm. longo. Sporæ 18 w
leves. Elateres 150 y longe attenuati spiris 2 validis teretibus laxe
torlis. Andrecia in caule ramisque mediana, bracteis ad 5 jugis quam
folia minoribus basi antica microlobulatis, lobulo obtuso.
Hab. Europa septentr.
Die Pflanze ist in Deutschland viel seltener als Ch. polyanthus, ihre
Verbreitung aber noch nicht genügend festgestellt, da sie bisher meist
nicht für eine gute Art gehalten wurde.
258
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 143
130. Ghiloscyphus polyanthus (L.) Corda in Sturm. D. Crypt.
49, p. 35. \
Syn. : Jung. polyanthos L. Sp. Pl. 1597.
Dioicus mediocris viridis fusco-virens vel brunneus rigidulus terricolus
laxe cæspitosus. Caulis ad 5 cm. longus validus viridis vel fuscus plus
minus ramosus. Folia caulina adulta sub 3 mm. longa alterna parum
imbricata subrecte patula plano-disticha breviter ligulata apice late trun-
calo-rotundata anlice breviter decurrentia. Cellulæ apicales 27 y basales
36 X 54 y trigonis nullis, Amphigastria caulina parva appressa oblonga
ad ?/s inciso-bifida laciniis anguslis longe acuminalis porrectis. Folia
floralia et amphigastrium florale intima parva ligulata oblusa integerrima
(inferiora breviter bidentata). Perianthia in ramulo brevissimo obovata
obtuse trigona e basi sæpe innovata, ad ?/s triloba lobis ovatis obtusis
integerrimis margine hic illie recurvis. Calyptra maxima post fructus
emissionem longe exserta clavala. Capsula ovalis in pedicello 2 cm. longo.
Spore 13-18 w leves. Elateres 110 w attenuati, spiris 2 terelibus laxe
tortis. Andrecia in caule ramisque mediana bracteis ad 6 jugis quam folia
minoribus basi antica breviter lobulatis, lobuto inflato exciso-unidenlalo.
Hsb. Europa, Asia, America, in regione sylvalica præcipue montana
valde communis, ad ripas rivulorum in rupibus humidis vel irroratis ad
margines fossarum, elc., ec.
131. Chiloscyphus Webberianus St. n. sp. typus in herb.
Stephani.
Dioicus parvus pallidus flaccidus in terra humida gregarie crescens.
Cauliis ad 10 cm. longus tenuis pallidus pauciramosus arcte repens. Folia
caulina ad 1,4 mm. longa tenerrima alterna oblique patula angulo 67°
contigua vel remotiuscula ligulata integerrima apice vix angustiore trun-
cato angulis rotundatis. Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 54 y. trigonis
nullis. Amphigastria caulina patula cauli æquilata folio proximo anguste
breviterque coalila ovala ad ‘/2 bifida laciniis lanceolatis ıncurvis sinu
angusto acuto. Perianthia magua foliis duplo longiora anguste ovalia
apice breviter triloba lobis irregulariter minuteque lobulatis, lobulis dente
mamilliformi apiculatis. Calyptra matura parva inclusa basi pistillis sleri-
libus cincta. Folia floralia intima perianthio duplo breviora oblonga inte-
gerrima velrepanda. Amphigastrium florale inlimum ligulatum ad medium
bifidum laciniis linearibus aculis. Andræcia in caule ramisque mediana
bracteis ad 5 jugis parvis adscendentibus inlegerrimis lobulo antico mi-
nimo exciso-unidentalo. Antheridia solitaria parva brevissime pedicellata.
Hab. Amer. septentr. Nebraska (H. J. Webber).
259
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Chiloscyphus.
132. Chiloscyphus adscendens (Hook. et Wils.) Sull. Musei
Allegh., p. 58.
Syn. : Jung. adscendens Hook. et Wils. in Drummond Musci americ.,
n° 169.
Chilosc. labiatus Taylor. J. of Bot. 1846, p. 284, teste Austin.
Monoicus major rigidus pallide virens, corticolus vel muscis consocia-
tus. Caulis ad 2 cm. longus pallidus carnosus fragilis pauciramosus. Folia
caulina alternantia parum imbricata subrecte patula ieniter adscendenlia
1,6 mm. longa, ovato-ligulata apice rolundala inferiora sepe relusa vel
excisa obluseque biloba. Cellulæ apicales 27 y basales 36 X 54 y valde
pellucidæ trigonis nullis. Amphigastria caulina parva cauli æquilata
appressa uno vel utroque latere anguste coalita basi obcuneala utrinque
unidentata ambitu subrotunda apice ad ?/s emarginato-biloba, lobis
anguste triangulatis porrectis acuminatis. Folia floralia intima vulgo
parva et rudimentaria, alla magna caulinis simillima. Amphigastrium
florale intimum profunde bifidum lobis lanceolatis acutis porrectis. Pe-
rianthia pro planta maxima oblongo-obconica in ramo brevissimo vel
longiore terminalia, ore breviter trilobato; lobis parum breviterque spi-
nulosis. Calyptra perianthio æquilonga inclusa. Capsula magna in pedi-
cello longiusculo ovalis. Sporæ 1% y rufe minute asperæ. Elateres 110 y
attennati spiris 2 lerelibus Jaxe torlis. Andræcia in ramulis gracillimis
cauligenis, bracleis parvis remotiusculis 5 jugis oplime saccalis lobulo
antico obtuso.
Hab. America sept. Alleghany Montes (Sullivant).
Nach Underwood (Bull. Illin. State Labor. 1883, p. 87) soll die Pflanze
in Nord-Amer. häufig sein. Das Original von Chilose. labiatus Taylor habe
ich nicht beschaffen können.
133. Chiloscyphus lophocoleoides Nees. Hep. Eur. I,
p. 369.
Monoicus minor pallidus flaccidus corticolus vel muscis consociatus.
Caulis ad 2 cm. longus tenuis pallidus pauciramosus. Fola caulina
4,6 mm. longa alterna parum imbricata subrecte patula plano-disticha
ovala oblusa vel relusa sæpe ovato-falcata margine antico substricto vix
decurrente poslico valde arcuato apice quam basis duplo vel triplo
angustiore ad !/s exciso-bilobo lobis late triangulatis aculis vel
obtusis. Cellulæ apicales 36 u basales 36 X 72 y trigonis nullis. Amphi-
gastria caulina parva cauli appressa libera ad ‘/2 vel magis profunde
inciso bifida laciniis angustis porrectis. Perianthia in ramulo parvo pyri-
formia apice ad !/s inciso triloba lobis late triangulatis concavis apice bre-
260
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 145
viter emarginato-bilobis sparsim ciliolatis. Calyptra magna inclusa. Folia
floralia intima ovata concava apice angustata quadrispina spinis sub-
æqualibus angustis incurvis. Amphigastrium florale intimum ovato-oblon-
gum apice breviter exciso-bilobum lobis porreclis acutis. Andræcia in
caule ramisque mediana, bracteis ad 6 jugis, quam folia parum minori-
bus, lobulo antico parvo inflato exciso-unidentato.
Hab. Germania, Harz (Hampe), Austria, Mittersill (Sauter), Silesia
(Limpricht).
Die Pflanze scheint sehr selten’ zu sein, da ich sie auf meinen vielfachen
Reisen in Europa niemals selbst gesammelt habe.
Incertæ sedis.
var
134. Chiloscyphus affinis G. Linnæa 1857, Vol. 28, p. 555.
Caulis adscendens arrhizus flexuosus apice innovante ramosus. Folia
caulina imbricata semiverticalia suborbiculata integerrima apice subre-
Lusa concava sursum conniventia. Amphigastria caulina magna libera
ereclo-patenlia incurva obovata margine reflexa bifida, laciniis ovato-lan-
ceolalis plerumque margine unidenlalis.
Australia in alpibus leg. Ferd. von Müller; affinis Chiloscypho fascicu-
lato.
Die Pflanze war in des Autors Herbar nicht zu finden und ich gebe nur
dessen Original Diagnose.
135. Chiloscyphus dorsilobus Nees. Syn. Hep., p. 186.
Monoicus ? mediocris. Caulis brevis ramosus validus. Folia caulina
plana semiverticalia ovali-oblongi obtusa repanda bi-triloba. Amphigastria
caulina libera dissita laciniis integris vel subincisis. Folia floralia 2 bi-vel
trifida laciniis acutis. Amphigastrium florale parvum emarginatum. Peri-
anthia lateralia subsessilia obconica, inferne tricarinulata ore trifido dila-
tato laciniiis inciso-dentatis. Pistilla 8. Calyptra perianthio æquilonga.
Capsula in pedicello breviusculo subglobosa. Elateres parvi bispiri.
Sporæ parvæ, fulvæ breves. Andrecia brevia spicata bracleis parvis bifi-
dis, lobulo anlico aculo. Antheridia 1-2 ovales.
Hab. Brasilia.
Ich habe die Pflanze nicht auffinden können und lediglich die ausführ-
liche Diagnose des Autors übertragen. Unter den Zeichnungen Gotisches
liegt ein Blatt, welches eine sehr gute Abbildung einer männlichen
Pflanze darstellt, letztere war bei Würzburg — gesammelt worden —
261
146 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Chiloscyphus.
trotzdem setzte Gottsche den Namen Ch. dorsilobus darunter. — So
waren damals die Anschauungen über die Verbreitung der Lebermoose!
136. Chiloscyphus nigrescens Ldbg. et Hampe. Linnæa.
Vol. 24, p. 640.
« Caule procumbente ramoso fragili, foliis distantibus alternis ovato-
rotundis margine revolulis distichis horizontalibus, amphigastriis remotis
ovalis liberis apice acute bidentatis ; fructu... »
Hab. Costarica ad crateris Reventado aquas stagnantes.
Die Pflanze war nicht zu erlangen; ich copirte daher nur die nichts-
sagende Originaldiagnose.
137. Chiloscyphus porrectus Sull. J. of Bot. 1850, p. 317.
Caule prostrato parum breviterque ramoso. Folia caulina flaccida arcte
imbricata assurgenti-secunda valde concava in plano late reniformia apice
bidentala sinu obtuso dentibus validis acutis subconniventibus margine
antico undulato reflexiusculo. Amphigastria cauliua ovata concava basi
gibbosa, acute breviterque bifida.
Hab. : Fretum magellanicum.
Nach der (hier nur übertragenen) Originalbeschreibung zu urtheilen,
ist diese Pflanze identisch mit Lophocolea lutea.
Nicht zu unserer Gattung gehören folgende Arten :
1) Zur Gattung Leroscyphus.
Chiloscyphus hexagonus Nees.
Chiloscyphus horizontalis Nees.
Chiloseyphus surrepens (Taylor).
Chiloscyphus grandifolius (Taylor).
Chiloscyphus australis (Taylor).
Chiloscyphus æquatus (Taylor).
Chiloscyphus huidobroanus Mont.
Chiloscyphus gibbosus (Taylor).
Chiloseyphus fragilifolius Taylor.
Chiloscyphus retusatus Taylor.
2) Zur Gattung Lophocolea.
Chiloseyphus pallide virens Taylor.
Chiloscyphus fusco-virens Taylor.
Chiloscyphus leucophyllus Taylor.
Chiloscyphus semiteres Lehmann.
Chiloscyphus anomodus Mont.
Chiloseyphus biciliatus Taylor.
Chiloscyphus Gayanus Mont.
Chiloseyphus fulvellus Taylor.
Chiloscyphus aculeatus Mitten.
Chiloscyphus canaliculatus Taylor
262
Chiloscyphus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 147
Chiloseyphus notophylloides Mass.
Chiloscyphus dargonius Gottsche.
Chiloseyphus striatellus Mass.
Chiloseyphus erectifolius St.
Chiloscyphus appendiculatus St.
Chiloseyphus jugalifolius Taylor.
Chiloscyphus Jacquinotii (Mont).
Chiloseyphus vulcanicus Colenso.
3) Zur Gattung Saccogyna.
Chiloseyphus rigidulus Mass.
Chiloseyphus muricellus De Not.
Chiloseyphus scaberulus Spruce.
Chiloseyphus asperrimus St.
Chiloseyphus granulatus Schffn.
h) Zur Gattung Balantiopsrs.
Chiloscyphus cellulosus Angstr.
5) Zur Gattung Harpanthus.
Chiloscyphus Drummondii Taylor.
6) Zur Gattung Syzygiella.
Chiloscyphus mancus Nees.
7) Zur Gattung Conoscyphus.
Chiloseyphus trapezoideus Sande.
Chiloseyphus tjiwideiensis Sande.
Schliesslich ist noch zu bemerken dass die Jungermannia placophylla
Tayl. J. of Bot. 1846 zu Chiloscyphus zu stellen ist; leider war das Exemplar
nicht zu erhalten.
Chiloscyphus aculeatus Mitten ist zu streichen; die Pflanze unter-
scheidet sich nicht von Lophocolea leucophylla.
Chiloscyphus Jacquinotii Nees, eine sterile Pflanze, gehört wahrschein-
lich zu Lophocolea textilis, mit der sie die grösste Aehnlichkeit hat.
Geocalyx Nees 1833.
Plantæ foliiferæ parvæ rigidulæ intense virides vel olivaceæ, terricolæ
et corlicolæ, dense gregariæ sæpe late expansæ. Caulis validus fragilis
viridis simplex vel parum ramosus ramis semper posticis, radicellis
pallidis e basi amphigastrii fasciculatim ortis longiusculis. Folia caulina
succuba alternantia antice parum decurrentia postice brevissime inserta,
libera vel amphigastrio hinc aduata, distiche patula vel assurgentia apice
263
148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1908 Geocalyx.
profunde bifida. Cellulæ foliorum majuscul® angulis plus minus incras-
salæ, culicula foliorum levis vel papillata. Amphigastria caulina majus-
cula cauli appressa vel curvatim approximala profunde bifida. Inflores-
centia monoica et dioica. Flores feminei in ramulo postico brevissimo
gemmæformi. Pistilla 8-10 squamulis parvis ereclis varie armatis obtecta.
Marsupia cylindrica sparsim radicelloso, facie interna sub ore cellulis
clavatis palulis, subclausa. Sporogonium fundo saceuli insertum. Calyptra
tenera sacculo duplo brevior medio supero pistillis sterilibus obsita
inferne sacculo coalita. Pedunculus capsulæ breviusculus basi nudus i. e.
involucello nullo. Capsula ovali-cylindrica ad basin quadrivalvis valvulis
anguslis, strato interno semiannulatim incrassato. Elateres breves parum
altenuali, spiris duplicalis anguste ligulalis laxe torlis. Spore parvæ
leves. Andræcia ventralia sæpe geminata opposita breviter spicala, brac-
teis 6-8 jugis confertis inflatis monandris apice breviter bilobis. Anthe-
ridia magna globosa breviter pedicellata.
Eine kleine Gattung, von der wir nur 3 Arten kennen; die vierte
(Geocalyx contortuplicatus Mont. et N.) gehört zur Gatlung Chiloscyphus.
1. Geocalyx graveolens (Schrad.) Nees Hep. Eur. II, p. 395.
Syn. : Jung. graveolens Schrader Sammlung. p. 106.
Planta monoica parva viridis vel brunneola laxe cæspitosa Lerricola.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus tenuis radicellis pallidis repens.
Folis caulina ad 3 mm. longa conferta plano-disticha recte patula antice
breviter decurrentia postice minime inserta, ovato-ligulata apice ad 1/4
exciso-biloba, lobis late triangulatis acutis vel apiculatis sepe inæqualibus
anteriore longiore. Cellulæ apicales 18 y trigonis majusculis in parietibus
validis, basales 18 X 36 y trigonis nullis; cuticula lævis. Amphigastria
caulina parva, cauli æquilala appressa, oblonga ad medium bifida, laci-
niis lanceolatis porreclis sinu acuto. Marsupia semiposlica sessilia late
cylindrica vix radicellosa ore squamulis parvis bifidis varie dentatis
obtecto. Calyptru tenera sacculo maturo duplo brevior, medio supero
libero; sacculi facies interna superne cellulis confertis clavatis inducta,
inferne levis. Capsula in pedicello vix 1 cm. longo cylindrica ad basin
quadrivalvis valvulis anguste lanceolatis strato interno dense annulifero.
Elateres 110 y parum attenuati spiris geminatis anguste ligulatis laxe
torlis rufo-brunneis. Spore 9 y concolores leves. Andracia breviter spi-
cata, bracteis 6-8 jugis parvis confertis inflatis monandris apice breviter
emarginalo-bilobis. Antheridia magna globosa breviter pedicellala.
Hab. Europa, America, Asia septentrionales.
(Fortsetzung folgt.)
264
149
SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
308° séance. — Lundi 13 janvier 4908. — Ouverte à
8 h. °/ı dans la salle de bibliothèque de l’nstitut botanique de l'Université,
sous la présidence de M. Henri Romieux, président.
Le procès-verbal de la 307me séance est adopté sous réserve de l’indi-
cation, par le secrétaire, d’une erreur typographique à la page 83 (366 du
tiré à part), dernier alinea, ligne 2, où il faut lire : «sur le contraste...»
au lieu de «se». — Les publications suivantes sont déposées sur le
bureau :
ALLEMAGNE : Botanisches Centralblatt 1907, Nos 45 à 52, et No 1 de
1908; ETATS-UNIS : Transactions of the Wisconsin Academy XV, part I
(1907); FRANCE : Annales de la Société botanique de Lyon XXXI (1906),
fasc. 3-4; Bulletin de la Société botanique des Deux-Sèvres, vol. 18 (1906);
Bulletin de la Société des Naturalistes de l’Ain N° 21 (15 nov. 1907);
Revue Scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France (1907),
4me (trimestre): SUISSE : Bulletin de l'Herbier Boissier, N° 12 de 1907 et
No 1 de 1908; Bulletin de la Société d’horticulture de Genève, No 12 de
1907 et N° 1 de 1908; Jahrb. St-Gall. naturwiss. Gesellschaft für 1906
(S'-Gall 1907).
RAPPORT PRESIDENTIEL POUR 1907. — M. Henri Romieux, pré-
sident de la Société, donne lecture du résumé de notre activité durant
l’année qui vient de s’écouler, année qui peut être considérée comme une
période de calme dans la vie de notre Société : non seulement l’effectif
des membres ne s’est pas accru, mais il a au contraire subi un recul du
fait de la démission de M. Rouge, actuellement pharmacien à Montreux, et
la mort de l’un des plus méritants de nos membres correspondants, M. le
professeur Dr L. Fischer à Berne.
Les affaires administratives qui ont occupé le Comité sont au
nombres de deux : 1° la publication d’un Bulletin des Travaux de la
Société, décidée en principe, mais dont l'exécution a dü être retardée
faute de malériaux suffisants; 2° l’etude relative au transfert de la bibiio-
thèque, difficilement accessible dans les conditions actuelles; le préavis
soumis par le comité à la séance du 11 novembre 1907 fera incessam-
ment l’objet d’une discussion définitive. — Ajoutons que la décision prise
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 2, 31 Janvier 1908. 41
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (369)
en 1906 d'inscrire la Société au Registre du Commerce de Genève est
devenue un fait accompli par la signature de chacun des membres du
comité de 1907.
Les 9 séances mensuelles ont été fréquentées en moyenne par
13 assistants et ont été bien remplies par les communications de MM. le
Dr Boubier (Observations sur la formation des raphides chez les plantes),
P. Chenevard (3 communications sur la flore du Tessin), Prof. Dr
Chodat (2 communications importantes sur la courbe de croissance des
végétaux; une sur l’action de la tyrosinase (ferment oxydant spécifique)
et une Note sur une Conferve inédite, le genre nouveau Heterococcus
Chodat), l'abbé Gave (communications sur des plantes nouvelles pour la
flore des Bauges, du Semnoz, du Jura savoisien et du massif de la Fil-
lière), le D' Goudet (Note sur une culture expérimentale de Dianthus
superbus var. grandiflorus Tausch), A. Guinet (le Lycopodium clavatum
dans le massif de la Tournette), le Dr Hassler (Notes biologiques sur
quelques plantes du Paraguay, et modes de préparation des collections
scientifiques dans ce pays), le Prof. Dr Lendner (Recherches sur les
Mucorinées et leurs milieux d’origine; descriptions de nouvelles espèces
de Mucorinées; importantes recherches histologiques sur les zygospores
du Sporodinia grandis, et présentation d'anomalies observées sur deux
spécimens d’Equisetum Talmateja), M. Le Roux (Note sur une stalion
d’Erica vagans dans le bassin d'Annecy), le prof. Martin (deux présen-
tations de belles aquarelles de champignons de nos environs, d’entre
lesquels le Peziza echinospora recolte à Farges (pays de Gex) et nouveau
pour la flore mycologique de France; Rapports sur diverses excursions
mycologiques dans nos environs et ceux de Lausanne), H. Romieux
(deux importantes présentations de plantes d’Algérie et de Tunisie, prin-
cipalement de la flore désertique (Renonculacées-Composées), le Dr
Viret ({re partie d’un important travail sur les Desmidiacées de la vallée
du Trient), et G. Beauverd (Notes diverses sur la flore des Alpes
d'Annecy et des Bauges; plantes nouvelles pour la flore suisse; Note
sur le rhizome du Paliavana prasinata (Brésil); Pinus silvestris anormal
des Aravis; Pinus canariensis rustique à Genève; notes sur quelques
races de Sempervivum en Suisse, d’après les lettres de Lagger).
Les projets d’herborisations ont été toul particulièrement contra-
riés par la persistance du mauvais temps et le retard de la végétation
durant le premier semestre de 1907; seule l’excursion mycologique offi-
cielle du 20 octobre a pu avoir lieu à la Chapelle-Rambaud et a donné de
bons résultats. — Dans ce domaine, le futur comité de 1908 devra
s’efforcer de provoquer une recrudescence d'activité pour aboulir à la
réussite de quelques belles herborisations en commun qui, complétant
l’œuvre des séances, nous attirera de nouvelles forces parmi la jeunesse
studieuse et amie de la nature : le recrutement de la Société devra faire
l’objet de nos sérieuses préoccupations dès maintenant.
En terminant ce rapport, le Président se fait l'interprète de la Société
botanique de Genève pour remercier tout particulièrement le Départe-
ment de l’Instruction publique, les autorités universitaires et spécialement
M. le professeur Chodat pour la généreuse hospitalité qu'ils continuent à
nous accorder dans les locaux de l’Institut botanique : c’est là un avantage
que nous ne saurions {rop apprécier.
Ce rapport très complet a été adopté à l'unanimité par l'assemblée.
(370) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 151
RAPPORT DU TRESORIER. — M. Edouard Hausser donne l'exposé
des comptes de la Société en 1907; conformément à l'usage, la décharge
de la gestion financière sera votée après le rapport des vérificateurs des
comptes.
RAPPORT DU BIBLIOTHECAIRE-ARCHIVISTE. — M. le D’ Maurice
Boubier annonce que durant 1907, la bibliothèque de la Société a con-
tinué de recevoir à titre d’echange les publications habituelles, et s’est
enrichie de quelques dons; la liste de toutes ces publications est tenue
en tête de chaque compte rendu des séances.
En raison de la solution imminente de la proposition du Comité rela-
tive au transfert de notre bibliothèque, aucun volume n’a été donné au
relieur celte année, ce qui a permis au crédit de reliure de rester intact.
Ce rapport est adopté avec remerciements el sans discussion.
ÉLECTION DU COMITÉ. — Après une courte discussion, à laquelle
prennent part MM. Marlin, Chenevard, Romieux et Beauverd, l'élection a
lieu au scrutin secret; les scrutateurs MM. Chenevard et Martin procla-
ment le résultat par la réélection de l’ancien Comité :
Président : M. Henri Romieux; Vice-Président : M. le Dr Louis Virer;
Secrétaire : M. Gustave Beauverp; Trésorier : M. Edouard Hausser; Biblio-
thecaire-archiviste : M. le Dr Maurice BouBier.
Au nom du nouveau Comité, M. le Président remercie pour la marque
de confiance qui vient de lui être réitérée, et donne l'assurance que le
bureau réélu s’efforcera de mériter cette confiance.
MM. Lendner et Martin sont nommés vérificateurs des comptes de
1907.
Avant de procéder à la nomination de la commission des herborisations,
M. Viret formule un vœu en faveur d’un programme d’herborisations
établi des le commencement de l’année et prévoyant des herborisations
officielles jusqu’en juin inclusivement, exception faite des courses crypto-
gamiques d'automne : en raison des vacances, les mois d'été n’ont pu
aboutir que très difficilement à des herborisations collectives. — M. Mar-
tin ajoute quelques mots en faveur de l'institution d’un chef de course
désigné à l’avance pour chaque herborisation prévue. Enfin, M. Beau-
verd aimerait voir tous les membres prendre part à l’organisation de ces
courses en indiquant à la Commission les régions à visiter.
Ces vœux sont pris en considération et il est décidé de les publier dans
le compte rendu en invitant tous les membres à signaler avant la séance
de mars au plus tard les buts d’herborisations à inscrire au programme
de 1908. — Puis il est procédé par acclamation à la réélection de la Com-
mission des herborisations, qui reste composée du nouveau bureau
assisté de MM. Guinet, D" Lendner et prof. Martin.
QUESTION DE LA BIBLIOTHEQUE. — Conformément à la décision
prise en séance du 11 novembre 1907, M. H. Romieux met en discussion
le projet du Comité relatif au transfert de la bibliothèque.
Sans s'opposer au principe du transfert, qui ne saurait qu'être en pro-
grès sur les conditions actuelles, M. Paul Ghenevard fait ressortir quel-
ques points qu'il importerait de stipuler formellement au contrat de
transfert; il insiste en particulier sur la nécessité de prévoir la rétroces-
sion éventuelle de nos livres moyennant un remboursement équitable au
152 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (371)
cas où de nouvelles conditions dans lesquelles la Société pourrait se Lrouver
ne permettraient plus aux membres d’avoir accès à leur bibliothèquo.
M. Boubier fait ressortir les avantages du projet du Comité, qui assu-
rerait aux membres :
1° l'autorisation garantie de pouvoir consulter toute la bibliothèque de
l’Institut botanique;
20 la fréquence et la durée des heures officielles de consultation de la
bibliothèque, comparée à l’état actuel qui ne peut garantir que 9 jours
par an au maximum.
Au surplus, il y aurait lieu de prendre une réserve en vue d'obtenir
une autorisation de consultation permanente au cas où notre situation
locative viendrait à changer.
M. Viret appuie M. Boubier et fait, en outre, ressortir les avantages de
l’Institut botanique sous le rapport de la reliure, des soins complets et de
l’économie.
Après discussion approfondie à laquelle prennent part MM. Martin,
Boubier, Chenevard, Romieux, Viret et Beauverd, il est décidé de renvoyer
la question à l’examen d’une commission composée de MM. Boubier,
Chenevard et Martin, chargée d'élaborer un projet définitif tenant
compte de la clause de rétrocession et après la présentation duquel la
Sociélé se prononcera définitivement dans une prochaine séance.
QUELQUES HIERACIA DES ALPES OCCIDENTALES ET DU JURA.
— En faisant circuler des spécimens d’herbier provenant soit de ses pro-
pres récoltes, soil de diverses collections de l'Herbier Boissier, ou obligeam-
ment communiqués par notre zélé collègue M. l'abbé Gave, M. Gustave
Beauverd rappelle quelques particularités de ce genre si difficile et dont
l'étude a notablement progressé depuis l’époque linéenne, au début de
laquelle maintes espèces appartenant aux genres Crepis, Pterotheca,
etc., étaient confusément réunies au genre Hieracium.
Bien qu’à la fin du XVIIE: siècle Allioni et plus encore Villars eussent
beaucoup contribué à faire connaître par leurs travaux les Epervières des
Alpes occidentales, ce fut surtout à partir de Elias-M. Fries (Symbolæ ad
historiam Hieraciorum, Upsaliæ 1847-48; Epicrisis generis Hieraciorum,
1862) que l'étude spéciale du genre Hieracium pril un grand essor : dans
plusieurs pays d'Europe, celte étude passionna momentanément ou exclu-
sivement de nombreux botanistes d’entre lesquels les noms d’Arvet-
Touvet, Nægeli et Peter, Dahlstedt, Zahn, elc., ont acquis une renommée
considérable.
Sous le point de vue biologique, le genre Hieracium a été observé une
première fois par F. Schultz Bip. (1856, Arch. de Flore II: 254) qui
obtint expérimentalement quelques hybrides d’Epervieres rencontrés
jusqu'alors à l’état spontané, puis une seconde fois par G. Mendel (1870)
qui exposa dans les Verh. naturf. Vereins Brünn (VII : 26) le résultat
classique de ses expériences sur les hybrides d’Epervieres obtenus arlifi-
ciellement. Un troisième auteur, A. Peter, s’occupa également de
l’hybridité chez les Hieracia et consigna en 1884-85 dans les Jahrbücher
d’Engler (vol. V, 203 et 448; VI, 111) le résultat de ses recherches sur
les hybrides naturels et artificiels de la section des Piloselloides. Mais ce
ne fut qu’au début du XX° siècle que s’eveilla la sollieitude des biolo-
gisles pour le genre Hieracium et que l’on vit éclore une série de travaux
qui se succédèrent rapidement à partir de 1903, attestant du réel intérêt
scientifique qu'offre dans tous les domaines l'étude de ce vaste genre :
(372) G. BEAUVERD, SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 153
les noms d’Ostenfeld (1903), Murbeck (190%), Juel (id.), Mendel ex Cor-
rens (1905) et Rosenberg (1906) se rattachent à des recherches qui
ouvrent une orientation nouvelle à l’étude des Epervières, recherches
dont l’exposé le plus complet a été publié en 1906 par Ostenfeld et
Rosenberg dans le vol. 27 du Journal de la Société botanique de Copen-
hague, pp. 225-248 (Experimental and Cytological studies in the Hieriacia,
by C.-H. Ostenfeld and O. Rosenberg). Les expériences de ces savants,
décrites avec soin dans le mémoire cilé, ont abouti à de fort mtéressantes
constatations d’entre lesquelles il convient de retenir ce fait que, seul
observé jusqu’à présent de la sous-famille des Chicoracées, le genre Hiera-
cium possède certaines espèces présentant sur le même individu deux caté-
gories de fruits aptes à la germination : a) des fruits de nature apoga-
mique (soit parthénogénétique) permettant de perpétuer lous les carac-
tères de l'individu, et 5) des fruits non apogamiques et suscepti-
bles, du fait de la fécondation croisée, de donner naissance à des types
hybrides. Les expériences faites jusqu'à présent semblent toutefois
démontrer que le groupe des MH. auricula dans le sous-genre Pilosella, et
celui des A. umbellatum dans le sous-genre Archieracium n’oflrent
pas de fruits apogamiques; il en serait de même pour les espèces amé-
ricaines du sous-genre Stenotheca observées jusqu’à présent. En outre,
les expériences d’hybridisation sembleraient accuser un pouvoir de fructi-
fication sensiblement réduit m les individus hybrides; d’ailleurs,
d’autres phénomènes importants ont été mis en évidence par les investi-
gations de ces deux savants, qui continuent leurs expériences.
A la suite de cet exposé, l’auteur de cette communication fait l'éloge
d’une publication de toute première valeur documentaire pour la systé-
matique des Epervières de l’Europe occidentale : c'est le magnifique
exsiccata que sous le titre de « Hieraciotheca gallica et hispanica »
MM. Arvet-Touvet et Gautier éditent à leurs frais depuis l’année 1897 et
distribuent avec un désintéressement digne de la plus vive reconnais-
sance à l’un des principaux musées botaniques de chacun des pays sui-
vanis : France, Angleterre, Allemagne, Russie, Ilalie, Espagne et Suisse
(ef. Briquet in Bull. Herb. Boiss. 1899 : 870); c’est d’ailleurs à l’inépuisa-
ble complaisance de ces deux célèbres hieraciologues, qu'il remercie
encore vivement en celle occasion, que M. Beauverd est redevable de la
revision des déterminations d’Hieracia qu’il présente en séance : :
1. Hieracium Pugetianum Arvet-Touvet; — H. bupleuroides subsp.
calanthodes N. P. in Zahn |]. c. : 180. — Massif de la Tournette : Dt de Lanfon,
éboulis calcaires du revers oriental, 1500-1600 m.; lapiaz de Talamarche, vers
1600 m. (leg. Beauverd, 10 août 1906). — 10 Massif du Vergy : sur Mont
Saxonnet (leg. P. Gave, 1889); Mont Vergy (sans autre indicalion, leg.
H. Bernet sub « A. glaucum var. latifolia Nob. »). — 20 Massif des Aravis :
montagnes du Reposoir (leg. P. Gave, 1879). Plante nouvelle pour le massif de
1? Pour faciliter la lecture de celte liste à ceux des botanistes qui sont fami-
liarises avec la flore de Suisse de Schinz et Keller éd. 2, nous indiquons la
synonymie correspondante de cette flore telle qu’elle a été élablie par Zahn dans
la Monographie qu'il a publiée en 1906 dans le vol. XL, fasc. 4, des «Nouveaux
Mémoires de la Société helvétique des Sciences naturelles ». — Nous donnons
également la formule des espèces diles «intermediaires» telle que ces auteurs l'ont
indiquée en suivant l'exemple inauguré par Naegeli et Peter dans leur
« Hieracien Mittel-Europas » commencé à Munich en 1885 et resté inachevé
au 3e fascicule du vol. Il, en 1889.
154 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (373)
la Tournette, et restée inédite jusqu'en 1902 pour toute la flore de France. —
Connue ailleurs dans les Alpes vaudoises et valaisannes seulement.
2. H. longifolium Schleicher; formule «H. cerinthoides-villosum» N. et
P. in Zahn, I. c. : 211. — 10 Alpes vaudoises : versant méridional de la
Gumfluh, sur l’Etivaz, vers 2000 m. (leg. Beauverd, août 1904; nouveau pour le
territoire vaudois du bassin de la Sarine); 2° Alpes d’Annecy : Reposoir,
27 juillet 1880 (leg. H. Bernet), et sommet du Mont Fleury, 31 août 1907 (leg.
J. Hohmboe et G. Beauverd, cf. Bull. H. Boiss. 1907 : 944); Jura : Reculet,
juillet 4865 (leg. H. Bernet) : nouveau pour toute la flore du Jura.
Obs. — Dans sa Monographie, le Dr Zahn envisage cette plante comme un
hybride dès longtemps fixé des H. Lawsoni X villosum ; or H. Lawsoni manque
totalement dans nos stations actuellement connues du A. villosum en Haute-
Savoie et en Suisse, et le H. cerinthoides proposé dans le formule de Nægeli et
Peter est une plante exclusivement pyrénéenne et franco-espagnole.
3. H. Wahlenbergianum Arvet-Touvet; H. longifolium subsp. Wahlen-
bergianum in Zahn, 1. c. : 212. — Vallée de Bagnes, août 1863 (leg. Chavin ex
herb. Bernet); f. elongata A.-T. in sched. : sous les rochers de Mauvoisin, val
de Bagnes, 29 juillet 1902 (leg. Beauverd). Nouveau pour toutes les Alpes
pennines, où l’on ne connaissait que A. longifolium et la f. 3 elongatifolium
Touton ex Zahn, 1. c.
4. H. oreites Arvel-Touvet; — H. psammogenes Zahn subsp. oreites in Zahn,
Monogr. : 281; formule « H. incisum-bifidum » Zahn. — Frette de l’Ar, sur
Montmin, à 2050 m. (Tournette). — Nouveau pour toute la flore des
Alpes d'Annecy. — Selon Rouy, Fl. de Fr. IX : 349, cette plante aurait
déjà été rencontrée sur territoire francais dans les Alpes Maritimes et le Dau-
phiné. — Dispersion générale bornée au Jura oriental et aux Alpes suisses et
lombardes.
5. H. inclinatum Arvet-Touvet; = H. subspeciosum ssp. inclinatum in
Zahn, Monogr. : 286; formule — « H. silvaticum-villosum-glaucum » N. P.—
Dent de Laufon, éboulis du revers oriental, vers 1600 m. — Nouveau pour
la flore de la Tournette et des Alpes d'Annecy. — Connu ailleurs
dans les Alpes Lémaniennes et du Dauphiné. — Alpes de Suisse et d’Italie.
6. H. leucochlorum Arvet-Touvet; — H. ustulatum ssp. leucochlorum in
Zahn, 1. c. : 293; formule = « H. silvaticum-glanduliferum » Zahn, 1. c. —
19 Alpes vaudoises : rochers de la Tete-de-Moine, sur l’Etivaz, vers 2100 m.,
août 1904 (leg. Beauverd; nouveau pour tout le bassin sarinien des Alpes vau-
doises); 20 Alpes d’Annecy : flysch du Mont Méry, sur Vormy, vers 2200 m.,
27 août 190% (leg. Beauverd; nouveau pour la flore des Aravis et des
Alpes d’Annecy, mais connu ailleurs sur territoire francais dans les Alpes
lemaniennes, (au Haut-de-Veron, sur flysch), la Maurienne, la Tarentaise et le
Dauphine. — Suisse. — Piemont.
7. H. Vogesiacum Mougeot, var. gyroflexum Arvet-Touvet; formule :
« H. silvaticum-cerinthoides» Zahn 1. e. : 307. — Abondant sur le revers S.-W.
de la Frette de l’Ar, sur Montmin, 1900-2100 m.; nouveau pour le massif de la
Tournette. — Jura : Döle, sept. 1856 forma gracilentum A.-T. (leg Bernet). —
Le type Vogesianum est représenté en différentes races dans les Pyrénées,
l’Auvergne, le Dauphiné, la Savoie, le Jura, les Alpes suisses, les Vosges et
l’Angleterre.
Obs. — Aucun représentant du groupe cerinthoides, qui figure dans la formule
du Dr Zahn, n'a été jusqu'à présent observé dans la région; en revanche A. sil-
valicum y est abondant en individus de formes diverses.
8. H. hispidulum Arvet-Touvet; = H. Cotteti ssp. hispidum iu Zahn |.
c. : 368 in nota; formule : — « H. humile-silvaticum » Zahn 1. c. — Rochers
urgoniens du Petit Bornand, avant le hameau de Saxiaz, vers 700 m. (leg. Beau-
verd 4906). — Inedit pour les Alpes d’Annecy, et connu dans les Alpes
Lemaniennes A la montagne de Don (leg. Briquet).— Jura Savoisien.— Massif du
Pelvoux, dans le Dauphine.
Obs. — La nomenclature de cette plante offre un exemple pouvant démontrer
la défectuosité de l’art. 49 des nouvelles Règles de Vienne : si on l’admet comme
(374) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 155
subordonnée au type H. humile Jacq., cette plante devrait porter le nom de var.
(ou subsp.) denticulatum St-Lager, comme l’a fait Rouy dans sa flore de France ; con-
sidérée comme subordonnée au H. Cotteti, c'est la nomenclature de Zahn qui prend
date en conservant avec raison le nom hispidulum ; enfin, ceux qui trouveraient
des raisons pour la rattacher ailleurs..... seraient encore libres de lui choisir un
autre nom !
9. H. Gremlii Arvet-Touvet; — AH. leucopheum Grenier ssp. Gremliiin Zahn,
Monogr. : 359; formule : -- « H. humile-(villosum-glaueum vel bupleuroides) »
Godet teste Zahn, 1. c. — Nouveau pour laflore des Aravis : Rochers
de l’Etale, sur le col des Aravis, vers 1700 m., septembre 1887 (leg. P. Gave). —
Connu ailleurs dans les Alpes d’Annecy au Mont Lachat sur Thönes. — Alpes
Lemaniennes. — Salève. — Dauphiné. — Alpes vaudoises, bernoises, pennines,
tessinoises el grisonnes. — Piémont.
10. H. spathodontum Arvet-Touvet sp. nov. in Hieraciotheca Gallica
Nos 1366-1369, cum diagn. (mai 1907), forma ! — Parois urgoniennes dominant
les chalets d’Arclosan, vers 1800 m. massif de la Tournette. — Cette nouvelle
espèce, qui parait tenir des H. dentatum et H. humile au milieu desquels elle
prospère, est nouvelle pour les Alpes d'Annecy et n'était connue jusqu'alors que
des Alpes Lémaniennes où elle a été découverte en 490% par M. J. Pannatier
(Desert de Plate; vallon d’Odda et Folly).
-41. H. nigrescens Willdenow; formule : = «H. alpinum-silvaticum »
Zahn, 1. e. 381. — Mont Vergy, juillet 1855 (leg. H. Bernet. sub «H. ulpi-
num »). — Nouveau pour les Alpes d’Annecy, et jusqu'alors douteux
pour les Alpes françaises, où se rencontre une forme voisine et synonyme,
H. nigrescens Wimmer non Willd., qui se rattache au H. atratum. — Disper-
sion du type : Alpes centrales et orientales. — Allemagne; Autriche; Grande-
Bretagne; Scandinavie; Russie arctique.
12. H. speluncarum Arvet-Touvet; — H. amplexicaule ssp. speluncarum
in Zahn, |. c. : 408. — Nouveau pour toutes les Alpes d'Annecy :
10 grottes de Viuz, sur Faverges, vers 800 m. (Beauverd juillet 1905); 20 et 3°:
rochers de Plan-Montmin et sentier de Montbogon sur Vesonne, au pied de la
Tournette (Beauverd, juin 1906). — France : rochers des Alpes calcaires et des
regions meridionales; Jura savoisien et Saleve; Jura francais. — Suisse : chaîne
du Jura, jusqu'en Argovie; Alpes de Fribourg, Vaud, Valais, Berne, Glaris,
Zürich, Grisons, Tessin. — Italie — Autriche.
13. H. urticaceum Arvet-Touvet; formule : = « H. amplexicaule-humile »
Arvet-Touvet teste Zahn Monogr. : 415. — Jura vaudois : Mont Chasseron,
juillet 1868, parmi les échantillons de H. pretensum A.-T. et Br. et sous le
nom de Reichenbachii (leg. Bernet). — France : Alpes calcaires; Jura; Saleve;
Vuache. — Plus rare en Suisse, où Favrat l’avait signalé sur les murs de la ville
et du château d’Yverdon ! — Piémont. — Tyrol.
14. H. prætensum A.-T. et Brig.: = H. dentatum Hoppe ssp. pseudo-
villosum N. P. & pretensum in Zahn, Monogr. : 418. 10 : Montagnes du Repo-
soir, juillet 4870 (Bernet); 20 : Chasseron, juillet 1868 (Bernet); 30 : Reculet,
juillet 1863 (Bernet); Lo: Piton du Salève, parmi les H. villosum, juillet 1862
(Bernet). — Connue seulement à la Dôle pour le Jura vaudois, cette plante est
nouvelle pour le Jura francais et le Jura savoisien (Salève). —
Dispersion connue : Alpes Lemaniennes et d’Annecy. — Grisons. — Tessin.
15. H. valdepilosum Villars; formule : = « H. prrenanthoides-villosum »
Nægeli et Peter, teste Zahn, Monogr. : 431. — Nouveau pour la flore des
Alpes d’Annecy; forma gracilenta : Eperon nord du Cruet, massif de la Tour-
nette, sur calcaire urgonien, région du hêtre, entre 1300-1500 m. — France :
Alpes Lémaniennes, de la Savoie et du Dauphiné. — Suisse. — Autriche.
16. H. porrectum Fries; formule : — « H. valdepilosum > silvaticum »
Zahn, 1. c. : 450. — « Cette plante rare serait abondante au Bon, dans les lieux
pierreux, sur les rochers du Brizon, Haute-Savoie » (Arvet-T. mss. in sched.,
nov. 1907; leg. H. Bernet, sans date !). Nouveau pour toute la flore des
Alpes, et connu jusqu'alors seulement de la station classique du Reculet (Jura
français).
156 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (375)
47. H. pulchrum Arvet-Touvet; = H. chlorifolium A.-T. ssp. pulchrum
in Zahn Monogr. : 445; formule : = « H. (prenanthoides-villosum)-glaucum »
Nægeli et Peter. — Nouveau pour toutes les Alpes d’Annecy : éboulis
calcaires sous les parois de l’Ar, Tournette, vers 1700 m. (Beauverd, août 1907).
— France : Alpes Lémaniennes (au Roc d’Enfer). — Alpes du Dauphiné (massif
du Pelvoux). — Manque ailleurs?
18. H. coarctum Arvet-Touvet; = H. jurassicum ssp. juranum 7 coarctum
in Zahn 471; formule : — « H. prenanthordes-sılvaticum » Zahn I. c. : 461. —
Eperon Nord du Cruet, dans les forêts de hötres, 1200-1500 m. (leg. Beauverd 1906)
Nouveau pour le massif de la Tournette; plante subalpine observee en
Leu wi Lemaniennes) et en différentes stations des Alpes suisses (Valais;
risons).
Obs. — « Il serait fort possible que H. coaretum ne differät pas de H. steno-
« plecum? — Des formes intermédiaires embarrassantes me laissent des doutes à
« cet égard et je recommande ces deux plantes à ceux qui pourraient les étudier
« sur place ». (Arvet-Touvet in sched. nov. 1907).
19. H. jaceoides Arvet-Touvet; — H. integrifolium ssp. jaceoides in Zahn,
Monogr. : 478. — Nouveau pour toutes les Alpes d'Annecy : flysch alpin
du Mont-Fleury (massif des Annes, Reposoir), vers 2000 m., 20 septembre 1907
(leg. Beauverd) forma reducta, gracilenta A.-T. — Connu dans les Alpes Léma-
niennes, de la Savoie, de l'Isère et des Hautes-Alpes. — Suisse : Alpes vaudoises,
valaisannes et grisonnes.
20. H. Wimmeri Uechtr.? (Fries ex Arvet-Touvet in sched.); formule :
« H. juranum-cesium » Zahn, 1. c. : 491. — Nouveau pour toute la flore
des Alpes d'Annecy : flysch alpin du Mont-Fleury, vers 2000 m., 31 août 1907
(leg. Beauverd). — Plusieurs stations dans les Alpes Lémaniennes et, selon Rouy,
dans les Alpes schisteuses et granitiques du Dauphiné et de la Savoie.
Obs. — Dans sa monographie des Epervières de la Suisse, le Dr Zahn propose
le nom de H. Wimmeroid»s pour la forme subspécifique des Alpes occidentales,
réservant le nom de H. Wimmeri Uechtr. pour la plante des Sudètes, distincte
par son péricline à divisions {ronquées ou obtuses.
21. H. bifrons Arvet-Touvet; — H.lycopifolium ssp. bifrons in Zahn, Monogr.:
539; formule : = « H. sabaudum-prenanthoides groupe 3 » Zahn, 1. c. 536. —
Var. ellipticifolium Arvet-T., forma subintegerrima A.-T., mss. in sched. :
feuilles supérieures parfaitement elliptiques-lancéolées, a bords entiers; Buxaie
de Taillefer, sur Duingt, massif des Bauges, vers 800 m. (bassin d'Annecy, Haute-
Savoie). — Variété inédite!
En résumé, cette présentation de plantes confirme pour les Alpes
d'Annecy la grande richesse que de précédentes communications faisaient
présumer pour sa flore hiéraciologique; en outre elle permet de compléter,
par la constatation d'importantes stations nouvelles, les notions que l’on
possédait sur l'aire de plusieurs formes intéressantes au point de vue
phytogéographique:
UN CAS D’ALBINISME CHEZ SERA PIAS CORDIGERAL. — M. Stuart
H. Thompson présente un échantillon d’herbier accompagné d’une excel-
lenle aquarelle représentant un Serapias cordigera qu'il a récolté en deux
exemplaires à Cavalaire (Var) et se distinguant du type (à hampes et fleurs
rouges) par ses bractées blanches et ses fleurs franchement blanc-jaunâtre.
Ce cas d’albinisme, fort rare, avait été signalé par Tineo en 1844 dans le
« Flora Sicula » vol. If, 2 : 552 sous le nom de var. ß floribus flavescen-
tibus; il n’était pas signalé jusqu'alors pour la flore française (Note de
M. Rolfe communiquée par M. Thompson).
Séance levée à 10 h. ‘2. — Dix assistants: MM. Romieux, Viret,
Hausser, Boubier, Beauverd; Chenevard, Lendner, Martin, Mie Sergueeff,
M. Thompson.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908
Erklärung der Taïel.
I. Variationen der stigmatischen Scheibe. 1) Nymphea lutea var. genuina;
2) dieselbe mit Centralconus und seicht gebuchtetem Rande; 3) f. Schlie-
rensis; 4) f. serıcea,; 5) sf. denticulata; 6) var. Harzii ; 7) var. affinis;
8) Nymphea intermedia var. media; 9) var. sublutea ; 10) var. polype-
tala; Al) Nymphea pumila var. genuina; 12) var. stellatifida. — Nat. Gr.
II. Querschnitt durch die obere Region des Blattstieles. a) von Nymphea lutea
var. affinis ; b) von f. sericea. 10 fach.
Iil. Trichom eines älteren Blattstieles von Nymphæa lutea f. sericea. 350 fach.
IV. Schleimhaar eines älteren Blattstieles von Nymphea lutea var. affinis.
350 fach.
V. a) Querschnitt durch einen Narbenstrahl vom Nymphea pumila var. stellati-
fida. 20 fach. — Vol. p. 982.
b) und c) Querschnitt durch die Epidermis eines Narbenstrahles derselben
Seerose mit reduzierten Spaltöffnungen. 255 fach. — Vgl. p. 882.
VI. Von Wasserschnecken angefressenes Blatt von Gastalia candida, leg. A. Wildt
in einem Teich bei Ptatschow in Mähren.
VII. a) Primärblätter eines aus Samen im Zimmer gezogenen Keimlings von
Nymphea pumila. |
b) Zweites Blatt von Nymphea intermedia, Keimling, im Zimmer kulti-
viert.
BULLETINDE L'HERBIER BOISSIER 9€ Ser. Annee 1908, Tome VIII, Planche 1.
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Lith L.Combes Montpellier.
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PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MULLER-ARG.
Lichens.
MüzLer J. — Principe de classification
um, TI.
des lichens et énumération des lı-
chens des environs de Genève, in-4°.
95 pages, 3 planches. Genève, 1862.
Lichenum species et var. nov., in-
8°, 8 p.; Regensburg. 1871.
- Ueher Dufonrea madreporiformis.
in-8°, 5 pages. Regensburg. 1870.
Compte-rendu critique du Licheno-
graphia scandinavica de Th. M.
Fries, 80, 12 p. Regensburg, 1872.
Lichenologische Beiträge, fasc. 3 à
39, In-8°. "Regensburg, "1874-1891.
Ein Wort zur Gonidienfrage, in-8°,
3 pages. Regensburg, 1874.
Lichenes Finschiani, in-8°, 11 pa-
ges. Moscou, 1878.
La nalure des lichens, in-8°, 7 pa-
ges. Geneve, 1879.
Liehenes Japonici, in-8°, 7 pages.
regensburg, 1879.
Les lichens Neogrenadins et Ecua-
un récoltés par M. Ed. André,
in-8°, 15 pages. Toulouse, 1879.
Lichenes Africæ occidentalis a M.
Pechuel-Lesche et Soyaux, in-8°,
18 pages. 1880.
Les lichens d’Egyple, in-8°, 13 pa-
ges. Toulouse, 1880.
1. Enumeralion des lichens valai-
sans nouveaux. — 2. Lichens Augs-
nn 0 3. Lichens pentes Gran-
ges ; %. Lichens Brigue, Naters;
Lichens Hautes-Alpes Valais,
8°, 21 p. Sion, 1881.
L'organisation des Cœnogonium el
la théorie des lichens, in-8°, 4 pa-
ges. Genève, 1881.
Compte rendu critique des « Sym-
bolæ lichens-mycologicæ » du Dr
Minks, in-80, 4 pages Toulouse,
1882.
Revisio Lichenum Meyenianorum,
in-8°, 12 pages. Berlin, 1883.
Lichenes Paleslinenses et Enume-
ralionis Lichenum ægyptiacorum
Supplementum primum, in-80, 9
pages. Toulouse, 188%.
evisio lichenum Eschweileriano-
(Brésil), in-8°, 47 pages.
Regensburg, 188%.
Lichenes Otaïlenses, in-8°, 1 page,
Toulouce, 188%.
Nachtrag zu den von Dr Naumann
auf der Expedition der Gazelle
sesammelten Flechten, 80, 8 pa-
es. Berlin, 1884.
de
Müczer J. — Pyrenocarpeæ Cubenses
in-8°, 46 pages. Leipzig, 1885.
Trois communications lichénologi-
ques faites à la Société murithien-
ne, in-8°, 3 pages. Sion, 1887.
Revisio lichenum Feeanorum, in-8°,
16 pages. Toulouse, 1887.
- Enumération de quelques lichens de
Nouméa, in-8°, 8 p. Toulouse, 1887.
Graphideæ Féeanæ. in-4°, 80 pages.
Genève. 1887.
Revisio lichenum Eschweileriano- '
rum. (Brésil), ser. IT, in-80, 13
pages. Regensburg. 1888.
Lichenes Portoricenses, in- -80, 7 pa-
ges, Regensburg, 1888.
Lichenes Montevidenses, in-8°, 6
pages. Toulouse, 1888.
Lichenes Paraguayenses, in-8°, 32
pages. Toulouse, 1888.
Pyrenocarpeæ Féeanæ in Feei essai
(1824) et Suppl. (1837). Editæ, in-
4°, 45 pages. Genèce, 1888.
Lichenes (Mission scientifique du
Cap Horn, 1882-1883), in-4o, 32
pages. Paris, 1888.
Lichenes Spegazziniani in Slaten
Island, Fuegia et in regione freti
Magellanici lecti, in-80, 20 pages.
Florence, 1889.
1. Lichenes Sandwicenses ; 2. Ob-
servalions in lichenes Argentinen-
ses, In-8°, 3 p.;8p. Marburg, 1889.
Lichenes Oregonenses, in-8°, 5 pa-
ges. Regensburg, 1889.
Lichenes Sebastianopolitani (Rio-de-
Janeiro),in-80, 12 p. Florence, 1889.
Lichenes epiphylli novi, in-80, 20
pages. Geneve, 1890.
Lichenes Argentinienses,
pages. Marburg, 1890.
Lichenes Africæ tropıco orientalis,
in-80, 14 pages. Regensburg, 1890.
Lichenes Coslaricensis IE ir in-80,
49 p., 92 pages. Gand, 1891, 1894.
Bellendenici (Queensland),
in-80, 10 pages. Berlin, 1891.
Lichenes Tonkinenses, in-80, 9 pa-
ges. Berlin, 4891.
Lichenes Schenckiani, in-8°, 46 pa-
ges. Berlin, 1891.
Lichenes Catharinenses, in-80, 9 de
ges. Berlin, 1891.
Û rilique de l'Etude du Dr Wainio,
in-8°, 8 pages. Toulouse, 1891.
Lichenes Viclorienses, in-80, 4 pa-
ves. Florence, 1891.
Lichenes Brisbanenses (Queensland),
in-8°, 20 pages. Florence, 1891,
in-80,
Mürser J.— Kritik über Dr Wainio's
«Etude», in-80, 7 p. Regensburg,
1891.
— Lichenes Myoshiani (Japon), in-80,
. 12 pages. Florence, 1891.
— Lichenes exotici lä LV, in-80, 13 p.,
17 p.,12 p.. 7 p.. 1899-1893-1895.
— Lichenes, in-8°, 8 p. Berlin, 1892.
— Lichenes Manipurenses, in-80, 16
pages. Londres, 1892.
— Lichenes Knightiani in Nova Zelan-
dia, in-8°, 20 p. Bruxelles, 1892.
Lichenes epiphylli Spruceani, in-8°,
12 payes. Londres, 1892.
— Lichenes exotici herbarii Vindobo-
nensis (Australia), in-80, % pages.
Wien, 1892.
— Lichenes Yalabeanni (Japon), in-80,
1% pages. Florence, 1892.
— Lichenes Australia oceidentalis,
80, 8 pages. Berlin, 1892.
— Lichenes Persici, 8°, 9 p.Berlin, 1892.
— Lichenes Wilsoniani in Australia
Prov. Victoria lecti, in-80, 33 pages.
Genève, 1893.
— Lichenes Neo-Caledonici,
pages. Paris, 1893.
— Lichenes Scotliani,
Geneve, 1893.
— Lichenes Chinenses Henryanı, in-80,
2 pages. Genève, 1893.
— 1. Lichenes Arabici ; 2. Lichenes Am-
boinenses, 80, 2 p. ; 2p. Genève, 1893
— Lichenes Zambesici, in-8°, 6 pages.
Wien, 1893.
— 1. Lichenes Africanı ; 2. Revision
der Stein’schen Übersicht über die
von Dr Hans Meyer in Oslafrika
gesammellen Flechten, in-80, 6 p.
et 11 pages. Leipzig, 1895.
— Lichenes Usambarenses, in-8°, 61
pages. Berlin, 1894.
— Lichenes Eckfeldtiani (américains),
in-80, à pages. Genève, 1894.
in-
in-80, 12
in-80, 1 page.
— Arthoniæ et Arthothelii, in-8°, 12
pages. Genève, 189%.
— Graphidæ Eckfeldtianæ, in-8°, 10
pages Genève, 1895.
— Pyrenocarpeæ Queenslandiæ, in-8°,
18 pages. Brisbane, 1895.
— Sertum Auslraliense s. species no-
ve auslralienses Thelolremearum,
Graphidearum et Pyrenocarpearum,
in-8°, 15 pages. Genève, 1895.
— An énuméralion of the plants col-
Jeclted by M. E. Penard, in-80,
3 p. Genève, 1895.
— Lichenes Uleani in Brasilia lecli,
-in-8°, 4 p. Berlin, 1895.
“rn
Mürter J. Lichenes Colensoani,
in-8°, 12 pages. Londres, 1895.
Lichenes Sikkimenses, in-80, 2 pa:
ges. Genève, 1895.
Leeanoreæ et Lecideeæ Australien-
ses novæ, 80, {1 p. see 1895.
— Lichenes E Krnstianı, 80, 8 p. Berlin,
1895.
— Analecta Auslraliensia,
pages. Genève, 1896.
— Ueber einige Flechlen vom Monte
Rosa, ın-8®, 2 pages. Bern, 1896.
Autres Publications.
Mürrer J. — Euphorbiaceen, 89, 7 p.
— Species novæ nonullæ amerie, Apo-
cynearum, sp. Echili$. in-80, 68
pages. Genève, 1859.
— Neue Euphorbiaceen des Herb. Hoo-
ker in Kew., in-80, 39 pages. Re-
gensburg, 1864.
— Nachricht zu meiner system. Arbeit
-über die Euphorbiaceen, in-80, 7
pages. Leipzig, 1866.
Apocynaceæ (Symbolæ ad fl. Brasi-
lie centralis cognoscendam, in-8°,
19 pages. Stockholm, 1869.
__ Observaliones el deser iptiones plant.
-hov. herbarii Van Heurckianı fase.
Let IL, ın-8°%, 447p.; 152 p. An-
vers et Berlin, 1870-1871.
— Euphorbiacearum species novæ, in-
8°, 19 pages. Ratisbonne, 1872.
— Bestätigung der R. Brown’schen An-
sicht über das Cyathium der Euphor-
bien, in-8°, 7 p. Regensburg,
1872. :
— Lysurus Glarazianus, In-80, 1 page,
1 planche. Regensburg, 1873.
— Replik auf Dr Baillons « Nouvelles
observationssur les Euphorbiacees»,
in-8°, 20 pages. Leipzig, 1875
— Rubiaceæ brasil, nov, in-8°, 27 pa-
ges. Regensburg, 1875.
Les Characées Genevoises, in-8o, 96
pages. Genève, 1881.
Publications lichénologiques
d’autres auteurs.
HuE A.-M.—LichenologischeBeiträgein
Flora annis 1874- or Editi. Index
alphabelicus, 8°. 52 p. Genève, 1899.
KeemPeLHuser. — Die Flechten Europas
(Hepps Exsice c.), 80,20 p. Regensburg
STIZENBERGER Ernst. — Aclinopelte,
eine neue Klechlen-Sippe, in-89, 4
pages, I planche. Regensburg, 4861.
Wrier C., Graphideæ Cubenses lectæ
(Nylander ur ) (Liste), in-
40, 1 page. Genève.
S'ADRESSER A L'HERPIER BOISSIER, CHAMBEZY
| Genève. — imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 46.
1n-69,%410%
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L.'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
72
SECONDE SERIE
Tome VIII. 1908.
N° 3.
Bon à tirer donné le 29 février 1908.
Prix de l’Abonnement
20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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A LHERBIER BOISSIER
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PARIS | BERLIN
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LONDRES
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1908
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Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
Ju
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
VIE.
VIT
Pranche III. — 1.
Prancae IV. —
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 3. — MARS 1908.
3. W. Palibine. — NOUVEAUX ASTRAGALUS et
OXYTROPIS DE LA MONGOLIE OCCIDENTALE (Plan-
Bes 9 BL AL). ne a ee TA AE MR
3. W. Palibine. — NOTE SUR LE GENRE STIMP-
SONFA GE MWRIGHR. 2 22 7.22.2522 ee
Jules Cardot. — NOTES BRYOLOGIQUES (avec
gravuressdans.letexie).. -..2. 2m... ar NERE
- Robert Keller. — ZUR KENNTNIS DER SECTIO
BRATHYS DES GENUS HYPERICUM...............:..
C. K. Schneider. — WEITERE BEITREGE ZUR
KENNTNIS DER GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS).
Kranz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (Site).
Gustave Beauverd. — SOCIETE BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 11 février, 1908:
Affaires administratives. — M. Virer, Desmidiacées de la vallée
du Trient (suite). — M. Bsauverp, Vegetation hivernale: hybride
spontané de saxifrages exotiques. — M. Gumer, Hieracia de
l'héchier bérnel em. 2 > a BEE ie
Gustave Beauverd.
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
naturelle).
D'où & co Lo
OBSERVATIONS
. Pages
192
205
221
228
Astragalus Grum-Grschimatloi Palibine, sp. nov. (grandeur
. Oxylropis Potanini Bunge, sp. nov. (grandeur naturelle).
. Oxytropis rhizantha Palibine, sp. nov. (grandeur naturelle).
. Oxylropis tenuis Palibine, sp. nov. (grandeur naturelle).
. Oxytropis Grum-Grschimailor Palibine, sp. nov. (réduità?/3).
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les ubonnes sontinoilés à présenter leurs réclamalions dans les quinze jours
qua suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VIII. — 1908.
N° 5.
NOUVEAUX
ASTRAGALUS et OXYTROPIS
DE LA
MONGOLIE OCCIDENTALE
PAR
J. W. PALIBINE.
Avec planches III et IV.
Les nouvelles espèces d’Astragalus et d’Oxytropis dont nous donnons
ici la description proviennent des récoltes du voyageur russe M. G. E.
Grum-Grshimailo, qui durant l’été de 1903 explora les confins de la
Mongolie occidentale.
Les régions visitées par M. Grum-Grshimailo comprennent les chaînes
de montagnes de l’Altaï ei du Sayan, plateau élevé entièrement situé
vers les confins de l’empire chinois entre le lac Nor Zaissan à l'Ouest et
les sources du fleuve Jenissei au Nord-Est.
Notre voyageur se dirigeant du Sud-Ouest au Nord-Est, de la ville de
Zaissan à la ville de Kobdo et aux sources du fieuve Jenissei, traversa
quatre chaînes considérables : l’Altai mongolien principal, le massif de
Kharkira commencant au Nord de la ville de Kobdo et se réunissant à la
chaîne du Tannou-ola; après avoir traversé celte dernière, il franchit
enfin la chaîne de Saïlouguème.
Toutes ces chaînes sont couvertes de forêts depuis le pied des monta-
. gnes jusqu'à l'altitude de 1950 à 2250 m. Ce sont pour la plupart des
forêts de conifères au-dessus desquelles se trouvent les prairies et de
hautes steppes où abondent diverses espèces de Gentiana, de Primula, de
>— Saussurea, d’Androsace el, comme dans les Alpes d'Europe, d’Edelweiss
"= _(Leontopodium sibiricum Cass.).
Au-dessus des prairies alpines sont situées des croupes dépourvues de
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 3, 29 février 1908. 12
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue sÉR.). 1908 (2)
toute vegetation!. A cette même altitude, l’on rencontre très fréquem-
ment de petits lacs et des marécages alpins : leur présence est due au
fait que pendant les mois d'été, ces hautes régions sont favorisées d’un
excès d'humidité, d’où résulte une abondante irrigation de ces lieux.
En ce qui concerne encore la flore des pentes méridionales de la
chaîne principale de l’Altaï mongolien, on pourrait indiquer quelques par-
ticularités relatives, par exemple à l'influence des vents secs du sud
venant des déserts de la Djoungarie.
En outre, il convient d'indiquer quelques conditions physico-géogra-
phiques sur les localités suivantes où ont été recueillies les plantes
décrites dans cet article.
1. Kostouk (1050 m.) est situé dans un défilé pierreux descen-
dant de l’Altai et s’ouvrant sur le désert de la Djoungarie à l’ouest du
Kran, affluent de la rive droite de l’Irtych-Noir.
2. Bougotar (1800 m.), au même endroit, mais à une altitude supé-
rieure, dans la région où ces montagnes sont couvertes de plantes alpines
et de plantes des steppes.
3. Le lac Dain-gol (2430 m.) sur le versant nord de l’Altai mon-
golien; flore alpine mélangée de pins sur les collines avec des parties
couvertes de steppes et de marais.
4. Le défilé étroit et en partie pierreux de Tiekty (2100 m.), dans les
montagnes à l’ouest de la ville de Kobdo, est couvert d’arbrisseaux à sa
base. Sa flore est constituée lant de celle des steppes que de celle des
prairies.
5. Bourtou (1350 m.), embranchement méridional du massif de
Kharkira, riche en prairies.
Astragalus Grum-Grshimailoi Palibine sp. nov.;typusin herb.
hort. Petropol.
A. (Calycocystis) acaulis, cano-sericeus, cæspitosus, humilis; stipulis
breviter peliolatis, subulatis hirsutis, petiolis herbaceis; foliolis 7-8-jugis,
oblongo-ellipticis; scapis 4-9 floris, folio paullo longioribus, calycibus bre-
viter pedicellatis, inflatis ellipticis vel elliptico-ovatis, pilis albis densis
adpressis tectis; pedicellis bracteatis; bracteis subulatis parvis pedicello
brevioribus. Dentibus calycis subulatis brevissimis. Corolla calyce duplo
longiore flava vel vix colorata. Legumine ignoto.
Altai mongolien, versant méridional, région montagneuse entre les
rivières du Bourtchoum et du Kran, “/24 VI, 1903 Al.
Species À. ellipsoideo Ledb. similis sed valde diversa.
Petite plante aux feuilles ayant 7-8 paires de folioles allongées, ellip-
tiques à pédoncules raccourcis, ayant de 4-7 fleurs disposées en grappes
lâches. Le calice renflé en vessie est couvert de poils courts bifurqués
blanchâtres. Les dents du calice très courtes sont aiguës-émoussées (chez
1 Ces croupes nues, situées au-dessus de la limite des forêts, mais n’atteignant
pas la ligne des neiges éternelles, sont nommées dans le nord de l'Asie «Goleiz», —
dénomination très usitée chez les géographes russes.
(3) J. W. PALIBINE. NOUVEAUX ASTRAGALUS ET OXYTROPIS. 159
À. ellipsoideus Ledb. les dents du calice subulées-allongées). La corolle
est deux fois plus grande que le calice; les bords de l’étendard et la
carène sont légèrement colorés; fruit inconnu.
Oxytropis rhizantha Palibine sp. nov.; typus in herb. hort.
Petropol.
0. (Xerobia) acaulis, humilis, subsericea, cæspilosa ; stipulis alte petiola-
ribus connatis, ovato-triangulatis, obtusiusculis uninerviis; foliis longi-
petiolatis foliolis, subternis (3-5-foliolatis), obovato-oblongis, obtusiusculis
ulrinque dense sericeo-villosis; petiolis elongatis herbaceis; scapis subses-
silibus vel breviter pedunculatis, folio brevioribus vel paullo longioribus
bitrifloris; calyeis dentibus lanceolatis tubo 4-plo brevioribus ; vexillo ova-
to-orbiculato emarginato; carinæ mucrone subulato vix curvato; ovario
24-28 ovulato; legumine late-ovalo, dense lanato, alboniveo, chartaceo,
apice mucronulato.
Affinis O. triphyllæ Pers., sed ab ea foliis elongalis foliolis utrinque
dense sericeo-villosis obtusiusculis, petiolis herbaceis floribus paucis,
vexillo latiore distincta.
Versants septentrionaux de l’Altai mongolien, nord, entre les lacs de
Dain-gol et d’Ak-Koroum *°?/12 vi/vu 1903 fl., leg. G. E. Grum-Grshimailo.
— En outre : pente orientale de la chaîne de Saïlouguème, sur les cail-
loux secs de la rive du Schoumalu-Outtoun (affluent du Kara-Mandai)
/2e, VI, 1879 en pl. fl., leg. G. N. Potanine; au même endroit, la vallée
du Char-Gobou sur les pentes méridionales sèches, dont le sol est com-
posé de decombres mélangés d’argile et de sable '°/er, VI, 1879 leg.
G. N. Potanine; le versant sud-ouest en face de la montagne de Bairimen-
Daban °°/., vı/vu, 1879 fl., leg. G. N. Potanine; pente opposée à celle du
sommet du mont Tamenty, près du lac Dandjour-Nor '/ıs, VII, 1898 fl. et
fr. leg. Mwe E. Kl&mentz; de la steppe du Kosch-Agatch jusqu’aux sources
du fleuve Kobdo 1897 fl., leg. Princesse C. Demidoff-San-Donato; la plan-
che illustrée a été faite d’après ce dernier exemplaire.
Espèce ayant une grande affinité avec 0. triphylla Pers., duquel il se
distingue très bien par les folioles arrondies au sommet, couvertes des
deux côtés de poils blancs, rigides; pétioles herbacés, non persistants;
fleurs d’un rose-tendre, peu nombreuses sur chaque exemplaire, à
pédoncules très courts au nombre de 2-3; étendard arrondi-allongé, géné-
ralement assez large; fruit noirätre à sommet densément couvert de
poils blancs, pelliculeux.
Cette espèce a été découverte pour la première fois par M. G. N. Pota-
nine dans la chaîne de Saïlouguème (1879) et depuis lors a été conservée
parmi les collections non décrites du Jardin Impérial botanique de Saint-
Petersbourg sous le nom de O. setosa Pall., avec lesquel elle a peu d’affi-
nité. Chez le véritable O. setosa Pall., les fleurs sont sur de longs pédon-
cules, dans des grappes sphéro-ovales; les fleurs aux bractées grandes,
linéaires-lancéolées, souvent plus longues que le calice dépourvu de
poils; les feuilles comprennent 2-5 paires de folioles linéaires-lancéolées
et dépourvues de poils des deux côtés.
160 - -BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (4)
Oxytropis Potanini Bge. mss. in sched.; typus in herb. hort.
Petropol.
0. (Xerobia) acaulis, humilis cæspitosa, sericeo-villosa; stipulis cum
petiolo connatis, hyalinis, triangularibus uninerviis, extus margineque cilia-
tis; foliolis 4-5 jugis, oblongo-lanceolatis vel oblongo-ellipticis, sericeo-
villosis; scapis 3-6-floris folio longioribus patentim villosis; bracteis
subulatis, calycis tubo dimidio brevioribus, calycis dentibus tubo !/s bre-
vioribus; vexilli lamina late ovata vix emarginata, carinæ mucrone subu-
lato; ovario pauci-(22-25)-ovulalo; legumine ignoto.
Altai mongolien, versant méridional, près du fleuve Tiekty °ı, VII,
1903, fl. M. Grum-Grshimailo.
Thien-Chan oriental, fleuve Bain-gol, juin 1877, fl. G. N. Potanine.
Cette espèce a été découverte pour la première fois par M. G. N. Pota-
nine sur le Thien-Chan oriental et a été conservée dans l’herbier du Jar-
din Impérial botanique de Saint-Pétersbourg; elie est restée jusqu’à pré-
sent non décrite sous le nom de O. Potanini, que lui avait donné M. le
prof. A. Bunge, qui avait indiqué son affinité avec O. eriocarpa Bge.,
dont notre espèce se distingue dès le premier coup d’eil par les
pétioles persistants, bruns foncés; les folioles lancéolées-allongées, den-
sément couvertes des deux côtés de longs poils argentés. Les pélioles
élargis à la base, sont aussi couverts de poils argentés. Les fleurs, au
nombre de 3-6, sur des pédoncules plus longs que les feuilles; le calice
coloré et couvert de poils longs, noirälres et argentés; la corolle grande,
bleu-violet (chez la plante sèche), l’étendard au sommet un peu sinué, le
bec de la carène tronqué à la base, aigu, court; fruit inconnu.
Oxytropis micrantha Bge in Bull. de l’Acad. Impér. Saint-
Petersb. XXVI, 470. — Bretschn. Hist. 1027.
B melanotricha Palibine, var. nov. Calycibus vix coloratis pube nigra
cum pilis albidis paucis mixta oblectis. Floribus minoribus.
Massif montagneux de Kharkira : Bourtou fl, '"/so VII, 1903.
La forme typique de l’espece est très répandue dans les regions mon-
tagneuses du Khanghai; elle se distingue par des fleurs plus grandes
et le calice, couvert de poils blanchâtres, comme on peut le voir dans les
exemplaires recueillis par MM. G. N. Potanine et E. N. Kl&mentz. Notre
plante a les fleurs beaucoup plus petites (le calice 3-4 mm.; la corolle
7-8 mm.); le calice légèrement coloré densément recouvert de poils noi-
râtres un peu mélangés de poils blancs plus longs. Les bractées aussi
légèrement colorées, couvertes de poils blancs. Le reste comme dans la
forme typique.
Oxytropis tenuis Palibine sp. nov. — Typus in herb. hort.
Petropol.
O. (Ortholoma) stricla, gracilis, virens vix sericea, stipulis herba-
ceis liberis, caulinis infimis exceptis; foliolis 5-8-jugis, linearibus,
minutis vix sericeis; pedunculis elongatis, racemis abbrevialis, 3-12-floris;
calycis nigro-pubescenlis, dentibus subulalis, pubescentibus tubo ‚bre-
(5) J. W. PALIBINE. NOUVEAUX ASTRAGALUS ET OXYTROPIS. 161
vioribus vel æquilongis; vexilli lamina rotundalo-ovata, carina in mucro-
‚nem subulato-elongatum, hamato-recurvum acuminatum attennala ; ovario
breviter stipitato, polyovulato glabriusculo; legumine ignoto.
Affinis O. macrobotrydis Bge.,sed foliolis paucijugis, minoribus, racemis
abbreviatis, dentibus tubo brevioribus, ovario glabriuseulo distat.
Altai mongolien, versant méridional, région montagneuse entre les fl.
Bourtchoum et Kran, 1/21, VI, 1903, fl.
Cette espèce se rapproche le plus d'Oxytropis macrobotrys Bge., espèce
qui n’a élé recueillie qu’une seule fois dans les montagnes de l’Altai
méridional, pres du lac Marka, aux limites des forêts de mélèzes. Des le
premier coup-d’eil, notre plante s’en distingue par son port moins élevé,
par des tiges minces, recouvertes de folioles linéaires grisâtres n’excédant
pas 5-6 mm. de longueur à poils clairsemés; fleurs petites, en grappes
raccourcies; le calice est couvert de poils noirs (un peu mélangés de poils
blancs); les dents du calice plus courtes que celui-ci ou l’égalant; ovaire
sans poils; fruits mûrs inconnus. — Toute la plante est de couleur gris-
verdätre; les fleurs sèches de couleur bleu-violet; la carène, à ce qu'il
parait, est à base jaunätre. Le bec de la carène a la même forme que chez
O. macrobotrys Bge.
Oxytropis Grum-Grshimailoi Palibine sp. nov. — Typus in
herb. hort. Petropol.
0. (Ortholoma) caulibus basi ramosis, anfractuosis, pube elongato albo,
patentissimo dense tectis. Stipulis liberis lanceolato-linearibus; foliolis
3-4 jugis, lanceolato-elliplicis, elongatis sericeo-canis; racemis axillaribus
vel terminalibus, folio longioribus, laxis 5-7-floris; calycibus albo-hirsutis,
dentibus tubum superantibus; vexilli lamina integra vel subintegra, cari-
næ mucrone longe acuminato;’legumine sessili calyce plus quam triplo
longiore, pube patentim villoso-tecto, subbiloculari loculis 5-6 spermis.
Seminibus brunneis lævibus.
Altai mongolien. versant méridional à l’est du fl. Kostuk, °/eı, VI, 1903,
fl. et fr. juv.
Ex affinitate cum O. hirsuiæ Bge.
Espèce très originale, ayant quelque affinité avec 0. hirsuta Bge.,
découverte seulement aux sources du fl. Irtysch-Noir. Notre nouvelle
espèce s’en distingue par ses feuilles à 3-4 paires de folioles plus larges,
lancéolées-elliptiques, par ses fleurs assez grandes, en grappes lâches.
Dans les exemplaires de nos collections, la teinte des fleurs est violette.
St-Pétersbourg, 30 octobre (12 nov.) 1907.
NOTE
SUR LE
Genre SIIMPSONIA €. Wriekı
PAR
J. W. PALIBINE.
Dans le n°2 du Bulletin del Herbier Boissier, année 1908, pages 107-108,
M. Marcel Petitmengin a consacré un article à la description d’une
Primevère du Japon présumée nouvelle et qui, dans l’opinion de cet
auteur, doit être rattachée au groupe des « Monocarpicæ» de Franchet
sous le nom de Primula veronicoides Petitmengin : cette espèce «présente
une remarquable similitude de formes avec les Véroniques de la section
Alsinebe Grisebach ».
Grâce à l'excellent dessin accompagnant la note de M. Petitmengin, l’on
peut affirmer que cette plante ne saurait appartenir au genre Primula;
bien qu’elle fasse partie de la même famille, il faut la rattacher au genre
monotypique Stimpsonia C. Wright, dont nous donnons ci-dessous
toute la bibliographie :
Stimpsonia chamædryoides C. Wright ex A. Gray in Mem.
Amer. Acad., New Ser., VI (1859), p. 401, in adnot. — Miquel in Ann.
Mus. Lugd.-Batav. Vol. III. (1867), p. 122. — Benth. et Hook. f. Gen.
pl. II (1873), p. 633. — Franch. et Sav. Enum. pl. jap. I (1875), p. 300.
— Forbes et Hemsl. in Journ. Linn. Soc. XXVI (1889), p. 46. — Pax in
Engl. et Prantl Pflanzenf. IV, 1 (1889), p. 109, et Pflanzenreich Heft 22
(1905, IV, 237), s. 222. — Bretschn. History Bot. Disc. in China (1898),
p. 396. — Palibine in Acta h. Petrop. t. XVII (1900), 2, p. 152. — Matsuda in
Bot. Magaz. Tokyo Vol. XX (1906), p. 396.
Distribution géographique :
Japon : insula Liu-Kiu : Katona sima, ad latera montium Ch. Wright
1854; Nago-dake Prof. J. Matsumura; Chine orientale : prov. Kiang-su,
Kiu-Kiang, Maries, Lewes, Shearer, Carles; Su-chou Dr. Oka.
prov. Fokien : Latouche 1898, Foochow : Gregory, Melnikoff (in
herb. horti Petrop.) ; Corée : Carles.
Genève, 8 février 1908.
163
/ NOTES BRYOLOGIQUES
PAR
Jules CARDOT.
(Suite.)
(Avee 5 gravures dans le Lexle).
1
Sur les LEUCOBRYUM du Japon.
L'étude des espèces japonaises de ce genre est des plus difficiles, et ce
n’est que par l’examen d’un trèsgrand nombre d'échantillons que l’on
peut arriver à se faire une idée exacte de la valeur réelle des différentes
formes décrites par les auteurs. J’ai pu examiner environ 250 numéros
de ce genre, provenant de l’archipel japonais, de Corée et de Formose.
A part le L. scabrum Lac., très facile à reconnaître à sa grande taille
et à ses feuilles fortement dentées sur le dos, et le L. glaucum Sch.,
récemment découvert par l'abbé Faurie au Japon, où il n’avait pas encore
été signalé, et où il semble d’ailleurs fort rare, toutes les autres espèces
japonaises présentent exactement la même structure analomique
nervure typiquement hétérostrôsique, à chlorocystes nettement hyper-
centriques dans la plus grande partie de la longueur de la feuille, qui est
toujours complètement lisse sur le dos, de sorte que les caractères histo-
logiques, ordinairement si précieux pour l'étude des espèces de ce genre,
ne sont ici d'aucun secours. Les autres caractères : port, dimensions,
forme et direction des feuilles, tissu et largeur relative des ailes, sont en
général tellement variables que l’on ne peut leur accorder qu’une impor-
tance irès secondaire.
De plus, on a créé beaucoup trop d'espèces, même en prenant ce lerme
dans son sens le plus étroit. Il est complétement impossible de distin-
guer du L. Bowringü Mitt. les L. yamatense Besch., nagasakense Broth.
et luitschianum C. Müll. D’après l'examen des spécimens originaux qui
m'ont été communiqués jadis par l’auteur lui-même, les L. altiusculum
et lacteolum de Bescherelle sont absolument identiques; comme c’est la
description du L. lacteolum qui convient le mieux à la plante, c'est ce
164 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (5)
nom que j'adopte, bien qu’il se trouve après le L. altiusculum dans
le mémoire de Bescherelle!. Enfin le L. kumile Broth. ne peut pas être
distingué du L. brevicaule Besch.
Ces réductions faites, examinons les espèces qui nous restent :
1° L. scabrum Lac. | Ainsi que nous l’avons dit, ces deux espèces sont
2° L. glaucum Sch. faciles à reconnaitre.
3° L. Bowringü Mitt. Espèce caractérisée par ses feuilles étroites.
flexueuses, allongées, d’un aspect un peu brillant, et par les cellules
moyennes des ailes à parois épaisses et poreuses. L’épaississement est
parfois très prononcé; parfois au contraire, il est faible. J’ai même deux
échantillons (nos 675 et 1885 de l’abbé Faurie, 2me série) qui paraissent
bien appartenir à cette espèce, et qui, cependant, ne présentent aucune
trace d’épaississement des parois cellulaires des ailes. Celle espèce est
d’ailleurs très variable; néanmoins, elle se distingue toujours facilement
des autres espèces japonaises par l’étroitesse de ses feuilles et par leur
aspect toujours légèrement brillant.
4° L. neilgherrense C. Müll. Cette espèce, dont les formes les plus
robustes constituent le L. Hollianum Doz. et Molk., diffère de la précé-
dente par ses feuilles ternes, moins étroites et moins allongées, et par
les cellules inférieures des ailes courtes, carrées ou brièvement rectan-
gulaires, les moyennes à parois non épaissies. Elle passe insensi-
blement au :
5° L. Textori Besch., qui n’en est qu’une forme à feuilles plus courtes
et à nervure souvent plus mince à la base. Certains échantillons, à
acumen assez large et plus ou moins en capuchon au sommet, se dis-
tinguent difficilement du L. galeatum Besch., tandis que les petites
formes à feuilles plus étroites établissent des transitions vers le L. brevi-
caule Besch. D'autre part, certaines formes passent au L. lacteolum Besch.
60 L. Ferriei Card. Cette forme, qui se relie également par des transi-
tions au L. neilgherrense C. Müll., en diffère par ses feuilles raides, plus
dressées. et plus étroites à la base.
7° L. lacteolum Besch. Se distingue du L. Textori, sur les spécimens
bien caractérisés, par ses feuilles plus courtes, et par sa teinte jaunâtre
ou blanchâtre, ordinairement un peu lavée de violet dans le haut, sans
trace de vert.
80 L. brevicaule Besch. Caractérisé par ses tiges courtes, ses feuilles
plus finement acuminées que dans les formes précédentes, plus petites et
plus étroites; cellules inférieures des ailes ordinairement plus allongées;
mais il est parfois bien difficile d’en distinguer les petites formes du
L. Textori, et l’on rencontre souvent des échantillons dont l'attribution
reste incertaine. En outre, le L. brevicaule passe par des transitions
graduelles au :
90 L. japonicum (Besch.) Card. (Ochrobryum japonicum Besch.), très
petite forme dégradée, ayant l'aspect d'un Ochrobryum, à feuilles plus
courtes, à nervure en général moins épaissie à la base, parfois subhomos-
trösique ou seulement subhétérostrôsique.
10° L. galeatum Besch. Rappelle assez, par la taille et l'aspect général,
le L. Textori; en diffère par ses feuilles à pointe plus large, fortement en
1 Bryologiæ japonicæ supplementum I. (Journal de Botanique, t. XII, 1898),
(6) J. CARDOT. NOTES BRYOLOGIQUES 165
[1
casque ou en capuchon au sommet, avec un apicule plus ou moins
recourbé et plus ou moins distinct, et par les ailes en général moins
larges. Mais, ainsi que nous l’avons dit, certains échantillons paraissent
indécis entre les deux formes. D’autre part, le L. galeatum passe par des
transitions graduelles au :
. 414° L. Wichuræ Broth., qui n’en est qu'une forme à feuilles très
courtes, et au :
120 L. retractum Besch., qui est, au contraire, une forme à feuilles
plus longues et plus étalées.
Le tableau suivant indique les valeurs respectives et les relations de
ces différentes formes :
L. scabrum.
L. glaucum.
L. Bowringii.
L. Ferriei.
L. neilgherrense. L. lacteolum.
L. Textori. | L. brevicaule. — L. japonicum.
L. Wichure.
ENLEI, L. relractum.
Il n’existe, en somme, au Japon, que quatre espèces principales :
L. scabrum Lac., L. glaucum Sch., L. Bowringü Mitt. et L. neilgherrense
C. Müll., cette dernière constituant un vaste groupe de formes à varia-
tions très étendues et fort complexes.
En Corée et à l’île Quelpaert existent: L. neilgherrense, Textori, brevi-
caule, japonicum et galeatum. A Formose, nous retrouvons : L. scabrum,
Bowringü, neilgherrense et gaieatum, avec deux autres espèces qui,
jusqu'ici, n’ont pas été rencontrées aü Japon : L. scaberulum Card. et
L. confine Card., la premiere se retrouvant aussi à Hong-Kong, caracté-
risée par ses feuilles très aigües, rudes sur le dos, mais beaucoup moins
robuste que le L. scabrum Lac., la seconde particulière à Formose et ne
différant du L. neilgherrense C. Müll. que par ses chlorocystes centriques
dans la plus grande partie de la nervure, et par les cellules inférieures
des ailes plus allongées. Enfin, je connais de Chine les L. scabrum,
scaberulum, Bowringü, neilgherrense, Textori, galeatum et, de plus,
L. Salmoni Card., espèce très voisine du L. scaberulum, mais plus
robuste, à feuilles moins rudes sur le dos, plus raides, plus dressées, plus
étroites à la base et plus longuement acuminées.
Trois des espèces japonaises ont, en dehors des pays d’Extr&me-Orient
que nous venons de citer, une dispersion très étendue : le L. glaucum
est répandu en Europe, dans le Caucase, dans l'Amérique du Nord et
dans les îles atlantiques (var. albidum (Brid.) Card. et ZL. madeirense
Schiffn.); le L. neilgherrense existe dans l'Himalaya (L. sikkimense Card.,
L. Muelleri Levier, L. angustifolium C. Müll. non Wils. nec Broth., L. tri-
viale C. Müll. ?), les Nilgherris, à Ceylan, au Tonkin et dans l'archipel
malais, à Java, Sumatra, Célèbes, Bornéo (L. Hollianum Doz. et Molk.);
enfin le L. Bowringü (L. angustifolium Wils., Broth., L. Brotheri Card.)
se trouve dans l’Himalaya, à Ceylan, Java, Sumatra et Célèbes (L. pyeno-
phyllum C. Müll.).
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Zme SÉR.). 1908 (7)
Il
Sur une petite collection de Mousses de la Nouvelle-Calédonie.
J'ai reçu, il y a quelques années, de l’Herbier Boissier, une petite série
de Mousses de la Nouvelle-Calédonie, récoltées par Deplanche et Vieillard,
ei paraissant provenir de l’herbier Lenormand. De ces Mousses, les unes
avaient été déterminées, probablement par Duby, les autres étaient
restées indéterminées. Comme elles provenaient de collecteurs dont les
récolles, déjà anciennes, avaient été étudiées soit par Bescherelle, soit
par Duby, je pensais qu’elles figuraient toutes dans la Florule bryologique
de la Nouvelle-Calédonie, publiée par le premier de ces deux botanistes.
Aussi, grande fût ma surprise lorsqu’en examinant dernièrement ces
Mousses, avant de les intercaler dans ma collection, j'y reconnus quatre
espèces et deux variétés inédites, et, de plus, trois autres espèces nou-
velles pour l’île, ne figurant ni dans la Florule de Bescherelle, ni dans
les notices plus récentes de MM. Brotherus et Theriot!. Ce fait m'engage
à publier la liste de cette petite série, avec les descriptions et les figures
des espèces nouvelles.
l. Dicranum (Dicranoloma) Deplanchei Dub. — Leg. Vieillard.
2. Dicranum (Dicranoloma) perlongifolium Card. sp. nova;
typus in herb. Boissier et in herb. Cardot.
Laxe cæspitosum, fuscescens. Caulis erectus ascendensve, simplex
vel parcissime divisus, haud tomentosus, 2-3 cm. allus. Folia longis-
sima, sicca et madida flexuosa, erecto-patentia, e basi subtubulosa
sensim in aristam longissimam, tenuissimam, capillarem altenuata,
15-18 mm. longa, fere integra vel apicem versus parce dentliculata,
cæterum laevissima, costa depressa latiuscula excurrente, limbo vix
distincto, rele scarioso, lulescente, cellulis inferioribus linearibus
parielibus incrassatis, sinuosis interruptisque, mediis et superioribus
reclangulis et subquadratis, supremis linearibus, alaribus laxioribus fuscis,
difficile a caule disjunctis. Cætera desunt.
Leg. Deplanche.
Cette espèce nouvelle se distingue facilement des D. Menziesü Tayl.,
suberectum Hpe., elc., par ses tiges plus courtes, et par ses feuilles à tissu
basilaire plus poreux et à subule excessivement longue et fine, capillaire,
presque entière ou un peu denticulée seulement vers le sommet.
3. Eucamptodon inflatus (Hook. fil. ei Wils.) Mitt. var. neoca-
ledonicus Card. var. nova. — A forma typica novoselandica caulibus
! Brotherus, Contribution a la flore bryologique de la Nouvelle-Calédonie
(Oefvers. af Finska Vet.-Soc. Förhand., XLVII, no 45.) Thériot. Mousses de la
Nowvelle-Caledonie (Bull. de l’Acad. intern. de geogr. bot., mars 1904), et
Diagnoses d'espèces el de variétés nouvelles de Muscinées (même Bulletin, 4907).
(8) J. CARDOT. NOTES BRYOLOGIQUES 167
minus robustis, longioribus et gracilioribus, pro more subdichotome
ramosis distincta, sed foliorum forma et reliculatione omnino similis.
Leg. Vieillard.
Cette espèce est nouvelle pour l’île.
Fig. 2. — DICRANUM PERLONGIFOLIUM.
1,.plante gr. nat. 2, 3, feuilles X % 1/2. 4, tissu basilaire et cellules alaires d'une feuille
x 438. 5, tissu dans la partie inférieure de la feuille X 270. 6, sommet d'une
feuille X 138. :
4. Synodontia spathoidea Dub. — Leg. Vieillard.
5. Leucobryum neocaledonicum Dub. — Leg. Vieillard.
6. Leucobryum brachyphyllum Hpe. — Leg. Vieillard, Tri-
chosteleo Vieillardi intermixtum.
Espèce nouvelle pour l’île.
7. Macromitrium Le Ratii Broth. et Par. (M. salakanum var.
majus Besch.). — Leg. Vieillard.
J'ai recu cette espèce sous le nom certainement erroné de M. neocale-
donicum Besch. L’&chantillon est parfaitement identique à un spécimen
original de M. Le Ratü Broth. et Par. figurant dans mon herbier, et
répond très bien à la description que donne M. Brotherus de cette
espèce’, sauf en ce qui concerne le péristome. D’après M. Brotherus, cet
1 Contribution à la flore bryologique de la Nouvelle-Calédonie. Oefvers. af
Finska Vet.-Soc. Förhand., XLVIH, n° 15.
168 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.) 1908 (9)
organe ferait complètement défaut; or, sur l'échantillon provenant des
récoltes de Vieillard, l’une des capsules présente un péristome bien.
distinct, simple, formé de 16 dents blanches, papilleuses, libres entre
elles; mais ces dents paraissent très fugaces, car les autres capsules en
sont totalement privées. Il faudra donc modifier ainsi la description de
cette espèce : « peristomium simplex, e dentibus 16, albis, papillosis,
liberis, fugacissimis compositum ».
8. Macromitrium involutifolium (Hook. et Grev.) Schw. (?).
— Balade (leg. Vieillard).
Détermination un peu douteuse, en raison de l’état trop jeune des
fructifications. L'espèce serait nouvelle pour l’île. On ne peut, en touf cas,
la rapporter à aucune des espèces qui y sont signalées.
9. Macromitrium gracilipes Card. sp. nova; (ypus in herb.
Boissier et in herb. Cardot.
Pseudautoicum. Caulis longissime repens, usque 15 cm. longus,
ramis numerosis, æqualibus, approximatis, brevissimis, subnodulosis,
vix 2-3 mm. longis, sæpe brevissime ramulosis. Folia confertissima,
Fig. 3. — MACROMITRIUM GRACILIPES.
1, plante gr. nat. 2, 3, 4, feuilles X 26. 5, tissu dans la partie inferieure-d’une feuille X 270.
6, lissu dans la partie supérieure d'une feuille X 270. 7, sommet d'une feuille, vu de
face X 270. 8, sommet d'une feuille, vu de profil X 270. 9, capsule vieille X 43.
10, coiffe jeune X 43.
(10) J. CARDOT, NOTES BRYOLOGIQUES 169
madida patula patenliave, sicca erispalo-cirrata, anguste lineari-lanceolata,
“sensim angustata, acuta, inferne haud vel parum plicatula, 2-2,25 mm.
longa, 0,3-0,35 lata, marginibus planis vel hic illic reflexis, integerrimis,
costa rufescenle, percurrente vel breviter excurrente, cellulis omnibus
Iævissimis, incrassatis, inferioribus anguste linearibus, mediis et superio-
ribus rotundatis vel subquadralis, in seriebus longitudinalibus pulchre
distinctis dispositis. Folia perichætialia laliora, oblongo-lanceolata.
Vaginula paraphysibus numerosis, elongatis, lutescentibus, e cellulis
1-3-seriatis compositis hirta. Capsula in pedicello gracile, tenui, elongato,
16-20 mm. longo, lævi, siccitate sinistrorsum torto erecta, oblongo-
subeylindrica, leptoderma, levis, circa 2 mm. longa, 0,6-0,75 lata, oper-
eulo longirostro. Peristomium desideratur. Calyptra longa, totam capsulam
obtegens, haud vel vix striata, modice pilosa. Planta mascula minima,
inter folia plantæ femineæ nidulans.
Balade (leg. Vieillard).
M. Thériot a décrit tout récemment une espèce de la Nouvelle-
Calédonie, M. Renauldi', qui se rapproche beaucoup de notre M. graci-
lipes, mais qui en diffère toutefois par ses rameaux plus longs, ses
feuilles squarreuses à l’état humide, sa nervure longuement excurrente,
et sa capsule plissée à l’orifice à l’état sec. D’après ce que m'a écrit
M. Thériot, la coiffe de son espèce est également peu striée.
Par le tissu des feuilles, le M. gracilipes se rapproche du M. Reinwardti
Schw., de l'archipel malais, mais s’en distingue facilement par son pédi-
celle plus grêle, sa coiffe velue, peu striée, sa capsule non plissée à
l’orifice et ses feuilles plus étroites. On pourrait encore le comparer au
M. Zippelii Bosch. et Lac.,d’Amboine, mais celui-ci a le pédicelle plus court,
les rameaux plus allongés, les feuilles plus larges, à nervure plus
nettement excurrente, la coiffe plus plissée et plus velue.
10. Macromitrium rufipilum Card. sp. nova; typus in herb.
Boissier et in herb. Cardot.
Caulis repens, ramis ereclis, robustis, crassis, parce ac breviter
ramulosis simplicesve, circa 1 cm. longis. Folia conferta, madida
erecla vel patenti-erecta, sicca subspiraliter torla, magna, lineari-lan-
ceolala, 3,5-45 mm. longa, 0,6-0,75 lata, superne parum angustata,
obtusa, carinata, inferne plicalula, marginibus integris, tantum papilloso-
crenulatis, planis vel plus minus reflexis, alis sepius apice inæquahiter
produclis, costa rufescente, in pilum crassiusculum, lævem, apice sæpe
decoloratum longe et abrupte excurrente, cellulis inferioribus longe
linearibus, parietibus crassissimis, lumine angustissimo, lævibus, sequen-
tibus brevioribus, latioribus, verrucosis, mediis et superioribus majus-
culis, hexagono-rolundatis, grosse papillosis. Folia perichætialia apicem
versus angustata, sensim in pilum attenuata, laxius reticulata. Vaginula
paraphysibus filiformibus hirta. Capsula (junior) in pedicello tenui, elon-
gato, flexuoso, lævi, rubello, 20-22 mm. longo erecla vel inclinala, sub-
Cylindrica, 2 mm. longa, 0,55-0,65 lata, operculo recte longirostro.
-Calyptra, peristomium et flores masculi desiderantur.
Balade (leg. Vieillard).
. 1 Diagnoses d’especes et de variétés nouvelles de Muscinées. (Bull. de l’Acad.
intern. de geogr. bot., 1907, p. 307).
170 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sÉéR.). 1908 (14)
- On ne peut comparer cette Mousse qu’au M. longipilum A. Br., de Java,
dont la rapprochent la longueur du pédicelle, le tissu des feuilles et la
longue excurrence de la nervure; mais elle s’en distingue facilement par
ses rameaux beaucoup plus courts, par ses feuilles obtuses, brusquement
ADS)
œ
Fig. 4. — MACROMITRIUM RUFIPILUM.
1, plante gr. nat. 2, 3, 4, feuilles X 13. 5, sommet d'une feuille X 60. 6, tissu dans la partie
basilaire d'une feuille X 270. 7, tissu vers le tiers inférieur d'une feuille X 270. 8,
tissu dans la partie supérieure d'une feuille X 270. 9, capsule jeune X 13.
cuspidées par l’excurrence de la nervure, et par son pédicelle lisse. Les
M. Menziesh C. Müll. et piliferum Schw., du Pacifique, qui ont également
les feuilles pilifères, diffèrent complètement de l’espèce nouvelle par la
brièveté du pédicelle et par le tissu foliaire
11. Cryphidium fasciculatum (Dub) Broth. — Leg. Vieillard.
12. Bescherellia elegantissima Dub. — Mt. Mu (leg.
Deplanche).
13. Spiridens Vieillardi Sch. — Leg. Vieillard.
14. Pterobryella wagapensis C. Müll. — Leg. Vieillard.
(12) J. CARDOT. NOTES BRYOLOGIQUES 171
15. Euptychium dumosum (Besch.) Broth. — Leg. Vieillard.
16. Aerobryopsis vitiana (Sulliv.) Fleisch. — Leg. Vieillard.
17. Floribundaria floribunda (D. et M.) Fleisch. var. latifolia
Card. var. nova. — A forma typica differt : caulibus minus regulariler
pinnalis, colore pallidiore, foliisque latioribus et minus papillosis.
Leg. Vieillard.
Je possède la même variété des îles Hawaï : Maui, volcan Haleakala
(Baldwin), et de la Nouvelle-Poméranie : monts Baining (Parkinson);
échantillons communiqués par M. le Dr Levier.
15. Thuidium protensulum C. Müll. ms. — Th. cymbifolio D. et
M. valde affine, foliis ramulinis angustioribus, oblongo-lanceolatis, minus
concavis, magis erectis, rete obscuriore et capsula breviore distinctum.
Leg. Vieillard.
J’ai trouvé seulement quelques tiges de cette espèce, en mélange parmi
d’autres Mousses, et je l’ai déterminée d’après un échantillon provenant
d'Australie, récolté et communiqué par M. W. Watts, nommé par
M. Brotherus. Le Th. protensulum C. Müll. n’a pas encore été décrit, du
moins à ma connaissance. Il est impossible de le confondre avec la seule
espèce du genre signalée jusqu'ici en Nouvelle-Calédonie, le Th. nutans
Besch., dont le différencient nettement ses feuilles caulinaires longue-
ment cuspidées.
19. Camptochæte porotrichoides (Besch.) Broth. — Leg,
Vieillard.
20. Trichosteleum Vieillardi (Dub.) Card. sp. nova; typus in
herb. Boissier et in herb. Cardot. (Hypnum Vieillardi Dub. in sched).
Monoicum, nitidum, lutescens, molliculum, densiuscule cæspitosum. Cau-
lis repens, radiculosus, ramis inæqualibus erectis, obtusis, subcomplanatis,
3-7 mm.longis. Folia erecto-patentia, subcompressa, anguste elongato-lan-
ceolata, sensim longe etanguste acuminata vel subulata, enervia, 1,5-2 mm.
longa, 0,25-0,4 lata, marginibus planis, inferne obsolete denticulatis vel sub-
integris, superne serratis, cellulis pallidis, anguste rhomboidali-linearibus,
elongatis, parielibus incrassatis subinterruptis, in pagina dorsali papilla
singula, magna, rotundata, valde prominente medio notalis, inferioribus
tamen lævibus, basalibus fuscis, alaribus utrinque 3 magnis, vesiculosis.
Folia perichætialia latiora, ovato-lanceolata, cuspidata, grossius serrata,
laxius reticulata. Capsula in pedicello tenui, rubello, apice scaberulo,
7-9 mm. longo, horizontalis vel nutans, minima, ovata vel breviter
oblonga, lævis, 0,5-0,7 mm. longa, 0,4-0,45 lata, operculo ignoto. Exos-
tomii dentes dorso linea divisurali distincte notati, transverse striatuli,
apice grosse papillosi, intus lamellosi. Endostomium ? Flores masculi
minulissimi, gemmiformes.
Leg. Vieillard, Leucobryo brachyphyllo Hpe. consocium.
Le Trichosteleum Le Rati Broth. et Par. et le 7. turgidulum, des
mêmes auteurs, paraissent, à en juger d’après les descriptions, se rappro-
cher beaucoup de notre espèce, mais le premier en diffère déjà par son
pédicelle très rude dans le haut, et par sa capsule fortement mamilleuse,
et le second par les papilles du tissu foliaire beaucoup plus petites et peu
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me s£R.). 1908 (13)
saillantes. On peut aussi comparer le T. Vieillardi au T. Boschü (D. et M.)
Jaeg., de l’archipel malais; il s’en distingue par sa taille plus petite, ses
tiges plus courtes, ses feuilles plus étroites, à papilles plus grosses et
plus saillantes.
Fig. 5. — TRICHOSTELEUM VIEILLARDI.
1, plante gr. nat. 2, 3, 4, feuilles X 26. 5, tissu basilaire et cellules alaires d'une feuille X 138.
6, tissu vers le milieu d’une feuille X 270. 7, sommet d'une feuille X 438. 8, papilles
du tissu foliaire vues de profll X 438. 9, 10, capsules X 43.
21. Trichosteleum nitidulum (Broth. et Par.) Card. comb. nova.
(Taxithelium nitidulum Broth. et Par.). — Leg. Vieillard.
Cette Mousse me paraît être plutôt un Trichosteleum qu'un Taxithelium.
22. Ectropothecium perangustum (C. Müll.) Kindb. — Leg.
Vieillard.
La description de cette espèce ne paraît pas avoir été publiée. D’après
les échantillons tout à fait insuffisants que j'en possède, il ne me semble
pas impossible que ce ne soit qu'une forme appauvrie et à feuilles étroites
de I’E. sodale (Sulliv.) Mitt.
23. Ptychomnium aciculare (Brid.) Mitt. — Leg. Vieillard.
24. Sciadocladus splendidus (Besch.) Jaeg. — Mt. Mu (leg.
Deplanche).
25. Mniodendron camptotheca Dub. — Sans nom de collec-
teur.
26. Hypopterygium neocaledonicum Besch. — Leg.
Vieillard.
(14) - J. CARDOT. NOTES BRYOLOGIQUES. 173
IV
Le Dicranum Novæ-Hollandiæ Hsch.
Dans le deuxième volume du Synopsis Muscorum, p. 386, C. Müller cite,
parmi les synonymes de l’'Hypnum aureum Lam., devenu depuis le type
du genre Hemiragis (Brid.) Besch.,le Dieranum Novæ-Hollandiæ Hsch. in
Sieber, Musc. exs. N° 7; et il ajoute : «in patria certe false indicata ». On
sail, en effet, que l’Hemiragis aurea (Lam.)' ne se rencontre que dans les
regions intertropicales du Nouveau-Monde, et n’a jamais été signalé en
Australie.
La synonymie indiquée par Müller se trouve reproduite dans divers
ouvrages plus récents. notamment dans les deux éditions de l’Index
bryologicus du général Paris. Or, j'ai reçu, il y a plusieurs années, de
l’Herbier Boissier, en même temps que la série qui fait l’objet de la note
précédente, plusieurs espèces d'Australie, et, parmi celles-ci, un échan-
tillon étiqueté : « Dicranum Novæ-Hollandiæ Hsch. Nova-Hollandia; leg.
Sieber ». Ce spécimen qui, évidemment, représente bien l'espèce de
Hornschuch, n’a aucun rapport avec le genre Hemiragis : c’est un Dicra-
num du sous-genre Dicranoloma. L'erreur de Müller ne peut certainement
s'expliquer que par une confusion d'échantillons.
1 m'a été impossible d'identifier le D. Novæ-Hollandiæ Hsch. avec
aucune des espèces australiennes décrites postérieurement, C’est donc
une espèce à rétablir; comme la description n’en a jamais été publiée, il
me semble ulile de la décrire et de la figurer ici :
Dicranum Novæ-Hollandiæ Hsch. in Musc. Sieber.
Dioicum? Cespites condensati, fuscescentes, 3-4 centim. ali. Caulis
erectus, parce et breviter ramosus, tomentosus, irregulariter foliosus.
Folia madida patentia vel patenti-erecta, ad apicem innovationum
confertiora et vage homomalla, siccitale flexuosula parum mutata,
e basi lanceolata sensim breviuscule el crassiuscule subulata, 3,5-5,5
millim. longa, 0,7-0,8 lala, superne marginibus dorsoque costæ spi-
noso-dentata, costa sat valida, rotundata, percurrente vel plus minus
distincte excurrenle, in parte superiore dorso lamellosa, cellulis infe-
rioribus linearibus, parielibus irregulariter incrassatis, subinterruptis,
superioribus irregularibus, oblongis et subquadratis, alaribus breviter
1 Je ferai remarquer en passant que Hypnum aureum Lam. est de 1775, tandis
que Leskea striata Schw. n’est que de 1816. En 1869, dans ses Musce austro-
americani, Mitten a écrit correctement : Hookeria aurea. Bescherelle, en élevant
au rang de genre la section Hemiragis de Bridel, on a donc eu tort d'employer
l’epithete spécifique de Schwægrichen, postérieure à celle de Lamarck. J’ajouterai
que d’après l’article 49 des Règles de nomenclature adoptées par le Congrès de
Vienne en 1905, le nom valable pour ce genre serait Harpophyllum Spr. (1867).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 3, 29 février 1908. 13
174 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me serR.). 1908 (15)
rectangulis quadratisve, lutescentibus vel subhyalinis, auriculas convexulas
pulchre distinctas efformantibus, marginalibus 1-3-seriatis, angustis-
simis, longissimis, albidis, limbum scariosum angustum, plus minus
distinetum, usque ad medium folii productum efficientibus. Folia peri-
chætialia magna, oblongo-subpathulata, longe convolula, externa apice
rotundato in subulam spinoso-serratam abrupte constricta, intima
subacuminata, costa tenui, in subulam producta. Pedicelli sepius geminati,
breves, 3-6 millim. longi. Capsula erecta, symmetrica vel subinæqualis,
oblonga, basi attenuata, sicca lævis, 1,5-2 millim. longa, 0,6-0,75 lata,
operculo ignoto. Peristomium nimis vetustum. Planta mascula desideratur.
Australie (Sieber).
Nun
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| IN
Fig. 6. — DICRANUM NOV #-HOLLANDIE.
1, plante gr. nat. 2, 3, 4, feuilles X 13. 5, sommet d'une feuille X 32. 6, tissu basilaire et cel-
lules alaires d’une feuille X 60. 7, tissu dans la partie supérieure d'une feuille X 138.
8, 9, feuilles perichetiales X 6. 10, capsule X 13,
Cette espèce paraît devoir prendre place dans le voisinage du D. dicar-
pum Hsch., dont elle diffère par ses touffes plus compactes, son port plus
trapu, ses feuilles plus denses, non ou à peine homotropes au sommet des
innovations, dressées-étalées en tout sens, beaucoup plus courtes, enfin
par sa capsule dressée et à peu près symétrique.
175
- Iur Kenntnis der Sectio Brathys
DES
Genus HIYPERIGÜUM
VON
Dr. Robert KELLER, Winterthur.
Wir teilen die Seclio Brathys auf Grund des Materials, das wir vor
allem aus den botanischen Museen der Universitäten Berlin, Brüssel,
Kopenhagen, München, des Hofmuseums in Wien, der Herbarien Boissier
in Chambesy und De Candolle in Genf, der Herbarien Dr. Hassler aus Pa-
raguay und Dr. Usteri aus Brasilien zur Einsicht erhielten, in die Sub-
sectionen Eubrathys, Connatum und Spachium.
im ersten Abschnitt dieser Abhandlung stellen wir nach einer Charak-
teristik der Sectio Brathys die Schlüssel der zugehörigen Untersektio-
nen, hierauf die Schlüssel der uns bekannt gewordenen Arten der ein-
zelnen Untersektionen zusammen.
Ein zweiter Abschnitt wird die Beschreibung neuer Arten, bez. Varie-
täten umfassen.
SECTIO BRATHYS Spach.
Herbæ, suffrutices fruticesve, foliis patulis vel dense confertis, imbrica-
tis. Flores solitarii vel plerumque in cymis multifloris. Calicis laciniæ
plerumque inæquales. Petala post anthesin persistentia, convoluta. Sta-
mina libera vel solum ima basi connexa, sæpe numerosa, post anthesin
persistentia. Ovarium uniloculare. Siyli 3, rare 4-5, stigmatibus subcapi-
tatis, disco-capitatisve. Ovula placentis 3, rare A-5, parietibus inserata.
Capsula 3-, rare 4-5-valvis; valvæ papyraceæ, subcoriaceæ, longitudina-
liter striatæ. Semina plerumque numerosa, foveolato-punctata.
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (22e sÉR.). 1908 AS)
SUBSECTIONUM CLA VIS.
1. Frutices suffruticesve.
2. Folia sæpe dense conferta, imbricata, + coriacea vel crassiuscula,
linearia, lanceolato-linearia vel ovato-lanceolata, rare squamosa, + canel-
liculata. Flores in apice ramulorum solitarii, breviter pedunculati vel in
cymis terminalibus plerumque paucifloris. Stamina numerosa. Styli ple-
rumque 3, rare à (abnorme 4), distincti vel rare usque ad apicem connati.
A. Subsectio Eubrathys Rob. Keller —
in Engler u. Prantl, Pfl. fam. III, 6, 214 (1893).
2*. Folia coriacea, lata, profunde cordata vel connata. Flores in cymis laxi-
floris. Styli 3-5, distincti.
B. Subsectio Connatum Rob. Keller —
in Engler u. Prantl, Pfl. fam. III, 6, 214 (1893).
1*. Herbæ annuæ perennesve. Flores parvæ. Inflorescentia multiflora. Stamina
plerumque haud numerosa. Styli 3, rare (4-)5.
C. Subsectio Spachium Rob. Keller —
Synon. Spachium Rob. Keller in Engler u. Prantl, III, 6, 21% (1893)
et Multistamineum Rob. Keller (1. e.).
A. Eubrathys Rob. Keller —
Clavis specierum.
1. Flores mediocres an magni, plerumque diametro 15 mm. an plus, rare vix
10 mm. in apice ramulorum solitarii vel in cymis paucifloris multiflorisve.
2. Folia acerosa, + convoluta vel canellata. Flores in apice ramulorum soli-
tarii, ramuli floriferi hinc inde + numerosi, congesti, cymam capitulatam
paucifloram imilantes; rare in cymis trifloris.
3. Styli tres, connati.
4. Folia angustissima usque ad 30 mm. longa, plerumque arcuata, impunc-
tata, sed obscure longitudinaliter pellucido-striata. Flores diametro
SAU IHN ee a Se AE H. nitidum Lam.
4* Folia ca 10 mm. longa, aculo-mucronata, pellucido-punctata. Flores
diametro:ca 15-20.'mm.. 248 ee H. aciculare H. B.K.
3*. Styli 3-5, liberi.
5. Styli 3. Flores diametro 15-30 mm.
6. Stamina numerosa (ca 80 an plus).
7. Folia dense approximata, 3-8 mm. longa. Styli ovario duplo
triplove lonsioresı ot aan ee H. laricifolium Juss.
7*. Folia approximata, rigida, acuto-mucronata, 10-20 mm. longa,
majora linearilanceolata. Styli ovario breviores.
H. struthiolæfolium Juss.
6*. Stamina haud numerosa (ca 20-30). Folia lineari-lanceolata,
8-15 mm. longa. Styli ovario multo (1/3-1/4) breviores.
H. gnidioides Seeman
(3) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 177
5*. Styli 3-5, ovario subæquilongi. Stamina haud numerosa (20-30).
Flores diametro 8-10 mm. (in var. majores) ..... H. Brathys Lam.
2*, Folia plana, rare + canellata, lanceolata vel latiora.
8. Flores in apice ramulorum solitarii (Conf. etiam H. mutisia-
num, H. chamæmyrtos).
9. Folia parvula, 3-6 mm. longa.
10. Stamina haud numerosa (20-30).
11. Folia ovata oblongave, 3-6 mm. longa, copiose pellu-
cido-punctata. Flores diametro 15-20 mm. Styli ovario
triplo longiores....... EEE H. Hartwegi Bentham
11*. Folia ovata, ubcarinata, ca 5 mm. longa. Flores dia-
metro 8-10 mm. Styli ovario 1 !/2-plo longiores.
H. quitense Rob. Keller
41**, Folia lanceolata vel lineari-lanceolata, 3-5 mm.
longa, in axillis fasciculifera. Flores solitarii vel in
cymis trifloris, diametro 40-15 mm. Ovarium stylis sub-
æquilongum vel fere dimidio brevius.
H. loxense Bentham
10*. Stamina creberrima.
12. Folia valde approximata, subimbricata, ovata,
1-3 mm. longa. Flores diametro 15-20 mm. Styli
ovario longiores ........... H. thuyoides Kunth
12*. Folia internodiis subæquilonga, erecto-patula,
ovalia, carniosa, ca 4 mm. longa. Flores diametro
8-10 mm. Styli ovario duplo longiores.
H. carinosum Rob. Keller
9*. Folia majora, plerumque 10 mm. longa vel longiora.
13. Frutices erecti foliis lanceolatis ovatisve.
1%. Folia late ovata, obtusa, ca 15 mm. longa.
H. resinosum H. B. Kth.
14*. Folia lanceolata vel ovato-lanceolata, acuta
vel acutiuscula.
15 Stamina numerosa (30-90).
16. Folia valde approximata, 8-20 mm. longa,
acuta. Flores diametro 15-20 mm. Ovarium
stylis paulo brevius.
H. caracasanum Willd.
16*. Folia valde approximata, specie disticha,
lanceolatoovata vel ovata, acutiuscula vel
subobtusa, 5-12 mm. longa. Flores diametro
25-30 mm. Styli ovario subæquilongi.
H. Stübelii Hieronymus
15*. Stamina haud numerosa (20-30).
17. Folia approximata, lanceolata, acuta,
10-15 mm. longa. Flores diametro usque
ad 25 mm. pedunculis ca 3 mm. longis.
Styli ovario duplo longiores.
H. silenoides Juss.
17°. Folia approximata, oblonga, obtusius-
cula, 7-10 mm. longa. Flores diametro
usque ad 15 mm., pedunculis ca 5-8 mm.
longis. Styli ovario sescuplices.
H. thymifolium Kunth
13*. Fruticulus suffrutexve ramis procumbentibus,
curvatoascendentibus. Folia elliptica, oblusa 27-
10 mm. longa. Flores diametro 15 mm. Stamina
haud numerosa (ca20).. H.epigeium Rob. Keller
178 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1908 (4)
8*. Flores in cymis + multifloris.
18. Styli 3 (Conf. etiam H. loxense et
H. silenoides).
19. Folia valde approximata, obovato-
oblonga vel ovata, apice rotundata,
10-16 mm. longa. Flores diametro
20-40 mm. Stamina creberrima (ca
240). Styli ovario paulo longiores.
H. mutisianum Kunth
19. Folia lanceolata.
20. Stamina creberrima.
21. Folia valdeapproximata, lance-
olata vel ovato-lanceolata, acuto-
mucronata, 10-45 mm. longa.
Flores diametro ca 20 mm. Styli
ovario subæquilongi.
H. Weberbaueri Rob. Keller
21*. Folia internodiis subæqui-
longa vel duplo longiora, oblonga,
ovato-lanceolata, acuta, 9-12 mm.
longa, in axillis fasciculifera.
Flores diametro ca 15-20 mm.
Styli ovario subduplo longiores
(var. satureiefolii styli ovario
subæquilongi vel breviores).
H. Jussiæi Planch. etLinden
20*. Stamina minusnumerosa (20-30).
22. Folia oblonga vel lanceo-
lata lineariave, acuta, 12-
18 mm. longa, subtus nigro-
punctata. Flores diametro ca
25 mm. Stamina ca 30. Styli
ovario sescuplices.
H. rigidum St. Hilaire
22*. Folia oblongo-ovata vel
lanceolata, acuta, usque ad
15 mm. longa superiora pel-
lucido punctata. Flores dia-
metro 12-15 mm. Stamina ca
20. Stylio vario sescuplices.
H. chamæmyrtos Triana
18*. Folia valde approximata, elliptico-
oblonga, 15-20 mm. longa. Flores dia-
metro ca 20 mm. in cymis paucifloris.
Stamina numerosa. Styli à.
H. rufescens Klotzsch
2**, Folia minima, ca 2 mm. longa, + squamata, obtusa an subulata, acutius-
cula, + adpressa, imbricata (conf. etiam H. thuyoides).
23. Folia subsquamato-ovata, obtusa, ca 2 mm. longa, internodiis ramu-
lorum longiora, adpressa. Flores solitarii diametro ca 20 mm. Stamina cre-
berrima (ca 80). Styli ovario 4-5-plo longiores.
H. miricariifolium Hieron. et Rob. Keller
23*. Folia subulata, acutiuscula, imbricata, ca 2 mm. longa. Floressolitarii,
diam. ca 10 mm. Stamina numerosa (60-70). Styli ovario subæquilongi.
H. Lindenii Rob. Keller
1*. Inflorescentia multiflora. Flores parvi, diametro ca 4-6 mm. Stamina haud
numerosa (15-20). Styli ovario subduplo longiores.
(5) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 179
24. Folia subimbricata, lanceolata, acuta, subcarinala, 5-9 mm. longa.
H. pelleterianum St. Hilaire
24*. Folia internodiis aequilonga vel usque ad triplo breviora, linearia,
obtusa, subcarinata, ca 10 mm. longa, ramulorum folia minora.
H. myrianthum Cham.
B. Connatum Rob. Keller
Clavis specierum.
1. Folia connata.
2. Folia margine haud incrassata, plana. Stamina haud ereberrima. Styli 5
ovario subæquilongi................... H. caprifoliatum Cham. et Schl.
2*. Folia margine revoluta, crassiuscula. Stamina creberrima (ca 100-125).
Siyli 3-5, ovario longiorese. ae en H. connatum Lam.
4*, Folia profunde cordata, margine incrassata. Stamina numerosa (ca 70). Styli
3, ovario æquilongi an usque ad duplo longiores..... H. cordiforme St. Hil.
C. Spachium Rob. Keller
Clavis specierum.
1. Styli 3.
2. Folia etiam media superioraque ovata vel subrotunda.
3. Herbæ annuæ.
L. Inflorescentia perfoliata. Folia 5-7-nervia............. H. mutilum L.
4*. Inflorescentia bracteis bracteolisque parvis linearibus lanceolatisve. Folia
BIENELNIa ee ee H. japonicum Thunberg
3*. Herbæ perennes.
5. Caules prostrati vel plerumque ascendentes. Rami tetragoni. angulis obso-
lete subalatis. Folia subtiliter pellucido-punctata
H. anagalloides Cham. et Schlechtendahl
D*. Rami teretes.
6. Caules erecti. Folia breviter petiolata, grosse pellucido-punctata. Inflo-
rescentia laxa, pauciflora....... H. collinum Schlechtendahl et Cham.
6*. Caules prostrati ascendentesve.
7. Pulvinato-cæpitosum. Folia obovata vel elliptica, breviter petiolata,
pellucido-punctata. Flores solitarii. Sepala oblongo-lanceolata, acuta
H. chamæcaulon Rob. Keller
7*. Caules ab ima basi ramosissimi. Caules Bun laxe prostrati. Folia
ovala. Sepala ovata, obtusa ............... . Wilmsii Rob. Keller
2*. Folia subulata, squamose adpressa, minuta (ca 3 mm. longa). Caulis erectus,
déNSE SCOPUS TANOSUS 2 Arnd H. nudicaule Rob. Keller
2**, Folia superiora oblonga, lanceolata lineariave.
8. Folia oblonga, inferiora sæpius ovata. (Conf. H. canadense).
9. Stamina numerosa (ca 50).
10. Suffrutex ramosus, ramis teretibus, foliis 3-12 mm. longis
H. polyanthemum Klotsch
10*. Herbæ perennes caulibus simplicibus, telragonis, foliis 10-35 mm.
len nes an, H. virgatum Lam.
9*. Stamina haud numerosa (Conf. H. gramineum, H. setosum).
11. Caules pubescentes, folia pilosa.............. H. setosum L.
11*. Herbæ glabræ.
12. Herbæ annuæ. Caules plerumque simplices foliis dense pellucido-
PURCAUS EE ee an ee Et H. Lalandii Choisy
(Conf. eliam H. gramineum).
12*. Herbæ perennes vel suffrutices.
13. Caules prostrati, flores parvi (diam. ca 10 mm.).
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23
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APRES TP IR CPS TRE RA RAA En
180 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (6)
14. Styli ovario multo breviores. Semina numerosa (120-150).
Folia sessilia, ovato-lanceolata, usque ad 2 cm. longa.
H. brevistylum Choisy
(Conf. forma latifoliæ HA. canadensis).
14*. Styli ovario subæquilongi vel + breviores. Semina haud
numerosa (ca 60). Foliaoblonga, obovata, cuneata, breviter petio-
lata@caammlonga 22.2.2032 H. diosmoides Grisebach
13*. Caules erecti vel ascendentes.
15. Flores majores (diam. 2 1/2 cm.). Folia copiose nigro-punc-
AA ene H. melanostictum Rob. Keller
15*. Flores parvi (diam. ca 4 !/2 cm. vel plerumque minores),
16. Folia elliptica, obtusa, majora ca 2 1/2 cm. longa, copiose
pellueido-punctala. rene H. bonariense Gr.
(Conf. etiam H. gramineum, form).
16*. Folia acuta an acutiuscula.
17. Caules strieti, a basi pyramidato-ramosi. Inflorescentia
multiflora. Flores minimi (diam. ca 6-10 mm.). Stamina pau-
Cul (Ca) eee nee H. paniculatum H. B. Kth.
17*. Caules simplices vel ramosi. Inflorescentia pauci-vel mul-
tiflora. Flores majores (diam. 12-15 mm).
18. Folia oblongo-lanceolata, acuta, minute pellucido-punc-
tata. Petala calyce parum longiora, stamina ca 20.
H. fastigiatum H. B. Kth.
18*. Folia acutiuscula vel obtusa. Petala calyce duplo lon-
giora. Stamina ca 39-40........ H. gramineum Forster
8*. Folia media superioraque linearia vel lineari-lanceolata.
19. Herbæ annuæ (Conf. etiam H. canadense et H. uligi-
nosum).
20. Flores parvi (diam. ca 10 mm).
21. Caules ramosi, rami rigide erecto-patuli foliis erectis
vel adpressis, nervo medio + carinatis, acutiuseulis. Cali-
eis laciniæ lanceolatæ. Semina haud numerosa (ca 20).
H. Drummondii Torrey et Gray
21*. Caules simplices an ramosi. Folia inferiora oblongo-
obovata, superiora lineari-lanceolata, apice carlilaginea.
Semina numerosa (ca 130 an plus).
H. Schaffneri Watson
(Conf. etiam H. Lalandii).
20*. Flores majores (diam. 2-2 1/2 cm.) pedicellis com-
pressis, subalatis............ H. tenuifolium St. Hil.
19*. Herbæ perennes an suffrutices, -E cæspitosi.
22. Folia integerrima; stamina ca 15-35.
23. Folia majora usque ad 2,5-3 cm. rarius usque ad
% cm. longa. Capsula oblongo-conica, semina creber-
rima (ca 150-200) 70 H. canadense L.
23*. Folia breviora, 10-15 mm. longa.
2%. Styli ovario oblongo vel subgloboso æquilongi.
Semina cylindrica, pauca, (20-30).
H. chilense Gay
24*. Ovarium ellipticum stylis 3-5-plo longius.
Semina numerosa (ca 100).
H. cæspitosum Cham. et Schlechtendahl
22*. Folia margine retrorsum erodulo-denticulata. Styli
ovario ca duplo triplove breviores. Semina creberrima.
H. denticulatum H. B. Kth.
1*. Styli 5.
25. Herbæ annuæ.
26. Stamina numerosa (60-100).
(7) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 181
27 Folia oblonga, obtusa. Capsula subglobosa, stylis subæquilonga.
H. paraguense Rob. Keller
27*. Folia lanceolata vel lineari-lanceolata, acuta. Capsula elliptia, stylis
KOD FO ee ee H. laxiusculum St. Hilaire
26*. Stamina haud tam numerosa (ca 40). Folia obovato-lanceolata, majora
ue ads cm. longal 2 a. H. bolivianum Rob. Keller
25*. Herbæ perennes vel suffrutices.
28. Herbæ perennes vel suffrutices. Stamina ca 40-80.
29. Suffrutices vel perennes. Folia lineari-lanceolata vel lanceolato-oblonga,
subtiliter obsoleteque pellucido-punctata. Flores diametro ca 1,5-2 cm.
Styli ovario ovoideo breviores...........,.... H. brasiliense Choisy
29*. Suffrutices. Folia oblonga, obtusa. Inflorescentia multiflora. Flores
diametro ca 10-15 mm.. Styli ovario subgloboso subæquilongi vel paulo-
lonsioresn ne een: H. campestre Cham. et Schlechtendahl
28*. Herbæ perennes. Stamina haud numerosa (5-30).
30. Stamina-paucula (5-6). Folia lineari-lanceolata, parce pellueido-
BUNelalası 22 en es Bade Arne H. linoides St. Hilaire
30*. Stamina numerosiora.
31. Folia oblongo-ovata, usque ad 2 cm. longa, nervo medio carinata.
Styli ovario subæquilongi. Capsulæ valves leves.
H. carinatum Rob. Keller
31*. Caules sæpius + vesiculoso-glandulosi. Folia oblonga vel lanceolata
vel lineari-lanceolata, usque ad 3 cm. longa. Capsulæ valves sæpe vesi-
culisyglandulosis. en ee nee ne H. uliginosum Kth.
Neue Arten und Varietäten der Sectio Brathys.
Hypericum Jussiaei Planchon et Linder —
var. nov. satureiæfolium Rob. Keller —
Syn. H. satureiæfolium Planchon et Linder non Jaubert et Spach
Folia typo breviora, subcanellata vel fere plana, haud an solum supe-
riora disperse pellucidopunctata. Fasci foliis cylindrico-linearibus convo-
lutis breviores. Flores in apice ramulorum ?/»-1 ‘/2 em., hinc inde usque
ad 2 cm. longorum solitarii vel sæpe in cymis trifloris, diametro
ca. 15 mm. Styli ovario elliptico breviores an subæquilongi.
Columbia : Cordilliere de Bogota, 3000 m. (Triana).
H. loxense Bentham —
var. nov. æquatoriale Rob. Keller —
Folia oblongo-ovata, subobtusa. Flores in cymis trifloris, 10 mm. diam.
Calicis laciniæ acutiusculæ. Styli ovario paulo breviores.
Ecuador : in dumetis inter Azoguas et Huaira-Caja, 2700-3000 m.
(Lehmann 4795.)
Mit dem durch Hartweg bekannt gewordenen H. loxense wage ich das
vorliegende Spezimen der Pl. Lehmannianz nicht völlig zu identifizieren.
. Die Laubblälter sind breiter, fast stumpf, weniger flach, mit schwächer
vortretendem Mittelnerv. Die Blüten sind kleiner, stehen in 3-blütigen
182 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1908 (8)
Cymen, während sie an dem ursprünglichen H. lo.cense fast slets einzeln
stehen. Die Griffel sind entschieden kürzer als der Fruchtknoten, an
Hartwegs Pflanze etwas länger bis doppelt so lang. Anderseits sind die
Unterschiede nicht bedeutend genug um die Pflanze von Ecuador von
der peruanischen spezifisch zu trennen.
Hypericum quitense Rob. Keller sp. nov. —
Frutex dichotomo-ramosus. Rami ramulique tetragoni ; internodia ramo-
rum foliis plerumque paulo breviora vel æquilonga, ramulorum foliis
multo breviora. Folia ramorum ovala, ca. 5 mm. longa, 3 mm. lata, plana,
semiamplexicaulia, acuta, nervo medio subtus prominente, subcarinata,
pellucido-punetata, in axillis ramulis brevibus, dense foliosis; inferiores
foliis ramorum subæquilongi, superiores duplo triplove longiores. Flores
solitarii in apice ramulorum abbreviatorum superiorum, parvi (diam. ca.
8-10 mm.). breviter petiolali, calicis laciniæ ovale, acutæ ca. 3 t/2-4 mm.
longæ, tricostat®. Petala oblique ovata, sepalis paulo longiora. Stamina
ca. 30. Ovarium ovatum, ca. À ‘/2 mm. longum. Styli 3, ca. 2 !/. mm.
longi.
Ecuador : Sururcucho bei Cuenca (Jamson, Pl. æquat.).
Die Pflanze ist mit H. Jussiæi Pl. u. Lind. verwandt.
H. carinosum Rob. Keller sp. nov. —
Frutex ramosissimus. Rami graciliores erecti, bilineati. lineis valde
prominentibus subplani. Interfolia foliis subæquilonga. Folia erecto-
patula, plana, circiter 4 mm. longa, 1 !/« mm. lata, nervo medio promi-
nente carinosa, ovalia, aculiuscula, basin versus subeuneata. copiose pel-
lueido-punctala. Flores in apice ramulorum solitarii, 8-10 mm. diam.
Calicis laciniæ lanceolatæ, pellucidostriatæ. Petala unilaterali-obovala,
sepalis longiora. Stamina creberrima. Styli 3, ovario duplo longiores.
Capsula subglobosa.
Venezuela : Päramos von Merida, 2600-2700 m. (Funk et Schlim 1459.)
Steht der vorigen Art nahe.
H. Hartwegi Benth. —
var. nov. patens Rob. Keller
Folia subrectangulo-patentia.
Eine habituell sehr auffallende Abänderung aus den Bergen von Bogota-
Columbia (Holton).
H. laricifolium Juss. —
var. nov. glaucum Rob. Keller
Valde glaucescens. foliis medio atroviolaceis, sparse punclalo-pellu-
cidis, calicis laciniis atroviolaceis, margine glaucis.
Columbia (Linden n. 1313).
H. struthiolæfolium Juss. —
var. nov. parviflorum Rob. Keller —
Rami ramulique tenuissimi, adpressi. Flores diamelro ca. { */2 em.
(typ. usque ad 3 cm.). Calicis laciniæ oval. Styli breves, staminibus sub-
æquilongi, 3 aut 4. Ovarium stylis paulo longius. |
(9) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 183
Bolivia : Majabaga, prov. Larecaja, 2800-3200 m. (Mondon. n. 790.)
Hypericum gnidioides Seemann —
var. nov. polytrichoides Rob. Keller —
Suffrutex cireiter ‘/s-t/2 m. altus. Folia rigida, supra canellata, sub-
adpressa, crassiusculo-coriacea, 12 mm. longa, 2 mm. lata. Versus api-
cem ramorum ramuli floriferi abbreviati, 1-3-flori. Flores forma typica
minores, ca 20 mm. diam. Styli brevissimi, '/. mm. longi. Semina cur-
vata, utrinque aculiuscula.
Ecuador : In Andibus (Spruce n. 5599).
H. caracasanum Willd. —
var. nov. Ocanense Rob. Keller —
Folia 20-25 cm. longa, 6-7 mm. lata, ovata vel late lanceolata, apice
aculo-mucronata, basin versus subeuneala, nervo medio prominente sub-
carinala, copiose pellucidopunctata, nerWllis pellueidis punclisque nigris.
Flores eireiter 20 mm. diam. Styli 3, stamina superantes.
Columbia : Ocana 2700-3100 m. (Schlim.)
H. Lindenii Rob. Keller sp. nov. —
Frutex supra ramosissimus. Rami tenues, tetragoni, internodiis foliis
dimidio an plus brevioribus. Folia parva (ca. 2 mm. longa et 0,5 mm.
lata), subulata, vel subulalo-linearia, aculiuscula, semiamplexicaulia,
canellala, imbricala, punclis magnis pellucidis obsita. Flores in apice
ramorum solitarii, diametro fere 10 mm. Galieis laciniæ subulalæ, aculæ,
ca. 2 ‘/2 mm. longæ, strüs punctisque pellucidis. Petala flava, oblique ova-
tolanceolata, acula, calicis laciniis subduplo longiora. Stamina ca. 60-70,
Styli 3 (ca. 1 !/. mm. longi), ovario ovoideo subæquilongi.
Columbia : Prov. de Funja, ca. 2000 m. (Linden, n. 1328.)
Durch die dicht anliegende Beblätterung sind die Zweige ausserordent-
lich schlank, an AH. pelleterianum St. Hilaire erinnernd. Durch die end-
ständigen viel grösseren Blüten ist aber diese Pflanze sofort als eine Art
zu erkennen, die in jenem kaumeinen näheren Verwandten hat, dagegen
gleich H. myricarufolium Hieron. sich enger an A. thyoides Kih.
anschliesst.
H. epigeium Rob. Keller sp. nov. —
Suffrutex axibus subterraneis ramossissimis tenuibus. Rami procum-
bentes, curvato-ascendentes, subteretes. Ramuli dense foliosi, tetragoni.
Folia elliptica, semiamplexicaulia, apice obtusa, 0.7-1 cm. longa. 0,3-0,5
cm. lata, inferiora internodiis æquilonga vel breviora, superiora interno-
dis pluries longiora, facie punetis magnis parvulisque numerosis peliu-
cidis, hine inde striis pellueidis, margine nigro-punclata. Flores solitarii
diametro ca. 1,5 cm. Calicis laciniæ ovato-lanceolatæ, acul®. Petala sepa-
lis duplo longiora. Stamina haud numerosa (ca. 20.), stylis breviora.
Styli 3, ovario-elliptico paulo longiores (ca. 4-5 mm. longi).
Guatemala. Depart. Zacatepequez auf dem Vulcan Agua, ca. 3800 m.
(Smith, n. 2147.)
Habituell gleicht diese Pflanze, welche unrichtiger Weise unter dem
Namen H. mexicanum L. ausgegeben wurde, ganz auffallend dem A. humi-
184 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (10)
fusum L. Die Staubblätter sind indessen frei, die Kronenblätter und
Staubblälter nach der Blüte bleibend, wodurch die Zugehörigkeit zur
Sect. Brathys dargetan wird.
Hypericum mutilum L. —
Eine habituell ausserordentlich veränderliche Art. Innert weiter Gren-
zen (8-100 cm.) schwankt die Höhe. Sehr ungleich ist die Verzweigung;
an Exemplaren gleicher Herkunft und gleichen Standortes entspringen
im einen Fall aus den Achseln des untersten Laubblattpaares die ersten
Seilenzweige, im anderen erst aus den Achseln des 19. Blattpaares. Ver-
schieden sind die Laubblätter in Bezug auf die Grösse (z. B. 3 cm. lang
und 1,2 cm. breit, 2cm. und 1,2 cm., 2 cm. und 0,6 cm., 1,3 cm. und
0,5 cm., 0,7 cm. und 0,25 cm., 0,4 cm. und 0,2 cm. je die grössten Blätter
des Specimens), verschieden in Bezug auf die Form und namentlich auch
verschieden bezüglich des Verhältnisses der Blattlänge zur Länge der
Interfolien, so dass im einen Fall die Pflanze spärlich, im anderen fast
dicht beblättert erscheint. Die die Cymen stützenden Hochblätter sind bis-
weilen zum grossen Teil den Laubblättern gleich. In anderen Fällen sind
fast alle Bracteen, die untersten Paare ausgenommen, sehr schmal.
Ausserordentlich verschieden ist die Zahl der eine Inflorescenz bilden-
den Blüten, einige hundert, locker stehend an den einen Spezimen, an
anderen eine 3-7 blütige gedrungene Cyme.
Die im nachfolgenden aufgezählten Abänderungen werden durch man-
cherlei Uebergänge mit einander verbunden.
var. minus Rob. Keller — Syn. H. euphorbioides St. Hilaire var. minus
St-Hilaire, in Fl. Bras. mer. I, 332. — Caules breviores, 5-15 ci. longi,
folia minora, 6-9 mm. longa. Inflorescentia pauciflora, laxa.
Rio de Janeiro : Fazenda da Barra secca (St. Hilaire).
Auch aus Nordamerika sind solche zwerghafte Formen bekannt, aber
öfter mit dicht trugdoldig zusammengedrängten Blüten.
var. floribundum Rob. Keller — Syn. H. euphorbioides St. Hilaire var.
floribundum St-Hilaire in Fl. Bras. mer. I, 332. — Caules ramosi, longi
(20-30 cm.). Folia parva. Flores numerosi, in glomerula plus minus
densiflora contracti.
An den Ufern des Flusses Paranahiba in der bras. Provinz Minnas
Geraës (St. Hilaire).
Gewöhnlich sind hohe Spezimen auch relativ grossblätterig und blü-
tenreiche Blütenstände meist lockerblütig.
var. gymnanthum Gray in Manuel 86 — Syn. H. gymnanthum
Engelmann und Gray in PI. Lindl. 4 — Caules subsimplices, magni
(30-100 cm.). Folia late-ovata, cordata. Inflorescentia laxa, multi-
flora (usque ad ca. 700), haud foliosa. Bracteæ bracteoleque reductæ,
subulatæ lanceolatæve an linearia-lanceolatæ, solum infimæ + foliosæ.
Calicis laciniæ lineari-lanceolatæ vel lineares, aculæ. Semina creberrima
(usque ad 300).
Texas (Hall. 434, Drummond n. 52 Wrigh). — Florida (Curtis n.264*,
n. 4881).
var. nov. longifolium Rob. Keller —
Folia semiamplexicaulia, versus basin subcuneata, acutiuscula, quadru-
plo longiora quam lata (3,2 cm. Ig., 0,8 cm. lata). Inflorescentia conferta.
Sepala angusta, acula.
(1) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 185
Visconsin (Kumelien, n. 113).
Anmerkung. Auf dem europäischen Kontinente ist H. mutilum L. in
den Sümpfen von Bientina bei Pisa, in den Torf- und Sumpfgebieten der
Inseln des Sibollasees bei Altopascio (Lucca), im Florentinischen bei Im-
pruneta heimisch geworden (und von Savi, Levier, Sommier und anderen
verleilt worden). Kaum mit Unrecht wird vermutet, dass die Pflanze mit
amerikanischem Reissamen nach Italien verschleppt wurde.
Auch im Posenschen Kreise Czarnikau entdeckie Straehler (vergl.
Berichie d. d. bot. Gesellsch., 1888) H. mutilum L. als Glied der europ&i-
schen Adventivflora.
Die Angabe seines Vorkommens in Nagasaki (Maximowicz, Iter sec.)
beruht dagegen auf der nicht zutreffenden Identificierung des AH. japoni-
cum Thunbg. mit A. mutilum L.
Hypericum japonicum Thunberg —
Aehnlich dem A. mutilum L. ist auch H. japonicum Thunberg eine habi-
tuell ausserordentlich veränderliche Art, indem namentlich die Grösse
des Stengels und die Art seiner Verzweigung, die bisweilen schon unmit-
telbar vom Grunde an beginnt, die Dichte der Beblätterung wie auch die
Grösse der Blätter, vor allem auch die Entfaltung des Blütenslandes gros-
sen Verschiedenheilen unterworfen sind.
Die typische Form ist eine Pflanze von ca. 12-40 cm. Höhe, 0,4-1,5 cm.
langen und 0,2-0,7 breiten Blätlern, die kürzer als die Internodien von
unten nach oben an Grösse elwas zunehmen. Der Stengel, im unteren
Teil gewöhnlich einfach, schliesst mit einem -+ blütenreichen, lockeren
Blütenstand ab, der im Gegensatz zu dem ähnlichen Æ. mutilum L. nicht
durchblättert ist, indem die Brakteen und Brakteolen schmal und
kurz sind. Von dieser typischen Form weichen folg. Abänderungen, wie
es scheint z. T. Standortvariationen, z. T. geographische Abänderungen,
auffallend ab.
var. nov. Maximowiczii Rob. Keller —
Caules erecli vel ascendentes, 10-20 cm. longi, laxe foliosi. Folia ovata,
obtusa, majora ca. 0,8 cm. longa, 0,5-0,6 em. lata, trinervia vel obscure
quinquenervia. Inflorescentia laxa, perfoliata bracteis bracteolisque ovatis
oblongisve.
Nagasaki (Maximowicz).
Diese durch die starke Entwicklung der Stützblätter ausgezeichnete
Abänderung, welche kleinen Spezimen des H. mutilum L. sehr ähnlich
ist, voranlasste Maximowiez und spätere Autoren, das H. japonicum
Thunberg mit H. mutilum L. zu identificieren. Jedenfalls wird durch
diese Variation die nahe Verwandischaft der beiden Arten dokumen-
tiert.
var. Thunbergii Rob. Keller —
H. Thunbergiü Franchet et Savi —
Caules ab ima basi ramosi, ca. 10-30 cm. longi. Folia ovata vel subro-
tunda, subcordata, trinervia, obscure pellucido-punctata, + copiose
nigro-punclata, majora usque ad 0,6 cm. longa, 0,3-0,5 cm. lata, plana.
Bracteæ bracteolæque ovale, oblusæ vel acutiusculæ. Calicis laciniæ
oblongo-ovatæ, acutiusculæ. Capsula subglobosa, sepalis longior.
Japan : Uyeno, Tokio (Franchet) — Hiogo (Wawra n. 1438).
Der vorigen Abänderung durch die starke Entwicklung der Stützblätter
186 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1908 (12)
sehr ähnlich, durch die ausserordentlich reichliche Verzweigung habituell
sehr verschieden.
var. nov. australe Rob. Keller —
Caules simplices vel (eliam ab ima basi) ramosi. Folia angusta, majora
1,3-1,6 em. longa et 0,3-0,4 cm. lata, aculiuscula. Flores longe peduncu-
lati.
Queensland (Sayer, Walter).
var. nov. pseudocrispum Rob. Keller —
Caules procumbentes, ut rami + pyramidaliter ramosissimi. Folia
parva nervo medio valde prominente, margine revoluta. Rami ramulique
apice plerumque uniflori vel cymis trifloris. Styli longi, usque ad °/:
ovarii.
Madagaskar (Hildebrandt).
var. rupestre Rob. Keller —
Syn. A. rupestre Bojer II, 32.
Cæspitosum, caulibus prostralis ascendentisque, copiose nigro-punctatis.
Folia obovata vel oblongo-obovata, basin versus cuneata, brevissime pelio-
lata, punctis minutis pellucidis, majorıbusque nigris. Flores in foliorum
axillis, longius pedicellati. Calicis laciniæ ellipticæ, pellucido-punctatæ,
punctis striisque nigris.
Emirna-Madagaskar (Bojer).
var. nov. calyculatum Rob. Keller —
Inflorescentia + perfoliata bracteis foliaceis. Calycis laciniæ subrotun-
dæ vel late ovatæ, foliis inferioribus subæquales, obtusæ, trmerviæ. Cap-
sula globosa, sepalis minor.
Sikkim (Hooker).
var. humifusum Hooker — H. pusillum Choisy pp.
Caules pumili, 2-5 cm. longi, cæspilosi, acute tetragoni, dense foliosi.
Folia internodiis duplo longiora an plus, minima, late ovata, (ca. 3 mm.
longa et 2 mm. lata) nervo medio prominente. Flores apice caulium soli-
tarii an in cymis trifloris, par vi. Calicis laciniæ lanceolatæ, acutæ. Capsula
subglobosa.
Australien (Zabilalardiere).
Neu-Seeland (Hooker).
Eine ähnliche Form sammelte Wallich in Ost-Indien.
var. simplicius Rob. Keller — H. pusillum Choisy in DC. Prod. pp.
Caules erecti plerumque simplices an superne ramosi, 5-10 cm. longi;
internodia media foliis longiora an subæquilonga. Folia parva, oblongo-
obovata. Flores in apice caulium ramulorumve brevium ex axillis foliorum
supremorum excrescentium solitarii, rare in cymis trifloris, parvi.
Naga Hills in Ostindien (Praiss).
Tasmania (Hooker, Gunn., Hügel).
Hypericum anagalloides Cham. et Schlechtendahl. —
Eine sehr formenreiche im Habitus ausserordentlich veränderliche Art.
Die verschiedenen Formen, die z. T. durch die Standortsverhältnisse
bedingt sind, werden durch Uebergänge mit einander verbunden. Beson-
ders charakleristische Abänderungen sind :
var. nov. undulatum Rob. Keller —
Folia margine crenulato-undulata.
(13) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. "187
Californien (Kellog and Harford, n. 104).
var. nov. cymosum Rob. Keller —
Caules erecli vel ascendentes, 20 cm. an plus longi; internodia foliis lon-
giora. Inflorescentia laxa, cymosa, ca. 15-flora. Florum peduneuli bracteis
longiores.
Californien : Santa-Cruz. Wie es scheint die typische Form teferer
Standorte.
var. nov. ramigerum R. Keller —
Caules + humiles, 7-15 cm. longi. Ramuli fere ab ima basi provenien-
tes, apice cymis plerumque trifloris an floribus solitariis. Flores parvi,
diametro ca. 5 mm.
Californien (Parish). Oregon (Hall).
var. nov. pumilum Rob. Keller —
Caules pumili, ca 3-6 em. longi, simplices, apice uniflori an cyma tri-
flora. Folia sæpe obovato-cuneata.
Californien (Parish), Oregon (Lyall), Nevada (Baker) 2000-2600 m.
var. pumilum ist eine Standortsform der höchsten Verbreitungsgebiete
der Art.
var. nov. calicifolium Rob. Keller —
Caules erecti. Folia internodiaque ab ima basi ad apicem peraccrescen-
tia, maxima ca. 10 mm. lata et 15 mm. longa, ovata. Inflorescentia con-
ferta, bracteæ im& inflorescentiam superantes, late ovatæ. Flores diame-
tro ca. 10 mm., breviter pedunculati. Calicis lacinie late oval, foliis
mediocribus subæquantes.
Californien.
Hypericum collinum Schlechtendahl et Chamisso —
var. nov. Schmitzii Rob. Keller —
Flores magni, diametro 25 mm. an pauco plus. Stamina 50 an plus.
Capsula magna, minimo 8 mm. longa, stylis quadruplo longiora. Semina
apiculala.
Mexico : Portrero pasado la Piedat (Schmitz).
Von der typischen Form weicht die vorliegende Varietät durch die
auffallende Entwickelung der Blütenblätter ab.
H. Lalandii Choisy —
Es ändert ab in Bezug auf Grösse und Form der Laubblätter, Grösse
und Form der Früchte. Neben unverzweigien kommen auch, wenn
schon selten, Spezimen vor, die vonder Mitte an verzweigt sind. Die typi-
sche Form, zu der auch die indischen als A. fœtidum Hooker und Thomp-
son bezeichneten Spezimen gehören, haben unverzweigte Stengel, Blät-
ter mittlerer Grösse, die grösseren bis. À cm. lang und 1-2 mm. breit,
Blüten mittlerer Grösse (Durchmesser ca. 1,5 cm.), ovale Kapseln.
var. nov. lanceolatum Rob. Keller —
Caules simplices. Folia ab ima ad inflorescentiam accrescentia, infe-
riora lanceolato-ovata, aculiuscula vel subobtusa, minute pellucido-punc-
tata, superiora lineari-lanceolala, acuta, usque ad 25 mm. longa, punctis
pellucidis majoribus. Capsula usque ad 10 mm. longa, sepalis longior.
Natal (Guenizius, Gerrarde).
A CONTES Pet Ar Er
188 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (14)
var. nov. madagascariense Rob. Keller —
Caules erecti vel ascendentes, nigro-punctati. Folia ovata, superiora
oblongo-elliptica, majora ca. 20 mm. longa el 5 mm. lata, obtusa, nervo
medio prominente, margine revoluta, copiose pellucido-punctata, disperse
nigro-punctata, Flores diametro ca. 20 mm. Calicis laciniæ lanceolatæ,
acutiusculæ. Capsula sepalis subduplo longior, ca. 1 cm. longa.
Gentralmadagaskar (Hildebrandt).
Hypericum brevistylum Choisy —
var. nov. mexicanum Rob. Keller —
Caules 4-7 cm. longi, erecti vel ascendenles. Folia late obovato-lanceo-
lata, speciminum minorum lanceolata, acula. Sepala inæqualia, lanceolata,
acuta, majora petalis longiora. Styli liberi, ovarii dimidio longitudine.
Ovarium late ellipticum.
Mexico : Serrania de Ajusco, ca. 3000 m. (Pringle, n. 6440).
H. brevistylum Choisy ist aufs engste mit H. canadenseL. verwandt. Bei
der grossen Variabilität dieser letzteren Art ist selbst nicht ausgeschlos-
sen, dass es in dessen Formenkreis zu ziehen ist.
H. melanostictum Rob. Keller sp. nov. —
Herba perennis. Caules simplices an a basi ramosi. Ramj quadranguli,
copiose nigropunctati. Folia partim adpressa, ab ima ad mediam partem
accrescenlia, inferiora ovala, oblusa 2 cm. longa et 0,5 cm. lata, superiora
lineari-lanceolata, ca. 2 t/2 cm. longa et 0,2 cm. lata, omnia obsolete pel-
lucidopunctata, copiose nigropunctata. Inflorescentia multiflora, cymis.
abortu racemosis composila. Flores diametro ca. 2'/2 cm., pedicellati,
pedicelli bracteis lineari-lanceolatis subæquilongi. Calicis laciniæ inæqua-
les, latiores ovatæ, angustiores ovatolanceolatæ, acutæ, nervo medio pro-
minente carinatæ, pellucido-punctatæ striatæque. Stamina haud nume-
rosa (ca. 20). Styli 3, capsula dimidio breviores, stigmatibus subcapitatis.
Capsula calyce subæquilonga, usque ad 9 mm. longa.
Mexico (Allaman).
Diese Art nähert sich dem zentralamerikanischen A. paniculatum Kth.
H. canadense L. —
Eine habituell sehr veränderliche Art, die von Kunth in verschiedene
Arten gespalten wurde, die indessen durch Uebergänge mit einander ver-
bunden sind.
Folgende Formen lassen sich unterscheiden :
var. minimum Choisy in DC. Prodromus —
Caules minimi, 3-10 cm. alti, plerumque dense cæspitosi; folia oblonga,
obtusa; flores solitarii an in cymis terminalibus paucifloris (3-5).
Wisconsin, Bolivia (Pl. bol. aM. Bang lectæ 810 sub nomine A. thesü-
folium H. B.Kih. ; Fiebig n. 3182, 3200 m. Peru (Weberbauer n. 491).
var. majus Gray in Manuel 95 —
Caules erecti, elongati, 40-60 cm. alti. Folia magna (4-5 cm. longa,
ca. 1 cm. lata), lanceolata, acuta.
Lake Superior, New-York.
Columbia (Lehmann, n. 3602, n. 5790).
H. tarquense. (Kunth. Nov. Gen. et spec. V, 149 (valle de Tarqui,
(15) R. KELLER, GENUS HYPERICUM, 189
Bonpland n. 3285), das schon Weddel in der Chloris Andina zu H. cana-
dense zieht, steht ungefähr in der Mitte zwischen dieser Abänderung und
dem Typus der Art, den Formen mittlerer Länge mit linealischen oder
linealisch-lanzettlichen, die Internodien meist überragenden Blättern —
Verhältnis von Breite zur Länge 1 : 6-8, mittlere Länge der Blätter ca.
2 cm., Breite 0,25 cm., — die über das ganze Verbreitungsgebiet vor-
kommt. H. tarquense Kih. ist im übrigen eine ausdauernde Modification,
ausgezeichnet durch eine besonders reiche Entfaltung des Blütenstandes.
Durch das öflere Auftreten von 4-u. 5-zähligen Gynæceen wird die Ver-
wandtschaft zu H. uliginosum (welches Weddel ebenfalls dem Formen-
kreise des H. canadense einverleibt hat) angedeutet.
H. multiflorum H. B. Kth. nimmt bezüglich der Blattgrösse und -gestalt
eine ähnliche Mittelstellung ein. Von AH. tarquense weicht es ausser durch
die stets dreizähligen Gynæceen durch die geringere Zahl der Staubblät-
ter ab, ein Merkmal, das indessen bei der grossen Veränderlichkeit der
Zahl der Staubblätter verschiedener Blüten einer Pflanze nicht einmal
zur Trennung von Formen geeignet ist.
H. moranense H.B.Kth. ist eine perennierende Modifikation des Typus,
H. pauciflorum H. B. Kth. von ihm wesentlich nur durch die schwache
Verzweigung abweichend.
var. cardiophyllum Rob. Keller —
Internodia foliis multo longiora. Folia late ovala, ca. 1 cm. longa,
0,6-0,7 cm. lata, cordata, obtusa.
Illinois.
var. oviforme Rob. Keller —
Folia obovala, basin versus subcuneata, ca. 12 mm. longa, 3 ‘/2 mm.
lata.
Pensylvanien.
Hypericum bolivianum Rob. Keller sp. nov. —
Herba annua, glabra. Caules erecti, ca 25 cm. alti, supra medium
ramosi, tetragoni. Folia caulina obovato-lanceolata, acutiuseula, basin ver-
sus subcuneata, ab ima ad medium accrescentia, superiora internodiis lon-
giora, majora ca 21/2 cm.] onga,0,6 cm. lata, plana, (inferiora obsolete) pel-
lueido-punctata, ramulorum folia lineari-lanceolata. Inflorescentia laxa,
eymis trifloris composita (ca 15-20 fl.) Flores diametro ca 10 mm., pedi-
cellati. Calicis laciniæ lanceolatæ, acutæ, petalis subæquilongæ. Stamina
ca 40. Styli 5. Ovarium ovatum, stylis subduplo longius. Capsula ovata,
sepalis paulo brevior, siylis duplo triplove longior. Semina utraque parte
apiculata, minute obsoleteque foveolato-punctata, ca 70-100.
Bolivia : Coripati (M. Bang n. 2107).
Die Pflanze ist mit H. brasiliense Choisy nahe verwandt. Bei der
grossen Variabilität dieser Art ist selbst nicht ausgeschlossen, dass auf
Grund eines noch umfangreicheren Materiales, als wie es mir zur Ein-
sicht stand, A. bolivianum als var. dem H. brasiliense eingefügt werden
muss.
H. uliginosum Kunth —
Kunth gibt in seiner Diagnose an « floribus subtetragynis », in der
Beschreibung sagter: « Styli tres, sæpius quatuor... Capsula tri- aut tetra-
. gona, tri-aut quadrisulcala,... tres aut quatuor valvis».
Als Regel dürfen wir jedenfalls die trigynen Blüten ansehe. An dem
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 3, 29 février 1908. 14
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (25e SÉR.). 1908 (16)
reichen Material von Oersted sah ich unter sehr vielen Blüten nur eine
tetragyne, ebenso an den zahlreichen Spezimen von Liebmann. Aber es
gibt in der Tat Exemplare, in denen die meisten Blüten tetragyn,
andere, an denen selbst pentagyne Blüten keine Seltenheit sind. So sah
ich an einem Spezimen, das Dr. Karsten in Columbien sammelte 3, 4 u.
5-zählige (vorherrschend 4 zählige) Karpelle. Sind diese Erscheinung
zweifellos als regressive Mutationen aufzufassen, so Kommt die Dupli-
kation des Gynæceums in jenem venezuelanischen Individuum zum
Ausdruck, das 6 Kaspelle zu einem einfächerigen Fruchiknoten vereinigt
zeigte.
Habituell sind die hierher gehörigen Individuen oft sehr von einander
abweichend. Meist sind die Stengel anfrecht oder aufsteigend, reich
verzweigt, selten niederliegend oder einfach, der Blütenstand meist
blütenreich, locker, selten armblütig, gedrungen. Die Blätter sind bald
kurz, bald lang, bald in den Achseln mit dicht beblätterten Kurztrieben,
bald ohne diese. Da auch die Internodien von sehr ungleicher Länge sind,
erscheint die Achse bald sehr dicht, bald wieder recht locker beblättert.
Ebenso sind Unterschiede bemerkbar in der Menge der die Fruchtklappen
und die Achsen bekleidenden Drüsenbläschen.
Folgendes sind die wichtigsten Abänderungen:
var. pratense (Schlechtend. u. Cham.) Rob. Keller —
H. pratense Schlechtendahl ét Chamisso in Limæa V, 218 (1830). —
H.uliginosum Kunth var. nigropunctatum Rob. Keller in Bull. de l’Her-
bier Boissier VI, 264 (1898).
Caules pauce an haud vesiculoso-glandulosi, sed plerumque, præsertim
versus apicem angulis nigro-punctatis striatisque, tetragoni, angulis suba-
latis. Folia linearia, sæpe nigro-punctata, apice attenuata, submucronulata.
Bracteæ et calicis laciniæ punclis striisque nigris pellucidisque. Capsula
anguste ovoidea.
Mexiko : (Schiede u. Deppe n. 450; Aschenborn, Heller n. 254,
ca 2700 m.; Kerber n. 99; Botteri n. 875; Galeotti n. 4185; Galeotti
n. 4192: Berlandier n. 1034; Schmitz n. 499; Lehmann; Pringle n. 8343,
ca 1300 m.).
Die im Habitus vorallem durch die Längenverhällnisse der Blätter zu den
Internodien stark abweichenden Specimina — neben solchen, bei denen
die Interfolien kürzer oder so lang wie die Blätter sind, treffen wir
andere, bei denen die Internodien bis 5 mal länger sind als dıe Laub-
blatter — stimmen in der starken, zum Teil flügelartigen Ausbildung
der Kanten mit einander überein. Das Gynæceum ist in allen von mir
beobachteten Individuen trigyn.
var. Warmingii Rob. Keller in Bull. Herbier Boissier VI. 265 (1898) —
Caules ascendentes vel erecti, simplices, quadrangıli, angulis acute pro-
minentibus, ergo subalati, nigro-punclali striatique, internodiis brevibus.
Folia late lanceolata, semiamplexicaulia, acutiuscula, versus mediam
partem accrescentia, apicem versus decrescentia, internodiis 2-4-plo
longiora, margine revoluta, dense pellucido nigroque punctata. Slyli 3-5.
Capsula calyce duplo longior, ovala, unilocularis, 3-5 valvis, hine inde
glandulis vesiculosis.
Venezuela : Caracas (Warming n. 538, n. 1000).
var. nov. læve Rob. Keller
Caules capsularumque valvi haud vesiculoso-glandulosi, caules qua-
(17) R. KELLER. GENUS HYPERICUM. 191
dranpuli, haud subalati. Folia ovato lanceolata. Syn 3, rare 4
Venezuela : Caracas (Moritz. n. 139).
var. nov. scabriusculum Rob. Keller —
Caules glandulis vesiculosis numerosis scabriusculi. Anguli ramulorum
subalati. Folia angustissima. Styli 3.
Peru (Pavon).
var. nov. prostratum Rob. Keller —
Caules floriferi e rhizomate lignoso prostrati vel ascendenles, usque
ad 15 cm. longi, ramosi, tetragoni, laxiuscule foliosi, steriles breviores,
dense foliosi. Folia linearia obtusa.
Chile.
Var. nov. erectum Rob. Keller —
Caules erecti tenues; folia lanceolata.
Costarica (Tonduz).
30. November 1907.
NACHSCHRIFT
Léveillé hat sich in zwei Arbeiten: « Les Hypericum du Japon» im Bull.
soc. bot. de France (1906) 496 und «Les Hypericum de la Chine», L. c.
(1907) 587 — mit den ostasiatischen Hyperica befasst. In beiden Arbeiten
gibt er nicht nur einen Bestimmungsschlüssel, sondern auch kurze Diag-
nosen neuer Arten. Da leider weder aus diesen, noch aus den Schlüsseln
die Zugehörigkeit zu den üblich unterschiedenen Sektionen (Verg. R.
Keller, Hypericum in Engler und Prantl, natürl. Pflanzenfam. III. 6, 208)
zu erkennen ist und in den Diagnosen die die Sektionen oft in so ein-
facher Weise kennzeichnenden Merkmale, wie z. B. Verwachsungsgrad
der Staubblätter, Hinfälligkeitoder Ausdauer der Kronen- oder Staubblätter _
nicht berücksichtigt sind, ist mir die Einfügung der eventuell zur Sect.
Brathys gehörigen neuen Arten erst möglich, wenn ich die betreflenden
Arten gelegentlich zur Revision erhalte. Unter den neuen Arlen ist eine
H. Domini Léveillé eine 2griffelige und dadurch so auffällig von dem
typischen Verhalten der Hypericaarten verschieden, dass sie vielleicht als
eine teratologische Mutation aufzufassen ist.
16. Februar 1908.
+4
192
Weitere Beiträge zur Kenntnis
DER
Gattung BERBERIS (Euberberis)
VON
Camillo Karl SCHNEIDER.
In Band V dieser Zeitschrift habe ich die Vorarbeiten für eine Mono-
graphie der Galtung Berberis (Euberberis) veröffentlicht. Es war mir
damals noch nicht möglich gewesen, die im Herb. Kew und Herb. Paris
liegenden so überausreichen Materialien zu benutzen. Inzwischen aber
hatte ich Gelegenheit im April-Juni 1906 diese beiden Orte zu besuchen
und somit meine früheren Beobachtungen wesentlich zu ergänzen. Da
nun aber der Abschluss der von mir geplanten Monographie, in erster
Linie aus den unten angeführten Gründen, noch in einiger Ferne liegt,
so will und kann ich heute nur Ergänzungen und Berichtungen zu dem
früher Gesagten geben. Dabei möchte ich vor allem die chinesischen
Arten etwas eingehender behandeln.
Ehe ich aber auf mein Thema eingehe, sehe ich mich veranlasst allen
denen, die meine neuen Studien förderten, meinen allerverbindlichsten
Dank abzustatlen. Vor allem der Hohen K.K. Akademie der Wissen-
schaften zu Wien, welche mir einen Beitrag von 600 Kronen zur Fort-
setzung meiner monographischen Arbeit, bezw. zur Untersuchung des
Materials in Kew und London, sowie Paris bewilligte. Ich darf wohl
gleichzeitig auch den Herren Prof. Dr. R v. Wettstein und Hofrat Prof.
J. Wiesner in Wien für ihre liebenswürdige Befürwortung meines
Gesuches aufrichtig danken.
Nicht minderen Dank bin ich schuldig den Herren Direktoren und
Assistenten der Institute in London-Kew und Paris, in erster Linie in
Kew den Herren Leut.-Col. Dr. Prain, W.B. Hemsley, Dr. Stapf,
in London (British Museum) Dr. Rendle, Baker, und in Paris Prof.
Lecomie, Gagnepain und Finet. Wertvolle Ratschläge verdanke
ich ferner den Herren Drummond und Brandis (Kew) und Prof.
Bois (Paris).
(2) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 193
Ich will nun zunächst einige Bemerkungen allgemeiner Natur voraus-
schicken, um vor allem von neuem die Schwierigkeiten zu beleuchten,
die sich einer scharfen Umgrenzung vieler Arten und namentlich einer
Gliederung in bestimmte Sektionen entgegenstellen.
Alle Merkmale die man zur Kennzeichnung und Unterscheidung her-
ausziehen kann, erweisen sich, sowie man reicheres Material zur Verfü-
gung hat, als schwankend. Hinsichtlich der Zweig-, Dorn- und Blattmerk-
male ist das leicht erklärlich, da sie durch den jeweiligen Standort
unendlich beeinflusst werden können. Ihre Färbung, Form, Textur,
Grösse usw. wechselt oft ungeheuer, zumal wenn die Art, wie elwa
unsere Berberis vulgaris auf so verschiedenartigen Standorten vorkommt.
Leider geben die Angaben der Sammler meist gar keine Anhaltspunkte
unter welchen Verhältnissen die betreffende Form gefunden wurde.
Es ist dies um so mehr zu bedauern, als einzelne Arten wiederum sehr
eng lokalisiert scheinen und lediglich in ganz bestimmten, klimatisch
wie geologisch ausgezeichneten Lagen auftreten. Wäre man in der
Lage, alle diese Momente recht berücksichtigen zu können, so
würden sich gewiss bestimmte Formengruppen schärfer herausarbeiten
lassen.
Die eben angedeuteie Variabilität der vegetativen Organe erstreckt sich
auch auf die reproduktiven. Da ist es gerade der Blütenstand selbst,
dessen Ausbildung bei derselben Art enorm variiren kann. Wir finden
Einzelblüten oder mehrblütige Scheindolden und selbst deutliche Trau-
ben bei derselben Art, bezw. sehr nahe verwandten Artengruppen und
selbst Uebergänge in cymöse Inflorescenzen treten dabei auf, so dass eine
genaue Angabe über den Blütenstandcharakter mancher Arten schwer
fällt. Jedenfalls bedürfen die Berberis-Inflorescenzen noch einer sehr
eingehenden Untersuchung, die sich möglichst auf alle Arten ertreckt
und das was Eichler, Tischler und andere bisher geboten haben,
wesentlich ergänzt.
Ob und in wieweit sich die Perianthmerkmale zur Abgrenzung nahe
stehender Arten verwenden lassen, ist an trockenem Material schwer
zu sehen. Wie ich schon früher betonte, müsste man dazu lebende
Exemplare vor sich haben, die allein über Farbe, Haltung etc. der Kelch-
und Kronenblätier richtige Aufschlüsse geben würden. Auch die Staub-
gefässe sind nur selten für die Unterscheidung genetisch eng verbun-
dener Species zu verwerten. Wichtigerscheint das Gynoeceum, insofern ob
ein deutlicher Griffel ausgebildet wird oder mangelt. Viel Wert habe ich
bisher auf die Zahl der Ovula gelegt. sowie darauf, ob diese ohne oder
mit langem Funiculus versehen, d. h. + sitzend oder gestielt sind. Die
in Folgenden bei einzelnen Sectionen gemachten Angaben werden aller-
dings lehren, dass auch diese Verhältnisse wenigstens bei grössern Arten
zu schwanken scheinen.
Hinsichtlich der Früchte gilt das Gleiche, wie bei den Blüten. Auch
hier zeigen uns allein die lebenden Exemplare genau die Form und die
vielleicht sehr wichtige Färbungsnüance. Immerhin glaube ich nach
meinen Beobachtungen bei B. vulgaris, dass die Farbe sowohl von den
Verhältnissen des Standortes als auch von der Witterung beeinflusst
wird.
Ich gehe nun auf die einzelnen Arten ein, soweit sie zu einer Bemer-
kung Anlass bieten und gruppiere alles in wesentlichen wie in meinem
Aufsatz in Mitt. d. deutsch. dendrol. Ges. 1905. p. 111 ff.
FRE RER er
19% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me Sék.). 1908 (3}
Il. Gruppe : Septentrionales.
SECT. À ANGULOSE s. str.
Ich beschränke jetzt diese Sektion auf die Gruppe der Euangulose,
Bull. Hb, Boiss. 1905, p. 340, die subsect. Pruinosæ, 1. c. 342, ziehe ich
ein, da B. Jeschkeana und virescens wohl am besten den Sinenses ein-
gereiht werden und B. pruinosa zu den Wallichiane gestellt werden
kann.
1. Berberis dictyophylla Franchet.
Ich sah inKew und Paris, wo das Original liegt, ausserdem einige Exem-
plare, die entweder, wie Wilson’s Nr. 3146 aus W. China (Gebirgs-
schlucht 13500’), zum Typ gehören dürften oder wenigstens sehr nahe-
stehende Formen darstellen.
So weichen ab durch etwas kleinere Blüten und Blätter, welch’ letzte
obendrein unterseits meist grünlicher, also nicht so deutlich bereift
sind,
a. lg. Soulié, Nr. 846 et 936, O.-Thibet, principalité du Kiala, (Tatsien-
lou) Tongolo, Bords des haies.
b. ders., Nr. 939, 23 April, Coteaux calcaires.
c. lg. Prince H. d’Orleans, Thibet, entre Lhassa et Batang.
Es bleibt aber fraglich, ob es sich um eine distincte Varietät handelt.
Sie ähnelt brevipes (siehe unten), hat aber beiderseits deutlich fein netz-
nervige Blätter, wie der Typ, dessen ganzrandige spitzer und dessen ge-
zähnte breitovallänglich sind. Sie messen bis c. 15:6 mm. Auch die
Blüten sind etwas grösser als bei brevipes.
Mehr weicht ab Wilson’s Nr. 3145, deren Früchle einen kurzen Griffel
zeigen und deren Blüten länger gestielt sind. Jedenfalls bedarf dieses
Exemplar einer weiteren Untersuchung.
2. Berberis brevipes C.K. Schn., spec. nov., Typ in Herb. Paris.
B. angulosa Wall. var. brevipes Franch., Plant., Delav. 39. (1889).
Diese Art schliesst sich eng an dictyophylla an, zumal an die oben
zitierten Souli6’schen Exemplare, von angulosa ist sie total verschieden.
Die von mir in Paris gesehenen Originale entsprechen Franchet’s
Beschreibung gut. Diese wäre nur dahin zu ergänzen, dass die jungen
Zweige sehr kantig (fast flügelig) gestreift sind und die Blätter zwischen
7 : 2 und 20: 4 mm. messen, ich sah nur ganzrandige. Die Unterseite
ist wenig bereift und nur schwach papillös. Die Blüten zeigen keine
Besonderheiten und die Zahl der fast sitzenden Samenknospen belief
sich an den untersuchten Blüten stets auf 2. Die eielliptischen Früchte
sind griffellos. Jedenfalls ist die Art durch die schmalen kleinen Blättchen
und die kleinen Blüten, deren Durchmesser ca. 5 mm. (nicht wie Franchet
sagt « vix 10 mill. ») beträgt, gut gekennzeichnet.
(4) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 195
3. Berberis diaphana Maxim.
Zu dieser Art gehören Exemplare die A. Rehder kürzlich in Sargent
Trees and Shrubs II. (1907) p. 19, tab. C IX. beschrieben und abgebildet
hat. Ob sie die ganz typische Form darstellen, weiss ich noch nicht. Ich
hatte sie 1905 zu B. yunnanensis gestellt, zu einer Zeit als ich weder
von diaphana noch yunnanensis die Orginale gesehen hatte. Inzwischen
konnte ich diese vergleichen und bin geneigt, nicht nur Rehder’s Auf-
fassung zuzustimmen, sondern auch yunnanensis für Kaum mehr als
eine Varietät der diaphna zu halten. Allein das Material aus Yunnan lässt
Varietätsneigungen der Form nicht genügend erkennen. Die Blätter der
Originale in Paris sind nicht immer ungezähnt und in den Blütenständen
verwischen sich die Unterschiede, indem bei diaphana auch bis 5 blütige
Büscheltrauben auftreien.
4. Berberis yunnanensis Franchet.
Man vergleiche zu dieser Art das oben bei diaphana Gesagte.
Seer. 2. ULICINÆ.
La. Berberis Kaschgarica Rupr.
Maximowicz hatle mit Fragezeichen einige von Potanin in Kansu
(in mont. ad fl. Hoangho) gesammelte sterile Exemplare zu dieser Art
gezogen. Ich habe diese inzwischen gesehen und kann nur sagen, dass
es sich um 2 kleine blattlose Dorntriebe handelt deren Zugehörigkeit zu
einer bestimmten Art anzugeben ganz unmöglich ist. B. kaschgarica
fehlt meines Erachtens in China ganz !
Sect. 3. WALLICHIANÆ.
Ich habe bei dieser Section, in Bull. Hb. B. 1905, p. 400 ff. 4 Subsec-
tionen unterschieden, wobei ich vor allem auf die Zahl und Stielung der
Ovula Gewicht legte. Indessen fand ich einige sonst ganz typische B.
Wallichiana die nur ein sitzendes Ovulum, oder 2 Ovula besassen, von
denen nur 1 + gestielt war. Jedenfalls sind die Grenzlinien zwischen
den Euwallichiane und Sanguineæ verwischt. Die Insignes könnte man
vielleicht aufrecht halten mit Ausscheidung von acuminata, welche Art
besser zu den Euwallichianæ-Sanguineæ kommt. Aber da die Blätter
der B. insignes nicht immer das abnorme I. c. 1905 p. 37 geschilderte
Verhalten zeigen, so bliebe gegen die Barandenæ kein ganz durchgrei-
fender Unterschied. Ich werde heute auf eine Gliederung der unten
erwähnten Arten in Subsektionen ganz verzichten und reihe nur, wie
schon oben gesagt, B. pruinosa hier ein. Ausserdem die zwei folgenden
durch die (drüsige ?) eigenarlige Behaarung der Zweige ausgezeichneten
Arten, die vielleicht eine besondere Gruppe repräsentieren.
5. Berberis verruculosa Hemsl. et Wils., in Kew Bullet.
1906, p. 151.
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.), 1908 (5)
Eine durch die wie mit feinen (ob drüsigen?) Haarknötchen bedeckten
Zweige und die immergrünen Blätter gut gekennzeichnete Art, die die
Autoren mit Recht neben pruinosa stellen. Die Diagnose sei noch durch
die Hinweise ergänzt, dass die Blätter weder Hypoderm noch Papillen
besitzen. Die Zahl der fast sitzenden Samenknospen betrug in den unter-
suchten Blüten 3.
Ausserdem sah ich folgende Exemplare, die hierher gehören:
lg. us Nr. 176 et 698, O.-Tibet, Tatsienlu (Kiala) ; Bois, haies 22.
INES!
6. Berberis Gagnepaini' C.K. Schn., sp. nov. Typ Herb. Paris,
Hamburg etc.
Frutex 1,20-1,80 m. alta [teste Wilson], habitu B. levis ; ramuli flavo-
cinerei, rotundati, fere ut in B. verruculosa pustulato-pilosi (an pilis
glandulosis obtecli ?), leviler angulata, vetustiores cinerascentes, glabri ;
spinæ normales 3 fidæ, flavescentes, subtus planæ, medicocres ad 2,5 cm.
longæ ; folia 2-3 fasciculata, lanceolata utrinque acuta, 2,5—4(—4,5) cm.
longa et 0.8—1,2(—1)cm. lata, toto margine satis anguste spinoluso-den-
tata (spinulis ad apicem approximatis), supra viridia subtus læte-viridia
epapillosa, nervis vix visibilibus, hypodermate haud instructa; petiola
brevia, 2—4 cm longa; flores 35 fasciculati, flavi, satis (c. 12 mm.
in diam.) magni, pedicelli 1—2 cm longi, glabri; ovula 4, sessilia; fructus
non vidi.
W.-China: lg. Wilson Nr. 3148, cliffs, 10000’. VIT. 03.
Die untersuchten Blüten waren nicht gut erhalten, so dass die Form
der Petalen und Sepalen nicht angegeben werden konnte. Ein Griffel
scheint ganz zu fehlen. In den (allerdings viel weniger auffällig) pustel-
haarigen Zweigen und in der Ovulazahl schliesst sich diese Art an verru-
culosa an. Habituell steht sie der levis-Gruppe sehr nahe, besitzt aber
kein Hypoderm. Von Griffithiana weicht sie auch durch die nicht kan-
tigen Zweige ab.
1. Berberis pruinosa Franchet.
Hiervon sah ich im Herb. Paris noch Ig. Bodinier et Duni
Nr. 121. China: Yunnan, Nov. 1896 (fructus) und 8 März 1897 (flores).
8. Berberis candidula C. K. Schn. (1905).
Die Samen wurden von Farges in W.-China gesammelt. Früchte sah
ich noch nicht. Steht der typischen Hookeri sehr nahe, aber viel kleiner
in allem und Blütenstände nur A blütig.
9. Berberis Hookeri Lem.
Diese Art wurde von Lemaire 1859 in Ill. Hortic. VI. t. 207 abge-
bildet und beschrieben. Ich identifizierte damit zunächst Exemplare,
deren Blattunterseiten nicht so bläulich bereift waren, wie Lemaire es
abbildet. In Kew fand ich nun kultivierte Exemplare, die dieser Abbil-
dung ganz entsprechen. Die Früchte sind sehr gross und messen bis
15:3—9 mm. Ich nenne diese Form jetzt
! Ich widme diese Art Herrn F. Gagnepain, Paris, den ich für Unter-
stützung bei meinen Studien sehr zu Dank verpflichtet bin.
(6) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS), 197
Var. typica: foliis subtus distincte albo-coeruleis (sed tantum pruino-
nis nec papillosis.
Spontan mir nicht sicher bekannt, aber vielleicht hierher :
m: lg. Clarke Nr. 25561 (Ort unleserlich), 11500’. 24. Nov.
Was ich früher als Hookeri führte wird jetzt
Var. viridis C. K. Schn. nov. var., Typ in Herb. Kew.
B. Wallichiana var. latifolia Hk. f. et Th. ex p.
Differt: foliis subtus vix pallidis virescentibus (fructibus minoribus ?)
Sikkim: leg. Hooker, Lachen valley Juni 1849, small bush.
Bhutan: Ig. Griffith Nr. 1740.
Ferner wohl auch :
O.-Himalaya: Herb. Clarke, lg. Pantling Nr. 4641. Mai 1885
[Herb. Brit. Mus. |
Assam: lg. Watt Nr. 7206, Manipur 7000’, April 1882.
Upper Burma: Jg. Buchanan Nr. 165, Ruby Mine Distrikt [Herb.
Kew.
Dgl.: Ig. Watt Nr. 6533, Shingpho 8000”.
Fraglich bleiben:
W.-China:lg. Delavay: Yunnan: Mænshan, 2500 m., 22. Oct. 1889.
Dgl.: ders.: ebenda: bois de Houang li pin au-dessus de Tapintze
1800 m., 21. März 1887.
Dgl.: ders.: ebenda: Mt. Che tcho tze 12. März 1883.
Dgl.: ders.: Fang yang tchong 14. Oct. 1887.
Sonst finde ich keine Unterschiede, das Nervennetz tritt unterseits
mehr hervor und die Zahl der Ovula wechselt bei Hookeri zwischen 3—8.
Von der habituell sehr ähnlichen B. barandana weicht Hookeri ab
durch das Fehlen des Blatthypoderms und des Griffels, ferner von der
ebenfalls sehr ähnlichen Griffithiana durch meist grössere reicher
gezähnte Blätter, Fehlen des Hypoderms und zahlreichere Ovula. Auch
Blüten und Früchte bei Hookeri grösser.
10. Berberis acuminata Franchet.
Zu dieser schönen grossblätterigen habituell an insignis gemahnenden
Art, die sich aber durch Fehlen des Hypoderms und 2—3 Ovula zwischen
Hookeri und den Wallichiana-Kreis stellt gehören auch:
lg. Henry Nr. 13267, Yunnan 5000’, shrub 6’,
lg. Wilson Nr. 1138, W. Hupeh. Juni 1900.
11. Berberis arguta C. K. Schn., nov. spec., Typ Herb. Mus. Paris.
B. Wallichiana DC. var. arguta Franch., Plant. Delav. 38 (1889).
Frutex ad À metralis habitu B. acuminatæ ; ramuli vetusliores cine-
rascentes rotundali, glabri; spinæ 3-fidæ, ad 2 cm. longæ; folia late-
lanceolata acuta, usque ad 8 cm longa et 20 mm. lata, utrinque viridia et
distincte reliculala, margine anguste et inæqualiter ciliato-denticulata
dentibus 1-1,5 mm. longis; inflorescentiæ fasciculatæ, ad 10-15 floræ,
floribus?; fructus immaturi pedicellis 42-15 mm. longis instrucli, apice
stylo brevissimo (vel nullo 2) coronati; ovula 2, sessilia.
lg. Delavay, Nr. 2354, Yunnan, in monte Tsang-chan et in silvis
montis Tschen-fong-chan ad Ta kouan; 4. Mai 1882.
Von acuminata hauptsächlich durch die ganz abweichende feineZähnung
198 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (7)
der Blätter sofort zu unterscheiden, wie auch durch das deutliche Nerven-
netz. Gewisse Wallichiana-Formen stehen nahe, haben aber Hypoderm,
gestielte Ovula, andere Zähnung und Nervatur, welche Merkmale aber
sämtlich in Bezug auf Konstanz noch zu prüfen sind !
Sehr nahe steht arguta infolge der Blattzähne die Form
lg. Henry Nr. 11617a. Yunnan 5000’ shrub 6’ (fructus).
lg. Henry Nr. 10257, Yunnan, Mengtze, woods, 5500’,slender shrub,
L'- 6, reddish fruit (auch in Blüten).
Hier aber die Blätter mit H ypoderm, Blüten nur mit 1 + sitzenden
Ovulum. Griffel deutlich.
12. Berberis Wallichiana DC.
Hierher gehören sehr zahlreiche Formen, die ich bisher noch nicht
sicher zu umgrenzen weiss, da, wie eben bei Nr. 11 gesagt, alle Merk-
male ungemein variabel scheinen.
Var. atrovirens Hook. et Th.
Hierher von tibetanisch-chinesischen Exemplaren wohl nur:
lg. Soulie Nr. 1597, Tibet or. 6. Januar 198 (in den untersuchten
Blüten fand ich 2 Ovuia, deren 1 + gesiielt war.) Unter Wilson’s
Nr. 535 im Herb. Wien finden sich neben Blüten von Griffithiana (siehe
diese) Fruchtzweige, die am meisten an Wallichiana gemahnen, nur fand
ich die Samen ohne langen Funiculus.
Var. microcarpa Hk. f. et Th.
Ob diese Varielät sich überhaupt aufrecht erhalten lässt, bleibt fraglich.
Sie scheint mit der oben genannten durch zahlreiche Formen verknüpft,
die Inflorescenzen sind bis 18 blütig. Ichsah viele Exsiccaten, diez. T. zur
Griffithiana oder levis gehören könnten, die vor allem dureh die sitzen-
den 1 bis 2 Ovula abweicht. Man vergleiche aber das unten dort und bei
levis Gesagle.
Die Wallichianæ und speziell B. Wallichiana s. str. bedürfen dringend
einer besonderen Bearbeitung, zu welcher aber reicheres Material noch
gehört als ich bis heute sehen konnte
13. Berberis Griffithiana C.K. Schn.
Berb. Wallichiana var. pallida Hk. et Th. ex p.
Soviel ich nach all dem gesehenen Material urteilen kann, lässt sich
diese Species nur schwer als Art von levis scheiden. Jedenfalls beachte
man das unten Gesagte.
Es gehören hierher wohl:
Bhutan: Ig. Griffith Nr. 1741 et 1742.
W.-China; lg. Wilson Nr. 535, Changyang, bush 4-8’, Mai 1900
(tantum ramuli florif).
? Central-China: Ig. Bodinier Nr. 2143, Kweitchou, Kouyyang
(floribus 10-25 fasciculalis).
14. Berhberis levis Franchet (1886).
B. stenophylla Hance (1882) nec Lindley (186%).
B. Soulieana C. K. Schn. (1905).
Ich habe inzwischen sowohl dasOriginal Hance’s als das vonFranchet
gesehen und sehe mich vorläufig ausser Stande die oben genannten
Arten zu (rennen. Ja, ich glaube, dass man levis als Typ nehmen muss
EN
(8) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 199
und dazu, analog wie bei Hookeri die Griffithiana als Varielät mil unter-
seits nicht bereiften.Blättern ziehen kann. B. levis sensu stricto hat unter-
seits bereifte aber nicht papillöse Blätter (die Angabe im Bull. Hb. Boiss.
1905, p. 449 bei Soulieana mit Hypoderm und Papillen, muss lauten
ohne Papillen). Die Blattform und Zähnung, die Reichblütigkeit der
Blütenstände etc., alle diese Merkmale wechseln riesig. Nur scheinen bei
Griffithiana die Zweige konstant viel kantiger zu sein, bei levis sind sie
+ rundlich.
Ich ziehe, z. T. mit allem Vorbehalt, hierher (ausser den 1905 zitierten
Exsiccaten) :
? Upper Burma (?): Shan Hills Ig. Col lett, Nr. 787, 4000’, Mai 1888.
(specim. imperfect. foliis integris).
W.Szetschwan: lg. David, Mupin, April 1869.
W.-Schensi: Ig. Giraldi, und zwar:
Nr. 2218 Kan y shan (Lao y shan), 18. Juni 1899 (fructus),
Nr. 2319 Kan y huo, 10. April 1899 (flor.),
Nr. 2321 Qan tou shan, 5. Mai 1898 (deflor.),
Nr. 63 circa la metà del Mt. Zu lu, 12. Aug. 1894 (fruct.).
15. Berberis sanguinea Franchet (1888).
B. triacanthophora Fedde in Engl. Jahrb. XXX VI. Beibl. 82, p.43. (1905).
Durch hypodermlose schmallineale Blätter und purpurne Zweige von
levis und Griffithiana abweichend.
Hierher noch:
Szetschwan: lg. Henry Nr. 5763 Sa wu shan.
W.-Hupeh: lg. Wilson Nr. 952, [et 951 in Hb. Hamburg] Kienshi,
4-6000’, Juni 1909.
Hupeh: Ig. Henry Nr. 5681 b, Changyang.
Fraglich bleibt:
0.-Szetschwan: Ig. Farges. Nr. 754, tschen keou tin.
Seer. ? (an nova ?).
16. Berberis Potanini Maxim. (1890).
B. sphalera Fedde (1905).
Potanin’s Pflanzen stammen aus Kansu, Fedde beschrieb nach
Giraldi’s Nr. 62 aus N.-Shensi. Ich sah auch Giraldi’s Nr. 61 von Ki
San N.-Schensi, Mai 1895. Es sind dies Blütenzweige, während
Maximowicz und Fedde nur junge Früchte beschrieben. Auf den
ersten Blick hätte ich die Blütenzweige mit den jungen häu-
tigen Blättern nie zu sphalera, bezw. Potanini gestellt, indes fand
sich an einem Kurztrieb noch ein altes Blatt, was ganz denen der anderen
Exemplare gleicht und auch ein Hypoderm besitzt! Diese Art ähnelt nun
habituell sehr der sanguinea, erinnert aber in dem Blattzuschniti am
ehesten an ruscifolia, mit der sie indes sonst nichts zu tun hat.
Da sie durch die scheintraubigen, bezw. büscheltraubigen Inflores-
cenzen gut von allen Wallichianæ abweicht, ebenso den Ulicinz oder
einer anderen Section nicht eingereiht werden kann, so bleibt z. Zt. ihre
Verwandtschaft ganz fraglich. Vielleicht hat sie zu B.lycium Beziehungen.
200 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (9)
Sie besitzt aber nur 2 sitzende Ovula, doch einen deutlichen kurzen
Fruchigriffel.
SECT. 4. TINCTORIE.
17. Berberis floribunda Wall. apud Don, Syst. Gard. I. 115
(1831).
Ich habe im Bull. Hb. Boiss. 1905, p. 451 diese Wallich’sche Art als
Synonym von aristala geführt. Inzwischen sah ich ein Original leg.
Wallich 1818 in Nepal und ganz ähnliches Ig. Strachey and Win-
terbottom Nr. 4, Kumaon, 7700’. Hier sind die Zweige leicht kantig
und die Blütenstände länger, sehr gestreckt, am Grunde etwas zusam-
mengesetzt. Mithin kommt diese Form B. Huegeliana nahe, aber die
Blätter sind wie bei aristata. Es treten nun in diesem Gebiet so viele
recht eng lokalisierte Arten auf, dass es nicht ausgeschlossen ist, dass
floribunda als eine selbständige Art angesehen werden muss.
18. Berberis umbellata Wall. apud Don, Syst. Gard. I. 116
(1831), non C. K. Schn., in Bull. Hb. Boiss. 1905, p. 455.
B. garhwalensis C. K. Sch., 1. c. p. 454.
Aus Mangel an Originalen habe ich früher die wmbellata nicht sicher er-
kennen können und sie unrichtig interpretiert. Nachdem ich nun in Kew
und Paris reicheres Material gesehen habe, muss ich meine garhwalensis
für die echte, so vielfach verkannte wmbellata halten. Die Blütenstände
bilden in der Tat zuweilen gestielte Schemdolden, wobei der nackte
Peduneulus bis 3 cm. lang wird und an seiner Spilze ca. vier bis 17 mm.
lang gestielte Blüten entspringen. Es finden sich aber auch sitzende
Büschel und lockerblütige Scheintrauben, Zweige rotbraun, +- leicht
kanlig, Früchte gross bis 12:7 mm. Vielleicht echt in Kultur !
Ich ziehe hierher noch (z. T. mit Vorbehalt!):
W.-Himalaya: Prov. Marri: Ig. Strachey et Winterbottom Nr.
12391, 10. Nov. 1856.
Gahrwal: Ig. Duthie Nr. 597, 23. Juni 1863 (specim. satis dub.).
Kumaon: Ig. Strachey et Winterbottom Nr. 10, 95007.
Centr. Himalaya: Nepal: Ig. Wallich Nr. 1475 (sed tantum ex p.).
O.-Himalaya: Sikkim Superior: Ig. Pantling (Clarke) Nr.
46441 A, Mai 1885, (an var. distincta?)
19. Berberis Thomsoniana C. K. Schn.
Der vorigen sehr nahe stehend, aber junge Zweige gelbgrau und
behaart.
Hierher noch:
Sikkim: Ig. Hooker: Nr. 39 Tonglo, 10000”.
lg. Clarke: Nr. 27575a Darjeeling, 12. Sept. 1875.
20. Berberis Duthieana C. K. Schn. nom. nov.
B. umbellata C. K. Schn., (1905), non Wall.
Eine eigentümliche, noch zu beobachtende Art, von der ich leider
weiter kein Exemplar sah.
(10) C. K. SCHNEIDER, GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 201
21. Berberis pallens Franchet.
Das Original dieser Art zeigt mir, dass sie den Blütenstandcharakler
nach wahrscheinlich den Tinctoriæ einzurechnen ist. Doch bleiben mir
ihre genetischen Beziehungen noch unklar. Im Nervennetz erinnern die
(nicht immergrünen) unterseits + papillösen Blätter sehr an integerrima
sodass sie vielleicht doch besser zu den Integerrime gezogen wird. Auch
zu den Sinensis wäre man versucht sie in Beziehung zu bringen. Ovula
fand ich 1—2, zuweilen 1 gestieltes. ann Griffel sah ich nicht; die
Früchte sind noch unbekannt.
Nun liegt mir ein Exemplar vor aus
Szechwan: Ig. Faber Nr. 229. Mount Omei, 1000”.
Es ist in den Blättern kaum von pallens zu scheiden, nur fand ich in
dem untersuchten Ovarium 6 Ovula, von denen 2 gestielt waren. Viel-
leicht eine Varietät der pallens oder eine sehr nahe stehende Art.
SEcT. D. HETEROPODE.
Die Angabe im Bull. Hb. Boiss., 1905, p. 457: « styli nulli » muss lauten
« styli brevi vel nulli ».
22. Berberis heteropoda Schrenk.
Aus China mir nicht bekannt geworden. Franchet stellte 1886, in
Bull. S. B. France, p. 386, Delavay’s Nr. 1047 aus Yunnan mit ? hier-
her, 1889, in PI. Delav., p. 35, zieht er die Nr. zu sinensis, ich stelle sie
unten zu Thunbergi.
23. Berberis Tischleri' C. K. Schn., spec. nov., Typ im Herb. =
St. Petersburg.
B. heteropoda oblonga Maxim., in Herb. Petrop. ex. p.
Frutex; Rene juniores ?, vetustiores cinerei, angulato striali; spinæ
3-fidæ, ad 2 ‚> cm. longæ, vel nullæ ; folia papyracea, oblongo- lanceo-
lata, apice obtusa vel subacula, basi i in petiolum brevem contracla, integra
vel eircumeirca spinuloso-brevi-dentata, dentibus utrinque ad 15 + dis-
tantibus, 0,5-2 mm. longis, utrinque viridia et distincte laxe reliculata;
inflorescentiæ ad 8 floræ, fasciculato-racemosæ, + subpendulæ, ad
5 cm. longæ; flores?; fructus immaturi stylis brevibus coronali,
anguste elliplici; ovula 3-4 (1-2 distincte petiolata, 2 sessilia).
Folia 1,2-3 cm. longa, 0,6-1,3 cm. lata; petiola c. 3-5 mm. longa pedi-
celli c. 10-18 mm. (sed infimi ad 23 mm.) longi; fructus immaturi ad 11:
4 mm. (stylo exeluso).
N.-Szeischwan: ad fl. Nereku, leg. Potanin, 26. Juli 1885.
Andere von Maximowicz ebenfalls wie oben bezeichnete Exemplare
Potanins siehe bei dasystachya. Die beschriebene Form ist von B. ob-
longa, wie von B. heteropoda gut geschieden. Die erste hat ganz andere
Infloreszensen und Blätter, sowie keinen deutlichen Fruchtgriffel, die
zweite ganz anderes Laub. Sie erinnert im Laub an B. orthobotr ys, aber
! Herrn Privatdozent Dr. Tischler in Heidelberg gewidmet.
202 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1908 (11)
den Ovula nach dürfte sie am besten zu den Heteropodæ zu stellen sein,
doch müssen die Blüten und reifen Früchte noch zu Rate gezogen werden.
SECT. 6. INTEGERRIMÆ.
2%. Berberis Caroli C. K. Schn.
Vielleicht doch nur schmalblättrige Form der nummularia.
25. Berberis nummularia Bge. var. sinica C. K.Schn., var. nov.,
Orig. in Herb. Paris.
Frutex ad 3 metralis habitu var. fypicæ; ramuli juniores purpuras-
cenies nitentes, vetustiores cinerascentes; spin&® 3-fidæ, ad 1,5 cm.
longæ, satis graciles; folia crasso-papyracea, plerumque obovato-cunei-
formia, vel obovato-rotunda vel obovato-oblonga, integra vel distanter et
brevissime dentata, ceterum ul in var. iypica. sed subtus papillosa; ad
5,5:3,5cm. magna; petiola ad 2cm. longa; inflorescentiæ racemosæ,
ad 8 cm. longæ; flores ut in var. typica sed fructus ad 10:3 mm.
magni, pedicelli 8-10 mm. longi, styli nulli.
Yunnan: lg. Delavay Nr. 77, in monte Hee-chan-men 25. Mai 1883
(flor.), Octob. 1885 et 10. Sept. 1885 (fruct.).
Von Franchet, Plant. Delav. p. 36, wird diese Form als B. integerrima
geführt, sie besitzt aber keine Stomata auf den Blattoberseiten und gleicht
in den Blättern der typischen nummularia, aber diese hat unterseits nicht
papillöse Blätter, kürzere Fruchtstiele und kleinere Früchte. Var. sinica
weicht von allen nummularia-Formen durch längere Fruchtstiele und
grössere Früchte ab.
Seer. 7. SINENSES
erweitert (incl. Subsect. Zynoratæ der Sekt. Vulgares).
26. Berberis Wilsonæ Hemsl., in Kew Bullet. 1906, p. 151.
Gemahnt in den meist fein und dicht behaarten (fast flügelig kantigen)
Zweigen sehr an die beiden folgenden Arten, weicht aber von papillifera
durch kleinere Früchte und Blüten und meist kürzere Blütenstiele, sowie
im Charakter der Inflorescenzen und der Blattnervatur ab. Sie erinnert
sehr an aggregata, aber diese ist schon durch die die sehr kurzen Blüten-
stielchen + überragenden Bracteen gul gekennzeichnet.
Ich sah von Wilson& :
W.-Szechwan: lg. Wilson Nr. 3154, August 1903 und Nr. 3147, Juli
1903.
0.-Szechwan: lg. Farges, Tschen-Kéou-tin.
Yunnan : lg. Ducloux Nr. 283. Yunnan fu. ; dgl. Ig. Bodinier et
Ducloux Nr.4. Yunnansen 17, XI, 1896.
Die Autoren zitieren, 1. c., noch als fraglich Henry ’s Nr. 4675. Doch
dies ist die neue B.brevipaniculata unten.
(12) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 203
27. Berberis aggregata C. K. Schn., Spec. nov., Typ in Herb.
Petersburg.
Frutex habitu ut videtur B. Wilson ; ramuli juniores ?, vetustiores
cinerei, subangulati, brevipilosi; spinæ 3-fidæ, graciles, flavobrunnei, ad
13 mm longi; folia satis parva fasciculata, subcoriacea, obovato-oblonga,
apice rotunda, brevi mucronata, basi in petiolum brevissimum contracta,
utrinque distincte angusteque reticulata subtus pallida et papillosa
margine utrinque dentibus 1—5 distantibus instrucla ; inflorescentiæ
densifloræ (c. 10-12-floræ) racemosæ vel interdum infimo subcymosæ,
tantum 10-16 mm. longæ, erectæ, pilosæ; bracteæ quam pedicelli paullo
longioræ, acutæ; flores parvi, extus rubescentes ?, sepala interiora obo-
vala petalis angustibus apice emarginatis, subacutis paullo majora; stamina
quam petala distincte breviora subapiculata; ovaria staminibus paullo bre-
viora ovulis 2 sessilibus; fructus immaturi c. 5: 3 mm, stylo distincto excluso.
Folia 8-15 mm. longa et 4-5-7 mm. lata; pedicelli 0-2 mm. longi;
bracteæ 1,5-2,5 mm. longæ ; flores c. 5-6 mm. in diam.
_ O.-Kansu : Ig. Potanin, valle fl. Hei ho et Peischiu (?), 19 VI. et 22.
VIL., 1885.
W.-China : Ig. Wilson Nr. 3155, rocks, 6000’, VII, 03.
Wie ich schon oben bei Wilson betonte, ist diese Art durch die fast sit-
zenden Blüten und relativ sehr langen Bracteen gut gekennzeichnet. Die In-
florescenzcharaktere bedürfen noch genauer Untersuchung. Sie gemahnen
z. T. an die von brevipedunculata, die ich zu den Polyanthæ rechne, indes
hat diese Art Kahle Zweige- und Blütenstiele, deutlich zusammengesetzte
Inflorescenzen und Bracteen, die nur halb so lang elwa als die kurzen
Blütenstiele sind.
28. Berberis Fineti C. K. Schn., sp. nov., Typ in Herb. Paris.
B. Thunbergi var. papillifera Franch., Plant. Delav., p. 35, (1889), non
B. papillifera Koehne!, in Gartenflora (1899), p. 21
Eine durch Behaarung der Zweige sich eng an Wilson& anschliessende
“ Art, die von typischer Thunbergi, wie von der nachstehend besprochenen
fraglichen chinesischen Form, auch noch in der derberen (wenn auch
nicht lederigen!) Blatttextur und den kurzgriffligen Früchten abweicht.
Ich gebe folgende kurze Diagnose :
Frutex ut videtur habitu B. Thunbergi; rami juniores?, vetusliores
flavescentes, subangulati, piloso-puberuli; spinæ 1-3 fidæ, ad 2 cm. long&,
graciles, flavobrunnei ; folia parva, satis firma, sed non coriacea, spalhu-
lata ; apice acutiuscula, brevimucronata, integra, subtus pallida, subpapil-
losa (vel papillosa), utrinque laxe reticulata ; inflorescentiæ glabræ, c.
4-6 floræ, racemoso-fasciculatæ; flores mediocres, flavæ (?), sepala inte-
riora petalis obovatis apice emarginatis vix longiora sed paullo latiora ;
slamina quam petala breviora; ovaria ovulis 2 sessilibus, fructus elliptici,
atropurpurei, apice stylo brevissimo coronati.
Folia 10-30 mm. longa et 3-10 mm. lata (basi angustata vel petiolo
1 Erst während des Lesens der Korrektur werde ich auf diese kleine Arbeit
Koehnes aufmerksam. Was er hier als papellöfera bezeichnet hat gar nichts
mit Franchets Art zu tun, sondern stellt eine Form der typischen Thunbergi
ar sich nicht abtrennen lässt, da bei dieser das Auftreten der Papillen
schwankt,
204 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (13)
incluso); inflorescentiæ fructiferæ interdum fere ad 3 cm. longæ ; pedi-
celli 3-4-12 mm. longi ; fructus ad 8 : 4,5 mm. magni (excl. stylus).
Hierher:
Yunnan: Ig. Delavay Nr. 827 et 1087 (non 1047 ut apud Franchet) in
monte Hee-chan-men (flor. et fruct.).
Ebenda; ders. Fang yang ischang, supra Mosogyn (fruct.).
Nun fand ich noch auf einem Spannblatt von Thuünbergi var. glabra
Franch. (flor.) ein Zweigstück mit Früchten, die sehr der Fineti gleichen,
aber die Blütenstände sind behaart ? Ob neue Var.? Franchet erwähnt
diese Früchte nicht.
29. Berberis elegans C. K. Schn.
Diese Art weicht von der Vorhergehenden durch die sehr zierlichen
linealspateligen Blätter und die kahlen Zweige gut ab. Ihr gleichen
ausserordentlich sterile Exemplare, die ich aus dem Jardin des plantes als
Berberis spec. R. P. Aubert Nr. 2598 erhielt.
Ich sah die von Franchet und auch von mir 1905, p. 463, schon
zitierten Exemplare aus Yunnan.
30. Berberis Thunbergi DC. var. glabra Franchet (1889).
B. sinensis typica Franch., non B. Poireti.
Ich glaubte 1905, p. 464, dass Franchets glabra mit sinensis= Poireti
zusammenfiele. Nachdem ich nun die Originale gesehen, finde ich dass
sie in der Tat der Thunbergi sehr nahe steht und Franchets sinensis
iypica mit ihr zusammenfällt. Immerhin sind diese chinesischen Formen
nicht völlig identisch mit den japanischen, doch fehlen vor allem Früchte
und ganz ausgereifte Blätter. Jedenfalls enthalte ich mich vorläufig eines
weiteren Urteils.
Yunnan : lg. Delavay Nr. 1047, ad collum Koua-la-po (Hokiu), 26.
V., 1884 (flor.),
dgl.; ders., Nr. 2247, au col de Yentzehay (Lakong), 1. VI., 1886 (flor.),
dgl. ; ders., in silvis ad Kou toui, 17. V., 1887 (flor.).
Vom Typ sah ich noch:
lg. Bisset: Kiutoki, V., 1876.
lg. Dickins: zirka Yokoska, VI., 76.
lg. Faurie Nr. 13514, Morioka, 26. VII., 1894,
dgl. Nr. 3011, mt. Daisen 1899,
ig. Maries: Nikko,
lg. ? : Hakone, Prov. Sagami.
(Fortsetzung folgt (.
205
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz SYEPHAXI
(Suite.)
2. Geocalyx caledonicus St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Planta dioica mediocris pallide-virens dense cæspitosa corticola. Caulis
ad 3 em. longus pluriramosus ramis plus minus longis radicellis pallidis
longis repens. Folia caulina parum imbricata subrecte patula subplana
vel leniter decurva, late ligulata basi vix latiora ad '/« vel '/s bifida, sinu
lunato vel acuto lobis triangulatis acutis hamatim decurvulis. Cellulæ
marginales 18 y papuloso-prominulæ apicales 27 y, basales 27 X 45 u
trigonis magnis acutis; cuticula levis. Amphigastria magna utrinque
foliis coalita profunde (ad °/: fere) bifida, laciniis lanceolatis leniter diver-
gentibus sinu obtuso vel lunato. Marsupia 3 mm. longa cylindrica radi-
cellis longis numerosis hirta, ore squamulis parvis conniventibus emar-
ginato-bifidulis clauso, superne cellulis clavatis inducta. Calyptra sacculo
duplo brevior medio supero libera. Reliqua desunt.
Hab. Nova Caledonia (Balansa).
3. Geocalyx orientalis B. et Spr. Soc. bot. France 1889, p. 189.
Planta dioica parva gracilis rigidula viridis vel olivacea dense cæspitosa
lateque expansa corticola. Caulis ad 2 cm. longus radicellis fasciculatis
arcta repens simplex vel pauciramosus. Folia caulina parum imbricata
subplana assurgentia subquadrata vel oblongo-rectangularia postice bre-
viter inserta antice parum decurrentia ad ‘/s emarginato-bifida, laciniis
anguste triangulatis acutis vel acuminatis porrectis. Cellulæ apicales 27 y
basales 27 X 36 y trigonis magnis basi minoribus, cuticula verrucis
masimis hyalinis sparsim obtecta. Amphigastria caule triplo latiora, uno
latere folio adjacenti coalita ad °/: bifida, sinu recto acuto laciniis lanceo-
latis late divergentibus acutis. Marsupia subsessila 1,5 mm. longa cylin-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 3, 29 février 1908. 15
206 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Saccogyna*
drica paucirhiza, ore squamulis parvis varie lacinulatis dentatisque obtecto.
Calyptra tenuis sacculo parum brevior superne libera, inferne longe
coalita. Capsula longe pedicellata cylindrica. Andrecia breviter spicata
sæpe opposila bracteis oblongo-rotundis concavis monandris. Antheridia
magna globosa breviter pedicellata.
Hab. Reunion (Frappier).
Saccogyna Dum 1882.
Plantæ foliifere mediocres vel majusculæ rarius minores, vulgo glauco-
virentes vel flavescentes, terricolæ vel corticolæ dense gregariæ, veldepresso
cæspitosæ lateque expansæ rigidulæ. Caulis validus crassus fragillimus
viridus vel coloratus vage pauciramosus ramis semper posticis, fascicula-
tim radicellosus, radicellis pallidis e basi amphigastrii ortis sat longis.
Folia caulina succuba opposila antice parum decurrentia ibidemque breviter
coalita vel libera, postice amphigastrio sæpe connata distiche patula.
Cellule magnæ, angulis sæpe valde incrassatis, cuticula aspera vel papillis
maxime hirta. Amphigastria magna, cauli plus minus appressa profunde
bifida. Inflorescentia dioica, in paucis ceterum cognita. Flores feminei in
ramulo semipostico brevissimo terminalia bracteis parvis paucijugis con-
fertis concentrice inserlis semper armatis. Marsupia pendula plus minus
longe cylindrica sparsim radicellosa pallida, foliis floralibus coronata, facie
interna cellulis concentricis inducta pistilla in fundo gerentia. Calyptra
tenera inferne sacculo coalita superne libera pistillis sterilibus obsita.
Capsula (in paucis cognita) in pedicello longissimo cylyndrica, qua-
drivalvata (valvulis per paria cohærentibus vulgo bivalvata) stratum inti-
mum valvarum semiannulatim incrassatum ; pedicellus capsulæ basi nudus
in una vagina basali alte cylindrica circumdatus (teste Schiffner) Sporæ
parvæ minule asperæ. Elateres breves parum attenuati spiris duplicatis.
Andræcia in ramulo parvo semipostico, bracteis 4-6 jugis imbricatis
cucullatim saccatis. Antheridia magna solitaria brevipedicellata.
1. Saccogyna scaberula (Spruce) St.
Syn. : Chiloscyphus scaberulus Spruce. Soc. bot. France 1889, p. 200.
Dioica mediocris albicans in sicco brunneola corlicola. Caulis ad 25 mm.
longus tenuis fuseus rigidus procumbens parum ramosus. Folia caulina
1,6 mm. longa subopposita antice libera, imbricata recte patula plano-
266
Saccogyna. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 207
disticha oblongo-triangulata integerrima apice quam basis subduplo angus-
tiore truncato-rolundato, marginibus strictis. Cellulæ apicales 27 y medianæ
36 X 5A. basales 36 XX 724 trigonis subnullis, cuticula creberrime humi-
literque papillata in utraque pagina. Amphigastria caulina caule vix latiora
subquadrata profunde bifida sinu recto acuto lobis anguste triangulatis por-
rectis plus minus acuminatis. « Andræcia minuta spicata bracteis ad 6 jugis
orbiculatis concavis monandris. »
Hab. Rio Janeiro (Glaziou).
2. Saccogyna ligulata St. n. sp. typus in herb. Stephani.
Dioica major rigidula flavescens laxe cæspitosa, corticola. Caulis ad
6 cm. longus crassus viridis longe procumbens, inferne parum radicans,
pauciramosus, ramis longis parvifolis. Folio caulina ad 6 mm. longa
opposita vel alternantia antice libera parum decurrentia postice breviter
inserta et amphigastrio hine coalita; oblique patula parum imbricata dis-
ticha marginibus decurvis valde concava integerrima in plano late ligulata,
apice rotundata. Cellulæ apicales 27 u, basales 36 x 54 y, parietibus validis
æqualiter incrassatis superne trigonis parvis instructis marginales papu-
losæ. Cuticula grosse denseque papillata. Bracteæ femineæ biseriatæ
internæ majusculæ 2 mm. longæ oblongæ ad medium bifidæ laciniis lan-
ceolalis crenulatis porrectis.
Hab. Brasilia Apiahy (Puiggari).
Gottsche hatte diese Pflanze zu Geocalyx gestellt, jedenfalls wegen
der nicht selten vorkommenden wechselständigen Blätter; die Pflanze ist
sonst aber eine typische Saccogyna und der asiatischen S. rigidula sehr
ähnlich. Lindberg hat bekanntlich die genannten 2 Gattungen vereinigt,
was Spruce misbilligte wegen der opponirten Blattstellung der einen und
der alternirenden der anderen.
Hier haben wir beide Stellungen an einer Art. Da Schiffner aber von
‚einer Saccogyna ein cylindrisches Involucellum beschreibt, welches Geo-
calyx fehlt, wage ich nicht, Lindberg zu folgen.
3. Saccogyna viticulosa (L.) Dum. Com. bot., p. 113.
Syn. : Jungerm. viticulosa L. Sp. Pl. 1597.
Monoica major rigidiuscula flavo-virens vel brunneola laxe cæspitosa
lateque expansa. Caulis ad 4 cm. longus validus viridis fragilis parum
ramosus, radicellis longis pallidis repens superne longe procumbens. Folia
caulina imbricata oblique vel subrecte patula plano-disticha anlice parum
decurrentia libera postice amphigastrio utrinque coalita, in plano ovalo-
trigona obtusa inlegerrima, in ramis sæpe angustiora. Cellulæ apicales
18 y, basales 27 X 45 u. trigonis majusculis superne minoribus; cuticula
267
208 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Saccogyna.
minute papillata. Amphigastria caulina cauli æquilata, medio supero
abrupte angustato, acuta vel emarginato-bifida, laciniis lanceolatis porrec-
tis, basi utrinque angulata vel denticulata. Marsupia 3-4 mm. longa spar-
sim radicellosa, ore parvo squamulis conniventibus parvis rotundatis
varieque dentatis obtecto. Calyptra tenera pistilla numerosa gerens
inferne sacculo coalita. Capsula in pedicello longissimo evaginato, cylin-
drica ad basin usque quadrivalvata valvulis angustis strato interno semi-
annulalim incrassato. Spore 13 y læves. Elateres 72 y vermiculares
spiris 2 ligulatis laxe torlis. AndrϾcia parva semipostica bracteis pauci-
jugis subintegris confertis cucullatis. Antheridia 1-2 in pedicello brevius-
culo.
Hab. Europa meridionalis Açores (Simroth), Gallia (Camus), Madeira
(Mandon), Coimbra (Moller), Corsica (Camus), Teneriffa (Humboldt), Italia
(Arcangeli), Norvegia !! (Bryhn).
4. Saccogyna antarctica St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Sterilis magna robusta flaccida viridis ætate flavo-brunnea dense
depresso-caæspitosa corticola. Caulis ad 4 cm. longus viridis crassus fra-
gilis inferne radicellis brevibus pallidis repens superne longe prostratus
papillis clavatis creberrimis asper, celerum pinnatim pauciramosus æqua-
liter foliosus, ramis posticis ex axilla amphigastrii ortis patulis. Folia
caulina 2 mm. longa subrecte patula conferta optime disticha parum
concava in plano ovato-trigona haud decurrentia subsymmetrica apice
obtusa vel acuta vel apiculata integerrima antice vix coalita interdum
libera. Cellulæ apicales 36 y. basales 30 X90 y trigonis magnis nodulosis,
cuticula dense grosseque papillata. Amphigastria magna caule sublatiora
late triquetra libera lata basi inserta ad ?/s bifida, rima angusta laciniis
late triangulatis porrectis acuminatis. Reliqua desunt.
Hab. Chile australis (Dusen).
5. Saccogyna rigidula (Nees). Schffn. Hep. Buitenzorg. 1900,
p. 200.
Syn. : Chiloscyphus rigidulus Ness. Syn. Hep., p. 187.
Chiloscyphus muricellus De Not. Hep. Borneo, p. 23.
Dioica major flaccida glauco-vel flavo-virens in cortice laxe et depresso-
cæaspitosa. Caulis ad 4 cm longus parum ramosus validus viridis radicellis
longis repens superne longe procumbens. Folia caulina 2 mm. longa
lenera et valde pellucida parum imbricata recte patula plano-disticha
normaliter ligulata interdum ovata vei ovato-subtriangulata, asymmetrica
margine antico decurrente stricto postico leviter arcuato, ceterum opposita
antice vulgo libera postice amphigastrio utrinque coalita, apice obtusa vel
268
Saccogyna. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 209
truncalo-bidentula vel acuta. Cellulæ apicalea 36 y, basales 36 X 63 y tri-
gonis nullis, cuticula valde papillata. Amphigastria cauli æquilata appressa
foliis utrinque parum connata profunde bifida sinu obtuso laciniis porrec-
is lanceolatis acutis. Marsupia 3 mm. longa longe cylindrica parum radi-
cellosa pallida, ore squamulis parvis triangulalis vel subquadratis sæpe
bifidis et dentatis ciliatisque eircumdato. Calyptra sacculo parce coalita,
quarto supero libera. Pedicellus capsulæ involucello basali cylindrico
circumdatus. Andræcia in ramulo paucibracteato, bracteis 4-8 jugis cuculla-
tim saccatis crenulatis. Antheridia solitaria magna; Amphigastria caulinis
similia minuta.
Hab. Java (Blume, Junghuhn, Teysman, Schiffner, Giesenhagen), Tahiti
{Nadeaud), Amboina (G. Karsten). è
6. Saccogyna jugata Mitt. in Seemann, Flora Viti, p. 407.
Syn. : Ghiloscyphus granulatus Schffn. Nova Acta 1896, p. 263.
Saccogyna granulata Schffn. Hep. Fl. Buitenzorg 1906, p. 211.
Sterilis, pallide-virens rigida, aliis hepaticis consociata. Caulis ad 5 cm.
longus crassus pauciramosus ramis sæpe parvifoliis. Folia caulina ad 2 mm.
longa imbricata recta patula plano-disticha ovato-trigona optime crenata
(folia ramulina angustiora) apice obtusa vel apiculata vel bidentata, antice
breviter decurrentia contigua vel brevissime coalıta, postice breviter inserla
amphigastria anguste connata. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 50 y
marginales papuloso-prominulæ trigonis ubique magnis. Amphigasiria
magna caule triplo latiora subrotunda profunde bifida lobis triangulatis
acutis vel plus minus longe acuminaltis.
Hab. Samoa (Powell), Arnboina (G. Karsten).
Mitten nennt die Amphigastrien klein was aber keineswegs der Fall ist ;
das Original Exempiar von Powell entspricht vielmehr genau der Schiff-
ner’schen Zeichnung L. c.
7. Saccogyna australis Mitt. Flora Nov. Zel II, p. 145.
Dioca major rigidiuscula glaucescens vel pallide flavo-virens, terricola,
depresso-cæspitosa. Caulis ad 4 cm. longus papillis clavatis asperrimus,
radicellis sparsis repens superne longe procumbens, crassus fragillimus
pallide viridis parum ramosus, ramis semiposlicis oblique patulis. Folia
caulina 2,5 mm. longa oblique vel subrecte patula subplano disticha
parum imbricata anlice parum decurrentia libera ovata apice rotundata vel
obiusa interdum apiculata in ramulis persæpe truncatulo-triangulata vel
subbidentula. Cellulæ apicales 45 uw basales 36 X 54 u trigonis magnis,
cuticulla papillis altis creberrimis aspera. Amphigastria appressa magna
libera cauli acquilata ad basin fere bifida laciniis late lanceolalis porrectis
269
210 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Saccogyna.
vel parum divergentibus. Marsupia in ramulo brevissimo semipostico
pendula late cylindrica sparsim radicellosa; folia floralia parva trijuga
sacculum coronantia valde concava et conferta vaginantia, intima majora
ad ‘/: bifida laciniis longe euspidatis margine denticulatis vel spinulosis.
Andrecia in trunco semipostica opposila parva spicata varie curvula
bracteis ad 8 jugis, sterilibus nullis, valde inflatis, globoso-sacculatis apice
truncato-bidentatis. Antheridia? Amphigastria spicarum parva profunde
bifida. Capsula (in pedicello evaginato 4 cm. longo) cylindrica ad basin
bi-quadrivalvata, valvulis obtusis strato intimo dense semiannulato. Sporæ
parvæ brunneæ 13 y parum asperæ. Elateres parvi 150 y parum attenuati
spiris 2 ligulatis laxe tortis.
Hab. New Zealand (Colenso, Helms) planta rarissima.
Es ist zu betonen, dass die Calyptra unserer Pflanze frei im grunde
des Beutels steht und nicht mit der Beutelwand verwachsen ist, wie solches
in der Original-Diagnose behauptet wird.
8. Saccogyna asperrima St. nom. nov.
Syn. : Chiloscyphus asperrimus St. Hedwigia 1894, p. 2.
Sterilis major brunneola vel pallida flavo-virens muscis consociala.
Caulis ad 8 cm. longus simplex vel parum ramosus (ramis posticis) brun-
- neus validus crassus et fragillimus papillis clavatis creberrimis hirtus.
Folia caulina 2 mm. longa subrecte patula concava decurvula antice
decurrentia contigua vel brevissime coalita postice breviter inserta libera,
in plano oblongo-trigona subfalcata 1. e. margine anlico stricto, postico
arcuato, apice quam basis triplo angustiore oblique truncato bispinuloso.
Cellulæ apicales 36 y basales 36 x 54 y trigonis magnis, cuticula papillis
maxime aspera, spinulis apicalibus levibus. Amphigastria maxima conti-
gua appressa caule plus triplo latiora, libera brevi basi inserta subcircu-
laria ad ‘2 bifida, rima angusta laciniis e lata basi breviter acuminatis
porreclis.
Hab. Tasmania (Moore).
9. Saccogyna trilobata St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Sterilis minor pallide-virens laxe cæspitosa terricola. Caulis ad 2 cm.
longus tenuis pallidus rigidus parum ramosus procumbens. Folia caulina
1,6 mm. longa subopposita antice haud decurrentia libera, parum imbri-
cata subrecte patula plano-disticha, juniora leniter abscendentia subqua-
drata marginibus substriclis antico solum leniter curvato, apice quam
basis parum angustiore breviler trilobato (rarius bidentato vel truncato-
rotundato) lobis late triangulatis medio vulgo laliore, aculis vel obtusis
sinubus rectangulatis obtusiusculis. Cellulæ apicales 27 y. basales parum
270
Jackiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 211
majores trigonis nullis parietibus validis cuticula minute aspera. Amphi-
gastria caulina utrinque breviter coalita oblonga appressa caule parum
latiora medio utrinque unidenticulata apice profunde bifida laciniis lanceo-
latis porrectis contiguis vel rima angusta discretis.
Hab. New Zealand (Colenso).
10. Saccogyna Bolanderi (Austin) Steph.
Syn. : Gymnantha Bolanderi Austin. Acad. Philad. 1869.
Sterilis, parva. Caulis ad 3 cm. longus prostratus ramosus. Folia caulina
plano-disticha recte patula lineari-oblonga subfalcala integerrima apice
obtusa vel oblique truncatula vel inæqualiter emarginato-biloba, antice
decurrentia (libera ?) Cellulæ maximæ trigonis magnis incrassatæ Amphi-
gastria minuta ovato-oblonga profunde bifida, sinu obtuso lobis subulatis
porreclis.
Hawai (Baldwin ?)
Ich habe die Pflanze nicht geschen; der Autor sagt von ihrer Grösse,
dass sie darin der Lejeunea serpyllifolia gleiche; danach zu urtheilen
wäre sie eine gute Art. Ob die cuticula der Blätter glatt ist, wird vom
Autor nicht gesagt, wahrschienlich ist die rauhe Oberfiäche derselben
nur überschen worden. Austin fügte seiner Diagnose hinzu: «but general
appearance more of a Saccogyna ».
Jackiella Schfin. 1300.
Plantæ foliosæ parvæ vel mediocres virides vel brunneol& terricolæ
solum argillaceum diligentes laxe cæspitosæ late expansæ. Caulis validus
radicellis fasciculatis sub basi postica foliorum ortis repens, apice vulgo
longe procumbens vel assurgens, parum ramosus ramis posticis simplici-
bus. Folia caulina succuba alternantia integerrima lata basi inserta sæpe
adscendentia et valde concava. Cellulæ plus minus valide incrassalæ.
Amphigastria minuta vel nulla. Inflorescentia dioica. Flores feminei in
ramulo postico brevissimo terminales, bracteis biseriatis parvis integerri-
mis concavis conniventibus. Marsupia cylindrica crassa, ore pistillis steri-
libus coronala. Sporogonium sacculi fundo insertum; Calyptra sacculo
accrela, apice tantum (ex ore sacculi) prominula libera. Involucellum
pedicelli maximum, e margine pedis ortum sacculo vix duplo brevius efilis
longissimis tenuissimis et flexuosis formatum. Capsula (in pedicello sat
271
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Jackiella.
longo excavato) cylindrica vel ovato-cylindrica, brunnea ad basin bivalvata,
valvulis breviter fissis. Spore parvæ læves. Elateres longi liberi parum
altenuali spiris 2 ligulatis arcte tortis fuscorufis. Andræcia in ramis pos-
ticis flagelliformibus spicata, bracteis monandris vulgo numerosis et totum
ramulum occupantibus confertis saccatis, lobulo antico inflato parvo.
Antheridia magna. Propagula unicellularia.
1. Jackiella ceylanica Schffn. n. sp., typus in herb. Stephani.
Dioica parva fusco-brunnea rigidula in terra gregaria. Caulis ad 1 cm.
longus fuscus radicellis longis arcte repens simplex vel pauciramosus.
Folia caulina imbricata valde concava plus minus erecto-conniventia
integerrima haud decurrentia in plano late triangulata apice quam basis
triplo angustiore truncato-rotundato interdum angulato. Cellulæ apicales
27 y, basales 27 X 36 y trigonis magnis nodulosis. Flora floralia in ore
marsupii juvenili aggregata caulinis æquimagna erecto-patula integerrima.
Andrcecia in ramulis posticis mediana, bracteis monandris ad 10 jugis
confertis basi antica lobulatis,lobulo quam bractea duplo breviore duploque
angustiore ut in Lejeuneis inflato apiceque truncato-emarginato angulo
obtuso.
Hab. Ceylon (Fleischer).
2. Jackiella javanica Schffn. Acad. Vindob. 1900, p. 217.
Dioca minor viridis vel brunneola terricola humilis sæpe late denseque
expansa vel aliis hepaticis consociata. Caulis ad 15 mm. longus simplex
vel pauciramosus tenuis fuscus radicellis longis pallidis repens superne
longe procumbens vel assurgens. Folia conferta adscendentia concava
margine anlico anguste incurvo, in plano late cordiformia asymmetrica,
antice breviter decurrentia postice breviter rotundata caulemque parce
tegentia, apice obtusa vel rotundata. Cellulæ apicales 27 y basales 36x54 y
trigonis maximis basi magnis. Marsupia in ramulo brevissimo pendula
anguste cylindrica plus 3 mm. longa ore squamulis parvis concavis inte-
gerrimis in conum obtusum conniventibus obtecto. « Capsula cylindrico-
ovata 1,3 mm. longa fusca ; seta 8-10 mm. longa intus cava. Elateres ad
0,3 mm. longi spiris duplicatis rufofuscis. Sporæ globosæ 74 levissimæ »
Andræcia ventralia anguste spicata bracteis monandris numerosis confer-
tis appressis inflatis, antice lobulo obtusato auctis.
Hab Java (Schiffuer, Fleischer), Sumatra (Schiffner), Japan (Faurie),
Tahiti (Nadeaud).
3. Jackiella renifolia Schffn. Acad. Vindob. 1900, p. 218.
Dioica mediocris sat robusta brunneola laxe cæspitosa terricola. Caulis
ad 2 cm. longus fuscus validus pro planta crassus parum ramosus. Folia
272
Wettsteinia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 213
caulina majuscula densissima ei cavissima erecla, in plano reniformia
apice obtusa, sub duplo latiora quam longa basi postica ampliata cau-
lemque superantia. Cellulæ apicales 27 y basales 27x36 trigonis grosse
nodulosis. Marsupia & mm. longa, late cylindrica sparsim radicellosa ore
squamulis concavis brevibus integerrimis coronato. Andrecia ut in
J. javanica.
Sumatra occid. (Schiffner).
k, Jackiella singapurensis Schffn. Acad. Vindob. 1900,
p. 218.
Dioca mediocris gracilis olivacea vel fuscescens, laxe cæspitosa terricola
Caulis ad 25 mm. longus ereclus vel adscendens simplex vel parum ramo-
sus tenuis flaccidus. Folia caulina parum imbricata subplano-disticha vel
adscendentia et parum concava, oblique ovato-triangularia acuta vel acu-
minata (apice propagulifera) antice longius decurrentia postice brevissime
inserta. GCellulæ apicales 27 y} trigonis magnis aculis, basales 27 X 54 u.
trigonis subnodulosis. Ramuli feminei parvi gemmæformes bracteis pallidis
subintegerrimis. Reliqua desunt.
Hab. Singapore (Schiffner).
Wettsteinia Schffn. 1898.
Plantæ foliiferæ mediocres luteo-virides terricolæ vel corticolæ laxe
cæspitantes. Caulis e caudice repente ortus erectus ad 4 cm. Iongus
nutans celerum crassus et validus simplex inferne spinulosus efoliosus
superne parvifolius levis. Folia caulina succuba alternantia libera, adulta
ad 4 mm. longa parum imbricata oblique patula subplano-disticha, basi
antica incurva decurrentia, in plano late ovata tertio infero amplissima,
apice rolundala vel truncata, angusta basi inserla, asymmetrica margine
antico substricto remote paucidentato, postico e basi rotundata substrieto
dense dentato, dentibus numerosis brevibus obtusiusculis oblique patulis
subæqualibus apice similiter armato. Cellulæ foliorum apicales 18 w tri-
gonis parvis, basales 18 < 54 w parietibus validis. Inflorescentia dioica.
Rami sexuales e basi caulis orti parvi, feminei ad 3 mm. longi, bracteis
trislichis versus apicem ramuli increscentibus profunde bifidis marginibus
incisis grosseque dentatis; pistillis ad 30, nuda, in ramulo termuinalia.
: Calyptra crassa, pistillis sterilibus obsita. Rami masculi parvi spicati,
273
214 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.), 1908 Protocephalozia.
bracteis plurijugis imbricatis saccatis apice truncato-bidentulis. Antheridia
magna solilaria globosa breviter pedicellata. Species unica.
Wettsteinia inversa (Sande-Lac) Schffn.
Syn. : Plagiochila inversa Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd. Bat. 1863-64,
p. 289.
Plagiochila scabra Sande-Lac. ibidem.
Hab. Java (Korthals, Schiffner); Borneo (Korthals).
Protocephalozia Spruce 1882.
Plantæ exiguæ pallidæ terricolæ, ex prothallio subtili filiformi subter-
raneo ortæ, prothallium allerum proferentes, pseudocaulinum, in terra
laxe cæspitosum filiforme, filis normaliter ex una cellularum serie forma-
tis chlorophylliferis irregulariter pinnatis et bipinnatis, pinnis remolis
plus minus longis varie eurvalis; cellulæ angustæ oblongæ triplo longio-
res quam latæ cuticula grosse verrucosa. [nflorescentia monoica. Rami
sexuales e latere prothalii orli, feminei subsessiles basi radicellis nume-
rosis radicantes. Folia floralia magna trijuga valde concava vaginatim
appressa superne libera, intima oblonga ad medium inciso-bifida, laciniis
angustis porrectis acuminalis integerrimis apice longe subulalis. Amphi-
gastrium florale intimum foliis subæquale profundius fissum. Cellulæ
foliorum magnæ lineari-hexagonæ vel parallelogrammæ haud incras-
satæ basales longiores. Perianthia magna semiexserta oblongo-fusiformia,
triquetra, ore angustalo profunde sexfido laciniis longe capillaceis
porrectis. Capsula parva oblonga. Calyptra libera basi pistillis sterilibus
cincta. Andræcia pro planla magna, e latere fil prothalloidei orta bre-
viter spicala eurvaliım patula, postice radicellifera, bracteis ad 10 jugis
confertis imbricalis erecto-conniventibus monandris, inflatis, apice bre-
viter bilobis, lobis incurvis acuminatis paucidentatis; amphigastriis parvis
rudimentaris bifidis, quadricellularibus i. e. cellulis basalibus 2 connatis,
cellula parva coronatis. Reliqua desunt.
Goebel sagt (Flora, 1893, p. 83) das oberirdische prothallium stellt
nicht ein vorübergehendes lugendstadium der Pflanze dar, sondern
bleibt auch im erwachsenen zustande der Pflanze, wie bei Ephemerum
unter den Muscineen, erhalten, so dass die Inflorescenzen lediglich als
Anhängsel erscheinen; die ersten Keimungstadien von Cephalozia bicus-
274
Pieropsiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 215
pidala bestehen auch aus Zellfäden, die sich verzweigen und erst
allmählig eine höhere Gliederung gewinnen, während Protocephalozia
die lugendform beibehält und nur zum Schutze der Sexualorgane Blätter
erzeugt.
Spruce sagt von den Andrecien, sie ständen an der Spitze der
Prothalliumæste; nach seiner Abbildung zu urtheilen ist das aber
keinewegs der Fall; es sind vielmehr, wie auch bei den weiblichen
Blüthen, stets ganz kurze laterale Aesie, wie sie bei Eucephalozia
allgemein bekannt sind.
Nicht unerwähut kann ist lassen, dass Gabel die Fäden des oberir-
dischen Prothalliums als zweizeilig beschreibt, während Spruce sie als aus
einer Zellreihe bestehend schildert und auch so abbildet.
Nur eine Art dierser merkwürdigen Galtung is bekannt :
Protocephalozia ephemeroides (Spruce) Schffn, Engler-
Prantl Nat. Pfianz. Fam. I, p. 96.
Syn. : Cephalozia ephemeroides Spruce. On Ceph. 1882, p. 24.
Hab. San Carlos (Rio Negro) legit Spruce.
Pteropsiella Spruce 1882.
Plantæ frondosæ mediocres sat robust&®, pallide-virides, in corlice
repentes denseque intricatæ laxe cæspitosæ. Frons ad 2 cm. longa
angusta undulata unistrala costa valida percursa margine crenulata regu-
lariter remoteque pilifera, pilis brevibus unguiformibus transverse ınser-
tis i. e. costæ parallelis (ut in Zoopsis). Cellulæ frondis magnæ oblongo-
hexagonæ margine multo breviores. Rami semper postici ex angulo
amphigastrii orti frondosi vel ad coslam reducti flagelliformes apice sæpe
attenuati radicantes, radicellis fasciculatis e basi amphigastriorum ortis.
. Amphigastria minula 2 cellulis basalibus formata apice 2 cellulis clavatis
liberis coronata. Inflorescentia monoica. Rami sexuales normaliter pos-
tici breves basi radicantes; feminei assurgentes foliiferi, foliis plurijugis
sensim majoribus liberis confertis erectis valde concavis ad medium bifi-
dis sinu acuto, lobis porrectis longe acuminalis paucidenticulatis; amphi-
gastria floralia vix diversa parum minora. Perianthia magna erecla
oblonga triquetra ore constricto longe pilifero. Calyptra libera pistillis
sterilibus obsita tenera. Capsula oblongo-cylindrica ad basin usque qua-
275
216 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Schiffneria.
drivalvis valvulis bistralis, strato interno semiannulatim incrassato. Ela-
teres breviusculi vermiculares spiris duplicatis. Spore minute asperæ.
Andræcia in ramulis parvis terminalia, interdum in frondis apice atte-
nuato, bracteis ad 10 jugis dense imbricatis valde concavis exciso-bilobis
monandris.
Pteropsiella frondiformis Spruce J. of Bot. 1876.
Syn. : Cephalozia frondiformis Spruce. On Cephalozia p. 25.
Spruce hat in den Hep. Amaz. et And. exsiccalis noch eine zweite Art
ausgegeben, Pieropsiella serrulata Spruce, welche nach der Etikette
moncecisch sein soll. Das mir zugetheilte Exemplar ist ganz steril und
die vegetativen Organe sind denen von Pt. frondiformis völlig gleich;
Goebel hat den moncecischen Blüthenstand der letzteren constatirt,
während Spruce sie für dioecisch hielt und aus diesem Grunde wohl eine
zweite Art construirte.
Im Uebrigen verweise ich auf die ausführliche Besprechung dieser
Gattung von Seiten Gebels in Flora 1893, p. 84; er sagt daselbst als
Schlusswort seiner Untersuchungen : « Statt mit Spruce Pteropsiella als
eine echt thallose Form zu bezeichnen, können wir sie vielmehr als eine
foliose betrachten, deren Seitenblätter horizontal gestellt und mit
einander verschmolzen sind, am Rande des « Thallus» aber noch durch
je 2 haarförmige Anhangsorgane bezeichnet werden. »
Um diesen letzten Passus zu verstehen, bitte ich die Gattung Zoopsis zu
vergleichen, deren Blätter ganz ähnliche haarförmige Anhangsorgane
besilzen.
Schiffneria St. 1894.
Plantæ mediocres frondosæ pseudofoliosæ carnos& arcte repenles, plus
minus virides, corticolæ, dense depresso cæspitosæ. Frons subplana
anguste linearis, radicellis fasciculatis longis pallidis repens. Costa lata
medio 8 cellulas crassa utrinque sensim attenuata, ale unistratæ regula-
riter inciso-lobatæ, lobis vel pseudofoliis majusculis, regulariter consecu-
tivis, incisura alarum acuta formatis, reniformibus, marginibus valde
arcuatis ideoque imbricatis, apice falcalim amplialo succubo. Cellulæ lobo-
rum maxim& valide unisiratæ. Rami semper postici, e latere costæ orti,
numerosi, basi biconvexi subteretes radicantes, superne sensim dilatati
276
Schiffneria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 217
ceterum recte patentes simplices rarissime furcati. Amphigastria postica
in fronde rarissima, parva ovato-cordiformia plana appressa integerrima.
Rami feminei longiusculi subtereles ipsa basi radicantes. Folia floralia
quinquejuga succuba imbricata inferiora parva subplana integerrima
superiora sensim majora conduplicatim concava oblique patula inciso-
biloba, lobis obtusis. Amphigastria floralia postica imbricata foliis suis
similia vel minora similiter increscentia: Perianthia terminalia magna
eylindrica vel inflato-ovato-oblonga, inferne bistrata, superne tenera
obtuse trigona, carinis 4 cellulas crassis, carina tertia postica, ore con-
tracto setoso. Pistilla 16-20. Calyptra libera tenuis basi pistillis sterilibus
eincla. Capsula late elliptica (in pedicello longiuseulo) ad basin quadri-
valvis valvulis bistratis, strato externo hyalino interno semiannulalim
incrassato. Sporæ minutæ brunneæ papillatæ. Elateres liberi vermiculares
spiris geminatis validissimis teretibus laxe tortis. Andræcia in fronde
atienuala tereti terminalia, interdum repetita, vulgo postica in ramis €
latere costæ ortis teretibus, plus minus longe spicata, bracteis remotius-
eulis ad 12 jugis, monandris semiamplexicaulibus conduplicatim concavis
bilobis, lobo antico multo minore obtuso vel rolundalo.
Diese Gattung wurde vor 12 Jahren von mir beschrieben, nach einam
dürftigen, nur aus wenigen Stücken bestehenden, Alcoholmaterial;
seitdem ist mir eine grössere Anzahl gut entwickelten Pflanzen aus Japan
zugezangen, wo die Gattung durch eine zweite sehr nahe verwandte Art
(Schiffneria viridis St.) vertreten ist. Meine urspringliche Ansicht über
die Stellung der Pflanzen hat sich in Folge dessen gänzlich geändert; die
Gatlung ist zweifellos zu den Foliosen zu stellen (Acrogyn&); der Vege-
tationskörper steht auf derjenigen Grenze, wo sich die frondosen von
den foliosen trennen; es ist eine völlige Mischung der Charactere beiden
Gruppen vorhanden, wobei dahingestellt sein mag, ob diese Ausbildung
eine absteigende oder aufsteigende Richtung bedeutet.
Der frondose Typus ist ausgedrückt dureh die flache allmählig nach den
Rändern zu verdünnte Frons, die sich zuweilen wie ein anacrogynes
Lebermoos gabelig verzweigt; der foliose Typus tritt dagegen viel mehr
in den Vordergrund; zunächst durch die Randlappen der Frons, welche
sich unterschlächlig decken, weil sie nicht mehr in einer Ebene inserirt
sind; ferner durch die ventralen Amphigastrien und die reihenweise
Anordnung der medianen Wurzelbündel besonders aber durch die
Ausbildung der weiblichen und männlichen Aeste, welche letztere nicht
nur seitlich aus der Mittelrippe entspringen, sondern auch an der Spitze
_ der allmählig verdümten Frons auftreten.
277
218 BULLETIN DE L'HURBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Zoopsis.
Nach dem dreikantigen Perianth zu urtheilen und den sonstigen zur
Erwägung kommenden Eigenschaften gehört die Gattung in die Nähe
von Odontoschisma.
Wir kennen bis jetzt 2 Arten.
1. Schiffneria hyalina St. Oest. bot. Zeitschr 1894, p. 1.
Dioica hyalina muscis consociata parum ramosa. Frons ad 16 mm.
longa 3 mm. lata, costa 8 cellulas crassa, cellulis corticalibus anticis
68 X 102 y posticis 32x85 y. Folia floralia parva, suprema caulis dia-
metro duplo longiora in plano subrotunda ad medium obtuse biloba.
Amphigastrium florale intimum magnum sessile profundius fissum.
Perianthia magna longe cylindrica longeque exserta ore contracto brevi-
ter 6-8 lobato, lobis dense longeque ciliatis. Elateres 240 y.. Sporæ 8-10 y.
Hab. Insula Batjan (Warburg).
2. Schiffneria viridis St. n. sp., typus in herb. Stephani.
Quoad organa vegelativa præcedenti simillima; differt perianthio
oblongo-ovato, superne longius angustalo ore irregulariter inciso lobis
papulosis hic illie pilo instructis; folia floralia multoties majora sunt,
suprema amphigastrio alte coalita, excipulo itaque profunde 6 lobato
anlice aperto, lobis hic illic paucidentatis vel angulatis.
Hab. Japonia subtropica, communis.
Zoopsis Hooker 1844.
Plantæ foliosæ parvæ vel exiguæ pallidæ vel virides sæpe cellulis
magnis levissimis valde pellucidæ, rigidæ, in terra humida dense pulvi-
natæ vel gregariæ, sæpe muscis et hepaticis humilibus consociatæ. Caulis
e caudice capillaceo erectus validus plano-biconvexus radicellis fascicu-
latis e basi amphigastrii ortis repens, vage ramosus ramis posticis vel
lateralibus sæpe apice flagellatim attenuatis aliis flagellis posticis nudis
capillaceis dense radicelliferis. Folia caulina rudimentaria inflata bicellu-
laria, cellulis giganteis, alia normaliter evoluta parvicellularia omnia
plano-disticha recte vel parum oblique patula succuba minime imbricata
cauli subhorizontaliter inserta, biloba in paucis integra, apice semper
parvis cellulis clavatis armata. Amphigastria caulina valde rudimentaria
ad paucas cellulas reducta in una laminiformia. Folia floralia paucijuga
suprema vulgo maxima libera vel amphigastrio coalita longe bifida.
278
Zoopsis. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 219
Amphigastrium florale intimum foliis simillimum. Perianthia in ramulo
poslico brevissimo radicante terminalia, angusla attenuala superne tri-
gona, angulo tertio postico, ore fisso vulgo longe selaceo, basi sæpe car-
nosa superne semper lenera. Pedicellus capsulæ brevis parvo pede conico
insertus. Capsula late elliptica ad basin quadrivalvis valvulıs bistratis
strato externo magnis cellulis cubicis hyalinis formato, interno cellulis
angustis semiannulatim incrassatis ædificato. Spore parvæ papillatæ.
Elateres breves bispiri. Andracia in ramis posticis brevissimis vel in
ipso caule terminalia bracteis monandris erecto-homomallis. Antheridia
magna et pauca vel parva numerosa.
Die Gattung Zoopsis besteht, wie aus der vorstehenden Genusdiagnose
ersichtlich ist, zum Theil aus sehr rudimentär gebauten Pflanzen, welche
in dieser Hinsicht die interessanteste Gruppe der Lebermoose bilden.
Die zwei am tiefsten stehenden Arten (Zoopsis argentea und Z. setu-
losa) besitzen Blätter, welche sich kaum vom Stengelgewebe abheben;
sie stehen entfernt und liegen fast völlig in der Ebene des flachen
biconvexen Stengels; die Pflanzen sind lappig eingeschnittene fast fron-
dose Vegetationskörper. Höher steht schon Z. monodactyla; deren
dreizellige Blätter deutlich als solche hervortreien und schief vom
Stengel abstehen; auch hier ist von einer unterschlächtigen Deckung
nichts zu sehen; ihr reihen sich Z. antillana, Z. martinicensis, Z. Uleana
und andere an, welche normal ausgebildete Blätter besitzen, die aber
auch, völlig horizontal ausgebreitet, dem flacheh Stengel angeheftet sind;
erst bei Z. Leitgebiana ist das zweilappige Blatt schief inserirt, der
kleinere dorsale Blattlappen steht höher am Stengel als der weit grössere
ventrale; die schiefe unterschlächtige Blattinsertion tritt hier zum ersten
Male auf, der Stengel ist fast stielrund und sein thalloser Character ist
nicht mehr vorhanden.
Dem Ban der Reproductionsorgane nach steht unsere Gatlung
zweifellos dem genus Cephalozia nahe; Spruce reihte sie sogar dieser
Gattung an; sein genus Cephalozia ist aber nach unseren heutigen
Anschauungen eine Gruppe verwandter Gattungen und Zoopsis hat man
längst davon getreunt.
Wir kennen bis heute 7 Arten, von denen die 2 niedrigst stehenden
und auch die höchst entwickelten dem antarctischen Gebiete angehören;
die übrigen Arten sind sämmtlich im tropischen America gesammelt
worden; trotz der Kleinheit der Pflanzen dürfen wir hoffen, dass mit der
Zeit noch weitere neue Formen gefunden werden, die bisher nur
übersehen wurden.
279
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908. Zoopsis.
1. Zoopsis argentea Hook. Hep. antarct. 1844, p. 55.
Syn. : Jung. (Metzgeria) argentea Taylor I. of Bot. 1844, p. 400.
Dioica parva sæpe exigua hyalina maxime pellucida vel virens, dense
cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus pinnatim multiramosus, ramis primariis
e bifurcatione caulis ortis, secundariis semper posticis brevibus. omnibus
plano-biconvexis, cellulis inflatis formatis. Cellulæ corticales anticæ
magnæ biseriatæ (in trunco adulto interdum quadriseriatæ) posticæ nor-
maliter 6 seriatæ anticis multo minores, axiales minimæ (ad 40 in sec-
tione iransversa); radicellis vulgo nullis, interdum ex amphigastrii basi
ortis fasciculatis. Folia caulina valde rudimentaria alternantia plano-
disticha e cellulis geminatis magnis subglobosis formata (circiter 120 y)
apice selula transverse adnata instructa. Amphigastria caulina minima
2 cellulis geminatim approximatis liberis formata. Perianthia in ramulo
brevissimo postico terminalia pro planla magna, infundibulata late
hiantia validissima cellulis crassis conflata ad medium sexfida, sinubus
late lunatis laciniis angustis incurvis, cellulis alte papulosis optime crenu-
lata. Folia floralia trijuga parva intima majora, omnia ad basin fere
bifida medio utrinque unidentata, laciniis lanceolatis parum divergen-
tibus. Amphigastria floralia rudimentaria. Calyptra magna libera tenera
cellulis magnis apice minoribus formata. Capsula magna late elliptica.
Elateres 200 vermiculares, spiris 2 teretibus crassis laxe tortis.
Sporæ 15 y, brunneæ minute papillatæ. Andrecia curvatim patula brac-
teis monandris 6-8 jugis conliguis concavis bidentulis.
Hab. Insulæ antarcticæ. New Zealand, Campbell et Aucklands Islands,
Tasmania. Australia orientalis. Java. Amboina. Sumatra, ubique com-
munis.
(Fortsetzung folgt).
280
29
RO
ed
SOCIETE BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
B09ne séance. — Lundi 41 février 41908. — Ouverte à
8 h. °/ı dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. Henri Romieux, président.
Le secrétaire annonce que le manque d'espace n’a pas permis l’inser-
tion, dans le procès-verbal, de la communication faite en séance du 13 jan-
vier sur un nouvel hybride de Saxifraga observé par M. J. Vetter:
l'impression de cette communication sera réunie à celle d’un prochain
compte rendu, ainsi que l'analyse du travail de M. Le Roux sur la biologie
du lac d'Annecy. En outre une note rectificative de M. Guinet relative
aux Hieracia de la collection Bernet signalés par M. Beauverd, sera insérée
dans le présent compte rendu. — Sous ces réserves, le procès verbal de
la 308me séance est adoplé. — Les publications suivantes sont déposées
sur le bureau :
ALLEMAGNE : Bot. Centralblatt (toute la série de 1905); SUISSE :
Annuaire du Conservatoire et Jardin botaniques de Genève, 10m année
(1906-1907); Bulletin de l’Herbier Boissier, No 2 (février 1908): Le Jar-
dinier Suisse, N° 2 (Genève 1908).
RAPPORT DES VÉRIFICATEURS DES COMPTES. — Au nom de
M. Lendner et au sien, M. Martin donne lecture du rapport des véri-
ficateurs des comptes pour l’année 1907. — Durant cet exercice, les
receltes ont atteint 442 fr. 70 provenant de 7 cotisations arriérées,
37 Cotisations courantes et une vente d’ancien Bulletin. Les dépenses
ayant atteint la somme de 244 fr. 29, le solde en caisse au 31 décembre
1907 s'élevait à 198 fr. 41. Il en résulle que l’avoir de la Société au
1er janvier 1908, comprenant le solde de 191 fr. 41, le fonds de réserve
de 104 fr. 70 et le compte de dépôt de 528 fr. 60, s'élève à la somme de
831 fr.71, en augmentation de 276 fr.91 sur l’avoir au 31 décembre 1906.
L'examen détaillé de ces comptes ayant démontré leur parfaite tenue,
les vérificateurs proposent à la Société de donner au trésorier entière
décharge de son mandat pour 1907 et de lui adresser ses plus vifs remer-
ciements pour cette excellente gestion. Proposition adoptée à l’unanimite.
Passant à la discussion de l’emploi d’une partie de cette somme, l’assem-
blée adopte tout d’abord la proposition du président d’allouer une nou-
velle somme de 100 fr. au fonds de réserve; en outre, la publication d’un
nouveau fascicule du « Bulletin des travaux de la Société » s'impose vis-
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 3, 29 février 1908. 16
OA OU LE LE NEN Ir ART K ,
RS TORRES COLE RTE ET UE BR REED NO SECTEURS NE
222 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (377)
-a-vis des nombreux correspondants de la Société. Enfin MM. Chenevard,
Viret, Casimir de Candolle, Penard, Hausser et Romieux prennent part à
une discussion relative aux garanties à assurer au fonds de réserve, qui
devrait être placé dans une banque d’Etat; le Comité est chargé de faire
un rapport sur cette question pour une prochaine séance.
BIBLIOTHEQUE. — Donnant suite au mandat qui lui a été confié en
séance du 13 janvier, la commission de bibliothèque, par l’organe de
M. le D" Maurice Boubier, annonce que le projet de transfert de la
bibliothèque n’a pu être élaboré par suite des réelles difficultés présen-
tées par la clause de rétrocession, qui ne pouvait être acceptée par l’Ins-
titut botanique. Au nom de la majorité de la commission, M. Boubier
justifie le point de vue de l’Institut botanique et propose de renoncer à la
clause de rétrocession contre les garanties, éventuellement statuées, d’une
autorisation aux membres de pouvoir emporter à domicile certains livres
do l’Institut étrangers à la bibliothèque de la Société; celle-ci, d’autre
part, obtiendrait la garantie de pouvoir être consultée à perpétuité par les
sociétaires. — M. Paul Chenevard présente un rapport de minorité en
faveur du maintien de la clause de rétrocession, aucune obligation légale
ne permettant d'engager la responsabilité du successeur éventuel à la
direction de l'Institut botanique : il importe dans ces conditions de
prendre des mesures de prévoyance. — M. Viret voudrait en effet des
garanties précises; avant de prendre aucune décision, il importe d’ins-
crire dans l’acte de cession une clause prévoyant un conflit et fixant des
conditions pour le résoudre. — Après d’autres objections de MM. Martin
(importance d’une clause de garantie de la consultation), Romieux
(embarras d’accroissement des bibliothèques), Casimir de Gandolle
(avantages de la Bibliothèque publique et de sa salle des périodiques),
Beauverd (nécessité de connaître le catalogue de notre bibliothèque), et
Chenevard (utilité de faire un inventaire de notre bibliothèque et la
compléter éventuellement par voies d'échanges, etc.), l'assemblée décide
de s’en remettre au Comité pour d’autres propositions à soumettre à
l'approbation d’une assemblée ultérieure. _
DESMIDIACEES DE LA VALLEE DU TRIENT (FIN). — Donnant suite
à la communication faite sur ce sujet en séance du 11 novembre 1907,
M. le D' Louis Viret signale tout d’abord l’adjonction du genre Pleuro-
tæniopsis à l'énumération des 15 genres cités pour la flore du Trient, ce
qui porte à 16 (dont deux filamenteux) le nombre des genres observés
jusqu’à présent dans celte vallée, sur un total de 21 genres que l’on
connaît dans le monde entier. — En outre, la détermination des formes
spécifiques ou variétales accuse pour les récoltes de M. Viret 15 nouveau-
tes, dont 6 offrent des caractères spécifiques évidents el 9 peuvent être
provisoirement subordonnés à titre de bonnes variétés à des types spéci-
fiques connus. Il en résulte que le pointage de la récolte des Desmidiacées
observées en 7 stations différentes des deux rives de la vallée du Trient
accuse un total de 69 formes réparties en 16 genres.
CONSIDÉRATIONS STATISTIQUES. — L'examen de
celte récolte au point de vue de la répartition des espèces par tribus et
des acquisitions qu’elles représentent pour la flore des Desmidiacées de
la Suisse accuse les résultats suivants :
1. Tribu des Spirotaeniées, trois espèces en deux genres : Cylin-
(378) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 223
drocystis crassa de By; Spirotænia condensata Breb. et Sp. truncata
Archer; ces deux espèces nouvelles pour la Suisse.
2. Tribu des Clostériées, 22 espèces en 5 genres : Closterium
crassum N.; Gl. Dianæ Ehr.; Cl. gigas Gay; Cl. lunula Nitzsch. ; Cl. parvu-
lum Næg.; Cl. prælongum Breb.; Cl. subtile Breb.; Cl. turgidum Ehr.,
plus quatre variétés nouvelles ratlachees aux Cl. crassum, Cl. didymo-
locum, Cl. intermedium et Cl. striolatum, soit 13 Closterium, dont
10 nouveaux pour la Suisse ou pour la science. — Penium margari-
taceum Breb.; P. Nœgelii Breb. — Dysphinctium connatum Reinsch. ;
D. speciosum Hangs.; D. Thawetesü de Toni, plus une espèce nouvelle et
une variété rattachée au D. annulatum, soit cinq Dysphinctium, dont
quatre formes nouvelles pour la Suisse ou la science. — Tetmemorus
lævis Ralfs. — Pleurotænium clavatum de By.
3. Tribu des Cosmariées, 40 espèces en 5 genres : Gosmarium
abruptum Lund; C. bicuneatum Gay; C. bioculatum Br.; C. Botrytis
Menegh.; C. Meneghini Breb.; ead. var. angulosum Rab.; C. ochtodes
Nordst.; C. Portianum Ar.; C. præmorsum Breb.; C. pseudopyramidatum
N.; C. speciosum Lund; C. undulatum Corda; CG. Nymannianum Grün., plus
une espèce nouvelle et une variété rattachée au GC. cucumis, soit
15 Cosmarium dont 11 formes nouvelles pour la Suisse ou la science, —
Euastrum binale Ralfs.; E. elegans Kiz., plus une espèce nouvelle et
deux variétés rattachées aux E. ansatum et E. oblongum, soit cinq
Euastrum dont trois formes nouvelles pour la science. — Arthro-
desmus bifidus Breb. et A. incus Hass. — Staurastrum dejectum
Breb.; St. Dickiei Ralfs.; St. hirsutum Breb.; St. inflexum Breb.;
St. insigne Lund; St. orbiculare Ralfs.; St. paradoxzum Menegh.; St. poly-
morphum Breb.; ead. var. brachycerum Rab.; St. punctulatum Breb.;
St. scabrum Breb., St. spongiosum Gay, plus trois espèces nouvelles et
une variélé rattachée au St. monticulosum, soit17 Staurastrum dont
10 formes nouvelles pour la Suisse ou la science. — Pleurotæniop-
sis cucumis Lagerheim (nouveau pour la Suisse).
4. Tribu des Micrastériées, deux espèces en deux genres : Micra-
sterias Iruncata Breb. et Xanthidium anlılopzum var. hirsutum
Gay (nouveau pour la Suisse).
5. Desmidiées filamenteuses, deux espèces en deux genres :
Desmidium Swartzü Ag. et Sphærozosma pygmæum Cooke
(nouveau pour la Suisse).
ESPÈCES ET VARIÉTÉS NOUVELLES. — La des-
cription détaillée des Desmidiacées nouvelles pour la science récoltées
par notre collègue dans la vallée du Trient fera l’objet d’une publication
spéciale illustrée de planches coloriées; l’énumération ci-dessous a été
accompagnée de dessins à la planche noire et de présentation de très
bonnes figures en couleurs; sauf pour ce qui concerne le qualificatif
alpinum appliqué aux variétés que M. Viret estime être l'expression
d’une adaptalion aux exigences biologiques des stations alpines observées,
les noms adoptés expriment en général l'aspect de l’algue comparati-
vement à la forme décrite comme type spécifique :
Closterium crassum var. nov. longissimum Viret, forme nota-
blement plus èlancée que chez le type.
Cl. didymotocum var. nov. punctulatum Viret, remarquable entre
autres caractères par sa membrane non pas striee, mais ponctuée.
Cl. intermedium var. nov. alpinum Viret (lac des Marecolles).
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ime sér.). 1908 (379)
Cl. striolatum var. nov. alpinum Viret, caractérisée par une vacuole
renfermant un gros corps mobile.
Dysphinctium exiguum Viret, sp. nov.
D. annulatus var. nov. complanatum Viret.
Cosmarium rosaceum Viret, jolie forme bien distincte de
toutes les espèces décrites ou figurées.
C. cucumis var. nov. punctulatum Virel, à membrane ponctuée,
Euastrum cosmarioides Viret, sp. nov., distincte à première vue
par son échancrure et son aspect de Cosmarium; E. ansatum var. nov.
alpinum Viret, différenciée du type par un épaississement de la mem-
brane au sommet; E. oblongum var. nov. alpinum Viret, à membrane
ponctuée et épaissie au sommet comme chez la variété précédente.
Staurastrum diademum Viret sp. nov., remarquable par son
élégance; St. hispidum Viret sp. nov., armé de forts piquants; St. eri-
naceum Virel sp. nov., distingué, comme l'indique son nom, par son
aspect de hérisson ; et St. monticulosum var.nov. punctulatum Viret,
à membrane ponctuée.
Un fait biologique digne de remarque est celui des formes nouvelles pro-
venant des stations élevées : elles sont caractérisées par leur membrane
ponctuée au lieu d’être striée ou lisse et leurs extrémités sensiblement
épaissies.
ASSOCIATIONS ET FORMATIONS. — Dans la vallée
du Trient, la flore des Desmidiacées est nulle dans les cours d’eaux et les
gros ruisseaux, qui indépendamment de leur cours très rapide, ont un lit
trop caillouteux et insuffisamment pourvu d’humus; en revanche les Dia-
tomées y sont nombreuses. Des autres lieux explorés, M. Viret a noté
7 stations principales qui peuvent être groupées en trois catégories altitu-
dinaires : le premier groupe comprend les tourbières de Salvan, les Mar-
miles et le lac artificiel des Marécottes, toutes stalions situées à une alti-
tude voisine de 1000 m. ou même inférieure; le second groupe comprend
les stations d'altitude supérieure à 1200 mètres : ruisseau de Savenay
(1200 m.), Planajeur (1300 m.), Finhauts (1298 m.), et Téte-Noire (1209
mètres); enfin les tourbieres et les ruisseaux d’Emaney constituent un
jme groupe situé à 1900 m. environ. Un tableau général du nombre des
espèces observées donne pour chaque station les chiffres suivanis :
Tourbière de Salvan : 32 espèces, d’entre lesquelles les Stauras-
trum sont les plus variées et les plus nombreuses; beaucoup de Xanthi-
dium antilopæum el Sphærozosma pygmæum; en général, ces algues sont
d’entre les plus armées. — Bien que voisines des tourbières, les Mar-
mites de Salvan, où 24 espèces on été distinguées, offrent des forma-
tions différentes: il n’y a été observé qu’un seul Euastrum, et la moitié
à peine des espèces du genre Staurastrum observés dans les tourbieres;
le genre Cosmarium est de beaucoup le mieux représenté. — Aux Maré-
cottes, dans un lac-tourbière d’origine arlificielle et susceptible de
changer de niveau selon la saison, 31 espèces y ont été observées;
les genres Spirotænia et Pleurotænium doivent être ajoutés à ceux des
tourbieres de Salvan.
De la seconde catégorie de stations, le ruisseau de Savenay (eau
courante) s’est montré pauvre, avec 3 espèces; il en est de même de la
station de Planajeur (fontaine), avec 3 espèces également; Finhauts
s’est montré moins faible avec 8 espèces (dont pas une du genre Stau-
(380) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 225
rastrum) et la Tete-Noire plus sensiblement avantagée avec 17
espèces.
De la troisième catégorie, l’unique station visitée, celle d’Emaney, n’a
fourni que 3 Cosmarium el 1 Dysphinctium. — En résumé, les stations
inférieures sont de beaucoup les plus riches en espèces, tout en offrant
des associalions sensiblement différentes les unes des autres en deux
stations prises à la même altitude approximative.
RÉPARTITION GEOGRAPHIQUE. — Dans l’état actuel
de ses connaissances, il peut diviser les Desmidiacées de la vallée
du Trient en deux groupes : le premier comprend les espèces à
dispersion limitée à la Suisse et aux contrées voisines, et le second carac-
térisé par une distribution beaucoup plus large, faisant dans la plupart
des cas le tour du Monde : 1. Espèces peu répandues : Outre les
espèces nouvelles énumérées, il faut noter tous les Closterium (à l'excep-
tion des C. Dianæ et C. turgidum), Signalés seulement en France et en
Suisse; tous les Dysphinctium (Suisse et France); les Staurastrum
inflexzum, insigne, polymorphum var. brachycerum, scabrum et subpunc-
tulatum; le Pleurotæniopsis cucumis (Suisse et France); le Xanthidium
antilopæum var. hirsutum (Suisse, France, Etats-Unis); le Sphærozosma
pygmæum (Suisse, Angleterre et Etats-Unis).
Espèces très répandues, faisant le tour du Monde : Closterium
Dianæ et À. turgidum; Spirotænia condensata; Penium margaritaceum ;
Teimemorus lævis; Pleurotænium clavatum; presque tous les Cosmarium ;
Euasirum binale et E. elegans; Arthrodesmus bifidus; A. incus; tous les
Staurastruin sauf les espèces cilées dans la catégorie précédente; le
Micrasterias truncata (ne dépasse pas l’Anglelerre et la Scandinavie); le
Desmidium Swartzii.
Ii va sans dire que cel exposé, aux yeux de son auteur, est destiné à
subir de sensibles modifications au fur et à mesure que se combleront les
lacunes bibliographiques signalées; d’autre part, M. Viret estime que son
sujet serait susceptible d’être développé davantage. Il est d’ailleurs cer-
tain que le transport par l’eau doit faciliter la grande dispersion des Des-
midiacées.
Sur une question de M. Paul Chenevard, l’auteur attribue au pyré-
noïde le rôle de réserves nourricières : les granules d’amidons qu'il con-
tient abondent en automne et disparaissent presque au printemps; les
végétaux n’assimilant pas par les basses températures, M. Viret a remar-
qué qu’en conséquence les espèces alpines, qui séjournent plus longtemps
dans l’eau très froide, possèdent un plus grand nombre de pyrénoïdes,
ceux-ci étant en d’autres termes plus serrés et plus nombreux que chez
les formes des basses altitudes.
VÉGÉTATION HIVERNALE. — En rappelant que la température
minimale de Genève durant cet hiver 1907-1908 n’a pas excédé —6° C.,
M. Beauverd présente les plantes exotiques suivantes qui ont végélé
sans interruption devant les façades S.-E. et S.-W. de l’herbier Boissier, à
10 mètres de la rive W. du lac : Clematis cirrhosa var. balearica (en
fleurs depuis le 3 novembre, sans discontinuer); Choisya ternata (Mexique;
a fleuri jusqu'aux 3 janvier; boutons réapparaissent au 8 février !);
Lonicera splendida Boiss. (Espagne; jeunes pousses très vigoureuses tout
l'hiver); Citrus trifoliatus L. (Japon; feuilles généralement caduques : de
jeunes pousses d’automne ont conservé leurs feuilles tout l'hiver): Rosa
y
RER ER ALERT
dés
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EL
226 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (381)
bracteata (Chine méridionale; les feuilles ont persisté tout l’hiver aux
Jordils, S.-W, où quelques rameaux seuls ont gelé; à la Pierrière,
facade E, toutes les feuilles ont gelé !); Rosmarinus officinalis L. (Région
méditerranéenne; en fleurs jusqu’à fin décembre; nouveaux boutons dès
le 3 février !). — D'autre part, les espèces hivernantes de la flore locale,
telles que Bellis perennis et Primula acaulis ont arrêté leur floraison par
l'effet du gel dès les premiers jour de janvier : celte observation corrobore
celles faites en séance du 9 janvier 1905.
UN NOUVEL HYBRIDE SPONTANÉ DE SAXIFRAGES EXOTIQUES. —
Le Secrétaire présente quelques échantillons d’herbier d’un Saxifrage
hybride apparu spontanément dans les rocailles alpines de l’Hortus Bois-
sierianus, a Valleyres (Vaud), où M. Edmond Boissier cultivait depuis long-
temps les S. hederacea L. et S. Huetiana Beiss. Les échantillons hybrides,
récoltés le 22 juin 1891 par M. J. Vetter, sont notes comme suit de la
main de ce botaniste : « Saxifraga hederacea X Huetiana. —
« Fleurs jaune soufre ou blanchätres, de la grandeur de celles du S.
« Huetiana, deux fois plus grandes que chez S. hederacea; petales plus
« allongés que ceux de S. hederacea. Feuilles tenant le milieu entre les
« deux parents. — Hortus Valleyres, 2e jardin sous l’étagère, avec S. hede-
« racea et S. Huetiana; observé la pour la première fois depuis 10 ans:
« J. Vetter, 22 juin 1891. »
Dans l’herbier Barbey-Boissier, celte plante est représentée par deux
beaux échantillons accompagnés d’un exemplaire de chacun des parents
qui tous deux appartiennent à la section des Cymbalaria Grisebach, et
habitent la région méditerranéenne orientale; il convient cependant de
remarquer que l’aire du S. Huetiana est restreinte à l’Asie-Mineure, tandis
que celle du S. hederacea s'étend également dans l’Europe méridionale
jusqu’en Sicile, et dans l'Afrique septentrionale jusqu’en Cyrénaïque; la
certitude de la possibilité de leur hybridisation spontanée sur un point
très éloigné de leur aire, est un fait biologique digne d’être enregistré;
il serait intéressant, loutefois, de pouvoir compléter les résultats de cette
constatation par des expériences destinées à déterminer les causes et les
suites de ce cas d’hybridisation.
Pour terminer, M. Beauverd établit une diagnose différentielle de ce
nouvel hybride, pour leqüel il propose le nom de X Saxifraga Vet-
a Beauverd, hybr. nov.; = S. hederacea-Huetiana Velter mss.
(1891).
1 Dédié à M. J. Vetter, qui le premier a reconnu et décrit cette nouvelle plante.
— M. J. Vetier, de Stein, né en 1826 à Schleitheim (canton de Schaffhouse) où
son père fut pasteur durant 40 ans, suivit avec distinction les écoles primaires et
secondaires de son canton, ainsi que le collège de Kornthal et le Gymnase de
Stuttgart (Wurtemberg); de retour à Schaffhouse où il se préparait aux études
théologiques, il fut détourné de ce but par l’un de ses professeurs, le Dr Vogel,
qui avait éveillé chez le jeune étudiant un goût très prononcé pour les sciences
naturelles et l’engagea à choisir la carrière de l’enseignement, en vue de laquelle
il passa 2 ans à Zurich (Ecole industrielle et Université). En possession de son
brevet de maître secondaire à Schaffhouse, il professa d'abord à l’école reale de
son village natal, puis, de 1859 à 1879, au collège d’Aubonne (Vaud), qu'il quitta
pour soigner le célèbre Herbier de M. Burnat. — Indépendamment de plusieurs
séjours qui le mirent en rapport avec les principaux botanistes de Suisse et
d'Allemagne, M. Vetter exécuta dans les Alpes-Maritimes plusieurs voyages
botaniques soit seul, soit en compagnie de M. Burnat; les riches herbiers de
(382)
Saxifraga hederacea L. |X S.Vetteriana Beauverd. |
Folia glaberrima carnosula,
basalia atque media petiolata,
reniformia, basi vix cordata
cuneatave, 3-5-loba; superiora
lobis acutioribus; bracteæ ses-
siles, sæpe integre. Calycis
laciniæ ovatæ, acutiusculæ sparse
glandulosæ, erectæ vel patentes.
Petala obovato-rotundata, caly-
cem paullo superantia, vix ungui-
culata, Capsula subglobosa.
Semina spherica, tuberculata.
G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE.
Folia glaberrima, subtus +
brunneo-striata vel viridia, basa-
lia atque media -+ longe petio-
lata, reniformi-cordata 3-5(-7)-
loba; prophylla 4- breviter pe-
tiolata vel sessilis, triloba atque
integra, elliptica, apiculata. Ga-
lycis laciniæ triangulares, erec-
tæ vel patentes, Petala laciniis
Æ triplo longiora, subunguicu-
lata. Capsula ovata. Semina?
227
S. Huetiana Boiss.
Folia tenera, vetusta subtus
brunneo-striata, inferiora petiolo
vix duplo longiore suffulto, reni-
formi-cordata, transverse latiora
5-7-loba ; prophylla triloba atque
integra. Galycis ad medium
usque gamosepali laciniæ trian-
gulares acutiusculæ, per anthesin
patulæ, dein subreflexæ. Petala
laciniis triplo longiora, obtusa,
basi distineto unguiculata, Cap-
sula ovata. Semina minima,
angulata atque tuberculata.
Cette plante, indépendamment de caractères exactement intermédiaires,
présente de nombreuses divagations permettant de constater sur le même
pied des feuilles et des fleurs très différentes reproduisant sans altération
appréciable les caractères de chacun des deux parents au milieu desquels
elle a été observée.
HIERACIA DE L’HERBIER BERNET. — M. Auguste Guinet com-
plèle comme suit la précédente communication de M. Bauverd sur les
Epervieres des Alpes occidentales et du Jura (308° séance) :
« Henri Bernet est né en 1850, ce n’est donc pas lui qui a récolté en
1855 le A. nigrescens au Vergy, et peu probablement en 1865 le H. lon-
gifolium au Reculet. Pour A. vogesianum, H. urticaceum, H. pr&tensum,
il s’agit sûrement de Bernet père, à en juger par les dales : comme son
prénom était Martin, il faudrait donc précéder le nom de Bernet d’un M.
Peut-être pourrait-on concilier le tout en associant les deux noms du
père et du fils et en mettant M. et H. Bernet comme l’a fait Henri dans
son travail sur les hépatiques ? »
Séance levée à 10 h. 5/1. — Dix assistants : MM. Romieux, Viret, Hausser,
Boubier, Beauverd; C. de Candolle, Chenevard, Martin, Gabriel Naville
et Penard.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
MM. Burnat et Barbey l’initierent aussi à la flore étrangère, et son herbier per-
sonnel, d'environ 8000 espèces, fut vendu en 1895 à M. le Professeur Schinz qui
en fit don à l'Université de Zurich. — Ajoutons que M. Vetter est bien connu des
botanistes de la Suisse romande pour sa traduction francaise de la flore de Gremli ;
bien qu'un ancien mal l'ait condamné à la retraite depuis une quinzaine d'années,
il n’en continue pas moins à participer à des travaux de classification fort appré-
cies de l’herbier Boissier.
— Au moment de mettre sous presse, nous recevons à la date du 18 janvier
1908 une lettre de M. Vetter attirant notre attention sur un article de M. Burnat
publié dans la Flore des Alpes-Maritimes, vol. III, 2: 251 et proposant le nom
de Saxifraga Vetteri Burnat pour une plante que cet auteur donne avec doute
comme hybride du S. pedemontana X exarata, ou comme simple variété du
S. exarata? : « Je ne suis pas de cet avis sur ce dernier point — écrit M. Vetler — ;
c'est moi qui ai trouvé ces plantes parmi les S. exarata et S. pedemontana et je
n’ai aucun doute que ce ne soit une espèce hybride ». Cette question litigieuse
nous engage à maintenir le nom de S. Vetteriana pour la combinaison hederacea
X Huetiana : bien que très voisin de S. Vetteri, ce nom ne fait toutefois pas
double emploi avec le précédent.
29
NO
Qc
BIBLIOGRAPHIE
List of British Plants containing the Spermophytes, Pteridophytes
and Charads, found either as natives or growing in a wild state in
Britain, Ireland and the Channel Isles, by George Claridge Druce,
M. A, F. L. S., Secretary of the Botanical Exchange Club of the
British Isles, and fielding curator in the University of Oxford. —
Oxford, at the Clarendon Press., Henry Frowde (London, Edinburgh,
New-York and Toronto). Prix : broché, 2 sh. 6 d. net Fr. 4,25; relié
toile, interfolié, 3 sh. 6 d. net (Fr. 5,75).
Cataloguer clairement en 89 pages in-8° la végétation, tant spontanée
qu’adventice, des espèces vasculaires et des Characées des Iles Britan-
niques est l’œuvre d’incontestable utilité que M. George Claridge Druce
vient de mener à chef avec distinction et au sujet de laquelle il convient
de le féliciter pour la manière concise et pratique adoptée dans sa publi-
cation : 734 genres en 2958 espèces, plus un nombre tout aussi consi-
dérable de variétés, d’hybrides ou de plantes naturalisées y sont énumérés
sur deux colonnes, avec l'indication éventuelle de leur distribution
lorsque celle-ci ne se rapporte pas à des espèces ubiquistes. C’est dans ce
but que le territoire total de la Grande-Bretagne a été divisé topographi-
quement en 112 vice-comi&s répartis entre les grandes divisions géné-
rales de l’Angleterre (= Angl.), l’Ecosse (= Scot.), l'Irlande (H. = Hiber-
nia), les îles du Canal (S. — Sarnia) et le Pays de Galles (= Wales) : à la
suite de ces lettres, l'indice de fréquence est exprimé par le nombre des
vice-comtés où la plante a été observée.
Les genres critiques tels que Rubus, Rosa, Hieracium, Euphrasia,
Salix, etc., ont été traités par les monographes les plus autorisés; en
outre la nomenclature adoptée conduit à la publication de quelques noms
nouveaux et fait l’objet d’une étude judicieuse exposée en quelques-unes
des 15 pages d’Introduction de ce manuel, qui contient également d’ins-
tructifs résumés statistiques sur les différentes catégories auxquelles
appartiennent les végétaux considérés sous le point de vue édaphique ou
écologique. Enfin, un Index latin des genres, un Index des noms anglais
et une liste d’additions terminent cet élégant petit volume destiné à
rendre les plus grands services à tous ceux qu'intéressent les questions
si actuelles de phytostatique.
Gustave BEAUVERD.
Chambésy, 13 février 1908.
tab. 3.
BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER, 2° Serie Année 1908, vol. VII
TL
m = - - -
le
2. — OXYTROPIS POTANINI Bunge, Sp. n0v. (grand. nat).
3._ OXYTROPIS RHIZANTHA Palibine, Sp nov. (grand. nat).
BULLETINDEL’HERBIER BOISSIER, 2° Serie Année 1908 ,vol:VII, tab. #.
.
LITE.L.COMBES. MONTPETLIER.
#. = OXYTROPIS TENUIS Palibine, Sp. NOV. (grandeur naturelle ).
5. — OXYTROPIS GRUM-GRSCHIMAILOI Palibine, sp. nov. (réduite à 3),
PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MULLER-ARG.
Lichens.
MüzLer J. — Principe de classification
des lichens et énumération des li-
chens des environs de Genève, in-4°.
95 pages, 3 planches. Genève, 1862.
Lichenum species et var. nov., in-
8°, 8 p.: Regensburg, 1871.
Ueber Dufourea madreporiformis,
in-8°, à pages. Regensburg, 1870.
Compte-rendu critique du Licheno-
graphia scandinavica de Th. M.
Fries, 80, 12 p. Regensburg, 1872.
Lichenologische Beiträge, fase. 3 à
39, IN-8°. "Regensburg, 1874-1891.
Ein Wort zur Gonidienfrage, in-8°,
3 pages. Regensburg, 1874.
Lichenes Finschiani, in-8°, 11 pa-
ges. Moscou, 1878.
La nature des lichens, in-8°, 7 pa-
ges. Genève, 1879.
— Lichenes Japonici, in-8°, 7 pages.
Regensburg, 1879.
— Les lichens Néogrenadins et Ecua-
doriens récoltés par M. Ed. André,
in-8°, 15 pages. Toulouse, 1879.
— Liehenes Africæ occidentalis a M.
Pechuel-Lœsche et Soyaux, in-8°,
18 pages. 1880.
— Les lichens d’Egypte, in-8°, 13 pa-
ges. Toulouse, 1880.
— 1. Enumeration des lichens valai-
sans nouveaux. — 2. Lichens Augs-
bordpass ; 3. Lichens pentes Gran-
ges ; %. Lichens Brigue, Naters; à.
Lichens Hautes-Alpes Valais, in-
8°, 21 p. Sion, 1881.
— L'organisation des Cœnogonium el
la théorie des lichens, in-8°, 4 pa-
ges. Geneve, 1881.
— Compte rendu critique des « Sym-
bolæ lichens-mycologicæ » du Dr
Minks, in-80, A pages Toulouse,
1882.
— Revisio Lichenum Meyenianorum,
in-8°, 12 pages. Berlin, 1883.
— Lichenes Palestinenses et Enume-
rationis Lichenum ægyptiacorum
Supplementum primum, in-80, 9
pages. Toulouse, 1884.
— Revisio lichenum Eschweileriano-
rum, I. (Brésil), in-8°, 17 pages.
Regensburg, 1884.
— Lichenes Otaïtenses, in-8°, 1 page,
Toulouse, 188%.
— Nachtrag zu den von Dr Naumann
auf der Expedition der Gazelle
gesammelten Flechten, 80, 8 pa-
ges. Berlin, 1884.
Müccer J. — Pyrenocarpeæ Cubenses,
in-8°, 46 pages. Leipzig, 1885.
Trois communications lichénologi-
ques faites à la Société murithien-
ne, in-8°, 3 pages. Sion, 1887.
Revisio lichenum Féeanorum, in-8°,
16 pages. Toulouse, 1887.
Enumeralion de quelques lichens de
Noumea, in-8°, 8 p. Toulouse, 1887.
Graphideæ Féeanæ. in-4°, 80 pages.
Genève, 1887.
Revisio lichenum Eschweileriano-
rum. (Brésil), ser. II, in-80, 13
pages. Regensburg. 1888.
Lichenes Portoricenses, in-80, 7 pa-
ges, Regensburg, 1888.
Lichenes Montevidenses, in-8°, 6
pages. Toulouse, 1888.
Lichenes Paraguayenses, in-8°, 32
pages. Toulouse, 1888.
Pyrenocarpeæ Féeanæ in Féei essai
(1824) et Suppl. (1837). Editæ, in-
4°, 45 pages. Genèce, 1888.
Lichenes (Mission scientifique du
Cap Horn, 1882-1883), in-40, 32
pages. Paris, 1888.
Lichenes Spegazziniani in Staten
Island, Fuegia et in regione freti
Magellanici lecti, in-80, 20 pages.
Florence, 1889.
1. Lichenes Sandwicenses ; 2. Ob-
servations in lichenes Argentinen-
ses, in-8°, 3 p.; 8p. Marburg, 1889.
Lichenes Oregonenses, in-8°, 5 pa-
ges. Regensburg, 1889.
__ Lichenes Sebastianopolitani (Rio-de-
Janeiro), in-80, 12 p. Florence, 1889.
Lichenes epiphyili novi, in-80, 20
pages. Genève, 1890.
— Lichenes Argentinienses, in-80, A
pages. Marburg, 1890.
— Lichenes Africæ tropico orienlalis,
in-80, 14 pages. Regensburg, 1890.
— Lichenes Costaricensis I, IL, in-8°,
49 p., 52 pages. Gand, 1891, 1894.
— Lichenes Bellendenici (Queensland),
in-80, 10 pages. Berlin, 1891.
— Lichenes Tonkinenses, in-80, 9 pa-
ges. Berlin, 1891.
Lichenes Schenckiani, in-8°, 16 pa-
ges. Berlin, 1891.
— Lichenes Catharinenses, in-80, 9 pa-
ges. Berlin, 189.
— Critique de l'Etude du Dr Wainio,
in-8°, 8 pages. Toulouse, 1891.
Lichenes Victorienses, in-80, % pa-
ges. Florence, 1891.
Lichenes Brisbanenses (Queensland),
in-8°, 20; pages. Florence, 1891,
Repertorium novarum specierum regni vegetabilis.
Centralblatt für Sammlung und Veröffentlichung
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SPECIES HEPATICARUM
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tons à la connaissance des lecteurs du Bulletin de l'Herbier Boissier que
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spéciaux au SPECIES HEPATICARUM de notre collabo-
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vrage. — Le 1er volume (400 pages in-8°) esi en vente au prix de 30 fr.;
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seront immédiatement envoyées aux abonnés par l’Herbier Boissier.
ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
SCIENTIÆ MYCOLOGICÆ UNIVERSAEES
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lungen, Referale und kritische Besprechungen wichliger myeologischer Publi-
cationen. sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Lilleratur.
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EP BULLETIN
DE
L'HÉRBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Gollaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 3908.
N° 4.
Bon à tirer donné le 30 mars 1908.
Prix de l’Abonnement
20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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LONDRES
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1908
L’expedition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l’administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
Tr
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1908.
Pages
l. — E. Lehmann. GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
der VERONICA-GRUPPE AGRESTIS................. 229
I. — P. Cruchet. — NOTE sur DEUX NOUVEAUX PARA-
SITES du POLYGONUM ALPINUM |. (avec gravure
dans le texte) a SR. ON 245
II. — G. V. Aznavour. — UN NOUVEAU MERENDERA
D’ANATOLIE (avec gravure dans le texte)............. 248
IV. — L. Capitaine. HYALOCALYX DALLEIZETTI nov.
spec., TURNERACEE NOUVELLEDE MADAGASCAR (avec
DIANEDEOV ES RS ee NE de men Res 251
V. — R. Hamet. — KALANCHOE LUCIÆ sp. nov....... 254
VI — €. K. Schneider. WEITERE BEITR.EEGE ZUR
KENNTNIS DER GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS).
APS ae En N 258
NI — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (Suite). 267
VII. — Gustave Beauverd. — PLANTE BRASILIENSES
sive enumeralio plantarum in Brasilia a cl. Damazio, Gou-
nelle, Usteri et botanicis nonnulis leclarum (avec gravures
dns texte)... ne ee Rs ec 283
IX. — Gustave Beauverd. SOCIETE BOTANIQUE DE
GENEVE, Comple rendu de la séance du 9 mars 1908 :
Herborisations. — Mlle Sercugrr : Le mode de parasilisme des
Champignons sur le champignon-hôte, el les effets qui en résul-
tent. — Prof. Dr CHopar : Nouvelles herborisations en Espa-
une. — M. ÜHENEVARD : Une nouvelle Caryophyllacée du Tes-
sin. — Aug. de Canpozze et BEauvern : Bibliographie. —
G. Beauverp : Une nouvelle variété d’Androsace coréenne... .. 301
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHhe V. — Hyalocalyx Dalleizetti L. Capitaine n. sp.
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VIII. — 19608.
N° 4.
|
S
GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
Veronica-Gruppe AGRESTIS
VON RER:
LIBRARY
NEW YORK
BOTANICAL |
G/ IRDEN.
Ernst LEHMANN.
I. ALLGEMEINER TEIL.
Einleitung.
Die Veronica-Gruppe Agrestis gehört zu denjenigen Pflanzengruppen,
welche immer wieder von neuem ein ganz specelles Interesse bei den
Botanikern wachzurufen vermochten. Von den Kräuterbüchern des #
Mittelalters bis zu den Floren unserer Tage finden wir jederzeit lange fe
Anmerkungen und Auseinandersetzungen bei den hierhergehörigen Si
Arten. Nicht selten sind ihnen auch eigene Abhandlungen gewidmet. E
Dennoch herrscht, wie man sich durch einen Blick in die Floren der é
letzten Jahrzehnte überzeugen wird, auch heute noch keine Ueberein-
stimmung in den Anschauungen über verschiedene Punkte, wenngleich
man erhebliche Fortschritte nicht verkennen kann. Es ist vor allem die e
grosse Formenmannigfaltigkeit in dieser Gruppe, welche immer von A
neuem zu Verwirrungen Anlass bietet und welche sogar hervorragende Be.
Systematiker und Floristen des öfteren zu Fehlbestimmungen u. dgl. 3
kommen lässt. Aber auch komplicierte Verhältnisse in der geographi- #
schen Verbreitung und nicht zuletzt die wohl hauptsächlich durch die 4
soeben genannten Faktoren bedingte, ausserordentliche Verwirrung in
der Nomenclatur tragen dazu bei, dass eine endgültige Klarheit sich ;
nicht erreichen lässt. Um hier Wandel zu schaffen stellte ich mir die :
Aufgabe, erstens die Variabilität der Gruppe eingehend zu studieren und g
zweitens an der Hand von Herbarien und Literatur die Geschichte und À
Geographie genau kennen zu lernen. Die Culturversuche, welche ich zur
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1908. 47
230 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (2)
Lösung des ersten Teiles dieser Aufgabe anstellte, sind noch im Gange
und werden noch geraume Zeit bis zu ihrem Abschluss nötıg haben. Eine
vorläufige Mitteilung (Ber. d. deutsch. Bot. Ges. 1907, p. 464) bespricht
einige Ergebnisse. Der zweite Teil aber ist abgeschlossen und ihm sind
die folgenden Ausführungen gewidmet.
Ehe ich mich denselben indessen zuwende, möchte ich nicht verfehlen
allen denen, welche mich durch ihren Rat, Materialdarleihungen oder in
anderer Weise unterstützten, meinen herzlichsten Dank auszusprechen.
Es sind das in erster Linie Herr Geheimrat Ascherson, welcher durch
die Durchsicht des Manuskriptes und bei verschiedenen Gelegenheiten
erteilte Ratschläge meine Studien bedeutend gefördert hat; sodann Herr
Geheimrat Engler, welcher mir mehrere Male einen Arbeitsplatz im
Berliner Museum zur Verfügung stellte. Weiter hat Herr Custos Dr.
Schorler während meiner Arbeit im Dresdener Herbarium mir jeder-
zeit seinen Rat und besonders seine Hülfe bei Herbeischaffung auswär-
tiger Herbare zur Verfügung gestellt. Nächst diesen Herren aber bin ich
noch den Besitzern oder Verwaltern der folgenden Herbare. welche ich
einzusehen Gelegenheit hatte, für die Möglichkeit der Benützung bezw.
Zusendung zu aufrichtigem Dank verpflichtet.
Herb. Artzt, Ascherson, Berlin, Barbey-Boissier, Boissier,
Bonn (Naturw. Verein), Bornmüller, Dresden, Haussknecht, Kew,
Körnicke, Kristiania, E. H. L. Krause, Leyden, Linné (Linnean
Society, London), Ludwig, Magnus, Marchesetti, Muschier,
Petersburg (hort. Petrop. durch Herrn Geheimrat Prof. 0. Drude),
Rom, Schweinfurth, Smith (Linn. Soc., London), Stiefelhagen,
Strassburg, Thellung, Tiflis (Mus. caucas.), Upsala, Wirtgen, Wien
Hofmuseum, Wien Universität, Zürich.
Rat oder Unterstützung in irgend welcher anderer Hinsicht erteilten
mir die Herrn: Bornmüller-Weimar, Buser-Genf, Domin-Prag,
Harms-Berlin, Krause-Strassburg, Lehmann-London, Ludwig-For-
bach, Muschler-Steglitz, Notö-Tromsö, Rendle-London, Richter-
Dresden, Schuster-München, Stapf-Kew.
Abgrenzung der Gruppe.
Bentham stellte in De Candolles Prodromus als $2 der Sektion VIII
(Omphalospora) p. 487, die Gruppe der Agrestes auf. Er zählte zu
ihr die folgenden Arten (p. 137—142) : V. crista-galli Stev.; V. Bux-
baumu Ten. (=V. Tournefortii Gm.) ; V. filiformis Sm. ; V. agrestis L.
mit den Unter-Arten: 1. V. pulchella Bast.; 2. V. didyma Ten. (= V. polita
Fr.); 3. V. opaca Fr. ; V. violifolia Hochst. mit dem falschen Synonym
V. sımensis Fres.; V. Aucheri Boiss. Wettstein (in Natürl. Pflanzenf.
4. Teil, Bd. III, p. 85) hat die Bentham’sche Gruppe in gleicher Fassung
übernommen, während Boissier (Fl. or. 1879, Bd. IV, p. 468) einmal
V. erista-galli abtrennte und mit V. Griffithii Boiss. zu einer Gruppe ver-
einigle, andererseits V. Aucheri (p. 441) zur Sektion Chamædrys stellte.
V. violifolia und V. simensis kamen für Boissiers Gebiet nicht in
Betracht, V. agrestis, polita und opaca, betrachtete er nach Fries als
eigene Arten und stellte neben sie dann noch V. cymbalaria Bertol., V.
(3) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 231
cymbalarioides Blanche und V. hederifolia L., welche von Bentham
(p. 488) als eigene Gruppe der Cymbalariæ ($ 3) aufgefasst wurden.
Ich kann mich in der Abgrenzung der Agrestes weder an Bentham
noch auch an Boissier unbedingt anschliessen, da zweifellos beide recht
verschiedenes unter diesem Namen zusammenfassen. Sicher bilden ein-
mal die Bentham’schen Cymbalariæ eine eigene Gruppe; V. hederifolia
und V. cymbalaria sind gute Arten welche unter sich viel näher ver-
wandt sind, als etwa mit V. agrestis oder V. Tournefortu. Zu ihnen hatte
schon Boissier als dritte, allerdings zweifelhafte Art V. cymbalarioides
gestellt und weiterhin sind noch mehrere andere ebenfalls schwächere
Arten hinzugekommen (V. triloba Opiz, V. panormitana Guss., V. Sibthor-
pioides Debeaux et Degen u. a.), über deren Artenrecht im einzelnen die
Meinungen wohl auseinandergehen können, deren Zugehörigkeit zum
engsten Verwandtschaftskreis der Cymbalariæ aber ausser jedem
Zweifel ist.
Sodann müssen V. crista-galli und V.simensis von der Gruppe Agrestis
abgetrennt werden. Beide sind vor allem durch die paarig verwachsenen
Kelchblätter, die Zähnung derselben u. a. von den Agrestes verschieden,
unter sich aber so nahe verwandt, dass Fresenius (Bot. Zeit. 1844,
p. 356) mit vollem Recht V. simensis als ein Diminutivum von V. crista-
galli bezeichnet. Immerhin unterscheiden sie sich in mehreren
Punkten sehr auffallend ; so in der Samenzahl, Grösse und Zähnung
der Kelchblätter und auch darin, dass bei V. crista-galli das eine
Kapselfach meist abortiert, bei V. simensis aber nicht. (Vgl. auch Flora
1851, p. 660). Im ganzen dürfte V. crista-galli den Cymbalariæ näher
stehen, V. simensis aber den Agrestes. Ob nun V. Griffithü, wie Boissier
will, auf Grund der paarig verwachsenen Kelchblätter und der Cochlidio-
spermie zu diesen beiden Arten gestellt werden muss, möchte ich einst-
weilen unentschieden lassen, da gewisse Charaktere von Griffithii dieser
Vereinigung entgegen zu sein scheinen. Jedenfalls wäre für diese Gruppe
der Name Diplophyllum wieder in Vorschlag zu bringen, welchen seiner-
zeit Lehmann (Mag. Ges. Naturf. Fr. Berl. VII 1814, 310) als Gattungs-
name für V. erista-galli und V. Griffithii aufstellte.
Wir kommen nun zu V. Aucheri und V. violifolia. Die erste von
beiden war sicher mit Recht, wie schon erwähnt, durch Boissier von den
Agrestes abgetrennt worden; ob ihre Stellung bei den Chamædrys als end-
gültig betrachtet werden kann, ist eine andere Frage, welche hier nicht
erörterl werden kann. Zweifelhafter ist es, ob V. violifolia ebenfalls abge-
trennt werden sollte. Wenn ich mich trotz der grossen Aehnlichkeit der
vegetaliven Teile und auch der Kapselgestalt mit den Agrestes, speziell mit
V. filiformis Sm. dazu entschlossen habe, so war dafür massgebend, dass
die Samen dieser Pflanze, wie schon Fresenius (Bot. Zeit. 1851, p. 660)
richtig hervorhob, nicht tief ausgehöhlt, sondern plan sind. Es existiert
zwar insofern ein Uebergang zu V. filiformis, als bei ihr die Samen bei
weitem nicht so stark concav sind, wie z. B. bei V. Tournefortii, manch-
mal sogar fast plan werden; Ledebour, Fl. ross. III, p. 251. nennt sie
plano-convexiuscula, was aber von Boissier, Fl. or. IV, p. 466 als Irr-
tum hingestellt wird. Die Wahrheit liegt in der Mitte. Zudem bin ich
weit davon entfernt, besonders nach den Untersuchungen Bachmann’s
(Die Entwicklungsgesch. u. d.Bau der Samenschale d. Scrophularineen in
Nova act. Leop. Carol. Halle 1880) und meinen eigenen Erfahrungen,
der Cochlidiospermie einen so grossen systematischen Wert beizu-
-
232 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (4)
messen, wie es etwa Bentham in De Cand. Prodr. tut. Die
Cochlidiospermie kommt in verschiedenen Gruppen, nach Bachmann
z. B. auch bei Teucrium vor. Man würde aber, wollte man ihr
jede systematische Wertung absprechen, ins andere Extrem verfallen
und man müsste dann wohl noch eine Reihe anderer Arten, vor
allem V. ceratocarpa C. A. Mey. mit unserer Gruppe vereinigen, Wo-
durch dieselbe ihre Einheitlichkeit verlöre. Es scheint mir unter diesen
Umständen natürlicher, die Gruppe Agrestis, speziell V. filiformis von
solchen Formen mit planen Samen, welche aber im übrigen den Agrestes
sehr nahe stehen, wie eben V. violifolia Hochst., V. ceratocarpa C. A. Mey.
herzuleiten, sie aber nicht mitihnen zu vereinigen. Dass V. filiformis Sn.
perennierend ist, wie Bornmüller (Beih. Bot. Centralbl. 1907, Bd. XXIT,
Abt. IL, p. 113) richtig hervorhebt und wie ich mich an lebendem Mate-
rial, welches ich von Haage u. Schmidt in Erfurt unter dem Namen
V. polita bezog und was jetzt im Botan. Garten in Dahlem cultiviert wird,
überzeugen konnte, kann uns nicht veranlassen, die sonst der V. Tourne-
fortii so überaus nahe stehende Art von der Gruppe zu trennen; kann
man ja sogar gewissermassen Uebergänge zum Perennierendwerden auch
bei V. Tournefortii bemerken, indem nicht selten im Herbst die nieder-
liegenden Stengel in den Blattachseln neue Sprosse treiben, die dann oft
überwintern, um im Frühjahre oder noch im Winter zur Blüte und
Fruchtung zu gelangen. Nur zerfallen dann die niederliegenden Stengel
bei V. Tournefortii bald, während sie bei V. filiformis zusammenbleiben
und im letzteren Falle viel weitergehende Verzweigungen zu Stande
kommen.
Es bleiben somit für unsere Gruppe die folgenden fünf Arten übrig:
V. agrestis L., V. polita Fr., V. opaca Fr., V. Tournefortu Gm., V. flifor-
mis Sm. zu der sich noch, eine 6. neuzubeschreibende : V. siaretensis
gesellt.
Für sie gilt die folgende Diagnose der Gruppe Agrestis :
Herbæ annuæ vel perennes, radix fibrosa, caules decumbentes, pilosi,
sæpius radicantes. Folia caulina opposita, floralia alterna, subcon-
formia, ovala vel oblongo-ovata. Pedicelli in axillis foliorum floralium
solitarii, fructiferi recurvi. Calyx 4-parlitus, segmentis subæquali-
bus. Corolla rotata, tubo brevissimo. Capsula a latere compressa, didyma,
loculis pleiospermis, semina plus minusve cyathiformia, facie concava
dorso convexa.
Geschichte der Gruppe.
A. Die in W.-Europa heimischen oder in vorgeschichllicher Zeit zu-
gewanderten Arten.
Die Zeit vor 1753.
Um zu einem endgültigen Ergebnis und zu einem klaren Verständnis
der vorliegenden Verhältnisse zu kommen, vor allem aber, um einige
alteingebürgerte Irrtümer von Grund aus zu beseitigen, ist es unbedingt
nölig, auch der Ausführungen der vorlinné'schen Autoren mehr als vor-
(5) E. LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 233
übergehend zu gedenken. Denn schon bei ihnen liegen die Wurzeln
einiger Anschauungen, welche bis heute hemmend auf eine klare Erkennt-
nis der Beziehungen der einzelnen Arten zu einander etc. gewirkt haben.
Es liegt in der Natur der Sache, dass wir bei den Patres zuerst Mittei-
lung über die schon im Mittelalter in W-Europa vorhandenen Acker-
ehrenpreise unserer Gruppe erhielten. Dieselben mussten bei ihrer
Häufigkeit an von Menschen so oft besuchten Plätzen, wie Gemüsegärten,
Feldern, etc. schon früh die Aufmerksamkeit auf sich lenken. So finden
wirdenn auch schon in denältesten Kräuterbüchern Auseinandersetzungen
und Abbildungen, aus denen man deutlich erkennt, dass Ackerehren-
preise aus unserer Gruppe gemeint sind. Zwischen den zu verschiedenen
Gruppen zu zählenden Arten — also etwa arvensis, agreslis, hederifolia
— ist meist gut geschieden und eine Identifikation möglich. Auf einige
fragliche Fälle wird weiter unten zurückzukommen sein. Eine Identifika-
tion der einzelnen Arten innerhalb der Agrestis-Gruppe hingegen stösst
in weitaus den meisten Fällen auf unüberwindliche Schwierigkeiten, da
Abbildungen und Beschreibungen weder bewusst noch unbewusst die
specifischen Charaktere genügend hervorheben. Dennoch haben ver-
schiedene Autoren geglaubt, in den Bildern der ältesten Schriftsteller
diese oder jene Fries’sche Art mit Sicherheit erkennen zu können.
Mir erscheint dies aber in Anbetracht der ungeheueren Variabilität der
in Frage kommenden Arten einerseils und der oft sehr ungenauen Figuren
andererseits mit Ausnahme eines einzigen, später zu erörternden
Falles äusserst willkürlich. Soviel allerdings lässt sich mit Sicherheit
sagen: V. Tourneforti Gm. ist in jener Zeit nirgends in Europa
beschrieben oder abgebildet worden. Das erscheint uns ja jetzt nach ge-
nauer Kenntnis der Einwanderung dieser Art selbstverständlich. Immer-
hin aber dürfte es nicht überflüssig sein, dies hier nochmals beson-
ders hervorzuheben, da Nees von Esenbeck und Reichenbach der
Ansicht waren, dass V. Tournefortii Gm. schon immer in Europa vor-
handen gewesen, aber wegen der grossen Aehnlichkeit mit V. agrestis L.
bezw. polita Fr. beständig übersehen worden sei‘). Wäre diese markante
Pflanze aber schon früher dagewesen, so würde es unverständlich sein,
warum sie nicht, wenn auch nicht als eigene Art erkannt, so doch
zufällig hie und da als agrestis abgebildet worden wäre. Auch eine sehr
schematisierte Zeichnung würde dies aber sicher deutlich genug an-
zeigen.
Wenden wir uns nunmehr den einzelnen Autoren jener Periode selbst
zu. Diejenigen welche sich nur mit Identifikationsversuchen ihrer Pflanzen
mit denen der Schriftsteller des Altertums (Commentatores Linné’s) be-
fassen, kann ich hier selbstverständlich übergehen oder aber mich darauf
beschräuken, die für unsere Arten gebrauchten Namen kurz anzuführen.
So nannte der älteste welchen ich einsah, Ruellius, unsere Arten, wie
sich aus späteren Citaten ergibt, mit dem Namen campestre rapistrum.
(1536 Parisiis [1537 Basileæ] de natura stirpium lib. II.) Otto Brunfels
(nov. herb. 1536) bildet keine Veronica unserer oder benachbarter
Gruppen ab. Ebenso finden sich in Bock ’s New Kreutterbuch von 1539,
bekanntlich noch keine Abbildungen; dieselben Kommen erst in späteren
1 Vgl. E. Lehmann : Wanderung und Verbreitung v. V. Tournefortii Gm.
Isis. 1906, p. 92.
234 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 (6)
Auflagen hinzu, obgleich für unsere Gruppe auch hier keine. Aus den
Zitaten zu Morsus Gallinæ 3 in diesen späteren Auflagen [1630, p. 305]
ersieht man indessen, dass mit diesem Namen eine Veronica der Gruppe
Agrestis gemeint ist. In der lateinischen Ausgabe des Bock ’schen Werks
heisst sie [1552, p. 385]: tertia morsus gallinæ species. Im Jahre 1542,
folgt dann in Fuchs, de hist. stirp. p. 22, die erste Abbildung, aus der
man mit Sicherheit auf eine Art aus der Agrestis-Gruppe schliessen kann.
Er nennt die Pflanze Alsine media und führt ausserdem noch Alsine
minor und major, welche indessen nicht zur Gattung Veronica gehören.
In seinen späteren Arbeiten bezw. Neuausgaben des Kräuterbuchs nennt
dann Fuchs dieselbe Pflanze z. T. verschieden: 1543, den nieuwe Herbarius
zwar noch Alsine media; hingegen 1545, hist. stirp. Basel, p. 11: Alsines
allerum genus; 1551 Plantarum effigies Lugd. 10. Alsines primum genus.
Die Abbildungen sind aber immer dieselben. In dem Kewer Exemplar
der Effigies waren die Blüten blau betupft. Hervorzuheben ist auch, dass
die nahe Verwandtschaft zu V. hederifoha L. hier schon erkannt war,
welche Art z. B. in hist. stirp. von 1545 als Alsines quartum genus sehr
schön abgebildet wurde. Im weiteren beschränke ich mich auf die Auf-
führung der durch Abbildungen oder deutliche Zitate belegten Namen
aus den hauptsächlichsten Kräuterbüchern im speciellen Teil, wenn auch
bei vielen Autoren ungemein lange Auslassungen über Nomenclatur etc.
vorkommen.
Die Abbildungen bei all’ den Autoren beruhen in der Hauptsache auf
vier verschiedenen Typen, welche immer wiederkehren. Von diesen ist
das bei Lobel, Gerarde u. Parkinson auftretende nicht sicher unserer
Gruppe zuzuschreiben. Die gegenständigen Blätter, langen Griffel und
der ganze Habitus lassen eine Zugehörigkeit zu V. arvensis L. auch nicht
unmöglich erscheinen.
Während hier sogar die Gruppe nicht mit Sicherheit festzustellen ist,
kann man andererseits mit grosser Bestimmtheit weiter als nur bis zu
dieser aus den Beschreibungen Haller’s schliessen. Dieser scharfe
Beobachter hat schon die Verschiedenartigkeit der von den Autoren unter
den zahlreichen im speciellen Teil aufgeführten Namen beschriebenen
Pflanzen erkannt und ist im allgemeinen zu demselben Resultat gekommen,
wie 70 Jahre nach ihm Fries. Diesistder oben schon kurz angedeutete ein-
zige Ausnahmefall cf. pg. 233. Im Jahre 1742 schreibt Haller (Enum. Heiv.
p. 534), wie folgt : Hujus plantæ varielatem an diversam speciem habeo acl.
Divernoi foliislongioribushirsutisutin N.15 (V.arvenst),sed floreexlongo
pediculoeodemquealbo, ovario gemello,thlaspideo. Esscheint sichindiesem
Falle um eine echte V. agrestis L. zu handeln, die er seiner Hauptart, der
in der Schweiz häufigen V. polita Fr. entgegenstellt. Zu diesem Resultat
ist auch Gaudin (Fl. helv. 1828, p. 35) gelangt. Im Jahre 1745 beschäftigt
sich Haller in seiner Bearbeitung von Rupp’s Flora jenensis wiederum
mit unseren Arten. Hier erörterter erstdrei verschiedene Farbenvarietäten
und beschreibt dann eine Veronica foliis Chamædryos altera nondum des-
cripta. Diese unterscheidet sich von der Vorhergehenden wie folgt : floris
colore, qui est totus cœruleus, foliorum minus dissectorum elegantibus
crenis. Es ist ziemlich sicher, dass es sich um V. opaca Fr. handelt,
welche in Thüringen häufig ist und durch einfarbige, dunkelblaue Blüten
und seicht aber regelmässig gekerbte Blätter sich auszeichnet.
Unterdessen waren aber in den Jahren 1703 und 1728 noch zwei an-
dere Publikationen erschienen, welche für unsere Gruppe von grösserem
(7) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 235
Interesse sind, da sie sich mit zwei neuen, hierhergehörigen Arten be-
schäftigen ; es sind das Tournefort’sCorollarium und Buxbaum’s Plant.
minus cogn. Centuriæ, in denen die beiden später unter den Namen
V. filiformis Sm. und V. Tournefortü ‚Gm. beschriebenen orientalischen
Species zum ersien Male erwähnt werden. Ich führe hier nur die Taisache
der Neuaufstellung an, um dann in dem den beiden Arten speciell gewid-
meten Teil darauf zurückzukommen. Hiermit wären die hauptsächlichsten
hierher gehörigen Daten bis zum Jahre 1753 angeführt.
Von Linne bis Fries.
Das Jahr 1753 bringt die binäre Namengebung. Linné (Sp. pl. Bd. I.,
p. 13, Nr. 20) vereinigt unter dem Namen V. agrestis durch die folgenden
Zitate: Fl. suec. 17, Dalib. paris 6, Hort. cliff. 9, Bauh. pinax 250, fast alle
die bisher benützten Namen, indem bei den citierten Autoren wieder die
übrigen zu deren Namen gezogen sind. Nur die eben erwähnten Tourne-
fort’schen und Buxbaum'schen Species werden davon nicht betroffen.
In dieser Zusammenziehung liegt der erste Ursprung der folgenden
Nomenclaturverwirrung. Denn mit den zahlreichen Namen der vorlinné-
schen Autoren war keineswegs eine einheitliche Art bezeichnet, es ver-
bergen sich die späteren Fries’schen Arten hinter denselben, ohne in-
dessen klar von jenen schon erkannt zu sein, ohne auch heute mehr als
in dem einen Malle Haller’s wieder deutlich hervorzutreten. Linné aber
bezeichnete mit seinem Namen V. agrestis eine ganz bestimmte Art, wie
ich mich in seinem Herbar in der Linnean Society in London überzeugen
konnte, eben die eigentliche V. agrestis L., (Veronica versicolor Fr. 1819").
Linné also machte von Anfang an seinen Namen agrestis zu einem doppel-
ten; einmal einen Sammelnamen, auf Grund der Citate, dann einen
speciellen Namen, auf Grund seiner Herbarpflanze. Die meisten Autoren
der Folgezeit bedienten sich natürlich des Linné’schen Namens ohne
Linn&’s Herbar gesehen zu haben und so behält dieser Name zunächst bis
zur Fries’schen Publikation im allgemeinen den mehrdeutigen Charakter.
(Siehe speciellen Teil, V. agrestis auct. vor Fries.)
Schon in der nächsten für unsere Gruppe wichtigeren Publikation,
Oeder’s Fl.danica 1770, treten die Folgen dieses Umstandes verhängnis-
voll zu Tage. Hier wurde unter dem Namen V. agrestis eine Pflanze ab-
gebildet, welche deutlich die erst durch Fries namentlich bekannt ge-
wordene und wohl diagnosticierte V. polita Fr. darstellt, welche also ein
halbes Jahrhundert bevor sie wirklich wissenschaftlich entdeckt wurde,
sehr schön abgebildet vorlag. Später, im Jahre 1834, nachdem der Irr-
1) Anm. Hartman (in Skand. Væxterna in Linn&’s Herbar 1850, p. 163, Nr. 19)
kommt zwar zu dem Ergebnis, dass die Li n né’sche Pflanze als V. pol’ta anzusehen
sei, indem er sagt: characteres Nr. 20 agresti Sp. pl. et Fl. Suec. exacte {quidem
conveniunt, sed ad eam illius formam pertinent, quæ hodie nomine poliiæ dis-
tinguitur id quod indicant laciniæ calycis magnæ, ovato-lanceolatæ, nervosæ,
acutæ, foliaque nitida, subglaberrima, ovato- oblonga atque facies ipsa plante.
Ich kann dem aber keineswegs beistimmen. Gerade die Kehlchblätter, die
Kapsel, überhaupt die ganze Pflanze entsprechen dem Typus dessen, was Fries
versicolor nannte, aufs vollkommenste.
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (8)
tum von Fries zwei Dezennien vorher erkannt worden war, wurde unter
ausdrücklichem Vermerk, dass die früher als V. agrestis L. bezeichnete
Pflanze V. polita Fr. zu nennen sei, auch noch die wirkliche V. agrestis L.
auf Tab. 2221, in Bd. XII, zur Abbildung gebracht. Bis dahin und noch lange
nachher aber haben fast alle Autoren, auf Fl. dan. t. 449, bezugnehmend,
die falsche Pflanze V. agrestis L. genannt, wie man leicht einsieht, nicht
zum Nutzen der Klarheit in der an und für sich schwierigen Gruppe. Die
Verwirrung wurde aber weiterhin noch wesentlich erhöht dadurch, dass
der gleiche Irrtum sich in dem zweiten grossen Tafelwerke der dama-
ligen Zeit einstellte, d. i. in Smith and Sowerby, English Botany. Hier
wurde im Jahre 1800, in Bd. XI, Tab. 789, ebenfalls eine ausgesprochene
V. polita-Pflanze unter dem Namen V. agrestis L. beschrieben und abge-
bildet. Hier erfolgte die Richtigstellung im Jahre 1831 auf Tab. 2603.
Auch in Curtis, FL Londinensis 1777, vol. I, p. 1, gelangte eine
V. polita Fr. für agrestis L. zur Abbildung. Es ist nun offenbar verwunder-
lich, dass überall V. polita abgebildet wurde und nicht wenigstens zufäl-
lig das eine oder andere Mal V. agrestis L. Wir werden später noch ge-
nauer sehen, dass der Grund hierfür darın zu suchen ist, dass die echte
V. agrestis L., obwohl im Norden gewöhnlich, sehr bald an Häufigkeit
hinter V. polita zurücktritt, welche z. B. in S. England schon ganz erheb-
lich dominiert.
Man erkennt übrigens hie und da auch aus der Diagnose, dass
V. agrestis L. für V. polita Fr. angeführt wurde, oder dass beide Arten
dem Namen zu Grunde lagen. So giebt Scopoli im Jahre 1772 (Fl. carniol.)
für seine V. agrestis pro Fach 8-10 Samen an, während Linné (Fl. suec.
ed. II, 1755) nur 4 semina in singulo loculamento erwähnt. Das erklärt
sich sehr leicht daraus, dass Scopoli eine V. polita Fr., Linné seine
V. agrestis vera vor sich gehabt hat. — Willdenow (sp. pl. 1797) sagt:
V. agrestis variat... capsulis pilosis, pilis simplicibus et... capsulis pilosis,
pilis apice glanduliferis. Die erste Variante entspricht wahrscheinlich
der V. polita, wobei die vereinzelten Drüsenhaare derselben übersehen
wurden, die zweite der V. agrestis L. — In Flora Lituanica ' 1781, Nr. 72
u. 73 erwähnt Gilibert eine V. longepedunculata und brevipedunculata,
welche vom Kew Index mit V. agrestis und arvensis idenlifiziert werden.
Ich habe die Originalexemplare nicht gesehen, da aber Gilibert selbst
V. arvensis L. zu seiner V. brevipedunculata zitiert, so erscheint die
Identifikation dieser Art nicht zweifelhaft. Ob V. longepedunculata
gleich V. agrestis oder V. polita ist, ist nicht mit Sicherheit anzugeben.
Semina octo spräche für V. polita. Die anderen angegebenen Merkmale
machen es aber wahrscheinlich, dass der Autor V. agrestis und polita
durcheinander vor sich hatte. Er zitiert fl. Dan. tab. 449 und ausserdem
V. agrestis L. als Synonym zu seinem neuen Namen.
Waren also, wie wir im Laufe der bisherigen Auseinandersetzungen
wiederholt sahen, unter dem Namen V. agrestis L. mehrere, und zwar
die Fries’schen Arten verborgen, so waren diese doch bis zum Ende
des 18. Jahrhunderts die einzigen Arten unserer Gruppe, welche in W.-
Europa vorhanden waren und V. agrestis L. abgesehen von dem
! Anm.: Ich verdanke die betreffenden Diagnosen meinem Vetter, Herrn
Theouor Lehmann in London, der ihre Excerpierung im Brilischen Museum für
mich besorgte.
(9) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 237
totgeborenen Namen V.longepedunculataGiliberisder einzige binäre Name,
welcher diese Arlen bezeichnete. Beides wurde nach Beginn des 19. Jahr-
hunderts bald anders. Im Jahre 1805 beschrieb Gmelin (Fl. bad. Bd. I,
p. 39), die damals aus dem botanischen Garten zu Karlsruhe verwilderte
und bald auf verschiedene Weise über Europa sich verbreitende V. Tourne-
fortu. Diese Art steht der V. agrestis L., noch mehr der V. polita Fr. sehr
nahe und wurde zweifellos mit beiden hie und da verwechselt. Sodann
beschrieb Tenore 18i1 (Prodr. Fl. Neap. p. 6) neben agrestis eine
neue Art V. didyma. Die Stellung derselben bleibt vorderhand unklar.
Sie wird auch in den nächsten Schriften desselben Autors (Fl. Neap. 1811-
15, Fl. medicale 1825) nicht mehr genannt, findet sich jedoch in gänzlich
veränderter Gestalt 1830 wieder in Sylloge (Fl. Neap., pg. 7). Wir werden
hierauf weiter unten noch eingehend zurückzukommen haben.
Klarer liegen die Verhältnisse bezüglich der nächsten Neuaufstellung
in unserer Gruppe, Bastard’s V. pulchella (Fl. Maine et Loire, 1809, Addi-
tions p. 414). Diese Pflanze ist zweifellos identisch mit V. agrestis L., wie
aus Originalexemplaren Bastard’s hervorgeht, welche ich Gelegenheit
hatte im Herb. Hort. Petrop. und Herb. Kew einzusehen. Dennoch kann
man Bastard wegen der Neuaufstellung keinen Vorwurf machen. Er
kannte als V. agrestis L. die in Fl. dan. t. 449 und Engl. bot. t. 789 abge-
bildete Pflanze. Diese ist, wie wir sahen, in Wirklichkeit V. polita Fr.
und durch ganz Frankreich gemein. Ausser dieser fand nun Bastard
noch eine andere, der ersten ähnliche Art, welche in Frankreich seltener
ist und diese nannte der Autor V. pulchella. Er konnte ohne Verglei-
. chung mit Linné’s Originalexemplar nicht wissen, dass seine pulchella
mıt Linné’s agrestis identisch war. Nun begegnet uns aber noch eine
zweite V. pulchella, welche aus von Bernhardi gesandten Samen
von Remer u. Schultes aufgezogen und von ihnen 1817, Bd. I,
p. 126 beschrieben wurde. Diese ist aber ebenfalls mit V. agrestis L.
idenlisch, oder vielmehr, wie schon Reichenbach in Flora 1822,
5. Jahrg., Bd. I, p. 308 richtig hervorhebt, nach der Diagnose als rosa
blühende Varietas von V. agrestis L. anzusehen. Er weist sie deshalb mit
Recht in Icones 1825 unter deren Synonyma. Ebenso halten Mertens
und Koch (1823) beide Pflanzen für identisch, während Fries (1819)
sich hierüber noch nicht klar war. In nov. 1828 ist aber auch er dann zu
diesem Ergebnis gelangt. Es ist mir nach dieser Uebereinstimmung nicht
recht erklärlich, dass der Kew Index V. pulchella Bernh. noch immer als
eigene Art bestehen lässt, während er V. pulchella Bast. mit V. agrestis L.
identifiziert.
Die Friesschen Arten.
Aus dem bisherigen geht, meine ich, deutlich genug hervor, dass die
Autoren schon längst die Verschiedenartigkeit der unter dem Namen
V.agrestis L. zusammengefassten Pflanzen ahnten. Derjenige aber, welcher
zuerst erkannte, dass in Wirklichkeit drei verschiedene Arten vorlagen
und der dieselben mit aller Schärfe erfasste und darstellte war Fries in
Nov. Fl. Suecicæ 1819, I V., p. 63 und ed. altera 1828, p. 1 ff. Er nannte
diese drei Arten: V. versicolor, polita und opaca.
V. versicolor wird von ihm selbst als mit V. agrestis L. identisch
erklärt. Fries hat dieser Species wohl nur deshalb einen eigenen
238 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (10)
Namen gegeben, um sie schärfer von der fälschlichen V. agrestis Fl. dan.
t. 449 etc. zu trennen. Er hätte ja eigentlich den Namen V. pulchellu ver-
wenden müssen, doch war er sich, wie schon eben erwähnt, über diese
Ari 1819 noch nicht klar. Er sagt von ihr nur: corolla vix a V. pulchella
Röm. 1. c. recedens. Nachdem aber Reichenbach (1825), die Einzie-
hung des Namens versicolor begründet halte, bedient sich auch Fries
(Nov. 1828, p. 1 ff.) des Linné’schen Namens für seine versicolor und
zitiert sowohl diesen Namen als V. pulchella unter den Synonymen. Zu
V. versicolor stellt Fries 1819 als ß V. calycida, deren Hauptcharakter
in laciniis calycinis incisis besteht. Das ist aber nur eine Form, welche
auch bei V. polita in wechselnder Intensität und Häufigkeit auftritt. Zu-
gleich soll allerdings die Corolle grösser und weiss, der Kelch oft fünf-
. zählig sein. Es ist mir jedoch sehr fraglich, ob diese Charaktere immer
zusammen auftreten. Hier müssen Kulturversuche einsetzen. Als eigene
Art, wiees nach Reichenbach Fl. exc. 1830-32, Bd. I, p. 365 erscheint
und wie nach ihm der Kew index angibt, hat wohl aber Fries seine
V. calycida nie aufgefasst, wie auch aus dem Zitat derselben Nov. 1828
deutlich hervorgeht.
Es handelt sich nunmehr darum, festzustellen, ob die beiden anderen
Arten, V. polita und opaca von Fries wirklich zuerst beschrieben wur-
den, oder ob sie etwa mit von anderer Seite vorher aufgestellten Arten
zu identifizieren sind. Damit kommen wir aber auf eine Nomenclatur-
frage äusserst klomplizierter Art, welche schon oft zu lösen versucht
wurde. aber bis heute noch mit negalivem Ergebnis. Die Frage lässt sich
ungefähr so formulieren: Ist Tenore’s V. didyma (Prodr. 1811, non Syll.
1830!) mit Sicherheit gleichzuseizen V. polita Fr., wodurch natürlich der
Name didyma als der ältere in Anwendung käme, oder was ist überhaupt
unter diesem Tenore’schen Namen zu verstehen. Fries zitiert ihn
weder 1819 noch auch 1828. sei es nun, dass er ihn wegen der nur vor-
übergehenden Erwähnung in einem immerhin seltenen Werke gar
nicht kannte, sei es deshalb, weil er nichts mit ihm anzufangen wusste.
Der Name V. didyma wurde zuerst im Jahre 1811 von Tenore im
Prodr. Fl. Neap.. p. 6 zu folgender Diagnose gegeben : Floribus solitariis,
pedunculatis; foliis profunde crenatis, pubescentibus ; capsulis didymis,
rotundatis; peduneulis fructificantibus, revolutis.
Ueber den Wert dieser Diagnose ist folgendes zu sagen :
Floribus solit. pedunc.: kann gleicherweise für alle Arten der beiden
Sektionen Omphalospora und Veronicastrum gelten.
Folus profunde crenatis: ist eine bei V. agrestis L. und polita Fr. äus-
serst varlable Eigenschaft, die absolut Kein brauchbares Merkmal zur
Charakterisierung darstellt.
Folüs pubescentibus: gilt für polita, agrestis, opaca und eine Menge
verwandter Arten, ist aber im einzelnen äusserst wechselnd.
Capsulis didymis ete.: ist gleicherweise der ganzen Gruppe Agrestis
eigen.
Die Diagnose sagt uns also absolut nichts, mit was für einer Art wir es
zu tun haben. Deswegen können wir aber natürlich den Namen selbst
nicht verwerfen, müsste dann doch z. B. V. agrestis L. selbst mit einer
grossen Zahl anderer Namen verschwinden.
Das nächstliegende war nun, zu sehen, ob mit Hülfe des Originalexem-
plares der Angelegenheit näher zu treten war. Da stellte sich heraus, dass
in den verschiedensten Herbarien von Tenore selbst gesammelte Exem-
(11) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 239
plare von V. didyma zu finden sind. Diese sind aber nicht ohne weileres
brauchbar, da es darauf ankommt, das Originalexemplar der V. didyma
des Prodromus vom Jahre 1811, nicht das der Sylloge von 1850 aufzu-
finden, da uns hier die Pflanze in ganz anderer Gestalt entgegentrili, als
dort. Ein solches Exemplar zu finden, ist mir aber nicht möglich
gewesen !.
Sowohl 1811 (Prodr.) als 1830 (Syll.) führt Tenore neben der V.
didyma noch V. agrestis L. Aus der Fl. neap. 1811-15 geht aber auf ver-
schiedene Weise hervor, dass Tenore, wie die meisten seiner Zeit, im
Prodr. und in Fl. neap. unter V. agrestis L. V. polita Fr. versteht. Denn:
1. Es wird Fl. dan. t. 449 zu V. agrestis L. zitiert, wo, wie wir sahen,
V. polita Fr. abgebildet ist.
2. Es findet sich die Angabe für agrestis : 8-10 semi per loculamento.
Das ist aber ein Charakteristikum der V. polita Fr., während V. agrestis
nur 4-7 Samen im Fach besitzt (vgl. darüber Lehmann 1907, Ber. d. bot.
Ges., p. 469).
3. V. agrestis L. wird communissima nei campi genannt, was aber für
V. polita Fr. wohl zutrifft, ganz und gar nicht hingegen für V. agrestis
L., welche in Italien auf einige wenige gebirgige Gegenden beschränkt
isti?.
Im Jahre 1830, nach Erscheinen der Fries’schen und der weiler
unten noch zu besprechenden Reichenbach’schen Arbeiten, hat
Tenore seinen Irrtum auch eingesehen und V. agrestis L. in der rich-
tigen Weise beschränkt, V. agrestis Ten. 1811-15 gleich V.didyma Ten.
(1811) gesetzt. Hieraus geht aber hervor, dass V. didyma(1811) aufkeinen
Fall gleich sein kann der ganzen V. polita Fr., denn sonst wäre dieselbe
Pflanze in einem Werk mit zweiNamen benannt worden. Dennoch kann
also V. didyma (1811) einmal ein Teil von V. polita Fr. sein. Ausserdem
gibt es aber noch andere Möglichkeiten. Man könnte sich vorstellen, dass
V. didyma (1811) die seltene V. agrestis L. selbst bezeichnete, weiter
wäre an eine Verwechselung mit V. opaca Fr. zu denken und endlich
wäre es auch nicht ausgeschlossen, das V. Tournefortii Gm., die Tenore
erst in Fl. Neap. als V. Buxbaumu beschrieb und die in gewissen Ent-
wicklungsstadien der V. polita Fr. ausserordentlich ähnelt, hinter dem
neuen Namen zu suchen wäre. Wir werden sogleich sehen, dass für alle
vier Möglichkeiten sich gute Gründe anführen lassen und dass für die
ersten drei wenigstens schon verschiedene Autoren eingetreien sind.
Besonders ist auf Elias Fries, Notula ad V. didymam (Bull. Soc. Roy.
Belg. 1863. p. 5) aufmerksam zu machen, wo verschiedene Punkte schon
erörtert wurden. Ich werde aber, um den an und für sich schon compli-
zierten Gedankengang nicht noch mehr zu beschweren, Fries nur da
anführen, wo ich anderer Ansicht bin als er. Eine Arbeit Morettisin
Bibl. Ital. Giorn. Milan. T. 82, 1836, p. 65-66 et p. 70, in welcher nach
Bubani Fl. pyren. 1897, pg. 300 über den gleichen Gegenstand gehan-
1 Tenore selbst scheidet natürlich nicht zwischen didyma Prodr. und didyma
Syll. Er schreibt infolgedessen stets: VW. didyma Ten. (1811) auf seine Zettel. —
Ein Exemplar aus dem Tenore’schen Herbar selbst habe ich leider trotz wieder-
holter Bemühungen nicht erlangen können.
iR E. Lehmann, V. agrestis im Mittelmeergeb. etc. diese Zeitschrift 1907
p- 851.
x DES PAS METRE, © ” PPS FAR
LÉO DE Er nn 2.2
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (12)
delt wird, war mir nicht zugänglich. Doch kommt der genannte Autor
anscheinend zu keinem abweichenden Resultat.
1. Viele Autoren haben sich wohl unter Berücksichtigung des späleren
Zitates der V. agrestis Ten. (1811) = polita Fr. zu V. didyma (1830) dafür
entschieden, dass V. didyma (1811) gleich ist V. polita Fr. pr. p. Sie
könnten demnach auch nach den Wiener Nomenclaturregeln 1906,
Art. 4%, V. didyma an Stelle des Namens V. polita Fr. setzen. Aber die
hier vorausgeselzte Annahme ist, wie aus der Anführung der foigenden
Punkte hervorgeht, keineswegs einwandsfrei zu beweisen.
2. Sprengel führte 1825 (Syst. I, p. 75) V. didyma mit folgender
erweilerler Diagnose an: V. caule procumbente foliisque ovatis crenatis,
obtusis hirsutiusculis, pedunculis folia subaequantibus reflexis, lacinüis
calycinis inequalibus subfoliaciis dentatis corolla mullo majoribus, cap-
sulis globosis. Neap. Hieraus kann man nicht mit Unrecht schliessen,
dass Sprengel eine echte V. agrestis L. aus Neapel und zwar die forma
calycida Fr. vorgelegen hat. Denn laciniis calycinis . .. corolla multo
majoribus spricht für V. agrestis. Elias Fries meint sogar, dass
Sprengels V. didyma manifestissime V. agrestis calycida ist, und Koch
Syn. ed. il., 1844 zitiert V. didyma Ten.. (1811) direkt zu V. agrestis mit
dem Vermerk: sec. specimina authentica, ebenso Ascherson Brdbg.
1864, p. 788, Karsch, Westfalen 1878, ed. IV., p. 181 u.a.
3. Im Hb. Upsala sah ich ein folgendermassen signiertes Blatt: V. di-
dyma. H. Neap. Tenore. Auf diesemwaren Exemplare von V. agrestis L.
und V. opaca aufgeheftet, nicht aber von V. polita. Es ist mir demnach
sehr wahrscheinlich, dass dieses Blalt aus jener Zeit stammt, wo sich
Tenore über die Arten noch nicht klar war, zumal Fries mitteilt, dass
im Berliner und Kopenhagener botanischen Garten aus von Tenore
gesandlem Samen V. opaca Fr. aufging. Auch Reichenbach in Fl. exc.
(1830-32, p. 365) zieht V. didyma Ten. — als weissblühende Varietas —
zu V. opaca, und in Fl. sax. 1842, p. 222 weist er speziell darauf hin,
dass auch er aus Samen von Tenore stels diese weissblühende Varietas
erhalten habe. Ihm folgend zieht auch Rabenhorst (Fl. Sachs. 1859)
V. didyma als Synonym zu V. opaca. Dass V. opaca sonst überhaupt nicht
aus Italien bekannt ist, wie wir weiterhin sehen werden, tut dabei nichts
zur Sache. Die Pflanze ist wahrscheinlich mit Samen im botanischen
Garten zu Neapel vorübergehend eingeschleppt worden und Tenore
gründete seine Spezies auf solche Exemplare. Nachher ist V. opaca offen-
bar in Neapel wieder verschwunden — hält sie sich ja überhaupt im
Süden nirgends — und Tenore erwähnt dementsprechend seine didyma
in Fl. Neap. (1814-45) und Fl. med. (1825) auch nicht mehr. Erst nach
der Publikation der Friesschen Arten ist er durch die Aehnlichkeit und
Variabilität der Spezies verleitet, darauf gekommen, seine V. didyma
gleich der Friesschen V. polita zu setzen. — Diese Auffassung : V. didyma
1811 — V.opaca Fr. (-+- V.agrestis L.) ist natürlich ebensowenig positivzu
beweisen, wie die vorhergehenden. Wenn ich aber schon vor Auffindung
des Upsalaer Herbarbogens glaubte ihr zuneigen zu sollen, so ist sie sicher
dadurch bedeutend bekräftigt worden. Auch sprechen verschiedentliche
Anwendungen des Namens V. didyma im Sinne von opaca in Herbaren
durch vorzügliche Pflanzenkenner z. B. Vulpius ebenfalls für diese
Ansicht.
4. Für die Möglichkeit einer Verwechselung mit V. Tournefortü, die ja
an und für sich wohl am wenigsten in Betracht kommt, wäre vor allem
(13) E. LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 241
anzuführen: die grosse Aehnlichkeit mancher Formen und Entwick-
lungsstadien bei beiden Arten, besonders in südlichen Gebieten, und
dann die Tatsache, dass auch ausgezeichneten Pflanzenkennern dieser
Lapsus zu wiederholten Malen vorgekommen ist. Weiterhin ist es
immerhin fraglich, ob Tenore V. Tournefortü bei Abfassung des Prodro-
mus schon kannte, da er sie erst in Fl. Neap. unter V. Buxbaumiü als
neue Art aufstellte.
Dass schon Tenores Zeitgenossen nicht recht wussten, was sie mit
V. didyma anfangen sollten, geht z. B. daraus hervor, dass Re mer und
Schultes die Pflanze in Syst. 1817 unter den Dubiæ aufzählen. Ja sogar
in Sylloge 1830 scheint Tenore selbst seiner Sache noch nicht ganz
sicher zu sein. Er sagt daselbst, V. agrestis Ic. Fl. Dan., t. 449 scheine
ihm zu V. didyma zu gehören. Eine klarere Abbildung der V.polita kann
man aber kaum verlangen. Auch hätte er mit aller Entschiedenheit
V. polita Fr. zu seiner V. didyma zilieren müssen, was er indessen unter-
lässt. Ganz besonders eingehend beschäftigt sich dann noch Grenier in
la fl. d. 1. chaîne jur. 1865-1875, p. 586, mil unserer Frage. Er kommt
dabei zu folgendem Ergebnis: Cette combinaison de Tenore avait le
grave inconvenient de consacrer des confusions inextricables ; elle don-
nait un nom nouveau à une espèce, qui en était déjà pourvue ; de plus, ce
nom (didyma), après avoir appartenu à une espèce (V. opaca) était trans-
porté à une autre (V. polita), non seulement sans qu’une explication fût
donnée pour légitimer cette singulière transportation, mais encore sans
qu’un seul mot füt dit pour la laisser apercevoir. On le voit, le nom de
V. didyma est une dénomination, qui doit être abandonné et qu’on peut
à peine garder comme synonyme, puisqu'elle s'applique à deux espèces
distinctes.
So geht also aus dem bisher angeführten übereinstimmend mit genü-
gender Sicherheit hervor: Man weiss nicht, was Tenore mit seiner
V. didyma (1811) gemeint hat und man ist nicht berechtigt, weil sich aus
Tenores Diagnose 1830 erkennen lässt, dass sich diese auf V. polita
Fr. bezieht, nun auch anzunehmen, dass die V. didyma (1811) — V. polita
Fr. wäre. Daher « bietet dieser Name V. didyma (1811) dauernd zu Ver-
wirrung und Irrlümern Anlass», wie er das bisher getan hat, und eine
sichere Deutung desselben scheint ausgeschlossen. Nach Art. 5i der
Wiener Nomenclaturregeln (1906) ist dieser Name infolgedessen von
niemand anzuerkennen. Und man sollte, meine ich, froh sein. dass in
diesem Falle, wie es sich leider nicht immer trifft und treffen kann, die
Ableitung aus den Nomenclaturgesetzen mit den praktischen Anfor-
derungen zusammenfällt. Denn, streichen wir den Namen V.didyma Ten.
(1811), so bleibt als erster Name V. polita Fr. 1819 neben V. opaca Fr.
bestehen und wir haben auf diese Weise eine von Aufstellung der Arten
an geklärte Nomenclatur, die noch dazu den Vorteil hat, von der Mehr-
zahl der Autoren angewandt zu werden; beim Zurückgreifen auf V. di-
duma im Gegenteil ist man immer wieder all den Erörterungen ausge-
selzt, die mich im vorhergehenden bei weitem länger als erwünscht auf-
gehalten haben.
Nachdem wir so die Berechtigung der Fries’schen Namen erörtert
haben, handelt es sich nunmehr darum, zu untersuchen, wie sich die
späteren Autoren zu diesen Arten an sich verhalten haben.
. Es ist erklärlich, dass zunächst noch eine Reihe von Jahren die meisten
Floren immer noch nur V. agrestis L. führen und von den Fries’schen
212 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sék.). 1908 (14)
Arten nichts. Die betreffenden Autoren kannten entweder die Fries’sche
‘Publikation noch nicht, oder hielten es doch nicht für nötig, zu ihr
Stellung zu nehmen. Dagegen sind sodann eine Anzahl von Autoren zu
erwähnen, die teils selbständig zu einer ähnlichen Teilung der
V. agrestis auct gelangt sind wie Fries, teils dem letzteren beipflichte-
ten. Zuerst verweise ich hier nochmals auf das oben (p. 234) über
Haller gesagte. Späler aber ist der für uns weitaus wichtigste Schrift-
steller Reichenbach. Derselbe teilt mit, dass er schon seit Jahren unter
dem Namen V. nitidula die V. polita Fr. an seine Freunde versandt habe.
(Icon. pl. erit. 1825, Bd. II, p. 45 und Fl. germ. etc. 1830-32, p. 365.)
Ebenda beschreibt er die Fries’schen Arten nochmals eingehend und
bildet sie im erstgenannten Werke sehr gut ab. Schon in Flora (5. Jahrg..,
1822, p. 307-309) war er auf ihre Synonymie und Veränderlichkeit zu
sprechen gekommen und späterhin Icon. 1862 wird immer wieder das
Artenrecht unserer Species betont, und vorzügliche noch detailliertere
Abbildungen als 1825 werden dem Text beigegeben.
Ebenso wie Reichenbach'’s nitidula dürfte var. carnosula (Mertens
u. Koch in Röhling, Deutschlands, Fl. 1823, p. 331), wie die Autoren
ganz richtig vermuten, nichts anderes als V. polita Fr. sein. Dies geht
deutlich genug aus der Diagnose hervor. Auch Dumortiers (FI. belgica
1827, p. 35) V. obscura, welche dieser Autor gleich V. agrestis auct nec.
L. setzt, während er V. agrestis L. für identisch mit V. pulchella Dec. —
Bast. (s. spec. Teil) erklärt, ist zweifellos weiter nichts als V. polita Fr.
Der Kew Index setzt V. obscura Dum. fälschlich gleich V. agrestis L. In
gleicher Weise entspricht Gaudins (Fl. helv. 1828, p. 33 ff.) V. agr'estis
vulgaris der V. polita Fr., V. agrestis pulchella der V. agrestis L. Weiter
hat dann auch Tenore 1830 sich wieder eingehend unseren Arten zu-
gewendet und seine V. didyma (1830!) entspricht, wie wir schon sahen,
ganz offenbar der V. polita Fr., seine V. agrestis L. (A830!) der V. agrestis
L. vera. Endlich stellte Moritzi (Fl. Schweiz 18%4, p. 271) eine V. Reuteri
auf, welche, wie sich aus der Diagnose ergiebt, offenbar mit V. polita Fr.
identisch ist. Zu V. agrestis zitiert er V. pulchella, zugleich aber auch
V. opaca. V. Reuteri fehlt im Kew Index. 1851 (Flora, p. 657) kommt
dann Fresenius ganz besonders auf Kapselgestalt und Behaarung der
Fries’schen Arten zu sprechen, mit dem Ergebnis, dass er diese als in
erster Linie durch die genannten Charakteristika gut geschiedene Arten
betrachtet.
Eine derartige Uebereinstimmung herrscht aber keineswegs bei allen
Autoren. Vielmehr ist die Stellung, welche die einzelnen von ihnen zu
den Fries’schen Arten einnehmen, eine ausserordentlich verschiedene.
Während die einen dieselben einfach in der gleichen Fassung als Varie-
täten von V. agrestis L. auffassen ', machen andere neue Varietäten dazu,
spalten die eine oder andere Art oder nehmen auch V. Tourneforti Gm.
1 Anm. Von diesen seien genannt : Hagenbach, Fl. basıl. 1821. Nr. 15;
Wahlenberg, Fl. suec. 1824, p. 11; Dietr.-Willd. spec. plant. 1831, p. 530;
Meyer, Chloris hannoverana 1836, p. 336 (unter den Namen a. ovata = opaca,
b. inciso-crenata —= polita); Ficinus u. Heynhold, Fl. Dresden 1838, p. 9;
Schmitz u. Regel, Fl. Bonn 4841, p. 182; Grisebach, spicil. FI. rum. et
bithyn. 1844, p. 24; Pancic, Serb. Phanerog. in Verh. d.k.k.z.b. Ges.
1856, p. 112; Boll, Fl. Mecklemburg 1860, p. 283; Fisch u. Krause, Ro-
stock 1879, p. 10 ff.; Lindemann, Fl. Chersonensis 1881. vol. I, p. 58.
(15) E. LEHMANN. VERONICA-GUUPPE AGRESTIS. 243
noch als Varietas mit hinzu; noch andere ziehen die Arten überhaupt
ein. Man sieht also, eine Verwirrung ohne gleichen. Es mögen nun einige
Beispiele folgen. Schon vor Fries hatte Hagen (Chl. bor. 1819, p. 8)
zwei Varietäten von V. agrestis: vulgaris und major aufgestellt, die
indessen weiter nichts sein dürften, als spärlichere oder üppigere Formen.
Als was Max Uechtritz’s (Flora 1821, 4. Jahrg., p. 575) V. agrestis pu-
silla aufzufassen ist, ist mir nicht recht klar geworden. Vielleicht ent-
spricht sie der V.polita Fr.. wofür die Angabe der eiförmigen Kelchlappen
und die habituelle Aehnlichkeit mit V. Buxbaumü spricht. Da sie aber
zugleich V. hederifolia ß oder V. Lappago Aut. zum Verwechseln nahe
kommen, andererseits wieder aufrechte Stengel besitzen soll, so ist aus
der ganzen Beschreibung nichts sicheres zu entnehmen. Derselbe Autor
nannte 1819 (Flora, 2. Jahrg., p. 516) V. agrestis einfach eine planta poly-
morpha.
Mutel (Fl. Fr. 1835, vol. II, p. 387) zieht die drei Fries’schen Arten
als Varietäten a, b, c zu V. agrestis L., hinzu nimmt er als d noch V. Bux-
baumi, und zwar soll dieselbe Tenores Tafel, nicht dem Text entspre-
chen, die Pflanze des Tenore’schen Textes aber trennt er als V. fili-
formis = V. Tournefortii als besondere Artab. Aehnlich macht es Heget-
schweiler (Fl. d. Schweiz 1540), nur unterscheidet er nicht zwischen
den beiden Tenore’schen Buxbaumii. Er fasst vielmehr die ganze
Buxbaumii mit den drei Fries’schen Arten als Formen einer Art auf,
deren Merkmale nur relativ seien. Formal lässt er dagegen im Text die
vier Arten bestehen. Kittel (Fl. v. Deutschl. 1844) bringt sogar sechs
Varieläten zu V. agrestis, die nach seiner Ansicht alle ineinander über-
gehen. a) nennt er vulgata, wohl gleich agrestis L. vera, b) polita,
c) opaca, d) ciliata, welche Wiesbaurs var. glabrescens der V. agrestis
entspricht; dann folgt e) — minima, eine Zwergform von V. polita
und Buxbaumü wird als f) — Riesenform von polita angeführt. In
ed. II 1853, p. 383 führt er dann jedoch V. agrestis, opaca und Bux-
baumii als gesonderte Arten. Wieder anders ist die Auffassung von
Wimmer und Grabowsky (Fl. Silesiæ 1827, p. 14). Diese zitieren
V. polita als Synonym zu V. agrestis und führen als var. 8 opaca an, aber
nicht im richtigen Fries’schenSinne, sondern gleich pulchella Bernh.,
also gleich V. agrestis L., wozu sie noch eine Varietas glandula auf-
stellen, die wahrscheinlich ebenfalls V. agrestis var. glabrescens Wiesb.
entspricht. Dazu schreiben sie: Plures fortasse species sub hac latent,
sed differentias constantes nondum reperimus. Schon 1840 (Fl. v. Schle-
sien, p. 273) indessen halte Wimmer wenigstens die beiden Species
V. agrestis und polita richtig erkannt, während er V. opaca noch nicht
erwähnte. 1857, ed. III, p. 400 wird polita als eigene Art geführt mit den
Synonymen V. agrestis W. et Gr. sil.u. didyma Ten. (?), zu V. agrestis
aber V. agrestis 8 opaca W. et Gr. sil. als Synonym gestellt. Döll (Fl.
bad. 1859, Bd. Il, p. 734) zieht das Artenrecht von V. opaca Fr. noch in
Frage, — es sei noch durch Kulturversuche zu prüfen — V. polita er-
kennt er als gute Art an. Das gleiche tut Godet (Fl. du Jura 1855, p.513).
Facchini (Fl. v. Süd-Tirol 1855, p. 3) stellt V. opaca und polita als Varie-
täten zu V. didyma Ten., während Cosson und Germain (Fl. de Paris
1876, ed. II, p. 244) die Varietäten vulgaris und didyma — 1895 nur di-
dyma — zu agrestis ziehen. Noch weiter möchte ich die Aufzählung dieser
verschiedenen Beziehungen nicht führen, obgleich man beinahe sagen
könnte, dass jede Möglichkeit auch von dem oder jenem Autor vertreten
wurde.
244 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (16)
Wir müssen uns indessen nun noch der fälschlichen Auffassung von
Bentham in De Cand. Prodromus (1846, Bd. X, p. 487) zuwenden,
welche besonders hemmend auf die Erkenntnis unserer Arten gewirkt
hat. Dieser Autor zog nämlich die Fries’schen Arten als Varietäten zu
V. agrestis L., während er V. Buxbaumii Ten. als eigene Art bestehen
liess. Ihm folgte nun ein grosser Teil der Floristen der kommenden Zeit.
Wiesbaur (Leimbachs D. b. M. 1887, p. 137-146; 166-171) zeigte wie
Neilreich! und im Anschluss an ihn fast alle Oesterreicher es taten, ich
selbst (Bull. l’herb. Boiss. 1907, p. 546) habe dargestellt, wie im Mittel-
meergebiet, O.-Afrika und Asien der gleiche Irrtum bis jetzt sich erhalten
hat, wie vor allem Caruel in Parlatore (FI. ital. 1885, vol. VI, p. 576)
und Visiani (Fl. dalm. 1847, vol. II, p. 172) zu einer Wiederzusammen-
ziehung der Arten gelangt sind. Aber auch in Russland ist Ledebour
(Fl. ross. 1846-51, vol. II, p. 25%) ebenso vorgegangen und hat natürlich
eine slarke Gefolgschaft gehabt. Die hauptsächlichsten weiteren hierher-
gehörigen Autoren findet man unter V. agrestis auct.
Die bisher besprochenen Autoren lassen sich in ihrer Stellungnahme
zu den Friesschen Arten in der Hauptsache in 3 Kalegorien bringen:
1. Sie stimmen mit den Anschauungen von Fries überein. 2. Sie machen
die Fries’schen Arten zu Varietäten oder bezeichnen sie als selten
3. Sie ziehen sie ganz ein. Wir müssen aber nun noch einige andere be-
sprechen, welche zu einem noch abweichenden Ergebnis gelanglen,
indem sie die Fries’schen Arten bestehen liessen, ihnen aber noch
neue anschlossen. Da ist als erster zu nennen Mazziari in Jonian Antho-
logy 134, vol. II, p. 442, welcher eine V. alba aufstellt, welche der Kew
Index mit V.agrestis identificiert. Herr Dr. Stapf war so freundlich, mir
die Diagnose aus der mir selbst unzugänglichen Abhandlung mitzuteilen,
aus welcher mit Deutlichkeit hervorgeht, dass es sich einfach um die
weissblülige Varietät von V.agrestis L. handelt. Weiterhin war es Lasch
weicher eine Pflanze V. pseudopaca nannte. Ascherson (Fl. Branden-
burg, 186%, p. 489) schreibt dazu: «Rabenhorstberichtet (Rabenhorst’s
Bot. Centralbl., p. 194). dass er von Kretschmar und Lasch eine
dieser Art (V. hederifolia) nahestehende Form erhalten habe, deren Kelch-
zipfel aber zur Blütezeit eiförmig und deren Blumenkrone dunkelblau
sei. Sollte V. pseudopaca Lasch., die ich durch die Güte des Autors besitze,
diese Pflanze sein, kann ich sie nur für eine stark behaarte, glanzlose
Form von 711 (V. polita Fr.) halten ». Nach Einsicht der Pflanze in Hb.
Aschers und Hb. Berlin kann ich dem nur beistimmen.
(Fortsetzung folgt).
1 Anm. Die Neilreich’schen Varietäten grandifolia und parvifolia ent-
sprechen aber keineswegs etwa V. polita Fr. und V. agrestis L., wie einige
Autoren annehmen, denn zur ersten zitiert Neilreich Engl. bot. t. 783, zur
zweiten Fl. dan. t. 449, wie wir sahen beides Zitate für polita.
NOTE
SUR
DEUX NOUVEAUX PARASITES
DU
Polygonum alpinum L.
PAR
Paul CRUCHET.
Avec gravure dans le texte.
Puccimia Polygoni alpin Gruchet et Mayor.
Lors d’une excursion botanique dans les Alpes valaisannes, en
août 1907, M. le Dr Mayor, mon père el moi pümes cueillir quelques
pieds de Polygonum alpinum plus ou moins fortement rouillés. Un
examen microscopique, même superficiel, montra qu'il s'agissait là d’une
espèce voisine des Puccinia sur Polygonum viviparum, mais non identique
à aucune d’entre elles. Le Puccinia monticola Korn., seule Urédinée
indiquée sur Polygonum alpinum, en diffère également beaucoup par ses
teleutospores. Il ne nous reste donc qu’à considérer ce parasite comme
une espèce nouvelle et à en donner une description complète.
Soris uredosporiferis, hypophyllis, pallide brunneis, epidermide scisso
eircumdatis, circa À mm. diam. Uredosporis sphæricis, diam. 20-22 y,
episporio sat crasso, 1-2 y. pallide luteo, verrucis minutis, circa 2 u dis-
tanlibus consperso. 3-4 poris germinativis, papilla valde complanata tectis.
Soris teleutosporiferis hypophyllis, minutis, postea confluentibus, non
epidermide tectis, atrobrunneis. Teleutosporis sat irregularibus, apice
rotundatis. non ad pedicellum attenuatis, in medio leniter constrictis,
26-38 X 17-27 y, sæpissime 29-33 X 20-24 y, cellulis fere æquali magni-
tudine. Episporio lævi, brunneo, ubique fere que crasso, 2-3 u. Uno
poro germinalivo ad apicem, altero plus minusve ad septum exeunle,
utroque papilla subhemisphærica instructo. Pedicello hyalino, minimo et
vaide fragili. Sporis parum persistentibus.
Aecıdiis, nec non incrementi modo, adhuc ignotis.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1908. 18
246 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (2)
In foliis vivis Polygoni alpini L.
In pascuis editioribus (1900 m. alt.) regionis alpinæ, ad vie marginem
inter Bettelmatten et Morast in parte superiore vallis Gries [taliæ
superioris.
99906
PUCCINIA POLYGONI ALPINI Cruchet et Mayor sp. nov.
, ; 2 675
Uredospores et teleutospores Gr. nn
Cette urédinée diffère de Puceinia septentrionalis Juel par ses téleu-
tospores plus foncées et à papilles moins proéminentes. Des Pucc. Cari-
Bistorte Klebahn et Pucc. Polygoni vivipari Karst. elle diffère par la pré-
sence de papilles nettes sur les téleutospores. La situation près de la
cloison du pore germinatif de la spore inférieure l’écarte de même des
Pucc. Mei-mamillata O. Semad. et Pucc. Angelicæ-mamillata Klebahn.
Ces quatre dernières espèces vivent d’ailleurs sur Polygonum viviparum
et Bistorta et leurs téleutospores ne sont pas complètement lisses. Le
Puccinia monticola Korn. du Turkestan, cité en tête de cette note, a des
spores verruqueuses.
Qu'il nous soit permis, en terminant, de remercier M. le Dr prof.
Ed. Fischer, qui a bien voulu nous aider dans cette étude et nous commu-
niquer des échantillons de Puccinia septentrionalis pour la comparaison.
Payerne, le 16 janvier 1908.
(3) P. CRUCHET. DEUX PARASITES DU POLYGONUM ALPINUM L. 247
IT
Sphacelotheca Polygoni alpini Cruchet.
Environ 100 m. plus haut que la station du Puccinia précédent, le
même Polygonum était attaqué par deux ustilaginées; l’une décrite par
M. le Dr Schellenberg sous le nom de Sphacelotheca alpina* détruit spé-
cialement les inflorescences; l’autre envahit les feuilles et ne corres-
pond pour le moment à aucune espèce décrite. Ce nouveau parasite que
nous nommerons Sphacelotheca Polygoni alpini présente les caractères
Suivants :
Amas plus ou moins gros, bruns, s’ouvrant par déchirure de l’épiderme
et situés surtout à la face inférieure des feuilles. Celles-ci, plus ou moins
teintées de brun, sont boursouflées, contournées et à bords repliés en
dessous.
Ces amas sont revêtus d’une couche d’hyphes stériles à aspect sclerifie,
à membrane épaissie et distinctement cloisonnée. La couche est plus
épaisse du côté du parenchyme que du côté de l’épiderme et revêt forte-
ment les faisceaux. Entre les spores müres qui occupent le centre de
l’amas et ces hyphes stériles on peut observer tous les stades de dévelop-
pement. La maturation commence donc au centre de l’amas et gagne
successivement les couches extérieures.
Spores plus ou moins régulièrement sphériques; diamètre 6-9 y; mem-
brane finement hérissée de protubérances serrées. Dans leur ensemble
les spores sont de couleur brun-violacé; prises Ste men elles sont d’un
violet assez clair et très transparentes.
Habite les feuilles du Polygonum alpinum L. el brain, vers 2000 m.
d’altitude, sur le versant italien du col du Gries (Alpes valaisannes),
entre Bettelmatten et Morast, le Saoüt 1907.
Les caractères concernant les hyphes et la structure des amas nous
ont été obligeamment indiqués par M. le Dr H. C. Schellenberg, prof. au
Polytechnichum de Zurich, à qui nous adressons ici nos plus vifs remer-
ciements.
La présence d’hyphes stériles entourant les amas fait donc rentrer cette
ustilaginée dans le genre Sphacelotheca de Bary et pour s'assurer qu’elle
est réellement nouvelle, M. Schellenberg a bien voulu la comparer avec
les 9 espèces connues actuellement sur les Polygonum.
Payerne, le 10 mars 1908.
1 H. C. Schellenberg, Die Vertreter der Gattung Sphacelotheca de Bary auf
den Polygonum- Arten in Annales Mycologici, vol. Ÿ, no 5, 1907.
ld ——
248
UN NOUVEAU MERENDERA
DEAN AUTO LUE
PAR
G. V. AZNAVOUR.
(Avec une figure dans le texte).
Parmi les plantes que M. Manissadjian, de Merzifoun, a bien voulu
m'envoyer récemment, j'ai eu la bonne fortune de trouver de beaux
exemplaires d’un Merendera, qui me semble être nouveau. Ce Merendera
ne peut se rapporter à aucune des espèces du genre décrites dans le
Flora Orientalis, pas plus qu’à celles qui ont été publiées, à ma connais-
sance. depuis la date à laquelle a paru le supplément à la Flore de
Boissier.
Je me fais un plaisir d’attacher à cette élégante espèce le nom de mon
complaisant correspondant, qui n’a pas d’ailleurs peu contribue, par ses
fructueuses herborisations, — faites tant à Merzifoun qu’à Amasia, Kas-
tamouni, Tchoroum, Yozgad, Césarée de Cappadoce, Hadjine, Aintab, elc.,
— aux progrès de la connaissance de la flore si intéressante d’Asie
Mineure. Je décris, donc, ci-dessous la nouvelle espèce, sous le nom de :
Merendera Manissadjiani Aznavour; typus in Herb. Aznavour
et Barbey-Boissier.
Cormo ovato-oblongo non sobolifero, tunicis atro-fuscis superne pro-
ductis vestito; caule e bulbi basi lateraliter oriundo; vagina longiuscula,
membranacea, elevatim multi-nervia, apice rotundato vel (rare) truncato
calloso-mucronata; foliis synanthiis, ternis nonnunquam quaternis, latius-
cule linearibus, canaliculalis, obtusiusculis, margine sub lente tenuissime
scabridis, sub anthesi e vagina breviter exsertis, ereclis, apice falcato-
recurvis, flore brevioribus, demum.....; floribus singulis sæpeque binis,
breviler pedicellatis, perigonio violaceo aut lilacino, unguibus anguste
linearibus albis, lamina plurinervia obtusa sesquilongioribus; lamina
phyllorum interiorum oblonga, basi angustiore utrinque breviter ei obtuse
sagitlato-auriculata; ea phyllorum exteriorum oblongo-obovata, a medio
subcuneatim attenuata, basi brevius auriculala, spe auricula altera vel
utraque obliterata; filamentis lamina dimidio vel tertia parte brevioribus,
249 G. V. AZNAVOUR. UN NOUVEAU MERENDERA (2)
albidis, basi aurantiacis; antheris virescentibus, medio-fixis, versatilibus,
oblongis, latitudine sua subtriplo longioribus, filamento tertia parte bre-
vioribus; stylis 3 antheras subæquantibus vel paulo superanlibus;
capsula..... 2.
Hab. Au mont Tavchan-dagh, près de Merzifoun (Anatolie septentrio-
nale). — Récolté, en fleurs, dans la première quinzaine du mois de
mai 1907.
MERENDERA MANISSADJIANI Aznavour, sp. nov.
I. Port de la plante (grandeur naturelle).
2. Une fleur ouverte, laissant voir les étamines et le stigmate trifide (grandeur naturelle).
3-5. Différentes formes de folioles perigonales internes }
er £ ar grandeur naturelle).
6-8. Différentes formes de folioles perigonales externes \ (e )
250 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (3)
Plante de 8 à 12 cm. Bulbe (avec les tuniques) de 2-3 cm. de long, da
12-20 mm. de large. Gaine de 35-50 mm. de long, fendue antérieurement
dans sa portion supérieure sur une longueur de 10-15 mm. Feuilles (pen-
dant l’anthese) longues de 4 à 7 cm., larges de 4 à 10 mm. Pédicelles
d'environ 1 cm. de long. Divisions du périgone longues 5-7 */2 cm., à limbe
de 22-30 mm. de long sur 5-9 mm. de large, avec un onglet long de
3-4 "Ja cm. Filets de 9-11 mm. de long. Anthères de 3-3 '/. mm. de long
sur environ 1 mm. de large
Espèce du Groupe « à anthères oblongues versatiles, à bulbe simple non
sobolifere » (Boissier, Flora Orient. V. p. 168, voisine des M. caucasica
M. B. et Raddeana Regel. Elle se distingue du premier notamment par
la tige florifère partant latéralement du bas du bulbe (et non de son som-
met); ainsi que par les divisions internes du périgone à auricules nette-
ment visibles, lonques de 1-1 ‘/2 mm. (non dentiformes, à peine dis-
tinctes), et les divisions externes munies souvent de 1-2 auricules peu
marquées (non constamment dépourvues d’auricules). Elle se distingue
également du second, — bien qu'elle s’en rapproche par la tige florifere
latérale, — par les tuniques du bulbe coriaces (non finement membra-
neuses); par les divisions du périgone à onglet une fois et demie (non trois
fois) aussi long que le limbe : les internes courtement bi-auriculees, les
externes à auricules amoindries, souvent l’une, parfois aussi toutes deux
oblitérées (et non toutes — divisions internes et externes — longuement
sagittées-auriculées; enfin, par les feuilles linéaires, canaliculées, falquees-
récurvées au sommet (non lancéolées, dressées).
Parmi les autres espèces du groupe : M. Eichleri (Regel) Boiss., attica
Boiss. et Spr., rhodopea Vel., kurdica Bornm. et nivalis Stapf, — il n’y
a que cette dernière qui puisse être encore comparée avec l’espèce ci-
dessus décrite. Mais, le M. nivalis aussi diffère amplement du M. Manis-
sadjiani par la tige florifère partant du milieu du bulbe; par les feuilles
lancéolées, plus larges (10-15 mm.); par les onglets plus longs relative-
ment au limbe (environ trois fois aussi longs) ; ainsi que par les filets plus
courts, égalant environ le tiers de la longueur du limbe et une fois et
demie aussi longs que l’anthère.
Constantinople, le 27 février 1908.
HYALOCALYX DALLEIZETTI nov. spec.
TURNÉRACÉE NOUVELLE DE MADAGASCAR
PAR
M. L. CAPITAINE
Avec planche V.
Sur la foi de l'apparence confirmée par une étiquetle ainsi libellée :
« Violacées à fleurs jaunes, régulières, petiles; terrains secs. — Environs
de Tananarive » ; l'espèce inédite que j'ai le plaisir de décrire ci-après me
fut obligeamment communiquée par M. Marcel Dubard, maître de confé-
rences à la Sorbonne. Ayant connaissance de mes recherches anatomiques
et systématiques actuelles sur la famille des Violacées, il m'avait prié de
lui dire ce que j’en pensais. — Un rapide examen me convainquit qu'il
ne s’agissait pas d’une Violacee; mais d'autre part son aspect de Gamo-
pétale m'avait conduit à chercher sa place dans le voisinage des Convol-
vulacées : grâce au secours de la loupe binoculaire, j’eus la surprise de
constater que les différentes pièces de la corolle étaient parfaitement
indépendantes. Enfin, et non sans peine, j'ai pu classer ma plante
parmi les Turnéracées dans le genre Hyalocalyx Rolfe, jusqu'alors
monotype.
Je profite de la circonstance pour remercier ici Monsieur le Directeur
du «Städtisches Museum für Natur — Völker — und Handelskunde » de
Brême qui a eu l’extrême obligeance de vouloir bien me communiquer
un des deux exemplaires du Hyalocalyx setiferus Rolfe qui se trouve
dans l’Herbier de cette ville et que. sur l'indication de Rolfe lui-même
(1 c.) je croyais à Kew où je l'avais demandé.
J'ai pu en conséquence examiner comparativement l’espèce de Rolfe et
la mienne. J’ai constaté une grande ressemblance, à côté de différences
que l’on trouve consignées dans la diagnose qui suit. Et afin de rendre
la comparaison plus facile aux botanistes qui auraient à étudier de nou-
veaux Hyalocalyx je transcris ici la diagnose de Rolfe, ın extenso, prise
dans le Journ. of the Linn. Soc. T. 21 — 1884 — p. 258 :
252 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sEr.). 1908 (2)
« HYALOCALYX n. gen.
« Sepala ad medium in tubum subglabraceum coalita, tenuissime
« hyalino-membranacea, inconspicue trinervia quinconcialiter imbricata,
« apice bisetifera. Petala ima basi calycis inserta, sed vere perigyna,
« inferne cuneata, nuda. Stamina perigyna, ima basi calycis inserta; fila-
« menta linearia, basi dilata; antheræ breves, cordato-ovoideæ, apice
« leviter mucronulatæ. Ovarium ovoideum, glabrum; styli 3 recti, fili-
« formi, glabri, apice breviter flabellatim multipartiti; placentæ 3,3-ovu-
« latæ, ovulis uniseriatis funiculis longiuseulis insertis. Peduneulus fruc-
« tiferus auctus, apice arcte incurvatus. Fructus invertus, lævis, pæne
« ad basin dehiscens. Semina oblongo-ob-ovoidea, in hilum subito con-
« tracta, curvala; lesta reticulato-striata, striis elevatis; arillus unilate-
« ralis semen dimidium æquans, tenuiter membranaceus integer.
« Hyalocalyx setiferus Rolfe n. sp. (unica).
« Herba parva, ramosa; rami tereli hirsuti; pilis simplicibus adpressis.
« Folia alterna inferne sparsa, ad apicem ramorum conferta, breviter
« petiolata, elliptica vel lanceolato-elliptica, acutiuscula, crenato-serrulala,
« basi attenuata, integra, eglandulosa, utrinque strigoso-hirsuta. Flores
« solitarii in axillis foliorum congestorum ad apices ramorum, erecli,
« breviter pedunculati, 2 lin. longi; pedunculo dense setoso pilis albidis.
« Fructus 4 ‘/2 lin. longus, peduneulo fructifero 2 ‘/2 lin longo.
« In insula Nossi-Bé, Madagariensis. Leg. Rutenberg ! »
On verra maintenant dans la diagnose de mon espece pour laquelle
j'emploie à dessin les mêmes termes, presque dans le même ordre,
quelles sont les différences que j’indique en caractères italiques.
Hyalocalyx Dalleizetti L. Capitaine, n. sp. Typus in herb.
Capitaine.
Herba parva (10-30 cm.) ramosa, suffrutescens, ad basin lignosa; rami
tereti, hirsuti, pilis simplicibus adpressis. Folia alterna, inferne sparsa,
ad apicem ramorum conferta breviter petiolata, elliptica vel lanceolato-
elliplica. acutiuscula, crenato-serrulata, basi attenuata, integra, eglandu-
losa, utrinque strigosa hirsuta.
Flores solitarii, regulares aut pæne regulares, lutei, in axillis foliorum
congestorum ad apices ramorum, erecti, breviter ac crasse pedunculati,
4-5 mm. longi, '/s mm. lati aut minus, pedunculo dense setoso, pilis albi-
dis, et longis prope florem, sub qua duo florales bracteæ longe ciliatæ
videntur.
Sepala æqua ad medium in tubum subglabraceum coalita subhyalino-
membranacea, inconspicue trinervia, quincuncialiter imbricata, sub apice
unisetifera.
Petala æqua, ima basi calycis inserta, sed vere perigyna, inferne
cuneata, nuda, tenuissime hyalina. Petala spathuleformia in gemma, in
qua sepalis brevioria sunt. Sepalis tum omnino teguntur, sed mox eis ad
longitudinem sesquiduplo majorem perveniunt, dum liguleformia, sub
extremo sicut quadrato leviterque undulato paulum dilatata, unguem
ferenta fiunt. Maculæ parvæ rutilæ ima basi petalorum, propriæ, solum
amplificatione magna visibiles. Corolla tubulosa manet, ac torta, corollæ
Convolvuli clausæ similis.
Stamina 5, paulum inæqua, duo magna duo media unumque parvum,
(3) M. L. CAPITAINE. HYALOCALYX DALLEIZETTI NOV. SPEC. 233
perigyna ima basi calycis inserta, introrsa. Filamenta lınearia, basi bialato-
dilatata ; antheræ breves sed quam in H. setifero Rolfe majores, ovoideæ,
apice leviter aut non mucronulatæ.
Ovarium ovoideum, glabrum; styli 3 recti, filiformi, glabri, ovario bre-
viores, apice breviter flabellatim multipartiti; placentæ 3, 3-ovulatæ,
ovulis uniseriatis (2) funiculis longis insertis.
Pedunculus fructiferus auctus, arcte incurvatus.
Fructus (capsula) invertus, levis, usque ad basin dehiscens. Semina
oblonga ob-ovoidea, in hilum subito contracta, curvata; testa reticulato-
striala, foveolala, striis elevatis; arillus unilateralis semen dimidium
æquans, lenuiter membranaceus margine inlegra, apice cordiformis.
Tegumentum externwn seminis coriaceum, internumque hyalino-tenuissi-
mum, album. Albuminis copia magna oleaginosissimi. Plantula curvata
cylindrico-coniva ad radiculam; cotyledones spathulæformes, orbiculares,
ac breves, subito peliolati.
In insula Madagascariensis, prope Tananarive, in locis aridis. Leg.
d’Alleizette.
On voit par ce qui précède que la diagnose du genre se trouve légère-
ment modifiée; disons en terminant que je n’ai pas réussi à voir dans les
fleurs du A. setiflorus Rolfe, sur lequel l’auteur a établi sa diagnose
(échantillon unique communiqué par le musée de Brême), que les soies
apicales partent exactement du sommet. Elles prennent naissance visi-
blement au-dessous.
Enfin j'ai pu examiner le pollen du AH. setiferus Rolfe.
Il est sphérique (v. fig. de la planche), avec trois bandes en creux,
- comme l'indique la figure. L’exine est réticulée, à veines saillantes, faci-
les à examiner sur la coupe optique du grain monté à l’eau, à l'acide lac-
tique ou à l’acide phénique. En revanche je n’ai pas pu trouver de grains
de pollen dans le H. Dalleizetti L. C. n'ayant rencontré que des fleurs en
boutons où ils n'étaient pas formés, ou des fleurs trop âgées.
Une particularité intéressante de notre espèce est la richesse extraor-
dinaire de l’albumen en huile. Quand on dissèque la graine dans l’eau
après l'avoir fait bouillir quelques instants, et qu’on la coupe transversa-
lement avec un scalpel, puis que l’on presse sur le tégument externe, on
en fait sortir très aisement la plantule et en même temps, on voit
s'échapper de l’albumen de nombreuses gouttes d’huile, très grosses,
faciles à distinguer à leur réfringence spéciale, et à leur difficile mobilité
dans l’eau où l’on dissèque. Rolfe ne signale rien de semblable pour son
H. setiferus, et comme je n’ai pas eu de graines de son espèce je n’ai pas
pu vérifier le fait.
Paris, 17 février 1908.
KALANCHOE LUCIA sp. nov.
AUCTORE
R. HANET.
Ma monographie du genre Kalanchoe' venait à peine d’être publiée lors-
que je reçus, de mon aimable et savant confrère M. Beauverd, un échantillon
vivant d’une espèce indéterminée de Kalanchoe qui avait fleuri, le 8 mars
1907, dans la serre froide de M. Barbey. Cette plante, recoliee au Trans-
vaal, pendant l’année 1904, par M. Junod, me parut, après un examen
superficiel, devoir être placée dans le voisinage du K. Baumü; une étude
plus approfondie me convainquit bientôt qu'il s'agissait d’une espèce
nouvelle.
Si l’on essaye de déterminer cette espèce d’après ma clef analytique”,
on se trouve renvoyé comme suit :
La plante a des carpelles et des styles connivents (IM). Sa corolle est
glabre (1). Ses feuilles, ni cylindriques stylettiformes, n1 divisées au sommet
en segments dentiformes entiers (C) sont entières ou à peine sinuées (a).
On à alors le choix entre trois alinéas dont aucun ne donne les carac-
tères de notre plante. En effet les écailles de notre Kalanchoe ne sont ni
semiorbiculaires ou subquadrangulaires, légèrement émarginées, plus
larges que longues (a), ni quadrangulaires, profondément émarginées,
un peu plus longues que larges (8), ni linéaires, légèrement émarginées
ou rarement entières, au moins deux fois plus longues que larges (7).
Elles sont cunéiformes-quadrangulaires, légèrement 3 lobées, à lobe
médian plus large que les latéraux, crénulé, très rarement entier, à
lobes latéraux toujours entiers.
Il y a done lieu d’intercaler dans ma clef analytique (p. 881, entre les
lignes 2 5 et 2 4) un quatrième alinéa ainsi concu :
°. Squamæ cuneiformi-quadratæ, leviter 3-lobatæ, lobo medio quam lobi
laterales latiore, crenulato, rarissime integro, lobis lateralibus semper
integris, paulum longiores quam latiores........... 27 bis K. Lucie.
1 Raymond Hamet, Monogr. du genre Kalanchoe, in Bull. del’Herb. Boissıer,
ser. 2, t. VII, pp. 869-900 et t. VII, pp. 17-48 (1907-1908).
2 R. Hamet, loc. eit., t. VII, pp. 879-882 (1907).
(2) R. HAMET. KALANCHOE LUCLE SP. NOV. 255
Les affinités naturelles rapprochent celte espèce des K. oblongifolia
Harvey, thyrsiflora Harvey?, Baumü Engler et Gilg*, et Pentheri
Schlechter‘.
Elle est nettement dislincte du K. oblongifolia Harvey : 1° par ses
sépales mücronés, non pas aigus; 2° par les lobes de sa corolle oblongs-
linéaires, très obtus, mucronés, et non ovés-lancéolés, aigus.
1° Son inflorescence peu dense et non en thyrse; 2° sa corolle à tube
a peine plus long que les segments et non 3-4 fois plus long que ceux-ci;
30 Les lobes de sa corolle non orbiculaires-ovés, mais oblongs-linéaires,
permettent de la séparer du K. thyrsiflora Harvey.
Du K. Baumii Engler et Gilg, elle se distingue aisément : 1° par ses
feuilles largement obovées et non oblongues; 2° par sa corolle à tube à
peine plus long que les segments et non 3-4 fois plus long que ceux-ci;
30 par ses pétales oblongs-linéaires, 2 fois plus longs que larges, et non
ovés, à peine plus longs que larges; 4° par ses carpelles 2-3 fois plus
longs que les styles et non 10 fois plus longs que ceux-ci.
Enfin elle diffère beaucoup du K. Pentheri Schlechter : 1° par ses
sépales deltoïdes, et non ovés-lanceolés; 2° par sa coroile glabre el non
velue; 3° par les segments de sa corolle oblongs-linéaires et non
lancéolés.
1 W. H. Harvey, in W. H. Harvey and O. W. Sonder, Flora Cap..t. II,
p. 380 (1861-1862): R. Hamet, Monogr. du genre Kalanchoe, in Bull. de !’Herb.
Boissier, ser. 2, t. VII, p. 894 (1907).
2 W. H. Harvey, in W. H. Harvey and O. W. Sonder, Flora Cap., t. U,
p. 379 (1861-1862); R. Hamet, Monogr. du genre Kalanchoe, in Bull. de l’'Herb.
Boissier, ser. 2, t. VII, p. 894 (1907).
® A. Engler et E. Gilg, Botan. Ergebn. Append., in H. Baum, Kunene Sam-
besi Expedit., in Prof. O. Warburg, Auftr. d. Kolon. Wirtschaftl. Komit.,
p. 242 (1903); R. Hamet, Monogr. du genre Kalanchoe, in Bull. de l’Herb. Bois-
sier, ser. 2, t. VII, p. 895 (1907).
Le K. Baumii Engler et Gilg n’est pas représenté à l’herbier du Muséum
d’Histoire naturelle de Paris. Aussi n’ai-je pu donner, dans ma monographie,
qu'une description incomplète de cette espèce. Je puis la compléter aujourd’hui,
grâce à l’obligeance du savant directeur de l’herbier de Berlin : M. le Prof.
A. Engler, qui m'a fait parvenir deux fleurs de K. Baumir Engler et Gilg. Je le
prie ici de croire à ma bien sincère reconnaissance.
24. K. Baumii Engler et Gilg.
Sen Pedicelli quam corollæ tubus breviores...,. Calyx..... segmentis.....
tam longis quam latis. Corolla urceolata..... segmentis..... oblongo-ovatis,
mucronalis, paulum longioribus quam latioribus. Stamina supra corollæ tubi
medium inserta; antheræ superiores corollæ segmentorum basim attingentes.
Carpella..... , ovato-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conniven-
tibus, crassiusculis attenuata.
RE — Pedicelli 7,50-8,50 mm. longi. — Calyeis tubus 0,75-1,10 mm.
longus ; segmenta 1,50-2,10 mm. longa, 1,50-2,10 mm. lata. — Corollæ..... &
segmenta 2,10-3,10 mm. longa, 1,75-2,75 mm. lata. — Carpella 10,25-11,10 mm.
longa, 2,25-2,50 mm. lata. — Styli 0,75-1,10 mm. longi. — Squamæ
1,75-2,10 mm. long&, 0,10-0,15 mm. late.
Zambésie : [H. Baum, no 938. — Echantillon authentique ! dans l’herbier de
Berlin].
= N nltnas Decad. plant. nov. austro-african., in The Journ. of Bot.,
t. XXXV, pp. 341 et 342 (1897); R. Hamet, Monographie du genre Kalanchoe,
in Bull. de Herb. Boissier, ser. 2, t. VIII, p. 32 (1908).
256 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (3)
De plus elle s'éloigne nettement des 4 espèces, ci-dessus désignées, par
ses écailles obov&es-quadrangulaires, trilobées, et non linéaires, ou
linéaires oblongues, émarginées.
A celte plante bien caractérisée je donnerai le nom de Ä. Luciæ’; en
voici la diagnose :
27bis. Kalanchoe Luciæ R. Hamet, sp. nov.; typus in herb.
Barbey-Boissier et in cult.
Caulis erectus, robustus, simplex, glaber. Folia opposita, decussata,
sessilia, glabra vel vix pilosa; lamina obovata, vel obovato-spathulata,
integerrima vel vix sinuata, obtusissima. Inflorescentia caulis non dis-
lincla, paniculæformis, in cymis ramosis. Pedicelli quam corollæ tubus
paulum longiores vel illi æquales. Flores magni. Calyx glaber vel vix
pilosus, segmentis quam tubus longioribus, deltoideis, mucronatis, pau-
lum longioribus quam latioribus. Corolla urceolata, ad segmentorum basim
coarctata, glabra, segmentis quam tubus paulum brevioribus, oblongo-linea-
ribus, marginibus integris vel vix sinuatis, obtusissimis, mucronatis, longio-
ribus quam latioribus, Stamina supra corollæ tubi medium inserta ;anther&
superiores infra corollæ segmentorum medium attingentes. Carpella con-
niventia, oblongo-lanceolata, in stylis quam carpella brevioribus, conni-
ventibus, attenuata. Squamæ cuneiformi quadratæ, leviter 3 lobatæ, lobo
medio quam lobi laterales latiore, crenulato, rarissime integro, lobis late-
ralibus semper integris, paulum longiores quam latiores.
Foliorum lamina 40-85 mm. longa, 35-65 mm. lata. — Pedicelli
9,50-12,25 mm. longi. — Calycis tubus 0,75-1,10 mm. longus; segmenta
2,15-3,10 mm. longa, 2,25-2,50 mm. lata. — Corollæ tubus 9,25-10,50 mm.
longus; segmenta 7,25-8,75 mm. longa, 3,50-4,10 mm. lata. — Carpella
9,50-10,50 mm. longa, 2,75-3,25 lata. — Styli 3,75-4,25 mm. longi. —
Squamæ 2,25-2,50 mm. longæ, 2,10-2,25 mm. lat.
Transvaal : District de Zoutpansberg : Spelonken, 1904 [Junod, dans
l’herbier Boissier, ei dans ma collection de plantes vivantes (n° 240). —
Echantillons authentiques !].
Il nous reste maintenant à voir à quel groupe appartient le K. Lucie
R. Hamet.
Si par la majorité de ses caractères, cette plante se rapproche des espè-
ces du groupe 13°, elle s’en éloigne tellement par la forme de ses écailles
que son insertion dans ce groupe en est rendue impossible. On observe
en effet chez le K. Luciæ R. R. Hamet des écailles cunéiformes-quadran-
gulaires, 3-lobées, tout à fait différentes de celles, linéaires légèrement
émarginées, que présentent les espèces du groupe 13. Ce caractère me
semble extrêmement important, car aucun des Kalanchoe connus ne pos-
sède de semblables écailles. Aussi je n’hésite pas à créer un groupe nou-
veau, groupe qui devra porter le n° 14 et dont voici la description :
Groupe 14. — Plante glabre, à feuilles entières. Calice à segments un
peu plus longs que le tube, deltoides. Corolle à segments un peu plus
brefs que le tube, oblongs-linéaires. Etamines insérées au-dessus du
milieu du tube de la corolle. Carpelles connés, atténués en styles plus
1 Cette espèce est dédiée à Mademoiselle Lucy Dufour.
? R. Hamet, Monographie du genre Kalanchoe, in Bull. de l'Herb. Bossier,
ser. 2, LV p. 67914007)
(4) R. HAMET. KALANCHOE LUCIÆ SP. NOV. 257
brefs qu'eux. Ecailles cunéiformes-quadrangulaires, légèrement 3-lobées,
à lobe médian plus large que les lobes latéraux, crénulé, très rarement
entier, à lobes latéraux toujours entiers.
Une espèce du Transvaal : K. Lucie R. Hamet.
Afin de répondre à certains desiderata, je donne ici un tableau analy-
tique des 14 groupes connus aujourd’hui dans le genre Kalanchoe.
Tableau analytique des groupes du genre KALANCHOR.
1° (Caraoalles ONE de te Rae nen nn PS Groupe 1.
II. Carpelles convergents.
1. Plantes couvertes de poils simples à la base, puis divisés au-dessous du
miheutentaibranches aieues 0e im ee ner Us Groupe 9.
2. Plantes glabres ou couvertes de poils simples de la base au sommet.
A. Etamines insérées au-dessus du milieu du tube de la corolle.
a. Ecailles linéaires, entières ou émarginées.
&. Calice à segments plus longs, rarement égaux au tube .....
Groupe 13.
8. Calice à segments plus brefs que le tube.
* Plante glabre, à feuilles entières. ....... Groupe 12.
** Plante pubescente, à feuilles serrees..... Groupe 6.
b. Ecailles semiorbiculaires ou subquadrangulaires, entières ou
émarginées.
e Beuillesicreneleess run. a m ne Groupe 7.
8. Feuilles entières.
* Styles beaucoup plus brefs que les carpelles..........
Groupe 10.
** Styles plus longs que les carpelles..... Groupe 11.
c. Ecailles cunéiformes quadrangulaires, 3-lobees.... Groupe 14.
B. Etamines insérées au-dessous du milieu du tube de la corolle.
a. Styles plus longs que les carpelles.
«. Calice à segments beaucoup plus longs que le tube........
Groupe 5.
£. Calice à segments presque égaux au tube ..... Groupe 9.
b. Styles plus brefs que les carpelles.
œ. Plante pubescente u u an RAR Groupe 8.
8. Plante glabre.
AREUNIESMENtIÈTES SAN EMEA RAR Groupe 2.
** Feuilles crénelées dans la moitié superieure.
+ Calice à segments 5 fois plus longs que le tube...
Groupe 83.
++ Galice à segments plus brefs que le tube........
Groupe 4.
- Laboratoire de Botanique (Örganographie et Physiologie) au Museum
d’Histoire Naturelle de Paris, le 20 fevrier 1908.
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258
Weitere Beiträge zur Kenntnis
DER
Gattung BERBERIS (Euberberis)
VON
Camillo Kari SCHNEIDER.
(Suite et fin.)
31. Berberis Poireti C. K. Schn., in Mitt. deutsch. Dendrol. Ges.
1906, p. 180.
B. sinensis C. K. Schn., nec. Poir. (18081).
Man vergleiche meine Ausführungen am zitierten Orte. Diese Art ist
ausgezeichnet durch die Bracteen, die '/2-°/ı so lang als die Blütenstiele
sind und die fast stets schwachen einfachen Dorne.
Ich sah ausser den früher zitierten Exemplaren noch:
Nord-China: Tschili: Ig. Webster Nr. 118 (ad fl. Jingking ?)
lg. Tatarinoff, ohne Ortsangabe,
lg. Hancock Mr. 31, zirka Peking, 16. V., 1880,
lg. Skatschk off, Peking,
lg. Provost, plaines pres Peking,
lg. Bretschneider Nr. 16, prope Peking,
lg. ders. Nr. 61, Kou sei keou (?), sur les hauleurs au midi de la grande
mur. Fin sept. 1891,
lg. Bullock Nr. 523, Peking, Mt. Conolly (?), 12. V., 1888.
S.-Mandschurei : Schinking : Ig. Ross. Nr. 325, 11/12. V., 76.
lg. ders. Nr. 265, 7. V., 76.
O.-Mongolei : Gehol: Ig. David, Nr. 1723 et 5363,
Jelin : Ig. Campbell, 22. VI., 1902,
lg. Kirilow, ohne Ortsangabe,
le. Bunge, 1831, ohne Ortsangabe.
Bei manchen Exemplaren zeigen die Scheintrauben am Grunde Andeu-
tungen cymöser Verästelung. Die Art variirt gewiss mannigfach und
muss noch näher beobachtet werden. Die grössten Blätter messen bis
5 : 1,8 cm. excl. den bis 1,5 cm. langen Stiel.
(15) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 259
32. Berberis sinensis Poir. (1808),
Berb. iberica Stev. et Fisch, (1821), C. K. Schn. (1905).
B. spathulata Schrad. (1838).
Var. paphlagonica C. K. Schn., comb. nov.
B. iberica paphlagonica C. K. Schn., (1905).
Vergl. meine Arbeit in Mitt. Dendr. Ges. 1906.
33. Berberis cratægina DC.
Diese Art fehlt in China sicher. Ihr nächststehend ist B. dubia, die ich
provisorisch zu den Vulgares zog, doch glaube ich jetzt, dass man die
ehemalige Subsekt. /gnoratz (1905, p. 661) besser den Sinenses einver-
leibt, von denen ich inzwischen die Sieboldiæ schon als eigene Sekt.
geschieden habe.
34. Berberis dubia C. K. Schn.
Diese Art verdient 1hren Namen noch sehr. Denn wenn ich heute
noch einige Exsiccaten hier unterordne, so geschieht dies z. T. mit Frage-
zeichen. Wahrscheinlich lassen sich mehrere eng verwandte Arten oder
Subspecies unterscheiden, aber das Material war zu gering bis heule.
Vielleicht kommt auch neben dubia eine der or thobothrys sehr ähnliche
Art vor.
W.-Mongolei : Ig. Przewalski Nr. 51; 24. V., 71. Jugum Suma-Hada.
(Kansu) : dgl., ad fl. Hoangho, 7. V. 80, 8500-9000”,
dgl. : dgl. 21. V. 85. (Ort unleserlich),
dgl. : dgl., Nr. 143 ; 23. VI, 72, ad fl. Tatung,
dgl.: del., 49. V. 73, ad fl. Tatung,
dom: lg. Potanin, 28. VI. 85, inter Mörpin et U pin,
dgl. : dgl., Montes Suma- Hada, 1871.
0.-Mongolei : lg. David, Nr. 2619, Mai 1866, Ta-tsing-shan (præcipue
differt foliis acutioribus, racemis longioribus, plurifloris, ad 4 cm.
longis).
Aus N.-China, Schensi, sah ich ein Exemplar leg. Giraldi Nr. 2305, 20.
Sept., Gipfel des Tai-pa-shan. Leider nur altes Zweigstück mit Früchten.
Die Blätter sind stumpf oboval, ihre Spreite misst bis 20 : 12 mm., ohne
die stielartige bis 5 mm. lange Basis ; die Zähnung ist ringsum fein und
dicht und die Nervatur beiderseits deutlich netzig, aber Papillen fehlen.
Die 3-4 blütigen kahlen büscheltraubigen Fruchtstände überragen die
Blätter nicht; die Früchte sind 7-9 mm. lang gestielt (Tragblätter 1,5 mm.)
und messen ca. 8:5 mm. ohne den kurzen Griffel, (ob ganz reif ?), ihre
Form ist länglich elliptisch, die Farbe wohl rot (gelb). Wahrscheinlich
liegt eine neue, der B. dubia C. K. Schn. nahe verwandie Art vor. Doch
möchte ich erst dubia noch besser kennen lernen, ehe ich obige Form
besonders benenne.
55. Berberis virescens Hook. f.
Hierher als Synonym B. ignorata C. K. Schn. (1905).
Ich hatte virescens früher mit Jaeschkeana und pruinosa zu der Gruppe
Pruinosæ vereinigt. Diese muss aber aufgelöst werden. Ueber Jæsch-
keana’s Stellung bin ich noch nicht ganz im Klaren, die virescens ziehe
ich jetzt hierher und die pruinosa kam zu den Wallichianæ (siehe
oben).
260 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1908 (16)
36. Berberis orthobotrys Bien.
Eine gleich calliobotrys ungemein schwierige Formengruppe, auf die
ich aber heute nicht näher eingehen kann. Es sei nur betont, dass B.
brachybotrys Edgew. nicht hierher gehört. Siehe unten B. Edgeworthiana.
SECT. 8. VULGARES.
Nach Ausscheidung der zu den Sinenses gezogenen bezw. aufgelösten
Subsekt. Ignoratæ beschränke ich diese Sekt. auf die 2 Subsekt.
Aelnenses und Euvulgares und lasse die Abgliederung der Subsekt.
Dasystachyæ jetzt vorläufig noch in Frage gestellt.
37, Berberis Regeliana Keh.
B. japonica (Rgl.) C. K. Schn., non Mahonia japonica DC.
Hierher gehören:
Japan: Ig. Faurie, Nr. 2119, Ruines du château d’Akita, 19. V. 88,
ders., Nr. 1287, Kuroishi, 26. IX. 89, sur les montagnes.
ders., Nr. 3806, Cöte de Fuguyama, 2. VI. 89.
58. Berberis amurensis Rupr.
Hiervon sah ich noch:
lg. Barthe: Manche de Tartarie. Port de l’Emp. Nicolas 1857.
Ig. David: Nr. 581 (1863) et Nr. 492, Plaines de Petcheli et montagnes,
nord de Peking.
Zu dieser Art dürften ferner gehören und vielleicht eine neue Varietät
darstellen:
N.-Shensi: lg. Giraldi: Nr. 2293, In kia pu (Lao y san) V. 97.
ders. : Nr. 2294. ebenda, 4. VI. 97.
ders.: Nr. 2297, Szin jan san, am Kan y huo 15. V. 99.
Diese Art ist gleich vulgaris, Regeliana und Zabeliana, d.h. allen mehr
gelbgrau zweigigen Arten wohl sehr variabel und ändert je nach Stand-
ort usw. beträchtlich ab. Ich möchte eine genaue Umgrenzung
aller Arten der Euvulgares nicht eher wagen, bis ich nicht
experimentell die Konstanz der vegetativen Merkmale, bezw.
ihre Variationsgrenzen, sowie das Verhalten der Blüten- und
Fruchtkennzeichen nachgeprüft hätte!
39. Berberis Zabeliana C. K, Schn.
Diese Art scheint besonders durch ihre relativ schmalen, spitzeren,
reicher und länger gezähnten Blätter von den nächststehenden abzuwei-
chen und geographisch eng lokalisiert zu sein.
40. Berberis pachyacantha Kehne.
Ich sah im Herb. Kew viel Material, welches zu dieser Art gehört, die
im NW.-Himalaya unsere vulgaris vertritt, doch möchte ich vorläufig
nichts zitieren, da es erst die Variabilität näher zu ermitteln gilt.
Möglicherweise stellt Berb. petiolaris Wall. apud Don, Gen.
Syst. I. (1831) p. 116, diese Art dar. Jedenfalls sind Wallich’sche Ori-
ginale in London, die man kaum anders deuten kann.
(17) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 264
44. Berberis koreana Palib.
Eine gute Art, von der ich sah:
Korea: Ig. Faurie Nr. 219, in collibus Quen san, VITE, 1904,
« le. Sontag, Seoul montes propre viam ad Peking ducenten,
25. V. 1894.
« lg. Garles, near Seoul, 1886.
« lg. ?, loco non indicato, 1892, in hedges, sometimes in quan-
tities ; fruits freely.
Diese Art besitzt purpurne Triebe und meist kurze einfache (zuweilen
leicht verbreiterte) Stacheln. Ihr gleicht nun sehr die um Peking gesam-
melte Berberis Bretschneideri Rehd., in Sarg. Trees a. Shrubs IL. (1907),
p. 21, tab. CX. Ich finde in Rehder’s Angaben keine durchgreifenden
Unterschiede gegen Koreana, die er nicht erwähnt, nur wären bei
Bretschneideri die Zweige rundlicher als bei jener, wo sie leicht kantig
sind, aber alle Differenzen, die sich am vorliegenden Material nachweisen
liessen, sind nur graduell und scheinen den bei Berberis gewöhnlichen
Grad der Abänderung nicht zu überschreiteu.
42. Berberis Feddeana C. K. Schn. (Juli 1905).
Hiermit scheint mir Berb. Dielsiana Fedde (November 1905), in Engl.
Jahrb. XXXVL, Beibl. Nr. 85, p. 41, identisch oder zum mindesten kaum
specifisch abtrennbar. Allein so lange man nicht von jeder Art Blüten-
und Fruchtexemplare vom selben Strauche sah, ist es oft unmöglich sich
über die wirkliche Zusammengehörigkeit klar zu werden. Dass die trau-
bigen Inflorenzen Neigung haben sich am Grunde cymös zu verästeln,
scheint für diese Artengruppe aus Central-China bezeichnend. Ich sah
viele chinesische Exemplare, die oft so abweichen, dass man leicht ein
Dutzend neue Arten beschreiben könnte. Damit aber ist nichts erreicht.
Es kommt darauf an, so viel Vergleichsmaterial zu studieren, dass die
wesentlichen Züge der Hauptarten sich zunächst scharf umzeichnen
lassen. Bis heute ist mir das nicht möglich gewesen.
Zu Feddeana bezw. Dielsiana könnten gehören : :
le. Giraldi: Nr. 2295, Huan tou shan, 20. X. 97.
lg. Henry: Nr. 4937. Ichang (Patung), V. 1888.
43. Berberis Henryana C. K. Schn.
Während die vorige Art durch lange hängende Blütenstände ausge-
zeichnet ist, besitzt Henryana zur Blütezeit und wie es scheint auch
Fruchtzeit deutlich aufrecht abstehende im allgemeinen kurze, mehr
an vulgaris gemahnende Trauben.
Zu Henryana scheinen zugehören (man vgl. auch oben koreana-Bret-
schneideri).
lg. Wilson Nr. 645, Hupeh. V. 1900,
lg. Farges Nr. 550, O.-Szetschwan,distr. Tschen-keou-tin. (Die Zähnung:
der Blätter wechselt sehr, junge Zweige + rotbraun).
lg. Giraldi: Nr. 2310, Schensi. Tai pa shan, IX. 99,
ders.: Nr. 2303, Kian shan (Lao y shan), 4. VII. 97,
1 Vorläufig nicht recht unterbringen kann ich Ig. Faber (vel Maries?}
Nr. 260 Chekiang 1889. Tientai Mts. 2000”. \
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1908. 19
262 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (18)
lg. Rosthorn: Nr. 2037, Betschwan, Nan ch’uan.
Ob auch:
lg. Henry Nr. 5470 A, S. Patung ?
Sehr nahe stehen:
lg. Henry Nr. 5480 D Szechwan und 6816 aus Hupeh, (aber der letzten
fehlt der Fruchtgriffel).
Schliesslich bleibt noch zu erwähnen:
lg. Wilson Nr. 3151, W.-China V. 190%, 8-10000’, mit relativ langen
Inflorescenzen, die mehr an die von Feddeana-Dielsiana oben
gemahnen.
4%. Berberis dolichobotrys Fedde.
Mir noch unklare Art. Hierher könnte gehören:
lg. Farges Nr. 742. O.-Szetschwan, Tschen kéou tin, VII 2000’, (nur
alle Zweige mit langen, Inflorescenzen iragenden Kurztrieben).
45. Berberis dasystachya Maxim.
Ich ziehe vorläufig mit Vorbehalt hierher:
lg. Giraldi Nr. 2316, Schensi Kin qua shan 9. VII. 97.
ders. 2306, Tai pa shan, Gipfel, 20. IX.
ders. 7018, Huan tou shan, 10. VII. 1900.
ders. 52, ebenda, 26. VII. 94,
ders. 2302, ebenda, VII. 99,
ders. 5979, Quan tou shan 5. V. 98 (fraglich).
Sehr an dasystachya gemahnt:
lg. Potanin, Kansu, 85. 11. VI. (junge Zweige purpurbraun).
46. Berberis brachypoda Maxim.
Hierher:
lg. Wilson, Nr. 1915 W. Hupeh V. 1901.
lg. Giraldi: Nr. 55, Ki san, V. 9,
ders. : Nr. 2299, Miao nan san X. 98.
ders. : Nr. 2304. Fu Kio, IX. 94.
Ferner stelle ich als Varietät hierher:
Var. salicaria (kedde) C. K. Schn. var. nov.
Berb. salicaria Fedde, 1. c. (1905) p. 42.
Wozu ich noch rechne:
lg. Giraldi Nr. 54, Schensi Si ku tzui shan, 18. VII. 94,
ders. Nr. 53, Monte Tue lian pin 29. VE 94.
Ein Exemplar: Ig. Henry Nr. 1915, W.Hupeh, 6 ft. scheint nur durch
behaarte Zweige von typischer brachypoda abzuweichen und eine weitere
Form darzustellen.
47. Berberis Gilgiana Fedde.
Vgl. Fedde, 1. c. p. 43. Eine wie es scheint sehr gute, der brachypoda
durch die Behaarung nächst verwandte Art.
(19) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 263
Sect. 9. POLYANTHA.
Diese Sektion ist nur eine provisorische; die hier vereinigten Typen
sind genelisch wohl als höchstentwickelte Formen diverser anderer
Sektionen aufzufassen, analog wie es B. Chitria bei den Tinctoriæ ist.
48. Berberis Edgeworthiana C.K.Schn., spec. nov. — Origi-
nal im Herb. Kew.
B. brachybotrys Edgew. (1851), sec. spec. origin., nec Gay (1845).
Frutex parva; ramuli flavo-cinerei, glabri, leviter sulcati, vetustiores ci-
nerascentes; internodia 1-1,7cm. longa; spin& (1-)3 fid& flavescentes,fere
ellipticæ, mediocres ad 2 cm. longæ ; folia elliptico-lanceolata, utrinque
acuta, toto margine + serrata (serraturis + patentibus), vel raro integra,
supra viridia, subtus paullo pallidiora, epapillosa, utrinque late reticulata,
1,2-3,2 cm. longa et 0,7-1,5 cm. lata; texlura + membranacea; petiola
subnulla; inflorescentiæ + cymos& 1,5-3cm. longæ, nutantes, densi-
floræ, glabræ; flores parvi, vix 4 mm. diam.; pedicellic. 2 mm. longi,
bracteis æquilongis vel sublongioribus acutis minutissime pilosis suffulti;
ovula ?
Diese Art schliesst sich an Kunawarensis sehr eng an, hat aber gelb-
graue kahle Zweige und kahle Blütenstände. Die Blüten konnte ich noch
nicht näher untersuchen.
Nach Drummond (Kew) gedeiht diese Art an trockenen Südhängen
des Choor-Berges in Simla.
Ich ziehe hierher noch folgende Blütenexemplare:
lg. Duthie, Nr. 21083, NW. Himalaya, Tutra Jaih. 27 V. 98, 10000’
ders.; Nr. 19850, Jaunsar, near Deshan, 4. VI. 97, 9000’.
ders.; Nr.598 Ganges Valley, above Guki (?), 17. V. 83.
Die Serratur wechselt sehr !
Ein Exemplar, das ich (so viel ich weiss im Herb. Kew) mit B. ortho-
botrys aufdemselben Spannblatt fand (lg. Strachey et Winterbottom
Nr. 11) hat analoge Fruchtstände mit kleinen, c.5:4 mm. messenden,
griffellosen Früchten, aber die Blätter waren ganzrandig oder zeigten nur
ein 1 seitliches Zähnchen. Nichts destoweniger könnte dieses Exemplar
hierher gehören.
<_ 49. Berberis brevipaniculata C. K. Schn., sp. nov. — Typus
in Herb. Kew.
Frutex; ramuli juniores glabri, fusci, sulcati; vetustiores cineras-
centes; internodia 1,5-2,3 cm. longa; spinæ 1-3 fidæ, graciles, acutæ,
flavescentes, sublus + sulcatæ, mediocres ad 1,5 cm. long&; folia fasci-
culata, oblonga, apice rotunda, sæpe levissime emarginata mucronulata,
basim versus in petiolum brevem attenuata, 10-30 mm. longa, 3-7 lata,
integra, vel versus apicem dentibus 2 instructa, supra viridia, leviter reti-
culata, subtus distincte glaucescentia, pruinosa, nervislateralibus ad apicem
vergentibus + visibilibus, rete nervorum haud distincto; inflorescen-
tiæ densifloræ variabiles, paniculatæ, ad 2.5 cm longæ, graciles, glabræ:
- flores parvi, c. 5 mm. diam.; pedicelli 3-5 cm longi bracteis minutis
#
264 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m® sÉR.). 1908 (20)
triangulari-acutis, c. 1 mm. longis instructi; petala sepalis internis
anguste ovatis subacutis distincte nervatis subaequilonga, forma simillima ;
stamina petalis breviora, connectivo apice non producto ; ovaria stylo
brevi coronata; ovula 2 sessilia, fructus ?
W.-China: lg. Henry Nr. 4675. Ichang. V. 1888.
Habituell den Arten wie Wisonæ, aggregata ähnlich, aber Blätter
alles in allem mehr wie bei tinctoria, obwohl viel kleiner.
50. Berberis polyantha Hemsley.
Hierher gehören noch:
lg. Wilson, Nr. 3152, W.-China, 6’, fl. yellow (foliis + late obovato-
lanceolalis).
lg. Soulié Nr. 191, 493 et 779 O.-Tibet, Ta tsien lou 1893.
ll. Gruppe: Australes.
Bei dieser Gruppe muss ich mich heute auf geringe Zusätze beschränken
und kann die vielen Beobachtungen, die ich seit 1905 machte erst später
publizieren.
SECT. 10. BUXIFOLIÆ.
51. Berberis rariflora Lech.
Im Herb. Paris sah ich die Originale und glaube, dass die Stellung,
welche ich der Art 1905 anwies richtig ist. Allerdings weicht mein damals
zitiertes Exemplar von Lobb durch etwas behaarte junge Triebe und
unterseits schmale papillöse Blätter ab, während die Originale fast papil-
lenlos sind. Leider waren in den Blüten, welche ich untersuchen konnte,
die Fruchtknoten zerfressen, sodass ich die Zahl der Ovula und das Fehlen
oder Vorhandensein eines Griffels nicht feststellen konnte. Aber Lechler
gibt ausdrücklich sitzende Narben an, mithin dürfte die Art, trotz grosser
habitueller Aehnlichkeit nicht zu den Virgatæ gehören, sondern könnte
neben buxifolia belassen werden.
52. Berberis glomerata Hk. et Arn.
Da in den Herbarien 2 ganz verschiedene Dinge als diese Art verbreitet
worden sind und die kurze Originalbeschreibung mit keinem der mir 1904
vorliegenden Exemplare rechtübereinkam,so war ich geneigt glomeratafür
eine ArtderSect. Laurinæ zu halten. Ich beschrieb daher ein im Herb. Hof-
museum Wien als glomerata liegendes Exemplar, das leider nur Früchte und
keine Blüten zeigte, als neue Art: B. Zahlbruckneriana,dieich vorläufigden
Actinacanthæ einreihte. Als ich nun in Mai 1906 in Kew das Original der
glomerata sah, erkannte ich sofort, dass das nicht die Form der Laurine,
sondern meine neue Art war. Mithin hat auch Reiche (Flora de Chile I.,
(21) C. K. SCHNEIDER. GATTUNG BERBERIS (EUBERBERIS). 265
p. 34, 1896) in der Auffassung der glomerata recht. Allerdings darf ich
sagen, dass die Angaben von Hooker et Arnott « floribus plurimis (8-10)
in racemos vix folio longiores glomeratis » sowie «racemi... pendentes »,
vor allem aber «bracteis... pedicello longioribus» ziemlich irreleitend
sind. ich konstatierte nur 4-7 blütige verkürzte Büscheltrauben, die nicht
gut als «hängend » bezeichnet werden können, und zumal zur Fruchtzeit
nicht, und fand die Brakteen zur Blütezeit meist nur ?/s so lang als die
Blütenstiele. Meine im Bull. Herb. Boiss. 1905, p. 145 gegebene Diagnose
wäre folgendermassen zu ergänzen, wobei betont sei, dass die Blüten des
Originales in Kew ziemlich schlecht erhalten waren.
Frutex spinosissima valde ramosa; ramuli rubro-fusci puberuli vix an-
gulati, vetustiores tenuissime rimosi; spinæ confertæ, rigidæ, 1-3 fidæ,
foliis fere longiores, fuscescentes, subtus sulcatæ; folia rigida, spathulata,
ad apicem 3-5 dentato-spinosa subtus indistincte papillosa; inflorescen-
tiæ fasciculato-racemosæ, 3-4 floræ, spinas vix superantes; flores satis
parvi, flavi, brevipedicellati; petala oblonga sepalis internis obovato-
oblongis minora; stamina apice obtusa infra loculis brevi-bidentata quam
petala paulo breviora; ovula 3, subsessilia; frucius parvi, stylo brevis-
simo vel stigmate sessili coronati, nigrescentes, pruinosi.
Masse wie I. c. angegeben, Blüten ca. 2-3 mm im Durchmesser, Blüten-
stiele ca. 2-3 mm.
à Berberis actinacantha Mari. var. Grevilleana C. K.
chn.
Meine Interpretation der Berberis Grevilleana Gill. im Bull. Herb. Boiss.
1905, p, 145 dürfte ebensowenig zutreffen, wie die von Reiche, nachdem
ich in Kew das Originalexemplar gesehen habe. Leider sind nur ganz
schlechte Blüten und keine Früchte vorhanden, aber die verkehrt eilän-
glichen Blätier messen bis 4 : 1,8 cm, während Reiche 1,5-2: 0,5-0,7 cm
angibt und die von mir als Grevilleana betrachteten Exemplare in den
Blättern 1-2 : 1,3 messen. Jedenfalls bleibt die Frage offen, ob Gre-
villeana, die wohl eine gute Art ist, der actinacantha am nächsten
steht; meine obengenannte Varietät fällt gewiss nicht mit der echten
Art zusammen, deren Blätter auch viel deutlicher entwickelte Papillen
zeigen.
54. Berberis marginata Gay.
Reiche führt, in Flora de Chile 1., p. 42, diese Art unter den zweifel-
haften Species. Auch ich hatte 1905, im Bull. Herb. Boiss. p. 146, im An-
schluss an actinacantha bemerkt, dass Gay’s Art mir unklar sei, aber
vielleicht zu den Actinacanthæ gehöre. Ich sah nun inzwischen das Ori-
ginal, da es aber leider ganz steril ist, so kann ich auch heute nur sagen,
dass marginata der actinacantha sehr nahe steht, die sichere Stellung
jedoch ohne besseres Material nicht ermittelt werden kann.
55. Berberis phyllacantha Rusby.
Von Citerne sah ich im Herb. Paris ein Exemplar lg. Weddell 1854,
N.-Bolivien, Prov. de Larecaja, Vallée de Tipuani, als carinata Lechl.
bestimmt. Das Original derselben konnte ich leider noch nicht zu Gesicht
bekommen, es stammt von Agapata (Peru), wenn es aber mit Weddel’s
Exemplar übereinkäme, wäre die Lechler’sche Art mit phyllucantha
_ identisch, dieser Name also synonym.
266 -BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (22)
SECT. 11. LAURINE.
56. Berberis laurina Billbg.
Hierher ist auch B. Sellowiana C. K. Schn. zu ziehen, mit der das Ori-
ginal der glaucescens St. Hil. völlig identisch ist, wir haben also die
Formen:
var. Sellowiana var. nov. und
var. tetanobotrys var. nov.
B. Sellowiana C. K. Schn. var. tetanobotrys C. K. Schn.
57. Berberis commutata Eichl. (1864).
B. divaricata Rusby (1895), C. K. Schneider, 1. c., p. 804.
Höchstwahrscheinlich ist der älteste Name B. monosperma R. et PI.
(1802).
SECT. 12. TRUXILLENSES.
58. Berberis Weddellii Lechl.
Ich glaubte 1905, dass diese Art zur vorigen Beziehungen hätte, nach
dem Original im Herb. Paris gehört sie aber neben B. Keissleriana und
ist diese in ihren Beziehungen dazu noch näher zu untersuchen.
59. Berberis boliviana Lechl.
B. Rechingeri C. K. Schn.
Ich sah das Original Lechler’s und konnte nun diese von mir 1905
fälschlich in den Kreis der conferta einbezogene Art recht identifizieren.
SECT. 13. PANICULATÆ.
Ohne auf Arten einzugehen, môchte ich heute nur noch betonen, dass
diese Sect. gleich Sect. Polyanthæ nur provisorisch ist und die einzelnen
Artengruppen genetisch sich an verschiedene Sectionen mit racemösen
Infloreszensen anschliessen.
267
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE |
Franz S'EEPHANE
(Suite.)
2. Zoopsis setulosa Leitgeb Nat. Verein für Steierm., 1876.
Dioica mediocris pallide virens vel flavicans in terra humida dense
pulvinata. Caulis ad 3 cm. longus vage multiramosus ramis primariis vulgo
lateralibus secundariis semper posticis. Flagella nuda postica radicantia,
alia ex apice ramorum orta; cellulæ corticales anticæ biseriatæ maximæ
triplo latiores quam longæ, posticæ quadriseriatæ quarum medianæ multo
minores; cellulæ axiales 16 seriatæ angustissimæ, caulis itaque plano-
biconvexus plus duplo latior quam crassus. Folia caulina omnino lateralia
remotiuscula plano-disticha recte patula, 2 cellulis magnis inflato-conicis
formata et quasi biloba, cellulis basi tantum connatis obtusis apice seti-
feris, setulis bicellularibus transverse insertis hamatis folio æquilongis.
Amphigastria caulina valde rudimentaria, cauli appressa, cellulis basalibus
quatuor, quarum binæ magna cellula tertia coronalæ. Folia floralia bijuga
ovata cum amphigastrio æquimagno alte coalita apice biloba lobis longe
acuminatis utrinque pluripilosis apice setaceis. Perianthia erecta magna
ovato-oblonga bistrata apice tenera plicatim contracta ore profunde sex-
lobato lobis minule selulosis; cellulæ rectangulares duplo el triplo lon-
giores quam latæ in lobis apicalibus angustissimæ. Calyptra tenera libera.
Capsula in pedicello longiusculo late elliptica. Spore brunneæ 18 y
papillatæ. Elateres 150 y. vermiculares spiris 2 ligulatis validis laxe tortis.
Andræcia in ramulis minutis spicata bracteis 5-6 jugis contiguis cucullatis
profunde emarginato-bilobis, lobis incurvis antheridio giganteo appressis
apice cellula magna apiculatis.
- Hab. Australia orientalis (Kirton, Bäuerlen, Watts, Forsyth, Schauinsland,
New Zealand (Colenso), Amboina (Karsten), Nova Guinea (Loria).
2>1
268 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 20e (s£R.). 1908 Zoopsis.
_3. Zoopsis monodactyla Spruce. Ed. Bot. Soc. 1885, p. 391.
Monoica exigua pallide virens in terra humida gregaria. Caulis ad 10 mm.
longus parum ramosus flagel liferus ramis omnibus posticis; cellulæ cortica-
les utrinque biserialæ anticæ magnæ posticæ multo minores, sectione trans-
versa caulis itaque trigona; cellulæ axiales uniseriatæ. Folia caulina remo-
tiuscula oblique patula disticha adulta quadricellularia, i. e. cellulis basalibus
2 magnis, tertia superposita elongata, quarta apicali unguiformi; folia
ramulina sæpe bicellularia. Amphigastria caulina valde rudimentaria ad
2 cellulas liberas geminatim approximatas reducta. Folia floralia trijuga
intima majora perianthio vix duplo breviora ad basin fere bifida laciniis
anguste lanceolalis integerrimis longe setaceis. Peranthia in ramo brevis-
simo terminalia anguste ovato-oblonga ore contracto 5-6 lobato lobis in
setam longissimam abeuntibus. Calyptra parva tenuis. Capsula oblonga.
Rami masculi breves robusti curvatim patuli, bracteis confertis ereco-
homomallis subulatis integris monandris.
Hab. Rio Negro (Spruce).
4. Zoopsis antillana Si. n. sp., typus in herb. Stephani.
Monoica parva subhyalina aliis hepaticis consociata. Caulis ad 25 mm.
longus biconvexus cellulis anticis biseriatis maximis, posticis quadri-
seriatis, quarum duæ intim& multo angustiores, cellulis axialibus minutis
7 seriatis, ramis foliosis sparsis, aliis flagelliformibus longis capillaceis
radicellosis sæpe ramosis, radicellis longis apice cellula magna suctoria
coronatis. Folia cuulina contigua vel minime imbricata caulis diametro-
subtriplo longiora recte patula subquadrata, marginibus strictis parallelis
apice truncato-rotundato utroque angulo cellula longa unguiformiinstructo.
Cellulæ apicales 54 y basales 54 X 90 y trigonis nullis. Amphigastria
caulina omnino nulla. Folia floralia trijuga erecta, intima multoties majora
ad */s inciso-bifida, laciniis lanceolatis longe acuminatis integerrimis.
Amphigastria floralia foliis duplo minora simillima. Perianthia longe
exserta anguste oblonga ore constricto profunde 6 lobato, lobis attenuatis
dentalis apice in setam longissimam abeuntibus. Andrecia parva curvatim
patula bracteis parvis vix imbricatis ad 8 jugis monandris concavis erecto-
connivenlibus apice oblique truncato bidentato.
Hab. Insula Dominica (Elliott).
5. Zoopsis martinicensis St. n. sp., iypus in herb. Stephani.
Sterilis pusilla pallide virens, pauca frustula aliis hepaticis consociata.
Caulis ad A5 mm. longus plano-biconvexus pluriramosus, ramis et flagellis
ubique posticis; cellulæ corticales anticæ magnæ biseriatæ posticæ elon-
gal® quadriserial® quarum interiores valde angustæ exteriores 3 plo
282
Zoopsis. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 269
latiores cellulæ axiales 6 seriatæ angustissimæ. Folia caulina oblique
patula contigua caulis diametro triplo longiora plano-disticha subrhombea
apice oblique truncato quam basis parum angustiore vel æquilato angulis
cellula clavata hamatim patula armatis. Cellulæ ubique subæquales,
54x72 y vel longiores. Amphigastria caulina minuta 4 cellulis basalibus
formata apiceque 2 cellulis longis clavatis coronata.
Hab. Insula Martinique (Hahn).
6. Zoopsis Uleana St. Hedwigia 1905, p. 223.
Monoica parva subhyalina rigidula in solo argilloso laxe gregaria. Caulis
ad À cm. longus pro planta validus subteres pauciramosus. ramis posticis,
foliiferis apice sæpe flagelliferis, aliis flagellis longis posticis nudis radicelli-
feris. Cellulæ caulis anticæ et posticæ magnæ biserialæ, axiales parvæ
numerosæ elongatæ. Amphigastria caulina parva, ovata brevi basi inserta,
cauli appressa, integerrima. Folia caulina contigua plano-disticha subrecte
patula subquadrata marginibus parallelis apice truncato-rotundato re vera
bilobato, lobis tamen haud distinctis coalitis et cellula clavata in utroque
lobulo apicali solum notatis. Cellulæ foliorum elongatæ, marginales papu-
loso prominulæ; cellulæ clavatæ apicales ut in congeneribus transverse
adnatæ apice liberæ angustæ leniter curvatæ apicibus angustioribus. Folia
- et amphigastria floralia intima subæqualia ad basin fere bifida, laciniis
lanceolatis longe acuminatis hic illic cellula patula armatis. Perianthia
longissima anguste fusiformia obtuse trigona ore trifido contracto longe
ciliato. Andrecia in caule terminalia longissima ex apice vegetaliva, brac-
teis erecto-homomallis monandris subquadratis, apice oblique truncato
bidentulo. Antheridia parva globosa breviter stipitata.
Hab. Rio Negro, Manaos (Ule) (Spruce in cæspite Aneuræ macrostachy&
legit.)
7. Zoopsis cynosurandra (Spruce) St. nom. nov.
Syn. : Alobiella cynosurandra Spr. Hep. exsiec.
Monoica parva pallida vel pallide-virens corticola laxe intricata.
Caulis ad 3 cm. longus plano-biconvexus pluriramosus interdum regu-
lariter pinnatus, cellulis anticis biseriatis posticis quadriseriatis qua-
rum duæ medianæ angustiores, axialibus numerosis; ramis semper
posticis basi aphyllis, recte patentibus, stolonibus numerosis longis radi-
cantibus. Folia caulina contigua vel remota subrecte patula plano-
disticha ovato-triangulata inæqualiter biloba lobo antico duplo breviore
appendiculiformi, lobis celerum apice rotundatis cellulam augustam
transverse accretam gerentibus. Folia ramulina mulio minora sæpe valde
remota et valde irregularia. Amphigastria caulina rudimentaria quatuor
283
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sür.). 1908 Cephalozia.
cellulis transverse seriatis formala, quarum duæ tertia cellula apicali
coronatæ. Perianthia anguste fusiformia ore contracto profunde fisso lon-
geque setaceo. Folia et amphigastria floralia intima caulinis plus duplo
longiora ad ?/s bifida laciniis porrectis anguste lanceolatis setaceis. Andre@-
cia in ramis plus minus longis terminalia curvata, bracteis monandris
confertis erecto-homomallis bifidis, lobis cellula magna apicali acutis.
Antheridia parva brevissime pedicellata.
Hab. Rio Negro (Spruce).
8. Zoopsis integrifolia (Spruce) St. nom. nov.
Syn. : Cephalozia integrifolia Spruce. On Cephalozia, p. 29.
Dioica pallide virens nitens strato tenui late effusa. Caulis ad 6 cm.
longus prostratus antice planus postice convexus vage ramosus ramis
omnibus posticis sæpe valde attenuatis, foliis rudimentariis obsitis radi-
cantibus; cellulæ caulis corticales 6 antice 2, postice 4, quarum medianæ
biseriatæ minores) axiales parvæ numerosæ. Folia caulina contigua, plano-
disticha oblique patula late ovata apice rotundata vel oblique truncata
cellula longa clavata armata. Cellulæ apicales 36 X72 y basales 54x 72 y
parielibus tenuibus. Amphigastria caulina rudimentaria 2 cellulis gemi-
natim approximatis formata. Folia floralia 3-4 juga, intima caulinis 4 plo
longiora basi angulala, profundissime bifida laciniis longe attenuatis inte-
gerrimis. Amphigastria floralia foliis floralibus forsan simillima (destructa)
Perianthia longe exserta angusta longe attenuata trigona ore breviter tri-
fido lobis bi-trifidis inæqualibus apice longe setaceis. Andræcia in ramulo
parvo poslico apice sæpe vegetativo, bracteis numerosis monandris erectis
rhombeis emarginatis, lobis cellula clavata armatis.
Hab. Rio Negro, Rio Uaupes, in Monte Campana Peruviæ (Spruce).
In der Anmerkung 1. c. spricht Spruce von einer Frons pinnatifida ;
das sind die Spitzen der Aeste mit kurzen aber sehr lang inserirten
Blättern, die stets die typische klauenförmige Endzelle zeigen; an älteren
Blättern fehlen sie meist und die Aeste erscheinen dann (bei geringer
Vergrösserung) als schmale Frons mit leichten Randeinbuchtungen.
9. Zoopsis Leitgebiana Carr.etP. Royal Tasm. Soc. 1887, p. 3.
Dioica mediocris pallide virens, in terra humida dense cæspitosa. Caulis
ad 3 em. longus subarhizus, flagellis numerosis radicans, sat regulariter
remoteque pinnatus, pinnis lateralibus breviusculis oblique patulis, ramis
sexualibus semper posticis ; flagella postica vel lateralia, capillacea pro
planta longissima radicantia. Cellulæ caulis magnæ inflatæ, anticæ et pos-
ticæ biseriatæ utroque latere cellula solilaria magna connatæ; caulis
itaque subteres et folia distincte succuba. Folia caulina remotiuscula
284
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 271
alterna oblique patula leniter incurva vel plana inæqualiter bifida, laciniis
profunde solutis angustis acuminatis, antica 3 cellulis superpositis for-
mata, postica triplo majore anguste triangulari. Cellulæ inflatæ levissimæ
valde pellucidæ. Amphigastria caulina valde rudimentaria 2 cellulis gemi-
natim approximatis formata utraque cellula minuta coronata. Folia floralia
quadrijuga conduplicatim concava suprema multo majora, omnia oblonga
ad medium inciso-bifida laciniis lanceolatis porrectis. Amphigastria floralia
foliis simillima, profundius incisa. Perianthia in ramulo parvo crasso
terminalia, magna, ovato-oblonga, ore constricto profunde 4-5 lobato, lobis
profunde fissis laciniis longe acuminatis setaceis, filis brevibus irregula-
ribus armatis. Andræcia breviter spicata, bracteis monandris bifidis, lacinia
anlica incurva.
Hab. New Zealand (Petrie, Kirk, Helms, Novara Expedition), Australia
orientalis (Whitelegge, Kirton, Watts), Tasmania (Bastow, Weymouth).
Die Autoren beschreiben die Pflanze I. c. als mit Z lateralen Aesten
verschen mit diandrischen Bracteen. Sollte das nicht ein Irrthum sein?
Cephalozia Dum. 1831.
Plantæ foliosæ minores vel parv& interdum exiguæ et omnium hepaii-
carum minimæ, pallidæ vel virides, sæpe plus minus coloratæ, in una
aterrimæ, laxe intricatæ vel dense pulvinatæ, sæpissime liguicolæ vel
muscis consociatæ rarius terricolæ. Caulis quoad magnitudinem plantæ
validus vel crassus, radicellis repens, parum ramosus, ramis posticis
rarius lateralibus, teres vel a dorso compressus biconvexus. Folia caulina
remotiuscula oblique inserta, in aliis subtransverse adnata et carinato-
conduplicata, semper fere biloba in paucis trifida vel subintegra. Amphi-
gastria caulina vel nulla vel parva sæpe rudimentaria, in paucis magna.
Flores feminei in ramulo abbreviato vel elongato terminalia. Folia flora-
lia trijuga, caulinis multo majora erecta sæpe appressa, intima libera vel
cum amphigastrio coalita alteque vaginantia. Perianthia ovato-oblonga
normaliter triplicata, plica tertia postica vel — plicis interjectis — pluripli-
cata, ore semper constricto breviter inciso, lobis varie armatis sæpe cel-
lulis digitiformibus crenulatis. Calyptra libera tenera in paucis incrassata.
Capsula plus minusve late ovalis, strato interno fibris semiannularibus
incrassato. Sporæ rufo-brunneæ, parv& leves vel asperæ. Elateres breves
285
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.), 1908 Cephalozia.
spiris duplicatis validis laxe tortis. Andrecia in ramis terminalia ex apice
vegelativa, bracteis quam folia caulina majoribus, monandris.
Die Gattung Cephalozia wurde von Dumortier (Sylloge Jungerm.) 1831
gegründet und umfasste das, was wir heute Cephalozia und Cephaloziella
nennen. Spruce erweiterte die Gatlung und zog Pflanzen dazu, welche
heute kein Botaniker mehr mit jenen zusammen fassen wird. Bei Spruce
war, wie ihm das ebenso mit Lejeunea erging, der Gattungsbegriff
zurückgedräugt worden und bei der Betrachtung der grossen Gruppen
war das Gemeinsame in den Vordergrund getreten; die modernen Hepa-
ticologen gebrauchen die Gattungsnamen Cephalozia, Cephaloziella und
Prionolobus nach Schiffners Vorgang (Engler et Prantl. Hepat. 1893,
p. 97, 98) meist als Gattungsnamen. Kaalaas und Evans geben ihnen nur
den Werth von Untergattungen; als Hauptmerkmal der Gattung Cepha-
lozia gilt der Kurze wurzelude © Ast; schon bei C. Lammersiana wird
dieses Merkmal unhaltbar; ein weiterer Unterschied soll die schräge
Anheftung des Stengelblattes bei Cephalozia sein, gegenüber der halb-
stengel umfassenden Stellung bei Cephaloziella und Prionolobus; es
giebt aber ächte Cephalozia Arten, welche Kielig zusammenneigende
Blätter haben was ihnen durch die verschmälerte Blattbasis aufgezwungen
wird. Andererseits giebt es Cephaloziella Arten mit nichts weniger wie
quer inserirten Blättern; lediglich die breite Basis des Cephaloziella
blattes der Breite des Stengels gegenüler, ist daran schuld, dass sie hohl
oder gekielt erscheinen; schräg inserirt sind sie auch. Als drittes Moment
in der Unterscheidung wird die Verzweigung herbeigezogen; bei Cepha-
lozia kommen laterale und ventrale Aeste vor, bei Prionolobus herrscht
die seitliche Verzweigung vor.
Unter den exotischen Arten finden sich aber schöne grosse Eucepha-
lozia Species, die eine zweifellos laterale Astbildung neben der ventralen
haben. (C. hamatiloba, C. asperrima) so dass auch dieses Merkmal versagt.
Nach dem vorstehenden kann ich den drei Gattungen nur den Werth
von Untergattungen beilegen.
Mit Bezug auf die Nomenclatur der europäischen Arten habe ich zu
kemerken, dass dieselbe sich zur Zeit im Stadium grosser Unsicherheit
und Unklarheit befindet. Die Kleinheit der Pflanzen und die Schwierigkeit
ihrer Untersuchung sind daran Schuld, dass die alten Namen verschie-
denen Pflanzen beigelegt wurden; bis sich dieser Zustand geklärt hat,
habe ich es für nützlich gehalten die von Spruce in seiner Monographie
«On Cephalozia » gebrauchten Namen beizubehalten, so weit nicht ein
thatsächlicher Irrthum eie Aenderung erforderlich machte.
286
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 273
Cephalozia. r
A. Subgenus Eucephalozia.
I. Europa. America septentr. Japonia.
a. Conniventes. |
. Cephalozia affinis Lindb.
. Cephalozia connivens (Dickson) Lindb. |
. Cephalozia hibernica Spruce.
. Cephalozia media Lindb.
. Cephalozia compacta Warnst.
. Cephalozia pallida (Spruce) Kaal.
. Cephalozia pleniceps (Austin).
joie
I OO © & CO 9
b. Bicuspides. |
8. Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. E
9. Cephalozia Lammersiana (Hüben.) Spruce. |
10. Cephalozia aquatica Limp.
11. Cephalozia Eckstrandii Limp.
12. Cephalozia macrostachya Kaal.
13. Cephalozia lacinulata (Jack.) St.
14. Cephalozia leucantha Spruce. E
15. Cephalozia catenulata (Hüben) Liudb.
16. Cephalozia baltica Warnst.
17. Cephalozia Francisci (Hook.) Dum.
18. Cephalozia borealis Lindb.
. Cephalozia fluitans (Nees) Spruce.
. Cephalozia virginiana Spruce.
. Cephalozia Austini St.
. Cephalozia extensa (Taylor) Spruce.
. Cephalozia hamatiloba St.
. Cephalozia ochiajana St.
. Cephalozia hakkodensis St.
RO 18 19 19 MO MO M
a mwN m © ©
li, Asia et Oceania tropica.
a. Conniventes.
26. Cephalozia Gollani St.
27. Cephalozia sandvicensis (Mont.) Spruce.
287
274
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
b. Bicuspides.
28. Cephalozia Baldwini Cooke.
29. Cephalozia Neesiana St.
30. Cephalozia Willisiana St.
III. Africa.
a. Conniventes. Fr
31.
29
32.
33.
Cephalozia grossitexta St.
Cephalozia crassicaulis St.
Cephalozia fissa St.
b. Bicuspides.
Ih.
39.
36.
Cephalozia robusta St.
Cephalozia Vallis gratiæ (G.) St.
Cephalozia Welwitschii St.
IV. America tropica.
a. Conniventes.
37.
38.
(2x
Cephalozia diacantha (Mont.) St.
Cephalozia forficata Spruce.
(Cephalozia crassifolia L. et G.) vide C. sandvicensis (Mont.)
. Bicuspides.
39.
A0.
MM.
12.
43.
A.
LD.
AG.
47.
48.
19.
Cephalozia asperrima St.
Cephalozia Crossii Spruce.
Cephalozia filum (Nees) St.
Cephalozia confervoides (Hampe) St.
Cephalozia pygmæa Spruce.
Cephalozia planifolia St.
Cephalozia pachyrhiza (Nees) St.
Cephalozia serra Spruce.
Cephalozia intertexta (G.) St.
Cephalozia micromera Spruce.
Cephalozia fragillima Spruce.
V. Australiæ et Antarcticæ.
a. Bicuspides.
50.
51.
. Cephalozia fissifolia St.
. Cephalozia ceratophylla Spruce,
. Cephalozia furcifolia St.
Cephalozia badia (G.) St.
Cephalozia Kirkii St.
288
Cephalozia.
Cephalozia.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM.
). Cephalozia Skottsbergii St.
Cephalozia tubulata (Taylor) Spruce.
Cephalozia multicuspidata (T. et H.) St.
Cephalozia macrostipa St.
B. Subgenus Cephaloziella.
I. Europa et America septentr.
. Cephalozia Bryhnii Kaal.
. Cephalozia piriflora Douin.
. Cephalozia integerrima Lindb.
. Cephalozia Baumgartneri Schffn.
. Cephalozia Limprichtii Warnst.
64.
. Cephalozia elegans Heeg.
). Cephalozia rubriflora Jensen.
. Cephalozia divaricata (Smith).
. Cephalozia byssacea (Roth).
. Cephalozia Macounii (Austin) Spruce
. Cephalozia supina (Taylor) St.
1. Cephalozia pulchella Jensen.
. Cephalozia biloba Lindb.
. Cephalozia æraria Pearson.
. Cephalozia minima (Austin) Pears.
. Cephalozia elachista (Jack) Spruce.
. Cephalozia subdentata (Warnst.) St.
. Cephalozia gracillima Douin.
. Cephalozia myriantha Lindb.
. Cephalozia Sullivantii (Austin) Spruce.
. Cephalozia Pearsoni (Spruce) St.
. Cephalozia Notarisiana Mass.
Cephalozia patula St.
Il. Asia tropica.
. Cephalozia lucens (Evans) St.
. Cephalozia capillaris St.
. Cephalozia recurvifolia St.
. Cephalozia kilohanensis Cooke.
. Cephalozia Lilæ Cooke.
. Cephalozia heteroica Cooke.
. Cephalozia hebridensis St.
289
NO
(Br.
BIETER L ae mn en a ne a n PNEUS ae Te |
276
89.
9.
. Cephalozia minutissima Kiær et Pears.
96.
7:
98.
9%
100.
101.
102.
103.
10%.
105.
106.
107.
108.
109.
BULLETIN DEL’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
II. Africa.
Cephalozia hypogyna St.
Cephalozia Kiæri (Austin) Pearson.
IV. America tropica.
2. Cephalozia antillana B. et Spr.
3. Cephalozia granatensis Jack.
. Cephalozia ovalifolia St.
. Cephalozia rhizantha (Mont.) Spruce.
V. Australiæ et Antarcticæ.
Cephalozia aterrima St.
Cephalozia cucullifolia St.
Cephalozia Bastowii Carr. et P.
Cephalozia exiliflora (Tayl.) Spruce.
Cephalozia amplexicaulis St.
Cephalozia Preissiana (Lehm.) St.
Cephalozia Levieri St.
Cephalozia Dusénii St.
Cephalozia varians (G.) St.
Cephalozia arenaria St.
Cephalozia Spegazziniana Mass. -
Cephalozia verrucosa St.
Cephalozia subbipartita Mass.
Cephalozia simulans Mass.
C. Subgenus Prionolobus.
110.
AAA
112.
113.
114.
115.
116.
I. Europa et America septentr.
Cephalozia parvifolia Arnell.
Cephalozia asprella St. nom. nov.
Cephalozia papillosa Douin.
Cephalozia spinifolia (Jörg.) St.
Cephalozia asperifolia (Taylor) St.
Cephalozia spinigera Lindb.
Cephalozia massalongi Spruce.
290
Cephalozia.
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 271
117. Cephalozia patulifolia St.
118. Cephalozia Raddiana (Mass.) St.
119. Cephalozia Hagenii Bryhn.
120. Cephalozia subsimplex Lindb.
121. Cephalozia compacta Jörg.
122. Cephalozia striatula (Jensen).
123. Cephalozia Turneri (Hook) Lindb.
12%. Cephalozia dentata (Raddi) Lindb.
425. Cephalozia phyllacantha Mass.
Il. Asia tropica
126. Cephalozia microphylla St.
III. Africa.
127. Cephalozia tenuissima (L. et L.) St.
IV. Australiæ et Antarcticæ.
128. Cephalozia serrata St.
129. Cephalozia squarrosula (Taylor) St.
430. Cephalozia hirta St.
V. America tropica.
131. Cephalozia subtilis (L. et G.) St.
1. Cephalozia affinis Lindb. Manip. Musc. HT.
Monoica mediocris pallida in trunco putrido laxe intricata. Caulis ad
15 mm. longus geniculatus parum ramosus in sectione biconvexus cellulis
eorlicalibus 10 magnis, axialibus multo minoribus, flagellis nullis. Folia
caulina vemotiuscula plano-disticha subrotunda antice decurrentia, vix ad
medium biloba, sinu angusto obtuso vel lunato lobis triangulatis acutis
connivenlibus. Cellule apicales 27 X 36 y basales 36 X 54 y leptoder-
mes. Amphigastria nulla. Folia floralia trijuga imbricata, magna condu-
plicatim concava, parum patula basi obcuneata subrotunda, ad '/s quadri-
loba, lobis late triangulatis mediis multo majoribus acutis vel apiculatis
integerrimis. Amphigastria floralia simillima ad medium quidem biloba
libera vel foliis parum coalita. Perianthia anguste oblonga longe exserta
basi crassa, superne triplicata ore contracto breviter laciniato, lacinis basi
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1908. 20
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278 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Cephalozia.
3 cellulas latis superne longius selaceis, cellulis perianthii superis
18 X 36 y basalibus 36 X 72 u. Calyptra tenera unistrata.
Hab. Fennia Nyland (Lindberg); America septentrionalis (teste Lind-
berg).
2. Cephalozia connivens (Dicks.) Lindb. Linn. Soc. XII.
Syn. : Jung. connivens Dicks. Crypt. IV, p. 19.
Ceph. multiflora Lindb. Musci scand., p. &.
Monoica pallida pellucida fragilis terricola laxe cæspitosa. Caulis palli-
dus radicellis arcte repens parum ramosus eflagellatus, cellulis corticalibus
8 seriatis magnis. Folia caulina ad 0,4 mm. longa, inferiora et superiora
minora, media subimbricata plano-disticha, antice longe decurrentia
oblique rotundata ad !/s vel fere ad ‘/2 exciso-bifida, laciniis triangufalis
acuminalis conniventibus. Cellulæ loborum 36 y, basales 36 X 54 y
Amphigastria caulina nulla. Perianthia alte emersa anguste oblonga
obtuse plicata ore subconstricto lobato lanciniato laciniis lanceolatis apice
longe setaceis. Cellulæ superæ 36 X 45 u basales 36 X 54 y parietibus
validis. Calyptra tenuis. Capsula oblongo-globosa. Folia floralia intima
caulinis multo longiora profunde quadrifida, laciniis lanceolato-subulatis
integerrimis vel irregulariter paucispinosis. Amphigastrium florale inti-
mum liberum vel brevissime coalitum, profunde quadrifidum marginibus
parce spinosis. Andrecia in ramis mediana bracteis monandris ad 10 jugis
concavis ad ‘/2 bifidis lobulo antico parvo acuto.
Hab. Europa, Amer. sept. Sibiria. Japonia. Africa australis. (Rehmann,
Mac Lea, Mac Owen).
3. Gephalozia hibernica Spruce in Pearson. Irish Naturalist 1894.
Vol. III, p. 245.
Dioica mediocris pallida muscis consociata. Caulis ad 20 mm. longus
validus flagelliferus, basi tantum radicellifer, pluriramosus, ramis omnibus
posticis, plano-biconvexus (triplo latior quam crassus); cellulæ corticales
magne. Folia caulina contigua plano-disticha antice decurrentia late ovata
ad ‘/2 bifida sinu subeireulari, lacinis e lata basi abrupte attenuatis
apice setaceis conniventibus vel eruciatis. Cellulæ 40 X 50 y basales lon-
giores, parietibus validis. Folia floralia intima ad */s bifida libera laciniis
lanceolatis integerrimis. Amphigastrium florale intimum simile sed brevius
ad ‘2 bifidum medio utrinque unidentatum. Perianthia in ramulo bre-
vissimo radicante, ore longe setaceo setulis strictis 4-5 cellulas longis.
Andræcia in ramulo parvo postico, bracteis monandris 4-5 jugis conferlis
conduplicatim concavis ad '/s bilobis, lobo antico triplo angustiore.
Hab. Hibernia, Killarney (Moore, Scully).
292
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 279
%. Gephalozia media Lindb. Medd. Soc. F. Fl. fenn. 1882, p. 242.
Syn. : Cephalozia multiflora Spruce. On Cephal., p. 37.
Jung. connivens, worma symbolica in G. et R. Hep. Exsiccatæ.
Ceph. lunulæfolia Dum. Rec. d’observ., p. 18.
Dioica pallide viridis humilis dense depresso-c#spitosa terricola et ligni-
cola. Caulis arcte repens parum ramosus biconvexus cellulis corticalibus
1% seriatis. Folia caulina parva 0,3 mm. longa subimbricata subass-
urgentia in plano subrotunda antice decurrentia ad '/s bifida, sinu obtuso
lobis acutis conniventibus. Cellulæ 27 X 36 w basales majores, lepto-
dermes. Perianthia in ramulo brevi anguste oblonga triplicata carnosa
ore parum constricto plus minus longe setuloso, setulis 5-6 cellulas longis;
cellule superæ 18 X 36 u basales 36 X 72 w leptodermes. Calyptra
carnosa. Capsula oblongo-cylindrica. Sporæ cinnamomeæ. Folia floralia
trijuga intima caulinis multo majora late obcuneata ad ‘/: bifida, interdum
quadrifida laciniis breviter acuminatis integerrimis. Amphigastrium florale
intimum foliis suis conforme breviter coalitum vel liberum medio utrinque
unidenlatum. Andrecia in ramis mediana bracteis monandris plurijugis
subsecundis foliis equimagnis ad ‘/2 acute bifidis canalieulatis. Propagula
pallida plus minus elliptica unicellularia.
Hab. Europa America sept. et borealis. Sibiria (Arnell).
5. Cephalozia compacta Warnst. Cryplog. Fl. der Mark Brdbg.
Monoica minor brunneola dense cæspitosa. Caulis ad 10 mm. longus
ramis numerosis fasciculatis, inferne stoloniferus. Folia caulina 0,3 mm.
longa conferta oblique inserta patula vel assurgentia, antice parum decur-
rentia subeircularia concava ad '/s vel */2 exciso-biloba, lobis equimagnis
acutis porrectis vel conniventibus. Cellulæ 40-50 y parietibus validis.
Perianthia in ramulo parvo postico semiexserta subprismatica ore inciso-
serralo. Folia floralia intima caulinis multo majora ad medium bifida
rima angusta lobis lanceolatis margine irregulariter paucilaciniatis Andræ-
cia in ramulis posticis terminalia breviter spicata.
Hab. Germania prope pagum Zehlendorf (Lœske).
Vielleicht ist die Pflanze nur eine Form von C. media Lindb, die aller-
dings dioecisch ist ; jedensfalls muss sie einen anderen Namen erhalten,
da es schon eine C. compacta Jörgensen giebt.
6. Gephalozia pallida (Spruce) Kaalaas ms.
Dioica majuscula pallida in cortice laxe intricata. Caulis ad 10 mm. lon-
gus pallidus in sectione plano-biconvexus, cellulis corticalibus 10 seriatis,
parum ramosus. Folia caulina contigua vel remotiuscula disticha leniter
abscendentia vix concava subrotunda antice decurrentia, apice ad !/s anguste
293
280 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Cephalozia.
excisa, lobis late triangulatis subæquimagnis hamatim conniventibus
acutis vel obtusis lobo antico magno curvato. Cellulæ superæ 27 y. basales
36 y valide. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in ramulo brevi ovato-
oblonga trigona sæpe inflata subeylindrica ore varie breviterque fisso
cellulis magnis liberis grosse obtuseque dentato; cellulæ superæ 18x36 u
basales 36 X 72 y leptodermes. Folia floralia libera magna, intima ovato-
rectangularia ad ?/s bifida, lobis late lanceolatis obtusis vel acutis inte-
gerrimis vel repandis. Amphigastrium florale intimum subrotundum medio
utrinque unidenlatum apice ad ‘/2 inciso bilobatum rima angusta lobis
late triangulatis porrectis subacutis.
Hab. Jtalia Piémont (Levier).
7. Gephalozia pleniceps (Austin) Lindb. Meddel. Soc. F. Fl. fenn.
1883, p. 158.
Syn.: Jung. pleniceps Austin Acad. Phila. 1869, p. 222.
Ceph. crassiflora Spruce On Cephal., p. 40.
Monoica mediocris pallide virens dense depresso-cæspitosa corticola.
Caulis ad 15 mm. longus validus biconvexus antico subplanus paucira-
mosus,ramis interdum flagellatim attenuatis. Folia caulina 0,5 mm. longa
imbricata vel remota antice decurrentia, leniter adscendentia concava
oblique rotunda ad '/ı-'/s biloba, sinu lunato lobis obtusiuseulis conni-
ventibus. Cellulæ majusculæ 36 y basales longiores leptodermes. Amphi-
gastria caulina nulla. Flores feminei in ramo breviusculo radicante. Folia
floralia trijuga, intima foliis duplo longiora normaliter ad medium bifida
late ovata lobis lanceolatis porrectis integerrimis vel utrinque unidentatis.
Amphigastrium florale intimum foliis suis simile breviter coalitum.
Perianthia longe exserta oblongo-cylindrica obtuse trigona, basi incrassata
ore constricto irregulariter denticulato; cellulæ 27x54 y. basales 36x72 y.
leptodermes. Calyptra lenuis. Andræcia spicata mediana, bracteis quam
folia minoribus concavis.
Hab. Europa et America boreales. Sibiria (Arnell), Grenland (Dusen),
Alaska (Evans), Oregon (Holzinger), Washington (Bailey).
8. Gephalozia bicuspidata (L.) Dum. Rec. d’obs., p. 18.
Syn. : Jung. bicuspidata L. Sp. Plant. II, p. 1598.
Jung. Menzelü Corda in Sturm. Fl. germ. II, p. 171.
Ceph. alpicola Mass. Hep. venetæ, p. 89.
Jung. rigidula Hübener. Hepat. germ., p. 174.
Monoica pallida vel virens rarius purpurascens, majuscula terricola et
lignicola. Caulis ad 25 mm. longus vage ramosus, ramis arhizis assurgen-
tibus aliis flagelliformibus radicantibus. Folia caulina inferiora parva
294
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 281
remola superiora majora 0,6 mm. longa subimbricala concava ovato-
orbiculata ad ‘/2 biloba, lobis ovato-lanceolatis vel subtriangularibus por-
rectis aculis antico vulgo angustiore. Cellulæ 40-50 y. leptodermes. Amphi-
gastria nulla. Perianthia in ramo brevissimo rarius elongato terminalia
lineari-prismalica vel subfusiformia unistrata ore constrieto denticulato
vel setuloso. Calyptra tenuis. Capsula oblongo-cylindrica. Spore purpur&.
Folia floralia trijuga intima caulinis triplo longiora ad '/z bifida, lacinlis
lanceolatis acuminatis integris vel basi paucispinosis. Amphigastrium
florale intimum foliis suis simillimum. Andrecia in ramulis mediana
bracteis confertis monandrisassurgentibus, basi anlica dente auctis, amphi-
gastrıis nullis. Propagula unicellularia pallida sphærica.
Hab. Europa, America septentr. Asia septentr. Italia (Levier), Hispania
(Casares Gil), Haute-Savoie, 2000 met. (Gasilien) Alaska (Evans).
9. Gephalozia Lammersiana (Hüben.) Spruce On Cephal., p. 43.
Syn. : Jung. Lammersiana Hüben. Flora 1832, p. 306.
Dioici major pallida vei roseo-picta in paludosis brunnea laxe cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus tenuis pallidus rigidus, cellulis
corticalibus 8-9 seriatis, flagella minus numerosa. Folia caulina remo-
tiuscula ovato-rotundata oblique patula concava ad medium exciso-biloba,
lobis porrectis breviter acuminatis inæqualibus postico late triangulato
anlico angustiore. Cellulæ loborum 36 X 5% y. basales parum longiores,
leptodermes. Amphigastria caulina nulla vel rudimentaria. Folia floralia
trijuga intima caulinis multo majora oblonga subtriplo longiora quam lata
ad '/s inciso-bifida laciniis lanceolatis breviler acuminatis integerrimis
vel repandis interdum dente solitario hic illie armatis. Amphigastrium
florale inlimum foliis suis subæquale liberum. Perianthia in ramo postico
elongato inferne normaliter foliato terminalia magna (ad 4 mm. longa)
basi crassa ore contracto triquetro breviter sexlobalo iobis crenulatis vel
subdenticulatis; cellulæ supera 18 X 54 u. basales 27 X 125 y. lepto-
dermes. Andrecia in planta graciliore parvifolia spicata ex apice vegetaliva
bracteis 6-8 jugis confertis quam folia caulina vix diversis, concavis et
magis inæqualiter bilobis.
Hab. Europa. America septentr. Japonia septentr.
10. Gephalozia aquatica (Limp.)
Syn.: C. bicuspidata var. aquatica Limp. Jahrb. Schles. Gesellsch. für
vaterl. Cultur 1884, p. 10.
Dioica viridis vel purpurascens submersa. Caulis valde elongatus in
seclione transversa 9-12 cellulas monstrans, multiramosus, ramis posticis,
‚Interdum microphyllis, flagelliformibus. Folia caulina remota plano-dis-
295
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sir.). 1908 Cephalozia.
ticha biloba, lobis sæpe apiculatis (apiculo 3 cellulas longo) Amphigastria
caulina nulla. Perianthia in ramulo breviuseulo postico terminalia anguste
oblongo-cylindrica sub ore pauciplicata, ipso ore cellulis digitatim promi-
nulis crenata; cellulæ superæ 18 36 y basales bistratæ 27 X90 y. Folia
floralia intima caulinis majora anguste ovata conduplicatim concava ad !/z
biloba, lobis integerrimis triangulatis cuspidatis. Amphigastrium florale
intimum foliis simillimum medio supero utrinque paucidenticulatum.
Pedicellus capsulæ 8 cellulas corticales monstrans. Sporæ 13-20 y. fusco-
brunneæ verrucosæ. Andrecia in caule ramisque mediana, bracteis
trijugis monandris. Antheridia in pedicello 4 cellulas longo.
Hab. Germania Riesengebirge in paludosis 1400 m. (leg. Limpricht.)
(Kern) (Schiffner).
Die Kelchmündung ist so abweichend, dass die Pflanze doch wohl als
gute Art zu betrachten ist und weder zu C. biscupidata noch zu C. Lam-
mersiana gestellt werden kann.
11. Cephalozia Eckstrandii Limp. Schles Ges. f. vat. Cult. 188%,
p. 8.
Syn. : C. bicuspidata var. capitata. Eckstr. Bot. Not. 1879, p. 34.
Dioica viridis aliis hepaticis consociata. Caulis pallide virens validus
carnosus fragilis, parum rhiziferus, ramis posticis numerosis, inferne
stoloniferus. Folia caulina oblıque inserta, assurgentia subeireularia vel
latiora quam longa ad !/s exciso-biloba, lobis breviter triangulatıs acutis
parum conniventibus. Cellulæ subæquimagnæ 26-35 trigonis nullis,
cuticula levi. Amphigastria caulina parva appressa triangulata vel lanceo-
lata acuta vel obtusiuscula. Rami feminei postici longiusculi basi saccatim
incrassati, archegoniis 4. Rami masculi postici longiusculi, bracteis conca-
vis ad t/s-t/4 bilobis monandris. Antheridia hyalina sphærica in pedicello
longiusculo 5 cellulas longo. Propagula in ramis posticis apice ad discum
incrassalis, disco foliis confertissimis cupulatim erectis circumdato propa-
gulis unicellularibus viridibus anguste ellipticis.
Hab. Norvegia in monte Sneehätten (Kaurin). Ich habe die Pflanze nicht
gesehen.
(Fortsetzung folgt.)
296
PLANTE BRASILIENSES
SIVE ENUMERATIO PLANTARUM IN BRASILIA A CL. DAMAZIO, GCUNELLE, USTERI
ET BOTANICIS NONNULLIS LECTARUM
AUCTORE
Gustave BEAUVERD
(Suite VII.)
(Avee gravures dans le Lexte).
Errata. — Une lettre de M. Damazio datée du 7 juillet 1907 nous
fait observer que dans Particle qu’il a publié à la page 595 du Bulletin
de 1907, le compositeur à supprimé le mot «. — SCAPUS » qui doit s’in-
tercaler dans la diagnose du Barbacenia Beauverdii Damazio, à la sixième
ligne en descendant, entre les mots « spinulosa » et « lateralis vel subter-
minalıs.....» Cette omission rendant le sens de la phrase inintelligible,
celle-ci doit être lue : «...... apicem spinulosa. — SCAPUS lateralis vel
subterminalis, etc. ».
.. — En outre, nous avons fautivement publié dans le même Bulletin de
1907 (pages 148 et 707) une combinaison nouvelle : « Gorytholoma
tribracteatum (0. et D.) » dont la paternité doit être attribuée non
à Beauverd (4 février 1907), mais à Fritsch (in Engler’s Jarhr-
buch, XXX VII : 496, 30 octobre 1906).
Ériocaulonaceæ.
(2me suite; cf. Bull. Herb. Boiss. 1905 : 1083, et 1907 : 138).
Aux descriptions des nouveaux et importants envois de M. Damazio,
nous ajoutons l’énuméralion des intéressantes formes que nous avons
distinguées dans la collection rapportée de la Serra de Itatiaya par
1 En raison de la provenance variée des matériaux éludés el décrits, nous
substituons ce nouveau titre à celui de «Plantæ Damazianæ brasilienses» qui
élait primitivement réservé aux récoltes exclusives de M. le professeur Damazio.
284 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (55)
M. Gounelle, ainsi que celles de la province de Sao Paolo collectées par
M. le Dr Usteri, de l'Ecole polytechnique de Sao Paolo.
111. Eriocaulon helichrysoides Bong. var. nov. GIGANTEUM
Beauverd; typus in herb. Barbey-Boissier et in herb. Polytechnici Sao
Paulo. — Pedunculi 80-90 cm. longi (in Lypo usque ad 50 cm.); capitula
2 cm. diam. (cire. 1 cm. in forma typica, teste Ruhland). Cætera (folia,
vaginæ, flores) ut in forma Bongardiana, ex descriptione auctorum. (Cf.
Fig. IX, A).
N° 9 (in herb. Polytechn. S. Paulo) : « environs de Villa Marianna, près
Sao Paulo; Leg. A. Usrerı, 2 octobre 1905. »
Observation. — En adoptant l’orthographe préconisée par Ruhland in
Pflanzenreich IV, 30 : 43, au lieu de celle de Bongard qui écrivait
« E. elichrysoides », nous n’entendons nullement renoncer à admettre
l'excellente description de ce dernier auteur pour lui préférer celle de
Ruhland : une comparaison attentive des deux textes avec l’analyse des
fleurs nous a convaincu de la supériorité de la description princeps. —
En revanche, tout en louant la parfaite exécution de la planche XX VII de
Bongard en tant que rendant l’habitus de la plante, nous devons faire
toutes nos réserves quant aux dessins analytiques des fleurs, non con-
formes au texte même de l’auteur : il semblerait que le texte de Ruh-
land ait été établi d’après ces dessins? — En publiant une figure des
fleurs d’après nos observations faites sur les matériaux de M. le
Dr A. Usteri, nous reproduisons, à titre de comparaison, la description
princeps de Bongard in Act. Petrop. Sc. math. Ser. VI, III : 559 (Essai
monographique sur les espèces d’Eriocanlon du Brésil, suite IT, séance du
14 mars 1831, p. 15 du tirage à part) : «..... Flores masculi pedicellati,
« perigonio duplici vestiti. — Exterioris 3 parles, interiori paulo longiores,
« medio pedicello affixæ, obovatæ, basin versus valde attenuatæ, cari-
<_natæ 1. hinc convexæ illinc concavæ, dorso margineque, a medio ad
« apicem usque, pilis brevibus crassiusculis albis vestitæ, intus et inferne
« glabræ, membranaceæ, ex albo flavicantes. — Interioris partes bası
« concrelæ, tubum brevissimum formantes, lobulis 3 oblongis, obtusius-
« culis, hine concavis illine convexis, intus macula nigra medium versus
« notatæ, apiceque pilis albis crassis rigidis opacis comtæ. — Stamina 6,
« Jibera, quorum 3 longiora lobulis tubi opposita:; 3 breviora inter lobu-
« las posita sunt. Filamenta brevia, lata, alba. Antheræ ovatæ, bilocula-
« res. Rudimentum pistilli in centro floris. — Flores feminei sessiles,
« perigonio duplici ornati. Exterius e 3 partibus constans, illis in mari-
« bus similibus. Interioris partes 3 liberæ, ovato-oblongæ, deorsum
« angustatæ, hinc parum convexæ, illinc paulo concavæ, medio macula
« nigra intus notatæ, a medio ad apicem usque pilis albis longis septatis
« diaphanis vestitæ, albæ. — Ovarium ellipticum, 3-gonum, glabrum,
« Styli 3, usque ultra medium coaliti, apice liberi. Appendices nullæ. »
* 412. ERIOCAULON USTERIANUM Beauverd sp. nov. ?
(An E. melanocephalum subsp. Usterianum Beauverd ?). — Typus in
herb. Barbey-Boissier et in herb. Polytechnici Sao Paulo. — Acaulis ??
(leste cl. Usteri). — Folia cæspilosa, in sicco penicillato-aggregata, anguste
(56)
G. BEAUVERD. PLANTAR DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 285
Fr Lans)
Fig. IX. — A. ERIOCAULON HELICHRYSOIDES Bong. var. nov. GIGANTEUM Beauverd :
1. Port de la plante (reduit 12 fois) ; 2. Ecaille extérieure de l'involucre (grossie 3 fois);
3. Bractée florale, développée et vue de dos (grossie 4 fois); 4. Sépale d'une fleur mâle, vu
de face, ponctuée de noir dans sa moitié supérieure (grossi 5 fois; identique aux sépales des
fleurs femelles); 5. Fleur mâle, présentant les 3 sépales en s. beaucoup plus longs que les
3 pétales en p. égalés par les 3 plus grandes des 6 etamines et. (grossie 4 fois); 6. Petale
d'une fleur mâle avec glande en gl. et grande étamine ét. I à filet fusiforme fenestré; en
ét. II, l'une des 3 petites étamines intercalaires (grossi 42 fois); 7, Anthere (grossie 22 fois);
8. Poil du sommet des pétales, jaunâtre-ponctué (grossi 50 fois); 9. Fleur femelle avec
bractée florale en br. glabre à l'intérieur et plus longue que les 3 sépales s. glabres à l'in-
térieur, couronnés de poils jaunätres; les pétales p. sont blancs-canescents à l'intérieur et
légèrement dépassés par le stigmate trifide st. (grossie 4 fois); 10. Petale femelle blanc-
feutré sur toute sa surface, à glande noire et à marge ciliée de poils claviformes pluricellu-
laires (erossi 40 fois); 21. Ovaire tricoque en o., avec stigmate trifide en st. (grossi 10 fois);
12. Poil du pétale feutré, blanc (grossi 400 fois); 13. Poil claviforme de la marge, jaunâtre-
ponctué (grossi 50 fois); 44. Semence, à enveloppe rugueuse (grossie 30 fois).
B. ERIOCAULON USTERIANUM Beauverd, sp. nov. : 15. Port de la plante (réduit 2 fois); 26.
Pedoneule florifère, grandeur naturelle; 17. Feuille, grandeur naturelle; 18. Ecaille exté-
rieure de l’involucre, à extrémité arrondie-membraneuse (grossie 12 fois); 19. Bractée florale,
vue de face (grossie 20 fois); 20. Enveloppe d’une fleur femelle, avec bractée en br., sépales
en $. et stigmate exsert en St. (grossie 20 fois); 21. La même, avec enveloppe calicinale
irrégulière laissant apercevoir les pétales en p.; 22. Fleur femelle avec ovaire tricoque en 0,
pétales en.p. et stigmate trifide en St. (grossie 30 fois); 23. Fleur mâle parfaite, à sepales
S. obcordés, dont les 2 postérieurs soudés jusqu'au sommet, l’antérieur (à droite) libre;
3 pétales p., les 6 étamines ét. très caduques (grossie 25 fois); 24. Corolle d'une fleur mâle
parfaite, avec glande des pétales en gl. (grossie 30 fois); 25. Enveloppe d'une fleur mâle
imparfaité, avec sa bractée en br, et son périgone extérieur en p. (grossie 20 fois); 26. Fleur
mâle imparfaite, à tube de la corolle fort peu développé (grossie 20 fois; ces fleurs, de
beaucoup les plus nombreuses, sont mélangées aux fleurs femelles du centre du capitule,
tandis que les fleurs parfaites, plus rares, sont disséminées vers la périphérie du réceptacle) ;
27. Etamine d'une fleur imparfaite (grossie 50 fois); 28. Fleur mâle de l'Eriocaulon mela-
nocephalum Kunth, selon Keernicke, Fl. Bras. II, tab. 63.
286 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SER.). 1908 (57)
linearia,longissime subulato-acuminala, tenuiter membranacea, fenestratim
uninervia, glabra, plana, pellucida, 50-60 mm. longa, medio vix ?/s mm. lata.
Pedunculi (per 10-15) 22-40 mm. quam folia duplo breviores, 22-30 mm.
alt, 2 mm. crassi glabri, obscure striali, apice + dilatati; vaginæ oblique
fissæ, laxæ, foliis triplo breviores, 20-23 mm. longæ, 1 '/.-2 mm. latæ;
capitula hemisphærica, nigra, glaberrima, 3 mm. lata; bracteæ involu-
crantes late ovatæ, concavæ uninerviæ, olivaceo-atralæ, membranaceo-
rotundatæ; bracteæ flores stipantes ovato-lanceolalæ, acuminalæ, navicu-
latæ uninerviæ, glabræ, olivaceo-nigrescentes, sepala petalaque superan-
tes; flos. masc. : sepala 3 elliptica, uninervia, cordata, postice 2connatæ,
antice libera, cœlo-concava, glabra, olivaceo-nigrescentia; petala 3 in
iubum brevissimum connata, vel rarius longe campanulato-connala À mm.
longa, 3-loba, margine papillosa, apice glanduligera; stamina 6, nigra,
longe exserta; flos fem.: sepala 3, elliptico-acuta, ima basi connala; petala
3, elliptico-lanceolata, glabra, apice breviter marginata, glanduligera,
hyalina, sepala superantes; stylus germen longitudine subæquans; stig-
mala 3, simplicia, exserta. — Cf. fig. IX, B.
N° 9. (Ecole polytechnique de Sao Paulo) : « marécages de Contareira,
pres Sao Paulo; leg. A. Usrerı, 5 avril 1907. »
Observation. — La determination de cette plante, d’après l’unique
echantillon que nous avions sous les yeux, présentait des difficultés de
nature très différente : 10 par son analyse biologique accusant un milieu
aquatique susceptible d'exiger un développement plus ou moins considé-
rable de la tige, nous éprouvions quelque hésitation à affirmer le carac-
tere acaule de cetle espèce; recourant à la compétence obligeante du col-
lecteur, M. le Dr A. Usteri, nous avons recu de lui, en date, du 24 jan-
vier 1908, le renseignement suivant :
» Le No 3 est, chez tous les exemplaires qui me sont restés, sans tige
comme celui que je vous ai envoyé ». — Cette réponse n'implique pas, à
notre sens, une solution définitive de la question; nous remettons donc
celle-ci aux nouvelles investigations de notre savant correspondant. En
utilisant les clefs dichotomiques de la monographie de Ruhland in Pflan-
zenreich IV, 30 (1903) : 31, l’on est conduit à la p. 44, cl. Il. à choisir
entre ces deux alternatives : «a. Species american..... cf. clavem MT » ou:
« b. Species extra-americane..... cf. clavem IN ». Or tandis que la clef III
ne donne aucune solution satisfaisante, la clef IV (extra américaine !)
nous conduit à la page 64, en : « Ill. Caulis elongatus fluitans ramosus »,
possibilité que nous avons admise à priori contre toutes les apparences
de l'échantillon examiné; c’est là qu'à notre très grande surprise nous
avons retrouvé une nouvelle alternative 1 : « Species americanæ » en fla-
grante contradiction avec la clef II, b., el c’est également la, sous la
dichotomie « ** Perigonia glabra » qu'il faut chercher la solution de notre
analyse... si de nouvelles recherches établissent, comme nous le présu-
mons, la nature caulescente de cette plante.
L'examen comparatif de l’échantillon de M. Usteri avec les E. melano-
cephalum Kunth conservés dans l’Herbrier Boissier (Plantæ cubenses
Wrightiane Nos 3240 et 3241) nous met en présence des deux formes
extrêmes réalisées par cette plante dans des conditions biologiques diffé-
rentes: 1° une forme aquatique luxuriante, longuement caulescente
30 cm. de hauteur et très semblable à la planche de Koernicke in Fl.
(58) G. BEAUVERD. PLANTE DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 287
Bras. Ill, (ab. 63; 2° une forme terreste très réduite, presque acaule,
n’excédant pas 2 centimètres de hauteur, pedoncules compris. Dans
l’une comme dans l’autre formes, les capitules dépassent sensiblement
le sommet des feuilles, ce qui est le contraire du cas présenté par notre
spécimen. Toutefois la présence de l'E. melanocephalum ayant été con-
statée en Guyane et au Brésil, l’on peut admettre la possibilité de l’exis-
tance de formes intermédiaires qui relieraient la plante de M. le Dr Usteri
à celle de Kunth considérée alors comme type: il appartient aux botanistes
brésiliens, et notamment à ceux des Etats du Minas Geraës et de Säo-
Paulo, où l’E. melanocephalum a été signalé, d’elucider cette question
intéressante.
Il résulte en tout cas de ces recherches que les affinités de VE. Usteri-
anum avec Eriocaulon melanocephalum Kunth sont évidemment très
étroites: toutes réserves faites quant à la question de la caulescence, les
principales différences portent sur l’habitus (pédoncules plus courts que
les feuilles) et la conformation des fleurs, qui ne cadrent ni avec la des-
criplion des auteurs, ni avec les dessins analytiques de Kernicke in Flora
Brasil. III, 1: 498, tab. 63; la figure que nous publions nous dispensera
de plus amples commentaires.
113. Pæpalanthus plantagineus (Bong.) Koernicke, f. nov.
luxurians Beauverd: differt a typo habitu robustiore; caule longiore;
foliis latioribus; (basi 7-8 mm. medio 5-6 mm. lat.), pedunculis numero-
sissimis (circa 28 cm.), foliis duplo longioribus (17-20 em.); capitulis
majoribus (5-6 mm. diam.).
No 1844 A «Sur les rochers, Serra do Fresao », leg. L. Damazio,
26 mars 1907.
Observation. — Cette forme intéressante, de beaucoup la plus luxuriante
de toutes celles que nous avons examinées dans l’herbier Boissier, n'offre
pas de caractères suffisants pour être distinguée comme variété: sauf la
longueur des pédoncules, tous les autres organes végétatifs conservent,
avec des dimensions plus fortes, les mêmes proportions que chez le type.
— Celui-ci, du reste, a été signalé dans la même Serra de Frasao, au
sommet de la montagne, c. 1100 m. d'altitude (cf. Ruhland, Monogr.: 133).
114. Pæpalanthus diplobetor Ruhland in Pflanzenreich IV,
30 : 134 (27 mars 1903). — C£. fig. X, C.
N° 1853 : « Marco. Serra de Ouro-Preto, sur les rochers; leg. L. Dauazıo,
avril 4907 ».
Observation. — D’entre les échantillons constituant la part examinée
à l’Herbier Boissier, l’un d’entre eux, très luxuriant, présente une tige
atteignant 18 cm. de longueur et offrant des rameaux longs de 12 à 14cm .;
en outre, la date de floraison ne coïncide pas avec celle donnée par la
monographie de Ruhland, qui indique pour ses provenances les mois de
juin et de juillet. — Enfin. nous donnons à litre de comparaison une
figure analytique des organes floraux dessinés d’après les récoltes de
M. Damazio.
288 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sép.). 1908 (9)
115. Pæpalanthus suffruticans Ruhland in Pflanzenreich IV,
30: 138 (27 mars 1903). — Cf. fig. X, B.
No 1889: « Serra de Caraca », leg. L. Damazıo, juin 1907.
Observation. — Bien que nous n’ayons pu comparer cette plante avec
unique échantillon original cité (Glaziou 15529, Morro da Carapura,
Minas Geraës), il nous a été aisé de la reconnaitre dans la description de
Ruhland; la seule différence qu'il importe de signaler réside dans les
dimensions que peuvent acquérir les feuilles : tandis que ces dernières
n’excedent guère 7-10 cm. de longueur sur 3,5-4 cm. de largeur chez la
plante de Glaziou, nous avons relevé 10-12 em. de longueur sur 5-7 mm.
de largeur chez la plupart des feuilles des échantillons de M. Damazio :
un très petit nombre d’entre elles répondaient aux dimensions indiquées
dans la description de Ruhland chez un seul des échantillons exa-
minés. — Cette plante offre, au point de vue géographique, l'intérêt
d’être spéciale à l'Etat de Minas Geraës
116. PEPALANTHUS FALLAX Beauverd, sp. nov. —
Typus in herb. Barbey-Boissier. — E subgen. Pæpalocephalo Ruhl., sect.
Eriocaulopsis $ Variabiles Ruhl. Caulis perbrevis, lignosus, crassus. Folia
cæspitosa, valde striata subcartilaginea, acuto-mucronulata, lanceolata,
sensim e basi ad apicem anguslala, versus basin anguste membra-
naceo-marginata, utrinque pilis longis sparse villosa, mox glabra, margine
persistenter lanuginoso-ciliata, subcartilaginea olivaceo-viridia, 8-12 cm.
longa, medio 6-8 mm. (basi usque a 12 mm.) lata. Peduneuli 2-3, in
axillis foliorum solitarii, valde erecti, fusciduli, 5-vel pluricostati, + pilosi,
non torti, 18-27 cm. alti. vix 4 mm. crassi; vaginæ foliis breviores, fusci-
dulæ, laxiusculæ, ut folia sparse pilosulæ, demum glabræ, transverse vel
suboblique truncatæ, ore + ciliatæ, 7-9 cm. longæ, 2-2 !/, mm. lalæ;
capitula semiglobosa, griseo-fusca, apice albido-villosa; bracteæ in-
volucrantes late ovatæ vel suborbiculares, breviter apiculatæ, concavæ
summo dorso margineque ciliolatæ, dein calvulæ, fuscæ; receptaculum
pilosum; bracteæ flores stipantes lanceolato-ovatæ, basi dilatatæ, summo
dorso margineque comato-pilosæ, fuscæ; flos masc. : breviler pedicellatus,
basi pilosus; sepala 3, spathulata, rotundato-obtusa, breviter apiculata,
dense ciliata, brunnea; corolla gamopetala, clavato-urceolata, breviter tri-
loba. glabra, flavidulo-hyalina; stamina 3 exserla; flos fem. : subsessilis;
sepala 3, illis floris masculini similia, basi latiora; petala elliptico-
lanceolata, hyalino-albida; germen globosum, stylus brevissimus; stigmata
3 longe filiformia, bifida, flavidulo-granulata; appendices 3, quam stig-
mata longiores, brunneolo-hyalinæ, apice digitato-papillosæ. — Fig. X, A.
N° 1509 « Ouro-Preto. — Leg. L. Damazıo, 190% ».
Observation. — Cette espèce, voisine du Pepalanthus undulatus Ruh-
land, s’en distingue nettement par ses pédoncules solitaires à l’aisselle
des feuilles (et non fasciculés par 5-8), par ses gaines sensiblement plus
courtes que les feuilles, à orifice tronqué transversalement (obliquement
chez P. undulatus); en outre, les stigmales sont profondément bifides,
bien que les deux ramifications de chaque branche restent parfois sou-
(60) G. BEAUVERD, PLANTE DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 289
dées jusqu’au sommet chez plusieurs des fleurs que nous avons exami-
nées. Les appendices, digités-papilleux au sommet, dépassent longement
les branches du stigmate; stigmate et appendices sont soudés à la base en
Fig. X. — A. PÆPALANTHUS FALLAX Beauverd, sp. nov. : 2. Port de la plante (réduit
3 fois) ; 2. Ecaille de l'involucre (grossie 4 fois); 3. Bractée florale à base amplexicaule,
(développée ; grossie 4 fois); 4. Fleur mâle, à 3 sépales bruns, glabres, frangés de poils cla-
viformes (grossie 40 fois) ; 5. Corolle urcéolée, à 3 étamines exsertes, à base enveloppée de
longs poils blancs (grossie 20 fois); 6. Etamine échancrée aux deux extrémités (grossie
50 fois); 7. Sépale d'une fleur femelle, à base plus large que chez les fleurs mäles (grossi
20 fois); 8. Corolle d'une fleur femelle, à 3 pétales p. blancs-hyalins (grossie 20 fois); 9.
Branche du stigmate, plus courte que 40 : l’un des 3 appendices papilleux-digite au sommet
(grossi 30 fois).
B. PÆPALANTHUS DIPLOBETOR Rubland. — 11. Port d'un échantillon luxuriant récolté
par M. Damazio (réduit 6 fois); 22, Ecaille extérieure de l’involuere ciliée de poils aigus,
pluricellulaires (grossie 40 fois); 13. Fleur mâle, avec poils du réceptacle, au bas de l’un des
3 sepales; corolle excédant légèrement les sépales (grossie 40 fois); 14. Sépale mâle (déve-
loppe; grossi 10 fois); 75. Anthère blanche à filet hérissé (grossie 50 fois); 26. Cil arti-
culé des écailles de l’involucre (grossi 50 fois); 17. Fleur femelle avec bractée florale en
br. identique à celle des fleurs mâles; sépales (bruns) en S., pétales (hyalins) en p. de même
longueur que le sligmate trifide en St. (grossie 40 fois).
C. PÆPALANTHUS SUFFRUTICANS Ruhland. : 18. Port de la plante, d'après un échantillon
de M. Damazio (réduit 6 fois); 29. Ecaille extérieure de l’involucre (grossie 3 fois); 20.
Poils du réceptacle (extrémité; grossis 50 fois) ; 21. Fieur mâle, avec bractée en br. et
3 sépales S. glabres à l'intérieur, velus à l'extérieur et frangés de poils claviformes au som-
met; carolle urcéolée, à 3 lobes révolutés intérieurement en p., et 3 étamines exsertes éé.
(grossie 10 fois); 22. Fleur femelle à bractée br. et sépale s. comme chez la fleur mâle,
à pétales p. très étroits, hyalins, damassés à la base et ciliés au sommet, plus courts que
les sépales (grossie 8 fois); 23. Ovaire tricoque en o, avec stigmate trifide en St. plus long
que les 3 appendices ap. papilleux-digités au sommet (grossi 20 fois).
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290 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (61)
-un style fusiforme très court. — Les poils du réceptacle et de la base des
fleurs sont longuement articulés-aigus; ceux du sommet des sépales et
des pétales sont fortement claviformes-articulés, et, chez la moitié supé-
rieure des pétales des fleurs femelles, les marges sont également ciliées
de poils obtusiuscules, filiformes-articulés.
117. Pæpalanthus manicatus Poulsen var. nov. PUL-
CHELLUS Beauverd; typus in herb. Barbey-Boissier. — Cf. Poulsen
ex Malme in Bih. Vet. Akad. XXVIL, II, 11, 28, tab. 2, fig. 3 (1901);
Pflanzenreich IV, 30 : 158 (1903).
Caulis elongatus, 18-24 mm. altus, t/3-t/2 mm. crassus. Folia trinervia,
mucronalo-acuminata, 9-12 mm. longa, medio °/s-1, basi !/s-!/s mm.
modo lata; caulinaria breviora. Pedunculi circ. 20-35 fasciculato-
umbellati, 4-6 cm. longi, pilis albis numerosis longe hirsuli; vaginæ
5-6 mm. longæ, glabræ vel parum hirsutæ, ore sub lente obscure ciliatæ.
Cætera ut in forma typica. (Fig. XI, A.)
No 1843. — « Marco, Serra de Ouro-Preto; leg. Damazıo, mars 1907. »
— Il résulte d’une comparaison entre la description princeps de
Poulsen (1901) et la diagnose de Ruhland (1903) que le Pæpalanthus
manicatus Pouls. est une espèce polymorphe, jusqu'à présent spéciale à
la flore du Minas Geraës. — La planche publiée par Poulsen et Malme,
conformément au texte de ces auteurs, représente cette espèce comme
très pauciflore, avec des pédoncules beaucoup moins hirsutes que les
feuilles, et à gaines longuement ciliées à l’orifice. La figure de Ruhland
considère comme forme typique une plante différant sensiblement
d'aspect de celle de Poulsen par ses pédoncules beaucoup plus nombreux
(11 au lieu de 4) et plus flexueux; en outre, cet auteur décrit les feuilles
typiques comme wninerviées, contrairement au texte de Poulsen qui les
dit manifestement trinerviées : celte dernière conformation est réservée
par Ruhland à une forme « robusta Ruhl. » qui se distingue en outre du
iype par ses tiges plus épaisses, ses feuilies plus longues, ses pédoncules
beaucoup plus nombreux (jusqu’à 50) et ses capitules plus grands. Ayant
eu l’occasion de vérifier le point de vue de Ruhland par l'examen de l’un
des échantillons de la forme typique (Ne 17847 de Glaziou, déposé à
l’'Herbier Delessert), nous avons pu nous convaincre que la plante de
M. Damazio différait notablement des deux formes décrites par les
caractères suivants :
1° Feuilles un peu moins longues, plus larges et plus rétrécies à la
base que celles du type; pédoncules beaucoup plus nombreux et plus
hirsutes, à poils blancs plus abondants que chez les feuilles, et à orifice
de la gaine glabre à l’œil nu, ou à peine cilié-denticulé sous la loupe, à
un grossissement de 15 diamètres !
2° Pédoncules beaucoup moins nombreux et capitules aussi grands
que chez la forme « robusta Ruhl. », bien que le port soit moins robuste
que celui de la forme « {ypica », exception faite de la largeur des feuilles
et du nombre des capilules. — La figure que nous publions est destinée
à compléter notre description et à démontrer la valeur variétale saillante
que nous altribuons à la plante de M. Damazio : elle n’apparait nullement
à notre sens comme une simple forme de transition entre les deux
autres formes décrites.
Fig. XI. — A. Pepalanthus manicatus var. nov. PULCHELLUS Beauverd : 1. Port de la plante
(reduit 2 1/2 fois); 2. Bractée florale (mâle et femelle) (grossie 12 fois); 3. Sépale femelle,
à marge ciliée dès la base (grossi 20 fois); £ Base d'un pédoncule avec sa gaine (grossi
12 fois): 5. Corolle d'une fleur femelle, à trois pétales, à stigmate trifide en a égalé par
3 appendices à tele papilleuse en t; 6. Cil inférieur de la marge des sépales, à articles
terminaux granuleux (grossi 50 fois); 7. Fleur mâle, avec poils du réceptacle à la base AE
(grossie 25 fois); anthère dithèque, jaunätre (grossie 50 fois).
B. PEPALANTHUS GOUNELLEANUS Beauverd, sp. nov. : 9. Port de la plante (réduit 3
10 fois); 20. Eeaille de l'involure, à intérieur glabre, extérieur et marges cilies de poils I.
articules (grossie 12 fois) ; 11. Fleur mâle, à bractée br. carenee, obcordée, ciliée à la base TER
de poils aigus et frangee au sommet de nombreux poils blanes claviformes-granuleux;
3 sépales s d'nn roux foncé, carenes, obcordés, munis au sommet et sur la saillie carinale
de poils elaviformes; corolle c. trilobée: 3 étamines exsertes en éf. (grossies 40 fois) ; 12.
Bractée br. et sepales s. d'une fleur femelle (grossie 40 fois); 13. Fleur femelle à 3 pétales p.
obcordés, blancs-hyalins, munis de très nombreux poils claviformes jaunätres; stigmate st.
trifide, à branches bifurquées au sommet (grossie 42 fois); 14. Cil des pelales femelles
(grossi 30 fois); 25. Semence à enveloppe d'apparence spongieuse (grossie 40 fois); 16. Aspect
d'un rameau florifère (réduit 2 fois); 17. Bas d'un pédoncule avec sa gaine (grossi 6 fois).
C. PEPALANTHUS DAMAZIOI Beauverd, sp. nov. : 4. Port de la plante (réduit 2 1/4 fois);
2. Feuille à base ciliée (réduite 2 fois); 3. Ecaille de l'involucre, hirsute exterieurement
grossie 20 fois); 4. Bractée florale (grossie 20 fois); 5. Fleur mâle, à sépales s. cilies au
sommet, à corolle c., bordée de petits eils claviformes, 3 anthères et étamines et. exsertes,
blanches (grossie 20 fois); 6. Sépales d'une fleur femelle, brièvement soudés à la base en
cal. (grossis 20 fois); 7. Fleur femelle, à pétales hyalins, ciliés au sommet, plus courts que
l'ovaire à stigmate trifide et bifurqués-dichotomiques, en st. (grossie 20 fois).
D. PEPALANTHUS EXIGUUS Kericke : 8. Aspect de la forme longifolius d'après l’echan-
tillon original récolté par M. Damazio (réduit 2 fois); 9. Sommet d'un pédoncule, à
réceptacle conique en r., écailles de l'involucre en ee. (grossi 5 fois) ; 10. Bractée florale
hyaline enveloppant les 2 sépales d'un vert noirätre (grossie 25 fois); 77. Pétales d'une
fleur femelle (grossis 25 fois); 72. Ovaire 2coque, avec stigmate bifide et 2 appendices
d'une fleur femelle (grossi 30 fois) ; 13. Fleur mäle avec sa bractée en br, et ses deux
sépales S. (grossie 25 fois); 75. Fleur mâle épanouie (grossie 25 fois); 45. Cil claviforme
des sépales mâles (grossi 50 fois); 276. Ecaille de l'involucre, à marges cartilagineuses-
hyalines (grossie 20 fois).
pr
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉéR.). 1908 (63)
118. PEPALANTHUS GOUNELLEANUS Beauverd,
ÿ Sp. nov.; typus in herb. Barbey-Boïissier. — E subgen. Pæpalocephalo
sect. Eriocaulopsis S 3 Rosulati Ruhland, Monogr. : 123 et 163 (1903). —
Plantæ cæspitosæ confertæ. Caulis hypogæus parum elongatus, sub-
gracilis, foliorum cicatricibus radiisque fibris subsimplicibus, olivaceo-
brunneolis instructus. Folia in ramorum perbrevium apicibus densissime
rosulata, lanceolata, recurvata, basi dilatata, apice perspicue rotundato-
obtusa, rigida, crassiuscula, plana, nitido-olivacea, glaberrima, 6-12 mm.
longa, °/s-"/; mm. lata. Pedunculi 1-2 in ramo quoque, singuli in axillis
foliorum dispositi, glabri, 3-costati,valde torti; vaginæ folia longesuperanles,
laxiusculæ, striatulæ, tortæ, juventute sparse pilosæ, cito glabræ, oblique
fissæ, lamina acuminata obtusiuscula, ore (sub lente) ciliatæ; capitula
globosa, griseo-villosa, 2-3 mm. lata; bracteæ involucrantes oblongo-
acuminal&, obtusiusculæ, dorso margineque pilosæ, griseo-fuscæ; recep-
taculum pilosum; bracteæ flores stipantes spathulato-acutæ vel obcordatæ,
carinatæ, apice farinulento-pilosæ, margine sparse ciliatæ, atro-fusc®;
flos masc. : sepala 3, uninervia, spathulata, basi breviter connata, apice
obtusa vel 4- emarginata, ciliata, atro-fusca; corolla pedicellata, campa-
nulata, triloba, hyalina, quam sepala brevior ; flos fem.: sepala 3
spathulata, rotundato-obtusa, obscure apiculata, apice ciliala, cætera
glabra, atro-fusca; petala 3 libera, spathulato-emarginata, margine
apiceque dense ciliata, hyalino-albida, sepala breviora; germen tri-
coccum, globosum; stylus breviter columnaris; stigmata 3, exserta, apice
bifida, papilloso-granulata, appendices 3, membranaceo-hyalinæ, longe
bifidæ, stigmatibus breviores; semina obovata, papilloso-spongiosa. Fig.
XI, B.
Sans No : « Itatiaya (Brésil), Sitio de Ramos, altitude 2060 m.; leg.
I. GouneLLe, février 1899 ».
— Voisine des Pæpalanthus acantholimon Ruhland et P. aretioides
Ruhl., cette nouvelle espèce se distingue de ses deux congénères par ses
capitules beaucoup plus pelits et ses pédoncules rigides très tordus,
beaucoup plus courts que ceux du P. acantholimon (Ai cm.) et deux fois
plus longs que ceux du P. aretioides (3-4 cm.); Pextrémité échancrée-
cordée des sépales mâles et des pétales femelles lui assignent en outre
une place à part dans le groupe des Rosuiati auquel elle se rattache, en
portant dès lors à cinq le nombre des espèces qui en font partie.
119. PÆPALANTHUS DAMAZIOI Beauverd, sp. nov.;
Mypus in herb. Barbey-Boissier. — E subgen. Pæpalocephalo Ruhl. sect.
Eriocaulopsis $ % Vivipari Ruhland, Monogr. : 123 et 164 (1903). —
Caulis gracilis, perbrevis, simplex vel rarius a basi ramosus. Folia 30-60
rosulata. linearia vel spathulata, basi + altenuata, apice aculiuscula,
meinbranacea, glabra vel rarius basi laxe pilosa, perspicue uninervia,
2-5 cm. longa, usque ad medium 4 '/2 mm. lata. Pedunculi 3-8, solitarie
in axillis foliorum dispositi, folia valde superantes, 4-8 cm. longi, tenues,
compluries applanati vel levissime 3-costati, molliter subdistanter pilosi,
denique decumbentes; vaginæ laxæ, oblique fissæ, atrato-virides, pilosæ,
12-12 mm. longæ; capitula minuta, subtus brunneo-fusca, apice albo-
farinulenta, globosa, 2-3 mm. lata, plus minusve folia pedunculosque com-
(64) G. BEAUVERD. PLANTÆ DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 293
plures proliferentia; bracteæ involucrantes paucæ, virido-fuscæ, late oval,
obtusiusculæ, sub lente ciliatæ, receptaculum pilosum ; bracteæ flores sti-
pantes præcedentibus similes, latiores, acutiusculæ margine clavato-pilosæ ;
flos mase. : sepala 3 hyalina, spathulato-mucronulata, apice glanduloso-
pilosa, basi unguiculata, connata; corolla hyalina, margine papillosa;
antheræ 3 albidæ, exsertæ; flos fem. : sepala 3 hyalina, oblongo-linearia,
obtusiuscula, basi connata, apice papillosa, cætera glabra; petala 5 hyalina,
delicatula, linearia, apice glanduloso-pilosa, quam ovarium breviora ;
germen globosum, tricoccum; stylus breviter columnaris; stigmata 3,
filiformia, profunde bifida, ramis breviter emarginatis; appendicesadsunt.
(Fig. XI, C.)
No 18%4. — «Serra do Frasao, près Araial de Antonio Pereira, sur
les rochers; leg. Damazıo, 21 mars 1907. »
— Espèce très élégante, bien distincte de toutes les autres formes du
groupe des Rosulali,; pourrait se placer, dans la monographie de Ruhland,
entre les P. viridulus et P. cephalopus Silveira et Ruhl. sans d’ailleurs
offrir d'autre transition entre ces deux sous-groupes que celles présentées
par ses feuilles membranacées qui la rapprochent du sous-groupe À, et
.sa lige très courte, comme chez le sous-groupe B de Ruhland. (Cf,
Monogr. : 164, clavis spec.).
120. Pæpalanthus exiguus (Bongard) Koernicke f. nov. lon-
gifolius Beauverd; cf. Eriocaulon exiguum Bong. in Act. Petrop. sc.
math. VL 1 : 127 (séance du 6 avril 1831, p. 27 du tiré à part); Pæpalan-
thus exiguus Koernicke in Fl. Bras. il, 1: 514 (1863); Ruhland, in
Pflanzenreich N : 30, fase. 13 : 183 (27 mars 1903).
Differt a forma typica foliis vix duplo longioribus, recurvatis; cætera ut
in typus. — Fig. XI, D.
N° 712. — « Morro de S. Sebastiao : marécages; leg. L. Damazıo, sep-
tembre 1904. »
Cette plante minuscule a été signalée dans l'Etat de Bahia et parait
commune dans celui du Minas Geraës, dont Ruhland cite une demi-dou-
zaine de provenances différentes. L’une d’elles est exactement celle d’où
notre zèlé correspondant M. Damazio nous l’a envoyée : la seule diffe-
rence réside dans la date de floraison, qui est fin septembre pour notre
plante tandis qu'elle est notée en novembre dans l’Herbier de la
Commission géographique de Minas, No 2980 : il se pourrait que cette
variation dans la date de floraison d’une même station coincidäl avec la
différence que nous avons notée pour la forme des feuilles, et à laquelle
l’on pourrait ajouter celle des bractées slipantes, qui selon Kærnicke sont
de même forme que les bractées involucrantes, tandis qu’elles en
diffèrent très sensiblement chez les échantillons que nous avons
Das et desquels nous donnons une illustration (cf. fig. XI, D, 10 et
121. Pæpalanthus ramosus (Wikstr.) Kunth, Enum, plant.
IT : 514 (1841); Koernicke in Fl. Bras. II, 1 : 330 (1863); Ruhland in
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 4, 31 mars 1908. 21
Be, a ne 2
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m s£R.). 1908 (65)
| Engler Pflanzenreich IV, 30, fasc. 13 : 195 (1903); = Eriocaulon ramo-
sum Wikström in K. Vetensk. Akad Handl. : 76, tab. 3 (Trenne nya arter
of örtslägtet Eriocaulon, Stockholm 1820); — Eriocaulon Maximiliani
Schrad. ex Roem. et Schult. Mant. IT : 470 (1824); = Pæpalanthus Maxi-
miliani Kunth, Enum pl. IT : 515 (1841), pp.
No 705. — « Serra da Ciedade, Minas Geraës; leg. Damazro, 1904. »
— Espèce polymorphe, à nombreuses stations dans l'Etat de Minas
Geraës; plus rare dans ceux de Rio de Janeiro et de Bahia. La forme que
nous avons examinée correspond à la var. y Koernicke, in Flora Bras. III,
1: 331, dont le type récolté par Sellow (N° 1300) provient de la même
station.
122. Pæpalanthus Hilairei Kærnicke var. Maximiliani Ruhland,
in Pflanzenreich fase. 13, IV, 30: 196; — Pæpalanthus Hilairei var.
+, Kerrnicke in Fl. Bras. IL I: 332 (1863); = Pæpalanthus Maximihani
Kunth., Enum. pl. II: 513 (1841) p. p.
N° 1816: « Serra do Caraca, Minas Geraës; leg. Damazio, juin 1906 ».
— (Cette plante, dont nous n’avons vu que l’extr&mite d’un rameau
florifere, diffère du type de Riedel (No 2476 conservé à l’Herbier Boissier),
par des pédoncules plus longs et surtout beaucoup plus nombreux.
123. Pæpalanthus polyanthus (Bong.) Kunth var. nov. VILLOSUS
Beauverd ; Lypus in herb. Barbey-Boissier. — Differt a forma typica caule
foliisque + incane villosus.
(Sans N°). « Sitio de Ramos, altitude 2000 et 2300 m., Itatiaya, février
1899 ». [Leg. E. GounELLE. — Detr. BEAUVERD.]
Observation. — Comparée aux 2 échantillons typiques conservés à
l’Herbier Boissier (Gardner No 5244, parois de rochers des montagnes du
district de Diamantina; Riedel No 2065, prairies marécageuses de la Serra
de Lapa), cette plante s’en distingue à première vue par l’indument laineux
recouvrant les deux pages des feuilles caulinaires et plus encore les hampes
raméales floriferes; examinées au microscope, ces différences s’accentuent
et se trouvent renforcées par la présence de petits poils à base tuber-
culeuse recouvrant les deux pages des feuilles ainsi que la face externe
des écailles des capitules: chez les échantillons typiques, les aiguillons
microscopiques des feuilles caulinaires ne sont pas tuberculeux à la base
mais, au contraire, sont décurrents sur le limbe foliaire; en outre, le
sommet des écailles des capitules est orné de poils terminés en tête de
massue, landis que ceux de notre nouvelle variété représentent des cils
flexueux très acuminés au sommet. — Ces différences, d’un intérêt ana-
tomique important, ne sauraient toutefois suffire pour distinguer spéci-
fiquement la nouvelle forme récoltée par M. Gounelle : les caractères essen-
tiels, notamment ceux tirés des organes floraux, sont identiques à ceux
des échantillons typiques que nous avons examinés. — Notons toutefois
(66) G. BEAUVERD. PLANTE DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 295
dans la Monographie de Ruhland, P. 199, l'indication du N° 3768 de Ule
provenent également de l'Itatiaia, à l'altitude de 2000 m., et qui pourrait
fort bien appartenir à notre nouvelle variété ?
124. Pæpalanthus planifolius (Bong.) Koernicke in Fl. Bras.
III, 1 : 413, tab. 52 (1863); = Eriocaulon planifolium Bong. in Act.
Petrop. Sc. math. ser. VI, 1 629, tab. 58 (ic. ined.); — Pæpalanthus
monticola Mart. in Nova Acta Acad. nat. cur. XVII, 1 : 10 (1835); =
P. iridifolius Kunth, Enum. pl. II : 576 (1841); = Eriocaulon monticola
Steudel, Syn. pl. Cyp. 11: 278 (1855); = E. iridifolium Steudel, 1. c.; =
Dupatya planifolia 0. Kuntze, Rev. Gen. Il : 746 (1891).
Sans N°. — « Itatiaya, plateau découvert de Sitio de Ramos, à 2300 m.
d'altitude, février 1899. » — [Leg. E. GouneLLe. — Det. BEAUVERD].
No 8. — « Herbarium Polytechnici Sao Paulo : Villa Marianna, 21 jan-
vier 1906 ». — [Leg. A. Usrerr. — Det. BEAUvERD |.
— Le Pæpalanthus planifolius Koernicke est une des espèces les plus
polymorphes du groupe des Platycaulon : sa dispersion générale s'étend
du Paraguay (Hassler N°5163) à la Colombie (Schlim N° 554), et de la côte
Atlantique du Brésil au versant Pacifique du Pérou (province de Pillao,
Pavon in herb. Boissier), soit du Sud du Capricorne au Nord de l’Equateur,
et du 45° de longitude Est au 80° environ; comme altitude, les stations
varient entre les confins du niveau de la mer (environs de Sao Paulo) à
2300 m. dans la Serra de Itatiaya et même 3000 m. dans les Andes de
la Colombie. De telles differences de milieux se traduisent par des diffe-
rences de formes d’entre lesquelles Ruhland a distingué en 1903 cinq
variétés principales (var. Zypica, alpestris Koern., puberula (Koern.),
consanguinea (Kærn.) et conduplicata Ruhland). — Tandis que la forme
de Sao Paulo se rattache à la variété typique. celle de l'Itatiaya établit la
transition entre cette dernière variété et la var. alpesiris; par ses feuilles
larges et courtes (13 X 2 ‘/2 cm.), elle offre le plus grand contraste avec
la forme de l’Uruguay dont les feuilles de 20-30 cm. n’atteignent que
0,5 ai cm. de largeur (Hassler, No 5163).
125. PÆPALANTHUS USTERII Beauverd, sp. nov.; typus
in herb. Barbey-Boissier et in Herb. Polytechnici Sao Paulo. — E subgen.
Platycaulon Martius, aff. P. planifolio Koernicke. — Caulis perbrevis,
crassus. Folia lanceolata, mucronulato-acuta, rigida, plana, margine +
revoluta, laxe pilosa, cito glabra, juventute longe ciliata, cæspitoso-
arrecta, 6-7 longa, medio cire. À cm. lata, basi anguste membranacea,
glaberrima (non sericeo-lanata ut in P. planifolio). Pedunculi obscure
coslati, fere filiformes, apice parum incrassati, pilis parvis sparse ins-
tructi, mox glabri, folia circiter duplo superantes, 15-17 cm. alti, */2 mm.
crassi; vaginæ quam folia paullo breviores, teretes, laxiuscule, 5-6 cm.
longæ, cire. 1 mm. diametro latæ, ore membranaceo- glabræ brevissime
et obtuse bifidæ. Capitula parva gregalim 4slomerata sessilia, 3-4 mm. lata
glomerulum compositum 7-8 mm. latum subglobosum, apice albo-
_ villosum, demum fuscum formantia; bracteæ involucrantes laxe ciliatæ,
RES RER
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296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Qme séR.). 1908 (67)
exteriores late ovalæ, acuminatæ, interiores orbiculares apiculatæ, fuscæ,
concavæ; receplaculum pilosum; bracteæ flores stipantes spatulatæ, late
obtusæ, apiculatæ, 1-nerviæ, fuscæ, glabræ; flos masc. : sepala 3, basi
medio connata, spathulata, late obtusa, apiculata, uninervia, brunneo-
Fig. XII. — A. PÆPALANTHUS USTERII Beauverd, sp. nov. : 4. Port de la plante (réduit
2 1/2 fois); 2. Capitule à 4 glomérules (grandeur naturelle); 3 et 4. Ecailles de l'involucre
(grossies 8 fois); 5 Bractée florale, avec poils du réceptacle (grossie 10 fois) ; 6. Sepales
d'une fleur mâle, soudées jusqu'au milieu (grossi 40 fois); 7. Fleur mâle, avec poils du
réceptacle à la base (grossi 8 fois); 8. Corolle à 3 lobes aigus, étamines incluses, anthères
exsertes (grossi 10 fois); 9. Rudiment de pistil d'une fleur mâle (grossi 20 fois); 10. Sépales
d'une fleur femelle, soudés à la base (grossis 10 fois); 11. Fleur femelle, avec pétales en
p., Stigmate trifide et St. et appendices très courts en a (grossie 40 fois); 22 et 13. Poils
articulés, blancs à la base, jaunes granulés au sommet (grossis 30 fois).
B. Leiothrix Beckii var. nov. FALCIFOLIA Beauverd : 74. Port de la plante (réduit 7 fois); 75.
Feuille falciforme (réduite 2 1/2 fois); 76. Ecaille de l'involucre (grossie 7 fois); z7 Fleur
mâle, avec bractées carénée br., sépales en s. pétales en p. et étamines incluses (grossie
10 fois); z8. Fleur femelle, à sépales S, et pétales p. ciliés sur les bords; stigmate St. tri-
fide, à branches bifurquées au sommet (grossie 40 fois); z9. Ovaire tricoque 0. avec slig-
mate St. plus long que les 3 appendices intérieurs a. (grossi 45 fois); 20. Cil des pétales
et sépales (grossi 50 fois); 27. Semence lisse, très luisante (grossie 30 fois).
C. LEIOTHRIX GOUNELLEANA Beauverd, sp. nov. : 22. Port de la plante (réduit 8 fois);
23. Ecaille de l'involucre (grossie 5 fois) ; 24. Fleur mâle, à bractée br. plus longue que les
sépales s, et les pétales p. glabres (grossie 10 fois); 25. Fleur femelle (grossie 5 fois); 26.
Sépale d’une fleur femelle, à marges ciliées, base et sommet glabres, plus long que 27 :
Pétale d'une fleur femelle, à marges ciliées (grossis 20 fois); 28. Cil des pétales et des
sépales (grossi 50 fois); 29. Ovaire tricoque, à stigmate trifide St. dépassé par les 3 appen-
dices ponctués ap. (grossi 20 fois).
(68) G. BEAUVERD. PLANTE DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 297
fusca, glabra; pelalorum tubus glaber, hyalino-membranaceus, lobis
3 longe lanceolatis, a staminibus 3 superatis; pistilli rudimentum
triplex, apice digitato-papillosum; flos masc. sessilis : sepala 3 spathulata
fusca, basi connata, apice comato-pilosa; petala 3 late oblongo-obtusa,
brunneo-fusca, apice hyalina, dense pilosa. Germen tricoccum, globoso-
ovatum; stylus breviler columnaris; stigmata 3, filiformia, apice bifida,
papillosa; appendices quam illa multo breviores, brunneæ, spongiosæ.
(Fig. XII, A)
N°7 (in Herb. polytechn. S. Paulo) ; Charagua, pr. Sao Paulo; leg.
A. Usreri, 4 février 1907 ».
— Voisine du polymorphe Pæpalanthus planifolius (Bong.) Koernicke,
cette nouvelle espèce s’en distingue nettement par son port beaucoup
plus réduit, ses feuilles plus coriaces, d’un vert glauque et à bords’en-
roulés, ses pédoncules beaucoup moins nombreux, à gaines proporlion-
nellement plus longues, et ses capitules 3-4céphales beaucoup plus petits;
seule l’analyse des fleurs accuse de grandes analogies avec celles du
P. planifolius. — Il se pourrait d’ailleurs que l’une des différences essen-
elles que nous avons remarquées chez les fleurs fût imputable à une
cause accidentelle : l'extrémité des sépales mâles nous est toujours apparue
glabre chez la nouvelle espèce, tandis qu’elle est ciliée de poils clavi-
formes chez la plante de Koernicke; d’après la planche de cet auteur
(tab. 52, fig. 2a), ces poils paraissent être très caducs et auraient pu
resier inapercus dans notre spécimen. Néamnoins, les autres caractères
notés suffisent à juslifier la valeur spécifique de cette plante que nous
sommes heureux de dédier à son collecteur M. le prof. Dr A. Usteri, du
Polytechnicum de Säo Paulo.
126. Leiothrix Beckii (Szysz.) Ruhland, var. nov. FALCI-
FOLIA Beauverd; iypus in Herb. Barbey-Boissier. —, Cf. Ruhland in
Engler Pflanzenreich IV, 30, fasc. 13: 226. — Differt a typo habitu
robustiore; foliis valde faleiformibus; pedunculis longioribus (usqne ad
25 cm.); vaginæ usque ad 3 cm. longæ. — Fig. XII, B.-
Sans N°. — « Italiaya (Brésil): Sitio de Ramos, altitude 2000 m. ; leg.
E. GouneLıe, février 1899 ».
— Le {ype du Leiothrix Beckii Ruhland (= Pæpalanthus Beckii Szysz.
It. Prince. S. Coburg. IT: 97, 1888) est connu de différentes stations de
l'Etat du Minas Geraës, ou il fut récolté par plusieurs collecteurs dans le
même massif de l’Itatiaya (teste Ruhland, 1. c.: 227). — Bien qu’au pre-
mier aspect les échantillons de M. Gounelle se distinguent par leurs
feuilles très rigides, à base plus large et à sommet fortement falciforme,
ces caractères, ainsi que ceux tirés de la plus grande longueur des pédon-
cules et de leurs gaines, ne sauraient suffire pour justifier la création
d’une nouvelle espèce: au surplus, l’un des échantillons examinés présen-
tait un mélange de feuilles et de pédoncules très rapprochés de la forme
typique. — C’est sans doute par antithese que dans la clef des espèces
. du sous-genre Eleutherandra, Ruhland caractérise le L. Beckn par des
feuilles presque égales aux pédoncules ou à peine plus courtes: ces carac-
298 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR).. 1908 (69)
teres sont infirmés par le texte même de sa description, attribuant aux
feuilles une longueur de 4-5,3 cm. et aux pédoncules une hauteur de
10-16 cm.!
127. LEIOTHRIX GOUNELLEANA Beauverd, sp. nov. —
© Typusin herb. Barbey-Boissier. — Esubgen. Eleutherandra Ruhland.Caulis
brevissimus, lignosus, radicis fibris vix spongiosis. Folia dense cæspitosa.
lineari-lanceolata, rigida, recurvala acuta, viridi-glauca, glaberrima, basi
argenteo-sericea, 4-6 cm. longa, medio circ. 2 mm. lata, basi latiora.
Pedunculi quam folia quintuplo longiores, 2-3 aggregati, rigido-arrecti,
valde torti, 6-costati, glabri, 25-32 cm. alli; vaginæ folia parum supe-
rantes, oblique fissæ, apice campanulatæ multifidæ, pluricostatæ, tortæ,
glabræ, 5-6 ‘/2 cm. longæ; capitula semiglobosa, glabra, nitido-flavescen-
tia, 6-7 mm. lata; bracteæ involucrantes ovato-lanceolatæ, aculæ, coria-
ceæ, margine (sub lente) + denticulatæ, {-nerviæ, luteo-albidæ; pili
receptaculorum læves, fiexuosi, acuti; bracteæ flores stipantes elliptico-
acuminatæ, angustæ, uninerviæ, carinatæ, glabræ, hyalinæ, flores +
longe pedicellatos parum superantes; flos masc. : sepala 3, elliptico-
acuminala, albido-hyalina, apice acuta, basi connala; petala 3, libera,
quam sepala multo longiora, obovata, rotundato-obtusa, apice lutes-
centia, cæterum hyalina, glabra; antheræ albidæ, petalis æquilongæ;
pistilli rudimentum constans expartibus 3 brevibus, longiter papillosis;
flos fem.: sepala 3, elliptico-lanceolata, carinato-navicularia, uninervia
apice nitido-lutescentia, calva, margine longe ciliala cæterum albido-
hyalina, glabra; petala 3, libera, albido-hyalina, quam sepala paullo
breviora, elliptico-lanceolata, apice acuta, basi attenuata connala, margine
pilosa, plana, enervia; germen ovato-globosum, tricoccum; stylus breviter
columnaris; stigmata 3, elongata, simplicia, capitata, papillosa; appen-
dices 3, longe spathulalæ, punctulatæ, quam stigmata longiores. —
Fig. XI, C.
Sans N°. — «Itatiaya (Brésil) Sitio de Ramos, à 2300 m. d'altitude; leg.
E. GouneLce, février 1899. »
— Voisin du Leiothryx argyroderma Ruhland, dont il a le port; en
diffère par ses feuilles sensiblement plus courtes et ses pédoncules plus
longs, à gaines plus courtes; l’analyse des organes floraux accentue ces
différences d’une facon capitale, importante surtout par le fait de la
grande diversité entre les enveloppes des fleurs mâles et femelles :
tandis que ces dernières sont longuement ciliées sur la marge et offrent
des sépales plus longs que les pétales, ces proportions sont renversées
chez les sépales el pétales des fleurs mâles, qui sont tous deux absolument
glabres; en outre, notre nouvelle espèce possède de longs appendices qui
selon Ruhland font totalement défaut chez L. argyroderma. Ces deux
espèces, ainsi que la précédente, font d’ailleurs partie de ja flore si riche
et intéressante de la Serra de Itatiaya.
128. Leiothrix curvifolia (Bong.) Ruhland, var. glabrescens Ruh-
land, Monogr. Eriocaulonaceæ, in Engler’s Pflanzenreich 13 : 233 No 18
(27 mars 1905). — = Pæpalanthus curvifolius (Bong.) Koern. var. ß in
Flora Bras. III, 1 : 427 (1863).
(70) G. BEAUVERD. PLANTE DAMAZIANÆ BRASILIENSES. 299
No 713. — « Eriocaulacee. — Morro de S. Sebastiao, Minas Geraës ».
— [Reçu en octobre 1904: leg, L. Damazıo]. — Det. BEAUVERD.
Observation. — Espèce polymorphe exclusivement brésilienne. Le
type (Eriocaulon curvifolium Bongard in Act. Petrop. Sc. math. Ser. VI, 1 :
628 (1831), cum tab. 47) possède des feuilles + fortement ciliées ou
velues; les échantillons communiqués par M. Damazio appartiennent à
l’unique variété dont les feuilles, entièrement développées, sont dépour-
vues de tout indument, par suite de la caducité très précoce de celui-ci.
129. Syngonanthus Fischerianus (Bongard) ‘Ruhland, in
Pflanzenreich IV, 30, fase. 13 : 256 (mars 1903); = Eriocaulon Fische-
rianum Bongard, in Act. Petrop. Sc. math., ser. VI, 1 : 627 (séance du
6 avrii 1831, p. 27 du tiré à part); = Pæpalanthus Fischerianus Koernicke
in Fl. Bras. II, 1 : 455 (1863); = Dupatya Fischeriana 0. Kunize Rev.
gen. Il: 745 (1891); = Pæpalanthus nardifolius Kunth, Enum. pl. IM :
532 (1841).
N° 5, in Herbar. Polytechnici Säo Paulo : « Moica, environs de S. Paulo;
leg. A. Usrert, 2 oct. 1905 ».
— Cet unique échantillon, trop jeune, est assez voisin du type? No 22298
de Glaziou que nous avons pu voir à l’Herbier Delessert : n’en diffère
que par ses feuilles plus longues; en revanche, le No 7997 Glaziou du
même herbier présente des pédoncules de 30 em. de longueur (10 cm.
chez le No 5 Usteri), à côtes beaucoup plus accusées et capitules beau-
coup plus grands. — Dans l’Herbier Boissier, le type N° 2478 de Riedel
offre également des feuilles plus courtes et des pédoncules plus longs. —
Espèce aquatique, anciennement observée dans les Etats de Goyaz, de
Minas Geraës, de Pernambuco el de Säo Paulo, et récoltée en Bolivie par
0. Kuntze (sec. spec. in herb. Boiss., 1892).
Malvaceæ.
La revision des matériaux récollés par M. Damazio a été faite par M. le
Dr Rob. E. Fries, de l’Université d’Uppsala, qui a distingué une espèce
nouvelle, le Pavonia pterocarpa R. E. Fries, décrite en même temps que
d’autres plantes nouvelles de provenance diverses dans le vol. VIT du
Bull. de ’ Herb. Boissier, p. 1000 (déc. 1907). — Nous énumérons les
autres determinations dans l’ordre adopté par Schumann et Gürcke dans
le Flora Brasiliens, vol. XI, pars II! (1891-1892).
130. Sida acuta Burmann var. carpinifolia (L. fil.) K. Schumann, in
Flora Bras. XII, II: 326 (15 Julii 1891). — = Sida carpinifolia Linné fil.
Suppl. (1781) : 307.
No 4612. — « Sida acuta Burm. var. carpinifolia K. Schm. : sous-
arbrisseau, fleurs jaunes; Ouro-Preto, nov. 1904» nov. 170% » [Det. et
leg. L. Damazio; vid. Rob. E. Fries].
TOTER RN NOTEN BE N nahe in en) N. a
300 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (71)
— Station nouvelle, la 3me citée dans le Minas Geraës, d’une plante
répandue non seulement dans les autres Etats du Brésil, mais encore.
dans toute l'Amérique tropicale comprise entre le Paraguay et la Guyane;
en oulre, réapparait à l’état de mauvaise herbe dans toute la zone tropi-
cale de l'Ancien continent (Afrique, Indes, etc.).
131. Abutilon rufinerve St Hilaire Fl. Brasil. merid. I : 205,
tab. 42 (1824); K. Schumann in Fl. Bras. XII, II : 445 (15 julii 1891);
— ? Sida (Abutilon) pænüflorum Bot. Magaz. tab. 4170 (1845).
N° 1646. — « Malvaceæ : Abutilon. — Arbrisseau, fleurs rouges. —
Gandarela (Minas). » [Leg. L. Damazro, déc. 1904. — Det. Rob. E. Frırs,
1907].
— Plante spéciale à la flore brésilienne, où elle a été signalée dans les
Etats de Sta Catharina, Säo Paulo, Rio de Janeiro et Minas Geraës où elle
est particulièrement abondante; la station de M. Damazio était inédite.
— C’est par inadvertance que Schumann in 1. c. place la reference de
St Hilaire à la p. 161 du Fl. bras. merid. : c'est p. 205 qu'il faut lire.
132. PAVONIA PTEROCARPA Rob. E. Fries, sp. nov. in
Bull. Herb. Boissier vol. VII : 1000 (30 novembre 1907); typus in Herb.
Barbey-Boissier.
N° 1772. — « Malvaceæ : Pavonia. — Arbrisseau, fleurs roses. Près la
route de Sabara à Cæthé (Minas) ». — [Leg. L. Damazio, mai 1905. —
Det. Rob. E. Frıks].
— A Ja suite de sa description, M. le Dr Fries fait remarquer que cette
espèce est affine des Pavonia Pohlii Gürke, P. Aschersoniana Gürke et
P. viscosa St Hilaire ; elle est en particulier très voisine de cette dernière
espèce par sa villosité glanduleuse. Toutefois, elle s’en distingue par une
corolle plus grande, ses étamines et ses anthères plus courtes relative-
ment à la longueur de la couronne, et, avant tout, par ses capitules ailés
inférieurement : ce dernier caractère lui assigne une place à part entre
tous les autres Pavonia.
133. Pavonia montana Garcke in Jahrb. bot. Gart. u. Museum
Berlin 1 : 222 (1881); Gürke in Fl. Bras. XI, III: 522 (15 m. Aprilis 1892).
N° 1782. — « Malvaceæ : Pavonia montana Garcke. — Arbrisseau,
fleurs rouges. — Plateau de l’Itaculumi ». [Leg. et det. L. Damazıo,
23 juillet 1905. — Vid. Rob. E. Fries].
— Magnifique espèce, propre à la flore du Minas Geraës; une variété
voisine, la var. velutina Gürke (1. c. : 523) a été signalée en plusieurs
points de l’Etat de Rio de Janeiro.
— ee —
301
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE
Compte remadilu des séances
Gustave BEAUVERD
316% séance. — Lundi 9 mars 1908. — Ouverte à S h. ‘2
dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université, sous la
présidence de M. Henri Romieux, président.
Le procès-verbal de la 309me séance est adopté, sous réserve de la cor-
rection de la date, qui doit être lue #0 février au lieu de 11. — Les
. publications suivantes sont déposées sur le bureau :
COSTA-RICA: Boletin de la Sociedad de Agricultura, Nos 5 à 8 (San
José de Costa-Rica, 1907); FRANCE: Revue Scientifique dn Bourbonnais,
me trimestre (Moulins, 1907); HONGRIE: Magyar botanikai lapok,
Nos 11-12 (Budapest, 1907), et 1-3 (1908); SUISSE : Bulletin de l Herbier
Boissier, No 3 (mars 1908) ; le Jardinier Suisse, Nos 1-3 (Genève 1908) ;
Règlement et Programme général du 9me Congrès international de Géo-
graphie, Genève 1908.
QUESTION DES HERBORISATIONS. — La réunion de la commission
des herborisations n'ayant pu avoir lieu, le programme général sera
soumis à l'approbation de l'assemblée au cours de la prochaine séance ;
un tour de préconsultation prévoit une excursion au Vuache pour le mois
d'avril, el trois autres excursions dans le département de l’Ain (lacs des
Hôpitaux), la Savoie (chaîne de la Chambotte) et les Alpes lémaniennes,
pour chacun des 3 mois suivants.
LE MODE DE PARASITISME DES CHAMPIGNONS SUR LES CHAM-
PIGNONS-HOTES, ET LES EFFETS QUI EN RESULTENT. — Après
avoir exposé les procédés techniques par lesquels elle a pu obtenir des
coupes très minces de deux Ascomycetes dont l’un, le Cordyceps ophio-
glossoides (Ehrh.) L., de la famille des Hypocreacées, est connu pour vivre
en parasite. sur le perithecium d’une Elaphomycétacée, l’Elaphomyces
cervinus (Pers.) Schroeter, Mile. Marguerite Sergueeff, Dr es sciences,
expose le résultat de ses observations faites sur des matériaux dont une
bonne parlie avaient été récoltés par M. le professeur Chodat dans la
forêt de Fourmillon, près Praz-de-Fort (val Ferret valaisan).
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (384)
L’ecorce du perithecium normal d’Elaphomyces cervinus — qui vit
lui-même, sous la terre, en parasite sur les racines des Pins — est com-
posée de deux couches différentes dont l’intérieure est à filaments scléri-
fiés groupés en forme de tubercules et colorés en jaune par le safranine;
l’exterieure (périphérique) est à gros filaments disposés en rayons autour
des tubercules internes qu'ils enveloppent complètement; leur mince
membrane pectosique se colore en rose par le safranine: la substance
qui imprègne ces filaments est voisine de la lignine des plantes supé-
rieures.
Au-dessous de ces deux couches, des filaments extrêmement minces
constituent une nouvelle couche épaisse et dense autour de nombreuses
asques. — Il convient d'ajouter que la couche sclérifiée n’est pas continue
à sa base: entre les tubercules, elle laisse les filets des cellules non scléri-
fiés, assurant ainsi la communication de la- couche extérieure avec les
filaments de l’intérieur du périthecium; en outre, on peut suivre dans
un tubercule tous les passages depuis la membrane épaissie (rosée par
le safranine) jusqu’à la sclérification complète qui fait même disparaître
la limite entre les filaments.
L'auteur, n’ayant pu observer le premier stade de développement du
Cordyceps ophioglossoides à partir de la spore, cite les résultats de Brefeld,
qui a obtenu des conidiophores de Cordyceps ophioglossoides par les
cultures: ce sont des filamentes blancs et minces qui détachent à leur
sommet des conidies rondes. — Mie Sergneef a pu observer que les
filaments minces du parasite se multiplient d’abord sur la surface. Elle a
ensuite constaté que l’extrémité du filament du parasite se renfle en
forme de tête arrondie portant à son sommet une pointe très aiguë; en
appliquant fortement cette ventouse sur le gros filament de l’hôte, le para-
site perce, par la pointe, la membrane de la cellule nourricière, puis
gélifie et désorganise les filaments de l'hôte et les envahit peu à peu,
disloque en morceaux la couche extérieure et pénètre de plus en plus pro-
fondément; grâce à la différence de diamètres des filaments respectifs de
l'hôte et du parasite, le processus de pénétration est facile à observer.
Tandis qu'une partie des filaments du parasite cheminent vers l’inte-
rieur, d’autres s’elevent en grand nombre pour produire au-dessus de la
terre une quantité de corps fructifères; ces filaments englobent et en-
trainent avec eux vers le haut les débris de la couche périphérique dis-
loquée.
En pénétrant vers l’intérieur, le parasite forme une sorte de pied qui, _
rencontrant la résistance de la couche sclérifiée, la brise et la disloque,
puis entraine avec lui ces filaments sclérifiés en continuant de s’enfoncer.
L'influence du parasite sur la formation des asques n’est pas apparente:
les spores paraissent tout-à-fait normales; à l’état jeune, leur membrane
est lisse, d’un jaune brunätre; mais à mâturité elle devient rugueuse et
d’un bleu foncé presque noir.
Comme autre exemple de parasitisme, Mie Sergueeff a observé deux
Basidiomycètes-Hymenomycètes de la famille des Agaricacées, dont l’un,
le Volvaria Lauveliana (Berk) Sacc., vit en parasite sur le Glitocybe
nebularis Batch; ces champignons ont été trouvés à Pregny.
L’on peut facilement observer tous les stades de développement de
Volvaria sur le chapeau du Clitocybe, à partir de la germination des coni-
dies en filaments presque invisibles, jusqu’au développement complet du
chapeau du parasite.
(385) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 303
Les conidies de Volvaria tombées sur le chapeau de Clitocybe germent
directement, en donnant un tube qui écarte les cellules de l’hôte et pénètre
dans le chapeau; les filaments minces du parasite, continuant de se rami-
fier, appliquent, comme des sucoirs, leurs extrémités un peu renflées
contre les gros filaments de l’hôte; quelquefois les filaments du parasite
se replient sur eux-mêmes en formant des boucles qui agissent aussi
comme des sucoirs. — L’échange se fait par osmose.
A mesure que le parasite s’avance en profondeur, les filaments de l’höle
se gelifient; ceux du parasite se multiplient principalement sur la sur-
face du chapeau du Clitocybe et forment bientôt des boules qui différen-
cient les chapeaux.
Chez le chapeau du Clitocybe nebularis non attaqué, le chair est dense
et les filaments, intimément entrelacés, laissent par places de petites
lacunes ; les lamelles, disposées radialement, sont droites et simples,
tapisees sur toute leur surface par le hymenium. — En examinant le
chapeau du Clytocybe attaqué, l’on constate que la chair visitée par le
parasite est très gélifiée et lacuneuse; les bords du chapeau s'élèvent en
englobant de nombreux corps fructifères du parasite. Les lamelles de
l'hôte se ramifient à l'infini et se réunissent par de nombreuses lamelles
transversales: toutes ces ramifications sont tapissées par le hymenium
portant des basides à 4 conidies blanches. Ce changement d’aspect de
Clytocybe dû à l'influence du parasite rapelle l'effet traumatique observé
sur un chapeau du même champignon par M. Magnus et décrit dans son
travail « Ueber die Formbildung der Hutpilze ».
L'importance de ce travail, réhaussée par la présentation de nombreux
et excellents dessins originaux, est mise en relief par M. le Prof. Chodat:
les consciencieuses recherches de Mlle Sergneef prouvent suffisamment
qu'il ne s’agit pas d’un simple mélange de filaments; bien que l’on
puisse encore examiner l'hypothèse d’un hybride double, il parait plus
vraisemblable d'admettre que, du fait que ces filaments se combattent
sans s'identifier, l’on se trouverait bien en présence d’un :cas de parasi-
tisme, comme chez d’autres végétaux. L’höle, dans ce cas particulier,
étant lui-même parasite d’un végétal supérieur, il importe de faire
ressortir l'intérêt de ces paratismes superposés.
NOUVELLES HERBORISATIONS EN ESPAGNE. — Au printemps
de 1907, M. le professeur Chodat, accompagné de plusieurs de ses élèves,
a continué l'exploration de la flore espagnole par une troisième série
d’herborisations faisant suite à celles qui nous ont été respectivement
décrites sur l’île Majorque et la péninsule ibérique.
A l’aide de projections lumineuses fort artistement coloriées, l’&minent
professeur nous fait visiter la région de Barcelone, dont les côtes sont
caractérisées par des formations végétales de rochers maritimes, à élé-
ment semblable à celui des Garigues du Midi; vers l’intérieur de la Cata-
logne, cet élément est mélangé de Garides, dont plusieurs des espèces
caractéristiques se retrouvent également dans notre flore; les parties
défrichées offrent de belles cultures de Noisetiers, de Caroubiers, d’Aman-
diers, etc. — Les régions basses, improprement comparées aux steppes,
sont semblables aux « Sansouires » du Midi de la France, avec leurs gran-
‘des étendues de Salsolacées et autres végétaux des sables maritimes,
leurs dunes à Juncus, fixées par places par la Pinède. Cette région des
304 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1908 (386)
Sansouires est particulièrement développée en Aragon, en remontant le
bassin de l’Ebre; elle y héberge de nombreuses colonies de Thymus,
d’Helianthemum, de Gypsophila, de Linaria, d’Artemisia Herba-alba, etc.;
les arbres y sont nuls. — Comme point de comparaison avec nos garides
de la plaine, M. Chodat cite les nombreux Asphodelus fistulosus qui rem-
placent là-bas le Muscari racemosum de nos régions.
Cette végétation comparable à celle des déserts salés de l’Asie cen-
trale se continue dans la contrée de Madrid, franchie par la petite troupe
pour pénétrer en Andalousie par Cordoue, et de là gagner Algésiras, puis
Malaga.
Au cours de ce voyage, M. Chodat fait ressortir le contraste qui existe
entre le littoral de la Catalogne d’une part, l’Aragon et la Nouvelle-
Castille de l’autre. Tandis que la première de ces contrées offre de nom-
breux rapports avec les garigues du Midi de la France, la seconde pré-
sente une véritable végétation steppique caractérisée, aux enrirons
d’Aranjuez, par ses nombreux Retama stenocarpa et plusieurs espèces
de Tamarix, les T. anglica. gallica et africana. Chemin faisant la contrée
de Tolède, au milieu d’un désert, présente ses nombreux Thymus et
d’autres végétaux caractéristiques tels que Cytisus albus, Matthiola
tristis, etc., elc.
Avec Cordoue et les rives du Guadalquivir apparaissent de luxuriants
Populus alba, de beaux Tamarix et une robuste végétation herbacée à
Euphorbia et Muscari dominants; c’est également la région de l’Olivier
et de l’Oranger. D'ailleurs, cette végétation luxuriante, excluant les
steppes, ne se remarque que vers le Guadalquivir : à l’intérieur des
terres, les formations steppiques reprennent le dessus.
A Hovalila, à l'extrême limite septentrionale du Laurier-Rose, l’on
retrouve des formations de plantes de notre flore telles que Juncus acu-
lus et Scirpus holoschenus; il convient de citer, d’entre une cinquan-
taine de belles espèces de cette contrée, les magnifiques Adonis Bætica
Coss. et Astragalus Glaux L.
En abordant la contrée d’Algesiras, l’on se trouve brusquement trans-
porté dans une tout autre région : belle végétation arbustive agrémentée
de magnifiques pâturages. Les Palmiers nains sont très nombreux dans
ce territoire, qui héberge une florule remarquable, au nombre des
espèces de laquelle M. Chodat cite tout particulièrement les Calycotome,
Sarothamnus, Ulex, Cytisus Kuntzeanus, Hedysarum Coronaria, Tetra-
gonolobus roseus, Ornithogalum umbellatum var. longebracteatum,
Phlomis purpurea, Scrophularia mellifera, nombreux Euphorbia, Biscu-
tella, Silene, Iris, Trichonema, Romulea. Narcissus, Orchidées diverses,
etc. : le vent et les brouillards caractérisent au printemps le climat
d’Algesiras, en imprimant à sa flore le cachet particulier qui la distingue
des autres régions visitées.
Ailleurs, vers l’orée d’un bois de Pins-pignon et de Chêne-liège, nous
admirons de fort belles formations herbacées animées des plus vives
couleurs des Cerinthe major, Borrago officinalis, Genista, Ulex, etc.; dans
la forêt même prospèrent de brillants Helianthèmes et Tuberaria, Erica
australis, Pteris aquilina, etc.; dans les haies abondent les Oxalis cernua
et corniculata, Vinca media, Smilax Mauritanica, divers Allium, Sideritis,
Asparagus, Clematis, etc.; à propos de formations de pins, le conférencier
fail remarquer qu’à partir de Barcelone elles deviennent excessivement
rares, pour cesser tout à fait de Valence à la région de Gibraltar et au
(387) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 305
littoral de Lisbonne, où elles réapparaissent. — Au bord de la mer se
trouvent de belles formations d’Arundo Donax, tandis que les collines,
avec leurs Chênes et leurs grandes prairies agrémentées de champs cul-
tivés, présentent une splendide vegélalion où se distinguent les nom-
breux Genisia et Ulex ainsi que les deux Calycotome villosa el spinosa.
Aux environs d’Alg6siras, une excursion à la Serra de los Torresillos
permet à la petite troupe de voir sur place des plantes remarquables
telles que Rhododendron Bæticum, Mercurialis Rever chont, Laurus nobilis,
Scilla monophylla, Polygala Baætica, différents Genista, Calycotome,
Silene, Cerastium, Pterospartum, etc, tandis qu'une courte visite à
Gibraltar lui fit faire connaissance avec de belles espèces de Linaria, les
Biscutella montana, Coronilla glauca, Stachys divers, etc.
Ailleurs, la végétation de la forêt de chenes-liege de Altos de San B.
présente le carnivore Drosophyllum Lusitanicum, en compagnie d’Anemone
palmata, de Pterospartum, Armeria, Helianthemum, Carex, Festuca,
Luzula, Iberis, etc.; dans la forêt de Almorena, aux Quercus lusitanica à
magnifique livrée printanière, nous admirons tel recoin lumineux où se
pressent, dans un mélange de glorieux coloris, des Fougères diverses, des
Erica arborea, Alnus glutinosa, Smilax mauritanica, Calycotome, Saro-
thamnus, Lithospermum et autres belles espèces des sous-bois bien éclai-
rés. Les garigues présentent de belles Orchidées. des Fougères arboricoles
du groupe Polypodium ei Davallia, des Oliviers, des Chênes-liège, avec
Phlomis purpurea, Andryala dissecta, Genista linifolia, Cistus divers, ele. :
C'est.une végétation qui peut, en quelque mesure, être comparée à celle
de la région des Maures, du Midi de la France; toutefois son climat plus
meridional, plus africain, favorise l'expansion d’un plus grand nombre de
plantes spéciales (Quercus lusitanicus, Sarothamnus villosus, etc., etc.);
en outre, l’on constate dans cette région un mélange de types africains et
lusitaniens correspondant à l'influence combinée des régimes méditer-
ranéen et atlantique.
Quittant Algesiras pour gagner l’Eldorado botanique de Ronda, l'habile
artiste qu'est notre cicérone nous fait extasier devant:tels siles des
célèbres gorges où toute une végétation d'espèces rares ou d’endémismes
peut se récolter sur un espace restreint : d'innombrables espèces de
Linaria, de Convolvulus, de Crambe, de Moricandia, d’Orobranche, de
Monocotylées diverses, sont blotties dans ces rochers abruptes où pros-
pèrent également le Ranunculus blepharicarpus et le rare Brassica Mori-
candioides. — Ce fut aux environs de Ronda que fut découvert le fameux
Pinus Pinsapo Boissier; non loin de la même station, nos collègues ont
eu la bonne fortune de récolter le Viscum cruciatum Sibth., une Loran-
thacée d'Orient dont il nous est présenté une bonne photographie.
Entre Ronda et Malaga, l’on franchit les gorges d'El Gorg, à partir
desquelles la végétation arborescente fait place à des plantes buisson-
nantes naines; c’est là qu’en compagnie de Fougères, de Palmiers nains
et de Genévriers se rencontre une race intéressante de Rhamnus Alater-
nus, le Rh. myrtifolia Wilkomm. — Malaga, aux collines rougies par
l’oxyde de fer, présente une végétation désertique, mais pas de steppe :
l'on y retrouve le type exagéré d’une Garigue avec Macrochloa tenacis-
sima, Sideritis, Lavandula, Composées diverses, Romarins, Lentisques,
Amandiers, Oliviers, etc.; ailleurs, sous l’influence bienfaisante de Firri-
gation, les jardins de Malaga présentent une merveille de végétation; les
Palmiers y sont particulièrement remarquables. C'est également aux
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306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sk.). 1908 (388)
environs de Malaga que l’on cullive la canne à sucre, dont le produit ali-
mente quelques fabriques qui nous sont rapidement présentées; cette
industrie menace d’être supplantée par la concurrence de la betterave.
Ce beau voyage se termine par une visite des plus pittoresques à
Grenade, où l’on remarque entre autres les nombreux Antirrhinum
et Linaria de ses environs; après quelques mots sur le retour par la
Sierra Nevada, l'assistance peut examiner les échantillons les plus typi-
ques ou les plus remarquables récoltés au cours de cette belle herbori-
sation. — Au nom de tous, le Président remercie chaudement notre
savant conférencier pour sa captivante narration, en nous en faisant
espérer une nouvelle à la suite du quatrième voyage que l’Institut bota-
nique projette pour utiliser les vacances de Pâque 1908.
UNE NOUVELLE CARYOPHYLLACEE DU TESSIN. — La diagnose
suivante a été présentée par notre collègue M. Paul Chenevard à la fin
de la 309me séance: le manque d’espace a dû en faire renvoyer l’im-
pression :
Cerastium arvense L. ssp. strictum Hænke var. alpestre Chenevard
var. nov. — Forma alpina dense villosa et + glandulosa, a typo indu-
mento et a var. molle Vill. glandularum præsentia differt (qua illie
desunt). Habitu elatior (nec congesto) et glandulositate minus evidente a
var. viscidulo Gremli recedit, quæ forma extrema, viscosissima, cæterum
rarissime esse videtur.
Extra Ticinum, in Alpibus Vallesiæ etiam vulgatissimæ reperitur,
BIBLIOGRAPHIE. — M. Augustin de Candolle, rappelant les cas de
mimisme par lesquels certains insectes affectent des formes végétales,
présente un exemplaire de l'ouvrage publié aux Etats-Unis sous le titre
de « How to tell the Birds from the Flowers, a Manuel of Flornitho-
logy », dans lequel l’auteur signale, en les illustrant, d’amusants exemples
de végétaux imitant des formes animales, principalement d’oiseaux. —
M. Beauverd a également annoncé, aux cours de précédentes séances,
le compte rendu des deux travaux suivants :
1° Recherches biologiques sur le lac d'Annecy, par
M. Marc Le Roux, Docteur ès-sciences, Conservateur du Musée d'Annecy
(Extrait des Annales de Biologie lacustre, tome Il, Bruxelles 1907). —
Le lac d'Annecy, ce pur joyau des Alpes françaises, « élail resté jusqu'à
ce jour, à peu de choses près, ignoré au point de vue de sa faune et de
sa flore; d’autre part, il n'existait pas encore de travail d'ensemble sur
la biologie d’un grand lac francais... » : telle est la raison qui a engagé
notre éminent collègue-correspondant à entreprendre les recherches
dont les résultats sont brillamment exposés sous le titre précité, dans un
Mémoire de 168 pages, illustré de cartes, de paysages fort bien choisis,
de dessins dus à la plume habile de l’auteur et de six planches hors texte
admirablement phototypiées d’après les clichés très démonstratifs de
MM. Ph. Guinier et F. Bojon.
Bien qu’une bonne part de ce travail — et cela découle de la nature
même de son titre — ne se rapporte pas toujours directement au
domaine végétal, il importe aux botanistes d'étudier l’œuvre entière de
M. Le Roux, tant les différentes questions de zoologie, de botanique et de
(389) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 307
géologie qu'elle traite y sont logiquement coordonnées et forment une
entité monographique qui ne saurait être dissociée. Aussi bien ne peut-il
être question d'analyser ici cet ouvrage, duquel nous devons nous
borner, faute d'espace, à donner un aperçu par la simple énumération
des chapitres qui le composent :
1. — Introduction. — Description du lac d'Annecy et éléments linıno-
logiques.
IL. — Les organismes flottants : Flore pélagique; Faune pélagique.
IM. — La région profonde : Conditions physiques du milieu; Flore
profonde: Faune profonde.
IV. — Recherches planctoniques : Variations annuelles et décennale du
plancton ; la transparence.
V. — Biologie du plancton : Variations diurnes et nocturnes du
plancton; sa distribution spécifique; résultats des recherches plancto-
niques; éléments de la variation des espèces; périodicité, variations
saisonnières; les associations végétales saisonnières; périodicité du
zooplancton.
VI. — Les associations httorales : Les zones de végétation; biologie de
quelques limnophytes; répartition des associations littorales.
VIT. — Les microphytes littorales.
VIT. — Les tufs lacustres et les galets sculptés.
IX. — La faune littorale : les invertébrés; les vertébrés.
X. — Origine des espèces lacustr'es.
Ce dernier chapitre, bien qu’essenliellement zoologique, comporte
quelques conclusions qui, par le parallélisme auquel elles se prêtent,
oflriront le plus grand intérêt aux botanistes eux-mêmes : ils trouveront
d’ailleurs dans l'exposé à la fois concis et parfaitement animé de M. le
Dr Le Roux cette complète salisfaction que procure l’œuvre d’un savant
doublé d’un artiste accompli. En réitérant toutes nos félicitations à
l’auteur distingué des « Recherches biologiques sur le lac d'Annecy»,
nous sommes heureux de rappeler qu'en 1907 l’Académie de Savoie a
décerné à ce Mémoire le grand prix de la fondation Caffe, destiné à
récompenser le meilleur travail sur les sciences naturelles se rapportant
à la Savoie.
2° Les Jardins alpins, Description, organisation, res-
sources, etc. de ceux actuellement connus en Europe, par
J. Ivolas, Professeur honoraire de l’Université de France,
Officier de l’Instruction publique, etc. etc. Paris, Paul Klinck-
sieck; Genève, Librairie Kündig, 1908. — A l’occasion de l’un de ses
nombreux séjours dans notre pays et dans les Alpes françaises, l’auteur
a visité de nombreux jardins alpins et tout particulièrement celui de la
« Jaysinia » récemment inauguré à Samoëns. Ces différentes visites, et
plus spécialement la dernière, lui ont suggéré l’idée de publier un travail
d'ensemble sur l’œuvre des Jardins alpins en Europe et la connexité de
cetie œuvre avec les travaux de biologie végétale. C’est ainsi que
M. Ivolas est arrivé à décrire et à donner d’interessants détails sur
4% jardins créés de 1835 à 1906 en différentes régions de la Suisse, la
France, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne et le Danemark, notant à l’occa-
sion leur altitude, leur superficie et la nature du sol.
Elégamment imprimé par la maison Kündig, cet ouvrage de 100 pages
in-8° se recommande à tous ceux qu'intéresse l’œuvre si actuelle des
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 19 08 (390)
Jardins alpins, dont le programme arrêté dans les récents Congrès alpins
de Rochers de Naye (1904) et de Pont de Nant (1906) est également
exposé au commencement de l’ouvrage. — Qu'il nous soit permis de
relever le fait suivant relatif au Jardin de Valleyres, qui figure par inad-
vertance comme jardin abandonné : c’est dans la catégorie des jardins
privés qu'il doit être classé.
UNE NOUVELLE VARIETE D’ANDROSACE COREENNE : Androsace
saxifragifoha Bunge, var. nov. Faurieana Beauverd ; typus in herb.
Barbey-Boissier. — Multicaulis (5-20 scapis); folia radicalia, ylaberrima,
cordato-reniformia, crenata crenis 9-13 obtusiusculis. Scapi 5-15 cm. longi,
pilis patentıbus, glanduloso-hirsuti, multiflori. Pedicelli 3-5 cm. subæqui-
longi. Bracteæ 5-20, hispidæ, ovatæ, + obtusæ. Calycis profunde partiti
laciniæ elliptico-acutæ, sub fructu accrescentes. Corollæ albæ, calycem
sesqui superantis. Capsula 2-3 mm. diametien.
Herb. — Coreæ: in fossis, in agris, secus vias Seoul communis (Faurie,
pl. Coreaneæ N° 305, maj. jun. 1901).
— Selon échantillons, dont 2 types de Bunge conservés à l’herbier
Boissier, et conformément à la diagnose donnée par Pax et Knuth dans
leur récente Monographie des Primulacées publiée le 14 novembre 1905
(fascicule 22 du Pflanzenreich d’Engler), l'Androsace saxifragifolia type
se distingue par sa taille relativement faible (scapes de 2 à 8 cm.), ses
feuilles couvertes de poils apprimés el à crénelure serrée-acutiuscule, ses
pédicelles longs de 1-2 cm., à bractées aiguës, et sa corolle deux fois plus
longue que le calyce. Aucun de ces caractères ne se retrouve dans la
nouvelle plante ci-dessus décrite et dédiée à son collecteur, l’infatigable
explorateur de la flore extrême-orientale qu'est le R. P. Urbain Faurie.
Malgré de grandes dissemblances comparativement au type de Bunge,
aucune des différences soulignées dans la présente diagnose ne peut
prétendre à la valeur d’un caractère spécifique; elles rentrent, au contraire,
dans le cadre de celles qui distinguent généralement le polymorphisme de
mainte espèce du même groupe (Pseudoprimula Pax), tels que les À. ge-
ranüfolia Watt., A. Henryi Oliv., et surtout A. rotundifolia Hardw.: l’ab-
sence d’indument et la serrature plus grossière — et parlant plus espacée
et plus obtuse — des feuilles, le développement plus considérable des
scapes et des pédicelles, contrebalancé par une moindre importance de la
corolle comparée au calyce, enfin la grande multiplicité des hampes flori-
fères sur une même plante, peuvent être attribués logiquement à l’in-
fluence du milieu, qui permet de concevoir que dans une aire aussi vaste
que celle de l’Androsace saxifragifolia, le climat chaud et humide de
Séoul ne saurait maintenir à une plante annuelle le facies qu’elle acquiert,
par exemple, dans l'Himalaya, du Sikkim à Manipur, jusqu'à 1300 m.
d'altitude.
Séance levée 10 h. 5/1; 26 assistants : MM. Romieux, Viret, Boubier,
Beauverd; Barbey, Bertrand, Mme Beauverd, MM. Augustin de Can-
dolle, Casimir de Candolle, Chenevard, Chodat, Fredericz, Guinet,
Lendner, Mue Leeman, MM. Martin, Marret (Lausanne), Gabriel Naville,
Palibine, Schmidely, Mll® Sergueeff, Mu Viret et quatre autres dames.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
PLANCHE V.
HYALOCALYX DALLEIZETTI L. Capitaine n. sp.
. Diogramme floral.
. Etamine : a de face, b de profil.
Jeune fleur étalée (partie).
. Fleur adulte, étalée.
. a Partie supérieure de l’ovaire, b un stigmale. ’
. Un sepale, de dos.
. Coupe longitudinale de l'ovaire.
. a Fruit ouvert, 5 fruit avant la déhiscence, c fruit protégé par sa bractée
axillante.
. a Graine (f, funicule; ar, arille), b arille de face.
Aspect général de la fleur, avec ses 2 bractées.
. a Coupe transversale de la graine (te, técument externe; tl’, tegument
interne; a, albumen; p, plantule); b plantule seule (4, tigelle ; c, coty-
lédons).
Grains de pollen de Hyalocalyx setiferus Rolfe.
Année 1908 vol. VIL tab. 5.
BULLETINDEL HERBIER BOISSIER 2° Serie
7
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LITH L.COMBES ‚MONTBELLIER .
ISAAC ANNIE FDATLENZET II 10 Cepreamenspeno
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER 2” Série.
Extrait de quelques sommaires 1901-1907. (7 volumes).
1. Biologie. — Morphologie. —
Anatomie,
BARGAGLr-PETRUGCI. — Anatomie des
Slackhousraceæ (1905).
BERNARD. — Recherches sur l’embryo-
génie des plantes parasites (1902).
BERTRAND. — Le Miellat (1906).
Briouer. — Anatomie comparée de la
feuille chez les Pistacia, Lentis-
eus. P. Terebinthus et P. Saporte
(1901).
Beun. — Diatomées du lac Léman
(4901).
Caxpozze (Augustin de). — Dimor-
phisme foliaire du Paulownia impe-
rialis (1906).
CanDoLre (Casimir de). — L’aulonomie
de la floraison dans Broussonelia
papyrifera (1907). — Monstruosiles
taxinomiques progressives (1902).
CHopar. — Sur la régularisation osmo-
tique pendant la Caryocynèse. ==
Sur le Centrosome. — Théorie de la
Nitrifiaation des Bacteries (1906). —
Sur la variation numérique de l’Or-
chis Morio (A901). — Sur Stanyerra
paradoza. — Polymorphisme du
Gui. — Un Arabis volubile. — Sur
la courbe de croissance des végétaux
(1905). — Sur le développement
foliaire (1902). — Sur les cellules du
Cancer humain et celles des tissus
reproductifs normaux (1904).— Bac-
téries parasites des racines d’Alnus
(1904). — Sur quelques fossiles
végétaux. Recherches sur la spécifi-
cité de la tyrosinase. — Double
fécondation chez Parnassia palustris
(1903). Conditions du parasitisme
chez les Algues (1903). — Nouvelles
recherches sur les ferments oxydants
(1903).
CHopar et Bacx.. — Sur le rôle des
peroxydes chez les végétaux (1902).
GRINrZESCO. — Recherches experimen-
tales sur la morphologie et la phy-
siologie du Scenedesmus acutus Meyen
(1902).
LENDNER.. — Recherches sur la sélec-
tion des levures du vignoble genevois
(resume; 1902). — Recherches his-
tologiques sur les Zygospores du Spo-
rodinia grandis. — Culture de l’As-
perqgrllus glaucus et sa var. ascogène
(1903).
MAILLEFER. — Sur la biologie florale
du genre Incarvillea (1908).
Nicororr. — Recherches sur les orga-
nes floraux des Juglandées (1902).
PENARD. Phytelvos Loricata, une
Protococcacée nouvelle (1901). —
Sur la variation du coloris des fleurs
(1904). — Sur un nouvel organisme
microscopique (1906). — Sur ‘la loco-
motion des Diatomées (1907). — Or-
ganismes parasites sur Protozoaires.
— Sur le Chlamydomyra (1905).
Rover. — Sur le développement du
liege des Ormes (190%).
SERGUEEFF. — Morphologie et Biologie
de l’Ouviranda fenestralis.
SERVETTAZ. — Anomalies florales chez
les Eléagnacées (r3sume; 190%).
SOLEREDER. — Ueber Arctocarpus laci-
niata Hort. et Fieus Cannonti N. E.
Br. (1903).
SPRECHER. — Recherches sur Gingko
biloba (1903).
TAnNER-FüÜLLEMANN. — Contribution à
l'étude des lacs alpins (1907).
II. Phytographie. :
AZNAVOUR. — Nouvelles plantes
d'Orient (1903-1908).
Beauvern. — Les formes du Ligusti-
cum Mutellina (1903). — Contribu-
tions à la flore du Transvaal (1905-
1906-1907). — Plantæ Damazianæ
Brasilienses (1905-1908).
Becker. — Ergebnisse einer Revis. der
Violæ des Herb. Boissier (1902).
Boissieu (de). — Les Viola de Chine
(1901-1902). Quelques Ombelli-
fères de rat et de Corée (1902).
Boxarı. — Pédiculaires de la Chine
centrale (1907).
Boxartr et PETITMENGIN. — Plantes de
la Nouvelle-Calédonie (1907).
BornuüLLer. — Beilräge zur Kenntnis
der Gattung Dionysia (1905). — Bei-
träge zur Flora der Elbursgebirge
Nord-Persiens (1906).
Brand. — Additahenea nova ad cogni-
tionem generis Symplocos (1906).
- BuBax. — Zweiter Beitrag zur Pilz-
Flora von Montenegro (1906).
Buser. — Les Alchimilles Bormiaises
(1901). — Hybrides d’Alchimolla
(1905).
CANDOLLE (Aug. de). — Plantæ mada-
gascarienses a cl. Mocquerisio lectæ
(1901). — Tiliaceæ et Sterculiaceæ
novæ (1903). — Plantæ Tonquinenses
ses (1904).
CAnDoLLe (Casimir de). — Piperaceæ et
Meliaceæ Schwackeanæ brasilienses
(1901). — Meliaceæ Costaricenses
(1905).
Carpor. — Contributions à la flore
bryologique des îles Atlantiques
(1905). — Mousses nouvelles du
Japon et de Corée (1907). — Leuco-
bryacées austro-africaines el malga-
ches (1904).
CaaBerr. — Les Ephrasia de France
(1902).
CHEVALLIER, L. — Flore du Sahara
(1903-).
CHonar. — Etude critique des genres
Scoparia et Hasslerella (1908). —
Sur un nouveau genre de Conferve
(1908).
CHopar et Hassrer. — Plantæ Hassle-
rianæ (1901). — Novilates paragua-
rienses (1906-1908).
(CHopaT et WILezEek. — Contributions
à la flore de la République Argen-
tine (1902-1905).
Carisr. — Filices Mexicanæ. Primitiæ
floræ costaricensis (Filices et Lyco-
podiaceæ (1905). — Filices Fauria-
næ (1901-1902). — Filices Philippi-
narum (1906). — Fougères de l’Alto-
Amazonas (leg. J. Huber) (1901). —
Reliquiæ Weinlandianæ (fougère de
Ja Nouv. Guinée allemande) (1901).
— Elaphoglossum Bangir Christ,
une fougère ancestrale (1901). — Fi-
lices novæ (1901-1908).
Comer (DE). — Un Echium nouveau de
la flore atlantique (1901). — Echium
de la section Pachylepis (1903).
FarMar. — Australian Amaranlaceæ
(1905).
Fischer, Ed. — Beilr. zur Kenntnis
der. schweiz. Rostpilze (1902).
FEDTSCHENKO, Boris. Notulæ criticæ
Turkestanicæ. — Novitales fl. Tur-
kestanicæ (190%).
FEDTScHEnKo (0. et B.). — Matériaux
pour la flore du Caucase (1901-1902).
Matériaux pour la flore de Crimée
(1901-1905). :
Fries, Rob. E. — Neue Phanerogamen
aus Amerika (1907).
Feeyn. — Plantæ novæ orientales
(1902). — Ueber neue bemerkens-
werthe orientalische Pflanzenarten.
(1901). — Plantæ ex Asia media
(1903-1903).
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
Fritsch, K. — Beitrag zur Flora von
Angola (1901). se
GOFFART. — Sur quelques Gyrophora
récollés à Zermatt (1902).
HACkEL. — Suppl. enum. graminum
Japoniæ, Formosæ, Coreæ (1904). —
Gramina a cl. Urb. Faurie in Corea
lecta (1903).
Harrıer (H.) — Neue und bemerkens-
werlhe Pflanzen aus dem Malasich-
papuanischen Inselmeer (1901).
Hua. — Metastelma longisepala sp. nov.
Huser. — Plantæ Gerenses (1901). —
evue critique du genre Sapium.
KELLER. — Zur Kenntnis der sectio
Brathys des Genus Hyper icum (1908).
KükENTHAL. — Coriceæ novæ vel mi-
nus cognitæ (1904).
LENDNER. — Quelques Mucorinées nou-
velles (1907-1908).
LÉVEILLÉ. — Les Euphorbia chinois.
— Novilates sinenses (1906).
LiNDAU. — Acanthaceæ Americanæ
(1904).
Linpman. — Einige Beiträge zu den
Aristolochiaceen (1901).
Lossener. — Plantæ Selerianæ (1901-
1906).
Masnus. — Fungi anatolici (1903).
MAIDEN. — ÆEucalyptus tereticornis
Smith et E. rostrala Schlechtendal
(1902).
Marne. — Xyridaceen von Parana. —
Beitrag zur Asclepiadaceen Flora
ven Parana (1907).
Mayor. — Contribution à l’elude des
Uredinees de la Suisse (1907).
Mez. — Additamenta Monographica
(1903-1905).
Müzzer. K. — Vorarbeiten zu einer
Monographie der Gallung Scapania
Dum. (1901).
ÖSTENFELD. — A list of plants from
Upper Siam (1905).
PALIBINE. — Plantes nouvelles de
Chine (1906). — Nouveaux Asira-
gaius et Oxylropis de la Mongolie
occidentale (1908).
Pampanını. — Monografia della fami-
glia delle Stackhousiacee. — Cuno-
niacées nouvelles de la Nouvelle-
Calédonie (190%).
Paris. (Général E.-G.). — Musei japo-
nici à R. P. Faurie anno 1900 lecti
(1902).
PERRIER DE LA Bârare. — Nouvelles
observations sur les tulipes de la
Savoie (1905).
PırgEer. — Unbeschriebene Santalaceen
(1906).
(à suivre).
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1908.
N° 5.
Bon à tirer donné le 2 mai 1908.
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1908
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement contrôlée, l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1908.
Pages
l. — €. de Candolle. — BEGONIACEÆ NOVA (avec une
sravure,dansilestexte).2:..2..... 00... 02. a 309
II. — C. de Candolle. — TROIS PEPEROMIA DES NOU-
| VÉLLES-HEBRIDES 20. 2.0 Ce ee 329
(IL — J. Cardot. — MOUSSES NOUVELLES DU JAPON ET
DE GORÉE Ste) ea ne ae ER 331
IV. — E. Lehmann. — GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
der VERONICA-GRUPPE AGRESTIS (suite) ...... Fe RO
\. — Ch. Meylan. — CONTRIBUTIONS A LA FLORE BRYO-
LOGIQUE DU JURA: 2... 2.0 353
VV. — M. Petitmengin. PRIMULACEÆ NOVÆ SINEN-
SES (Collections du Muséum de Paris: R. R. P. P. Ducloux,
MussotelSoulie) 2er ane t R e e 303
NI. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 371
VII. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 13 avril 1908:
Dr Bousrer : Théorie nouvelle sur la fonction des chromosomes
nucléaires. — M. J.-W. Parısinr : Fagus Hohenackeriana Pali-
bine sp. nov. — M. A. Guiner : Note sur Thamnium Lemani
Amann. — M. G. Brauvern : A propos du Medicago sativa L. 376
{
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
SCH
BUEEETIN DE EHERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME VIII. — 1908.
N° 5.
BEGONIACEÆ NOVÆ
AUCTORE
©. de CANDOLLE.
(Avec une gravure dans le texte.)
J'ai reçu dans ces derniers temps plusieurs collections de Bégoniacées
pr ovenant de diverses contrées et je me propose de publier ici les espèces
nouvelles ainsi que les noms des anciennes espèces qu’elles renferment.
Mais je tiens à exposer auparavant en peu de mots les résultats géné-
raux auxquels m'a conduit l’etude de ces plantes.
On verra que je n’ai pas maintenu celte fois le genre Casparya, comme
je l'avais fait dans une précédente occasion en décrivant les Bégoniacées
du Costa-Rica‘. Les espèces composant ce genre se distinguent pourtant,
à la vérité, assez nettement des véritables Begonia soit par la forme soit
par la mode déhiscence du fruit. En effet chez les Casparya la capsule
est de forme turbinée et munie de cornes allongées remplaçant les
ailes des Begonia. En outre, au moment de la déhiscence du fruit
ces cornes ainsi que les angles de la capsule se fendent longitudina-
lement tandis que chez les Begonia la déhiscence résulte d’une rupture
des parois des loges se produisant sur le bord des ailes qui restent
intactes. Toutefois comme il s’agit dans les deux cas d’une déhiscence
loculieide, les auteurs les plus récents n'ont pas admis que cette
différence ait assez d'importance pour justifier le maintien du genre
Casparya. En conséqnence ils en ont fait une section des Begonia et je
me suis rangé à leur manière de voir.
Maintenant je désire attirer l” attention sur le nouveau genre Semibe-
— goniella dont on trouvera la diagnose à la fin de cet article et indiquer la
position qu’il occupe dans la famille des Bégoniacées.
Ÿ
1 Voir : Durand et Pittier, Primiti® floræ costaricensis, t. I, 1893.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO ÿ, 30 avril 1908. 22
310 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.) 1908 (2)
En 1872, M. D. Oliver a fait connaitre sous le nom de Begoniella un
nouveau genre fondé sur une plante de la Nouvelle-Grenade qui pré-
sente une structure florale des plus intéressantes. Cette espèce, qu'il a
nommée Begonia Whitei, ressemble tout à fait aux Begonia de la section
Casparya par la forme ainsi que par la structure interne du fruit et elle a,
comme beaucoup de ceux des autres sections, des élamines insérées au
sommet d’une courte colonne. En revanche elle diffère de toutes les
espèces du genre Begonia en ce que ses fleurs des deux sexes sont
pourvues d'un périanthe gamophylle de forme campanulée et découpé
au sommet en quatre lobules arrondis.
Quelques années plus tard le même auteur a décrit une autre plante,
aussi de la Nouvelle-Grenade, qu'il a appelée Begoniella Kalbreyeiri bien
qu'elle differät de la précédente en ce que ses fleurs mâles précédent, en
dedans d’un périanthe de forme campanulée et légèrement quadrilobe, une
seconde enveloppe de même forme mais beaucoup plus courte entourant
l’androcee. Enfin M. Oliver a encore, par la suite, augmenté le genre
Begoniella d’une troisième espèce de la Nouvelle-Grenade, le B. angusti-
folia, dont les fleurs mâles ont un périanthe externe campanulé à deux
lobules seulement et un tube interne de même forme mais de dimen-
sions très réduiles. Ces trois espèces ont d’ailleurs ceci de commun que
leurs fleurs femelles sont pourvues d’un seul perianthe gamophylle de
consistance et d'apparence pétaloide comme sont aussi ceux des fleurs
mâles.
En 189% M. Warburg a ajouté à la famille des Bégoniacées, le genre
Symbegonia qui est, en quelque sorte, intermédiaire entre les Begoniella
et les Begonia, car il est caractérisé par des fleurs mâles formées de deux
sépales libres entourant l’androcee et des fleurs femelles pourvues d’un
périanthe gamophylle.
Les choses en étaient là lorsque l’étude de la très intéressante collec-
tion de Bégoniacées de l’Ecuador, que je dois à l’obligeance de M. Sodiro,
m’a amené à la découverte d’une espèce différant à la fois des trois gen-
res dont il vient d’être question par des caractères floraux assez impor-
tants pour imposer la création d’un nouveau genre. Je lui donne le nom
de Semibegoniella par ce que la plante en question a des fleurs mâles à
périanthe gamophylle tel que celui du Begoniella White: tandis que ses
fleurs femelles ont un perianthe composé, comme chez les Begonia, de
lobes entièrement libres. Jai appelé Semibegoniella Sodiroi cette pre-
miere espèce du nouveau genre. Sur les quatre fleurs mâles que j'ai pu
disséquer, trois avaient un périanthe à bord muni de trois lobules et dans
la quatrième le périanthe avait cinq lobules. Or cette différence dans le
nombre des lobules correspondait à un autre détail de structure consis-
tant en ce que les trois premières fleurs renfermaient à l’intérieur du
périanthe deux lobes allongés insérés sur le réceptacle et entièrement
libres, tandis que ces lobes internes manquaient dans la quatrième fleur.
Il serait intéressant de savoir si l’absence des lobes internes est toujours
accompagnée d’une augmentation du nombre des lobules du périanthe,
mais ne possédant qu’une seule plante de l'espèce en question, je ne
saurais me prononcer sur ce point. Dans toutes les fleurs où ils existaient
ces lobes internes avaient la même longueur et la même consistance que
le périanthe et ils étaient le plus souvent bifurqués au sommet. Mainte-
nant je dois ajouter que dans les quatre fleurs examinées l’androcée se
composait d’une colonne grêle et fort allongée le long de laquelle étaient
(3) C. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVA. 311
insérées 8 étamines à antheres de forme linéaire. Les deux figures ci-
jointes donneront une idée générale de la structure de ces fleurs’.
i’ovaire du Semibegoniella Sodiroi a, comme on le voit, la même
forme que celui des Begonia de la section Casparya. Sa structure interne
est également la même, chacune de ses trois loges renfermant un pla-
centa entier revêtu d’ovules sur ses deux faces. Enfin la déhiscence du
fruit s’opere aussi le long de la ligne médiane des cornes.
Tous ces caractères floraux et carpologiques se retrouvent dans une
autre plante de la collection de M. Sodiro. Ainsi que je l’expliquerai plus
loin j’ai dû donner à cette seconde espèce le nom de S. jamesoniana. Elle
diffère à première vue de la précédente par ses feuilles beaucoup plus
grandes, et moins poilues. En outre, la colonne staminifère y est notable-
ment plus courte. Le périanthe des fleurs mâles de cette seconde espèce
a la même forme et la même consistance pétaloide que chez la première.
Son bord supérieur est trilobulé et on trouve aussi à son intérieur deux
lobes de même longueur que lui, entièrement libres et bifurqués au
sommet. J'avais d'emblée été frappé de l'identité des feuilles de celte
plante avec celles de la variété : 8 Jamesoniana du Casparya grewiæfolia
Alph. DC. décrite dans le Prodromus d’après une plante de l’Ecuador
1 Fig. 4, fleur mâle dont le périanthe a été ouvert longitudinalement, I. lobes
internes, f. jeune fleur femelle. — Fig. 2, fleur femelle adulte. — Grossis-
sement — 3.
312 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me sER.). 1908 (4)
récoltée par Jameson. Or en disséquant des fleurs mâles de cette variété
j'ai constaté qu'elles ont précisément la même structure que celles de la
seconde espèce de Semibegoniella, de sorte que celle-ci doit forcément
recevoir pour nom spécifique celui de la variété en question. D’un autre
côté je me suis assuré que le type du Casparya grewiæ/folia conservé
dans l’herbier Boissier ne rentre pas dans le nouveau genre attendu que
ses fleurs mâles ont un périanthe composé de sépales et de pétales libres.
L’adjonction à la famille des Bégoniacées de genres dont les fleurs
mâles ou femelles ont un périanthe gamophylle suggère quelques
réflexions. Au premier abord elle a de quoi surprendre. Mais on la trouve
parfaitement naturelle lorsque l’on considère à quel point les espèces sur
lesquelles ces genres ont été fondés ressemblent aux Begonia par la
structure du fruit et les caractères de leurs organes végétalifs. D'ailleurs
il ne faut pas perdre de vue que la concrescence d’une partie au moins
des organes floraux existe en fait chez toutes les Bégoniacées sans excep-
tion. Chez les Bégonia si nombreux en espèces, de même que dans le
genre monolype Hillebrandia, cette concrescence est limitée aux carpelles
et au réceptacle. Dans le genre Symbegonia elle s'étend en outre aux
lobes de la fleur femelle et chez les Semibegoniella au périanthe de la
fleur mâle. Enfin elle s’accentue beaucoup plus chez les Begoniella où les
fleurs des deux sexes ont un périanthe gamophylle. Il est à remarquer
d'autre part que ces trois genres à structure florale compliquée occupent
des aires géographiques extrêmement limitées, tandis que les Begonia
dont la structure florale est plus simple sont répartis en abondance dans
toutes les contrées tropicales et subtropicales.
Il n’est pas non plus sans intérêt de rapprocher le fait de cette progres-
sivité de complication florale que je viens d’indiquer des cas tératologiques
si souvent signalés chez diverses espèces de Begonia. On sait combien il
est fréquent de rencontrer des fleurs femelles de ces plantes ayant un
ovaire supère ou même dont les carpelles sont entièrement libres.
En revanche on n’a pas encore vu de fleurs de Bégonia dont les
pièces du périanthe fussent concrescentes entre elles. Ceci indique,
à ce qu'il me semble, que les mutations florales auxquelles les
Begonia actuels pourraient donner lieu auraient plus de chances d’être
régressives que progressives. Maintenant que conclure de cette ten-
dance à la simplification de la structure florale et de la distribution
géographique des genres à laquelle il a été fait allusion tout à l'heure?
Faut-il considérer les nouveaux genres à périanthe gamophylle comme
les résultats d’une évolution ayant eu les Begonia comme point de
départ el qui aurait été localisée entre d’étroites limites géographtques,
alors que les types plus simples dont ces genres dériveraient se trouvent
être répartis dans les régions les plus diverses ou, au contraire, faut-il
voir dans les Begonia actuels les produits de la simplification de ces
genres à structure plus compliquée ? Ce sont Ja des questions auxquelles
il n’y a pas lieu de s'arrêter vu l’absence complete de données paléonto-
logiques concernant les Bégoniacées. Et d’ailleurs si l’on venait à décou-
vrir des restes fossiles de plantes de cette famille, ils ne consisteraient
probablement qu'en empreintes de feuilles ne pouvant fournir aucune
indication sur la structure des fleurs.
Parmi les espèces de Begonia décriles dans cet article, il en est plusieurs
qui méritent plus particulièrement de fixer l’attention. C’est d’abord celle
que je nomme Begonia serrulatoala, à cause des dentelures dont sont
(5) C. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVÆ. 319
ornées les ailes de ses capsules. Cette espèce du Guatemala est surtout
remarquable par un autre détail de structure. Ses capsules sont en effet
pourvues de six ailes, caractère qui n’avait encore été rencontré que
chez le B. annobonensis Alp. DC., qui croît dans l’île Annobon près de
la côte de Guinée et pour lequel a été établie la section Sexalaria du
genre Begonia. Il est certainement singulier que celle-ci ne soit repré-
sentée que par deux espèces cantonnées dans des stations situées de
part et d’autre de l’Atlantique.
Le Begonia exalata, de l’Ecuador, est aussi une espèce très intéres-
sante soit par sa structure soit au point de vue géographique. En effet
cette plante et le Begonia Maurandiæ Alph. DC., qui est de la même
contrée, sont les deux seuls Begonia à capsules sans ailes qui aient été
jusqu'ici trouvés dans le Nouveau-Monde, tandis que l’on connaît 24 autres
espèces présentant ce même caractère, et croissant toutes en Afrique à
l'exception de deux d’entre elles dont une est des Célébes et une de
Birmanie, Enfin j'ai trouvé dans la riche collection de M. Sodiro une nou-
velle. espèce à capsule munie d’une seule aile (B. dolabrifera), type dont
on ne connaissait encore que quatre représentants à savoir : un au
Mexique (B. monoptera Link et Otto), un au Brésil (B. unialata G. DC.) et
deux aux Inndes orientales (B. nepalensis Warb. B. Griffithiana Warb.)
BEGONIA Plum.
Species Brasilienses.
2
Begonia Ulei C. DC. n. sp. ; foliis modice petiolatis oblique ovatis apice
acuminalis margine serralis setulosisque supra et subtus præsertim ad ner-
vos pilosis palmati-7-nerviis; petiolo cymisque haud dense villosis; bracteis
persistentibus ovato-acutis bracteolisque ellipticis fimbriato-ciliatis; floris
masc. sepalis 2 rotundatis petalisque 2 oblongo-obovatis integris glabris;
antheris filamenta multo superantibus oblongis, connectivo ultra thecas
breviter et obtuse producto; floris fem. lobis 5 elliptieis integris glabris
exierno quam alii paullo majore interno multo minore; stilis bifidis laci-
niis spiraliter papilliteris; capsule glabræ basi ima acutæ ala maxima
oblonga inferne arcuata superne recta et apice obtusa, aliis multo angus-
tioribus.
Herba erecta 35 cm. superans, ramulis villosis, pilis filiformibus 1-seria-
tis in sicco fulvis. Limbi in sicco tenuiter membranacei a petiolo 7 cm.
longi et 4 cm. lali, stomatibus in facie infera 3-6-glomeratis, hypodermate 0,
cystolithis 0? Petioli fere 2'/z cm. longi. Bracteæ 4 mm. bracteolæ 5 mm.
longæ. Floris masc. sepala fere 6 mm. longa. petala eis paullo breviora,
stamina libera toro inserta antheræ 1 ‘/ mm. longæ rimis longitudina-
libus dehiscentes. Floris fem. lobi usque ad 6 mm. longi. Ovarium 3-locu-
lare, placentæ bipartitæ, lamellis utrinque ovuliteris. Capsulæ 15 mm.
longæ ellipticæ ala maxima fere 12 mm. aliæ 5 mm. late. Semina acuta.
. Species B. macropteræ Klotzs. affinis præsertim pube ab ea discre-
pans.
314 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (6)
In Brasilia, ad calaractas fluminis Riberas fresco pope Blumenau,
februario. (Ule n. 772 in h. Donn. Smith.)
Begonia angularis Raddi, 40 P. nov. Bras. p. 28.
Suffrutex ramosissimus. Folia supra veluti-virescentia, subtus rubra,
flores albi.
Tipuby, prope Ouro Preto in nemore, martio florescens (L. Damazio
n. 1697 in h. Cand.)
Begonia hispida Shott in h. Vind.
In silva Aipibergii prope Blumenau in prov. Santa Catharina, marlio
(Ule n. 773 in h. Donn. Smith.)
Begonia longipes Hook. 8 laticordata Alph. DC. Prod. v. XV, 1,
p. 365.
In prov. Santa Catharina (Ule n. 903 in h. Cand.)
Begonia nelumbiifolia Cham. et Schlecht. in Linn. v. 5, p. 604.
Forma macrophylla limbis a petiolo 25 cm. longis. In ripa saxosa flumi-
nis Teapa (Rovirosa n. 57%. in h. Donn. Smith.)
Begonia semperflorens Link et Otto ic. pl. rar t. 9.
In fossis vie prope Blumenau in prov. Santa Catharina, septembri (Ule
n. 941 in h. Donn. Smith.)
Species costaricenses.
Begonia ripicola C. DC. n. sp.; foliis longissime petiolatis e basi
inæquilatera et cordala oblique rotundato-ovatis apice breviter acuminatis
margine parce denticulatis cilialisque supra glabris subtus haud dense pilo-
sis a petiolo palmati-8-nerviis; petiols cymæque pedunculo fere æquilongo
parce et longe pilosis; floris masc. sepalis 2 ovatis integris glabris, antheris
quam filamenta longioribus oblongis; floris fem. 2-lobi lobis ovatis integris
glabris ; capsulæ ellipticæ parce et longe pilosæ ala maxima transverse
triangulari.
Planta rhizomatica. Limbi in sicco tenuiter membranacei a petiolo 11 em.
longi. 15 cm. lati, pilis fillformibus stomatibus 3-5-glomeratis, cysto-
lithis nullis, hypodermate sub facie dorsali. Petioli circirer 25 cm. longi in
sicco membranacei. Floris masc. pedicellus fere 1 cm. longus longe pilosus,
sepala circiter 6 mm. longa, petala 0, siamina apice columnæ brevis
inserta, antheræ 2 mm. longæ rimis longitudinalibus dehiscentes. Floris
fem. bracteolis 2 obovalis integris margine ciliolatis fulti lobi fere 5 mm.
longi, stili inferne connali apice lunulati, capsulæ 3-locularis maturæ
pedicellus usque ad 2 cm. longus pilosus, ala maxima fere 1 cm. longa,
secunda paullo brevior tertia marginiformis. Placentæ bipartitæ lamellis
utrinque ovuliferis.
Costa-Rica, in frulicelis ripæ fluminis Rio Torres prope San Francisco
de Guadeloupe, alt. 170 m., decembri fructifera (H. Pittier n. 9825 in h.
Brux.)
(7) C. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVÆ. 315
Begonia squamosa (.DC.n. sp.; foliisadultis longissime petiolatis,
e basi cordala lata rotundatis apice longiuscule acumimatis et inæqualiter
3-A-dentatis, utrinque glabris, palmati-7-nerviis; petiolo squamis scariosis
triangularibus apice subulatis et margine fimbriatis densissisime vestilo ;
inflorescentiæ umbellatim ramosæ peduneulo quam petioh breviore et
longe piloso; floris mase. sepalis 2 rotundato-ovalis integris glabris,
staminibus numerosis, antheris quam filamenta paullo brevioribus ellip-
lieis apice connectivo breviter producto apiculatis; floris fem. bibobi
lobis rotundalo-ovatis integris glabris ; capsula glabra.
Planta rhizomatica, rhizomate stipulis triangularibus scariosis margine
fimbriatis vestito. Limbi adulti a petiolo usque ad 16 cm. longi, in sicco
membranacei, stomatibus plerumque geminatim dispositis, hypodermate
in utraque facie, cystolithis cristallisque nullis. Inflorescentiæ ramuli
a basi usque ad flores fere 2 cm. longi, pedicelli usque ad 12 mm. longi
el glabri. Floris masc. sepala in sicco alba, usque ad 8 mm. longa. Petala 0.
Stamina libera. Capsulæ immaturæ 3-alalæ ala maxima ovala abscendens.
Stili 3 adhuc juveniles bifidi, laciniis spiraliter papilliferis. Placentæ
2-partitæ lamellıs utrinque ovuliferis. — Species 3. stigmatosæ Lindl. et
B. squarrosæ Liebm. ob peliolum squamiferum affinis; verisimiliter sec-
lionis Gireoudia Alph. DC.
Canas Gordas, alt. 1100 m., fabruario (H. Pittier, n. 14,181 in h.
Brux.)
Begonia tenuipila C. DC. n. sp. ; foliis peltatis? longe petiolalis
rolundalis apice acule acuminatis margineque denlalis et parce selaceis,
utrinque glabris, palmatinerviis; petiolo glabro ; inflorescentiæ ramis
florumque pedicellis longe villosis, pilis tenuissimis; floris masc. sat longe
pedicellati sepalis 2 subobovato-rotundis integris glabris, antheris oblon-
gis filamenta multo superantibus conneclivo supra loculos obtuse producto;
floris fem. brevissime pedicellati bilobi lobis reniformi-rotundatis integris
glabris ; stilis integris basi connatis, stigmatibus lunulalis margine papilli-
feris; capsula sparsim pilosa, oblonga basi attenuala, ala maxima horizon-
tali glabra apice obtusa.
Planta rhizomatica, stipulæ triangulares superne altenualæ et apice,
subulatæ, fere 15 mm. long&. Limbi in sieco tenuiter membranacei, e
punetali, a petiolo circiter 15 cm. longi. in specimine incompleto petioli ul
videtur 30 cm. longi. Inflorescentiæ pili in sieco fulvescentes circiter
2 ‘/2 mm. longi. Bracteæ sessiles oval» glabræ margine serrat® usque ad
5 mm. long& et 3 mm. latæ. Floris masc. pedicellus 8 mm. longus, sepala
5 ?/2 mm. longa superne 5 mm. lata, petala 0, antheræ 1 °/ı mm. longæ,
rimis longititudinalibus dehiscentes. Floris fem. pedicellus I mm. longus,
lobi 3 */4 longi fere % ‘/2 mm. lati. Capsula 3-locularis per anthesin 6 mm.
longa, ala maxima 1 ‘/ mm. longa; placentæ bipartitæ, earum Jamellæ
utrinque ovuliferæ.
. on in ripa rivuli prope Nicoya. Januario (Tonduz n. 15,515 in
J. S. N. H.)
Begonia vestita C. DC. n. sp.; foliis longe petiolatis, transverse
rolundato-reniformibus basi cordatis apice acute cuspidalis integris supra
glabris subtus ad nervos pilosis, palmati-il-nerviis; peliolo scapoque
e rhizomale orlo squamis scariosis apice sat longe fimbrialis dense vestitis;
floris masc. sepala 2 rotundata glabra;antheris quam filamenta longioribus
316 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (8)
oblongis ; floris fem. 2-lobi lobis rotundatis glabris ; capsula elliptica
alisque longe pilosis, ala maxima rotundato-ovata obtusa allera margini-
formi et sat lala, tertia angustissima.
Planta rhizomatica. Folia e rhizomate surgentia petiolis circiter 15 cm.
longis, limbis in sicco membranaceis a peliolo 7 em. longis 6 cm. latis, hypo-
dermate in utraque facie, cystolithis nullis, stomatibus ternis-qualernis, ner-
vis tenuibus. Inflorescentia in apice seapi brevis breviter ramulose sub-
umbellata et pauciflora. Floris masc. sepala in sicco membranacea
fere 5 mm. longa. Stamina libera glabra, antheris À ‘/2 mm. longis apice
obtusis. Floris fem. lobi in sicco membranacei fere 5 mm. longi. Stili per-
sistentes 3 inferne connati superne 2-cornuti cornubus spiraliter papilli-
feris. Capsulæ 3-locularis fere maturæ ala maxima 4 mm. longa descen-
denti-transversali; placentæ bilamellos®, lamellis utrinque ovuliferis.
In silvis humidis supra Las Vueltas, Tucurrique, alt. 900-1000 m. (H.
Pittier n. 1302 in h. Cand.)
Begonia copeyana (. DC. n. sp.; foliis longe petiolalis oblique
ovatis basi quali rotundato-subcordatis apice protracto-acuminatis acu-
mine acuto margine remote denticulatis supra glabris sublus ad nervos
parce et ima basi dense ac Ionge pilosis, palmati-5-nerviis; petiolis parce
et longe pilosis; scapis fere adultis petiolos subæquantibus glabris apice
paucifloris; floris masc. sepalis subreniformi-rotundatis integris glabris.
carnosis el margine membranaceis, antheris numerosis linearibus ; floris
fem. bilobi lobis subreniformi-rotundatis, glabris carnosis et margine
membranaceis ; capsulæ ala maxima transverse oblonga apice obtusa,
pilosa.
Stipulæ glabræ oblongo-ovatæ apice subulatæ. Petioli circiter 20 cm.
longi. Limbi a petiolo circiter 9 cm. longi et fere 8 cm. lati, stomatibus
ternis-quaternis, hypodermate in utraque facie, cym& juniores in apice
scapi bracteis 2 scariosis rotundatis inclusæ. Floris masc. sepala 7 mm.
longa, 8 mm. lata. Petala 0, stamina libera. antheræ fere 2 '/. mm. longæ
rimis longitudinalibus dehiscentes, apice connectivo subproducto obtusæ,
filamenta vix À mm. longa. Floris fem. lobi 7 mm. longi 8 mm. lai. Stili
3 basi ima connati apice 2-cornuti cornubus undique minute papilliferis ;
placentæ in loculo 2 discretæ utrinque ovuliteræ. Capsulæ ala maxima
6 mm. longa aliæ marginiformes.
In silva Copeyi alt. 1800 m. (H. Pittier n. 11,788 in h. Inst. phys. Geogr..
CGostar.); silvis Santa Rosa Copeyi, alt. 1800 m. (n. 12,245 ibid.)
Begonia Pittieri C. DC. n. sp.; foliis modice petiolatis oblique
oblongo-ovatis basi valde inæquilatera cordatis apice acuminalis acumine
aculo margine subremote denticulatis, palmati-5-nerviis. supra parce
setosis selis aculeiformibus sat longis, subtus omnino glabris; cymæ folio
brevioris pedunculo quam petiolus paullo breviore; floribus paueis pedi-
cellatis; floris masc. sepalis 2 ovalis integris apice subattenuatis, pelalis
2 oblongis integris apice obtusis quam sepala brevioribus ; antheris ellip-
tieis filamenta fere æquantibus; floris fem. trilobi lobis obovalis integris
interiore quam alii minore; capsulæ lævis cornubus sat longis et apice
acutis.
Herba rhizomatica, radix fibrosa, caulis erectus circiter 30 cm. altus,.
simplex. Folia alterna. Limbi in sicco membranacei circiter 8 ‘/2 cm. longi
el usque ad 2 t/2 cm. lati; hypoderma 0, cystolitha 0, stomata sparsa.
(9) C. DE CANDOLLE, BEGONIACEÆ NOVÆ. 317
Petioli usque ad 2 '/e cm., peduneuli 1 ‘/2 cm. longi. Sepala 7 mm. longa.
Filamenta libera. Antheræ I mm. longæ, connectivus ultra thecas haud
productus. Ovarium 9-loculare, placentæ integræ, Stili 3 caduci inferne
connali, superne 2-fidi laciniis spiraliter papilliferis. Capsula 6 mm. longa
apice oblusa, ejus cornua circiter 11 mm. longa maturitate basi fissa.. —
Species sectionis Casparya Warb.
In Costa Rica, La Palma, Dep. San-José, alt. 1460 m. (H. Pittier n. 7417
in h. Cand.); in silva prope La Palma Pacificum versus, alt. 1555 m.
(n. 10,16% in h. Inst. Phys. Geogr. Costar.); ad truncos vetustos in pas-
CUIS, all. A150 m. (A. Tonduz n. 12,416 in U. S. N. H.)
Begonia alnifolia Alph. DC. Prodr. t. XV, I, p. 331
Attiro, prov. Cartago. alt. 2000 p. p.. aprilli florifera et fructifera
(Donn-Smith n. 6517 in h. Cand.); valle Agua buena, Cañias Gordas, alt.
1100 m. febr. florens (H. Pittier n. 11180 p. p. in h. Brux.)
Begonia barbana C. DC. in Dur. et Pitt. Primit. L I, p. 191.
Adde : foliis margine parce cllialis, capsulæ pedicello circiter 18 mm.
longo.
Begonia Biolleyi C. DC. in Dur. et Pitt. Primit. t. 4, p. 193.
Limbi usque ad 10 cm. longi et 25 em. lati.
La Conception, Llanos de Santa-Clara, alt. 7000 p. p. febr. (H. Pittier,
p. 6514 in h. Cand.); San Francisco de Guadeloupe, e Tuys in valle
Reventazon introd. decembri fiorens (n. 9827 in h. Brux.)
Begonia carpinifoiia Liebm. Mexicos og. centr. Am. Begon,,
p. 20.
1 silva Copey. alt 1800 m., Febr. florifera et fructifera (H. Pittier
n. 11892 in h. Brux.. h. Inst. phys-geogr. Costar.)
Begonia conchzfolia A. Dietr. allg. Gartenz, 1851, v. 19, p. 258.
In rupibus ripæ flum. Prio Torres prope San Francisco de Guadelupe,
alt. 1100 m. Januario (H. Pittier n. 9852); Tuis alt. 650 m. (n. 11427 in
h. Inst. phys. geogr. Costar.)
Begonia Gooperi C. DC. in bot. Gaz. v. 20, p. 539.
In ripa flum. Rio de la Mala via prope Copey. alt. 1800 m. (H. Pittier
n. 12274 in h. Inst. phys. geog. Costar.)
Begonia cucullata Willd. 4, p. 414.
Alto de Ochomayo, alt. 1550 m. decembri florens (H. Pittier 11, 10399).
Begonia cuspidata C. DC. in Dur. Pitt. Primit. t. 1, p. 190.
In ripa flum. Rio Las Vueltas, Tucurrique alt. 635 m. (H. Pittier
n. 13010 in h. Cand.): Cuesta de la Vieja in limine planitiei San Carlos
(Biolley n. 35 in h. Cand.); El General, alt, 600 m. (Pitt. n. 10622 in h.
Brux.); rio Turrialba prov. Cartago alt. 1600 p. p. martio (Pitt. n. 6510);
Aliro prov. Gartago, alt. 2000 p. p. (6511).
Begonia estrellensis C. DC. in bot. gaz. v. 20, p. 540 ?
Folia ul in specie, capsulæ maturæ rotundatæ ala maxima transverse
elongala 16 mm. longa, stili decidui.
318 BULLETIN DE L'HERBIER BOISIER (Ze ser.) 1908 (10)
In silva La Palma, declivitate Pacificum versus, alt. 1555 m., novembri
(H. Pittier n. 10188).
Begonia guyanensis Alph. DC. ß glaberrima C. DC. in Dur.
Pitt. Prim. t. 1, p. 195.
In silva Tuis, alt. 650 m. decembri (H. Pittier n. 11428 in h. Inst. phys.
geogr. Goslar.); La vieja in limine planitiei San Carlos loco humido (Biolley
n. 29 in h. Cand.); Siquirres, Llanos de Santa Clara, alt. 650 p. p.
(n. 6515).
Begonia hygrophila C. DC. in Dur. et Pitt. Primit. t. 1, p. 19.
In ripa rivuli prope Nicoya (H. Pitt. n. 13514 in h. Inst. phys. geogr.
Costar., h. Cand.).
Begonia ignea Warz.; Alph. DC. Prodr. v. XXI, 1, p. 306.
In ripa rivuli ad La Verbena prope Alajuelita. (H. Pittier n. 8919 in h.
Cand.).
Begonia involucrata Liebm. Mexic. og Centr. Am. Regon. p. 15.
Rio Revendato, prov. Cartago, alt. 6000 pp, aprilli fructifera (Donn-
Smith n. 4816 in h. Cand.); in silvis ad Gopey, alt. 1800 m. (n. 11809 in
h. Inst. phys. geogr. Costar.); Santa Rosa de Copey in ripis fluminum, alt.
1800 m. (n. 12178).
Begonia Luxii C. DC. 3 pilosior in Dur. et Pitt. Primit. t. 1,
p. 196.
Monte ignivomo Poas prov. Alajuela, alt. 6800 p. p., martio (Donn.
Smith n. 6518 in h. Cand.); in silvis Rancho Flores, alt. 2043 p. p. in
declivitate montis Barbas, Pacificum versus, februario (H. Pittier n. 2166
in h. Brux.); Cerro del Roble, in silva ad Copey alt. 2700-2900 m., aprilli
florens et fructescens (n. 11815 in h. Brux.).
Begonia plebeja Liebm. Mexic. og. Centr. Am. Begon. p. 8.
San Francisco de Guadalupe, e Verbena introd. (H. Pittier n, 9828 in h.
Brux.); ripa rivuli prope Nicoya (n. 13515 in h. Inst. phys. geogr. Costar..,
n. 14009 in h. Cand.)
Begonia scandens Sw. Prodr. p. 86 excel. Syn. Plum.
In valle Agua buena, Cannas Gordas, alt. 1100 p. p. febrnaris fructifera
(H. Pittier n. 11180 p. p. in h. Brux.); La Conception Llanos de Santa
Clara, alt. 700 p. p. febrnario (Donn-Smith n. 6513 in h. Cand.); rio Tur-
rialba prov. Cartago, alt. 1600 p, p. (n. 6512 ibid.); La Conception Llanos
de Santa Clara alt. 700 p. p. (n. 6516 ibib.); fructicetis prope Las Vuellas,
Tueurrique, alt. 635 m. (H. Pittier n. 1290% in h. Cand.)
Begonia Tovariensis Kl. ß ocanensis Alph. DC. Prodr. v. XV, 1
p' 303.
Cienega de Agua buena, Canas Gordas, februario florens alt. 1100 m.
(H. Pittier n. 11179 in h. Brux.).
(10) €. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVA, 319
Species colombian.
mn mt A
Begonia fissisepala C. DC. n. sp.; foliis modice petiolalis ovalo-
acuminalis basi valde inæquilatera cordatis, lobo maximo rotundato, mar-
gine serratis dentibus apice selaceis, supra ubique et subtus ad nervos
setaceis; peliolis villosis; floribus mase. rubris glabris in apice ramuli
axillaris glabri umbellatis et longe pedicellatis; alabastris oblongo-
ellipticis; sepalis 2 cito bifidis petalisque 2 quam sepala paullo longio-
rıbus subobovato oblongis apice flmbriaus, fimbriis 7 acutis; filamenlis
inæqualibus, antheris quam filamenta pluries brevioribus oblongo-
elliplieis apice obtusis; capsula in apice ramuli axillaris glabri sat longe
pedicellata sparsim setosa, inferne longe obconica superne >-alata apice
breviter conica, alis 2 æqualibus superne adscentibus et acuminatis. ter-
{ia minora marginiformi.
Caulis haud dense villosus, in sicco 2 mm. crassus. Limbi in sicco
membranacei circiter 8 cm. longi et 4 cm. lati. Petioli fere 3 '/? cm. longi.
Stipul® latæ dorso ad nervum centralem pilos® ei margine fimbriatæ.
Ramulus masc. 5 cm. longus. Sepala usque ad 2 ‘/2 cm. longa el 6 mm.
lata, fimbriæ fere 1 °/ı mm. longæ. Stamina libera, circiter 16; filamenta
inæqualla quorum circiter 8 aliis longiora usque ad 14 mm. longa. Anthe-
ræ fere 2 mm. longæ. Ramulus fem. 6 em. longus. Capsulæ pedicellus
eireiter 16 mm. longus. Flos femineus ignotus. Capsula 16 mm. longa.
Colombia, Parano de Buena Vista, prope Huila in Cordillera centrali,
in silva superiore, alt. 3000-3600 m. Januario (H. Pittier n. 1179
in U.S.N.H.)
Begonia umbeliata. — Casparya umbellata Alph. DC. Prodr.
v. XV, 1, p. 276.
Paremo de Ruiz in Cauca, 2500-3000 m. alt. (Lehmann n. 3091 in
h. bonn. Smith).
Begonia ferruginea. — Casparya ferruginea Alph. DC. 1. c.,
p. 269.
Tequandama supra Fugasaguga prope Pandi 2200-2600 m. alt. in Can-
dinamarca (Lehmann n. 2581 in h. Donn. Smith).
Begonia urticæ. — Casparya urlice Alph. DC. L'e. p. 274. Las
Kscalarelas, in valle Moras ad Rio Paez in Tierra Adentro, febrnario
(H. Pittier n. 1375 in U. S. N. H.); Paramo de Buena Vista, prope Huila
in cordillera centrali, 3000-3600 m. alt., Januario (n. 1152 ibid.)
Begonia foliosa Kth in Humb. Bompl. n. gen. v. 7, p. 183 lab. 642.
In prov. Cauca, Cuesta de Tocato, via a Buenaventura cali ad Cordil-
leram occidentem versus, 1500-1900 cm. (H. Pittier n. 723 ibid.).
Species Nicaraguan.
&s
Begonia leptophylla C. DC. n. sp.; foliis longiuscule petiolatis e:
_basi profunde cordata transverse ovalis apice acuminatis palmati-7-nerviis
320 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zme ser.) 1908 (12)
- margine parce denticulatis ciliatisque supra glabris subtus parce et longe
pilosis in sicco tenuissime membranaceis, cymæ pedunculo petiolum fere
æquante parce et longe piloso apice umbellatim ramuloso ramulis brevi-
bus paucifloris; floris masc. sepalis 2 ovatis integris glabris, antheris
obovato-oblongis quam filamenta longioribus; floris fem. bibobi lobis ova-
Lis integris glabris; capsula obovata basi acuta, ala maxima subadscen-
dente oblonga apice rotundata, aliis marginiformibus.
Herba rhizomalica in sicco tenuissime membranacea. Folia alterna e
rhizomate surgentia. Limbi a petiolo 8 cm. longi et 6 cm. lati, lobis basi-
laribus arcte conniventibus, pilis tenuissimis fulvescentibus fere 2 mm.
longis, stomalibus 2-4-glomeratis, cystolithis nullis. Petioli circiter 15 cm.
longi. Süpulæ glabræ e basi lata acuminatæ inferne margine denticulatæ.
Cymæ ramuli bracteis ovatis integris glabris fere 1 em. longis fulti. Floris
masc. pedicellus usque ad 12 mm. longus, sepala À cm. longa, Petala 0,
slamina apice columnæ ‘/ mm. longæ inserta, antheræ 2 mm. longæ
rimis longitudinalibus dehiscentes. Floris fem. stili 3 inferne longiuscule
connati apice bilobulati persistentes, capsulæ 3-locularis 12 mm. longæ
ala maxima subadscendens 41 mm. longa. Placentæ bipartitæ lamellis
utrinque ovuliferis. — Species B. glandulosæ Alph. DC. affinis.
Insula Zapatera, in fissuris rupium, 40 m. alt. octobri (Levy n. 197 in
h. Cand.)
Begonia Bakerii C. DC. n. sp. caule remote et longe seloso; foliis
longe peliolatis transverse ovalo-reniformibus bası inæquilatera cordatis
apice acute acuminatis margine remote dentatis et seloso-cilialis palmato-
8-nerviis, dentibus acutis, utrinque glahris; petiolo sparse et longe
seloso; cymis axillaribus longe pedunculatis glabris bisexualibus apice
paucifloris; floris masc. longe pedicellati sepalis 2 obovatis integris,
antheris oblongis apice acutis filamenta fere equantibus; floris fem. brac-
teolis 2 elliptico-oblongis fulti bilobi lobis rotundatis integris; stilis hasi
connalis apice bilobis lobis auriculatis margine papilliferis; ovario elliptico
3-loculari 3-alato, alis marginiformibus 2 subæqualibus terlia angus-
tiore.
Caulis in sicco atro-rubescens 5 mm. cassus lenticellis pallidioribus
rotundis conspersus, sine fasciculis intramedullaribus. Folia alterna.
Limbi in sicco tenuissimi et pellucidi, a petiolo 14 cm. et 9-10 cm. lati.
Stipulæ oblongæ apice acuminatæ subulaltæque dorso sparse et longe
setosæ, 2 cm. longæ, persistentes, scariosæ. Cymæ subfructiferæ pedun-
culus circiter 30 cm. longus. Floris masc. pedicellus eirciter 12 mm. lon-
gus, sepala 8 mm. longa 3 ‘/2 mm. lata, stamina fibera antheris fere
usque ad 2 mm. longis rimis longitudinalibus dehiscentibus. — Floris
fem. bracteolæ fere 4 mm. longæ, lobi 3 ‘/2 mm. longi 3 mm. lat, stili 3
fasciis papilliferis antice conlinuis, ovarium subfructescens 10 mm. lon-
gum placentis integris. — Species ut videtur nullius sectionis.
Monte ignivomo Mombacho. depart. Granada, februario. (GC. F. Baker
n. 2333 in h. Cand.)
Begonia scandens Sw., var. cordifolia C. DC. n. var.; foliis basi
cordatis.
Monte ignivomo Mombacho, départ. Granada (C. F. Baker n. 536 in h.
Cand.)
(13) © DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVA 321
Species Guatemalanæ. _
Begonia erythrotrica C. DO, n. sp.; repens caule setuloso;
foliis longe petiolalis ovalo-acuminatis basi æquilatera cordulatis margine
denticulatis supra parce sublus densiore et præsertim ad nervos selulosis,
penninerviis; petiolis dense setulosis; cymis axillaribus longe peduncu-
latis apice paucifloris peduneulis setulosis; floris masc. pedicello setuloso
sepalis 2 obovato-rotundatis integris extus in medio rubro-setosis, petalis
2 oblongo-elliplicis anguslis; staminibus in apice columnæ brevis umbel-
latis, antheris oblongis quam filamenta multo longioribus, connectivo
supra thecas obtuse producto; floris fem. 3-lobi pedicello setuloso brevi
lobis exterioribus rotundatis integris extus in medo rubro-setosis terlio
multo breviore oblongo-elliplico; ovario oblongo-elliptico 3-alato rubro-
setoso alis præsertim margine rubro-selosis.
Caulis in sicco pubescens 2 mm. crassus sine fasciculis intrame-
dullaribus. Folia alterna. Limbi in sicco tenuiter membranacei usque
ad 13 cm. longi et 5 cm. lati; stomata subtus sparsa, hypoderma et
cystolitha nulla. Petioli usque ad 14 cm. longi. Stipulæ ovato-acumi-
nat» margine denticulale 1 ‘/2 em. longæ dentibus subulatis. Cymæ
peduneulus circiter 13 cm. longus. Floris masc. sepala 13 mm.
longa usque ad 11 mm. lata, petala 8 mm. longa superne 2 mm.
lata, antheræ 2 mm. longæ rimis longitudinalibus dehiscentes. Floris
fem. lobi exteriores verisimiliter nondum evoluti circiter 5 mm. longi
latique. Placenta in loculis duobus bipartila in tertio integra. —
Species cum sectione Poecilia Alph. DC. non omnino congruens; quoad
floris setas P. Scharffü referens.
Guatemala, Depart. Altavrarapaz, Coban alt. 1350 m. in silva (v. Tuerck-
heim n. II, 1336 in h. Cand.
Begonia serrulatoala C. DC. n. sp.; foliis longe petiolalis
oblique ovalo-acutis, basi inæquilatera utrinque oblusis apice longe
acuminalis, margine serralis, utrinque petioloque haud dense pilosis ;
ner vis lateralibus utrinque 4-5 e basi divaricantibus; floribus longe pedi-
cellatis glabris; floris mase. sepalis 2 rotundalis petalis 2 obovatis,
antheris obovatis quam filamenta sat brevioribus; floris fem. trilobi lobis
2 exterioribus rotundatis lertio inleriore obovato et mullo minore;
ovarıo glabro basi altenualo apice sub lobis cylindrico-produeto, alis
in mediana parte serrulalis apice rotundatis, maxima aliis paullo majore.
Frutex ? caulis (vel ramus ?) 5 mm. crassus. Ramuli floriferi 1 ?/. mm.
crassi. Limbi in sicco membranacei circiter 10 1/2 cm. longi et 5 cm. lati,
cystolitha nulla. Petioli 7 cm. longi apice sub limbo pilis longioribus et
densioribus instructi, stipulæ glabræ. Pedunculi axillares glabri 3 cm.
longi in apice cymas 1-2-floras umbellatim gerentes. Bracteæ rotundalæ
glabræ circiter 6 mm. longæ. Florum pedicelli glabri circiter 4 ‘/2 cm.
longi. Floris masc. sepala 10 mm. longa, 11 mm. lata, petala 9 mm.
longa, 6 mm. lata, filamenta libera toro inserta, antheræ */; mm. longæ
rimis lateralibus dehiscentes. Floris fem. lobi exteriores 8 mm. longi,
9 mm. lati, interior (an semper solitarius ?) 5 mm. longus 3 mm. latus.
Ovarium 3-loculare 6-alatum, placentæ in loculo 2 utrinque ovuliferæ.
Stili 3 basi breviter connati superne bifidi, eorum laciniæ spiraliter
‘papilliteræ. ;
322 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (14)
Species quoad flores masculos et ovaria 6-alata cum sectione Sexalaria
Alph. DC. congruens, et floribus femineis 5-lobis tantum ab ea discrepans.
In Guatemala, monte ignivomo De Aqua, in zona Quercuum alt. 1800-
3400 m. (H. Pittier n. 33 in U. S. N.H.).
Begonia cobana C. DC. n. sp.; foliis longe petiolatis ovato-reni-
formibus basi cordatis apice breviter acuminatis margine remote sinuatis
ciliatis palmati-penninerviis supra glabris subtus sat dense pilosis pilis
longis et appressis; petiolis dense el longe pilosis; cymis axillaribus sal
longe pedunculatis glabris, subumbellatim floriferis bisexualibus flor.
masc. sepalis 2 rotundatis integris, petalis nullis; antheris subobovato-
oblongis filamenta paullo superantibus vel æquantibus; flor. fem. bilobi
lobis rotundatis integris, stilis 3 inferne connalis superne breviter bilobis.
lobis externe papilliferis; capsula ovata, 5-alatæ 3-locularis ala maxima
ovato-rolunda.
Gaulis pilis longissimis remote instructus. Folia alterna. Limbi in sicco
membranacei, a petiolo circiter 9 cm. longi et transverse 12 ’/2 cm. lati,
nervis primariis lateralibus altero latere 4 altero 3, nervisque secundariis
a centrali utrinque 2. Petioli adulti 8 cm. longi. Stipulæ oblongo-ovatæ
apice acuminatæ dorso longe pilosæ circiter 20 mm. longæ. Floris masc.
sepala 6 mm. longa, stamina libera, antheræ fere 2 mm. longæ. Floris
fem. lobi 5 mm. longi. Stylorum fascia papillosa inter lobos antice conti-
nua. Capsulæ 10 mm. longæ ala maxima 11 mm. longa, transversalis.
Placentæ bipartiltæ lamellis utrinque papilliferis.
Guatemala, dep. Alta Verapaz Coban in silva (v. Tuerkheim n. I,
1619, 1873 in h. Cand.)
Begonia triloba C. DC. n. sp.; caule erecto ramoso glabro; foliis
modice petliolalis glabris oblongo-ovalis basi inæquilatera cordatis apice
longe acuminatis palmati--nerviis acumine apice acuto et margine acute
denticulato; cymis axillaribus pedunculatis quam folia brevioribus pauei-
floris; floris masc. pedicellati sepalis 2 rotundatis dorso inferne setiferis,
petalis 2 rotundato-ellipticis quam sepala minoribus glabris; staminibus
columnæ brevissimæ dense insertis, antheris obovatis filamenta fere
æquantibus; floris fem. bracteolis 2 ellipticis glabris fulti tri lobi lobis
exierioribus rotundatis dorso inferne setiferis interno mullo minore,
ovato glabro; stilis 3 basi connatis superne bifidis caducis laciniis spira-
liter papilliferis; capsula glabra, cornubus membranaceis junioribus apice
selis 2-3 instructis dein nudis.
Caulis cireiter 60 cm. altus, inferne usque ad 5 mm. crassus, sine fas-
ciculis intramedullaribus. Limbi in sicco membranacei, a petiolo 6 1/2 em.
longi et 2 cm. lati superne usque ad 32 mm. lati; stomata facie dorsali
sparsa. Petioli À '/. cm. longi, ‘/2 mm. crassi. Stipulæ ovato-lanceolatæ
glabræ apice longe subulatæ 5 mm. longæ deciduæ. Cymarum pedunculi
circiter 2 cm. Jongi. Floris masc. sepala 5 mm. petala 3 mm. longa,
stamina numerosa antheris */ mm. longis rimis longitudinalibus dehis-
centibus. Floris fem. bracteolæ lobique exteriores 5 mm. longi. Capsulæ
fere 15 mm. longæ cornua 9 mm. longa adulta apice truncala. Placentæ
integræ. Semina oblonga. Stilorum fasciæ papilliferæ antice inter lacinias
continuæ. — Species sectionis Casparya Warb.
Guatemala. Depart. Alta Verapaz, Coban in silva, alt. 1550 m. (H. v.
Tuerckheim n. Il, 1954 in h. Cand.).
>
ve
(15) C. DE CANDOLLE. BEGONIACER NOVE. 323
Begonia alnifolia Ajph. DC. Prodr. XV, p. 331.
Coban, 1350 m. alt. in silva (H. v. Tuerckheim n. II, 1563 in h. Cand.).
Begonia Luxii C. DC. in Bot.-Gaz. v. 20, p. 541.
Coban et Tastin, decembri florif. (H. v. Tuerckheim n. II, 1554 in h.
Cand.).
Begonia scandens Sw. Prodr. p. 86 excel. Syn. Plum. et Aubl.
Cubilquitz, depart. Alta Verapaz, alt. 350 m. (H. v. Tuerckheim
n. 7625 in h. Cand.).
Begonia manicata Brogn. ined. et Vis orto di Padov. 1842,
p. 135.
Guatemala, prov. Alla Verapaz, Coban alt. 1400 m. in silvis pinorum,
Sun. (H. v. Tuerckheim n. II, 1872 in h. Cand.).
Species Ecuadorenses.
Begonia Sodiroi C. DC. n. sp.; scandens glabra; foliis longe
petiolatis fere '/s supra basin peltatis ovatis margine dentato-crenatis
dentibus plerumque obtusis, palmati-10-nerviis; slipulis ovato-acumi-
nalis integris apice subaculis, persistentibus; inflorescentiis axillaribus
pedunculatis umbelliformibus, earum ramis pluries dichotome ramulosis;
floribus ebracteolatis, sat longe pedicellatis; floris masc. petalis 2 rotun-
dato-obovatis sepalis 2 obovatis-inferne attenuatis adultis petala superan-
tibus, antheris claviformibus apice complanatis sessilibus, columnam
brevem carnosam tegentibus; floris fem. 4-5-lobi lobis ellipticis apice
acutis, persistentibus; capsula globosa A-loculari alis marginiformibus
æqualibus, stilis brevissimis apice bilobulatis, persistentibus.
Frutex alte scandens, caulis radicans, fasciculi intramedullares nulli.
Folia alterna. Stipul® circiter 7 mm. long&. Limbi in sicco membranacei
usque ad 10 ‘/2 cm. longi et 6 ‘/> cm. lati, stomata sparsa, hypoderma
nullum, cystholitha nulla. Petioli usque ad 8 cm. longi, summo apice
lacinulis filiformibus paueis instructi. Inflorescentie pedunculus fere
5 em., rami primarii fere 7 cm. longi, pedicelli 5-12 mm. longi. Flores in
vivo albo-roseæ. Floris masc. sepala in sicco rigida adulta cireiter
12 mm. sepala usque ad 20 mm. longa. Antheræ 1 ‘1 mm. longæ,
conneclivus ulira thecas rimis longitudinalibus dehiscentes produelus.
Floris fem. lobi 2 mm. longi. Capsula 5 mm. crassa. Stili lobi lunulati
minuti margine papilliferi, placentæ 2-partitæ lamellis utrinque ovuli-
feris. — Species sectionis Gobenia Alph. DC.
In Es subandina montium Corazon et Pichincha (A Sodiro n. 588 in
and.).
Begonia truncicola Sod. mns.; scandens, caule petiolis cymisque
glabris; foliis longiuscule petiolatis ‘/ supra basin peltatis ovato-acumi-
nalis basi rotundatis margine præsertim superne crenalo-serrulatis, pal-
mati-8-nerviis, utrinque sparse pilosis; cymis axillaribus unisexualibus
apice 3-floris, floribus pedicellatis et bracteis ovalo-acutis fultis; fioris
masc. sepalis 2 rotundatis, petalis 3 ellipticis sepala longitudine sub-
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (16)
æquantibus; staminibus paucis antheris rotundato-obovatis filamenta fere
æquantibus, thecis connectivo incrassato segregalis.
Scandens, caulis in sıcco pallide fuscescens, fasciculis intramedullaribus
ne Folia alterna. Stipulæ glabræ triangulares apice acutæ
1 ‘/2 mm. longæ, persistentes. Limbi in sicco membranacei supra fusces-
centes sublus albicantes, adulli usque ad 45 mm. longi et 22 mm. lali;
stomata in facie infera sparsa et crebra, cystolitha et hypoderma nulla.
Petioli 2 ‘/s cm. longi. Pedicelli usque ad 5 mm. longi. Sepala 6 mm.
longa. Antheræ fere 1 mm. longæ.
In silva subandina circa Gaza on (A. Sodiro n. 587 in h. Cand. sub.
Iruncicola).
Begonia dolabrifera D. DC. n. sp.; erecta, foliis longe pelio-
latis rotundatis 5-lobis, margineque acute serratis, basi fere ædquilatera
cordalis palmati-7-nerviis, untrinque sat dense pilosis, lobis triangu-
laribus apice acutis; petiolis stipulisque glabris; floribus longe pedicellatis
glabris; floris masc. sepalis 2 obovatis integris, petalis 2 oblongo-obovalis
integris; staminibus numerosis, antheris ellipticis quam filamenta brevi-
oribus. Floris fem. lobis 5 rotundatis integris; stilis 3 basi ima connalis
apice bifidis; capsula ovata glabra unialata, ala subadscendente dolabri
formi magna.
Herba perennis + metralis, rami ramuligne glabri fasciculis intramedul-
laribus destituti. Folia alterna stipulis glabris ovato-acuminatis fere 2 cm.
longis. Limbi in sicco subcoriacei opaci, eirciter 9 cm. longi et 10 cm.
lati, hypoderma et cystolitha nulla. Petioli circiter A1 cm. longi. Rami
floriferi dichotome ramulosi circiter 20 cm. longi apice pauciflori et
bisexuales. Flores in vivo rubri, eorum pedicelli usque ad 3/2 cm. longi.
Floris masc. sepala 15 mm. longa et usque ad 10 mm. lata, petala fere
æquilonga 7 mm. lata, stamina libera antheris I mm., filamentis 2 mm.
longis. Floris fem. lobi circiter 7 mm. longi latique. Styli persistentes
sub lacinns inflati, laciniæ torlæ fascia papillosa bası externe continua
binc spiraliter adcendente vestitæ. Capsula 3-locularis in sicco atro-
rubescens, malura fere 2 cm. longa, ala 3 cm. longa et usque ad 21/2 cm.
lata. Placentæ bipartitæ, lamellis utrinque ovuliferis. Semina elliptica. —
Species sectionis Knesebeckia Alph. DC.
In silva subtropica vallis Pallatanza (A. Sodiro, n. 594 in h. Cand.)
Begonia tiliæfolia C. DC. n. sp.; caule inferne prostrato et radi-
cante, ramis erectis pilosis ; foliis sat longe petiolatis rotundato-ovatis
basi altero-latere leviter latiore utrinque æquilongis et leviter cordatis
apice breviter et obtusiuscule acuminatis margine crenulatis penninerviis
supra præsertim ad nervos parce subtus ad nervos cum petiolo dense fer-
rugineo-pilosis; cymis femineis axillaribus sessilibus glabris, quam folia
pluries brevioribus densifloris; floribus bracteolis 2 rotundatıs amplis basi
cinctis; lobis 5 oblongis superne leviter attenuatis et apice oblusis; stilis
basi connatis bifidis laciniis linearibus spiraliter papilliferis ; capsula sub-
matura ovata, ala maxima apice acuta.
Rami floriferi circiter 25 cm. longi et 4 mm. crassi. Folia alterna
stipulis glabris, oblongo-triangularibus, apice acutis 9 mm. longis cito
caducis. Limbi in sicco membranacei supra rubescenti-fuscescentes
subtus pallidiores adulti circiter 8 cm. longi et 6-7 cm. lati hypo-
derma et cystolitha nulla, stomata pauca 2-3 glomerata. Petioli usque ad
(17) C. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVÆ. 325
22 mm. longi. Cymæ circiter 15 mm. longæ. Bracteæ et bracteolæ scariosæ
circiter 10 mm. longæ margine crenulatæ. Floris fem. lobi 9 mm. longi
inferne fere 3 mm. lat, stili persistentes. Capsula 3-locularis glabra cir-
citer 5 mm. longa. Placentæ bipartitæ lamellis utrinque ovuliferis. In spe-
cimine n. 554e flores extant aliquot hermaphroditi, monstrosi, cum
antheris linearibus quam filamenta longioribus rimis longitudinalibus
dehiscentibus, 1 mm. longis.
In regione tropicali et subtropicali, locis opacis udis (A. Sodiro n. 584 bis
in h. Cand.); in silvis tropicis regionis Angamara ? (n. 554 ibid.)
Begonia pululahuana C. DC. n. sp.; scandens caule et ramis
glabris; foliis longe petiolatis fere '/s supra basin peltatis, ovalo-acumi-
natis basi rotundatis apice acutis margine undulato-crenulatis supra selis
aculeiformibus sparsis subtusque tantum ad nervös; instruclis petiolis
glabris; cymis masc. in apice ramulorum subumbelliformibus multifloris
glabris. Floribus sat longe pedicellatis, sepalis ovatis petalisque 2 oblongis
el fere æquilongis apice obtusis; antheris quam filamenta paullo brevori-
bus subobovato-oblongis, connectivo ultra thecas breviter et obtuse pro-
ducto.
Caulis in sicco pallescens 3 mm. crassus, sine fasciculis intramedullari-
bus. Folia alterna, stipulis ovato-oblongis apice obtusis glabris. Limbi
in sicco rigidi opaci supra atro-rubescentes, 7 cm. longi usque ad 41/2: cm.
lati. Petioli usque ad 9 cm. longi. Cymarum pedunculi 5 cm. longi,
florum pedicelli 5 mm. longi bracteolis oblongo-ellipticis apice aculis
3 mm. longis fulti. Sepala circiter 5 mm. longa et 3 mm. lata. Petala
1°/ı mm. lata. Antheræ liberæ 2 mm. longæ, rimis longitudinalibus
dehiscentes. Flores feminei et fructus ignoti.
In silva subandina montis Pululahua (A. Sodiro, n° 589 in h. Cand.)
Begonia monticola C. DC. n. sp. ; herbacea caule glabro, ramulis
junioribus puberulis cito glabris; foliis brevissime petiolatis penninervis
oblongo-ovalis basi inæquilatera altero latere rotundatis allero subacutis #
apice acuminalis margine denticulatis apice subulatis supra setis aculei-
formibus sat longis sparsim conspersis subtus ad nervos petiolumque
dense pubescentibus; cymis sat longe pedunculatis glabris paucifloris et
maturitate unifructiferis; flor. masc. sepalis 2 ovatis integris petalis 2 ova-
tis brevioribus; antheris filamenta superantibus linearibus apice obtusis;
fior. fem. 5-lobi lobis ovatis æqualibus; capsula superne in columnam
eylindricam producta.
Planta usque ad 40 em. alta. Caulis in sicco rubescens inferne usque
ad 3 mm. crassus. Limbi in sicco membranacei fere usque ad 6 cm. longi
et 5 cm. lati. Petioli usque ad limbi latus longius circiter 8 mm. longi. Sti-
pulæ oblongo-ovalæ apice acuminatæ, glabræ, circiter 12 mm. long&.
Flores in sicco virides. Floris masc. sepala 3 mm. petala 2 mm. longa :
stamina libera antheris 1/2 mm. longis. Floris fem. lobi 2 mm. longi,
stili caduci, basi connati superne laciniosi laciniis linearibus undique
papilliferis. Cymæ fructiferæ pedunculus circiter 38 mm. longus. Ovarium
turbinatum 3-loculare, 3-cornutum, cornubus apice 2-3-setiferis, placentis
integris. Capsulæ late turbinatæ columna fere 12 mm. longa. Species
C. columnarem Alph., DC. quoad capsulam referens, ab ea floribus multo
minoribus viridibus ac foliorum pubescentia discrepans. — Species sec-
‘ tionis Casparya Warb. — C. cordifolia Alph. DC. Prodr. v. XV, I, p. 273.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, NO 5, 30 avril 1908. 23
326 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (18)
Ecuador, montibus Pichincha et Corazon (A. Sodiro n. 584 in h. Cand.);
ecuador, in silva subandina et subtropica, m. Pichincha et Corazon,
locis udis (A. Sodiro n. 592 in h. Cand.)
Begonia alnifolia Alph. DC. Prodr. v. XV, p. 331? foliis ut in
specie, cymis axillaribus, brevissimis et paucifloris, capsula glabra elliptica
40 mm. longa, 3-alata, alis æqualibus marginiformibus 6 mm. latis; pla-
centis bipartitis lamellis utrinque ovuliferis, stigmatibus caducis.
In regione trop. secus flumen Pilaton (A. Sodiro n. 590 a in h. Cand.,
tantum caulis et folia.)
Begonia jamesoniana Alph. DC. Prodr. v. XV. I, p. 376.
In silva tropica subandina, 900-2400 m. (A. Sodiro n. 502 in h. Cand.)
Begonia Maurandiæ Alph. DC. Prodr. v. XV, p. 279.
In silva subtropica prope Gualea Junio (A. Sodiro n. 1596 in h. Cand.);
silva subandina et subtropica montis Corazon (n. 585 ibid.)
Begonia scandens Sw. Prodr. p. 86 exel. syn. Plum.; forma
b C. DC. n. f. limbis quam in typo majoribus nempe usque ad 14 cm.
longis et 9 cm. latis basi haud cordatis, capsulæ ala maxima transversali
haud adscemdente.
In silva regionis Angasmara (A. Sodiro n. 591 b in h. Cand.).
Var. cordifolia C. DC. n. var.; limbis rotundato-ovatis basi cordatis
apice acuminatis margine integris, 11 cm. longis 9 cm. latis; flor. masc.
ignotis, capsulæ ala maxima transversali haud adscendente. — An
species?
In silva tropicali prope Pangoa (A. Sodiro n° 591 in h. Cand.)
SECTI0. APTERON C. DC. n. sect.
Floris masc. Sepala 2. Petala 2. Stamina libera, antheris elliptieis rimis
longitudinalibus dehıscentibus. Fioris fem. Lobi 5 elliptici. Stili 3 basi ima
connati superne bifidi laciniis linearibus spiraliler papilliferis. Fructus 3-
locularis exalatus, parietibus scariosis. Placentæ in angulo centrali insert
bipartitæ, lamellis utrinque ovuliferis. — A sectione Apteribegonia Warb.
in Engl. Prantl. Pflanz. Fam. characteribus pluribus discrepans.
Begonia exalata C. DC. n.sp.; erecta, ramis sat dense fulvescenti-
villosis; foliis sat longe petiolatis transverse reniformibus apice acutis basi
inæquilatera utroque latere rotundatis margine serrulatis, palmati-9-
nerviis, utrinque petiolisque dense fulvescenti-villosis ; inflorescentia
bisexuali, terminali, pluries dichotoma, apice umbellatim florifera, ramis
ramulisque el pedicellis fulvescenti-villosis; floris masc. sepalis rotundato-
ellipticis extus sparse pilosis; petalis obovalis basi subattenuatis, glabris;
antheris quam filamenta multo brevioribus, floris fem. lobis ellipticis
glabris æqualibus; fructu globoso 3-sulcato parce piloso.
Erecta : Rami lignosi fasciculis intramedullaribus destituti. Folia
„rt al
(19) C. DE CANDOLLE. BEGONIACEÆ NOVA. 327
alterna. Stipulæ glabræ oblongo-ovatæ apice acutæ 15 mm. longæ persis-
tentes. Limbi in sicco rigidi atro-rubescentes 42 cm. longi 7 cm. lati;
stomata sparsa. Floris masc. pedicellus fere 3 mm. longus, sepala 6 mm.,
longa, 4 mm. lata, petala 6 mm. longa 2/4 mm. lata. Floris fem. pedicellus
fere 1 mm. longus, lobi adulti 3mm. longi. Fructus circiter «mm. crassus.
In silva subtropica prope Tamleoloma (A. Sodiro n. 597 in h. Cand.)
SEMIBEGONIELLA C. DC. n. gen.
Flores masc. Perianthium monophyllinum apice 3-lobulatum et tum
lobis 2 internis toro insertis auctum vel 5-lobulatum et tum sine lobis
internis (an semper ?). Stamina 8 column» elongatæ sparsim inserta.
Flores fem. Lobi 6 liberi (ut in Begonia). Stili basi connati, bifidi ramis
lacinulatis. Capsula 3-locularis turbinata, 3-cornuta, dorso loculorum
secus angulos cornubus longitudinaliter fissis dehiscens; placentæ inte-
græ utrinque ovuliferæ.
Semibegonieila Sodiroi C. DC. n. sp.; foliis breviter petiolatis
penninerviis oblongo-ellipticis basi leviter inæquilatera utrinque rotun-
dalis apice acute acuminatis margine serrato-denticulalis, denticulis apice
crenulisque setiferis, supra ubique dense et appresse pilosis et selis acu-
leiformibus sparsim instructis subtus tantum ad nervos cum petiolis dense
pilosis; cymis folia æquantibus glabris apice paucifloris; floris masc.
perianthio cylindrico-campanulato glabro apice undulato-lobato; lobis inter-
nis 2 obovato-oblongis perianthium æquantibus plerumque apice bifidis;
columna gracili antheris linearibus apice acutis filamenta superantibus;
floris fem. 6-lobi lobis oblongo-obovatis glabris, stilis 4; capsula turbinata
glabra basi obconica apice in medio breviter conica, cornubus adultis
acutis patentibus.
Fruticulus decumbens et inferne radicans, ramis erectis circiter 30 cm.
longis et 2 mm. crassis, pilosis in sicco atro-rubescentibus, sine fascicu-
lis intramedullaribus. Stipulæ ovato-acuminatæ integræ glabræ. Limbi in
sieco rigidi opaci 5 cm. longi 2 cm. lati, nervis secundariis adscendentibus
utrinque 7-8, stomatibus facie dorsali sparsis, hypodermale et cystolithis
nullis. Petioli sub limbo 2 mm. inter limbi latera 1 mm. longi. Cymæ
axillares, fructiferæ fere 5 cm. longæ unisexuales vel bisexuales. Floris
masc. pedicellus 3 mm. longus, perianthium roseum circiter 15 mm. et
6 mm. latum, lobi interni 2 mm. lati apice obtusi aut bilobi, columna
6 mm. longa, antheræ 3 mm. filamenta 2 mm. longa. Floris fem. basi
bracteolis 2 rotundatis glabris fulti lobi 12 mm. longi 4 mm. lati. Capsulæ
pedicellus sub bracteolis 13 mm. longus. Capsula matura 13 mm. longa
basi acula, cum cornubus 2 cm. lata.
Ecuador: in silva opaca ad montem Pichincha 2000-2600 m. alt.
(A. Sodiro n. 582 in h. Cand.)
Semibegoniella Jamesonia C. DC.; foliis modice petiolatis
penninervis, oblongo-ovatis basi leviter inæquilatera altero latere rotun-
328 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 me séR.). 1908 (20)
datis altero subacutis apice acute et sat longe acuminatis margine serrato-
dentatis, supra ubique et haud dense subtus tantum ad nervos appresse
pilosis dentibus apice crenisque setiferis petiolis dense pilosis; cymis gla-
bris quam folia brevioribus apice paucifloris; floris masc. perianthio cam-
panulato glabro apice undulato-lobato, lobis internis obovato-oblongis
perianthium fere æquantibus plerumque apice bifidis; santheris linearibus
apice acutis filamenta paullo superantibus; floris fem. lobis 6 obovatis
glabris, stilis 4, capsula turbinata glabra basi obconica, apice in medio
breviter conica, cornubus patentibus acutis. — Casparya greviæfolia ß
Jamesoniana Alph. DC. Prodr. v. 15,1, p. 272.
Fruticulosa. Ramuli parce pilosi in sicco atro-rubescentes, floriferi
2 mm. crassi, sine fasciculis intramedullaribus. Stipulæ ovato-acuminatæ
glabræ integræ 8 mm. longæ. Limbi in sicco membranacei 9 cm. longi
32 mm. lati, nervis secundariis adscendentibus utrinque 5-6. Petioli
sub limbo 5 mm. inter limbi latera 2 mm. longi. Cymæ axillares,
fructiferæ circiter 5 cm. longæ. Floris masc. pedicellus 5 mm. longus,
perianthium roseum circiter 13 mm. longum et 5 mm. latum, columna
perianthio fere triplo brevior, anther& fere À ‘/2 mm. longæ rimis longi-
tudinalibus dehiscentes. Floris fem. basi bracteolis 2 rotundatis fulti, lobi
circiter 15 mm. longi et 6 mm. lati. Capsula basi obtusa fere 4 cm. longa
et cum cornubus 2 cm. lata.
Ecuador, in devexis regionis silvaticæ subcalidæ, 2000 m. alt. (Jameson
n. 361 in h. DC.); in silva subandina et subtropica montium Pichincha et
Corazon, locis udis (A. Sodiro n. 581 in h. Cand.)
—nogense
>
329
TROIS PEPEROMIA
DES
NOUVELLES-HEBRIDES
PAR
C. DE CANDOLLE
Le professeur Maiden, directeur du jardin botanique de Sydney, a eu
l’amabilit& de m’envoyer des spécimens de trois Peperomia qui offrent
un intérêt particulier en ce qu'ils proviennent de l'archipel des Nouvelles
Hébrides dont la flore est encore très peu connue. Et l'intérêt de ces
plantes s’est encore accru pour moi lorsque je les ai examinées de pres.
Non seulement elles se sont trouvées être des espèces nouvelles, mais
deux d’entre elles que j'ai nommées P. Quaifei et P. pallidinervis appar-
tiennent à une catégorie de Peperomia dont je ne connaissais jusqu'ici
des représentants que dans les contrées de l’Amérique tropicale, à l’excep-
tion d’une seule qui croît aux environs de Moulmein sur la côte de Bir-
manie.
Le caractère distinctif des espèces de ce groupe consiste en ce que ceux
de leurs épis qui ne sont pas terminaux naissent à l’aisselle de feuilles
imparfaites squamiformes, tandis que chez tous les autres Peperomia les
épis axillaires se trouvent toujours à l’aisselle des feuilles proprement
dites.
Voici maintenant les diagnoses des trois espèces en queslion :
4. Peperomia Quaifei C DC. n. sp.; glabra foliis breviter petio-
latis subobovato-elliptico-oblongis basi cuneatis apice obtusis acutisve
inconspicue nigro-punctulatis, 5-nerviis nervuloque marginali ab apice vix
usque ad medium decurrente; pedunculis axillaribus terminalibusque,
solitariis vel in apice ramuli axillaris binatis et tum altero squama lanceo-
lata fulto altero terminali; spicis tenuibus densifloris, terminalibus folia
duplo superantibus, bractea subobovato-rotunda paullo supra centrum
breviter pedicellata ; antheris ellipticis filamenta fere æquantibus ; ovario
. emerso claviformi paullo sub apice oblique stigmatifero, stigmate minuto
glabro; bacca globosa glandulis minutis asperulata.
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2We séR.). 1908 (22)
Herba basi radicans ramulis erectis circiter usque ad 20 cm. longis et
2 mm. crasis. Folia alterna vel rarius opposita. Limbi in sicco membrana-
cei 4-5 cm. longi et circiter 17 mm. lati. Petioli 5 mm., pedunculi 10 mm.
longi, spicæ maturæ in sicco ‘/2 mm. crassæ. Bacca diametro ‘/2 mm.,
sessilis et sine pseudocupula.
Ins. New-Hebrides, martio (W. T. Qnaife n. 2 in h. Cand.)
2. Peperomia pallidinervis C. DC. n. sp.; glabra, foliis breviter
petiolatis subobovato-rhombeo-lanceolatis basi cuneatis apice acute acumi-
natis 5-nerviis, nervuloque marginali ab apıce fere usque ad medium
decurrente, minute nigro-punctulatis nervis in sicco subtus pallidis; spicis
paucis ramulo axillari quam folium breviore et tenui paniculatis, ipsis
florentibus folii dimidium vix æquantibus, tenuibus densifloris; bractea
orbiculari centro subsessili; antheris ellipticis quam filamenta longioribus;
ovario emerso claviformi apice suboblique complanato stigmate incon-
spiquo.
Caulis circiter À mm. crassus in sicco pallescens, brevis. Folia alterna.
Limbi in sicco membranacei, usque ad 7 '/s cm. longi et ad 3 */2 cm. lati.
Petioli circiter 5 mm. longi. Paniculæ pedunculus cireiter 1 !/s cm. longus
in sicco fere ‘/4 mm. crassus. Spicæ foliis squamiforbus cito caducis,
acutis, fere 1 mm. longis fultæ. carum pedunculi fere # mm. longi. Spicæ
florentes !/2 mm. crassæ.
In ins. New Hebrides, martio florens (W. T. Qnaife n° 3 in h. Cand.)
3. Peperomia leptostachyoides C. DC. n. sp. ; foliis modice
petiolatis utrinque sat dense pubescentibus et margine ciliolatis, superis
suboblongo-ellipticis basi et apice acutis 5-nerviis nervuloque marginal
ab apice fere usque ad medium decurrente; pedunculis axillaribus termi-
nalibusque petiolos multo superantibus pubescentibus; spieis tenuibus
subdensifloris terminalibus folia pluries superantibus; bractea rotunda
centro subsessili; ovario emerso obovato paullo infra apicem oblique
stigmatifero; stigmate minuto glabro; bacca ovato-globosa glandulis
asperulata.
Caulis simplex basi radicans dense pubescens, inferne usque ad 2 mm.
crassus. Folia opposita. Limbi in sicco membranacei, usque ad 25 mm.
longi et 15 mm. lati. Petioli usque ad 5 mm., pedunculi 10 mm. longi.
Spicæ terminales usque ad 9 cm. axillares usque ad 5'/s cm. longæ, 1 mm.
crassæ. Bacca sessilis sine pseudocupula, °/«ı mm. longa. Species S. lepto-
stachyæ Hook. et Arn. proxima, bracteis rotundis et bacca magis globosa
ab ea praccipue discrepans.
In ins. New Hebrides, martio (W. T. Qnaife n. 1 in h. Cand.)
sie
331
“ MOUSSES NOUVELLES
DU
JAPON BE DE COREE
PAR
Jules CARDOT
(Suitet.)
Anœctangium rivale Card., sp. nov.; typus in herb. Cardot?.
— A. pulvinato Mitt. japonico statura foliorumque forma basi ovata vel
subovata simile, cespitibus minus radiculosis, arena obrutis, foliis brevio-
ribus, cellulisque inferioribus omnibus breviter rectangulis, parietibus
angustis, haud incrassatis distinctum. In A. pulvinato cellulæ inferiores
juxtacostales anguste lineares et parietibus luteis incrassatis limitatæ
sunt. Fructus desideratur. |
Corée : montagne des Diamants, rochers dans les torrents (n. 362°).
Hymenostylium sordidum Card. sp. nov. — Ab H. curvi-
rostri Lindb. colore sordide viridi, foliis mollioribus, latioribus, rete obs-
curo, papilloso, costaque validiore facile distinguitur; ab A. aurantiaco
Mitt. himalayano et H. anectangioidei (C. Müll.) Broth. sinensi foliis lan-
ceolatis jam differt. Fructus desideratur.
Japon : Asamayama (n. 101).
Dicranum euschistodon Card., sp. nov. — Species D. Mayrü
Broth. peraffinis, habitu, foliorum forma et reticulatione similis, sed
peristomii dentibus intense purpureis, longioribus, magis striatis, usque
ad basin in 2 crura libera vel plus minus cohærentia regulariter divisis
distincta.
Japon : Nororan (n. 14796, ser. D.
1 Cf. Bull. Herb. Boiss., 2me série, vol. VII, 709 (30 août 1907).
2 Pour ce qui concerne le dépôt des types et la provenance des Nos, voir le
Bull. Herb. Boiss., vol. VII, p. 710.
332 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (41)
Fissidens pseudolateralis Card., sp. nov. — A F. lateral
Broth. japonico habitu staturaque simili foliis apice denticulatis, costa
limboque sub apice desinentibus facile distinguitur. A F. incurvo Schw.
et F. viridulo Wils. foliis angustioribus longioribus, a F. yokohamensi
Par. (F. angustilimbato Broth.) caulibus robustioribus, longioribus, foliis-
que majoribus et magis numerosis primo visu differt.
Corée : ile Quelpaert (n. 564).
Ditrichum divaricatum Mitt. var. nov. exaltatum Card. — A
forma typica caulibus longioribus, usque 7 cm. altis distincta. Cespites
densissimi.
Corée : île Quelpaert (n. 606).
Hyophila stenophylla Card. nom. mut. (H. angustifolia Card.
Mousses de l'ile Formose, in : Beihefte zum Bot. Centralbl.. Bd. XIX,
Abt. II, Heft 1, p. 101, 1905, non Par. et Ren. in Rev. bryol., 1902, p. 82).
Grimmia apocarpa Hedw. var. nov. mamillata Card. — Operculo
mamillato, nec rostrato, a cæteris formis G. apocarpæ distincta. Folia ple-
raque epilifera.
Japon : Kattasan, à 1900 m. (n. 2607).
Grimmia apocarpa Hedw. var. nov. microphylla Card. — A
forma genuina differt : statura minore, caulibus gracillimis, foliis mino-
ribus, angustis, capsulaque brevissima, globoso-urceolata, vacua cyathi-
formi; slatura et foliorum forma G. liliputanæ C. Müll. sinensi simillima,
caulibus longioribus peristomiique dentibus integris vel parum divisis
distincta. Operculo ignoto.
Japon : Arima, pierres, à 300 m. (n. 2287).
Grimmia apocarpa Hedw. var. nov. aomoriensis Card. — Cauli-
. bus brevissimis, capsula breviore, operculoque apiculato vel multo bre-
vius rostratulo a forma genuina distincta.
Japon : Aomori, rochers (n. 2713, 2714).
Grimmia apocarpa Hedw. var. nov. microtheca Card. — Habitu
staturaque var. gracili simillima, sed capsula minore, breviore, urceolala,
pro statura plantæ minima diversa. Folia sæpe epilifera, pro more apicem
versus denliculata.
Japon : Aomori (leg. Kinashi, n. 30); Jizogatake, a 2000 m. (n. 2423);
ce sur vieux arbres, à 200 m. (n. 2300). Corée : île Quelpaert
(n. 504).
Grimmia decalvata Card., sp. nov. — Stalura, habitu, foliis carı-
uatis, costa basi debiliore et capsulæ characteribus G. Donianæ Sm. sat
similis, sed inflorescentia dioica, foliisque angustioribus, omnibus obtusis,
epilosis, rarius apiculo hyalino brevissimo instructis distinctissima;
G. unicolorem Hook. quoque in memoriam refert, sed ab illa statura
minore, foliis carinatis, costa basi debiliore, cellulis tantum secus mar-
gines bistralosis, capsula minore, pallidiore, breviore, etc., facile distin-
guitur.
Japon : Ontake, 2500-3200 m. (n. 3319, 3321, 3326); Komagatake,
2500 m. (n. 3316, 3342).
(12) J. CARDOT. MOUSSES NOUVELLES DU JAPON ET DE CORER. 338
Grimmia brachyphylla Card., sp. nov. — G. Donianæ Sm.
‘species quoque comparanda, cespilibus magis .extensis et deplanatis,
haud cohærentibus, foliis multo brevioribus, superne parum angustatis,
in pilum plus minus elongatum sat abrupte constrictis. Fructus deside-
ratur.
Corée : Pomasa, rochers à 800 m. (n. 218); No-in-tchi, rochers humi-
des a 600 m. (n. 590).
Grimmia atroviridis Card. sp. nov. — Habitu G. Olneyi Sulliv.
et @. arcuatifolise Kindb. boreali-americanis sat similis, a prima differt :
statura majore, caulibus 3-4 em. longis, colore atroviridi, foliis majoribus,
superioribus pilo brevi denticulato instruclis, cæteris muticis, costaque
dorso magis prominente; a secunda : colore, foliis basi angustioribus et
cellulis inferioribus multo brevioribus et latioribus. Fructus desideratur.
Corée : Pomasa (n. 209); Hoang-hai-to (n. 658); île Quelpaert (n. 91).
Rhacomitrum patens Hüb. var. nov. brachydictyon Card. —
A forma genuina foliis brevius acuminatis et pr&serlim rete basilari cel-
lulis multo brevioribus et minus angustis formato distinctum.
Japon : Namikawa, rochers, à 800 m. (n. 2807).
Rhacomitrum sudeticum Br. et Sch., var. nov. subellipticum
Card. — A forma typica differt foliis omnibus vel fere omnibus muticis,
obtusis subobtusisve. Cespites densi, nigricantes vel lutescentes. R. ellip-
tico Br. et Sch. habitu persimile, sed capsula oblonga, longiore, foliisque
superne tantum secus margines bistratosis.
Japon : Onikobe (n. 161); Twakisan (n. 2634); Takayu, rochers, 1200-
1600 m. (n. 2863, 2872, 2879); Ubayu, rochers, à 1300 m. (n. 2816,
3194); Hakkoda, pierres, à 1300 m. (n. 2935, 2938, 2951 in parte, 2952 in
parte, 2953); Komagatake, rochers, à 2300 m. (n. 3381, 3393, 3394, 3395,
3396
dk que c’est cette forme que l’on a signalée par er reur au Japon
sous le non de AR. ellipticum Br. et Sch.
Rhacomitrium Fauriei Card., sp. nov. — Habitu formis robus-
tioribus R. sudetici Br. et Sch. simile, foliis late breviterque acuminatis,
apice rotundato-oblusis reteque dense et minute papilloso diversum.
Japon : Hakkoda, pierres, a 1300 m. (n. 2921).
On pourrait encore comparer cette espèce au R. protensum A. Br., dont
elle diffère par la taille plus faible, les feuilles plus courtes et moins lon-
guement rétrécies dans le haut, le tissu plus obscur et plus papilleux, les
cellules marginales souvent en deux couches, la capsule plus petite, por-
tée sur un pédicelle beaucoup plus court, etc.
Forma irrigata. — Obscure viridis, foliis mollioribus, cellulis parietibus
minus incrassalis.
Japon : Hakkoda, pierres arrosees, a 1300 m. (n. 2939 in parte);
Iwagisan (n. 325 in parte).
Rhacomitrium molle Card., sp. nov. — Species valde peculiaris,
habitu Grimmiam mollem Br. et Sch. simulans, a R. acicuları Brid. et
affinibus foliis mollibus, late ovatis vel breviter lingulatis, apice latissime
. rotundatis, integris vel sinuatis, costaque debili longissime ab apice eva-
nida primo visu distineta. Fructus desideratur.
334 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (43)
Japon : Iwagisan (n. 325 in parte); Hakkoda, pierres arrosées, à
1300 m. (n. 2951 in parte).
Cette espèce remarquable ne peut être confondue avec aucune autre.
Rhacomitrium brachypodium (Besch.) Card. comb. nov. (R.
aciculare var. brachypodium Besch. Nouv. doc. pour la Fl. bryol. du Japon).
— AR. aciculari Brid. statura minore, foliis apicem versus angustalis,
tantum obtusis, nec late rotundatis, integris, cellulis inferioribus multo
brevioribus. parietibus parum incrassatis, pedicelloque brevissimo, 3-4 mm.
longo facile distinguitur. Pedicello brevi À. Nevis Wats. boreali-americano
affine, sed foliorum forma et reliculatione diversum; a R. Fauriei Card.
habitu, caulibus brevioribus, cellulis inferioribus brevioribus, capsula
majore et longiore, pedicello crassiore, etc., satis superque distinetum.
Japon : Aomori (n. 202, ser. ]). |
Dans ses Nouveaux documents pour la flore bryologique du Japon, Bes-
cherelle signalait cette plante comme provenant de l’île d’Yezo; mais
abbé Faurie m'a envoyé le même numéro comme provenant de Aomori,
dans le nord de Nippon.
Rhacomitrium fasciculare Brid. var. nov. orientale Card. —
A forma genuina foliis brevius acuminalis, nunc acutis, nunc obtusis,
Sæpius apice sinuatis denticulatisve, cellulisque superioribus plerumque
brevioribus diversum. Varietas habitu, statura, colore, ramificationis modo
et magnitudine omnium parlium summopere polymorpha.
Japon : Iwagisan (n. 321); Ichifusa (n. 1407); Miyadzu (n. 1552); Kat-
tasan, à 1900 m. (n. 2594); Iwakisan (n. 2640); Ubayu, à 1500 m.
(n. 983 7); Hakkoda, pierres et rochers à 1100 m. (n. 2917, 2993, 2955);
Jizogatake, à 2000 m. ‚in. 2383, 2384, 2520. 2548); Ochiai (n. 3025);
Ontake, troncs de conifères, à 2300 m. (n. UE Komagalake, à 2400 m.
(n. 3385): Norikusa, troncs de conifères, à 2200 m. (n. 3392). Corée :
Ouen-San (n. 23, rapporté à tort au R. varium; n. 183); île Quelpaert, à
2000 m. (n. 604, 624).
Il faut encore rattacher à cette variété le R. canaliculatum Mitt. in
sched. (Nikko, leg. Bisset), qui est une forme assez robuste, à feuiiles rai-
des à l’état sec (à laquelle se rapporte le n. 1407 de l’abbe Faurie), ainsi
que la plante de Formose (n. 51 et 163) que j'ai rapportée à tort au
R. javanicum. Sur ces derniers échantillons, l'extrémité des feuilles pré-
sente parfois une petite pointe hyaline extrêmement courte.
Rhacomitrium fasciculare Brid. var. nov. atroviride Card. —
A præcedente differt : habitu robustiore, colore atroviridi, ramis crassio-
ribus, dense foliosis, foliis latius et brevius acuminatis, apice obtusiore,
integro, cellulisque superioribus longioribus. Sporogonium robustum;
pedicellus 10-12 mm. longus; capsula oblonga, 1.75-2 mm. longa, oper-
culo æquilongo.
Japon : Kamitsuge (n. 822); Takayu, rochers, à 1200 m. (n. 2871, 2873);
Hakkoda. à 1300 m. (n. 2927, 2928).
Rhacomitrium fasciculare Brid. var. nov. brachyphyllum
Card. — Var. atroviridi persimile, sed foliis acumine etiam breviore et
laliore, pro more obtuso-rotundatc, marginibus minus revolutis, cellulis
superioribus brevioribus, fere quadratis, costaque longe ab apice evanida.
(14) J. CARDOT. MOUSSES NOUVELLES DU JAPON ET DE COREE. 330
Corée : Tjyang-Tjyen (n. 343); montagne fes Diamants (n. 681); i
Quelpaert, 1200-1500 m. (n. 92, 95, 96).
Rhacomitrium anomodontoides Card. sp. nov. — Robus-
tum, habitu Anomodontem viticulosum æmulans. Caulis 6-10 em. longus,
ramis brevibus paucis, cæteris elongalis, crassis; folia sicca plerumque
homomalla, latiuscule et breviter acuminata, apice obtuso, rarius acuto,
integro denticulatove, costa procul ab apice evanida, cellulis superioribus
plus minus elongatis. Capsula in pedicello 8-14 mm. longo cylindrica vel
subeylindrica, sicca nitidula et plicatuia.
Japon : Ubayu, rochers (n. 2810); Jimba, rochers (n. 3388). Corée
montagne des Diamants (n. 366,510); île Quelpaert, à 2000 m. (n. 625).
Rhacomitrium carinatum Card. sp. nov. -— Habitu el magni-
tudine formæ genuinæ AR. fascicularis Brid. simile, sed foliis angustiori-
bus, carinatis, plerumque apiculo hyalino denticulato instruclis, margine
tantum uno latere inferne reflexo, cellulis multo brevioribus, in toto
dimidio superiore fere quadratis, costaque bene limitata, dorso rotundata
ei prominente facile distinguitur. À R. heterosticho Brid. foliis angustio-
ribus et longioribus, magis carinatis, marginibus fere ubique planis, rete
papilloso, etc., primo visu distinctum. Fructificatio ignota.
Corée : île Quelpaert, à 1200 m. (n. 643).
Rhacomitrium nitidulum Card. sp. nov. — À. chlorocarpo
Mitt. neoselandico habitu el magnitudine simillimum, differt foliis longio-
ribus, capsulaque fusco-castanea, sicca mitidula. À R. javanıco Doz. et
Molk. statura minore, pedicello dimidio breviore, vix 5 mm. longo, cellu-
lisque superioribus foliorum multo brevioribus, parlim quadratis diver-
sum. Folia nunc omnia mutica, obtusa vel subobtusa. nunc breviter
hyalina vel subpilifera, rete lævi vel papillosulo, cellulis inferioribus plus
minus distincte punctulatis.
Japon : Fusiyama (n. 358). Corée : île Quelpaert, à 2000 m. (n. 627).
Rhacomitrium diminutum Card. sp. nov. — A R. heterosticho
Brid. statura exigua, caulibus gracilibus, foliis minutis brevioribus, mar-
ginibus planis vel tantum uno latere basin versus reflexis, et cellulis
superioribus plerisque elongatis slatim dislinguitur. Folia fere omnia pilo
elongato, decurrente, denticulato instructa. Fr uctus deest.
Japon : Tokachiyama, à 1500 (n. 3383).
Rhacomitrium lætum Besch. et Card., sp. nov. — AR. heteros-
ticho Brid. affine, sed ramis gracilibus, elongatis, subsimpiicibus, ramulıs
brevibus nullis vel paucissimis, foliis angustioribus, longius acuminatis,
marginibus lantum inferne paululum revolutis vel uno latere reflexis,
cæterum planis, plerisque in pilo elongato, canaliculato, subintegro vel
obsoletissime denticulato produclis, rete basilari scarioso, parietibus cras-
sissimis, maxime crenato-sinuosis, cellulisque superioribus omnibus vel
fere omnibus elongatis facile dignoscitur. A R. microcarpo Brid. habitu,
ramificalionis modo, pilo subintegro vel indistincte denticulato, reteque
basilari magis scarioso et incrassato diversum ; a formis piliferis R. java-
. nici Doz. et Molk. habitu, ramificatione, foliis angustioribus, cellulis infe-
rioribus parietibus magis incrassalis haud vel minus distincte punctu-
latis differt.
336 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (15)
Japen : Nikko (n. 504, 506, 515); Sobosan (n. 732); Ichifusa (n. 1060,
1061); Ubayu, rochers (n. 2812); Komagatake, rochers, à 2200 m.
(n. 3471); Tokachiyama,'a 1500 m. (n. 3384). Corée : Pomasa (n. 238 in
parte); ile Quelpaert, 700-2000 m. (n. 87, 611, 630, 720).
Rhacomitrium barbuloides Card..sp.nov.—Species valde pecu-
liaris, habitu Burbulas quasdam sectionis Helicopogon in memoriam refe-
rens, R. canescenti Brid. var. epiloso H. Müll.componenda, sed statura minore,
ramis simplicibus vel parcissime ramulosis, foliis minoribus, angustiori-
bus. lanceolato-lingulatis, apice obtuso subeucullato, marginibus tantum
basin versus reflexis vel revolulis, celerum planis prima serutatione dis-
tinguenda.
Corée : île Quelpaert (n. 102, 296).
Amphidium clastophyllum Card. sp. nov. — Ab A. lappo-
nico (Hedw.) Sch. europæo et A. sublapponico (GC. Müll.) Broth. sinensi
colore lutescente, foliis fragillimis, plerumque effractis, cellulisque infe-
rioribus parietibus firmioribus et crassioribus distinctum. Planta tantum
sterilis nota.
Corée : île Quelpaert, à 600 m. (n. 140).
Schlotheimia japonica Besch. et Card., sp. nov. — S. Grevil-
leanæ Mitt. indicæ peraffinis et forsan tantum proles orientalis hujus
speciei, a qua solummodo differt rete partis superioris folii minus obs-
euro, cellulis magis distinctis, parietibus lutescentibus valde incrassatis.
Japon : Fusiyama (n. 339); Komagatake, rochers, a 1000 m. (n. 3400);
Koyasan (n. 3663, 3688, 3689); Tosa : Yanase (leg. Okamura).
Ulota japonica (Sull. et Lesq.) Mitt. var. nov. stenocarpa Card.— A
forma typica differt capsula longiore, sicca anguste cylindrica.
Japon : Kuroishi (n. 11 in parte); Aomori (n. 2643 in parte).
Orthotrichum consobrinum Card., Sp. nov. — Species pyg-
mæa, O. Schimperi Hamm., 0. pumilo Sw. et 0. Brauniü Br. et Sch.
proxima, sed foliis marginibus ubique planis vel lantum uno latere plus
minus reflexis primo visu distineta. Calyptra subvesiculosa, hemisphæriea,
glabra. Capsula sicca sub ore leniler constricta, fasciis 8 luteis distincte
notala. Peristomium duplex, dentibus 8, bigeminatis, ciliis 8 interposilis.
Japon : Hirosaki, rochers (n. 631); Tottori, troncs d’arbres (n. 723 bis
in parte); Arima, branches d’arbres (n. 2264); Aomori, rochers et troncs
d'arbres (n. 2716, 2718); Hakodate, troncs d'arbres (n. 2731 in parte);
Asamayama, troncs d'arbres, à 900 m. (n. 3183 in parte, 318%).
Orthotrichum erectidens Card.. sp. nov. — Peristomii denti-
bus siccitate erectis, releque foliorum parielibus incrassalis species
O. rupestri Schl. componenda, sed statura minore et præserlim peristomil
dentibus multo densius et minutius papillosis, articulationibus externis
minus prominulis diversa. Ab 0. affine Schrad. el speciebus proximis
peristomi dentibus siccitale ereclis statim distinguitur. Calyptra pilosa.
Capsula brevis. obovata, basi altenuala, semi-emersa, sicca sulcata, fasens
8 luteis distincte notala, stomatibus emersis. Corlicicola videtur.
Japon : Kuroishi (n. 41 in parte); Aomori (n. 2642, 2643 in parte);
Komagatake (n. 3409).
337
GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
DER
Veronica-Gruppe AGRESTIS
VON
Ernst LEHMANN.
(Suite,)
Weiterhin wurde von Knaf in Flora 1846, p. 305. V. Frieseana be-
schrieben. Dieselbe sollte eine Zwischenstellung zwischen V. Tourne-
fort Gm. und V. opaca Fr. einnehmen. Die letztere soll sich von der
seinigen unterscheiden : calycis laciniis spathulatis, staminibus fauci in-
sertis, capsula crispulo pubescente nec glandulifera, loculis 3-5 spermis,
alles variable oder wie die Kapselbehaarung ursprünglich: fälschlich auf-
gestellle (vgl. unten) Merkmale, welche keineswegs eine neue Art be-
gründen können. Zudem sah ich von Knaf selbst gesammelte Exem-
plare, welche sich klar und deutlich als V. opaca herausstellten. Die An-
gabe in Kew Index IV, p. 1189, V. Frieseana Knaf. ist also dementsprechend
zu ändern. Die Autoren sind sich im übrigen über diese Stellung auch
allgemein eimg (vgl. z. B. Sonder, Fl. Hamburg, 1851, p. 6; Cela-
kowsky, prodr. 1867-75, p. 332), während Neilreich (Nachtr. z. Malys
enum. austr. 1861, p.176, seiner Auffassung der Fries’schen Arten ent-
sprechend V. Frieseana natürlich zu V. agrestis L. — agrestis auct
stellt).
Fragen wir uns nun, wie es möglich war, dass nach der klaren Fest-
legung der Arten durch Fries so hervorragende Autoren, wieBentham,
Neilreich, Ledebour und alle die anderen noch immer zu so ab-
weichenden und verschiedenartigen Auffassungen gelangen konnten, so
kommen wir zu dem Resultat, dass verschiedene Gründe dafür vorliegen.
Für den ersten ist Fries selbst verantwortlich zu mächen. Er wurzelt
in einem Fehler in dessen Diagnose für V. opaca. Fries schreibt näm-
lich dort bezüglich der Kapselbehaarung : villus omnino eglandulosus.
- Nun konnte ich aber an den Fries’schen Originalexemplaren, wie an
allen sonst verglichenen Exemplaren von V. opaca feststellen, dass die
338 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (13)
Behaarung stets aus einem Filz kurzer, drüsenloser Haare besteht, aus
dem vereinzelte längere, drüsentragende hervorschauen. Die Behaarung
ist also ganz ähnlich, wie bei V. polita, nur dürfte der drüsenlose Filz
bei V. opaca etwas dichter, die drüsentragenden Haare verhältnismässig
elwas länger sein. Es ist auch in der Literatur darauf schon aufmerksam
geinacht worden. Dennoch aber ist es bei der ausschlaggebenden Bedeu-
tung, die gerade der Kapselbehaarung als diagnostischem Merkmal in
unserer Gruppe zukommt, (vgl. Fresenius, p. 242), klar, dass diese An-
gabe Verwirrung hervorgerufen haben muss. So bezieht sich u. a. Neil-
reich bei der Zusammenziehung der Arten auf diese Angabe bei
Fries und die Knaf’sche Frieseana beruht zu einem grossen Teil
hierauf.
Viel verhängnisvoller als dieser Fries’sche Irrtum war aber einmal
die Verwirrung, welche schon vor Fries herrschte und welche im vor-
hergehenden beleuchtet wurde, z. B. die Abbildungen in Fl. Dan. t. 449,
Engl. bot. t. 789 etc.; weiterhin die eigentümliche geographische Verbrei-
tung der Arten und endlich ganz besonders die grosse, z. T. transgres-
sive Variabilität ihrer Merkmale. Auf die Wirkung der geographischen
Verbreitung hat schon Wiesbaur (l. c. 1887) hingewiesen. Ich be-
schränke mich an dieser Stelle auf die Anführung der einen Tatsache,
dass V. polita z. B. im ganzen Mittelmeergebiet, dem grössten Teil
Öesterreichs, etc., fast ausschliesslich verbreitet ist, V. agrestis aber nur
ganz selten vorkommt, V. opaca fast überall fehlt. Die Autoren haben
dann immer nur V. polita Fr. gesehen und diese identificiert z.
B. mit Fl. dan. t. 449 oder auch einfach auf den ältesten Namen
V. agrestis L. zurückgegriffen, weil sie eben glaubten es gäbe nur die
eine Art.
Auf den letzten Umstand, die Variabilität, kann ich, wie ich schon in
der Einleitung hervorhob, an dieser Stelle noch nicht eingehen, da meine
diesbez. Kulturversuche noch nicht abgeschlossen sind.
Unter diesen dargelegten Verhältnissen ist es nun das unbestreitbare
Verdienst Wiesbaur’s gewesen in einer Reihe von Arbeiten (s. spec.
Teıl) nochmals mit allem Nachdruck auf die Selbstständigkeit und
richtige Begrenzung der Fries’schen Arten hingewiesen zu haben,
nachdem allerdings kurz vorher Gelakowsky (Prodr. 1867-75, p. 332)
dieselben in ganz vorzüglicher Weise beschrieben hatte. Man kann sagen,
dass erst von da ab die Selbstständigkeit der drei Arten V. agrestis L.,
V. polita Fr. und V. opaca Fr. allgemein anerkannt wurde. Freilich einige
Ausnahmen finden sich auch noch in neuester Zeit. So hat Brand (in
Koch’s Syn. 3. Aufl. 1907, Bd. Il, p. 2021) dieselben wieder unter
dem Namen V. agrestis zusammen gefasst. Wettstein (Ref. Oest. b.
Zeitschr.) aber hat auf diese abermalige Verwirrung schon hin-
gewiesen und so brauche ich mich nicht mehr damit aufzuhalten.
Andererseils ist aber Wiesbaur wieder zweifellos zu weit gegangen,
wenn er sagt, dass man an jedem einzelnen Blalt, jeder Blüte
die betreffenden Arten leicht erkennen kann. Denn die grosse Varia-
bilität macht es doch hie und da schwer, die Species voneinander zu
unterscheiden, wenn man nicht vollständige Exemplare besitzt. Ganz
besonders ist das aber auch gegenüber V. Tourneforti Gm. der
Fall, die der V. polita Fr. oft ausserordentlich ähnlich sieht. Wir
kommen darauf nach Erledigung auch dieser Art und der V. filiformis
noch zurück.
(19) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 339
B. V. Tourneforti Gm. und V. filiformis Sm.
Ausserordentlich compliciert liegen die Verhältnisse auch bei diesen
beiden Species. Dieselben sind, obwohl beide gute Arten, von ihrer Auf-
stellung an mit einander verwechselt worden und die Folge dieses ur-
sprünglich Gmelin’schen Irrtums zieht sich trotz mehrfacher Berichti-
gungsversuche durch die floristische Literatur des ganzen 19. Jahr-
hunderts bis auf den heuligen Tag. So wird V. fihformis Sın., welche
eine äusserst beschränkte Verbreitung in den Kaukasusländern und am
östlichen Pontus besitzt, durch die irrige Identifikation nach Frankreich
und verschiedenen anderen Ländern W.-Europas versetzt und als solche
in einzelnen Floren bis jetzt geführt. Hierzu treten von anderen Seilen
erhebliche Komplikationen, welche eine eingehende und kritische Sich-
tung zur Notwendigkeit machen.
Schon weiter oben war erwähnt worden, dass Tournefort von seiner
orientalischen Reise eine Veronica mitbrachte, welche er als V. orientalis
folüs hederæ terrestris, flore magno bezeichnete (Coroll. 1703, p. 111).
Aus dieser Angabe kann man vorerst noch nicht ersehen, um welche
Art es sich handelt. Indessen befindet sich im Herbar Smith ein Exem-
plar von V. filiformis Sm. mit der Bezeichnung: Tournefort, ex Oriente,
woraus zu schliessen ist, dass auch die Angabe in Tourneforts Corolla-
rium auf V. filiformis Sn. sich bezieht‘. Diese Annahme wird bestäligt
durch Buxbaum (pl.minus.cog.cent. 1, 1728), welcher auf Tab. XL, Fig. 1,
unter Bezugnahme auf Tourneforts Corollarium, eine ziemlich gut
kenntliche V. filiformis Sm. abbildet. Allerdings gibt er hierzu wohl ver-
sehentlich die Diagnose Tourneforts nicht ganz richtig wieder, indem
er flore albo statt flore magno schreibt, ein Umstand, welcher weiterhin
vielfach zu Irrlümern Anlass gegeben hat.
Auf derselben Tafel bildet Buxbaum sodann eine V. Tournefortü Gm.
ab und bedient sich für sie der Morison’schen Phrase für V. agrestis :
V. flosculis oblongis pediculis insidentibus, Chamædryos folio unter Hin-
zufügung von minor. Von V. agrestis, die er offenbar mit minor meint,
unterscheidet sie sich nach ihm: non solum partium omnium floris im-
primis magnitudine, sed et foliorum colore splendente viridi, qui in
minore subglaucus. Flores eleganter coerulei, striati, caules quoque erec-
tiores. Während die letzteren Unterschiede offenbar minoris momenli
und, weisen uns die Grössenangaben zweifellos auf V. Tournefortü Gm.
in.
Unter Bezugnahme auf Tournefort und Buxbaum stellt dann
Smith im Jahre 1791 in Trans. of the Linn. Soe.Vol. I, p. 195, seine V. fili-
formis auf. Das dieser Neuaufstellung zu Grunde liegende Herbarmaterial
ist allerdings, wie schon verschiedentlich hervorgehoben wurde”, nicht
! Anm. Es wäre allerdings die Möglichkeit offen zu lassen, dass Tournefort
zugleich auch V. Tournefortii Gm. mitgebracht hätte, sie aber von V. filiformes
Sm. nicht unterschieden habe. Da mir aber kein anderes Exemplar Tourne-
forts bekannt wurde, so habe ich keine Veranlassung, dies zu glauben.
2 Smith and Sowerby, Engl. bot. 4831, unter Nr. 2769. — Williams,
Journ. of. Bot. 1904, p. 253.
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (22e sÉR.). 1908 (20)
eindeutig. Es liegen in Smith’s Herbar in London drei Bogen unter.
V. fiiformis. Auf dem ersten finden sich zwei Proben, welche wirklich
zu dieser Art gehören und folgendermassen bezeichnet sind: 4. Ex oriente
Tour. 2. Iberia subalpına V. filif. vera Chev. de Steven 1816. Die auf dem
2. und 3. Bogen befinlichen sind indessen sämtlich zu V. Tournefortii zu
ziehen. Auf dem 5. Bogen ist von Smith eigener Hand dazu geschrieben:
an a filiformi distincta? Man sieht also, dass Smith die Verschiedenheit
selbst schon bemerkt hatte, sich aber dennoch nicht zur Aufstellung einer
weiteren Art entschliessen konnte. Es ist dies offenbar ein Rückschritt
Buxbaum gegenüber, welcher, wie wir sahen, in seinen Abbildungen
beide Arten gut auseinander hielt. Dennoch können wir mit Sicherheit
sagen, dass Smith Namen und Diagnose an einer wirklichen V. fli-
formis abfasste, da die Proben des 2. und 3. Bogens in seinem Herbar
sämtlich aus späteren Jahren stammen und nur die von Tournefort
gesammelte echte Art schon vor der Publikation 1791 daselbst vorhanden
sein konnte. Demnach ist an der Rechtmässigkeit des Smith’schen
Namens in keiner Weise zu zweifeln.
Von den ersten, welche diesen Namen unverändert herübernahmen,
sind zu nennen: Willdenow, sp. pl. 1797, T. I. p. 74 und Vahl, Enum.
1804, p.82, der letztere mit der Bemerkung: ex herbario Tournefortii.
Bezüglich der Stellung der neuen Art war Smith der Ansicht gewesen,
sie sei am nächsten mit V. hederifolia verwandt. Willdenow bemerkt
dazu, sie seı derselben wohl ähnlich, aber genügend von ihr verschieden.
Erst Marschall von Bieberstein (1803, vol. I, p. 14) macht deutlich
auf die fälschliche Beziehung aufmerksam, indem er richtig hervorhebt,
V. filiformis sei am ähnlichsten V. agrestis L., nicht aber der V. hederi-
folia. Unverständlich bleibt danach die Stellung, die er ihr zwischen
V. hederifolia und triphyllos anweist. Erst im Suppl. 1819 stellt er sie
richtig hinter V. agrestis und Buxbaumi, nachdem noch Besser 1809
darauf anfmerksam gemacht hatte, dass die Pflanze mit V. hederifolia gar
nichts gemein hat. Andere, wie Poiret, Römer und Schultes hatlen
sie sogar neben noch weiter entfernte Arten, wie V. glauca, amena,
peregrina etc. gestellt. was aber offenbar ganz und gar keine Berechtigung
besitzt.
Es folgt nun die Aufstellung der V. Tournefortü' in Gmelin, fl. bad.
1805, vol. I, p. 39. Gmelin zitiert zu seiner neuen Art sowohl V. fii-
formis Sm. als Tourneforts V. orientalis etc. und Buxbaum, Cent. I.,
Tab. XL, fig. 1. Also auch Gmelin war sich eines Unterschiedes
zwischen der rein kaukasischen V. filiformis Sm. und seiner weit ver-
breiteten neuen Art noch nicht bewusst, wobei nur nicht einzusehen ist,
warum er dann nicht auch Smith’s Namen für seine Karlsruher Pflanze
in Anwendung brachte. Hierin liegt ein grosser Fehler, welcher zum
Ausgangspunkt all’ der vielen späteren Verwechselungen wurde. Es
konnte natürlich nicht ausbleiben, dass Autoren, welche sahen, wie
1 Anm. Das schon durch Buxbaums fälschliches Zitat der Tournefort-
schen Phrase, als durch die Verwechselungen in Smiths Herbar erhebliche
Durcheinander wird erhöht durch die unglücklichen Beziehungen der binären
Namen. Gmelins VW. Tournefortii bezieht sich gerade nicht auf die von
Tournefort mitgebrachte Pflanze und Tenores Buxbaumii (s. S. 346),
welche auf V. Tournefortii Gm. Bezug hat, ist insofern ungünstig, als Bu x-
baum sowohl V. Tournefortii Gm. als V. filiformis Sm. abgebildet hat.
(21) E. LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS, 341
Gmelin selbst seine V. Tournefortü mit Smith’s älterer Art identifi-
zierle, nun auch konsequent handelten und, wo ihnen eine Pflanze be-
gegnele, die der Gmelin’schen Diagnose entsprach, dieselbe mit dem
Namen V. filiformis belegten. Der erste, welcher so verfuhr, war
Besser. Allerdings war er auch zugleich der erste, welcher Zweifel an
der Identität von V. filiformis Sm. und V. Tournefortü Gm. erhob (ll.
galic. 1809). Vor allem war es die grosse Länge der Blütenstiele, die
Blattform etc., welche ihn mit Recht zu der Ueberzeugung kommen
liessen, dass es sich um zwei verschiedene Arten handelte. Trotzdem hat
gerade er durch die, wenn auch fraglich gelassene Uebertragung des
Namens V. filiformis Sm. auf V. Tournefortit Gm. die Scheidung beider
Arten hintangehalten. Mit aller Entschiedenheit treten sodann Remer
und Schultes (Syst. 1817, I, p. 126) für die Trennung von V. filiformis
Sm. von der überall kultivierten Art der V. Tournefortü, die sie V. per-
sica Poir nennen, ein. Auch Marschall von Bieberstein scheidet in
Suppl. 1819 zwischen V. Buxbaumü Ten. und V. filiformis Sm. Zur
ersten zitiert er richüig V. filiformis Besser fl. galic. n. 31 u. Schulltes
obs., p. 5, ebenso Buxb. cent. I, p. 26, t. 40, f. 2; zu letzterer Buxb. cent.
I, p. 26,1. 40, f. À u.a. Er unterlässt indessen die Anführung des Gme-
lin’schen Namens V. Tourneforti zu V. Buxbaumi. Recht wenig klar
erscheinen auch die Vorstellungen, dieMax Uechtritz über unsere Arten
hat. Er will sowohl V. Buxbaumii als V. filiformis Sm. et Bess. u. V. per-
sica Poir. als Varietäten zu V. agrestis L. einbeziehen (Flora 1819,
2. Jahrg., p. 516-18, ibid. 1822, 5. Jahrg., p. 421 u. 422). Reichenbach
(Icon. 1825) hingegen weiss nur nicht, ob er V. filiformis Sm. als beson-
dere Ari oder nur als Standortsform von V. Tournefortü ansehen soll,
schliesst aber V. filiformis doch von seinen Synonymen der Tournefortit
aus. Dennoch zitiert er dann V. filiformis Marsch. v. Bieb. I, p. 15, hier-
zu, welcher doch daselbst gerade Smith und Buxbaum I, p.25, t. 40, f. I
anführt, Tournefort Coroll. 7 aber nach Reichenbachs (1825) eigener
Ansicht nur wegen des fehlerhaften Zitates beiBuxbaum ausschliesst. Es
ist mir das nur so erklärlich, dass er darin direkt Roem. ei Schult. 1817
gefolgt ist, welche, wie wir gleich noch sehen werden, M. B. I 15 zu ihrer
V. persica zitieren. Nach und nach gelangen nun die Autoren immer
mehr zu der Erkenntnis, dass V. filiformis Sm. und V. Tournefortü Gm.
verschiedene Arten sind \vergl. z. B. Reichenbach (Icon. 1829),
Sowerby and Smith 1831, ganz neuerdings Bornmüller, Pl. Strauss.
Beih. Bot. Zentralbl. 1907, Bd. XXI, Abt. II, Heft 1, p. 113), sodass heute
im allgemeinen nicht mehr daran gezweifelt wird. Wenn Williams(1904)
V. Tourneforti Gm. wieder zu V. filiformis Sm. hinzuzitiert, so beruht
das auf einem im folgenden darzulegenden Irrtum, berührt aber die
Frage, ob wirklich hier zwei Arten nebeneinander vorliegen, im Grunde
gar nicht, da Williams eben statt V. Tournefortü Gm.V. Buxbaumii Ten.
als eigene Art neben V. filiformis Sm. anerkennt.
Eine weitere Frage wäre indes die, ob vielleicht für eine andere
Veronica-Art schon früher der Name Tournefortii benutzt worden wäre,
dass somit der Name für unsere Art nicht mehr frei wäre. Hierzu ist zu
erwähnen, dass Villars in Prosp. Dauph. 1779, p. 20 eine V. Allionit
var. Tournefortii beschreibt, die er schon am Ende dieser Arbeit und
weiterhin in Histoire des Pl. Dauph. 1787 zur Art erhebt. Aber schon
Schmidt, fl. boöm. 1793 sagt: non persuadeor, Ver. Allioni et Tourne-
fortii veras et distinctas esse species a V. officinali, cum hanc diverso
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° D, 30 avril 1908. 24
342 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m sER.), 1908 (22)
solo diverso habitu conspexerim. Schrader, fl. Deutschl. 1806, p. 32
stellt sie als var. y zu V. officinalis. Index Kewensis IV, p. 1192 führt sie
als Synonym zu y officinahs. Williams (1904) hingegen môchte sie als
var. von V. Allionti aufgefasst sehen. Wie dem aber auch sei, ob man
V. Tournefortü Vill. als Varietas zu V. officinalis oder Allioniü stellen
will, oder aber sie in die Synonymie einer von beiden Arten aufnimmt,
keins von Beiden kann der Grund sein, den Arinamen V. Tourneforti
Gm. einzuziehen. Denn die Wiener Nomenclaturregeln (1906) sagen aus-
drücklich: Art. 29: Es darf (dagegen) der gleiche Name für Unter-
abteilungen verschiedener Arten Verwendung finden; Unterabteilungen
einer Art dürfen denselben Namen führen wie andere Arten.
Demnack bleibt der Name V. Tournefortii für unsere Art bestehen.
Um eine weilere Nomenclaturschwierigkeit aufzuklären, müssen wir
ganz kurz die Verhältnisse in der benachbarten Gruppe Cymbalaria
betrachten.
Linne führt in Sp. pl. 1753, p. 14, N. 22 ß hinter V. hederifolia:
V. chia, cymbalariæ folio, verna flore albo, umbilico virescente. Dazu
zitiert er Tournefort, cor. 7. Buxb. cent. I, p. 25, t. 39, f. 1. Die be-
treffende Stelle bei Tournefort ist von Linne wörtlich zitiert. Bux-
baum aber bildet tab. 39, f. 1 V. pectinata ab, die er p. 25 V. Constanti-
nopohtana, incana, Chamæryos foho Tour. Cor. nennt. Fig. 2 aber bringt
die von Linne mit V. chia etc. bezeichnete Pflanze, deutlich die später
von Bodard in Mém. Véronique Cymbalaire 3. ex Bertol. Amoen. ital. 56
als V. Cymbalaria bezeichnete Pflanze. Es liegt infolgedessen bei Linn &
ein Irrtum vor, auf den, wie ich bei Bubani, fl. pyren. 1897, vol. I,
p. 302, ersah, schon Bory, Chaulard (Morées p. 16 u. 20) aufmerksam
wmachten, womit allerdings Bubani nicht einverstanden war.
Weiter stellt dann Vahl (Enum. 1804, p.81) eine V. cymbalarizfolia auf,
die Kew ind. zu V. cymbalaria Bod. zieht und das mit Recht, denn semina
ut in hederifolia und weisse Blüten genügen, um diese Beziehung zu
rechtfertigen. Vahls Zitat der Buxbaum’schen Tafel ist fehlerhaft wie
bei Linne.
Aber schon in früherer Zeit kam der Name V. cymbalariæfolia ver-
schiedentlich vor. In Enum. Tubing. 1772, p. 6, spricht Gmelin von
einer solchen, die vom Kew index zu V. hederifolia L. gestellt wird.
Diese Beziehung ist den Hauptpunkten in der Diagnose nach wahrschein-
lich richtig, obgleich z. B. die Vielsamigkeit der Kapsel, von der Gmelin
spricht, die Farbe der Blüten (cœrulei) u.a. nicht dazu passt.
In fl. boëmica 1793 spricht sodann W. Schmidt auf p. 26 wieder von
einer V. cymbalarifolia. Der Kew Index IV, p. 1188 identifiziert diese Art
mit V. Tournefortii Gm. Das ist von Wichtigkeit. Denn stimmte das, dann
wäre V. cymbalarifolia Schmidt als ältester Name statt V. Tournefortü
Gm. in Anwendung zu bringen.! Betrachtet man aber die Zitate bei
1 Anm. In Schmidt, fl. bo&m. wird bei den einzelnen Arten auf Tafeln ver-
wiesen. Trotz mehrfacher, ausdrücklicher Bestellnng konnte ich solche aus der
Berliner kgl. Bibliothek nicht erhalten.
Maiwald (Gesch. d. Bot. i. Böhmen 1904, p. 93) spricht nur von 2 Original-
tafeln, welche im böhm. Museum in Prag aufbewahrt werden. Um mir über das
Vorhandensein eventuell weiterer Tafeln und den Inhalt der 2 bei Maiwald
senannten Tafeln Klarheit zu verschaffen, wandte ich mich an Hrn. Dr. Domin,
welcher so freundlich war, mir eingehende Auskunft zu erteilen. Von den zwei
EE
(23) E. LEHMANN. VERONICA-GUUPPE AGRESTIS. 349
Schmidt eingehend, so ergibt sich, dass diese Beziehung wohl nicht
richtig sein kann. Erstens wird dort hinzuzitiert: V. Buxbaumi, floribus
solitariis, foliis ovato-oblongis incisis villosis pedunculo longioribus.
F.W.Schmidt in Mayers phys. Aufs. I, Jahrg. 1791, p. 187. Diese
Pflanze wird aber von Kew index fälschlich zu V. pectinata gezogen, auf
Grund des schon erwähnten irrigen Zitates Bu x b. cent. I, p. 25, t. 39, f.1.
Denn dass es sich hier nicht um pectinata handeln kann, das geht zur
Genüge aus «flores solitarii, ex alis foliorum oriuntur» hervor. Diese
V. Buxbaumi Schmidts muss vielmehr mit mindestens dem gleichen
Recht zu V. hederifolia gezogen werden, wie V. cymbalarifolia Gmel.
Tubing. und da Schmidt in fl. boëm. als zweites Zital zu seiner cym-
balarifolia diejenige Gmelins anführt, so stehen dem sonst keine
Schwierigkeiten im Wege. Als weitere Zitate führt Schmidt dann noch:
V. cymbalariæ folio verna. Berg. Fi. Francof. p.78, Buxb, fl. hal. p. 133
mit Tournef. Insi. p. 145 — V. hederifolia und endlich Buxb. cent. I,
p. 25, t. 39. f. 1. In der Diagnose sprechen z. B. Corolla calyce minor,
alba aut carnea — laciniis acuminalis — stylus brevis clavatus — capsula
obtusa — semina ex omnibus Veronicæ speciebus maxima ebenfalls für
V. hederifolia. Seitens Schmidt liegt also einfach eine Verwechselung
von V. cymbalaria mit einer Form von V. hederifolia vor. Der Kew index
hat aber offenbar Schmidts V. Buxbaumi mit derjenigen Tenores
verwechselt, was um so leichter möglich war, als zugleich auch Gmelin
und Buxbaum cent. I, p. 25 zu derselben zitiert sind und hat dann auch
V. cymbalarifolia Schmidt zu V. Tournefortii Gm. gestellt. Es ist also
sicher, dass V. cymbalarifolia Schmidt kein Synonym von V. Tournefortü
ist und überhaupt nicht zur Gruppe Agrestis gehört. Die vereinzelten
früheren Zitate hierzu, vgl. z.B. Rem. et Schult., Syst. I, p. 126, Koch,
Syn. p.524 — V. persica sind wohl auf denselben Irrtum zurückzuführen,
dem der Kew index verfallen war.
Im Jahre 1806 wird von Sibthorp und Smith fl. graca I, tab. 8 die
var. byzanlina zu V. agrestis aufgestellt. Dieselbe erweist sich durch die
vorzügliche Abbildung, ebenso wie durch die Diagnose als mit V. Tourne-
fortii identisch. Wenn diese Varietät dank ihrer klaren und deutlichen
Beschreibung und Abbildung weiter nicht zu Verwirrung Anlass bot, so
kann man gerade das Gegenteil von der Aufstellung der V. persica durch
Poiret, Encycl. 1808, VIT, p. 542, no 78 sagen. Diese Art wird mit folgen-
der Diagnose versehen: VW. pilosa, foliis petiolatis, lato-cordatis, inciso-
crenatis: pedunculis filiformibus, folio vix brevioribus, caulibus procum-
bentibus. Zugleich wird V. filiformis als besondere Art aufgeführt. Die
Poiret’sche V. persica wird nun von den Autoren verschieden beurteilt.
Die meisten identifizieren sie mit V. Tournefortü Gm. Andere wieder
halten das nicht für möglich, noch andere setzen sie gleich V. filiformis.
Untersuchen wir, was das richtige ist.
Nach der Poiret’schen eingehenden Beschreibung ist es ausserordent-
Originaltafeln Schmidts bezieht sich demnach keine auf Veronicæ. Andere
Tafeln, die im Text zitiert werden, sind auch Herrn Domin völlig unbekannt.
Ehenso war leider von Originalexemplaren Schmidt ’scher Veronicæ im bôhm.
Landesmuseum nichts aufzutreiben, ebensowenig in den Sammlungen der deutschen
Universität, worüber mir Herr Prof. Dr. Beck in dankenswerter Weise Mit-
teilung machte.
344 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.) 1908 (24)
lich naheliegend, die Art mit V. Tourneforti zu identifizieren. Poiret
sagt z. B.: Cette Véronique offre presque tous les caractères du V. agrestis,
mais elle est bien plus grande — les fleures sont alternes, solitaires,
axillaires, portées sur des pédoncules filiformes — les lobes (de la cap-
sule) sont divergens — etc. Wollte man aber diese Identifizierung für
richtig erklären, dann müsste man zweifellos V. Tournefortii Gm. als
Namen, V. persica als Synonym wählen, das gleiche gilt für den Fall, dass
V. persica mit V. filiformis identifiziert wird. Denn beide Namen sind
älter. Das ist aber oftmals nicht geschehen, sei es nun, dass man V. per-
sica als Name, welcher zugleich die Herkunft bezeichnet, als geeigneter
ansah, sei es aus anderen Gründen. Der Grund für weitere Differenzen
beruht aber auf Poirets Beschreibung. Er sagt darin: les pedoncules
ordinairement un peu plus courts que les feuilles und la corolle un
peu plus courte que le calice. Bei Gmelin aber lesen wir im
Gegenteil: Pedunculi foliis fere duplo longiores und Tenore sagt
für seine V. Buxbaumü. die ja, wie wir sehen werden, zweifellos mit
V. Tournefortüi Gm. zu identifizieren ist: la corolla una volta più grande
del calice & in tutte le parte due volte piü grande della rustica. Die
Autoren verhalten sich hierzu verschieden. Remer und Schultes
(1817) änderten die Diagnose Poirets einfach um und schrieben jeden-
falls auf Grund von Exemplaren, die sie aus von Schott aus Persien direkt
erhaltenen Samen erzogen: corollis calyce majoribus und identifizierten
die Pflanze mit V. Tourneforti Gm. Marschall von Bieberstein
zitiert V. persica Steven mem. mosq.5,p. 341, Besser, cat. hort. crem.
1816, p. 150, Reemer et Schultes I, p. 126 zu V. Buxbaumii, schliesst
aber Poirets Synonym aus. Gaudin (fl. helv. 1828) hält es noch für
wahrscheinlich, dass V. persica zu V. Tournefortii gehöre, bezeichnet
dieselbeaber dennoch alssynonymum dubium. Grenier (fl. du Jura 1865-
1875, p. 585) widmet dieser Frage eine längere Anmerkung. Er kommt
ebenso zu dem Ergebnis, dass V. persica als fragliches Synonym
zu Tournefortü zu stellen sei, indem er noch die widersprechenden
Angaben bez. der Kapseln bei Poiret und Tenore hervorhebt. Der
erstere sagt: «capsule à peine de la longueur du calice, à 2 lobes
ventrus », der andere «capsule comprimée, toujours plus courte que le
calice ».
Sodann war es Lamotte (Prodr. d. 1. fl. du centre d. I. France 1881,
p. 562), welcher auf Grund der diagnostischen Abweichungen glaubte an-
nehmen zu müssen, V. persica Poir. könne keinesfalls zu V. Tournefortit
bezw. Buxbaumii gehören.
Ich habe mich nun, um auch diese Frage endgültig zu entscheiden, ein-
gehend mit den abweichenden Merkmalen beschäftigt. Was da zuerst
das Verhältnis von Blütenstielen und zugehörigen Blättern anbetrifft, so
habe ich Pflanzen der verschiedensten Standorte und zu jeder Jahreszeit
vorgenommen und die betreffenden Teile gemessen. Ich führe hier zur
Illustration nur ein Beispiel an. Am 23. IV. 1906 wurden an einer im
Getreidefeld erwachsenen V. Tournefortii die Längen von 30 Blüten
bezw. Kapselstielen und zugehörigen Blättern gemessen. Es ergab sich
als durchschnittlich :
Kapselstiel 24,5 mm 17,2
Blatt mit Stiel 126mm 10,0
(25) Es LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 345
Von diesen Pflanzen wurde Samen genommen, welcher auf einem ge-
wöhnlichen Beet mit fruchtbarer Erde ausgesät wurde und noch im selben
Herbst konnte ich das Verhälnis von Kaspelstiel zum Blattstiel aus
30 Messungen wie folgt feststellen:
Kapselstiel _ 19,3 mm 10,0
Blatt mit Stiel ° 27,6 mm 14,3
Man sieht also, wie ausserordentlich variabel gerade dieses Merkmal
ist; und wenn man auch zugeben muss, dass V. Tournefortii mit längeren
Blütenstielen als die Blätter unter gewöhnlichen Umständen weitaus am
häufigsten vorkommt, so ist es doch leicht möglich, dass Poiret gerade
Pflanzen mit relativ kurzen Blütenstielen gefunden hat. Es hat auf diese
Variabilität schon Brand (Koch’s Syn. 3. Aufl. 1. c. p. 2051) hingewiesen
und mehrere Varietäten (grandifolia Neilr., brachypoda Wiesb.) sind dar-
auf gegründet worden. Zur Erklärung der Poiret’schen Pflanze kann
man allerdings auch mit Reichenbach (Icon. 1825) die Annahme
machen, sie sei ein Jugendstadium von V. Tournefortii gewesen; denn
es konnte durch Messungen auch festgestellt werden, dass die ersten
Blütenstiele oft kürzer sind als die Blätter, die späteren aber länger.
Jedenfalls braucht V. persica auf Grund der relativen Blütenstiellänge
nicht von V. Tournefortii abgetrennt zu werden.‘
Was nun die Grösse der Blumenkronen anlangt, so trifft auch hier die
Angabe: Blumenkronen grösser als der Kelch nur für die Regel, aller-
dings die weitaus grösste Zahl der Fälle, zu. Denn es ist einmal seit
längerer Zeit bekannt (vgl. Bateson u. Pertz Proc. Cambr. Phil. Soc.
1899, X., B. Il, S. 78), dass kleine Blumenkronen als Anomalieen auch
bei V. Tournefortü auftreten; dann aber konnte ich im Sommer 1907 in
meinen Kulturen im Leipziger botan. Garten ganze Pflanzen finden,
bei denen alle Blüten kleiner waren als die Kelche, sei es nun,
dass hier eine erbliche Rasse vorlag, sei es, dass auf Grund irgend
welcher äusserer Bedingungen der Kelch besonders üppig gedieh.
Also auch das nôtigt uns nicht, V. persica von V. Tournefortii
abzutrennen ; noch weniger auch wie Sprengel (1825, p. 25)
Will, V. persica gleich V. pulchella zu setzen, oder aber dieselbe
mit Remer und Schultes (1817) als besonders verwandt mit dieser
mil V. agrestis identischen Art anzunehmen. Sprächen nicht unsere
oben angeführten Gründe schon genügend dagegen, so wäre auch noch
anzuführen, dass V. agrestis L. gar nicht in Persien vorkommt. Uebrigens
! Anm. Es sei bei dieser Gelegenheit 1. darauf hingewiesen, dass man häufig
bei V. polita, besonders aus südlichen Gegenden, wenn sie an recht sonnigem
la! erwachsen ist und die Blätter sehr klein geblieben sind, die Blütenstiele
2, ja 3 Mal so lang findet als die Blätter. 2. Linnés ursprüngliche Diagnose für
V. agrestis lautet: Pedunculi foliis longiores. Obwohl, wie ich mich am Original-
exemplar in London überzeugen konnte, das nicht stimmt, findet es sich doch ın
den meisten Floren der folgenden Zeit, welche Linnés Diagnose unverändert
übernehmen, immer wieder. Vielleicht hätte man dann auch denken können,
dass Linné ursprünglich V. Tourne/ortii Gm. vor sich gehabt hätte, was aber
natürlich irrtümlich ist. Der erste, bei dem ich richtig fand: Blätier länger als
Blumenstiele ist 1800 Dennstedt, Weimar. Flora.
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (25e séR.).. 1908 (26)
hat schon Reichenbach (Icon. 1825) auf die Unwahrscheinlichkeit
dieser Stellung aufmerksam gemacht. Es bliebe nun nur noch der Ein-
wand von Grenier gegen die lobes ventrus der Kapsel. Solche habe ich
allerdings niemals an V. Tournefortii finden können; dieselben waren
immer, wie Tenore sagl, comprimés. Dies ist das einzige Merkmal,
welches an V. polita Fr. erinnert, welche ja auch sonst als einzige Art in
Frage käme, der man V. persica zurechnen könnte; dagegen aber sprechen
wieder les decoupures lancéolées du calice in der Poiret’schen Be-
schreibung. Man wird demnach wohl am besten fun, V. persica Poir. mit
einem Fragezeichen versehen zu V. Tournefortii Gm. zu stellen. Nicht
ausgeschlossen bleibt dabei allerdings, dass sie eine Zwischenform
zwischen V. Tournefortii und V. polita Fr. darstellt, wie wir solche
weiterhin noch gerade aus Persien kennen lernen werden. Ganz falsch
aber ist es zweifellos, V. persica Poir. — V. filiformis Sm. zu setzen, wie
Williams (l.c.) es tut. Denn V. filiformis hat ja doch gerade stets
ausserordentlich lange Blütenstiele, während für persica nach Poiret
umgekehrt das Eigentümliche in den kurzen Blütenstielen zu suchen ist.
Hierauf haben wir einen weiteren Namen für unsere Art zu besprechen,
den von Tenore, Fl. Neap. 1811-15, tab. 1, p. 1 aufgestellten: V. Bux-
baumii. Aus Abbildung und Beschreibung geht zur Genüge hervor, dass
es sich um V. Tournefortii Gm. handelt. Aber der Name Buxbaumii wird
noch bis heute sehr häufig in der Literatur gebraucht und erst ganz
kürzlich erschien eine Arbeit (Williams, Journ. of Bot. 1904, p. 253),
welche für die allgemeine Wiedereinführung des Tenore’schen Namens
mit aller Entschiedenheil eintrat. Dass die älteren Autoren V. Buxbaumiü
dem Namen V. Tournefortii vorzogen, ist erklärlich. Tenores Art war
mit einer guten Abbildung versehen und deutlich zu erkennen, Gmelins
Tournefortü hingegen war ohne Abbildung und noch dazu mit V. fili-
formis Sm. durch Zitate verquickt. Wieso aber Williams wieder auf den
Irrtum verfallen konnte, V. Tournefortii ebenso wie V. persica Poir. mit
V. fliformis zu identifizieren, wodurch dann natürlich V. Buxbaumü der
älteste und anzunehmende Name wäre, ist mir schlechterdings unver-
ständlich. Er beruft sich dabei wieder auf das fälschliche Zitat Bu x-
baums bei Gmelin. Dieser aber hat V. filiformis Sm. überhaupt nicht
gekannt und Poiret hat dieselbe von seiner V. persica unterschieden.
Es ist überfiüssig, hierauf nochmals zurückzukommen. Auch die übrigen
Einwände Williams wurden schon weiter oben erledigt. Es ist also
auch der Name V. Buxbaumi Ten. für unsere Art endgültig zurückzu-
weisen.
Dass sich der ällere Uechtritz über die Begrenzung unserer Arten
nicht recht klar war, sahen wir schon verschiedentlich. Es kommt auch
hier wieder zum Durchbruch. Im Jahre 1819 hatte er in Flora (2. Jhrg.,
p. 516) V. filiformis angeführt, mit der Bemerkung: im ebenen Schlesien
keine Seltenheit; es kann sich danach natürlich nur um V. Tournefortü
Gm. handeln. Im Jahre 1822 (Flora, 5. Jahrg., 2. Bd., p. 421) zieht er
V. Buxbaumii aber als var. ß australis und V. filiformis als var. ß fili-
formis zu V. agrestis, kommt also offenbar nicht zu einer genügenden
Anschauung der Verhältnisse. Auch sonst ist, wie wir ja schon weiler
oben sahen, V. Tournefortii oft zu V. agrestis L. einbezogen worden.
Es folgt ein weiterer Name, V. hospita Mertens und Koch (in Röh-
lings Deutschlands Flora 1823, p. 332). « Derselbe wird », wie die
Autoren sagen, « nur ungern für nur eine, gewöhnlich verschieden ge-
(27) E. LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS, 347
haltene Art in Anwendung gebracht». Es werden, wie aus den Zitaten
hervorgeht, V. filiformis Sm. und V. Tournefortüi Gm. als var. « u. ß
unter diesem Namen vereinigt und zwar scheinen die Autoren zum Teil
durch Smith’s Originalexemplar dazu geführt worden zu sein. Diese
Zusammenziehung ist, ganz abgesehen von fehlerhaften Zitaten unter
a und ß, unseren bisherigen Befunden nach, natürlich zu verwerfen.
Dennoch haben sich auch dieses Namens verschiedene Autoren bedient.
(S. Spez. Teil.)
Bei ihren Wanderungen über den Erdball hat aber V. Tournefortii
neuerdings noch 2. Namen erhalten. In Amerika nämlich nannten sie
Britton, Stern u. Pogg. Prelim. Catal. (1888, 40) V. byzantina, dabei
auf V. agrestis var. byzantina Sbth. et Sm. (vgl. p. 343) zurückgreifend.
Ihnen folgten verschiedene andere amerikanische Autoren (vg gl. spez.
Teil). Dieser Name ist natürlich zu verwerfen.
In Neuseeland aber gab Golenso ihr den Namen areolata (Trans. NZ.,
Inst. vol. XXIV, 1892, p. 392). Ein Originalexemplar konnte ich in Kew
einsehen, und fand, wie das auch von Cheesman (Man. of the New Zeal.
Fl. 1906, p. 1082) schon festgestellt war, dass es sich | um V. Tourneforti
handelt.
Nachdem wir so die zahlreichen Namen für unsere Pflanze kennen
gelernt haben, sei noch darauf hingewiesen, dass sich die einzelnen
Autoren in aufeinanderfolgenden Auflagen bestimmter Werke oder in
verschiedenen Publikationen sehr häufig sehr verschiedener Namen
bedienten. Als einziges Beispiel führe ich Garckes Exkursionsflora
Nord- und Mittel-, später ganz Deutschlands an. Hier wird in den ersten
Auflagen der Name V. Buxbaumiti verwendet; ab 1863 (p. 297) kommt
V. persica zur Anwendung und endlich ab 1873 (p. 297) bis jetzt
V. Tournefortü. Ich könnte die Beispiele dafür noch erheblich ver-
mehren, begnüge mich aber mit diesem Hinweis. Siehe hierzu noch den
spez. Teil.
C. V. siaretensis nov. sp. und Zwischenformen.
Bastarde zwischen V. Tournefortii und den drei zuerst behandelten
Arten wurden von Schuster (Mitt. d. bayer. bot. Ges. 1905, Nr. 36,
p. 455-459) beschrieben. Auf Grund des mir von diesem Autor freundlich
zugesandten Materials konnte ich mich allerdings ebensowenig von der
Bastardnatur dieser Pflanzen überzeugen, als an der Hand der Diagnosen.
Eine eingehendere Besprechung möchte ich jedoch auf später, im Zu-
sammenhange mit der Behandlung der Variabilität, aufsparen. Dort soll
auch über Halliers (Fl. v. Deutschl. 1884, XVII. p. 176) sehr fraglichen
Bastard opaca X polita gesprochen werden. Als Zwischenform zwischen
V. filiformis und Tournefertii wurde in Linnæa 22. Bd. 1849, p. 702 von
C. Koch V. reticulata aufgestellt. Boissier, welcher die Koch’sche
Pflanze selbst sah, hat dieselbe aber schon mit Recht zu V. ceraiocarpa
C. A. Mey. gestellt. Dass sie dahin gehört, geht aus der Diagnose deut-
lich hervor, vor allem aus: semina plana, capsula nervoso-reticulata, lobis
divergenlissimis.
Sonst sind meines Wissens intermediäre Formen, welche nicht bei
ATP:
348 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1908 (28)
genauerer Betrachtung der einen oder anderen Art angeschlossen werden
konnten, nur noch von Kuntze beschrieben worden, worauf gleich ein-
gegangen werden wird. Auch die Proben, welche mir in dem ausser-
ordentlich grossen Material, das ich einzusehen Gelegenheit hatte, zu
Gesicht kamen, waren mit einigen wenigen, sogleich zu besprechenden
Ausnahmen, stets mit Sicherheit mit der einen oder anderen Art zu
identifizieren.
Kuntze (plantæ Daghestanæ. Act. h. Petrop. 1887, p. 223) aber setzt
ausführlich auseinander, dass er Zwischenformen zwischen V. agrestis
(= polita), Tournefortü und filiformis in seinem Gebiet gefunden habe.
Vor allem erwähnt er eine V. agrestis L. (= polita Fr.) f. longistyla,
welche auf persischen Blumentöpfen auf dem Kaspidampfer von ihm
gesammelt wurde. Dann aber hat Bunge bei Siaret in Persien in den
50er Jahreneine Pflanzegesammelt, welche mir in vorzüglichenExemplaren
im Hb. Boissier u. hort. Petrop. vorlag. Diese vereinigen aufs Schönste
Charaktere der V. Tournefortü und filiformis mit solchen von V. polita.
Als Hauptmerkmale der letzteren führe ich an: die Kapselgestalt und die
breiten Kelchblätter, als solche von V. Tournefortü, die Blumenkronen,
welche 2 mal so lang als der Kelch sind und die ausserordentlich langen
Blütenstiele, die beinahe fädlich sind wie bei V. filiformis und die Länge
des Blattes oft um das 3-4fache übertreffen. Besonders aber die Griffel-
länge erinnert an V. filiformis. Ich habe einige Messungen ausgeführt und
fand im Durchschnitt
für V. polita: 1,2 mm
» V. Tournefortü: 2,2 mm
» V. filiformis: 4,0 mm
» V. siaretensis : 4,0 mm.
Es wäre natürlich denkbar, die Pflanze als einen Bastard etwa zwischen
V. polita Fr. und V. filiformis Sm. anzusprechen. Zu beweisen ist das
aber nicht. Samen waren in manchen Kapseln reichlich (5-9 pro Fach)
zu finden. Ich sehe mich genötigt, da die Pflanze unter keinen Umstän-
den der eineu oder anderen Art angeschlossen werden kann, noch auch
elwa zu einer der Pflanzen, welche Schuster als Bastarde beschrieb,
Beziehung hat, dieselbe mit einen eigenen Namen zu belegen, und zwar
wähle ich die Bezeichnung nach dem Fundort und lasse hier die Diagnose
folgen:
V. siaretensis, nov. sp.
Radix fibrosa, caules teretes, decumbentes, parce pubescentes. Folia
peliolata, cordato-ovala serrato-crenata, parce pilosa, ima opposita,
superiora alterna,sensim diminuta. Pedicelli axillares, solitarii, flliformes,
folio 3-4 plo longiores; fructificantes recurvi. Calycis laciniæ late ovale,
aculæ, nervosæ. Corolla calyce longior, cærulea. Capsula transverse
latior, leviter emarginata, dense pilis brevibus eglandulosis simplicibus-
que longioribus obsita. Stylus elongatus, circiler 4 mm longus, leviter
flagelliformi-curvatus, semina 5-9 in quovis loculo, eyathiformia rugulosa.
Hab. Siaret, Persia, leg. Bunge. Hb. Boiss. Hb. hort. Petrop.
Ausser dieser neuen Art machten mir noch folgende Exempiare einen
zwischen V. Tournefortii und polita intermediären Eindruck.
Nr. 1448. V. Tournefortii Gm. Pers. bor; prov. Asterabad; Bender Ges.
in dumetis ad rivulum prope Istenowo, 19. IV. 1901, leg. Sintenis,
determ. l’reyn.
(29) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPK AGRESTIS. 349
lter. Pers. Dris Polak. 1882. V. Tournefor ii Vahl, f. minor. Stapf Pers.
bor. ad. Rescht leg. Pichler.
Die Sintenis’sche Pflanze verbindet mit den breiten, spitzen Kelch-
blättern und den kleinen Blüten der V. polita die spreizenden Kapsel-
lappen und den längeren geschwungenen Griffel von V. Tournefortu.
An dem Pichler’schen Exemplar fallen besonders die schmalen, stumpf-
lichen Kelchblätter neben typischer polita-Kapsel auf. Um aber hierauf
neue Arten oder auch nur Varietäten zu gründen, genügt das Material
keineswegs. Eine endgültige Entscheidung wäre wohl nur möglich,
wenn man die Pflanzen kultivieren könnte. Die Samen waren aber zur
Keimung zu alt und so konnte ich mich dieser Aufgabe nicht zuwenden.
Wenn aber Reisende in Transkaukasien und Persien diese Gruppe beson-
ders beachten wollten und Samen entweder selbst aussäen oder mir zur
Aussaal übersenden wollten, so würde sich wohl auch hier weitere Klar-
heil erlangen lassen.
Geographische Verbreitung.
Die Darlegung der Verbreitungsverhältnisse in unserer Gruppe zerfällt
in zwei Teile. Es handelt sich erstens darum, die heutige Verbreitung
der Arten, speziell die der 4 Ackerunkräuter festzustellen, und wenn
Differenzen in der Verbreitung sich herausstellen, die Gründe für die-
selben nach Möglichkeit zu eruieren und zweitens ist die Frage nach der
Heimat der ganzen Gruppe zu beantworlen.
Ehe ich mich dieser doppelten Aufgabe zuwende, möchte ich noch
besonders hervorheben, dass die folgenden Daten sich soweit als irgend
möglich auf selbst gesehenes Material gründen. Bei den verwickelten
Verhältnissen in unserer Gruppe war das auf jeden Fall geboten. Wo die
Autopsie nicht genügte, z. B. bei den Häufigkeitsangaben, wurden nur
zuverlässige Floren zur Ergänzung herangezogen. In erster Linie mussten
aber fast alle die Floren als unbrauchbar bei Seite gelegt werden, welche
wenige Jahre und Jahrzehnte nach den Fries’schen Publikationen er-
schienen, da diese sehr oft V. polita und opaca als selten bezeichnen
oder Ba nicht angeben, während entweder sie selbst oder andere aus
dem gleichen Gebiet über kurz oder lang doch zu dem Ergebnis kommen,
dass V. polita viel häufiger als agrestis, V. opaca keineswegs selten ist.
In manchen Gebieten haben sich derartige Irrlümer sogar bis heute noch
erhalten, worauf im folgenden zurückzukommen sein wird. Wir be-
trachten nunmehr zuerst V. agrestis, opaca und polita gemeinsam. hier-
auf V. Tourneforti und endlich V. filiformıs.
V. agrestis, opaca und polita.
1. Skandinavien. Hier, von wo alle 3 Arten zuerst beschrieben
wurden, müssen wir dieselben natürlich auch nebeneinander vorfinden.
Die vorliegende Literatur sagt darüber folgendes aus:
350 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 (30)
agrestis
polita
Fries, Novitiæ fl. Suec.| inter segetes, in
1828 (ähnlich 4819).| cultis, supra
p. 1ff. | Scaniam vulga-
tissima.
opaca |
Ubique in arvis, | In arvis, eultis,
in planitie Lun- | Scaniæ, nec non |
densi, nec alibi, | provinciarum |
quantum novi- | adjacentium, at |
mus, lecta. in his magis ad
venticia. |
|
Fries, Elias Summa| Dania, Gothia,
veget. Skand. 1846.|Norwegia, Suecia,
p. 18. Finlandia.
Dania, Gothia
Dania, Gothia. |
austr.
Norwegia |
Suecia austr. |
- Finlandia
Thedenius, 1871,p.172
Fl. öfver. Upland och
Södermanland.
allmändelig.
ikke sällsynt.
sällsynt.
Skand. F1.
Norge,
A. p- 13. | til Trondjem.
Hartman,1871. Handb.|Sydl. Sverrige, nördl. bis zur Gegend v. Stockholm.
Norge (?) Norge söddel.
Blyti,Norges Flora1874! Almindelig i de
ll. p. 787. lavere Dele af
Christiania og
Hamar, op til
1800—2000 0. H.
1. Christiansand
Stift; 1. Bergens
Stift, 1. Trondjems
Stift mod Nord
| til Närö 640 487.
Meget sjelden. | ei paa langt naer |
i Blytts herbar |saa hyppig, som |
findes Exemplarer, V. agrestis og
fra Christiania |hidtil kun fundet
590 55’ samt fra | ij de sydligste
Gudbrandsdalen | Dele af Landet.
omtr. 610.10-30’.. (Standorte!) |
ıBlytt-Dahl, Norges | Ugr&s alm. und-
Flora. 2. Aufl.|tagen paa kysten
1906. p. 627. |vestenfjelds, hvor
- den er sjelden.
Ugræs i landets
sydlige egne op
til Ringebu og |
Valdres.
Ugræs, ballast
meget sjelden.
Kristiania.
Gudbrandsdalen. |
Lange, danske Fl.
1886/1888.
p- 500.
meget almindelig.
ikke sjelden paa | ikke sjelden i de
OEerne, mindre| fleste danske
hyppig end opaca| Provinser.
og agrestis.
Die angeführten Quellen zeigen übereinstimmend, dass V. agrestis L.
bei weitem die häufigsie Art ist. Sie
lassen aber noch weiterhin er-
kennen, dass V. agrestis am weitesten nach Norden vordringt (64° 48”),
V. opaca und polita indessen weniger weit. Genaueres ergibt sich noch
aus dem eingesehenen Herbarmaterial. Für V. agrestis sah ich in Schwe-
den als nördlichsten Standort ein Exemplar von Oestersund, ca. 63° 10”,
weiter Medelpad (62-63°), Helsingland,
sämtlich im Hb. Upsala. Es ist
aber nicht ausgeschlossen, dass sie auch in noch nördlicheren Provinzen
auftritt. Für Norwegen wird, wie wir schon sahen, als nördlichster Fund-
platz Närö (64° 48’) angegeben. Brieflich
teilte mir Herr Notö aus Tromsö
mit, dass sie einmal auch auf Flackstad in den Lofoten gefunden worden
.\
>
FU
(33) E. "LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 351
sei, also bei ca. 68° n. Br. Sie scheint sich aber dort nicht gehalten zu
haben. Die nördlichsten Standorte, die ich vergleichen konnte,
stammten aus der Gegend von Trondjem (Söndre Trondjemsamt 1896.
Hofstad, Hb. Kristiania, Tutteröen ved Trondjem Herb. Ups. u. Krist.,
also ca. von 63°). Aus den südlicheren Teilen Schwedens und Norwe-
gens und aus Dänemark sah ich sehr zahlreiche Exemplare von V.
agrestis L.
Vergleichen wir hiermit V. polita Fr., so ergeben sich für Schweden
als nördlichste Standorte, die mir vorlagen, Asele, Lappland 64° 10’ 1887
coll. ©. F. Lundquist, Medelpad 62-63°, beide Hb. Upsala. Diese beiden
Standorte scheinen aber vereinzelt zu sein und nur auf gelegentlicher
Verschleppung zu beruhen, ähnlich dem Lofotenstandort für V. agrestis.
Denn es sind weiterhin keineswegs, wie bei V. agrestis, zahlreiche Stand-
orte aus der Gegend von Gefle, Upland etc. bekannt, sondern mit Aus-
nahme eines einzigen, der mir aus der Gegend von Upsala (1906, Arne
Fries, Hb. Upsala) und einem solchen, der von Enköping (Holmblad,
Hb. Kr.) bei 59 u. 60° vorlag, sah ich erst wieder zahlreiche Standorte
aus Smaland und Schonen. Auch Hartman (Nerickes Flora 1866) er-
wähnt bei ca. 59° nur V. agrestis und einen Standort von V. opaca.
Weiterhin sah ich aus Norwegen V. polita nur einmal von Gudbrands-
dalen (Hb. Krist., vgl.auch Blytt, 61°, 10-30”) und von Fredrikstad (Gran
590, Hb. Krist.), wozu sich noch ein Standort bei Kristiania bei Blytt-
Dahl, Norges F1. 1906 gesellt. Neben 40-50 Standorten von V. agrestis
waren deren nur 3 im Herb. Krist. aus Norwegen vorhanden. Diese
Befunde stimmten dann auch mit den Literaturangaben überein. Lund
(Christiania 1846, p. 77) nennt V. polita nicht und auch in Dänemark
tritt V. polita noch erheblich hinter agrestis zurück. Die beiden Arten
unterscheiden sich also in der Weise, dass die Nordgrenze eines einiger-
massen geschlossenen Areals für V. polita ungefähr mit derjenigen des
mitieleuropäischen Gebietes (vgl. Engler Syllabus 1904, ed. IV, p. 209
u. 210) zusammenfällt; nur vereinzelte Verschleppungsstandorte gehen
darüber hinaus, während V. agrestis auch in geschlossener Menge noch
erheblich in das subarktische Gebiet vordringt. V. opaca Fr. scheint eine
Mittelstellung einzunehmen; zwar sind mir keine so excessiv nördliche
Standorte vorgekommen, weder wie bei agrestis noch bei polita, dagegen
lagen mir mehrere Standorte von 601-610 vor, Hedemarken (Bryhn),
Ringeriken (Blytt), Hadeland (Hb. Krist.). Blytt gibt noch bei 61° 30’
Ringebö an. Weiter südlich fand ich in Hb. Kristiania und Upsala
V. opaca sehr zahlreich. Auch das stimmt zur vorliegenden Literatur,
in erster Linie zu Blytt-Dahl (1906), wo schon durch den Druck
hervorgehoben wird, dass opaca neben agrestis regelmässig vor
kommend angenommen wird, polita und Tournefortii aber mehr spora-
disch auftretend.
An Skandinavien schliessen wir am besten zuerst Deutschland und die
umliegenden Gebietsteile, also das zentrale Mitteleuropa an. Hat sich in
Skandinavien eine nordsüdliche Dreiteilung ergeben in Gebiete: 1., wo
ausser gelegentlichen Verschleppungen nur V. agrestis L. auftritt (610
30’-640 48’), 2., wo V. agrestis und opaca nebeneinander vorkommen
(590-61° 30°), 3., wo alle 3 Arten reichlich auftreten (S.-grenze—59°), so
‚lässt sich eine Teilung in 3 Gebiete nach etwas anderen Gesichtspunkten
auch in den nun zu besprechenden Territorien durchführen. Es folgt
zuerst:
352 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 (32)
Deutschland und Holland bis 52° 30’ n. ltd.
Abgesehen von ganz vereinzelten Teilen dieses Gebietes, die noch im
einzelnen angeführt werden, finden sich V. politu und agrestis hier über-
all. während sich über V. opaca noch kein abschliessendes Urteil geben
lässt. Dagegen haben sich bez. der Häufigkeit besonders von den ersten
beiden Arten hier und in den folgenden Teilen so auffallende Differenzen
ergeben, dass wir diesen Verhältnissen eine besondere Aufmerksamkeit
schenken müssen. Aus der grossen Menge des Florenmaterials greife
ich einige der wichtigsten, zuverlässigsten und charakteristischsten,
deren Angaben ich im folgenden anführe:
agrestis polita opaca
Pirahl, krit. Fly. gemein. nur selten be- wie vorige
Schlesw.-Holst. 1888. | obachtet (8 Standorte).
p. 123. | (4 Standorte).
Buchenau, NW. häufig. selten, jenseits selten.
Deutsche Tiefebene 189%. unsererSüdgrenze
p. 450. häufiger werdend.
Ascherson und zerstreut, meist |D. d. Gebiet zer-| hie und da.
Græbener, N.Q.| häufiger als |streut, im Flötz-
Deutsches Flachland.| opaca u. polita. gebiet viel
1898-99. häufiger als
p. 641. agrestis.
Marsson, Fl. v. Neu- häufig. ziemlich selten. | hie und da.
vorpommern 1869.
p. 328.
Meyer, Oldenburg 1872. gemein. fraglich.
p- 126.
(Fortsetzung folgt).
399
CONTRIBUTIONS
FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA
Ch. MEYLAN.
Pendant l’été de 1907, j'ai pu continuer l’étude bryologique de nom-
breuses stations de la chaîne jurassienne, et je viens aujourd’hui publier
les résultats de mes herborisations. J’ai de nouveau à signaler plusieurs
espèces nouvelles pour le Jura. Ce sont : Blindia acuta, Webera polymor-
pha, Bryum inflatum, B. microstegium, Eu. germanicum, Sphaynum
fallax, Madotheca Baueri; plus quelques formes et variétés moins impor-
tantes.
MOUSSES
Gymnostomum rupestre Schl. Dent de Vaulion 1400 m.; très
fertile.
Dicranoweisia crispula Lindbg. Sur des granits erratiques
entre le Suchet et l’Aiguille de Baulmes 1200 m.
Oncophorus virens Bd. La Döle 1580 m. Chasseral 1600 m. J'ai
aussi trouvé sur un tronc pourrissant dans la forêt de La Vaux, une forme
à feuilles entières, et non la var, serratus Br. Eu. que l’on trouve ordi-
nairement sur un tel substratum. La denticulation des feuilles est très
- variable dans ce groupe et de peu d'importance.
Oncophorus Wahlenbergii Bd. var. compactus Br. Eu. J'ai
384 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (12)
retrouvé en quantité au Colombier de Gex, cette plante recueillie d’abord
par Reuter.
Dicranella Grevilleana Schpr. Mont d'Or, sur lhumus,
1300 m.
Dicranum neglectum Jur. La Dôle 1550 m.
Dicranum Mühlenbeckii Br. Eu. c. fr. Le Suchet, 1500 m.
Var.brevifolium Lindbg. Suchet, Chasseron, 1550 m. Cette variété nou-
velle pour la chaîne présente bien quelques caractères spéciaux, mais
pas assez importants, me semble-t-il, pour la séparer spécifiquement du
D. Mühlenbecki.
Dicranum elongatum Schwgr. Rochers de la Calame entre le
Chasseron et les gorges de la Pouetta-Raisse, 1400 m. Je l’ai retrouve en
quantité dans plusieurs stations du versant N. du Crêt-du-Creux de la
Neige où il forme parfois des touffes énormes et très profondes.
Dicranum longifolium c. fr. sur des erratiques au-dessus de
Rochefort et dans le ravin de la Baulmine, 900-1000 m. Rarement fertile
dans ces conditions.
Campylopus subulatus Schpr. Suchet, 1500 m.
Forma brevifolia Suchet, 1500 m., avec le type. Tiges de 1 à 2 cm.
portant des feuilles courtes et souvent obtuses.
Fissidens pusillus Wils. Ravin de la Baulmine.
Fissidens bryoides Hedwg. Ravin de la Baulmine.
Blindia acuta Dicks. Ravin de la Baulmine de 900 à 1100 m., sur
des granits erraliques où cette espèce, nouvelle pour la chaîne, croit assez
abondamment mais reste stérile.
Trichostomum cylindricum C. Müller. Sur la terre argileuse
au Crédoz, 1300 m. et sur un erratique au Suchet, 1200 m.
Trichostomum viridulum Bruch. Gorges de Covatannaz,
900 m.
Tortula mucronifolia Schwgr. Mont Racine, 1300 m.
Tortula montana (N. v. E.) Lindbg. abondant dans toute la
chaine,
Schistidium apocarpum Br. Eu. var. teretinervioides Meyl.
Entre la Tête de Ran. et le mont Racine.
(13) CH. MEYLAN, CONTRIBUTIONS A LA FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 355
Schistidium teretinerve Limp. Roche aux Cros’ pres Chaux-
de-Fonds; rochers à l’entr&ee des gorges de la Pouetta-Raisse, 1200 m.
Cette espèce me paraît être beaucoup plus abondante dans la moitié nord
du Jura que plus au sud. Elle est encore assez abondante à l’Aiguille de
Baulmes, mais rare au Mont-d’Or, et plus au sud, c’est en vain que je l'ai
recherchée dans de nombreuses stations.
Grimmia commutata Hübn. c. Ir. Entre Dombresson et le
Päquier dans le Val-de-Ruz; Aiguille de Baulmes, 1250 m.
Cette espèce est fréquente à l’état stérile.
Grimmia orbicularis Bruch. Sur les parois de rochers en plein
soleil : Jouque; Vallorbes; Gorges de Longeaigues de 800 à 1000 m. Dans
ces stations, la plante, souvent stérile, forme des coussinets profonds,
mais peu consistants.
Dryptodon patens Bd. Sur un bloc erratique près du chalet des
Mouilles au Suchet, 1100 m.
Rhacomitrium heterostichum Bd. Avec le précédent.
Var. gracilescens Br. Eu. Sur erratique, aiguille de Baulmes. 1200 m.
Rhacomitrium canescens Bd. var. epilosum H. Mül. La Chaux,
1100 m.
Zygodon viridissimus Bd. Vallon de Noirvaux. près Sie-Croix.
Var. dentatus Breidl. Gorges de Covatannaz, sur un hêtre, 900 m.
Ulota americana (P. de. B.) Sur un erratique en montant de
Rochefort à la Tourne, 900 m.
Cette espèce paraît rare chez nous. Il est probable qu’autrefois elle
était beaucoup plus répandue et que l’exploitation des gros blocs a réduit
de beaucoup le nombre de ses stations.
Webera polymorpha Schpr. Crêt du Creux de la Neige,
1600 m.
Var. affinis Br. Eu, La Döle, dans un creux à neige, 1600 m.
Var. brachycarpa Br. Eu. La Chaux, sur le sable helvétien, dans une
station froide, 1050 m.
Le Webera polymorpha est entièrement nouveau pour le Jura, mais
depuis longtemps je soupconnais sa présence dans les endroits où la
neige reste très tard.
Webera commutata Schpr. Aiguille de Baulmes.
1 Gro, dans le Jura, est une onomatopée, car ce mot désigne par son cri le
Corvus coraz.
356 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1908 (14)
* Webera gracilis (Schl.) La Chaux, 1100 m., sur sable helvétien.
La plante y est stérile, mais est semblable comme aspect à celle des
Alpes. Elle présente les bulbilles rouges caractéristiques et des feuilles à
bords toujours entièrement plans, caractères qui au fond se rencontrent
aussi parfois chez le W. commutata. Le W. gracilis n’est certainement pas
une bien fameuse espèce. Il est curieux de constater que plusieurs espèces
alpines se trouvent réunies dans la station ci-dessus, soit sur le sable
helvélien siliceux dans une région froide, par exemple Webera gracilis,
W. commutata c. fr., W. polymorpha, Polytrichum alpinum, etc.
Webera annotina Hedwg. Cette espèce est répandue à l’état
stérile sur le sable molassique près La Chaux. Dans une de ses stations,
une partie des tiges portent les bulbilles typiques tandis que les autres
sont chargées de ceux du W. Roth. A quelques mètres, le W. annotina
présente fréquemment des bulbilles semblables à ceux de W. proligera.
Il est vrai que ce dernier présente d’autres caractères qui en font je crois
une bonne espèce ayant beaucoup plus de droits à l’autonomie, me semble-
t-il, que le W. Rothü.
Webera proligera Limp., Chasseron, sur l’humus 1450 m.
* Bryum Græfianum Schliep. Tourbières du Jura; avec opercule
presque plan, sur un bassin de fontaine aux Granges de Ste-Croix.
Les observations que j’ai poursuivies chaque année n’ont fait que con-
firmer ce que je disais de cette espèce en 1899 (Bull. Herb. Boiss.).
La plupart des exemplaires du B. inclinatum croissant sur la tourbe
ou sur les vieux troncs pourrissant se rapportent à B. Græfianum par
leurs capsules épaisses et rétrécies à l’orifice, par leurs plaques dorsales
2 à À t/2
1
done très répandu dans le Jura, soit sur l’humus des sommets sort sur la
tourbe. On trouve également dans les tourbières, comme dans la région
alpine de nombreuses formes intermédiaires entre les deux espèces. J’ai
même rencontré plusieurs fois un mélange des deux formes typiques et
des formes intermédiaires.
peristomiales leurs spores de 25 à 35 u. Le B. Grefianum est
|
Bryum pendulum Hrnsch. Comme le B. inclinatum, le B. pen-
dulum représente un type très polymorphe sans qu'il soit possible d’y
voir plusieurs espèces. J’ai récolté au Suchet une forme à cits plus ou
moins longuement appendiculés; sur la même sommité une forme à oper-
cule très obtus, plus une troisième où les cloisons reliant les trabécules
sont en petit nombre. Le nombre de ces cloisons est d’ailleurs très
variable. Le péristome présente d’autres variations encore; il peut être
rouge ou jaune et les spores jaunes, brunes ou vertes.
Bryum inflatum Phil. Chasseron, 1590 m.
Cette espèce est fort intéressante avec ses capsules souvent parfaite-
(15) CH. MEYLAN. CONTRIBUTIONS A LA FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 997
ment globuleuses. Elle semble relier le B. pendulum au B. arcticum tout
en s’eloignant des deux espèces par son opercule très obtus et divers
autres caractères.
* Bryum helveticum Phil. J'ai récolté au Suchet des formes
nettement transitoires entre cette sous-espèce et le B. arcticum type. Les
feuilles, généralement vertes, sont rouges ici et là; les cloisons reliant les
trabécules sont nniles ou au nombre de 1, 2 ou 3, rarement plus.
L’aspect de la plante du Suchet est le même que celui du B. helveticum
du Righi.
Bryum subrotundum Bd. Suchet, 1580 m., août 1896, typique.
Bryum microstegium Br. Eu. var. helveticum Suchet, 1580 m.
août 1898.
Bryum Mildeanum Jur. forma purpurascens Chasseron 1580 m.
Cette forme rappelle beaucoup par son aspect le B. alpinum mais le tissu
et la nervure nettement excurrente quoique rouge dans toute sa longueur
sont de B. Mildeanum.
Bryum pallens Sw. Sur la terre dans les gorges de Covatannaz
et le ravin de la Baulmine, 900 m.
Mnium hymenophylloides Huebn. Rochers humides sur le
versant N. de la Dent de Vaulion, 1400 m. (deuxième station pour
le Jura).
Plagiopus Oederi Lindbg. J’ai récolté cette espèce dans une
curieuse station soil à terre en plein pâturage, au Chasseral, 1550 m.
Philonotis alpicola Jur. Chasseron et Crêt du Creux de la Neige,
1400-1600 m.
J'ai récolté dans plusieurs stations, par exemple, entre le Reculet et le
Crédoz, aux environs de La Chaux et de Ste-Croix, soit de 1000 à 1300 m.
et sur l’argile fraîche, un Philonotis qui par ses feuilles assez longuement
acuminées et à nervure longuement excurrente se rapporte plutôt à P.
alpicola (= P. tomentella Mol.). D'autre part, il présente des caractères
de P. fontana.
M. Loeske, dant on connait la compétence pour ce genre, et dont j'ai
demandé l'avis, enfait un P. fontana-tomentetla ou d’après certains carac-
tères un P. cæspitosa-tomentella. Il est certain que cette plante est une
forme transitoire dérivée de P. tomentella.
Timmia norvegica Zelt., Chasseral, 1590 m.; Dent-de-Vaulion,
12400 m.
Pogonatum nanum P. de B. Sur le glaciaire près du Chalet des
Mouilles, au Suchet, 1050 m.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, NO 5, 30 avril 1908. 25
398 BULLEIIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne seR.). 1908 (16)
Pogonatum aloides P. de B. Fréquent sur les sols siliceux.
Polytrichum juniperium Willd. ß alpinum Br. Eu. Dans un
creux à neige, au Chasseral, 1450 m.
Homalia trichomanoides Br. Eu. Sur un vieux tronc de hêtre
dans les gorges de Covatannaz, 950 m. Rare à cette altitude.
Lesquereuxia striata Br. Eu. J'ai récolté cette espèce dans une
curieuse station, soit : sur un tronc pourrissant aux Auges (Chasseron),
1300 m.
Heterocladium squarrosulum Lindbg. var. compactum Mol.
La Dôle, dans un creux à neige, 1580 m.
Anomodon longifolius Br. Eu. Sentier de Rochefort à la Tourne;
le Pâquier dans le Val de Ruz, etc. Cette espèce semble fréquente dans
toute la chaîne jusqu’à 1100 m.
Climacium dendroides W. et M. Très bien développé sur un
granit frais dans le ravin de la Baulmine, 1050 m. Dans cette station inté-
ressanle, le Climacium croît mélangé à Hylocomium pyrenaicum.
Brachythecum populeum Br. Eu. var. amoenum Milde. Sur
un saule, à la Côte aux Fées et sur un granit erratique dans les gorges
de Covatannaz.
Brachythecum curtum Lindb. Sur l’humus sous les parois du
Chasseron, 1400 m.
Brachythecum albicans Br. Eu. var. alpinum Br. Eu. Au bord
des creux à neige au Mont d'Or et Crêt du Creux de la Neige.
Brachythecum salebrosum Br. Eu. J'ai récolté, sur l'argile
au bord d’une rigole près de la tourbière de La Chaux, une forme très
fertile de cette espèce. Cette forme rappelle le B. salebrosum plutôt que
le Mildeanum, bien que la station soit très humide et même fréquem-
ment inondée.
Eurynchium striatulum Br. Eu. Sur un Picea excelsa dans le
vallon de Noirvaux, 4100 m. et sur un gneiss dans les gorges de Cova-
tannaz, 800 m.
Var. cavernarum Mol. Sur un gneiss dans les gorges de Covatannaz,
800 m.
Cette variété est très curieuse, et rappelle plutôt le E. prælongum var.
atrovirens comme l'indique d’ailleurs Limpricht.
(17) CH. MEYLAN. CONTRIBUTIONS A LA FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 359
* Eurynchium germanicum Grebe. Sur un vieux hêtre dans
le vallon de Noirvaux, près Ste-Croix, 1150 m.
. * Eurynchium Schleicheri Harim. Creux des Auges (Val de
Travers).
Dans plusieurs stations par exemple aux environs de La Chaux, j'ai
trouvé dans les stations fraîches ou humides des formes exactement
intermédiaires entre cette sous-espèce el ie E. prælongum.
* Plagiothecium Ruthei Limp. Tourbière de la Vraconnaz,
1100 m.
Plagiothecium depressum (Br. Eu.). Sur granit erratique dans
le ravin de la Baulmine, 1000 m.
Amblystegium Sprucei Br. Eu. c. fr. Chasseral; sterile sur bois
pourrissant dans le ravin de la Baulmine.
Amblystegium filicinum (L.) de Not. var. submersum Pfeffer.
La Chaux, 1100 m.
Amblystegium serpens Br. Eu. var angustifolium H. Lindbg.
Sur bois pourrissant dans la Combe-Biosse au Chasseral.
Hypnum polygamum Schpr. et var. minus Schpr. Gouille à
l'ours entre Vallorbes et le Pont, 980 m.
Hypnum stellatum Schrebel var. protensum (Schpr.). Après
mes recherches microscopiques ou dans la nature, il m’est impossible de
séparer spécifiquement la var. protensum du H. stellatum.
Si l’on compare une forme typique et ayant cru sur les rochers de la
var. avec la forme ordinaire des tourbières du H. stellatum, on voit bien
qu’il y a une différence très marquée dans la forme et la direction des
feuilles, mais cette différence s’atténue tant par l'apport de formes inter-
médiaires qu’il n’y a plus de limite. D'ailleurs. lorsque la var. protensum
croit à terre sur le gravier, elle devient le plus fréquemment absolument
semblable au H. stellatum des tourbieres; ses feuilles dressées sont insen-
siblement rétrécies de la base au sommet. En considérant d’autre part
que ce sont seulement ces formes là qui sont fertiles (car les formes
croissant sur les rochers et à feuilles brusquement rétrécies et canalicu-
lées sont toujours stériles) et que les autres caractères sont identiques
chez les deux plantes, il me semble illogique de les séparer spécifique-
ment.
Hypnum pseudofluitans Sanio. Typique dans la tourbiere de
La Chaux, 1100 m.
360 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (18)
Hypnum polycarpon Blandov. Dans un marais calcaire à la Côte
aux Fées (Neuchätel).
Hypnum Wilsoni Schpr. Adondant et typique au bord S. O. du
lac des Brenet (vallée de Joux).
Hypnum falcatum Br. var. gracilescens Br. Eu’
Sur une pierre au bord du marais de Amburnex, pres du Col du Mar-
chairuz, 1300 m. Comme je l’ai déjà fait voir (Cat. des Mousses du Jura)
cette var. ne peut se rattacher à H. sulcatum.
Hypnum fertile Sendin. En petite quantité sur un tronc pourris-
sant au Chasseron, 1450 m.
Hypnum Bambergeri Schpr. Crêt du Creux de la Neige,
1600 m.
Hypnum procerrimum Mol. Montagne de St-Jean, 1680 m.
Hypnum stramineum Dicks. var. compactum Milde Tourbiere
de la Vraconnaz, 1100 m. Cette variété très curieuse croît loin de l’eau
sur un gros monticule de Sphagnum medium. Elle ressemble au premier
abord à une forme robuste de Rhyncostegium murale. Les parois cellu-
laires sont plus épaisses que chez le type et fréquemment étranglées.
Cette variété n’est au fond qu’une forme produite par les conditions de
la station.
Hylocomium pyrenaicum Spr. Tourbière de la Trelasse,
1250 m. sur le versant N. de la Döle. Dans cette station comme dans les
tourbieres des Amburnex et des Begnines cette espèce croit en compa-
gnie d’autres muscinées turficoles et palustres. J’ai aussi recueilli de
H. pyrenaicum dans une station intéressante à deux points de vue soit :
sur granit erratique au fond du raviu de la Baulmine, à 1080 m. La plante
y croît en compagnie de Climacium et c’est la plus basse station où je l’ai
observée jusqu’à maintenant.
Hylocomium umbratum Ehrbg. c. f. à 830 m. entre le Pont et
Vallorbes dans une station froide.
SPHAIGNES
* Sphagnum fallax v. Kling. Tourbières de La Chaux et
de la Vraconnaz, 1100 m. Dans cette dernière station, il est assez
abondant.
(19) CH. MEYLAN. CONTRIBUTIONS A LA FLORE BRYOLOGIQUE DU JURA. 361
HÉPATIQUES
Riccia glauca L. La Brévine, 1050 m.
Metzgeria conjugata Lindbg. Sur un bloc erratique entre Dom-
bresson et le Pâquier dans le Val de Ruz, 1000 m.
Aplozia amplexicaulis Dum. Mont-Tendre, 1580 m., Suchet,
1300 m. Cette espèce semble assez répandue dans le Jura, mais surtout
sur l’argile humide plutöt que sur les rochers. Les feuilles perichetiales
sont fréquemment adhérentes par leur base au périanthe, surtout dans les
regions ou stations les plus élevées.
Aplozia riparia Dum. var. tristis Nees. La Chaux, 1100 m.
Licchlæna lanceolata Nees. c. fr. Sur des troncs pourrissants :
Chasseral, Chasseron, forêt de La Vaux et ravin de la Baulmine.
Lophozia bicrenata Dum. Sur l’argile au Mont de Baulmes
1200 m.
Lophozia Limprichtii (Lindbg.) Chasseral.
Lophozia heterocolpa How. c. fr. Chasseron, 1400 m.
Dans la même station, j’ai récolté une forme de cette espèce, présen-
tant des lobes foliaires acuminés et non obtus comme chez le type (for.
acutiloba.). Dans de nombreuses stations, surtout lorsqu'il ne présente
pas les crosses. c’est-à-dire l’extrémité des tiges dressées el portant de
petites feuilles et des propagules, le L. heterocolpa passe semble-t-il à
L. Mülleri et vice-versa. Il devient alors très difficile de le distinguer. Je
crois, pour mon compte personnel qu'il n’y a pas de limites enire les
deux espèces. Lorsqu'il est bien caractérisé le Lophozia heterocolpa se
distingue, en l’absence des crosses terminales, par les lobes foliaires
obtus séparés par un sinus étroit et gibbeux comme chez L. obtusa, par
les trigones très grands et noduleux de ses espaces intercellulaires et par
les corps oléiféres généralement au nombre de quatre, très grands et sphé-
riques. Il croit de plus presque toujours sur l’humus et je ne l’ai jamais
rencontré directement sur le calcaire où croît L. Mülleri. Par contre ce
dernier passe à L. heterocolpa en quittant les parois calcaires pour
l’humus; ou, du moins, il revêt des formes semblables.
Lophozia obtusa (Lindbg.) Ew. La Chaux, 1080 m. C’est la sta-
tion la plus basse où j’ai rencontré cette espèce.
362 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (20)
Lophozia gracilis (Schl.) St. c. fr. ! Sur de vieux troncs pourris-
sants dans la forêt de La Vaux et dans celle de la Grandsonnaz au Chas-
seron, 1200 et 1400 m.
Lophozia Floerkei Schffn. Chasseral, 1550 m.
Sphenolobus Hellerianus St. Sur un vieux tronc près de la
tourbiere de la Vraconnaz, 1600 m. (forma propagulifera).
Sphenolobus exsectus Si. c. fr. Ravin de la Baulmine.
* Cephaloziella Jackii (Limp.) Schffn. Sur la tourbe sèche dans
une petite tourbière aux Granges de Ste-Croix. Cetle forme est probable-
ment répandue mais échappe grâce à sa petitesse, ou est confondue avec
la forme dioïque, soit : C. divaricata.
Calypogeia suecica (Arn. el Perss.). Commun dans le Haut-
Jura, sur les troncs pourrissants, sous de nombreuses formes petites ou
grandes. C. fr. / Suchet, 1300 m. et La Chaux, 1050 m.
Calypogeia trichomanis Corda var. fissa (Rdd.). Répandue sur-
tout sur les sols argileux frais ou humides. De nombreuses formes inter-
médiaires relient cette variété au type. Je rappellerai que ce n’est pas le
sinus de l'extrémité d’un grand nombre de ses feuilles qui caractérise le
mieux cette variété, mais ses amphigastres fréquemment bilobés ou
incisés presque jusqu'à la base, et ses cellules foliaires généralement plus
grandes que celles du C. trichomanis type.
Pleuroschisma trilobatum Dum. Chasseron 1460 m.
Lepidozia reptans Dum: var. julacea Nees. La Chaux, 1100 m.
Scapania umbrosa Dum. Jai récolté sur l'argile dans le ravin de
la Baulmine, des exemplaires qui par leurs feuilles presque entières et
obtuses se rattachent à la var. obtusa Breidl.
Scapania helvetica Gottsche c. fr. Mont-Tendre, 1600 m.
Madotheca lævigata Dum. Sur des racines de hêtre dans le val-
lon de Noirvaux près Ste-Croix, 1080 m. Cette espèce ne doit guère s’ele-
ver plus haut. Elle doit être en tous cas fort rare dans le Haut-Jura, car
la station ci-dessus est la seule que je connaisse au-dessus de 800 m.
Madotheca Baueri Schffn. Répandu dans tout le Haut-Jura, prin-
cipalement à la base des hêtres dans les stations fraîches. Je l’ai aussi
rencontré mais plus rarement dans des stations sèches.
363
- PRIMULACER NOVÆ SINENSES
(Collections du Muséum de Paris : R. R. P. P. Ducloux, Mussot et Soulié),
PAR
M. PETITMENGIN
Je viens d’avoir l’occasion d’etudier, parmi les nouveaux envois recus
par le Muséum, une petite collection de Primevères récoltées aux environs
de Ta-tsien-Lou par le R. P. Mussot. Cette région de la Chine, sans être
entièrement connue au point de vue botanique, est pourtant une de celle
qui l’est le mieux. Les voyages successifs du Prince Henri d'Orléans et
de Bonvalot, de Pratt et enfin le séjour prolongé du R. P. Soulié (Kiala,
Yargong, Tongolo, Zambala, Bathang, etc.) nous ont révélé une partie,
la plus considérable probablement, des richesses de cette région privi-
légiée qui ne le cède même pas au Yun-nan.
Ces quelques numéros rapportés par le R. P. Mussot, ainsi que les der-
nières récoltes du R. P. Soulié dans la Principauté de Balhang, constituent
une série bien intéressante ; les exemplaires superbement préparés font
regretter que ces herborisations aient été de si courte durée.
e R. P. Ducloux, directeur du Séminaire de la Mission catholique à
Yun-nan-Sen, continue les belles découvertes de son prédecesseur le
R. P. Delavay.
L'étude des espèces récoltées par le R. P. Mussot à Ta-tsien-Lou, en
1897, celles du R. P. Soulié, provenant du Thibet Oriental (1903-1904) et
enfin les matériaux du Yun-nan, récemment envoyés par le R. P. Ducloux,
feront l’objet de cette Note.
Nos 267 Primula Sikkimensis Hook.
268 Primula nivalis Pallas.
269 Primula dryadifolia Franchet.
270 Primula Vittata Bur. et Franchet.
274 Primula Cockburniana Hemsley.
274 Primula Poissoni Franchet.
Parmi les autres matériaux dont j'ai entrepris l’&tude, je signalerai encore
un nouveau Primula, dont la suave et pénétrante odeur dégagée par toute
la plante, attira mon attention. C’est une espèce voisine du Primula serrati-
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m séR.). 1908 (2)
folia Franchet par ses feuilles et qui par la forme de ses fleurs et son
inflorescence rappelle le Pr. Poisson Franchet.
Primula glycyosma Petitmengin sp. nov. (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Affinis Pr. serratifolia Franchet, differt foliis 30 cm. longis, 5 cm. latis,
ovato-lanceolatis, argute et irregulariter denticulatis, inpetiolum late ala-
tum attenuatis, basi late vaginantibus, recurvatis. Scapus elatus, folia
valde superans, 70 cm. altus, umbellas 2, superpositas, multifloras (15 fl.)
gerens. Bracteæ lineares, 1-1,5 cm. longæ, pedicelli 1,5 cm. longi. Corollæ
intense purpuræ, tubus 12-15 mm., latus hypocrateriformis, calycem duplo
superans. Limbus 1 cm. diam., lobi obcordati, emarginati.
Capsula ? Planta odore moschatissimo remanente notabilis.
Yunnan (R. P. Ducloux).
Le Pr. glycyosma Ptgin. est voisin des Pr. serratifolia Franchet et
Pr. Poisson Franchet. Il se distingue nettement du premier, par la forme
de sa corolle qui est tubulée et non campanulée, ce qui le rapproche du
Pr. Poissoni. Les lobes du calices ne sont pas apiculés comme dans le
Pr. serratifolia. Il se distingue d’ailleurs du Pr. Poissoni par ses feuilles
très grandes ayant, sur leur bord, la même serrature que les feuilles du
Pr. serratifolia. La forme des lobes calicinaux est également différente
de celle de cette espèce. De plus, toute la plante possède une odeur
agréable, voisine de celle du musc, tellement accentuée que lorsqu'on
manipule cette espèce un peu longtemps, elle imprègne tout le local où
l’on travaille. C’est cette vive et pénétrante odeur qui me la fit examiner
plus attentivement, ayant cru au premier abord avoir à faire au Pr. Poissoni.
qui ne la posséde qu’à un degré infiniment moindre!
Primula Pintchouanensis Petitmengin sp. nov. (Typus in
“ Herb. Musei Parisiensis).
Tota hirsuta, satis dense vestila. Folia rugosa, petiolata, basi late cor-
data, latissime rotundata, crenulato-dentata; petioli 7-11 cm. longi, lamina
longiores. Scapus rigidus folia longe superans 3-5 cm. altus, flores nume-
rosi, alterni, in pseudo-verticillatis racemis dispositæ. Bracteæ foliaceæ
8-10 mm. longe, ovato-lanceolatæ dentatæ pedicellis breviores vel illos
subæquantes. Pedicelli calycem æquantes. Calyx subanthesi 8-9 mm. fere
longus, post anthesin accrescens, ad 2 cm. diam., pubescens, cupulatus,
lobi spe acuti, denticulati. Corollæ luteo-aurantiæ (teste R. P. Ducloux !),
tubus calycem æquans, limbus 4-1,5 cm. diam., lobi late obcordati minute
emarginati. Capsula parva, globosa, calyce inclusa. Folia et calyces inferne
evidentissime nervati!
Yun-nan: Djo-Kou. — la près de Pintchouan, 17 août 1906 (R. R. P. P.
Dueloux et Py: n° 4581).
Espèce voisine des Primula malvacea Franchet et P. blattariformis
Franchet ; s’en distingue par ses feuilles raides, cordiformes, d’un vert
foncé, fortement reticulées-nerviées sur les 2 faces, à nervures très
saillantes à la face inférieure, pétiolées; par son scape dur, incompres-
sible, par sesfleurs d’un beau jaune-orangé, disposées en grappes de faux
verticilles, à tube à peine plus long que les lobes du calice. Ces derniers
sont dentés. les dents sont aiguës, acuminées. Les lobes calicinaux, de
même que les feuilles, sont pourvus de nervures saillantes.
er
nt,
re
N
(3) M. PETITMENGIN. PRIMULACEÆ NOVÆ SINENSES. 365
Primula Bathangensis Petitmengin sp. nov. (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Primul& Pintchouanensi affinis; ab illa differt: Foliis exilibus nervis
haud emergentibus, intense viridibus, lobatis, remote et minute dentatis,
6 cm. longis, 8 cm. latis, basi cordatis. Petioli 10-22 cm. longi. Scapus
mollis, 20-30 cm. altus; flores numerosi, alterni, in pseudo-verticillatis
racemis dispositæ. Bracteæ lineares-acutæ 5-10 mm. longæ, 1 mm. late.
Pedicelli calyce longiores. Calyx sub anthesi 8 mm. fere longus, post
anthesin accrescens ad 2 cm. diam. mollis, hirsutus, cupulatus, lobi acute
dentati. Corolla luteo-aurantiæ tubus calycem longe superans (2 cm.
long.) 15-18 mm. diam.; lobi obcordati, emarginati, Stylus persisians,
longe exsertus. Capsula parva, globosa, calyce inclusa.
Thibet oriental: Vallée de Bathang, près des eaux chaudes (R.P.Soulié,
no 3769).
Bien que voisin du P. Pintchouanensis, cette espèce s’en distingue
aisément par ses feuilles minces, molles, bien plus longuement jédon-
culées, à nervures non saillantes à la face inférieure, par son scape mou,
compressible, par sa corolle beaucoup plus haute (1,5 cm.) dépassant
longuement le calice, à lobes obcordés, largement émarginés, pourvus
d’une petite dent, par son calice à lobes beaucoup plus profonds, aigus,
entiers ou à peine dentés, d’un vert pàle, par son style persistant.
Primula Zambalensis Petitmengin sp. nov. (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Efarinosa, glabra. Folia 3-5 cm. longa, 1-1,5 cm. lata, ovato-oblonga.
obtusa, remote dentata, margine revoluta basi in petiolum alatum abrupte
attenuata. Scapus (1-2) 9-10 cm. altus crassus, folia superans, umbellam
3-5 floram gerens, bracteæ 5-7 mm. longeæ, basi saccatæ, pedicellos subæ-
quantes. Calyx intus albo-farinosis 8-10 mm. longus, viridis apice intense
purpureus, campanulatus; lobi lanceolati, acuti. Corolla. intense roseo-
hlacinæ, faux annulata lutea, 2-5 cm. diam., tubus calycem 1-1*/2 superans.
Lobi late obcordali, denticulatı.
Thibet oriental: Bathang (Yargong) Zambala (R. P. Soulié, n° 3788).
Voisin du Pr. involucrata Watt, s’en distingue à premiere vue par la
taille de ses fleurs (2-3 cm. diam.) d’un pourpre intense marquées d’un
anneau a la gorge, par son calice largement campanule, profondement
divisé en lobes aigus, blancs farineux à l’intérieur, fortement lavés de
pourpre à l'extérieur, par son scape large-fistuleux, par ses bractées sacci-
formes à la base, mais non prolongées en un appendice scarieux, par ses
pédicelles courts, à peine plus long que les bractées.
Primula Vilmoriniana Petitmengin ' sp. nov., (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Molliter pubescens. Folia petiolata, petiolum 3-7 cm. longum, limbo
8-11 cm. longa, 4-7 cm. lata, late oblongo vel subrotundo-ovata, basi cor-
data, membranacea, lobulala, obscure dentata. Petiolus laminam subæ-
quans. Scapus (2-3) 15-25 cm. altus, folia longe superans, umbellam
1 Je dédie cette curieuse Primevère à M. M. L. de Vilmorin, le botaniste
bien connu de Paris, qui avec un rare talent, est arrivé à naturaliser sous nos
climats, des belles et délicates espèces du Céleste-Empire.
m
366 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (4)
simplicem multifloram (21 fl.) gerens. Bracteæ parvæ 4-5 mm. longeæ,
lanceolatæ ; pedicellis multo breviores, calyx parvis (3 mm.), campanulatus,
dense hirsutus, breviter et acute 5 denlatus, post anthesin leviter accres-
cens (5 mm.). Corolla parvæ, roseæ, 5-7 mm. longeæ, calycem duplo
superantes; limbus planus 5-6 mm. diam., lobi obcordati. Capsula globosa,
calyce inclusa.
Yun-nan: Pe-yen-tsin (Préfecture de Ta-ly) 19 avril 1906 (R. R. P. P,
Ducloux et Py; n° 4588).
Se distingue du Pr. obconica Hance dont il a le port, par ses feuilles
très grandes, fortement nerviées et à nervures très apparentes à la face
inférieure, par ses fleurs très petites (5 à 6 mm. diam.) en ombelle simple,
très dense, à pédicelles raides, velus-hérissés ainsi que le calice qui est à
peine accrescenl.
-Primula pseudobracteata Petitmengin, sp. nov. (Typus in
Herb. Musei Parisiensis).
Primulæ bracteatæ Franchet affinis; ab illa differt : Albo-farinosa, tota
pube partim glanduloso scabidra. Rhizoma lignescens, crassum, apice
vestigiis foliorum ann præteriti dense vestitum. Folia 2 cm. longa,
5-8 min. lata, petiolata, dentata, subtus albo-farinosa; petiolus (1,5-2 cm.
longus) anguste alatus laminam æquans vel superans. Scapus nanus,
folia non æquans, umbellam 4-6 fl. gerens. Bracteæ lineares 7-8 mm.
longæ; pedicelli bracteis longiores, calyx 5 mm. longus, pubescens, tubu-
loso-campanulatus, lobı ad medium fissi, leviter dentati. Corollæ luteæ;
tubus calycem duplo superans, limbus concavus, 10-12 cm. diam. lobi
obcordati, emarginati. Capsula ovalo-rotunda, calycem subæquans.
Thibet oriental: Principauté de Bathang (R. P. Soulié (1903) n. #061).
Voisin du Pr. bracteata Franchet, dont il se distingue par ses feuilles
étroites, blanches farineuses en dessous au moins dans le jeune âge. par
son calice à lobes peu profonds, n’atteignant pas plus de 5 mm. alors que
dans le P. bracteata, il atteint À cm. et a des lobes profonds, beaucoup
plus étroits, par le tube de sa corolle qu est beaucoup plus allongé (1,5 cm.)
rappelant celui du Primula Lacei !
Primula Yargongensis Petitmengin, sp. nov. (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Primula Zambalensi Pigin. valde affinis; ab illa differt 1-3 floribus
nutantibus, in ombellam simplicem dispositis, corollis intense purpureis
14 mm. diam. Calyce tubulato, striato et punctato nigro-lineolato ; bracteis
ovalo-lanceolatis, 8-9 mm. longæ, basi in appendices 2-5 mm. longas ultra
insentionem calcaratis, pedicellis 1-2 cm. bracteæ valde superantibus.
Thibet oriental : Zambala (R. P. Soulié; n° 3789).
Diffère du P. Zambalensis Nob. par ses fleurs peu nombreuses (1-5)
longuement pedicellées, par ses bractées plus longes, moins nombreuses,
prolongées à la base en un appendice scarieux, par son calice tubulé et
non campanulé, pourvu sur les angles et sur les lobes, de nombreuses stries
noires. Son Scape est plus ou moins recourbe au sommet mais n’est pas
fistuleux comme celui du Pr. Zambalensis.
Primula Tzetsouensis Petitmengin, sp. nov. (Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
(&) M, PETITMENGIN, PRIMULACEÆ NOV.E SINENSES. 367
Glabra, efarinosa. Folia petiolata, lanceolato-acuminata, 1,5-3 cm. longa,
1,5 cm. lata, basi cordala, serrato-dentala; petiolus lamina longior 5-7 cm.
longus. Scapus 16-20 cm. altus, folia superans, glaber, Umbellam 3 fi.
gerens; bracteæ lineari-lanceolätæ, acutæ, basi leviter saccatæ, 5 mm.
longæ; pedicelli glabri 6-10 mm. longi. Calyx tubulosus; 7-8 mm. longus
minute puberulus; ad medium fissi lobi lanceolati, acuti. Corollæ luteæ;
tubus 1,5 cm. calycem duplo superans, limbus 15-17 mm. diam., lobi
angusti, ovati, 3-4 cm. lati, integri. Capsula?
Thibet oriental: Principauté de Bathang, à Tze-tsoue (R. P. Soulié;
n° 3804).
Ceite espèce est voisine du P. tangutica Duthie ; elle s’en distingue par
ses feuilles ovales-lancéolées acuminées, cordiformes à la base, pourvues
de dents très régulières, d’un vert plus pâle à la face inférieure, longne-
ment peliolées.
Primula reflexa Petitmengin, sp. nov. (Typus in Herb. Musei Pari-
siensis).
Glabra, efarinosa. Folia petiolata, 16-20 cm. longa, 2,5-3 cm. lata, obo-
vato-spathulata, oblusa, regulariter dentato-serrata, subtus pallida, glauca,
in petiolum laminam subæquantem attenuata. Scapus elongatus 25-40 cm.
altus, umbellas 2 superpositas paucifloras gerens; bractæ angustæ, lineari-
acutæ, 6 mm. longæ, pedicelli 1,5 cm. longi, flores cernui. Calyx glauces-
cens, nigro punctatus striatus, 5-coslatus, À cm. longus, tubuloso, cam-
panulaius; ad medium fissi, lobi lanceolato-aculi apice intense virides,
nervati. Coroilæ pallidæ luteæ vel albo-luteæ, tubus calycem superans;
limbus concavus, explanatus ad° 22 mm. diam., lobi rotundati, integri.
Capsula ?
Thibet oriental: Yar-gong (R. P. Soulié; no 3801).
Voisin des Primula szechuanica Pax, P. Sikimensis Hook. f. et P. or-
bicularis Hemsley, s’en distingue par ses fleurs d’un blanc légèrement
ochracé, ne verdissant pas par la dessication, réfléchies, penchées toutes
du même côté du scape, disposées en 2 ombelles pauciflores (2-4 fleurs)
superposées. Scapes et pédicelles charnus, compressibles, pédicelles égalant
ou dépassant peu le calice. Galice strié de points noirs, à sépales n’egalant
pas la ‘/2 du tube calicinal, et très nettement trinerviés au sommet, qui est
d’un vert foncé. Bractées plus ou moins sacciformes à la base, étroitement
triangulaires sétacées. Corolle tubuleuse, à lobes profonds (9/8 mm.) ar-
rondis, entiers, réfléchis sur le calice. Feuilles ovales oblongues, dilatées
dans le tiers supérieur, atténuées en un pétiole ailé. Limbe pourvu de
dents simples d’un vert pâle à la face inférieure. Plante glabre, non
farineuse.
Par ses fleurs, elle se rapprocherait des P. Szechuanica Pax et P. orbi-
cularis Hemley, et par son appareil végétatif du P. Sikkimensis Hook. f.
Androsace Yargongensis Petitmengin sp. nov.(Typus in Herb.
Musei Parisiensis).
Stolonifera, dense cæspilosa, dichotome ramosa. Folia rosulata, dense
imbricata, 3-4 mm. longa, 1 mm. lata, angustissime superposita coaretata,
margine hirsuto-villosa, obtusa, juvenilia viridia, demum basi fusca, et
apice alba. Scapus 5-8 mm. altus. Bracteæ ovato-acul&, purpuræ, margine
hirsutæ. Flores umbellati (3-5 fl.). Pedicelli bracteis minores. Calyx ad
medium partitus dense villosus, lobi ovato-acuti, leviter purpurascentes.
A
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908- (6)
Corollæ carneæ, fauce annulatæ intense purpuræ; tubus calycem æquans
vel paulo superans; lobi rotundato-obovati, integri; limbus 1 cm. diam.
Thibet oriental : Yar-gong à Zaınbala (Hautes montagnes) (R. P. Soulié,
no 5225).
Espèce stolonifere, à stolons bruns, portant de distance en distance
des glomérules de feuilles desséchées, brunes à la base et d’un blanc-
grisätre à l’extremite, ce qui rend ces glomérules discolores. Feuilles
formant des verticilles densément imbriqués, les supérieures plus
développées, vertes, bordées de nombreux poils blancs. Fleurs 3-5, en
ombelle portée par un scape très court (5-8 mm.), bractées purpurines,
très développées, égalant ou dépassant les pédicelles, densément velues-
hérissées de poils blancs ainsi que le scape. Corolle grande (1 cm. diam.)
rosée ou carnée, munie à la gorge d’un anneau purpurin, très foncé.
Androsace villosa L. var. Zambalensis Petitmengin var. nov.
(Typus in Herb. Musei Parisiensis).
Planta laxe cæspitosa. Foliis oblongo-ovatis pilis albis dense obsitis,
rosulatis, rosulis in globulos dense confertos coarctatis. Scapi 10-18 mm.
longi, umbellas 3-4 fl. gerentes. Bracteæ lanceolat&, pedicelli æquilongi.
Calyx campanulatus, lobis purpurascentibus, pilis albis hirsutis. Corollæ
intense purpuræ, faux atro-purpurea annulata; lobi ovati, emarginati,
limbus 7 mm. diam.
Thibet oriental, Province de Bathang : montagnes dans les éboulis et les
pelouses. Juillet-août 1903 (R. P. Soulié, n° 3108).
Androsace sarmentosa Wall. var. laxiflora Pigin. var. nov.
(Typus in Herb. Musei Parisiensis).
Floribus longe pedicellatis (1,5-2 cm.). Pedicelli flexuosi. Corolla alba
vel rosea, fauce annulato-purpureo. Folia typica.
Ta-tsien-Lou (Thibet).
Plantes du Tsékou et du Nékou. (Collections du R. P. Soulié) (1895) :
Primula Francheti Pax : Haut-Mékong, Tsékou et Nekou; Sila (R. P. Soulie
no 1035).
Primula Silænsis Ptgin. : Idm. (R. P. Soulié, nos 1130, 260', 261, 295).
Primula Viali Franchet : no 248.
Primula caliantha Franchet : Lieux humides à Sila (no 11335).
Primula sibirica Jacq. : Idm. (n° 1132).
Primula bella Franchet : Sila (no 1431); no 1470 (Dang-Ching-tchan-chong)
n° 4471.
Primula Sikkimensis Hook f. : Sila (n° 304 du Muséum) no 1327, no 1062.
Primula microdonta (Franchet) Pigin. : Haut-Mékong (Prince Henri
d'Orléans); R. P. Soulie, no 1327.
Primula Bonatiana Pigin. : n? 259.
Primula bellidifolia King : ne 1346 (?), nos 249, 1347 (n° 250).
Primula serratifolia Franchet : nos 1328, 1382.
Androsace axillaris Franchet : Rives du Mekong (n° 274).
1 Les numéros variant de 2 à 300 sont ceux de la série du Muséum et non
ceux du Collecteur que nous donnerons ultérieurement.
(7) M. PETITMENGIN. PRIMULACEÆ NOVÆ SINENSES, 369
Plantes du Thibet oriental (Province de Ba-thang) Yar-gong et Zambala.
(Récoltes du R. P. Soulié en 1904):
Primula sibirica Jacq. : Prairies humides (nos 3396-3398-3399-3400).
Primula serratifolia Franchet : Idm. n° 3401.
Primula pulcheila Franchet : nos 3393-3394-3395, 3397 : Talus des mon-
tagnes.
Primula nivalis Pallas : no 3404.
Primula Viali Franchet : no 3604.
Primula Sikkimensis Hook. : nos 3407, 3803.
Primula microdonta (Franchet) Ptgin. : no 3406.
- Primula vittata Franchet : nos 3401, 3797-3798-3799.
Primula Zambalensis Pigin. : n° 3788.
Primula nivalis Pallas var. macrophylla (Don) Pax — P. purpurea Royle
nos 3782 et 3786.
Primula nivalis Pallas var. Bayernii (Rupr.) Regel; ne 3785.
Primula sibirica Jacq. : nos 3790, 3796.
Primula tibetica Watt. Hautes montagnes vers 5040 m. : n° 3805.
Primula Biondiana Pigin : no 3792.
Primula bellidifolia King : n° 3900.
Primula bathangensis Pigin. : Vallée de Ba-thang, près des eaux chaudes,
no 3769.
Primula Tzetsouensis Pigin. : Hautes montagnes Tze-tsoue; no 3804.
Primula pseudobracteata Pigin. : n° 4061.
Primula yargongensis Ptgin. : no 3789.
Primula reflexa Ptgin. : n° 3801.
Androsace aizoon Duby var. coccinea Franchet : no 3808.
Androsace spinulifera Knuth : nos 3412-3413, 3809.
Androsace Prattiana Kunth : nos 3409-3410, 3810 (Ngolado, coteaux secs).
Androsace erecta Maximi : 3408 (Pelouses sèches).
Androsace villosa L. var. Zambalensis Ptgin. : Eboulis et pelouses des
montagnes : no 3108.
Androsace Yargongensis Ptgin. : Zambala; no 5225.
Plantes du Yunnan, récoltées par R. P. Ducloux :
Primula denticulata Sm. : Environs de Lou-lan; no 3863.
Primula senior: Ptgin. : Environs Yong-tchang, dans les rochers,
n° 3862.
Primula obconica Hance : Yang-py, uo 3861; Do-bé près Pin-tchouan,
no 4585 et 4586; Pin-tchouan, n° 4583.
Primula puiverulenta Duthie : Yunnan (R. P. Ducloux).
Primula pseudodenticulata Pax : Yunnan-Sen, lieux humides, au bord de
la montagne (10 janvier 1897; RR. PP. Bodinier et Ducloux).
Primula nutans Franchet : Montagne dite de Lao-Kouy-Chan, n° 3595; idm.
Fissures de rochers de Tchong-chan, no 3571 ; idm. Loupou, préfecture de
Toug-tchouan, no 4374; idm. Chao-Chang près Pin-tchouan, n° 4802.
Primula malacoides Franchet : Ta-li, à Pin-tchouan, n°0 4580.
Primula Pintchouanensis Pigin. : Djo-kou-la près Pin-tchouan, no 4580.
D) | lromens Ptgin. : Pe-yen-tsin, préfecture de Ta-ly, nos 4588
et 4584.
nu unes Lam. : Ta-pin-Siou, no 480%; environs de Lou-lan,
n° 3864.
Primula malvacea Franchet : Ya-ma-ya près Kiéou-ya-pin, no 4803; idm.
Ko-chan pres Pin-tchouan, n° 4582.
370 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2M® sÉR.). 1908 (8)
Androsace axillaris Franchet : Tchen-kia-yuin, préfecture de Tchao-tong,
n° 3977: idm. Lao-kouy-chan près My-le, no 3976.
Androsace spinulifera (Franchet) Kunth : Lao-kouy-chan, no 3596.
Androsace saxifragifolia Bge. : Pin-tchouan, no 4807; Pé-ven-tsin, pré-
fecture de Taly, no 4808.
Lysimachia deltoidea Wight. var. cinerascens Franchet : environs de
Lou-lan, no 3856; environ de Yunnan-sen, no 3594.
Lysimachia violascens Franchet : Pin-tchouan, no 4540.
Lysimachia lobelioides Wall. : Tchen-kia-yn, préfecture de Tchao-tong,
n° 4375: environs de Lou-lan, n° 3866.
Lysimachia candida Lindl. : Yang-py, pres Ta-ly, n° 3865.
Lysimachia clethroides Duby : Y-dje, près Lou-lan, n° 3781.
Lysimachia miltandra Franchet : Sanfchan près Tehen-hiong, no 4373.
Nous indiquerons aussi à titre documentaire, les renseignements sui-
vanis:
Primula denticulata Smith : Mongtsé (Yunnan) (Tanant).
Primula Kialensis Franchet : Tatsienlou, terrains secs et forêts (R. P. Soulié,
sans numéro, 1893).
Primula sonchifolia Franchet : Haut-Mekong, Nékou à Tehra-na 15-20 avril
1895 (R. P. Soulie, no 1545).
Primula obconica Hance : Kouy-Tchéou : Kouy-Yang, Mont Collège dans les
parois de rochers (R. P. Chaffanjon, mars 1898), (même localité, R. P.
Bodinier, no 2130).
Primula Reinii Franchet et Savatier : Japon (R. P. Faurie, no 2911).
ee nee Franchet : Setchuen oriental; Tchen-Kéou-Tin (R. P.
arges).
Primula Biondiana Ptgin. : Wilson, no 4044 (Western-China vers 14,000 feet).
Primula pycnoloba Franchet : Wilson, no 3004 (Werstern-China vers
4000 feet).
Primula oreodoxa Franchet : Wilson, no 4052. (Western-China).
Primula pumilio Maxim. : Wilson, no 4025.
371
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANE
(Suite.)
12. Cephalozia macrostachya Kaal. Revue bryol. 1902, p. 8.
Dioica majuscula flavo-virens vel pallida, sphagnicola. Caulis ad 2 cm.
longus flexuosus flavo-virens subteres parum ramosus, ramis omnibus
posticis. Folia caulina subremota longiludinaliler inserta, antice vix
decurrentia erecto-patula ad anticum vergentia subplana ex angusta basi
quadrato-rotundata 0,3 mm. longa ad ‘/2 inciso-biloba sinu rotundato lobis
porrectis acutis rarius conniventibus. Cellulæ 19x 23 y. basales 23x35 I
leptodermes. Amphigastria caulina subnulla Perianthia in ramulo parvo
ovato-oblonga basi 2 cellulas crassa superne acute trigona ore constricto
setuloso setulis 3-4 cellulas longis; cellulæ superæ ad 70 y. longæ, basales
breviores. Calyptra carnosa. Folia floralia trijuga, intima caulinis triplo
majora late ovata vel ovato-quadrala ad ‘/2 inciso-bifida laciniis lanceolatis
acuminatis plus minus spinoso-dentatis. Amphigastrium florale intimum
foliis suis majus trifidum spinoso-dentatum. Andrecia maxima in ramis
terminalia ex apice vegetaliva albo-viridia bracteis magnis ad 14 jugis
quam folia duplo majoribus imbricatis transverse insertis erecto-patenti-
bus vel subappressis canaliculatim concavis bi-trifidis, laciniis lanceolatis
spinoso-dentatis. Antheridia ovalia stipite brevi.
Hab. Norvegia Frederikstad (Ryan).
13. Gephalozia lacinulata (Jack)
Sub. Jung. lacinulata Jack. G. et R. n° 624. Hep. Excicc. 1877).
Dioica pusilla pallida corlicola. Caulis parum ramosus radicellis sparsis
_ repens. Folia caulina parva ad 0,35 mm. longa remota superiora subim-
bricata subplana late obovata ad ‘/2 biloba lobis lanceolatis acutis porrec-
297
372 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Cephalozia.
tis sinu obtuso vel subacuto. Cellulæ loborum 18 X 36 u basales
36 x 54 y. Amphigastria caulina rudimentaria sæpe nulla. Folia floraha
trijuga, intima libera caulinis majora late ovata ad ‘/2 vel ad ?/: bidida
rarius trifida, lobis breviter acuminatis integerrimis. Amphigastrium
florale intimum late ovatum liberum utrinque dente basali armatum ad
®/ı bifidum, sinu acuto lobis porrectis acuminatis integerrimis. Perian-
thia in ramo abbreviato vel elongato linearia longe exserta inferne cylin-
drica superne obtuse triplicata ore constrieto plurilobato lobis laciniatis,
laciniis inæqualibus angustis ionge acuminatis. Calyptra tenerrima. Cap-
sula ovalis. Andrecia in planta pauciramosa longissime vel interrupte
spicala, bracteis monandris quam folia caulina majoribus acute bilobis,
amphigastriis magnis lanceolatis vel bifidulis.
Hab. Germania prope Salem (Jack).
14. Gephalozia leucantha Spruce On Cephalozia p. 69.
Dioica pusilla pallida cæspitans vulgo corticola. Caulis tenuis elongatus
flexuosus repens parum ramosus. Folia caulina 0,2 mm. longa parva
remotla oblique patula assurgentia concava oblongo vel quadrato-rotunda
ad ‘/2 bifida sinu acuto vel obtuso lobis lanceolatis acutis vel acuminatis
porrectis vel conniventibus sæpe inæqualibus. Cellulæ loborum 12x 181,
basales longiores parietibus validis. Amphigastria caulina nulla. Perian-
thia in ramulo parvo radicante maxima oblongo-cylindrica sub ore tripli-
cata ore minute setuloso. Cellulæ superæ 18x 541 basales 18 X 72 1
leptodermes. Calyptra tenuis. Capsula magna oblongo-cylindrica. Folia
floralia intima caulinis multo majora late ovata medio utrinque uniden-
tata ad '/ı biloba lobis acuminatis porrectis integerrimis, amphigastrio
simillimo coalita. Andrecia mediana bracteis monandris paucijugis con-
fertis orbiculatis concavissimis.
Hab. Europa septentr. vel in montibus editioribus. Alaska (Evans).
15. Cephalozia catenulata (Hüben.) Lindb. J. Linn. Soc. XII,
p. 191.
Syn. : Jung. catenulata Hüben. Hepat. german. 1850, p. 169.
Jung. reclusa Taylor. J. of Bot. 1846, p. 278.
Cephalozia serriflora Lindb. Soc. F. et Fl. fennica 1878.
Dioica minor rigida rufo-brunnea vel obscure viridis dense pulvinata
lateque expansa corticola vel terricola. Caulis ad 10 mm. longus brun-
neus flexuosus pluriramosus radicellis longis repens, Folia caulina con-
tigua vel parum imbricata parum patula assurgenti secunda concava in
plano ovato-rotundata normaliter ad ‘/2 biloba sinu angusto obtuso lobis
triangulatis subapiculatis, lobo postico vulgo latiore antico magis incurvo.
298
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 373
Cellulæ apicales 27 y basales 27 X 36 y parietibus validissimis. Amphi-
gastria caulina wulla. Folia floralia trijuga libera, intima perianthio
appressa ovato-rotundata ad !/s biloba utrinque angulata vel distincte
valideque paucidentala, lobis porrectis triangulatis aculis integerrimis.
Amphigastriam florale intimum subquadratum late emarginato-bifidum.
lobis triangulatis porrectis integerrimis. Perianthia in ramulo parvo pos-
tico radicante oblonga triplicata ore parum contracto irregulariter lacı-
niato, laciniis lanceolatis spinis brevioribus interjectis. Cellulæ apicales
13x49 y, basales 18 X 54 y. parietibus validissimis. Andræcia in ramulo
parvo postico ex apice vegetativo bracteis ad 6 jugis quam folia majoribus
confertis concavis appressis ad '/s bilobis, lobis late triangulatis incurvis,
Propagula triangulata unicellularia.
Hab. Europa, Amer. sept. Caucasus. Japonia. Sibiria ubique haud rara,
16. Cephalozia baltica Warnst. Crypt. Fl. der Mark Bdbg.
Dioica minor viridis laxe humiliterque cæspitosa. Caulis procumbens
ad 2 cm. longus valde ramosus dense rhiziferus stolonibus numerosis.
Folia caulina oblique inserta disticha subrecte patula concava symme-
trica ovato-rotundata integerrima apice ad ‘/4 inciso-biloba rima angusta
lobis subæqualibus porrectis vel conniventibus obtusiusculis. Cellulæ 20 y.
trigonis nullis. Perianthia in ramulo parvo postico terminalia semiexserta
late ovata obtuse trigona ore angustato trilobato, lobis integerrimis. Folia
floralia caulinis multo majora in plano ovata ad '/s inciso-biloba, lobis
obtusiusculis leniter divergentibus crenulatis. Andrecia ignota. Propagula
flavo-virescentia parva bicellularia tri-quadrangulata.
Hab. Germania prope pagum Prerow (Zschacke).
17. Gephalozia Francisci (Hooker) Dum. Rec. d’obs., p.18.
Syn. : Jungerm. Francisci Hooker. Brit. Jung., tab. 49,
Jung. Sehlmeyeri Hüben. Hep. german. p. 156.
Dioica pusilla rigidula viridis in turfosis dense cæspitosa. Caulis e cau-
dice repente parum ramosus maxime flagelliferus cellulis corticalibus
15 seriatis. Folia caulina dissita vel subimbricata parva 35 mm. longa
assurgentia concava in plano ovali-orbiculata apice ad ‘/ vel ‘/s inciso-
biloba sinu acuto lobis obtusis vel subacutis incurvis. Cellule 18x27 y.
basales 27 X 45 u. parietibus validissimis. Amphigastria caulina foliis
duplo breviora ovato-lanceolala obtusa integra interdum bidentula.
Perianthia semiexserta ovato-fusiformia, basi crassa (cellulis bi-tristratis)
.a basi fere tricarinala ore 6 plicato irregulariter lobato lobulis repandis.
Cellulæ apicales 18 X 36 y. basales parum majores. Calyptra 2-4 cellulas
crassa. Capsula ovali-cylindrica. Folia floralia trijuga intima caulinis
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 5, 30 avril 1908. 26
374 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1908 Cephalozia.
triplo majora ovato-oblonga ad ‘/4 vel '/s hifida, lobis obiusis recurvis
crispatulis. Amphigastriam florale intimum liberum foliis simillimum
utrinque breviter obtuseque bidentatum. Andrecia in caule ramisque
mediana, bracteis concavissimis monandris. Propagula in ramis erectis
parvifoliis rosea varie angulata 1-2 cellularia.
Hab. Europa. America septentr. (e rarioribus).
18. Gephalozia borealis Lindb. Meddel. Soc. F. Fl. fenn. 1888,
Vol. 14, p. 65.
Dioica mediocris rufescens crassa et fragilis dense gregaria terricola.
Caulis 5 mm. longus validus pluriramosus radicellis arcte repens dense
stoloniferus. Folia caulina contigua vel parum imbricata oblique patula
oblique inserta valde concava in plano subrotunda ad '/s inciso-biloba
rima angusta lobis late triangulatis obtusis vel rotundatis. Cellulæ 18 y
leptodermes, basales parum longiores. Amphigastria caulina magna
appressa vel curvalim accumbentia lanceolata vel bifida. Folia floralia
trijuga, intima maxima ovalo-oblonga ad ‘/s bifida lobis lanceolatis por-
rectis integerrimis. Amphigastrium florale intimum foliis breviter coali-
tum, simile sed late ovatum ad ‘2 bifidum medio utrinque unidentatum.
Perianthia in ramulo brevissimo postico obovata semiexserla ubique uni-
stratosa pluriplicata ore subtruncato cellulis liberis breviter denticulato;
cellulæ superæ 18 X27 y maxime incrassalæ, basales 27x45 u lepto-
dermes. Capsula sat magna in pedicello longiusculo ovalis. Sporæ 15-184.
asperæ. Elateres 100-200 y. verniculares spiris duplicatis ligulatis laxe
tortis. Andrecia « in medio caulis vel ramorum ».
Hab. Norvegia (Lindley), Finland (Lindberg).
Ich habe nur die norvegischn Pflanze gesehen; sie steht der C. Fran-
cisci sehr nahe und unterscheidet sich hauptsächlich durch die lanzett-
förmigen zugespitzten Abschnitte der weiblichen Hüllblätter und durch
das überell einschichtige Perianth. Reife Capseln von C. Francisci habe
ich nicht gesehen und ist hier vielleicht ein weiterer Unterschied zu
finden. Lindberg hatte die Perianthien nicht bemerkt und seine Diagnose
ist daher sehr kurz.
19. Gephalozia fluitans (Nees) Spruce On Cephal., p. 50.
Syn. : Jung. fluitans Nees in Syll. Ratisb. 1823, p. 129.
Ceph. obtusiloba Lindb. Sprid. Scand. Moss., p. 12.
Dioica majuscula viridis hie illic luride rufa vel subrosea, sphagno et
muscis consociata in paludibus sæpe fluitans. Caulis ad 8 cm. longus plu-
riramosus ramis semper poslicis flagelliferis, cellulæ corlicales 16 serial.
Folia caulina À mm. longa sæpe minora remota assurgentia, oblique
300
Le
| RES
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 375
patula obovata ovato-oblonga parum concava ad ‘/s inciso-biloba sinu
angusto lobis breviter ovatis obtusis inæqualibus postico majore, Cellulæ
loborum 27 X 36 y, basales 27 X 72 y lepiodermes. Amphigastria caulind
remota appressa linearia vel angusle lanceolata apice bifidula vel acuta
utrinque unidentata. Perianthia in ramulo postico radicante longe exserta
oblongo-cylindrica ubique unistrata apice trigona ore subconstricto irre-
gulariter lobato lobis truncatis crenulatis. Calyptra tenuis basi crassa.
Capsula alte exserta fusco-purpurea oblongo-cylindrica. Elateres vermi-
culares bispiri. Sporæ asper&. Folia floralia 3 juga intima foliis caulinis
multo majora ovato-oblonga canaliculala ad ‘/2 acute biloba normaliter
integerrima. Amphigastium florale intimum foliis simile basi utrinque
1-2 dentatum, liberum. Andrecia in ramulis posticis assurgentibus
mediana, bracteis monandris paucijugis confertis subcapitatis concavis
breviter acutilobis lobulo tertio antico breviore. |
Hab. Europa. America septentr. Evans; Sibiria (Arnell).
20. Cephalozia virginiana Spruce. On Cephal., p. 37.
Dioica et monoica pallida interdum fulva vel subrosea, corticola Caulis
repens, ramosus e flagellaris. Folia caulina parvula 0,25 mm. longa
plano-disticha contigua vel subimbricata oblique ovato-subrotunda ad
medium fere biloba sinu obtuso lobis porrectis triangulatis acuminatis.
Cellulæ 22 y, basales majores, leptodermes. Amphigastria caulina nulla.
Perianthia magna lineari-clavata obtuse tricarinata ore constricto inæqua-
liter breviterque setuloso, basi 2 cellulas crassa ceterum leptodermia.
Capsula magna ovali-cylindrica rufo-badia. Folia floralia et amphigas-
trium florale intima caulinis duplo longiora quadrato rotunda ad ‘/2 biloba,
basi sat alte connata, lobis tenui-acuminatis utrinque paucidentatis.
Andræcia longispica bracteis ad 10 jugis confertis assurgentibus orbicu-
latis concavissimis breviter acutoque bi-trilobis.
Hab. America septentrionalis, Virginia (Small).
(Fortsetzung folgt).
301
SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
311”: séance. — Lundi 13 avril 1908. — Ouverte à
8 h. ‘2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le Dr Louis Viret, vice-président.
Le procès-verbal de la 310”° séance est adopté après rectification
d’une erreur à la p. 302 (= 384 du tiré à part), 6”° ligne en remontant,
où à la place de Volvaria Lauveliana il faut lire « V. Loveyana ».
— M. le vice-président annonce la candidature de M. Gabriel Naville,
présenté par MM. Beauverd et D” Viret; conformément aux statuts,
cette candidature sera portée à l’ordre du jour de la prochaine séance.
En outre, M. le vice-président annonce que par suite d’une absence im-
prévue de M. Romieux, qui s’est fait excuser, la réunion du comité n’a
pu avoir lieu, ce qui nécessite le renvoi à la séance d’avril de la dis-
cussion définitive de la question de la Bibliothèque portée prématuré-
ment à l’ordre du jour.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau:
ALLEMAGNE: Verhandl. des botan. Vereins d. Prov. Brandenburg,
49% session (Berlin 1907); AUTRICHE: Zeitschrift des Ferdinandeums
für Tyrol und Vorarlberg, II. Folge, fase. 51 (Innsbruck 1907):
ETATS-UNIS: Missouri botain. Garden, 18% annual Report (S'-Louis
1907) ; FRANCE: Bulletin de la Société des Naturalistes de l’Ain, n° 22
(Bourg, 15 mars 1908); Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre
de la France, 1” trimestre (Moulins 1908): RUSSIE: Travaux du
Musée del’ Académie Impér. des Sciences, S'-Petersbourg, fase. IV (1908);
SUISSE: Bulletin de l’'Herbier Boissier, fasc. 4 (avril 1908); Bull. de
la Société d’Horticulture de Genève, 53”® année, n° 3 (mars 1908);
Comptes rendus des séances de la Société de physique et d'histoire naturelle
de Genève, fase. XXIV (1907); Le Jardinier Suisse, n° 4 (avril 1907);
URUGUAY: Anales del Museo Nacional de Montevideo (1907).
PROGRAMME DES HERBORISATIONS POUR 1908. — Après
une courte discussion à laquelle prennent part MM. Viret, Martin,
Guinet, Chenevard et Beauverd, l’assemblée adopte le programme
suivant pour les herborisations mensuelles du premier semestre de 1908:
1° Vendredi-Saint 17 avril, Mont Vuache, montee par Chevrier
et la chapelle S*-Vietoire, descente par le Golet du Pais et Arcines;
chef de course, M. le D' Louis Viret.
(392) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE, 377
2 Jeudi de l’ Ascension, 28 mai, Lacs des Hôpitaux et cluse
de Tenay (Ain), sous la direction de M. le professeur Chodat.
3° Dimanche 14 juin, Rochers de la Ghambotte et lac du
Bourget (Savoie) ; le chef de course sera désigné ultérieurement.
4 Dimanche à juillet, Pointe de Marcelly et tourbieres
alpines de Sommans (H“-Savoie), sous la direction de M. le pro-
fesseur Lendner.
Des cartes de convocation fixant le détail de ces herborisations seront
envoyées au moment opportun; en outre, M. Beauverd recommande à
tous Ceux qui ne pourraient participer aux courses officielles de bien
vouloir vouer toute leur attention floristique aux quelques stations
naturelles qui existent encore dans le bassin du Léman compris entre
Ja Dranse ou la Venoge et le Vuache, afin de contribuer à l’etablissement
d’une statistique aussi complete que possible avant que la mise en cul-
ture de ces stations ait achevé de faire disparaître les derniers vestiges
de notre ancienne flore locale.
THÉORIE NOUVELLE SUR LA FONCTION DES CHROMO-
SOMES NUCLEAIRES. — Au moyen d'exemples illustrés sur la
planche noire, M. le D' Maurice A. Boubier résume l’état actuel de nos
connaissances sur les chromosomes nucléaires, auxquels les biologistes
font jouer un rôle de première importance dans les phénomènes de
_ l’hérédité: ce sont les porteurs des caractères héréditaires, et la fameuse
théorie de Weismann n’a pas peu contribué à vulgariser cette théorie.
Cependant le noyau exerce dans la cellule une action dynamogène
parfaitement nette et générale, que de très nombreux faits mettent en
évidence. Il suffira de citer la diminution rapide de vitalité et la mort
qui suivent l’énucléation des cellules; puis le fait que la membrane ne
se forme qu’autour des globules plasmiques qui ont conservé leur noyau;
puis, que dans les cellules à métabolisme actif, le noyau vient se placer
au point où l’activité est la plus intense. Enfin on observe que dans les
glandes en activité le noyau se lobe et se déchiquète profondément,
distribuant ainsi son énergie sur une plus grande surface.
Il existe donc dans la machine cellule un moteur, un centre dyna-
mique, qui est le noyau. Or, dans le noyau, l'énergie ne peut avolr sa
source que dans ces Corps particuliers, les chromosomes.
On sait d'autre part que dans toute cellule somatique les chromo-
somes du noyau sont un jeu double de chromosomes d’origine pater-
nelle et de chromosomes d’origine maternelle.
Sur ces différents faits, M. Boubier base une théorie nouvelle sur la
fonction et le rôle des chromosomes. Il admet que les chromosomes sont
des condensateurs d'énergie, des systèmes dynamiques possédant une
différence de potentiel entre leurs deux pôles, le pôle positif et le pôle
négatif. Il donne à ces systèmes dynamogéniques le nom de bipôles
chromosomiques.
L'énergie qui émane de ces bipôles est l'énergie chromosomique, du
même ordre que les autres énergies physico-chimiques. Mais ces bipôles
chromosomiques ne sont pas tous semblables. Les uns ont le pôle positif
dominant, les autres le pôle négatif. On peut dire, arbitrairement cela
va de soi, que les premiers sont mâles et les seconds femelles. Et
suivant que dans un individu donné le courant d'énergie passera des
chromosomes à dominance positive aux chromosomes à dominance
négative ou qu'il sera inverse, l'individu sera mâle ou femelle,
378 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1907 (393)
En se basant sur le fonctionnement d’une pile électrique, M. Boubier
admet qu’au cours de l’activité du noyau, un courant inverse vient
polariser le courant normal, ce qui tend à affaiblir, puis à arrêter la
production d'énergie chromosomique. Le système chromosomique est
alors polarise; ce qui se traduit par l’état de sommeil. Par le repos, le
système se dépolarise et au reveil, a récupéré toute sa difference de
potentiel. Telle serait la cause en même temps que la fonction du
sommeil.
Un noyau donnant une énergie déterminée ne peut activer qu’un
volume correspondant de cytoplasme. Lorsque la cellule s’aceroit, le
noyau est obligé de se diviser pour que l'équilibre continue. A ce pro-
pos, M. Boubier trouve dans sa conception des chromosomes une expli-
cation nouvelle de la karyokinèse. Les chromosomes, systèmes bipôles,
se clivant en long, il s’en suit nécessairement la juxtaposition de deux
systèmes bipotentiels égaux, disposés l’un contre l’autre, avec les pôles
de même nom contigus. Il se produit alors nécessairement un mouve-
ment de séparation des deux demi-chromosomes. Il ne faut donc pas
chercher dans des pôles cinétiques ou centrosomes la cause de la karyo-
kinèse, cette cause réside dans les chromosomes eux-mêmes.
L’expose complet de cette théorie va être publié dans la Revue
générale des sciences.
— À la suite de cette intéressante communication et sur les questions
posées par MM. Viret et Casimir de Gandolle, l’auteur échange quel-
ques explications relatives à la théorie propre du dynamisme des noyaux
et sur l’analogie ingénieuse, mais peut-être trop théorique au sens de
M. Viret, que les chromosomes offriraient avec certains phénomènes
électriques.
SUR UNE NOUVELLE ESPECE DE FAGUS DE LA FLORE
DU CAUCASE. — Après avoir présenté des données très détaillées
relatives à la distribution du Hêtre dans les pays de l’hémisphère boréal,
M. J.-W. Palibine, du Jardin impérial botanique de St-Peters-
bourg, aborde la question de la systématique du hêtre au Caucase et
dans l’Asie-Mineure.
Cette étude l’a conduit à reconnaître pour la flore du Caucase deux
espèces de hêtres, les Fagus asiatica Hub. Winkler (1901) (= Fagus
silvatica ß asiatica À. DC.; = Forientalis Lipsky ex parte) et une espèce
nouvelle, jusqu'alors confondue par les auteurs soit avec une variété du
F. silvatica, soit avec une forme du S. orientalis Lipsky et de laquelle
notre confrère donne la diagnose suivante :
FAGUS HOHENACKERANA Palibine sp. nov.; typus in
Herb. Barbey-Boissier et in Herb. hort. Petropolitani; = Fagus silva-
tica ß macrophylla A. DC.; = Fagus orientalis Lipsky ex parte. —
Fagus foliis magnis, rhomboideo-ovatis, basi cuneatis, margine undu-
lato-dentatis, apice elongato-acuminatis, nervis secundariis (utrinque
9-14) rectis vel vix curvatis, divergentibus; cupulis ebracteatis; nuculis
conicis. — Hab. : Caucase oriental, Transcaucasie et Perse.
Cette communication était accompagnée de la présentation de fruits
très bien différenciés des Fagus asiatica et F. Hohenackeriana; l’auteur
annonce en outre qu’en une prochaine occasion, il parlera du Fagus à
|
|
Il
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|
(394) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE, 379
un point de vue plus général, en s'appuyant sur l’etude des espèces
fossiles.
NOTE SUR THAMNIUM LEMANI (Schnetzler) Amann. —
M. Auguste Guinet donne lecture de la note suivante qu'il fait accom-
pagner de la presentation de deux échantillons respectifs des Th. alo-
pecurum et Th. Leman :
« Ayant eu l’occasion de recevoir de M. le D’ F.-A. Forel, de Morges,
par l’obligeant intermédiaire de M. le D' Eug. Penard, un nouvel échan-
tillon de la mousse de la Barre d’Yvoire, j'ai pensé vous intéresser en
le faisant passer sous vos yeux.
Comme vous le savez déjà, cette mousse végète sur une moraine
immergée à une profondeur de 60 mètres, dans le lac Léman en face
d’Yvoire.
C’est le peintre Bocion qui le premier la remarqua sur les pierres
ramenees par les filets des p&cheurs d’omble chevalier, puis elle fut
. draguée en 1885 par Forel qui la soumit à Schnetzler. Ce dernier la
determina comme étant une variété du Thamnium alopecurum à laquelle
il donna le nom de Lemani; elle fut soumise par M. William Barbey à
Limpricht qui confirma la détermination. Depuis lors Amann éleva
cette variété au rang d'espèce en lui donnant le nom de T’hamnium
Lemani et il la décrit d’une manière complète.
La question a été discutée afin de savoir par quelle voie cette espèce
a pu être transportée dans cette singulière station. Schnetzler pensait
qu’elle y était arrivée avec les matériaux de la moraine, tandis que
Delebecque la considère comme amenée par une source sous lacustre.
D'après Forel, on n’a signalé jusqu’à présent aucune plante chloro-
phyllienne végétant à une semblable profondeur et à ce propos il fait
remarquer que l’eau est remarquablement limpide dans cette station,
surtout en hiver et que la lumière est encore assez vive à 60 mètres
pour colorer en brun le chlorure d’argent, aussi pense-t-il, que cela
suffit peut-être pour la production de la chlorophylle.
D'autre part, notre collègue M. le D' Lendner, dans un compte rendu
bibliographique consacré au 3° volume du Léman, émet l’opinion que
ce sont les rayons rouges, les moins réfrangibles, auxquels il faut attri-
buer la cause prépondérante de l’existence de la chlorophylle chez cette
mousse.
Description : Thamnium Lemani (Schnetzler) Amann in Forel : Le
Léman, vol. 3, page 155 :
Pas de rhizome rampant. Tige flottante, grêle, allongée, longuement
dénudée, et hérissée par la nervure persistante des feuilles : ramification
irrégulière, nullement dendroïde. Feuilles plus fortement dentées à la
partie supérieure, la dentelure très forte et parfois double. Tissu foliaire
composé de cellules plus grandes, plus régulièrement hexagonales. Cel-
lules apicales 22/6 y, cellules supérieures 11/7 y, cellules moyennes
11/11 y, cellules inférieures 16/5 u, cellules basilaires 20/6 y. Largeur
de la nervure à la base 45 y, à la moitié 30 y., au sommet 12 y. Les cel-
lules marginales moyennes plus étroites et plus allongées 18/27 y, sur
trois ou quatre rangées, forment une marge distincte plus fortement
colorée en jaune. »
1 Journal de Geneve, 15 août 190%.
A LP NE AS REN AN ER SR CARE 7 à
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1908 (395)
A PROPOS DU MEDICAGO SATIVA L. — Au sujet d’un
article intitulé « The botanical history and classification of Alfalfa »
publié par C. S. Scofield dans le Bulletin N° 131 du Bureau of Plant
Industry du Departement de l'Agriculture de Washington (14 mars
1908), M. Gustave Beauverd cite un passage de cet article attribuant à
la Luzerne («Alfalfa » des Américains, = Medicago sativa) une origine
asiatique présumée, sans qu'il soit possible de remonter aux sources de
sa première domestication : l’une des traditions généralement reçues
attribue à l'invasion des Perses de l’an 490 avant notre ère l’introduc-
tion de cette plante fourragère chez les Grecs, qui à leur tour en auraient
transmis l’usage aux Romains, ceux-ci lui en ayant appliqué un nom
dérivé de son origine présumée : Æerba Medica. Sans exposer davantage
tous les détails du très intéressant ouvrage de l’auteur américain,
M. Beauverd fait circuler, d’entre les matériaux de l’Herbier Boissier,
quelques spécimens de Medicago sativa L. provenant des récoltes du
missionnaire J.-A. Soulié lors de son voyage dans le 'Thibet oriental en
1893, et dont les déterminations, dues à la compétence du regretté
Franchet, du Museum de Paris, portaient en annotation la mention
« spontané ». (Soulié, 1893 : Ta-T'sien-Lou, N° 787 et 534); d’entre les
mêmes matériaux, il fait circuler d’autres Medicago sativa récoltés
aussi au Thibet (province de Balti), par Schlagintweit, en 1856, et
déterminés par Alefeld sous le nom de M. sativa var. nov. tibetica
Alfeld (Schlagintweit N°% 5616 et 5968).
A l'appui de l’origine désertique de cette plante, M. Beauverd fait
ressortir son extraordinaire résistance à la sécheresse, et cite les deux
derniers étés secs et chauds de 1906 et 1907 durant lesquels toutes les
plantes de nos prairies, et plus spécialement celles des talus de chemin
de fer, étaient complètement desséchées tandis que les Luzernes conti-
nuaient d'offrir aux regards le vert le plus frais de leur feuillage ; il
cite en outre le Medicago varia Martyn, considéré par certains auteurs
comme hybride des M. sativa X falcata, par d’autres comme simple
variété du sativa (au même titre que le falcata), qui résiste parfaitement
aux plus fortes sécheresses dans les « glariers » brülants de la plaine du
Rhône ou sur les collines torrides de Montorge et de Chateauneuf, en
Valais : il en fait circuler un exemplaire bien fleuri récolté le 3 sep-
tembre 1906 dans les prairies de la Pierrière (Chambésy) et notée
comme « l’une des rares plantes locales ayant résisté à la longue séche-
resse de 1906. »
A la suite de cette communication, M. J.-W. Palibine rappelle l’exis-
tence d’une race de Medicago sativa indigène au Turkestan, et
M. Auguste Guinet cite l'ouvrage d’Alph. de Candolle « Sur l’origine
des plantes cultivées », p. 82 : « Medicago sativa L., recueilli spontané,
« avec toutes les apparences d’une plante indigène, dans plusienrs pro-
« vinces de l’Anatolie, au midi du Caucase, dans plusieurs localités de
« Perse, en Afghanistan, dans le Beloutchistan et en Cachemir ».
Séance levée à 10 ‘/1 h. Quinze assistants : MM. Viret, Hausser,
Boubier, Beauverd, Bertrand, Casimir de Candolle, Chenevard, Guinet,
Martin, Gabriel Naville, Palibine, Schmidely et trois invités.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
Repertoriun novarum specierum regni vegetabilis.
Centralblatt für Sammlung und Yer öffentlichung
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ou nouvelles et dispersées) du monde entier.
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tons à la connaissance des lecteurs du Bulletin de l'Herbier Boissier que
nous sommes disposés à leur servir en tirés à part des abonnements
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rateur M. Franz Stephani.
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vrage. — Le ler volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.;
le vol. 2 (615 pages) au prix de 40 fr.; les 296 pages parues du vol. 3
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EN
Ye 7 2 Bear aa
© BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER 2” Série
Extrait de quelques sommaires 1901-1907. (7 volumes).
{Suite.)
Raprkorer. — Ueber zwei Connara- ÜHopar. — Scabiosa nouveaux pour la
ceen (1901). — Guareæ spec. dus Savoie (1902). — Sur la flore du Val
novæ Costaricénses. — Sapindaceæ Ferret (Grand St Bernard) (1902).—
Costaric. nov. (1905). Sur la flore des Ormonts (1906).
XENAULD et CARDOT. — Mousses des CHopaT et Pampanını. — Sur la distri-
Canaries 1902). bution des plantes alpines méridio-
ioss. — Beiträge zur Flora von Sizi- nales (Résumé: 1902).
lien (1901). eh CULMANN. — Hépatiques du canton de
Scainz. — Beiträge zur Kenntniss der Zürich (1906).
afrikanischen Flora (neue Folge)
(1901-1907). .
SCHLECHTER. — Neue ‘Orchidaceen des
Monsun-Gebietes (1906).
ScHmipeLy. — Rubus des bassins du
Léman et de l’Arve (1902-1904).
SCHNEIDER. — Pomaceæ Sinico-Japo-
nicæ nov. — Zwei neue Caragana
Arten (Himalaya) (1907).
Schuster. — Zur Systematik von Cas-
talia u. Nymphea (1907).
SkEmEn. — Pitlier et Tonduz Costa-
Rica Quercus Material (1904).
SpRAGUE. — Manettiarum pugillus. —
A new Poupartia of Madagascar. —
Plantarum nov. vel minus cognit.
diagnoses (1905). :
Stepnant. — Species Hepaticarum
(1901-1908).
Sypow.— Fungi novi brasilienses (1901)
MERRACCIANO. — (Gagearum species
Floræ orientalis.
DE Waizpeman et DuranD. — Plantæ
Gilletianæ congolenses (1901).
Waicziams. — Liste des plantes du
Siam (1904).
ZAHLBRUCKNER. — Lichenes a cl. Dama-
zio in montibus Serra do Ouro-Preto
lecti (190%).
III. Géographie botanique.
Brauverp. — Notes climatiques sur la
flore de Genève (1903-1908). — Her-
borisalions dans les Alpes d'Annecy
(1902-1908). — Florule des « points
de sable » du bassin de Genève (1906).
Bernarn. — Sur la distribution géo-
graphique des Ulmacees (1905).
Branc. — Projet de cartographie bota- '
nique (1902).
Briouer. — Nole complémentaire sur
les colonies végétales xérothermiques
de la vallée de l’Arve (1902).
Carpor. — Notice préliminaire sur les
mousses recueillies par l'expédition
antarctique suédoise (1905).
Cuagerr. — Le Valeriana tuberosa en
Savoie (1901). er
CHENEvVARD. — Contribution à la flore
du Tessin (1902-1907.
FEDTSCHENKo, B. — Voyage au Pamir
(1906).
GUINET. — Mousses du Spitzberg (1903).
GuiNIER. — Belula Murithii et Acer
Martini en Savoie (1907).
Herzog. — Die Laubmoose Badens
(1904).
HozmBoE. — Recherches paléobola-
niques sur les tourbières en Norvège
(1907).
HuBer. — Sur la végétation du Cap
Magoary et de la côte atlantique de
l’île de Marajo (Amazone) (1901). —
Le Rio Purus (1906).
Jaccarn (Paul). — Résumé des lois de
distribution florale dans la zone
alpine (1902).
Keızer. — Zur Laubmoosflora des
Kantons Unterwalden- (1906).
Martın. — Herborisations mycolo-
giques (1901-1908).
Martin et Guiner. — Un catalogue
bryologique inédit de la flore gene-
voise (1904). |
MEyLan. — Catalogue des Hépatiques
du Jura (1901).
_ ScHinz et THELLUNG. — Zur Kenntnis
der Schweizer-Flora (1907).
IV. Biographie. — Divers.
ASCHERSON, P. — Nachrichten über
das Leben von Wilhelm N. Spruner.
BarBey. — Cassia Beareana, un nou-
veau remède contre la fièvre hémo-
globinurique (1906).
Briquer. — Notice biographique sur
J. Timothée (1902).
CANDOLLE, (Casimir DE). — Notice sur
C.-B. Clarke (1906).
Carapusso-Vorr et MaTriRoLo. — Les
Bochiardo, bolanistes piémontais
(1904).
CHonar. — Quelques points de nomen-
elature algologique (190%).
Foucaup, Julien. — Sa biographie par
G. Camus (190%).
Marrın, Ch.-Ed. — Procédés tech-'
niques pour les colleelions de Cham-
pignons (1902).
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
BULLETIN
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Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y. compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
BULLETIN DE L'HERBIER BOIS
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 6. — JUIN 1908.
Pages
I. — Camille Servettaz. — NOTE PRÉLIMINAIRE SUR
LA SYSTÉMATIQUE DES ELRAGNACEES............ 381
ll. — Gustave ©. A. Malme. — CONTRIBUTIONS A
_ L'ÉTUDE DES ESPÈCES PARAGUAYENNES DU GENRE
OXYPETALUM BR. BR. (sue)... 2 5 00 395 -
Il. — Frederic N. Williams. — EUROPEAN VARIETIES
OF SILENE INELATASEE 2.2.02 0 2000 402
IN. — E. Lehmann. TE UND GEOGRAPHIE
der VERONICA-GRUPPE AGRESTIS (suite) ...... NN)
NI — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 426
VI. — Gustave Beauverd. — SOCIETE BOTANIQUE DE
= GENÈVE. Comple rendu de la séance du 11 mai 1908:
Nécrologie : le Dr Louis Bouvier (1819 + 1908). — Dr Virer :
Herborisation au Vuache. — Beauvren : Autour des Bauges. —
Ch.-Ed. Marnix : Observations mycologiques hibernales. —
Aug. Guiner, MarTIN et BEAUVERD : Quelques phanérogames du
kassin de l'ATVE. nee 70 D SERIE 453
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de "Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sonlinviles à présenter leur sr réclamations dans les quinze PE
qui suivent la publication de chaque numéro.
BBELMTIN DRETE HERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME Vill. — 1908.
N° 6.
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR LA
Systématique des Elæagnacées
PAR
M. Camille SERVETTAZ.
Après de longues et minutieuses recherches sur les matériaux de la
famille des Eléagnacées conservés dans les principaux herbiers euro-
péens, nous résumons comme suit quelques-uns des résultats de notre
étude sur la systématique de cette famille, et donnons la description
d’un certain nombre de nouvelles espèces :
DIVISION DE LA FAMILLE
I. Teıeuv HIPPOPHAEÆ
Floribus dioicis, fructu induviato totaliter carnoso.
4. Staminibus sessilibus basifixis, 4, disco subnullo, perigonio bi-partito; foliis
Famısqu&alternanti bus. N. 00 au ee ee. Hippophæ.
(1 species) Europa Asia : 30-65° lat. sept.
2. Staminibus longe pedicellatis, dorsifixis (8) cum totidem glandulis alternan-
tibus, perigonio 4-partito ; foliis ramisque oppositis....... Shepherdia.
3 species — Am. bor.
II. Tru ELÆAGNEZÆ
Floribus hermaphroditis, fructu induviato drupaceo.
Floribus hermaphroditis, staminibus 4, perigonio adnato, lobis alternis; fructu
induviato semicarnoso et semimembranaceo, vel osseo etcarnoso. Elæagnus.
38 species. Europa merid. Asia media et tropic. Malaisia. Australia.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1908. 27
JUIN 44 IyUA
LIBRARY
NEW YORK
BOTANICAL
GARDEN.
ur
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382 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (2)
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I. Tr. HIPPOPHAEÆ
1° Genus HIPPOPHAE : 1 species
Hippophae rhamnoïdes L.
. Foliis haud tomentosis subsessilibus, planis haud sulcatis, margine non revo-
luto, petiolo 0,1 mm., ramis valde spinescentibus et rigidis (2).
Foliis tomentosis; petiolo 2 mm.; lamina 7-9 cm. longa, sulcata; margine
revoluto; ramis elongatis, minime spinescentibus et rigidis..............
ssp. salicifolia (Don) Servettaz.
. Foliis 3-6 cm. longis, supra argenteo-viridibus.........................
ssp. eu-rhamnoides Serv.
Foliis 12 cm. longis, supra dense argenteis:. . :7..... MONNIER
ssp. thibetana (Schlecht.) Servettaz,
2° Genus SHEPHERDIA : 3 species.
. Ramis tomentosis; floribus solitariis, binis vel trinis.....................
S. rotundifolia Parry.
Ramis haud tomentosis; floribus solitariis (2)
. Ramis spinescentibus; foliis utrinque argenteis; floribus albis; lobis perigonii
EIER NS En AT ON PES en ey S. argentea Nuttall.
Ramis haud spinescentibus; folia supra viridia, subglabra, subtus argentea
et ferruginea; florıbus rubro-cupreis; lobis perigonii patentibus..........
S. canadensis Nuttall.
II. Teig. ELAEAGNEZÆ
Genus ELÆAGNUS : 38 species.
1. Elæagnus hortensis M. B. Marschall a Bieberstein, Flora
Taurico. — Caucasica. 1808.
Syn. : Æ. angustifoha L., E. spinosa L., E. ortentalis L., Zizyphus
albus Clus., Olea sylvestris Bauhin, Zizyphus Cappadocicam Dod., E.
Matthioli, Oliva Bohemica Matth., £. emarginata Colla, £. Moorcroftii
Wall., Æ. incanus Lam., E. argenteus Moench, E. erivanensis Fisch., Æ.
dactyliformis Hort., Æ. inermis Mill., Æ. tomentosa Moench, £. sativa
Hort, E. flava Hort., E. songorica Fisch., Æ. orientalis Delille, Æ. læti-
virens Lind., E. tifliensis Fisch.
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Floribus campanulatis, 3 mm. latis, stylo glabro, antheras superante; disco
non pilosissimo (2).
Floribus tubulosis, haud 3 mm. latis, stylo non antheras superante disco pilo-
sissimo (A).
. Foliis lanceolatis vel linearibus, lanceolatis, basi plus minus obtusis, petiolo
10 mm. breviore; limbo ter ad septies longiore quam lato...............
ssp. angustifolia (Linné) Schlechtendal.
Folüs ellipticis, utrinque acutis vel ovato-elliptieis; petiolo 10 mm. longo
vel ultra, limbo brevi (3).
. Foliis elliptieis, à cm. circiter vel aliquantulum longioribus, basi et apice
(3) C. SERVETTAZ. SYSTEMATIQUE DES ELEAGNACÉES 383
acutis, maxima latitudine in media parte, limbo ter longiore quam lato;
fruciu 20 mm. longo circiter, ellipsoideo, rubescente, parum pubescente ;
uueleo.ellipsoideo, baud'utrinque acntor 1... 02 esse:
ssp. littoralis Servettaz.
Foliis brevioribus quam 5 cm., sæpissime brevibus et latis; limbo haud ter
longiore quam lato; fructu parvo, 10-13 mm. longo eirciter, globuloso,
dense squamis albis operto; nucleo ellipsoideo, in media parte inflato, acu-
tissimo utrinque...............: Ssp. nov. continentalis Servettaz.
%, Siylo nonnullis pilis prædito, apice curvato sed haud convoluto, floribus
foliisque variis; fructu parvo rotundato, squamis albis operto............
ssp. songorica (Bernhardi ex Schl.).
Stylo glabro, apice convoluto ; limbo perigonii (parte integra) 4 mm.: lobis
2,5 mm.: foliis lanceolatis, 4 cm. eireiter; fructu magno, eduli..........
ssp. Moorcroftii (Wallich ex Schl.) Servettaz, comb. nov.
2. Elæagnus argentea Pursh : Flora Americæ septentrionalis
(1814), I, p. 114.
Syn.: E. argentea Colla, Hort. Ripul. t. 28. El. commutata Bernh. in
Allg. Thür. Gartenz. II. 137 (1843). Shepherdia argentea Hort. ex
Schl. in DC. Prod. XIV.
1. Foliis utrinque acutis (2).
Foliis basi rotundatis (3).
2. Floribus solitariis, binis, trinis, antherisglabris... ssp.eu-argentea Serv.
Hloribus solitariis, antheris,pubescentibus...............n 2.2.0.0.
ssp. nov. pauciflora Servettaz.
3. Foliis rotundato-ovatis, limbo plano, cum multis punctis ferrugineis sub
FOIS RCE A NER EDS RR ds ssp. nov. rotundifolia Serv.
Foliis ovatis basi rotundatis, apice subacutis, limbo undulato sinuato ; floribus
SONIA DITS AS NH ee ssp. nov. sinuosa Serv.
3. Elæagnus umbellata Thunberg : Flora Jap., p. 66, t. 14,
1784.
Syn. : E. parvifoha Royle Illustr. bot. Him. 323, t. 61. Wall. cat.
n° 4026. &. padifolia Hort. ex Koch, Dendr. p. 390. Æ. Japonica Hort. :
Lavallée. Æ. longipes crispa, Lavallée : Arb. Segrez. E. crispa Dippel.
Dendr. t. 150.
Excel. syn. : E. reflexa Morr. et Decaisne.
1. Pedunculo fractum subæquante vel superante; fructibus haud 1 cm. longis.
Pedunculo quam fructus bis vel ter breviore; fructibus semper argenteis ad
DO mm IONSIS RER IE Re ee rt ssp. magna Servettaz,
2. Gemmis ferrugineis; pagina superior foliorum vel cum nullis fasciculatis pilis
vel cum rarissimis; juvenilibus foliis viridibus, luteis in sicco ; limbo peri-
gonii sæpissime infundibuliformi; antheris sessilibus cum connectivo apice
haud producto: stylo glabro, apice recurvato. tenui, pilis squamosis operto ;
lobis florum glabris vel subglabris.......... ssp. eu-umblelata Serv.
Gemmis albis vel lutescenti-albis ; pagina superior foliorum cum multis fasci-
culatis pilis: juvenilibus foliis fusco-viridibus in sicco: limbo perigonii
sæpissime cylindrico ; stylo apice haud recurvato, crasso, eylindrico; stig-
mate crasso: stvlo cum nonnullis pilis valde stellatis 4-8 cellularibus ;
tobistlorumspilisislellatissobteetis. ana RUES
ssp. parvifolia (Royle) Servettaz comb. nov.
4. Elæagnus multiflora Thunberg : Fl. Japonica 1784, p. 66.
Syn : El. longipes A. Gray, in Mem. Am. Acad. VI, p. 405.
384 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Qme séR.). 1908 (4)
El. edulis Siebold ex E. May in Rev. Hort, (1876). Æ. odorata edulis
Hort. Æ. sativa Hort. ex Dippel, Handb. Laubholzh. III, 207 (1893).
E. rotundifolia Gagnaire in Rev. hort. 1871, 540. El. Yoshino? Mak.
I Mag. Tokio XVI, p. 155 (1902). Exel. syn.: E. crispa Thbg. Fl.
ap., p. 66.
1. Pagina inferior foliorum haud tomentosa..... ssp. eu-multiflora Serv.
2. Pagina inferior foliorum tomentosa ssp. Yoshinoi (Makino |. c.) Servettaz.
B. multiflora Thunb. ssp. eu-multiflora :
1.& Bloribus. bimisc ni. a. N AR ten var. ovata Maximowiez.
Floribus solitariis (2).
2. Pedunculo fructus brevi, 15 mm. haud attingente .... v. crispa Maximow.
Pedunculo fructus quam 15 mm. longiore (3).
9.08 ylorpunescenle, nenne AM MER AM eu v. multiflora Maximow.
Stylo haud pubescente (4).
L. Foliis rotundatis, apice obtusis............. . v. rotundifolia (Gagnaire).
Folus)ellibticis apice/acutis) 2... 20. nn. v. hortensis Maximow.
5. Elæagnus Oldhami Maximowiez in Bull. de l’Acad. Imp.
Pet. t. VII, p. 558a, 1870.
6. ELÆAGNUS OVATA Servettaz, sp. nov., typus in Herb.
Mus. Paris.
Frutex inermis; ramis juvenilibus ferrugineis dein fusco-einereis,
nudis. Foliis deciduis, subcoriaceis, ovatis, subrotundatis, parvis; mar-
sine undulato; pagina superiore viridi cum nonnullis squamis argenteis
dispersis; subtus argenteis cum squamis rufescentibus dispersis; petiolo
canaliculato, argenteo, 2,5-3 mm.; lamina 20-25 mm. longa; 13-15
mm. lata. Floribus solitariis ereetis, omnino albis, nitentibus, paueis,
1-3 in brevissimis ramis; limbo perigonii subquadrangulato brevissimo,
parte integra : 2,5 mm.; lobis triangularibus, intus glabriusculis cum
paueis pilis stellatis : 2,5 mm.; stylo subpubescente, apice incurvato,
antheras haud attingente; antheris glabris subsessilibus, lobos æquan-
tibus; disco subnullo.
Fruetu ignoto.
Hab. : Shang Hai ex sp. Fauvet, 1879, in H. M. P.
7. Elæagnus Davidi Franchet : Plantæ Davidianæ ex Sinarum
Imperio 1885-86.
8. ELÆAGNUS THUNBERGII Servettaz n. sp.; typus in
Herb. Mus. Paris.
Frutex inermis, valde ramosus; ramis tenuibus, elongatis, levibus,
in juventute ferrugineis dein cinereis et nudis. Foliis cadueis, papyraceis,
elliptieis, margine undulatis, apice acutis, basi plus minus rotundatis ;
pagina superiore vetustorum glabra, in sieco nigrescente, Junioribus
cum squamis argenteis; pagina inferiore semper argentea nitente cum
nonnullis squamis ferrugineis dispersis; 7-8 nervis primarlis paululum
distinetis; petiolo gracili, elongato, ferrugineo, subsulcato, 8-12 mm.;
lamina 30-55 mm. longa, 16-25 mm. lata. Floribus solitariis, nutan-
(5) C. SERVETTAZ. SYSTEMATIQUE DES ELEAGNACEES 385
tibus, 2-3 in ramulis brevissimis in axilla juniorum foliorum; limbo
perigonii tubuloso-campanulato, valde dilatato infra lobos, extus argen-
teo et ferrugineo, intus glabro, parte integra : 5,5-6 mm.; lobis
triangularibus, latitudine longitudinem æquante, intus cum nonnul-
lis pilis stellatis, 2-2,5 mm.; stylo filiformi cum 4-6 pilis stellatis,
apice recurvato, antheras superante; antheris parvis subsessilibus,
dimidium loborum æquantibus; disco haud prominente; tubo peri-
gonii ellipsoideo valde ferrugineo, intus glabro, 3 mm.; pedicello
tenui, ferrugineo, 3 mm.; floret aprili. Fructu ignoto.
Hab. : Ins. Formosa ex sp. n° 462 Oldham in Herb. Mus. Paris.
9. Elæagnus Grijsii Hance : Ann. Se. nat. Ser. IV-XV, 1861,
p. 227.
10. Elæagnus macrophylla Thunberg : Fl. Jap., p. 67.
11. Elæagnus Loureiri Champion ex Hooker : Kew Journal V.
(1853) : 196.
12. ELZEAGNUS GRIFFITHII Servettaz n. sp.; typus in
Herb. Mus. Paris.
Frutex ?; ramis ferrugineis, tenuibus, sarmentosis, inermibus. Foliis
membranaceis, sempervirentibus, amplis, longe elliptieis, basi rotun-
datis, apice longe acuminatis, subdissymetrieis; juvenilibus utrin-
que rubescenti-ferrugineis; veteribus supra glabris viridibus, subtus
rubescentibus; 6-7 nervis primariis, 8-10 brevibus venulis inter nervos
primarios; petiolo brevi, dense ferrugineo, valde canaliculato, 8-9 mm.;
limbo 80-135 mm. longo, 30-54 mm. lato. Floribus solitariis, in ramu-
lis tenuibus, longioribus quam petiolus folii axillantis, nascentibus
autumno in axilla juvenilium foliorum; limbo perigonii argenteo et
ferrugineo, late campanulato; lobis triangularibus, ovalibus, intus dense
squamis rotundatis teetis; stylo glabro, filiformi, sinuoso, antheras
superante, apice haud incurvato; staminum filamenta longiora quam
antheræ; disco subnullo gradum haud formante in limbo perigonii ad
basem; tubo perigonii ellipsoideo, argenteo et ferrugineo, intus glabro,
5 mm.; pedicello 9 mm.; limbo perigonii (parte integra) 7 mm. longo;
sub lobis 6 mm. lato; lobis 5 mm. Fructu ferrugineo, ellipsoideo, sub-
cylindrico, longe pedicellato; vidi fructum 10 mm. longum cum
pedicello 18 mm. alto.
Hab. : East Bengal. ex sp. n° 4383, Griffith in Herb. of the late India
Compagny 1863.
13. ELZEAGNUS YUNNANENSIS Servettaz, n. sp.; typus
in Herb. Barbey-Boissier.
Frutex ? inermis; ramis tomentosis, tenuibus, teretibus, flexuosis,
ferrugineis. Foliis sempervirentibus, membranaceis, firmis, oblongo-
lanceolatis basi subrotundatis, apice longe acuminato: margine regu-
lariter integro; supra viridibus, nigrescentibus in sicco; subtus argenteis,
viridibus, tomentosis, utrinque argenteis in juventute; 9-7 nervis
primariis curvilinearibus, sub angulo 60° divergentibus, supra
impressis, subtus valde prominentibus; petiolo canaliculato, tomentoso,
6-7 mm.; lamina longa, 50-60 mm., lata 18-20 mm. Floribus solitariis
ee
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1908 (6)
vel geminis, suberectis, argenteis et rufescentibus, tomentosis præsertim
ad basem, 3-6 in ramulis brevibus in axilla juvenilium foliorum; limbo
perigonii tubuloso subquadrangulato infra lobos parum dilatato ; lobis
ovatis longe acuminatis, limbo perigonii (parte integra) subæquilongis,
intus cum paueis pilis stellatis; stylo glabro filiformi basem antheræ
attingente, apice haud ineurvato; antheris ellipsoideis elongatis, sub-
sessilibus; disco haud prominente eirca basem styli pubescente; tubo
perigonii ellipsoideo rufescente, valde tomentoso, 1,5 mm.; pedicello
tomentoso, brevi 0,5-1 mm.;lobis 6 mm.; limbo perigonii (parte integra)
6 mm. Fructu ignoto.
Hab.: Yunnan ex sp. n° 4992. Abbe Delavay in Herb. Barbey-
Boissier.
14. Elæagnus arborea Roxburgh : Flora Ind. ed. Carey 1, p. 461.
Syn.: E. armatus Hamilton ex Don Fl. Nepal. — Excel. Æ. arborea
Schlecht in DC. Prodr. XIV.
Floribus albicantibus, limbo perigonii infundibuliformi, valde dilatato infra
lobos, cum nonnullis punetis ferrugineis in pedicello et tubo perigonii;
5-6 floribus in singulo ramulo; foliis semper immaeulatis...............
ssp. eu-arborea Serv.
Floribus ferrugineis; limbo perigonii longe tubuloso, parum dilatato infra lobos
cum multis punetis ferrugineis; floribus multis dense aggregatis, 10-15 in
SINSULOTANION Kerr ee er ssp. nov. nigricans Servettaz.
15. Elæagnus glabra Thunberg:: Flora Jap., p. 67, 1784.
Syn. : Z. tenuiflora Benth. in Hook. Kew Journ. Bot. V, p. 197.
1. Floribus limbo perigonii tubuloso, infundibuliformi, basi valde attenuato
7-8 mm. longo ; ramis parum sarmentosis (2). ;
Floribus limbo perigonii longe cylindrico, 9-11 mm. longo, pedicello
magis tenui quam præcedenti; florıbus multis, 5-6 in singulo ramo; ramis
valde sarmentosis: foliis membranaceis basi rotundatis, lanceolatis elon-
gatis vel ovatis ellipticis, subtus tabaci colore, nitidis..................
ssp. tenuiflora (Benth. |. c.) Serveitaz, comb. nov.
2. Foliis subcoriaceis, apice acutis, lanceolatis vel ovatis acuminatis, stylo
interdum pubescente, pedicello fructus haud attingente 1 em. fructu rubro-
ferrugineo, ellipsoideo (3).
Foliis valde coriaceis, crassis, apice obtusis, late ovalibus, stylo glabro,
pedicello fructus filiformi, 1 em. attingente; fructu cinereo-ferrugineo,
subeylindrico, 18-20 mm. longo...... ssp. nov. crassifolia Serveltaz.
3. Foliis ovatis, abrupte acuminatis, basi rotundatis, stylo glabro vel sub.
AO de 6 RATER RARE ane ME ee ssp. eu-glabra Serv.
Foliis lanceolatis, elongatis. ............ ssp. nov. oxyphylla Servetlaz-
16. ELÆAGNUS DIF£ICILIS Servettaz, n. sp.; typus in
Herb. Mus. Paris.
‚ Frutex inermis; ramis ferrugineis, teretibus, tenuibus, elongatis,
sub angulo 45° divergentibus. Foliis persistentibus, papyraceis, lan-
ceolatis, angustis, longe acuminatis, basi acutis, interdum subdis-
symetricis, margine leviter undulato; veteribus supra glabris junioribus
squamis ferrugineis tectis, subtus ferrugineis, rubescentibus, niten-
tibus, 5-6 nervis primariis eurvilinearibus, sub angulo 45° diver-
gentibus, sæpe unico nervulo inter nervos primarios sito; petiolo
(7) C. SERVETTAZ. SYSTEMATIQUE DES ELEAGNACEES 387
ferrugineo, canaliculato, 7-10 mm.; limbo 60-110 mm. longo, 13-32 mm.
lato Floribus brevibus, solitariis, nutantibus, autumno nascentibus, 1-3 in
ramulis brevissimis; limbo perigonii valde distineto a tubo perigonii,
quadrangulato, tubuloso, subeampanulato, eupreo, nitenti; lobis trian-
gularibus ovatis, intus cum multis pilis stellatis; stylo glabro,
flexuoso, apice haud ineurvato, acuto, antheras superante; antheris
ellipsoideis cum filamento brevissimo, ad mediam partem insertis,
longitudine ?/s loborum; disco haud prominente, limbum perigonii
ad basem cingente ; tubo perigonii subeylindrico 2 mm.; pedicello
tenui brevi, 1-1,5 mm.; lobis 2-2,5 mm.; limbo perigonii (parte integra)
4,5 mm. Fructu ignoto.
Hab. : China. Ex sp. n° 1451 Henry.
17. Elæagnus Henryi Warburg ex L. Diels : Die Flora von
Central China in Engl. Jahrb. XXIX, p. 483.
18. Elæagnus pungens Thunberg : Flora Japonica 1784, p. 68.
Syn. : Æ. sinensis Hort., Koehne, Dendrol. (1893) 428. Æ. glabra Dip-
pel, Dendr. Æ. divaricata Thbg. ex sp. in Herb. Royen. Æ. glabro X
pungens Max in Mel. Biol. VII, p. 561. £. reflexa Morr et Decaisne in
Bull. Acad. Brux. 1836. Æ. simonit Carr. in Rev. Hort. 1869.
a. Foliis subtus candidis, haud tomentosis, fructu squamis ferrugineis obtecto.
ssp. Simonii (Carr.) Servettaz, comb. nov.
Syn. : Z. Simona Carr. I. e.
b.. Foliis subtus albis et tomentosis, fruelu squamis argenteis obtecto.
ssp. nov. alba Servettaz.
. Foliis subtus plus minus ferrugineis ; fructu ferrugineo (1).
. Species heteromorpha, media inter E. pungens et E. macrophylla, hybrida
vel mutationis forma.......... x (?)E. submacrophylla Servettaz.
Ex sp. n® 384, 385 in H. L. B.
1. Foliis apice acutis, subtus cum multis punctis ferrugineis dispersis; mar
gine haud crispato ; petiolo parum caualiculato, lateraliter anguloso; frutex
haud vel minime spinosus (2).
Foliis apice obtusis subtus paululum ferrugineis, margine valde crispato,
petiolo erasso, semicylindrico ; frutex sæpe valde spinescens.............
ssp. eu-pungens Serv.
2. Ramis autumno reflexis, limbo perigonii basi valde sejuncta a tubo
perigonil........... ssp. reflexa (Morr. et Dene) Servettaz, comb. nov.
X à
Syn. : E. reflexa Morr. et Decaisne loc. cit.
Ramis haud reflexis, limbo perigonii basi valde attenuata et parum sejuncta a
tuboperisoniin. ua. cn ssp. ? subpungens Servettaz.
(Syn. E. glabro X pungens Max. in loe, eit.).
19. ELÆAGNUS MAXIMOWICZII Servettaz, n. sp.;
typus in Herb. Mus. Paris.
Frutex ? ramis inermibus, primo anno pallide luteis vel cinereis,
postea glabris, fuseis, sub angulo 90° divergentibus, recurvatis in imo,
haud sarmentosis. Foliis sempervirentibus, coriaceis, elliptieis. apice
x
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MS 8
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (8)
elongatis, basi subrotundatis, margine regulari, integro, leviter
reflexo, supra luteis rubescentibus in sieco, cum rete vasculari leviter
prominente, squamis albis in juventute tectis, veteribus glabris; subtus
pallidis luteis sordidis, haud argenteis et nitentibus; 5-6 nervis
primariis rectis, sub angulo 60° divergentibus, areibus ad marginem
conjunctis; 3-4 brevissimis venulis inter nervos primarios; petiolo
angusto canaliculato 7-11 mm.;limbo, 50-100 mm. longo, 22-26 mm. lato.
Floribus solitariis, nutantibus, 2-4 in ramis brevibus, in axilla brac-
tearum caducarum ; limbo perigonii pallido, luteo, quadrangulato, dis-
tinetissimo a tubo perigonii, haud constricto infra lobos; lobis triangu-
laribus, ogivalibus, obtusis, intus valde pubescentibus; stylo flexuoso,
cylindrico, apice leviter reflexo, antheras haud superante, squamis
rotundatis dense tecto; stigmate brevissimo; antheris ellipsoïdeis cum
filamento brevissimo, in antheræ media parte inserto. longitudine ?/s
loborum; disco haud prominente; tubo perigonii subeylindrico, rufes-
cente, intus pubescentissimo, 2-3 mm. longo; pedicello tenui, rufes-
cente, 5 mm.; lobis, 2 mm.; limbo perigonii, 4 mm. Fructu ignoto.
Hab. : East Bengal. ex sp. n° 4385 Griffith.
20. Elæagnus lanceolata Warburg, ex L. Diels : Die Flora von
Central China. Engl. Jahrb. XXI, p. 483.
1. Ramis pallide luteis vel cinereis; floribus pallide luteis, breviter pedicellatis,
pedicello 2-3 mm.; tubo perigonii intus non pubescente (2).
Ramis ferrugineis ; floribus ferrugineis, longe pedicellatis, pedicello 8-10 mm. :
tubo perigonii intus pubescente; foliis magnis, 3-4 cm. latis, subtus cum
multis punctis ferrugineis dispersis... ssp. nov. grandifolia Servettaz.
2. Foliis brevibus, ellipticis, lanceolatis, acuminatis basi subrotundatis.......
ssp. eu-lanceolata Serv.
Foliis elongatis, lanceolatis, angustissimis.... ssp. nov. stricta Servetlaz.
21. ELZEAGNUS VIRIDIS Servettaz, nov. sp.; typus in
Herb. Mus. Paris.
Frutex, facie Æ. umbellatæ Thbg., spinescens, spinis brevibus, tenui-
bus et acutis, 1-2 em.; ramis erectis, teretibus, dense ferrugineis in
primo anno, postea nudis et fuseis. Foliis persistentibus, papyraceis,
membranaceis, parvis, ovalibus, elliptieis, utrinque obtusis vel acumi-
natis; margine regulari, integro, suberispato; supra fuseis viridibus sem-
per cum alıq. squamis argenteis; subtus argenteis cum nonnullissquamis
rufescentibus dispersis ; 6-7 nervis primariis, utrinque leviter pro-
ıminentibus, sub angulo 45° divergentibus ; petiolo ferrugineo, canalicu-
lato, 5-6 mm.; limbo 20-50 mm. longo, 12-16 mm. lato. Floribus
solitariis, nutantibus, autumno nascentibus. paueis, 12 in ramulis
brevissimis; limbo perigonii quadrangulari, prismatiformi, ferru-
gineo, basi a tubo perigonii valde distineto; lobis late triangula-
ribus brevibus, obtusis, intus cum nonnullis pilis valde stellatis; stylo
filiformi recto, cylindrico, apice leviter incurvato, partem superio-
rem antheræ attingente cum nonnullis squamis in basi; antheris
ovoideis, sessilibus; disco crasso ; tubo perigonii ovoideo, ferrugineo,
2 mm.; pedicello ferrugineo, brevi, 2 mm.; lobis 2,5 mm.; limbo
perigonii parte integra 5 mm. Fructu globoso, basi subattenuato
dense ferrugineo, simili Æ. glabræ fructui; nucleo membranaceo pro-
(9) C. SERVETTAZ. SYSTEMATIQUE DES ELEAGNACÉES 389
minule 8 costato ovoideo, basi acuminato; pedunculo tenui, ferrugineo,
3 mm.: drupa 8 mm. longa.
Hab. : China, Hupeh ex sp. n° 1105 Henry.
22. Elæagnus Bockii L. Diels : Die Fl. von Central China, Bot.
Yahr. Engler XXIX, p. 482.
23. Elæagnus conferta Roxburgh : Flora Indiea 1, p. 460.
Syn.: El. Nepalensis, Hort. Dyck, p. 99. El. Bengalensis Spreng.
El. Javanıca Blume. Bijdragen tot de Flora 1829, p. 638. Æ. arborea
d. dendroidea Schl. in DC. Prodr. XIV. Z. acuminata Link Enum.
hort. Berol. I, 111.
1. Stylo recto, apice haud incurvato antheras haud superanle, stigmatosa parte
1/6 styli æquante; foliis supra glabris haud nigrescentibus in sieco (2).
Stylo incurvato apice, antheras superante, stigmatosa parte 1/3 styli æquante ;
foliis supra cum nonnullis squamis argenteis dispersis, valde nigrescentibus
SIC CORAN AUS Re tune te dt ssp. nov. Balansæ Servettaz.
2. Floribus cinereis, rufescentibus vel ferrugineis, lobis valde patentibus et
intus pubescentibus; limbo perigonii infra 7 mm.; tubo perigonii brevi,
conico, ferrugineo, pedicello subnullo, ferrugineo, vix 1 mm. longo;
tubo perigonii pedicelloque brevioribus quam limbus perigonii; antheris
cum filamento cruciatim dispositis: foliis subtus argenteis albis vel rufes-
centibus (3).
Floribus candidis, lobis erectis vel suberectis, intus subglabris; limbo peri-
gonii pellucido, longe tubuloso, 7-8 mm. longo: tubo perigonii brevi
ellipsoideo luteo, pedicello 3 mm. longo; tubo perigonii pedicelloque lim-
bum æquantibus; antheris paululum inclinatis super filamentum, haud
cruciatim dispositis; foliis subtus argenteo-nitentibus..................
ssp. dendroidea (Schlecht.) Servettaz, comb. nov.
3. Disco glabro, apice styli antheras haud attingente: foliis 5-8 cm. longis, subtus
argenteis vel pallidis rufescentibus........... ssp. eu-conferta Serv.
Disco pubescente: stylo antheras attingente: foliis magnis, 8-16 cm. longis
subtus dense ferrugineis, vel argenleis (%).
%. Gemmis valde ferrugineis, foliis juvenilibus utrinque ferrugineis ; foliis ovatis,
elliptieis. basi subrotundatis: subtus plus minus ferrugineis; ramis flori-
busque ferrugineis: fructu dense ferrugineo; floribusque tubo perigonii
intusipilosor EP EURE ssp. Javanica (Bl.) Servetiaz, comb. nov.
(Syn. : E: Javanica Blume, loc. cit.)
Gemmis albis vel rufescentibus : juvenilibus foliis utrinque argenteis ; foliis
longe oblongis, subtus argenteis ; ramis floribusque argenteis vel pallide
luteis ; fructu argenteo ; tubo perigomii intus non piloso (5).
5. Foliis firmis, subcoriaceis, ellipticis acuminatis, apice dissymetricis: petiolo
810 mm.; floribusignotisl. ne ssp. nov. firma Servettaz.
Foliis mollibus, tenuibus, ovatis elliptieis, utrinque obtusis ; petiolo, 6-7 mm.:
floribus einereis rufescentibus............. ssp. nov. mollis Servettaz.
24. ELÆAGNUS SCHLECHTENDALII Servettaz, sp.
nov., typus in Herb. Lugd. Batavo.
Frutex? inermis: ramis primo pilis luteis rufescentibus tectis dein
glabris, nıgrescentibus, medulla rubra. Foliis persistentibus, papyra-
ceis, elliptieis, oblongis, angustatis, utrinque obtusis; supra glabris, viri-
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (10)
dibus; subtus argenteis, luteo-viridibus; 3-4 nervis primariis vix dis-
tinctis; petiolo late canaliculato, rufescente, 6-7 mm.; limbo 40-55 mm.
longo, 15-16 mm. lato Floribus solitariis suberectis in ramulis brevi-
bus foliiferis, in axilla bractearum curvilinealium caducarum nascenti-
bus; limbo perigonii subquadrangulato tubuloso, pallide luteo, lobis
triangularibus obtusis cum paueis pilis stellatis; stylo glabro fili-
formi, apice haud incurvato, antheras haud superante, antheris longe
pedicellatis sed haud in erucem cum filamento dispositis ut in Æ. con-
‚ferta Roxb., disco glabro haud prominente, tubo perigonii luteo glo-
buloso, valde constrieto infra lobos, basi attenuato, 2-3 mm.; pedi-
cello brevi, 1 mm.: limbo perigonii, pars integra 4 mm.; lobis 2,5-3 mm.
Fructu ellipsoideo, luteo, haud distineto a peduneulo separato.
Hab.: Assam ex sp. n° 75 in Herb. Lugd. Batav.
25. Elæagnus Gaudichaudiana Schlechtendal : in DC.
Prodr. XIV.
1. Foliis immaculatis, elliptieis, nigrescentibus in sicco, 25-30 mm. latis; flori-
bus 7 mm. longis, (limbo perigonii, parte integra et lobis). var. typica.
2. Foliis cum nonnullis parvis rubescentibus maculis, orbicularibus. 50-55 mm.
ER AE A AS AO SE en AR ee var. nov. gigantea Servettaz.
26. Elæagnus triflora Roxburgh: Roxburgh, Flora Indica ed
Carey I, p. 459.
Syn.: Z. latifolia x triflora Schl. in DC. Prodr. XIV. E. rigida,
Blume Bijdrag. Tot. de Flora, p. 639.
1. Floribus albis, semper multis, nutantibus, stigmate brevissimo (2).
Floribus ferrugineis, variabilibus (3).
2. Foliis elliplieis, lanceolatis; stylo recto, antheras haud superante; limbo
perigonii nitido, quadrangulari, basi lato et angulato, sub lobis constricto ;
filamento longitudine antherarum..... ssp. nov. tetragonia Servettaz.
Foliis ovatis valde coriaceis; supra sæpissime rubescentibus maculis omnino
teelis; stylo antheras superantes limbo perigonii subquadrangulato, basi
attenualo, sub lobis constricto; antheris subsessilibus..................
ssp. nov. obsoleta Serveltaz.
3. Foliis elliptieis coriaceis vel valde coriaceis ; supra cum multis parvis nigres-
centibus maculis, subtus rubescentibus ferrugineis : stylo recto antheras
haud superante; stigmate brevissimo.. ssp. rigida (Bl.) Servettaz, comb.
nov.
(Syn. : El. rigida Blume, loc. cit.)
Foliis ovalis vel ovato-elliptieis, papyraceis vel coriaceis, supra immaculatis
vel cum maculis rufescentibus, subtus fulvescentibus; stylo recurvato
antheras superanle; stigmate dimidium styli æquante (4).
L. Foliis magnis ovatis subrotundatis, papyraceis; margine regulari, supra cum
parvis maculis rufescentibus, subtus fulvescentibus, 1 1/2 longioribus quam
latis 9-14 cm. longis: staminibus sessilibus; pedunculo fructus crasso,
risido, quamiieuetus'breviore...n......... ne ssp. eu-triflora Serv.
Foliis ovato-ellipticis bis longioribus quam latis; staminibus filamentosis.
Floribus ferrugineis variabilibus.... ssp. nov. polymorpha Servettaz.
27. Elæagnus ferruginea A. Richard : Mon. des Eleagnees.
Mem. Soc. H“ nat. Paris, t. I.
Pr N nn vi
N En
(11) C. SERVETTAZ. SYSIEMATIQUE DES ELEAGNACEES 391
Excel. syn. : Æ. spadicea Savi in Mem. Soc. Ital. Mod. XXI. 1837.
E. punctata Cat. Burdin. E. Breyniastrum Fisch. ex Schlecht.
DC. Prodr. XIV. E. Gussoni Gasparr. in Ann. Cire. 1883. E. reflexa
Morr. et Decaisne in Bull. Acad. Brux. (1836). II. 171.
1. Foliis ovatis abrupte acuminatis, basi valde rolundatis, longe petiolatis
cum maculis nigresceutibus vel immaeulatis; subtus ferrugineis fulvis vel
argenteis cum nonnullis squamis ferrugineis dispersis....................
ssp. eu-ferruginea Serv.
2. Foliis ellipticis elongatis. apice acutis, haud acuminatis, basi parum rotundatis;
subtus rubescentibus ferrugineis, nitentibus, magis coriaceis quam in specie-
Dusspreecedentibus 0.0.2.2. 2003. 2.2. ssp. nov. sumatrana Serveltaz.
28. Elæagnus Gussoni Gasparrini : in Ann. Cire. 1833.
Syn:: Æ. spadicea Savi, loc. cit. Æ. Breyniastrum Fisch. loc. cit.
E. gonyanthes Benth. in Hook. Journ. of. Bot. July 1853, p. 156.
E. punctata Cat. Burdin, (1835.) Zl. chrysophylia Hort. ex Schl.
in Linnea XXX. Exel. Syn.: Æ. ferruginea Richard. ex Schl.
Foliis ellipticis cum apice obluso, basi rotundalıs vel cuneatis, supra viridibus
cum rete vasculari prominente, 6-8 em. longis............. var. typica.
Foliis ovatis ellipticis, apice acutis, basi subrotundatis; supra lutescentibus in
sieco, nitentibus, levigatis cum rete vasculari haud prominente..........
v. levigata Serv.
28. ELÆAGNUS TONKINENSIS Servettaz, n. sp.; typus
in Herb. Boissier.
Frutex, ramis ferrugineis, plus minus incurvatis et sarmentosis, inermi-
bus, sub angulo 90° divergentibus. Foliis persistentibus, chartaceis,
elliptieis, utrinque plus minus obtusis; supra viridibus, glaucis in sieco,
retibus vaseularibus prominentibus, subtus dense ferrugineis, rubescen-
tibus; 4-5 nervis primariis sub angulo 45° divergentibus; petiolo cana-
.lieulato, 6 mm.; lamina 47-56 mm., longa, 18-23 mm. lata. Floribus soli-
tarlis cernuis, parvis, dense ferrugineis, fascieulatis, 5-6 in ramis brevio-
ribus quam petiolus folii axillaris, in axilla bractearum caducis, brevi
bus, arcuatis; limbo perigonii brevi, angusto prismatico, quadrangulato ;
lobis triangularibus, intus stellato-pilosis, parte integra æquilonga sed
latiore, 3 mm; stylo glabro recto, apice acuto, haud incurvato, antheras
haud superante; antheris ellipsoideis bis brevioribus quam lobi, filamen-
tis dimidium antheræ æquantibus; tubo perigonii subcylindrico, dense
ferrugineo, 2 mm., pedicello ferrugineo, 2-3 mm. Fructu ignoto.
Hab.: Tonkin, Austro Cochinchina ex sp. n° 1006 in Herb. Boissier.
year
29. Elæagnus Cumingii Schlechtendal : in DC. Prodr. XIV.
Syn. : Z. Perrottetu Schl. in DC. Prodr. XIV. Syn. : E. angustifolia
Blanco. F1. Filipinas, ed. I, 74.
Foliis basi valde rotundatis, apice acuminatis: margine ‘regulari; limbo
perigonii basi attenuato, infra lobos subdilatato (2).
Foliis ellipticis, utrinque acutis, supra interdum cum parvis maculis; margine
suberispalo; limbo perigonii basi minime attenuato ....................
ssp. Perrottetii (Schlecht.) Servettaz, comb nov.
(Syn. E. Perrottetii Schl. (loc. eit.).
392 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.) 1908 (12)
Foliis coriaceis. supra nitentibus cum maculis rubescentibus; ramis floriferis
sæpe longioribus quam petiolusfolii axillaris... ssp. eu-Gumingii Serv.
Foliis haud coriaceis, immaculatis; ramis floriferis tam longis quam petiolus folii
axillarıs... 2... nam Krane ssp. nov. philippinensis Servettaz.
30. ELÆAGNUS ZOLLINGERI Servettaz. n. sp.; typus in
Herb. Lugd. Batavo.
Frutex ; ramis tenuibus, teretibus, elongatis, ferrugineis, inermibus.
Foliis membranaceis, longe elliptieis, utrinque acutis, acuminatis, inter-
dum dissymetrieis, similibus Persicæ foliis, supra viridibus, interdum
cum parvissimis maculis, rufescentibus, glabris, subtus fulvescentibus;
7-10 nervis primariis in areibus ad marginem conjunetis, 5-6 parvis
nervulis elongatis inter nervos primarios, quorum unus arcum attingit;
petiolo canaliculato, brevi, ferrugineo, 5-6 mm.; lamina, 85-105 mm.,
longa, 30-35 mm. lata. Floribus solitariis, subereetis, pallide ferrugi-
neis, paueis, 1-2 in ramulis brevissimis, brevioribus quam petiolus
folii axillantis; limboperigonii subquadrangulato, haud constrieto sub
lobis. 3 mm. longo; lobis triangularibus, ovalibus, intus stellato-
pilosis, sensim minoribus quam limbus perigonii (pars integra)
2,5 mm.; stylo glabro, recurvato apice, antheras vix superante, stig-
mate brevi ; antheris subrotundatis, parvis, ter-quater minoribus quam
lobi, filamento longiore quam dimidium antheræ; disco subnullo,
glabro; tubo perigonii ellipsoideo, ferrugineo, 1,5 mm., pedicello brevi,
1,5 mm. Fructu ferrugineo in juventute; peduneulo 3 mm.; drupa,
7-9 mm. longa.
Hab. : Java ex sp. n° 1829, Zollinger.
31. ELÆAGNUS ROSTRATA Servettaz, n. sp. ; typus in
Herb. Del.
Frutex ; ramis inermibus ; junioribus dense ferrugineis, veteribus
fuseis nigrescentibus. Foliis papyraceis, elliptieis, basi rotundatis, apice
cauda valde sejuneta a reliquo limbo præditis; supra junioribus pubes-
centibus ferrugineis, veteribus glabris cum nonnullis parvis luteis maculis,
subtus argenteis cum squamis pallide ferrugineis dispersis ; 8-9 nervis
primariis ad marginem arcuatis, inter hos nervulis interjectis (ad) arcus
marginales appropinquantibus; petiolo canaliculato, ferrugineo, 6 mm. ;
lamina 70-80 mm. longa, 25-28 mm. lata. Floribus solitariis, paueis,
1-2 in ramulis brevissimis, brevioribus quam petiolus folii axillantis;
limbo perigonii rufescente subquadrangulato, subprismatico, parte
integra leviter longiore quam lobi, 3 mm.; lobis triangularibus apice
valde, acutis intus glabris, 3 mm.; stylo glabro, apice incurvato,
antheras vix superante, stigmate longiore quam ‘2 styli; antheris ellip-
soïdeis, longitudine '/s loborum, sessilibus, ultra medium affıxis ;
disco glabro haud prominente; tubo perigonii ellipsoideo, ferrugineo,
2 mm: pedicello elongato, 4-10 mm. Fructu ignoto.
- Hab.: Java ex sp. n° 44 Lobb.
32. Elæagnus latifolia Linne : Sp. 121.
Syn.: El. foliis oblongis acuminatis maculatis. Burman. Thes. Zeyl.
1737. E. foliis rotundatis maculatis. Burman. loc. cit. Olea sylvestris
zeylanica. Plukn. alm. 269 ex Burm. Zizyphus Zeylanica argentea.
spinis carens. Herm. prodr. 386 ex Burm.
(13) ©. SERVETTAZ. SYSTEMATIQUE DES ELEAGNACEES 393
Exel. syn.: Æ. angustifolia Blanco, Fl. Filipinas ed. I, 74. E. arborea
Roxb. loc. cit. Æ. argentea Colla, I. cit. E. armata Ham. ex Schl. in
DC. Prodr. XIV. E. Breyniastrum Fisch. I. cit. E. conferta Roxb. |. cit.
E. Cumingii Schl. 1. ec. E. elliptica Heyne ex Cat. Wall n° 4018. £. fer-
ruginea Richard 1. ec. E. grandifolia Boj. ex Schl. in DC. Prodr.
E. Gussoni Gasparr.1.c. E. Kologa Schl. in DC. Prodr. Æ. macro-
phylla Wall. ex DC. Prodr. E. Nepalensis Salm Dyck. I. ec. Æ. punctata
Schl. I. c. Æ. Simonii Carr. I. ec. E. spadicea Savi, 1. c. E. Thwaitesit
Schl. in DC. Prodr. Æ. Tifliensis Fisch. L. e. £. triflora Roxb. I. c.
E. Wallichiana Sehl. in DC. Prodr. XIV.
33. ELÆAGNUS INDICA Servettaz, n. sp.; typus in Herb...
Lugd. Batavo.
Frutex inermis; ramis tenuibus, teretibus, inermibus, pallide luteis
vel cinereo-viridibus, valde obliquis. Foliis persistentibus, papyraceis,
parvis, lanceolatis utrinque acutis, longe acuminatis, supra viridibus,
glabris, haud maculatis, junioribus argenteis; subtus valde argenteis;
margine irregulari, non levi; 5-6 nervis primariis tenuibus, rectis, sub
angulo 45° divergentibus, utrinque parum conspieuis; nervo medio sub-
tus valde prominente ut et limbus argenteo; petiolo tenui, canalieu-
lato, elongato, 6-10 mm.; limbo 30-50 mm. longo, 10-27 mm. lato. Flo-
ribus solitariis, in axilla parvarum bractearum 3-4, sæpissime in ramu-
lis, tenuibus, brevissimis, brevioribus quam petiolus folii axillantis;
limbo perigonii albo-luteo, argenteo, ellipsoideo, elongato, sæpe incur-
vato; lobis anguste triangularibus brevibus intus cum nonnullis pilis;
stylo cum cireiter decem pilis ad basem, apice brevissime incurvato,
antheras superante: antheris cordiformibus, parvis, subsessilibus, ter
brevioribus quam lobi; disco haud prominente, cum nonnullis parvis-
simis pilis; tubo perigonii ellipsoideo, albo, 2-3 mm.; pedicello albo,
1,5 mm.; lobis, 2-3 mm.; limbo perigoni, parte integra, 4-7 mm.
Fructu ignoto.
Hab. : Peninsula Indiæ orientalis ex sp. n° 2498, 2500 Wight.
34. Elæagnus Thwaitesii Schlechtendal : in DC. Prod. XIV.
Syn. : «E. foliis firmis, sæpius basi rotundatis, subtus ferrugineo
leprosis » Thwaites. Enum. Plant. Zeyl.
35. Elæagnus rotundifolia Schlechtendal : in DC. Prodr. XIV.
36. Elæagnus Kologa Schlechtendal : in DC. Prodr. XIV.
Syn. : Æ. latifolia L. forma ex Hohenacker sp. 976. Æ. macropylia
Wail. : DC. Prodr. XIV.
1. Foliis maxime coriaceis; floribus globulosis urceolatis, rubiginis colore, in
axilla juvenilium foliorum vel maximarum bractearum siti .............
j » ssp. eu-Kologa Serv.
Foliis coriaceis vel subcoriaceis; floribus albis haud urceolatıs (2).
2. Foliis ellipticis, elongatis, coriaceis; subtus argenteis vel ferrugineis; peliolo
longiore quam 1 cm.; ramis nodosis, brevibus; cortice valde rugoso; disco
plus minus pubescente (3).
Foliis rotundatis subcoriaceis ; subtus semper viridi-albicantibus ; petiolo
haud longiore quam 1 cm. : ramis lævibus, elongatis, disco glabro (4).
39% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 : (14)
3. Foliis margine regulari, subtus primo argenteis dein rubiginis colore......
ssp. nov. Wightii Servettaz.
Foliis margine crispato, subtus semper valde argenteis...................
ssp. Grisebachii Servettaz.
%. Foliis immaculatis, 5-7 mm. latis; 8-11 mm. longis ; limbo perigonii 8-12 mm.
0090 Mr ee ssp. macrophylla (Wallich) Servettaz, comb. nov.
(Syn. : Z. macrophylla Wall. I. e.)
Foliis cum parvis maculis rubescentibus, inconspicuis, 3-5 mm. latis;
4-6 mm. longis : limbo perigonii 8 mm. haud attingente...............
ssp. nov. ceylanica Servettaz.
37. Elæagnus pyriformis Hooker : Flora of British India.
vol. V, 1890, p. 201.
38. Elæagnus fasciculatus Griffith: Notulæ ad Plantas Asia-
ticas Part IV.
Species exclusæ :
1° Eieagnus fusca Hort. : L’Horticulteur universel, rédigé par
Ch. Lemaire 1843.
2° Eleagnus Paraguayensis Domingo Parodi : Contrib. a la Flora
del Paraguay (1878) 49.
3° Eleagnus undulata Hort, ex Index Sem. Hort. Genuens. 1855.
Cette plante est une Composée, l’Olearia Forster.
Species nomine tantum notæ (excludende) :
E. cyanea Aiton ex Steud. Nom. I. p. 454. Æ. chrysophylla Hort., an
E. ferruginea ? an E. pungens ? ssp. reflexa, an E. Gussoni ? E. dulcıs
Roxb. Hort. Beng. Nom. Ind. or. Æ. flava Hortul. ex Pepin in Sem.
Hort. univ. III, p. 304. Æ. latifolia Loureiro. Flora Cochinchinensis
1790, p. 113. Æ. nivea Hort. ex Lavallée. Enum. des arbres et arbris-
seaux cultivés à Segrez, 1878. Æ. persica Hort. (Lavallée) I. e. E. stricta
Hort., Lavallée I. e.
395
GON DEI BUTTON S
L'ETUDE DES ESPECES PARAGUAYENNES
Bente OXNYPRTALUM.R. Br.
M. Gustave O. A. MALME.
(Suite).
Il
Espèces et unités nouvelles de la flore paraguayenne.
Dans la liste des Asclépiadacées ! du Paraguay publiée par moi en 1901,
je n’avais mentionné en tout que 21 espèces du genre Oxypetalum
(= Gothofreda). Quatre d’entre elles cependant y ont été admises sur les
indications de la littérature y relative, sans que j'aie eu l’occasion d’exa-
miner des échantillons servant de preuves. Dès lors il a été démontré que
O. aureum Chodat, comme je l’avais déjà supposé précédemment, est
identique à 0. erianthum Decaisne; O. paraguayense Chodat est la
même plante que 0. Arnottianum var. brachysiephanum Malme et doit
être considéré comme une espèce indépendante. Gothofreda gracilis
Morong n'est pas du tout un Oxypetalum (= Gothofreda), mais il appar-
tient au genre Rojasia?. D'autre part, le Ditassa humilis du même auteur
(ainsi que Ditassa campestris Grisebach) est un Oxypetalum : c’est
même le 0. paraguayense Schlechter, déjà mentionné dans ma liste.
Il ne reste plus que Gothofreda oblongifolia Morong au sujet duquel je
sois encore. indécis. Il est probable qu'il est le même que O0. pratense
Grisebach, qui a été mentionné en 1901 sous le nom de O. Arnot-
! Asclepiadaceæ paraguayenses, p. 7.
1 ul Adnotationes de nonnullis asclepiadaceis austroamericanis (1905),
P-
396 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (11)
tanum. Si l’on fait abstraction de cette espèce de Morong qui est
en tout cas encore incertaine, on connaissait done dans la dite année,
1901, dix-huit espèces paraguayennes du genre Oxypetalum.
Quant aux noms employés alors, je dois faire aujourd'hui quelques rec-
tificalions. Pour 0. macrolepis (Hook. et Arn.) Decaisne, il y a, comme
on l’a reconnu depuis longtemps, un nom plus ancien, Ü. megapotamicum
Sprengel, qui d'après les règles actuelles de la nomenclature doit être res-
titué comme nom spécifique. 0. Arnottianum n'est pas l’espece ainsi
nommée par Buek, mais bien O. pratense Grisebach. Par contre,
0. clavatum Malme appartient a l’espece de Buek, et en représente
simplement une forme plus villeuse.
0. paraguayense Schlechter (1895) tient de si près à O. macrophyllum
Hook. et Arn. (1834) [= 0. multicaule Fournier (1885)], qu'il serait
peut-être préférable de le considérer comme en étant plutôt une simple
race quelque peu différente par la villosilé. Dans ce cas, cette plante
aurait déjà une foule énorme de noms : outre les trois ci-dessus men-
tionnés, il y aurait encore Ditassa campestris Grisebach (1879; quoad
specimina a Balansa collecta), Gothofreda ultima OÖ. Kuntze (1891),
G. microphylla (Hook. et Arn.) ©. Kuntze (1891), Ditassa humilis
Morong (1892), Gothofreda paraguayensis (Schlechter) O. Kunize et
Oxypetalum humile (Morong) Hassler (1903).
En 1903, Hassler a mentionné encore une autre espèce paraguayenne
dans Plantæ Hasslerianæ (0. aurantiacum Malme), qui sera décrite
ci-après d’une manière plus détaillée.
Dans les collections que le Dr E. Hassler et son assistant Teodoro
Rojas ont réunies depuis lors, il se trouve encore plusieurs nouvelles
espèces ou unités nouvelles de la flore du Paraguay. J’en ai déjà décrit
cinq dans la première partie de ces Contributions, soit : O. glabrescens,
O. ceratostemma, O. filamentosum, O. suboppositum et O. acerosum. Deux
espèces nouvelles et deux espèces déjà nommées précédemment seront
décrites ici, et trois nouvelles unités vont être mentionnées. Le nombre
des Oxypetala du Paraguay s'élève donc maintenant à 29.
Il n’y a peut-être qu'une seule région qui pourrait être comparée au
Paraguay pour sa richesse en Oxypetala; c’est la région, cependant plus
étendue, de l’état brésilien de Minas Geraës, visitée par de st nombreux
voyageurs. Deux ou trois espèces seulement sont communes aux deux
régions, soit : O. appendiculatum Mart. et Zucc., très repandu, O. capita-
tum Mart. et Zuce., qui dans le Paraguay n'apparaît qu’au nord-est, et
peut-être O0. pannosum Decaisne. — Une différence frappante entre ces
deux distriels consiste en ce qu’au Paraguay les espèces grimpantes ne
jouent qu'un rôle subordonné; tandis qu’au Minas Geraës, plus de la
moitié des espèces sont des plantes grimpantes, au Paraguay au contraire
l’on en compte à peine le quart.
La plupart des espèces connues jusqu'ici sont originaires de la partie
de la République située à l’est du fleuve Paraguay, soit le Paraguay pro-
prement dit. Le Gran Chaco, encore peu étudié, ne parait pas être à beau-
coup près aussi riche en Oxypetala. Une espèce, 0. brachystemma Malme,
qui n’est pas encore signalée comme indigène pour la flore paraguayenne,
1 Comp. Malme, Nagra ord om de moderna nomenclaturreformatorernas
arbete (Botaniska Notiser. 1904), p. 279.
(12) GUST. 0. A. MALME. GENRE OXYPETALUM R. BR. 397
doil s'y trouver, puisqu'on la rencontre vers la partie limitrophe de la
Bolivie. De même, dans le Paraguay proprement dit, il y a sans doute à
découvrir encore quelques espèces déjà décrites, par exemple O. stipatum
Malme (de la section Trichantha) et O. oliganthum Malme, qui se trou-
vent à Rio Grande do Sul. Il est a remarquer qu'aucun représentant de la
section Odontostemma, à laquelle cette espèce appartient, n’a été ren-
contré jusqu'ici au Paraguay.
Oxypetalum pannosum Decaisne (1844).
In DC. Prodr. VIII, p. 583.
[De synonymia cfr. Malme, Asclepiadaceæ paranenses (1905), p. 7].
Paraguay : in dumelis prope Caaguazü (Nov. 1905. a Bl:
parag. No 9600).
Retinaculum paullulo brevius quam in speciminibus in Asclep. Regn.
Herb. descriptis, tantum circiter 0,8 mm. longum. Floribus paullulo mino-
ribus quoque recedit, lobis corollæ circiter 12 mm. longis, supra minulis-
sime puberulis.
Oxypetalum (Schizostemma) brachystephanum Malme.
Oxypetali species novæ v. ab auctoribus sæpe confusæ (190%), p. 7.
0. Arnottianum v. brachystephanum Malme, Asclepiadaceæ paraguayenses
(1901), p. 20.
O. paraguayense Chodat in Bull. de l’Herb. Boissier, t. VII, Appendix 4
(1899), p. 80 (non Schlechter).
Suffrutex v. herba perennis 3-6 dm. alta; caulis erectus, simplex v.
subsimplex, 2-2,5 mm. crassus, pilis longiuseulis, patentissimis, satis cre-
bris (immixtis aliis minoribus) pubescenti-villosus, internodiis vulgo
4-7 mm. longis. Folia patentia, brevipetiolata, petiolo vulgo 4-7 mm.
longo, ovala v. ovato-elliplica v. ovato-oblonga, rarius sublineari-
oblonga, infima 3-4 cm. longa, 2-25 (rarius usque 3) cm. lata,
intermedia 4-5 cm. longa, 1,5-2 (rarius usque 2,5 cm.) lata, summa
(2.5-) 3-4 cm. longa, 0,8-1 (rarius usque 1,5) cm. lata, basi cordata, sinu
aperto, apice acuminata (inferiora rarius rotundata apiculataque), supra
læle viridia et pilis mediocribus pubescentia, subtus pallidiora et pilis
mediocribus, in nervis longioribus, crebris pubescenti-villosa, nervis
majoribus subtus emersis, marginibus in sieco sæpe crispulis. Inflore-
scenhiæ ad folia bene evoluta v. plus minusve reducia extraaxillares,
alternæ, multifloræ, umbelliformes; pedunculus 2-3 (rarius usque 4) cm.
longus pedicellique 5-8 (rarius usque 10) mm. longi albido-pubescentes.
Calycis laciniæ e basi circiter I mm. lata sensim angustalæ, circiter 3 mm.
long&. acutæ, subtus (dorso) pilis longiuseulis, sub lente conspicue sep-
talis (immixtis aliis minoribus) villosæ, apice subnudæ, supra glabræ;
glandulæ calycinæ vulgo ternæ. Corollæ tubus urceolato-campanulatus,
circiter 3 mm. longus, extus pubescens, intus fauce parce brevibarbatus;
limbi lobi reflexi v. penduli, e basi 1,5-2 mm. lata sensim paullulum
angustati v. sublineares, circiter 5 mm. longi, apice obtusissimi, subtus
puberuli, supra glabri v. saltem subglabri, purpureo-virescentes v. atro-
purpurei (rarius fere rosei). Coronæ squamæ imo lubo corollæ insertæ
eique satis aite adnatæ, ovato-lanceolatæ, vix 1,5 mm. latæ, circiter
3.5 mm. longæ, crassiusculæ, introrsum carinatæ, apice angusto truncatæ
v. leviter emarginatæ, apice marginibusque superne revolutis dorso con-
cavæ, luteolæ v. dilute castaneæ, dorso (extrorsum) plus minusve vinoso-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 6, 31 mai 1908. 28
398 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2mt ser.). 1908 (15)
purpurascentes. Gynostegium subsessile, vix 2 mm. altum; antheræ
leviter cartilagineo-marginatæ, appendicibus apicalibus late ovatis, circiter
0,9 mm. longis, 0,7-0,8 mm. latis, apice oblusis. Retinaculum crassum,
ab externa parte visum sublineare v. anguste oblongum. circiter 0,45 mm.
longum, 0,075-0,1 mm. latum, apice rotundatum, basi leviter emargina-
tum. Caudiculæ nonnihil descendentes, usque 0,25 mm. long&, dente
munitæ 0,2-0,25 mm. longo, apice rotundato, recurvato. Pollinia subrecta.
oblonga. circiter 0,6 mm. longa, 0,16-0,18 mm. crassa, utroque apice
obtusissima. Slyli rostrum e basi erassa repente atlenuatum, dein subcy-
lindricum (vix 0.5 mm. crassum), circiter 5 mm. longum, apice acutius-
culum et leviter bilobum, lobis subcontinuis, basi atropurpureum, dein
purpureo-vinosum, apice plus minusve dilutum. Folliculi fusiformes, cr-
citer 10 cm. longi, pubescentes; semina numerosa, ovata. usque 6 mm.
longa, 3 mm. lata, puberula. et dorso et ventre alte el salis crebre verru-
cosa, latiuscule marginata, margine dentato, coma albida. circiter 30 mm.
longa. -
Paraguay : San Bernardino, in campo (Sept. 1898, Hassler, PI.
parag. No 3252), prope Tobaty. in arenosis (Sept. 1900, Hassler, Pl.
parag. N° 6192), in campo pr. Cholélo (Dec. 1900, Hassler, Pl. parag.
No 6655) et in campıs pr. Valenzuela (Febr. 1901, Hassler, Pl. parag.
N° 7128), prope Villarica, in campis (Jan. 1905. Hassler, PL parag.
No 8755).
Affine O. pratensi Grisebach, abs qua tubo corollæ pro rata longiore, lobis
limb: squamisque coronæ multo brevioribus recedit. Color quoque florum alius
est; in ©. pratensi tamen varius esse videtur, ex adnotationibus enim collec-
iorum lobi lımbi corollæ interdum purpurascunt. Præterea pedunculi specier
supra descriptæ vulgo breviores sunt et indumentum sæpe melius evolulum.
In subsimili O. Arnottiano Buek internodia vulgo longiora suni, pars superior
(forigera) caulis sæpissime subaphylla, tubus corollæ brevior, lobi limbi saltem
vulgo saturatius atropurpurei, squamæ coronæ sublineares, angustiores brevio-
resque, apice rotundatæ, rostrum styli brevius, plus minusve clavatum, atro-
purpureum.
Suspicabar aniea hanc speciem prolem esse hybridam inter 0. pratense el
0. Arnottianum. Quod pro certo affirmare nolo, præsertim quum neget ocula-
iissimus Hassler, et collecta sit, etiam ubi ceteræ species deesse videntur.
Oxypetalum (Schizostemma) nanum Malme sp. n. — Typus in
herb. Hassler.
Herba perennis (v. suffrutex); caulis simplex v. subsimplex, e basi
adscendente ereclus v. suberectus, 10-15 cm. altus, circiter 1.5 mm.
crassus, pilis longis, patentissimis, sub lente conspicue septalis, erebris
(immixtis als multo brevioribus) villosus, internodiis vulgo 1.5-2,5 cm.
longis. Folia ereclo-patenlia, brevipetiolata, petiolo 2-4 (rarius usque 5)
ınm. longo; inferiora ovata v. ovato-elliptica, 20-30 mm. longa, 9-15 mm.
lala; superiora oblonga, rarius ovato-oblonga v. sublinearia, (20-)
25-30 mm. longa, 4-7 (-9) mm. lata; omnia basi leviter cordata v. rotun-
data, apice acula, rarius nonnihil acuminata, subconcoloria, et supra et
subtus pilis longis, mollibus, in nervis et marginibus crebris. ceterum
satis raris villosa, nervo primario subtus emerso, marginibus præcipue
basin folii versus aliquantulum revolutis. Inflorescentiæ ad folia bene
evoluta extraaxillares, alternæ, satis multifloræ, umbelliformes v. sub-
capitatæ; pedunculus vulgo 10-20 mm. longus, villosus, pedicelli tantum |
1-3 mm. longi. Calycis laciniæ e basi circiter 0,75 mm. lata sensim angu-
(14) GUST. 0. A. MALME. GENRE OXYPETALUM R, BR. 399
state, usque 3 mm. longæ. acul&, (apice glabro excepto) subtus pilis lon-
gis, patentissimis, crebriusculis villosæ, supra glabræ; glandulæ calycinæ
oblongæ v. subfiliformes, vulgo 5°æ. Corollæ tubus late urceolato-campa-
nulatus. 2-2,5 mm. longus, extus parce pubescens, intus fauce barbatus;
limbi lobi patentissimi, spiraliter tortuli, e basi 1,5-1,75 mm. lala sensim
angusiati v. sublineares, 5-6 mm. longi. obtusi, subtus parce pubescentes,
supra glabri (luteo-virides). Coronæ .squam& imo tubo corollæ insert,
liberæ, albæ, erectæ, ovato-triangulares, vix 2 mm. latæ, 3 mm. longæ, in
parte lertia summa bilobæ, sinu lobisque aculis. Gynostegium sessile,
1-1.5 mm. altum ; appendices apicales antherarum ovato-orbiculares, cir-
citer 0,75 mm. longæ latæque. obtusissimæ. Retinaculum crassum, ab
externa parte visum elliplicum v. obovato-ellipticum,. 0.25-0.3 mm. lon-
gum, 0,12-0,14 mm. latum, apice obtusissimum, basi leviter emargi-
natum. Caudiculæ subhorizontales, 0.18-0.2 mm. longæ. latæ. tenues.
omnino edentatæ. Pollinia oblonga, 0,25-0,3 mm. longa. vix 0,1 mm.
crassa. curvula, basi rotundata, apice obtusissima. Styli rostrum 2-2,5 mm.
longum, album. filiforme, in parte tertia summa bilobum, lobis filiformi-
bus, semiteretibus, valde divergentibus.
Paraguay : in campo prope flumen Yhü haud procul a Caaguazü
(Oct. 1905. Hassler, Pl. parag. No 9493).
Primo adspectu in memoriam revocat minutum O. pratense Griseb., cui
affinis esse videtur; recedit indumento multo melius evoluto, floribus minoribus,
rosiro styli albo, profunde bilobo et præcipue retinaculi caudicularum indole.
Ab O. subcapitato Malme affinibusque jam foliis inferiorıbus multo latioribus
differt.
Oxypetalum (Schizostemma) aurantiacum Malme.
Bulletin de l’Herbier Boissier (1903), p. 19 (nomen subnudum).
Herba perennis (v. suffrutex) 30-45 cm. alta: caulis erectus, simplex,
circiter 2 mm. crassus, pilis longis, mollibus, albidıs (immixtis aliis multo
brevioribus) villosus, internodiis vulgo 2-4 cm. longis. Folia erecto-
patentia, subsessilia v. brevipetiolata. petiolo vix 2 mm. longo, lanceolato-
linearia v. angusle ovato-lanceolata, 3.5-4,5 cm. longa, 0.5-1 cm. lata
(infima ovala, 2-3 cm. longa, 1-1.2 cm. lata). basi rotundata v. leviter cor-
data, apice acuta v. nonnihil acuminata, et supra et subtus pilis longis,
mollibus, in nervo primario creberrimis, ceterum crebriuseulis villosa,
nervo primario subtus valde emerso, marginibus leviter revolutis. /nflo-
rescentiæ ad folia bene evoluta extraaxillares, alternæ. umbelliformes,
vulgo crciter 5-floræ; pedunculus 1,5-3 em. longus pedicellique 3-5 mm.
Jongi tomentoso-villosi, bracteis longis. subfiliformibus. Calycis laciniæ e
basi circiter À mm. lala sensim anguslatæ, subulatæ v. superne subfili-
formes, ad 9 mm. usque long&. dorso pilis longis. sub lente conspicue
seplatis, crebris villosæ, supra puberulæ; glandulæ calyein® vulgo 51,
magnæ, ovoideo-oblongæ v. subcylindricæ. Corollæ tubus campanulatus,
cireiter 2.5 mm. longus, exius parce villosus, intus fauce barbatus: limbi
lobi reflexi v. penduli, vix tortuli. e basi 2-2,5 mm. lata sensim angu-
stali. 7-8 mm. longi, apice oblique obtusi. dorso pubescentes, supra in
stria mediana fere usque ad apicem pilosi (sec. Hassler aurantiaci).
Corone squam& imo tubo corollæ insertæ. liberæ. ovato-triangulares. vix
2 mm. late, circiter 3,5 mm. longæ. usque ad medium bifide, lobis
angustis, parallelis. acutiusculis. sinu angusto, aculo, omnino exappendi-
u ML Ur Er
+00 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue sER.). 1908 (45)
culatæ, glabræ (sec. Hassler stramineæ). Gynostegium subsessile, cir-
citer 2 mm. altum; antheræ manifeste cartilagineo-marginatæ, appendi-
cibus apicalibus suborbiculari-ovatis, circiter 0,9 mm. longis, 0,8 mm.
latis, obtusis. Retinaculum crassum, ab externa parte visum oblongo-
lineare, 0,6-0,7 mm. longum, 0,14-0,17 mm. latum, apice rotundatum,
basi emarginatum. Caudiculæ subhorizontales, circiter 0,25 mm. long,
dente munitæ brevissimo, vix 0,12 mm. longo, apice rotundato. Pollinia
subrecta, ellipsoideo-oblonga, 0,6-0,65 mm. longa, 0,16-0,18 mm. crassa,
utroque apice obtusissima. Styli rostrum e basi crassiuscula altenuatum,
dein subfiliforme, #4-5 mm. longum, in parte dimidia superiore bifidum,
lobis semiteretibus, angustis, forcipitiformibus, acutis.
Paraguay : in campo pr. Arroyo primero, in regione cursus superioris
fluminis Apa (Nov. 1901, Hassler, Pl. parag. No 7720).
0. uruguayenst Malme (ut comparatis descriptionibus patet) peraffine et
forte haud disiinguendum; color florum formæ supra descriptæ tamen valde pecu-
liarıs est. Ut in formas hasce campestres vulgo rarissimas animum attendant
colleetores, ad interim seorsim propono, præsertim quum in regionibus longe
distantibus occurrant. Forsan ambo cum OÖ. stigmatoso Fourn., mihi tantum e
descriptione minus completa noto, conjungenda. — Ab O. subcapitalo Malme,
saltem a formis hujus speciei in Paraguay occurrentibus, bene distinctum est.
Oxypetalum tridens Malme (1904).
Oxypetali species nov& v. ab auctoribus sæpe confusæ, p. 8.
Paraguay : in campis prope San Joaquim vicin. Gaaguazü (Nov. 1965.
Hassler, Pl. parag. No 9291).
A speciminibus megapotamicis l. c. descriptis paullulum recedunt para-
guayensia pedunculis brevissimis, pedicellis longioribus, 4-1,5 em. longis,
squamis coronæ nonnihil brevioribus et tantum in parte terlia summa
bifidis, introrsum papillosis sed haud barbatis, retinaculo longiore,
1-1,2 mm. longo, polliniis brevioribus et pro rata crassioribus, 0,5-0,6 mm.
longis.
Oxypetalum (Lyrostemma) Rojasianum Malme sp. n. —
Typus in herb. Hassler.
Suffrutex v. herba perennis, rhizomate brevi, adscendente; caulis erec-
tus, strietus, usque 5 dm. altus, circiter 3 mm. crassus, pilis breviusculis,
patentissimis, erebris hirtulus v. inferne glabrescens, internodiis brevibus,
2-3 cm. longis. Folia crassiuscula, erecto-patentia, brevipeliolata, petiolo
3-5 mm. longo; inferiora (et intermedia) orbicularia v. late orbiculari-
ovata, vulgo 3-3,5 cm. longa lataque, vulgo apiculata ; superiora late ovaio-
triangularia, minora et sursum decrescentia; omnia basi cordata, sinu
anguslo, supra nilidula et pilis brevibus, rigidis, satis raris scabrida, sub-
tus pallidiora et pilis crebris, breviusculis hirsuta, nervis primario et
secundariis subtus emersis. {nflorescentiæ in apice caulis congestæ, foliis
valde reductis suffultæ, extraaxillares, alternæ, vulgo 5-8-floræ, umbelli-
formes v. subcapitalæ; pedunculus brevissimus, rarius usque 3 mm. lon-
sus, pedicelli circiter 3 mm. longi, pilis brevibus, crebris, patentissimis,
molliusculis vestiti. Calycis laciniæ ovalo-lanceolat&, circiter 5 mm. longæ,
1,5-1,75 mm. latæ, acutæ, subtus (dorso) dense pilosæ, supra puberulæ;
slandulæ calycinæ magnæ, oblongæ v. subfiliformes, vulgo ternæ. Corolle
tubus late urceolato-campanulatus, 2-3 mm. longus, extus pubescens.
intus fauce brevibarbatus; limbi lobi erecto-patentes v. patentes, aliquan-
Mr Ar
(16) GUST. 0. A. MALME. GENRE OXYPETALUM R. BR. 401
tulum reveluli, e basi 2,5-3 mm. lala sensim angustati, circiter 6 mm.
longi. obtusissimi (marginibus haud revolutis), subtus (extrorsum) pube-
scentes, supra subglabri, luteo-viriduli et leviter vinoso-purpurascentes.
Coronæ squam& imo tubo corollæ insert, liberæ, erectæ v. leviter con-
niventes, ovato-lanceolalæ, circiter 4 mm. longæ, 2 mm. latæ, in parte
terlia v. quarla summa bifidæ, sinu obtusissimo v. fere truncato, lobis
crassiusculis, subeylindraceis, obtusissimis, subparallelis, extrorsum sub-
glabræ v. superne minute papillosæ, introrsum sub sinu satis longe bar-
batæ, ceterum papillosæ, inferne vinoso-purpurascentes, superne dilutæ,
fere albidæ. Gynostegium subsessile, circiter 2 mm. altum; antheræ con-
spicue cartilagineo-marginatæ, appendicibus apicalibus ovato-orbicularibus,
circiter 1 mm. longis, 0,9 mm. latis, basi nonnihil cordatis, apice leviter
emarginatis. Retinaculum crassum, ab externa parte visum lanceolatum,
circiter 1 mm. longum, 0,2-0,22 mm. latum, apice acutum v. saltem acu-
tiusculum. Caudicutæ circiter 0.35 mm. longæ, dente munitæ circiter
0,4 mm. longo. apice longe libero, recurvo, obtuso. Pollinia anguste ellip-
soideo - v. ovoideo - oblonga, circiter 0,9 mm. longa, 0,25-0,3 crassa,
basi rotundala. apice obtusiuseula. Styli rostrum brevissimum, vix 1 mm.
altum, subfiliforme, apice leviter bifido.
Par aguay : in campo prope P. Porä (Dec. 1906. T. Rojas. Hassler.
PI. parag., N° 9851).
Species O. coalito Fourn. (ad sect. Lyrostemma efsrendb) affinis, quacum
forsan formis intermediis sit conjuncta. Ad interim distinctam habeo; difiert
enim foliorum forma, inflorescentiis subsessilibus, floribus majoribus, coronæ
squamis liberis, retinaculo acuto etc. Etiam cum O. confuso Malme affinitate
etsi minus arcla connexa est.
Oxypetalum curtiflorum Malme (1904).
Oxypetali species novæ v. ab auctoribus sepe confusæ, p. 14.
Var. indutum Malme var. n. — Typus in herb. Hassler.
Folia majora, internodiis fere duplo longiora, ovato-ovalia v. ovato-
oblonga, acuta v. aus et supra et subtus crebre villosa (pilis longis,
mollibus). intermedia 2,5-3 cm. longa, 0,8-4,2 cm. lata. Inflorescentiæ
vulgo 4-6-floræ. Coronæ squamæ gynostegium superantes. late ovalæ v.
subquadratæ. Retinaculi pars superior ovata.
Paraguay : prope Caaguazü. in campis siccis (Oct. 1905. Hassler, Pl.
parag. N° 9492).
Caulis pedicellique villosi, pilis longis, mollibus, patentissimis crebris.
Calyeis laciniæ lanceolato-triangulares, 3-3,5 mm. longæ, circiter 1 mm.
latæ; glandulæ calyeinæ subfiliformes, longiusculæ, ternæ v. singulæ.
Corollæ lobi 4-5 mm. longi, circiter 2,5 mm. lati, obtusissimi (supra gla-
bri, saturate atropurpurei). Coronæ squamæ lenuiusculæ, circiter 2,5 mm.
longæ latæque, profunde retusæ (albidæ v. luteolæ, dorso sæpe leviter
violascentes). Retinaculum 0,55-0,6 mm. longum; pars superior circiter
0,4 mm. longa, 0,25-0,28 mm. lata, basi rotundata, apice obtusissima.
Dentes caudicularum usque 0,4 mm. longi. Pollinia oblique ovalia,
0,35-0,4 mm. longa, cireiter 0,2 mm. lata, basi rotundata, apice obtusis-
sima. « Stigma » fere hemisphæricum. — Adest aliud quoque specimen
N 9492 a) foliis longioribus et pro rata angustioribus, 3-4 cm. longis,
1-1,2 cm. latis, ceterum non recedens.
Nonnullis notis momenti haud exigui recedit a forma megapotamica |.
descripta: forsan pro specie propria sit habenda. Sine dubio ei arcte affinis est
EUROPEAN VARIETIES
OF
SERENE INFELATS
Frederic N. WELLIAMS.
Critical examination of a large number of examples of Silene inflata
from every part of Europe shows that the multiplication of described
forms has been both unnecessary and excessive, and out of all proportion
to the variation of characters within the limits of the species. Varielies
have been défined by characters which not only vary during the sea-
sonal growth of the plant, but also vary in different parts of the same
individual. Several descriptions of proposed varieties are no more than
verbal transcripts of the salient characters of the common form, the only
discrepancies being the varietal name and the opinion of the observer.
After tabulating the differential specific characters which definitely dis-
tinguish Silene inflata on the one hand from S. glareosa Jordan, and on
the other hand from S. commutata Gussone, it will be evident that the
variable characters within the limits of the species will permit the
grouping of only a few forms that can be sufficiently marked off from
one another.
In England the white-bottle is gynomonacious, andromoncecious, male,
female, and androgynous, and the bisexual flowers are proterandrous,
and the flowering period is from June to August. In the Channel Islands
and in Central Italy the flowering period is from May to July, in Spain
from April to August, in Greece from April to July. In Arctic Norway,
according to Norman, it flowers from 7 July to 8 August. In tufts of
plants in the Paris Gardens, Gay observed that the first flower opened on
24 May (1850), and all the flowers of the tuft had opened by 5 June.
S. glareosa differs from S. inflata in the following collective characters :
— Basi fruliculosa, rhizomate in ramos multos torluosos diviso, turiones
foliosos caulesque multos humiles edente, caulibus cæspitosis robustio-
ribus laxe adscendentibus. Folia semper parva angusta lanceolato-linearia.
Bracteæ scariosæ. Calycis dentes obtusi. Petala coronala, corona breviter
biloba, limbo ad basin usque bipartito, etiam ungue sub corona late
alato sed inferne subilo attenuato. Capsula subglobosa. Semina tubercu-
lato-muricata, tuberculis brevibus obtusis, dorso convexa, faciebus pla-
niuscula, magis rolundala, plerumque paullum pauciora. Tempore
florendi serior.
S. commutata is also distinguished from S. inflata as follows : — Caules
fragiles, semper adscendentes foliosi. Folia carnosula, semper lata, omnia
(2) F. N. WILLIAMS. EUROPEAN VARIETIES OF SILENE INFLATA. 403
carlilagineo-marginata longe mucronala. Bracteæ scariosæ. Flores sub
anthesi nutantes, eliam alares jam sub anthesi longe pedicellati, in
cymam subcorymbosam dispositi. Calyeis dentes obtusi. Semina minulim
granulata nec tuberculata, dorso faciebusque leviter convexa, plerumque
paullum numerosiora.
S. inflata extends to every part of Europe, finding its northern limitin
lat. 70°, at Alten in the amt of Tromsö, Norwegian Lappland, a district
remarkable for its rich vegetation (see Baedeker’s Guide to Norway and
Sweden, ed. 8, 1903, p. 258).
All the European forms of S. inflata may be grouped in two series,
1. those in which the whole plant is glabrous, 2. those in which the stem
and leaves are more or less thickly covered with short curled hairs.
Each of these two series may be subdivided into three (forming six
varieties). 1. leaves long and narrow, linear, linear-lanceolate, lanceolate,
and acute, 2. leaves long and broad, elliptic-lanceolate, obovate-lanceo-
late, obovate-oblong, and acuminate, 3. leaves short and broad, obovate-
lanceolate. elliptic-obovate. broadly obovate or sometimes suborbicular,
with the middle leaves even subcordate at the base and apiculate at the
tip, the others mucronate, or all mucronale.
The difficulty in the examination of a large number of examples of
all forms has been in sorling and sifting the described plants, elimina-
ting the redundant and irrelevant characters, and distributing most of
the forms which they represent among the synonyms, which. as might
be expected, tend io increase the more closely the descriptions are
applied to the specimens which exhibit an greater or less divergence
from the common form. This difficulty has been increased in cases where
the lendency to over-discrimination on the part of the collector in exami-
nation of specimens has not been supplemented by comparison of exam-
ples from different localities. In the grouping of forms proposed below,
only those synonyms are included which result from the comparison of
plants. Factilious changes of name made for merely literary reasons,
being devoid of botanical interest, and of no scientific importance, are
ignored and omitted, a legacy of the perennial insistence of irrational
and pedantic claims of priority in nomenclature, claims which when
unduly asserted encumber systematic work with an incubus as inert as
il is useiess.
A. Formæ glabræ.
Tota planta glabra.
Var. 1. angustifolia Cand. Fl. Franc. IV, 747 (1805).
Var. 2. latifolia Reichb. Fl. Germ. excurs. 823 (1832) : — f. communis
albiflora glauca.
Lusus carneiflora Le Grand (var.) in Bull. Soc. Bot. France XVI, 386
(1869).
Lusus rubriflora Cand. (var.) 1. c. (1805).
f: lælevirens.
Var. 3. alpina Mert. et Koch in Rehl. Deutsch. Flora, ed. 3, III, 236
(1831).
f. rupicola.
404 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 (3)
B. Formæ pubescentes.
Gaules et folia pilis brevibus erispatis plusminus dense vestita.
Var. 4. minor Moris Fl. Sardoa, I, 246 (1837).
Var. 5. pubescens Cand. |. c. (1805).
Var. 6. marginata Maly Enum. Pl. Austriac. 307 (1848).
A few teratological forms may first of all be disposed of:
S. inflata var. viridiflora Gand. I. c. 747, et Prodr. I, 368. — ” Paroit
être une monsirosité singulière, dans laquelle le calice est devenu foliace,
à » lobes profonds et pointus, et les pétales sont demi-avortés, de cou-
leur verte. Elle à été trouvée par M. Lamarck, à mi-côte sur le Mont-
d'Or en montant aux sources de la Dordogne. » — Syn. Cucubalus viridis
Lamk. Encycl. Meth. II, 121 (1786).
S. inflata var. castrata Lapeyr. Hist. abr. Pyren. 247 (1-13); Cand.
Prodr. I. 368. — "Uno sexu petalisque abortivis. ”
S. venosa var. cylindrica Kuntze Fl. Leipzig, 231 (1867). — This seems
to be merely a casual form with undeveloped floral envelopes. The single
character given is " wälzlich ”.
S. fastigiata Wilms in Jahrb. Westfal. Prov. Ver. Wiss. Kunst. 1878,
161. — This seems to be a state with malformation of the dichasial
branching.
Var. i. angustifolia Cand. Fl. Franc. IV, 747 (1805), et Prodr. I, 368;
Reichb. Fl. Germ. excurs. 825.
Folia lineari-lanceolata vel lanceolata, acuta. Styli apice haud incrassati.
Hab. Europe : except Iceland, Norway, and Belgium. This variety is
first referred to in Bauhin’s Pinax, 205 (1623), where he mentions forms
of S. inflata with either broad or narroW leaves, — "alia foliis latioribus,
alia angustioribus et acutioribus. ’
Cucubalus Behen var. angustifolius Pers., Syn. Plant. I, 495 (1805).
Cucubalus Behen var. maritimus (non pl. Linneana) Wahlenb., Fl.
Lapponica, 121 (1812). — Refers to the plant of Swedish Lappland.
S. Coulteriana Otth, in Cand., Prodr. I, 368 (1824). — The plant named
after T. Goulter has no distinctly specific characters in its short descrip-
tion, nor is it clear what is intended by ” flore longissime pedunculato in
dichotomia.” It is stated to oceur ”in Ibernia et circa Constantinopolim ”.
The first name is intended for Iberia. not the western Iberia, which is the
Spanish Peninsula, but the portion of Trans-Caucasia bounding the Black
Sea. Specimens in Herb. de Candolle. at Geneva.
S. marilima (non With.) Host, Fl. Austriaca, I. 528 (1827).
S. angustifolia (non Poiret) Gussone, Fl. Sic. Prodr. 1, 500 (1827).
S. Tenoreana Colla, Herb. Pedem. 1. 328 (1833); Gren. et Godr. Fl. de
France I, 203 (1847); Lojacono. Fl. Sie. I, 149 (1888).
S. inflata var. littoralis Rupr.. Fl. Ingrica, 459 (1860). — This plant,
found at Kronstadt, an island at the of head of Ihe gulf of Finnland, is
stated to have the stems suffused with purple tint; but none of the other
characters given separate it from the present variety.
S. Cucubalus var. lancifolia Rouy, Excurs. Espagne, 63 (1882).
S. inflata var. longifolia Lange, Haandb. Dansk. Fl. ed. 4, 686 (1888).
(4) F. N. WILLIAMS. EUROPEAN VARIETIES OF SILENE INFLATA. 405
S. Cucubalus var. Tenoreana Rouy et Fouc., FL de France, II, 10%
(1896).
Var. 2. latifolia Reichb. Fl. Germ. excurs. 823 (1832): — f. communis
albiflora glauca.
Folia elliptico-lanceolata obovato-lanceolata vel obovato-oblonga, acumi-
nala, utrinque glauca, vel interdum supra virentia subtus glauca. Flores
in dichasio composito, dichasii ramo altero sæpe abbreviato, mediani, nisi
abortivi, longe. laterales brevius pedicellati. Calyx glaucus, interdum
rubens, vel etiam albidus. Styli apice paullo incrassali, haud a basi fili-
formes.
.inflata var. à oleracea Ficin., Fl. Dresdens, ed. 2, 313 (1822).
. inflata var. à vulgaris Otth, in Cand., Prodr. I, 368 (1824).
. inflaia var. à vesicaria Reichb., FI. Germ. excurs. 823 (1832).
. inflata var. à pratensis Neilr., Fl. Nied, Oesterr. 813 (1859).
. inflata var. umbrosa Blocki in Oesterr. Bot. Zeitschr. 1884, 250. —
An authentic example of Blockrs plant in’Herb. Kew. is, without doubt,
typical S. inflata.
S. Capsiriensis Jeanbernat et Timbal, in Trav. Soc. Phys. Nat. Toulouse
VII, 53 (1887). — Differs in no way from the common form.
S. cucubalus var. brachiata Rouy et Fouc., Fl. de France, Il, 104 (1896).
— Differs in no way from the common form.
f. lætevirens.
Folia utrinque viridia. Pedicelli interdum umbellati.
Hab. This is not an uncommon form, in which the whole plant is
bright green. To illustrate its distribution, a few scatiered localities are
given from various countries. — England : York (G. Webster), a some-
what lax state with stems decumbent at the base and patent leaves.
France : Pierre-sur-Haute, a hill in the dept. of Loire (Versanne), a small
state with leaves only 3-4 cm. long. : Francheville, in the dept. of Rhône,
and Bourgoin in the dept. of Isere (Gandoger); Epinal, in the dept. of
Vosges (Berher). Belgium : Havelange, in the prov. of Namur (Gandoger).
Spain : Ciudad Real (Compaño) and Guadalajara (Fernandez), in Old
Castile; Soncillo, in New Castile (Estebanez). Portugal : Perna de Pau
near Lisbon (Daveau, Herb. fl. Lusit. ann. 1878). Denmark : island of
Zealand (Jörgenson), Germany : Stralsund, in the prov. of Silesia (Fels-
mann). Hungary : Budapest (L. Richter), a state with umbellate flowers.
Russia : Sarepta, in the government of Astrakhan (Becker). Greece :
Eleusine (Heldreich).
Var. 3 alpina Mert. et Koch in Rehl. Deutsch. Flora, ed. 3, III, 236
(1831): Koch Syn. Fl. Germ. Helv. ed. 2, 112 (1843); Hausmann Fl. Tirol.
124 (1854).
Planta cæspites graciles formans, pumila, 1-2 dm. Rhizoma inferne
lignescens, longum tenue, fibris radicalibus tenuibus albidis. Caules laxe
adscendentes. basi obvie decumbentes, superne ramosi. Folia brevia,
2 cm. et minora, glauca patentia acuta apiculata, margine ciliata, ovato-
lanceolata ovata vel raro suborbicularia. Flores sæpius solitarii, interdum
eliam alter flos lateralis, vel quidem terni, pedicellis gracilibus suffulti.
Calyx purpurascens, eleganter reticuloso-venosa. Petala alba vel violacea.
Bracteæ foliiformes vel scarioso-marginatæ. Antheræ violaceæ. Ovarium
ovoideum viridulum, ovulis numerosis, 84-108. Styli filiformes, apice
leviter incrassali. Semina numerosa, primum castanea demum nigres-
centia, granulala (haud tuberculata), faciebus concava, dorso planiuscula.
Ut
>
406 © BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2M® ser.) 1908 (5)
Hab. Alpine situations in Central, Western. and Southern Europe,
where it is common and widely distributed. The description is drawn up
from specimens gathered on the Cottian Alps, in which all the minor
characters are given which serve to differentiate the plant from the com-
mon long-leaved form. The specimens, which are in Herb. Kew., were
gathered by Ozanon (Billot, Fl. exs. n. 3531) et 1500 m. on detritus of
siliceous schist above Beauregard in the depariment of Hautes-Alpes.
With these examples (quoted by Nyman. Consp. fl. Eur. 88). | have com-
pared Parlatore’s description, and other specimens in Herb. Mus. Brit.
gathered by Huter at 2250 m. on calcareous soil in the Carnic Alps, near
Sexten in N. Tirol. — Mr. H.S. Thompson has recently (23 August 1907)
gathered specimens at 2440 m. on the Col du Galibier, in the Alps of
Dauphiny, the highest limit of pastures in the Western Alps, and the
greatest altitude hitherto recorded for the plant (Mem. Acad. Geogr. Bot.
1908, p. 214). — The northern limit of the plant in Europe is the Harz
Mtns. ın Prussia (Grisebach) : I have not seen specimens, and am rather
doubtful of the record, though Grisebach lived in this part of Germany.
Examples in Herb. Mus. Brit. from Lappland collected by Solander, as
alpina, do not belong here but rather to S. maritèma. In a note written
on one of Gay’s specimens in Herb. Kew. from Mt. Fouly in Valais, he
says that the average number of ovules in an ovary is 96, but in an
abnormal ovary with five cells he found 116 ovules. The small seeds
measured only 1X 1 1/2 mm.
The earliest notice of this plant is by Pontedera, Compendium Tabularum
Botanicarum, p. 128 (1718). He says it was found in rough places on the
highest parts of Mt. Baldo, in the Venetian Alps, and describes the plant
as follows: — ” Radices exiles, longiores, et albas inter rudera demittunt,
© eircum reptante, cauliculo semissem longo. Huic folia nascuntur bina
” et bina, ac parva, lata in exortu, circa finem contracta in acumen. Flores
" albi in illa, in hac purpurascentes (qua tantum varietale inlernoscun-
" tur) prodeunt ex foliorum alis magno calyce obvoluti. qui calyx sub-
” purpureis punclis eleganter inscribitur. Hic fructum complectitur,
” conicum, apice dehiscentem. ei semine fœlum parvo. ac Cinereo. ”
The specific phrase which he applies to the newly discovered plant is
” Lyehnis alpina, repens, saxalilis, quæ Behen album vulgo, folis latius-
” culo, et breviori. ” Allioni gives a good figure of the plant, with analy
tical disseclions, in Rarior, Pedemont. Stirp. p. 1. 83, 1. v. f. 3 (1755). and
a long involved descriplion, in which he says the plant was discovered
by Dr. Julius Pontedera; and says that il is more frequent in the Wal-
densian Alps than elsewhere. Linnæus does not mention the plant, nor is
there an example of it in his Herbarium.
Cucubalus alpinus Lamk., Encyel. Meth. II. 220 (4786). — The short
Latin diagnosis here given is, — ” pedunculis erectis unifloris, pelalis
bipartitis subappendiculatis, foliis lanceolatis glaucis lævibus. ” Stated to
be found on the Alps of Switzerland and Italy.
Cucubalus Behen var. 8, Vill., Hist. s ln IT. 613 (1789).
S. uniflora var. ß, Cand., Fl. Franc. | 747 (1805). — Gives the pre-
vious plant only as a synonym.
Cucubalus Behen var. rotundifolius Pes., Syn. Plant. I. 495 (1805). —
Founded on Allioni’s figure mentioned obove.
C. glaueus W., Enum. Plant. suppl. 24 (1815).
C. montanus Vest in Flora, 1821, 149.
C. rotundifolius Steud., Nomencl. ed. 1, 245 (1821).
(6) F. N. WILLIAMS. EUROPEAN VARIETIES OF SILENE INFLATA. 407
S. inflata var. 7 uniflora Oth in Cand., Prodr. I. 368 ( (1824). — Humilis,
glabra, floribus solitariis raro geminis aut ternis.
S. inflata var. prostrata Gaudin, Fl. lee III. 164 (1828).
S. Willdenowii Sweet, Hort. Brit. ed. 2, 51 (1830).
S. inflata, varr. ß, s, glauca, chlorophylla Reichb., Fl. Germ. excurs.
823 (1832).
S. Persoont: Schott ex Reichb. 1. c. (1832).
Cucubalus erassifolius Tenore, Viagg. Abruzz. 67 (1832).
S. alpına Thomas. Cat. pl. Suisses, 45 (1837). — Also kept up asa
species in Gren. et Godr., Fl. de France, I. 203.
Cucubalus Persoonii Spreng. ex Steud.. Nomencl. ed. 2, 1. 451 (1840).
S. uniflora var. y, Bertol., Fl. Italica, IV. 633 (1841).
S. inflata var. mici ophylla Boiss., Fl. Orientalis, I. 629 (1867).
S. commutata var. microphylla Boiss. I. €.
S. Cucubalus var. alpina Rohrb., Monogr. gatt. Silene, 87 (1868).
S. marilima var. alpina Ges. Pass. Gib., Comp. fl. Ital. 795 (1870).
S. brachyantha Schur. Reiseb. ex Linnæa, 1870, 259.
S. Cucubalus var. microphylla Haussk., Symb. fl. Grac. 23, ex Mittheil.
Thüring. Bot. Ver. 1893, 42.
. alpina var. Baldaccii Terracc.. in Malpighia, 1895, 68.
. inflata var. pauciflora Beyer, Beitr. fl. Gris. et Rhemes, 16 (1893).
. megalospermaSartoriinSched. Heldr. Herb. Grac.norm.n.1215 (1894).
. Cucubalus var. ambigua Rouy et Fouc., Fl. de France, II. 108 (1896).
. alpina var. auriculoides Murr in Deutsch. Bot. Monatschr. 1898, 62.
. venosa var. y megalosperma Halacsy, Consp. fl. Græc. I. 160 (1900).
— Folia 15-25 mm. Semina submajora.
f. rupicola.
Folia 2 cent., viridia ovato-lanceolata utrinque verrueuloso-punctala.
Calyx fructifer 14-16 mm. Styli filiformes, apice haud incrassati. These
differential characters are laken from authentic specimens in Herb. Kew.
collected by Puget at Mageriaz above Annecy-le-Vieux, in the department
of Haute-Savoie, growing on serpentine rocks. The plant has also been
found in the depts. of Haute-Vienne, Nièvre, Saône-et-Loire, Isère, Basses-
Pyrenées. and Pyrenées-Orientales. The stems vary from 8-15 cent.
Syn. S. rupicola Boreau, Fl. Centr. France, ed. 3, Il. 95 (1857).
Var. %# minor Moris Fl. Sardoa, I. 246 (1837); Gren. et Godr. Fl. de
France, I. 203 (1847).
Humilis. Caules 11/4-27/1 dm., plurimi. Folia angusta linearia acuta.
Flores solitarii, vel interdum cyma triflora. Petala vix calycem superanlia.
Styli apice haud incrassati.
Deseribed from Gay’s authentic specimens in Herb. Kew.
Hab. France: Chätillon-sur-Seine, in the dept. of Côte-d'Or (Godron),
the northern limit of the plant, Angers, in the dept. of Maine-et-Loire
(Gènevier), the western limit of the plant, — and probably elsewhere.
Switzerland: the plant was first discovered by Nocca near the hamlet of
Pregola on the schistose hill of Groppetto, in the canton of Ticino, on
on rough soil among stones in company with Aethionema saxatıle and
‚also Armeria plantaginea. Italy: the Lepontine Alps (Bertoloni), on high
rocks between Amalfi and Vietri above the gulf of Salerno (Levier), and
in Sardinia at 1400 m. (Moris).
Cucubalus angustissimus Nocca et Balbis, Fl. Ticinens. L 199, 1.7 (1816).
: — À very good figure of the form of S. inflata With narrowest leaves.
"NUN
408 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 (7)
The original description is, — ? Caule ramoso piloso, foliis linearibus
’ aculis margine cilialis, petalis semibifidis vix calycem superantibus. ”
It is a plant of quite different aspect from var. angustifolia, even the very
narrow-leaved states of that variety, and is at once distinguished by the
pubescent stem and leaves. Plant less hairy and flowers larger than in
the Sardinian plant.
S. linearis (non Decne.) Sweet, Hort. Brit. ed. 2, 51 (1830).
S. angustissima Boreau, Fl. Centr. France, ed. 3, II. 95 (1857).
S.Cucubalus var. angustissima Rouy et Fouc., Fl.de France, Ill. 104 (1896).
Var. 5 pubescens Cand. 1. c. (1805).
Folia elliptico-lanceolala obovato-lanceolata vel obovato-oblonga, acu-
minata, inferiora elliptico-ovata, margine aspero-ciliata. Petala alba vel
rosea, Sæpe calyce parum longiora.
The origin: iption i ses feuilles et le bas de sa tige sont
garnis de pelits poils courts ”. The calyx is sometimes pubescent with
the teeth stiflly ciliate; but in English specimens the calyx reems to be
always smooth and glabrous.
Cucubalus maritimus Lamk., Encyel. Meth. II. 220 (1786). -— The plant
here mentioned is not S. maritima With. ; for both the Latin diagnosis
(foliis cauleque villosis) and the French description (feuilles chargées de
poils courts) show that it is this variety of S. inflata.
C. Behen var. scaber Schleich., Cat. Pl. Helv. exs. (1815).
C. Antelopum Vest in Flora, I. 149 (14 März 1821). — ” A Cucubalo
inflato diversus. Caulis scaber subsulcatus. Folia 25 mm. et ultra, lata
ovato-oblonga, eliam sub dichotomia sat magna subtus scabriuscula
insigniter glauca, internodia excedentia, summis dichotomiæ reliquis
conformibus. ” The description is founded on specimens gathered on
Mt. Baba, of the Carpathian range. The author says that the leaves are
exactly like those of Polygonatum latifolium. By the native Ruthenes it
is called ” skerpez ”, and is eaten by the chamois (hence the proposed
specifie name).
. Antelopum Steud., Nomenel. ed. 2, I. 450 (1840).
. Fischeri Steud.. Nomencl. ed. 2, Il. 5854 (1841).
. crispata Steven in Bull. Soc. Nat. Mose. XXIX. 1. 315 (1856).
. puberula gord. ex Boreau, Fl. Gentr. France, ed. 3, II. 94 (1857).
. inflata var. puberula Syme, Engl. Botany, ed. 3, IL. 56 (1865).
. inflata var. ciliata Lange, Pugill. Plant. 306 (1865).
S. Cucubalus var. Bosniaca G.Beck, in Ann. Hofmus. Wien. V1.333.(1891).
Var. 6 marginata Maly Enum. Pl. Austriac. 307 (1848).
Planta cæspites graciles formans, pumila, 1-2 dm. Folia brevia lata sub-
rotundato-ovata breviter mucronata, margine incrassalo-durescente carti-
lagineo serrulalo-ciliata vel denticulato- setosa. Petala calycem vix supe-
rantia, subinclusa vel quidem inclusa, lobis brevibus angustis. Styli
filiformes, apice leviter incrassali. Semina numerosa, faciebus concava,
dorso planiuscula.
Hab. The Pyrenees, on both the French and Spanish side, the Alps of
France, Switzerland, and Italy, Mt. Velebich in Croatia, and the spur of
the Dinaric Alps in Herzegovina. This form was first described from spe-
cimens collected by Kitaibel on the mountains in the south part of Croatia.
In Herb. Kew. there is a plant labelled ” S. inflata var. surculifera” from
Gay, which he collected in 1809 on the Pennine Alps of Valais, above
79
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LE]
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LE]
LE]
LUS AE
(8) F. N. WILLIAMS. EUROPEAN VARIETIES OF SILENE INFLATA. 409
Zermatt, and which exactly agrees with the description given by Rohr-
bach (Monogr. p. 87). Some Pyrenean specimens in herbaria labelled
”alpina” also belong here, which have short leaves pubescent on both
sides.
Cucubalus marginatus Kit. ex Schultes, Oesterr. Fl. ed. 2, 1. 674 (181%).
S. microloba Schott in Anal. Botanica, 59 (1854).
Varietates excludendæ.
S. inflata var. cæsia Baldacci (1894) = S. cæsia Sibth. et Smith (1806).
S. inflata var. fabaria Otih (1824) — S. Thorei Dufour (1825).
S. inflata var. maritima Otth (1824) = S. maritima With. (1796).
S. inflata var. petræa Fries (1842) — S. maritima var. petræa Rouy et
Fouc. (1896).
S. inflata var. Athoa (1843) — S. commutala Guss. (1827).
S. inflata var. Balcanica Velen., Fl. Bulgaricæ suppl. 37 (1898). — This
is a tall plant witb the middle leaves cordate, which I can not distin-
guish from the last, to which it should be transferred.
S. inflata var. alpina Tenore, Syll. Plant. vase. Fl. Neapol. 210 (1831),
non Mert. et Koch (1831) — S. commutata Guss. (1827).
S. inflata var. minor Gaudin. Fl. Helvetica, III, 163 (1828), non Moris
(1837) = S. glareosa Jord. (1852).
Of the 16 varieties enumerated by Gürke in Richter, Plant Europe,
II. 286 (1899), two belong to S. commutata, one to S. glareosa, and the
remaining 15 are distributed among the six varieties described in this
paper. Successive compilers of plant-lists seem to outvie one another in
the endless changes of name which they propose for this species (one of
the most common European plants), though several of the names are
barred, by inability to survive Prof. Schinz’s elusive interpretation of the
posthumous influence of ” totgeborenen Namen”.
The name of Silene inflata for the white-bottle is in all but universal
- use, and has been so for 108 years, and is therefore here kept up. It has
the further advantage that, as far as the European forms are concerned,
there has been no necessity in this paper for proposing new combina-
tions in varietal names.
In the English Midlands the average date of flowering is 6 June.
Iusect Visitors to S. inflata. — Platychirius manicalus, Cordylura,
Anthomyids, Eristalis pertinax, Chortophila (Elliot Fl. Dumfriesshire,
p. 23, 1896), also Noctuidæ, but rarely Bombus (Poppius in Act. Soc. Faun.
Fl. Fennicæ. XXV, n. À, 1903).
Fungi which attack the species. — According to Saccardo, the stem, the
leaves, and the flower are subject to mycological parasitism : — 1. The
siem, by Helotium fumigatum, Phomamelæna, Pleospora herbarum, Puc-
cimia Silenes, Schizothyrium cornubatum, Uromyces Behems, 2. the leaves,
by Marsonia Delastrei, Peronospora Dianthi, Ramularia didymaroides,
Septoria Saponariæ, Uredo Cucubali, 3. the flower, by Sorosporium Sapo-
nariæ, Ustilago violacea.
740
GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
DER
Veronica-Gruppe AGRESTIS
VON
Krnst LEHMANN.
(Suite.)
Wir finden hiernach allgemein V. agrestis als häufiger wie V. polita
und opaca, zumeist als gemein und häufig angegeben. V. polita wird als
ziemlich selten geführt, nur kommt sie im Flölzgebiet häufiger vor.
V. opaca gilt als zerstreut. Die Lokal- und Provinzialfloren stimmen im
allgemeinen hiermit überein, nur dass besonders im Norden an manchen
Stellen die Seltenheit der V. polita Fr. stärker hervortritt. So fehlt diese
Pflanze z. B. nach Häcker (1844) in Lübeck, nach Knuth (Suppl. 1895)
auf den nordfriesischen, nach Bielefeld (1900) auf den osttriesischen
Inseln und nach Brandes (1897, Hannover) im Regierungsbezirk Aurich.
Sanio (Erster Nachtrag z. Florula Lyccensis Halle 1858. Verh. bot. V.
Brdbg. 1881, p. 36) kommt sogar zu der Ansicht, dass V. polita in der
Provinz Preussen gar nicht einheimisch sei; er sagt darüber: « V. polita
ist wahrscheinlich durch ein Versehen aufgenommen worden; das
Exemplar war vermutlich im Königsberger Botanischen Garien gesammelt
worden. Obwohl ich diese Art 1871 und 1873 auf Aeckern bei der Stadt
sammelte, so zweifle ich doch durchaus an ihrem Indigenat ... Dagegen
ist V. opaca ebenso wie agrestis, ja wohl noch mehr verbreitet und reich-
lich vorhanden. » Es ist wohl denkbar, dass V. polita, welche, wie wir
später sehen werden, jedenfalls in ähnlicher Weise wie V. Tourneforti,
nur erheblich früher, aus dem Orient zu uns vorgedrungen ist. bis in
diese nördlichen Gegenden erst verhältnismässig spät gelangt ist. Das
Indigenat möchte ich ihr daselbst auch absprechen — sıe ist, wie über-
haupt in W.-Europa, unter die Archäophyten Ricklis (vgl. VII. Ber. d.
Zürch. Bot. Ges. 1903, S. 71) zu rechnen; — immerhin aber scheint es
mir in Analogie mit der Verbreitung in den umliegenden Gebieten wahr-
scheinlich, dass die Pflanze zu Mitte des vorigen Jahrhunderts auch in
Preussen schon allgemein verbreitet war, zumal sie z. B. Klinggræff
(1848) als überall ziemlich häufig, ähnlich Patze, Meyer und Elkan
(1849) angeben. — Meine eigenen Erfahrungen im Gebiete Norddeutsch-
(34) E. LEHMANN. VERONICA-GUUPPE AGRESTIS. AU
lands beschränken sich auf das Auffinden einiger Standorte der
V. agrestis L. (Eckernförder Bucht, Neer 1905, Hallig OEland 1907). V. polita
und opera fand ich daselbst nicht. Was die Verbreitung der V. opaca in
diesem Gebiete anbelangt. so findet sie sich von der W.- bis zur O.-Grenze
desselben vor. Sie scheint jedoch nach 0. zu immer häufiger zu werden.
Besonders oft wird sie aus den deutschen Ostseeprovinzen angegeben.
Fisch und Krause. FI. v. Rostock 1879 nennen V. opaca häufig,
Krause in der Flora von Mecklenburg 1893 bezeichnet sie allerdings als
sehr zerstreut und nur im NW. Aus den Angaben aus der Provinz
Preussen aber geht übereinstimmend hervor, dass die Pflanze dort ge-
wöhnlich ist (vgl. Klinggräff, 1848, Abromeit 1905). Auch sonst fin-
den sich reichliche Standortsangaben aus diesen Gebieten, z.B. Krause,
florist. Notiz. Bot. Centralbl. Bd. IX, Heft 7, 1900, p. 24. Nr. 18046!
17966! 17994! 17996! 18043! 18044! etc. 17992! etc. und Berichte der
deutsch. Bot. Ges. 1890, p. 116, 1891. p. 109, 1899, p. (67 u. 68). Vel.
auch die im spez. Teil angeführten, selbstgesehenen Standorte.
Wenn uns die Literaturbetrachtungen in dem deutschen Anteil des zu
besprechenden Gebietes schon an sich zu einem befriedigenden Resultat
gelangen liessen, wozu Herbarstudien nichts von Bedeutung mehr hinzu-
fügen konnten, so waren es gerade diese, welche mir in Holland ein
allerdings im einzelnen der Vervollkommnung noch stark bedürfliges
Resultat ergaben, das mil unserem in Deutschland gewonnenen recht gut
übereinstimmt. Dasselbe basiert auf dem Studium des holländischen
Rijksherbar in Leiden, welches mir durch Hrn. Dr. Gethart freundlichst
ermöglicht wurde. Dieses Herbar liegt dem Prodromus Fl. Bat.') zu
Grunde und hat den Vorzug, die grosse Mehrzahl der in Holland ge-
sammelten Pflanzen in sich zu vereinigen. Ich muss aber, um zum Ziele
zu gelangen, hier gleich ganz Holland besprechen, obwohl ja der süd-
lichste Teil eigentlich erst zum folgenden Abschnitt gehört. In dem
genannten Herbar fanden sich im ganzen: 54 V. agrestis-Standorle,
35 von V. polita, 16 von V. opaca, abgesehen von einigen wenigen, deren
Standorisbezeichnungen mir zu unsicher waren. um Berücksichtigung zu
verdienen. Die Pflanzen verteilten sich wie folgt auf die holländischen
Breiten.
onen
agrestis polita
Nördlich v. 520 30’ | 8 Standorte — 150/, ı er oy.| 2 Standorte = 6/0 ; pa0/
D29—520 307 28 » — N 67 1 3 » — 370/0 \ 43 0/0
Südlich von 520 |18 » — 330/0 20 N
!) Anm. Einige Differenzen in der Bestimmung seien hier berichtigt: Fol-
gende in Prodr. unter agrestis angeführten Standorte gehören: 1. zu opaca:
Boomkweekerij bis Dordrecht 1882; Brousbergen 98; Valkenburg 54 de Grijs;
Arnhem 189% Groll. 2. zu polita: Westerwytneert 1829 v. H. St. Petersburg,
Un. 1861; Silsum 1850, L.; Gravezande 02; Nijmegen, Th. Abel. 3. Zu Tourne-
“ fortii: Charlois 91. Unter polita angeführte gehören zu: opaca: Wageningsche
Berg 1902, G. et Jongm. Unter opaca angeführte zu: 1. agrestis: Dordrecht 1882,
v. d. Brek; 2. polita : Heugem en Heugemerbrek, 1897.
412 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2me SER.), 1908 (35)
Wenn auch beim Durchlesen der vorstehenden Tabelle das Ueber-
wiegen der V. polita im Süden, der agrestis im Norden. schon deutlich
hervortritt, so könnte man vielleicht mit Recht sagen, dass aus einer so
geringen Anzahl von Herbarpflanzen keineswegs mit Sicherheit ge-
schlossen werden Könnte, da das Resultat zuweilen Zufälligkeiten aus-
gesetzt wäre. Bei genauerer Betrachlung zeigt sich jedoch, dass schon
diese geringe Zahl einen recht guten Anhalt bietet, zumal das Resultat
so vorzüglich zu dem im benachbarten Deutschland erhaltenen stimmt.
Einmal ist zu bedenken, dass, wie mir Herr Dr. Gethart mitteilte und
wie aus dessen kartographischen Aufzeichnungen zur Genüge hervor-
geht, in den nördlichen Provinzen Friesland, Groningen etc. bisher nur
äusserst wenig gesammelt wurde, während im S., zumal in Limburg,
aber auch im mittleren Holland in der Gegend von Leiden, unvergleich-
lich viel reichlichere Standortsangaben vorliegen. Es werden sich des-
halb die Angaben in Zukunft noch viel günstiger für unsere Annahme
gestalten; denn um so mehr Standorte von V. agrestis L. werden auf-
gefunden werden. Die Zahlen südlich des 52. Grades sprechen eine deut-
liche Sprache, zumal wir uns hier in gut durchsuchten Gebieten befinden ;
sie werden jedoch erst im Vergleich mit den im nächsten Abschnitt für
das mittlere Deutschland aufzuführenden Daten die rechte Würdigung
finden. Wir erhalten also für unser Gebiet die folgenden Häufigkeits-
verhältnisse der 3 Arten:
V. agrestis ist die gewöhnliche, meist gemeine, hie und da ausschliess-
lich vorhandene Art.
V. polita ist zum grössten Teil selten, fehlt hie und da.
V. opaca ist durch das ganze Gebiet zerstreut.
Deutschland bis ca. zum 50° nördl. ltd., Holland südl. Teil, Belgien.
Die Literaturangaben aus diesem Gebiel gewähren Keineswegs ein so
einheitliches Bild, wie diejenigen aus dem vorhergehenden. Im Gegen-
teil, in den ca. 40 Floren, die ich vom deutschen Anteile desselben ein-
sah, kommen ungefähr die folgenden Häufigkeitsbezeichnungen vor:
|
V. agrestis
zerstreut | häufig gemein
|
16 12 9 |
|
|
12 11 12
V. polita
Für V. opaca sind dieselben zu unzuverlässig und unvollständig, als
dass ich sie hier in dieser Weise mit registrieren Könnte. — Man sieht
an der Zusammenstellung, dass die Häufigkeit von V. polita und agrestis
sich hier ungefähr die Waage halten. Es kann also nicht mehr die geo-
graphische Breite massgebend sein, derzufolge wir doch offenbar im
vorigen Gebiet V. agrestis so häufig, V. polita aber selten antrafen; es
müssen vielmehr andere Faktoren für die wechselnde Häufigkeit der
Arten in den einzelnen Gebietsteilen verantwortlich zu machen sein.
(36) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 413
Und da werden wir schon durch den Hinweis in Ascherson und
Græbener (I. c. 1898/99, p. 461), dass V. polita im Flötzgebirge auch
im vorherbetrachteten Gebiet schon häufiger ist als V. agrestis, auf einen
Weg zum Verständnis gewiesen: V. polita bevorzugt nämlich die
schweren, lehmigen, V. agrestis die leichten. sandigen Böden. So kommt
V. agrestis in den Sanddünen Hollands vor, V. polita nur in deren Nach-
barschaft (peu From. F. W. Eden in the Nederlandsch Kundskundig
Archief f. 1874, Journ. of Bot. 1875, p. 149). In dem an schweren Böden
reichen Thüringen ist V. polita sehr häufig. oft gemein, V. agrestis
weniger häufig bis selten. Vgl. z. B. die folgenden Angaben:
agrestis polita
|I!se, Mittelthüringen Nur auf Kies und Sand- | unsere gemeinste Art
| 1866. p. 219 boden, gehört zu den
| ” 5 z fi)
| selteneren Arten des Ge-
bietes
| ne ! RR
Schönheit, Thüringen
ziemlich gemein
1850, p. 32%.
noch gemeiner als vorige
| Rottenbach, Thüring. ziemlich verbreitet gemein
| Programın. 1883, p. 8.
‚Möller, fehli der Kalkregion, Allgemein verbreitet auf
‚ NW.-Thüringen 1873,[ Aecker mit Kies- und Aeckern, Schutt- und
| p. 148. Sandboden Lehmmauern
|Beiche, Saalkreis 1899,
zerstreut stellenweise gemein.
p. 138.
Es kommen hier natürlich auch Floren vor, in denen V. agrestis und
polita gleich häufig angegeben werden: z.B. Irmisch, Fl. v. Schwarzburg.
Aber nur eine, Lutze. N. Thüringen 1892, sah ich, in der V. agrestis
als gemein, V. polita als verbreitet bezeichnet wird. Ob das richtig ist
oder worauf es zurückzuführen ist. kann ich nicht angeben. Dagegen
stimmen wieder aus der Provinz Sachsen alle Angaben vorzüglich zu
obiger Annahme. So gibt Gar cke, Fl.v. Halle 1848, V. politu als überall
ganz gemein. V. agrestis äussersl sparsam, Ascherson, Magdeburg 1859,
wo der schwere Boden der soute genugsam bekannt ist, V. polita gemein.
V. agrestis hie und da mit 2 Standorten. Entsprechend äussert sich
Schneider 1891, obwohl er 1868 I. c. das Vorkommen von V. agrestis
noch gänzlich leugnete. Aber auch anderwärts tritt uns Aehnliches ent-
gegen: Nöldecke, Lüneburg, Lauenburg u. Hamburg 1890 sagt: polita:
kalkhaltige Aecker; agrestis: Haidegebiet. Beckhauss, Westfalen 1893:
polita schwerer Boden, agrestis leichter Boden, und es liesse sich die
Liste derartiger Angaben noch erheblich verlängern. Deshalb aber soll
man nicht etwa annehmen, beide Arten schlössen sich aus. Es ist satt-
sam bekannt, wie oft sie, noch dazu untermischt mit V. opaca und
Tournefortii, gemeinsam auf demselben Feld vorkommen. Ich konnte
das vor allem im Königreich Sachsen feststellen, wo allerdings im Elbe-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 6. 31 mai 41908. 29
41% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2w® séR.). 1908 (37)
gelände V. agrestis erheblich hinter V. polita und V. Tournefortii zurück-
tritt. Aber auch in den meisten Herbarien fand ich durcheinandergewirrt
oft 3 Arten aufgelegt. Ob neben der Durchlässigkeit auch die chemische
Beschaffenheit der Unterlage, etwa Kalk und Kieselsäuregehalt, die Ver-
breitung der Arten beeinflusst, was von verschiedenen Seiten angenommen
wird, dafür fehlen mir bestimmte Anhaltspunkte völlig.
Wenn wir die Floren im einzelnen vornehmen wollten, so wären wohl
auch in manchen die Häufigkeitsangaben noch zu berichtigen, besonders
natürlich, wie schon oben kurz erwähnt, in den älteren. Um mich aber
nicht in Einzelheiten zu verlieren, beschränke ich mich auf die An-
führung eines Beispiels. So gibt Wünsche (190%, p. 316) für das König-
reich Sachsen V. agrestis und V. polita als zerstreut an. Das ist aber
zweifellos zu viel gesagt. V. polita ist sicher häufig, V. agrestis verbreilet
zu nennen. Im Elbgelände ist V. polita sogar sehr gewöhnlich. Ich
könnte hıer eine ausserordentlich lange Liste von Standorten anführen,
ohne dass ich sagen könnte, ich hätte auch nur die Umgebung von
Dresden systematisch auf diese Arten durchsucht. Aber auch V. agrestis
findet sich gar nicht selten und wird gegen das Erzgebirge immer
häufiger.
Was schliesslich Belgien anbetrifft, so ergibt sich aus dem Pordr. fl.
Belge 1899. dass sowohl V. agrestis als polita ziemlich häufig zu sein
scheint; einen Unterschied bin ich aber nicht imstande herauszulesen,
obwohl anzunehmen ist, dass wie in S.-Holland auch hier V. polita
dominiert.
Wenn wir also schon verschiedentliche Schwierigkeiten bei der Fest-
setzung der Häufigkeitsverhältnisse der eben besprochenen beiden Arten
konstatieren können, so steigern sich diese noch erheblich bei V. opaca.
Diese Art ist noch viel häufiger, hauptsächlich mit V. polita und V. Tourne-
fortü verwechselt worden, als die beiden anderen untereinander. Zudem
ist sie auch ausserordentlich häufig übersehen worden. Ich führe hier
wiederum als Beispiel das Königreich Sachsen an. Hier ist V. opaca
keineswegs « ziemlich selten », wie Wünsche angibt. In der Umgebung
von Meissen ist sie sogar sehr häufig, aus dem Vogtland erhielt ich sie
von 4-5 Stellen zufällig gesandt, ich habe sie bei Pirna, bei Schellerhau
und anderwärts gelegentlich verbreitet gefunden und sicherlich ist das
auch sonst häufig der Fall. So gibt sie Bliedner für Eisenach (1892)
als häufig an und nach den zahlreichen Standorten, die ich in ver-
»chiedenen Herbarien, besonders aber dem Herb. Hausskn. sah, scheint
das auch um Weimar der Fall zu sein. Auch Ilse (1866) nennt sie
häufig bei Erfurt. Schube (1904, p. 347) sagt für Schlesien: wohl viei-
fach übersehen; ete. Auch hier scheint ein Häufigerwerden von W. nach
O. konstatierbar zu sein, zumal wir auch in N.-Böhmen die Pflanze noch
recht häufig antreffen werden. Im einzelnen aber lassen die Häufigkeits-
verhältnisse sich noch keineswegs übersehen und es ist nötig, dass die
Floristen speziell auf diese Art noch bedeutend mehr achten. In einem
Punkt aber gelangen wir doch noch zu einer eingehenderen Anschauung
und damit kommen wir zu einem weileren Faktor, welcher bestimmend
auf die Verbreitung aller 3 Arten einwirkt, d. h. die Höhenlage; wenn
dieselbe auch in viel stärkerem Masse erst im Mittelmeergebiet in die
Verbreitung eingreift, so ist sie doch auch hier schon so hervortretend,
dass sie schon jetzt berücksichtigt werden muss.
Schon Ilse (Mittelthüringen 1866, p. 249) sagl von V. agrestis: « vor-
(38) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE. AGRESTIS. 115
zugsweise Berggegenden, im Thüringer Wald fast überall gemein». Ich
konnte das Ende August 1906 in folgender Weise besläligen. Ich
sammelte zuerst auf Aeckern zwischen Friedrichroda und Tabarz (zirka
400 m.) V. polita, agrestis und Tournefortii in Menge. Auf einem Kar-
toffelfelde am Heuberg (ca. 700 m.) fand ich nur V. agrestis. In den
Gemüsegärten des Hotels auf dem Inselsberg (ca. 900 m.) war V. opacu
und agrestis, nicht aber V. polita zu entdecken. Also V. agrestis und
opaca steigen ins Gebirge an, V. polita nicht. Aehnliches gibt Wiesbaur
für das sächsische und böhmische Erzgebirge an. Er habe daselbst in der
Gegend von Geising und Altenberg bis zum Mückentürmchen nur
V. agrestis L. gefunden. V. opaca geht nach ihm höher als V. polita, aber
nicht so weit als V. agrestis. Nach meinen Befunden muss ich aber an-
nehmen, dass V. opaca sehr wohl auch in höheren Lagen der Mitiel-
gebirge gut fortkommen kann. Denn ausser auf dem Inselsberge fand
ich sie auch bei Schellerhau im Erzgebirge bei 770 m. Für V. agrestis sah
ich noch eine grössere Anzahl Standorte aus höheren Lagen in den Her-
barien, z. B. Elster 491 m. und Reichenbach 372 m. (Artzt), Meissner
(Hausskn. ohne Höhenangabe), Berneck, Fichtelgebirge (Hausskn.
höhe?) Von V. polita sah ich aus diesem Gebiet niemals Standorte von
Höhenlagen über 400 m. in den Herbarien. Bei Berücksichtigung all dieser
Tatsachen dürfle der Unterschied in der vertikalen Verbreitung ziemlich
klar hervortreten. Um die genaueren Grenzlinien derselben festzulegen,
genügen die vorliegenden Daten allerdings noch keineswegs. Wiesbaur
setzt die Höhengrenze der V. polita für Böhmen auf 350, für Oberösterreich
auf 500 m.; beides dürften nur sehr relative Zahlen sein. Wir werden
übrigens bald sehen, dass. je weiter wir nach S. vordringen, die Höhen-
grenzen immer weiter ins Gebirge ansleigen !
Resumieren wir nunmehr kurz, was für die Verbreitungsverhältnisse
der 3 Arten in diesem Gebiet gilt: V. agrestis und polita kommen in den
tieferen Lagen, bis zu 3-400 m. ungefähr gleich häufig vor; die erste
‚jedoch sandige und kiesige, die zweite schwere lehmige Böden bevor-
zugend. In den Lagen über 400 m. tritt dann V. polita zurück oder fehlt
ganz, V. agrestis und opaca kommen allein noch vor. Die Verbreilung
der V. opuca bedarf noch stark der Klärung ; die Pflanze scheint von W.
nach O. an Häufigkeit zuzunehmen.
Grossbritannien und Irland. An dieser Stelle sind die Verbreitungs-
verhältnisse auf den britischen Inseln zu betrachten, die sich einmal an
diejenigen in Skandinavien, weiterhin aber an die norddeutschen, im S.
an die mitteldeutschen anschliessen. Ich stütze mich hierbei in erster
Linie auf das in Watsons Cybele Britannica 1870 Gesagle. Hiernach ist
nur V. agrestis in allen Provinzen von 50-61 ° verbreitet, V. polita hin-
gegen kommi nur vom 50.-57.° vor, fehlt also in N.-Schottland, Hebriden,
Orkney- und Shetland-Inseln. Wir haben demnach, abgesehen von ver-
einzeiten Standorten, ziemlich genau dieselbe Nordgrenze der polita wie
in Skandinavien auch hier vor uns. nur um 1-2° nach S. verschoben, wo-
für die Berge Schottlands auf der einen Seite, die tief gelegenen, warmen
Kalkhügel S.-Schwedens auf der andern Seite verantwortlich zu machen
sein dürften. In Uebereinsiimmung mit den auf dem Konlinent dar-
-gelegten Verhältnissen nimmt auch hier die Häufigkeit von polita nach
S. hin zu, die der agrestis ab, bis in den S.-Provinzen V. polita dominiert.
Hierfür seien die folgenden Literaturstellen als Belege angeführt:
Floren von 50-530:
416 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze s£e.). 1908 (39)
Walker, Oxfordhire 1833: agrestis not so common als polita.
Gibson, Essex 1862: polita throughout the county; agrestis nur
8 Standorte.
Briggs, Plymouth 1880: polita more frequent than agrestis.
Luxford, Surrey, 1883: polita much more common than the lasi
species (agrestis).
Arnold, Sussex 1887: polita rather common, agrestis very common.
Für Irland sagt die Cybele hibernica 1898, ed. II, p. 261: V. agrestis ;
through widespread in Ireland, this plant is apparently much rarer than
V. polita. The two are so often confounded, howewer that it seems im-
prudent to make any positive general statement as to their relative fre-
quency.
V. opaca fehlt in den britischen Königreichen völlig. Ich habe keinen
Standort von ihr in irgend einem Herbar von dort gefunden, ebenso
wenig auch für sie zeugende Literaturstellen.
Deutschland vom 50° n. ltd. bis zur 8.-Grenze.
N.- u. M.-Frankreich, Schweiz und Oesterreich ohne die südl. Provinzen.
Hauptsächlichste Florenangaben für S.-Deutschland.
| agrestis polita opaca
Prantl, Bayern 4884. | wohl verbreitet, | verbreitet und | 10 Standorte.
p. 420. aber meist mit wohl überall
polita ver- häufiger als
wechselt. agrestis, ausser
den Gebirgen.
Kranz, München 1859. selten und verbreitet und
spärlich. in Mengen.
Werlein, Münch. Tal- V2 22. V3Z3. VaZa.
ebene 1894.
| p- 14.
Kirchner, Stuttgart selten häufig. —
| 1888. p. 593.| (1 Standort).
|Gradmann, Bad. Jura gemein. —
Schwäb. Alb.| verbreitet.
1900, II., p. 302.
ıDöll, Baden 1859. einige Standorte, im ganzen Gebiet] einzeln unter
p. 734, 739. besonders auf | gemein, Thon- | agrestıs; scheint
leichtem Boden. | u. Lehmboden. | im nördlichen
Europa häufiger
| zu sein.
Issler, Colmar 1904. PACE DAS
p. 371. selten. gemein.
(40) E, LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 417
Die hier angeführten Florenangaben zeigen deutlich das umgekehrte
Verhältnis, wie die aus Norddeutschland. V. polita ist gemein oder häufig,
V. agrestis selten oder nur verbreitet. Zugleich erkennt man auch hier,
dass V. agrestis die Gebirgslagen und leichten Boden, V. polita aber die
tieferen Gebiete und schweren Boden bevorzugt. V. opaca fehlt an ver-
schiedenen Stellen, an anderen ist sie selten. — Wir haben uns indessen
hier noch mit einigen Floren auseinanderzusetzen, welche zu abweichen-
den Resultaten gelangt sind. Das ist ganz besonders in Elsass-Lothringen
der Fall und zwar gibt da vor allem Kirschleger (Fl. d’Als. 1857) an:
V. agrestis: vulgatissime dans tous les champs; V. polita: presque par-
tout. Ihm folgten z. B. Himpel (Lothr. 1888, p. 147 und Els.-Loth. 1902)
u.a. Marzolf gibt für Gebweiler (1898) gar nur V. agrestis als gemein
an. Diese und noch verschiedene andere Angaben beruhen aber zweifellos
aufIrrtum, und zwar besonders, wie so oft, wohl darauf, dass man sich nicht
so bald daran gewöhnen konnte. die früher einzige sogenannte V. agre-
shs L. als selten, die neue V. polita Fr. als häufig anzusehen. Aber schon
die in der Uebersicht angeführte Angabe Isslers für Colmar spricht für
dasGegenteil und ich bin berechtigt, auf diese besonderen Wert zu legen,
da ich Isslers Material durchgesehen und fast durchgehend richtig be-
stimmt gefunden habe. Noch mehr Gewicht muss ich aber einmal den
mündlichen Angaben Ludwigs. welche durch seine ausserordentlich
reichen, mit besonderer Aufmerksamkeit gerade für diese Gruppe an-
gelegten Sammlungen gestützt sind, als meinen eigenen Erfahrungen im
Reichslande beilegen. Während Ludwig und ich um Strassburg und in
verschiedenen anderen Gegenden des Elsass V. polita neben V. Tourne-
fortii fast überall gemein fanden, lagen mir bis heute aus ganz Elsass-
Lothringen erst 15 Standorte von V. agrestis L. vor. Einige Plätze, be-
sonders Gebirgslagen, mögen ja auch hier von V. agrestis mehr besiedelt
sein. Vielleicht trifft das schon für die Gegend von Altkirch zu, wo
Schæfer (1894/95) V. agrestis als häufig, V. polita nur als verbreitet
angibt. Aber ganz besonders die Angabe von Marzolf ist zweifellos
falsch, denn es wäre unverständlich, wie in dem Colmar benachbarten
Gebweiler so ganz verschiedene Verhältnisse herrschen sollten.
Wir kommen nun zu V. opaca. Kirschleger (Fl. d’Als. 1857, p. 595)
gibt die Pflanze ohne Standort an; sonst finde ich sie nur noch bei
Schultz (Pfalz 1846) erwähnt. In der Tat liegt nur 1 sicherer Standort
dieser Pflanze vor und zwar von Schultz bei Weissenburg (Herb. Berl.),
ganz an der Nordgrenze des Gebietes und dies ist zugleich der am
weitesten nach S.-W. vorgeschobene Standort in Deutschland und mit
einer Ausnahme der südwestlichste Standort überhaupt, denn wir werden
bald sehen, dass aus Frankreich von ihr nur ein Standort bekannt ist, sie
in Spanien aber ganz fehlt. Worauf die Kirschleger’sche Angabe
beruht, war nicht möglich festzustellen. Jedenfalls ist weder mir. noch
auch mit der Flora des Elsass ganz besonders vertrauten Forschern, wie
Herrn Dr. E. H. L. Krause, Dr. Ludwig, Issler, jemals eine echte
V. opaca von dort begegnet.
Auch aus Baden liegen nur ganz vereinzelte Standorte vor. Hier hatte
Herr Dr. Thellung die Liebenswürdigkeit, für mich die Pflanzen im
badischen Landesherbar in Freiburg einzusehen. Er konnte dabei aus
Oberbaden keine V. opaca finden. Diejenigen, welche Vulpius von Müll-
heim (Niederweiler 1858, Weg nach Buggingen 1867) unter diesem Namen
gesammelt hatte, erwiesen sich als V. polita. Lauterer (Excurs.-Fl. v.
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne seR.). 1908 (41):
Freiburg, 1874, p. 91) erwähnt V. opaca von Müllheim (Lang) und
Niederweiler (Vulpius in SchildknechtFFl.). Langs Herbar war leider
nicht aufzufinden. Da aber Vulpius die V. opaca bei Müllheim nicht
wiedergefunden hat, so wird wohl auch die Lang’sche Angabe zu
V. polita zu ziehen sein. Neuberger (Fl. v. Freiburg, 2. Aufi., 1903,
p. 194) spricht auch von Müllheim und Niederweiler. Ich komme also mit
Thellung zu dem Resultat, dass V. opaca in Oberbaden fehlt. Dagegen
sah Thellung ein Exemplar dieser Art von Leimen bei Heidelberg, leg.
Zimmermann. Auch die 5 Standorte, welche Döll, Bad. Fl., p. 734 angibt,
liegen ausser Müllheim (Lang) alle im nördlichen Baden. Ich habe sie
jedoch nicht vergleichen können. — Von Württemberg fand ich V. opaca
gar nicht erwähnt. Auch sah ich keinen Standort von da. In Bayern ist
sie selten, aber die Verbreitung ist noch keineswegs genügend geklärt.
Bezüglich der beiden anderen Arten herrscht in Baden und Württemberg
allgemeine Uebereinstimmung. Aus Bayern gibt z. B. Progel (Wald-
münchen) V. polita als etwas seltener an, was sich leicht mit der Höhen-
lage des Gebietes im Böhmer Wald erklären lässt.
In S.-Deutschland ist also V. polita die gemeine Pflanze, V. agrestis ist
in der Ebene selten, mindestens doch viel weniger häufig als V. polita,
wird aber im Gebirge herrschend. V. opaca findet im nördl. Elsass und
Baden ihre S.-W.-Grenze.
Für Nord- und Mittel-Frankreich sind Häufigkeitsangaben recht spär-
lich; Grenier und Godron (France 1848) sagen: V. agrestis surtout
dans le nord, V. polita surtout la région méridionale. Aehnlich äussert
sich Coste (France 1904) und auch die meisten Angaben in den Lokal-
floren stimmen damit überein.
V. opaca wird in der Literalur nur einmal erwähnt und zwar von
Calley (Dép. des Ardennes 1900) bei Le Chesne, aber mit der Bemer-
kung pas retrouvé. Ich selbst fand im Herb. Wien. Univ. einige Pflänz-
chen von opaca unter V. didyma: Epinal. Vosges 310 m. E. Berher. Dies
ist demnach ein vereinzeller nach SW. vorgeschobener Standort. — Der
südliche Teil Frankreichs fällt schon unter die Verbreitungsverhältnisse
im Mediterrangebiet. worüber dann noch im Zusammenhang berichtet
werden wird.
In der Schweiz nennt Thellung (in Schinz u. Keller 1900) in
Uebereinstimmung mit Gremli (1896) V. agrestis L. verbreitet, doch
weniger häufig als V. polita. Sichere Anhaltspunkte über ver likale Ver-
breitung habe ich nicht gefunden. Von V. opaca werden in der krilischen
Flora (Schinz u. Keller 1905) 5 Standorte angegeben: Morschach.
Cham, Attalens. Andelfingen, Chur. Dazu wird bemerkt: ob überall echt ?
Diese Bemerkung war begründet. Denn von den mir vorliegenden Exem-
plaren gehörten die von Andelfingen zu V. polita, die von Morschach hin-
gegen sind echte V. opaca, womit wieder ein südlicher Grenzstandor!
gegeben ist. Die übrigen Exemplare sah ich nicht. Die von Thellung
vom Mühlberg bei Andelfingen (Ber. d. Zür. Bot. Ges. IX. 1905) unter
Jinweis auf V. opaca Kerner, Exs. Austr.-Hung. n. 2629 beschriebene
V. opaca ist hingegen ebenfalls polita. Wir werden sehen (vgl. folgende
Seite), dass die Kerner’sche Pflanze auch polita ist und Thellung,.
mit dem ich mich diesbezüglich in Uebereinstimmung befinde, durch
dieses Exsiccat irregeführt wurde. Weiter wird V. opaca noch von
Fischingen im oberen Tösttal (Hegi 1903) erwähnt.
In Oesterreich sind wir über die Ver breitungsverhältnisse durch die
(42) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 449
schon ınehrfach erwähnten Arbeiten Wiesbaurs recht gut orientiert.
Der nördlichste Teil Böhmens und Mähren (vgl. auch Gelakovsky,
Prodr. 1867-75, p. 332 u. Result. d. bot. Durchf. Böhmens, Sitzungsber.
d. k. b. Ges. d. Wissensch. 1887 ff. und Oborny, Mähren, 1881. Bd. 1,
p. #19) gehören eigentlich noch zu unserem vorigen Abschnitt, wegen des
relativ häufigen Auftretens von V. agrestis L., zu der sich oft auch
V. opaca gesellt. Nach S. zu weicht agrestis immer mehr ins Gebirge
zurück und überlässt V. polita grösstenteils die Gebiete bis zu einer Höhe
von 350-500 m. So verhält es sich in Mittel- und S.-Böhmen, Ober- und
Niederösterreich, Kärnten. Ueber das Auftreten von V. agrestis L. in
Niederösterreich hat zuerst Wettstein (D.B.M. Leimbachs. 1888)
berichtet und zwar auf Grund zweier Exemplare, welche von Kerner
gesammelt wurden, nachdem Wiesbaur (1887 1. c., p. 7) dieses Auf-
treten in Abrede gestellt hatte. Auch nachher konnte er sich erst nach
Auseinandersetzungen an verschiedenen Stellen der Wettsiein’schen
Ansicht anschliessen. Beck v. Managetta (Fl. v. Niederösterreich 1893,
p. 1050) führt die Pflanze von 4 Standorten. Mit ganz besonderem Nach-
druck muss ich jedoch an dieser Stelle auf eine Fehlbestimmung in den
Kerner’schen Exsiceaten aufmerksam machen. Es handelt sich um Fl.
exs. Austr. Hung. 2629 V. opaca Austr. inf. ıu cultis ditionis Vindobonensis
250 m.s.m. A. Kerner. Dabei befindet sich der ausdrückliche Vermerk:
Diese Pflanze stimmt mit dem Originalexemplar in Herb. Fries (Upsala)
vollkommen überein. Ich habe diese Nr. 2629 in den Herb. Berlin, Kew,
Leyden, Wien. Hofmuseum, Bornmüller gesehen. An allen diesen
Stellen lag aber keine V. opaca, sondern ganz einwandfreie V. polita vor.
Ich mache ganz besonders auf die Blütenfarbe (Herb. Leyden, Wien!) und
auf die breiten, am Grunde nicht oder schwach behaarten Kelchblätter
aufmerksam. Ausserdem habe ich natürlich auch die Originalexemplare
von Fries sowohl aus Herb. Upsala als Herb. Hort. Petrop. gesehen, finde
aber, dass es sich dort in allen Fällen um echte V. opaca Fr. handelt.
Es ist ausserordentlich bedauerlich, dass in einem so verbreiteten und
sonst mit Recht als auloritaliv geltenden Exsiccatenwerk sich dieser Irr-
tum findet, der natürlich wieder viel Verwirrung geschaffen hat. — In
Becks Flora von Niederösterreich (1893. p. 1049) wird V. opaca als bis-
her im Gebiet noch nicht beobachtet geführt und mir ist anderweitig von
dort auch kein Standort dieser Pflanze vorgekommen. Für Oberösterreich
hat Wiesbaur selbst in zwei besonderen Aufsätzen (1. Zur Verbr. v.
V. agrestis in Oberösterreich, Oest. Bot. Z. 1888, p. 31-38, 2. Das Vor-
kommen des echten Ackerehrenpr. in Ob.-Oesterr., Sitzgsber. d. Ver. f.
Naturk. Linz 1892) das Vorkommen von V. agrestis u. in Verh. Kk. k. zool.
Bot. Ges. Sitzgsb. 1890 d. v. V. opaca einwandfrei festgestellt. Für Tirol
und Salzburg sind nach Wiesbaur sichere Angaben über das Vorhanden-
sein von V. agrestis erst noch zu erbringen, doch erscheint ihm das Auf-
ireten derselben dort sehr wahrscheinlich. Allerdings hat Wiesbaur
speziell in Tirol keineswegs genügend die Literatur berücksiehligt. So
hat er z. B. nicht eingesehen: Facchini, Fl. v. Süd-Tirol 4855. welcher
V. agrestis in Tiroli australi admodum rara angibt. Auch fehlt bei ihm
Hausmann, Fl. v. Tirol 1852, der sowohl V. agrestis als V. opaca
nennt. Da ich von ihm V. agrestis von Bozen richlig bestimmt vorfand,
soist an einem Vorkommen dieser Pflanze in Tirol nicht mehr zu zweifeln.
Auch Kerner bringt in seinen Exsiccaten eine solche von Trins
(Gschnitz 1300 m. s. m., Nr. 2630) und andere Standorte mehr lagen mir
420 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Que sék.). 1908 (43)
aus Tirol vor. In Vorarlberg wurde V. opaca nach Richen (Oest. Bot.
Monatsschr. 1897, p. 247) von einigen Standorten genannt, während
nach ihm Sauters Angabe « gemein um Bregenz » auf einer Verwech-
selung mit V. polita beruht. 1899 ibid. p. 439 fügt er dann noch einen
Standort hinzu. Auch in Salzburg wurde V. opaca neuerdings gefunden;
so bei Anthering (Fritsch, Oesterr. Bot. Z. 1892. p. 181) und bei
St. Peter-Villnöss von Heimerl (Verh. k. K. zool. bot. Ges. Wien:
L. K. 30. Jahrg. 1905). Beide Exemplare habe ich leider nicht gesehen,
wogegen mir Standorte von V. agrestis L. aus Salzburg mehrfach
begegneten.
Dagegen sollen nach Sagorski und Schneider (1891, p. 41%) in den
Zentralkarpathen alle 3 Arten fehlen. Die betreffenden Angaben von
V. agrestis und polita sollen sich auf V. Tournefortii beziehen. Wie die
Verhältnisse in Ungarn liegen. habe ich schon 1907 1. c. p. 547 dar-
gestellt. Ich war dort zu dem Ergebnis gekommen, dass V. agrestis L.
und V. opaca nur ganz vereinzelle, voraussichtlich vorübergehende Ver-
schleppungsstandorie aufzuweisen haben, V. polita aber allgemein ver-
breitet ist. Die südlichen Teile der österreich-ungarischen Monarchie
gehören aber zum Mediterrangebiel, s. folgende Seite.
Europäisches Russland. Was wir über die Verbreitung der Arten in
Russland wissen, ist zwar nicht übermässig viel, immerhin aber genug,
um daraus eine sehr weitgehende Uebereinstimmung mil den west-
europäischen Befunden erkennen zu lassen. Ledebours Fl. rossica ist
ja leider für unsere Zwecke unbrauchbar, da dort nur von der Gesamlart
agrestis gesprochen wird (vgl. p. 25%). Recht guten Aufschluss gibt uns
aber Schmalhausens Flora (1897.p.282). Die nördlichsie Arealgrenze
von V. agrestis L. liegt danach in W.-Finnland bei 61-620, also in recht
guter Uebereinstimmung mit Skandinavien, fällt dann nach S. ab (Peters-
burg 60°) und erreicht Wologda (59°). Ihre Hauptverbreitung scheint
sie zwischen 59 und 52° zu besitzen. Saratow (52°) ist zugleich der süd-
lichste von Schmalhausen genannte Standort. In Polen, wo sie nach
Rostafinski’s (1872, p. 129) Vermutung überall häufig sein soll, ginge
sie dann wohl noch etwas südlicher. Immerhin wäre die S.-Grenze (50°)
hiernach noch erheblich nördlicher als in W.-Europa. Wenn auch diese
Tatsache wohl noch nicht unumstösslich feststeht — denn in den weiten
Gebieten S.-Russlands kann sich noch mancher agrestis-Standort finden —,
so liesse sich doch durch das kontinentale Klima mit seinen heissen
Sommern leicht die Verlegung der S.-Grenze in nördlichere Gebiete bei
unserer im allgemeinen nordischen Pflanze erklären. Angaben finden
sich aber dann wieder über ein Vorkommen von V. agrestis im Kaukasus.
In Radde, Mus. Kaukas. 1901, p. 136 werden 10 Standorte angegeben.
Bei der Durchsicht der betr. Exemplare im Herbarium caucasicum ergab
sich indessen, dass es sich in keinem einzigen Fall um echte V. agrestis L.
handelte. Es sind V. polita: Georgiewsk (Radde. K.). Karass (H.) pr. p.,
Batum (Radde) pr. p., Muschtaid (Owerin) pr. p., Tiflis (Szavits), Jewlach
(Radde), Baku (Radde) pr. p.. Karabagh (H.). Lenkoran (Radde) pr. p.,
Schah-agatsch (Radde). V. Tournefortü: Kutais (Abel), Muschtaid (Owe-
rin) pr. p.. Baku (Radde) pr. p.. Lenkoran (Radde) pr. p. V. arvensis:
Karass (H.) pr. p. Auch alle sonstigen als agrestis bestimmien Exemplare
aus dem Kaukasus, die ich z. B. im Hb. Hort. Petrop. oder Hb. Tiflis sah,
waren V. polita Fr. V. agrestis L. ist also im Kaukasus nicht nach-
gewiesen. Bezüglich der O.-Grenze von V. agrestis sind wir nicht sicher
(44) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 121
orientiert. Korschinsky (Tent. fl. Ross. or. 1898, p. 518) sagt:
V. agrestis indicatur in gub. Kasanensi a Wirzen, Claus et Gordiagin,
qui autores V. Tournefortii haud commemorant. An ad præcedentem
omnes hae indicationes pertinent? — Prater auclores dictos a nemine
commemorantur atque dubiæ floræ nostræ cives. — In ganz Asien kommt
aber V. agrestis nicht vor.
Wir kommen nun zu V. polita. Die nördlichsten Angaben über ihr
Vorkommen beziehen sich auf Littauen (ca. 56°). Dann scheint ebenfalls
wieder unter dem Einfluss des kontinentalen Klimas die Nordgrenze
schnell nach Süden abzufallen (Minsk 54°, Saratow 520) nach Schmal-
hausen. In den baltischen Provinzen fehlt die Pflanze wohl auf aile
Fälle (vgl. Meinshausen, Petersburg 1878, p. 256, Fleischer 1853,
Klinge 1882, p. 218. Esih. Liv- u. Kurland. Rapp u. Klinge, Lemsal
1895, p. 63 u. 88, Eduard Lehmann, Polnisch-Livland 1895, p. 220,
Nachtr. 1896, p. 57). Nach S. zu wird V. polita immer häufiger und
geht weit über die S.-Grenze Russlands hinaus.
Für V. opaca gibt Schmalhausen als nördlichsten Fundplatz Suüd-
Finnland, also vielleicht 61° n. ltd. (vgl. Skandinavien), als südlichsten,
abgesehen vom Kaukasus, das Gouvernement Mohilew (55-530) und
Grodno (54°). Ein Standort von Grodno hat sich aber nach Ed. Leh-
mann (Nachtr. p. 57) als V. agrestis erwiesen (von Drymmer) und
auch von einer Pflanze aus Wilna (Missuna) wird von demselben Autor
die gleiche Vermutung geäussert. In Polen ist sie nach Rostafinski (1872)
selten beobachtet worden, dürfte aber nach demselben häufig übersehen
sein. Meinshausen führt sie für Petersburg, Klinge als einmal bei
Dorpat gefunden. Im 0. wird sie von Wirzen für Kasan angegeben, aber
vonKorshinsky (Tent. fl. ross. or. 1898) angezweifelt. Südlich aber
wurde die Pflanze, wie schon erwähnt, inSchmalhausens Flora vom
Kaukasus erwähnt. Dies beruht jedenfalls auf von Koch als V. opaca
bestimmten Exemplaren von Eriwan, Tiflis und aus der Krim. Dieselben
waren aber in Hb. Berlin von Hrn. Geheimrat Ascherson schon richtig
als V. polita bezeichnet worden. Zu erwähnen bleibt indessen noch, dass
auch von Rescht (Buhse, Aufz. i. Transkauk. u. Pers. ges. Pfl. 1859, p.166)
eine V. opaca angeführt wird, über die ich leider keine bestimmten An-
gaben machen Kann, die aber wohl eher zu V. Tourne/ortu zu stellen
sein wird als zu V. opaca (vgl. das 1907 1. c. p. 555-56 gesagte).
Uebersicht für Russland: V. agrestis von 62°-52°; V. polita ca. bei
900 beginnend, nach S. die Grenzen Russlands überschreitend; V. opaca
von 61-ca. 530. Es ergibt sich also auch hier eine nördliche Region nur
mit V. agrestis (62-610), hierauf agrestis und opaca (61-560), sodann alle
3 Arten 56-53°. Weiler agrestis und polita 53-52° und endlich V. polita
allein. Die Grenzen liegen dem kontinentalen Klima entsprechend erheb-
lich enger als im W. Die Zahlenangaben sind aber natürlich nur als
Näherungswerte anzusehen und es bleibt noch viel zu lun, bis dieselben
wirklich sicher festgelegt werden können. Das Haupiverbreitungszentrum
von V. opaca scheint von N.-0.-Deutschland noch nach W.-Russland über-
zugreifen, von wo weiter nach O. dann ein allmähliches Abnehmen der
Häufigkeit eintritt.
An die bisher betrachteten Länder schliessen sich im S. und 0. das
Mitielmeergebiet und Asien an, wo ich die Verbreitung der drei Arten
schon eingehend dargelegt habe (vgl. Bull. de l’herb. Boiss. 2me ser. 1907,
t. VII, p. 546-558). Es hatte sich dort gezeigt, dass V. agrestis im Mitiel-
422 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (45)
meergebiet zum grössten Teil nur noch in hohen Gebirgslagen vor-
kommt, V. polita hingegen, abgesehen von den südlichsten Teilen, wo
auch sie in die Gebirge ansteigt, überall ausserordentlich häufig ist. Ich
möchte dem nur noch eine neuere Angabe von Gortani für das Friaul
hinzufügen (Fl. Friul. 1906, p. 35%). V. agrestis « typica: nei muri
delle case dal mare alla reg. mont. fino a 750 (Rigolato e anche a 1100
Frassenetlo). 8 didyma: Qua e là col tipo, come pr. Udine 100 e Tolmezzo
390 nelle reg. pad. el subur. Man sieht daraus. dass auch hier V. agrestis
hoch ins Gebirge ansteigt. V. polita sich auf untere Regionen beschränkt.
Nur glaube ich, dass bei spezieller Betrachtung sich das Häufigkeits-
verhältnis noch mehr zu Gunsten der V. polita ver schieben wird und sich
besonders in niederen Lagen am Meere oft V. polita für V. agrestis wird
setzen lassen.
In ganz Asien fehlt aber V. agrestis vollkommen, während V. polita
durch Kleinasien. Persien, den Himalaya und China bis nach Japan hin
gefunden wird. V. opaca aber geht weder ins Mittelmeergebiet noch auch
nach Asien.
Es erübrigt nun noch auf die aussereurasischen Verschleppungsgebiete
einzugehen, die auch in gewisser Hinsicht Interessantes bieten, obgleich
hier meine Darlegungen nur sehr aphoristischer Natur sein Können.
Angaben aus der neuen Welt über unsere Gruppe finden sich z. B. schon
bei Nuttall, the genera of N.-America plants 1818, vol. I, p. 6. Hier ist
V. agrestis L. angeführt. Wir sind aber nach den Literaturangaben von
dort bis in die neuesie Zeit im allgemeinen noch in der Lage wıe in
Europa vor Wiesbaur, wir wissen nicht, welche Art der Gruppe eigent-
lich gemeint ist. Dass auch Verwechselungen mit V. Tournefortü vor-
kommen, geht z. B. aus Churchill (Preliminary List of New Engl.
plants XVII. 1905, p. 38, Rhodora 7) hervor. Dort heisst es: specimens
of so-called V. agrestis L. in the Herbarium of the New-England Bot. Club
from Reading. Mass. have been found to be V. Buxbaumü ‘and reports of
V. agrestis from New-England appear to be without foundation. Ich
sah mich also genôtigt, die Florenangaben, welche ohne nähere Aus-
einanderselzung als einzige Art oder nur neben V. Tournefortü V. agre-
stis L. anführten, als V. agrestis auct. zu zitieren. Wie sich daraus (vgl.
spez. Teil) ergibt, sind die hierunter begriffenen Pflanzen also verbreitet
von Canada bis Mexiko.
In Einzelfällen, besonders nach Hinzuziehung des allerdings sehr spär-
lichen Herbarmaterials, welches ich einzusehen Gelegenheit hatte, ge-
langen wir aber noch weiter. Aus N.-Amerika sah ich nämlich V. polita
aus Canada, verschiedenen Staaten der Union und Mexiko in einer Reihe
von Standorten. Gelegentliche Bemerkungen liessen erkennen, dass die
Pflanze daselbst oft recht häufig ist. V. agrestis L. dagegen sah ich nur
von Canada und zwar ohne nähere Angabe und ein zweites Mal aus den
Rocky Hills von New Foundland bei 470 30’. Sollte man da nicht an-
nehmen müssen, dass auch in der neuen Welt V. agrestis nur in nörd-
licheren Gebieten und Gebirgslagen auftritt, während V. polita eine
weitere Verbreitung hat und auch in südlichen Territorien gedeiht.
V. opaca sah ich aus Amerika nicht. Genaueres wird sich natürlich nur
nach kritischer Sichtung der amerikanischen Sammlungen sagen lassen,
die ich aber nicht vornehmen Konnte.
In Australien sind wir vielleicht noch schlechter daran. Dass
unsere Arten auch dahin gelangt sind, ergibt sich z. B. aus Cheese-
(46) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 423
mans (Man. 1906) Angabe von V. agrestis für Neuseeland. Um
welche Einzelart es sich aber handelt, wissen wir ebenso wenig wie
in Amerika.
Nun handelt es sich noch darum, die Verbreitung von V. Tournefortii
Gm. und V. filiformis Sm. Klarzulegen.
V. Tournefortü Gm.
Bezüglich dieser Art kann ich mich kurz fassen, da ich Wanderung
und Verbreitung derselben schon an anderer Stelle (Verh. d. naturf.
Gesellsch. Isis, Dresden 1906, p. 91-107) eingehend dargestellt habe.
Es sei hier nur kurz rekapituliert, dass V. Tournefortu im östlichen
Mittelmeergebiet beheimatet ist und sich im Laufe des 19. Jahrhunderts
mit aussergewöhnlicher Schnelligkeit westwärts verbreitet hat. Einmal
drang sie durch das Mittelmeergebiet vor und halle zu Beginn des 19.
Jahrhunderts die französische Riviera erreicht, von wo sie sich, wahr-
scheinlich längs des Canal du midi über Toulouse, Garonne abwärts bald
über ganz Frankreich verbreitete und nach Spanien. Belgien etc. gelangte.
Ungefähr gleichzeitig ging sie sodann durch das Balkangebiet, Oester-
reich etc. vor und erreichte wohl schon Ende des 18. Jahrhunderts
. Schlesien, Sachsen etc. In der 1. Hälfte des 19. war ihr weiteres Vor-
dringen in Deutschland an vielen Stellen schrittweise zu verfolgen. Am
spätesten kam sie nach Mittel- und Norddeutschland, wo sie hie und da
noch heule selten ist. Neben diesem direkten Vordringen war noch eine
Verbreitung im Anschluss an botanische Gärten vielerorts zu beobachten,
ebenso wie die Pflanze aus Privatgärten auswanderte und durch den
Handel häufig verschleppt wurde. An den Stellen, an denen. sie sich ein-
mal festgeselzt hatte, blieb sie meist ansässig und verbreitete sich ausser-
ordentlich schnell weiter. z. T. die alteingesessene agrestis und polita
verdrängend (vgl. z. B. Ghabert. Bull. l’herb. Boiss. 1897, p. 1254,
Kerner, Etikett in Hb. Wien. Univ. (Mühlau), aber auch noch weit über
die Grenzen Europas gelangte die Pflanze nach Japan, S.-Afrika, Amerika,
Neuseeland etc. Wenn wir dabei diese Pflanze mit den soeben betrach-
teten vergleichen, so ergibt sich, dass V. Tournefortii ganz erheblich viel
unabhängiger von äusseren Bedingungen ist, als die anderen Arten.
Die allgemeine Verbreitung von Tourneforti deckt sich zwar im grossen
und ganzen mit der von V. polita, welche beiden Pflanzen sich ja
zweifellos auch bei weitem am nächsten stehen. V. Tournefortu ist aber
sicher dem Boden und der Höhenlage gegenüber viel weniger wählerisch
als polita. Wir sahen (Isis 1906. p. 105) die erstere auf schwerem
Lehm- und sandigem Boden gedeihen, und können feststellen,
dass sie sich in den Tiefenlagen Italiens ebenso wie in Gebirgslagen
der Alpen (Brockmann-Jerosch, Puschlav bei 1440 m. 1907, p. 201,
Hegi, Tösttal; Herb. Boiss. 1902. p. 938, Hörnli 1136 m.) vorfindet,
während doch bei V. polita ganz andere Verhältnisse zu verzeichnen
waren. Die absolute Nordgrenze z. B. in Skandinavien liegt aller-
dings noch südlicher als diejenige der 3 anderen Arten. Vielleicht
aber wird sich in Zukunft auch dort die Pflanze noch mehr einzubürgern
wissen.
42% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me <ÉR.). 1908 (47)
V. filiformis Sm.
ist eine Lypische Gebirgspflanze, welche sich ganz und gar nicht wie die
anderen Arten über weile Gebiete verbreitet hat. Sie ist, wie sich aus der
geographischen Zusammenstellung ergibt. auf den Kaukasus und die
armenisch-pontischen Gebirge beschränkt. Sie steigt dort bis zu ganz er-
heblicher Höhe (9000’) und wird am Fuss von Gletschern angegeben.
Im allgemeinen scheint sie der Bergwiesen- oder auch Fels- und Geröll-
formation anzugehören (vgl. dazu Bornmüller pl. Straussianæ, Beih.
Bot. Gentralbl. 1907, Bd. XXII, Abt. II, A und Radde, die Kaukasusländer
in Veget. d. Erde 1899).
Vergleichen wir nun nochmals die Areale der einzelnen Arten an der
Hand der Karte, so ergeben sich ganz erhebliche Differenzen. Am ähn-
lichsten sind sich noch die Verbreitungsgebiete von V. polita und Tourne-
fortu. Hier etwas nördlicher, dort etwas südlicher setzen sich die Grenzen
durch Europa und Asien einerseits, Afrika und Asien anderseits bei
beiden Arten. Die nördlichen Vegelationslinien sind ziemlich deutlich
der Ausdruck des ozeanischen bezw. kontinenlalen Klimas. In Gross-
britannien und Skandinavien am nördlichsten. senken sie sich je weiter
sie nach Innerasien gelangen immer mehr nach S.. um dann gegen den
Stillen Ozean wieder nach N. anzusteigen. Im S. sind es einmal die
Wüsten N.-Afrikas. andererseits die Tropen Indiens, welche dem Vor-
dringen Einhalt gebieten. Beide Arten stellen also an ihre Umgebung
ziemlich gleiche Ansprüche. Die Verschiedenheiten in der Verbreitung,
welche darin bestehen, dass V. polita in S.-Afrika fehlt. V. Tournefortü
aber in China. beruhen wohl darauf, dass die letztere nach S.-Afrika ver-
schleppt wurde, V. polita noch nicht. dass andererseits V. Tournefortii,
welche ja später zu wandern begann als polita, nach China entsprechend
der weniger regen Handelsbeziehungen noch nicht gelangt ist, wohl aber
auch dorthin noch vordringen wird. Nach Japan dürfte sie auf dem See-
weg verschleppt worden sein.
Anders, aber auch recht klar in seiner Abhängigkeit vom Klima stellt
sich das Areal der V. agrestis. Der Pflanze sagen nördlichere Klimale
mehr zu als der V. opaca und besonders V. polita. Demnach flüchtet sie
schon im S. des Verbreitungsbezirkes jener ins Gebirge und verlegt an
anderen Stellen, wie in Russland. wo ihr jedenfalls besonders die heissen
Sommer unerträglich sind, ihre Südgrenze nach Nordwest.
Viel weniger klar erkennt man die bestimmenden Ursachen für das
Areal der V. opaca. Dasselbe deckt sich wohl im allgemeinen mit der
subatlantischen Provinz (vgl. Engler, Syllab.), greift aber besonders öst-
lich und nördlich noch weit über die Grenzen derselben nach der sar-
-matischen u. a. Provinzen über. Auch südwärts trilt sie noch in die
Provinz der europäischen Mittelgebirge etc. ein. macht aber, wie wir
sahen. ziemlich plötzlich in Belgien gegen N.-Frankreich, im Elsass,
Baden etc. Halt. Wir müssen wohl auf alle Fälle auch die Verbreitung
(48) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 425
dieser Pflanze auf klimatische Einflüsse zurückführen, denn ihre Samen
werden zweifellos mit Getreide etc. ebenso häufig südwärts geführt als
etwa diejenigen von V. agrestis. Und doch findet sich letztere Pflanze
noch im südl. Elsass, Baden etc. Wie leicht die Samen dieser Arten ver-
schleppt werden, zeigt ja auch aufs deutlichste die schnelle Wanderung
der V. Tourneforti. Und dass V. opaca selbst auch süd- und ostwärts
verschleppt wird, nur aber nicht weiter gedeiht. das geht genügend aus
verschiedenen Angaben hervor, wo diese Pflanze in jenen Gebieten nur
vorübergehend auftritt, z. B. Le Chesne etc., vgl. p. 418. Eine bestimmte
Beziehung zu irgend einer Isotherme etc. habe ich aber nicht feststellen
können und so werden wir einstweilen annehmen, dass eine Combination
unbekannter Art die Grenze bestimmt.
Es scheint mir aber wichtig zu sein, gerade bei diesen leicht verschlepp-
baren Ackerunkräutern, die einander so ungeheuer ähnlich sind, auf die
bestimmten differenten Arealgrenzen hinzuweisen. Denn weil die Pflanzen
so leicht verschleppt werden, kann man nicht annehmen, dass Trennungs-
faktoren historisch-geologischer Art von besonderer Bedeutung sind;
dann liegt aber der Gedanke nicht fern, dass auch bei solchen Pflanzen,
bei denen man über die Art der Verbreitung nichts Bestimmtes weiss,
auch dann, wenn keineswegs eine Anpassung an verschiedene klima-
tische Bedingungen äusserlich erkennbar ist, sehr häufig die innere Dis-
position das Verhalten der Arten den klimatischen Faktoren gegenüber
bestimmen kann und die historisch-geologischen Faktoren in zweite Linie
drängt. Mir scheint dies hie und da nicht genug berücksichtigt worden
zu sein; deswegen schien es mir am Platze, diese Erörterung an das hier
vorliegende besonders klare Beispiel anzuknüpfen. Selbstverständlich
bin ich weit davon entfernt, die historisch-geologischen Faktoren gering
anznschlagen, welche sich in einer so ausserordentlich grossen Zahl von
Fällen bewährt haben und die zur Erklärung der Heimat unserer ganzen
Gruppe auch herangezogen werden müssen.
(Fortsetzung folgt).
426
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANE
(Suite.)
21. Cephalozia Austini St. n. nov.
Syn. : C. Sullivantiæ Austin. Torrey Bot.-Club. HI. 12,
Die von Austin beschriebene Pflanze ist lediglich eine etwas etiolirte
Form von €. bicuspidata. Spruce war der gleichen Ansicht; im Herba-
rium Austins liegen aber auch andere Arten, die er zu seiner Jung.
Sullivantie zog, nehmlich C. pleniceps und eine ganz abweichende sterile
Pflanze von Blackwater Virginia leg. Juli 1878; diese letzgenannte
passt durchaus nicht zu Auslins Beschreibung, so dass ich den Namen
C. Sullivantiæ ganz crassire und sie C. Austini St. n. sp. nenne.
Sie ist der C. bicuspidata ähnlich, aber kleiner, die Blätter sind
0.5 mm. lang, flach ausgebreitet und haben wesentlich kleinere Zellen
(27 X 30 y). Die Verzweigung ist durchweg lateral. Amph. fehlen. Sie
bildet olivengrüne dicht verworrene Rasen auf sandiger Unterlage und
ist jedenfalls eine gute Art.
Hab. Ohio (Sullivant); Illinois (Austin).
22. Gephalozia extensa (Taylor) Spruce On Cephal.. p. 44.
Syn. : Jung. extensa Taylor J. of Bot, 1846.
Dioica magna robusta pallide virens laxe cæspitosa corticola. Caulis
radicellis pallidis repens vel procumbens parum ramosus eflagelliferus.
Folia caulina 0,6 mm. longa oblique inserta oblique patula concava infe-
riora conligua superiora conferta in plano subquadrata ultra medium
biloba lobis triangulatis acuminatis vel subapiculatis. Cellulæ 36 X 54 y
leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Perianthia magna in ramulo
brevi radicante, oblonga longe exserta ab ipsa basi profunde trigona ore
contracto regulariter setuloso. Calyptra tenera. Sporæ 9 y. asperæ. Elateres
302
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 427
90 u, vermiculares spiris 2 crassis laxe tortis. Folia floralia 3-% juga
intima caulinis multo majora libera in plano obovata vix ad medium
biloba, lobis triangulatis acuminatis repandis. Amphigastrium florale inti-
mum oblongum utrinque unidentatum ceterum foliis suis simillimum.
Andrecia in ramis terminalia spicata bracteis concavis monandris foliis
caulinis similibus.
Hab. America borealis. Observatory Jnlet (Scouler) (Douglas); Van-
couver Island (Macoun): Japonia borealis (Faurie).
23. Gephalozia hamatiloba St. n. sp.
Dioica gigantea pallide virens robusta rigida in cortice late cæspitosa.
Caulis ad 25 mm. longus pallidus crassus rigidus fragilis pauciramosus
ramis posticis et lateralibus; cellulæ corticales 18 seriatæ magnæ papuloso
prominulæ. Folia caulina 1,5 mm. longa subtransverse inserla oblique
patula angulo 45° assurgentia conduplicalim concava lobis plus minus
hamatis incurvis, in plano ovalo-cordata bası utrinque breviter ampliata
ad ‘/s biloba sinu obtuso lobis late triangulatis aculis vel breviter acumi-
natis porreclis. Gellule loborum 45 y basales 36 90 y leptodermes.
: Fiores feminei in caule terminales. Folia floralia (juvenilia) caulinis simil-
lima. Amphigastrium florale intimum oblongum breviter bifidum liberim,
Hab, Japonia, Yakushima (Faurie).
24. Gephalozia ochiajana St. n. sp.
Dioica exigua pallida in cortice dense intricata. Caulis ad 5 mm. longus
tenuis rigidus pallidus multiramosus, ramis omnibus posticis; cellulæ
corlicales 8 seriatæ. Folia caulina remota parva oblique inserta oblique
patula parum concava in plano late ovata, ad ?/s biloba, lobis anguste
triangulaus porreclis subaequalibus breviter acuminatis. Cellulæ 12x18 p
marginales minores valide. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia
trijuga intima ovalo-oblonga ad t/2 bifida, laciniis lanceolatis integerrimis.
Ampkigastrium florale intimum foliis alte connatum simillimum minus
profunde bifidum. Perianthia in ramo brevissimo postico ovala vel ovalo-
oblonga triplicala ore parum contracto irregulariter lobato, lobis subciliatis
1. e. cellulis longis liberis armalis; Cellulæ 18 X 5% y basales breviores
leptodermes. Andræcia in ramulis posticis terminalia bracteis ad 5 Jugis
assurgentibus confertis valde inflalis ad ‘/2 bilobis lobis late triangulatis
aculis incurvis.
Hab. Japonia, Ochiai (Faurie).
.25. Gephalozia hakkodensis St. n. sp.
Dioica exigua olivacea rigidula Corticola. Caulis ad 10 mm. longus radi-
cellis longis arcte repens e facie postica ramosus, cellulis corticalibus
303
428 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze ser.). 1908 Cephalozia.
10 seriatis majusculis. Folia caulina remota oblique inserta caulis diametro
vix longiora in plano late ovata vel ovalo-quadrata ad ‘2 bifida sinu
subrecto acuto lobis triangulatis inæqualibus antico vulgo angustiore.
Cellulæ 12 X 18 y basales parum majores leptodermes. Amphigastria
caulına nulla. Folia floralia trijuga conferta erecto-appressa libera, intima
late ovata ad '/s biloba lobis divergentibus late triangulatis brevibus acu-
minatis integerrimis. Amphigastrium florale intimum simillimum. Peri-
anthia in ramulo postico brevissimo radicante, fusiformia cylindrica
superne triangulata ore contracto cellulis digitiformibus parce solutis
subdenticulato; cellule superæ 13 X 36 u basales 18 X 54 y parietibus
æqualiter incrassatis. Andrecia in planta graciliore et parvifolia postica,
bracteis 3-4 jugis in ramulo brevissimo confertis inflatis apice bifidulis.
Hab. Japonia, Hakkoda (Faurie).
26. Gephalozia Gollani St. n. sp.
Dioica major pallida rigida muscis consociata. Caulis ad 15 mm. longus
validus strietus rigidissimus multiramosus, ramis posticis recte patulis
interdum pinnalim consecutivis. Folia caulina 0,8 mm. longa remota
oblique patula angulo 68° plano-disticha sublateraliter inserta antice
parum decurrentia subrotunda asymmetrica margine postico valde arcuato
anlico substricto apice ad !/ı exciso-biloba sinu rotundato lobis late trian-
gulatis hamatis conmventibus inæqualibus antico subduplo angustiore.
Cellulæ apicales 36 X 54 y. basales 36 X 72 u parietibus validis. Amphi-
gastria caulina nulla. Perianthia in ramulo brevissimo postico ore contracto
æqualiter 12 fido laeiniis e lala basi longe altenuatis margine cellulis
parce solutis dentato, apice longe setaceo. Folia floralia Lrijuga, intima
ovato-oblonga medio utrinque unidentata ceterum ad ‘2 bifida laciniis
lanceolalis porreclis longe acuminalis integerrimis. Amphigastrium florale
inlimum foliis suis æquale liberum.
Hab. Himalaya. Darjeeling 8000’ (Hartless).
Die Pflanze ist einem unermüdlichen erfolgreichen Sammier gewidmet,
der die Kenniniss der Flora des Himalaya in hervorragenden Weise
gefördert hat.
27. Gephalozia sandvicensis (Mont) Spruce. On Cephal., p. 46.
Syn. : Jung. sandvicensis Mont. Ann. sc. nat. 1843, p. 249.
Jung. crassifolia L. et G. Syn. Hep., p. 685. (teste Spruce).
Jung. connivens Austin. Bull. Torrey Bot. Club. 1874.
Blepharostoma sandvicense Trevis. M. Jst. Lomb. 1877, p. 417.
Ceph. multiflora Evans. Trans. Gonn. Acad. 1892, p. 256.
Monoica pallida depresso-cæspitosa. Gaulis pallidus repens parum ramo-
304
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 429
sus in sectione transversa ovalis, cellulis corticalibus 12 serialis. Folia
caulina 0,35 mm. longa vix imbricata subplano-disticha quadralo-rotunda
asymmetrica, margine poslico arcuato, antico basi sinuato decurrente,
ad ‘/2 exciso-bifido, lobis e lata basi abrupte attenuatis porrectis vel conni-
ventibus anteriore sæpe latiore. Cellulæ 40 X 50 x basales 60 X 65 u,
leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in ramulo brevi
fusiformia ore contracto longe laciniato laciniis angustis porrectis inte-
gerrimis vel basi dentieulatis. Folia floralia trijuga, intima ovala ad ?/s
quadrifida laciniis lanceolotis mediis longioribus. Amphigastrium florale
intimum foliis simillimum vix coalitum. Capsula ovalis purpureo-brunneæ.
Elateres vermiculares 180 u. Spore brunneæ 12 y minule asperæ. Andræ-
cia in ramulo parvo postico spicata parva apice vegetativa, bracteis ad 8
jugis imbricatis conduplicatim concavis ad ‘/2 acute bifidis.
Hab. Hawai (Gaudichaud. Baldwin. Nadeaud. Schauinsland. Cooke).
Mexico (Liebman. Karsten), Trinidad (Crüger), Cuba qe Guade-
loupe (l'Herminier).
28. Gephalozia Baldwini Cooke. Trans. Conn. Vol. 12, 1904, p.35.
Monoica hypogyna minuta pallide viridis aliis hepaticis ons Cau-
lis tenuis radicellis longis repens parum ramosus pallidus subteres,
cellulis corticalibus 9 seriatis magnis, axialibus minoribus incrassatis.
Folia caulina minula 0,15 mm. longa, remota oblique patula subplana
ovata ad ?/s inæqualiter bifida laciniis lanceolatis porrectis rima angusta
diserelis vel conniventibus. Cellulæ 19 X 25 leptodermes. Amphigastria
caulina nulla. Perianthia in ramulo parvo postico, ex angusta basi optime
cylindrica eplicata ore contracto spinuloso. Folia floralia 2, late ovata ad '/s
emarginato-biloba vel triloba lobis triangulatis obtusis porrectis. Amphi-
gastria floralia foliis simillima ovata biloba. Andreria parva, bracteis
2- jugis concavis cauli appressis ovatis bilobis.
Hab. Hawai (Baldwin).
29. Cephalozia Neesiana St. n. sp.
Dioica minor pallida corticola. Caulis ad 12 mm. longus tenuis pallidus
postice ramosus, ramis numerosis apice sæpe flagellatim attenuatis radi-
cantibus. Cellulæ corticales 10 seriatæ. Folia caulina remotiuscula oblique
palula concaviuscula in plano obovata basi angustata ad medium exciso
bifida laciniis lanceolatis porrectis. Cellulæ 36 X 5% y parietibus validis.
Amphigastria caulina nulla. Folia floralia caulinis multo majora trijuga
libera, intima ovato-oblonga medio utrinque unidentata ad '/s bifida lobis
e lala basi longe attenuatis sinu acuto. Amphigastrium florale inumum
foliis suis subæquale. Perianthia magna ad 4 mm. longa sublinearia
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 6, 31 mai 1907. 30
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Cephalozia.
obtuse trıplicata ore ırregulariter inciso cellulis magnis liberis ciliolato ;
cellulæ supera 27 X 72 y basales 36 X 110 y valide.
Hab. Java (Blume).
30. Cephalozia Willisana St. n. sp.
Slerilis exigua olivacea in humo laxe cæspitans. Caulis ad 6 mm. longus
rigidus teres cellulis corticalibus 16 seriatis, valde ramosus ramis semper
posticis apice sæpe flagellatim attenuatis radicantibus. Folia caulina caulis
diametro æquilonga lata basi inserta squarrose patula parum concava in
plano subquadrata, ad medium biloba lobis late triangulatis acutis porrec-
üs sinu recto acuto discrelis subæquimagnis. Cellulæ super& 6 9 y, basa-
les 7 X 14 y valide. Amphigastria caulina nulla.
Hab. Ceylon, Passara (Willis).
31. Gephalozia grossitexta St.n. sp.
Dioica major pallida rigidissima muscis consociata. Caulis ad 3 cm. lon-
gus ramis poslicis vage pluriramosus, basi radicans superne longe pro-
cumbens; cellulæ corticales 8 seriatæ magnæ, axiales minimæ. Folia cau-
lina 0,55 mm. longa contigua subrecte patula sublateraliter inserta plano-
disticha antice anguste decurrentia in plano ovato-rotundata ad '/ı exciso-
biloba, lobis triangulatis curvalim conniventibus. Cellulæ 72 u basales
54 X 90 u parietibus validis. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia
trijuga, intima caulinis multoties majora oblongo-rectangulala ad medium
inciso-trifida, laciniis lanceolatis integerrimis. Amphigastrium florale inti-
mum foliis suis breviter coalitum subæquimagnum medio utrinque uni-
dentatum laciniis ad ?/; solutis lanceolatis porrectis integerrimis. Perian-
thia in ramulo brevissimo postico maxima 3 mm. longa fusiformia ore bre-
viter inciso-lacinulato, laciniis anguste lanceolatis porreclis inlegerrimis.
Hab. Madagascar. Tamatave (Perrot).
32. Gephalozia crassicaulis St. n. sp.
Sterilis mediocris pallida muscis corticalibus consociata. Caulis e caudice
capillari valde ramoso ortus validissimus pluriramosus, ramis omnibus
poslieis sepe flagellatim attenualis radicantibus, ceterum antice planus
% cellulas latus, postice convexus et cellulis corticalibus sexseriatis instruc-
tus. Folia caulina 0,35 mm. longa parum imbricata vel contigua in ramis
remotiuscula, subrecte patula ovalo-quadrata 1. e. lata basi inserta hand
decurrentia marginibus parum curvalis sæpe strictis postico vulgo magis
arcuato, apice vix ad '/s emarginalo-bidentulo sinu plus minus amplo
lobis acutis porreclis vel conniventibus. Cellulæ 36 X 45 y ubique fere
æquales, ipso apice tantum minores. Amphigastria caulina nulla.
Hab. Africa ceniralis ad flumen Congo.
306
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 434
33. Gephalozia fissa St. Hedwigia 1891, p. 204.
Monoica flavo-virens pusilla in cortice dense cæspilosa. Caulis vage
ramosus procumbens vel assurgens. Cellulæ corticales 10 seriatæ cen-
trales minores 15 seriatæ. Folia caulina contigua distiche patula plana,
media majora, oblique ovata margine postico arcuato vel angulato antico
decurrente substricio apice ad !/« lunalim excisa lobis acutis porreclis.
Cellulæ 45 u. apicales parum mınores basales vix majores, marginales
convexo-prominule. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in ramo
postico brevissimo fusiformia longe exserta superne obtuse trigona, ore
consiriclo longe setoso laciniis sub 16. Cellulæ perianthii 25 X 70 y.
Folia floralia trijuga, intima caulinis % plo longiora, ad °/e bifida, laciniis
linearibus acuminatis integerrimis, rarius dente externo armalis. Amphi-
gastriam florale intimum ovatum ad medium bifidum lobis acutis integer-
rimis. Andreeia in ramulo postico terminalia spicata bracteis monandris
assurgentibus concavis ad !/s excisis, laciniis lanceolatis acutis incurvis.
Hab. Kamerun (Dusen).
34, Gephalozia robusta St. n. sp.
Monoica hypogyna major rigidula pallide virens dense cæspitosa terri-
cola. Caulis ad 3 cm longus validus flexuosus radicellis pallidis sparsis,
flagelliferus pluriramosus ramis poslicis et lateralibus. Folia caulina
0,5 mm. longa parum imbricata subrecte patula parum concava lale ovata
ad ‘/2 biloba sinu subaculo lobis porrectis valde inæqualibus postico late
triangulato acuto antico plus duplo angustiore parum breviore. Cellulæ
36x72 u basales 36 90 w lepiodermes. Amphigastria caulina nulla.
Folia floralia intima 1,6 mm. longa late ovala asymmetrica margine postico
magis arcuato, ad '/s biloba, sınu acuto lobis late triangulatis æquimagnis.
Ainphigastrium florale intimum maximum late ligulatum ad ?/z bifidum
laciniis linearibus oblusis vel acutis. Perianthia in ramo poslico elongato
terminalia fasciculatim innovata, oblongo-fusiformia triplicata ore con-
tracto cellulis digitiformibus crenulato hic illie ciliolato; cellulæ superæ
27 X 94 u, basales 36 X 90 u. leplodermes. Andræcia spicala bracteis ad 6
jugis confertissimis concavis lobulo postico late triangulari acuto, antico
multo minore ad plicam reducto.
Hab. Africa, australis, Clermont, Montagu Pass (Rehmann). Gnaden-
thal (Breutel).
35. Gephalozia vallis gratiæ (G. ms.) St.
Syn.: Jung. vallis gratiæ Gms.
Sterilis majuscula pallida in solo arenoso laxe cæspilans. Caulis ad
10 mm longus parum ramosus slolonıferus radicellis longis pallidis
307
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 Cephalozia.
repens. in sectione late ellipticus cellulis corticalibus magnis 12 seriatis.
Folia caulina remotiuscula oblique patula valde concava in plano late
ovata brevi basi inserta fere ad °/s bifida lobulis porrectis late triangulatis
abrupte angustatis apice setaceis seta 3 cellulas longa sinu acuto. Folia
ramulina dissila minora plana ad ?/s lunalim excisa laciniis anguslis.
Cellulæ 36x54 y. basales 36 X 72 y trigonis subnullis.
Hab. Africa australis. Gnadenthal (Breutel).
36. Gephalozia Welwitschii St. n. sp.
Dioica pusilla olivacea terricola laxeintricata. Caulis ad 45 mm. longus
tenuis rigidus teres parum ramosus ramis semper posticis. Folia caulina
remotiuscula oblique inserta antice parum decurrentia, oblique patula,
eochleariconcava, ad medium inciso-biloba, sınu subacuto lobis anguste
triangulalis obtusis subæquimagnis, anteriore interdum angustiore.
Cellulæ 9, basales parum longiores, parietibus æqualiter incrassatis,
eulicula valida prominulis minutis irregularibus aspera. Amphigastria
caulina nulla. Flores feminei in ramulo postico breviusculo terminalia.
Folia floralia trijuga inlima caulinis multo majora conduplicatim concava
squarrose patula in plano subrotunda, ad '/s biloba sinu obtuso lobis late
triangulatis acutis minute denticulatis. Amphigastrium florale intimum
liberum foliis floralibus equilongum, spathulatum similiter denticulatum.
Hab. Africa tropica occid. Angola, Huilla (Welwitsch).
37. Gephalozia diacantha (Mont.) St.
Syn.: Jung. diacantha Mont. Ann. sc. nat. 1856. V. p. 349.
Sterilis majuscula hyalina muscis consociata. Caulis ad 15 mm. longus
simplex tenuis cellulis corlicalibus 8-10 seriatis. Folia caulina remota
plano-disticha antıce longissime decurrentia si alam excipis late ovaio-
triangulata, ad medium vel ultra emarginato-bifida, laciniis anguslis
spiniformibus 4 cellulas longis porrectis vel conniventibus semper quidem
haud incurvis. Cellulæ 36 u, in laciniis 72 u. Amphigastria caulina
nulla.
Hab. Peruvia Provincia Carabaya (Weddel).
Ich habe das Original-Exemplar gesehen, was ich ausdrücklich bemerke,
da die Original-Diagnose ganz verunglückt ist und überhaupt auf kein
Lebermoos passt.
38. GCephalozia forficata Spruce Hep. Am. et And. p. 398.
Dioica pallide viridis terricola et lignicola. Caulis ad 3 cm. longus
flexuosus radicellosus vage ramosus in sectione transversa ovali-bicon-
vexus, cellulis corticalibus 8 seriatis. Folia caulina 0,5 mm. longa con-
tigua vel parum imbricata lata basi fere longitudinaliter inserta plano-
308
TE
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 433
disticha rhombeo-rotundata ad ‘/s emarginato-biloba, sinu lunato vel
orbiculari, lobis acutis falcato-conniventibus vel forficato -imbricatis.
Cellulæ 50-60 u leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in
ramulo perbrevi alte emersa, foliis floralibus triplo longiora cylindrica
apice obsolete 3-6 plicata ore abrupte constricto longe ciliato, cillis 3-4
cellulas longis. Folia floralia caulinis dimidio longiora subappressa libera
oblonga uno latere unidentata ultra medium biloba, laciniis acuminatis.
Amphigastrium florale intimum foliis suis simillimum medio utrinque
unidentatum. Audrecia in ramis mediana bracteis monandris quam folia
caulina minoribus plurijugis appresso concavis ad '/z bifidis laciniis acumi-
natis amphigastriis rudimentariis.
Hab. Andes Peruviæ in Monte Campana et Guayrapurina (Spruce).
»9. Gephalozia asperrima Si. n. sp.
Sterilis magna robusta pallida laxe cæspitosa terricola. Caulis ad 2 cm.
longos validus pluriramosus, ramis posticis sæpe flagellatis, lateralibus
minus numerosis ex axilla folii {anceolati ortis. Folia caulina contigua
in ramulis imbricata subrecte patula basi angustata oblique inserla parum
concava in plano ovato-elliptica vix ad ‘2 biloba interdum triloba, sinu
aculo, lobis porrectis triangulalis breviter acuminatis, anleriore vulgo
angustiore. Cellulæ laborum 27 X 54 y, basales 36% 72 y. leptodermes,
cuticula minute aspera. Amphigastria caulina magna caule duplo an-
gustiora lanceolala acuta cauli appressa.
Hab. Brasilia subtropica. Apiahy (Puiggari) Caldas (Regnell).
40. Gephalozia Crossii. Spruce H. Am. et And. D. 397.
Monoica minor olivacea dense intricalim cæspitosa, terricola, C. bicus-
pidatæ similis sed minor stolonibus nullis. Folia caulina ultra medium
bifida laciniis lanceolatis tenui acuminatis antica angustiore subulata.
Cellulæ 42-50 u. Folia floralia et amphigastrium florale intima bifida
integerrima. Perianthia in ramulo sæpe elongato lineari-oblonga obtuse
trigona ore truncato hiante longe ciliato, ciliis ad 8 cellulas longis. Cap-
sula oblonga. Andrecia in caule ramisque mediana; bracteæ foliis cau-
lınis conseculivæ quoad formam iis Ceph. bicuspidatæ simillimæ.
Hab. Andes. Popayan (Cross) Tarapoto (Spruce).
Die Pflanze war nicht zu erlangen.
41. Cephalozia filum (Nees) St.
Syn.: Jung. filum Nees. Syn. Hepat. p. 141.
Sterilis exigua pallide rufa in cortice arcte repens. Caulis subsimplex
rigidus radicellis brevibus numerosis. Folia caulina parva remota semi-
verlicalia caulis diametro vix longiora quadrato-rotundata sinu lato emar-
309
434 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 Cephalozia.
ginato-bidentula, dentibus æqualibus brevibus setaceis ex una serie cellu-
larum formatis, marginibus repandis. Cellulæ parvæ trigonis magnis in-
crassatæ. Amphigastria caulina nulla.
Hab. Peruvia in corlice Chin lecta.
42. Gephalozia confervoides (Hampe. Syn. Hep. p. 136). St.
Sterilis exigua pallida hepaticis consociala. Caulis capillaceus pallidus
parum ramosus repens. Folia caulina remota oblique inserta patula
plana, caulis diametro longiora ovalia emarginato-biloba, lobis brevibus
porrectis acutiusculis, in ramis exigua bifida incurva laciniis brevisubulatis
plerisque ex una cellularum serie formatis. Cellulæ 18 u. leptodermes.
Amphigastria caulina nulla.
Brasilia (Herbarium Hampe).
43. Gephalozia pygmæa. Spruce. Hep. Amaz. et And. p. 399.
Monoica minuta fuscidula terricola. Caulis ad 4 mm. longus tenuis
fuscus flexuosus parum radicellosus vage subramosus eflagellatus. Folia
caulina 0,12 mm. longa remote subsquarrose patula plana cuneata pro-
funde bifida sinu acuto laciniis subulatis subacutis basi 2 cellulas apice
unam cellulam latis integerrimis. Cellulæ minulæ 17 u subparallelo-
gramm leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia et
amphigastrium florale intima alte coalita rarius libera caulinis triplo
longiora ad ‘2 bifida laciniis recurvis acuminalis subdenticulatis. Perian-
thia in ramulo brevi magna linearia trigona alte emersa quadruplo lon-
giora quam lata ore subconstricto breviter 6 lobato dentato-setoso. An-
dræcia in caule ramisque mediana, interdum sub flore femineo orta,
bracteis plurijugis imbricatis assurgentibus conduplicatim concavis, amphi-
gastriis minutis subulatis.
Hab. Andes Peruviæ in Monte Campana (Spruce).
var. spinuliflora Spruce I. c.
Differt colore viridissimo foliis sublatioribus uno alterove dente armalis;
foliis floralibus amphigastrio minus alte connatis spinuloso-serralis.
Hab. Ad flumen Uaupes Brasiliæ (Spruce).
44. Gephalozia planifolia St. Hedwigia 1893, p. 317.
Monoica pusilla rufescens dense cæspilosa. Caulis ad 12 mm. longus
ramosus ramis longiusculis simplicibus procumbentibus. Folia caulina
remota plana subhorizontaliter inserta recte patula oblonga basi cunealim
angustata ad '/» bifida sinu angusto obtuso lobis porreclis lanceolatis ob-
tusis vel acutis dorsali vulgo angustiore. Cellulæ 17% 25 y leptodermes.
Amphigastria caulina rudimentaria. Folia floralia trijuga inlima caulinis
duplo majora ad ?/s trifida laciniis lanceolatis cuspidatis. Amphigastrium
HS AIO
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 435
florale intimum foliis simillimum bifidum. Perianthia in ramo brevissimo
eylindrica superne (rigona ore profunde fisso, laciniæ truncalæ cellulis
longissimis liberis armatæ. Andrecia e basi rami feminei orta breviter
spicata bracteis 4-6 jugis confertis concavis erecto-conniventibus caulinis
similibus minoribus.
Hab. Brasilia Sao Francisco (Ule).
45. Gephalozia pachyrhiza (Nees) St.
Syn.: Jung. pachyrhiza Nees in Martius. Fl. bras I, p. 339.
Dioica? parva pallida rigidula terricola. Caulis ad 5 mm. longus arhizus
simplex, stolonibus posticis longis descendentibus ramosis et valde radi-
cellosis, in sectione transversa late ellipticus. cellulis corticalibus magnis
8 seriatis. Folia caulina 0,4 mm. longa, contigua vel remotiuscula plano-
disticha optime pectinata ovala vel ovato-oblonga ad '/2 bifida, laciniis
lanceolatis acuminatis porrectis parum conniventibus rima angusta.
Cellulæ 18 <54 u valide. Amphigastria caulina nulla? « Perianthia in
ramulo brevi radicante obovato-oblonga ore laciniato. Folia floralia patula. »
Hab. Brasilia. Serra de Piedade (Martius). |
Perianthien sind an dem Exemplar des Herb. Nees nicht erhalten;
Amphigastrien habe ich an diesen Stengelstücken nicht finden können.
In der Syn. Hepat. p. 153 wird noch eine var. 8 « foliis ineubo-imbricatis »
erwähnt; hier ist dem eifrigen Forscher wohl das Unglück passiert, die
Ventralseite für die dorsale zu halten ?
46. Gephalozia serra Spruce. Hep. Amaz. et And. p. 397.
Dioica majuscula viridis vel pallida corticola late cæspitosa. Caulis ad
2 cm longus pluriramosus maxime compressus subtriplo latior quam
crassus, cellulis corticalibus pellucidis 6 serlatis quarum 2 laterales
maximæ; cellulæ axiales multo minores. Folia caulina sublongitudina-
liter inserla plana contigua frondem serralam fingenlia ovato-quadrata
breviter biloba sinu acuto vel lunato lobis porrectis acutis. Cellulæ
36 *X 5% y apicales breviores. Amphigastria caulina parva subsquarrosa
foliis triplo breviora truncato-emarginata sæpe rudimentaria. Perianthia
in ramulo brevi radicante, semiexserla sublinearia superne obtuse tripli-
cata ore 6 fido laciniis capillari-attenuatis; capsula oblonga. Folia
floralia subirijuga intima caulinis 5 plo majora appressa cuneala ultra
medium bifida laciniis lanceolatis integerrimis vel utrinque angulatis.
Amphigastrium florale intimum simile sed parum brevius, liberum
Andræcia in ramis longe spicata bracteis monandris quam folia caulina
vix minoribus conferlis secundis concavis in plano subquadratis ad /2
bifidis lobulo antico dentiformi.
311
436 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 2e (SÉR.). 1908 Cephalozia.
Hab. Brasilia ad flum. Uaupes et Negro. (Spruce.)
In der (sterilen) Pflanze vom Uaupes, die ich allein gesehen habe, sind
die Aeste vielfach peitschenförmig verlängert; die Blätter sind überall
aussergewöhnlich unregelmässig entwickelt, breit gestutzt oder schwach
ausgerandet bis tief rechtwinklig eingeschnitten; die Blattlappen sind
häufig ungleich ausgebildet, spitz oder stumpf, auch abgerundet, so dass
man kaum einige Blätter findet, die gleichartig im Umriss sind.
47. Gephalozia intertexta (G. Syn. Heprt. p. 107) St.
Dioica majuscula pallide virens terricola dense cæspitosa lateque ex-
pansa. Caulis ad 2 cm. longus parum radicellosus tenuis viridis, ramis
sterilibus lateralibus, femineis quidem posticis elongatis, in sectione
ceterum late ellipticus, cellulis corticalibus magnis 10 seriatis. Folia
caulina dissita oblique patula angulo 45° oblique inserta plano-disticha
obcuneala apice quam basis duplo latiora ad '/s vel profundius biloba,
sinu subrecto obtuso, lobis ligulatis apice rotundatis divergentibus antico
vulgo angustiore. Cellulæ apicales 18 y mediane 18x36 y basales
1854 y parielibus exincrassatis. Amphigastria caulina nulla. Folia flora-
ha trijuga caulinis multolies majora postice appressa antice hiantia obovato-
obcuneata falcato-patula ad '/s biloba lobis integerrimis ovato-triangulatis
obtusis anlico angustiore. Amphigastriam florale intimum oblongo-obcunea-
tum, foliis suis æquilongum et simillimum liberum appressum. Amphigas-
tria subfloralia nulla. Perianthia anguste oblonga superne leniter trigona ore
truncato paucifisso cellulis digitiformibus crenulalo. Andræcia ignota.
Hab. S'Kitl’s (Breutel), Dominica (Elliott), Martinique (Duss.)
(Fortsetzung folgt.)
SOCGIETE BOTANIQUE DE GENEVE
PAR
Gustave BEAUVERD
312% séance. — Lundi 11 mai 1908. — Ouverte à
8 h. ‘2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le Dr Louis Viret, vice-président.
Le procès-verbal de la 311”° séance est adopté sans modification.
La candidature de M. Gabriel Naville, portée à l’ordre du jour sur
la présentation de MM. Beauverd et D" Viret, est adoptée à l’unanimite;
M. le Président souhaite la bienvenue au nouveau membre actif qui est
: admis à participer immédiatement aux travaux de la Société.
En l'absence de M. le Bibliothécaire-Archiviste, lénumération des
travaux reçus est renvoyée à une prochaine séance, exception faite d’un
don de M. Harold Stuart Thompson qui, par l'entremise du Secré-
taire, fait parvenir à la Bibliothèque son travail intitulé « Listes des
Phanérogames et Cryptogames vasculaires recueillis au-dessus de
2440 m. dans les districts du Mont-Cenis, de la Savoie, du Dauphiné et
des Alpes-Maritimes (Juin-Septembre 1907) » ; ce travail est accepté
avec remerciements et reconnaissance.
NECROLOGIE : Le Docteur Louis Bouvier (1819Ÿ1908).—
En annonçant la mort d’un ancien président de la Société Botanique de
Genève, M. Beauverd donne lecture de la notice suivante rédigée
d’après les documents obligeamment communiqués par M. Le Roux,
Conservateur du Musée d'Annecy, et complétés par le résultat des
recherches faites dans les archives et la bibliothèque de l’Herbier Bois-
sier.
Louis Bouvier naquit en 1819 à St-Sylvestre (Hte-Savoie), agreste
village du plateau molassique de l’Albanais, situé sur la route de Ru-
milly à trois kilomètres au Nord d’Alby et à quelque distance de la
muraille oceidentale des Bauges d’ou debouche la vallee pittoresque du
Cheran. Apres de solides études faites à Paris sous la surveillance de
son onele Machet, alors directeur du college Chaptal, il fut d’abord
professeur d’histoire naturelle dans ce même college de 1841 à 1846,
puis étudia la médecine et soutint brillamment en 1850 une thèse inti-
tulée « Bichat et son système de physiologie », qui lui valut les félicita-
tions de M. de Parieu, ministre de l'instruction publique (lettre du
2 août 1850). De retour au pays natal, nous le retrouvons à Annecy
138 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (We SER.). 1908 (397)
des 1851. en qualité de directeur du Musée naissant de cette ville, et où
son zèle secondé par celui de quelques hommes d'élite réussit à recons-
tituer sur de nouvelles bases l’ancienne « Académie florimontane » de
St François de Sales, désormais prospère sous le nom de Société flori-
montane d'Annecy, dont il fut le premier secrétaire.
Sa prédilection pour la botanique. qu’il avait sérieusement étudiée à
Paris avec Adrien de Jussieu, orienta ses excursions dans toutes les vallées
de la Savoie où il fit de nombreuses et importantes trouvailles. Et plus
tard. lorsqu’apres avoir épousé une Genevoise distinguée, il vint se fixer
comme médeein à Laney, près de Genève, le même zèle dirigea ses pas
à travers la Suisse qu'il parcourut en tous sens et d’où il rapporta les
précieux matériaux qui contribuèrent à la rédaction de sa « Flore des
Alpes de la Suisse et de la Savoie » dont la première édition vit le jour
le 15 décembre 1877. Dans l'intervalle, l’Institut national genevois l'avait
accueilli comme membre actif, et la jeune Société botanique de Genève,
fondée le 1” mars 1875, le nommait à sa présidence des l’année sui-
vante ; il fut également membre actif de la Société helvétique de sciences
naturelles, de la Société linnéenne de Lyon et de la Société botanique de
France dont il avait été, en 1866, l’un des vice-présidents et organisa-
teurs de la mémorable session d'Annecy et de Chamonix.
En 1887, nous le voyons préoccupé de se dessaisir de son herbier de
roses, « collection exceptionneile, aussi complète que possible dans les
« trois états de boutons, de fleurs et de fruits, en 12 fascicules » : depuis
25 ans, écrivait-il à la date du 31 mars 1887, « les roses ont été l’objet
« de toutes mes préférences, et même pendant plusieurs années consé-
« eutives je me suis laissé entraîner à ne voir que des roses, m’atta-
« quant à tous les rosiers qui s’offraient sur ma route, et sacrifiant tout
« le reste ». — L’on sait, par l’apercu qu’il donna des Rosa dans sa
« Flore de Suisse et de Savoie », que loin d’être entraîné à pulveriser
ce genre comme il était alors coutume de le faire, le résultat de ses
observations fut assez conforme aux vues exposées plus tard par le
regretté monographe François Crépin, avec qui d’ailleurs il était en re-
lation d'échanges.
Frappé dans ses affections les plus chères par la mort de sa compa-
gne, cette épreuve eut une douloureuse répereussion sur le reste de
l’existence du malheureux docteur, qui fut s'installer en 1890 à Buenos-
Ayres, dans la République Argentine, où il vient de mourir dans sa
89° année, en janvier 1908.
Ce n’est pas sans mélancolie que nous voyons cette figure originale
et hélas ! déjà bien oubliée de l’un de nos vétérans, disparaître si loin
des merveilleuses vallées de la Savoie ou des rivages bénis des lacs
suisses dont il ne se lassait de célébrer les beautés et qu’il eut raison de
considérer avec un égal amour comme ses deux patries.
La plupart des travaux scientifiques du D' Louis Bouvier étant
malheureusement passés sous silence tant dans le Thesaurus de Pritzel
(1872) que dans le Catalogue of scientific papers édité par le « Royal
Society » de Londres des 1867, il convient de réparer cette lacune par
l’enumeration suivante :
1850 : Bichat et son système de physiologie, (thèse de 62 pages in 4°).
1852 : Découverte, aux environs de Montpellier, d’une plante nouvelle
pour la France (Association florimontane d'Annecy, III: 33,
février 1852).
(398) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 439
1852 : Biographie du botaniste Jean-Jacques Perret, d’Aix-les-Bains.
« De lemploi des eaux sulfureuses d’Aix-les-Bains dans l’ineuba-
tion artificielle (1. e. v: 73-87, juin 1852).
1853 : Le Jardin de la Mer-de-Glace et sa végétation (1. e.: 12 et 107).
1862 : Le Congrès de la Sorbonne et la session scientifique de Man-
chester (31 p. in 8°).
« Notice sur la neige rouge (1. ec. 1862: 20, 8 p. in 8°).
1863 : Simon Bigex, secrétaire de Voltaire, d’après des papiers de
famille inédits (1863, 6 pages in 8°).
« H.-B. de Saussure, sa vie, ses voyages et ses observations dans
les Alpes (60 p. in 8°).
« Le Mont-Cenis, son histoire et sa végétation {32 pages in 8°,
juillet 1863).
« Histoire de la botanique savoyarde (Bull. Soc. bot. de France,
vol. X: 644-675).
1865-66 : La Chaîne des Aravis, topographie botanique, etc. (Revue
Savoisienne. (1865): 95 et seq., (1866): 6, 14, 31, 46 et 61).
1866 : Extrait du Bulletin de la Société botanique de France, vol. 13
(1866): Sur l’origine des plantes alpines et sur la question de
l'espèce (p. XIT).— Rapport sur l’herborisation faite au Char-
vin le 11 août 1866 (p. XX VIII). — Rapport sur l’herborisa-
tion faite au Montanvert et à la Mer-de-Glace (p. CXLV]).
1873-75 : Les Roses des Alpes. étude botanique (Bulletin de l’Institut
national genevois, vol. 19 (1875): 67-120).
1878 : Flore des Alpes de la Suisse et de la Savoie (première édition,
780 p., Genève).
1882 : Flore des Alpes de la Suisse et de la Savoie (deuxième édition),
revue et augmentée d’une clef analytique.
« Clé de la Flore des Alpes de la Suisse et de la Savoie, pour la
détermination exclusive des espèces.
1885 : Botanique pratique de la Suisse et de la Savoie, 319 planches
coloriées, en deux volumes (sans date).
1890 : Promenades botaniques : itinéraire du jeune botaniste dans le
Canton de Genève et les contrées voisines (Genève et Lau-
sanne, anonyme).
De ce nombre, l’etude sur les Roses des Alpes mérite une mention
particulière pour l'esprit scientifique qui la distingue ; mais de toutes
ces œuvres, la plus importante est sans contredit la « Flore des Alpes » :
malgré le bien-fondé de la critique qui reproche à cet ouvrage l’inegale
valeur de sa documentation géographique, l’on est en droit néanmoins
de regretter que dans leurs travaux de compilation, les auteurs subsé-
quents n’aient pas même tenu compte des précieuses indications origi-
nales contenues dans cette utile publication.
Sur la proposition du President, l’assemblée se lève en signe de
deuil pour honorer la mémoire de l’ancien collègue dont elle vient
d'apprendre la perte.
RAPPORT SUR L’HERBORISATION AU VUACHE (HAUTE-
SAVOIE).— Cette course officielle, à laquelle prirent part MM. Grint-
* zesco, Hausser, Martin, Perrenoud et Viret, eut lieu conformément au
programme le vendredi 17 avril et fut favorisée d’un temps propice.
440 BULLETIN DE L'HÉRBIER BOISSIER (Ze séR.). 1908 (399)
M. le D’ Viret donne le compte rendu de cette excursion en utilisant le
profil géologico-floristique publié dans la monographie du Vuache par
notre collègue M. Briquet. S'en référant à cette monographie (cf. Bull.
Soc. bot. Genève N° 7, 1894) pour la liste complète des plantes obser-
vées au Vuache jusqu’à cette date, M. Viret n’enumere que celles
des espèces qui ont été récoltées en fleurs durant la course, et qui sont :
1° Sur le terrain erratique de Chevrier, versant oriental : Coryda-
lis cava, Dentaria digitata, Viola sp., Cerastium viscosum, Prunus
spinosa, Vinca minor, Tussilago farfara, Pulmonaria officinalis,
Primula acaulis, Anemone nemorosa, Daphne Laureola, Poa bulbosa,
Polypodium vulgare.
2° Crête et voisinage (calcaire) : /sopyrum thalictroides. Anemone
ranunculoides, Arabis alpına, Potentilla fragariastrum, Potentillaverna,
Corydalis cava, C. solida, Saxifraga Aizoon, Sempervivum tectorum,
Viola sp. Daphne Laureola, D. Mezereum, Leucojum vernum, Narcis-
sus pseudo-Narcissus, Erythronium dens-Canis. Gagea lutea, Scilla
bifolia, Sesleria cœrulea, Polypodium vulgare, Scolopendrium vulgare.
3° Versant occidental, sur Arcine (calcaire : jurassique moyen) :
Viola divers, Buxus sempervirens, Ophrys muscifera, Erythronium
dens-Canis, Sesleria cerulea : en face du Fort de l’Ecluse: Aelleborus
Jœtidus, Dentaria digitata, Saxifraga Aizoon, Polypodium vulgare.
Faute de spécialiste, aucune trouvaille bryologique ne fut signalée ;
en revanche, les Champignons suivants furent rencontrés : Cyathus
striatus et Collybia tenacella. Enfin, le chef de course récolta des
Algues dans les fontaines de diverses localités (à Chevrier, Col-
longes et Arcines) où il reconnut divers Spirogyra, Zygnema, Mou-
geotia, Batrachospermum (douteux) et quelques rares Diatomées ;
pour terminer, il nous donne d’interessants détails sur les trois Desmi-
diacées recueillies durant cette course : les Closterium Ehrenbergui
Meneg.. Ol. lanceolatum Ktz. et une forme discutable, probablement la
var. Baileyanum Bréb. du CT didymotocum, desquels il nous est pré-
senté de bons dessins d’après nature et des schémas sur la planche noire.
En cette occasion, l’auteur donne un exposé de ses vues sur la pré-
sence de corpuscules voyageurs paraissant circuler autour de la
vacuole pulsatile comme pour y pénétrer, et dont l’action, si le fait est
exact, pourrait être comparable à celle des leucocytes dans le règne ani-
mal : des recherches ultérieures, annoncées par notre collègue et desti-
nées à le fixer sur cette intéressante question, feront éventuellement
l’objet d’une communication spéciale pour une prochaine séance.
En insistant sur la difficulté de contribuer par de nouveaux apports
à la richesse phanérogamique de la flore du Vuache, si consciencieuse-
ment recensée par M. Briquet dans sa Monographie que publia le fas-
cicule 7 du Bulletin de la Société botanique de Genève, le Secrétaire
signale une espèce triviale, le Malachium aquaticum L., qu’il récolta en
abondance (années 1898 et 1899) le long des ruisseaux de Chevrier, et
qui n’est pas indiquée dans la liste des 831 espèces vasculaires consti-
tuant la florule du Vuache en 1894.
HERBORISATION AUTOUR DES BAUGES (SAVOIE). — Dans
le but de reconnaître les voies d’acees de certains éléments floristiques
de la région Sud-Est des Alpes d'Annecy, une excursion aux lisières
orientales et méridionales des Bauges fut exécutée les 17 et 18 avril 1908
(400) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. LA
par MM. Ph. Guinier, Marc Le Roux, Gabriel Naville et G. Beauverd,
membres de la Société botanique de Genève, et Fr. Dumont, professeur
au lycée d'Annecy.
L'examen de la carte indiquant un prolongement de l’axe general de
la Maurienne par le col de Tamié dans la direction de la Tournette, ce
fut par la visite de quelques stations ensoleillées de ce col que débuta
l'expédition en quittant la gare de Faverges, à 6 h. 30 du matin. De la,
passant dans le bassin de l’Isère, l’on explora plusieurs points de la Combe
de Savoie (vallée d’Albertville) considérée comme prolongement du
Graisivaudan : pour terminer, une visite aux garides comprises entre
Montmélian et Chambéry devait fournir des points de comparaison
utiles avec la flore de la lisière méridionale de la Tournette et du Char-
vin, à orientation parallèle, mais située à 30 kilomètres plus au Nord.
Les résultats de cette herborisation, exposés par M. Beauverd, con-
duisent à reconnaître dans la contrée parcourue trois régions prinei-
pales caractérisées comme suit :
1 Une region silvatique triviale, où dominent le hêtre et le
sapin, s'étendant des prairies subalpines du col de Tamie jusqu'aux
environs de Faverges et sur toute la lisière Nord-Est des Bauges;
quelques stations calcaires, favorisées d’une insolation suffisante, per-
mettent le développement de petites garides à Quercus lanuginosa; lon
y rencontre de beaux Ceterach officinarum avec Potentilla micrantha
et de nombreux Viola dans les taillis produisant des hybrides variés :
Viola hirta X odorata, V. hirta X scotophylla. V. odorata X scoto-
phylla. V. odorata X virescens et V. scotophylla >< virescens.
20 Une region des chätaigniers et des prairies dont la phy-
sionomie, transformée généralement par la culture, imprime un eachet
particulier de bien-être au revers oriental de la vallée d’Albertville. —
Les espèces vernales les plus typiques de cette contrée sont les Anemone
nemorosa, Corydalis cava (abondant jusque dans les cultures et les
friches, où il remplace notre Fumaria officinalis), Potentilla fraga-
riastrum, Petasites officinalis, Lathræa squammaria (féquent au pied
des Noyers), Primula acaulis X officinalis (inter parentes), ete. La
monotonie de cette végétation triviale est rachetée par la présence de
nombreux Narcissus incomparabilis.
3° La région des garides, caractérisée par l’abondance du Buis,
commence brusquement sous la Roche-Torse, au point où la muraille
des Bauges s’oriente plus sensiblement vers le Sud-Est. Peu trascen-
dante en sa premiere section (Gresy-Montmelian), cette Buxaie prend
une importance capitale lorsque, à partir de Montmelian, le talus des
Bauges s’expose en plein Sud-Ouest dans la vallée de Chambéry. Bien
que le vignoble ait remplacé la plus importante partie de ces garides,
l’on y reconnait encore une flore méridionale caractérisée par les Sedum
altissimum, Dorycnium suffrutescens, Osyris alba, Pistacia Terebinthus,
Antirrhinm latifolium et autres espèces ne remontant pas plus au
Nord dans les Alpes extérieures occidentales. — Contrairement à ce
qui s’observe sur le versant de Faverges, ce sont les espèces silvatiques
banales (Pyrola secunda, Asperula odorata, Molinia cerulea, Carex
montana, ete)., qui figurent à titre d’exceptions dans ces formations.
Indépendamment de ces constatations d’ordre général, cette excur-
sion aboutit à la trouvaille d’une espèce et d’une variété nouvelles pour
les flores des Bauges, le Potentilla micrantha de Tamié et ’Ophrys
OA ALI TEE
442 BULLETIN DE L'HERBIEK BOISSIER (Ze seR.). 1908 (401)
arachnites var. pseudo-speculum des garides de Chignins. En outre,
plusieurs stations inédites d’espèces connues ailleurs dans les Bauges
ont été constatées pour les Aethionema saxatile, Hutschinsia petræa,
Arabis auriculata, A. sagittata, A. stricta, Reseda Phyteuma, Saxifraga
granulata, Astragalus monspessulanus, Viola mirabilis, Fumana
Spachii, Trinia vulgaris, Cornus mas, Lonicera etrusca, Lactuca
perennis, ete., ete.; en revanche, les Clypeola psilocarpa Jord., Vesicaria
utriculata et Scorzonera austriaca, communs à la flore de la Maurienne
et de la Tournette, n’ont pas été rencontrés malgré les recherches faites
durant l’excursion.
Pour terminer, le rapport énumère les six différentes méthodes de
culture de la vigne observées au cours de ce voyage : 1° la culture en
vigne basse, avec Echallas; 2° la treille; 3° la culture en crosse autour des
arbres morts; 4° la culture sur arbres vifs (Erables généralement);
5° la culture en arceaux bas, utilisant la chaleur emmagasinee par les
pierrailles préalablement amoncelées en très larges murs secs (éboulis
de Grésy sur Isère): enfin 6° en chassis hydrotropique : la surface de
l’eau, en réfléchissant les rayons solaires, contribue à activer la mätu-
rité du raisin, qui se vendange vraisemblablement en petit bateau
(observation de M. Ph. Guinier, en passant à Duingt, lac d'Annecy).
Au cours de la présentation de quelques-unes des plantes de cette
récolte, M. Casimir de Candolle fait remarquer l’hypopeltation des
feuilles du Sedım altissimum, caractère généralement passé sous silence
dans les ouvrages descriptifs, qui ne signalent guère non plus une dis-
position analogue chez les sépales de plusieurs Fumariacées et de
noinbreux Viola.
OBSERVATIONS MYCOLOGIQUES HIBERNALES.— M. Martin,
en explorant en novembre, décembre et Janvier, un tas d’ordures ména-
gères situé près du stand de Veyrier (Canton de Genève), y a récolté
plusieurs champignons du genre Peziza que l’on ne rencontre qu'en
hiver et qui résistent remarquablement au froid et même à la gelée.
Ce sont:
1° Peziza vesiculosa Bull. espèce très commune sur tous les
terrains gras.
2 Humaria glumarum (Desm.). Il avait récolté cette espèce plu-
sieurs fois déjà, mais sans arriver à une détermination certaine ; pour
la première fois il la rencontrait avec un caractère qui avait fait
défaut jusqu'alors : la présence à la surface extérieure et à la marge de
poils hyalins cadues. Ses essais de determination l’ont conduit, suivant
l’ouvrage employé (Gillet ou Cooke), à deux noms différents, qui pour-
raient bien désigner une seule espèce: ÆHumaria glumarum (Desm.),
venant sur les balles des grains et quelquefois sur les brins de pailleau
printemps, et Neottiella ascoboloïdes (Berk.), trouvée sur le sol au Chili
et en Angleterre. Sauf l’habitat, les caracteres de l’espece en question
sont ceux de ces deux espèces.
3° Sclerotinia Libertiana Kckl.
4 Une première forme de Humaria salmonicolor B. et Br.,
en groupes extraordinairement nombreux et serrés sur toutes sortes de
débris pourrissants, de nature végétale; vastes asques de 250 à 300
de longueur et de 34 à 44 y de diamètre et spores de 18—24K10—
14 y; une coupe transversale montre la couche des asques déployée en
éventail.
(402) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. khS
5° Une seconde forme de la même espèce, en groupes moins serrés
et individus encore plus menus, principalement sur du carton pourris-
sant ; asques de 160 à 230 1. de longueur et de 30 à 38 u de diametre
et spores de 16—24xX9—12 y; une coupe transversale montre la cou-
che des asques horizontale ou même un peu concave.
6° Ce qui paraît une sous-espèce H. salmonicolor, qu'on pourrait
appeler decolor: même forme à peu près, même déploiement en
éventail des asques sur une coupe, même asques (300 u X28—34), mais
spores un peu plus globuleuses (20—22X14 u), et couleur beaucoup
plus pâle, entre paille et crème.
7° Une espèce dont la détermination n’est pas certaine, mais qui ne
diffère de Humaria chrysopela Cke (espèce de la Caroline du Sud),
que par la couleur moins vive et une épaisseur plus grande de la
chair.
M. Martin a en outre récolté en janvier, par 50 cm. de neige, au sen-
tier supérieur du Beulet, Helotium lenticulare (Bull.) dont les
asques n'avaient que 80—96 y de longueur et les spores 6—12X3 —4,
tandis que les dimensions normales constatées sur des individus récoltés
dans le voisinage étaient 120 y de longueur pour les asques et 10 —13
X3—4 pour les spores. L'intérieur d’un grand nombre de fruits avait
été dévoré par un insecte qui n'avait laissé subsister de la plante que
de délicates pellicules transparentes.
Au commencement de mars, le sol étant couvert de neige récente, il
a trouvé sur des ramilles de mélèzes, au Beulet, une Peziza minuseule
qu'il n'a pu jusqu'ici identifier, mais dont il a noté soigneusement les
caractères.
Passant des champignons d'hiver aux champignons de printemps,
M. Martin communique un fait intéressant, savoir l’existence dans la
région d’une espèce septentrionale, Gyromitra eurtipes Fr., récol-
tee à Servoz par notre collègue M. Ph. Paiche, et vendue cette année en
grande quantité au marché (provenance des Voirons selon M. Jaccottet).
Il est vrai que Quélet l’identifie avec G. gigas (Krombh.), mais les
spores de son espèce (1—3 ocellées) ne correspondent ni à celles de
G. curtipes (1—ocellées) ni à celles de G. gigas (non ocellées).
M. Martin a eu aussi l’occasion d'examiner de nombreux échantillons
de Diseina reticulata (Grev.) et de Discina venosa (Pers.
récoltées par lui-même ou obligeamment communiquées par MM. Pai-
che, Schimeck, Alex. Jullien, Jaccottet. Il est arrivé à la conclusion que
ces deux espèces, dont l’une au moins (D. venosa) est décrite de plu-
sieurs façons très différentes, ne sont en fait que deux formes, peut-être
deux âges d’une même espèce.
L'apparition exactement à la même époque (dès le mois de mars),
dans les mêmes localités. l'identité de couleur à l’intérieur et à l’exte-
rieur, la même odeur nitreuse, et surtout l'identité des caractères mi-
croscopiques (asques, paraphyses, forme et dimensions des spores) per-
mettent de passer par-dessus de légères différences de forme.
On pourrait conserver le nom de Discina venosa pour la variété
Rabenbhorstii récoltée à Servoz sous des sapins,en même temps que
Gyromitra curtipes, par M. Ph. Paiche, et que Cooke dans sa
Myerographie a figurée sous le nom de P. ancilis Pers. (Pl. 58,
fig. 229).
Enfin, dernière remarque, M. Martin a eu souvent cette année l’occa-
SE Se
arr BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 (403)
sion d'examiner des Ascomycètes restés stériles, ainsi ceux rapportés de
Servoz par M. Paiche et plusieurs individus de Discina venosa.
Faut-il attribuer ce fait au retour de froid succédant à une température
modérée qui avait permis le développement végétatif ?
Cette communication fut rehaussée par la présentation toujours fort
appréciée des consciencieuses et très artistiques aquarelles de l’auteur,
représentant un travail considérable à cause des observations mierosco-
piques et des nombreuses mesures de spores et d’asques qu’il consi-
gnait.
QUELQUES PHANEROGAMES DU BASSIN DE L’ARVE. —
M. Auguste Guinet présente quelques beaux pieds de Gagea lutea pro-
venant d’une station nouvelle. les broussailles du sommet du Petit
Salève. — En cette occasion, M. Beauverd communique quelques re-
marques qu'il réservait pour une séance ultérieure :
Le Gagea lutea (L.) Schult. était connu, pour les environs de
Genève, au sommet du Vuache, d’où il jalonne le bassin du Rhône par
ses stations de Collonges et de Soral et pénètre dans le bassin de
l’Arve par les bois de Crevins, les îles de Veyrier et d’Etrembieres, les
nouvelles stations du Petit Salève (Guinet 1908) et de la Plaine des
Roeailles (Beauverd 1908), le Brezon (Reuter 1861) et la vallée de
Sallanches, entre Domaney et Le Fayet. — Il n’est pas sans intérêt de
voir d’autres plantes du Vuache gagner par la même voie le bassin
supérieur de l’Arve; telles sont:
Anemone Hepatica L., bois de Crevins et Petit Salève: falaises
de la Menoge au confluent de l’Arve; Plaine des Rocailles; Brezon;
bassin de Sallanches.
Holosteum umbellatum L.; Cartigny; anciennes tranchées de
Genève (station détruite): Etrembieres; Plaine des Rocailles.
Corydalis solida Gaudin: Petit et Grand-Saconnex; Carouge ;
Pinchat; Plaine des Rocailles; Brezon et vallée de l’Arve.
Erythronium dens-Canis L. de Chaney au Bois de la Bâtie sur
les deux rives du Rhöne. prineipalement la rive gauche; Pinchat; ra-
vins du Viaison et de la Menoge; Plaine des Rocailles ; pied du Brezon
dans la vallée de l’Arve.
Plus disseminees sont les stations du Buxus sempervirens,
qui saute du Vuache aux rocailles de Veyrier (Salève, 17 kilomètres),
puis à la Plaine des Rocailles (8 kilom.) et dans la vallée de l’Arveentre
Cluses et Sallanches (37 kilom.).
Enfin, il convient d'enregistrer la trouvaille signalée par M. Martin
de l’Zsopyrum thalictroides L., récolté tout récemment par M”® Lee-
man-Martin à Pinchat. bords de l’Arve, et qui, s’il n’a pas été introduit
artificiellement, aurait une importante signification géographique en
rattachant la station rhodanienne de Chancy à celle de Magland dans
la cluse de l’Arve près Sallanche ?
Séance levée à 10 ‘/4 h. Neuf assistants : MM. Viret, Beauverd,
Casimir de Candolle, Guinet, Lendner, Martin, Gabriel Naville, Palibine,
M: Serguéeff.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MÜLLER-ARG.
Lichens. Mürter J. — Pyrenocarpeæ Cubenses,
Mürter J. — Principe de classification in-8°, 46 pages. Leipzig, 1885.
des lichens et énumération des l- —- Trois communications lichénologi-
E chens des environs de Genève, in-4°, ques faites à la Société murithien-
3 95 pages, 3 planches. Genève, 1862. ne, in-8°, 3 pages. Sion, 1887.
| — Lichenum species et var. nov.,in- — Revisio lichenum Féeanorum, in-8°,
8°, 8 p.; Regensburg, 1871. 16 pages. Toulouse, 1887.
z — Ueber Dufourea madreporiformis, — Enumération de quelques lichens de
| in-8°, 5 pages. Regensburg, 1870. Nouméa, in-8°, 8 p. Toulouse, 1887.
E — Compte-rendu critique du Licheno- — Graphideæ Féeanæ. in-4°, 80 pages.
; graphia scandinavica de Th. M. Genève, 1887.
| Fries, 80, 12 p. Regensburg, 1872. — Revisio lichenum Eschweileriano-
— Lichenologische Beiträge, fase. 3 à rum. (Brésil), ser. II, in-80, 43
| 1 35, in-8°. "Regensburg, 1874-1891. pages. Regensburg, 1888.
À — Ein Wort zur'Gonidienfrage, in-8°, — Lichenes Portoricenses, in-80, 7 pa-
3 pages. Regensburg, 1874. ges, Regensburg, 1888.
— Lichenes Finschiani, in-8°, 11 pa- — Lichenes Montevidenses, in- 8, 6
ges. Moscou, 1878. pages. Toulouse, 1888.
La nalure des lichens, in-8°, 7 pa- —- Lichenes Paraguayenses, in-8°, 32
ges. Geneve, 1879. pages. Toulouse, 1888.
— Lichenes Japoniei, in-8°, 7 pages. —- Pyrenocarpeæ Féeanæ in Féei essai
Regensburg, 1879. (1824) et Suppl. (1837). Edilæ, in-
— Les lichens Néogrenadins et Ecua- 4°, 45 pages. Genèce, 1888.
doriens récoltés par M. Ed. André, — Lichenes (Mission scientifique du
in-8°, 15 pages. Toulouse, 1879. Cap Horn, 1882-1883), in-40, 32
— Lichenes Africæ occidentalis à M. pages. Paris, 1888.
Pechuel-Lesche et Soyaux, in-8°, — Lichenes Spegazziniani in Staten
18 pages. 1880. Island, Fuegia et in regione freti
| — Les lichens d’Egyple, in-8°, 13 pa- Magellanici “lecti, in-8°, 20 pages.
ges. Toulouse, 1880. Florence, 1889.
— 4. Enumération des lichens valai- —1. Lichenes Sandwicenses ; 2. Ob-
sans nouveaux. —2. Lichens Augs- servations in lichenes Ar ne
bordpass ; 3. Lichens pentes Gran-
ges ; 4. Lichens Brigue, Nalers; 5
Liehens Hautes-Alpes Valais, in-
8°, 21 p. Sion, 1881.
L'organisation des CϾnogonium el
la théorie des lichens, in-8°, 4 pa-
ges. Genève. 1881.
ses, in-8°, 3 p.; 8p. Marburg, 1889.
Lichenes Oregonenses, in-8°, 5 pa-
ges. Regensburg, 1889.
Lichenes Sebastianopolitani (Rio-de-
Janeiro), in-80,12 p. Florence, 1889.
Lichenes epiphylli novi, in-80, 20
pages. Genève, 1890.
Compte rendu critique des « Sym- Lichenes Argentinienses, in-80, £
bolæ lichens-mycologicæ » du Dr pages. Marburg, 1890.
MS a Hubs — Lichenes Africæ tropieo orientalis,
1889 in-80, 14 pages. Regensburg, 1890.
tee re — Lichenes Coslaricensis I, II., in-8°,
— Revisio Lichenum Meyenianorum, * 49 p., 32 pages. Gand, 1891, 189%.
"nm RO 49 R lin 4 s Be
=R i ne Rs ue — Lichenes Bellendenici (Queensland),
— Lichenes Palestinenses et Enume- in-8°, 10 pages. Berlin, 1894.
nn SION, — Lichenes Tonkinenses, in-80, 9 pa-
upplementum primum, in-80, ses. Berlin, 1891.
pages. Toulouse, 1884. — Lichenes Schenckiani, in-8°, 46 pa-
— Revisio lichenum Eschweileriano- ges. Berlin, 1891.
rum, I. (Brésil), in-8°, 47 pages. __ Liehenes Calharinenses, in-80, 9 pa-
Regensburg, 1884. ges. Berlin, 1891.
— Lichenes Otaïlenses, in-8°, 1 page, — Critique de l'Etude du Dr Wainio,
Toulouse, 1884. _ in-8°, 8 pages. Toulouse, 1891.
— Nachtrag zu den von Dr Naumann — Lichenes Vıctorienses, in-80, 4 pa-
auf der Expedition der Gazelle ges. Florence, 4891.
gesammelten Flechten,‘ 80, 8 pa- — Lichenes Brisbanenses (Queensland),
ges. Berlin, 188%. .. 1n-8°, 20 pages. Florence, 1891.
RSR PAIN ES tes
eue #1.
D MT ETS
Müccer J.— Kritik über Dr Wainio’s
«Etude», in-8°%, 7 p. Regensburg,
1891.
— Lichenes Myoshianı (Japon), in-80,
12 pages. Florence, 1891.
— Lichenes exotici 1 à IV, in-80, 13 p.,
17 p., 12 p.. 7 p., 1892-1893-1895.
— Lichenes, in-8°, 8 p. Berlin, 1892.
— Jichenes Manipurenses, in-80, 16
pages. Londres, 1892.
— Lichenes Knightiani in Nova Zelan-
dia, in-8°, 20 p. Bruxelles, 1892.
— Lichenes epiphylli Spruceani, in-8°,
12 pages. Londres, 1892.
— Lichenes exotiei herbarii Vindobo-
nensis (Auslralia), in-89, % pages.
Wien, 1892.
— Lichenes Yatabeannı (Japon), in-8°,
14 pages. Florence, 1892.
— Lichenes Australiæ occidentalis, in-
80, 8 pages. Berlin, 1892.
— Lichenes Persici, 8°, 9p.Berlin, 1892.
— Lichenes Wilsoniani in Australia
Prov. Victoria lecti, in-80, 33 pages.
Genève, 1893.
— Lichenes Neo-Caledoniei, in-89, 12
pages. Paris, 1893.
— Lichenes Scotliani, in-89, 1 page.
Geneve, 1893.
— LichenesChinenses Henryani, in-80,
2 pages. Genève, 1893.
— 4. Liehenes Arabiei; 2. Lichenes Am-
boinenses, 80, 2p. : 2p. Genève, 1893
— Lichenes Zambesici, in-8°, 6 pages.
Wien, 1893.
— 1. Lichenes Africani ; 2. Revision
der Stein’schen Übersicht über die
von Dr Hans Meyer in Ostafrika
gesammelten Flechten, in-80, 6 p.
et 11 pages. Leipzig, 1893.
— Lichenes Usambarenses, in-8°, 61
pages. Berlin, 189%.
— Lichenes Eckfeldtiani (américains),
in-80, 5 pages. Genève, 1894.
— Arthoniæ et Arthothelii, in-8°, 12
pages. Genève, 1894.
— Graphidæ Eckfeldtianæ, in-8°, 10
pages. Genève, 1895.
— Pyrenocarpeæ Queenslandiæ, in-8°,
18 pages. Brisbane, 1895.
— Serlum Australiense s. species no-
ve auslralienses Thelolremearum,
Graphidearum et Pyrenocarpearum,
in-8°, 15 pages. Genève, 1895.
— An énuméralion of the plants col-
lected by M. E. Penard, in-8°,
3 p. Genève, 1895.
— Lichenes Uleani in Brasilia lecti,
in-8°, 4 p. Berlin, 1895.
£
Mütter J. — Lichenes Colensoani,
in-8°, 12 pages. Londres, 1895.
— Lichenes Sikkimenses, in-8°, 2 pa-
ges. Genève, 1895.
— Leeanoreæ et Lecideeæ Australien- -
ses novæ, 80, 41 p. Genève, 1895.
— Lichenes Ernstiani, 80, 8 p. Berlin,
1895.
— Analecta Auslraliensia, in-8°, 10
pages. Genève, 1896.
— Ueber einige Flechten vom Monte
Rosa, in-80, 2 pages. Bern, 1896.
Autres Publications.
Mürrer J. — Euphorbiaceen, 89, 7 p.
— Species novæ nonullæ americ, Apo-
eynearum, sp. Echitis. in-80, 68
pages. Genève, 1859.
— Neue Euphorbiaceen des Herb. Hoo-
ker in Kew., in-80, 39 pages. Re-
gensburg, 1864.
— Nachricht zu meiner system, Arbeit
über die Euphorbiaceen, in-80, 7
pages. Leipzig, 1866.
— Apocynaceæ (Symbolæ ad fl. Brasi-
lie centralis cognoscendam, in-8°,
19 pages. Stockholm, 1869.
— Observationes et descriptiones plant.
nov. herbarıi Van Heurckiani fasc.
Let il, ın-8°, 117 p.: 432 p. An-
vers et Berlin, 1870-1871.
— Euphorbiacearum species nov&, in-
8°, 19 pages. Ratisbonne, 1872.
— Bestätigung der R. Brown’schen An-
sicht über das Cyathium der Euphor-
bien, in-8°, 7 p. Regensburg,
1872.
— Lysurus Clarazianus, in-8°, 1 page,
1 plauche. Regensburg, 1873.
— Replik auf Dr Baillons « Nouvelles
observalionssur les Euphorbiacées».
in-8°, 20 pages. Leipzig, 1875.
— Rubiaceæ hrasil, nov, in-8°, 27 pa-
ges. Regensburg, 1875.
— Les Characées Genevoises, in-8o, 96
pages. Geneve, 1881.
Publications lichenologiques
d’autres auteurs.
Hue A.-M.—Lichenologische Beiträge in
Flora annis 1874-1891 Editi. Index
alphabeticus, 8°, 52 p. Genève, 1899.
KREMPELHUBER. — Die Flechten Europas
(Hepps Exsice.), 80,20 p. Regensburg
STIZENBERGER Ernst. — Actinopelle,
eine neue Flechlen-Sippe, in-8°, 4
pages, 1 planche. Regensburg, 1861.
WriGr C., Graphideæ Cubenses lectæ
(Nylander determinavit.) (Liste). in-
40, 1 page. Genève.
© S'ADRESSER A L'HERBIER BOISSIER, CHANBEZY
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26, R |
nd de dard du à ue
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1908.
N° 7.
Bon à tirer donné le 1er juillet 1908.
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1908
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
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SA CRE V LUE TAN
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II. —
V, — Gustave Beauverd.
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 7. — JUILLET 1908.
J. W. Palibine. — CONTRIBUTIONS A L’HISTOIRE
DE LA FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE
(avec une planche et deux figures dans le texte). .......
Alexander Zahlbruckner. — BEITREGE ZUR
ELRCHTENELORA BRASIEIENS 2 2.2.2 nee
+ 2
ER
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Pages
Vas)
459
Ch. Meylan. — RECHERCHES SUR LES ESPÈCES
EUROPÉENNES DU GENRE ONCOPHORUS (avec une
gravure dans-le texte) tnt 2.2.22. 21022
Kranz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite).
SOCIETE BOTANIQUE DE
GENÈVE. Comple rendu de la séance du 8 juin 1908 :
M. G. Beauverp : Herborisation à Tenay. — M. le Dr Virer :
Plancton hivernal du lac Bleu de Kandersteg. — M. A. Guiner :
Cypripedium calceolus aux Voirons. — M. de TIESENHAUSEN :
Affinités des Buxacées. — M. le Prof. Dr Cuopar : Une forêt de
Pinsapo méconnue. — M. G. BEAuvErD : Cullure expérimentale
de Primula Auricula. — M. Ch. Marrın : Bibliographie myco-
OU ee RE re en LT en PRES
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PLancHe VI. — (Paraitra dans le prochain numéro).
OBSERVATIONS
469
483
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
Pe
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2me SERIE. — TOME VIil. — 1908.
N° 7.
CONTRIBUTIONS
L'HISTOIRE DE LA FLORE
FRS Re
J. W. PALIBINE.
(Avec une planche et deux figures).
Parmi les provinces phytogéographiques du Caucase, la Transcauca-
sie est celle qui se distingue le plus par l’uniformité du climat et de la
végétation.
Les recherches de M. le prof. N. Kouznetzoff ont démontré pour la
première fois que la province qu'il a nommée « Province pontique »
présente les caractères d’une région tout à fait délimitée au point de
vue de sa végétation [13]. Dans toute cette province, les conditions eli-
matiques sont subordonnées aux mêmes influences ; ce pays longe d’un
côté la Mer Noire et de l’autre (à l'Est) il est limité par de hautes mon-
tagnes, approximativement entre 41° et 44° lat. N.; il comprend toute
la region maritime de l'Ouest du Caucase ainsi qu’une partie de la
Turquie d'Asie entre la Mer Noire et les chaînes Pontiques.
Actuellement cette province représente la région la plus humide du
Caucase par la plus grande abondance des pluies tombées durant l’an-
née; les vents marins apportent dans la zone maritime une précipita-
tion de 220 à 250 cm., mais dans les parties plus éloignées de la mer, ce
nombre diminue jusqu'à 100-140 em. Cette grande humidité favorise
partout la prépondérance marquée d’une végétation forestière.
Sans contredit, toute la Transcaucasie occidentale présente, d’après
M. Medwedeft [16], une forêt continue, par-ei par-là seulement éclair-
cie et déblayée par l’homme. Dans les forêts humides de la Transcauca-
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 7, 30 juin 1908. 31
LIBRARY
NEW YORK
BOTANICAL
GARDEN
446 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SER). 1908 (2)
sie oceidentale se trouve une serie d’arbres que l’on chercherait en vain
dans les autres provinces du Caucase et en Asie-Mineure; au nombre
de ces plantes se trouvent: Quercus armeniaca Ky, Qu. pontica C.Koch,
Buzxus sempervirens L., Andrachne colchica F. et M., Laurus nobilis L.,
Phillyrea Vilmoriniana Boiss., Rhododendron ponticum L., Eh. Un-
gerni Trautv., Rh. Smirnowii Trautv., Evonymus sempervirens Rupr..,
Staphylea colchica Stev., Cistus salviæfolius L., Clematis viticella L.
Dans les forêts de la Transcaucasie occidentale predominent pour la
plupart les formes locales ou celles de l’Asie Mineure: Picea orientalis
Carr., Abies Nordmanniana Link., Fagus asiatica H. Winkl. (F. orien-
talis Lipsky ex pte), Quercus armeniaca Ky., Zelkowa crenata Spach.,
Pterocarya caucasica C. A. M., Prunus Laurocerasus L., Rhododen-
dron ponticum L.: l’on y trouve cependant beaucoup de formes euro-
péennes, surtout méridionales : Fraxinus excelsior L., Acer Pseudo-
platanus L., A. campestre L., A. Trautvetteri Medw., A. platanoïdes L.,
Tilia platyphylla Scop., T. parvifolia Ehrh., Ilex Aquifolrum L.,
Buxus sempervirens L., Laurus nobilis L., Castanea vulgaris Lam.
Quercus pedunculata Ehrh., Qu. sessiliflora Sm., Carpinus Betulus L.,
©. orientalis Lam., Pinus sylvestris L., etc. Les arbustes des forêts pré-
sentent des formes toujours vertes: Prunus Laurocerasus L., Rhodo-
dendron ponticum L., Ilex Aquifolium L., auxquels viennent souvent se
mélanger Vaccinium Arctostaphylos L., Buxus sempervirens L.
Les zones inférieures des forêts hébergent une riche végétation com-
posée de lianes: Clematis Vitalba L., Vitis vinifera L., Periploca græca
L., Smilax excelsa L., Dioscorea caucasıca Lipsky, etc.
M. Kouznetzoff [13] a fait connaitre une serie d’hypotheses sur
l'origine de cette flore, accumulant de plus en plus de preuves en
faveur de son opinion. D’apres lui, la flore du Caucase oceidental et du
Talysch presente des restes d’une flore tres etendue dans les regions
méditerranéennes vers la fin de l’époque tertiaire. Dans ces régions la
flore primordiale, probablement très peu modifiée depuis l’époque ter-
tiaire, s’est conservée, grâce aux conditions climatiques ; tandis que,
presque partout, la flore méditerranéenne est adaptée à des conditions
d’un climat plus ou moins sec.
Cette flore, qui ne présente pas d’endémisme générique, contient des
espèces endémiques bien délimitées dans les genres polymorphes'. En
outre, les espèces reliques ont souvent leurs proches dans l’Asie orien-
tale et en Europe, tandis qu’elles sont tout-à-fait étrangères aux régions
limitrophes du Caucase. Par exemple, Dioscorea,caucasia Lipsky a une
! Les récentes conclusions statistiques sur la flore du Caucase faites par le
prof. N. Kouznetzoff signalent que dans la region pontique l’endemisme des
espèces est considérablement plus faible (seulement 19 0/) que dans les régions
de la flore alpine de la Haute chaîne du Caucase (47-52 0/0) et même que dans
celle des xérophytes du Daghestan (28 °/0). (N. Kouznetzoff, Contributions à la
statistique de la flore du Caucase). Bull. de l’Acad. Imp. des Sc. de St.-Peters-
bourg, 1908, Ser. VI, no 1, p. 103-132 (en russe).
Re
(3) J. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. Ua’
parenté avec D. deltoidea Wall. de l’Afghanistan et de l'Himalaya;
Rhamphicarpa Mediwedewi Alboft avec À. fistulosa Benth. de la Nubie
et de l’Abyssinie; ZLereschia Flahaultii Woronoft avec L. Thomas
Boiss. de la Calabre.
La flore actuelle de la région pontique du Caucase est analogue à
celle que l’on trouve dans certaines régions de l'Espagne méridionale
(région Bétique) : elle est absente dans les autres parties de la région
méditéranéenne. À l’état fossile, on la trouve sur le versant septentrional
des Alpes, dans les brèches de Höttinger, pres d’Innsbruck [31, 32] et
près des grands lacs de l'Italie du nord, Lugano, Côme et Iseo où nous
trouvons des empreintes du Æhododendron ponticum L. et d’autres types
pontiques, conservées dans des dépôts interglaciaires [1, 2]. C’est tout le
contraire au Caucase, où les types pontiques dominent jusqu’à présent
dans la flore actuelle, tandis que la flore tertiaire de ces régions est in-
connue. En conséquence, toutes les suppositions sur l’origine de cette
flore sont basées sur les recherches des conditions d'existence et de
distribution des types pontiques actuels. Les empreintes végétales n’ont
été signalées que sur le versant septentrional de la Haute Chaîne du
Caucase, dans le bassin du fleuve Kouban, dans des dépôts sarmatiques,
[19] ainsi que dans le Daghestan, près de la mer Caspienne, [18], dans
des dépôts méditerranéens (deuxième étage). HN:
Des restes d’une flore plus récente ont été découverts dans la region
pontique, près de la ville de Soukhoum, en 1903 par MM. Tanfilieft
et Woronofi.
En ce qui concerne ces régions au point de vue géologique, elles ont
été déjà depuis longtemps explorées.
M. Sorokine, ingénieur des mines du Service géologique du Caucase
[28]. qui a fait des recherches dans le district de Soukhoum en 1876, a
observé que dans les niveaux supérieurs des affleurements des environs
de Soukhoum, d’Abjakva, d’Alexandrovsk et d’autres localités, on
trouve principalement des grès jaunâtres ou brunâtres ayant un pen-
dage S. W.et formant de nombreux plis. Il n’y a pas trouvé de fossile,
et ce n’est que dans les marnes superposées aux calcaires crayeux subor-
donnés aux grès, qu'il a rencontré en quantité notable des écailles de
poissons pareilles à celles qui caractérisent la couche à poissons. Sui-
vant M. Sorokine, les grès représentent un niveau sensiblement plus
récent que le niveau à poissons, et d’autres considérations le conduisent
à supposer que ces deux horizons sont tout à fait indépendants.
« Quant à la série des grès et marnes verdâtres superposées aux grès
jaunätres et brunätres, je ne sais s’il faut les mettre en parallèles avec
ces derniers ou en faire un niveau supérieur. L'absence de fossiles, et le
bouleversement des couches, ne permettent pas de suivre leurs rapports
stratigraphiques et il est impossible d’en fixer l’âge. »
Dans la notice sur les côtes de la Mer Noire de M. Tanfiliefi [29],
nous trouvons une description assez complete des affleurements où ont
été trouvés les chênes fossiles.
Sur la pente de la première terrasse littorale s'étendant au N. de la
448 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (4)
ville de Soukhoum, dans des argiles jaunâtres alternant avec des gra-
viers, à 30 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, on trouve,
sur l'emplacement du jardin botanique de Soukhoum, desintercalations
contenant des feuilles de chêne bien conservées. Dans les mêmes argiles,
au voisinage de Sotchi, on trouve, d’après M. Tanfilieff, de petits coquil-
lages semblant appartenir au postpliocène d’eau douce.
A Soukhoum, où l’on trouve les mêmes argiles alternant avec des
graviers, J'ai récolté, dit M. Tanfilieff, de belles empreintes de feuilles
de chêne (Quercus pedunculata ou Qu. sessiliflora) ce qui indique nette-
ment un âge post-tertiaire, étant donné que ces formes n’ont jamais été
trouvées dans des dépôts tertiaires.
Malgré la précision de cette détermination de l’âge des dépôts d’eau
douce de Soukhoum, nous pouvons considérer la question comme ou-
verte, étant donné que la détermination du seul fossile trouvé est loin
d’être suffisante. Les échantillons qui nous ont été remis par M. Woro-
noff pour la détermination different sensiblement des formes indiquées
par leur forme et les caractères de la nervation.
Qu. sessiliflora Sm. et Qu. pedunculata Ehrh. appartiennent au
groupe des chênes à eupule couverte de petites écailles (Microlepidium)
d’après la classification des chênes d'Europe et d’Asie-Mineure de
Kotschy [8].
En remontant aux représentants de cette section hebergés au Cau-
case, nous pouvons voir que chez eux prédominent les espèces de chêne
à feuilles peu divisées et lobes à sommets obtus ou arrondis.
Au contraire, chez notre forme fossile, les feuilles sont assez grandes
et fortement sinuées. Leur particularité la plus caractéristique est la
forme allongée des lobes aigus, ce qui ne se trouve dans aucune espèce
de la section Microlepidium qui habite le Caucase.
Parmi les autres espèces de la flore du Caucase, une seule a de la
ressemblance avec notre fossile, c’est le Quercus macranthera F. et M.,
de la section Mesolepidium Ky. voisine de la précédente.
Qu. macranthera F. et M. a les lobes des feuilles inégaux en raison de
la longueur et de la largeur; de plus, ces lobes sont toujours plus aigus
dans la direction du sommet des feuilles. Le nombre des lobes varie
entre 4 et 12. Pour ces raisons les feuilles se rapprochent du type des
feuilles de Qu. sessiliflora Sm., mais en même temps elles se distin-
guent par la présence de nervures secondaires, intermédiaires dont le
nombre chez les formes fortement lobées de Qu. macranthera F. et M.
de même que chez notre forme fossile, atteint 2 ou 3 pour chaque inter-
valle.
En ce qui concerne ces lobes, il faut ajouter qu’ils se dintinguent ab-
solument par leur forme allongée souvent très aiguë, des formes de
ceux du Qu. sessiliflora Sm.
1 Qu. Robur (Qu. pedunculata Ehrh.), Qu. Haas Ky., Qu. armeniaca Ky., Qu.
sessiliflora Sm., Qu. Tschorochensis C. Koch., Qu. pubescens W. et Qu. Cedro-
rum Ky.
=
ES
(5) J. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 449
Revenons au Qu. pedunculata Ehrh., quise distingue du Qu. sessili-
flora Sm. et du Qu. macranthera F. et M. par le nombre relativement
petit de lobes des feuilles (de 4-7, mais le plus souvent 5), ainsi que par
6 ee Da
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Fig. 1. Qu. macranthera F. et M. du Daghestan.
des petioles si courts, que les feuilles paraissent être presque sessiles;
- chez le Quercus macranthera F. et M. comme chez nôtre fossile, les pé-
tioles sont longs et sensiblement élargis à la base.
Parmi les autres représentants de la section Microlepidium, distri-
. 450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1908 (6)
bués au Caucase, C’est le Quercus armeniaca Ky., qui se rapproche le
plus de nos espèces. On voit dans le dessin original de Kotschy [9], que
la forme des feuilles du Qu. armeniaca Ky, est ovoïdo-elliptique, avec
lobes faiblement sinués et plus ou moins obtus au sommet ; la nervure
tertiaire, un peu courbée, est faiblement marquée. Une autre espèce
distribuée de même dans la province Pontique, Qu. Tchorochensis C.
Koch [10], ressemble un peu, quant à la forme des feuilles et des lobes
à Qu. armeniaca Ky.; elle se distingue toutefois de cette dernière par
des lobes courts et obtus, et des nervures tertiaires faiblement marquées.
— Le Quercus Cedrorum Ky. du Daghestan a la feuille profondément
lobee; il ressemble en général à Qu. macranthera F. et M., duquel il se
distingue par les pétioles des feuilles longs et le caractère de sa ner-
vure. Les nervures tertiaires de Qu. Cedrorum Ky. [11] présentent des
mailles doubles, fermées, n’atteignant pas le bord, tandis que ceux de
Qn. macranthera F. et M. sont droits et se prolongent jusqu’à la marge
du lobe; enfin, le Qu. Haas Ky., ressemble beaucoup au Qu. sessiliflora
Sm., que Boissier considère comme variété de ce dernier [4]. Qu. Haas
Ky. a les feuilles très grandes, à lobes larges peu nombreux, le plus
souvent obtus ; ses pétioles sont très courts. Notre fossile est done plus
apparenté au Qu. macranthera F. et M., et présente l’empreinte d’une
feuille du chêne très proche, si ce n’est tout à fait identique à la forme
actuelle de Qu. macranthera F. et M.
En tout cas, nous n’avons aucun indice pour distinguer la forme fos-
sile de la forme actuelle de cette espèce. Le Quercus macranthera F. et
M. fut trouvé pour la première fois à l’état fossile ; et en ce qui con-
cerne les espèces mentionnées par M. Tanfilieff, (Qu. pedunculata Ehrh.
(= Qu. robur L.) et Qu. sessiliflora Sm.) elles sont très nombreuses dans
les dépôts post glaciaires d'Europe et furent aussi découvertes d’après
M. Cl. Reid dans les dépôts préglaciaires de l’Angleterre'.
La distribution actuelle du Qu. macranthera F. et M., prouve, que
cette espece est completement absente dans la flore de la province pon-
tique. La région de sa distribution est la zone des forêts subalpines (de
1200 a 2250 m.) du Caucase oriental et de la Transcaucasie meridio-
nale, de la Perse et de l’Asie-Mineure.
La region de sa distribution dans la Transcaucasie commence dans
les monts Trialêtes et le bassin de l’Olty-tschai à l'Ouest; d’après M.
Medwedeff, Qu. macranthera F. et M. forme parfois des forêtsétendues
dans les montagnes du Petit Caucase, au Karabagh sur la chaîne Bach-
back, au Daralagös, dans les montagnes Gandsha d'Arménie et au
Talysch [321]. Il se trouve aussi en Perse, dans les provinces de Guillane
et de Mazandérane [23] sur la pente septentrionale des monts Elbours,
! Récemment M. Reid [26] a publié les résultats de l’étude des empreintes des
dépôts d’alluvions préglaciaires du comté de Norfolk, où on a trouvé près de
Happisburgh, des restes indubitables de Quercus Robur L., représentés par des
cupules figurées par M. Reid.
(7) J. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 451
dans certains endroits comme arbre, dans d’autres comme arbrisseau
rampant. La distribution actuelle du Qu. macranthera F. et M. pré-
sente ainsi quelques régions isolées, adaptées à la zone subalpine des
pays mentionnés plus haut. Nous pouvons distinguer pour la distribu-
bution de cette espèce les quatre régions suivantes. '
1. Région du Daghestan, comprenant la partie sud-est de la Haute
chaîne du Caucase. Le long de la limite orientale de cette région, Qu.
macranthera F. et M. a été trouvé dans l'arrondissement de Dargha,
près de Mikighi, dans la zone subalpine à 1300 m. ; sur les rochers de
Berkhany-Khada parmi les arbrisseaux 16, VI, 1898. (Alexéenko):
l'arrondissement de Kaitago-Tabassaran, au-dessus du village d’Ourgakh,
sur la pente méridionale boisée, 2 VI. 1902 fl. (Alexéenko et Woro-
noff); entre les villages de Gourmi-Cha et de Ourgakh forêts de hêtre,
versant oriental 1, VI, 1902 fl. (Alexéenko et Woronoff); près Goumi-
chty, dans les défilés au-dessus du village de Djémi, à la limite des forêts
(2000 m.), 15, VIII. 1899. (Alexéenko); district Kouba, entre le village
Ourwa et la source de Kazan-Boulakh, I, VIII, 1899 (Alexéenko); dans
arrondissement d’Andine (versant septentrional de la Haute chaîne)
entre Khoupro et Kodor dans la zone subalpine forestière supérieure
(approximativement à 2250 m.), avec Acer Trautvetteri Medw., 30, VI.
1904 [Busch, 5];le versant meridional de la Haute chaîne (Kakhétie),
entre Gremi et Kodor dans la gorge du fleuve Intzoba à la limite supé-
rieure des forêts de hêtres, d’erables, de bouleaux 30. VII. 1904,
[Busch, 5]. Sur la pente méridionale de la Haute chaîne, près Sala-
wate VIII. 1843, (Kolenati) ; près de Lazale (au nord de Nukha), zone
alpine 15. VI. 1885, [Radde, 25]; Lagodekhi [Smirnoft, 25].
2. Région du Talysch, comprenant des regions subalpines du Ta-
lysch, proprement dit, russe et persan, Guiliane et Mazanderane, où Qu.
macranthera F. et M. se trouve sur la pente nord des monts Elbours,
dans la zone subalpine. Il fut découvert pour la première fois par
Hohenacker sur la montagne boisée d’Idine, entre les routes de Su-
want et de Drych (900 m.), ainsi qu’aux environs de Lenkoran et d’Astara
[6]. Cette dernière découverte n’a pas été confirmée par les explorations
plus récentes; ensuite, près de Germüsch et aux monts Kys-jurdy, où il
forme avec le poirier la limite supérieure de la forêt; dans la zone su-
balpine on en trouve des arbres isolés jusqu’à l’altitude 2200 m., 27,
VI. 1880, [Radde, 21] près de Tschindan-Kan à la limite des forêts avec
Ulmus campestris, Fagus, Acer campestre, Carpinus Betulus, et Pirus
communis 800 m. [Radde, 22].
1 Nous donnons ici toutes les localités connues jusqu'à present, que nous
avons notées dans les herbiers de St -Petersbourg, Tiflis et Genève. Nous présen-
tons avec nos meilleurs remerciements à M. Medwedeff, Directeur en chef du
Département d'agriculture au Caucase, qui nous a communiqué certaines données
précises sur la distribution de Qu. macranthera F. et M. dans la Transcaucasie.
&)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Putubutron/de
Quercus AMaxoA era”. # ad.
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Schelle: | : lo.000000
(9) J. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 453
Dans le Talysch persan, Qu. macranthera F. et M. fut trouvé entre
Ardebil et Astara VII. 1847. [Buhse, 3], Sisian 23, V, 1847 [Buhse,
3] et aussi à Guiliane, dans les montagnes Rudbar 18, V.1848,[Buhse,
3]; dans la chaîne Ssammam 1-VI, 1848, [Buhse, 3] et enfin à Mazande-
rane, près Radkann, limite orienale de distribution IX, 1848 [Buhse, 3].
3. Région arménienne, comprenant les montagnes du Petit Caucase,
l’Armenie et les provinces avoisinantes de cette dernière et où la ré-
gion de distribution de l’espèce s’etend depuis les monts Trialête (du
gouvernement de Tiflis) jusqu’au mont Gandsha dans le Karabagh et
jusqu’à la frontière turque au sud. Dans les monts Trialêtes, Quercus
macranthera F. et M. se trouve dans la zone subalpine : pres de Bor-
jom (Smirnoff, 25), au même endroit à la hauteur de 1800 m. 1, V, .
1896. [Winogradoff-Nikitine, 25]; à Bakouriani 1800 m. 29, V.
1887, (Akinfieff); à Mamoulty 12,000-1800 m., dans la région subal-
pine [Radde, 25]; à Manglisse 1200 m. (Smirnoff); (dans l'Herbier
de Medwedeff); dans le district Bortchaly du gouvernement de Tiflis
entre les villages de Dissikh et de Sady-Ogly (Herbier de Medwedeff),
a Tehkhara-Tehkoro, extrémité méridionale des monts Trialêtes 2700 m.,
[Radde, 25]; à Delijany dans le gouvernement d’Elisabethpol, VI. 1885,
[Radde, 25]; Camp Redkine dans le défilé de Délijany (Herbier de
: Medwedeïñ,) Tschai-Kende au nord du lac Goktcha, le long du fleuve
Kourak-tchaï 15 VI. 1844 (Kolenati); à Sarial, au sud-ouest d’Elisa-
bethpol [Hohenacker, 6], Tatew (Bayern); Karabagh, 1829, (Zo-
witz), dans les forêts, pres Nahitchewan 7, VI. 1847. [Buhse, 3];
au même endroit dans les forêts de la montagne Kochedara 1829:
(Zowitz), localité de Kartchewan, près Ordoubad, dans le gouverne-
ment d’Eriwan (Herbier de Medwedeff); bassin du fleuve Migri-
tschai 17, VII. 1903. [Hryniewiecki, 7]; les montagnes du district de
Zanguezouri (Herbier de Medwedeff); Douchi 22, V. 1890. (Radde);
Lysogorsk pres Choucha 2, VI. 1890. [Radde, 25]; dans la möme
région, en plusieurs endroits, à la limite des forêts|Lomakine, 15] Kara-
klis, V. 1885. [Radde, 25], village d’Allawar, gouvernement d’Eriwan
(Herbier de Medwedeff); Daratschitschakh à l’ouest du lac Goktcha
dans le district de Novobajazète, 1800 m. (Herbier de Medwedeff);
sur le mont Alagös, pres Pyragone (Frikk); le mont Ker-ogly dans le
défilé d’Olty (Herbier de Medwedeff); bassin du l’Olty au-dessus de
la gorge d’Anzow 15, VIII. 1886. (Prince Massalsk y).
4. Region d’Amasie, dans l’Asie-Mineure, près de la ville d’Amasie:
sur les montagnes d’Ak-Dagh et de Sana-Dagh 9, VII. 1889 (Born-
müller).
Il est possible que cette dernière localité ne représente peut-être
qu’une continuation de la region Armenienne; mais il faut la conside-
rer à part en raison de l’insuffisance des données sur la flore de l’Asie-
Mineure septentrionale.
D’après la distribution du Quercus macranthera F. et M. au Caucase
454 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (10)
et dans les pays limitrophes on peut observer que les régions corres-
pondent aux principaux éléments orographiques du pays ; la Haute
chaîne du Caucase, le Talysch et l’Elbours, la haute Arménie et les
montagnes de l’Asie mineure. :
Aussi cette espèce présente-t-elleun type nettement subalpin et adapté
aux régions à faibles précipitations annuelles, car on ne le trouve plus
dans des régions plus humides telles que la province pontique, ou la
partie occidentale et centrale de la Haute chaîne et de ses contreforts.
Autant que l’on peut en juger d’après les données de M. Radde sur la
distribution des précipitations dans le Caucase [24], on voit, que cette
espèce subalpine recherche les régions dont les précipitations annuelles
sont de 75 à 80 em.
Il est clair qu’on la retrouve dans les mêmes conditions à Talyseh, où
elle est comme dans la zone forestière supérieure passant aux prairies
subalpines couvertes de xérophytes.
Toutes les données fournies par l’etude de la distribution et des con-
ditions d'existence de l’espèce permettent d'admettre que l’époque à
laquelle le Qu. macranthera F. et M. prosperait sur la côte de la Mer
Noire, se distinguait par un climat sec et assez froid, qui convenait à
une végétation subalpine dans les montagnes voisines de la mer, ainsi
que c’est le cas dans les régions subalpines où cette espèce existe ac-
tuellement.
La plupart des auteurs sont d'accord sur ce point, que la période
glaciaire au Caucase se distinguait par une faible extension des gla-
ciers, une température basse et une diminution des précipitations [27];
il en était de même dans les steppes de la Russie méridionale, qui
avaient un climat continental sec‘. Il est probable que c'était précisé-
ment l’époque favorable au développement de Qu. macranthera F. et
1 D’après N. Sokoloff [27], l'histoire du bassin de la Mer Noire à l’époqne post-
glaciaire est la suivante:
Le bassin saumätre à faune caspienne de la période glaciaire, totalement des-
salé, sous l'influence d’un changement de climat s’est progressivement desséché,
avec abaissement de niveau et diminution de surface.
Avec l’abaissement de niveau se produisait le surcreusement des cours d’eau et des
vallées. Lorsque le niveau de base était à son minimum, il était à 30 mètres au-
dessous du niveau de l'Océan. Mais par la suite, lorsque grâce aux effondrements,
une communication vint s'établir entre la Mer Noire et la Méditerranée, l'apport
d’eau salée fourni par cette dernière, qu'il faut supposer considérable à cause de
la différence de niveau, transforma le bassin Pontique en une province méditer-
ranéenne à faune appauvrie par la différence de climat et l’insuffisante profon-
deur des Dardanelles et du Bosphore. Le niveau du bassin devint le même que
celui de l'Océan, l’eau de mer submergea les embouchures des fleuves et forma
les limans.
Pendant le dessèchement post-tertiaire du bassin Pontique, dans la région des
steppes méridionales se déposait le læss. Quoique l'accord ne se soit pas encore
fait au sujet de l’origine du less, plusieurs savants admettent que le lass est
une formation continentale subaériénne dans le sens le plus large du mot. Il n'y
(11) 1. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 455
M., dans les parties du Caucase, de la Perse et de l’Asie Mineure qui
forment aujourd’hui ces domaines disjoints où ces conditions favorables
existent encore.
Au sujet de ces conclusions, publiées en 1907 dans le Bulletin de
l’Académie Impériale des Sciences de St.-Petersbourg [20], les botanistes
russes dans leurs analyses, se sont prononcés quant au fond.
M. Woronoff au sujet de cette découverte paléontologique dit que la
détermination des feuilles de chêne fossile doit être acceptée avec ré-
serve tant qu'on n’en aura pas découvert le fruit. La supposition que la
région de la Colchide maritime ait eu, à une époque quelconque, un
climat plus ou moins sec, analogue au climat de Karabagh ou de
l'Arménie lui semble peu probable ; tout au moins cette supposition ne
se trouve confirmée en aucune manière dans les données de géographie
botanique qui se trouvent à notre disposition : de nouvelles recherches
dans cette direction seraient très désirables.
Contre cette opinion de M. Woronoff nous devrons dire de nouveau
que dans la flore actuelle du Caucase nous n’avons absolument pas
de type de chène dont la feuille rappelle celle du Qu. macranthera
F. et M.
En ce qui concerne le fruit des chênes dn groupe Microlepidium et
surtout des espèces mentionnées plus haut, ils ne se distinguent presque
pas entre eux et, en tout cas, ils sont moins caractéristiques que leurs
feuilles.
Quant à la tendance de l’auteur de cette analyse [33] de juger de la
flore fossile en se basant sur la flore actuelle, elle ne nous semble pas
fondée: dans la plupart des cas, cette méthode ne conduit à aucun ré-
sultat positif.
Les recherches de M. Nathorst sur la distribution des restes de
la flore glaciaire d'Europe [17] signalent de nombreuses localités, dissé-
minées en Suède, en Russie, en Allemagne, en Angleterre, au Dane-
mark, ete., contenant une flore de caractère arctique tout-à-fait étran-
gère à la flore actuelle de cette région. On peut en dire autant de la
a pas de raison de supposer que la Russie méridionale, pendant la phase post-
glaciaire, avail un climat défavorable à la formation de dépôts éoliens. L’exten-
sion des steppes sur le sol de la Belgique et une partie de la France, à travers la
plaine allemande est confirmée par la constatation de la faune steppique.
Comme, d’autre part, le régime des steppes est étendu très avant vers le Nord
de la Russie, on est forcé d'admettre que l’extrême Sud de la Russie avait un
climat plus continental et plus sec qu’actuellement.
L'hypothèse d’un climat sec s’accorde bien avec le fait constaté de l’abaisse-
ment du niveau dans le bassin Pontique avant l'ouverture d’une communication
avec la Méditerranée. Il n’y a pas de raison de supposer que les plaines de la
Russie méridionale qui venaient de se débarrasser de leur couverture de glace
avaient un climat torride à la facon des déserts de l’Asie centrale. Ces régions
_ étaient peut-être pareilles aux toundras sèches du Nord de la Sibérie, qui ont
frappé Middendorff par leur analogie avec les steppes du Turkestan à divers
points de vue, et en particulier par l'absence de forêts.
456 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (12)
distribution des restes de flore pontique dans le Tyrol septentrional
près d’Innsbruck, décrite par M. Wettstein [31, 32] ainsi que des
restes d’une flore semblable décrite par M. Baltzer et E. Fischer
[1, 2] et découverte dans les environs des lacs de Lugano, de Côme et
d’Iseo où la flore actuelle ne présente aucun indice permettant d’ad-
mettre l'existence à une époque relativement peu éloignée d’une flore à
caractère pontique.
Le prof. N. Kouznetzoff est d’une opinion différente à ce sujet [14];
tout en reconnaissant la possibilité d'erreurs dans toute determination
paléontologique, il estime que les conclusions qu’on en tire ont une
certaine importance. Ses recherches personnelles, poursuivies pendant
plusieurs années sur l’origine de la flore du Caucase le conduisent aux
considérations que nous résumons ci-après:
Pour la Transcaucasie, surtout dans sa partie occidentale, il n’y
avait pas de données précises pour supposer qu’au delà de la Haute
Chaîne du Caucase à l’époque post-glaciaire, il existât une période à
climat plus continental. La découverte du Qu. macranthera F. et M. dans
les dépôts d’eau douce des environs de Soukhoum rend cette hypothèse
très probable, et en outre, on peut se rendre compte ainsi d’une série
de faits phytogéographiques jusqu'ici inexplicables. Par exemple, on a
trouvé au Daghestan Central un xérophyte des régions rocheuses à
distribution très disjointe, le Statice Owerin Boiss. qu’on retrouve
d’autre part dans l’Armenie turque et dans la vallée de l’Euphrate. Il
parait encore plus étrange de trouver dans le haut Daghestan des types
méditerranéens ou voisins de ces derniers, et absents dans toutes les
autres parties du Caucase, même dans la Transcaucasie occidentale, la
plus rapprochée de la zone méditerranéenne (par exemple: Æedræan-
thus Owerinianus Rupr., Hypericum asperulæfolium Turez. ete.). Tous
ces faits s’expliquent aisément par l'hypothèse d’une période continen-
tale, qui a régné en même temps sur toute la Transcaucasie. Cette
hypothèse semblait peu défendable jusqu’à la découverte de Quercus
macranthera F. et M. près de Soukhoum. La période continentale en
question n’a pas été assez longue pour détruire la flore tertiaire du Cau-
case: dans les gorges isolées et abritées de la Transcaucasie occidentale,
les types pontiques ont traversé l’époque continentale de même que la
période glaciaire, malgré l’abaissement de température. Pendant la
période continentale les types méditerranéens pouvaient effectuer des
migrations et trouver des stations temporaires au Caucase occidental,
et passer de là au Caucase oriental et au Daghestan. En même temps,
les xérophytes d'Arménie pouvaient pénétrer jusqu’au Daghestan à
travers la Transcaucasie orientale. Le changement de climat qui s’est
manifesté par une élévation de temperature et d’humidite a favorisé
une nouvelle extension des types pontiques dans la Transcaucasie occi-
dentale et la disparition des types plus xérophiles. Les types médi-
terranéens ont commencé à disparaître, et n’ont persisté que dans cer-
tains districts disjoints (pres de Pitzunda, Gagry, Artvine, ete.). Le
Quercus macranthera F. et M. a également disparu de la Transcaucasie
(13) 3. W. PALIBINE. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 457
occidentale et d’autres régions, et ne se trouve. plus actuellement que
dans quatre régions disséminées de l’Asie antérieure. Au Caucase orien-
tal, la migration intense des types continentaux s’est aussi arrêtée en
partie. Toutes ces causes ont eu pour résultat la répartition spora-
dique des xérophytes du Caucase oriental, de même que l’existence des
reliques de types méditerranéens qu’on ne trouve plus dans la partie
occidentale du Caucase. Ces faits qui paraissaient énigmatiques, — dit
le professeur Kouznetsoff, — deviennent compréhensibles après les
études de Palibine sur l’extension géographique actuelle et passée du
Quercus macranthera F. et M.
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459
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Bresil, vol. II (1890), p. 214. — Verrucaria diremta Nyl., Lichgr. Nov.
Granat. Prodr. in Acta Societ. Scient. Fennic., vol. VIT (18653), p. 492.
Regio Amazonica: Rio Juruä, ad corticem Coussapoæ (E. Ule, Expedit.
Amazon. Nr. 357).
Phylloporina epiphylla (Fée) Müll. Arg.
Prov. Rio de Janeiro, ad folia Bactridis (E. Ule, n° 366 pr. p.)
Astrothelium conigerum A. Zahlbr. nov. spec.; typus in herb.
Vindob.
Thallus crustaceus, uniformis, epiphloeodes, 0.17 — 0.19 mm. crassus,
. cartilagineus, effusus, subareolatim-rimosus, lævigatus, sorediis et isidiis
destitutus, ochraceo-lutescens vel olivaceo-lutescens, nitidulus, KHO
demum rubescens, Ca Cle O2 —, corticatus, cortice decolore, crasso, ex
hyphis ramosis, pachydermaticis, ramosis, conglutinalis formato immixtis
cellulis substrali, lutescente, medulla angusta, hyphis non amylaceis,
gonidiis chroolepoideis. cellulis dilute viridibus.
Stromata sessilia, magna, ad 2 mm. alta et basi ad 1 mm. lata, nigra,
a thallo libera, dispersa vel rarius 2 approximata confluentiave, conica
vel lageniformi-conica, recta vel leviter obliqua, ad verlicem utplurimum
retusa et applanata, et poro rotundo tenui, non umbilicato pertusa, collo
longuisculo prædita et in parte basali nuclea 2-5 continentia, fuliginea,
crassa ; peritheciis subglobosis, ostiolis obliquis in ostiolum commune
rectum vel subrectum, angustumabeuntibus; hymenio decolore, subgloboso,
gelatinoso, guttulis oleosis non impleto, I haud lutescente, ascis vinose-
rubentibus; paraphysibus tenuissimis, filiformis, laxe ramosis et connexis,
eseptatis ; ascis oblongo-vel ellipsoideo-clavatis, ad apicem rotundalis,
210-250 y. longis et 48-53 y, latis, 8 sporis; sporis in ascis biserialibus,
obliquis vel subverticalibus, decoloribus, ellipsoideis vel ovali-ellipsoideis,
utrinque rotundatis, membrana crassiuscula cinctis, 3-5 septatis, cellulis
subcubico-rotundatis, ultimis minoribus plus minus lentiformibus, rectis
vel subrectis, magnis, 70-108 y longis et 26-29 y latis.
Regio Amazonica, Rio Juruä, ad corlicem Heveæ brasiliensis (E. Ule,
Exped. Amazonic. n° 356).
Eine durch die grossen, konischen, sitzenden und von Lager nicht
bekleideten, schwarzen Stromen sehr auffällige Art.
Heufleria sepulta Trevis. in Flora, vol. XLIV (1861), p. 23; Wainio,
Etud. Lich. Brésil, vol. II (1890), p. 192. — Astrothelium sepultum Montg.
in Annal. Scienc. Natur. Botanique, ser. 22, vol. XIX (1843), p. 74.
460 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (2)
Regio Amazonica: Rio Juruä, ad corticem Coussapoæ (E. Ule, Expedit.
Amazonic. n° 358).
Opegraphella filicina Müll. Arg.. Lichen. epiphylli novi (1890), p. 20
et in Flora, vol. LXXII (1890), p. 193. — Opegr'apha filicina Monig. apud
Ramon de la Sagra, Historia fisic. Cuba, Botan. (1838-42), p. 184, Tab. IX,
Fig. 1; Müll. Arg. in Flora, vol. LXVI (1883), p. 349; Wainio, Etud. Lich.
Brésil, vol. Il (1890), p. 133.
Conceptacula stylosporarum numerosa, minima, semiglobosa, nigra;
perithecio fuligineo, dimidiato ; stylosporis acicularibus, rectis, subindis-
tincte 6-8 locularibus, 11-13 y. longis et ad 0,5 y latis.
Prov. Rio de Janeiro, ad folia Bactridis (E. Ule, n° 366 pr. p.)
Mazosia strigulina (Nyl.) A. Zahlbr. in Engler-Prantl, Natürl. Pflanzen-
familien, Teil I, Abt. 1” (1905), p. 105. — Chiodecton (Mazosia) strigulina
Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. Il (4890), p. 147 (ubi synon).
var. radians A. Zahlbr. — Opegrapha (Rotula) radians Müll. Arg. in
Flora, vol. LXVI (1883), p. 348.
Prov. Rio de Janeiro: ad folia Bactridis (E. Ule n° 366 pr. p.)
Mazosia Rotula var. granularis Müll. Arg. in Bullet. Soc. Botan. Bel-
gique, vol. XXX (1891), p. 77 et in Journ. Linn. Soc. London, Botany,
vol. XXIX (1892), p. 328. — Rotula vulgaris var. granularis Müll. Arg.
in Flora, vol. LXXIIT (1890), p. 192.
Regio Amazonica: Rio Negro, prope Manäos, ad folia Palmæ cujusdam
(E. Ule, Exped. Amazonic. n° 363).
Cœnogonium Leprieurii (Mont.) Nyl.; Wainio, Etud. Lich. Brésil,
vol. II (1890), p. 65.
Regio Amazonica: Rio Jurua, Juruä Miry, corticola, sterilis (E. Ule,
Expedit. Amazonica, n° 351).
Coenogonium depressum Müll. Arg. in Flora, vol. LXIV (1881)
p. 525.
Regio Amazonica: Rio Negro, prope Manäos, ad folia Araceæ cujusdam,
sterilis (E. Ube, Expedit. Amazonic. n° 361).
Ghiodecton sanguineum (Sw.) Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890)
p. 143. |
Rio Grande do Sol, Neu-Würtiemberg: prope Elsenau, ca. 500 m. s. m.,
ad corticem Acacıarum (A. Bornmüller, n° 5).
Lopadium leucoxanthum (Sprgl.) A. Zahlbr. in Sitzungsber. Kais. Akad.
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Minas Geraës: Serra do Frasäo, corticola (Damazio, n° 1899).
Cladonia pycnoclada (Gaudich.) Nyl. f. exalbescens Wainio, Monogr.
Cladon., vol. 1 (1887), p. 34 et vol. IT (1897), p. 225.
Prov. Rio de Janeiro: Restinga de Manä, sterilis (E. Ule, n° 364);
Regio Amazonica: Rio Madeira, sterilis (E. Ule, Exped. Amazonic. n° 349).
Cladonia miniata var. sanguinea (FIK.) Wainio, Monogr. Cladon., vol. |
(1887). p. 60 et vol. III (1897), p. 224).
Säo Francisco, ad teram (Noack ne).
*1) Cladonia substellata Wainio, Monogr. Cladon., vol. 1 (1887), p. 271
et vol. III (1897), p. 223.
f. irregularis Wio. |. c. p. 274.
1) Die mit einem Sternchen versehenen Gladonien wurden vom Monographen
der Gattung, Dr. Æ. Wainio bestimmt.
(3) A. ZAHLBRUCKNER. BEITRÆGE ZUR FLECHTENFLORA BRASILIENS. 46Â
Camarinho, ad saxa, fructifera (Damazio n° 1737).
* f. divergens Wainio I. c. p. 274.
Ouro Preto, Morro Gruzeiro, sterilis (Damazio, n° 1772 pr. p.)
= Cladonia capitellata (Tayl.) Babingt.; Wainio, Monogr. Cladon.,
vol. [ (1887) p. 274 et vol. 111 (1897) p. 283.
Ouro Preto, Morro Cruzeiro, stesilis (Damazio, n° 1772 pr. p.)
Cladonia peltastica (Nyl.) Müll. Arg. f. pallida Wainio, Monogr.
Cladon., vol. 1 (1887) p. 296 et vol. III (1897) p. 235.
Regio Amazonica: Campino de Ponte Negro prope Manäos, fructifera
(E. Ule, Expedit. Amazonic. n° 350).
Cladonia Carassensis Wainio, Monogr. Cladon., vol. I (1887) p. 313 et
vol. III (1897) p. 237.
Supra saxa ad viam ad Matta do Periquito prope Ouro Preto, optime
fructifera (Damazio n° 1729).
* f. irregularis Wainio Il. cc. p. 315 et 237.
Inter Ouro Preto et Mariana (Damazio sine n°).
* Cladonia albofuscescens Wainio, Monogr. Cladon., vol. I (1887) p.
292 et vol Ill (1897) p. 239.
in summo monte Itaculumi, ad saxa, sterilis (Damazio n° 1757).
Cladonia ceratophylla (Sw.) Sprgl.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
sterilis (A. Bornmüller).
* Cladonia pityrea (FIk.) Wainio, Monogr. Cladon.. vol. II (1894) p.
349 et vol. III (1897) p. 255.
Ad viam ad Matta do Periquito prope Ouro Preto, ad saxa, fructifera
(Damazio no 1730).
Cladonia verticillaris (Raddi) E. Fr., Wainio, Monogr. Cladon,, vol. II
(1894) p, 203 et vol. III (1897) p. 259.
Prov. Sän Paulo, Campinas (Noack n° 5).
Cladonia calycantha (Del.) Nyl.; Wainio, Monogr. Cladon., vol. I
(1894) p. 199 et vol. III (1897) p. 259.
Prov. Säo Paulo: Campinas, ad terram, fructifera (Noack n° 4.)
Stereocaulon mixtum Nyl., Synops. Lich., vol. 1 (1860) p. 238; Hue,
Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv. Museum, ser. 3a, vol. X (1898)
p. 246.
Ad saxa in itinere versus Matta do Periquito prope Ouro Preto, fruc-
tifera (Damazio n° 1732).
Die vorliegenden Stücke diesen Flechte sind niedrig, bis 26 mm. hoch und
dadurch aüsserlich vond en Exemplaren der Sandwich-Inseln abweichend.
Sie stimmen jedoch in der Grösse des Thallus und in den übrigen Merk-
malen vollständig überein mit einem im Herbare des naturhistorischen
Hofmuseums in Wien aufbewahrten, von Raddi gesammelten und von
Nylander selbst bestinmten Exemplare.
Leptogium tremelloides (Linn. f.) Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I
(1890) p. 224.
Regio Amazonica : Rio Juruä, Juruä Miry, ad ramulos arbosum, frucli-
fera (E. Ule, Expedit. Amazonic. n° 352).
Leptogium javanicum Montg., Sylloge Gener. Spec. Cryptog. (1856)
p. 379; A. Zahlbr. apud Rechinger in Denkschrift der mathem.-naturwiss.
Klasse Kais. Akad. Wissenschaft. Wien, Band LXXXI (1907) p. 254 et 255.
“ Regio Amazonica, Rio Juruä, Juruä Miry, corticola, fructifera (E. Ule,
Exped. Amazonic. n° 355).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 7, 30 juin 1907. 32
462 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1508 (4)
Die podetienähnlichen Lagerteile, auf welchen endständig die Apothe-
zien sitzen, sind im vorliegenden Stücke nicht so scharf gefaltet, als in den
javanischen Exemplaren, auch sind die Sporen etwas kleiner (20-22 ><
10-11 y) und stets nur mit drei wagrechten Scheidenwänden versehen.
Leptogium phyllocarpum (Pers.) Nyl.; Wainio, Etud. Lich. Bresil.,
vol. 1 (1890) p. 230; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv. Museum,
ser. 3a, vol. X (1898) p. 228.
Serra do Ouro Preto, Camarinhas, ramulicola (Damazio no 1728); Rio
Grande do Sul, New-Württemberg: prope Elsenau, c, 500 m. s. m., ad
ramulos Acaciarum (A. Bornmüller n° 6).
Coccocarpia pellita var.smaragdina (Pers.) Müll. Arg.; Wainio, Etud.
Lich: Bresil. vol. I (1890) p. 210.
Minas Gera6s |: Serra do Frazäo, corticola, fructifera (Damazio
n° 1898).
Calenia pulchella Müll. Arg.!, Lichen. epiphylli novi (1890) p. 4 et in
Journ. Linn. Soc. London Botany, vol. XXIX (1892) p. 323.
Exsic.: Puiggari, Lich. Brasil. n° 2006, 3005 ; Spruce, Lichen. Ama-
zonic. n° 544).
Thallus ecorticatus, fere homeomericus, KHO —, Ca Cl: O2 —, hyphis
non amylaceis. Perithecio proprio nullo; margine thallıno basin versus
sensim in thallum abeunte, ecorticato ; epithecio nullo; hypothecio lutes-
cente, ex hyphis intricatis formato; hymenio decolore; 26-30 w alto,
modice gelatinoso. guttulis oleosis destituto, J. Iutescente, ascis vinose
rubentibus; paraphysibus tenuissimis, flaceidis, ramosis, eseptatis ; ascis
oblongo-clavatis vel oblongo-ovalibus, ad apices rotundatis et ibidem
membrana parum incrassala cinctis, 8 sporis; sporis in ascis biserialibus,
plus minus obliquis, uniseptatis,. cellula superiore paulum latiore, ad
sepla haud constrictis, 10-14 y longis et 3-4 y, latis.
Regio Amazonica : Rio Jurua, Juruâ Miry, ad folia Sapindaceæ cujus-
dam (E. Ule, Expedit. Amazonica n° 360).
Lobaria glaberrima A. Zahlb. — Sticia glaberrima D. Notrs. Osserv.
Stict. (1852) p. 17; Müll. Arg. in Hedwigia, XXX. (1891) p. 228 et 238.
kicasolia glaberrima Nyl., Synops. Lich. vol. I (1860) p. 367 ; Stzbgr.
in Flora, vol. LXXXI (1895) p. 109.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, €. 500 m. s. m.
ad corticem ramorum Acaciarum (A. Bornmüller n° 4).
Lobaria peltigera Wainio, Etud. Lich. Bresil., vol. I (1890) p. 199;
A. Zahlbr. in Sitzungsber. Kais. Akad. Wissenschaft Wien, math.-natur.
Classe, Band CXI, Abt. I. (1902) p. 405. — Sticta peltigera Del., Hist.
Lich. Stieta (1825) p. 150, Tab. XVII, Fig. 68.
Minas Geraës: Serra do Garaca, corticola, fructifera (Da mazio n° 1905).
Sticta damæcornis (Sw.) Ach.; Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I
(1890) p. 191.
Minas Geraës: Serra do Caraca, corticola, fructifera (Damazio n° 1904).
Sticta aurata Ach.; A. Zahlbr. in Sitzungsber. Kais. Akad. Wissensch.
Wien, math.-naturw. Classe, Band CXI, Abt. I (1902) p. 406.
Serra do Ouro Preto, corticola, sterilis (Dam azio n° 1906).
Sticta clathrata D. Notrs.; A. Zahlbr. 1. s. c. p. 405.
Minas Geraës, prope Cordisburgo, corticola (Damazio n° 1727); Sao
Paulo: Tiété. corticola, fructifera (Gerdes n° 146); Rio Grande do Sul,
Neu-Württemberg, prope Elsenau, c. 500 m. s. m., ad Acacias (A. Born-
müller n° A).
(5) A. ZAHLBRUCKNER. BEITRÆGE ZUR FLECHTENFLORA BRASILIENS. 465
Peltigera polydactyla Hoffm.
Ouro Preto, Alto do ltaculumi, ad lerram (Damazio no 951).
Parmelia microsticta Müll. Arg.! in Flora, vol. LXII (1879) p. 16% et
in Hedwigia, vol. XXX (1891) p. 229 et vol. XXXIV (1894) p. 39 ; Wainio
in Mémoir. Herb. Boissier, n° 5 (1900) p. 4.
Pycnoconidia filiformi-cylindrica, recta, subrecta vel levissime curvata,
utrinque retusa, 16-20 y. longa et vix 1 y lata.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg ; prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
ad ramos Acaciarum, fructifera (A. Bornmüller).
Parmelia melanothrix Wainio, Etud. Lich. Bresil, vol. I (1890) p. 30;
Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv. Muséum, ser. ka, vol. I (1899)
p. 198; A. Zahlbr. in Sitzungsber. Kais. Akad. Wissensch. Wien, math.-
naturw. Classe, Band CXI, Abt. I (1902) p. 425. — Cetraria melanothrix
Montg.. Sylloge Cryptog. (1856). p. 324.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
ad ramos Acaciarum (A. Bornmüller).
Parmelia subrugata Krphbr.!in Verhandl. zool.-botan. Geseilsch. Wien,
vol. XVII (1868) p. 320; Wainio, Etud. Lich. Bresil, vol. I (1890) p. 203 ;
A. Zahlbr. in Sitzungsher. Kais. Akad. Wissensch. Wien, math.-naturw.,
Classe, Band CXI, Abt. I (1902) p. 427.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg: prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
ad ramulos Acaciarum (A. Bornmüller).
Parmelia tinctorum Despr.
Säo Paulo: Tiété, ad arbores in silvis, sterilis (Gerdes n° 148).
Parmelia abnuens Nyl. in Flora, vol. LXVIH (1885) p. 610.
Rio Grande do Sul, Neu-Wür (temberg: prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
ad Acacias (A. Bornmüller).
Parmelia proboscidea Tayl. in Mack., Flora BB vol. II (1836)
p. 145 Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 29; Hue, Lich. extra-
europ. in Nouv. Archiv. Muséum, ser. a, vol. I (1899) p. 196.
Camarinhas. ad arbores, fructifera (Damazio n° 1762).
var. sorediifera Müll. Arg. in Flora, vol. LXVII (1884) p. 615; Hue
losschps 197.
;ocheiro do Campo, corticola, sterilis (Damazio n° 1736).
Parmelia urceolata Eschw., Jcon. Select. (1827) p. 23, Tab. XII, Fig. 1;
Müll. Arg. in Hedwigia. vol. XXX (1891) p. 228.
Rio Grande de Sul, Neu-Württemberg: prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
corlicola, fructifera (A. Bornmüller).
Parmelia perlata Krph.; Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890)
p. 28; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv. Muséum, ser. 4a, vol. I
(1899) p. 194.
Minas Geraës: Serra do Caraça, corticola, sterilis (Damazio n° 1902),
Serra do Ouro Preto, corticola, sterilis (Damazio n° 1907).
Parmelia pluriformis Nyl., Synops. Lich., vol. I (1860) p. 381 et in
Flora, vol. LII (1869) p. 117; Krphbr. in Flora, vol. LIX (1876) p. 72;
Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 45; Hue, Lich. extra-europ. in
Nouv. Archiv. Muséum, ser. 4a, vol. I (1899) p. 170; A. Zahlbr. in
Sitzungsber. Kais. Akad. Wissensch. Wien, math.-naturw. Classe, Band
CXI, Abt. T (1902) p. 424.
Prope Trino, ad arbores, fructifera (Damazio n° 1739), Morro do
S. Sebastiäo, ramicola, apolheciis juvenilibus (Damazio n° 1792).
Die Stücke aus der Umgebung von Trino unterscheiden sich von den
46% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (6)
von Puiggari unter n° 403 ausgegebenen Exemplaren etwas dadurch,
dass der Fruchtrand fast ganzrandig und nur schwach gekerbt ist.
Parmelia cetrata Ach., Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 40;
Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv. Muséum, ser. ka, vol. I (1899)
p. 173.
Minas Gera&s: Serra do Caraca, corlicola, fructifera (Damaz io n° 1903);
Rio Grande do Sul, Neu-Würtiemberg: prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
(A. Bornmüller).
var. corniculata (Krplhr.) Müll. Arg. in Jahresber. Kgl. Botan. Gar!.
Berlin, vol. II (1883) p. 312; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archiv.
Muséum, ser. a, vol. I (1899) p. 176, Tab. V, Fig. 4.
Prope Cordisburgo, ad arbores, sterilis (Damazio n° 1769).
Parmelia amazonica Nyl in Flora, vol. LX VIII (1885) p. 611 ; Wainio,
Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 47.
Prope CochϾira do Campo, corticola, fructifera (Damazio ne 1767).
Die von Damazio gesammelten Stücke stimmen mit dem Nylanderschen
Original, Spruce, Lich. Amazoniei n° 111, vollständig überein. Bezüglich
der chemischen Reaktion ist die Angabe Nylanders insoferne abzuändern,
als sich die Markschichte mit Kalilange zuerst gelb, endlich blutrot färbt,
ebenso wird sie durch KHO + Ca Cl: O2 endlich auch rot gefärbt. Die Spo-
ren fand ich 21-24 y, lang und 10 — 12 y breit.
Parmelia minarum Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 48 et
in Journal of Botany, vol. XXXIV (1896) p. 33; Hue, Lich. extra-europ. in
Nouv. Archives Museum, ser. 4a, vol. I (1899) p. 153.
Serra do Ouro Preto, Camarinhas, ad ramos ramulosque arborum
(Damazio n° 1456).
Parmelia (sect. Hypotrachyna) amoena A. Zahlbr. nov. sp.;
typus in herb. Vindob.
Thallus substrato adpressus, conspicuus, usque 14 cm. latus, rigidius-
culus, superne osseo-albidus vel cinerascenti-albidus, nitidus, KHO flavus,
Ca Cl: O2 —, inferne niger, rhizinis densissimis, sat brevibus obsitus, in
margine anguste castaneo, nitido et rhizinis sparsis munito, in ipso mar-
gine eciliatus, laciniatus, laciniis usque 14 mm. latis, profunde inciso-
lobatis, sinubus rotundatis, lobis plus minus conniventibus, inciso-lacinu-
latis vel inciso-crenulatis, laciniis in margine rotundatis vel rarius angu-
loso-rotundatis, sorediis destitutus, epunctatus, lævigatus, in centro
isidiosus, isidiis brevissimis, cylindricis, increbris, ochraceo-cinerascenti-
bus, utrinque corticatus, cortice superiore continuo, pallido, 18-23 w
crasso, cortice inferiore nigro, 18-20 y crasso; medulla alba, KHO —,
Ca Cle Oz —, KHO + Ca Cl: Oz —, ex hyphis cire. 2 y. crassis, dense con-
texis formata ; gonidiis pleurococcoideis, globosis, 8-11 y lalis, infra corli-
cem superiorem stratum angustum, plus minus continuum formantibus.
Apothecia6—8 mm.lata, brevissime pedicellata, vesiculoso-cupuliformia,
imperforata; disco lævi, nudo, testaceo vel testaceo-fuscescenie, nitido;
receptaculo thallo concolore, primum lævigato et nudo, demum isidiosulo
et ruguloso-reticulato ; margine thallino bene incurvo, lacerulato-fim-
briato ; excipulo strato medullari gonidia infra hymenium et infra stra-
tum corlicole continente; hypothecio decolore, 60-80 y crasso, in parte
inferiore ex hyphis perpendicularibus, ramosis, dense contexis formato;
hymenio augusto, 35-40 w alto, in parte superiore rufescente, cæterum
decolore, strato amorpho tenui tecto, I coeruleo; paraphysibus strictius-
culis, dense contextis, ad 3 w crassis, subsimplicibus, ad apicem parum
(7) A. ZAHLBRUCKNER. BEITRÆGE ZUR FLECHTENFLORA BRASILIENS. 1465
crassioribus; ascis hymenio brevioribus, oblongis, ad apicem rotundatis
etibidem membrana incrassata cinctis, 8 sporis ; sporis decoloribus, sim-
plicibus, ovali-ellipsoideis vel ovalibus, membrana tenui cinctis, 8-10 y
Jongis et 5 — 5,5 y latis.
Conceptacuia pycnoconidiorum punctiformia, nigra, subemersa ; peri-
thecio nigro, dimidiato; fulcris endobasidialibus, parmelioideis; pyenoco-
nidiis cylindrico-subbifusiformibus, rectis, ad apices rotundalis, 3-5 u.
longis et ad 0,5 y latis.
Serra do Ouro Preto, Camarinhas. ad saxa (Damazio n° 1455) et
Morro do S. Sebastiäo, saxicola (Da mazio n° 1756).
Die durch das helle, glänzende und grosslappige Lager auffallende Art
gehört in die Gruppe der Cyclocheila. Sie dürfte, nach der Beschreibung
zu schliessen, der Parmelia tropica Wainio nahe stehen, kann jedoch
mit dieser wegen der Farbe der Thallus und der grosser Lappen desselben
nicht vereinigt werden.
Parmelia (sect. Hypotrachyna) brachyconidia A. Zahlbr.
nov. Sp.; typus in herb. Vindob.
Thallus usque 5 cm. latus, adpressus, membranaceus, superne albidus
vel glaucescenti-albidus, nitidulus, KHO flavens, Ca Cle O2 —, subtus
niger, opacus, increbre rhizinosus, rhizinis versus ambitum thalli rario-
ribus. papillosis, in margine ipso tamen rhizinis brevibus, utplurimum
simplicibus obsitus, irregulariter divisus, laciniis inæqualiter dilatatis,
contiguis vel subimbricatis, 2-3 mm. latis, planiusculis, lævigatis, sinuato-
lobatis. lobis e sinubus rotundatis, convergentibus, sinualo;crenatis vel
incisis, crenis subangulosis, isidiis et sorediis destitutus, utrinque corti-
catus, corlice superiore pallido, angusto, 18—20 y crasso, cortice inferiore
nigro, 35—40 y, crasso; medulla alba, ex hyphis circ. 3 y crassis, ramosis,
dense intricatis formata, Ca Cle O2 et KHO—- Ca Cle O2 haud erythrinosa;
gonidiis infra stratum corticale superius zonam continuam, sal crassam
formantibus, globosis, 7—10 u latis.
Apothecia brevissime pedicellata, cupuliformia, usque 5 mm. lata,
imperforata; disco rufescenti-fusco, nitidulo, nudo; receptaculo thallo
concolcore, isidiis et sorediis destituto, minute verruculoso; margine
thallino diu inflexo, crenulato ; excipulo strato medullari sat crasso gonidıa
infra stratum corticale et infra hypothecium includente; hymenio decolore,
in parte superiore rufescente, 60—70 u. alto, J coeruleo, imprimis ascis;
hypothecio duplici, in parte inferiore ex hyphis plus minuslongitudinalibus,
in parte inferiore ex hyphis subverticalibus, ramosis et subreticulatis
formato ; paraphysibus densis, gelatinam increbram percurrentibus, sim-
plicibus vel parce ramosis, eseptatis, ad apices haud latioribus: ascis
ellipsoideis vel oblongo ellipsoideis, hymenio parum brevioribus, mem-
brana in apice rotundato incrassala cinctis, 8 sporis; sporis in ascis
subbiserialibus, subverticalibus, decoloribus, simplieibus, ovalibus,
oblongo ovalibus vel ellipsoideis, tenuiter limbatis, 12—16 y longis et
8—9 y latis.
Conceptacula pyenoconidiorum immersa, nigra, punctiformia, globosa ;
perithecio nigrescente, dimidiato; fuleris parmeloideis; pyenoconidiis
cylindricis, in medio levissime constrictis, rectis, apicibus rotundatis,
3.5 — 5.5 1 longis et ad 0.5 y latis.
à Ar do Ouro Preto, Vellozo, corticola, fructifera (Damazio no 1744,
765).
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me <ÉR.). 1908 (8)
var. chlorocarpa A. Zahlbr. nov. var.
Discus apotheciorum pallide testaceus.
Cachoeira do Campo, ad ramosarborum, fructifera (Damazio no 1740).
Die neue Art gleicht habituell eine kleinen Parmelia tiliacea, weicht
von dieser jedoch durch die grösseren Sporen und durch die kurzen, in
der Mitte eingeschnürten Pyknokonidien wesentlich ab.
Parmelia brasiliana Nyl.! in Flora, vol. LX VIII (1885) p. 611; Wainio,
Etud. Lich. Brésil, vol. 1 (1890) p. 50; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv.
Archives Muséum, ser. 4a, vol. 1 (1899) p. 145.
Camarinhas, ad saxa, fructifera (Damazio n. 1760 pr. p.); Morro do
Cruzeiro, Ouro Preto, ad saxa, sterilis (Damazio n. 1318).
Parmelia bahiana Nyl. ! in Flora, vol. LXVII (1885), p 612.
Camarinhas, ad saxa, fructifera (Damazio n. 1759).
Parmelia (sect. Xanthoparmelia) erythrocardia A.Zahlbr.
nov. spec.; typus in herb. Vindob.
Thallus substrato adpressus, tenuis, membranaceus, fragilis, pallide
stramineus. nitidulus, madefacius persicino-glaucescens KHO flavens, Ca
Cle O2 —, isidiis et sorediis destitutus, lævigatus, pilis nigris, minutis, circ.
0.5 mm. longis, simplicibus vel subfasciculatis ornatus, inferne niger,
nitidulus, versus ambitum rhizinis nigris, plus minus ramosis vel simpli-
cıbus, circ. 1 mm. longis, haud densis obsitus, cæterum papillosus, itera-
tim dichotome vel rarius trichotome laciniatus, laciniis primariis usque
7 mm. longis, convexiusculis vel planis, 1,5-2,3 mm. latis, laciniis latera-
libus totidem latis vel paulum angustioribus, linearibus, semipatentibus,
in margine integris vel subintegris, ad apicem triangularibus acutatisque
emarginatis vel retusis, utrinque corticalus, cortice superiore continuo,
pallido, tenui, cortice inferiere nigro; gonidiis infra corlicem superiorem
stratum continuum formantibus, globosis, 7-9 u, latis; medulla in partibus
marginalibus alba, madefacta rosaceo, KHO e flavo sanguinea, Ca Cle O2
—, in parte centrali thalli crocea vel croceo-sanguinea ex hyphis
2-3 y crassis, leptodermaticis intricatisque formata.
Apothecia ignola.
Conceptacula pyenoconidiorum immersa, punetiformia, nigra; pyCnoco-
nidiis evolutis non visis.
Camarinhas, ad saxa muscosa (Damazio n. 1761).
Die neue Art weicht von den übrigen Xanthoparmelien durch die
blutrote Markschichte und durch die auf der Oberseite der Lagers zur
Ausbildung gelangenden kurzen, schwarzen, oft hackenförmig gekrümm-
ten Haargebilden ab. Habituell gleicht sie der Parmelia flava Krphr.
Ramalina geniculata Nyl., Recogn. Ramal. (1870), p. 65; Wainio,
Etud. Lich. Bresil, vol. I (1890) p. 15; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv.
Archives Muséum, ser. %a, vol. 1 (1899) p. 79, Tab. IV, Fig. 6.
Prope Cacheeira do Campo, ad arbores fructifera (Damazio n. 1768).
Ramalina Puiggarii Müll. Arg ! in Flora, vol. LXIV (1881), p. 83;
Wainio in Memoir. Herb. Boissier, n. 5 (1900), p. 2.
Morro do S. Sebastiäo, ad arbores, fructifera (Damazio, n. 1734 pr. p.).
Ramalina complanata Ach.; Wainio, Etud. Lich. Bresil, vol. I (1890)
p. 21; Hue. Lich. extra-europ. in Nouvell. Archives Museum, ser. ka, vol. I
(1899), p. 67.
Ouro Preto, corticola, fructifera (Damazio n. 1733).
Ramalina Yemensis Nyl.; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archives
Muséum, ser. 4a, vol. 1 (1899) p. 74.
(9) A. ZAHLBRUCKNER. BEITRÆGE ZUR FLECHTENFLORA BRASILIENS. 167
Saö Paulo : Tiété, corticola, fructifera [Gerdes, n. 149].
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
ad ramulos Acaciarum, fructifera (A. Bornmüller).
Ramalina lanceolata Nyl., Recogn. Romal. (1870), p. #7; Hue, Lich.
extra-europ. in Nouv. Archives Museum, ser. 2a, vol. I. (1899), p. 75,
Tab. IV, Fig. 4.
Sta Catharina : Blumenau, fructifera (Haerschen, n. 151).
Usnea florida var. comosa Wainio, Etud. Lich. Bresil, vol. I. (1890)
p- 3; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archives Muséum, ser. 4a, vol. I
(1899), p. 36. — Lichen comosus Ach. in Kgl. Vet. Akad. Handl. (1795)
p. 209, Tab, VII, Fig. 1.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.
ad Acacias (A. Bornmüller).
Var. perplexans Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. 1 (1890), p. 3; Hue, 1.
S. C. p. 36. — Usnea perplexans Strin. in Scottish Naturalist, vol. VI
(1882) p. 103.
Säo Paulo : Campinas, corticola fructifera (Noack n. 3).
Rio Grande do Sul, Neu Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
corticola, fructifera (A. Bornmüller).
Var. strigosa Ach.. Method. Lich (1803), p. 310, Tab. VI. Fig. 3; Hue, I.
C. P, 34.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg, prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
ad Acacias (A. Bornmüller).
Usnea mollis var. subelegans A. Zahlbr. — Usnea barbata * U. flo-
rida var. subelegans Wainio, Etud. Lich, Brésil, vol. I (1890), p. 6; Hue,
Lich. extra-europ. in Nouv. Achives Muséum, ser. ka, vol. I (1899), p. 36.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg; prope Elsenau, c. 500 m. s. m
corticola (A. Bornmüller).
Unterscheidet sich von dem Typus durch ein weicheres. längeres, fast
hängendes Lager, ferner dadurch, dass die älteren Thallusabschnitte
Querrisse aufweisen und endlich durch die Reaktion der Markschichte
durch Kalilauge.
Usnea dasypoga f. dasypogoides (Nyl.) Hue, Lich. extra-europ. in
Nouvell. Archives Muséum, ser. «a, vol. 1 (1899), p. 47.
Serra do Ouro Preto, Morro de S. Sebastiäo, corticola, sterilis. (Dama-
zio sine no.).
Var. plicata f. sorediata A. Zahlbr. nov. f. — Usnea arthroclada
A. Zahlbr. in Bullet. Herb. Boissier, ser. 2a, vol. V (1905), p. 543 non Fee.
Thallus cinerascenti-viridescens, ramis primariis 1-1,2 mm. crassis,
teretibus,. crebre albo-annulatis, increbre dichotome vel sympodialiter
divisus, ramis patentibus, fibrillis fere nullis, sorediosus. sorediis primum
puncüformibus, albidis, parum prominulis et plus minus confluentibus,
demum fere semiglobosis, 1-1,4 mm. latis, glaucescentibus et pulveru-
lentis. Medulla KHO e flavo rubens, ?/: latidutinis thalli occupans. Apothe-
cia non visa.
Serra do Ouro Preto, Morro do S. Sebastiaö, corticola (Damazio,
1271).
Usnea strigosella Stnr ! in Bullet. Herb. Boissier, ser. 2a, vol. VII
(1907) p. 637.
Var. furfurosula A. Zahlbr. nov. var.
Ramis (exceptis ultimis) plus minus furfuraceis vel subpulverulentis.
ED Er ED
PERS
. 468 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (10)
Cæterum cum typo quadrat. Thallus pendulus, usque 15 cm. longus,
mollis.
Prope Trino, ad arbores, sterilis (Damazio n. 1771).
Usnea angulata Ach., Synops. Lich. (1814), p. 307; Wainio, Etud.
Lich. Brésil, vol. I (1890) p. 11; Hue, Lich. extra-europ. in Nouv. Archives
Muséum, ser. 4a, vol. I (1899), p. 44.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
sterilis (A. Bornmüller n. 7);
Theloschistes flavicans ff hirtella Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol I
(1890), p. 114.
Cachœira do Campo, ad ramos arborum in sylvis, fructifera (Damazio
n. 1735): Sad Paulo : prope Tiété, ad ramulos, sterilis (Gerdes n. 147);
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg; propre Elsenau, c. 500 m, s. m.,
sterilis (A. Bornmüller n. 3 pr. p.
Theloschistes exilis (Michx) Wainio, Etud. Lich. Bresil, vol. I (1890)
p. 115.
Rio Grande do Sul, Neu-Würtiemberg : prope Elsenau, c. 500 m. s. m.,
fructifera (A. Bornmüller n. 3 pr. p.).
Physcia integrata var. sorediosa Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I
(1890) p. 142; Hue, Lich. extra-europ. in Nouvell. Archives Muséum, ser.
4a, vol. II (1900) p. 63, Tab. IV, Fig. 3.
Serra do Ouro Preto, Vellozo, corticola, fructifera (Damazio n. 1764).
Anaptychia leucomelæna (L.) Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol. I (1890.
p. 128.
Rio Grande do Sul, Neu-Württemberg prope Elsenau, c. 500 m. s. m,,
corlicola (A. Bornmüller n. 2).
Anaptychia hypoleuca (Mühlbg.) Wainio, Etud. Lich. Brésil, vol 1.
(1890), p. 133.
Cacheira do Campo, corticola, fructifera (Damazio n. 1763); Sao
Paulo, Tiété, corticola, sterilis (G erdes n. 150); Rio Grande do Sul, Neu-
Württemberg, prope Elsenau, c. 500 m. s. m., corticola (A. Born-
müller). i
Anaptychia comosa (Eschw.). ns Wainio, Etud. Lich. Bresil,
vol. I (4890), p. 131.
Serra do Ouro Preto : Vellozo, ad ramos arborum, fructifera (Damazio
sine no.); Rio Grande do Sul, Neu-Würtiemberg : prope Elsenau,
ce. 500 m. s. m., sterilis (A. Bornmüller).
RECHERCHES
SUR LES ESPÈCES EUROPÉENNES
DU
Genre ONCOPHORUS
PAR
Ch. MEYLAN.
(Avec une gravure dans le texte.) :
Tel qu'il est compris par les bryologues autorisés, Limpricht par
exemple, le genre Oncophorus est, en Europe, exclusivement alpin ou
arctique. Son maximum de développement a lieu, d’une part dans les
montagnes de l'Europe Centrale. de l’autre dans les régions septen-
trionales. Dans la zone polaire, il s’avance vers le nord tant qu’il trouve
des stations où la neige disparaît pendant quelques semaines, conditions
identiques à celles que lui offrent les Alpes, le Jura, ete... Là, le
O. virens, par exemple, préfère les « Schneethälchen » où la neige ne
disparaît que pendant les mois de juillet, août et septembre, parfois
octobre, ou même, pendant 1 ou 2 mois seulement. Cette espece rentre
ainsi dans le groupe qui comprend Dicranum falcatum, Webera cucul-
lata, W. commutata, Bryum Culmannii, Conostomum boreale, Polytri-
chum sexangulare, Brachythecium glaciale, etc. etc., que l’on peut
bien appeler les « mousses nivales ».
Par suite de ces conditions physiques, l’époque de maturité des fruits
de l’Oncophorus virens est très variable suivant les stations et parfois
dans une même station. À quelques mètres de capsules desopereulees et
complètement vidées, on peut récolter des exemplaires dont l'appareil
sporifere, retardé dans son développement par la neige, en est encore à
son premier stade et ne présente que le pédicelle portant la coiffe à son
extrémité. J’ai vu maintes fois le cas se produire en août ou septembre
soit dans les Alpes soit dans le Jura, et sûrement la nouvelle neige
doit parfois resouvrir les touffes avant que le sporange naissant ait
- atteint sa maturité. Qu’en advient-il alors? Sa maturité s’acheve-t-elle
sous la neige, ou y a-t-il état stationnaire ? Cette question m'a déjà
intrigué maintes fois, mais comme il est difficile de faire des observa-
470 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (2)
tions exactes à ee sujet, je n'ai pu, jusquà maintenant, élucider
ce point.
Chez d’autres espèces, j’ai pu du moins constater d’une manière
certaine que la maturité du sporange s'achève très bien sous la neige
mais que la déhiscence n’a lieu qu'après que cette neige a disparu.
C’est le cas par exemple pour Æylocomium umbratum qui développe des
sporanges en octobre et novembre, les mürit sous la neige. pour ne
disséminer ses spores que six ou sept mois plus tard, en mai et juin,
suivant le moment de la fonte. Il en est de même pour Rodobryum,
Eurynchyum pilifereum ei quelques autres espèces.
La plupart des espèces alpines habitant les crètes présentent généra-
lement un pédicelle (avec sa coiffe) de ‘/: à 1 em. de longueur à
l’arrivée de la neige, mais là aucun développement n’a lieu en hiver
car on retrouve au printemps ou au milieu de l’hiver, comme j’ai pu le
constater, les jeunes pédicelles dans l’état où ils étaient à l’arrivée de la
première neige.
La var. serratus et le O. Wahlenbergi semblent s’accomoder moins
facilement des conditions si dures que préfère O. virens type.
On comprend facilement que ces conditions rigoureuses ou plus ou
moins favorables, au milieu desquelles les touffes d’Oncophorus se déve-
loppent, doivent déterminer egez ce genre de nombreuses formes, et
tel est bien le cas. Pendant un eertain temps, on a réuni toutes ces
formes en une seule espèce, soit 0. virens (Sw) Brid. = Dioranum
virens Hedwg. Cynodontium virens Schp. — Angstroemia virens C. M.
— Leptotrichum airens Mitten — Diobelon virens Hampe décrit pour la
première fois en 1784 par Swartz sous le nom de Bryum virens. En
1828 déjà Schultz donnait le nom de Diovanum Wahlenbergu à la
forme la plus divergente du type. Mais jusque vers la fin du siècle
dernier, la plupart des bryologues tenaient le O0. Wahlenbergu (Schultz)
Bd. pour une simple variété de l’O. virens. Il suffit pour s’en convainere
de consulter la plupart des bryologues de la deuxième moitié du
XIX” siècle : Schimper, Boulay, Husnot, ete., ete.
Dans la IT” édition du Synopsis de Schimper par exemple, nous
trouvons Oncophorus (Cynodontium) virens, plus les variétés Wahlen-
bergit serratus, et compactus.
Actuellement les var. Wahlenbergii et compactus forment pour la
grande majorité des bryologues une espèce autonome, et le groupe se
trouve constitué comme suit :
10 Oncophorus virens (Sw.) Bd.
var. serratus Br. Eu. et elongatus Limp.
20 0. Wahlenbergii (Schultz). Bd.
— var. compactus Br. Eu.
Lindberg a meme separe les deux especes, en formant les deux sous-
genres Leiocystis et Symblepharis. A ce sujet, je suis absolument de
l'avis de Limpricht. J’estime, de plus, que vouloir créer des noms
nouveaux avec si peu de raison, c’est augmenter à plaisir, la nomen-
clature déjà si chargée.
Ayant, depuis plusieurs années, étudié d’nne facon toute spéciale, le
genre Oncophorus et cela dans une foule de stations; de plus
(3) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. 471
ayant examiné plusieurs centaines d'exemplaires proveuant de toutes
les régions de l’Europe et de l'Amérique du Nord, grâce à l’amabilité
de Messieurs W. Barbey, E. Wilezek, professeur de botanique à
l’Université de Lausanne, Kindberg, Husnot et de nombreux autres
bryologues', j'ai pu faire une étude très approfondie du groupe, et
déterminer la place ou la valeur de chacune des formes européennes
du genre.
Je dirai des l’abord que le résultat le plus clair de mon étude est
celui-ci: les ©. virens et O. Wahlenbergi sont deux espèces très
distinctes ; mais, certainement issues d’une souche commune, elles sont
très proche voisines, et il existe un point où elles se touchent, sans
pourtant se confondre. C’est par leurs formes typiques qu’elles diffèrent
le plus, et par leurs formes compactes des hautes régions qu'elles
présentent le plus grand nombre de caractères communs.
En consultant les divers auteurs qui ont décrit les et ©. virens et
O. Wahlenbergii, on peut juger que l’accord n’est point parfait en ce
qui concerne les caractères différentiels. Mes études, très sérieuses,
m'ont fait voir qu'il n'existe qu'un seul caractère constant, dest
l’enrouloment extérieur des bords de la feuille dans la région de sa
plus grande largeur, caractère que l’on rencontre toujours chez
O. virens et les formes qui en dépendent, mais que l’on ne rencontre
jamais chez O. Wahlenberqu et ses variétés.
La forme de la capsule (à l’état operculé surtont) vient ensuite. Tous
les autres caractères n’offrent aucune constance et peuvent simplement
servir à corroborer les premiers.
Les deux espèces, à l’état typique, présentent, il est vrai, un aspect et
un tissu basilaire des feuilles si différents, qu’il n’est guère difficile de
les distiuguer; par centre il en est tout autrement dès que l’on a affaire
à des variétés.
‚J’examinerai ci-après les caractères suivants :
1. tiges. 2. feuille et nervure. 3. capsule.
1. Tiges. Dans les nombreuses coupes faites à travers des tiges des
deux espèces, soit types, soit variétés. il ne m’a pas été possible de dis-
tinguer des variations quelque peu sensibles et surtout fixes. Le faisceau
central est toujours grand, la couche moyenne formée de cellules plus
ou moins lâches (elles le sont toujours). La couche corticale est généra-
lement formée de 2 à 3 couches de cellules à parois très épaisses. Ces
couches sont parfois au nombre de trois à quatre, par ex. chez ma var.
crassiretis de l'O. Wahlenbergii, et fréquemment ces couches ne sont pas
en nombre égal sur toute la périphérie. Limpricht signale déjà cette
identité de structure dans son travail si consciencieux et si exact. Il est
par conséquent inutile de chercher dans les coupes de la tige un carac-
tère d’une valeur quelconque pour distinguer nos deux Oncophorus.
2. Feuilles. Dans un exemplaire typique de O. virens les feuilles sont
dressées ou patentes. La partie inférieure, de forme oblongue, est plus
\ Que tous, et partictlièrement ceux que j'ai nommés, recoivent icı mes
remerciements bien sincères pour leur bienveillant appui.
472 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze séR.). 1908 (4)
ou moins lächement semi-embrassante ; les deux bords sont nettement
révolutés dans la partie la plus large. Très rarement (un peu plus
fréquemment chez certaines formes compactes) on trouve quelques
feuilles d’une tige présentant un des bords (plus rarement les deux)
non révolutés. Ses bords de la partie supérieure présentent générale-
ment deux rangs, parfois trois, de cellules dédoublées; ces bords sont
ie plus souvent entiers mais les feuilles à bords denticulés ou même
fortement dentés ne sont pas une rareté.
La partie supérieure de la feuille présente un tissu formé de cellules
carrées, régulières de 8 à 12 u de largeur; en descendant, elles
s’entremelent graduellement de cellules rectangulaires. La partie
basilaire est formée de cellules plus allongées de 3 à 8 fois plus longues
que lerges, surtout près de la nervure; celle des angles, jaunätres,
hexagonales à parois très minces, forment généralement un groupe
tres net et bien limité. La transition du tissu basilaire au tissu supérieur
est le plus souvent insensible. Dans la var.serratus l’acumen des feuilles
est fortement et grossièrement denté, mais ce caractère n’est pas abso-
lument constant, car, à coté de feuilles fortement dentées, on en trouve
fréquemment d’autres à bords entiers ou faiblement denticulés. Cette
variété s’écarte encore du type par ses feuilles étalées et présentant de
plus longues cellules dans la partie embrassante. Par contre la variété
elongatus que je n’ai jamais rencontrée dans mes courses, présente, dans
les exemplaires les mieux caractérisés que j'ai pu étudier, le tissu
basilaire qne lui attribue Limpricht, soit des cellules carrées ou briève-
ment rectangulaires.
Limpricht attribue aux parois extérieures des cellules du limbe
foliaire de O. virens des élévations ou épaississements qui manqueraient
chez O. Wahlenbergii. J'ai vérifié le fait. On le trouve généralement
très net dans le 1/3 supérieur des feuilles, mais il manque parfois et
peut par contre se retrouver chez O. Wahlenbergu. La coupe même
figurée dans le « Krypt. Flora » en est la preuve.
Prenons maintenant un exemplaire typique et bien caractérisé de
O. Walenbergii. L’ceil est immédiatement frappé par la différence entre
la forme de la partie inférieure de ses feuilles et celles de O. virens.
Chez O. Wahlenbergu, la feuille s’elargit très brusquement au-dessus
de la partie embrassante, de manière à entourer la tige. Au-dessus de
ce relargissement, elle se rétrécit très rapidement et brusquement, pour
se continuer ensuite en un très long acumen étalé et flexueux. Les bords
de la partie la plus large ne sont jamais révolutés, ni chez ce type, ni
chez les variétés qui en dépendent; du moins je n’ai jamais vu le cas se
produire.
La partie supérieure, très longuement acuminée, est fréquemment
entière aux bords, mais peut-être aussi bien denticulée ou même dentée.
Le caractère tiré de la denticulation du bord des feuilles, considéré
par quelques bryologues comme assez important, n’a que fort peu de
valeur, vu sa grande variabilité ou plutôt son inconstance. Les bords de
cette partie rétrécie, généralement épaissis sur un rang de cellules, sont
incurvés de manière à rendre cette partie canaliculée.
Les cellules supérieures sont le plus souvent irrégnlières, carrées,
triangulaires, ovales, rectangulaires : elles forment un tissu assez sem-
blable à celui de Dicranum congestum ou D. Mühlenbeckü; leur
Pa
(5) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. 473
largeur, de 8-12 y, présente done plus de variations que chez O. virens.
La partie basilaire de la feuille presente un tissu forme de tres
longues cellules, 10 à 20 fois plus longues que larges, surtout pres de la
nervure: les parois en sont plutôt minces. Les cellules alaires manquent
généralement, mais je les ai vues parfois aussi nettes que chez O. virens.
Le passage du tissu de la partie basale au tissu de la partie rétrécie
supérieure se fait assez brusquement. Souvent aussi les cellules carrées
ou brièvement rectangulaires forment encore tout le rélargissement de
la feuille et descendent même près de la base en formant comme une
marge à côté des cellules étroites. Ce cas est plus fréquent chez certaines
formes que chez le type.
Chez ce dernier, les feuilles se recouvrent brusquement à angle droit
au point de leur plus grande largeur et prennent une direction perpen-
diculaire à celle de la tige. Cette direction horizontale se retrouve chez
la var. serratus de O. virens lorsque cette variété est bien caractérisée
par de longues feuilles. Dans ces conditions, abstraction faite de la
capsule, cette variété prend-tout à fait l’aspect de ©. Wahlenbergü.
Limpricht a décrit et figuré très exactement la structure interne de
la nervure chez nos espèces. Il ya bien quelques qnestions de detail,
quelques variations légères, mais la figure qu'il donne de la section de
la nervure chez O. Wahlenbergii est absolument typique, telle que je
l'ai vue dans la plupart des coupes que j’ai dû faire. Par contre les
figures données par quelques auteurs ne sont pas des plus exactes:
celle de Braihwaite, par exemple, dans son « British Moos Flora » est
fausse surtout par le dessin des cellules; il est vrai qu'elle est à une
petite échelle.’ Limpricht indique 2 à 4 duces pour O. Wahleubergii et
5 à 8 pour O. virens: c’est exact d’une manière générale, mais pas
toujours : le ©. Wahlenbergii présente parfois une nervure très large
atteignant jusqu'à 120 w, chiffre que je n’ai jamais observé chez
O. virens. Les coupes à travers ces larges nervures m'ont présenté
jusqu’à 7 grandes cellules centrales ou duces, et pourtant, par tous les
autres caractères, les plantes qui les portent appartiennent à O. Wahlen-
bergu type. Vice versa, des exemplaires, surtout compacts, de ©. virens
présentent un nombre restreint de duces. Ma nouvelle var. condensatus
en présente constamment deux ou trois. Il est un autre caractère qui
m'a frappé, que j'ai contrôlé maintes fois par des coupes, mais qui,
comme le précédent, manque de constance, c’est celui-ci: la nervure
s’amineit et se rétrécit vers la base chez O. Wahlenbergii, tandis qu'elle
garde une épaisseur et une largeur égales chez O. virens. Je n'ai vu
l'indication de ce caractère chez aucun auteur.
D'une manière générale, la nervure est déclarée lisse sur le dos par
les divers auteurs de flores. Or je l’ai vu fréquemment papilleuse,
denticulée ou même assez fortement dentée chez les deux espèces. Le
fait est assez rare chez 0. Wahlenbergü et O. virens typiques, mais
pourtant très net chez tous deux. Il se rencontre surtout chez les
1 L'ouvrage de Braithwaite est remarquable par la beauté et la finesse d'exécu-
tion des dessins représentant les tiges et les fruits, ainsi que par leur exactitude;
par contre les figures de tissus de feuilles et de coupes de nervures pourraient
être parfois plus exactes.
474 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (6)
variétés serratus et compactus. J’ai retrouvé, d’autre pue la preuve du
fait dans les coupes.
C’est dans la var. compactus que j'ai observé pour la première fois
cette denticulation du dos de la nervure, et j'avais cru y trouver un
caractère special; dès lors j’ai vu qu’elle pouvait se rencontrer chez
toutes les formes des deux espèces sans exception et, par conséquent, ce
caractère est sans valeur.
D'une manière générale, on peut dire que la structure de la nervure,
autrement dit que les coupes peuvent donner de bonnes indications
mais ne présentent aucun caractère fixe permettant de distinguer sûre-
ment les O. virens et O. Wahlenbergqii.
L’inflorescence et les fleurs mâles ne présentent aucune difference
quelque peu sensible, et les feuilles périchaetiales se comportent entre
elles, d’une espèce à l’autre, comme les feuilles ordinaires.
3. Capsule. C’est surtout à l’état frais et operculé que la différence est
sl entre les capsules de l’O. virens et celles de PO. Wahlenbergü
et de ses variétés. Chez ce dernier elles sont presque toujours plus
courtes, plus globuleuses, plus fortement élevées sur le dos, moins
pettement strumeuses et généralement assez nettement striées sur le
dos. Elles ressemblent beaucoup à celles de certains Dicranella. Après
la sporose, les differences s’attenuent sensiblement; même à l’état frais ces
différences s’atténuent également, si l’on compare entre elles non des
formes typiques, mais des formes compactes des altitudes et latitudes
élevées. Chez certaines formes de O. virens, le goitre est beaucoup moins
apparent que chez le type, et dans certaines capsules, il disparaît même
complètement.
L’exothecium est identique chez toutes les formes des deux espèces,
ou du moins présente les mêmes variations. L’opercule est généralement
plus longuement rostré chez O. Wahlenber qu et c’est dans la var. com-
pactus qu’il atteint son maximum.
L’etude comparative du peristome ne révèle que peu de variations.
La structure des dents est identique dans toutes les capsules que j'ai
examinées. La seule différence que l’on peut invoquer ou reconnaître
est celle-ci : chez O. virens les dents sont plus longues, toutes propor-
tions gardées; elles sont plus profondément divisées, soit de la moitié
au tiers inférieur, tandis que chez O. Wahlenbergü, ces dents ne sont
fendues que jusqu’ au milieu. et dans la var. compactus typique, jusqu'au
tiers seulement. J’ajouterai que ces longueurs ne sont point immuables
et n’ont qu'une valeur restreinte comme caractère différentiel.
Les spores ont généralement chez nos deux espèces un diamètre de
20 à 24 u; elles atteignent parfois 28 w et dans ma var. condensatus de
! Chez certains exemplaires, dans ceux du Bouchet (Payot) par exemple les
capsules sont presque semblables à celles de O. virens, avec un goitre très proé-
minent et aigu, mais elle sont nettement striées sur le dos, caractère que l’on
Pre à pas {oujours chez O0. Wahlenbergii mais que je n'ai jamais vu chez
O0. virens
(7) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. 475
O. virens, jusqu’à 30 y. Elles sont finement papilleuses, et souvent non
sphériques.
Avant d'établir le tableau pour Ja détermination des deux Oncopho-
rus et de leurs diverses variétés, je tiens à parler plus en detail de
quelques-unes de ces variétés, insuffisamment connues ou délimitées, ou
mal comprises, ou nouvelles.
1. Oncophorus virens.
Var. serratus Br. En. Si la denticulation forte et grossière des bords
de la moitié supérieure de la feuille a fait donner à cette variété son
nom de serratus, il ne faudrait point croire, comme le font plusieurs
bryologues, que ce caractère est le seul et même le principal : ıl peut se
rencontrer, plus rarement il est vrai, chez des formes de ©. virens
n’appartenant point du tout à la var. serratus, et le contraire a lieu
également, c’est-à-dire que chez ladite var. serratus on trouve beaucoup
de feuilles absolument entières ou très faiblement denticulées. Relative-
ment à O. virens type, cette variété est caractérisée par des touffes
läches, des feullles plus longues, plus flexueuses, pins étalées horizonta-
lement, donc plus fortement arquées en dehors au point de leur plus
grande largeur. Cette partie basilaire est plus embrassante: son tissu
est formé de cellules plus allongées, les cellules supérieures carrées
étant très régulières comme forme et comme largeur.
La section de la nervure est bien celle de ©. virens, mais comme
Limpricht le signale, on ne trouve généralement que les duces et les
stereides; par contre, dans les formes compactes du ©. virens, dans la
var. condensatus, par ex., les accompagnantes sont au nombre de 2 à 4.
Comme aspect la var. serratus rappelle plutôt O. Wahlenbergüi, du
moins par ses touffes, car sa capsule est toujours bien celle de O. virens.
Plusieurs auteurs lui attribuent un goître arrondi; pour ma part, J'ai
vu chez cette variété toutes les formes de goître: pointu, arrondi, tres
proéminent ou peu apparent, sans pouvoir dire qu'une de ces formes
est beaucoup plus fréquenté que les autres.
Cette variété diffère en outre de O. virens type par son habitat; car
d’une manière générale, elle croît sur les bois humides et les rochers
siliceux, près des cascades, et, pour mon compte personnel, je ne lai
jamais rencontrée bien caractérisée dans les stations ordinaires du
O: virens. Je rappellerai iei que le genre Oncophorus est nettement
calcifuge et que, dans les contrées caleaires, le Jura par exemple, il ne
se rencontre que sur l’argile, ’hnmus ou le bois pourrissant.
Var. condensatus Meylan, var. nov. trouvée par M. Rompel, profes-
seur à Feldkirch (Voraarlberg), pres du Schwarzsee, au piéd du Cervin.
Gazon très dense, formé de longues tiges couchees ou ascendantes.
Coupe de la tige typique. Feuilles relativement courtes, raides, parfois
révolutées sur un côté seulement, rarement à bords plans. Bords de la
partie supérieure entiers ou faiblement dentés. Tissu de O. virens;
476 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (8)
cellules supérieures non papilleuses ou très faiblement. Nervure normale
comme largeur, mais ne m'ayant présenté dans toutes les coupes que
deux ou trois duces avec plusieurs accompagnantes, ces duces relative-
ment grandes. Cellules épidermiques grandes, au nombre de 3 à 6 sur
la face interne, tandis que chez O. virens ou en trouve généralement
8 à 10.
Capsule d’abord presque dressée, se courbant après la sporose, petite,
courte; opereule à bec court; péristome normal; spores 25 à 30 u.
La capsule présente de plus un goître très peu marqué, remplacé
plutôt par une apophyse.
Par la plupart de ses caractères cette var. est parallèle à la var.
compactus du O. Wahlenberqui. Elle en a d’ailleurs l’aspect et on peut
sûrement la considérer comme une des formes transitoires entre les
O. virens et O. Wahlenbergi . Ce qui est certain, c’est que c’est dans les
formes compactes des deux espèces que l’on trouve le plus de caractères
communs et l’on pourrait représenter la philogénie des deux Onco-
phorus comme suit :
var. elongatus
var. serratus
MA i var. condensatus
Espece mere ©
ou ancestrale
var. compactus
I \ Bi
var. crassiretis
©. virens, f. nov. contortus.
Cette curieuse forme nouvelle que je n’ai recueillie qu’au Colombier
de Gex, où elle est répandue sur la terre au bord d’un creux à neige,
frappe le regard par son aspect très particulier à l’état frais. Les
feuilles s’incurvent toutes du côté gauche comme chez certains Zygodon,
Ulota, etc. J’ai remarqué également ce fait chez Barbula fallax, Tri-
chostomum mutabile. Les feuilles de cette var. contortus sont plus
longues et plus étroites que chez O. virens type. On pourrait à la
rigueur en faire une variété, mais, comme par tous ses autres caractères
elle ne s’ecarte pas du tout du ©. virens normal, qu'elle y passe
d’ailleurs insensiblement par des formes transitoires, je préfère n’y voir
qu’une forma. Il est vrai que la var. serratus par ex. présente aussi
toutes les formes transitoires possibles vers l’espece type, mais là, outre
(9) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. 477
les caractères morphologiques présentés par des exemplaires bien
caractérisés, il existe quelques petites différences anatomiques.
0. virens (var. serratus) f. nov. fallax.
Forme caractérisée par des touffes profondes, très läches; des feuilles
tres longues généralement entières, rarement dentées.
Par son aspect, cette forme rappelle la var. serratus et semble être
exactement intermédiaire entre elle et ©. virens normal. Elle en diffère
par ses feuilles généralement entières, le tissu moins régulier de la
partie supérieure et renfermant beaucoup de cellules longuement rec-
tangulaires. La coupe de ses feuilles présente par contre seulement des
duces et des stéréides, soit la coupe normale des feuilles de la var.
serratus. On devrait ainsi nommer cette plante var. serratus forma
integerrimus, ce qui serait absurde. Il est certain pourtant qu'elle se
rattache de plus pres à la var. serratus qu'à O. virens type. En la
subordonnant à cette variété on pourrait lui donner aussi le nom de
Î. fallax.
J'ai récolté les exemplaires que je décris ci-dessus au Crêt du Creux
de la Neige, à 1650 m. et sur un tronc pourrissant dans la forêt de
la Vaux.
2. ©. Wahlenbergii.
Var. compactus Br. En. Schimper qui a décrit cette variété trouvée
par lui au Stelvio la subordonnnait au O. virens (Bryol. Europ. et
Synopsis). Elle avait déjà été précédemment recueillie soit dans
l’Europe Centrale, soit dans le Nord et baptisée Dicranum compactum
par Funck et D. Homanni par Bek. Dans son grand ouvrage
Limpricht fait avec raison de cette plante une variété de O. Wahlen-
bergii et la plupart des bryologues actuels adoptent cette manière de
voir. Dans son « Synopsis » (éd. II) Schimper la décrit comme suit :
« Cæspites condensati et viridi lutescentes. Plantæ minus elatæ,
one Folia breviora, et basi latiore subito angustata lanceolata,
valde erispabilia, er integerrima. Capsula abbreviata, gibba,
collo rotundato uno
Limpricht en dit: a sehr medrig un dicht. Seta kurzer;
Kapsel kleiner; Blätter nicht gesägt. »
D’apres ces deux auteurs, cette variété se distniguerait surtout par
ses gazons denses, courts, les feuilles entières, la capsule très courte,
plus divers caractères signalés tantôt par l’un tantôt par l’autre.
Braithwaite, Husnot, Roth, etc. n’ajoutent rien de plus dans leurs
deseriptions.
Grâce à de nombreux matériaux, J’ai pu faire une étude comparative
sérieuse dont voici les résultats.
Parmi les exemplaires que j’ai vus sous le nom de var. compactus, il
y à une grande diversité qui montre que la plupart des bryologues
n'étaient ou ne sont point fixés sur sa valeur réelle et sur ses caractères
les plus essentiels. La chose est d’ailleurs facile à comprendre.
Un des exemplaires récolté par Brotherus dans la Laponie russe
est une forme ou variété nouvelle (brevifolius) de 0. Wahlenbergii
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO 7, 30 Juin 1908. 39
478 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (10)
produite probablement par la station sablonneuse. Les touffes remplies
de sable sont formées de tiges grêles et non reliées entre elles par du
feutre radiculaire, ce qui rend ces touffes fragiles. Les feuilles sont bien
par leur base celles de 0. Wahlenbergii, mais l’acumen, soit la partie
supérieure rétrécie, est extrêmement court. Cette forme diffère complè-
tement de toutes les autres formes du 0. Wahlenbergü. Par leur forme
générale les feuilles se rapportent bien à la description de Schinper,
cité plus haut, mais par la plupart de ses caractères cette plante ne
peut être rattachée à la var. compactus. Elle représente exactement .ce
qu'est la var. brevifolia du Barbula fallax par rapport au type bien
caractérisé par de longues feuilles, c’est pour moi une forma ou var.
nov. brevifolius.
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A. — Oncophorus Wahlenbergii : coupe à travers les feuilles de la variété compactus (Colombier
de Gex).
B. — 1 : Partie inférieure de la feuille d'Oncophorus virens; 2 : Partie inférieure de la feuille
d'O. Wahlenbergii.
G. — Coupes de feuilles d’Oncophorus virens : 1, base; 2, milieu; 3, 3’, 3’’, acumen.
D. — Coupes de feuilles d’Oncophorus Wahlenbergii : 1, base, 2, milieu, 3, acumen.
C’est l’opposé de la plante recueillie par V. Payot, au Bouchet, près
Chamonix, et qui présente des tiges courtes avec de très longues feuilles
fortement crispées et onduleuses.
Un autre exemplaire (sans nom de collecteur) et provenant du
(11) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. 479
Comptoir d’Echanges de Strasbourg, représente bien la var. Compactus,
mais sous une forma flagellaris, par ses innovations atteignant presque
les capsules. Ses feuilles sont relativement très longues.
Un jex. récolté par ? au Wormserjoch, se rattache par tous ses
caractères essentiels au 0. virens; c’est la forma densus (forma compac-
tus Limpricht, nov. Br. Eur.) de cette dernière espèce. D’autre part,
comme elle est formée de tiges dressées, à feuilles courtes, imprégnées
de sable glaciaire, que ces tiges n’ont pas du tout de feutre radiculaire,
il me semble plus logique d’en faire une forma brevifolius, parallèle à
celle de O0. Wahlenbergii dont je viens de parler. Comme pour cette
dernière, ses Caractères sont sûrement accidentels et dûs à la staïion.
Un exemplaire récolté par Lachshoelm dans l’Ostrobothnia représente
une forme à tiges grêles et à feuilles plutôt courtes de 0. Wahlenbergii.
Par ses touffes noires à l’intérieur, son tissu foliaire, elle rentre nette-
ment dans ma var. crassiretis.
Dans mon « Catalogue des mousses du Jura », page 82, je signalais
une forme de 0. Wahlenbergii trouvé par Reuter au « Sommet du
Jura près du Colombier de Gex ». L’ete dernier et déjà en septembre
1906, j’ai eu le bonheur de retrouver en quantité pres du sommet du
Colombier la plante de Reuter. En juillet 1906, je la recueillais à
2400 m. sur le versant italien du Col d’Antigine, entre le Val de Saas
et le Val italien d’Antrona.
Les matériaux recueillis dans ces deux stations, matériaux identiques,
m'ont permis de fixer exactement la place de cette plante et d’y voir
nettement la forme compacte par excellence, si je puis dire ainsi, de la
var. compactus de l’O. Wahlenbergu. En voici la description :
Touffes de 3 à 4 em. de profondeur, formant des coussinets extrême-
ment compacts, abondamment feutrés à l’intérieur qui est brun.
L’extremite seule des tiges forme une étroite zone verte. La densité des
touftes est telle qu'il faut vraiment faire un effort pour les diviser. Les
feuilles ne sont point erispees, sauf peut-être les supérieures vertes et
libres; elles sont dressées, raides, embrassantes à la base ou pas; elles
sont généralement moins fortement et moins brusquement élargies que
celles de 0. Wahlenbergu. Il en est même qui sont ovales et non rhom-
boïdales. Toujours planes au bord au point de leurs plus grande
largeur, elles sont le plus souvent canaliculées au-dessus, entières, ou,
suivant le cas, faiblement ou assez fortement dentées.
La nervure, parfois nettement excurrente, est tantôt lisse sur dos,
tantôt (mais beaucoup plus rarement) papilleuse ou dentée sur le tiers
supérieur. Sa largeur varie de 50 à 90 w. En coupe elle présente de 2 à
4 duces, ce dernier nombre étant le plus rare, et plusieurs accompa-
gnantes.
C’est en tous points la coupe normale des feuilles de ©. Wahlenbergu.
Le tissu est également celui de cette espèce, mais parfois lorsque la
base de la feuille est oblongue, le tissu basilaire formé de cellules
moins étroites passe insensiblement au tissu supérieur.
L'appareil sporifere est en gros celui de O. Wahlendbergu type, la
capsule est très courte, globuleuse à l’état frais; les dents péristomiales
ne sont généralement fendues que jusqu’au tiers.
Si les différences anatomiques ou microscopiques avec le O0. Wahlen-
bergii normal sont faibles; en revanche, les différences macroscopiques
sont considérables. Mes exemplaires du Colombier et du col d’Antigine
430 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (12)
ne ressemblent, au premier abord, en rien à un Oncophorus et, en les
recueillant, j'avoue n’avoir point songé à ce genre, mais plutôt à
Dicranum elongatum ou autre. Reuter de même avait nommé les siens
Dicranum Starkei et D. Blyttu.
Parmi les exemplaires de Reuter, il en est quelques-uns qui sont un
peu moins denses tout en gardant tous leurs autres caractères et qui
sont absolument identiques dans tous leurs détails aux exemplaires de
©. Wahlenbergu ß compactus recueillis par Breutel au Groenland et
conservés dans divers herbiers entre autres dans celui de Bruch. Mes
exemplaires du Colombier sont de même absolument semblables à
d’autres provenant du Spitzberg et du Labrador.
Toutes ces plantes représentent la forme dense extrême de la var.
compactus du O. Wahlenbergii reliée au type de cette espèce par de
nombreux autres exemplaires des régions polaires ou du moins septen-
trionales, et présentant des touffes moins denses et moins fortement
feutrées.
La plupart des autres exemplaires récoltés dans les Alpes par divers
collecteurs entre autre, par Funk., sub. D. compactum, sont également
extrêmement compacts et feutrés ; par contre, ils présentent fré-
quemment des feuilles longuement acuminées. tantôt entières, tantôt
dentées, lisses ou dentées sur le dos de la nervure. Le caractère de
«feuilles entières », indiqué par Schimper, Limpricht et les divers
auteurs, est vrai dans la majorité des cas, mais en raison de son
manque de constance, ne saurait être d’une grande valeur.
Quelle est maintenant la valeur de la var. compactus ?
Il est certain qu'elle est assez importante. Peut-être serait-il plus
simple de constituer avec ces formes très denses une sous-espèce nou-
velle subordonnée à O0. Wahlenbergu comme l’a déjà fait Kindberg.
(O. compactus (Funck) Kindbg.). D'autre part, il serait très difficile,
sinon impossible, de mettre une limite quelque peu précise entre
O0. Wahlenbergu et cette sous-espèce. Ce qui me ferait pourtant croire
que ces plantes extrêmement compactes forment déjà une sous-espèce
assez bien caractérisée, c’est que, soit au col d’Antigine, soit au Colom-
bier, je n’ai rien trouvé qui puisse être interprêté comme forme transi-
toire vers le type. Dans la deuxième de ces stations, dans laquelle je suis
retourné l’année dernière dans le but précis de faire des observations
et d'étudier la plante chez elle, bien que cette forme compacte soit très
abondante et qu’elle eroisse parfois en compagnie de O0. virens, elle
garde complètement tous ses caractères. En tous cas, si l’on veut
admettre le nom créé par Kindberg, il faudrait :
1. Que ce nom soit celui d’une sous-espèce, soit :
* (). compactus (Funck) Kindbg.
2. Que cette sous-espèce ne comprenne que les formes à tiges for-
tement reliées entre elles par un feutrage épais, à feuilles dressees et
non brusquement étalées des le point de leur plus grande largeur, à
bords entiers ou dentes.
Cette deuxième conclusion s’applique également à la variété si on lui
refuse la valeur de sous-espèce. Les formes ne differant du 0. Wahlen-
bergü type que par des touffes un peu plus denses non feutrées, cons-
ER
SE re
(13) CH. MEYLAN. GENRE ONCOPHORUS. L81
titueraient simplement une forma densus parallèle à la forma densus de
O. virens (= f. compactus Limp.). ;
Var. crassiretis Meylan var. nov. Touffes assez semblables à celles
de 0. Wahlenbergi type mais toujours (?) brunes ou noires à l’intérieur,
non feutrées, ayant plus ou moins l’aspect de erin. Feuilles normales
quant à la forme, mais présentant deux caractères spéciaux :
1. Les cellules de la partie embrassante ont des parois très épaisses
et fortement étranglées, tandis que dans tous les autres formes du
groupe ces etranglements sont nuls ou rares (Je ne les ai constaté un
peu nettement que dans la var. compactus et cela rarement). Les
cellules allongées de la base remontent de chaque eôté de la nervure
jusqu’au tiers supérieur et même jusqu'au quart.
2. Les cellules supérieures, ou du moins de la partie supérieure retrecie,
sont irrégulières et de ‘/: à ‘/s plus larges que chez 0. Wahlenbergu type
soit de 10-12 u; 12 à 15 y et même 12 à 17 1. suivant les exemplaires.
Les coupes à travers les feuilles m'ont fait voir que la nervure est
généralement plus mince que dans le type et présente de 3 à 5 duces.
Si ces caractères étaient absolument constants, ils suffiraient pour
motiver la création d’une espèce spéciale, mais comme il se présente
des formes transitoires vers 0. Wahlenbergii type d’une part, et vers la
var. compactns de l’autre, l’on ne peut y voir qu'une variété. Jusqu’a
maintenant je n’ai vu cette forme que des régions septentrionales :
Suède, Norvège, Laponie Russe, Groenland et Labrador. Il est à
remarquer, d’ailleurs, que, d’une manière générale, le 0. Wahlenbergti
y compris les formes qui s’y rattachent semble être beaucoup répandu
dans les régions septentrionales que dans les chaînes de l’Europe
centrale. Peut-être le contraire a-t-il lieu pour 0. virens.
TABLE ANALYTIQUE
Feuilles à base oblongue, à bords révolutés dans la région de leur
plus grande largeur; capsule presque toujours longue arquée, lisse sur
le dos à l’état sec ou faiblement et irregulierement plissée; présentant
un goître très proéminent et généralement aigu; très rarement
faiblement goitreuse. 1:
Feuilles a base rhomboidale (rarement oblongue), à bords toujours
entièrement plans (jamais révolutés) au point de leur plus grande lar-
geur, ces bords étants le plus souvent incurvés dans la partie supé-
rieure de manière à rendre la feuille canaliculée; capsule plus courte
généralement subglobuleuse, fortement bombée, présentant le plus
souvent des stries très nettes sur le dos à l’état sec, et un goître obtus
et peu prononcé. 2.
i. Feuilles plus ou moins patentes, à base oblongue, à bords généralement
entiers : cellules medianes basilaires + à +................ 0. virens Bd
Touffes plus denses, fortement feutrees; pedicelle court. f. densus.
Touffes profondes, läches, non feutrees; feuilles courtes. raides....
f. brevifolius.
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2M® séR.). 1908 (14)
Touffes läches; feuilles très longues ; aspect de la var. serratus....
f. fallax.
Feuilles étroites longues et contournees............ f. contortus.
» Feuilles plus longues, brusquement étalées flexueuses: base embras-
sante, plus élargie que chez le type;. bord des feuilles généralement
grossièrement et fortement denté; cellules supérieures carrées, très
régulières ; celles de la partie embrassante longues de + à >: Station
générale : le long des torrents................ var. serratus Br. Eu.
8 Tiges très longues et dressees; feuilles dressées à nervure excurrente.
moins longuement révolutées au bord que chez le type; cellules basi-
. R I fi I “por pie,
laires très courtes — à + différant peu des supérieures... ..........
I
var. elongatus Limp.
y Touffes très compactes; tiges ascendantes ou couchées. Feuilles courtes, à
nervure présentant deux ou trois duces et plusieurs accompagnantes.
Capsule presque dressée, courte: goître peu apparent: opercule à bec
court; spores de 25 a 30 r....... EUR A Re var. condensatus Meyl.
2. Gazons relativement mous, faiblement ou nullement feutrés ; feuilles très lon-
gues, flexueuses, crispées à l’état sec, à base rhomboidale et brusquement très
élargie de manière à entourer presque complètement la tige; brusquement
arquées à angle droit en dehors puis étalées horizontalement: cellules basi-
. » 3e di 4 I & I ñ . A . 4
laires médianes très longues + à ;,. à parois plutôt minces et non étran-
glées ; oreillettes nulles ou rares .............. 0. Wahlenbergii (Sw.) Bd.
Touffes plus denses; feuilles plus courtes... ........... f. densus.
Touffes läches, feuilles à partie supérieure rétrécie, très courte
soit une à trois fois plus longue que la partie basilaire. Tiges dressees.
f. brevifolius !.
x Touffes profondes, läches, non feutrées, brunes ou noirâtres à l'inté-
rieur: tissu de la base des feuilles formé de très longues cellules à
parois très épaisses et fortement étranglées: oreillettes souvent très
nettes; cellules supérieures de 40 à 17 # de largeur ................ &
var. crassiretis Meyl.
8 Gazons très compacts, très durs, demandant un effort pour être divises;
tiges feutrées jusque près du sommet. Feuilles dressées non erispees ou
flexueuses, non ou faiblement arquées en dehors au-dessus de la base;
partie inférieure rhomboïdale ou parfois oblongue, souvent faiblement
embrassante; cellules basilaires souvent moins longues, et moins étroi-
| gi vu sr
tes que chez le 0. Wahlenbergii type soit + à „z. Gel. supérieures
typiques, Capsule très courte, subglobuleuse, à goître peu apparent;
dents péristomiales divisées du tiers à la moitfé; spores normales... ..
var. compactus (Funck) Br. Eu.
* Oncophorus compactus (Funck) Kindbg.
Touffes profondes très compactes: innovations à feuilles longue-
ment acuminées atteignants presque la capsule; seta 1 cm. à 1 !/2 cm.
f. flagellaris.
! Bien que cette plante soil par son aspect très différente du {ype. je crois
pourtant que c'est une forme stationnelle ou accidentelle, plutôt qu'une variété ;
mais, jusqu'à plus ample informé, on pourrait également la nommer var. brevi-
folius Meyl.
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHAN
(Suite.)
48. Gephalozia micromera Spruce Hep. Am. et And. p. 396.
Dioica minuta terricola. Caulis ad 4 mm. longus e latere ramosus et
flagelliferus plano-convexus cellulis corticalibus 6 seriatis. Folia caulina
4 mm. longa subimbricata cuneato-quadrata ad medium inciso-bifida lobis
subacuminatis antico minore. Cellulæ 40 y. subglobosæ, totius folii sub 10.
Amphigastria caulina unicellularia vel 2 cellulis collateralibus formata
(ut in Zoopside). Folia floralia trijuga intima foliis caulinis quadruplo
fongiora appessa bipartita laciniis lanceolatis vel subulatis integerrimis
lacinia altera interdum obsoleta. Amphigastrium florale intimum foliis
suis æquale. Perianthia in caule brevissimo ovato-subulata alte emersa
tenera obtuse trigona ore parum constricto profunde fisso laciniis 6 subu-
lato attenuatis. Capsula anguste ovalis. Andræcia totum ramum tenentia
bracteis quam folia vix minoribus magis confertis erectis laciniis longiori-
bus amphigastriis rudimentariis.
Hab. America tropica. Rio Negro (Spruce).
49. Gephalozia fragimilla Spruce. Torrey Bot. Cl. 1890, p. 131.
Dioica pusilla albicans aliis hepaticis consociata. Caulis ad 15 mm.
longus tenuis fragillimus pauciramosus æquifoliatus. Folia caulina dissita
subdivergentia cuneata ultra medium bifida laciniis late subulatis acumi-
natis. Cellulæ minutulæ pellucidæ oblongo-quadratæ. Amphigastria cau-
lina nulla. Perianthia in ramo brevi postico terminalia, trigona. Folia
floralia serrata.
Hab. Bolivia, Mapiri (Rusby). =
50. Cephalozia badia (G.) Steph.
Syn.: Jung. badia G. Hep. Exped. polaris german. Vol. Il.
313
48% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 2Me (sER.). 1908 Cephalozia.
Sterilis major pallida apicibus badiis, muscis consociata, corticola.
Caulis ad 15 mm. longus pro planta validus ramis posticis valde elongatis.
Folia caulina 0,15 mm. longa remota oblique inserta hand decurrentia
assurgenti-secunda valde concava subcucullata marginibus ubique incur-
vis, in plano late ovata ad '/s biloba, sinu subrecto obtuso, lobis late
triangulalis porrectis obtusis vel acutis vel apiculatis. Cellulæ apicales
18 y mediæ 28% 37 u basales 28 47 w leptoermes. Amphigastria om-
nino nulla.
Hab. Georgia antarctica (Will. Skottsberg).
51. Gephalozia Kirkii St. n. sp.
Monoica minor pallida apicibus rufo-brunneis in rupibus calcareis nidu-
lans. Caulis ad 5 mm. longus repens tenuis fragillimus ramis parum
numerosis posticis. Folia caulina 0,3 mm. longa conferta assurgentia
valde concava supra caulem conniventia, in plano obovata ad medium
biloba, lobis triangulatis porrectis subacutis. Cellulæ apicales 27 u mediæ
27x54 y parietibus validis. Amphigastria caulina magna foliis duplo
breviora patula ovata ad */s bifida laciniis subulatis incurvis. Folia floralia
trijuga intima ovato-oblonga, marginibus obtuse minuteque lobulatis,
apice ad '/« inciso-biloba, lobis triangulatis porrectis. Amphigastrium
florale intimum foliis suis æquale ad '/s bifidum laciniis lanceolatis simi-
liter lobulatis. AndrϾcia in ramulo minuto pallido postico, bracteis
monandris 3-4 jugis remotis oblongis inflatis cauli appressis apice pro-
funde bifidis antheridium maximum longeque stipitatum repletis.
Hab. New Zealand, Tauranga (Kirk).
52. Cephalozia fissifolia St. n. sp.
Dioica pallide virens subhyalina rigidiuscula hepaticis consocıata.
Caulis ad 10 mm. longus parum ramosus teres cellulis corticalibus
6 seriatis magnis. Folia caulina 0,5 mm. longa longitudinaliter inserta
haud decurrentia remotiuscula plano-disticha recte patula ovalo-obcuneata
basi quam apice plus duplo angustiore ad medium emarginato-bifida
laciniis subæqualibus leniter divergentibus anguste lanceolatis medio
supero 4 cellulis superpositis formatis. Cellulæ 54 x basales parum
majores parietibus validis. Amphigastria caulina parva profunde bifida
basi 4 cellulas lata laciniis 3 cellulas longis.
Hab. Aucklands Islands (Hooker).
53. Cephalozia ceratophylla Spruce. On Cephal, p. 32.
Dioica pallida prostrata hepaticis consociata. Caulis simplex vel fur-
catus flagellis posticis radicans. Folia caulina subdissita plana rectan-
gularia vel subcuneata ad medium subacuta bifida laciniis subulatis acu-
314
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 185
minatis sæpius falcato-divergentibus cornua simulantibus. Cellulæ sat
magnæ. Amphigastria caulina foliis quadruplo minora rectangularia ad
medium bifida segmentis brevisetaceis.
Hab. Aucklands Islands (Hooker).
54. Cephalozia furcifolia St. n. sp.
Dioica majuscula pallida, aliis hepaticis consociata. Caulis ad 15 mm.
longus tenuis internodiis alterne: geniculatis, ramis et flagellis posticis
numerosis; cellulæ corticales 8 seriatæ magnæ. Folia caulina dissita
0,4 mm. longa sublongitudinaliter inserta obcuneata ad ?/s bifida laciniis
lanceolatis strictis late divergentibus. Cellulæ 27 72 y, parielibus vali-
dis. Amphigastria caulina majuscula ovata, profunde bifida laciniis brevi-
bus subulatis. Folia floralia trijuga intima ut amphigastrium florale cau-
linis quintuplo longiora, oblonga (triplo longiora quam lala) ad '/s bifida
utrinque grosse paucispinosa, spinis porrectis. Perianthia longissima
pallida tenerrima, cellulis valde elongatis formata (superis 18x72 u
basalibus 56 X 150 u) ore? destructo. Sporæ 13 y fuscobrunneæ, læves.
Elateres 150 y, spiris duplicatis crassis laxe tortis. Andrecia in ramulis
parvis posticis, bracteis ad 5 jugis monandris confertis late ovatis concavis
ad '/z bifidis lobis vulgo abrupte setaceis.
Hab. New Zealand (Kirk).
55. Gephalozia Skottsbergii St. Schwed. Südpolar-Exp. 1905.
IV, p. 3.
Sterilis minor hyalina vel pallide virens inter muscos laxe cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus ramis erectis inferne parvifoliis.
Folia caulina remota oblique patula valde concava leniter adscendentia in
plano ovato-elliptica 1. e. medio amplissima basi apiceque æqualiter an-
gustata ad ‘/2 biloba, sinu obtuso angusto, lobis triangulatis porrectis
acutis incurvis antico sæpe angusliore. Cellulæ 18 y, basales 27 X 45 u
leptodermes.
Hab. Georgia antarctica (Skottsberg).
C. physocaula (Taylor) ist unserer Pflanze sehr ähnlich, hat aber einen
wesentlich abweichenden Zellbau.
56. Cephalozia tubulata (Taylor) Spruce. On. Cephal. p. 44.
Syn.: Jung. tubulata Taylor. J. of Bot. 1844, p. 463.
Jung. physocaula Taylor. J. of Bot. 1844, p. 455.
Jung. bicuspidata? Mitten. Fl. tasman, p. 223.
Gymnomitrium rhysocaulum. Tayl. Syn. Hep. p. 615.
Dioica majuscula pallida in solo humoso laxe cæspitans vel muscis con-
sociata. Caulis ad 3 cm. longus subarhizus fragilis pallidus crassus parum
315
486 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 Cephalozia.
ramosus ramis omnibus lateralibus ex axilla folii ortus; foliolum sub-
axillare trilobatum. Folia caulina remotiuscula transverse inserta oblique
patula valde concava in plano subquadrata ad medium biloba, lobis trian-
gulatis porrectis acutis vel obtusis sinu recto obtuso. Cellulæ 24 x 25 y
basales 36 X 54 u valide. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia tri-
juga, intima caulinis multo majora oblongo-triangularia basi utrinque
cordatim rotundata, ad ‘/2 bifida, lobis lanceolatis acutis porrectis rima
angusla discretis. Amphigastriam florale intimum parum minus similli-
mum. Perianthia anguste oblonga plus triplo longiora quam lata superne
triplicata ore constricto brevifisso lobis truncatis crenulatis vel ‘subden-
tatis. Antheridia in medio ramorum spicata, bracteis ad 8 jugis confertis
saccatis lobulo antico magno ovato obtuso postico longiore acuto falcatim
patulo. Antheridia parva.
Hab. Falklands Islands (Hooker), (Skottsberg), Fuegia (Dusen),
Fretum magellanicum (Skotisberg).
57. Gephalozia multicuspidata (Tayl. et Hook.) St.
Syn. : Jung. multicuspidata. Taylor. J. of Bot. 1844, p. 375.
Dioica? pallida sphagnicola laxe intertexta vel fluitans. Caulis ad
25 mm. longus parum ramosus. Folia caulina parum imbricata late
obovala assurgentia ad '/s bi vel triloba lobis acutis porrectis sinubus
obtusis. Cellulæ amplæ pellucidæ. Amphigastria caulina nulla. Perianthia
in ramulo brevissimo postico terminalia clavata superne triplicata ore
contracto plurilobato lobis minute crenulatis. Folia floralia erecta quadri-
fida laxe amplectentia. Amphigastrium florale ?
Hab. Campbell Islands (Hooker).
Ich habe die Pflanze nicht erlangen können und besitze nur eine Zeich-
nung aus der Hand Gottsche’s; nach dieser steht das Perianth an der
Spitze eines sehr kurzen ventralen Astes.
58. Cephalozia macrostipa St. Hedwigia 1893, p. 315.
Dioica flavo-rufescens majuscula dense cæspitosa. Caulıs ad I cm.
longus multiramosus ramis radicellosis adcendentibus. Folia caulina con-
ferta valde concava assurgentia ad !/2 bi-vel triloba, lobis e lala basi ab-
rupte angustatis acuminatis (apiculo 3-4 cellulas longo) hamatim incurvis.
Cellulæ loborum 20-34 medie 25 X 50 y leptodermes. Amphigas-
tria caulina magna, foliis duplo minora imbricata concava ad ‘/2 bi
vel trifida laciniis angustis sæpe setaceis semper inæqualibus, bre-
vioribus strictis, longioribus incurvis. Perianthia in ramulo brevis-
simo postico, longe exserta clavata trigona ore amplo purpureo dense
spinuloso. Folia et Amphigastria floralia trijuga intima caulinis multo
316
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 487
majora purpurea ad '!/» bitrifida margine grosse paucidentala. Androecia
ignota.
Hab. New Zealand Tauranga (Kirk.)
59. Gephalozia Bryhnii Kaal. Nyt. Magaz. for Nat. 1893,
p. 152.
Monoica pusilla gregaria vel pulvinata viridis vel purpurascens eflagelli-
fera. Caulis validus parum ramosus repens vel erectus ramis fertilibus
breviuseulis assurgentibus paucifoliis. Folia caulina remota subtransverse
inserte patula vel suberecta in plano late ovato-quadrata vel subcuneata
ad ‘/s-'/2 biloba, sinu acutiusculo, lobis ovato triangulatis acutis vel ob-
tusiusculis integerrimis. Amphigastria caulina nulla vel perrara subulata.
Celluiæ 13 y, basales longiores parum incrassatæ. Folia floralia 2-3 juga,
caulinis multo majora, intima in excipulum altum connata perianthio
arcte appressa 5-8 lobata, lobis obtusis vel acutis minute crenulatis.
Perianthia alte emersa anguste oblonga vel linearia profunde 3-4 plicata
ore contracto truncato crenulato. Capsula ovali-globosa. Andræcia totum
fere ramulum tenentia, bracteis confertis quam folia caulina majoribus ad
anticnm vergentibus concavissimis brevius bilobis lobis obtusis incurvis.
Antheridia brevissime stipitata.
Hab. Norvegia (Bryhn, Hagen, Kaalaas).
Cum €. integerrima Lindb. et C. piriflora Douin comparanda.
60. Gephalozia piriflora Douin. Musc. d’Eure et L. 1906, p. 262.
Monoica viridis vel plus minus colorata in solo argillacco gregaria.
Caulis ad 5 mm. longus validus repens parum ramosus. Folia caulina
imbricata ereclo-conniventia oblique inserta concava ad ‘/2 biloba rima
angusta obtusa lobis ovalo-triangulatis acutis vel obtusis incurvis.
Cellule 18 y. basales duplo longiores leptodermes. Amphigastria caulina
nulla. Perianthia in caule valde incrassato terminalia plus minus late
pyriformia ore leniter contracto truncato integro cellulis prominulis regu-
lariter minuteque cenulato. Folia floralia intima obtuse breviterque tri-
loba, lobis irregularibus integerrimis volundatis subcrispatis. Amphi-
gastrium florale intimum foliis suis coalitum bilobatum, lobis plus minus
late triangulatis integerrimis. AndrϾcia in ramulo parvo laterali et sub-
florali terminalia, bracteis 3-4 jugis concavis obtuse bilobis.
Gallia Dangeau (Douin).
Die Pflanze steht der €. integerrima Lindb. sehr nahe; mit C. Bryhnii
hat sie aber gar nichts zu tun, da diese letztere ein ausgezeichnet röhriges
fein und dicht gezähntes Involucrum perichætiale besitzt (teste: planta
origin. auctoris).
317
488 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2We SÉR.). 1908 Cephalozia.
61. Cephalozia' integerrima Lindb. Soc. F. Fl. fenn. 1.
Monoica pusilla virens lenerrima. Caulis brevis parum breviterque
ramosus ramis arcte repentibus. Folia caulina parva, cuneata vel sub-
quadrala ad ‘/2 acute biloba subcarinata lobis patentibus obtusis vel acutis.
Cellulæ minululæ 18 y leptodermes, basales 18 X 36 u. Amphigastria
caulina nulla. Perianthia in caule ramisque terminalia alle emersa linearia
vel subelavata incurva 3-4 plıcata ore late repando. Cellulæ superæ
16x27 u basales 18 x 45 y parietibus incrassatis. Capsula oblonga.
Folia floralia trijuga, intima caulinis sat majora apice 2-3 loba lobis trun-
calis vel relusis, cum amphigastrio simili in excipulum subappressum
coalita. Andrecia tolum fere ramulum tenentia bracteis monandris
bilobis, lobo postico majore retuso.
Hab. Fennia, Insula Ladoga (Lindberg), Norvegia (Kaalas, Bryhn).
62. Cephalozia Baumgartneri Schffn. ms.
Dioica parva fuscescens in solo calcareo gregaria. Caulis ad 10 mm.
longus validus strictus parum ramosus. Folia caulina remotiuscula ob-
lique patula valde concava in plano ovata, 0,35 mm. longa, ad medium
bifida sinu angusto obtuso lobis lanceolatıs acuminatis porrectis apice sæpe
hamatim incurvis. Cellulæ 18 y. interdum 18 X 27 y leptodermes. Amphi-
gastria caulina rudimentaria vel nulla. Folia floralia intima subquadrata
ad '/ı biloba, sinu recto obtuso lobis late triangulatis acutis integerrimis.
Amphigastrium florale intimum oblongum foliis utrinque coalitum apice
ad ‘/4 bilobatum sinu recto obtuso lobis late triangulatis integerrimis.
Perianthia longe exserla oblongo-cylindrica superne parum plicata ore
parum angustato late truncato integerrimo repando. Andræcia ?
Hab. Gallia (Douin).
63. Cephalozia Limprichtii Warnst. Cryptog. F1. der Mark, p. 228.
Monoica flavo-virens in sols argilloso gregaria. Caulis ad ! cm. longus
radicellis pallidis repens simplex sub flore innovatus. Folia caulina sub-
remota transverse inserta obcuneata vel subtriangularia ad ‘/2 biloba sinu
acuto lobis acutis divergentibus integerrimis. Cellulæ 16-20 y, parietibus
validis. Perianthia terminalia semiexserta interdum leniter purpuras-
centia angusta, trigona, ore angustato lobato lobis crenato-serratis hyalinis.
Folia floralia brunneola marginibus decoloratis, caulinis multo majora ad
1/2 inciso-biloba, lobis acutis integris vel obtuse denticulatis amphigastrio
simillimo interdum utrinque coalitis. Andrecia in ramulis parvis perian-
thio approximatis, spicata bracteis quam folia caulina majoribus ovalibus
exciso-bilobis, lobis integerrimis concavis conniventibus.
Hab. Germania prope Neu Ruppin (Warnstorff), Britannia (Nicholson).
318
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 489
Ich habe die Pflanze nicht gesehen.
64. Cephalozia patula St. n. sp. Bull. Soc. Bot. ital. 1905, p. 28.
Dioica parva pallide-virens in terra argillosa laxe cæspitans vel muscis
consociata. Caulis ad 10 mm. longus pro plantæ magnitudine validus
parum ramosus ramis posticis el lateralibus. Folia caulina 0,25 mm. longa
remola subplana oblique inserta squarrose patula late obcuneata ad */s
vel ad °/ı bi-loba, sinu recto vel late Junato, lobis lanceolatis late diver-
gentibus acutis. Gellule 13 18 y, valide. Amphigastria caulina rudi-
mentaria subulata vel bifidula oblique patula. Folia floralia intima cum
amphigastrio in excipulum sexlobatum alte connata lobis late triangulatis
breviter acuminatis squarrose patulis integerrimis hic illie breviter
crenatis. Perianthia in caule terminalia semiexserta oblonga profunde
triplicata ore vix constricto truncato cellulis digitiformibus optime crenu-
lato; cellulæ superæ 9 X 18 y basales 18 X 36 y leptodermes.
Hab. Ztalia Monti rivecchi, Firenze (Levier).
Der Beschreibung nach steht diese Pflanze der C. stellulifera nahe, von
der ich aber Kein Original zu beschaffen im Stande war, sie soll aber
monoecisch sein.
65. Gephalozia elegans Heeg. Revue bryol. 1893, p. 82.
Monoica parva viridis dense cæspitosa. Gaulis ad 5 mm. longus tenuis
prostratus et adcendens vulgo sat ramosus. Folia caulina remota supera
magis approximala et majora, viridia interdum purpureo-vel brunneo-
picta, transverse inserta cuneato-orbiculata concava patenti-divergentia
ad ‘/2 inciso-biloba lobis ovato-triangularibus integris vel denticulatis
acutis vel obtusatis. Amphigastria caulina lanceolata vel subulata supera
majora bifidula. Cellulæ minutæ 9-12 y. leptodermes. Perianthia semiex-
serta apice truncata vel constricla viridia ore crenulato. Folia floralia
caulinis majora biloba, lobis acutis denticulatis. Andrecia in ramulis
superis lerminalia paucibracteata subcapitata.
Hab. Alpes Austriæ (Heeg.)
66. Gephalozia rubriflora Jensen. Revue bryol. 1895, p. 68.
Dioica pusilla. Caulis ad 4 mm. longus radicellis densis repens. Folia
caulina assurgentia subrotunda valde concava 0,10 mm. longa, conferta
subtransverse adnata ad medium biloba, lobis triangulatis subacutis sæpe
obtusis. Cellulæ 10-15 y valide. Amphigastria caulina nulla vel rudimen-
taria. Folia floralia (ut amphigastrium florale) intima magna parum
coalita, latiora quam longa ad medium biloba, lobis late triangulatis grosse
serrato-dentatis. Perianthia oblonga, pluriplicata 0,5 mm. longa, purpurea
ore hyalino cellulis digitiformibus crenulato. Capsula perpusilla ovalis.
319
490 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Cephalozia.
Sporæ 6 y læves sordide violaceo-virides. Elateres 90-130 u rubro-
violacei. Andrecia mediana violacea bracteis plurijugis quam folia majori-
bus concavis lobis apiculatis integerrimis rarius denticulatis. Amphigastria
minuta subulata. Propagula ovalia vel angulata brunneola bicellularia.
Hab. Jütland, Skagen (Jensen).
67. Cephalozia divaricata (Smith) Heeg. Leberm. v. Nied.-
Oesterr. 1893, p. 33.
Syn.: Jung. divaricata Sm. Engl. Bot. 1800, tab. 719.
Cephalozia bifida ? (Schreber). Lindb. Musci scand., p. 3.
Jung. bifida Schreber in Schmid. Ie. et Ann., p. 250.
Jung. rubella2 Nees. Hep. Eur. IL p. 236.
Dioica parva viridis vel plus minus colorata, terricola in humidis sæpe
late expansa. Gaulis ad 15 mm. longus irregulariter pauciramosus, ramis
posticis et lateralibus parum rhiziferis rigidis et fragillimis. Folia caulina
parva, caulis diam. vix longiora, subtransverse inserla plus minus squar-
rose patula haud carinata sed parum concava basi cuneatim angustata ad
1/2 biloba, lobis divergentibus anguste triangulatis acutis sinu recto obtuso.
Cellule 13 y basales majores, leptodermes. Amphigastria caulina nulla.
Folia floralia intima subappressa cum amphigastrio connata, excipulo
6 lobato, lobis ovato-triangulatis acuminatis irregulariter spinosis. Peri-
anthia in caule terminalia oblongo-linearia triplicata ore late truncato
cellulis prominulis erenulato. AndrϾcia in ramis mediana bracteis ad
8 jugis quam folia caulina multo majoribus, subimbricatis cauli sub-
appressis assurgentibus, ad '/s bilobis, lobis triangulatis acutis incurvis
vel porrectis. Propagula parva bicellularia, rosea.
Hab. Europa, America sept., Sibiria (Arnell).
Ich gebe die nôthigsten Synonyma, da die Untersuchung der euro-
päischen Arten unserer Gattung noch in vollem Fluss ist und Schiffner auf
Grund eines grossen Materials später wohl eine erschöpfende Darstellung
und damit eine sichere Unterbringung der alten Namen liefern wird.
68. Cephalozia byssacea (Roth.) Heeg. Hepat. Austriæ 1893, p. 96.
Syn.: Jung. byssacea Roth. Fl. germ. 1800, p. 307.
Jung. Starkii Nees Hep. Eur. 1836, II., p. 223.
Cephalozia divaricata Dum. Hep. Eur., p. 89.
Jung. grimsulana Jack. in G. et R. Hep. exsicc. 526.
Jung. Hampeana Nees. Hep. Eur. III, p. 560.
Cephalozia erosa Limp. in Warnstorf. Cr. Fl. Bdbg. I, p. 233.
Jung. dentata Limp. Cr. Fl. Schles. I, p. 293.
Dioica minima viridis vel brunnea in sicco subnigra, dense pulvinatim
320
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 494
cæspitosa, in fissuris rupium vel in solo humido expansa sæpe muscis con-
sociata. Caulis ad 15 mm. longus tenuis parum ramosus tenuis radicellis
longis pallidis repens. Folia caulina parva caulis diametro vix longiora
remota oblique patula carinato-concava ad medium biloba in plano sub-
quadrata lobis oblongo-triangulatis porrectis vel divergentibus acutis.
Cellulæ foliorum marginales 12 y medianæ 12 X 18 y basales 18x27 y
leptodermes. Amphigastria caulina minuta oblique patula subulata vel
ovala apiceque bifidula. Folia floralia intima caulinis multo majora cum
amphigastrio alte coalita, excipulo sexlobato, lobis anguste triangulatis
acuminatis argute irregulariterque spinulosis (in forma «Hampeana »
minus armatis subintegerrimis). Perianthia in caule terminalia semi-
exserta oblongo-fusiformia triplicata ore angustato truncato, cellulis pro-
minulis crenulato; cellulæ superæ 12 X 36 1, basales 18x 45 u. Sporæ
8 y subleves. Elateres 180 y, attenuati spiris duplicatis terelibus laxe tor-
tis. Propagula bicellularia viridia vel purpurea. Andrecia mediana bracteis
ad 8 jugis monandris imbricatis quam folia caulina multo majoribus.
Hab. Europa, America septentr,, Greenland.
69. Cephalozia Macounii (Austin) Spruce. On. Cephal., p. 68.
Syn.: Jung. Macouni Austin, Acad. Phil. 1869, p. 222.
Dioica viridis in ligno putrido gregaria. Caulis tenuis pellucidus flexuo-
sus radicellifer pluriramosus eflagellatus. Folia caulina 0,15 mm.
longa contigua vel subimbricata late patentia cuneata parum carinata ad
'/» bifida sinu lato obtusato lobis divergentibus late subulatis basi 2-4 cel-
lulas latis vulgo acutis. Cellulæ parvæ subpellucidæ. Amphigastria caulina
nulla. Perianthia parvula hyalina leptodermia obovata vel ovato-fusi-
formia obtuse trigona ore subconstricto setuloso vel ciliolato. Folia
floralia 2-3 juga intima appressa libera vel subconnata vix ad medium
2 vel 3 loba irregulariter spinulosa. Amphigastria floralia foliis similia.
Andræcia in caule ramisque mediana.
Hab. Canada (Macoun), New England States (Evans), Sibiria (Arnell).
70. Cephalozia supina St.
Syn.: Jung. supina Taylor. J. of Bot. 1846, p. 273.
Dioica? Caulis vix 5 mm. longus repens. Folia caulina remota, patula
inæqualiter bifida, lobis integerrimis apiculatis postico majore ovato,
antico lanceolato. Folia floralia majora trifida apiculata dentata. Peri-
arthia magna terminalia obovata inflata ore argute dentato. Andræcia
terminalia, bracteis tumidis.
Hab. America septentr. (Drummond).
Ich habe die Pflanze nicht gesehen.
321
492 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1908 Cephalozia.
71. Gephalozia pulchella Jensen. Revue bryol. 1893, p. 67.
Dioica pusilla in solo arenoso cæspitosa. Caulis ad A cm. longus eflagel-
latus, Folia caulina subtransverse inserta ovata 0,15 mm. longa ad
medium vel profundius biloba, lobis triangulatis acutis erectis vel con-
vergentibus. Cellulæ 18x27 1, superne 13 X 15 u. valide. Amphi-
gastria caulina nulla vel rudimentaria lanceolata vel bifidula. Folia
fioralia wijuga, intima amphigastrio breviter connata, regulariter dense-
que denticulata dentibus brevibus obtusis. Perianthia viridia vel fusco-
rubra ovato-oblonga 1 mm. longa superne valde plicata ore subconstricto
hyalino lobato, lobis cellulis linearibus prominulis denticulatis. Capsula
parva ovalis. Spore 8-9 u luteo-brunneæ dense minuteque papillatæ.
Andræcia in planta subsimplici spicata, bracteis 4-8 jugis concavis, lobis
incurvis acutis obtuse denticulatis.
Hab. Jütland, Skagen (Jensen).
72. Cepholazia biloba Lindb. in Spruce « On Cephalozia », p. 66.
Dioica pusilla viridissima muscis consociata. Caulis ad 15 mm. longus
simplex vel pauciramosus ramis posticis, ceterum crassiusculus fragilis
radicellosus. Folia caulina 0,2 mm. longa remota late patentia cuneata
obovata vel subquadrata subearinata ad medium biloba lobis ovato-lanceo-
latis acutis incurvatis. Cellulæ minute 15 w quadratæ. Amphigastria
caulina nulla vel parvula lanceolata. Perianthia in caule terminalia alte
emersa clavala vel anguste pyriformia 3-5 carinata ore truncato repandulo,
cellulis digitiformibus crenulato. Calyptra pyriformis. Capsula oblongo-
globosa. Folia floralia trijuga, caulinis majora, intima cum amphigastrio
alte excipulata, lobis 6-8 brevibus obtuse denticulatis.
Hab. Fennia, Helsingfors (Lindberg), Norvegia (Kaalaas, Hagen).
73. Gephalozia æraria Pears. On Cephalozia Spruce, p. 96.
Dioica minuta fulva vel pallide badia dense depresso-cæspitosa. Caulis
flexuosus radicellis arcte repens validus parum ramosus cellulis corticali-
bus 10-12 seriatis, axialibus vix minoribus. Folia caulina 0,15 mm. longa,
dissita squarrose patula minula subcuneata vix carinata, ad ?/s biloba sinu
recto acuto vel obtuso lobis ovatis vel angustioribus acutis vel apiculatis.
Cellulæ 10-15 y pellucidæ parietibus validis trigonis itaque minus di-
stinclis cuticula papillata. Amphigastria caulina superiora lanceolata
interdum folio proximo connata, suprema foliis vix minora bifida, inferiora
rudimentaria. «Ramulus femineus brevissimus; folia floralia trijuga
caulinis duplo longiora libera ad ‘/2 biloba parce spinuloso-denticulata
lobis ovatis acuminatis ».
Hab. Britannia, Wales (Pearson).
322
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 193
74. Gephalozia minima (Austin) Pears. Canadian Hep. in Geolog.
Survey of Canada 1890, p. 11.
Dioica viridis minuta in ligno putrido cæspitans. Caulis validus ad
2 mm. longus simplex, cellulis corticalibus 15 seriatis. Fola caulina
0,15 mm. conferta inferiora remota late ovata vel subquadrata subcarinata
ad ‘/s bifida laciniis acutis vel acuminatis angustis. Cellulæ 16 y, parieti-
bus validis. Amphigastria caulina late subulata supera bifidula. Peri-
anthia oblongo-ovalia leptodermia ore subamplo integerrimo. Folia
floralia trijuga, intima caulinis maiora subquadrata ad '/s vel ‘/2 biloba,
lobis spinoso-dentatis basi utrinque dente valido armatis. Amphigastrium
florale intimum foliis suis simillimum. Andrecia in planta graciliore
poslica parvo ramulo inserta bracteis 3-4 jugis.
Hab. Amer. septentr. Ontario (Macoun).
75. Cephalozia elachista (Jack) Spruce. On. Cephalozia, p. 70.
Syn.: Jung. elachista Jack in G. et R. Hep. Exsicc. Nr. 574, 1873.
Monoica pusilla pallida tenerrima in turfosis gregaria. Caulis e basi
subaphylla rhizifera adcendens pauciramosus ramis omnibus posticis, sub
flore geminatım innovatus. Folia caulina remota ad */s inciso-biloba lobis
late lanceolatis acuminatis incurvis uno alterove dente basali auctis.
Cellulæ loborum 13x20 y. basales 1827 y leptodermes. Amphigastria
caulina nulla vel rudimentaria. Perianthia in ramulo plus minus longo
terminalia oblonga acute trigona ore truncato denticulato vel cellulis
digitiformibus erenulato. Capsula oblongo-elliptica. Folia floralia trijuga
intima caulinis multo majora sublibera ad '/s biloba lobis denticulatis vel
subspinulosis tenui acuminatis. Amphigastrium florale intimum foliis
suis simillimum. Andrecia in caule terminalia vel mediana sæpe in
ramulis parvis subfloralibus spicata, bracteis ad 8 jugis confertis assur-
gentibus quam folia caulina majoribus lobis lanceolatis regulariter denti-
culatis apice setaceis hamatim incurvis.
Hab. Germania (Jack), Hibernia (Lindberg), Fennia (Lindberg), Nor-
vegia (Bryhn).
76. Gephalozia subdentata (Warnst.) St.
Syn.: Cephaloziella subdentata Warnst. Crypt. Fl. d. Mark.
Sterilis pusilla capillacea viridis, muscis consociata. Caulis tennissi-
mus irregulariter ramosus radicellis longis hyalinis repens. Folia caulina
minima remota transverse inserta squarrose patula late obcuneata sinu
lato acuto biloba lobis anguste lanceolatis planis divergentibus basi
utrinque unidentatis. Cellulæ 9x 12 y rectangulares vel hexagonæ lepto-
dermes vel validæ.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 7, 30 juin 1908. 34
494 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zu SÉR.). 1908 Cephalozia.
Hab. Germania prope Neu Ruppin (Warnstorf).
Sollte diese Pflanze nicht zu C. elachista gehören ?
77. Gephalozia gracillima Douin. Musc. d’Eure et L. 1906,
p. 257.
Paroica subnigra in umbrosis viridis, plus minus dense cæspitosa
terricola. Caulis ad 3 mm. longus radicellis hyalinis arcte repens tenuis
ramis procumbentibus. Folia caulina parum patula concava ad medium
biloba sinu acuto lobis ovato-triangulatis acutis incurvis. Cellulæ 16 y.
leptodermes. Amphigastria caulina parva rudimentaria integra vel bifi-
dula. Folia floralia intima magna ad '/ triloba, lobis ovato-triangulalis
subintegerrimis vel minute denticulatis. Amphigastrium florale intimum
foliis suis simillimum alte coalitum. Perianthia ad ?/s exserta ovato-
oblonga ore truncato profunde fisso lobis truncalis irregulariter minuteque
lobulatis denticulatis. Capsula elliptica. Spore roseæ 14 u. Elateres ?
Andræcia majuscula bracteis diandris 3-6 jugis valde concavis breviter
bilobis lobis acutis.
Hab. Gallia Dangeau (Douin).
78. Cephalozia myriantha Lindb. Medd. Soc. F. Fl. fenn. 1.
Syn.: C. Jack Limp. in Spruce « On. Cephal. » 1882, p. 67.
Monoica hypogyna parva pallide virens apicibus sæpe purpurascentibus.
Caulis brevis fragilis pauciramosus ramis elongatis minutifoliis. Folia
caulina remota minuta assurgenli secunda in plano quadrato-rotundata,
subcarinata ad '/s acute biloba, lobis ovato-triangulatis acutis mtegerrimis
anlico minore. Cellule parvulæ, in lobis 12 y. basales 12 X 18 y parieli-
bus validis. Amphigastria caulina foliis duplo breviora ovato-lanceolata
vel angustiora interdum bifidula. Perianthia in ramulo plus minus longo
semiexserla oblonga obtuse 3-5 plicata, ore contracto truncato cellulis
digitiformibus crenulato. Cellulæ superæ 9 X 27 y parielibus incrassatis,
basales majores. Folia floralia intima suborbiculata caulinis majora minus
profunde biloba, lobis crenato-denticulatis; Amphigastrium florale in-
timum foliis suis simillimum alteque coalitum. Folia mascula 3-4 juga
monandra concava breviter biloba denticulata.
Hab. Europa, America septentr., Sibiria (Arnell).
79. Cephalozia Sullivanti (Austin) Spruce. On. Cephal., p. 68.
Syn.: Jung. Sullivanti Austin Acad. Philad. 1869, p. 221.
Dioica? minutissima olivacea in ligno putrido gregaria. Caulis tenuis
carnosus valde radiculosus arcte repens. Folia caulina imbricata caule
angustiora in plano ovato-quadrata bifida sinu acutiusculo laciniis acutıs
plus minus dentato-serratis. Perianthia late ovalia vel obovala obtuse
324
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 495
angulata apice parum plicata truncata ore dentaio dentibus conniventibus.
Folia floralia et amphigastrium florale intimum libera.
Hab. America septentr. New Jersey, Ohio.
Im Herbar Austin’s liegen unter dem Namen Jung. Sullivanti ver-
schiedene Arten; keine derselben hat aber gesägle Stengelblätter.
Die eigentliche Originalpflanze von Columbus (Ohio) leg. Sullivant ist
jedenfalls eine neue gute Art mit rechtwinklig abstehenden entfernt
gestellten scharf gekielten Blättern und sehr schmalen Blattlappen; da
sie ganz steril ist und auch sonst mit der Originaldiagnose absolut nicht
übereinstimmt. kann sie den Namen C. Sullivanti nicht tragen und will
ich hier lediglich auf die Pflanze aufmerksam gemacht haben.
Wo aber ist C. Sullivanti Austin planta vera geblieben ?
80. Cephalozia Pearsoni (Spruce) St.
Syn.: Jung. Pearsoni Spruce. Musci præteriti 1881.
Dioica pusilla depresso-cæspitosa luride viridis. Caulis ad 8 mm. longus
flaccidus parum ramosus ramis lateralibus, posticis nullis, subæquahter
foliosis radicellis perraris. Folia caulina dissita oblique patula transverse
inserta late obcuneata carinata ad ?/: bifida lobis suberectis cauli sub-
parallelis planiuseulis triangulatis acuminatis. Cellulæ 13 y, mediæ parum
longiores leptodermes. Amphigastria caulina nulla vel rudimentaria.
Andrcecia in caule ramisque mediana bracteis 3-4 jugis quam folia majori-
bus confertis basi turgidis interdum dente antico incurvo auctis. Anthe-
ridia solitaria magna longe stlıpitala.
Hab. Britannia, North Wales. Wet rocks (Pearson). Scotland (Mac
Andrew).
Obwohl ich die fruchtende Pfianze nicht kenne, glaube ich doch. sie zu
unserer Gattung stellen zu dürfen; Spruce hat sie wegen der lateralen
Verzweigung zu Jungermannia gestellt; das ist.aber kein ausschlag-
gebendes Moment, da diese Verzweigung bei allen 3 Untergattungen vor-
kommt.
Si. Cephalozia Notarisiana Mass. Ep. dell’ Erb. crittog. ıtal.
1903. p. 19.
Dioica pusilla pallida laxe cæspitosa. Caulis capillaceus ad 10 mm.
longus pauciramosus sub flore sterili geminatim innovatus ramis omni-
bus posticis, flagella numerosa; cellulæ corticales hyalinæ magnæ. Folia
caulina remota concava cauli subappressa vel parum patula transverse
inserta in plano subovata ad ‘/s-'/2 bifida laciniis lanceolatis incurvis
sæpe inæqualibus. Cellule laciniarum 48x27 y basales 14 36 p
parietibus validis. Amphigastria caulina magna lanceolata acula appressa
325
496 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1908 Cephalozia.
interdum bifidula. Folia floralia intima caulinis multo majora oblonga
breviter bifida, lobis æqualibus breviter lanceolatis acuminatis integer-
rimis. Amphigastrium florale intimum lanceolatum integrum vel bifidum.
Perianthia in caule terminalia ovato-oblonga obtuse trigona ore anguslo
denticulato. Cellulæ superæ 9 X 36. mediæ 18 X 63 y basales 18x 72 1
parietibus validis. Andræcia ignota.
Hab. Italia Lago Maggiore. Valle Intrasca (De Notaris).
Die Pflanze ist jedenfalls zweihäusig, da Andrœæcien nicht zu finden
waren, die Blüten auch alle unbefruchtet sind.
82. Gephalozia lucens (Evans) St.
Syn.: Jung. lucens Evans. Connect. Acad. Vol. 8, p. 6.
Dioica mediocris gracilis flaccida pallide flavo-virens laxe cæspitosa.
Caulis e caudice repente procumbens simplex sub flore innovatus strielus
a dorso parum compressus lateque elliplicus crassus pallidus postice
stoloniferus. Folia caulina approximata in ramis remotiuscula transverse
inserta oblique patula conduplicatim concava in plano late ovata, ad ‘/s
biloba interdum triloba, sinu acuto lobis acuminatis incurvis antico bre-
viore. Cellulæ apicales 18 X45 u medie 36 X 45 u basales 36 X 72 y
parieübus validissimis cuticula lævi. Amphigastria caulina nulla. Folia
floralia 2, caulinis majora erecto-vaginantia ad '/s biloba sinu angusto
obtuso lobis erectis acutis vel obtusis margine sæpe recurvis leniterque
tortis. Amphigastrium florale magnum foliis suis subæquale appressum
liberum. Perianthia ad '/s exserta innovata oblonga superne obtuse 4-5
plicata ore parvo subtruncato constricto breviter inciso, lobıs angulalis
vel subdentatis.
Hab. Hawai (Baldwin).
83. Cephalozia capillaris St. n. sp.
Monoica exigua pallida in cortice dense gregaria. Caulis ad 5 mm.
longus parum ramosus ramis omnibus lateralibus; cellulæ corticales
8 seriatæ. Folia caulina 0,15 mm. longa remotiuscula oblique patula
subtransverse inserta late ovata concava ad '/s bifida, lobis anguste trian-
gulatis porrectis acutis. Cellulæ 9x 18 y ubique fere æquales leptoder-
mes. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia trijuga, intima caulinis
multo majora, ad !/z vel magis profunde biloba, lobis ovato-triangulatis inte-
gerrimis vel repandis antice libera postice amphigastrio simillimo parum
minore breviter coalita. Perianthia in ramulo longiusculo terminalia an-
guste linearia alte triplicala ore parum contracto breviter sexlobato lobis
crenulatis vel cellulis digitiformibus liberis erenalo-dentatis; cellulæ ubi-
que æquimagnæ 7 X 18 leptodermes, ipsa basi majores. Andrecia in
326
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 497
ramulo parvo hypogyno, bracteis ad 6 jugis imbricatis quam folia majorı-
bus transverse insertis conduplicatim concavis ad ?/s bilobis, lobis obtusis.
Hab. Java, Tjibodas (Fleischer).
84. Gephalozia recurvifolia St.n. sp.
Sterilis rigidissima tenuissima fusco-virens gregaria. Caulis ad 20 mm.
longus capillaceus strictus fuscus et durus pluriramosus, ramis lateralibus
longis, apice vulgo longe flagellato; cellulæ parvæ validissimæ. Folia
caulina remota minuta cauli vix æquilata subtransverse inserla concava
squarrose recurva in plano oblique ovata, margine antico substricto
postico bene arcuato apice ad ‘/s bilobalo, sinu angusto acuto, lobis bre-
viter triangulatis obtusis vel acutis, antico duplo angustiore. Cellule
apicales 9X 13 y basales 1218 u parietibus maxime æqualiterque
incrassatis, culicula levi.
Hab. Japonia Yakushima (Faurie).
85. Cephalozia Kilohanensis Cooke. Trans. Conn. Ac. 1904, p.37.
Monoica minuta rufo-brunnea cæspitosa terricola. Caulis radicellis
numerosis radicans dilute brunneus subteres, cellulis corticalibus 12 seri-
atis. ÆFolia caulina 0,18 mm. longa conferta semi-amplexicaulia concava
assurgentia in plano obovato-quadrata ad ‘/2 inciso-biloba, lobis late
triangulatis obtusis sinu recto obtuso. Cellulæ apicales 16 X 19 y basales
18 X 24 u parietibus æqualiter incrassatis. Amphigastria caulina nulla.
Perianthia in ramulo parvo postico oblonga inferne cylindrica superne
leniter angustata obtuseque trigona ore contracto cellulis irregulariter
prominulis denticulalo. Folia floralia 3-6 juga, intima caulinis similia
majora. Amphgastrium florale intimum anguste ovatum bilobum utrinque
coalitum. Capsula? Elateres 160 y vermiculares spiris 2. Spore 9 u
minutæ purpurascentes verruculosæ. Andræcia in ramulo parvo postico,
bracteis 5-10 jugis confertis concavis inæqualiter bilobis, amphigastriis
minutis ligulatis integerrimis monandris.
Hab. Hawai (Cooke).
86. Gephalozia Lilæ Cooke. Trans. Conn. Acad. 1904, p. 36.
Dioica ? pallide virens gregaria. Caulis pallidus rhiziferus in sectione
ovalis, cellulis corticalibus 5-7 seriatis, parum incrassatis, axialıbus vix
diversis. Folia caulina 0,12 mm. longa, remota parva caulis diametro vix
longiora subrecte patula parum concava in plano ovata vel subquadrata
ad ‘/2 exciso-bifida lobis triangulatis porrectis acutis. Cellulæ 17 y. ubique
æquales æqualiterque incrassatæ. Amphigastria caulina nulla. Perianthia
in caule ramisque terminalia innovala obovato-cylindrica superne pluri-
plicata ore contracto irregulariter lobato lobis denticulatis. Folia floralia
327
498 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908. Cephalozia.
intima late ovata ad '/s inciso biloba lobis triangulatis acutis eroso-denti-
culatis. Amphigastrium florale inlimum foliis suis brevius utrinque alte
connatnm ovatum apice breviter bidentulum lobis denticulatis. Andrecia
ignota.
Hab. Hawai (Cooke).
87. Gephalozia heteroica Cooke. Trans. Conn. Acad. Xli. 190%,
p- 38.
Monoica vel hypogyna minuta viridis laxe c#spitosa terricola. Caulis
radicellis pallidis repens superne adscendens, teres, cellulis corticalibus
sub 15. Folia caulina remotiuscula 0,15 mm. longa semiamplexicaulia
conduplicatim concava, squarrose patula in plano subquadrata, ad ‘2
bifida sinu recto obtuso lobis triangulatis obtusis divergentibus. Cellulæ
16 19 u basales 20 u parietibus æqualiter incrassatis. Amphigastria
caulina minutissima heteroformia sæpe emarginato-biloba lobis inæquali-
bus. Perianthia in caule terminalia innovata, interdum in ramulo brevi
postico, oblongo-fusiformia inferne cylindrica superne obtuse trigona ore
contracto irregulariter lobato, lobis denticulatis (cellulis angulatim promi-
nulis). Folia floralia trijuga, intima late rectangulata ad '/ı lunatim ex-
cisa lobis late triangulatis divergentibus eroso-denticulatis. Amphigastrium
florale intimum late obovatum utrinque coalitum superne eroso-denti-
culatum ipso apice brevissime exciso-bidentulum. AndrϾcia in ramis
lateralibus mediana vel subfloralia, bracteis ad 10 jugis monandris im-
bricatis suberectis leniter concavis bifidis amphigastriis ovatis bifidis.
Hab. Hawai (Cooke).
88. Cephalozia hebridensis St. Hedwigia 1893, p. 316.
Dioica pusilla rufescens apicibus viridibus pulvinatim cæspitans. Caulis
suberectus pauciramosus. Folia caulina remotiuscula parva, caulis dia-
metro parum longiora, carinalo-conduplicata, ad '/2 biloba sinu acuto lobis
ovatis acuminatis acutis vel obtusis divergentibus. Cellulæ 12 y, æqua-
liter incrassatæ. Amphigastria caulina parva quadrato-rotunda ad ’/2
lunatim excisa lobis angustis incurvis. Perianthia in caule terminalia
purpurea apice hyalina ovata trigona ore angustato integerrimo. Folia
floralia trijuga e basi vaginante patula, intima ad '/s bifida laciniis ovalo-
lanceolatis acutis grosse obtuseque dentatis dentibus basalibus majoribus
versus apicem folii decrescentibus. Amphigastrium florale mtimum foliis
suis simillimum alteque coalitum. Andrecia mediana spicata bracteis
monandris magnis inflatis confertis bifidis grosse denlatis. Antheridia
magna spipite æquilongo.
Hab. insulæ Novæ Hebridæ (Herb. Karl Müller, Halensis).
328
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 199
89. Gephalozia hypogyna St.n. sp.
Monoica hypogyna minuta hyalina terricola Fossombroniis consociala.
Caulis ad 5 mm. longus simplex arcte repens e caudice subterraneo
valdeque ramoso ortus. Folia caulina caulis diametro parum longiora
remota assurgentia concava oblique inserta, in plano subquadrata ad *?/s
biloba sinu acuto lobis ovato-triangulatis porrectis acutis integerrimis.
Cellule 12 X 18 y leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Peri-
anthia parva in caule terminalia anguste linearia triplicala ore truncato
cellulis digitiformibus crenulato; ceilule 14x 36 u basales 18 X 54 ı
validissimæ. Folia floralia trijuga caulinis multoties majora, intima ovata
breviter inciso-biloba cum amphigastrio simillimo alte connata, antice
quidem libera, lobis triangulatis acutis porrectis repandis. Spore Al »
rufe minute asperæ. Elateres 180 y, anguste vermiculares, spiris 2 tere-
tibus laxe tortis. Andrecia magna bracteis monandris quadrijugis con-
cavis assurgentibus. breviter bilobis, lobis triangulatis aculis.
Hab. Algeria (Trabut), Frejus (Perreymond).
90.Gephalozia Kiaeri (Austin) Pearson. Hepat.Knysnan& 1887, p.8.
Syn.; Jung. Kiæri, Austin Torrey Bot. Cl. 1875, p. 18.
Monoica pusilla sordide viridis cæspitans vel muscis consociata. Caulis
filiformis ad 2 em. longus irregulariter pinnatus. Folia caulina semi-
amplexicaulia squarrose patula, dissita, rarius conduplicatim concava in
plano late ovaia subrotunda, ad */s biloba lobis subacutis integris. Cellulæ
15 u. Amphigastria caulina majuscula appressa ovata vel oblonga inter-
dum lanceolala. Perianthia in ramulo brevi vel longiusculo terminalia
cylindrica unistrata quinquecarinata ore constricto denticulato. Folia
floralia trijuga, intima caulinis majora ovata vel late rotundata, ad '/s bi-
vel triloba. lobis obtusis vel subacutis denticulatis. Amphigastrium florale
inlimum ovatum foliis simillimum coalitum vel liberum. Andrecia in
caule terminalia bracteis ad 8 jugis imbricatis erecto-appressis basi con-
cavis, monandris, foliis caulinis ceterum simillimis.
Hab. Africa australis prope Knysna (Iversen), prope Umpumulo (Borgen).
91. Cephalozia minutissima Kiær. et Pears. Christiania Vid-
Sels. 1892, Nr. 14.
Monoica minuta hyalina vel virens. Caulis parum ramosus radicellis
numerosis repens flagelliferus, cellulis corticalibus ad 12 seriatis. Folia
caulina 0,18 mm. longa remota ereclo-patentia complicata in plano sub-
quadrata ad '/. bifida lobis acutis sinu acuto vel obtuso. Cellulæ 13 y
parietibus validis. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in ramulo longo
postico terminalia longe exserta lineari-fusiformia 3-5 carinata ore parvo
329
500 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.). 1908 Cephalozia.
setuloso. Folia floralia caulinis multo majora connata subrotunda vel
subquadrata ad ‘/2 bifida denticulata lobis acutis sinu obtuso. Amphigastria
floralia foliis connata simillima. Andræcia in ramo postico spicala bracteis
quam folia caulina majoribus imbricatis ventricosis.
Madagascar in Monte Ankaratra.
92. Cephalozia antillana B. Spr. Bull. Soc. bot. franc. 1889.
Vol. XI. p. 183.
Dioica parva pallide virens laxe cæspitosa terricola. Caulis 6 mm. longus
subsimplex assurgens. Folia caulina remota patula basi cuneata ad medium
bifida, lobis ovato-triangulatis acutis inæqualibus antico angustiore; felia
superiora sæpe denticulata. Cellulæ loborum 18 x, basales 13% 27 y
parietibus validis. Amphigastria nulla. Perianthia terminalia, innovata
obtuse trigona ore truncato spinuloso. Folia floralia trijuge caulinis duplo
majora circumeirca spinulosa bifida laciniis latis acuminatis. Amphigastria
floralia foliis floralibus simillima.
Hab. Guadeloupe (l’Herminier).
Spruce nennt die Blattlappen anguste-lanceolati, was keineswegs zu-
trifft; er hat offenbar für lanzettformig eine viel breitere Form als wir
anzunehmen gewohnt sind; in gleicher Weise verwendet Spruce das
Wort subulatus nicht wie wir, nämlich als pfriemförmig, sondern nennt
jedes Blatt so, das wir als acuminatus bezeichnen.
93. Gephalozia granatensis Jack n. sp.
Sterilis exigua capilliformis brunneola, corticola hepaticis consociata.
Caulis ad 10 mm. longus rigidus fragilis procumbens basi radicans parum
ramosus brunnens. Folia caulina 0,17 mm. longa transverse inserta,
squarrose patula, carınalim concava, ad ?/s biloba, lobis oblongo-triangu-
latis acutis porreclis sinu aculo. Cellulæ 913 y apicales parum breviores
parietibus maxime æqualiterque incrassatis, cuticula levi. Amphigastria
caulina nulla.
Hab. Nova Granada, Paramo de San Isabel 12500’ (Wallis).
94. Cephalozia ovalifolia Si n. sp.
Dioica majuscula pallida terricola. Caulis ad 10 mm. longus simplex
parum stolonifer radicellis numerosis repens; cellulæ corticales 8 seriatæ.
Folia caulina majuscula 0,4 mm. longa remotiuscula subrecte patula
disticha, juniora conduplicatim concava, adulta subplana late ovalia ad ?/s
inciso-bifida rima angusta lobis oblongis antico angusliore, apiculatis
apiculo obtuso. Cellulæ 18 X 36 y basales parum angustiores leptodermæ.
Amphigastria caulina adulta magna late ligulata ad °/« biloba lobis an-
guste ligulatis obtusis porrectis, rima angusta; juniora bifida lacinus
330
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 501
selaceis. Folia floralia trijuga intima maxima, obovata ad '/« inciso-biloba
lobis triangulatis valide setosis apice abrupte attenuatis. Amphigastrium
florale intimum oblongum ad '/s bifidum similiter armatum. Perianthia
in ramulo brevissimo ovalo-oblonga trigona ore parum contracto irre-
gulariter fisso valide longeque ciliato. Capsula rufo-purpurea magna
ovalis. Elateres ad 200 y angusti attenuati spiris duplicatis teretibus laxe
tortis utriculo nullo. Sporæ 18 u rufæ dense asperæ. Andræcia in caule
terminalia ex apice vegetativa valde incurva bracteis confertissimis magnis
concavis.
Hab. Brasilia. Minas Geræs (Weinio), Apiahy (Puiggari).
95. GCephalozia rhizantha (Mont.) Spruce. On. Cephal., p. 70.
Syn.: Jung. rhizantha Mont. Hist. nat. Cuba, p. 455.
Monoica exigua pallida gregaria corticola. Caulis ad 10 mm. longus
parum ramosus radicellis longis pallidis repens. Folia caulina remotius-
cula oblique inserta antice caulis medium attingentia plano-recurva
recteque palula cordato-obcuneata basi quam apex triplo angustiore ad
medium acute incisa lobis ovatis obtusis divergentibus. Cellulæ apicales
8 y. mediæ 13 y. basales 12 18 y trigonis nullis. Amphigastria caulina
nulla. Perianthia in ramis terminalia obovata plicatim trigona plicis inter-
jectis 6 plicata ore truncato breviter paucilobato, lobis repandis crenu-
latis; cellulæ superæ 13 u. basales 13 X 22 u, rectangulares, parietibus
ubique crassis. Folia floralia trijuga, intima magna trilobata, lobis ovato-
rotundatis, cum Amphigastrio bilobato alte coalita antice libera. Andracia
in caule terminalia longe spicata bracteis ad 8 jugis parvis conferlis valde
concavis, lobis angustis porrectis appressis acutis.
Hab. Cuba (Wright).
96. Cephalozia aterrima St. n. sp.
Dioica atra rigidissima in rupibus laxe intricata. Caulis ad 3 cm. longus
alerrimus lignosus teres defoliatus nisi in apice, multiramosus, cellulis
ubique valde incrassalis. Folia caulina 0,4 mm. longa transverse inserta
imbricala, cauli arcte appressa, in plano optime cordiformia ad ‘/2 inciso
biloba, sinu recto acuto lobis late triangulatis æqualibus obtusis. Cellulæ
marginales 9 x 18 u medianæ 13 X27 y parietibus validis. Perianthia
in caule terminalia ovato-oblonga atropurpurea pluriplicata basi pluri-
strata, ore contracto truncato crenulato hyalino. Folia floralia trijuga,
intima caulinis duplo longiora, breviter inciso-biloba, lobis acutis angu-
latim dentatis. Amphigastrium florale intimum foliis simillimum alteque
coalitum. Calyptra crassa, libera.
Tasmania in cacumine Montis Wellington (Weymouth).
331
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Cephalozia.
97. Cephalozia cucullifolia St. Schwed. Südpolar-Exp. IV, p. 2.
Sterilis exigua pallide-olivacea terricola laxe cæspitosa. Caulis ad 4 mm.
longus crassus carnosus erectus simplex vel pauciramosus. Folia caulina
vix imbricata conduplicatim concava inflata sepe cucullata vix patula
cauli vulgo accumbentia in plano subrotunda ad medium exciso-biloba
lobis late triangulatis apiculatis. Cellulæ apicales 27 y basales 18 x 36 y
parietibus validis, trigonis nullis. Amphigastria minuta, caule angustiora
parum palula quadrato-rotunda integerrima vel retuso-bilobulata.
Hab. Louis Philippe Land (Skottsberg).
98. Cephalozia Bastowii C. et P. Trans. Royal Soc. Tasman.
1887, p. 7.
Monoica glauca rigida et fragillima terricola. Caulis ad 15 mm. longus
pro planta crassus teres maxime fragilis parum ramosus, ramis posticis et
lateralibus. Folia caulina contigua semiamplexicaulia oblique palula
(leniter ad anlicum vergentia) angulo 55°, conduplicatim-concava, in plano
subquadrata, vix ad medium biloba sinu acuto lobis late ovato-triangu-
latis acutis. Cellulæ apicales 12 y medianæ 15 X 22 y basales 18 X 36 y
parietibus validissimis; cuticula antica verrucis magnis hyalinis obtecta.
Amphigastria caulina nulla. Flores feminei in ramulis parvis lateralibus
terminalia. Folia floralia caulinis majora basi bullata. Amphigastrium
florale Janceolatum apice tridentieulatum; bracteis masculis (hypogynis ?)
4-6 jugis turgidis monandris.
Hab. Tasmania, Mount Wellington (Bastow).
99. Gephalozia exiliflora (Taylor) Spruce. On Cephal., p. 67.
Syn. : Jung. esiliflor« Taylor J. of Bot. 1846, p. 279.
Jung. divaricata Mitten Flora Tasman.
Dioica pallide virens pellucida in ligno carbonato dense c#spilosa api-
cibus rufo-badiis. Caulis erassiusculus parum radicellosus simplex vel
pauciramosus. Folia caulina remotiuscula transverse inserta oblique
patula vix carinata ad ?/s biloba lobis anguste triangulatis late hiantibus
acutis vel apiculatis. Cellulæ 13 y. subæquales parietibus validis. Amphi-
gastrig caulina parva subulata vel bifidula. Perianthia in caule termina-
lia obovato-oblonga subinflata 3-5 carinata purpureo-badia ore hyalino
erenulato. Cellulæ superæ 10 X 20 y basales 13 X 20 y. Folia flo-
ralia et amphigastrium florale intima alle connata integerrima ad
'/s biloba lobis triangulatis acutis appressis. Spore 4S y asperæ,
Elateres 130 y vermiculares spiris 2 terelibus laxe lorlis. Andreeia
terminalia plus minus longe spicata brapleis concavis denticulatis sub-
spinulosis.
332
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 503
Hab. Australia, Swan River (Drummond Miss Campbell); New Zealand
(Colenso); Tasmania (Weymouth).
100. Cephalozia amplexicaulis St. n. sp.
Dioica majuscula rigida brunneola terricola laxe cæspitosa. Caulis ad
15 mm. longus subarhizus validus brunneus tenax superne pluriramosus,
ramis semper lateralibus. Folia caulina approximaia nusquam imbricata,
latissima basi inserta, caulem subamplectentia ideoque valde concava,
lobis leniter incurvis, in plano latiora quam longa basi utrinque rotun-
dato-ampliata subcordata ad ‘/2 biloba, sinu recto obtuso lobis late trian-
gulatis aculis porrectis. Cellulæ loborum 27 X 36 u. basales 27 X 5% m
æqualiter incrassatæ. Folia floralia trijuga, intima caulinıs minora anguste
rectangulata, ad ‘/2 inciso-bifida, laciniis lanceolalis porrectis acutis inte-
gerrimis. Amphigastria floralia foliis simillima utrinque connata. Perian-
thia anguste fusiformia superne 3 plicata inferne longe cylindrica ore
irregulariter inciso truncato cellulis digitiformibus crenato vel prominen-
tibus denticulato.
Hab. Insula Desolacion (Dusen).
101. Cephalozia Preissiana (Lehm.) St.
Syn.: Jung. Preissiana Lehm. ms.
Sterilis pusilla pallida apieibus purpureis, flaccidissima hepaticis con-
sociala. Caulis ad 5 mm. longus tenuis simplex pallidus radicellis longis
repens apice dense foliosus, ex axilla foliorum ramosus, ramis subfascicu-
latis, ceterum in sectione late ovalis, cellulis ubique æquimagnis. Folia
caulina flaccida subtransverse inserta brevi basi adnata conduplicatim
concava ad medium biloba sinu recto lobis late triangulatis aeutis late
hiantibus integerrimis. . Cellulæ apicales 9 u. basales 14 X 18 w lepto-
dermes. Amphigastria caulina majuscula, caule latiora, late ovata obtusa
vel breviter bifidula parum patula.
Hab. Australia (Preiss.)
102. Cephalozia Levieri. St. n. sp.
Monoica pallida parva rigidula in solo humido argillaceo gregaria.
Caulis ad 15 mm. longus pro plantæ magnitudine crassus brunneus
rigidus multiramosus, ramis posticis, masculis et femineis assurgentibus.
Folia caulina remotiuscula transverse inserta oblique patula angulo 45e
concava ad ?/s bifida, laciniis oblongis acuminatis acutis hamatim incurvis,
antica parum angustiore margine arcte recurvo. Cellulæ loborum 13x18 1
basales 9 18 u parietibus æqualiter maximeque incrassatis, margine
nodulose prominulis. Amphigastria caulina omnino nulla. Folia floralia
trijuga caulinis multo majora, intima antice libera postice amphigastrio
339
504 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 Cephalozia.
_simillimo alte coalita ceterum ad ‘2 bifida lobis lanceolatis acutis sæpe
tortis integerrimis. Perianthia longissima anguste linearia superne tripli-
cata ore contracto cellulis digitiformibus crenulato. Cellulæ 9 X 18 y
basales 9X 56 u parietibus maxime incrassatis. Andrecia perianthio
approximata bracteis conferlis conduplicatim concavis æqualiter bilobis
foliis caulinis similibus, ad anlicum vergentibus erecto-appressis.
Hab. Tasmania in Mt. Wellington (Weymouth).
103. Cephalozia Dusenii St. Sverig. Vet. Akad. Vol. 26,
p. 49.
Dioica pusilla viridis vel rufescens in cortice rupibusque dense pul-
vinala. Caulis ad 5 mm. longus tenuis superne subfasciculatim multira-
mosus. Folia caulina majuscula caulis diametro breviora superiora parum
latiora remotiuscula subtransverse inserta ad '/2 biloba conduplicata lobis
triangulatis acuminatis incurvis quasi cornutis. Cellulæ apicales 8 w
basales 12 X 17 y parietibus validis, cuticula levi. Amphigastria caulina
minuta profunde bifida sæpe deficientia. Perianlhia purpurea in ramis
longiusculis terminalia innovata linearia trigona apice truncato breviter
fisso cellulisque prominulis crenulato. Folia floralia.5 juga, intima am-
phigastrio parum breviore alte connata, appressa ad '/s bifida excipulum
sexlobatum formantia laciniis late lanceolatis acutis paucidenticulatis.
Andræcia in apice ramorum, bracteis 5-6 jugis confertis.
Hab. Patagonia oceidentalis (Dusen), Chile australis (Dusen).
104. Cephalozia varians (Goitsche) St. Belgische antarct.
Exped. p. 5
Syn.: Jung. varians G. D. Polar Exped. II, p. 16.
Sterilis major pallida virens superne purpurascens muscis consociala.
Caulis ad 2 cm. longus validus carnosus pallidus radicellis longis nume-
rosis repens ramis numerosis posticis. Folia caulina 0,12 mm. longa
parum imbricata inferiora remotiuscula semiamplexicaulia concava ad
anlicum vergentia angusta basi inserta in plano subrotunda ad ‘/2 biloba,
sinu aculo vel obtuso lobis ovatis porrectis subacutis margine angulato
vel paucidentato. Cellulæ 18 y. basales parum longiores valide. Amphi-
gastria majuscula cauli appressa oblonga profunde bifida laciniis angustis
porrectis apice incurvis.
Hab. Georgia antarctica (Dr Naumann, Skottsberg. Detroit de Gerlache
(Belgica).
105. Cephalozia arenaria Si. n. sp.
Monoica hypogyna exigua pallide virens in solo arenoso dense cæspitosa.
Caulis ad 5 mm. longus simplex radicellis longissimis pallidis repens.
334
Cephulozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 505
Folia caulina parva remota concava subtransverse inserta patula, profun-
dissime biloba, lobis anguste ligulatis obtusis vel acutis, sinu obtuso late
divergentibus. Cellulæ 18x27 u rectangulatæ parietibus validis, cuticula
levis. Amphigastria rudimentaria subulata vel minute bifidula. Folia
subfloralia mascula 5-6 juga, monandra caulinis multo majora ad anli-
cum vergentia conferta concava, minus profunde biloba caulinis ceterum
similia. Amphigastria subfloralia majuscula lanceolata vel bifida. Antheridia
magna ovalia stipite æquilongo. Folia floralia trijuga, intima anlice libera
postice amphigastrio utrinque coalita, exeipulum 6 fidum formantia,
laciniis lanceolatis acuminatis regulariter valideque denticulatis. Perian-
thia oblonga superne pluriplicata ore breviter inciso-lobulato, lobis
truncatis, cellulis longis digitiformibus apice liberis armatis. Cellulæ
perianthii apicales 790 y, parietibus crassis, basales 18x27 y, parietibus
validis.
Hab. Australia, Richmond River (Watts.).
106. Cephalozia Spegazzinii Mass. Diar. Botan. 1885 p.
Doica? minulissima pallide-virens, hepaticis consociata. Caulis ad
5 mm. longus capillaceus parum ramosus ramis lateraibus. Folia caulina
brevissima basi inserta, remota 0,1 mm. longa triplo angustiora concava
transverse inserla appressa apicibus tantum liberis in plano oblongo-
obcuneata ad ‘2 bifida laciniis lanceolatis parum divergentibus acutis
integerrimis sinu angusto obtuso. Cellulæ 12X18 u apice breviores,
validæ. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia caulinis multoties
majora trijuga conferta intima dense serrato-dentata ad ‘/2 biloba, lobis
ovato-triangulatis breviter acuminatis, cum amphigastrio simillimo alte
coalita. Perianthia maxima in caule ramisque terminalia fusiformia
triplicata ore truncato breviter ciliolato.
Hab. Fuegia, Basket Island (Spegazzini).
107. Gephalozia verrucosa St. Hedwigia 1893, p. 318.
Dioica pusilla superne purpurea sphagno consociala. Caulis e caudice
filiformi pallido erectus validus parum ramosus ramis semper posticis.
Folia caulina remotiuscula subtransverse inserla oblique patula carinata
ad ‘/2 acute incisa lobis ovatis obtusis vel acuminatis acutis incurvis
antice hyaline verrucosis, discus folii solum levis. Cellulæ 12 w parie-
libus valde incrassatis. Amphigastria caulina parva bifida lobis acutis
incurvis. Perianthia terminalia magna subfusiformia acute trigona pur-
purea ore hyalino cellulis digitiformibus liberis armato. Folia et amphi-
gastria floralia trijuga intima caulinis multo majora erecla conduplicata
ad ‘/2 bifida lobis acuminatis acutis grosse dentatis. Andrecia in caule
390
506 BULLETIN DEL’HRRBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 Cephalozia.
mediana bracteis confertis bifidis purpureis crenulatis dorso valde
verrucosis.
Hab. Fretum magellanicum (Herb. Husnot).
108. Cephalozia subbipartita Mass. Nuovo Giorn. bot. ital.
1885, p. 235. ÿ
Sterilis, pusilla rufo-badia rigida aliis hepaticis consociata. Caulis ad
45 mm. longus capillaceus fusco-brunneus durus et tenax pluriramosus
ramis lateralibus subrecte patulis. Folia caulina transverse inserta subim-
bricata vel remotiuscula profunde bifida basi breviter carinata carina
3-4 cellulas tantum longa lobis divergentibus oblongo-lanceolatis acumi-
nalis sinu late aperto marginibus in sinu anguste recurvis. Cellulæ loborum
YX18 u, basales 1218 y. parielibus æqualiter maximeque incrassatis;
cuticula aspera ?
Hab. Fuegia, Insula Navarrino et Basket Island (Spegazzini).
109. Cephalozia simulans. Mass. Nuovo Giorn. bot. ital.
1885, p. 236.
Dioica majuscula olivacea superne purpurascens aliis hepaticis conso-
ciala. Caulis ad 12 mm. longus pallidus validus carnosus pauciramosus
ramis oblique patulis laleralibus. Folia caulina 0,6 mm. longa imbricata
vel contigua oblique patula angulo 45° transverse inserta conduplicatim
concava in plano ovato-elliplica ad ‘/4 inciso-biloba sinu recto acuto
lobis late triangulatis porrectis acutis vel obtusis. Cellulæ apicales 27 y
basales 27x54 u, maxime incrassalæ, trigonis superis maximis latissime
confluentibus basalibus minus crassis. Amphigastria caulina foliis æqui-
longa anguste elliptica apice obtusa vel breviter biloba. Flores feminei
terminales utrinque innovatione laterali suffulti. Folia floralia plurijuga,
intima late ovata valde concava ad '/ı biloba lobis angustis incurvis
obtusis sinu angusto obtuso. Amphigastrium florale intimum obcuneatum
medio utrinque unidenlatum apice ad ‘/2 bilobum, lobis late triangulatis
acuminalis porrectis sinu recto obtuso discrelis. Pistilla 3.
Hab. Fuegia Basket Island (Spegazzini) Insula Clarence (Hariot).
110. Cephalozia parvifolia Arnell. Revue bryol. 1898,
pag. 1.
Sterilis albida ætate ochracea muscis consociata. Caulis sal robustus,
flagelliferus parum ramosus ramis posticis ; cellulæ corlicales pellucidæ
parietibus crassis. Folia caulina parva, remota minuta suberecta parum
patula transverse inserta cauli æquilata late ovata subtriangularia obtusa
vel apiculata, integra, margine dentibus rotundatis ornata apice incurva.
Cellule 13x26 y valide Amphigastria caulina foliis æquimagna similia.
336
Cephalozia. FRANZ STEPHANI SPECLES HEPATICARUM. 507
Hab Sibiria, Altai prope lacum Tiberkul (Martianoff).
Die Pflanze gehört schwerlich in unsere Gatlung.
111. Cephalolozia asprella St. n. nov.
Syn: €. asperifolia Jensen (non Taylor) Meddel. om Groenland 1893.
Vol. 15. p. 371, cum icone.
Dioica minor museis consociata pallide virens. Caulis ad 5 mm. longus
parum ramosus ramis posticis et lateralibus. Folia caulina ad '/s bifida
couduplicatim concava sæpe squarrose patula lobis triangulatis acutis
hiantibus margine irregulariter denticulatis. Cellulæ 9 y, basales 13 w
parielibus validis, cuticula postica grosse verrucosa. Amphigastria caulina
parva subulata incurva. Perianthia anguste oblonga ore contracto brevifisso,
lobis truncatis digitiformiter crenulatis. Cellulæ superæ IXxAS w basales
18x36 y parielibus validissimis. Fola floralia intima amphigastrio
simillima alte coalita ad ‘/s bifida laciniis porrectis lanceolalis sat regu-
lariter eroso-dentalis acuminalis.
Hab. Groenland, Scoresby Sound (Hartz) Washington Territory.
Cephalozia asperifolia Taylor wurde früher z. C. dentata gestellt, von
Spruce aber mit Recht restituirt, so dass Jensen’s Pflanze nicht dengleichen
Namen erhalten kann.
112. Cephalozia papillosa Douin. Bull. Soc. bot. Fr. 1905
p. 245.
Syn: C. Columbæ Camus.
C. Douini Schffn. ms.
Dioica viridis in terra umbrosa gregaria Caulis ad 2 cm. longus parum
ramosus ramis lateralibus, sub flore sterili innovatus. Folia caulina plus
minus patula concava rarius late aperta, ad ?/s biloba sinu acuto lobis late
triangulatis incurvis aculıs, margine remote obluseque denticulalis, facie
externa papillis brevibus plus minus numerosis armata. Cellulæ subæ-
quimaguæ 9 y leptodermes. Amphigastria caulina majuscula patula condu-
plicatim concava ad ‘/2 biloba lobis incurvis acutis dorso sæpe similiter
papillatis. Perianthia in caule terminalia longe exserta ore truncalo
cellulis digitiformibus crenulata ; cellule 9x 36 y valide. Folia floralia
intima caulinis multo majora amphigastrio plus minus alte coalita, nor-
inaliter ad medium bilobata, lobis late ovatis breviter acuminatis aculis
irregulariter denticulatis, interdum trilobis lobo tertio minore. Amphi-
gastrium florale intimum bilobatum simillimum. Capsula ovalis. Elateres
bispiri. Spore 5—6 u Andrecia parva bracteis concavis monandris
lobisdentatis dorsoque papillatis. Propagula rotundata velangulala viridia.
Hab. Gallia, Dangeau (Douin) Corsica (Camus).
397
508 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2we séR.). 1908 Cephalozia.
113. Cephalozia spinifolia (Jörg) St.
Syn: Prionolobus spinifolius Jörg. Berg. Mus. Aarb. 1901, p. 5
Dioica pallide virens terricola dense cæspitosa. Caulis ad 4 cm. longus
capillaceus radicellis longis repens fragilis ramis parvis lateralibus. Folia
caulina subremota transverse inserta patula angulo 70° parum carinata in
plano ovalı-rotunda ad '/s biloba sinu lunato lobis concavis acuminatis
valide spinosis in facie antica similiter sparsimque armalis. Cellulæ 8 y
basales 16 valide trigonis distinctis; cuticula verrucosa præcipue in
apice loborum. Amphigastria caulina magna supera foliis vix minora
oblonga vel ovata integra vel bifidula irregulariter pinnatim dentata.
Perianthia in ramulo parvo laterali terminalia, longe exsertä oblonga
acute pluriplicata sparsim papillata ore breviter lobato dense angusteque
spinoso pallido parum contracto. Folia floralia trijuga, intima caulinis
mullo majora plurilobata sinubus lunatis lobis pinnatim-spinosis. Amphi-
gastrium florale intimunm foliis simillimum uno latere connatum. Andræcia?
Propagula pallida elliptica bicellularia.
Hab. Norveqia, in insula Tysnesö (Jörgensen)
114 Gephalozia asperifolia (Taylor) St.
Syn. Jung. asperifolia Tayl. J. of Bot. 1846, p. 277
Anthelia asperifolia Spruce. On Cephal, p. 83
Monoica? minuta fusco-purpurea museis consociata. Caulis capillaceus
adscendens vage ramosus ramis brevibus. Folia caulina remota patula
concava in plano subquadrala bifida laciniis acutis margine dorsoque
echinata. Amphigastria caulina minuta ovato-acuminato integra vel bifidula
ciliato-dentata. Perianthia purpurea apice decolorata oblonga subplicata,
ore subintegro. Folia floralia subtrifida ciliata laciniis acuminatis. Andræ-
cia magna spicata bracteis inflatis.
Hab. Madeira.
Mitten zog diese Pflanze (Flora Tasmanica) zu C. dentata ; nach der
Beschreibung gehört sie nicht dahin; ich konnte das Original nicht
erhalten.
115. Cephalozia spinigera Lindb. Musci scandin. 1879,
p. 4.
Caulis ad 3 cm. longus tenuis subsimplex postice parcissime ramosus,
rigidiusculus substrictus fuscescens. Folia caulina remotissima et minu-
tissima caulis diametro æquilonga fere in ipsa basi divisa lobis æqui-
magnis patenti-erectis apice incurvis ovato-lanceolatis acutissimis inter se
patentibus basi externa dentem spiniformem gerentibus dente patulo
subæquilongo vel breviore. Cellulæ majusculæ subrectangulares parie-
398
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 509
tibus validis cuticula levi. Amphigastria caulina nulla vel maxime
rudimentaria.
Hab. Lapponia (Kolari)
116. Gephalozia Massalongi Spruce On Cephal, p. 71.
Syn.: C. dentata Mass. N. Giorn. Botan. Ital. 4880, p. 336.
Dioica exigua fusco-viridis terricola cæspitans. Caulis ad 5 mm. longus
validus pluriramosus ramis omnibus lateralibus. Folia caulina 0,33 mm.
longa, approximata haud quidem imbricata, oblique patula conduplicatim
concava profunde bifida sinu acuto, lobis anguste triangulatis vel lanceo-
latis leniter incurvis irregulariter brevidentatis, basi utrinque spinosis.
Cellulæ marginales 9 u medianæ 13 y basales 1418 y, parietibus vali-
dissimis cuticula plus minus verruculosa. Amphigastria caulina majus-
cula obovata breviter bifidula utrinque unidentata. Perianthia in caule
terminalia e latere innovata subeylindrica superne plicata ore denticulato.
Folia floralia caulinis majora similia margine argute dentata. Propagula
brunneola bicellularia.
Hab. Ilalia Valsesia (Massalongo) Piémont Campello (Levier).
117. Gephalozia patulifolia St. n. sp.
Dioica parva brunnea rigidissima dense pulvinata terricola. Caulis ad
5 mm longus pro planta maxime crassus durus et fuscus, e latere pauci-
ramosus parum radicans. Folia caulina approximata squarrose patula
pectinatim disticha conduplicata carinata ad ?/s bifida lobis hiantibus
porrectis oblongis acuminatis interdum lanceolatis integerrimis vel hic
illie cellula conica marginali armatis. Cellulæ superæ 13 y. basales 18X27 u.
parietibus maxime incrassatis, trigonis minus distinctis culicula dorsali
dense gıbboso incrassata i. e. papillis solitariis nullis, carina quidem
spinis magnis dorsalibus curvatim patulis armata. Amphigastria caulina
parva patula curvata anguste bifidula vel subulata. Folia floralia conferta,
intima caulinis multo majora late ovato-trigona ad medium biloba concava
circumeirca obtuse denseque denticulata, lobis inæqualibus porrectis
aculis. Amphigastrium florale intimum liberum ovalo-rectangulatum ad
1/s bi-trifidum eireumeirca longe ciliatum. Perianthia (juvenilia) triplicata
ore truncato cellulis longis digitiformibus crenulato. Cellulæ superæ
9X36 y valde incrassatæ basales majores leptodermes. Andræcia ignota.
Hab. California (Boländer)
Vielleicht gehört Howe’s C. divaricata ß scabra hierher?
118. Cephalozia Raddiana (Mass) St.
Syn: Jung Raddiana Mass. Hep. ital. exsicc. N° 61. Hepat. venelæ fasc.
I, p. 54.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO 7, 30 juin 1908. 39
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m sé.) 1908 Cephalozia.
Monoica? viridis, minutissima lignicola, Caulis ad 1,5 mm. longus radi-
cellis numerosis arcte repens, simplex. Folia caulina squarrose patula
approximata transverse inserta subexplanata, obcuneata ad ?/s bifida
laciniis lanceolatis divergentibus integris vel paucidenticulatis. Cellulæ
9 y parietibus validis, basales parum longiores. Amphigastria caulina
lanceolata bifida subdentata. Folia floralia caulinis majora antice libera,
postice amphigastrio coalita, apice patula regulariter quadriloba lobis
brevibus triangulatis grosse dentatis torlis. Amphigastrium florale
intimum bilobum simillimum. Perianthia obovata obtuse 3-4 plicata ore
truncato minute crenulato. Capsula ovalis. Sporæ 15 u. leves. Antheridia
sphærica solitaria breviter stipata.
Hab. Italia. Verona, valle di Tregnago.
Ich habe den Blütenstand mit Rücksicht auf das spärliche Material nicht
constatiren können; das Orginalexemplar wächst auf sehr morschem
Holz und bereitet der Untersuchung die grössten Schwierigkeiten.
119. Gephalozia Hagenii Bryhn. Revue bryol. 1899, p. 21.
Dioica pusilla fragilis virescens pellucida terricola. Caulis tenuis hyalinus
radicans basi rhizamatosus superne assurgens, parum ramosus sub flore
innovatus. Folia cauiina parva subtransversa haud decurrentia concava
subcarinata increscentia obovato vel quadrato — cuneata remota patula
ad 0,15 mm. longa in caule fertili conferta, ad ‘/2 biloba lobis ovato-trian-
gulatis accutissimis divergentibus margine grosse spinoso-dentatis.
Cellulæ 12-15 y. leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Perianthia
in caule ramisque terminalia fusiformia hyalina sæpe incurva superne
subplicata ore hiante vel subconstrieto minutissime crenulalo. Folia
floralia 2-3 juga caulinis multo majora ad '/s inciso biloba alte coalita
lobis minute denticulatis. Amphigastrium florale intimum ovatum foliis
utrinque alte connatum apicibus liberis spinoso-denlatis. Andræcia in
planta minore simplici, bracteis ovato-rotundatis valde concavis ad 1/2
anguste bilobis lobis acutis porrectis vel incurvis obtuse denticulatis
monandris. Antheridia ovali-globosa.
Hab Norvegia, Nidarosia (Hagen).
120. Gephalozia subsimplex Lindb. ms. in Kaalaas. Revue
bryol. 1902, p. 10.
Sterilis pallida muscis consociata. Caulis ad 2 mm. longus simplex arcte
repens subhyalinus valde flexuosus tenuissimus sed rigidus ætate
brunnescens; cellulæ corticales 18 seriat&, valde incrassatæ. Folia caulina
remola subtransverse inserta patule carinala vel suplana elliptica vel
obovata profunde bifida, sinu obtuso laciniis oblongo-triangulatis basi
340
Cephalozia. FRANZ STEPHANI, SPECIES HEPATICARUM. 511
5-6 cellulas latis, obtusis inæqualibus apice incurvis apiculatis mar-
ginibus repandis vel paucidentatis. Cellulæ 13x21 u basales 18%X27 pu
rectangulares validæ. Amphigastria caulina nulla.
Hab, Norvegia ad flumen Folla (Lindberg) Species bene distincta secun-
dum Kaalaas.
121. Cephalozia compacta Jörg. Bergens Mus. Aarb. 1901
P.97:
Dioica, viridis brunneolus muscos irrepens. Caulis capillaceus ad 5 mm.
longus rigidus fragilis radicellis longis repens, simplex vel pauciramosus,
stolonibus posticis parvifoliis. Folia caulina ubique æquimagna conferta,
transverse inserta patula ad '/s biloba sinu obtuso lobis carinatim condu-
plicatis erectis acutis, in plano late ovalia marginibus mæqualiter valideque
serratis dentibus in sinu majoribus, cuticula levis in apice loborum sub-
verrucosa. Cellulæ valde incrassatæ lumine rotundalo. Amphigastria
caulina oblonga vel ovata, irregularia hie illic dentifera. Flores feminei
in ramulis lateralibus longiuseulis terminales. Folia floralia et amphi-
gastrium florale caulinis duplo majora simillima. Reliqua desunt.
Hab. Norvegia Insula Tysnesö (Jörgensen).
122. Cephalozia striatula Jensen. Revue bryol. 190%, p. 25
Monoica pusilla pallide virens vel purpurascens sphagnis et museis
consociata. Caulis e facie postica ramosus radicellis arcte repens, cellulis
corlicalibus siriatulis. Folia caulina remota superne imbricata carinata
subconduplicata semiamplexicaulia ad °/s vel magis profunde biloba
lobis oblongis acutis regulariter obtuseque denticulatis, denticulis in-
feris longioribus superis sensim decrescentibus, sæpe oppositis. Cellulæ
15 u basales 13x20 y valide hyaline verrucosæ. Amphigastria caulina
parva remola appressa profunde biloba lobis imæqualibus rima angusla
discretis. Perianthia oblonga in caule terminatia 5 plicata ore contracto
truncalo cellulis prominulis crenalo. Gapsula ovali-globosa. Spore 78 y.
subleves. Elateres vermiculares. Folia floralia 2-3 juga, intima caulinis
multo majora similia magis et grossius armata lobis cuspidatis. Amphi-
gastrium florale intimum? Androecia in ramulis terminalia. bracteis
confertis assurgentibus quam folia majoribus similiter armatis.
Hab. Suecia (Persson) Dania (Jensen). Jensen führt noch eine Pflanze
unter dem Namen Cephaloziella byssacea var. verrucosa an, Meddeleisen
om Grönland 1898. Vol 15. p. 374. Scoresby Sund, die ich nicht erlangen
konnte; sie gehört vielleicht in die Nähe von Cephalozıa striatula.
123. Cephalozia Turneri (Hooker) Lindb. Acta Soc. sc. fenn. X,
1875, p. 502.
341
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Cephalozia.
Syn: Jung Turneri Hooker. Brit. Jung. tab. 29.
Anthelia Turneri Dum. Hep. Eur 1874 p. 99.
Monoica et dioica pusilla fragilis pallide rufa apice virescens in terra
depresso cæspitosa. Gaulis repens parum ramosus cellulis angustissimis
formatus. Folia caulina 0,25 mm. longa conferta pectinato-disticha ad
medium complicato-biloba, margine ubique inæqualiter dentato-serrato,
lobis ovatis vel ovato-lanceolatis acutis vel apiculatis, lobo antico erecto
cauli parrallelo, postico latiore oblique patente. Cellulæ 15-17 y trigonis
magnis. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in ramo longiusculo
terminalia alte emersa linearia pentagona ore contracto ciliolato; calyptra
tenuis; capsula ovalis. Folia floralia trijuga intima caulinis duplo majora,
antice connala biloba lobis subacuminatis acutis spinoso-dentatis. Amphi-
gastrium florale intimum ovatum integrun vel bifidum spinoso-dentatum,
folio proximo coalitum. Andrecia in ramis mediana bracteis monandris
plurijugis foliis caulinis simillimis.
Hab. Britannia. Hispania (Lacoizqueta) Gallia (Guepin, Brin, Camus,
Schimper) Insnlæ canarienses (Webb) Africa Tanger (Salzmann) Algeria
(Durieu) California (Baker) Columbia (Holzinger).
124. Cephalozia dentata (Raddi) Lindb. J. Linn. Soc. XII.
Syn. : Jung. dentata Raddi. Mem. Soc. Bologna XIX, p. 32.
Dioica parva viridis terricola, laxe intricata. Caulis ad 10 mm. longus
validus parum ramosus ramis posticis et lateralibus, flagellis nullis. Folia
caulina normaliter approximata 0,3 mm. longa transverse inserta sub-
recte patula conduplicatim concava, circumeirca argute dentata, in plano
late rotundala vel latiora quam longa ad medium biloba, lobis late
triangulatis acutis, dentibus unicellularibus acutissimis triangulatis.
Cellulæ marginales 8 y loborum 48 y basales 18 X 27 y, parietibus
validis; cuticula levis. Amphigastria nulla vel rudimentaria. Folia
floralia 3-4 juga conferta caulinis multo majora simillima, intima
ope amphigastri simillimi coalita antice libera. Perianthia in caule
terminalia hyalina late linearia 5 plicata (quarum una postica, dua
antica et dua lateralia) apice truncato-rotundata 5 loba, lobis trian-
gulatis conniventibus, cellulis digitiformibus + prominulis crenulatis
et denticulatis. Andræcia longe spicata bracteis ad 8 jugis confertis
assurgentibus quam folia caulina majoribus ceterum simillimis, monan-
dris. Capsula ovalis in pedicello breviusculo. Sporæ brunneæ 9 u
asperæ. Elateres 180 y attenuati spiris duplicatis teretibus laxe tortis
utriculo nullo.
Hab. Terræ mediterraneæ Europæ. Italia (Raddi, Arcangeli, Massa-
342
Cephalozia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 513
longo, Bottini, Levier); Portugal (Henriques, Moller); Hispania (Casares
Gil); Corsica (Camus); Gallia (Philibert, Douin).
125. Cephalozia phyllacantha Massal. Hep. exsicc. ital.
n. 59.
Syn. : Anthelia phyllacantha Massal. N. Giorn. bot. 1880, p. 340.
Dioica pusilla viridis dense intricatim cæspitosa, Caulis ad 8 mm.
longus parum ramosus sub flore geminatim innovatus radicellis longis
repens. Folia caulina parva transverse inserta patula conduplicatim
concava circumeirca grosse spinosa, in piano subquadrata basi breviter
angustala, ad ‘/2 biloba sinu lato acuto lobis divergentibus late triangu-
latis in spinam abeuntibus. Cellulæ 10-12 y æquales valide, marginales
valde incrassatæ, spinæ unicellulares superne solide; cuticula antica
spinis brevibus, interdum in cristam transversam confluentibus armata.
Amphigastria coulina foliis similia minora bifidula vel integra dorso
levia. Folia floralia intima caulinis majora simillima 3-4 lobala cum
amphigastrio vix minore in excipulum alte connata. « Perianthia oblonga
ore contracto. Capsula globosa. »
Hab. Italia, Valsesia (Carestia).
Die Abbildung Massalongos tab. XI, fig. 2. A soll nach der Figuren-
Erklärung ein Kelch sein; das ist wohl ein Schreibfehler des Autors ? das
Bild scheint vielmehr den obersten Wirtel der Hüllblätter darzustellen,
da der Autor sonst sicher seiner Diagnose eine ausführlichere Beschrel-
bung des Perianths hinzugefügt haben würde.
126. Gephalozia microphylla St. n. sp.
Dioica minuta pallida muscis consociata. Caulis ad 10 mm. longus
tenuissimus, cellulis corticalibus 8-10 seriatis, pluriramosus, ramis
omnibus lateralibus interdum flagellatim attenuatis radicantibus. Folia
caulina remotiuscula 0,25 mm. longa oblique patula conduplicata ad ?/s
biloba ceircumeirca cellulis conico-prominulis optime dentata basi
utrinque integerrima, lobis ovato-oblongis apice 2 cellulis longioribus
apiculato, sinu acuto. Cellulæ 9 y, parietibus validis cuticula levis. Amphi-
gastria caulma subnulla. Folia floralia trijuga confertissima patula,
intima appressa caulinis multo majora et amphigastrio ovato ad ‘/2 bifido
in excipulum profunde incisum coalita, sinu acuto lobis lanceolatis
superne argute serratis subdentatis porrectis. Perianthia 0,8 mm. longa
linearia ad basin fere triplicata ore parum contracto truncato cellulis
longe solutis irregulariter ciliolato.
Hab. Japonia, Tosa (Makino).
Die Blätter sind nicht gesägt, weil zwischen jedem Zahne eine flache
343
514 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me serR.). 1908 Cephalozie.
Zelle eingeschoben ist, wie man das an manchen Arten der Gatlung
Prionolejeunea findet.
127. Cephalozia tenuissima (L. L.) St.
Syn. : Jungermannia tenuissima Lehm. Pugillus HE, 1831, p. 53.
Sterilis pusilla brunneola muscis consociata. Caulis ad 10 mm. longus
radicellis longis repens, pluriramosus validus brunneus subteres, ramis
omnibus laleralibus ex axilla foliorum ortis. Folia caulina adulta 0,4 mm.
longa, squarrrose patula, ad ?/s bifida carinata, carina sinuata lobis valde
divergentibus maxime hiantibus inæqualibus postico ovato acuminalo
argute dentato, antico lanceolato subintegro vel angulatim repando.
Cellulæ 18 y. basales 2-plo longiores, validæ. Amphigastria caulina parva
patula ad ‘2 bifidula margine minute dentata. « Perianthia in caule
terminalia ovata plicata ore denticulato. »
Hab. Africa. propre Capetown (Ecklon).
128. Gephalozia serrata St. Svenska Vet. Akad. Vol. 26, p. 49.
Monoica exigua humillima rufescens in corlice expansa. Caulis radi-
cellis validis arcte repens vix ramosus. Folia caulina subtransverse
inserta cauli a latere appressa imbricata caule duplo latiora ad */s bifida
sinu subrecto obtuso et recurvo, lobis triangulatis acutis extus grosse
serralo-dentatis. Cellulæ 10 y basales 13 X 18 y valide. Amphigastria
caulina inferiora rudimentaria, superiora sensim majora patula lanceolata
vel ligulata breviter biloba denticulata. Perianthia erecta linearia obtuse
trigona ore truncato crenulato. Folia floralia caulinis majora, intima alte
connala cum amphigastrio in excipulum cylindrieum connata lobis grosse
acuteque serralo-dentatis. Capsula in pedicello longiusculo rufo-brunnea
subglobosa. Spore 9 y rufescentes minute asperæ. Ælateres 90 y spiris
duplicatis teretibus laxe tortis. AndrϾcia in ramis terminalia, bracteis ad
4 jugis cucullatis breviter bilobis breviterque dentatis. Antheridia solitaria
maxima (80 y in diam.) sphærica pedicello æquilongo.
Hab. Patagonia occid. 800 m. (Dusén).
(Fortsetzung folgt).
JA
SOCIETE BOTANIQUE DE GENÈVE
PAR
Gustave BEAUVERD
313" séance. — Lundi 8 juin 4908. — Ouverte à
8 h. ‘> dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le Dr Louis Viret, vice-président, puis de
M. Henri Romieux, président.
Le procès-verbal de la 312”° séance est adopté sans modification.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
ALLEMAGNE : Botanisches Centralblatt, N° 10-22 du vol. 107 (Iéna
1908); COSTA-RICA : Boletin de la Soc. nacional de Agricultura, N° 11
(San- José de Costa- Rica, 1908); ETATS-UNIS : Report of the Univer-
sity of Montana, N° 48 (dee. 1907); Bull. University of Montana,
N° 46, Biolog. series 14 (1908); FRANCE : Annales de la Société bota-
nique de Lyon, Notes et Mémoires, N° 1-2 (Lyon 1907); ITALIE :
Bolletino del Museo civico di Verona IL N° 1 (Vérone janv.-mars 1908);
RUSSIE : Bull. du Club Alpin de Crimée, N°° 7-8-9-10-11-12 (Odessa
1907); SUISSE : Bull. Herbier Boissier, N° 5 et 6 (1908); Bull. Soc.
horticulture de Genève, vol. 53, N° 4 et 5 (mars et avril 1908): le Jar-
dinier Suisse, vol. 36, Ne 5 et 6 (mai-juin 1908).
Le vice-président informe ensuite l'assemblée que trois candidatures,
proposées et acceptées dans une récente réunion du Comité, n’ont pu
être pour raison d'urgence portées à temps sur la convocation de la
présente séance: en considération du trimestre complet de vacances qui
nous sépare de la prochaine séance, le Comité consulte l’assemblée sur
l'opportunité de voter immédiatement et à titre exceptionnel sur les
trois candidatures de :
MM. Jules ALLEMAND, architecte-paysagiste à Genève, présenté par
MM. Romieux et Viret;
le D' MEGEVAnD, médecin à Genève, présenté par MM. Romieux
et Chodat;
William-N. Parrerson, professeur au Collège Thudicum, pré-
senté par MM. Viret et Romieux.
Cette proposition ne rencontrant aucune opposition, ces trois candi-
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me serR.). 1908 (405)
datures sont soumises au vote des membres présents et acceptées à
l'unanimité.
PUBLICATION DU BULLETIN N° 12. — Le Comité fait part du
résultat des délibérations qu'il a eues en commun avec la Commission
de rédaction du Bulletin et aboutissant, sur le rapport du trésorier, à
un préavis favorable pour la publication prochaine d’un douzième
fascicule du Bulletin des Travaux de la Société. Les articles déjà
annoncés prévoient plus de 200 pages de texte se répartissant entre la
mycologie, la flore d'Espagne, les Desmidiacées et la floristique locale;
ceux des membres de la Société qui désireraient publier encore dans ce
fascicule sont priés de s’inserire sans retard auprès de la Comission de
rédaction, seule qualifiée désormais pour la réception des manuscrits et
les soins de la publication. En cette circonstance, il est rappelé que les
Den devront être livrés entièrement terminés avant le 15 octobre
lus tard; ils devront être rédigés très lisiblement et d’une manière
titre, d’un seul côté de la page; les remaniements, adjonctions et
nn corrections autres que celles d’ordre typographique sont mises
à la charge de l'auteur. — La Commission du Bulletin est actuellement
composée de MM. Romieux, Boubier, Chodat, Martin et Viret; le
présent avis sera inséré au procès-verbal qui remplacera la circulaire
d'usage. — Adopté.
HERBORISATION AUX ENVIRONS DE TENAY (JURA
BUGEYSAN, AIN). — Le rapport phanerogamique de cette excursion,
fort bien réussie sous la direction de M. le professeur D’ Chodat, est
présenté par M. Beauverd, qui estime à plus de 80 le nombre des par-
ticipants, desquels 6 membres de la Société botanique, M"° Serguéeff,
MM. Chodat, Lendner, Viret, Naville et Beauverd, accompagnés de
M. Palibine, du Jardin Impérial de Saint-Petersbourg, et d’environ
75 étudiants et étudiantes de l’Institut botanique de l’Université de
Genève.
Bibliographie floristique. — Bien qu'aucun des participants
n’eut préalablement herborisé dans la contrée, celle-ci, grâce aux explo-
rations de nos confrères de France et principalement de Lyon, était
loin de pouvoir être considéré comme « terra incognita » : le rapporteur
communique en effet la liste chronologique suivante de travaux publiés
sur la flore des environs de Tenay :
4873. — Dr A. MaGnin, in Ann. Soc. bot. Lyon, 1 (1071-72) : 45. (Herborisation
a Hauteville.)
1874. — Dr A. Mann, 1. e. U (1873-74) : 48. (Nouvelle localité du Carex bre-
vicollis DC.)
187%. — Gusin, 1. e. II (1873-74) : 52. (Notes sur les caractères distinctifs du
Carez brevicollis.)
187%. — ÜHENEVIERE, ]. c. II (1873-74) : 53. (Découverte du Carex brevicollis à
Tenay.
187%. — Dr St N l. ec. II (1873-74) : 54 et 88. (Le Carex brevicollis de
Tenay et sa distribution géographique. )
187%. — GRENIER, |. c. II (1873-74) : (Quelques plantes des environs de
Tenay.
1875. — GRENIER, 1. c. III (1874-75) : 40. (Herborisations dans les environs de
Tenay.)
(406) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 517
1875. — Menu, |. c. II (1874-75) : 116. (Herborisation de Tenay à Hauteville.)
1876. — Dr X. Giwvor, in Bull. Soc. bot. de France, vol. 23 : CIV-CXIT. (Rap-
port sur l’herborisation à Tenay.)
1876. — ÜHENEVIERE, in 1. c. (4876) : GXL-CXLIM. (Note additionnelle sur la
flore du Bugey.)
1876. — Dr A. Maenın, 1. c. (1876) : CXLHI. (Liste des eryptogames récoltés
dans le Bugey.)
1905. — Dr A. Mann, in Ann. Soc. bot. Lyon, XXX : 217-219. (Notice sur
’ P. C. F. Chenevière.)
1900-1908 — Quelques communications «d’unites nouvelles pour la flore du
Bugey, dans les « Archives de la Flore Jurassienne » et le « Bulletin
de la Société des Naturalistes de l'Ain ».
Topographie et géologie. — La région visitée se répartit
entre deux bassins valléculaires dont l’un, celui du Furand, se relie
directement au Rhône, et l’autre, celui de l’Albarine, est tributaire de
l’Ain; une « vallée morte », le palier des Hôpitaux, relie ces deux
bassins sur une longueur de plusieurs kilomètres entre les lacs des
Hôpitaux et Tenay. Ce sont des eluses très étroites, dominées par de
hautes falaises de calcaire jurassique moyen (corallien), dont les
détritus forment de larges zones d’éboulis recouvrant plus ou moins
profondément les talus inférieurs constitués par des calcaires marneux
oxfordiens, fréquemment decaleifies. La cluse des Hôpitaux, dans sa
partie la plus resserrée, mesure 800 m. de largeur du haut des parois
d’Hostiaz au sommet de la falaise opposée, tandis que le thalweg n'offre
de place que pour la route départementale et la ligne P.-L.-M. du
chemin de fer Lyon-Genève.
Résultats de l’herborisation. — Le rapport, constatant que
la presque totalité des espèces citées dans les publications antérieures
a été récoltée en ce jour, abandonne l’énumération détaillée de ces
plantes au profit du coup d’œil d’ensemble sur les phanérogames des
localités suivantes : He
1. De Tenay à Chaley (340 à 404 m.). — Les prairies naturelles que
lon rencontre en sortant de Tenay pour remonter le cours de l’Albarine
présentent, comme toutes celles que nous avons pu observer du chemin
de fer ce jour-là, une pedominance marquée de l’Aguilegia vulgaris,
fréquemment accompagné de l’Orchis militaris ou plus rarement des
O. mascula, O0. Morio, Phyteuma spicatum ou Cardamine Impatiens. —
Tandis que les deelivites marécageuses hébergent des formations com-
pactes de Carex divers, d’Eriophorum angustifolium, Pteris aquilina,
ete., les abords du pont de la Violette s’enrichissent d’especes plus deco-
ratives, au premier rang desquelles figure le Narcissus radiüflorus. —
Fossés et remblais de la route : Barbarea vulgaris, Ranunculus reptans,
Cerastium arvense, Hieracium Auricula, H. Pilosella, Euphorbia Cypa-
rissias, E. helioscopia, Ajuga genevensis, Urtica dioica, Lepidium
arvense, Lithospermum officinale, ete. A partir du pont de la Violette,
la garide descend jusqu’au bord de la route, en déclivités tantôt boisées,
tantôt dénudées et parfois recouvertes d’eboulis mouvants. Les Buxus
sempervirens, Coronilla Emerus, Ligustrum vulgare, Prunus Maha-
leb, P. spinosa, Genista pilosa, ete., distinguent la région boisée, qui
plus haut acquiert un caractère montagnard par la presence de Sorbus
Aria, S. aucuparia, Aronia rotundifoha, Cytisus Laburnum, C. alpinus
Je
15 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zine ser.) 1908 (407)
e
ss
(beaucoup plus rare) et de plusieurs Salix; les affieurements rocheux
hébergent les associations caractéristiques des ÆHieracium lanatum,
Lactuca perennis, Dianthus saxicola, Arabis muralis, ete., tandis que la
végétation des éboulis abonde en Æumex scutatus, Sedum anopetalum,
Silene glareosa, Saponaria ocymoides, Mehringia muscosa, Helleborus
Jœtidus, Scabiosa lucida, ete. Ailleurs, parmi les rochers ombragés et
humides, se blotissent les Draba muralis. Mæhringia trinervia, Lithos-
permum purpureo-ceruleum et Arabis alpina. Les premiers spécimens
de Centranthus angustifolius sont notés aux environs de Chaley, où un
Joyeux pique-nique est organisé sous les noyers. — La végétation ripa-
riale de l’Albarine est remarquable par ses colonies de plantes errati-
ques descendues des régions subalpines avoisinantes : Aconitum Napel-
lus, A. lycoctonum, Trollius europæus, Ranunculus aconitifolius, Geum
rivale, Petasites officinalis, Fritillaria Meleagris, etc. auxquels se
joignent les ubiquistes Caltha palustris, Cardamine amara, Veronica
Beccabunga et nombreux Salix.
Toutes ces formations se retrouvent sur la rive gauche de l’Albarine,
par laquelle l’on revient sur Tenay après avoir observé de beaux exem-
plaires d’Aesperis matronalis évidemment spontané en Bugey.
2. Eboulis et parois d’Hostiaz (340 à 600 m.) — Nous y sommes
obligeamment conduits par M. Laffineur, jardinier-chef à Tenay. —
Garides rappelant beaucoup celles du Salève, moins le Fumana pro-
cumbens, qui est remplacé par plusieurs autres espèces intéressantes:
présence abondante du Buis; éboulis à espèces marquantes telles que
Linaria alpina var. petræa, Erysimum ochroleucum var. glareosum,
Centranthus angustifolius, Ceterach officinarum, Scrophularıa Hoppei,
Silene glareosa, ete.; pelouses boisées à nombreux Ophrys, Anthyllis
montana, Anthericum Liliago, Genista pilosa, Peucedanum Cervarıa,
Laserpitium Siler, Carex Halleri, C. alba, ©. glauca, Cornus mas,
etc. Sous l’abri des Cytisus Laburnum, des Ilex, des Quercus et du Buis
se rencontrent abondamment le Thlaspi montanum associé parfois au
rarissime Carex brevicollis que quelques participants recueillent avec
discrétion. — Les corniches situées au pied des falaises Jurassiques
fournissent entre autres les Papaver Argemone, Hutschinsia petræa,
Galium Vaillantii, Sisymbrium austriacum et plusieurs espèces rude-
rales communes, introduites sans doute par les moutons ou les chèvres;
— les parois elles-mêmes sont tapissées de Potentilla caulescens,
Draba Aizoides, Hieracium Jacquini, H. ligusticum et H. Berar-
dianum.
3. Bois de la Berrotiere (340 m.) — Un chemin de grande commu-
nication amorcé à la route départementale au fond de la vallée, gravit
une déclivité très boisée (exposée à l’ouest), à végétation assez sem-
blable à celle du talus d’Hostiaz. Le Lithospermum purpureo-cæruleum
y est très commun, ainsi que les Melıttis en: Hesperis
matronalis. Ornithogalum pyrenaicum et Tamus communis; les rochers
y abritent en outre les Hieracium præcox et amplexicaule, et le Cytisus
Laburnum y est abondant. Ce n’est que vers le haut du talus, à lPalti-
tude de 600 m. environ, que s'ouvre une gorge à végétation franche-
ment silvatique, caractérisée par la présence du Hêtre, du Tilleul et de
Sorbiers montagnards ombrageant quelques rochers moussus à Phe-
gopteris Dryopteris, Scolopendrium vulgare, Aconitum Anthora, Arabis
(408) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 519
alpina. A. muralis, Myosotis silvatica, Asperula adorata, Campanıla
pusilla, ete. En outre, M. Laffineur, qui connait les recoins intéressants
de cette station, nous partage une belle rééolte de Rosa alpina en plein
épanouissement.
4. Plateau du Grand et du Petit Tare (640 m.). — Vegetation mon-
tagnarde contrastant avec celle de la côte que nous venons de gravir.
Aux espèces ligneuses citées à la Berrotiere viennent s'ajouter quelques
sapins et Betula alba; le caractère subalpin des prairies s'affirme par
l'abondance de Geranium sılvaticum, Melandryum silvestre, Phyteuma
orbieulare et Centaurea montana, accompagnés ci et la par quelques
touftes de Nareisses. — Les pelouses sèches offrent les Orchis ustulata,
O. militarıs, Platanthera montana, Globularia Willkommiü, Hippo-
crepis comosa, Erinus alpinus, Fragaria vesca, Berberis communis, Ver-
bascum phlomoides, Cerastium arvense, Plantago media, ete.; plus bas,
sous le Grand Tare, l'influence du passage des bestiaux se manifeste
par la quantité de Cynoglossum officinale et Artemisia Absinthium
acclimatés le long des chemins; les jeunes pousses de Melampyrum
nemorosum se distinguent le long des bois avec Vicia dumetorum, tandis
que le Melampyrum arvense décore de ses belles inflorescences pourpres
et jaunes les moissons du chemin de la Burbanche. La région du
vignoble offre des formations compactes de ÆRuwmex scutatus, Dianthus
saxıcola, Centranthus angustifolius et Poa compressa.
5. De La Burbanche à Rossillon (340-320 m.); deux participants. —
La gauche de la route, fortement boisée de buis et autres arbrisseaux
déjà cités, présente des talus d’eboulis à Scrophularia canina, Solanum
Dulcamara, Silene glareosa, Sedum anopetalum, Sanguisorba dictyo-
carpa var., Helianthemum canum, Saponarıa ocymoides et Dianthus
saxicola Jord.; à droite, au contraire, la plaine est marécageuse, avec
de grands étangs à Nymphæa alba, Nasturtium amphibium, Lris
pseudo- Acorus, ete.; le cours limpide du Furand, jalonné de Saules, est
parfois comme obstrué de véritables îlots de Ranunculus aquatilis et
Veronica scutellata. Enfin à Rossillon, où nous ne parvenons pas à
alteindre les beaux Campanula Medium observés du chemin de fer le
matin même. nous récoltons le Lonicera Etrusca et découvrons. de
l’autre côté de la voie ferrée, au bas des buxaies du talus exposé à l'Est,
une station inédite de Draba muralis et Carex Parat.
Recapitulation. — Sur le total de 286 espèces vasculaires récol-
tees en Cette herborisation, un tres petit nombre seulement n’avaient
pas encore été signalées pour ces stations dans la littérature citée: ce
sont : Carex muricata (Chaley, sous les Noyers). Carez Pairai (Garides
d’Hostiaz; buxaies de Rossillon, sur la rive droite du Furand): Orni-
thogalum pyrenaicum (sous la Berrotiere : vraisemblablement répandu):
Mehringıa trinervia (environs de Chaley); Nasturtium silvestre (le
long des murs, partie sud de Tenay): ÆRibes uva-crispa (buxaies de Ros-
sillon : disséminatiou par les oiseaux): Solanum Dulcamara (éboulis
entre La Burbanche et Rossillon : paraît spontané comme dans les sta-
tions analogues du Valais; fréquent ailleurs à titre d’espece rudérale) ;
Cynoglossum officinale (plateau du Grand Tare : introduit par les trou-
* peaux ?); Artemisia campestris (garides pres Rossillon): Æypochæris
radicata (terrains décalcifiés entre Tenay et Chaley); Hieracium Berar-
520 BULLETIN DE L’HEBBIER BOISSIER (2%e seR.), 1908 (409)
dianum (parois d’Hostiaz). — Aucune de ces trouvailles ne présente un
intérêt spécial pour la flore locale.
Indépendamment de cette constatation, l’analyse des résultats géné-
raux de l’excursion conduit aux remarques suivantes :
1. L'espace relativement restreint que nous avons visité est remar-
quable par le mélange intime des éléments hétérogènes de sa flore; la
présence d’une plante à aire disjointe, le Carex brevicollis, lui assure un
intérêt tout spécial. Néanmoins, malgré le nombre d’espèces marquantes
appartenant à l’élément méridional et à l’élément subalpin, ce sont les
espèces triviales de la flore de l’Europe moyenne qui impriment au
paysage son caractère général.
2. Présence, dans les éboulis de la région du Buis, d’endemismes
variétaux jurassiens ou alpins occidentaux, tels que Linaria alpina var.
petraea, Erysünum ochroleucum var. glaressum, Silene glareosa Jord. et
une forme peut-être inédite ds Sangwisorba minor Scop. remarquable
par son port réduit et son fruit présentant quatre côtes alternativement
ailées et apteres (? var. nov. dimorphoptera) : de nouvelles études sur des
matériaux plus abondants et plus mûrs seront nécessaires pour fixer le
rapporteur sur la valeur de cette trouvaille.
3. Présence, dans les stations abritées de la region du Buis, de quel-
ques espèces répandues dans le centre de la France et même dans toute
l’Europe moyenne, mais dont la pénétration en Suisse est limitée à
quelques stations de la périphérie du territoire helvétique (Draba
muralis, Thlaspi montanum; Vicia lathyroides; le Papaver Argemone,
des parois d’Hostiaz, n’apparaît chez nous qu’à titre de plante adven-
tice, de même que Galium Vaillantu, qui possèdent à Tenay l'unique
station signalée dans le Bugey).
4. Présence de plantes de refuge alpines au sein des colonies méridio-
nales de la Buxaie; cette anomalie apparente mériterait une étude
attentive et détaillée.
Le rapport se termine en remerciant M. le Professeur Chodat pour
tous les soins qu'il a pris en vue d’assurer le succès de la course, et
M. Laffineur, de Tenay, pour l’obligeante amabilité avec laquelle il nous
a guidés aux riches garides d’Hostiaz et aux curieuses régions de la
Berrotiere. Le compte rendu eryptogamique fera l’objet d’une commu-
nication spéciale dans une prochaine séance.
En approuvant ce rapport, M. le professeur Chodat désire toutefois
protester contre le terme de plantes de refuge utilisé par le rapporteur :
exception faite du Carex brevicollis, la présence d’autres plantes rares
telles que Draba muralis, Thlaspi montanum, ete., peut très bien s’ex-
pliquer par la grande variété des sites, des expositions et des terrains
qui caractérise les environs de Tenay, sans recourir aux théories com-
pliquées qui sévissent un peu partout de nos jours; les récents travaux
de M. Paul Jaccard, par exemple, font bonne justice de ces théories en
leur substituant avec plus de logique la loi de la proximité. M. Romieux
expose les raisons qui lui font être de l’avis de M. Chodat. M. Beauverd
voudrait dissiper un malentendu en précisant sa pensée sur ce qu'il
entend par plantes de refuge : ce terme ne s’appliquait nullement aux
espèces visées par M. Chodat, pour lesquelles il avait même pris soin, en
les présentant à l’assistance, d’ajouter à leurs étiquettes l’annotation
relative à leur aire générale et à leur distribution particulière dans le
(410) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 521
bassin du Rhône. Ce n’est que chez les espèces d’affinité alpine, telles
que Linaria alpina et Erysimum ochroleucum, qu'il trouve un argu-
ment en faveur de la théorie des refuges : peuplant les hautes régions
des massifs montagneux compris entre la Transylvanie et la péninsule
ibérique, ces deux espèces. très facilement erratiques, ont pu s'adapter
aux nouvelles conditions d'existence que leur imposaient les vissieitudes
du climat des époques glaciaires; des lors elles ont pu subsister dans
des stations particulièrement favorables telles que celles du Bugey, où
les caractères constants du faciès qu’elles ont acquis en ces localités
milite en faveur de la grande ancienneté de leur colonisation. Cette
hypothèse peut parfaitement se concilier avee la loi de la proximité qui.
au sens de M. Beauverd, s'applique à l’état actuel d’une flore sans nous
renseigner sur l’histoire de son passé : la grande variété des sites et des
terrains constitue même un argument indispensable en faveur de l’hypo-
thèse des massifs de refuge.
M. Chodat, qui n'avait pas pris connaissance des étiquettes mention-
nées, estime néanmoins que dans la majorité des cas les phytogéographes
abusent de la théorie des reliques : l’on a tort de refuser à nos temps
leur part de contribution à la vie, comme si les époques reculées devaient
seules bénéficier d’une sorte de monopole des manifestations à l’exis-
tence. Le véritable intérêt qui se rattache à ces questions mériterait les
honneurs d’une discussion contradictoire, qu'il importerait d’inserire à
l’ordre du jour d’une séance de la Société botanique.
SUR LE PLANCTON HIVERNAL DU LAC BLEU DE KAN-
DERSTEG (CANTON DE BERNE). — M. le D’ Louis Viret a étudié
en hiver (3 janvier 1908) le plancton du lac Bleu de Kandersteg. Ce petit
lac, de 10 m. de profondeur maximum, présente une nappe circulaire
de 100 m. de diamètre: il est situé à 900 m. d'altitude entre Frütigen
et Kandersteg et a acquis une juste renommée par la pureté de ses eaux
bleues qui ne gelent jamais, même pendant les hivers les plus rigoureux.
Entouré de forêts et de rochers couronnant un monticule morainique,
il est alimenté par une source voisine à débit très régulier et possède un
émissaire sous-lacustre situé à l’une de ses extrémités; le sol sous-lacustre
est formé de sable fin près de l’affluent, recouvert plus loin d’un tapis
d'algues jaunâtres (Diatomées); les différences de niveau de la superficie
sont insignifiantes. Sous réserve de l’examen du résultat de pêches
planetoniques profondes, M. Viret se range à l’avis du D’ F.-E. Bour-
cart, qui réfute l'hypothèse de l’action colorante de la vase sur la colo-
ration bleue intense de ce lac. Une pêche pratiquée par M. Viret à
30 em. de profondeur dans le voisinage de l’affluent n’a guère ramené
que des diatomées, à l'exception d’un Cosmarium et d’un Closterium; or,
dans les eaux les plus limpides, l’on retrouve des diatomées en grande
quantité à l’exelusion, pour ainsi dire, des Algues vertes qui sont abon-
dantes dans les eaux tourbeuses.
L'auteur rappelle ensuite les résultats auxquels ont conduit les inté-
ressantes analyses du D' F.-E. Bourcart sur la couleur et le contenu
du lac Bleu; après avoir constaté que par une température extérieure de
— 12° C la surface du lac accusait + 5° C. tandis qu’en été elle atteint
11° à la surface et 9° dans le fond — ce qui le classe, comme le Léman,
dans la catégorie des lacs tropicaux de Forel, — M. Viret rend compte
de l’analyse des éléments végétaux du lac Bleu. L’on retrouve à l’état
L2
522 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1908 (411)
planetonique plusieurs des éléments diatomiques du rivage : sur
27 espèces du planeton, 7 se retrouvent sur les bords. L’auteur explique
la nullité des Chlorophycées en hiver par l’absence d’eau de ruisselle-
ment ayant traversé des marecages; il voit dans ce fait la confirmation
naturelle d’une constatation déjà faite par MM. Forel et Chodat, à
savoir qu'une eau qui n’est pas le siège d’un apport de substances humi-
ques en dissolution n’est pas favorable au développement des Desmidiées
chlorophycéens.
A la suite d’une étude comparative (lacs Léman, Bodan et d'Annecy)
de l’analyse chimique du résidu, M. Viret donne la liste des 27 espèces
de diatomées constituant le planeton végétal de sa pêche du 3 janvier
1908, en y ajoutant le tableau de la florule sous-lacustre du lac Bleu.
Du nombre des 27 diatomées observées, les Amphora minutissima Sm.,
A. ovalis Ktz., Denticula frigida Ktz. var. capitata, Æpithemia gibba
Ktz., Navicula patula Sm., Synedra ulna Ehr. et Tabellaria fenestrata
Lyngb, font partie du tapis d'algues de l'élément riverain; en outre, il
rappelle la présence, du côté sud (le plus boisé), de deux Desmidiacées
appartenant respectivement aux genres Closterium et Cosmarium.
M. le professeur Ghodat fait observer que les éléments constitutifs du
planeton varient beaucoup dans leurs rapports selon la saison et l'heure
de la pêche; il estime pour sa part que les récoltes estivales donneraient
une plus grande proportion de Chlorophycées et engage M. Viret à
poursuivre ses études planctoniques du lac Bleu en diverses époques.
CYPRIPEDIUM CALCEOLUS AUX VOIRONS. — M. Auguste
Guinet, qui avait découvert une belle station de cette Orchidee dans le
ravin de la Chandouze, sur le versant occidental des Voirons (Haute-
Savoie), a constaté le 7 juin que cette localité avait été complètement
anéantie à la suite de glissements de terrain. Néanmoins, grâce aux
efforts de MM. Amey père et fils, qui l’accompagnaient, l’on a pu rele-
ver ça et la dans les pentes raides et buissonneuses de la partie supé-
rieure du ravin l'existence de petites colonies composées chacune de 5 à
6 individus dont quelques-uns biflores.
SUR LES AFFINITES DES BUXACEES.— M. le professeur R.
Chodat résume, au nom de M. Manfred de Tiesenhausen, un travail ten-
dant à séparer complètement les Buxacées du groupe des Euphorbiaeees
et plus encore des Hamamélidacées auxquels plusieurs auteurs les ratta-
chaient : l’etude comparative de la structure florale et des ovules, et sur-
tout celle de l’appareil stomatique ont conduit M. de Tiesenhausen à
rechercher les affinités des Buxacées dans un groupe franchement voisin
des Hippocrateacées et des Célastracées. L'auteur, toutefois, ne va pas
jusqu’à admettre entièrement le point de vue de Baillon, qui englobait
les Buxacées et les Hippocrateacées dans la famille même des Célas-
tracées.
UNE FORÊT MECONNUE D’ABIES PINSA PO BOISSIER. —
Dans une causerie humoristique sur son récent voyage de 1908, M. le
Professeur Chodat raconte comment il a découvert, avec quelques
élèves de l’Institut botanique de Genève, les immenses forêts de Pinsapo
de la Sierra del Pinar, aux environs de Ronda (Espagne). Dans cette
station, ignorée de l'inspecteur forestier et méconnue de M. Neger qui
(412) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 523
dit, dans une récente publication, que le Pinsapo a disparu de cette
Sierra, M. Chodat et ses eleves ont constate la presence de cette belle
conifère sur un versant à différence de niveau de 400 à 500 m. et une
longueur de plus de 10 kilomètres, en formation presque exclusive
comprenant des individus de 15 à 20 et même 25 m. de hauteur, avec
tronc de 1 m. et plus de diamètre. — Les photographies mises en eircu-
Jation nous font comprendre sans peine l’enthousiasme de M. Chodat en
parcourant ces forêts qu'il estime être parmi les plus belles d’Es-
pagne.
CULTURE EXPERIMENTALE DE PRIMULA AURICU LA L.
— Dans le but de se rendre compte des limites de la’« liberté de l’es-
pèce » et partant du principe que le Primula hirsuta All. (= Pr.viscosa
Vill.) serait un homologue silicicole du Primula Auricula L. connu pour
ses appétences calcaires, M. Gustave Beauverd a cultivé depuis 1906
une plante de cette dernière espèce qu'il a récoltée dans les parois urgo-
niennes de Permelan (Haute-Savoie) alors qu'elle ne possédait que ses
trois premières feuilles, et l’a transplantée, entourée de sa terre d’ori-
gine, dans un vase à substratum progressivement décaleifié vers la phé-
riphérie (terre de bruyère et sable siliceux). Tenant compte des types
de feuilles qui caractérisent les différentes variétés et espèces de la
section Auricula Pax énumérées dans la Monographie de Pax et Kunth
du Pflanzenreich (Leipzig 1905), M. Beauverd a eu la surprise de
reconnaître dès 1907 un acheminement assez marqué de deux des nou-
velles feuilles de l’année vers le type hirsuta (bords crénelés et ciliés-
glanduleux), tandis que les trois autres se rapportaient soit à lAuwricula
type (bords entiers), soit à ses variétés (bords ereneles, mais glandes de
la marge sessiles, avee exsudescence farineuse). En 1908, la différentia-
tion des feuilles est devenue beaucoup plus considérable, et le vase mis
en eireulation à l’appui de cette communication présente 1° des feuilles
pulvérulentes-farineuses du type à marges entières, alternant avec celles
des variétés à bords crénelés, puis 2° une feuille bien différente, profon-
dément incisée-dentée, à sinus aigus, et offrant non seulement sur les
bords, mais encore sur les deux pages, des cils glanduleux aussi longs
que ceux du P. hirsuta, et cela à l’exclusion de toute pulvérulence fari-
neuse; cette pulvérulence existait cependant sur la feuille précédente
(très entière) et sur les deux suivantes (l’une entière, l’autre légèrement
erenelee). Bien que l’expérience ne puisse être considérée comme con-
eluante tant que la plante n’aura pas fleuri, il paraissait intéressant de
faire constater sur un même individu des manifestations si diverses de
types foliaires qui ne varient guère ailleurs à ce point chez une plante
normale. — M. le Professeur Chodat insiste également sur l’importance
de ces variations simultanées sur un même pied, et engage vivement
M. Beauverd à prendre sans tarder une photographie de sa plante dans
la phase qu'il vient de nous présenter. ,
BIBLIOGRAPHIE. — M. le Professeur Charles-Ed. Martin
présente à la Société, en les recommandant vivement, deux monogra-
phies mycologiques dues à la plume de M. Frédéric Bataille,
ancien professeur au lycée Michelet et vice-président de la Société d’his-
toire naturelle du Doubs. Ce sont la Flore monographique des
Amanites et des Lépiotes, en colloboration avec feu le D7 Lucien
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 (415)
Quélet (1902), et la Flore monographique des Asterospores,
Lactaires et Russules (1908).
Ces monographies offrent à la fois une clef dichotomique sommaire
destinée à conduire rapidement au nom, et une description détaillée
permettant de contrôler la détermination. Les clefs dichotomiques oppo-
sent les uns aux autres des caractères dont la présence ou l’absence est
facile à constater sur le champignon examiné; les descriptions sont
faites avec beaucoup de soin et d’exactitude et ne négligent aucun des
caractères dont la présence simultanée permet de se prononcer avec
certitude. Tous ceux qui savent quelles difficultés présente la détermi-
nation des champignons seront reconnaissants à M. F. Bataille de
l’aide qu'il leur offre et souhaiteront qu'il fasse bientôt pour d’autres
genres ce qu'il a fait pour les Amanites, les Lepiotes, les Lactaires et
les Russules.
Apres avoir souhaite de bonnes vacances et rappel& aux membres et
amis les herborisations du 21 juin à la Chambotte et du 12 juillet aux
tourbieres de Sommans, M. le President lève la séance à 11 h. 'Y..— Douze
assistants : MM. Romieux, Viret, Boubier, Beauverd ; Chodat, Guinet,
Lendner, Martin, Gabriel Naville, M" Serguéeff, M. de Tiesenhausen.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
ERRAT A
En leur présentant toutes nos excuses, nous prions nos lecteurs de bien vouloir rec-
tifier comme suit les erreurs que nous avons laissé subsister dans le travail intitulé
« Begoniaceæ nove », publié par M. Casimir de Candolle dans le N° 5 (2 mai 1908) du
Bulletin de l’Herbier Boissier :
Page 309 (1 du tiré à part), ligne 10, lire « mode de dehiscence du fruit».
» 310 (2 » » }, » 4, » «Begoniella Whitei au lieu de « Begonian.
» 310 (2 » »), » 13, » «présentent» au lieu de «précédent».
» 312 (4 » » ), » 40, » «géographiques» au lieu de «géographtques».
» 313 (5 » » ), » 20, » «Indes » au lieu de «Inndes».
» 314 (6 » » }, » 4, des « Species costaricenses», lire «petiolis» au lieu
de «petiols».
» 314 (6 a) KA) 7, des «Species costaricenses», lire «ellipticæ» au
lieu de «ellipticæ». >
a » »), » 21, lire « februario » au lieu de «fabruarion».
Re SR DET EEE Line te ‘ L LI
Repertorium novarum specierum regni vegetabilis.
Centralblatt für Sammlung und Veröffentlichung
von Einzeldiagnosen neuer Pflanzen.
Organe central pour la publication exclusive des diagnoses (originales
ou nouvelles et dispersées) du monde entier.
Abonnements : ALLEMAGNE... Mark. 10.— par an
ÉTRANGER. .... ne MAS URLS
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SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANI
Pour répondre aux demandes de plusieurs correspondants, nous por-
tons à la connaissance des lecteurs du Bulletin de l’'Herbier Boissier que
nous sommes disposés à leur servir en tirés à part des abonnements
spéciaux au SPECIES HEPATICARUM de notre collabo-
rateur M. Franz Stephani.
Ces abonnements seront livrés au prix de 1 fr. 25 la feuille (16 pages)
et expédiés franco au fur el à mesure de la publication de l’ou-
vrage. — Le ler volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.;
le vol. 2 (615 pages) au prix de 40 fr.; les 296 pages parues du vol. 3
seront immédiatement envoyées aux abonnés par l'Herbier boissier.
ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
SCLENTIÆ MYCOLOGICE UNIVERSALIS
Organ für die Gesammlinteressen der Mycologie, enthallend Original-Abhand-
lungen, Referale und kritische Besprechungen wichtiger mycologischer Publi-
cationen, sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Lilleralur.
Jährlich gelangen 6 Hefte zur Ausgabe. Preis des Jahrgangs 25 Mark.
Abonnements nimmt entgegen die Buchhandlung &. FRIEDLENDER & SOHN
in Berlin N. W., Karlstrasse 11.
PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MULLER-ARG.
Lichens.
Mürter J. — Principe de classification
des lichens et énuméralion des li-
chens des environs de Genève, in-49,
95 pages, 3 planches. Genève, 1862.
— Lichenum species et var. nov., in-
8°, 8 p.; Regensburg, 1871.
— Ueber Dufourea madreporiformis,
in-8°, 5 pages. Regensburg, 1870.
— Gomple-rendu critique du Licheno-
graphia scandinavica de Th. M.
‘Fries, 80, 12 p. Regensburg, 1872.
— Lichenologische Beiträge, fase. 3 à
3, in-8°. Regensburg, 1874-1891.
— Ein Wort zur Gonidienfrage, in-8°,
3 pages. Regensburg, 1874.
— Lichenes Finschiani, in-8°, 11 pa-
ges. Moscou, 1878.
La nalure des lichens, in-8°, 7 pa-
ges. Geneve, 1879.
— Lichenes Japonici, in-8°, 7 pages.
Regensburg, 1879.
— Les lichens Néogrenadins et Ecua-
doriens récoltés par M. Ed. André,
in-8°, 15 pages. Toulouse, 1879.
— Lichenes Africæ occidentalis a M.
Pechuel-Loesche et Soyaux, in-8°,
18 pages. 1880.
— Les lichens d’Egyple, in-8°, 13 pa-
ses. Toulouse, 1880.
— 4. Enuméralion des lichens valai-
sans nouveaux. — 2. Lichens Augs-
bordpass ; 3. Lichens pentes Gran-
ges ; 4. Lichens Brigue, Nalers; 5.
Lichens Hautes-Alpes Valais, in-
8°, 21 p. Sion, 1881.
— L'organisation des Cœænogonium el
la théorie des lichens, in-8°, 4 pa-
ges. Genève. 1881.
— Compte rendu critique des « Sym-
bolæ lichens-mycologicæ » du Dr
Minks, in-80, 4 pages Toulouse,
1882.
— Revisio Lichenum Meyenianorum,
in-8°, 12 pages. Berlin, 1883.
— Lichenes Palestinenses et Enume-
ralionis Lichenum ægypliacorum
Supplementum primum, in-80, 9
pages. Toulouse, 188%.
— Revisio lichenum Eschweileriano-
rum, J. (Brésil), in-8°%, 17 pages.
Regensburg, 1884.
— Lichenes Olaïlenses, in-8°, 1 page,
Toulouse, 1884.
— Nachtrag zu den von Dr Naumann
auf der Expedition der Gazelle
gesammelten Flechten, 80, 8 pa-
ges. Berlin, 188%.
Mürter J. — Pyrenocarpeæ Cubenses,
in-8°, 46 pages. Leipzig, 1885.
— Trois communications lichénologi-
ques faites à la Société murilhien-
ne, in-8°, 3 pages. Sion, 1887.
— Revisio lichenum Féeanorum, in-8°,
16 pages. Toulouse, 1887.
— Enumération de quelques lichens de
Nouméa, in-8°, 8 p. Toulouse, 1887.
— Graphideæ Féeanæ. in-4°, 80 pages.
Genève, 1887.
— Revisio lichenum Eschweileriano-
rum. (Brésil), ser. II, in-80, 43
pages. Regensburg, 1888.
— Lichenes Portoricenses, in-80, 7 pa-
ges, Regensburg, 1888.
— Lichenes Montevidenses, in-8°, 6
pages. Toulouse, 1888.
— Lichenes Paraguavenses, in-8°, 32
pages. Toulouse, 1888.
— Pyrenocarpeæ Féeanæ in Féei essai
(182%) et Suppl. (1837). Edilæ, in-
4°, 45 pages. Genèce, 1888.
— Lichenes (Mission scientifique du
Cap Horn, 1882-1883), in-40, 32
pages. Paris, 1888.
— Lichenes Spegazziniani in Stalen
Island, Fuegia et in regione freti
Magellanici lecti, in-80, 20 pages.
Florence, 1889.
— 1. Lichenes Sandwicenses ; 2. Ob-
servalions in lichenes Argentinen-
ses, In-8°, 3 p.;8p. Marburg, 1889.
— Lichenes Oregonenses, in-8°, 5 pa-
ges. Regensburg, 1889.
— Lichenes Sebastianopolilanı (Rio-de-
Janeiro), in-8°0,12 p. Florence. 1889.
Lichenes epiphylli novi, in-80, 20
pages. Genève, 1890. :
— Lichenes Argenlinienses, in-80, 4
pages. Marburg, 1890.
— Liehenes Africæ lropico orienlalis,
in-80, 1% pages. Regensburg, 1890.
— Lichenes Coslaricensis I, Il., in-8°,
49 p., 52 pages. Gand, 1891, 1894.
— Lichenes Bellendenici (Queensland),
in-80, 10 pages. Berlin, 1891.
— Lichenes Tonkinenses, in-80, 9 pa-
ges. Berlin, 1891.
— Liichenes Schenckiani, in-8°, 16 pa-
ges. Berlin, 1891.
— Lichenes Catharinenses, in-80, 9 pa-
ges. Berlin, 1891.
— Critique de l'Etude du Dr Wainio,
in-8°, 8 pages. Toulouse, 1891.
— Lichenes Victorienses, in-80, 4 pa-
ses. Florence, 1891.
— Lichenes Brisbanenses (Queensland),
in-8°, 20 pages. Florence, 1891.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
sb HET
BULLETIN i
L'HERBIER BOISSI
GUSTAYE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1905.
N° 8.
Bon à tirer donné le 31 juillet 1908.
lee, l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour num
ö
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20 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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PARIS BERLIN a
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3, rue Corneille. _ ? 44, Carlstrasse. E oi
LONDRES A
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==
28, Essex Street.
1908 y
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, ia Suede et la Norvège.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 8. — AOUT 1908.
VA 1 Pages
© LE — G. Bonati. — CONTRIBUTION A L’ETUDE DU GENRE
MAZUS LOUR. (Avec gravures dans le Lexte)........... 925
I. — Alf. Le Renard. — STRUCTURE INTERNE DU :
PETIOLE DANS LE GENRE MELIOSMA (Sabiacees)..... 540
II. — 3. Bornmüller. — BEITRÆGE ZUR -FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Fortsetzung folgt).. 545
IV. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 561
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHhe VI. — Quercus macranthera F. et M., des dépôts de Soukhoum.
OBSERVATIONS
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinviles à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numero.
BULLETIN DE EHERBIER BUISSIER
2m SERIE. — TOME VIII. — 1908.
N° 8.
ÿ” CONTRIBUTION
A
l'Etude du genre MAZUS Lour.
PAR
G. BONATI
(Avec gravures dans le Lexte).
Le genre Mazus, créé par Loureiro pour le Mazus rugosus, compre-
nait en 1846, dans le Prodrome, les espèces suivantes : M. surculosus
Don, M. dentatus Wall, M. pumilio Brown, M. rugosus Lour.
Suecessivement sont venus $ ’ajouter à cette liste : M. stachydifolius
Maxim (Diagn. pl. nov. jap. et mandsh. XIX. 1874), M. caducifer Hance
(Journ. of botany. 1882), M. gracilis Hemsley (eatal. pl. sin. t. II pages
181-182), M. lanceifolius Hemsl. (catal. pl. sin. t. I pages 181-182),
M. pulchellus Hemsl. (catal. pl. sin. t. II pages 181-182), M. procum-
bens Hemsl. (catal. pl. sin. t. II. pages 181-182), M. macranthus Diels
(Engl. Jahrb. XXIX 1901).
Grâce à la bienveillance de Messieurs les professeurs Engler, du
Muséum de Berlin, Lecomte, du Muséum de Paris, de Messieurs
William Barbey et Léveillé, j'ai pu examiner la plupart de ces espèces.
Je dois également à M. le D' Hemsley, un dessin représentant l’unique
échantillon de M. caducifer Hance du British Museum. Les collections
qui m'ont été confiées contiennent un assez grand nombre d’espèces
nouvelles, qui sont décrites ci-dessous. L'étude du genre Mazus, fort
interessante, sans doute, est cependant loin de présenter l'attrait de
celle de certains autres genres à caractères nets, faciles à observer et
surtout constants ! De plus, il n’existe jusqu’à présent aucune classifica-
tion des espèces décrites. Je vais essayer de combler cette lacune.
Au point de vue végétatif, il existe 4 groupes qui me semblent bien
naturels et qui sont :
L° les espèces annuelles,
» stoloniferes,
38 > cespiteuses,
4° » vivaces à rhizome tracant.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1908. 36
326 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Que sÉR.). 1908 (2)
Le type du premier groupe est M. rugosus Lour.; celui du deuxième
M. surculosus Don ; celui du troisième M. Fauriei m. de l’île For-
mose ; enfin le quatrième ne comprend jusqu’à présent que M. lancei-
folius Hemsl.
Nous demandant maintenant si cette division en 4 sections est
rationnelle, nous sommes amenés à examiner le cas de M. rugosus
Lour. qui, suivant les auteurs et les collections, est tantôt annuel, tantôt
stolonifère. Loureiro, dans son « Flora Cochinchinensis, » vol. II, p. 468,
dit de sa plante: « caulis herbaceus, annuus, suberectus etc. ». Bentham,
dans le Prodrome, vol. X, p. 375, s'exprime comme suit « stolonibus
raris vel nullis ». — Maximowiez établit avec doute une variété
stolonifer de M. rugosus Lour. et il en dit « varietas proposita Japonia
pecularis videtur et forsan species propria est, sed signa certa mihi
eruere nondum contigit et planta speciosa in vivo denuo magis obser-
vanda ». Enfin, dans Hooker, fl. Ind. IV, p. 260, on lit « annual ete. ».
Que conclure de tout cela, sinon que le nom de Mazus rugosus a été
donné par Loureiro à une plante annuelle à tiges plus ou moins dres-
sées et que dans la suite, il a été appliqué à tort à une plante voisine,
mais stolonifere? Si nous nous reportons aux Collections, nous consta-
tons, en outre, que dans la région explorée par Loureiro, il n'existe, au
moins jusqu’à présent, qu’une seule espèce de Mazus répondant parfai-
tement à la description de Loureiro et, toujours dépourvue de stolons.
Il est donc certain que Maximowiez avait raison en soupconnant dans
sa variété « Stolonifer » une espèce distincte. Je fais de cette plante le
M. Japonicus et je la rejette dans le groupe des « stolonifera ». A
l'appui, de ma façon de voir, je ferai remarquer que M. japonicus
diffère de M. rugosus Lour. non seulement par ses stolons, mais
encore par ses inflorescences nues à pédoncules longs et flexueux, par
ses fleurs beaucoup plus grandes, ses graines brunes beaucoup moins
velues etc.
Si nous considérons l’ensemble des espèces annuelles, nous pourrons
les diviser en trois sous sections très nettes :
1° Sous-section dentata, comprenant: M. dentatus Wall., M.
pulchellus Hemsl., caractérisée par la tige nue scapiforme.
2 Sous-section rugosa, comprenant : M. rugosus L., M.
macrocalyx m., M. Delavayi m., caractérisée par la tige dressée ou
decombante, feuillée au moins à la base, à feuilles généralement alternes.
3° Sous-section stachydifolia, comprenant: M. stachydifo-
lius Maxim., M. Bodinieri m., M. Fargesii m., M. macranthus Diels,
M. caducifer Hance, caractérisée par les tiges dressées, plus ou moins
velues ou hérissées, rameuses, les feuilles caulinaires nombreuses,
alternes ou opposées, les feuilles des rameaux opposées.
Dans le groupe des espèces stolonifères, nous pouvons distinguer les
sous-sections suivantes :
4° Sous-section longipes, comprenant : M. longipes m., M.
M Re
;
F
>
(3) G. BONATI. CONTRIBUTION A L’ETUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 5927
Harmandı m., M. pumilio Brown, caractérisée par ses inflorescences
naissant du milieu de la rosette principale et par ses stolons stériles —
correspond aux « dentata ».
5° Sous-section surculosa. comprenant: M. surculosus Don,
M. procumbens Hemsl., M. gracilis Hemsl., M. Cavaleriei m., M. japo-
nicus m., M. Englerianus m., M. Wilsoni m., M. divaricatus m., A.
elongatus m., caractérisée par les stolons fructifères et les inflorescences
naissant soit latéralement, soit à l’extrémité des rameaux. L'existence
simultanée d’inflorescences centrales et d’inflorescences raméales, telle
que chez M. japonicus m. est rare.
L’on ne connait jusqu'à present que deux espèces cespiteuses ; ce sont:
6° Sous-section cespitosa, M. Faurieı m., M. Lecomtei m.,
très voisines l’une de l’autre.
De même, il n’existe qu’une espèce à rhizome tracant:
7° Sous-section lanceifolia, M. lanceifolius Hemsley.
il ne reste qu’à séparer les espèces de chaque section et, c’est ce que
j'ai tenté de faire dans les tableaux analytiques suivants :
Section À. — Annuæ.
10 S, Sectio Dentate.
Feuilles atténuées en pétioles longs et ailes. Inflorescences 15-20 fl............
1. M. pulchellus Hemsl.
Feuilles longuement pétiolées, non atténuées, mais arrondies ou cordiformes à la
DAS ES RE LT rate Et ke 2. M. dentatus Wall.
20 $. S. rugosæ.
A. Calice accrescent, atteignant 15-20 mm. de diamètre, à segments
obovés Fleur dépassant a. peine le calice............2..........
3. M. macrocalyx sp. nov.
Calice non accrescent ne dépassant pas 5-8 mm., à lobes aigus. B.
B. Multicaule (10-20 tiges). Tiges dressées multiflores, fleurs courte-
ment pédonculées en na. L. M. Delavayi sp. nov.
Tiges peu nombreuses, flexueuses, ascendantes ou rampantes. Pédon-
cules plus longs que le calice............. 5. M. rugosus Lour.
30 8. S. stachydifoliæ
A. Plante robuste, haute de 50 cm. et plus; feuilles groupées à la base
de la tige, peu nombreuses, et alternes. Inflorescence très allongée
50:50. flore PAST RSA 6. M. caducifer Hance
Feuilles opposées, au moins celles des rameaux B.
B. Flenrs 3 ou 4 fois plus longues que le calice.
Fleurs petites 1 !/2 à 2 fois pius longues que le calice. Plante velue,
rameuse. Feuilles caulinaires alternes, = rameales opposees......
M. Bodinieri sp. nov.
. Feuilles caulinaires opposees sessiles. Pédoaoiiee plus courts que le
calice. Tiges très velues.......... 8. M. stachydifolius Maxim.
Feuilles caulinaires pétiolées, pédoncules plus longs que le calice.
plantes glabres ou peu poilues D
528 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (4)
D. Feuilles caulinaires opposées suborbiculaires, pétioles courts. Inflo-
rescences latérales pauciflores, 3-5 flore. 9. M. macranthus Diels.
Feuilles caulinaires alternes, longuement pétiolées, ovales oblon-
gues. Inflorescences terminales 5-10 flores. 10. M. Fargesi sp. nov.
Sect. B. Stoloniferæ.
A. Plante naine, feuilles sessiles, ou à pétioles très courts atténuées à
la base, entières ou à peine lobées. Inflorescence 1-3 flore-pédoncu-
les 8-10 fois plus longs que le calice.... 11. M. pumilio ! Brown.
Plantes à feuilles longuement pétiolées B.
B. Feuilles lobees; celles des stolons groupées en rosettes; pédoncules
inférieurs 1 à 1 1/3 fois plus longs que le calice ................
12. M. Harmandi sp. nov.
Feuilles entières ou à peine lobées, oblongues-spatulées, atténuées en
pétioles très longs: celles des stolons opposées: pédoncules infé-
rieures 6-8 fois plus longs que le calice. 13. M. longipes sp. nov.
50 S. S Surculosæ.
A 'Plantessobolifères tenons 14. M. gracilis Hemsl.
Plantes à stolons allongés. B.
B. Inflorescences naissant latéralement sur les tiges ou les stolons. €.
Inflorescences terminales D.
C. Feuilles subsessiles ou atténuées en pétioles très largement ailés:
pédoncules égalant le calice; fleurs petites... ................
15. M. surculosus Don.
Feuilles longuement pétiolées, profondément incisées, pédoncules
sreles beaucoup plus longs que le calice.......................
16. M. Cavaleriei sp. nov.
D:Blante tres velue, calice et corolle très petits......... ......ecae
M. procumbens Heinsl.
Plantes glabres ou peu velues E.
E. Plante très rameuse, à rameaux divariqués:; pedoncules plus courts
que le calice; inflorescence 13-20 f1. très allongée; fleurs dépassant
peu le calice — feuilles sessiles..... 17. M. divaricatus Sp. nov.
Feuilles plus ou moins longuement pétiolées. F.
F. Plante naine. 5-10 cm. Tiges dressées ou ascendantes, inflorescence
KURS 2 N RER AR NR N 18. M. Wilsori W.
Plantes à stolons allonges; inflorescence multiflore. Gr.
G. Tiges rameuses, très allongées rameaux non divergents. Feuilles
généralement alternes. Fleurs 3-4 fois plus longues que le calice.
19. M. "elongatus sp. nov.
Tiges peu rameuses; feuilles toujours opposées H.
H. Filets des étamines et style velus... 20. M. Englerianus sp. nov.
Biletsretystylleielabres. Anse a 21. M. japonicus sp. nov.
Sect. C. cæspitosæ.
60 cæspitosæ.
Plante glabre, à tiges et pédoncules grêles subfiliformes..............
22. M. Fauriei sp. nov.
-
1 L'examen d’echantillons vivants de cette plante m'a permis de constater
qu'elle est stolonifère contrairement à ce qu’affirme Bentham dans le Prodrome.
(5) G. BONATI. CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 529
Plante à feuilles radicales hérissées, pédoncules courts et charnus.....
23. M. Lecomtei sp. nov.
Sect. D. Lanceifoliæ.
70 lanceifolie.
Plante robuste 30-50 em. feuilles opposées, rhizôme tracant, fleurs
petites peu/nombreuses en‘ srappe terminale Met enr
24. M. lanceifolius Hemsley.
Cette classification n’a pas la prétention d’être définitive; j’ai moi-
même quelques doutes sur la place de Mazus gracilis Hemsl., que je
n'ai pas vu. Peut-être pourrait-on, avec plus de raison, placer cette
espèce à côté de M. longipes m. et M. Harmandı m.; elle serait alors
dans ce groupe ce que M. dentatus est dans les dentata.
Il me reste à remercier chaleureusement les savants qui m'ont confié
des matériaux d'étude et les amis qui m'ont aidé dans les recherches
bibliographiques ou dans la rédaction de cette note. Je suis tout parti-
culièrement reconnaissant à M. le D° E. Pheulpin, qui a bien voulu me
dessiner quelques espèces.
Mazus pulchellus Hemsl. var. nov. primuliformis Bonati; typ.
herb. Mus. Paris.
A specie typica differt : 1° foliis subtus et margine lanuginosis ; 2°
inflorescentia pauciflora ; 3° floribus purpureis, inferioribus brevissime
peduneulatis (peduneulis 4-5 mm.).
Habit. Schang, Hupeh, (Wilson) n° 140-1900.
M. Hemsley dit de son Mazus pulchellus (Enum. of all the plants
known from China etc. tome II, page 182) « primum leviter floccosa,
demum tota glabra vel glabrescentia ». Les échantillons de M. Wilson
me paraissent adultes puisque les fleurs inférieures sont tombées et que
les capsules sans être mûres sont cependant déjà assez développées.
Mazus macrocalyx Bonati sp. nov.; typus in herb. Mus. Paris
Radix annua, fibrosa. Folia radicalia multa, 5-8 cm. longa, ovata,
spatulata, longe in petiolis forte alatis ae margine ciliatis attenuata;
petiolis limbum æquantibus vel superantibus ; limbo glabro sinuato-
dentato, dentibus paueis, obtusis. Scapi erecti 3-10 em. alti, aphylli,
vel basi vix foliati, villosi præsentim summo, simplices, a basi flores
gerentes. — Inflorescentia in uva laxa; floribus inferioribus longe
peduneulatis (2-3 em. — superioribus 3-5 mm.); pedunculis dense villo-
sis, erectis. Calyx 5-10 mm., accrescens, post anthesin usque ad 30-
35 mm. diametiens, usque ad medium, in 5 lobis obtusis, latissimis,
trinervatis, margine nervisque ciliatis, fissus; nervis haud reticulatis.
Flores ealyce æquales vel breviores; labio superiore trilobato, lobis
brevibus, obtusis, emarginatis, glabris ; labio inferiore superiori
æquante, superne trilobato; stamina ad medium tubi inserta; filamentis
glabris. Capsula ovata, tubo calycis multo brevior ; semina lutea,
1/2 mm. longa, superficialiter, reticulata glabra.
530 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1308 (6)
Habit. Yunnan-Sen (Dueloux).
A Mazo rugoso Lour. visibiliter diiert scapis generaliter aphyllis,
foliis ealyeibusque maximis, floribus mnutissimis, capsulis tubo calycis,
inclusis, seminibus glabris tenuius reticulatiss.
Mazus Delavayi Bonati, sp. nov.; typ. herb. Mus. Paris.
Radix turbinata, verticalis. Scapi multi (8-10), alti 12-20 em., erecti
vel ascendentes, haud radicantes, hirti, ramosissimi, ramis erectis.
Folia radicalia caduca, 5-7 cm. longa, oblonga, spatulata, basi atte-
nuata in petiolis late alatis, sinuato-dentata, dentibus irregularibus,
obtusis vel acutis, glabra præter marginem ac nervos; folia caulina
alterna, radicalibus breviora, sessilia, plus minusve villosa. Inflores-
centia terminalis, in uva spieiformi superelongata, 20 fl. Pedunculi
erecti, calyce breviores, villosi. Bracteæ setaceæ, parvulæ. Calyx cam-
panulatus, 5-8 mm. longus, usque ad medium in 5 lobis ovato-acutis,
villosis, margine eiliatis, fissus ; nervis 3 eminentibus, haud reticulatis.
Corolla parvula, tubo calycem non superante, alba vel violacea; labio
superiore 1,5-2 mm. longo, bifido, lobis deltoideis, acutis, integris,
glabris ; labio inferiore duplo longiore, superficialiter trilobato, lobis
glabris sinuatis. Stamina ad tertium superiorem tubi inserta ; filamenta
glabra, stylo glabro, stigmate eyathiformi. Capsula tubo calyeis inclusa,
glabra. Semina lutea, irregulariter reticulata, tuberculosa.
Habit. Yunnan, champs pres de Ta-pin-tze (Delavay) 1885 n° 1518
sub nomine: « M. Stachydifolius Maxim. »
A M. stachydifolio Maxim differt : foliis alternis, floribus minoribus,
capsula glabra, ac seminibus.
A M. rugoso Lour.: scapis ramosis, inflorescentiis elongatis, floribus
breve peduneulatis, minoribus ete.
Mazus Bodinieri Bonati, sp. nov. (syn. Mazus spicatus Vaniot)
typ. herb. Mus. Paris.
Stolonifer. Radix obliqua fibris filiformibus. Scapi 8,20 em. alti, hir-
suti, erecti, fibris minusve ramosi, ramis ascendentibus. Folia inferiora
ovato-spatulata, longe attenuata in petiolis 10 mm. circiter alatis et
longis; limbus profunde ineisus, 1-2 em. longus; folia caulinaria alterna,
20-25 mm. longa, hirsuta, sessilia, minus longe et minus acriter atte-
nuata foliis superioribus. Inflorescentia in uva distenta, 15-20 fl., bracteæ
setaceæe, 2-3 mm. longæ, peduneuli erecti, 3-5 mm. hirsuti, calyce
breviores. Calyx campanulatus, 6-8 mm. longus, angulosus, fissus
usque ad tertiam partem superiorem in quinque lobis triangulis, acutis,
mucronatis, eiliatis pilis rudibus per nervos et margines. Corolla alba
aut cærulea, bis longior calyce ; labio calyce incluso, vix interne villoso,
labio superiore brevissimo, 2 mm., fisso usque ad medium in duobus
lobis linearibus, acutis, integris et glabris, labio inferiore bis longiore
superiore, trilobato, lobis obtusis, glabris et integris. Stamina tertia
parte suprema tubi inserta, filamentis glabris, antheris globosis, gla-
bris. Stylus glaber, stigmate asymetrico, eyathiformi, ovario hirsuto.
Capsula luteola, hirsuta, tubo calyeis inelusa. Semina lutea, glabra,
tenue et superficialiter reticulata, '/. mm. eireiter longa.
(7) G. BONATI. CONTRIBUTION A L’ETUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 591
Habit. Kong-Tchéou : Kouy Yang (Rev. P. Bodinier) n° 1593 in
herb. Mus. Paris et in herb. Léveillé. — id. Pin-Fa. (Cavalerie) n° 809
in herb. Léveillé — Hupeh (Wilson) n° 931 in herb. Mus. Paris.
Fig. — MAZUS DELAVAYI Bonati, sp. nov.; réduit au 1/3.
(Dessin du DT Pheulpin).
5932 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (8)
Capsula hirsuta hæc species Mazo Stachydifolio affinis : ab illo stolo-
nibus diflert. Nomen M. spicati M. Vaniot dari non posset plant flori-
bus longe pedunculatis præditæ.
Mazus Fargesii Bonati sp. nov. typ. herb. Mus. Paris. Radix
reptans, cum fibris filiformibus elongatis. Scapus non radicans, 8-20 cm.
altus, angulosus, glaber, parum hirsutus, ramosus, gracilibus ramis,
longis et patulis. Folia radicalia, et caulinaria inferiora glabra, oppo-
sita, 15-40 mm. longa, ovato-oblonga, aut spatulata, obtusa, integra aut
summo aliquibus dentibus acutis et mucronatis prædita, longe atte-
nuata in petiolis alatis, 8-15 mm. longis ; foliis caulinaribus alternis,
radicalibus similibus, remealibus oppositis, orbiculatis et brevius petio-
latis. Inflorescentia in uva distenta, 6-8 flora. Bracteæ lanceolatæ,
acutæ, 4-5 mm. long&. Peduneuli inferiores semel aut bis calice longiores,
superiores caliei æquantes aut breviores, omnes pilosi in suleis, patuli-
erecti vel erecti. Calyx magnus, 8-12 mm., campanulatus, glaber, pro-
funde fissus in quinque lobis ovato-acutis, glabris, integris, nervis
parum emergentibus, anastomosatis. Corolla tubo 8 mm. eireiter longo,
labio superiore bifido, lobis emarginatis, acutis, longo 6 mm. circiter,
labio inferiore semel longiore superiore, trilobato, lobo medio acuto,
brevissimo (1 mm.), omnibus emarginatis et margine glabris. Stamina
glabris, filamentis, medio tubi inserta. Stylus glaber, stigmate elongato.
Capsula et semina ?
Habit. Sze Tchuen oriental. District de Tchen-Kéou-Tin. (Rd. P.
Parges,) in herb. Mus Paris.
Mazo macrantho Diels satis affinis, sed differt inflorescentia terminali
multiflora, foliis multo longius petiolatis, vario habitu et alternis,
(præsertim caulinaribus), scapis non radicantibus et corolla dissi
mili.
Mazus longipes Bonati sp. nov., typ. herb. Mus. Paris.
Stolonifer. Stolones elongati, nodis 3-5 em. distantibus, distente
foliati, foliis oppositis et longissime petiolatis. Radix fibrosa, fibris
filiformibus, ramosis. Uni vel pluricaulis. Seapi brevissimi, glabri, eylin-
driei, nudi aut basi unum vel duo foliorum juga opposita gerentes.
Multa folia radicalia pinguia, glabra, præter nervum medium, integra
vel poene crenata, margine ovato-obtuso, vix attenuata in petiolis, bis
limbo longioribus et plus minusve villosis. (Limbus 10-25 mm.). Folia
stolonum petiolis limbo æquantibus, (longa 20-25 mm. petiolo ineluso);
brevius basi attenuata et clarius dentata, glabra. Inflorescentia in
pauciflora uva, distentissima. 4-6 fl. Peduneuli, præsertim inferiores
longissimi, pingues (15-50 mm.), patuli aut erecti, quinque aut sex calice
longiores, angulosi, glabri, vel in suleis pilosi. Bracteæ comparate
magnæ, 5-12 mm. lanceolatæ, acutæ, glabræ; calyx campanulatus,
varia statura, 4-10 mm., glaber, fissus usque ad medium in quinque
lobis lanceolatis, summo obtuso. Corolla 12 em. longa, alba vel cærulea,
labio superiore duobus lobis deltoïdis summo obtusis, labio inferiore
multo superiore longiore, lobo medio parum emergente, obtuso, glabro
(9) G. BONATI. CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 933
\
et integro, sicut lateralibus. Stamina filamentis brevibus, tertiæ parti
inferiori tubi inserta. Capsula et semina ?
Habit. Kouy-Teheou, environs de Gan-Pin. (Rd. P. Bodinier) n° 1544
typ. herb. Mus. Paris.et herb. Leveille.
Species Stoloniferis affinis, differt a foliis integris et longis pedun-
eulis.
Mazus Harmandi Bonati sp. nov.; typ. Herb. Mus. Paris.
Stolonifer. Radix fibrosa, fibris elongatissimis et ramosis. Folia radica-
lia multa, 3-7 em. longa, ovato-oblonga, obtusa, erenata lobis rotundis,
longe in petiolo attenuata, pilis erispis sparsa ; petioli alati, basi
patuli, 1 em. eireiter longi. Stolones elongati, nodis 5-10 em. distanti-
bus, foliis spatulatis, radicalibus similibus, sed acrius in petiolis cons-
trietis tam longis aut limbo longioribus. Inflorescentia in distenta uva,
Fig. — MAZUS LONGIPES Bonati, sp. nov.; réduit aux 2/3.
(Dessin du Dr Pheulpin).
93% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (10)
4-6 flora, peduneuli semel bis calice longiores, patuli aut post anthesin
reflexi. Bracteæ setaceæ brevissimæ. Calyx campanulatus, 5-7 mm.
longus, fissus usque ad medium in quinque dentibus subæqualibus,
lanceolatis, laterales obscure lobulati, nervi vix emergentes, reticulati.
Corolla tubo 4 mm. circiter longo, labio superiore 2 mm. circiter
longo, bifido, labio inferiore 4-6 mm. longo, 2 mm. lato, trilobato, lobo
medio lineari acuto, longe laterales superante, lobis lateralibus undula-
tis, et superficie lobulatis, stamina fauce inserta, filamentis glabris.
Capsula tubo calycis inclusa. Semina parvissima, tenue reticulata,
prædita pilis setosis, raris et elongatis, ad quartam seminis diametien-
tibus.
Habit. Himalaya occidental. Simla. (D' Harmand) oct. 1888.
Species foliis affinis Mazo dentato Wall, sed stolonifera; Mazo sur-
culoso propinquus differt, stolonibus dispositis, præsertim foliis, petiolo
longo, inflorescentiis paueifloris, peduneulo elongatiore etc.
Mazus Cavaleriei Bonati sp. nov. Typ. in Herb. Léveillé.
Stolonifer. Radix reptans, obliqua, fibris filiformibus addita; stolonibus
elongatis, nodis distantibus (eirca 3 em), oppositifoliatis. Scapi adscen-
dentes, haud radicantes, 20-25 cm. longi, glabri, in medio superiore
parte nudi, inferne foliorum 3-4 jugis oppositorum additi. Folia glabra,
circa 2 em. longa, ovato-obtusa, jam a medio in petiolis alatis atte-
nuata ; petiolo 5 mm. longo; limbo summo profunde ineiso-dentato,
dentibus acutis, basi integro ; foliis stolonum orbicularibus, profunde
serratis, in petiolis 5-8 mm. longis abruptius contractis. Inflorescen-
tiæ laterales, axillares, paucifloræ; floribus 3-5 valde distantibus, longe
peduneulatis ; peduneulis erectis, 10-12 mm. longis, glabris. Calyx
campanulatus 8-10 mm. longus, usque ad tertium inferiorem in 5 den-
tibus lanceolatis, acutis, glabris, fissus; nervis forte reticulatis. Corolla
cæruleo-alba, grandis (10-12 mm.), tubo calyce duplo longiore, in
media parte inflato ; labio superiore bifido, lobis paralleloneis, glabris,
acutis; labio inferiore trilobato, lobis subæqualibus, glabris, medio
obtuso, 3 mm. longo, 4 mm. lato. Stamina fauce inserta ; filamenta
glabra. Capsula ac semina ?
Habit. Kong-Tchéou: Pin-Pa (Cavalerie) n° 2324.
Species Mazo surculoso Don ac M. procumbenti Hemsl. affinis.
Differt evidenter foliis longe petiolatis, profunde dentatis, floribus
magnis etc.
Mazus divaricatus Bonati sp. nov.; typ. in herb. Mus. Berol.
Perennis. Radix? Scapi 20-25 em. longi, procumbentes, radicantes,
hirsuti, infima parte præsertim ramosissimi, patulis ramis ac sæpe
divaricatis. Folia infima caduca, caulinaria alterna, 15-20 mm. longa,
spatulata, sessilia, basi attenuata, superficie summo lobata, lobis raris
et obtusissimis. Folia ramealia opposita, parviora ac minus longe atte-
nuata. Inflorescentiæ terminales, longissimæ, uvis distentis et basi
interruptis, 8-12 flores; peduneuli pingues, angulosi, calice breviores,
plus minusve hirsuti, primo erecti, deinde patuli aut reflexi post
(41) 6. BONATI. CONTRIBUTION A L’ETUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 5835
anthesin, 3-5 mm. longi, bracteæ setaceæ brevissimæ. Calyx 5-6 mm.
longus, campanulatus, divisus usque ad medium in quinque lobis ovatis,
acutis, generaliter mucronatis, sæpe obtusis, leviter pilosis, nervis basi
emergentibus, summo minus apparentibus et anastomosatis. Flores
parvi pæne calici præstantes, tubo lato, glabro, caliei breviore, labio
superiore brevi, bifido, lobis brevibus et deltoideis, labio inferiori pau-
lum præstante superiori, glabro, trilobato, lobo medio surgente, integro
margine. Stamina tubo supremo inserta, filamentis glabris; duo longis-
sima conniventibus antheris, antheræ lineares obtusæ. Stylus glaber,
stigmate subeylindrico, elongato. Capsula calyeis tubo inelusa. Semina
lutea, tenue reticulata, pilosa.
Habit. Sikkim (Anderson) 1862 n° 274 (Herb. Mus. Berlin).
Hæc species a Mazo rugoso Lour. diftert scapis radieantibus, a Mazo
surculoso Don ac speciebus vieinis, stolonibus defieientibus : Mazo Dela-
vayi longis inflorescentiis ac brevibus peduneulis satis affinis, sed hieeine
seapis erectis non radieantibus præditus est.
Mazus Wilsoni Bonati, sp. nov.; typ. in herb. Mus. Paris.
Stolonifer. Radix fibrosa. Scapi 6-10 em. alti, glabri, simplices, erecti.
Folia radicalia 15-20 mm. longa, obovata, constrieta in petiolis largis
5-6 mm. et anguste alatis; limbus obscure erenatus, 5-7 dentibus acutis
ac surdentatis, folia caulinaria glabra, opposita, petiolis late alatis et
dentibus profundioribus, spatulata, longe basi attenuata. Inflorescentia
in uva brevi et pauciflora (3-5 flore), bracteæ setaceæ, varia longitudine
(2-4 mm.), peduneuli erecti, glabri, ter-quatuor calice longiores. Calyx
glaber, infundibuliformis, fissus usque in medium in quinque dentibus
lanceolatis, acutis, nervo medio solo emergente. Corolla tubo parum
calicem superante, largo, parum media parte inflato, intus ciliato, ubi
stamina inhærentur et fauce; labio superiore translucido, triangulato,
3-4 mm. longo, culmine bilobato, lobis linearibus acutis, 1-15 mm.
longis, ineisis, margine ineiso-serratis, glabris, labio inferiore multo
longiore superiore, glabro, trilobato, lobo medio surgente, obtuso, lobis
lateralibus angustis, omnibus margine integris et glabris. Stamina
tertia parte suprema tubi inserta, filamentis glabris, antheris obovatis,
divergentissimis. Stylus glaber, stigmate cyathiformi. Capsula tubo
calyeis inclusa, glabra, tubereulosa summo. Semina nigra profunde reti-
eulata.
Habit. Hupeh (Wilson) n° 485.
Non debet connumerari cum Mazo macrantho Diels qui multo elatior
est membres et cujus cerolla multo differt.
Mazus elongatus Bonati sp. nov. typ. in herb. Mus. Paris.
Radix fibrosa, fibris filiformibus. Scapi multi, graciles, elongatissimi,
30-40 em. longi, procumbentes, radicantes, glabri, plus minusve ramosi.
ramis parum divergentibus. Folia radicalia 8-10 cm. longa, obtusa,
spatulata, paulatim basi attenuata, sessilia, glabra, irregulose pinnati-
lobata, folia caulinaria spatulata, 1-3 cm.longa, in petiolis brevibus atte-
nuata, summo irregulose dentata, basi integra. Bracteæ setaceæ, brevis-
996 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1908 (12)
simo. Flores longe peduneulati, peduneulis villosis, bis ter calyci longio-
ribus. primo erectis, dein patulis aut post anthesin reflexis, calyx 3-5 mm.
longus, fissus usque ad medium in quinque lobis ovato-acutis, mem-
branaceis, nervis emergentibus, reticulatis. Corolla tubo ter-quatuor
calice longiore, per medium inflato, labio superiore profunde bifido,
lobis linearibus, longis 3-4 mm. glabris, labio inferior bis superiore
longiore, trilobato, lobo medio evidenter laterales superante, obtuso,
mucronulato, omnibus margine glabris. Stamina ad tertiam partem
tubi inferiorem inserta; filamentis glabris. Capsula glabra, tubo calyeis
inclusa. Semina luteola, parvissima, longe apiculata, tenue reticulata,
1/2 mm. circiter longa.
Habit. Formose in herbidis Taitam, M. Faurie n° 366. (1903.)
Hæc species clarissime diftert a Mazo rugoso Lour. scapis gracilibus.
radicantibus, elongatissimis, et floribus.
Mazus Englerianus Bonati sp. nov.; typ.: in herb. Mus. Berol.
Stolonifer. Radix verticalis fibris filiformibus ac longissimis. Stolones
elongati, nodis 2-3 em. distantibus, glabris,oppositifoliis. Folia radicalia
3-4 cm. longa, spatulata, longe attenuata in alatis petiolis, eirciter
12 em. longis ; limbus ineisus, paueissimis dentibus, glaber ; folia cauli-
naria nulla, folia stolonum opposita, suborbicularia, sessilia, basi inte-
gro attenuato, superficialiter dentato summo. Scapi 10-15 em. alti,
aphylli, glabri, erecti, plus minusve flexuosi, simplices, flores basi
gerentes, inflorescentia in distentissima uva et interrupta, peduneuli
inferiores 3 em. adipiscentes, superiores 6-8 mm. longi, omnes pingues
et flexuosi, erecti aut patuli, glabri, calice longiores; bracteæ setaceæ,
2-3 mm. long&. Calyx campanulatus, glaber, 6-7 mm. longus, usque ad
medium fissus in quinque lobis ovatis, acutis, generaliter mucronatis,
glabris; nervis paulum apparentibus. Corolla tubo media parte inflato,
semel aut bis longior calice, interne hirsuta, labio superiore bifido,
lobis linearibus, acutis, glabris et integris, labio inferiore bis longiore,
trilobato, lobo medio emergente, obtuso. Stamina medio tubi inserta,
filamentis desuper villosis; antheræ obovatæ, hirsutæ, stylus villosus,
stigmate eyathiformi. Capsula calyeis tubo præstans, glabra, tubereu-
losa; semina irregula, nigra, ter longiora quam latiora, pyriformia,
ciliata et reticulata.
Habit. Insula Goto, in agris communis (Fäurie) n° 4993 in herb.
Mus. Berl.
Species Mazo japonico habitu, foliis, stolonibus elongatis affinis,
ab illo evidenter differt filamentis. antheris, stylo hirsuto et stigmate
eyathiformi.
Mazus Stachydifolius Maxim solus caudiculis barbatis, sed inferiori
gradu præditus est.
Mazus Japonicus Bonati sp. nov. (Syn. Maz. rugosus Lour.
var. ß stolonifer Maxim. Typ. herb. Mus. Paris. — Stolonifera. Radix
fibris filiformibus elongatis. Folia radicalia plus minusve multa, ovato-
obtusa, attenuata in petiolis brevibus et alatis, 35 mm. longis, limbo
(13 G. BONATI. CONTRIBUTION A L’ETUDE DU GENRE MAZUS LOUR. 997
glabro, integro, aut multo sæpius erenato, dentibus obtusissimis, folia
caulina nulla aut rara, generaliter opposita, sessilia et radicalibus
similia, folia stolonum longe ovata, suborbieularia, attenuata in petiolis
brevibus et alatis, glabris, desuper lobatis. Scapi graciles erecti vel
ascendentes, 10-15 em. alti, basi floriferi, angulosi et in suleis hirsuti.
Inflorescentia terminalis in uva distenta, 10-15 flora, basi interrupta,
peduneuli eireiter 20 mm. inferiores, superiores breviores, omnes erecti,
hirsuti et calyce longiores : bracteæ setaceæ brevissimæ. Calyx 3-8 mm.
longus, infundibuliformis, usque ad longitudinem tertiam fissus in
quinque lobis lanceolatis, acutis, mucronatis, margine .eiliatis, tribus
nervis emergentibus, basi paralleloneis, summo minus apparentibus et
anastomosatis. Corolla calyce bis ter longior, tubus parum calycem
superans, medio inflatus, intus glaber, labio superiore brevi. pro-
funde bifido, lobis linearibus, integris, glabris, labio inferiore glabro,
multo majore superiore, profunde trilobato, lobo medio surgente,
obtuso. Stamina medio tubo inserta, filamentis et antheris glabris stylus
glaber. stigmate elavato Capsula glabra, tubo calyeis brevior. Semina
fusea. tubereulosa, retieulata et pilis longissimis ac raris eiliata.
Habit. Hirosaki (Faurie) N° 249. In herb. Mus. Berlin et herb.
Bonati. Nachi-Akita, Aomori, Yamagata, Chichibu, Uyeno, ete. herb.
Paris.
Species Mazo Cavaleriei affinis. Ab illo differt præsertim infforeseen-
tiis multifloris, terminalibus et non lateralibus, floribus majoribus,
luteolis, petiolis brevioribus ete.
Mazus Fauriei Bonati sp. nov. Typ. herb. Mus. Paris. — Cæs-
pitosus, fibris radiealibus filiformibus, elongatis. Folia radicalia, multa, ,
glabra, tenuia, 25-40 mm. longa, ovato-oblonga, spatulata, sæpe vix ©
linearia, obtusa, plus minusve in petiolis alatis basi attenuata, pro-
funde ineisa, sæpe surdentata, dentibus obtusis vel acutis; caulina nulla
vel pauca, generaliter opposita, basi longe attenuata, sessilia. Scapi
10-20 em. alti, eylindriei, graciles, glabri, generaliter simplices, ali-
quando paulo ramosi, ramis brevibus, ascendentibus vel erectis. Inflo-
rescentia in uva Sæpe simplice, rarissime composita, 11-15 flora; pedun-
eulis inferioribus 10-20 mm. longis, superioribus 3-7 mm., omnibus
erectis, gracilibus, glabris. Bracteæ setaceæ, brevissimæ. Calyx parvus,
3-5 mm. campanulatus, usque ad tertium in 5 dentibus lanceolato-
acutis, nervis paralleloneis, glabris, fissus. Tubus corollæ calyce duplo
longior, eylindrieus, glaber; labio superiore brevissimo, 3 mm. longo,
usque ad medium in 2 lobis linearibus, obtusis, ac superficialiter trilo-
bato, lobis lateralibus semiorbicularibus, medio vix eminente, obtuso,
15-20 mm. longo, omnibus glabris, margine integris. Stamina medio
tubi inserta; filamentis glabris, antheris oblongis, glabris, stylo glabro ;
stigmate clavato. Capsula tubum calyeis æquans, glabra. Semina lutea,
tenue reticulata.
Habit. Formose : in rupibus secus rivos Kuchaku (Faurie) ne 368 —
1903 in herb. Mus. Paris et Berlin.
538 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1907 (14)
Species «Cæspitosis » affinis; aM. Lecomtei Nob. evidenter differt
scapis gracillimis, floribus tubo elongato etc.
Mazus Lecomtei Bonati sp. nov. Typus Herb. Mus. Maris.
— Cæspitosus. Radix turbinata, plus minusve ramosa, sæpe fibris pin-
guibus addita. Unicaulis. Scapi breves, 3-15 em. erecti, simplices, villosi.
Folia radiealia multa, villosissima, 1-2 cm. longa, oblongo-spatulata,
obtusa, basi longe attenuata in petiolis alatis, 3-5 mm. longis, limbo
sinuato, ineiso-dentato, dentibus acutis vel obtusis; caulina nulla vel vix
Fig. — A : MAZUS FAURIEI Bonati, sp. nov.; réduit aux A
B : MAZUS LECOMTEI Bonali, sp. nov.; réduit aux $/4.
(Dessin du DE Pheulpin).
(15) 6. BONATI. CONTRIRUTION A L'ÉTUDE DE GENRE MAZUS LOUR. 939
1-2, alterna. Inflorescentia in uva laxa plus minusve basi interrupta,
15-20 fl. Bracteæ setaceæ, brevissimæ. Peduneuli villosi, ereeti, calycem
superantes (5-9 mm. longi). Calyx campanulatus, 5 mm. longus, villosus,
usque ad medium in dentibus 5 lanceolatis acutis, dense longis pilis
rugosis margine eiliatis, fissus; nervis vix eminentibus, paralleloneis,
haud retieulatis. Corolla violacea, calyce duplo longior, tubo eylindrico,
calycem æquante, intus villoso; labio superfieialiter bifido, lobis brevis-
simis, triangularibus, acutis, emarginatis, labio inferiore trilobato, lobo
medio lateralibus longiore; omnibus margine glabris ac integris; sta-
mina medio tubi inserta, filamentis glabris; antheribus globosis, valde
divergentibus, nutantibus; stylo glabro; stigmate elavato. Capsula gla-
bra, calycem vix superans, longe apiculata. Semina, lutea, tenue reticu-
lata, toto glabra, cirea '/. mm. longa.
Habit. Yunnan : Ka-Tzé-Mou, route de Ta-Pin-Tzi à Ta-Tang (Abbé
Delavay N° ? mars 1885. — Herb. Mus, Paris. Ly-Ho — perfectum de
Tali (Jean Pv, mars 1906, herb. Mus. Paris).
Species parva statura mirabilis ac scapis nudis, et foliis, qua similia
foliis Arabis arenosæ sunt.
Var. ramosus Nob. a specie typica diftert : scapis multis, ramosis ad
inferiorem partem foliatis; peduneulis longioribus; seminibus nigris
tubereulosis, non regulariter reticulatis et pilis albis multisque addi-
tis.
Habit. Yunnan. (Herb. Mus. Paris).
540
STRUCTURE INTERNE DU PETIOLE
DANS LE
Genre MELIOSMA (Sabiacées)
PAR
Alf. LE RENARD.
Dans ce genre interessant de Sabiacées, le pétiole présente certaines.
particularités sur lesquelles je désire appeler l’attention. La structure
générale type est facile à décrire. Laissant de côté l’épiderme presque
toujours simple, quelquefois double (Meliosma levis King), souvent
herisse de poils très nombreux et de formes variées, on peut dire qu’à
sa base le pétiole est constitué chez les Meliosma par une masse conti-
nue de collenchyme dans laquelle des méristèles distinctes sont grou-
pées en diverses positions que nous étudierons bientôt. Plus haut ces
méristèles se resserrent, prennent latéralement contact entre elles et, en
même temps qu’elles se rapprochent et se rejoignent, le sclérenchyme
apparaît au sommet des faisceaux libériens, puis augmente de telle
façon qu’à un moment donné ce sclérenchyme d’origine perieyelo-endo-
dermique entoure complètement d’un anneau fermé les méristèles réu-
nies en un Cordon central de forme semi-circulaire. De plus, du côté
aplati de ce cordon, c’est-à-dire du côté de sa face supérieure, mais sou-
vent au loin, et toujours en dehors de lui courent deux faisceaux libéro-
ligneux dont nous verrons plus loin l’origine, qui convergent vers ce
cordon central et finissent par le rejoindre sans se confondre avec lui.
Cette structure est si remarquable que Gilg, au dire d’Urban '!,
n'hésite pas à affirmer que le petiole des Meliosma est construit comme
une tige et montre des faisceaux libéro-ligneux disposés en couronne.
Si cette assertion est en partie vraie pour le haut du petiole, il n’en est
pas de même pour sa base. En effet, comme le fait remarquer Dihm’’, le
dispositif circulaire complet des méristèles est excessivement rare dans
les pétioles de Meliosma, sauf dans le rachis des feuilles composées, et
Gilg semble oublier les deux faisceaux indépendants qu’on trouve cons-
tamment dans tous les pétioles du genre que nous étudions, tout au
moins dans leur partie supérieure. Remarquons pour compléter cette
réfutation que, d’une manière générale, si on observe les faisceaux à la
1 In Dihm, Das Biatt der Gattung Meliosma (Sabiaceen) in anatomischer
Hinsicht, Beiheft. Bot. Centralbl. Bd. XXI. H. 2. 1907.
2Dihm, Ze.
(2) ALF. LE RENARD. GENRE MELIOSMA (SABIACEES). BY RI
base du pétiole, rien ne rappelle la structure d’une tige, surtout d’une
tige de Meliosma, car celle-e1 présente toujours au sommet des faisceaux
libériens un paquet de fibres péricycliques qu'on ne rencontre jamais
dans les méristèles à leur passage dans le cylindre cortical de la tige.
De plus la disposition des méristeles elles-mêmes, à la base du pétiole,
s'éloigne de celle des faisceaux dans une tige. Le dispositif le plus fré-
quent est celui d’un demi-cerele à diamètre tourné du côté de la face
supérieure du pétiole, quelquefois ce diamètre est intact (M. Henryi
Diels), mais le plus souvent, il est plus ou moins interrompu dans son
milieu ; rarement les méristèles sont disposées en cercle ou en
ellipse à grand axe perpendiculaire au plan médian longitudinal du
pétiole (AZ. pilosa H. Lec.), mais alors toujours avec une Interruption,
si petite soit-elle, du côté supérieur. Les faisceaux peuvent aussi se ran-
ger en angle plus ou moins aigu (M. dentata Urb.. M. parviflora
H. Lee.) à sommet dirigé vers la face inférieure du pétiole. Il peut arri-
ver qu'il s'ajoute des faisceaux en dedans et en haut de ceux qui for-
ment les branches libres de l’angle et il se forme une branche transver-
sale qui peut rester incomplète dans son milieu (M. Waightu Blanch.)
ou fermer la figure donnant alors un triangle (M. confusa Bl.). Ces
deux dispositions principales peuvent se combiner et donner naissance
à des angles ou des triangles à côtés arrondis (M. simplicifolia Wall.,
M. lanceolata Bl.). L’épaisseur de la base du pétiole n’influe nullement
sur la position que peuvent prendre les faisceaux à ce niveau. C’est
ainsi qu'un pétiole très élargi à la base présentera des méristèles dispo-
sées en angle très aigu, et un pétiole très grêle contiendra des meriste-
les rangées en cerele presque fermé.
Dans toutes les espèces que nous venons de mentionner, les méristèles
dans un même pétiole sont de taille sensiblement égale, de telle sorte
que le plan de symétrie est déterminé par la disposition de ces méris-
teles elles-mêmes ; mais, il se peut aussi que les méristèles soient inéga-
les, décroissant de chaque côté à mesure qu’elles s’eloignent du fais-
ceau médian et inférieur, qui est en même temps le plus grand. Il en
est ainsi dans toutes les dispositions que peuvent affecter ces faisceaux,
qu'ils soient en demi-cerele complètement ouvert (M. patens Hemsl.),
en ellipse à peine interrompue (M. Harmandiana Pierre), en angle très
aigu (M. cuspidata Bl.), ete. La structure est iei celle que l’on considère
comme carateristique d’un pétiole en général. Ajoutons que le nombre
des meristeles est très variable; si, par exemple, dans le M. pilosa
H. Lee. on en compte 18, disposées en bandes presque parallèles, on n’en
rencontre plus que 5 dans le M. Henryi Diels. Il va sans dire que les
dimensions des meristeles sont en raison inverse de leur quantité.
Ces faisceaux ainsi disposés à la base du pétiole sont entourés de
collenchyme et la partie centrale du pétiole est elle-même collenchy-
mateuse. Une exception doit être faite pour le M. squamulata Hance,
dont le pétiole très grêle est, dès sa base, privé de collenchyme, le rem-
plaçant par du prosenchyme dont un grand nombre de cellules sont
déjà selérifiées. Dans tout le genre, autour de chaque méristèle, existe
fréquemment une assise de cellules contenant de l’oxalate de chaux en
mäcles et ceci rappelle ce qu’on peut observer dans le parenchyme de
la feuille, où, seules, les cellules qui longent les nervures sont remplies
de ces mêmes cristaux. Quelquefois cependant les mäcles sont réparties
dans tout le parenchyme cortical du pétiole.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1908. 3
=
1
942 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (3)
A ce niveau il est rare que l’on voie apparaître la selerification du
parenchyme cortical, soit dans sa zone interne, soit dans sa zone
externe; rare également est l'apparition de sclérenchyme au sommet
des éléments libériens. Ces éléments prennent ici un aspect particulier,
leurs parois sont très épaissies formant ce qu’on appelle du collen-
chyine libérien, indice d’une selerification prochaine. Cependant dans
les feuilles à pétiole très court, presque sessiles, le selérenchyme appa-
raît de bonne heure comme aussi la selerification du parenchyme corti-
cal. Dans les feuilles longuement pétiolées ces phénomènes ne se produi-
sent qu'un peu plus haut dans le pétiole, lorsque déjà les méristèles se
rapprochent entre elles; et souvent, lorsque le selerenchyme extralibé-
rien péricyclique est assez développé, ces derniers faisceaux fibreux
sont reliés entre eux par du parenchyme selerifie qui s’infiltre égale-
ment entre les meristeles très rapprochées, formant des sortes de
‘ayons médullaires, bien distincts de ceux de la tige par leur origine et
leur aspect et qui se continuent en dedans des faisceaux par une moelle
également sclérifiée. Ailleurs le collenchyme cortical du petiole persiste
sans altération de qualité, mais il se modifie dans sa forme devenant du
collenchyme en plaques ; en général cette modification ne se produit
que sur deux assises de cellules juxtaposées occupant toute la partie
moyenne de l'écorce située sur la face inférieure du petiole (M. patens
Hensl., M. rigida S. et Z.), constituant ainsi une assise de renforce-
ment qui entoure au loin la partie inférieure des méristèles.
La selerification du parenchyme central, devenu de la moelle par la
réunion des faisceaux, apparaît aussitôt que les méristèles se rappro-
chent suffisamment et peut être ainsi très précoce; elle peut aussi se
faire avant que la zone interne de l’écorce soit sclérifiée, ou bien, cas
fréquent, sans que la partie de l’écorce située sur le côté supérieur du
pétiole soit sclérifiée le moins du monde et alors on peut voir, si les
méristèles forment un demi cercle complètement ouvert la moëlle se
distinguer nettement de l'écorce par sa selerification, sans que rien les
sépare l’une de l’autre. La longueur et la grosseur du petiole ne jouent
qu'un rôle bien secondaire dans l’apparition de ces phénomènes de
sclérification.
Plus haut dans le pétiole, quelles qu’aient été les dispositions des
méristèles à leur entrée dans ce pétiole, celles-ci sont réunies en un
cordon qui, sur une coupe perpendiculaire à l’axe, offre la forme d’un
demi-cercle fermé entourant une moelle sclérifiée et entouré par un
anneau très épais de selérenchyme continu ou à peu près ; l'écorce ne
présente pas d’autres modifications que la selerification partielle dont
nous avons parlé; cependant lorsqu’a ce niveau l'écorce est réduite à
quelques assises de cellules, comme par exemple dans le M. Yunnanen-
sis Franchet, où on n’en compte que deux entre l’épiderme simple et le
sclérenchyme péricyelique, elle se trouve fortement lignifiée dans toute
son épaisseur. Ce phénomène peut dès lors s’observer dès la base du
pétiole comme nous l'avons fait remarqué plus haut pour le M. squa-
mulata Hance.
Il va sans dire que, dans le pétiole, le bois conserve les caractères qu’il
présentait dans la tige, de sorte que, sur la coupe, le milieu du pétiole
présentera, en dehors du sclérenchyme, un aspect dense ou lâche sui-
vant que dans le bois les fibres dominent, et sont petites et à parois
épaisses, ce qui est le cas le plus fréquent, ou bien qu'au contraire les
(4) ALF. LE RENARD. GENRE MELIOSMA (SABIACÉES). DS
vaisseaux l’emportent de beaucoup sur les fibres et sont grands et à
parois minces (M. grandifolia H. Lec.) ou bien encore que les fibres
seront grandes et à parois minces (M. cuneifolia Franchet).
Nous arrivons à un des points les plus importants de la structure du
pétiole, je veux parler de ces faisceaux indépendants mentionnés au
début de cette notice. Si nous prenons le haut du pétiole, nous consta-
terons que leur présence y est constante et qu'on les trouve toujours
dans la même région, c’est-à-dire dans la partie du pétiole située au-
dessus des méristèles et dans le voisinage immédiat de ces dernières.
Si au sommet du pétiole la place de ces faisceaux distincts varie peu, à
la base, le pétiole étant plus volumineux, ils peuvent s'éloigner plus ou
moins du plan de symétrie et des méristèles. II n’est pas sans intérêt
d'examiner à ce dernier niveau les relations des meristeles et des
faisceaux isolés, relations qui varient, suivant les espèces, pour un
même genre de groupement des méristèles. C’est ainsi que dans les
méristèles groupées en V, les faisceaux isolés peuvent se trouver très
loin de la terminaison libre des branches du V (M. parviflora H. Lee.)
ou au contraire être si rapprochees de ces extrémités des branches
qu'ils ne se distinguent des méristèles groupées que par leur petite
taille (M. Herbert Rolfe). Lorsque les meristeles sont en triangle, ces
deux petits faisceaux isolés peuvent également être très éloignés d’elles
(M. confusa Bl.) ou en être si rapprochées qu'ils prolongent les côtés
du triangle au delà de sa base. Ces rapports s’observent aussi lorsque
les meristeles sont en demi-cerele ou en ellipse incomplète; mais ici, en
dehors du cas où les faisceaux indépendants sont éloignés, ces derniers
peuvent se placer latéralement tout pres du niveau des extrémités de
Parc de cercle ou d’ellipse formant à ceux-e1 des prolongements laté-
raux qui donnent à l’ensemble de la figure l’aspect d’un Q renversé
plus ou moins aplati (M. rigida S. et Z.).
Il existe cependant des cas où, dans cette même base de pétiole, on
ne trouve aucun faisceau indépendant, par exemple dans les M. dille-
næfolia Hook. f. et Th. et M. Harmandiana Pierre: parfois même il
arrive que la partie moyenne du pétiole n’en présente pas encore (AZ.
parvifiora H. Lee.); on n’en rencontre alors que tout-à-fait au sommet
du pétiole et même la n’en trouve-t-on qu’un seul dans le dernier
Meliosma mentionné. Le nombre de ces faisceaux isolés varie done
avec le niveau auquel on les observe et aussi à un même niveau avec les
espèces que l’on étudie. Par suite si, le plus souvent dans toute la lon-
gueur du pétiole, on n’observe que deux faisceaux indépendants, comme
je l’ai dit jusqu'ici pour la simplicité de l’énoncé, on peut encore en
trouver quatre, deux de chaque côté du plan de symétrie, soit dès la
base (M. Wallichi Blanch.), soit seulement au sommet du pétiole ou
dans son voisinage (M. fruticosa Bl.). Quels que soient leur nombre et
leur position par rapport aux meristeles, ces faisceaux eribro-vaseulai-
res, d’abord espacés lorsqu'ils sont très petits, convergent vers l’axe du
pétiole en augmentant progressivement de volume et en s’entourant
peu à peu de sclérenchyme, de sorte qu’il arrive un moment, plus ou
moins rapproché suivant la longueur du pétiole, où ces faisceaux cribro-
vasculaires deviennent tangents par leur selerenchyme au grand
anneau de sclérenchyme qui entoure les meristeles et alors, ou ils pour-
suivent leur route parallélement à celles-ci sans être autre chose que
simplement tangents au cordon central, ou bien leur selérenchyme se
D44 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (5)
fusionne avec celui de ce cordon qui, par leur adjonction, prend la
figure d’un demi-cercle muni à chaque extrémité de son diamètre d’une
grosse corne dont la longueur se trouve augmentée s’il existe quatre
faisceaux cribro-vasculaires, parmi lesquels les plus éloignés du plan de
symétrie étant les derniers apparus sont beaucoup plus petits que ceux
qui sont en contact direct avec le cordon central.
D'où proviennent ces faisceaux cribro-vasculaires ? A coup sûr ils ne
proviennent pas toujours de la tige puisqu'on constate parfois leur
absence totale à la base du pétiole et que s’il en existe deux paires, la
seconde ne se montre dans le pétiole que beaucoup plus haut que la
premiere. Il est évident qu'ils naissent souvent du cordon central de
meristeles. On voit en effet sur le côté latéral et supérieur de la figure
formée par les méristèles, au sommet des branches du V s’il y a un V,
une des meristeles diffluer un peu en dehors de la ligne régulière de
figure, puis de celle-ei se détachent quelques vaisseaux et quelques élé-
ments libériens formant un minuscule faisceau qui s'éloigne brusque-
ment de son point d'origine. Mais ailleurs leur naissance est plus
curieuse; le cas est rare, mais il est certain. En effet sur la base d’un
pétiole on constate sur un certain nombre de coupes faites en partant
de l’insertion de ce pétiole sur la tige l’absence totale de faisceaux cri-
bro-vasculaires isolés, puis tout d’un coup fort loin et en dehors du
cordon central, en plein dans le collenchyme cortical apparaît un petit
vaisseau unique, qui un peu plus loin s'accompagne d’un peu de liber,
puis de quelques autres vaisseaux, d’un peu plus de liber et pro-
gressivement ainsi jusqu’à son complet entourement par du seleren-
chyme et du prosenchyme selerifie. Il est impossible de saisir de visu
aucun lien entre le cordon central et le faisceau naissant, non seule-
ment le large espace de collenchyme qui les sépare est intact, sans
aucune modification appréciable, mais encore le cordon central de
méristèles n’est nullement dérangé dans sa forme en demi-cerele ou en
ellipse presque fermés, sans méristèle diffluente, et on ne voit pas où
s’echapperait ce début de faisceau. Enfin ces faisceaux suivent en quel-
que sorte une marche inverse de celle des méristèles, car celles-ci par-
fois de taille assez considérable à la base du petiole diminueraient plu-
tôt de volume en remontant, tandis que ces faisceaux grossissent en se
rapprochant de la feuille. Ces faisceaux cribro-vasculaires se compor-
tent d’autre part comme les meristeles pour la formation du seleren-
chyme qui n’apparait au sommet du liber qu’apres un certain trajet
dans le petiole. Cette absence de sclérenchyme dans les meristeles, alors
que la tige d’où elles proviennent en contient s’explique facilement par
la structure de cette tige elle-même. En effet, dans la tige, les forma-
tions libériennes se présentent en faisceaux linéaires ou triangulaires,
coiffés d’un faisceau de sclérenchyme, souvent cernés latéralement par
des éléments libériens lignifies; et séparés entre eux par des intervalles,
plus ou moins larges suivant les espèces, remplis d’un prosenchyme
distinct par son aspect du parenchyme cortical dont il est séparé par le
péricycle et l’endoderme. Les faisceaux foliaires se glissent dans ces
intervalles, qui correspondent à certains rayons médullaires et les pro-
longent en dehors du bois, et rejetant ainsi de côté la calotte de sclé-
renchyme et les éléments sclérifiés des faisceaux liberiens, ils arrivent au
pétiole munis d’un endoderme et d’un péricyele non modifiés.
— u ——
545
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
(Suite.)
Piantago Loefflingii L. — Boiss. fl. Or. IV, 883.
In valle fluvii Sefidrud ad Rustamabad, 1200 m. s. m. (2. V. 1902;
n° 8140.) — Transcaucasia, in collibus ad Baku (19. IV. 1902; no 8141).
Neu für das nördliche Persien.
Plantago ovata Forsk. — Boiss. fl. Or. IV, 885. — Stapf, Polak.
Exped. I, 33.
In valle fluvii Sefidrud, in arenosis ad Rustamabad et inter Rudbar et
Rustamabad, 1300 m. s. m. (n° 8142, 8143). —- Prope Mendschil, Patschi-
Ki et inter Mendschil et Patschinar (9-13. V. 1902; n° 8144, 8145, 8146,
148.)
Plantago Psyllium L. — Boiss. fl. Or. IV, 891. a Lipsky, pl. Ghilan.
l. cp. 230.
In arenosis inter Mendschil et Patschinar, 4-500 m. s. m. (12. V. 1902;
n° 891.)
* Plantago arenaria L. — Boiss. fl. Or. IV. 891. — Lipski, pl. Ghilan.
l. c. p. 230.
In arenosis ad mare, prope Enseli (5. VIII. 1902; no 8148).
Salsolaceae.
Chenopodium VulvariaL. — Boiss. fl. Or. IV, 901. — Buhse, Aufz. 186.
In subalpinis montium Totschal ad Scheheristanek, 2200 m. s. m.
(notavi).
_ Chenopodium foliosum (Mnch.) Aschers. — Blitum virgatum L. —
Boiss. fl. Or. IV, 905.
Alpes Totschal, ad basin rupium, 2500 m. usque) VII. 1902; n° 8102).
546 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SER.). 1908 (236)
Spinacia tetrandra Stev. — Boiss. fi. Or. IV, 907.
In collibus lapidosis aridis prope Patschinar. 600 m. s. m. (12. V. 1902;
n° 81055, pl. fem. typica; n° 8103, f. cyclostegia m. pl. femineæ folia
floralia rotundata).
Atriplex Tataricum L. $ virgatum Boiss. — Boiss. fl. Or. IV.
910.
Circa urbem Kaswin (1. VII. 1902, cal. Julian., leg. Alexeenko; n° 504,
indeterm.)
Ceratocarpus arenarius L. — Boiss. fl. Or. IV, 918. — Buhse, Aufz. 188.
In aridis arenosis inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. (41. V. 1902;
n° 8108). — In planitie inter Kaswin et Rescht ad Hesarek et Schahabad,
1300 m. s. m. (21.-23. V. 1902; no 8106, 8107). — Ad radices montis
Demamend, ad pagum Rene, 2000-2050 m. s. m. (15. V. 1902; n° 8105).
Kochia Iranica (Hausskn. et Bornm. in Bormn. exsicc. Pers. austro-
orient. n° 5072, 507%, 5074b, sub. Salsola) Litwinow in exsice. Turcom.
n° 297, 405; Bornm. in Sintenis exsicc. Turcom. n° 528.
Teheran, in muris et tectis, 12-1300 m. s. m. (24. V. 1902; no 3109).
Die unter dieser Bezeichnung ausgegebene Pflanze ist über ganz Per-
sien verbreitet, bisher aber nur selten gesammelt worden. Bei Kerman,
von wo ich sie versehentlich als Salsola Iranica ausgab, ist sie sehr ge-
mein, ebenso bei Teheran; auch aus dem mittleren Persien besitze ich
sie, von Siapf zwischen Deh-girdu und Yesdikhast 1. J. 1885 gesammelt.
Litwinow und Sintenis trafen sie an den Grenzen des nordöstlichen Per-
sien in Turkomanien an. Von Boissier (fl. Or. IV, 924) wird Belanger’s
Pflanze als K. odontoptera Schrenk. nicht ganz mit Unrecht bezeichnet,
es macht aber den Anschein, dass K. odontoptera Schrenk, auch im Sinne
Moquins, mehrere Arten umfasst, die bisher als Varietäten unklar aus-
einander gehalten wurden. Herr Dr. Litwinow teilt mir darüber mit, dass
auch die authentischen Exemplare der Herbare der Kais. Akademie der
Wissenschaften und des Kais. Botanischen Gartens in St. Petersburg ein
Gemisch zweier Arten darstellen, wobei die Varietäten nicht getrennt
sind. Folgende Synonymik beider Formen sei anzunehmen:
1. « Kochia odontoptera Schrenk var. prima, foliis floralibus florum
glomeralo longioribus alis longioribus acuminatis » (Schrenk Bull. Acad.
Sc. Petrop. 1843, p. 361) — K. odontoptera Schr. var. Schrenkiana Mo-
quin in DC. prodr. XIII. 2, p. 132 — K. odontoptera Litw. exsicc. turcom. »
2. « Kochia odontoptera Schrenk var. altera Schrenk |. c. = K. odon-
toptera Schrenk var. y curta Moq. (incl. var. « Moq.?) — K. odontoptera
Bunge Reliq. Lehm. et Iter Persicum — K. Iranica. Bunge habe übrigens
nur Proben dieser Form von K. odontoptera Schrenk in einem Herbar
des Botanischen Gartens gesehen. » Aus seiner Bestimmung in schedis sei
zu ersehen, dass er sie nicht für verschieden von Kochia stellaris Belanger
voy. lab. 26 hielt. was der Wahrheit zu entsprechen scheine.
Die Form bezw. Unterart nun, die Moquin in Enum. Chenopod.. p. 95
u. 7 (1840) und später (1849) in De Cand. Prodr. XIII, 2, p. 132 als
K. stellaris Moq. beschreibt, ist nach des Autors Angabe durch « alis
spathulato-cuneatis laciniatis » ausgezeichnet; sie soil vor allem eine
perennierende, ja sogar halbstrauchig» Art darstellen. Ohne von letzt-
genannter Eigenschaft Notiz zu nehmen, stellt trotzdem boissier den
älteren (1840) Namen Moguins zu den Synonymen der jüngeren K. odon-
(237) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 547
toptera Schrenk (1843). Mir macht es den Anschein, dass sich Moquin
diesbezüglich in der Tat im Irrtum befand, da ich K. Iranica in Persien
oft in ausserordentlich üppig entwickelten Exemplaren antraf, die man
nach Herbarmaterial leicht für eine mehrjährige Pflanze zu halten geneigt
ist.
Fasst man im Sinne Boissiers diese in ihren Extremen merkwürdig
verschiedenen Pflanzenformen als einer einzigen Spezies angehörig auf,
so hat der Moguinsche Name K. stellaris voranzustehen und als Typus
hat diejenige Form zu gelten, die geschlitzte Fruchtflügel aufweist; die
anderen Formen sind als Unterarten anzugliedern.
Die nächsten Anrechte auf den Namen K. odontoptera Schrenk hat
alsdann obige « var. prima » zu erhalten, d. h. jene Pflanzen mit verhält-
nismässig schmalen Fruchtflügeln, deren mittlerer Lappen, oft weil vor-
gezogen, in eine lange Pfriemenspitze ausläuft. Schon vor Entfaltung des
Fruchtperigons treten die pfriemlichen Verlängerungen in Gestalt von
5 Borsten deutlich sichtbar hervor. Dieser Unterart, welche sich habituel
wenigstens in vielen Fällen durch längere Stützblätter auszeichnet,
könnte man übrigens einen Platz in Boissier’s Abteilung $ 2 Bassiæ,
etwa neben K. muricata (L.) Schrad, einräumen, während die bisher da-
von nicht abgesonderte zweite Form, K. Iranica, — denn für diese ist
“ein neuer Name zu wählen — in der Sektion Eu-Kochiæ verbleibt; in
Wirklichkeit nimmt aber auch die erstgenannte Pflanze nur scheinbar
eine Zwischenstellung zwischen Bassiæ und Eu-Kochiæ ein, denn es
liegen keine eigentlichen « appendices-spiniformes » wie bei K. muricata
vor, da genannte « Borsten » nur die Verlängerung sehr schmaler
« appendıces-aliformes » sind, die an dem unteren breiteren Teil des
Flügels noch zu beiden Seiten meist mehrere Zähnchen aufweisen.
Die zweite Unterart würde alsdann die oben angeführte var. altera
Schrenk = K. /ranica darstellen. Sie ist ausgezeichnet durch breite,
kurze, stumpfe, oft abgerundete Fruchtflügel mit + tief gezähntem, oft
nur schwach gekerbtem Rande, diese sind aber weder zerschlitzt. noch
viel weniger in eine + lange Borste verschmälert.
Ob diese Unterarten aufrecht zu erhalten oder ob sie als eigene Arten
streng zu scheiden sind, müssen weitere Beobachtungen in der Natur
ergeben.
Corispermum Orientale Lam. — Boiss. fl. Or. IV, 29. — Buhse,
Aufz. 188.
In arenosis maritimis ad Enseli (5. VII. 1902; no 811; spicis
laxis). — Inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (11. V. 1902;
n° 8110).
Die Exemplare beider Standorie tragen noch keine reifen, bezw. aus-
gewachsenen Früchte; diese scheinen aber unberandet zu sein. Bei Enseli
schon von Buhse gesammelt und von Bunge als C. Orientale bestimmt!
Meine Exemplare ähneln sehr dem C. Lehmannianum Bge.
* Anthochlamys polygaloides Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 931.
— Paulsen, Nat. For. Kbhvn. 1903, p. 121.
In arenosis aridis inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (41. V.
1902; no 8104).
Fehlt in Buhse’s Liste; bei Teheran im Gebirge schon von Aucher
und Haussknecht gefunden, neuerdings ebenda von 0. Paulsen.
548 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (238)
Saisola spissa M. B. — Boiss. fl. Or. IV, 955.
In aridis salsis ad Kaswin (1. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko; n°506,
indeterm.).
Salsola glauca M. B. — Boiss. fl. Or. IV,959. — Stapf, Polak. Exp.1l, 8.
Circa Kaswin (1. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko ; n° 501, intederm.)
Salsola vermicilata L. var. microphylla Cav.; Wolosz. in Stapf. Polak.
Exped. II, 9. — cfr. Boiss. fl. Or. IV, 962. — Buhse, Aufz. 189.
Ad pontem Pul-i-ambu (24. VIL 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko; n° 427,
indeterm.)
Petrosimonia glauca (Pall.) Bge. — Boiss. fl. Or. IV, 973. — Buhse,
Aufz. 190 (« Halimocnemis squarrosa »).
Circa Kaswin in salsuginosis (1. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko;
n° 502, indeterm.).
Halanthium rariflorum C. Koch. — Boiss. fl. Or. IV, 982.
Inter Lengerud et Kaswin, ad vias infra pagum Kagostan (24. VII. 1902,
cal. Jul., leg. Alexeenko; n° 437, indeterm.) — Nur für das Gebiet.
Amaranthaceæ.
Alternanthera sessilis (L.) R. Br. — Boiss. fl. Or. V, 997. — Freyn,
Sint.-Masend. 1. c. 901 (Sep. 24).
Rescht, ad fossas et in oryzetis (31. VI. 1902; no 8101). — Ad Len-
koran (14. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko; n° 84, 86, 95; indeterm.).
Polygonaceæ.
# Pteropyrum Aucheri Jaub. et Spach. — Boiss. fl. Or. IV, 1002. —
Buhse, Aufz. 191. — Lipky, pl. Ghilan. 1. c., p. 230.
In aridis inter Kilischim et Pul-i-ambu (24. VII. 1902, cal. Jul., leg.
Alexeenko; n° 418, indeterm.). — In montosis ad Teheran, 1200 m. s. m.
(1891 leg. et comm. W. A. Protiva.).
* Rheum Ribes Gron. — Boiss. fl. Or. IV, 1003. — Kotschy, Wesil.
Elburs, p. 83; Buhse, Liste p. 35, n° 1264.
In declivilatibus aridis regionis alpinæ et subalpinæ lateris borealis
alpium Totschal, ad Scheheristanek in valle Dos-dere, 23-2600 m. s. m..
(4. VI. 1902; no 8116).
Oxyria digyna (L.) Campd. — Boiss. fl. Or. IV, 190%. — Buhse, Aufz. 191
(0. reniformis Hook.).
In frigidis nivalibus in alpe Tachti-Soleiman, ad Häsartschal, 40-4100 m.
s. m. (29. VI. 1902; n° 8112). — Ad rupes faucium Junesar in distrietu
fluvii Lar ditionis montis Demawend, 26-2700 m. s. m. (13. VII. 1902;
(239) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 549
no 8113; c. fruct. mat. latialatis, 5-6 mm. diametricis = 8 Persica Bornm.)
Die Früchte sind breiter geflügelt als bei der europäischen Pflanze; sie
sind 5-6 mm. (nicht 4-5 mm.) breit; auch Exemplare. die Fedtschenko in
Zentralasien (Schugnan) sammelte, zeigen diese Abweichung. Alle Exem-
plare, die ich in Norwegen (bei Dovrefjeld, Tromsö und Hammerfest)
aufnahm, stimmen mit solchen aus den Alpen überein.
* Rumex Elbursensis Boiss. fl. Or. IV, 1009. — a. typicus, valvis om-
nibus ecallosis.
In herbidis secus rivulos alpinos montium Totschal, in latere boreali
in vallibus prope Scheheristanek, 22-3000 m. s. m. (31. V. et 8. VI. 1902;
n° 8159 ei 8157).
B. Kurdicus (Boiss.) Bornm. — R. Patientia L. 8. Kurdicus Boiss. il. Or.
IV. 1009. — cfr. Buhse, Aufz. 192 {sub R. Patientia) et Liste p. 35 et 55,
n° 1257. — Valvula externa callifera, internis ecallosis.
Prope Scheheristanek in consortio Lypi. 22-2400 m. (8. VI. 1902 legi;
n° 8160). — In herbidis alpinis montis Demawend, 2500 m.s. m. (19. VII.
1902: no 8158).
Meine schönen Fruchtexemplare dieser ausgezeichneten Art lassen es
ausser Zweifel, dass « Kurdicus », den Boissier mit der Bemerkung
« facies À. Elbursensis » als eine Varietät von R. Patientia ansieht. nur
eine Form von À. Ælbursensis Boiss. selbst ist. Das Vorhandensein
einer Kallusschwiele ist an ein und demselben Individium äusserst wech-
selnd. Es scheint. dass auch Buhse seine Exemplare von R. Elbursensis
und Patientia 8. Kurdicus nicht scharf zu unterscheiden vermochte. Das
im Herbar Haussknecht befindliche, von Boissier selbst als R. Elbursen-
sis bezeichnete, in der Flor. Orient. aber als À. Patientia B Kurdicus
angeführte Exemplar ist zweifelsohne R. Elbursensis
Rumex obtusifolius L. — Boiss. fl. Or. IV, 1011.
In montosis montium Elburs. ad basin meridionalem ad Ferasad et in
valle Lur ad Getschesär, 18-2200 m. s. m. (28. V. et 19. VI. 1902; no 8118,
8119. 8120).
Rumex scutatus L. — Boiss. fl. Or. IV, 1015. — Buhse, Aufz. 193.
In saxosis subalpinis alpium Totschal et in valle Lur vulgaris. ad
Getschesär, 22-2300 m. s. m. (9. VI. 1902; no 8117). — In agris prope
pagum Kilischim inter Lengerud et Kaswin (23. VII. 1902, cal. Jul., leg.
Alexeenko; n° 354, indeterm.).
Atraphaxis spinosa L. y. glauca Boiss. — Boiss. fi. Or. IV, 1021. —
Buhse. Aufz. 193. — Paulsen, Bot. Tidssk. 26, p. 270 (Typus).
In siceis montium inter Kilischim et Pul-i-ambu (23. VIT. 1902, cal. Jul.,
leg. Alexeenko, n° 36%, indeterm.).
Atraphaxis Aucheri Jaub. et Spach. — Boiss. fl. Or. IV, 1042. —
Buhse, Aufz. 193.
Inter Rudbar et Mendschil. ad viam, 3-400 m. s. m. (7. V. 1902 legi;
n° 811%). — Ad Patschinar, 600 m.s.m. (12. V. 1902; no 8115, c. fl. et fr.).
Polygonum Persicaria L. — Boiss. fl. Or. IV, 1030. — Buhse. Aufz. 194.
In lapidosis ripariis prope pagum Tasiabad inter Roudar-chane et Pular-
dichan (16. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko ; n° 155, indeterm.).
550 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 (240)
Polygonum minus Huds. — Boiss. fl. Or. IV, 1029.
In consortio speciei antecedenlis (leg. Alexeenko; n° 157, indeterm.).
Polygonum Convolvulus L. — Boiss. fl. Or. IV, 1032.
In arvis ad Getschesäer in valle Lur, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902;
no 8180).
Polygonum rottboellioides Jaub. et Spach. (1844). — P. tubu-
losum Boiss. — Boiss. fl. Or. IV. 1032. — Buhse, Aufz. 193.
In subalpinis et alpinis montium Elburs divulgatum: Alpium Totschal
ad latus meridionale ad Ferasad, 1600 m. s. m. (28. V. 1902; n° 8173) et
septentrionale ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (7. et 15. VI. 1902;
n° 8169, 8170). — In valle Lur ad Meidan, 2100 m. s. m. (21. VI. 1902;
n° 8175) et Getscheschär, 2200 m. s. m. (23. VI. 1902; no 8174). —- In
distrietu Talkan (Talagon) ad Gattadeh, Deda et Norion, 24-2700 m. s. m.
(27., 30. VI. et 1. VII. 1902: no 8168, 8171, 8172). — Ad basin monlis
Demawend ad pagum Ask, 2100 m. s. m. (19. VIL 1902: : n° 8167).
Polygonum polycnemoides Jaub. et Spach. — Boiss. fl. Or.
IV, 1033. — cfr. Stapf, Exped. II, 5.
Ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; n° 8176). — In desertis
inter Teheran et oppidum Dead ad pagum Bumahin, 14-1500 m. s.
m. (20. VII. 1902; no 8177).
Polygonum Bellardi All. — Boiss. fl. Or. IV, 1034. — Buhse, Aufz. 13%.
In arvis ad Getschesär vallis Lur, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902: no8179).
Polygonum pulchellum Lois. — Boiss. fl. Or. IV, 1035.
Teheran. in tectis urbis, 1300 m. s. m. (26. VI. 1902; n° 8178; probabi-
liter introductum).
Polygonum alpestre C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 1037. — Buhse,
Aufz. 195 (P. cognatum).
Ad radices montis Demawend ad pagum Rene, 2200 m. s. m. (16, VI.
1902; u. 81665) et alibi (in vallibus subalpinis montis Totschal) vulgare
(not.).
Polygonum radicosum Boiss. — Boiss. fi. Or. IV, 1039. — Buhse, Liste
p. 52.
Alpes Totschal, in pralis alpinis siccis gregarie, 36-3500 m. s. m. (8. VII.
1902; n° 8166). — In regione alpina montis Demawend, 32-3700 m. s. m.
(16.-17. VIL 1902; n° 8163) et in subalpinis montis ad Rene, 2100 m.s.m.
(16. VIT. 1902; n° 816%). — Elburs occidentalis, in frigidis nivalibus
Häsartschal montis Tachti-Soleiman, 40-4100 m. s. m. (29. VI. 1902;
n° 8165).
Diese an manchen Plätzen in grossen Mengen auftretende Art mit
holzigem (Wurzelstock. aber niemals strauchig werdend) gehört in die
allernächste Verwandtschaft von P. alpestre GC. A. Mey. und stellt vermut-
lich auch nichts anderes als eine hochalpine, klemblätterige Rasse ge-
nannter Art dar (B radicosum). Einige eingesammelte Formen sind sehr
kritisch.
Polygonum paronychioides C. A .Mey. — Boiss. fl. Or.IV, 1040.
Ad basin meridionalem alpium Totschal in collibus aridis ad Ferasad,
1700 m. s. m. (28. V. 1902; n°8162). — In planitie Teheranica, 1250-
N
(244) 1. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 351
1300 m. s. m. (21.11. 1892 legi; n° 4231) et inter Teheran et oppidum
onen in collibus ad fluvium Dschadsche-rud, 1400 m. s. m. (20. VIT.
1902; no 8162).
* Polygonum molliæforme Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, N — In ex-
celsis nivalibus cacuminis montis Demawend, 38-3900 m. s. m. (17. VI.
1902; no 8181).
Berichtigung : Die von mir in dem Hochgebirge des südlichen Persien,
auf dem Kuh-i-Dschupar (10. VI. 1892). bei 2700 m. angetroffene Pfianze
n° 5085 meiner Exsikkarten dürfte nicht zu genannter Art, sondern zu
dem bisher nur einmal von Bunge im südöstlichen Persien (Prov. Yesd)
aufgefundenen P. acaule Boiss. gehören.
Thymelæaceæ.
Stellera Lessertii (Wickstr.) C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. 1051. — Buhse,
Aufz. 195 (Passerina Persica).
In valle fluvii Sefidrud a Rustamabad ad Mendschil usque, 2-400 m. s.m.,
et supra Patschinar in collibus aridis copiosissime, 6-1400 m. s. m. (3.,
9., 13. V. 1902; n° 8182, 8183, 8184); ad Mesrä alibique. — Inter Kili-
schim et Pul-i-ambu (Alex. leg.).
ß incana Stapf, Polak. Exped. II, 58 pro sp. (— v. tomentosa Bornm.
exsicc. e fl. Pers. austr.)
In aridis apricis ad Dschadsche-rud (22. VIT 1902; n° 8185), in con-
sortio var. latifoliæ Stapf I. c.
Indument, Blatigestalt und Blütengrösse ist äusserst veriabel. Die
Exemplare vom Sefidrud-tal und Patschinar sind sehr grossblumig, wie
ich solche s. Z. als var. Assyriaca aus Assyrien, von wo diese Art noch
nicht bekannt war, ausgab (Bornm. exsicc. n° 1785; Dschebel Hamrin;
23. IV. 1895 legi). Es scheint aber, dass die Grösse der Korollen je nach
Standort und Jahreszeit wechselt, dass also die später sich entfaltenden
Blüten, besonders an Pflanzen regenarmer Gebiete der Hochebene. kleiner
sind. Neben f. latifolia und angustifolia lässt sich eine f. glabra und
f. tomentosa und in dritter Linie eine f. grandiflora und f. parviflora im
verschiedenen Kombinationen unterscheiden.
Diarthron vesiculosum Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 1055.
In arenosis prope Mendschil, 400 m. s.m. (11. V. 1902; rn? 8186). rarius
in valle fluvii Sefidrud ad Rustamabad, 100 m. s. m. (2. V. 1902: n° 8190)
et prope Patschinar. 5-600 m. s. m. (12. Y. 4962; no 8189).
Neu für das Gebiet.
Elæagnaceæ.
* Elæagnus angustifolia L. — Boiss. fl. Or. IV. 1056 (E. hortensis
M. B.) — Buhse, Aufz. 195 (var. spinosa).
392 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sER.). 1908 (242)
In pago Scheheristanek et alibi in subalpinis montium Elburs colitur;
2200 m. s. m. (19. VI. 1902; n° 8194).
Hippophae rhamnoides L. — Boiss. fi. Or. IV, 1055.
In declivibus aridis subalpinis alpium Totschal, ad Scheheristanek,
2200 m. s. m. (9. VI. 1902; n° 8193).
Santalaceæ.
Thesium impressum Steud. — Boiss, fl. Or. IV, 1067. — an
var. Kotschyanum Boiss.?
Ad latus boreale alpium Totschal. in aridis regionis subalpinæ prope
Scheheristanek, 2200 m. (1. et 14. VI. 1902; c. fl. et fr.; n° 8195, 8196).
Loranthaceæ.
Viscum album L. Boiss. fl. Or. IV, 1068. — Buhse, Aufz. 105. —
Freyn, Sint.-Masend. I. c., p. 901 (V. laxum).
In valle fluvii Sefidrud, in silvis ad Rustamabad, Parottie Persicæ para-
siticum (2. V. 1902; n° 7022); baccis ignotis.
Es ist eine schmalblätterige Form, die, wie die Sintenis’sche-Pflanze
aus dem gleichen Gebiet (Bender-Ges., Masenderan), zu var. laxum Boiss.
et Reut. (spec.) zu gehören scheint.
Cytinaceæ.
Pilostyles Hausknechtii Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1072.
Elburs oceidentalis, in valle Lur in collibus supra pagum Scheheristanek
22-2300 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 8136, Astragali erinacei Fisch. et Mey.
parasiticus; n° 8187, A. Talagonici Boiss. parasit.). — Districtus Talagon
(Talkan), supra pagum Norion, 2700 m. s. m. (30. VI. 1902; n° 8188 in
Astragalo crinaceo).
Neu für das Gebiet; auch ist auf beiden genannten Nährpflanzen Pilosty-
les bisher nicht beobachtet worden. Hiermit erweitert sich das Ver-
breitungsgebiet des Pilostyles um ein namhaftes Stück nach Nord-Osten.
Bisher ist diese interessante Pflanze seit Hausknecht’s Auffinden in
Cataonien meines Wissens nur noch in Persisch-Kurdistan und Luristan
beobachlet worden und zwar, ausser von Hausknecht, von Stapf, Strauss
und Morgan. — Auch im Elbursgebirge ist das Auftreten von Pilostyles
keineswegs ein allgemeines; bei Norion trafen wir nur einen einzigen
Strauch damit behaftet an, bei Getschesär allerdings zahlreiche solcher
Sträucher, diese aber nur an einer einzigen kleinen Stelle. Im südlichen
(243) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 593
Persien habe ich vergeblich dieser Pflanze nachgespürt, obwohl dort
ebenso wie in West-Persien die Höhenzüge weit und breit mit Traganth-
sträuchern bedeckt sind und ich stets mein Augenmerk auf etwaiges Vor-
kommen dieses Schmarotzers gerichtet hatte.
Âristolochiaceæ.
Aristolochia Iberica Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 1081.
In valle fluvii Sefidrud in olivetis pagi Rudbar, 300 m. s. m. (5. V. 1902;
no 8192).
Neu für die Flora Persiens.
Aristolochia Maurorum L. ß latifolia Boiss. — Boiss. fl. Or,
II, 1080.
In herbidis ad Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 1902: no 8191, f. emar-
ginata Bornm. labio apice bilobulato insignis).
‚ In Buhse’s Liste nicht verzeichnet.
Euphorbiacee.
z Euphorbia Chamæsyce L. — Boiss. fl. Or. IV, 1088. — Buhse,
Aufz. 199.
Teheran, in vis horlorum (25. VII. 1902; no 8237).
Euphorbia sororia Schrenk. — Boiss. fl. Or. IV, 109).
Inter Mendschil et Patschinar, %-600 m. s. m. (11. V. 1902; no 8210).
Neu für das nördliche Persien, déc neuerdings (1893) von Lipsky
auch bei Nachitschewan Transkaukasien gefunden (Act. Hort. Petropol.
tom. XII, 33%).
Euphorbia densa Schrenk. — Boiss. fl. Or. IV, 1901.
In arenosis derelictis ad Patschinar, 5-600 m.s.m. (141.V.1902; n°8211).
Neu für das nôrdliche Persien. Ich sammelte diese Art auch im süd-
lichen Persien bei Kerman und am Persischen Golf bei Bender-Abbas
(Bornm. n° 606, 6065).
Euphorkia lanata Sieb. — Boiss. fl. Or. IV, 1902.
Inter Mendschil et Kaswin, ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902;
no 82365). — Ad fluvium Dschadsche-rud, ad viam inter Teheran et oppi-
dum Demawend (2. Vli. 1902; n° 8236).
Nach Buhse’s Liste für das Gebiet neu; von Alexeenko 24. VII. 1902
(cal. Jul.) auch bei Kagostan gesammelt (n° 458, indeterm.).
* Euphorbia megalantha Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1093. — Stapf,
Polak. Exped. II, 43.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902; n° 8235).
— In jugo Charsan (« Chorrsän »), 1500 m. s. m. (13. V. 1902; n° 8223;
594 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (244)
| f. stenophylla, foliis floralibus quoque angustissimis). — Ad Kaswin in
collibus nec non in planitie, 1300 m. s. m. (19. V. 1902; no 8220, f. typica;
no 8221; f. stenophylla; n° 8222, f. macrosciadia, umbellæ radiis elon-
galis).
® Euphorbia Bungei Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1095. — Stapf. Polak.
Exped. Il, 43.
Inter Teheran et Kaswin, ad Huschkerabad. 12-1300 m. s. m. (24. V.
1902; no 8219). — In aridis subalpinis lateris borealis montium Totschal,
prope Scheheristanek, 2200 m. s. m. (1. et 12. VI. 1902; no 8217, 8218).
Euphorbia helioscopia L. — Boiss. fl. Or. IV, 1107. — Lipsky, pl. Ghi-
Jan. LC. 230. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c., p. 902.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. VI. 1902; no 8206).
Euphorbia falcata L. — Boiss. fl. Or. IV, 1411. — Buhse, Aufz. 197. —
Lipsky, pl. Ghilan Il. €. p. 230.
Inter Mendschil et Patschinar, 4-600 m. s. m. (11. V. 1902; no 8296).
var. ecornuta Boiss. — Boiss. fl. Or. IV. 1114.
In montosis ad Egil, 2000 m. s. m. (11. VII. 1902; no 8208. À
Euphorbia Peplus L. ß minor Willd. (= E. peploides Gou.) — Boiss.
fl. Or. IV, 1112. — Buhse, Aufz. 198, et Stapf, Polak. Exped. II, 44 (typ.)
_ Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 902 (E. peploides Gouan, f. purpurascens
Freyn). — Lipky, pl. Ghilan. 1. ce. p. 230. (E. Peplus L.)
Enseli, in arenosis maritimis ad Kasian (12. IV. 1902; no 8207).
Euphorbia Szovitsii Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. IV, 1113. — Buhse,
Aufz. 196.
In valle u Sefidrud, ad Rustamabad, Rudbar, Mendschil, 1-400 m.
sm. (2.03. D MEN 1902; n° 8231 -823%). — Ad Kaswin, 1300 m. s. m.
(20. \. 1008: no 8230).
Euphorbia decipiens Boiss. et Buhse B major Boiss. — Boiss. fl. Or. IV.
1119. — E. polycaula Boiss. et Hoh. Diagn. I, 12, p. 112. — E. ornata
Stapf, Polak. Exped. II, 44 (1886).
Elburs oceidentalis, supra Asadbar, in jugo inter Getschesär et Asadbar
abunde (loc. class. E. polycaulæ), 25-2600 m.s. m. (19. VI. 1902; no 8226).
— In jugo Kendewan ejusdem ditionis, 3000 m. s. m. (23. VI. 1902;
no 8227). — Disurictus monlis Demawend et fluvii Lar, in fauce Junesar,
2700 m. s. m. (23. VI. 1902; no 8228).
Euphorbia cheiradenia Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. IV, 1119. —
Buhse, Aufs. 198.
Alpes Totschal, in omnibus vallibus regionis subalpinæ utriusque lateris
vulgala; supra Ferasad, 1800 m. s. m. (29. V. 1902; n° 8212) et prope
Imamsade-Dawud, 2600 m. s. m., (29. V. 1902; n° 8213). — Ad Scheheri-
stanek, 2200 m. s. m. (8. VI. 1902; no 8214).
Euphorbia isophylla Bornm. spec. nov.
Glabra, glauco-lutescens, rhizomate indurato-suffruticescens, multicaulis;
caulibus rigidiusculis, simplicibus, 1/2-1-pedalibus, striatis, infra medium
foliosis, superne (infra umbellam) subnudis; radis umbellæ 2-5, longius-
culis, 6 cm usque longis, plerumque iterum ramulosis 3-floris, rarius
(245) 1. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 5855
simplicibus {-floris vel 2-florıs (flore altero.lerminali. altero ramulo
laterali unico longiusculo insidente), folis omnium partium (caulinis et
floralibus) subconformibus sessilibus, oblongo-lanceolatis vel lineari-ob-
longis breviter acuminatis, basin versus attenualis, circa 20 mm. longis
et 5 mm. latis. infernis sæpe minoribus, supernis floralibusque paulo
majoribus (maximis 7 25 mın. latis longis), margine integris non carti-
lagineis, præter nervum medium subenerviis; involueri breviter turbinati
lobis ovato-triangularibus, ciliatis, bilobulatis, lobulis divergentibus ;
glandulæ majusculæ semi-orbiculatæ cornubus brevibus, linearibus, sæpe
apice retusis, latitudine glandulæ duplo brevioribus; capsula glabra, ovala,
breviter acuminata.
In valle Lur montium Elburs oecidentalis. in declivibus saxosis, 2100 m.
s. m. (7. VI. 1902; no 8229).
E. isophylla gehört in die Verwandtschaft der E. striatella Boiss., von
welcher sie auf den ersten Blick durch die an den Stengeln und Dolden
gleichartigen länglich-lanzettlichen allmählich zugespitzten Blätter (nicht
« foliis floralibus ovato-orbiculatis ») zu unterscheiden ist; ausserdem sind
die Stengel unverzweigt und die Hörner der « Drüsen » sind deutlich
kurz-linear, nicht äusserst kurz oder obsolet. Auch die Varielät ß micros-
ciadia Boiss., die ich, wie den Typus, in Süd-Persien i. J. 1892 sammelte
(vergl. Bornm. exsice. n° 47005), ist von unten an reich langästig und
besitzt ziemlich stumpfe Blätter. — E. plebeia Boiss.. ein freilich nur
wenige Zoll hohes Pflänzchen, besitzt zwar ebenfalls an Stengel und
Dolden gleichgestaltete Blätter, diese sind aber weiss berandet und die
Hörner der « Drüsen » sind sehr verlängert, d. h. länger als die Drüsen
breit sind.
E. isophylla scheint ein grösseres Verbreitungsgebiet zu besitzen, da
ich dieselbe Art auch unter den von P. Sintenis aus Transkaspien und
Turkomanien zur Bestimmung erhaltenen Pflanzen antraf: sie wurde
daselbst 5. VII 1900 bei Aschabad (« Suluklü; ad fines Persiæ) gesam-
mell und ist in Sinteniss Exsiccatenwerke « [ter transcaspico-persicum
1900-1901 » Nr. 1030 c unter gleicher Bezeichnung zur Ausgabe gelangt.
Euphorbia Aucheri Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1123.
In frigidis nivalibus glareosis alpis Totschal, 3800 m.s. m. (8.V11. 1902;
n° 8215).
* Euphorbia virgata W.K. — Boiss. fl. Or.IV,1127.— Buhse, Aufz. 191.
Montium Totschal in latere boreali subalpino, in salicelis ad Scheheri-
stanek (7. VI. 1902; n° 8216).
Euphorbia Myrsinites |. — Boiss. fl. Or. IV, 1134. — Stapf, Polak.
Exped. Il, 44 (sub « E. Marschalliana »).
Circa Kaswin, in vinelis, 1300 m. s. m. (16. V. 1902; no 8224). — Inter
Kaswin et Teheran, in planitie ad pagum Huschkerabad, 1300 m. s. m.
21. V. 1902; no 8225. — Inter Lengerud et Kaswin, supra Kagostan
(25. VIT. 1902, leg. Alexeenko. n° 460, indeterm.).
Neu für die Flora Persiens. Die bei Kaswin gemeine Pflanze wurde
von Pichler nach den mir vorliegenden Exemplaren nur in jugendlichem
Zustande gesammelt und wohl nur deshalb von Stapf verkannt und
als E. Marschalliana angesprochen. Die reifen Samen meiner Exemplare
mit 7-12strahligem Dolde lassen ganz typische E. Myrsünites darin er-
kennen. Somit reicht das Verbreitungsgebiet genannter Art bedeutend
996 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (22e sÉB.). 1908 (246)
_weiler nach Osten als Boissier angibt (Bithynien, Taurien). Eine ver-
mittelnde Station ist Amasia im Galalischen Pontus, wo ich E. Myrsinites
1. J. 1889 antraf, und ausserdem dürften die von Sintenis in Transkaspien
bei Aschabad und Kisil-Arwat gesammelten Exemplare n° 1001 und 2009
teils in überreifem (ohne Same), teils sterilem Zustande ebenfalls zu
E. Myrsinites gehören. — Was Haussknecht in Sintenis exsicc. n° 3935
von Tossia (in Paphlagonien) als E. Myrsinites bestimmte (und damit
übereinstimmend meine Exsiccaten von Angora in Galatien n° 3114
und vom Sultandagh in Phrygien n° 5552) ist meines Erachtens E. Ana-
campseros Boiss., zu welcher schliesslich auch eine von mir gemeinsam
mit P. Sintenis auf dem Monte Elias der Insel Thasos (30. Mai 1891) ge-
sammelte Pflanze (n° 697) gehört. Da diese Art bisher aus Thracien nicht
bekannt war, auch von Inseln des ägäischen Meeres nicht nachgewiesen
ist, so ist E. Anacampseros Boiss. als ein neuer Bürger der Fiora Euro-
pas zu begrüssen.
Andrachne telephioides L. 8 virescens Stapf in Polak. Exped. Il, 46;
1886 (pro spec.) capsulis minoribus ac in typo, foliis obtusis magis rotun-
dalis.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s. m. (7.
1902; n° 8204, 8205). — In saxosis ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12.
1902; no 8203).
Diese Varietät, bezw. Rasse, scheint in Persien weit verbreitet zu sein,
da Exemplare von Kisil-Arwat und As-chabad in Turkomanien, gesammelt
von Litwinow (n° 167) und von Sintenis (ns 257, 1869) und ausgegeben
als A. telephioides L., ebendazu gehören, wie auch solche, die ich 1.3. 1893
auf der Insel Kischm im Persischen Golf (exsicc. n° 614) und alsdann bei
Kerkuk in Assyrien (n° 1792) und am Kuh-Sefin in Kurdistan (n° 1791)
sammelte. Schliesslich scheint eine von mir im südöstlichen Persien bei
Kerman in 2400 m Höhe angetroffene Form (n°4669) ebenfalls var. vires-
cens darzustellen. Es ist aber wohl nicht angängig. diese kleinfrüchtige
Form mit runderen Blättern als Art anzusprechen, da Zwischenformen
vorkommen und auch die hier angeführten Exemplare keineswegs ganz
konform sind. Auch in Süd-Persien, an Felswänden bei Kerman, tritt
eine solche Form auf, klein und kompakt, deren Früchte auffallend klein
sind, während die Blätter spitzlich sind (Bornm. exsice. n° 4668 als
À. virescens Stapf f. rupicola m.); neuerdings (1902) auch von Th. Ale-
xeenko in Persien aufgefunden.
Was die Merkmale der anderen beiden neuen persischen Ändrachne-
Arten Stapf's betrifft, so scheinen diese nicht stichhaltig zu sein. Pichlers
Original-Exemplare der A.nummularüfolia Stapf von Chanabad sind kaum
von A. rotundifolia C. A. Mey. auseinanderzuhalten, wenigstens nach
Petersburger Exemplaren, gesammelt von A. Regel bei Taschkent. oder
solchen, die Sintenis bei As-chabad (n° 1166) und ich selbst an ver-
schiedenen Plätzen der Inseln und der Küste des Persischen Golfes
(n° 609, 610, 612 als var. rolundifolia) antraf. Auch Boissier zieht A. ro-
tundifolia C. A. Mey. wohl mit Recht in den Formenkreis der A. tele-
phioides L. — Die Pflanze, die Stapf als A. reflexa Stapf 1. c. beschreibt
und mir in Originalexemplaren (von Tschitschian bei Hanoi) vorliegt,
ist von meinen in den steinigen Steppen der Provinz Yesd auf-
genommenen Exemplaren (n° 4670, 4671), die ich meines Erachtens als
A. fructiculosa Boiss. richtig bestimmte, spezifisch gewiss nicht ver-
(247) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 557
schieden. Diese befinden sich im gleichen Stadium der Entwicklung wie
die Pichler’schen Individuen, sind teils schwach, teils reich verzweigt;
doch sind an ihnen die verholzten vorjährigen sparrigen Stengelteile
nicht zuvor entfernt, wie es Pichler an seinen Exemplaren offenbar
zwecks besserer Präparation der jungen blühenden Stengel gemacht hatte.
Neuerdings (1902) sammelte A/exeenko die A. fruticulosa Boiss. in ty-
pischer Form ebenfalls in Persien « in planitie lapidosa prope Bujun ad
pedem montts Hataki» (n° 520, indeterm.) Diese im August aufge-
nommenen Stücke, sparrig verzweigt, sind bereits fast blattlos und tragen
nur wenige Früchtchen; einige kleinere jüngere Zweige davon gleichen
aber völlig den Exemplaren der A. reflexa Stapf von Tschitschian.
Buxaceæ.
Buxus sempervirens L. — Boiss. fl. Or. IV, 1144. — Buhse, Aufz. 199.
— Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 230.
Copiosissime in silvis prope Rescht (9.1.1892; n° 4663). — In nemöri-
bus ripariis inter Ameläsch et Tasiabad (15. VIT. 1902, cal. Jul., leg. Ale-
xeenko; n° 122, indeterm.).
Ürticaceæ.
vn * Urtica dioica L. — Boiss. fl. Or. IV, 1146. — ß xiphodon Stapf,
Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1888, p. 212 (in Polak. Exped. II, 3; 1886 ;
species).
In valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s. m. (4. VII. 1902; no 8197). —
Alpes Totschal, in subalpinis ad Imamsade-Davud, 2600 m.s.m.(9.V.1902;
n° 8198, f. perincisa Bornm.), alibique observavi.
Neu für das Gebiet (auch der Typus), indessen allgemein verbreitet.
Diese Varietät ist in Persien häufig; in West-Persien von Pichler und
Strauss, in Süd-Persien in der Provinz Kerman-von mir noch bei 3400 m
Höhe (Lalesar; Bornm. n° 4513) und von Sintenis an den Grenzen des
nordöstlichen Persien (As-chabad in Turkomanien; Sint. n° 611) be-
obachtet; auch in Europa, z.B. in Buchenwäldern des Biokovo in Dal-
malien (legi 22. VI. 1886). Auch bei dieser Varietät ist es keineswens
ausgeschlossen, dass den (spitzen, stark nach vorne gerichteten) Zähnen
nicht noch ein Zahn aufsitzt. — Die am Totschal eingesammelten Exem-
plare stellen übrigens eine sehr eigenartige Form dar, die vielleicht besser
als eigene Form (f. perincisa) zu bezeichnen sind; die Blätter sind breit-
eiförmig, die unteren sogar dreieckig-eiförmig breiter als lang: Zähne
nur wenige, aber sehr gross, milunter bis zur Mitte der Blatthälfte ein-
schneidend, spitz, 10-18 mm lang. Die Gipfelblätter mit mehr vor-
gezogenen Zähnen neigen mehr zu var. oxyodon als zur typischen
Form.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1908. 38
558 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1908 (248}
Parietaria officinalis L. — Boiss. fl. Or. IV, 1149. — Buhse, Aufz. 203
(P. erecta M. et K,) — Lipsky, pl. Ghilan L c. p. es — Freyn, Sint.-
Masend. I. c. p. 902. — Paulsen, Bot. Tidssk. 26, p. 2
In silvis prope Lahidschan ditionis Rescht (14. VII. 1902 , cal. Jul., leg.
Alexeenko; n° 82, indeterm.)
Parietaria Judaica L. — Boiss. fl. Or. IV, 1149. — Buhse, Aufz. 203.
(P. diffusa M. et K.). — Freyn, Sint.-Masend. 1. ec. p. 902 (= P. rami-
flora Moench.)
Ditionis Teheran, in declivibus montium Totschai, supra Ferasad,
41800 m. s. m. (29. V. 1902; n° 8201).
ß Persica (Stapf sensu ampl.) Bornm.; suffruticosa, ramis rigidulis;
foliis sæpius latiusculis et breviler petiolatis, eximie minoribus ac in typo.
— P. Persica et thymifolia Stapf, Polak. Exped. If, 4 (1886). — P. Judaica
ß brevipetiolata Boiss. 1. c., p. p.
Inter Rescht el Kaswin ad rupes supra Patschinar, 5-600 m. s. m.
(12. V. 1902; n° 8202).
Obwohl mir Pichler’sche Originale der beiden Stapf’schen Formen
(P. Persica Stapf und P. Ihymifolia Stapf l.c.) von Jalpan vorliegen, so ist
es ganz undenkbar, ein grösseres Material, welches verschiedenen Teilen
Per: siens und angrenzender Gebiete entstammt, nur einigermassen be-
friedigend darnach zu sichten. Diese stark suffruteszierenden klein-
blätterigen Formen sind in Persien vorherrschend und Boissier (1.c.1150)
wohl bekannt gewesen. Es treten kurz und langgestielte Formen (sonst
völlig gleichen Wachstums und gleicher Blaitgestalt!) unmittelbar neben-
einander wachsend auf (Bornm. n° 8202 von Patschinar) und so liessen
sich mit gleichem Rechte noch eine ganze Reihe gleichwertiger « Arten »
unterscheiden (auch aus Syrien, Kleinasien), die mir ebensowenig haltbar
erscheinen.
Parietaria Lusitanica L. — Boiss. fl. Or. IV, 1150.
Montium Totschal in faucibus lateris meridionalis, supra Ferasad, 1800 m
s. m. (29. V. 1902; n° 8200). — Neu für das Gebiet.
Ulmus campestris L. — Boiss. fl. Or. IV. 1157. — Buhse, Aufz. 204.
— Lipsky, pl. Ghilan. 1. €. p. 230. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 905.
In silvis inter Rescht et Rustamabad, ad Kudum (1. V. 1902; no 8252).
Zelkoua crenata Desf. — Boiss. fl. Or. IV, 1159. — Buhse, Aufz. 203.
— Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 230.
Enseli, in insula Mianposchte (24. IV. 1902; n° 8253); ad Pirebasar et
in silvis ad Rescht ubique in ditione litorali divulgata.
Juglandaceæ.
Juglans regia L. — Boiss. fl. Or. IV, 1160. — Buhse, Aufz. 52. —
Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 904.
In valle Sefidrud et in regione subalpina montium Elburs, in vallibus
ad Scheheristanek (22-2300), Egil, Ahar; in valle Lur et in districtu Tal-
(249) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 399
kan (Talagon) ad Getschesär, Gerab, Gattadeh, Dschoistan, Norion, 2600 m.
usque.
Pterocarya fraxinifolia L. — Boiss. fl. Or. IV, 1161. — Buhse, Aufz.
52 — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 230. — Freyn, Sint.-Masend. I. c. p. 904.
In silvis ad Rescht et Pirebasar (27. IV. 1902: n° 8256.
Platanaceæ.
Platanus Orientalis L. — Boiss. fi. Or. IV, 1160.
In valle fluvii Rescht ad Rudbar (vix spontanea).
Cupuliferæ.
Quercus castaniifolia C. A. Mey. — Boiss. fi. Or. IV, 1174. — Buhse,
Aufz. 200. — Freyn, Sint.-Masend. I. c. p. 904. — Paulsen, Bot. Tidssk.
26.1: 267 (P. Cerris L. 2).
In silvis ad Rescht (29. IV. 1902; n° 8247), Imamsade Haschim, Ru-
stamabad; ad Kudum (9. I. 1892; n° 4557 et 1. V. 1902; n° 8248).
Fagus Orientalis Lipsky, A. H. Petrop. XIV (1898). — F. silvatica L.
in Boiss. fl. Or. IV, 1175 quoad plantam Anatoliæ bor., Caucasi, Talysch
et Persiæ borealis. — cfr. Buhse, Liste p. 53, nota ad 13536. — Koehne,
Verh. Bot. Ver. Brandenb. 36 (1894) p. XV. — «F. Sieboldi » in « Beissner,
Schelle und Zabel. Handbuch d. Laubholzbenennung » p.'p.; non Endl.
Auch sterile Zweige dieser östlichen Rasse sind meist leicht zu er-
kennen an dem gestreckteren Blatt, dessen grösster Breitendurchmesser
oberhalb der Mitte liegt. Sintenis sammelte diese Buche auch im nörd-
lichen Kleinasien in den Gebirgen Paphlagoniens 9. IX. 1892 (no 5113
sub F. silvatica var. longipedunculata Hsskn.) Bei diesen Exemplaren
zeigen die untersten Becherhüllblätter die charakteristische blattartige
Verbreiterung ganz besonders schön ausgeprägt, während andere Exem-
plare vom weit östlicher gelegenen Ciganadagh (im Pontus) fast nur
durch die Blattform und die sehr langen Fruchtstiele von unserer F. sil-
vatica abweichen. Die von Sintenis auf dem Ida in der Troas gesammelte
Buche (n° 581), die Lipsky ebenfalls zu seiner F. Orientalıs zieht, hat
nach dem mir vorliegenden sterilen Exemplar schliesslich fast ganz die
Blattgestalt typischer F. silvatica. Dass übrigens die von Aucher, Bunge
und Buhse im Elbursgebirge gesammelte und jedenfalls weit verbreitete
Buche tatsächlich zu F. Orientalis gehört, ist aus geographischen Gründen
wohl mit Bestimmtheit anzunehmen, indessen hat Lipsky (l. c.) Exem-
plare von dort nicht eingesehen und ich selbst habe keine Belegstücke
mitgenommen, daher Buche auf der Reise vielleicht gar nicht ange-
troffen.!
1 Ich selbst notierte 13. I. 4892 in Rustamabad in’s Tagebuch «Buche nicht
angetroffen; vergl. Ritter Erdkunde VI, 1, p. 427 ».
560 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (250)
Carpinus Betulus Scop. — Boiss. fl. Or. IV, 1177. — Buhse, Aufz. 199,
— Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 905. — Paulsen, Bot. Tidssk. 26, p. 267.
In silvis ad Rescht, prope Kudum (2. V. 1902; no 82385, ster.) et Ru-
stamabad, 100 m. s. m. (2. V. 1902; n° 8238, c. fruct. juv.)
Von H. Winkler wurden neuerdings in « Engler, Pflanzenreich: Betu-
lacet (1904) », p. 31-32, zwei neue Carpinus-Arten aus dem benach-
barten Karabagh aufgestellt, auf die in Nord-Persien zu achten wäre. Es
sind ©. oxycarpa H. Winkl. mit var. betuloides H. Winkl. und C. Schu-
schaënsis H. Winkl., beide von Hohenacker bei Schuscha gesammelt. Die
erstere ist aus der Verwandtschaft vonC. Betulus und unterscheidet sich
von dieser hauptsächlich dadurch, dass der eine der Seitenlappen der die
Frucht deckenden (3-lappigen) Bractee an der Innenseite noch 2 kleinere
Lappen aufweist, während die C. Schuschaënsis sich der C. Orientalis
Lam. (= C. Duinensis Scop.) nähert, insofern als hier die einseitig mehr-
lappige Bractee ringsum deutlich gezähnt ist; vergl. H. Winkler I. c.
fig. 10 D und E (C. oxycarpa), F (GC. Schuschaönsis) und J (C. Orientalis).
Betulaceæ.
Alnus subcordata C. A. Mey. — H. Winkler, Betulaceæ (1. c.) p. 112
(1904. — Bornm. Verh. Zool. bot. Ges. Wien, 1898, p. 630 (Sep. 88). —
A. cordifolia var. sudcordata Regel, monogr. p. 112. — Boiss. fl. Or. IV,
4179. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 905 (als Art). — Lipsky, pl. Ghilan.
l. ec. p. 230 (A. cordifolia Ten.)
In silvis ad Rescht, versus Kudum silvas vastas formans (12. I. 1892;
flor. et fr.; n° 4521. — 1. V. 1902; fol. et fr.; n° 8241 f. eusubcordata,
foliis latiusculis basi subcordatis).
ß villosa (Regel) H. Winkler I. c. p. 112.
In consortio typi ad Kudum (1. V. 1902; n° 8242).
x cerasifolia Bornm.. (var. nov.); foliis eximie angustioribus ac in
typo, basi rotundatis vel subtruncalis, eis Cerasi avium similibus.
In consortio typi et ß villosae prope Kudum (1. V. 1902; n° 8245).
Die Angabe H. Winklers (1. c. p. 113) über das Vorkommen dieser Art
in Persien « Mycko? (Herb. Fischer) » bedarf einer Richtigstellung: Da
ein Ort dieses Namens in Nord-Persien kaum existiert, liegt es nahe,
dass unter dem auf dem Zettel des im Herbar Fischer befindlichen Exem-
plares zu lesenden Worte « Mycko» nicht der Fundort, sondern wohl der
heimische und zwar in russischen Lettern geschriebene Name der Erle
« Tusskoh» zu verstehen ist. Ebenda ist als nähere Angabe über das
Vorkommen der Erlein Persien « Ghilan (Aucher-Eloy) » einzuschalten;
diese gleiche Angabe (Seite 112) aber unter Kaukasus zu streichen. —
A. subcordata bildet in den Niederungen längs der Küste, meist in Ge-
meinschaft mit Acer insigne, prächtige Wälder, darunter gewaltige Baum-
riesen mil weitausgreifenden Aesten von Tracht einer Eiche.
(Fortsetzung folgt).
561
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHANI
(Suite.)
129, Cephalozia squarrosula (Taylor) St.
Syn. : Jung. squarrosula Tayl. J. of Bot. 1846 p. 277.
Jung. divaricata Mitten. Flora tasmanica, vol. II, p. 223.
Dioica exigua pallide virens in terra argillosa vel corticola, densissime
pulvinata. Caulis ad 5 mm. longus simplex erectus crassus cellulis corti-
calibus parvis 18 seriatis. Folia caulina 0,12 mm. longa superiora imbri-
cata vel contigua infera remota, oblique patula ad anticum vergentia
brevi basi inserta conduplicatim concava in plano late rotundata ad
medium biloba sinu acuto, lobis hiantibus in plano late ovatis vel ovato-
triangulatis acutis regulariter arguteque denticulatis. Cellulæ marginales
9 u mediæ 18 m basales 18 X 27 y valide. Amplagastria caulina
majuscula ovata apice breviter emarginato-bidenlula. Andræcia mediana
bracteis ad 6 jugis conferlis foliis majoribus similibus sæpe integerrimis,
lobis minus profunde solutis, conduplicatis. Antheridia magna. Propagula
maxime accumulata sphærica papillis obtusis longe prominulis stellæ
formia.
Hab. Australia, Swan River (Drummond) New South Wales, Ballina
(Watts).
130. Gephalozia hirta St. n. sp.
Syn. : Ceph. dentata Mitten. Flora Tasman. II, p. 222.
Dioica pusilla pallide virens corticola. Caulis ad 8 mm. longus capil-
laceus simplex sub flore innovatus, radicellis longis repens. Folia caulina
remotiuscula semi-amplexicaulia oblique patula conduplicalim concava,
basi utrinque breviter dentata apice ad ?/s biloba sinu lato acuto lobis
oblongo triangulatis regulariter pinnatim dentato-spinosis. Cellulæ api-
cales 9 u basales 14 w valide. Amphigastria caulina inferiora sæpe
rudimentaria supera foliis vix minora cauli appressa vel parum patula
345
562 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.). 1908 Cephalozia.
late obovata, medio supero utrinque trilobato lobis superis sensim
minoribus, omnibus remote regulariterque dentatis, dentibus 1-2 cellulas
longis. Perianthia in caule terminalia anguste oblonga ad basin usque
trigona superne plicis interjectis 6-7 plicata ore truncato, cellulis digiti-
formibus minute crenulato. Cellulæ superæ 13 X 18 y maxime incras-
satæ, basales 18 X 27 1. leptodermes. Folia et amphigastria floralia
plurijuga, intima caulinis multo majora, subæqualia dorso ventreque alte
connala. Andrecia mediana spicata bracteis confertis assurgentibus
valde concavis foliis caulinis vix diversis.
Hab. Australia, New South Wales. (Forsyth, Goebel) Queensland
(Wild) Tasmania (Weymouth).
151. Cephalozia subtilis (L. et G.) St.
Syn. : Jung. sublilis L. et G. Hep. Mexic., p. 195.
Dioica ? Caulis filiformis ad 2 cm. longus flaccidus pauciramosus radi-
cellis subnullis. Folia caulina remota patula sub-complicala profun-
dissime inciso-biloba, lobis triangulatis acuminatis basi paucidenlatis.
Cellulæ bene incrassatæ. Rami feminei laterales breviusculi. Folia floralia
trijuga intima caulinis multo majora ad ‘2 biloba, lobis late triangulatis
longe acuminatis irregulariter dentatis subspinosis. Amphigastrium flo-
rale? Audrecia bracteis bilobis quam folia caulina vix diversis monandris.
Hab. Mexico (Liebman).
Die Pflanze ist nirgends zu erhalten gewesen.
Nicht zu unserem Genus gehören :
Cephalozia rigida Lindb.
Cephalozia subdichotoma Lindb.
Cephalozia saccatula Lindb.
welche zu Sphenolobus minutus (Crautz) St. zu stellen sind; ferner
gehört:
Cephalozia tumidula Dum. zu Lophozia alpestris und Jungermannia
tricuspidata Nees, bisher auch für eine Cephalozia angesehen, zur Gat-
tung Lepidozia ebenso C. nemalodes Austin.
ADDENDUM
Cephalozia ambigua Mass. Malpighia vol. 21, p. 22.
Dioica exigua ferruginea in sicco subnigra dense gregaria Lerricola.
Folia caulina conligua disticha subtransverse inserta, ad anticum ver-
gentia, oblique patula conduplicatim concava, in plano caule duplo latiora,
346
Nowellia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 563
late ovala, ad medium biloba, lobis incurvis late triangulatis æquimagnis
in plano porrectis obtusiusculis, sinu recto obtuso. Cellulæ superæ
18 >< 36 y, basales 18 X 27 y trigonis nullis. Amphigastria caulina
nulla vel rudimentaria. Perianthia terminalia ambitu late linearia, pro-
funde triplicata, ore vix contracto, breviter 5-6 lobato, lobis truncato-
rotundatis minute crenulatis. Sporæ? Folia floralia trijuga conferta,
libera, inlima majora appressa perianthio parum breviora, oblonga ad '/s
inciso-biloba, lobis anguste triangulatis porrectis obtusis integerrimis.
Amphigastrium florale intimum folis suis simillimum, minus profunde
incisum. AndrϾcia ignota.
Hab. Grand Suint Bernard (leg. Carestia).
Die Pflanze steht der Ceph. pyriflora (Douin) nahe; die Stengelblätter
beider sind fast dieselben; Blüthenstand, Perianth und dessen Hüllblätier
sind aber völlig abweichend.
Cephalozia Perssonii Jens. Bot. Not. 1908, p. 14.
Paroica pusilla tenuissima viridis laxe intricata. Caulis repens, latera-
liter ramosus eflagellifer. Folia caulina remota subtransverse inserta,
caule duplo laliora, patula vel subsquarrosa. subcarinata, profunde (ad {/s)
inciso-biloba, lobis divergentibus late triangulatis acutis vel apiculatis,
plus minus dentatis subspinosis. Cellulæ valide, 6-12 y, inferæ dorso
conico-prominule. Amphigastria caulina erecto-patula vel appressa, ovato-
lanceolata, integra vel paucidentata, vulgo bifida. Folia floralia et amphig.
florale intima alte connata vaginantia, pluriloba, lobis acuminatis dentatis.
Perianthia alte emersa, anguste oblonga, profunde 3-4 plicala, ore
contracto truncato hyalino minute crenulato. Antheridia solitaria in axillis
subfloralibus.
Hab. Suecia, Jämtland (Persson).
Cephal. papillosa, Douin. cui nostra simillima, differt inflorescentia
dioica.
Nowellia Mitten 1870.
Plantæ foliosæ parvæ rigidulæ virides sæpe purpurascentes corticolæ
rarius rupicolæ arcte repentes el late expansæ interdum cæspitosæ.
Caulis validus teres irregulariler ramosus, ramis posticis, rarissime late-
ralibus, flagellis nullis. Folia caulina remotiuscula vix imbricata sæpe
remola brevi basi subtransverse inserla valde concava erecto-conniventia,
347
564 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Nowellia.
postice late inflexa saccata apice profunde emarginato-bifida, lobis longe
attenuatis apice setaceis hamatim incurvis. Cellulæ foliorum plus minus
incrassatæ in lobis elongatæ. Amphigastria caulina nulla. Flores feminei
in ramulo postico terminales. Inflorescentia dioica. Perianthia magna
sæpe purpurea profunde triplicata late linearia ore truncato armato. Folia
floralia trijuga, intima magna conduplicatim concava parum patula pro-
funde bifida, rima angusta lobis inæqualibus, lanceolatis acuminatis
breviter dentatis. Amphigastria floralia foliis simillima symmetrica
æqualiterque bifida. Capsula in pedicello breviusculo late ovalis, valvulis
ad basin usque solutis bistratis, strato interno semiannulatim incrassato.
Calyptra tenera basi pistillis sterilibus cincta. Spore parvæ leves vel
papillatæ. Elateres vermiculares obtusi spiris duplicatis validis laxe tortis.
Andræcia in ramulis brevibus terminalia, interdum ex apice vegetativa
ideoque intercalaria, bracteis monandris exauriculatis confertis condupli-
calım concavis bifidis. Antherldia ovalia, parva in spica elongata et multi-
bracteata, magna tamen in spica parva paucifolia.
1. Nowellia curvifolia (Dicks.) Mitten in Godman, Nat. Hist. of
the Azores 1870.
Syn. : Jung. curvifolia Dicks. Crypt. II, p. 15.
Cephalozia curvifolia Dum. Rec. d’obs., p. 18.
Jung. Baueri Mart. Fl. cr. Erlang., p. 172.
Dioica minor purpurascens in umbrosis viridis, carnosa fragilis, in
cortice putrido repens, sæpe late expansa. Caulis ad 2 cm. longus parum
ramosus, ramis posticis flexuosis. Folia caulina breviter inserta vix
imbricata erecto-conniventia valde concava margine postico late inflexo
sacculato apice profunde emarginato-bifido, laciniis anguste lanceolatis
longe acuminatis divergentibus hamatim incurvis. Cellulæ sacculi 18 y,
laminæ 18 x 27 y trigonis sæpe confluentibus majuseulis. Perianthia
magna oblonga profunde triplicata ore truncato dense regulariterque
spinuloso. Folia floralia trijuga inlima magna oblonga conduplicata, ad
medium biloba, lobis inæqualibus antico breviore dense regulariterque
spinulosis apice attenuato breviter setaceo. Amphigastria floralia intima
foliis suis simillima symmetrica æqualiterque biloba. Sporæ 9 y leves.
Elateres 360 y subtereti spiris duplicatis validis teretibus laxe tortis.
Andrcecia in ramulis parvis posticis breviter spicata, bracteis ad 6 jugis
monandris confertis conduplicatis bilobis, Iobis triangulatis acutis anlico
porrecto, postico majore inflexo. Antheridia magna ovalia longe stipitata.
Hab. Europa; America sept.; Acores; Mexico (Liebman); Asia borealis ;
Japonia ubique haud rara.
348
Nowellia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 565
2. Nowellia borneensis St.
Syn. : Jung. curvifolia borneensis De Not. Hep. Bornéo. Acad. Torino.
Vol. 28, p. 19.
Dioica minor flavicans vel purpurascens muscis consociata. Caulis ad
15 mm. longus multiramosus ramis posticis. Folia caulina breviter
inserta semiamplexicaulia erecto-conniventia apice ad ‘/s emarginato-
bifida, laciniis integerrimis lanceolatis longe setaceis divergentibus hama-
tim incurvis, lobo postico ampliato cucullatim inflato vel in sacculum
apertum mulato. Cellulæ foii 18 X 27 y, sacculi 18 u apicales angus-
tiores. Flores feminei in ramulo brevissimo postico terminales, pistilla
numerosa. Folia floralia trijuga inlima maxima conduplicatim concava,
margine irregulariter denticulata, ad '/s bifida lobis late triangulatis
longe acuminatis. Amphigastria floralia foliis simillima parum breviora.
Reliqua desunt.
Hab. Borneo (Beccari); Insule Philippinæ (Wallis).
3. Nowellia Wrightii (G.) St.
Syn. : Cephalozia Wrightii G. Hep. exsice. Wrightianæ.
Ceph. Wrightii var. bicornis Spruce. Linn. Soc. Vol. 30, p. 35%.
Dioica minor viridis vel purpurascens rigidula fragilis in cortice dense
depresso cæspitosa late expansa. Caulis ad 3 em. longus parum ramosus
(ramis posticis basi aphyllis) teres. Folia caulina remotiuscula brevi basi
inserta distincte succuba antice vix decurrentia erecta valde concava
apicibus hamalım conniventibus, basi postica in sacculum ampliata,
sacculo obovato truncato angulo aculo, celerum profunde emarginata
biloba lobis triangulatis divergentibus superne pinnatim ciliatis apice in
selam longissimam atlenualis. Cellulæ sacculi 18 u lamiuæ 18 X 27 u,
apicales elongal&. Perianthia in ramulo parvo terminalia magna, oblonga
apice vix angustata alte iriplicata ore late aperto truncato regulariter
spinoso. Folia floralia intima magna libera ad '/ı bifida, lobis lanceolatis
breviter acuminatis regulariter pinnatim spinosis lobis apice longe
setaceis. Amphigastria floralia intima foliis simillima. Capsula parva.
Calyptra libera tenera. Sporæ 9 y rufæ papillatæ. Elateres 150 y vermi-
culares, spiris duplicatis validissimis teretibus laxissime tortis. Andræcia
in ramıs mediana longe spicala, bracteis ad 12 jugis monandris confertis
concavis erecto-conniventibus bilobis, lobo antico basi inflato superne
angusto acuto integro, postico late triangulato breviter dentato acuminato.
Antheridia parva breviter stipitata.
Hab. Cuba (Wright); Dominica (Elliot); Guadeloupe (Duss.).
Da die Pflanze durch die grossen rothen Rasen sehr in die Augen fällt,
349
566 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Alobiella.
aber trotzdem wenig gesammelt wurde, wird sie wohl zu den selteneren
gehören.
Alobiella Spruce 1882.
Plantæ foliosæ mediocres vel parvæ pallidæ pellucidæ semper fere
terricolæ, dense stratificatæ vel pulvinatæ rarius gregariæ. Caulis validus
plus minus alte biconvexus cellulis corlicalibus majoribus, vage ramosus,
ramis semper posticis longis normaliter simplieibus, sæpe stoloniferis,
stolonibus validis rhiziferis longissimis. Folia caulina succuba contigua
vel parum imbricata fere omnino lateralia postice brevissime inserta
antice interdum decurrentia sæpe grandicellularia, apice integra vel
brevissime bidentula in paucis biloba. Amphigastria caulina in paucis
nulla in aliis parva rudimentaria interdum magna vel maxima. Inflores-
centia monoica vel dioica. Perianthia in caule brevissimo terminalia
exinnovala magna et elongata plus minus alte triplicata ore contracto
varie armato. Folia floralia plurijuga conferta intima maxima amphigas-
trio simillimo coalita vel libera. Capsula in pedicello breviusculo oblongo-
globosa ad basin quadrivalvis valvulis bistratis, stralo externo hyalino
interno semiannulatim incrassato. Calyptra libera tenerrima. Spore et
Elateres ignoti. Andræcia in ramulo parvo poslico apice vulgo vegetalivo,
bracteis paucijugis confertis semiamplexicaulibus basi inflatis apice
bidentatis vel bilobis.
Diese Gattung zeichnet sich durch fast rein ventrale Astbildung aus
und besitzt in Folge des biconvexen Querschnitts des Stengels eine
nahezu völlig laterale Anheftung der Stengelblätter ; sie schliesst sich der
Gattung Zoopsis zunächst an, wie denn Spruce 2 Arten von Zoopsis als
Alobiella publizirt hat; soweit die Blattbildung in Betracht kommt,
besitzt sie sehr heterogene Formen.
Nach der Form der Blätter gruppiren sich die Arten wie folgt:
A. Folia normaliter integra.
1. Alobiella Chevalieri St. Congo.
2. Alobiella borbonica St. Bourbon.
3. Alobiella heteromorpha (Lehm.) St. Africa austr.
4. Alobiella parvifolia St. Japan.
390
Alobiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 567
. Alobiella latiflora St. Japan.
Alobiella rufa St. Japan.
Alobiella macella Spruce. Amer. trop.
Alobiella acroseypha Spruce. Peruvia.
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B. Folia normaliter bidentula.
9. Alobiella dominicensis Spruce. Dominica.
10. Alobiella Dusenii St. Patagonia.
41. Alobiella Husnoti (G.) Spruce. India oceid.
12. Alobiella pulvinata St, Dominica.
C. Folia bifida.
13. Alobiella bifida St. Guadeloupe.
1. Alobiella Chevalieri St.n. sp.
Monoica mediocris pallide virens debilis in corlice laxe cæspitans.
Caulis ad 2 cm. longus pluriramosus ramis semper posticis longis
flagellis nullis. Folia caulina remotiuscula rarius imbricata plano-disticha
subrotunda apice sæpe retusa basi angustata. Cellule apicales 14 X 14 I
basales 14 X 36 y leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Perianthia
in ramulo breviusculo postico terminalia cylindrica superne pauciplicata
ore truncato leniter contracto crenulato. Folia floralia paucijuga inferiora
Squamæformia suprema amphigastrio alte coalita excipulum sexlobatum
formantia, lobis ovatis acutis vel obtusis irregulariter eroso-dentatis.
Andræcia perianthio approximata in ramulis parvis spicala, bracteis
minulis 7-10 jugis confertis inflatis bilobis, lobo antico angusliore
subacuto postico rotundato.
Hab. : Congo Brazzaville (Chevalier).
Proxima A. heteromorphæ ; bene distincta cellulis foliorum multo
minoribus, perichætio dentato.
2. Alobiella borbonica St.
Sub Lembidio Soc. bot. belge 1893, p. 106.
Monoica minor pallide virens in terra humosa gregaria. Caulis tenuis
pallidus arcte repens parum ramosus, ramis semper poslicis flagellis
raris. Folia caulina coutigua vel parum imbricata subplano-disticha vel
parum adscendentia, antice vix decurrentia, subovata spice oblusa vel
truncato-rstundata vel repanda subbiloba. Cellulæ marginales 17 y mediæ
LDC 35 u basales 25 X 50 y trigonis distinctis, basi majoribus acutis.
Amphigastria caulina parva cauli æquilata subtriangularia breviter bifi-
301
568 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1908 Alobiella.
dula. Perianthia (juvenilia et sterilia) in ramulo parvo postico terminalia
erecta, e basi innovata lenerrima ore trilobato lobulis crenulatis vel sub-
dentatis. Folia floralia plurijuga appressa, intima magna valde concava
oblongo-ligulala integerrima. Amphigastrium florale intimum foliis æqui-
longum anguste ligulatum apice breviter-bifidum laciniis lanceolatis
incurvis. Andrecia in ramulo postico terminalia ex apice vegetativa,
bracteis ad 8 jugis confertis bilobis, lobo antico breviusculo inflato rotun-
dato. Antheridiu 2
Hab. Insula Bourbon (Rodriguez).
3. Alobiella heteromorpha (Lehm.) St.
Syn. : Jung, heteromorpha Lehm. Pug. Ill, 1831, p. #8.
Lembidium heteromorphum Pears. Hep. Natal. 1886, p. 11.
Monoica minor pallida terricola laxe intricata. Caulis ad 2 cm. longus
tenuis pallidus plus minus ramosus, ramis simplicibus, flagella numerosa
postica. Folia caulina contigua vel parum imbrieala plano-dislicha
oblique inserta rotundata rarius retusa inæqualiterque biloba. Cellulæ
magnæ 5% u basales 45 X 72 y trigonis subnullis. Amphigastria caulina
rudimentaria integra vel bifida. Perianthia in ramulo parvo postico ter-
minalia erecta longe exserta obovato-oblonga trigona basi crassa, ore
contracto cellulis digitiformibus crenulato. Folia floralia conferta imbri-
cata caulinis majora late ovata apice breviter emarginato-biloba lobis
obtusis. Amphigastrium florale mtimum foliis suis minus, apice integrum
rotundatum folio proximo sæpe coalitum. Galyptra tenera. Capsula
magna ovalis. Sporæ brunnæ 17-20 y asperæ. Elateres vermiculares
410 y spiris 2 laxe tortis. Andræcia spicata bracteis 4-6 jugis confertis
erectis concavis inæquilobis, lobo antico parvo inflato, postico obluse
bilobo. Antheridia parva geminata. :
Hab. Africa australis. Table Mountain (Ecklon); Natal (Bertelsen);
Montaqu Pass (Rehmann).
4. Alobiella parvifolia SL. n. sp.
Dioica minor subhyalina tenerrima Caulis ad 12 mm. longus repens,
postice valde stoloniferus celerum parum ramosus. Folia caulina parva
caulis diametro duplo longiora optime ovata plano-disticha dorso ven-
treque breviter inserta integerrima. Cellulæ magnæ, marginales 18 X 36 u.
subapicales 27 y mediæ 27 X 54 y, basales 27 X 72 y leptodermes.
Amphigastria caulina nulla. Andræcia terminalia ex apice vegelaliva
bracteis paucijugis concavis adscendentibus monandris. Perianthia termi-
nalia suberecta inferne eylindrica superne 1-2 plicala ore amplo recte
truncato integerrimo. Folia floralia trijuga perianthio alle accrela obluse
392
Alobiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 569
biloba vel triloba valde recurva. Amphigastrium florale magnum folis
simillimum, Capsula in pedicello crasso longiusculo ovalis, valvulis semi-
annulatim incrassalis.
Hab. Japonia, Kumemura (Okudaira).
5. Alobiella latiflora St. n. sp.
Dieica medioeris pallida rigidula in terra argillosa gregaria. Caulis ad
15 mm. longus crassus arcte repens, subsimplex ramis posticis descen-
dentibus rhiziferis, cellulis corticalibus magnis axialibus parum mino-
ribus. Folia caulina imbricata subplana, oblique patula angulo 56° parum
adscendentia, disticha optime ovata apice oblusa in foliis basalibus sæpe
emarginalo-bidentula dentibus obtusis. Cellulæ ubique fere æquales
36 X 5% y, leptodermes. Amphigastria caulina nulla. Folia floralia tri-
juga magna, intima late obovota ad '/s grosse biloba lobis truncato-rolun-
datis inæqualibus antico majore. Amphigastrium florale intimum late
obcuneatum ad ?/: bifidum lobis breviter obtuseque bilobulatis. Perian-
thia in caule terminalia late ovalo-elliptica profunde triplicata, plica
terlia postica, ore contracto paucifisso, lobis repandis cellulisque digiti-
formibus crenulatis. Andrecia in planta minore et graciliore terminalia,
bracleis monandris 3-5 jugis confertis inflatis bilobis. lobo antico breviore
rotundato cauli appresso altero majore patulo concavo obtuso.
Hab. Japonia, Tsuruga (Faurie).
6. Alobiella rufa St. n. sp.
Monoica parva rigida rufescens in solo argilloso gregaria. Caulis fertilis
ad 5 mm. longus crassus simplex arcte repens, sierilis ad 20 mm. longus
tenuis longe procumbens postice maxime stoloniferus, stolonibus dense
radicellosis ramosis profunde in terram descendentibus, aliis adscenden-
tibus foliiferis. Folia caulina parva remotiuscula longitudinaliter inserta
subrecte patulo plana obovata varie repanda interdum inæqualiter biloba.
Cellulæ super 36 y basales 36 X 5% y, marginales papuloso-prominulæ.
Amphigastria caulina magna, caule angustiora foliis æquilonga lanceolata
vel latiora inæqualiter biloba, cauli appressa. Folia floralia trijuga
conferta in caule valde incrassalo transverse inserta erecta vaginatim
appressa conduplicatim biloba lobis inæqualibus rotundatis recurvis sinu
lunato recurvo, intima maxima ad medium bifida laciniis e lata basi
lanceolatis repandis vel basi sublobatis. Amphigastrium florale intimum
magnum ovato-ligulatum. Perianlhia longe exserta purpurea (basi
6 cellulas crassa versus apicem attenuata) trigona ore parum contracto
cellulis digitiformibus breviter solutis denticulato. Calyptra tenera, basi
pistillis sterilibus cincta paraphysis longis capillaceis circumdata. Andre-
399
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570 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze seR.). 1908 Alobiella.
cia in ramulo laterali, bracteis monandris 8 jugis confertissimis semi-
amplexicaulibus conduplicatim concavis, ad '/s bilobis lobis obtusis,
amphigastriis majusculis imbricalis ovato-triangulatis appressis.
Hab. Japonia, Aomori (Faurie).
7. Alobiella macella Spruce. On Cephalozia, p. 29.
Monoica majuscula viridis vel albicans, tenuis tenerrima prostrata laxe
intricata. Caulis ad 3 cm. longus flexuosus ramosus repens, raro fiagelli-
ferus inferne hic illic aphyllus. Folia caulina subconligua explanata
oblique ovato-triangularia vel trapezoidea apice oblique acuta (unidentata)
vel rotundata vel retusa vel denique truncato-bitentata. Amphigastria
caulina nulla. Cellulæ majuseulæ leptodermes rectangulari-hexagone 60-
80 uw. Perianthia prælonga foliis caulinis octuplo longiora sublinearia ab
ipsa basi trigono-prismatica ore breviter trifida segmentis bi-triciliatis.
Folia floralia trijuga, intima caulinis quadruplo longiora ultra medium
biloba, lobıs longe subulatis integerrimis. Amphigastria caulina foliis
simillima. Andrecia totum ramum vel ex parte tenentia. bracteis pluri-
jugis confertis assurgenti-secundis ad medium bifidis laciniis erectis
subulatis.
Hab. Rio Negro prope Santarem (Spruce).
Ich habe die Pflanze nicht gesehen.
8. Alobiella acroscypha Spruce. On Cephalozia, p. 30.
Dioica pusilla pallida tenerrima laxe cæspitosa terricola vel aliis hepa-
ticis consociata. Caulis prostratus repens divaricato-ramosus, ramis et
flagellis pallidis postieis. Folia caulina subimbricata late patula subplana
pellueida ovato-oblonga vel lanceolata obtusa interdum retusula vel 2-3
crenata. Cellulæ magnæ 60 y elongatæ subrectangulares valide. Amphi-
gastria caulina foliis duplo breviora subulata vel linearia interdum bifida
vel rudimentaria Perianthia in caule ramisque terminalia innovatione
nulla, alte emersa foliis 3-4 plo longiora, triplo longiora quam lata lineari-
oblonga obscure trigona ore vix constricto 3-4 fido lacinüis brevibus inæ-
qualibus obtusulis. Folia floralia trijuga intima foliis caulinis duplo lon-
giora quadrato-oblonga apice inæqualiter emarginata 2-4 loba. Amphigas-
trium florale intimum conforme liberum vel foliis connatum symmetricum.
Capsula oblonga et oblongo-globosa. Calyptra tenerrima sæpe basi cir-
cumscissa el cum pedicello longo alte exserla. AndrϾcia terminalia bracteis
plurijugis quam folia minoribus erectis, lobulo antico angusto duplo bre-
viore infiexo.
Hab. Andes Peruviæ, in monte Guayrapurina (Spruce).
Die Pflanze war nicht zu erlangen.
304
Alobiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 571
9. Alobiella dominicensis Spruce. J. of. Bot. 1895, p. 395.
Dioica pusilla tenera albicans terricola, in plagas latas effusa. Caulis vix
semipollicaris assurgens parum ramosus interdum flagelliferus. Folia
caulina patentia dissita ovato-lonceolata obtusata raro relusula rarissime
obtuse bidentata. Cellulæ pellucidæ pachydermes inferiores magn 80 u
sublineares, superiores duplo fere minores et breviores. Amphigastria
caulina nulla. Flores feminei terminales, bracteis obscure tristichis 2-3
seriatis quam folia caulina dimidio longioribus apice sæpe obtuse 3-4 den-
tatis. Perianthia (immatura) emersa late linearia trigona truncata ore
inæqualiter laciniato-dentato.
Hab. Dominica (Elliott).
Das Vorstehende ist lediglich die Wiedergabe der Originaldiagnose, da
ich die Pflanze nicht erhalten konnte.
10. Alobiella Dusenii Si. nom. nov.
Syn. : Cephalozia Dusenii St. Svenska Vet. Ak. 1900, p. 49.
Dioica pusilla viridis vel rufescens dense pulvinata terricola et corticola.
Caulis ad 5 mm. longus tenuis superne subfasciculatim multiramosus.
Folia caulina majuscula caulis diametro breviora superne parum latiora
remotiuscula subverticaliter inserta ad medium conduplicatim biloba carina
a caule oblique patente, lobis triangulatis acuminatis incurvis quasi cor-
nutis. Cellulæ super 8 y mediæ 12 X 18 y basales vix majores validæ.
Amphihastria caulina minuta profunde bifidula vel rudimentaria. Perian-
thia purpurea in ramis longiusculis terminalia innovata, linearia triqueira
are truncalo breviter ıneiso cellulisque prominulis crenulato. Folia floralia
quinquejuga inlima amphigastrio breviore alte coalita appressa ad 1/2
bifida, excipulum sexlobatum formantia, laciniis late lanceolatis acutis
paucidenticulatis. AndrϾcia in ramis terminalia bracteis 5-6 jugis quam
folia confertioribus ceterum simillimis.
Hab. Patagonia oceidentalis; Chile australis; Insula, Chiloë (Dusén).
11. Alobiella Husnoti (G.) Spruce. On Cephalozia. p. 30.
Syn. : Jung. Husnoti G. in Husnot, Hep. exsicc., 1874.
Dioico major robusta el rigida pallida vel virens dense depresso-cæspi-
tosa, terricola. Caulis ad 3 cm. longus subteres superne pluriramosus,
ramis plus minus longis posticis, stolonibus posticis numerosis validissimis
longissimis sæpe ramosis. Folia caulina parum imbricata oblique patula
plano-disticha vel leniter adscendenlia lanceolata apice normaliter bifidula
(interdum acuta) ceterum parum decurrentia postice breviter inserta.
Cellulæ apicales 18 X 63 u basales 36 X 90 y subrectangulares valid.
Amphigastria caulina maxima, appressa anguste oblonga vel angustiora
355
572 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 Alobiella.
ad medium bifida laciniis lanceolatis acuminatis porrectis. Perianthia in
ramulo parvo postico terminalia magna linearia inferne teretia superne
trigona ore irregulariter lobulato, lobis irregulariter serratis. Folia floralia
quadrijuga recurvo-patula, intima conduplicalim-concava inæqualiter
biloba, lobis lanceolatis acutis, lobo antico duplo angustiore. Amphigas-
trium florale intimum foliis equimagnum minus profunde incisum, foliis
utrinque coalitum. Andrecia in ramis posticis apice vegelativis sepeque
repetitis breviter spicata, bracteis 4 jugis parvis confertis semiamplexi-
caulibus, ex inflata basi recurvo-patulis apice bidentulis.
Hab. Insule Indie occidentalis ; Guadeloupe (Husnot, Duss.); Martinique
(Husnot, Duss.); Dominica (Elliott); Andes Peruviæ (Spruce).
12. Alobiella pulvinata St. n. sp.
Dioca major robusta viridis pellucida dense stratificata terricola rarius
corlicola. Caulis ad 4 cm. longus validus biconvexus pluriramosus ramis
posticis longis simplicibus in sicco hamatim ineurvis. Folia caulina
majuscula contigua plano-disticha oblique patentia omnino lateralia antice
in latere caulis breviter decurrentia late ovata vel subquadrata late emar-
ginato-bidentula, dentibus bicellularibus. Cellulæ majuscule superæ 54 w
basales 54 x 90 y parietibus validissimis. Amphigastria caulina nulla.
Perianthia in ramulo parvo postico terminalia magna linearia alte tripli-
cata ore contracto breviter lobulato, lobis irregulariter pilosis. Folia flora-
lia %-5 juga confertissima magna late patula, intima ex angusta basi longe
elliptica ad °/s inciso bifida, medio utrinque unidentata laciniis anguste
lanceolatis longe acuminatis porrectis. Amphigastrium florale intimum
foliis simillimum. Andrœcia in ramulo parvo postico terminalia apice
semper vegetativa, bracteis 3-4 jugis confertissimis parvis conduplicatim
concavis ad ‘/: bilobis, lobo postico recte patulo, antico porrecto cauli
parallelo, antheridia ?
Hab. Dominica (Elliott).
13. Alobiella bifida St. Symbolæ antill. 1901, p. 470.
Dioica pusilla rigida pallide virens vel flavo-virens lerricola dense pul-
vinata vel late expansa, maxime intricala. Caulis e caudice repente rhizi-
fero procumbens ad 10 mm. longus, postice stoloniferus vage ramosus
apice interdum in flagellam longam nudam attenuatus ceterum pallidus,
teres pro planta crassus, strietus. Folia caulina dissita subtransverse
inserla squarrose patula curvatim ad anticum vergentia parum concava
e basi angusta oblonga ad medium biloba sinu angusto acuto lobis lanceo-
latis leniter incurvis obtusis. Cellule 18 X 36 y parietibus validissimis
maxime et subæqualiter incrassatis. Amphigastria foliis parum minora
390
Hygrobiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUR. 573
contigua appressa profunde bi-trifida, laciniis irregularibus contiguis
selaceis. Andræcia in medio caulis bene distincta bracteis paucijugis
quam folia brevioribus valde concavis et brevius bifidis. Antheridia ?
Hab. Guadeloupe (Duss.).
Hygrobiella Spruce 1882.
Plantæ folnferæ minores vel mediocres crassiusculi fragiles pallidæ in
una rufæ, cæspitosæ. Caulis e caudice ramoso procumbens vel erectus
crassus fragilis subleres e latere ramosus, ramis posticis raris, flagellis
terminalibus interdum e facie postica caulis ortis. Folia caulina trans-
verse inserla subsemiamplexicaulia conduplicatim concava biloba in una
integerrima. Cellulæ leptodermes magnæ sæpe elongatæ in una minutæ
incrassal®. Amphigastria caulina in una majuscula ceterum normaliter
nulla. Inflorescentia dioica. Perianthia in caule ramisque terminalia,
sterilia sub flore innovata, trigona, angulo tertio postico. Folia floralia
paucijuga caulinis similia. Amphigastria floralia magna foliis floralibus
similia, rarius nulla. Calyptra libera, basi pistillis sterilibus cincta. Capsula
oblonga valvulis bistratis, strato externo tesselato interno semi-annulatim
incrassato. Elateres bispiri. Spore parvæ. Andrœcia terminalia spicata,
bracteis paucijugis monandris.
Eine höchst ausgezeichnete Gallung, welche in manchen Formen an
Diplophyllum erinnert; die Verzweigung ist eine sehr verschiedene; es
giebt Arten die eine rein laterale aus der Achsel des Blattes entsprigende
Verzweigung besitzen; andere haben daneben auch ventrale Aeste ; eine
unserer Arten hat nur letztere. Im Habitus, in der Anheftung des Blattes
und dem laxen Zellbau stimmen sie alle überein, nur H. myriocarpa hat
einen ganz abweichenden Habitus und deren Stellung ist erst durch fer-
tile Exemplare zu sichern.
1. Hygrobiella laxifolia (Hooker) Spruce «On Cephalozia »,p. 7%.
Syn. : Jung. laxifolia Hook. Brit. Jung., t. 59.
Gymnocolea laxifolia Dum. Hep. Eur. 1874, p. 64.
{ Jung. Hübeneriana Nees Hep. Eur. II, p. 316.
Cephalozia laxifolia Lindb. Musci Scandin., p. 3.
Dioica minor pallide viridis dense cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus
capillaceus suberectus subteres pluriramosus ramis lateralibus superis
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, NO 8, 31 juillet 1908. 39
574 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1908 Hygrobiella.
foliiferis arhizis inferis mierophyllis radicantibus, flagellis posticis raris.
Folia caulina transverse inserta conduplicatim concava oblique patula
remotiuscula inferiora minuta sæpe inlegra superiora sensim majora, ad
1/s biloba, lobis angustis subæqualibus acuminatis acutis porrectis. Cellulæ
18 X 54 y, parietibus validis. Amphigastria caulina foliis parum minora
subconformia sæpe irregulariter incisa irregulariterque biloba. Perianthia
in caule terminalia magna carnosa obovato-oblonga vel magis elongata
sublinearia alte trigona ore minimo minute æqualiterque denticulato.
Folia floralia 2-3 juga caulinis similia, intima duplo longiora libera.
Amphigastrium florale intimum foliis equimagnum inæqualiter bifidum
sæpe integrum acutum. Calyptra libera inferne crassa basi pistillis steri-
libus cincta. Capsula anguste oblonga rufo-badia bistrata, strato interno
fibris semiannulatis carente. Elateres breves obtusi bispiri. Spore parvæ
leves. Andrecia terminalia brevia raro ramulum totum tenentia, bracteis
monandris, foliis caulinis conformibus vel majoribus.
Hab. Europa septentr.; Greenland.
Capsel tragende Exemplare habe ich nicht gesehen und reproduzire
daher zum Theil die Diagnose von Spruce.
2. Hygrobiella australis St. n. sp.
Dioica parva carnosa hyalina in terra arenosa dense gregaria. Caulis ad
2cm. longus debilis pallidus plus minus ramosus interdum subfasciculatus
ramis lateralibus et posticis; flagella semper postica. Folia caulina conferta
subtransverse inserta conduplicatim concava integerrima oblique patula.
Cellulæ superæ 18 X 36 y medianæ 36 X 54 y basales 36 X 72 y trigo-
nis nullis. Amphigastria caulina parva oblique patula subrotundata inte-
gerrima. Rami feminei breves crassi postici, ob folia magna et conferta
capitati. Perianthia obovato-oblonga, superne triplicata, plicis obtusis,
basi carnosa, ore contracto obtuso repando irregulariter denticulato vel
eroso. Galyptra tenuis libera basi pistillis sterilibus cincta. Capsula ?
Folia floralia trijuga, parum patula caulinis subduplo majora similia,
intima breviter inciso-biloba, lobis late triangulatis crenulatis subacutis.
Amphigastria floralia foliis suis simillima parum concava, intima integra
apice suberenulata. Andræcia ignota.
Hab. New Zealand, Arthurs Pass (Goebel).
3. Hygrobiella japonica St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 92.
Sterilis major valida olivacea basi fusca et dura, dense cæspitosa sub-
mersa vel fluitans. Caulis ad 6 cm. longus, basi capillaceus defoliatus
fuscus, ramosus (ramis lateralibus et posticis) flagelliferus, flagellis
sæpe ramosis, ramis superis foliiferis vulgo simplicibus longe procum-
398
Hygrobiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 575
bentibus vel fluitantibus. Folia caulina remotiuscula oblique palula leniter
ad anticum vergentia, transverse inserta conduplicata basi valde concava,
carina inflata ex arcuata basi superne abrupte breviterque sinuata ad '/s
inciso-biloba, lobis planis late rotundatis hiantibus antico parum breviore
et angusliore. Cellulæ marginales 18 y, basales 18 x 25 w trigonis
majusculis acutis.
Hab. Japonia Kattasan (Faurie).
Die Pflanze ist nur in sterilem Zustande gesammelt worden ; ob sie
wirklich hierher gehört ist zweifelhaft.
4. Hygrobiella Macgregorii St. Hedwigia, 1895, p. 45.
Sterilis mediocris hyalina corticola. Gaulis ad 2 cm. longus crassus
carnosus postice dense radiculosus (radiculis brevibus apice haustoria
palmalim divisa gerentibus) regulariter pinnatus, pinnulis e latere caulis
nalis ex angulo interno foliorum, subrecte patulis strictis; flagella basalia
nuda e facie postica caulis orta. Folia caulina subtransverse inserta
subrecte patula inflato-conduplicata carina conjunclionis valde arcuata,
ad ‘/: biloba, lobis inæqualibus, antico majore ovato-oblongo longe acumi-
nato decurvo apice setaceo, poslico '/s breviore duplo angustiore, apice
truncato, angulo setifero. Cellulæ marginales 4 plo latiores quam long&,
limbum distinctum angustum formantes, r'etusæ ut margo repando-dentato
appareat; cellulæ reliquæ subæquimagnæ 25 X 50 1, basales parum lon-
giores leptodermes. Amphigastria caulina nulla.
Hab. Nova Guinea in Monte Suckling (William Macgregor).
5. Hygrobiella mollusca (De Not.) St. Hedwigia 1895, p. 46.
Syn. : Jung. mollusca de Not. Hep. Borneo. 1874, p. 16.
Dioica magna flaccida glaucescens in corlice laxe cæspitosa. Caulis ad
3 cm. longus subteres crassus ei carnosus, basi defoliatus rhizomatosus
superne procumbens parum ramosus, ramis lateralibus, apice sæpe fiagella-
tim attenuatus. Fobia caulina imbricala, conduplicatim concava disticha sub-
recle palula ad '/s biloba sinu obtuso lobis triangulatis inæqualibus (antico
majore) hamatim incurvis regulariter breviterque dentatis, dentibus unicel-
lularibus triangulatis. Cellulæ superæ 27 X 54 y, basales 27 90 u. parielibus
validis. Amphigastria caulina nulla. Perianthia in caule terminalia innovata
subeylindrica superne plicata ore inciso denticulato. Folia floralia sube-
recta oblongo-obovata canaliculalim-conduplicata profunde biloba, lobis
subæqualibus acutis vel acuminatis dentatis. Amphigastrium florale inti-
mum spathulatum profunde inciso-bilobum lobis acuminatis denticulalis.
Hab. Borneo, Sarawak (Beccari).
Die Figur, welche der Autor l. c. gegeben hat, ist wenig zutreffend.
359
BD Te
576 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Pigafeltou.
6. Hygrobiella myriocarpa (Carr.) Spruce. On Ceph., p. 75.
Syn. : Diplophyllum myriocarpum C. et P. Hep. Exs. 96, et Edinb. Bot.
Soc. 1880, p. 466.
Dioica pusilla rigida rufula dense cæspitosa lateque expansa. Caulis ad
2 cm. longus rigidus subteres basi nudus rhizomatosus ramis superis
lateralibus folüferis, flagella rhizifera postica. Folia caulina transverse
inserta conduplicatim concava superiora majuscula conferta oblique patula
in plano rotundata ad '/s biloba, sinu recto acuto lobis late triangulatis
aculis; folia inferiora et ramulina mullo minora remota cauli appressa.
Cellulæ 13 x 18 y parietibus validis æqualiter incrassatis. Amphigastria
caulina nulla. Perianthia terminalia innovata, semiexserta oblonga obtuse
trigona, angulo tertio postico, apice late rotundata, ore parvo cellulis digiti-
formibus liberis subsetuloso. Folia floralia trijuga, magna conferta oblique
patula arcte conduplicata, carina inflata, apice breviter biloba lobis late
ovatis aculis vel apiculatis hiantibus. Amphigastrium florale nullum ?
Hab. Britannia (Carrington, Pearson); Norvegia (Kaurin).
Hygrobiella nevicensis Spruce. On Ceph., p. 77.
Syn. : Jung. nevicensis Carr. Ediub. Bot. Soc. 1880, p. 464.
Gehört zu Marsupella filiformis Lindb.
Pigafettoa Mass. 1885.
Plantæ foliiferæ exiguæ rigidissimæ, aliis hepaticis consociatæ. Caulis
tenuis repens parum ramosus, ramis lateralibus ? Folia caulina succuba
subtransverse inserla canaliculatim concava biloba. Cellulæ maxime
incrassatæ. Amphigastria caulina parva biloba. Inflorescentia dioica.
Perianthia” in ramulo parvo terminalia, obovato-obcuneata, ore amplo
inciso-lobato. Folia et amphigastria floralia caulinis similia libera. Calyptra
libera basi pistillis sterilibus cincta.
1. Pigafettoa crenulata Mass. Nuov. Gior. bot. ital. XVII, p. 237.
Dioca exigua rigidissima flavo-virens, aliis hepaticis consociata. Caulis
ad 45 mm. longus tenuis rigidus parum ramosus, ramis lateralibus? Folia
caulına succuba subtransverse inserta oblique patula canaliculatim
concava profunde biloba, sinu acuto lobis anguste oblongis in plano late
divergentibus, obtusis. Cellulæ superæ 13 u, inferæ 18 y maxime incras-
satæ, incrassatio angularis trigona nodulose prominula. Amphigastria
360
Pleuroclada. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 577
caulina parva, cauli curvalim approximata obcuneata ad '/ biloba, sinu
obtuso, lobis angustis porrectis obtusis similiter incrassatis. Perianthia in
ramulo parvo (laterali?) terminalia innovata obovato-obcuneata ore amplo
profunde inciso-tri-quadrilobato, lobis irregulariter laciniatis subcristatis.
segmentis ut in folio caulino crenulatis. Folia et amphigastria floralia
intima caulinis simillima majora libera. Calyptra libera basi pistillis steri-
libus cincta.
Hab. Fretum magellanicum (Spegazzini).
Pleuroclada Spruce 1882.
Plant foliifere majores pallidæ terricolæ dense cæspitantes vel muscis
consociatæ. Caulis validus subteres pallidus pluriramosus, ramis latera-
libus, folio. caulino difformi (monolobo) suffultis, aliis minus validis
posticis, interdum attenualis in flagellam brevem rhiziferam abeuntibus.
Folia caulina remotiuscula transverse inserta subsemiamplexicaulia, plus
minus patula conduplicatim concava, biloba lobis subæquimagnis. Cellulæ
magnæ vel maximæ. Amphigastria caulina vel magua vel nulla. Inflores-
centia dioica. Perianthia in ramo longiusculo terminalia alte emersa
lineari-fusiformia plus minus alte trigona ore constricto parum armato,
basi ceterum crassa cellulis magnis elongatis formata. Folia floralia tri-
juga, intima maxima bifida libera vel breviter coalila. Amphigastria
floralia foliis minora bi vel pluriloba. Calyptra pyriformis tenuis basi
crassa, pistillis sterilibus cincta. Capsula in pedicello longiusculo oblongo-
cylindrica valvulis bistratis, strato interno semiannulatim incrassato.
Elateres filiformes obtusi bispiri. Sporæ parvæ leves. Andrœæcia ?
Wir kennen 2 Arten dieser Gattung; beide wurden früher zu Junger-
mannia gestellt; Spruce zweigte die eine ab, die andere kannte er wahr-
scheinlich nicht. Erstere (P. albescens) wurde bisher meist zu Cephalozia
gestellt; das subgenus Eucephalozia, mit welchem sie allein zu vergleichen
ist, zeigt aber niemals eine derartig transversale Blattinsertion, wie sie
P. albescens besitzt; ein hervorragendes Merkmal ist auch das die lateralen
Aeste stützende deformirte Blatt (ähnlich bei Lepidozia, Sprucella, etc.)
welches bei keiner Eucephalozia vorkommt, so das eine Trennung nöthig
erscheint. Eucephalozia hat stets die Neigung den Stengel zu verflachen
wodurch bei vielen Arten eine rein longitudinale Angeftung der Stengel-
361
578 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1908 Pleuroclada
blätter zu Stande kommt und die Pflanzen nähern sich dadurch manchen
Arten der Gattung Zoopsis; si stehen also in directem Gegensatz zu der
Blattinsertion der Gattung Pleuroclada.
Die einzige wichtige Eigenschaft, welche beiden Gattungen zukommt,
ist lediglich das dreikantige Perianth; dasselbe ist aber einer ganzen
Gruppe von Gattungen eigen, so dass es für die Versetzung des genus
Pleuroclada in die Gattung Cephalozia keinen zwingenden Anlass giebt.
1. Pleuroclada albescens (Hooker) Spruce. On Ceph., p. 78.
Syn. : Jung. albescens Hooker. Hep. brit., tab. 72.
Cephalozia albescens Dum. Rec. d’obs., p. 18.
Jung. islandica Nees. Hep. Eur. IL. p. 29.
Cephalozia islandica Lindb. Linn. Soc. XII, p. 192.
Dioica major rigidula glauco-virens vel pallida in fissuris rupium dense
pulvinata. Caulis ad 3 cm. longus crassus carnosus irregulariter pluri-
ramosus, ramis lateralibus, parum radicellosus. Folia caulina 0,55 mm.
longa remotiuscula subtransverse inserta, oblique patula conduplicatim
concavo vel inflata el subcucullata in plano subrotunda vel latiora quam
longa ad '/s biloba, lobis late triangulatis acutis vel obtusis porrectis sinu
recto acuto. Cellulæ superæ 18 y. basales 27 X 36 y. leptodermes. Amphi-
gastria magna plus minus late triangulata remota vel parum imbricata
curvalim patula vel subappressa integerrima vel basi utrinque unidentata.
Folia floralia trijuga appressa, intima caulinis triplo longiora, libera,
oblongo-quadrata breviter inciso-biloba, lobis late triangulatis acutis
incurvis. Amphigastrium florale intimum ligulatum % plo longius quam
latum foliis æquilongum obtusum integerrimum. Perianthia in caule
ramisque terminalia alte emersa oblonga triplicata ore constricto irregu-
gulariter denticulato, basi crassa. Capsula oblongo-elliptica alte exserta.
Sporæ rufo-badie leves. Elateres 200 y spiris duplicatis teretibus.
Andræcia ?
Hab. Alpes Europæ, Scotland, Scandinavia, Island, Greenland.
Jung. islandica Nees kenne ich nur steril und kann keinen Unter-
schied finden, der Anlass geben könnte, sie zu einer anderen Art zu
machen.
2. Pleuroclada albula (Mitten) St.
Syn. Jungerm. albula Mitt. Proc. Linn. Soc. 1861, p. 93.
Dioica ? magna grandifolia subhyalina, flaceidissima laxe cæspitosa vel
subfluitans. sæpe muscis consociata. Caulis ad % cm. longus subteres
pallidus carnosus subarhizus parum longeque ramosus, ramis primariis
semper furcatis, furca folio magno postico suffulta ; ramis secundariis
362
f di
Lembidium. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 579
(sæpe tennissimis apiceque flagelliformibus) semper posticis. Folia cau-
lina remotiuscula oblique vel subrecte patula semiamplexicaulia condu-
plicatim concava in plano late oblique ovata ad '/s bifida, lobis plus minus
anguste triangulatis acuminatis integerrimis, poslico majore porrecto,
antico illum oblique superante. Cellulæ ubique subæquales 27 X 72 y
parielibus validis. Perianthia in ramis terminalia elongata inflato-tubulosa
superne obtuse trigona ore dentato. Folia floralia bi-tricuspidata.
Hab. Himalaya Khasia montes. 2000-4000’ (Hooker et Thompson);
Sikkim 7000’ (Hartless).
Lembidium Mitten 1867.
Plant» folüferæ minores vel pusillæ carnosæ laxe cæspitantes terricolæ.
Caulis et caudice pallido repente erectus crassus, in paucis subsimplex
in aliis optime pinnatus el bipinnatus, ramis sæpe lateralibus vel posticis
inferne aphyllis, stonolibus numerosis descendentibus. Folia caulina
transverse inserta semiamplexicaulia valde concava patula, integra vel
biloba cellulis validis basi maximis conflata. Amphigastria canlina majus-
cula in una tantum rudimentaria, plus minus appressa. Inflorescentia
monoica vel dioica. Rami feminei postici erecti breves basi aphylli cito
increscentes apice valde carnosi postice radicantes. Folia et amphigastria
floralia plurijuga et basi vaginante patula caulinis sepe simillima intima
quidem multo majora. Perianthia in caule terminalia haud innovata
elongala superne angustata trigona ore constricto parum armato. Calyptra
tenera libera basi pistillis sterilibus cineta. Capsula magna late elliptica
ad basin quadrivalvis valvulis bistratis, strato interno semiannulatim
incrassato. Spore parvæ asperæ. Elateres magni spiris duplicatis crassis
teretibus laxe tortis. Andrecia in ramulo parvo postico breviter spicata
curvatim patula bracteis confertis erecto-homomallis apice bifidulis.
1. Lembidium Boschianum (Sande) St.
Syn. : Jung. Boschiana Sande Hep. Jav., p. 28.
Cephalozia Boschiana Spruce On Ceph., p. 58.
Dioica pusilla pallida terricola. Caulis et caudice pallido ramoso erectus
ad 10 mm. longus crassus, basi stonoliferus, parum ramosus ramis
posticis inferne nudis, aliis descendentibus flagelliformibus. Folia caulina
contigua canaliculatim concava parum patula apice incurva, in plano
363
580 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Lembidium.
optime cordiformia i. e. ex angusta basi subrotundata apice late acumi-
nala acuta perfecte symmetrica. Cellulæ 36 y, basales 36 X 72 y validæ.
Amphigastria caulina rudimentaria semicircularia, basi 6 cellulas lata,
2 cellulas longa, irregulariter spinulosa. Perianthia in ramulo parvo basali
terminalia pro planta maxima inferne inflata superne angusta triplicata,
plica tertia postica, ceterum obtusa ore parvo contracto 5 lobato, lobis
brevibus irregulariter .spinulosis. Folia et Amphigastria floralia caulinis
simillima, intima triplo longiora apice 3-4 denticulata. Calyptra tenera
libera. Capsula late elliptica. Sporæ ferrugineæ 18 y asperæ. Elateres
180 y spiris duplicatis validis teretibus laxe tortis. Andræcia in ramulo
parvo postico spicata, bracteis ad 8 jugis foliis caulinis simillimis apice
quidem breviter bifidulis ; antheridia parva solitaria longius stipata.
Hab. Java (Junghuhn).
Adhuc haud reperta.
2. Lembidium dendroides Carr. et P. Proc. Linn. Soc. of. N. S.
Wales 1887, p. 1047.
Planta dioica pusilla pallide-virens, tenera et flaccida laxe cæspitosa
terricola. Caulis ad 15 mm. longus e caudice repente erectus mulliramosus
ramis subfasciculatis dendroideus, basi crassus flagellis posticis numerosis,
ramis superis lateralibus pinnatim insertis patulis hic illic postico auctis.
Folia caulina contigua recte patula semiamplexicaulia conduplicatim
concava, in plano obcuneata ad medium quadrifida sinubus obtusis lacinüis.
anguste lanceolatis divergentibus. Cellulæ 45 X 81 x leptodermes, laci-
niarum minores. Amphigastria caulina parva cauli æquilata appressa ad
1/3 quadrifida laciniis porrectis setiformibus. Rami feminei postici breves.
Folia floralia 3-4 juga intima ovato-oblonga acuminata apice 3-4 spinosa.
Pistilla 15. Andrecia ?
Hab. Australia. Blue Mountains (Whitelegge).
Die innersten Hüllblätter der weiblichen Blüthe sollen kleiner als die
äusseren sein; das ist wohl nur die Folge einer sterilen und daher nicht
voll entwickelten Inflorescenz.
3. Lembidium nutans (Taylor) Mitten. Handbook of N. Z. F1,
p. 754.
Syn. : Jung. nutans Tayl. J. of Bot. 1844, p. 389.
Martigobryum nutans H. et T. Fl. Antarct., p. 160.
Micropterygium nutans. Mitt. Handb. N. Z. FL, p. 526.
Planta dioica major et robusta sed humilis, flavo-virens vel fuscescens
dense cæspilosa subpulvinata. Caulis ad 2 cm. longus crassus carnosus
erecius, apice nulante, basi stoloniferus, stolonibus descendentibus longis
30/4
Lembidium. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 581
ramosis, aliis longis simplicibus adscendentibus in caulem foliiferum
abeuntibus planta itaque a basi fasciculatim ramosa. Folia caulina confer-
tissima imbricata disticha conduplicatim concava, in plano late ovato-
triangulata asymmetrica, margine antico magis arcuato, apice ad !/4 inciso-
biloba, sinu acuto tobis obtusis vel truncatis. Cellulæ marginales alte
papulosæ ad 18 y mediæ 36 X 54 y, basales 36 X 72 y vittam magnam
formantes, parietibus ubique validis. Amphigastria caulina magna sub-
appressa caule latiora subrotunda apice truncata vel lunatim excisa apicibus
brevibus acutis marginibus papulosis. Flores feminei in ramulo parvo
terminales, foliis paucijugis ovato-oblongis apice paucilacinulatis. Perian-
thia magna, elongata superne trigona ore laciniato. Calyptra tenuis.
Capsula tenui pedicellata. Elateres bispiri.
Hab. Lord Aucklands Islands (Hooker); New Zealand (Golenso).
4. Lembidium tenax (Greville) St.
‚Syn. : Jung. tenax Grev. Ann. Lyc. Nat. Hist. N. York. I, p. 178.
Lepidozia tenax Ldbg. Spec. Hep., p. 63.
Planta dioica mediocris robusta carnosa pallide flavo-virens laxe cæspi-
tosa terricola. Caulis ad 3 cm. longus e caudice repente erectus maxime
crassus, multiramosus, ramis omnibus lateralibus primariis sparsis remo-
tis simplicibus vel furcatis superis dense bipinnatis decurvis attenuatis ;
flagella lateralia crassa numerosa e basi ramosum orta in pinnulis nulla.
Folia caulina magna appressa, in plano reniformia basi ulrinque pauci-
dentata, apice ad medium 6-8 laciniala, laciniis anguste lanceolatis porrec-
tis integerrimis. Folia ramulina similia minora quadrilaciniata, in pinnulis
minuta trifida. Amphigastria caulina et ramulina foliis sabæqualia. Flores
feminei in ramulo parvo crasso laterali terminales. Folia floralia plurijuga
curvalim patula, intima magna canaliculala concava apice angustata bifida
crenata vel dentala. Amphigastria floralia foliis suis simillima. Andræcia
minima in ramulo parvo ex caulis infima parte orto, curvalim patula,
bracteis 6 jugis monandris confertis erecto-homomallis concava apice
breviter bifido, laciniis acuminatis acutis. Amphigastria minuta ad basin
fere bifida, laciniis setaceis. Antheridia magna ovalia.
Hab. Lord Aucklands Islands (Hooker, Kirk); Australia orientalis
(Fraser, Goebel) ; Tasmania (J. B. Moore, Weymouth).
5. Lembidium ventrosum Mitt. Lin. Soc., 1876.
Planta dioica mediocris crassa et carnosa pallide virens vel olivacea
pulvinatim cæspitosa terricola. Caulis ad 15 mm. longus e caudice repente
ereclus, basi stoloniferus, stolonibus posticis descendentibus nudis radi-
cantibus, aliis erectis foliiferis, ramis ceterum lateralibus, normaliter
365
982 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Odontoschisma.
foliosis, validis. apice nutantibus. Folia caulina remotiuscula supera
imbricata transverse inserta disticha conduplicatim concava, oblique
patula, in plano ovata asymmetrica, margine antico magis arcuato, apice
breviter emarginato biloba, lobis acutis interdum denticulatis. Cellulæ
superæ 27 y inferiores majores, medio basi maximæ vitlam distinclam
formantes trigonis ubique distinctis. Amphigastria caulina magna, trans-
verse inserta appressa caule parum latiora subeireularia apice irregulariter
repanda vel subdenticulata. Perianthia magna in ramulo parvo postico
terminalia, crassa, apice plurifida; folia floralia et amphigasiria ovata
convoluta apice breviter paucidentata breviter recurva, basi bistrata.
Calyptra libera ipsa basi bistrata. Capsula magna rufo-brunnea. Sporæ
concolores 20 y papillatæ. Elateres ad 200 w attenuati bisperi, medio
trispiri, spiris teretibus. AndrϾcia in ramis mediana, bracteis quam folia
caulina vix minoribus apice minute dentieulatis, diandris. Antheridia
magna.
Hab. Insule Kerguelen (Herb. Mitten) ; New Zealand. Great Barrier
Island (Kirk).
Odontoschisma Dum. 1885.
Plantæ foliosæ minores rigidæ plus minus virides sæpe purpurascenles
vulgo corticolæ rarius sphagnicolæ. Caulis validus teres carnosus radi-
cellis brevibus repens, valde stoloniferus, plus minus ramosus, ramis
sæpe subfasciculatis, erectis arcuatim decurvis, posticis vel lateralibus,
apice sæpe flagellatim attenuatis propaguliferis vel radicantibus. Folia
caulina succuba parum imbricata vel contigua in paucis conferta, inte-
gerrima, vulgo plano-disticha in paucis concaviuscula leniterque adscen-
dentia. Cellulæ normaliter valde incassatæ, trigonis acutis vel optime
nodulosis sæpe giganteis, marginales multo validiores limbum angustum
fingentes; culicula sæpe aspera vel verrucosa. Amphigastria caulina in
paucis bene evoluta vulgo plus minus rudimentaria in flagellis melius
evoluta, cellulis marginalibus muciferis obsita. Inflorescentia monoica vel
dioica. Flores utriusque sexus terminales in ramulo brevissimo laterali.
Perianthia anguste trigona angulo tertio poslico, superne constricta, ore
sæpe subintegro, in aliis arınalo, basi cellulis pluristratis plus minus car-
nosa. Folia floralia 3-4 juga, intima multo majora amphigastrio sæpe alte
366
Odontoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 583
coalila, recurvo-patula, apice profunde bifida. Amphigastria floralia foliis
suis simillima latiora. Calyptra libera tenera. Capsula oblongo-elliptica ad
basin quadrivalvis, valvulis bistratis, strato interno semiannulatim incras-
sato. Sporæ parvæ leves, in paucis cognilæ. Elateres vermiculares spiris
duplicatis validis laxe tortis. Andrecia curvala in caule et stolonibus,
bracteis 4-6 jugis confertis inflatis monaudris apice bilobis.
Europa et America septentr.
1. Odontoschisma denudatum (Nees) Dum. Rec. d’obs. 1855,
p- 19. |
Syn. : Jungermannia denudata Nees in Mart. Fl. Erl., p. 15.
Pleuroschisma denudatum Dum. Sylloge 1831, p. 69.
Sphagnæcetis communis 8 macrior Nees Syn. Hep., p. 149.
Sphagnecetis Hübneriana Rabenh. Handb. Il, p. 338.
Planta dioica minor rigida pallida vel brunneola rarius olivacea in cortice
late expansa. Caulis ad 2 cm. longus validus, ramis foliiferis et stolonibus
vel posticis vel lateralibus sæpe flagellatim attenuatis. Folia caulina vix
1 mm. longa subplano-disticha imbricata margine antico incurvo angustla
basi inserta subcircularia apice truncato-rotundata rarius retusula. Cellulæ
superæ 18 y media 27 ı. basales 27 36 y trigonis ubique maximis apice
subnodulosis reliquis acutis. Amphigastria caulina parva lanceolala sub-
appressa. Propagula oblonga seriatim cohærentia. Folia floralia plurijuga,
intima caulinis majora late ovata sub apice utrinque paucidenticulata
ipso apice grosse irregulariterque inciso trilobata lobis acuminatis acutis
porrectis. Amphigastrium florale intimum foliis multo majus subeirculare
apice 9-10 dentatum dentibus mediis triangularibus acutis majoribus.
Perianthia angusta tertio infero pluristrato. ore contracio irregulariter
lobulato lobis brevibus irregulariter dentatis. Capsula oblongo-elliptica.
Sporæ 18 u leves. Elateres 220 y, vermiculares, spiris 2 validis teretibus
laxe tortis. Andrecia?
Hab. Europa; America septentr. communis; Japonia.
2.Odontoschisma sphagni (Dicks.) Dum. Rec. d’obs. 1835, p. 19.
Syn. : Jung. sphagni Dicks. Pl. erypt. I, p. 6.
Sphagnecetis communis Nees. Syn. Hep., p. 149.
Pleuroschisma sphagni Dum. Sylloge. 1831, p. 68.
Cephalozia sphagni Spruce. On Cephal. 1882, p. 60.
: Planta dioica major pallide flavicans superne sæpe purpurascens
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984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me SER.). 1908 Odontoschisma
Sphagno et Leucobryo consociata. Caulis ad 6 cm. longus validus sæpe
simplex, ramis posticis radicellis brevibus repens; flagella terminalia sub-
nulla, stolonibus tenuibus plus minus longis. Folia caulina adulta plus
1 mm. longa late ovalia subrecte patula leniter adscendentia subplana.
Cellule superæ 18 y mediæ 18% 27 y basales 27 X36 y trigonis ubique
magnis aculis sepe confluentibus. Amphigastria caulina nulla. Rami
feminei in caule et stolonibus postici. Perianthia magna anguste oblonga
ore profunde lacerato segmenlis valde irregularibus plus minus longe
piliferis. Folia floralia intima caulinis majora ovato-triangulata ad !/s
inciso-biloba, lobis acuminatis extus grosse 3-4 lobulatis, lobulis lanceo-
latis in plano hamatis. Amphigastrium florale intimum foliis simillimum.
Andræcia parva bracteis 4-5 jugis erectis imbricatis conduplicatim conca-
vis basi inflatis apice breviter bilobis vel bifidulis.
Hab. Europa et America septentrionalis ; valde communis, rarissime
capsulifera.
3. Odontoschisma Macouni (Austin) Underwood Bull. Illin.
St. Lab. 1884, p. 92.
Syn. : Sphagnæcetis Macounü Austin. Torr. Bot. CL., 1872, p. 15.
Jung. tesselata Berggr. Sver. Vet. Ak., 1875, p. 43.
Cephalozia Austini Pears. Canad. Hep., 1898, p. 369.
Odontoschisma tesselatum Jensen. Meddl. Grönl. 1898, p. 369.
Planta dioica minor pallide virens vel flavo-virens terricola vel musci-
cola. Caulis ad 15 mm. longus parum ramosus stolonibus posticis nume-
rosis, ramis lateralibus et posticis nusquam flagelliformibus. Folia caulina
plus minus imbricala maxime concava vix patula semiamplexicaulia haud
decurrentia in plano late rotundata interdum apice leniter truncata.
Cellulæ superæ 18 y mediæ 27 u basales 27 x 5% y trigonis magnis sæpe
confluentibus basi giganteis. Amphigastria caulina minuta vel bene
evoluta ovato-oblonga integerrima vel inæqualiter breviter biloba. Folia
floralia intima conduplicatim concava irregulariter denticulata breviter
inciso biloba lobis acuminatis tortis. Amphigastrium florale intimum foliis
suis simillimum. Periantha oblonga apice angustata ore contracto irre-
gulariter lobulato, lobis truncatis crenulatis vel integris. Andræcia parva
bracteis ad 4 jugis conferlis conduplicatim concavis breviter exciso-bilobis.
Capsula ovalis. Sporæ rufo-brunneæ 14 y |verruculos®. Elateres bispiri
spiris laxe tortis. Propagula ovalia sæpe in filum seriata.
Hab. Europa et America septentr. et borealis.
4. Odontoshisma Gibbsiæ Evans Botan. Gaz, 1905, p. 341.
Planta sterilis (gemmifera solum cognita) flavo-virens plus minus
368
Odontoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 585
rubescens vel brunnea dense intricatim cæspitosa. Caulis parum irregula-
riterque ramosus prostratus, ramis posticis et lateralibus, apice sæpe flagel-
latim attenuatis, stolonibus semper posticis. Folia caulina imbricata valde
concava in plano subeircularia 1 mm. longa parum decurrentia poslice
plus minus ampliata. Cellulæ superæ 16 X 23 u mediæ 19 y basales 23 1
trigonis magnis nodulosis cuticula miuuta aspera. Amphigastria minuta
irregularia.
Hab. British Columbia, Vancouver Island (Miss Gibbs).
America tropica.
5. Odontoschisma atropurpureum St. n. sp.
Planta sterilis minor rigida atropurpurea in cortice gregaria. Caulis ad
25 mm. longus parum ramosus ramis semper posticis arcuato-decurvis
apice sæpe flagellatim attenuatis, stolonibus pallidis numerosis. Folia
caulina fusco-purpurea confertissima 0,8 mm. longa ovato-rotundata haud
decurrentia basi parum angustata asymetrica, margine antico striclo, pos-
tico bene arcuato apice late rotundato; Cellulæ apicales 18 y trigonis
giganleis truncatis sæpe late confluentibus, reliquæ 27 y trigonis nodu-
losis truncatis. Amphigastria canlina rudimentaria vel nulla.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
6. Odontoschisma brasiliense St. n. sp.
Planta sterilis omnium maxima virens longe lateque expansa corticola.
Caulis ad 6 cm. longus repetilo-arcuatus validus parum ramosus ramis
lateralibus et posticis stolonibus brevibus capillaceis. Folia caulina imbri-
cata plano-disticha juniora leniter adscendentia latissima basi inserta
haud decurrentia late iriangulato-ovata symmetrica apice rotundato quam
basis triplo angustiore. Cellulæ marginales 27 y biseriatæ maximeque
trabeculatim incrassatæ (folia itaque grosse marginatæ) subapicales
tenues trigonis magnis aculis, basales 27 X 36 y similiter incrassatæ.
Amphigastria subnulla.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro (Glaziou 14760).
7. Odontoschisma falcifolium St. n. sp.
Planta dioica parva brunneola in cortice dense intricata. Caulis ad
2 cm. longus pluriramosus ramis omnibus lateralibus stolonibus nume-
rosis semper posticis, rarissime flagellatis. Folia caulina dense imbricata
-patula leniter adscendentia in plano ovato-falcata 1. e. margine antico
substrieto postico valde arcuato apice angustato rotundato. Cellulæ
369
586 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zu SÉR.). 1908 Odontoschisma.
super 18 medie 27 w basales 27 X 54 y trigonis ubique optime
nodulosis. Amphigastria caulina rudimentaria. Folia floralia intima
caulinis vix majora squarrose patula libera apice breviter inciso-biloba,
lobis ovalis obtusis. Amphigastrium florale intimum foliis suis duplo-
latius utrinque lobulo obtuso auctum apice breviter inciso-bilobatum,
lobis ovatis obtusis. Perianthia magna ore parum plicato irregulariter
repando hie illie denticulato. Andrecia ?
Hab. Brasilia, Manaos (Ule); Rio Negro (Spruce sub O. sphagni in
Exsiceatis).
8. Odontoschisma longiflorum (Taylor) St.
Syn. : Sphagnæcetis longiflora Tayl. d. of Bot. 1846, p. 281.
Planta pallida viridis vix pollicaris crassiuscula. Folia caulina imbri-
cata patenlia obovalo-rotundata haud marginata subconcava margine
postico gibbosa, antice leviter inflexa, cellulis versus marginem decres-
centibus. Perianthia elongato-subulata subplicata incurva ore minute
denticulato. Folia floralia amplexicaulia ovato lanceolata. Capsula cylin-
lindrica.
Hab. Jamaica (Hab. Taylor).
Ich habe die Pflanze nicht erhalten können, glaube aber, dass sie
nach der Beschreibung der Stengelblätter eine gute Art ist.
9. Odontoschisma obcordatum (Spruce) St.
Syn. : Cephalozia obcordata Spruce Hep. Am. et And. p. 403.
Planta monoica pusilla pallide virens in cortice late effusa. Caulis ad
25 mm. longus parum ramosus ramis posticis sæpe flagellatim attenuatis,
stolonibus nullis. Folia caulina contigua vel subdissita patulo-recurvula
suboblique obcordato-rotunda vel obovata. Gellule 17-20 y margine
parum prominulæ verruculosæ. Flores feminei in ramulo parvo pos-
tico terminales vel in spica mascula axillares. Folia floralia bijuga,
intima caulinis subæquilonga recurvo-patula ovalia breviter bifida lobis
acutis interdum bifidis. Amphgastria floralia lanceolata vel ligulata foliis
hinc vel utrinque coalita. Andræcia incurva semper fere ramosa bracteis
ad 12 jugis concavis retusis dense imbricatis.
Hab. America tropica, Cassiquiari (Spruce).
Jch habe die Pflanze nicht gesehen.
10. Odontoschisma planifolium S. n. sp.
Planta dioica mediocris pallida in cortice laxe cæspitosa. Caulis ad
3 cm. longus basi multiramosus ramis lateralibus vel poslicis apice sæpe
attenuatis stolonibus numerosis. Folia caulina parum imbricata recte
patula plano-disticha nusquam decurrentia omnino lateralia late ligulata
370
Odontoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 587
oplime symmelrica apice rotundata. Cellulæ super AS. mediæ 27 1
basales 27 X 36 y. trigonis nullis, cuticula aspera. Amphigastria caulina
rudimentaria. Perianthia magna anguste fusiformia. ore contracto irre-
gulariter longeque laciniato. Folia floralia intima oblonga ad medium
inciso-bifida laciniis porrectis lanceolatis acuminatis varie repando-angu-
latis. Amphigastrium florale intimum liberum foliis subduplo latius
ceterum simillimum.
Hab. Dominica (Elliott); Guadeloupe (Duss).
Distinctissima species, cellulis exincrassatis et ore perianthii longe
lacinialo facile cognoscenda.
11. Odontoschisma prostratum (Sw.) St.
Syn. : Jung. prostrata Swartz. Prodr. Fl. Ind. occ., p. 142.
Sphagnæcetis prostrata Nees. Syn. Hep.. p. 149.
Pleuroschisma prostratum Mitt. Challenger Report 1884, p. 92.
Planta dioica minor virens sæpe purpureo-maculata corticola laxe intri-
cala. Caulis ad 15 mm. longus parum ramosus, ramis posticis flagellis et
stolonibus posticis perraris. Folia caulina adulta 0,8 mm. longa, parum
ımbrıcata vel remotiuscula parum concava adscendentia in plano sub-
rotunda basi angusliora breviterque decurrentia. Gellule superæ 18 y
trigonis subnullis, basales 27 w trigonis magnis, marginales bene
incrassatæ limbum distinctum 2 cellulas latum formantes. Amphigastria
caulina rudimentaria. Perianthia ovaio-oblonga ore contraclo irregu-
lariter lobato, lobulis crenatis hic illie cellula prominula subsetulosis.
Folia floralia intima caulinis breviora conduplicatim concava parum
palula ad '/s bifida laciniis lanceolatis acutis integerrimis porrectis.
Amphigastrium floraie intimum foliis latius ulrinque unispinum apice ad
medium vel magis profunde bifidum laciniis lanceolatis sæpe imæqualibus
porrectis. Capsula late elliptica. Spore 12 y brunneæ asperæ. Elateres
bispiris, spiris laxe tortis. Andræcia parva bracteis ad 5 jugis imbricatis
concavis breviter exciso-bilobis.
Hab. Jamaica (Swartz); Mexico (Herb. Karl Müller Halensis); Cuba
(Wright); Venezuela (Fendler); Florida (Rapp); Louisiana (Langlois).
12. Odontoschisma subrotundifolium St. n. sp.
Planta dioica mediocris pallide flavo-virens in cortice dense cæspitosa
lateque expansa. Caulis ad 3 cm. longus parum ramosus, ramis latera-
libus stolonibus regulariter consecutivis posticis; flagella terminalia
parum numerosa; propagula bicellularia. Folia caulina imbricata recte
patula plano-disticha antice parum decurrentia subrotunda asymmetrica
margine poslico magis arcuato apice rotundato vel late truncato. Celluiæ
371
588 BULLETIN DEL’HERBIER BOISSIER (2®® SÉR.). 1908 Odontoschisma.
apicales 13 u subapicates 18 u mediæ 27 y trigonis oplime nodulosis,
basales 27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina rudi-
mentaria. Perianthia fusiformia ore contracto paucidenticulato. Folia
floralia intima caulinis majora oblongo-elliptica ad medium inciso-bifida,
laciniis lanceolatis aculis vel obtusiusculis basi breviter coalitis. Amphi-
gastrium florale intimum liberum foliis multo majus bifidum lobis
lanceolatis longe cuspidatis porrectis basi repandis vel subdentatis.
Hab. Guadeloupe (l’Herminier. Duss. Husnot) ; Dominica (Elliot) ;
Jamaica (Harris).
13. Odontoschisma variabile (L. et G.) St.
Syn. : Sphagnæcetis variabilis L. et G. Syn. Hep., p. 688.
Planta dioica, hepaticis consociala. Caulis ad 2 cm. longus procumbens
stoloniferus ramosus, ramis adscendentibus ex apice longe flagellatis aliis
attenuatis propaguliferis. Folia caulina subimbricata leniter adscendentia
concaviuscula submarginata superiora suberecta remotiuscula, oblonga
vel ovata margine antico substricto postico arcuato, integerrima nonnulla
retusa vel emarginato bi-trilobulata. Cellulæ bene incrassatæ. Amphi-
gastria caulina rudimentaria. Andrecia parva bracteis diandris bifidulis
margine repando-dentatis. Folia floralia ovata bifida repando-crenulata.
Hab. Mexico (Liebman).
Jch habe die Pflanze nicht erhalten können.
14. Odontoschisma Glaziovii St. n. sp.
Planta dioica mediocris virens in cortice laxe cæspilans. Caulis ad
15 mm. longus parum ramosus ramis brevibus lateralibus paucis ex
apice flagellatim attenualis radicantibus, stolonibus nullis. Folia caulina
adulta ad I mm. longa, parum imbricata subrecte patula leniter decurva
vel plano-disticha ovato-oblonga postice breviter inserta, antice decurren-
tia apice oblusa. Cellulæ superæ 18 y basales 27 X 45 y parietibus
validis trigonis itaque minus distinctis, cuticula asperula. Amphigastria
caulina rudimentaria. Perianthia angusta ore contracto subtruncato pauci-
lobato, lobis repandis vel suberosis. Folia floralia muima caulinis minora
antice connata el amphigastrio utrinque coalita, oblonga apice breviter
emarginato-biloba, lobis obtusis vel rotundatis tortis. Amphigastrium
florale intimum folus æquilongum late triangulatum, apice angustalo
obtuso.
Hab. Rio Janeiro (Glaziou n. 7231).
15. Odontoschisma stoloniferum (L.et G.) St.
Syn. : Sphagnæcetis stolonifera L. et G. Syn. Hep., p. 688.
Planta dioica ? mediocris sed robusta rigida pallide virens corticola.
372
Odôntoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 589
Caulis ad 25 mm. longus maxime crassus inferne fasciculatim ramosus
ramis lateralibus validissimis sæpe flagellatim attenualis stolonibus pos-
tieis validis. Folia caulina imbricata recte patula subplano-disticha basi
leniter angustata ambitu itaque optime ovata. Cellulæ apicales 18 u.
parietibus æqualiter incrassatis, reliquæ 18 X 36 y. trigonis magnis
acutis, interdum trabeculatim confluentibus. Amphigastria caulina rudi-
mentaria. « Perianthia ore plurifido. Capsula ovoidea. »
Hab. Mexico (Liebman).
16. Odontoschisma splendens St. n. sp.
Planta sterilis mediocris sed grandifolia, pallide flavo-virens in corlice
gregaria. Caulis ad 25 mm. longus parum ramosus ramis posticis rarius
flagellatim attenuatis, stolonibus posticis brevibus numerosis. Folia cau-
lina adulla 1.5 mm. longa subhorizontaliter inserla plana suberecla
ovato-ligulata apice parum angustata late rotundata. Cellulæ marginales
27y, maxime trabeculatim incrassatæ limbum bene distinctum pellucidum
formantes, subapicales 27 y mediæ 27 X 36 y basales 36 X 54 u. tri-
gonis majusculis aculis. Amphigastria caulina parva ubique bene distineta
ovalo-triangulala acula.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro (Glaziou 7227).
17. Odontoschisma portoricense (Hpe. el G.) St Hedwigia
1888, p. 296.
Syn. : Sphagnecetis portoricensis Hpe et G. Linnæa 1852, p. 343.
Planta dioica major flovo-virens in cortice laxe cæspilosa. Caulis ad
4 cm. longus validissimus parum ramosus, ramis posticis et lateralibus
apice rarius flagellatis, stolonibus posticis numerosis validis sæpe ramosis.
Folia caulina adulta 2 mm, longa conferta recte patula leniter adscen-
dentia parum decurrentia plano-disticha oblongo-ligulata superne sæpe
leniter angustata late obtusata rarius emarginata, alia ubique æquilata
optime ligulata. Cellulæ superæ 36 y basales 36 5% y trigonis giganteis
nodulosis basalibus subminoribus, cuticula validissima. Amphigastria
caulina parva late ovata biloba. Perianthia in ramulo parvo postico
linearia apice parum contracta ore breviter inciso lobis longe ciliatis.
Folia floralia intima libera vel amphigastrio parum coalita ad '/s inciso
bifida laciniis angustis acutis repandis divergentibus. Amphigastrium
florale intimum foliis simillimum.
Hab. Portorico (Schwanecke); Cuba (Wright).
18. Odontoschisma guadalupense St. n. sp.
Planta dioica major flavo-virens in cortice laxe cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus validus basi fasciculatim ramosus ramis simplieibus, rarius
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1908. 40
590 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Odontoschisma.
. flagelliferis, stolonibus posticis numerosis ramosis. Folia caulina adulla
dense imbricata recte patula late ligulata subsymmetrica, margine postico
parum curvato antico substricto apice plus minus truncato-rotundato.
Cellulæ superæ 18 u medie 18 X 27 u basales 27 X 36 y. trigonis
magnis acutis sæpe confluentibus. Amphigastria caulina rudimentaria.
Perianthia magna, ore plurilobato lobis laceratis irregulariter laciniatis.
Folia floralia intima caulinis equilonga conduplicatim concava squarrose
patula ad medium bifida lobis anguste ligulatis obtusis vel acuminalis.
Amphigastrium florale intimum foliis subæquale parum lalius laciniis
longe acuminatis. Andrecia ?
Hab. Guadeloupe, Martinique (Duss.).
19. Odontoschisma cubanum Si. n. sp.
Planta dicica major tenera flaccida olivacea in cortice laxe stratificata.
Caulis ad 3 em. longus validus fuscus pluriramosus ramis lateralibus et
posticis, flagella brevia numerosa valida sæpe ramosa. Folia caulina
1.5 mm. longa recte patula plano-disticha, imbricata late ligulata basi
parum latiora apice late truncato-rotundata. Cellulæ 36 y trigonis gigan-
teis nodulosis sæpe late confluentibus basales 36 X 72 y trigonis
maximis acutis. Amphigastria caulina rudimentaria. Perianthia parva
angusta ore constricto setuloso. Folia floralia parva,intima recurvo-patula
ad medium bifida laciniis crenato-repandis acuminatis acutis Lorlis.
Amphigastria floralia intima foliis simillima libera vel parum coalita.
Andræcia valde numerosa in caule sæpe dense conseculiva quin etiam
in stolonibus invenienda amentiformia curvala, bracteis confertis pauci-
jugis concavis subappressis bifidulis.
Hab. Cuba (Wright).
20. Odontoschisma caracanum St. n. sp.
Planta sterilis parva rigida virens in solo arenoso gregaria. Caulis ad
42 mm. longus pro planta crassus pluriramosus ramis et stolonibus pos-
ticis. Folia caulina 0,8 mm. longa ovato-ligulata subplana suberecta
symmetrica antice vix decurrentia apice quam basis parum angustiore
rotundato, marginibus incrassatis leniter incurvis optime limbatis. Cellulæ
superæ 27 y trigonis valde nodulosis, basales 27 X 36 y trigonis magnis
acutis. Amphigastria rudimentaria.
Hab. Brasilia Caraça (Weinio).
21. Odontoschisma mucosum (Spruce) St.
Syn. : Anomoclada mucosa Spruce J. of Bot. 1876, p. 1.
Planta dioica major pallide virens vel flavescens in corlice pulrescente
late expansa depresso-cæspitosa. Caulis ad 5 cm. longus pallidus validus
374
Odontoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 591
arcuatus parum ramosus ramis lateralibus arcuatis apice interdum
attenuatis stolonibus posticis numerosis. Folia caulina sat magna 1,5 mm.
longa recte patula disticha undulata margine repando postico crispato
recurvo, in plano late triangulata apice truncata vel relusa ceterum
asymınetrica margine antico stricto poslico a basi valde arcualo. Cellulæ
superæ 27 y media 36 X 45 y. basales 36 X 63 y trigonis magnis nodu-
losis basi maximis. Amphigastria caulina late ovala acuta vel acuminata
vel plurifida cellulis marginalibus muciferis dense obsita. Folia floralia
trijuga intima caulinis æquilonga coalila conduplicatim concava squarrose
palula ad medium biloba lobis lanceolatis acutis vel obtusis tortis. Amphi-
gastrium florale intimum foliis suis simillimum liberum. Perianthia foliis
caulinis tripio longiora pallida anguste fusiformia ore contricto breviter
inciso. Calyptra tenuis libera. Capsula magna oblongo-eylindrica ad basin
quadrivalvis valvulis bistratis. Sporæ 6 u minutissimæ leves. Elateres
400 y tenues attenuati spiris duplicatis. Andræcia ?
Hab. Venezuela, Brasilia (Spruce).
Spruce hat diese Pflanze zum Repraesentanten einer eigenen Gatlung
gemacht und zwar giebt er dafür drei, seiner Ansicht nacht massgebende
Eigenschaften an : 1° die beblätterten wie die sexualen Aeste sind
dorsalen Ursprungs; 2° die Blätier sind convex und kraus; 3° die weib-
lichen Hüllblätter sind unter sich wie auch mit dem Perianth dorsal
verwachsen.
Aus den Diagnosen der hier beschriebenen Arten unserer Gatlung
geht hervor, dass die sub 3 erwähnten Eigenschaften einer ganzen
Anzahl von Ärten zukommt; die sub 2 erwähnten sind überhaupt hin-
fällig da sie niemals ein generisches Merkmal sein können. So bleibt
allein Punkt 1, der dorsale Ursprung der Aeste übrig, der wenn er
vorkommi ein ausschlaggebendes Moment sein könnte. Goebel hat nach-
gewiesen, dass die Aeste lateralen Urprungs sind; damit ist der Gatiungs-
name hinfällig.
Asia et Oceania.
22. Odontoschisma subjulaceum Austin. Torrey Bot. Club.
VI, p. 303.
Planta sterilis parva purpurea rigidissima in cortice dense pulvinata.
Caulis ad 10 mm. longus validus parum ramosus ramis et stolonibus
posticis validis nusquam flagellatim attenualis. Folia caulina parva
0,5 mm. longa valde concava suberecta dense imbricata lata basi inserta
375
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1908 Odontoschisma.
in plano ovato-triangulata apice oblusa. Cellulæ superæ 18 u. mediæ
18x 27 y basales 27 X 36 u trigonis grosse nodulosis basi maximis
truncatulis; cuticula levis. Amphigastria caulina minuta ovato-triangulata.
Hab. Hawai (Baldwin).
23. Odontoschisma gracile (Mitten) St.
Syn. : Sphagnæcetis gracilis Mitten. Flora Viti. 1865, p. 405.
Planta sterilis, mediocris pallide-virens, aliis hepaticis consociata.
Caulis ad 2 cm. longus crassus pallidus, ramis foliiferis lateralibus stolo-
nibus posticis numerosis. Folia caulina adulta parum imbricata trian-
gulatim-rotundata latiora quam longa (0,8 X 1.1 mm.) lata basi inserta
asymmetrica, margine postico multo magis arcuato apice angustato trun-
cato-rotundato. Cellulæ superæ 18 y trigonis optime nodulosis, mediæ
27 y trigonis magnis aculis, basales 36 X 54 y trigonis maximis acutis.
Amphigastria rudimentaria.
Hab. Hawai (Beechey) (Gaudichaud).
24. Odontoschisma sandvicense Angsir. Exped. Eugenie
1875, p. 22.
Planta sterilis major pallide flavo-virens in corlice late expansa. Caulis
ad 30 mm. longus parum ramosus, ramis lateralibus apice sæpe flagel-
latim attenualis, stolonibus numerosis maxime ramosis. Folia caulina
parum imbricata recte patula plano-disticha leniter adscendentia, adulta
‚late ovala symmetrica apice late rotundata. Cellulæ superæ 18 y media
27 y basales 27 X 36 y trigonis parvis basi vulgo majoribus; cuticula
minule verrucosa Amphigastria caulina rudimentaria, in flagellis apica-
libus sat magna ligulata.
Hab. Hawaï (Anderson, Baldwin).
25. Odontoschisma cavifolium St. Bull. Herb. Boiss., 1897,
p. 102.
Planta dioica minor virens in cortice dense intricata. Caulis ad 4 cm.
longus tenuis mulliramosus, ramis posticis et lateralibus sæpe repetilo
arcuatis apice vulgo flagellatim attenuatis radicantibus stolonibus paucis
capillaceis. Folia caulina 0,8 mm. longa parum imbricata disticha arcua-
tim patula margine antico valde incurvo concava, in plano late triangu-
lato-ovata subsymmetrica apice obtusa. Cellulæ apicales 18 w trigonis
maximis nodulosis, mediæ 18 y trigonis majusculis acutis, basales 27 X
36 y trigonis similibus. Amphigastria caulina subnulla. Ramulus femineus
brevis crassus. Folia floralia trijuga, intima caulinis acquimagna cordi-
formia profunde bifida, laciniis lanceolatis porrectis acuminalis margine
repandis suberosis. Amphigastrium florale intimum simillimum foliis
376
Odontoschisma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 593
utrinque breviter coalitum. Perianthia angusta, ore contracto pluripli-
cato truncato subintegro (cellulis prominulis crenulato) Andrecia ?
Hab. Japonia (valde communis).
26. Odontoschisma excipulatum Si. n. sp.
Planta monoica minor olivacea in cortice dense intricata. Caulis ad
15 mm. longus, validus multiramosus ramis lateralibus et posticis flagel-
latim attenuatis radicantibus. Folia caulina conferta leniter concava leni-
terque adscendentia in plano subcircularia 1. e. basi anguslala apice
rotundata vel leniter truncata. Cellulæ 18 u X 22 u trigonis magnis
confluentibus, basales 27 x 26 w trigonis magnis nodulosis. Am-
phigastria caulina subnulla. Folia floralia intima cum amphigas-
irio in excipulum hiantem alte connata bi-tri-vel quadriloba, lobis
inæqualibus tortis et incurvis late lanceolatis vel brevibus acutis
vel mulicis. Peranthia ovato-oblonga inferne purpurea superne hya-
lina pluriplicala, ore contracto lobato, lobis æquilongis truncatis
integerrimis. Andrecia parva bracteis quadrijugis confertis parum
patulis conduplicatim concavis apice breviter emarginato-bilobis, sinu
lunato lobis incurvis.
Hab. Japonia, Kui Kasan (Faurie).
27. Odontoschisma grosseverrucosum St. n. sp.
Planta dioica exigua pallide virens in cortice laxe cæspitans. sæpe late
expansa. Caulis ad 15 mm. longus basi pluriramosus ramis simplicibus
erectis sæpe atlenuatis, ramis posticis sat longis regulariter minuteque
foliosis stolonibus posticis numerosis sæpe ramosis. Folia caulina adulta
parva 0,5 mm. longa, abrupte inserta oblique patula leniter concava in
plano late ovata optime symmetrica basi angustiora haud decurrentia.
Cellulæ superæ 9 y mediæ 13 y trigonis parvis basales 18 X 27 w tri-
gonis magnis aculis; culicula verrucis giganteis globosis obtecta. Am-
phigastria caulina rudimentaria. Perianthia pro planta maxima angusta
ere paucilobato lobis subtruncatis crenatis. Folia floralia intima
libera caulinis majora squarrose patula conduplicatim concava, in plano
ovalo-rotundata ad ‘/4 inciso-biloba, lobis porreclis obtusis apiculatis.
Amphigastrium florale intimum foliis suis subæquale liberum. Andrecia
ignota.
Hab. Japonia (Faurie); Formosa (Faurie).
377
594 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Que sÉR.). 1908 Odontoschisma.
Antarctica.
28. Odontoschisma radicosum (L. et L.) St.
Syn. : Jung. radicosa L. et L. Pugillus VI, p. 35.
Sphagnæcetis radicosa Nees. Syn. Hep., p. 149.
Planta sterilis parva pallide-virens pauca tantum frustula asservata.
Caulis ad 10 mm. longus fuscus stolonibus validissimis posticis. Folia
caulina valde conferta prærupte inserta recte patula antice longius
decurrentia concaviuscula in plano oblongo-elliptica duplo longiora
quam lala apice truncato-rotundato. Cellulæ marginales 27 y quadratæ
limbum distinctum formantes, mediæ 27 x 45 y basales 27 X 72 w
trigonis ubique parvis, cuticula distincte aspera. Amphigastria caulina
subnulla.
Hab. Chile (Poeppig).
Die Stengelblätter haben an derjenigen Stelle, welche von dem nächst
jüngeren Blatte bedeckt ist, ganz abweichende langgestreckte Zellen, die
keine Eckenverdicknugen besitzen und deren cuticula schmale leisten-
förmige Verdicknugen an Stelle der Papillen zeigt. Die Stelle ıst so
scharf conturirt, dass man den Verlauf des deckenden Blatttheils
wie einen Schatten genau erkennen kann; ganz ähnlich verhalten
sich einige Lophocolea Arten, deren cuticula dicht borstig behaart ist
und die an der betreffenden beschatteten Stelle eine haarlose Oberfläche
zeigen.
29. Odontoschisma marginatum (Mitten) St.
Syn. : Jung. marginata Mitt. Fl. Tasman., p. 222.
Planta sterilis mediocris rigida fusco-virens vel nigrescens. Caulis
bipollicaris flexuosus erectus ramosus, ramis sæpe flagellatim atlenualis.
Folia caulina patentia, adscendentia ovalia integerrima apice obtusa vel
relusa, margine cellulis bistratis incrassato. Amphigastria caulina ovata
bifidula cauli æquilata.
Hab. Tasmania.
Nach der Beschreibung zu urtheilen ist diese Pflanze wahrscheinlich
ein Odontoschisma.
Adnot : Odontoschisma ligulatum St. Bot. Gaz, 1890,
p. 289.
Diese bisher nur steril bekannte Pflanze gehört (nach einem neuerdings
378
Adelanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 595
aus Madagascar erhaltenen Exemplare, welches junge © Blüthen besitzt)
jedenfalls zur Gattung Notoscyphus und wahrscheinlich zu N. lutescens,
als forma luxurians.
Adelanthus Mitten 1864.
Plantæ foliifer& mediocres vel majores rigidissimæ olıvace® vel plus
minus brunneæ, laxe cæspitosæ in paucis profunde pulvinatæ, corticolæ.
el terricolæ. Caulis validus fuscus e caudice repente erectus apice sæpe
nutans, stoloniferus pauciramosus, ramis lateralibus et posticis. Folia
caulina succuba, brevissima basi inserta patula vel decurvo-homomalla
margine antico parum decurrente arcteque incurvo, postico plano breviter
inserto. Cellulæ vulgo valde incrassatæ folia itaque rigida fragillima.
Amphigastria caulina nulla. Inflorescentia dioica. Perianthia in ramulo
crasso brevissimo postico terminalia erecta tenera elliptica inflata tripli-
cata plica lerlia postica apice parum contracto pluriplicato breviter lobato
lobis armatis. Folia et amphigastria floralia trijuga, infera parva vulgo
integerrima, suprema caulinis æquimagna vel majora parum patula sæpe
appressa, basi libera vel connata. Calyptra basi carnosa pistillis sterilibus
obsita. Capsula ovalis ad basin quadrivalvis, valvulis bistratis, strato
interno semiannulalim incrassalo. Spore parvæ leves vel asperæ. Ela-
teres longi atlenuali, spiris duplicatis validis laxe tortis. Andrecia in
ramulis posticis curvatis, bracteis julaceis monandris paucijugis confertis.
Wir kennen 10 Arten, von denen zwei in Irland als Relicte einer
früheren Flora erhalten sind ; vier gehören dem tropischen America an,
vier weitere der antarctischen Region, von denen eine aber auch in Süd-
africa, auf Madagascar und den Mascarenen Inseln gefunden wurde. Die
Pflanzen ähneln im Habitus der Gattung Plagiochila, sind aber, wie
bereit$ Spruce hervorgehoben hat, durch den dorsalen eingekrümnien
Blattraud sofort zu unterscheiden, der bei Plagiochila stets nach der ven-
tralen Seite hin zurückgekrümmt ist.
Europa.
1. Adelanthus decipiens (Hooker) Mitten. J. Lin. Soc., 1824,
p. 264.
379
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Adelanthus.
Syn. : Jung. decipiens Hook. Engl. Bot. tab. 2567 (1813).
Plagiochila decipiens Dum. Rec. d’obs., 1835, p. 15.
Odentoschisma decipiens Lindb. Not. Soc. F. F1. fenn., 1874. p. 362.
Planta dioica majuscula luride viridis vel brunnea dense cæspitosa.
Caulis ad 3 cm. longus validus durus fuscus e caudice repente erectus
apice nutante, stolonibus posticis parum numerosis. Folia caulina imbri-
cata decurvo-homomalla antice longius decurrentia, suborbiculata apice
normaliter truncata bidentata dentibus oblique patulis parallelis ad pos-
ticum directis. Cellulæ superæ 27 y parietibus maxime incrassatis, media
45 y trigonis magnis acutis, basales 36 X 54 y trigonis maximis. Flores
feminei in ramulo brevissimo postico. Folia floralia trijuga, intima foliis
caulinis subbreviora subrolunda apice biloba lobis patulis subintegris.
Perianthia foliis triplo longiora anguste obovato-pyriformia turgida ore
contracto trifido ciliolato. Calyptra magna crassa perianthio parum bre-
vior, pistillis sterilibus obsita. Andrecia parva e facie postica caulis orta
pallida bracteis paucijugis imbricatis monandris cucullatis integris. Amphi-
gastria bracteis multo minora subrotunda vel oblonga integra.
Hab. Ireland, Scotland, Gallia (Camus) ; Lapponia (Sommerfeld).
2. Adelanthus dugortensis Douin.
Ptanta sterilis minor sed robusta rigida, brunneola in rupibus laxe cæs-
pitosa muscis consociata. Caulis ad 5 cm. longus, e caudice repente orlus.
stolonibus basalibus rigidis numerosis, superne fasciculatim ramosus,
ramis lateralibus adscendentibus suberectis apice circinatis. Folia caulina
conferta decurvo-homomalla in plano ovato-elliptica margine antico
decurrente valde incurvo integerrimo, postico breviter inserto bene
arcuato regulariter dentato, denticulis sub 16 brevibus unicellularibus
acutis basi postica nullis. Cellulæ superæ 18 y basales 18 X 5% y. parie-
tibus maxime æqualiterque incrassatis. Reliqua desunt.
Hab. Dugort in Achill Island (Ireland) leg. Lett.
America tropica.
3. Adelanthus brevicaulis St. n. sp.
Planta dioica minor rigida brunneola. Caulis ad 10 mm. longus fuscus
et durus erectus vel adscendens simplex. Folia caulina infera conferta
homomalla antice longius decurrentia oblique ovata apice late et oblique
truncala angulis muticis, vulgo apiculalis. Cellulæ supera 27y media 36 1.
basales 27 >< 54 y Lrigonis magnis. Perianthia in ramo crasso brevissimo
380
Adelanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 597
lerminalia ore late truncato breviter 9 lobato-lobis longe ciliatis. Folia
floralia trijuga, inferiora integerrima suprema maxima caulinis æquilonga
latiora reniformia basi utrinque lacinulata apice rotundato irregulariter
paucidentato. Amphigastrium florale intimum folio proximo alle coalitum
medio supero libero parum irregulariierque lacinulato. Capsula longe pedi-
cellata valvulis ad basin solutis bistratis, strato interno semiannulatim
incrassato. Sporæ 27 y. dense papillatæ fusco-rufæ. Elateres 360 y. longe
attenuati spiris duplicalis teretibus laxe tortis.
Hab. Andes, in cortice Chinæ lecta. Guadeloupe (Duss).
4. Adelanthus Crossii Spruce. Hep. Am. et And., p. 404.
Planta dioica mediocris muscis consociala. Caulis suberectus ad 25 mm.
longus apice nutante, ramis lateralibus e basi caulis ortis assurgentibus
aliis decurvis microphyllis radicantibus. Folia caulina laxe imbricata
concava subsecunda accumbentia in plano subrotunda apice sæpe trun-
calo-rotundata antice longius decurrentia margine antico valde incurvo.
Cellule superæ 27 p mediæ 36 y basales 27 X 5% y trigonis magnis
aculis. Rami feminei basales e latere caulis orti solitarii vel aggregati.
Folia floralia trijuga intima connata foliis duplo breviora reniformia bi-vel
trilobata apice inæqualiter fimbriala. Amphigastria floralia intima ovata
bifida eiliata utrinque foho coalita.
Hab. Andes, Popayan (Cross) ; Nova Granada (Wallis).
4. Adelanthus cubanus St. n. sp.
Planta dioica mediocris brunneola in corlice laxe cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus basi fasciculatim ramosus fuscus et durus simplex suberec-
tus apice nutante sæpe parvifolio, stolonibus descendentibus numerosis.
Folia caulina imbricata plano-disticha juniora adscendentia vel subhomo-
malla, margine antico valde incurvo vix decurrente, in plano late trian-
gulatim rotundata valde asymmetrica, margine antico leviter arcualo
postico maxime ventricoso-rotundato, apice valde angustato subtruncato
bidentato dentibus validis brevibus oblique patulis parallelis ad posticum
direclis. Cellulæ superæ 36 y mediæ 36 X 54 y. basales 36 X 72 n tri-
gonis magnis acutis. Periunthia ovata ore contracto plicato plurilobato
lobis dense inciso-spinosis et duplicatim spinosis. Folia floralia intima
caulinis multo minora oblonga acuta varie lacinulata. Amphigastrium
florale intimum subeirculare apice truncato rotundato brevilobato lobis
obtusis vel acutis repandis.
Hab. Cuba (Wright).
6. Adelanthus magellanicus (Ldbg.) Spruce. J. of. Bot., 1876,
p. 26. -
381
598 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.), 1908 Adelanthus.
Syn: Plagiochila magellanica Ldbg. Spec. Hep. p. 164.
Planta dioica minor sed longa et gracilis fusco-virens profunde cæspi-
tosa. Caulis ad 6 cm. longus e caudice longissime repente erectus tenuis
fuscus et tenax simplex vel pauciramosus ramis posticis. Folia caulina
decurvo-homomalla a latere appressa conferta margine antico decurrente
inflexo, postico breviter inserto, in plano subrotunda. Cellulæ apicales
18 y parietibus validissimis, mediæ 18 X 36 y parietibus validis trigonis
magnis itaque minus distinctis, basales 18 X 54 y parietibus inæqualiter
trabeculatis, cuticula levis. Perianthia oblongo-elliptica ore contracto pluri-
lobato lobis truncatis crenulatis. Folia floralia intima caulinis æquilonga
alte connala basi lacinulata apice quadrifida laciniis lanceolatis torlis
irregulariter paucidentatis. Amphigastriam florale intimum foliis suis
majus liberum vel connatum breviter quadrilobum, lobis varie inciso-
laciniatis et dentalis, erispalis. Andræcia ignota.
Hab. Campbell Island (Hooker, Kirk); New Zealand (Kirk); Kerguelen
(Naumann); Fretum magellanicum valde communis.
7. Adelanthus falcatus (Hooker) Mitt. Handb. N. Z F1,
p. 518.
Syn. : Jung. falcata Hook. Musci exot. tab. 89.
Plagiochila falcata. Syn. Hep., p. 649.
Planta dioica major robusta olivacea laxe cæspilosa terricola. Caulis ad
6 cm. longus fuscus et durus, tenax, pauciromosus, ramis lateralibus apice
altenualis nulanlibus hamatim decurvis. Folia caulina brevissima basi
inserta, cauli a latere appressa, inferiora contigua vel remotiuscula,
superiora minora imbricata, in plano subrotunda, margine antico anguste
incurvo vix decurrente leniter curvato, postico maxime arcualo, apice
truncato-rolundalo dense regulariterque denticulato, margine antico qui-
dem nudo. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis, mediæ 13 X 27 y
parietibus tenuibus, basales 18% 72 y parietibus inæqualiter trabeculatis.
Hab. New-Zealand (Colenso, Menzies, Lyall, Kirk); Campbell Islands
(Hooker); Tasmania.
Der weibliche Ast ist in Hooker, Musci exotici tab. 89 abgebildet,
jedoch zu Klein, um die Diagnose dieser Blüthentheile zu entwerfen;
diese unvollkommene Abbildung ist auch die Ursache zu der sonderbaren
Annahme gewesen (Syn. Hep., p. 649) der 2 Ast gehöre gar nicht zu der
Pflanze, sondern sei einer anhängenden Aneura entnommen.
Die Pflanze ist wegen Grösse und Habitus sehr leicht mit einigen
grossen Arten der Gattung Plagiochila zu verwechseln, man beachte den
dorsalen Blattrand! -
"382
Adelanthus. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICA RUM. 599
8. Adelanthus decurvus Mitten. J. of Bot., 1876, p. 24.
Planta dioica pallide flavicans laxe cæpitosa. Caulis adscendens ad cm.
longus subrufus simplex vel paueiramosus decurvus tenuis validus. Folia
caulina remotiuscula accumbentia subtransverse inserta antice vix decur-
rentia oblique ovato-rotunda, margine antico rectiusculo integerrimo
vel sub apice paucidentato, postico rotundato spinuloso, spinulis
15-20 divergentibus inæqualibus apice interdum subbifidis. Cellulæ 22-25 y
irigonis in pariete incrassalo minus distinctis. Folia floralia intima caulinis
subæquimagna subrotunda jatiora quam longa apice varie iobata, lobis
inciso-spinosis et ciliatis. Amphigastrium florale intimum foliis suis multo
longius anguste oblongum superne parce spinuloso-denticulatum apice
ciliato. Perianthia ovato-fusiformia turgida ore contracto ciliato. Calyptra
crassa. Andræcia pallida incurva bracteis ad 8 jugis suborbiculatis multo
latioribus quam longis cochlealo-concavis apice rotundatis spinulosis.
Amphigastria duplo breviora cuneato-ligulata breviter bifida, laciniis api-
culatis denticulatis.
Hab. Andes Peruviæ (Spruce); Dominica (Guilding); Nova Granada
(Wallis).
Hierzn gehört wahscheinlich Plagiochila carabayensis Mont. Ann. sc.
nat. 1856, die nur steril bekannt ist.
Antarcticæ.
9. Adelanthus sphalerus (H. el T.) St.
Syn. : Jung. sphalera Taylor J. of. Bot. 1844, p. 458.
Plagiochila sphalera T. et H. Syn. Hep., p. 653.
Planta dioica major sed humilis olivacea dense depresso-cæspitosa
lateque expansa. Caulis ad 4 cm. longus e caudice repente erectus simplex
vel pauciramosus, ramis stolonibusque posticis. Folia caulina plus 1 mm.
longa remotiuscula brevi basi inserta subsemiamplexicaulia, margine
antico late incurvo concava, optime falcala vel decurvo-homomalla, in
plano oblongo-elliptica subduplo longiora quam lata, margine antico nudo
postico leviter arcualo irregulariter dentato, sinubus inæqualibus, angustis
profundis vel late lunatis alternantibus, apice profunde emarginalo-
bidentato, dentibus magnis triangulatis acutis denticulatis. Cellulz apicales
18 u. parietibus crassis, medie 18 36 y trigonis majusculis, basales
13 X 90 y parietibus irregulariter trabeculatis. Perianthia inflata tener-
rima ovata ore amplo parum contracto plurilobato, lobis irregulariter laci-
383
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Marsupidium.
niatis laciniis argute dentatis. Folia floralia inlima subovata asymmetrica
margine antico substricto, postico leviter arcuato, superne repandula vel
subcrenata. Amphigastrium florale intimum late reniforme liberum apice
denliculatum sæpe breviter emarginatum. Calyptra maxima perianthio
subæquilonga pistillis sterilibus usque ad apicem obsita, cylindrica
maxime crassa.
Hab. Fretum magellanicum. Cap Horn (Hooker); Port Gallant (Cun-
ningham); Fuegia (Dusén, Skottsberg); Punta Arenas (Dusén).
10. Adelanthus unciformis (Taylor) Mitten. Linn. Soc. VII,
p. 243.
Syn. : Jung. unciformis Taylor. J. of Bot. 1844, p. 457.
Plagiochila unciformis Tayl. et Hook. Syn. Hep., p. 653.
Plagiochla Lindenbergiana Lehm. Pug. II, p. 53.
Jung. haliotiphylla De Not. Acad. Turin, 1885.
Planta dioica major sed parvifolia et gracilis, rigida rufo-badia profunde
cæspitosa. Caulis ad 16 cm. longus fuscus durus pauciramosus, ramis lon-
gis simplicibus posticis, apice uncinatis, stolonibus brevibus capillaceis
numerosis. Folia caulina conferta arcte decurvo-homomalla medio supero
sæpe torlo, in plano ovata, margine antico valde incurvo integro, postico
plano, minute denticulato, dentibus optime regularibus, apice rotundato
vel obtuso vel dente majore acuto. Cellulæ apicales 18 y parietibus maxime
incrassatis, mediæ 18 x 27 y parietibus lenuibus, basales 18 X 90 y
parietibus longioribus trabeculatis. Perianthia oblongo-elliptica, ore vix
constricto plurilobato, lobis spinosis. Folia floralia intima reniformia
subcordata integerrima, apice acuto vel emarginato-bidentato, denticulis
minulis armato. Amphigastrium florale intimum liberum foliis vix diver-
sum. Calyptra crassa (juvenilis, pistillis sterilibus cincta).
Hab. Fretum magellanicum valde communis. Africa. Cape of good hope
(Ecklon, Macowen); Bourbon (Rodriguez); Madagascar. Peruvia (Lechler);
Chile. Valparaiso (DeNotaris).
Marsupidium Mitten 1867.
Plantæ foliiferæ minores flaccidæ corticolæ vel terricole laxe cæspi-
tosæ. Caulis e caudice crasso pallido rhizifero maximeque ramoso ortus,
erectus apice attenuato vulgo nutante, sæpe simplex, ramis lateralibus
384
alé
Marsupidium. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 601
supra basin posticam foliorum nascentibus. Flagella basalia postica nuda
vel squamulosa radicellifera. Folia caulina succuba majuscula conferta,
in apice caulis decrescentia remotiuscula, oblique inserta, parum decur-
rentia, interdum disticha, vulgo adscendentia valde concava antice conni-
ventia, margine anlico valde incurvo, marginibus integerrimis varie
armatis. Cellulæ majusculæ irigonis magnis incrassatæ, cuticula levis vel
grosse verrucosa. Inflorescentia monoica vel dioica. Folia floralia quadri-
juga magis armata. Archegonia in apice caulis antica, numerosa, squa-
mulis erecto-conniventibus obtecta. Marsupia breviter pedunculata, in
caudice basali lateralia, pendula, sæpe dense consecutiva, radicellifera,
apice calyptram humilem pistillis sterilibus cinctam gerentia. Sporogo-
nium immersum marsupü fundo insertum. Capsula ignola. Andrecia
parva spicæformia in caudice lateralia patula bracteis diandris valde
concavis paucijugis.
Antarcticæ.
|. Marsupidium abbreviatum (Taylor).
Syn. : Jung. abbreviata Tayl. J. of Bot. 1844, p. 374.
Plagiochila abbreviata. Syn. Hep., p. 646.
Planta sterilis mediocris glauco-virens flaccida laxe cæspitosa terricola.
Caulis ad 2 cm Jongus simplex inferne nudus superne dense foliatus,
foliis confertis utrinque vix decurrenlibus valde concavis ereclo-conni-
ventibus in plano oblique reniformibus latioribus quam longis inle-
gerrimis vel apice truncatis triangulatis, angulis interdum apiculalis.
Cellulæ apicales 36 y. hasales 36 X 54 y trigonis magnis aculis; cuticula
levis.
Hab. Lord Auckland Islands (Hooker); Tasmania (Hooker).
2. Marsupidium Knightii Mitten Handb. N. Z. Fl., p. 753.
Planta monoica minor valida olivacea dense cæspitosa corticola. Caulis
ad 20 mm. longus validus viridis erectus simplex apice nutante, basi
subnudus superne parvifolius. Folia caulina adulta 2,5 mm. longa nor-
maliter conferta disticha postice breviter inserta antice arcte incurva
decurrentia (juniora sensim minora valde concava arcleque conniventia)
in plano oblique ovata margine postico superne irregulariter denticulato
vel spinoso, postico a basi ad apicem curvalo grosse remoteque dentalo-
Spinoso, apice truncalo-rotundato irregulariler inciso spinoso, spinis
2 vulgo multo majoribus apice setaceis. Folia basalia minora integerrima
apice tantum truncato-bidentula vel bispinosa. Marsupia in rhizomale
385
602 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2we séR.). 1908 Marsupidium.
basali aggregala, 3-4 conseculiva, 4 mm. longa, inferne dense radicellosa
tertio supero dense squamuligera, squamulis numerosis imbrieatis varie
lacinulatis superne hamatim conniventibus et orificium saceuli uncinatim
obvelantibus. Andrecia parva Spicæformia, bracteis diandris paucijugis
confertis valde concavis, apice recurvo spinuloso.
Hab. New Zealand (Knight. Colenso. Kirk.) ; Australia (Ferd. von
Müller).
3. Marsupidium piliferum St. n. sp.
Planta sterilis pusilla rigida brunneola, laxe cæspitosa. Caulis ad
15 mm. longus simplex tenuis fuscus durus erectus apice nutante. Folia
caulina inferne parva versus apicem sensim increscentia conferta et
valde concava ereclo-conniventia in plano rotundata brevi basi inserta
anlice breviter decurrentia, apice late truncala bispinosa spinis longis
oblique porrectis maxime incrassatis. Cellulæ apicales 27 y, basi subduplo
longiores, irigonis magnis aculis, marginales magis incrassatæ limbum
distinctum formantes.
Hab. Australia. New South Wales (Ferd. von Müller); Chile. Corral.
(Krause).
4. Marsupidinm setulosum Mitten. Handb. N. Z. Flora, p. 753.
Syn. : Gymnanthe setulosa Mitten Fl. N. Zel.. p. 144.
Planta dioica ? mediocris flaccida olivacea in cortice dense depresso
cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus validus flaccidus viridis simplex vel
parum ramosus, paraphyllis patulis papillosis hirtus. Folia caulina
2,5 mm. longa conferta oblique patula adscendentia valde concava apice
et margine antico incurvis, haud decurrentia, in plano late ovata sub-
symmetrica circumeirca irregulariter lobulata, lobulis apiculatis integris
vel plus minus dentatis, basi postica sepe regulariter valideque spinosa.
Folia juniora Superne sæpe integerrima apiculata margine antico grosse
lobato incurvo fere conduplicatim bilobo. Cellulæ apicales 27 u basales
36 X 45 y trigonis majusculis aculis, cuticula grosse verrucosa. Marsupia
in ramulis brevibus lateralibus. (Mitten.)
Hab. New Zealand (Colenso); Tasmania (Weymouth).
5. Marsupidium surculosum (Nees) Schffn. Nat. Pfl. Fam.
Hepat., p. 100.
Syn. : Scapania surculosa Nees Syn. Hep., 62.
Gymnanthe surculosa Syn. Hep., p. 712.
Planta sterilis mediocris flaccida pallide olivacea laxe cæspitosa vel
muscis consociala. Gaulis ad 2 cm. longus erectus curvalus validus, palli-
dus vel viridis, inferne valde stoloniferus longeque radicellosus. Foha
386
Marsupidiumr. RANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 603.
caulina adulla 2 mm. longa concava erecto-conniventia subfalcato-homo-
malla utrinque breviter decurrentia, in plano oblique rotundata vel
latiora quam longa, apice leniter emarginato-bidentata, dentibus validis
brevibus oblique porrectis anteriore majore posteriore inlerdum defi-
ciente. Cellulæ apicales 36 y. basales 36 X 5% y trigonis magnis acutis,
cuticula levis.
Hab. Australia (Sieber); Tasmania (Macgregor).
Ob diese Pfianze vielleicht zur Gattung Acrobolbus gehört ist mangels
aller Sexualorgane zweifelhaft: dem Habitus nach steht sie dem Acro-
bolbus campylodontus sehr nahe; doch unterlasse ich eine Umstellung.
6. Marsupidium Urvilleanum (Mont.) Mitten Handb. N. Z.
Flora, p. 754.
Syn. : Scapania Urvilleana Mont. Ann. sc. nat. 1843, p. 247.
Gymnanthe Urvilleana Tayl. J. of Bot. 1844, p. 468.
Plagiochila Urvilleana Mont. Voy. au pöle sud, 1845, tab. 16.
Adelanthus brecknockiensis Mass. Diar. bot. ital. 1885, p. 213.
Planta dioica major valida rigida pallide virens in solo humoso laxe
cæspitosa. Caulis ad 6 em. longus rigidus fuscus apice viridis, simplex vel
parum ramosus, erectus superne nutans attenualus parvifolius. Folia
caulina adulla 2,5 mm. longa imbricata oblique patula valde concava
margine anlico incurvo, in plano quadralo-rotundata vel latiora quam
longa apice plus minus relusa, brevi basi inserta vix decurrenlia circum-
circa dentata, dentibus brevibus acutis irregularibus versus basin fol
sepe minus numerosis, basi antica interdum nuda. Cellulæ apicales 36 u.
basales 36 X 54 y trigonis majusculis, cuticula levis. Folia floralia
oblonga similiter armata. Reliqua desunt.
Hab. Fretum magellanicum (Dumont d’Urville) (Cunningham, Spe-
gazzini, Dusén, Expeditio belgica).
Tylimanthus saccatus sieht unserer Pflanze bisweilen sehr ähnlich und
sterile Exemplare sind oft schwer zu unterscheiden; die unsichere Stel-
lung unserer Pflanze ist damit angedeutet.
Oceania.
7. Marsupidium tahitense St. n. sp.
Planta sterilis mediocris flaccida glauco-virens laxe cæpitosa corticola.
Caulis ad 2 em. longus validus simplex erectus curvatus apice parvifolius.
Folia caulina adulta 2,5 mm. longa conferta oblique patula concava vix
387
60% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1908 Calypogeia.
decurrenlia, in plano late ovata, apice lale truncato subduplo angustiore,
circumeirca irregulariter spinosa, spinis basalibus remolis, superis
approximatis regulariter conseculivis longis el hamatis cum brevibus
alternantibus, in margine postico brevioribus minus irregularibus. Cellulæ
superæ 27 1. basales 27 X 5% y trigonis magnis acutis, eulicula levis.
Hab. Tahiti (Nadeaud).
America tropica.
8. Marsupidium brevifolium St. n. sp.
Dioica ? mediocris brunneola rigidiuscula dense cæspitosa corticola.
Caulis ad 3 cm. longus simplex erectus vel adscendens apice parvifolio
nulante. Folia caulina contigua vel remotiuscula disticha parum concava
basi anlica incurva utrinque breviter decurrentia, in plano ovato-rotun-
data asymmetrica margine antico a basi ad apicem arcualo inlegerrimo
postico e basi angulatim rotundata stricto nudo, apice quam basis triplo
angusliore recle truncato bidentato, dentibus validis aculis porreclis
Cellulæ apicales 36 y basales 36 X 72 y trigonis magnis nodulosis cuti-
cula levis. Folia floralia quadrijuga externa minuta interna sensim
majora sensimque armata i. e. apice dentala vel anguste spinosa vel
subeiliata intima tenerrima longe et creberrime ciliata ciliis sæpe geni-
eulatis.
Hab. Guadeloupe (Perrotiet.); Dominica (Elliott.).
Calypogera Raddı 1820.
Plantæ foliifere minores vel mediocres corticem putridum diligentes
rarius terricolæ, normaliter dense depresso cæspitosæ sæpe late expansæ,
pallidæ vel glauco-virides in tropicis sæpe rufo-brunneæ. Caulis crassus
strictus rigidus in sectione ovalis radicellis fasciculatis repens superne
sæpe longe procumbens plus minus ramosus, ramis vulgo simplicibus
poslicis ex angulo amphigastrii ortis interdum flagellatim altenualis radi-
canlibus vel erectis propaguliferis. Folia caulina alterna incuba contigua
vel imbricata anlice breviter inserta postice lateraliter decurrentia plano-
disticha vel leniter concava, oblique vel recte patula obtusa vel acuta vel
breviter bidentula. Cellulæ plus minus amplæ in paucis maximæ, vulgo
388
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUN. 605
leptodermes, cuticula sæpe aspera. Amphigastria caulina magna sæpe
profunde sinuatim inserta integra vel biloba vel bisbifida sæpe recurvo-
patula. Inflorescentia mönoica vel dioica. Flores utriusque sexus parvi ex
angulo amphigastrii orti simplices sæpe geminati interdum term. Andre-
cia in ramulo brevissimo spicata bracteis 3-5 jugis confertis, monandris
vel diandris valde concavis superne paucidentatis vel bifidis. Rami
feminei solitarii vel masculo geminatim coaliti, bracteis paucijugis confer-
tis concavis erecto-conniventibus irregulariter fissis. Mursupia (in paucis
tantum cognita) cylindrica plus minus longa radicellifera, intus magnis
cellulis elongatis apice liberis vestita. Calyptra in fundo sacculi libera,
pistillis sterilibus obsita. Sporogonium magnum cylindricum magno pede
valido insertum. Capsula quadrivalvis valvulis spiraliter tortis. Elateres
bispiris. Sporæ parvæ leves.
Die Gattung hat. ihre stärkste Verbreitung in den Gebirgen des tro-
pischen und subtropischen America (22 Arten) sowie des tropischen
Asiens und Oceaniens (16 Arten). Aus dem nördlichen Waldgebiet
Europas und Americas auch Japans kennen wir 14, aus Africa nur
4 Arten. In Neuseeland Australien und den benachbarten Inselu scheint
die Gattung ganz zu fehlen; das ist bei einer so umfangreichen Gattung
eine sehr auffallende und pflanzengeographisch interessante Erscheinung.
Ein grosser Theil der beschriebenen Arten ist nur steril gesammelt
worden; was ich aber an fertilen Pflanzen gesehen habe, ist im Bau
des Marsupiums so gleichförmig, dass jene Sterilität keine wesentliche
Erschwerung in dem Erkennen der Arten herbeiführt.
Sehr vernachlässigt wurde bisher die Untersuchung der dorsalen
Blattanheftung, die sehr verschieden sein kann und hier überall ange-
geben wurde. Das beste Merkmal zur Unterscheidung der Arten bilden
die Amphigastrien, die sehr verschieden ausgebildet sind und in vielen
Fällen die Art sofort erkennen lassen.
I. Folia integerrima obtusa vel truncata.
a. Folia late triangulata vel subrotunda.
1. Calypogeia æruginosa Mitten, Himalaya.
2. Calypogeia marginella Mitten, Himalaya.
3. Calypogeia Trichomanis Corda, Europa. Am. sept.
k. Calypogeia Mülleri (Schffn.), Germania.
5. Calypogeia cordifolia St., Japonia.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 8, 31 juillet 1908. 41
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Calypogeia.
b. Folia ovata vel ovato-oblonga.
. Calypogeia renistipula St., Himalaya.
. Calypogeia integristipula St., Europa, Japonia.
. Calypogeia submersa (Arnell), Suecia.
. Calypogeia angusta St., Japonia.
. Calypogeia hrwaica St., Hawai.
c. Folia late ligulata.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
Calypogeia Elliottii St., Dominica.
Calypogeia cyclostipa (Spruce), Andes.
Calypogeia tenax (Spruce), Rio Negro.
Calypogeia Uleana St., Brasilia.
Calypogeia parallelogramma (Spruce), Amazonas.
Calypogeia nephrostipa (Spruce), Rio Negro.
Calypogeia cæspitosa (Spruce), Andes.
d. Folia minute crenulata.
18.
19°
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
30.
Calypogeia fusca (L. L.) St., Africa australis.
Calypogeia alternifolia (Nees) St., Hawaï.
Calypogeia cellulosa (Ldbg.) St., Insae Antill.
Calypogeia mæstigophora (Spruce) St., Rio Negro.
il. Folia caulina acuta.
Calypogeia Hartlessiana St., Himalaya.
Calypogeia rhombifolia (Spruce) St., Andes.
Calypogeia apiculata St., Java, Ceylon.
Calypogeia acuta St., Amer. septentr.
Calypogeia condistipula St., China.
Calypogeia lunata Mitten, Himalaya.
Calypogeia cuspidata St., Hawai.
Calypogeia grandistipula St., Brasilia.
Calypogeia Yoshinagana St., Japan.
III. Folia bidentula.
a. Amphigastria integerrima.
31. Calypogeia imbricata. (Mitten) Himalaya.
390
Calypogeia.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 607
b. Amphigastria biloba.
32.
33.
34.
39.
36.
37.
38.
39.
40.
Calypogeia suberectifolia St., Dominica,
Calypogeia microstipula St., Madagascar.
Calypogeia sphaÿnicola A. et P., Europa.
Calypogeia bidentula (Weber) Nees, Africa australis.
Calypogeia biapiculata (Spr.) St., Andes.
Calypogeia Dussiana St., Guadeloupe.
Calypogeia suecia A. et P., Europa, America sept.
Calypogeia Puiggarii St., Brasilia.
Calypogeia Miquelii Mont., Surinam.
c. Amphigastria bisbifida.
4.
42.
43.
kb,
45.
46.
47.
48.
49.
50.
51.
92.
55.
d4.
DD.
56.
97.
58.
59.
60.
61.
62.
Calypogeia portoricensis St., Puertorico.
Calypogeia laxa L. et G., Mexico.
Calypogeia arguta N. et M., Europa mediterr.
Calypogeia latifolia St., Africa trop.
Calypogeia heterophylla St., Brasilia.
Calypogeia decurrens St., Sumatra.
Calypogeia bifurca Austin, Hawaï.
Calypogeia birostris (Taylor) Austin, Nepal.
Calypogeia abnormis Angstr., Brasilia.
Calypogeia densifolia St., Brasilia.
Calypogeia fissa Raddi, Europa, Japan, Florida.
Catypogeia gigantea St., Ins. Dominica.
Calypogeia Gebelii Schffn., Java.
Calypogeia lophocoleoides St., Dominica.
Calypogeia subtropica St., Brasilia.
Calypogeia tosana St., Japonia.
Calypogeia vincentina (Wright), Insa Saint-Vincent.
Calypogeia peruviana Nees., Andes.
Calypogeia furcata St., Java. N. Guinea, Japan,
Calypogeia amazonica (Spruce) St., Amazonas.
Calypogeia Lechleri St., Andes.
Calypogeia leptoloma (Spruce) St., Andes.
1. Galypogeia æruginosa Mitten. Linn. Soc. V, p. 107.
Sterilis magna grandifolia fusca fragillima laxe intricata. Caulis ad
3 cm. longus multiramosus procumbens, basi rhiziferus. Folia caulina
magna 1,35 mm. longa conferta patula marginibus involutis conchæformia,
in plano subrotunda basi utrinque breviter decurrentia. Cellulæ apicales
18 y basales 27 X 36 w trigonis parvis. Amphigastria caulina foliis
391
608 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Calypogeia:
majora ad 2 mm. lata palula, similiter convoluta in plano reniformia
profundissime exciso-inserta apice retusula lobis obtusiusculis.
Hab. Himalaya, Sikkim (12000’) (Hooker).
2. Calypogeia marginella Mitten Linn. Soc. V, p.106.
Sterilis gigantea omnium maxima pallide virens flaccida in terra late
expansa. Caulis ad 5-cm. longus crassus pallidus parum ramosus, ramis
arhizis longe procumbentibus. Folia caulina adulta 1,6 mm. longa sub-
circularia plano-disticha oblique patula antice breviter inserta postice vix
decurrentia. Cellulæ marginales 36 X 72 y limbum angustum formantes,
subapicales 36 y basales 27 X 72 w leptodermes cuticula levis. Amphi-
gastria caulina maxima profunde sinuatim inserta reniformia vel sub-
circularia apice profunde biloba lobis triangulatis obtusis rarius acutis
sinu recto obtuso.
Hab. Himalaya Khasia Ms (Hooker).
3. Calypogeia Trichomanis (L.) Corda in Sturm. FI. germ. XIX,
p. 38.
Syn. : Mnium Trichomanis L. Spec. Pl. 1579.
Cincinnulus Trichomanis Dum. Com., p. 113.
Kantia Trichomanis Spruce On Anomocl., p. 12.
Monoica mediocris glauco-vel fusco-virens depresso-cæspitosa, in humo
sæpe late expansa rarius corticola. Caulis ad 4 em. longus repens plus
minus ramosus crassus carnosus fragilis. Folia caulina ad 1,6 mm. longa
dense imbricata subrecte patula leviter decurva late triangulato-rotundata,
dorso ampliata caulemque tegentia ventre parum decurrentia integerrima.
Cellulæ superæ 54 y basales 54 X 90 u leptodermes. Amphigastria cau-
lina magna contigua vel parum imbricata profunde sinuatim inserta
subcireularia ad ‘/2 vel magis profunde biloba, rima obtusa angusta, lobis
triangulatis obtusis porrectis integerrrimis. Marsupia postica ex angulo
amphigastrii orta, solitaria vel geminatim opposita, 3 mm. longa, ore
squamulis parvis bi-trilobis .erecto-conniventibus coronata, radicellis hirta,
hic illie squamulis accessoriis patulis instructa. Capsula. in pedicello
2 cm. longo cylindrica. Elateres 180 y filiformes spiris duplicatis teretibus
laxe torlis. Sporæ parvæ 13 y dilute brunneæ leves. Andræcia ex angulo
amphigastrii orta breviter spicata vel subcapitata, bracteis bi-trijugis valde
concavis bilobis, spinulosis monandris.
Hab. : Europa, America septentrionalis, Sibiria, Japonia, ubique com-
munis.
(Fortsetzung folgt).
392
‘UnOANOS op SI0d9p op ‘IN 99 I Paaygunsonm SNI19N 0
‘9 ‘AVL ‘TIIA "IOA °S0OGI FANNY NIS 0Z ‘HHISSIOG HAISUAF,T aa NILITIN
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER 2 Série.
Extrait de quelques sommaires 1901-1907. (7 volumes).
3. Biologie. — Morphologie. —
Anatomie.
Barsasuı-Perrucei. — Anatomie des
Stackhousiaceæ (1905).
BERNARD. — Recherches sur l'embryo-
génie des plantes parasites (1902).
BERTRAND. — Le Miellat (1906).
Briquer. — Anatomie comparée de la
feuille chez les Pistacia : P. Lentis-
cus, P. Terebinthus et, P. Saportæ
(1901).
Brun. — Diatomees du lac Léman
(A901).
Canporze (Augustin de). — Dimor-
phisme foliaire du Paulownia impe-
rialis (1906).
CanNDoLce (Casimir de), — L’aulonomie
de la floraison dans PBroussonelia
papyrifera (1907). — Monstruosités
taxinomiques, progressives (1902).
CHopar. — Sur la régularisation osmo-
tique pendant la © Caryocynèse. —
Sur le Centrosome. — Théorie de la
Nitrification des Bactéries (1906). —
Sur la varialion numérique de l’Or-
chis Morio (1901). — Sur Séangeria
paradoæa. — Polymorphisme du
Gui. — Un Arabis volubile. — Sur
la courbe de croissance des végétaux
(1905). — Sur le développement
foliaire (1902). — Sur les cellules du
Cancer humain et celles des tissus
reproductifs normaux (1904).— Bac-
téries parasites des racines d’Alnus
(1904). — Sur quelques fossiles
végétaux.— Recherches sur la spécifi-
cité de la tyrosinase. — Double
fécondation chez Parnassia palustris
(1903). — Conditions du parasitisme
chez les Algues (1903). — Nouvelles
recherches sur les ferments oxydants
(1903).
CHopar el Bach. — Sur le rôle des
peroxydes chez les végétaux (1902).
GRINYZESCo. — Recherches expérimen-
tales sur la morphologie et la phy-
siologie du Scenedesmus aculus Meyen
(1902).
LENDNER. — Recherches sur la sélec-
tion des levures du vignoble genevois
(resume; 1902). — Culture de lAs-
per qillus 9 glaucus et sa var. ascogène
(1903). — Recherches histologiques
‚sur les Zygospores du Sporodinia
. grandis (1908).
MAILLEFER. — Sur la one florale
du genre Incarvollea (1908).
Nicouorr. — Recherches sur les orga-
nes floraux des Juglandées (1902).
PENARD. — Phytelios Loricata, une
Protococcacée nouvelle (1901). —
Sur la varialion du coloris des fleurs
(1904). — Sur un nouvel organisme
microscopique (1906).
motion des Diatomées (1907). — Or-
ganismes parasites sur Protozoaires.
— Sur le Chlamydomyxa (1905).
house. — Sur le développement du
liege des Ormes (1904).
SERGUERER. — Morphologie et Biologie
de l'Ouviranda fenestralis.
Serverraz. — Anomalies florales chez
les Eléagnacées (résumé ; 190%).
SoLEREDER. — Ueber Arclocarpus laci-
niata Hort. et Ficus Cannonii N. E.
Br. (1903).
SPRECHER. — Recherches sur Gingko
biloba (1903).
TANNER-FÜLLEMANN. — Contribution à
l'étude des lacs alpins (1907). .
II. Phytographie.
AZNAVOUR. — Nouvelles plantes
d'Orient (1903-1908).
BEauvEerd. — Les formes du Ligusti-
cum Mutellina (1903). — Contribu-
tions à la flore du Transvaal (1905-
1906-1907). — Plantæ Damazianæ
Brasilienses (1905-1908).
Becker. — Ergebnisse einer Revis. der
Violæ des Herb. Boissier (1902).
BorssiEu (de). — Les Viola de Chine
(1901-1902). — Quelques Ombelli-
feres de Chine et de Corée (1902).
Boat. — Pédiculaires de la Chine
centrale (1907).
Bonarı et PETITMENGIN. — Plantes de
la Nouvelle-Caledonie (1907).
BORNMÜLLER. — Beiträge zur Kenntnis
der Gattung Dionysia (1905). — Bei-
träge zur Flora der Elbursgebirge
Nord-Persiens (1906).
Brano. — Additamenta nova ad cogni-
tionem generis Symplocos (1906).
BuBak. — Zweiter Beitrag zur Pilz-
Flora von Montenegro o (1906).
Buser. — Les Alchimilles Bormiaises
(1901). — Hybrides d’Alchimilla
(1905).
Caxporze (Aug. de). — Planlæ mada-
gascarienses a cl. Mocquerisio lectæ
(1901). — Tiliaceæ et Sterculiaceæ
novæ (1903). — Plantæ Tonquinenses
(1904).
Canpozze (Casimir de). — Piperaceæ et
Meliaceæ Schwackeanæ brasilienses
(1901). — Meliaceæ Costaricenses
(1905).
Carpor. — Contributions à la flore
bryologique des îles Atlantiques
(1905). — Mousses nouvelles du
Japon et de Corée (1907). — Leuco-
bryacées austro-africaines et malga-
ches (1904).
ÜHABERT. — Les Euplurasia de France
(1902).
CHEYALLIER, L. — Sur la Flore du
Sahara (1903-1905).
Chopar. — Etude critique des genres
Scoparia et Hasslerella (1908). —
Sur un nouveau genre de Conferve
(1908).
Cnopar et HassLer. — Plantæ Hassle-
rianæ (1901). — Novitates paragua-
rienses (1906-1908).
Cnonar et Wizcezex. — Contributions
à la flore de la République Argen-
tine (1902-1905).
Carisr.— Filices Mexicanæ.— Primitiæ
floræ costaricensis (Filices et Lyco-
podiaceæ (1905). — Filices Fauria-
næ (1901-1902). — Filices Philippi-
harum (1906). — Fougères de l’Alto-
Amazonas (leg. J. Huber) (1901). —
Reliquiæ Weinlandian® (fougères de
la Nouv. Guinée allemande) (1901).
— Elaphoglossum Bangii Christ,
une fougère ancestrale (1901). — Fi-
lices novæ (1901-1908).
Corner (DE). — Un Echium nouveau de
la ftore atlantique (1901). — Echium
de la section Pachylepis (1903).
FarMAaR. — Australian Amaranlacex
(1905).
Fiscuer, Ed. — Beilr. zur Kenntnis
der schweiz. Rostpilze (1902).
FEDTSCHENKO, Boris. — Notulæ criticæ
Turkestanicæ. — Novilales fl. Tur-
kestanicæ (190%).
FEDTSCHENKO (0. el B.). — Matériaux
pour la flore du Caucase (1901-1902).
Matériaux pour la flore de Crimée
(1901-1905).
Fries, Rob. E. — Neue Phanerogamen
aus Amerika (1907).
Freyn. — Plantæ novæ orientales
(1902). — Ueber neue bemerkens-
werthe orientalische Pflanzenarten.
(1901). — Plantæ ex Asia media
(1903-1905).
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
Fritsch, K. — Beitrag zur Flora von
Angola (1901).
GorrarT, — Sur quelques Gyrophora
récollés à Zermatt (1902).
HAGKEL. — Suppl. enum. graminum
Japoniæ, Formosæ, Coreæ (190%). —
Gramina a cl. Urb. Faurie in Corea
lecta (1905). :
Hazcier (H.) — Neue und bemerkens-
werlhe Pflanzen aus dem Malasich-
‘papuanischen Inselmeer (1901).
Hua.— Metastelma longisepala sp. nov.
Huser. — Plantæ Cœrenses (1901). —
Revuecritique du genre Sapium (1906)
K£LLER. — Zur Kenntnis der sectio .
brathys des Genus Hypericum (1908).
KükENTHAL. — Cariceæ novæ vel mi-
nus cognitæ (190%).
LENDNER. — (Juelques Mucorinées nou-
velles (1907-1908).
Léverszé. — Les Euphorbia chinois.
— Novilales sinenses (1906).
Linpvau. — Acanthaceæ Americans
(1904).
LINDMAN. — Einige Beiträge zu den
Aristolochiaceen (1901).
LOEsENER. — Plantæ Selerianæ (1901-
AOUG)
Magnus. — Fungi anatolici (1903).
MAIDEN. — Æucalyptus tereticornis
Smith et E. rostrata Schlechtendal
(1902).
MarmE. — Xyridaceen von Parana. —
Beitrag zur Asclepiadaceen Flora
von Parana (1907).
Mayor. — Contribution à l'étude des
Urédinées de la Suisse (1907).
Mez. — Additamenta Monographica
(1903-1905).
MüzLer, K. — Vorarbeiten zu einer
Monographie der Gattung Scapania
Dum. (1901).
ÖsSTENFELD. — A list of plants from
Upper Siam (1905).
PALIBINE. — Plantes nouvelles de
Chine (1906). — Nouveaux Asira-
gaius et Oxytropis de la Mongolie
occidentale (1908).
Pampanını. — Monografia della fami-
glia delle Stackhousiacee. — Cuno-
niacées nouvelles de la Nouvelle-
Calédonie (190%).
Paris. (Général E.-G.). — Musci japo-
nici à R. P. Faurie anno 1900 lecti
(1902).
PERRIER DE LA BärhieE. — Nouvelles
observations sur les tulipes de la
Savoie (1905).
PıLGEer. — Unbeschriebene Santalaceen
(1906).
(A suivre).
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1908.
N° 9.
Bon à tirer donné le 31 août 1908.
Prix de l’Abonnement
90 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 25 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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PARIS 2 BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
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LONDRES
WILLIAM WESLEY & SON
28, Essex Street.
1908
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement vontrôlée, l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège. 0)
BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 1908.
|. — Marguerite Sergueeff. — RÉPARTITION GEOGRA-
PHIQUE DU GENRE IBERIS L. (Avec gravures dans le
DOUTE) Pr PE ee nn fo ee 609
I: — E. Malinowski. — UNE NOUVELLE ESPÈCE DE
CRUCIANELLA DU KURDISTAN (Avec une gravure dans
lértéx le) se are A ARS ME A ne Le 623
Ill. — G. Beauverd. — LE BUIS DANS LE BASSIN DE SAL- |
LANCHES (Hesom 2. (2%
IV. — Hans Schinz. — BEITREGE ZUR KENNTNIS DER
ABBIRANISCHENERLORA 0 625
V. — Henri de Boissieu. — NOTE COMPLÉMENTAIRE ET
RECTIFICATIVE SUR DES OMBELLIFERES DE CORÉE. 641
VI. — KE. Lehmann. — GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
der VERONICA-GRUPPE AGRESTIS (Avec gravure dans _
leiten in A tee 644
VIE — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 661
OBSERVATIONS. - - : -
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gra atuilement à trente exemplaires en lirage a part.
Aucune livraison n’est vendue séparément. FPS
Les abonnés sontinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VIII. — 1908.
N°9;
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
DU RE
Genre IBERIS L. ci
PAR
Marguerite SERGUEEFF Dr ès sciences.
(Avec gravures dans le Lexte).
L'étude de cette question m’a été proposée par M. le professeur R.
Chodat que je remercie pour ses conseils. Pour ce travail, j’ai consulté
la plupart des flores d'Europe et les herbiers de l’Université, de la Ville
de Genève, l’Herbier Barbey-Boissier et l’'Herbier de Candolle.
Iberis L. (Gen. 804) se distingue des autres Crucifères par ses
pétales très inégaux; ce fait est connu depuis longtemps. Mais il faut
ajouter que les sépales latéraux diffèrent chez la plupart des espèces des
sépales antéro-postérieurs. Ces sépales peuvent être bosselés à leur base
ou avoir une crête sur le dos ou un long appendice. Les six étamines
ont des filets dépourvus de dents et d’appendices. Les deux latérales
ont à leur base deux glandes nectarifères dont la forme est peu variable.
La silicule est déhiscente par deux valves. Sa forme est très variable et
peut être utilisée pour la classification des espèces. Il n’y a qu'un seul
ovule par loge. Les cotylédons plans, la radicule ascendante et latérale
L'étude de presque toutes les espèces d’Iberis nous a fait remarquer
qu'il y a une certaine corrélation entre les organes de la plante. Ainsi
les espèces frutescentes ont ordinairement les silicules à ailes largement
arrondies en avant (à une seule exception, I. gibraltatica L. qui a des
ailes tranchantes, mais qui, en même temps, est sousfrutescent).
= Les espèces bisanuelles ont des silieules dont les ailes se prolongent
© en pointes obtuses courtes ou longues.
Enfin les annuelles ont des ailes avec des pointes plutôt aiguës diri-
gées en avant ou très divergentes. Les silicules sont disposées en grappes
dans les espèces frutescentes et annuelles avec des rares exceptions, tan-
—. dis que les bisanuelles ont toujours des corymbes.
u, Même la forme des feuilles qui paraît si variable, a une certaine régu-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1908. 42
610 BULLETIN DE L’HERBIER. BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (2)
larité. Les espèces frutescentes ont des feuilles entières obtuses ou aiguës;
les bisannuelles — des feuilles entières ou très peu lobées, les annuelles
les ont toujours divisées, quelques fois entières mais alors très étroites.
Passons à présent à l'étude des groupes auxquels nous avons donné
le nom d’une des espèces prédominantes.
D’après la répartition géographique et les affinités des espèces entre
elles on peut, selon mes recherches, diviser le genre Zberis en neuf
groupes.
PREMIER GROUPE SEMPERFLORENTES !
C’est la section Zberidiastrum DC., qui comprend une seule espèce
V1. semperflorens L. (Sp. PI. 630), frutescente, à feuilles entières, arron-
dies au sommet. Les silicules sont en grappes allongées, elles sont beau-
coup plus larges que longues (1,2 cm. de largeur et 0,8 em. de longueur)
les ailes sont tronquées en avant, mais quelquefois elles s’arrondissent
un peu dans la variété de Palerme. La nervation est très nette, les loges
peu marquées. Cette plante croît dans les montagnes près de Naples, en
Sicile : Palermo à Castelamare, dans la Tunisie : Tunis et les rochers
de l’Alat Djamour et aussi en Sardaigne (Linne l’indique aussi en Perse,
et Tenore en Crète, mais je n’ai pas trouvé cette indication certaine
dans les ouvrages modernes).
ler Groupe : Semperflorentes et IIme Groupe : Conferte.
‘ L'établissement de ces groupes est basé sur une étude détaillée et comparative
des organes floraux et des fruits ainsi que sur les caractères de l'appareil végétatif.
(3) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. Gil
DEUXIEME Groupe CONFERTÆ
C’est la section Teesdaliopsis WK., qui comprend une seule espèce
VI. conferta Lag. (in Varied Cienc. U, IV, 1805, 213) frutescent les
feuilles sont en rosette à la base de chaque tige florifère simple, elles
sont entières pointues au sommet ; les silicules, en grappe allongée, sont
petites (0,55 em. de long, 0,5 em. de large), arrondies en avant, la ner-
vation est très nette, les loges ne sont pas marquées; le style est court.
Cette plante croît en Portugal : S. Estrella, en Espagne dans les régions
montagneuses des Asturies, rég. Legiones, Puerto de la Cubilla, P. de
los Pazas pr. Arvos, P. de Leitoriegos.
Nous ne la trouvons nulle part ailleurs.
TROISIEME GROUPE SEMPERVIRENTES
Ce sont les espèces frutescentes à feuilles entières, arrondies ou poin-
tues au sommet ; les silicules disposées en grappes ont des ailes prolon-
gées en avant et largement arrondies.
I. sempervirens L. (Exs. orph. 652) embrasse les espèces secon-
daires suivantes : Z. Garrexiana All., I. serrulata Vis., I. commutata
Schott et Kotschy et I. glaucescens Bss.
Les ailes de la silieule sont larges, les loges bien marquées, la nerva-
tion saillante ; le style dépasse les ailes.
Illme Groupe : Sempervirentes.
612 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2We SÉR.). 1908 (4)
I. Garrexiana All. croît au Portugal, S. da Arrabida, en Espagne
reg. Granad : mont Bætic. S. de Maria, S. de las Nieves; reg. Murcie :
S. de Alcaraz ; Pyrénées meridionales, de Aragon et de Catalogne sur-
tout sur les calcaires dolomitiques (WK. et Lg.)
Elle passe ensuite dans les Pyrénées françaises : Hautes-Pyrénées et
Pyrénées orientales. On peut même suivre trois passages. Espagne :
Vignemale, Puerto de Benasque, Puigmal. France : Barrèges, St-Béat,
Prads de Molle. Depuis ces stations cette espèce se répand tout autour.
En France, elle se trouve aux Corbières, en Ardèche, dans les Basses-
Alpes : Arche, Alpes Maritimes : Col de Fenêtre.
En Italie depuis le Piémont : Col de Tende, Ligurie, les Appenins : en
Toscane, Abruzzi, Salmona — jusqu’à la Calabre, mont Pollino. Plus
loin nous la retrouvons en Dalmatie sur l’île de Brazza et en Orient.
A côté de cette espèce, en Dalmatie se trouve la var. serrulata qui est
aussi en Herzégovine et au Montenegro, tandis que la var. commutata
apparaît en Bulgarie : mont Balcan. sup. : Kalofer. J. sempervirens est
en Turquie : Epirus, mont Olytsika; en Grèce: en Thessalie, Acarmanie,
mont Boumisto, Eubee; Attique, mont Pentelicon et mont Parnasse,
Achaie : mont Oloros, Laconie : mont Faygète ; sur l’île de Crète.
En Asie Mineure, Cilicie : Bulgardagh, elle est représentée par I. glau-
cescens Bss. qui n’est qu’une forme dérivée. En Espagne dans le même
groupe nous placons Z. latealata Porta et Rigo qui ne se trouve qu’en
Murcie : S. Alcaraz et qui se distingue par ses feuilles pointues et
étroites, par ses silicules qui ont des poils sur le septum médian (0,8 em.
long, 0,6 large), ce caractère des poils rappelle déjà l’7. saxatilis.
I. subvelutina DC. (Syst. Il, 397) forme espagnole en Nouvelle
Castille : Aranjuez, sur les collines gypseuses et dans la région de Cor-
doue (WK. et et Lg.) Ses feuilles sont étroites, arrondies au sommet,
couvertes par les poils ; ses silicules (0,8 cm. de long, 0,6 de large)
sont aussi poilues sur le septum, les loges et les ailes.
I. saxatilis L. est bien caractérisée par ses feuilles pointues, par
ses silicules beaucoup plus petites (0,5 em. de long, 0,45 de large),
avec des poils glanduleux sur le septum; la nervation n’est pas bien
marquée. Cette plante eroit en Espagne et suit à peu pres le même che-
min que l’Z. sempervirens ; dans la reg. Granad.:S. Maria, reg. Valence:
mont Aitoxa. S. Javelambra. Pyrenees. Aragon. : Pena Montenese,
Astriviella, Pyrenees septentrionales : Pie de Gabizaz, S. de Guara,
Castabona, etc. A côté de l’Z.saxatilis en Espagne nous mettons Z.cine-
rea Poir. mais l’auteur n’indiquant pas la localité nous n'avons pas
trouvé cette espèce dans les herbiers. En France l’Z. saxatilis est très
répandue, dans les Pyrénées Orientales, S'-Antoinede Galamus, Ste-Paule;
Corbières, Aude, Aveyron, Hérault, Gard, Drôme. Vaucluse, Bouches-du-
Rhône, Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Doubs (Foucault et Rouy). Cette
espèce s’avance même jusqu'au Jura français, Montbéliard, et au Jura
suisse, Soleure.
En Italie on la trouve au Piémont, dans les Appenins, en Toscane,
aux Abruzzes (mont Amaro), d’où elle passe en Dalmatie où elle est .
connue sous le nom de /. Zanardinii avec une seule localité : l’île de
Lesina. En Roumanie elle est représentée par la var. vermiculata Willd,
dans les montagnes et de la Dobroudja, elle s’avance jusqu'en Crimée;
(5) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. 613
cette plante est annuelle et ses silicules sont couvertes par des poils sur
le septum et sur les loges.
On voit que l’Z. saxatilis est plus nordique que l’Z. sempervirens.
QUATRIEME GROUPE PECTINATZÆ
Ses espèces sont caractérisées par leurs silicules avec de grandes ailes
prolongées en avant, très tranchantes et divergentes; la nervation est
tres nette sur les loges; les silicules sont disposés en corymbe.
I. gibraltarica L. (Sp. Pl.649) sous-frutescente, à feuilles entières,
arrondies au sommet, quelquefois à deux lobes; dans la variété du Maroc
.la silicule est très grande (1 em. de long, 9,5 de large). En Espagne :
Gibraltar, Ronda, Malaga; au Maroc : mont Tetuan.
I. pectinata Bss. (Diagn. Ser. I, 175), plante annuelle, à feuilles à
4-8 lobes, avec des silicules qui ont des poils sur les loges.
En Portugal: Villa nova de Milfonte, Cap de St-Vincent: en Espagne :
Bætie : Chiclana, Arcos, Cordoue. S. de Palma pres Algeciras, S. Roque,
Ronda, Grazalema; reg. Granat : pres Estepa, S. Alora pres Malaga,
S. Nevada, reg. Jaen: la Carolina, Jaen; reg. Castille nouvelle : Madrid,
Aranjuez, Casa de Campo. Cette plante croît surtout sur les calcaires
gYpseux.
Var. Bourgaei Bss. (Suppl. 36) caractérisée par l’absence presque
complete de poils sur les silicules où il y en a très peu; reg. Granad :
IVme Groupe : Pectinate.
614 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1908 (6)
pres Baza, pres Ronda, Grazalema, reg. Valence : pres Elche, reg.
Mureie : Albacète.
I. parviflora Munby, très voisine de 1’J. pectinata confondue
aussi avec l’Z.-odorata L.
C’est une espèce africaine qui se trouve au Maroc, Tasseramont,
en Algerie: Oran, Chelif, Alger, Medea; Kabylie: Djur-Djura, Batna,
Lambese, Biskra ; Tunisie : entre Souck el Arba et Nebeul.
I. odorata L qui se distingue de l’Z. pectinata par l’abscence des
poils sur les silicules, le style est très court; elle a tout les caractères
de l’Z. parviflora. En Grèce: Attique: mont Olivero, Eleusis, Crête.
En Asie-Mineure: Cilicie; Syrie: Damas, Aleppo; Assyrie jusqu’à
l’Euphrate; Chypre: mont Kythralu.
ÜINQUIEME GROUPE TENOREANFE.
Ces sont des espèces sousfrutescentes et bisannuelles. La forme des
feuilles est variables dans la même espèce, elles sont entières ou lobées.
Silicules en corymbe, les ailes de la silicules sont courtes et se prolon-
geant parfois en deux pointes arrondies, le sinus est étroit, le style
dépassant les ailes.
I. Pruiti Fin, sousfrutescent à feuilles entières ou à 2-8 lobes, les
silicules sont de 0,75 cm long. et 0,6 larg. En Espagne ne se trouve
que dans les montagnes de Grenade d’après W. K. et Lg. en Algérie
Vme Groupe : Tenoreanæ.
(7) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. © 615
elle connue sous le nom I. Balansæ Jord. à Medna, à Batea, Lambese.
Mt. Djebel-Touggourt, Cosson considère cette dernière espèce aussi
comme identique à l’Z. Pruiti.
La Tunisie entre Hammerzoud et Souk el Djama d’où cette espèce
passe en Sicile, mont Modone est en Sardaigne, où elle est désignée sous
le nom S$. integerrima Moris.
S. Tenoreana DC. (Syst. II 400) a beaucoup d’affinites avec
VS. Pruiti, elle est sousfrutescente, à feuilles entieres-ou à 2-4 lobes ;
la silicule à nervature très nette sur les loges. Silieule est de 0,55 em
de long. et 0,5 de larg.
Portugal: Cintra, Espichel, Cap de S' Vincent.
Espagne: reg. Granat; S. Nevada, S. Maria (var. longipedunculata
Lose.)en Aragon, Puerto de Beicete; Catal : Montserrat (var. granatensis
Bss. et Reut.) (syll. 204 reg. granat): S. Tejeda, S. Nevada, S. Prieta,
.S. Ronda, elle se distingue de I. Tenoreana par ses silicules avec des
ailes plus arrondies en avant, tandisque la var. longipedunculata a des
ailes plus pointues.
Var. petræa Jord. est au nord d’Espagne dans les Cantabres pr.
mont. Alava, même elle passe en France aux Basses-Pyrénées et dans
les Hautes-Pyrénées. (Silicules est de 0,45 em. long. et de 0,45 larg.)
Var. Gastoni Delacroix dans les B.-Pyr.
Nous ne retrouvons l’Z. Tenoreana en Italie que pres de Naples:
S' Angelo de Lombardie. Il est possible qu’elle soit identique au Z. Pruiti
qui serait venu de la Sicile.
D’après Halacsy I. Tenoreana se trouverait sur l’île de Corfou : mont.
Pantacrator et à côte d’elle cet auteur place comme variété l’Z. Spru-
neri Jord. qui se trouve à Corfou et sur l’Ile de Leucade, en Epire : mont.
Zalongos, en Grèce: Acarie et Thessalie. Cette espèce est bisannuelle de
même que l’Z. attıca Jord. qui se trouve en Attique : mont. Hymette et
Pentalicon; l’Z. epirota Halaesy, espèce annuelle ne se trouve qu’en
Epire: mont. Smolika ; l’I. Jordani Bss. a beaucoup d’affinites avec
S. Spruneri et surtout avec $. attica ; comme elles, elle est bisannuelle
avec des feuilles entières ou à 2-3 lobes; elle ne se trouve qu’en Asie
min., au mont Lyda, mont Sipyle, mont Cadmus. Lycia: mont Solyma
et en Cilicie.
SIXIÈME GROUPE CILIAT FE.
Les espèces de ce groupe sont sous-frutescentes, bisannuelles ou an-
nuelles à feuilles entières ou à peine lobées. Silicules en corymbe, leurs
ailes sont courtes et plus pointues ; le sinus plus large, le style dépassant
les ailes, la nervation est très peu marquée.
I. procumbens Lge. sousfrutescent, en Portugal: Cap. de Mon-
dego, Leiria, S. Martingo; en Espagne: Gallice. Elle se rapproche par
ses silicules beaucoup de Z. ciliata All, mais celle-ci est annuelle.
1. ciliata se trouve aussi en Portugal près de Lisbonne et ses environs.
Var. Welwitischii Bss. à Charnecos. En Espagne reg. Valence :
616 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (8)
Segorbe, S. Castella, Pyrénées Aragon et Pyr. Catalon; Montserrat. En
France: Pyr. or, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, B.-Alpes et Alpes-
Marit. Cette plante ne va pas plus loin.
I. Lagascana DC. annuelie à feuilles lobées, ne se trouve qu’en
Espagne dans dans la reg. nord de Murcie: S. Segura, S. Juan,
S. Alcaraz, reg. Valence : S. Felipe, S. Mariola, pr. Almonsa, dans la
province d’Alicante et l’Aragon austral.
I. pinetorum Pau en Aragon austral.
I.Bernardiana G. G. annuelle, à feuilles entières ou avec les lobes
peu marquées. Silicule ou ailes très courtes.
Espagne Catalogne orientale. A côte d’elle Z. Benthamiana Bss. et
Reut. dans les Pyrénées occidentales et medianes: Navare et Aragon
(Buboni).
En France !’I. Bernardiana est dans les Basses-Pyrénées et les
Hautes-Pyrénées où se trouve aussi la var. Bubani Deville qui s’en dis-
tingue par ses silicules couvertes de poils sur le septum et les loges.
I. spathulata Berg. ou /. carnosa WK. qui est aussi annuelle et
à feuilles entières arrondies, spathules; silicules à ailes courtes pointues,
septum très large. En Espagne: Pyrénées de Catalogne. En France Pyr.
or et H“*-Pyr.: Eaux-Bonnes, Pie de Midi, S. Beat.
I. Candolleana Jord. annuelle à feuilles entières, les ailes de la
silicule sont très courtes.
En France: B.-Alpes, Drôme, Vaucluse, Alp.-Marit.: mont Honorat.
| li a Ak | | Le mie N
ee ze! | LE | AE |
Vine Groupe : Giliate.
(9) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. 617
I. nana All. bisannuelle à feuilles plus large, silicules avec des ailes
plus longues que dans l’Z. Candolleana se trouve dans les Alpes-Marit.
Mont. Mougion; Piémont, Mont. Carlini.
I. aurosica Chaix bisannuelle, à feuilles très étroites, silicules
sont comme dans l’Z. nana. Se trouve dans les Alpes maritimes, mont
Aurosica, B.-Alpes, Htes.-Alpes et en Italie, Piemont.
I. nana, I. Candolleana, I. aurosica sont caractérisées par
des sépales avec une crête dorsale qui se prolonge en un appendice
surtout chez Z. Candolleana et I. aurosica, I. carnosa WK.
SEPTIÈME GROUPE UMBELLATÆ
Ces espèces sont sousfrutescentes ou bisanuelles, à feuilles finement
dentées. Silicules en corymbe, les ailes sont longues terminées par une
pointe aiguë. La nervation est très nette sur les loges: le sinus est
assez large, les ailes divergeantes, le style dépassant les ailes.
I. contracta Pers, sousfrutescent, les feuilles à 2-4 dents. En Por-
tugal Algarve: Faro; en Espagne var. angustifolia Lge. pr. de Ronda,
S. Segura. Junquera, S. de Mijas, Cast nov.: Cerros de Guttaron,
Arganda, S. Pablo, mont Toledo.
Var. Bourgaei Jord. pr. de Ronda et Grazalema.
Vilme Groupe : Umbellate.
618 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (10)
I. umbellata L, annuelle, a des feuilles finement dentées ou même
quelque fois entières. Cette espèce est considérée comme subspontannée
en Espagne; on la trouve en Cast. nova: Aranjuez; elle a aussi été citée
à Algéciras, dans la Sierra de Palma d’après WK., mais il est possible
que ce soit Z. linifolia.
I. Raynevalii Bss. espèce bisannuelle d’Espagne, en Cast nouv.
pr. Aranjuez, mont Guttaron. Les feuilles sont entières. Silicules petites,
les ailes avec des pointes courtes.
I. Hegelmaieri WK, espèce espagnole bisannuelle, se trouve en
Valence: pr. Alicante et S. de Mariola. Var. glabrescens Port. dans le
reg. Murcie : S. Fereia pr. Lorca.
En France l’Z. wmbellata apparaît au Departement du Var et des
Alpes-Maritimes.
En Italie : Ligurie, Tascova; Naples : Costa de S. Angiola.
En Dalmatie var. tenuifolia Presl. Velebit mt. Diacra Lesiva et
Mezzo. Cette variété a aussi été désignée sous le nom de I. linifolia
var. tenuifolia et puis plus tard comme J. roseo-purpurea Segorski
(Hercegovine).
I. Taurica DC. a des affinités avec l’Z. umbellata, mais elle est
bisannuelle, et a des feuilles entières ou finement dentées. Elle eroît près
de Constantinople, en Crimée, à Taganrog, au Caucase près de la rivière
Terek, en Arménie, en Asie-Mineure, Cilicia : mont Aladagh. Var.
pubescens Bss. en Bithynie.
I. Olympica Bss. aussi bisannuel se distingue par ses silicules avec
sinus large. En Asie-Mineure, Bithynie, mont Olympe. Cilicie : mont
Aladagh.
HUITIEME GROUPE LINIFOLIÆ
Ce sont des especes bisannuelles ou quelquefois annuelles, leurs feuilles
sont entières et linéaires. Lessilicules en grappe ou en corymbe. Les ailes
de la silieules sont étroites et très proéminentes. Sinus large, le style
egalant ou depassant un peu les ailes.
I. linifolia L. bisannuel, à feuilles étroites. Les sépales ont une
crête dorsale qui devient beaucoup plus marquée dans Z.stricta Jord et
Î. macrodonta Burnat. Cette dernière forme est considérée par Rouy et
Foucault comme intermédiaire entre I. linifolia et 1. umbellata. I. lini-
Jolia se trouve en Portugal, Setubal, et en Espagne : Bætic, Chielana et
Cadix; Castille Nouvelle : Cerros de Guttaron, Aranjuez; Catalogne,
Monistral, Puguil.
En France, dans les Pyrénées Orientales, à Marseille, Aix, Orange,
Nyon, Toulon, Alpes-Maritimes, Grasse.
Var. macrodonta Burnat, Dpt. du Var et les Alpes-Maritimes.
J. stricta Jord. dans les Hautes-Alpes. Var. Villarsı Jord. dans la
(11) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. 619
Drôme, les Basses-Alpes et l’Ardeche. Var. cyclodonta Burnat, aux
Bouches-du-Rhône, le Var, Alpes-Maritimes et passe en Ligurie où elle
s’arrete.
I. Prostii Loy, espèce spéciale pour la France, comprend plusieurs
varietes: /. Durandi Lorey, I. cortegiona Jord, I. Violetti Soy,
1. deflexifolia Jord, I. polita Jord, I. delphinensis Jord; toutes ces
variétés sont très voisines; il est difficile de les distinguer parfois, elles
ne se distinguent que par le temps de leur floraison. Elles ont des sili-
cules disposées en grappe avec des ailes très divergentes.
I. Prostii en Ardèche, dans les Cévennes, Lozère Mende Gard,
Vaucluse.
I. polita, Ardèche (©)
I. Durandi, Côte d'Or.
I. Violetti, Meuse (2)
1. Delphinensis, Drôme
1. deflexifolia, Aveyron, Ardeche, Gard.
I. intermedia Guers est bisannuel, à feuilles entières linéaires, les
silicules ont le sinus entre les ailes très larges, concaves, les pointes des
ailes se dirigeant toujours en avant, les silicules sont en grappe. Il ne
se trouve qu'en France à une seule exception /. boppardensis Jord.
qu'on trouve à Boppard en Allemagne. La forme typique croît dans la
Seine inférieure : Rouan.
Var. Timeroyi Jord : Isère, Drôme, Aïn.
Var. collina Jord = var. Lamottii Jord.
Var. majalis Jord : Ain, Dröme, Vaucluse, Rhöne.
VIlIme Groupe : Linifoliæ.
620 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 (12)
NEUVIEME GROUPE AMARÆ
Ce sont des espèces annuelles, à feuilles extrêmement divisées les
silicules sont en grappe allongée chez /. amara L. et I. panduriformis
Doir, en corymbe chez Z. pinnata Gou. Les ailes de la silicule ont des
pointes assez courtes dirigées toujours en avant.
I. amara L. est très répandu en Espagne, France, Belgique,
Allemagne, Suisse, Italie, Autriche, Dalmatie. Cette espèce vit dans les
champs et se propage facilement avec les cultures, ainsi on la trouve en
Angleterre et même elle descend jusqu’en Algérie. Elle a donné un
grand nombre des variétés dont plusieurs sont considérées comme des
espèces.
On peut diviser /. amara en trois sections d’après la forme des
silieules :
Sect. I. Z. amara qui a les ailes de la silicule tellement accrescentes
qu’elles ferment complètement le sinus; cette forme se rencontre au
Portugal, S. Cintra; en Espagne, Nouvelle-Castille : Madrid, Aragon.
et Catalogne; dans les Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, en Cham-
pagne.
À. apricorum Giraudias : Tarn, Garonne et Aveyron.
I. resedifolia Pourr. dans les Pyrénées-Orientales, Ariège Corbiere.
Sect. II. /. Forestieri Jord. dont les ailes se prolongent en pointes en
avant; se trouve aux Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées, Pyrenees-
Orientales, Haute-Garonne, Ariège, Aude.
I. montolivensis Timb. aussi dans les Pyrénées-Orientales, Corbiere.
Î. arvatica Jord à Vienne et dans les Vosges.
Sect. III. Ce sont toutes les petites formes de l’Z. amara avec des
ailes très courtes, les styles les dépassent.
IXme Groupe : Amar.
(13) M. SERGUEEFF. GENRE IBERIS L. 621
I. ruficaulis Lg. très répandu, 7. decipiens Jord, I. sabauda Puget
sont dans l’Ain, les Vosges, Côte-d'Or, Paris, la Normandie, en Angle-
terre (cultures) en Haute-Savoie, en Suisse, Basses-Alpes, Alpes-Mari-
times. En Italie ou Piemont (Berteloni). En Allemagne jusqu'à Heidel-
berg, Carlsruhe.
I. pinnata L. caractérisé en outre par des longs poils sur les
sépales latéraux, les silicules en grappe serrée au corymbe, les ailes se
prolongeant en pointe en avant, ses feuilles sont lobées cu sequées; deux
formes de feuilles peuvent se retrouver sur la même plante, les var.
crenata Lam., var. Costei Rouy et Foucault se rattachent à Z. pinnata.
En Espagne, on le trouve dans le reg. Grawat : S. de Estepona en
Castille : Lerida, Pyrénées de Catalogne, Pyrénées-Orientales, Hautes-
Pyrénées. En France, partout au sud, puis dans la Haute-Savoie, le
Jura, les Hautes-Alpes, Basses-Alpes et Alpes-Maritimes. Il est très
facilement transporté par les cultures :
En Suisse : Genève, Vaud, Berne, Fribourg; en Allemagne jusqu’au
Rhin; en Autriche, à Vienne; en Italie: Ligurie, Trieste, Istrie, Croatie;
Transylvanie.
I. pandursformis Poir comprend les variétés suivantes :
I. bicorymbifera G. G., I. affinis Jord, I. Martini Thimb., I. cera-
tophylla Reut., Poiret considère l’Z. panduræformis comme intermé-
diaire entre Z. amara et I. pinnata. Il se trouve en Espagne : Pyrénées
de Catalogne, Pyrénées d'Aragon, Pyrénées de Navarre; en France,
dans les Hautes-Pyrénées, Pyrénées orientales, Aveyron, Lozère, Tarn,
Drôme, Lyon, Doubs, Jura, Hautes Alpes, Basses Alpes, Bouche du
ns en Suisse : Jura suisse au-dessus de Gingins, Vaud, Neuchätel,
Chezerex.
CONCLUSIONS
Nous voyons que le genre Zberis a son aire de distribution fran-
chement mediterranneenne. En superposant la distribution de tous les
groupes, on remarque que leur distribution particulière va du sud au
nord; les uns de ces groupes étant plus meridionaux, les autres plus
septentrionaux. Du Portugal ce genre se repand par le sud d’Espagne,
envahit toutes les Pyrénées, passe par la moitié sud de la France,
s’eleve un peu vers le nord, vers la Suisse, plus loin, au nord, il se pro-
page surtout par les cultures. Il passe par toute l’Italie jusqu’à la Sicile.
Depuis les Appennins, il émigre en Istrie, Dalmatie, Grèce, Crête
jusqu’en Asie-Mineure, Cilicie, Syrie, il s’eleve vers la Crimée et le
Caucase.
Les groupes Pectinatæ et Tenoreanæ vont de l'Espagne par le nord
de !’Afrique jusqu’en Grèce et en Asie-Mineure.
Si nous comparons le nombre des espèces Zberis de chaque pays,
nous voyons que sur 57 espèces admises aujourd’hui 24 se trouvent en
- Espagne, parmi lesquelles 16 sont spéciales pour ce pays.
En Portugal, il y a neuf espèces qui passent toutes en Espagne.
En France, il n’y en a que 15 mais qui donnent de nombreuses
622 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (14)
variétés, et dont deux seulement sont endémiques : (Z. Prostu et
I. intermedia).
En Italie, il y a 15 espèces avec très peu de variétés, cinq sont ende-
miques.
Distribution générale des espèces du genre Iberis.
En Grèce, cinq espèces, dont trois spéciales pour ce pays.
En Asie-Mineure, aussi cinq espèces.
Il se pose la question : est-ce que le genre Zberis a eu son premier
développement en Asie-Mineure d’où il se propagea vers l'occident, ou
était-ce le contraire ?
D’après Lapparent, dans le temps tertiaire, l’Europe était presque
submergee, mais, à partir de l’Asie, s’avancaient deux bras du conti-
nent; une de ces bandes passait de l’Asie par la Crimée, les pays
Balcaniques, le nord de l’Italie, le sud de la France et aboutissait à
à l'Espagne, l’autre partant de l’Asie-Mineure s’avancait vers la Grèce
et l'Italie et s’arrêtait en Sicile. Il est possible qu’à ce moment, il y ait
eu un courant d’emigration de l’orient à l'occident. Plus tard, il ya eu
submersion de ces deux bras, et il ne restait que quelques grandes îles
où les plantes se sont maintenues; ainsi une partie de l'Espagne, de
l'Italie, de la Grèce. De ces îles, plus tard encore l’emigration a pu
recommencer.
Nous avons vu plus haut que le nombre des espèces d’Zberis va en
diminuant vers l'Orient; on peut vraisemblablement supposer que le
genre Iberis a son centre de dispersion en Espagne ou au moins que
ce pays a constitué un refuge, d’où il a émigré de nouveau en France et
plus loin. Nous savons aussi par l’histoire de l’Atlantide, que l'Espagne,
le sud de la France, l'Italie, la Grèce ont été longtemps réunis avec le
nord de l'Afrique, ceci expliquerait le cercie complet périméditerra-
neen de la distribution des Iberis.
Une nouvelle espèce de CRUCIANELLA
DU
KURDISTAN
PAR
M. Edmond MALINOWSKI
(Avec une gravure dans le texte.)
CRUCIANELLA KURDISTANICA Malinowski, Sp. nov.
— Typus in herb. Barbey-Boissier et Berol.
Caulis glaber. Folia sena, omnia ovati-lanceolata, margine scaberulo
Senn gen,
CRUCIANELLA KURDISTANICA Malinowski sp. nor.
A. : inflorescence (grossie 6 fois); B, : corolle (grossie 8 fois); C. : lobes avec appendices (grossi
40 fois) ; D. : bractée extérieure (grossie 5 fois).
62% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 (2)
revoluto (1. 2—2'/s cm.); spicæ laxæ (1. 2—3'/2 cm.). Bracteæ exteriores
lanceolatæ, margine ciliolate (1. 5 mm.); bracteæ int. minores, cælerum
exterioribus similis. Corollæ bracteis duplo longior ; (1. 8— 10 mm.) ; limbi
quinquepartili, lobi ovati in appendicem linearem recurvam excurrentes.
Distr. geogr. Kurdistan.
Hab. : « in declivibus montium ».
Les espèces du genre Crucianella peuvent se subdiviser en deux groupes
d’après les caractères des organes floraux :
Les ovaires du 4°" groupe sont 3-4 fois plus larges que la base des
corolles correspondantes ; les corolles sont un peu moins longues ou aussi
longues que les bractées externes.
Le second groupe possède des ovaires de même largeur que la
base des corolles et les corolles 2-3 fois plus longues que les bractées
exlérieures.
Cette division se justifie par la répartition géographique des espèces:
les espèces du ler groupe sont occidentales (Espagne, France méridionale,
Italie, Balcans, Asie-Mineure, Egypte, Maroc).
Celles du 2e sont orientales (Kurdistan, Arménie, Arabie, Perse, Afga-
nistan) : Crucianella Kurdistanica sp. n. appartient à ce second groupe.
LE BUNRS
BASSIN DE SALLANCHES (HAUTE-SAVOIE)
Gustave BEAUVERD.
Le Buxus sempervirens L., si abondant en diverses localités de
la Hte-Savoie, n’était jusqu'alors connu dans les montagnes de la vallée
de l’Arve que par les quelques taches situées aux abords de la cascade
d’Arpenaz et du village de Passy (environs de Sallanches). — Une excur-
sion que nous avions entreprise en Juin 1908 nous permit de constater
sa présence sur la rive opposée de l’Arve, où il occupe une aire considé-
rable (9 kil. Carrés, entre 550-1100 m. d'altitude) comme sous-bois des
forêts de Blancheville, commune de St-Roch, à l'extrémité Nord-Est de la
chaîne des Aravis (Alpes d'Annecy).
cette trouvaille qui enrichit la flore des Aravis d’une bonne unité nou-
velle, offre un intérêt géographique évident en soulignant l'importance
de la vallée de l’Arly considérée comme principale voie d'immigration de
l'élément méridional dans le bassin de Sallanches; d’autre particularités
importantes relatives à cette trouvaille et à celle de certaines espèces
concomitantes seront développées ultérieurement.
Blancheville près Sallanches, 24 août 1908.
ze
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
RU
Beiträge zur Kenntnis der Afrıkanischen-Flora.
(Neue Folge.)
XXI
Herausgegeben von Hans SCHINZ (Zürich).
mit Beiträgen von
Fr. KRANZLIN (Berlin). Hans SCHINZ (Zürich).
F. PAX (Breslau). Alb. THELLUNG (Zürich).
LILIACEÆ
HANS SCHINZ (Zürich).
Anthericum Rautanenii Schinz nov. spec.
Foliis scapum alte vaginantibus, lanceolatis, ensiformibus, apice acu-
tissimis; scapo eramoso, bicarinato; bracteis ovato lanceolalis, cuspidatis,
inferioribus usque ad 3 cm longis, superioribus fertilibus multo minoribus
vel subnullis, floribus in pseudoracemum laxum congesliis, 1. e. floribus
in axillis bractearum confertis fasciculatis pedicellatis; sepalis oblongis,
obtusis.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Olukonda, Raulanen.
Ueber den Wurzeln dieser Pflanze befindet sich jeweilen ein dichter
Kranz von aufrechten Fasern: die Leitbündel der verschwundenen Laub-
blatischeiden. Die mindestens zu 8 vorhandenen grundständigen Laub-
blätter sind langscheidig, lanzettlich schwertförmig, spitz, trocken zu-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1908. 43
626 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Zwe ser.). 1908
sammengefaltet und dann + 5 mm breit und + 50 cm lang, steif. Der
‘unverzweigte Schaft ist bis 60 cm hoch. Die häutigen Tragblätter, von
denen die untersten auffallend länger sind als die oberen, sind eiförmig
lanzettlich, zugespitzt, + 10 mm lang; sie trageninihren Achseln 2 bis 5
Blüten. Die unter der Mitte articulierten Blütenstiele sind + 10 mm lang.
Der glatte Griffel erreicht eine Länge von + 7 mm.
Diese Art gleicht auffallend dem Anthericum patulum Baker (Fl. Cap.
VIT (1897), 386). Baker stellt allerdings sein A. patulum in die durch
rauhe Staubfäden und Griffel charakterisierte Untergattung Dilanthes,
aber, obwohl mir hier in unseren Herbarien der Typus (Galpin 1232) zur
Ver fügung steht, kann ich diese Stellung nicht gutheissen, denn in den
Blüten unseres Exemplares der Nr. 1232 sind sowohl Staubfäden wie
‘Griffel durchaus kahl. Möglicherweise sind daher A. patulum Baker und
A. Rautanent identisch.
ORCHIDACEA
FRITZ KRÆNZLIN (Berlin).
Lissochilus hereroënsis Krzl. n. sp. Tuberidiis magnis oblongis
5 cm longis 4 cm crassis, radicibus crassis, calaphyllis in ima basi magnis
amplis obtusis caulem floriferum et folia nascentia amplectentibus, caule
florifero 75—-100 cm alto stricto basi fere 1 cm crasso, vaginis ringentibus
pallidis in inferiore parte scapi 3 valde distantibus, racemo elongato dis-
tantiflero, pluri-multifloro (15—25) ad 25 cm longo, bracteis anguste
lanceolatis acuminatis ovaria tenui-pedicellata subæquantibus. Sepalis
minutis ovatis acutis apice leviter contractis, petalis duplo longioribus et
plus duplo latioribus oblongis brevi aculatis, labello alte gynostemio adnalo,
margine reflexo, lobis lateralibus obsoletis rotundatis, lobo intermedio sub-
pandurato oblongo obtuso calcari v. sacco proprie dicendo nullo cucullos
fere reclangulo in ima basi labelli, tuberculis in disco 3 magnis crassis
carnosis adjecta utrinque 1 multo minore, lineis granulosis bis omnibus
interpositis labello ceterum (1. e. præter callositates) anguste marginato,
callis omnibus basin v. faucem versus in unam confluentibus, gynostemio
brevi supra oblique retuso. — Flores inter minores generis, sepala 6—7 mm
longa fere # mm lata, petala 1,5 cm longa 1 cm lata, labellum 1.2 cm
longum expansum 6 mm latum. — Octobri.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Sperlingslust, auf Glimmer-
schiefer, Dinter 816. Die Pflanze hat ausserordentliche Aehnlichkeit mit
L. platypetalus Lindley, ich halte sie aber gleichwohl für verschieden.
Zunächst ist sie viel grösser; das kleinste Exemplar ist 72 cm hoch mit
noch sehr unentwickeltem Blütenschaft, das grösste, noch keineswegs
ausgewachsene, nahezu einen vollen Meter. Der Hauptgrund für die
Trennung liegt in dem Verhältnis zwischen Sepalen und Petalen, welche
letztere bei L. platypetalus die ersteren um ein vielfaches übertreffen.
Hier ist der Unterschied keineswegs so auffällig, («plus triplo brevioribus»
sagt Lindley von den Sepalen), dann hat L. platypetalus eine eigentüm-
liche Bildung am Grunde der Säule oberhalb des Schlundes, welche Lind-
ley folgendermassen beschreibt : «cyatho parvo trituberculato circa faucem
sacculi» und von welcher sich im Herb. Lindley ein Zeichnung findet,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 627
die hierzu genau stimmt. Von einer derarligen sehr charakterislischen
Bildung ist hier keine Spur. Leider fehlen in Lindley’s Diagnose alle
Massangaben.
GRÜCHFERA,
ALB. THELLUNG (Zürich)
Lepidium Schlechteri Thellung n. sp. (g Nasturtioides $$ Le-
pidiastrum). Perenne. Radix duriuscula, verisimiliter sub terra ramosa,
ramis in rosulas foliorum abeuntibus et collo rudimenlis fibrosis foliorum
veterum vestitis. Caules sæpius complures ex rosulis enati. ascendentes
vel suberecti, subcylindriei (sicei leviter striali), primo intuitu subglabri,
pilis tamen brevissimis (crassilie sua vix vel cum maximum duplo longio-
ribus) obtusissimis, breviter cylindricis vel hemisphærico-papilliformibus
obsiti, subaphylli, valde flexuosi et ramosi, ramis et ramulis in racemos
abeuntibus. Folia basilaria elliptico-oblonga, basi attenuata (petiolis
insertione sæpe vaginantim dilatatis), integerrima vel apicem versus
dentata vel iyrato-pinnatifida lobis latis parvis ovatis leviter extrorsum
curvatis, faciebus subglabra, marginibus et inferne ad nervum medianum
pilis satis longis acutis retroflexis hirsutulo-ciliata ; caulina reducta brac-
teiformia elliptico- vel obovato-lanceolata integerrima pilis eis caulis simi-
libus parce obsita. Flores (pro genere) mediocres ; sepala ovata, conspicue
(ad ‘/4 latitudinis) albo-marginata, satis diu persistentia ; petala lineari-
spathulata, calycis ca. ‘/s æquantia ; stamina 2 + 4, filamentis gracillimis
sepala longe superantibus ; glandulæ 6 brevissimæ, semicirculares, calycis
vix ‘/s longitudine attingentes. Racemi fructiferi elongati, laxi, axi fere
cylindrico, caulis modo leviter papilloso-pubescente, pedicellis satis
robustis sæpe leviter compresso-angulosis parce papillosis demum glabris,
e basi suberecta arcuato-patentibus. silicula (etiam matura ?) 1'/2-plo
longioribus. Silicula (junior) ovato-rhombica (ca. 1 : 2), compressa, utrin-
que attenuato-acutiuscula, apice non emarginata, stylo conspicuo (septi
longitudinis ca. '/s aitingente) in stigma disciforme incrasssato apiculata ;
valvulæ carinatæ apteræ. Semina ignota.
Caules 10—20 em alli. Folia basilaria ad 7 cm longa, ad 12 mm lata;
caulina ad 8 mm longa et ad 2 mm lata. Sepala 1'/3—1t/2 mm longa.
Silicula (junior) # mm longa, 2 mm lata: stylus post anthesin '/s mm, in
fructu ‘/2 mm longus.
Südafrika: Transvaalkolonie, in colle ad Watervall Rivier. 1530 m,
R. Schlechter 3476.
Affine L. pinnato Thunb., L. decumbenti Desv. et L. africano (Burm.
f.) DC., ergo in systemate generis (Thellung Lepid. Monogr. [1906]) p. 82
inter clavis n. 24 et 25 inserendum ; differt ab illis 3 speciebus floribus
magis conspicuis (sepalis ultra 4 mm longis, late albo-marginatis), stami-
nibus 6 (non 2—4 medianis tantum) et stylo longiore (in fructu ‘/2 mm,
non cum maximum. '/« mm longo).
L. Schlechteri Thellung ist eine wohlunterschiedene Art, die in der
Kapflora ziemlich. vereinzelt dasteht. Einige Merkmale, wie die fast blatt-
losen Stengel, die relativ grossen, breit berandeten Kelchblätter, der
lange Griffel etc., erinnern an einige südamerikanische (andine) Arten,
628 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sur.) 1908
wie die Gruppe der «Gelida» Thellung (L. Meyeni Walp. etc.), die jedoch
durch deutlich ausgerandete Frucht charakterisiert ist. L. Philippianum
(0. Kuntze) Thellung (Chile, Bolivia), in der Fruchtform mit L. Schlechteri
völlig übereinstimmend, unterscheidet sich, abgesehen von dem ausge-
sprocheneren Nanismus, schon durch die äusserst kurzen, am Grunde
verdickten und verbreiterten Staubfäden und viel längere Stengelhaare.
LEGUMINOSE
HANS SCHIRZ (Zürich).
Rhynchosia Bakeri Schinz nov. spec.
Fruticosus, erectus (?), ramulis pilosis ; foliis peliolatis, 3 foliolatis ;
foliolis late rhomboideo ovatis (lateralibus obliquis) vel suborbieulari
ovatis, basi emarginatis apice breviter acuminatis, coriaceis; floribus.
pedicellatis, calyce hirsuto, dente infimo ceteros excedente, glandulosis;
vexillo extus glanduloso; ovario et legumine juniore dense hirsutis.
Südafrika: Transvaalkolonie, Terminus du chemin de fer du Selati,
119 Km de Komati Port. Junod 1585, bl. VII. 1902.
Die Laubblätter dieser Art sind dreizählig, rundlich eiförmig bis rhom-
bisch eiförmig oder rhombisch rundlich, oberwärts in eine kurze, von
einer Weichstachelspitze überragte Spitze zusammengezogen, am Grunde
oft schwach herzförmig, von lederiger Beschaffenheit, ober- und unterseits
weich behaart und zwar unterseits eher etwas dichter als oberseits und
auf der Unterseite mit hervortretender Nervatur versehen. Der gemein-
same Blattstiel ist + 25 mm lang ; die beiden unsymetrischen Seiten-
blättchen sind Kurz-, die Endblättchen lang gestielt. Die Blatispreiten
messen + 6 cm in der Länge und + 5 cm in der Breite. Der Blütenstand
ist traubig und gestaucht. Die Blüten sind + 7 mm lang gestielt. Der
Kelch misst samt Zipfeln + 8 mm in der Höhe, von den ungleichen
Kelchzipfeln ist der unterste am längsten und schmälsten, von lanzett-
lichem Umriss und von 4 bis 5 mm Länge, die beiden oberen Abschnitte
sind durch + seichte Buchten von einander getrennt. Der ganze Kelch
ist behaart und mit einer sehr grossen Zahl weisser Drüsen versehen.
Die auf der Aussenseite stark drüsige Fahne ist breit verkehrteiförmig.
+ 18 mm lang und 12 mm breit. Die schmalen Flügel sind eiwa 3 mm
breit. Der Kiel ist + 15 mm lang, stumpf und etwas länger als die Flügel.
Die Länge des Griffels beträgt + 13 mm; der Fruchtknoten ist dicht
langbehaart und dicht drüsig.
Ich würde diese Art in die Nähe der R. ambacensis (Hiern) Harms
stellen, nur ist bei dieser die Behaarung matt silberweiss und der unterste
Kelchabschnitt ist auffallend länger und schmäler als bei der Junod’schen
Pflanze.
R. angulosa Schinz nov. spec.
Suffrutex ramosus, caule ramisque angulosis, pilosis ; foliis breviter
peliolatis; foliolis 3 elliptieis, apice rotundatis, mucronatis, interdum
acutis, molliter velutino pilosis; racemis axillaribus, longe pedunculalis ;
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 629
calyce pilis longis incanis piloso, dentibus lanceolatis acuminatis; ovario
longe et dense griseo piloso.
Südafrika: Transvaalkolonie, Stony grounds, Mis. sides, Barberton,
1500—1660 ın, Galpin 1095, bl. Sept. 1. Okt.
Galpin schreibt der Art einen diffusen Wuchs bei 7 bis 24 cm langen
Zweigen zu und beschreibt die Blüten als mit gelben Flügeln und röt-
lichem Kiel versehen.
Das vorliegende Exemplar hat kantige wollig behaarte Stengel und
4- 3 mm lang gestielte, dreizählige, Laubblätter. Die elliptischen, abge-
rundeten und bespitzten. + 35 mm langen und + 10 mm breiten
Blättchen sind namentlich auf den Nerven grauweiss weich wollig
behaart. Die traubigen Blütenstände sind + 2 cm lang gestielt. Das
den Kelch bekleidende Indument setzt sich aus steifen einzelligen, bis
zum Schwinden der Lumina verdickten, spitzen Haaren und aus langen,
mehrzelligen Drüsenhaaren mit zwiebelförmigem Grunde zusammen.
Die lanzettlichen. zugespitzten, 11/2 mm breiten Kelchabschnitie sitzen auf
+ 3 mm hoher Kelchrôhre: der unterste Abschnitt misst + 9 mm, die
beiden obersten messen je + 7 mm und zwar sind 4 untereinander
hoch hinauf verwachsen. Die Fahne ist + kreisrund, am Grunde keil-
förmig. 15 mm lang und + 10 mm breit, kahl. Der Kiel ist stumpf, die
Flügel sind schmal und etwas kürzer als die Fahne. Fruchtknoten und
Griffel (dieser im untern Drittel) sind lang behaart; die Frucht ist flach,
+ 26 mm lang und 7 mm breit.
Eriosema rufescens Schinz nov. spec.
Suffrulex ereclus, ramosus, caule ramisque dense rufo pubescentibus ;
foliis 3 -foliolatis; foliolis oblongo ellipticis, acutis, rufo pilosis; floribus
capitalo congeslis, capitulis pedunculatis; calyce piloso brunneo glandu-
loso; vexillo dorso dense piloso et glanduloso; ovario longe et dense
piloso.
Südafrika: Swaziland, Havelock Concession. 1330 m, E. Saltmarshe,
1009, Sept. 1890.
Stengel stielrund, anliegend dicht rotbraun behaart. Die am vorlie-
genden Exemplare noch wenig entwickelten Laubblätter sind + 5 mm
lang gestielt, länglich elliptisch, spitzlich, weich behaart und unterseits
längs der Nerven rotbraun. Die Blütenstände sind bis 10 cm lang gestielt
und tragen schopfig gedrängte Blüten. Die lanzeitlichen, zugespilzten
Kelchabschnitte sitzen auf rotpunktierter Kelchröhre und sind lang gelb-
rot behaart. Die auf der Aussenseite lang- und dichtbehaarte Fahne ist
länglich verkehrteiförmig, gegen die Basis zu allmählich verschmälert,
+ 13 mm lang und + 6 mm breit, aussenseits punktiert. Die Flügel sind
auf der Aussenseite ganz schwach behaart. Der Kiel ist vorn abgerundet.
Der Griffel ist unterwärts — das Ovarium durchgehend — lang
behaart.
Eriosema nutans Schinz nov. spec.
Suffrutex erectus ramosus, caule ramisque striatis, pilosis ; foliis breviter
petiolatis, 3 foliolatis ; foliolis oblongo ovatis vel ellipticis ovatis, apice
mucronalis, basi rotundalis, velutinis; racemis longe pedunculatis; floribus
reflexis : calyce piloso et dense glanduloso.
Südafrika: Transvaalkolonie, Shilouvane, pays bas, Junod 2165.
Stengel und Laubblätter dieser Art sind weich- und samtig behaart, der
630 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER 2m SÉR.), (1908
Stengel ist überdies stark gerieft. Die dreizähligen Laubblätter sind 4 bis
5 mm lang gestielt. Die 5 cm langen und 15 bis 20 und mehr mm breiten
Blättchen sind eiförmig bis elliptisch eiförmig, bespitzt und am Rande
etwas nach unten gerollt. Das Endblättchen pflegt 8 mm lang gestielt
zu sein. Die 7 cm lang gestielten Blütenstände tragen an + 14 cm langer
Rhachis sehr kurz gestielte, nickende Blüten. Die + 8 mm langen Neben-
blätter sind lanzettlich. spitz, aussen behaart, innen kahl. Der Kelch ist
spärlich lang behaart, drüsig, weit glockig und besteht aus einer + 2 mm
hehen Röhre und + 21/: mm langen Abschnitten die breit eiförmig
und zum Teil in eine abgestutzte Spitze ausgezogen sind, in die der
bräunliche Mittelnerv ausläuft. Die Fahne ist länglich verkehrteiförmig,
aussen Kurz behaart und dicht mit weissen, sitzenden Drüsen beseizt,
+ 2 mm langgenagelt, + 8 mm lang und + 3 mm breit und am Grunde
mit 2 aufwärts geschlagenen Oehrchen versehen. Der Kiel ist im Gegen-
satz zu den schlanken Flügeln sehr dicht mit Drüsen und vereinzellen
Haaren besetzt. Das Ovarium ist lang behaart und dicht drüsig und trägt
einen geknieten, nur am Grunde behaarten Griflel.
Eriosema hereroense Schinz nov. spec.
Suftrutex, ramulis dense ferrugineo hirsutis; foliis subsessilibus, 3 folio-
lätis; foliolis oblongo ellipticis, subtus reticulatis, ad nervos longe hirsulis,
cæterum glabris, supra holosericeis ; legumine dense hirsuto.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Otavi, Dinter 658, fr. 17. IV.
1899.
Ein Halbstrauch mit stielrunden, dicht lang- und braunrot behaarten
Zweigen. Die dreizähligen Laubblätter sind + 3 mm lang gestielt ; die
Blätichen, von denen je das mittlere eiwa 6 mm lang gestielt ist, sind
länglich elliptisch, abgerundet, seltener blos stumpf, von einer kleinen
Weichstachelspitze überragt, am Grunde etwas verjüngt, stumpf, unter-
seits namentlich auf den Nerven lang braunrot behaart, netzaderig, ober-
seits samlig. Die Länge der Spreite beträgt 4 bis 7 cm bei einer Breile
von 10 bis 15 mm. Die Nebenblätter sind breit lanzettlich, 5 mm lang,
zugespitzt und langbehaart. Die Blütenstände sind, mindestens an dem
mir zur Verfügung stehenden Exemplare, zwischen den Laubblättern
verborgen. Die Frucht ist lang braunrot behaart, wenigsamig, eiförmig,
stumpf und bei einer Breite von bis zu 10 mm bis zu 20 mm lang.
Gegen eine Identifikation mit E. Burke: Bentham spricht die Kürze der
Blattstiele; E. cordatum E. Meyer, die auch etwa in Betracht kommen
könnte, hat grössere, breitere, schwächer behaarte Laubblätter und
breitere Nebenblätter ; E. Gueinzii Sonder hat noch schwächer behaarte,
spitze Laubblätter. E. oblongum Bentham kenne ich nur aus der Be-
schreibung die dieser Art höckerige Laubblätter zuschreibt und bei
E. glomeratum Hooker endlich sind die Laubblätter von graugrüner
Färbung, was auch nicht auf die Otavi-Pflanze passt.
GERANIACEÆ
HANS SCHINZ (Zürich).
Oxalis Lüderitzii Schinz nov. spec. R
Herba perennis, pussilla, simplex, bulbo ?; folüis rosulatis, trifoliolatis,
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. XL. 691
longe petiolatis; petiolo subfiliformi, glabrescente, foliolis late reniformis
glabris, basi subcordatis, apice leviter emarginatis ; scapis erectis, 4—6
floris, glaberrimis; calycis segmentis lanceolatis, acutis, aristato acuminatis;
corollæ tubo calyce duplo fere longiore, flavo, petalis obovato spathulalis,
rotundatis ; capsula cylindrica, glabra.
Deutsch-Südwestafrika : Gross-Namaland, sandige Ebene von Tschi-
rub, Schinz 87, bl. V.
Eine offenbar mit einer Zwiebel versehene Art. Die bis 3 cm lang
gestiellen, dreizähligen Laubblätter besitzen einen unlerwärts elwas
verdickten Blattstiel. Die Blättchen sind kahl, im getrockneten Zustande
beidseitig grubig punkiiert, breit nierenförmig, am Grunde ausgebuchtet,
10 bis 15 mm breit und 4 bis 6 mm hoch. Der Schaft misst bis + 7 cm
und trägt 4 bis 6 bis mehr, + 8 mm lang gestielte Blüten. Die lanzett-
lichen, begrannten Kelchabschnitte sind 6 bis 7 mm lang, drüsenlos; die
Kronblätter sind 11/2 bis 2 cm lang, spatelförmig, oberwärts + 8 mm
breit, breit abgerundet. Die Kapsel ist aufrecht.
ZYGOPHYLLACKE
HANS SCHINZ (Zürich).
Zygophyllum cylindrifolium Schinz nov. spec.
Fructiculus (?), ramis subangularibus, carnosis; folliis 2 foliolatis, petio-
lauis ; foliolis cubeylindriformibus, obtusis, glabris ; floribus axillaribus,
pedicellatis ; calycis segmentis oblongis, rolundatis; petalis late ovatis,
basin versus cuneatis; squamulis bifidis; capsula reflexa (?), prismatica.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Salem, auf Granit, Dinter 94,
bl. u. fr. 27. VIL 98.
Die fast wurstförmigen Blätichen der zweizähligen, + 7 mm lang ge-
slielten Laubblätter dieser Art sind + 15 mm lang und + 2 mm dick,
fleischig. Die Nebenblätter sind kurz, hyalin, dreieckig, spitz und am
Rande etwas zerfressen. Die weissen Blüten sind 5 bis 10 mm lang
gestielt. Die Kelchblätter sind länglich, beiderends abgerundet, + 3 mm
lang und 1'/ı mm breit ; die Kronblätter besitzen eine 2 mm lange und
l'/ mm breite, breit eiförmige Platte und einen 3!/; mm langen Nagel.
Die 4 bis 5 mm langen Staubfäden haben bifide, oblonge, stumpfe,
ungezähnte, + 2'/; mm lange Schuppen am Grunde. Die Früchte sind
von prismatischer Form, + 8 mm lang und + 31/2 mm dick, am Grunde
etwas verjüngt und scheinen zur Fruchtreife zurückgekrümmt zu sein.
Die Art ist mit keiner der aus Südafrika beschriebenen, gestieltblät-
terigen Arten mit bifiden Staubblattschuppen zu identifizieren.
Zygophyllum pubescens Schinz nov. spec.
Fruticulus ramosus, ramis divaricatis, primum subangularibus, striatis,
pubescentibus, mox teretibus, glabrescentibus; foliis petiolatis, 2 foliolatis;
foliolis sessilibus, oblique obovatis vel spathulatis, basin versus cunealis,
mucronatis; floribus axillaribus; calycis segmentis ovatis vel obovalis;
petalis late obovatis, cunealis; squamulis fimbriato dentalis, indivisis;
ovario, oblongo.
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632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1908
. Deutsch-Südwestafrika : Gross-Namaland, Aus, Schinz 1030, bl. IL;
Windhoek, Dinter 256, bl. I., Schenck 95, bl. VII. Hereroland zwischen
Hornkranz und Gansberg, Fleck 710; Gansberg, Fleck 712; Kurumanas,
Fleck 711.
Strauchig ; ältere Zweige stielrund, jüngere hellgrün, gerieft und
pubeszierend. Die zweizähligen Laubblätter sind + 2 mm lang gestielt; die
Nebenblätter sind dreieckig lanzettlich, spitz bewimpert, + 2 mm lang
und am Grunde + 1'/s mm breit. Die ungestielten Blättchen sind ver-
kehrteiförmig bis spatelförmig schief, hellgrün, gegen den Grund zu
keilförmig, weiss berandet, kurz bespitzt, am Rande oft papillös und daher
rauh, 6 bis 13 mm lang und 3 bis 4 bis 5 mm breit. Die achselständigen
Blüten sind + 10 mm lang gestielt. Die + 5 mm langen und + 3 mm
breiten Kelchblätter sind von eifürmigem bis verkehrieiförmigem Um-
riss, stumpf oder noch öfter bespitzt. Die goldgelben Kronblätter besitzen
eine breit verkehrteiförmige, gegen den Grund keilförmig verschmälerte,
+ 10 mm lange und + 6 mm breite Platte. Die Schuppen der 6 mm
langen Staubfäden sind länglich verkehrteiförmig, + 2°/ mm lang
und fransig gezähnt. Das Ovarium ist etwas verlängert, bietet aber im
Uebrigen keine Besonderheiten.
BURSERACEAE
HANS SCHINZ (Zürich).
Commiphora hereroensis Schinz nov. spec.
Ramis purpureis, glabris, sparse foliosis; foliis sessilibus, unifoliolatis,
glabris, obovato spathulatis, margine crenatis, undulatis; inflorescentiis
quam folia 2—3-plo longioribus, pendunculis tenuibus, cymis 3-floris;
bracteolis lineare lanceolatis; calycis segmentis late triangularibus acutis,
apice incrassatis; filamentis elongatis. antheris epipetalis mucronatis.
Deutsch-Südwestafrika: Hereroland, Potmine, Fleck 347a, 742, fr. III;
I Ubib, Fleck.
Die verhältnismässig dünnen Laubblätter haben eine Länge von +
15 mm bei einer Breite von + 7 mm. Die bis zu 50 mm lang gestielten,
ährigen Blütenstände sind auffallend schlank und kahl, die Blüten ge-
wôbnlich zu dreiblütigen Knäueln vereinigt. Die Trag- und Vorblätter
sind lanzettlich oder lanzettlich pfriemlich, fein bewimmpert, spitz und
bis 2 mm lang. Die Staubfäden haben eine Länge von + 2 mm.
Aus dem Hereroland ist bereits eine Commiphora-Art, C. glaucescens
Engler in Bot. Jahrb. X (1888), 92 mit einfachen Laubblättern bekannt;
bei dieser sind die Blätter aber ganzrandig und (wenn auch kurz-) gestielt
und die Blütenstände scheinen nur etwa die Länge der Blätier zu er-
reichen. Es ist ja nicht unmöglich, dass unserer Art neben den einfachen
Blättern auch gedreite zukommen, denn ich habe an unserem reichen
Commiphora Material derartige Verhältnisse Konstatieren können, wenn
das aber nicht der Fall sein sollte, so wäre C. hereroensis in der
Engler’schen Uebersicht der. Commiphora Arten (in den Natürlichen
Pflanzenfamilien (II, Teil 4 [1896], 252) in die Gruppe A zu stellen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 033
Commiphora oblanceolata Schinz nov. spec.
Ramulis glabris, purpurascentibus; foliis apice ramulorum lateralium
congestis, distincte petiolatis, trifoliolatis; foliolis coriaceis, glabris, spathu-
latis vel oblanceolatis, apice rotundatis vel acutis, basi aculis, margine
minute crenalo serratis; peduneulis paucifloris, quam folia paullo
brevioribus; floribus subsessilibus; calycis cupuliformis, dentibus trian-
UNS, albomarginatis, petalis quam dentes calycini 2'/s-pl longio-
ribus.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Kan-Tal,. Dinter 1497,
bl. 5. II.
Die Blätter sind + 3 mm lang gestielt, die einzelnen Blätichen, deren
Nerven beim Eintritt in die Spreiten auffallend stark verdickt sind, un-
gestielt, 10 bis 12 mm lang und + 3 mm breit und von ledriger Be-
schaffenheit. Die Blüten sind zu kurzen, in den Blättern + verbor-
genen, armblütigen Infloreszenzen vereinigt und etwa 1 mm lang
gestielt, während die einzelnen Blüten eine Länge von 3 bis 4 mm
erreichen.
Commiphora glandulosa Schinz nov. spec.
Ramulis divaricatis, longiusculis longe spinescentibus, glabris; floribus
apice ramulorum brevium fasciculatis, pedicellatis; calycis turbinati glan-
duloso pubescentibus dentibus triangularibus ; petalis linearibus, obtusis,
apice recurvalis; Staminibus margini disei insertis, epipetalis brevioribus,
antheris mucronatis, episepalis longioribus.
Deutsch-Südwestafrika: Amboland, Omulonga in Ondonga, Schinz,
bl. XI.; Ombandja. Schinz 767, bl. 29, IX.
Laubblätter fehlen. Die Kelchabschnitte sind ®/ı mm hoch, die Kelch-
röhre dagegen hat eine Höhe von + 2 mm. Die circa 1 mm breiten
Kronblätter überragen die Kelchabschnitte um 31/2 mm. Die einzelnen
Blütenstiele sind 3 mm lang. Die eigenartige, sehr Kurze, drüsige
Behaarung scheidet die Art ganz entschieden von allen übrigen etwa ın
Frage kommenden Arten mit dornartigen Trieben.
Commiphora namaensis Schinz nov. spec.
Ramulis crassis, senescentibus purpurascentibus, glabris, inermibus,
divaricatis; foliisapice ramulorum lateralium congestis, distincte petiolatis,
1-foliolatis, coriaceis, glabris, glaucis, rotundato ovalis, basi leviter cor-
dalis. in petiolum attenuatis, crenatis.
Deutsch-Südwestafrika : Gross-Namaland, Jnachab, am Abhang eines
Sandsteinberges, Dinter 958, ster. XI. 1897.
Die + 3 mm lang gestielten Laubblätter stehen büschelig gedrängt am
Ende von später zu Langtrieben auswachsenden, anfangs gedrungenen
Kurztrieben und sind + 12 mm lang und bis 15 mm breit.
Ausser der mir nur aus der Beschreibung bekannten C. capensis
(Sonder) Engl. in DC. Mon. Phaner IV (1893), 18 = Balsamea capensis
Sonder in Harv. et Sond. Fl. Cap. 1 (1859 —60), 526, ist dies die
einzige bis dahin aus Gross-Namaland bekannt gewordene Commi-
phora; obschon mir nur ein steriles Exemplar vorliegt. glaube ich
es doch als nov. spec. einführen zu dürfen, da es mit keiner einzigen
. der übrigen, bereits beschriebenen einblälterigen Commiphora-Arten
übereinstimmt. i
634 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1308
POLYGALACEZÆ
HANS SCHINZ (Zürich).
Polygala reflexa Schinz nov. spec.
Suffrutex ramulis tenuibus erectis juvenilibus angulosis, pubescentibus,
demum glabrescentibus; foliis sessilibus, spathulatis vel oblanceolatis vel
oblongo obovatis vel sublinearibus, apice rotundatis et apiculatis vel mu-
cronalis vel obtusis, basi cuneatim angustatis, acutis, remolis; floribus
remotis; prophyllis lanceolatis, acutis, scariosis; pedicellis elongatis, crassis,
subcarnosis (?), angulosis; sepalis exterioribus glabris, margine cilialis,
posterioribus connatis, aliis oblique ovatis, acutis, viridulis; ovario margine
incrassato, leviter ciliato, stylo glabro, seminibus leviter strigosis.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Waterbergplateau, Dinter 572,
bl. u. fr. 9. IV.
Laubblätter 13 bis 25 mm lang und 1 bis 4 mm breit und zwar um so
länger je schmäler die Spreiten sind. Blütenstiele + 9 mm lang. Die schief-
eiförmigen Blüten haben eine Länge von 7/2 bis 8 mm, sie sind grüngelb
(im getrockneten Zustande). Zwei der Kelchblätter sind hoch unterein-
ander verwachsen. Die kurz genagelten Flügel sind am Rande etwas
häutig, 8 mm lang und 6 mm breit. Krone rosaviolett (jedenfalls nicht
intensiv gefärbt). Der Staminaltubus ist unterwärts innenseits behaart
und am Rande bewimpert. Der Griffel ist kahl und am Ende mit einem
schleierartigen, häutigen Anhängsel versehen. Dieschwarzbraunen Samen
haben eine kräftige, aufsitzende, nicht umfassende Caruncula.
Polygala asbestina Burch. und noch mehr ilepida E. Meyer sind Arten,
diean unsere Pflanze erinnern, bei diesen sind aber die Blüten so auf-
fallend kleiner, dass an eine Identifikation mit P. reflexa (reflexa, weil
die Blüten nach der Anthese scharf abwärts gebogen sind) nicht gedacht
werden kann.
EUPHORBIACEÆ
F. PAX (Breslau).
Phyllanthus andrachniformis Pax nov. spec.
Herbaceus humilis monoicus; caulibus e radice elongala numerosis +
5 cm longis paulo tantum ramosis sæpius simplieibus dense foliosis;
foliis parvis pallide viridibus 5 mm fere longis 4 mm latis
obovatis retusis vel oblusissimis rarius subacutis brevissime
petiolatis; stipulis parvis scariosis petiolum parum superantibus acumina-
üs; floribus brevissime pedicellatis; sepalis utriusque sexus 6
elliptieis hyalino-marginatis; floris staminibus 3, filamentis con-
natis, antheris transverse dehiscentibus; disci glandulis
6 liberis; floris @ disco hypogyno leviter tantum lobalo; ovario trilobo.
stylis 3 apice breviter bilobis.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. XL. 63
Südafrika : Kapkolonie : Uitenhage, in arenosis, R. Schlechter 2503-
15, IV, 93.
Gehört zu S Euphyllanthus und in die Nähe von Ph. glaucophyllus
Müll. Arg. Durch die Kleinheit der Blätter und die verwachsenen Filamente
scharf charakierisiert. Nicht selten findet sich bei dieser Art auf der
Filamentsäule ein kurz dreilappiges Fruchtknotenrudiment.
Cluytiandra Schinzii Pax nov. spec.
Frutex (?) glaber mierophyllus; foliis tenuiter membranaceis
petiolo + 2 mm longo suffultis rotundato-obovatis oblusissimis
+ 8 mm longis 6 mm latis pallidis; stipulis lanceolatis acutis sub-
hyalinis petiolum fere æquantibus,; floribus Z ignotis; floribus © calyce
6-mero præditis; sepalis alternatim latioribus et angustio-
ribus, latioribus rotundatis obtusissimis, angustioribus spa-
thulato-lanceolatis obtusis; capsulis slipite ad 3 cm longo suffultis
leptodermis apice manifeste trilobis fere subapocarpis gla-
bris reticulalıs stylis 3 bifidis coronatis.
Südostafrika : Sumbesibassin, Boruma, Menyhart 779. October 1890.
‘Durch die 6-zähligen © Kelche und die an der Spitze deutlich 3-lappigen
Kapseln von allen Arten leicht zu unterscheiden. Auffällig sind auch die
kleinen Blätter.
Pseudotragia Pax nov. gen.
Flores monoici. Sepala g 4 valvala; stamina numerosa fila-
mentis brevibus prædila; antheræ loculi longitudinaliter adnali;
discus nullus. Floris ® sepala 4 valvala integra; discus hypo-
gynus nullus; ovarium 4-loculare; loculi A-ovulali; styli %
liberi crassiusculi simplices ovaria loculis accumbenteis
Capsula lignosa. Semina parum compressa ala crassiuscule circum-
data. — Herb» habitu Tragiae species magna opere simulantes erectæ
vel scandentes. Folia stipulata petiolata + scabra integra vel denticu-
lata. Flores in racemos spiculiformes foliis oppositis disposit.
Die neue Gattung gehört trotz ihrer grossen, habituellen Aehnlichkeit
mit Tragia nicht in deren Verwandtschaft, sondern muss in die Gruppe
der Mercurialine eingeordnet werden. Auffallenderweise liegen zwei
von einander sehr verschiedene von Schinz gesammelte Arten der neuen
Galtung aus dem Ambolande vor.
P. Schinzii Pax nov. spec.
Herba e rhizomate perennis mullicaulis, caulibus erectis pilosis satis
dense foliosis junioribus pubescentibus; foliis petiolo 5—6 mm longo suf-
jfultis angusie ovatis acuminatis basi acutis pr&sertim basi cal-
oso-dentatis apicem versus subintegris glabrescentibus scabri-
dulis 3,5 cm longis 12—14 mm latis opacis subtus + præsertim
secus nervos purpurascentibus; stipulis linearibus 2—3 mm longis;
inflorescentiis foliis oppositis paucifloris pilosis breviter peduneulatis
bracteis subfoliaceis præditis; floribus capito-congestis brevissime
pedicellatis parvis; calyce 5 subglabro globoso explanalo vix 2 mm
diametiente; sepalis triangularibus ciliatis; filamentis brevissimis; flore
. Q in inflorescentia 1 basali; ovario piloso.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Otjiheveta, Schinz 895.
636 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2we sER.). 1908
P. scandens Pax nov. spec.
Herba perennis; caulibus elongatis volubilibus scandentibus
glabris foliosis junioribus leviter pubescentibus; foliis petiolo 3—10 mm
longo suffultis hastatis acuminatis basi truncatis vel subcordatis
integris vel basi leviter denticulatis subtus secus nervos pilosis
ceterum glabrescentibus manifeste punctato-scabridis 3—4 cm
longis 1'/—2 cm latis opacis pallidis subtus nervis prominen-
tibus reticulatis; stipulis angustis {—2 mm longis: inflorescentiis
spiciformibus foliis oppositis multifloris pilosis basi florum 2 uni-
cum deinde numerosos gerentibus: calyce glabro subgloboso expla-
nato vix 2 mm diametiente; sepalis triangularibus acutis; capsula
lignoso; semina complanata 7 mm. lata reticulata, teste crassiuscula
alata.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Oohama, Schinz 894, März 1886.
Euphorbia Baumii Pax nov. spec.
Herbacea perennis 80—90 cm alta glaberrima; foliis ad 10 cm
longis 5 mm latis sessilibus glaucescentibus linearibus mucro-
nulalis integerrimis carnosulis post delapsum cicatrices prominentes
relinquentibus, floralibus e basi dilatata rhomboidea longe acuminatis
fere 1 cm latis 5 cm longis; cyathiis 5-6 mm diametientibus glaberrimis
brunneis pedicellatis, lobis fimbriatis, glandulis ambitu lunaribus bicor-
nutis, lacinulis erassiuseulis irregulariter trifidis.
Portugiesisch-Südwestafrika : Kunene-Sambesi-Gebiet am linken
Kubango-Ufer oberhalb Kui marva, 1100 m, sandiger Boden in der
Flussniederung, Baum 458 — 23. Nobr. 1899, blühend.
Gehört in die Sect. Trichadenia, innerhalb welcher sie durch den Bau
der Cyathien isoliert steht. Die Pflanze scheint selten zu sein. Baum
fand sie nur einmal. Vrgl. Pax in Warburg, Kunene-Sambesi- Expedition
H. Baum (1905) p. 285.
E. Monteiri Hook. f. in Curtis Bot. Mag. (1865) t. 553% ist identisch
mit E. Marlothü Pax in Engl. Bot. Jahrb. X (1889) 36 und hat daher die
Priorität. Die Zweige dieser Pflanze sehen auf den ersten Blick den Spros-
sen der E. Baumii recht ähnlich, aber die Wuchsverhältnisse beider sind
durchaus verschieden. E. Monteiri ist ein Holzgewächs mit dickem,
warzigem Stamme.
Euphorbia anomala Pax nov. spec.
Humilis glaucescens glaberrima annua (?), caule brevi e radice
crassa oriente apicem versus sensim leviter clavato-incrassato
ramulos herbaceos ramosissimos edente; ramulis tenuibus; foliis
deciduis carnosis lanceolalis acutis breviter petiolatis parvis;
stipulis glanduliformibus brunneis; cyathiis in ramulis termina-
libus solitariis parvis, glandulis transverse ovatis exappendi-
culatis; capsula ovoideo-oblonga glabra leviter tricarinata; semine
ævi.
Etwa 15 cm hohe, wie es scheint einjährige, Kahle, auf den ersten
Blick blattlose, reich und dicht verzweigte Pflanze. Hauplachse nur wenige
cm hoch, bald reich verzweigt, die Aeste rasch an Dicke abnehmend und
zuletzt auffallend dünn, fast fadenförmig; die ganze Pflanze trocken,
leicht zerbrechlich. Blätter klein, 2—3 mm lang, 1—1'/ mm breit,
fleischig und blaugrün. Kapseln dünnhäutig, 2—2'/: mm lang.
MITTEILUNGEN AUS DEM B@£. MUSEUM DER UNIVERSIT.ET ZÜRIGH. XL. 637
Deutsch-Südwestafrika: Gross-Namaland, Inachab, Dinter 15. —
October 1897.
Gehört in die Section Arthrothamnus von deren sämtlichen Arten
E. anomala durch ihren Wuchs erheblich abweicht.
Euphorbia pseudotuberosa Pax nov. spec.
Caulibus e rhizomate crasso tuberoso orientibus herbaceis
carnosis humilibus glabris 2—3 cm altis; foliis carnosis lineari-
lanceolatis acutis 3—4 cm longis 4 mm latis, floralibus paulo
minoribus similibus: cyathiis in ramulis 1—3 fere 5 mm dia-
metientibus breviter pedicellatis villosulis sæpius glabrescentibus,
lobis fimbriatis, glandulis margine pectinatis, lacinulis simpli-
cibus; ovario glaberrimo stylo apice trifido coronato.
Südafrika: Transvaalkolonie, Pretoria, Fehr 43. — 1892, blühend.
Gleieht im Habitus in hohem Maasse den Arten aus der Sect. Rhizan-
thium, gehört aber in die Sect. Trichadenia und in die nächste Verwandt-
schaft der E. benguelensis Pax. von der sie durch die einfachen Drüsen-
anhängsel und die kleineren Cyathien wesentlich abweicht.
ANACARDIACEZÆ
HANS SCHINZ (Zürich).
Heeria hereroensis Schinz nov. spec.
Frutex ramis pubescentibus; foliis ellipticis, obtusis vel subaeulis, longe
mueronatis, margine incrassalis, basi obtusis vel acutis. utrinque holoseri-
ceis, opacis; floribus pedicellatis; sepalis triangularibus, acutis. pubescen-
tibus; petalis oblongis, rotundatis.
Deutsch-Südwestafrika: Hereroland, Ossire, Dinter 482, fr. 28. IL. :
10 km östlich von Orumbo, Dinter 1301.
Die an + pubescierenden Zweigen inserierten Laubblätter sind 5 bis
9 mm lang gestielt, + 70 mm lang und + 20 mm breit, mitunter auch
bis 100 mm lang und + 30 mm breit; sie sind ober- und unterseits
samtig behaart, matt und auf dem Mittelnerv schwach kurz behaart. Die
Spreite ist graugelb, unterseits etwas dunkler. Die Kelchblätter sind +
1'/ı mm lang, die Kronblätter + 3 mm lang und + 1'/ı mm breit. Die
Art erinnert an A. argyrochrysea Gilg, unterscheidet sich aber durch die
nicht fuchsigen Blattstiele und die nicht eiförmigen, abgerundeten Kron-
blätter.
Heeria Rautaneniana Schinz nov. spec.
Frutex ramis Junioribus pubescentibus; foliis petiolalis, oblongo ellip-
tieis, rotundatis et mucronatis, basi acutis, coriaceis, margine incrassatis.
irregulariler crenatis, supra glabris, subtus velutinis; sepalis triangularibus,
aculis, pubescentibus; pelalis oblongo ovatis, obtusis, margine et apice
eilreis.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Otjomungundi, Rautanen 574,
bi. 26. 1.
« Omugolo » im Oshindongo genannt.
638 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908
Zweige rotbraun, schwach kurzbehaart. Blattstiel + 7 mm. Spreite der
Laubblätter hinsichtlich der Maassverhältnisse sehr schwankend, von
8 mm bis zu 55 mm Länge bei einer Breite von 3 mm bis zu 20 mm, die
unterseits wenig hervortreienden Seilennerven sind + 21/2 mm von
einander entfernt. Die oberseits kahlen und rötlich lederbraunen. mit
etwas vertieften Mitielnerven versehenen Laubblätter sind unterseits
kurz samtartig behaart und gelblich silberglänzend. Blütenstiele 3 bis
4 mm lang. Kelchblätter + 1'/z mm lang, am Grunde 1 mm breit, gleich
den + 3 mm langen und + 2 mm breiten Kronblättern pubescierend.
Der Geruch der Blüten soll ein süsslicher sein.
Heeria microphylla Schinz nov. spec.
Frutex ramis junioribus dense subrubro pilosis. vix glabrescentibus;
foliis breviler petiolatis, oblongis, obtusis, margine incrassatis, coriaceis,
utrinque densissime tomentosis: paniculis terminalibus, multifloris, pe-
dunculis pedicellisque pilosis; sepalis ovato triangularibus. obtusis, pilosis;
petalis oblongis, apice rotundatis.
Südwestafrika: Gross-Namaland, Gubub, Dinter 934, auf Hügeln um
Keetmanshoop, Fleck 723, bl. V.
Die an in der Jugend weichbehaarten Zweigen inserierten, + 2 mm lang
gestielten Laubblätter sind + 15 mm lang und + 6 mm breit. Die 1 mm
lang gestielten Blüten bilden dichtblütige, zusammengesetzt traubige
Blütenstände. Die Kelchblätter sind eiförmig, stumpf, häutig berandet,
weich behaart, + 11/2 mm lang und + 1 mm breit. Die auf der Aussen-
seite längs der Mittellinie schwach pubescierenden, sonst aber Kahlen
Kronblätter sind + 3 mm lang und + 2 mm breit.
Rhus oblanceolata Schinz nov. spec.
Frutex ramosissimus; ramulis purpurascentibus, pubescentibus; foliis
peliolatis; foliolis sessilibus, ellipticis vel oblanceolatis vel anguste spathu-
latis, basi cuneatis et subacutis, apice subrotundatis vel subacutis, mucro-
natis, integerrimis, margine revolutis, sublus reticulatis, fulvo subtomen-
tosis, corlaceis; paniculis laxifloris, axillaribus. pilosis, quam folia brevi-
oribus: bracteolis linearibus; calycis segmentis acutis; petalis oblongis.
obtusis.
Süd-Ostafrika : Natal, Olifantrivier, 1660 m, Schlechter 3773, bl. 20.
XI. 1893.
Blattstiel bis 15 mm lang. Blätichen bis 45 mm lang und bis 10 mm breit
und zwar liegt die grösste Breite über der Mitte. Blütenrispe bis 4 cm
lang. Blütenstiele bis 2 mm messend.
Die Pflanze erinnert, nach den vorliegenden Exemplaren zu urteilen,
an Rhus puberula Ecklon et Zeyher (cf. Englers Monographie der Ana-
cardiarceen in DC. Mon. phan. IV, 427). immerhin sind bei dieser Art die
Blätichen kürzer und im Verhältnis zur Länge breiter. Auffallend an der
neu beschriebenen Art ist die namentlich unterseits stark hervortretende
nelzartige Nervatur in Verbindung mit der (an den getrockneten Exem-
plaren) tiefbraunen Farbe der lederigen Laubblätter.
Rhus Galpinii Schinz nov. spec.
Ramulis pilosis; foliis longe petiolatis, petiolo canaliculato, angustissime
marginato, suffultis. foliolis lateralibus subæquilongo; foliolis lanceolatis,
acuminalis, basim versus cuneatis, albomarginatis, subglabris, grosse
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 639
serralis, dentibus aculissimis, paniculis axillaribus quam folia 2 plo longio-
ribus; floribus pedicellatis; calycis segmentis oblongo lanceolalis, suba-
cutis, ciliatis; petalis oblongis quam segmenta calycina 2 plo longioribus.
Südafrika: Transvaalkolonie, in wooded ravines, Umvoti creek, Bar-
berton, 700 m. E. E. Galpin, 646, bl. X. 1889.
Die mehrkantigen, oberseits gefurchten und am Furchenrande meist
+ bewimperten Blaitstiele erreichen eine Länge von =E 25 mm; die sie
tragenden Zweige sind abstehend weich behaart. Die im getrockneten
Zustande oberseits + dunkelbraunen, unterseits etwas heller gefärbten
Blätichen sind dünnlederig, weiss berandet, am Rande meist- und unter-
seits auf den Hauptnerven mit weissen, sehr zerstreut stehenden Borsten-
haaren besetzt. spitzgrob gesägt, von lanzetilichem Umriss, zugespitzt,
nach dem Grunde zu keilförmig spitz verlaufend und ungestielt. Das
mittlere Blätichen ist + 55 mm lang und + 17 mm breit, die beiden
seitlichen besitzen eine Länge von & 4 cm bei einer Breite von + 14 mm.
Die blattachelständigen Rispen sind mindestens doppelt so lang wie die
Laubblätter. Die Æ 1'!/’; mm lang gestielten Blüten haben oblong
lanzettliche, stumpfliche Kelchabschnitte und längliche, stumpfe. kahle,
2 mm lange Petalen. Die + 1 mm langen Kelchabschnitte sind am Rande
meist elwas bewimpert.
In Englers vorzüglichem Schlüssel der Gattung (DC. Monogr. Phaner.
IV) wäre unsere Art in der Artengruppe A. dentata Thunb. und R. Sonderi
Engler zu suchen, erstere hat aber kahle Zweige und bei R. Sonderi sind
die Laubblätter nicht so schlank wie bei Galpini und nicht so ausge-
sprochen zugespitzt, die Blütenstände überdies kürzer.
Rhus truncata Schinz. nov. spec.
Ramulis glabris vel pubescentibus; foliis subcoriaceis, subtus pallidis
(siceis brunnescentibus), glabris, petiolatis; foliolis sessilibus, late obcor-
datis, basi aculo cuneatis, truncalis et leviter emarginatis, mucronatis,
margine superiore crenato dentatis, interdum integris vel subintegris,
albo marginatis. paniculis axillaribus et (?) terminalibus folia subæquan-
tibus (2); drupis subglobosis, parvis, glabris.
i Süd-Ostafrika: Natal, Insiova. 2300 m, Schlechter 6465, fr. 26. 1.
895.
Die im Querschnitt kreisrundlichen Blattstiele sind + 7 mm lang. Die
Blättchen sind Æ 10 mm lang und & 9 mm breit. Die Form der Blätichen
ist höchst charakteristisch und erinnerteinigermassen an die von Pæonia
præmorsa, nur sind bei unserer Art die Spreiten nach dem Grunde zu
keilförmig und spitz. Rhus cuneifolia Thunb. Prodr. 52, die mir leider
nur aus der Beschreibung bekannt ist, scheint mindestens hinsichtlich
der Blattgestalt der Ah. truncata nahe zu stehen, doch sollen bei der
Thunbergschen Pflanze die Blattstiele nur 1 bis 3 mm lang sein.
Rhus ambkoensis Schinz nov. spec.
Frutex ramosissimus, ramulis novellis villosis; foliis petiolatis; foliolis
coriaceis, obovatis, basi cunealis, grosse crenatis. viridibus, subtus et
supra tomentosis; paniculis axillaribus, quam folia plus duplo brevioribus,
tomenlosis; calycis segmentis ovato triangularibus, acutiusculis ; petalis
oblongis quam sepala duplo longioribus.
. pi ülmestatrika: Amboland, Ojovu in Ondongo, Rautanen,
640 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2We ser)... 1908
Der behaarte Blattstiel misst 1 bis 11/2 cm und ist ungeflügelt. Die
Mittelblättchen der dreizähligen Laubblätter sind 25 bis 30 mm lang und
15 mm breit, die ganz kurz bespitzten Randkerben sind 2 bis 4 mm breit
und 2 mm hoch, die Seitenblättchen sind etwa halb so gross wie das
Endblättchen. Die Blättchen sind durchwegs auf der Unterseite mit her-
vortretenden Mittel- und Seitennerven erster Ordnung versehen.
Rhus amboensis erinnert stark an Rhus commiphoroides Gilg (vergl.
Baum, Kunene-Sambesi Expedition, pag. 289), unterscheidet sich
aber doch unverkennbar durch kleinere, auffallend dickere Laub-
blätter, stärker hervortretende Nervatur und kleinere Randkerben. Rhus
villosa L. var. upingtonica Diels ined. (in herb. gen. turic.) weicht von
unserer Art ab durch die kräftigen, zugespitzten, blatttragenden Kurz-
triebe.
VITACEE
HANS SCHINZ (Zürich).
Cissus hereroensis Schinz nov. spec.
Frutex ecirrhosus (?), subsuceulentus (2); foliis anguste lanceolatis, basi
attenuatis, apice aculis, margine sinuato-serralis vel dentatis, papilloso-
hispidis; cymis longe pedunculatis, terminalibus; baccis subobovatis, pedi-
cellatis.
Deutsch-Südwestafrika: Hereroland, Windhoek, Dinter 262, fr. 30.
I. 1899; Gross-Namaland : Rehoboth, Fleck 761.
Laubblätter 8 bis 9 cm lang, 6 bis 10 cm breit. Nebenblätter + 10 mm
lang und Æ 6 mm breit, am Grunde wagrecht abgestutzt. Blütenstand +
8 cm lang gestielt. Beere 1 cm lang und & 8 mm dick, nach der Basis zu
stark verjüngt.
Cissus Fleckii Schinz nov. spec.
Longe cirrhosa, scandens; foliis breviter petiolalis, 3—6 foliolatis; folio-
lis carnosis (?), petiolulatis, oblongis vel rotundatis, apıce aculis vel ob-
tusis, sinuato-dentatis ; cymis breviter pedunculatis, multifloris ; baccis
ovoideis, pisi circiter mole, pedicellatis, pubescentibus.
Deutsch-Südwestafrika: Hereroland, am Wege von Kurumanas nach
Harris, an einem Flusse, Fleck 762.
Blattstiel 4 mm lang; Stiele der einzelnen Blätichen bis 15 mm lang.
Laubblattspreite & 6 cm lang und & 3 cm breit. Blütenstandstiel Æ 4 em,
Fruchtstiele 4 mm lang. Die von länglichen, zugespitzten Nebenblättern
begleiteten Laubblätter sind im getrockneten Zustande auffallend dünn,
ich vermute daher, dass sie lebend etwas fleischig sein werden.
(Fortsetzung folgt).
641
NOTE COMPLEMENTAIRE ET RECTIFICATIVE
SUR DES
OMBELLIFERES DE COREE
PAR
M. Henri de BOISSERU.
L’examen attentif d'une beile collection d’Ombelliferes de Corée
recueillies par M. l’abbe Faurie, que m’a nouvellement communi-
quée Mgr. Léveillé, m’a amené à préciser ou à modifier certaines de
mes opinions au sujet de plusieurs plantes que j'avais signalées ou
décrites dans une note précédente (Bulletin de l’Herbier Boissier
1903).
Le Selinum coreanum Nob. |. c., p. 956 est une espèce tout à
fait voisine, peut-être même une variété du Selinum longeradiatum Max.
C’est très exceptionnellement que la plante a les feuilles supérieures
velues; elles sont d'ordinaire à peine pubescentes ou complètement
glabres.
Le Peucedanum podagraria Nob. |. c., p. 957 est une bonne
espèce bien tranchée; il se place assez loin du Peucedanum multivittatum
Max. dont j'ai vu quelques beaux exemplaires.
Le Selinum melanotilingia Nob. n’est pas un Selinum. En exa-
minant les fruits adultes, j'ai constaté que la plante appartenait à
un groupe répandu en Asie orientale, bien caractérisé, sur la valeur
générique duquel je ne me prononce pourtant pas, le groupe
Porphyroscias intermédiaire entre les Peucedanum et les Ange-
lica.
Le Sium (?) Matsumur que j'avais décrit sur des exemplaires à fruits
beaucoup trop jeunes n’est nullement un Sium. Quand les carpelles sont
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, RO 9, 31 août 1908. an
642 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (2)
développés, il leur pousse des ailes entourant le fruit. Cette plante appar-
tient. elle aussi, au groupe des Porphyroscias, et n’est autre que ’Ombel-
lifère de Corée décrite par Makino sous le nom de Peucedanum cartila-
gino-marginatum.
Les caractères différentiels du Pimpinella nikensis (2) et du P. serra de
Franchet sont à modifier ainsi : le P. nikensis s’ecarte du P. serra surtout
par les feuilles à folioles ayant des serratures espacées et assez profondes,
et non très rapprochées et superficielles.
Enfin je signalerai l’existence en Corée, sur les rochers de Quelpaert,
de deux Ombellifères, à ma connaissance, nouvelles pour la Corée, Peu-
cedanum japonicum Thunb. et Pimpinella triternata Diels.
DIAGNOSE MODIFIÉE DE DEUX ESPÈCES
Peucedanum melanotilingia (Selinum melanotilingia Nob.
1. c.). Radix mox fusiformis, max in fibras paucas crassas divisa. Herba
mediocriter elata (30-40 cm. alta) caule erecto, parce ramoso, striato, basi
glabro, supra præsertim sub umbella pubescente. Folia inferiora
longe petiolata, mox monophylla, in lobis 2-3 vix limbi tertiam partem
attingentibus divisa, mox 2-5 foliolata, foliolis sessilibus, latis, obovatis;
foliola circumcirca parum profunde etregulariter vel subduplo serrata. Folia
caulina parum numerosa, inferiora radicalibus subconformia longe petio-
lala, Suprema in vaginis ventricosis insidentia, brevi petiolata vel sessilia.
Umbellæ caulis divisiones lerminantes, sæpe umbellulis solitariis, ante
caulis terminationem nascentes, comitatæ. Involucra paucifoliolata, foliolis
dilatatis brevibus; radii 5-10 scabridi breves,; involucella paucifoliolata,
phyllis sepe membranaceis, acuminatis. Flores purpurei. Carpella
ovoidea alata, jugis dorsalibus dilatatis, marginantibus, diutius coa-
litis, tarde secedentibus. dorsalibus et mediis elevatis. Vittæ nume-
rosæ (in facie commissurali quatuor, per paria approximala, in vallecu-
lis 4-6).
Peucedanum cartilagino-marginatum Makino in Yabe
revisio Umbellif japonic. p. 100. — Synon. Sium (?) Matsumure Nob.
Bull. Herb. Boiss. 1903. Caulis erectus, glaber, ramosus. Folia bipinnati-
secta, divisionibus 2-4 jugis, lobis ultimis lanceolatis, serrato setulosis,
marginibus albo-marginatis; petiola superiora vaginantia. Involucra
nulla, vel oligophylla decidua; umbellæ 8-15 radiale radiis angulosis
intus scabris. Involucella foliolis paucis lanceolato-linearibus, puberulis,
pedicellis brevioribus. Umbellulæ 10-20 floræ; petala alba ovala, apice :
involuta. Fructus minimi (1-2 mm. lati) jugis dorsalibus et ıntermediis
inæqualibus, proeminentibus, lateralibus marginantibus, tarde seceden-
tibus. Vittæ in valleculis dorsalibus plures, in lateralibus duo, commissu-
rales qualuor.
(3) HENRI DE BOISSIEU. OMBELLIFERES DE CORÉE. 643
REMARQUES GÉNÉRALES SUR LES PORPHYROSCIAS
Porphyroscias Miq. (sect. Angelicæ vel potius Peucedani (?) Car-
pella jugis lateralibus alatis, marginalibus fructum cingentibus, diutius
per paria coalitis, tarde secedentibus, jugis mediis et dorsalibus manifeste
elevatıs.
Differe des Angelica, par les carpelles à bords longtemps soudés. se
séparant tardivement, des Peucedanum par la séparation un peu plus tar-
dive des côtes marginales des deux carpelles et par les côtes moyennes et
dorsales sensiblement plus développées, parfois subailees.
Cinq espèces connues : Porphyroscias decursiva Miq., Angelica mega-
phylla Diels, Angelica crucifolia Komarow, Peucedanum cartilagino-
marginatum Makino, Peucedanum melanotilingia Nob.
CLEF DES ESPÈCES
1. Feuilles à lobes très peu nombreux 3, rarement 5 souvent même simples.
P. melanotilingia Nob. (Corée).
Feuilles à lobes ou folioles en plus grand nombre (2).
2. Fruits très petits, 1 à 2 mm. de largeur et de longueur; feuilles à dents tou-
jours bordées d’une membrane blanche cartilagineuse....................
Peucedanum cartilagino-marginatum Makino (Corée).
Fruits larges au moins de 4 mm. ; feuilles cartilagineuses ou non à la marge (3).
3. Lobes des feuilles s’insérant perpendiculairement ou même à angle obtus sur
le rachis, les paires moyennes en croix avec le pétiole...................
P. crucifolium (Angelica crucifolia Komarow. Mandchurie).
Lobes des teuilles s’insérant sur le rachis obliquement, à angle aigu (4).
A. Bandelettes ordinairement plusieurs dans les vallécules; lobes des feuilles à
dents superficielles, fleurs souvent rouges : Porphyroscias decursiva Miq.
(Chine, Japon, Corée).
Bandelettes solitaires dans les vallécules : lobes des feuilles à dents assez pro-
fondes; fleurs toujours blanches : P. megaphyllum (Angelica megaphylla
Diels) (Chine, Mandchourie).
644
GESCHICHTE UND GEOGRAPHIE
DER
Veronica-Gruppe AGRESTIS
VON
Ernst LEHMANN.
(Avec une gravure dans le texte.)
(Fin.)
Wenden wir uns nunmehr zu dieser letzien Frage nach der Heimat
der Gruppe. Schon auf p. 349 war darauf hingewiesen worden, dass im
Gebiete des Kaukasus, an den Gestaden des Pontus und Kaspischen
Meeres bis Persien die Agrestes eine besonders reiche Verbreitung be-
sitzen. Hier finden wir V. filiformis ausschliesslich, hier treten Zwi-
schenglieder zwischen V. Tournefortü, filiformis und polita auf, wie
V. siaretensis u.a. und von hier aus ist, wie die Autoren übereinstimmend
annehmen (vgl. Hellwig, Englers Jahrb. VII, p. 343 ff., Lehmann,
1906 1. c.), V. Tourneforti im 18. u. 19. Jahrhundert ausgewandert, um
ihre jetzt so ausserordentlich weite Verbreitung zu gewinnen. Von hier
dürfte entsprechend früher auch V. polita ihre Wanderungen angetreten
haben, bis sie den heutigen Verbreitungsbezirk besetzt hatte. Von unserer
Gruppe fehlen aber in diesem Gebiet V. agrestis L. und V. opaca und wir
werden uns überlegen müssen, von wo wir diese beiden Arten herleiten
sollen. Zu diesem Zwecke ist es angebracht, die Verbreitung der benach-
barten Gruppen zum Vergleiche heranzuziehen. Zu Anfang halten
wir einmal die Cymbalariæ abgetrennt. Bezüglich der Verbreitung der
V. hederifolia heisst es bei De Candolle : In arvis Europæ fere totius, Asiæ
minoris, ad Euphratem in Persia boreali et in America boreali (letzteres
wohl nur Verschleppung); V. cymbalaria ist mit einer Anzahl an-
schliessender Arten aus dem ganzen Mittelmeergebiet bekannt. Die
zweite hierhergehörige Gruppe ist Diplophyllum. Von ihr finden wir
V. Crista-galli im Kaukasus, V. simensis in Abessinien. Weiterhin tritt
V. violifolia in Abessinien, V. ceratocarpa im Kaukasus auf und ver-
gleichen wir dann noch die triphyllos, præcox, biloba, campylopoda,
(Griffithüi, cardiocarpa, macropoda etc. etc.,so finden wir die Verbreitungs-
bezirke dieser aller im Mittelmeergebiet durch Kleinasien, oft auch im
(50) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 645
Kaukasus, Persien und Himalaya übereinandergreifend und wir werden
folglich wohl annehmen können, dass die Heimat all dieser Gruppen und
speziell unserer Agresies ursprünglich im östlichen Mediterrangebiet
(nach Engler) zu suchen ist. Auf diese Weise finden wir den Anschluss
an V. agrestis L.. welche ja, wie oben dargestellt, auch in den Gebirgen
des Mittelmeergebietes vorkommt. Vielleicht könnten wir dann auch den
serbischen Standort der V. opaca als Reliktstandort auffassen, wenn
nalürlich auch zugegeben werden muss, dass bei der Unkrautnatur dieser
Arten bezüglich eines einzelnen Standorts nichts Sicheres ausgesagt
werden kann. Vielleicht können wir aber auch annehmen, dass V. opaca
sekundär im Gebiete des Baltikums entstanden ist; denn dort, ganz speziell
im nördlichen Mittel- und N.-0.-Deutschland, Polen etc. liegt ja an-
scheinend das Gebiet, wo diese Art bei weitem am häufigsten auftritt.
Kaukasien und Nordpersien wäre dann vielleicht als ein 2. sekundäres
Entwickelungszentrum anzusehen, dem wir unsere siaretensis und viel-
leicht noch andere Formen zu verdanken haben.
I]. SPEZIELLER TEIL.
Im Folgenden habe ich eine Zusammenstellung in nomenklatoristischer
und geographischer Beziehung versucht. Bei V. polita, opaca, und Tourne-
fortü habe ich geglaubt, mich auf die allerhauptsächlichsten Floren-
angaben beschränken zu können. Sind ja diese Namen. abgesehen von
den schon im Text erwähnten Abweichungen, immer im gleichen Sinn
gebraucht worden und andrerseits kommt man auf Grund der von mir
selbst gesehenen Exemplare zu einer genügenden geographischen Ueber-
sicht. Bei V: agrestis aber musste ich anders vorgehen. Dieser Name
wird ja in 2 ganz verschiedenen Auffassungen angewandt. einmal als
Sammelname, dann als Speziesname für V. agrestis L. vera. Unter
letzterem sind diejenigen Autoren vereinigt, welche V. agrestis neben
V. polita oder auch noch neben den anderen Arten aufführen, bei denen
man zugleich aus der Diagnose mit Deutlichkeit ersieht, dass es sich um die
echte V. agrestis L. handelt. Ob allerdings diesen Diagnosen dann stets
nur richlige Exemplare zu Grunde lagen, oder ob die Diagnosen nur
abgeschrieben sind, ist keineswegs immer mit Sicherheit zu erkennen.
Der Sammelname wird bezeichnet als V. agrestis auct. Hierunter sub-
sumieren wir:
1. Alle Autoren, welche V. agrestis ohne Spezifizierung anführen, zu-
gleich ohne kenntliche Diagnose und ohne dass man aus der geo-
graphischen Verbreitung auf die echte Linne’sche Art schliessen
könnte.
2. Alle Autoren, welche die Fries’schen Arten und eventuell auch
V. Tournefortü zu V. agrestis als Varietäten gezogen haben.
Es können sich also unter V. agrestis auet. fast alle Arten unserer
Gruppe verbergen. Vor der Aufstellung der Fries’schen Arten war der
646 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sER.). 1908 (51)
unter i gekennzeichnete Zustand der gewöhnliche. Wir haben gesehen,
dass sich nur in wenigen Fällen eine sichere nachträgliche Identifizierung
bewerkstelligen lässt. Es scheint mir deshalb auch noch unnötig, alle
Florenangaben für V. agrestis auct. vor Fries aufzuführen. Ich be-
schränke mich infolgedessen nur auf die wichtigsten, vor allem die, bei
denen Zweifel entstehen könnten, und führe die wenigen sicher identi-
fizierbaren bei den betreffenden Arten an.
Anders bei den Autoren nach Fries. Hier ist in jedem einzelnen
Falle zu entscheiden : handelt es sich um V. agrestis L. vera oder um
V. agrestis auct. bezw. eine andere spezielle Art. Ich musste mich darum
in diesem Falle dazu entschliessen, die Literatur möglichst vollständig
aufzuführen. An eine absolute Vollständigkeit war natürlich bei diesen
weilverbreiteten Pflanzen, von denen die oder jene fast jeder Flora der
gemässigten Zonen zukommt, nicht zu denken. Immerhin hoffe ich, die
Angaben in weitaus den meisten einigermassen kritischen Floren berück-
sichtigt zu haben. Weggelassen wurden prinzipiell Kataloge uud Floren
ohne Diagnose, soweit sie nicht aus besonderen Gründen von Wichtigkeit
waren; kann man ja doch bei den complicierten Verhältnissen aus der
einfachen Angabe des Namens keineswegs auf richtige Besiimmung
schliessen. Ja sogar mit richtigen Diagnosen versehenen Angaben liegen,
wie mich die Erfahrung gelehrt hat, so häufig unrichtige Bestimmungen
zu Grunde, dass man sehr oft nur sagen kann, der genannte Autor führe
die Art mit richtiger Diagnose an, ohne aber sicher zu sein, dass sie in
dem betreffenden Gebiet wirklich auch vorkommt. Solche, welche mir
diesbezüglich besonders fraglich erschienen, habe ich mit Fragezeichen
versehen, andere, bei denen ich mich am Originalmaterial von der fälsch-
lichen Anführung überzeugen konnte, wurden unter den betreffenden
Arten angeführt. Ich hätte ja speziell zu V. polita vielleicht noch eine
grosse Anzahl von V. agrestis auct. ziehen können. Es schien mir aber
| wichtig, nur die absolut sicheren zu unterstellen, die anderen unter
4 V. agrestis auct. zu belassen.
Die aufgeführten Icones können ganz besonders zur Korrektur des
| Pritzel’schen Thesaurus dienen, da unter V. agrestis L. daselbst V. agre-
stis aucl. zu verstehen ist und demgemäss fungieren auch V. polita und
a opaca häufig als V. agrestis L. Der Autor hatte ja das Prinzip, die Ab-
3 bildungen unter dem Namen zu führen, unter dem sie veröffentlicht
wurden.
ie, Die Angaben über die geographische Verbreitung stützen sich fast aus-
Bi schliesslich auf selbst gesehenes Material (!). Nur an wenigen Stellen
à mussten Florenangaben herangezogen werden. Bei V. agrestis, polita
4 und Tournefortü schien mir eine Anführung der Verbreitungsgebiete
genügend. Sind wir doch nunmehr über die Areale dieser Pflanzen so-
weit unterrichtet, dass im grossen und ganzen Klarheit herrscht. Auch
habe ich die einzelnen wichtigen Standorte, soweit sie nicht entweder
schon vorher von mir (1907 1. c.) abgehandelt waren, oder von Wies-
baur genügend beleuchtet wurden, im allgemeinen Teil eingehend genug
besprochen. Für V. opaca aber schien mir, bei der völlig ungenügenden
Kenntnis ihrer Verbreitung die Anführung der von mir selbst gesehenen
Standorte wünschenswert. Dem können dann von anderer Seite neue
angeschlossen werden, wodurch sich das Verbreitungsbild abrunden wird.
Auch für V. filiformis schien mir eine Aufführung nach Standorten
nölig.
(52) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 647
| Verbreitung der Veronicæ der Gruppe Agrestis.
| ss" |
soso
-
=
Re... Veronica agrestis L. .—.—.—. Veronica opaca Fr. —..—..— Veronica fitliformis Sm.
—— » polita Fr. re) » siaretensis Lehm. ———— > Tournefortii Gm.
V. agrestis auct.
Vor Linne.
Campestre rapistrum : « Ruellius» 4536 Parisiis [1537 Basileæ] de natura stirp.
lib. II.
Morsus Gallinæ 3 : «Bock» New Kreutterbuch 1539 «Tragi», de stirp. 1552,
Alsine media : «Fuchs», de hist. stirp. 1542, p. 22, Icon., den nieuwe Herb.
1543. Icon.
Alsines alterum genus : «Fuchs» hist. stirp. Basel. 1545, p. 41. Icon.
- Alsines primum genus : «Fuchs», Plant. effig. Lugd 1551, p. 10. Icon.
Elatine altera : «Dodoens, Rembert». Cruydebæck, 1554, Icon; «Dalechamps»,
hist. gen. plant. 1586, vol. II, p. 1232. Icon.
Alsine foliis Trissaginis : «Lobelius», Kruydtbeck, 1581 Icon.; « Tabernemon-
tanus», New Kreuterbuch p. 384 Icon.; «Gerarde», the herball 1597 Icon. ;
«Parkinson» Theatr. bot. 1640, p. 764, Icon.
648 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2%e séR.). 1908 (53)
Antirrhinon Dioscoridis : «Cæsalpinus», de pl. libri 16, 1583 ; nach «Bauh.» pin;
Antirrhinum alterum genus, nach «Haller».
Alsine altera foliis serratis : «Gesner», de stirp. col. 1587.
Alsine Chamedrifolia, flosculis pediculis oblongis insidentibus : «Bauhin» pinax
1623 [1671, p. 250].
Veronica folio chamedryos : «Rivino» Introd. 1640 Icon.; «Dillenius», Cat.
Hort. Gissonens, 4719, p. 40; «Haller», in «Rapps» fl. jenensis 1745.
Alsine serrato folio glabro : «Bauhin» hist. 1651, T. II, pg. 366. Icon.
Veronica flosculis oblongis pediculis insidentibus, Ghamedryos folio : «Morison »
Plant. hist. univers. Oxon. 1680, p. 315; «Tournefort», Inst. rei. herb., «Beer-
have», Ind. alter. pl. horti Lugd-Bat. I, p. 226; «Marci Mappi», Hist.
plant. als. 1742, p. 324.
V. floribus singularibus, in oblongis pediculis insidentibus : « Rivinus» [Ed. III,
1724] Synops. meth. stirp. p. 279.
V. foliis alternis, cordatis crenatis, floribus solitariis «Linné», Hort. Cliff 1737,
p19:
V. foliis cordatis crenatis, floribus solitariis pedunculatis : « Royen », Leyd. 1740,
VE florib. solit. foliis cordatis incisis pedunculo brevioribus : «Linné», fl. suec.
1745, pg. 7; «Dalibard», fl. paris. prodr. 1749, p. 6. «Zinn.», Gôtting.
1757 pg. 279 «Reyger», fl. Gedanensis, 176%, pg. 27.
Linne-Fries.
«Leyser», fl. hal. 1761, p. 4. «Crantz», Rei Herb. 1766, p. 579.: «Gmelin» fl.
Tubing. 1772, pg. 5, «Withering». Vegetables of Great-Britain 1776; «Pollich»,
Palat., 1776, p. 16. «Hudson», fl. angl. 1778, ed. II, pg. 7: «Schrank»,
baïer, fl. 1789, Bd. I, p. 216; «Schmidt», fl. bo&m. 1793, pg. 23;
«Sibthorp», fl. oxonienses 179%, pg. 6; «Lamarck», fl. franc. 1795;
«Desfontaines», fl. atlantica 1798, p. 13; «Savi» fl. Pisana, 1798, I,
p. 15; «Willdenow, Spec. 1797, Bd. I, p. 72; «Smith», Brit. 1800
pg. 23.: «Dennstedt», fl. v. Weimar, 1800, p. 6: «Smith», fl. Brit.
1804, vol. I, pg. 23; «Persoon», 'Syn. pl. 1805, pg. 13; «Lamarck et de
Candolle», fl. fr. 4805, III, pg. 467; «Sibthorp», fl. græc. prodr. 1806,
p. 9; «Sprengel», fl. Hal. 1806, pg. 9: «Schrader» fl. germ. 1806, p. 42;
« Loisl.-Deslongch», fl. gall. 1807, pg. 12: «Poiret», Encycl. 1808, Bd.
VIII, pg. 541: «Marsch.-Bieb», taur.-cauc. 1808, vol. I, pg. 14; Besser, fl.
Galicise. 1809, pg. 36; «Tenore», prodr. fl. Neap. 1811, pg. 6; «Kunth»,
fl. Berol. 1813, pg. 7; « Wahlenberg», fl. Carp. Prince. 1814 p. 3; «Roemer
u. Schultes» Syst. 1817, pg. 125; «Nuttall» Gen. of north. americ. plants
1818, vol. I, p. 6; «Marsch.-Bieb», taur.-cauc. 1819, Bd. III, suppl.,
p. 16; «Hagen », Chloris borussica 1819, p. 5.
Nach Fries.
«Sprengel», Syst. 1825, I, pg. 75; «Dietr-Willd.», 1831, pg. 530; «Bentham»
in «De Candolle» Prodromus Bd. X, pg. 487: «Steudel» Nomenel. 1841
ed. I, pg. 755.
«Wahlenberg », fl. Upsal. 1820, pg. 6; fl. Suecica 1824, pg. 10.
«Besser», Volhyn. u. Podol. 4822, ; «Ledebour», fl. rossica 1846-51, pg. 253;
«Wagle», fl. polonica 1847: «Meinshausen», fl. ingrica 1878, p. 255.
«Curtis» and «Hooker», fl. Lond. 1821, vol. II; «Hooker», fl. Scotica 1821;
«Gray», Brit plants 1821; «Greville», fl. Edinensis 1824; « Woodforde»,
Edinburgh 4827; «Bentham», Brit. fl., A865, vol. II, pg. 628.
(54) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 649
«Hall», fl. Belg. sept. 1825. pg. 16: «Matthieu». Belge 1853, pg. 391.
«Baron », fl. merid. France 1825, pg. 10; «Chevallier», Paris, 1826, IL, pg. 433;
«Soyer- -Willemet», Obs. s s. quelques plantes des env. de Nancy, 1898, pg. 168;
«Laterrade», fl. Bordel. 1829, pg. 86; «Mutel», fl. franc., 1835, vol. II,
pg. 387; « Noulet», fl. Sous-Pyren. 1837. pg. 464 : «Cosson et Germain»,
Paris. 4861, ed. II, p. 349 ; «Bouvier», Alpes, 1882, p. 495: «Bonnier et
Layens », fl. france, p. 237.
«Link», Enum. 1821, pars ], p: 26; «Mertens u. Koch», in «Röhlings» Deutschld.,
fl., 1823, 1. pg. 331; «Schlechtendal», Berl. 1823, p. 9; «Graumüller», fl.
Jenensis, 1824, pg. 21: «Dietrich», Berl., 1824 (vgl. aber fl. march., 1841):
«Bluff u. Fingerhut» Germ. 1825, p. 25; «Spenner», Freiburg. 1825,
Pg- nn «Dietrich», Iena, 1826, p. 12: «Schäfer», Trier, 1826, 1, Teil.,
g. 7: «Lachmann», Braunschweig, 1828, IL, Bd.. pg. 176: «Wimmer u.
ire », Fl. Silesiæ, 1827, p. 14; «Detharding », Megapol., 1828,
pg. 5; «Becker» Frankf. a. M. 1828, I. p. 210: «Kölbing» Oberlausitz,
1828, p. 475; «Zuccarini», München, 1829, pg. 8%.; «Reuss», U. Donau-
kreis, 1831, pg. 8: «Schmidlin», Stuttgart, 1832, pg. 9; «Schübler u.
Martens», Würtemberg, 1834, pg. 121; «Ruthe», Brdbg. u. Niederlaus,
1827, ed. II pg. 214: « Meyer», Chloris hannov., 1836, pg. 336: «Ficinus
u. Heynhold», Dresden, 1838, pg. 9: «Kunth», fl. Berol., 1838, Ah p£. 78;
«Rabenhorst», fl. Lusat. 1839, I, pg. 6: « Rückert». fl. Sachsens, 1840,
ps. 26: «Müller», fl. Waldecc. et Itter. 1842, pg. 171; «Schmitz u. Le
Bonn. 4544, pg. 182: «Kittel», Deutschland, 1844, ed. IL, pg. 327; vgl. aber
1853 « Wenderoth», fl. Hassiaca, 1846. p. 3; «Fechner», Oberlausitz, 1849,
pg. 7: «Boll», Mecklemburg, 1860, p. 282; «Hildebrand», Bonn, 1866. p. 125;
«Wagner», Deutschlds Flora, 4871, pg. 396; «Marzolf», Geweiler,
Philom. Mitt.. Strassburg, 1898, pg. 60.
«Host,» Syn. pl. Austr., 1827, vol. I. p. 16; «Rohrer u. Mayer» Mähren, 1835,
p. 5: «Maly», fl. styriaca, 1838, pg. 96. vgl. aber 1868, pg. 147: «Sadler»,
comitat. Pesthinensis, 1840, pg. 8; «Neilreich», Wien, 1846, pg. 387 ; «Hin-
terhuber», Salzburg, 1851, pg. 158: « Wulfen (Fenzl.u. Graf» in fl. norica
1858. pg. 19;.«Neilreich», Nied. Oesterr., 1859, p. 561: «Brittinger »,
Oberösterr., 1862; «Neilreich», Ungarn u. Slavonien, 1866, pg. 190.
«Knapp», Galiz. u. Bukowina, 1872, pg. 230; «Murmann», Steiermark;
1874, pg. 145; «Beck». Illyr. Länder, 1901, pg. 190; «Brand» in «Hal-
lier-Wohlfahrt-Koch» Synopsis, 3, Aufl. 1907, 3 Bd., pe. 2051.
«Hagenbach » fl. basil. 1821, pg. 14: «Suter», fl. helvetica, 1822, Bd. 4, pg. 11;
“Gaudin » fl. helvetica, 1828, Bd. I, pg. 33.
«Amo y Mora». Espana y Portugal, 1872, pg. 326; «Barcelo y Combis»,
Baleares, 1879, pg. 343.
«Pollini», fi. veron., 1822, pg. 19; «Gussone», prodr. fl. Sic., 1827; «Par-
latore» («Caruel » in). fl. ital., 1885, vol. VI, pg. 526; «Gortani», fl.
friulana. 1906, pg. 354.
«Pancic», Serbiens Phanerogamen in Verh. k. k. z.-b. Ges. Wien, 1856;
«Kanitz», Rumänien, 1889-90, pg. 89; «Grisebach», Spicil. fl. rumel. et
bithyn., 1844, pg. 24: «Lindemann», fl. Chersonensis, 1881, vol. I.
«Bonnet et Barratte», Tunisie, 1896, pg. 321.
«Trautvetter», Pl. messes, 187% in Armenia a Dr «Radde» et in Daghestania ab «A
Becker» factas comm. est. act. H. Petrop. 1876, p. 495; « Trautvetter», PI.
casp.-cauc. à Dr. «Radde», 1876, lectæ. Act. H. Petrop.. 1878, p. 465;
«Herder», Nachtr z. Pl. Radd. act. h. Petrop., 1881, p. 495: «Kuntze», pl.
orient. ross. Act. h. Petrop. 1881, Bd. 87, p. 223: «Boissier u. Buhse»
Aufz. d. auf. einer Reise d. Transkauk. u. Pers. ges. Pflanzen., 1859, p. 166.
«Bentham» Serophul. indicæ, 1835, N. 141; «Hooker u. Thomson » fl. indica 1855
pg. 158: «Hooker» brit. Ind. fl. Bd. IV, p. 294: «Aitchison. fl. of the
Kurrum valley, etc. Afghanistan, Journ. Linn. Soc. 1880, pg. 83.
«Miquel». Prolus. fl. Jap. 1865- 66, p. 120; «Inouma Yokoussai», 1874, vol. I,
Nr. 21; «Franchet et Savatier», Enum. 4875, p. 350.
« Baker », Maurit. el Seychelles, 1877, p. 241.
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«Chapman», South. Unit. Stat., 1872, pg. 296; « Gray», Synoptical flora of
North-America, 1878, pg. 987 : «Macoun», Canad. pl., 1884, Bd. II, p. 362:
«Gray», Manual of Botany of the Northern United States 1890. VI ed.,
Dg. 387: «Beal and Wheeler», Michig. flora, 1892, p. 119; «Coulter», St.
Indiana, 1900, p. 925; «Small», fl. of the Southeastern United states, 1903,
pg. 1071 (leaves opposite! ?).
«Cheeseman», Man. of the New Zeal. flora, 1906, p. 1082.
V. agrestis L. 1753, spec. pl. pg. 13, Nr. 20, et ed. II, 1762, p. 18.
«Nyman», consp., 1881, III, p. 548, Syll. 1854-55, p. 126.; «Dietrich, »
Synops. pl. 1839, p. 62.
«Fries». Nov. fl. Suec., ed. II, 1828, p. 1; «Fries», fl. Scanica, 1835, p. 37;
«Lund», Christiania, 1846, p. 77; «Fries, Elias». Summa veget. Skand ,
1846, p. 18: «Hartman». Skand., 1854, pg. 70; «Fries E.» Notula ad.
V. didymam (Bull. Soc. Roy. Belg., 1863, p. 3; «Hartman», Nerickes fl.,
1866, pg. 6; «Thedenius», fl. öfver Upland och Södermanland, 1871,
pg. 172; » Blytt», Norge., 187%, II, pg. 787; «Lange», Dansk., fl. 1886-88,
p- 500; «Blytt-Dahl», Norge, 1906, pg. 627:
«Fleischer u. Lindeman», Esth. Liv. u. Kurland, 1839, pg. 20, 1853, II, Aufl.,
pg. 16; «Rostafinski», fl. polon. pdr., 1872, pg. 159: « Meinshausen», fl.
ingrica, 1878, pg. 256; «Klinge», Esth.-Liv.-u. Curland, 1882, pg. 218;
«Ed. Lehmann », Flora v. Poln. Livland, 1895, pg. 216, Nachtr., pg. 57;
«Schmalhausen », Mitt. u. S. Russland, 1897, pg. 282.
«Johnston», Berwick upon Tweed, 1829; «Walker», Oxfordshire, 1833;
«Mackay », fl. hibern., 1836, pg. 200; «Hooker», Brit. fl., 1838, ed. IV,
pg. 7; «Luxford». Reigate, Surrey, 1838: «Babington», fl. Bathoniensis,
1839, ed. II, pg 37; «Leighton », Shropshire, 1841, pg. 10: «Babington ».
Man. of Brit. Bot., 1843; «Ordoino», Leicestershire, 1850: «Hind and
Babington », Suffolk., 1852: «Bromfield », fl. Vect., 1856: «Gibson»,
Essex, 1862; «Miall and Carrington », fl. of the West Riding of Yorkshire,
1862, pg, 28; «Baker», North Yorkshire, 1863: «Babington», Brit. Bot.
1862, ed. 5, pg. 258; «Keys and Holmes», Devon and Cornwall, 1866:
«Watson», Cyb., Brit., 1870; «Mansell-Pleydell», Dorsetshire. 1874,
pg. 182: «Nicholson», Wild fl. of the Kew Gard. Journ. of. Bot., 1875,
pg. 48: «Briggs», Plymouth, 1880; «Druge», Oxfordshire. 1886 :
«Arnold», Sussex, 1887, pg. 55; «Galpin », Harleston, 1888; Cybele Hiber-
nica, 1898, ed. Il, p. 261.
Prodr. fl. Bat. 1850 und ed. II, 190%; «Oudemans», Nederland, 1861, 2 Teil,
p. 331; «Suringar», Zakflora, 1895, p- 231.
«Dumortier» fl. belgica, 1897 pg. 35 « Lejeune et Courtois », Comp. fl. Belg, 1828,
p. 13; «Crépin», Man. fl. Belge, 1884; «Wildeman et Durand» Prodr.
fl. Belg., 1899, ed. II, p. 610.
«Holandre», fl. d. la Moselle, 1842, p. 516,; «Lecoq et Lamotte», Cat.
rais. des plant. d. pl. centr. d. 1. fr., 4847; «Boreau», Centre d. 1.
Fr.. 1849, Bd. IT, pg. 385; «Grenier et Godron», fl. France, 1850,
Bd. II, pg. 599; «Godron», fl. de la Lorraine, 1857, Bd. Il. 1861,
pg. 86; «Philippe», Pyrénées, 1859, T. II, pg. 140; «Martin-Douos»,
fl. du Tarn., 1864, pg. 522; « Grenier », fl. de la chaine jurassique, 1865-
75, pg. 585; «Gandoger», le Lyonnaise, 1875; «Lamotte», Pl. centr.
de la Fr., 1881, pg. 562 ; «Gustave et Heribaud », fl. d’ Auvergne, 1883, pg.
310; «Lloyd», ‘fl. d. l’ouest d. 1. France, 1886, pg. 254: « Loret et Barran-
don», Montpellier, 1886, pg. 361 ; «Coste», fl. d France, 1904, t. ILE, pg. 36.
«Bœnninghausen », Monast. Westph,, 1824, ps. 5; « Reichenbach », Icon., 1895,
pg. 66. «Klett u. Richter», Leipz., 1830, pg. 18 (zilieren aber neben Fries
fälschlich auch Fl. dan. t. 449); «Reichenbach», fl. Germ. exc. 1830- 32,
pg. 365; «Bluffu. Fingerhuth », Germ. ed. II, 1836, pg. 28; «Meigen », Deut-
schland, 1836, pg. %: (aber 8-10 Sa, pr. Fach!) «Heldmann», Oberhessen,
E. LEHMANN, VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 651
1837, pg. 209 ; «Koch», Synopsis, 1837, pg. 530; «Jüngst», Bielefeld, 1837,
pg. 7;« Petermann », Leipzig, 1838, pg. 20; « Löhr », Coblenz, 1838, pg. 131;
«Fürnrohr », Ratisbon., 1839, pg. 119; «Wimmer», Schlesien, 1840,
pg- 273. «Dietrich », fl. march., 1844, pg. 349; « Reichenbach », Saxon,
1842, pg. 223; «Döll», Rhein, 1843, pg. 315; « Grabowski», Oberschlesien,
1823, pg. 1 (Diagn. 9); «Häcker », Lübeck, 1844. pg. 7: «Löhr», Trier
u. Luxemburg, 1844, pg. 181(?); «Metsch», Hennebergica, 1845, pg. 191:
«Schultz», Pfalz, 1846, pg. 335; «Hübener », Hamburg, 1846, pg. 308;
«Irmisch», Schwarzburg, 1846, pg. 45; « Pfeiffer », Niederhessen, 1847,
pg. 333 (2); Lorinser, Deutschl. u. Schweiz, 1847, pg. 285: «Garcke »,
Halle, 1848, pg. 342; «Cassebeer u. Theobald», 1849 FI d. Wetterau,
ps. 6 (?): «Petermann», Deutschl., 1849, pg. #14; «Meyer» Hannover
1819, pg. 397; « Patze, Meyer u. Elkan », Preussen, 1850, pg. 213: «Schön-
heit», Thüringen, 1850, ps. 324: «Fresenius», Ueber einige Veronica
Arten, Flora, 1851, p£. 657 : « Sonder », Hamburg, 1851, pg. 6 : «Kittel»,
Deutschl., 1853, . 383; «Kirschleger », fl. d’Als., 1852, vol. I, pg. 595.
pr. parte; az », Halberstadt, 1854, pg, 168; « Fuckel », Nassau, 1856,
«Borchmann », Holstein, 1856. pg. 97; « Wimmer », Fl. v. Schlesien, ed. III,
1857, pg. 400; «Wirtgen», Rheinprovinz, 1857, pg. 334: « Schramm »,
Brandenburg, 1857, pg. 5; « Ascherson », Berlin, 1859, Pr M7E< Ascher-
son», Magdeburg, 1859, pg. 82; «Döll», Baden, 1859, II. Bd., pg. 735;
«Wigand», Kurhessen, 1859, pg. 184; « Kranz», München, 1859;
«Hallier», Helgoland, 1861 u. 63: «Wilkomm», Führer d. d. R. d.
Pf., 1863, pg. 446: «Ascherson», Brandenburg, 1864, pg. 258; «Wir-
igen», Eifel, 1865, Schnittspahu, Hessen, 1865, ed. IV pg. 229; «Marten,
u. Kemmler», Würtemberg, 1865, ed. II, pg. 40%; «Labau», Holstein, 1866,
pg. 16%; «Besnard», Bayern, 1866; «Ilse», Fl. v. Mittelthür., 1866;
pg. 219; «Kuntze», Leipzig. 1867, pg. 99; «Seubert», SW. Deutschl., 1868,
pg. 113, pr. p.; «Jüngst», Westfalen., 1869, ed. II, pg. 8; «Marsson »,
Neu-Vorpommern, 1869, pg. 328; «Meyer », Oldenburg, 1872, pg. 196:
«Möller» N. W. Thüringen, 1873, p. 148; «Vogel», Thüringen, 1875,
pg. 67 ; «Seubert», Baden. 1875, pg. 105, Pr. p-; «Caflisch», S. 0. Deutschland,
1878, pg. 227; «Karsch», Westfalen, 1878, pg. 181: «Lackowitz », Berlin,
1879, ed. IV, pe. 105: «Jessen », Deutschland, 1879, pg. 114; « Ascher-
son», mitll u. westl. Lausitz, Bot. V. Bribg., 1879, pg. 126; «Urban»,
Gross-Lichterfelde, Bot. V. Brdbg., 1880, pg. 45 u. 46; «Fick», Schlesien,
1881, pg. 334; « Buchenau » ostfrier. Ins. 1881. «Hofmann », Jsargeb. 1883,
pg. 206; « Prantl», Bayern, 1884, pg. 420 ; Melsheimer» Mittelrhein, 188%,
pg. 84; «Buchenau, » Bremen », 1885, ed. III, p. 183; «Potonie» N. u. M.
Deutschland, 1886, pg. 319; «Nüldecke», fl. Getting, 1886, pg. 285; «Knuth»
Schleswig-Holstein, 1887, De. DO2ENG Prahl », Schlesw. -Holst. Krit Fl. 1888,
DER 12223 3° Dosch u. Scriba», Hessen, 1888, p. 243, Diagn. mala. :
«Kirchner», Stuttgart, 1888, pg. 593 : «Nöldecke», Lüneburg ete., 1890,
pg. 255 u. pg. 69; « Lutze », Mitielthüringen, 1892: «Bliedner », Eisenach,
1892, pg. 162; « Beckhaus ». Westfalen, 1893, pg. 697; «Krause», Mecklem-
burg, 1893, pg. 195; « Woerlein », Phanerog. u. Gefässkrypt. d. Münchener
Thalebene, Bayer. Bot. Ges. 1893, pg. 114; « Betram » umgearb. v. «Kreizer »
Braunschw. u. Harz, 1894, pg. 238; «Buchenau», N. W. deutsche Tiefe-
bene, 189%, pg. 450; «Wünsche», die Pflanzen d. Königr. Sachsen, 190%,
pg. 316; «Knuth» Nordfries, Ins. Suppl. 1895, pg. 9%; «Rosbach », Trier,
1896 ?, «Brandes», Hannover, 1897, pg. 299; «Schwarz», Nürnberg-
Erlangen, 1897, pg. ‘584; «Ascherson u. Græbner», N. 0. D Flchl.. 1898-
99, pg. 464 : «Bach », Rheinprovinz, 1899, 3 Aufl., pg. 270: «Beiche»,
Saalkreis, 1899, pg. 138: «Kirchner u. Eichler», Würtemberg u. Hohenzol-
lern, 1900, p. 340: «Ascherson», Helgoland, 1900, p. 132; “«Gradmann»,
Schwäb. Alb., 1900, II, pg. 302: «Bielefeld » ostfries Halbins. 1900. « Peter»,
S. Hannover. 1901. pg. 243: «Buchenau», ostfries. Ins. 1901, 3 Aufl.,
pg. 163; «Issler», Kolmar, philom. Mitt. Strassburg, 1904, pg. 371:
«Garcke», Deutschland, 1903, pg. 463: «Abromeit», O. u. W. Preussen,
652 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne SÉR.). 1908 (57)
1903, pg. 625; «Schube», Schlesien 1904, pg. 347; «Schorler», Saxonica,
Isis,. 1905, pg. 83.
«Celakovsky » Prodr. fl. Bohem.. 1867-75, pg. 332 u. Res. bot. D. Bohm.
K. böhm. Ges. 1887-90; «Hausmann», Tirol, 4852, pg. 643; pr. p. (Sa.-
zahl.) «Facchini», S. Tirol, 1855, (EOER «Fuss», Transs., 1866. Pg- 181, (?);
«Maly», Steiermark 1868, pg. 147 (2); «Wiesbaur», J. Verbreitung d.
V. agrestis in Oesterreich. D. B. M. (Leimbach) 1887, pg. 137-146, 166-
171, «ders.» Zur. Verbreitung v. V. agrestis in Oberösterreich Oest. bot.
Mer 1888, pg. 31-38. «ders.» : “das Vorkommen des echten Ackerehrenpreises
(V. agrestis L.) in Oberösterreich, Sitzb. d. Ver. f. Naturk. Linz 1892. u.
versch. kleinere Aufsätze; «Oborny», Mähren 1881, pg. 450 (s. Diag.
Flaumhaare); «Beck v. Managetta», Nied. Oesterreich, 1893. pg. 1050:
«Kerner», Schedæ ad fl. exs. austr.-hung., 1896, Nr. 2630: «Pospichal »,
Österr. Küstenl. 1899, 2 Bd., pg. 636; «Fritsch », Schulfl. f. österr. Sudeten
u. Alpenländer, 1900, pg. 291.
«Moritzi». Schweiz, 1844, pg. 271: «Godet», Jura, 4853, pg. 5: «Ducommun»,
Schweiz. Taschenb., 1869, II, Bd., pg. 575; «Gremli», Schweiz, 1893, pg.
311: «Schinz u. Keller (Thellung» in) Schweiz, 1900, p. 461.
«Costa y Cuxart», Introd. à la fl. de Cataluna, 186%, pg. 186 (?): « Willkomm
et Lange», Prodr. fl. Hisp. 1870, pg. 595: «Bubani», fl. pyrenaica 1897,
vol. [, pg. 300.
«Tenore», Fl. Neap. Syll. 1830, pg. 7: «Bertoloni», Italien, 1833, vol. I,
pg. 100; «Comolli», Fl. Comense, 183%, p. 19; «Gussone», Syn. Sic., 1842,
pg. 18; «ders» Inarim., 1854 pg. 240,; «Arcangeli», Italien, 1894, II,
pg. 404, pr. part: «Penzig», fl. Ligusticæ Syn., 1897, ps. 84 (?); «Albo»,
la fl. dei Monte Madonie Giorn. bot. 1905, pg. 946.
«Ascherson u. Kanitz», Cat. Cormoph. et Antoph. Serbiæ, Bosnie, Hercego-
vinæ, Montis Scodri. Albaniæ, 1877, pg. 60, pr. p.: «Boissier», fl. orient.
1879, IV, pg. 467: « Velenovsky», fl. bulgarica, 1891, pg. 432: “«Halacsy »,
Græcia, 1902, vol. II, pg. 435; «Ball», Spicil. Marocc. 1877. pg. 600:
«Battandier et Trabut», Fl. de l'Algérie. 1888-90, pg. 647: « Murbeck »,
Contr. à la com. de la fl. du N.-O. de l’Afrique et plus spéc. de la Tunisie
II, 1898.
Vgl. «Haller», Enum. helv., 1742, pg. 53%.
V. pulchella Bastard in fl. Maine et Loire, 1809, Add. pg. 414.
«De Candolle», fl. franc. 1815, t. V, vol. 6. pg. 388; «Rœmer et Schultes»,
(«Bernhardi» in) syst. veg. 1817, I, pg. 125: «Hegetschweiler», Schweiz,
1840, pg. 1%; «Sommier», fl. d. Archipelago Toscano, Nuov. Giorn. bot.
ital. 1903. p 171; Kew Ind., IV, pg. 1191.
V. versicolor Fries, Nov. fl. Suec., 1819, IV, pg. 63.
«Reichenbach», in Flora, 5. Jhrg. I. Bd., pg. 307. «Drejer», in fl. dan. t.
2221.
V. didyma Sprengel Syst. veget. 1825. pg. 75. Nr. 76 (?) vgl. pg. 240 dieser
Arbeit: « Willd-Dietr.», Syst. 1831, pg. 530.
V.alba Mazziari in Jonian Anthology, 1834, vol. II, pg. 442 = V. agrestis var.
alba.
nec. V. agrestis auct. vergl. vorher.
V. pulchella «Salisb.» Prodr. 92.
Icones.
« Reichenbach », Icon., 1825. III, 277, bona! ; 4862, I. 1700. Engl. Bot. A831, tab.
2603. Fl. dan. 1834, Bd. XIIT, tab. 2221: «Mutel», fl. franc. 1835, tab.
45, fig. 328; «Gussone», fl. Sie. 5 (nach «Pritzel » (?): «Dietrich», fl. bor.
(58) E. LEHMANN. VERONICA-GUUPPE AGRESTIS. 653
D, 332 (nach Pritzel); «Fresenius», Flora 4851, tab. 14; «Cosson»,
Atlas., 16 (nach Pritzel); «Wirtgen», fl. d. Rheinpr., 1857, tab. I,
fig. 3; «Sturm», fl. Bd. XIV, mala; «Schlechtendal u. Hallier» 188%, Bd.
XVII, tab. 1658.
Geogr. Verbreitnng : Südl. und Mittl. Norwegen ! (bis 640 48’ nach «Blytt, »
einmal auch bei Flakstad, ca 68° « Notü» ). Mittel u. S. Schweden (Oestersund
63° 10° ! nördlichster Standort) Dane Russland (nördlichst. W. Finland
61-62, südlichst Saratow 52° nach Schmalhausen 1897 pg. 282).
Irland ! England! Schottland! Niederlande!! Belgien! Frankreich! Schleswig-
Holstein !! Mecklemburg ! Pommern ! Rügen ! O u. W. Preussen ! Hannover !
Westfalen ! Rheinland!! Hessen! Thüringen !! Sachsen!! Brandenburg! Posen!
Schlesien! Elsass-Lothringen!! Baden!! Bayern! Würtemberg! Oesterreich !!
Ungarn ! Schweiz!
Spanien! (Pyrenäen !) Italien ! Corsica ! Sardinien (?) («Barbey », fl. Sard. 188%,
p. 180). Serbien ! Bulgarien ! Rumelien ! Griechenland! Maroeco ! Algier! Tunis!
Mauritius! (Wohl nur vorübergehend).
Canada! New-Foundland!
V. polita Fries Nov. fl. Suec. 1819, IV, pg. 63 et 1828, pg. 3.
«Nyman», consp., 4881, Ill, pg. 548.
«Hartman », Skand., 1871, pg. 113; «Blytt», Norge, 1874, II, pg. 787; «Lange»,
dansk fl. 1886-88, pg. 498.
«Schmalhausen », Europ. Russland, 1897, pg. 282.
«Hooker», Brit. fl. 1838, ed. IV, pg. 7; «Watson», Cyb. brit., 1870,
Cybele Hibernica, 1898, ed. II, pg. 261.
Prodr. fl. 5 1850 u. 490% -« Wildeman et Durand», Prodr. fl. Belg., 1899,
pg. 61
«Coste», fl. France 1904. Bd. III, pg. 311; «Grenier», fl. du Jura, 1865-75,
pg. 586.
«Reichenbach», Icon. 1825, pg. 45, «ders» fl. germ. exc. 1830-32, pg. 365, nec 1862;
«Meigen», Deutschl. 1836, pg. 26; «Koch», Syn. ed. Il, 1846. pg. 626
nec, ed. I; «Garcke», Halle 1848, pg. 3%2, u. Deutschland 1903, pg. 464;
«Fresenius», Ueb. einige Ver. Arten, Flora, 1851, pg. 657 ; «Kirschleger», fl.
d’Als. 1837, pg. 595; « Ascherson », Brandenbg, 1864, pg. 488; "«lise»,
Mittelthüringen, 1868, pg. 218; «Marsson », Neuvorpommern, 1869,
pg. 329; «Prantl», Bayern, 1884, pg. 420; «Kirchner», Stuttgart, 1888.
pg. 599 ; « Prahl », Krit. Fl. Schleswig-Holstein, 1888, Teil 1, pg. 123:
« Buchenau », N. W. deutsch. Tiefebene, 1894, pg. 450: «Ascherson u.
Græbner», N. O. D. Flachland, 1898, pg. 641; «Ascherson », Helgoland,
1900, pg. 132; «Abromeit», O. u. W. Preussen, 1903, pg. 62%.
«Maly», Enum. 1848, pg. 213; «Fuss», Transsilv., 1866, pg. 481.: «Schur»,
Transs., 1866, «Oborny», Mähren, 1881, pg. 419; «Pacher», Kärnten.
1884, pg. 30%; «Simonkai», Transs., 1886, pg. 427; « Wiesbaur» vgl. Cit.
f. agr. pg. 57; «Beck v. Managetta», Nied. Osterr., 1893, pg. 1049: « Ker-
ner» Schedæ 1896, Nr. 2631; «Pospichal» Küstenland, 1899. Bd. II,
pg. 696.
«Gremli», Schweiz, 1893, pg. 311; «Schinz u. Keller» («Thellung» in)
Schweiz, 1900, ed. I, pg. 461, nec ed. II.
« Willkomm et Lange » Spanien., 1870, ed. II, pg. 585; «Bubani», fl. pyren., 1897,
Bd. I, pg. 301.
«Barbey», fl. Sard. comp., 188%, pg. 180; « Penzig», fl. Lig. Syn.. 1897, pg. 8%. ;
«Greceseu », Consp. fl. Romanei, 1898, pg. 441; «Halacsy» Consp. fl.
Græc.,. 1909, vol. II, pg. 435.
«Koch. », Beitr. fl. Orient, Linnæa. 22. Bd. 1849, pg. 702.
V. didyma Tenore fl. Neap. Syll., 1830, pg. 7.
«Crépin», Fl. Belg., 1860, pg. 92.
65% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ue sER.). 1908 (59)
- «Grenier et Godron», France, 1850. Bd. II, pg. 599. vgl. aber «Grenier», fl.
Chaine jur.. I. e.. pg. 586.
«Koch», Syn., ed. I, "1837. pg. 31 (nec. ed. II), «Fürnrohr», Ratisb., 1839,
pg. 119: « Wimmer », Schlesien, 1840, pg. 273, und ed. II, 1844, pe. 273;
«Meyer», fl. hann., 1849, pg. 396; «Karsch», Westfalen, 1853, pg. 399,
vgl. aber 1878, pe. 181; «Döll» Rhein. FL, 1843; pg. 315, «ders» Baden,
1857. pg. 733; «Reichenbach », Icon., 1862, pg. 39.
«Bertoloni», fl. ital., 1833, vol. I, pg. 104: «Gussone», fl. sie. syn., 1842,
pg. 18: « Arcangeli», fl. ital., 189%, ed. II, p. 40% und die meisten übrigen
Italiener.
«Battandier et Trabut», fl. de l'Algérie, 1888-90, pg. 647; «Boissier». fl. or.,
1879, Bd. IV pg. 467.
« Lipsky ». fl. d. Kauk., 1899,; «Radde», Mus. cauc., 1904, pg. 136.
und in allerneuster Zeit :
«Thellung (in Schinz u. Keller)», Schweiz, 1905, ed. II, T. 2, pg. 196.
«Fiori e Paoletti» fl. Ital. Nr. 2973; «Rendle», List of the brit. seed- pl. and
ferns, 1907.
V.didyma Ten. Prodr. 1811 pg. 6. bleibt fraglich.
Veraszestis — N polstackr:
«Oeder », fl. dan., 1770, tab. 449.
«Smith», Engl. Bot., 1800, tab. 783.
«Ardoino», Alpes marit., 1867, pg. 277
«Linke», Deutsch. fl. 1863, Bd. II, pg. 87 (8-10 Sa. pr. Kapselfach !).
«Scopoli», fl. carniol. 1772, ed. IT, vol. I, pg. 21: « Visiani», Dalmatica, 1847,
vol. II, pg. 172: «Marchesetti », Trieste, 1896-97. pg. 108.
«Cutanda», Fl. Compd. de Madrid., 1861, pg. 517.
«Tenore» prodr. 4811-15, pg. 6. « Arcangeli», Ital., 1894, pg. 404, pr. p.
«Boissier-Buhse», Transkauk. u. Pers., 1860, p. 167: «Kuntze», pl. Dagh.
Act. hort. Petrop., 1887, p. 223 : «Lipsky», Kaukasus, 1899; «Radde»,
Kaukas. in Veget. d. Erde 1899 mehrmals; «ders». Mus. cauc. 1901,
pg. 136, pr. p.
«Forbes and Hemsley», Ind sin, 4889-1902, p. 197: «Diels», Centralchina. Engler’s
bot. Jahrb. 29, 1901, p. 568.
V.agrestis var. carnosula, «Mert. u. Koch» in «Röhlings» Deutschlands
Flora, 1823, ps. 331.
V. nitidula « Reichenbach», in Brief. vgl. auch Icon. 1825 u. fl. germ. 1830-32.
V. obscura «Dumortier», in fl. Belgica, 1827, p. 35.
V. Reuteri «Moritzi» in fl. Schweiz, 1844, pg. 271.
V. pseudopaca «Lasch» in Herb., vgl. « Acherson » Fl. Brand. 1. 186%, pg. 489.
Icones.
«Oeder «, fl. dan., 1770, II, tab. 449; «Curtis». Lond., Bd. I, tab. 4. Engl. bot.
1800, XI, tab. 789.
«Reichenbach », Icon. 1825, III, tab. 246, u. 1862, tab. 1698.
«Mutel», fl. franc., 183%, tab. 45, fig. 329; « Fresenius», Flora. 1851, tab. 1%;
«Bentham», Hdb. brit. fl., 1865, p. 628 (pessima !); «Sturm » Deutsch.
ler 14; «Wirtgen», Rheinprov, 1857, tab. I, fig. 1; «Wagner», Deut-
schland FI., 1882, pg. 573. fig. 758, (mala.)
«Fiori», fl. ital., N. 2973.
Geogr. Verbreitung. Südl. Norwegen ! (nördlichster Standort 61° 10-30’ nach
Blytt) Mittel u. S. Schweden ! (nördlichster Standort Asele 64° 10’ Lundquist!)
Russland! (nördlichst ca. 56°, Litauen nach Schmalhausen, 1897, pg. 282).
Irland! England! Schottland! Dänemark! Niederlande! Belgien! Frankreich!
(60) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 655
Schleswig-Holstein! Mecklemburg! Pommern! O. u. W. Preussen! Hannover!
Westfalen! Rheinland!! Hessen !! Thüringen !! Sachen Brandenburg! Posen!
Schlesien ! Elsass-Lothringen !! Baden! Würtemberg ! Bayern! Oesterreich!
Ungarn! Herezegovina! Bosnien! Dalmatien! Schweiz! Spanien! Pyrenaen! Por-
tugal! Azoren! Madeira! Italien! Sardinien! Corsica! Malta! Montenegro,
«Rohlena». 2, Beitr. z. Fl v. Mont. (böhm. Ges. 1902, XXXIX pg. 8). Serbien!
Bulgarien! Rumänien! Rumelien ! Griechenland! Kreta!
Marocco! Algier! Tunis!
Kleinasien ! Üy pern! Syrien! Mesopotamien ! Persien! Transcaspien! Kaukasus!
Buchara! Turkestan! W. Tibet! Himalaya! Afghanistan! Belutschistan! Panjab!
(südl. bis ca 30°).
China : Kiangsu! Kiangsi! Hupeh ! Shensi ! Szechnan | Jang-tse-kiang !
Koreanischer Archipel! Liu- -Kiu-Inseln! Japan !
Yemen! Eritrea!
Canada! Missisippi! Mexico! Uruguay!
V. opaca Fries. Nov., 1819, IV, pg. 63 et 1828, pg. 2.
«Nyman», Consp., 1881, IIl, pg. 548.
«Hartman », Skand. 1871, pg. 113; «Blytt», Norge, 1874, pg. 787; «Lange»,
dansk. fl. 1886-88, pg. 499.
«Schmalhausen», Mittel u. S. Russl., 1897, pg. 282.
«Crépin», petites annotations à la fl. Be Bull. d. la soc. roy. de Bot.
de Belge. 1862, pg. 71; «Durand». annotat. & la fl. liegoise. Mem. d. 1.
soc. roy. de Bot. de Belge, 1881, p. 107: «Wildeman et Durand», Prodr.
de 1. Flore Belge, 4899, p. 610. — Prodr. fl. Bat.. 1850 u. 190%.
« Reichenbach», Icon., 1823, pg. 67 u. 1862, pg. 39: «ders» fl. germ. exc. 1830-32
ps. 365 «Koch», Syn. 1837. pg. 531; «Garcke», F1 v. Halle, 1848, pg. 343, u.
Deutschl., 1903, pg. 464: «Fresenius», Ueber einige Veronica Arten. Flora,
x 1851, pg. 657; «Döll», Fl. v. Baden, 1859 Bd. Il, pg. 734: «Ascherson »
Brandenburg I, 1864, pg. 488, u. N. O. D. Fachland 1898, pg. 641; «Fick»,
Schlesien 1881. pg- 333: «Prantl», Bayern, 188%, pg. 420: «Prahl», Krit.
Fl. Schlesw.-Holst., 1887, 1. Teil, pg. 123: «Buchenau», N. W.-deutsche
Tiefebene, 1894, p. 450; « Abromeit», O.u. W. Preussen, 1903, pg. 625:
«Gradmann», Schwäb. Alb., 1900, 2. T. pg. 302.
«Celakovsky», Prodr. fl. Bohem., 1867-75, pg. 332; u. Res. bot. Durchf.
Böhmens. K. b. Ges. 1888-90. « Wiesbaur», vgl. Citate f. agrestis, pg. 57.
«Gremli», Schweiz, 1893, pg. 311; «Schinz u. Keller», («Thellung» in),
Schweiz, 1 1905, 2. T., psg. 196.
vgl. «Haller» in «Rapp», fl. jenensis, 1745.
VF. Frieseana «Knaf» in Flora, 1846, pg. 305.
V. affinis «Afzelius» in Hb. Upsala.
nec. «Kerner», Schedæ ad fl. exs. Austro-Hung., 1896, VII, Nr. 2629;
über «Buhse». fl. d. Alburs, 1899, Arb. d. Naturf. Ver. Riga. Heft. 8 vgl.
«Lehmann», 1907, 1. ©. pg. 559-56.
Icones.
«Reichenbach », Icon. crit. 1825, III. tab. 278 und 1862, tab. 1700: «Mutel, fl.
fr. 1834, tab. 45, fig. 330: «Fresenius» in Flora, 1851, tab. 14; «Sturm »
flora 1%. «Schlechtendal u. Hallier», 1884, Bd. XVII.
Ich sah folgende Standorte:
Norwegen : Ringerige «Rlytt»: Hadeland ; Hedemarken «Bryhn», 1874; Kristia-
nia «Blytt» ; Kristiania : sämtl. Hb. Kristiania.
Schweden : Suecia., «Ledebour» Hb. Hort. Petrop.: Skara, 1890 «Kron-
quist»: Kinekulle, 1850, « Zetterstedt» ; Engelholm, 1861, «Kindberg»: Göteborg,
656 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me serR.). 1908 (61)
«<Landgren »; Hautorp, 1872, «Lundquist»; Kalmar Skalby; Kalmar, 1847;
Kalmar «Ohlberg», 1860; Kalmar «Ekstrand», 1872; Hossino «Ohlsson» ;
Oscarshamm «Köhler», 1904; Holmiæ 4844; Gardsby Krakenäs. 1897, « Köh-
ler»; Gotland, 1845 « Afzelius»; Oeland. Skogsby, «Ekstrand», 1872; Arontorp
«Ekstrand» 1861 ; Thorslunda 1866 «Sjöstrand »; sämtl. Hb. Ups. ; Scania «Zet-
terstedt» Hb. Boiss.; Schonen, « Andersson» Hb. Berl.: Scania, auct. dd. (letz-
teres aber von anderer Hand als Scania!) Hb. Wien Hofm; Lund (Frriesio ipso-
comitante et indicante Herb. Hartman 1840) Hb. Ups; Lund, Missaa cl. « Fries»
1818; Lund. 1818, Typ. descript. in Nov. fl. suec.; beide Hb. Ups. ;
Lund 1846 «P. Strandmark» Hb. Ups.; Lund. «Zetterstedt» Hb. Wien Hofm;
Lund, «Ringius» Hb. Ups.; Ystad. «Wigkstrôm» 95, Hb. Bornm.; Ystad,
«Engfeldt», 1896, Hb. Ups; Bjerbolund 1877. «Nilson u. G. Lagerheim ».
Hb. Ups; Bjersjölagaard «Schlegel» 1866. Hb. Ups.; Torup Hvitaby Holm-
berg 189%, Hb. Zürich; Laangasjö «Elgquist» 1897; Blekinge « Agdatorp »
1854 Hb. Krist.
Dänemark : Ollerup Fioniæ «Lange», 1853; Nyborg, « Lange» 1867, Hb. Krist;
Oestedgaard «Lange» 1847, Hb. Boiss.; Algres ı Haven paa Brunvolders
« Lange» 1905, Hb. Krist.
Niederlande : Arnheim; Zeeland: Valkenburg; Zutphen, Brombergen: Dor-
drecht Umgegend, «Vrujck» ; Wageningscheberg ; Wageningen ; Apeldorn ; Hooge
Morschbg. Leiden; Katwijk a. Zee; Zuid Beveland; Leyden; Deventer; Delft;
Zwolle.
Russland : Pskow «Andrejew» Herb. fl. Ross. Acad. Petrop. Fase. XII, Nr. 631
z. ©. unter V. agrestis Hb. Boiss. ; Dorpat, Arrogesinde 374, «Girgensohn» ; Niau-
kow fl. polon. exs. 763, 1898. «Dybowski», Hb. Wien Hofm.
Frankreich : Nosges. Epinal, «Berher» 1877 (unter V. polita Hb. Wien.
Univ.)
Deutschland : Schleswig-Holstein : Kiel. «Prahl» 1888 Hb. Haussk., Kiel mehr-
mals; Labæ; Neustadt 1. H.; Oppendorf; Heiligenhafen; sämtl. «E. H. L.
Krause», Hb. Krause: Hamburg, «Sonder» 1849. Hb. Hausskn. — Mecklemburg :
Sachsenberg, «Griewank» Hb. Aschers.; Rhena «Planeth» Hb. Aschers.;
Bülzow «Griewank» Hb. Leiden; Rostock mehrmals; Bützow, Hb. «E. H. L.
Krause. —O.u. W. Preussen : Waldau, 1861. 1863, 1866. «Fr. Körnicke.» Hb.
Körnicke; Marienwerder, Paleschken, 1869. «Klinggræff» Hb. Wien Univ. et Hb.
Aschers. ; Ostpreussen Hb. Berl.; Kuspitzewo (Kr. Schwetz) «Prahl», 1899. Hb.
Haussknecht; Marienwerder, 1854. Hb. Berl. — Hannover : Wiershausen « Zabel» .
Hb. Wien Univ.; Münden. « Nöldecke» 1852, Hb. Zürich; Heersum b. Hildes-
heim, Hb. Zürich. — Rheinland : Coblenz « Wirtgen» Hb. Wirtgen. u. a. a. O.
Neuwied. « Wirtgen», 1856 Hb. Berl., 1857 Hb. Leiden; Irrlich bei Neuwied,
«Wirtgen», 1859, Hb. Strassb. — Hessen : Marburg, 1850. «de Bary». Hb.
Strassb.; Eukheim Hb. Rom; Frankfurt, Aecker bei Falkenstein, 1855, «de Bary »
Hb. Strassb. ; Cassel — Thüringen : Inselsberg, 900 m. «Lehmann» Hb. Lehm. :
Falkenberg (Oberweimar) 1871, «Hausskn.»; Eisenach, « Vatke»; Zeulenroda.
1884, «Hausskn.» ; Schleiz. 188%. «Hausskn» ; Weimar, 1871 « Hausskn.»; Kloster
Vessra. 1883; sämtl. Hb. Hausskn., z. T. auch. Hb. Aschs. ; Liebenstein (Meinin-
gen) 1867. « Winkler» Hb. Magnus. — Sachsen : Fl. Saxonica. «Rossinässler». Hb.
Wien Hofm.: Sächs. Schweiz « Hippe », 1872. Hb. Artzt; Rottwerndorf, 1872. Hb.
Aschs.; Weyda, «Rossmässler» Hb. Berl; Roitschberg b. Meissen. 1905, 1906,
1907. «Lehmann »; Pirna, 1906. « Lehmann » : Meissen 190%, «Stiefelhagen» ; Hb.
Stiefelh. ; Schellerhau (770 m.), 1907, « Lehmann » ; Kauschwitz, 1906, «Grosse»;
Mehltheuer, 1906, «Grosse» : Hb. Lehm. ; Fl. Lips. Hb. Hort. Petrop. — Branden-
burg : Neumark, «Buek». (Pittoni) Hb. Wien Hofm. — Waldeck : Pyrmont,
1875. Hb. Aschers. ; Arolsen, 1858. «Aschers.» Hb. Aschers. ;—- Provinz Sachsen :
Erfurt; Schkeuditz, 4851; Dölkau b. Halle. sämtl. Hb. Berl. — Posen : Staykowo
«Hülsen» 1867. Hb. Berl. — Schlesien : Schlesien. Hb. Berl. — Elsass : Weis-
semburg «F. Schultz» Herb. norm. nov. ser. cent. 9, 87%. Hb. Wien Hofm. u.
Hb. Berl. — Bayern! Hof. 1861. Hb. Strassb.
Böhmen : Karlsbad Herb. Heldr. in Herb. Boiss.; Karlsbad 1883 « Magnus »
(62) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 657
Hb. Magnus: Mariaschein 4887, 1889, 1894, « Wiesbaur» Hb. Wien. Univ.;
1893. Hb. Leyden; Komotau, 1846. (VW. Frieseana Knaf) «Knaf» Hb. Wien.
Hofm: Komotau 1877. «Celakovsky » Hb. Aschers.; Leipa 1892 «Hippe» Hb.
Bornm.; Lobositz 1877 Herb. Ascherson.
Ungarn : Szecseny. Haynald Hb. Hort. Rom.
Schweiz : Mohrschach ob-Brunnen ; «Rhiner» 1884, 1886, Hb. Zürich, Hb. Thel-
ung.
Serbien : Nis. ca. 300 m. « Adamovic» 1896. Hb. Wien Hofm.
nec. «Kerner» Exs. Hung-Austr. No 2629. — Y. polita.
«Sintenis», [ter transcasp. pers 4900-01 No 75, Aschabad determ. « Born-
müller » = V. polita.
Geogr. Verbreitung : Südl. Norwegen! (nördl. Standort Ringebo 61930” nach
«Blytt») S. Schweden! Dänemark! Russland! (nördlichst S. Finnland ca. 61°,
südlichst Mohilew ca. 53° nach «Schmalhausen »).
Niederlande! Belgien! Frankreich! nur Epinal (S. W. Grenze). Schleswig-
Holstein! Mecklemburg! Pommern! O. u. W. Preussen! Hannover! Westfalen !
Rheinland! Hessen! Thüringen !! Sachsen!! Brandenburg! Posen! Schlesien!
Elsass nur bei Weissemburg ! (S. W. Grenze in Deutschland) Baden, Bayern.
(S. Grenze) Österreich (Böhmen !) Ungarn! Schweiz! Serbien!
V. Tournefortii Gmelin, Fl. bad.-als. 1805, pg. 39.
«Schmalhausen», M. u. S. Russland, 1897, I, pg. 281: «Korshinsky», tent.
fl, Ross. austr., 1898, pg. 318.
«Vatke», Eine neue Wanderpflanze d. Berliner Flora. Vhdl. bot. V. Brdbg,
1872, pg. 38; «Garcke», Deutschland ab 1873, pg. 297. cf. spätere Aufla-
gen; «Urban », Gross-Lichterfelde, Vhdl. Bot. V. Brdbg. 1880, pg. 45-46:
«Fick», Schlesien, 1881, pg. 333; «Martens u. Kenmler », Würtemberg
1882, ed. III, p£. 43; «Kirchner», Stuttgart, 1888, pg. 59%; « Prahl »,
Krit. Fl. Schleswig-Holstein, 1888, 1. Teil, pg. 133: «Beckhaus», Westfa-
len, 1893, pg. 656; «Buchenau», N. W. D. Tiefebene, 189%, pg. 449;
«Ascherson u. Græbner», N. 2 D. Flachland, 1898-99, pe. 640; «Grad-
mann», Schwäb. Alb.. 1900, Teil, pg. 302; «Abromeit», O u. W.
Preussen, 1903, pg. 624; « an E.» Wand. u. Verbr. v. V. Tourne-
fortii Ber. d. Naturw. Ges. Isis: Dresden, 1906, pg. 91 ff.
« Halacsy u. Braun», Nachtr. z. Fl. Niederösterr. k. k. zool. bot. G. Wien,
1882, pe. 3; «Beck. v. Managetta», Niederösterr. 1890, pg. 1049: «Pospi-
chal», Oest. Küstenl., 1899, Bd. IL, pg. 636.
«Schinz und Keller », («Tellung» in) Schweiz 4900, pg. 461.
« Parlatore», fl. ıtal. («Caruel » in) 4885, vol. VI, pg. 526 ; « Arcangeli », Ital., II,
1894, pg. 404.
«Ball», Sue Marocc., 1877, pg. 600 ; « Battandier et Trabut», Alger., 1888-90,
g. 647
« te », pl. Straussianæ. Beih. Bot. Centralbl., 1907. Bd. XXII, pg. 113.
« Thiselton- D a (Hiern » in), fl. cap. 190%, vol, IV, Sect. 2, pg. 368.
V. filiformis Smith z. T. in Smith's herbary, Linnean Society, London.
«Johnston», fl. of Berwick upon Tweed. 1829: «Hooker», brit. fl. 1830,
(vgl. aber spätere Auflagen); « Babington», fl. Bathon, 1839, ed. II, pg. 37.
«De Candolle», Pl. hort. monsp. 1813; «De Candolle», fl. fr. 1815, t. 5,
vol. 6. pg. 388; «Loisleur-Deslongchamps », Not. s. 1. Pl. ete.. 1816, pg. 3.
«Laterrade», fl. Bordel., 1829, pg. 86; «Mutel», fl. fr. 1835, Bd. II, pg. 387;
«Noulet», fl. du Bass. sous- pyr.. 1837, Pg- 168.
«Dumortier», fl. belgica 1827, pg. 35: «Matthieu », fl. Belgique, 1853, pg. 391.
«Groh». Flora 4 Jhrg., 1818, pg. 216: «Uechtriiz», ibid 2 Jhrg. 4819, pg. 516;
«Meigen», Deutschlds. Fl., 1836, I, pg. 26.
«Besser», Prim. fl. galie., 1809, N° 31: « Schultes», österr. fl. 4814, pg. 36.
In späterer Zeit hat man dann nur noch selten den Namen V. filiformis Sm.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1908. 45
PME en.
658 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SsÉR.). 1908 (63)
faälschlich für F. Tournefortii Gm. geführt. Ein solcher Fall dürfte der sein,
welchen ich schon a. a. O. (Wand. u. Verbr v. V. Tournefortii 1. c. pg. 99)
auführte; «Richard», fl. abyss. 1847-51, pg. 127, führt eine V. filiformis Sm.
an. bei deres sich wahrscheinlich um V. Tournefortii Gm. handelt. Ihm folgen
«Sehweinfurth» und « Ascherson» Aufz. sämtl. z. Z. bekannter Phanerog., etc.
aus dem Ges.-Geb. d. Nil. Länder und «Engler», Hochgebirgsflora d. trop. Afr.,
1892, pg. 380.
V. byzantiaca Sibth. mserpt (nach Reichenbach), Iconogr. 1825, pg. 59.
V.persica Poir. Euc., 1808, Bd. VII, pg. 542 (?)
«Roem. & Schult.», Syst. veget. 1817, pg. 126; «Nyman», consp. 1881, III,
g. 48.
« Fr Nov. fl. Suec.. 1819, pg. 63; «Hartman», Skand, 1874, pg. 413;
«Lange», Handb. i. d. danske Fl. 4886-88, pg. 498: «Blytt-Dahl», Norge,
1906, pg. 627.
«Grenier et Godron» France, 1850, II, pg. 599; «Coste», France, 190%, pg. 35.
«Crépin», Man. fl. Belg., 1860,: « Wildeman et Durand», Prodr. belg., 1899.
«Döll», Baden, 1859, IL, pg. 736; « Reichenbach», Icon. fl. germ., 1862, pg. 51;
«Garcke», Deutschl., 1863, pg. 297, u. weit bis 1873, cf. folgende Aufla-
gen; « Ascherson», Brandenburg I, 1864, pg. 487; «Ilse», Mittelthüringen,
1866 pg. 218; «Marsson», Neu-Vorpommern, 1869, pg. 329; « Ascherson »,
mittl. u. westl. N. Lausitz, Verh. Bot. V. Prov. Brdbg., 1879, pg. 126,
«Prantl», Bayern, 4884, pg. 419; «Simonkai», Transs., 1886. pg. 427:
«Prahl», Schlesw. Holst. 1888, 1, Teil, pg. 123.
«Sagorski u. Schneider», Centralkarpathen, 1894, 11, pg. 41%; «Kerner»,
Schedæ, 1896, Nr. 2627: « Marchesetti». Trieste, 1896-97, pg. 409.
«Gremli», Schweiz, 1896, pg. 311.
«Willk. et Lange», Prodr. fl. Hisp., 1870, II, pg. 59.
«Grecescu», Consp. fl. Romanei, 1898, pg. 442; «Halacsy», Græc. 1902,
vol. II, pg. 434.
« Aschers. u. Schweinf.», Ill. de la fl. d’Egypte, 1889, pg. 117.
«Hooker», fl. of Brit. Ind., vol. IV, pg. 294.
V. Buxbaumii Tenore, Fl. Neap., 1814, pg. 4, tab. 1.
«Sprengel» syst. 1825, I, pg. 75. «Willd.-Dietr.» spec., 1831, I, pg. 531;
«Steudel», Nomencl. bot., 1844, II, pg. 756; «Bentham», in De Cand.
Prodr. 1846, X, pg. 487: «Nyman», Syll., 1854-55, pg. 125.
«Hartman», Skand. 1854, pg. 70.
« Ledebour », fl. ross., 1846-51. Bd. III, pg. 254.
«Engl. Bot.», 1831, Nr. 2769; Hooker, Brit. fl. 1838, ed. IV, pg. 7; «Watson»,
Cybele 1870 und fast alle Engländer, neuerdings «Williams», Journ. of
Bot. 190%, pg. 253.
Prodr. fl. Bat. 1850 u. 190%.
«Lamotte», Plat. centr. France, 1881, pg. 562; «Grenier», fl. Jura, 1865-75,
pg. 585.
«Reichenbach», Icon. 1825, pg. 59; «Wimmer u. Grabowsky», Schles., 1827,
vol. I, pg. 14; «Bluffu. Fingerhut.», Germ., 1836, vol. II, pg. 29; «Koch»,
Syn. 1837, pg. 531 u. 1844, ed. II, vol. II, pg. 6140; « Wimmer» Schlesien,
1840, pg. 274. «Garcke», Halle, 1848, pg. 342; «Klinggraeff», Preussen,
4854, Nachtr., pg. 65. «Meyer», fl. hannov. exc. 1849, pg. 396; « Peter-
mann», Deutschl. Fl. 1849, pg. 414; «Karsch», Westfalen, 1853, pg. 399;
«Wirtgen», Rheinprov. 1857, pg. 33%; «Kirschleger», fl. d’Als., 1857,
Bd. I, pg 59.
«Host», fl. austr. 1827, vol. I, pg. 15; «Neilreich», Wien, 1846, pg. 388;
«Visiani», fl. dalmatica, 1847, vol. II, pg. 172; «Maly», Enum. 1848,
pg. 205, «ders» Steiermark 1868, pg. 117.
«Fuss», Transs., 1866, pg. 481: «Schur», Transs., 1866.
«Hagenbach», fl. basil., 1821, pg. 14; «Gaudin», fl. helv., 1828, pg. 36;
(6%) E. LEHMANN. VERONICA-GRUPPE AGRESTIS. 659
«Bubani», fl. pyrenaica, 1897, vol. I, pg. 301.
«Bertoloni», fl. ital. 1833, vol. I, pg. 103; «Gussone», fl. Sie. Syn. 1842, pg. 18;
« Velenovsky», fl. bulg., 1841, pg. 412: «Kanitz», Rumänien 1889-91, pg. 89;
«Grisebach », Rumel. el. Bithyn., 1844, pg. 2%; «Boissier», fl. or. 1879,
IV, pg. 467; «Lipsky», Kaukas. 1899: «Boissier-Buhse», Transkauk. u.
Pers., 1860, pg. 167.
«Schmidt», Pl. Schlagentweitianæ. Journ. of Bot. 1868 (z. T. = V. polita,
vgl. « Lehmann » 1906, 1. c. pg. 99, Anm.)
« Matsummura », Nippon Nomenclator., 1884.
«Cheeseman», New-Zealand, 1906, pe. 1082.
«Gray». Man. of Bot. of the North. United States, 1890, ed. VI, pg. 38; «Greene»,
S. Francisco 1894, p. 280.
V. hospita Mert. u. Koch. in Deutschlands Röhlings Flora, 1823. pg. 332.
«Bluff u. Fingerhuth », Comp. fl. germ. 1825, pg. 25; «Spenner», Flora Fribur-
gensis, 1825, pg. 357; «Detharding», Consp. fl. Magniducat. Megapolitano-
rum., 1828, pg. 5; «Zuecarini », Fl. d. Gegend um München, 1829, pg. 85;
« Kirschleger », Prodrome de la fl. d’Als., 1836, pg. 110, vgl. aber Fl.
d’Alsace; ° «Kittel », Deutschlands Fl. 1837, pg. 249; «W enderoth», Fl.
Hassiaca, 1846, pg. 4.
«Rohrer u. Mayer», Fl. d. Mähr. Gouvernements, 1835, pg. 5; «Sailer», Fl. v.
Oberösterreich. 1841, pg. 13.
V. byzantina Britton, Stern u. Pogg. Prelim, Catal. 1888, 40.
«Small», Southeastern United States, 1903, pg. 1070; «Abrams», Fl. of Los
Angeles and Vicinity 190%, pg. 368.
V. areolata Colenso in Trans. N.-Z. Inst. vol. XXIV, pg. 392.
nec. V. cymbalarifolia F. W. Schmidt nach Kew Ind.
V. cymbalariefolia «Gmelin» Tubing, 1772, pg. 6.
V. Tournefortii Vill. Prosp. Pl. Dauph. 1779, pg. 20.
V. filiformis Sm.
V. Buxbaumi F. W. Schmidt. in Mayer’s phys. Aufs. I. Jhrg. 1791,
pg. 187.
Icones.
«Buxbaum», 1728, Cent. I, tab. XL, fig. 2; «Sibthorp», fl. græc. 1806, I, tab.
VIII: «Tenore», fl. neap. 1811- 15, I, tab. I: «Hagenbach », fl. basil. 1821.
Bd. IT; Reichenbach, Icon. 1825, II, {ab. 268 et 1862, tab. 1699 ; « Engl. bot. »
tab. 2769; «Johnston ». fl. of Berwick upon Tweed. 1829, 1, tab. 1: «Mutel»,
Fl. Fr. 1835, tab. 45, fig. 331: «Nees», Gen. vol. 5, tab. 738: «Sturm >», Flora
Bd. XIH; « Cosson », Atl. 16, nach Pritzel : « Schlechtendal u. Hallier », 1884,
V. Aufl. Bd. 17, tab. 1661; «Fiori», fl. ital. No 2972.
Geogr. Verbreitung : Südliches Norwegen! Mittel u. S. Schweden ! Dänische
Inseln ! Jütland! Polen! und Grodno! (nördlichste Sandorte in Russland nach
Schmalhausen, 1897. S. 282), Dorpat !
England! Schottland! (bis zu den Shetland Inseln) Niederlande! Belgien !
Frankreich! Schleswig-Holstein! Mecklenburg! Pommern ! Rügen! O u.
W. Preussen! Hannover! Westfalen ! Rheinland !! Hessen !! Thüringen!!
Sachsen!! Brandenburg! Posen! Schlesien! Elsass-Lothringen!! Baden!! Wür-
temberg! Bayern! Oesterreich !! Ungarn! Bosnien! Hercegovina! Schweiz!
Spanien! Pyrenäen! Portugal! Azoren (Trelease, Bot. Obs. on the Azores,
pg. 138). Italien! Corsica! Montenegro! Serbien! Bulgarien! Rumänien! Rume-
lien! Griechenland! Kreta!
660 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (20e SÉR.). 1908 (65)
Marocco! Algier! Tunis! Aegypten! Kleinasien! Syrien! Cypern! Mesopota-
mien! Persien! Buchara («Bunge», Beitr. z. Kenntn. d. Fl. Russlands, 1851,
g. 426).
en Affghanistan! Kashmir!
Japan !
Yemen! Abessinien! Ostafrika!
Kapland!
Ontario! Michigan («Beal and Wheeler» ]. c. pg. 149) Washington («Piper»,
pg. 506). Kalifornien !
Chile! Ecuador! Uruguay! Argentinien !
Neuseeland !
V. filiformis Sm. Trans. Linn. Soc. 1791, vol. I, pg. 195.
«Willdenow» Sp. pl. 1797, I, p. 74; «Vahl», Enum. plant. 1805-06, I,
pg. 82; «Marsch. v. Bieb. fl. taur. cauc. 1808. Bd. I. p. 15; «Poiret»,
Eneyel. 1808. Bd. VIH, pg. 538; «Steven», Mém. de la soc. imp. d,
Nat. de Moscou, 1817, Bd. V, pg. 341; «Marsch. v. Bieb.» taur-cauc.
suppl. 1819 Bd. III, p. 17; «Uechtritz», bot. Bem. Flora, 2 Ihrg. 1819,
pg. 516; «Sprengel», syst. veget. 1825 Bd. 1, pg. 75; «Willd. et Dietr.»,
Spec. plant. 4831, Bd. I, pg. 531; «Grisebach », fl. Rum. et Bithyn, 1844,
p. 2%; «Ledebour » il. rossica, 1846-51, Bd III, pg. 251; «Koch», Beitr. z.
einer fl. d. Orientes, Linnæa 1849, 2. Bd., pg. 702: «Boissier», fl. or. 1879.
vol. IV, pg. 466; «Kuntze», pl. or. ross. act. h. Petrop. 1881, pg. 223;
«Schmalhausen », Mitt. u. S. Russland, 1897, pg. 282; «Radde». Kaukas.
in Veget. d. Erde, 1899; «Radde», Mus. cauc. 1904, p. 136.
«Sommier et Levier», Enum. pl. anno 1890 in Cauc. lect. Act. H. petr. 1900,
. 39.
nes V. filiformis vgl. pg. 62.
Icones.
«Buxb.» 1728, pl. m. cog. cent. I, tab. XL, fig. 1.
«Reichenbach », Icon. crit. 1829, Bd. VII, t. 644.
Geographische Verbreitung. Kaukasus-Länder. Armen. Gebirge.
Ich sah die folgenden Standorte: Tournef., ex oriente Hb. Sm. ; Persia borealis
1816, Hb. Sm.; Batum Kze. Hb. Berlin ; Batum, Radde Hb. Caucas. ; Abchasien :
7000 p. Alboff; Jipischkha 6500 p. Alboff. Hb. Tiflis; 293. Paur. Hb. Barb.
Boiss.; Wladikawkas Balta Lars, Tschoroch, Passanaur, Artwin Radde. Hb.
Cauc. ; Schambobel Smirnow Hb. Caucas. ; Ossetia, Zinger Hb. Tiflis ; 781 Alagir.,
Markowicz 700 m. Hb. Hort. Petrop. et al.; Swanetia, ad glaciem Gulsky. 9000”
Akinfieff Hb. Tiflis; Bakuriani 5200’ Hb. Tiflis; Imeretia Steven 1510
Rhize, Balansa Hb. H. Petrop. ; 757. Valle Djimiil Lazistan vers 2000 m. 1866,
Hb. H. Petrop.; Chewsuria Busch 1903. Hb. Berl. ; Eschek, Meidam Hb. Berlin ;
16%, Gourie, Balkhumato Alboff Hb. Barb. Boiss.; Apfbund, Radde N. 62, Hb.
Barb. Boiss.; 1034 Adjaria, Sommier et Levier Hb. Barb. Boiss.; 3023 Caucas.
Wilh. Hb. H. Petrop.
Samsun, Asia minor 4858. Tehihatchef; Trapezunt Sintenis Hb. Boiss.:
Pontisches Hochgebirge Koch Hb. Berl.; Grusisch Armenien 1843 ex herb.
Koch. Herb. Berlin ; 5427. Szandschak Gümüschkhane; Godena, Armenia turcica
Sintenis 1894, Hb. Barb. Boiss.; 1252 Ak-dagh. Bornmüller, Hb. Barb. Boiss.
.
=
©
=
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
4. Galypogeia Mülleriana Schffn. Lotos 1900, p. 23.
Monoica brunnescens depresso-cæspitosa. Caulis ad 15 mm. longus
repens crassus viridis parum ramosus. Folia caulina sub 1 mm. longa
dense imbricata valde convexa, oblique patula oblique cordiformia lata
basi inseria antice cauli sat late incumbentia postice vix decurrentia apice
obtusa, inferiora aculiuscula vel bidentula sæpe longe decurrentia. Cel-
lule superæ 50 y. basales 40 X 60 y leptodermes. Amphigastria caulina
magna appressa caule subtriplo latiora reniformia sinuatim inserta apice
ad ‘/4 vel '/s inciso-biloba, sinu recto obtuso vel acuto lobis late triangu-
latis obtusissimis. Folia floralia irregulariter 4-5 lobata lobis acutis. Mar-
supia et sporangia ut in C. Trichomanis, elateres parum validiores 14 1,
sporæ quidem multo minores (10-11 y). Andrecia parva monandria et
diandria, bracteis 3-4 lobatis lobis acutis.
Hab. Germania, Baden (C. Müller, Friburg); Silesia (Hora).
5. Calypogeia cordifolia St. n. sp.
Sterilis major fusco-viridis flaccida in humo late expansa. Caulis ad
4 cm. longus validus fuscus debilis parum ramosus. Folia caulina 0.8 mm.
longa imbricata recte patula plano-disticha antice ampliata caulem tegen-
tia, postice vix decurrentia ambitu cordiformia i. e. e basi angustiore late
triangulata apice obtusa vix longiora quam 1a. Cellule superæ 27 u
basales 36 X 54 y Irlgonis majusculis. Amphigastria caulina majuscula
caule subtriplo latiora reniformia transverse inserta apice recurvula inte-
gerrima.
Hab. Japonia (Faurie).
Cum C. integristipula comparanda, qu& differt foliis longioribus grandi-
textis et amphigastriis profunde sinuatim inserlis.
393
662 BULLETIN DEL’HERBIER BOISSIER (2me serR.). 1908 Calypogeia.
6. Calypogeia renistipula St. n. sp.
Sterilis mediocris in sicco rufo-brunnea.aliis hepaticis consociata.
Caulis ad 2 cm. longus tenuis fuscus parum ramosus, radicellis subnullis.
Folia caulina adulta 1,5 mm. longa, contigua vel parum imbricata sub-
recte patula, ovato-oblonga, basi angustiora apice acula, antice brevissime
inserta postice haud decurrentia. Cellulæ superæ 27 y basales 36 X 54 u
trigonis magnis, cuticula levis. Amphigastria caulina caule quadruplo la-
tiora sinualim inserta optime reniformia integerrima sæpe recurvo-patula.
Hab. Himalaya, Sikkim (Hartless.) (Gamble). |
7. Calypogeia integristipula St. n. sp.
Sterilis mediocris glauco-virens in humo compacte cæspitosa sæpe
propagulifera. Caulis ad 25 mm. longus crassus viridis fragilis parum
ramosus radicellis longis arcte repens. Folia caulina 1,5 mm. longa
conferta oblique patula, plano-disticha vel leniter concava oplime ovala
dorso breviter inserta ventre vix decurreulia apice normaliter obtusa
rarissime bidentula. Cellulæ superæ 36 u basales 45 X 90 y trigonis
nullis. Amphigastria maxima appressa caule triplo latiora sinuatim inserla
utrinque decurrentia subcircularia apice rotundata integerrima vel leniter
retusa.
Hab. Europa, Japonia, communis.
Spruce hat schon diese Pflanze, die er mit K. Trichomanis bezeichnete,
von der ächten mit tief zweilappigen Amphigastrien versehenen Art
geirennt und letztere mit Kantia Sprengelü bezeichnet. Es unterliegt
aber keinem zweifel, dass die älteren Autoren und unter diesen beson-
ders Nees von Esenbeck. (Hep. Eurp. vol. III, p. 1%) die Pflanze mit tief
2 lappigen Unterblättern C. Trichomanis nannten und dem bin ich auch
hier gefolgt; hiervon ist C. Sprengelii (Martius) höchstens eine Form;
sonach blieb nichts übrig, als unserer Pflanze einen neuen Namen zu
geben.
8. Calypogeia submersa Arnell. sub Kantia. Rev. bryol. 1902,
p. 30.
Sterilis, submersa. flaccida, viridis. Caulis ad % cm. longus fragilis,
simplex vel parum ramosus. Folia caulina plano-disticha minus imbri-
cata oblique patula, postice longius decurrentia, ovato-triangulata vel
ovata vel ovato-oblonga, obtusa, antice breviter inserta. Cellulæ superæ
36 y basales 36 X 90 y leptodermes. Amphigastria caulina subtrans-
verse inserla appressa caule duplo latiora semilunaria late emarginata,
lobis late ligulatis inæqualiter breviterque bilobis, interdum subrotunda
ad ?/s exciso-biloba, lobis porrectis anguste triangulatis subacutis.
394
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 663
Hab. Suecia (Nordstedt).
Die Pflanze steht an einem so abnormen Standort und ihre Ent-
wicklung kann von demselben so bedeutend beeinflusst sein, dass ich
sienur der Vollständigkeit halber hier aufführe.
9. Galypogeia angusta St. n. sp.
Dioica minor rigidissima brunneola vel olivacea dense depresso-cæspi-
tosa terricola. Caulis ad 3 cm. longus maxime crassus, parum longeque
ramosus, basi tantum radicans superne longe procumbens strictissimus.
Folia caulina 0,8 mm. longa conferta oblique patula, angulo 45°, conca-
viuscula ovata antice cauli longe incumbentia ventre breviter decurrentia
apice angustata obtusa. Cellulæ superæ 27 1. basales 36 45 y parietibus
validis trigonis nullis cuticula levi. Amphigastria caulina caule parum
latiora sinuatim inserta late cordata ad '/z exciso biloba, sinu angusto,
lobis triangulatis obtusissimis. Andracia solitaria vel geminata majuscula
capitata, bracteis 3 jugis confertis conduplicatim concavis apice subtrun-
catis angulis acutis.
Hab. Japonia (Faurie).
10. Calypogeia hawaica St. n. sp.
Sterilis major pallide virens in cortice gregaria. Caulis ad 4 cm. longus
validus viridis arcte repens parum ramosus. Folia caulina 2 mm. longa
parum imbricata oblique patula angulo 45° plano-disticha ovato-oblonga,
duplo longiora quam lata superne sensim angustata obtusissima vel
truncatulo-obtusata, rarius retusula, rarissime obtuse bidentula. Cellulæ
supera 36 u mediæ 36 X 63 y. basales 36 x 90 y. trigonis nullis cuticula
levis. Amphigastria caulina parva caulem utrinque parum superantia
sinuatim inserta subeircularia ad ‘/2 exciso-biloba, sinu angusto lobis
porrectis triangulatis acutis.
Hab. Hawai (Baldwin).
11. Calypogeia Elliottii St. n. sp.
Sterilis major fusco-brunnea in cortice longe lateque expansa. Caulis
ad 8 cm. longus parum ramosus validus fuscus et tenax. Folia caulina
1,2 mm. longa contigua subrecte patula plano-disticha subquadrata parum
longiora quam lata apice late truncato-rotundata anlice brevissime inserta
postice breviter decurrentia. Cellulæ marginales 18 X 36 y radialiter
dispositæ vix prominulæ limbum distinctum formantes, superæ 54 n
basales 36 X 72 y trigonis majusculis, cuticula aspera. Amphigastria
caulina magna 0,6 mm. longa contigua transverse inserta, ovato-oblonga
appressa, cellulis longis anguslis formata, margine irregulariter angulata.
Hab. Insula Dominica (Elliot).
395
664 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1908 Calypogeia.
12. Galypogeia cyclostipa (Spruce) St.
Syn. : Xantia cyclostipa Spruce Hep. Am. et And., p. 411.
Dioica mediocris rufo-badia in cortice gregaria, rarius terricola. Caulis
ad # cm. longus validus fuscus interdum multiramosus ramis brevibus
simplicibus vel ex angulo amphigastrii oppositis. Folia caulina 1,5 mm.
longa parum imbricata oblique patula, plano-disticha late ligulata apice
truncalo-rotundata. Cellulæ marginales parvæ 18 u limbum distinctum
formantes subapicales 27 y basales 36 X 54 y trigonis magnis, cuticula
valde papillata. Amphigastria caulina caule duplo latiora transverse
inserta subcircularia concava appressa margine cellulis prominulis angu-
lata. Andrœcia parva, bracteis confertis 6 jugis concavis bifidis angulatis.
Flores feminei solitarii, bracteis concavis bifidulis vel subulatis.
Hab. Andes Peruviæ in monte Campana (Spruce); Venezuela (Fendler);
Peruvia (d’Orbigny); Columbia (Moritz); Rio Huallaga (Ule).
13. Galypogeia tenax (Spruce) St.
Syn. : Kantia tenax Spruce Hep. Am. et And., p. 416.
Dioica mediocris pallide olivacea « matteolas latas tenaces efformans ».
Caulis ad 10 cm. longus vage divaricato-ramosus repens. Folia caulina
ad 2 cm. longa parum imbricata recte patula plano-distscha oblongo-
ligulata, apice rotundata integerrima, Cellulæ apicales 36 y basales
36 X 72 y cuticula striolata. Amphigastria caulina parva caule duplo
latiora sinuatim inserta ad basin fere biloba, lobis ligulatis divergenlibus
obtusis interdum acutis. Rami feminei sæpe fasciculati, bracteis quam
folia duplo brevioribus ovato-oblongis. Amphigastria floralia breviterbifida.
Hab. Rie Negro et Uaupes (Spruce).
14. Galypogeia Uleana St.
Syn. : Kantia Uleana St. Hedwigia 1895. p. 54.
Sterilis major pallida fragillima laxe depresso-c»spitosa. Caulis ad
5 cm. longus longe prostratus basi parum ramosus radicans. Folia cau-
Ina 1,75 mm. longa subrecie palula plano-disticha parum imbricata
oblonga subligulata marginibus parum arcuatis apice quam basis duplo
angustiore truncato-rotundato. Cellule super 27 X 36 y basales
36 X 54 u leptodermes; cuticula dense valideque papillata. Amphigastria
caulina maxima caule duplo latiora, duplo longiora quam lata, subtrans-
verse inserla basi utrinque denticulata, ad °/ı inciso-bifida laciniis porrec-
tis lanceolatis sepe repando-angulatis.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
15. Galypogeia parallelogramma (Spruce) St.
Syn. : Kantia parallelogramma Spr. Hep. Am. et And., p. 413.
396
Galypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. £65
Dioica minor rigida rufo-olivacea vel nigrescens, in plagas latas prostrata
terricola el corticola. Caulis ad 7 cm. longus parum ramosus fuscus et
et durus, ramis assurgentibus paucis flagellatis. Folia caulina ad A mm.
longa parum imbricata recte patula. sub-plano disticha, oblongo-rectangu-
lala apice truncato rotundata. Cellulæ 27 y, basales parum longiores tri-
gonis magnis, cuticula aspera. Amphigastria caulina magna, caule triplo
laliora subrotunda transverse inserta margine repando-angulata ad '/s
exciso-biloba, lobis cuspidatis conniventibus. Andrecia minuta bracteis
arcte imbricaiis concavis.
Hab. America tropica ad flumen Uaupes (Spruce) ; Cuba (Wright).
16. Galypogeia nephrostipa (Spruce) St.
Syn. : Kantia nephrostipa Spr. Hep. Am. et And., p. 412.
Dioica mediocris pallide-virens vel plus minus rufescens, corticola.
Caulis ad 5 cm.longus vage ramosus fuscus durus et rigidus. Folia caulina
1,2 mm. longa, imbricata recte patula plano-disticha, oblongo-ligulata,
postice decurrentia anlice brevissime inserta apice late truncata angulis
rotundatis. Cellulæ superæ 36 y basales 27x36 y trigonis magnis acutis.
Amphigastria caulina majuscula caule 3 plo latiora reniformia vel sub-
rotunda, ad medium biloba sinu acuto lobis rotundatis hic illic denticulo
armalis. Folia floralia ovata rotundata valde concava breviter bifida
superne argute dentata. Andrecia spicata bracteis ad 10 jugis secundis
ovato-rotundatis concavis breviter bilidis.
Hab. America tropica. Rio Negro (Spruce).
Bei der Untersuchung dieser Pflanze fand ich an einem Stengel ein
Blatt — das einzige im ganzen Rasen — welches aus Zellen von riesen-
hafter Grösse aufgebant war; diese Form der Variabilität ist mir noch
niemals bisher begegnet; im übrigen war weder Form noch Anheftung
des Blattes abweichend ; die Mutation tritt also auch hier sprungweise
auf, als Folge innerer Vorgänge, die sich unserer Beurtheilung völlig
entziehen.
17. Galypogeia cæspitosa (Spruce) St.
Syn. : Kantiu cæspitosa Spruce Hep. Am. et And., p. 412.
Dioica majuscula olivacea, adulta flavescens in cortice el ligno latissime
expansa. Caulis ad 3 cm. longus erectus fastigiatim ramosus parum rhizi-
ferus. Folia caulina 1,3 mm longa oblique patula plano-disticha parum
imbricala antice breviter incumbentia postice longius decurrentia, optime
ligulata apice truncato-rotundata. Cellulæ superæ 18 X 27 y basales
36 X 51 y trigonis parvis cuticula papillata; cellulæ marginales distincte
seriatæ longiores quam latæ radialiter dispositæ limbum distinctum
397
666 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Calypogeia.
formantes. Amphigastria caulina magna, caule subtriplo latiora trans-
verse inserta cordiformia integerrima, cellulis elongatis formata margine
apicali irregulariter angulato. Folia floralia parva amphigastriis caulinis
simillima valde concava integerrima vel breviter incisa.
Hab. Andes quitenses. Canelos (Spruce).
18. Calypogeia fusca (Lehm.) St. Hedwigia 1895, p. 55 sub
Kantia.
Syn. : Lejeunea fusca Lehm. Linnæa 1829, p. 360.
Dioica mediocris rufo-brunnea museis consociata. Caulis ad 2 cm. lon-
gus validus fuscus strictus parum ramosus. Folia caulina 0,8 mm. longa
oblique patula plano-disticha antice breviter inserta postice longe decur-
rentia late ligulata apice late rotundata vel truncato-retusa. Cellulæ
marginales angustæ radialiter dispositæ conico-prominulæ subapicales
27 X 36 y mediæ 36 X 54 y basales 36 X 90 u trigonis nullis cuticula
valide verrucosa verrucis ellipticis. Amphigastria caulina remota caule
triplo latiora plano-appressa subtransverse inserta subcircularia vel sub-
cordiformia margine supero crenulato. Folia floralia conduplicatim
concava apice similiter crenata.
Hab. Prom. bon& spei (Ecklon).
Cum Calypogeia cellulosa cui simillima camparanda.
19. Calypogeia alternifolia (Nees) St.
Syn. : Mastigobryum alternifolium Nees. Syn. Hep., p. 216.
Calypogeia Baldwini Austin. Bot. Gaz. I, p. 32.
Sterilis mediocris rufo-brunneola rigidula corticola. Caulis ad 2 cm.
longus tenuis fuscus parum ramosus et parum radicellosus. Folia caulina
1,2 mm. longa, ovato-falcata vix imbricata subrecie patula plano-disticha
postice longe decurrentia, antice breviter inserta apice obtusa cellulisque
irregulariter prominulis angulatim erosa. Cellulæ superæ 36 y mediæ
36 X 45 y basales 36 X 63 y leptodermes basi tantum trigone incrassatæ.
Cuticula grosse aspera. Amphigastria caulina remota subtransverse
inserta minus aspera subcireularia apice breviter biloba sinu lato obtuso
lobis obtusis.
Hab. Hawai (Baldwin); Java (Junghuhn, Kurz); Sumatra (Kehding);
Ceylon.
20. Galypogeia cellulosa (Spr.) St.
Syn. : Mastigobryum cellulosum Ldbg. Syn. Hep., p. 217.
Jungerm. cellulosa Spr. Syst. Veg. IV, p. 232.
Sterilis mediocris flaccida brunnea in cortice late expansa. Caulis ad
6 cm. longus minus crassus fuscus debilis arcte repens parum ramosus
398
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 667
ramis longe procumbentibus. Folia caulina contigua 1 mm. longa sub-
recle patula plano-disticha optime ligulata subduplo longiora quam lata
antice brevissime inserla postice parum decurrentia apice late truncato-
rotundala. Cellulæ marginales angustæ radialiter dispositæ angulatim
prominulæ, subapicales duplo latiores 36 y. basales 36 X 54 u. trigonis
majusculis, cuticula dense verruculosa. Amphigastria caulina caule duplo
latiora transverse inserta subeireularia margine angulato-dentala
Hab. India occidentalis. Guadeloupe (Perrin, l'Herminier); Dominica
(Elliot); Peru (Lechler); Brasilia tropica, Caraca (Weinio).
21. Galypogeia mastigophora (Spruce) St.
Syn. : Kantia mastigophora. Spruce Hep. Am. et And., p. 413.
Dioica pallide virens in corlice laxe intricata. Caulis ad 4 cm. longus
tenuis repens sat ramosus, ramis sæpe flagellatim attenuatis subaphyllis
radicantibus. Folia caulina sub 1 mm. longa parum imbricata plano-
disticha oblongo-falcata apice rotundato cellulisque acute prominulis
serrato, celerum integerrima postice decurrentia, basi antica rotundata.
Cellulæ superæ 18 y mediæ 27 X 36 y basales 36 X 54 y, cuticula dense
papillata. Amphigastria caulina parva appressa caule vix latiora sinuatim
inserta subrotunda apice serrato, rarius bilobato. « Rami feminei solitarii
vel geminati, bracteis bijugis erecto-incurvis quam folia caulina plus
dupto brevioribus ovalibus vel lanceolatis bifidis, laciniis subacuminatis
grosse serralis ».
Hab. America tropica Rio Negro (Spruce).
22. Galypogeia Hartlessiana St. n. sp.
Sterilis minor rigida virens superne rufo-brunnea muscis consociata.
Caulis ad 5 cm. longus validus carnosus fragilis fuscus parum ramosus.
Folia caulina 1.2 mm. longa contigua vel parum imbricata oblique patula
maxime concava et valde decurva, in plano ovata symmetrica antice cauli
longe incumbentia postice vix decurrentia. Cellulæ superæ 27 u basales
36 X 54 y trigonis magnis. Amphigastria caulina maxima foliis parum
minora reniformia profunde sinuatim inserta integerrima recurvo-palula.
Hab. Himalaya, Sikkim 7500’ (Hartless, Stevens).
23. Galypogeia rhombifolia (Spuce) St.
Syn. : Kantia rhombifolia Spruce. Hep. Am. et And., p. 413.
Sterilis mediocris pallide viridis vel fuscidula in plagas latas laxas
prostrata. Caulis ad 5 cm. longus tenuis flaccidus parum ramosus. Folia
caulina contigua 0,8 mm. longa recte patula plano-dislicha late ligulata
asymmetrica, margine postico valde arcuato antico stricto, apice acuto.
Cellulæ superæ 18 X 36 y basales 27 X 54 u marginales suturis promi-
399
668 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me S£R.). 1908 Calypogeia.
nulis erosula, cuticula striolata. Ampkigastria caulina parva cauli æqui-
lata transverse inserta appressa profunde biloba rima angusta oblusa,
lobis oblongis obtusis.
Hab. Andes ad flumen Bombonasa (Spruce).
24. Calypogeia apiculata St. Hedwigia 189, p. 51 (sub
Kantia).
Dioica major pallide virens aliis hepaticis consociata. Caulis ad 5 cm.
longus arcte repens crassus parum ramosus in sectione transversa
anguste ellipticus plus duplo latior quam crassus apice sæpe flagellatim
allenuatus. Folia caulina ad 2 mm. longa late ovata, margine antico
magis arcualo postico longius decurrente apice apiculato. Cellulæ apicales
36 y mediæ 36 X 54 y basales 56 X 72 y leptodermes cuticula levis.
Amphigastria caulina majuscula caule duplo latiora exciso-inserla apice
profunde inciso-biloba lobis late ovatis obtusiusculis vel inæqualiter
bifidulis. Flores feminei numerosi sæpe oppositi bracteis plurijugis
irregulariter laceratis.
Hab. Java (Stahl, Nyman); Ceyion (Fleischer).
25. Calypogeia acuta Si. n. sp.
Monoica mediocris pallide virens vel flavicans in corlice expansa
depresso-cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus parum ramosus validissimus
arcte repens. Folia caulina 1,5 mm. longa conferta recte palula plano-
disticha late ovato-triangulata apice acuta. Cellulæ superæ 36 y, basales
36 X 72 y leptodermes. Amphigastria caulina magna caule duplo latiora
sinuatim inserta profunde excisa lobis triangulatis conniventibus obtusis.
Rami feminei breves, masculis oppositi, bracteis bijugis triseriatis ovato-
triangulatis bi-vel trifidis irregularibus. Andrecia breviler spicata brac-
teis parvis 3-4 jugis confertis inflatis bi-vel trispinosis.
Hab. America septentr. Pennsylvania (Rau).
26. Calypogeia cordistipula St. Soc. nat. Cherbourg, vol. 29,
p. 210 (sub Kantia).
Dioica mediocris glauco-virens aliis hepaticis corticalibus consociata.
Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus validus viridis carnosus et rigidus
arcte repens. Folia caulina 1,6 mm. longa confertissima recte patula
plano-disticha late triangulata marginibus æqualiter curvatis symmetrica,
sublatiora quam longa optime acuta vel subapiculata, antice dorso longe
incumbentia caulemque obvelantia postice vix decurrentia. Cellulæ superæ
36 y basales 36 X 54 y trigonis nullis, cuticula levis. Amphigastria
caulina magna caule subtriplo latiora sinuatim inserta, cordiformia apice
breviter lunatim excisa lobis brevibus obtusiusculis. Mursupia magna
400
Calypogera. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 669
& mm. longa eylindrica 6 plo longiora quam lata sparsim radicellifera,
bracteis floralibus parvis lanceolatis vel bifidis incurvis integerrimis.
Hab. China, Hokin, in jugo Yentze-Hay (Delavay).
27. Calypogeia lunata Mitten Proc. Linn. Soc. V, p. 107.
Sterilis major glauco-virens terricola laxe intricata. Caulis ad 25 mm.
longus parum ramosus crassus pallidus. Folia caulina 1,5 mm. longa
parum imbricata recte palula plano-disticha antice breviter inserta postice
parum decurrentia late triangulata vix longiora quam lata symmetrica,
marginibus parum arcuatis apice acuto vel apiculato vix unquam biden-
tulo. Cellulæ superæ 27 u, basales 36 X 72 y trigonis nullis cuticula levis.
Amphigastria caulina adulta magna profunde sinuatim inserta profunde
emarginato-biloba, lobis iterum emarginatis grosse bidentatis, dente
externo minore.
Hab. Himalaya, Assam (Griffith); Sikkim (Hartless); Mussoorie
(Gollan).
28. Galypogeia cuspidata St. n. sp.
Sterilis mediocris æruginosus. in cortice putrido expansa. Caulis ad
3 cm. longus validus viridis rigidus parum ramosus. Folia caulina
1,3 mm. longa, recte patula plano-disticha ovata acuminata acuta vel
obtusiuscula. Cellulæ superæ 36 ı. basales 27 X 54 w trigonis nullis,
culicula levis. Amphigastria caulina magna sinuatim inserta ad basin fere
bipartita, sinu rotundato lobis magnis oblongis cuspidatis porrectis acutis.
Hab. Hawai (Heller).
29. Galypogeia grandistipula St. Hedwigia 1895, p. 52 sub
Kantia.
Sterilis mediocris pallide virens in sicco albicans terricola. Caulis ad
2 cm. longus crassus pallide virens rigidus parum ramosus. Folia caulina
1 mm. longa subrecte patula plano-disticha confertissima ovato-trian-
gulata symmetrica antice cauli late incumbentia postice vix decurrentia
apice acula marginibus parum arcuatis vel substrictis. Cellulæ apicales
36 y mediæ 27 X 45 y basales 27 X 72 y trigonis parvis cuticula levis.
Amphigastria caulina gigantea appressa caule sextuplo latiora profun-
dissime sinualim inserta apice ad medium inciso-biloba sinu angusto
obtuso lobis late ovatis porrectis obtusis.
Hab. Brasilia subtropica (Weinio).
Die Amphigastrien sind an der Spitze so lief eingeschnitten und von
der entgegengesetzten Seite so lief buchtig inserirt dass zwischen diesen
2 opponirten Einschnitien nur eine schmale Brücke bleibt, welche die
rechte und die linke Hälfte der Unterblätter verbindet.
401
670 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Calypogeia.
30. Calypogeia Yoshinagana SI. n. sp.
Sterilis major glauco-virens in terra late expansa. Caulis ad 3 cm.
longus parum ramosus crassus arcte repens. Folia caulina confertissima
1,2 mm. longa recte patula plano-disticha, late triangulata latiora quam
longa marginibus arcualis apice acuto vel apiculato. Cellulæ 45 u, apice
parum minores trigonis nullis, cuticula levis. Amphigastria caulina cauie
subtriplo latiora profundissime sinuatim inserta apice profunde exeiso-
biloba lobis oblique truncatis bidentatis.
Hab. Japonia in monte Yokogura (Yoshinaga) Sakurassima (Faurie).
51. Calypogeia imbricata (Mitten) St. Hedwigia 1895, p. 55,
sub Kantia.
Syn. : Mastigobryum imbricatum Mitten. Proc. Linn. soc., V, p. 104.
Sterilis minor rufo-brunnea flaccida laxe intricata vel muscis conso-
ciata. Caulis ad 2 cm. longus validus fuscus (in sectione transversa
ellipticus) parum ramosus. Folia caulina 0,8 mm. longa remotiuscula
oblique patula plano-disticha vel parum concava apice decurva, optime
ovala antice cauli incumbentia postice longe decurrentia apice brevissime
inciso-bidentula sinu angusto obtuso vel acuto dentibus triangulatis
obtusis porrectis. Cellulæ superæ 27 y basales 27 X 36 y trigonis magnis
cuticula aspera. Amphigastria caulina magna foliis duplo minora sinua-
tim inserta distincte decurrenlia recurvo patula in plano cireularia
integerrima.
Hab. Himalaya, Sikkim (Hooker, Stevens).
32. Calypogeia suberectifolia St. n. sp.
Sterilis mediocris viridis vel fusco-virens in sicco subnigra, in rupibus
humidis longe lateque stratificata. Caulis ad 6 cm. longus parum ramosus
tenuis valde compressus. Folia caulina 0,8 mm. longa contigua oblique
patula plano-disticha vel leniter decurva, ovata asymmetrica, margine
antico substricto, postico valde arcuato apice brevissime exciso-bidentulo,
dentibus Iriangulatis acutis leniter divergentibus. Cellulæ superæ 18 y
mediæ 27 X 36 y. basales 27 X 72 y leptodermes. Amphigastria caulina
parva cauli æquilata subtransverse inserta ad medium exciso-biloba lobis
breviter ovatis leniter conniventibus.
Hab. Insula Dominica (Elliott); Guadeloupe (l’Herminier).
33. Galypogeia microstipula St. Hedwigia 1895, p. 53, sub
Kanlia.
Sterilis mediocris rufa rigida graminibus consociala. Gaulis ad 2 cm.
longus procumbens fuscus et durus validus inferne radicellis longis
repens parum ramosus ramis recte patulis. Folia caulina adulta 1 mm.
402
Calypogera. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 671
longa contigua oblique patula, plano-disticha, ovalo-oblonga (juniora
ovata) antice breviter inserta postice parum decurrentia apice emargi-
nato-bidentula, dentibus 2 cellulas longis. Cellulæ 36 y, basales duplo
longiores trigonis parvis cuticula minute aspera. Amphigasiria caulina
parva, patula cauli æquilata subtransverse inserta ad medium biloba sinu
lato acuto lobis ovatis obtusis.
Hab. Madagascar (Rev. R. Baron).
34. Calypogeia sphagnicola (Arn. et Perss.) St.
Syn. : Kantia sphagnicola Arn. et P. Rev. bryol. 1902, p. 26.
Monoica minor et gracilis viridis vel pallida vel flavicans, nitidula
rigida gregaria vel sphagno consociala, Caulis ad 3 cm. longus pallidus
subsimplex. Folia caulina densa oblique patula angulo 45° convexa
oblique ovata poslice decurrentia antice cauli longe incumbentia apice
rotundato vel obtuso interdum emarginato. Cellulæ basales 35 X 45 1
apicales breviores, trigonis distinctis. Amphigastria caulina patula caule
duplo latiora rotundata ad '/s biloba, rima angusta lobis acutis vel obtusis
exlus utrinque unidentatis. Andracia parva bracteis ad 8 jugis monandris
confertis valde concavis apice ad '/2 bi-vel trifidis lobis lanceolatis incur-
vis. Ramulus femineus subglobosus. Propagula in caule attenualo parvi-
folio terminalia aggregata bicellularia.
Hab. Suecia, Dalarne, Skane (Persson); Scotland (Macvicar); Germania,
Silesia (Schiffner); Helvetia.
39. Galypogeia bidentula (Weber) Nees Syn. Hep. p. 199.
Syn. Jung. bidentula Weber. Prodr. p. 38.
Dioica mediocris pallide virens, in cortice laxe en Caulis ad
3 cm. longus parum ramosus validus pallidus rigidus fragilis arcte repens.
Folia caulina parum imbricata 4 mm. longa subrecte patula plano-
disticha late ovata dorso breviter inserta postice vix decurrentia subsym-
melrica, apice breviter emarginato-bidentula, dentibus obtusis. Cellule
superæ 56 y basales 36 X 54 u. leplodermes cuticula levis. Amphigastria
caulina majuscula caule duplo latiora patula sinuatim inserta ad ‘/2 emar-
ginato-biloba sinu angusto lobis porrectis triangulatisacuminatis obtusis vel
aculis. Marsupia 4 mm. longa cylindrica parum radicellosa, bracleis magnis
ovalis concavis ad medium exciso-bilobis lobulis acutis integerrimis.
Hab. Cape of good hope (Ecklon); Transvaal (Rehmann Wilms); Masca-
reignes (Lepervanche, Vieillard, de l'Isle); Insula St-Paul (de l'Isle);
Usambara (Holst).
36. Calypogeia biapiculata (Spruce) St.
Syn. : Kantia biapiculata Spruce. Hep. Am. et And., p. 414.
403
672 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 Calypogeia.
Dioica mediocris vel major interdum gigantea et longissima in humo
expansa, olivacea vel rufo-badia. Caulis ad 8 em. longus tenuis coloratus
parum longeque ramosus superne arhizus longeque procumbens. Folia
caulina 2,4 mm. longa imbricata recte patula plano-disticha vel leniter
concava dorso breviter inserta ventre haud decurrentia late ovata i. e.
ipsa basi leniter angustata, quarto infero amplissima, apice breviter emar-
ginato-bidentula dentibus porrectis acutis. Cellulæ superæ 36 y reliquæ
54ucuticula levis. Amphigastria caulina magna, caule quadruplo latiora leni-
ter recurva, profunde sinualim inserta, ambitu reniformia, apice late luna-
tim emarginata lobis obtusis extus repando-angulatis vel subdentatis, sinu
levi. Flores feminei bracteis suborbiculatis concavis inæqualiter quadrifidis.
Hab. Peruvia in Monte Campana (Spruce); Bogota (Apollinaire); Domi-
nica (Elliott); Guadeloupe (l'Herminier); Jamaica (Rehder); Mexico, Bra-
silia Subtropica (Ule); Apiahy (Puiggari).
37. Calypogeia Dussiana Si. n. sp.
Monoica major flavo-rufescens in cortice palmarum laxe cæspitans.
Caulis ad 3 em. longus tenuis pallidus debilis pluriramosus. Foha caulina
1,5 mm. longa parum imbricata oblique patula per paria approximala
plano-disticha oblique ovala marginibus æqualiter curvatis postico lon-
giore haud decurrente antico breviter inserto, apice breviter emarginalo-
bidentulo, denticulis porrectis vel divergentibus. Cellulæ superæ 36 w
basales 36 X 54 y trigonis nulllis, cuticula levis. Amphigastria caulina
magna caule triplo latiora profunde sinuatim inserta apice profunde
emarginata, lobis porrectis ovato-triangulatis obtusiusculis. Andrecia
geminala vel flori femineo opposita breviter spicata curvula bracteis
6 jugis confertis hamatis bifidis. Marsupia 2 mm. longa parum radicellosa
cylindrica bracteis apicalibus concavis bi-trifidis.
Hab. Guadeloupe (Duss.); Caracas, Galipan (Funk et Schlim).
38. Galypogeia suecica (Arn. et Perss) St.
Syn. : Kantia suecica (Arn. et Perss. Rev. bryol. 1902, p. 29.
Dioica, gracillima, dense cæspitosa, pallide virens. Caulis ad 5 mm.
longus viridis sat ramosus. Folia caulina remota oblique patula semi-
erecla subplana vel convexa apice deflexa oblique ovato-triangulata dorso
caulem tegentia decurrentia apice rotundata vel leviter emarginala.
Cellulæ 35 y, trigonis distinctis. Amphigastria caulina appressa caule
duplo latiora convexa rotundata ad medium biloba, sinu lato obtuso vel
lunato, lobis late triangulatis acutis. Rami masculi breves numerosi
densifolii bracteis monandris confertis patulis concavis bi-quadrifidis.
Rami feminei paryi subglobosi, folia floralia ad medium bi-vel trifida.
40%
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 673
Propagula in caule attenuato terminalia aggregata globosa bicellularia
parum granulosa.
Hab. Suecia, Herjedalen. Vestmanland in trunco (Persson); Germania,
Baden (Müller); Scotland, Gallia, Helvelia, America septentr. (Evans).
39. Galypogeia Puiggarii St. n. sp.
Dioica mediocris flavo-virens vel flavescens in cortice gregaria. Caulis
ad 15 mm. longus simplex vel parum ramosus validissimus strictus car-
nosus arcte repens. Folia caulina 0,8 mm. longa oblique patula valde
concava decurva in plano late ovata dorso caulem late tegentia basi
postica leniter rotundata apice brevissime inciso-bidentula dentibus
obtusis vel acutis unicellularibus. Cellule superæ 36 y basales parum
longiores trigonis majusculis, cuticula levis. Amphigastria caulina foliis
parum minora profunde sinuatim inserta ad basin fere inciso-biloba, sinu
recto acuto lobis ovalis obtusiusculis. Marsupia ad 1 em. longa, anguste
clavala longissime radıcellifera. Folia floralia parva pauca ovato-rotundata
bifida integerrima orificium sacculi hamatim obvelantia.
Hab. Brasilia, Apiahy (Puiggari).
40. Galypogeia Miquelii Mont. Syn. Hep., p. 200.
Sterilis minor pallide virens. Caulis ad 2 cm. longus pluriramosus
fuseus et validus. Folia caulina 1,2 mm. longa contigua vel parum imbri-
cata subrecte patula ovato-oblonga apice late exciso-biloba lobis triangu-
latis porrectis subacutis. Folia ramulina remotiuscula minora breviter
exciso-bidentula. Cellulæ valde irregulares ubique elongatæ apice tantum
breviores, ad 40 >< 80 w leptodermes. Amphigastria caulina magna
transverse inserta normaliter ad ?/s biloba sinu recto acuto lobis lanceo-
latis divergentibus acutis integerrimis.
Hab. America tropica. Surinam (Miquel).
Li. Galypogeia portoricensis Si. Hedwigia 1888, p. 280, sub
Kantia.
Sterilis mediocris pallide virens in cortice gregaria. Caulis ad 3 cm.
longus simplex vel parum ramosus tenuis pallidus rigidus et fragilis.
Folia caulina A mm. longa imbricata subrecte patula plano-disticha ovato-
triangulata asymmetrica, margine postico stricto decurrente antico bene
arcuato breviterque inserto, apice brevissime emarginato-bidentulo. Folia
ramulina. magis symmetrica optimeque ovata. Cellulæ apicales 36 y
basales 36 X 54 y trigonis nullis, cuticula levis. Amphigastria caulina
parva caule vix latiora sinuatim inserta apice late emarginata lobis diver-
gentibus oblique truncatis sepe emarginato-bidentulis.
Hab. Puertorico (Sintenis).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 9, 34 août 1908. 46
674 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 Calypogeia.
42. Galypogeia laxa L. et G. Syn. Hep., p. 713.
Sterilis minor pallide olivacea aliis hepaticis consociata. Caulis ad 2 cm.
longus simplex validus fuscus et tenax. Folia caulina 1,2 mm. longa
contigua subrecte patula plano-disticha optime ovata antice breviter
inserta postice parum decurrentia apice angustato breviter exciso denti-
bus porrectis acutis. Cellulæ superæ 27 y basales 36 X 72 w tri-
gonis parvis cuticula levis. Amphigastrla caulina caule vix dupio
latiora ambitu subquadrata leviter sinuatim inserta ad medium exciso-
biloba, lobis porrectis apice inæqualiter bifidis, lacinia externa bre-
viore.
Hub. Mexico, Mirador (Liebman); Guatemala Alta Vera Paz 1800’ (von
Türckheim).
Unter den Handzeichnungen Gotisches liegt eine Abbildung dieser
Pflanze, welche, in geringer Vergrösserung gezeichnet, die Amphigas-
trien deutlich vierzähnig darstelli. Trotz dieser richtigen Abbildung
werden sie in der Synopsis Hepat wie in den Hep. Mexican. als bifida
beschrieben.
43. Galypogeia arguta Nees et Mont. Hep. Europ. HE, p. 24.
Syn. : Calypogeia Sullivanti Austin. Torrey Bot. Club VI, p. 18.
Sterilis minor glauco-virens in rupibus humidis (calcareis ?) laxe
cæspitans. Caulis ad 2 cm. longus pluriramosus, ramis sæpe flagellatim
attenualis, lenuis arcte repens. Folia caulina adulta A mm. longa parum
imbricata sæpe remotiuscula recte patula plano-disticha, late ovata apice
quam basis quadruplo angustiore emarginato-biloba, lobis porrectis trian-
gulatis acutissimis. Folia ramulina remota vulgo multo angustiora.
Cellulæ apicales 36 y mediæ 36 X 54 y basales 36 X 72 y parietibus
validis, cuticula minute aspera. Amphigastria caule triplo latiora patula
late obcuneata ad ‘/2 emarginato-biloba, lobis profunde emarginato-
bifidis.
Hab. Gallia, Hispania, Italia, Britannia Cornwall (Curnow); Madeira
(Mandon); Acores (Simroth); Formosa (Faurie).
44. Galypogeia latifolia St. n. sp.
Sterilis mediocris rigida pallide virens in humo longe lateque expansa.
Caulis ad 5 cm. longus validus viridis parum longeque ramosus, radicellis
longissimis repens. Folia caulina adulta 1 mm. longa contigua subrecte
patula plano-disticha antice brevissime inserta postice parum decurrentia
late ovata symmetrica, normaliter breviter exciso-bidentata sinu recto
acuto vel obtuso dentibus triangulatis divergentibus 7 cellularibus.
Cellulæ giganteæ superæ ad 60 y basales 60 X 118 y. parietibus validis
406
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 675
euticula distincte papillata. Amphigastria caulina parva caule vix duplo
latiora sinuatim inserta ad basin fere biloba sinu latissimo lobis itaque
late divergentibus oblongis apice inæqualiter bifidulis, lacinula externa
breviore.
Hab. Africa. Kilimandscharo. 2300 m. ad ripas rivulorum communis
(Volkens).
45. Galypogeia heterophylla Si Hedwigia- 1895, p. 53 sub
Kantia.
Sterilis major pallide virens flaccida terricola et muscicola. Caulis ad
5 cm. longus simplex vel pauciramosus validus fuscus debilis. Folia cau-
lina 1.2 mm. longa imbricata recte patula plano-disticha vel leniter
concava apice incurva, in plano optime ovata symmetrica vel obliqua
postice parum decurrentia antice breviter inserta apice obtusa vel acutius-
cula vel minute bidentula. Cellulæ super 36 y mediæ 36 X 54 y basales
45 x 80 y. leptodermes cuticula levis. Amphigastria caulina majuscula
caule duplo latiora profunde sinuatim inseria apice late lunatim emar-
ginata lobis divergentibus ligulatis apice inciso-bilobis vel oblique trun-
calıs rarius acuminalis.
Hab. Brasilia, Sao Franscisco (Ule); Caraca (Weinio).
16. Galypogeia decurrens St. Hedwigia 1895, p. 2 sub Kantia.
Sterilis major rufescens flaccida museis consociata. Caulis ad 6 cm.
longus minus validus debilis parum ramosus. Folia caulina imbricata
subrecte patula plano-disticha late ovata vel ovato-triangulata, antice
breviter inserta postice longius decurrentia subsymmetrica, apice angus-
tata ad ‘/4 inciso-biloba sinu acuto lobis triangulatis porrectis acutis.
Cellulæ superæ 36 X 45 y basales 54 X 72 u, cuticula levis. Amphigas-
tria caulina parva caule parum latiora sınuatim inserta apice late emar-
ginata lobis late divergentibus inæqualiter bifidulis, lacinia externa bre-
viore.
Hab. Sumatra (Kehding).
47. Galypogeia bifurca Austin Academ. Philad. 1869.
Sterilis minor hyalina rigidula in terra gregaria. Caulis ad 2 cm. lon-
gus validus pallidus pluriramosus ramis sæpe flagellatim attenuatis.
Folia caulina 0,8 mm. longa remotiuscula oblique patula angulo 45°
plano-disticha oblique ovata antice breviter inserta postice vix decurren-
tia apice angustata quam basis triplo angustiora emarginato-bispinosa
spinis leniter divergentibus. Cellulæ magnæ superæ 45 n medie 5% 1
basales 45 x 108 y leptodermes cuticula distincte striolata. Amphigastria
minima, caule vix latiora subtransverse inserta, profundissime emargi-
407
676 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1908 Calypogeia.
nato-biloba, lobis late divergentibus profunde bifidulis laciniis parallelis
inequalibus externa breviore.
Hab. Hawai (Baldwin, Bolander, Heller); Java (Nyman).
18. Galypogeia birostris (Taylor ms.) Austin. Bot. Gaz. 1876, I,
D 32:
Sterilis pallida muscicola. Caulis ad 35 mm. longus procumbens parum
ramosus. Folia caulina plano-disticha ovata concaviuscula apice exciso-
bidentula dentibus acutis. Amphigastria caulina subquadrata, profunde
exciso-biloba, lobis bidentatis.
Hab. Nepal (Herb. Taylor).
Die Pflanze ist nicht zu erhalten gewesen.
49. Galypogeia abnormis Angstr. Kongl. Vet Ak. 1876, p. 81.
Sterilis mediocris rigida pallide flavo-virens. Caulis ad 2 cm. longus
validus arcle repens fragilis parum ramosus. Folia caulina 1 mm. longa
contigua, plano-disticha subrecte patula, antice vix decurrentia postice
breviter inserta late ovata apice brevissime emarginato-bidentula. Cellulæ
superæ 5% y basales 54 X 81 u. cuticula dense papillata inferne striolata.
Amphigastria caulina parva caule vix laliora laie emarginala, lobis diver-
gentibus anguste bifidulis.
Hab. Brasilia Caldas (Angström).
50. Galypogeia densifolia St. Hedwigia 1895, p. 52 sub Kantia.
Sterilis minor fusco-virens vel rufescens in terra dense depresso-
cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus minus validus strictus rigidus fuscus
parum ramosus. Folia caulina conferta oblique patula concava dorso ven-
treque breviter inserta, oblique ovata margine antico substricto postico
valde arcuato apice emarginato-bidentula sinu semicirculari lobis late
wiangulatis acutis vel apiculatis decurvis. Cellulæ superæ 27 y basales
27 X 36 y trigonis nullis cuticula levis. Amphigastria caulina caule plus
duplo latiora transverse inserta profunde lateque emarginata lobis diver-
genlibus apice emarginato-bispinosis, spinis inæqualibus externo bre-
viore.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
51. Calypogeia fissa Raddi. Ati. soc. Modena, 1818, p. 44.
Syn. : Kantia Trichomanes var. fissa Lindb. Hep. Hib. 1874, p. 508.
Kanha calypogea Lindb. Hep. utveckl., p. 20.
Calypogeia Trichomanes var. repanda Nees. Syn. Hep., p. 198.
Monoica mediocris glauco-viridis vel hyalina sæpe fusca terricola. Cau-
lis ad 2 cm. longus parum ramosus crassus viridis vel fuscus. Folia
caulina A mm. longa conferta subrecte patula disticha concava apice
408
Calypogeia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 677
decurvo, in plano late ovata antice breviter inserta postice vix decurren-
tia apice breviter angustata plus minus profunde inciso-bidentula denlibus
acutis vel oblusis porrectis. Cellulæ superæ 27 y basales 36x72 w tri-
gonis nullis cuticula levis. Amphigastria caulina caule plus duplo latiora
appressa sinuatim inserta ad medium emarginato-biloba, lobis porrectis
oblique emarginato-bilobis lobulo externo breviore obtuso. Flores feminei
parvi bracteis confertis plus minus spinulosis. Marsupia 1,5 mm. longa
grosse sacculata. Capsula magna plus 3 mm. longa purpurea. Elateres
attenuati 200 y spıris duplicatis validis teretibus laxe tortis. Spore 15 u
brunneæ leves. Andræcia parva bracteis ad 4 jugis confertis erecto-
appressis bifidis.
Hab. Italia, Gallia, Hispania, Madeira, Acores. Germania, Florida,
Japonia.
52, Galypogeia gigantea Si. n. sp.
Sterilis maxima debilis fusco-viridis vel rufo-brunnea. in cortice et
humo late expansa. Caulis ad 12 cm. longus crassus fuscus debilis inferne
sæpe pinnatim pluriramosus superne simplex longeque procumbens.
Folia caulina 2,4 mm. longa confertissima subrecie patula, parum con-
cava anlice breviter inserta poslice vix decurrentia optime ovata symme-
trica apice emarginato-bidentula sinu sat amplo lunato, Cellulæ super&
36 u medie 56 X 54 u basales 45 108 w parietibus validis trigonis
nullis culicula levis. Amphigastria caulina caule duplo latiora recurvo-
palula profunde sinuatim inserta apice ad '/s lunatim excisa lobis trian-
gulatis porreclis acutis interdum bifidis.
Hab. {nsula Dominica (Elliott).
55. Calypogeia Goebelii (Scffn) St.
Syn. : Kantia Gebelü Schffn. Nova Acta, vol. 60, p. 260.
Monoica minor sed longa flaccida in sicco brunnea muscis consociata.
Caulis ad 5 cm. longus validus fuscus parum ramosus debilis. Folia can-
hna 1,2 mm. longa parum imbricata subrecte patula plano-disticha ovato-
triangulata asymmetrica, margine antico magis curvalo postico longius
decurrentia apice breviter emarginato-bidentulo. Cellule superæ 36 m.
basales 36 X 54 y trigonis nullis, cuticula levis. Amphigastria caulina
parva caule duplo latiora subtransverse inserta profunde emarginalo
bıloba, lobis divergentibus breviter emarginato-bifidulis. Flores feminei
in ramulo brevissimo bracteis minutis dentatis. Marsupia breviter clavata,
Andrecia minutissima.
Hab. Java (Kurz, Gebel).
54. Calypogeia lophocoleoides St. n. sp.
409
678 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Calypogeia.
Dioica major pallide virens rigida in humo late expansa. Caulis ad
% cm. longus crassus viridis fragillimus valde ramosus ramis longis sim-
plicibus arcte repentibus. Folia caulina 1,8 mm. longa contigua subrecte
patula plano-disticha vel leniter concava, in plano late ligulata sæpe basi
leniter anguslata ideoque subspathulata dorso breviter inserta ventre
baeviter decurrentia, apice rotundata valide bispinosa spinis approxima-
tis parvis sinu angusto discretis porreclis sepe hamatim decurvis. Folia
ramulina interdum profundius exeisa, lobis magnis e lata basi attenuatis,
iis Lophocolearum similibus. Cellulæ superæ 54 y, mediæ 54 X 90 u.
basales 36 < 108 y cuticula aspera. Amphigastria caulina parva sinualim
inserta ambitu obovata vel subquadrata cellulis elongatis formata ad '/2
vel °/ı biloba sinu obtuso lobis parallelis porrectis acutis extns uniden-
tatis. Folia floralia parva concava bi-vel trifida, laciniis hamatim incurvis.
Marsupia ovato-oblonga valde radicellosa. Capsula ut in congeneribus.
Elateres ad 400 y attenuali, spiris 2 teretibus laxe tortis. Spore brun-
neæ 13-15 u. Andrecia ?
Hab. Dominica (Elliott).
55. Galypogeia subtropica St. Hedwigia 1895, p.54 (sub Kantia).
Sterilis minor pallide virens in solo humido gregaria. Caulis ad 2 cm.
longus simplex vel parum ramosus repens. Folia caulina 1.4 mm. longa
parum imbricata subcontigua oblique patula plano-disticha oblique ovata,
margine postico quam anticus minus late rotundato medioque breviter
exciso-bidentulo. Cellulæ superæ 36 y mediæ 36 X 45 y basales 36x 54 u
trigonis parvis. Amphigastria caulina parva caule parum latiora trans-
verse inserta profunde lateque emarginato-biloba, lobis divergentibus
anguste bifidulis.
Hab. Brasilia subtropica (Ule).
56. Galypogeia tosana St.
Syn. Kantia tosana St. Hedwigia 1895, p. 54.
Sterilis glauco-virens vel fulva in humo et cortice dense depresso-
cæspitosa. Caulis ad 2 cm. longus validus simplex vel parum ramosus ex
apice interdum flagellatim attenuatus. Folia caulina 1,6 mm. longa con-
fertissima subrecte patula late ovata asymmetrica, margine poslico quam
anticus magis arcuato, folia itaque leniter falcata apice exciso-bidentula
dentibus obtusis rarius obtusa integerrima. Cellulæ superæ 27 y mediæ
36 y basales 36 X 72 y. trigonis nullis; cuticula levis. Amphigastria cau-
lina caule duplo latiora sinuatim inserta fere ad basin usque exciso-
biloba lobis iterum exciso-bifidis laciniis inæqualibus externo breviore.
Hab. Japonia valde communis; Hawai (Baldwin).
410
Calypogeia. FRANZ STEPHANI, SPECIES HEPATICARUM. 679
57. Calypogeia vincentina (Wright) St.
Syn. : Kantia vincentina (Wright) J. of Bot. 1891, p. 107.
Sterilis major æruginosa in rupibus et cortice laxe cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus validus pluriramosus apice interdum flagellatim attenuatus.
Folia caulina ad 2 mm. longa parum imbricata plano-disticha recte
patula ovato-falcata asymmetrica margine postico stricto antico valde
arcuato apice emarginato-bidentato sinu lunato sæpe obliquo dentibus
validis late triangulatis. Cellulæ superæ 27 u basales 45x54 y trigonis
parvis. Amphigastria caulina magna caule triplo latiora profunde sinua-
tim inserta apice profunde emarginato-biloba, lobis magnis triangulatis
irregulariter valideque paucidentatis vel spinosis.
Hab. : Insula St- Vincent 1500’ (Herbert. H. Smith).
58. Calypogeia peruviana Nees. Hep. Eur. III, p. 26.
Sterilis major pallide virens vel brunnea in cortice gregaria. Caulis ad
6 cm. longus vage pluriramosus validus carnosus viridis. Folia caulina
1,6 mm. longa contigua vel parum imbricata subplano-disticha oblique
patula antice breviter inserta postice longius decurrentia, oplime ovata
subsymmetrica. apice breviter exciso-bidentata, dentibus acutis vel apicu-
latis. Cellulæ superæ 27 y, mediæ 56 y basales 36 X 54 m trigonis sub-
nullis. Amphigastria caulina parva caule parum latiora sinuatim inserta
ad medium late lunatim excisa, lobis divergentibus late truncatis vel bre-
viter exciso-bilobis.
Hab. Peruvia (d’Orbigny); Guatemala (von TUrKn EN); Guadeloupe
(’Herminier); Nova Granada (Lindig).
59. Galypogeia furcata St. n. sp.
Sterilis mediocris pallida rigidula terricola. Caulis ad 3 cm. longus
minus crassus pallidus arcte repens pauciramosus. Folia caulina 1 mm.
longa contigua vel remotiuscula oblique vel subrecte patula plano-
disticha antice breviter inserta postice decurrentia optime ovata (juveni-
lia ovato-oblonga) apice late profundeque exciso-biloba lobis cuspidatis
plus minus divergentibus quasi furcatis. Cellulæ superæ 36 y media
36x72 y, basales 54x90 y trigonis nullis cuticula striolato-verrucosa.
Amphigastria caulina parva transverse inserta utrinque unispina apice
latissime emarginata laciniis setaceis late divergentibus caulem superan-
tibus.
Hab. Java (Stahl. Fleischer); Nicobaren (Kurz); Singapore (Fleischer);
Nova Guinea (Nyman); Formosa (Faurie); Japonia (Makino, Faurie).
Die Pflanze steht der C. arguta sehr nahe und unterscheidet sich
durch wesentlich grössere Blattzellen.
444
680 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Calypogeia.
60. Galypogeia amazonica (Spruce) St.
Syn. : Kantia amazonica Spruce Hep. Am. et And., p. #15.
Monoica major pallide-virens terricola late effusa. Caulis ad 25 mm.
longus validus vage ramosus arcte repens. Folia caulina 1,5 mm. longa,
subimbricata subrecte palula plano-disticha oblonga plus duplo longiora
quam lata apice brevissima emarginato-bifidula. Cellulæ apicales 35x90 y.
basales 36 >< 108 y leptodermes cuticula levis. Amphigastria caulina
parva caule parum latiora transverse inserta profunde emarginato-bifida
lobis divergentibus inæqualiter bifidulis. Rami masculi et feminei oppo-
siti, bracteis femineis parvis profundissime bi-vel trifidis, laciniis subula-
tis incurvis. Marsupia foliis dimidio longiora cylindrico-conoidea. Capsula
oblongo-cylindrica. Andrecia parva bracteis minutis 3-5 jugis bifidis.
Hab. Amazonas (Spruce); Paraguay (Balansa); Dominica (Elliott).
61. Calypogeia Lechleri St. Hedwigia, 1895, p. 53 sub Kantia.
Dioica minor pallide virens sæpe rufescens, muscis et hepalicis corti-
colis consociala vel terricola. Caulis ad 2 cm. longus validus fuscus parum
ramosus basi tantum repens apice sæpe fragellatim attenuatus. Folia
caulina 0,7 mm. longa contigua subrecte patula plano-disticha ovato-
rotundata asymmelrica margine postico quam anticus magis arcuato pos-
tice parum decurrentia apice breviter exciso-bispinoso, spinis angustis
porrectis. Cellulæ superæ 27 u reliquæ 27 X 54 y, marginales elongatæ,
retusæ, limbum angustum angulosum formantes; cuticula aspera. Ampht-
gastria caulina parva, cauli æquilata sinualim inserla profunde bifida
sinu lato obtuso lobis late divergentibus apice inæqualiter bifidulis laci-
nia externa breviore; amphigastria ramulina minima ad dentes geminatos
reducta. Flores feminei solitarii bracteis parvis concavis ad medium bilo-
bis, lobis profunde bifidis hamatim incurvis, cuticula levi.
Hab. Peruvia (Lechler, Weberbauer); Chile (Lechler); Surinam (Herb.
Sande-Lacoste); Brasilia subtropica (Ule).
62. Calypogeia leptoloma (Spruce) St.
Syn. : Kantia leptoloma Spr. Hep. Am. et And., p. #14.
Monoica mediocris pallide virens laxe cæspitosa corticola. Caulis ad
5 cm. longus tenuis parum ramosus, ramis interdum flagellatis. Folia
caulina 0,8 mm. longa parum imbricata subplana, postice subdecurrentia
anlice breviter inserta oblongo-ligulata limbala i. e. margine cellulis
anguslis excisis el angulalim prominulis subdentato, apice angustato
acute biapiculato sinu rotundato apiculis brevisubulatis 2-4 cellulas lon-
gis. Cellulæ 42x50 y vel 42 63 y. Amphigastria caulina remota foliis
quadruplo breviora, subrotunda profunde biloba lobis bifidulis vel biden-
412
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 681
tatis. Flores feminei ad 3 vel 4 in axilla amphigastrii aggregati, bracteis
3-4 jugis ovato-orbiculatis profunde tri- vel quadrifidis laciniis acutis
inæqualibus. Antheridia majuscula globoso in axilla bractearum 2 soli-
taria.
Hab. Andes Peruviæ ad flum. Panure et Uaupes.
Ich habe die Pflanze nicht gegehen; die inflorescentia monoica hypo-
gyna wäre, wenn nicht ein Irrthum vorliegt, eiwas sehr Auffälliges.
Mastigobryum Nees 1844.
Plantæ foliifere majores interdum pusillæ sæpe elatæ et robustæ, in
arborum cortice putrescente cæspitosæ, vulgo olivaceæ sæpe flavescentes
vel rufescentes. Caulis quoad magnitudinem plantæ semper validus sæpe
crassus subleres ramis lateralibus pseudo-dichotomis, ceterum strictus
procumbens, flagellis posticis radicantibus sustentus, rarissime radicellis
fasciculatis e basi amphigastrii ortis repens. Flagella ex angulo interno
amphigastrii orta, stricla, sæpe valida et rigida, squamulifera vel minule
foliata, foliolis triseriatis basi radicelliferis. Æolia caulina incuba alter-
nantia vel + opposila, dorso ampliata caulem plus minus late obvelan-
lia, recte patula plus minus decurva in caule ramisque æquimagna, pos-
tice breviter inserla, apice vulgo tridentata vel trilobata, in paucis integra
vel bidentula, sæpe in plano falcata. Folium axillare dichotomiæ semper
ovalum acuminatum integrum. Cellule foliorum valde inæquales, mar-
ginales semper minores, limbum plus minus latum formantes, centrales
multo majores, vittam distinctam folii margini postico approximalam for-
mantes; cuticula spe papillata. Amphigastria caulina magna vel maxima,
in paucis parva, libera vel foliis utrinque coalita, vulgo patula vel recurva,
apice sæpe truncata et dentata vel lobata; cellulæ iis foliorum sæpe simil-
limæ, in aliis marginales aberrantes limbum distinctum formantes. Inflo-
rescentia dioica. Rami sexuales postici, ex angulo amphigastrli orli, bre-
vissimi; folia et amphigastria floralia subæqualia paucijuga, inlima multo
majora conduplicatim concava, appressa superne recurvo-palula plus
minus longe armata. Perianthia in paucis cognita, fusiformia, bası pluri-
strala carnosa superne profunde triplicata, plica tertia postica, ore cons-
trieto plurifido ciliato vel pilifero; pistillis sub 12, Calyptra libera, subcy-
_ lindrica, basi crassa, pistillis sterilibus obsita. Capsula longe pedicellata
413
682 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 Mastigobryum.
oblonga, ad basin quadrivalvis, valvulis pluristratis, strato interno semi-
annulatim incrassato. Elateres bispiri. Spore parvæ. Andrecia amenti-
formia vel capitata, bracteis 4-5 jugis confertis ovatis conduplicatim con-
cavis, appressis apice oblusis vel acutis vel denticulatis. Antheridia gemi-
nata longe stipitata.
Die Gattung Mastigobryum ist über die ganze Erde verbreitet, entwickelt
aber ihre grösste Artenzahl und ihre schönsten Formen im tropischen
Asien und Oceanien; auch im tropischen America ist sie noch reich
vertreten, während das australische Gebiet und das grosse nördliche
Waldgebiet der Erde nur wenige aber sehr weitverbreitete Arten besitzen;
ich habe bereits früher die Meinung geäussert, dass diese unsere
nordischen Arten wohl nur Relicte aus einer früheren wärmeren Periode
sind; die Gattung ist ähnliche wie Lepidozia von unseren nordischen
Lebermoosformen so abweichend und isolirt, die Anzahl der Arten so
gering, dass an ein Entstehen dieser Formen bei uns nicht wohl gedacht
werden kann und ein Herüberwandern zur Zeit einer geologisch und
climatisch günstigen Epoche zu vermuthen ist.
Die Gruppe der Inæquilateræ weicht durch Form der Blätter und
Unterblätter nicht unerheblich ab, insofern jene an der Spitze zwei-
theilig diese aber tief dreitheilig sind; da die Arten dieser Gruppe unter
sich wieder grosse Verschiedenheiten zeigen und über ein grosse Gebiet
zerstreut sind, so haben wir es hier mit einer sehr alten Abzweigung
vom normalen Mastigobryum-Typus zu thun, die sich in den einzelnen
Gebieten zu sehr characteristischen Formen entwickelt hat, und eine
geschlossene Gruppe bildet, welche ich als Subgenus an den Schluss
gestellt habe; es ist zugleich die schönste Abtheilung mit meist ganz
abenteuerlichen Blattformen. Die Verzweigung, die Ausbildung von
ventralen Flagellen und die Stellung der weiblichen und männlichen
Aeste sind aber völlig in Uebereinstimmung mit denen der übrigen Arten
unserer Gattung, so dass eine völlige Abtrennung von dieser nicht wohl
gerechtfertigt ist.
Aehnlich wie die Gattung Lophocolea hat auch unser Genus eine
ausserordentliche Einförmigkeit der Blattform, die sich wohl zeich-
nerisch festhalten, aber sehr schwer durch Beschreibung darstellen lässt;
es ist daher die Angabe des Zellbaus stets ausführlich berücksichtigt
worden. Die Unterblätter bieten die beste Handhabe zur Unterscheidung
und sie sind hier benutzt worden um das grosse Material zu gruppiren.
All
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPRCIES HEPATICARUM. 683
Da die Gattung eine rein dioecische ist und die vegetalive Vermehrung
leicht von Statten geht, daher meist ganz sterile Rasen vorliegen, so sind
Perianthien nur selten vorhanden gewesen; was ich davon gesehen habe,
zeigt aber eine solche Einförmigkeit der Ausbildung und zwar sowohl
des Perianths wie dessen Hüllblätter als auch der g' Aeste, dass sich
diese Organe niemals zu einer Gruppirung werden verwenden lassen.
Die vegetative Vermehrung ist eine so ausgiebige dass sie allein die
Arten, auch in abgerissenen Stücken, zu erhalten vermag, was wir am
besten an unserem Mastigobryum trilobatum beobachten können, das
in nur seltenen Fällen fruchtend gefunden wird, obgleich es eine sehr
häufige und weitverbreitete Pflanze ist.
Da die Arten eines Florengebiets auf andere Gebiete nicht übergreifen,
ergab sich zunächst eine rein geographische Gliederung: auffallend ist
die geringe Anzahl der afrikanischen Arten, wie aus der nachstehenden
Zusammenstellung zu ersehen ist :
Wir kennen :
Vom nördlichen Waldgebiet der Erde.................. 3 Arten
trop. und subtrob. Asien und Oceanien .......... 202 »
teop, undisubtrob. "Amerika... 2. 0.2. 90 »
Australien nebst Inseln... ne u. a 20 »
Anika nebst Inseln rt cı en na nn 28 »
Zur Erleichterung des Auffindens verwandter Arten ist das Gesamt-
Material wie folgt gruppiert:
A. Integrifolia
B. Bidentata.
C. Tridentata
1. Parvistipula.
2. Grandistipula.
x Connata.
8 Libera.
3. Serrulata.
« (onnata.
8 Libera.
k. Appendiculata.
5. Fissistipula.
6. Cordistipula.
7. Vittata.
D. Inæquilatera.
415
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 Mastigobryum.
Nicht zu unserer Gattung gehören, sondern zur Gattung:
Calypogeia : Mast. imbricatum. Mitt.
Mast. cellulosum (Sprengel) Ldbg.
Mast. alternifolium. Nees.
Lembidium : Mast. nutans. Taylor.
Schisma : Mast. tenacifolium. Mitt.
Acromastigum : Mast. integrifolium. Austin.
Saccogyna ? : Mast. flavescens Sande.
Adn: Es ist von fachmännischer Seite gewünscht worden, dass am
Schlusse jeder
Diagnose ein Hinweis auf die nächst verwandte Art ge-
geben werden möchte. Es ist selbstverständlich, dass bei Beschreibung
einzelner Arten, in einem Aufsatz, deren Stellung den verwandten Arten
gegenüber zu erwähnen ist. Bei einer synoptischen Bearbeitung, wie die
vorliegende, sind die verwandten Arten bereits zusammengestellt und es
ist den Bedürfnissen des leichteren Auffindens bereits entsprochen, dies
um so mehr, als das Material bereits geographisch und anderweit so
gruppiert ist, dass selbst bei umfangreichen Gattungen kein mühsames
Suchen erforderlich ist.
A. Integrifolia (Elobata).
m
sono om & 9
. Mastigobryum recurvum Ldbg., Pulo Penang.
© © D
Mastigobryum distans Nees, Java.
. Mastigobryum cordifolium St.. China
. Mastigobryum loricatum Nees, Java.
. Mastigobryum nuanuense Cooke, Hawaï.
. Mastigobryum obtusatum Mitten, Ceylon.
Mastigobryum acutifolium St., Banca.
. Mastigobryum angustisedens St., Java.
Mastigobryum callidum Sande-Lac., Ceylon.
. Mastigobryum Zollingeri L. et G., Java.
. Mastigobryum insigne De Not., Borneo.
. Mastigobryum Semperi St., Luzon.
. Mastigobryum grandirete St., Java.
. Mastigobryum involutiforme De Not., Borneo.
*
x *
. Mastigobryum Schwaneckei Hpe. et G., Puertorico. |
. Mastigobryum diversicuspe Spr.. Amazonas.
*
* x
416
PT | AUS TT
Mastigobryum
17
18
ë FRANZ. STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM.
. Mastigobryum fasciculatum St., Australia.
. Mastigobryum pulvinatum St., Africa.
B. Bidentata.
19
NS 19 no
19 == ©
LO DO RO no
ae
NO
|
28.
39
=
CP
. Mastigobryum fallax Sande-Lac., Banca.
. Mastigobryum irregulare St., Amboina.
. Mastigobryum Perrottetii St., Ind. orient.
. Mastigobryum sikkimense St., Himalaya.
Mastigobryum pulvinatulum De Not., Borneo.
. Mastigobryum alpınum St., China.
. Mastigobryum bidentulum St., China.
Mastigobryum emarginatum St., Hawaï.
'. Mastigobryum Wiltensii Sande-Lac., Banca.
* is Li
Mastigobryum gracile H. et G., Portorico.
. Mastigobryum Fendleri St., Venezuela.
. Mastigobryum roraïmensis St., Guiana.
. Mastigobryum variabile G., Portorico.
. Mastigobryum Herminieri G,, Guadeloupe.
3. Mastigobryum cuneistipulum G. et L., Jamaica.
. Mastigobryum tenerum G. et L., St. Christoph.
. Mastigobryum parvum St., Brasilia.
. Mastigobryum dissodontum Spruce, Peru.
. Mastigobryum phyllobolum Spruce, Peru.
. Mastigobryum bidens L. et G., Portorico.
%
%* *
. Mastigobryum hamatum St., Japan.
C. Tridentata.
I. Parvistipula.
. Mastigobryum assamicum St., Assam.
. Mastigobryum Lowii Sande-L., Borneo.
. Mastigobryum olivaceum St., Java.
. Mastigobryum Gaudichaudii G., Singapore.
. Mastigobryum Evereitii St., Borneo.
). Mastigobryum pulchellum St., Samoa.
. Mastigobryum inæquitextem St., N. Guinea.
. Mastigobryum densum Sande-L., Java.
. Mastigobryum tridens Nees, Sumatra.
. Mastigobryum sumbavense G., Tahiti.
417
685
686
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
63.
64.
69.
66.
67.
68.
69.
70.
71.
72.
73.
7h.
75.
76.
Te
78.
19:
80.
. Mastigobryum patens Ldbg., Hawaï.
. Mastigobryum halconiensis St., Mindoro.
. Mastigobryum Reinwardti Sande-L., Celebes.
. Mastigobryum ovistipulum St., Ceylon.
. Mastigobryum himalayanum, Sikkim.
55. Mastigobryum mindorensis, Philippinæ.
. Mastigobryum pectinatum L. et G., Java.
. Mastigobryum conophyllum Sande-L., Banca.
. Mastigobryum gibbum Sande-L., Java.
. Mastigobryum longidens St., Amboina.
. Mastigobryum Beecheyanum St., Oahu.
. Mastigobryum siamense St., Siam.
62.
Mastigobryum deciduum Spruce, Peru.
*
* *
Mastigobryum Krugianum St., S.-Domingo.
Mastigobryum elegantulum G., Jamaica.
Mastigobryum tenue St., Guadeloupe.
Mastigobryum tricuspidatum St., Guiana.
*
* *
Masticobryum verticale St., N. Zealand.
I. Grandistipula.
«. Connata.
Masligobryum marginatum St., Nova Galedonia.
Mastigobryum morokense St., N. Guinea.
Mastigobryum Kowaldianum St., N. Guinea.
Mastigobryum rigidum St., Gr. Natunas.
Mastigobrbum apiculatum St., N. Guinea.
Mastigobryum Bescherellei St., N. Caledonia.
Mastigobryum crassitextum St., Amboina.
Mastigobryum cucullistipulum St., Japan.
Mastigobryum japonicum Sande-L., Japan.
Mastigobryum flavo-virens St., Japan.
Mastigobryum connatum Sande-L., Sumatra.
Mastigobryum Parisii St., N. Caledonia.
Mastigobryum semiconnatum St., Japan.
418
Mastigobryum.
94.
95.
96.
SU
98.
99.
100.
101.
102.
103.
104.
105.
106.
107.
108.
109.
110.
4111.
412.
413.
114.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 687
. Mastigobryum Molleri St., San Thomé.
. Masligobryum Seychellarum G., Seychelles.
. Mastigobryum mascarenum St., Bourbon.
%. Mastigobryum pumilum Mitt., Africa.
5. Mastigobryum pellucidum St., Kamerun.
. Mastigobryum pulvinatum St., Kilimandscharo.
+ *
*
. Mastigobryum accretum L. et L., Australia.
. Mastigobryum spectabile St., New Zealand.
. Mastigobryum Kirkianum St., New Zealand.
. Mastigobryum Novæ Zelandiæ Mitt., New Zealand.
. Mastigobryum involutum Ldbg., New Zealand.
*
. Mastigobryum peruvianum Nees, Andes.
. Mastigobryum cerinum St., Patagonia.
8 Libera.
Mastigobryum Fleischeri St., Ceylon.
Mastigobryum intermedium G. et L. Java.
Mastigobryum grandistipulum St., Ceylon.
Mastigobryum Rabenhorstii St., Ceylon.
Mastigobryum Didrichsenii St., Hawaï.
Mastigobryum subintegrum St., N. Caledonia.
Mastigobryum Motelayi St.. N. Caledonia.
Mastigobryum squarrosum St,, Tahiti.
Mastigobryum hawaicum St., Hawai.
Mastigobryum platyenemon Schwäg., Marianæ.
Mastigobryum Gammianum St., Sikkim.
Mastigobryum vitiense Mitt., Viti.
Mastigobryum pinniforme St., Sikkim.
Mastigobryum cornutistipulum St., Tonkin.
Mastigobryum lobulistipum St., Assam.
Mastigobryum Baldwini Austin, Hawai.
Mastigobryum asperrimum St., Annam.
Mastigobryum borneense St., Borneo.
Mastigobryum ceylanicaın Mitt., Asia tropica.
Mastigobryum oblongum Mitt., Sikkim.
Mastigobryum Brighami Austin., Hawai.
Li
* *
419
688
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
115. Mastigobryum ovifolium St., Japan.
116. Mastigobryum takeanum St., Japan.
117. Mastigobryum nagasakienses St., Japan.
118. Mastigobryum albicans St., Japan.
119. Mastigobryum tenuistipulum St. Japan.
120. Mastigobryum oshimense St. Japan.
121. Mastigobryum Formosæ St., Formosa.
122. Mastigobryum Faurianum St., Japan.
# he #
123. Mastigobryum brevifolium G., N.-Granada.
124. Mastigobryum corticolum, St., Brasilia.
425. Mastigobryum Hansenii St., Jamaica.
126. Mastigobryum Fendleri St., Venezuela.
127. Mastigobryum Eggersianum St., Cuba.
128. Mastigobryum Gottscheanum Ldbg., Guadeloupe.
129. Mastigobryum Spruceanum St., Peru.
130. Mastigobryum Lechleri St., Chile.
131. Mastigobryum scutigerum Ldbg. N. Granada.
132. Mastigobryum Cuervi G., Nova Granada.
135. Mastigobryum longistipulum Ldbg., St. Vincent.
15%. Mastigobryum affine L. et G., Mexico.
135. Mastigobryum stoloniferum Ldbg., Jamaica.
136. Mastigobryum Lindigii St., N. Granada.
157, Mastigobryum Quelchii St., Guiania.
138. Mastigobryum longum Nees, Trinidad.
139. Mastigobryum Puiggarii St., Brasilia.
140. Mastigobryum longicuspe St., Brasilia.
144. Mastigobryum pellidevirens St., Brasilia.
+ x *
142. Mastigobryum reflexistipulum Ldbg., Aucklands Ins.
143. Mastigobryum filiforme St., Australia.
14%. Mastigobryum Wattsianum St., Australia.
145. Mastigobryum reflexum G., Madagascar.
*
+ #
446. Mastigobrynm trilobatum Nees, Europa etc.
147. Mastigobryum triangulare (Schleich.), Europa etc.
148. Mastigobryum Pearsoni St., Ireland.
420
VER
Mastigobryum.
179.
FRANZ STEPHANI. SPRCIES HEPATICARUM 689
III. Serrulata.
« Connata.
. Mastigobryum Bernieri St., Nova Caledonia.
. Mastigobryum Lenormandii St., Nova Caledonia.
1. Mastigobryum combinatum Jack., Samoa.
. Mastigobryum Rechingeri St., Samoa.
3. Mastigobryum acinaciforme St. Samoa.
+
. Mastigobryum elegans Col., New Zealand.
. Mastigobryum Bayleyanum St., Australia.
. Mastigobryum laceratum St., New Zealand.
. Mastigobryum adnexum (L. et L.) St., Australia.
#
* *
. Mastigobryum decrescens L. et L., Mascarenæ.
. Mastigobryum curvidens St., Madagascar.
. Mastigobrvum Roberti St., Bourbon.
8 Libera.
. Mastigobryum spirale Nees, Java.
. Mastigobryum serrulatum, Mitten, Samoa.
. Mastigobryum confertifolium St., N. Guinea.
. Mastigobryum erosum Nees, Java etc.
. Mastigobryum indicum L. et G., Singapore.
. Mastigobryum subæquitextum St., Nova Guinea.
. Mastigobryum horridulum Schffn., Amboina.
. Mastigobryum parvitextum St., N. Guinea.
. Mastigobryum serrifolium St. N. Caledonia.
. Mastigobryum paucidens St., N. Caledonia.
. Mastigobryum subtile Sande-L., Asia tropica.
. Mastigobryum Wallichianum Ldbg., Asia tropica.
. Mastigabryum subacutum, Mitt. Samoa.
. Mastigobryum vagum De Not., Malacca.
. Mastigobryum concinnum De Not., Borneo.
. Mastigobryum hamatifolıum St., Viii.
. Mastigobryum desciscens St., Java.
. Mastigobryum patentistipum St., Borneo.
Mastigobryum manillanum G., Manila.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 9, 31 août 1908. 47
690 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 Mastigobryum.
180.
181.
182.
183.
184.
185.
186.
188.
189.
190.
191.
192.
193.
194.
195.
196.
11977:
198.
199.
200.
201.
202.
203.
20%.
205.
206.
207.
208.
209.
210,
Mastigobryum obcuneatum St., Tahiti.
Mastigobryum australe Ldbg., Viti.
Mastigobryum philippinense Jack, Philippinæ.
Mastigobryum samoanum St., Samoa.
Mastigobryum cincinnatum De Not., Sumatra.
Mastigobryum longicaule Sande-Lac., Sumatra.
*
%# #
Mastigobryum armatistipulum St., Jamaica.
#
% +
. Mastigobryum Perrotanum St., Madagascar.
*
# #
Mastigobryum Yoshinaganum St., Japan.
IV. Appendieulata.
Mastigobryum natunense St., Natunas Ins.
Mastigobryum Modigliani St. Engano Ins.
Mastigobryum Græffei G., Samoa.
Mastigobryum Lürssenii St., Bauca.
Mastigobryum Macgregorii St., Louisiades.
Mastigobryum harpago De Not., N. Guinea.
Mastigobryum linguæforme Sande-L. Java.,
Mastigobrxum malaccense St., Malacca.
Mastigobryum Levieri St., Celebes.
Mastigobryum Merrillanum St., Luzon.
Mastigobryum Kernii St., Nova Guinea.
Mastigobryum Fleischeri St., Java.
Mastigobryum cuspidatum St., Sikkim.
Mastigobryum caudistipulum St., Viti.
Mastigobryum dentatum, Mitt. Samoa.
Mastigobryum paradoxum Sande, Sumatra.
Mastigobryum candatum St., Pulo Penang.
Mastigobryum lancifolium St., Celebes.
Mastigobryum Geheebii St., Nova Guinea.
Mastigobryum sumatranum Sande-L., Sumatra.
Mastigobryum appendiculatum, Mitt. Bhotan.
Mastigobryum calcaratum Sande-Lae, Java.
*
* %*
422
Mastigobryum.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 691
211. Mastigobryum superbum Mont., Peru.
1O no
1O RO 19 IN
C2 19 ©
m
8 DM no RO RO RO RO ©
© DS 18 19 198 NO 25
© Œ YU S um
. Mastigobryum acanthostipum Spruce, Peru.
. Mastigobryum tocutianum G., Trinidad.
. Mastigobryum falcatum Ldbg., Guadeloupe.
5. Mastigobryum spinigerum Spruce, Brasilia.
. Mastigobryum robustum Spruce, Rio Negro.
. Mastigobryum ancistrodes Spruce, Andes.
. Mastigobryum heterocladum Spruce, Peru.
V. Fissistipule.
. Mastigobryum fissifolium St., Japan.
. Mastigobryum Karstenii St., Amboina.
. Mastigobryum vastifolium St., Japan.
. Mastigobryum lacerostipulum St., Ceylon.
. Mastigobryum palmatifidum St., N. Guinea.
. Mastigobryum malaccense St., Malacca.
. Mastigobryum Pompeanum Sande-L., Japan.
. Mastigobryum uncigerum Nees, Java.
. Mastigobryum strietum St., Ceylon.
. Mastigobryum Deplanchei G., N: Caledonia.
. Mastigobryum shusensicum St., Japan.
. Mastigobryum inæquabile St., Hawaï.
. Mastigobryum sinense G., Honkong.
. Mastigobryum trifidum St., India orient.
#
LS *
. Mastigobryum denticulatum L. et G., Mexico.
. Mastigobryum aurescens Spruce, Andes.
. Mastigobryum cubense G., Cuba.
. Mastigobryum pyenophyllum Tayl., Jamaica.
. Mastigobryum quadricrenatum G., Guadeloupe.
*
* #
. Mastigobryum Staudtianum St., Kamerum.
. Mastigobryum comorense St., Comoren.
. Mastigobryum Burchellii St. Fretum mag.
VI. Cordistipula.
. Mastigobryum Griifithianum St., Bhotan,
242.
Mastigobryum commutatum L. et G., Java.
423
692
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2We sér.). 1908 Mastigobryum.
243.
244.
245.
246.
247.
248.
249.
250.
251.
292.
253.
294.
259.
Mastigobryum Wichuræ St., China.
Mastigobryum rotundistipulum St., Ceylon.
Mastigobryum sandvicense G. Hawaï.
Ma tigobryum Sandei St., Birma, Sumatra.
Mastigobryum revolutum, St., Birma.
Mastigobryum Miquelianum Lehm., Java.
Mastigobryum latifolium St., Philippine.
Mastigobryum resurvo-limbatum St., Siam.
Mastigobryum præruptum Nees, Sumatra.
Mastigobryum cordistipulum Ldbg., Hawai.
Mastigobryum dubium L. et G., Manila.
Mastigobryum decurvum Nees, India orient.
Mastigobryum javanicum Sande-Lac., Java.
. Mastigobryum serpentinum Nees, Java.
. Mastigobryum Gammianum St., Sikkim.
. Mastigobryum constrietum St., Birma.
9. Mastigobryum Cardoti St., India orient.
. Mastigobryum renistipulum St., Sumatra.
. Mastigobryum Schadenbergii St., Luzon.
. Mastigobryum Whitfordii St., Philippinæ.
. Mastigobryum sandvicense G. Hawaı.
. Mastigobryum Fruhstorferi St., Celebes.
*
* *
. Mastigobryum brevifolium G., Nova Granada.
. Mastigobryum Müllerianum G., Mexico.
. Mastigobryum orizabense G,, Mexico.
. Mastigobryum acuminatum L. et G., Mexico.
. Mastigobryum canelense St., Andes.
. Mastigobryum guadalupense St., Guadeloupe.
. Mastigobryum Breutelianum L. et G., St. Christoph.
. Mastigobryum subfalcatum G., Guadeloupe,
. Mastigobryum Taleanum G., Mexico.
. Mastigobryum humifusum Spruce, Andes.
. Mastigobryum bogotense St., Peru.
. Mastigobryum speciosum G., Martinique.
. Mastigobryum Schlimianum G., Merida.
. Mastigobryum Braunianum St., Caracas.
. Mastigobryum brasiliense G. et L., Brasilia.
. Mastigobryum viridissimum Spruce, Peru.
. Mastigobryum teretiusculum L. et G., Mexico.
. Mastigobryum chilense St., Chile.
424
Mastigobryum.
283
284.
285.
286.
287.
288.
289.
290.
291.
292.
295.
294.
295.
296.
297.
298.
299.
300.
301.
302.
FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 693
. Mastigobryum Hookeri Ldbg., Guadeloupe.
Mastigobryum Liebmanianum L. et G., Mexico.
Mastigobryum leptostipum Spruce, Andes.
Mastigobryum Wrightii G., Cuba.
Mastigrbryum verrucosum St., Guiana.
Mastigobryum jamaicense L. et L., Jamaica.
Mastigobryum Martianum G., Brasilia.
Mastigobryum caracanum St., Brasilia.
Mastigobryum papillatum St., Dominica.
Mastigobryum portoricense Hpe. et G., Portorico.
Mastigobryum vincentinum L. et L., St. Vincent.
Mastigobryum chimborazense Spruce, Andes.
Mastigobryum arcuatum L. et G., Ecuador.
Mastigobryum armatum St., Brasilia.
Mastigobryum javitense St., Andes.
Mastigobryum Glaziovii G., Brasilia.
Mastigobryum flavicans Spruce, Andes.
Mastigobryum latidens G., Brasilia.
Mastigobryum Uleanum St., Rio Negro.
Mastigobryum venezuelanum St., Venezuela.
*
* *
. Mastigobryum schismoideum St., Reunion.
. Mastigobryum borbonicum St., Réunion.
%*
# #
;. Mastigobryum Lehmannianum Ldbg., Australia.
VI. Vittata.
. Mastigobryum vittatum G,, Java.
. Mastigobryum Lessonii St., Nova Hibernia.
. Mastigobryum Temarianum St., Tahiti.
. Mastigobryum heterostipum St., Brasilia.
. Mastigobryum Richardianum Mitt., Fret magell.
. Mastigobryum trichoideum Spruce, Chimborazo.
#
* #
. Mastigobryum Taylori Mitten, New Zealand.
. Mastigobryum fissistipum St., New Zealand.
. Mastigobryum Hochstetteri Reich., New Zealand.
. Mastigobryum monilinerve Nees, Australia.
*
* *
425
69% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
316. Mastigobryum exile Ldbg., Cape good Hope.
347. Mastigobryum convexum Ldbg., Mascarenæ.
318. Mastigobryum Stephanii Jack., Comoræ.
ö. Inæquilateræ.
319. Mastigobryum obliquatum Mitt., Oceania.
320. Mastigobryum linganum De Not., Borneo.
321. Mastigobryum Brotheri St., Borneo.
322. Mastigobryum echinatum G., Banca.
323. Mastigobryum inæquilaterum L. et L., Nepal.
324. Mastigobryum Notarisii St., Borneo.
325. Mastigobryum echinatiforme De Not., Amboina.
326. Mastigobryum divaricatum Nees, Java.
327. Mastigobryum bifidum St., Entrecastaux Ins.
328. Mastigobryum fimbriatum St., Borneo.
329. Mastigobryum filum St., N. Caledonia.
330. Mastigobryum exigeuum St., Australia.
331. Mastigobryum anisostomum L. et L., Aucklands Islands.
332. Mastigobryum Colensoi Mitt., Tasmania.
333. Mastigobryum Mooreanum St., Tasmania.
*
* *
334. Mastigobryum lætevirens Angstr., Chile.
335. Mastigobryum Cunninghamii St., Fret. magellan.
*
# *
Unbekannt sind mir geblieben :
Mastigobryum pallidum Mitten. Fl. Viti p. 406.
Mastigobryum pusillum Mitten ibidem p, 406.
Mastigobryum fuegianum Sull. J. of. Bot. 1850.
Mastigobryum minutum Austin. Torrey. Bot. CI. V. p. 2,
Mastigobryum bancanum Sande-L. Ann. Mus. Lugd. Bat. 1863.
1. Mastigobryum recurvum (Mont.) Ldbg. Syn. Hep., p. 220.
Syn. : Herpetium recurvum Mont. Ann. sc. nat. 1843, p. 253.
Bazzania pallens Trevis. Mem. Ist. Lomb. 1877, p. 414.
Planta major gracilis flavo-rufescens vel brunneola rigida in cortice
late expansa. Caulis ad 8 cm. longus validus pluriramosus, flagellis
brevibus validis. Folia caulina confertissima subrecte -patula, apice et
margine postico anguste incurva, in plano oblique reniformia 1,46 mm.
426
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 695
lata et 1,6 mm. longa, integra marginibus ubique minute denticulatis,
denticulis basalibus brevissimis versus folii apicem sensim validioribus,
omnibus obtusis. Cellulæ superæ 18 X 27 y basales 36 X 72 y, trigonis
magnis acutis, basalibus maximis. Amphigastria caulina conferla trans-
verse inserta caule triplo latiora reniformia 1,2 mm. lata, 0,65 mm. longa,
similiter denticulata ceterum oblique patula apice cucullatim reflexa.
Hab. Pulo-Penang (Gaudichaud); Banca (Kurz); Sumatra (Korthals);
Borneo (Beccari).
2. Mastigobryum distans Nees. Syn. Hep., p. 216.
Syn. : Jung. distans Nees. Hep. Javan., p. 69.
Planta minor sed longa et gracillima, muscis consociata flavo-virens,
Caulis ad 5 cm. longus capillacens longe ramosus, flagellis parvis parum
numerosis. Folia caulina 0,65 mm. longa contigua in ramis remota, recte
patula parum decurva late ovato-triangulata asymmetrica, margine antico
e basi valde arcuato substricto, postico stricto, apice obluso integerrimo.
Folium axillare utin congeneribus ovato-triangulatum acuminatum acutum.
Cellulæ superæ et dorsales 18 u, basales 48 X 36 u, trigonis ubique
magnis subnodulosis, cuticula aspera. Amphigastria caulina remotiuscula
recurvo-palula, in plano reniformia, basi cordata, auriculis majusculis
rotundatis repandis, apice late truncalo-rotundata integerrima vel varie
repanda, e basi radicellifera.
Hab. Java (Junghuhn. Kurz).
3. Mastigobryum cordifolium St. Soc. sc. nat. Cherbourg.
Vol. 29, p. 223.
Planta mediocris fusco-brunnea vel flavescens rigida dense cæspitosa
vel muscis consociata. Caulis ad 7 cm. longus fuscus irregulariter ramo-
sus, ramis brevibus subpinnatus, flagellis brevibus capillaceis numerosis.
Folia caulina 1,33 mm. longa, imbricata, subrecte patula, valde concava,
apicibus decurvis, in plano late ovato-iriangulata, basi 1,33 mm. lata,
apice acula, interdum bidentula. Cellule superæ 27 y, basales 36 X 54 w
trigonis majusculis. Amphigastria caulina remota, patula, transverse
inserta, caule triplo latiora, reniformia integerrima. Perianthia ovato-
oblonga ore contracto breviter denseque inciso-spinuloso. Folia floralia
et amph. floralia appressa, intima late ovata, apice breviter biloba, lobis
triangulatis breviter acuminatis denticulatis.
Hab. China, Yünnan (Delavay); Japan (Faurie).
4. Mastigobryum loricatum Nees. Syn. Hep., p. 217.
Planta spectabilis fiavo-rufescens, flaccida in corlice dense stratificata.
Caulis ad 45 em. longus, irregulariter ramosus, debilis crassus, carnosus,
427
696 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2nt SÉR.). 1908 Mastigobryum.
flagellis numerosis brevibus. Folia caulina 3,2 mm. longa confertissima
subrecte patula, valde decurva, in plano late cordiformia, basi 2,8 mm.
lata, dorso valde ampliata caulemque superantia, margine antico itaque
valde arcualo postico multo minus curvato, folia dein asymmetrica apice
obtusa circumecirca minuta denticulata, basin versus subnuda. Cellulæ
superæ 36 y. trigonis maximis aculis, basales 36 X 54 y trigonis
maximis truncatis sæpe trabeculatim confluentibus. Amphigastria caulina
maxima. caule quadruplo latiora, sinuatim inserta, subeircularia, appressa,
plana et dense imbricata, margine ut in folio caulino minute denticulato.
Perianthia magna, ad 6 mm. longa, superne longe acuminata profunde
plicata ore parvo duplicatim ciliolato. Folia et amph. floralia sexjuga
dense imbricata valde concava et appressa, intima ovalia libera integra,
superne minute denticulata.
Hab. Java (Junghuhn, Kurz, Treub, Stahl, Giesenhagen); Sumatra
(Wiltens); Malacca (Kelsall); Philippinæ Insulæ (Merrill.).
5. Mastigobryum nuanuense (Cooke) St.
Syn. : Bazzania nuanuensis Cook. Trans. Conn. Acad. 1904.
Planta viridis laxe cæspitans. Caulis adscendens dichotomus, flagellis
numerosis tenuibus. Folia caulina alterna, dense imbricata recte patula
decurva, late ovata, antice caulem superantia et subcordata, postice bre-
viter inserla, apice truncato-rotundata. Cellulæ apicales 20 u, mediæ
27 X 35 u, basales 28 X 50 y trigonis ubique maximis nodulosis, apice
late confluentibus. Amphigastria caulina contigua caule duplo latiora,
integerrima subcircularia basi cordata apice truncatula.
Hab. Hawaï (Cooke).
6. Mastigobryum obtusatum Mitt. Linn. Soc. Vol. 5, p. 106.
Planta mediocris brunnea rigida muscis consociata corticola. Caulis ad
5 cm. longus, fuscus durus et validus regulariter furcatus multiramosus,
flagellis numerosis fuscis brevibus validis. Folia caulina conferta recte
patula, disticha 0,7 mm. longa late ligulata, basi 0,4 mm. apice 0,2 mm.
lala, parum concava apice Iruncato-rolundata integra vel parum repanda.
interdum subacuta. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis acutis basales
27 X 54 y trigonis maximis angulatim-nodulosis vel grosse trabeculatis.
Amphigastria caulina magna, conferla, transverse inserta, imbricata
obconica, apice late truncata, angulis plus minus longe productis acutis
breviterque cornutis.
Hab. Ceylon centralis (Gardner. Nietner. Fleischer).
(Fortsetzung folgt).
=> O<—
428
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 2” Sri
Extrait de Guelgues sommaires 1901-1907. (7 volumes).
( Suite.)
RADLKOFER. — Ueber zwei Connara-
ceen (1901). — Guareæ spec. dus
novæ Costaricenses. — Sapindaceæ
Costaric. nov. (1905).
Renauzp et Carpor. — Mousses des
Canaries 1902).
Ross. — Beiträge zur Flora von Sizi-
lien (1901).
ScHinz. — Beiträge zur Kenntniss der
afrikanischen Flora (neue Folge)
(1901-1907).
SCHLECHTER. — Neue Orchidaceen des
Monsun-Gebietes (1906).
SCHMIDELY. — Rubus des bassins du
Léman et de l’Arve (1902-190%).
SCHNEIDER. — Pomaceæ Sinico-Japo-
nice nov. — Zwei neue Caragana
Arten (Himalaya) (1907).
SCHUSTER. — Zur Systematik von Gas-
talia u. Nymphea (1907).
SEEMEN. — Pitlier et Tonduz Costa-
Rica Quercus Material (1904).
SPRAGUE. — Manetliarum pugillus. —
A new Poupartia of Madagascar. —
Plantarum nov. vel minus cognit.
diagnoses (1905).
STEPHANI. — Species
(1901-1908).
SYDow.— Fungi novi brasilienses (1901)
Terraccıano. — (Gagearum species
Floræ orientalis.
DE Wirpeman et Durann. — Plantæ
Gilletianæ congolenses (1901).
Wırziams. — Liste des plantes du
_ Siam (1904).
ZAHLBRUCKNER. — Lichenes a cl. Dama-
zio in montibus Serra do Ouro-Preto
lecti (1904).
III. Géographie botanique.
BEAuUvERD. — Notes climatiques sur la
flore de Genève (1903-1908). — Her-
borisations dans les Alpes d'Annecy
(1902-1908). — Florule des « points
de sable » du bassin de Genève (1906).
Hepaticarum
BERNARD. — Sur la distribution géo.
graphique des Ulmacées (1905).
Branc. — Projet de cartographie bota-
nique (1902).
Briquer. — Note complémentaire sur
les colonies végétales xérothermiques
de la vallée de l’Arve (1902).
Carport. — Notice préliminaire sur les
mousses recueillies par l’expedition
antarctique suédoise (1905).
CHABERT. — Le Valeriana tuberosa en
Savoie (1901).
CHENEVARD. — Contribution à Ta Alan
du Tessin (1902-1907.
CHopar. — Scabiosa nouveaux pour la
Savoie (1902). — Sur la flore du Val -
Ferret (Grand St Bernard) (1902). —
Sur la flore des Ormonts (1906).
CHopar et Pampanını. — Sur la distri-
bution des plantes alpines meridio-
nales (Resume; 1902).
CurMann. — Hépatiques du canton de
Zürich (1906).
FEDTSCHENKo, B. — Voyage au Pamir
(1906).
Guiner. — Mousses du Spitzberg (1903).
GUINIER. — Betula Murithii et Acer
Martini en Savoie (1907).
HErzoG. — Die Laubmoose Badens
(190%). ;
HormBoE. — Recherches pal&obola-
niques sur les tourbieres en Norvege
(1907).
HuBer. — Sur la végétation du Cap
Magoary et de la côte atlantique de
l'ile de Marajo (Amazone) (1901). —
Le Rio Purus (1906).
JaccarD (Paul). — Résumé des lois de
distribution florale dans la zone
alpine (1902).
Keccer. — Zur Laubmoosflora des
Kantons Unterwalden (1906).
MARTIN. Herborisations mycolo-
giques (1901-1908).
Marrtın el GuiNer. — Un catalogue
bryologique inédit de la flore gene-
voise (190%).
Meyran. — Catalogue des Hépatiques
du Jura (1901).
SCHINZ et THELLUNG. — Zur Kenntnis
der Schweizer-Flora (1907).
IV. Biographie. — Divers.
ASCHERSON, P. — Nachrichten über
das Leben von Wilhelm N. Spruner.
BARBEY. — Cassia Beareana, un nou-
veau remède contre la fièvre hémo-
globinurique (1906).
Briquer. — Notice biographique sur
J. Timothée (1902).
CaNDoLLE, (Casimir DE). — Notice sur
C.-B. Clarke (1906). :
Gurapusso-VoLı et Marriroco. — Les
Bochiardo, botanistes piémontais
(190%).
CHopart. — Quelques points de nomen-
clature algologique (1904).
Foucau», Julien. — Sa biographie par
G. Camus (1904).
a Ch.-Ed. — Procédés tech-
niques pour les collections de Cham-
pignons (1902).
Repertorium novarum specierum regni vegetahilis.
Centralblatt für Sammlung und Veröffentlichung
von Einzeldiagnosen neuer Pflanzen.
Organe central pour la publication exclusive des diagnoses (originales
ou nouvelles et disper sées) du monde entier.
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tons à la connaissance des lecteurs du Bulletin de l'Herbier Boissier que
nous sommes disposés à leur servir en tirés à part des abonnements
spéciaux au SPECIES HEPATICARUM de notre collabo-
rateur M. Franz Stephani.
Ces abonnements seront livrés au prix de 1 fr. 25 la feuille (16 pages)
et expédiés franco au fur et à mesure de la publication de l’ou-
vrage. — Le 1er volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.;
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seront immédiatement envoyées aux abonnés par l’Herbier Boissier.
ANNALES MYCOLOGICI
EDITI IN NOTITIAM
SCIENTIÆ MYCOLOGICÆ UNIVERSALIS
Organ für die Gesammlinteressen der Mycologie, enthaltend Original-Abhand-
lungen, Referale und kritische Besprechungen wichtiger mycologischer Publi-
cationen, sowie eine Uebersicht über die neu erschienene Litteratur.
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L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1908.
N° 10.
Bon à tirer donné le 30 septembre 1908.
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1908
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Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays,
y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE 1908.
I. — + Noël-Jean ROMET, Notice nécrologique par
G. BEAGVERD SE. ee Ne EL Pa ERRE
I. — Hans Schinz. — BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER
AFRIKANISCHEN-FLORA (Avec planche 7) (suite)......
III. — R. Hamet. — CRASSULA MARLE SP. NOVA......
IV. — P. Fliche. — L'INDIGÉNAT DE L’EPICEA (PICEA
EXCELSA) DANS LES HAUTES-VOSGES.............
V. — J. Bornmüller. — BEITRÆGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Fortsetzung folgt)..
VI. — Wilh. Becker. — BEITRÆGE ZUR VIOLENFLORA
ASIENS =: 22 Se er ee OC UT RRE
VII. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite).
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHhE VIL.— Polygonaceen-Studien.
OBSERVATIONS
Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droil gratuitement à érente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sontinvités à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
|
1
J
i
Noël-Jean ROMET
1841 + 1908.
Les éditeurs du Bulletin de l’'Herbier Boissier ont
la douloureuse mission d’annoncer à leurs abonnés
la perte inattendue du maitre-imprimeur qui avait si
complètement mérité leur confiance dès la fondation
du périodique, en 1893.
Les services appréciés qu’il n’a cessé de nous rendre,
et la distinction avec laquelle il s’est constamment
acquitté de sa tâche, nous font un reconnaissant devoir
de publier les renseignements que des correspondants
bénévoles nous ont communiqués sur la carrière typo-
graphique de notre très regretté collaborateur.
Jean-Noël Romet naquit à Paris, en 1841. Après
son apprentissage dans la célèbre imprimerie Didot,
il travailla d’abord à Autun, puis à Mâcon, avant de
se rendre à Genève, en 1873, dans la maison Carey.
A l'imprimerie Schuchardt, où il entra comme com-
positeur aux pièces en 1875, il eut l’occasion de
mettre en valeur ses très réelles capacités en compo-
sant, à lui seul, l’édition princeps de l’Ancien Testa-
ment Segond. Cet ouvrage remarquable, qui faisait le
plus grand honneur à la typographie genevoise,
valut à son compositeur la haute estime du Docteur
Louis Segond : l’habileté et le savoir typographique
déployés par Romet en cette occasion engagèrent
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 40, 30 septembre 1908.
48
M. Schuchardt à le choisir comme prote en 1877,
fonction qu’il conserva jusqu’apres la mort de son
patron, en 1890; ce fut alors qu'il s’etablit.
L’estime dans laquelle le tenaient ses supérieurs
était d’ailleurs partagée par tous les auteurs, qui
appréciaient son goût si sûr pour les publications
classiques : l’on sentait en Romet un disciple de
Didot, ce brillant maître de l’imprimerie française. Et
plus tard, les preuves de cette même estime lui furent
accordées par ses égaux, qui la lui témoignèrent soit
en le plaçant à la tête de leur groupe au tribunal des
prud'hommes, soit en le nommant president de
l'Association des Maitres-Imprimeurs de Genève
tous s’accordent à reconnaître en lui un des maîtres
du métier, et celui qui le connaissait le plus à fond.
Une succession de deuils cruels — sa compagne
en 1903, puis son fils et collaborateur en 1907 —
l’atteignirent dans ses plus chères affections; mais
rien ne faisait prévoir la brusque fin d’une carrière
si bien remplie : une hémorrhagie cérébrale le sur-
prenait le lundi matin 7 septembre, alors qu’en chef
exact il se rendait à son imprimerie; une heure après,
il n'était plus...
Que sa famille veuille agréer ici l'expression de notre
sympathie la plus cordiale et la plus respectueuse.
28 septembre 1908.
Gustave BEAUvERD.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2" SERIE. — TOME VIII. — 1908.
N° 10.
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
IE,
on
Beiträge zur Kenntnis der Afrikanischen-Flora.
(Neue Folge.)
XXI
Herausgegeben von Hans SCHINZ (Zürich).
mit Beiträgen von
Fr. KRÄNZLIN (Berlin). Hans SCHINZ (Zürich).
F. PAX (Breslau). Alb. THELLUNG (Zürich).
(Suite).
Avec planche VII.
Cissus Dinteri Schinz nov. spec.
Frutex ecirrhosus (?), ramis glabris, junioribus griseis ; foliis longe
petiolatis, unifoliolatis, late ovatis, basi cordatis, glabris, subcoriaceis,
breviter acuminatis, margine inæqualiter grosse ciliato-serratis; stipulis
nullis (?); baccis oblongo obovatis, glabris, monospermis.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Olavi, Dinter 620, fr. 14, IV,
1899.
Blattstiel + 2 1/2 cm —, Spreite + 5 ‘/2 cm lang und + 4 ‘/2 cm breit.
Pedicelli + 1 cm —, Beere + 12 mm lang.
Cissus amboensis Schinz nov. spec. À
Herbacea, cirrhosa, dense griseo tomentosa ; foliis 2-6 foliolatis, brevi-
ter petiolatis; foliolis petiolulatis, ovatis, apice aculis, inferne in petiolu-
700 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
lum angustatis, membranaceis, acute grosse dentatis vel serratis; floribus
albido flavescentibus, in cymam amplam multifloram iterum atque iterum
furcatam dispositis ; corolla lageniformi apice basique inflata.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Tschaobis, Dinter 186, bl. }.;
Amboland, (Uukuanyama), Omupanda, Wulfhorst 176.
Laubblätter + 6 mm lang gestielt. Blättchen + 40 mm lang und bis
25 mm breit. bis 8 mm lang gestielt. Nebenblätter graubraun, iänglich,
zugespilzt. Blütenstandstiel + 7 cm; Blütenstand gross und vielblütig.
Blütenknospen dicht mit Kräuselhaaren bekleidet. Die als Kapuze abfal-
lenden Petalen oberwärts taschenförmig und braunrot; Blütenstiele zirka
2 bis 3 mm lang.
TILIACER
Hans SCHINZ (Zürich).
Grewia vernicosa Schinz nov. spec.
Frulicosa, ramis teretibus, gracilibus, novellis tomentosis mox glabralis:
foliis breviter petiolatis, late ovatis, obovatis vel subrotundatis, eblusis
vel subacutis, trinerviis, crenatis vel acute serratis, glabris; stipulis fili-
formibus; floribus pedicellatis, triades pedunculatas oppositifolias refe-
renlibus; sepalis oblongis, extus pubescentibus; petalis minoribus, lamina
oblongis, bifidis; androeceo glabro, androgynophoro inferne glabro,
superne tomentoso; ovario glabro.
Südafrika : Transvaalkolonie, Smithdrift zwischen Shilouvane und
es Junod 1729, bl. I, 1903; von derselben Lokalität, Junod 1757,
bl. I, 1903.
Diese Art scheint mir leicht daran erkennbar zu sein, dass die jungen,
eben erst der Knospe entschlüpften Laubblätter mit einem glänzenden
Firniss überzogen sind der sich dann allerdings mit der Zeit wieder
verliert. Auffallend ist auch die Kleinheit der Laubblätter. Die Blattstiele
messen + 4 mm, sie sind anfangs etwas behaart, später kahl. Die
Spreile schwankt in ihren Länge- und Breiteverhältnissen zwischen
46/13 mm und 10/5 mm; Blütenstiele + 5 mm lang und + 3 mm breit.
Die Petalen sind kahl und nur aussem am Grunde etwas behaart. + 5 mm
lang und 2 mm breit. Der Blütenstandstiel misst + 7 mm.
Die Laubblätter der Nummer 1757 sind unterseits längs der Haupt-
nerven pubeszierend, die der Nummer 1729 völlig kahl, da aber auch die
ganz jungen Blätter der erst genannten Nummer lackiert erscheinen,
wage ich es nicht beide Nummern spezifisch zu trennen, möglicherweise
handelt es sich nur um leichte Standortsmodifikationen. Von der
gleicherweise ganz Kahlen, in Afrika anscheinend weit verbreileten
Grewia occidentalis weicht die obige Art durch auffallend kleine
Laubblätter und Blüten auf den ersten Blick ab.
Grewia betulifolia Schinz nov. spec.
Fruticosa, ramis teretibus novellis dense tomentosis, tarde glabratis ;
foliis breviter peliolatis, ovato-vel obovato late elliptieis, acutis vel acu-
Minatis, basi aculis, inlerdum cuneatis, trinerviis, grosse serratis vel den-
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH, XL. 701
tato serratis, supra et subtus nervis densius pilis inspersis, scabris; stipu-
lis caducissimis; floribus triades pedunculatas axillares solitarias referen-
tibus, pedicellatis; sepalis oblongis, acutis, extus villoso tomentosis, peta-
lis brevioribus, late triangularis; androeceo basi villoso ; ovario hirsulo.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Omulonga, Schinz 391, bl. I.
Die jungen Zweige sind mit einem gelben Filz bekleidet. Die bis 6 mm
lang gestielten Laubblätter sind bis 50 mm lang und bis 35 mm breit.
Die Länge des Stiels der Triaden beträgt 5 bis 8 mm, die der Blütenstiele
+ 4 mm. Die innenseits dunkelgelben Sepalen sind + 20 mm lang und
+ 3 mm breit; die schwefelgelben Knospen sind von eiförmiger Gestalt,
+ 8 mm lang und + 5 mm dick. Die Petalen messen in der Länge
+ 15 mn, in der Breite + 4 mm am Grunde.
Grewia Rautanenii Schinz nov. spec.
Fruticosa, ramis teretibus, novellis tomentosis mox glabratis; foliis bre-
viter petiolalis, late ellipticis, ovato ellipticis vel obovalo ellipticis, basi
rotundatis vel subacutis, trinerviis, acutis vel acuminalis, acule et dense
dentato serratis, utrinque scabro tomentosis; stipulis filiformibus. caduceis;
floribus pedicellatis triades pedunculatas oppositifolias referenlibus; sepa- -
lis anguste oblongis, extus villosis.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Ojodu, Rautanen 614, bl. 31, I;
zwischen Ondonga und Uukuanyama, meistens auf Termitenhaufen im
Schatten der Bäume. Rautanen 615, bl. 6, 1.
Junge Zweige filzig behaart. Laubblätter + 3 mm lang gestielt, +
5 mm lang und + 2 ‘/: mm breit, meist kürzer und entsprechend
schmäler. Stiel der Triaden + 5 mm lang. Blütenstiel 6 mm. Die Kelch-
blätter sind + 17 mm lang und + 2 mm breit, die Kronblätter +
12 mm lang.
Diese Art unterscheidet sich von Grewia betulifolia durch die schärfere
und feinere Serratur der Laubblätter.
Grewia aspera Schinz nov. spec.
Fruticosa, ramis subhispidulo tomentosis, tarde glabratis; foliis breviter
peliolatis, oblongo ovatis, basi rotundatis, subacutis vel breviter apicula-
ts. trinerviis, acute et dense serratis, utrinque at nerviis densius pilis
inspersis ; stipulis caduceis ; floribus pedicellatis triades pedunculatas
oppositifolias referentibus; ovario hispido; drupa bi- vel triloba, glabra.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Waterberg, Dinter 408, fr. 31, II.
Laubblätter braun, unterseits um eine Nuance heller, 3—4 mm lang
gestielt. + 60 bis Fe 75 mm lang und + 25 bis + 30 mm breit, sehr
scharf gesägt. Frucht fast kirschengross, mit kurzen Sternhaaren dünn
besetzt, gelb, + 10 mm lang gestielt; Triadenstiel + 4 mm. Blüten-
knospen länglich, + 8 mm lang und + 5 mm lang gestielt.
Grewia olukondæ Schinz nov. spec.
Fruticosa, ramis teretibus novellis tomentosis, mox glabratis ; foliis
breviter pedicellatis, late ovatis, basi leviter cordalis, apice apiculatis,
grosse serralis. utrmque tomentosis, concoloribus ; stipulis filiformibus,
caduceis; floribus ex axillis foliorum ternis pedunculatis, longe pedicella-
tis; sepalis oblongis, acutis, extus tomentosis ; petalis spathulatis.
Deutsch-Südwestafrika : Amboland, Olukonda, Schinz 1114, bl. 17, XL,
702 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me sÉéR.). 1908
Laubblätter 5 cm lang und + 3 '/z cm breit. Blütenstandstiel bis
20 mm lang. Blütenstiele + 10 mm. Die Kelchblätter sind + 15 mm
lang und + 2 '/s mm breit, die Kronblätter + 11 mm lang.
Grewia Dinteri Schinz nov. spec.
Fruticosa, ramis gracilibus, tomentosis, tarde glabratis; foliis breviter
petiolatis, late elliplicis, acuminatis, basi rotundalis, serratis, utrinque
breviter tomentosis, mollibus, discoloribus; floribus pedicellatis triades
pedunculatas oppositifolias referentibus.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Spitzkoppjes, Dinter 77, bl. 3,
IV.
Die an braunroten Zweigen inserierten, + 2 '/ mm lang gestielten
Laubblätter sind + 5 mm lang und + 2 ‘/2 mm breit, unterseits grau,
oberseits (getrocknet) fahl. Die Pedunculi haben eine Länge von +
7 mm, die Blütenstiele eine solche von + 6 mm. Die Kelchblätter sind
+ 7 1/2 mm lang.
Die Blattfärbung dieser Arı ist sehr auffallend und charakteristisch.
Grewia rupestris Dinter el Schinz nov. spec.
Ramulis brevibus, flexuosis divaricatis, novellis tomentosis mox glabra-
tis; foliis breviter pedicellatis, concoloribus, ovalis, acutis vel obtusis,
utrinque scaberulis, crenato serratis vel crenato dentatis; floribus pedicel-
latis; petalis albidis, oblongis, apice bilobis.
Deutsch-Südwestafrika : Hereroland, Omaruru, Dinter 1428. bl. 7. II.
Blattstiele + 3 mm, Spreite + 20 mm lang und + 13 mm breit.
Blütenstiele + 5 mm lang, die Blüten meist einzeln. Kelchblätter +
13 mm lang und + 2 mm breit, Kronblätter + 11 mm lang und +
3 mm breit.
Für diese Art ist die Kleinheit der Laubblätter und der sparrige Wuchs,
der für Zwergwuchs spricht, charakteristisch.
Triumfetta holosericea Schinz nov. spec.
Ramis teretibus, inferne lignosis, stellato pilosis, statu juvenili tomen-
tosis ; foliis breviter petiolatis, ovalo lanceolatis, acuminalis, basi subcor-
datis, irregulariter grosse crenato serratis, discoloribus, holosericeis; sti-
pulis anguste subulatis; floribus pedicellatis; sepalis oblongis, subobtusis,
stellato hispidis ; petalis spathulatis, apice retusis, glabris, basi barbatis;
ovario globoso, villoso ; fructu aculeato, aculeis reclis (?) pungentibus.
Deutsch-Südwestafrika: Hereroland, Waterberg, Dinter 38%, bl.
31. I.
Staude ? Junge Zweige weich behaart, ältere nahezu kahl. Laubblätter
6 bis 10 mm lang gestielt, am Grunde schwach und eng herzförmig, ober-
seits schmutzig graugrün, unterseits grauledergelb, & 65 mm lang und
40 mm breit. Blüten in axillären und terminalen Blütenständen; Blülen-
stiele + 3 mm lang; Kelchblätter länglich, behaart gleich den Blüten-
stielen, + 7 mm lang, Kronblätter kahl und nur am Grunde bärtig, häutig,
+5 mm lang. Androceum kahl. Borsten der kugeligen, nur im unreifen
Zustande vorliegenden Frucht behaart, mit weisser Glasspitze; an den
vorliegendeu Früchten gerade gestreckt, ob sie später eine gekrümmle
Spitze besitzen, ist nicht zu entscheiden, scheint mir aber unwahr-
scheinlich.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRIGH. XL. 709
GENTIANACER
HANS SCHINZ (Zürich).
Sebæa (Pentundria) monantha Gilg spec. ined.
Herba erecta, eramosa ; foliis anguste ovalo lanceolatis, subacutis; flo-
ribus 5-meris ; sepalis acute carinatis, acuminatis ; staminibus in loborum
sinubus inserlis, filamentis linearis, antheris apice glandula minima coro-
natis ; Stylo pilorum callo nullo; stigmate capitato clavato.
Ostafrika: Süd-Schoa, am Adda-See, 2000 m, Rasen, Dr. Ellenbeck,
10. XII. 1906.
Eine zarte, schmächtige, unverzweigte, + 6 em hohe Pflanze mit fäd-
lichem Stengel. Die spärlichen Laubblätter sind schmaleiförmig, lan-
zettlich, spitzlich ; der Blütenstand ist auffallend wenigblütig. Die 5, +
5 mm langen Kelchabschnitte sind auf dem Rücken deutlich und scharf
gekielt, zugespitzt. Die gelbe Krone wird gebildet von einer 5 bis 6 mm
langen Röhre und 5, + 4 mm langen und 2 bis 21/2 mm breiten Lappen.
Die bandförmigen Staubfäden sind 11/2: mm lang und tragen 1 bis 1'/s mm
lange. von je einem kleinen apikaien Brownschen Körper gekrünte Siaub-
beutel. Griffel und Narbe messen zusammen 3 bis 3!/2 mm und zwar
entfallen hievon auf den Griffel 2 bis 2!/. mm. Der Griffel entbehrt eines
Papillenwulstes, die Narbe ist kräflig zungenförmig.
Sebæa brachyphalla Griseb., an die etwa gedacht werden könnte, hat
eine durchaus verschiedene, kopfförmige Narbe und S. acutiloba Schinz
hat eiförmige Laubblätter und verschwindend kurze Staubfäden.
Sebæa (Pentandria) Tysonii Schinz nov. spec.
Herba erecla, eramosa, caule filiformi ; foliis ovato rolundatis, breviler
acuminatis ; floribus 5-meris; sepalis alatis, acutis; corollæ lobis ovato lance-
olatis, acutis, staminibus in loborum sinubus insertis, filamentis brevis-
simis, antheris basi caudatis, glandulis omnino nullis, stylo brevissimo,
callo pilorum nullo, stigmate clavato.
Südafrika: Kapkolonie, Knysna District, Zuurvlakte, Tyson.
Die vorliegenden Exemplare sind & 10 cm hoch, unverzweigt; sie be-
sitzen einen fädlichen Stengel und durch & 4 em lange Internodien ge-
trennte, zarle, eiförmig rundliche, in eine kurze Spitze ausgezogene,
ungestielte, + 4 mm lange und ebenso breite Laubblätter. Der Blüten-
stand ist locker, wenigblütig und besteht aus auffallend kleinen, fünf-
zähligen Blüten. Die Kelchblätter sind stark geflügelt, 3 bis 4 mm lang,
deutlich geadert und spitz; die Kelchflügel haben eine Breite von °/4 mm.
Die 4 bis 5 mm lange Krone ist von gelber Farbe; auf die Röhre entfallen
zirka 21/2 mm, der Rest entfällt auf die eiförmig lanzeltlichen, spitzen,
+ I bis 11/2: mm breiten Kronlappen. Die verschwindend kurzen Staub-
fäden sind in den Buchten der Kronlappen inseriert, die Staubbeutel sind
®/ı mm lang und besitzen kleine, schwanzartige Anhängsel. Der Griffel
misst eiwa ‘/2 mm, die Narbe, die keulenförmig ist, 1 mm. Ein Griflel-
haarwulst fehlt.
Die ebenfalls auffallend kleinblütige S. minutiflora Schinz hat kopfig
gedrängte Blüten und andere Kelchabschnitte und S. Zeyheri Schinz, an
welche unsere Art durch die breitgeflügellen, geaderten Kelchabschnitte
anklingt, hat ganz auffallend grössere Blüten.
704 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 2Me sÉR.). (1908
II.
Polygonaceen-Studien
VON
Julius SCHUSTER (München).
In meiner Arbeit « Versuch einer natürlichen Systematik des Poly-
gonum lapathifolium L.» suchte ich eine den modernen Untersuchungs-
methoden entsprechende Gliederung dieser polymorphen Art zu geben‘.
Die Revision des Polygonum-Malerials der Universität Zürich, die ich auf
Anregung des Herrn Prof. Hans Schinz vornahm, ergab namentlich
für die Flora Afrikas und Chinas einiges Neue, das ich hier kurz mil-
teilen will.
I. Ueber Polygonum lapathifolium (L.).
Was zunächst Polygonum lapathifolium (L.) anbelangt, so findet sich
von den von mir unterschiedenen Unterarten namentlich diejenige, die
ich als ssp. punctatum bezeichnet habe. Diese Unterart, die an dem kon-
slanten Auftreten von Oellücken im Blattgewebe leicht kenntlich ist,
wurde zuerst von Gremli (Fl. d. Schweiz, ed. 7, 1893, p. 356) als Varietät
beschrieben und ich hatte keinen Grund einen neuen Namen dafür zu
schaffen, da Polygonum punctatum Ell. Sketsch, I, p. 455 der Priorität
nach den Namen Polygonum acre H. B. K. Nov. gen. et spec. Il, p. 179
zu führen hat. Zu Polygonum acre H. B. K., das mit Polygonum lapathi-
folium ssp. punctatum mh. nur die durch die Sekretlücken veranlassten
durchsichtigen Punkte des Blattes teilt, gehören auch die in Brown,
Oregon Plants ne 139 sub Polygonum lapathifolium Meisn. enthaltenen
Exsikkaten und zwar zur var. confertiflorum Meisn. in DC. Prodr. XIV,
1856, p. 108, einer durch ihre dichtblütigen Aehren ausgezeichneten
Varietät des vielgestaltigen Polygonum acre. Zu Polygonum lapathifolium
ssp. punclatum mh. zählen aus amerikanischen Pflanzensammlungen :
Brown, Idaho Plants, n° 1 — var. genuinum mh. Heller, Pl. of. Southern
Texas n° 1844 und Pringle, Pl. Mexic. 1892, no 4185 und 4186 — var.
tumidum mh. Polygonum lapathifolium ssp. punctatum kommt nämlich
mit kahlen und mit mehr oder weniger behaarten Blättern vor. Ich unter-
scheide bei den kahlblätterigen Formen zwischen var. genuinum mit
! Mitt. Bayer. Bot. Ges. II, 1907, p. 50 ff.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZÜRICH. XL. 705
aufrechtem Stengel, langen Internodien und schwach oder gar nicht
verdickten Knoten und var. tumidum mit liegendem bis aufsteigendem
oder aufrechtem Stengel, kürzeren oft gedrängten Internodien und stark
verdickten Knoten. Die Formen mit behaarten Blättern teilte ich in solche,
die mässig lange Internodien und verdickte Knoten und mehr oder
minder grau-behaarte Blätter besitzen — var. piliferum und in solche, die
ziemlich lange Internodien, sehr schmale Blätter, unverdickte Knoten
und mehr oder weniger weissfilzige Blätter haben — var. vestitum. Zu
diesen beiden Varietäten möchte ich als dritte noch eine neue gesellen,
die der ssp. verum mh. var. danubiale (Kern. Oe. B. Z. 1875, p. 254) mh.
entspricht. Diese interessante Varietät des Polygonum lapathifolium, die
durch Anpassung an ihren Standort einen vollständig veränderten Habitus
zeigt, so dass sie Kerner für eine besondere Art hielt, war mir bisher
nur mit Calciumoxalaldrusen in den Blättern bekannt geworden. Eine
ganz analoge, aber wegen der Sekretlücken der ssp. punclalum angehörige
Form sah ich nun aus Schweden. Die Diagnose lautet :
Polygonum lapathifolium (L.) em. Schuster 1. c. ssp. B. punctatum
(Gremli) 1. ec. Schuster 1. c. var. e. alluviale nov. var. — Caulis pro-
cumbens vel ascendens, internodiis brevibus, foliis late-lanceolatis usque
ovalibus, inferioribus obtusis, cuneatis vel basalibus tantum in pagina
superiore leviter vel dense incano-usque albo-tomentosis. — Suecia,
Goeteborg.
Von dem afrikanischen Material gehören zu ssp. A. verum var. a. nor-
male: Rehmann, Exs. Afric. austr. 1875-1880 n° 4641, Pretoria, Kudus-
poort. — Var. d. nodosum: Rehmann |. c. n° 6824, Hogge Veld, Sland-
arton. — Var. g. incanum: Junod. PI. Austro-Afric. n° 1866, Thaba
Bossin, Lessonto, bord de la rivière. — Zu ssp. B. punctatum gehören
und zwar var. a. genuinum: E. S. C. A. Herb. b. Laidley & 0°, n° 351,
Transvaal, Johannesburg; Mac Owan, Pl. Ausiro-African, n° 1551, in
humidis ed. ped. montis Boschberg, 2500’. — Var. b. tumidum : Pl. Afric.
austro-occ. n° 512, Hereroland Okahandaja, leg. Dinter (bis 2 mm hoher
sehr ästiger Busch); near Grahamstowne, leg. Schönland ; Fl. Afric. austr.
n° 128%, Transvaal, bei der Stadt Lydenburg, leg. Wilms; South Afric.
PI. no 604, District of Albert, leg. Cooper. — Var. c. piliferum Fl. v. Süd-
westafrika n° 75, Damaraland, leg. Dr. C. Höpfner. — Var. d. vestitum :
Abyssinia, n° 56, Addi Abun, leg. Schimper; PI. de Howick et Pinetowne
(Natalie) n° 341, Champs humides, 1000 m, leg. Junod; Ohne Fundort,
aber nach der Schedula « Polygonum tomentosum W. 2. 4. » zweifellos
aus Pl. Afric. austr., leg. Ecklon et Zeyher, Cap. b. sp.
I. Polygonum hystriculum nov. spec.
Caulis ereclus, 30—50 cm altus, rubro-fuscus, glaber, geniculis incras-
satis: internodia 4—2 cm longa; ochreæ nudæ, ore setis ridigissimis
1,7 —1,9 mm longis mediocriter ciliatæ; folia 20—60 mm longa, —7 mm
lata, anguste lanceolata, in peliolum altenuata, novella frmissimis setulis
adpressis perscabra, adulla margine tantum nervoque mediano brevibus
selis adpressis scabriuscula, cuncta cristallifera, media parte macula
nigra; spicæ confertifloræ, 2—4 cm longæ, ereci® vel subpendulæ;
bracieæ turbinatæ, contiguæ, ore nudæ vel raro perpaucis setulis aduncis
706 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908
0,1% mm longis; pedicelli nudi; perigonium roseum, vasis rectis vel
subarcualis; stamina 6; stylus superne bipartitus. cruribus subarcuatis,
perigonium tertia parte superans; achenium orbiculare, nitidum, 2 mm
longum neque minus latum; cotyledones accumbentes.
Africa austro-occidentalis: Gross-Namaland, Hinaab, 1892, leg.
D: Fleck, n° 323a.
Die neue Art, die der Sektion Persicaria Meisn. angehört und systema-
tisch dem Polygonum lapathifolium am nächsten steht, unterscheidet sich
von diesem wesentlich durch die über 1 mm langen Randhaare der
Ochrea, die hier nicht, wie das bei Polygonum lapathifolium stets der
Fall ist, dünne Wimpern darstellen, sondern borstig-steif, sehr spitz nnd
widerstandsfähig sind. Mit diesen scharfen Bortenhaaren sind bei Poly-
gonum hystriculum ' auch die oberen jüngeren Blätter dicht bedeckt,
während sie bei den älteren nur am Blattstiel, Rand und Mittelnerv
unterseits auftreten. Die Blätter enthalten nur Calciumoxalatdrusen, nie
Sekrellücken. Charakteristisch sind ferner die geraden bis schwach
gebogenen Leitbündel des Perigons gegenüber den ankerförmigen des
Polygonum lapathifolium und der im oberen Drittel zweispaltige Griffel,
der mit seinen nur schwach gebogenen Narbenschenkeln das Perigon
überragt. Höchst charakteristisch ist auch die Achæne, durch die sich
Polygonum hystriculum von den angeführten Merkmalen abgesehen auch
von Polygonum Persicaria scharf abgrenzt; die mit regelmässigen
zweireihigen Zeilen von Guticulargrübchen bedeckte Schliessfrucht ist
dick und annähernd rund mit stark gewölbten Seiten. Die sechs
Stamina sind ohne Basaldrüsen, der Pollen rundlich und mit hexa-
gonaler Reliefstruktur versehen. Bei der Ochrea sind die Wände der
radialen Zellen verdickt und eine noch bedeutendere mechanische Fes-
tigung zeigen die Brakteen ; diese sind nicht nur von sehr zahlreichen
parallel laufenden Leitbündeln durchzogen und reich an Calciumoxalat-
drusen, sondern haben an den radialen Zellen auch verdickte Wände und
zwischen diesen noch Einlagerungen von Bastzellen, während in den
verdickten Knoten collenchymatische Ausbildung des Gewebes beobachlet
wurde.
Il. Ueber Polygonum tomentosum Willd. und eine bisher verkannte Art
seines Formenkreises.
Mit Polygonum lapathifolium werden gelegentlich gewisse Formen des
polymorphen Polygonum tomentosum Willd. Sp. pl. II, 1800, p. 447 ver-
mengt. Ebenso wenig ist dieses identisch mit Polygonum tomentosum
Schrank Bayer. Fl. I, 1789, p. 669, das, wie ich gezeigt habe, eine
namentlich durch austrocknenden Boden bedingte Varietät des Poly-
gonum lapathifolium ssp. verum darstellt. Polygonum tomentosum Willd.
gehört überhaupt einer ganz anderen Sektion an, Amblygonon Meisn.,
die von der Sektion Persicaria Meisn. schon durch die linealen überein-
! hystrieulus = stachelig, haarig.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 707
ander liegenden Cotyledonen verschieden ist. Ausser diesen ist Poly-
gonum tomentosum Willd. durch seine stark angedrückte Behaarung
charakterisiert, die freilich ım einzelnen ziemlich variabel ist, ferner
durch den gefurchten Stengel, die sehr lang gewimperten Ochreen und
die mit convexen Seiten versehene Achæne.
Meisner unterscheidet in DC. Prodr. Syst. nat. XIV, 1856, p. 124 von
Polygonum tomentosum folgende Varietäten : à sericeo-velutinum Meisn.
in Wall. Pl. As. rar. IL, p. 55 ; Blätter beiderseits, die älteren nur auf
der Unterseite dicht seidenhaarig- -wollig, Blütenstiele und Brakteen +
behaart. — ß denudatum Meisn. I. c.; kaum die jüngsten Blätter seiden-
haarig, alle übrigen äusserst spärlich behaarl bis verkahlt, Brakteen kurz
gewimpert, Blütensliele k ( Meisn. in Linnæa XIV,
1840, p. 483 ; Blätter von kurzen Haaren rauh, selten schwach seiden-
haarig. — Ô glandulosum Meisn. 1. c.; Blätter auf der Unterseite drüsig
punktiert, unten von kurzen angedrückten Haaren leicht bedeckt, Kelch
durchscheinend punktiert.
Die drei ersten der genannten Varielälen sind nicht selten ; sie ver-
teilen sich auf das untersuchte afrikanische Material wie folgt: « sericeo-
velulinum : Holst, Fl. v. Usambara, n° 3517, Maschena Sumpf; Pl. Afrie.
occ. Ser. B. n° 48, Congo, Stanleypool, leg. Hens ; Fl. v. Westafrika (Major
Alex. v. Mechow’s Exp.) n° 388, Malange; PI. Afric. austro-occ. n° 626,
Hereroland, Otjinene, leg. Dinter. — ß denudatum : Pl. Afric. austro-or.,
n° 10%a, Sambesi-Mittellauf, Boruma, leg Menyhart; Pl. Afric. austr. no 2.
1., Cap. b. sp., leg. Ecklon et Zeyher; 1, 5. GA. Herb, b. Laidly & Ce
no 352, Transvaal, Johannesburg. Deutsche Exp. n
Ostafrika n° 34, Gonda, leg. Böhm ; FL V. Westafrika (Major Alex. v. Me-
chows Exp.) n° 7A, Angola, Pungo- Andongo; PI. de Delagoa-Bay, Mozam-
bique, n° 247 und 401, leg. Junod; Ex herb. Hort. Reg. Kew. n° 1302,
Natal, leg. Wood ; PI. Afric. austr. n° 50, Transvaal, Pretoria, leg. Fehr;
Rehmann Exs. Afric. Austr. ex anno 1875-80, n° 8749, Natal, Durban ;
id. 4291, Transvaal, Pretoria, colles supra Aapisriver ; id. n° 4643, Pretoria,
Kuduspoort : id. n° 5964, Transvaal, Houtbosh; id. n° 6633 und 6642,
Transvaal, Hogge Veld, inter Porter et Trigardsfont; Grahamstowne
(Cape-Colony), leg. Czimmermann.
Am bemerkenswertesten ist aber var. à glandulosum Meisn. Sie wurde
vom Autor zuerst in seiner Synopsis Thymelæarum, Polygonæarum et
Begoniarum Africæ australis! aus Südafrika beschrieben, ohne dass der
genauere Fundort bekannt geworden wäre. Meisners Diagnose, die
übrigens auf mangelhaftes Material gegründet zu sein scheint und z. B.
über die Ochrea gar nichts aussagt, enthält zwei wichtige Merkmale:
« foliis . . .. puncüs glandulosis demum atrofuscis, dense dispersis, calyce
pellucido-punetato.» Schon dies macht wahrscheinlich, dass wir es hier
nicht mit einer blossen Varietät von Polygonum tomentosum Willd. zu
tun haben, sondern mit einer besonderen Art. Denn durchsichtige Punkte
in den Blättern waren bei Polygonum nur von Polygonum acre H. B.K.,
lapathifolium (L.), ssp. punctatum (Gremli?) und P. Hydropiper L. be-
! Linnæa XIV, 1860, p. 484.
2 Schon Pollich erwähnt als erster diese durchsichtigen Punkte, allerdings bei
Polygonum Persicaria, das er mit lapathifolium konfundierte (Hist. plant.
Palatin. Elect. I, 1776, p. 393).
708 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sék.). 1908
kannt; im Perigon kannte man sie bei Polygonum Hydropiper zahlreich,
bei Polygonum mite Schrank spärlich und bei Polygonum lapathifolium
ssp. punctatum selten, sowie bei einigen Arten aus der Verwandischaft
des Polygonum Hydropiper.
Es ist daher nicht uninteressant, dass sich unter dem afrikanischen
Material der Universität Zürich ein Polygonum fand, das offenbar mit
Meisners var. à glandulosum des Polygonum tomentosum Willd. synonym
ist, aber auf Grund seiner besonderen Merkmale als eigene Art zu be-
trachten ist. Ich gebe zunächst eine Beschreibung der neuen Art und
bemerke, dass der von Meisner gegebene Name wegen Polygonum glan-
ns un R. Br. Prodr. Fl. Nov. Holl. p. 419 nicht beibehalten werden
ann.
Polygonum sambesicum nov. spec.
Gaulis erectus, satis altus, rubellus, erassus, sulcatus, glaber, geniculis
incrassatis; internodia conferta, 1.5—2 cm longa; ochreæ nudæ, ore
glabræ vel tenuibus pilis 0,21—0,81 mm longis ciliatæ; folia 9—23 cm
longa, 0,5—5 cm lata, elongate lanceolata, acuminata, maxima infra
mediam partem latitudine, in petiolum 0,5—2 cm longum attenuata,
nervo mediano subtus seluloso, ceterum glabra, glandulis aureis vel
atrofuscis punclata; spicæ paniculalæ, 3—6 cm longæ, strictæ vel rarius
subflexuosæ; bracteæ turbinatæ, nudæ, ore fere glabre, glandulis mini-
mis oleariis vel brevissimis pilis 0,16 mm longis ciliatæ; pedicelli 3 mm
longi, glabri, persistentes; perigonium roseum, vasıs firmissimis suberec-
tiusculis, ancoraliter divaricatis, numerosis glandulis oleariis ; slamina 6;
stylus inferne bipartitus, cruribus arcuatim parallelibus, perigonio
minor; achenium compressum faciebus concavis, nitidum, 3 mm longum,
2 mm latum; cotyledones incumbentes.
Africa austro-orientalis : Am Sambesi, 1891, leg. Menyhart,
n. 710.
In manchem erinnert die neue Art an Polygonum lapathifolium ; ein-
mal durch die starken Leitbündel des Perigons, die namentlich nach
aussen hin stark ankerförmig verästelt sind, während sie bei Polygonum
tomentosum Willd. ebenfalls ziemlich stark, aber meist einfach, nur
selten schwach gegabelt sind; dann durch die nahezu vollständige Kahl-
heit. bezw. äusserst spärliche Bahaarung. Speziell die Ochrea hat bei
Polygonum tomentosum Willd. 4—16 mm lange Wimpern, bei Poly-
gonum sambesicum ist sie kahl oder nur mit nicht einmal À mm langen
Wimpern besetzt. Trotzdem gehört Polygonum sambesicum. wie schon
die übereinander liegenden Cotyledonen beweisen, zur Sektion Ambly-
gonon Meisn. und zwar in die nächste Nähe von Polygonum tomentosum
Willd. Mit diesem teilt es die dicke, gefurchte Sprossachse, die Form der
Blätter und den Bau der Infloreszenz, sowie die Beschaffenheit des
Griffels. Dagegen uuterscheidel es sich von Polygonum tomentosum schon
durch die im Mittel 3 mm lange Achæne, die wie bei Polygonum Persi-
carla flach ist und concave Seiten hat. Am meisten aber ist für Polygonum
sambesicum das Auftreten von ôlhaltigen Zellen charackteristisch. Sie
finden sich in den Blättern in Gestalt durchsichtiger Punkte, dagegen am
Rande der Brakteen und am Perigon in Gestalt von kurzen, 0,084 mm
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZÜRICH. XL. 709
langen Stieldrüsen. Calciumoxalaldrusen sind in der Ochrea vorhanden,
bei der auch bemerkenswert ist, dass dıe starken Leitbündel gabelförmig-
bogig sind.
IV. Polygonum Tanganikæ nov. spec.
Radix flbrosa; caulis erectus, 1 m altus, rubellus, glaber, geniculis
incrassalis: internodia 1,5—5 cm longa. ochreas tertia parte superantia;
ochreæ nud&, ore pilis sparsis 1 mm longis ciliatæ, vasis satıs firmis
infra os ochreæ confluentibus; folia 10—25 cm longa, 15—40 mm lata,
elongate lanceolala, acuminala, in petiolum 1—2 cm longum atlenuala,
glabra. nervo mediano tantum margineque setulosa, cristalligera; spicæ
trigeminatæ usque paniculatæ, 5—10 cm longæ, confertifloræ; bracteæ
turbinatæ, eglandulosæ, glabræ; pedicelli nudi; perigonium roseum,
vasis subfirmis rectiusculis, parallelibus, semel bisve dichotonus, glan-
dulis olearüs; stamina 8; stylus e basi bipartitus, perigonio minor;
achænium perigonio persistente inclusum, compressum, faciebus conca-
vis, nitidum, 3 mm longum, 2—2,5 mm latum; cotyledones incumbentes.
Deutsche Expedition nach Ostafrika, n° 74a, Tanganika-See bei Karema,
leg. Böhm ; Collection Storms, Karema am Tanganika; Plantes du Congo,
Ser. B, 1888, n° 48, leg. A. F. W. Schimper ; Expedition Ruspoli Keller,
n° 228, Somaliland, Webi Abaallah, leg. Prof. Dr Keller.
Diese zentralafrikanische Art aus der Sektion Amblygonon Meisner ist
vom Habitus des Polygonum tomentosum Willd., von dem sie sich jedoch
sofort durch die nur aus I mm langen Wimpern bestehende Randbe-
haarung der Ochrea, den kahlen Stengel, die kahlen Brakteen, sowie
die auf ihren Flächen eingedrückte Schliessfrucht unterscheidet. Von
Polygonum senegalense Meisn. mon. p. 54 ist die neue Art durch die nur
?/s der Internodien einnehmenden Ochreen, die rosa Blüten und vor
allem durch die kahlen, nur Calciumoxalatdrusen führenden Blätter ver-
schieden. Am nächsten steht unsere Art zweifellos dem oben beschrie-
benen Polygonum sambesicum. mit dem es den kahlen Stengel, die
unterhalb der Mündung bogenförmig sich vereinigenden Leitbündel der
Ochrea, die kurzen Stieldrüsen an der Aussenseite des Perigons, sowie
die Gestalt des Griffels und des Fruchtknotens gemein hat. Dagegen ist
bei Polygonum Tanganikæ der Rand der Ochrea kurz behaart, die Blätter
ohne Oellücken. die Brakteen ganz kahl, die Leitbündel des Perigons
gerade und ein bis zweimal dichotom nach auswärts verzweigt und die
Stamina 8 an Zahl. Bemerkt sei noch, dass sich unterhalb der Knoten ein
dunkelrotbrauner Ring befindet, der durch das hier den Zellen einge-
lagerte Anithocyan bedingt ist. Die Pollen sind ziemlich gross und mit
einer dichlen Reliefstruktur versehen.
V. Zur Kenntnis einiger Arten der Sektion Echinocaulon Meisn.
Zur Sektion Echinocaulon Meisn. zählen Pflanzen mit dichotom ver-
zweigten Blütenstielen und lockeren, fadenförmigen oder kurzen, mehr-
710 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2% SER)... 1908
köpfigen Aehren. Manche Arten wie Polygonum horridum Roxb. Cat. h.
Beng. p. 29 et Fl. Ind. 1832, II, p. 291 sind ausserdem am Stengel, Blatt-
stiel, Blattrand und Mittelnerv dicht mit rückwärts gebogenen, stacheligen
Haaren bewehrt und dadurch leicht kenntlich. Die in Pl. Ind. or. ed.
Hohenacker n° 969 unter Polygonum horridum Buchan.? ausgegebenen
Exsikkaten gehören zweifellos zu Polygonum horridum Roxb., das auch
sonst in Vorder- und Hinterindien mehrfach vorkommt. Das Verbreitungs-
gebiei der Arten der Sektion Echinocaulon ist überhaupt Asien und
Amerika. Es ist daher nicht überflüssig auf eine Art hinzuweisen, die
auch in Afrika und zwar hauptsächlich im südlichen Teil des Kontinents
vorkommt. Es ist dies Polygonum pedunculare Wallich List. no. 1718,
eine Art, die gleichfalls zuerst aus der indischen Flora bekannt wurde
und auch auf Java uud den Philippinen vorkommt. Sie unterscheidet sich
von dem ähnlichen Polygonum horridum durch den nur schwach flaum-
haarigen Slengel, sowie die nach aufwärts gerichtete Behaarung des
Blatirandes und des Mittelnervs und ist durch die mit sehr zahlreichen
Drüsen besetzten Blütenstiele charakterisiert. Das von mir gesehene
Material gestattet die Diagnose Meisners in DC. Prodr. XIV, 1856, p. 133
in einigen Punkten zu ergänzen und zeigt ausserdem, dass Polygonum
tetragonum Blume Bijdr. p. 535, das in den höher gelegenen Sümpfen
des Burangrang auf Java wächst, nicht einmal als besondere Varietät des
Polygonum pedunculare Wall. gelten kann. Habituell unters cheidet sich
Polygonum tetragonum von Polygonum pedunculare nur durch mehr
rutenförmige Aehren, während diese bei Polygonum pedunculare kurz-
oblong bis fast kugelig sind. Nun kommen aber solche kurze Aehren
und Uebergänge zu längeren. mehr fadenförmigen auch bei Polygonum
tetragonum vor und die übrigen Unterschiede dieser Art von Polygonum
pedunculare, wie die Zahl der Stamina sowie die Blattform reichen zur
Speciestrennung nicht aus. Da ferner Polygonum peduneulare mit sehr
kurz behaarter und kahler Randbehaarung der Ochrea vorkommt und
die Blattforn ziemlich variabel ist, erscheint es geboten Polygonum
telragonum Blume und Polygonum pedunculare Wallich zu vereinigen.
Die Diagnose der so erweiterten Art lautet dann mit den aus der Durch-
sicht eines grösseren Materials gewonnenen Ergänzungen wie folgt:
Polygenum pedunculare (Wallich List. n° 1718) em. Schuster.
Caulis ascendens, 60 cm altus, rubro-fuscus, tetragonus, sulcatus,
creberrimis pilis brevissimis hirsutus, geniculis inferioribus radicantibus;
internodia 2,5—4,5 cm longa; ochreæ glabræ vel perpaucis pilis brevis-
simis 0,280—0,560 mm longis subciliatæ, nervis firmissimis; folia cris-
talligera, glabra, margine nervoque ciliolis antrorsis scabriuscula, supe-
riora subsessilia, in petiolum brevissimum attenuata, anguste lanceolata,
5-7 cm. longa, 8—10 mm lata, media subcoïdato-lanceolata, 4 em longa,
12 mm lata, basi obtusa, petiolo 8 mm longo, basalia brevissima, 1,5—2 cm
longa, 8 mm lata, ovata, petiolo 4 mm longo; pedunculi dichotomi vel
paniculali; spicæ breviter oblongæ vel filiformes, laxæ, graciles, erec-
üusculæ vel subnutantes, pluries hicinde interruptæ; braciteæ breviter
turbinatæ, ore pilis densis 0,560—1,120 mm longis hirtellee, tubo ac
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 741
pedunculis pedicellisque dense glandulosæ, glandulæ 0,11—0,16 mm
long&; perigoneum roseum, vasis subarcuato-parallelibus; stamina 5—6;
stylus semi-bifidus, perigonio minor, cruribus apice clavatis; achænium
parvum, gibbo-convexum, nitidum.
Africa austro-orientalis : Natalia, Howick, 1000 m, vallicula paludosa,
leg. Junod 1893, n° 229 ; in humidis pr. Isegro, 4000’, leg. Schlechter,
n° 6654. — Africa austro-occidentalis: Angola, Rio Corocca, leg. ? —
Africa australis : Rehmann, Exs. Afric. austr. ex. ann. 1875-1880, n° 6577,
Transvaal, Hogge Veld, Bronkersspruil ; id. n° 6585, Hogge Veld, Vilgerio
ad Porter.
Vi. Polygonaceen aus China.
Hier sind vier Polygonaceen zu erwähnen, die von A. Henry in Yunnan
gesammell wurden; zwei davon sind neue Arlen.
1. Fagopyrum triangulare Meisn. in Wall. PI. As. var. II,
p. 63. — A. Henry, China n° 9278, Yunnan. — Schon von Turczaninow
aus chinesischen Samen gezüchlet.
2. Polygonum chinense L. Sp. pl. I, p. 520, var. = inter-
medium Meisn. in Wall. I. c., p. 60. — A. Henry, China n° 9078,
Yunnan.
3. Polygonum Schinzii nov. spec.
Caulis erectus, 20— 30 cm altus, fuscus, infra lignosus ac rotundus,
supra tetragonus, sulcatus, colis antrorsis puberulus; internodia
20—30 cm. longa; ochreæ internodus multo breviores, eglandulosæ, ore
cils brevibus 1—2.5 mm longis hirtæ pilis longioribus 3—3,5 mm longis
hieinde intermixhis, ad nervos adpresso-pilosæ; folia inferiora ovalia
usque late lanceolata, in petiolum brevissimum 1—2 mm longum atte-
nuala, superiora angustiora, lanceolata, breviter acuminata, 20—40 mm
longa, 8—10 mm lala, cuncla glandulis olearüis microspicis ac cristallis
numerosis, glabra, margine ciliolis tenuibus antrorsis puberula; inflores-
centia paniculata ; spicæ longissimæ, filiformes, mterruptæ; bracteæ cilio-
lis 1 mm longis pilosæ, sparse glandulosæ, bifloræ ; perigonium roseum,
exiquum, sepalis 2—2,5 mm longis, glanduloso-punctatis; stamina 5;
styius semi-bifidus; achænium, perigonio persistente inclusum, irigonum,
faciebus concavis, 2 mm longum, subnitidum.
China : Yunnan, A. Henry, n° 9245 A.
Die Art gehört zur Sektion Persicaria Meisn., subsect. I. Digyna,
series I, $ 1 ap. Meisner Polygonaceæ in DC. Prodr. XIV, 1856, p.108 und
zwar in die Nähe von Polygonnm Hydropiper L. Von diesem unterscheidet
sie sich jedoch wesentlich durch die viel kleineren, nur mikroskopisch
sichtbaren Oellücken in den Blättern, in denen übrigens die Oxalaldrusen
überwiegen, die längeren Haare des Ochrearandes, die drüsenlose, mecha-
nisch nicht verstärkte Ochrea, und die eigenartige dreikanlige Achææne,
dieaufder ventralen Seite stark concav ist. Von dem ähnlichen Polygonum
leptostachyum de Bruyn in Pl. Junghuhn p. 307 ist von Polygonum
Schinzii verschieden durch seinen kahlen Stengel, die drüsigen, an den
712 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sin.). 1908
Nerven behaarten Ochreen, die lang zugespitzten Blätter, die unterseits
angedrückt behaart sind, sowie durch das Vorhandensein von 8 Sta-
mina. Auch Polygonum gracile R. Br. Prodr. Fl. Nov. Holl. p. #19 non
Nutt. weicht durch seine durchsichtig punktierte Ochrea sowie vor allem
durch seine fast kreisförmige Frucht ab.
Polygonum Schinzü ist somit eine gut charakterisierte Art, die sich
von ihren Verwandten namentlich durch die Kleinheit der Oellücken im
Blatt auszeichnet.
4. Polygonum Strindbergii nov. spec.
Caulis ascendens, debilis, simplex vel subramosus. tetragonus, sulcatus,
basi radicante ; internodia 30—-40 mm longa; ochreæ, limbo et ore pilis
densis 1 mm longis cihatæ; folia late cordata, acuminata, 25—40 ınm
longa. 22—28 mm lala, margine et ad venas in utraque parte breviter
pilosa; petioli pilosiusculi, 10—20 mm longi, basi foliaceo-auriculati;
folia summa suborbicularia, amplexicaulia; flores albidi, capitati, capitulis
geminatis vel simplicibus, 10 mm lalis, sepalis e basi lala acuminatis;
pedunculi dense ac breviter glandulosi; stamina 6; stylus trifidus;
achænium triquetrum, granuloso-striatum.
China: Yunnan, A. Henry, n° 11357.
August Strindberg — dem Dichter und Forscher — in Gedanken
an die köstliche Botaniker-Species Wennerstrem'! gewidmet, die immer
noch nicht ausgestorben ist.
Polygonum Strindbergü gehört zur Sektion Cephalophilon Meisn.,. $ 1
Didymocephalon Meisn. und unterscheidet sich von dem ihm am nächsten
stehenden Polygonum Wallichii Meisn. Mon. p. 83 durch die breitherz-
förmigen Blätter, die vollständig ungeflügelten Blattstiele und die dicht
mil kurzen Drüsen versehenen Blütenstiele. Polygonum microcephalum
Don. Prodr. Fl. Nepal. p. 72 ist schon durch seine abweichende Blattform
und die geflügelten Blattstiele verschieden.
Anschliessend seien noch einige Bestimmungen, die wegen ihres
Fundortes oder aus pflanzengeographischen Gründen von Interesse sind,
mitgeteilt.
Polygonum amphibium L. var. « natans Mœnch — Rehmann Exs. Afric.
austr. ex. ann. 1875-1880, n° 6746, Transvaal, Hogge Veld inter Trigards-
foniein et Slandarton.
Polygonum Persicaria L. var. ß elatius Meisn.
Hereroland, Matschlessmine, leg. Dr. Fleck, n° 564.
Polygonum serrulatum Lagasca. — Ex. mus. bol. Berol., Kamerun, Ur-
waldgebiet, leg. Deistel, n° 175 links, die sterilen Exemplare gehören zu
Commelina sp. — Herb. Jard. bot. de l'Etat (Bruxelles), Matanga, Congo.
PI. Afric. austro-occ.,
1 Siehe August Strindberg, Ehegeschichten, Der Tugend Lohn. 1904. —
Dass aber die Entdeckung der Species « Wennerstrem» nicht Strindbergs
einziges Verdienst um die sog. scientia amabilis ist, beweist z. B. seine Schrift
«Sylva sylvarum ».
be pe
R
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRICH. XL. 713
— PI. de Delagoa-Bay, Mozambique, marais des palmiers, leg. Junod 1893,
n° 344. — Deutschostafrika, Nguruman am Bagusibach, leg. Kaiser. —
Pl. austro-afric. 190% et 1905, no 2275, Transvaal, Shilonvane, bas-bays,
600-700 in. leg. Junod. — Rehmann |. c. n°0 7021, Natal, Drakensberg. —
Flor. albis: Mocquerys, Pl. de Madagascar 1897, n° 2%, Maroa, à l'inté-
rieur de la base d’Antogil.
Zum Schluss möchte ich noch in Kürze die anatomischen Merkmale her-
vorheben, die zur Systematik der Polygonum-Arten verwendet werden
können. Es sind dies: 1. die Leitbündel der Ochrea ; 2. die mechanische
Verstärkung der Ochrea durch Bastbündel ; 3. die Oellücken und Calcium-
oxalatkristalle in der Ochrea, den Blättern, Brakteen und im Perigon ;
%. die Leitbündel des Perigons; 5. die Oberflächenstruktur und Grösse des
Pollens; 6. die Beschaffenheit der Testa der Achæne.
München, 22. März 1908.
III.
Nomenclator Garsaultianus.
VON
ALB. THELLUNG (Zürich).
Die vorliegende Publikation verfolgt den Zweck, das botanische Werk
eines Autors, der den wenigsten lebenden Botanikern auch nur dem
Namen nach bekannt sein dürfte, der unverdienten Vergessenheit zu
entziehen, nämlich F. A. Garsault’s! «Figures des Plantes et Animaux
d’usage en Medecine » (1764) und « Description, Vertus et Usages de sept-
cents dix-neuf plantes...» (1767), eine Iconographie von Medizinal-
pflanzen mit erläuterndem Text. Die Tafeln — in der Regel vorzüglich
ausgeführte Kupferstiche — verdienen vollauf, in Monographien u. dergl.
zitiert zu werden, und ich habe es für eine Forderung der Gerechtigkeit
dem Andenken des Autors gegenüber erachtet, angesichts der Seltenheit
des Werkes die Identifikation der Garsault’schen Figuren und die Paral-
lelisierung der von diesem Autor gewählten Pflanzennamen mit den
heute gültigen Bezeichnungen, soweit dies möglich war, hiermit zu pub-
lizieren; nur bei einigen wenigen Arten ist mir die Identifikation bis
jetzt, trotz aller Bemühungen, noch nicht gelungen.
Was die von Garsault gewählte Nomenklatur betrifft, so ist der Gross-
teil der Arten (336) binär benannt; eine beträchtliche Anzahl der Be-
zeichnungen (282) ist uninominal, und relativ wenige (71) sind aus 3 oder
! François Alexandre de Garsault, * 1691, + gegen 1776 (Pritzel).
BULLETIN DE L'HERBIER ROISSIER, n0 10, 30 septembre 1908. 49
714 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2%e sk.) 1908
(sehr seiten) 4 Wörtern gebildete Polynome. Es sei noch hervorgehoben,
dass die uninominalen Bezeichnungen nicht, wie dies auf den ersten
Blick scheinen könnte, als Gattungsnamen aufzufassen sind — den Begriff
einer durch eine auf alle Arten passende Diagnose charakterisierten
Gattung kennt Garsault nicht ' —, sondern durchaus nur als Bezeichnung
für eine bestimmte Spezies. Garsault war also offenbar, von dem Bestreben
geleitet, die Nomenklatur der Medizinalpflanzen gegenüber den poly-
nomen Bezeichnungen der « Patres» — nach dem Vorgang Linne’s —
wesentlich zu vereinfachen. Wenn er dabei auch nicht bis zu einer konse-
quent binären Nomenklatur gelangt ist, so kann dies meiner Meinung
nach — ich erfreue mich dabei der Zustimmung meines verehrten Chefs
und Lehrers Prof. Dr. Hans Schinz — kein Grund sein, um diejenigen
Namen, die richtig binär gebildet sind, nicht als für die binäre Nomenkla-
tur verwertbar zu betrachten; sind doch auch z. B. bei Miller (Gard. Diet.
ed. 8). Gilibert (Flora Lituanica) und Krocker (Fl. Siles.) ab und zu Poly-
nome mit untergelaufen, und hat Ehrhart in seinen «Beiträgen» zahl-
reiche uninominale Bezeichnungen gebraucht, ohne dass deswegen die
betreffenden Werke ex toto als für die binäre Nomenklatur nicht zu
berücksichtigen taxiert würden ?. In ähnlicher Weise möchte ich auch die
binären Namen in Rumphius’ Herbarium amboinense als gültig betrach'en
(vergl. unten die Fussnote zu Calamus Draco, Gars. t. 91).
1 Dass Speziesnamen auch dann als gültig betrachtet werden dürfen, wenn die
Gattungsnamen, in Verbindung mit denen sie publiziert wurden, den Regeln
nicht entsprechen, ist wohl allgemein anerkannt ; beispielsweise werden Lappula
echinata Gilib. (1781) und Psyllium ramosum Gilib. (1781) als gültige (bezw.
zur Bildung neuer Kombinationen verwendbare) Namen betrachtet, obwohl (nach
dem Ind. Kew.) die Gattung Lappula erst 1794 durch Mönch, Psyllium erst 1789
durch Jussieu in rechtsgültiger Weise aufgestellt wurde. Mit Rücksicht darauf
möchte ich die sämtlichen Garsault'schen Binome, auch wo unter dem gleichen
Gattungsnamen Pflanzen ganz verschiedener Familien aneinander gereiht werden
(so bei Viola, Nasturtium, Pulmonaria), für die binäre Nomenklatur konkurrenz-
fähig erklären.
2 Anders liegt natürlich der Fall, wenn z. B. Miller in der 7. Auflage seines
Gard. Diet. (1759) oder Hill in seinem British Herbal (1756) neben der sonst
üblichen polynomen Nomenklatur einmal ausnahmsweise eine binäre Bezeich-
nung (Alnus rotundifolia Miller, Polygonatum vulgare Hill) anwenden ; solche
Namen, die durchaus den Charakter des Zufälligen tragen, werden mit Recht
übergangen.
(Fortsetzung folgt.)
CRASSULA MARIE sp. nova
AUCTORE
R. HAMET.
M. Beauverd, conservateur de l’Herbier Boissier, qui a entrepris
’etude des plantes vivantes récoltées par M. Junod, a bien voulu me
charger de la détermination des deux Crassulacées découvertes par
ce missionnaire. Je le prie ici d’agreer mes remerciements les plus sin-
cères.
De ces deux Crassulacées, l’une a été considérée par moi comme une
espèce nouvelle du genre Xalanchoe, espèce à laquelle j'ai donné le nom
de K. Lucie et dont j’ai publié la description dans ce même Bulletin.
Quant à l’autre, elle appartient au genre Crassula dont elle constitue
évidemment une espèce nouvelle nettement caractérisée. La description
et l'étude de cette plante feront l’objet de la présente note.
La classification du genre Crassula telle qu’elle a été établié par
Harvey? et maintenue par Schönland * est basée sur la forme des pétales.
Pour ces deux auteurs les Crassula se scindent en deux grands groupes :
le premier, qui comprend les sections Sphæritis, Margarella, Pachyacri is,
Globulea et Pyramidella, est caractérisé par la presence de pétales
appendieules ; le second, auquel appartiennent les sections Eucrassula,
Septas, Sedoides, Filipedes, Dinacria et Tillæa, possède au contraire
des pétales non appendiculés au sommet. C’est au premier groupe qu’ap-
partient évidemment notre plante: mais à laquelle de ces cinq sections
faut-il la rapporter ? Pour le savoir voyons les caractères de ces cinq
sections.
Harvey‘ a caractérisé la section Sphæritis comme suit: « Petals pan-
duriform, tapering above into narrow-subulate, channelled points ».
Pour ce même auteur”, la section Margarella se distingue par ses
1 R. Hamet, Ka lanchoe Lucie sp. nov. in Bull. de l’Herb. Boissier, 2e ser.,
T. VIE, pp. 954-257 (1908).
2 W. H. Harvey, in W. H. Harvey and O0. W. Sonder, Flora Cap., T. IL
p. 336 (1861-1862).
3 S. Schönland, in A. Engler und K. Prantl, Die natürl. Pflanzenfam., Teil 3,
2 Abteilunga, pp. 36 et 37 (1891).
* W. H. Harvey, loc. cit.
5 W. H. Harvey, loc. cit.
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (2)
« Petals panduriform, suddendy contracted at the apex into a gland
like, channelled mucro ».
Les espèces de la section Pachyacris Harvey‘ possèdent des « Petals
nearly free, lanceolate, with a thickened, triquetrous, gland like point».
Quant aux espèce de la section Globulea, Harvey? leur attribue des
« Petals panduriform, having an oblong or ovate, fleshy gland inmedia-
tely behind the blunt apex ». De plus, ajoute-t-il, ce sont des « Suffru-
tices with crowded or subrosulate lower leaves. and nearly naked, or
barely leafy, flowering stems ».
Enfin la section Pyramidella Harvey * diffère de toutes les autres
par ses « Petals much longer than the calyx, tapering above into long,
lanceolate, channelled points». De plus elle possede des « Leaves imbri-
cate, 4 ranked ».
Cette classification, admise jusqu’à aujourd’hui, est très incommode
en raison de l’imprécision, qu’Harvey et plus tard Schönland ont
laissée dans l’énumération, des caractères distinctifs des sections. Aussi
ai-je été obligé d'examiner les principales espèces des sections du
groupe à pétales mucronés afin de savoir à laquelle notre plante devait
être rapportée. Je suis ainsi arrivé à tracer un petit tableau que je
crois utile de reproduire ici.
A. Petales appendiculés.
a. pétales brusquement rétrécis en appendices obtus
see see ee ee ee
Sections Globulea et Margarella.
b. pétales insensiblement atténués en appendices aigus ou obtus.
æ. pétales rétrécis au-dessous du milieu. ......... Section Sphæritis.
8. pétales non rétrécis au-dessous du milieu.
41. feuilles (au moins les inférieures) extrêmement rapprochées.
Pétales beaucoup plus longs que le calice. Section Pyramidella.
2. feuilles espacées. Pétales un peu plus longs que le calice
Section Pachyacris.
B7Pétales#non/appendiculéss. er... ee ee eee ed OT PE
Sections Eucrassula, Septas, Sedoides, Filipedes, Dinacria et Tillæa.
Notre Crassula appartient à la première subdivision du premier
groupe : Les pétales sont brusquement contractés en appendices obtus:
mais au lieu d’être toujours rétrécis au-dessous du milieu comme chez
les espèces des sections Globulea et Margarella, ils sont dilates à la
base et jamais contractés. Je pourrais done, si tel était mon désir, créer
pour le Crassula de M. Junod, une section nouvelle. Mais je ne crois
point utile d’obseureir encore la nomenclature de ce genre par la
création d’une section dont la durée ne serait qu’ephemere. La classi-
fication du genre Crassula est actuellement si confuse qu’une révision
monographique est absolument indispensable. Or il est à peu près cer-
tain que cette révision, basée sans doute sur des caractères autres que
ceux tirés de la forme des pétales, bouleversera entièrement la elassi-
fieation d’Harvey et rendrait par conséquent ma section inutile. Je
préfère done me borner ici à donner la description de ma plante qui
1 W. H. Harvey, loc. cit.
? W. H. Harvey, loc. cit.
8 W. H. Harvey, loc. cit.
(3) R. HAMET. CRASSULA MARIA 717
est évidemment nouvelle et à laquelle je donne le nom de Crassula
Marie.
Crassula Mariæ!: R. Hamet, sp. nova; specim. auth. in herb.
Barbey-Boissier et in herb. Hamet.
Caulis erectus, gracilis, simplex, papillis numerosis, elongatis, obtusis,
tectus. Folia inferiora, in rosula densa congesta; folia media et supe-
riora satis dissidentia ; omnia opposita, decussata, sessilia, papillis
numerosis, elongatis, obtusis, marginibus tectis, supra glabra, subtus
papillis raris, brevibus, obtusis, teeta; lamina ovata, integerrima, sub-
acuta, longior quam latior. Inflorescentia spiciformis, ex globis 1-2
floris in foliorum superiorum axilla nascentibus, conflata. Bracteæ
ovato-lanceolatæ, supra glabræ, subtus papillis raris, brevibus, obtusis,
tectæ, longiores quam latiores. Pedicelli calyce breviores. Flores parvi.
Calyx 5 segmentis quam tubus longioribus, supra subtusque glabris,
marginibus papillis numerosis, elongatis, obtusis, tectis, deltoideo-elon-
gatis, apice mucronulatis, acutis, longioribus quam latioribus. Corolla
calyce brevior, 5 segmentis quam tubus longioribus, supra subtusque
glabris, marginibus levissime papillosis, linearibus, basi leviter dilatatis,
apice in appendicula terete, obtusa, papillis minutissimis tecta, abrupte
coaretatis, longioribus quam latioribus. 5 Stamina ; filamenta glabra,
linearia ; antheræ oblongo-ovatæ, petalorum apicem attingentes vel
paulum superantes. 5 Carpella glabra, quam corolla breviora, 2 pla-
centis lateralibus 3-5 ovulatis, in stylis subnullis attenuata; stigmata
subsessilia, erassa, obliqua. 5 Squamæ cuneiformi-spathulatæ, eireiter
ad medium leviter coarctatæ, obtusissimæ vel leviter emarginatæ.
Fruetum non vidi.
Planta 9-18 em. longa. — Foliorum lamina 15-40 mm. longa,
7-16 mm. lata. — Inflorescentia 3-6 em. longa. — Bractex 2-4 mm.
longæ, 0.35-1 mm. late. — Pedicelli 1,75-2,10 mm. longi. — Calyeis
tubus 0,60-0,75 mm. longus; segmenta 3-3,50 mm. longa, 0,60-0,75 mm.
lata. — Corollæ tubus 0,40-0,50 mm. longus; segmenta 1,75-2,15 mm.
longa, 0,70-1,15 mm. lata. — Staminorum filamenta 2,10-2,25 mm.
longa; antheræ 0,50-0,60 mm. longæ, 0,40-0,50 mm. late. — Carpella 0,75-
0,85 mm. longa, 0,50-0,60 mm. lata. — Stigmata 0,10-0,15 mm. longa.
— Squamæ 0,40-0,50 mm. longæ, 0,40-50 mm. latæ.
Mozambique : [Junod, dans l’herbier Boissier et l’herbier Hamet. —
Echantillons authentiques !].
Laboratoire de Botanique (Organographie et Physiologie) au
Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
1 Cette espèce est dédiée à Mademoiselle Marie Longuet, en hommage respec-
tueusement amical.
718
L'indigénat de L'Epicea (PICEA EXCELSA)
DANS LES
HAUTES-VOSGES
P. FLICHE.
L’Epicea (Picea excelsa Link) se rencontre aujourd’hui dans toutes les
Vosges aussi bien lorraines qu’alsaciennes; mais, dans les Basses-Vosges,
tout le monde est d’accord pour reconnaitre qu’il a été introduit par
l’homme et même à une date assez récente; tandis que, pour les Hautes-
Vosges l'accord sur ce point n’est pas aussi complet. Pendant longtemps
la majorité, presque l’unanimité des botanistes et des forestiers les plus
autorisés admettaient la spontanéité de l'espèce dans le massif central
rayonnant de Hohnec et des chaumes voisines sur les deux versants, la
culture forestière ayant d’ailleurs, à partir du siècle dernier, contribué,
comme dans les Basses-Vosges, à la répandre même dans les forêts où on
ne la rencontrail pas antérieurement. Depuis quelques années une opi-
nion contraire s’est répandue; nombre de forestiers et de botanistes
admettent que l’Epicea n'existait nulle part dans toute la chaîne avant
l'intervention de l’homme. Cette manière de voir s’est si bien répandue
qu’on peut lire dans un ouvrage botanico-forestier récent cette phrase
stupéfiante pour qui parcourait déjà il ya un demi-siècle les vieux peu-
plements d’Epicea de Gérardmer et de la Bresse « Dans les Vosges il
(l'épicea) a été introduit vers 1830 ».
En présence de cette si complète divergence d’opinions, il me semble
ulile, au point de vue de la géographie botanique, d'examiner la question,
d'exposer les raisons très sérieuses qui militent en faveur de la sponta-
néité dans les Hautes-Vosges d’un arbre important par sa taille, par les
forêts dont il constitue la totalité ou une part importante, par l’étendue
de son aire.
(2) P. FLICHE. L'ÉPICEA DANS LES HAUTES-VOSGES. 719
En ce qui concerne cette dernière il n’y a aucune raison de douter de
la spontanéité de l’espèce, dans le pays considéré, puisque Gérardmer qui
forme à peu près le point extrême occidental de l'extension de l’Epicea
dans les Haules-Vosges se trouve entre le 4° et le 5° de longitude à l'Est
du méridien de Paris, alors que dans le Jura et les Alpes la limite occi-
dentale de l’espèce en France et même dans l’Europe centrale atteint à
peu près le 3me degré. L’altitude non plus n’a rien de surprenant puis-
que l'espèce descend à peine au-dessous de 600 m. aux environs de
Gérardmer.
Si nous examinons l’associatisn végétale qui accompagne l’Epicea dans
les Hautes-Vosges elle ne nous donne non plus aucune raison de douter
de l’indigenat. En ce qui concerne les arbres, on rencontre, avec lui, le
sapin, le pin de montagne dans les tourbières, le bouleau, le hêtre; ce
dernier devient plus abondant vers les sommets déboisés, exactement
comme dans le Jura et pour les mêmes raisons. Quant aux arbrisseaux et
sous-arbrisseaux de l’association, on peut citer : Rasa alpina L., Ribes
petraeum Jacq., Lonicera nigra L., Vaccinium Vitis-idæa L., Salix nigricans
Sm.; avec eux sont plusieurs plantes herbacées parmi lesquelles on peut
citer : Ranunculus aconitifolius L., Aconitum napellus L., Lunaria redi-
viva L., Pyrola secunda L., Silene rupestris L., Geranium sylvaticum L.,
Spiraea aruncus L., Saxifraga stellaris L.. Centaurea montana L., Son-
chus alpinus L., Angelica pyrenæa L.. Melampyrum sylvaticum L.,
Rumex montanus Desf., Polygonatum verticillatum (L.) All.. Listera cor-
data (L.) R. Brown, Polypodium rhæticum Vill.; cet ensemble végétal est
celui qu'on peut s'attendre à trouver avec l’Epicea sur les terrains felds-
pathiques tels que ceux des montagnes en question.
Si l’association dont fait partie l’Epicea dans les Hautes-Vosges est de
nature à confirmer la spontanéité de l’espèce plutôt qu’à donner des dou-
tes à son égard. il en est de même de l’état actuel des peuplements qui,
dans tous les cas, en admettant une introduction par l’homme, obligeraient
à la reporter à une date éloignée, au moins au 17% siècle. En effet il
s'agit actuellement, pour les plus vieux, d’arbres de 150 à 160 ans attei-
gnant 0,80 mm. de diamètre et 35 à 40 m. de hauteur’. D’après mes
notes il y avait déjà en 1872, il y a par conséquent 36 ans, des arbres
semblables et même plus grands? ce qui reporte l'époque de leur nais-
sance à la fin du 17e siècle.
Les documents botaniques ne sont pas très anciens; les Hautes-Vosges
ayant été tardivement abordées et les premiers botanistes qui les ont
visitées ayant, comme il arrive si souvent, porté leur attention sur les
! Renseignements se reférant à l’une des hautes vallées de la Bresse, près du
lac de Lispach, où se trouve aujourd’hui le plus grand nombre de ces beaux
arbres ; ils m out été fournis par M. Tassard, inspecteur des forêts à Remiremont,
que je suis heureux de remercier ici de son obligeance.
? À m. de diamètre et plus avec 40-45 m. de hauteur; les plus gros n'étant pas
d’ailleurs toujours les plus hauts.
720 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SER). 1908 (3)
plantes herbacées et les arbrisseaux plutôt que sur les arbres. Cependant
ces documents sont d’accord avec les observations précédentes; ainsi
Buc’hoz, le premier botaniste qui ait publié un livre relatif à la Flore de
Lorraine dit’. «On trouve encore dans les montagnes des Vosges une
espèce de sapin qui ne diffère de l’autre que par les feuilles qui sont plus
menues et par les fruits qui sont tournés en bas, il se nomme...» sui-
vent les noms de l’ancienne nomenclature. Buc’hoz élait un très médio-
cre botaniste, des assertions duquel il faut bien souvent se méfier quand
il s’agit d'espèces pour lesquelles des confusions avec d’autres sont faciles -
ou pour lesquelles il ne donne que de très vagues indications d'habitat.
Ce n’est pas le cas ici; il a visiblement observé l'arbre qu'il localise et
dont il donne une description fort incomplète mais très exacte en ce qui
concerne les organes considérés.
A une époque un peu antérieure, en Alsace, l’exact Marc Mappus? cite
l’Epicea dans les Vosges; il semble même que l’Epicea spontané ait perdu
du terrain, en Alsace, depuis le temps de Mappus, car il cite comme loca-
lité où l’arbre se trouvait les forêts d’Obernay, où il semble qu’il ne fut plus,
au milieu du siècle dernier, qu’introduit à date relativement récente.
De tout ce qui vient d’être exposé, il résulte que, si l’Epicea a été imtro-
duit par l’homme dans les Hautes-Vosges, ce serait à une époque très
ancienne; or une simple réflexion montre combien cela est peu probable.
N serait singulier, en effet, qu’on eut négligé d'introduire cet arbre dans
les Basses-Vosges où les bois, à raison des facilités d'extraction, avaient
acquis, de bonne heure, sur beaucoup de points, une certaine valeur et
où, à raison de la nature du sol, les travaux de semis et de plantation
sont le plus souvent très faciles, et qu’on eut procédé, au contraire, à une
introduction en grand sur des sols souvent très différents dans un pays alors
et pendant longtemps encore d’acces très difficile, où le bois par suite était
de si faible valeur qu’au commencement du 19e siècle encore on négligeait
le plus souvent, dans les hautes vallées, l'enlèvement de gros arbres abat-
tus par le vent. En fait, il suffit de lirelelivre important consacré par M. Pierre
Boy&° aux Hautes Chaumes des Vosges pour voir avec quelle facilité les
possesseurs de forêts se prétaient aux extensions de pâturages aux dépens
de celles-ci, aux ascensements ou défrichement également, parce que
c'était le seul moyen de tirer un revenu du sol; en plein. Conseil du Duc
Henri II, qui regna de 1608 à 1626, on «considérait ces belles futaies
comme génantes et fort nuisibles aux chaumes‘» ; et de fait, lorsqu’en
1620 on établit les premières scieries à Gérardmer, un gros sapin y
valait de 0 fr. 54 à 0 fr. 81, soit en valeur actuelle 1 fr. 60 à 2 fr. 40°.
1 Traité historique des plantes qui croissent dans la Lorraine et les Trois
Evechés Paris, Nancy, 1766, $ 1, p. 395.
2 Marci Mappi, Med. D., Historia plantarum alsaticarum, Ed. Hermann,
1742, p. 2.
8 Les Hautes Chaumes des Vosges, Paris et Nancy, 1903.
* Archives de Meurthe et Moselle, no 2758, cité dans l'ouvrage de M. Boyé,
p. 256.
5 P. Boyé, op. cit., p. 237-298.
(4) P. FLICHE. L’EPICEA DANS LES HAUTES-VOSGES 721
Un peu plus tard, sous l'influence des événements militaires el polili-
ques dont la Lorraine était le théâtre, les Chaumes elles-mêmes étaient
abandonnées à ce point, qu’en 1665 encore, les bons pâturages ne trou-
vent plus preneurs à cause de l'insécurité; elles retournent à l’état sau-
vage, c’est-à-dire qu'elles se couvrent de végétation ligneuse'; encore en
1681 la désolation est grande dans le pays, et ce n’est qu’au commence-
ment du 18me siècle qu'a lieu une véritable reprise du pâturage par les
marcaires, suivant l'expression locale pour désigner les exploitants. Il est
peu probable que dans de telles conditions on ait songé à des améliora-
tions forestières; la reprise du sol par la forêt se faisait d’ailleurs toute
seule, on vient de le voir.
Mais nous avons mieux que des raisonnements, si plausibles soient-ils,
pour élucider la question qui nous occupe; il y a des documents positifs
dont l’exposé va maintenant nous occuper. L’Epicea a un nom dans le
patois de Gérardmer ce qui est déjà une indication de l’existence ancienne
de l’arbre dans le pays, d'autant plus que ce nom fie n’a aucune analogie
avec celui du langage forestier; il en offre au contraire avec d’autres
noms populaires ainsi fuve (dans le Jura) et surtout avec l'allemand
Fichte, ce qui n’a d’ailleurs rien de surprenant; un autre arbre que per-
sonne, à coup sûr, ne suppose d'introduction articicielle dans les Hautes-
Vosges, le hêtre se nomme à Gérardmer bochon, expression qui a une
grande parenté avec l'allemand Buche. Or ce mot «fie» entre dans la desi-
gnation de plusieurs lieudits à Gérardmer; ainsi la section des Fies, les
cantons des Fies et l'envers des Fies; ainsi encore le soi-disant Pont des
Fées bien connu des touristes, sous ce nom, est en réalité le Pont des Fies,
l’Epicea abondant en effet aux environs.
Pour un de ces lieudits au moins on peut penser qu'il est fort ancien;
la section des Fies à Gérardmer est nommée dans la transaction qui
intervient en 1599 entre Charles Ill, duc de Lorraine et le chapitre de
Remiremont au sujet des hauts pâturages?. L’Epicea existait dans les
Hautes-Vosges à la fin du 16e siècle; pour les raisons indiquées plus
haut, son introduction par l’homme avant celte date est absolument
invraisemblable.
L’Epicea a d’ailleurs laissé des traces certaines de sa présence ancienne
dans le pays; lors de la grande glaciation des Vosges, à l’époque quater-
naire, il descendait dans la plaine où je l’ai trouvé représenté par son
bois, ses rameaux, ses feuilles et ses cônes à Bois l'Abbé, aux environs
d’Epinal et à Jarville®, aux portes de Nancy; très abondant dans celte
dernière localité, il s’y montrait sous une de ses formes chétives des très
1 P. Boyé, op. cit., p. 294-296.
2 P. Boyé, op. cité, p. 191.
® Note sur les lignites quaternaires de Jarville près de Nancy, GC. R. Acad.
Sc. 187.
Note sur les lignites quaternaires de Bois-l’Abbé près d’Epinal, C. R. Ac.
Sc. 1883.
122 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (5)
hautes montagnes et de l’extrême nord qu’on a quelquefois, à tort, sui-
vant moi, considérées comme espèces distinctes; il était accompagné, par
d’autres arbres, le mélèze, le Pin de montagne, le bouleau. Le premier,
par suite des modifications climatériques qui ont suivi, a disparu complé-
tement de la région vosgienne; des trois autres deux ont reculé vers le
sommet de la chaîne, sous l'influence de ces mêmes changements et de la
redoutable concurrence qu'ils rencontraient de la part du hêtre et du
sapin; l’Epicea se maintint même en bon sub-forestier en mélange avec
eux, parfois à l’état pur, lorsqu'il est arrivé dans la zone climatérique lui
convenant, c’est-à-dire à partir de 600 m. environ ; dans le canton de Gérard-
mer, pour le versant lorrain; le pin de montagne ne se maintient le plus sou-
vent que dans des stations éminemment défavorables à ses rivaux (tour-
bières et peut-être une partie de ce qui est aujourd'hui le pâturage des
Hautes Chaumes). Le bouleau, tout en restant dans la plaine au pied des
Vosges a suivi les deux essences en question jusqu’au sommet de la
chaîne ou d’ailleurs, à raison du couvert épais de ses concurrents. il se
rencontre surtout abondamment dans les stalions qui leur sont défavora-
bles : tourbières, rochers.
I serait intéressant de rechercher l’Epicea dans les tourbières à Sphaignes
des Hautes-Vosges; le mode d’exploitation de celles-ci est peu favorable à
ce genre de recherches, le sol sur lequel la tourbe a commencé à se former
n'étant pas atteint le plus souvent; cette tourbe, dans le plus important des
dépôts, celui de Rondfeing ou de Beillard, aux environs de Gérardmer, est
formée, sauf dans sa partie relativement superficielle, par des restes de
végélaux herbaces ou frutescents. J’ai été assez heureux cependant pour
trouver des restes d’Epicea dans une petite tourbière à sphaignes, au
sommet du Phény (bord du lac de Gérardmer); malheureusement les
échantillons que j’avais recueillis se sont égarés dans un déménagement;
je crois cependant me rappeler qu'ils se rapprochaient plus de la forme
actuelle des Vosges que des formes chétives trouvées dans les tourbieres
quaternaires.
De lout ce qui vient d’être exposé il me semble résulter, avec évidence,
que l’Epicea n’a pas été introduit dans les Vosges par l’homme, que c’est
avec raison, par suite, qu'on a admis pour la limite occidentale de son
aire, en France, une ligne passant par les Hautes-Vosges, le Jura et les
Alpes.
LC —
723
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMULLER, Weimar.
(Suite.)
Alnus glutinosa (L.) Gärtn. var. denticulata (C. A. Mey.) Led.
H. Winkler, Betulac., 1. c. p. 119. — Boiss. fl. Or. IV, 1180 (in syn. A. glu-
tinosæ). — Paulsen, Bot. Tidssk. 26, p. 267 (var. barbata C. A. Mey.).
Enseli, in insula Mianposchte (23. IV. 1902; no 8245; fol. et fruct.) —
In silvis ad Pire-basar et Rescht (19. I. 1892: no 4590: flor. et fruct.) —
Inter Kudum et Rustamabad (2. V. 1902; no 8245). — Huc pertinet planta
a Sintenis prope Bender-Ges. prov. Asterabad 9. XI. 1900 lecta (n° 1344 a
sub » A. barbata C. A. Mey. », det. Freyn).
Bemerkenswert ist, dass diese stattliche Erle westwärts bis nach Sam-
sun vordringt und vielleicht am ganzen Nordrand Kleinasiens anzutreffen
ist. Ich sammelte var. denticulata (C. A. M.) i. J. 1889 in Wäldern
zwischen Samsun und Amasia am Nordfuss des Ak-dagh, beim Städtchen
Ladik, 4-600 m., 23. VIN. 1889 (Bornm. n° 1272).
Salicaceæ.
* Salix acmophylla Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1183.
In latere meridionali montium Totschal, supra Ferasad, 1800 m. s. m.
(28. V. 1902; n° 8260).
Salix alba L. — Boiss. fl. Or. IV, 1185. — Buhse, Aufz. 201.
Elburs occident., in regione subalpina montium Totschal frequens; in
valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s. m. (3. VI. 1902; no 8257; pl. fem.
fruct.). — In angustiis inter Kilischim et Puli-ambu montium septen-
triones versus oppidi Kaswin (24. VI. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko;
n° 40%, indeterm.).
- 724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 (252)
var. ovalis (Wimm., Salic. Europ. p. 18; foliis brevioribus ovali-
oblongis in acumen breve subito attractis. — syn.: S. varüfolia Freyn et
Sint. Bull. Boiss. 1902, p. 907! — S. alba var. latifolia Post (1896).
Inter Rescht et Rustamabad in silvis (1. V. 1902; n° 8255, frulices
steriles.).
Die kurz- und breitblätterigen Formen der S. alba sind im Orient die
vorherrschenden und sind auch schon von Boissier und von Kotschy als
eigene Arten angesprochen worden; man vergleiche die Exsiceaten der
« S. Kassanogluensis Ky. » und die von mir als « S. alba var. Libanotica
Boiss. mss. (spec.)» vom Libanon ausgegebenen Exemplare. Auch
S. varüfolia Freyn et Sint., ebenfalls wie meine dem persischen Küsten-
saum des Kaspisees entstammend, gehört meiner Ansicht nach offenbar
in den Formenkreis der S. alba L. und ist von var. ovalis Wimm. kaum
verschieden. Zudem ist die Form der Sommerblätter nur ganz ungenügend
bekannt; diejenigen Exemplare aber, die die Blattform steriler Zweige
noch am ehesten erkennen lassen (Sint. n° 2122), sind von S. alba kaum
nennenswert abweichend. Freyn spricht die Vermutung aus, dass seine
S. varüfolia am ehesten noch eine Hybride, S. alba X pentandra, sein
könnte, ohne der Frage näher zu treten, dass es sich nur um eine Form
der S. alba selbst handele.
In subalpinis districtus Talkan ad Dschoistan, 2000 m. s. m. (28. VI.
1902; n° 8256).
Salix zygostemon Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 1187. — Kotschy n° 135.
In latere boreali alpium Totschal, ad Scheheristanek frequens, 2200 m.
s. M. (5. VI. 1902; n° 8258, steril.).
Salix Caprea L. — Boiss. fl. Or. IV, 1188. — Buhse, Aufz. 201.
In alpinis districtus Talkan (Talagon), supra Gerab in valle Serd-derre,
2600 m. s. m. (27. VI. 1902; n° 8259); species alibi in ditione a me non
observata.
Populus alba L. — Boiss. fl. Or. IV, 119%. — Buhse, Aufz. 202. —
Freyn, Sint-.Masend. 1. c. p. 908.
In silvis ad Rescht frequens, ad Kudum (1. V.1902; n° 5251) et Senger
(1. V. 1902; n° 8250; var. Caspica Bornm.).
Die in der Waldregion Nord-Persiens sehr häufige Silberpappel zeichnet
sich dadurch aus, dass die Blätter des ersten Triebes sehr bald verkahlen
und auf der Unterseite lebhaft grün gefärbt sind. Die Sintenis’schen
Exemplare von As-chabad und meine Exsiccaten aus Süd-Persien des
J. 1892 (Prov. Kerman, Rahbur; hier kaum ursprünglich wild und sehr
selten) zeigen die gleiche Eigenschaft; ich fügte den Exsiccaten den
Namen «f. virens» bei. — Davon ganz erheblich abweichend sind die
Exemplare eines Baumes, welchen ich im Dorfe Senger zwischen Rescht
und Kudum antraf. Die der Baumkrone entnommenen (sterilen) Zweige
haben ganz abnorm grosse Blätter, handgross (bis 20 cm lang und 14 cm
breit!) von länglich-eiförmiger Gestalt, am Rande nur winkelig oder ganz
seicht ausgebuchtet, an der Spitze stumpf, an der Basis seicht-herz-
förmig. Die Blattunterseite ist sehr bald verkahlend lebhaft grün. Herr
Camillo Schneider bemerkte auf der Etikette der ihm übersandten Exem-
plare « Möchte ich für eine neue Art halten ». Jedenfalls sei künftigen
Ws re
(253) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 725
Reisenden empfohlen, den Silberpappeln des südlichen Kaspiseegebietes
besondere Aufmerksamkeit zu schenken.
Populus Euphratica Oliv. — Boiss. fl.Or. V, 1194. — Buhse, Aufz. 202.
Ad ripas fluvii Schahrud inter Mendschil et Patschinar, 400 m. s. m.
(12. V. 1902; n° 8249).
Ich traf nur einige (etwa 4) Bäume dieses schon von Buhse bei Mend-
schil beobachteten in Nord-Persien sehr seltenen Gehölzes an und zwar
an der Stelle, wo die Fahrstrasse von Mendschil sich wieder dem Fluss-
ufer nähert. Strauss suchte 1. J. 1907 vergeblich nach diesen Exem-
plaren. Strauchwerk dieser Pappel bemerkte ich auch im Sefidrud-tale
in einer Kleinen Schlucht am Wege unweit (stromabwärts) der Mendschil-
brücke. — Zu berichtigen ist, dass die von Sintenis aus Turkomanien als
P. Euphratica ausgegebenen, bei Suluklu nahe der persischen Grenze
gesammelten Exemplare teilweise (n° 933) zu P. pruinosa Schrenk
gehören.
Populus nigra L. — Boiss. fl. Or. IV, 1494. — Buhse, Aufz. 202.
In subalpinis vallium totius Elburs secus rivulos; in valle Lur et
Scheheristanek, 22-2300 m. s. m. (f. typica et f. pyramidalis).
Auch hier trifft man sehr häufig Exemplare, die eine Zwischenstellung
zwischen der Pyramidenpappel und typischer Schwarzpappel einnehmen.
Leider versäumle ich, Belegstücke mitzubringen.
Juncaginaceæ.
* Triglochin palustre L. — Boiss. fl. Or. IV, 13.
In districtu Laredschan in pratis ad ripas fluvii Lar ditionis Demawend,
2450 m. s. m. (14. VI. 1902; n° 8267). — Supra Norion districtus Talkan
(Talagon), 26-2700 m. s. m. (observ.).
Potamogetonaceæ.
Potamogeton crispus L. — Boiss. fl. Or. IV, 17.
Rescht, in aquis (28. IV. 1902; n° 8262).
Potamogeton pectinatus L. — Boiss. fl. Or. V, 18. — Buhse, Liste
p. 53. — Lipsky, pl. Ghilan. L c. p. 230.
Ditionis montis Demawend in stagnis fluvii Lar, 2450 m.s.m. (44. VII.
1902; 8261).
Araceæ.
Arum virescens Stapf, Polak. Exped. I, 6. (1885).
In valle fluvii Sefidrud inter Kudum et Rustamabad, 100 m. s. m.
(2. V. 1902; n° 8263); folia tantum e loco classico. — Folia ab « Aro elon-
726 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (254)
gato M. B.» Freyn in Sint. exs. n° 1421 e flora Persiæ bor. (Asterabad)
vix diversa.
Arum Kotschyi Boiss. et Hoh. — Boiss.f. Or. V,39. — Buhse, Aufz. 206.
In montium Elburs occident. regione subalpina in valle Lur, 2200 m.
s. m. (20. VI. 1902; n° 8264).
Typhaceæ.
Sparganium ramosum Huds. — Boiss. fl. Or. V, 48.
In stagnis et ad fossas prope Rescht (28. IV. 1902; n° 8266).
Obwohl Früchte fehlen, dürfte die Pflanze mit ziemlicher Gewissheit
der im Orient vorherrschenden Unterart S. neglectum Beeby zuzurechnen
sein. — Nach Buhse’s Liste neu für das Gebiet.
Orchidaceæ.
* Orchis incarnata L. 8 holocheilos Boiss. — Boiss. fl. Or. IV, 71.
In subalpinis lateris borealis montium Totschal, ad Scheheristanek,
2200 m. s. m. (5. VI. 1902; n° 8269).
Ophrys æstrifera Stev. — Boiss. fl. Or. V, 79. — Freyn, Sint.-Masend.
l. c. p. 910.
In valle fluvii Sefidrud in declivitatibus montium supra Rudbar, 5-600 m.
s.m. (7. V. 1902; no 8270; forma br emifera Rchb. fil. teste clariss.
M. Schulze-Jena.
Een latifolia All. — Boiss. fl. Or. V, 87. — Stapf, Polak. Exped.
RO
In districtu Talkan (Talagon), ad Dschoistan, 2000 m. s. m. (27. VI.
1902; 8268).
Iridaceæ.
Iris reticulata M. B. var. histrio Foster (1892); Bornm. Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1898, Sep. 94.
Prope pagum Rustamabad vallis fluvii Sefidrud, 200 m. s. m. (12. V.
1892; no 4752; f. minor).
Blätter zu Beginn der Blüte doppelt länger als der Blütenschaft; Blüte
erheblich kleiner als bei der bisher nur aus Palästina bekannten typischen
Form.
Iris Caucasica Hoffm. — Boiss. fl. Or. V, 121. — Buhse, Aufz. 209. —
Stapf, Polak. Exped. I, 20.
(255) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 727
In regione ie montium Totschal, ad latus boreale jugi Lädd, ad
nives, 26-3000 m. s. m. (4. VI. 1902; n° 8276).
Iris Soongarica Schrenk. — Boiss. fl. Or. V, 126.
Inter Teheran et Kaswin, ad pagum Kislak, c. 1300 m. s. m. (20. V. 1902;
n° 8277). — Neu für das Gebiet.
Iris acutiloba C. A. Mey. — Boiss. fl. Or. V, 132. — Buhse,
Aufz. 209.
Transcaucasi& in collibus ad Baku (19. IV. 1902; no 8278. — Sint. ex-
sice. n° 4; 15. Ill. 1900). — Inter Rescht et Kaswin, ad radices meridio-
nales montis Charsan, inter pagos Mesrä et Agababa, 1400 m. s. m.
(13. V. 1902; no 8279).
Die Blütenfarbe ist bei dieser Art äusserst variabel, indem bald die
schmutziggelbe Farbe, bald violett vorherrscht. Bei kräftigeren Exem-
plaren (alsdann rasenbildend) sind die Faser am Wurzelschopf stärker
ausgebildet (— I. fibrosa Freyn in Bull. Herb. Boiss. IV, p. 182; 1895).
Auch I. Meda Stapf (Bot. Erg. d. Polak. Exped. I, 20; 1885) ist nach
Pichler’schen Exemplaren von Käbuterchan davon spezifisch nıcht ver-
schieden.
var. Demawendica Bornm. (v. nov.); in omnibus partibus duplo
majoribus ac in typo; floribus intense violaceis, segmenlis latioribus
magis oblusis; caulibus cum perigonio pedalibus, limbi laciniis externis
2 cm, internis 3,5 cm usque latis; rhizomatis collo valde fibroso.
In declivitatibus alpinis montium Totschal ad jugum Lädd, 25-3000 m.
s. m. (3. V. 1902; n° 8279 sub 7. Demawendica Bornm.)
Diese prächtig gefärbte stattliche {ris ist im Hochgebirge des ganzen
Elburs weit verbreitet und wurde hier bereits von Kotschy gesammelt.
Auch am Demawend ist sie noch bei 3600 m Höhe anzutreffen und eben-
so im westlichen Gebiet des Elburs bei Piastschal und Norion an den
Osthängen des Gebirgsstockes Tachti-Soleiman. Leider haben die Herrn
Leichtlin (Baden-Baden) übergebenen Pflanzen sich in der Kultur nicht
gehalten, um nach lebendem Material genauere Beobachtungen machen
zu können. Es ist nicht ausgeschlossen, dass die Pflanze von I. acutiloba
C. A. Mey. spezifisch verschieden ist. Die in Buhse’s Liste (n° 1386) als
fraglich zu I. paradoxa Stev. gestellte Pflanze aus dem Demawendgebiet
(Lar) dürfte mit grösster Wahrscheinlichkeit ebenfalls zu var. Dema-
wendica gehören, keinesfalls können aber meine Exemplare als I. para-
doxa Stev., deren äussere Perigonteile ganz anders gestaltet («lamina
minuta semiorbicularis ») sind, bezeichnet werden.
Gliadiolus atroviolaceus Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 141.
In latere meridionali montis Charsan versus Mesrä, 1500 m. s. m.
(13. V. 1902; n° 8274).
Neu für das Gebiet.
Amaryllidacee.
Galanthus nivalis L. subsp. G. Alleni Baker, 1891 (als Art, in Gard.
Chron., 3. Ser., Bd. 9, p. 298). — G. nivalis var. Redoutei Rupr., 1863. —
723 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sék.). 1908 (256)
G. latifolius Rupr. ß Alleni Baker bei Beck Wiener illustr. Gartenzeitung,
1894, p. 53, 56. — « G. nivalis ß Redoutei Regel » in Boiss. fl. Or. V, 145
(excl. planta ad Asterabad a Buhse lecta — @. nivalis subsp. G. Cilieicus
Baker, 1897 1. c. Bd. 21, p. 214 = @. nivalis ß Redoutei Regel, 1863). —
P. von Gottlieb-Tannenhain, Studien ü. d. Formen d. Gatt. Galanthus in
Abh. d. Zool. Bot. Ges. Wien, Bd. Il, Heft 4 (1904) p. 37-39, p. 33-34 et
76-77.
In silvis vallis fluvii Sefidrud, inter Rustamabad et Rudbar, in silvis
1-300 m. s: m. (12. XI. 1892; n° 4712).
Buhse’s Pflanze von Asterabad (Buhse, Aufz. 210, als G. nivalis ; Buhse.
Liste p. 39, als G. nivalis ß Redoutei Regel) gehört nach Gottlieb- Tannen-
hain somit der Unterart G. Cilicicus Baker an, vermutlich auch Sintenis.
Exemplare von Bender- (es bei Asterabad (Freyn, Sint.-Masend. 1. c.
p. 910). Meine Exemplare nähern sich in der Antherenform ein wenig
dem @. latifolius Rupr.
Sternbergia Fischeriana (Herb.) Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 146.
— Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 911.
In silvis inter Rescht et Rustamabad (11. I. 1892; n° 4720; flor.) — Ad
Rudbar, in olivetis, 300 m. s. m. (6. V. 1902; no 4720).
Neu für das Gebiet; in den östlichsten Teilen des Kaspischen Küsten-
striches neuerdings auch von Sintenis angetroffen.
Ixiolirion montanum (Labill.) Herb. — Boiss. fl. Or. V, 154. — Buhse,
Aufz. 210 (unter /. Pallası).
Ad Kaswin, 12-1300 m. s. m. (15. V. 1902; n° 8290).
Colchicaceæ.
* Colchicum speciosum Stev. — Boiss. fl. Or. V, 159. — Buhse,
Aufz. 218.
In jugo Charsan, in alpinis supra pagum Ismailabad ad nives, 18-1900 m.
s. In. (13. V. 1902; no 8272; fol. et fr.) — In fruticetis Supra Chalydescht
(18. VII. 1902, cal. Jul., leg. Alexeenko; n° 233, 241, indeterm.).
Colchicum Steveni Kunth. — Boiss. fl. Or. V, 165.
ß vernale Bornm. (syn. C. Freynii Bornm. in exsicc.); flor. Jan.-Mart.,
antheris ut in typo luteis!
Inter Rescht et Kaswin in colle supra Patschinar ad basin borealem
montis Charsan, 5-600 m. s. m. (15. I. 1892; n° 4725).
Die Pflanze weicht nur durch die spätere Blütezeit von der an der
syrischen Küste bereits im September (d. h. nach den ersten Herbstregen)
blühenden typischen C. Steveni Kunth. ab. Die Länge der (gelben) An-
(heren ist da wie dort geringem Wechsel unterworfen; die Blätter sind
äusserst schmal. Auch Buhse (ex Boiss. l. c.) sammelte bereits diese
Pflanze bei Teheran, bezw. bei Mesrä am Südhang des Charsangebirges
(Buhse, Aufz. 219), glaubte aber später (Buhse, Liste p. 39 et 53 nota ad
n° 1394) unrichtiger Weise sie mit C. falcifolium Stapf (Polak. Exped. I,
19; 1885) identifizieren zu müssen. Letzteres ist eine Art mit erheblich
(257) 93. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 729
breiteren stark wellig gerandeten Blättern (« folia lineari-lanceolata,
plicata, undulata, 10-12 mm lata »), die ich wenige Tage zuvor im Sefi-
drud-tale bei Rustamabad (13.1.1892) blühend angetroffen hatte, und
meines Erachtens von C. Szovitsii C. A. M. nicht verschieden ist. Dagegen
ist es nicht ausgeschlossen, dass die von mir im März 1889 bei Amasia
im nordöstlichen Kleinasien gesammelte, von Freyn mir irrtümlich als
«GC. montanum L. saltim Boiss. fl. Or. » bezeichnete Colchicumart mit
sehr schmalen kleinen Blütenabschnitien, je 3-4 sehr schmalen Blättern
und gelben Antheren ebenfalls in den Formenkreis der C. Stevenii Kunth
zu ziehen ist (Bornm. n° 6).
Berichtigung: Colchicum velutinum Bornm. et Kneucker Allg. Bot.
Zeitschr. 1903, n° 4 ist als C. Guessfeldianum Asch. et Schweinf. (in
Mémoires de l’Insutut Egyptien vol. II, 774-775; 1889) zu bezeichnen.
Diese durch graubehaarte Blätter vorzüglich gekennzeichnete synanthe
Art wurde von Schweinfurth zwar bereits 1. J. 1876 in der nördlichen
arabischen Wüste (bei Galälah du Sud, 1100-1300 m) entdeckt, ist aber
in Boissier’s flor. Orient. nicht mit bearbeitet worden. Bei der Be-
stimmung der Kneucker’schen Sinaipflanzen war mir genannte Abhand-
lung leider nicht zur Hand.
* Colchicum Szovitsii C. A. Mey. -— Boiss. fl. Or. V, 166. — C. faleı-
folium Stapf, Polak. Exped. I, 19; 1885. — C. varians Freyn et Bornm.
exsicc. e flora Pers. bor.-oceid.; Freyn Bull. de !’Herb. Boiss. t. V, 1897,
801-802.
In valle fluvii Sefidrud ad Rustamabad, 200 m. s. m. (13. I. 1892;
n° 4726; c. flor. et fol.).
Pichler’s Pflanze (GC. faleifolium Stapf) wurde bei Mendschil, also in
nächster Nähe meiner Fundstelle, gesammelt. Die Stapf’sche Beschrei-
bung dieser nach blütenlosen Exemplaren aufgestellten Art passt genau
auf meine Pflanze; aber auch die von mir in dem Hügelland zwischen
Kom und Sullanabad angetroffene dort sehr gemeine Zeitlose, die Freyn
als C. varians beschreibt, ist unmöglich als Art aufrecht zu erhalten und
ist in manchen Exemplaren genau mit obigem C. Szovitsu, das allerdings
sehr variabel zu sein scheint, übereinstimmend. Sehr reiches Material
dieser auch von Haussknecht als C. Szovitsii angesprochenen Art hat
Strauss aus West-Persien von vielen Standorlen eingesandt.
Liliaceæ.
* Fritillaria latifolia Willd. ß Kotschyana (Herb.) Boiss. — Boiss. fl.
Or. V, 178. — Buhse, Aufz. (F. Kotschyana Herb.)
In montium Elburs occidentalis regione alpina Piatschal ditionis alpis
Tachti-Soleiman, 3400 m. s. m. (29. VI. 1902; n° 8281; flor. et fr.).
Tulipa montana L. — Boiss.fl. Or. V,192. — Stapf, Polak. Exped.I, 16.
In valle fluvii Sefidrud in montibus supra Rudbar, 3-400 m. s. m. (7.V.
1902; no 8285). — Alpes Totschal, inter Imansade-Davud et jugum Lädd
rarissime inter var. chrysantham (observ.).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 10, 31 septembre 1908. 50
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (258)
ß chrysantha Boiss. (pro spec.). — Boiss. fl. Or. V, 193.
In declivitatibus alpinis montis Totschal inter Imamsade-Davud et ju-
gum Lädd abunde, 2600-3000 m. s. m. (29. V. 1902; n° 8282), et in vallis
Dos-derre regione alpina, 25-2900 m. s. m. (3. VI. 1902; n° 8283).
Das ganz vereinzelte Auftreten typischer einfarbig-rotblühender Formen
zwischen der dort massenhaft auftretenden T. chrysantha Boiss. beweist,
dass die gelbblühende Form nicht als Art bezeichnet werden darf,
zumal auch andere Unterschiede nicht vorliegen. — Fehlt in Buhse’s
Liste, obwohl im Elburs schon durch Kotschy (cf. Boiss. 1. c.) nachgewiesen.
* Tulipa humilis Herb. — Boiss. fl. Or. V. 199. —- syn. T. Buhseana
Boiss. Diagn. Il, 4, p. 98 (« bulbi tunicis intus lanatis » !). — T. poly-
chroma Stapf, Polak. Exped. I, 18; 1885 (ex specim. orig. Pichleriana).
In declivitatibus alpium Totschal in latere boreali inter Imamsade-Davud
et jugum Lädd. nec non in valle Dos-derre abunde, 26-3000 m. s. m.
(4. V1.1902; n° 8287). — In montosis supra Scheheristanek, 2400 m.s.m.
(13. VI. 1902; no 8286).
Meine Exsiccaten führen die irrige Bezeichnung T. violacea Boiss. ei
Buhse und var. pallida Hausskn.; beide Formen sind an den schwarz-
violetten Staubfäden von T. humilis Herb. leicht zu unterscheiden. T. po-
lychroma Stapf ist von T. humilis Herb., bezw. von der von Boissier selbst
damit vereinigten T. Buhseana Boiss. nicht verschieden. Der seidige
Wollfilz der Zwiebelschuppen ist auch bei F. Buhseana Boiss. (vergl.
Originalbeschreibung) reichlich vorhanden. Exemplare der T. Buhseana
aus Süd-Persien stimmen mit meiner Elburspflanze und mit Pichler’schen
Originalexemplaren der T. polychroma Stapf exakt überein.
Gagea reticulata (Pall.) R. et Sch. — Boiss. fl. Or. V, 208. — Buhse,
Aufz. 212. — Pascher, Consp. Gag. Asiæ, in Bull. Nat. Mosc. n° 4 (1905),
366.
Teheran, in planitie et in collibus, 12-1300 m. s. m. (18. II. 1892;
n° 4737). — In valle fluvii Sefidrud in declivis montium inter Rudbar et
Rustamabad, 2-300 m. s. m. (3. V. 1902; n° 8294). — Transcaucasiæ in
collibus prope Baku (19. IV. 1902; n° 8293) forma tepalis obtusiusculis
brevioribus ac in typo).
Gagea confusa Terrac., Bol. soc. ort. Pal. Il, 35. — G. minimoides
Pasch. Lotos 1904, 126; Consp. Gag. As. 1. c. 358.
In summis jugis alpinus Totschal, 3400 m.s.m. (11. VI. 1902; no 8295);
ibidem in valle Dosderre et ad jugum Lädd, 26-3100 m. s.m. (30. V. 1902;
n° 8298; 4. VI. 1902; no 8296); supra Imamsade Davud, 2800 m. s. m.
(30. V. 1902; n° 8297).
Gagea Soleimani Bornm. sp. nov. in Mitt. Thüring. Bot. Ver.,
n. Folge, XVIII (1903), 46 (nomen solum). — G. uliginosa Pascher var.
Soleimani Pascher, Consp. Gag. I. c. p. 371 (1905).
In frigidis nivalibus ad fines vegetationis alpis Tachti-Soleiman, ad
une vallis Häsartschal, 40-4100 m. s. m. (29. VI. 1902;
n° 8299).
Diese von mir bereits im Jahre 1903 in der Herbst-Hauptversammlung
des Thür. Bot. Ver. in Weimar vorgelegte und besprochene neue Art ist
nach Angabe des Monographen Herrn Dr. Paschers von einer neuerdings
im cilicischen Taurus aufgefundenen, erst i. J. 1904 (Lotos p. 126) als
(259) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 791
G. uliginosa Pascher beschriebenen Pflanze nicht genügend verschieden,
um sie neben dieser als eigene Spezies aufrecht erhalten zu können. Da
meiner Publikationsstelle eine Beschreibung nicht beigefügt war, so hat
mein Name dem jüngeren zu weichen, wohl aber lässt sich die Form
Nord-Persiens, ausgezeichnet durch ansehnlichere bis 14 mm grosse
Perigonabschnilte, als eigene Varietät « var. Soleimani » (Pascher, Consp.
l. c. 371; 1905) kennzeichnen. Da die Fruchtform beider Pflanzen, d.h.
sowohl der kleinblumigen Form Giliciens, als der grossblumigen Nord-
Persiens noch völlig unbekannt ist, betrachte ich es keineswegs als wahr-
scheinlich, dass beide Pflanzen diesbezüglich übereinstimmen. Auch pflan-
zen geographische Gründe sprechen dagegen. Es dürfte dies dieerste Pflanze
sein, die, noch dazu als grösste Seltenheit, d. h. äusserst lokalisiert auf-
tretend, bisher nur im Hochgebirge des Elburs und Gilieischen Taurus
gefunden wäre. Dagegen lässt sich eine Reihe endemischer Arten des
Elburs anführen, die im Cilieischen Taurus durch andere nahverwandte
(ebenfalls endemische) Arten vertreten sind. Beide Gebirge haben auch
sonst wenig gemeinsame Typen. — (@. Soleimans zählt durch die an der
Aussenseile der Perigonblätter schön rotgefärbten Blüten zu den schönsten
Arten der Gattung, erinnert dadurch lebhaft an Lloydia. Haussknecht
halle die ihm von W. Siehe zur Bestimmung übergebene Pflanze aus
Cilicien anfänglich richtig, wie auf dem Zettel der Originalpflanze seines
Herbars ersichtlich ist, als » Gagea uliginosa sp. nov.» bezeichnet, doch
änderte er später den Namen irrigerweise in Zloyda uliginosa um.
Ornithogalum Narbonense L. var. alpinum Boiss. —
Boiss. fl. Or. V, 215. — Buhse, Aufz. 214 (f. typica).
In collibus ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; no 8292).
* Ornithogalum montanum Cyr. — Boiss. fl. Or. V, 218. — Stapf,
Polak. Exp. I, 14.
Transcaucasia, in collibus ad Baku (19. IV. 1902; n° 8291; f. aprica
pedicellis brevibus horizontalibus).
Allium confusum Haläcsy, Consp. fl. Gr&c, III, 245 (190%).
In subalpinis montium Totschal, 2400 m. s. m. (9. VI. 1902; n° 8303).
— In distrietu Talkan (Talagon) montium Elburs occident., ad pagum
Dschoistan, 2000 m. s. m. (27. VI. 1902; n° 8304). — Neu für das Gebiet.
Allium atroviolaceum Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 240.
Elburs occidentalis, in districtu Talkan ad pagum Dschoistan, 2100 m.
s. m. (27. VI. 1902; n° 8314). — Ad fluvium Dschadsche-rud in sub-
alpinis prope pagum Feschend, 18-1900 m. s. m. (11. VIT. 1902; n° 8315).
— Neu für das Gebiet.
* Allium Tataricum L. fil. — Boiss. fl. Or. V, 246.
Ad basin borealem alpium Totschal in valle Scheheristanek, 23-2400 m.
s. m. (12. VI. 1902; n° 8311).
Allium scabriscapum Boiss. et Ky. — Boiss. fl. Or. V, 246. — Buhse,
Aufz. 216.
In valle fluvii Sefidrud ad Rustamabad et Rudbar, 1-300 m. s. m. nec
non supra Patschinar, 6-700 m. s. m. (2., 3. et 12. V. 1902; no 8312.) —
Ad radices meridionales alpium Totschal, prope Ferasad, 16-1800 m. s. m.
(28. V. 1902; n° 8313).
132 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1908 (260)
* Allium hymenorhizum Led. — Boiss. fl. Or. V, 248.
In alpinis montis Demawend, 35-3600 m. s.m. (16. VI. 1902; no 8310).
Allium rubellum M. B. — Boiss. fl. Or. V, 235. — Lipsky. pl. Ghilan.
l. c. p. 230.
In subalpinis alpium Totschal, ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (13.-
15. VI. 1902; no 8305). — In collibus ad Baku (19. IV. 1902;
no 8300).
+ parviflorum Led. — Boiss. fl. Or. V, 235. — Buhse, Aufz. 216.
In valle fluvii Sefidrud, ad pagum Rudbar abunde, 300 m. s.m. (5. V.
1902; n° 8309).
* Allium capitellatum Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 254.
Ad nives regionis alpine montium Totschal, 36-3800 m. s. m. (8. VII.
1902; n° 8302). — In excelsis montis Demawend, 35-3700 m. s. m. (16.
VII. 1902; n° 8301).
Allium Akaka Gmel. — Boiss. fl. Or. V, 275. — Buhse, Aufz. 216.
In regione alpina montium Totschal, ad nives vallis Dosderre, 2600 m.
s. m. (4. VI. 1902; n° 8306) et in subalpinis prope pagum Scheheristanek,
2200 m. s. m. (12. VI. 1902; n° 8307).
* Allium Derderianum Regel. — Boiss. fl. Or. V, 276 (A. hæmanthoides
Boiss. et Reut. B lanceolatum Boiss.). — Stapf, Polak. Exped. I, 13.
Elburs occidentalis in jugo alpino Kendewan ditionis pagi Asadbar,
3100 m. s. m. (23. VI. 1902; n° 8308). — Kaswin, in collinis, 12-1300 m.
s. m. (11, V, 1902; n° 8316).
Muscari longipes Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 290. — Pedicellis
fructiferis 6 cm. longis!
Prope Agababa ditionis Kaswin, 1400 m. s. m. (14. V. 1902; no 8288).
Bellevalia Elwendica Hausskn. herb. — B. paradoxa hort. (non
Boiss.). — Foliis 3-5 latiusculis et antheris luteis a B. paradoxa Boiss. fl.
Or. V, 308 diversa.
Inter Rescht et Kaswin in alpinis jugi Charsan ad nives, 2000 m. s. m.
(13. V. 1902; n? 8289).
Asparagaceæ.
Ruscus aculeatus L. — Boiss. fl. Or. V. — Buhse, Aufz. 211. — Freyn,
Sint.-Masend. I. e. p. 943.
«In declivibns siccis umbrosis prope pagum Tasiabad inter Roudar-
chane et Pulardistan » (46. VIT. 1902, cal. Jul., leg. Th. Alexeenko; n° 145,
indeterm.).
Danae racemosa (L.) Moench. — Boiss. fl. Or. V, 341. — Buhse, Aufz.
241. — Lipsky, pl. Ghilan. L. c. p. 231. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 913.
— Paulsen, Bot. Tidssk. 26 p. 262.
In valle fluvii Sefidrud in silvis inter Imamsade Haschin et Rustamabad
(43. I. 1892 ; n° 4747 et 2. V. 1902; n° 8272, c. flor.).
RE
(261) +. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 733
Smilaceæ.
Smilax excelsa L. — Boiss. fl. Or. V, 342. — Buhse, Aufz. 210. —
Lipsky, pl. Ghilan. L. c. p. 231. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 913. —
Paulsen, Bot. Tidssk. 26, p. 262.
In silvis ad Enseli, Pirebasar et Rescht ubique abunde (observ.),
Dioscoreaceæ.
Tamus communis L. — Boiss. fl. Or. V, 34%.
« Ad rupes angustiarum supra pagum Diardschan » (20. VII. 1902,
cal. Jul., leg. Alexeenko; n° 281, indeterm.). — Neu für das Gebiet.
Juncaceæ.
Luzula Forsteri Sm. — Boiss. fl. Or. V, 347. — Buhse, Aufz. 219 (sub
L. pilosa). — Freyn. Sind.-Masend. 1. c. p. 913.
In silvis ad Rescht (27. IV.1902 ; n° 8327).
Luzula multiflora (Ehrh.) Lej. — Boiss. fl. Or. V, 349. — Lipsky, pl.
Ghilan 1. c. p. 231.
In silvis ad Rescht (27. IV. 1902; no 8328).
Juncus acutus L. var. litoralis Trautv. — Buchenau, Juncaceæ (Engl.
Pflanzenreich) p. 151. — J. acuto-maritimus Ledeb. — Boiss. fl. Or. V,
362. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p, 231 (J. acutus L.). — Freyn, Sint.-
Masend. I. c. p. 913 (sub var. longibracteato Buch.).
In arenosis maritimis ad Enseli (22. IV. 1902 legi; n° 8331. — 9. VII.
1902, cal. Julian., leg. Alexeenko ; n° 36, indeterm.). — Ad Bender-Ges
(leg. Sintenis; n° 1367!)
Die Sintenis’sche Pflanze stellt nur eine etwas gedrängtblütige Form
der var. litoralis dar und hat nichts mit der Haussknecht’schen Original-
pflanze der var. longibracteatus Buch. gemein. Letztere ist übrigens eine
kaum aufrecht zu erhaltende Varietät; die Form der Kapsel ist nicht
einmal bekannt.
Gyperaceæ.
* Scirpus alpinus Schleich. — Boiss. fl. Or. V. 378.
Elburs occident., iu regione alpina montis Tachti-Soleiman, ad nives
prope Häsartschal, 40-4100 m. s. m. (29. VI. 1902 ; no 8330).
734 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (262)
Scirpus compressus (L.) Pers. — Boiss. fl. Or. V. 385.
In pratis alpinis ad fluvium Lar ditionis montis Demawend, 2600 m. s.
m. (13. VII. 1902 ; no 8329).
* Carex stenophylla Wahlenb. — Boiss. fl. Or. V, 400. — Buhse,
Aufz. 221. — Vergl. Kükenthal, Oesterr. Bot. Zeitschr. 1897, no 4.
Teheran, collibus ad Tawschan-tepe, 1300 m. s. m. (1. II. 1892; no 4797).
Die Basalscheiden sind auffallend lang und schwarzbraun (var. deser-
forum Litw.).
Carex pseudofoetida Kükenth. in Mitt. Thüring. Bot. Ver. n. F. XV,
1900, p. 4 (nomen solum); descript. in Botan. Tidsskrift, 28 (1907) p, 225,
fig. 1. — C. felida All. var. minor Kükenth. et Bornm. in Oesterr. Bot.
Zeitschr. 1897, n° 4.
In excelsis nivalibus montis Demawend, 37-3800 m. s. m. (17. VIE.
1902 ; no 8326).
In Süd-Persien fand ich diese Art i. J. 1892 etwa in gleicher Höhe des
Lalesargebirges (Prov. Kerman) auf Alpenwiesen; auch in Pamir scheint
sie nach Ostenfelds Angaben ziemlich verbreitet zu sein, ebenso in Tur-
kestan (Brotherus u. A.); im östlichen Sibirien wurde sie bereits von
Bunge gesammelt.
Carex divulsa Good. — Boiss. fl. Or. V, 403. — Stapf, Polack. Exp. I,
7. — Lipsky, pl. Ghilan. Il. ec. p. 231. — Freyn, Sint.-Masend. |. ce.
. 914.
In silvis ad Enseli (23. IV. 1902; no 8321).
Carex romota L. — Boiss. fl. Or. V, 405. — Buhse, Aufz. 221.
Rescht, in silvis versus Kudum (2. V. 1902; n° 8317).
Carex Transsilvanica Schur. — Boiss. fl. Or. V, 410. — C. de-
pressa Link B. Transsilvanica Asch. et Gr. Syn. II, 2, p. 149 (1903).
Rescht, in silvis oppidi meridiem versus (27. V. 1902; n° 8323).
Neu für die Flora Persiens. Bei Boissier 1. c. aus dem Gebiet der flora
Orientalis nur aus Lazistan (Prov. Pontus) angegeben, von mir i. J. 1899
auch in der subalpinen Region des Bithynischen Olymps, in Nadelwäldern
bei 1600 m. Höhe, angetroffen (Bornm exsicc. n° 5624).
Carex pallescens L. — Boiss. fl. Or. V, 413. — Lipsky pl. Ghilan 1. c.
p. 231.
Rescht, in humidis dumetorum (26. V. 1902; n° 8322).
Carex strigosa Huds. — Boiss. fl. Or. V, 418.
Rescht, in silvis inter Imamsade-Haschim et pagum Rustamabad (2. V.
1902; no 8318).
Nach Boissier 1. c. im Gebiet der Flora Orientalis nur bei Lenkoran in
Transkaukasien beobachtet. Nach Kükenthal (briefl.) auch von Sintinis in
Nord-Persien gesammelt, wird aber in Freyns Aufzählung nicht erwähnt.
Carex silvatica Huds. — Boiss. fl. Or. V, 421. — Buhse, Aufz. 222. —
Freyn, Sint.-Masend. 1. c. 914.
Rescht, in silvis prope Imamsade-Haschim (2. V. 1902; no 8319).
Carex diluta M. B. — Boiss. fl. Or. V, 425. — Buhse, Aufz. 222. —
Freyn, Sint.-Masend. I. c. 914.
FERN
(263) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 735
Elburs occident., in valle Lur ad pagum Getschesär, 2200 m. s. m.
(22. VI. 1902; no 8320).
* Carex paludosa Good. — Boiss. fl. Or. V, 430. — Lipsky, pl. Ghilan.
l.:c. p. 231.
Inter Enseli et Rescht, in stagnis ad Pirebasar abunde (26. V. 1902;
n° 8325).
* Carex riparia Curt. — Boiss. fl. Or. V, 830. — Buhse, Aufz. 223.
In consortio antecedenlis prope Pirebasar (26. V. 1902; n° 8324).
Meine Exemplare stellen eine vom Typus sehr abweichende bemer-
kenswerle Varietät dar mit sehr langgestrecten Schläuchen. Nach Küken-
thals briefl. Mitteilung unterscheidet sich meine Pflanze, in der ich eine
unbeschriebene Form zu erblicken glaubte, kaum von der in Süd-Amerika
verbreiteten, aber bisher nur dort beobachteten Rasse Üarex Chilensis
Brongn. (in Dup. It. bot. p. 156; 1828) — Ü. riparia Gurt. subsp. Chilensis
(Brongn.) Kükenth. in Englers Bot. Jahrb. XXVII (1889) 553 : « Vaginis
foliorum sæpissime purpurascentibus longe reticulatim fissis; squamis
clarioribus et longius aristatis; utriculis 7 mm. longis fusiformibus longius
rostratis, dentibus rostri longioribus ». Die von Buhse ebenda, dh. « bei
Recht », gesammelten Exemplare der C. riparia Gurt. sind zu prüfen, ob
sie ebenfalls dieser Varietät angehören, um festzustellen, ob im nörd-
lichen Persien diese Art event. in beiden Formen auftritt. In Süd-Amerika
(Chile, Uruguay, Argentinien, Süd-Brasilien) ist bisher nur chilensis (nicht
aber die typische Form) beobachtet worden.
Graminaceæ.
Panicum colonum L. — Boiss. fl. Or. V, 435.
In ineultis ad Teheran, 1200 m. s. m. (27. VII. "1902; n° 8332).
Neu für Persien.
Oplismenus undulatifolius (Ard.) R. et Sch. — Boiss. fl. Or. V. 442.
— Lipsky, pl. Ghilan |. c. p. 231.
Enseli, in insula Mianposchte (23. IV. 1902; n° 8335).
Erianthus Ravennæ (L.) P. de Beauv. — Boiss. fl. 0. V, 454. —
Buhse, Aufz. 233. — Stapf, Polak. Exp. I. 7
Inter Teheran et oppidum Demawend, ad fluvium Dschadsche-rud, 1400
m. s. m. (21. VII. 1902 ; no 8336).
Andropogon Ichæmum L. — Boiss. fl. Or. V, 463. — Buhse, Aufz.
233. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 231.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 3-400 m. s. m. (5. V. 1902; n° 8337).
In subalpinis montium Elburs, in valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s.
m. (4. VII. 1902; no 8339). — Distrietus Talkan (Talagon), ad pagum
Deda, 2350 m. s. m. (30. VI. 1902 ; no 8338).
* Phalaris minor Retz. — Boiss. fl. Or. V, 472. — Stapf, Polak. Exp.
[, 8
736 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (264)
| In valle fluvii Sefidrud, inter Rustamabad et Rudbar, 41-300 m. s. m.
(3. V. 1902; n? 8334).
* Phleum paniculatum Huds., 1762 (= Ph. asperum Retz, Jacq. Vill.)
ß ciliatum Boiss. — Boiss. fl. Or. Y, 482. — Ph. annuum M. B. — Buhse,
Aufz. 231 (sub Ph. aspero).
In valle fluvii Sefidrud. ad Rudbar, 300 m. s. m. (5. V. 1902; n° 8346),
et ad Patschinar, 5-600 m. s. m..(12. V. 1902; n° 8347).
Phleum alpinum L. ß commutatum Boiss. — Boiss. fl. Or.
V, 485.
Elburs occidentalis, in pratis alpinis ad Asadbar, 2600 m. s. m. (26. VI.
1902; n° 8318).
Neu für das Gebiet, jedoch im benachbarten Talysch von Buhse auf-
gefunden.
Alopecurus agrestis L. — Boiss. fl. OÖ. V, 485. — Buhse, Auf. 232. —
Slapf, Polak. Exp. 1, 8. — Lipsky, pl. Ghilan l. c. p. 231.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (87. I. 1902 ; n° 8344).
Alopecurus arundinaceus Poir. — Boiss. fl. Or. V, 487. — Buhse,
Aufz. 231 (sub À. pratensi).
Elburs occident., in pratis ad Asadbar, 2600 m. s. m. (20. VI. 1902;
n° 8345).
Alopecurus Aucheri Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 489. — Rhizomate sto-
lonifero !
Elburs occident., in trajectu Kendewan, ad nives deliquescentes,
30-3100 m. s. m. (23. VI. 1902; n° 3355). — Tachti-Soleiman, in
pralis alpinis ad fontem Pias-tschal, 34-3500 m. s. m. (58. VI. 1902;
no 8349).
* Alopecurus textilis Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 490. — Buhse, Aufz.
231 (sub. A. vaginato). — Rhizomate incrassato cæspitoso vaginis coria-
ceis firmis !
Alpes Totschal, in regionibus elatioribus, 26-2900 m. s. m. (10. VI.
1902 ; no 8351 et 8355). — Ibidem in jugo Lädd, 3100 m. s. m. (4. VI.
1902; n° 8352). — Elburs oceident., in valle Lur supra Getschesär
versus Adadbar, 2500 m. s. m. (19. VI. 1902; n° 8356) et in in jugo
Kendewan, 3000 m. s. m. (23. VI. 1902; ne 8354). — In alpinis montis
Demawend, 35-3800 m. s. m. (17. VII. 1902; n° 8356). — Inter Rescht et
Kaswin, in jugo Charsan, 2000 m. s. m. (13. V. 1902; n° 8353).
Zur selben Art, welche ich in Kleinasien auf dem Argæus n° (2585),
dem Yildisdagh bei Siwas (2500 m; n° 2587) und auf dem Sanadagh bei
Amasia (1600 m. ; n°0 2587b) sammelte, gehören auch die von Sintinis
als A. vaginatus Pall. ausgegebenen Exemplare von Gümüsch-chane
(n° 7387). Echter A. vaginatus Pall. (vaginis membranaceis tandem in
fibras solulis !) bewohnt in Kleinasien hingegen Felsabhänge der niederen
Region, so bei Amasia in 5-600 m. Höhe (Bornm. exs. n° 426).
Sn tortilis Desf. — Boiss. fl. Or. I, 504. — Lipsky, pl. Ghilan L. c.
pal
In arenosis inter Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s. m. (9. V. 1902) ;
n° 8304).
(265) 2. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 737
Stipa barbata Desf. — Boiss. fl. Or. V, 503. — Buhse, Aufz. 230 (sub
S. Arabica y Meyeriana); Liste p. 94. — Lipsky, pl. Ghilan 1. c. p. 231.
Elburs occident., ad Asadbar, 2500 m. s. m. (2. VII. 1902; n° 8366. —
In aridis ad basin meridionalem alpium Totschal, prope pagum Ferasad,
2400 m. s. m. (2. VII. 1902 ; n° 8368). — Transcaucasiæ in collibus prope
Baku (49. IV. 1902 ; n° 8367).
* 8 Arabica Trin. (spec.). — Boiss. fl. Or. V, 503 (in synon.
S. barbatæ).
in valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (3. V. 1902; n° 8365).
Oryzopsis molinioides (Boiss.) Hackel, 1903. — Boiss. fl. Or. V,
509 (Piptatherum molinioides Boiss.).
In regione alpina montium Totschal, 3800 m. s. m. (9. VII. 1902 ;
n° 8358).
Aus dem nördlichen Persien bisher nicht bekannt.
* Milium vernale M. B. ß Monteanum (Parl.) Coss. — Boiss. fl. Or.
V, 510. — Buhse, Aufz. 230 (f. 1yp.).
Enseli, in silvaticis insule Mianposchte (25. IV. 1902; n° 8359 b).
Calamagrostis pseudophragmites (Hall.) Baumg. B Persica Boiss.
— Boiss. fl. Or. V, 524-525. (C. littorea Schrad.). — C. rubella Boiss. mss.
Ad rivulos regionis subalpinæ lateris borealis montium Totschal, infra
pagum Scheheristanek. 2100 m. s. m. (9. V. 1902; n° 8360, 8361). — In
valle Lur, ad ripas fluvii Keredsch prope pagum Meidanek, 21-2200 m. s.
m. (21. VI. 1902 ; 8362).
Calamagrostis Olympica Boiss. — Boiss. fi. Or. V, 523.
In pratis humidiusculis alpinis jugi Gerdene-Bary inter Asadbar et
Gerab (Elburs occident.), 27-2800 m. s. m. (21. VI. 1902; n° 8363).
Neu für das Gebiet.
Deschampsia cæspitosa (L.) P. de Beauv. — Boiss. fl. Or.
V, 531.
Elburs occident., in valle Lur, ad Getschesär, 2200 m. s. m. (22. VI.
1902; n° 8359).
Neu für das Gebiet.
Aira capillaris Host. — Boiss. fl. Or. V, 529. — Lipsky, pl. Ghilan. I.
c. 231.
Ad Enseli (24. IV. 1902 ; n° 8377) et Rescht (27. IV. 1902 ; n° 8378).
* Trisetum rigidum (M. B.) Rœm. et Schull. — Boiss. fl. Or. V, 538.
Alpium Totschal in declivitatibus regionis subalpinæ schistosis aridis
in valle Scheheristanek, 22-2400 m. s. m. (12. 13. VI. 1902; n° 8381,
8382). — In valle Lur ad pagum Getschesär, 2200 m. s. m. (23. VI. 1902;
n° 8383). — Districtus fluvii Lar (ad Demawendum) in fauce Junesar, ad
rupes et in glareosis, 27-2800 m. s. m. (12. VIT. 1902 ; n° 8384).
Var. coloratum Bornm. (v. nov.), glumis purpurascentibus (non ut
. in iypo flavidis).
Ad Getschesär alpium Totschal hic inde in consortio f. genuinæ,
2200 m. s. m. (8. VII. 1902 ; n° 8385).
Auch in Kaukasus scheint diese Form aufzutreten ; ich sammelte einige
738 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (21e sÉR.) 1908 (266)
Halme davon beim Dorfe Mleti (zwischen Tiflis und Wladikavkas) 10. VIE.
1902. Die Blüten der kaukasischen Pflanze scheinen etwas kleiner zu
sein als bei den im Elburs weitverbreiteten und massenhaft auftretenden,
bisher nur vom Demawend nachgewiesenen Formen.
* Avena barbata Brot. — Boiss. fl. Or. V, 543. — Stapf, Polak.
Exp. 1,9.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 8380).
Transcaucasiæ in collibus ad Baku (19. IV. 1902 ; no 8379).
Arrhenatherum Kotschyi Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 551.
In rupestribus supra Patschinar (inter Rescht et Kaswin). 600 m. s. m.
(12. V. 1902; no 8389). — In alpibus Totschal utriusque lateris; supra
Ferasad in rupibus, 1760 m. s. m. (29. V. 4902; n° 8387) ad Imamsade-
Davud usque, 2600 m. s. m. (29. V. 1902; n° 8386), et in vallibus ad
Scheheristanek, 20-2400 m. s. m. (12. VI. 1902; no 8388).
Neu für das Gebiet, obwohl anscheinend allgemein verbreitet.
Cynodon Dactylon (L.) Pers. — Boiss. fi. Or. V, 554. — Buhse, Aufz.
231. — Lipsky, pl. Ghilan L. c. p. 231.
Enseli, in arenosis (IV. 1902 ; n° 5785).
* Bleusine Indica (L.) Gærtn. — Boiss. fi. Or. V, 555.
Enseli, in arenosis (5. VIII. 1902; no 8333).
Boissiera Pumilio (Trin.) Hackel in Stapf. Bot. Erg. Polak. Exp.
Pers. I (1885) 8. — B. bromoides Hochst. — Boiss. fl. Or. V, 560.
Ad basin alpium Totschal, prope Ferasad in aridis, 18-1900 m. s. m.
(28. V. 1902 ; n° 8342).
8 glabriflora Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 560.
Inter Rescht et Kaswin, ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902;
n° 8340) et in planitie inter Kaswin et Teheran ad pagum Hesarek,
1300 m. s. m. (22. V. 1902; n° 8341).
Phragmites communis Trin. — Boiss. fl. Or. V, 563.
Rescht, Enseli; ubique in stagnis (observ.; an var. ?).
Echinaria capitata (L.) Desf. — Boiss. fl. Or, V, 565.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. (27. IV. 1902; n° 8344).
(Fortsetzung folgt).
ern
739
Beiträge zur Violenflora Asiens
VON
Wilih. BECKER (Hederslehen).
Aus dem Bot. Mus. Univ. Berol. (Dahlem-Steglitz) erhielt ich eine Col-
lection asialischer Violen zur Bestimmung. Die Determination ist von dem
Grafen H. de Boissieu (Château de Varambon, Ain) und mir vorgenommen
und ergab eine Reihe neuer Formen, deren Beschreibungen wir hiermit
der Oeffenilichkeit übergeben.
Viola hondoensis W. Becker et H. de Boissieu ined.; typus in
herb. Berol.
Sect. Nomimium, subsect. Acaules stolonos&, spec. coll. V. odorata
LES
Rhizoma + crassum, stolones tenues + elongatos procum-
bentes emittens.
Folia latiora quam longa, reniformia, subacutiuscula, ad basim profundo-
cordata, ad petiolum laminamque distincte dense albido-pilosa ; lamina in
stat. floresc. 2-3 cm lata et 2'/2 cm longa.
Stipulæ late lanceolatae, ad apicem usque dense distincteque glandu-
loso-fimbriatæ, subciliatæ vel subglabræ, interdum rubescentes.
Pedunculi medium adversum suprave bibracteolati, disparse retrorsum-
hispidi, subglabri.
Sepala inferiora late ovata vel subobovala, interdum suberenala; sep.
superiora angusliora ; Omnia ad margines, dorsum appendiculasque dis-
tincte hispida.
Petala eadem forma quam in V. odorata L., violacea (dilutius?); calcar
appendices calycinas distincte superans, crassiusculum.
Ovarium pilosum ; stylus geniculatus, rostello subdeorsum directo.
Capsula globosa, trigona, dense breviter pilosa.
Floret IV. V.
Habit. : Japonia, insula Hondo, pr. urbem Aomori, ubi Abbé U. Faurie
6. V. 1898 legit.
Syn.: V.hirta var. japonica Maxim. (sec. H. de Boiss.)
Dass vorliegende Pflanze zur Gesamtart V. odorata gehört. ergibt sich
insbesondere aus der Blattform, den breiten Nebenblättern und den
dünnen, langgliedrigen Ausläufern.
H. de Boiss. gibt hierzu noch folgende Standorte an :
Japan : Kurvishi (Faurie), Nippon pr. Yokosku (Maximovic), Nikko
(Faurie). Sambongi (Faurie), Fukuyama (Faurie).
China : Su-Tchuen orientalis, pr. Tchen-Kiou-Tin (Farges).
740 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sEr.). 1908 (2)
- Viola yunnanensis W. Becker et H. de Boissieu ined. ; typus in
herb. Berol.
Sect. Nomimium, subsect. Acaules stolonosæ, sp. coll. V. serpens Wall. s. 1.
Stolones elongatos foliatos emittehs.
Folia ad basim anguste et subprofunde cordata, ovato-oblonga, longe
sensim acuminala, 4-7 cm longa et 2-3 cm lata, distincte crenata,
subdense adpresso-pilosa, petioli longitudinem subsuperantia.
Stipulæ lanceolatæ, pallide virentes, longe acuminatæ, longe fimbriatæ
præcipue ad apicem, subciliatæ.
Pedunculi supra medium bibracteolati, folia indistincte superantes.
Flores mediocres ; petala alba, oblonga, 13 mm longa; pet. infimum
subabbreviatum, brevissime calcaratum; pet. lateralia non barbata.
Sepala subulata, dense ciliata.
Calcar subrecurvatum.
Ovarium glabrum ; stylus erectus, sensim incrassatus ; styli rostellum
breve, sursum porrectum.
Habit. : China merid.. Prov. Yunnan : Môngtsze in silvis montanis,
1,600 m, ubi A. Henry sub nr. 10,685 legit. Planta in herb. Mus. bot.
berol. reservala est.
H. de Boiss. bemerkt zu ihr : Forme interméd. entre V. Hamiltoniana,
dont elles a les longs stolons, et V. Wightiana, dont elle a la pubescence;
remarquable aussi par ses grands fleurs.
Viola curvicalcarata W. Becker et H. de Boissieu ined.; typus in
herb. Berol.
Sect. Nomimium, subsect. Acaules stolonosæ, sp. collect. V. serpens
Wall. s. 1.
Stolones foliaceos emittens.
Folia ambitu ovoideo-triangularia, basi semi-aperte cordata, indistincte
acuminala, dislincte crenata, sparse pubescentia, utriusque dense
punctala, longe peliolata.
Stipulæ lineari-lanceolatæ, brunescentes, glabræ, longe remoteque
fimbriatæ; fimbriæ diametrum stipularum 2-3 plo, superiores etiam 4-5 plo
superantes.
Peduneuli folia non superantes. supra medium bibracteolati.
Sepala subulata, acuminata, glabra, basi brevissime producta.
Petala albida, omnia obovata et non emarginata; pet. lateralia inter
omnia longissima, ad marginem superiorem basalem subbarbala ; pet.
infimum breviter calcaratum.
Calcar viride, eximie curvatum vel etiam apice uncinatum, alio
modo dict. : pet. infim. ad basim extremam naviculari-esac-
catum.
Ovarium glabrum ; stylus sensim subcrassatus, apice truncatus, in
fronte sursum brevi-rostellatus, a tergo subpilosus.
Habit. : China, Schensi septentr. : Kan-y-san (Lao-y-san), ubi G. Giraldi
sub nr. 5947, 2. V. 1899 legit. Planta in herb. Mus. bot. berol. reservata est.
Violarum species ex affinitate « V. serpentis » stolonibus elongatis folia-
ceis, stipulis angustis longe fimbriatis, pedunculis distincte supra medium
bibracteolatis, petalis albidis (semper ?), calcare brevissimo + recurvato,
stylo suberassato apice truncato in fronte subsursum brevi-rostellato
distinctæ sunt. Habitatio harum specierum in India orientale ulterioreque,
China, Sumatra et Java est.
(3) W. BECKER. BEITRÄGE ZUR VIOLENFLORA ASIENS. 744
Viola Grayi X grypoceras W. Becker et H. de Boissieu hybr.
nov. ined.; typus in herb. Berol.
Zu der Verwandtschaft der V. silvestris gehören in Japan V. grypo-
ceras A. Gray, V. Grayi Fr. et Sav. und V. laciniata A. Gray. Die
typische V. silvestris (Lmk. p. p.) Rehb. wird in Japan kaum vorkommen.
Sie wird eben durch die phylogenetisch zunächst verwandte V. grypoceras
vertreten, während V. Grayi die europäische V. Riviniana Rchb. ersetzt.
Wie in Europa V. silvestris und Riviniana in Gemeinschaft wachsen und
Hybriden bilden, so kommen in Japan die beiden verwandten Formen
miteinander vor und gehen auch Mischehen ein. Es ist anzunehmen, dass
diese Bastaräbildungen wie in Europa auch in Japan häufig sind. Sie
zeichnen sich auch dort durch üppiges Wachstum aus.
Ich stelle die Kennzeichen der 3 verwandten Violen und der Hybride
nebeneinander. (Descriptio in statu florescente).
V. grypoceras
A. Gray.
Ad 10 cm usque
alta.
Folia minora, ad
4 1/2 em usque longa
lataque, e basi semi-
aperto-cordata trian-
gulari-ovala + acu-
minata vel marginibus
ad apicem directe tra-
hentibus, interdum
rotundato-ovata, spar-
se pubescentia, indis-
iinete crenata.
Stipulæ lineari-lan-
ceolalæ, brunescentes,
longissime denseque
fimbriatæ, ad 1 cm
usque longæ ; fimbriis
subsetaceis stip. lati-
tudinem subtriplo su-
perantibus,
Peıala oblonga, la-
leralia non barbata ;
pet. infimum longe
eylindrieo-ealearatum,
Rostellum styli bre-
viter adversum por-
rectum.
V. Grayi Fr. et
Savat.
Ad 45 cm usque
alta.
Folia majora, ad 2
et 21/2 em usque
longa lataque, e basi
plane cordata late
ovata vel subrenifor-
mia, subacuminata
vel obtusiuscula, dis-
tincte crenata, glabra
vel etiam pubescentia.
Stipulæ lanceolatæ,
subbrunescentes,longe
et dense fimbriatæ, ad
41/2 cm usquelongæ ;
fimbriis subulatis stip.
latitudinem duplo su-
perantibus,
Petala majora et
latiora, oblongo-obo-
vata, lateralia non
barbata ; pet. infimum
breviori-crassiusculo -
que-calcaratum.
Rostellum styli bre-
vissime sursum por-
rectum.
V. Grayi X
grypoceras.
Planta luxurians,
ad 30 em usque alta.
In foliorum stipu-
larumque forma et
magnitudine V. Grayi
proxima,
in floris forma alteri
parentium potius si-
milis.
Rostellum stylifor-
mam intermediam ha-
bet.
Planta sterilis.
V. laciniata A.
Gray.
Ad 10 cm usque
alta.
Folia minora, ad
2 cm usque lata et
41/3 cm longa, e
basi aperto-cordala
reniformia, distincte
acuminata et crenata,
glabra,
Stipul® lanceolatæ,
subbrunescentes,longe
etcontra V. Grayi non
dense fimbriatæ, ad
4 cm usque longæ ;
fimbriis subulatis la-
titudinem stip. sub-
duplo superantibus.
Petala oblonga, la-
teralia non barbata ;
pet. infimum longe
cylindrico-calcaratum.
Rostellum styli bre-
viter adversum por-
rectum,
U. Faurie Violam Grayi X grypoceras in insula Japoniæ
Nippon in herbidis inter parentes sub nr. 6225, 20. V. 1904 legit. Planta.
in herb. Mus. bot. berol. reservata est.
742 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e seR.). 1908 (4)
Viola sze-tschwanensis W. Becker et H. de Boissieu ined.
Sect. Dischidium, sp. coll. V. biflora L. s. 1.
Descriptio V. sze-tschwanensis.
Planta robuslior strictiorque, ad
25 cm usque alta.
Caulis distinete sparse hirsutus.
Stipulæ ovatæ vel oblongo-ovatæ,
acuminatæ, ad 13 mm usque longæ,
remote glanduloso-dentatæ, subpilosæ.
Folia e basi plane cordata, lato-vel
rotundiusculo-ovata, distinctissime acu-
minata, dentata, supra subglabra vel ad
nervos subpilosa, subtus distincte pu-
bescentia vel glabrescentia.
Capsula subpilosa.
Habitat. V. sze-tschwanensis :
Descriptio V. biflor. Tibeti occid.
W. Bckr. Herb. Viol. 2048.
Gracilis tenuisque, ad 20 cm usque
alta.
Caulis glaber.
Stipulæ ovatæ, acutæ, ad 4 mm us-
que longæ, integerrimæ, glabræ.
Folia e basi profunde cordata late
reniformia, distincte latissimo-rotun-
| data, repando- -dentata subcrenataque,
supra glabra, subtus ad nervos sparsis-
| sime ciliata.
|
|
Capsula glabra.
China, Sze-tschwan, pr. Ta-tsien-lu ;
J. A. Soulie VII. 1894 sub nr. 2226 legit; M. L. Vilmorin communicavit.
Planta in Mus. bot. berol. herb. reservata est.
H. de Boissieu bemerkt: V. biflora L. var. acuminata Kar. et Kir. (for-
tasse spec. distincta) ad plantam istam accedit el eam cum V. biflora
typica junget. A V. biflora differt foliis mullo majoribus ovalibus acumi-
natis (quam in V. sze-tschwanensi magis acuminalis), flore majore pallido
(in V. biflora et in V. sze-tschwanensi, ut videtur, intense luteo).
Viola rostrata Pursh sbsp. japonica W. Becker et H. de Boissieu
ined.
Stipulæ laceralo-fimbrialæ, scariosæ ; folia latiora ; calcar brevius quam
in V. roslrata f. typica.
Habit.: Japonia, Aomori, ubi U. Faurie sub. nr. 85, 30. V. 1897 legit.
Planta in Mus. bot. berol. reservata est.
An Standorten sind auf Grund des von H. d. Boissieu und mir revi-
dierten Materiales folgende zu veröffentlichen :
V. acuminata Led. (ad. sp. coll. V. caninam s. ]. pertinens). China,
Shensi septentr., am Scian-y-huo nach dem Kan-y-huo zu, südl. von Lao-
y-san, leg. G. Giraldi, 15. V. 99, Nr. 5948.
V. bulbosa Maxim. sensu amplo. China, Shensi septentr., Sciu-ian-
san am Kan-y-huo, südl. von Lao-y-san, leg. G. Giraldi, 15. V. 99, Nr. 5953.
A rapporter au V. tuberifera Franchet, elle se rapproche du V. Hookeri
Thoms. (determ. H. de Boiss.)
N na Bess. Korea: Nam-san-Seoul, leg. U. Faurie, V. 1901,
Nr. 237.
V. diffusa Ging. var. glabella H. de Boiss. Japan, Nagasaki, leg.
U. Faurie, 5. VI. 1899, Nr. 3033. -
V. Grayi Fr. et Sav. Japan. Nippon, in aren. maril. pr. Aomori, leg.
U. Faurie, 10. V. 04, Nr. 6224 ; 10. VI. 97, Nr. 88.
V. grypoceras A. Gray. Japan, Nippon circa Kobe, leg. U. Faurie,
13. IV. 04, Nr. 6229.
(5) W. BECKER. BEITRÆGE ZUR VIOLENFLORA ASIENS. 743
Viola Keiskei Miq. Japan, Yamakita, leg. U. Faurie, 8. V. 99,
Nr. 3057.
V.laciniosa A. Gray. Japan, Shimonoseki, leg. U. Faurie, 1. VE 99,
Nr. 3038; Yamakita, leg. Faurie, 8. V. 99, Nr. 3035.
V. phalacrocarpa Maxim. Japan, Aomori, leg. Faurie, V. 98,
Nr. 2476.
V. pubescens Ait. var. brevistipulata Franch. Japan, Aomori, leg.
Faurie, 17. VI. 97, Nr. 87. — Die Pflanze Ostasiens wurde von Maximovic
zur V. uniflora L. gezogen. V. pubescens und uniflora gehören einer
Collectivspecies an. Intermediäre Formen existieren. Vorliegende Form
hat zwar kleinere Stipulen; in allen anderen Teilen, besonders in der
Blaltform, gleicht sie entschieden der amerikanischen V. pubescens. Die
Süpulæ sind übrigens breiter und länger als an V. uniflora. (W. Becker.)
Y,Rossii Hemsl. China, Shensi septentr., Quan-tou-san, leg. G. Gi-
raldi, 5. V. 98, Nr. 5955 ; Hua-tzo-pin, leg. Giraldi, 20. VI. 94, Nr. 5938;
Shensi merid., Tue-lian-pin, leg. Giraldi, 20./25. VI. 94, Nr. 5937 (det.
H. de Boissieu).
V. Selkirkii Gold. Japan, Yezo (Jesso), in silv. mont. pr. Hakodate,
leg. Faurie, [. VI. 04, Nr. 6226 ; Sorachi. leg. Faurie, 12. VIT. 98, Nr. 2473.
V. Thibaudieri Fr. et Sav. Korea, in turfos. mont. pr. Kan-ouen-to,
leg. Faurie, 5. VII. 01, Nr. 304; Japan, Ebene von Kashimadai pr. Sendai
(Hondo), leg. Faurie, 8. VII. 97, Nr. 84.
V. tianschanica Maxim. China, Sze-tschwan, Ta-tsien-lu, leg.
J. A. Soulié 1894, Nr. 2225, commun. M. L. Vilmorin.
V. vaginata Maxim. (Syn. V. alata W. Bckr, Beih. bot. Ctrlbl.
Bd. XX. Abt. 2 p. 125). Japan, Aomori, leg. Faurie, 6. VI. 98, Nr. 1279 —
V. verecunda A. Gray. Japan, Aomori. leg. Faurie, 10. VI. 97, Nr.
83. — Die Pflanze trägt auf den Blättern einen Pilz, ein Synchytrium,
ähnlich oder identisch dem Synch. globosum Schroet. (Europa), H. Diedicke-
Erfurt determ.
Zur Ergänzung veröffentliche ich noch die Standorte, die in meinem
Herbar (hb. Becker) vertreten sind und die ich mir bei Revisionen notiert
habe. Letztere befinden sich meist im Herb. Mus. bot. berol. (herb. berol.)
V. Bissetii Maxim. Japan. Renkoji, Prov. Musaschi, leg. Osuma,
13. IV. 95 (hb. Bekr) ; Archipel der Riu-kiu-Inseln, Amami-o-Schima pr.
Nase, leg. Ferrié sub nr. 54, II. IV. 1897 (herb. Polytechn. Lurie.)
V.chærophylloides (Regel pr. var. V. pinnatæ). Japan, Chichihu,
leg. J. Matsumura, 24. IV. 78 (hb. Bckr); Nanokawa, Tosa, Sikok (Prov.
Jamato), leg. Osuma, 4. IV. 90 (hb. Bckr); Port Hamilton, Korea, Nan-
hou-Inseln, leg. Oldham 1863 (hb. Bekr).
V. dactyloides Roem. et Schult. Sibir. merid. pr. Minussinsk in
pinetis (hb. Bckr).
V. Keiskei Miq. Japan, Nanokawa, Tosa, Sikok, leg. Osuma, 27. IV.
94 (hb. Bckr).
V. Langsdorifii Fisch. Sibir. orient., Unalaschka, leg. Langsdorft
(hb. Bekr); Sachalin, leg. Augustinowiez (hb. Bckr).
V. Patrinii DC.
a) V. chinensis G. Don (calcar elongatum). Sibir, Amurgebiet, leg.
Korshinsky (hb. berol.); Blagowjestschensk auf Waldwiesen, leg. Karo,
VI. 98, sub. nr. 136, (hb. Bcker). — China, Tsingtau, Kiautschou in decliv.
apric., leg. R.Zimmermann (hb. berol.); Shangai, leg. E. Faber (hb. berol.);
Hongkong, leg. E. Faber (hb. berol.); Peking, leg. Bretschneider (hb.
744 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1908 (6)
berol.); Mongol. orient., Gehol, leg. A. David (hb. berol.); Prov. Hupeh,
leg. A. Henry, sub nr. 3737 (hb. berol.) — Japan, Tabata-mura (Prov.
Musaschi), leg. Osuma, 5. IV. 93 (hb. Becker) ; Kioto, leg. Hıkko (hb. be-
rol.); Yokohama, leg. Maximovic u. Dr. Naumann, X. 69 (hb. berol.);
Kagoshima leg. Döderlein (hb. berol.); Sumotorigosan, leg. Rein, V. 7%
(hb. berol.); Kiushiu, leg. Rein, IV. 75 (hb. berol.) ; Enoshima hb. berol.);
Hakone, häufig auf der Hara (hb. berol.); Port Hamilton, Nippon (hb.
berol.); Takakura, leg. Hilgendorf (hb. berol.); Tsukubasan, leg.
Hilgendorf, V. 76 (hb. berol.). — V. chinensis wächst als Unkraut im
botan. Garten zu Washington DC. und zu Cambridge Mass.; dort wurde
sie fälschlich als V. lancifolia bezeichnet, leg. Dr. Th. Holm 1907
(hb. Bckr).
b). V. Patrinii DC. «a typica Maxim. Sibiria, Amurgebiet, Zejskaja
Pristan am Zeaflusse auf nassen Wiesen, leg. Karo, VI. 99, sub. nr. 29%
(hb. Bekr); Irkutsk, selten am Kajaflüsschen, leg. Karo (hb. berol.);
Dahuria, Nertschinsk am Nertschflusse, leg. Karo 1899, sub. nr. 86 (hb.
berol.) -— Japan, Nagasaki, Kundsho-sa in pratis, f. flor. alb., leg. Maxim.
(hb. berol.! — Java, Bromo 2200 m, 16. 9. 75, leg. O. Kuntze (hb. berol.)
— Timor, leg. Forbes 1882-83, Nr. 3491 (hb. berol.)
V. Patrinii s. L ist auch in Indien vertreten. Eine genaue systema-
tische Gliederung des Formenkreises ist noch nicht erfolgt. Deshalb zähle
ich die folgenden Standorte unter der allgemeinen Bezeichnung « V. Pa-
trinu sens. lat. » auf und füge einige Kennzeichen hinzu.
V. Patrinii s. |. East Bengal, f. fol. subcord. sagitt., hb. Griffith 232
(hb. berol.); Kashmir, f. fol. æstiv. sagittatis, hb. east Ind. Comp. 196,
leg. Falconer (hb. berol.); Himalaya 1300-2600 m, f. pubescens longi-
calcarala ad V..phalacrocarpam accedens (hb. berol.); nordwestl. Himalaya,
leg. Duthie sub nr. 21 025 (hb. berol.); Tibet pr. Balti, 2300 m, hb.
Schlaginweit (hb. berol.); Kasia Hiis, f. typica Maxim., leg. Clarke sub
nr. 37221 A. (hb. berol.); Kasia Hils, f. fol. cordat. flor. purpur.. leg.
Clarke sub nr. 37235 A, Il. 85 (hb. berol.); Kasia Hils, f. fol. angust. ex
eo ad V. Gmelinianam accedens, leg. Clarke sub nr. 42887, IL 86 (hb.
berol.) ; Ceylon, f. typ. et f. longicalcarata (hb. berol.)
V. (Patrinii) chinensis G. Don f. flor. lacteis, planta glabra cal-
care subabbrevialo, ex eo ad f. typ. accedens: Tsingtau, Tatto Tung in de-
elivibus humidis graminosisque, solo arenoso-lutoso, leg. R. Zimmermann
IV. 1901 (hb. berol.)
V.phalacrocarpa Maxim. China boreal., Kansu occid., leg. Po-
tanin (hb. berol.); Prov. Yunnan in paludosis ad Mo-so-yn pr. Lankong
2200 m, leg. Delavay V. 84 (hb. berol.); Tsingtau, Kiautschou (hb. berol.)
— Japan, Renkoji, leg. Osuma 13. IV. 95 (hb. Bekr); Port Hamilton,
Nippon, (hb. berol.); Kiushiu, leg. Rein IV. 75 (hb. berol.)
V. phalacrocarpa f. glabra ad V. (Patrinü) chinensem G. Don
distincte vergens, fortasse V. chinensis X phalacrocarpa :
Japan, Formosa, leg. Wichura, IV. 1861 (hb. berol.); Takakura, leg.
Hilgendorf (hb. berol.)
V. serpens Wall. (V. Wigthiana). Ceylon pr. Nuwara Eliya auf
Gneis, leg. Cl. Bicknell 24. I. 1908 (hb. Bckr).
V. uniflora L. Tomsk in silva (hb. Bckr).
V. verecunda A. Gray. Japan, Tokio, leg. Matsumura und Osuma
hb. Bckr).
— ————
745
SPECIES HEPATICARUM
AUCTCRE
Franz STEPHANi
(Suite.)
7. Mastigobryum acutifolium St. Hedw. 1885, V, sub Bazza-
nia.
Planta pusilla rigida fusco-olivacea, aliis hepaticis consociata. Caulis ad
3 cm. longus furcatus tenuis flagellis numerosis capillaceis. Folia caulina
0,7 mm. longa dense imbricata leniter deflexa oblique patula, in plano
oblique ovata, margine antico arcuato poslico substricto, apice late acumi-
nato acuto integerrimo, interdum repando vel subbidentulo, semper arcte
decurvo. Cellulæ superæ 18 u basales 27 y trigonis ubique magnis sæpe
confluentibus, cuticula validissima. Amphigastria caulina parva, cauli
æquilata transverse inserla, subquadrata, margine obtuse angulata.
Hab. Insula Banca (leg ?). :
8. Mastigobryum angustisedens St. n. sp.
Planta parva tenera olivacea dense imbricata lateque expansa. Caulis
ad 1 cm. longus parum ramosus capillaceus flagellis longissimis validis.
Folia caulina 0,7 mm. longa imbricata recte patula disticha parum
decurva, in plano optime ligulata, ipsa basi conico angustata, brevissime
inserta, circumeirca serrulata, dorso alte papillata ceterum integra.
Cellulæ superæ 18 x basales 18 X 36 y trigonis magnis nodulosis.
Amphigastria caulina patula majuscula, caule subtriplo latiora, reniformia
transverse inserta, circumeirca crenulata ceterum levia, cellulis ut in
folio.
Hab. Java in Monte Salak; leg ?
9. Mastigobryum callidum Sande-Lac. in Steph. Hedw. 1885.
Syn. : M. intermedium Mitten (non Ldbg) J. Linn. Soc. V, p. 106.
Planta mediocris flavo-rufescens debilis, in cortice late expansa. Caulis
ad 3 cm. longus validus breviter furcatus flagellis paueis brevibus. Folia
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, Nn0 10, 30 septembre 1908. 51
.746 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
caulina 1.2 mm. longa 0,65 mm. lata, imbricata apicibus liberis, oblique
patula angulo 45° plano-disticha, parum concava in plano optime ligulata,
marginibus substrictis, apice late rotundata integerrima vel parum angu-
lala, dorso breviter inserta. Cellulæ superæ 18 y. parietibus validissimis,
versus margines magis magisque incrassatis, basales 27 X 45 y trigonis
magnis acutis. Cuticula aspera ! Amphigastria caulina imbricala trans-
verse inserta, obcuneala, appressa, apice truncala integerrima vel angu-
lata, cellulis magnis tenerrimis irregularibus.
Hab. Ceylon (Herb. Sande) (Gardner); Siam (Johannes Schmidt).
16. Mastigobryum Zollingeri L. et G. Spec. Hep., p. 91.
Planta major flavo-rufescens vel fusca, parvifolia et gracilis, rigida,
corticola. Caulis ad 6 cm. longus validus durus fuscus irregulariter multi-
ramosus, flagellis longis validis numerosis. Folia caulina 1,46 mm. longa
conferta, recte patula, plano-disticha, oblongo-triangulata, optime falcata,
basi 0,8, apice 0,33 mm. lata, rotundata subintegra vel angulala angu-
lis hic illie apiculo coronatis. Cellulæ superæ 18 y parielibus validis,
basales 27 X 45 w trigonis magnis aculis. Amphigastria parva, cauli
æquilata, rectangulata, brevissima i. e. duplo latiora quam longa inle-
gerrima, apice breviter rotundata angusteque recurva.
Hab. Java (Zollinger).
11. Mastigobryum insigne De Not. Ep. di Borneo 1874,
p. 26.
Planta major flavo-rufescens flaccida corticola. Caulis ad 8 cm. longus,
crassus debilis parum ramosus regulariter longeque furcatus, flagellis
numerosis brevibus capillaceis. Folia caulina 3,2 mm. longa, imbricata,
‘apicibus liberis, recte patula valde decurva, in plano ovato-oblonga, basi
2 min., apice 0,6 mm. lata, rotundata integra circumcirca minute serru-
lata. Cellulæ superæ 27 y. trigonis maximis angulatis, basales 27 X 54 y
parietibus maxime trabeculatis. Amphigastria caulina maxima, dense
imbricata, caule triplo latiora sinuatim inserta, subeircularia, integra
minute serrulata.
Hab. Borneo (Beccari); Amboina (Karsten); Philippinæ Insulæ (Mer-
rill.).
12. Mastigobryum Semperi St. n. sp.
Planta major flavo-rufescens flaccida, muscis consociala. Caulis ad
5 cm. longus, regulariter furcatus, validus rufescens debilis, flagellis bre-
vibus numerosis. Folia caulina 3 mm. longa, valde conferta, recte patula,
plano-disticha parum decurva, in plano ovata subsymmetrica, basi 2 mm.,
apice 0,8 mm. lata, oblique truncata vel truneato-rotundata, ubique
430
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 747
minute denticulata, basi subintegerrima. Cellulæ superæ 18 X 27 y tri-
gonis magnis nodulosis, basales 36 X 77 y trigonis maximis ovali-nodu-
losis. Amphigastria conferta imbricata, leniter patula, sinuatim inserta,
caule triplo latiora reniformia integerrima, limbo angusto hyalino margi-
mata. :
Hab. Insula Luzon (Semper).
13. Mastigobryum grandirete Si. n. sp.
Planta mediocris flavicans flaccida, muscis consociata. Caulis ad 7 cm.
longus pallidus crassus debilis regulariter furcalus, flagellis validis parum
numerosis brevibus. Folia cauiina 3,2 mm. longa, conferla subrecte
palula, in plano ovato-oblonga, parum falcata, basi 2 mm., apice 0,8 mm.
lata, marginibus minute denticulatis, apice truncata, tridentata dentibus
iriangulatis pungentibus ubique argute spinulosis. Cellulæ magnæ, api-
cales 36 y, basales 36 X 54 y trigonis magnis acutis. Amphigastria
maxima, caule subtriplo latiora conferta, transverse inserta, oblique
patula apice recurva, in plano quadraio-rotundata, cireumeirca minute
irregulariterque denticulata.
Hab. Java, Sumatra (André Wiltens).
14. Mastigobryum involutiforme De Not. Ep. d. Borneo 1874,
p. 28.
Planta mediocris olivacea, flaccida. Caulis ad 7 cm. longus pro plantæ
magnitudine tenuis regulariter longeque furcatus, flagellis brevibus vali-
dis numerosis. Folia caulina 1,6 mm. longa, recte patula, imbricata,
disticha subplana, margine postico anguste incurvo, in plano optime
higulata basi 1 mm. apice 0,53 mm. lata truncato-rotundata, apice denti-
culata, denticulis validis irregularibus, majoribus mixlis. Folia adulta
similia, apice cucullatim incurva. Cellulæ superæ 27 y parietibus validis,
‚basales 27 X 63 y, trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina magna,
caule plus duplo latiora, imbricala appressa, transverse inserta subqua-
drata, apice late truncata paucidentata.
Hab. Borneo, Sarawak. (Beccari).
Die normale Pflanze hat nicht die vom Autor. I. c. abgebildeten einge-
krümmten Blätter; es hätte jedenfalls ein ausgebreitetes Blatt mit abge-
bildet werden müssen ! Was soll man sich auch unter des Autors
Ausdruck : « folia semiovato-reniformia » denken ?
15. Mastigobryum Schwaneckei Hpe et G. Linnæa 1852,
p. 349.
Planta mediocris olivacea valida in cortice expansa, dense cæspitosa.
Caulis ad 4 cm. longus, crassus carnosus virens regulariter furcalus,
431
748 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.), 1908 Mastigobryum.
flagellis brevibus validis. Folia caulina 1,2 mm. longa, plus minus dense
imbricata, recte patula plano-disticha, strictissima, oblongo-ligulata, basi
0,53 mm., apice 0,33 mm. lata, truncato-rotundata integerrima. Cellulæ
superæ 27 y, parietibus validis, trigonis minus distinctis, basales 36 x 5% y.
trigonis maximis acutis. Amphigastria subimbricata, transverse inserta,
caule parum latiora subquadrata, marginibus repandis sublobatis, lobis
sæpe acutiusculis.
Hab. Puertorico (Schwanecke, Sintenis); Martinique (Duss); Guadeloupe
(l’'Herminier, Duss); Dominica (Elliott).
16. Mastigobryum diversicuspe (Spruce) St.
Syn. : Bazzania diversicuspis Spruce. Hep. Am. et And., p. 373.
Planta mediocris, viridis, flaccida, laxe cæspitosa, Caulis ad 4 cm.
longus parum ramosus sæpe simplex validus fuseus debilis flagellis bre-
vibus sparsis. Folia caulina 1,33 mm. longa parum imbricata, apicibus
liberis recte patula, plano disticha, anguste oblonga, basi 0,65 mm. apice
0,27 mm. lata, vix falcata obtusa vel parum repanda angulata, integer-
rima, alia abrupte acuta vel subtridenticulata. Cellule superæ 18 1
basales 18 X 36 y trigonis ubique æqualibus majusculis acutis bene
definitis nusquam confluentibus. Amphigastria caule parum latiora
transverse inserta contigua vel parum imbricata quadrato-rotundata,
apice truncata subintegerrima vel irregulariter repandula. Cellulæ ul in
foliis.
Hab. Para (Spruce). .
17. Mastigobryum fasciculatum St. n. sp.
Planta mediocris rigida olivacea dense depresso-cæspitosa, terricola.
Caulis ad 4 cm. longus validus tenax multiramosus, ramis maxime
irregularibus longe simplicibus vel brevibus furcatis, aliis attenuatis
radicantibus, flagellis numerosis validis brevibus. Folia caulina 1,25 mm.
longa, oblique patula disticha, parum decurva, in plano ovato-ligulata
parum falcata, basi 0,8 mm., apice 0,6 mm. lata, oblique truncata inte-
gerrima rarius angulatim rotundata. Cellulæ superæ 18 X 27 y. trigonis
majusculis sæpe confluentibus, basales 27 X 45 y trigonis magnis aculis
attenuatis. Amphigastria caulina magna, caule subtriplo latiora imbricata
vel contigua sinuatim inserta, circumeirca inciso-lobata, lobis brevibus
late rotundatis integerrimis.
Hab. Australia, Sydney (Goebel).
18. Mastigobryum pulvinatum St. Hedw. 1891, p. 267.
Planta minor, pallide virens ætate brunneola flaccida, in cortice dense
pulvinata. Caulis ad 2 cm. longus validus virens multiramosus flagellis
432
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUN. 749
majusculis. Folia caulina 1,06 mm. longa, imbricata recte patula valde
decurva, in plano late ovato-triangulata, basi 0,8 mm. lata, apice acuta
vel obtusa integerrima, margine antico valde arcuato, postico substricto.
Cellulæ superæ 18 y, basales 27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphi-
gastria majuscula caule duplo latiora, remota, foliis utrinque plus minus
late coalita recurvo-patula, in plano subquadrata repanda.
Hab. Africa. Kilimandscharo (Dr Hans Meyer, Uhlig) ; Usambara
(Engler).
19. Mastigobryum fallax Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd. Bat.
1863.
Syn. : M. borneense De Not. Hep. Borneo, p. 39.
Planta minor vel parva interdum valde elongata parvifolia gracillima
rigida brunnea muscis consociata. Cuulis ad 8 cm. longus parum furcatus,
sæpe simplex capillaceus fuscus rigidus flagellis longis numerosis. Folia
caulina 0,8 mm. longa, basi parum imbricata valde decurva subhomo-
malla, in plano ovala, inferne 0,5 mm., apice 0,13 mm. lata, asymmetrica,
margine postico substricto, antico e basi valde arcuala substricto, apice
emarginato-bidentato sinu lunato, dentibus parvis aculis. Cellulæ superæ
0,27 mm. basales 27 X 54 y wrigonis ubique maximis grosse angulatis,
basi sæpe late trabeculatim confluentibus. Amphigastria majuscula squar-
rose palula, transverse inserta, irregulariter quadrata, marginibus varie
repandis, hic illic inciso-lobatis, lobulis rotundatis vel obtusis vel angu-
lalis. Perianthia ovala ore setuloso setulis rigidissimis fragillimis varie
eurvatis vel strictis longiusculis. Folia floralia intima dorso breviter
coalita ad basin fere sexfida, laciniis anguste linearibus varie repandis et
angulatis. Amphig. flor. intim. liberum profunde 6 fidum laciniis angustis
plus minus profunde solutis maxime irregularibus repandis, angulatis hic
illie lacinia auctis.
Hab. Banca (van Diest. Teysman); Amboina (Teysman); Borneo (Bec-
cari).
20. Mastigobryum irregulare St. Hedwigia 1886, p. 12.
Planta pusilla olivacea rigida depresso cæspitans. Caulis ad 2 cm. lon-
gus fuscus tenax repetito-furcatus flagellis numerosis brevibus capillaceis.
Folia caulina 0,67 mm. longa recte patula imbricata, adulta subplana,
juniora valde decurva, in plano oblique ovata, margine antico curvalo pos-
tico substricto basi 0,4 mm. apice 0,15 mm. lata, normaliter bidentula
sinu parvo exciso dentibus parvis porreclis, interdum ad unum reduclis.
Cellulæ superæ 27 y basales 18 X 36 y trigonis maximis sæpe late con-
fluentibus. Amphigastria majuscula subcontigua oblique patula transverse
433
750 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryurm
inserta, e basi radiceilosa, ambitu reniformia apice integerrima repanda
et angulata.
Hab. Amboina (Teysman).
21. Mastigobryum Perrottetii St.n. sp.
Planta parva rufo-brunnea rigida muscis consociata. Caulis ad 2 cm.
longus tenuis fuscus furcatus flagellis paucis brevibus. Folia caulina
0,8 mm. longa conligua recte patula concava leniterque decurva, in
plano ovata, basi 0,5 mm. apice 0,13 mm. lata, normaliter inciso-biden-
tula (interdum acuminata acuta) dentibus obtusis sepe inæqualibus. Cel-
lulæ superæ 18 y trigonis majusculis acutis, basales 27 X35 y trigonis
magnis aculis. Amphigastria magna, imbricata, brevi basi inserta, late
elliplica, apice ad '/s incisobiloba, rima angusta lobis ovatis obtusis.
Hab. India orientalis Nilgherry Ms (Perrottet.).
22. Mastigobrym sikkimense St. n. sp.
Planta mediocris tenera pallide-virens flaceida, in rupibus humidis
laxe c&spitosa. Caulis ad 3 cm. longus tenuis virens debilis regulariter
multifurcatus, flagellis brevibus capillaceis. Folia 1,46 mm. longa, basi
vix imbricata, recte patula, plano-disticha vel leviter decurva, ovato-
oblonga, basi 0,8 mm. apice 0,2 mm. lata, exciso-bidentula, dentibus
brevibus triangulatis pungentibus porrectis. Cellulæ superæ 18 y parie-
tibus validis, basales 27x 36 y trigonis majusculis. Amphigastria remo-
tiuscula subrecte patula, cauli æquilata, transverse inserla subquadrala,
apice quadriloba, lobis rotundatis optime apiculatis.
Hab. Himalaya (Bretandeau, Stevens, Hartless).
23. Mastigobryum pulvinatum De Not. Ep. d. Borneo, p. 40.
Planta parva olivacea rigida pulvinata. Caulis ad 2 cm. longus fuscus
rigidus validus subfasciculatus, flagellis subnullis. Folia caulina 0,86 mm.
longa remota recte patula decurva in plano ovato-oblonga, subsymme-
trica, apice emarginato-bidentula. Cellulæ superæ 27 y. basales 18 36 y
trigonis ubique æqualibus majusculis acutis. Amphigastria parva cauli
æquilala transverse inserta remota subquadrata integerrima.
Hab. Borneo (Beccari).
Eine ganz verkümmerte Pflanze, die besser nicht publizirt worden
wäre.
24. Mastigobryum alpinum St. Soc. Sc. nat. de Cherbourg,
vol. 29, p. 222.
Planta mediocris flaccida rufo-brunnea, in sicco subnigra, aliis hepa-
ticis consociata. Caulis ad 6 cm. longus validus fuscus debilis parum irre-
gulariterque furcatus, flagellis posticis numerosis validis. Folia caulina
434%
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 751
parum imbricata valde decurva, subrecte patula, adulta 1,06 mm. longa
late triangulata, basi 0,7 mm. apice 0,2 mm. lata, oblique truncata irre-
gulariter tridentata, dentibus validis. Folia ramulina ovato-triangulata,
sæpe acula vel breviter bidentula. Cellulæ superæ 18 y, basales 27 X 36 u
trigonis ubique parvis acutis. Amphigastria caulina remota, patula trans-
verse inserta, caule subtriplo latiora, subrotunda integra vel repanda.
Perianthia magna cylindrica, sub apice profunde constricta, ipso apice
triloba. lobis erectis inflatis acuminatis integerrimis. Folia et amphigas-
tria floralia appressa caulinis minora similia.
Hab. China, Yunnan, Tsang-Yang-Tschang (Delavay).
Die Pflanze ist in allen Teilen ein Mastigobryum; die Kelchmündung
jedoch ist {ganz abweichend, genügt aber nicht um eine neue Gattung
zu bilden.
25. Mastigobryum bidentulum St. Soc. Sc. nat. Cherbourg,
vol. 29, p. 222.
Syn. : Mastigophora flagellaris Arnell. Rev. bryol. 1898, p. 1.
Planta parva tenera gracilis virens vel fulva, in corlice late expansa
vel aliis hepaticis consociata. Caulis ad 2 cm. longus parum furcatus, vali-
dus virens rigidus, fiagellis posticis capillaceis. Folia 0,8 mm. longa,
imbricata apicibus liberis, subrecte patula ovato-oblonga apice acuta vel
geminatim bidentula vel lunatim excisa inæqualiterque bidentata, den-
tibus brevibus acutis. Cellulæ superæ 18 y trigonis parvis sæpe con-
fluentibus, basales 2736 y trigonis magnis acutis. Amphigastria maxima
imbricala caule plus triplo latiora, transverse inserta subcireularia
appressa, concava, apice irregulariter repanda.
Hab. : China (Delavay); Altaı (Martianoff); Japan (valde communis).
26. Mastigobryum emarginatum (St.) Cooke. Trans. Conn.
Ac. 190%, vol. 12 sub Bazzania.
Syn. : M. Didericianum var. emarginatum St. Hedwigia 1885.
Planta minor brunneola flaccida museis consociala. Caulis ad 3 cm.
longus tenuis fuscus debilis, flagellis capillaceis longiuseulis. Folia
1,46 mm. longa parum imbricala, recte patula, ovala, asymmetrica, mar-
gine postico stricto, antico arcuato, basi 0,93 mm. apice 0,26 mm. lata,
emarginato-bidentata, dentibus triangulatis aculis porrectis sinu pro-
funde exciso. Cellulæ superæ 27 u basales 27 54 y trigonis magnis
nodulosis. Amphigastria remota patula caule duplo latiora, quadrato
rotundata transverse inserta sæpe laliora quam longa, apice irregulariter
repanda vel sublobata erosula.
Hab. Hawai (Didrichsen).
435
752 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
27. Mastigobryum Wiltensii Sande-Lac. in Steph. Hedw.
1886.
Planta parva fusco-virens rigida muscis consociala. Caulis ad 2 cm.
longus validus tenax repetito-furcatus flagellis longiusculis. Folia remo-
tiuscula recte patula decurvula, in plano anguste oblonga sublinearia
0,71 mm. longa, basi 0,27 mm. apice 0,13 mm. lata, parum falcata, apice
emarginato-bidentula. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis, basales
18% 36 „ trigonis majusculis acutis. Amphigastria parva, cauli æquilata
appressa, transverse inserta, ceterum rotundata integerrima, basi dense
radicellifera, radicellis disco apicali palmatifido instructis.
Hab. Sumatra, Padang (Andrée Wiltens).
28. Mastigobryum gracile Hpe et G. Linnæa 1852, p. 346,
Planta parva gracillima brunnea muscis consociata. Caulis ad 3 cm.
longus tenuis fuscus et rigidus repetito-furcatus flagellis numerosis
minutis. Folia caulina oblique patula, parva 0,4 mm. longa disticha
parum decurva, in plano ovata apice acuta vel apiculata sæpe bidentula.
Cellulæ superæ 18 y. basales 27 y parielibus validis. Amphigastria caulina
parva cauli æquilata transverse inserta, quadrato-rotundata, apice trun-
cata biloba lobis brevibus obtusis vel rotundatis.
Hab. Puertorico (Schwanecke Sintenis).
29. Mastigobryum Fendleri St. n. sp.
Planta mediocris pallide flavo-virens flaccida, laxe cæspitosa. Caulis ad
% cm. longus pallidus debilis parum ramosus flagellis paucis brevibus.
Folia caulina 2 mm. longa subrecte patula, plano-disticha parum imbri-
cata ovato-oblonga vel ligulata, apice normaliter bidentula, interdum
acula vel obtusa vel triangulala vel tridentata. Cellulæ superæ 18 y tri-
gonis magnis aculis sæpe confluentibus, basales 18 < 45 y trigonis
magnis oplime nodulosis. Amphigastria maxima 1,2 mm. lata, caule qua-
druplo latiora subrotunda, transverse inserta, integerrima appressa
imbricata.
Hab. Venezuela (Fendler).
30. Mastigobryum roraimense St. n. sp.
Planta mediocris gracilis rigida brunneola, apieibus flavescentibus,
dense cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus validus durus regulariter furca-
tus, flagellis validis breviusculis. Folia imbricata oblique patula valde
decurva, in plano ovato-oblonga 1,2 mm. longa, basi 0,65 mm. apice
0,2 mm. lata, oblique vel recte truncata, emarginato-biloba, lobis latis
acutis brevibus sinu lunato discretis. Cellulæ superæ 27 y Irigonis maxi-
mis contiguis, basales 36x54 y. grosse trabeculatæ. Amphigastria imbri-
436
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 753
cala caule duplo latiora obcuneata apice quadricrenata vel inciso-quadri-
loba, sæpe bis-biloba, lobis rotundatis integerrimis. Folia floralia magna
truncala vel exciso-bidentata, cellulis subrectangulatis validissimis, intima
bi- vel trifida, segmentis lanceolatis vel subulatis dentatis. Amphigastrium
florale intimum foliis floralibus simillimum.
Hab. Guiana, in cacumine montis Roraima (Quelch).
3l. Mastigobryum variabile Hpe et G. Linnæa 1852,
p. 348.
Planta minor gracilis parvifolia corticola. Caulis ad 5 cm. longus parum
ramosus sæpe simplex flagellis validis longiusculis. Folia caulina
0,93 mm. longa contigua recte patula disticha leviter falcata in plano
oblonga basi 0,53 mm. apice 0,27 mm. lata, emarginato-bidentula, rarius
tridentata. Cellulæ superæ 27 y basales 27 X 45 y trigonis maximis nodu-
losis. Amphigastria caulina parva remota transverse inserta reclangulala
vel plus minus rotundata integerrima. Rami masculi majusculi foliis
longiores, bracteis diandris ad 5 jugis confertis conduplicatim concavis
apice recurvis bispinosis : amphigastria magna ligulata integerrima.
Hab. Puertorico (Schwanecke); Guadeloupe (l'Herminier); Martinique
(Duss).
32. Mastigobryum Herminieri G. in Husnot, Hep. exsicc.
Antill.
Planta parva sed longa et gracillima, superne flavicans inferne rubes-
cens, aliis Hepaticis consociata. Caulis ad 8 cm. longus tenuis fragilis
pauciramosus sæpe simplex, stolonibus numerosis brevibus. Folia caulina
1,46 mm. longa conferta recte patula valde decurva, in plano anguste
oblonga leniter falcata, basi 0,6 mm. apice 0,33 mm. lata, oblique truncata
bidentata sinu levissimo dentibus acutis vel ad angulum reductis sæpe
inæqualibus, supero vulgo majore. Cellulæ superæ 18 u trigonis maximis
acutis, basales 27 54 y trigonis giganteis oplime nodulosis hic illic
confluentibus. Amphigastria patula parva, cauli æquilata transverse
inserla rectangulata, latiora quam longa apice truncata repanda subdenti-
culata. Perianthia oblongo-fusiformia ore parvo contracio breviter subu-
lato. Folia et amphigastria floralia intima oblonga, ad '/s bifida, lacınus
lanceolatis porrectis subintegris.
Hab. Guadeloupe (1’Herminier) ; Martinique (Duss).
33. Mastigobryum cuneistipulum G. L. Syn. Hep., p. 225.
Planta minor flavo-virens rigidula in cortice laxe cæspitans. Caulis ad
6 cm. longus furcatus tenuis fuscus rigidus, flagellis longis capillaceis
sparsis. Folia caulina 0,8 mm. longa parum imbricata, apieibus liberis,
437
754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Mastigobr yum.
subrecte palula vix falcata, disticha oblonga, basi 0,4 mm. apice 0,2 mm.
lata, marginibus leviter curvalis, apice plus minus inæqualiter bidentata,
rarius tridentata, dentibus late triangulatis sinu lunato. Cellulæ superæ
18 y trigonis majusculis in parietibus validis minus conspicuis, basales
27 X 45 y trigonis magnis acutis bene definitis. Amphigastria remota,
oblique palula, caule vix latiora, obcuneala apice truncata repanda.
Perianthia oblonga ore contraclo breviter angusteque lacinulato. Folia
floralia intima ovalo-oblonga recurvo-patula, ad medium bifida, utrinque
inciso-lobulata, laciniis ceterum lanceolatis porrectis acutis. Amphigas-
trium florale intimum ovalum breviter bifidum rima angusta, lobis trian-
gulatis porrectis subintegerrimis.
Hab. Jamaica (Börgesen); Martinique (Duss); St-Vincent (Breutel);
Guadeloupe (l’Herminier); Trinidad (Crüger).
34, Mastigobryum tenerum G. et Ldbg. Syn. Hep., p. 225.
Planta gracillima parvifolia, flavo-rufescens, rigidula profunde pulvi-
nata. Caulis ad 10 cm. longus tenuis fragilis longe furcatus, flagellis bre-
vibus capillaceis. Folia caulina parum imbricata vel remotiuscula subrecte
patula disticha ovato-oblonga substricta vel parum falcata, basi 0,2 mm.
apice 0,06 mm. lata emarginato-bidentula, dentibus brevibus sæpe inæ-
qualibus supero vulgo majore et longiore. Cellulæ superæ 18 y, basales
1836 y trigonis magnis aculis. Amphigastria caulina parva, cauli æqui-
lata, transverse inserla, remotiuscula, oblique patula quadrato-rotundata
integerrima.
Hab. St-Christoph (Breutel) Guadeloupe (Duss); Jamaica (Hansen, Harris).
33. Mastigobryum parvum St. n. sp.
Planta parva flavescens vel rufescens rigidula laxe intricata. Caulis ad
2 cm. longus, repelilo-furcalus capillaceus fuscus et durus flagellis longis
sparsis tenuissimis. Folia caulina 0,8 mm. longa parum imbricata recte
patula plano-disticha, ligulala oplime symmetrica basi 0,33 mm. apice
0,07 mm. lata emarginato-bidentula, dentibus acutis oblique porreclis,
parallelis, sepe inæqualibus anteriore majore, sinu exciso. Cellulæ supe-
ræ 17 y parietibus validis, basales 18x27 y trigonis magnis aculis.
Amphigastria minuta, appressa, remola cauli æquilala, transverse inserta
subquadrata apice truncata repanda.
Hab. Rio Janeiro (Glaziou 4532).
36. Mastigobryum dissodontum (Spruce) St.
Syn. : Bazz. bidens var. dissodonta Spruce. H. A. A., p. 371.
Planta minor gracilis rufescens rigida laxe cæspitosa lateque expansa.
Caulis ad 6 cm. longus tenuis fuscus repetito-furcatus, fureis longis; fla-
438
ar
Mastigobryum. RANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 75!
gellis posticis minulis tenuissimis. Folia caulina. 0,93 mm. longa conti-
gua subrecte patula, plano-disticha, ligulata vel cuneato-oblonga, basi
0,4 mm. apice 0,27 mm. lata biloba, lobis maxime variabilibus sinu recto
obtuso discretis divergentibus æquimagnis vel anteriore longiore. Cellulæ
superæ 27 y, basales 18 36 y trigonis magnis nodulosis oplime discre-
üs. Amphigastria caulina contigua caule duplo latiora, transverse inserta,
basi angustata, ad medium tri- vel quadriloba, lobis maxime diversis
acuminalis vel oblusis angustis vel late triangulatis porrectis vel diver-
gentibus vel curvatis, repandis vel angulatis. Perianthia anguste oblonga
breviter acuminata ore parvo creberrime setuloso. Amphigastrium et
folia floralia intima ad medium biloba, rima angusta lobis porrectis extus
dense lacinulatis, apice longe setaceis.
Hab. Peruvia (Spruce); Guiana (Quelch); Brasilia Santos (Horeau).
37. Mastigobryum phyllobolum (Spruce) St.
Syn. : Bazzonia phyllobola Spr. H. A. A. 1886, p. 372.
Planta minor rigida flavescens vel rufescens laxe cæspitosa. Caulis ad
3 cm. longus pluriramosus, tenuis rigidus, flagellis longiusculis capilla-
laceis numerosis. Folia 1,06 mm. longa remota oblique palula plano-
disticha, anguste-oblonga sublinearia, ubique 0,33 mm. lala, apice inciso-
bifida, lobis validis angustis porrectis, sinubus acutis vel obtusis, in
plania magis robusia interdum breviter trilobata. Cellulæ superæ 27 w
basales 2736 y trigonis magnis acutis, basi subnodulosis. Amphigas-
tria parva, cauli æquilata, oblique patula, transverve inserta libera subqua-
drata apice irregulariter lobata. Perianthia ovato-fusiformia ore laciniato.
Folia floralia intima magna ad medium anguste quadrifida, laciniis den-
ticulatis. Andræcia parva incurva, bracteis concavis erectis apice triden-
tatis vel bifidulis. Antheridia magna solitaria.
Hab. Peru (Spruce); Brasilia orientalis (Weinio, Ule).
38. Mastigobryum bidens G. et L. Syn. Hep., p. 228.
Planta minor rigida rufescens, in umbrosis olivacea, profunde cæspi-
tosa. Caulis ad 5 cm. longus, validus fuscus et durus sæpe simplex, flagel-
lis longis capillaceis numerosis. Folia 1,5 mm. longa subrecte patula,
plus minus decurva, adulta sæpe disticha contigua, apicibus liberis,
anguste ligulata substricta in aliis bene falcata, apice 0,2 mm. lata brevi-
ter emarginato-biloba, lobis porrectis auguste triangulalis acutis sinubus
excisis. Cellulæ super 27 y basales 27x45 y trigonis ubique magnis
nodulosis sæpe confluentibus. Amphigastria parva, appressa vel oblique
patula cauli æquilata transverse inserta subrectangulata, apice normaliter
breviter quadriloba, sæpe irregularia. Cellulæ ut in folio. Folia floralia
439
756 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
quadrijuga, intima I mm. longa, profundissime bifida, laciniis lanceolatis
apice setaceis marginibus externis varie breviterque lacinulalis. Amphi-
gastrium florale inlimum foliis suis æquilongum similiter bifidum, basi
utrinque unispinum, laciniis angustis inlegerrimis longissime attenuatis
apice capillaceis. Perianthia 2
Hab. Guiana (Leprieur); Peruvia (Lechler); Rio Negro (Spruce); Domi-
nica (Elliott); Puertorico (Schwanecke); Martinique (Husnot); Guadeloupe
{l’'Herminier, Duss).
39. Mastigobryum hamatum Si. n. sp.
Planta mediocris rufescens rigida hepaticis consociata. Caulis ad 5 cm.
longus pauciramosus sæpe simplex, strictus rigidus fragilis, flagellis
capillaceis brevissimis. Folia contigua 0,93 mm. longa recte patula
maxime decurva vel involuta, in plano late triangulata, symmetrica basi
0,8 mm. apice 0,13 mm. lata inciso-bidentuta, dentibus sepe inæqualibus
rarius ad unum reductis. Cellulæ superæ 18 y trigonis parvis, basales
2736 y trigonis majusculis. Amphigastria maxima remotiuscula, caule
plus triplo latiora, transverse inserta subcircularia apice varie breviterque
inciso-lobata, lobis rotundatis.
Hab. Japan (Faurie, Tamura).
40. Mastigobryum assamicum St. Hedwigia 1885 (sub Baz-
zania).
Planta mediocris flavo-virens rigida. Caulis ad # cm. longus parum fur-
calus crassus fuscus el tenax, flagellis numerosis validissimis brevibus.
Folia confertissima subplano-disticha recte patula, ovato-oblonga, vix fal-
cata, dorso caulem tegentia vel superantia, apice quam basis duplo angus-
tiora tridentata sinubus excisis, dentibus validis porrectis, medio sæpe
multo majore. Cellulæ superæ 27 y parietibus validis, basales 2754 u.
trigonis magnis subnodulosis. Amphigastria caule parum latiora, trans-
verse inserta subrotunda integerrima cellulis rectangularibus optime
seriatis validis.
Hab. Assam (Herb. Sande-Lacoste).
Li. Mastigobryum Lowii Sande Lac. in Sieph. Hedwigia
1886, V.
Planta minor, fusco-brunnea in sicco subnigra rigida et fragillima, aliis
hepaticis consociata. Caulis ad 3 cm. longus furcalus sæpe simplex, vali-
dissimus fuscus et tenax, flagellis longiusculis validis. Folia 1,2 mm.
longa imbricata decurvo-homomalla, apice maxime incurva subeircinata,
in plano ovato-triangulata bene falcata, basi 0,65 mm. apice 0,2 mm. lata,
truncata tridentata, dentibus triangulatis porrectis acutis sinubus excisis.
440
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 757
Cellulæ superæ 27 u maxime æqualiterque incrassaiæ lumine ilaque
optime poriformi, basales 54 y similiter incrassatæ, trabeculis quidem in
medio parietum interruptis. Amphigastria parva, cauli æquilata appressa,
transverse inserta, quadrato-rotundata marginibus grosse angulalis.
Hab. Borneo, in monte Kino Ballo (Low).
42. Mastigobryum olivaceum Si. n. sp.
Planta minor olivacea rigida in terra lutosa dense cæspitosa. Caulis ad
2 cm. longus tenuis fuscus et tenax, regulariter furcatus, flagellis paucis
brevibus capillaceis, Folia 1,06 mm. longa dense imbricata, recie patula
disticha parum decurva in plano-ovata parum falcata, basi 0,8 mm. apice
0,33 mm. lata truncata bidentata, dentibus brevibus late triangulatis acu-
tis, medio vulgo latiore, sinubus lunatis. Cellule superæ 18 y trigonis
parvis, basales 27 45 y, trigonis magnis acutis. Amphigastria parva
remota caule parum laliora, transverse inserta e basi obcuneala subqua-
drata, apice truncata varie incisa suberosa, cellulis teneris.
Hab. Java, in monte Gedeh. leg ?
43. Mastigobryum Gaudichaudii G. in Steph. Hedwigia
1886, I.
Planta minor flavescens vel brunnea, rigida in cortice gregaria muscis-
que consociata. Caulis ad 4 cm. longus tenuis fuscus tenax regulariter
furcatus flagellis longiusculis numerosis. Folia caulina 2,8 mm. longa
conferta recte patula plano-disticha ovata vix falcata basi 1,6 mm. apice
0,8 mm. lata pro more obtusa triangulata interdum truncata breviter tri-
dentata, dentibus acutis. Cellulæ supera 18 y trigonis magnis nodulosis,
basales 1836 y trigonis magnis aculis. Amphigastria parva, cauli
æquilata subappressa transverse inserta subquadrata integerrima apice
anguste recurva, cellulis tenuibus.
Hab. Singapore (Gaudichaud); Ceylon (Fleischer).
44. Mastigobryum Everettii St nsp.
Planta mediocris rigida flavo-rufescens, muscis consociata. Caulis ad
5 cm. longus, validus fuscus regulariter furcatus flagellis numerosis vali-
dis longiusculis. Folia 2,4 mm. longa imbricata apicibus liberis subrecte
patula, plano-disticha, oblongo-linearia parum falcata basi 1,4 mm. apice
0,4 mm. lata truncata tridentata, dentibus triangulatis acutis vel breviter
cuspidatis porrectis sinubus excisis. Cellulæ superæ rhomboidee 25 u.
parietibus validis, basales parallelogrammæ 2754 y. trigonis magnis
subnodulosis sæpe trabeculatim elongatis. Amphigastria parva quadrato-
rotundata cordatim inserta, auriculis parvis laceratis interdum subcalca-
ratis, apice plus minus rotundato irregulariter denticulato.
444
758 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
45. Mastigobryum pulchellum St. nsp.
Planta parva flavo-virens rigidula corticola. Caulis ad 2 cm. longus fus-
cus lenax validus regulariter furcatus, flagellis capillaceis brevibus. Folia
0,85 mm. longa imbricata apicibus liberis patula plano-disticha anguste
oblonga falcata, basi 0,4 mm. apice 0,27 mm. lata, marginibus æqualiter
curvatis subparallelis, dorso breviter inserta, apice brevissime tridenticu-
lata vel triangulata, angulis acutis sinubus substrictis. Cellulæ superæ
13 y leptodermes, basales 27 >< 45 u trigonis majuseulis acutis. Cuticula
aspera. Amphigastria parva remola appressa transverse inserla, subqua-
drata apice late truncata 4-5 spinosa, spinis angustis longiuseulis validis
strietis porreclis.
Hab. Samoa, Upolu (Græffe).
46. Mastigobryum inæquitextum. Si n. sp.
Planta mediocris brunneola flaccida muscis consociata. Caulis ad 4 cm
longus tennis fuscus debilis parum furcatus flagellis numerosis brevibus
capillaceis. Folia 0,93 mm longa imbricata recte patula plano-disticha,
oblongo-linearia vix falcata, basi 0,4 mm apice 0,26 mm lata, tridentata
dentibus validis porrectis subæqualibus sinubus rectis obtusis. Cellulæ
superæ 20 y parietibus validissimis, basales 2740 y trigonis magnis
aculis. Amphigastria parva cauli æquilata appressa remota obcuneala apice
repanda vel paucidentata.
Hab. Nova Guinea, Borneo (Everett); Great Natunas (Micholitz).
417. Mastigobryum densum Sande-Lac. Syn. Hep. Javan., p. 40.
Planta mediocris olivacea in cortice muscisque laxe c#spilosa. Caulis
ad 4 cm longus tenuis fuscus debilis repetito-furcatus, flagellis longis
capillaceis valde numerosis. Folia 1,2 mm longa, conferta recte palula,
subplano-disticha, falcato-linearia, basi parum ampliala apice recte trun-
cata tridenticulala. dentibus brevissimis sæpe ad angulum oblusum
reduclis sinubus ilaque levissimis. Cellulæ superæ 18 wparietibus validis,
basales 2745 y trigonis magnis acutis ; cuticula aspera. Amphigastria
minuta cauli æquilata recurvo-patula, transverse inserta rotundata mar-
gine repando-angulato.
Hab. Java (Junghuhn) ; Samoa (Reinecke, Rechinger) ; Sumatra (Mi-
cholitz) ; Malacca (Curtis).
18. Matigobryum tridens Nees. Syn. Hepat., p. 227.
Planta major olivacea vel flavo-virens, late brunneola rigida corticola.
Caulis ad 6 cm longus fuscus crassus tenax regulariter furcalus flagellis
validis longiuseulis. Folia 2,4 mm longa vix imbricata recte patula disticha,
anguste oblonga, in plano leviter falcata, basi 1,2 mm apice 0,53 mm lata
442
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 759
tridenlala, dentibus late triangulalis breviter acuminatis porrectis sinubus
rectis acutis vel obtusis. Cellulæ superæ 18 y parietibus æqualiter incras
salis, basales. 3645 y trigonis magnis altenualis. Amphigastria parva,
caule vix latiora, transverse inserta subquadrala varie repanda et angulata.
Hab. Sumatra, Java, Celebes, Nepal, Geram, Japonia meridionalis,
ubique communis. |
49. Mastigobryum sumbavense G. in. Steph. Hedwigia
1886. VI.
Planta mediocris pallide-olivacea flaccida, in cortice dense cæspilosa.
Caulis ad 3 cm longus regulariter furcatus tenuis fuscus debilis, flagellis
longis numerosis. Folia 1,06 mm longa, vix imbricata recte patula plano-
disticha, anguste ligulata vix falcata basi 0,53 mm apice 0,33 mm lata
recte truncala tridentata, dentibus brevibus acutis sinubus lunatis. Cellulæ
superæ 18 u trigonis subnullis, basales 2736 y trigonis majusculis.
Amphigastria parva, cauli æquilata vel parum latiora, libera, transverse
inserla, subquadrata, apice truncata irregulariter angulata vel pauciden-
ticulala.
Hab. Sumbava Insula (Zollinger); Nepal (Rana); Samoa (Graffe) ;
Nova Guinea (Armit, Kowald).
50. Mastigobryum patens Ldbg. Syn. Hepat. p. 221.
Syn.: M. parvistipulum Austin. Torrey Bot. Cl. V., p. 16.
Planta majuscula virens in corlice expansa. Caulis ad 6 cm longus
optime longeque furcalus fuseus validus debilis, flagellis maxime nume-
rosis validis longuisculis. Folia caulina 1,06 mm longa parum imbricata
plano-disticha subrecte patula parum falcata, optime linearia ubique fere
æquilata (0,4 mm) ipso apice parum angustata truncata tridentata, den-
tibus subæquimagnis triangulatis leviter acuminalis acutis sinubus exeisis.
Cellulæ superæ 184 parielibus validis æqualiter incrassatis, trigonis
nullis, basales 2745 u trigonis majusculis acutis. Amphigastria parva,
appressa, remotiuscula cauli æquilata transverse inserla subrectangularia
tenera, cellulis ubique exincrassalis, apice recte truncata subintegra.
Hab. Hawai, valde communis. Normanby Island (Micholitz).
51. Mastigobryum halconiensis St. n. sp.
Planta speclabilıs olivacea dense intricata pendula. Caulis ad 15 cm
longus, pro plante magnitudine tenuis viridis rigidus pauciramosus,
flagellis longis validis numerosis. Folia caulina 3,25 mm longa imbricata,
decurvo-homomalla, in plano anguste oblonga, basi 1,4 mm lala, margi-
nibus parum curvatis faleatula, apice oblique truncata grosse trilobata,
lobis anguste triangulatis aeuminatis aculis porrectis. Cellulæ super 27 1
443
760 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
trigonis majusculis nodulosis, basales 27x36 y trigonis majoribus optime
nodulosis. Amphigastria caulina remota, parva, caule vix latiora, trans-
verse inserta appressa subquadrala integerrima.
Hab. Philippinæ Insulæ, Mindoro, in monte Halcon (Merrill).
52. Mastigobryum Reinwardti Sande-Lac. Syn. Hep. Javan.,
p. 45.
Planta mediocris flavicans vel rubescens flaceida laxe intricata. Caulis
ad 6 cm longus tenuis fuscus debilis multiramosus, flagellis valde nume-
rosis longis et longissimis capillaceis. Folia caulina 1,26 mm longa con-
tigua recle patula parum falcata plano-disticha oblongo-linearia, basi
0,53 mm apice 0,27 mm lata truncata grosse tridentata, dentibus angustis
porrectis acutis sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 y parietibus validis,
basales 36x45 y trigonis magnis acutis. Amphigastria parva palula cauli
æquilata subquadrata, apice denticulis validis armata.
Hab. Manila (Semper); Nova Guinea (Loria).
Die Originalpflanze ist im Herbar des Autors nicht enthalten ; die
Manila-Pflanze hat Gottsche bestimmt und ich betrachte diese bis auf
Weiteres als das Original.
53. Mastigobryum ovistipulum St. n. sp.
Planta minor flavo-rufescens rigidula muscis consociata. Caulis ad 2 cm
longus regulariter furcatus, furcis repetitis divergentibus late flabellatus,
flagellis longis capillaceis. Folia 1,33 mm longa, oblique patula disticha,
parum decurva, in plano anguste ligulata parum falcata, basi 0,53 mm
apice 0,33 mm lata, valde oblique iruncata, trilobata, lobis porrectis paral-
lelis triangulatis acutis vel acuminatis, sinubus excisis. Cellulæ superæ
27 y, trigonis majusculis aculis, basales 27x36 y. trigonis magnis subno-
dulosis. Amphigastria parva, cauli æquilata, transverse inserla appressa
ovala integerrima.
Hab. Ceylon centralis (Fleischer).
54. Mastigobryum himalayanum Mitt. J. Linn. Soc. V.
p. 104.
Planta mediocris pallide-virens in rupibus humidis dense cæspitans.
Caulis ad 3 cm longus subtenuis pallidus rigidus carnosus pluriramosus,
flagellis paucis brevibus. Folia 1,6 mm longa contigua recte patula parum
decurva in plano oblongo-ligulata, basi 0,8 mm apice 0,33 mm lata, trun-
cata breviter tridentata, dentibus triangulatis acutis, sinubus breviter
excisis. Cellulæ superæ 27 y parietibus validis, trigonis nullis, basales
27x45 y trigonis magnis acutis. Amphigastria parva, remota cauli æqui-
lata transverse inserta, basi utrinque ampliata rotundata ceterum subqua-
Aul
Di ‘
1
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 761
drata. medio gibbosa, apice truncato denticulato recurvo; cellulæ teneræ
trigonis nullis.
Hab. Himalaya, Sikkim. (Hooker, Hartless, Stevens).
55. Mastigobryum mindorense Si.n. sp.
Planta minor gracilis olivacea, in cortice dense stratificata. Caulis ad
2 cm longus, rigidus, parum ramosus, flagellis brevibus capillaceis. Folia
0,9 mm longa, contigua vel remotiuscula oblique patula plano-disticha,
late linearia, substrieta 0,2 mm lata apice truncata trilobata, lobis anguste
triangulatis aculis porrectis sinubus excisis. Cellulæ 18 y ubique æquales,
trigonis parvis. Amphigastria parva, caule vix latiora, remola appressa,
transverse inserla subrotunda integerrima.
Hab. Mindoro (Merrill).
56. Mastigobryum pectinatum L. et G., Spec. Hepal. p. 8%.
Planta mediocris sed longa et gracilis, rufo-brunnea flaccida laxe cæs-
pitans sæpe muscis consociala. Caulis ad 5 cm longus parum ramosus
sæpe simplex, tenuis fuscus flagellis brevibus numerosis. Folia caulina
0,93 mm longa remotiuscula recte patula, disticha late lineara 0,33 mm
lata, leviter falcata apice vix angustiora truncata tridentata, dentibus sæpe
valde inæqualibus, medio vulgo multo latiore late triangulato acuto, late-
ralibus parvis brevibus acutis. Cellulæ superæ 18 x parietibus validis,
basales 36x45 LL trigonis magnis acutis. Amphigastria minula cauli vix
æquilata, subquadrata subintegra, oblique patula vel appressa.
Hab. Java, Amboina, Luzon, Borneo, Banca ubique communis.
57. Mastigobryum conophylium Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd.
Bat. 1863.
Planta mediocris, rigidula, rufescens, aliis hepaticis consociata. Caulis
ad 4 cm longus parum longeque furcatus, fuscus rigidus, flagellis longis
capillaceis valde numerosis. Folia 1,2 mm longa, basi parum imbricata
apicibus liberis, subrecte patula plano-disticha, elata basi linearia sub
apice constricta, basi 0,65 mm apice 0,27 mm lata, ipsa basi falcata
ceterum strictissima, apice truncato valide tridentato, dentibus late trian-
gulatis acutis divergentibus, sinubus rectis acutis. Cellulæ super 18x27 1,
basales 27x36 u trigonis ubique maximis subnodolosis. Amphigastria
parva, remota, cauli æquilata, transverse inserta, quadrato-rotundata,
marginibus varie angulatis vel denticulatis.
Hab. Banca in Monte Maras (van Diest); Java (v. d. Bosch).
58. Mastigobryum gibbum Sande-Lac. Syn. Hep. Javan., p. 45.
Planta mediocris fusco-brunnea, flaccida. Caulis ad 5 cm longus fuscus
debilis regulariter furcatus, flagellis longis validis parum numerosis.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 40, 30 septembre 1908. 52
762 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
Folia 1,6 mm longa basi imbricata subrecte palula plano-disticha vel
leniter decurva, e lata basi anguste oblonga haud falcata, basi 1 mm apice
0,3 mm lata recte truncata trilobata sinubus subrectis lobis late triangu-
latis equimagnis acutis porrectis. Cellulæ super 17 y trigonis magnis
nodulosis, basales 2754 y trigonis maximis ovali-nodulosis vulgo longe
trabeculatim confluentibus. Amphigastria parva remota appressa cauli
æquilala transverse inserta conica vel subquadrata basi gibbosa apice
irregulariter denticulata.
Hab. Java. (Junghuhn) (Wiltens).
Mastigobryum longidens St. Hedwigia 1886. V.
Planta mediocris pallide flavo-virens inferne fusco-brunnea muscis
consociata. Caulis ad 8 cm longus multiramosus crassus fuscus el durus
flagellis longis maxime numerosis sæpe ramosis. Folia 1,2 mm longa
imbricata disticha subrecte patula, oblongo-triangulata optime symme-
trica, basi 0,65 mm apice 0,28 mm lata, recte vel oblique truncata tri-
spinosa spinis magnis æqualiter divergentibus. Cellulæ superæ 27x54 y
basales vix longiores, trigonis magnis truncatis. Amphigastria parva,
remola, transverse inserta appressa apice recurva, reniformia circumeirca
irregulariter denticulata.
Hab. Amboina (Karsten).
60. Mastigobryum Beecheyanum St. n. sp.
Planta mediocris rigidus pallide-virens, muscis consociala. Caulis ad
3 cm. longus furcatus fusco-virens, crassus flagellis brevibus sparsis. Folia
caulina conferta recte patula plano-disticha 1,86 mm. longa, falcato-liqulata
ubique 0,8 mm. lata, apice tantum parum angustiore tridentato, dentibus
brevibus triangulatis aculis, medio vulgo latiore. Cellulæ superæ 27 y.
leptodermes, basales 365% y trigonis magnis acutis. Amphigastria cau-
lina parva remota cauli æquilata appressa, transverse inserla subquadrata
vel rotundata, apice 3-6 dentala, dentibus validis magnis minoribus mixlis
varieque curvalis ; cellulæ validissimæ trigonis majusculis.
Hab. Insula Oahu (Beechey).
61. Mastigobryum siamense Si. n. sp.
Planta minor rufo-brunnea rigidissima, laxe cæspitosa. Caulis ad 3 em.
longus, regulariter furcatus tenuis fuscus rigidus, flagellis numerosis
brevibus capillaceis. Folia caulina 1,33 mm. longa decurva. imbricata,
apicibus liberis, recte patula, in plano late triangulata, valde asymmetrica,
margine postico substriclo, antico maxime arcuato, apice truncalo triden-
tato, dentibus magnis anguste triangulatis acutis divergentibus, sinubus
reclis oblusis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis truncalis basales
446
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 763
27x45 y. trigonis maximis truncatis. Culicula aspera. Amphigastria parva
caule vix laliora transverse inserta reniformia integerrima apice anguste
recur vo.
Hab. Siam (Herb. Bescherelle).
62. Mastigobryum deciduum Spruce. Hep. Am. And., p. 372.
Planta minor sed longa et gracilis rufo-badia apice virescens profunde
cæspitosa, corticola. Caulis ad 6 cm. longus tenuis fuscus multiramosus,
ramis longis etiolatis, flagellis sparsis brevibus. Folia remota 0,95 mm.
longa, subrecte patula plano-disticha, ovato-oblonga, basi 0,46 mm., apice
0,13 mm. lata, haud falcata, margine postico stricto antico leviter arcuato,
apice oblique truncato, dentibus aculis inæqualibus, anteriore vulgo
majore, hic illic recte truncata, dentibus æquimagnis porrectis sinubus
excisis. Cellulæ superæ 18 y basales 2740 y. trigonis ubique majusculis
acutis bene definitis nusquam confluentibus. Amphigastria dissila, parva,
caule vix latiora, transverse inserta appressa oblongo-rectangulata, apice
truncato-rotundata repanda. Folia floralia intima (juvenilia) ovata apice
profunde 4-5 fida, laciniis e lata basi acuminatis inæqualibus integerrimis.
Amphigastrium florale intimum valde concavum in plano late ovalum,
apice recurvo breviter acuminato integro vel bifido, marginibus minute
crenalis.
Hab. Peruvia in monte Tunguragua (Spruce); Guiana in cacumine
monlis Roraima (Quelch).
63. Mastigobryum Krugianum St. Hedw. 1888, p. 300.
Planta minor, olivacea gracilis debilis muscis consociata. Caulis ad
% cm. longus tenuis fuscus pauciramosus flagellis brevibus numerosis.
Folia À mm. longa parum imbricata apieibus liberis, recte patula plano-
disticha oblongo-cuneata, basi 0,6 mm., apice 0,3 mm. lata, asymmetrica,
margine poslico substricto, antico leviter arcuato, apice recte vel oblique
(runcato, tridentato, dentibus brevibus æquimagnis acutis, sinubus
lunatis. Cellulæ superæ 18 y basales 18 X 36 y, trigonis ubique magnis
aculis. Amphigastria parva, cauli vix æquilata oblique patula subquadrata,
apice truncato-rotundata interdum brevissime paucilobulata.
Hab. Santo Domingo (Eggers).
64. Mastigobryum elegantulum G. Ann. sc. nat. 1864,
p. 141.
Planta gracilis rigida pallide virens muscis consociata. Caulis ad 5 cm.
longus vage pauciramosus fuscus rigidus flagellis paucis brevibus capil-
laceis. Folia 1 mm. longa imbricata apicibus liberis, recle patula disticha
parum decurva, in plano ovato-triangulata, basi 0,65 mm., apice 0,2 mm.
447
764 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 Mastigobryum.
lala, asymmetrica, margine postico substricto, antico e basi semirolunda
substricto, apice oblique truncato tridentato, dentibus brevibus inæqua-
libus supero vulgo majore, sinubus plus minus lunatis. Cellulæ superæ
27 y lrigonis magnis subnodulosis, basales 27 X 45 y trigonis mino-
ribus. Amphigastria parva cauli æquilata, remota oblique patula trans-
verse inserla subquadrata, apice 3-4 lobulata, lobulis brevibus obtusis,
Folia floralia intima conduplicatim concava appressa biloba, lobo antico
ovato obtuso crenato, postico ad ‘/: bifido, laciniis lanceolatis crenatis
longe attenuatis. Amphigastrium florale intimum late cordatum, ad ?/s
bifidum, laciniis triangulatis porrectis longe attenualis, grosse crenato-
dentalis, rima angusta subintegra discretis.
Hab. Jamaica (Rehder).
65. Mastigobryum tenue St. n. sp.
Planta minor sed longa et gracilis parvifolia rufo-brunnea aliıs hepa-
ticis consociata. Caulis ad 6 cm. longus, tenuis fuscus et tenax parum
furcatus sæpe simplex, flagellis valde numerosis longis capillaceis. Folia
1 mm. longa, basi imbricata ceterum libera oblique patula decurvo-
homomalla, in plano ovato-triangulata basi 0,7 mm., apice 0,35 mm. lata,
vix falcata, apice trilobata, sinubus subrectis obtusis, lobis triangulatis
leviler divergentibus (folia itaque sub apice constricta) medio vulgo
majore, sæpe oblique truncata et lobo supero longiore. Cellulæ superæ
27 y, basales 27 X 54 y trigonis maximis nodulosis. Amphigastria caule
vix latiora transverse inserta, patula subquadrata apice vulgo inciso-
biloba, lobis rotundatis vel brevissime bilobis. Folia floralia et amph.
florale intima anguste oblongo apice bifidula, margine cellulis prominulis
crenala.
Hab. Guadeloupe (l’Herminier).
66. Mastigobryum tricuspidatum St. n. sp.
Planta minor sed longa et gracilis flavo-rufescens rigida muscicola.
Caulis ad 8 cm. longus tenuis rigidus superne multiramosus subfascicu-
latus, flagellis creberrimis longiusculis capillaceis. Folia basi parum
imbricata subrecte patula valde decurva, in plano oblonga vix falcata
1,46 mm. longa, basi 0,65 mm., apice 0,4 mm. lata truncala grosse tri-
cuspidata sinubus excisis, lobis cuspidatis acutis leniter divergentibus.
Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis nodulosis, basales 36 X 54 y. tri-
gonis maximis nodulosis. Amphigastria parva, cauli æquilata patula,
transverse inserta subquadrata vel parum latiora quam longa, apice late
rotundata subintegerrima.
Hab. Guiana gallica (Quelch.).
448
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 765
67. Mastigobryum verticale St.n. sp.
Planta pusilla gracillima, hepaticis consociata. Caulis ad 2 cm. longus
pro plantæ magnitudine crassus, fuscus carnosus, regulariter furcalus,
flagellis brevibus capillaceis. Folia 1,06 mm. longa, verticaliter inserta,
recle palula disticha, in plano late triangulata, basi 0,65 mm., apice
0,2 mm. lata, sub apice abrupte angustata, ipso apice irregulariter tri-
lobata, lobulis parvis obtusis sæpe ad 2 reduclis. Cellulæ superæ 27 ı
basales 36 X 54 y trigonis maximis nodulosis. Amphigastria parva,
caulis latitudinem vix excedentia transverse inserta subrotunda integer-
rima patula.
Hab. New Zealand, Great Barrier Island (Kirk).
Die Pflanze ist eine echte antarctische Form, fleischig und zähe in
allen Theilen und höchst ausgezeichnet durch die fast verticale Anhef-
tung der Blätter.
68. Mastigobryum marginatum St. n. sp.
Planta sterilis mediocris flavo-virens flaccida corticola. Caulis ad 4 cm.
longus crassus parum ramosus, flagellis parvis parum numerosis. Folia
caulina 2 mm. longa inferne 1 mm. lata apice duplo angustiora, ovato-
oblonga, parum falcata apice truncata trilobata, lobis æquilongis (medio
latiore) porrectis breviter acuminatis, cellulis prominulis minute crenu-
latis. Cellulæ superæ 18 u parietibus crassis, basales 27 X 54 y, trigonis
magnis in parietibus validis. Amphigastria conferta foliis breviter coalita
subrecte patula, rotundato-quadrata transverse inserta, marginibus late-
ralibus paucidentatis, apicalibus dense irregulariterque dentatis. Cellulæ
inferiores maxime trabeculatæ, marginales magnæ tenerrimæ, lünbum
hyalinum valde distinctum formantes.
Hab. Nova Caledonia (Lerat).
69. Mastigobryum morokense st. n. sp.
Planta mediocris olivacea flaccida muscis consociala. Caulis ad 4 cm.
longus repetito-furcatus fuscus rigidus flagellis paucis parvis. Folia caulina
1,73 mm. longa parum imbricata apicibus liberis, recte palula plano-
disticha anguste oblonga, basi 0,8 mm. apice 0,33 mm. lata, trispinosa
spinis validis angustis divergentibus sinubus subplanis. Cellulæ supe-
ræ 18 X 28 y parietibus validissimis, mediæ 13 X 13 u parietibus
tenuibus, basales 18 X 26 u trigonis acutis majusculis. Amphigastria
remota, foliis breviter coalita subquadrata caule parum latiora apice
truncata 4-5 spinosa, spinis triangulatis longe attenuatis inæqualibus
porrectis.
Hab. Nova Guinea, Moroka (Loria).
449
NOTE PRES ER TR 7 EL TE
Nat LS
766 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Mastigobryum.
70. Mastigobryum Kowaldii St. n. sp.
Planta mediocris olivacea tenera flaccida. Caulis ad 6 cm. longns vali-
dus viridis carnosus multiramosus flagellis numerosis longis capillaceis.
Folia 2,4 mm. longa imbricata subrecte patula disticha sublinearia in
plano vix falcata, basi 0,8 mm., apice 0,6 mm. lata, truncata trispinosa,
sinubus late lunatis, spinis brevibus acutis divergentibus. Cellulæ super&
18 y parielibus validis, basales 27 X 45 y trigonis magnis acutis sub-
nodulosis, cuticula aspera. Amphigastria foliis parum coalita transverse
inserta, brevissima vix patula, plus duplo latiora quam longa, apice late
rotundata irregulariterque spinulosa.
Hab. Nova Guinea, Yule Ms 7000’ (Kowald).
71. Mastigobryum rigidum St. n. sp.
Planta mediocris flavicans vel flavo-virens, in cortice late expansa
rigida. Caulis ad 6 cm. longus crassus et durus pallidus, superne regu-
lariter furcatus flagellis longis capillaceis. Folia 1,86 mm. longa, conferta
recle patula decurvula, in plano late oblonga, parum falcata, basi 1,06 mm.,
apice 0,46 mm. lata truncata, sæpe subintegra, normaliter brevissime tri-
dentata, denlibus et sinubus latis acutis. Cellule superæ 18 y parietibus
validis, basales 27 X 54 y trigonis magnis acutis sæpe longe trabeculatis.
Amphigastria parva, cauli æquilata foliis utrinque breviter coalita, apice
recurva subrevolula, in plano subquadrala repanda apice recte truncata
leviter angustata.
Hab. Great Natunas (Micholitz).
72. Mastigobryum apiculatum St. n. sp.
Planta mediocris pallide-virens, in cortice late expansa. Caulis ad 4 cm.
longus regulariter furcatus flagellis sparsis brevibus. Folia caulina
2,4 mm. longa opposita imbricata, recte patula subplano-disticha,
oblonga, apice quam basis duplo angustiore, in plano vix falcata, dorso
breviter inserta apice grosse tridentata, sinubus irregularibus angulatis
vel lunatis vel excisis, dentibus leviter divergentibus, plus minus late
triangulatis apiculatis vel spiniformibus. Cellule superæ 18x27 u
parielibus validis, basales 18 X 36 y trigonis magnis nodulosis, vittam
distinctam sub apice evanidam formantes; cuticula aspera. Amphigastria
magna, caule triplo vel quadruplo latiora, subquadrata, apice truncata
lobatimque repanda, basi utrinque foliis late coalita. Cellulæ ut in folio.
Hab. Nova Guinea, Milne Bay (Micholitz) Mount Dayman (Armit).
73. Mastigobryum Bescherellei St. n. sp.
Planta mediocris gracilis valida late expansa. Caulis ad 6 cm. longus
irregulariter multifurcatus fuscus et tenax, flagellis sparsis brevibus.
450
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 767
Folia caulina 1,33 mm. longa subopposila confertissima oblique patula,
angulo 45° in plano late ligulata, basi 0,8 mm. ipso apice 0,55 mm. lata,
sub apice constricta, celerum late truncata grosse bidentata, dentibus late
triangulatis divergentibus medio sæpe minore sinubus late lunatis ; ad-
sunt folia apice triangulata vel truncato-rolundata integerrima. Cellulæ
superæ 18 y trigonis majusculis, basales 36 X 54 y irigonis giganteis
acutis. Amphigastria oblique patula, maxima caule quadruplo latiora,
foliis utrinque latissime coalita subquadrata vel latiora quam longa, apice
breviter 4-5 lobulata interdum subintegra.
Hab. Nova Caledonia (Herb. Bescherelle).
74. Mastigobryum crassitextum Si. n. sp.
Planta pallida parva, virens flaccida, museicola. Caulis ad 3 cm. longus,
tenuis pallidus, irregulariter ramosus, flagellis numerosis longis. Folia
0,8 mm. longa imbricata recte palula, plano-disticha oblonga, margine
postico substricto, antico bene arcuato, basi 0,4 mm. apice 0,2 mm. lata
truncata trispinosa, spinis validis divergentibus hic illie denticulo armatis,
sinubus excisis. Cellulæ superæ 25 y parietibus maxime crassis, basales
18 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria breviter coalita parva
patula cauli æquilata subquadrala apice rotundala integerrima, recurva.
Hab. Amboina (Karsten).
75. Mastigobryum cucullistipulum St. n. sp.
Planta major brunneola in cortice late expansa. Caulis ad 5 cm. longus
superne irregulariter furcatus validus fuscus et tenax, flagellis capillaceis
brevibus sæpe ramosis. Folia 2 mm. longa imbricala valde decurva, recte
patula, dorso ampliala caulem tegentia, ceterum oblonga in plano parum
falcata apice quam basis parum angustiore, sub apice sæpe leviter con-
strieta, recle truncata tridentata, dentibus irregularibus porrectis vel
varie curvalis sinubus itaque inæqualibus angustis vel acutis vel lunatis.
Cellulæ super 27 y trigonis parvis, basales 35 X 45 y trigonis magnis
acutis. Amphigastria magna foliis utrinque late coalita, cucullatim reflexa,
in plano subquadrata, apice truncata breviter quadriloba, lobis obtusis
rarius aculis. Cellulæ superæ 27 y basales 18 X 36 y trigonis subnullis.
Hab. Japan, Tosa (Makino, Faurie, Cono) valde communis.
76. Mastigobryum Japonicum Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd.
Bat., 1863.
Planta mediocris olivacea flaccida in corlice vel solo humoso late
expansa. Caulis ad 6 cm. longus regulariter furcalus tenuis fuscus tenax,
flagellis numerosis longiusculis. Folia 1,4 mm. longa basi imbricata api-
cibus liberis disticha parum decurva in plano-oblonga vix falcata basi
451
768 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
0,8 mm. apice 0,4 mm. lata truncata breviter trifida, laciniis anguste trian-
gulatis acutis æqualibus porrectis, sinubus acutis vel acutis. Cellulæ
superæ 27 y parietibus validis, basales 27 x 45 y trigonis magnis acutis.
Amphigastria magna caule duplo latiora foliis utrinque breviter coalita,
in plano subquadrata, apice recurva varie valideque lobulata lobis acutis;
cellulæ exincrassatæ, parietibus validis.
Hab. Japan meridionalis ; valde communis.
Die Pflanze ist in Japan ebenso häufig wie in Europa Mast. trilobatum
und wie diese überall steril, daher auf rein vegetative Vermehrung
angewiesen.
77. Mastigobryum flavo-virens St. n. sp. Bull. Herb. Boiss.,
1897, p. 86.
Planta major flavo-virens rigida longe lateque expansa. Caulis ad 15 cm.
longus regulariter furcatus, multiramosus crassus pallidus, basi fuscus,
flagellis longis capillaceis numerosis. Folia plus 2 mm. longa imbricata
apicibus liberis oblique patula valde decurva, in plano ovato-triangulata
basi 1,5 mm. apice 0,5 mm. lata, falcata apice truncata tridentata sinubus
lunatis, dentibus æqualibus brevibus acutis porrectis. Cellulæ superæ 27 u,
trigonis parvis, basales 27 X 54 y trigonis magnis. Amphigastria magna,
caule triplo latiora, foliis utrinque breviter coalita concava oblique patula,
quadralo-rotundata vel latiora quam longa, apice late truncata rotundata
4-6 dentata, dentibus brevibus acuminatis.
Hab. Japonia Tosa (nouë, Hayashine, Faurie).
78. Mastigobryum connatum Sande-Lac. in Steph. Hedwigia,
1885. |
Planta minor, flavo-brunnea vel rufo-brunnea, muscis consociata. Caulis
ad 3 cm. longus tenuis fuscus irregulariter ramosus, flagellis numerosis
longis capillaceis. Folia caulina 0.93 mm. longa, opposita conferla sub-
recte patula, plus minus falcata, parum decurva, in plano ovalo-triangulala,
basi 0,65 mm. apice 0,20 mm. lata, margine postico substricto anlico
valde arcuato, apice truncato-tridentato, dentibus brevibus medio vulgo
longiore sinubus late lunatis. Cellule superæ 18 u parielibus validis
æqualiter incrassatis, basales 27 y trigonis magnis acutis. Amphigastria
transverse inserta parva, caule parum latiora, foliis utrinque disuncte
coalita, recurvo-patula, in plano subquadrata, apice late truncato pauci-
denticulato; cellulis ut in folio. Perianthia oblongo-fusiformia, apice
cellulis elongatis liberis ciliata. Folia et Amphigastria floralia intima
ovato-triangulata apice profunde laciniata, laciniis bifidis integerrimis.
Hab. Sumatra (Teysman).
452
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 769
79. Mastigobryum Parisii St. n.sp.
Planla minor olivacea rigida fragillima, hepaticis consociala. Caulis ad
4 em. longus furcatus fuscus rigidus, flagellis validis breviusculis. Folia
1,2 mm. longa imbricata recte palula plano-disticha symmetrica, late
ovala basi 0,8 mm. apice 0,4 mm. lata grosse trilobata, lobis 0,27 mm.
longis lanceolatis porrectis acutis sinubus excisis. Cellulæ superæ 18x27 u
trigonis majusculis oplime nodulosis, basales 36x63 y trigonis giganteis
attenuatis. Amphigastria maxima caule plus triplo latiora foliis utrinque
late coalita recurvo-palula, in plano subquadrata apice late truncata pluri-
lobulata, lobis brevibus irregularibus hic illie denticulatis.
Hab. Nova Caledonia (Lerat).
80. Mastigobryum semiconnatum St. Bull. Herb. Boiss.,
1897, p. 86.
Planta major olivacea laxe cæspilosa corlicola. Caulis ad 6 cm. longus
breviter furcatus validus carnosus et rigidus, flagellis paucis validis brevi-
bus. Folia caulina 2 mm. longa, imbricata recte patula, disticha, late
ovato-falcata, basi 1,2 mm. apice 0,46 mm. lata, truncata, breviter tri-
dentata, dentibus acutis, sinubus late lunatis. Cellulæ apicales 18 y trigonis
parvis aculis, basales 27 X 5% y trigonis magnis acutis. Amphigastria
magna transverse inserta, caule duplo latiora recurvo-patula, uno latere
folio adjacente connata transverse inserla subquadrata vel latiora quam
longa, apice truncata angulata; cellulæ validæ basales trigone incrassatæ.
Hab. Japonia, Yokoska (Savalier).
81. Mastigobryum Molleri St. in Engler, Bot. Jahrb., Vol. 8,
p. 84.
Planta mediocris olivacea flaccida dense stratificata. Caulis ad 5 cm.
longus viridis carnosus validus regulariter paucifurcatus, flagellis nume-
rosis brevibus validis. Folia caulina 1,2 mm. longa, recte patula, plano-
disticha oblonga, basi 0,65 mm. apice 0,27 mm. lata, bene falcata apice
truncata (ridentata, dentibus brevibus acutis sinubus lunatis interdum
oblique truncata, dentibus inæqualibus anteriore majore. Cellulæ superæ
29 y. basales 27x54 u, trigonis ubique magnis aculis. Amphigastria parva
remota caule vix latiora, foliis utrinque breviter coalila, recurvo-patula,
in plano subquadrala apice paucidentata.
Hab. Insula San Thome (Afr. occ.) ; (Moller), (Quintas) ; Kamerum
(Dusen).
82. Mastigobryum Seychellarum St. n. sp.
Planta mediocris pallide-virens tale fuscescens. Caulis ad 4 em. longus
validus virens paucifurcatus, flagellis validis brevibus numerosis. Folia
453
Be SE ET RER Er
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770 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
conferta, 1,06 mm. longa recte palula plano-disticha oblonga parum falcata,
basi 0,53 mm. apice 0,27 mm. lata truncato-rotundata integerrima vel
repanda interdum breviter trilobata, lobis latis obtusis. Gellule super&
27 y, parietibus validis, basales optime rectangulares 18 X 36 y trigonis
(in parietibus validis) minus distinctis. Amphigastria magna, caule triplo
latiora conferta leniler recurva foliis utrinque late coalita, subquadrata
circumcirca breviter regulariterque lobulata.
Hab. Insulæ Seychelles (Pervillé).
83. Mastigobryum mascarenum St. Hedw. 1886. V c. icone.
Pianta parva pallide virens rigidula muscis consociata. Caulis ad 2 cm.
longus, parum furcalus, fuscus tenuis rigidus flagellis paucis brevibus.
Folia caulina 0,8 mm. longa remoliuscula vel parum imbricata recte
patula plano-disticha oblonga vel ovato-oblonga apice obtusa vel rotun-
data integerrima vel repanda rarius angulata vel paucidentata. Cellulæ
superæ 18 u basales 36 y, trigonis magnis acutis. Amphigastria parva,
caule vix latiora, oblique inserta, uno latere coalita, patula, in plano sub-
quadrata marginibus repandis vel breviter inciso-lobatis.
Hab. Bourbon (leg ?), Madagascar (Perrot).
84. Mastigobryum pumilum (Mitten)St. Journ. Linn. Soc., 1886.
Planta minor flavo-fuscescens laxe cæspitosa. Caulis ad 15 mm. longus
repetito-furcatus validus fuscus, flagellis numerosis brevibus. Folia caulina
0,8 mm. longa, imbricata subrecte patula, plano-disticha, ovata vel ovato-
oblonga, basi 0,46 mm. apice 0,27 mm. lata, symmetrica integerrima,
apice oblusa vel obtuse-angulala rarius obsolete tridenticulata. Cellulæ
superæ 27 y basales 27 X 45 y trigonis majusculis aculis. Amphigastria
conligua caule triplo latiora appressa quadrato-rotundata, transverse
inserta foliis utrinque coalita apice truncata integra vel irregulariter bre-
viloba.
Hab. Kilimandscharo (8000’), (Hannington).
85. Mastigobryum pellucidum Si. n. sp.
Planta minor olivacea flaccida in humo cæspitans. Caulis ad 2 cm. lon-
gus parum ramosus, crassus fuscus rigidus flagellis minutis. Folia caulina
1,2mm.longaimbricata recte patula disticha falcato-ligulata,basi 0,65 mm.
apice 0,4 mm. lata truncata grosse triloba, lobis late triangulatis acutis,
sinubus rectis acutis. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis acutis,
basales 27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria majuscula foliis
utrinque plus minus late coalita, caule parum latiora subquadrata apice
truncata 2nciso-quadriloba, lobis irregularibus brevibus obtusis.
Hab. Kamerum (Conrau).
454
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 771
8. Mastigobryum pulvinatum Sl. n. sp.
Planta parva valida pallide-virens, dense cæspitosa corticola et terricola.
Caulis ad 2 cm. longus, validus carnosus strictus parum ramosus, flagellis
posticis subnullis. Folia conferta oblique patula concava apice decurva,
late iriangulata, valde asymmetrica, margine poslico substricto antico
valde arcuato apice vulgo acuto vel obtuso, interdum bi-triangulato.
Cellulæ superæ 18 y reliquæ 27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphi-
gastria remota recurva, foliis utrinque bene coalita, subquadrata apice
truncata repanda.
Hab. Kilimandscharo (Dr Hans Meyer).
87. Mastigobryum accretum L. L. Syn. Hepat., p. 222.
Planta mediocris flavescens vel subrufescens. Caulis ad 3 cm. longus
tenuis superne repetito-furcatus, fureis breviusculis, flagellis capillaceis
brevibus sæpe nullis. Folia parum imbricata decurva, parum oblique patula
in plano anguste ligulata 1,6 mm. longa, 0,5 mm. lata, apice tridentata,
sinubus excisis, dentibus angustis subæqualibus porrectis vel parum
divergentibus obtusiusculis integerrimis. Cellulæ superæ 27 y trigonis
magnis sæpe confluentibus, basales 36x54 y trigonis majoribus. Amphi-
gastria conferta, apice recurva, foliis utrinque breviter coalita, subquadrata
vel longiora quam lata, apice irregulariter repanda. Cellulæ super& lep-
todermes limbum distinctum formantes reliquæ ut in foliis.
Hab. Nova Hollandia (Hooker), (Labillardiere); Queensland (Bailey);
Tasmania (Weymouth); Victoria (Watts).
88. Mastigobryum spectabile St. n. sp.
Planta gigantea pallide virens debilis, corticola. Caulis ad 10 cm. longus
crassus virens carnosus superne parum ramosus, flagellis brevibus validis
apice pluriramosis. Folia caulina 5 mm. longa, imbricata, recte patula,
disticha, parum concava, in plano oblonga leniter falcata medio supero
late linearia, basi 2 mm. apice À mm. lata, truncata grosse Lridentata,
dentibus triangulatis aculis porrectis, medio sæpe multo majore. Cellulæ
superæ 36 y trigonis magnis in parielibus validis, basales 36 X 72 y
trigonis maximis aculis. Amphigastria maxima ovata, basi utrinque bre-
viter coalila, recurvo-patula, truncala repanda, cellulis teneris marginatıs.
Hab. New Zealand, Great Barrier Island (Kirk).
89. Mastigobryum Kirkianum St. n. sp.
Planta brunnea flaceida parva, in terra argillosa dense depresso cæspi-
tans. Caulis ad 2 cm. longus parum ramosus fuscus validus sed debilis
flagellis paucis brevibus. Folia caulina 0,93 mm. longa conferta recte
patula, plano-disticha ovato-oblonga basi 0,53 mm. apice 0,33 mm. lata,
455
772 BULLETIN DEL’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
oblique vel recte truncata tridentata, dentibus æqualibus late triangulatis
aculis porrectis, sinubus late lunatis. Cellulæ superæ 18 y subapicales
18 X 27 y. parietibus validis, basales 27 X 5% w trigonis magnis. Amphi-
gastria foliis utrinque late coalita, foliis subæquilata subquadrata apice
varie breviterque lobulata.
Hab. New Zealand, Great Barrier Island (Kirk).
90. Mastigobryum Novæ-Zelandiæ Mitten in Hook. Antarct.
Voy. II, 2, p. 148.
Planta magna, robusta, olivacea, rarius flavicans vel fusco-virens. Caulis
ad 12 em. longus pluriramosus, ramis longis simplicibus superne furcatis.
ceterum crassus virens carnosus, flagellis creberrimis validis brevibus.
Folia magna 3,2 mm. longa in plano ovato-oblonga, basi 2 mm. apice
1 mm. lala parum falcata, conferta recle patula decurva, apice truncata
triloba, lobis magnis triangulatis acutis porrectis medio vulgo latiore
sinubus rectis obtusis. Cellulæ superæ 27 X 36 y. trigonis parvis, basales
36 X 5% Kw trigonis magnis acutis. Amphigasiria magna, approximala,
recurvo-patula utrinque breviter coalita, in plano quadrata integerrima
angulis obtusis, apice repanda vel breviter obtuseque lobulata.
Hab. New Zealand, communis; Tasmania, M Wellington (Weymouth);
Australia, Richmond River (Watts).
Die Pflanze varürt in der Grösse und ist von manchen grossen Formen
des Mast. Nove Hollandiæ sogleich durch die Grösse der Zellen zu unter-
scheiden.
91. Mastigobryum involutum (Mont.) Ldbg. Syn. Hep., p.220.
Syn. : Herpetium involutum Mont. Ann. se. nat., 1843, p. 253.
Mastigobryum semicordatum L. et G. Syn. Hep., p. 720.
Planta robusta valida pallide virens vel flavescens, in cortice dense et
compacte cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus regulariter furcatus crassus,
validus, flagellis longis numerosis. Folia 1,7 mm. longa, conferta adulta
subrecte patula apice arcte decurva opposita, in plano optime ovala basi
1,2 mm. apice 0,4 mm. lala, truncata tridenticulata, dentibus æqualibus
porrectis, sinubus late lunatis, sepe paucidenticulatis. Cellule superæ 18 ı
trigonis magnis in parietibus validis, basales 36 X 54 u trigonis magnis
aculis. Amphigastria caulina masxima A mm. lata, transverse inserta rec-
tangulata duplo latiora quam longa apice irregulariter remoteque denti-
eulata, lateribus sæpe repandis vel irregulariter lobatim incisis.
Hab. Aucklands Islands (Hombron, Hooker, Krone); Campbells Islands
(Hooker, Kirk); Stewart Island (Kirk.) ; Tasmania (Weymouth, Kirwan,
Ludbey) ; Fretum magellan. (leg. ?)
456
Mastigobryum. _ FRANZ STEPHANI. SPECIKS HEPATICARUM. 773
92. Mastigobryum peruvianum Nees. Syn. Hep., p. 220.
Planta major, flavo-virens robusta rigida, rupicola et corticola, laxe
cæspitosa vel dense profundeque pulvinata. Caulis ad 8 cm. longus, vali-
dissimus regulariter furcatim ramosns, flagellis longis validis numerosis
rigidis. Folia caulina 1,73 mm. longa conferta, disticha decurva, in plano
oblonga parum falcata, basi 0,93 mm. apice 0,46 mm. lata, recte truncata
trispinosa, spinis e lata basi cuspidatis æquimagnis leniter divergentibus
sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 X 36 y, basales 36 X 54 y, trigonis
magnis subnodulosis acutis. Amphigastria magna, caule duplo latiora
remotiusculo, transverse inserta foliis utrinque late coalita, recurvo-
patula, in plano subquadrata, circumeirca erosa.
Hab. Chile, Patagonia, Fuegia ubique communis; Peruvia (Lechler).
93. Mastigobryum cerinum St.n. sp.
Syn. : Bazzania Lechleri St. in Hepat. exsicc. Dusenii.
Mediocris, cerina, in umbrosis viridis, rigida, corticola et terricola laxe
expansa. Caulis ad 3 cm. longus, pallidus crassus et carnosus regulariter
furcalus, flagellis longis validis copiosis. Folia caulina 1,6 mm. longa
imbricata apicibus liberis subrecte patula valde concava in plano ovala
oblonga falcata, basi 1 mm. apice 0,46 mm. lata truncata regulariter tri-
dentala dentibus triangulatis acutis divergentibus sinubus lalis acutis.
Cellulæ superæ 27 y basales 36 X 54 u trigonis ubique magnis acutis.
Amphigastria magna caule duplo latiora oblique patula quadrato-rotun-
data basi sublibera vel foliis late coalita, apice repanda irregulariter den-
ticulata, cellulis 18 x 27 y validissimis trigonis itaque minus dis-
tinctis.
Hab. Patagonia occid. Insula Newton (Dusén).
94. Mastigobryum Fleischeri Si. n. sp.
Planta mediocris olivacea valida muscis consociata. Caulis ad 4 cm. lon-
gus validus viridis regulariter furcatus flagellis paucis brevibus validis.
Folia caulina 1,5 mm. longa, imbricata recte patula disticha late ligulata
basi 0,4 mm. apice 0,3 mm. lata, bene falcata apice late truncalo triden-
tato, sinubus late lunatis subplanis dentibus validis brevibus acutis.
Cellulæ superæ 18 X 27 y parielibus crassis, dorsales 13 X 17 y multo
minus incrassatæ, basales 27 X 36 y trigonis magnis subnodulosis.
Amphigastria magna tenera transverse inserla imbricata subquadrala,
basi parum angustiora, integerrima, cellulæ superæ 27 X 36 y basales
27 X 45 u trigonis nullis.
Hab. Ceylon (Fleischer), Java (Fleischer) ; Borneo (Everett), Singapore
(Kelsall), Assam (Marten).
457
774% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2ne séR.). 1908 Mastigobryum.
95. Mastigobryum intermedium Ldbg. et G.Spec. Hepat..p. 82.
Planta major robusta rigida olivacea in cortice late expansa. Caulis ad
8 cm. longus irregulariter ramosus, validus et rigidus, flagellis numerosis
validis. Folia caulina 2,8 mm. longa, ipsa basi imbricata ceterum libera,
recle patula, plano-disticha, leniter falcata, in plano oblongo-linearia, basi
1,2 mm. apice 0,8 mm. lata truncata tridentata, dentibus porrectis validis
triangulalis acutis vel apiculatis, sinubus rectis subacutis integris, inter-
dum hic illic denticulo minuto armatis. Cellulæ superæ 18 y trigonis
nullis parietibus validis, basales 27 X 5% w trigonis magnis aculis.
Amphigastria magna, imbricata transverse inserla appressa, rectangulata
longiora quam lata, apice truncato-rotundata, repanda inlegerrima, cellulæ
leptodermes.
Hab. Java (Kurz, Stahl, Fleischer); Sumatra (Modigliani); Celebes (de
Vriese); Amboina (Karsten); Banda (De Vriese); Samoa (Reinecke) ;
Philippinæ (Semper, Micholitz, Merrill); Tonkin (Mercier); Nülgherries
(Beddome); Liukiu Insulæ (Ferrie).
96. Mastigobryum grandistipulum St. n. sp.
Planta mediocris rigida gracilis rufo-brunnea. Caulis ad 6 em. longus
regulariler pauciramosus, tenuis fuscus et durus, flagellis longis validis
numerosis. Folia caulina 1,5 mm. longa, imbricata, recte patula, plano-
disticha, ovato-oblonga, basi 0,93 mm. apice 0,4 mm. lata, margine pos-
tico substriclo, anlico parum curvato, apice truncato breviter tridentato,
dentibus late triangulatis acutis sinubus levibus acutis vel lunalis. Cellulæ
superæ 27 y trigonis magnis angulatis, basales 27 X 54 u parietibus
trabeculatis. Amphigastria caulina maxima, transverse inserta, imbricala
appressa subquadrata irregulariter breviterque lobata, lobis acutis vel
obtusis irregularibus.
Hab. Ceylon centralis (Fleischer).
97. Mastigobryum Rabenhorstii St.n. sp.
Planta mediocris fulva rigidula profunde cæspitosa. Caulis ad 7 cm.
longus, crassus fuscus pinnatim ramosus, flagellis parvis sparsis. Folia
caulina 2 mm. longa imbricala apieibus liberis, valde decurvo-homomalla
in plano late triangulata, bası 1,2 mm. apice 0,4 mm. lata margine pos-
tico stricto, antico e basi semicirculari substricto apice truncato tridentato,
dentibus validis triangulatis acuminatis, medio latiore. Cellulæ super
18 u basales 18 X 45 w trigonis ubique magnis. Amphigastria caule
duplo latiora, contigua transverse inserta parum patula, concava, in plano
quadralo-rotunda inlegerrima.
Hab. Geylon (Rabenhorst).
458
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 175
98. Mastigobryum Didrichsenii St. nom. nov.
Syn. M. Didericianum G. in Steph. Hedw. 1885. VI. c. icone. sub.
Bazziana.
Planla major et spectabilis fusco-olivacea, muscis consociata vel corti-
cola. Caulis ad 4 cm. longus, validus fuscus longe furcatus, ramis spe
flagellatim attenuatis, stolonibus plus minus longis capillaceis numerosis.
Folia caulina 2,4 mm. longa, imbricata, apicibus liberis, recte patula sub-
plano-disticha late triangulata leniter falcala, basi 1,6 mm. apice 0,16 mm.
lala, oblique truncata tridentala (in ramis sæpe bidentula) dentibus bre-
vibus acutis subæquimagnis sinubus lunatis. Cellulæ superæ 27 y, basales
36 X 54 u, trigonis ubique maximis grosse Lruncato-nodulosis. Amphigas-
tria remotiuseula vel contigua, caule duplo latiora, subtransverse inserta,
oblique patula, apice recurva, integra vel irregulariter dentata. Perianthia
oblongo-fusiformia apice contracto profunde fisso, laciniis lanceolatis
acuminatis serrato-dentatis. Folia et amphigastrium florale intima ovato-
oblonga, superne ad '/« inciso-bifida, duplicato-serrulata, laciniis longe
acuminalis.
Hab. Hawai (Didrichsen, Baldwin).
99. Mastigobryum subintegrum Si. n. sp.
Planta sterilis mediocris olivacea rigidula corticola. Caulis ad 3 cm. lon-
gus validus viridis carnosus, flagellis capillaceis breviusculis sparsis. Foli@
caulina 2,4 mm. longa. basi 1,8 mm. lata, opposila, ovata, apice quam basis
triplo angustiore, truncato, breviter tridenticulato, sinubus late lunatis
aculis, marginibus subæqualiter arcuatis, folia itaque subsymmetrica.
Cellulæ superæ 27 y trigonis parvis, basales 36 X 5% y trigonis magnis
acutis. Amphigasiria caule duplo latiora remotiuscula recurvo-patula in
plano subquadrata, basi vulgo parum angustata apice repanda vel leviter
tri-vel quadriloba, lobis rotundatis brevibus. Cellulæ validæ apicales 18 w
hasales 18 X 36 y trigonis minus distincts.
Hab. Nova Caledonia (Lerat).
100. Mastigobryum Motelayi St. n. sp.
Planta mediocris pallide-olivacea rigidula, Leucobryo consociata. Caulis
ad 6 cm. longus, pauciramosus pallidus crassus carnosus flagellis longius-
culis numerosis. Folia caulina 1,46 mm. longa, oblique patula, leniter
decurva, in plano ovato-triangulata, basi 1,06 mm. apice 0,53 mm. lata,
marginibus substrictis, apice late truncata trilobata, lobis late (riangulalis,
normaliter brevibus acutis, sinubus late lunatis. Cellulæ superæ 27 y tri-
.gonis maximis nodulosis, basales 27 X 54 Lrigonis magnis acutis.
Amphigastria magna libera caule duplo latiora oblique patula concava,
459
776 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 Mastigobryum.
transverse inserta, in plano subquadrata, marginibus lateralibus lobatim
incisis planis, apice repanda crispata.
Hab. Nova Caledonia (Motelay, Etesse).
101. Mastigobryum squarrosum St.n. sp.
Planta mediocris olivacea rigida, corticola. Caulis ad 3 cm. longus pro
planta maxime crassus viridis carnosus parum irregulariterque ramosus.
Folia caulina 1 mm. longa, subrecte patula, dorso breviter inserta
squarrose patula, in plano ovato-triangulata, symmetrica, apice triplo
angustiora truncata irregulariterque tridentata, dentibus vulgo brevibus
mamillæformibus, aliis majoribus triangulatis sinubus lunatis. Cellulæ
superæ 18 y parietibus crassis, mediæ 27 y trigonis majusculis nodulosis,
basales 27 X 36 w trigonis magnis nodulosis; cuticula aspera. Amphi-
gastria libera, maxima foliis subæquimagna late reniformia integra rarius
lobatim incisula, patula apice recurva.
Hab. Tahiti (Nadeaud).
102. Mastigobryum hawaicum St. n. sp.
Planta mediocris flavo-virens flaccida corticola. Caulis ad 4 cm. longus
validus debilis pallide-virens regulariter furcatus flagellis longis capillaceis.
Folia caulina 2,13 mm. longa parum imbricata, recte patula disticha, in
plano oblongo-falcata, basi 0,93 mm. apice 0.65 mm. lata truncala grosse
tridenlata, dentibus inæqualibus, medio latiore acuminato, lateralibus
angustioribus sublanceolatis acutis, sinubus obtusis. Cellulæ superæ 18 y
trigonis majusculis acutis, basales 27 X 5% y trigonis oplime truncatis.
Amphigastria parva,cauli æquilata oblique patula, transverse inserta sub-
rotunda margine angulatim repanda.
Hab. Hawai (Baldwin).
105. Mastigobryum platycnemum Schwägr. n. sp. in Herb.
Gottschel.
Planta major rufo-brunnea robusta. Caulis ad 6 cm. longus fuscus
rigidus crassus regulariter furcatus, flagellis longis validis numerosis.
Folia 1,56 mm. longa dense imbricata recte patula plano-disticha, oblongo-
falcata, basi 1,06 mm. apice 0,53 mm. lata recte truncata grosse tridentata,
dentibus e lata basi longius atlenuatis late divergentibus sinubus itaque
levissime lunatis. Cellule superæ 18 x 27 u trigonis magnis nodulosis
conliguis, basales 27 X 36 y trigonis maximis ovali-nodulosis. Amphi-
gastria magna imbricata appressa, transverse inserta subcircularia inte-
gerrima.
Hab. Insule Marianæ (Herb. Goltsche).
(Fortsetzung folgt).
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19
L.
8
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
LÉGENDE DE LA PLANCHE 7.
. Polygonum Tanganikæ Schuster; oberer Teil und Rand der Ochrea mit
arkadenförmig verlaufenden Leitbündeln. 43 fach.
. Polygonum Strindbergii Schuster ; Blattspreite von rückwärts mit neben-
blattartig vergrösserter Scheide, Ochrea wegpräpariert. In die Blattscheide
treten drei Leitbündel ein, von denen aber nur das eine Seitenäste in die
_stipulaartige Bildung abgibt. Natürliche Grösse.
. Desgl. von vorne mitt der Ochrea. Natürliche Grösse.
Polygonum Schinzii Schuster ; Blattspreite von rückwärts mit der Ochrea.
Natürliche Grösse.
. Polygonum hystriculum Schuster; Blüte mit gerade-parallelem Verlauf der
Leitbündel und das Perigon überragendem, oberhalb desselben zweispal-
tigem Griffel. 20 fach. Rechts Diagramm der Blüte (ohne Vor- und
Tragblätter).
. Polygonum sambesicum Schuster; Blütenkronblatt mit ankerförmigem Leit-
bündelverlauf und zahlreichen Oellücken. 20 fach.
. Polygonum Schinzii Schuster; Blütenkronblatt mit bogigparallelen Leit-
bündeln und basalen Oellücken. 20 fach.
11. Achænen, 20 fach : 8. von Polygonum hystriculum Schuster ; 9. Polygo-
num sambesicum Schuster; 10. Polygonum Tanganikæ Schuster ; 41. Poly-
gonum Schinzii Schuster, rechts schematischer Querschnitt durch einen
etwas kleineren Samen.
1: le
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER 2® Ser. Tome VII Planche 7.
del. A.Spiegl. Litk.L.Combes,Montpellier.
POIMGSONAGCEEN STUDIEN
v
RAC UE Se pale
EN ve
PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MÜLLER-ARG.
(Suite)
Mürver J.— Kritik über Dr Wainio’s
«Etude», in-80, 7 p. Regensburg,
1891.
— Lichenes Myoshiani (Japon), in-80,
12 pages. Florence, 1891.
— Lichenes exotici | à IV, in-80, 13
2-12 nm. 7e 1899- 1893- 1895.
— Lichenes, in-8°, 8 p. Berlin, 1892.
— Lichenes Manipurenses, in-80, 16
. pages. Londres, 1892.
— Lichenes Knightiani in Nova Zelan-
dia, in-8°, 20 p. Bruxelles, 1892.
— Lichenes epiphylli Spruceani, in-8°,
12 pages. Londres, 1892.
— Lichenes exotici herbarii Vindobo-
nensis (Australia), in-80, 4 pages.
Wien, 1892.
— Lichenes Yalabeani (Japon), in-80,
14 pages. Florence, 1892.
— Lichenes Australiæ occidentalis, in-
8°, 8 pages. Berlin, 1892.
— Lichenes Persici, 8°, 9p.Berlin, 1892.
— Lichenes Wilsoniani in Australiæ
Prov. Victoria lecti, in-80, 33 pages.
_ Genève, 1893.
— Lichenes Neo-Caledonici,
pages. Paris, 1893.
— Lichenes Scottiani,
. Genève, 1893.
in-80, 12
in-80, | page.
. — Lichenes Chinenses Henryani, in-80,
2 pages. Genève, 1893.
— |. Lichenes Arabici ; 2. Lichenes Am-
boinenses, 80,2 p. ;2p. Genève, 1893
— Lichenes Zambesiei, in-8°, 6 pages.
Wien, 1893.
— |. Lichenes Africani ; 2. Revision
der Stein’schen Übersicht über die
von Dr Hans Meyer in Ostafrika
gesammelten Flechten, in-8°, 6 p.
et 11 pages. Leipzig, 1893.
— Lichenes Usambarenses, in-8°, 61
pages. Berlin, 1894.
— Lichenes Eckfeldtiani (americains),
in-80, 5 pages. Genève, 1894.
— Arthoniæ et Arthothelii, in-8°, 12
pages. Genève, 1894.
— Graphidæ Eckfeldtianæ, in-8°, 10
pages Genève, 1895.
— Pyrenocarpeæ Queenslandiæ, in-8°,
_ 18 pages. Brisbane, 1895.
__ Sertum Auslraliense s. species no-
væ australienses Thelotremearum,
Graphidearum et Pyrenocarpearum,
in-8°, 15 pages. Genève, 1895.
— An énumération of the plants col-
lected by M. E. Penard, in-80,
3 p. Genève, 1895.
—_ Lichenes Uleani in Brasilia lecti,
in- “8°, 4 p. Berlin, 1895.
S'ADRESSER A L'HERBIER BOISSIER,
Mürter J. — Lichenes Colensoani,
in-8°, 12 pages. Londres, 1895.
— Lichenes Sikkimenses, in-89, 2 pa-
ges. Genève, 1895.
— Leeanoreæ et Lecideeæ Australien-
ses novæ, 80, 11 p. Genève, 1895.
— Lichenes Ernsliani, 80, 8 p. Berlin,
1895.
— Analecta _Auslraliensia,
pages. Geneve, 1896.
— Ueber einige Flechten vom Monte
Rosa, in-80, 2 pages. Bern, 1896.
Autres Publications.
Mürter J. — Euphorbiaceen, 8°, 7 p.
— Species nova nonullæ americ, Apo-
cynearum, sp. Echitis. in-80, 68
pages. (Genève, 1859.
Ne Euphor biaceen des Herb. Hoo-
ker in Kew., in-80, 39 pages. Re-
gensburg, 1864.
— Nachricht zu meiner system. Arbeit
über die Euphorbiaceen, in-80, 7
pages. Leipzig, 1866.
— Apocynaceæ (Symbolæ ad fl. Brasi-
lie centralis cognoscendam, in-8°,
19 pages. Stockholm, 1869.
— Observationes et descriptiones plant.
nov. herbariı Van Heurckianı fase.
Let Il, 1n-8°, 117 p.; 132 p. An-
vers et Berlin, 1870-1871.
— Euphorbiacearum species novæ, in-
8°, 19 pages. Ratisbonne, 1872.
— Bestätigung der R. Brown’schen-An-
sieht über das Cyathium der Euphor-
bien, in-8°, 7 p. Regensburg,
1872
— Lysurus Clarazianus, in-80, 1 page,
1 planche. Regensburg, 1873.
— Replik auf Dr Baillons « Nouvelles
observationssur les Euphorbiacées»,
in-8°, 20 pages. Leipzig, 1875.
— Rubiaceæ brasil, nov, in-8°, 27 pa-
ges. Regensburg, 1875.
pes Characées Genevoises, in-8o, 96
pages. Genève, 1881. +
in-8°, 10
Publications lichénologiques
d’autres auteurs.
Hue A.-M.—LichenologischeBeiträgein
Flora annis 1874-1891 Editi. Index
alphabeticus. 8°, 52 p. Genève, 1899.
KREMPELHUBER. — Die Flechten Europas
(Hepps Exsice.), 80,20 p. Regensburg
STIZENBERGER Ernst. — Actinopelte,
eine neue Flechten-Sippe, in-8°, 4
pages, 1 planche. Regensburg, 1861.
Wrisr C., Graphideæ Cubenses leclæ
(Nylander determinavit.) (Liste), in-
___. 40,1 page. Genève.
CHANBEZY
AVIS IMPORTANTS
relatifs à la publication dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
Les frais considérables que nous occasionnent les rema-
niements ou trop nombreuses corrections faites sur les
épreuves en dehors du texte manuscrit, nous font un devoir
de prier nos honorés collaborateurs de bien vouloir se
conformer aux recommandations suivantes relatives à la
publication dans le Bulletin :
I. — Les manuscrits doivent être rédigés d’une manière
définitive, lisiblement, et d’un seul côté de la page; les
remaniements, adjonctions et toutes corrections autres que
celles d’ordre typographique restent à la charge de l'auteur.
Il. — Les épreuves à corriger sont envoyées aux auteurs
en doubles exemplaires, accompagnées du texte manuscrit ;
sauf avis contraire, les corrections doivent être retournées
à l’Herbier dans un délai maximum de trois jours après
leur réception. — Le bon à tirer doit être entre les
mains de la Rédaction (à Chambésy) le 25 du mois
au plus tard; passé ce délai, la publication de l’article
sera renvoyée à un numéro ultérieur.
III. — Soucieuse d'assurer l'unité typographique du
Bulletin, les mesures nécessaires ont été prises dans ce but
et, exception faite de certains travaux spéciaux ou de ceux
actuellement en cours de publication, la Rédaction n’ad-
mettra dorénavant aucune dérogation à ce principe.
IV. — Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de
l'Herbier Boissier ont droit gratuitement à 30 exemplaires
en tirage à part.
Tous les changements demandés pour des tirages à part
sont à la charge des auteurs. .
Chambésy, 7 décembre 1905.
Gustave BEAUVERD, rédacteur.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
BULLETIN.
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAVE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SÉRIE
Tome VIII. 1998.
N° 11.
Bon à tirer donné le 31 octobre 1908.
Prix de FAbonnement
L'expédition de chaque numéro étant soigneusement vontrôlée, l'administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés.
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1908
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvege. BR
BULLETIN DE-L'HERBIER BOISSIER |
Ba, SECONDE SERIE
SOMMAIRE DU-N° 11: — NOVEMBRE 1908.
Pages
l. — A NOS COLLABORATEURS ET LECTEURS... .. 777
“IL — H. Schinz.-—MITTEILUNGEN aus dem BOT. MUSEUM
der UNIVERSITAT ZURICH, XL (Suite)... 778
Ill. — Wilhelm Herter. — LES PTERIDOPHYTES DU
BASSIN FRANÇAIS DE LA MEDITERRANEE.......... 794
IV. — J. Bornmüller. — BEITRÆGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Fortsetzung folgt)... 821
V. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite). 837
VI. — Gustave Beauverd. — SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE
GENEVE. Compte rendu de la séance du 12 octobre 1908 :
A. LENDNER, Course botanique au lac du Bourget; P. Gave, Un
procédé pour la bonne dessication des plantes: G. BEAUVERD,
Nouvelles herborisations dans les Aravis: Ch. Marrın, Spha-
gnum du. territoire genevois; F.-L. PrRkor, L’Isopyrum thalie-
troides de Pinchat: G. Brauvern, Sur l’Erica vagans des
OBSERVATIONS |
Bi Les auteurs. des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
on! droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n a vendue séparément.
Les abonnés sontinvilés à présenter leurs reclumalions dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque nuinéro.
NOV 24 1906
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2m SÉRIE. — TOME VIII. — 1908.
N° 11.
A NOS COLLABORATEURS ET LECTEURS
#
MEesstœurs,
C’est à regret que nous venons ici, prendre congé des
fidèles collaborateurs et lecteurs du Bulletin de ÜHerbier
Boissier. La publication cessera définitivement le 1° décem-
bre 1908.
Les héritiers de notre éminent beau-père nous avaient
confié la garde de ses importantes collections scientifiques :
nous nous étions donc senti appelé à commencer, dès 1893,
la publication du Bulletin pour assurer la mise en n valeur de
tant de précieux documents botaniques.
Plus que personne nous sentons les lacunes de la tâche
que nous avons entreprise il y a tantôt quinze ans : toutefois,
maintenant que les forces nous trahissent, il nous en coûte
beaucoup de ne pouvoir conserver plus longtemps, la res-
ponsabilité que nous avions assumée alors.
Nous ne savons quel sort l’avenir réserve aux collections de’
’Herbier Boissier : mais nous tenons à rappeler ici que la
publication de 1893 à 1908 du présent Bulletin a été pro-
voquée par notre désir d’honorer la mémoire du savant
auteur du Flora Orientalıs. |
Si nous avons faill c’est uniquement la faute de votre
reconnaissant
William BarBey.
Valleyres, ce 10 octobre 1908.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 41, 31 octobre 1908. 53
à
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a:
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778
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
XL:
III.
Nomenclator Garsaultianus.
VON
ALB. THELLUNG (Zürich).
(Suite).
Da den Tafeln Garsault’s Analysen beigegeben sind, so hat nach Art.
37 der Wiener Regeln das Datum der Iconographie (Juni 1764) als Pub-
likationsdatum der Garsault’schen Spezies zu gelten. Die Beschreibungen
(1767) bilden ein wertvolles Hülfsmittel zur Identifikation der auf den
Tafeln dargestellten Pflanzen; sie enthalten Angaben über die Wurzeln,
Blütenfarbe, Staubblätter, Früchte, Samen etc., sowie mit einer für jene
Zeit erstaunlichen Sorgfalt die Angabe des Ursprungslandes.
Ich gebe nun im Folgenden nach der Reproduktion des genauen Titels
des Garsault’schen Werkes eine Aufzählung der sämtlichen darin abge-
bildeten und beschriebenen Arten im Verein mit den heute gültigen
Bezeichnungen und füge am Schluss ein Register der gültigen Gattungs-
namen mit Verweis auf die betreffenden Tafeln bei. Es resultieren aus
dieser Studie die folgenden bisher nicht beachteten, bezw. neu zu bil-
denden gültigen Namen- und Autorkombinationen:
Doronicum romanum Gars. 1. 15 A (=D. Pardalianches auct. non L.);
Meum athamanticum Gars. t. 24 (= M. athamanticum Jacq.); Drimys
Winterana (Gars. t. 35 B) Thell. (= Dr. Winteri Forst.); Cassia alexan-
drina (Gars. t. 42 B) Thell. (= C. acutifolia Del.); Moringa myrepsica
(Gars. t. 62) Thell. (= M. aptera Gärtn.); Myristica moschata (Gars. 1. 71)
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 779
Thunb. (= M. fragrans Houtt.) ; Strychnos nova (L.) Thell. (not. ad Gars.
t. 74) (= Str. Ignatii Berg.); Ocotea japonica (Gars. t. 84) Thell. (— 0. cu-
pularis (Lam.) Cordem.); Fraxinus humilior Gars. t. 97 A (= Fr. parvi-
folia Lam.); Alo& soccotrina Gars. t. 102 (= A. succotrina Lam.); Aloe
vulgaris Gars. t. 103 (= A. vulgaris Lam., A. vera auct.); Papaver
somniferum L. ssp. hortense (Gars. t. 106) Thell. (= P. album Miller), SSP.
nigrum (Gars. t. 440) Thell. (= P. hortense Huss. non Gars.); Citrus
Aurantium L. ssp. decumana (Rumph.) Thell., var. sinensis (L.) Thell.
[sub Gars. t. 162] (= ssp. sinensis Engler); Citrus Aurantium L. ssp. acıda
(Rumph.) Thell. [sub Gars. t. 163] (= ssp. amara Engler); Centaurium
minus Gars. t. 206 (= C. umbeïlatum Gilib.); Cydonia oblonga Miller ssp.
maliformis (Miller) Thell., ssp. pyriformis (Medik.) Thell. [sub Gars. t. 234];
Dipsacus sativus Gars. I. 249 (= D. salivus Honckeny, D. fullonum auct.);
Dracunculus major Gars t. 250 (— D. vulgaris Schott); Equisetum majus
Gars.t. 258 A (— E. maximum Lam.); Eruca sativa Gars. 1.259 (=E. sativa
Miller); Helianthemum vulgare Gars. t. 297 (= H. Chameeistus Miller);
Lavandula major (Gars. t. 330) Thell. (= L. latifolia (L. f.) Vill.); Man-
dragora fœmina Gars. t. 363 (= M. autumnalis Bert.); [Mespilus Oxya-
cantha Gars. 1. 384 (= Cratægus L.)]; [Nasturtium aquaticum Gars. t. 403
(= N. officinale R. Br.)]; Nicotiana Tabacum L. ssp. major (Gars. p. 244)
Thell. (= N. latissima Miller); Pæonia mas Gars. t. 435 A (= P. corallina
Retz., P. mascula Desf.); Pæonia fœmina Gars. t. 435 B (— P. officinalis
Gouan, P. foeminea Desf.); Pastinaca sativa L. ssp. silvestris (Gars. p.264)
Briq.; Teucrium Polium L. ssp. luteum (Gars. t. 462 A) Briq.; Portulaca
oleracea L. à silvestris (Gars. p. 280) DC.; Plantago supina (Gars. t. 474)
Schinz et Thell. (— PI. Cynops auct.); [Rosa provincialis Gars. t. 495 B
(=R. provincialis Miller)]; Salvia major Gars. t. 510 (=S.tomentosa Miller,
S. grandiflora Ettl.); Sonchus lævis Gars. t. 564 (= S. oleraceus Hill et
auct.); Sonchus asper Gars. t. 565 (= S. asper Hill); Sorbus torminalis
(L.) Gars. t. 567 (= S. torminalis Grantz).
Es sei noch hinzugefügt, dass Lamarck in seiner « Encyclopédie métho-
dique. Botanique » hie und da die Garsault’schen Figuren zitiert (so bei
Centaurea Behen L., Helleborus orientalis Lam.), und dass z. B. auch
Nastustium verrucarium Gars. (— Coronopus procumbens Gilib.) und
Raphanus rusticanus Gars. (= Cochlearia Armoracia L.) in A. Pyr. de
Candolle’s « Systema » aufgeführt werden ; in den Index Kewensis haben
jedoch, nach Stichproben zu urteilen, keine Garsaul’’schen Namen Auf-
nahme gefunden, ebensowenig werden die Tafeln von Pritzel (Icon. bot.
Ind.) zitiert, da ja die Identifikation der Abbildungen bis jetzt noch aus-
stand.
KHAN
x
Les Figures des Plantes et Animaux d’usage en Medecine, decrits
dans la Matiere Medicale de M" Geoffroy Medecin, Dessinés d'après
nature par M" de Garsault, Graves par M'° Defehrt, Prevost, Duflos,
Martinet & c. Niquet Scrip. A Paris chez l’auteur, Rue St-Dominique
Porte St-Jaques. [Juin 176%". ]
1 Der Titel des Buches trägt kein Datum; dieses wird in der ‚‚Description“
(1767) p. À angegeben : ‚‚Explication abrégée de 719 plantes . .. gravées en
taille-douce, sur les desseins de M. de Garsault, et mises au jour en juin 176%...‘*
780 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Description, Vertus et Usages de sept cents dix-neuf! Plantes,
tant étrangeres que de nos climats; et de cent trente-quatre Ani-
maux, en sept cents trente planches, Gravées en taille-douce, sur
les desseins d’après nature, de M. Garsault, par MM. de Fehrt,
Prevost, Duflos, Martinet, & c. Et rangées suivant l’ordre du Livre
intitulé Matiere Médicale de M. Geoffroy. Ouvrage utile à toutes
Matieres Medicales, aux Artistes, aux Personnes charitables, & à
tous ceux qui préparent eux-mêmes leurs Médicaments. — A Paris,
chez P. Fr. Didot le jeune, Quai des Augustins, près du Pont S.-Michel,
à S.-Augustin. — M.DCC.LX VIT. Avec Privilège du Roi.
p. 1? — A. Calamus L. 1753.
1B; p. 2 — Iris Pseudacorus L. 1753.
2 — A. Archangelica L. 1753.
Anthora [, t. 3; p. 3 — Aconitum Anthora L. 1753.
Aristolochia rotunda I, t. 4 A ; p. 3 — A. rotunda L. 1753.
Aristolochia longa I, t. 4 B; p. 3 — A. longa L. 1753 (saltem quoad radicem et
fructum, excel. colore floris ad A. pallidam Willd. spectante).
Aristolochia clematitis I, t. 5 A; p. 4 — A. Clematitis L. 1753.
Aristolochia pistolochia I, t. 5 B; p. 4 — A. Pistolochia L. 1753.
Behen album I, t. 6; p. 5 — Centaurea Behen L. 1753 teste Lam.
Garlina I, t. 7: p. 5 — C. acaulis L. 1753.
Carlina ixia I, t. 8; C. Ixia p. 6 — C. Cynara Pourr. ex Duby 1828 (C. acan-
thifolia All. [177%]? ssp. Cynara Rouy Fl. France VIII |1903] 363).
Acorus verus 1.,t.1 A;
I
Acorus adulterinus I,
Angelica I, t. 2; p.
China orientalis I, t. 9 A;..... «Or.....» p.6 — Smilax spec. (an S. China L.
1753 ? male !).
China occidentalis I, t. 9 B; ..... «Occe.....» p. 7 = Smilax spec. (an S. lan-
ceolata L. 1753 ?).
Contrayerva 1, t. 10; Contrahyerva p. 7 — Dorstenia Contrajerva L. 1753.
Costus I,t. 11; p.8 — C. arabicus L. 1753; Jacq. Ic. I (1781-6), t. 1! (C. spe
ciosus (Koenig) Sm.; K. Schumann in Engler Pfl. reich 20, Heft (IV, 46)
Zingib. (190%) 398).
Curcuma longa I, t. 12 A ; p. 8 = C. longa L. 1753.
Gurcuma rotunda I, t. 12 B; p. 8 — C. rotunda L. 1753 = Kæmpferia pan-
durata Roxb. 1810.
Cyperus longus I, t. 13 A; p. 9 = C. longus L. 1753.
Cyperus rotundus I, t. 13 B; p. 9 = C. rotundus L. 1753.
Cyperus americanus I, t. 13 C ; ..... «Am...» p. 9 = Scirpus lacuster L.
1753 (Schoenoplectus lacustris Palla)?
Dictamnus albus I, t. 14; p. 10 = D. albus L. 1753.
Doronicum romanum |, t. 15 A; ..... «Rom... », p. 10 = D. cordatum
Lam. 1778 (D. Pardalianches 8 L. 1753, D. Matthioli Tausch 1828, D. Par-
dalianches Jacq. 1776 et auct. plur., non L.).
Doronicum arnica I, t. 15 B; «Arn...... » p. 11 = Arnica montana L.
1753.
Galanga major I, t. 16 A; p. 11 = Alpinia Galanga (L. 1762 sub Maranta,
teste Lam.) Willd.
1 De Zahl scheint etwas hoch gegriffen ; ich habe nur 689 Pflanzenarten
gezählt.
2 Die römische Ziffer und «t.» beziehen sich auf Band und Tafel der «Figures»;
«p.» bedeutet die entsprechende Seite der «Description».
3 Da GC. Ixia Gars. älter ist als C. acanthifolia All., so hat die Gesammtart
den Namen C. Ixia zu führen; C. acanthifolia All. sens. strict. ist demnach als
C. Ixia ssp. acanthifolia (All.) zu bezeichnen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 781
Gentiana I. t. 16 B; p. 12 = G. lutea L. 1753.
Glycyrrhiza 1, t. 17; p. 12 = Gl. glabra L. 1753.
Veratrum fi. Nigro I, t. 48 A; «flore nigro» p.13 = V. nigrum L. 1753.
Veratrum fl. Subviridi I, t. 18 B; .…. «flore subviridi» p.13 = V. album L.
1753.
Helleborus niger Flore roseo I, t. 19 A; «..... fl.....» p.13 — H. niger L. 1753.
Helleborus niger Orientalis I, t. 49 B; p. 14 — H. orientalis Lam. 1789 teste
Lam.
Helleborus niger Flore Viridi I, t. 20 A; ..... «flore viridi» p. 14 — H. viridis
L. 1753.
Jalappa Of. I, t. 20 B; «off» p. 15 — Mirabilis Jalapa L. 1753.
Helleborus niger buphtalmi fol. I, t. 21; ..... «flore»p. 15 = Adonis vernalis
1753
Imperatorial,t.22 A;p. 15 — Peucedanum Ostruthium (L. 1753 sub Impe-
ratoria) Koch.
Impecacnanha [sic. !] vérginiana I, t. 22 BE Ipecacuanha Virginiana p. 16 =
Spiræa trifoliata L. 1753.
Iris Nostras I, t. 23 A; «en.....» p. 17= I. germanica L. 1753.
Iris Florentina I, t. 23 B; p. 16 — 1. florentina L. 1759.
Meum athamanticum I, t. 24; p. 17 — M. athamanticum Jacq. 1770 (Atha-
manta Meum L. 1753).
Nardus valeriana Celtica I, t. 25 A; p. 18 — Valeriana celtica L. 1753?
(forma vegeta ramosa).
Nardus valeriana Alpina 1, t. 25 B; p. 18 = Valeriana tripteris L. 1753.
Nardus montana Valeriana I. t. 26; Nardus valeriana Montana p. 19 = Vale-
riana By uno L. 1755.
Gins-eng I,t. 27 A;p.20 = Panax Ginseng C. A. Meyer 1843 (an satis diver-
sum a P. quinquefolio L. 1753 [= Aralia quinquefolia Dene. et Planchon],
quod a Garsault in descriptione includitur ?).
Ninzin I, t. 27 B; p. 19 = Sium Ninsi L. 1753 (quid ?).
Rhabarbarum verum 1, t. 28; p. 20 = Rheum Rhabarbarum L. 1753 (Rh.
undulatum L. 1762).
Rhabarbarum monachorum I, t.29 A; ..... «Mon..... » p. 21 = Rumex alpinus
L. 1753.
Sarza-parilla aralia I,t.29 B; Sarzaparilla Aralia p. 22 — Aralia nudicaulis
L. 1753 — saltem ex ic., vix ex descr.
Seneca I, t. 30 A; Seneka p. 22 — Polygala Senega L. 1753.
Serpentaria Virginiana nigra I,t. 30 B; p. 22 — Asarum virginicum L. 1753.
Serpentaria cretica 1, t. 30 0; ..... COTE » p. 23 — Aristolochia semper-
virens L. 1753.
Serpentaria Virginiana altera I, t. 30 D; S. altera p. 23 = præc. (ex ic.).
Serpentaria caule nodoso I, t. 31 A; p. 23 — Aristolochia Serpentaria
L. 1753.
Serpentaria Violæ frut. fol. I, t. 31 B; S. violæ fructuosæ folio p. 23 = præc.
N I t. 32; p. 24 — Ipomæa Turpethum (L. 1753 sub Convolvulo)
br,
Zerumbetn Zeylanica I, t. 33 A; ..... Zeilanica p. 24 — Kæmpferia rotunda
L. 1753.
Zerumbeth 1, t. 33 B; p. 25 — ?
Zingiber I, t. 34 A; p. 26 = Zingiber officinale Roscæ 1807 (Amomum Zingi-
ber L. 1753).
Zingiber silvestre I, t. 34 B; .... sylvestre p. 26 — Zingiber Zerumbet (L.
1753 sub «Amomum») Sm.
Canella I, t. 35 A; p. 27 — Cinnamomum zeylanicum Nees 1831 (Laurus
cinnamomum L. 1753).
Cortex Winteranus 1, t. 35 B; p. 27 = Drimys Winterana (Gars.) Thell.
comb. nov. (Dr. Winteri Forster 1776).
Quinquina I, t. 36 A; Kinakina p. 28 = Cinchona officinalis L. 1753.
Gascarilla I, t.36 B; p. 29 = Croton Cascarilla (L. 1753 sub Clutia) Bennett.
782 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER).. 1908
Codaga-pala I, t. 37; p. 23—= Wrightia antidysenterica (L. 1753 sub Nerio)
R. Br. (Wr. zeylanica [L. 1756 sub Nerio] R. Br.) ? (ic. mala vel
falsa).
Guayacum 1, t. 38 A; p. 30 — Guajacum officinale L. 1753.
Sassafras I, t. 38 B; p.30— Sassafras officinale Nees et Eberm. 1831 (Lau-
rus Sassafras L. 1753).
Corallum rubrum I, t. 39 A; p. 31.
Madrepora I, t. 39 B; p. 32.
Corallına 1, t. 39 C; p. 32 — Corallina spec. ?
Calamus aromaticus 1, t. 40 (mala !); p. 32 — Sweertia Chirayita (Roxb. ex
Flem. 1810 sub Gentiana) Buch.-Ham. ex Wall. 1831 [«Chirata»] (Gen-
tiana Chirayta Roxb. 1824, 1832; G. Chirata Wall. 1832; Agathotes
Chirayta D. Don 1837; Ophelia Chirata Griseb. 1839) — det.
Ascherson!.
1 Geh. Rat Prof. Dr. P. Ascherson-Berlin hatte die Freundlichkeit, sich des
von mir als aussichtslos aufgegebenen Falles der Identifikation des Calamus
aromaticus Gars. anzunehmen. Nach seiner Ermittlung ist die Abbildung Gar-
sault’s lediglich die Kopie einer Figur in Prosp. Alpinus’ «De plantis exoticis
libri duo» (1629) II. Cap. VII, p. 194-5, wo die fragliche Pflanze (unter der
Abbildung p. 194) als «Gassabel Darriza», bezw. (bei der Beschreibung p. 195)
«Cassabel darrira» bezeichnet wird; sie soll nach Alpinus, was Blattform und
namentlich Grösse und Gestalt der Blüten anbelangt, der «lutea Lysimachia »
[= L. vulgaris L.] sehr ähnlich sein (was für Sweertia Chirayita tatsächlich
zutrifft). Ferner wird schon von Alpinus selbst der «Calamus aromaticus» der
Alten als Synonym herbeigezogen : «Quibus notis ex toto caules hi crassiores
cum conveniant cum Calamo aromatico a Dioscoride descripto, haud injuria
omnes Aegypti et Arabes his caulibus, calami fere ex toto similibus pro calamo
aromatico usi sunt, ac vel etiam nunc utuntur. Hosque caules appellant Cassà el
darrir : ubique locorum medieis officinis venales reperiuntur.» Die Heimat der
Pflanze — Sweertia Ghirayıta ist heimisch im Himalaya und in den Kasia-
Bergen — wird von Alpinus unrichtig angegeben : «Nascitur hæc planta, ut
relatione accepimus, in Aegypti locis humidis, etsi nos eo tempore, quo in ea
provincia morati sumus, plane latuerit, non minus etiam in Jud&a iuxta lacum
Genesarelicum vocatum, et in Syriæ multis locis», während schon Dioscorides
(und nach ihm Garsault) als Heimat des Calamus aromaticus richtig Indien
zitiert. — Die gleiche Figur mit unverändertem Text findet sich (unter dem
Namen Cassab el darrir) auch in I. Vesling’s «Observationes in Lib. Prosperi
Alpini de plantis Aegypti» (1640) p. 63 (cum ic. p. 6%); nur ist die Abbildung
etwas roher ausgeführt, und die Fehler sind noch mehr akzentuiert (gestielte,
pfeilförmige Laubbätter, wie sie die genannten Abbildungen, und zwar diejenigen
Vesling’s und Garsault’s in verstärktem Masse, aufweisen, besitzt die Sweertia
nicht, viel mehr trifft auf sie die Beschreibung Alpinus’ zu : «folia..... oblonga,
lata, inferius in acutum desinentia, sine petiolo adhaerentia..... Lysimachiæ
foliis similia, minora tamen»). —- Ueber den Calamus aromaticus der Alten
scheinen in der Folgezeit die Meinungen geteilt gewesen zu sein. Während, wie
gesagt, Garsault (176%) unter diesem Namen Sweertia Chirayita abbildete und
auch Guibourt [um 1822] die «Stöpites Chirettæ» für einerlei mit dem «Cala-
mus verus» der Alten, d. h. wohl dem z&apos &pœuarexos des Dioskorides
erklärte (Ascherson), äusserte sich Endlicher (Enchir. bot. [1844] 304) unter
Agathotes Chirayta Don folgendermassen : «Stipites amari in India in febribus
intermittentibus sæpe Cinchonæ loco administrantur, perperam a quibusdam
pro «Calamo aromatico» veterum habiti», womit also die Identität des Galamus ”
aromalicus mit der Sweertia direkt negiert wird. — Die Identifikation der
Alpinus- Vesling- Garsault’schen Figur, mit der er sich schon früher ohne
Erfolg beschäftigte, gelang Ascherson nun mit Hülfe von John Forbes Watson’s
«Index to the Native and Scientific names of Indian and other Eastern economic
plants and products» etc. (1868); darin wird nämlich «Kasseb-el- Zurireh»
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. XL. 7893
Juncus odoratus I, t. 42; p. 33 = Andropogon Schoenanthus L. 1753 ?
Malabatrum 1, t. 42 A; p. 33 =?
Senna alexandrina I, t. 49 B; ..... «Alex.....» p. 33 — Cassia alexandrina
(Gars.) Thell. comb. nov. (C. acutifolia Del. 1813; C. lanceolata Nectoux
Voy. Cataract. (1808), Boiss. Fl. Or. — non Forsk.)!.
Dictamnus creticus I, 1. 43; ....- «GCret.....» p. 34 = Origanum Dictamnus
L. 1753 (Amaracus Dietamnus Benth.).
The Sinensum I, t. 44; p. 35 — Thea sinensis L. 1753 (Th. Bohea L. 1762;
Camellia Thea Link 1822; C. sinensis O. Kuntze 1887).
Stechas arabica I, t. 15; ..... «Ar.....» p. 35 — Lavandula Stoechas L.
1753.
Crocus I, t. 46; p. 36 = Cr. sativus Hudson 1762 et auct.
Palma major 1, t. 47; p. 37 — Phoenix dactylifera L. 1753.
Ziziphus 1, t. 48; p. 33 — Zizyphus sativa Gärtner 1788 (Rhamnus Zizyphus
L. 1753).
Sebestena I, t. 49; p. 38 = Cordia Myxa L. 1753.
Passulæ damascenæ 1,t.50 A; ..... «Dam... » p. 39 — fructus Vitis viniferæ L.
1753.
Passulæ corinthiace 1, t. 50 B; «Cor.....» p.39 —fructus Vétis viniferæ L.
1753
Fieus I, t. 50 C; p. 39 = F. Carica L. 1753.
Myrobolani 1, t. 51 [Mirobolani p. 40]: a. Citrini, b. Chebulæ, c. Indice,
d. Bellirice |Bellericæ p. 40], e Emblicæ — fructus et semina
diversa.
Amomum I, t. 51 A; p. 41 = fructus.
Cubebæ I, t. 51 B; p. 41 = fructus.
Colocynthis I, t. 52; p. 41 = Citrullus Colocynthis (L. 1753 sub Cucumere)
Schrader.
Cassia I, t. 53; p. 42— C. Fistula L. 1753.
Tamarindus I, t. 54; p. 43 — T. indica L. 1753.
Vanilla 1, t. 55 A; p.43— V. cf. aromatica Sw. 1799 (Epidendrum Vanilla L.
1753 ex p.).
Cardamomum elettari X, t. 55 B; ..….… «El.....» p. 4k = Elettaria Cardamo-
mum (L. 1753 sub Amomo ex p.) Maton. |
Piper nigrum 1, t. 56; p. #4 — P. nigrum L. 1753.
Piper longum 1, t. 57; p. 45 = P. longum L. 1753.
Piper Myrthus arborea aromatica I, t. 58; « Piper Aromaticum» et « Myrthus,
arborea Aromatica » p. 45 — Pimenta officinalis Lindl. 1821 (P. vul-
garis Lindi. 1829 ; Myrtus Pimenta L. 1753).
Caryophyllus 1, t. 59; p. 46 = Eugenia caryophyllata Thunb. 1788 ; Caryo-
phyllus aromaticus L. 1753; Eugenia aromatica Baillon 1877 — non
Berg 1854). |
Anacardium I, t. 60; p. 47 — Semecarpus Anacardium L. f. 1781 (x angu-
stifolius DC. 1825 — Anacardium longifolium Lam. 1783).
Acajou 1, t. 61; p. 47 — Anacardium occidentale L. 1753 (Cassuvium
pomiferum Lam. 1783).
(also ein der Alpinus- Vesling’schen Bezeichnung sehr ähnlicher Name) — Aga-
thotes Chirayta Don gesetzt, was sofort zu der definitiven Lösung der Frage
führte. Die Identifikation der Garsault’schen Pflanze wäre ohne Kenntnis der
von Ascherson ermittelten (von Garsault selbst nicht angegebenen) ægyptischen
Quelle unmöglich gewesen, da die Abbildung fehlerhaft und die Beschreibung
zu dürftig ist; ich betrachte daher mit Ascherson den Garsault’schen Namen als
«nomen seminudum» und sehe von der Bildung der Kombinalion Sweertia
aromatica ab.
! Cf. Delile, Remarque nouvelle sur les Senés (Bull. Soc. Agric. Hérault,
sept. 1825).
784 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
Balanus myrepsica I, t. 62; p. 48 — Moringa myrepsica (Gars.) Thell.
comb. nov. (M. aptera Gärtner 1791!; Guilandina Moringa L. 1753
ex p. ; Balanus Myrepsica Belon Obs. (1554) 126).
Cacao I, t. 63; p. 48 — Theobroma Cacao L. 1753.
Pistacia 1, t. 64; p. 49 — BP. vera L. 1753.
Pinus sativa 1, t. 65; p. 49 — Pinus Pinea L. 1753.
Ricinus vulgaris I, t. 66; p. 50 = R. communis L. 1753 (var. rugosus
Müller-Argov. 1866 — R. africanus Miller 1768 ex ic.).
Ricinoides americana I, t. 67; ..... « Am....» p. 5l = Iatropha Curcas L.
1753.
Ricinoides arbor americana I, t. 68; ..... «Am... » p. 51 = Iatropha multi-
fida L. 1753.
Ricinus arbor — grana tiglia I, t. 69; ..... « Tiglia » p.52 — Croton Tiglium
L. 1753 (forma foliis integerrimis; an ic. mala ?).
Caffé 1, t. 70; Café p. 52 — Coffea arabica L. 1753.
Nux'moschata I,.t. 74; 2... «Mosch » p. 53 = Myristica moschata (Gars.)
Thunb. 1782 (M. fragans Houtt. 1774-83 [ca. 1775]; M. officinalis L. f.
1781 ; M. ae Lam. 1783).
Nux vomica major I, t. 72; p. 54 Yun :
ds Fe LT, 5 55 \ — Strychnos Nux vomica L. 1753.
Faba Ste Ignacii I, t. 7%; « Faba sancti Ignatii, vomica » p. 55 = ??
Carthamus I, t. 75; p. 56 — C. tinctorius L. 1753.
Anisum Indicum, Badian I, t. 76; p. 56 — Illicium anisatum L. 1759.
Liquidambarum 1, t. 77: p. 57 — Liquidambar Styraciflua L. 1753.
Therebinthus 1, t. 78; p. 57 = Pistacia Terebinthus L. 1753.
Larix I, t. 79; p. 58 — L. decidua Miller 1768 (Pinus Larix L. 1753).
Abies I, t. 80; p. 59 — Abies Picea (L. 1753 sub Pino) Bl. Fing. (A. alba
Miller 1768).
Pinus genovensis I, t. 81; ..... Genovinsis p. 59 — P. silvestris L. 1753.
Arbor Siliquosa I, t. 82; ..... «sil...» p. 60 = Hymenæa Courbaril L.
1753.
Belzoinum 1, t. 83; Beljoinum p. 60 — Lindera Benzoin (L. 1753 sub Lauro)
Meissner ?
Camphora Japonica I, t. 84; p. 61 — Ocotea japonica (Gars.) Thell. comb.
nov. (= Laurus cupularis Lam. 1789-91; Agathophyllum cup. Blume
1849-51 ; Ocotea cup. Cordem. 1895).
Hedera arborea I, t. 85; p. 62 — H. Helix L. 1753.
Cistus Ladanifera I, t. 86; ..... «laden: » p. 62 — C. creticus L. 1753.
Lentiscus Vulgaris I, t. 87; ..... «vulg.....» p. 63 — Pistacia Terebinthus
L. 1753 [non P. Lentiscus L.!] ex ic.
Juniperus vulgaris arbor I, t. 88; J. vulgaris p. 64 — J. communis L.
1753.
Oxicedrus Licia I, t. 89; .... «lice...» p. 65 — Juniperus phoenicea L.
1753 (J. lycia L. 1753).
Draco arbor I, t. 90; p. 65 — Dracæna Draco L. 1767 (Asparagus ? Draco
L. 1762).
1 Nach Lamarck (Encycl. I [1783] 398) würde Garsault’s Abbildung (1764)
zu Moringa oleifera Lam. (Guilandina Moringa L. 1753 ex p.; M. pterygosperma
Gärtner 1791) gehören, was jedoch nach der von Garsault gegebenen Beschrei-
bung (1767) der Samen nicht zutrifft.
? Nach mehreren älteren Litteraturangaben sollen die früher unter dem
Namen « Faba sancti Ignatii » offizinellen Kerne von Strychnos nova (L.) Thell.
comb. nov. (Ignatia nova L. 1772; I. amara L. f. 1781; Strychnos Ignatii
Berg. 1778) stammen; Garsault’s Pflanze, deren Abbildung eine Curcurbitaceen-
liche Blüte aufweist, gehört jedoch mit aller Sicherheit nicht zu dieser
rt.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZÜRICH. XL. 785
Palma Amboinensis I, t. 91; p. 66 = Calamus Draco (Rumph. 17551! sub
Palmijunco) Willd. (C. Rotang L. 1753 à L. 1763).
Draco arbor Indica I, t. 92 (male !); p. 66 — Pterocarpus Draco L. 1763.
Styrax folio Mali Cotonei I, t, 93; ..... « mali cot.....» p. 67 — S. officinale
L. 1753.
Tacamahaca I, t. 94; p. 68 — Populus basalmifera L. 1753.
Acacia vera I, t. 95; p. 68 — A. nilotica (L. 1753 sub Mimosa) Del. 18133.
Tragacantha I, t. 96; p. 69 — Astragalus Tragacantha L. 1753.
Fraxinus Humilior I, t. 97 A; ..... «hum... » p. 70 — Fr. parvifolia Lam.
1786 (Fr. rotundifolia Miller 1768 ex p., non Lam.).
Fraxinus rotundiore folio I, t. 97 B; p. 70 — Fr. rotundifolia (Miller 1768
ex p.) Lam. 1786.
Alhagı I, t. 98; p. 71 — Alhagi maurorum Medik. 1787 (Hedysarum Alhagi
. 1753).
Assa Fœtida hıngiseh I, t. 99; Assa-fetida p. 71 = Ferula Assa fœtida L.
1753.
Euphorbium I, t. 100; p. 72 = Euphorbia antiquorum L. 1753.
Oreoselinum Galbaniferum 1, t. 101; ..... « galb ...... » p. 73 — Peucedanum
Galbanum (L. 1753 sub « Bubon ») Jackson Ind. Kew. 1894.
Aloë Soccotrina I, t. 102; ..... « 80CC.....» p. 73 — A. succotrina (All. 1774?)
Lam. 1783 (A. perfoliata 2 L. 1753).
Aloë vulgaris I, t. 103; p. 74 — A. perfoliata* vera L. 1753; A. perfoliata
z vera L. 1762; A. barbadensis Miller 1768; A. officinalis Forsk. 1775;
A. vulgaris Lam. 1783; A: vera auct. rec. mult.
Scammonia Syriaca I, t. 104; p. 75 — Convolvulus Scammonia L. 1753.
Carcapulli I, t. 105; 75 = Garcinia Gutta (L. 1754 sub Cambogia) Roxb.
1814 (G. Cambogia Desr. in Lam. 1789).
Papaver Hortense I, ti. 106; ..... « hort.....» p 76 [non Hussenot 1835] =
P. somniferum L. 1753 ssp. hortense (Gars.) Thell. (= P. album
Miller 1768 = P. somniferum £& album DC. 4821; P. officinale C. C. Gmel.
1806). {
Acacia folio Scorpioidis leguminose I, t. 107 [nomen erroneum]; A. spinis ternis
p. 77 = A. Senegal (L. 1753 sub Mimosa) Willd.
Prunus Silvestris I, t. 108; ..... « sylvestris » p. 78 = Pr. spinosa L. 1753.
Hypocistis I, t. 109; Hyppocistis p. 79 = Cytinus Hypocistis (L. 1753 sub
Asaro) L. 1764.
Areca Palme foliis I, t. 110; ..... palme ..... p. 79 = A. Cathecu L. 1753.
Arundo Saccharifera 1, t. 111; ..... «sacch.....» p. 80 = Saccharum offici-
narum L. 1753.
Arundo mambu 1, t. 112; p. 81 — Bambusearum spec.
Acer montanum I, t. 113; p. 81 (excl. patr. « Canada») = A. Pseudo-
platanus L. 1753.
1 O0. Kunize (Revis. gen. pl. I (1891) 731) äussert bei Gelegenheit der Resti-
tution der Rumphius’ schen Gattung Palmijuncus die Ansicht, dass «die Rumpf-
schen Artennamen, als vor 1753 publicirt, nicht gelten »; der Autor übersieht
jedoch dabei, dass in dem « Auctuarium» zu Rumphius’ Herbarium Amboinense
(1755) die sämmtlicher Artennamen nochmals aufgeführt sind, und zwar mit
Hinweis auf die früheren Beschreibungen und Abbildungen, so dass diejenigen
unter ihnen, die binär sind, als im Jahre 1755 rechtsgültig publiziert, für die
Nomenklatur durchaus zu berücksichtigen sind.
2 Nach Willdenow (Spec. pl. IV, 2 (1806) 1085) und ähnlich nach Lamarck
(Eneyel. I (1783) 19) zerfällt Mimosa nilotica L. in 2 Arten : A. A. arabica
Willd. I. c. (Mimosa arabica Lam. I. c.) und 2. A. vera Willd. I. c. (M. nilotica
L. sens. strict. sec. Willd.). A. vera Garsault (1764) non Willd. scheint eher
— À. arabica Willd.; indessen sind nach Oliver (Fi. trop. Afr. II (1871) 350)
A. arabica W., A. vera W. und A. nilotica Del. synonym.
786 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER Zune SÉR.). (1908
Apocinum Syriacum I, t. 114; p. 82 = Calotropis procera |Dryander ol
Aiton 1811: (Lindl. Bot. Reg. t. 17921; Asclepias gigtanea L. 1753 quoa
syn. Prosp. Alpin. ! — non Calotropis gigantea [Dryand. in] Aiton 1811).
Tubera Cervina I, t. 115 A; CEND. EN » p. 82 — Elaphomyces spec. (an
E. cervinus (Pers.) Schröter ?) = Lycoperdon cervinum L. 1753 ex p.
Auricula Iude I, t. 115 B; p. 82 — Auricularia Auricula (L. 1753 sub
Tremella).
Agaricum 1, t. 116 a 83 = Polyporus spec. ?
Galle I, t. 116 B; p. 83.
Llex aculeata I, t. 117; p. 84 = Quercus coccifera L. 1753.
Opuntia I, t. 118; p. 85 — O. Ficus indica (L. 1753 sub Cacto) Miller.
Abrotanum mas Il, t. 149 (haud bona); p. 89 (excel. patr. «dans nos Pays
chauds ») = Artemisia Abrotanum L. 1753.
Abrotanum femina Il, t. 120; p. 89 — Santolina Chamæcyparissus L.
Absinthium majus I, t. 121; Abscynthium ..... p. 90 = Artemisia Absin-
thium L. 1753.
Absinthium Ponticum Il, t. 122; Abscynthium minus sive Ponticum p. 90 —
Artemisia pontica L. 1753.
Acanthus sativus vel mollis IX, t. 123; p. 91 = A. mollis L. 1755.
Acetosa Pratensis I, t. 424 A; ..... «pral..... » p. 91 = Rumex Acetosa L.
1753.
Acetosa Hortensis II, t. 12% B; «hort..... » p. 91 = Rumex scutatus L.
1753.
Adiantum verum IL, t. 425 A; p. 92 = A. Capillus Veneris L. 1753.
Adiantum americanum II, t. 125 B; ..... CAM nn. » p. 92 = A. pedatum
L. 1753
Adiantum nigrum Il, t. 126; p. 93 = Asplenium Adiantum nigrum L.
1753.
Adiantum album II. t. 127 (exel. fig. 4) = Cystopteris fragilis (L. 1755 sub
Polypodio) Bernn.
Adiantum ruta muraria Il, t. 128 A; p. 94 — Asplenium Ruta muraria L.
1753.
Adiantum Polytrichum U, t. 128 B; p. 94 — Asplenium Trichomanes L.
1753.
Adiantum aureum M, t. 129; p. 95 — Polytrichum cf. commune L. 1753.
Ageratum II, t. 130; p. 95 — Achillea Ageratum I.. 1753.
Agnus Castus Il, t. 131; p. 96 — Vitex Agnus castus L. 1753.
Agrimonia II, t. 132; p. 96; A. Eupatoria L. 1753.
Alcea Il. t. 133: p. 97 = Malva Alcea L. 1753.
Alchimilla I, t. 13%; p. 97 — Alchemilla vulgaris L. 1753 (var.).
Alkekengı IL, t. 135 A; p. 98 — Physalis Alkekengi L. 1753.
Alliaria II, t. 135 B; p. 98 — A. officinalis Andrz. 1819 (Erysimum Alliaria
L. 1753).
Allium IL, t. 136; p. 99— A. cf. Ampeloprasum L. 1753.
Allioprasum I, t. 137; p. 99 — Allium sativum L. 1753.
Alnus II, t. 138; p. 100 = A. rotundifolia Miller 1771 (Betula Alnus var.
glutinosa L. 1753; A. glutinosa Gärtner 1791).
Alsine media II, t. 139 ; p. 100 — Stellaria media (L. 1753 sub Alsine) Vill.
Althea Il, t. 140 ; p. 101 = A. officinalis L. 1753.
Amygdalus II, t. A441; p. 102 — Prunus communis (L. 1753 sub Amygdalo)
Arcangeli (Pr. Amygdalus Stokes 1812).
1 Wiewohl Apocinum Syriacum Gars. viel älter ist als Calotropis procera
Dryand., so halte ich doch die Bildung der Kombination Calotropis syriaca
nicht für berechtigt, da Ap. Syriacum Gars. nach meiner Auffassung ein totge-
borener Name ist (verg. Bull. Herb. Boiss. 1907, 100).
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRICH. XL. 787
Anacampseros Il, t. 142; p. 102 = Sedum Telephium L. 1753 ssp. purpu-
reum (Link 1821 pro spec.) — S. purpurascens Koch 1843.
Anacampseros Rhodia radix 1. t. 143: ..... «rhod.....» p. 130 — Sedum
roseum (L. 1753 sub Rhodiola) Scop.
Anagallis Il, t. 14%; p. 103 = A. arvensis L. 1753 (incl. A. foomina Miller
1768 |= A. cœrulea Schreber 1771] ex descr.).
Anethum II, t. 145; p. 10% = A. graveolens L. 1753.
Anisum Il, t. 146; p. 10% — Pimpinella Anisum L. 1753.
Anonis Il, t. 147 ; p. 105 — Ononis spinosa L. 1753.
Aparine ll, t. 148; p. 105 — Galium Aparine L. 1753.
Apium IT, t. 149 ; p. 106 = A. graveolens L. 1753.
Aquifolium IL, t. 190 ; p. 107 = Ilex Aquifolium L. 1753.
Aquilegia II, ı. 151; p. 407 = A. vulgaris L. 1753.
Argentina I], t. 152; p. 108 — Potentilla Anserina L. 1759.
Armeniaca malus II, t. 153: p. 108 — Prunus Armeniaca L. 1753.
Artemisia II, t. 154 : p. 109 = A. vulgaris L. 1753.
Arum IL, t. 155 ; p. 109 = A. maculatum L. 1753 (incl. A. vtalicum Miller
1768 ex descr.).
Asarum IT, t. 156; p. 110 — A. europaeum L. 1753.
Asclepias Il, t. 157; p. 111 — Vincetoxicum officinale Mönch 179% (Ascle-
pias Vincetoxicum L. 1753; Cynanchum Vincetoxicum R. Br.).
Asparagus 1, t. 158; p. 111 — A. officinalis L. 1755.
Asperula II, t. 159 ; p. 112 — A. odorata L. 1753.
Attriplex Il, t. 160; p. 112 — Atriplex hortense L. 1753.
Attripleæ vulvaria Il, t. 161 ; p. 113 — Chenopodium Vulvaria L. 1753.
Avena Il, t. 162; p. 113 = A. sativa L. 1753.
Aurantium dulci medulla II, t. 163 A; ..... medullä p. 114 = Citrus Auran-
tium L. 1753 ssp. decumana (Rumph.) Thell. [Limo decumanus Rumph.
Herb. Amb. II, 96, t. 24, f. 2 et Auct. (1755)]!;C. decumanus L. 1767]
var. sinensis (L. 1753 et Gallesio pro var. C. Aurantii) Thell. (= C.
Aurantium ssp. sinensis [typus] Engler 1896).
Aurantium fructu acrill, t.163B: A. acri medullä p.114 — Citrus Aurantium
L. 1753 ssp. acida (Rumph. 1755 sub Aurantio pro spec.) Thell. (ssp.
amara L. ex Engler 1896 ; C. Bigaradia Lois. in Duhamel 1819 ; an
C. fusca Lour. 1790 2). 5
Bardana Il, t. 164; p. 115 — Arctium minus (Hill 1772 sub Lappa) Bernh.
Beccabunga 11, t. 165; p. 115 = Veronica Beccabunga L. 1753.
Belladona II, t. 166 ; Bella Dona p. 116 — Atropa Belladonna L. 1753.
Bellis major I, t. 167 A; p. 116 — Chrysanthemum Leucanthemum L.
1753 (Leucanthemum vulgare Lam. 1778).
Bellis minor II, t. 167 B; p. 117 =B. perennis L. 1753.
Berberis II, t. 168; p. 117 — B. vulgaris L. 1753.
Berula Il, t. 169 ; p. 118 = Sium erectum Huds. 1762 (S. angustifolium L.
1763; Berula angustifolia Koch).
Beta I, t. 170; p. 118 — B. vulgaris L. 1753.
pue II, t. 171; p. 119 — Stachys officinalis (L. 1753 sub Betonica)
revis.
Betula IX, t. 172 A; p. 119 — B. alba L. 1753.
Bistorta IL, t. 172 B; p. 120 = Polygonum Bistorta L. 1753.
Boletus esculentus vulgaris Il, t.173 ; Boletus, p. 120 = Morchella esculenta
(L. 1753 sub Phallo) Pers.
Bonus Henricus Il, t. 174 ; p. 121 — Chenopodium Bonus Henricus L. 1753.
Borrago 11, t. 175 ; p. 121 — B. officinalis L. 1753.
Botrys ambrosioides vulg. Il, t. 176; B. ambrosioides p. 122 — Chenopodium
Botrys L. 1753.
. Botrys ambrosioides americana I, t. 177; B. Americana p. 122 — Cheno-
podium ambrosioides L. 1753.
Brassica II, t. 178 ; p. 123 — Br. oleracea L. 1753 (ic. optima!).
Brassica Cauliflora II, t. 179 ; p. 123 = Br. oleracea var. botrytis L. 1753.
788 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
Brunella U, t. 180 ; p. 124 — Prunella vulgaris L. 1753.
Bryonia II, t. 181; p. 124 — Br. dioeca Jacq. 1774.
Bryonia nigra Racemosa Il, t. 182; ..... (TAC... » p. 195 — Tamus commu-
nis L. 1753.
Buglossum Il, t. 183; p. 126 — Anchusa officinalis L. 1753? (ic. mala).
Bugula Il, t. 18%; p. 126 — Ajuga reptans L. 1753.
Bursa Pastoris II, t. 185; p. 127 = Capsella Bursa pastoris (L. 1753 sub
Thlaspi) Medik.
Buzus IL, t. 186; p. 127 — B. sempervirens L. 1753.
Calamintha vulg. U, t. 187; Vulg. p. 128 — Satureja Calamintha
(L. 1753 sub Melissa) Scheele.
Calamintha Pulegii odore IT, t. 188; p. 128 — Satureja Nepeta (L. 1753 sub
Melissa) Scheele.
Calamintha montana II, t. 189; p. 129 — Satureja grandiflora (L. 1753 sub
Melissa) Scheele.
Calamintha arvensis Il, t. 190 ; p. 129 — Mentha arvensis L. 1753.
Calcitrapa Il, t. 191 ; p. 129 — Centaurea Calcitrapa L. 1753.
Calendula 1, t. 192; p. 130 = C. officinalis L. 1753.
Calendula Sylvestris p. 130 = C. arvensis L. 1763.
Camphorata XX, t. 193; p. 131 = Camphorosma monspeliaca L. 1753.
Cannabis A Mas, B Fœmina II, t. 194; Cannabis p. 131 — C. sativa L. 1753
(I 8).
Capparis IL, t. 195 ; p. 132 — C. spinosa L. 1753.
Caprifolium 11, t. 196; p. 132 — Lonicera Periclymenum L. 1753.
Cardiaca II, t. 197; p. 133 — Leonurus Cardiaca L. 1753.
Carduus Benedictus II, t. 198; ..... «ben...» p. 133 — Cnicus benedictus
L. 1753.
Carduus attractylis II, t. 199; ..... «attractilis» p.134 — Carthamus lanatus
Carduus Marie II, t. 200; p. 134 — Silybum Marianum (L. 1753 sub Car-
duo) Gärtn.
Caryophyllata Il, t. 201; p. 135 = Geum urbanum L. 1753.
Carvi IT, t. 202; p. 135 — Carum Carvi L. 1753.
Caryophyllus Tunica U, t. 203; ..... tunica p. 136 — Dianthus Caryo-
phyllus L. 1753. -
Castanea 1, t. 204 ; p. 136 = C. sativa Miller 1768 (Fagus Castanea L. 1753).
Centaurium majus IL, t. 205; p. 137 — Centaurea Centaurium L. 1753.
Centaurium minus II, t. 206; 137 — Gentiana Centaurium L. 1753 — Cen-
taurium umbellatum Gilib. 1781 (C. minus Mönch 179% exel. var. £:
Erythræa Centaurium Pers.).
Cepa vulg. II, €. 207; C. vulgaris p. 138 — Allium Cepa L. 1753.
Cepa ascalonica 11, t. 208; p. 138 — Allium ascalonicum L. 1756.
Cepa Fissilis II, t. 209; «..... fiss.....» p. 139 — Allium fistulosum L. 1753.
Cerasus Il. t. 210: p. 139 — Prunus Cerasus L. 1753.
Cerasus Silvestris Il, t. 15 ..... sylvestris p. 139 — Prunus avium L. 1753.
Ceterach Il, 1. 212; Geterac p. 140 — Asplenium Ceterach L. 1753.
Cherophyllum U, t. 213; p. 149 — Anthriscus Cerefolium (L. 1753 sub
Scandice) Hoffm.
Chamedrys Il, t. 214 ; Chamedris p. 141 = Teucrium Chamædrys L. 1753.
Chamæmelum Romanum I, t. 215 A; p. 141 — Anthemis nobilis L. 1753.
Chamæmelum vulgare Il, t. 215 (fol.) ; p. 142 = Matricaria Chamomilla L.
1753 ? an Chrysanthemum inodorum (1755 sub Matricaria) L. 1763?
Chamæmelum fetidum 1, t. 215 (fol.) et 216; p. 142 — Anthemis Cotula L.
1753 (ic. haud bona).
Chamepithys IL, t. 217 ; Chamæpithis p. 142 = Ajuga Chamzpitys (L. 1753
sub Teucrio) Schreber.
Chamæpithys moschata II, t. 218; Chamæpithis moschata p. 143 = Ajuga Iva
(L. 1753 sub Teucrio) Schreber.
Chelidonium majus IL, t. 219; p. 143 = Ch. majus L. 1753.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZÜRICH. XL. 789
Chelidonium minus II, t. 220; p. 144 — Ranunculus Ficaria L. 1753.
Cicer II, t. 221; p. 144 = C. arietinum L. 1753.
Cichorium Sylvestre Il, t. 222; ..... «sylv.....» p. 145 = C. Intybus L. 1753.
Cicuta major Il, t. 223; p. 445 — Conium maculatum L.1753 (ic. haud bona).
Cicuta minor Il, t. 224; p. 146 — Aethusa Cynapium L. 1753.
Cinara Il, t. 225; p. 146 — Cynara Scolymus L. 1753.
Cardones Il, t. 226; Cinara Cardones p. 147 — Cynara Cardunculus L. 1753.
Gitreum IL, t 227 A; p. 147 — Citrus Medica L. 1753 ssp. genuina Engler
1896.
Limon I, t. 227 B; p. 148 —= Citrus Medica L. 1753 ssp. Limonum (Risso
1813 pro spec.) Hooker fil. sec. Engler (C. Medica 8 Limon L. 1753).
Citrullus IL, t. 228; p. 148 — Cucurbita maxima Duchesne in Lam. 1786.
Gochlearia II, t. 229; p. 149 = C. officinalis L. 1753.
Colchicum IL, t. 230; p. 149 = C. autumnale L. 1753.
Consolida major II, t. 231; p. 150 — Symphytum officinale L. 1753.
Coriandrum majus Il, t. 232; p. 151 = C. sativum L. 1755.
Cornus Il, t. 223 A; p. 151 = C. mas L.. 1753.
Corylus II, t. 233 B; p. 151 = C. Avellana L. 1753.
Cotonea malus Il, t. 234; p. 152 — Cydonia oblonga Miller 1768 sens ampl.
(Pyrus Gydonia L. 1753) incl. ssp. maliformis (Miller 1768 pro spec.)
Thell. et ssp. pyriformis (Medik. 1793 pro spec.) Thell.
Cruciata II, t. 235; p. 153 = Galium Cruciata (L. 1753 sub Valantia) Scop.
Cucumis Sativus II, t. 236; ..... «sat... » p. 153 — C. sativus L. 1753.
Cucumis asininus IT, t. 237; p. 154 — Ecballium Elaterium (L. 1753 sub
Momordica) Rich.
Gueurbita I, t.238; p. 154 — Lagenaria vulgaris Ser. 1825 (Cucurbita lage-
naria L. 4753; C. leucantha Duchesne in Lam. 1786).
Cuminum off. U,t. 239; Cuminum p. 155 — C. Cyminum L. 1753.
Cupressus mas II, t. 240; Cupressus p. 155 ex p. — C. sempervirens L. 1753
var. 8 mas Gouan 1762! (C. sempervirens 8 L. 1753; C. horizontalis
Miller 1768; C. sempervirens var. horizontalis Parlat. 1868).
Cupressus Femina Il, t. 240; Cupressus p. 155 ex p. — C. sempervirens L.
1753 (excl. var. £), Miller 1768 (var. « femina Gouan 1762; C. fastigiala
DC. 1813).
Cuscuta II, t. 241; p. 156 —C. Epithymum (L. 1753 pro var.) Murray 1774.
Cyanus Il, t. 242; p. 157 — Centaurea Cyanus L. 1753.
Cyclamen II, t 243; p. 157 = C. neapolitanum Ten. 1824-9.
Cynoglossum II, t. 244; p. 158 — C. officinale L. 1753.
Daueus Greticus II, t. 245; p. 158 = Athamanta cretensis L. 1753.
Daucus Vulg. II, t. 246; D. vulgaris p. 159 — D. Carota L. 1753.
Dens Leonis, Latiore folio Il, t. 247; Dens leonis latiore folio p.159 — Taraxa-
cum officinale Weber 1780 (Leontodon Taraxacum L. 1753; T. vulgare
(Lam ) Schrank 1789).
Digitalis off. IL, t. 248; Digitalis p. 160 — D. purpurea L. 1753.
Dipsacus Sativus Il, t. 249 ; «sat... » p. 160 — D. fullonum 8 L. 1753
=D. fullonum 8 sativus L. 1763 — D. sativus Honckeny 1782 (D. fullo-
num Miller 1768 et auct. nonnull. — non L.)
Dracunculus major II, t. 250; p. 164 = Arum Dracunculus L. 1753 = Dr.
vulgaris Schott 1832.
Dracunculus pratensis, ptarmica II, t. 251; Dr. ptarmica p. 162 = Achillea
Ptarmica L. 1753.
Dracunculus Esculentus IT, t. 252; ..... «esc.....» p. 162 = Artemisia Dra-
cunculus L. 1753.
Dulcamara Il, t. 253; p. 162 — Solanum Dulcamara L. 1753.
Ebulus II, t. 254; p. 163 — Sambucus Ebulus L. 1753.
‚Elatine II, t. 255: p. 164 — Linaria Elatine (L. 1753 sub Antirrhino) Miller.
Endivia II, t. 256; p. 164 — Cichorium Endivia L. 1753.
Endivia latıfolia, E. angustifolia, E. crispa p. 164 = varietates Cichorii
Endiviæ L. 1753.
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Enuia Campana II, t. 257; ..... «camp.....» p. 165 — Inula Helenium L.
1753.
Equisetum majius II, t. 258 A;p. 166 — E. maximum Lam. 1778 (E. Tel-
mateja Ehrh. 1783).
Equiseium minus Il, t. 258 B; p.166 — E. arvense L. 1753?
Eruca Sativa Il, t. 259; ..... «sat.....» p. 166 = E. sativa Miller 1768, Lam.
1778 (Brassica Eruca L. 1753).
Eruca Silvestris II, t. 260; ..... «sylv.....» p. 167 [non Lam. 1778] = Diplo-
taxis tenuifolia (L. 1755 sub Sisymbrio) DC.
Eryngium off. IL, t. 261; Eryngium p. 167 — E. campestre L. 1753.
Eryngium marinum ll, t. 262; p. 168 = E. maritimum L. 1753.
Erysimum I, t. 263; p. 168 = Sisymbrium officinale (L. 1753 sub Erysimo)
Scop.
Esula minor II, t. 264: p. 169 = Euphorbia Cyparissias L. 1753.
Esula major I, t. 265; p. 169 — Euphorbia Esula L. 1753?
Eupatorium Cannabinum Il, t. 266: ..... «cann.....» p.170 = E. cannabinum
L. 1753.
Euphrasia Il, t. 267; p. 170 — E. officinalis L. 1753.
Faba I, i. 268; p. 171 = Vicia Faba L. 1753.
Fagopirum vulgare erectum II, t. 269; Fagopyrum p. 171 = F. sagittatum
Gilib. 1792 (F. esculentum Mönch 1794; Polygonum Fagopyrum L. 1753).
Filipendula II, t. 270; p. 172 = Filipendula hexapetala Gilib. 1781 (Spiræa
Filipendula L. 1753).
Filix mas I. t. 271; p.172 — Dryopteris Filix mas (L. 1753 sub Polypodio)
Schott (Aspidium Filix mas Sw.).
Filix femina I], t. 272; p.173= Pteridium aquilinum (L. 1753 sub Pteride)
Kuhn.
Filix florida II, t. 273; p. 173 — Osmunda regalis L. 1753.
Feniculum II, t. 274; p. 174 =F. vulgare Miller 1768 (F. capillaceum Gilib.
1781 ; F. officinale All. 1785; Anethum Foeniculum L. 1753).
Foenum-grecum IL, t. 275; ..... grecum p. 174 — Trigonella Foenum græ-
cum L. 1753.
Fragaria Il, t. 276; p. 175 — F. vesca Hudson 1762 (F. vesca « silvestris
L. 1753, F. silvestris Duchesne 1766).
Frasinus excelsior II, t. 277; p. 176 — Fr. excelsior L. 1753.
Fumaria IL, t. 278; p. 176 = F. officinalis L. 1753.
Fungus esculentus Il, t. 279; p. 177 = Agaricus campestris L. 1753 (ex
descr. ; ic. mala).
Fungus Vernus esculentus II, t. 279; F. vernus p. 177 — Agaricus spec. (an
A. albellus Fr.?)
Fungus Pulverulentus I, t. 279; ..... «pulv.....» p. 177 = Lycoperdon spec.
(ef. L. uteriforme Bull.).
Galega IL, t. 280; p. 178 = G. officinalis L. 1753.
Galeopsis procerior spicata II, t. 281; G. procerior p. 178 — Stachys silva-
ticus L. 1753.
Galeopsis betonicæ folio palustris II, t. 282; G. palustris p. 178 = Stachys
paluster L. 1753.
Galeopsis lamium tuteum Il, t. 283; p. 179— Lamium Galeobdolon (L. 1753
sub Galeopsi) Crantz.
Gallium luteum Il, t. 284; p. 179 = Galium verum L. 1753.
Gallium album Il, t. 285; p. 180 = Galium Mollugo L. 1753.
Genista vulgaris II, t. 286 A ; p. 180 — Sarothamnus scoparius (L. 1753
sub Spartio) Wimmer in Koch.
Genista Hispanica II, t. 286 B; p. 181 — Spartium junceum L. 1753.
Geranium Columbinum II, t.287; ..... «col...» p. 181 [non L.] = G. lucidum
L. 1753.
Geranium Robertianum I, t. 228; p. 181 = G. Robertianum L. 1753.
Geranium Sanguineum II, t. 289; ..... «sang.....» p. 182 = G. sanguineum
L. 1753
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRIGH. XL. 791
Gnaphalium Pes Cati II, t. 290 A; ...... pes cäti p. 182 — Antennaria diœca
(L. 1753 sub Gnaphalio) Gärtner. ;
Gnaphalium Seu impia I, t. 290 B; ..... See p. 183 = Filago germanica
(4753 sub Gnaphalio) L. 1759.
Gramen Loliaceum Il, t. 291; ..... «lol.....» p. 183 = Agropyron repens
(L. 1753 sub Tritico) Pal.
Gramen Dactylen I, t. 292; ..... CQHACL » p. 183 — Cynodon Dactylon
(L. 4753 sub Panico) Pers.
Gratiola III, t. 293; p. 185 = G. officinalis L. 1753.
Grossularia Spinosa III, t 29% A; Grossularia p. 185 — Ribes Uva crispa
L. 1753 (inel. R. Grossularia L. 1753).
Grossularıa Ribes dicta Ill, t. 294 B; Gr. ribes p. 186 = Ribes rubrum L.
1753.
Grossularia fructu nigro II, t. 295; Gr. nigra p. 186 — Ribes nigrum L. .
1753.
Hedera terrestris II, t. 296; p. 187 — Glecoma hederacea L. 1753.
Helianthemum vulgare III, t. 297; Helianthemum p.187 = H. Ghamecistus
Miller 1768 = H. vulgare Gärtner 1788 (Cistus Helianthemum L. 1753);
ex descr. (feuilles blanches en dessous) = ssp. nummularium (Miller)
Thell. (= H. Chamæcistus ssp. nummularium Grosser 1903; H. nummu-
larium Miller 1768 [non Cistus nummularius L. 1753 sec. Rendle et Britten
in Journ. of Bot. (1907) 435, nec H. nummularium (Cav.) Grosser 1903]).
Helianthemum tuberosum TIL, t.298;p.188 — Helianthus tuberosus L. 1753.
neun majus III, t. 299; Heliotropium p. 188 — H. europaeum L.
1753.
Bepatica terrestris II, t. 300: H. lichen p. 189 = Marchantia polymorpha
L. 1753.
Hepatica nobilis II, t. 301; p. 189 — Anemone Hepatica L. 1753 (Hepatica
nobilis Schreber 1771 ; Mönch 1794; H. triloba Gilib. 1782 ; Chaix in Vill.
1786).
Herba Paris III, t. 302; ...,. paris p. 190 — Paris quadrifolius L. 1753.
Herniarra II, t. 303; p. 190 = H. glabra L. 1753 (incl. H. hirsuta L. 1753
ex deser.).
Hordeum II. t. 30%; p. 191 = H. distichum L. 1753.
Horminum II, t. 305; p. 191 — Salvia Sclarea L. 1753.
Hyoseyamus niger LIL, t. 306; Hyosciamus..... p. 192 —H. niger L. 1753.
HAyoseyamus albus III, t. 307; Hyosciamus..... p. 192 = H. albus L. 1753.
Hypericum Ill, t. 308; p. 193 = H. perforatum L.
Hyssopus Ill, t. 309: p. 193 — H. officinalis L. 1753.
Jacea nigra III, t. 310 ; p.194 — Centaurea nigra L. 1753 (ex descr. ; ic. mala!).
Jacobea TX, t. 311; p. 194 = Senecio Jacobæa L. 1753.
Juglans Ill, t. 312; p, 195 = J. regia L. 1753.
Kerri IL, t. 313; p.195 — Cheiranthus Cheiri L. 1753.
Lactuca Sativa Ill, t. 314; L. capitata p. 196 = L. sativa L. 1753.
Lactuca Romana III, t. 315; ..... «TOM... » p. 196 = L. virosa L. 1753.
Lactuca Silvestris III, t. 316; ..... «sylv.....» p. 197 = L. Serriola L. 1756
(L. Scariola L. 1763; L. silvestris Lam. 1789).
Lamium archangelica UE, t. 317; p. 197 = L. album L. 1753. ;
Lamium non fetens III, t. 318; L. purpureum non fetens p. 197 = L. macu-
latum L. 1753. ®
Lamium fetidum Ill, t. 319; p. 198 = L. purpureum L. 1753.
Lampsana III, t. 320; p. 198 = Lapsana communis L. 1753.
Lapathum hortense III, t. 321; p. 199 = Rumex Patientia L. 1753.
Lapathum violon II, t. 322; Lapathum p. 199 — Rumex pulcher L. 1753.
Lapathum sanguineum III, t. 323; p. 199 — Rumex sanguineus L. 1753 (?).
Lapathum folio acuto plano III, t.324 A; p. 201 (erronee sub. t. 325) =Rumex
acutus L. 1753 (=R. crispus L. X obtusifolius L. sec. auct. nonnull.).
Lapathium Folio minus acuto Il, t. 324 B;...... folio..... p. 201 (sub. t. 325)
— Rumex obtusifolius L. 1753. |
792 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne ser.). 1908
Piretrum III. t. 325 A: p. 200 (erronee sub. t. 324) = Chrysanthemum fru-
tescens L. 1753 (?
Rhaponticum Ill, t. 325 B ; p. 200 (sub. t. 324) — Rheum Rhaponticum L.
1753.
Lapathum crispum WI, t. 326; L. folio crispo p. 201 = Rumex crispus L.
1753. '
Lapathum aquaticum Ill, t. 327; p. 201 [non R. aquaticus L. 1753] = Rumex
Hydrolapathum Hudson 1778.
>
Lapathum Spinacia mas III, t. 328; ..... «spi...» p.202 — Spinacia oleracea
L. 1753 9 [sicl]1.
Lapathum Spinacia femina HI, t. 329; ..... «spi.....» p. 202 = Spinacia
oleracea L. 1753 d !1.
Lavendula major IU, t. 330; p. 203 — Lavandula major (Gars.) Thell.
comb. nov. (= L. latifolia [L. fil. 1781 pro var.| Vill. 1787).
Lavendula minor II, t. 331; p. 203 = Lavandula Spica L. 1753 (sens. striet.,
excl. var.).
Laureola mas Ill, t. 332; p. 203 — Daphne Laureola L. 1753.
Laureola femina Ill, t. 333; p. 204 — Daphne Mezereum L. 1753.
Laurus If, t. 334; p. 204 =L. nobilis L. 1753.
Lens IL, t. 335; p. 205 — L. esculenta Mönch 1794? [ic. haud bona] (Ervum
Lens L. 1753).
Lenticula Palustris I, t. 336 ; ..... «pal.....» p. 206 = Lemna minor L. 1753.
Lepidium HI, t. 337; p. 206 — L. latifolium L. 1753 (ssp. eu-latifolium
Thell.).
Lepidium Iberis III, t. 338; L. iberis p. 207 = L. graminifolium L. 1759
(L. Iberis auet. nonnull. non L.).
Levisticum HI, t. 339; p. 207 — L. officinale Koch 1824 (Ligusticum Levis-
ticum L. 1753).
Lichen arborea III, t. 340; ..... eus p. 208 — Sticta pulmonaria (L. 1753:
sub Lichene).
Ligusticum IH, t. 341 ; p. 208 — Laserpitium Siler L. 1753 (?).
Ligustrum 1, t. 342; p. 209 — L. vulgare L. 1753.
Lilium II, t. 343 ; p. 209 — L. candidum L. 1753.
Lilium Convallium A, t. 334; ..... «conv.....» p. 210 = Convallaria ma-
jalis L. 1753.
Linaria II, t. 345: p. 210 = L. vulgaris Miller 1763 (Antirrhinum Linaria
L. 1753).
Lingua Cervina II, t. 346; ..... «cerv.....» p. 44 = Phyllitis Scolopen-
drium (L. 1753 sub Asplenio) Newman (Sc. vulgare Sm. 1793, Sc. offi-
cinarum Sw. 1801).
Linum Il, t. 347; p. 214 — L. usitatissimum L. 1753.
Linum Cathartıcum II, t. 348; ..... «cath..... » p. 42 = L. catharticum
Lithospermum erectum III, t. 349 ; p. 212 — L. officinale L. 1753.
Lithospermum repens IL, t. 350; p. 213 = L. purpureo-coeruleum L. 1753
(ic. haud bona).
Lithospermum Lacrima Job Il, t. 351; ..... lacryma ..... p. 213 — Coix La-
cryma Iobi L. 1753.
Lotus hortensis odora III, t. 352; L. odora p. 214 = Trigonella cœrulea (L.
1753 sub Trifolio Meliloto) Ser.
Lujula alleluia III, t. 253; Lujula p. 214 = Oxalis Acetosella L. 1753.
Lupinus III, t. 35% — L. luteus L. 1753; Lupinus p. 215 = L. albus L. 1753.
Lupulus mas et feemina III, t. 355; Lupulus p. 245 —= Humulus Lupulus
L. 1753.
! In der Beschreibung (p. 202) wird richtig darauf aufmerksam gemacht, dass
die in den Abbildungen dargestellten Geschlechtsformen den gewählten Namen
nicht entsprechen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÆT ZURICH. XL. 793
Majorana III, t. 356; p. 216 — Amaracus Majorana (L. 1753 sub Origano)
Schinz et Thellung 1907 (Majorana hortensis Mönch 1794).
Malva major I, t. 357; p. 217 — M. silvestris L. 1753.
Malva minor HI. t. 358; p. 217 = M. rotundifolia L. 1753 |non Fries] = M.
neglecta Wallr. 1824.
Malva rosea II, t. 359; M. Rosea p. 218 — Althæa rosea (L. 1753 sub Alcea)
Cav.
Malus Il, t. 360; p. 218 = Pyrus Malus L. 1753.
Malus Granata Ill, t. 361; Malum granatum p. 219 — Punica Granatum
2121753:
Malus Persica Ill, t. 362: ..... «pers.....» p. 220 = Prunus Persica (L.1753
sub Amygdalo) Stokes.
Mandragora mas Il, t. 363; p. 221 = M. officinarum L. 1753 sens.
strict. (quoad syn. primum Bauhini), Vis., Rchb., Ind. Kew. (M. vernalis
Bertol. 1824).
Mandragora foœmina Ill, t. 363; p. 221 — M. autumnalis Bertol. [1824 ?]
et ap. Sprengel 1825 (M. officinarum Bertol. non alior.).
Marrubium album A, t. 364; Marrhubum album p. 221 = M. vulgare L.
1753.
Marrubium nigrum Ill, t. 365; Marrhubium nigrum p. 222 = Ballota nigra
L. 1753.
Marum Ui. t. 366; p. 222 = Teucrium Marum L. 1753.
Marum mastich II, t. 367; ..... mastic p. 223 — Thymus Mastichina L.
1763 (Satureja mastichina L. 1753).
Matricaria Ill, t. 368; p. 223 = Chrysanthemum Parthenium (L. 1753
sub Matricaria) Bernh.
Mays Ill, t. 369 ; p. 224 — Zea Mays L. 1753.
Melilotus III, t. 370; p. 224 = M. officinalis (L. 1753 sub Trifolio Meliloto)
Lam.
Melissa II, t. 371; p. 225 — M. officinalis L. 1753.
Melissa an UI, t. 372; M. trägı p. 226 — Melittis Melissophyllum L.
1753.
Melo II, t. 373; p. 226 — Cucumis Melo L. 1753.
Melongena NE, t. 374; p. 227 — Solanum Melongena L. 1753 emend. 1767.
Menyanthes ll, t. 375; p. 226 — M. trifoliata L. 1753.
Mentha hortensis verticıllata I. t. 376; M. hortensis p. 228 — M. gentilis
L. 1753?
Mentha crispa TL, t. 377; p. 228 — M. piperita L. 1753 var?
Mentha Romana WI, t. 378; M.romana p. 228 = M.spicata L. em. Hudson 1762
(M. viridis L. 1763).
Mentha aquatıca III, t. 379; p. 229 = M. aquatica L. 1753.
Menthastrum Il, t. 380; p. 223 — Mentha rotundifolia (L. 1753 pro var.)
“ Huds. 1762.
Mentha pulegium Ill, t. 381; p. 229 — M. Pulegium L. 1753.
Mercurialis III, t. 382; p. 230 = M. annua L. 1753.
Mespilus III, t. 383; Mespylus p. 231 = M. germanica L. 1753.
Mespilus Oxiacantha Il, t. 384: Mespylus..... p. 231 = Craiæqus Oxyacantha
L. 1753 (Mesp. Oxyacantha All. 1785, non Crantz 1769, quæ — Crat.
monogyna Jacq. sec. G. Beck).
Mespilus Pyracantha Ill, t. 385; Mespylus pyracantha p. 323 — Cotoneaster
Pyracantha (L. 1753 sub Mespilo) Spach (Cratægus Pyracantha Medikus;
Pyracantha coccinea Rœmer).
Milium III, t. 386 ; p. 232 — Panicum miliaceum L. 1753.
Milium Sorgo UI, t. 387; M. Sorgo p.232 = Andropogon Sorghum (L.1753
sub Helco) Brot.
. Millefolium III, t. 388; p. 233 — Achillea Millefolium L. 1753,
(Fortsetzung folgt.)
Aa
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 44, 31 octobre 1908. 54
794
LES PTERIDOPHYTES
DU
BASSIN FRANCAIS DE LA MÉDITERRANÉE
PAR
Wilheim HERTER.
C'est pendant mon séjour dans la région méditerranéenne en 1905 et
en 1906 qu’a pris naissance le présent travail, destiné à servir de base
pour des études écologiques plus approfondies.
Il convient d'admettre pour le bassin français de la Méditerranée les
limites suivantes : frontière espagnole — ligne de partage des eaux dans
les Pyrénées orientales et dans les Cévennes méridionales — vallée infé-
rieure du Rhône jusqu'aux environs de Valence et vallées des affluents
jusque vers la moitié de leurs cours — ligne de partage des eaux dans les
Alpes occidentales et méridionales — frontière italienne — Méditerranée.
En cette occasion, qu'il me soit permis d'exprimer une fois de plus à
M. Flahault, professeur à la Faculté des Sciences et Directeur de l’Institut
de Botanique à Montpellier, mes bien vifs remerciements en reconnais-
sance de l’aimable assistance qu’il m’a offerte en chaque occasion pour
faciliter mes études.
Enumération des espèces par ordre systématique.
1. Woodsia ilvensis (L.) R. Br. Prodr. 158. 1810 ; Hook. et Bak.
Syn. Fil. 46; Diels in Engl. Nat. Pflzfam. I, 4, 161. — Acrostichum L. Sp.
1071, 1753.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale).
Bassin français de la Méditerranée : Ça et là dans les zones alpine, sub-
alpine et de la haute montagne. — Stations assez sèches et ensoleillées :
Fentes des rochers, crevasses, éboulis, murs. — Sol siliceux, surtout roches
(2) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 795
éruptives.[Pyrénées-Orientales:pasrare(Companyo); Basses-Alpes
et Alpes-Maritimes (Saint-Lager)|.
2: Eee fragilis (L.) Bernh. in Schrad. Neu. Journ. 1,2,
260.2, 1. > 1806 ; Hook. et Bak. Syn. Fil. 103; Diels in Engl. Nat.
in I, 4, 163. — Polypodium L. Sp. 1091, 1753. — et var. regia (L).
D ho boréale : Régions arctique (Greenland, Spitzberg). sub-
arctique, tempérée, méditerranéenne, des îles atlantiques. Circonscrip-
tions palæotropique, néotropique et australe.
Bassin fr. méd. : Répandu dans les zones alpine. subalpine, des hautes
et des basses montagnes, 2600-300 m. s. m.— Stations humides, fraiches
et ombragées dans les forêts, fentes des rochers, bord des fossés, souches,
murs. — Sol siliceux ou calcaire.
3. Gystopteris montana (Lam.) Bernh. in Desv. Prod. 264, 1827;
Hook. et Bak. Syn. Fil. 104 ; Diels in Engl. Nat. Pfizfam. I, 4, 164.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Kamtchatka). tempérée
el méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. med. : Ça et là, dans les zones alpine et subalpine et de la
haute montagne. — Stations humides, fraiches et ombragées : rochers,
marécages. bord des rivières. — Sol calcaire. [Pyrénées- Orientales :
pas rare (Gautier); Alpes-Maritimes ? Basses-Alpesl].
4. Dryopteris phegopteris (L.) C. Chr. Ind. 284, 1905. — Poly-
podium L. Sp. 1089. 1753; Hook. et Bak. Syn. Fil. 308. — Nephrodium
Pranti. Exkursions fl. Bay. 23. 1884 ; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 170.
Circonscription boréale : Region tempérée, jusqu'en Irlande, region
méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Ça et là dans les zones subalpine et de la haute mon-
tagne jusqu'à 400 m. — Stations humides, fraîches et ombragées dans les
forêts, au bord des ruisseaux et des fossés, sources, cascades, rochers
moussus, souches. — Sol siliceux : granite, schistes, argile et humus.
5. Dryopteris thelypteris (L.) A. Gray Man. ed. 1, 630, 1848.
— Acrostichum L. Sp. 1071, 1753. — Nephrodium Strempel. Fil. Berol.
Syn. 32, 1822; Hook. et Bak. Syn. Fil. 271; Diels in Engl. Pflzfam I,
4, 172.
Circonscription boréale : Region tempérée (jusqu’en Sibérie), région
méditerranéenne, région des îles atlantiques. Formes voisines dans les
circonscriptions palæotropique et australe.
Bass. fr. med. : Peu répandu, peut-être seulement dans la plaine. —
Stations humides mais assez ensoleillées : marais, tourbieres, prairies
marécageuses. — Sol siliceux : alluvions humifères. [?Pyrénées-Orien-
tales : parmi les roches qui encombrent les ravins de la montagne de
Glorianes; les rochers des environs de la forge de Llech; ceux du Baus
de l’Aze, près Prats de Mollo (Companyo); Hérault (Béziers) : étang de
Capestang (Théveneau et frère Liobérus Herb. Montp. !); Bouches-du-
Rhône (Arles-sur-Rhône) : Raphèle, marais de Meyrane, abondant : Saint-
Rémy, la grande marnière de Mouriès (Dunal Herb. Montp.!)]
6. Dryopteris oreopteris (Ehrh.) Maxon, Proc. U. S. Nat. Mus.
23, 638, 1901. — Polypodium Ehrb., Willd. Prodr. 292, 1787. — Nephro-
796 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2we séR.). 1908 (3)
dium montanum Bak. in Hook. et Bak. Syn. Fil. 271 ; Diels in Engl.
Pflzfam. I, 4, 179.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée (Scandinavie méridionale).
region méditerranéenne. Région des îles atlantiques.
Bass. fr. méd. : Assez rare dans les zones de la haute et de la basse
montagne. — Stations humides, fraîches et ombragées dans les clairières,
prairies marécageuses, fossés. — Sol siliceux, sablonneux, argilleux,
humifère. [Pyrénées-Orientales : Environs de Mont-Louis; les fourrés
du Bac de Bolquère ; montagne de Madres; forêt de Salvanère; bois negre
en Llaurenti (Companyo) ; Gard : Le Vigan (Saint-Lager); Alpes-Mari-
times (Nice): val de Pesio et bois de Molières et de l’Isola (Thuret et
Bornet; Risso teste Ardoino)].
7. Dryopteris filix mas (L.) Schott. Gen. Fil. ad t. 9, 1834. —
Polypodium L. Sp. 1090, 1753. — Nephrodium Rich. in Marthe Cat. jard.
med. Paris. 129, 1801; Hook. et Bak. Syn. Fil. 272 pt.; Diels in Engl.
Pflzfam. I, 4, 173.
Circonscription boréale : Régions arctique (Greenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne, des îles atlantiques. Circonscriptions palæo-
tropique et néotropique.
Bass. fr. méd.: Répandu dans les zones subalpine, de la haute et de la
basse montagne jusqu'à 500 m. — Stations humides, fraîches et ombra-
gées : humus des forêts, bord des fossés, éboulis. — Sol siliceux ou cal-
caires humiferes.
8. Drypopteris rigida (Hoffm.) Und. Our nat. Ferns ed. %, 116,
1893. — Polypodium Hoffm. Deutschl. Fl. 6, 1795. — Nephrodium Desv.
in Ann. Soc. Linn. Paris 6, 261, 1827; Hook. et Bak. Syn. Fil. 275 ; Diels
in Engl. Pflzfam. I, 4, 173.
Circonscription boréale : Régions tempérée et méditerranéenne-califor-
nienne.
Bass. fr. méd. : Repandu dans les zones subalpine et de la haute mon-
tagne. — Slations humides, fraiches et ombragées : fentes des rochers,
souvent dans le voisinage des lacs. — Sol calcaire humifère ?
9. Dryopteris cristata (L.) Gray, Man. ed. 1, 631, 1848. — Poly-
podium L. Sp. 1090 pt. — Nephrodium Michx. Fl. bor. Ann. 2, 269, 1803;
Hook. et Bak. Syn. Fil. 273; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 174.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Diels), tempérée, médi-
terranéenne (partie septentrionale).
? Bass. fr. méd. : Zone de la haute montagne. — Stations très humides
et ombragées, dans les marais. — Sol humifère. [? Pyrénées-Orien-
tales : bois et roches à Costujes; Saint-Laurent-de-Cerdans; La Manère ;
contreforts du Canigou à Llech; montagne de Glorianes (Companyo)].
10. Dryopteris spinulosa (Müller) O. Ktze, Rev. Gen. PI. 2, 813,
1891. — Polypodium Müller Fl. Dan. 12, 7, t. 707.— Nephrodium Stremp.
Syn. Fil. Berol. 30, 1822; Hook. et Bak. Syn. Fil. 275 sans les var. y et à;
Diels in Engl. Pflzfam. 1, 4, 174. — et var. dılatata (Hoffm.)
Circonscription boréale: Region arctique, subarctique, tempérée, médi-
terranéenne.
Bass. fr. méd. : Répandu dans les zones subalpine, de la haute et de la
(4) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 797
basse montagne. — Stalions humides, fraîches et ombragées, pentes et
bord des fossés, tourbières, marais, troncs d’arbres. — Sol siliceux : gra-
nite ou schistes, sol humifère.
11. Dryopteris triangularis (St Lager) Herter nov. comb. —
Phegopteris S!-Lager, Flore Rhône, 8me éd. 964, 1889. — Polypodium dry-
opteris L. Sp. 1093, 1753; Hook. et Bak. Syn. Fil. 309 sans la var. 8. —
Nephrodium dryopteris Michx. Fl. bor. Am. 2, 270, 1803; Diels in Engl.
Pflzfam. I, 4, 175.
Circonscription boréale : Régions tempérée et méditerranéenne.
Bass. fr. med. ; Repandu dans les zones alpines (2300 m.), subalpine,
de la haute et de la basse montagne. — Stations humides, fraiches et
ombragées : humus des bois, rochers, vieux murs, souvent au bord des
ruisseaux et dans le voisinage des sources. — Sol siliceux ou calcaire (?)
humifère.
12. Dryopteris Robertiana (Hoffm.) C. Chr. Ind. 389, 1905. —
Polypodium Hoffm. Deutschl. Fl. 2. 20, 1795; Hook. et Bak. Syn. Fil. 309
comme var. du précédent. — Nephrodium Prantl Excursions fl. Bay. 27,
1884; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 175.
Circonscription boréale : Europe subarctique (Islande, Finlande), tem-
pérée et méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Repandu dans les zones subalpine, de la haute et de la
basse montagne. — Stations un peu humides, assez ensoleillées, pentes,
rochers, vieux murs, clairieres. — Sol calcaire.
13. Polystichum lonchitis (L.) Roth., Roœm. Mag. 2, 1, 106,
1799; Diels in Engl. Pfizfam. I, 4, 190. — Polypodium L. Sp: 1088, 1753.
— um Sw. in Schrad. Journ. 1800, 2, 30, 1801 ; Hook et Bak. Syn.
Fil. 250.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée et méditerranéenne (parties septentrionale et moyenne).
Bass. fr. med. : Repandu dans les zones alpine (2470 m.), subalpine et
de la haute montagne.— Stations humides, fraîches et assez ensoleillées :
pentes rocheuses. — Sol siliceux : granite, schistes, argile, marnes, cail-
loux, humus.
14. Polystichum aculeatum (L.) Roth., Tent. Fl. germ. II, 79,
1800; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 191. — Polypodium L. Sp., 1090, 1753.
— Aspidium Sw. in Schrad. Journ. 1800, 2, 37, 1801 emend. ; Hook. et
Bak. Syn. Fil. 252. — et var. lobatum (Sw.) et angulare (Kit. ap. Willd.)
Circonscription boréale : Region tempérée (Scandinavie). Region médi-
terranéenne. Région des îles atlantiques. Circonscription palæotropique.
Bass. fr. med. : Repandu dans les zones alpine (2340 m.), subalpine, de
la haute et de la basse montagne, zone des collines. — Stations humides,
fraiches et ombragées dans les forêts, au bord des ruisseaux, rocailles des
coleaux. — Sol surtout siliceux, humifère.
15. Athyrium filix femina (L.) Roth., Roem. Mag. 2, 1,106, 1799;
Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 224. — Polypodium L. Sp. 1090, 1753, emend.
— Asplenium Bernh. in Schrad. Journ. I, 2, 26, 1806 ; Hook. et Bak. Syn.
Fil. 227 pt.
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (5)
Circonscription boréale : Régions subarctique (Alaska), tempérée, médi-
terranéenne et des îles atlantiques. Circonscriptions palæotropique,
néotropique et australe.
Bass. fr. méd.: Répandu dans les zones de la haute et de la basse mon-
tagne jusqu'à 400 m. — Stations humides, fraîches et ombragées : forêts,
marais, bord des ruisseaux et des fossés, voisinage des sources, pentes
rocheuses, clairières, éboulis, murs. — Sols siliceux et calcaires humi-
fères.
16. Athyrium alpestre (Hoppe) Rylands in Moore, Ferns Gr. Br.
Nat. Pr. 1, t. 7, 1857 ; Diels in Engl. Pflzfam. 1, 4, 224. — Aspidium Hoppe
Neu Bot. Taschenb. 216, 1805. — Polypodium Spenn. Fl. Frib. 1,12, 4825;
Hook. et Bak. Syn. Fil. 311.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Laponie), tempérée,
méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd.: Assez répandu dans les zones subalpine et de la haute
montagne. — Stations humides, fraîches et ombragées dans les forêts.
Rochers, surtout le long des ruisseaux. — Sol calcaire.
17. Phyllites scolopendrium (L.) Newm. Hist. brit. Ferns ed. 2,
10, 1844. — Asplenium L. Sp. 1079. 1753. — Scolopendrium vulgare 3.
Sm. in Mém. Ac. Turin, V, 421, t. 9, f. 2, 4793; Hook. et Bak. Syn. Fil.
246; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 230.
Circonscription boréale : Régions tempérée et méditerranéenne et des
îles atlantiques.
Bass. fr. med. : Ça et là dans les zones de la haute et de la basse mon-
tagne, zone des collines et de la plaine. — Stations humides fraîches et
ombragées. rarement ensoleillées, dans les forêts, surtout dans les fentes
des rochers, souvent le long des ruisseaux. Murs, puits et stations ana-
logues. — Sol calcaire de préférence.
18. Phyllites hemionitis (Lagasca) O. Kize Rev. Gen. PL. 2, 818,
1891.— Scolopendrium Lagasca. Garcia et Clemente in An. ciencias nat. V,
0 t. 41, f. 2; Hook et Bak. Syn. Fil. 247 ; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4,
230.
Circonscription boréale : Region méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Zone de la plaine. — Stations humides, tempérées-
chaudes, ombragées. Vallons près de la mer, fentes des rochers, murs,
grottes, broussailles littorales. — Sol calcaire. [Bouches-du-Rhône :
Marseille, île de Maire; Mont-Rose à la Madrague; Maouvallon, fontaine
d'Ivoire; massif de Marseille-Veiré (Roux); Montredon, roches calcaires
bordant la mer (1826, Jacquemont Herb. Montp.!); ? Var : Toulon (de
Rey Pailhade); Alpes-Maritimes : Nice (Herb. Montp. !); Antibes; Mala
entre Monaco et Eze (Saint-Lager)].
19. Asplenium septentrionale (L.) Hoffm. Deutschl. Fl. 2. 12,
1795; Hook. et Bak. Syn. Fil. 198; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 235. —
Acrostichum L. Sp. 1068, 1753.
Circonscription boréale : Régions tempérée (jusqu'en Scandinavie),
méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Répandu dans les zones alpine, subalpine, de la haute
et de la basse montagne, 2500-500 m. — Stations assez sèches et enso-
(6) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 799
leillées : fentes des rochers, murs de pierres siliceuses, blocs erratiques.
— Sol siliceux.
20. Asplenium germanicum Weis. Pl. Crypt. Fl. Gött. 299,
1770; Hook. et Bak. Syn. Fil. 212; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 235.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée (Scandinavie, Finlande);
région méditerranéenne (parlie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Assez répandu dans les zones de la haute et de la basse
montagne, 1700-600 m. — Stations assez sèches, chaudes, ensoleillées ou
ombragées : fentes des rochers, murs formés de cailloux siliceux. — Sol
siliceux.
21. Asplenium viride Huds. Fl. Angl. ed. 1, 385, 1762; Hook. et
Bak. Syn. Fil. 195; Diels in Engl. Pfizfam. I, 4, 235.
Circonscription boréale : Régions tempérée (jusqu’en Sibérie) et médi-
terranéenne.
Bass. fr. méd. : Ça et là dans les zones subalpine, de la haute et de la
basse montagne. — Stations fraîches, humides et ombragées : bord des
ruisseaux, dans fentes des rochers, souches, racines des arbres. — Sol
surtout calcaire.
22. Asplenium trichomanes L. Sp. 1080, 1753 pL.; Hook. et
Bak. Syn. Fil. 196; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 235.
Circonscription boréale : Régions tempérée, méditerranéenne et des
iles atlantiques. Circonscriptions palæotropique, néotropique et australe.
Bass. fr. méd. : Commun. Zones de la haute (1800 m.) et de la basse
montagne, zones des collines et de la plaine. — Stations souvent sèches,
mais fraîches, à l'ombre ou en plein soleil. Fentes des rochers et des
murs. — Sol calcaire ou siliceux.
23. Asplenium glandulosum Loisel Notice 145, 1810. — Aspl.
Petrarchæ DC. Fl. Fr. 5, 238, 1815 ; Hook. et Bak. Syn. Fil. 197; Diels in
Engl. Pflzfam. I, 4, 236.
Circonseriplion boréale : Région méditerranéenne (partie occidentale).
Bass. fr. méd. : Ça et là dans les zones des collines et de la plaine (200-
10 m.) — Stations assez sèches, chaudes, presque en plein soleil. Fentes
des rochers près des rivières. — Sol calcaire.
24. Asplenium marinum L. Sp. 2, 1081, 1753; Hook. et Bak.
Syn. Fil. 207; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 237.
Circonscription boréale : Régions tempérée (Norvège, Angleterre,
France atlantique, New Scotland, St-Vincent), méditerranéenne et des
îles atlantiques.
Bass. fr. med. : Zone de la plaine, 100-10 m. — Stations chaudes à
l'ombre. Rochers au voisinage immédiat de la mer. — Sol siliceux. —
[Pyrénées-Orientales : Argeles, Collioure; Port Vendres (Flahault in
Herb. Montp. !); Paulilles (Gautier); Var : Ile du Levant (Saint-Lager)].
25. Asplenium ruta muraria L. Sp. 1081,1753 ; Hook. et Bak.
Syn. Fil. 243 ; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 240.
Circonscription boréale : régions tempérée (jusqu’en Finlande et en
Sibérie), méditerranéenne.
800 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (20e séB.). 1908 (7)
Bass. fr. med. : Très répandu. Zones subalpine, de la haute et de la
basse montagne, des collines et de la plaine.— Fentes des rochers et des
murs bâtis à la chaux. Assez sec, mais rarement en plein soleil. — Sol
calcaire, rarement siliceux sans trace de calcaire (?)
26. Asplenium adiantum nigrum L. Sp. 1081, 1735; Hook.
et Bak. Syn. Fil. 214; Diels in Engl. Pfizfam. I, 4, 240.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée (jusqu’en Sibérie), régions
méditerranéenne et des iles atlantiques. Circonscriptions palæotropique,
néotropique.
Bass. fr. méd.: Très répandu. Zones subalpine (jusqu’à 2000 mètres ?),
de la haute et de la basse montagne, des colines et de la plaine. — Sta-
tions fraîches. Rochers, vieux murs, souches, sol des forêts. — Sol sili-
ceux, humus.
27. Asplenium lanceolatum Huds. Fl. Angl. 45%. 1762 ; Hook.
et Bak. Syn. Fil. 217 ; Diels in Engl. Pflzfam. I. 4, 241. — et var. obovatum
(Viviani) et foresiacum (Le Grand).
Circonscription boréale : Europe tempérée (Irlande, Angleterre, France,
Allemagne), régions méditerranéennne et des îles atlantiques. St. Hélène.
Bass. fr. méd: Répandu dans les zones de la haute, de la basse mon-
tagne et des collines (— 200 m.). — Fentes des rochers, murs à l’ombre.
— Sol siliceux.
28. Asplenium fontanum (I) Bernh. in Schrad. Journ. 1799, 1.
314. Hook. et Bak. Syn. Fil. 216; Diels in Pflzfam. I, 4. 241. — Polypo-
dium L. Sp. 1089. 1753.
Circonseription boréale : Europe tempérée (Angleterre, Belgique, Alle-
magne, Suisse, France), région méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Répandu dans les zones subalpine, de la haute, de la basse
montagne, des collines (— 200 m.). — Rochers à l'ombre, murs. — Sol
calcaire.
29. Ceterach officinarum DC. ap. Lam. et DC. FL. franc. 2. 566.
1805 ; Diels in Engl. Pffzfam. I, 4. 244. — Asplenium ceterach L. sp. 2.
1080. 1783: Hook. et Bak. Syn. Fil. 245.
Circonscription boréale: Eurasie tempérée méridionale (Angleterre,
Gotland), régions méditerranéenne et des îles atlantiques.
Bass. fr. méd.: Commun. Zones subalpine (1700 m.), de la haute et de
la basse montagne, surtout dans la zone des collines et dans la plaine. —
Stations peu humides, se desséchant complètement de temps en temps,
fraiches ou assez chaudes, ombragées ou en plein soleil. Fentes des
rochers et des murs, endroits pierreux, pentes humifères aérées, grottes.
— Sol siliceux ou calcaire.
30. Blechnum spicant (L) Wither. Bot. Arr. ed. 3. 765. 1796;
Diels in Pfizfam. I, 4. 249. — Osmunda L. sp. 1066. 1753. — Lomaria
Desv. in Mag. Ges. Naturf. Fr. Berlin 5. 323. 1811 ; Hook. et Bak. Syn.
Fil. 178.
Circonscription boréale : Régions arctique (Hook. et Bak. 1. c.), subarc-
tique (Labrador, Kamtschatka), tempérée, méditerranéenne et des iles
atlantiques.
(8) WILHELM HERTER. LES PTÉRIDOPHYTES. 801
Bass. fr. med. : Assez répandu. Zones subalpine, de la haute et de
la basse montagne (— 300 m.). — Stations très humides et ombragées.
Pentes rocheuses et humus le long des rivières. Ravins. — Sol siliceux
humifère.
31. Anogramma leptophylla (L) Link. Fil. sp. 137. 1841 ; Diels
in Engl. Pflzfam. I, 4. 258. — Polypodium L. sp. 1092. 1753. — Gymno-
gramme Desv. in Mag. Ges. Naturf. Fr. Berlin 5. 305. 1811 ; Hook. et Bak.
Syn. Fil. 385.
Circonscription boréale: Europe atlantique (lle de Jersey, Brest),
regions méditerranéenne et des îles atlantiques. Circonscriptions palæo-
tropique, néotropique, australe.
Bass. fr. méd.: Ça et là dans les zones des collines et de la plaine. —
Station humides et ombragées. Bord des ravins dans les fentes des rochers
et des murs. — Sol siliceux.
32. Cheilanthes pteridioides (Reich.) ©. Chr. Ind. 178. 1905.
Polypodium Reich. Syst. pl. 4, 424, 1780. — Cheilanthes fragrans Webb
et Berth. Hist. Nat. Canar. 3. 452. 1849; Hook. et Bak. Syn. Fil. 134;
Diels in Engl. Pflzfam. I, 4. 274.
Circonscription boréale : Régions méditerranéenne et des îles atlan-
tiques.
Bass. fr. méd.: Ga et là dans les zones des collines et de la plaine. —
Stations sèches à climat maritime. Rochers et fentes des murs, souvent
en plein soleil. — Sol siliceux.
33. Notolæna Marantz (L) R. Br. Prod. Fl. N. Holl. 146. 1810;
Hook. et Bak. Syn. Fil. 371 ; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4. 274. — Acrosti-
chum L. sp. 1071. 1753.
Circonscription boréale: Régions méditeranéenne et des îles atlantiques.
Bass. fr. méd.: Ça et là dans les zones de la basse montagne (700 m.),
des collines et de la plaine. — Stations assez sèches. Bord des torrents,
fentes de rochers et des murs. Souvent en plein soleil. — Sol siliceux.
34. Notolæna vellea (Ait.) Desv. Journ. de Bot. appl. 1. 93. 1813;
Diels in Engl. Pflzfam. I, 4. 274. — Acrostichum Aït. Hort. Kew. 3, 457,
1861. — Notolæna lanuginosa Kaulf. En. Fil. 137; Hook. et Bak. Syn.
Fil. 370.
Circonscription boréale: Régions méditerranéenne et des îles atlan-
tiques.
Bass. fr. méd.: Zone de la plaine. — Fentes des rochers, souvent assez
ensoleillés. Sol siliceux (schistes cambriens) [Pyrénées-Orientales:
Banyuls-sur-mer, derrière la grande métairie, où il est abondant avril
1887 (Flahault Herb. Montp.!)].
35. Gryptogramma crispa (L.) R. Br. ap. Hook. Gen. Fil. t. 115
B. 1842 ; Hook. et Bak. Syn. Fil. 144; Diels in Engl. Pfizfam. I, 4. 279. —
Osmunda L. sp. 1067. 1753. — Allosorus Bernh. Schrad. Neu. Journ. 1,
2, 36. 1806.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Laponie), tempérée, médi-
terranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd.: Ca et là dans les zones alpine (2700 m.), subalpine et
de la haute montagne. — Rochers au bord des ruisseaux et des lacs,
éboulis. — Sol silice.
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802 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (9)
36. Adiantum capillus Veneris L. sp. 1096. 1753 ; Hook. et
Bak Syn. Fil. 123 ; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4. 284.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée méridionale (lle de Man).
Régions méditerranéenne et des îles atlantiques. Circonscriptions palæo-
tropique, néotropique, australe.
Bass. fr. méd.: Répandu dans les zones de la basse montagne (800 m.),
des collines et de la plaine. — Endroits à suintement d’eau constant:
Sources, grottes, cavitès naturelles et artificielles, rochers, murs, puits. —
Sol calcaire : chaux pure, dolomite, marnes.
37. Pteris cretica L. Mant. 130. 1767 ; Hook. et Bak. Syn. Fil. 154;
Diels in Engl. Pfizfam. T, 4. 292.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée méridionaie (Oural, Japon).
Régions médilerranéenne et des îles atlantiques (?). Circonscriptions
palæotropique, néotropique et australe.
Bass. fr. méd.: Zone de la plaine. — Vallée à climat tempéré chaud, le
long des rivières, à l'ombre des forêts. — Sol siliceux ? [Alpes Maritimes:
Nice: Levens, Aspremont, vallon de Donareo, stérile, oct. 1892 (Vidal
Herb. Montp.!; Montolivo teste Ardoino); vallon de Magnan dit vallon de
la Gryptogamie sur les bords du Var 1812 (Suffraro Herb. Montp.!); la
Giandiola (Hawker ; Moggridge teste Ardoino)|.
38. Pteridium aquilinum (L.) Kuhn in V. Deck. Reisen 3, 3, 11,
1879; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 296. — Pteris L. sp. 1475, 1753 ; Hook.
et Bak. Syn. Fil. 162.
Circonscription boréale : Régions subarctique (?), tempérée, mediter-
anéenne, des îles atlantiques. Circonscriptions palæotropique, néotropique
et australe.
Bass. fr. méd.: Très répandu. Zones de la haute (1500 m.) et de la
basse montagne, des collines et de la plaine. — Ravins, pentes rocheuses,
forêts, maquis, clairières, dunes fixées, champs stériles et ensoleillés. —
Sol siliceux, rarement calcaire (Nord de Lodéve [Hérault] Herter!).
39. Polypodium vulgare L. sp. 1085, 1753 ; Hook. et Bak. Syn.
Fil. 334; Diels in Engl. Pflzfam. I, 4, 311.
Circonscription boréale: Régions subarctique (Laponie), tempérée,
méditerranéenne, des îles atlantiques. Circonscriptions palæotropique et
australe.
Bass. fr. med.: Très répandu. Zones alpine, subalpine, de la haute et de
la basse montagne, des collines et de la plaine. — Forêts, terrestre ou sur
les troncs d’arbres revêtus de mousses. Rochers, éboulis, vieux murs. —
Sol de toute nature, calcaire de préférence.
40. Osmunda regalis L. sp. 1065, 1753 ; Hook. et Bak. Syn. Fil.
427 ; Diels in Engl. Pfizfam. I, 4, 380.
Circonscription boréale : Régions tempérée (jusque’en Scandinavie,
Sibérie, Canada), méditeranéenne, des îles atlantiques. — Circonscriptions
palæotropique, néotropique.
Bass. fr. med.: Repandu dans les zones de la basse montagne (750 m.),
des collines et de la plaine. — Ravins, gorges, humus des forêts, tour-
bières, pentes rocheuses très humides et ombragées. — Sol siliceux
humifère.
(10) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 803
41. Azolla filiculoides Lam. Enc. 343, 1783; Bak. Fern-Allies
137; Sadebeck in Engl. Pfizfam. I, 4, 401. — A. magellanica Willd. sp.
V. 541, 1810. — A. arbuscula Desv. Prod. 178, 1827.
Patrie: Circonscription néotropique, au N. jusqu’en Californie, au S.
jusqu’au Chili et la République Argentine. Introduite en Europe.
Bass. fr. méd.: Zone de la plaine. — Dans les canaux. [Hérault:
Envoyée par M. Christ de. Bâle à M. Barrandon vers l’an 1877, cultivée
dans le Jardin Botanique de Montpellier, jétée intentionellement dans le
Lez, elle s’y repandit d’abord dans son cours inférieur, puis dans tout le
canal du Midi et dans ses fossés tributaires (Mandon) — Béziers, ruisseau
qui longe le Pontcanal 1901 ; Cers ; Vias (de Rey Pailhade); Portiragnes;
Montpellier ; Lunel 1890 (Mandon)].
42. Salvinia natans (L.) Allioni Fl. Pedemont. Il, 289, 1785; Bak.
Fern-Allies 135; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 402. — Marsilia L. sp.
1099, 1753.
Circonscription boréale : Eurasie tempérée (Prusse, Chine, Japon),
région méditerranéenne.
Bass. fr. méd.: Zone de la plaine. — Lacs, étangs, fossés. [Pyrénées-
Orientales: Perpignan, Canet, marais de Cagarell(Companyo); Bouches-
du-Rhones: Arles 1828 (Requien Herb. Montp.!)].
43. Marsilea quadrifolia L.sp. 1099, 1753; Bak. Fern-Allies
139; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 418.
Circonscription boréale : Régions tempérées, (Allemagne, New England),
méditerranéenne et des îles atlantiques (Herb. Montp.!)
Bass. fr. méd.: Zone de la plaine. — Eaux stagnantes. — Sol siliceux?
[Pyrénées-Orientales: Mares de la Font Dame à Salses (Companyo);
Madres, rochers humides de la montagne (sic! Pourret in Companyo);
Hérault: Montpellier: Lattes 1854 (Touchy Herb. Montp. !), introduite
probablement par Delile, à présent disparue)|.
44. Marsilea pubescens Tenore Prod. Fl. Neap. Suppl. I, 70,
18182; Bak. Fern-Allies 142; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 418. —
M. Fabri Dunal in Ann. sc. nat. VI. 375 t. 13.
Circonscription boréale : Région méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Zone de la plaine. — Mares sur terrain basaltique (Car-
rières). [Hérault: Béziers: Agde, Vias, Portiragnes, dans les grandes
mares du plateau de Roquehaute. Mai 1869-1904 (Herb. Montp. !).
46. Pilularia globulifera L. sp. 1100. 1753; Bak. Fern-Allies
449; Sadebeck in Engl. Pfizfam. I, %, 421.
Circonscription boréale : Europe tempérée (jusqu’en Scandinavie),
méditerranénnne.
Bass. fr. med.: Zone de la plaine. — Endroits inondes. — Sol siliceux
tourbeux [Pyrénées-Orientales: Mares des parties basses de la
Salanque, qui sont souvent inondées pendant l'hiver et qui restent
vaseuses (Companyo)|.
47. Ophioglossum lusitanicum L. sp. 1063, 1753; Hook. et
Bak. Syn. Fil. 445 pt.; Bitter in Engl. Pflzfam. I, 4, 466.
80% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉB.). 1908 (11)
Circonscription boréale : Europe atlantique (Ile de Guernsey). Régions
méditerranéenne et des îles atlantiques.
Bass. fr. méd.: Zones des collines (600 m ?) et de la plaine. — Prairies
humides, pelouses en plein soleil, bord des buissons. — Sol siliceux. sables
ou humus. |Bouches-du-Rhone: Istres, marais de Fos; Constiero
(Saint-Lager): La Pissaroto (de Rey-Pailhade); Var: Hyères (Huet Herb.
Montp.! Duval-Jouve Herb. Montp. !) ; Le-Luc-en-Provence, Vidauban
(Saint-Lager); Alpes-Maritimes: Antibes, sur les bords de la mer
(Duval-Jouve Herb. Montp.!; Billot Herb. Montp.!)].
48. Ophioglossum vulgatum L. sp. 1062, 1753 ; Hook. et Bak.
Syn. Fil. 445 pt. ; Bitter in Engl. Pflzfam. I, 4, 467.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Islande), tempérée, médi-
terranéenne et des îles atlantiques. Formes voisines dans les autres
circonscriptions.
Bass. fr. méd.: Ça et la dans les zones de la haute (1250 m.) et de la
basse montagne, des collines et de la plaine. — Prairies humides, pälu-
rages, pelouses rocheuses, sourbieres. — Sol siliceux ; argile, humus.
49. Botrychium lunaria (L) Swartz in Schrad. Journ. 1800, II,
8, 110, 1801 ; Hook. et Bak. Syn. Fil. 447; Bitter in Engl. Pfizfam. I, #,
470. — Osmunda L. sp. 1064, 1753.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale). Circonscription aus-
trale.
Bass. fr. méd.: Ga et là dans les zones alpine (2770 m.), subalpine, de
la haute et de la basse montagne. — Prairies peu humides, pelouses
fraîches et ensoleillées, rochers erratiques couverts d’humus. — Sol
presque toujours calcaire marneux ou caillouteux ou humifère.
50. Equisetum arvense L. sp. 1061, 1753; Bak. Fern-Allies 2;
Sadebeck in Engl. Pflzfam. 1, 4, 545.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland, Spitzberg), sub-
arctique, tempérée, méditerranéenne et des îles atlantiques.
Bass. fr. méd.: Repandu dans les zones de la haute et de la basse mon-
iagne, des collines et de la plaine. — Champs. bord des prairies, lieux
stériles à peu d'humidité. — Sol siliceux, argileux et sablonneux.
51. Equisetum maximum Lam. Fl. fr. 1,7; Bak. Fern-Allies 2;
Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 545. — E. telmateja Ehrh. Hannov. Mag.
287, 1783.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Islande) tempérée, médi-
terranéenne et des îles atlantiques.
Bass. fr. méd.: Répandu dans les zones de la haute et de la basse mon-
tagne, des collines et de la plaine. — Endroits humides et ombragés.
bord des ruisseaux, des fossés, marais, clairières, haies sur terrain maré-
cageux. — Sol siliceux ou calcaire, argileux, marneux ou humifere.
52. Equisetum silvaticum L. sp. 1061, 1753; Bak. Fern-Allies
2; Sadebeck in Engl. Pflzfam. T, 4, 545.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentionale).
(12) WILHELM HERTER. LES PTÉRIDOPHYTES. 805
Bass. fr. med.: Ca et la dans la zone de la haute montagne — Clairières,
bord des prairies, des lourbieres et des étangs. — Sol siliceux humifère.
53. Equisetum palustre L. sp. 1061, 1753; Bak. Fern-Allies 3;
Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 546.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Laponie), tempérée,
méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd.: Répandu dans les zones de la haute, de la basse mon-
tagne, des collines et de la plaine. — Près marécageux, tourbières, marais,
champs labourés humides, bord des fossés, sources. — Sol siliceux, argi-
leux, sabloneux.
54. Equisetum heleocharis Ehrhardt in Hannov. Magaz. 286,
1783 ; Sadebeck in Pflzfam. I, 4, 546. — E. limosum Willd. sp. V. 4,1810;
Bak. Fern-Allies 4.
Circonscription boréale: Régions subarctique (Kamtchatka), tempérée,
méditerranéenne (parlie septentrionale).
Bass. fr. méd.: Ga et là dans les zones de la haute et de la basse mon-
tagne, des coilines et de la plaine. — Marais, tourbieres, digues très
humides, bord des fossés. — Sol siliceux, sables, argile, humus.
U)
55. Equisetum littorale Kuehlewein in Ruprecht Beitrag Pflan-
zenk. russ. Reich. IV, 91, 1845 ; Bak. Fern-Allies 3. — E. arvense X heleo-
charis Aschers. Fi. Brand. I. 901 ; Sadebeck in Engl. Pfizfam. I, %, 546.
Circonscription boréale : Régions tempérée (Scandinavie), méditerrané-
enne (pas encore signalé en dehors du domaine français).
Bass. fr. med.: Zone de la plaine. — Marais, sables, endroits stériles mais
toujours au voisinage de l’eau. — Sol siliceux. [Bouches-du-Rhône :
Arles, Raphèle, fossé creusé en 1848. Les parents prétendus sont à
plusieurs kilomètres de distance (Duval-Jouve Herb. Montp. !); Alpes-
Maritimes: Nice, au bord du Var (Burnat Herb. Montp.Ï)|.
56. Equisetum ramosissimum Desfontaines Fl. Atl. II, 398,
1800; Bak. Fern-Allies 4 ; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 546.
Circonscription boréale: Régions subarctique (Laponie, Fær-Oer), tem-
pérée, méditerranéenne, des îles atlantiques ? Circonseriptions palæotro-
pique, néotropique, australe.
Bass. fr. med.: Très répandu dans les zones de la haute et de la basse
montagne, des collines et de la plaine. — Endroits en peu bumides,
stériles. Bord des routes et des ruisseaux, haies, remparts, dans les hautes
herbes. — Sol siliceux: cailloux, argile, sables, même dans le voisinage
immédiat des salines (Duval-Jouve Monogr.-Equiset.), rarement sur cal-
caire.
57. Equisetum hiemale L. sp. 1062, 1753; Bak. Fern-Allies 5;
Sadebeck in Engl. Pilzfam. I, 4, 547.
Circonscription boréale: Régions arctique, subarctique, tempérée,
méditerranéenne (partie septentrionale). Circonscription australe.
Bass. fr. med.: Zones de la haute et de la basse montagne, des collines
et de la plaines. — Tourbières, bord des fossés. — Sol siliceux; sables,
cailloux. [Pyrénées-Orientales: Albères : Argeles, Valbonne etc. ;
haute vallée de l’Agly: Salvanaire etc. (Gautier); Hérault: Pérols 1830
806 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (13)
(Touchy Herb. Montp.!); Basses-Alpes: Annot, Vergons (Duval-Jouve,
Monogr. Equiset.)]
58. Equisetum variegatum Schleicher Catal. pl. Helv. ed. 2,
27 1807 non All.; Bak. Fern-Allies 6: Sadebeck in Engl. Pflzfam. I,
4, 548.
Circonscription boréale : Régions arctique (Spitzberg), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie boréale).
Bass. fr. méd. : Zones de la haute et de la basse montagne, des collines
et de la plaine. — Endroits sableux, marécageux, caillouteux, carrières.
— Sol siliceux? [Pyrénées-Orientales : Perpignan (Gadeceau teste
Gautier)].
99. Lycopodium selago L. Sp. 1103, 1753; Bak. Fern-Allies 9;
Pritzel in Engl. Pfizfam. I, 4, 593.
Circonscription boréale : Régions arctique (Spitzberg, Greenland),
subarctique, tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale). Espèces
voisines dans les autres circonscriptions.
Bass. fr. méd. : Zones alpine, subalpine et de la haute montagne. —
Stations humides, fraîches et ombragées. Humus des forêts, clairières,
marais, pentes rocheuses, dans les touffes de mousses. — Sol siliceux
humifère. [Pyrénées-Orientales 1930-2300 m. s. m.; Alpes-Mari-
times; Hautes-Alpes].
60. Lycopodium annotinum L. Sp. 1103, 1753; Bak. Fern-
Allies 25; Pritzel in Engl. Pflzfam. I, 4, 604.
Circonseription boréale : Régions arctique (Greenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Zones subalpine et de la haute montagne. — Stations
humides et ombragées dans les forêts. — Sol siliceux humifère. [Pyré-
nées-Orientales : bois de la vallée de Fillols; de Flagels; de Taurinya;
partie supérieure de la vallée de Valmanya (Companyo); Alpes-Mari-
times ?|
61. Lycopodium clavatum L. Sp. 1101, 1753; Bak. Fern-Allies
26, Pritzel in Engl. Pflzfam. I, 4, 604.
Circonscription boréale : Régions arctique (Grœnland), subarctique,
tempérée méditerranéenne (partie septentrionale) et des îles atlantiques ?
Circonscriptions palæotropique, néotropique et australe.
Bass. fr. méd. : Zones subalpine et de la haute montagne. — Stalions
peu humides, fraîches et un peu ensoleillées. Pelouses, bruyères, pentes
gazonneuses, lourbieres, forêts. — Sol siliceux [Pyrénées-Orientales :
Font de Comps; forêt du Pla de l’Ours, sur les hauteurs de Nothèdes ;
forêts de la vallée d’Evol et de la montagne de Madres (Companyo);
Conigou (Herb. Montp.!); Hérault : Espinouse, Olargues : Salvergues
(1866 Vidal Herb. Montp.!); Caroux (1890 Sennen Herb. Montp. !);
Gard?; Alpes-Maritimes?].
62. Lycopodium complanatum L. Sp. 1104, 1753; Bak. Fern-
Allies 28; Pritzel in Engl. Pflzfam. I, 4, 604.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Laponie, Newfoundland),
(14) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 807
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale) et des îles atlantiques.
Circonseriptions palæotropique, néotropique, australe ?
Bass. fr. med. : Zone subalpine, de la haute montagne. — Forêts de
sapin, clairières, bruyères, pelouses peu humides, fraîches et même un
peu ensoleillées. — Sol siliceux. [Pyrénées-Orientales : Capcir, pied
des arbres de la forêts de la Mata (Companyo); Alpes- Maritimes
(Ardoino)].
63. Lycopodium alpinum L. Sp. 1104, 1753; Bak. Fern-Allies
27; Pritzel in Engl. Pfizfam. |, 4, 604.
Circonseription boréale : Régions arctique (Greenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Zones alpine et subalpine. — Stations peu humides et
un peu ensoleillées. Pelouses, pentes rocheuses, gazonnées. — Sol
siliceux. [Pyrénées-Orientales ?, Alpes-Maritimes ?].
64. Lycopodium inundatum L. Sp. 1102; Bak. FerntAllies 18;
Pritzel in Engl. Pflzfam. I, 4, 602.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Newfoundland), tempérée,
méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. med. : Zone de la haute montagne. — Stations très humides,
fraiches et ensoleillées : tourbières. — Sol siliceux ? | Pyrénées-Orien-
tales : Plateau de Carlite (Companyo)].
65. Selaginella selaginoïdes (L.) Link Fil. Spec. Hort. Berol.
158, 1841 ; Hieronymus in Engl. Pflzfam. I, 4, 669. — Lycopodium L, Sp.
‘A101, 1753. — S. spinosa Pal. Beauv. Prod. Aeth. 112, 1805; Bak. Fern-
Allies 34.
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée, méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Répandu dans les zones alpine (2900 m. ) subalpine et
de la haute montagne. — Stations humides, fraîches et ombragées.
Pelouses-gazonneuses, pentes rocheuses, bord des routes. — Sol siliceux
ou calcaire. [Pyrénées-Orientales: Basses-Alpes; Alpes-Mari-
times].
66. Selaginella helvetica (L.) Spring in «Flora» 1838, 214;
Bak. Fern-Allies 37; Hieronymus in Engl. Pflzfam. I, 4,688. — Lyco-
podium L. Sp. 1104, 1753.
Circonscription boréale : Region de l’Eurasie tempérée, région medi-
terranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Zones alpine, subalpine et de la haute montagne. —
Stations humides et ombragées. Pâturages caïllouteux, pentes rocheuses
gazonneuses. — Sol siliceux ou calcaires. [Var : Fréjus (Perreymond);
? Alpes-Maritimes: Nice (Perreymond)].
67. Selaginella denticulata (L.) Spring in « Flora » 1838, 215;
Bak. Fern-Allies 37; Hieronymus in Engl. Pflzfam. I, 4, 690. — Lycopo-
dium L. Sp. 1106, 1753.
Circonscription boréale : Régions méditerranéenne et des iles atlan-
tiques.
Bass. fr. méd. : Répandu dans les zones de la basse montagne, des
collines et de la plaine à climat maritime. — Stations humides et ombra-
.808 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SéR.). 1908 (15)
gées. Pentes, coteaux, bords escarpés des ruisseaux et des fossés, murs.
— Sol siliceux, roches ou humus.
68. Isoëtes lacustre L. Sp. 1100, 1753; Bak. Fern-Allies 125;
Sadebek in Engl. Pflzfam. I, 4, 776.
Circonscription boréale : Régions subarctique (Faer-0er), tempérée,
méditerranéenne (partie septentrionale).
Bass. fr. med. : Zone alpine (2490 m.) subalpine et de la haute mon-
tagne (1860 m.). Dans tous les grands lacs profonds à fond sablon-
neux ou pierreux sur terrain siliceux. [Pyrénées-Orientales : très
répandu |.
69. Isoëtes echinosporum Durieu in Bull. Soc. Bot. Fr. VII,
16%, 1861; Bak. Fern-Allies 125; Sadebeck in Engl. Pflzfam. 1, 4, 776 et
var. Brochonu (Motelay).
Circonscription boréale : Régions arctique (Groenland), subarctique,
tempérée méditerranée (partie septentrionale).
Bass. fr. méd. : Zone alpine (2200 m.) subalpine et de la haute mon-
tagne. — Avec le précédent.
70. Isoëtes setaceum Bosc. in Delille in Mém. Hist. Nat. Mus. XVI,
100, tab. 6 et 7, 1813 (2); Bak. Fern-Allies 129; Sadebeck in Engl.
Pfizfam. I, 4, 778.
Circoneription boréale : Region méditerranéenne.
Bass. fr. med. : Zone de la plaine au voisinage de la cöte. — Dans
l’eau des petites mares qui ne se dessechent jamais complètement. —
Sol siliceux, roches éruptives ou cailloux glaciaires. [Pyrénées-Orien-
tales : Font Estramer, marais de Salces, près des pêcheries de M. Lloubes
(Companyo); Hérault : Vias, lacs du plateau de Roquehaute; garigues de
Preignes, le long de la route de Béziers dans une petite mare (Herb.
Montp. 1844-1906 !!); Montpellier : Saint-Aunès, lac de Grammont
(Herb. Montp. 1835-1857 |); Var : Saint-Daumes au Cannet (Saint-
Lager)].
71. Isoëtes velatum A. Braun Expl. Scient. Alg. lab. 37. fig. 1,
4847 emend.
Subsp. I. velatum (A. Braun) — I. velatum A. Braun |. c.; Bak. Fern-
Allies 129; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 778.
Subsp. II. aspersum (A. Braun). — I. aspersum (adspersa) A. Braun
l. c.; Bak. Fern-Allies 130; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 778. —
I. setaceum 8 Perreymondii Bory in Compt. rend. Inst. 24 juin 1844.
Circonscription boréale : Europe tempérée atlantique (côtes de France).
Région méditerranéenne.
Bass. fr. med. : Zone de la plaine. — Petites mares, se desséchant en
été, au voisinage de la côte. — Sol siliceux, surtout roches éruptives.
[Var : St-Raphaël, un kilomètre de la station du chemin de fer, mare
sèche en été pres de la vieille usine de soude (Perreymond ; von Schænefeld
et Le Dien in Herb. Montp. !)].
72. Isoëtes hystrix Durieu in Bory in Compt. rend. Ac. Sc. XVIH,
1167, 1844 ; Bak. Fern-Allies, 134; Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4, 779
(16) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 809
(seulement la note astérisque). — 1. Delandei Lyod, Notice fl. Ouest, 25,
1851. — 1. sicula Todaro En. fl. sic. I, 47 (ined.), Syn. pl. acot. vase. Sic.
46, 1866. — I. Duriei Sadebeck in Engl. Pflzfam. I, 4. 779 (sauf la note-
asterisque) non Bory.
Circonscription boréale : Europe tempérée, Atlantique (Guernsey, côtes
de France), région méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Zone de la plaine. — Pelouses humides. — Sol siliceux.
[Alpes-Maritimes : Cannes, entre la Roquette et Grasse (mars 1840,
Duval-Jouve in Herb. Montp.!!); Languedoc ? (Aschers. et Græbn.)
73. Isoëtes Duriei (-&i, -œï, -eui) Bory in Compt. rend’ Ac.
Sc. XVII, 116, 6; Bak. Fern-Allies 133; Sadebeck in Engl. Pflanzenfam.
I, 4, 779 (sauf la note-astérisque), non Dur.
Circonscription boréale : Région méditerranéenne.
Bass. fr. méd. : Ça et là dans les zones des collines et de la plaine. —
Pelouses fraîches à herbe courte, mousses couvrant les roches humides,
bord des ruisseaux, petites sources temporaires, clairières des bois de
pins couvrant les dunes fixées. — Sol siliceux, argile, cailloux, sables ou
mince couche d’humus. [Pyrénées-Orientales : massif des Albères :
Collioure ; Plas de las Fourques; Consolation et Fount d’un Cop; Llavail.
(Herb. Montp. !; Gautier); Hérault : Olargues, Colombières-sur-Orb
(1902-1904 de Rey-Pailhade); Agde, près de Vias dans les terrains sili-
ceux d’origine basaltique qui entourent le plateau de Roquehaute (1862-
1904, Herb. Montp.!); Saint-Aunès, bois de Lamoure (1871, Herb. Montp.!);
Var : massif de l’Esterel (Hanry); bois sablonneux du rivage aux Sablettes
(Saint-Lager); Hyères, massif des Maures; plage du Ceinturon (Herb.
Mont. !); Alpes-Maritimes : De Cannes à Antibes, dunes du golfe
Jouan; la Roquette; Biot (Herb. Montp.!)].
Il
DISTRIBUTION DES ESPÈCES
A. Dans les différentes zones d’altitude.
1. Zone alpine. Limite inférieure vers 2000-2300 m.; végétal caracté-
ristique : Loiseleuria procumbens. Outre cela, pas de végétation ligneuse.
Repandu dans les seuls départements des Pyrénées-Orientales, des
1 Contrairement à ce qu'ont constaté M. M. Ascherson et Græbner j'ai trouvé
plusieurs échantillons de cet Isoötes dans l’Herbier de Montpellier donné par
Duval-Jouve à Tuezkiewicz.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 44, 31 octobre 1998. 55
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (17)
Basses-Alpes et des Alpes-Maritimes. Surtout espèces des régions arctique
et subarctique :
Woodsia ilvensis. Cryptogramme crispa.
Cystopteris fragilis. Polypodium vulgare.
» montana. Botrychium lunaria.
Dryopteris triangularis. Lycopodium selago.
Polystichum lonchitis Selaginella selaginoides.
» aculeatum. Isoëtes lacustre.
Asplenium septentrionale. » echinosporum.
2. Zone subalpine. Limite inférieure vers 1600-1900 m. Végétal carac-
téristique : Pinus uncinata. Comme la précédente, seulement dans les
Pyrénées et dans les Alpes. Surtout espèces des régions subarctique et
tempérée :
Woodsia ilvensis. Asplenium ruta muraria.
Cystopteris fragilis. » adiantum nigrum.
» montana. » lanceolatum.
Dryopteris phegopteris. » fontanum.
» oreopteris. Ceterach officinarum.
» filix mas. Blechnum spicant.
» rigida. Cryptogramme crispa.
» spinulosa. Polypodium vulgare.
» triangularis. Botrychium lunaria.
» Robertiana. Lycopodium selago.
Polystichum lonchitis. » annotinum.
» aculeatum. » clavatum.
Athrium alpestre. Selaginella selaginoides.
Asplenium septentrionale. » helvetica ?
» germanicum. Isoötes lacustre.
» viride. » echinosporum.
3. Zone de la haute montagne. Limite inférieure vers 800-1000 m.
Vegetation dominante à feuilles caduques. Forêts de Fagus silvatica,
rarement (sur les versants nord dans les Pyrénées et dans les Alpes)
d’Albies alba. Température moyenne de l’année :
à l’altitude de 800 m. 10° C. (Vosges et Jura 7° C.)
» » A000 m. 9 C. (es PNEU 5,5° C.)
» » 1300 m. 65°C. ( » >. / 2104/6040)
» >» .1700.,m. 192.300. > a. (br)
Surtout espèces de la region tempérée:
Woodsia ilvensis. Dryopteris rigida.
Cystopteris fragilis. * » cristala.
» montana. » spinulosa.
Dryopteris phegopteris. » triangularis.
» oreopteris. » Robertiana.
» filix mas. Polystichum lonchilis.
* Espèces propres à la zone.
(18) WILHELM HERTER, LES PTERIDOPHYTES. 811
Polystichum aculeatum.
Athyrium filix femina.
» alpestre.
Phyllites scolopendrium.
Asplenium septentrionale.
Asplenium germanicum.
» viride.
» trichomanes.
» ruta muraria.
» adiantum nigrum.
» lanceolatum.
» fontanum.
Ceterach officinarum (rarement).
Blechnum spicant.
Cryptogramme crispa.
Pteridium aquilinum.
Polypodium vulgare.
Ophioglossum vulgatum.
Botrychium lunaria.
Equisetum arvense.
» maximum.
» silvaticum.
» palustre.
» heleocharis.
» ramosissimum.
» hiemale.
» variegatum.
Lycopodium selago.
» annotimum.
». clavatum.
» complanatum.
» inundatum.
Selaginella selaginoides.
Isoëtes lacustre.
» echinosporum.
*
#
4. Zone de la basse montagne. Limite inférieure vers 300-600 m.
Vegetation dominante assez differente suivant la nature du sol. Les ter-
rains calcaires sont ordinairement couverts de Quercus sessiflora et
Quercus pubescens, les terrains siliceux de Castanea vulgaris. Végétaux
à feuilles caduques et à feuilles persistantes. Température moyenne de
l’année :
a l’altitude de 400 m. 12,5° C. (Vosges et Jura 9° C.)
» » 600 m. 11,3° C. ( » 2e 07/0 G:)
Surtout espèces des régions tempérée et méditerranéenne :
Cystopteris fragilis.
Dryopteris phegopteris.
» oreopteris.
» filix mas.
» spinulosa.
» triangularis.
» Robertiana.
Polystichum aculeatum.
Athyrium filix femina.
Phyllites scolopendrium.
Asplenium septentrionale.
» germanicum.
» trichomanes.
» rula muraria.
» adiantum nigrum.
» lanceolatum.
» fontanum.
Ceterach officinarum.
Blechnum spicant. _
Anogramma leptophylla.
Cheilanthes pteridioides.
Notolæna Marantæ.
Adiantum capillus Veneris.
Pteridium aquilinum.
Polypodium vulgare.
Osmunda regalis.
Ophioglossum vulgatum.
Botrychium lunarıa.
Equisetum arvense.
» maximum.
» palustre.
» heleocharis.
» ramosissimum.
» hiemale.
» variegatum.
Selaginella denticulata.
5. Zone des collines et de la plaine. (Domaine méditerranéen pro-
prement dit). Vegetation à feuilles persistantes. Forêts de Quercus ilex
et de Pinus halepensis. « Garigues » et «maquis ». Cultures de l'olivier et de la
vigne. Température moyenne de l’année à 50 m. d'altitude 14° C. (Nancy,
9° C.). Quantité d’eau tombée par année en moyenne : 700 mm. (Paris,
812 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (19)
500 mm.) Rarement neiges hivernales. Distribution des pluies suivant les
saisons :
Printemps. Ete. Automne.
Carcassonne à 232 mm. 130 mm. 491 mm.
Montpellier 206 » 9 » 328 »
Marseille 116 » Sl» 222 ».
172 mm. 195 mm. 213 mm.
125 » 152 » 135 »
211 mm. 15 mm. 216 mm.
Flahault distingue ici trois « secteurs » :
a. Secteur central. Climat moins tempéré que dans les deux sec-
teurs suivants. Température moyenne de l’année :
Montpellier: 13,6° C.
OFANEE EN A ENT NRA A 13,3° C.
Poor IE NER Aa tr 14,40 C.
AVIDNON SNA SERA Lee 14,4° C.
Marseille ss wann an. e.luanen. 14,9 C.
ß. Secteurs oriental et occidental. « Climat de l’Oranger ».
Abrité contre le vent du nord. Plus riche en Ptéridophytes que le secteur
central. Température moyenne de l’année :
Perpignan 1m 15,2° C
Hyeres) ne te 15,0° C
JL DA ARS Sn ae 15,6° C
Surtout espèces des régions méditerranéenne et des iles atlantiques :
* Dryopteris thelypteris.
Phyllites scolopendrium.
* » hemionitis.
Asplenium trichomanes.
* » glandulosum.
* » marinum.
» ruta muraria.
» adiantum nigrum.
Ceterach officinarum.
Anogramma leptophylla.
Cheilanthes pteridioïdes.
Notolæna Marantæ.
* » vellea.
Adiantum capillus Veneris.
* Pteris cretica.
Pteridium aquilinum.
Polypodium vulgare.
Osmunda regalis.
* Azolla filiculoides.
* Salvinia natans.
* Marsilea quadrifolia.
* » pubescens.
* Pilularia globulifera.
* » minuta.
* Ophioglossum lusitanicum.
» vulgatum.
(20) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES. 813
Equisetum arvense. Equisetum variegatum.
» maximum. Selaginella denticulata.
» palustre. * Isoëtes setaceum.
» heleocharis. * » velatum.
* » littorale. * » hystrix.
» ramosissimum. * » Duriei.
» hiemale,
En somme la distribution se fait de la manière suivante :
Fonetaipines MA uni 16 espèces dont 0 propres à la zone.
SUDAIDINE 2e ee 32 » OS 2248
» de la haute montagne...... RE ORNE PAIN EE an
» de la basse montagne...... 36 » >10, NET nn
» des collines et de la plaine.. 39 » » 18 >» 2.31.08
En séparant les Polypodiacées et les Osmundacées (I) des autres
- familles (II) on obtient :
Zone alpine ren ee An 9.5
sübalpiner.« urn... On » 24 » 8
» de la haute montagne....... » 29 » 48
» de la basse montagne....... » 26 » 40
» des collines et de la plaine... » 18 » (21
On peut figurer cette répartition de la façon figurée au tableau de la
page 819.
B. D’après la nature physique du sol.
Rochers et murs et stations analogues :
Woodsia ilvensis. Asplenium glandulosum.
Cystopteris fragilis. » marinum.
» montana. » ruta muraria.
Dryopteris rigida. » adiantum nigrum (aussi humus).
» triangularis (aussi humus). » lanceolatum.
» Robertiana. » fontanum.
Polystichum lonchitis. Ceterach officinarum.
» aculeatum. Anogramma leptophylla.
Athyrium filix femina. Cheilanthes pteridioides.
» alpestre. Notolæna Marantz».
Phyllites scolopendrium. » vellea.
» hemionitis. Cryptogramme crispa.
Asplenium septentrionale. Adiantum capillus Veneris.
» germanicum. Polypodium vulgare (aussi humus).
» viride. Selaginella denticulata.
» trichomanes.
Humus des bois, clairières :
Dryopteris phegopteris. Pteris cretica.
» filix mas. Pteridium aquilinum (aussi sables).
» spinulosa. Osmunda regalis.
» triangularis. Equisetum silvaticum.
Blechnum spicant.
814 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (21)
Pelouses, friches, champs, sables :
Pteridium aquilinum. Equisetum ramosissimum.
Ophioglossum lusitanicum. » variegatum.
» vulgatum (aussi sol tourbeux). Lycopodium elavatum (aussi sol tourb.)
Botrychium lunaria » » » complanatum » »
Equisetum arvense. » alpinum » »
» maximum (bord des ruisseaux). Isoötes hystrix.
» palustre. » Duriei.
» littorale.
Tourbières, prairies marecageuses :
Dryopteris thelypteris. Equisetum maximum + (aussi dans
» montana. » hiemale \ l'eau même).
» cristata, Lycopodium selago ) (au-dessus
Equisetum heleocharis ; (aussi dans » annotinum ) de 1000 m.).
» palustre \ l’eau même). » inundatum.
Eaux stagnantes ou courantes :
Azolla filiculoïdes. Pilularia minuta.
Salvinia natans. Isoëtes lacustre.
Marsilea quadrifolia. » echinosporum.
» pubescens. » setaceum.
Pilularia globulifera. » velatum.
C. D’après la nature chimique du sol.
Calcaire :
Cystopteris montana. Asplenium viride.
Dryopteris rigida. » glandulosum.
» Robertiana. » ruta muraria (Ca de préférence).
Athyrium alpestre. » fontanum.
Phyllites scolopendrium. Adiantum capillus Veneris.
» hemionitis. Botrychium lunaria (+ indifferent).
Silice et terrains sans calcaire :
Woodsia ilvensis. Asplenium trichomanes.
Cystopteris fragilis. Ceterach officinarum.
Dryopteris filix mas. Polypodium vulgare.
Athyrium filix femina.
Terrains pauvres en calcaire :
DIS Opens phegopteris. Polystichum lonchitis.
thelypteris. » aculeatum.
» montana. Asplenium septentrionale.
» cristata. » germanicum.
» spinulosa. » marinum.
» triangularis. » adiantum nigrum.
(22) WILHELM HERTER, LES PTERIDOPHYTES. 815
Asplenium lanceolatum. Azolla.
Blechnum spicant. Salvinia.
Anogramma leptophylla. Marsilea.
Cheilanthes pteridioïdes. Pilularia.
Notolæna Marantæ. Ophioglossum.
» vellea. Equisetum.
Cryptogramme crispa. Lycopodium.
Pteris cretica. Selaginella.
Pteridium aquilinum (rarementsurCa.). Isoëtes.
Osmunda.
D. D’après l’humidité de l'atmosphère ambiante.
Woodsia ilvensis.
Asplenium septentrionale.
» germanicum.
Ceterach officinarum.
Cheilanthes pteridioides.
Notolæna Marantæ.
» trichomanes (indifférent). » vellea.
» glandulosum. Pteridium aquilinum (indifferent).
» ruta muraria. Equisetum arvense.
» lanceolatum. » ramosissimum (indifférent).
» fontanum.
Humide :
Cystopteris fragilis. Adiantum capillus Veneris.
Pteris cretica.
» montana.
Dryopteris phegopteris.
» thelypteris.
» oreopteris.
» filix mas.
» rigida.
» cristata.
» spinulosa.
» triangularis.
» Robertiana.
Polystichum lonchitis.
» aculeatum.
Athyrium filix femina.
» alpesire.
Phyllites scolopendrium.
» hemionitis.
Asplenium viride.
» adiantum nigrum.
» marinum.
Blechnum spicant.
Anogramma leptophylla.
Cryptogramme crispa.
Polypodium vulgare (assez indifferent).
Osmunda regalis.
Azolla filiculoides.
Salvinia natans.
Marsilea quadrifolia.'
» pubescens.
Pilularia globulifera.
» minuta.
Ophioglossum lusitanicum.
» vulgatum.
Botrychium lunaria.
Equisetum maximum.
» silvaticum.
» palustre.
» heleocharis.
» littorale.
» hiemale.
» variegatum.
Lycopodium.
Selaginella.
Isoëtes.
_ E. D’après l’intensité de l’insolation.
Woodsia ilvensis.
Dryopteris thelypteris.
Lumière :
Asplenium septentrionale.
» germanicum.
816
Asplenium trichomanes (indifferent).
» glandulosum.
» ruta muraria.
» lanceolatum.
» fontanum.
Ceterach officinarum.
Cheilanthes pteridioides.
Notolæna Marantæ.
» vellea.
Pteridium aquilinum.
Azolla filiculoïdes.
Salvinia natans.
Marsilea quadrifolia.
» pubescens.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
(23)
Ophioglossum vulgatum.
Botrychium lunaria.
Equisetum arvense.
» palustre.
» heleocharis.
» littorale.
» ramosissimum (indifférent).
» hiemale.
» variegatum.
Lycopodium clavatum.
» complanatum.
» alpinum.
» inundatum.
Isoëtes setaceum.
Pilularia globulifera. » velatum.
» minuta. » hystrix.
Ophioglossum lusitanicum. » Duriei.
Ombre:
Cystopteris fragilis.
» montana.
Dryopteris phegopteris.
»
oreopteris.
» filix mas.
» rigida.
» cristata.
» spinulosa.
» triangularis.
» Robertiana.
Polystichum lonchitis.
» aculeatum.
Athyrium filix femina.
» alpestre.
Phyllitesscolopendrium (aussiensoleil).
» hemionitis.
Asplenium viride.
» marinum.
Asplenium adiantum nigrum.
Blechnum spicant.
Anogramma leptophylla.
Cryptogramme crispa.
Adiantum capillus Veneris.
Pteris cretica.
Polypodium vulgare (assez indifferent).
Osmunda regalis.
Equisetum maximum.
» silvaticum.
Lycopodium selago.
» annotinum.
Selaginella selaginoides.
» helvetica.
» denticulata.
Isoëtes lacustre.
» echinosporum.
F. D’après la température du milieu ambiant.
Climat frais :
Woodsia ilvensis.
Cystopteris fragilis.
» montana.
Dryopteris.
Polystichum lonchitis.
» aculeatum.
Athyrium filix femina.
» alpestre.
Phyllitesscolopendrium (intermediaire)
Aspienium septentrionale.
» germanicum.
» viride.
» trichomanes (assez indifférent).
Asplenium ruta muraria.
Blechnum spicant.
Cryptogramme crispa.
Pteridium aquilinum (toutàfaitindif.).
Polypodium vulgare (indifférent).
Osmunda regalis.
Salvinia natans.
Marsilea quadrifolia.
Pilularia globulifera.
Ophioglossum vulgatum.
Botrychium lunaria.
Equisetum arvense.
» maximum (indifférent).
(24) WILHELM HERTER. LES PTÉRIDOPHYTES. 817.
Equisetum silvaticum. Lycopodium.
» palustre. Selaginella selaginoïdes.
» heleocharis. » helvetica.
» littorale. Isoëtes lacustre.
» hiemale. » echinosporum.
» variegalum.
Climat tempéré :
Phyllites hemionitis. Pteris cretica.
Asplenium glandulosum. Azolla filiculoides.
» marinum. Marsilea pubescens.
» adiantum nigrum. Pilularia minuta.
» lanceolatum. Ophioglossum lusitanicum.
» fontanum. Equisetum ramosissimum.
Ceterach officinarum. Saone denticulata.
Anogramma leptophylla. Isoëtes setaceum.
Cheilanthes pteridioides. . » velatum.
Notolæna Marantz. » hystrix.
» vellea. » Duriei.
Adiantum capillus Veneris.
Dans le tableau suivant j’ai résumé toutes les espèces du bassin fran-
çais de la Méditerranée en indiquant leur fréquence dans les différentes
zones d’altitude. Il signifie
X rare ou peu répandu.
XX ça et là ou répandu
X XX commun ou très répandu.
1. 2. 3. 4. 5.
Zone Zone Zone des
Zone Zone |de la haute|de la basse| collines et
alpine. | subalpine. | montagne.| montagne. | de la Lo
1. Woodsia ilvensis.......... xx X ><
2. Cystopteris fragilis........ | MECERIEEEXINMEEX<
SD Montana he ns MÈRES X
L. Deep phegopteris..... KERN x
3. thelypieris...........
bey». soreoptenis\. A... 0 2. x x x
nel AIX masse ana LI > CD NUE
SD ride. nen ART DIR
9 DRICEISTALa a. x
10 >». spinulosa 4. 2. : ZIK x
MR triangularisı nn. nn CE EME X
la» Bobertiana.......... EX x
43. Polystichum lonchitis...... DA DER x
Or aculeatum.: "100020 X XIX XXE
45. Athyrium filix femina. .. DCE EX
10 Héalpestre. fi DEEE
47. Phyllites scolopendrium. . CE EX
16,5, .hemionitis... „2. 2...
19. Asplenium septentrionale... LE IEEE
20222» cermanjeum........2. I RL ER
Zi Virides st u. DR IST
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 (25)
1. 2. 3:
Zone Zone Zone des
Zone Zone ge ja haute de la basse| collines et
alpine. |isubalpine. | montagne. | montagne. | de la plaine
EI, CD | Teen | (Eee mm SENS CEE | EEE
DD ANITICNOMANES AE AA x KÄOIKDZDERKERT
23% »elandulosum:......4.. x
IE ED TRAEINU N. >x
25 DTULAMUTAE TA ENS MEN EI N HT 3X
26. » adiantum nigrum..... NN SSI
I ynlanceplatume a N: > DO EI
28 DAMON TPE ee 2 x RER REDE
29. Ceterach offieinarum....... TEE x
30. Blechnum spicant ......... > de GAME CE
31. Anogramma leptophylla.... DT >X
32. Cheilanthes pteridioides.... AMEL EX
33. Notolæna Marantæ ........ IE x
Kam velo tre mess x
35. Cryptogramme crispa....... x x x
36. Adiantum capillus Veneris.. DL SAID IL SL
Szauikterissereticataen Zn x
38. Pteridium aquilinum....... DIDI LT T
39. Polypodium vulgare....... II EIERN DE NI IN IESRE<
40. Osmunda regalis........... DE>L X
4. Azolla filiculoides......... x
43 Salvınıa natansı2...2.2..2... x
43. Marsilea quadrifolia........ x
KEN» pübescens u... x
45. Pilularia globulifera ....... Ed
LOMME MINUTE AU UN X
47. Ophioglossum lusitanicum.. x
RSI AU en, CS x
49. Botrychium lunaria........ DA EI EN EIS: X
50. Equisetum arvense........ Du ER
A maxımum ar xD TESTER
DD SV A IC 2 We EX
53 tpalustre 4220100220 xD ES
Du Sy» heleoehatis N... x x x
55 Dalıttorale PTE x
56 » Tamosissimum ....... IDEE <
DM ainiemaler: ae ANR > x x
DS Wo» yarleratum.. 22.22 | x x x
59. Lycopodium selago........ UL DS x
GOES annolınnm ar a > >
DD dE Eee EE >< ><
62 Mb Mcomplanatum eee 70 x
Gao A alpinumer Marl es. % ?
620005 anundatum.. vu. x
65. Selaginella selaginoides..... XS x
CODEN RelvetiCA nun ver 7,
67 »andentienlata I... EXT
68. Isoëtes lacustre............ DEREK x
69. » echinosporum........ X X x x
10 SED seiacenmle NNNONENE)
71. DIANAV LA EU ne a
TA NO NYSE x CES REN x
ZIEHEN DULIEH A N | xx
(26) WILHELM HERTER. LES PTERIDOPHYTES.
Repartition des Pteridophytes
dans le
bassin francais de la Mediterranee.
Pieridophytes (73 espèces) :
sein (1) Polypodiacées et Osmondacees (40 espèces)
ERICH (I) autres familles (53 espèces)
Sombre des espèces
819
Altitude en mètres: 500 1000 1500 2000 2500
E
1:7 “zn
= = 8 E
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‚820 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (27)
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vail sans critique].
821
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
(Suite.)
Keleria phleoides (Vill.) Pers. — Boiss. fl. Or. V, 572. — Buhse, Aufz.
228. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 231. — Determ. cl. Domin.:'
Var. brachystachya (DC.) Domin., monogr. p. 267.
Transcaucasia, in vallibus ad Baku (19. IV. 1902; n° 8372). — Ad
Enseli, in arenosis (24. IV. 1902; n° 8376; cum f. parviflora et f. gla-
briflora Dom.)
Var. verg. ad K. Berytheam Boiss. et Blanche.
! Nach Domins klassischer « Monographie der Gattung Keleria» (1907) sind
auf persischem Gebiet bisher folgende Arten und Formen der Untergattung
Lophochloa beobachtet worden :
K. phleoides (Vill.) Pers. var. typica subvar. genuina. — West-Persien :
Kermanschah, Serpul ; (leg. Strauss). — Süd-Persien: Mohammere (leg. Not),
Buschir (leg. Bornm.).
Subvar. glabriflora (Trautv.) Domin. — Nord-Persien : an verschiedenen
Orten (leg. Buhse); bei Asterabad und Siaret (leg. Bunge). — Süd-Persien :
Schiras und Daleki (leg. Ky.); Buschir (leg. Bornm.).
Var. brachystachya (DC.) Domin. — Nord-Persien: Enseli (leg. Bornm.).
— Süd-Persien : Daleki (leg. Hausskn.).
Var. Persica Domin. — Südost-Persien: Yesd, Agda (leg. Bornm.); Kerman
(leg. Bornm. ; f. éransiens Domin.). — Nota : var. pseudolobulata Degen et
Domin, «Persia, prope Bagdad », monogr. p. 258, extra Persiæ fines !
K. phleoides X obtusiflora. — Süd-Persien: Daleki (leg. Kotschy).
K. obtusiflora Boiss. (ampl.) var. typica. — Süd-Persien ; Daleki (leg. Ky.),
Buschir (leg. Hausskn., Stapf, Bornm.) ; Lingæ (leg. Bornm.).
K. pumila (Desf.) Domin = Trisetum pumilum Kunth (Boiss. fl. Or. V,
. 583) — Keleria Sinaica Boiss. fl. Or. V, 573. — Pers. Golf: Insel Hormus (leg.
Bornm.).
K. Bornmülleri Domin (subsp). — Pers. Golf: Insel Hormus (leg. Bornm.).
. 822 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (268)
Inter Rescht et Kaswin, ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902;
n° 8370).
K.oeleria Berythea Boiss. et Blanche. — Domin, monogr. p. 270.
— K. phleoides var. grandiflora Boiss. fl. Or. fl. V, 573.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 2-300 m. s. m. (4. IV. 1902; n° 8371).
Catabrosa aquatica (L.) P. de Beauv. — Boiss. fl. Or. V, 576. — Buhse,
Aufz. 228.
In stagnis inter Rescht et Enseli, ad Pirebasar (27. IV. 1902; no 8749).
Elburs occident., in valle Lur prope Getschesär, 2200 m. s. m. (12. VI.
1902 ; n° 8448).
Colpodium parviflorum Boiss. et Buhse. — Catabrosa parvi-
flora Boiss. fi. Or. V. 578. — Glumella glaberrima !
In valle fluvii Sefidrud, supra pagum Rudbar in montosis, 500 m. s. m.
(7. V. legi; n° 8450). — In jugo Charsan, 2200 m. s. m. (13. V. 1902;
n° 8452). — Alpes Totschal, in summis jugis, 3200 m. s. m. (11. VI.
1902; n° 8453), et ad basin borealem montium prope Scheheristanek,
2200 m. s. m. (13. VI. 1902; n° 8451).
Neu für das Gebiet und gewiss hier weiter verbreitet; bisher nur vom
Sahend bekannt.
* Colpodium bulbosum Trin. in Mém. Ac. Petersb. II, ser. 1, p. 39. —
Catabrosa hunulis Trin. — Boiss. fl. Or. V, 578. — cfr. Hackel in Stapf,
Polak. Exp. I, 10. — Glumella pubescente |
In jugi Charsan regione alpina, 20-2200 m. s. m. (13. V. 1902; no 845%).
Die Art tritt hier also gemeinsam mit Colpodium parviflorum Boiss. et
Buhse auf. Pichler sammelte die gleiche Art (nach Hackel 1. c.) bei Rud-
bar, wo mir übrigens nur C. parviflorum Boiss. et Buhse begegnete.
* Melica Cupani Guss. y inæquiglumis Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 590.
— Buhse, Aufz. 228 (sub M. trachyantha Boiss.).
In rupestribus subalpinis montium Totschal, supra Ferasad, 1800 m. s.
m. (29. V. 1902 ; no 8375). — In valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s. m.
(22. V. 1902 ; n° 8373). — In valle inferiore fluvii Sefidrud inter Rescht et
Rudbar (notavi).
Dactylis glomerata L. ß Hispanica Roth (pr. sp.). — Boiss. fl. Or.
V, 596. — Buhse, Aufz. 226 (typ.). — Lipsky. pl. Ghilan |. c. p. 231.
Elburs occident., in valle Lur ad Getschesär, 2200 m. (4. VII. 1902 ;
n° 8369) et alibi (observ.)
Schismus calycinus (L.) Duval-Jouve (1855). — Boiss. fl. Or. V, 597
(Coss., 1854-56). — S. fasciculatus P. de Beauv. — Stapf (Hackel), Polak.
Exp. 1,9.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902 ; n° 8445).
Ad Mendschil, in arena mobili, 400 m. s. m. (10. V. 1902; n° 8446). —
Transcaucasiæ in collibus ad Baku (19. IV. 1902 ; n° 8444).
Kotschy sammelte bei Teheran auch die Unterart S. Arabicus Nees,
von welcher Buhses Liste nur ß minutus Boiss. aus dem Gebiet erwähnt.
Poa pratensis L. — Boiss. fl. Or. V,601. — Buhse, Aufz. 227. — Lipsky,
pl. Ghilan, 1. c. p. 232.
In herbidis arenosis maritimis ad Enseli (22. IV. 1902; no 8428). — In
(269) 3. BURNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 823
silvis ad Rescht (27. IV. 1902; no 8429). — Elburs occident., in subalpinis
vallis Lur, ad Getschesär, 2200 m. s. m. (9. VI. 1902; no 8431; f. lati-
folia).
Poa trivialis L. — Boiss. fl. Or. V, 602. — Buhse, Aufz. 227.
In silvis inter Rescht et Rustamabad (28. IV. 1902; no 8427).
* Poa Masenderana Freyn et Sint., Freyn in Bull. Herb. Boiss. 2. ser.
tom. II, 915 (1902).
In silvis umbrosis humidiusculis inferioris vallis fluvii Sefidrud, inter
Imamsade-Haschim et Rustamabad (2. V. 1902; n° 84393).
Poa bulbosa L. — Boiss. fl. Or. V, 605. — Buhse, Aufz. 226. — Stapf,
Pol. Exp. 1.9.
In maritimis prope Enseli (25. IV. 1902 ; no 8432). — Inter Mendschil
et Patschinar, 4-600 m. s. m. (12. V. 1902; no 8432 b). — Kaswin, in
collinis, 1300 m. s. m. (17. V. 1902; no 8434). — In subalpinis
alpium Totschal, ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (9. VI. 1902;
n° 8430). — In valle Lur, ad Getschesär, 2200 m. s. m. (20. VI. 1902 ;
n° 8424) et alibi.
Poa attenuata Trin. — Boiss. fl. Or. V, 608.
In excelsis alpinis montium Totschal, 3600 m. s. m. (8. VIl. 1902 ;
n° 8422) et in nivalibus alpis Demawend, 3900 m. s. m. (17. VII. 8442).
Neu für das Gebiet! Nach Herrn Prof. Hackels brieflicher Mitteilung
passen die Exemplare beider Standorte sehr gut zu Triniuss Beschreibung,
nur seien sie als hochalpine Formen mit weniger entwickelten Rispen
anzusehen. P. attenuata Trin. sei dem Formenkreis der P. sterilis M. B.
einzureihen.
Zur letzteren (P. sterilis) sind zuzuzählen Exemplare einer Poa, die
ich 17. VII. 1902 an felsigen Abhängen im Lurtal, bei 2200 m. Höhe (an
der Vereinigungsstelle des Scheheristanekflusses mit dem Keredsch)
antraf (n° 8423), und solche, die auch auf der Passhöhe zwischen dem
Tal von Asadbar und Talkan (Talagon) bei 28-2900 m. Höhe (beim Hirten-
lager « Assalek » 1. VII. 1902 in nur dürftigen Exemplaren sammelte
(n° 8425). — P. cæsia Sm., die Buhse am Demawend und auch Kotschy
ebenfalls im Gebiet (Elburs, Alpenregion) vorfand, habe ich indessen
nicht beobachtet.
Poa Persica Trin. — Boiss. fl. Or. V, 610.
Alpes Totschal, in latere australi supra Feresad, 1800 m. s. m. (29. V.
1902; no 8420) et boreali ad Scheheristanek, 22-2400 m. s. m. (% et 6. VI.
1902; n° 8418, 8119).
7 major Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 610.
Ad Kaswin, 1300 m. s. m. (16 et 20. V. 1902; n° 8416, 8417) et Aga-
baba, 1500 m. s. m. (12. V. 1902; no 8415).
Festuca ovina L. subsp. sulcata Hackel var. Valesiaca
(Schleich) — Boiss. fl. Or. V. 618.
In trajectu Charsan inter Patschinar et Mesrä, 2200 m. s. m. (13. V.
1902).
Subvar. mutica Hackel (subvar. nov.), glumella mutica (non aristata).
In aridis regionis calidæ ad Mendschil, 400 m. s. m. (11. V. 1902;
824 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 (270)
n° 8442) et in valle fluvii Sefidrud supra Rudbar, 400 m. s. m. (7. V. a
n° 8441).
* Festuca ovina L. subsp. Kotschyi Hackel. — Boiss. fl. Or. V, 619.
-— Determ. et Hackel.
In excelsis alpium Totschal, 37-3800 m. s. m. (8. VII. 1902; n° 8438).
Festuca ovina L. subsp. Bornmülleri Hackel (subsp. nov.) —
Hackel in Fedde Report II (1906) p. 71:
« Culmi graciles 20-25 (-30!) cm. alti, binodes, nodo superiore infra
medium culmi sito. Vaginæ innovationum fere ad os usque integræ,
omnes scaberulæ, emortuæ diu persistentes, laminas dejicientes, haud
fibrosæ. Ligula manifeste biauriculata, auriculis ciliolatis. Laminæ sub-
junceæ, innovationum 5-8 cm. Ig., diametro 0,7-0,8 mm., flaccidulæ,
obiusæ, virides, scabræ, in sicco compressæ, angulatæ, 5-nerves, intus
3-costalæ, fasciculis sclerenchymaticis 5 tenuibus (2 marginalibus uno
nervo mediano, 2 nervis extimis respondentibus) instructæ. Panicula
lineari-oblonga laxiuscula ad 6 cm. Ig. rhachi ramisque scaberulis, his
solitariis, infimo panicula circa 3-plo breviore a basi 4-5 spiculato, reliquis
1-3-spiculatis. Spiculæ elliptico-oblongæ dense 4-5-floræ, circ. 7 mm. lg.
virides et obscure violaceo-variegatæ. Glumæ steriles inæquales (1. 1,5-2
mm., II. 3 mm. Ig.), '/s-'/s floris superpositis tegentes, lineari-lanceolatæ,
acutæ, A-nerves, læves; glumæ fertiles late lanceolatæ, acutæ, muticæ
vel mucronatæ, .5 mm. Ig., superne scaberulæ. Palea carinis scaberula.
Antheræ 3 mm Ig.
a excelsis alpium Totschal, 36-3800 m. s. m. (8. VII. 1902; no 8437,
39).
Diese Subspecies ist nahe verwandt mit subsp. Kotschyi Hack., die an
demselben Ort vorkommt und die auch denselben Bau der Blätter zeigt.
Aber subsp. Kotschyi ist eine sehr niedere Pflanze (6-10 cm) mit nur
1 Knoten im Halm, borstlichen (0,5 mm im Durchm. messenden), sehr
rauhen, bläulich bereiften Blättern, einer sehr armblütigen Rispe, deren
Zweige meist nur Einzelährchen tragen ; die Hüllspelzen reichen an den
darüberstehenden Blüten bis über die Mitte, die II. bis °/s, die Deckspelzen
besitzen Grannen von !/s ihrer Länge und sind schmal-lanzettlich. Beide
Subspecies stehen der subsp. frigida Hack. sehr nahe und unterscheiden
sich von ihr hauptsächlich durch derbere Textur der Scheiden, welche
sich beim Zerfallen niemals in Fasern auflösen, sondern einige geraume
Zeit ungeteilt erhalten bleiben, wobei sie die Spreiten abwerfen. Die
Subspecies Bornmülleri hat unter allen Verwandten die relativ kürzesten
Hüllspelzen. »
* Festuca rubra L. — Boiss. fl. Or. V, 621. (subsp. eu-rubra Hackel).
— Buhse, Aufz. 225.
In pratis alpinis jugi Gerdene-Bary (inter Asadbar et Gerab), 3000 m. s.
m. (26. VI. 1902; n° 8436).
Festuca pratensis Huds. — Boiss. fl. Or. V, 622 (F. elatior L. subsp.
pratensis Hackel). — Buhse, Aufz. 225.
Elburs occident., in valle Lur ad Meidanek, 2200 m. s. m. (21. VI. 1902;
n° 8500).
Sicher, wie F. rubra (bisher nur von Demawend angegeben), in der
Alpenregion weit verbreitet, aber nicht beachtet worden.
(271) 5. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 825
* Festuca spectabilis Jan. var. sclerophylla (Boiss. et Hoh.) Boiss. —
Boiss. fl. Or. T, 625.
In rupestribus in regione subalpina montium Totschal, supra Ferasad
lateris meridionalis, 16-1800 m. s. m. (28. V. 1902: n° 8421), et borealis
in vallibus ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (3. VI. 1902; n° 8435).
Das in den Totschalalpen häufig anzutreffende höchst ansehnliche
Gras wird für giftig gehalten und von den Pferden und Maultieren
gemieden.
* Scleropoa rigida (L.) Griseb. — Boiss. fl. Or. V, 638. — Lipsky, pl.
Ghilan. 1. c. p. 232.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; no 8445).
Fehlt im Nachtrag zu Buhses Liste.
* Sceropoa Memphitica (Spreng.) Parl. — Boiss. fl. Or. V, 639.
Lipsky. pl. Ghilan. 1. c. p. 232.
In arenosis maritimis « Kasian » prope Enseli (22. IV. 1902; n° 8443).
* Bromus tomentosus Trin. — Boiss. fl. Or. V. 642.
In declivitatibus alpinis saxosis Elburs occidentalis gregarie, in valle
Lur supra Getschesär, 22-2300 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 8396, 8397).
Bromus variegatus M. B. — Boiss. fl. Or. V, 644. — Buhse, Aufz. 225
(als B. erectus Huds.).
Alpium Totschal in excelsis, 3700 m. s. m. (8. VII. 1902 ; n° 8395). —
In regione alpina montis Demawend, 35-3600 m. s. m. (16. VII. 1902;
no 8394).
Bromus tomentellus Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 646.
In herbidis regionis alpine montis Totschal, 27-3000 m. s. m. (9. 10.
VI. 1902; n° 8391; n° 8393 var. glabratus Bornm., indumento velutino
subdestituto). — Districtus Talkan (Talagon) in herbidis alpinis vallis
Serd-derre, 27-2800 m. s. m. (26. VI. 1902; no 8392, f. spiculis infimis
longiuscule pedunculatis vaginisque glabratis verg. ad subsp. B. Cappa-
docicum Boiss. et Bal).
ß nivalis Bornm. (var. nov.), paniculæ brevis pauci- (2-4)-spiculatæ
spiculis breviter pedunculatis solitariis, ceterum vaginis radicalibus
reticulatim fibrosis, indumento velutino ut in {ypo
In alpinis jugi Kendewan ditionis Asadbar (Elburs occident.), 3000-
3100 m. s. m. (23. VI. 1902; n° 8390).
Die Varietät ß nivalis nimmt morphologisch etwa dieselbe Stelle ein,
wie B. variegatus M. B. neben B. erectus Huds.; jedoch führe ich oben
B. variegatus M. B. als Spezies auf, da die Hauptform (B. erectus) im
Gebiet fehlt.
* Bromus crinitus Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. V, 647. — Bemerk-
ung: Die Angabe « Buhse, Aufz. 225, unter B. maximus » in Buhse’s Liste
p. 43 n° 1536 beruht zweifelsohne auf einem Druckversehen (zwei Zeilen
darauf, bei B. rigidus Roth, wird das Zitat nochmals an richtiger Stelle
angeführt). B. crinitus Boiss. et Hoh. wurde im Gebiet bisher nur von
Kotschy, (bei Passkaleh am Südfuss des Totschals) gesammelt.
In regione alpina montis Demawend, in lapidosis lateris meridionalis,
3500 m. s. m. (17. VII. 1902 ; no 8398).
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 44, 31 octobre 1908. 56
826 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2We sER.). 1908 (272)
Die Länge der Granne dieser sehr kleinährigen Art scheint mannigfach
zu wechseln; Bossier schreibt seiner Pflanze 16-20 mm. (7-9 lin.) lange
Grannen zu, während die Grannen meiner am Demawend gesammelten
Exemplare nur 7-13 (-15) mm. messen. Eine noch kleinere Granne besitzt
eine von mir 1. J. 1892 bei Kerman und ebenda am Fusse des Kuh-Sirdsch
in 2000-2300 m. Höhe (exsicc. n° 4921, 4922) angetroffene Pflanze. deren
Granne nur 5-10 mm. lang und deren Blütenpelze (glumella) nur 3 (nicht
4) mm. lang ist (var. Bornmülleri Hausskns. ; in Bornm. exsicc. pro spec.).
Es ist hier also die Granne nur 2-3, nicht 6 mal so lang als die Spelze.
Bromus tectorum L. — Boiss. Or. V, 647. — Buhse, Aufz. 225. —
Stapf, Pol. Exp. I, 10.
Enseli, in arenosis (24. IV. 1902; n° 8412). — In valle fluvii Sefidrud,
ad Rudbar 300 m. s. m. (7. IV. 1902; no 8414). — In jugo Charsan (13. V.
1902; n° 8413). — Ad Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 4902; no 8410, f.
grandiflora). — Transcaucasiæ in collinis ad Baku (19. IV. 1902: n° 8411).
Bromus sterilis K. — Boiss. fl. Or. V, 648.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 8409).
Fehlt in Buhses Liste; sicher weil verbreitet und auch von Kotschy
in Nord-Persien (wohl innerhalb des Gebietes) gesammelt.
Bromus rubens L. — Boiss. fl. Or. fl. V, 650. — Extra fines Persiæ :
Transcaucasiæ in collibus ad Baku (9. IV. 1908 : n° 8402).
Bromus scoparius L. — Boiss. fl. Or. V, 650.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 8408).
Bromus briziformis Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. V, 652. — Buhse,
Aufz. 226 (sub B. squarrosus). — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 232.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 8401).
Bromus macrostachys Desf. triaristatus Hackel. — Boiss. fl. Or.
V, 652. — Buhse, Aufz. 226. (B. Danthonie Trin.).
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s. m. (9. Y.
1902; no 8405). — Ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (14. V. 1902; n° 8403)
el Kaswin, 1300 m. s. m. (11. V. 4902; no 8407). — Inter Teheran et
Kaswin ad Schahabad, 12-1300 m. s. m. (23. V. 1902; n° 8406).
Bromus Japonicus Thunb., 1784. — B. patulus Mert. et Koch, 1823.
— Boiss. fl. Or. V, 655. — Buhse, Aufz. 226.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 3400).
Elburs occident., in valle Lur ad Getschesär, 2200 m. s. m. (22. VI. 1902;
n° 8399).
Brachypodium distachyum (L.) Roem. et Schult. — Boiss. fl. Or. V, 657.
— Buhse, Aufz. 657. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. p. 232.
In regione calida vulgare; in valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s.
m. 7. V. 1902; no 8494). — Ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902;
no 8495).
Agropyrum longiaristatum (Boiss.) Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 660.
Alpium Totschal in rupestribus nivalibus, 3300 m. s. m. (8. VIL. 1902;
n° 8490). — Ditionis Asadbar in jugo Kedewan, 30-3100 m. s. m. (23. VI.
1902; n° 8491). — Ejusdem ditionis in jugo Gerdene- -Bary, 29- 3100 m. Ss.
(273) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 827
m. (2. VII. 1902; no 8488); ibidem ad locum Assalek, 2900 m. s. m.
(no 8489).
Agropyrum intermedium (Host, 1805) G. Beauv. (1812). — A. glau-
cum Desf. (1804, nomen solum), DC. (1815). — Typus in Boiss. fl. Or.
non indicatur.
Elburs occident., in valle Talkan supra Gatiadeh, 2500 m. s. m. (27. VI.
1902; n° 8484). — In jugo alpina inter Getschesär et Asadbar, 2700 m. s.
m. (26. V1.1902; no 8485).
Sups. A. trichophorum (Link) Richter. — A. Aucheri Boiss.-Boiss. fl.
Or. V, 664. — Buhse, Aufz. 224 (Triticum Aucheri). — (fr. Aschers. et
Gräbn. Synopsis II, 1 p. 658-659.
Elburs occident., inter Asadbar et Getschesär in jugo alpino, 2700 m. s.
m. (26. VI. 1902; n° 8486), et ad Asadbar, 2600 m. s. m. (n° 8483). —
In alpis Demawend latere meridionali, 30-3500 m. s. m. (17. VII. 1902;
n° 8487).
Agropyrum cæspitosum C. Koch. — Boiss. fl. Or. V, 670.
In rupestribus lateris alpium Totschal meridionalis, ad pagum Ferasad,
1700 m. s. m. (29. V. 1902; no 8481). — In valle Lur ad rupes, 2000 m.
s. m. (9. VI. 1902 ; no 8482).
Agropyrum cristatum (Schreb.) Beauv. — Boiss. fl. Or. V, 667.
Ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; no 8472). — In jugo Charsan,
(13. V. 1902: no 8473). — Elburs oceident., in alpinis ad Adadbar, 2500
m. s. m. (26. VI. 1902; no 8474).
Agropyrum Orientale (L.) Roem. et Schult. — Boiss. fl. Or.
V, 668.
Ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; n° 8480). — Ad Patschinar,
5-600 m. s. m. (12. V. 1902; no 8479).
x squarrosum (Roth pro spec.) Bornm. — Boiss. fl. Or. V, 668. —
Buhse, Aufz. 224 (Triticum squarrosum Roth). — Spiculis subglabris,
glumis breviuscule attenuato-acuminatis.
In valle fluvii Sefidrud, ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; no 8477).
— Ad Patschinar, 5-600 m. s. m. (12. V. 1902; no 8476). — Circa Kaswin,
1300 m. s. m. (13. V. 1902 ; n° 8475). — In jugo Charsan (13. V. 1902;
n° 8478).
Die behaartährigen Formen (n° 8475) von Kaswin nehmen bezüglich
der Aehrchenzuspitzung genau eine Mittelstellung ein, bezw. weichen
nur durch die Behaarung von y squarrosum ab; A. squarrosum (Roth)
lässt sich meines Erachtens selbst als Unterart Kaum aufrecht erhalten.
Heteranthelium piliferum Hochst. — Boiss. fl. Or. V, 672.
Kaswin, in collinis, 1300 m. s. m. (16. V. 1902; no 8455. — Elburs
occident., districtus Talkan (Talagan) inter Dschoistan et Disan, 18-2000
m. s. m. 27. VI. 1902; no 8456).
Fehlt in Buhses Liste; bei Teheran schon von Bunge beobachtet.
Aegilops ovata L. ß triaristata Coss. et Dur. — Boiss. fl. Or.
V, 674.
Ad Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 1903 ; 8457).
828 BULLETIN DE L’HRRBIER BOISSIER (2me séR.), 1908 (274)
Aegilops triuncialis L. — Boiss. fl. Or. V, 674. — Buhse, Aufz. 223.
Ad Rudbar, 300 m. s. m. (4. V. 1902; n° 8459), Patschinar, 5-600 m. s.
m. (44. V. 1902; no 8461), Kaswin, 1300 m. s. m. (16. V. 1903; n° 8458).
— Transcaucasiæ in collibus ad Baku (19. IV. 1902; n° 8460).
* Aegilops squarrosa l.. — Boiss. fl. Or. V, 676.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (5. V. 1902; n° 8462).
— Ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; n° 8464).
É Meyeri Griseb. — Boiss. fl. Or. V, 677. — Buhse, Aufz. 677.
nter Rudbar et Rustamabad, 200 m. s. m. (3. V. 1902; n° 8463).
Lolium Persicum Boiss. et Hoh. — Boiss. fl. Or. V, 680. — Buhse,
Aufz. 224. — Lipsky pl. Ghilan. 1. c. p. 232.
Elburs occident., in valle Lur ad pagum Getschesär, abunde inter
segetes, 2200 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 8498). — Ditionis Asadbar in
jugo Kendewan (23. VI. 1902; n° 8497).
Lipsky lraf diese bisher selten beobachtete Art auch im Küstengebiet,
in Sümpfen bei Rescht, an; offenbar ist sie aber nur vielfach übersehen
worden. Boissier bezeichnet sie nur von wenigen Orten: Elburs (Kotschy,
Buhse), Karabagh (Buhse), Schahpur bei Kaserun iin Süd-Persien (Hausskn.),
Afghanistan (Griff.), Beludschistan (Stocks). Sie ist indessen auch in
Babylonien und Assyrien ziemlich verbreitet, wo sie mir i. J. 1893 sowohl
im Tiefland Mesopotamiens (bei Bagdad, Babylon), als im Gebirge des
ostwärts angrenzenden Kurdistans (am Kuh-Sefin) begegnete (Bornm.
exsicc. n° 756, 758, 1911, teilweise unter L. temulentum var.).
Lolium rigidum Gaud. — Boiss. fl. Or. V, 680. — Extra Persiæ fines:
Transcaucasiæ in collibus ad Baku (19. IV. 1902; no 8496).
Lepturus Persicus Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 685. — Buhse,
Aufz. 224. — ß glaberrimus Hausskn. herb.; Bornm. in Mitt. Thür. Bot.
Ver. XX (1905) p. 51.
Inter Reschi et Kaswin, ad Patschinar, 6-600 m. s. m. (12. V. 1902;
no 8499).
Hordeum murinum L. — Boiss. fl. Or. V, 686. — Lipsky, pl. Ghilan.
l. c. 232.
In herbidis arenosis ad Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902; n° 8466).
— Transcaucasiæ in collibus ad Baku (22. IV. 1902; n° 8465).
Hordeum violaceum Boiss. et Huet. — Boiss. fl. Or. V, 688. — H. brevi-
subulatum (Trin.) Hackel.
Alpes Totschal, in pascuis subalpinis supra Scheheristanek, 2200 m. s.
m. (10. VI. 1902; no 8468). — Elburs occidentalis, in pascuis ad Asadbar,
2500 m. s. m. (2. VI. 1902; no 8467).
Hordeum bulbosum L. — Boiss. fl. Or. V, 688. — Buhse, Aufz. 223.
In valle fluvii Sefidrud ad Rudbar, 300 m. s. m. (7. V. 1902; n° 8492).
* Hordeum fragile Boiss. — Boiss. fl. Or. V, 689. — Buhse, Aufz.
223 (Elymus fragilis Boiss.).
In rupestribus regionis alpin et subalpinæ montium Totschal, in
convallibus prope Scheheristanek, 22-2400 m. s. m. (7. VI. 1502; n° 8470);
supra Ferasad, in faucibus, 18-1900 m. s. m. (28. VI. 1902; 8471). —
(275) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 829
Elburs occident., in jugo Kendewan, 3000 m. s. m. (23. VI. 1902; n° 8469).
— In detritu lapidoso inter Kagostan et Kaswin (25. VII. 1902, cal.
Julian., leg. Alexeenko ; n° 467, indeterm.).
Elymus crinitus Schreb. — «E. caput Medusæ L.» Boiss. fl. Or. V,
691 p. p. (quoad pl. ex Asia). — Buhse, Aufz. 223.
Inter Mendschil et Kaswin ad Patschinar, 5-600 m..s. m. (12. V. 1902;
no 8493).
Coniferæ.
Gupressus sempervirens L. — Boiss. fl. Or. V, 705. — Buhse,
Aufz. 205.
In declivitatibus montium superioris partis vallis Sefidrud, inter Rusta-
mabad et Rudbar abunde, 2-400 m. s. m. (13.1. 1892; n° 4346 ; f. spon-
tanea : C. horizonialis Mill.).
Juniperus exelsa M. B. — Boiss. fl. Or. V, 708. — J. Sabina var.
Taurica Pall. — J. macropoda Boiss. -— Boiss. fl. Or. V, 709. — Buhse,
Liste, p. 44 et 54. — Buhse. Aufz. 205 sub J. Sabina.
Elburs occident., in valle Lur et in declivitatibus montium infra pagum
Scheheristanek copiose, 21-2300 m. s. m. (9. VI. 1902; n° 8501).
J. macropoda Boiss. ist mit J. excelsa M.B. zu vereinen. Bekannlich hat
Fedschenko nachgewiesen, dass Boissier Triebspitzengallen für Inflores-
centien gehalten und daraufhin seine J.macropoda als eine von J. excelsa
M. B. verschiedene Art aufgestellt hat; vergl. Ew. H. Rübsaamen (in
Zoolog. Jahrbücher Abt. f. System. Geograph. u. Biolog. d. Thiere Bd.
XVI. Heft 2 [1902] p. 268-270), «Mitth. üb. d. von Hrn. J. Bornmüller im
Orient gesam. Zoocecidien ».
Gnetaceæ.
Ephedra distachya L. — Boiss. fl. Or. V. 713. — ? Buhse, Aufz.
20% (« unter E. vulgaris y submonostachya Ledeb. »). — Subvar. mono-
stachya Stapf, monogr. (d. Art. d. Gatt. Ephedra) p. 67.
In aridis in valle fluvii Sefidrud prope Rudbar, 3-400 m. s. m. (7. V.
1902 ; n° 8505); pl. humillima vix decimetralis flaccida ramis prostralis
sæpe circinnalis. — Transcaucasia, in collibus ad Baku (19. IV. 1902;
n° 8506).
Nach Buhses Angabe (Liste p. 44 und 54) wäre die in Aufz. 204 als
E. vulgaris var. submonostachya angeführte Pflanze von Patschinar und
Pokideh als E. distachya L. zu bezeichnen, was im Widerspruch mit Stapf
Monogr. 71 steht. Hier wird ausdrücklich nur E. vulgaris Boiss. et Buhse
Aufz. p.204 « mit Ausschluss der var. submonostachya (— E. Nebrodensis
var. procera) » zu den Synonymen der E. distachya gestellt. Demzufolge
führt der Monograph im Verbreitungsgebiet der letztgenannten Art die
Landschaft Gilan, bezw. das Sefidrudtal, nicht mit an. — Meine Pflanze
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830 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sék.). 1908 (276)
ist somit als wirkliche E. distachya neu für das Gebiet. Der nächstliegende
Standort dieser Art ist bei Lenkoran im benachbarten Talysch zu suchen.
Ephedra major Host (1831) (= E. Nebrodensis Tineo [1844]. — Boiss.
fl. Or. V, 713. — Stapf, monogr. p. 77. — Buhse, Aufz. 205 |[« unter E. sp.
an E. procera Fisch. et Mey.?»]; Liste p. 4% et nota [C. Winkl.] 54.)
var. procera (Fisch. et Mey.) Stapf, monogr. p. 80.
In valle fluvii Sefidrud inter Rudbar et Mendschil, 3-400 m. s. m. (10.
V. 1902; n° 8504). — Prope Mendschil, 400 m. s. m. (10. V. 1902;
n° 8503). — In latere boreali trajectus Charsan, supra Patschinar, 15-1800
m. s. m. (12. V. 4902; no 8502b). — Ad basin alpium Totschal meridio-
nalem, supra Ferasad, 1900 m. s. m. (29. V 1902; n° 8502).
Die von Stapf (monogr. 80) aus dem Gebiet angeführten Fundstellen
sind folgende: Zw. Patschinar und Mendschil (Buhse), oberhalb Patschi-
nar am Charsanpass (Hausskn.), Felsen zw. Bibersin und Lengerud,
am Fuss des Charsanpasses, N. von Kaswin (Buhse), bei Pokideh am
Samamgeb. (Buhse).
Ephedra foliata Boiss. et Ky. — Boiss. fl. Or. V, 716. — Stapf, monogr.
p. 49-51.
Inter Kaswin et Lengerud «in siceis ad pontem Pul-i-ambu» (24. VII.
1902, cal. Julian. leg, Alexeenko; n° 428, indeterm.).
Bereits von Aucher in Gilan, jedoch ohne nähere Fundangabe, gesam-
melt. In Nordosten Persiens dürfte diese leicht kenntliche hochketiernde
Art ebenso vertreten sein wie im West-Persien, nachdem sie neuerdings
von Sintenis bei As-chabad (26. V. 1900; n° 393) und von mir hart an
der türkisch-persischen Grenze bei Riwandous (1893) aufgefunden wurde.
Letztgenannte Fundstelle vermittelt den am weitesten nach Nordwest
vorgeschobenen Standort Noës, der diese Art «am Tigris» (ohne nähere
Angabe!) antraf. In Süd-Persien, namentlich in der Provinz Farsistan,
ist E. foliata Boiss. et Ky. gemein ; ich sammelte sie i. J. 1892 bei Schiras,
Persepolis, Kaserun und in der Umgebung des Niris-See meist reich
fruchtend.
Filices.
Gymnogramme leptophylla (L.) Desv. — Boiss. fl. Or. V, 721.
In silvis ad Rescht (9. I. 1892; n° 4504).
Aus der Flora Persiens bisher nur von der Insel Karrak im Persischen
Golf angegeben (leg. Kotschy, 1842; Bornm. 1. I. 1893; n° 890).
Ceterach officinarum Willd. — Boiss. fl. Or. V, 722.
Resch, ad muros (12. I. 1892; n° 4503). — In valle fluvii Sefidrud, ad
Rudbar, 300 m. s. m. (1. V. 1902; no 4501).
Onoclea Struthiopteris Hoffm. — Struthiopteris Germanica
Willd. — ?? Freyn, Sint.-Massend. 1. c. p. 916.
Inter Lengerud et Kaswin «prope pag. Pulardichan, in umbrosis ad
ad rivilum » (17. VII. 1902 leg. Alexeenko ; n° 186, indeterm.).
Die Sintenissche Pflanze von Bender-Ges n° 1394 gehört nach dem
mir vorliegenden Exemplare nicht zu Onoclea, sondern stellt sterile
(277) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 831
Wedel von Aspidium filix mas (L.) dar. — Onoclea ist somit neu für das
Gebiet der Flora Orientalis.
Pteris Cretica L. — Boiss. fl. Or. V, 727. — Stapf, Pol. Exp. 1,6. —
Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 916. — Lipsky, pl. Ghilan. 1. c. 232.
In silvis ad Rescht (9. I. 1892; no 4499). — In decliv. siccis umbrosis
prope pag. Tasiabad inter Roadar-chane et Pulardichan (16. VII. 1902,
cal. Julian. leg. Alexeenko ; n° 140, indeterm.). — Nota: P. aquilina L. —
Rescht, in silvis regionis inferioris ubique vulgaris (observ.).
Blechnum Spicant L. — Boiss. fl. Or. V, 729.
Inter Lengerud et Kaswin «in umbrosis prope pag. Chalüdescht (18.
VII. 1902, cal. Julian. leg. Alexeenko ; n° 208, indertem.).
Neu für die Flora Persiens.
Scolopendrium vulgare Sm. (1793). — 8. offieinarum Sm. — Boiss.
fl. Or. V. 729 (S. officinale Sm.). — Buhse, Aufz. 234. — Freyn, Sint.-
Masend. 1. c. p. 917.
Enseli, ad muros (25. IV. 1902; no 8507).
Asplenium Trichomanes L. — Boiss. fl. Or. V, 731. — Buhse,
Aufz. 234.
Enseli, ad muros (25. IV. 1902; no 8508). — Inter Lengerud et Ameläsch,
in silvis (15. VII. 1902, cal. Julian., leg. Alexeenko; n° 108, indeterm.).
Asplenium Ruta muraria L. var. Haussknechtii (Godet et Reut.
pro spec.) Bornm. — Boiss. fl. Or. V, 732. (species).
Elburs oceident., ad rupes superpendentes et in parietibus rupium
madidis in valle Lur super Getschesär et ad Meidanek, 22-2300 m. s. m.
18 et 22 VII. 1902; no 8513 et 8511). — Inter Adadbar et Gerab, ad
Assalek trajectus Gerdene-Bary, 29-3000 m. s. m. (2. VII. 1902; n° 8512).
— Tachti-Soleiman ad rupes prope Häsartschal, 40-4100 m. s. m. (29. VI.
1902 ; no 8515).
Mir scheint A. Haussknechtü nur eine Standortsform ice in West-Asien
fast nur auf das Hochgebirge beschränkten A. Ruta muraria L. zu sein.
Hier tief im Schatten wachsend ist die Pflanze meist schwachfruchtend
und die Fiederchen sind infolgedessen breiter mit (an der Spitze) deut-
licher Zahnung (meist 3-lappig), gegen die Basis keilig verlaufend. Da-
neben treten Formen auf, die von typischem A. Ruta muraria kaum ver-
schieden sind. Die Varietäl ß Haussknechtü sammelte ich ausser im
Elburs auch in Süd-Persien und in der Alpenregion des Libanon, von wo
Boissier 1. c. nur typisches A. Ruta muraria angiebt («in summis cacumı-
nibus Makmel »).
Athyrium Filix femina (L.) Roth. — Boiss. fl. Or. V, Lipsky, pl
Gilan. 1. c. p. 232. — Freyn, Sint.-Masend. 1. c. p. 97.
Inter Lengerud et Kaswin, in abruptis argillosis humidis prope pag.
Tasiabad inter Roadar-chane et Pulardichan (16. VII. 1902 leg. Alexeenko;
n° 183, indeterm.); f. dubia sterilis, forsan ad A. alpestre (Hoppe) Ryl.
pertinens.
Aspidium lobatum Sw. — Boiss. fl. Or. V, 736 (A. aculeatum Döll.
a vulgare Döll). — Buhse, Aufz. 234 (A. aculeatum L.). — Freyn, Sint.-
Masend. 1. c. p. 917.
Rescht, in silvis (9. I. 1892 legi; no 4490).
832 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (278)
Aspidium angulare Kit. — Boiss. fl. Or. V, 736 (A. aculeatum
Döll. B Swartzianum Koch). — Freyn, Sint.-Masend. I. c. p. 917.
Inter Lengerud et Kaswin, prope pag. Pulardichan in umbrosis ad
rivulum (17. VIL 1902, cal. Julian. , leg. Alexeenko ; n° 185, indeterm.).
f. hastulatum Kunze. — Aschers et Gräb. Synops. I, 39.
Inter Lengerud et Kaswin, prope pag. Pulardichan in umbrosis ad rivu-
lum (17. VII. 1902, cal. Julian., leg. Alexeenko ; n° 187, indeterm.).
Aspidium montanum (Vogl.) Aschers. — Nephrodium Oreopteris
(Ehrh.). — Boiss. fl. Or. V, 737.
Inter Lengerud et Kaswin; in umbrosis prope pag. Chaludescht (18. VIL.
1902, cal. Julian. ; n° 207, indeterm.).
Neu für das Gebiet.
* Aspidium Filix mas. (L.) Sw. — Boiss. fl. Or. V, 737. — Freyn,
Sint.-Masend. 1. c. p. 916. (sub Onoclea Struthiopteris Hoffm.; Sint. exs.
n° 1394! Bender-Ges.)
Inter Lengerud et Kaswin, in fruticetis supra Chalüdescht (18. VIL 1902,
cal. Julian. leg. Alexeenko; n° 243, 224, indeterm.); prope Pulardichan,
in umbrosis ad rivulum (17. VI. 1992, cal. Julian., leg. Alexeenko ; n° 184,
indeterm.).
Equisetaces.
Equisetum ramosissimum Desf. — Boiss. fl. Or. V, 742
(E. ramosum Sch!.).
In maritimis prope Enseli (9. VII. 1902, cal. Julian., leg. Alexeenko;
n° 35, indeterm.).
Neu für das Gebiet.
Marsiliaceæ.
* Marsilea quadrifolia L. — Boiss. fl. Or. V, 749. — Buhse, Aufz. 235.
Rescht, in oryzetis (31. VII. 1902 legi.; no 8511. — 43. VI. 1902, cal.
Julian. „leg. Alexeenko; n° 49, indeterm.).
Salvinia natans (L. Willd.). — Boiss. fl. Or. V, 751. — Buhse, Aufz. 255.
In fossis ad Rescht (31. VII. 1902 legi.; no 8510).
BRYOPHYTA.
Herr Professor Dr. V. Schiffner hatte die von mir in Persien gesam-
melten Laub- und Lebermoose gleichzeitig mit anderen, teils von mir
früher oder später in verschiedenen Gebieten des Orients, teils von
(279) 7. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 833
anderer Hand in Vorder-Asien gemachten Moosfunden kritisch bearbeitet
und seine Ergebnisse in drei Publikationen in der Oesterr. Botan. Zeit-
schrift niedergelegt. Die eine (2te) derselben, betitelt
« Einige Materialien zur Moosflora des Orients »,
enthält meine Sammlungen des Jahres 1899 in Bithynien, Phrygien und
dem Kaukasus (Küste des Schwarzen. Meeres), sonst aber mit Ausnahme
eines pflanzengeographisch interessanten Fundes (des Vorkommens von
Trichostomum Ehrenbergü Lorentz in der Provinz Kerman) nichts aus
der Flora Persiens bezw. Nord-Persiens. Die beiden anderen Abhand-
lungen sind:
I. «Musci Bornmülleriani: Ein Beitrag zur Cryptogamenflora des Orients»
(in Jahrg. 1897, n° 4), woselbst meine Funde aus der Flora Kleinasiens
(Prov. Pontus und Paphlagonien) und Persiens (Reise 1892) sowie
Macedoniens, des Athos, der Insel Thasos, Dalmatiens und Serbiens be-
handelt werden.
I. « Beiträge zur Kenntnis der Bryophyten von Persien und Lydien »
(Jahrg. 1908), enthaltend meine Moosaufnahmen der Iydischen (1906) und
‚zweiten persischen Reise (1902), einschliesslich einiger auf der Heimreise
im Kaukasus gesammelter Arten, sowie Sammlungen des Herrn Konsul
Th. Strauss aus dem westlichen Persien und J.K.Knapp’scher Bryophyten
aus dem Urumiasee-Gebiet Nordwest-Persiens.
Verweisend auf diese beiden Arbeiten — abgekürzt mit Schiffn. I und
II — kann ich mich hier damit begnügen, meine nordpersischen Moos-
funde in kürzester Form, d.h. ohne nähere standortliche Bezeichnungen
und ohne Angabe des Datums, aufzuzählen. Betreffs der dem Schiffner-
schen Zitat beigefügten Nummer ist zu bemerken, dass
IE, n° 1—24 auf Seite 227—9231 des Juni-Heftes (VD)
II, no 25—65 » 304—318 » Juli-August-Heftes (VII-VM)
II, n° 66—104 » 341—349 » September-Heftes (IX)
der Oesterr. Botan. Zeitschrift. Jahrg. LVIN (1908) veröffentlicht wurde.
Fett gedruckt sind ausser den Novitäten nur die Arten, welche
für die Flora des gesammten Persiens neu sind.
Hepaticæ.
Reboulia hemisphærica (L.) Raddi. — Schiffn. II, ne 6. —
Rescht (n° 5862).
Lunaria cruciata (L.) Dum. — Schiffn. II, n° 10. — Enseli (n° 5884,
5859); Rescht (5872).
Lophozia Badensis (Gott.) Schiff. var. obtusiloba (Bernh.)
Schiffn. — Schiff. I, n° 13. — Supra Norion (in districtu Talagon),
2600 m. (n° 5911).
Radula complanata (L.) Dum. — Schiffn. II, n° 14. — Enseli,
Mianposchte (ne 5884),
. 834 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (280)
Radula Lindbergiana Gott. — Schiffn. II, n° 15. — Rescht
(n° 5865).
Madotheca platyphylla (L.) Dum. — Schiffn. I, n° 5. — Rescht
(n° 4471).
Frullania dilatata (L.) Dum. — Schiffn. II, n° 16. — Enseli et
Rescht (n° 5855, 5861).
Weisiaceæ.
Gymnostemum calcareum Br. germ. — Schiffn. Il, n° 18. —
Enseli (n° 5883).
Hymenostylium curvirostre (Ehr.) Mitt. — Schiffn. II, no 19,
— In valle Lur ad Getschesär, 2200 m. (n° 5915).
Weisia viridula (L.) Brid. — Schiffn. Il, no 20. — Rescht (sine n°).
Ditrichaceæ.
Distichium capillaceum (L.) Br. eur. — Schiffn. II, n° 22. —
Tachti Soleiman, ad Piastschal, 36-3700 m. (n° 5916). — In valle Lur, ad
Meidanek, 2200 m. (n° 5859).
Pottiaceæ.
Pterygoneuron cavifolium (Ehr.) Jur. — Schiffn. I, n° 11. — Teheran
(no 4450, 4451, 4454).
Var. incanum (Br. eur.) Jur. — Schiff. I, n° 11. — Teheran (n° 4455).
Pottia latifolia (Schwgr.) C. Müller. — Schiffn. Il, n° 23. — In m,
Demawend, 3900-4100 (n° 5903).
Didymodon rubellus (Hoffm.) Br. eur. — Schiffn. II, n° 24. — In valle
Lur, in fauce Junesar, 27-2800 m. (n° 5891).
Barbula convoluta Hedw. — Schiffn. II, ne 26. — Enseli, pr.
Kasian (n° 5880 b).
Barbula unguiculata (Huds.) Hedw. — Schiffn. I, n° 13; II, no 29. —
Rescht (n° 4466); Enseli, Mianposchte (n° 5857).
Tortella squarrosa (Brid.) Limpr. — Schiffn. I, n° 14; II, no 30. —
Gilan, ad Recht (n° 4462) et Enseli (n° 5878, 5879).
(281) 9. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 835
Tortella inclinata (Hedw. fil.) Limpr. — Schiffn. Il, n° 31. —
Enseli (n° 5876, 5881), prope Kasian (n° 5879, 5878).
Desmatodon latifolius (Hedw.) Br. eur. — Schiffn. II, n° 32. —
Demawend. 39-4100 m. (5903 b).
Tortula Demawendica Schiffn. (spec. nov.) — Schiffn. II, n° 33,
tab. VIIL. fig. 33. — Ditionis Demawendi in vaile Lar (nicht «Lur»), in
faucibus ad Junesar (n° 5890).
Tortula muralis (L.) Hed. — Schiffn. II, n° 34. — Enseli (n° 5882).
Tortula Bornmülleri Schiffn. (nov. spec., 1897). — Schiffn. I,
n° 19 (Il, n° 36, e flora Lydiæ pr. Smyrnam a me lecta). — Ad Teheran
(n° 4456) et in Persiæ austr. provincia Farsistan (nicht « Faristan») ad
Siwend (n° 4482).
Tortula ruraliformis (Besch.) Dix. — Schiffn. II, n° 37. — Enseli
(n° 5831).
Timmiella grosseserrata Schiffn. (spec. nov.) — Schiffn. II,
n° 40, tab. VII, fig. 34. — In cacumine montis Demawend, 3700-4200 m.
(n° 5902).
Grimmiaceæ.
Grimmia anodon Br. eur. — Schiffn. II, n° 44. — In valle Lar ad
Bastek, 25-2700 m. (n° 5913, 1914).
Grimmia orbicularis Bruch. — Schiffn. II, n° 43. — In cacuminibus
alpium Totschal 3000-3500 m. (n° 5897).
Var. Persica Schiffn. (var. nov.) — Schiffn. I, n° 23. — Teheran
(n° 4452).
Grimmia cæsbpiticia (Brid.) Jur. var. Bornmuellerorum
Schiffn. (var. nov.). — Schiffn. II, n° 45. — In cacumine montis Dema-
wend, 40-5400 m. (n° 5898).
Funariaceæ.
Funaria hygrometrica (L.) Sibth. — Schiffn. Il, ne 47. — Enseli
(n° 5877), Kasian (n° 5880).
Bryaceæ.
Webera cruda (L.) Bruch. — Schiffn. II, n° 49. is Demawend, ca.
4000 m. (n° 5901).
836 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (282)
Bryum argenteum L. — Schiffn. II, n° 52. — Demawend, 39-5400 m.
(n° 5899).
Bryum Funkii Schwgr. — Schiffn. II, n°53. — Tachti Soleiman,
ad Häsartschal, 40-4100 m. (n° 5896 b) et supra Norion, 2600 m. (n° 5917).
Bryum capillare L. — Schiffn. II, n° 54. — In valle Lar, in fauce
Junesar, 26-2750 m. (n° 5890 b et 5892).
Var. meridionale Schimp. — Schiffn. II, n° 55. — Enseli (n° 5843).
Bryum cæspiticium L. (?). — Schiffn. II, n° 56. — Tachti Solei-
nam, ad nives Häsartschal, 40-4100 m. (n° 5896).
Bryum Elwendicum Fehlner. — Schiffn. II, n° 57. — Districtus
Talkan, supra Norion 2600 m. (n° 5920).
Bryum Schleicheri Schwgr. — Schiffn. II, ne 59!. — In jugo
inter Asadbar et Getschesär ad fontem, 2600 (n° 5888).
Bryum pseudotriquetrum (Hedw. pp.) Schwgr. — Schiffn. n° 61. —
Tachti Soleiman, ad nives pr. Piastschal, 36-3700 m. (n° 5907, 5908).
Mniaceæ.
Mnium cuspidatum Hedw. — Schiffn. II, n° 62. — Rescht (n° 5874).
Mnium affine Bland. — Schiffn. II, n° 63. — Rescht (n° 5872); Buhse,
Aufz. p. 236.
Mnium undulatum (L.) Weis. — Schiffn. I, n° 34, II, n° 64. — Rescht
(n° 4470, 5873), Enseli (no 3940 = 5840).
Mnium Seligeri Jur. — Schiffn. I, n° 33. — Rescht (n° 4470).
Meeseaceæ.
Amblyodon dealbatus (Dichs.) P. Beauv. — Schiffn. II, n° 65.
— Tachti Soleiman ad nives pr. Piastschal et Häsartschal, 38-3900 m.
(no 5905).
(Fortsetzung folgt).
1 Statt « westlich von Elburs » lies « westlicher Elburs ».
837
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
104. Mastigobryum Gammianum St. n. sp.
Planta magna robusta grandifolia olivacea dense cæspitosa, late expansa.
Caulis ad 15 cm. longus, validus fuscus rigidus superne parum ramosus,
ramis late divergentibus, flagellis numerosis longiusculis capillaceis. Folia
4,5 mm. longa contigua disticha, subrecte patula (juvenilia decurva) in
plano ovato-oblonga parum falcata basi 0,8 mm. apice 0,4 mm. lata recte
truncata grosse tridentata, dentibus triangulatis acutis vel apiculatis
leniter divergentibus sinubus excisis vel subacutis. Cellulæ superæ 27 y.
trigonis parvis nodulosis, basales 27 X 45 y trigonis magnis subacutis.
Amphigastria majuscula caule latiora transverse inserta reniformia cir-
cumceirca crenatim lobata, lobis brevibus late rotundatis.
Hab. Sikkim, Sureil 6000’ (Gammie).
105. Mastigobryum vitiense Mitten. ms.
Planta major olivacea rigida laxe intricata subpendula. Caulis ad 9 cm.
longus regulariter furcatus, fuscus rigidus flagellis longissimis valde nume-
rosis. Folia caulina 1,6 mm. longa, basi imbricata apicibus liberis, recte
patula disticha sublinearia, basi 0,65 mm. apice 0,4 mm. lata, sub apice
constricta, 3-4 lobata, lobis majusculis triangulatis acutis valde irregulari-
bus, lateralibus divergentibus vulgo-angustioribus. Cellulæ superæ 27 w
basales 27 X 36 u trigonis magnis acutis. Amphigasiria remota, caule
parum latiora, transverse inserta, quadrato-rotunda, apice irregulariter
lobulata, lobis acutis vel obtusis sæpe bidentulis. Folia floralia et amphi-
gastrium florale inlima apice dense longeque pilifera.
Hab. Insulæ Viti. leg?
AG
838 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
106. Mastigobryum pinniforme St. n. sp.
Planta minor tenera gracilis virens vel flavo-virens in cortice laxe cæs-
pitans. Caulis ad 3 cm. longus pallidus debilis parum furcatus, sæpe sim-
plex flagellis brevibus sparsis. Folia 1,5 mm. longa contigua, plano-disticha,
recle patula, anguste ligulata basi 0,7 mm. apice 0,4 mm. lata, truncata,
tridentala, sinubus exeisis, dentibus triangulatis validis apiculatis porrec-
tis, medio vulgo majore. Cellulæ superæ 18 u trigonis parvis. basales
18 X 45 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria magna caule duplo
atiora subcontigua appressa transverse inserta quadrato-rotundata inle-
gerrima, cellulæ 18 u exincrassatæ rectangulares optime longitudinaliter
seriatæ.
Hab. Sikkim, Rungbee (5000’ Gammie).
107. Mastigobryum cornutistipulum St. n. sp.
Planta sterilis mediocris valıda, ohvacea terricola dense depresso cæs-
pitosa. Caulis ad 3 cın. longus, multiramosus, ramis brevibus late diver-
gentibus. flagellis numerosis brevibus capillaceis. Folia caulina imbricata,
subrecte patula, leviter decurva, anguste ligulata, parum falcata, 1,6 mm.
longa basi 0,75 mm. apice 0,35 mm. lata truncata tridentata sinubus exci-
sis dentibus lata triangulatis acutis porrectis. Cellulæ superæ 18 y parie-
tibus æqualiter incrassatis, basales 27 X 54 u trigonis magnis acutis.
Amphigastria maxima caule triplo latiora, transverse inserta, imbricata
tenera, quadrato-rotundato utrinque grosse trilobata, lobis brevibus acutis
cornute-incurvis.
Hab. Tonkin (1100 m.) leg. Eberhardt.
108. Mastigobryum lobulistipum St. n. sp.
Planta major, flavo-rufescens, rigida, muscis consociata. Caulis ad 5 cm.
longus regulariter multifurcatus, fuscus crassus et tenax, flagellis capilla-
ceis numerosis. Folia caulina 2,8 mm. longa, subrecte patula plano-
disticha vel leviter decurva imbricata apicibus liberis, in plano falcato-
lineria apice quam basis parum angutiore recte truncato dentibus mino-
ribus æqualibus acutis porrectis sinubus substrictis. Cellulæ superæ 27 y.
trigonis nullis, basales 36 X 63 y trigonis maximis acutis. Amphigastria
appressa caule duplo latiora, subquadrata apice plurilobulata, lobis brevi-
bus rotundatis, sinubus exeisis. Cellulæ rectangulatæ valide pellucidæ
trigonis nullis.
Hab. Assam (leg. ?).
109. Mastigobryum Baldwini Austin (Evans. Conn. Ac. 1892
p. 255).
Planta minor rufo-brunnea gracilis in corlice muscicola. Caulis ad 4 cm.
462
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 839
longus pluriramosus, ramis sæpe simplicibus, ceterum tenuis fuscus fla-
gellis capillaceis brevibus parum numerosis. Folia 1,33 mm. longa conti-
gua vel remotiuscula recte patula, plano-disticha, ovato-oblonga, dorso
brevissime inserta, caulem minime tegentia, haud falcata, margine postico
stricto, antico leviter arcuato basi 0,67 mm. apice 0,16 mm. lata, norma-
liter oblique truncata, tridentala, dentibus porrectis inæqualibus, ante-
riore vulgo majore, sinubus acutis vel obtusis. Cellulæ apicales 18 y
trigonis minutis, basales 27 X 36 y trigonis majusculis acutis. Amphi-
gastria caule duplo latiora transverse inserta subquadrata, apice regula-
riter quadriloba, lobis breviter ligulatis integerrimis. Cellulæ ut in folio.
Hab. Hawai (Baldwin).
110. Mastigobryum asperrimum St. n. sp.
Planta minor flaccida, pallide-virens vel flavescens, Leucobryo conso-
ciata. Caulis ad 3 cm. longus tenuis debilis. dilute brunneus regulariter
furcatus, flagellis numerosis longis tenuissimus. Folia adulta 1,33 mm.
longa subrecte patula, disticha parum imbricata, oblonga basi 0,65 mm.
apice 0,33 mm. lata vix falcata apice grosse tridentata, dentibus æqui-
magnis porrectis triangulatis acutis, sinubus exeisis. Cellulæ superæ 27 u
parietibus validis, dorsales 18 y, trigonis magnis acutis, basales 27x45 u
trigonis magnis subnodulosis. Cuticula aspera. Amphigastria imbricata
magna tenera, caule triplo-latiora, transverse inserta, late ovalia, apice
varie grosseque inciso-lobata, lobis obtusis. Cellulæ 27 y basales longiores,
parietibus validis angulis exincrassatis, cuticula minute aspera.
Hab. Annam (Eberhardt).
111. Mastigobryum borneense St. n. sp.
Planta mediocris olivacea flaccida in cortice laxe cæspilans. Caulis
ad 4 cm. longus fuscus debilis regulariter furcatus, flagellis brevibus
numerosis capillaceis. Folia caulina 2,4 mm. longa conferta subrecte
patula, disticha, oblongo-triangulata in plano falcata basi 1,4 mm. lata,
medio abrupte angustata, superne late linearia, apice 0,6 mm. lata, trun-
cala tridentata dentibus angustis triangulatis acutis, sinubus excisis. Cel-
lulæ superæ 27 y trigonis subnullis, basales 36 X 5% y trigonis magnis
aculis attenualis. Amphigastria majuscula, caule duplo latiora transverse
inserla, recurvo-patula reniformia, duplo latiora quam longa apice late
rotundata integerrima. Cellulæ australes bene incrassatæ, limbo lepto-
dermi marginatæ.
Hab. Borneo, in monte Poe (Everett).
112. Mastigobryum ceylanicum Mitt. J. Linn. Soc. V, p. 105.
Planta mediocris pallide virens flaccida muscis consociata. Caulis ad
463
. 840 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 Mastigobryum.
7 cm. longus viridis debilis regulariter multifurcatus, flagellis longis
capillaceis numerosis. Folia 1 mm. longa, recte patula, subplano-disticha,
vix imbricata, parum falcata, late ligulata, ubique 0,53 mm. lata, ipso
apice parum angustiore breviter tridentato, dentibus subæqualibus bre-
viter acuminatis sinubus excisis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis,
basales 36 X 54 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria remotiuscula
appressa lenerrima, caule duplo latiora subrectangularia longiora quam
lata apice leviter erosa.
Hab. Asia et Oceania, ubique valde communis; Japan, Tonkin,
Sıkkim.
115. Mastigobryum oblongum Mitt. J. Linn. Soc. V, p. 106.
Planta minor, olivacea apicibus pallidis, debilis, dense depresso cæspi-
tosa. Caulis ad 5 cm. longus regulariter furcatus, tenuis fuscus et tenax,
flagellis fuscis longiusculis parum numerosis. Folia 1 mm. longa, contigua
subrecte patula, disticha in plano anguste oblonga, inferne 0,53 mm.
apice 0,2 mm. lata, truncata tridentata, dentibus validis brevibus acutis
porrectis sinubus excisis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis, basales
27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina majuscula sub-
contigua appressa, transverse inserta late oblonga, tenera, cellulis rectan-
. gularibus hyalinis formata, apice truncata rotundata repanda.
Hab. Himalaya, Sikkim (Hooker, Gammie, Bretandeau Harless).
114. Mastigobryum Brighami Aust. Bull. Torr. Bot. CI. 1874,
p. 8.
Syn. : M. ligulatum Sande. Lac. in Steph. Hedw. Vol. 25, p. 202.
Bazzania Brighami Evans Trans. Conn. Ac. VII, p. 255.
Planta gracilis flavo-rufescens, laxe intricata. Caulis ad 4 cm. longus,
furcatus, e basi amphigastriorum radicans, stolonibus brevibus, tenuissi-
mis. Folia caulina 7 mm. longa contigua recte patula ligulata 0,4 mm.
lata subplana, apice truncata, obtuse tridenticulata, sinubus planiusculis.
Cellulæ super 17 y dorsales 8 y basales 27 y, parietibus valde æquali-
terque incrassatis. Amphigaslria caulina remola, sinualim imserta
appressa, caule duplo latiora, quadrato-rotundata apice eroso-denlala.
Hab. Hawai (Baldwin, Mann, Brigham, Cooke).
115. Mastigobryum ovifolium St. n. sp.
Planta mediocris pallide flavo-virens vel glauco-virens, in corlice dense
depresso-cæspitans. Caulis ad 3 cm. longus regulariter furcatus validus,
viridis rigidus, flagellis validis brevibus. Folia 1,06 mm. longa, imbricata
recte patula plano-disticha, late ovata, subsymmetrica, brevi basi inserta,
supra basin 0,93 mm. apice 0.4 mm. lata, oblique vel recle truncata tri-
464
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 841
dentata, dentibus parvis æqualibus porrectis acutis, sinubus late lunatis
substrictis. Cellulæ superæ 27 Kw trigonis majusculis, basales 27 X 36 y
trigonis parvis. Amphigastria magna, caule triplo latiora subrecte patula,
ambitu quadrato-rotundata, apice breviter quadriloba, lobis æqualibus
obtusatis. Cellulæ ut in foliis.
Hab. Japan (Faurie).
116. Mastigobryum takeanum St. n. sp.
Planta mediocris pallide virens, valida, in cortice dense cæspitosa.
Caulis ad 3 cm. longus crassus rigidus carnosus virens, regulariter furca-
tus, flagellis brevibus validis. Folia 4,6 mm. Ionga, imbricata, recte patula
valde decurva, in plano ovato-oblonga, vix falcata basi 0,93 mm. apice
0,4 mm. lata, recte truncata trilobata, lobis late triangulatis acutis æqua-
libus, sinubus rectis obtusis erosulis vel integerrimis. Cellulæ superæ
27 y basales 27 X 45 w trigonis majusculis uwbique subæquimagnis.
Amphigastria magna, caule plus duplo latiora, transverse inserta parum
imbricata leviter patula, quadrato-rotundata circumeirca grosse lobata,
lobis acutis vel obtusis valde irregularibus.
Hab. Japonia; communis in regione subtropica.
117. Mastigobryum nagasakiense St. n. sp.
Planta mediocris, brunnea flaccida, in humo late expansa. Caulis ad
4 cm. longus irregulariter furcatus, tenuis, fuscus debilis, flagellis capil-
laceis numerosis. Folia 1,4 mm. longa subrecte patula parum convexa,
subplano-disticha, dorso breviter inserta et caulem parum tegentia, in
plano leniter falcata i. e, margine postico parum arcuato substricto, antico
valde arcuato, apice quaın basis duplo angustiore truncato grosse. triden-
tato dentibus triangulatis porrectis vel divergenlibus. Cellulæ teneræ
apice el dorso 18 y mediæ 18x27 u basales 18 X36 u trigonis magnis
acutis. Amphigastria magna transverse inserla appressa subquadrata,
apice truncala irregulariter acuteque dentala.
Hab. Japan, Nagasaki (Faurie).
118. Mastigobryum albicans St. Hedw. 1893, p. 204.
Planta mediocris flaccida viridis apicibus pallidis. Caulis ad 5 cm. lon-
gus validus, regulariter furcatus, pallidus debilis, flagellis validis parum
numerosis. Folia 1,5 mm. longa subrecte patula subplana late oblonga,
leniter falcata, dorso breviter inserta, apice quam basis duplo angustiora,
late truncala tridentala dentibus triangulatis acutis æquimagnis sinubus
lunatis. Cellulæ apicales 10 y, dorsales 12 y parietibus validis, basales
27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria caulina magna, imbricata,
caule duplo latiora, transverse inserta. appressa, subquadrata, .ienera,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n0 44, 31 octobre 1908. 57
842 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
margine supero irregulariter crenato. Cellulæ 18 <27 y sæpe rectangu-
lares, leptodermes et valde pellucidæ.
Hab. Japan, valde communis; China, King Tschen (Bodinier).
119. Mastigobryum tenuistipulum St. n. sp.
Planta mediocris pallide-vel flavo-virens, flaccida in corlice dense
depresso cæspitosa. Caulis ad 4 cm. longus validus fuscus debilis regula-
riter breviterque furcatus flagellis parvis validis. Folia 1,2 mm. longa,
imbricata subrecte patula, disticha, ovato-oblonga, in plano vix falcata,
basi 0,65 mm. apice 0.27 mm. lata, truncata tridentata, dentibus porrec-
tis triangulatis acutis vel leviter acuminatis sinubus excisis. Cellulæ supe-
re teneræ 18 y, basales 27 X 45 y trigonis magnis acutis. Amphıgastria
caulina magna contigua appressa, caule plus duplo latiora transverse
inserta, quadralo-rotundata circumcirca repanda, cellulis ubique teneris
rectangulatis seriatis hyalinis.
Hab. Japonia, valde communis.
120. Mastigobryum oshimense St. n. sp.
Planta major, flavicans vel virens, rigida, laxe cæspitosa corticola.
Caulis ad 7 cm. longus, crassus fuscus rigidus, superne regulariter furca-
tus, flagellis numerosis longis validis. Folia 2,4 mm. longa, parum imbri-
cala superne libera, subrecte patula, disticha, parum decurva, in plano
substricta, oblonga, basi 1,06 mm. apice 0,4 mm. lata, truncata triden-
tata, dentibus triangulatis validis porrectis acutis medio vulgo longiore,
sinubus excisis. Cellulæ superæ 18 X 27 y parietibus validis basales
27 x 54 y irigonis magnis acutis. Amphigastria maxima transverse
inserta, {enera dense imbricata subduplo longiora quam lala, apice
repando-lobulata erosula.
Hab. Japonia, Oshima (Faurie).
121. Mastigobryum Formosæ St. n. sp.
Planta mediocris pallide virens valida in cortice dense cæspitosa. Cau-
hs ad 3 cm. longus pro planta tenuis virens parum ramosus flagellis
paucis brevibus validis. Folia caulina 0,8 mm. longa parum imbri-
cata recte patula, plano-disticha oblongo-triangulata basi 0,55 mm.
apice 0,1 mm. lata, leniter falcata, apice truncata tridentata, sinubus
excisis, dentibus late triangulatis acutis. Cellulæ superæ 27 x parie-
tibus validis, basales, 36 X 54 y trigonis magnis aculis. Amphi-
gastria caulina magna, tenera appressa, caule duplo latiora quadrata
vel longiora quam lata, apice truncato repando sublobato, lobis acutis
vel obtusis.
Hab. Formosa (Faurie); Liu-Kiu Insulæ (Ferrié).
466
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 843
122. Mastigobryum Faurianum St. n. sp.
Planta minor olivacea tenera fragilis corticola. Caulis ad 2 cm. longus
fuscus tenuis, regulariter furcatus, flagellis paucis brevibus capillaceis.
Folia caulina 2,4 mm. longa subrecte patula plano-disticha, imbricata
apicibus liberis, oblonga, basi 1 mm. lala, apice sensim angustala fertio
supero linearia, sub apice optime constricta, ipso apice 0,4 mm. lata grosse
tridentata, dentibus triangulatis acutis divergentibus, medio sæpe vali-
diore sinubus bene excisis. Cellule superæ 18 u trigonis majusculis
acutis, basales 27 X54 y trigonis magnis nodulosis. Amphigastria imbri-
cata oblique patula transverse inserla subquadrata, caule duplo latiora,
apice truncata repanda paucidentala.
Hab. Japan (Faurie).
123. Mastigobryum brevifolum G. Ann. sc. nat. 1864, p. 141.
Plania mediocris rigidula dilute brunnea, muscis consociata. Caulis ad
3 cm. longus parum ramosus, fuscus flagellis paucis brevibus. Folia cau-
lina imbricata recte patula, vix decurva, in plano late ovata, asymmetrica,
margine antico basi arcuato superne stricto, postico, substricto apıce quam
basis subtriplo angustiore, oblique truncato tridentato (sæpe bidentato)
dentibus late triangulatis acutis porrectis crenulatis, sinubus acutis vel
obtusis. Cellulæ superæ 27 y valide trigonis majusculis nodulosis, basales
27 X 36 y. Lrigonis magnis acutis. Amphigastria contigua, magna, caule
duplo vel triplo latiora, concava appressa, plus minus rotunda, apice irre-
gulariter bi vel tridentata vel retusa.
Hab. Nova Granada (Triana et Planchon).
124 Mastigobryum corticolum St. n. sp.
Planta parva pallide flavicans corticola. Caulis ad 2 cm. longus tenuis
pallidus debilis parum ramosus, flagellis capillaceis brevibus. Folia 1 mm.
longa imbricala, apicibus liberis, subplano-disticha, oblique patula,
angulo 56°, dorso ampliata caulemque superantia, in plano oblique ovata,
margine antico quam posticus margis arcuato, apice quam basis duplo
angustiore, subrecte truncato tridentalto sinubus late lunatis, dentibus
ilaque brevibus acutis. Gellule superæ 27 y trigonis magnis, basales
27 X 54 y trigonis maximis. Amphigastria appressa subquadrata, basi
angustata sinuatim inserta apice late truncata integerrima repanda cellu-
lis ut in folio bene incrassatis.
Hab. Brasilia Minas Geraes, Lafayette (Weinio).
125. Mastigobryum Hansenii St. n. sp.
Planta mediocris gracilis parvifolia brunneola apicibus dilutioribus,
aliis hepaticis corticolis consociata. Caulis ad 4 cm. longus fuscus validus
467
844 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Mastigobryum.
regulariter longeque furcatus, flagellis sparsis brevibus. Folia imbricata
subrecte patula apicibus liberis 1,2 mm. longa oblonga, vix falcata, basi
0,7 mm. apice 0,3 mm. lata, truncata, breviter tridenticulata, dentibus
late triangulatis apiculatis medio latiore, sinubus lunatis. Cellulæ superæ
27 y basales 27 X 36 u trigonis ubique grosse nodulosis. Amphigastria
contigua vel parum imbricata appressa transverse inserta caule duplo
latiora, late ovato-rotundata subintegerrima, cellulis ut in folio.
Hab. Jamaica (Hansen).
126. Mastigobryum Fendleri St. n. sp.
Planta mediocris flavo-virens tenera laxe cæspitosa. Caulis ad 4 cm.
longus pluriramosus pallidus crassus flagellis paucis longiusculis. Folia
1,46 mm. longa imbricata plano-disticha oblonga symmetrica basi 0,8 mm.
apice 0,4 mm. lata, truncata tridentata dentibus brevibus obtusis vel
acutis. Cellulæ superæ 18 y trigonis grosse nodulosis sæpe confluentibus,
basales 18 x 36 y trigonis magnis optime globosis. Amphigastria
maxima imbricata caule quadruplo latiora (quam folia etiam latiora !)
transverse inserta, basti angustiora obcuneato-subquadrata, apice truncato
subintegerrimo.
Hab. Venezuela; Valencia (Fendler).
127. Mastigobryum Eggersianum St. n. sp.
Planta mediocris olivacea valida corticola. Caulis ad 4 cm. longus cras-
sus regulariter furcatus, fuscus et tenax flagellis numerosis validissimis.
Folia A mm. longa subrecte patula valde decurva, in plano ovato-falcata
(margine postico leviter sinuato antico maxime arcuato) apice quam
basis duplo angustiore truncato tridenticulato, sinubus substrictis, denti-
bus parvis acutis æquimagnis. Cellulæ superæ 18 u parietibus validis,
basales 27 X 45 y trigonis magnis acutis. Cuticula minute aspera. Amphi-
gastria conferta squarrose patula subquadrata cauli æquilata apice trun-
cato valde irregulariter spinuloso, cellulis validis, trigonis nullis.
Hab. Cuba, Pinal de Santa Ana 2400’ Eggers.
128. Mastigobryum Gottscheanum Ldbg. Syn. Hep. p. 224.
Planta mediocris brunneola rigida hepaticis consociata. Caulis ad 4 cm.
longus validus fuscus repetito furcatus, furcis parum divergentibus, fla-
gellis numerosis brevibus. Folia caulina 1,6 mm. longa contigua valde
decurvo-homomalla, in plano anguste oblonga, basi 0,55 mm. apice
0,27 mm. lata, valde falcata, apice oblique truncata tridentata, dentibus
validis anguste triangulatis acutis inæqualibus supero majore, interdum
recte truncata dentibus divergentibus medio majore. Cellulæ superæ 27 y.,
trigonis maximis acutis, basales 27 X 54 u trigonis maximis trabeculatim
468
»
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 845
elongatis angulatis. Amphigastria magna, transverse inserla caule plus
duplo latiora quadrato-rotundata integerrima appressa.
Hab. Insula St-Christoph (Breutel); Martinique (Bordaz); Guadeloupe
(l’'Herminier).
129. Mastigobryum Spruceanum St. n. sp.
Syn.: Bazzania planiuscula Spruce (quoad plantam Guayrapurinensem.)
Hep. Am. et Aud. p. 376.
Planta mediocris olivacea vel fuscidula prostrata, flaccida. Caulis ad
4 cm. longus tenuis debilis irregulariter ramosus flagellis brevissimis.
Folia 1,06 mm. longa conferla subrecte patula plano-disticha, strictissima
oblongo-ligulata, basi 0,53 mm. apice 0,33 mm. lata truncala, regulariter
trilobata, lobis triangulatis acutis subæqualibus porrectis, sinubus rectis
acutis vel obtusis. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis nodulosis in
parietibus validis, basales 36 X 54 y trigonis magnis subnodulosis.
Amphigastria magna, caule duplo latiora contigua appressa transverse
inserta, quadrato-rotundata, apice repanda hic illic dente parvo incurvo
armata.
Hab. Andes, in monte Guayrapurina (Spruce).
130. Mastigobryum Lechleri St. in Hedwigia 1886, IV, n. 20.
Planta minor fusco-badia rigida, hepaticis consociata. Caulis ad 3 cm.
longus tenuis fuscus tenax pauciramosus flagellis longis capillaceis. Folia
caulina 0,65 mm. longa. parum imbricata recte patula, plano-disticha.
ovala vel ovato oblonga symmetrica, inferne 0,46 mm. apice 0,2 mm. lata,
truncata Lridentata, dentibus brevibus triangulatis aculis æquimagnis
divergentibus sinubus lunatis. Cellulæ superæ 14 x parietibus validis
basales 18 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria approximata,
caule plus duplo latiora, transverse inserta, appressa, subquadrata vel
latiora quam longa, marginibus angulatis vel denticulatis. Cellulæ magnæ
elongalæ pellucidæ, trigonis nullis, ipsa basi incrassatæ (incrassatio den-
tiformis in lumen cellularum prominula).
Hab. Chile (Lechler).
131. Mastigobryum scutigerum Ldbg. Syn. Hepat., p. 225.
Planta mediocris flavo-virens rigidula dense depresso cæspitosa sæpe
museis consociata. Caulis ad 5 cm. longus fuscus durus et rigidus tenuis
flagellis capillaceis brevibus numerosis. Folia caulina 1,46 mm. longa
parum imbricata recte patula plano-disticha, ovato-oblonga vix falcata
basi 0,71 mm. apice 0,46 mm. lala sæpe oblique truncata tridentata, den-
tibus parvis triangulatis acutis æqualibus, rarius recte truncata dentibus
porrectis medioque longiore. Cellulæ superæ 27 pa, basales 27 45 u
469
‚846 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
trigonis ubique magnis subnodulosis. Amphigastria subcontigua appressa,
sinualim inserta caule latiora quadrato-rotundata apice repanda vel pauci-
lobulata, lobulis brevibus rotundatis.
Hab. Peru (d’Orbigny); Nova Granada (Schlim); Merida (Funk et
Schlim); Brasilia, Serra do mar (Puiggari).
132. Mastigobryum Cuervi G. Ann. sc. nat. 1864, p. 141.
Planta mediocris flavo-virens rigida hepaticis consociata. Caulis ad
5 cm. longus tenuis fuscus rigidus parum ramosus, flagellis numerosis
longiusculis validis. Folia 1,8 mm. longa, contigua subrecte patula plano-
disticha, oblonga, basi 1 mm. apice 0,6 mm. lata, vix falcata marginibus
parum curvatis, apice recte truncala grosse inciso-triloba, lobis anguste
triangulatis acutis porrectis æqualibus, rarius oblique truncata inæquali-
ter triloba, lobo anteriore validiore. Cellulæ superæ 22 1 oplıme nodulosæ,
basales 27% 54 u trigonis maximis truncatis. Amphigastria magna caule
plus duplo latiora, contigua appressa subquadrata apice repanda vel bre-
viter obtuseque lobata.
Hab. Bogota (Cuervo).
133. Mastigobryum longistipulum Ldbg. Syn. Hep. p. 228.
Syn. : M. consanguineum H. et L. Syn. Hep. p. 717.
Bazzania teretiuscula Spruce. H. A. And., p. 375.
Planta mediocris pallide rufo-brunnea gracilis in rupibus humidis dense
cæspitosa. Caulis ad 8 cm. longus, parum longeque ramosus, flagellis
longissimis copiosis. Folia caulina 1,33 mm. longa, basi imbricata apici-
bus liberis, recte patula disticha parum deeurva in plano oblongo-cuneata,
basi 0,8 mm. apice 0,4 mm. lata marginibus substrictis, oblique truncata
tridentata, dentibus sæpe inæqualibus anteriore multo majore. Cellulæ
superæ 27 y basales 27 X 5% y, trigonis ubique magnis nodulosis. Amphi-
gastria imbricala caule duplo latiora late ligulata transverse inserla apice
truncato-rotundata integra vel repanda. Perianthia magna ore parvo setu-
loso. Folia et amphigastria floralia intima conduplicatim concava, appressa
medio supero duplicatim dentata subsetulosa, apice breviter bifida, laci-
niis acuminatis similiter armatis.
Hab. St- Vincent (Herb. Hooker); Guadeloupe (l’Herminier, Germain);
Venezuela (Fendler); Merida (Moritz); Andes quitenses (Spruce).
Hierher gehören auch folgende Namen : M. paludosum G. M. brachy-
phyllum G. M. saxatile G. die (nicht beschrieben) nur Exsiccata-Namen
geblieben sind.
134. Mastigobryum affine L. et G. Syn. Hepat., p. 720.
Planta mediocris olivacea in solo turfoso gregaria. Caulis ad 3 cm. lon-
470
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 847
gus regulariter furcatus fuscus el tenax, stolonibus valde numerosis vali-
dissimis. Folia caulina 1,6 mm. longa conferta recte patula subplano-
disticha, antice breviter inserta oblonga, apice quam basis sub duplo
angustiore subsymmetrica, i. e. margine dorsali parum curvato ventrali
substricto, apice truncato.tridentato, dentibus brevibus late triangulatis
acutis medio sæpe majore, sinubus lunatis. Cellulæ superæ 18 y parieti-
bus validis æqualiter incrassatis, basales 275% y trigonis magnis acu-
tis. Amphigastria caulina magna, imbricata subrectangularia, parum lon-
giora quam lata, cellulis ab iis foliorum maxime diversis sæpe rectangu-
laribus, trigonis nullis.
Hab. Mexico (Liebman).
135. Mastigobryum stoloniferum Ldbg. Syn. Hep., p. 227.
Planta magna robusta rigida rufo-brunnea corticola. Caulis ad 6 cm.
longus crassus fuscus et tenax, longe furcatus, flagellis validis brevius-
culis numerosis. Folia caulina 2,8 mm. longa, imbricata, recte patula,
disticha parum decurva, in plano-ligulata, bene falcata, basi 1,2 mm.,
apice 0,6 mm. lata, recte truncata, trilobata, lobis late triangulatis por-
rectis acutis. Gellule superæ 27 y trigonis majusculis acutis, basales
27x54 y Lrigonis magnis acutis vel subnodulosis. Amphigastria caulina
majuscula caule latiora contigua subquadrata, apice truncata erosula cel-
lulis tenuibus late marginata.
Hab. Jamaica (Swartz).
136. Mastigobryum Lindigii St. Hedwigia 1886, V.
Planta mediocris olivacea vel pallide virens flaccida laxe cæspitosa.
Caulis ad 5 cm. longus tenuis debilis paucifurcatus, stolonibus numerosis
brevibus. Folia caulina 1,73 mm. longa, imbricata subrecte patula plano-
disticha vel parum decurva, ligulata subsymmetrica, basi 0,8 mm. apice
0,4 mm. lata, recte truncata, tridentata, dentibus brevibus acutis sinubus
plus minus late lunatis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis, basales
36x54 y trigonis majusculis acutis bene definitis. Amphigastria imbri-
cata caule subtriplo latiora transverse inserta quadrato-rotundata apice
repanda.
Hab. Nova Granada (Lindig): Bolivia (Rusby); Brasilia Sierra Ilatiaja
(Ule).
157. Mastigobrym Quelchii St. n. sp.
Planta magna robusta flavo-virens longe lateque expansa. Caulis ad
15 cm. longus validissimus virens, rigidus; irregulariter ramosus, flagel-
lis brevibus tenuibus. Folia caulina 3,2 mm. longa, parum imbricata recte
patula plano-disticha, anguste oblonga, basi 1,6 mm. apice 0,8 mm. lata,
471
848 BULLETIN DE L’HERBIRR BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
recte vel oblique truncata, tridentata, dentibus triangulatis acutis vel api-
culatis sinubus rectis obtusis vel acutis. Cellulæ magnæ, superæ 36 u tri-
gonis maximis nodulosis, basales 36 X 72 y Trigonis giganteis subnodulo-
sis. Amphigastria maxima, caule triplo latiora, appressa subimbricata,
subquadrata integerrima profunde sinuatim inserta; cellulæ ut in folis.
Hab Guiana, in monte Roraima (Quelch).
138. Mastigobryum longum Nees, Syn. Hep., p. 231.
Planta mediocris fusco-brunnea, rigida ex fragilis longe prostrata,
Caulis ad 8 cm. longus fuscus et durus simplex vel parum ramosus, fla-
gellis paucis brevibus. Folia 3,2 mm. longa, imbricata, apicibus liberis,
recie patula, valde decurvo homomalla, oblonga, basi 1,6 mm. apice
0,6 mm. lata, truncata trilobata, lobis triangulatis apiculatis, æqualibus
porrectis vel parum divergentibus, sinubus late excisis. Cellulæ super
36 y trigonis maximis truncalis, basales 36 x 63 y, trigonis giganteis
truncatis, sæpe late trabeculatim confluentibus. Amphigastria magna con-
feria, dense imbricata, oplime ovato-elliptica, integerrima, profunde
sinuatim inserta, auriculis quidem nullis.
Hab. Trinidad (Beyrich); Martinique (Belanger); Dominica (Elliott).
In der Synopsis Hep. ist auch die Insel Mauritius genannt; das beruht
jedenfalls auf dem Umstande, dass Sieber, wie mehrfach in diesem
Werke erwähnt, nach der Rückkehr von seiner Weltreise oft nicht mehr
angeben konnte, wo er die Pflanzen gesammelt hat.
139. Mastigobryum Puiggarii St. n. sp.
Planta mediocris, flavo-rufescens debilis, in ramulis arborum pendula.
Caulis ad 7 cm. longus tenuis fuscus multiramosus, ramis longis, flagellis
brevibus numerosis capillaceis. Folva 1,6 mm. longa, vix imbricata recte
patula parum decurva in plano vix falcata, obiongo-triangulata, basi
0,8 mm. apice 0,27 mm. lata oblique truncata trilobata, lobis anguste
triangulatis cuspidatis, anteriore sæpe majore, sinubus acutis vel obtusis.
Cellulæ super 18 27 y basales 27 X 45 trigonis magnis nodulosis.
Amphigastria majuscula, remota transverse inserta subquadrala, appressa,
apice truncata breviter lobulata.
Hab. Brasilia, Apiahy (Puiggari); Serra do mar (Dusén).
140. Mastigobryum longicuspe St. n. sp.
Planta mediocris virens debilis corticola. Caulis ad 4 cm. longus validus
fuscus et durus pluriramosus, ramis brevibus late divergentibus fiagellis
parvis brevibus. Folia 1,33 mm. longa imbricata recte patula plano-disti-
cha, oblonga vix falcata, basi 0,65 mm. apice 0,33 mm. lata, recte truncata
trilobata, lobis anguste triangulatis porrectis cuspidatis medio sæpe
472
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 849
laliore. Cellulæ superæ 18 y, parielibus validis, basales 18 X 36 y trigonis
magnis acutis. Amphigastria remota appressa transverse inserta, subro-
tunda, apice repanda, caule parum latiora.
Hab. Apiahy (Puiggari).
141. Mastigobryum pallide-virens St. n. sp.
Planta mediocris tenera flaccida viridis in cortice late expansa. Caulis
ad 3 cm. longus lenuis fuscus debilis parum ramosus, flagellis paucis
brevibus capillaceis. Folia 1,33 mm. longa parum imbricata recte patuia,
plano-disticha, anguste ligulata, falcala, basi 0,53 mm. apice 0,3 mm. lata
recte truncata tridentata, dentibus brevibus triangulatis acutis porreclis,
sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 y basales 18 X 36 y trigonis majuscu-
lis acutis. Amphigastria majuscula contigua appressa, caule parum latiora,
transverse inserta rectangulata apice rotundata.
Hab. Brasilia (Glaziou).
142. Mastigobryum reflexistipulum L. et G. Spec. Hepat.,
p. 103.
Planta major brunnea flaccida hepaticis consociata. Caulis ad 10 cm.
longus irregulariter pluriramosus validus debilis, flagellis numerosis bre-
vibus. Folia 2,27 mm. longa imbricata recte patula concava, in plano late
ovato-oblonga, basi 1,46 mm. apice 0,65 mm. lata parum falcata apice
truncata iridentata, dentibus late triangulatis porrectis acutis, medio
vulgo validiore, sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 y parietibus validis,
trigonis magnis acutis, basales 36 >< 54 y trigonis magnis subnodulosis.
Amphigastria magna, subquadrata libera, transverse inserta remotiuscula,
basi gıbbosa, apice valde reflexa truncata vel rotundata integerrima vel
angulata.
Hab. Aucklands Islands (Krone).
143. Mastigobryum filiforme St. Hedwigia 1889, II (sub. Baz-
zania), p. 131.
Planta minor, gracilis elongata parvifolia rigida, virens, laxe cæspitosa.
Caulis ad 5 cm. longus validus rigidus, repetito fureatus, furcis longis late
divergentibus strictissimis, flagellis paucis. Folia 1 mm. longa oblique
patula, angulo 45°, imbricata apicibus liberis, plano-disticha, stricta,
oblongo-cuneata, basi 0,5 mm. apice 0,2 mm. lala, marginibus substrictis,
apice truncata tridentata, dentibus obtusis majusculis æqualibis angustis
porrectis vel parum divergentibus, sinubus excisis. Cellulæ superæ 0,18 y
parietibus validis æqualiter incrassatis, basales 27 X 36 y trigonis magnis
acutis. Amphigastria magna, caule duplo latiora, transverse inserta, sub-
quadraia repanda vel breviter lobata parum patula apice anguste recurva.
473
‚850 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908 Mastigobryum.
Hab. Australia, Queensland, Bellender Ker Mts (Sayer et Davidson)
(Bailey).
144. Mastigobryum Wattsianum St. n. sp.
Planta minor gracilis pallide virens tenera. Caulis ad 4 cm. longus
tenuis virens debilis paucifurcatus, flagellis parvis parum numerosis. Folia
1,26 mm. longa contigua subrecle palula vix falcata, optime linearia basi
apiceque 0,4 mm. lata, truncata tridentata, dentibus angustis porreclis
aculis, sinubus excisis. Cellulæ superæ 18 X 27 y trigonis majusculis,
basales 27 X 54 y trigonis magnis acutis attenuatis hic illic subnodulosis.
Amphigastria caule duplo latiora remota, appressa libera subquadrata,
transverse inserta, apice cellulis teneris marginala, ipso margine valide
breviterque dentato.
Hab. Australia New South Wales, Richmond Falls (Watts).
145. Mastigobryum reflexum G. Reliqu. Rutenberg., p. 347.
Planta mediocris pallide virens debilis, in cortice late expansa. Caulis
ad 6 cm. longus validus fuscus regulariter : breviterque furcatus, flagellis
longis validis. Folia caulina 2 mm. longa, conferta, recte patula, vix fal-
cata, plano-disticha, e lata basi longe attenuata, basi 1,06 mm. apice
0,33 mm. lata truncata tridentata dentibus validis triangulatis acutis por-
rectis vel divergentibus, sinubus excisis vel lunatis. Cellulæ superæ 18 w
teneræ basales 27 X 36 y trigonis magnis acutis. Amphigastria majuscula
subimbricata, caule subduplo latiora, transverse inserta subquadrata,
apice reflexa truncata paucilobata, lobulis acutis.
Hab. Madagascur (Rutenberg, Villaume).
146. Mastigobryum trilobatum (L.) Nees. Syn. Hep., p. 230.
Syn. : Jung. trilobata L. Syst. veg., p. 802.
Pleuroschisma trilobatum Dum. Syll. Jung. 1831, p. 70.
Herpetium trilobatum Nees Hep. Eur. 1838, III, p. 49.
Planta maxima, robusta, glauco-virens vel olivacea, profunde cæspitosa,
terricola et rupicola. Caulis ad 8 cm. longus validissimus, carnosus, viri-
dis regulariter paucifurcatus, flagellis validis breviusculis plus minus
numerosis. Folia 4,04 mm. longa conferta recte patula decurvo-homo-
malla, in plano late triangulata, basi 3,44 mm. apice 1,2 mm. lata, sym-
metrica, apice truncata trilobata, sinubus rectis acutis, lobis late triangu-
latis brevibus acutis vel apiculatis. Cellulæ superæ 27 y trigonis parvis
aculis, basales 36 X 54 y trigonis magnis acutis. Amphigastria remota,
magna (1,33 mm. lata) transverse inserta appressa quadrata circumeirca
irregulariter inciso-lobata, lobis paucispinosis valde irregularibus Perian-
thia (rarissima) fusiformia ore contracto breviter lobato, lobis integris vel
474
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 89 1
denticulatis. Folia floralia et amphig. floralia trijuga, parva, intima tri-
quadrifida subdentata. Andrecia breviter spicata, bracteis monandris
(rarius diandris) confertis concavis apice denticulatis. Amphigastria parva
conferta subrotunda apice denticulata.
Hab. Europa, America et Asia septentrionales, ubique valde communis.
147. Mastigobryum triangulare (Schleicher).
Syn. : Jung. triangularis Schleicher. Crypt. exsicc. 1803. Cent. II, n° 61.
Jung. trierenata Wahl. Flora carpath., 1814, p. 36%.
Pleuroschisma tricrenatum Dum. Sylloge, 1851, p. 70.
Pleuroschisma parvulum Dum. Sylloge, p. 71.
Pleuroschisma deflewxum Dum. Sylloge, p. 71.
Jungermannia deflexa Mart. Crypt. Erlang., p. 135.
Pleuroschisma flaccidum Dum. Sylloge, 1831, p. 71.
Herpetium deflexum Nees, Hep. Eur. III, p. 57.
Jungermannia cochleariformis Hüben. Hepat. germ., p. 275.
Planta parva, parvifolia elongata et gracillima, brunnea profunde cæs-
pitosa, corticola et rupicola. Caulis ad 6 cm. longus, validus fuscus rigidus
pluriramosus, flagellis capillaceis brevibus parum numerosis. Folia
1,06 mm. longa, imbricata, apicibus liberis, maxime decurva in plano
late triangularia, basi 0,8 mm. apice 0,27 mm. lata parum falcata, apice
recte vel oblique truncata tridentata dentibus anguste triangulatis porrec-
tis medio sæpe longiore sinubus excisis. Cellulæ superæ 18 y basales
18 X 45 p trigonis majusculis acutis. Amphigastria remota caule duplo
latiora transverse inserta subrotunda vel quadrato-rotundata, apice irre-
gulariter brevilobata, lobis acutis vel obtusis.
Hab. Europa, America, Japonia septentrionalis.
Die ganz etiolirte Form » implexa » beschreibe ich nicht da man eine
solche, an einem sehr ungünstigen Standorte wachsende und daher ganz
verkümmerte, Pflanze unmöglich als eine Varietät betrachten kann, wie
es geschehen ist.
Ich möchte hier, weil Dumortiers Namen mit dieser Pflanze eng
verknüpft ist, einige Worte über diesen hinzufügen. Man hat Dumortier
(beim Erscheinen seines letzten Werkes) in Deutschland angegriffen; in
Frankreich hat man das übel vermerkt. Nun unterliegt es keinem
zweifel, dass Dumorlier der erste gewesen ist, welcher die Gattungen der
Lebermoose, zu einer Zeit, wo man Alles noch Jungermannia nannte,
erkannt und festgelegt hat. Wenn Nees sich hierdurch nicht gebunden
fühlte und seinen eigenen Weg ging, so hat er zweifellos Dumortier
damit Unrecht gethan. Die Artbeschreibung welche Nees in der « Natur-
475
‚852 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
geschichte der europ. Lebermoose» gegeben hat, ist aber eine so
vollendete, dass Dumortier’s letztes Werk damit gar nicht zu vergleichen
ist; so liegen die Thatsachen. Jedem der beiden Forscher schulden wir
die Anerkennung für das, was sie uns gegeben. Was Dumortier für
die Gattungen leistete. das hat Nees für die Arien gethan. In der
Geschichte der Botanik wird das niemals anders behandelt werden
können.
148. Mastigobryum Pearsoni St. n. sp.
Planta mediocris flavo-rufescens parvifolia elongata et gracilis in rupi-
bus laxe cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus simplex vel parum ramosus,
validus flavescens, flagellis brevibus capillaceis sparsis. Folia caulina
1,53 mm. longa, remotiuscula recte patula valde concava maximeque
decurva, in plano late triangulata, basi 0,8 mm. apice 0,2 mm. lata, vix
falcata, postice decurrentia, antice valde ampliata caulem late superantia,
apice truncata angulis acutis vel bi- tri- denticulata. Cellulæ superæ 20 y
trigonis magnis acutis, mediæ 27 y trigonis grosse et angulatim nodosis.
Amphigastria majuscula, transverse inserta remota oblique patula plus
minus ovalia vel subrectangulata integerrima.
Hab. Ireland, Killarney (Stewart et Holt.).
149. Mastigobryum Bernieri St. n. sp.
Planta major olivacea robusta muscis consociata. Caulis ad 6 cm. lon-
gus parum ramosus sæpe simplex validissimus tenax pallidus, flagellis
numerosis brevibus validissimis. Folia 3 mm. ionga oblique patula,
angulo 45°, parum concava disticha, dorso caulem dense obvelantia, in
plano late ovato-triangulata, basi 2,6 mm. apice 0,8 mm. lata, haud fal-
cata, margine postico stricto, antico valde arcuato, ubique minute denticu-
laio, apice brevissime tridentato, dentibus late triangulatis similiter den-
ticulatis. Cellulæ superæ 27 y parietibus validissimis; basales 36 X54 y
trigonis magnis subnodulosis. Amphigastria magna caule triplo latiora
parum patula, marginibus recurvis, foliis utrinque coalita, in plano sub-
rectangulata sæpe latiora quam longa, margine minute denticulato. Cellu-
læ ut in foliis.
Hab. Nova Caledonia (Bernier).
Eine forma falcifolia (M. falcifolium St.) hat schmälere etwas
gekrümmte Blätter (leg. Etesse, Lerat.).
150. Mastigobryum Lenormandii St. n. sp.
Planta mediocris sed longa et gracilis flavescens. Caulis ad 4 cm. longus
tenuis debilis pluriramosus, ramis omnibus posticis, flagellis paucis bre-
vibus capillaceis. Folia 4,33 mm. longa, imbricata oblique patula, ovato
476
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 853
oblonga, brevi basi inserta inferne 0,8 mm. apice 0,4 mm. lata, truncata
grosse tridentala, dentibus triangulatis acuminalis leniter divergentibus,
sinubus lunatis paucidenticulatis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis-
simis, basales maximæ 36 X 54 y, trigonis giganleis. Amphigastria
magna, foliis utrinque coalita, contigua subquadrata apice truncata varie
denlata recurvo-patula.
Hab. Nova Caledonia (Lenormand).
151. Mastigobryum combinatum Jack et St. Bot. Centr. BI.
60, n° 4.
Planta mediocris pallide flavo-virens, flaccida corticola. Caulis ad 3 cm.
longus parum furcatus, flagellis longissimis numerosis validis. Folia
1,46 mm. longa, imbricata recte patula, opposita subplano-disticha,
oblonga parum falcata dorso breviter inserta, margine postico parum
curvato, antico bene arcuato, basi 0,8 mm. apice 0,33 mm. lata,
minute denticulata, truncata tridentata, dentibus late triangulatis
brevibus acutis, sinubus lunatis. Cellulæ superæ 18 y. leptodermes, basa-
les 27 X 45 p trigonis magnis acutis. Amphigastria parva, transverse
inserta, cauli æquilata rectangulata apice truncata, circumeirca erosa,
foliis utrinque breviterque coalita; cellulæ leptodermes.
Hab. Samoa, Upolu (Græffe).
152 Mastigobryum Rechingeri St.n. sp.
Planta magna robusta flavicans corticola. Caulis ad 7 cm. longus, virens
crassus regulariter paucifurcatus, flagellis numerosis longiusculis validis.
Folia conferta 1,33 mm. longa, recte patula, plano-disticha, e lata basi
abrupte angustata, medio supero lineari, basi 0,8 mm. apice 0,3 mm. lata,
normaliter recte truncata trilobata, lobis triangulatis porrectis acutis pun-
gentibus integris vel paucidenticulatis, sinubus rectis obtusis. Cellulæ
superæ 36 y trigonis magnis subnodulosis, basales 27x63 y trigonis
maximis atlenuatis sæpe grosse confluentibus. Amphigastria magna,
imbricata interdum recurva, foliis utrinque breviter coalita subquadrata,
apice late truncalo-rolundato repando. Cellulæ marginales triseriatæ
teneræ limbum distinctum formantes.
Hab. Samoa (Rechinger).
155. Mastigobryum acinaciforme St. n. sp.
Planta mediocris rufo-brunnea apicibus dilutioribus, flaccida, corticola.
Caulis ad 5 cm. longus. parum ramosus tenuis fuscus debilis, flagellis
numerosis brevibus capillaceis fuscis. Folia 1,5 mm. longa, imbricata,
recte palula, plano-disticha, antice caulem parum incumbentia breviterque
insert, optime linearia, quadruplo longiora quam lata, valde falcata inte-
477
854 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
gerrima, sub apice minute dentata, apice late truncato trispinoso, spinis
validis sæpe divergentibus, sinubus spinisque denticulatis. Cellulæ superæ
18 y, basales 27 X 45 y trigonis nodulosis basi validioribus. Amphigas-
tria caule latiora, transverse inserta, utrinque foliis sat late coalita, apice
arcte recurva varie repanda ceterum integerrima.
Hab. Samoa (Powell, Rechinger).
154. Mastigobryum elegans Colenso in lit.
Planta major pallide-virens vel flavo-virens, in umbrosis fusco-viridis,
in cortice dense depresso-cæspitosa. Caulis ad 6 cm. longus crassus, rigi-
dus parum longeque furcatus, flagellis validis longiusculis. Folia caulina
2,8 mm. longa, imbricata recte patula valde deflexa, in plano late ovata
subsymmetrica, margine antico quam posticus magis arcualo. basi
2,4 mm. apice 0,8 mm. lata tridentala, dentibus triangulatis porrectis
acutis denticulatis, sinubus excisis ut margo posticus minute dentatis,
margine antico quidem integerrimo, Cellulæ superæ 18 y validissimæ,
basales 27 X 54 y trigonis magnis acutis. Amphigastria maxima, foliis
utrinque breviter coalita 0,65 mm. lata, quadrato-rotundata, margine bre-
viter irregulariterque dentata vel duplicatim dentata, apice plus minus
breviter lobata, lobis paucispinosis.
Hab. New Zealand (Colenso, Beckett, Kirk); Tasmania (Macgregor,
Weymouth); Victoria (Watts, Schauinsland).
155. Mastigobryum Bayleyanum St. n. sp.
Planta mediocris olivacea, valida, Leucobryo consociata. Caulis ad 5 cm.
longus regulariter furcatus, tenuis fuscus validus tenax, flagellis validis
brevibus numerosis, Folia 1,5 mm. longa, imbricata, subrecte patula, sub-
plano-disticha, dorso breviter inserta parum falcata, oblonga, basi
0,7 mm. apice 0,5 mm. lata, truncata grosse tridentata, dentibus plus
minus late triangulatis (in planta paupercula subintegris). Cellulæ superæ
18 y parietibus validis æqualiter incrassatis, basales 27 X 54 y trigonis
magnis subnodulosis. Amphigastria magna caule duplo vel triplo latiora,
foliis plus minus late coalita, subquadrata vel latiora quam longa, apice
late truncato repando-dentato vel irregulariter spinuloso.
156. Mastigobryum laceratum St. n. sp.
Planta mediocris dilute olivacea flaccida in cortice dense cæspitosa.
Caulis ad 4 cm. longus pallidus debilis validus regulariter furcatus, fla-
gellis sparsis brevibus tenuibus. Folia caulina 1,46 mm, longa, imbricata
recte patula concava, oplime decurva, in plano oblonga, basi 0,8 mm.
apice 0,5 mm. lata, inferne integra superne denticulata apice profunde
trifida, laciniis lanceolatis acuminatis porrectis æqualibus paucidentalis,
478
Mastigobryum. RANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 855
sinubus rotundatis paucidentatis. Cellulæ superæ 18 X 27 u basales
27 x 54 u parietibus valde æqualiterque incrassatis. Amphigastria magna
foliis late coalita imbricata appressa vel recurva in plano reniformia sub-
duplo latiora quam longa, apice truncata grosse dentala et lobata, laciniis
irregularibus acutis vel acuminatis. Cellulæ ut in folio.
Hab. New Zealand, Great Barrier Island, (Kirk).
157. Mastigobryum adnexum (L. et L.) St. nom. nov.
Syn. : Jung. adnexa L. et L. Pugill. IV, p. 56.
Mastigobr. Novæ Hollandiæ Nees Syn. Hep., p. 221.
Mastigobr. Sieberianum Ldbg. Syn. Hep., p. 222.
Mastigobr. affine Mitten Fl. Nov. Zel. II, p. 147,
Planta major olivacea in umbrosis fusca, dense cæspitosa, in humo vel
cortice sæpe laxe expansa. Caulis ad 5 cm. longus validus viridis regula-
riter furcatus, flagellis brevibus validis. Folia caulina 1,46 mm. longa
parum imbricata recte patula, plano-disticha oblonga,; basi 0,65 mm.
superne 0,4 mm. lata argute denticulata, margine anlico parum arcuato,
postico strieto, apice truncato trilobato, lobis angustis longis plus minus
grosse duplicato-serratis, sinubus angustis obtusis similiter armalis.
Cellulæ superæ 18 y. parietibus validis, basales 18 x 36 y trigonis magnis
aculis. Amphigastria caulina magna, caule triplo latiora, imbricata foliis
ulrinque late coalita subquadrata, superne argule irregulariterque spi-
nosa; cellulæ marginales teneræ, limbum latum hyalinum formantes,
cellulæ centrales trigonis aculis incrassatæ. Perianthia magna, ad 5 mm.
longa fusiformia ore sat longe pilifero. Folia floralia plurijuga confertis-
sima, intima ad medium sexfida, laciniis angustis papulosis; amphigastria
floralia intima foliis suis subæqualia sæpe quadrifida. Capsula in pedicello
longiusculo ovalis, valvulis ad basin usque solutis, bistratis, strato interno
semiannulatim incrassato. Elateres breves monospiri interdum bispiri,
spiris crassis dense tortis.
Forma breviloba.
Planta minor, foliis oblongis magis confertis, oblongis truncatis, apice
trilobatis, lobis latis brevibus, denticulatis, sinubus lunatis similiter arma-
tis. Amphigastria remota, parva caule parum latiora, appressa breviter
coalıta.
Forma exarmata.
Planta minor foliis ovatis apice quam basis triplo angustiore truncatis tri-
dentatis, dentibus integerrimis; amphigastria maxima foliis parum coalita.
Hab. Australia, Tasmania valde communis; New Zealand haud rara;
Africa, Table Mountain prope Capetown bene quadrat.
479
.856 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Mastigobryum.
Diese Pflanze ist ausserordentlich variabel und man kann ohne Mühe
den Formenkreis weiler specialisiren, da selbsiverständlich an Ueber-
gängen kein Mangel ist; dass diese Art auch am Cap vorkommt ist nicht
überraschend, da wir eine ganze Anzahl Arten kennen, die dem Cap wie
den australischen Inseln angehören.
158. Mastigobryum decrescens L. L. Syn. Hep. 219.
Syn. : Bazzania fusca St. Soc. bot. belge, 1893. Vol. 32, p. 101.
Planta mediocris olivacea rigidula laxe cæspitosa sæpe late expansa.
Caulis ad 5 em. longus validus parum ramosus, flagellis brevibus sparsis.
Folia dense imbricata, normaliter 1,2 mm. longa subrecte patula, plano-
disticha vel leniter concava, in plano oblique ovata basi 0,8 mm. apice
0,33 mm. lata, asymmetrica, margine poslico stricto, antico arcuato, apice
oblique truncato tridentato, dentibus anguste triangulatis, in sinu argute
denticulatis. Cellulæ superæ 18 y trigonis magnis nodulosis, dorsales
18 y trigonis majusculis, basales 27 X 45 y, trigonis maximis acutis;
culicula aspera. Amphigastria remotiuscula oblique patula caule duplo
latiora, foliis utrinque coalita, in plano subquadrata vel latiora quam
longa, apice late fruncata paucidentata dentibus validis brevibus plus
minus longe solutis porrectis vel in plano hamatulis irregularibus.
Hab. : Insulæ Mascarenæ et Madagascar, valde communis.
Forma major (Bazzania fusca St.)
Folia 1,86 mm. longa, oblongo ligulata, falcata basi 0,93 mm. apice
0,53 mm. lata,, valide dentata, dentibus late triangulatis porrectis acumi-
nalis regulariter serrato-dentatis; cellulæ superæ validissimæ, æqualiter
incrassatæ trigonis minus distinctis. Amphigastria magna imbricata plano-
appressa, late coalita.
Forma subintegra (Mast. integrum N. et M., Syn., p. 215).
Herpetium integrum Mont. Ann. sc. nat. 1843, p.252.
Planta etiolata, foliis minus distinctis sæpe subnullis.
Æbnlich wie das australische M. adnexum giebt es auch von dieser
sehr verbreiteten Pflanze alle nur denkbaren Formen und Abweichungen.
Sie wächst auf jedem Substrat, sogar auf Schindeldächern und je nach der
Natur des Standortes ist sie in Grösse und Bezähnung der Blätter ausser-
ordentlich variabel.
159. Mastigobryum curvidens St. Soc. Bot. Belge, 1891, p. 197.
Planta mediocris valida pallide virens dense depresso cæspitosa lateque
expansa. Caulis ad 3 cm. longus irregulariter furcatus, crassus, flagellis
validis brevibus numerosis. Folia caulina 0,8 mm. longa conferta sub-
recte patula, plano-disticha vel parum convexa ovato-triangulata basi
480
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 857
0,65 mm. apice 0,33 mm. lata, margine postico substricto, antico leviter
curvato, apice late truncato-rotundato pluridentato dentibus brevibus
validis irregularibus, porrectis et recurvis alternantibus. Cellulæ superæ
0,18 y parietibus validissimis æqualiter incrassatis, basales 27 X 45 u
trigonis maximis aculis hyalinis. Amphigastria magna caule subtriplo
latiora foliis utrinque late coalita, duplo fere latiora quam longa, rectan-
gulala patula, apice late truncata grosse dentata, dentibus 5-6 apiculatis
sinubus excisis recurvis.
Hab. : Madagascar (Perrot).
160. Mastigobryum Rokerti St. n. sp.
Planta major olivacea valida corticola. Caulis ad 4 cm. longus, crassus
viridis regulariter furcatus, flagellis longiusculis numerosis capillaceis.
Folia 1,86 mm. longa, imbricata recte patula disticha parum concava, in
plano falcata, basi 1,33 mm. apice 0,65 mm. lata sub apice distincte serru-
lata, apice ipso late truncata trilobata, lobis late triangulatis acutis. Cel-
lulæ superæ 18 y parietibus validis, basales 27 X 54 y trigonis majuscu-
lis acutis. Amphigastria magna caule parum latiora, transverse inserla
foliis utrinque connala, recte patula apice recurva, repando-lobata, in
plano reniformia duplo latiora quam longa.
Hab. Insulæ Mascarenæ (Robert, Rodriguez).
161. Mastigobryum spirale (Nees). St. nom. nov.
Syn. : Jung. spiralis Nees Blume et R. Hep. Javan, p. 231.
Mastigob. erosum ß. Nees. Syn. Hep., p. 229.
Planta majuscula debilis fusca corticola. Caulis ad 7 cm. longus validus
fuscus regulariter breviterque furcatus, flagellis valde numerosis longis
validis. Folia caulina conferta 3,2 mm. longa recte patula, decurva in
plano late triangulata, basi 2,8 mm. apice 0,6 mm. lata, margine postico
substricto, antico e basi semi-rotunda stricto, apice truncato tridenticulato,
denticulis accessoriis armato. Cellule superæ 27 y trigonis majusculis
nodulosis, basales 27 X 45 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria
magna, conferta oblique patula apice recurva, in plano quadrato-rotun-
data, cordatim inserta auriculis basalibus parvis rotundatis.
Hab. Java (Junghuhn).
162. Mastigobryum serrulatum Mitten. Flora Viti, p. 406.
Planta major flavicans inferne fuscesceus rigida in cortice expansa.
Caulis ad 10 cm. longus validus fuscus et durus longe ramosus, flagellis
valde numerosis validis longe attenuatis. Fola 2,4 mm. longa imbricata
recle patula disticha, in plano late triangulata, basi 2 mm. apice 0,6 mm.
lata oblique vel recte truncata, circumeirca serrulala, dentibus apicalibus
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 A1, 31 octobre 1908. 58
858 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum
brevibus late triangulatis acutis similiter serrulatis. Cellulæ superæ 27 u,
trigonis maximis oplime nodulosis, basales 27 X 54 u trigonis mawimıs
angulatis sæpe trabeculatim confluentibus. Amphigastria maxima caule
triplo latiora, imbricata appressa late insert basi cordata auriculis rotun-
datis, ceterum subrotunda integerrima cellulis tenuibus sat late marginata.
Perianthia magna 6 mm. longa, longe attenuata, ore contracto plurifido.
Folia et amphigastria floralia trijuga, intima valde concava erecto-appressa
longe acuminata, ad /4 bifida, laciniis attenuatis crenulatis.
Hab. Samoa (Powell), Philippinæ Insulæ (Merrill).
163. Mastigobryum confertifolium Si. n. sp.
Planta mediocris fulva rigida muscis consociata. Caulis ad 3 cm. longus
furcatus vel simplex, crassus rigidus, flagellis parvis sparsis capillaceis.
Folia caulina 1,6 mm. longa, maxime conferta, recte patula, decurva,
marginibus recurvis, in plano late ovato-triangulata basi 1,2 mm. apice
0,33 mm. lata, dorso valde ampliata caulem tegentia vel superantia,
integerrima, apice et sub apice irregulariter denticulata. Cellulæ superæ
et dorsales 18 y, basales 27 X 45 u trigonis ubique magnis acutis.
Amphigastria caulina majuscula caule plus duplo latiora, sinuatim inserta,
cauli appressa medioque gibbosa, marginibus quidem recurvis irregula-
riter minuteque denticulatis.
Hab. Nova Guinea (Kärnbach).
164. Mastigobryum erosum Nees. Syn. Hep., p. 229.
Syn. : Jung. erosa Nees, Hepat. Jav., p. 63.
Herpetium erosum Mont. Ann. sc. nat. 1842, p. 16.
Planta major pallide virens inferne fusca rigida in corlice dense cæspi-
tosa. Caulis ad 8 cm. longus regulariter furcatus validus fuscus flagellis
validis longis maxime numerosis. Folia 1,73 mm. longa, conferta decurva
recte patula in plano ovato-triangulata parum falcata, basi 1,2 mm. apice
0,33 mm. lata circumcirca dense minuteque denticulata, denticulis æqua-
libus versus apicem folii quidem validioribus, apice recte vel oblique
truncato tridentato, dentibus triangulatis (medio multo majore) minute
denticulatis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis nodulosis, basales
27 x 54 u, trigonis maximis aculis sæpe érabeculutim confluentibus.
Amphigastria majuscula approximata recurvo-patula, in plano quadralo-
rotundata transverse inserta subintegra vel apice minute erosa.
Hab. Insulæ sundaicæ valde communis. Samoa (Rechinger) ; Nova
Guinea (Loria, Macgregor, Kern).
165. Mastigobryum indicum G. et Ldbg. Syn. Hep., p. 230.
Planta minor brunnea rigidula aliis hepaticis consociata. Caulis ad 2 cm.
482
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPKCIKS HEPATICARUM. 859
longus fuscus validus furcatus flagellis numerosis capillaceis. Folia caulina
dense imbricata recte patula subplana 4 mm. longa, late ovato-triangulata
parum falcala, basi 0,8 mm. apice 0,4 mm. lata, truncato-rotundata irre-
gulariter denticulata suberosa. Cellulæ superæ 18 à basales 36 X 45 y
trigonis majusculis acutis.. Amphigastria majuscula caule duplo latiora
leviter recurva, in plano reniformia integerrima repanda.
Hab. Singapore leg.?
Cum M. confertifolio St. comparanda.
166. Mastigobryum subæquitextum St. n. sp.
Planta mediocris fusco-brunnea apicibus dilutioribus rigida corticola.
Caulis ad 4 cm. longus crassus fuscus rigidus irregulariter breviterque
ramosus. Folia confertissima recte patula disticha 2,4 mm. longa, oblique
ovato-triangulata bası 1,6 mm. apice 0,4 mm. lata truncata tridentata,
dentibus inæqualibus medio vulgo duplo latiore, marginibus superis
ceterum irregulariter denticulatis subserratis. Cellulæ superæ 27 X 36 y
basales 27 X 54 y trigonis ubique maximis. Amphigastria magna vel
maxima, dense imbricata, subrotunda, basi cordata auriculis late rotun-
datis, marginibus superis erosulis subintegris.
Hab. : Nova Guinea, Mac Cluer Bay (Exped. Gazelle).
167. Mastigobryum horridulum Schffn. Acad. Leop. 1895,
p. 258 sub Bazzania.
Planta parva, olivacea dense cæspitosa, corticola. Caulis ad 3 cm. longus,
late furcatus tenuis fragillimus interdum flagellatim attenuatus, flagellis
posticis brevibus parum numerosis. Folia caulına 0,9 mm. longa conferta
subrecte patula, valde concava, apice cucullatim decurva integra vel biden-
Lula, in plano ovato-triangulata asymmeirica margine postico substricto,
antico arcuato. Cellulæ super 18 X 27 u, parietibus crassis, basales
18x54 u trigonis magnis acutis, antice alte papillatæ subechinatæ cuticula
granulata. Amphigastria parva, caule vix latiora recurvo-patula, in plano
subrotunda, transverse inserta, apice truncato rotundato paucidentato,
margine celerum ubique crenulata. Andræca parva curvula, bracteis
monandris cucullatis profunde bifidis serrulalis. Antheridia magna sub-
globosa breviter pedicellata.
Hab. Amboina (Karsten); Java (Nyman); Philippinæ Insulæ (Merrill).
168. Mastigobryum parvitextum Si n. sp.
Planta mediocris olivacea vel flavicans, valida in cortice late expansa.
Caulis ad % cm. longus crassus fuscus et tenax regulariter furcatus, furcis
numerosis late divaricatıs, flagellis brevibus validissimus. Folia caulina
1.46 mm. longa parum imbricata recte patula disticha parum concava in
483
860 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
plano late ligulata, basi et apice æquilata 0,93 mm., recte truncata triden-
tata, dentibus e lata basi apiculatis, sinubus itaque latissimis levissimis
ceterum paucidenticulatis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis, basales
18 X 36 y trigonis majusculis nodulosis. Amphigastria parva remota,
cauli æquilata, brevissima, duplo latiora quam longa, semicircularia inte-
gerrima parum patula, interdum foliis breviter coalita.
Hab. Nova Guinea (Macgregor, Armit).
169. Mastigobryum serrifolium St. n. sp.
Planta mediocris robusta et rigida olivacea vel flavicans, dense cæspi-
tosa corticola. Caulis ad 3 cm. longus crassus, rigidus regulariter furcatus,
flagellis brevibus validis. Folia caulina 1,73 mm. longa conferta opposita
subrecte patula disticha concava, in plano ovata subsymmetrica, basi
0,93 mm. medio 4,2 mm. apice 0,4 mm. lata, truncata brevidentata, den-
tıbus late triangulatis acutis, sinubus latissime lunatis, marginibus ceterum
ubique (basis tantum excepta) minute serrulatis. Cellulæ superæ 18 <27 y
parietibus maxime æqualiterque incrassatis, basales 27 X 54 y, trigonis
maximis subnodulosis. Amphigastria caulina magna, caule triplo latiora,
patula in plano quadrato-rotundata, repanda.
Hab. Nova Caledonia (Lerat, Etesse).
170. Mastigobryum paucidens Si. n. sp.
Planta mediveris olivacea rigida in cortice dense cæspitosa. Caulis ad
% cm. longus regulariter paucifurcatus validus tenax, flagellis validis bre-
vibus. Folia 2,4 mm. longa subrecte patula disticha parum concava in
plano ovato-oblonga, basi 1,6 mm. apice 0,8 mm. lata, superne serrulata,
apice truncata tridenlala dentibus triangulatis acuminatis dense serrulatis,
medio vulgo latiore, sinubus late lunatis similiter armatis. Cellulæ superæ
27 y trigonis magnis acutis, basales 36 X 63 1 trigonis subnodulosis.
Amphigastriu magna imbricata recurvo-patula, transverse inserta latiora
quam longa apice late truncata irregulariter breviterque lobulata (lobulis
angulalis paucidentatis) cellulis marginalibus validissimis distincte lateque
hmbata.
Hab. Nova Caledonia (Bernier, Lerat).
171. Mastigobryum subtile Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd. Bat.
1863.
Planta parva olivacea flaccida muscis consociata. Caulis ad 3 cm. longus
irregulariter ramosus flagellis longis capillaceis. Folia caulina 0,46 mm.
longa contigua vel parum imbricata, recte patula plano-disticha, ovata,
basi 0,27 mm. apice 0,13 mm. lata, bidentula vel tridenticulala, margini-
bus ceterum erosulis irregulariterque serrulatis. Cellulæ superæ 18 y tri-
484
Mastigobryum. FRANZ STEPHAN]. SPECIES HEPATICARUM. 861
gonis majusculis acutis, in villa 18 X 36 y trigonis magnis nodulosis.
Amphigastria remota, cauli æquilata, patula transverse inserla, apice irre-
gulariter 3-5 dentata, dentibus angustis acutis.
Hab. Java, Banca, Amboina (Teysman) ; Borneo (Beccari); Philippinæ
Insulæ (Merrill).
172. Mastigobryum Wallichianum Ldbg. Syn. Hep., p. 229.
Syn. : M. concavulum Nees Syn. Hep., p. 228.
Planta major rigida flavicans vel flavo-virens corticola vel muscicola.
Caulis ad 7 cm. longus crassus rigidus tenax regulariter furcatus late
expansus, flagellis longis validis numerosis. Folial,2 mm. longa,imbricata
recte patula disticha parum decurva, in plano ovato-oblonga, bası 0,65 mm.
apice 0,33 mm. lata parum falcata, marginibus integris superne obtuse
remoteque denticulatis apice truncato trilobato, lobis brevibus late tri-
angulatis acutis, sinubus exeisis hic illic parvidentatis. Cellulæ superæ 18 ı,
valide, trigonis nullis, basales 27 X 45 y trigonis majusculis acutis.
Amphigastria contigua vel parum imbricata sæpe oblique patula rectan-
gulata subduplo longiora quam lata, varie repanda, cellulis teneris facile
destructis marginata.
Hab. Singapore (Lehmann, Ridley); N. Guinea (Lauterbach); N. Guinea
Stirling Range (Micholitz); ibidem, Cloudy Ms (Micholitz); Banca (Herb.
Lürssen); Amboina (Herbar. Lürssen).
173. Mastigobryum subacutum Mitt. Flora Viti.. p. 406.
Planta mediocris flavescens inferne fuscescens, rigida dense cæspitans.
Caulis ad 6 cm. longus validus fuseus rigidus regulariter furcatus, flagellis
longis validis numerosis. Folia 3,2 mm. longa imbricata recte palula
decurva in plano oblongo-triangulata, vix falcata basi 2 mm. lata, apice
acuta irregulariter serrulata, interdum obscure 3 dentata. Cellulæ superæ
27 X 36 u trigonis majusculis acutis, basales 36 X 54 u trigonis magnis
nodulosis sæpe trabeculatim confluentibus. Amphigastria magna imbri-
cata appressa, subeircularia, transverse inserta margine supero cellulis
tenuibus distincte marginata, subintegerrima, basi utrinque appendiculata,
appendiculis ovatis basi constrictis sat magnis. Andræcia parva, bracteis
trijugis conferlis monandris conduplicatim concavis ad ‘/: bilobis lobis
acutis incurvis; antheridia magna longe stipitata. |
Hab. Samoa (Powell, Reinecke).
174. Mastigobryum vagum De Notaris. Epatiche di Borneo, p.31.
Planta magna valida rufo-brunnea flaccida muscis consociata. Caulis
ad 8 cm. longus crassus fuscus pauciramosus sæpe simplex, flagellis bre-
vibus validis parum numerosis. Folia caulina 4,04 mm. longa, imbricata
485
RO OU PT A ETES PURE FAOECNES ES
862 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
apicibus liberis, recte patula valde decurva, in plano cuneato-oblonga,
basi 2,4 mm. apice 1,2 mm. lata, marginibus substrictis creberrime minu-
teque denticulatis, apice truncata trilobata, lobis triangulatis porrectis
sinubus rectis acutis, argute denseque spinulosis. Cellulæ superæ 27x36
trigonis maximis acutis, basales 27 X 91 y parietibus longe maximeque
trabeculalis. Amphigastria maxima, imbricala plana cordatim inserta,
auriculis brevibus rotundalis, subrotunda integra, cellulis marginalibus
ubique tenuibus hyalinis limbata. Perianthia À cm. longa, anguste fusi-
formia, apice contracta brevifissa. Folia floralia destructa, parva.
Hab. Borneo, Sarawak (Beccari).
175. Mastigobryum concinnum De Not. Ep. d. Borneo, p. 33.
Planta major olivacea laxe cæspitosa, in cortice late expansa. Caulis ad
6 cm. longus fuscus validus rigidus vage ramosus, flagellis longis valde
numerosis. Folia caulina 2,66 mm. longa imbricata recte patula, plano
disticha late ligulata, basi 1,33 mm. apice 0,8 mm. lata marginibus paralle-
lis integerrimis sub apice valide serratis, ipso apice truncata tridentata,
dentibus validis majusculis basi utrinque denticulo acutis. Cellulæ superæ
27 y. dorsales 18 y basales 27 X 45 y trigonis magnis acutis. Amphi-
gastria magna caule 3 plo latiora transverse inserta contigua appressa
tenera subquadrata, marginibus grosse lobatim crenatis. Cellulæ margi-
nales 18 y reliquæ 18 X 27 y leptodermes, medio basis incrassatæ vittam
distinctam formanles.
Hab. Borneo (Beccari, Everett, Grebe); Amboina (Karsten) ; Nova Guinea
(Loria); Sumatra (Modigliani); Malacca (Ridley).
176. Mastigobryum hamatifolium St. n. sp.
Planta minor olivacea rigidissima muscis consociata. Caulis ad 3 cm.
longus valıdissimus durus et tenax, regulariter furcatus, flagellis spar-
sis brevibus validis. Folia 1,5 mm. longa, basi imbricata superne libera,
plano-disticha sublinearia, valde falcata superne ubique minute denticu-
lata basi 0,33 mm. apice 0,27 mm. lata truncata tridentata, dentibus
triangulatis aculis sinubus excisis. Cellulæ superæ ei marginales 18 1
parietibus validissimis, vitta bene definita usque ad apicem folii percur-
rente, cellulis 27x54 u formata. Amphigastria majuscula caule parum
latiora, subquadrata, transverse inserta, circumeirca lobata, lobis majus-
culis obtusis, apicalibus majoribus.
Hab. Insulæ Vitti leg ?
177. Mastigobryum desciscens St. n. sp.
Syn. : M. erosum var. y Nees Syn. Hep., p. 229.
Planta magna robusta flaccida fusca muscis consociata. Caulis ad 6 cm.
486
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIKS HEPATICARUM. 863
longus simplex superne repetito-furcatus, crassus fuscus debilis flagellis
valde numerosis longis validis. Folia caulina 2,53 mm. longa conferta
disticha leviter devexa, in plano oblongo-falcata i. e. basi lalissima
4,73 mm. lata subinde abrupte angustata, medio 0,93 mm. lata, superne
ligulata 0,53 mm. lata, truncata tridentata, dentibus brevibus late trian-
gulatis, dentibus accessoriis sæpe duplicato-dentata. Celiulæ superæ 18 w
parietibus tenuibus, basales 36 X 36 y. trigonis magnis acutis. Amphigas-
iria parva, cauli æquilata reniformia inlegerrima apice late rotundala
recurva.
Hab. Java (Blume, Reinwardt, Junghuhu).
Der Name Jung tenuistipula Taylor in Herb. Greville ist nur ein
Manuscript Name geblieben, kann also nicht in Frage kommen.
178. Mastigobryum patentistipum Sande-Lac. Ann. Mus.
Lugd. Bat. 1863.
Planta mediocris olivacea flaccida corticola et rupicola. Caulis ad 6 cm.
longus, regulariter furcatus, fuscus debilis validus flagellis paucis brevi-
bus validis. Folia contigua 1,46 mm. longa recte patula, disticha, parum
concava, in plano sublinearia substricta basi 0,65 mm. apice 0,4 mm. lata
truncala tridentata, dentibus triangulaus divergentibus (medio vulgo
latiore) plus minus dentatis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis basa-
les 18 X 36 p trigonis majusculis acutis. Amphigastria parva, caule
parum latiora, transverse inserta recurvo-patula, latiora quam longa
varie repanda vel lobulata, hic illio brevidentata, marginibus maxime
irregularibus.
Hab. Borneo (Korthals); Tahiti (Nadeaud).
179. Mastigobryum manillanum G. in St. Hedwigia, 1886, V.
Planta major olivacea valida in cortice expansa. Caulis ad 8 cm. longus
crassus rigidus irregulariter pluriramosus. Folia caulina 1,46 mm. longa
imbricata subrecte patula, plano-disticha, oblonga vix falcata, basi
0,65 mm. apice 0,27 mm. late iruncala tridentata dentibus validis trian-
gulatis aculis, minute dentalis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis tri-
gonis nullis, basales 18x 36 y trigonis magnis acutis bene definitis.
Amphigastria caule parum latiora parum imbricala vel contigua (rans-
verse inserla subquadrata, angulis rotundatis, late limbata limbo hyalino
grandicellulari.
Hab. Philippinæ Insulæ (Gaudichaud, Semper, Micholitz); Java (Kurz);
Nova Guinea Fly River (Bäuerlen).
180. Mastigobryum obcuneatum St. n. sp.
Planta mediocris pallide virens flaccida, dense cæspitosa. Caulis ad
487
864 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
3 cm. longus fuscus rigidus, ramıs sæpe posticis basi sudnudis, numerosis
subfasciculatim aggregatis, flagellis normalibus longis numerosis. Folia
1,2 mm. longa contigua recte patula vix falcata, in plano optime ligulata
ubique 0,53 mm. lata, apice tantum leviter angustata rotundata vel trun-
cata, superne irregularıter denticulata suberosa, ipso apice paucis denti-
culis majoribus armata. Cellulæ superæ 18 u basales 27 x 45 uw trigonis
majusculis optime nodulosis. Amphigastria approximata recurvo-patula,
libera, in plano optime obcuneata apice late truncata 3-4 lobata lobulis
irregulariter denticulatis.
Hab. Tahiti (Nadeaud).
181. Mastigobryum australe Ldbg. Syn. Hepat., p. 228.
Syn. : M. duplex De Not. Epat. di Borneo, p. 34.
Planta pallide virens gracilis. Caulis ad 6 cm. longus, tenuis regulariter
furcatus, rigidus flagellis longis capillaceis creberrimis. Folia imbricata
recte patula, subplano-disticha, oblongo-ligulata vix falcata, dorso breviter
inserta, apice quam basis parum angustiore, breviter tridentata, margini-
bus superis crebre minuteque serrulatis inferis nudis. Cellulæ superæ
18 m parietibus validis, basales 18 X 36 y trigonis majusculis acutis.
Amphigastria contigua appressa caule parum latiora, subquadrata tenera,
cellulis tenuibus, apice late truncata irregulariter breviterque lobata hic
illic denticulo-armata.
Hab. Insula Balaon (Herb. Montagne); Java (Junghuhn}; Viti (Græffe);
Nova Caledonia (Pancher); Manila (Gaudichaud); Borneo (Beccari).
182. Mastigobryum philippinense Jack in Steph. Hedwigia
1886, V.
Planta magna olivacea flaccida laxe cæspitosa corticola. Caulis ad 8 cm.
longus validus fuscus debilis pauciramosus, ramis longis late divergenti-
bus, flagellis capillaceis longis numerosis. Folia 1,73 mm. longa parum
imbricata recte patula, plano-disticha sublinearia, basi 0,65 mm. apice
0,27 mm. lata, integerrima, sub apice minute serrulata, ipso apice inciso
triloba, lobis anguste triangulatis acutis serrulatis porrectis. Cellulæ
superæ 27 y, parietibus validis, basales 27x54 y trigonis magnis acutis.
Amphigastria magna caule duplo latiora transverse inserta, rectangulala
subduplo longiora quam lata circumeirca late breviterque lobata.
Hab. Philippinæ Insule (Wallis); Nova Guinea (Kowald, Lauter-
bach).
183. Mastigobryum samoanum Si. n.sp.
Planta mediocris pallide virens vel flavicans rigida corticola. Caulis ad
3 cm. longus, validus fuscus tenax, flagellis numerosis validis brevibus,
488
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 865
Folia 2 mm. longa imbricata, subplano disticha anguste linearia basi tan-
tum latiora, optime falcata, dorso caulem tegentia, integerrima. sub apice
quidem irregulariter denticulata, apice ipso truncato tridentato dentibus
porrectis acutis triangulatis ut in sinibus irregulariter denticulatis. Gellu-
læ superæ 27 y basales 36 X 45 y, trigonis majusculis aculis. Amphigas-
tria contigua vel imbricata, caule duplo latiora, quädralo-rotundata,
repanda, basi sinuatim inserta, auriculis parvis accretis.
Hab. Samoa (Græffe, Rechinger).
184. Mastigobryum cincinnatum De Not. Epat. di Borneo
1874, p. 34.
Planta major rufo-brunnea valida rigida corticola. Caulis ad 3 cm. lon-
gus crassus fuscus, tenax multiramosus, ramis sæpe valde irregularibus,
flagellis numerosis longis interdum in ramum foliiferum abeuntibus.
Folia 1,86 mm. longa recte patula, decurva conferta, superne minute ser-
rulata, linearia valde falcata, ipsa basi 0,8 mm., ceterum 0,33 mm. lata,
apice truncata breviter tridentata, dentibus late triangulatis acutis serru-
latis. Cellulæ super 27 y dorsales 12 u parietibus validis, basales
36x45 u trigonis magnis acutis. Amphigastria parva transverse inserta,
libera, in plano semicircularia integerrima, apice recurva. Perianthia
6 mm. longa, longe fusiformia apice rostrata, ore parvo longe pilifero.
Folia et amphigastria floralia concava appressa bifida, marginibus superis
longe ciliatis sublaceratis.
Hab. Borneo, Sarawak (Beccari); Sumatra (Teysman). |
185. Mastigobryum longicaule Sande, Ann. Mus. Lugd.
Bat. 1863.
Planta magna robusta brunnea corticola. Caulis ad 12 cm. longus, cras-
sus fuscus et tenax regulariter furcatus, flagellis longis capillaceis nume-
rosis. Folia 2,8 mm. longa, contigua, recte patula, plano-disticha vix fal-
cata, anguste ligulata ubique fere æquilata (1 mm.) inferne integerrima,
superne dense minuteque serrulata, apice truncata inciso-triloba, lobis
irregularibus normaliter subæquimagnis (vel medio parum majore)
dense arguteque spinulosis vel duplicato-spinosis. Cellulæ superæ 1827 y
rhomboideæ parietibus validis æqualiterque incrassatis, basales 27x72 1
trigonis maximis ovali-nodulosis vel trabeculatim confluentibus. Amphi-
gastria contigua vel parum imbricata appressa, exciso-inserla basi utrin-
que auriculata, ceterum subquadrata ut in foliis argute duplicatim spinu-
losa. Perianthia longe fusiformia ore profunde inciso-plurifido. Folia et
amphigastria floralia profunde 6-8 laciniata, laciniis inæqualibus angus-
tis sæpe bifidis superne longe setaceis repelito leniterque geniculatis
489
866 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 Mastigobryum.
omnibus crenatis. Sporæ 27 u brunneæ granulatæ. Elateres 250 w
monospiri.
Hab. Java (Teysmann, Zollinger); Sumatra (Wiltens).
186. Mastigobryum armatistipulum St. n. sp.
Planta mediocris rigida olivacea in cortice laxe cæspitosa. Caulis ad
5 cm. longus crassus pallide-virens, regulariter furcatus, flagellis longis
validıs numerosis. Folia conferta, 1,86 mm. longa recte patula, disticha
parum decurva, oblonga, parum falcata, basi 0,93 mm. superne irregula-
riter breviterque denticulata, apice truncata 0,4 mm. lata tridentata, den-
tibus angustis porrectis, sinubus denticulatis. Cellulæ superæ 27 y. basa-
les 36 X 54 y trigonis ubique magnis subnodulosis. Amphigastria majus-
cula caule latiora contigua parum recurva libera transverse inserla,
quadrala, circumeirca hamatim dentata, dentibus validis brevibus aculis.
Hab. Jamaica (Börgesen).
187. Mastigobryum Perrotanum St. n. sp.
Planta major virens in cortice expansa. Caulis ad 5 cm longus pallide
viridis crassus et carnosus regulariter longefurcatus, flagellis numerosis
validis brevibus. Folia 2,3 mm longa, dense imbricata disticha subrecte
patula parum concava, in plano optime falcata, basi 1,5 mm. apice 0,8 mm.
lata, margine antico integerrimo, postico sub apice valide serrato, apice
late truncato trilobato, lobis brevibus plus minus late triangulatis porrectis
grosse dentalis. Cellulæ apicales 2754 y trigonis magnis acutis, basales
36x63 y trigonis maximus. Amphigastria maxima caule triplo latiora,
imbricata parum patula, leviter concava libera, sinuatim inserta, latiora
quam lata, apice late truncata, marginibus lobatim incisis et cellulis te-
nuibus distincte lateque marginatis.
Hab. Madagascar, Insulæ, Mascarenæ, communis.
188. Mastigobryum Yoshinaganum St. n. sp.
Planta magna robusta flaccida olivacea ætate fusca dense cæspitosa.
Caulis ad 5 cm. longus crassus debilis virens, regulariter longefurcatus,
flagellis validis brevibus sparsis. Folia 3,2 mm. longa conferta recte patula,
parum decurva, in plano oblonga vix falcata, basi 1,6 mm. apice 0,8 mm.
lata, truncata tridentata, dentibus breviusculis triangulatis. Cellulæ superæ
18 y trigonis parvis, basales 2745 u trigonis magnis subnodulosis.
Amphigastria magna caule duplo latiora subimbricata, transverse insertla,
parum recurva, in plano quadrato-rotundata, eircumeirca irregulariter
denticulata.
Hab. Japan, in monte Komagadake (Yoshinaga).
(Fortsetzung folgt).
490
867
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8 h. ‘/2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le D’ Louis Viret, vice-président; M. le prési-
dent Romieux, absent, s’est fait excuser.
Le procès-verbal de la 313me séance est adopté sans modification.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
DONS D'AUTEURS reçus avec reconnaissance : Ph. Guinier
1° «Remarques sur quelques Abies méditerranéens»; 2 «Sur
l’orientation des réceptacles des Ungulina », par Ph. Guinier et
R. Maire; Ch. Bernard, Protococcacees et Desmidiées d’eau douce
récoltées à Java et décrites par Ch. Bernard (Batavia 1908); Sur une
anomalie des fruits du Carica Papaya, par Ch. Bernard; Mededeelingen
van het proefstation voor Thee, par Ch. Bernard; H. S. Thompson,
Corrections au mémoire sur la flore alpine française (cf. 312we séance).
— FRANCE : Annales de la Société botanique de Lyon, année 1907 ; Revue
scientifique du Bourbonnais et du centre de la France, 21e année, Qme et
gue trimestres (1908); INDES NEERLANDAISES : Bulletin du Départe-
ment de ! Agriculture des Indes Néerlandaises, Nos 11 et 12 (Buitenzorg
1907); ITALIE : Bolletino del Museo civico di Verona, Année Il, fasc. 1;
SUISSE : Bulletin Herbier Boissier, Nos 7-8-9 et 10 (1908); Bull. Soc. hor-
ticulture Genève, Nos 6-7-8 et 9; Bull. Soc. neuchâteloise de Géographie,
vol. XVIII (1907); Bull. Soc. vaudoise de Sciences naturelles, Nos 160 et
161 (septembre et décembre 1907); le Jardinier Suisse, N°s 7, 9 et 10
(Genève 1908); RUSSIE : Bulietin du Club alpin de Crimée (Odessa
1908).
M. Paul Chenevard communique à l'assemblée la nouvelle de la fête
de famille qui sera offerte le 21 octobre à M. Emile Burnat à l'oc-
casion de son 80e anniversaire; en cette circonstance, la Société décide de
‚868 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908 (415)
s’associer par l’envoi d’un télégramme à cette manifestation des ympathie
envers notre vénérable membre honoraire.
QUESTION DE LA BIBLIOTHÈQUE. — M. le vice-président expose
le projet, arrêlé en dernière séance du Comité, relatif à la liquidation
de la question de la bibliothèque dans le sens des décisions prises en
assemblée générale du 11 février 1908 (309me séance). Deux solutions se
présentent : 1° remise de la bibliothèque à la Ville, contre facilité d’acces
à la salle des périodiques de la Bibliothèque publique, ou 2° cession à
l’Institut botanique de l’Université, moyennant garanties statuées d’aulo-
riser les membres à pouvoir emporter à domicile, outre les livres de la
Société, ceux de l’Institut botanique étrangers à notre Bibliothèque. — A
la suite d’une discussion courtoise à laquelle prennent part MM. Chodat,
qui appuie la proposition de remettre notre bibliothèque soit à la Ville,
soit à l'Université, Ghenevard, qui est d’accord sur la nécessité d’en finir.
tout en insistant sur l’importance qu’il y aurait à réserver une clause de
rétrocession, et Viret, qui à la suite des garanties formulées par
M. Chodat au nom de l’Institut botanique, résume les conditions de ces-
sion de notre bibliothèque au dit Institut, cette dernière solution, mise
aux voix, est acceptée à l’unanimité sur les bases suivantes : remise de
toute notre bibliothèque à l'Institut botanique qui aura à sa charge l’ins-
cription de l'entrée des livres, les soins de reliure, la tenue du registre
des prêts et la surveillance du mouvement de la Bibliothèque; d’autre
part, l’Institut de botanique s’engage à établir un catalogue des deux
bibliothèques (Institut et Société) à la disposition des membres, qui pour-
ront, dans des conditions fixées, emporter ces livres à domicile à l’excep-
tion des périodiques de l’Institut.
M. Chodat remercie la Société pour son vote, qu’il accepte avec recon-
naissance, et à son tour M. Martin remercie M. Chodat pour les facilités
qu’il accorde à la Société; M. Viret ne peut qu’appuyer M. Martin, con-
naissant par expérience les réelles difficultés de cette question.
BULLETIN DE 1908. — Sur le préavis des collaborateurs inscrits pour
ce fascicule, le Comité propose de renvoyer au 31 décembre le dernier
délai de remise des manuscrits à la commission de rédaction. —
Adopté.
RAPPORT SUR L’HERBORISATION AU LAC DU BOURGET (SAVOIE).
— M. le Prof. D' Alfred Lendner donne lecture d’un rapport détaillé
sur cette excursion botanique qu'il a dirigée les 20-21 juin 1908 et avait
réuni 11 participants, dont 3 membres de la Société : Mlle Sergueeff,
MM. Martin et Lendner.
La contrée explorée comportait trois parties distinctes { 10 la region des
marécages, avec OEnanthe Lachenalü, Hydrocotyle vulgaris, Senecio palu-
dosus, etc.; 2° la région sèche et ensoleillée de la Chambotte, hebergeant
de nombreux Foeniculum officinale, Linum tenuifolium, Trinia vulgaris,
Lactuca perennis, Ruscus aculeatus, Buxus sempervirens, Acer monspes-
sulanum, Rhus cotinus, Aethionema saxatile, Centranthus angustifohius,
Ononis Natrix, Colutea arborescens, Ruta graveolens, Rubia peregrina,
Ficus Carica, etc.; 3° le littoral du Bourget, distingué entre autres par
des Potamogeton, Sparganium, Typha, Ranunculus lingua, Gratiola offi-
cinalis, Thalictrum flavum, Utricularia vulgaris et minor, etc. — Le
(416) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 869
temps orageux de cette journée n’a pas permis l’ex&cution complète du
programme, qui comportail encore une visite à la région silvatique des
abords du château de Châtillon ‘.
L’herborisation aux tourbières de Sommans, fixée au 5 juillet, puis
renvoyée à huilaine pour raisons électorales, n’a pas eu lieu faute de par-
ticipants.
SUR LE PERFECTIONNEMENT D'UN PROCEDE POUR LA BONNE
DESSICATION DES PLANTES. — M. l'abbé Gave, dont le remarquable
herbier général est libéralement mis à la disposition des botanistes qui
desireraient le consulter au collège d’Uvrier (près St-Léonard, Valais), où
il est confortablement installé, a obligeamment mis à la disposition du
secrétaire quelques spécimens destinés à être présentés à la société bota-
nique comme exemple du degré de perfection que peut atteindre la dissé-
cation des plantes par le procédé suivant : les échantillons, isolés dans
une double feuille de papier-soie blanc, sont empilés sur des matelas de
coton hydrophile taillés exactement au formal de l’herbier, puis compri-
més entre deux planchettes sur l’une desquelles l’on place un poids
atteignant jusqu’à 63 kilogs; toutefois, pour éviter les inconvénients qui
résulteraient d’une trop brusque compression des plantes succulentes, le
poids du premier jour est limité à une vingtaine de kilos. Ce procédé
offre entre autres avantages celui de ne pas nécessiter un changement
quotidien des matelas; il assure une splendide conservation des couleurs
sans aucun remaniement durant tout le séjour des plantes sous presse,
preuve en soient les nuances délicatement conservées chez les espèces à
conservation difficile, telles que Viola calcarata, Anemone Hepatica,
Adonis vernalis, Amygdalus communis et vingt autres exemples qui font
l’admiration de l'assistance. — A ce sujet, M. le Dr Hassler rappelle le
procédé chimique préconisé pour la conservation des plantes à coloris
fugace, et consistant à les décolorer en les exposant à l’action de l'acide
sulfureux : les plantes ainsi traitées à l’état frais sèchent en quelques
jours et reprennent leur couleur naturelle, tandis que les espèces noir-
eissanles n’alterent pas leur nuance normale; il cite les remarquables
résultats obtenus par ce traitement sur des Orchidées du Paraguay. —
M. Lendner présente un échantillon de Papaver Rheas dont la dessica-
tion par procédé chimique assure à sa fleur une brillante conservation de
coloris. — Sur la demande qui lui en est faite, M. Chodat explique les
raisons de ce double phénomène de décoloration el de recoloration natu-
relle : l’action de l’acide sulfureux en reprenant l’oxygène et en rédui-
sant les chromogènes. tue le ferment qui intervient, pendant la période
de dessication. comme agent de détérioration des couleurs; ensuite
l'oxygène de l'air réoxyde la plante. qui peut reprendre son coloris pri-
mitif si elle n’a pas été tuée par excès de traitement à l’acide sulfureux.
Comme justification de cette théorie, M. Chodat cite une expérience élo-
quente obtenne au moyen du sue rougissant extrait des feuilles d’une
espèce de Jacobinia.
NOUVELLES HERBORISATIONS DANS LES ARAVIS. — Durant l’été
de 1908, M. Gustave Beauverd a exploré les deux versants, tributaires
1 Le compte rendu de cette herborisation est inséré in extenso au registre des
procès-verbaux de la Société.
870 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (417)
de l’Arve, du massif septentrional des Aravis. Avant d’en énumérer les
résultats. il ajoute à la liste des travaux floristiques publiée sur cette
contrée dans le compte rendu de notre 282me séance (Buil. Herb.
Boiss. 1905 : 308) les titres suivants :
1. V. Payor, Florule du Mont-Blanc (et contrées adjacentes), Neuchâtel,
Attinger (sans date).
2. G. Kouuer, Indications de quelques Epervieres, etc., in Ann. Conserv.
bot. Genève, 3we année : 177 (1899).
3. SYNDICAT D’INITIATIVE DE SALLANCHES, Guide de Sallanches (1908).
4. BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, comptes rendus des séances de la
Société botanique de Genève : 4906 (293me séance, p. 253; 296me séance,
p. 282), 1907 (300me séance, p. 310; 305me séance, p. 346) et 1908 (308ze
séance, pp. 371 et 375).
Les subdivisions visitées se répartissent en deux séries appartenant
respectivement au versant oriental (bassin de Sallanches) et au versant
occidental (vallée du Reposoir); toutes les régions altitudinaires y sont
représentées, depuis la plaine alluviale de l’Arve (500 m.) jusqu’à la
région nivale (2754 m. à la Pointe-Percée).
À. Bassin de Sallanches.
l. Region subalpine de la commune de Saint-Roch,
comprenant une zone très restreinte de la plaine alluviale de l’Arve,
et un territoire forestier beaucoup plus considérable, fréquemment
entrecoupé de prairies marécageuses dans sa partie la plus orientale. —
Deux subdivisions à distinguer :
a. LE SECTEUR DE BLANCHEVILLE, exposé au Sud-Est sur éboulis de
calcaires jurassiques, est caractérisé par la présence abondante du
Buzus sempervirens. Cet arbuste, grâce à la protection des grands sapins,
hêtres, erables, bouleaux, tilleuls, ormes, charmes, trembles, saules et
aulnes, parfois mélangés de pins et de chênes. qui caractérisent à
distance les belles forêts de Blancheville, prospère en sous-bois compact
qui n’est interrompu que par de belles pelouses de Carex alba émaillées
de Cyclamens, d’Anémones hépatiques et de Goodiera repens; sa vitalité
est telle en cette station qu'il acquiert une taille luxuriante jusque dans
les fissures de blocs erratiques de protogine, lorsque ceux-ci sont favo-
rablement exposés au soleil. Celte constatation anéantit la légende qui
accordait au Buis des appétences exclusivement calcaires !
Parmi les broussailles : Taxus baccata, Cerasus Mahaleb, Aronia rotun-
difolia, Coronilla Emerus, Evonymus latifolius (jusqu’à 1500 m.), Rhamnus
cathartica, [lex aquifolium, etc. !
Espèces herbacées ou sous-ligneuses : Bromus asper, Cephalanthera
rubra, Tamus communis (jusqu’à 1500 m.), Ornithogalum pyrenaicum, Asarum
europæum, Cardamine Impatiens, Rosa stylosa, Lathyrus silvestris, Geranium
sanguineum, Polygala chamæbuxus, Viola mirabilis, Pyrola rotundifolia et
secunda, Physalis Alkekengi, etc.
Pierrailles et fissures des rochers : Asplenium fontanum, Stipa pennata,
Allium sphærocephalum, Phalangium Liliago, Rumex scutatus, Arabis muralis
! Le manque d’espace nous met dans la nécessité de restreindre à un maximum
de quinze noms typiques la liste des espèces de chaque formation de cette étude.
(418) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE, 871
et sagittata, Saponaria ocymoides, Sedum ochroleucum et dasyphyllum, Poten-
tilla caulescens, Rhamnus pumila, Peucedanum austriacum, Teucrium botrys,
Hieracium pseudo-Cerinthe, glaucum, etc.
Clairières et rocailles des hötraies supérieures : Elvmus europæus,
Paradisia liliastrum, Lilium croceum et Martagon, Narcissus radiiflorus, Orchis
globosa, Anemone narcissiflora, Geum montanum, Trifolium rubens, Orobus
luteus, Coronilla vaginalis, Pedicularis Barrelieri, Galium boreale, Hypochæris
maculata, Hieracium præaltum, etc.
Le Cyclamen europæum et l’ Anemone Hepatıca à fleurs tant bleues que
blanches s'élèvent jusqu’à 1500 et même 1600 m.
b. Le secreur DE Sainr-Roca, plus éloigné de l’abri calorique des parois
de Blancheville, offre un sol schisto-marneux souvent marécageux et
froid. Absence totale du Buis, belles forêts de hêtres et de sapins; pré-
sence, jusqu’à 1650 m., de gigantesques Acer pseudo-Platanus (« plane »\.
Prairies et clairières : Scirpus silvaticus, Narcissus pseudo-Narcissus,
Leucojum vernum, Epipactis palustris, Rumex arifolium, Viola canina, Meum
athamanticum, Calluwia vulgaris, Vaccinium 3 sp., Gentiana purpurea, cruciala,
solstitialis, Phyteuma betonicifolia, Gnaphalium norvegicum, Crepis grandi-
flora, etc.
Marécages élevés : Triglochin palustre, Blysmus compressus, Scirpus
pauciflorus, Juncus alpinus, Tofieldia calyculata, Allium schenoprasum, Gymna-
denia odoratissima, Saxifraga aizoides, Primula farinosa, Leontodon autumnale,
Hieracium auricula var., etc., etc.
L’Hippophaö rhamnoides s'élève dans les ravins schisteux de la même
région jusqu'à 1400 et 1500 m. d’altitude, notamment aux abords de la
belle cascade des Fours.
Commune aux deux secteurs, la plaine alluviale de l’Arve héberge de
bonnes espèces entre 530-700 m. d’altitude :
Bois et rocailles, Impatiens noli-tangere, Euphrasia lanceolata Gaud.,
Cephalaria pilosa, Carduus personata, etc.
Sources et marécages : Geranium palustre, Scutellaria galericulata, Utri-
cularia vulgaris, etc.
Sables de l’Arve : Calamagrostis littorea, Gypsophila repens, Myricaria
Germanica, Epilobium Fleischeri, Linaria alpina et autres plantes erratiques.
II. Region alpine de Doran. — Comprise dans un hémicycle de
hautes parois néocomiennes reliant la Pointe d’Areu (2468 m.) à la
Pointe-Percée (2752) ei au chainon schisto-marneux des Quatre-Tetes
(2400 m.); ouverte à l’Est sur la cascade de Doran (1500 m.) et fermée
au S.-W par le col du Lécheron (2250 m.) communiquant avec la petite
combe du même nom.
Eboulis du fond de la combe : Botrychium lunaria, Cystopteris fragilis,
Salix retusa, Silene quadrifida, Ranunculus Villarsii, Lepidium alpinum,
Sempervivum ho de var. Dellinianum, Saxifraga oppositifolia, Dryas
octopelala, Oxytropis campestris, Primula elatior, Veronica aphylla, Cirsium
spinosissimum, Hieracium vogesiacum, dentatum, etc., etc.
Rhodorée et pelouses alpines : Deschampsia flexuosa. Luzula spicata,
Carex ornithopodioïdes, Alnus viridis, Biscutella lævigata, Rosa alpina, Viola
calcarata, Pachypleurum simplex, Astrantia minor, Gentiana nivalis, brachy-
phylla. etc., Euphrasia minor, Crepis aurea, Hieracium scorzonerifolium,
valdepilosum, etc., etc.
Pans herbeux des Quatre-Têtes et des Verts, parmi les touffes
compactes de Fétuques et de Carex ferrugineux : Allium montanum, Nigritella
angustifolia, Alsine verna, Anemone alpina et narcissiflora. Sedum atratum,
872 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (419)
Sempervivum tectorum, Potentilla grandiflora, Gentiana campestris fl. albo-
lacteis, Betonica hirsuta, Phyteuma orbiculare, Erigeron intermedius, Crepis
montana, blattarioides, etc., Hieracium bupleuroides, villosum, perdivergens,
etc., elc.
Hauts éboulis, voisinage des neiges : Poa minor et cenisia, Festuca
varia, Trisetum distichophyllum, Elyna Bellardi, Oxyria digyna, Cerastium
latifolium, Moehringia polygonoides, Anemone baldensis, Thlaspi rotundifolium,
Saxifraga biflora, androsacea, etc., Aronicum scorpioides, Leontodon Taraxaci,
Hieracium glanduliferum, etc., etc.
Rocailles jurassiques du Scé et de Lécheron (versant Sud-Est, 1600-
1900 moe Convallaria majalis, Dianthus silvestris, Rosa spinosissima, spinuli-
folia et glauca (jusqu'à 2000 m.), Astragalus aristatus, Daphne alpina (1900 m.),
Peucedanum austriacum, Linaria alpina, Lonicera alpigena (4900 m.), Aster
alpinus var. polycephalus, Solidago virgaurea var., Senecio viscosus, Hieracium
longifolium, pulchrum, etc., etc.
Il. Région alpine des Fours. — Comprise entre les hautes
parois néocomiennes reliant le Mont Charvet (2569 m.) à la Grande-
Forclaz (2466 m.), et au chainon marno-schisteux des Aiguille-Noires qui
culmine à la Miä (2514 m.) pour se prolonger vers le Nord par la
curieuse muraille des Portettes (2213 m.). Cette combe sauvage s’ouvre
au N.-E. sur la cascade des Fours (1763 m.) tandis qu’elle est fermée au
sud par le col de la Brevette (2200 m.), qui donne accès dans la vallée de
l’Arondine (bassin de l'Isère), et celui des Bosses (2100 m.), communiquant
avec le haut vallon de Cœur. — Remarquable par sa végétation de hautes
tourbières et la présence d’un austère petit lac bleu, la «Gouille du
Greppon », qui a la réputation de ne jamais geler entièrement en hiver,
malgré son attitude élevée (2100 m.).
Tourbières alpines : Carex fœtida, nigra, echinata, etc., Eriophorum
Scheuchzeri, Scirpus pauciflorus, Juncus alpinus et triglumis, Salix herbacea,
Cerastium trigynum, Sibbaldia procumbens, Alchimilla pentaphylla, Gnaphalium
supinum, Leontodon autumnale et forms, etc.
Berges des ruisseaux, rocailles humides : Festuca violacea, Agrostis
alpina, Ranunculus alpestris, Arabis bellidifolia, Saxifraga stellaris, Epilobium
alpinum et organifolium, Primula farinosa, Gentiana bavarica, Mvosotis alpestris
f. nana, Doronicum scorpioides, Crepis aurea et f. ramosa, Hieracium Gaudini.
Roches marno-calcaires des Portettes : Poa minor et cenisia, Tri-
setum distichophyllum, Avena versicolor, Astragalus alpinus, Androsace helve-
tica, Erigeron uniflorus, Hieracium dentatum et piliferum, etc.
Eboulis du versant oriental : flore luxuriante, analogue à celle du
versant oriental du Sc& des Quatre-Têtes: à citer entre autres : Poa sudetica,
Scutellaria alpina, Galium boreale et d'innombrables Hieracia.
IV. Chaînon de Croisse-Baulet. — Parallèle à la ligne de
faite des Aravis, dont elle n’est séparée que par la dépression du col de
Niard (1809 m,), cette petite chaîne à affleurements marno-calcaires et
schisteux culmine à 2236 m. à l’extrémité S.-W. de la commune de
Cordon. Dans ses stations tributaires du bassin de Sallanches, elle
héberge :
Sommet et abords immédiats : Poa cenisia, minor, alpina, etc., Des-
champsia cæspitosa var., Anemone vernalis, Oxytropis lapponica, Hedysarum
obscurum, Gentiana brachyphylla, Pinguicula grandiflora, Erigeron uniflorus,
Gnaphalium Carpathicum, Artemisia Mutellina, Hieracium perdivergens, oreites,
etc.
Pelouses et dalles humides dominant le col de Niard (1850-2000 m.) :
Triglochin palustre, Scirpus pauciflorus, Carex Davalliana, Juncus triglumis,
(420) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 873
Gypsophila repens, Ranunculus gracilis, Primula farinosa, Gentiana bavarica,
Bellidiastrum Michelii, Gnaphalium supinum, ete.
Bruyères : Lycopodium alpinum, clavatum, annotinum, Blechnum spicant,
Luzula spicata, Geum montanum, Rhododendron ferrugineum, Vaccinium uli-
ginosum, Gentiana purpurea, Campanula barbata, Arnica montana, Leontodon
pyrenaicum, Hieracium aurantiacum, etc.
Aulnaies de la Croix de Planay (1600-1850 m.) la plupart des espèces
précédentes, accompagnées des Luzula flavescens, Alnus viridis, Peucedanum
Osthrutium, Gentiana Asclepiadea, Petasites albus et niveus, Senecio Fuchsii,
etc.
Prairies humides : (1300-1600 m.) : Juncus filiformis, Allium sibiricum,
Narcissus radiiflorus, Stellaria uliginosa, Sagine Linnæi, Trollius europæus,
Viola canina, Pedicularis silvatica, Galium boreale, Hypochæris radicata,
Hieracium auricula var., etc.
Forêts et clairières : Nardus stricta, Paradisia liliastrum, Meum atha-
manticum, Galium rotundifolium, etc.
Régions inférieures (600-900 m.) : Helleborus viridis var. Personnati,
Neslea paniculata (moissons); Melampyrum nemorosum (forêts).
B. Vallee du Reposeir.
V. Chaînon d’Almet. — Située entre le massif du Vergy et celui
des Aravis, cetle chaîne de montagne haute de 2265 m. appartient géolo-
giquement au petit massif liasique des Annes; toutefois ses affinités flo-
ristiques permettent de la rattacher franchement au système des Aravis.
L’on y retrouve en effet les espèces caractéristiques suivantes :
a. Région silvatique : Mulgedium Plumieri, Aquilegia alpina, Gentiana
asclepiadea.
b. Region alpine : Silene rupestris, Astragalus aristatus, Scutellaria alpina,
Gnaphalium norvegieum, Erigeron intermedius.
Toutes ces espèces se retrouvent ailleurs dans les Aravis et n’ont pas
été signalées jusqu’à présent au Vergy. En outre, la bande de grès mou-
cheté affleurant au-dessus des chalets de Sommier héberge, dans ses
éboulis, une bonne unité nouvelle pour toutes les Alpes d’Annecy,
l’Asplentum septentrionale.
VI. Chainon du Mont-Fleury. — Parallèle à la ligne de faîte
des Aravis, et entièrement compris dans la zone du flysch et des grès
mouchetés, ce petit massif, élevé à peine de 2000 m., héberge les plus
belles colonies de plantes silicicoles de toutes les Alpes d'Annecy; outre
les nouveautés publiées en 1907, les explorations de 1908 permettent d'y
ajouter les importantes acquisitions suivantes : Allosorus crispus, Asple-
nium septentrionale, Laserpitium panax, Centaurea Rhaponticum.
VI. Flysch alpin du Mont-Mery. — Bien qu'exploré depuis
plus de 150 ans et, de ce fait, constiluant la region la mieux connue
de toutes les Alpes d’Annecy, le secteur du Mery a fourni en 1908 a
l’auteur de cette communication les nouvelles unités suivantes récoltées soit
seul, soit en compagnie de MM. Aug. Huguenin et Provent, instituteur au
Reposoir : Allosorus crispus, Streptopus amplexifolius, Empetrum nigrum,
Lonicera cœrulea, Phyteuma hemisphæricum, Hieracium glanduliferum,
ustulatum, subalpinum, etc., provenant Lous des affleurements de flysch
des environs de Vormy. En outre, les forêts dominant le village de Pra-
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER n0 41, 31 octobre 1908. D9
874 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (421)
long hébergent le Veronica montana, inédit pour toutes les Alpes
d’Annecy.
En résumé, ces différentes herborisations ont abouti à la constatation
de 32 bonnes unilés nouvelles! pour la flore du massif des Aravis
tributaire du bassin de l’Arve. De ce nombre, onze sont nouvelles pour
toutes les Alpes d'Annecy (dont une pour toute la flore française et une
autre pour tout le département de la Haute-Savoie), onze autres pour le
massif des Aravis, et une douzaine sont des plantes rares connues ailleurs
dans les Aravis méridionaux (bassins du Fier et de l’Arly). mais nouvelles
pour les vallées de Sallanches ou du Reposoir; leur énumération
ci-dessous indique, entres parenthèses ei dans un ordre constant, leur
dispersion connue 1° dans le bassin de l’Arve (J. S. = Jura savoisien,
A. A. = Alpes d'Annecy, A. L. — Alpes Lémaniennes, M. B. = Mont-
Blanc), 2° dans celui du Rhône, et 3° leur aire générale :
I. Nouveau pour la flore des Alpes d'Annecy.
1. Allosorus crispus Bernh. : flysch alpinMont-Méry, vers 2000 m. (très rare);
éboulis du Mont-Fleury, où cette plante foisonne entre 1800-1900 m. [A. L. :
massif de Platé (Briquet), M.-B : chaînes des Aiguilles-Rouges et du Mont-Blanc.
— Montagnes granitiques de la Provence, du Dauphiné, de la Savoie et du
Valais. — Pyrénées, Corse, Cévennes, Alpes, Vosges, Scandinavie, Asie ocei-
dentale jusqu’à l'Himalaya ; Amérique du Nord].
2. Asplenium septentrionale (L.) Hoffm. : Versant oriental de la Pointe
d’Almet, en magnifiques touffes sur le grès moucheté, 1600-1700 m. — Même
dispersion que l'espèce précédente, mais aire plus étendue, comprenant les blocs
erratiques siliceux de la plaine et du Jura.
3. Juncus triglumis L. : tourbières alpines des Fours, à 2100 m. ; prairies
marécageuses de Cœur, 1600-1800 m. ; escarpement humides de Croisse-Baulet,
vers 1900 m. [ A. L. : disséminé dans les bassins de la Dranse et du Giffre ; M.B.
chaînes des Aıguilles-Rouges et du Mt-Blanc. — Hautes Alpes de Provence, du
Dauphiné, de la Maurienne, de la Tarentaise et du Valais. — Hautes régions des
Pyrénées, de l'Europe centrale et boréale, Asie et Amérique septentrionales].
4. Lilium bulbiferum subsp. croceum (Chaix) : parois jurassiques sous Mont-
ferront, vers 1300 m. [A. L. : quelques stations dans le bassin du Giffre et au
pied du massif du Plate; M.-B. : commun dans la vallée de Chamonix. —
Rocailles des Alpes de Provence, du Dauphiné, de la Maurienne, de la Taren-
taise et de quelques localites du Valais. — Corse; Alpes de France, d’Italie et de
Suisse; Jura neuchätelois, bisontin et savoisien (Vuache) ].
5. Saxifraga biflora All. : Eboulis schisteux des Quatre-Têtes, haute combe
de Doran, 2100-2400 m. [A. L. : Pointe de Grange, Dent-du-Midi, Buet; M.-B.:
chaines du Mont-Blanc et des Aiguilles-Rouges; Mont-Joly (P. Gave), — Hautes
Alpes schisteuses ou granitiques de la Provence, du Dauphine, de la Maurienne,
de la Tarentaise, du Valais et du canton de Vaud. — Hautes Alpes francaises,
italiennes, suisses et autrichiennes].
6. Laserpitium Panax Gouan : Mont-Mery, vers 2000 m. (publié sans indi-
cation en 4907!); grès moucheté du Mont-Fleury, entre 1800-1900 m. [A.-L. :
flysch alpin du massif de Plate; M.-B. : massifs du Mont-Blanc, des Aiguilles-
Rouges et du Mont-Joly.— Hautes Alpes siliceuses de la Provence, du Dauphiné,
! Les Heracia, très nombreux et intéressants. ne sont pas compris dans ce
nombre; toutes les autres plantes ont été présentées en séance.
(422) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 875
de la Maurienne, de la Tarentaise et du Valais; flysch alpin des Alpes vaudoises.
— Alpes granitiques de France, de Suisse, d’Italie, du Tyrol et du Frioul].
7. Gentiana solstitialis Wetislein : prairies marécageuses sur Saint-Roch,
vers 1400 m., 11 juillet 1908 : nouveau pour toute la flore francaise! [Territoire
valaisan des Alpes Lémaniennes ; Alpes vaudoises et du Valais. — Suisse ; Tyrol;
Alpes autrichiennes; Allemagne; Suede].
8. Veronica montana L. : forêts du Mont-Mery, sur Pralong [J. S. : très rare
au Salève ; A. L. : très rare aux Voirons; signalé à Massongex; M. B. : assez
commun dans la vallée de Chamonix. — Bois humides en quelques points dissé-
minés dans les départements de la rive droite du Rhône; beaucoup plus rare sur
la rive gauche (Isère; Savoie); Jura vaudois; Alpes vaudoises et pennines (très
rare). — Algérie ; Corse ; Europe centrale].
9. Euphrasia lanceolata Gaudin ( = Odontites lanceolata Rchb.) : région du
buis, aux environs de Blancheville; nouveau pour toute la Haute-Savoie | —
Espèce méridionale, non observée jusqu'alors dans les Alpes calcaires occiden-
tales au delà des massifs de la Chartreuse et des Bauges. — Espagne ; Pyrénées ;
ltalie; Provence; Dauphiné; Maurienne et Tarentaise.
10. Phyteuma hemisphæricum L. : flysch alpin du Mont-Méry, vers 2000 m.
[A. L. : massif du Platé, au Haut-de-Véron ; M.-B. : chaînes du Mont-Blanc, des
Aiguilles-Rouges et du Joly. — Hautes montagnes siliceuses du Gard, de la Lozère,
de la Loire et de l’Ardèche ; massifs granitiques de la Provence, du Dauphiné, de
la Maurienne et de la Tarentaise; Alpes du Valais; flysch alpin des Alpes vau-
doises. — Pyrénées ; Corbières; Auvergne; Alpes granitiques suisses et autri-
chiennes; Italie centrale; Carpathes].
41. Gentaurea Rhaponthicum L. (— Rhaponticum scariosum Lamk.) . arête
du Mont-Fleury, sur le flysch alpin, vers 1900 m., avec Laserpitium Panaz. -
[ A. L. : chaine des Grands-Vents, dans le massif du Plate, M.-B. : chaînes du
Mont-Blanc et des Aiguilles-Rouges. — Disséminé en quelques stations des hautes
montagnes siliceuses du Dauphiné, de la Maurienne, de la Tarentaise et du
Valais; flysch alpin des Alpes vaudoises. — Alpes granitiques de France, de
Suisse et d'Italie].
Il. Nouveau pour le massif des Aravis.
12. Stipa pennata L. : rocher de « Pierre-à-Voix », vers 1200 m., seconde
station connue des Alpes d'Annecy. — [J.S. : Vuache, Salève ; A. L. : lisières de
l’Arve, du Giffre et de la Dranse ; A. A. : lisière de Faverges. — Rochers et
steppes de la Provence, du Dauphiné, des Bauges, de la Maurienne, de la Taren-
taise, du Valais et des Alpes vaudoises; Jura bugeysan et savoisien. — Afrique
septentrionale: Europe méridionale et tempérée ; Asie-Mineure ; Lazistan; Cau-
case; Afghanistan ; steppes de Sibérie].
13. Eriophorum Scheuchzeri Hoppe : hautes tourbières de la Combe des
Fours, vers 2100 m., où cette plante foisonne; deuxième station connue des
Alpes d'Annecy. — [A. A. : aux Planets, massif du Vergy; A. L. : massif du
Platé et hautes tourbières des bassins des Dranses et du Giffre ; M.-B. : chaînes
du Mont-Blanc, des Aiguilles-Rouges et du Joly. — Alpes Maritimes, Provence,
Dauphiné, Bauges, Maurienne, Tarentaise, Valais et Alpes vaudoises — Pyré-
nées ; hautes tourbieres de l’Europe centrale et boréale; Amérique septentrionale].
1%. Juncus filiformis L. : prairies marécageuses aux environs de Cordon,
vers 1400 m., seconde station connue des Alpes d'Annecy |A. A. : Brezon
(Reuter); A. L. : vallon de Bise; M.-B. : chaînes des Aiguilles-Rouges, du
Mont-Blanc et du Joly. — Alpes-Maritimes, Dauphiné, Maurienne, Tarentaise,
Valais et Alpes vaudoises. — Manque au Jura, mais se retrouve dans les Vosges,
les Cévennes, le Forez, l'Auvergne et les Pyrénées ; Europe tempérée et boréale ;
Asie septentrionale ; Amérique boréale].
876 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (423)
15. Tamus communis L. : taillis et hetraies, sous les parois de Montferront,
jusqu’à 1400 m.; espèce inédite pour la flore des Aravis, mais connue ailleurs
dans la plaine et les lisières méridionales des Alpes d'Annecy, à une altitude bien
inférieure! — [Lisieres des vallées de l’Arve, du Giffre, des Dranses et du Rhône.
— Tout le bassin du Rhône jusqu’à l'entrée du Valais; très rare entre Saint-
Maurice et Ardon, où finit son aire rhodanienne. — Afrique septentrionale ;
Europe méditerranéenne et temperee; Asie occidentale].
16. Goodiera repens (L.) R. Br. : très fréquent dans les forêts de Blanche-
ville, région du Buis: quatrième station connue des Alpes d'Annecy. |J. S.:
Salève; A. A. : Brizon; Parmelan ; Roc de Chêre; A. L. : Voirons; forêts de
Colonne ; Sixt, etc. — Disséminé dans tout le bassin du Rhône. — Forêts mous-
sues de l’Europe tempérée, Asie moyenne, Amérique septentrionale].
17. Stellaria uliginosa Murr. : prairies marécageuses sur Cordon, vers 1000-
1200 m., seconde station connue des Alpes d'Annecy. [J. S. : Salève; A. L. :
Voirons ; À. A.: «reçue du Brizon » (Reuter); M.-B. : vallée de Chamonix
(Payot). — Très disséminé en quelques stations humides des Alpes-Maritimes,
du Dauphiné, des Cévennes, du Beaujolais, du Lyonnais, de la Champagne, de la
Bourgogne, des Vosges, du Jura savoisien et vaudois, des Alpes vaudoises et du
Valais. — Montagnes du Maroc et de la Corse; Europe tempérée et boréale ;
Caucase; Inde ; Sibérie; Japon ; Amérique boréale].
18. Rosa spinosissima L. : rocailles jurassiques des montagnes de Cœur, vers
1800-1900 m., cinquième station connue des Alpes d'Annecy. [J. S. : Vuache ;
Salève; A. L. : Rochers de Varens (Briquet); A. A. : Mont-Veyrıer; Tournette,
jusqu'à 2100 m.!; Mont-Soudine! Mont-Brezon (Reuter). — Rocailles calcaires
et ensoleillees de tout le bassin du Rhône. — Europe tempérée (sauf îles médi-
terranéennes et Grèce); Anatolie; Arménie; Caucase; Turkestan ; Boukharie ;
Daourie; Mandchourie ; Chine septentrionale].
19. Empetrum nigrum L. : arêtes du Mont-Méry, sur le flysch alpin, vers
2000 m., troisième station des Alpes d'Annecy [A. L. : massifs du Plate et du
Buet; A. A. : massif du Vergy; Rochers d’Etale; M.-B.: chaînes des Aiguilles-
Rouges, du Mont-Blanc et du Joly (P. Gave). — Alpes Maritimes, Provence,
Dauphiné, Bauges, Maurienne, Tarentaise, Valais et Alpes vaudoises, Jura gessien,
au Reculet. — Europe tempérée et boréale, des Pyrénées aux régions arctiques ;
Sibérie; Japon ; Amérique boréale].
20. Viola mirabilis L. : taillis de Blancheville, jusqu’à 1400 m., troisième
station connue des Alpes d'Annecy. [J. S. : le Vuache; Salève; Plaine des
Rocailles ; A. L. : lisières de la Dranse et du Rhône; A. A. : Mont-Veyrier, base
de la Tournette, sur Faverges | — Dauphiné, Bauges, Maurienne, Tarentaise,
Valais et Alpes vaudoises; Jura neuchätelois, vaudois, gessien et savoisien ; bas-
sin calcaire de toute la rive droite du Rhône; Vosges; Lorraine; Alsace; Suisse ;
Allemagne ; Europe continentale et septentrionale].
21. Scutellaria galericulata L. : marécages sous Saint-Roch, à 550 m., troi-
sième station connue des Alpes d'Annecy. [Marais du bassin de Genève ; A. L. :
Peillonnex; Bas-Valais; A. A. : Pontchy (Vergy) ; Verthiez, au lac d'Annecy
(Tournette) ; M.-B. : vallées de Servoz et du Châtelard. — Stations disséminées
dans tout le bassin du Rhône, jusqu’au Valais central (ne dépasse pas, à l’Est, les
Praz-Pourris d’Ardon). — Afrique septentrionale; Europe et Asie tempérées ;
Amérique du Nord].
22. Utricularia vulgaris L. : eaux stagnantes sous Blancheville, à 550 m.,
troisième station connue des Alpes d'Annecy (Pontchy; Verthiez). — Distribu-
He dans le bassin du Rhône et aire générale analogues à celles de l'espèce précé-
ente.
II. Nouveau pour le bassin de Sallanches.
23. Triglochin palustris L. : prairies marécageuses des montagnes de Cœur,
de 1400 à 1800 m., nouveau pour le versant oriental des Aravis, et troisième
(424) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 877
station connue des Alpes d’Annecy [1° Mont-Brezon (Chatin) et 2° environs de
La Clusaz (Camus)]. — Très disséminé dans la vallée de l’Arve depuis le pied des
Voirons jusqu'à Chamonix, où il devient assez abondant. — Stations disjointes
dans tout le bassin du Rhône. — Europe tempérée et boréale ; Asie et Amérique
du Nord].
24. Heleocharis pauciflora (Light.) Link, (= Scirpus pauciflorus Light.) :
prairies humides des montagnes de Cœur, 1400-1700 m., et déclivités maréca-
geuses de Croisse-Baulet, jusqu'à 1900 m.; troisième station connue des Alpes
d'Annecy (environs de Flumet et d'Héry, bassin de l’Arly, dans les Aravis méri-
dionaux, selon Payot). — Disséminé dans les Alpes Maritimes, la Provence, le
Dauphiné, la Maurienne, la Tarentaise, les vallées de Montjoie et de Chamonix,
le Valais et les Alpes vaudoises ; Jura vaudois, bisontin, bugeysan et savoisien ;
environs de Lyon; Gard et Hérault; Europe tempérée et boréale ; Asie occiden-
tale et septentrionale ; Amérique du Nord].
25. Neslea paniculata (L.) Desv. : moissons sous Cordon, vers 700 m.; troi-
sième station connue des Alpes d’Annecy. [10 vallon de Montmin, sous la Tour-
nette ! 20 environs de La Clusaz, bassin du Fier (Camus). — Nombreuses stations
dans tout le bassin du Rhône, jusqu’au Valais central. — Afrique septentrionale ;
Corse; Europe méridionale et tempérée (adventice!) ; Asie occidentale jusqu’à
l'Inde ; Sibérie ; adventice dans l'Amérique du Nord].
26 Arabis bellidifolia Jacq., — A. subcoriacea Grenier : haute combe des
Fours, vers 2100 m.; troisième station connue des Alpes d'Annecy. [A. A. :
Tournette; Mont-Charvin (Aravis meridionaux); A. L : massifs du Plate et de
Sixt; hautes régions du bassin de la Dranse; Cornettes de Bise. — Alpes Mari-
times, Provence, Dauphiné, Maurienne, Tarentaise, vallées de Montjoie et de la
Diosaz, Valais et Alpes vaudoises. — Pyrénées ; Alpes de France, de Suisse,
d'Italie et d'Autriche ; Carpathes].
27. Rosa spinulifolia Dematra (1818) : foisonne dans les rocailles jurassiques
des Quatre-Tetes, entre 1700-1900 m., où cette belle plante fleurit sans disconti-
nuer de juin à septembre; seconde station connue des Alpes d'Annecy. [J. S. :
Salève, A. L.: Voirons ; Saint-Jean d’Aulph; A. A. : environs de la Clusaz (Camus).
— Massifs calcaires de la Chartreuse, des Bauges, du Jura savoisien, bugeysan,
gessien, vaudois, bisontin. — Suisse; Hongrie].
28. Evonymus latifolius Scop. : taillis du Scé de Doran, sur Blancheville,
jusqu'à 1500 m.; quatrième station connue des Alpes d'Annecy. [J. S. : Saleve;
A. A. : Mont de Veyrier; lisière de Faverge, au pied de la Tournette; entre
Ugine et Flumet. — Alpes Maritimes, Provence, Dauphiné, Chartreuse, Bauges,
Tarentaise, Maurienne; Jura bugeysan et Aveyron sur la rive droite du Rhône;
Pyrénées orientales. — Suisse centrale et orientale; Bavière et Wurtemberg ;
Auiriche-Hongrie; Italie; presqu’ile balkanique; Tauride ; Asie-Mineure; Cau-
case; Perse].
29. Scutellaria alpina L. : rocailles jurassiques de la Miä, haut des mon-
tagnes de Saint-Roch, vers 1900 m ; troisieme station connue des Alpes d’Annecy
[A. L. : massif du Plate; Dent d’Oche; A. A. : chaîne d’Almet ; sur Héry. —
Alpes Maritimes, Provence; Dauphiné; montagnes de la Chartreuse, des Bauges,
de la Maurienne, de la Tarentaise et du Valais, Alpes vaudoises, collines de la
Côte-d'Or ; Cévennes et Pyrénées. — Europe centrale et méridionale ; Altai].
30. Galium rotundifolium L. : forêts de sapins sur Cordon, vers 1400 m.;
quatrième station connue des Alpes d'Annecy [A. L. : Voirons; vallées de la
Dranse; A. A.: Brizon; environs de Manigod et de La Clusaz; bois des Collets ;
M.-B. : vallées de Montjoie, de Servoz, de Chamonix, de Vallorcines ; Valais
(surtout occidental); Vaud (Alpes, Jorat et Jura). — Disséminé dans tout le bas-
sin du Rhône ; Vosges ; Pyrénées ; Corse. — Europe continentale non boréale;
Asie Mineure ; Caucase].
31. Erigeron intermedius Schleicher : cette race bien distincte de l'E. alpi-
nus abonde au sommet des Quatre-Têtes, sur sol siliceux, à 2400 m., ainsi qu'au
878 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.), 1908 (425)
Mont-Fleury, à 1900 m. ; troisième et quatrième stations connues dans les Alpes
d’Annecy. [A. L. : hauts massifs des bassins de la Dranse, du Giffre, de l’Arve
et du Bas-Valais; A. A. : chaine des Auges; chaine d’Almet. — Valais et Alpes
vaudoises. — Alpes suisses et autrichiennes]. Plante méconnue, facile à distin-
guer du groupe de l'E. alpinus par ses feuilles caulinaires deux ou trois fois
plus nombreuses, à entrenœuds plus rapprochés ; à rechercher ailleurs dans les
Alpes françaises.
32. Crepis conyzifolia (Gouan) Dalle Torre, — C. grandiflora Tausch : ter-
rains siliceux des montagnes de Saint-Roch, de 1500 à 2400 m., aux Quatre-
Têtes, et quatrième station connue des Alpes d'Annecy [ A. L. : massifs de la
Dranse, de Sixt et du Platé; A. A. : Tournette ; Rochers d’Etale, Mont-Fleury,
et Mont-Méry sur le versant occidental des Aravis ; M.-B.: chaînes des Aiguilles-
Rouges, du Mont-Blanc et du Joly. — Alpes Maritimes, Provence, Dauphiné,
Maurienne, Tarentaise, Valais et Alpes vaudoises. — Auvergne ; Cévennes ; Cor-
bières ; Pyrénées, à l'occident du bassin du Rhône. — Europe centrale ; Italie;
presqu’ile balkanique].
Conclusions. — Sans rien ajouter de saillant à l’histoire phytogéo-
graphique des Alpes calcaires extérieures, ces résultats paraissent, néan-
moins, de nature à encourager la suite d’explorations méthodiques dans
le massif des Aravis; en outre, l’énumération des plantes observées,
jointe à la lecture de la liste comparative de 32 unités nouvelles pour le
bassin de Sallanches ou la vallée du Reposoir, aboutit à des conclusions
qui peuvent être formulées comme suit :
1° Le fond de la végétation des Aravis est constitué par les espèces
vasculaires dominantes du bassin moyen du Rhône; à altitudes égales, ses
affinités sont celles de la flore des Alpes d'Annecy, auxquelles les Aravis
se rattachent; s’en distinguent toutefois par un développement plus
considérable de l’élément alpin et surtout par la présence de nombreuses
espèces silicicoles, caractéristiques pour la flore du Mont-Blanc. — En
concurrence avec ces deux derniers caractères, l'abondance du Buis et de
bonnes espèces de l’élément méridional aux environs de Blancheville
accuse de grandes affinités entre la flore du Méry et celle du massif voi-
sin du Platé (Alpes Lémaniennes).
2° De nouveaux jalons floristiques permettent d'affirmer toujours
davantage l’importance de la vallée de l’Arly considérée
comme voie d'immigration de l’élément méridional dans le
bassin supérieur de l’Arve (Buxus, Evonymus latifolius, Viola
mirabilis, Euphrasia lanceolata, Melampyrum nemorosum, etc.).
3° Rôle évident de cette même voie de l’Arly dans l’apport
aux Alpes d’Annecy et Lémaniennes des représentants les
plus rares de l’élément subalpin, tels que Narcissus radüflorus,
Meum athamanticum, etc.
4° Possibilité d’une contribution des vallées de l’Arve et
du Trient à la pénétration, en Valais, de représentants impor-
tants de l’élément silvatique ou paludéen, tels que Heleocharis
pauciflora, Juncus filiformis, Stellaria uliginosa, Galium rotundifolium,
Scutellaria galericulata, Utricularia vulgaris, etc. : ils jalonnent le cours
de l’Arve jusqu’à Chamonix et se retrouvent également sur les hauts
paliers de Vallorcines et de la vallée de Salvan, avant de gagner, en
Valais, l'extrémité des massifs du Mont-Blanc et de la Dent du Midi.
‚9° Présence, dans la flore des Aravis, d’un élément alpin
. Silicicole attribuable à un mouvement de migration procé-
(426) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 879
dant du centre (massif du Mont-Blanc) vers la périphérie (Alpes
calcaires extérieures). — La vérification de cette hypothèse découle tout
naturellement du fait que, dans les Alpes Lémaniennes, la richesse plus
accusée en espèces silicicoles est en raison directe de la proximité du
massif avec la chaîne des Aiguilles-Rouges. L'exemple devient plus con-
cluant en abordant l’étude floristique du Mont-Joly, qui est en rapport de
continuité avec la chaîne du Mont-Blanc : M. l'abbé Gave vient d’y signa-
ler (cf. Guide de Mégève) une série d'espèces silicicoles, que l’on cherche-
rail en vain aux Aravis, et qui sont précisément au nombre de celles qui
offrent le moins de prise à la dissémination lointaine des graines par le
vent (Luzula lutea, Colchicum alpinum, Ranunculus glacialis, Bupleurum
stellatum', etc.).
6° Extension de l’aire de deux micromorphes : a. Gentiana
soistitialis Wettstein, affine du G. Germanica Willd., qui atteint au-dessus
de Saint-Roch son terminus sud-ouest absolu; b. Euphrasia lanceolata
Gaudin, affine de l’E. lutea L., qui occupe dans la buxaie de Blancheville
le point le plus septentrional de son aire à 45 kilomètres au Nord de sa
station jusqu'alors la plus avancée (vallées des Bauges, Savoie).
Cetle communication se termine par la présentation de variations inté-
ressantes observées, souvent en grand nombre d'exemplaires, chez celles
des espèces les plus répandues du massif exploré : Anemone Hepatica à
feuilles surlobées (paraissant crénelées comme chez la variété transsil-
vanica de Hongrie); Rubus cæsius à folioles profondément lobées et den-
tées; Gentiana campestris fl. abo-lacteis (fleurs d’un beau blanc lacté,
bleuissant par la dessication, tandis que la var. luteola Foucaud jaunit
sensiblement); Brunella grandifolia fl. roseo (à fleurs d’un beau rose vif
ou plus raremeni d’un rose tendre : en nombre dans le haut des forêts
de Blancheville, avec le typel); Aster alpinus var. polycephalus (Quatre-
Têtes; le Scé; la Miä); Crepis aurea var. ramosa, assez fréquent et déjà
observé antérieurement dans les massifs de la Fillière, de la Tournette
et des Cornettes de Bise. En outre, plusieurs individus à feuilles
panachées ont élé observés chez les Epipactis latifoha et Anemone
Hepatica.
NOUVELLE STATION DE SPHAGNUM SUR TERRITOIRE GENEVOIS.
— Donnant suite à la proposition de M. William Barbey de rechercher sur
territoire genevois les stations éventuelles de Sphagnum (cf. 274me séance,
14 mars 1907) M. le prof. Charles-Ed. Martin a été assez heureux pour
découvrir dans les bois de la Bâtie, sur Versoix, quelques exemplaires
d’une mousse appartenant au genre Sphagnum et constituant la seconde
station genevoise de sphaignes avec celle découverte en 1905 par
M. Penard à quelques mètres de la frontière vaudoise (284me séance,
10 avril 1905, p. 513).
1 La présence au Mont-Joly de toutes ces plantes alpines silicicoles permet
d’entrevoir des résultats plus positifs en faveur de cette hypothèse, lorsque l’on
aura achevé l'exploration de cette chaîne peu connue; mais dès maintenant, il
convient d'abandonner l’idée de considérer le Mont-Joly comme partie intégrante
du territoire floristique d'Annecy; il faut le rattacher au massif du Mont-Blanc,
avec lequel il offre toutes ses affinités floristiques et orographiques.
880 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (427)
L’ISOPYRUM THALICTROIDES DE PINCHAT. — Le Secrétaire
donne lecture d’une lettre de M. le Dr F.-Louis Perrot, de Chambesy,
relative à la mention dans le compte rendu de notre 312me séance
(11 mai 1908, p. 403) de l’Isopyrum thalictroides à Pinchat, canton de
Genève. — M. Perrot qui avait introduit avec succès l’Isopyrum dans sa
propriété de Chambésy, doute avec raison de sa spontanéité à Pinchat,
et présume qu'il aurait pu être introduit par M. le prof. Ph. Privat père,
propriétaire d’une villa à Pinchal et admirateur de cette plante qu’il aliait
parfois chercher à Chancy.
En exprimant ses remerciements à notre obligeant correspondant,
M. Beauverd ajoute que les résultats de sa campagne d’herborisation
de 1908 l’ont conduit à la conviction que la station d’Isopyrum de
Magland, mise en cause lors de notre séance du 11 mai, devait être défi-
nitivement attribuée à l'effet d’une migration de plusieurs plantes des
Bauges dans le bassin de l’Arve par la vallée de l’Arly.
A PROPOS DE L’ERICA VAGANS DES BAUGES. — M. Gustave
Beauverd présente quelques échantillons de cette charmante bruyère,
qu'il a réussi après 4 heures de recherches à rencontrer dans sa nou-
velle station des environs d’Entrevernes (cf. 307me séance, janvier 1908).
Cette localité est constituée par une lacune des grandes buxaies de la
région, où l’Erica vagans confond ses couleurs avec celles du Calluna
vulgaris. Le châtaignier n’est représenté que par quelques petits indivi-
dus tout jeunes présentant de 3 à 7 feuilles au maximum, et incapables
de se développer davantage parce que la roche urgonienne sous-jacente
ne saurait convenir à ses appétences chimiques. Comment ces châtai-
gnes viennent-elles germer à cette altitude, où aucune châtaigneraie ne
saurait dominer la station et n’a jamais pu y prendre pied ? Ecureuils ou
autres animaux ? Violents orages? — Un montagnard d’Entrevernes,
connaissant à fond la localité pour l’avoir journellement parcourue en
tous sens depuis une trentaine d’années, affirmait à M. Beauverd
qu'aucune bruyère autre que la Calluna n’avait été autrefois observée en
cette station : il n’y aurait que 20 ans à peine qu'une petite touffe
d’E. vagans, maintenant très développée, apparut au sommet de la
tache naissante, qui depuis lors ne fit que s’agrandir très sensiblement.
Cette assertion, jointe au fait de la présence en masse du Globularia
nudicaulis dans les rochers voisins, permettrait de conclure à l'existence
de violents courants atmosphériques dans le couloir d’Entrevernes (les
mêmes, sans doute, auxquels il faut attribuer la présence du Buis au
Roc de Chère ?), et à rechercher dans un voisinage plus ou moins immé-
diat une tache plus ancienne et plus considérable d’Erica vagans, dont la
station d’Entrevernes ne serait qu’une éclaboussure récente, une « fausse
relique en voie de reconstitution » ? — La flore des Bauges réserve sans
doute quelques autres surprises.
Séance levée à 10 h. 2; onze assistants : MM. Viret, Beauverd; Che-
nevard, Chodat, Mlle Grobéty, MM. Guinet, Hassler, Lendner, Martin,
Gabriel Naville et Schmidely.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
PUBLICATIONS BOTANIQUES DE MÜLLER-ARG.
Lichens. Mürzer J. — Pyrenocarpeæ Cubenses,
Mütter J. — Principe de classification in-8°, 46 pages. Leipzig, 1885.
des lichens et énumération des li- — Trois communications lichénologi-
chens des environs de Genève, in-4°, ques faites à la Société murithien-
95 pages, 3 planches. Genève, 1862. ne, in-8°, 3 pages. Sion, 1887.
— Liehenum species et var. nov..in- — Revisio lichenum Féeanorum, in-8°,
8°, 8 p.; Regensburg, 1871. 16 pages. Toulouse, 1887.
— Ueber Dufourea madreporiformis, — Enumération de quelques lichens de
in-8°, 5 pages. Regensburg, 1870. Nouméa, in-8°, 8 p. Toulouse, 1887.
— Compte-rendu critique du Licheno- — Graphideæ Féeanæ. in-4°, 80 pages.
graphia scandinavica de Th. M. Genève, 1887.
Fries, 80, 12 p. Regensburg, 1872. — Revisio lichenum Eschweileriano-
— Lichenologische Beiträge, fasc. 3 à rum. (Brésil), ser. II, in-80, 43
39, in-8°. Regensburg, 1874-1891. pages. Regensburg, 1888.
— Ein Wort zur Gonidienfrage, in-8°, — Lichenes Portoricenses, in-80, 7 pa-
3 pages. Regensburg, 187%. ges, Regensburg, 1888.
— Lichenes Finschiani, in-8°, 11 pa- — Lichenes Montevidenses, in-8°, 6
ges. Moscou, 1878. pages. Toulouse, 1888.
La nature des lichens, in-8°, 7 pa- — Lichenes Paraguavenses, in-8°, 32
ges. Genève, 1879. | pages. Toulouse, 1888.
— Lichenes Japonici, in-8°, 7 pages. — Pyrenocarpeæ Féeanæ in Féei essai
Regensburg, 1879. (1824) et Suppl. (1837). Editæ, in-
— Les lichens Néogrenadins et Ecua- ho, 15 pages. Genece, 1888.
doriens récoltés par M. Ed. Andre, — Lichenes (Mission scientifique du
in-8°, 15 pages. Toulouse, 1879. Cap Horn, 1882-1883), in-A0, 32
— Lichenes Africæ occidentalis a M. pages. Paris, 1888.
Pechuel-Lœsche et Soyaux, in-8°, — Lichenes Spegazziniani in Staten
18 pages. 1880. Island, Fuegia et in regione freti ‘La
— Les lichens d'Egypte, in-8°, 13 pa- Magellanici lecti, in-80, 20 pages. 3
ges. Toulouse, 1880. Florence, 1889. 5
— 4. Enumération des lichens valai- — 1. Lichenes Sandwicenses ; 2. Ob-
sans nouveaux. — 2. Lichens Augs- servalions in lichenes Argentinen-
bordpass ; 3. Lichens pentes Gran- ses, in-8°, 3 p.;8p. Marburg, 1889.
ges ; 4. Lichens Brigue, Nalers;5. — Lichenes Oregonenses, in-8°, 5 pa-
Lichens Hautes-Alpes Valais, in- ges. Regensburg, 1889. Le
8°, 21 p. Sion, 1881. — Lichenes Sebastianopolitani (Rio-de- 7
— L'organisation des Cœnogonium el Janeiro), in-8°, 12 p. Florence, 1889.
la théorie des lichens, in-8°, 4 pa- — Lichenes epiphylli novi, in-80, 20
pages. Geneve, 1890.
es. Geneve, 1881. ; ;
S — Lichenes Argenlinienses, in-80, 4
— Compte-rendu critique des « Sym-
bolæ lichens-mycologicæ » du Dr pages: Marburg, 1890.
Minks, in-80, 4 pages Toulouse, — Lichenes Africæ tropico orienlalis,
1889. in-80, 14 pages. Regensburg, 1890.
LE ue — Lichenes Costaricensis I, IL, in-80, RR
— Revisio Lichenum Meyenianorum, ë
in-8°, 12 pages. Berlin, 1883. 49 p., 52 pages. Gand, 1891, 189%. Ë
— Lichenes Bellendenici (Queensland),
— Lichenes Palestinenises el Enume- in-80, 10 pages. Berlin, 1891.
rationis Lichenum ægypliacorum __ Fiehenes Tonkinenses, in-80, 9 pa-
Supplementum primum, in-80, 9 ges. Berlin, 1891.
Q [4 à er j I I z
Ban Toulouse, 1884. we — Lichenes Schenckiani, in-8°, 16 pa-
— Revisio lichenum Eschweileriano- ges. Berlin, 1891. -
rum, I. (Brésil), in-8°, 47 pages. __ Lichenes Catharinenses, in-80, 9 pa-
Regensburg, 1884. ges. Berlin, 1891.
— Lichenes Otaïtenses, in-8°, 1 page, — Critique sn l'Etude du Dr Wainio,
Toulouse, 188%. in-8°, 8 pages. Toulouse, 4891.
— Nachtrag zu den von Dr Naumann — Lichenes Viciorienses, in-80, A pa-
auf der Expedilion der Gazelle ges. Florence, 1891.
gesammelten Flechten, 80, 8 pa- —- Lichenes Brisbanenses (Queensland),
ges. Berlin, 188%. in-8°, 20 pages. Florence, 1891.
Mürter J.— Kritik über Dr Wainio's
«Etude», in-89, 7 p. Regensburg,
1891.
— Lichenes Myoshianı (Japon), in-80,
12 pages. Florence, 1891.
— Lichenes exotici 1 à IV, in-80, 43 p..
17 Pp-,12,p.,
— Lichenes, in-8°, 8 p. Berlin, 1892.
— Lichenes Manipurenses, in-8%, 16
pages. Londres, 1892.
— Lichenes Knightiani in Nova Zelan-
dia, in-8°, 20 p. Bruxelles, 1892.
— Lichenes epipliylli Spruceani, in-8°,
12 pages. Londres, 1892.
— Lichenes exotici herbarii Vindobo-
nensis (Australia), in-80, % pages.
Wien, 1892.
— Lichenes Yatabeani (Japon), in-80,
1% pages. Florence, 1892.
— Lichenes Australiæ occidentalis, in-
80, 8 pages. Berlin, 1892.
— Lichenes Persici, 8°,9 p.Berlin, 1892.
— Lichenes Wilsonianı in Australiæ .
Prov. Victoria lecti, in-80, 33 pages.
Geneve, 1893.
— Lichenes Neo-Caledonici, in-80, 12
pages. Paris, 1893.
— Lichenes Scottiani, in-80, 1 nage.
Genève, 1893.
— Lichenes Chinenses Henryant, in-80,
2 pages. Genève, 1893.
—1.Lichenes Arabici ; 2. Lichenes Am-
boinenses, 80, 2p. ; 2p. Genève, 1893
— Lichenes Zambesici, in-8°, 6 pages.
Wien, 1893.
— 4. Lichenes Africani ; 2. Revision
der Stein’schen Ubersicht über die
von Dr Hans Meyer in Ostafrika
gesammelten Flechten, in-8°, 6 p.
et 11 pages. Leipzig, 1893.
— Lichenes Usambarenses, in-8°, 61
pages. Berlin, 1894.
— Lichenes Eckfeldliani (américains),
in-80, 5 pages. Genève, 189%.
— Arthoniæ et Arthothelii, in-8°, 12
pages. Genève, 189%.
— Graphidæ Eckfeldtianæ, in-8°, 10
pages. Genève, 1895.
— Pyrenocarpeæ Queenslandiæ, in-8°,
18 pages. Brisbane, 1895.
— Serlum Australiense s. species no-
ve auslralienses Thelolremearum,
Graphidearum et Pyrenocarpearum,
in-8°, 15 pages. Genève, 1895.
— An énumération of the plants col-
lected by M. E. Penard, in-80,
3 p. Genève, 1895.
— Lichenes Uleani in Brasilia lecti,
in-8°, 4 p. Berlin, 1895.
7 p.. 1892-1893-1895.
Mürcer J. — Lichenes Colensoanmi,
in-8°, 12 pages. Londres, 1895.
— Lichenes Sikkimenses, in-80, 2 pa-
ges. Genève, 1895.
— Leeanoreæ et Lecideeæ Australien-
ses novæ, 80, 11 p. Genève, 1895.
— Lichenes Ernsliant, 80, 8 p. Berlin,
1895.
— Analecta Australiensia, in-8°%, 10
pages. Genève, 1896.
— Ueber einige Flechten vom Monte
Rosa, in-80, 2 pages. Bern, 1896.
Autres Publications.
Mürter J. — Euphorbiaceen, 8°, 7 p.
— Species novæ nonullæ americ, Apo-
cynearum, sp. Echitis. in-80, 68
pages. Genève, 1859.
— Neue Euphorbiaceen des Herb. Hoo-
ker in Kew., in-80, 39 pages. Re-
gensburg, 1864.
— Nachricht zu meiner system. Arbeit
über die Euphorbiaceen, in-80, 7
pages. Leipzig, 1866.
— Apocynaceæ (Symbolæ ad fl. Brasi-
lie centralis cognoscendam, in-8°,
19 pages. Stockholm, 1869.
— Observationes et descriptiones plant.
nov. herbarii Van Heurckiani fase.
let ll, ın-8°%, 117 p.; 132 p. An-
vers et Berlin, 1870-1871.
— Euphorbiacearum species novæ, in-
8°, 19 pages. Ratisbonne, 1872.
— Bestätigung der R. Brown’schen An-
sicht über das Cyathium der Euphor-
bien, in-8, 7 p. Regensburg, °
1872.
— Lysurus Clarazianus, in-80, 1 page,
1 planche. Regensburg, 1873.
— Replik auf Dr Baillons « Nouvelles
observationssur les Euphorbiacees»,
in-8°, 20 pages. Leipzig, 1875.
— Rubiaceæ brasil, nov, in-8°, 27 pa-
ges. Regensburg, 1875.
— Les Characées Genevoises, in-8o, 96
pages. Genève, 1881.
Publications lichénologiques
d’autres auteurs.
Hue A.-M.—LichenologischeBeiträgein
Flora annis 1874-1891 Editi. Index
alphabeticus, 8°, 52 p. Genève, 1899.
KREMPELHURER. — Die Flechten Europas
(HeppsExsice.), 80,20 p. Regensburg
STIZENBERGER Ernst. — Actinopelte,
eine neue Flechten-Sippe, in-8°, 4
pages, I planche. Regensburg, 4861.
Wrist C., Graphidee Cubenses lectæ
(Nylander determinavit.) (Liste), in-
Lo, 1 page. Genève.
S'ADRESSER À L'HERBIER BOISSIER, CHAMBÉZY
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIR
SOUS LA DIRECTION DE
GUSTAYE BEAUVERD
CONSERVATEUR DE L'HERBIER
Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.
SECONDE SERIE
Tome VIII. 41908.
N° 12.
Bon à tirer donné le 5 janvier 1909.
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1908
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y compris la Hollande, la Suede et la Norvège.
- L'expédition de chaque numéro étant soigneusement xontrôlée. l’administration du Bulletin décline toute responsabilité pour numéros égarés,
L
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
VIE
SECONDE SÉRIE
SOMMAIRE DU N° 12. — DÉCEMBRE 1908.
Ph. Guinier. — CONTRIBUTION A L’HISTOIRE DE
LA VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY
d'après les restes végélaux trouvés dans les stations
lacustres néolithiques (Avec une gravure dans le lexle)..
H. Schinz. — MITTEILUNGEN aus dem BOT. MUSEUM
der. UNIVERSITAT ZURICH, XL (suite) =... ..
J. Bornmüller. — BEITRÆGE ZUR FLORA DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS (Fortsetzung und
SCHIISS)..= 2. RE Zar ee ee
J. Bornmüller. — NOTES COMPLEMENTAIRES
SUR LE VOYAGE D’EDMOND BOISSIER EN LYDIE
Ce PR EE M ee D nn he nn
E. Fries. — EINIGE WEITERE BEMERKUNGEN über
die GATTUNG SCOPARIA....... Te 0
Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM (suite).
G. Beauverd. — SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE,
Compte rendu des séances. — 9 novembre 1908 :
Ch.-Ed. Marrın, Herborisation mycologique à Perrignier : Virer,
Planeton du lac des un CHoDAT, Synthese des ferments
oxydants; DE Rıaz, Cas d’albinisme chez Epilobium spicatum ;
BEAUVERD, % cas teratologiques; id. Buliminus detritus dans les
garides genevoises. — 10 décembre 1908 : Nécrologie A" Tur-
rettimi, J. Brum et P. Fliche.. — Reglement du Bulletin de la
Société; HassLer, Supercheries botaniques de Parodi: BEAUVERB,
Eriocaulonacées du Brésil: Tulbaghia Simmleri sp. nov.: No-
thoscordons du Brésil: C. DE CaxDoLıE, Une pomme anormale:
G. BEAUvERD, Epervieres des Aravis: Bibliographie...........
G. Beauverd. — NOUVELLES ESPEGES URUGUAY-
ENNES DU GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH (Avec
sravures dansiedexle)e 272 EP RENE Eee
G. Gaillard. — VANDALISME JURASSIEN ........
J. Briquet. — BIBLIOGRAPHIE EE Se
TABEBSSETSREPERTOIRR E22 re
OBSERVATIONS
Pages
934
941
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Les abonnés sonlinvilés à présenter leurs réclamations dans les quinze jours
qui suivent la publication de chaque numéro.
FEB 4- 1909
BULLETIN DE UHERBIER BOISSIER
2m SERIE. — TOME Vili. — 1808.
N°42
CONTRIBUTION A L’HISTOIRE
DE LA
VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D'ANNECY
D'APRÈS LES RESTES VÉGÉTAUX
TROUVÉS DANS LES STATIONS LACUSTRES NÉOLITHIQUES
PAR
Ph. GUINIER IN
(Avec une gravure dans le texte.)
On connait sur les bords du lac d’Ännecy plusieurs stations lacustres
de l’époque néolithique ou de l’époque du bronze. Les recherches prati-
quées dans certaines de ces stations d’äge néolithique ont fourni, outre
des outils et instruments divers, des débris végétaux qui jusqu'alors n’ont
élé l’objet d’aucune étude approfondie. L. Revon, qui le premier a attiré
l'attention sur les palaffites du lac d'Annecy et les a étudiés au point de vue
archéologique, s’est borné à dire, à propos de l’une des stations, que les
pilotis était en bois de Chêne et à mentionner que sur l'emplacement des
habitations lacustres « un lacis de végétaux retenait des noyaux de Meri-
sier (Prunus padus), des noisettes et diverses graines ». Ces indications
ont été depuis reproduites par R. Munro?. Aucun botaniste ne s’est
occupé spécialement de Ia question, comme l'ont fait pour les palaffites
de la Suisse plusieurs auteurs, notamment O. Heer * et, tout récemment,
Neuweiler *.
M. Le Roux. ayant repris l’e&tude des matériaux rassemblés par Revon
et conservés au Musée d'Annecy, dont ila la direction, a bien voulu me
confier ce soin. En outre il a soumis un certain nombre d'échantillons
1 L. Revon. La Haute-Savoie avant les Romains. Revue Savoisienne, 1875.
2 Robert Munro. Les stations lacustres d'Europe aux âges de la pierre et du
bronze. Trad. française par P. Rodet, Paris, 1908.
3 Oswald Heer. Die Pflanzen der Pfahlbauten. Zürich, 1866.
* E. Neuweiler. Die prähistorischen Pflanzereste Mitteleuropas mit besonderer
Berücksichtigung der schweizerischen Funde, Zürich, 1905.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 42, 30 novembre 1908. 60
382 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (2)
de graines ou fruits, provenant d'une des stations, à l’examen de M.
Neuweiler. Je me propose d’exposer ici les résultats de ces études, et
d'examiner les conséquences qui en découlent du point de vue de la varia-
tion de la flore dans le bassin du lac d’Annecy.
Provenance, mode de conservation et procédés d’étude
des matériaux recueillis.
Les matériaux étudiés proviennent de deux stations distinctes.
La premiere est située vers l’entrée de l’&missaire du lac, le Thiou, qui,
à cet endroit, a été approfondi pour servir de port aux bateaux à vapeur:
c’est la Station du Port qui appartient à l’époque néolithique. On ya
trouvé en 1884 des fragments de bois et d’écorces, des débris de tiges et
de feuilles de végétaux herbacés, des fruits el des graines.
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STATIONS LACUSTRES
du
LAC D'ANNECY
Echelle : 4/160. 000.
DR] 4 4 il.
La seconde station se trouve à l'extrémité de la presqu'île de Duingt
sur le haut-fond du Roselet, recouvert seulement de quelques décimètres
d'eau. Elle date de la fin de l’époque de la pierre polie et du commence-
ment de l’époque du bronze. On y a recueilli, en 1860 et 1884, des frag-
ments de pilolis, des morceaux de bois carbonises, et aussi quelques
fruits et graines qui ont été déterminés par M. Neuweiler.
(3) P, GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 885
La répartition et le mode de conservation des restes végétaux des pa-
laffites du lac d'Annecy présentent exactement les particularités observées
et décrites, pour les lacs de la Suisse, par ‚Heer, puis par Neuweiler, et
qu'il est inutile de rappeler longuement.
Sur l’emplacement des habitations lacustres, on observe une couche
archéologique, formée de fragments d'outils, de poteries, d'os, de bois, de
charbon, de débris vègétaux divers, de graines, le tout aggloméré par des
cendres et de la vase ; cette couche est recouverte d’une épaisseur plus ou
moins grande de limon, déposé depuis l’époque de sa formation. C’est de
cette couche archéologique, draguée par Revon, et conservée depuis sans
remaniement, que M. L. Roux a patiemment extrait les restes végétaux
qui nous occupent: leur authenticité et leur âge sont donc certains, et
l’on ne peut craindre qu’il s'agisse de débris moins anciens déposés ulté-
rieurement dans le lac.
Le mode de conservation des restes végétaux est variable.
Les fruits et les graines sont parfois carbonisés. C’est le cas pour les
graines de céréales et de diverses plantes alimentaires, ainsi que pour
les graines ou fruits qui s’y trouvent mélangés d’une façon plus ou moins
fortuite, telles que les semences des mauvaises herbes qui les accompa-
gnent dans les cultures. Cette carbonisation est la conséquence des incen-
dies qui ont détruit les habitations lacustres et les approvisionnements
qui s’y trouvaient accumulés. D’autres fruits ou graines, non carbonisés.
ont subi, du fait du séjour prolongé dans l’eau, une transformation plus
ou moins complète. Ce sont des semences de plantes aquatiques ayant
vécu sur place, ou bien des graines et des noyaux de fruits charnus uli-
lisés dans l’alimentalion et rejetés après avoir traversé le tube digestif
sans modification, des fragments de tégumenis ou de péricarpe rejetés
après concassage pour obtenir l’amande, ou enfin des fruits et graines
entrainés fortuitement par les habitants.
Les bois et, accessoirement, les écorces, qui constituent une autre
catégorie importante de débris végétaux offrent les mêmes modes de
conservation. Beaucoup sont carbonisés : ce sont surtout de menus frag-
ments ayant servi à alimenter les foyers domestiques et aussi des fragments
de plus fortes dimensions utilisés dans la construction des habitations
anéanties par l'incendie; dans ce dernier cas la carbonisation n’est sou-
vent que superficielle. D’autres fragments de bois et d’écorces, immergés
sans avoir élé brülés. se sont conservés sous l’eau et ont pris un aspect
analogue à celui des bois enfouis dans les tourbières. Tels sont les bois
qui constituaient les pilotis, que l’on retrouve encore en place, et divers
débris de bois employés dans la construction des habitations.
Enfin on trouve en assez grande abondance sur l'emplacement des
habitations lacustres, des débris de tiges et feuilles de végétaux herba-
cés, surtout de Graminées et de Cypéracées. que la macération dans l’eau
a profondément altérés, en ne laissant subsister que les parties les plus
résistantes, {elles que les fibres et l’épiderme : leur aspect rappelle celui
des restes végétaux de même nature conservés dans la tourbe. Ce sont
ces débris qui forment ce que Revon appelle « un lacis de végétaux ».
L'étude et la détermination de ces divers matériaux présentent plus ou
moins de facilité suivant leur mode de conservation.
Pour les fruits ou graines, la carbonisalion a été en général assez peu
384 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉB.). 1908 (4)
complète pour ne pas modifier la forme et les caractères extérieurs, et
comme, d'autre part, elle assure la résistance absolue aux agents de
décomposition, la détermination est assez aisée. Au contraire pour les
semences conservées sans carbonisalion préalable la structure est plus
ou moins altérée, ou bien une partie seulement a échappé à la décompo-
sition, ce qui rend dans certains cas l'identification plus difficile.
L'étude des bois et écorces est généralement plus délicate. Pour les
fragments carbonisés, la facilité de l'identification dépend du degré de
carbonisation. Avec une carbonisation poussée très ioin, donnant un
charbon très friable, comme la braise, la strucfure est mal conservée.
Sur des fragments soumis à une combustion plus ménagée, analogue à
celle qui donne naissance au charbon de bois industriel, les éléments du
bois restent distincts et l’on peut étudier leur forme et leur mode de
groupement. Quant à la structure même de ces éléments, ei à l’orne-
mentation des parois, il est plus difficile de l’observer. Pratiquement
le meilleur procédé pour examiner un fragment de charbon consiste à
pratiquer une cassure bien nette que l’on observe à l’aide d’une forte
loupe : on distingue ainsi, sur une section transversale, les mêmes détails
que sur la section d’un morceau de bois. Mais un tel examen n'est pas
toujours suffisant pour identifier un échantillon. L'étude microscopique,
qui s'impose alors, est malaisée à cause de la difficulté de pratiquer des
coupes nettes dans une matière qui se pulvérise au contact de l’instru-
ment tranchant. Il faut recourir à des artifices : un procédé rapide et qui
peut rendre des services, consiste a imprégner la parlie superficielle
d'une solution de collodion que l’on laisse durcir et qui donne aux élé-
inenis une cohésion suffisante pour qu'on puisse faire une coupe. En tout
cas on ne peut compter, sur des échantillons carbonisés, pouvoir observer
avec assez de détails l’ornementalion des parois des cellules. Si donc
l'identification d’un bois peut se faire uniquement à l’aide de caractères
lirés de la forme et du mode de groupement des éléments, la détermina-
Lion sera certaine ; si on est obligé de recourir à des détails de structure
plus intimes, elle sera moins précise. |
Pour les échantillons de bois ou d’écorces soumis seulement à la macé-
ration dans l’eau, tous les modes d'examen sont praticables, mais on se
heurte à d’autres inconvénients, tenant à l’altération des membranes des
cellules qui peut effacer en partie leurs caractères distinctifs. L’intensite
de cette altération est essentiellement variable suivant les espèces. Cer-
iains bois soumis à l’immersion conservent presque sans changement
‘eur structure: c’est le cas surlout pour le bois d’If (Taxus baccata) ou
d’Aune (Alnus) et à un moindre degré pour celui du Chêne (Quercus) ;
d’autres, tel celui du Hêtre (Fagus silvatica) deviennent presque mécon-
naissables. Un cas particulièrement favorable est celui où un fragment de
fortes dimentions a subi avant d’être immergé une carbonisation super-
ficielle, ce qui est arrivé pour les bois formant la charpente des habitations,
tombés avant d’être entièrement consumés par l'incendie. La couche
superficielle carbonisée a très efficacement protégé les parties iniernes,
dont l’état de conservation est remarquable.
Quant aux débris macérés de Graminées et Cypéracées qui forment des
amas d’aspect peu reconnaissable, on peut arriver, par l’action ménagée
de l’eau de Javel notamment, a en isoler des fragments de cuticule, des
fibres, des cellules diverses, dont l’examen microscopique fournit des
caractères suffisants pour lidentification.
(5) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D'ANNECY. 385
Il
Liste systématique des espèces trouvées !
Pinus probablement P. silvestris L.
P. Deux petits fragments de bois.
Pinus cembra L.
P. Une seule graine.
Cette graine, d’ailleurs bien conformée, à tégument épais, est remar-
quable par ses petites dimensions: 6,6-4,2mm. Dans un lot de cent grai-
nes provenant des environs de Barcelonnelte (Basses-Alpes), les trois
plus petites mesurent 8-4,5 à 5mm.; les dimensions moyennes sont
12-6,5mm. Des graines de la Maurienne et des environs de Briançon ont
donné des chiffres analogues ; un certain nombre d’entre elles, situées
vers la base des cônes, ayant des dimensions de même ordre que les plus
petites précédemment citées. En étudiant comparativement des lots de
cônes de diverses provenances, on constate qu’il y a une relation étroite
entre les dimensions des graines et celles des cônes. La graine étudiée
proviendrait donc de fa base d’un cône de petites dimensions. Elle est,
de plus, plus renflée que la moyenne, mais on trouve des graines ayant
des formes analogues.
Abies alba Mill.
P. Nombreux fragments de bois. Un fragment d’écorce.
R. Deux fragments de charbons.
On rencontre des échantillons provenant de troncs d’arbres d’assez
fortes dimensions, carbonisés à la surface, ayant servi à former la char-
pente des habitations, et aussi de nombreux débris de branches et de
rameaux : On peut supposer que ces derniers constituaient la toiture,
usage auquel leurs aiguilles serrées, pectinées, longtemps adhérentes au
rameau après la dessication les rendent particulièrement appropriés.
Tous les échantillons de bois étudiés (au nombre d’une trentaine) se
rapportent incontestablement à Abies alba et non à Picea excelsa, dont
le bois ressemble à celui de l’espèce précédente. Le caractère distinctif le
plus saillant est fourni par la structure des rayons médullaires, examinés
en section radiale. Chez le Sapin (Abies alba) ces rayons sont uniformé-
ment formés de cellules de parenchyme ligneux à ponctuations sim-
ples. Chez l’Epicéa (Picea excelsa) on trouve à la partie supérieure et
inférieure de chaque rayon une ou deux assises de trachéides transver-
sales, munies de ponctuations aréolées. On peut affirmer l'absence de
restes de Picea excelsa dans les palafittes du lac d'Annecy.
Taxus baccata L.
P. Un petit éclat de bois et un morceau de 15cm. de longueur, travaillé,
à section quadrangulaire avec les angles arrondis, provenant probable-
1 Dans cette liste, les stations lacustres où ont été trouvés des restes de la plante
considérée sont désignées par P pour la station du Port, par R pour la station du
Roselet.
886 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me seR.). 1908 (6)
ment d’un arc. Le bois de l'If était spécialement recherché pour cet usage
dans l'antiquité.
Potamogeton perioliatus L.
P. Plusieurs fruits.
Setaria italica P. B.
P. Un fragment d’inflorescence carbonisée, en très bon état de conser-
vation.
Triticum vulgare Vill var. antiquorum Heer.
P. et R. Nombreux grains carbonises.
Triticum dicoccum Schrank.
P. et R. Quelques épillets carbonises.
Hordeum hexastichum L.
P. Assez nombreux grains carbonisés.
Phragmites communis Trin.
P. Nombreux débris de feuilles. La macération dans l’eau ne laisse
subsister que la cuticule, qui se déchire en petits fragments, et les
paquets de fibres qui se séparent les uns des autres et forment des sortes
de laniéres minces et résistantes, de coloration brune; ces lanières se
trouvent le plus souvent enchevêtrées par suite du tassement des maté-
riaux auxquels elles sont mêlèes et constituent surtout le « lacis de végé-
taux » dont parle Revon. Ces débris proviennent probablement de feuilles
apportées par les habitants pour garnir le sol de leurs cabanes.
Carex sp.
P. Quelques fruits de détermination spécifique difficile.
Scirpus lacustris L.
R. Un fruit.
P. Fragments de tiges macérées. Ces tiges accumulées et comprimées
forment des masses d'aspect feuilleté parcourues par des traînées brunä-
tres. L’examen microscopique permet d’y reconnaitre l’épiderme et des
cellules de la moelle; les traînées brunes sont formées par des débris de
feuilles d’autres végétaux, Phragmites communis et Carex notamment,
dont la cuticule est reconnaissabie, après que l’on a enlevé par des réac-
tifs appropriés la matière charbonneuse résultant de la décomposition des
autres tissus.
Salicacées.
P. Deux fragments de bois et un fragment d’écorce.
R. Quatre fragments de charbons.
Les caractères du bois des Salicacées sont facilement reconnaissables
sur ces échantillons, mais il est difficile de préciser davantage et de don-
ner une détermination générique ou spécifique.
Corylus avellana L.
P Assez nombreux fruits et fragments de péricarpe concassé.
R. Un petit fragment de bois carbonisé.
Les fruits présentent soit une forme ovale arrondie, soit une forme
ovale allongée. Ces deux formes signalées par Heer dans les palafittes de
la Suisse et dont Anderson a étudié la répartition, existent encore dans la
région.
Betula alba L.
P. Un fragment de bois et un fragment d’écorce.
Alnus sp.
P. Quatre fragments de bois, trois fragments d’écorce.
R. Neuf fragments de charbons.
(7) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAG D’ANNECY. 887
Le bois ei l’&corce des Aunes se conservent d’une manière remarqua-
ble dans l’eau. Quoique le bois des deux espèces Alnus glutinosa el A.
incana présente des différences sensibles, il est difficile, d’après des
échantillons réduits ou carbonisés, de décider à quelle espèce on a affaire.
Cependant trois des échantillons provenant de la station du Port se rap-
portent très probablement à Alnus glutinosa.
Fagus silvatica L.
P. Un fragment de bois, trois fragments de charbons, un fragment
d’écorce.
R. Trois fragments de charbons.
Le bois du Hétre s’altere très rapidement dans l'eau, ce qui explique
qu'il soit surtout représenté par des échantillons carbonises. On n’a
trouvé aucun reste de fruits de cet arbre, ce qui peut paraître singulier,
car il sont souvent recherchés comme aliment. Mais il faut remarquer
que la structure du péricarpe de la faîne est très analogue à celle de la
partie du péricarpe du gland des Chênes, qui, ainsi que nous allons le
voir, est détruite par le séjour prolongé dans l’eau.
Quercus pedunculata Ehrh. et Q. sessiliflora Sm.
P. Nombreux fruits et fragments de péricarpe. Deux fragments de bois
et deux fragments de charbons.
R. Bois formant des pilotis et cinq échantillons de charbons.
On rencontre quelques glands entiers carbonisés. Mais ce que l’on
trouve surtout ce sont des fragments de péricarpe correspondant à la
région d'insertion du gland sur la cupule. Cette partie du péricarpe isolée
se présente comme un pelit disque de 4 à 6mm. de diamètre et de Imm.
d'épaisseur : la face externe rugueuse offre à la périphérie une série de
petites cicatrices allongées dans le sens du rayon marquant la trace des
faisceaux libéro-ligneux; la face interne est unie et lisse. La raison pour
laquelle cette partie se sépare et se conserve presque sans altération
alors que le reste du péricarpe est détruit, se comprend quand on étudie
la structure du gland. Dans la partie en contact avec la cupule le péri-
carpe a la même structure que cette cupule: il est formé d’une masse
parenchymateuse consolidée par denombreux amas de cellules scléreuses
à parois très épaisses et parcourue par des faisceaux conducteurs. La
partie libre du péricarpecomprend, sous un épiderme fortement épaissi, une
couche de cellules scléreuses surmontant une couche de parenchyme : la
couche sclérifièe diminue d’épaisseur vers la base du gland pour dispa-
raitre complètement à la limite de la partie adhérente à la cupule. Il y a
donc la une zone circulaire étroite où le tissu est uniquement parenchy-
mateux : d'autre part, l’épiderme du péricarpe, quise continue sur la face
interne de la cupule, se déchire en cet endroit au moment de la chute du
gland et ne protège plus le tissu sous-jacent. C’est donc une zone de
moindre résistance. Par l’action de la macération dans l’eau, le üssu
parenchymateux est détruit et le disque d’attache du gland sur la cupule
se trouve isolé. Ce disque formé de tissus résistants n’est pas altéré par
la suite, tandis que le reste du péricarpe qui ne comprend qu’une couche
sclérifiée peu épaisse et moins résistante est plus ou moins altéré et
brisé. On se rend compte de ces faits en soumettant le péricarpe d’un
gland à l’action ménagée de l’eau de Javel ou du mélange de Schulze.
Par l'examen des fruits comme des échantillons de bois, il est difficile
de dire à laquelle des deux espèces Quercus pedunculata ou Q. sessiliflora
on a affaire. Ces deux espèces, légitimement créées aux dépens de l’es-
888 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (8)
pece linnéenne Q. Robur, n’ont pas de caractères distinctifs appréciables
sur les fruils isolés et leur bois est à peu près semblable. Cependant cer-
tains pilotis du Roselet semblent se rapporter à Q. pedunculata, tandis que
des fragments de charbons de la même station proviendraient plutôt de Q.
sessiliflor a.
Ulmus sp.
P. Un fragment de charbon et un fragment d’écorce.
Il est impossible d’après ces échantillons de décider s’il s’agit d’U. cam-
pestris ou d’U. montana.
Viscum album L.
P. Deux morceaux de branches d’Abies alba offrent d’une manière
très nette les déformations produites par ce parasite. On y reconnaît le
renflement irrégulier qu'il détermine au voisinage de son point d’im-
plantation et les solutions de continuité du tissu ligneux correspondant
au passage des racines sucoirs.
Le Gui est fréquent sur le Sapin : on ne peut savoir si les habitants des
palafittes le recherchaient spécialement, ou s’il a été apporté accidentelle-
ment avec la branche qui le portait.
Silene cretica L.
P. Une capsule carbonisée en très bon état de conservation.
Silene cretica a été signalé parmi les plantes des palafittes de la Suisse
et notamment de Robenhausen par Heer, qui rapporte à cette espèce une
capsule et de nombreuses graines. Neuweiler, s'appuyant sur la descrip-
tion et la figure de la capsule données par Heer, à défaut des échantil-
lons originaux qui n’ont pas été conservés, et surtout sur l'étude des
graines, conteste cette détermination : il pense que le Silène des palafit-
tes suisses n’est pas S. crelica, sans pouvoir cependant le rapporter avec
certitude à aucune espèce connue. D’autre part Pax! mentionne dans les
palafittes de Robenhausen la présence de S. linicola Gmel, ce qui indique
qu'il rapporte les restes trouvés à cette espèce.
L'identification de la capsule de la station du Port ne prête pas à sem-
biable discussion. Elle est de forme ovale-conique, très renflée à la base
et brusquement contractée en un carpophore mince, atténuée au sommet,
munie de trois fortssillons longitudinaux; elle s’ouvre par six dents trian-
gulaires. séparées par des déchirures peu profondes et limitant une ouver-
ture étroite. Ces caractères sont distinctifs de la capsule de $. cretica à
l’exclusion des espèces voisines et notamment de S. linicola. La compa-
raison avec des échantillons de fruits des diverses espèces de Silène ne
laisse subsister aucun doute.
Nymphza alba L.
R. Une graine.
Nuphar luteum Sm.
P. Nombreuses graines.
Ceratophyllum demersum L.
P. Plusieurs fruits.
Ranunculus repens L.
P. Nombreux fruits.
Ranunculus sect. Batrachium.
P. Plusieurs fruits.
! Pax. Caryophyllaceæ in Engler et Prantl. Die natürlichen Pflanzenfamilien.
a ip 72
(9) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 889
Pomacées.
P. Un fragment de bois; 2 fragments de charbons.
R. Six fragments de charbons.
On ne peut donner une détermination plus précise étant donné la
grande ressemblance du bois des diverses Pomacées et l’état de conser-
vation des échantillons. Le morceau de bois provenant de la station du
Port offre assez nettement pour le diamètre des vaisseaux, le nombre
des rayons médullaires et la dimension de leurs cellules, les caractères
que Burgerstein ‘ donne comme spéciaux aux Sorbus.
Cratæqgus oxyacantha L.
P. Deux noyaux.
C. monogyna Jacq.
P. Un noyau.
Malus acerba Mérat.
P. et R. Fragments de fruits carbonisés et graines.
Les fruits, qui sont généralement coupés en deux, sont de petite taille.
On ne trouve pas les fruits de plus grandes dimensions que Heer a attri-
bué à une variété culuivée.
Fragaria vesca L.
P. et R. Nombreux akènes.
Agrimonia eupatoria L.
P. Un fruit carbonisé.
La présence de poils crochus à la surface de ce fruit explique son
apport fortuit dans une habitation lacustre.
Rosa canina L.
P. Un akène.
Rubus idæus L.
P. et R. Assez nombreuses graines.
Rubus fruticosus L. (sensu lato).
P. et R. Nombreuses graines.
Prunus spinosa L.
P. et R. Très nombreux noyaux.
Ce sont ces noyaux qui ont été signalés par Revon comme «noyaux de
Merisier (Prunus padus)» indication doublement inexacte.
P. padus L.
R. Un seul noyau.
Pisum sativum L.
R. Quelques graines.
Ilex aquifolium L.
P. Un noyau.
Âcer sp.
P. Deux fragments de bois.
R. Deux fragments de charbon.
Il est impossible, par les caractères du bois, d’arriver à la détermina-
tion spécifique précise des Acer.
Vitis vinitera L. var. silvestris.
P. et R. Assez nombreuses graines.
Les pépins courts et renflés, présentent les caractères signalés par
! Burgerstein. Vergleichend-histologische Untersuchungen des Holzes der
Pomaceen. Wien 1895.
890 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (22e séR.). 1908 _ (10)
Neuweiler pour ceux des palafittes de la Suisse, et sont très analogues à
ceux des formes spontanées de la vigne, d’après la comparaison avec des
échantillons d’herbier provenant des environs de Montpellier et des
Basses-Pyrénées.
Pastinaca sativa L.
P. Un fruit.
Cornus sanguinea L.
P. et R. Très nombreux fruits. |
L’abondance de ces fruits, très communs aussi dans les stations suisses,
amène à penser que les préhistoriques les utilisaient, probablement pour
extraire l'huile contenue dans le péricarpe.
Fraxinus excelsior L.
P. Deux fragments de bois.
Galeopsis tetrahit L.
P. et R. Plusieurs akènes. ;
Les akènes de cette plante sont entourés d’un calice à lobes rigides et
piquanis qui peul être facilement entrainé.
Solanum nigrum L.
P. Nombreuses graines.
La présence d’un si grand nombre de graines de Morelle ne peut être
fortuite. Les fruits sont äcres et peu comestibles. Il est possible que les
jeunes tiges et les feuilles aient été consommées après cuisson, comme
elles l’étaient d’après Poiret! dans plusieurs colonies et notamment à
l'Ile de France où ce mets formait la base de la nourriture des créoles,
sous le nom de Brèdes.
Galium aparine L.
P. Un fruit carbonisé.
Sambucus nigra L. et S. ebulus L.
P. et R. Très nombreuses graines.
Les fruits des Sureaux servaient probablement à la confection d’une bois-
son fermentée : actuellement on les utilise encore de cette manière dans
certaines régions.
Viburnum opulus L.
P. Un noyau.
Lonicera xylosteum L.
P. Une graine.
II
Les variations de la végétation depuis l’époque néolithique.
Dans quelle mesure l'étude de la liste précédente permet-elle de se
rendre compte de l’aspect de la végétation de la region à l’époque néoli-
thique ? Les espèces dont les restes ont été trouvés sur l'emplacement des
habitations lacustres ne représentent évidemment qu'une faible partie
de la flore spontanée de la région. Pour ces espèces mème, on ne peut
* Poiret Encyclopédie méthodique. Botanique, Supplément t. I, p. 697.
(11) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 891
juger, par l’abondance de leurs restes, de leur fréquence à l'époque consi-
dérée : les parties utilisables de ces plantes sont plus ou moins suscep-
tibles de bonne conservation et peuvent disparaître entièrement à la suite
d’un séjour prolongé dans l’eau et, dans le cas où elles persistent, leur
abondance dépend surtout de l’usage plus ou moins grand qu’en fai-
saient les habitants. Il manque aussi une donnée essentielle, la connais-
sance des stations où les préhistoriques allaient chercher les plantes qui
leur étaient de quelques utilité. Nous sommes donc en présence de docu-
ments éminemment fragmentaires, incomplets, dont l'interprétation ne
laisse pas que d’être délicate.
Il est possible cependant d'arriver à un résultat.
On peut mettre à part, tout d’abord, toute une catégorie de végélaux,
les espèces aquatiques : il n’est pas douteux que le plus souvent leurs
débris sont tombés sur l’emplacement même qu’elles occupaient ou
ont été recueillis dans le voisinage tout à fait immédiat. et l’on peut affir-
mer qu’elles peuplaient alors les bords du lac.
Pour les végétaux terrestres, amenés par l’homme, on peut admettre
en principe que les préhistoriques avaient une tendance bien naturelle à
aller chercher au plus près ce qui était nécessaire à leur vie, et, en parti-
culier, que le bois, matière lourde et encombrante, dont ils bâtissaient
leurs cabanes ou qu'ils employaient comme combustible, était pris dans
un rayon peu étendu. On est donc en droit de conclure en général que la
connaissance des végétaux trouvés le plus fréquemment dans les palafit-
tes nous renseigne sur la végétation des parties des rives du lac immé-
diatement avoisinantes, et, d’une facon plus certaine, que la connaissance
des divers bois qui y ont été rencontrés nous donne un aperçu de la flore
forestière de ces localités. Il faut prendre garde pourtant de ne pas trop
étendre cette conclusion. Les habitants des cités lacustres pouvaient aller
chercher assez loin un bois qui, en raison de propriétés spéciales, leur
était utile pour un usage donné. Cela leur était bien plus facile encore
pour un fruit qu'ils appréciaient.
Mais, d'autre part, on est puissamment aidé, pour reconslituer l’état
ancien de la végétation, par ce que l’on sait de la biologie des espèces, de
leurs exigences. de leurs stations habituelles, et par la connaissance des
conditions de sol et de climat régnantes sur les rives du lac et sur les
pentes des montagnes qui l'entourent, surtout au voisinage des stalions
lacustres.
Aussi n'est-il pas trop téméraire d’utiliser les matériaux recueillis pour
tenter une reconstitution partielle de la végétation des bords du lac à
l’époque des palafittes. L’esquisse sera évidemment très incomplète et
ne pourra avoir quelque précision que pour les environs immédiats des
localités où ont été faites les trouvailles archéologiques. Malgré toutes ces
imperfections, la comparaison des données rassemblées sur l’état ancien
de la végétation avec son état actuel amènera à des conclusions intéres-
santes.
La végétation littorale.
Les végétaux aquatiques, croissant dans le lac et dans la zône maréca-
geuse qui le borde ont, en raison de leur station, laissé de nombreux
.892 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me süp.). 1908 (12)
restes. Aussi sommes-nous bien renseignés sur la végétation littorale à
l’époque des palafittes. Dans le lac même croissaient :
Potamogeton per foliatus.
Nuphar luteum.
Nymphæa alba.
Ranunculus sect. Batrachium.
Ceratophyllum demersum.
ainsi que Scirpus lacustris et Phragmites communis groupés probable-
ment en associations denses. Les bords étaient garnis de Carex.
Cette flore littorale n’a subi aucun changement. En se reportant à la
description détaillée que donne M. Le Roux' de la végétation du lac
d'Annecy, on peut s'assurer que toutes ces espèces vivent encore actuel-
lement, aux endroits mêmes où on en a trouvé les débris.
La végétation des alluvions des rives du lac.
Les rives du lac, dans les parties où le sol, formé d’alluvions, est pro-
fond et frais, étaient garnies d’une végétation que l’on peut aussi parliel-
lement reconstituer et dont les éléments fournissaient aux préhistoriques
une bonne partie de leur combustible ainsi que divers aliments. C’est là
que croissaient, surtout au bord de l’eau, les Salicacées (Populus, Salix) et
les Aunes (Alnus), dont le bois est si abondant dans les palafittes. Plus
loin du bord ce sol frais permettait le développement des Quercus pedun-
culata, Fraxinus excelsior, Ulmus campestris, Betula alba, avec encore
Alnus sp., Populus sp. et Salix sp. Divers arbustes, dont les fruits ont été
trouvés et qui recherchent également de telles stations, formaient le
sous-bois de cette forêt primitive : Prunus spinosa, P. padus, Sambucus
nigra, Cornus sanguinea, Corylus avellana, Cratægus oxyacantha, Vibur-
num opulus, Lonicera xylosteum, Rubus fruticosus. Les documents nous
manquent pour la végétation herbacée : tout au plus pouvons-nous sup-
poser que l’on y rencontrait Fragaria vesca, Agrimonia eupatoria.
Il est naturel de penser que c’est sur ces sols d’alluvions, fertiles et
frais, que les habitants avaient établi leurs cullures en détruisant par
places, d’une manière plus ou moins parfaite, la végétation spontanée.
C'est aux abords de ces parties essartées que devaient croître Galeopsis
tetrahit, qui apparait en si grande abondance et est si caractéristique des
entroits défrichés en forêt, et Sambucus ebulus, plante des clairières
fraîches; là aussi existait probablement Solanum nigrum, espèce qui
recherche les sols remaniés par l’homme.
Il est assez difficile de juger des changements survenus dans la flore
spontanée des plaines d’alluvions, faute de point de comparaison, puis-
que, actuellement, les villages et les cultures ont complètement pris pos-
! M. Le Roux. Recherches biologiques sur le lac d Annecy (Annales de Biolo-
gie lacustre, t. II, 1907).
(15) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 893
session de ces terrains. Cependant il existe encore des stations, bien res-
treintes, il est vrai, où la végétation primitive s’est assez bien maintenue :
ce sont les deltas et délaissés des petits cours d’eau affluents du lac, tels
que l’Eau-Morte, le Bourdon, le Laudon. Là s'installent spontanément
des associations dont M. Le Roux donne la description et dont les élé-
ments sont ceux qui ont élé énumérés précédemment. Sur le petit cône
de déjection du Bourdon par exemple, la végétation sylvatique est formée
principalement par :
Arbres. Dominants : Alnus incana, Populus nigra.
Abondants : Salix alba.
Parsemés : Quercus pedunculata, Fraxinus excelsior.
Arbustes. Abondants : Cornus sanguinea, Viburnum opulus, Ligusirum
vulgare.
Parsemés : Prunus spinosa, Frangula vulgaris, Lonicera
æylosteum.
La végétation spontanée des alluvions du bord du lac est donc la même
qu’à l’époque néolithique; une seule modification peut être signalée, la
disparition de Prunus padus, qui ne croit plus au voisinage du lac, mais
que l’on retrouve, non loin de là, dans une station analogue, les bois
humides de Glaizins, près d'Annecy le Vieux.
La végétation des versants.
La végétation des pentes des montagnes entourant le lac est peu aisée
à reconstituer, car les données à cet égard se font plus rares. C’est seule-
ment pour les versants avoisinant les stations lacustres et surtout la sta-
tion du Port, qui a fourni les restes végétaux les plus nombreux, que l’on
peut donner des indications quelque pen précises. à condilion de connai-
tre la topographie des lieux et les conditions écologiques qu'ils offrent.
La station du Port, située prés de l'emplacement actuel de la ville
d'Annecy, est dominée par les premières pentes du Semnoz. La large
croupe de cette montagne s’abaisse progressivement et vient s’étaler en
formant un versant exposé au nord, coupé brusquement du côté de
l’ouest; à l’est se détache un éperon rocheux. le promonloire de La Puya,
dont l’un des versants domine une dépression aboutissant au hameau des
Epagnoux, l’autre versant regardant le sud-est. On trouve donc sur ces
pentes des conditions assez variées; la majeure partie, au voisinage immé-
diat de la station lacustre, au-dessus du quartier dit des Marquisats, est
exposée au nord et par suite jouit d’un climat frais et humide.
Etant données ces conditions on peut affirmer que c’est là que crois-
saient à l’époque néolithique le Hêtre (Fagus silvatica) et le Sapin (Abies
alba) dont les restes abondent à la station du Port. A ces essences, dont
la première devait être dominante, s’associaient des Chênes (Quercus sp.)
des Erables (Acer sp.) des Pomacées (Sorbus sp. Malus acerba). La
station convenait spécialement au Houx (lex aquifolium) et au Fram-
boisier (Rubus idæus) et aussi à des arbustes plus ubiquisies
Corylus avellana, Prunus spinosa. Cornus saïguinea, Cratægus oxya-
894 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (14)
cantha, Rosa canina, Rubus fruticosus. Sur les pentes plus chaudes expo-
sées à l’ouest ou au sud-est, le Sapin devait faire défaut et le Hêtre devait
laisser une place plus large aux autres essences, surtout Quercus sessili-
flora, accompagnées de divers arbustes. Dans les stations sèches et bien
exposées devait croître çà et là Pinus silvestris.
La station du Roselet se trouve à l’extrémité de l’arête de la montagne
de Taillefer qui s’avance dans le lac en formant le promontoire de Duingt.
L'un des versants, dominant le lac, est exposé au sud-est; l’autre exposé
au nord-ouest, limite l’étroit et frais vallon d’Entrevernes. Malgré le peu
de documents fournis par la station du Koselet, on peut penser que le
Hêtre (Fagus silvatica) devrait exister sur le versant frais et dans le
vallon, en compagnie du Sapin (Abies alba) dont le bois se trouve en
petite quantité dans les charbons étudiés. C’est au contraire du promon-
toire même et du versant chaud, plus rapproché des habitations lacustres,
que doivent provenir les échantillons, trouvés en plus grand nombre,
de bois de Chêne (Quercus sessiliflora) de Pomacées (probablement
Sorbus) et d'Erable (Acer sp.).
En examinant l’état actuel des versants aux environs des stations lacus-
tres étudiées, on peut se rendre compile des modifications que la végé-
tation spontanée y a subies.
Les premières pentes du Semnoz ont éprouvé par le fait de l’homme
de profondes transformations. La partie la plus inférieure a été mise en
cultures. Plus haut les pentes du Crêt du Maure ont été progressivement
déboisées, surtout depuis le XVITIme siècle, puis reboisees vers 1860 et
sont actuellement garnies d’une forêt d’origine presque entièrement
artificielle. La colline de la Puya au contraire a été soumise à des chan-
gements moins grands : les bois y ont été respectés, mais exploités à
fréquents intervalles; seules certaines surfaces ont élé converties en
châtaigneraies. C'est donc dans celle partie seulement que l’on peut
actuellement juger le caractère de la végétation spontanée.
Sur le versant exposé au nord, la forêt esi constituée par un mélange
d'arbres feuillus où domine le Hêtre (Fagus silvatica) associé surlout au
Chêne (Quercus sessiliflora) et accessoirement au Charme (Carpinus betu-
lus), Alisier(Sorbus aria), Pommier (Malus acerba).Erable( Acer campestre):
le sous-bois comprend de nombreux arbustes : Corylus avellana, Cralæ-
qus oxyacantha, C. monogyna, Cornus sanguinea, Prunus spinosa, Ligus-
trum vulgare, Viburnum lantana, Lonicera xylosteum, Rosa sp.. Rubus
fruticosus (sensu lato), Evonymus europæus, et plus rarement Îlex aqui-
forium, Rubus idæus. Dans les parties les plus fraîches. au-dessus des
Marquisats par exemple, subsistent quelques petits massifs âgés où le
Hêtre est tout à fait dominant. Le Châtaignier (Castanea vesca) existe assez
fréquemment, ca et là, associé aux autres essences. Un caractère parlicu-
lier de la forêt spontanée de ce versant c’est la présence à l’état dissé-
mine de l’Epicea (Picea excelsa). Cette espèce a une tendance marquée à
s'installer un peu partout au milieu des essences feuillues; elle est même
envahissante quand les conditions lui sont plus particulièrement favora-
bles : c’est ce que l’on remarque très nettement dans les châtaigneraies
plus ou moins abandonnées.
Sur le versant de La Puya exposé au Sud-est, c’est le Chêne (Quercus
sessiliflora) qui domine avec diverses essences, Carpinus belulus, Sorbus
(15) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D'ANNECY. 895
aria, Acer campestre, A. opulifolium; en outre la plupart des arbustes
mentionnés sur le versant nord s'y retrouvent sauf lex aquifolium et
Rubus idæus : par contre on y remarque Prunus mahaleb, Coronilla
emerus, Mespilus germanica ; Pinus silvestris croit par pieds isolés dans
les parties sèches. L’Epicea (Picea excelsa) s’y retrouve aussi, mais avec
une moindre fréquence.
La montagne de Taillefer, au-dessus de Duingt, a subi aussi des modi-
fications dues au deboisement. D’une manière générale on constate
que le versant sud présente les traces d’une association où domine le
Chêne (Quercus sessiliflora) avec Sorbus aria, Acer opulifolium, etc.
tandis que sur le versant exposé au nord-ouest et dans le vallon d’Entre-
vernes subsistent des bois où domine le Hêtre (Fagus silvatica) associé
à diverses essences feuillues. L’Epicéa (Picea excelsa) y est disséminé etle
Chataignier (Castanea vesca) est assez commun dans les bois au voisinage
du vallon. Un caractère spécial de ce versant est donné par l'abondance
très grande du Buis (Buxus sempervirens) qui forme jusqu’au bout du
promontoire, dans les parties découvertes comme sous le couvert des
arbres, des fourrés compacts.
Si l’on rapproche ces descriptions sommaires de la flore actuelle de
l'extrémité septentrionale du Semnoz et de la montagne de Taillefer, de la
liste des espèces trouvées dans les palafittes que l’on est autorisé à
admettre comme croissant à l’époque néolithique dans les mêmes sta-
tions, on voit que, dans l’ensemble, les changements ne sont pas consi-
dérables. On trouve actuellement sur les versants à proximité des deux
stations lacustres les mêmes arbres et arbustes que les préhistoriques
utilisaient de diverses manières.
Il y a pourtant une modification frappante. Actuellement le Sapin
(Abies alba)esi complètement absent dans le voisinage des stations lacus-
tres. Pour trouver cette essence, il faut s'élever sur le Semnoz jusqu’au
plateau qui commence au hameau des Puisots (altitude 900 m.) à plus de
trois kilomètres d'Annecy. Sur la montagne de Taillefer et dans la pärtie
inférieure du vallon d’Entrevernes le Sapin manque aussi et ne se retrouve,
et encore peu abondant, que plus haut sur le flanc ouest de ce vallon, à
une distance considérable du Roselet. Par contre dans tous les bois
actuellement existants sur les pentes de ces deux montagnes croît l'Epicéa
(Picea excelsa). C'est d’ailleurs un fait constant sur les versants des mon-
tagnes du bassin du lac et, d’une facon plus générale, sur toutes les mon-
tagnes de la région : partout, sauf là où les conditions d'exposition déter-
minent un climat local trop chaud et trop sec, on constate que les bois
sont comme piqueles d’Epiceas, tantôt isolés, tantôt réunis en petits
bouquets.
Or il est absolument établi que le bois de Sapin est abondant dans les
palalities, landis que pas un morceau d’Epicea n’y a été trouvé. Si, dans
l’état actuel de la végétation, on voulait exploiter, près des rives du lac, le
Conifère le plus abondant et le plus à portée, on ne trouverait que de
l'Epicéa, et 11 faudrait s'imposer un long trajet pour rencontrer du Sapin.
Etant données les qualités semblables du bois de ces deux essences,
on ne peut supposer que les préhistoriques aient agi ainsi La
conclusion s'impose : depuis l’époque néolithique, le Sapin a disparu
d’une partie des stations qu’il occupait autrefois, et par contre l’Epicea a
pris dans la végétation une place qu’il n'avait pas alors.
896 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1308 (16)
Arnold Engler ! est arrivé à la même conclusion en ce qui concerne la
région des basses montagnes et des collines avoisinant les lacs de la Suisse
centrale. L'étude de nombreux échantillons de bois des palafittes de ces
lacs, faites par l’auteur lui-même, puis par Ammon et plus récemment
par Ammon et Neuweiler ?, a prouvé que pas un seul fragment de bois
d’Epicea ne s’y trouvait; mais on a reconnu de nombreux resles de Sapin.
A. Engler conclut que l'installation de l’Epicéa dans la region des basses
montagnes et des collines, où il est commun, est postérieure à l’époque
néolithique, et il explique cet envahissement par les modifications appor-
tées par l’homme aux conditions de développement de la forêt spontanée.
Cette théorie s'applique de tous points au cas qui nous occupe. Ce change-
ment dans la flore forestière ne peut en effet être attribué à une modifica-
tion naturelle du climat. La concordance que l’on constate en général entre
la flore néolithique et la flore actuelle va à l'encontre de cette hypothèse.
Tout au plus pourrait-on invoquer une sécheresse plus grande du climat,
due au déboisement, conséquence de la mise en valeur du sol par l’agri-
culture, circonstance qui nuirait au Sapin sans être dommageable à l’Epicea.
On peut se convaincre de l'insuffisance de celte raison en examinant l’en-
semble de la végétation dans les stations fraîches où on est en droit de
supposer l'existence ancienne du Sapin. À La Puya par exemple, près du
hameau des Epagnoux, on trouve sous les chataigneraies un tapis herbacé
où dominent Vaccinium myrtillus et Luzula nivea, plantes que l’on peut
considérer, en particulier d’après ce que l’on constate plus haut sur la
montagne du Semnoz, comme ayant sensiblement les mêmes exigences
que le Sapin, comme caractéristiques de l'association du Sapin dans la
région. Ces espèces se multiplient et croissent vigoureusement, dans
cetle station, ce qui indique nettement que les conditions n'ont pas
cessé de leur être favorables et par conséquent le sont tout autant au
Sapin lui-même.
Au contraire l'intervention de l’homme qui, par ses exploitations fores-
tières, est venu troubler les conditions naturelles, explique bien la dis-
parition du Sapin d’une partie des stations qu’il occupait et l'extension de
l’Epicea dans la plupart des bois de la région basse. Il suffit de connaître
la biologie de ces essences pour le comprendre. Le Sapin est un arbre des
stations fraîches et de plus une essence d'ombre, qui ne peut se déve-
lopper dans sa jeunesse que sous le couvert d'arbres voisins. Sion vient par
des exploitations à découvrir le sol, les jeunes plants brusquement isolés,
frappés par la pleine lumière sur un sol exposé à la dessication sous l’action
des rayons solaires, dépérissent ou meurent. Des exploitations fréquentes
empécheront donc le Sapin de se maintenir en une station en rendant sa
multiplication impossible, et ceci d'autant plus que la station est située à
une plus faible altitude, c’est-à-dire moins humide et plus chaude. L’Epicéa
au contraire, beaucoup plus tolérant vis-à-vis de l'humidité et de la cha-
leur, est une essence de lumière, supportant el même exigeant pour se
développer de recevoir pleinement les rayons lumineux. Quand un jeune
U Arnold Engler. Wirthschaftsprinzipien für die natürliche Verjüngung der
Waldungen u. s. w. — Schweizerische Zeitschrift für Forstwesen, 1900, p. 264.
Arnold Engler. Mitteilungen der schweizerische Centralanstalt für das forstliche
Versuchwesen. VIII Band 2 Heft 1905, p. 186.
2 Flury. Mitteilungen der schweizerische Centralanstalt für das forstliche
Versuchwesen, IX Band, 1907.
(17) P. GUINIER. VÉGÉTATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 897
plant se développe dans une station boisée, il ne peut continuer sa
croissance que s’il est dégagé de l’abri des arbres voisins : des exploita-
tions fréquentes lui seront éminemment favorables. De plus la graine de
l’Epicea, plus légère que celle du Sapin, se dissémine plus facilement et
pourra parvenir dans des stations assez éloignées où n’existent pas d'arbres
semenciers. Le même mode d’exploitation des bois qui amène la dispari-
tion du Sapin, favorise au contraire l’envahissemen! progressif de l’Epicea.
Tel est le mécanisme de cette modification remarquable de la flore fores-
tière.
Les documents rassemblés donnent-ils d’autres renseignements sur
l'histoire de la flore du bassin du lac? Trois espèces dont les restes ont
été reconnus dans les palaffittes, el dont les deux dernières au moins
croissaient certainement en dehors des stations étudiées. doivent étre
examinées à ce propos: ce sont l’If (Taxus baccata), la Vigne (Vitis vini-
fera), l'Arole (Pinus cembra).
L'If (Taxus baccata) existe actuellement sur les montagnes de la rive
orientale du lac (Montagne de Veyrier, plateau de Saint-Germain, etc.)
surtout dans des stations rocheuses. Il n’y a pas de difficullé à admettre
qu’à l’époque néolithique il avait, dans le bassin du lac, des stations plus
nombreuses et aussi plus accessibles d’où il a disparu depuis. Partout en
effet, l’If apparail comme une espèce en voie de retrait, réfugiée dans les
endroits où il n’a pas à lutier contre la concurrence des autres espèces,
et surtout ou il peut se défendre contre l’action de l’homme.
Pour la Vigne, la question est plus obscure : d’où venaient les nom-
breux raisins dont on trouve les graines dans les deux stations du Port
et du Roselet ? Il s’agit bien de la Vigne sauvage (Vitis vinifera L. var.
silvestris). Il n’y a pas de raisons a priori pour ne pas admettre sa spon-
taneiie, au même titre que pour d’autres espèces méridionales, sur les
versants chauds de la rive orientale du lac. où on la rencontre par pieds
disséminés (notamment à la Montagne de Veyrier, au Roc de Chère, sur
les pentes du plateau de Saint-Germain, etc.); d’autant plus qu’on peut
supposer qu'elle y était plus abondante qu’actuellement, parce qu’elle
occupait les stations les plus chaudes du bas des versants, depuis défri-
chées et transformées en vignobles. Mais d’autre part en voyant la fré-
quence des pépins de raisins dans les palafittes de la station du Port,
on ne peut s'empêcher de se demander si quelques pieds de Vigne spon-
tanés, si peu fructifères en général, suffisaient à une consommation
pareille et si les habitants ne savaient pas la cultiver. EL dans cette
hypothèse une question se pose : les habitants n’ont-ils fait que propager
l'espèce trouvée dans le pays, ou bien l’ont-ils importée ? Les documents
préhistoriques n’élucident donc pas la question si controversée de la
spontanéité de la Vigne dans la région. Deux opinions sont en présence :
les uns regardent les pieds de Vigne sauvage comme complètement
spontanés, les autres les considèrent comme des descendants de Vignes
cultivées à l’époque actuelle, revenus au type primitif. La constatation de
l'existence de la Vigne sauvage (Vitis vinifera, var. silvestris) dans les
palafittes ne permet que de formuler une troisième hypothèse : c’est que
la plante croissant de nos jours avec les apparences de la spontanéité
serait la forme primitive introduite à l’époque néolithique et naturalisée
‘depuis. :
L'origine de la graine unique d’Arole (Pinus cembra) L.) trouvée a la
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER n0 41, 30 novembre 1908. 61
898 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (18)
Station du Port soulève un problème tout aussi complexe. Gel arbre, dont
les exigences sont bien déterminées, demande des sols assez fertiles et
profonds et croît dans des conditions de climat qui ne sont réalisées
qu'en haute montagne ou, exceptionnellement, à des altitudes
moyennes, sur des versants très abrités du soleil. Pinus cembra n'existe
plus actuellement dans la région qu’en deux stations restreintes! el
d’ailleurs assez éloignées du lac : le versant nord de la Tournette et le
versant est de la Dent de Cons au-dessus de Faverges, stations d'accès
excessivement difficile où assurément les préhistoriques n’allaient pas le
chercher. Les montagnes qui bordent immédiatement le lac offrent peu
de stations ayant pu convenir à cette essence, soit à cause de leur faible
altitude ei de l'exposition de leurs versants, soit surtout à cause de la
nature du sol formé presque partout de calcaire urgonien compact, qui
ne convient pas a l’Arole, ainsi que le montre nettement l’étude d’une
des stations actuelles. Cependant on trouve des stations assez favorables
sur le flanc ouest de la Tournette tout près de l'emplacement où l’arbre
croit encore, el peut être aussi au sommet des pentes de la Dent de
Lanfont, qui l’avoisine. Plus pres de la station lacustre où a été trouvée
la graine, la partie culminante du Semnoz (altitude 1700 m.) où affleurent
des marnes néocomiennes donnant un sol profond et frais, a pu donner
asile à quelques pieds de Pinus cembra. Actuellement toutes ces stations
sont déboisées et occupées par des pâturages. Il faut envisager aussi
l'hypothèse du transport de la graine d’Arole depuis des régions
éloignées. On sait qu’il existait à l’époque des palafittes des relations com-
merciales étendues. Or l'Arole est abondant dans une vallée peu
éloignée du lac d'Annecy que l’on sait avoir été habitée de longue
date et qui a été de tout temps un lieu de passage : la vallée de
la Maurienne, aboulissant au col du Mont Cenis. Ne peut-on pas
admettre que les graines de cet arbre, si recherchées encore de
nos jours comme comestibles par certaines populations, faisaient
l’objet d’un commerce ? D'autre part les dimensions très faibles
de la graine étudiée peuvent indiquer plutôt qu'elle provenait d’un
arbre croissant dans des conditions un peu défavorables et la
rareté très grande de ces semences peut s’interpreter comme un argu-
ment en faveur de la rareté de l'espèce, croissant du reste dans des
régions moins visitèes par les habitants. On sait d’ailleurs que Pinus
cembra a les atlures d’une espèce en voie de recul. Croissant en haute
montagne, mais en sol fertile, il a été souvent détruit lors de la création
des alpages. A part certaines parties des Alpes où il forme encore
quelques massifs, on ne le trouve plus que ca et là par pieds disséminés,
réfugiés dans des endroits peu accessibles. C’est dans ces conditions
qu’on l’observe dans les Alpes d’Annecy. Aussi, sans être trop affirmalif,
on peut cependant compter le Pinus cembra comme un élément probable
de la flore de certaines montagnes du bassin du lac d’Annecy à l’époque
néolithique.
On peut encore faire quelques remarques, à propos des documents
fournis par les palafittes, sur l'absence de certains végétaux et les conclu-
sions que l’on peut en tirer. On ne saurait être trop prudent en cette
1 Ph. Guinier. Deux stations nouvelles du Pinus cembra dans les Alpes ocei-
dentales françaises. Bull. Herb. Bossier, 2me série t. VI, 1906, p. 1019.
(19) P. GUINIER. VEGETATION DANS LE BASSIN DU LAC D’ANNECY. 899
matière, quand on ne raisonne que sur les résultats de l’étude d’une
masse de matériaux relativement peu considérable. Cependant en s’adres-
sant à des espèces actuellement abondantes el surtout susceptibles d’uti-
lisation, les chances d’erreur diminuent.
L'absence complète de restes de Châtaignier (Castanea vesca), espèce
qui remplit bien cette double condition, vient confirmer l'idée de la non-
spontanéité de cet arbre dans la région où il est maintenant répandu.
C'est d’ailleurs un fait qu'on peut établir par la seule considération des
circonstances actuelles. Le Châtaignier n’existe dans les bois qu’au voi-
sinage des surfaces occupées par des châtaigneraies, d’origine artificielle ;
il ne peut s'implanter, au milieu des autres essences, qu’à la faveur des
exploitations qui ont créé des clairieres ou éclairci le massif. Laissé à lui
même, il lutie difficilement avec les arbres spontanés : sous les chä-
taigneraies abandonnèes se constitue une forêt dont les essences sont
celles qui dominent dans les environset où le Châtaignier ne joue qu’un
rôle accessoire. L'introduction du Châtaignier dans la région, et son instal-
lation en forêt dans des circonstances un peu analogues à celles qui ont
été exposées pour l’Epicéa, sont postérieures à l’époque néolithique.
Conclusion
L'étude des restes végétaux des palafiites du lac d'Annecy montre donc
que depuis l’époque néolithique aucun changement important n’est sur-
venu dans la flore du bassin du lac: la grande majorité des espèces qui y
croissaient alors s’y trouve encore actuellement, et autant qu'on peut
en juger, dans les mêmes stations. Les seules modifications certaines, qui
portent sur la réparlition de quelques espèces, sont dües à l’action de
l’homme et ne se sont réalisées qu’assez longtemps après, quand le pays
a été peuplé et mis en valeur. Deux espèces, le Sapin (Abies alba) et
V'If (Taxus baccata) ont perdu du terrain ; l’Arole (Pinus cembra) dont
l’existence ancienne est seulement probable, a disparu. Par contre on a à
constater l'extension de deux espèces, jouant actuellement un rôle notable
dans la vegelalion des basses montagnes:: l’une, introduite par la culture
et naturalisée, le Châtaignier (Castanea vesca); l’autre spontanée, mais
confinée auparavant dans des stations différentes, l’Epicéa (Picea
excelsa)
L’envahissement de l’Epicéa aux basses altitudes est le fait le plus
saillant de l’histoire de la végétation depuis l’époque néolithique.
On s'explique ainsi la répartition de cet arbre dans la Haute-Savoie et
une partie de la Savoie, où on le rencontre, d’une part, dans les regions
élevées où il est dominant, et d’autre part, sur les versants des basses
montagnes, sur les collines mollassiques où il forme de beaux massifs, et
jusque sur les délaissés des rivières. Cette distribution, que l’on retrouve
dans la Suisse centrale, contraste avec celle que l’on observe dans les val-
lées pius méridionales des Alpes, jusqu’à la Maurienne et à la Tarentaise,
où l’Epicéa caractérise netiement, ainsi que l’a montré Flahault, la zone
subalpine. Dans le nord de la Savoie et en Suisse, pays à climat humide,
l’Epicea bénéficiant du mode d'exploitation des forêts a pu étendre son
900 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (20)
aire vers les plaines, ce qu’il n’a pu faire dans les Alpes méridionales,
malgré la similitude des conditions d'exploitation, à cause de la sécheresse
trop grande des stations qui lui étaient offertes.
IV
Les cultures à l’époque néolithique
On a trouvé dans les stations lacustres un certain nombre de graines
d'espèces cultivées dont la connaissance nous renseigne sur l’élat de
l’agriculture chez les habitants préhistoriques des rives du lac. Ce sont
surtout des céréales, parmi lesquelles domine de beaucoup le Blé que l'on
peut rapporter à la forme Triticum vulgare Nil var. antiquorum Heer. :-
une forme d'Epeautre (T. dicoccum Schrank) et l’Orge (Hordeum hexasti
chum L.) sont moins abondants. Les préhistoriques cullivaient aussi le
Millet (Setaria italica P. B.) et le Pois (Pisum sativum L.); il faut peut-
être ajouter le Panais (Pastinaca sativa L.) dont on a reconnu un fruit.
Les espèces cultivées sont exactement les mêmes que celles dont on a
constaté la présence en Suisse à l’époque néolithique : toutefois ıl faut
remarquer que l’on n’a pu trouver des restes de Lin (Linum sp.) espèce
fréquente dans les stations suisses.
Avec les plantes cultivées croissaient de mauvaises herbes dont on pos-
sède aussi quelques semences. Ce sont surtout Ranunculus repens L dont
les fruits sont fréquents, puis deux espèces dont les fruits carbonisés indi-
que qu’elles croissaient en mélange avec les espèces cultivées, Galium
aparine L. et Silene cretica L. Cette dernière espèce, dent la détermina-
tion est certaine, n'existe plus actuellement dans la région. Indigène en
Asie Mineure et dans l'Europe orientale, elle croît aussi dans l’Europe
méridionale el en particulier dans le sud et l’ouest de la France, mais
toujours dans les cultures et spécialement dans les champs de lin. Sa
présence a l’époque néolithique est à signaler : elle confirme l'origine
méridionale et plus anciennement orientale des semences agricoles
employées par les habitants de cette époque.
901
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universität Zürich.
LT,
ETT.
Nomenclator Garsaultianus.
VON
ALB. THELLUNG (Zürich).
(Suite.)
Momordica Ill, t. 389; p. 234 = Momordica Balsamina L. 1753.
Morus nigra Ill, t. 390; p. 234 = M. nigra L. 1753.
Morus alba Il. t. 391; p. 235 = M. alba L. 1753.
Moschatellina Ill, t. 392; p. 235 Adoxa Moschatellina 1.. 1753.
Muscus vulgatior HA, t. 393 A; M. terrestris vulgatior p. 236 = ?
Muscus repens IN, t. 393 B: M. repens clavaius p. 236 — Lycopodium cla-
vatum L. 1753.
Muscus membranaceus Ill, t. 393 C; p. 236 = Nostoc spec.
Myagrum A, t. 394; p. 236 — Camelina sativa (L. 1753 sub Myagro) Crantz.
Myrrhis I, t. 395; p. 237 — M. odorata (L. 1753 sub Scandice) Scop.
(= Lindera odorata Aschers. in A. el G. 1899, non Lindera Adans.).
Myrthus major UE, t. 396 A; p. 238 — Myrtus communis L. 1753.
Myrthus minor Hl, 396 B; p. 237 = Myrtus communis L. 1753 var.
Myrthus Brabantica Hl, t. 397; ..... «brab.....» p. 238 = Myrica Gale L.
1753.
Napellus III, t. 398; p. 239 = Aconitum paniculatum Lam. 1778? (ex ic.).
Napus MI, t. 399; p. 239 — Brassica Napus L. 1753.
Narcisso-Leucoium Hl, t. 200; p. 240 — Leucojum vernum L. 1753.
Nasturtium hortense Ill, t. 401; p. 241 — Lepidium sativum L. 1753 (L.
hortense Forsk. 1775).
Nasturtium verrucarium Ill, t. 402; p. 241 — Coronopus procumbens
Gilib. 1781 (Cochlearia Coronopus L. 1753; Cor. Ruelli All. 1785; Cor.
verrucarius Muschler et Thell. 1906).
902 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.) 1908
Nasturtium aquaticum 1. 403; p. 241 = Roripa Nasturtium aquaticum (L.
1753 sub Sisymbrio) G. Beck (Nast. officinale R. Br. 1812).
Nasturtium Indicum UI, t. 404; N. indicum majus p. 242 — Tropæolum
majus L. 1759.
Nepeta Ill, t. 405 ; p. 243 = N. cataria L. 1753.
Nerion IL t. 466 ; p. 243 — Nerium Oleander L. 1753.
Nieotians major latifolia II, t. 2407: N. major p. 24% = N. Tabacum L. 1753
ssp. major Thell. comb. nov. (= N. latissima Miller 1768).
Nicotiana major angustifolia UI, t. 408; N. angustifolia p. 244 —= N. Taba-
cum L. 1753 (em. Miller 1768).
Nicotiana minor II, t. 409 ; p. 244 = N. rustica L. 1755.
Nigella arvensis III, t. 410; N. aruensis p. 245 — N. arvensis L. 1753.
Nigella Romana II, t. 411; ..... (TOM... » p. 245 = N. damascena L. 1753.
Nigella Gretica Ill, t. 412; ...... «oret..... » p. 246=N. sativa L. 1753.
Nigellastrum Ill, t. 413; p. 246; = Agrostemma Githago L. 1753.
Noli-me-tangere III, t. 44%; p. 246 —Impatiens Noli tangere L. 1753.
Nummularia ID, t. 45; p. 247 — Lysimachia Nummularia L. 1753.
Nymphea alba MX, t. 416; p. 247 — Castalia alba (i.. 1753 sub Nymphæa)
Wood.
Nymphea Lutea Ill t. 417; N. lutea p. 248 —N. lutea L. 1753.
Ocymum majus HI, i. 418 A ; Ocimum..... p. 249 = O. Basilicum L. 1753.
Ocymum minus II, t. 418B; Ocimum..... p. 249 — præcedentis var.
Oculis bovis UI, t. 419; p. 250 = Anthemis tinctoria L. 1753.
Oenanthe major aquatica Ill, t. 420; p. 250 — Oe. peucedanifolia Poll. 1776.
Oliva Ill, t. 421 A ; Olea p. 251 = Olea europæa L. 1753.
Olivella Ill, t. 421B ; p. 251 = Cneorum tricoccum 1.. 1753 (?).
Onobrichis EL. t. 422: Onobrychis p. 252 — Onobrychis viciifolia Scop.
1772 (Hedysarum Onobrychis L. 1753 ; O. sativa Lam. 1778).
Onopordon Ill, t. 423: p. 252 — Onopordum Acanthium L. 1753.
Onopordon capite tomentoso II, t. 424; p. 253 = Cirsium eriophorum (L.
1753 sub Carduo) Scop.
Ophioglossum UT, t. 425 A ; p. 253 — O. vulgatum |. 1753.
Ophris I, it. 425B ; p. 253 — Listera ovata (L. 1753 sub Ophryde) R. Br.
Opulus Ill, t. 426; p. 254 = Viburnum Opulus L. 1753.
Orchis militaris I, t. 427 A ; O. militaris major p. 255 — O. militaris L.
1753 ex p., em. 1755 (0. Rivini Gouan 1773).
Orchis morios mas I, t. 427B ; p. 255 = O. masculus L. 1753.
Oreoselinum majus WI, t. 428; p. 255 (« Orec.....» sphalm.) = Peucedanum
Oreoselinum (L. 1753 sub Athamanta) Mönch.
Oreoselinum minus II, t. 429 ; p. 256 («Orec.....» sphalm.) = Peucedanum
: Cervaria (L. un sub Selino) Lapeyr.
riganum majus I, t. 430 A; p. 256 = ;
Origanum Hi II, t. 430B ; ns 231 O. wulgare L. 1753.
Ornythopodium UI, t. 431; Ornithopodium p. 257 — Ornithopus pinnatus
(Miller 1768 sub Scorpiuro) Druce List of Brit. Pl. (Jan. 1908) (0. exsti-
pulatus Thore 1802-3: O. ebracteatus Brot. 1804) — ex ic. : descr. vitiosa !
Orobus 111, t. 432; p. 258 — Vicia Ervilia (1.1753 sub Ervo) Willd.
Oryza IL, t. 433; Orysa p. 258 — O. sativa L. 1753.
Oxicoccus INN, t. 434; p. 259 — Oxycoccus quadripetalus Gilib. 1781
(Vaceinium Oxycoccos L. 1753; O. palustris Pers. 1805).
Pæonia mas Ill, t. 435 A; p. 259 — P. officinalis 8 mascula L. 1753 — P.
corallina Retz 1783 (P.integra Murr. 1786 ; P. mascula Desf. 1804; P. offi-
cinalis ssp. II. corallina Fiori et Paoletti 1898). — Cf. Fritsch in Verh.
Zool. bot. Ges. Wien XLIX (1899), 240 et Gürke in Richter PI. Europ.
II, 3 (1903), 400-2.
Pæonia foemina Ill, t. 435 B; p. 260 — P. officinalis « feminea L. 1753 —
P. officinalis Gouan 1765 (P. mascula Miller 1768, non Desf.; P. femina
Miller 17682; P. hirsuta Miller 4768; P. memoralis Salisb. 1796; P. fœmi-
nea Desf. 480%; P. officinalis ssp. eu-officinalis Fiori et Paoletti 1898).
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRICH. XL. 903
Paliurus NL, t. 436; p. 260 — P. Spina Christi Miller 1768 (Rhamnus Paliu-
rus L. 1753: P. australis Gärtner 1788; P. aculeatus Lam. 1793).
Panicum I, t. 437; p. 261 — Setaria italica (L. 1753 sub Panico) R. Sch.
Papaver cornutum III, t. 438; p. 261 — Glaucium flavum Crantz 1763
(Papaver Glaucium L. 1753; Gl. luteum Scop. 1772).
Papaver Rheas Ill, t. 439; p. 262 — -P. Rhoeas L. 1753.
Papaver nigrum TILL 410 ; p. 262 = P. somniferum L. 1753 ssp. nigrum
(Gars. ) Thell. comb. nov.(= = P. somniferum Miller 1768, Gmel. 1806;
P. hortense Hussenot 1835, non Garsault 176%; P. somniferum « nigrum
DC. 1821; P. somniferum 8 hortense Fiori et Paoletti 1898).
Parietarra III, t. 441; p. 263 —=P. officinalis L. 1753 (P. ramiflora Mönch
179%, P. diffusa Mert. et Koch 1823).
Pastinaca III, t. 442: p. 263 = P. sativa L. 1753.
Pastinaca sylvestris p. 264 — P. silvestris Miller 1768 = P. sativa ssp. sil-
vestris Brig.
Pellibossa Ill, t. 443; p. 264 — Lysimachia vulgaris L. 1753.
Perfolsuta III, t. 444; p. 264 — Bupleurum subovatum Link 1818 (B. pro-
tractum Hoffmsgg. et Link 1820).
Per:ploca Ill, t. 445; p. 265 = Cynanchum acutum L. 1753 (C. monspeliacum
L. 1753).
Persicuria mitis III, t. 446; p° 265 — Polygonum Persicaria L. 1753.
Persicaria urens IL, t. 447; p. 266 — Polygonum Hydropiper L. 1753.
Pervinca minor Ill, t. 448 A; p. 266 — Vinca minor L. 1753.
Pervinca major III. t. 448 B; p. 267 — Vinca major i.. 1753.
Petasites II, t. 449: p. 267 = P. hybridus (L. 1753 sub Tussilagine) Gærtn.
Mey. et Scherb. (Tussilago Petasites L. 1753; P. ovatus Hill 1769: P. offi-
cinalis Mönch 1794).
Petroselinum Ill, t. 450; p. 268 = P. hortense Hoffm. 1814 (Apium Petro-
selinum L. 1753; P. sativum Hoffm. 1814, nomen).
Petroselinum macedonicum I, t. 451; p. 268 = Athamanta macedonica
(L. 1753 sub Bubone) Sprengel.
Peucedanum Ill, t. 452; p. 269 = P. officinale L. 1753 (?).
Phaseolus III, t. 453; p. 269 — Ph. vulgaris L. 1753.
Phillyrea I, t. 454; p. 270 — Ph. media L. 1759.
Phytolacca It 158: p- 270 = Ph. americana L. 1753. (P. decandra
L. 1762).
Pilosella III, t. 456 ; p. 271 — Hieracium Pilosella L 1753.
Pimpinella Il, t. 457: p. 271 — Sanguisorba muricata (Spach 1846 sub
Poterio) Gremli (1874!) ? vel spec aff.
Pinguicula II, t. 458 ; p. 272 = P. vulgaris L. 1753.
Piper Indicum AL, t. 459 ; ..... « ind..... » p. 272 — Capsicum annuum
L. 1753.
Pisum album III. t. 460; p. 273 — P. sativum L. 1753 (sens. strict.).
Plantago major III, t. 461 A ; p. 273 — P. major L. 1753.
Plantago media IL, t. 461 B ; p. 274 — P. media L. 1755.
Plantago minor EL, t. 461 C; p. 274 — P. lanceolata L. 1753.
Polium luteum WI, t. 462 A ; p. 274 — Teucrium Polium L. 1753 ssp. luteum
Brig. 1891 (Polium luteum Miller 1768; T. aureum Schreber 1773).
Polium album HI, t. 462 B; p. 274 = Teucrium Polium L. 1753.
Polygala II, t. 463; p. 275 — P. vulgare L. 1753.
Polygcnatum Ill, t. 464; p. 275 — P.multiflorum (L. 1753 sub Convallaria) All.
Polygonum II, t. 465 ; p. 276 —P. aviculare L. 1753.
Polypodium vulgare III, t. 466 ; p. 277 = P. vulgare [.. 1753.
Populus alba IV, t. 467 A; p. 279 — P. alba L. 1753.
Populus nigra IV, t. 467 B: p. 279 — P. nigra ].. 1753.
Porrum IV, t. 168: p. 280 — Allium Porrum L. 1755.
Portulacca IV, t. 469; p. 280 — Portulaca oleracea L. (1753) var. sativa
(Haw. 1803 pro spec.) DC. 1828 (P. oleracea 8 L. 1753).
Portulacca sylvestris, p.280 — Portulaca oleracea L. 1753 exel. var. = var.
« silvestris DC. 1828.
904 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908
Primula veris IV, t. 470; p. 281 = P. veris Hudson 1762 (P. veris x offici-
nalis L. 4753).
Prunus IV, t. 471; Pr. sativa p. 281 — Pr. insititia L. 1753.
Pseudo-acacia IV, t. 472; p. 282 = Robinia Pseudacacia L. 1753.
Psillium erectum IV,t. 473 ; Psyllium..... p- 282 |non Jaume St. Hilaire 1805,
quod — Pl. Psyllium L. ex Ind. Kew.] — Plantago indica L. 1759
(Pl. ramosa (Gilib. 1781 sub Psyllio) Ascherson, Pl. arenaria W. K.
1799-1802).
Psillium supinum IV, t. 474; Psyllium..... p. 283 — Plantago supina (Gars.)
Schinz et Thell. in Schinz et Keller Fl. Suisse (1909 [1908]), 541 (Pl.
Cynops L. 1762 et auct., non L. 1753 nec 1759).
Pulmonaria IN. t. 475: p. 283 — P. officinalis L. 1753 (incl. P. affinis Jord.
1848 |nom. nudum] et ap. F. Schultz 1842-54).
Pulmonaria gallorum IV, t. 476; P. Gallorum p. 28% — Hieracium murorum
Hudson 1762 em. Fries 1848 (H. murorum £ sylvaticum L. 1753; H. muro-
rum* silvaticum Fr. 4862; H. silvaticum Zahn 1901 — non Gouan (1773)
nec Lam. (1778) nec Reiz. (1779).
Pulsatilla IV, t. 477; p. 285% — Anemone Pulsatilla L. 1753 (Pulsatilla
vulgaris Miller 1768; P. recta Gilib. 1784).
Pyrola IV, t. 478 ; p. 285 — P. minor L. 1753.
Pyrus IV. t. 476 ; p. 285 = P. communis L. 1753. |
Quercus IV, t. 180; p. 286 — Qu. Robur L. 1753 (Qu. femina Miller 1768 ;
Qu. fructipendula Schrank 1789; Qu. pedunculata Ehrh. 1790 |nomem
: nudum !]).
Quinquefolium iv. i. 481; p. 287 — Potentilla reptans L. 1753.
Ranunculus bulbosus IV. t. 482; p. 287 = R. bulbosus 1. 1753.
Ranuneulus nemorosus IV, t. 483; p. 288 — Anemone nemorosa L. 1753.
Ranunculus repens IV, t. 484; p. 288 — R.repens L. 1753.
Ranunculus palustris IV, t. 485; p. 289 — R. sceleratus L. 1755.
Rapa IV, t. 486 ; p. 289 — Brassica Rapa L. 1753.
Raphanus IV, t. 487; R. minor p. 296 —R. sativus L. 1753.
Raphanus rusticanus IV, t. 488 [« Raplianus » err.|; p. 290 — Cochlearia
Armoracia L. 1753 (C. rusticana Lam. 1778; Armoracia lapathifolia
Gilib. 1781; A. rusticana Fl. Weit. 1800).
Rapunculus IV, t. 489; p. 291 = Campanula Rapuneulus L. 1753.
Rapunculus spicatus IV, t. 490; p. 291 = Phyteuma spicatum L 1753.
Reseda IV, t. 291; p. 292 — R. lutea L. 1753.
Rhamnus Catharticus IV, €. 492; ..... «cath..... » p. 292 — Rh. cathartica
21753.
Rhus Folio ulm: IV, t. 493 A; ..... folio..... p. 293 = Rh. Coriaria [.. 1753.
Rhus Virginiana IV, t. 493 B; p. 293 — Rh. typhina L. 1756.
Rosa Pallida IV, t. 494 A; R. pallida p. 294 — R. centifolia L. 1753 (—R.
gailica L. 4753 var.)?
Rosa alba IV, t.494B ; p.294 — R. alba L. 1753? (— R. gallica X dumetorum
A. If alba R. Keller in A. et G. 1902).
Rosa moschata IV, t. 495 A ; p. 295 — R. moschata Herrm. 1762.
Rosa Provincialis IV, t. 495 B; p. 295 — R. provincialis Miller 1768 = R. gal-
lica L. 1753 var.
Cynorrhodus IV, t. 496; Rosa sylvestris Cynorrhodus p. 296 — Rosa canina
L. 1753.
Rosmarinus IV, t. 497; p. 297 — R. officinalis L. 1753.
Ros Solis IV, t. 498; Rossolis p. 297 — Drosera rotundifolia L. 1753.
Rubeola IV, t. 499: p. 298 — Asperula cynanchica L. 1753.
Rubia tinctorum IV, t. 500: p. 298 — R. tinctorum L. 1753.
Rubus IV, t. 501; p. 299 = R. fruticosus L. 1753.
Rubus idœus IN, t. 502; p. 300 — R. idæus L. 1753.
Ruscus alexandrinus IV, t. 503; p. 300 — R. Hypophyllum L. (1753) var.
Hypoglossum (L. 1753 pro spec.) Baker 1875.
Ruscus IV, t. 504; p. 301 — R. aculeatus L. 1753.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL. 905
Ruta IV, t. 505; p. 301 — R. graveolens L. 1753 les@p>]. (Ev: hortensis Miller
1768).
Sabina folio tamarisci IV, t. 506 A: ..... folvis..... p. 802 =?
Sabina folio cupressi IV, t. 506 B; ..... folüis..... p. 303 = Juniperus Sabina
L. 1753.
Salicaria IV, t. 507; p. 393 = Lythrum Salicaria L. 1753.
Salix IL, t. 508; p. 304 — S. alba L. 1753.
Salix caprea IV, t. 509; os —S. caprea L. 1753.
Salvia major IV, 51 305 — 8. tomentosa Miller 1768 (S. grandiflora
Ettl. 1777, S. a en Besler Hort. Eyst. (1713) Aest. Ord. 8, fol. 1,
fig. 1!).
Salvia Hispanica IV, t. 510 B; p. 305 = præc.? an seq.? (S. Hispanica etc.
Besler 1. c., f. I).
Salvia minor IV, t. 511: p. 305 — S. officinalis L. 1753.
Sambucus IV, i. 512; p. 306 —S. nigra L. 1753.
Samolus IV, t. 513: p. 306 = S. Valerandi L. 1753.
Sainicula IN, t. 514; Sanicula p. 307 = Sanicula europæa L. 1753.
Sarnicula astrantia IV, t. 515; Sanicula….. p.307 — Astrantia major L. 1753.
Saponaria IV, t. p. 308 — 8. officinalis L. 1753.
Satureia IV, t. 517; p. 308 — S. hortensis L. 1753.
Satureia spicata IV À .518; p. 309 — Thymbra spicata L. 1753.
Saxifraga alba IV, : 519: p. 309 = S. granulata L. 1753.
Sazifraga verna IV, t. 520 A; p.310 — S. tridactylites L. 1753.
Saxifraga aurea IV, t. 520 B; p. 310 — Chrysosplenium oppositifolium
L: 1753 (ex ie.).
Saxtfraga ie IV, t. 521; p. 311 — Silaus flavescens Bernh. 4800 (Peuce-
danum Silaus L. 1753; S. pratensis Besser 1820).
Tragoselinum majus IV, t. 592 : Saxifraga, Tragoselinum majus p. 311 = Pim-
pinella major Hudson 4762 (P. magna L. 1771; P. saxifraga y major
L. 1753).
Tragoselınum minus IV, t. 523: Saxifraga, Tragoselinum minus p. 512 = Pim-
pinella saxifraga L. 1793.
Scabiosa vulgaris LV, t. 524; p.512 — Kaautia arvensis (L. 1753 sub Scabiosa)
Coulter em. Duby.
Scabiosa vel succisa IV, t. 525; p. 512 — Succisa pratensis Mönch 1794 (Sca-
biosa Succisa L. 1753).
Scandix IV, t. 526; p. 513 — Sc. Pecten Veneris L. 1753.
Scilla rubra! IV, t. 527: p. 543 exel. colore floris (« petales en
maritima (L. 1753 sub Scilla) Baker (U. Scilla Steinheil).
Scilla parva IV, t. 528; p. 314 — Pancratium maritimum L. 1753.
Sclarea sylvestvis IV, t. 339: p. 315 — Salvia pratensis L. 1753.
Scordium IV, t. 539; p. 315 — Teucrium Scordium L. 1753.
Scorodonia IV, t. 531; p. 315 — Teucrium Scorodonia L. 1753.
Scorzonera IV, t. 532; p. 316 — Sc. hispanica L. 1753.
Scrophularia fœtida IV, t. 533; p. 317 = Ser. nodosa L. 1753.
Scrophularia aquatica IV, t. 534; p. 317 — Ser. aquatica L. 1753 sens. res-
triet. (Ser. Balbisii Hornem. 1815).
Secale IV, t. 535; p. 318 = S. cereale L. 1753.
Sedum majus IV, t. 536; p. 318 — Sempervivum tectorum L. 1753.
Sedum minus album IV. t. 537: p. 319 = S. album L. 1753.
Sedum parvum acre IV, t. 538; p. 319 — S. acre L. 1753 (ic. optima!)
/Sedum luteum IV, t. 539; p. 320 — S. rupestre L. 1753. //
Senecio IV, t. 540; p. 320 — S. vulgaris L. 1753.
1 Der Name «rubra» bezieht sich offenbar nicht, wie in der Beschreibung
fälschlich angenommen wird, auf die Farbe der Blüten, sondern vielmehr auf
die der Zwiebelhäute !
906 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Serpyllum IV, t. 541; p. 320 — Thymus Serpyllum L. 1753.
Serratula IV, t. 542; p. 321 = S. tinctoria L. 1753.
Sieiliana IV, t. 543; p. 321 = Hypericum Androsæmum L. 1753.
Sideritis IV, t. 54%; p. 322 — Stachys rectus L. 1767 (Betonica hirta L. 1759,
non Stachys hirtus L. 1763).
Siliquastrum IV, t. 545; p. 323 — Cercis Siliquastrum L. 1753.
Sinapis Rapi folio IV, t. 546; ..... NERO p. 323 — Brassica nigra (L. 1753
sub Sinapi) Koch.
Sinapi album IV. t. 547: S. apii folio p. 323 = Sinapis alba L. 1753.
Sisarum IV, t. 548; p. 324 — Sium Sisarum L. 1753.
Sisymbrium aquaticum [sphalm. « agn..... »] IV, t. 549; p. 324 — Roripa
amphibia (L. 1753 sub Sisymbrio) Besser.
Sisymbrıum palusire IV, t. 550 ; p. 324 — præc. (forma foliis incisis).
Sisymbrium palustre repens IV, t. 551; p. 325 = Roripa silvestris (L. 1753
sub Sisymbrio) Besser.
Sisymbrium barbarea IV, t. 552; ..... « Barb..... » p. 325 — Barbaræa vul-
garis R. Br. 1812 (Erysimum Barbarea L. 1753).
Sophia chirurgorum IV, t. 553: Sisymbrium sophia chirurgorum p. 326
— Sisymbrium Sophia L. 1755.
Sison IV,t. 554 ; p. 326 — S. Amomum L. 1753.
Smilax aspera fructu rubente IV, t. 555; Sm. aspera p. 327 — Sm. aspera
L. 1753.
Smilax Gonvolvulus major IV, t. 556; ..... «conv.....» p. 327 = Convolvulus
sepium L. 1753.
Smilax Convoloulus minor IV, t. 857; ..... «cond.....» p. 328 = Convolvulus
arvensis L. 1753.
Smyrnium IV. 1. 558; p. 328 = Sm. Olusatrum L. 1758.
Soda Cochleato semine IV, t. 559; ..... «cochl..... » p. 329 — Salsola Soda
L. 1753.
Soda Kali spinosum IV, L. 560; ..... « kali..... » p. 329 — Salsola Kali
L. 1753.
Solanum IV, t. 561; p. 329 = S. nigrum Miller 1768 (S. nigrum [x] vulgare
L. 1753) incl. var. fruct. luleis et rubris ex descr.
Solanum tuberosum IV, t. 562; p. 330 — S. tuberosum L. 1753.
Soldanella IV, t. 563; p. 331 = Convolvulus Soldanella L. 1753.
Sonchus levis IV, t. 564; p. 331 = 8. oleraceus var. levis L. 1755 = S.
oleraceus Gouan 1762 (iypus excl. var.), Hill 1769 et auct. mult. —
S. levis Bartal. 1776 (S. ciliatus Lam. 1778).
Sonchus asper IV, t. 565 ; p. 332 = 8. oleraceus var. asper L. 1753 —= 8. asper
Hill 1769, All. 1785 (S. spinosus Lam. 1778).
Sorbus IV, t. 566; p. 232 = S. domestica L. 1753.
Sorbus torminalis IV, t. 567 ; p. 332 = S. torminalis (L. 1753 sub Cratægo)
Crantz 1767 (Pyrus torminalis Ehrh. Beitr. VI (1794) !, 921).
Sphondilium IV, t. 568; p. 333 = Heracleum Sphondylium L. 1753.
Stachys major IV, t. 569 ; Stachıs..... p. 333 — St. germanicus L. 1753.
Staphisagria IV, t. 570: p. 334 = Delphinium Staphisagria L. 1753.
Statice major IV, t. 571; p. 33% — St. plantaginea All. 1785 (Armeria planta-
ginea Willd. 1809) ? (ic. pessima).
Stramonium IV, t. 572; p. 335 — Datura Stramonium L. 1753 (incl. D. Tatula
L. 1762 ex deser.).
Suber IV, t. 573; p. 335 = Quercus Suber L. 1753.
Syringa lilac IV, t. 574; Syringa p. 336 — S. persica L. 1753 (?).
Syringa alba IV. 1. 575; p. 336 — Philadelphus coronarius L. 1753.
Tamariseus germanica IV, t. 576; ..... «Germ..... » p. 337 — Myricaria ger-
manica (L. 1753 sub « Tamarix ») Desv.
7 Nicht IV (1789), wie meist irrig zitiert wird !
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. XL. 907
Tamarix narbonensis IV, t. 577; Tamariscus Narb..... p. 337 — T. gallica L.
1753 (mixt cum charact. T. africanæ Poir. 1789).
Tanacetum pe t. 578; p. 338 =T. vulgare L. 1753 (Chrysanthemum vulgare
Bernh.).
Tanacetum ou hortorum IV, t. 579 ; ..... coslus..... p. 338 — T. Balsamita
L. 1753.
Taxus IV, t. 580 ; p. 339 —=-T. baccata L. 1753. ;
Tertianaria IV,t. 581; p. 339 — Scutellaria galericulata L. 1753.
Tetragonia IV, t. 582; p. 340 = Evonymus europæus L. 1755 (E.europæus
var. tenuifolius L. 1753; E. vulgaris Miller 1768; Scop. 1772).
Thalietrum IV. t. 583: p. 340 — Th. flavum L. 1753 (mixt. cum charact.
T. »quilegiifolii L. [1753] in deser.).
Thlaspi vulgatius IV, t. 584 A; p. 344 — Lepidium campestre (L. 1753 sub
Thlaspi) R. Br. (Thl. vulgatius Roucel 1803).
Thlaspi allium redolens IV, t. 584 B; p. 344 — Thl. alliaceum L. 1753.
Thlaspi Siliquis latis IV, t. 5855 ..... «sil...» p. 342 — Thl. arvense
L. 1753.
Thymelea foliis lini IV, t.586; ..... Lini p.342 — Daphne Gnidium L. 1753.
Thymus Creticus IV, t. 587; p. 343 — Th. capitatus (L. 1753 sub Satureja)
Hoffmsgg. et Link.
Thymus IV, t. 588; p. 343 = Th. vulgaris L. 1753.
Tysselinum IV, t. 589; Th..... p 344 — Peucedanum carvifolium (Crantz
1767 sub Selino) Vill.
Tilva IV, t. 590 ; p. 344 = T. europa L. 1753 (T. vulgaris Hayne 1815?).
Tinctorius flos IV, t. 591: p. 345 = Reseda Luteola L. 1753.
Tithymalus palusiris IV, 1. 592 ; p. 345 = Euphorbia palustris L. 1753.
Tithymalus Gataputia IV, t. 595 5 ..... «cal...» p. 346 — Euphorbia Lathy-
ris (sphalm. « Lathyrus ») L. 1753.
Tithymalus amygdaloides IV, t. 594; p. 346 = Euphorbia amygdaloides
L. 1753? (ic. mala).
Tordylium IV, 1. 595 ; p. 347 = T. apulum L. 1753.
Tormentilla IV, t. 596; p. 347 = Potentilla erecta (L. 1753 sub Tormentilla)
Lg cum charact. P. procumbentis Sibth. 1794 (Torm. replans
. 1753).
Tragopogon IV, i. 597, p. 348 = T. porrifolius L. 1753.
Tragopogon sylvestre IV, t. 598 ; Tr. pratense p. 348 — Tr. pratensis L. 1753
(sens. ampl.).
Tribulus terrestris IV, t. 599; p. 349 — Tr. terrester L. 1753.
Tribulus aquaticus IV, t. 600 ; p. 349 — Trapa natans L. 1753.
Trifolium officinarum IV, t. 601; p. 350 = Tr. pratense L. 1753.
Trifolium lagopus IV, t. 602; p. 350 — Tr. arvense L. 1753 (Tr. Lagopus
Gouan 1765; non Pourret in Willd. 1803).
Trifolium bituminosum IV, t. 603 : p. 351 = Psoralea bituminosa L. 1753.
Trifolium lotus siliquosa IV, t. 604 ; p.351 = Dorycnium hirsutum (L. 1753
sub Loto) Ser.
Trifolium lotus corniculata IV, t. 605; p. 352 — Lotus corniculatus L.
1753.
Triticum IV, t. 606 ; p. 352 — Tr. æstivum L. 1753 sens. ampl. (T. sativum
Lam. 1786 —...).
Tussillago IV, t.607; p. 553 = Tussilago Farfara L. 1753.
Valeriana hortensis IV, t. 608; p. 353 — Kentranthus ruber (L. 1753 sub
Valeriana) DC.
Valeriana sylvestris IV, t. 609; p. 354 = V. officinalis L. 1753.
Valeriana palustris IV, t. 610; p. 354 — V. diœca L. 1753.
! Die dicken Blütenstände sprechen eher für T. africana, die langen Stiele
derselben und die vorragenden Staubblätter dagegen für T. gallica.
908 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sER.). 1908
Valerianella IV, t. 611 ; p. 355 = V. olitoria (L. 1753 pro var.) Pollich 1776
(ex descr.).
Veratrum Helleboraster IV, t. 612: ..... «hell...» p. 355 = Heileborus
fœtidus L. 1753
Verbascum mas IV, t. 613 A; p. 356 — V. Thapsus L. 1753.
Verbascum fϾmina IV, t. 613 B; p. 356 = V. phlomoides L. 1753 (forsan
incl. V. thapsiformi Schrader 1813).
Verbena IN, t. 614; p. 356 = V. officinalis L. 1753.
Verbesina IN, t. 615; p. 357 — Bidens tripartitus L. 1753.
Veronica mas IV, t. 616; p 397 — V. officinalis L. 1753.
Veronica pratensis IV, t. 617; p. 358 — V. Teucrium L. 1762.
Veronica fœmina minor IV, t. "618; p. 358 = V. Chamædrys L. 1753.
Veronica spicata IN. t. 619; p. 358 — V. spicata L. 1753.
Viburnum IN, t. 620; p. 359 — V. Lantana L. 1753.
Vicia IV, t. 621; p. 339 2 — V. sativa L. 1753.
Viola martia IV, t. 622; p. 360 = V. odorata L. 1753 (sallem ex descr.; ic.
mala propter defectum stolonum).
Viola matronalis IV. t. 623; p. 361 = Hesperis matronalis L. 1753.
Viola lunaria IV, 1. 624: p. 361 — Lunaria annua L. 1753 (L. biennis
Mönch 1794) (exel. loc. «hautes montagnes»).
Viorna Glematitis IV, 1. 625; p. 362 — Clematis Vitalba L. 1753.
Viperina IV, t. 626; p. 362 = Echium vulgare L. 1753.
Virga aurea IV, t. 627; p. 363 = Solidago Virgaurea L. 1753.
Viscum IV, t. 628; p. 363 — V. album L. 1753.
Visnaga IV, t. 629; p. 364 = Ammi Visnaga (L. 1753 sub Dauco) Lam.
Vitis IV, t. 630; p. 364 — VW. vinifera L. 1753 (varietates).
Vitis idea IV, t. 631: p. 365 — Vaccinium Myrtillus L. 1755.
Ulmaria IV. t. 632: p. 366 — Filipendula Ulmaria (L. 1753 sub Spiræa)
Maxim.
Ulmus IV,t. 633: p. 366 = U. glabra Hudson 1762 (U. scabra Miller 1768 :
U. campestris L. 1753 ex p., non Hudson).
Umbilicus Veneris! IV, t. 63%; p. 367 — Cotyledon Umbilicus Q L. 1753
em. Hudson 1778 (U. pendulinus DC. 1739-1803).
Umbilicus Veneris alter IV, ti. 635; p. 357 — Cotyledon altera (Gars.) Thell.
comb.nov.?(Q. lutea Hudson 1778; C. lusitanica Lam. 1786 —..... ; Umbi-
licus erectus Lam. et DC. 4805; Cot. erecta Schönland in Engler-Prantl
1891).
Unedo IV, t. 636: p. 368 — Arbutus Unedo L. 1753.
Urtica major IV, t. 637 A: p. 368 = U. diœca L. 1753.
Urtica minor IV, t. 637 B; p. 369 = U. urens L. 1753.
Urtica Romana IV, 1. 638; ..... «rom.....» p. 369 — U. pilulifera L. 1753.
Usnea IV, t. 639; p. 370 — Hypnum (?) spec.
Vulneraria IV, t. 640; V. rustica p. 370 = Anthyllis Vulneraria L. 1753.
Uvularia IV, t. 641; p. 370 — Campanula Trachelium L. 1753.
Xanthium IV, t. 612: p. 371 — X. strumarium 1.1753.
Anis IN: 643: p. 372 = Iris fœtidissima L. 1753.
1 «Umbilieus Veneris» Garsault ist wohl als uninominale Bezeichnung (aus
zwei Wörtern bestehender Gattungsname) aufzufassen und kann daher, wenn
man Umbilieus generisch von Gotlyledon trennt, keinen Anspruch auf Gültigkeit
gegenüber U. pendulinus DC. machen.
? Dieser Name ist auf Seite 779 dieser Zeitschrift unter den aus der vorliegenden
Studie resultierenden gültigen neuen Namenkombinationen nachzutragen.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH. XL,
INDEX GENERUM.
Register der gültigen Gattungsnamen.
Abies t. 80.
Acantkus t. 123.
ACER 119.
Achillea t. 130, 251, 388.
Aconitum t. 3, 398.
Acacia t. 95, 107.
Acorus t.1.
Adiantum t. 125.
Adonis t. 21.
Adoxa t. 392.
Æihusa t. 224.
Agaricus t. 279.
(Agathotes t. 40).
(Agathophyllum t. 84).
Agrimonia t. 132.
Agropyron t. 291.
Agrostemma t. 413.
Ajuga t. 184, 217-8.
(Alcea t. 359).
Alchemilla t. 134.
Alhagi t. 98.
Alliaria t. 135.
Allium t. 136, 137, 207-9, 468.
Alnus t. 138.
Aloe t. 102, 103.
Alpinia t. 16.
Althæa t. 440, 359.
Amaracus t. (43), 356.
Ammi t. 629.
(Amygdalus t. 144).
Anacardium t. 61.
Anagallis t. 144.
Anchusa t. 183.
Andropogon t. 41, 387.
(Androsæmum t. 543).
Anemone t. 301, 477, 483.
Anethum t. 145.
Angeliea t. 2.
Antennaria t. 290.
Anthemis t. 215, 419.
Anthriscus t. 213.
Anthyllis t. 640.
Apium t. 147.
Aquilegia t. 151.
Aralia t. 29.
Arbutus t. 636.
Arctium t. 16%.
Areca t. 110.
Aristolochia t. 4, 5, 30-1.
(Armeria t. 571).
(Armoracia t. 488).
Artemisia t. 149, 121, 122,
Arum t. 155.
Asarum t. 30, 156.
Asparagus t. 158.
Asperula t. 159, 499.
(Aspidium t. 271).
Asplenium t. 126, 128, 212.
Astragalus t. 96.
Astrantia t. 515.
Athamanta t. 245, 451.
Atriplex t. 160.
Atropa t. 166.
Auricularia t. 115.
Avena t. 162.
Ballota t. 365.
Bambuseæ t. 112.
Barbaræa t. 592.
Bellis t. 4167.
Berberis t. 168.
(Berula t. 169).
Beta t. 170.
Betula t. 172.
Bidens t. 615.
Borrago t. 179.
909
15%, 252.
Brassica t. 178, 179, 399, 486, 546.
(Brunella t. 180).
Bryonia t. 181.
Bupleurum t. 444.
Buxus t. 186.
Calamus t. 9.
Calendula t. 192.
(Calystegia t. 557, 563).
Camelina t. 39%.
Camellia t. 44.
Campanula t. 489, 641.
Camphorosma t. 193.
Cannabis t. 19%.
Capparis t. 195.
Capsella t. 185.
Capsicum t. 459.
Carina 78;
Carthamus t.75, 199.
Carum t. 202.
Cassia t. 42, 53.
Castalia t. 416.
Castanea t. 20%.
Centaurea t. 6, 191, 205, 242, 310.
910
Centaurium L. 206.
(Centranthus t. 608).
Cercis t. 545.
(Ceterach t. 212).
Cheiranthus t. 313.
Chelidonium t. 219.
Chenopodium t. 161, 174, 176-7.
Chrysanthemum t. 167, 215, 325, 368,
(978-9).
Chrysosplenium t. 520.
Cicer t. 221.
Cichorium t. 222, 256.
Cinchona t. 36.
Cinnamomum t. 35.
Cirsium t. 424.
Cistus t. 86.
Citrullus t. 52.
Citrus t. 163, 227.
Clematis t. 625.
Cneorum t. 421.
Cnicus t. 198.
Cochlearia t. 229, 188.
Coffea t. 70.
Coix t. 351.
Colchicum t. 230.
Conium t. 223.
Convallaria t. 344.
Corallina t. 39.
Cordia t. 49.
Convolvulus t. 104, 556-7, 563.
Coriandrum t. 232.
Cornus t. 233.
Coronopus t. 402.
Corylus t. 233.
Costus t. 11.
Cotoneaster t. 385.
Cotyledon t. 634-5.
Cratægus t. 384.
Crocus t. 46.
Croton t. 36, 69.
Cucumis t. 236, 373.
Cucurbita t. 228.
Cuminum t. 239.
Cupressus t. 240.
Curcuma t. 42.
Cuscuta t. 241.
Cyclamen t. 243.
Cydonia t. 234.
Cynanchum t. 445.
Cynara t. 225-6.
Cynodon t. 292.
Cynoglossum t. 244.
Cyperus t. 43.
Cystopteris t. 127.
Cytünus t. 109.
Daphne t. 332-3, 586.
Datura t. 572.
Daucus t. 246.
Delphinium t. 570.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
Dianthus t. 203.
Dictamnus t. 14.
Digitalis t. 248.
Diplotaxis t. 260.
Dipsacus t. 249
Doronicum t. 15.
Dorstenia t. 10.
Doryenium t. 604.
Dracæna t. 90.
Dracunculus t. 250.
Drimys t. 35.
Drosera t. 498.
Dryopteris t. 271.
Ecballium t. 237.
Echium t. 626.
Elaphomyces t. 115.
Elettaria t. 53.
Equisetum t. 258.
Eruca t. 259.
Eryngium t. 261-2.
(Erythræa t. 206).
Kugenia t. 59.
Eupatorium t. 266.
Euphorbia t. 100, 264-5 592-4.
Euphrasia t. 267.
Evonymnus t. 582.
Fagopyrum t. 269.
Ferula t. 99.
Ficus t. 50.
Filago t. 290.
Filipendula t. 270, 632.
Fœniculum t. 274.
Fragaria t. 276.
Fraxinus t. 97, 277.
Fumaria t. 278.
Galega t. 280.
Galium t. 148, 235. 284-5.
Gareinia t. 105.
Gentiana t. 16.
Geranium t. 287-9.
Geum t. 201.
Glaucium t. 438.
Glechoma (Glecoma) t. 296.
Glyeyrrhiza t. 17.
(Gnaphalium ti. 290).
Gratiola t. 293.
Guajacum t. 38.
Hedera t. 85.
Helianthemum t. 297.
Helianthus t. 298.
Heliotropium t. 299.
Helleborus t. 19, 20, 612.
(Hepatica t. 301).
Heracleum t. 568.
Herniaria t. 305.
Hesperis t. 623.
Hieracium t. 456, 476.
Hordeum t. 304.
Humulus t. 355.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT. MUSEUM DER UNIVERSITET ZÜRICH. XL.
Hymenæa t. 82.
Hyoseyamus t. 306-7.
Hypericum t 308, 543.
Hyvpnum t. 639.
Hyssopus t. 309.
Jatropha t. 67, 68.
Ilex t. 150.
Illieium t. 76.
Impatiens t. 414.
(Imperatoria t. 22).
Inula t. 257.
Ipomaa t. 32.
Iris t. 4, 23, 643-
Juglans t. 342.
Juniperus t. 88, 89, 506.
Kæmopferia t. 12, 33.
Kentranthus t. 608.
Knautia t. 524.
Lactuca t. 314-6.
Lagenaria t. 238.
Lamium t. 233, 317-9.
(Lampsana t. 320).
(Lappa t. 164).
Lapsana t. 320.
Larix t. 79.
Laserpitium t. 341.
Laurus t. 334.
Lavandula t. 45, 330-1.
Lemna t. 336.
Lens t. 335.
Leonurus t. 197.
Lepidium t. 337-8, 401, 58%.
(Leucanthemum t. 167).
Leucojum t. 400.
Levisticum t. 339.
Ligustrum t. 342.
Lilium t. 343.
Livaria i. 255, 345.
Lindera (Laur.) t. 83.
(Lindera [Umb.] t. 395).
Linum t. 347-8.
Liquidambar t. 77.
Listera t. 425.
Lithospermum t. 349-50.
Lonicera t. 196.
Lotus t. (604), 605.
Lunaria t. 624.
Lupinus t. 354.
Lycoperdon t. 279.
Lycopodium t. 303.
Lysimachia t. 415, 443.
Lythrum t. 507.
(Majorana t. 356).
Malva t. 133, 357-8.
Mandragora t. 363.
Marchantia t. 300.
. Marrubium t. 364.
Matricaria t. 215.
Melilotus t. 370,
Melittis t. 372.
Mentha t. 190, 376-81.
Menyanthes t. 375.
Mercurialis t. 382.
Mespilus t. 383, (384-5).
Meum t. 24.
Mirabilis t. 20.
Momordica t. 389.
Morchella t. 173.
Moringa t. 62.
Morus t. 390-1.
Myrica t. 397.
Myricaria t. 576.
Myristiea t. 71.
Myrrhis t. 395.
Myrtus t. 306.
(Nasturtium t. 403, 549-51).
Nepeta t. 405.
Nerium t. 406.
Nicotiana t. 407-9.
Nigella t. 410-2.
Nostoc t. 393.
(Nuphar t. 417).
Nymphæa t. (416), 417.
Ocotea t. 84.
Ocymum t. 418.
OEnanihe t. 420.
Olea t. 494.
Onobrychis t. 422.
Ononis t. 147.
Onopordum t. 423.
Ophioglossum t. 425.
Opuntia t. 118.
Orchis t. 427.
Origanum t. 43, 430.
Ornithopus t. 431.
Oryza t. 433.
Osmunda t. 273.
Oxalis t. 353.
Oxycoccus t. 434.
Pæonia t. 435.
Paliurus t. 436.
Panax t. 27.
Pancratium t. 528.
Panicum t. 396, (237).
Papaver t. 106, 439-40.
Parietaria t. 441.
Paris t.302%
Pastinaca t. 442.
Petasites t. 449.
Petroselinum t. 450.
911
Peucedanum t. 22, 101, 248-9, 452,
589.
Phaseolus t. 453.
Philadelphus t. 575.
Phillyrea t. 454.
Phenix t. 47.
Phyllitis t. 346.
Physalis t. 135.
912
Phyteuma t. 490.
Phytolacca t. 455.
Pimenta t. 58.
Pimpinella t. 146, 522-3.
Pinguicula t. 458.
Pinus t. 65, 81.
Piper t. 56, 57.
(Pirus t. 360).
Pistacia t. 64, 78, 87.
Pisum t. 460.
Plantago t. 461, 473-4.
Polygala t. 30, 463.
Polygonatum t. 464.
Polvsonum t. 172, (269), 446-7, 465.
Polypodium t. 466.
Polyporus t. 146 A.
Polytrichum t. 429.
Populus 1. 94, 467.
Portulaca t. 469.
Potentilla t. 152, 481, 596.
Primula t. 470.
Prunella t. 180.
Prunus t. 108, 141, 153, 219-4, 362,
h7A.
(Psalliota t. 279).
Psoralea t. 603.
Pteridium t. 272.
(Pteris t. 272).
Pterocarpus t. 92.
Pyrola t. 478.
Pyrus t. 360, 479.
Pulmonaria t. 475.
Quercus t. 117, 480, 573.
Ranunculus t. 220, 482, 484-5.
Raphanus t. 487.
Reseda t. 491, 591.
Rhamnus t. 492.
Rheum t. 28, 325.
Rhus t. 493.
Ribes t. 294-5.
Ricinus t. 66.
Robinia t. 472.
Roripa t. 403, 549-514.
Rosa t. 49&-6.
Rosmarinus t. 497.
Rubia t. 509.
Rubus t. 501-2.
Rumex t. 29, 124, 321-4, 326-7.
Ruscus t. 503-4.
Ruta t. 505.
Saccharum t. 111.
Salix t. 508-9.
Salsola t. 559-60.
Salvia t. 305, 510-1, 529.
Sambucus t. 254, 512.
Samolus t. 543.
Sangiisorba t. 457.
Sanicula t. 544.
Santolina t. 120.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Saponaria t. 516.
Sarothamnus t. 286.
Sassafras t. 38.
Satureja t. 187-9, 517.
Saxifraga t. 519-20.
Scandix t. 526.
(Schoenoplectus t. 13).
Scirpus t. 13.
(Scolopendrium t. 346).
Scorzonera t. 532.
Scrophularia t. 533-4.
Scutellaria t. 581.
Secale t. 539.
Sedum t. 142, 143, 837-9.
Semecarpus t. 60.
Sempervivum t. 5936.
Senecio t. 311, 540.
Serratula t. 542.
Setaria t. 437.
Silaus t 521.
Silybum t. 200.
Sinapis t. 547.
Sisymbrium t. 263, 553.
Sium t. 27, 169, 548.
Smilax t. 9, 555.
Smyrnium t. 588.
Solanum t. 253, 374, 561-2.
Solidago t. 627.
Sonchus t. 564-5.
Sorbus t. 566-7.
Spartium t. 286.
Spinacia t. 328-9.
Spiræa t. 22, (270), (632).
Stachys t. 17i, 281-2, 544, 569.
Statice t. 571.
Stellaria t. 139.
Stieta t. 340.
Strychnos t. 72, 73, [74].
Styrax t. 9.
Suceisa t. 525.
Swertia (Sweertia) t. 40.
Symphytum t. 231.
Syringa 1. 574.
Tamarindus t. 54.
Tamarix t. 577.
Tamus t. 182.
Tanacetum t. 578-9.
Taraxacum t. 247.
Taxus t. 580.
Teucrium t. 214, 366, 462, 530-1.
Thalictrum t. 583.
Thea t. 44.
Theobroma t. 63.
Thlaspi t. 584-5.
Thymbra t. 518.
Thymus t. 367, 541, 587-8.
Tilia t. 590.
Tordylium t. 595,
Tragopogon t. 597-8.
MITTEILUNGEN AUS DEM BOT, MUSEUM DER UNIVERSITAT ZÜRICH, XL. 913
Trapa t. 600. Verbascum t. 613.
Tribulus t. 599. Verbena t. 614.
Trifolium t. 601-2. Veronica t. 165, 616-9.
Trigonella t. 275, 352. Viburnum t. 429, 620.
Triticum t. 606, (291). Vicia t. 268, (335), 432, 621.
Tropæolum t. 404. Vinca t. 448.
Tussiiago t. 607. Vincetoxicum t. 157.
Ulmus t. 633. Viola t. 522.
(Umbilieus t. 634-5). Viscum t. 628.
Urginea t. 527. Vitex t. 131. _
Urtica t. 637-8. Vitis t. 50, 630.
Vaceinium t. 631. Wrightia t. 37.
Valeriana t. 25-6, 609-10. Xanthium t. 642.
Valerianella t. 611. Zea t. 369.
Vanilla t. 55. Zingiber t. 34.
Veratrum t. 18. Zizyphus t. 48.
IV.
Neue Lepidium -Formen.
VON
ALB. THELLUNG (Zürich).
Nachträge zu : Thellung, A. « Die Gattung Lepidium (L.) R. Br. Eine
monographische Studie. », Mitteilungen aus d. bot. Mus. d. Univ. Zürich,
XXVIH, in Neue Denkschr. d. allg. schweizer. Gesellsch. f. d. ges. Natur-
wissenschaften, Bd. XLI (1906), Abh. 1.
Lepidium pubescens Desv.; Thell. Lepid. Monogr. (1906), 247 n. 69.
Var. fallax Thell. n. var. —Silicula minus plana (inferne + convexa),
magis elliptica vel leviter obovala (non ovala), apice circumferentia magis
oblusa, anguslius emarginata lobis alarıbus magis convergenlibus (non
porreclis), foliorum rhachi bası sæpius leviter auriculala. Quibus characte-
ribus accedit ad L. calycinum Godr. et L. auriculatum Rgl. et Kcke, sed
differt ab utraque specie silicula profundius (ad ?/s longitudinis septi)
emarginata, septo fere recto (non falciformi-curvato), a L. calycino insuper
glandulis elongatis (!/s calycis), a L. auriculato petalis præsentibus (caly-
eis longitudinis ‘/2 æquantibus).
Chile : Concon 1827, Pöppig (Herb. Hofmus. Wien); Quillota, 1829,
Bertero n. 1080 ex p. (Herb. Paris).
Lepidium reticulatum Howell 1897; Thell. Lepid. Monogr. (1906), 253
n. 78.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, Nn0 42, 30 novembre 1908. 62
914 BULLETIN DE L’HKERBIER BOISSIER (2me SEÉR.). 1908
Var. austro-americanum Thell. n. var.—Silicula angustissime
alata levissimeque (ad ‘/s [in typo ad ‘/5-'/<| longitudinis septi) emar-
ginata, emarginalure marginibus valde divergentibus; valvulæ magis
reticulatæ. Siliculæ formä accedit ad L. spicatum Desv., pro quo a collec-
toribus habitum est; sed facile distinguitur ramificatione corymbosa
(racemis lateralibus), pilis axis et pedicellorum diametri horum ‘2 longi-
tudine æquantibus setulosis (in L. spicalo brevissimis), glandulis trian-
gulari-lanceolatis, foliorum lobis oblanceolatis obtusiusculis ete.
Argeni. : Rio Liota (Regiön entre Lago Buenos-Aires Norte y Codo
Rio Mayer, 740-790 90 long. Greenw., 46°10’-48°15’ lat. S.), L. v. Platen
et U. Greiner n. 60 (Comisiones de limites Argentinas con Chile), pro
L. spicato (Herb. Univ. Zürich)
Da L. reticulatum sonst aus Südamerika nicht bekannt ist, dürfte es
sich vielleicht um eine eingeschleppte Pflanze handeln, deren Merkmale
sich in Anpassung an die neue Umgebung etwas verändert haben.
Lepidium bonariense L.; Thell. Lepid. Monogr. (1906), 256 n. 75.
Var. Gayi Thell. n. var. — Caules pumili decumbentes; folia fere
omnia simpliciter pinnatisecta lobis quam in typo multo brevioribus
elliptico-lanceolatis obtusiusculis, inde L. reticulati Howell formam
referentia; sed facile distinguitur ab hac specie silicula acutiore multo
levius emarginata, glandulis brevissimis rotundatis latitudine vix longio-
ribus, inflorescentia magis pyramidato-ramosa, ramis el racemorum
axibus leviter pubescentibus (non hirsutulis).
Chile : Prov. de Coquimbo, 1838, Cl. Gay (Herb. Paris).
915
Beiträge zur Flora
DER
ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS
VON
J. BORNMÜLLER, Weimar.
Avec planche VIII.
(Suite et fin.)
Bartramiaceæ.
Philonotis calcarea (Br. eur.) Schimp. — Schiffn. II, n° 66. — Dema-
wend, in valle Lar, 2600 m. (n° 5893); Tachli Soleiman, Piastschal, 35-
3600 m. (5906).
Fontinalaceæ.
Fontinalis antipyretica L. — Schiffn. I, n° 37. — Teheran, ad basin
m. Schimran, 1500 m. (n° 4477).
Cryphæaceæ.
Leucodon immersus Lindb. — Schiffn. I, n° 38; II, n° 70. — Enseli.
pr. Kasian (n° 5839); in fruticetis ad mare (n° 5830, 5830b); Rescht
(no 4460).
Neckeraceæ.
Neckera complanata (L.) Hüben. — Schiffn. Il, n° 74. — Enseli, (1866
1867) Mianposchte (5853).
916 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉk.). 1908 (284)
Neckera Besseri (Lob.) Jur. — Schiffn. II, n°0 72. — Enseli, Mian-
poschte (n° 5847, 5880); Sefidrud, pr. Rudbar, 3-400 m. (no 5888). —
In foliis præsertim perichætialibus copiose: Synchytriopsis muscicola
(Reinsch.) Schiffn.
Leskea laxiramea Schiffn. (spec. nov.) — Schiffn. II, n° 74; tab.
IX, fig. 55— 60. — Sefidrud, pr. Rudbar, 300 m. (n° 5887).
Anomodon attenuatus (Scheb.) Hüb.* — Schiffn. II, ne 75. — Sefi-
drud, supra Kudbar, 6-700 m.-(n° 5886).
Anomodon viticulosus (L.) Hook. et Tayl. — Schiffn. Il, n° 76. —
Enseli, Mianposchte (8857 b).
Hypnaceæ.
Homalothecium sericeum (L.) Br. eur. — Schiffn. I, n° 79. — Rescht
(n° 4470 et 5875).
Camptothecium lutescens (Huds.) Br. eur. — Schiffn. II, n° 80.
— Rudbar, 300 (no 5887).
Brachythecium Olympicum Jur. — Schiffn. II, n° 82. —
Inter Asadbar et Gerab, ad Gerdene-Bari, 29-3000 m. (n° 5894).
Brachythecium rutabulum (L.) Br. eur. — Schiffn. I, n° 42; II. n° 83.
— Enseli, Kasian (n° 5838); Rescht (n° 4475, 4476). — Forma! (Schiffn.
IT, 83). — Enseli (n° 5828, 5829).
Var. meridionale Schiffn. II, n° 84 — Enseli, Kasian (n° 5830b);
Mianposchte (5848). — Rescht (n° 5868).
Scleropodium purum (L.) Limpr. — Schiffn. II, n° 85. — Enseli
(n° 5834). |
Eurhynchium Stockesii (Turn.) Br. eur. — Schiffn. I, n° 44, —
Rescht (n° 4467).
Eurhynchium circinatum (Brid.) Br. eur. var. tenue Brizi. — Schiffn.
If, n° 86. — Rescht (n° 5871).
Eurhynchium euchloron (Bruch) Jur. et Milde. — Schiffn. I, n° 45;
II, 87. — Rescht (n° 5870, 4465, 4469, 4473); Enseli, Mianposchle
(n° 5851, 5856) et Kasian (n° 5837).
* Anomodon attenuatus und A. viticulosus bezeichnet Herr Prof. Schiffner
durch fetten Druck als neu für Persien; beide Arten werden schon von
Buhse (in Aufz. Reise Transkauk. und Persien, Seite 235, als Leskea 236) von
Asterabad angegeben. Auch Pterogonium gracile Sw. (vergl. Schiffn. Il. n° 77.)
wird bereits von Geheeb in «Beitr. zur Moosflora von Syrien » (in Alle. Bot.
Zeitschr. 1902 no 3-4) als «neuer Bürger der asiatischen Moosflora» aus der
Umgebung von Beirut verzeichnet. Uebrigens ist letzigenannte Art in den Ge-
birgen des westlichen Kleinasiens (Smyrna) ausserordentlich häufig, ein Beweis,
wie wenig bisher in jenen Gebieten die Moosflora Beachtung fand.
(285) 93. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 917
Eurhynchium Swartzii (Turn.) Curn. — Schiffn. II, n° 89. —
Enseli, Mianposchte (n° 5885).
Var. meridionale Warnst. — Schiffn. II, n° 90. — Enseli, Mian-
poschte (n° 5845).
Eurhynchium speciosum (Brid.) Milde. — Schifin. Il, n° 91,
— Enseli (n° 5826).
Thamnium alopecurum (L.) Br. eur. — Schiffn. I, n° 43. — Rescht
(n° 4463, 446%).
Var. corticolum Schiffn. (var. nov.). — Schiffn. I, n° 92. — Enseli,
Mianposchte (n° 5852).
Rhynchostegiella Jacquinii (Garov.) Limpr. var. Persica
Schiffn. (nov. var.) — Schiffn. II, n° 93. — Enseli, Mianposchte (n° 5846).
Rhynchostegium megapolitanum (Bland.) Br. europ. — Schiffn. II,
n° 95. — Enseli, Kasian (n° 5836).
Amblystegium Kochii Br. eur. — Schiffn. II, n° 96. — Enseli
(no 5826).
Hypnum decipiens (De Not.) Limpr. var. napæiforme Schiffn.
(nov. var.). — Schiffn. II, ne 99. — Tachti Soleiman, ad nives prope
Piastschal, 36-3700 m. (n° 5909, 5910).
Hypnum falcatum Brid. — Schiffn. Il, ne 100. — Distr. Talkan, supra
Norion 2600 m. (n° 5912).
Hypnum cupressiforme L. — Schiffn. I, n° 52. — Rescht (n° 4461).
Var. tectorum Br. eur. — Schiffn. Il, n. 102. — Enseli (n° 5841, 5842).
Hypnum Vaucheri Lesq. — Schiffn. Il, no 103. — In valle Lar,
ad Meidanek, 2200 m. (n° 5889).
Acrocladium cuspidatum (L.) Lindb. — Schiffn. I, n° 48 (Hypnum
cuspidatum L.) I, no 404. — Enseli, Mianposchte (n° 5858), Kasian
(n° 5827), Reschi (n° 4461, 5869).
Fungi.
Die Bestimmung der Pilze verdanke ich zum grössten Teil Herrn Prof.
Magnus, welcher auch die von ihm übernommenen Nummern einge-
hender behandlen und veröffentlichen wird. Ich begnüge mich daher, im
Anschluss an die Aufzählung meiner anderen Sammlungen die Pilze nur
in systematischer Anordnung ihrer Nährpflanzen hier anzuführen. Einen
anderen Teil der hier gemeinsam aufgezählten Pilze hatten die Herren
H. und P. Sydow bestimmt und darüber eine Abhandlung in « Annales
Mucologiei » (Vol. VI, n° 1, 1908, p. 17-18), betittelt « Einige neue von
Herrn J. Bornmüller in Persien gesammelte Pilze », veröffentlich. — Alle
Bestimmungen, soweit sie nicht Sydow’sche Species sind und soweit nicht
« determ. Sydow » beibemerkt ist, rühren von Herrn Prof. Magnus her.
918 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.). 1908 (286)
Berberidace&, Cruciferæ, Silenaceæ.
Berberis integerrima Bge ß densiflora (Boiss. et Buhse) Schneid.
Æcidium Haussknechtianum P. Henn. — Eihurs. pr. Egil, 1900 m. s. m.
(41. VI. 1902; no 5732). — Puccinia graminis (Pers.) (Uredo). —
Totschal, Scheheristanek, 2200 m. s. m. (12. VI. 1902; no 5733).
Hirschfeldia incana (L.) Heldr.; Albugo candida (Pers.) O. Ktze. — Ad
Baku Transcaucasiæ (19. V. 1902; no 5729).
Dianthus Persicus Hausskn. : Uromyces caryophyllinus (Schrank)
Wint. — Elburs occid., Dschoistan in valle Talkan, 2100 m. s. m. (27. VI.
1902; n° 5735).
Acanthophyllum crassifolium Boiss. : Erysiphe Taurica Lév. — Prope
Ahar et Egil, 2200 m. s. m. (11. VII. 1902; n° 5739).
Melandrium album (L.) Grcke. : Uromyces Schreteri De Toni. —
Enseli, in insula Mianposchte (23. IV. 1902; n° 5734).
Papilionaceæ, Rosaceæ, Pomaceæ.
Medicago sativa L. : Pseudopeziza Trifolii (Bernh.) Fuckei f. Medica-
ginis (Lib.) Rehm. — Totschal, Scheheristanek 2200 m. s. m. (12. VI.
1902; no 5742).
Glycyrrhiza glabra L. x glandulifera (W.K.) Reg. et Herd. : Uromyces
Glycyrrhizæ (Rabh.) Magnus. — Inter Mendschil et Patschinar, 500 m.
s. m. (11. V. 1902; n° 5741) et inter Teheran et oppidum Demawend, ad
fluvium Dschadsche-rud, 1400 m. s. m. (20. VII. 1902; n° 5705).
Astragalus remotijugus Boiss. : Uromyces Persicus Sydow,
spec. nov. (in Ann. Mycolog. vol. VI, p. 17; 1908). — Elburs oceid., ad
pagum Getschesär vallis Lur, 2200 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 5724).
Astragalus chrysanthus Boiss. et Hohenack. : Æcidium spec. et Pleo-
spora herbarum (Pers.) Rabh. (determ. Sydow). — In regione alpina
alpium Totschal (Schimran), 2800 m. s. m. (11. VI. 1902; ne 5744).
Pisum formosum (Stev.) Boiss. : Æcidium Pisi-formosi Sydow,
spec. nov. |. c. p. 18. — In glareosis alpinis monlium Totschal
(Schimran), 2400 m. s. m. (10 VI. 1902 : n0 5743).
Lathyrus roseus Stev. : Diachora Onobrychidis Sacc. (Spermog. :
Placosphæra Onobrychidis Sacc.) — In Caucaso, prope Mleti, 1800 m.s.m.
(10. VII. 1902; n° 5788).
Hulthemia Persica (Mchx., 1786) Stapf. (= H.berberifolia Pall., 1797) :
Sphærotheca prob. spec. nov. (Magnus). — Kaswin, in collibus
et desertis, 1300 m. s. m. (16. V. 1902; n° 5760).
Geum Kokanicum Reg. et Schmalh : Phragmidium circumvallatum
P. Magnus (C&oma). — Alpes Totschal (Schimran), in regionis alpin
jugo Lädd, 2400-3000 m. s. m. (11. VI. 1902; no 5749).
(287) 13. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 919
Mespilus Germanica L. : Gymnosporangium confusum Plowr. — Ad
pedem montis Demawend in hortis pagi René, 2050 m. s. m. (16. VII.
1902; n° 5748).
Umbelliferæ, Rubiaceæ. Dipsaceæ.
Pimpinella Tragium Vill. : Puccinia Pimpinellæ (Strauss) Mart. —
Totschal, in valle ad Scheheristanek, 2200 m.s.m. (11. VI. 1902; n° 5756).
Chærophyllum macropodum Boiss. : Puccinia chærophyllina Sydow
spec. nov. (in Ann. Mycol. vol. VI. p. 17: 1908). — Alpium Totschal ad
latus septentrionale supra Scheheristanek, 2700 m. s. m. (11. VI. 1902;
mens.)
n° 5753).
Chærophyllum macropodum Boiss. : Puccinia distinguenda Sydow,
spec. nov. (in litt. 23. IX. 1908).— Inter Rescht et Kaswin in latere meri-
dionali montis Charsan, prope Mesrä, 1800 m.s.m. (13. V. 1902; n° 5752).
— Alpium Totschal ad latus meridionale supra pagum Ferasad, 2000 m.
s. m. (29. V. 1902; n° 5751). — In districtu Talkan (Talagon), ad pagum
Gatiadeh, 2400 m. s. m. (4. VII. 1902; no 5716). (Meine Exsiccaten der
Nummern 5752, 5751, 5716 tragen die Magnus’sche Bestimmung «Pucei-
nia Chærophylli Purt. »).
Diplotænia cachrydifolia Boiss.: Pleospora Persica Sydow, spec.
nov. (Ann. mycol. vol. VI. p.18; 1908). — Elburs occid., ad Jaila Assalek.
inter Asadbar et Gerab, 2900 m. s. m. (1. VII. 1902; no 5721).
Prangos uloptera DC. : Puccinia plicata Kom. — Alpes Totschal, in
vallibus ad pagum Scheheristanek, 2300 m. s. m. (4. VI. 1902; n° 5755).
Peucedanum Aucheri Boiss. : Puccinia bullata Pers. forma! Alpes
Totschal, ad latus septr. prope Scheheristanek, 2200 m.s.m. (9. VI. 1902;
o Rep)
n° 5/94).
Turgenia latifoha (L.) Hoffm. : Erysiphe Umbelliferarum De By. —
Extra fines Persiæ, ad As-chabad in monte Sundso-dagh ad Karakala
(12. V. 1901 leg. Sintenis).
Crucianella glauca A. Rich. 8 laxıfolia Boiss. : Puccinia Crucianell®
Desm.-Elburs occid., in valle Lur ad rupes, 2100 m. s. m. (9. VI. 1902;
n° 5758).
Scabiosa Palæstina L. var. calocephala Boiss. : Æcidium Scabiosæ
Dozy et Molk. — Kaswin, in incultis, 1250 m.s. m. (15. V. 1902; n°5757).
Compositæ.
Erigeron Khorassanicus Boiss. : Albugo Tragopogonis (Pers.) Gray.
— Elburs occid., inter Asadbar et Gerab, in valle Serd-derre, 2700 m.
s. m. (26. VII. 1902; n° 5713).
Achillea vermicularis Trin. : Puccinia Achilleæ Ccke.— Elburs occid..
in valle Talkan inter Deda et Gattadeh, 2400 m. s. m. (1. VII. 1902;
n° 5715).
920 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (288)
Achilleæ Talagonica Boiss. : Puccinia Achilleæ Ccke. — Elburs occid.,
in valle Lur, ad Getschesär, 2200 m. s. m. (4. VII. 1902; no 5711). — In
districtu Talkan (Talagon), prope Dschoistan, 2100 m. s. m. (27. VI. 1902;
no 5762).
Pyrethrum myriophyllum C. A. Mey. y. eriocephalum Boiss. : Puccinia
Pyrethri Rabh.— Alpes Totschal, in vallibus ad Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (10. VI. 1902; n° 5765).
Echinops spec. : Puccinia pulvinata Rabh. — Elburs occid., in valle
Lur ad pagum Getschesär, 2200 m. s. m. (19. VI. 1902; n° 5726). — In
subalpinis inter alpes Totschal et montem Demawend, ad pagum Egil,
1900 m. s. m. (11. VII. 1902; n° 5766).
Thevenotula scabra (Boiss.) O. Ktze. var. Persica (DC.) Bornm. (in Beih.
z. Bot. Centralbl. XX, II. Abt. p. 158 (1906) — Thevenotia Persica DC. :
Erysiphe Taurica Lev. — P. Magnus in « J. Bornmüller, [ter Pers-turc.
1892-93 » (Verh. d. Zool. Bot. Ges. Wien, 1899) p. 14. — Teheran, in
incultis apricis, 1160 m. s. m. (1. II. 1892! n° 4370; pl. nutrix sub Theve-
nolia scabra Boiss.).
Cousinia calocephala Jaub. et Spach. — C. squarrosa Boiss. (Bornm.
in Bull. Herb. Boiss. 2me ser., t. VII, 219; 1907) : Puccinia Cousiniæ
Sydow (determ. Magnus). — Elburs occid., in valle Lur, ad pagum Gets-
chesär, 2200 m. sm. (4. VII. 1902; n° 5706).
Carduus pycnocephalus Jaeq. y Arabicus Boiss. : Puccinia Cardui-
pycnocphali Sydow. — Transcaucasia, in cultis ad Baku (19. IV. 1902;
n° 5760 pp. sub P. Carduorum Jacky, sensu P. Magnus).
Cirsium arvense (L.) Scop. : Puccinia suaveolens (Pers.) Rostr. —
Elburs oceid., in subalpinis vallis Lur. ad Getschesär, 2200 m. s. m. (19.
VI. 1902; n° 5720).
Serratula latifolia Boiss. : Puccinia Serratulæ-oligocephalæ Sydow,
1904. — Elburs occident., in subalpinis vallis Lur ad pagum Getschesär,
2200 m. s. m. (20. VI. 1902; n° 5718). — Determ. Sydow.
Jurinea heterophylla Jaub. et Spach : Puccinia Jurineæ Cooke (syn.
P. Weitsteinii De Toni, teste cl. Sydow). — Elburs occident. in distrietu
Talkan (Talagon) ad pagum Dschoistan, 2100 m. s. m. (28. VI. 1902;
n° 5708).
Phæopappus Aucheri (DC.) Boiss. Diagn. (= Ph.leuzeoides Boiss. fl. Or.
Il, 597) var. Szovitsii Boiss.: Puccinia Persica Wettst. (determ. Sydow).
— Elburs, inter alpes Totschal et Demawend ad Schekerabad (supra
Ahar), 2400 m. s. m. (10. VII. 1902; n° 5702).
Phæopappus Aucheri (DC.) Boiss. var. integrifolia Boiss. : Puccinia
Persica Wettst. (determ. Sydow). — Elburs occid., districtus Talkan, in
valle supra Dschoistan ad pagum Schikan, 2300 m. s. m. (28. VI. 1902;
n° 5767).
Centaurea Behen L.: Puccinia Gentaureæ Mart. — Inter Demawend et
alpes Totschal, supra Feschend, 2000 m. s. m. (12. VI. 1902; n° 5768).
Picris strigosa M. B. : Puccinia Picridis Hazsl. — Elburs occident., in
valle Lur, 2200 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 5723); determ. Diedicke).
(289) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 924
Tragopogon crocifolius L. : Albugo Tragopogonis (Pers.) Gray. —
Alpium Totschal ad pedem septentr. prope Scheheristanek, 2200 m. s. m.
(21. VI. 1902; n° 5761).
Scorzonera mollis M. B. var. flaviflora Bornm. (Bull. Herb. Boiss. 1907,
p.431) : Puccinia Scorzoneræ (Schum.) Jacky. — Inter Resch! et Kaswin,
in jugo Charsan, 2200 m: s. m. (12. V. 1902: n° 5759, Æcidium; det.
Sydow).
Scorzonera calyculata Boiss. : Puccinia Scorzoneræ (Schum.) Jacky.
— Elburs occid., in trajectu alpino inter Asadbar et Gelschesär, 3000 m.
8. m. (26. VI. 1902; no 5709; det. Sydow).
Scorzonera calyculata Boiss. 8 integrifolia Bornm. (l.c. p.431) : Pucci-
nia ee on ) Jacky. — Ad radices monlis Demawend prope
Pelur, 2200 m. s. m. (16. VII. 1902; n° 5703, det. Sydow).
Taraxacum montanum (CG. A. Mey.) DC. : Puccinia decipiens Mass.
(determ. Sydow). — Alpium Totschal ad radices septr. prope Scheheris-
tanek, 2200 m. s. m. (7. VI. 1902; n°5764). — In valle Lur, ad Getschesär,
2200 m. s. m. (4. VN. 1902; no 5707, det. Magnus).
Taraxacum Syriacum Boiss. (= T. denudatum Boiss.) : Puccinia
decipiens Mass. (det. Magnus) -- Elburs oceident., districtus Talkan,
inter Deda et Gattadeh, 2400 m. s. m. (1. VI. 1902; no 5714).
Taraxacum parvulum (Wall.) DC. : Puccinia Taraxaci-bithynici
Maire. — In alpibus Totschal, 2700 m. s. m. (11. VI. 1902: n° 5763;
determ. Sydow).
Borraginaceæ, Labiatæ.
Nonnea pulla (L.) DC. : Erysiphe horridula i.ev. (Oidium). — Elburs
occid., in alpinis inter Asabdar et Gerab, 2700 m. s. m. (1. VII. 1902;
no 5726).
Thymus Kotschyanus Boiss. et Hohen. : Puccinia Epithymum P.
Magnus spec. nov. (indescr.) — Elburs occident., in valle Lur ad Gel-
schesär, 2200 m. s. m. (18. VI. 1902; n° 5728).
Nepeta teucriifolia Willd. : Septoria Bornmülleri Sydow. spec.
nov. (Ann. Mycol. vol. VI, p. 18).— Alpium Totschal in valle ad Schehe-
ristanek, 2200 m. s. m. (10. I. 1902; n° 5770).
Stachys setifera C. A. Mey. : Puccinia Harioti Lagerh. — Elburs
occident. ad pagum Norion in subalpinis, 2600 m. s. m. (30. VI. 1902 ;
n° 5787).
Eremostachys laciniata L. : Puccinia Phlomidis Thuem. (determ.
Sydow). — Alpium Totschal ad radices septentr. prope pagum Schehe-
ristanek, 2200 m. s. m. (2. VI. 1902; n° 5769).
Polygonaceæ, Aristolochiaceæ, Euphorbiaceæ.
Rumex spec. : Puccinia Phragmitis (Schum.) Kern. (Æcidium : Ze.
rubellum Gmel.). — Enseli, in insula Mianposchte (23. IV. 1902; no 5779),
— In ruderatis ad Baku Transcaucasiæ (19. IV. 1902; n° 5778).
-922 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze ser.) 1908 (290)
Polygonum alpestre G. A. Mey. : Uromyces-Polygoni (Pers.) Wint. —
Ad basin montis Demawend in valie Lar, 2500 im. s. m. (44. VII. 1902;
n° 5776) et inter Pelur et Rene, 2400 m. s. m. (15. VIL 1902;
n° 5704).
Aristolocha Maurorum L. 8 latifolia Boiss. : Æcidium Aristolochiæ
(DC) Wint. — Kaswin, in vinelis, 1250 m. s. m. (18. V. 1902;
n° 5777).
Euphorbia Chamæsyce L. : Uromyces pro&minens DC.) Pass. — Inter
Mendschil et Patschinar, 4-500 m. s. m. (11. V. 1902; no 5784).
Euphorbia megalantha Boiss. : Melampsora Helioscopiæ (Pers.) Cast?
— Kaswin, in vinetis, 1250 m. s. m. (18. V. 1902; n° 5772).
Euphorbia falcata L.: Melampsora Helioscopi& (Pers.) Cast. — In jugo
Charsan inter Paischinar et Kaswin, 1200 m. s. m. (13. V. 1902;
n° 57845).
Euphorbia decipiens Boiss. et Bushe 8 major Boiss. (= E. polycaula
Boiss.) : Uromyces scutellatus (Schrank) Lév. — Elburs occident., inter
Asabdar et Getschesär in jugo alpino, 2600 m. s. m. (26. VI. 1902;
n° 5710).
Euphorbia cheiradenia Boiss. et Hoh.:Uromyces scutellatus (Schrank)
Lev.— In valle Lur montium Elburs oceid., ad pagum Getschesär, 2200 m.
s. m. (VIL 1902; no 5727). — Æcidium Euphorbiæ Gmel. — Ad basin
septentr. alpium Totschal ad Scheheristanek, 2200 m. s. m. (13. VI. 1902;
n° 5773, determ. Sydow).
Euphorbia virgata W.K.: Melampsora Helioscopiæ (Pers.) Cast. —
Ad basin septentr. alpium Toischal, ad pagum Scheheristanek, 2200 m.
s. m. (6. VII. 1902; no 5775). — Uromyces spec. — Ad Scheheristanek,
2200 m. s. m. (7. VI. 1902; no 5774).
Euphorbia spec. : Melampsora Helioscopiæ (Pers.) Cast. (determ.
Sydow). — Ad Germabdar inter alpes Totschal et Demawend, c. 2000 m.
s. m. (12. VIT. 1902; no 5771).
Graminaceæ.
Andropogon Ischemum L.: Ustilago Ischæmi Fckl. — Elburs occident.,
in valle Lur ad pagum Getschesär, 2100 m. s. m. (VII. 1902; n° 5780) et
in valle Talkan (Talagon) ad pagum Deda, 23-2400 m. s. m. (1. VII. 1902;
no 5712).
Cynodon Dactylon (L.) Pers. : Puccinia Cynodontis Desm. (determ,
Sydow.) — Enseli. in insula Mianposchte (23. IV. 1902; no 5785).
Polyporus versicolor (L.) Fr.
Enseli, in silvis insulæ Mian-poschte (23. IV. 1902). — Prope Rescht
(9. I. 1892),
(291) Ss. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 923
Nachträge und Berichtigungen.
In obiger Aufzählung meiner Ausbeute fanden, wenigstens in der
zweiten Hälfte, auch eine Reihe gilanischer Pflanzen Aufnahme, welche
der unlängst verstorbene russische Botaniker Th. Alexeenko im Juli des
gleichen Jahres (1902) auf einer Reise vom Kaspisee nach den Persischen
Golf gesammelt hatte und die ich der Freundlichkeit Herrn Director Dr
Litwinows (St. Petersburg) verdanke. Da Alexeenko die Tour von Rescht
nach Kaswin über Lahidschan-Lengerud, also durch das Gebirge östlich
vom Dschulfek-Kuh, nahm, so sind manche besonders wertvolle Spezies
darunler zu verzeichnen. Eine Reihe dieser Funde, die Ranunculaceen bis
Dipsaceen betreffend, sind daher, soweit ich Exemplare erhalten hatte,
hier nachträglich nach anzuführen. — Ferner wird im Folgenden auf
einige Namensänderungen hingewiesen, die sich aus den Wiener Nomen-
clatur-Regeln d. J. 1905 ergaben, ohne diesbezüglich auch nur annähernd
Anspruch auf Vollständigkeit machen zu wollen. Schliesslich sind etlich
Irrtümer und besonders störende Druckfehler zu berichtigen.
Tom. IV (1904) p. 1087 (Sep. 6) : Im Gegensatz zu Huth (Rev. Ad.,p. 64),
Halärsy (Consp. fl. Græc. I, 7) u. A., welche Adonis microcarpa DC. Syst.
I, p. 223 (1815) mit A. squarrosa Stev. (1848) vereinigen und A. micro-
carpa Boiss. fl. Or. I, 18 als ein Synonym der A. Cupaniana Guss.
hinstellen, macht neuerdings Hochreutiner (in Ann. d. Conserv. et d.
Jard. Botan. Genève, 7me et Sme années, 1904, p. 145-146) betreffs der
A. microcarpa DC. folgende Aufstellung der Synonymik :
A. dentata Del. f. Eg. t. 522 (1812) = A. microcarpa DC. Syst. I, 224
(1818) et syn.
a var. orientalis DC. Syst. I, 224 — A. deniuta Del. sensu strict.
ß var. microcarpa Hochr. — A. microcarpa DC. 1. c. sensu strict.
Somit hat A. squarrosa Stev., die in meinen Beiträgen im Sinne Huths
als Synonym der A. microcarpa DC. figuriert, als Art aufgefasst diesen
Namen Sievens zu behalten. Im Sinne Boissiers und neuerdings auch
Hochreutiners lässt sich A. squarrosa Slev. nur als eine Varielät der
A. æstivalis L. ansshen und hat als solche zuheissen : A. æstivalis L. var.
provincialis Hochr., (= A. dentata var. provincialis DC. Syst. I, 224
[1818] = A. æstivalis var. squarrosa Boiss. fl. Or. I, 18 [1867]
— A. æstivalis var. dentata Cosson Comp. atl. II, 12 [1883-87; non
— À. dentata Delile fl. Eg. 1812] = A. squarrosa Stev. in Bull.
soc. Mose. Il, 272; 1848).
1V, 1266 (Sep. 22) : Erysimum cæspitosum DC. y latifolium Bornm.
ist als E. Elbursense Boiss. zu bezeichnen, übereinstimmend mit Hauss-
knecht’schen Exemplaren vom Kuh Schahu und Avroman.
IV. 1263 (Sep. 23) : Statl Sisymbrium Sinapisirum Cr. (1769) lies
S. altissimum L. (1753, ex p.; 1763 ex p.); cfr. Schinz et Thellung in
Bull. Herb. Boiss. 1907, p. 573.
IV, 1266 (Sep. 26) : Die Notiz über die beiden Sferigmostemon-Arten
ist zu streichen, da hier unter Schahrud nicht der Fluss in Gilan, sondern
924 BULLETIN DE L’AERBIER BOISSIER (2me siR.). 1908 (292)
die gleichnamige Stadt an der Ostgrenze Masanderans (in Astrabad) zu
verstehen ist.
IV, 1267 (Sep. 27) : Clastopus. Vergl. Bornmüller in Fedde Repert.
III (1906), p. 114-115. Die aus dem Gebiet angeführten Formen haben zu
heissen : C. erubescens Hausskn. var. ß dichrous Bornm. (vom Kendewan)
mil f. versicolor Bornm. (vom Totschal) und var. à stenophyllus Bornm.
(vom Charsan).
IV, 1271 (Sep. 31) : Petrocallis fenestrata Boiss. et et Hoh. Aus Samen
gezogene Exemplare haben im Garlen des Herrn Sündermann in Lindau
geblüht; die Zugehörigkeit dieser Pflanze zur Gattung Petrocallis bleibt
zweifelhaft.
Tom V (1905), 57 (Sep. 41) : Statt Capparideæ, Cistineæ, Violarieæ,
Sileneæ eic. eic. hat es zu heissen Capparidaceæ, Cistaceæ, Violaceæ,
Silenaceæ elc.
V. 59 (Sep. 43) : Viola brachyantha Stapf (und damit übereinstimmend
die von mir im Sefidrud-tale gesammelte, als V. Hymettia Boiss. et
Heldr. aufgeführte Pflanze) ist richtiger als eine Form mit etwas grösseren
Blüten) von V. Kitaibeliana Roem. ei Schull. anzusehen, eine Ansicht, die
neuerdings auch W. Becker teilt.
V. 62 (Sep. 46) : Die von wir als Gypsophila pallida Stapf bestimmte
und verzeichnele Pflanze von Kaswin gehört zu G. polyclada Fenzl.
Echte @. pallida Stapf, nach dürftigen Exemplaren beschrieben (eine
Probe davon einzusehen, verdanke ich der Direction des K. K. Boian.
Instituts der Univers. Wien, besonders der Hilfe Herrn D' E. Janchens),
ist mit G. Haussknechtii Boiss. identisch, gehört also gar nicht in die
Verwandtschaft der G. paniculata, sondern in die Gruppe der Suffruti-
cosæ. Da die Siapfsche Publikation (1886) der Veröffentlichung des
Supplement-Bandes von Boiss. fi. Or. (1888) zuvorkam, hat G. pallida
Stapf vor G. Haussknechtii Boiss. die Priorität erreicht. Auch die
südpersischen Exemplare (Schiras; leg. Stapf) der in Boiss. fl. Or. als
G. Damascena angeführten Pflanze gehören meines Erachtens zu G. pal-
hda Stapf, während die von Sirauss.im westlichen Persien gesammelten,
als @. polyclada Fenzl angesprochenen Exemplare sämtlich zu G. pulchra
Stapf (Orig. !) gehören.
V. 62 (Sep. 46) : Bei Gypsophila modesta Bornm. ist auf Tafel VI,
flg. 3 hinzuweisen.
V. 64 (Sep. 48) : Slatt n° 6341 (auf Zeile 3) lies n° 6340. —
N° 6340 sellt ein etwas grossköpfiges Acanthophyllum microcephalum
Boiss., d. h. mit etwas grösseren Blütenknäulen (f. majus Bornm.) dar,
wozu auch Pichlers Pflanze von Hamadan, die Stapf (in Polak. Exped.)
als A. mucronatum bestimmte, gehört; n° 6341. aus dem gleichen
Gebirgstal, ist typisches A. crassifolium Boiss. Typisches A. microce-
phalum Boiss. traf Alexeenko im Gebiet des Elburs » in siceis prope Kilis-
chim » (n° 340, indeterm.) und «ad rupes supra Kagostan « (n° 458, inde-
term.) an.
V. 119 (Sep. 51) Zeile 18 : Statt 1892 lies 1902. — Statt Silene commeli-
næfolia und (p. 53) S. swertisefolia etc. ist besser S. commelinifolia und
S. swertiifolia zu schreiben.
V. 122 (Sep. 54) : Buffonia Oliveriana Ser. Zu den Synonymen dieser
Art gehört nach Vergleich mit Originalexemplaren auch B. arcuata
Siapf (Polak.-Exp. II, 18; 1886). Eine Verschiedenheit der Griffellänge
(293) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 925
bestätigt sich an diesen Exemplaren gegenüber der Teheraner Pflanze
(also vom klass Standort der B. Oliveriana !) nicht.
V. 123 (Sep. 55) : Nach Einsicht der vom Bot. Institut in Wien erbe-
tenen Original-Exemplare von Alsine Wiesneri Stapf und A. Rudbarensis
Stapf bestätigt sich meine Vermutung, dass erstere zu A. montana (Leefl.)
Fenzl. ß Caucasica Boiss. gehört. Der Bogen von A. Rudbarensis Siapf
enthält dagegen A. brevis Boiss. und A. sclerantha F. et M. — Als Autor
von À. montana hat Fenzl, nicht Willk., zu stehen.
V, 124 (Sep. 56) : Die als Alsine tenuifolia «var. Lydia« bezeichnete
Pflauze gehört noch zu var. viscosa (Schreb. pr. sp.). Die westanatolische,
von mir neuerdings zahlreich bei Smyrna angelroffene echte var.
Lydia Boiss. ist davon weit verschieden und besser als eigene Art zu
betrachten (A. Lydia Boiss. Diagn.).
V. 128 (Sep. 60) : Nach Litwinow pl. Turcom. II (1907), p. 17 ist
Herniaria glabra L. schon von Kotschy im Elburs «in fauce Dudera »
gesammelt; ebenso bleibt in Boiss. fl. Or. Pteranthus echinatus Desf.. von
N bei Ask gesammelt, unerwähnt; beide also nicht neu für das
ebiet.
V. 130 (Sep. 62) zu ergänzen : Hypericum hyssopifolium Vill. var. elon-
gatum (Led.) Boiss. — Prope Diardschan, in elivis calcareis inter frutices
(21, VII, 1902, cal. Julian., leg. Alex.; n° 302, indeterm.).
V. 132 (Sep. 64) : Tilia rubra D. G. = T. vulgaris Hayne = T. corin-
thiaca «Bosc.» —=T. intermedia Boiss. fl. Or. 1. 847 [non DC. = T. cordata
Mill. = T. microphylla Vent. Boiss. Sl. Or. 1.846 = T. ulmifolia Scop.]
— T. Caucasica Rupr. teste cl. V. Engler.
Inter Lengerud et Kaswin, prope pagum Pulardichan, in umbrosis ad
rivulum (17, VII, 1902, cal. Julian., leg. Alex.; ne 179, indeterm.).
V. 642 (Sep. 68) : Zygophyllum eurypterum Boiss. et Buhse (1860)
wird neuerdings (0. et B. Fedtschenko, consp. flor. Turk. in Beih. Bot.
Centralbl. XX. 334 n. 79%) mit Z. atriplicoides Fisch. et Mey. (1834)
vereinigt. Letzteres hat die Priorität.
V. 643 (Sep. 69) : Statt. (Acer insigne) var. longiloba und obtusiloba
besser longilobum und obtusilobum.
V. 645 (Sep. 71) : Pistacia mutica Fisch. et Mey. — Inter Kilischim et
Pul-i-ambu (23, Vil, 1902, cal. Julian., leg. Alex.; n° 379, indeterm.).
V. 645 (Sep. 71) : Rhamnus Pallasü Fisch. et Mey. — Boiss. fl. Or. II
(D), 17. — Inter Diardschan et Kilischim (28, VII, 1902, cal. Julian,: leg.
Alex.; n° 1005, indelerm.).
V. 645 (Sep. 71). zu ergänzen : Rhamnus grandifolia Fisch. et Mey. —
Boiss. fl. Or. IE, 22. — Ad Pulardichan (Route Lengerud-Kaswin; 17, VII,
1902, cal. Julian., leg. Alex., n° 182, indeterm.).
V. 650 (Sep. 76) : Nach Wiener Regeln hat Lotus Michauxianus Ser.
‚als Varielät des Z. Gebelia Vent. betrachtet den Namen ß tomentosus
Boiss. zu führen.
V. 652 (Sep. 78) : zu ergänzen : Glycyrrhiza glabra L. 8 glandulifera
(W. K.) Reg. et Herd. — Boiss. fl. Or. I, 202. — In planitie inter Teheran
et oppidum Demawend, præsertim ad fluv. Dschade-rud abunde (20, VII,
1902: no 5705). — Ad Mendschil et Patschinar, 4-500 m. ubicunque
divulgata (41, V, 1902; n° 5741).
V. 653 (Sep. 79) : Astragalus Asterias Stev. ist neben A. cruciatus
Link. als Art nicht aufrecht zu erhalten.
V. 653 (Sep. 79) : Astragalus filicaulis Fisch. et Mey. — Die Pflanze
926 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (294)
von Mendschil stellt die var. agrestis Freyn et Sint. (Bull. Herb. Boiss.,
2, ser., t. IV (1904) p. 446; pro spec) dar; O. und B. Fedischenko (Consp.
fl. Turk. in Bot. Centralbl. Beih., XXIII, 342) stellen den Freyn’schen
Namen zu den Synonymen des anscheinend in der Fruchigrôsse sehr
variabelen A. filicaulis Fisch. et Mey.
V. 755 (Sep. 84): Astragalus senilis Bornm. steht mit A. pulchellus
Boiss., den Strauss neuerdings vielfach aus West-Persien einsandt, nicht
in näherer Verwandischaft.
V. 755 (Sep. 84) : Astragalus Beckiü Bornm. spec. nov. (nur Name und
Abbildung !). Die Beschreibung hierzu in Mitt. d. Thür. Bot. Ver., n. F.,
XXIII (1908). p. 5. Die Art, von der Tracht des A. Danicus Retz und des
A. saxatılis Freyn et Bornm. aus der Section Euhypoglottis, ist neben
A. holosemius Bge (sect. Malacothrix) zu stellen.
V. 756 (Sep. 85) : Der Zeile 9 erwähnten Veronica leucantha Bornm.
war wegen eines älteren Homonyms ein neuer Name, V. chionaniha
Bornm. (vergl. tom. VI, 1907, p. 972; sep. p. 210; tab. 9), zu geben.
V. 761 (Sep. 90) : Auch die Pichler’sche Pflanze des » Astragalus
Talyschensis Bge « (Stapf, Polak. Exped. II, 67) gehört nach Revision der
Exemplare zu A. Sammamensis Boiss. et Buhse; A. Talyschensis Bge
gehört also nich! dem Gebiet (Gilan) an.
V. 763. (Sep. 95) Zeile 9 : Statt (Astragalus) floccosum lies floccosus.
V. 766 (Sep. 95) : Astragalus Raswendicus. Das reiche Material, das
uns von dieser Art durch Konsul Strauss aus West-Persien zuging,
weist auf nächste Verwandtschaft mit A. submitis Boiss. el Hoh. hin,
obwohl letztere zur Gruppe der Subacaules gestellt wird.
V. 849 (Sep. 109), tab. 6 : Statt (Cicer) trifoliolatus lies trifolio-
latum.
V. 971 Sep. 113) : Als Varietät des Lathyrus Aphaca L. hat L. flori-
bundus Velen. den Namen var. biflorus Post (1896) zu führen.
Tom. VI (1906) 607 (Sep. 117) : Cratægus lagenaria Fisch. et Mey.
— Ad Pulardichan (47, VII 1902, cal. Julian, leg. Alex.; no 490,
indeterm.).
VI. 607 (Sep. 117) : Hulthemia Persica (Michx. 1786) hat Stapf (Polak.
Exp. II, 60; 1886) zum Autor.
VI. 610 (Sep. 120) : Statt « Potentilla sericea L.» (Schreibfehler,
bereits tom. VII, 32 in einer Fussnota darauf hingewiesen) hat es P. mul-
tıfida L. zu heissen. P. polyschista Boiss. auch nach Th. Wolf neuerdings
eine gule Art.
Vi. 618 (Sep. 126) : Agrimonia Eupatoria L. — Ad Rescht (13, VII
1902, cal. Julian., leg. Alex.; n° 55, indeterm.; c. fruct. mat.).
V, 765 (Sep. 131) zu ergänzen : Eryngium cæruleum M. B. — Boiss.
fl. Or. II, 823. — Inter Rescht et Lahidschan, in arenosis secundum
fluvium Sefidrud, et ad Diardschan at latus orientale montis Dschulfek
(13 et 20, 1902, cal. Julian., leg. Alex., n° 76, 276 indeterm.).
VI. 765 (Sep. 131) : Eryngium Billardieri Laroche y meiocephalum
Boiss. (nach Wien. Reg.) — Prope Lahidschan (21, VII, 1902, cal.
Julian., leg. Alex.; n° 328, indeterm.).
VI. 766 (Sep. 132) : Bupleurum linearifolium DC. (nach A. Wolf nur
Unterart des B. exaltatum M. B.) aus dem Gebiet (Nord-Persien) gehört
der längeren Fruchistiele halber zu var. ß Kotschyanum Boiss. fl. Or. II,
850 (Diagn. I, 10 p. 29 pro spec.) e loc. class.
(295) 3. BORNMÜLLER. FLORA DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 927
VI. 766 (Sept. 132) : Reutera tragioides Boiss. — Prope pagum
Diardschan (21, VII, 1902, cal Julian., leg. Alex.; n° 330, indelerm.).
VI, 769 (Sept. 133) : Pimpinella affinis Ledeb. — Prope Enseli et
Rescht (9 et 17, VII, 1902, cal. Julian., leg. Alex.; n° 23 et 50, indeterm.).
— «P. peregrina » in Sintenis exs. n° 1744 von Kisil-Arwat (Transkaspien)
gehört ebenfalls zu P. affinis Ledeb., dagegen ist die von Pichler im
Elburs (Karu) gesammelte in Stapf (Polak. Exped. Il, 50) als P. affinis
erwähnte Pflanze nach Exemplaren aus dem K. K. Botan. Institut-Wien
nicht anderes als das seltene Seseli Olivieri Boiss., das mir auch und zwar
in den Alpen zwischen Totschal und Demawend als Felsenpflanze hoher
Lagen begegnete.
VI. 770 (Sep. 136) : Peucedanum cervarüfolium GC. A. Mey. — Inter
Lengerud eı Kaswin (24, VII, 1902; cal. Julian., leg. Alex.; n° 821, inde-
term.).
VI. 770 (Sep. 136) ist einzufügen : Cymbocarpium erythræum (DC.)
Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1028. — Prope Mendschil, 400 m. s. m. (10, V,
1902 legi; n° 7219, flor.).
Cymbocarpium margınatum Boiss. — Boiss. fl. Or. II, 1028.
Ad radices alpium Totschal. ad pagum Ferasad, 1600 m. s. m. (28, V,
1902 legi; no 7140 c. fl. et fr.). — In planitie Teheranica, prope Schaha-
bad. 12-1300 m. s. m. (13, V, 1902 legi, no 7224).
Die Gattung ist für das Gebiet neu. Die Exemplare von C. erythræum
sind dürftig, an den kahlen, nicht abstehend behaarten Früchten aber
leicht von C. marginatum zu unterscheiden.
VI, 773 (Sep. 139) : Crucianella suaveolens C. A. Mey. — Inter
Lengerud et Kaswin ad pagum Diardschan (22, VII, 1902, cal. Julian., leg.
Alex.; n° 980, indelerm.)
VI, 774 (Sep. 139) nach Asperula trichodes ist einzureihen : Asperula
microphylla Boiss. — Boiss. fl. Or. III, 33. — Inter Lahidschan et Kaswin
in latere orientalialpium Dschulfek (loc. class.) ad rupes angusliarum supra
Diardschan (20, VII, 1902, cal. Julian, leg. Alex.; n° 263, indeterm.).
Vi. 775 (Sept. 141) : Galium xylorrhizum Boiss. et Huet hat, als
eine Varielät von @. subvelutinum DC. (1830) betrachtet, nach Wiener
Regeln var. stenophyllum Boiss (pro var. G. leiophylli in flor. Or.) zu
heissen; ebenso hat statt @. verum L. y Ruthenicum der Name G. verum
L. var. lasiocarpum Led. einzutreten.
VI. 777 (Sep. 143) : Statt G. humifusum (M. B.) Stapf y Persicum
(DC. pr. sp.) lies @. humifusum (Willd.) Stapf (Beitr. Fl. Lyc. Car. Mesopot.
I, 35, 1885: Verh. Zool. Bot. Ges. Wien XXXIX, 1889 p. 10) y stenophyl-
lum Boiss.
VI. 779 (Sep. 145) : Cephalaria Kotschyi Boiss. — Prope Kilischim
(23, VII, 1902, cal. Julian., leg. Alex., n° 350, indeterm.).
VI. 779 (Sep. 145) : Scabiosa Ucranica L. — Boiss. fl. Or. NT, 139.
— inter Kilischim et Pul-i-Ambu (23, VIF, 1902, cal. Julian., leg. Alex.;
n° 283, indeterm.).
Tom. VII (1907) 43 (Sep. 158) : Thevenotia. Nach O0. Kuntze Lexic.
gen. phanerog. 558 (190%) ist Thevenotia DC. 1833 (non L. 1737) in The-
venotula O. Kuntze abzuändern.
VII. 222 (Sep. 172) : Cirsium arvense (L.) Scop. — Boiss. fl. Or. II,
553. — In ditione vulgatum ad regionem alpinam usque; ad Getschesär
vallis Lur, 22-2300 m. s. m. (19, VI, 1902 legi; n° 5720).
928 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (296)
VII. 428 (Sep. 178) lies : Leontodon asperrimus (Willd.) Boiss. und
L. asper (W. K.) Poir.
vun. 778 (Sep. 192) : Statt Erythræa pulchella (Sw.) Fr. lies Centau-
rium pulchellum (Sw.) Druce; cfr. Schinz et Tellung in Bull. Herb. Boiss.
1907, p. 335.
VI 781 (Sep. 195) Zeile 11 lies : Polak. Exped. [ 25 (nicht 151). —
Die in Stapf. 1. c. angeführte « Nonnea rosea M. B. flore luteo !» gehört,
wie zu erwarten war und wie auch Herr Dr Sfadlmann nach Vergleich
mit meinen ebendort gesammelten Exemplaren bestätigen konnte, eben-
falls zu Nonnea lutea (Desr.) Rehb.; die zur sicheren Determination
nötigen reifen Samen fehlten den Pichler’schen Exemplaren.
Tom. VIII (1908) p. 43 (Sep. 158) : Vor Chardinia xeranthemoides Dsf.
hat Ch. Orientalis (Willd.) sub Xeranthemo Hayek die Priorität.
VIII. 111 (Sep. 221) ist bei Salvia Amasiaca Freyn et Bornm. zu
ergänzen : Oest. Bot. Zeitschr. 1891 S. 58.
VIII. 552 (Sep. 242) lies : Haussknechtü und Haussknecht.
VIII. 826 (Sep. 272) : Statt Bromus sterilis K. lies B. sterilis L.
V. 645 (Sep. 71) Rhamnus: Bornm. n° 6553, 6564 (Sint exs. n° 200%,
sub R. spathulifolia determ. Freyn) ad Rh. Palasıi f. fol. latioribus
pertinet.
Verzeichnis der Abbildungen.
Acantholimon Demawendicum Bornm. sp. nov. t. VIII GARE tab. 2.
Astragalus atricapillus Bornm. sp. nov..... t. V (1905) pl. 9 fig. 1.
DÉS DEC AEDOLNINESD NOV Pre ere t. V (1905) pl. 8 fie. IL, a, b.
» heterochrous Bornm. sp. nov.......... t. V (1905) pl. 9 fig. IN.
DEsrımanum Bornms spa NOV AE nn t. V (1905) pl. 9 flg. I.
= SEN AIS BONES MOVE Cr t. V (1905) pl. 8 fig. 1.
Cicer ervoides (Sreb.) Fenzl............... t. V (1955) pl. 6 fig. U.
» trifoliolatum Bornin. sp. nov......... t. V (1905) pl. 6 fig.
Cousinia adenotricha Bornm. sp. nov....... t. VII (4907) pl. Vu. pl. III fig. II.
2» amıplissimarBoiss re De ne en ti. VII (1907) pl. HI fig. V.
» Assasinorum Bornm. sp. nov......... t. VIT (1907) pl. V.
» chamepeucides Bornm, sp. nov........ t. VII (1907) pl. VI.
» -crispa Jaub. et et Spach...2.......... t. VII (4907) pl. III fig. IT.
» hypochionea Bornm. sp. nov.......... t. VII (1907) pl. VII fie. 1.
DesihypoleucasBoiss. et K;ye una... t. VII (1907) pl. Lil fig. ne
» hypopolia Bornm. et Sint. sp. nov..... t. VII (1907) pl. VII fig. I
» hypopolia Bornm, et Sint. var. albiflora
borum et SITE vn Ser creer t. VII (1907) pl. VIT fig. I.
» Lilwinowiana Bornm. spec. nov. -t- VII (4907) pl VER
» pinarocephala Boiss. £ Totschalensis
BONNE Lite see NIE FERN t. VII (1907) pl. III, fig. I.
Diplotenia cachrydifolia Boiss............. t. VIII (1908) pl. 8.
Erigeron Elbursensis Boiss................ t. VII (1907) pl. I fig. 3
» Hyrcanıcus Bornm. et Vierh. sp. nov.
f. monocephalus................... t. VII (1907) pl. I fig. 1.
» Hyrcanicus Bornm. et Vierh. sp. nov.
f- pleiocephalusa ren Re t. VII (1907) pl. I fig. 2.
Ar
Lu) RMS
(297) 7. BORNMÜLLER. FLORA
Gypsophila modesta Bornm. sp. nov..
Onobrychis picta Bornm. sp. nov
» psammophila Bornm. sp. nov
» Teheranica Bornm. sp. nov
Potentilla cryptophila Bornm. sp. nov
Pyrethrum hololeucum Bornm. sp. nov
Veronica chionantha Bornm. sp, nov.
Ranunculaceæ .
Berberidaceæ ..
Nymphæaceæ. .
Papaveraceæ. .
» »
Fumariaceæ ..
Cruciferæ .....
» »
Capparidaceæ. .
Resedaceæ.....
Cistacee......
Miolaceæs >
Polygalaceæ .
Silenaceæ .....
» »
Alsinaceæ.....
Tamariscaceæ..
Hypericaceæ.….
Malvaceæ.....
Tiliace@y. ..%.
Linacee:......
» »
Oxalidaceæ....
Geraniaceæ. .
Zygophyllaceæ..
Rutaceæ.......
Sapindaceæ. ...
Meliaceæ......
Terebinthaceæ..
Rhamnacee...
Leguminos&...
Rosaceæ.......
Granataceæ. .
INDEX
Dipsaceæ......
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 42, 30 novembre 1908.
DER ELBURSGEBIRGE NORD-PERSIENS. 929
. V (1905) pl. sis UL
. V (1905) p ol 7f
. V (4905) pl 7 fig. .
. V (1905) pl. 7 fig. II.
. VI (1906) pl. 16.
. VII (1907) pl. II.
. VIL (1907) tab. 9.
Ton. Pag. Séparat.
Pag.
Onagrariaceæ.. yI. (1906) 617 127
Haloragaceæ... » 619 429
Cucurbitaceæ .. » 619 429
Crassulaceæ ... » 619 429
Saxifragaceæ.. . » 619 429
Hamamelidaceæ » 765 131
Umbelliferæ... » 765 134
Araliaceæ ..... » 772 4138
Cornaceæ:: : 2 » 772 1438
Caprifoliaceæ.. » 772 138
Rubiaceæ...... » 773 139
Valerianaceæ .. » 777 443
779 445
Compositæ-Tubulifloræ... VII. (1907) 32-43 447
EEE » 209-2 —
ER » 4925-28
Compositæ-Liguliforæ. . . » L28-36 178
Campanulaceæ.. » 773 487
Vacciniaceæ... » 774 188
Primulaceæ.... » 775 189
Ebenace®..... » 776 490
Oleacee ea » 776 4190
Jasminacex.... » 777 194
Apocynace®... » 777 49
Asclepiadaceæ . » 777 491
Gentianaceæ. » 778 192
Convolvulaceæ. » 779 193
Borraginaceæ .. » 7179-88 193
» » 965 —
Solanaceæ..... » 966 204
Serophulariaceæ. . ..... » 966 204
Orobanchaceæ.. » 975 243
Verbenacex.... » 977 245
Labiat®....... » 978-80 216
» III. (1908) 109 219
Plumbaginaceæ. » 122 232
63
930
Plantaginaceæ .
» »
Salsolaceæ.....
Amarantaceæ ..
Polygonaceæ...
Thymelæaceæ. .
Elæagnaceæ .
Santalaceæ . ...
Loranthaceæ. ..
Cytinaceæ. ..
Aristolochiaceæ......,.
Euphorbiace«..
Buxaceæ .. . ...
Urticaceæ .....
Juglandaceæ
Platanaceæ . .
Cupuliferæ ....
Betulaceæ . ....
» »
Salicaceæ......
Juncaginaceæ .….
Potamogetonaceæ.......
ATaCeR a...
Typhaceæ . . ...
Orchidacex....
Iridacee....
Amaryllidaceæ .
Colchicaceæ .
Liliaceæ ......
Asparagaceæ. ..
Smilaceæ. .. : ..
Dioscoreaceæ.. .
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
Tom.
VIII. (1908)
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Juncace®......
Cyperacex.....
Graminaceæ ...
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Coniferæ ......
Gnetacex......
Filices. .......
Equisetace®...
Marsiliacex. ..
Hepatic&..... ee
Weisiaceæ.....
Ditrichacea. .
Pottiaceæ.....
Grimmiaceæ. ..
Funariaceæ....
Bryaceæ ......
Mniacer 2
Bartramiaceæ. .
Fontinalaceæ ..
Cryphaacex...
Nekeraceæ.....
Hypnaceæ. . .
Eunsi... "2e.
Nachträge und
Berichtigungen
BEN NAS
Verzeichnis der
Abbildungen ...
Index."
Yon.
VIN. (1908)
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NOTES COMPLEMENTAIRES
SUR LE
VOYAGE D’EDMOND BOISSIER EN LYDIE (1842)
PAR
J. BORNMULLER (Weimar)
C'est aM. William Barbey que le monde botanique est redevable de
la publication d’un précieux manuscrit, retrouvé en 1888 seulement, sur
le voyage scientifique d’Edmond Boissier en Lydie, Carie et Phrygie'.
Ce voyage, entrepris en 1842, fut, comme on le sait, extraordinai-
rement riche en résultats botaniques. Les descriptions si intéressantes
et variées que Boissier avait rédigées en vue de la publication de ce
travail, attendaient sans doute l'achèvement du Flora Orientalis avant de
voir le jour; et l’on peut vraisemblablement admettre que l’auteur de ce
travail posthume pensait trouver le moment propice pour le compléter
par quelques annotations destinées à combler de petites lacunes,
d’ailleurs à peine perceptibles pour le lecteur.
Les présentes Notes complémentaires ont été rédigées dans ce but;
elles serviront, en plusieurs cas, à caractériser très exactement la station
d’une espèce nouvelle ou rare, représentée par son seul nom générique
dans le travail d’Edmond Boissier.
Il n’y a pas très longtemps, en effet, qu’au cours d’un voyage en Lydie
et en Carie (1906), j'ai eu l’occasion de revoir plusieurs des localités
visitées par Boissier; après la revision de mes collections, j’ai dressé une
liste?, avec annotation des stations, de toutes les plantes de Lydie connues
jusqu'ici; et tant d’après les indications de lieux du Flora Orientalis, que
d’après mes observations personnelles, il m’a été facile de compléter la
plupart des noms d’espèces manquant au travail de Boissier ou n’y étant
pas mentionnées avec un nom de localité.
-TI m’apparait donc comme un devoir — dans l’esprit qu'y aurait apporté
Boissier lui-même — de ne pas laisser perdre ces notes; il convient en
les publiant, de remarquer que mes indications se restreignent à la
partie du seul texte concernant la région de la Lydie, et ne se rapportent
par conséquent qu'aux pages 6 à 13, 16 à 17 (en partie) et 29 à 42 de
l'ouvrage de M. Barbey; les pages 14-16 et 17-28 traitent : 1° du voyage
à travers la Carie, dont la limite septentrionale du côté de la Lydie est
formée par la ligne de faîte des montagnes du Mesogis, et 2° du voyage à
travers les régions appartenant déjà à la Phrygie.
1 Lydie, Lycie, Carie (1842, 1883, 1887), études botaniques, revues par
William Barbey, pages 7-48 « Lydie, journal du vouage de 1842» (Lausanne,
Georges Bridel et Co, éditeurs, 1890).
2 «Florula Lydiæ», Heft XXIV der Mitt. d. Thüring. Bot. Ver., qui paraîtra
prochainement.
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J. BORNMULLER. VOYAGE D’EDMOND BOISSIER EN LYDIE.
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934
EINIGE WEITERE BEMERKUNGEN
ÜBER DIE
Gattung SCOPARIA
VON
Rob. E. FRIES.
In dem ersten und zweiten Heft des Bull. de l'Herb. Boissier (Ser. II:
8) für das laufende Jahr hat Prof. R. Chodat der Scrophulariaceen-
Gattung Scoparia eine kritische Studie’ gewidmet, dazu durch neueres,
von Dr. E. Hassler und seinem Assistenten T. Rojas während der letzten
Jahre in Paraguay eingesammeltes Material veranlasst. In dieser Arbeit
giebt der Verfasser in einigen Punkten einer Auffassung Ausdruck, die
elwas von der von mir vor zwei Jahren ausgesprochenen? abweicht. Es
sei sogleich bemerkt, dass Chodat auf Grund dieses mir nicht zugänglich
gewesenen Materials in einigen Fällen neue, bemerkenswerte Beiträge
zur Systematik der Gattung geliefert und völlig berechtigte Modifikationen
in der Artbegrenzung vorgenommen hal, wie z. B. wenn er die Gattung
mit zwei neuen Arten bereichert, wovon besonders die eine, Aemilii, ein
grosses systematisches Interesse darbietet, oder wenn er nachweist, dass
der von mir als eine Unterart prædensa unter nudicaulis Chod. unter-
schiedene Typus durch Uebergangsformen mit der Hauptart verbunden
ist und daher kaum als Subspecies aufrechterhalten werden kann. Es
bestätigt das die Vermutung, die ich (S. 13) ausgesprochen, dass nämlich
diese aus dem bezw. westlichen und östlichen Teil des Chaco-Gebietes
bekannten Typen möglicherweise durch intermediäre Formen aus dem
zwischenliegenden Gebiet mit einander würden verbunden werden.
Beim Durchlesen des Chodat’schen Aufsatzes habe ich mit Genugtuung
gesehen, dass Verf. dort seine früher (bei einer früheren Behandlung
Hasslerscher Sammlungen) ausgesprochenen Ansichten über die syste-
matische Stellung von Sc. nudicaulis, plebeja und müllefoliata innerhalb
der Gattung aufgegeben und sich meiner Auffassung angeschlossen hat,
1 R. Chodat, Étude critique des genres Scoparia L. et Hasslerella Chod.
? Rob. E. Fries, Systematische Uebersicht der Gattung Scoparia (Arkiv för
Botanik, Bd. 6, N. 9, 1906).
(2) R. E. FRIES. GATTUNG SCOPARIA. 935
was die letztgenannte betrifft allerdings mit der minder wichtigen
Aenderung, dass sie nur als Varietät unter montevidensis, nicht als von
dieser artlich verschieden aufgefasst wird. Ebenso hat es mich gefreut,
dass Chodat ein neues, für die Systematik der Gattung bedeutungsvolles
Merkmal gefunden hat, nämlich in der Form und Befestigung der
Staubbeutel, und dass dieses Merkmal, besonders was die Haupteinlei-
lungen betrifft, die Resultate bestätigt hat, zu denen ich unter Anwendung
von Eigenschaften gelangt bin, die dem Kelch und der Blumenkrone
entnommen waren.
Den übrigen, bisher nicht angedeuteten Abweichungen bezüglich der
Artbegrenzung und Systemalisierung der Gattung kann ich mich indessen
nicht anders als sehr zweifelnd gegenüberstellen, oder auch muss ich
ihnen völlig widersprechen. Es scheint mir daher angebracht, ihnen
einige Worte zu widmen, um so mehr als Chodat in einigen Fällen — wie
ich glaube ohne wirklichen Anlass — meine Ausführungen missverstanden
und daher Einwände gegen meine Darstellung erhoben hat, die völlig
der Berechtigung ermangeln.
Unter Sc. Hassleriana schreibt Chodat : «Il est difficile de comprendre
comment il serait possible de rapprocher Sc. Hassleriana du Sc. Grise-
bachü (Fries 1. c.)». An der angezogenen Stelle (unter Hassleriana) habe
ich mich folgendermassen geäussert : « Eine ausserordentlich gute und
wohlbegrenzte Art; sie ist neben Sc. Grisebachü die einzige in der Gat-
tung, bei welcher die vegetativen Teile glandelhaarig sind. Von Grise-
bachit unterscheidet sich Hassleriana u. a. durch vollständig ganzrandige
Blätier und violette Blüten». Es scheint mir kein rechter Anlass
vorzuliegen, diesen einfachen Hinweis darauf, dass es innerhalb der
Gattung zwei glandelhaarige Arten (Hassleriana und Grisebachii) giebt,
so zu deuten, als wollte ich deshalb diesen eine intimere Verwandischaft
zuschreiben, und das um so weniger, als ich eben auf die angeführte
Blütenfarbe eine der Haupteinteilungen der Untergattung Pentacronia
gegründet habe, wodurch die beiden in der Artenübersicht verschiedenen
Hauptabteilungen zugewiesen werden. In der spezielleren Erörterung
der Arten erhalten daher Hassleriana und Grisebachü ihren Platz sehr
weit von einander, die erstere als No 10, die letztere als No 17. Dass ich
an eine nähere Verwandtschaft zwischen den beiden Arten nicht gedacht
habe, hätte wohl auch aus der unter der letzteren direkt gegebenen
Bemerkung hervorgehn können, dass sie der als N° 16 aufgeführten
Sc. millefoliata am nächsten steht.
An einer anderen Stelle (S. 2) wendet sich Chodat gegen die Zuweisung
der Sc. elliptica! zu der gelbblütigen Artenserie. Es ist dies indessen
1 In Wirklichkeit schreibt Chodat Sc. excelsa. eine von mir neubeschriebene,
gelbblütige Art, die auch von ihm zu der gelbblütigen Serie gerechnet wird; es
ist aus diesem und aus anderen Gründen unzweifelhaft, dass Chodat nur aus
Versehen excelsa statt ellöptica geschrieben hat. Ich kann nicht umhin hier
darauf hinzuweisen, wie wünschenswerl es ist, dass in einer so bedeutungsvollen
Uebersichtsarbeit wie der vorliegenden vor allem Art- und Formennamen exakt
wiedergegeben werden, so dass nicht aus Versehen derartige Schreib- und Druck-
fehler sich einschleichen wie der angeführle oder wie z. B. var. glanduliformis
statt var. glandulifera, var. flora statt var. flava u. dgl., die an anderen Stellen
der Arbeit vorkommen, und die leicht zu Missverständnissen oder unrichligen
Zitaten Anlass geben können.
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (3)
niemals von mir geschehen. In der Uebersicht habe ich im Gegenteil
darauf hingewiesen, dass elliptica eine mehr freistehende Art darstellt
und den übrigen violelt- und gelbblütigen Artgruppen gegenüber eine
Gruppe für sich bildet. Se. elliptica erhält daher die Nummer 5, die mit
« corolla cœrulea v. violacea » versehenen Arten umfassen 6-11 und die
mit «corolla flava» 12-17. Weit davon entfernt, elliptica zu den leizteren
rechnen zu wollen, habe ich daher gerade durch die angeführte Placierung
andeuten wollen, dass sie mit diesen weniger zu tun hat als mit den
violettblütigen. Dass ich sie nicht mit diesen vereinigte, beruht darauf,
dass die Blütenfarbe bei der Art mir sehr zweifelhaft erschien; ich ging
nämlich stets davon aus, dass man mit grosser Vorsicht die Angaben
verwenden muss, die in Beschreibungen geliefert werden, welche sich
auf gepresstes Material stützen. Auf die Angabe, die Schmidt in Fl. brasil.
liefert, dass die Art weisse Blüten haben sollte, wagte ich mich daher
nicht zu verlassen — wenn es auch nicht unmöglich ist, dass sie mit den
wirklichen Verhältnissen übereinstimmt — besonders da sich nichts
bezüglich der Blütenfarbe bei den einzigen, bisher bekannten Sellow-
schen Exemplaren und ebensowenig in der zuerst gelieferten Beschrei-
bung der Art angeführt findet‘. Wenn Chodat auf Grund des Baues der
Staubbeutel die Art in die violettblütige Gruppe einrangiert, so korrigiert
er damil keineswegs — wie man sieht — meine Darstellung; eher
bestätigt er dadurch meine Auffassung. Bemerkt sei nur, dass, wenn
Chodat als Stütze für diese seine Einrangierung (S. 10) angiebt, Schmidt
(in Fl. brasil.) gebe die Blütenfarbe von Sc. elliptica als blau an, dies
gänzlich auf einem Versehen beruht; in Fl. bras. steht « corolla alba » und
nichts weiter.
Die augenfälligste Verschiedenheit der Chodat’schen Darstellung der
Scoparia-Gattung von der meinigen besteht — wenn man von den
obenerwähnten neueren Zusätzen absieht — in der verschiedenen
Begrenzung, in welcher die Arten genommen werden. Chodat huldigt, was
die hier fragliche Gattung betrifft, einem weiteren Artbegriff, als der von
mir verwendete es ist, was besonders bei der Behandlung von Sc. mon-
tevidensis und nahestehenden Arten hervortritt. Es Kann allerdings wahr
sein, dass es oft eine Geschmackssache ist, welchen systematischen Rang
man einer Form zuzuerkennen hat, ein Umstand, der nicht zum
wenigs!en für tropische, nur in gepressier Form vorliegende Pflanzen
Geltung besitzt. ich kann jedoch nicht umhin, Chodat’s Artbegrenzung
etwas unnatürlich zu finden, und erachte es daher für angezeigt, den
Unterschieden zwischen der Auffassung dieses Forschers und meiner
eigenen in dieser Frage einige Worte zu widmen.
Von den zu der Untergattung Tetracronia gehörenden Arten sind zwei,
duleis L. und nudicaulis Chod.. sehr sichere Arten. Zwei andere, grandi-
flora Nash und purpurea Ridley, verdienen dagegen eine Diskussion.
Von der ersteren hatle ich bereits bei der Bearbeitung der Gattung Ge-
legenheit, ein Typusexemplar zu prüfen, und ich sprach damals aus, dass
eine von dulcis wirklich verschiedene Art vorläge, indem ich dabei beson-
ders zum Unterschied von ihrer nächsten Verwandten auf den im Vergleich
mit der Kapsel langen Kelch (a. a. O., Taf. 8, Fig. 1 und 2) hinwies.
Chodat vereinigt indessen grandiflora mit dulcis. Für meine ebener-
! Chamisso in Linn@a VIII, S. 21 (1833).
(4) -R. E. FRIES. GATTUNG SCOPARIA, 937
wähnte Auffassung habe ich seitdem eine weitere Bestätigung erhalten.
Bei einem im vorigen Jahre unternommenen Besuch in Kew traf ich
nämlich in dem dorligen Herbarium ein neues, das zweite bekannte
Exemplar von der Art an; dieses wies nun alle die für grandiflora charak-
teristischen Merkmale auf. Es stammte wie Nash’s Typusexemplar von
Florida («near Jacksonville, dry pine barrens»; Curtiss n. 1902) her.
Dass also dieser Typus nunmehr von zwei Stellen in Florida, dagegen
von keiner anderen Gegend her bekannt ist, scheint mir dafür zu
sprechen, dass wir es hier nicht nur mit einer durch äussere Verhältnisse
hervorgerufenen dulcis-Form zu tun haben, sondern mil einer daselbst
ausgebildeten Art, analog der nudicaulis in Paraguay, obwohl noch nicht
so weit differenziert wie diese.
Änders verhält sich die Sache mit der von Fernando Noronha her-
stammenden Sc. purpurea. Selbst konnte ich mich in meiner früheren
Arbeit bezüglich derselben nicht äussern, da mir damals kein Exemplar
vorgelegen hatte. Chodat scheint dazu geneigt, sie als artlich verschie-
den zu betrachten ; ob er diese Auffassung aber auf die Prüfung eines
Exemplars der Art oder nur auf die Beschreibung gründet, erwähnt er
nicht. Später habe ich indessen Gelegenheit gehabt, Typusexemplare in
Kew und im Brit. Museum zu untersuchen, und bin dabei zu der Ueber-
zeugung gelangt, dass sie lediglich eine grosse, kräftig entwickelte dulcis-
Forin darstellen. Die rosa Blütenfarbe ist allzu unwichtig, um auf sie
eine Art zu gründen, und was die vermeintliche spärlichere Behaarung
der Blumenröhre betrifft, so war sie, wenigstens an einer von mir unter-
suchten Blüte, ebenso reichlich wie bei der typischen dulcis. Die Art ist
daher meines Erachtens entschieden mit Se. dulcis zu vereinigen.
Schwerer ist dagegen unbestreitbar die Artbegrenzung innerhalb der
zur Üntergattung Pentacronia gehörigen gelbblütigen Artenserie zu be-
stimmen. Alle die von mir hier aufgeführten Arten mit Ausnahme von
annua werden von Chodat unter einer sehr ausgedehnten Art vereinigt.
Diese wird Sc. montevidensis (Spr.) R. E. Fr. genannt, und unter ihr
werden meine Arten mit ihren Formen als gleichwerlige Varietäten
aufgeführt, wobei die von mir als montevidensis bezeichnete als erste
Varietät an die Spitze gestellt und mit dem Namen flava versehen wird.
Schon Fritsch ' hat indessen, kann man sagen, die Artbegrenzung ver-
treten, der ich mich angeschlossen habe, wenn er die Arten millefoliata
und Grisebachii unterschied und beschrieb, und wenn er sich für die Be-
rechtigung der pinnatifida aussprach. Denn was Fritsch als pinnatifida
auffassle, ist in Wirklichkeit nichts anderes als meine neglecta. Dieses
Verfahren Fritsch’s habe ich demnach als das meines Ærachtens natür-
lichste befolgt und ausserdem noch zwei Arten, excelsa und macrantha,
aufgestellt, die erstere auf Grund neuen, von mir selbst in Nordargen-
tinien eingesammelten Materials, die zweite erst in einem späteren Auf-
satz? auf Grund von Exemplaren im Kewer Herbarium.
Was zunächst Grisebachü und millefoliata angeht, so scheint mir
darüber kein Zweifel herrschen zu können, dass diese beiden wirklich
1 Fritsch, in Bihang till K. Sv. Vet.-Akad: s Handl., Bd. 24, Afd. III, No 5,
S. 5
3 Rob. E. Fries, Einige neue Phanerogamen aus der Süd- und Centralameri-
kanischen Flora (Bull. de l’Herb. Boiss. Ser. II: 7, S. 997, 4907).
938 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me séR.). 1908 (5)
gute Arten sind. Beide zeichnen sich durch gewöhnlich steife, aufrechte
Zweige aus, durch feingezipfelte Blätter mit fadenschmalen, fast nadel-
ähnlichen Zipfeln sowie durch grosse Blüten. Bei der ersteren sind ausser-
dem alle die grünen Sprossleile reich kurz glandelhaarig. Ein Umstand,
der mir auch der Beachtung wert erscheint, ist der, dass alle Exemplare,
die diesen beiden Arten angehören, aus wohlbegrenzten Bezirken inner-
halb verschiedener pflanzengeographischer Gebiete herstammen. Alle
Exemplare von Grisebachu, die ich gesehen, der Anzahl nach über ein
Dutzend, sind innerhalb der Provinz Cordoba im inneren Argentinien
eingesammelt, alle von millefoliata (ungefähr 10 Stück) dagegen inner-
halb des paraguayschen Florengebietes. Ich kann nicht umhin, in diesem
Umstande eine kräflige Stütze dafür zu sehen, dass die beiden, schon bei
flüchtiger Betrachtung so leicht unterscheidbaren Formen als artlich so-
wohl untereinander als von montevidensis verschieden zu betrachten sind.
Sie nehmen die bezw. westlichsten und nördlichsten Ecken der recht
ausgedehnten Verbreitungsarea dieser letzteren Art ein".
Für Sc. montevidensis gab: ich allerdings in meiner früheren Arbeit
ein Exemplar aus der Gegend des Amazonenstromes (Spruce 471) an, das
ich indessen ausdrücklich nur mit Zögern dieser Art [als ihrer var. glan-
duli/era (Fritsch) R. E. Fr. zugehörend] zuwies. Sowohl in Kew als im
Brit. Museum habe ich seitdem Gelegenheit gehabt, mehr Material von
der genannten Nummer zu sehen; es scheint mir danach, als wenn die-
selbe eine besondere, noch nicht beschriebene Art repräsentierte. Auch
Chodat spricht sich übrigens zweifelnd bezüglich ihrer Identifizierung mit
montevidensis aus. Sieht man von den ebenerwähnten Exemplaren ab,
so fehlt diese Art, so wie ich sie begrenze, innerhalb des rein tropischen
Amerika; ihre Nordgrenze geht durch die Provinz S:a Catharina (nach
Exemplaren in Kew) und Paraguay. In dem Innern von Brasilien
wird sie durch eine andere, allerdings nahestehende, meiner Auffassung
nach aber wohl verschiedene Art, nämlich durch neglecta R. E. Fr., er-
seizi. Zu den von mir bereits angegebenen Lokalen für diese Art kann
noch eines hinzugefügt werden, an dem unteren Amazonas [Prainha,
banks of river: Traill n. 643 im Kewer Herbarium], wodurch ihr Ver-
breitungsgebiet sich bedeutend nach Norden hin erweitert. Sc. neglecta
ist eine an sandige, feuchte Lokalitäten, besonders Flussufer u. dergl.
angepassie Art, wo sie ausgedehnte, an den Boden angedrückte, kleine
Teppiche bildet. Sie wird ausserdem durch etwas kürzere und breitere
Früchte sowie durch ihre gefiederten Blätter mit oft spärlich gezähnten
Zipfeln ausgezeichnet und ist daher nicht selten mit pinnatifida ver-
wechselt worden. Im Hinblick auf alle diese Dinge zusammen und nicht
zum wenigsten den von Chodat ganz übersehenen Umstand, dass neglecta
im zentralen Brasilien vollständig montevidensis ersetzt, bin ich immer
noch der Ansicht, dass die beiden Typen auch der Art nach wohl-
verschieden sind.
Was Sc. excelsa und macrantha anbelangt, so sei offen zugegeben,
dass ihr systematischer Rang möglicherweise diskulabel ist. Chodat weist
! Ich sehe dabei ganz von Meyen’s etwas zweifelhafter Angabe bezüglich des
Vorkommens von Se. montevidensis in Chile ab, betreffs welcher ich durchaus
Chodat’s Ansicht teile, dass sie wahrscheinlich nur auf einer Etikettenverwechs-
lung beruht.
(6) R. E. FRIES. GATTUNG SCOPARIA. 939
letztere als Varietät der montevidensis zu, während er eigentümlicher-
weise die ersiere mit den von mir als eine var. intermedia unter neglecta
aufgeführten Exemplaren vereinigt und aus allen diesen eine selbst-
ständige Varielät unter montevidensis bildet. Ich will hier nicht weiter
bei der Einrangierung von neglecta var. intermedia als besonderer Varielät
unler der Sammelart montevidensis verweilen, denn dies ist eine ziemlich
natürliche Folge der Versetzung von neglecta selbst als Varietäl unter die
genannte Ari. Dagegen muss ich entschieden der Einrangierung von
excelsa als einer blossen Form unter der genannten var. intermedia
widersprechen, mit welch letzterer wenigstens die Exemplare, worauf
ich die Art gegründet, nichts zu tun haben. Ob dies dagegen auch für
Rojas’ Nummer 79 gilt, welche Chodat mit meiner excelsa identifiziert
hat, kann ich nicht sagen, da ich nicht Gelegenheit gehabt habe, die
Nummer zu prüfen; sollte das indessen der Fall sein, so kann sie nicht
dieselbe Art sein wie meine Exemplare. Sc. excelsa ist durch ihre Ein-
jährigkeit, ihren aufrechten Wuchs, ihre grossen, wohlentwickelten,
rhombischen oder umgekehrt lanzetilichen, gezähnten, aber gar nicht
gelappten Blätter, durch ihre langen, äusserst schmächtigen. glandel-
haarigen Blütenstiele und die grosse Blumenkrone charakterisiert. Diese
leiztere ist ein Merkmal, das Chodat ganz unberücksichtigt gelassen hat,
das aber doch, mil einer gewissen Vorsicht benutzt, als Stütze anderer
Merkmale nicht ohne Bedeutung ist.
Was schliesslich macrantha betrifft, so wurde bereits bei ihrer Be-
schreibung auf ihre nahe Verwandtschaft mit montevidensis hingewiesen ;
ihre Unterschiede von dieser wurden bei eben derselben Gelegenheit
angegeben, weshalb sie hier nicht wiederholt werden sollen. Ob Chodat’s
Verfahren, sie als eine blosse Varielät unter montevidensis zu betrachten,
richtiger als das meine ist, dürfien nur künftige Untersuchungen an
reicherem Material entscheiden können. Auch scheint euouel nicht die
Originalexemplare gesehen zu haben.
Und nun zum Schluss einige Worte über Sc. annua Cham. et Schl.
Nach Chodat’s Ansicht bildete diese in der Begrenzung, wie ich sie ge-
nommen, nicht eine, sondern zwei Arten; die mexikanischen und zentral-
amerikanischen Exemplare sollten danach eine Art, die wirkliche annua,
repräsentieren. die bolivianischen und argentinischen dagegen unter den
Varietätenhaufen der montevidensis einzurangieren sein. Auf den ersien
Blick hin könnte das ja ganz nalürlich erscheinen, da sonst ja die Art
eine eigentümliche Verbreitung erhalten würde, mit zwei Zentren, einem
in Zeniralamerika und einem um den südlichen Wendekreis herum. Es
ist dies indessen eine Verbreitung, die die Art solchenfalls mit verschie-
denen anderen Pflanzen gemeinsam hätte; als Beispiele seien hier nur im
Vorbeigehen u. a. Sida hastata, Fagara Pterota, Pappophorum Wrightü
angeführt. Als ich daher weder in den floralen noch in den vegela-
tiven Teilen einen Unterschied zwischen den Exemplaren aus den beiden
Verbreitungszeniren fand, erachtete ich es für notwendig, sie zu
vereinigen. Chodat glaubt nun indessen in der Befestigung der Staub-
fäden am Staubbeutel einen Unterschied zwischen den mexikanischen
und den argentinischen Exemplaren gefunden zu haben, indem
an den ersteren der Befestigungspunkt der Staubfäden von der Spilze
des Staubbeutels um ein Viertel der Länge desselben, bei den letzteren
dagegen um die Hälfte abliegt. Da keine Exemplare aus Mexiko
oder Zentralamerika gegenwärlig mir zugänglich sind, enthalte ich
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 (7)
mich völlig eines Urteils darüber, welche Bedeutung diesem Merkmal
zuzuerkennen ist.
Chodat giebt noch einen anderen Unterschied an, nämlich in der
Blütenfarbe, die er für die mexikanischen Exemplare als rot, für die
argentinischen als gelb angiebt. Woher er die erstgenannte Angabe
erhalten, teilt er leider nicht mit. Mehr Material von der Art als das,
welches mir zur Verfügung gestanden, scheint Chodat nicht vorgelegen
zu haben, und meine bestimmie Auffassung von demselben war, dass
auch die mexikanischen Exemplare der gelbblütigen Artengruppe
angehörten. Da, wie erwähnt, kein derartiges Exemplar mir mehr
zugänglich ist, wandte ich mich an Herrn Prof. Dr. H. Harms in Berlin
mit der Anfrage, ob bei dem Originalexemplar von annua daselbst oder
bei einem anderen dort vorhandenen Exemplar ein Vermerk bezüglich
der Blütenfarbe sich fände. In liebenswürdiger Weise erhielt ich darauf
folgende Antwort, die ich mir hier erlaube wiederzugeben : «Im Herbar
fand ich auf dem Originaizettel der Scoparia annua Cham. et Schlecht.
(Schiede n. 1183) keine Angabe über die Farbe der Blüten. Dagegen
findet sich auf dem Zettel der von Rothschuh (n. 477') in Nicaragua
(Matagalpa) gesammelten und seinerzeit von Lœsener bestimmten
Pflanze die Bemerkung : « gelbe Blüten ». Die Schrift ist etwas verwischt,
aber ich glaube mich nicht zu irren, wenn ich «gelb» herauslese». Für
mein Teil kann ich daher nicht anders als die von Chodat mitgeteilte
Farbenangabe, auf welche er so viel baut, stark in Zweifel zu ziehen. Ob
nicht möglicherweise hier eine Verwechslung mit der rot- oder violeit-
blütigen Sc. mexicana R. E. Fr. vorliegt, die oft in Sammlungen als
Sc. annua bestimmt und die auch unter diesem Namen publiziert worden
ist ?
Wie aus dem hier Angeführten hervorgeht, kann ich also in den
meisten Punkten nicht von der Auffassung abgehn, der ich bei meiner
früheren Behandlung der Gattung Scoparia Ausdruck gegeben habe. Es
sei jedoch hier betont, dass noch manches zu tun übrig ist, bevor die
Systematik dieser interessanten Gattung hinreichend klargestellt worden
ist. Eine der wichtigsten Aufgaben bildet dabei eine endgiltige
Erörlerung von Sc. annua, ihrer Begrenzung und Verbreitung.
Upsala, 18. August 1908.
! Das Exemplar ist von mir (a. a. O., S. 20) unter Sc. annua zitiert.
941
SPECIES HEPATICARUM
Franz STEPHARIE
(Suite.)
189. Mastigobryum natunense St. n. sp.
Planta magna robusta rigida olivacea, in cortice dense lateque strati-
ficata. Caulis ad 10 cm. longus validus virens tenax vulgo simplex, rarius
breviter furcatus, flagellis brevibus parum numerosis. Folia 2,4 mm longa
conferta, disticha, in plano late ovato-triangulala, basi 2 mm. apice
0,8 mm lata, margine antico bene curvato postico minus arcuato repando-
angulalo, ipsa basi appendiculato, apice recte truncato breviter trilobato
lobis late triangulatis æquimagnis sinibus rectis acutis integris. Cellulæ
superæ 18x27 y trigonis magnis acutis, basales 36x72 y trigonis gigan-
teis nodulosis. Amphigastria confertissima imbricata, ambitu subquadrata,
circumeirca plus minus profunde laciniata, laciniis dentatis et ciliatis, basi
utrinque appendicula magno grosse lacerato instructa.
Hab. Natunas major (Micholitz); Borneo, Sarawak (Micholitz); Nova Gui-
nea, in monte Bismarck (Lauterbach).
190. Mastigobryum Modiglianii St. n. sp.
Planta maxima fusco-olivacea dense cæspitosa in latas plagas expansa,
longe procumbens vel pendula. Caulis ad 18 cm. longus parum ramosus,
sæpe simplex, validus fuscus carnosus debilis, flagellis sparsis brevibus
tenuibus. Folia 2,8 mm longa, conferla valde decurva, in plano late trian-
gulata, basi 2,8 mm apice 1 mm lala, truncata trilobata, lobis triangulatis
acuminatis minute denticulatis. Cellule superæ 25x35 y trigonis magnis
acutis, basales 36x63 y trigonis maximis sæpe grosse trabeculatis. Am-
phigastria maxima, valde conferta 1,2 mm. lata, brevi basiinserta optime
auriculata, maryinibus (amphigastrii et auricularum) maxime et confertis-
sime laceratis longeque fimbriatis.
Hab. Sumatra (Modigliani, Micholitz); Singapore (Down).
191
‘942 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sER.). 1908 Mastigobryum
194. Mastigobryum Græîffei St. n. sp.
Planta madiocris brunnea rigida laxe cæspitosa, museis consociata.
Caulis ad 8 cm. longus parum longeque ramosus fuscus validus tenax
flagellis paucis brevibus. Folia 1,9 mm. longa, recte patula, disticha, in
plano late ovatotriangulata basi 1,33 mm. apice 0,5 mm lata, margine
postico substricto antico valde arcuato, apice late truncato trilobato, lobis
brevibus iriangulatis porrectis vel divergentibus acutis inæqualibus sinu-
bus excisis. Cellulæ superæ 1827 y. basales 2745 y trigonis ubique
magnis acutis basi sæpe trabeculatim confluentibus. Amphigastria cau-
lina magna caule triplo latiora dense imbricata subquadrata vel latiora
quam longa, apice recte truncata valide lobulata, lobulis brevibus oblusis
repandis, basi breviter inserta utrinque grosse caudata, caudicibus grosse
laceratis. Andrecia in caule numerosa majuscula curvula, bracteis 6-8
jugis confertis monandris, bilobis, lobis æquilongis acuminatis. antico
sæpe bifido. Antheridia magna longe stipitata.
Hab. Samoa (Græffe).
192. Mastigobryum Lürssenii St. n. sp.
Planta mediocris longa et longissima, fusco-brunnea corticola. Caulis ad
10 cm longus parum ramosus, arcualus pro more simplex, validus tenax
fuscus, flagellis longis valde numerosis. Folia 1,86 mm. longa conferta
maxime decurva, fragillima, in plano late ovato-triangularia parum fal-
cata, basi 1,33 mm apice 0,4 mm. lata, margine antico valde curvato inte-
gerrimo vel sub apice paucidentato, postico substricto inferne nudo superne
regulariter crenato-dentalo, ipso apice truncato grosse tridientato, denti-
bus æqualibus late triangulatis acutis hic illic denticulo armatis. Cellulæ
superæ 27 y trigonis magnis confluentibus, basales 18x45 y trigonis
maximis aculis. Amphigastria magna conferta brevi basi inserta, recurvo-
patula, basi gibbosa auriculata, auriculis spinosis conniventibus, ambitu
rotundata circumcirca irregulariter dentata, dentibus validis et minulis
mixtis apice magis incisa 4-6 lobata, lobis brevibus truncatis pauciden-
tatis.
Hab. Banca (Herb. Lürssen).
193. Mastigobryum Macgregorii Si. n. sp.
Planta mediocris flavo-virens rigida in humo expansa. Caulis ad 6 cm.
longus parum ramosus sæpe simplex, pallidus rigidus, flagellis numerosis
brevibus. Folia 2,8 mm. longa conferta recte patula disticha, in plano
ovato-triangulata basi 1,8 mm. apice 0,6 mm. lala, recte vel oblique trun-
cata tridentata, dentibus æqualibus triangulatis acutis, porrectis, sinubus
rectis acutis vel obtusis, basi utrinque auriculatim ampliata, auriculis
492
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 945
rotundatis integerrimis. Cellulæ superæ 18x36 y. trigonis magnis acutis,
basales 2745 ı. grosse trabeculatim incrassalæ. Amphigastria magna,
caule plus triplo latiora confertissima, subquadrata vel longiora quam
lata, circumcirca grosse paucidentata, brevi basi inserta utrinque auricu-
lata, auriculis hastatim spinosis. Andrecia parva bracteis paucijugis con-
fertis monandris conduplicatim concavis, apice ad '/s bifidis acuminatis,
marginibus paucidentatis.
Hab. Louisiades Insulæ (Sir W. Macgregor).
194. Mastigobryum harpago De Not. Epat. di Borneo, p. 29.
Syn : M. ferox De Not. ibidem. p. 30.
Planta mediocris sed longa et longissima, rufo-brunnea fragillima.
Caulis ad 8 cm. longus validus rigidus pauciramosus, ramis longis sim-
plicibus, flagellis numerosis brevibus. Folia 1,6 mm. longa conferta recte
palula, maxime decurva subinvoluta, in plano ovato-triangulata falcata,
basi A mm. apice 0,33 mm. lata, truncata tridentata, dentibus triangulatis
acutis sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis subnodulosis,
basales 18 X 63 y trigonis late trabeculatim confluentibus. Amphigastria
conferta apice recurva brevi basi inserta auriculata, auriculis rotundatis
connivenlibus extus grosse dentatis, celerum quadrato-rotundata, apice
regulariter denticulata, lateribus paucilobatis, lobis acutis denticulatis.
Perianthia ovato-oblonga ore contraclo parvo setuloso. Folia floralia et
amphigastria floralia intima ad basin fere 6-8 laciniata, laciniis anguste
lanceolatis vel linearibus, superne sæpe bifidıs, laciniis argute denti-
culatis.
Hab. Borneo, Sarawak (Beccari).
195. Mastigobryum lingusforme Sande-Lac. Syn. Hep. jav.
p. 4.
Planta major fusco-brunnea, robusta et rigida corticola. Caulis ad 6 cm.
longus validus fuscus regulariter furcatus, flagellis numerosis brevius-
eulis. Folia 1,86 mm. longa imbricata valde devexa, in plano oblonga,
basi postica angulatim ampliata vix falcata, basi 0,93 mm. apice 0,27 mm.
lata truncata tridentata, dentibus parvis validis acutis sinubus excisis.
Cellulæ superæ 27 y. trigonis magnis optime nodulosis, basales 27 X 63 u
trigonis maximis elongatis acutis, sæpe trabeculatim confluentibus.
Amphigastria dense imbricata, marginibus recurvis, cauli æquilata, in
plano lingulata, duplo longiora quam lata, brevi-basi inserta ibidemque
auriculata, auriculis conniventibus. paucispinulosis, apice truncata irre-
gulariter minuteque dentata.
Hab. Java; Pulo Penang (Curtis.).
493
944 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Mastigobryum.
196. Mastigobryum malaccense St. n. sp.
Planta mediocris fusco-olivacea rigida muscis consociata. Caulis ad
5 cm. longus parum longeque ramosus tenuis fuscus rigidus flagellis
paucis validis. Folia 2 mm. longa, imbricata, recte patula, plano-disticha,
parum falcata, basi 1,06 mm. apice 0,4 mm. lata, truncata triloba, lobis
triangulatis abrupte acuminatis porrectis sinubus rectis obtusis. Cellulæ
superæ 18 X 36 y trigonis majusculis, basales 27 X 54 y trigonis
magnis aculis. Amphigastria remota appressa caule triplo latiora brevi
basi inserta utrinque auriculata, ceterum subquadrata circumeirca remote
grosseque lobala, lobis triangulatis acutis vel acuminatis inæqualibus
varieque patulis.
Hab. Perak (L. Wray junior).
197. Mastigobryum Levieri St. n. sp.
Planta major brunnea rigida et fragillima, muscis consociata. Caulis ad
8 cm. longus fuscus et durus, paucifurcatus, flagellis numerosis capillaceis
brevibus. Folia 2,3 mm. longa, basibus imbricatis, superne libera valde
decurva, in plano anguste oblonga falcata attenuata, basi 0,93 mm. apice
0,27 mm. lala basi utrinque calcarata, apice tridentata, dentibus parvis
triangulatis apiculatis porrectis, medio vulgo majore. Cellulæ superæ
22 X 36 u trigonis magnis, subnodulosis sæpe confluentibus, basales
27 x 54 u parietibus longe trabeculatis. Amphigastria conferta imbri-
cata, breviter ligulata subduplo longiora quam lata, brevi basi inserta
optime auriculata, auriculis dense longeque piliferis, apice truncata
repanda vel paucidentata.
Hab. Celebes (Herb. Levier).
198. Mastigobryum Merrillanum St. n. sp.
Planta magna robusta flavicans dense longeque stratificata vel pendula.
Caulis ad 15 cm. longus validus pallidus rigidus pauciramosus, ramis
longis parum divergentibus flagellis brevibus capillaceis. Folia 3,25 mm.
longa, decurvo-homomalla, basi 2 mm. lata, superne valde angustata
apice 0,4 mm. lata triloba, lobis anguste triangulatis æqualibus porrectis
vel parum divergentibus sinubus acutis vel obtusis. Cellulæ superæ
18 X 27 y trigonis magnis angulatis vulgo confluentibus, basales
27 x 54 y trigonis maximis grosse trabeculatim confluentibus. Amphi-
gastria magna remotiuscula appressa basi cordata utrinque auriculata,
auriculis conniventibus vel hastatis irregulariter angulatis, ceterum sub-
rotunda integerrima.
Hab. Mindoro (Insulæ Philippinæ) in monte Halcon. (Merrill).
199. Mastigobryum Kernii St. n. sp.
49%
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 945
Planta major olivacea rigida in cortice longe prostrata lateque expansa.
Caulis ad 8 cm. longus, regulariter furcatus, validus rigidus fuscus
flagellis longis validis creberrimis. Folia 3,24 mm. longa, conferta recte
patula, disticha, parum decurva. in plano oblonga, haud falcata basi 2 mm.
apice 0,8 mm. lata, truncata trideniata, dentibus late triangulatis
porrectis acutis vel acuminatis. Cellule superæ 27 y, trigonis magnis
nodulosis, basales 27 X 63 y trigonis giganteis nodulosis sæpe trabe-
culatim confluentibus. Amphigastria magna caule latiora imbricata leniter
patula, in plano subrotunda circumcirca varie grosseque laciniata basi
utrinque caudata appendiculis conniventibus.
Hab. Nova Guinea Herb. Kern.
200. Mastigobryum Fleischeri St. n. sp.
Planta mediocris olivacea flaccida corticola. Caulis ad 5 cm. longus
parum ramosus, crassus fuscus debilis flagellis longis validis valde
numerosis. Folia parum imbricata, decurva recte patula 2,4 mm. longa,
oblonga basi 1,2 mm. apice 0,8 mm. lata, marginibus leviter arcuatis
apice late truncata trilobata, lobis triangulatis acutis medio latiore. Cellulæ
superæ 18 X 36 y. trigonis magnis sæpe confluentibus, basales 27 X 45 p
grosse interruple trabeculatæ. Amphigastria magna, caule triplo latiora
optime cordata, alis utrinque inciso-lobatis, lobulis curvatis acutis, ceterum
quatrato-rotundata, marginibus lateralibus parum lobatis apice truncato
paucidentato.
Hab. Java, in monte Gedeh. (Fleischer).
201. Mastigobryum cuspidatum St. n. sp.
Planta magna robusta pallide olivacea, cæspitosa. Caulis ad 10 cm.
longus validus fuscus rigidus longe furcatus, furcis parum divergentibus.
flagellis brevissimis capillaceis parum numerosis. Folia caulina 3,24 mm.
longa, subrecte patula, plano-disticha, dense imbricata, in plano ovato-
oblonga vix falcata, basi 2 mm. lata medio supero abrupte angustato,
apice 0,8 mm. lata, truncata grosse tridentata, sinubus excisis, dentibus
triangulatis porrectis cuspidatis, medio latiore, basi postica lobulatim
appendiculata. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis subnodulosis,
basales 27 X 54 U trigonis magnis nodulosis. Amphigastria magna parum
imbricata, appressa, caule triplo latiora brevi basi inserta, subrolunda
repanda, basi utrinque lobulatim grosseque appendiculata.
Hab. Himalaya, Sikkim (Gammie) 4000”.
202. Mastigobryum caudistipulum St. n. sp.
Planta major sed brevis fulva rigida, muscicola. Caulis ad 5 cm. longus
crassus, rigidus parum ramosus, furcis irregularibus flagellis longis
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 42, 30 décembre 1908. 64
946 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2° SÉR.). 1908 Mastigobryum.
capillaceis numerosis. Folia 3 mm. longa conferta recte patula, disticha,
in plano ovato-triangulata parum falcata, ovato-oblonga, basi 2 mm. apice
0,8 mm. lata, marginibus leviter curvatis apice truncata grosse dentata,
dentibus triangulatis æqualibus apiculatis sinubus excisis. Cellulæ super
18 X 27 y trigonis maximis nodulosis, basales 27 X 54 y trigonis
giganleis in parietibus grosse trabeculatis. Amphigastria magna caule
triplo latiora, dense imbricata cordalim inserta, alis grosse lacinialis,
ceterum subrotunda medio gibbosa, marginibus lateralibus plus minus
spinosis grosseque dentatis, apice truncato breviler irregulariterque
denticulato.
Hab. Viti-Levu (Græffe).
203. Mastigobryum dentatum Mitt. Flora Viti p. 406.
Planta spectabilis robusta fusco-brunnea apicibus virescentibus corti-
cola. Caulis ad 12 cm. longus crassus carnosus debilis parum furcatus
ramis longis simplicibus, flagellis longis valde numerosis validis. Fotia
3,24 mm. longa conferla subrecte patula decurva, in plano oblongo-trian-
gulata basi 2,4 mm. apice 1,2 mm. lata grosse trilobata, sinubus acutis
lobis triangulatis breviter acuminatis aculis porrectis vel parum diver-
genlibus, basi postica appendiculo crispato paucidentato armata. Cellulæ
superæ 27 y trigonis magnis aculis sæpe late confluentibus, basales
36 x 54 y trigonis giganteis ovali nodulosis sæpe trabeculatim confluen-
tibus. Amphigastria magna dense imbricata appressa, brevi basi inserta,
uirinque auriculalim ampliala, circumeirca profunde inciso-lobulata,
lobulis maxime irregularibus sæpe plurifidis basi longe piliferis. Perian-
thia fusiformia ore contracto pilifero. Folia floralia intima ovato-oblonga
dorso integerrima basi postica appendiculata (appendiculo plurilobato
lobulis bifidis) apice quadrifida laciniis porreclis serralis. Amphigastria
floralia mtima foliis suis æquilonga, subquadrata vel longiora quam lata
circumcirca dense grosseque lacerata apice profunde bifida lobis in rima
integris, extus longe piliferis.
Hab. Samoa (Powell. Reinecke).
204. Mastigobryum paradoxum Sande-Lac. Syn. Hep. Javan.
p. 46.
Planta magna robusla olivacea vel flavicans. Caulis ad 6 cm. longus
crassus fuscus rigidus irregulariter longe furcalus, flagellis longis validis
numerosis. Folia imbricata 3,64 mm. longa valde decurva, in plano
oblongo-trigona, basi 0,65 mm. apice 0,27 mm. lata falcata, basi postica
denticulata vel lacinulata apice truncata triloba lobis porrectis anguste
triangulatis sinubus acutis. Ccllulæ superæ 27 y trigonis magnis aculis
496
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 947
basales 27 X 54 y parielibus grosse trabeculatim incrassatis. Amphigas-
tria maxima caule 4-plo latiora basi profunde cordata ambitu ceterum
quadrato-rotundata marginibus ubique profunde denseque laceratis et
dentatis; auriculæ basales laciniis angustis longis contiguis eleganter
fimbrialæ. ,
Hab. Java (De Vries); Sumatra (Teysman); Viti (Græffe).
205. Mastigobryum caudatum Slt. n. sp.
Planta major gracilis flavicans inferne brunnea, rigidula muscis conso-
ciata. Caulis ad 6 cm. longus fuscus rigidus validus vage longeque ramosus
flagellis brevibus numerosis. Folia 2,13 mm. longa hamatim decurva, basi
imbricata superne libera in plano falcata, medio infero late triangulato,
supero abrupte angustato ligulato, basi 1,6 mm. apice 0,4 mm. lata
truncata tridentata, dentibus triangulatis apiculatis medio sæpe latiore,
sinubus excisis. Cellulæ superæ et dorsales 27 y trigonis magnis nodu-
losis sæpe confluentibus, basales 27 X 54 y parietibus grosse trabecu-
latis. Amphigastria magna imbricata appressa, basi gibbosa, late ovata
cordatim inserta auriculis rotundatis grosse hamatim spinosis, margi-
nibus ceterum varie denticulatis apice valde angustato eroso denticulato.
Hab. Pulo-Penang (Curtis).
206. Mastigobryum lancifolium St. n. sp.
Plania mediocris laxe imbricata brunneola fragillima corticola. Caulis
ad 5 cm. longus fuscus validus rigidus regulariter longeque furcatus,
flagellis maxime numerosis longis capillaceis. Folia .caulina 2,8 mm.
longa basi imbricata celerum libera recte patula valde decurvo-homo-
maila, basi late triangulata 1,4 mm. lata medio supero abrupte angustata
linearia 0,3 mm. lata, apice truncata breviter tridentata, dentibus inæ-
qualibus, medio majore late triangulato acuto, reliquis angulatim promi-
nulis; appendiculum basale posticum bifidum. Cellulæ superæ 27 u tri-
gonis magnis aculis basales 27 X 54 y trigonis maximis sæpe trabecu-
latim confluentibus. Amphigastria magna imbricata ovala margine
repanda apice irregulariter paucidentata, basi profunde cordata auriculis
magnis grosse spinosis.
Hab. Celebes (Fruhstorfer).
207. Mastigobryum Geheebii St.n. sp.
Planta major robusta rigida brunnea apicibus flavescentibus, in cortice
dense cæspilosa longe lateque expansa. Caulis ad 12 cm, longus fuscus
validus tenax parum ramosus, sæpe simplex, flagellis brevibus numerosis.
Folia caulina 2,8 mm. longa conferta imbricata recte patula disticha
parum decurva anguste oblonga, parum falcata, basi 1,2 mm. apice
497
948 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m sÉR.). 1908 Mastigobryum.
0,4 mm. lata, grosse tridentata, sinubus excisis dentibus triangulatis
acuminatis. Cellule superæ 0,25 y trigonis grosse nodulosis angulatis,
basales 27 X 54 y parietibus grosse tvabeculatis. Amphigastria caulina
magna conferta dense imbricata, basi cordata auriculis hamatim conni-
ventibus spinulosis ceterum subrectangulata longiora quam lata, circum-
circa sparsim irregulariterque dentata.
Hab. Nova Guinea, Owen Stanley Range (Sir W. Macgregor) ex
herbario Geheebii.
208. Mastigobryum sumatranum Sande-Lac. in Steph.
Hedwigia 1886, VI.
Planta major pallide-olivacea rigidula, in corlice laxe cæspitosa vel
pendula. Caulis ad 12 cm. longus validus fuscus et rigidus irregulariter
multiramosus, ramis longis simplicibus, flagellis longis validis attenuatis
valde numerosis. Folia 2,4 mm. longa, recte patula, imbricata, disticha
plus minus decurva, in plano anguste oblonga stricta, basi 0,8 mm. apice
0,4 mm. lata, truncata tridentata, dentibus triangulatis porrectis acutis,
medio semper majore, basi postica appendiculata appendiculo parvo
rotundato constricto paucidenticulato. Cellule superæ 18 y Lrigonis
magnis optime nodulosis, basales 27 X 54 u parietibus grosse trabecu-
latis. Amphigastria subcontigua appressa caule parum latiora, transverse
inserta subquadrata, circumeirca duplicato-dentata, basi utrinque appen-
dieulata, appendiculis parvis spinosis.
Hab. Sumatra (De Vries.).
209. Mastigobryum appendiculatum Mitt. J. Linn. Soc. V,
p. 105.
Planta magna robusta brunnea plus minus profunde cæspitosa. Caulis
ad 12 cm. longus fuscus, crassus regulariter furcatus, flagellis capillaceis
numerosis brevibus. Folia caulina dense imbricata subplano-disticha
subrecte patula, dorso caulem superantia, medio infero ampliato, supero
abrupte ligulato, apice recte vel oblique truncato, sinubus lunatis, denti-
bus late triangulatis acutis divergentibus; basi postica appendiculo varie
lacerato instructa. Cellulæ superæ 27 y trigonis majusculis nodulosis,
basales 27 x 45 y trigonis magnis subnodulosis. Amphigastria magna
caule triplo latiora imbricata subplana appressa subrotunda vel parum
longiora quam lata, cauli breviter adnata, basi utrinque appendiculata,
appendiculo varie lacerato ornata.
Hab. Himalaya (Griffith, Bretaudeau).
210. Mastigobryum calcaratum Sande-Lac. Ann. Mus. Lugd.
Bat. 1863.
498
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 949
Planta major flavo-rufescens flaccida corticola. Caulis ad 6 cm. longus
fuscus validus longe furcatus, flagellis parvis capillaceis sparsis. Folia
2,8 mm. longa, imbricata, apicibus liberis, recte patula plano-disticha
oblonga vix falcata, basi 1,46 mm. apice 0,53 mm. lata, sub apice constricta,
ipso apice grosse tridentata, dentibus anguste triangulatis acuminalis
acutis, leniter divergentibus, sinubus excisis vel subacutis. Cellulæ api-
cales 18 X 36 y trigonis magnis nodulosis, dorsales 18 X 27 y trigonis
magnis acutis, basales 27 X 45 y, trigonis elongatis grosse trabeculatim
confluentibus. Amphigastria magna, caule triplo latiora, ambitu quadrato-
rotundata, basi hastatim appendiculata appendiculis plus minus spinosis,
ceterum circumceirca laciniata, laciniis erectis apice porrectis, maxime
irregularibus. Cellulæ ut in foliis. Andræcia magna, bracteis erectis
appressis sexjugis, conduplicatim concavis, apice inciso-bilobis, lobis
brevibus porrectis acutis paucidenticulatis.
Hab. Java (Teysman, Kurz, Fleischer); Malacca (Kelsall) ; Borneo
(Korthals).
211. Mastigobryum superbum Mont. Ann. sc. nat. 1856,
p. 349.
Planta magna et maxima olivacea ætate rufo-brunnea rigida. Caulis
ad 10 cm. longus crassus fuscus et tenax longe furcatus, flagellis validis
breviusculis. Folia caulina 2,6 mm. longa parum imbricata recte patula
plano-disticha oblongo-ligulata, basi postica appendiculo parvo incurvo
instructa, basi ceterum 1,2 mm. apice 0,8 mm. lata recte vel oblique
truncala, tridentata dentibus late triangulatis acutis æqualibus porrectis
sinubus rectis acutis vel obtusis. Cellulæ superæ 18 y trigonis magnis
nodulosis basales 36 X 63 y trigonis giganteis acutis vel subiruncatis.
Amphigastria caulina maxima, caule quadruplo latiora, imbricata appressa
anguste inserta, utrinque auriculata, auriculis conniventibus rotundatis
ceterum subquadrata apice late truncato-rotundata integerrima. « Perian-
thia magna ore laciniato. Folia floralia intima ovato-oblonga longe
Mmucronala ».
Hab. Peruvia (Weddell); Ecuador (Fraser).
212. Mastigobryum acanthostipum (Spruce) Hep. Am. et
And. p. 381 (sub Bazzania).
Planta elata erecta vel procumbens stratificata pallide flava. Caulis ad
16 cm. longus pallidus simplex vel paucifurcatus crassus flagellis brevi-
bus capillaceis remotis. Folia caulina 2,6 mm. longa subrecte patula
disticha parum decurva imbricata, apicibus liberis, late oblonga, leniter
falcata margine postico parum sinuato antico leviter arcuato, apice quam
499
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
basis duplo angustiore truncato tridentato dentibus validis triangulatis
acutis, sinubus exeisis, antice ceterum caulem tegentia, basi antica et
postica lacinulis ramosis appendiculata. Cellulæ superæ 27 y trigonis
magnis aculis, basales 27 54 y parietibus maxime trabeculatis. Amphi-
gastria magna, imbricala appressa, caule plus triplo latiora, exciso-inserta
grosseque appendiculata, appendiculis magnis varie sæpe hamalim laci-
nulatis, ceterum quadrato-rotundata plus minus profunde inciso-quadri-
loba lobis obtusissimis integerrimis porrectis. Cellulæ ut in foliis.
Hab. Peruvia in Monte Campana (Spruce).
213. Mastigobryum tocutianum G. in Steph. Hedw. 1886 VI.
Planta mediocris flavicans rigida. Caulis ad 5 cm. longus validus
repetito-furcatus, flagellis capillaceis brevibus. Folia 3 mm. longa, imbri-
cata, recte patula disticha, in plano oblongo-triangulata valde falcata, basi
1,6 mm. apice 0,6 mm. lata, truncata tridentata, dentibus late triangulatis
acutis vel apiculatis, sinubus lunatis vel rectis subacutis, basi poslica
appendiculis spiniformibus armata. Cellulæ superæ 27 y trigonis maximis
aculis subnodulosis, basales 36 X 63 u grosse trabeculatæ. Amphigastria
magna parum imbricata appressa brevissime inserta utrinque auriculata,
auriculis conniventibus paucispinosis, ceterum subquadrata integerrima.
Hab. Trinidad, Tocuche (Crüger).
214. Mastigobryum falcatum Ldbg. Syn. Hep. p. 231.
Planta magna robusta rigida rufescens profunde cæspitosa. Caulis
ad 10 cm. longus parum ramosus sæpe simplex erectus, crassus rigidus,
stolonibus brevibus numerosis. Folia caulina magna 3 mm. longa imbri-
cata apicibus liberis, maxime decurva, in plano oblongo-triangulata basi
4,8 mm. apice 0,4 mm. lata leniter falcata, apice truncata breviter triden-
tata, dentibus late triangulatis apiculalis, sinubus rectis. Cellulæ superæ
27 y trigonis magnis subnodulosis, sepe confluentibus, basales 27 544,
trigonis magnis angulatis. Amphigastria magna imbricata subrotunda in-
tegra brevissima basi inserta auriculata, auriculis conniventibus conti-
guis; cellulæ ut in foliis.
Hab. Guadeloupe (leg. ?).
Die in der Syn. Hep. p. 231 erwähnte Pflanze aus Nepal gehört natür-
lich nicht hierher.
215. Mastigobryum spinigerum Spruce H. Am. And. p. 380
(sub Bazzania).
Planta major pallide flavo-virens, fragilis, ad arborum radices strati-
ficata. Caulis ad 5 cm. longus validus parum ramosus, flagellis capillaceis
breviuseulis. Folia 2,4 mm. longa, imbricata, recte patula disticha oblonga
500
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 951
maxime falcala, basi 1,2 mm. apice 0,4 mm. lata, grosse inciso-triloba,
lebis lanceolatis 0,4 mm. longis acuminatis porrectis, basi postica pauci-
spinosa, spinis magnis angustis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis
optime nodulosis subcireularibus, basales 27 X 54 y trigonis grosse
trabeculalim confluentibus. Amphigastria magna conferla imbricata
oblongo-rectangularia subduplo longiora quam lata superne leviter
angustata, apice truncata breviter pauciloba, basi profunde cordala bre-
viter inserta, auriculis liberis magnis conniventibus spinosis subhastatis.
Hab. Brasiiia borealis (Spruce).
216. Mastigobryum robustum Spruce H. Am. And. p. 378
sub Bazzania.
Planta major olivacea rigida dense stratificata corticola et rupicola.
Caulis ad 7 cm. longus regulariter furcatus, pro planta validus pallide
virens flagellis brevibus numerosis. Folia 2,65 mm. longa conferta recte
patula, decurva.in plano oblongo-triangulata, basi 1,6 mm. apice 0,53 mm.
lata optime falcata, apice truncata tridentata dentibus triangulatis
porrectis acutis medio validiore, sinubus rectis acutis vel obtusis, basi
poslica appendiculo lobuliformi integro vel crenato instructa. Cellulæ
superæ 27 u basales 27 X 54 y trigonis ubique magnis acutis. Amphi-
gastria magna caule triplo latiora, imbricata subquadrata, marginibus
repandis late crenato-lobatis, basi profunde cordata, auriculis bene pro-
ductis conniventibus crispalis. Perianthia magna tenera ore constriclo
longe ciliato. Folia floralia intima ovato-lanceolata acuminata, apice in
cilia erecta numerosa dissoluta, ceterum concava tenerrima.
Hab. Am. merid. Rio Negro, Uaupes, Cassiquiari (Spruce).
217. Mastigbryum aucistrodes Spruce H. Am. And. p. 380.
sub Bazzania. -
Planta mediocris dense stratificata. Caulis ad 7 cm. longus repetito-
furcatus, rufus validus debilis flagellis subnullis. Folia 1.6 mm. longa
imbricata apicibus liberis subplano-disticha optime falcata, dorso caulem
tegentia vel superantia, e lata basi abrupte angustata superne ligulata,
margine poslico versus basin angulatim producto antico valde arcuato,
apice quam basis triplo angustiore recte truncato tridentato, dentibus
brevibus triangulatis acutis porrectis, sinubus obtusis, basi postica
ceterum appendiculo paucilaciniato armata. Cellulæ superæ 27 y trigonis
magnis nodulosis, basales 27 X 54 y trigonis maximis angulatim nodu-
losis. Amphigastria magna imbricala rectangularia, subduplo longiora
quam lata, medio basis breviter exciso-inserta, auriculis falcatim conni-
ventibus paucispinosis extus hastatim unispinis, apice (runcata repanda
501
952 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Mme SÉR.). 1908 Mastigobryum.
integerrima. Andrecia parva subcapitata, bracteis 3-4 jugis conferlis
monandris conduplicatim concavis apice exciso-bidentatis.
Hab. Andes Peruviæ in monte Campana (Spruce); Junin (Weberbauer).
218. Mastigobryum heterocladum Spruce H. Am. et And.
p. 379 (sub Bazziana).
Planta mediocris albido-viridis vel flavicans procumbens vel suberecta
in declivibus umbrosis rupicola et corticola, plagas latas densissimas for-
mans. Caulis ad 10 cm. longus crassus rigidus fragilis pallidus parum
ramosus, flagellis paucis brevibus. Folia 1,6 mm. longa, ipsa basi imbricata
ceterum libera, dissita decurva, in plano valde falcata basi 0,8 mm. apice
0,25 mm. lata, e lata basi sensim anguslata superne longe linearia apice
iruncata grosse tridentata, sinubus excisis, dentibus angustis acutis diver-
gentibus; basi postica folii ceterum breviter lobulatim appendiculata.
Cellulæ superæ 18 y. trigonis magnis acutis, basales 18 X 45 y trigonis
magnis subnodulosis sæpe late confluentibus. Amphigastria magna caule
triplo latiora ovata subrectangulata brevi basi inserta, optime auriculata,
auriculis rotundatis vel spinosis, apice truncata inciso-lobata lobis brevibus
irregularibus obtusis. Perianthia 6 plicata ore laciniata, laciniis subeiliatis
fragillimis. Folia et amphigastrium florale intima profunde biloba lobis
lanceolatis hic illic piliferis, margine ceterum cellulis papuloso prominulis
crenato.
Hab. Peruvia in Monte Guyarapurina (Spruce).
219. Mastigobryum fissifolium St. n. sp.
Planta mediocris brunnea flaccida dense depresso-cæspitosa corlicola.
Caulis ad 3 cm. longus parum furcatus brunneus, debilis flagellis paucis
brevibus. Folia 1,6 mm. longa recte patula contigua, hamatim decurva,
in plano late ovato-triangulata, basi 1,2 mm. apice 0,8 mm. lala sub-
symmetrica apice ad medium usque tri-quadrifida, laciniis irregularibus
lanceolatis attenuatis porrectis. Cellulæ superæ 18 1 basales 18 X 36 u
trigonis majusculis acutis. Amphigastria magna, sinuatim inserta caule
triplo latiora reniformia circumcirca irregulariter inciso-lobata, lobis
obtusis integerrimis.
Hab. Japan, Kai (Yoshinaga).
220. Mastigobryum Karstenii St. n. sp.
Planta magna robusta flavo-rufescens apicibus dilutioribus corticola.
Caulis ad 12 cm. longus validus rigidus tenax, brunneus parum ramosus
sæpe simplex, flagellis breviusculis capillaceis. Folia 2 mm. longa conferta
recte patula decurva, in plano optime triangulata, basi 1,33 mm. apice
0,33 mm. lata, symmetrica, parietibus strictis apice truncata trispinosa,
502
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 953
spinis angustis attenuatis 0,2 mm. longis porreclis vel curvatulis. Cellulæ
superæ 27 y trigonis magnis nodulosis (in spinis apicalibus), basales
27 x 54 y interrupte trabeculatæ. Amphigastria parva caule parum
latiora, remotiuscula transverse inserta quadrato-rolundala circumeirca
irregulariter dentata hic illic spinosa.
Hab. Amboina, Salhœtæ (G. Karsten).
221. Mastigobryum vastifolium St.n. sp.
Planta mediocris pallide virens ætate brunneola, rigida in cortice dense
depresso cæspitosa. Caulis ad 3 cm.longus crassus carnosus virens parum
furcatus, flagellis validis brevibus sparsis. Folia 1,33 mm. longa parum
imbricata recte patula disticha, in plano late ligulata basi apiceque æqui-
lata (0,8 mm.) substricta, symmetrica, apice late truncata trilobata, lobis
late triangulatis porrectis subæqualibus acutis sinubus subrectis. Cellulæ
magnæ subæquales, superæ 27 y, basales parum longiores trigonis ubique
magnisacutis. Amphigastriamasxima subimbricata caule triplo latiora trans-
verse inserta apice parum decurva grosse 6-7 lobata, lobis triangulatis aculis.
Hab. Japan, Jimba (Faurie).
222. Mastigobryum lacerostipulum St. n. sp.
Planta major fulva flaccida terricola, laxe cæspitosa. Caulis ad 5 cm.
longus debilis tenuis, ramis longis, flagellis paucis brevibus. Folia 2,8 mm.
longa imbricata apicibus liberis recte patula plano-disticha ovato-oblonga,
margine postico stricto antico arcuato, basi 1,6 mm. lata apice 4 plo
angustiora truncata 3 dentata, dentibus late triangulalis acutis porrectis
medio majore. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis acutis, dorsales 18 y
basales 27 X 45 y trigonis grossis trabeculatim confluentibus. Amphi-
gastria magna transverse inserta oblique patula, subquadrata, basi
angustiore apice grosse irregulariterque laciniata.
Hab. Ceylon centralis (Herb. Mitten).
223. Mastigobryum palmatifidum St. n. sp.
Planta parva tenera glaucescens in cortice dense depresso-cæspitans.
Caulis ad 2 cm. longus capillaceus regulariter furcatus flagellis numerosis
longis et validis. Folia 0,65 mm. longa parum imbricata recte patula
plano-disticha oblongo-falcata, basi 0,33 mm. sub apice 0,19 mm. lata
superne erosula apice trifida, laciniis anguste lanceolatis divergentibus
strictis vel hamatis 0,13 mm. longis. Cellulæ superæ 18 u validæ, basales
18 X 36 trigonis majusculis acutis. Amphigastria magna, caule latiora
transverse inserta, ad medium sexfida, laciniis setiformibus porrectis
æquimagnis integerrimis.
Hab. Nova Guinea (Chalmers).
508
954 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e Sir.). 1908 Mastigobryum.
224. Mastigobryum malaccense St. n. sp.
Planta major flavo-virens flaccida muscis consociata. Caulis ad 6 cm.
longus fuscus validus debilis pauciramosus, flagellis longis capillaceis.
Folia 2,8 mm. longa parum imbricata plano-disticha recte patula, in plano
falcata, oblonga, basi 1,2 mm. apice 0,8 mm. lata trilobata, lobis late trian-
gulatis acuminatis porrectis medio vulgo validiore, interdum in plano
hamatis. Cellulæ superæ 18 x 36 y trigonis majusculis, basales 27 X54 y
{rigonis magnis aculis. Amphigastria majuscula appressa, caule triplo
latiora subrotunda, sinuatim inserta basi utrinque hastatim plurifida,
ceterum ad ‘/s inciso 8 lobata, lobis ovalis acuminatis vel apiculatis.
Hab. Perak. (Wray).
225. Mastigobryum Pompeanum Sande. Ann. Mus. Lugd.,
Bat., 1863.
Planta maxima, robusta olivacea sæpe glaucescens, tale flavicans vel
fuscescens in cortice late expansa. Caulis ad 12 cm. longus crassus virens,
rigidus parum longeque furcatus, flagellis validis longiusculis numerosis.
Folia 4 mm. longa, recte patula plano-disticha imbricata,in plano oblonga,
lata basi inserta dorso ampliata caulem tegentia, basi 2,4 mm. apice
0,8 mm. lata truncata inciso-trilobata lobis late triangulatis acutis @qui-
magnis sinubus rectis aculis. Cellulæ superæ 27 y trigonis nullis, basales
36 X 54 y trigonis magnis acutis. Amphigastria magna imbricala trans-
verse inserta, subeircularia, circumcirca profunde inciso-lobata, lobis
ubique dentatis erosis, hic illic spinosis, lateralibus curvatis ad apicem
nutantibus, apicalibus porrectis magis armatis.
Hab. Japonia subtropica, valde communis.
226. Mastigobryum uncigerum Nees. Syn., Hep., p. 233.
Planta major rigida rufo-brunnea apicibus aurescentibus longe et lon-
gissime cæspilans. Caulis ad 15 cm. longus parum longeque ramosus
tenuis fuscus rigidus flagellis longis capillaceis maxime numerosis. Folia
2,8 mm. longa contigua recte patula decurva in plano anguste oblonga,
basi 1,4 mm. apice 0,4 mm. lata parum falcata, sub apice constricta, ipso
apice truncata trilobata, lobis triangulatis acuminatis sepe in plano
hamatis, sinubus rectis vel angustis obtusis. Cellulæ superæ 36 u trigonis
magnis truncatis, basales 27 <<54y trigonis magnis trabeculatim confluen-
tibus. Amphigastria magna, caule duplo latiora sinuatim inserta remoslius-
cula parum recurva,in plano subquadrata vel parum longiora quamlaia, cir-
cumeirca regulariter inciso-lobata, lobis apicalibus 4, longioribus apiculatis.
Hab. Java, Borneo, Viti, Nova Guinea, Amboina, Banca, Luzon, ubique
communis.
504
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 955
227. Mastigobryum strictum St. Hedwigia 1886 VI (sub.
Bazzania).
Planta minor flavo-rufescens vel brunneola rigidula muscis consociata.
Caulis ad 5 cm. longus tenuis. fuscus debilis, regulariter furcatus, flagellis
capillaceis brevibus sparsis. Folia 1,06 mm. longa parum imbricata recte
patula plano-disticha, ligulata, basi 0,53 mm. apice 0,4 mm. lata recte
truncala, regulariter tridentata, dentibus æquimagnis parvis acutis vel
mucronatis, sinubus leviter lunatis. Cellulæ superæ 18 y, basales 18X 36 1.
irigonis ubique magnis subnodulosis, basalibus sæpe trabeculatim con-
fluentibus. Amphigastria remotiuscula caule parum latiora oblique patula
transverse inserta subquadrata, apice plus minus profunde grosseque
dentata, dentibus 4, irregularibus triangulatis apiculatis.
Hab. Ceylon (Willis, Fleischer).
228. Mastigobryum Deplanchei G. Ms.
Planta magna robusta flaccida pallide olivacea, inferne fuscescens.
Caulis ad 10 cm. longus validus rigidus, regulariter furcatus, furcis longis
late divergentibus, flagellis sparsis brevibus validis. Folia 1,2 mm. longa,
vix imbricata recte patula apice valde decurva, in plano oblongo-ligulata,
basi 0,2 mm medio 0,53 mm. apice 0,33 mm. lata, profunde trifida, lacinis
lanceolatis longe attenuatis vix divergentibus sinubus obtusis. Cellulæ
superæ 36 X 45 y trigonis maximis truncatis, basales 36 X 54 trigonis
giganteis aculis spe late confluentibus. Amphigasiria maxima 0,93 mm.
lata, imbricatla, ex angusta basi late obcuneata, apice ad ?/s qua-
drifida laciniis lanceolatis longe attenuatis divergentibus. Perianthia
magna rigida ovata acuminata ore parvo lacerato setaceo. Folia (et
amphigastrium) floralia intima magna ad */s quadrifida, laciniis bifidis
altenualis.
Hab. Nova Caledonia (Deplanche, Pancher).
229. Mastigobryum shusensicum St. n. sp.
Planta major fusco-viridis, flaccida in rupibus humidis late expansa.
Caulis ad 6 cm. iongus validus fuscus debilis parum ramosus, flagellis
numerosis longiusculis. Folia 2 mm. longa, imbricata recte patula, plano-
disticha, oblonga vix falcata, basi 1 mm. apica 0,5 mm. lala, recie trun-
cata tridentata, dentibus triangulatis porrectis acutis æqualibus medio
sæpe latiore. Cellule superæ 27 y, dorsales 18 u, basales 27 X 45 u tri-
gonis ubique magnis acutis. Amphigastria magna, caule duplo latiora,
transverse inserta, contigua appressa vel parum patula, subquadrata
apice late truncata plus minus profunde lacerata.
Hab. Japan, Shusensi (Faurie).
205
EN CRT EME LE
956 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
230. Mastigobryum inæquabile St. n. sp.
Planta mediocris pallide virens fragillima in cortice dense cæspitosa.
Caulis ad 2 cm. longus, crassus viridis regulariter breviterque furcatus,
flagellis subnullis. Folia 1,2 mm. longa imbricata recte patula, plano-
disticha, sublinearia, vix falcata, basi 0,5 mm. apice 0,3 mm. lata, recte
vel oblique truncata tridentata, dentibus validis triangulatis porrectis,
sinubus excisis, ceterum sæpe maxime irregularıbus, varie directis,
sinubus profundis vel levibus acutis vel excisis. Cellulæ superæ 18 x
basales 27 X 36 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria majuscula
caule parum laliora, transverse inserta appressa, contigua, ambitu qua-
drato-rotundata apice grosse et maxime irregulariter lacerata.
Hab. Hawai, Oahu, in monte Tantalus (Lauterbach).
231. Mastigobryum sinense G. in Steph. Hedwigia 1886, V (sub
Bazzania).
Planta major fusco-brunnea flaccida in cortice laxe cæspitosa. Caulis
ad 6cm. longus validus fuscus debilis regulariter furcatus, flagellis validis
brevibus. Folia 1,46 mm. longa imbricata subrecte patula plano-disticha
vix falcata, in plano optime ligulata basi 0,65 mm. apice 0,4 mm. lata,
recte truncata, dentibus majusculis late triangulatis acutis medio vulgo
latiore, sinubus excisis vel lunatis. Cellulæ superæ 18 y parietibus validis
æqualiter incrassatis, basales 36 X 45 y trigonis magnis aculis. Amphi-
gastria magna, caule duplo latiora, transverse inserta, imbricata quadrato-
rotundata, apice inciso-quadriloba, sæpe bis-biloba, lobis rotundatis.
Hab. Hong-Kong, Victoria Peak (Didrichsen).
232. Mastigobryum trifidum St. n. sp.
Planta major pallide virens rigidula dense cæspitosa. Caulis ad 4 cm.
longus virens crassus et carnosus, regulariter breviterque furcatus, flagellis
validis brevibus. Folia 2,27 mm. longa imbricata recte patula disticha in
plano anguste ligulata bene falcata basi 1,06 mm. apice 0,53 mm. lata
truncata trifida, lobis lanceolatis acuminatis æqualibus porrectis, medio
spe laliore. Cellulæ superæ 18 y trigonis nullis, basales 27 X 45 y tri-
gonis magnis subnodulosis. Amphigastria magna, transverse inserta caule
plus duplo latiora, quadrato-rotundata apice profunde inciso-quadriloba
vel bis-biloba, marginibus lateralibus similiter sed brevius lobatis.
Hab. India orient. Nilgherry Montes (Perrottet).
233. Mastigobryum denticulatum L. et G. Syn. Hep., p. 718.
Syn. : . M. planiusculum L. et G. Syn. Hep., p. 718.
Buzzania Rusbyi Spruce. Torrey Bot. CI. I, p. 129.
Planta majuscula dilute brunnea apicibus virescentibus corticola. Caulis
306
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 957
ad 6 cm. longus fuscus validus pinnatim-ramosus, ramıs sæpe oppositis
oblique patulis, flagellis brevibus validis parum numerosis. Folia 1,46 mm.
longa imbricata apicibus liberis, recte patula plano-dislicha, in plano
oblongo-triangulata basi 1,06 mm. apice 0,33 mm. lata, recte truncata,
triloba, lobis porrectis triangulatis acutis vel acuminatis medio sæpe
majore. Cellulæ superæ 18 u æqualiter incrassatæ, basales 27 X 45 u
trigonis magnis acutis; cuticula aspera. Amphigastria majuscula, eaule
duplo latiora transverse inserta subquadrata circumeirca irregulariter
argute dentata vel subspinosa, sinubus obtusis.
Hab. Mexico (Liebman); Brasilia, Caraca (Weinio).
234. Mastigobryum aurescens Spruce. Hep. Am. And.,p. 374
sub Bazzania.
Planta mediocris gracilis viridi-aurea, cæspitosa-stratificata saxicola.
Caulis ad 8 cm. longus tenuis rufus debilis parum furcatus, flagellis nume-
rosis longissimis capillaceis. Folia caulina contigua subrecte patula plano-
disticha oblongo-ligulata stricta vel minime falcata apice quam basis vix
duplo angustiore profunde inciso-trilobato, lobis porrectislanceolatis acutis
vel acuminatis sinubus angustis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis
optime nodulosis, basales 27 X50 u. Lrigonis sepe trabeculatim confluen-
tibus. Amphigastria magna contigua caule triplo latiora transverse inserta,
obcuneato-quadrata, apice truncata lobata vel irregulariter repanda, hic
illic lacinula magna et hamata armata.
Hab. Peruvia, in monte Guayrapurina (Spruce).
235. Mastigobryum cubense G. in Steph. Hedwigia 1885, IV.
Planta major valida rigida, olivacea vel brunneola corticoia. Caulis ad
6 cm. longus irregulariter longefurcatus fuscus et durus flagellis brevibus
validis numerosis. Folia caulina 1,46 mm. longa conferta recie patula
plano-disticha anguste oblonga vix falcata, basi 0,65 mm. apice 0,27 mm.
lata recte iruncata, tridentala, dentibus brevibus acutis sinubus late
lunatis. Cellulæ superæ 27 u dorsales 18 y, basales 27 X 54 u trigonis
ubique magnis acutis basi maximis. Amphigastria caule duplo latiora,
transverse inserta imbricata subquadrata apice truncata varie inciso-
lobulata.
Hab. Cuba in Monte verde (Wright).
236. Mastigobryum pycnophyllum Taylor Syn. Hep. p. 719
(I. of Bot. 1846 p. 371).
Planta mediocris tenera flaccida, viridis. Caulis ad 5 cm. longus virens
debilis, tenera flaccida, viridis. Caulis ad 5 cm. longus virens debilis,
tenuis longe furcatus, flagellis brevibus capillaceis. Folia 0,93 mm. longa
507
958 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e SÉR.). 1908 Mastigobryum.
parum imbricata recle patula plano-disticha linearia ubique 0,33 mm.
lala apice truncata triangulata angulis acutis vel apiculatis sinubus nullis.
Cellule superæ 27 y parietibus validis, basales 27 X 45 y trigonis magnis
acutis. Amphigastria majuscula appressa, cauli æquilata, subquadrata
circumeirca breviler lobulata.
Hab. Jamaica (Swartz).
237. Mastigobryum quadricrenatum G. in Steph. Hedwi-
gia 1886, V.
Planta mediocris flavicans flaccida, corticola. Caulis ad 5 cm. longus
validus fuscus debilis, breviter furcatus, flagellis brevibus capillaceis.
Folia 1,6 mm. longa, recte patula, plano-disticha imbricata, anguste ligu-
lata vix falcata, basi 0,65 mm. apice 0,47 mm. lata, apice truncata triden-
tala, dentibus æquimagnis validis triangulatis acutis sinubus lunatis.
Cellule superæ 18 y trigonis oplime nodulosis majusculis, basales
27 X 36 y. trigonis magnis nodulosis. Amphigastria magna imbricala
transverse inserta caule triplo latiora late obcuneata apice truncata ad '/s
vel ‘/4 grosse inciso-quadriloba, lobis obtusis, marginibus lateralibus
sæpe similiter lobatis.
Hab. Guadeloupe (l'Herminier); Brasilia, Caldas (Lindberg); Venezuela
(Korthals).
238. Mastigobryum Staudtianum St. n. sp.
Planta mediocris olivacea flaccida in cortice late expansa. Caulis ad
5 cm. longus, validus virens, debilis regulariter furcalus, flagellis longis
validis. Folia caulina 1,33 mm. longa parum imbricata, recte patula
plano-disticha, breviter falcata, sublinearia, basi 0,53 mm. apice 0,33 mm,
lata truncata tridentata, dentibus + late triangulalis subæqualibus por-
reclis acuminalis vel apiculatis, sinubus excisis vel obtusis. Cellulæ
superæ 18 X 27 y trigonis magnis subnodulosis, basales 27x45 y Lri-
gonis magnis acutis. Amphigastria majuscula, caule laliora, subcontigua
appressa vel leviter recurva, transverse inserta, subquadrata vel quadrato-
rotundata circumcirca inciso-lobata, lobis magnis rotundatis, apicalibus
breviler acuminatis in plano curvatis.
Hab. Kamerun, Lolodorf (Staudt.).
239. Mastigobryum comorense St. Soc. bot. belge 1891,
p. 197 (sub Bazzania).
Planta minor flavo-virens laxe cæspitosa vel muscis consociata. Caulis
ad 4 cm. longus fuscus validus irregulariter furcatus, flagellis numerosis
capillaceis longiusculis. Folia 1,06 mm. longa, vix imbricata recte palula
disticha, in plano anguste oblonga valde falcata, basi 0,65 mm. apice
508
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 959
0,27 mm. lata. sub apice constricta, ipso apice recte vel oblique truncata
tridentata, dentibus brevibus triangulatis acutis anteriore sæpe majore,
sinubus excisis vel late lunatis irregularibus. Cellulæ superæ 18 y, dor-
sales vix minores, trigonis majusculis nodulosis, basales 27 X 45 y tri-
gonis validioribus. Amphigastria transverse inserta, caule parum latiora,
recurvo palula, in plano subquadrata vel obcuneata, apice truncata grosse
dentata vel laciniata, laciniis acutis vel acuminatis vel apiculatis.
Hab. Comoræ Insulæ (Humblot).
340. Mastigobryum Burchellii St. n. sp.
Planta minor flavescens flaccida laxe cæspitosa. Caulis ad 3 cm. longus
pauciramosus, flagellis minutis brevibus. Folia 0,93 mm. longa parum
imbricata recte patula, plano-disticha, linearia, basi 0,33 mm. apice
0,2 mm. lata, truncata trilobata, lobis porrectis triangulatıs acutis, sinubus
angustis aculis (interdum oblique truncata vel bidentula sinubus lunatis)
Cellulæ superæ 18 y trigonis magnis oplime nodulosis, basales 27 X 36 y
parielibus grosse trabeculatim incrassatis. Amphigastria remotiuscula
appressa transverse inserta, late ovata caule parum latiora, profunde
bi-triloba, lobis latis porreclis sinubus acutis.
Hab. Fretum magellanicum (Burchell).
241. Mastigobryum Griffithianum St. n. sp.
Planta mediocris fusco-rufa laxe intricata. Caulis ad % cm. longus
crassus pinnatim ramosus, debilis, ramis breviusculis hic illic flagellatim
attenualis; flagella postica brevissima sparsa. Folia 1,6 mm. longa parum
imbricata maxime deflexa, cauli fere circumvoluta, in plano latissime
triangulata, basi 1,33 mm. apice 0,4 mm. lata, oblique truncata, grosse
trispinosa, spinis subæquimagnis porreclis aculis, sinubus excisis. Cellulæ
apicales 18 27 y trigonis magnis aculis, dorsales 18% 27 y parielibus
crassis, basales 27 X 45 y parietibus validissimis. Amphigastria maxima,
caule triplo latiora reniformia cordatim inserta auriculis conniventibus
vel reflexis, obtusis, ceterum integerrima vel repanda.
Hab. Bhotan (Griffith).
242. Mastigobryum commutatum L. et G. Spec. Hepat., p.97.
Planta magna robusta flavescens inferne brunnea, corticola. Caulis ad
16 cm. longus validissimus rigidus tenax flagellis paucis brevibus. Folia
1,46 mm. longa confertissima recte palula decurva in plano lale ovato-
triangulata basi 1,2 mm. apice 0,27 mm. lata asymmetrica, margine
postico substricto, antico e basi maxime arcuato subrecto, apice truncato
tridenticulato, denticulis minimis. Cellulæ superæ et dorsales 27 X 36 u
basales 36 X 54 y trigonis ubique maximis, cuticula aspera. Amphigas-
509
960 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
tria majuscula conferta apice arcte recurva, sinuatim inserta, auriculis
rotundatis brevibus, basi gibbosa, in plano subquadrata, apice varie lobu-
lata hic illic dente valido armata.
Hab. Java (Blume, Teysman).
Im Himalaya kommt eine von Duthie gesammelte der unsrigen sehr
ähnliche Pflanze von; die Exemplare sind aber unzureichend.
243. Mastigobryum Wichuræ St. n. sp,
Planta major fulva robusta rigida dense stratificata. Caulis ad 8 cm.
longus parum longeque ramosus, fuscus rigidus, flagellis parvis parum
numerosis. Folia 2,8 mm. longa conferta apicibus liberis, valde decurva,
in plano late triangulata, basi 2 mm. apice 0,4 mm. lata, maxime falcata
et asymmelrica, dorso caulem tegentia, margine antico maxime arcuato,
postico stricto triplo-breviore, apice truncato quadridentato, dentibus irre-
gularibus aculis porrectis sinubus parvis excisis. Cellulæ superæ 27 y tri-
gonis magnis acutis, dorsales 27 X 36 y. trigonis magnis truncatis, basa-
les 36 X 54 y parietibus trabeculatis. Amphigastria conferta, caule duplo
latiora oblique patula, basi cordata, auriculis rotundalis, ceterum subeir-
cularia integerrima marginibus arcte recurvis. Cellulæ ut in foliis.
Hab. China (Wichura).
24%. Mastigobryum rotundistipulum St. n. sp.
Planta mediocris brunnea, debilis, muscicola. Caulis ad 6 cm. longus
fuscus validus longe furcatus, flagellis brevibus sparsis. Folia 1,46 mm.
longa, imbricata apicibus liberis, recte patula in plano late triangulata,
basi 1,06 mm. apice 0,3 mm. lata dorso caulem obvelantia, margine
anlico valde arcuato postico substricto, apice angustissimo oblique trun-
cato tridenticulato, Cellulæ superæ 36 y trigonis magnis nodulosis,
basales 36 X 54 y trigonis maximis truncatis. Amphigastria majuscula,
caule subduplo latiora, oblique patula, cordatim inserta, auriculis brevi-
bus rotundatis, ceterum subcircularia integerrima apice anguste recurva.
Hab. Ceylon (Herb. Rabenhorst; Herb. Kew).
245. Mastigobryum sandvicense G. in Steph. Hedw. 1886, V,
sub. Bazzania.
Planta major robusta olivacea flaccida in cortice late expansa. Caulis ad
6 cm. longus crassus carnosus, regulariter pinnatus, pinnis alternantibus
breviusculis simplicibus approximatis, flagellis validis brevibus. Folia
imbricata, recte patula, disticha 1,6 mm. longa late ovato-oblonga, basi
1,06 mm. apice, 0,4 mm. lata, in plano vix falcata oblique truncata denti-
bus brevibus late triangulatis subapiculatis sinubus lunatis. Cellulæ
superæ 18 y parietibus validissimis æqualiter incrassatis, basales 3654 u
510
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM 961
trigonis magnis acutis subnodulosis. Amphigastria maxima conferla,
imbricata caule 3-plo latiora, basi profunde cordata, auriculis optime
rotundatis, ceterum subrotunda integerrima.
Hab. Hawai (Remy, Gaudichaud, Baldwin).
Die Originalpflanze ist eine schmächtige etiolierte Schattenform mit
schmäleren Blättern und so ist sie auch I. c. beschrieben worden.
246. Mastigobryum Sandei St. Hedwigia 1886, V.
Planta minor gracilis brunnea laxe cæspitosa. Caulis ad 4 cm. longus,
pseudo-pinnatus, validus, flagellis capillaceis brevibus. Folia 1,73 mm.
longa imbricala apicibus liberis, recte patula valde decurva, in plano
falcato-triangulata, basi 0,95 mm. apice 0,46 mm. lata, (ridentata, sinu-
bus profunde emarginatis, dentibus magnis anguste triangulatis por-
rectis acutis medio sæpe latiore. Cellulæ superæ 18 y valide trigonis
subnullis, basales 18 X 36 y. trigonis majusculis nodulosis. Amphigastria
subrotunda remotiuscula patula vel recurva, basi profunde cordata, auri-
eulis rotundatis.
Hab. Sumatra (Wiltens, Weyers); Ceylon (Fleischer); Birma (Kurz);
Luzon (Loher).
247. Mastigobryum revolutum St. n. sp.
Planta major olivacea muscicola. Caulis ad 6 cm. longus simplex vel
pauciramosus validus viridis rigidulus, flagellis brevibus numerosis
capillaceis. Folia 2,8 mm. longa, imbricata recte patula, plano-disticha
ovato-triangulata, basi 2 mm. apice 0,8 mm. lata, recte truncala triden-
tata, dentibus parvis acutis, sinubus late lunatis, margine postico sub-
siricto anlico valde arcuato versus apicem stricte excurrente. Cellulæ
superæ et dorsales 18 y basales 27 X 45 y trigonis parvis, basi magnis
acutis. Amphigastria magna, cordata auriculis basalibus bene definitis
conniventibus, in plano subrotunda superne arcte revoluta.
Hab. Birma (Fraser).
248. Mastigobryum Miquelianum Lehm. Pugill. X, p. 8.
Planta major fusco-brunnea rigida depresso-cæspitosa. Caulis ad 5 cm.
. longus validus fuscus, ramis lateralibus vel posticis normaliter foliatis,
flagella poslica capillacea sparsa. Folia caulina 2,6 mm. longa confertis-
sima recte patula valde decurva, in plano late triangulata, medio
supero abrupte angustata, apice quam basis quadruplo angustiore,
breviler emarginato-tridentato, dentibus late triangulatis acutis irre-
gularibus, sinubus plus minus profunde emarginatis. Cellulæ superæ
27 p trigonis maximis nodulosis, basales 27 X 45 u trigonis parvis.
Amphigastria magna recurvo-patula, caule plus duplo latiora, basi
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER n0 12, 30 novembre 1968 65
962 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e séR.). 1908 Mastigobr'yum.
optime cordata, ceterum quadrato-rotundala marginibus repandis vel
sublobatis.
Hab. Java (Miquel).
249, Mastigobryum latifolium St. n. sp.
Planta minor rigida brunneola muscicola et corticola. Caulis ad
3 cm. longus fuscus validus tenax, regulariter furcatus, flagellis vali-
dis longiusculis numerosis. Folia 1,6 mm. longa conferta, plano-
disticha recte patula late ovata basi 1.2 mm. apice 0,4 mm. lata trun-
cata tridentata, dentibus brevibus late triangulatis acutis sinubus
lunatis. Cellulæ superæ 27 y subnodulose incrassatæ, basales 27 X 45 u.
trigonis magnis acutis. Amphigastria magna contigua appressa, brevi
basi inserta, optime auriculata, auriculis conniventibus repandis
vel irregulariter lobulatis, ceterum quadrato-rotundata, apice truncata
repanda.
Hab. Insulæ Philippinæ (Micholitz); Birma (Micholitz).
250. Mastigobryum recurvolimbatum St. n. sp.
Planta mediocris olivacea valida rigida, muscis consociata. Caulis ad
3 cm. longus crassus viridis, parum ramosus, flagellis brevibus validis
sparsis. Folia 2,6 mm. longa, ovato-triangulata symmetrica, basi 2 mm.
apice 0,4 mm. lata, conferta recte patula disticha parum decurva, apice
truncala tridenticulala, dentibus angustis brevibus obtusis æquimagnis
sinubus late lunatis. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis nodulosis
basales 27 X 54 y Lrigonis magnis truncatis. Amphigastria magna caule
triplo latiora imbricata, appressa basi cordata auriculis rotundatis planıs,
ceterum subcircularia, cellulis teneris late limbata, subintegra arcte revo-
luta.
Hab. Siam (Hosseus).
251. Mastigobryum præruptum Nees. Syn. Hep., p. 224.
Planta major sæpe longa et longissima debilis flavicans inferne fusca
late expansa vel pendula. Caulis ad 12 cm. longus pinnatim ramosus, ra-
mis brevibus sæpe in flagellam nudam abeuntibus, flagellis posticis cete-
rum normalibus numerosis brevibus capillaccis interdum folüferis. Folia
2,13 mm. longa, imbricata apicibus liberis, recte patula valde decurva,
in plano oblique ovato-triangulala, basi 1,2 mm. apice 0,53 mm. lala,
dorso valde ampliata caulem superantia, apice vulgo oblique truncata
tridentata vel subtrifida, laciniis e lata basi acuminatis porrectis vel diver-
gentibus interdum hamatis. Cellulæ superæ 18 y trigonis magnis acutis
contiguis vel confluentibus, basales 17 36 y Lrigonis magnis optime
nodulosis. Amphigastria magna, caule plus triplo latiora, imbricata, basi
512
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICA RUM. 963
optime cordala i. e. brevi basi inserta, auriculis rotundatis conniventibus
sæpe recurvis, ceterum subcircularia integerrima.
Hab. Java, Sumatra, Philippinæ Jnsulæ haud rara.
252. Mastigobryum cordistipulum (Mont.); Ldg. et G. Spec.
Hepal., p. 65.
Syn: Herpetium cordistipulum Mont. Ann. sc. nat. 1843, p. 252.
Planta major flavicans valida rigidula in cortice laxecæspitosa sæpe late
expansa. Caulis ad 8 cm. longus crassus, rigidus pallidus, pinnatim ramo-
sus, ramis Sæpe flagellatim attenuatis, flagella postica pauca brevia capil-
lacea. Folia 48 mm. longa imbricata apicibus liberis recte patula deflexa,
in plano late triangulata, basi 2 mm. apice 0,8 mm. lata, oblique trun-
cala trilobata, lobis subæqualibus triangulatis cuspidatis divergentibus
sinubus lunatis. Cellulæ superæ et dorsales 18 y trigonis majusculis sub-
nodulosis, basales 27 X54 y. trigonis giganteis ovali-nodulosis. Amphi-
gastria conferta magna, caule duplo vel triplo latiora, imbricata subro-
tunda, basi opfime cordata, auriculis rotundatis conniventibus, ceterum
integerrima, marginibus lateralibus recurvis. Andrecia parva capitata,
bracteis 4 jugis confertis concavis, monandris integerrimis; amphigastria
cordiformia magna, rima angusta biloba, lobis obtusis. Autheridia magna
subglobosa longe stipilata.
Hab. Hawai Gaudichaud, Remy, Baldwin, Didrichsen, Schauinsland).
253. Mastigobryum dubium L. et G. Hepat., p. 96.
Planta mediocris flavo-rufescens rigidula. Caulis ad 4 cm. longus vali-
dus regulariter furcatus fuscus flagellis sparsis brevibus. Folia 2,4 mm.
longa, recle patula plano-disticha, imbricata, oblongo-triangulata, basi
4,4 apice 0,6 mm. lata, leniter falcata apice oblique truncata tridentata,
dentibus validis triangulatis apiculatis divergentibus subæqualibus. Cellulæ
superæ 18 y trigonis magnis aculis, basales 27 X 54 y trigonis maximis
ovali-nodulosis. Amphigastria magna caule triplo latiora, contigua vel
parum imbricata, subcircularia integerrima, plano-appressa, basi anguste
inserla cordala, auriculis liberis rotundalis.
Hab. Manila (leg. ?)
254. Mastigobryum decurvum Nees. Syn. Hep., p. 223.
Planta mediocris olivacea flaccida muscicola et corticola. Caulis ad 6 cm.
longus irregulariter pinnatim ramosus, viridis debilis flagellis pancis bre-
vibus. Folia dense imbricata 1,73 mm. longa subrecte patula valde de-
curva in plano late ovalo-triangularia, vix palcala, basi 1,06 mm. apice
0,53 mm. lata, margine postico stricto, apice tribolata lobis triangulatis
cuspidatis porrectis, sinubus excisis. Cellulæ superæ et dorsales 18 u tri-
513
964 BULLETIN DEL’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
gonis majusculis, basales 27 X 45 y trigonis magnis acutis. Amphigastria
magna cordatim inserta auriculis parvis rotundatis, ceterum quadrato-
rotundata integerrima apice truncato-rotundato.
Hab. India orient. (Wight) ; Ceylan (Fleischer).
255. Mastigobryum javanicum Sande-Lac.Syn. Hep.Jav.,p. 42.
Planta mediocris brunneola rigida et fragilis musicola. Caulis ad 4 cm.
longus parum furcalus tenuis fuscus flagellis longis numerosis. Folia
1,5 mm. longa contigua apicibus liberis, recte patula plano-disticha ovato-
oblonga, basi 0,75 mm. apice 0,4 mm. lata, vix falcata apice oblique trun-
cata tribolata, lobis triangulatis acuminatis porrectis, lobo supero majore.
Cellulæ superæ 18 y. basales 27 X 36 u trigonis ubique magnis acutis.
Amphigastria remola majuscula appressa, caule duplo latiora, basi bre-
viter cordata, auriculis breviter rotundatis ceterum subcircularia integer-
rima. Perianthia apice inciso-plurifida laciniis lanceolatis crenalis apice
longe setaceis. Folia et amphigastria floralia inlima late ovata concava
margine paucidentata apice emarginato-bifidula.
Hab. Java (Junghuhn, Kurz, Stahl) ; Ceram (De Vriese); Sumatra (Wil-
tens); Hawai (Baldwin).
256. Mastigobryum serpentinum Nees. Syn. Hep., p. 233.
Planta major flavo-rufescens, ætate fusco-brunnea flaccida, laxe cæspi-
tosa. Caulis ad 8 cm. longus validus fuscus carnosus. pinnalus, ramıs bre-
vibus sæpe unilateralibus. Folia imbricata apicibus liberis oblique patula
decurvula, in plano late triangulata 1,86 mm. longa, basi 1,46 mm. apice
0,46 mm. lata, vix falcata, apice oblique truncata tridentata, dentibus late
triangulatis acuminatis inæqualibus, supero vulgo longiore, sinubus luna-
üs. Cellulæ: superæ 27 y. basales 27 X 36 y trigonis ubique magnis subno-
dulosis. Amphigastria magna caule triplo latiora contigua appressa, basi
profunde cordala auriculis rotundatis, ceterum quadrato-rotundala inte-
gerrima.
Hab. Java (Junghuhn, Hasskarl, De Vriese, Kurz).
257. Mastigobryum Gammianum St. n. sp.
Planta major flaccida olivacea in cortice dense c&pitosa. Caulis ad 7 cm.
longus parum ramosus, validus viridis carnosus, flagellis brevibus parum
numerosis. Folia majuscula parum imbricata recte patula, decurvo-homo-
malla, 3,2 mm. longa, in plano oblongo-trigona basi 2 mm. apice 0,8 mm.
lata, asymmetrica, margine antico e basi semicirculari stricto, postico
leviter curvato, apice oblique truncato tridentato, dentibus validis acutis,
sinubus excisis. Cellulæ superæ 27 u. basales 27 X36 y trigonis ubique
magnis aculis, basi majoribus. Amphigastria remota majuscula, caule
D14
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 965
parum majora appressa, quadralo-rolundata, lateribus regulariter gros-
seque inciso-lobatis, apice truncato-rotundato integerrimo, ceterum trans-
verse inserla, alis late rotundatis cordatim prominulis.
Hab. Sikkim (Gammie).
258. Mastigobryum constrictum SI. n. sp:
Planta major valida debilis fusco-olivacea. Caulis ad 6 cm. longus regu-
lariter furcatus crassus fuscus tenuis rigidus, flagellis fuscis longis validis
creberrimis. Folia 3,2 mm. longa imbricata recte palula, plano-disticha
oblonga, tertio supero late lineari, basi 2 mm. apice 0,6 mm. lata triden-
tata dentibus late triangulatis acutis divergentibus. Cellulæ super& et dor-
sales 18 27 y trigonis maximis attenuatis. Amphigastria magna conti-
gua plano-appressa caule subtriplo latiora, integerrima, cordatim inserta,
auriculis bene definilis rotundatis, ceterum subrotunda, apice sæpe trun-
cato-rotundala.
Hab. Birma (Fraser).
259 Mastigobryum Cardoti St. n. sp.
Planta mediocris olivacea flaccida corticola. Caulis ad 4 cm. longus regu-
lariter furcatus pallidus subtenuis flagellis paucis brevibus. Folia caulina
1,86 mm. longa, imbricata recte patula, plano-disticha, leniter falcata,
oblonga, basi 0,93 mm. apice 0,65 mm. lata, recte truncata, trilobata lobis
æquimagnis triangulatis acutis porrectis sinubus rectis acutis vel obtusis.
Cellulæ superæ 18 y teneræ, basales 36 x 54 y trigonis magnis longe
attenualis vel trabeculatim confluentibus. Amphigastria magna caule duplo-
latiora, sinualim inserta subquadrata, margine lobatim incisa, apice erosa
hic illie dentata ; cellulæ teneræ hyalinæ, ipsa basi tantum chlorophyllifer&.
Hab. Jndia orient. Nilgherry Ms (Perrottet) ; Herb. Cardot.
260. Mastigobruum renistipulum St. n. sp.
Planta major robusta pallide-virens vel flavicans, in cortice laxe cæspi-
taus. Caulis, ad 8 cm. longus, validus carnosus, rigidus, regulariter fur-
catus, flagellis numerosis brevibus validis. Folia 2,8 mm. longa, imbricata
recte palula disticha, oblonga, e lata basi abrupte augustala subligulata, basi
0,53 mm. apice 0,2 mm. lata, tridentata, dentibus anguste triangulatis
acquimagnis aculis porrectis, sinubus anguste excisis. Cellulæ superæ 27 y
valide, basales 27 X 5% y, Lrigonis magnis acutis attenuatis. Amphigastria
caulina majuscula caule duplo latiora, reniformia cordatim inserta, auri-
eulis breviter rotundatis, apice ceterum truncala repanda anguste recurva,
Hab. Sumatra, Tindje Laut (Micholitz).
261 Mastigobryum Schadenbergii St. n. sp.
Planta major flavo-rufescens, flaccida, in cortice laxe cæspitosa. Caulis
515
966 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 Mastigobryum.
ad 8 cm. longus fuscus debilis, longe furcatus, flagellis longis capillaceis
numerosis. Folia caulina 3,21 mm. longa contigua recte patula, disticha
parum decurva, in plano anguste oblonga, subsymmetrica, basi dorali
magis ampliata 2 mm., apice 0,6 mm. lata, sub apice normaliter constricta,
ipso apice truncata, tridentata, dente medio minore porrecto, dentibus
lateralibus latioribus divergentibus acutis, sinubus lunatis. Cellulæ super
27 y trigonis magnis acutis, basales 27 X 54 y trigonis grosse ovalibus
sæpe trabeculatim confluentibus. Amphigastria remota caule duple latiora,
appressa subquadrata subintegra basi auriculatim ampliata, auriculis, con-
niventibus rotundatis. |
Hab. Luzon (Schadenberg, Semper, Loher) ; Java in mte Gedeh,
(Fleischer).
262. Mastigobryum Whitfordii St. n. sp.
Planta major virens debilis laxe intricata lateque expansa, corticola.
Caulis ad 10 cm. longus validus tenax parum longueque ramosus, ramis
sub apice caulis e facie postica ortis validis numerosis. Folia parum im-
bricata apicibus liberis, inferne remota, recte patula disticha parum de-
curva, in plano strieta, lanceolata 3,24 mm. longa, basi 1,4 mm. lata,
superne longe attenuata apice 0,6 mm. lata, grosse trifida laciniis lanceo-
latis porrectis vel divergentibus acutis subæqualibus. Cellule superæ
18 x 27 y trigonis majusculis nodulosis, basales 27 X 45 y trigonis ma-
gnis nodulosis. Amphigastria magna caule duplo latiora subquadrata re-
mota, sinuatim inserta utrinque breviter auriculata, apice truncata irre-
gulariter denticulata.
Hab. Philippinæ insulæ (Whitford).
265. Mastigobryum sandvicense G. ms.
Planta mediocris gracilis tenera flaccida flavicans muscis consociata.
Caulis ad 4 cm. longus pallidus tenuis flagellis paucis brevibus capillaceis.
Folia parum imbricata recte patula plano-disticta, oblouga, parum falcata
1,33 mm. longa, basi 0,65 mm.apice 0,4 mm. lata, truncata tridentata, den-
tibus triangulatis, acutis sæpe apiculatis, sinubus lunatis vel acutis irregu-
laribus. Cellulæ superæ validissimæ 0,18 y basales 36 X 54 y trigonis
magnis aculis subnodulosis, Amphigastria magna remota appressa, ex
augusta basi subrotunda integerrima.
Hab. Hawai (Remy).
264. Mastigobryum Fruhstorferi St. n. sp.
Planta major brunneola flaccida corticola et muscicola. Caulis ad 6 cm.
longus fuscus debilis crassus, regulariter furcatim ramosus, flagellis nu-
merosis validis longis. Folia 2,16 mm. longa recte patula plano-disticha,
516
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUN. 967
parum imbricata, anguste ligulata, basi 1,4 mm. apice 0,6 mm. lata, bre-
viter tridentata, dentibus brevibus late triangulatis acutis minute denti-
culatis, sinubus rectis obtusis. Cellulæ super@18 X 27 y trigonis magnis
late confluentibus, dorsales 27 y trigonis maximis ovali-nodulosis. Amphi-
gastria magna dense imbricata, caule triplo latiora, subrectangulata, lon-
giora quam lala basi optime cordata, auriculis magnis rotuudatis apice
truncato-rotundata subintegerrima vel repanda. Perianthia magna oblonga
attenuata apice plurifida laciniis lanceolatis denticulatis. Folia floralia et
amphigastria floralia intima ad medium bifida, laciniis porrectis longe
acuminatis maxime laceratis piliferis. Sporæ 36 y minute asperæ, brun-
neolæ. Elateres 360 y monospiri, spira validissima late torta.
Hab. Celebes (Fruhstorfer).
265. Mastigobryum brevifolium G. Ann. sc. nat. 1864. p. 141.
Planta minor fusco-brunnea rigida et fragilis, muscis consociata. Caulis
ad 3 cm. longus parum ramosus validus fuscus, flagellis paucis brevibus.
Folia 1 mm. longa imbricata subrecte patula vix decurva, in plano late
ovala asymmetrica, margine antico arcuato, postico substricto, apice quam
basis subtriplo angustiore, oblique truncato bidentato (rarissime triden-
tato) dentibus late triangulatis acutis porrectis crenulatis, sinubus rectis
obtusis vel acutis. Cellulæ superæ 27 y basales 27 X 36 y. trigonis majus-
culis nodulosis in parietibus validissimis. Amphigastria contigua caule
subtriplo augustiora, concava appressa plus minus rotunda apice irregu-
lariter bi vel tridentata rarius retusa.
Hab. Nova Granada, in mte Quindio. 2500. m. (Triana et Planchon).
266. Mastigobryum Müllerianum. G. Hep. Mexic. 1867,
p. 225.
Planta major rufo-brunnea laxec æspitosa rigidula. Caulis addcm.longus
pluriramosus, ramis longis sæpe unilateralibus, flagellis creberrimis
longe capillaceis. Folia 3 mm. longa, imbricata apicibus liberis, recte
patula parum decurva ovata, dorso valde ampliata, basi antica lobulo libero
rotundato appendiculata, apice quam basis plus duplo angustiora, regula-
riter tridentata, dentibus magnis late triangulatis acuminatis, sinubus
excisis. Cellulæ superæ 18 X 27 y basales 27 X 36 y trigonis magnis
nodulosis. Amphigastria contigua magna caule duplo latiora, basi optime
cordata ceterum quadrato-rotundata integerrima patula, concava apice
leviter retusa.
Hab. Mexico (F. Müller).
267. Mastigobryum orizabense G. Hep. ne à p. 226.
Planta mediocris rufo-brunnea flaccida corticola. Caulis ad 4em. longus
517
968 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Masligobryum.
debilis validus fuscus pluriramosus flagellis paucis. Folia 1,33 mm. longa,
imbricata apicibus liberis recte patula disticha parum decurva, in plano
ovato-triangulata basi 0,93 mm. apice 0,27 nım. lata, recte truncata tri-
dentata, dentibus validis triangulatis acutis vel breviter acuminatis
vel apiculatis. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis optime nodulosis
basales 18 X 36 y trigonis majusculis acutis. Amphigastria conferta,
imbricata late ovalia ob latera recurva distincte canaliculata integerrima
cordatim inserta.
Hab. Mexico, in monte Orizaba (Fr. Müller). -
268. Mastigobryum acuminatum L. et G. Syn. Hep., p. 719.
Planta mediocris brunneola rigida corticola. Caulis procumbens ad
4 cm. longus furcatim pauciramosus, flagellis longis numerosis. Folia
4,5 mm. longa imbricata apicibus liberis, recte patula, subplano disticha,
dorso valde ampliata caulem longe superantia, in plano ovata apice breviter
acuminata truncata, quam basis quadruplo angustiora, normaliter triden-
{ata, dentibus brevibus late triangulatis acutis sinubus lunatis. Cellulæ
superæ 18 y trigonis magnis acutis contiguis vel confluentibus basales
27 X 36 y trigonis magnis nodulosis. Amphigastria magna subimbricata
caule triplo latiora, subquadrata vel rotundata integerrima, basi profunde
cordata auriculis rotundatis.
Hab. Mexico (Liebmann).
269. Mastigobryum canelense SI. n. sp.
Syn. : Bazzania vincentina var. submulica Spruce H. A. A., p. 378.
Planta magna flavo-virens rigida corticola late expansa. Caulis ad 10 cm.
longus slrietus rigidus parum ramosus, flagellis parvis folioliferis. Folia
3,2 mm. longa conferla, recte palula plano-disticha, breviter ligulata, basi
2 mm. apice I mm. lata truncata brevissime tridentata dentibus triangu-
latis sepe lanlum augulalim prominulis, basi postica optime angulatim
prominula, antica bene rotundata. Cellulæ superæ 27 y trigonis magnis
nodulosis, basales 36 X 72 u parielibus grosse trabeculatis. Amphi-
gastria maxima, caule quadruplo latiora, quadrato-rotundata integerrima,
brevi basi inserla optime cordata auriculis rotundatis conniventibus
crispatis.
Hab. Andes quitenses. Canelos (Spruce).
270. Mastigobryum guadalupense St. n. sp.
Planta magna, robusta flavicans muscicola. Caulis ad 7 cm. longus fur-
calus, furcis 4 cm. longis late divergentibus, flagellis paucis brevibus.
Folia 2,8 mm. longa conferta valde devexa parum imbricata apicibus
liberis, recte palula, in plano ovato-triangulata, basi antica caulem vix
918
Mastigobryum. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 969
tegentia haud superantia, basi 2mm. lata apice triplo angustiora, breviter
æqualiterque tridentata, dentibus late triangulatis acutis sinubus acutis.
Cellulæ superæ 18 y. trigonis magnis nodulosis, basales 36 X 72 y tri-
gonis giganteis aculis; culicula papillata! Amphigastria parum imbricata
caule triplo latiora, parum longiora quam lala, eæciso-inserta, lobulis basa-
libus liberis conniventibus, ceterum integerrima, appressa apice truncata.
Hab. Guadeloupe (Marie).
271. Mastigobryum Breutelianum L. ei G. Syn. Hep., p. 226.
Planta mediocris rufescens apicibus dilutioribus. Caulis ad 7 cm. longus
validus fuscus debilis regulariter longeque furcatus, flagellis brevibus
capillaceis. Folia 1,6 mm. longa parum imbricata apicibus liberis, sub-
recte patula disticha parum concava, dorso caulem parum tegentia, late
oblonga basi 0,8 mm. lata apice 0,4 mm. lala, leniter falcata, apice triden-
tata, dentibus late triangulatis apiculatis porrectis medio sæpe majore.
Cellulæ marginales biseriatæ æqualiter incrassatæ, reliquæ trigonis magnis
instructæ, superæ 27 y basales 27 X 36 u. Amphigastria magna caule
triplo latiora, basi cordata, subquadrata, apice late truncata repanda,
cellulæ rectangulares, teneræ longitudinaliter seriatæ.
Hab. Insula St. Christoph (Breutel); Guadeloupe (l Herminier).
272. Mastigobryum subfalcatum G. in Steph. Hedwigia
1886, VI.
Planta major rufescens vel fusco-brunnea sæpe subnigra laxe cæspi-
tosa. Caulis ad 12 cm. longus pauciramosus, ramis longis simplicibus
arcuatis, flagellis brevibus filiformibus. Folia 1,86 mm. longa, imbricata
subrecte patula, decurva, in plano late ovato-falcata, basi 0,93 mm. apice
0,53 mm. lata, obliqae truncata, tridentata, dentibus brevibus acutis vel
obtusis, supero vulgo validiore, sinubus lunatis. Cellulæ superæ 36 y tri-
gonis magnis nodulosis basales 36 X 54 y trigonis maximis truncatis.
Amphigastria remotiuscula caule duplo latiora, quadroto-rotundata inte-
gerrima, appressa, basi breviter cordata auriculis rotundalis.
Hab. Guadeloupe (L’Herminier, Germain).
273. Mastigobryum taleanum G. Hep. Mex., p. 227.
Planta mediocris flavo-virens rigidula. Caulis ad 6 cm. Iongus validus
fuscus debilis pluriramosus, flagellis brevibus validis. Folia contigua vel
parum imbricata, recte patula plano-dislicha, ovato-triangulata symme-
trica, À, 33 mm. longa, basi 0,8 mm. apice 0,33 mm. lala, recte truncata
tridentata, dentibus triangulatis porrectis acutis sinubus excisis. Cellule
superæ 18 ıı. parietibus validis, basales 27%X 36 p'trigonis parvis aculıs.
Amphigastria magna remota caule duplo vel subtriplo latiora, basi cordata,
519
970 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 Mastigobryum.
auriculis brevibus rotundatis, ceterum quadrato-rotundata integerrima vel
parum repanda.
Hab. Mexico, Talea (Liebmann).
274. Mastigobryum humifusum Spruce H. Am. And., p. 379
(sub Bazzania).
Planta mediocris brunnea vel rufula, in declivibus humidis stratificata.
Caulis ad 8 cm. longus validus fuscus rigidus parum ramosus, flagellis
paucis brevibus capillaceis. Folia 1,6 mm. longa, recte patula plano-
disticha contigua, in plano oblongo-triangularia, haud falcata basi 0,8 mm.
apice 0,4 mm. lata oblique vel recte truncata trilobata, lobis triangulatis
acutis vel subapiculatis porrectis æquimagnis vel medio majore, sinubus
excisis. Cellule superæ 18 x trigonis magnis subnodulosis, basales
27 X 54 u. trigonis maximis acutis sæpe longe attenuatis. Amphigastria
magna caule triplo latiora quadrato-rotundata, basi cordata breviter inserta,
oplime auriculata, auriculis rotundatis conniventibus, apice ceterum
3-4 lobata, lobis brevibus obtusis.
Hab. Andes quitenses, in Monte Campana (Spruce) ; Quito (Cuming) ;
Bogota (Apollinaire).
275. Mastigobryum bogotense St. Hedwigia 1885, IV.
Planta parva olivacea, cæspitosa, corticola. Caulis ad 3 cm. longus e basi
amphigastrü radicans, parum ramosus, flagellis parvis capillaceis parum
numerosis vel omnino deficientibus. Folia caulina contigua parum imbri-
cala, recte patula. plano-disticha vel parum concava,in plano ovato-falcata,
asymmetrica, margine postico substricto antico valde arcuato, apice acumi-
nata vel oblique truncata vel breviter tridentata, dentibus triangulatis
acutis medio vulgo majore, sinubus excisis. Cellulæ foliorum apicales 14.
trigonis magnis nodulosis, basales 27 x 36 y trigonis magnis acutis,
Amphigastria remota appressa transverse inserta, caule plus duplo
latiora quadrato-rotundata, apice repanda ceterum integerrima, basi leviter
cordata.
Hab. Bogota (Lindig).
276. Mastigobryum speciosum G. in Husnot. Hep. exsicc.
Antill. (Steph. Hedw. 1886, VI.
Planta magna robusta fusca corticola. Caulis ad 10 cm. longus fuscus
validus longe furcatus, flagellis longis numerosis. Folia 3,2 mm. longa
subrecte patula imbricata, disticha, in plano oblongo-falcata basi 2 mm.
apice 0,8 mm. lata, grosse inciso trifida, laciniis 0,8 mm. longis lanceolatis
porrectis, sæpe curvatuiis, medio longiore. Cellulæ superæ 36 y trigonis
magnis truncalis, basales 36 X 72 y. parietibus grosse longeque trabecu-
520
Mastigobryum. FRANZ STEPHAN]. SPECIES HEPATICARUM. 974
latis. Amphigastria magna, caule subtriplo latiora, subrectangulata inte-
gerrima subcontigua, oblique patula brevi basi inserta auriculis liberis
rotundatis.
Hab. Martinique (Husnot, Duss); Guadeloupe SR Dominica
(Elliott); Trinidad (Crüger).
277. Mastigobryum Schlimianum G. Ann. sc. nat. 1864.
Vol. I, p. 140.
Planta major flavo-virens debilis corticola et rupicola. Caulis ad 9 cm.
longus validus debilis longe furcatus, flagellis validis longis sparsis. Folia
contigua recte patula, disticha, in plano optime falcata, late oblonga
2,53 mm. longa, basi 1,33 mm. apice 0,53 mm. lata truncata triloba, lobis
late triangulatibus acutis porrectis medio sæpe latiore, sinubus excisis.
Cellulæ superæ 18 X 27 y basales 36 X 54 y. trigonis magnis subnodu-
losis. Amphigastria magna caule triplo latiora appressa cordatim inserta,
auriculis rotundatis, subquadrata integerrima.
Hab. Merida (Schlim).
278. Mastigobryum Braunianum St. n. sp.
Planta magna robusta olivacea corticola. Caulis ad 8 cm. longus parum
furcatus validus debilis flagellis capillaceis parum numerosis. Folia
2,16 mm. longa conferta valde decurva recte patula dorso ampliata
caulem obvelantia, in plano oblongo triangulata, basi 2,04 mm. apice
0,8 mm. lata margine postico leviter sinuato, antico substricto, basi
quidem valde arcuato, apice truncato tridentato dentibus brevibus late
triangulatis aculis apiculatis sinubus rectangulatis. Cellulæ superæ 18 ı.
trigonis maximis truncatis, dorsales 18 y trigonis nodulosis, basales
36 X 72 y trigonis giganteis confluentibus grosseque trabeculatis. Amphi-
gastria magna, caule triplo latiora, brevi basi inserta optime cordata, auri-
culis rotundatis conniventibus, ceterum oblongo rectangulata apice truncata,
ubique argute varieque denticulata. Perianthia capulata valde plicata ore
aperto plurilaciniato, laciniis breviusculis, margine cellulis clavatis ornatis.
Folia et amphigastria quadrijuga, intima late ovato-triangulata, apice ad
1/s sexfida, laciniis lanceolatis acuminatis margine cellulis clavatis bre-
vibus hirto.
Hab. Caraça (Herb. Alex. Braun).
279. Mastigobryum brasiliense G. et L. Syn. Hep., p. 227.
Planta major flavo-virens vel olivacea, flaccida late expansa. Caulis ad
7 cm. longus, longe furcatus, minus validus flaccidus pallidus, flagellis
numerosis longis capillaceis. Folia 1,85 mm. longa imbricata, apicibus
liberis, parum decurva subrecte patula, falcata, in plano e lata basi abrupte
521
-972 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze sÉR.). 1908 Mastigobryum.
angustata longeque attenuata, basi 0,93 mm. apice 0,33 mm. lata sub apice
sæpe constricta, apice ipso grosse tridentata, dentibus divergentibus argute
triangulatis acutis sinubus abtusis. Cellulæ superæ 18 X 27 y, trigonis
maximis, basales 27 X 36 y trigonis majusculis optime nodulosis. Amphi-
gastria appressa, magna caule triplo latiora, basi cordata auriculis rotun-
datis, ovata apice truncala breviter 4 loba. Perianthia 5 mm. longa, longe
fusiformia apice contracto breviter inciso pilifero. Folia et amphigastria
floralia 3-4 juga, intima ad medium bifida, lobis e lala basi lanceolatis
longe attenuatis cellulis longe prominulis ornata.
Hab. Brasilia (Doering, Regnell, G. A. Lindberg, Spruce); Costa rica
(Tonduz).
230. Mastigobryum viridissimum Spruce (sub Bazzania,
Hepat. exsiccat.
Planta major olivacea rigida corticola. Caulis ad 6 cm. longus fuscus :
tenax regulariter multifurcatus, flagellis longis validis numerosis. Folia
2 mm. longa imbricata recte patula disticha parum decurva, in piano
oblongo-triangulala, parum falcata, basi 1,06 mm. apice 0,47 mm. lata
trilobata, lobis triangulatis aculis porrectis inæqualibus medio multo ma-
jare. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis nodulosis, basales 27 X 45 u
trigonis magnis aculis. Amphigastria magna contigua, caule subtriplo ta-
tiora quadralo-rotundata apice repanda sublobata. basi cordata, auriculis
brevibus rotundalis.
Hab. Andes Peruviæ, in monte Campana, (Spruce) ; Tatanara (Lechler);
St-Gavan (Lechler).
281. Mastigobryum teretiusculum L. et G. Syn. Hep.,p. 720.
Planta mediocris flavo-virens rigida. Caulis ad 6 cm. longus multira-
mosus, validus fuscus flagellis capillaceis majusculis. Folia 1,73 mm. longa
conferlo, recte patula, disticha, in plano oblongo-triangulata leviter falcata,
basi 0,93 mm. apice 0,27 mm. lata, truncata tridentata, dentibus auguste
triangulatis acutis acuminatis divergentibus, medio sæpe latiore sinubus
rectis aculis vel obtusis. Cellulæ superæ 18 y trigonis majusculis
optime nodulosis, basales 27 X 541, trigonis magnis aculis. Amphigastria
magna dense imbricata quadrato-rotundata apice varie repanda sublobata,
lobis acutis vel obtusis, basi brevissime inserta optime cordata, auriculis
magnis rotundatis conniventibus.
Hab. Mexico, Mirador (Liebmann); Peruvia, in monte Campana (Spruce).
522
973
SOCIETE BOTANIQUE DE GENÈVE
Compte rendu des séances
PAR
Gustave BEAUVERD
_ 315u séance. — Lundi 9 novembre 1908. — Ouverte à
8 h. ‘/2 dans la salle de bibliothèque de l’Institut botanique, Université,
sous la présidence de M. le D” Louis Viret, vice-président; M. le prési-
dent Romieux s’est fait excuser pour cause de maladie.
Le secrétaire exprime ses regrets de ce que l’impression du compte
rendu de la dernière séance n'ait pu avoir lieu à temps pour être distri-
buée aux membres avec la carte de convocation, comme c'était le cas
pour les précédentes séances; après avoir annoncé que ce compte rendu
sera distribué avec celui de la prochaine séance, il donne lecture des
principaux passages, qui sont acceptés sans modification.
La candidature de M. J. Palibine, du Musée Impérial botanique de
St-Pétersbourg, présentée par MM. Augustin et Casimir de Candolle, sera
portée à l’ordre du jour de la prochaine séance.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
AUTRICHE : Zeitschrift des Ferdinandeums für Tirol und Vorarlberg,
1908; FRANCE : Bulletin de la Société scient. de la Hte-Marne, N° 19, 20
et 21 (1908); PORTUGAL : Boletim de la Sociedade broteriana, vol. XXI
(Coimbra 1908); SUISSE : le Jardinier Suisse, N° 11 (Genève, novembre
1908); Bulletin de l’Herbier Boissier N° AA (nov. 1908).
COMMUNICATION DU COMITÉ. — En faisant part de l'avis contenu
en tête du 11me fascicule du Bulletin de l’Herbier Boissier, annonçant la
fin de la publication de ce périodique avec le dernier fascicule de l’année
1908, M. le Président a le grand regret de constater que cette disparition
entraîne celle des comptes rendus mensuels des séances de la Société,
dont le dernier procès-verbal publié sera conséquemment celui de la
séance de ce soir. — Bien que l'éventualité de cette mesure ait été com-
muniquée au Comité pour la séance d’octobre, des circonstances impré-
vues ne lui ont pas permis d’en prendre connaissance en temps utile, et
le bureau de la Société botanique ne peut en ce moment proposer la solu-
tion qu’il conviendrait d'adopter pour faire face à la nouvelle situation.
974 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SÉr.). 1908 (429)
Il semble toutefois que le Bulletin proposé pour le 31 décembre ne devra
pas être continué avant qu’une nouvelle décision soil prise en assem-
blée générale; le comité se réunira à ce sujet et rapportera à la prochaine
séance.
Mais quelle que soit cette solution, M. Viret tient à faire ressortir la
valeur des services rendus par le Bulletin de l’Herbier Boissier en
publiant les comptes rendus de la Société botanique; il propose de trans-
mettre à M. William Barbey l'expression de toute la reconnaissance de la
Société pour l'hospitalité accordée aux procès-verbaux durant huit années
consécutives dans les fascicules du Bulletin. — Cette décision adoptée à
l'unanimité, sera insérée dans le compte rendu et transmise à M. Barbey
par M. Beauverd, conservateur de l’Herbier Boissier.
HERBORISATION MYCOLOGIQUE AUX ENVIRONS DE PERRIGNIER
(HAUTE-SAVOIE). — M. le prof. Charles-Ed. Martin donne lecture de
cette excursion, qui eut lieu le 11 octobre 1908, et réunit un nombre
inusité de participants — près d’une quarantaine — dont cinq membres
de la Société (MM. Boubier, Lendner, Martin, Naville et Paiche). — En
raison de la longue période de sécheresse qui avait sévi avant cette excur-
sion, les champignons étaient beaucoup moins nombreux et en plus
mauvais état que l’on n'aurait pu le désirer; d’aulre part, la grande
affluence des participants n’a pas permis l'exécution complète du pro-
gramme ; la débandade inévitable qui en résulta offrait en outre l’incon-
vénient de ne pouvoir permettre au chef de course de contrôler tous les
champignons récoltés : il faudra à l’avenir prendre des mesures pour évi-
ter le retour d’un fait semblable, qui engage trop la responsabilité du
chef de course et, par contre-coup, celle de la Société.
Le nombre des espèces reconnues, 87, est inférieur à la moyenne ordi-
naire, qui a toujours, sauf erreur, dépassé la centaine. La cause vient
d’en être indiquée plus haut. Voici la liste de ces espèces, sans indication
exacte des localités, que les participants ne connaissaient les uns et les
autres que très imparfaitement :
Dans les prés des premières pentes : Tricholoma grammopodium Bull.,
Bolbitius fragilis Lin., Marasmius oreades Bolt., Armillaria mellea Flor. dan.,
Chtopilus prunulus Scop., Polyporus hispidus Bull. (sur un frêne), Coprinus
micaceus Bull., Cortinarius hinnuleus Sow., Mycena galericulata Scop., Stro-
pharia coronilla Bull., Lepiota excoriata Schæff., Hygrophorus coceineus Schæff.,
Hygrophorus puniceus Schæff., Tricholoma sordidum Schum., Clitocybe geotropa
Bull., Hypholoma sublateritium Fr., Lepiota granulosa Batsch,, Collybia voi-
sin de lancipes Fr. et de C. fusipes Bull.! Marasmius erythropus Pers., Hygro-
phorus psittacinus Schæff., Lactarius serifluus DC., Lactarius deliciosus Lin.,
Russula emetica Fr., Tricholoma acerbum Bull., Tricholoma albobrunneum
Pers,, Hebeloma fastibile Fr., Helvella crispa Fr., Lactarius controversus Pers.,
Dee erustuliniforme Bull., Hygrophorus conicus Scop., Clitocybe flac-
cida Sow.
Prös de l’auberge oü les vivres furent sortis des sacs : Hypholoma velu-
tinum Pers., Pholiota squarrosa Müller.
! Cette espèce ne répond exactement ni à GC. lancipes, ni à C. fusipes, lant
pour la couleur du chapeau que pour l'insertion des lames. Les spores du
C. fusipes mesurant 4-6 3-4 «, celles de l’espece récoltée 8-10 X 4-7 x, générale-
ment 106 y. Les dimensions des spores de C. lancipes sont inconnues.
(430) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 975
Après l’auberge, principalement sous les hêtres, mais aussi dans les pâtu-
rages et sous les sapins : Stropharia æruginosa Curt., Tricholoma nudum Bull.,
Clitocybe nebularis Batsch, Russula Queletii Fr., Hygrophorus agathosmus Fr.,
Amanita muscaria Lin., Lycoperdon gemmatum Batsch, Clitocybe laccata Scop.,
Nolanea pascua Pers., Pistillaria inæqualis Lasch, Lactarius fuliginosus Fr.,
Amanita spissa Fr., Boletus edulis Bull., Thelephora cristata Pers., Lactarius
plumbeus Bull., Hygrophorus eburneus Bull., Tricholoma imbricatum Fr., Boletus
luteus Linné, Tricholoma argyraceum Buli., Entoloma speculum Fr., Lactarius
vellereus Fr., Clitocybe phyllophila Pers., Tricholoma flavobrunneum Fr., Tri-
choloma saponaceum Fr. (sous une forme très aberrante), Lactarius blennius Fr.,
Tricholoma rutilans Fr., Mycena pura Pers., Hypholoma fascieulare Huds.,
Helotium lenticulare Bull., Peziza repanda Wahl!, Craterellus cornucopioides
Lin., Tricholoma triste Fr., Hydnum repandum Lin., Clavaria rugosa Bull.;
Mycena lactea Pers., Helvella lacunosa Afz., Entoloma madidum Fr., Russula
heterophylla Fr.
Sous les bouquets de sapins dans les pâturages du haut : Boletus badius
Fr., Clitocybe odora Bull., Cortinarius cinnamomeus Lin., Cantharellus cibarius
Fr., Gomphidius viscidus Lin.
A la descente : Hygrophorus pratensis Schæff., Cortinarius cœrulescens
Schæff., Russula integra Lin , Boletus scaber Bull., Polyporus cristatus Pers.,
Hydnum aurantiacum Batsch., Hydnum scrobiculatum Fr., Lactarius piperatus
Scop., Helvella guepinioides Berk. et Cke.
De son côté, M. Paiche a en outre récolté Lactarius blennius Fr. sous
des hêtres et sapins, Lepiota lenticularis Lasch sous les hêtres au col de
Coux, Hydnum imbricatum Lin. et Hydnum repandum Lin. dans les
forêts des pentes, Lactarius scrobiculatus Scop.
Dans les 87 espèces ci-dessus énumérées, il en est plusieurs que nous
récoltions pour la première fois. Ce sont : Amanita spissa Fr., abondante
cette année; Lepiota lenticularis Lasch, Tricholoma flavo-brunneum Fr.,
Hydnum scrobiculatum Fr., Pistillaria inæqualis Lasch. et Peziza repanda
Wahl. N’ayant pas retrouvé la liste des espèces récoltées dans la même
region lors d’une herborisation publique anterieure, le 22 octobre 1899,
le rapporteur regrette de ne pouvoir faire de comparaison.
Une copieuse présentation de fines aquarelles, rendant à la perfection
les divers aspects des espèces polymorphes, rares ou critiques de cette
récolte, termine cette communication.
LE PLANCTON DU LAC DES HOPITAUX. — Pour compléter le rapport
sur l’excursion botanique combinée de la Société et de l’Institut botani-
ques de Genève aux environs de Tenay, le 28 mai 1908, M. le D" Louis
1 S'il y avait des hybrides de champignons, ce serait plutôt un hybride entre
P. repanda Wahl telle que cette espèce est figurée par Cooke et P. ecrinospora,
Karst. telle que je l’ai récoltée. L'aspect extérieur est celui de P. echinospora,
mais les spores ne sont pas épineuses, bien qu'ayant la même forme et les mêmes
dimensions que celles de P. echinospora; en revanche, elles sont granuleuses
intérieurement et un petit nombre d’entre elles seules sont assez vaguement bio-
cellées comme celles de P. repanda. Enfin, au lieu d’avoir cru dans une charbon-
. niere, ce qui est toujours le cas de P. echinospora, notre espèce se trouvait sur
de l’humus de hêtre. Fries paraît avoir confondu les deux espèces, il dit en effet :
«Ad truncos vetustos mucidos, præcipue fagineos; passim et locis adustis ad
terram. » (Syst. mycol. II, p. 52). P. repanda est d'ailleurs une espèce qui a
donné lieu à beaucoup de confusions, comme le font remarquer Cooke dans sa
Mycographia, fig. 240, et Phillips dans ses British Discomycetes, p. 66).
976 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (431)
Viret communique le résultat de ses recherches sur le plancton des lacs
des Hôpitaux, petites cuvettes sans affluents ni émissaires visibles, à
niveau et étendue variables suivant la saison et la sécheresse. Ces lacs sont
situés dans un bas-fond de chaque côté du hameau des Hôpitaux, près de
Tenay, dans la cluse pittoresque franchie par le chemin de fer P.-L.-M.
entre Ambérieux et Virieu-le-Grand (Ain, France); ils sont à une altitude
d'environ 340 m., sur le méridien du lac de Nantua, au milieu et à l’ouest
de la direction lac de Nantua-lac du Bourget.
« Avec un mauvais bateau, nous avons parcouru le petit lac, cöte de
Tenay, dans presque toute son étendue, malgré un vent violent et une
abondante végélation de Potamogeton. Ces plantes forment au milieu de la
nappe une couronne circulaire très régulière dont le développement est
dû au fait que le lac, par suite de l’évaporation à sa surface et de l’infil-
tration de ses eaux dans le sol, réduit son bassin pendant la saison
chaude à une petite cuvette circulaire de 100 m. de diamètre el 6-8 m. de
profondeur maximale.
En mai, le lac a 500-600 m. de longueur sur 200 m. de largeur; il
recouvre à celle époque des prairies sur lesquelles nous avons rencontré
en fleurs le Nasturtium amphibium qui, fixé à 1,50 m. de profondeur,
épanouissait ses inflorescences à quelques centimètres au-dessus de la
surface des eaux.
Une pêche de 20-30 minutes avec un filet de toile à bluter très fine
nous donna une abondante récolte de plancion vert-brunâtre qui, con-
servé dans du formol dilué présente encore, six mois après, une belle
teinte verte. La disparition de la couleur brune provient probablement
de ce que le pigment brun des Diatomées passe au vert olive après un
séjour dans le formol.
A première vue, on pouvait supposer que les Chlorophycées pélagiques
et même littorales seraient abondantes. En effet, le microscope révéla une
quantité d’algues à pigment vert et même beaucoup de Desmidiacées.
La présence de ces dernières, et leur grand nombre surtout, fait clas-
ser immédiatement le lac des Hôpitaux dans la catégorie des «lacs-
étangs.
Le plancton est caractérisé par une abondance extraordinaire de Dino-
bryon cylindricum var. divergens (Imhof) Lem. qui constitue à lui seul
les */s de la récolte. Cette algue curieuse se présente sous forme d’indi-
vidus isolés, parfois groupés les uns à côté des autres sur une sorte de
substralum gélatineux ou ordonnés en élégants arbuscules. Le chroma-
tophore est très petit.
Deux autres algues sont abondantes. L'une Sphærocystis Schræteri
Chodat, forme des colonies de 8 cellules disposées suivant deux plans
dont les axes font un angle de 45°. Elles ont l’aspect d’une couronne
octogonale enveloppée d’une abondante sphère gélifiée. L'autre est une
Diatomée : Synedra ulma var. longissima Ehr.
Parmi les autres especes indiquees dans le tableau suivant, se trouvent
deux Conjuguées, des Mougeotia en conjugaison qu'il ne m’a pas élé pos-
sible de déterminer exactement; puis, Oocystis elliptica West.. Pedias-
irum Boryanum (Turp) Meneg. Raphidium fasciculatum Kütz Scenedes-
mus acutus Meyen.
. Les Desmidiacées sont ici fort bien représentées par de nombreux
individus appartenant à des genres qui ne sont pas précisément adaptés
a la vie pelagique.
(432) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 977
Leur présence dans ce plancton s'explique par le fait que le lac des
Hôpitaux inonde des pâturages pendant une partie de l’année et qu’il est
lui-même le réservoir de concentration des eaux de ruissellement de la
vallée. Ces eaux apportent en dissolution les substances humiques néces-
saires au développement de ces plantes.
L'une de ces Desmidiées, Hyalotheca dissiliens N., espèce filamen-
teuse, est enveloppée d’une épaisse couche gélatineuse et pourrait par ce
fail être considérée comme pélagique.
Quant aux Diatomées, sur les 11 espèces observées, plusieurs ont déjà
été décrites pour le plancton d'autres lacs : Melosira orichalsea Mert.,
Synedra Ulna var. longissima Ehrb. ‚ Cymatopleura elliptica Breb.
Enfin, il faut encore signaler la presence de Glenodinium girans et de
Oscilluria simplicissima N. qui parait être spéciale à ce lac.
Voici la liste des espèces observées :
Espèce prédominante et caractéristique (mai) : Dinobryon cylindricum
var. divergens (Imhof) Lem.
Espèces abondantes : Sphærocystis Schroeteri Chodat, Synedra Ulna var.
longissima Ehrb.
Espèces observées : a. algues vertes : Sphærocysiis Schreteri Chod.,
Oocystis elliptica West., Pediastrum Boryanum (Turp.) Menegh., Scenedesmus
acutus Meyer, Raphidium fasciculatum Kütz; b. Mougeotia spec., Mougeotia
spec. (gracillima ?); c. Desmidiacees : Hyalotheca dissiliens minor Nord, Closte-
rıum digitus Ehr., Closterium erassum Nord., Closterium cinthia De Not, Cos-
marium conicum West., Cosmarium punetulatum Nord., Cosmarium minimum
West. var. subrotundatum West., Cosmarium margaritiferum Meneg., Euastrum
obtusum Wolle, Staurastrum apiculatum Br., Staurastrum striolatum Næf;
Diatomées : Melosira orichalsea Mert., Cocconeis salina Rab., Navicula radiosa
Ktz., Navicula ambigua Ehr., Fragilaria brevistriata Grün. Cymbella cistula
Hempr.. Synedra tenuis Ktz., Synedra ulna var. longissima Ehrb., Uymatopleura
apiculala Pritch., Cymatopleura elliptica Breb., Pinnularia nobilis Ehr.;
Flagellee : Dinobryon cylindricum var. divergens (Imhof). Lem.: Péridiniacée :
Glenodinium girans: Cyanophycæ : Oscillaria simplieissima N.
Comparé avec celui des lacs voisins, beaucoup plus grands, de Nantua,
de Sylans, du Bourget, d'Annecy, le plancton du lac des Hôpitaux se dis-
tingue par l'absence de : Cosmarium Scenedesmus Delp., Glenodiniunr
novum Chodat, Tabellaria flocculosa Kütz (abondantes à Nantua), Botrio-
coccus Braun Kütz, Closterium moniliferum Ehr., Dinobryon sertularia
Ehrb.; Mallomonas acaroides Zachr.!.
Absence aussi de : Asterionella gracillima Heib. f. brevis et cruciata
dominantes en avril dans le lac de Sylans; pas de Stichoglæoa olivacea
Chod. ni de Ceratium hirundinella Mül. ni de Cyclotella Kützingiana
Thwi.
Nous ne rencontrons pas non plus les espèces dominantes du lac du
Bourget où l’on trouve : Mallomonas acaroïdes Zachr. Ceratium hirundi-
nella Müll, Asterionella gracillima Grünow. Fragilaria crotonensis Kilton ',
ni celles du lac d’ Annecy où dominent : Asterionella gracillima Grünow.,
Ceratium hirundinella Müll., Glenodinium pusillum Penard :.
Par contre, le plancton du lac des Hôpitaux présente une analogie avec
celui du lac de Nantua par la présence de Melosira orichalsea Kütz,
Pediastrum Boryanum Meneg., Synedra Ulna var. longissima Ehrb.
! R. Chodat. Etudes de biologie lacustre. Bull. Herb. Boiss. fév, 1898.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 12, 30 novembre 1908. 66
978 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me ser.) 1908 (433)
En commun avec le lac du Bourget, il possède : Sphærocystis Schreteri
Chodat, Cymatopleura elliptica Breb. et enfin avec celui d'Annecy :
Sphærocystis Schreteri Chod.
En résumé, le plancton du lac des Hôpitaux n'offre pas une grande res-
semblance avec celui des lacs de la même région. Il présente les caractè-
res d’un lac-étang peu profond, à niveau variable.
En mai, il est caractérisé par un développement abondant de Dinobryon
cylindricum var. divergens (Imhof) Lem., par la présence de nombreuses
Chlorophycées, spécialement Sphærocystis Schræteri Chod., beaucoup de
Desmidiacées, quelques Diatomees parmi lesquelles plusieurs appartien-
nent au plancton des grands lacs, et par l'absence des : Asterionella gracil-
lima Grün., Tabellaria fenestrata Kütz, Ceratium hirundinella F. O. Müll.»
Sur une demande de M. Augustin de Gandolle, M. Viret ajoute que
les Desmidiacées sont rares dans tous les lacs à eau claire, mais assez
nombreuses, dans les lacs-étangs tels que ceux des Hôpitaux; ii donne
encore d’interessants détails sur les mouvements de ces plantes.
SYNTHESE DES FERMENTS OXYDANTS. — M. le prof. Chodat
annonce à la Société qu'il a réussi à faire la synthèse des fermenis oxy-
dants et à ramener à un schéma simple la théorie de cette catégorie
de ferments. Les recherches ont été faites avec la collaboration de
MM. Zahorski et Freedericks.
L'auteur de cette nouvelle théorie avait montré précédemment qu’on
ne pouvait, au moyen du système Hydroperoxyde-péroxydase, oxyder la
tyrosine. Cela l’avait amené à examiner à nouveau la iyrosinase et il
avait avec Staub montré que ce ferment oxydant a une action spécifique
très distincte de celle de la laccase, en particulier vis-à-vis des Krésols et
tout spécialement du p. Krésol. Il avait aussi montré son action sur les
peptides à tyrosine et son importance dans l’étude de la peptolyse. Son
opinion était — et elle a été confirmée depuis par les recherches de
Bertrand, à Paris, et Abderhalden, à Berlin — que l’on a dans la tyro-
sinase un ferment spécifique qui permet de déceler des phénols variés
et des dérivés de la tyrosine tels qu’ils résultent de la dislocation des
substances albuminoïdes. Par l'addition d’un acide aminé, la réaction
jaune d’or que donne le p. Krésol avec la tyrosinase passe au rouge puis au
bleu avec une belle fluorescence rouge. Au cours de recherches faites avec
M. Zahorski pour déterminer exactement les conditions qui permettent
cette superbe réaction, M. Chodat avait remarqué qu’un ancien mélange
de laccase et de tyrosinase (de Lactarius vellereus) avait perdu sa pro-
priete laccase, et qu’on pouvait obtenir une tyrosinase de toute pureté
ne donnant que des réactions absolument constantes. Ils remarquèrent
alors que pour obtenir la réaction Chodat Staub sur le Krésol et glycocolle,
il fallait alcaliniser faiblement le milieu : l'acidité supprime la fonction
tyrosinase dans cette expérience. Cela les amena à examiner des sucs de
champignons contenant à la fois laccase et tyrosinase. Vis-à-vis du Krésol
ou de l’acide guaiaconique, on pouvait alternativement supprimer l’une
des actions par l’acidification ou par l’alcalinisation.
D’autre part, au cours de recherches faites avec M. Freedericks, on
remarqua que les racines, puis les cotylédons de Vicia Faba donnaient
avec l’hydropéroxyde une réaction rouge brique rappelant celle de la
tyrosine vis-à-vis de la tyrosinase. Comme l’eau oxygénée est un poison
pour la tyrosinase, et que la péroxydase ordinaire de Chodat et Bach ne
(434) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 979
peut produire cette réaction, M. Chodat se trouvait soit en présence d’une
péroxydase spécifique capable, en présence d’eau oxygénée, de fournir
un système Péroxydase ß + hydropéroxyde, correspondant selon la
théorie de Chodat et Bach à une tyrosinase. Le suc du Vicia Faba et
celui du Monstera deliciosa furent examinés et fournissaient tous deux
la réaction vis-à-vis du Krésol quand on les additionnait d’H202. On cher-
cha alors si le corps résistait à l’ébullition : la péroxydase spécifique
avait disparu, mais il se trouvait dans le suc bouilli un corps stable à la
chaleur qui, additionné à de la péroxydase de raifort (préparée par
R. Chodat) en présence du Krésol, de la tyrosine, etc., donnait la réaction
de la tyrosinase. Ainsi se trouvait réalisée la synthèse du système
péroxydase + coferment + H: Oz, image de la tyrosinase, comme péroxydase
—- H202 est l’image de la laccase ! —
Ceci l’amena à examiner si on ne pourrait transformer une laccase en
tyrosinase ou une Lyrosinase pure en laccase. Si à une laccase dépourvue
de tyrosinase par la chauffe au-dessus de 60° on additionne un peu du
complément (de Vicia ou de Monstera, bouilli) et une réaction alcaline,
on obtient très bien les réactions caractéristiques de la tyrosinase.
D’autre part, si à une tyrosinase purifiée on ajoute de l’acide (acétique)
pour la rendre inactive et de la péroxydase (de raifort), on obtient les
réactions des laccases.
Ainsi se trouvaient réalisées les synthèses de deux ferments oxydanis
principaux et de leurs images. Ce qui revient à dire que ce n’est pas
comme l'ont pensé Chodat, puis Bach, que les ferments oxydants dif-
fèrent par des péroxydases spécifiques.
Aux deux principales catégories correspond une seule peroxydase;
mais l’action de la tyrosinase s'obtient tant à partir de la laccase qu'à
partir de la peroxydase + H2 02 par l’addition d’un complément, le co-fer-
ment. Cette nouvelle théorie, basée sur des faits précis el inéquivoques,
prouve : 1° que la théorie Chodat-Bach sur les ferments oxydanis est
juste; 2° que les deux ferments spécifiques ont des mêmes radicaux mais
des compléments différents el que leur spécifité ne dépend pas de peroxy-
dases spécifiques ; 3° que l’on peut à volonté passer d’un ferment à l’au-
tre ; 4° qu'il est très probable que dans l’immense majorité des cas (amy-
lase et dextrinase — peroxydase et catalase, peptase et trypsine, etc.),
il en est de même.
UNE SUPERCHERIE BOTANIQUE. — Ayant reçu, pour leur détermi-
nation, des plantes du Paraguay provenant du soi-disant herbier Parodi,
M. le Dr Hassler y a découvert les preuves décisives d’une fraude qu'il
soupconnait depuis longtemps, mais qu’il s'était abstenu de publier faute
de preuves irréfutables.
Une étude approfondie des publications de Parodi sur les plantes nou-
velles paraguayennes avait conduit M. Hassler à la conviction que Parodi
ne possédait aucune notion de botanique, et que les publicalions systé-
matiques signées de son nom ne pouvaient pas provenir de l’auteur des
plantes usuelles.
Or en 1868, pendant la guerre paraguayenne, un médecin botaniste sué-
dois, le Dr Everhard Munk af Rosenschöld, périt au Paraguay après y avoir
séjourné près de dix années consacrées à des études botaniques. Ses
herbiers et notes avaient vraisemblablement disparu, si bien que Parodi,
dans l'introduction de ses « Plantas usuales » signale cette disparition et.
980 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SÉR.). 1908 (435)
en prend prétexte pour déplorer d'autant plus la perte du savant sué-
dois. Celle assertion, reconnue fausse, autoriserait à accuser Domingo
Parodi, auteur des « Plantas usuales del Paraguay » et « Contribuciones
de la Flora del Paraguay », de s'être approprié ces notes et, apparem-
ment aussi, du peu qui restait des collections botaniques du savant
suédois, et d’avoir publié sans son nom les descriptions des nouvelles
espèces trouvées dans les notes du D' Munk.
En raison de l'heure avancée, M. le Dr Hassler borne pour aujourd’hui
sa communication à la simple constatation du fait, se réservant pour la
prochaine séance de présenter les matériaux nécessaires démontrant :
1° Que les « Plantas usuales del Paraguay » de Parodi, de la premiere
à la dernière page, sont copiées de Martius « Syst. mat. med. » et des
« Pflanzennamen in der Tupisprache » ; la seconde édition des plantes
usuelles a été augmentée, en outre, des copies de Hieronymus « Plantæ
diaphoricæ » ;
20 Que les Contribuciones a la Flora del Paraguay, de Domingo Pa-
rodi, ne sont autres que les notes perdues du Dr Everhard Munk af
Rosenschôüld, mort au Paraguay pendant la guerre ;
3° Que Domingo Parodi n’a jamais fait d'observations personnelles
sur la flore du Paraguay durant son séjour dans ce pays, et qu’il était
dépourvu des connaissances botaniques les plus élémentaires.
CAS D’ALBINISME CHEZ EPILOBIUM SPICATUM. — Le secrétaire
présente une serie de magnifiques Epilobium spicatum à pétales d’un
blanc pur, à sépales et étamines d’un blanc jaunätre, et à ovaires d’un
gris cendré, provenant des environs de Corbeyrier, massif de la Tour d’Ay
(Alpes vaudoises), où M. F. Ulysse De Riaz, instituteur à Lausanne, les
a récoltés en Août 1908, dans une petite colonie faisant tache au sein
d’une belle station à fleurs normales d’un rose vif. — M. le D’ Viret a
observé le même cas en août 1908, aux environs d’Argentières (vallée de
Chamonix).
QUATRE CAS DE TÉRATOLOGIE VÉGÉTALE. — M. Gustave Beau-
oi présente les échantillons suivants de phanérogames recueillis en
1 :
1° Feuille de Trifolium pratense L., dont la foliole médiane, longue-
ment péliolulée, est accompagnée de deux lobes latéraux foliaces, de
même forme qu'une foliole normale, mais de dimension plus restreinte ;
l’ensemble présence l’aspect d’une feuille imparipinnée dont la seconde
paire de folioles latérales serait plus petite que la paire inférieure et que
la foliole terminale.
2° Inflorescence de Daucus Carota dont les rameaux feuillés partent
d’un centre commun, simulant ainsi une ombelle de plus de 35 centi-
mètres de diamètre : les rayons sont feuillés et subramifiés, et l’involucre
commun composé de feuilles normales beaucoup plus courtes que les ra-
meaux. — Les divisions normales d’un involucre de Daucus sont généra-
lement plus longues que les rayons.
30 Un Cyclamen persicum, présentant une longue tige feuillée, à feuilles
opposées et de dimensions plus petites que les feuilles normales; cetle
plante offrait à l’aisselle de chaque feuille un bouton qui n’est pas arrivé
à se devélopper complétement. — Le genre Cyclamen ne possède aucune
espèce normale à tige feuillée.
(436) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE. 981
4° Une fleur de Veronica agrestis dont l’une des divisions du calice est
développée en feuille normale à bords crénelés, et l’un des lobes de la
corolle, soudé partiellement à l’une des deux étamines, ne présente
qu’une faible région de nature pétaloïde, la plus grande portion du lobe
rappelant la texture et les dimensions d’une petite feuille caulinaire non
crénelée.
SUR LA PRÉSENCE DU BULIMINUS DETRITUS DANS LES GARI-
DES DU BASSIN DE GENEVE. — Au cours de ses recherches sur la flo-
rule des points de sable des environs de Genève, M. Beauverd à observé
une riche colonie de Buliminus detritus Mul. aux environs du château de
Beauregard, près Tougues (Hte-Savoie). N'ayant rencontré ce mollusque,
jusqu'alors, que dans les garides des chaudes lisières de Faverges et des
environs de Montmélian (Savoie), l’auteur de cette communication a
recouru à la compétence de M. le Dr Maurice Bedot, directeur du Museum
d'histoire naturelle de Genève, pour connaître celles des stations où cet
animal aurait pu être observé dans nos environs, et obtenir quelques
renseignements sur son mode de dissémination. La réponse obligeante
de M. Bedot, affirmative quant à la présence du Buliminus detritus aux
environs de Genève, indique les autres localités suivantes représentées
au Museum: « St-Gervais (vallée de l’Arve), Sion, Vérone, Clermont-
« Ferrand, Sicile, Morée; cité en outre dans le Catalogue des Mollusques
« du canton de Neuchâtel, par G. Godet, à Chanet (environs de Neuchâtel),
« Corcelles et environs de Bienne. L’aire de répartition est donc assez
« vaste. — Bien qu'il soit probable que la dissémination de cette espèce
« se fasse surtout par le transport accidentel des œufs, il est très possible
« que des individus puissent être transportés par des oiseaux d’eau migra-
« teurs, dans la boue qui s'attache à leurs pieds ». — En complétant ces
renseignements par la mention du Catalogue des Mollusque de la Taren-
taise de G. Coutagne (Paris 1902), M. Beauverd fait observer que les
stations citées se rattachent toutes à la présence de «Garides », dont plu-
sieurs des éléments constitutifs sont indispensables à la nourriture du
mollusque; il se demande si, aux causes proposées par M. Bedot, l’on
ne pourrait pas ajouter celle de périodes climateriques antérieures où la
fréquence des garides, plus développées que de nos jours, permettait
en une certaine mesure des rapports de continuité entre l’aire méridionale
actuelle du mollusque et les stations disjointes de nos contrées ? —La
coexistence de toutes ces causes n’est d’ailleurs pas inadmissible ; en desi-
gnant aux botanistes herborisants l’examen des stations à Andropogon
Ischemum, Ptychotis heterophylla, Artemisia campestris, ete., pour y
reconnaître les conditions de présence du pelit mollusque, M. Beauverd
croit agir dans l'intérêt d’une question qui pourrait être importante
pour les géographes, tant zoologisies que botanistes.
Séance levée à 10.h. ‘/4. — Seize assistants: MM. Viret, Boubier,
Hausser, Beauverd, Augustin de Candolle, Casimir de Candolle, Chene-
vard, Chodat, Frederiks, Guinet, Hassler, Lendner, Martin, Dr Mégevand,
Gabriel Naville et X.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
982 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me SÉR.). 1908 (437)
346u séance. — Jeudi 10 décembre 41908. — Ouverte
à 8 h. 30 dans la salle de Bibliothèque de l’Institut botanique de l’Uni-
versité, sous la présidence de M. le D' Louis Viret, vice-président.
M. le président rappelle le cas de force majeure qui a engagé le Comité
a fixer au 10 décembre la dernière séance ordinaire de l’année; cette
dérogation exceptionnelle à l’article statutaire procure à la Société bota-
nique l’avantage de pouvoir bénéficier une fois de plus de l'hospitalité
offerte à ses comptes rendus par le Bulletin de l’Herbier Boissier. C’est
pour la même cause que l'impression du procès-verbal de la 315me séance
ne pourra être discuté qu’à la séance de janvier 1909.
L'assemblée s'associe ensuite aux sentiments de douloureux regrets
exprimés par M. Viret à propos du récent décès de trois de nos éminents
collègues :
1° M. François Turrettini (1845-7 24 oct. 1908), membre actif,
connu surtout du monde savant par ses beaux travaux de linguistique
chinoise et japonaise.
2 M. ie professeur Jacques Brun (1826-7 12 nov. 1908), ancien
directeur du Jardin botanique de Genève, membre honoraire, classé au
premier rang des spécialistes en matière de botanique microscopique dès
la publication en 1879 de son œuvre sur les « Diatomées des Alpes et du
Jura». — Notre collègue M. le Dr J. Briquet a retracé, dans le Journal
de Genève du 24 novembre 1908, la carrière de ce savant dont le dernier
travail botanique a été publié dans le Bulletin de l'Herbier Boissier du
30 janvier 1904 sous le titre de « Diatomées du lac Léman ». Les admirables
collections du réputé diatomiste ont été acquises par la Ville de Genève
en 1899 et sont actuellement annexées au Conservatoire botanique
(herbier Delessert).
3° M. le professeur Paul Fliche (1836-7 29 novembre 1908), de
l'Ecole forestière de Nancy, membre actif de la Société botanique de
Genève, qui avait pu apprécier l’aménité de son caractère à l’occasion de
la session extraordinaire de la Société botanique de France à Genève en
1894. — Le secrétaire donne lecture, à cette occasion, des documents sui-
vants extraits d’une lettre, datée du 6 décembre, de notre dévoué collègue
M. Ph. Guinier: «..... J’ai à vous faire part d’une triste nouvelle, la mort
« de M. Fliche, survenue dimanche dernier (29 novembre) après une très
« courte maladie. C’est une grande perte pour la botanique, car il dispa-
« rail en pleine vigueur intellectuelle et même physique, au moment où
« il mettait en ordre et rédigeait les documents accumulés pendant sa
« longue carrière. Il avait une quantité de projets de publications et même
« plusieurs études en cours d'impression. Vous avez pu apprécier
« dernièrement, par l’article qu’il a envoyé pour le Bulletin de l’Herbier
« Bossier, combien sa méthode était prudente et sûre : quand il se déci-
« dait à publier, il condensait les résultats des observations de toute sa
« vie, et c’élail un observateur de premier ordre. Son œuvre restera
« inachevée : une quantité de faits observés par lui et non publiés reste-
« ront ignorés. Plus qu’aucun autre, je ressens le vide que laisse sa dis-
« parition, car élant son successeur à l'Ecole forestière, je le voyais très
« fréquemment et je profitais de son experience en matière de botani-
« que forestière ; j’admirais la précision de ses souvenirs, la netteté avec
« laquelle il décrivait ce qu'il avait vu au cours de ses voyages. Nous
« espérions tous qu'il arriverait à un âge avancé et qu'il pourrait donner
(438) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE. 983
« tout ce qu'on était en droit d’attendre de lui: il a été brusquement
« enlevé par une pneumonie à l’âge de 72 ans..... >».
— Conformément aux statuts, les membres présents acceptent sans
opposition la candidature présentée par MM. Casimir et Augustin de Can-
dolle, de M. Jean de Palibine, du Musée Impérial botanique de St-Péters-
bourg.
Les publications suivantes sont déposées sur le bureau :
COSTA-RICA : Boletim de la Societad de Agricultura, an II, Nos 13,
14 et 15 (San José, 1908) ; SUISSE: le Jardinier suisse, No 12 (Genève,
déc. 1908).
QUESTION DES COMPTES RENDUS.— Au nom du Comité, M. Viret
rapporte sur le projet relatif à la publication des comples rendus de la
Société. — Après un exposé financier très bien documenté, le rapporteur
constate que grâce aux résultats obtenus par l'envoi de la liste des sous-
criptions volontaires, el après déduction faite des sommes affectées au
fonds de réserve statutaire et à la publication promise du 12me fascicule
du Bulletin de la Société, l'état actuel de la Caisse peut dès maintenant
envisager la possibilité d’une modeste publication régulière des comptes
rendus, sur la base d’un règlement exposé d’autre part '. — Les prix de
cette publication ont été établis sur le devis le plus élevé des différents
typographes auxquels s’est adressé le Comité.
— Tout en rendant hommage aux travaux préliminaires du Comité,
M. Chodat reste convaincu que la Société risque de se lancer dans une
entreprise dont les charges pourraient excéder ses forces ; il préférerait
un arrangement avec une bonne Revue scientifique déjà existante, qui
consentirait à la publication des comptes rendus moyennant certaines
conditions. Il signale ensuite comme défauts : 1° l’apparence piteuse
qu’aurait une publication réduite à de trop modestes proportions ; 2° l’in-
convenient, pour les auteurs, de voir suivant le cas leur article tronqué
de par les rigueurs du Reglement; et 3° l’encouragement donné, par
l'apparition du nouvel organe, à l’encombrement de la littérature pério-
dique.
Quant à ce dernier argument, M. Viret le combat en faisant observer
que la publication des comptes rendus ne serait pas une innovation,
mais bien la continuation des faits existants; 2° le règlement ne remet
pas uniquement au Comité le soin des remaniements d'articles : il prévoit
une démarche de la Commission auprès des auteurs pour les manuscrits
jugés trop longs. Quant à l’apparence modestie du périodique, elle n’est
basée que sur l’état actuel de la caisse et de la rentrée des souscriptions :
son heureux développement peut encore dépendre des abonnements
éventuels et de la générosité de souscripteurs qui ne se sont pas encore
déclarés.
M. Casimir de Gandolle déplore comme M. Chodat la fin du Bulletin
de l’Herbier Boissier, qui était un organe exclusivement botanique et
universellement répandu. Mais il craint que l'insertion des comptes
rendus dans une Revue scientifique, non ou à peine botanique, ne nuise
1 Ce projet de Reglement a été ci-après publié en tenant compte des modifica-
tions indiquées au cours du débat. [Red.].
984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIKR (2e sÉR.). 1908 (439)
à la diffusion désirable pour les travaux de la Société : la publication
spéciale d’un Recueil des comptes rendus trouverait plus facilement le
chemin du public botanique tout en assurant à la Société une situation
indépendante.
M. Augustin de Candolle attribue une réelle importance à la publica-
tion des travaux de la Société, ne fut-ce que pour le service d'échange
de la bibliothèque.
A la suite de nouveaux renseignements émanant du Comité, M. Chodat
préconiserait alors, pour l’année prochaine, la publication d’un pério-
dique régulier combinant, sous un titre à choisir, les comptes rendus
mensuels et le Bulletin promis pour 1909; il indique quelques modifica-
tions à apporter au règlement pour la mise au point de cette combinaison.
M. le Président constate que cette proposition rentre d'autant mieux
dans les vues du Comité, qu’elle répond aux conditions formulées par un
très généreux souscripteur : il ne se croyait pas aulorise à en saisir dès
maintenant l’assemblée ; mais devant les arguments dévoloppés, il se
rallie d’autant plus volontiers à la proposition de M. Chodat, considérée
comme une variante de celle du Comité, qu’elle n'implique aucune charge
nouvelle pour la caisse de la Société. Escomptant encore le bon mouve-
ment de ceux qui ont eu des raisons pour ne pas remplir de suite le
bordereau de souscription, il résume la proposition de M. Chodat qui
prévoit pour 1909 la publication d’un Bulletin, dont 9 fascicules paraïîtront
trois semaines après chaque séance ordinaire et comprendront : {° l’ordre
du jour de la prochaine séance ; 20 le sommaire du fascicule ; 3° les comptes
rendus de la précédente séance, et 4° les mémoires originaux inscrits
pour le Bulletin de 1909, ou d’autres travaux botaniques dont la publica-
tions serait compatible avec les ressources de la Société tout en satisfai-
sant aux conditions du Règlement suivant, qui sera soumis au vote de
l’assemblee générale de janvier :
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE : RÉGLEMENT DU BULLETIN.
Privée du concours du Bulletin de l’Herbier Boissier qui cesse de paraître en
décembre 1908, la Société Botanique de Genève décide de publier, avec l'appui
financier de membres dévoués, un Bulletin comprenant les convocations, le
compte rendu de ses séances, et des mémoires originaux. Cette publication parai-
tra 9 fois par an, dans le format actuel. Elle sera soumise au règlement suivant :
Arr. 4. — Le Bulletin comprend la convocation, le compte-rendu des séances
et la publication de mémoires originaux. Il sera rédigé par une commission de
trois membres dont un sera choisi en dehors du Comité. Dans la règle, le Prési-
dent du Bureau dirigera les travaux de la commission.
ART. 2. — La commission de rédaction est nommée pour une année par
l'assemblée ordinaire de janvier.
Arr. 3. — Le Bulletin sera distribué gratuitement aux membres de la Société
et aux institutions correspondantes. En outre, des abonnements sont prévus à
raison de 10 fr. pour la Suisse et 12,50 fr. pour l’Union Postale.
Arr. 4. — Les auteurs des communications sont tenus de présenter à la séance
un résumé lisiblement rédigé, faute de quoi l'impression de leur travail est
ajournée sans que les auteurs puissent élever de réclamations. Un maximum de
deux pages est accordé à chaque auteur de communications.
ART. 5. — Le Comité de rédaction est chargé d'assurer l'unité typographique
du recueil. Il se réserve le droit de faire abréger les manuscrits et trauche toute
contestation.
ART. 6. — Les corrections, les remaniements, les figures et les tirés à part
(440) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 985
sont à la charge des auteurs. Ces derniers reçoivent en double exemplaire une
épreuve de ieur communication qui devra être corrigée et retournée au secrétaire-
rédacteur dans le délai maximum de trois jours.
Arr. 7. — Le Bulletin prévoit la publication de mémoires émanant de bota-
nisies étrangers à la Société.
Ces travaux devront satisfaire aux conditions du présent règlement et la com-
mission fixera la part des frais incombant à leur auteur.
Cette proposition du Comité, amendee par M. Chodat, est adoptée à l’una-
nimite. — Le Bureau est chargé du soin de régler les questions de détail.
LES SUPERCHERIES BOTANIQUES DE DOMINGO PARODI. — Don-
nant suite à sa promesse faite en séance de novembre écoulé (cf. p. 435
du compte rendu), M. le D' Emile Hassler nous retrace le portrait de
Domingo Parodi, pharmacien longtemps établi dans la ville d’Assomplion,
capitale du Paraguay, puis retiré à Buenos Ayres où il affectait de s’occu-
per de sciences et publia les deux fameux ouvrages Plantas usuales et
Contribuciones dans les circonstances que l’on sait.
Grâce à des matériaux du plus haut intérêt, M. Hassler n’a pas de
peine à nous convaincre de quelle dose de haute fantaisie sont emprein-
tes les soi-disant connaissances botaniques de l’amateur Parodi : c’est
ainsi que dans ses «Plantas usuales » deux des Fougères les plus notoire-
ment xérophytes du Paraguay sont notées par lui comme «piantes aqua-
tiques, flottant à la surface des rivières » ; ailleurs une Légumineuse est
taxée de Daphnopsis (Thyméléacée); l’Escobedia scabrifolia R. et P.
(Scrophulariacée) devient un Curcuma spec.; le Helietta cuspidata Chod.
et Hassler (Rutacée) est nommé Cæsalpinia ferrea, et ainsi de nombreux
autres exemples viennent démontrer à l'évidence que non seulement
Parodi ne possédait aucune notion de botanique élémentaire, mais qu'il
n’avait jamais fait d'observations personnelles sur la flore du Paraguay
durant son séjour dans ce pays. :
Pour ces présentations, M. Hassler n’a choisi que des plantes répan-
dues partout aux alentours d’Asuncion, et connues de tous les habitants du
pays par leur emploi journalier.
M. Hassler nous présente ensuite les preuves irréfutables que tout ce
qui se trouve dans la première addition des Plantas usuales est extrait
avec beaucoup de maladresse de Martius «Syst. mat. med. etc.; die Pflan-
zennamen in der Tupisprache' ».
En nous présentant quelques plantes authentiques, épaves de l’herbier
Munk af Rosenschöld, qui se trouvaient dans l’herbier Parodi munies
d'étiquettes du savant suédois, et en les comparant avec le texte des
« Contribuciones a la flora del Paraguay », M. Hassler n’a pas de peine à
nous démontrer que c’est bien d’après ces matériaux que le plagiaire a
1 La seconde édition des « Plantas usuales » estaugmentée de citations emprun-
tées à Hieronymus « Plantæ diapharicæ ». On connaît à première vue les
emprunts faits chez Hieronymus, parce que les noms botaniques portent le nom
d’auteur : entre la première et la seconde édition, quelqu'un aura appelé l’atten-
tion de Parodi sur ce défaut de donner les noms botaniques sans auteur; trop
paresseux ou trop ignorant, il s'est contenté pour la seconde édition de découper
la première, (cela se voit par des erreurs typographiques reproduites dans les
deux éditions) et d’intercaler les emprunts de Hieronymus, ceux-ci alors avec
citation d'auteur.
‘986 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (21e sÉR.). 1908 (441)
élabli son ouvrage : s’étant limité à changer le nom d'auteur (Ros. =
Rosenschöld) en Parodi pour les publier sous son nom, Parodi a toutefois
négligé de supprimer la partie manuscrite concernant les localités; celte
omission permet d'identifier facilement les citations du livre avec celles
des étiquettes présentées par notre collègue.
Enfin, les patientes et consciencieuses recherches de M. Hassler lui ont
permis de reconstituer tout le journal des pérégrinations du Dr Munk,
et à l’aide d’une carte de la région, il nous démontre l'impossibilité où
se trouverait Parodi de fournir un alibi établissant sa présence dans les
stations d’où proviennent les plantes des « Contribuciones » récoltées
aux dates indiquées dans cet ouvrage. — L’auteur termine en flétrissant
comme il convient l’auteur d’une pareille imposture.
M. Chodat comprend l’indignation de M. Hassler vis-à-vis d’une fumis-
terie aussi notoire; il se demande toutefois si les brins de plantes de
Munk présentés en séance constituaient bien l’herbier propre du savant
suédois, ou s'ils ne représentent pas plutôt des fragments de cet herbier
détachés par le collecteur en faveur de Parodi? En ce cas, il conviendrait
de faire des recherches pour retrouver le véritable herbier Munk ? —
M. Hassler répond négativement; il estime que ces plantes représentent
du rebut de belles collections; il est d’ailleurs établi que Munk et Parodi
n’ont pas eu de relations, et au surplus ce dernier a pris soin de dire
qu'il ne restait rien de l’herbier contesté. A défaut d’autres preuves, la
voix publique a dès longtemps fait justice des manœuvres de Parodi.
Comme conclusion, M. Chodat se demande jusqu’à quel point la
nomenclature est tenue d'enregistrer les dénominations d'espèces nou-
velles que Parodi s’est ainsi frauduleusement attribuées : aucun cas de
ce genre n'a élé prévu dans les récentes Règles de nomenclature de
Vienne !
QUELQUES NOUVELLES PLANTES DE L’HEMISPHERE AUSTRAL.
— M. Gustave Beauverd présente les échantillons suivants d’Eriocaulo-
nacées et Liliacées nouvelles provenant soit de l’Amérique australe, d’où
elles ont été obligeamment adressées à l’Herbier Boissier par leurs col-
lecteurs MM. Damazio (Minas Geraës), Usteri (Sao-Paulo) et C. Osten
(Uruguay), soit du Transvaal, d’où M. le missionnaire Henry Junod a
envoyé quelques bulbes vivants dont la culture a parfaitement réussi aux
serres de la Pierrière, grâce aux bons soins du jardinier-chef M. Paul
Simmler. Ce sont:
A. ERIOCAULONACEES DU BRESIL
1. Eriocaulon Damazianum Beauverd sp. nov. — Radicis fibri fasciculati,
albidi, annulati, simplices. Caulis brevis et pluriceps. Folia glabra, membrana-
cea, fenestrata, in acumen sensim protracta, 3-6-nervia, laxa, recta, 4 1/2 cm.
longa, medio circ. %/4-1 mm. lata. Pedunculi folia multoties superantes, vix vel
non torti, 3-costati, 3-5 cm. longi; vaginæ folia circ. adæquantes vel eis parum
longiores, oblique fissæ, demum ore laceratæ, 1 !/2-1 5/4 cm. longæ, ad À mm.
late. Capitula globosa, griseo-nitida, glabra, 2-3 mm. lata; bracteæ flores sti-
pates spathulato-obovatæ, obtusæ, hyalinæ, glabræ; flores longe pedicellati ;
flos masc. : sepala 3, fere ad apicem postice in spatham antice fissam connata,
glabra, hyalina, apice denticulata; petala æqualia ciliata, glanduligera; stamina
6; antheræ ovato-globosæ, albidæ; flos fem. : sepala 3, libera, lineario-lanceo-
lata, obtusiuscula, concava, carinata, exalata, glabra, hyalina; petala nulla (?);
germen tricoccum; stylus illo longior; stigmata 3, filiformia.
II G: OPA non m2 qd me
Age Penn qu mm he tn da
-
(442) G. BEAUVERD. SOCIETE BOTANIQUE DE GENEVE 987
Brésil : Etat de Minas Geraës, sur les bords d’un petit lac, près Arraial de
Antonio Pereira, mars 1908. — Leg. L. Damazio.
Espèce vaguement affine de l’Eriocaulon neglectum Ruhland, dont elle a le
port, mais duquel elle se distingue par ses fleurs longuement pédicellées, les
mâles à anthères blanches, les femelles à pétales avortés et à style plus long que
les ovaires, etc.
Fig. 4. — A.-G. ERIOCAULON DAMAZIANUM sp. nov.; A. : aspect de la plante pendant
l’anthèse; B. : bractée stipante mâle; C. : fleur femelle, sans petale apparent; D.-E. :
semences (grossi 20 fois); F.-G. : fleurs mâles, à pétales réguliers et anthères blanches.
H, : Gaine et scape tordu de l'ERIOCAULON GIGANTEUM sp. nov.; J. : gaine et scape (strié,
non tordu) de l'E. helichrysoides Bongard.
2. Eriocaulon giganteum Beauverd, spec. nov.; — E. helichrysoides var.
giganteum Beauverd in Bull. Herb. Boiss. 1908 : 283, cum fig. IX A! (non
E. helichrysoides Bongard nec Ruhland).
Bresil : Etat de S. Paulo, environs de Villa Marianna, 5 octobre 1905. — Leg.
A. Usteri.
L’analogie apparente de cette plante avec E. helichrysoides Bong. ne saurait
être maintenue à la suite d’un examen comparatif avec le type de cette dernière
espèce, de laquelle d'excellents représentants envoyés par M. Damazio sont mis
en circulation. Il résulte de cette comparaison que le doute émis au sujet de la
fidélité des dessins analytiques de Bongard (tab. XX VII, fig. 2, 3, 4 et 5) doit
être rectifié dans le sens d’une parfaite concordance entre le texte et les figures
de Bongard d’une part, et la diagnose de Ruhland d’autre part (cf. Bull. Herb.
988 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2m® sÉR.). 1908 (443)
Boiss. 1908 : 28% « Observation») : nos divergences de vues avec ces auteurs
provenaient de ce qu'il s'agissait de deux plantes bien différentes offrant une
grande analogie extérieure; elles démontrent en outre la supériorité du dessin
analytique sur tout autre texte. — Pour compléter ce dernier, il convient d’ajou-
ter comme caractère différentiel extérieur qu'indépendamment de sa grande
taille, l’Eriocaulon giganteum se distingue encore de l'E. helichrysoides par son
scape sensiblement tordu, à gaîne
fortement renflée et taillée en biseau
au sommet (scape non tordu à gaine
rétrécie en col, puis évasée au sommet
12 . helichrysoides; cf. fig. 1,
Tamm
ne Um m ——
Geile communication estaccom-
pagnée de la présentation du tra-
vail de Bongard contenant l’excel-
| lente planche de son Eriocaulon
helichrysoides, des échantillons
de l’E. giganteum récolté par
M. Usteri, et, outre le nouvel Erio-
caulon Damazianum, de nom-
breuses autres Eriocaulacées nou-
velles décrites récemment par
M. Beauverd et provenant des
belles récoltes de MM. Damazio
et Gounelle. Le tout accompagné
D de dessins analytiques de l’auteur.
B. UN NOUVEAU TUL-
BAGHIA DU TRANS-
VAAL.
Tulbaghia Simmleri Beauverd
sp. nov.; corona urceolata, crenato-
triloba, pallido-rosea, limbo calycino
concolore 1/3 breviore; laciniis caly-
cinis ovato-oblongis, obtusiuseulis,
subæqualibus, tubo cylindraceo paulo
brevioribus; foliis lorato-lanceolatis,
obtusiusculis; bulbo ovato, tunicato.
Fig. 2. — TULBAGHIA SIMMLERI sp. nov.; Affıne des Tulbaghia Dregeana et
A. : port de la plante; B. : corolle déve- T. Natalensis, cette nouvelle espèce
loppée, à couronne crénelée; €, : ovaire s’en distingue à premiere vue par la
mûr; D. : ovaire et style pendant l’anthöse; jolie couleur rose-colchique de ses
E. : anthère vue de face; F. : semence fleurs (blanches et verdâtres chez les
müre; G. : corolle développée du T. cepa- 2 espèces citées) et par ses feuilles
cea, à divisions de la couronne libres ala plus larges et atténuées aux deux
base. — G. Beauverd ad nat, del. extrémités ; elle diffère du T. cepacea,
dont elle a le port et la couleur. par sa
couronne à lobes émarginés, soudés jusqu’au milieu de leur longueur (entiè-
rement libres à la base chez T. cepacea : cf. fig. 2, G.).
C. LES NOTHOSCORDONS DE L’URUGUAY.
Sur un envoi de 42 Nos de Nothoscordum envoyés à l’Herbier Boissier par leur
heureux collecteur M. Osten, il s’est trouvé une variété et neuf espèces nou-
(444) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 989
velles distinguées par M. Beauverd, qui en présente les échantillons accompagnés
de dessins analytiques. De ce nombre quatre des nouvelles espèces se ratta-
chent à une section caractérisée par son inflorescence uniflore et qui n'avait
jusqu'alors qu'un représentant connu, le N. uniflorum Baker, (in Kew
Bulletin [1898] : 227); ce sont les : Nothoscordum Ostenii Beauverd, N. sub-
sessile B., N. canescens B. et N. Lloydiflorum B. ; une seconde section est cons-
tituée par le N. nudum B., totalement dépourvu de feuilles à l’époque de la
floraison ; une 3me section est caractérisée par ses feuilles à base longuement
engainantes, ce sont les N. scabridulum B., N. Minarum B., N. inodorum
var. uruguayense B., et N. bivalve (L.) Britton ; enfin une 4me section comprend
des espèces à feuilles dont la base, plus ou moins dilatée en gaine, est entière-
ment incluse dans le bulbe ou ne présente qu’un très faible collet extérieur :
N. bonariense B. et N. grossibulbum B
Cette importante contribution à la flore de l’Uruguay doit faire l’objet
d’un travail spécial annexé au présent fascicule du Bulletin de l’Herbier
Boissier (pages 993 et seq.); l’auteur y développera ses conclusions, qui
tendent à confirmer les affinités très accusées des Nothoscordum vis-à-vis
du genre Allium
UNE POMME ANORMALE. — M. Casimir de Candolle montre une
pomme reinelte trouvée cet automne aux environs de Genève et qui
constitue un cas frappant de la réunion des caractères de deux variétés
distinctes chez un même fruit. Elle présente en effet d’un seul côté, de
la base jusqu’au sommet, un fuseau de couleur rouge vers le haut, jaune
vers le bas, et dont l’épiderme est tout à fait lisse. Ce fuseau, large en
son milieu d'environ ‘/13 de circonférence, se détache sans teinte de
transition sur le reste de la surface du fruit qui partout ailleurs est uni-
formément brune et rugueuse. Ce fruit est le seul qui ait présenté cette
anomalie de toute la récolte de l'arbre dont il provient.
Sans vouloir rien affirmer au sujet de ce fait isolé, M. de Candolle
incline à penser qu'il indique pour cet arbre une origine hybride : il recon-
nait dans le fuseau rouge et jaune de la pomme en question, la réappa-
rition du caractère latent de l’un des parents. Il rappelle à cette occasion
quelques cas analogues décrits par divers auteurs.
M. Chodat indique à ce sujet les cas de disjonctions d’hybrides signa-
les chez certains raisins et présente, dans le même ordre d'idée, des
échantillons desseches du Rosa multiflora var. Crimson Rambler hort.,
appartenant aux collections de l’Institut botanique.
CONTRIBUTION A L’ETUDE DES ÉPERVIÈRES DE LA CHAINE DES
ARAVIS (Hte-SA VOIE). — Comme complément à ses récentes recherches
floristiques publiées dans le compte rendu de la séance d'octobre
(ef. p. 416), M. Beauverd signale les remarquables espèces suivantes de
Hieracium distinguées entre les 81 Nos de ce genre qu’il a récoltés tant
dans le bassin de Sallanches que dans la vallée du Reposoir (Alpes d’An-
necy); leur détermination à été soumise, comme toujours, à l'examen
compétent du célèbre monographe de Gières, M. Arvet-Touvet, que le
collecteur tient à remercier publiquement pour son inépuisable bien-
veillance :
1. H.rannuncellifolium. A. T.sp. nov. (?), sect. Aurella. Koch, gr. Glauca
Fries (an H. scorzonerifolium var. calvum Gren. fl. Jurass. : 483 ???) — Phyllo-
podum, glaucum, glabrum, pumilum ; caulis ascendens vel erectus, subflexuosus,
3-5 folius, circiter 1 decim. longus, apice mono-oligocephalus, pedunculo, pedi-
cellisque (si adsunt,) dense canofloccosus ; involuerum rotundato-hemisphæricum,
990 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SER.). 1908 (445)
squamis acuminatis, ante anthesin porrecto-subconniventibus, apice barbellatis,
cæterum leviter floccosis et vix pilosis, exterioribus laxis ; floritio valde serotina,
floribus tubulosis, + sulfureo-luteis, inclusis vel denique vix exsertis; folia
subintegerrima ; radicalia lanceolata primitivave anguste obovata ; caulina, 3-5,
submedio dilatata, basi sulvaginantia, superne acuminata, superiora decrescen-
tia. — Dalles schisto-marneuses des Quatre-Têtes, sur Doran, bassin de Sallan-
ches, vers 1700 m., 4er août 4908.
2. H. dasytrichum var. subpiliferum A. T. (1873); = ssp. capnoides Kerner
sec. Zahn, Monogr. (4906) : 208; formule = [glanduliferum-villosum] N. P. —
Mt-Mery, sur flysch alpin, vers 2000 m.; nouveau pour les Alpes d’Annecy ! —
Dauphiné; Valais; Grisons ; Tessin ; à rechercher en Piémont ?
3. H. buxicolum A. T. spec. nov. (?), sect. Pulmonoroidea Koch, gr. Tri-
vialia A. T. (= 4. Murorum L. var. buxicolum). — Ab Hieracii murorum typo
differt præcipue: scapo gracilento, termiter piloso, apice mono-oligocephalo,
folia radicalia parum superante ; foliis molliter membranaceis, subtus et petiolo
elongato molliterque pilosis, pilis fortiter denticulatis ; caulinis nullis vel brac-
teiformibus squamiformibusve; involucro hemisphærico, eum pedunculi apice
pedicellis que si adsunt, dense sed pallide luteolo-glandulosis canofloccosis que. —
Forêts de Blancheville, parmi les Buis, 500-700 m.; fleurit abondamment en juin,
4. H. Mullerianum A. T. in Hier. Gall. Nis 1225-26 (emend. H. Murria-
num) et 1468-69-70 (maj. 1907, cum diagn.): abondant parmi les glariers de
Doran, 1500-1700 m., bassin de Sallanches ; plante jusqu'alors spéciale aux Alpes
Lémaniennes !
5. H. Murrianum A. T.; — H. incisum ssp. Murrianum [Zahn, Monogr.:
271 — H. bifidum-viilosum] : glariers de la combe de Doran, 1500-1600 m.; cal-
caires jurassiques du Mt-Mery, sur le Reposoir, 1700 m. Plante des Alpes Suisses
et Tyroliennes, nouvelle pour la flore de France, les échantillons de provenance
pese cités jusqu'alors sous ce nom se rapportant tous au H. Mullerianum
ASE
6. H. oreites A. T.; = H. psammogenes ssp. oreites [Zahn, Monogr. : 281 =
H. incisum-bifidum] : nombreuses formes tant sur le versant de Sallanches que
sur celui du Reposoir ; nouveau pour les Aravis, et connu dans la Haute-Savoie
des Alpes Lémaniennes et de la Tournette seulement ! — Jura Soleurois; Alpes
vaudoises, bernoises, valaisannes, grisonnes et tessinoises.
7. H. nigritellum A. T.; — H. ustulatum ssp. nigritellum [Zahn Monogr. ;
294, = H. silvaticum-glanduliferum] ; grès moucheté du Mery (Reposoir), vers
2000 m. — Dauphiné ; Maurienne. — Vallée de Cogne. — Valais: Alpes vaudoises,
bernoises, grisonnes et tessinoises. — Nouveau pour la Haute-Savoie !
8. H. hypochærideum A.T.; = H. cirritum ssp. hypocherideum |Zahn,
Monogr. 298 = silvaticum-glanduliferum] : éboulis de la Pointe Percée, haut de
la Combe de Doran, 2300 m., nouveau pour toutes les Alpes de la Savoie ! —
Dauphiné ; Piemont; Valais; Alpes vaudoises, bernoises, grisonnes et tessinoises.
9. H. heterodon A.T. ; — leucopheum subsp. Godeti Christen. ? [sec. Zahn,
Monogr. : 358 — H. humile — scorzonerifolium Godet] ; glariers de la Combe de
Doran, 1600 m., sur Sallanches; nouveau pour toutes les Alpes de Savoie! —
Dauphiné. — Jura savoisien, vaudois, neuchâtelois et soleurois. — Tessin.
10. H. asterinum A. T. et Briquet; — H. leucophœum ssp. asterinum in
Zahn [Monogr. : 359 — H. humile-villosum-glaucum] : Signal de Méry, vallée du
Reposoir, vers 1800 m.: nouveau pour les Alpes d'Annecy. — Alpes Léma-
niennes, vaudoises, bernoises, pennines et piémontaises.
11. H.pulchrum A.T.;— H. chlorifolium ssp. pulchrumin Zahn [Monosr. : 445
— H. (prenanthoides-villosum) — glaucum vel bupleuroides] ; Scé des Quatre-Têtes
etéboulis de la Mià, 1600-1900 m., bassin de Sallanches : nouveau pour les Aravis ;
connu ailleurs à la Tournette pour les Alpes d'Annecy, ainsi qu'en différentes
stations des Alpes Lémaniennes et du Dauphiné ; douteux pour la Suisse ?
12. H. Epimedium Fries; [Zahn, Monogr. : 489 — juranum < ineisum] ;
Signal de Méry, sur flysch alpin, vers 2000 m. (vallée du Reposoir). Nouveau
pour toute la Haute Savoie ! — Savoie : Mt-Mirantin (loco classico). — Tyroi. —
Alpes de Glaris. — La plante de ce nom attribuée aux Alpes Lémaniennes
(446) G. BEAUVERD. SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE. 991
(Grammont) appartiendrait, selon Zahn (Monogr. : 458) à une combinaison diffe-
rente : valdeprlosum-bifidum (= jurassiciforme Murr).
15. H. glastoides A. T., nom. nov.; — H. glastifolium A.-T. prius in
Addit, à la Monogr. Hier. Dauph. (1879) : 15, non Willdenow ex Steudel. No-
mencl. ed. II, vol. 1: 763 (1840). Flysch alpin du Mt-Fleury, vers 4800 m. et
Signal du Méry, même terrain, vers 2000 m. — Pyrénées! — Plante rarissime
où méconnue : l’Index de Kew n’en a pas enregistré le nom, et la littérature sub-
séquente aux « Additions » n’en a plus fait mention à l’exception du Bulletin de
la Socrété dauphinoise de 1880, dans lequel M. Arvet-Touvet, en publiant son
Essai de classification, etc., attribue à la nouvelle espèce une place dans la section
ee D > groupe 2 Lanceolata, No 176 H. glastifolium (non Willd.
1840).
14. H. lycopifolium Froel. ; [Zahn, Monogr. : 538 = H. sabaudum-prenan-
toides] : éboulis jurassiques d'Outredière, bassin de Sallanches, entre 1100-1300 m. ;
nouveau pour les Alpes d'Annecy! — Alpes Lémaniennes (sur Evian : Pannatier
in Hier. gall. No 1521); Alpes vaudoises ; Valais; Oberland bernois; St-Gall ;
Tessin. — Piémont. — Dauphiné et Savoie ; Jura savoisen, buseysan et suisse —
Vosges ; Forêt-Noire.
Les comparaisons que l’on peut établir d’après celte énumération, per-
mettent de constater quelques points intéressants d’ordre systématique
ou géographique :
1° grande richesse de la flore hieraciologique des Aravis ; cette richesse
est en raison directe de la variété du substratum, des altitudes et des
expositions dans une stalion donnée;
2° possibilité de l'apparition de formes intermédiaires fixes, selon for-
mules binaires ou ternaires, en des points très distants de leur ancienne
aire connue; cette possibilité ne devient toutefois effective que lorsque
les {types de premier ou second ordre de la formule présumée sont pré-
sents dans le rayon local;
3° présence d’endemismes locaux de 3me ordre (H. buxicolum et H.
ranuncellifolium).
BIBLIOGRAPHIE. — Le secrétaire présente un exemplaire, commu-
niqué par leurs auteurs, de chacun des deux travaux suivants :
1° Schinz et Keller : Flore de la Suisse, édition française
par le prof. Dr E. Wilezek et le prof. Dr Hans Schinz.— Première partie:
flore d’excursion, à l’usage de l’enseignement secondaire et supérieur, et
des excursionnistes, avec 128 figures et un vocabulaire explicatif des
termes techniques employés. — Lausanne, F. Rouge et Co, éditeurs.
À l’occasion de l'apparition de la deuxième édition allemande du Flora der
Schweiz de MM. Schinz et Keller, le vœu des botanistes de la Suisse romande
avait été unanime à réclamer une édition française de cet ouvrage indispensable
aux floristes. Grâce aux soins diligents de MM. Wilezek et Schinz, ce vœu vient
d’être exaucé : un élégant volume de XXIII pages d'introduction et 690 pages de
texte, soit une centaine de pages de plus que la précédente édition dont il a
d’ailleurs le format, vient de nous être présenté par les éditeurs F. Rouge et Co,
de Lausanne.
De même que chez ses prédécesseurs de langue allemande, le plan de cet
ouvrage est conforme pour la disposition des familles à celui des Natürliche
Pflanzenfamilien d’Engler et Prantl. Une table pour la détermination des prinei-
paies divisions précède les clés dichotomiques permettant de subdiviser rapide-
ment la famille en genres et les genres en espèces ; en outre, chaque clé est pré-
cédée d'une description de la famille ou du genre, et le nom de chaque espèce
est accompagnée d’une description intercalée dans la clé. Un second volume, dont
la publication est annoncée, énumérera dans le même ordre et sous le même
992 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2Me sÉR.). 1908. (447)
chiffre les types, indiscutés et sans variations reconnues, décrits dans le premier
volume; il donnera ensuite la description des variétés, des formes et, s’il y a lieu,
des hybrides, se rapportant aux espèces critiques.
Une innovation, que le public genevois tout particulièrement saluera comme
répondant à un besoin manifeste, est constituée par l'introduction, dans le
domaine de cette flore, des plantes appartenant au territoire limitrophe de la
Suisse romande, soit : tout le bassin nalurel de Genève, de la Dôle à l’embou-
chure de la Valserine, et du Vuache à la Plaine des Rocailles et Bonneville : de
là, toute la rive droite de l’Arve jusqu'à Chamonix et au col de Balme, par conse-
quent toutes les Alpes Lémaniennes, la plaine du Chablais et les massifs du Mont-
Blanc et des Aiguilles Rouges.
Enfin, si l’on considère que la nomenclature a été l’objet de soins tout particu-
liers pour être mise au point d’après les « Règles » adoptées par le Congrès inter-
national de Vienne en 1905, l’on n'aura pas de peine à reconnaître tous les pro-
grès réalisés par MM. Wilezek et Schinz sur le précédent Flora der Schweiz, dont
le présent ouvrage constitue une nouvelle édition entièrement revue avec le plus
grand soin, et pour laquelle il convient de féliciter chaleureusement ses auteurs
et ses éditeurs.
20 P. Gave : Flore populaire de la Savoie. — Première
partie, Dictionnaire des noms populaires des plantes qui croissent natu-
rellement en Savoie ou qui y sont cultivées en pleine terre, avec nom-
breuses indications 4° de leurs propriétés et de leurs usages en médecine,
en hygiène vélérinaire, dans les arts et dans l’économie domestique;
2° des principaux oiseaux et des insectes qu’elles nourrissent, et 3° du
folk-lore et des dictons populaires relatifs à nos plantes. — Publié sous
les auspices de la Société Florimontane (d'Annecy) par A. Constantin,
ancien vice-président de la Société Florimontane, et l’abbe P. Gave,
membre de la Société Florimontane, de la Société botanique de France,
etc., correspondant de la Société botanique de Genève, etc., etc. — Impri-
merie J. Abry, éditeur, Annecy, 1908.
La publication de cet utile volume a été précédée d’une histoire mouvementée
qu nous est spirituellement narrée dans une introduction de M. J. Désormaux et
ans la très consciencieuse préface de l’auteur, le savant continuateur de l’œuvre
d’erudition d'A. Constantin : c’est à la lecture de ces deux articles que le manque
d'espace nous oblige de renvoyer le lecteur pour le renseigner sur la méthode
employée par l’auteur afin de mener à chef le captivant programme indiqué en
sous-titre.
Le rôle de la linguistique dans les questions de géographie botanique a été dès
longiemps mis en évidence par divers savants, au nombre desquels le nom
d’A. de Candolle a brillé d’un éclat tout particulier. L'œuvre de notre collègue
l'abbé P. Gave vient en plus d’un point confirmer l'importance de cette question
en fournissant, dans les 1339 noms français de plantes groupés par ordre alpha-
bétique, les plus précieux renseignements de tous genres recueillis sur les espèces
tant vasculaires que cellulaires croissant spontanément dans les deux départe-
ments de la Savoie, ou y étant communément cultivées.
De nombreux collaborateurs, tant écrivains qu’observateurs bénévoles, ont
contribué par leurs apports à l'édification de ce monument qui fait le plus grand
honneur à son auteur, à son pays, à son éditeur et à la Revue Savoisienne
d'Annecy qui en a entrepris la publication sous ses auspices.
Séance levée à 40 h. Js; onze assistants : MM. Viret, Boubier, Beauverd,
Casimir de Candolle, Augustin de Candolle, Chodat, Hassler, D'Mégevand,
G. Naville, Penard, W. Vischer.
Le Secrétaire : G. BEAUVERD.
993
Nouvelles especes uruguayennes
DU
GENRE NOTHOSCORDUM Kunth
PAR
Gustave Beauverd
Avec gravures dans le texte.
Etabli par Kunth, en 1843, tant d’apres de nouvelles plantes sud-
américaines que d’après un certain nombre d’especes anciennement
attribuées à d’autres groupes génériques, le genre Nothoscordum
(Kunth, Enum. Pl. IV: 457) comprenait jusqu'en 1908 une dou-
zaine d'espèces réparties dans le Chili, l'Argentine, l’Uruguay, le
Paraguay, le Brésil, la Bolivie, Ie Mexique, les Etats-Unis d'Amérique et
la Chine; en outre, l’une des espèces, le N. fragrans K. s’est naturalisé
tant dans les îles de l’Atlantique que dans les pays circumméditerranéens
d'Europe et d'Afrique et jusque dans les Indes (Népaul) et l’île Bourbon.
Ces plantes herbacées, à souches bulbeuses, sont caractérisées par leur
inflorescence en ombelle (plus rarement uniflore); leur spathe bivalve
est soudée en tube à la base, et les divisions de leur périgone sont +
réunies inférieurement et soudées, vers leur naissance, au filet des éta-
mines toujours plan-dilaté à la base et filiforme au sommet; les an-
thères, incluses dans le périanthe dont elles n’excèdent jamais la longueur
des divisions, présentent toujours deux loges cucullées ou planes, soudées
par leur dos sauf dans le quart inférieur qui est entièrement libre et
divergent, et parcourues dans leur plus grand diamètre par un bourrelet
+ saillant; le style n’atteint que très rarement la longueur des divisions
du périgone; il est persistant, non articulé sur l'ovaire, et terminé par un
stigmate papilleux hémisphérique, conique ou subcylindrique, + sensi-
blement divisé par trois sillons correspondant aux côtes du style; l'ovaire.
non glanduleux, est partagé en 3 loges qui contiennent généralement
8-12 ovules, plus rarement 4-6.
Après avoir vérifié tous ces caractères, au microscope binoculaire, sur
les précieux matériaux des herbiers Boissier et Barbey-Boissier, nous
avons pu nous convaincre de la grande homogénéité de ce groupe distinct
du genre Allium, avec lequel d’ailleurs il offre d’indiscutables affinités.
Aussi, malgré l'avis contraire d'auteurs tels que Regel', Grisebach?,
1E. Regel, Alliorum adhuc cognit. Monogr., in Acta Hort. Petrop., III (1875).
2 Grisebach, Symbolæ ad Fl. Argentinam : 319 (1879).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1908. 67
994 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2m SÉR.). 1908 (2)
0. Kuntze! et Rob. E. Fries?, nous inclinons à maintenir l’autonomie du
genre Nothoscordum tout en concédant qu’il subsiste encore des points
douteux pour la distinction des deux genres : pour lever ces doutes, il
faudrait reprendre la revision monographique des Allium et des genres
voisins, el pour cela attendre que de plus nombreux matériaux aient été
communiqués sur l’ensemble des Allioidee — Allieex de l'Amérique du
Sud. Nous nous bornerons, en attendant, à relever chronologiquement les
péripéties les plus saillantes de l’histoire des Nothoscordum :
4753. — Linné, Sp. pl. : 306 décrit sous le nom d’Ornithogalum
bivalve la plus ancienne espèce connue se rattachant aux Nothoscordum,
le N. bivalve (L.) Britton, Hlustr. Fl. North. U.S. A., 1 : 415 (1896); =
Allium striatum Jacq., Icones pl. rar. II: 14, cum tab. 366 (1786-93)°;
— Allium ornithogaloides Walt. Fl. Car. : 121 (1788); = Nothoscordum
striatum Kunth, Enum. pl. IV : 459 (1843); = Allium bivalve O. Kuntze,
Rev. gen. pl. IL 2 : 312 (1898).
1826. — G. Don établit, sur I’A. ornithogaloides Walt. cité, la section
Ornithogalideum du genre Allium, in Mem. Werner Soc. VI: 99.
1836. — Rafinesque crée le genre Periloba pour une espèce soi-
disant nouvelle, le P. paradoxa Raf. in Fl. Tellur. IV : 84 (= Allium
fragrans Ventenat, Hort. Cels. tab. 26 [1800]; — Nothoscordum fragrans
Kunth, Enum. IV : 461 [1843]; = Allium inodorum Aiton Hort. Kew. I :
427 (1789).
41837. — Herbert, in Amaryllidaceae, prelim. treatise : 11, propose
le nom de Pseudoscordum pour «an occidental (sic!) race of Allium
forming, I believe, a separate genus... »; cette diagnose sommaire est
complétée plus tard par le même auteur, pour la description du Caloscor-
dum Neriniflorum Herb. ex Hemsley, in Bot. Register, Miscell. : 65-66
(1844), Chine. (= Nothoscordum neriniflorum Benth. et Hook. Gen. III:
802 [1880]; =? Allium chinense Don et A. Thunbergiü Don ex Regel,
Monogr. : 235 [1873] non auct.)?
4843. — Kunth, in Enumeratio plant., vol. IV : 457, établit le genre
Nothoscordum auquel il aitribue 13 espèces :
1° N. pulchellum sp. nov.
2° Gaudichaudianum sp. nov.
3° N. striatellum Kunth (= Allium striatellum Lindley ın Transact.
Hort. Soc. VI: 97 [1855]). Ornithogalum gramineum Sims in Bot. Mag.
tab. 2419 (1823), nom. prius !
4° N. flavescens, sp. nov. (ex. Allium flavescens Poeppig in Kunth, 1. c.)
5° N. striatum Kunth, nom. nov. (= N. bivalve (L.) Britton); =
A. striatum Jacq.
6° N. Sellowianum sp. nov.
7° N. euosmum (L. et ©.) Kunth, nom. nov. (ex Allium euosmum Link
et Otto, 1820).
8° N. fragrans (Ventenat) Kunth, (ex A. fragrans Vent.) cum var.
ß. et y.
10. Kuntze, Revisio gen. plantarum, UI pars 2 : 312 (1898),
?Rob. E. Fries, Zur Kenntnis der Alpinenflora in nordl. Argentinien : 165
(1905); id Phanerogamenflora der Grenzgebiete zwischen Bolivia und Argentinien,
in Arkiv. för Botanik VIII, 8, 29, (Stockholm 1908).
* C'est vraisemblablement par erreur que Jacquin, in Collect. V (Suppl.) : 51
(1796) indique le Cap de Bonne-Espérance comme patrie de l’Allıum striatum !
(3) G. BEAUVERD. GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH. 995
9 N.? Sulvia (Hamilt.) Kunth (ex A. Sulvia Hamilton in Don); =
N. fragrans à Sulvia !
10° N. Borbonicum sp. nov., = N. fragrans var. Borbonicum !
11° N. macrostemon sp. nov.
12° N. Andicola sp. nov.
13° N.2 Poiretii nom. nov. (ex Ornithogalum spathaceum Poirel); an
N. Bonariense à bicolor (0: K.)??
En tenant compte de la synonymie, grâce à laquelle 1° N. pulchellum
doit être réuni au N. bivalve (L.) Britt.; 2° les N. striatellum el flavescens
doivent être réunis sous le nom de Nothoscordum gramineum (Sims)
Beauverd nom nov.; 3° les N. euosmum, Sulvia, Borbonicum ei macros-
temon doivent être subordonnés à titre de variétés au N. inodorum, el
4° le N. Poiretü, douteux, réuni soit au N. bonariense (Griseb), soit au
N. bivalve (selon ®. Kuntze), le genre Nothoscordum tel qu'il a été établi
par Kunth compterait alors 6 espèces américaines, outre l’espèce chinoise
de Herbert.
1852-53. — Walpers, in Annales bot. syst. II: 636, décrit un
Nothoscordum subbiflorum (ex Allium subbiflorum Colla 1836) du Chili,
que Regel subordonne, dans sa monographie (1875), à lAllium striatum
soit N. bivalve (L.) Britton.
1853. — Cl. Gay, in Flora Chilena VI: 114. propose un N. strictum
que Regel (1875) assimile au N. Philippianum Koch et Bouché, Ind. sem.
hort. Berol. (1853) en le réunissant comme synonyme à son Allium
siriatum Jacq.
4866. — Salisbury, in Gen. pl. fragm.: 85, propose le nom géné-
rique de Hesperocles pour le Nosthoscordon fragrans, qui devient ainsi
un Hesperocle fragrans Salisb.; et (l. c. 86) celui d’Oligosma pour le
N. bivalve, devenu un Oligosma bivalvis Salisb.
4875. — Regel, dans le tome III des Acta Hort. Petrop., publie
son Alliorum adh. cogn. Monogr. dans lequel tous les Nothoscordum sont
réunis à la section V Molium du genre Allium!. Dans cette revision, il ne
maintient comme espèces distinctes que les A. andicolum (Kunth),
A. bivalve (L.), A. Borbonicum (Kunth), et décrit un Allium chilense Rgl.
dont la corolle (gamopétale dans son quart inférieur), la forme des éta-
mines et le stigmate à lobes recourbes ne permettent pas de considérer
celte plante comme un Allium ni un Nothoscordum! — En résumé, le
point de vue de Regel nous paraît fautif de toutes manières.
41879. — Dans son Symbolæ ad flor. Argent. : 319, Grisebach décrit
son Allium bonariense qu'il identifie avec le Gagea bonariensis R. et S..
(= Ornithogalum bonariense Persoon, Syn. I : 363, 1805) cité également
par Kunth comme synonyme possible du N. Poiretü K.; = Nothoscordum
Bonariense Beauverd, nom. nov; = N. Montevidense Beauverd (1906). —
Dans l'ouvrage cité, Grisebach rattache à l’Allium striatellum Lindl. le
Noth. Philippianum Koch et Bouché, sous la désignation de var. a.; il
nase donc les Nothoscordum comme simple section du genre
lium.
1888. — Engler, in Natürl. Pflanzenfamilien, II, 5 : 57, maintient
l’autonomie du genre Nothoscordum qu'il place entre les Allium et le
genre Muilla; il insiste sur l’absence d’odeur alliacée de ce groupe pour
! Exception faite de l’A. Sellowianum, placé dans la section Schenoprasun.
996 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908 (4)
le distinguer des Allium. — Cette distinction est maintenue en 1908 dans
l’Index nominum de Dalla Torre et Harms.
1896. — Dans les Anales de la Universidad de Chile, XCHI : 267,
Philippi decrit les 3 nouveaux : Nothoscordum vernum Ph., N. brevis-
pathum Ph. et N. nidulans Ph.
4898. — 0. Kuntze in Revisio gen. plant. vol. II, 2 : 312-313 réunit
aux Allium toutes les espèces connues de Nothoscordum, sous le nom de
sect. Periloba (Raf.) ©. K.; il distingue une espèce nouvelle du Paraguay
l’Allium macrantherum OÖ. K. remarquable par ses grandes anthères,
aussi longues ou plus longues que la moitié du filet des étamines; puis il
groupe, sous deux dénominations spécifiques, Allium bonariense Griseb.
(cum var. a bicolor 0. K. et ß flavum OÖ. K.) et Allium bivalve O. K. (cum
var. a. siriatum, ß. flavescens, y. ancicola, à. Sellowianum et e. fragrans)
toutes les autres espèces décrites jusqu'alors, en faisant retomber le
reste des noms spécifiques dans la synonymie pure et simple.
1898. — Baker, in Kew Bulletin : 227, décrit son Nothoscordum
uniflorum de Montevideo, premier type uniflore du genre.
1905. — Dans les Nova Acta Reg. Soc. Sc. Upsal. ser. IV, 1, N° 1 :
165, Rob. E. Fries considère a son tour les Nothoscordum à l’égal des
Allium, et cite comme tel l’Allium andicola (Kunth) Regel avant de dé-
crire une nouvelle espèce argentine, l’Allium sessile R. E. Fries, à inflo-
rescence en ombelle sortant d’un scape presque nul (— Nothoscordum
sessile Beauverd nom. nov.); en 1908, Fries maintient ce point de vue
avec la citation de l'Allium striatum Jacquin, in Arkiv för Botanik, VIE,
8:2).
Enfin, en 4908, les remarquables envois provenant des recoltes de
M. C. Osten, de différentes régions de l’Uruguay, nous ont permis de
discerner dans l’herbier Barbey-Boissier les espèces nouvelles suivantes:
1. Nothoscordum Ostenii Beauverd sp. nov. (= Allium ? Ostenü
Beauv.); bulbo subconico (10-12 mm. diam.) brunneo tunicato; foliis (8-12
cm.) augustissime linearibus, crassiuseulis, canaliculatis, flexuosis, scapum
(4-8 cm.) uniflorum glabrum superantibus vel subæqualibus: spathæ val-
vis (9-12 mm.) ovato-lanceolatis, acuminatis, pedicello (6-10 mm.) lon-
gioribus vel eum subæquantibus; tepalis (10-14 mm.) oblongo-spatulatis,
obtusis vel acutiusculis, basi subliberis, æqualibus, aureo-flavis, brunneo-
uninervis; fllamentis (6-7 mm.) planis, lanceolato-subulatis ; ovario (sub
anthesi 3 mm. long.) subelavato; loculis 8-12-ovulatis; stylo (6-7 mm.
iong.) quam ovarium duplo longiore antheras (1 °/:-2 mm, long.) supe-
rante, sligmatibus capitatis. — 2%. — UnuGuay : dep. Paysandü, Est
it Molles, in collibus lapidosis; leg. C. Osten, 29 aug. 1898 (N° 3611).
ig. À : J.-M.
Cette charmante espèce à grande fleur d’un jaune d’or présente 3-6
feuilles coriaces et flexueuses longuement enveloppées, avec le scape,
dans dans une gaine membraneuse brusquement contractée en limbe
foliacé subulé-recourbé; la souche produit un seul scape (exceptionnelle-
ment 2) rigide, cylindrique, terminé par une fleur unique (accidentelle-
ment 2 sur un échantillon anormall) dont le pédicelle est inclus dans
une valve membraneuse soudée à la base en tube subeylindrique, et divi-
sée au-dessous du milieu en deux lobes inégaux ovales-lancéolés, fine-
ment acuminés et élégamment striés.
(5) Ge BEAUVERD, GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH, 997
2. Nothoscordum subsessile Beauverd sp. nov. (= Allium ? sub-
sessile Beauv.); bulbo globoso (8-9 mm. diam.), tunicato; folus (1 ‘/2-4 cm.)
augustissime linearibus, obtusiusculis, planis, scapum (6-8 cm. long.) uni-
florum glabrum brevioribus; spathae /valvis (8-10 mm. long.) ovato-lan-
ceolatis, pedicello subnullo (1-2 mm.) valde longioribus; tepalis (14-15
mm.) rotundato-spathulatis, basi + connatis, æqualibus, aureo-flavus,
viridio uninervis; filamentis (4-5 mm.) planis, linearibus; superne gradatim
augustalis, inæqualibus; ovario (3 mm. long., 2 mm. lat.) elliptico; loculis
8-ovulalis; stylo (5 mm. long.) quam ovarium longiore, antheras (2 1/2
mm. long.) longitudine inter stamina, longiora et breviora interveniente,
stigmatibus ternato-capitatis. — 2%, — Uruscuay : Dep. Minarum, in
summo « Monte-Arequita », locis humidis; leg. C. Osten, 18 apr. 1908
(N°5195 bis). -— Fig. 1 : E-H.
Fig. 1. — A.-D. : NOTHOSCORDUM GANESCENS sp. nov.; A. : port de la plante, avant l'an-
these; B. : etamine et anthère; C. : sommet du scape canescent-papilleux (grossi 8 fois) ;
D. : sommet d'une feuille.
E.-H. : NOTHOSCORDUM SUBSESSILE sp. nov.; E. : port de la plante pendant
J'anthèse; F. : étamine et anthère (de dos); G. : ovaire et style; H. : extrémité d'une
feuille (grossi 8 fois).
J.-M. : NOTHOSCORDUM OSTENII sp. nov.; J. : port de la plante pendant l’an-
these; K. : étamines el anthères, vues de dos et de profil; L. : ovaire et siyle; M. : base
d'une feuille extérieure, à gaine tronquée et fortement enveloppante.
Plante élégante, d’un port assez analogue à celui du C. Ostenüi, dont
elle se distingue à première vue par son scape indépendant des gaines
foliaires et beaucoup plus long que les feuilles planes, enfin par sa fleur
plus grande, à pédicelle nul ou entièrement inclus dans le tube de la spathe.
998 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SER.) 1908 (6)
3. Nothoscordum canescens Beauverd sp. nov. (= Allium?
canescens Beauv.); bulbo globoso (9-10 mm. diam.) brunneo-tunicato;
foliis (6-10 cm. long.) angustissime linearibus, rigidis, obtusiusculis,
planis, scapum (6 cm. long.) uniflorum hirtellum longioribus; spathæ
valvis (10-12 mm. long.) elliptico-acuminatis, pedicello subnullo (! mm.
long.) multo superantibus; tepalis (11-12 mm.) ellipticis, apice acutiuseulo
leviter recurvatis, basi subliberis, aureo-flavis, viridio uninervis; filamentis
(7-8 mm. long.) subulatis, inferne dilatato-planis, alternis longioribus;
ovario (3 mm. long.) obovato; loculis 8-ovulatis, stylo (4 mm. long.) quam
ovarium paullo longiore, ejus apice infra antheras (4 mm. longas) sito,
stigmatibus capitatis. — Allium valde olens! — 2%. — Uruauay : Dep.
Minarum, in summo «Monte-Arequita », locis humidis: leg. C. Osten, 18
apr. 1908 (No 5195). — Fig. 1: A-D.
L’unique échantillon que nous ayons vu de cette plante faisait partie
du lot de N. subsessile ci-dessus décrit. Bien qu’à première vue il puisse
lui être comparé, un examen plus aprofondi ne permet plus de confusion;
son scape canescent plus court que les feuilles, ses anthères trés longues
— les plus grandes du genre — fixées sur le filet dans leur quart infé-
rieur, et au surplus l’odeur infecte d’ail qui se dégage de ses valves, suf-
fisent à lui assurer une place Spéciale parmi les différents groupes du
genre Nothoscordum. — A ce sujet, il convient de remarquer que dans
les Planzenfamilien (vol. Il, 5, p. 57)., Engler et Prantl insistent sur l’ab-
sence de toute odeur d’ail pour maintenir le caractère générique des
Nothoscordum. Bien que cette objection n’ait maintenant plus de valeur,
nous hésitons encore à réunir les Nothoscordum aux Allium à titre de
sous-genre, pour des raisons exposées à la fin de cet article.
4. Nothoscordum Lioydiflorum Beauverd sp. nov. (= Allium?
Lloydiflorum sp. nov.) ; bulbo subgloboso (10-12 mm. diam.) griseo-tuni-
cato, 1-2-scapo; folus (2-6 cm. long.; 0,1 cm. lat.) anguste linearibus,
erecto-patulis, planis, margine scaberulis, obtusiusculis, scapum (3-5 cm.
long.) uniflorum scabridulum longioribus vel æquantibus; spathæ valvis
(7-9 mm.) anguste elliptico-lanceolatis, pedicello brevem (4-6 mm.) supe-
rantibus; tepalis (9-10 mm) elliplicis, apice obtusiuseulis, basi subliberis,
albidis, atroviolaceo-uninervis; filamentis (5-7 mm.) planis, lanceolato
subulatis, alternis longioribus; ovario (2 */2 mm. long.. 1 */4 lat.) obovato;
loeulis 6-ovulatis; stylo (9 ‘/2 mm. long.) quam ovarıum paullo longiore,
antheras (*/ı-1 mm. long.) longitudine inter stamina longiora et breviora
interveniente; stigmatibus capitatis. — #.— Urusvay : Dep. Canelones,
Independencia, in campis: leg. C. Osten 3 maj. 1908 (N° 5222). — Fig. 2.
Très élégante espèce, distincte du N. uniflorum Baker par son bulbe
plus petit ; ses feuilles et scapes scabres, de longueur presque égale; ses
pédicelles plus longs, ainsi que les divisions du périanthe élégamment
striées de violet, et son style plus long que l'ovaire.
5, Nothoscordum nudum Beauverd sp. nov. (= Allium ? nudum
Beauv.); bulbo globoso (8-10 mm. diam.) brunneo tunicato, uniscapo ;
foliis (sub anthesi) nullis; umbella 3-5 flora ; spathæ valvis (7-9 mm.
longis) ovato-lanceolatis, acuminatis, violaceo-maculatis, striatis, pedicello
(10-20 mm.) brevioribus; tepalis (6-7 mm. long., 4-2 mm. lat.) elliptico-
oblongis, acutis, basi subconnatis, niveo-albidis, flavido-uninervis; fila-
(7) 6. BEAUVERD. GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH. 999
mentis (4-5 mm.) planis, lanceolato-subulatis, alternis longioribus; ovario
(sub anthesi 3 mm. long.) obcordato; loculis 3-&-ovulatis; stylo (31/2 mm.
long.) quam ovario paullo longiore, antheras (2 mm. long.) superante,
stigmatibus elongatus.— % — UruGuay : dep. Minarum «Camine al Puma,
in montibus sayatis » ; leg. C. Osten, 14 apr. 4906 (No 4689). — Fig. 3 :
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Fig. 2. — NOTHOSCORDUM LLOYDIFLORUM sp. nov. — A. : port de la
plante; B. : etamine et anthere; G.: ovalre et style; D. : base d'une
feuille intérieure ; E. : sommet d'une feuille (grossi 8 fois); F. : haut du
scape, scabre (grossi 8 fois).
Distincte de toutes les autres espèces du genre par ses scapes de 10 à
15 cm., entièrement dépourvus de feuilles à l’époque de l’anthèse : ces
organes sont réduits à l’état de gaînes blanches scarieuses, tronquées au
sommet, et enroulées en long col cylindrique qui enveloppe la base des
1000 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉéR.). 1908 (8)
scapes. Les anthères, blanchâtres et longues de 2 mm. environ, présen-
tent tous les caractères distinctifs du genre Nothoscordum (loges soudées
par le dos, libres dans leur partie inférieure, à face cucullée présentant
un bourrelet longitudinal dans son plus grand diamètre); se rapproche
d’ailleurs du genre Allium par le nombre restreint de ses ovules et la
forme de son ovaire émarginé au sommet.
6. Nothoscordon scabridulum Beauverd, n. sp. (= Allium ?
scabridulum Beauverd); bulbo globoso (8-10 mm. diam.) fuliginoso trun-
cato; folüs (31/2-4 cm. long., '/s mm. lat.) paucis, angustissime linearibus,
duriusculis, glabris, striatis, apice rotundatis, scapum (18-25 cm. long.)
scabridulum multoties brevioribus; spathæ valvis (7-9 mm. long.) ovatis,
acuminatis; umbella 2-4-flora; tepalis (5-8 mm. long., 2-2'/s mm. lat.)
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Fig. 3. — A.-C. : NOTHOSCORDUM NUDUM sp. nov. — A. : port de la plante pendant
l'anthèse; B. : étamines et anthères vues de face et de. profil; C. : ovaire, style et stig-
mate conique.
D.-G. : NOTHOSCORDUM SCABRIDULUM, sp. nov.; D. : port de la plante; E. :
étamines vues de dos et de face; F, : ovaire et style, pendant l’anthèse; G. : base du
scape, scabre (grossi 8 fois); au bas, à droite, sommet de la feuille grossi 8 fois.
H.-M. : NOTHOSCORDUM MINARUM, sp. nov. : H. : aspect de la plante pen-
dant l'anthèse; J. : anthères de dos et de profil; K. : ovaire et style à stigmate coni-
que; L. : extrémité d'une feuille (grossi 4 fois); M. : base du scape engain& par les feuil-
les à bords scabres.
(9) G. BEAUVERD. GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH, 1001
elliptico-oblongis, apice rotundatis, basi subconnatis, albidis, flavido-uni-
nervis; filamentis (4-5 mm. long.) planis, lanceolato-subulatis, inæqualis;
ovario (sub anthesi 2 mm. long.) obcordato; loculis 8-ovulatis; stylo (3 '/2
mm. long.) antheras (4 ®/« mm. long.) superante, stigmatibus hemisphæ-
ricus. — 2%. — UruGuay, dep. Minarum : « Verdun, in umbrosis, locis
muscosis ». — Leg. C. Osten, 16 apr. 1908 (No 5199). — Fig. 3 : D.-G.
Voisine du N. nudum, cette plante s’en distingue par ses scapes plus
longs, scabres à la base, et contemporains des feuilles à l’époque de la
floraison; les pédicelles, beaucoup plus allongés, atteignent 3 cm. de lon-
gueur ; le stigmaie est hémisphérique (cylindrique chez l’espece précé-
dente), la forme de l’ovaire est la même que chez N. nudum, bien que le
nombre des ovules s'élève au double. — Affine du N. bivalve dont il a les
fleurs blanches et l'ovaire obcorde, le nouveau N. scabridulum s’en dis-
tingue à première vue par ses feuilles plus courtes et plus étroites, ses
scapes rigides scabres à la base, à ombelles pauciflores; son bulbe très
petit, son ovaire octoloculaire, ses anthères plus longues, etc,
7. Nothoscordum Minarum Beauverd, sp. nov. (= Allium ?
Minarum) ; bulbo globoso (10-12 mm. diam.) griseo tunicato; foliis (10-20 *
cm. long.) angustissime linearibus, crassiusculis, canaliculatis, flexuosis,
basi scabridulis, apice rotuncatis, scapum (10-18 cm.) deflexum glabrum
superantibus vel subæqualibus; spathæ valvis (10-15 mm. long.) ovato-
lanceolatis, pallide brunneo-striatis ; umbella 2-4-flora ; tepalis (7-10 mm.
long., 2-3 mm. lat.) æqualibus, elliptico-oblongis, apice acuminatis, basi
subconnatis, flavidis, aureo-uninervis; filamentis (4-5 mm. long.) sub-
æqualibus, planis, linearibus, superne angustalis; ovario (sub anthesi
21/2-3 mm. long.) elliptico-subgloboso; loculis 6-8 ovulatis; stylo (3 mm.
long.) quam ovario paullo longiore, antheras (2'/4-2 */2 mm. long.) longi-
tudine inter stamina longiora et breviora interveniente, stigmatibus
conicus. — %.— UruGuay : Dep. Minarum, « Arequita, in Campis ». —
Leg. C. Osten, 10 oct. 1907. (No 5147). — Fig. 5 : H.-M.
Affine du N. gramineum (Sims) Beauverd, elle s’en distingue extérieu-
rement par ses scapes plus rigides fortement arqués, flexueux à la base,
par ses feuilles très étroites, à bords enroulés et fortement scabres, ses
fleurs entièrement jaunes, à nervure médiane des sépales très peu accu-
sée. Les gaines des feuilles sont sensiblement atténuées en limbe dans la
nouvelle espèce (tronquées et brusquement contractées chez N. grami-
neum), les loges des ovaires contiennent 6-8 ovules (4-5 chez N. grami-
. neum); les anthères sont plus longues que chez N. gramineum, dont le
sligmate est capité (conique chez la nouvelle espèce).
8. Nothoscordum Bonariense (Persoon) Beauverd, nom. nov. ;
— Ornithogalum Bonariense Persoon, Syn. I : 363 (1805); = Allium
Bonariense Grisebach, Symb. ad fl. Arg. : 319 (1879) —= Nothos-
cordum Montevidense | Montevidensis sphalm.] Beauverd, in Bull. Herb.
Boiss., 2me ser. VI : 1011 (1906). %Z. — Urucuay dep. Montevideo :
Independencia, in campis, leg. Osten, 25 mart. 1899; pr. Concepcion, m
campis siccis; florens septembris (Grisebach) (N°3717) Argentina : Sierras
Pampeanas, Puan, leg. G. P. Lorentz febr.-apr. 1881 (sans numero et
mélangé au N. flavescens !). — Fig. 4 : G.-J.
Depuis notre description de 1906, nous avons eu l’occasion de comparer
notre plante à d’autres matériaux et de l’identifier à l’Allium bonariense
1002 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (10)
Grisebach, dont la description princeps ne mentionne pas les principaux
caractères distinctifs que nous faisons ressortir dans la fig. %, G.-J., mise
en regard du N. gramineum (Sims) Beauverd représenté dans la même
figure par les letires K à N. — 0. Kuntze, in Rev. Gen. PI. II, 2 : 312
attribue au N. Bonariense deux variétés : « bicolor O. K. el ß flavum O.K.;
nous ne connaissons que cette derniere forme.
Fig, 4. — G.-H, : NOTHOSCORDUM BONARIENSE nom. nov ; G. : port de la
plante, à feuilles libres à la base; H. : etamines vues de face et de dos;
J. : base d’une feuille, à partie dilatée incluse dans la bulbe (grossi 8 fois).
K.-N. : NOTHOSCORDUM GRAMINEUM nom. nov.; K. : port de Ia
plante à feuilles longuement engainee à la base; L. : anthere, vue de dos;
M. : style et stigmate; N. : base d'une feuille et sa gaine (grossi 3 fois).
(41) G. BEAUVERD, GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH. 1003
9. Nothoscordum grossibulbum Beauverd,sp.nov.(=Allium?
grossibulbum Beauv.); bulbo ovato (2 cm. diam.) griseo tunicato, multi- :-
scapo; folüs (4-8 cm. long., À mm. lat.) anguste linearibus, striatis, apice
rotundatis, scapum (3-7 cm. long.) pauciflorum glabrum superantibus vel
subæqualibus; spathæ valvis (11-18 mm. long.) anguste ovato-acuminatis,
pedicello longioribus vel cum subæquantibus; umbella 2-3-flora; tepalis
(9-12 mm. long., 2 ‘/2 mm. lat.) elliptico-lanceolatis, apice obtusiusculis,
basi subconnalis, inæqualibus, albidis, viridio uninervis; flamentis (6-7 mm.
long.) planis, lanceolato--subulatis, subæqualis; stylo (6 mm. long.) quam
ovario subclavato duplo longiore, antheras (1 '/s mm. long.) superante,
stigmatibus capitatis. — 2%. Urusuay, dep. Minarum : Cerro Verdun,
leg. C. Osten, 14 apr. 1906 (N° 4686). — Fig. 5 : A-D.
Fig. 5. — A.-D. : NOTHOSCORDUM GROSSIBULBUM sp. nov.; A. : port de la plante à
l'anthèse; B. : ovaire, style et stigmate; €. : anthère vue de face; D. : sommet d'une
feuille /grossi 6 fois).
E.-G. : NOTHOSCORDUM GAUDICHAUDIANUM Kunth; E. : port de la plante
pendant l’anthese; F. : ovaire, siyle et stigmate; G. : anthère vue de face.
H.-K. : NOTHOSCORDUM INODORUM (Ait.) Asch. et Græbn.; H. : anthère, vue
de face, de la var. Uruguayense; J. : ovaire, style et stigmate de la même variété;
K. : ovaire de la var. typicum (— N. fragrans Kunth).
1004 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908 (12)
Differe du N. Gaudichaudianum Kunth dont il a le port (fig. 5: E-G),
par son bulbe beaucoup plus gros, ses feuilles plus longues, atteignant ou
dépassant le scape, ses ombelles pauciflores (1-2, rarement 3-flores) à
pédicelles plus courts que la spathe, Son périanthe à divisions striées de
vert, son style plus long, dépassant le sommet des anthères. — C’est bien
à tort que dans l’Index de Kew le N. Gaudichaudianum est assimilé à
l’Allium Sellowianum, dont les scapes et les feuilles sont deux fois plus
longs que ceux des deux espèces citées; chez cette espèce, les pédicelles
dépassent de beaucoup la longueur des valves de la spathe sans que les
fleurs excèdent les dimensions de celles des N. Gaudichaudianum et
grossibulbum ; en outre, le sommet des styles atteint on dépasse la lon-
gueur des divisions du périgone chez le N. Sellowianum, selon observa-
tions faites sur les échantüllons de l’Herbier Boissier et provenant de
Montevideo.
10. Nothoscordum inodorum (Ait.) Aschers et Graebn. var. nov. Uru-
guayense Beauverd ; differt a typo ovario globoso non stipitato ! —
Urucuay : dep. Montevideo; in cultis. — Leg. C. Osten, 10 maj. 1908
No 5223). — Fig. 5; H-K.
Le type de cette plante a élé décrit pour la premiere fois par Aiton in
Hort. Kew. 1 : 427 (1789) sous le nom d’ Allium inodorum, du fait qu'elle
était dépourvue d’odeur alliacée; connu plus tard sous le nom d’Allium
fragrans Vent. (Hort. Cels. tab. 26, 1800), ce fut sous cette dernière denomi-
nation spécifique que Kunth le réunit au genre Nothoscordum dans son
Enum., IV: 461 (1843). — Naturalisé dans tous les pays subtropicaux, il
se retrouve dans l’Europe méridionale, l’Afrique occidentale, l’ile Bourbon,
et. différentes localités de l'Amérique, d’où il est en partie originaire :
c'est ainsi qu’O. Kuntze l’a rencontré à l’état sauvage en Argentine. —
N’avait pas encore été signalé dans l’Uruguay. — Il se pourrait que ce
soit à une forme anormale (fleurs à 5 tépales) de cette plante que Phi-
lippi ait attribué le nom de N. nidulans Ph., dont la description cadre
assez exactement avec celle des N. inodorum (= N. fragrans Kunth) que
nous avons examinés et qui provenait du Portugal ou du Midi de la
France (naturalisés dans les cultures) !
En faisant la part de la synonymie et en récapitulant les résultats de
cette note, nous obtenons actuellement un total de 22 espèces et + 10
variétés qui sont, par ordre chronologique :
1. Nothoscordum bivalve (L.) Britton (cum var. nonnul.: Amérique du
Nord, centrale et du Sud).
2. N. Neriniflorum (Herb.) Benth. et Hooker (Chine).
3. N. Gaudichaudianum Kunth (Uruguay).
4. N. gramineum (Sims) Beauverd (— A. flavescens Poepp. et A. stria-
tellum Ldl., cum. var Philippianum K. et B., nob. comb. nov.: Chili,
Argentine, Uruguay, Paraguay, Pérou, Bolivie, Brésil ?, Mexique).
5. N. Sellowianum Kunth (Chili, Argentine, Uruguay, Brésil, Bolivie).
6. N. inodorum (Vent.) Kunth (cum. var. euosmum. (Kunth) n., Sulvia
(Kunth) n., Borbonicum (Kunth) n., Nepalense (Kunth) n., macrostemon
(Kunth) n. et Uruguayense : Chili, Argentine, Uruguay, Bolivie. Brésil,
Mexique, Antilles, Etats-Unis, Canaries, Portugal, France, Italie, Afrique
du Nord, île Bourbon, Indes, Nepaul, etc., dans les cultures des régions
tempérées).
(13) G. BEAUVERD. GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH. 1005
7. N. Andicola Kunth (Chili, Argentine, Pérou, Bolivie).
8. ? N. vernum. Philippi (Chili); pas vu d’échantillon |
9.2 N. brevispathum Philippi (Chili) ; pas vu d’Echantillon!
10. ? N. nidulans Philippi (Chili): pas vu d’échaniillon; = N. inodo-
rum 2?
141. N. macrantherum (0. Kuntze) Beauverd, nom. nov. (Paraguay); =
Allium macranthenum 0. K. Rev. Ill, 2: 312 (1898).
12. N. uniflorum Baker (Uruguay).
13. N. sessile (Rob. E. Fries) Beauverd (Rép. Argentine) ; — Allium
sessile R. E. Fries Nov. Act. Reg. Soc. Upsal. ser. IV, 1, No 1 : 165 (1905).
1%. N. Bonariense (Roem. ei Schult. sub Gageo) Beauverd (Uruguay).
15. N. Ostenit Beauverd (Uruguay).
16. N. subsessile Beauverd (Uruguay).
17. N. canescens Beauverd (Uruguay).
18. N. Lloydiflorum Beauverd (Uraguay).
19. N. nudum Beauverd (Uraguay).
20. N. scabridulum Beauverd (Uraguay).
21. N. Minarum Beauverd (Uruguay).
22. N. grossibulbum Beauverd (Uruguay).
De ce nombre, 15 se rencontrent dans l’Uruguay, desquels 11 paraissent
propre à la flore de ce pays; les régions les plus favorisées viennent
ensuite dans l'ordre suivant: Chili (8 esp., dont 3 endémiques), Répu-
blique Argentine (6 espèces, dont une endémique), Bolivie (5 espèces),
Brésil (4 espèces ?), Pérou (4 espèces ?), Paraguay (3-4 espèces, dont une
endémique), Mexique et Etats-Unis (chacun les 2 mêmes espéces), Chine
et Indes (chacun 1 espèce : spontanée ?).
Dans l'ignorance où nous sommes encore des formes exclusivement
chiliennes, nous remettons à plus tard notre projet de présenter une mo-
nographie totale du genre, ceci d'autant plus volontiers. que nous man-
quons également de données sur les genres voisins appartenant à la
même tribu des Allioidee-Alliee. En posant un premier jalon de ce
travail projeté, nous tenons loutefois à résumer dans la table analylique
ci-dessous le résultat de nos recherches spéciales sur les Nothoscordum de
l’Uraguay ou des contrées voisines se rattachant à l'aire atlantique de ce
groupe. Nous n’accomplirons cette tâche qu’apres avoir justifié la double
annotation adoptée au cours de ce travail pour signaler la synonymie des .
nouvelles espèces dans le genre Allium ; en voici les raisons :
4o en donnant la prépondérance au genre Nothoscordum, nous avons
non-seulement tenu à souligner l’homogénéité géographique et systéma-
tique d’un groupe bien saillant, mais encore nous avons pensé qu'il était
convenable de ne pas augmenter démesurément le nombre des espèces
sous une dénomination générique aussi surchargée que l’est déjà celle des
Allium; en cela, nous partageons l’avis de ceux qui estiment que la
conception du genre doit avoir pour but principal de faciliter les recherches
analytiques par un groupement rationnel aussi restreint que possible des
unités spécifiques : son utilité est surtout d'ordre didactique. :
20 en réservant aux nouvelles espèces un droit de bougeoisie dans le
genre Allium.nous avons tenu 1° à manifester les doutes qui nous restent
quant à la nécessité de subordonner les Nothoscordum aux Allium, et, 2°
bien plus encore, à rendre service à nos succcesseurs en leur signalant
d’une manière bilatérale les sources de renseignements bibliographiques
1006 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2 SÉR.). 1908 | (14)
qu'ils pourraient être appelés à rechercher dans les Index : tous ceux qui
ont eu à poursuivre de patientes recherches de cette nature nous com-
prendront et ne nous accuseront pas, dans ce cas spécial, d’avoir songé à
encombrer la nomenclature des Allium contrairement au premier prin-
cipe ci-dessus exposé.
s1
s2
Clé analytique des Nothoscordum de l’aire urugayenne :
: Uniflorum A. Espèce à scape uniflore (biflore accidentellement) :
a. Fleur jaune ou orangée, + striée ou concolore.................. 1
b. Fleur blanche ou rosée, striée de brun-violet..................... 3
1. Scape canescent; anthère très longue (+ 4 mm.).. N. canescens.
Scape absolument glabren 227 "Cream CORRE 2
2. Fleur à pédicelle de + 8 mm.: feuilles dépassant le scape ; style de
6-7. mm; antheres 1472-2/minee cn N. Ostenii.
— Fleur à pédicelle de == 1 mm.; feuilles plus courtes que le
scape : style +5 mm. ‘ anthères +9 !/ mm. N. subsessile.
3. Bulbe de + 1 cm. diam.; ‘bord des feuilles (de 2-5 cm. long) et
sommet du scape (+ 4 cm.) scabres; pédicelles de 5-40 mm.; tépales
longs:de 9-1 mm, Dr a nee: N. Llyodiflorum.
— Bulbe de 11/2-2 cm. diam. ; feuilles glabres, de 5-8 cm., dépas-
sant longuement le scape g glabre; pédicelles de 2-3 mm. ; tépales
67 Dee ee at N. uniflorum Baker.
: Umbelliflorum B. Inflorescence en ombelle pauci- ou multiflore :
a. Scape très court ou + nul (1-10 mm.) ......... N. sessile (Fries) n.
b. Scape relativement très long (40-300 mm.).............. ....... h.
4. Longueur des anthères atteignant ou dépassant la moitié de celle des
filets: fleurs blanches à tépales courts (+ 1/2cm.)................
N. macrantherum (0. Kuntze) n
— Antheres beaucoup moins longues que la moitié de leur filet ;
fleurs-blanches on Jaunes.. -. ...... +... 2.2... 22 sw
>. Gaine des feuilles incluses dans le bulbe ou ne dépassant que faible-
mentsle colletı. u... eo nenne ae re CPE EE 6.
— Gaine des feuilles longuement exsertes, enveloppantes, formant
un long col au-dessus du bulbes. rn. eo
6. Bulbe atteignant un diamètre de + 1 cm. ; ombelles à 4-2, plus
rarement 3- À fleurs relativement petites, à tépales longs de +1 cm.,
jaunes (ou blancs nervés de brun selon Otto Kuntze) nee ee
N. Bonariense (Pers.) n.
— Bulbes de 2-3 cm. diamètre; fleurs à tépales blancs longs de
1013 -mm . larges de 2 023 mm u. CC HE
7. Bulbe de + 2 cm. diamètre : ombelles à 3-6 fleurs blanches nervées
de violet ; sommet du style dépassé par celui des anthères; feuilles
plus courtes quelle seapeg. "tre N. Gaudichaudianum Kunth.
— Bulbe de 3 cm. de diamètre au moins ; ombelles à 2-3 fleurs
nervées de vert; style dépassant le sommet des anthères: feuilles
atteignant ou dépassant le scape.......... N. grossibulbum.
8. — Plante dépourvue de feuilles à l'époque de l’anthèse: pétales de
6 mm., blancs à nervure verdâtre .................. N. nudum.
— Feuilles développées sous l'anthèse......................
9. — Bulbe sphérique très petit, de moins d’une cm. de diamètre:
tépales entièrement blancs: feuilles très courtes sous l’anthèse
(2-3 m.); base du scape finement scabre........ N. scabridulum.
— Bulbe de plus d’un cm. de diamètre; base du scape lisse ; fleurs
jaunes, ou à tépales blancs ou roses, nervés de vert ou de violet.
10
(15) G. BEAUVERD. GENRE NOTHOSCORDUM KUNTH. 1007
10 Fleurs jaunes eee ne RS SU en Ne Fi 11
— Fleurs blanches ou rosées re Per enr 12
41. — Bulbe d'4 !/2 cm. diam., à scape rigide de 15-20 cm., fortement
déjeté-flexueux à la base; ombelle pauciflore ; loges à 6-8 ovules ; gaine
des feuilles atténuées en limbe rigide, à bords enroulés, scabres
INÉrIEUreMEnt 3.15 ee de Meg ee N. Minarum.
— Diamètre du bulbe d'environ 4 em., ou rarement moin grand ;
scape de 6-15 cm., non ou peu rigide, dressé ou peu flexueux à la
base très longuement engainée ; ombelle multiflore ; töpales faible-
ment nervés : loges à 5 ovules ; gaine des feuilles évasée au som-
mel, tronquée et brusquement contractée en limbe très glabre.
N. gramineum (Sims) n.
12. — Bulbe subglobuleux à scapes de 6-20 cm., feuilles de 1-3 mm.
largeur ; tépales blancs nervés de brun ou de vert. N.bivalve (L) Britt.
— Tépales rosés, à nervures lilacées ou violettes. .......... 13
13. — Bulbe longuement obconique (2-3 cm. X 1-11/2 diam.), à scapes
de 5-15 cm. ; feuilles larges de 2-4 mm ...... N. Andicola Kunth.
— Bulbe subglobuleux, + planes 1 cm. diamètre... ........ 14
1%. — Bulbe à fibres capillacees; scape très rigide, long de 10-18 cm. ;
ovaire oblong à 5 ovules par loge, divisions du périgone + libres à la
base ; feuilles larges de 3-4 mm.......... N. Sellowianum Kunth
— Bulbe souvent prolifère, à fibres épaisses, fusiformes; scape peu
rigide, de 20-40 cm. longueur: périgone odorant, soudé en tube
dans son 1/4 inférieur; ovaire obcordé, a 8-12 ovules par loge ;
feuilles larges de 1-10 mm. (nombreuses variations!).........-
N. inodorum (Ait.) Aschers. et Graebn.
L'exposé ci-dessus permet, en resume, de reconnaître des maintenant
2 grandes sections dans le genre Nothoscordum, pour lesquelles nous
proposons les noms suivants :
S 1, Uniflorum, distinguée par son scape uniflore et comprenant cinq
espèces très nellement caractérisées, les N. canescens, N. subsessile, N.
Osteniü, N. Lloydiflorum et N. uniflorum.
8 2, Umbelliflorum, à infiorescence normale ombellee; les caractères
tirés des feuilles conduisent aux sous-sections suivantes :
a. Nudum : sans feuille pendant l’anthèse, avec une espèce : N. nudum ;
b. Liberum: limbe des feuilles paraissant libre jusqu’à la base, leur
gaine restant incluse dans le bulbe ou ne le dépassant que très peu au
sommet; 4-5 espèces: N. sessile, N. macrantherum (semper ?) N. bona-
riense, N. Gaudichaudianum, N. grossibulbum.
c. Vaginatum : gaînes des feuilles excédant le sommet du bulbe, au-
dessus duquel elles forment un long col ; 7 espèces: N. scabridulum, N.
Minarum, N. gramineum, N. bivalve, N. andicola, N. Sellowianum et N.
inodorum.
Dans cette dernière sous-section, les espèces à fleurs jaunes se dislin-
guent nettement les unes des autres par des caractères différentiels basés
principalement sur les dimensions constantes du bulbe et du scape, la
conformation des feuilles et des ovaires, et la longueur du style comparée
aux étamines ; chez les espèces à fleurs blanches, les caractères sont moins
tranches, et ce n’est qu’à défaut d'échantillons intermédiaires que nous
avons renoncé à suivre OÖ. Kuntze qui préconisait leur subordination au
N. bivalve à litre de simples variétés.
Chambezy, déc. 1908.
1008
VANDALISME JURASSIEN
Un de nos amis nous écrit :
Orbe, le 28 août 1908.
Cher Monsieur,
Dimanche dernier j'ai eu un véritable crève-cœur. J'étais allé avec mon petit
garcon dans la partie du Jura de Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, qui va jusqu'à la
route du Mollendruz, pour y chercher quelques roses dont une ou deux inédites.
La première station où je comptais m'arrêter est Vernand, mais la plus grande
déception m'attendait. Dans ce pâturage, qui était un vrai rosarium, tout a été
nettoyé. Tout ce que j'ai pu sauver de la destruction consiste en cinq ou six petits
pieds de Rosa alpına X cinerea, « station unique au monde ».
Plus trace de glauca X omissa (seule station suisse), plus rien de cette si inté-
ressante forme d’alpina X glauca à grandes urcéoles hispides et à rameaux for-
tement aiguillonnés. Plus de glauca X tomentosa; de cinq ou six belles stations
de cette région, il ne reste rien, car les vandales ont passé aussi au Pré Magnin et
au Sasselet. Il en reste au Chalet Lion. Plus de ce bel alpina X omissa «forma
pubescens» analogue à la colonie que j’ai trouvé au Salève, à Grange-Gabit.
Le glauca X rubrifolia pour lequel je formais les plus belles espérances est
extirpé de nouveau. «C'était l’unique station connue». Et ces belles formes
d’om’ssa, de mollis (une vingtaine de colonies), de cortifolia, de glauca, à jamais
disparues. J'en aurais pleuré et j’en suis encore tout meurtri. C'est ce qui me sug-
gère l’idée de vous demander protection pour les quelques roses intéressantes de
la région du Suchet (Montagne Devant) tout particulièrement. Peut-on faire
quelque chose ?
Agreez, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.
Georges GAILLARD.
Que faire? Les Américains disent qu’il est inutile de pleurer lorsque le lait est
à terre. Nous ne pouvons ressusciter les stations de Vernand et du Sasselet dont
nous ignorons, fort heureusement, les propriétaires. Mais il y a une quarantaine
d’années que nous avons obtenu du régisséur de la bourse Butini, qui possède le
sommet de la Dôle, l'interdiction d’arracher les plantes de cette localité classique.
Il en est de même des Rosa de la «Montagne Devant» au Suchet, pour les pätu-
rages où nous pouvons exercer un contrôle. À chacun de faire son devoir et sur-
tout mort aux herboristes qui arrachent les plantes sous prétexte de les protéger.
Non:
Valleyres, ce 31 août 1908.
1009
Grundzüge der Planzenverhreitung in Chile
VON
Dr Karl REICHE
Elements de la géographe botanique du Chili. Vol. in-8 de XIV et 37%
pages, 55 vignettes, 33 planches et 2 cartes en couleur. Formant le
tome VIIT de la collection de monographies phytogéographiques édi-
tées par Ad. Engler et O. Drude, sous le titre de La végétation du
globe.
Ce nouveau et beau volume de l’œuvre Engler-Drude traite d’une des
parties les plus intéressantes de l’Amérique du Sud, à cause de l’isole-
ment géographique très grand que lui donne la chaîne des Cordillères.
L'auteur, établi depuis 1890 dans le pays qu'il décrit, a pu en parcourir
lui-même une grande partie, ce qui donne à son exposé de la vie et un
attrait particulier. Il s’agit d’ailleurs ici des éléments d’une géographie
botanique, comme M. Reiche le dit très justement et modestement dans
le titre, plutôt que d’une phytogéographie proprement dite. En effet, le
Chili se développe sur une longueur de 4225 kilomètres, et si sa largeur
est minime (170-400 kil.), la présence de hautes montagnes et d’innom-
brables profondes vallées rendent le terrain encore bien plus vaste qu'il
ne semble l'être au premier abord. Malgré de très nombreuses explora-
tions, auxquelles l’auteur a largement contribué, il reste encore énormé-
ment à faire pour que l’on puisse considérer le pays comme bien connu,
et aborder les problèmes géobotaniques avec la précision que l’on emploie-
rait en Enrope. Les criliques que l’on pourrait faire à ce point de vue ne
seraient donc pas justifiées, dans l’état actuel des connaissances, el l’on
doit être très reconnaissant à M. Reiche de nous avoir donné un résumé
clair, qui pourra servir de base aux recherches ultérieures.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1908. 68
1010 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉk.). 1908 (6)
Après un historique des explorations botaniques au Chili et un index
bibliographique des écrits, des cartes et des collections se rapportant à ce
pays. M. Reiche donne un abrégé de la géographie physique du Chili,
dans lequel l’orographie, l’hydrographie et la climatologie sont successi-
vement examinées. Cet abrégé est indispensable à l'intelligence des qua-
tre parties suivantes qui sont: 1° la végétation du Chili, sa composition
au point de vue des familles, des formes de végétation, des formations et
des circonstances biologiques ; 2° [a flore du Chili; 3° les rapports de la
flore chilienne avec d’autres flores ; histoire du développement de la
flore chilienne dans les temps historiques; plantes utiles; mauvaises
herbes.
Jetons un rapide coup d’eil sur le contenu de ces quatre parties.
10 Vegetation du Chili. — L'auteur commence par passer en revue les
familles les plus importantes représentées au Chili, indiquant pour cha-
cune les types saillants et le rôle qu'ils jouent dans l’ensemble de la
végétation. Puis il énumère les formes de végétation, classées d’après des
principes analogues à ceux que Grisebach a vulgarisés. Ces formes sont
d'une variété telle que bien peu de pays peuvent rivaliser à ce point de
vue avec le Chili: les arbres, par exemple, présentent toutes les appa-
rences imaginables depuis les fougères arborescentes et les palmiers
jusqu'aux conifères. Les formations sont classées suivant le schéma amé-
ricain en xérophytes, mésophytes et hygrophytes, ce qui oblige à cher-
cher à trois endroits différents les renseignements relatifs à des groupes
de formations tels que la silve, la brousse ou la prairie. Celles-ci sont
d’ailleurs analysées d’une façon très sommaire, comme on peut s’y atten-
dre pour un pays aussi vaste et encore si peu étudié à ce point de vue.
Le chapitre biologique traite d’une façon intéressante des particularités
phénologiques de la végétation chilienne, des caractères édaphiques en
rapport avec les excès de transpiration, avec la lumière, et de l'écologie
des organes de reproduction, des relations entre la distribution géogra-
phique et les modes de dissémination etc. La description de la végétation
chilienne, telle que la donne ensuite l’auteur, consiste moins dans un
exposé systématique, impossible à fournir actuellement, que dans une
série de tableaux qui conduisent le lecteur du Nord au Sud, et de la mer
jusque sur l’arête de la grande Cordillère. Un index géographique spécial
permet de trouver facilement des renseignements relatifs à un point
donné.
2° Flore du Chili. — M. Reiche fait ici une première tentative d’ana-
(7) K. REICHE, GRUNDZÜGE DER PFLANZENVERBREITUNG IN CHILE. A041
lyse systématique des secteurs subordonnés de la flore chilienne, avec
une caractéristique sommaire, à laquelle est annexée une statistique de
la flore (singulièrement riche : 5000-5500 espèces de plantes vasculaires).
il en ressort une proportion extraordinaire de types endémiques, cer-
taines familles étant même entièrement localisées au Chili et dans le
territoire magellanique (Myzodendracées, Lactoridacées, Gomortega-
cées).
3° Histoire de la flore chilienne — Cette partie réunit des données très
intéressantes sur les rapports du Chili avec la Californie, la Nouvelle-
Zélande, l’Argentine, et touche la question des causes de la distribution
de certaines espèces bi-circompolaires. L’auteur n’attribue pas, au point
de vue de la composition actuelle de la flore chilienne, une grande impor-
tance aux continents hypothetiques mésozoïques de MM. v. Jhering et
Burkhardt, reliant l'Amérique du Sud d’une part avec l’Afrique (Archi-
guyane et Archibrésil), de l’autre avec la Nouvelle-Zélande (Archiplata).
En effet, le soulèvement des Cordillères est postérieur à celle époque et
les Cordillères forment la grande ligne de partage entre les flores si dif-
férentes soit du Chili, soit de l'Argentine et des territoires Sud-bresiliens.
L'existence hypothétique de ces continents peut cependant contribuer à
faire comprendre certains rapports bien difficiles à expliquer entre les
flores de ces pays éloigués les uns des autres par les grandes nappes
maritimes modernes. En ce qui concerne les espèces bi-circompolaires,
l’auteur se borne à mentionner les trois hypothèses : transports acciden-
tels à grandes distances, transports par étapes plus courtes le long des
Andes avec suppression des stations intermédiaires, origine polytopique
(appelée bien à tort par M. Reiche « polyphylétique »), sans prendre parii
pour l’une d'elles.
4° Une dernière partie groupe une foule de détails intéressants sur la
flore adventive et la flore cultivée du Chili, dans lesquels notre résumé,
déjà long, ne nous permet pas d'entrer.
Nous devons féliciter M. Reiche du travail énorme auquel il s’est sou-
mis pour tirer de la volumineuse bibliographie et de sa riche expérience
le très intéressant et utile volume dont nous avons cherché à donner un
apercu.
Genève, 20 novembre 1908. Dr J. Briquer.
Sete.
1012
Die Pflanzenwelt Afrikas
insbesondere seiner tropischen Gebiete
VON
Ad. ENGLER
Le monde végétal de l'Afrique, en particulier de ses territoires tropicaux.
Volume II; in-8 de XI et 460 pages, avec 16 planches et 316 figures
dans le texte. Formant le tome IX de la collection de monographies
phytogéographiques édités par Ad. Engler et O. Drude, sous le titre
de La végétation du globe.
La très instructive préface donnée à cet ouvrage par l’infatigable pro-
fesseur de Berlin fait comprendre les raisons qui l’ont amené à la publi-
cation que nous annoncons. Tous ceux qui se sont occupés ou ont voulu
s'occuper de la flore africaine à un titre quelconque, dit en substance
l’auteur, ont soupiré après un traité résumant tout ce que l’on sait sur la
flore d'Afrique, et cela autant que possible avec des figures. « Si nous
avions à notre disposition, répond-il, 30 botanistes styles et 1 million de
marks, nous ne pourrions cependant pas fournir un travail qui puisse être
considéré pendant seulement 20 ans comme à peu près complet ! » Les
exemples cités du précieux Flora of tropical Africa de Oliver et Dyer, du
gigantesque Flora brasiliensis de Martius, ne laissent aucun doute sur la
vraisemblance de cette assertion. Aussi doit-on saluer avec satisfaction
l’idée ingénieuse qu’a eue M. Engler de mener de front un exposé de ce
que l’on sait des formations et des territoires floristiques naturels de
l'Afrique avec une revue systématique sommaire servant d'orientation ou,
si l’on veut, d'introduction à la floristique systématique du continent afri-
cain. L’utilité d’un essai de synthèse de ce genre, déjà grande pour les
botanistes, devient capitale, à défaut d'ouvrage complet, pour les voya-
(9) AD. ENGLER. DIE PFLANZENWELT AFRIKAS 1045
geurs, géographes, forestiers, colons, etc., et cela surtout quand l’illustra-
tion portant tant sur les formations que sur le port et les détails analyti-
ques des plantes elles-mêmes est aussi abondante et aussi réussie que
dans le volume qui nous est présenté.
D’après le plan de l’auteur, l’œuvre doit comprendre cinq volumes,
avec la répartition de matières suivante : 10 Aperçu général sur le monde
végétal de l'Afrique et ses conditions d'existence. 2° Les Ptéridophytes,
Gymnospermes et Monocotylées Angiospermes. 3° Les Dicotylées Angio-
spermes Archychlamydées. 4° Les Dicotylées Angiospermes Sympetales et
les plantes inférieures. 50 Exposé spécial des formations végétales et des
provinces floristiques de l'Afrique tropicale.
C'est le deuxième volume de la serie que nous avons sous les yeux, et
nous pouvons dès maintenant voir en cet ouvrage un manuel qui sera
longtemps indispensable à tous les étudiants de la flore africaine. Les clés
analytiques conduisent en effet à l'intérieur de la famille jusqu'aux
genres. À l’intérieur de ceux-ci, les principales divisions sont suffisam-
ment caractérisées ; les espèces intéressantes sont sommairement défi-
nies ; elles sont entourées d’une foule de renseignements géographiques,
écologiques, morphologiques, etc., et accompagnées de très nombreuses
et excellentes illustrations.
Nul n'était mieux préparé que M. Engler à un aussi vaste travail de
de synthèse. Directeur d’un des plus grands et plus riches musées bota-
niques du globe, auteur d'innombrables travaux géographiques et systé-
matiques sur la flore d'Afrique, connaisseur par des voyages personnels
de diverses parties du territoire immense qu'il décrit (Algérie, Tunisie,
Egypte, Afrique orientale anglaise et allemande, Rhodésie septentrionale,
Transvaal, Natal et Cap de Bonne-Espérance), enfin esprit clair et tra-
vailleur acharné : il y a là un ensemble de conditions très exceptionnelles
et très heureuses. Souhaitons à l’auteur, dans l'intérêt des botanistes
comme dans celui de M. Engler, le temps, les forces et la santé néces-
saires pour mener à bonne fin sa vaste entreprise.
Genève, 24 décembre 1908. D: J. BeIQuEr.
1014
Grundzüge der Pilanzenverbreitung
in den Karpathen
VON
F. PAX
Elements de la géographie botanique des Carpathes. 2%e partie. Vol. in-8 de
VII et 321 pages, 29 figures dans le texte et une carte en couleurs.
Formant le Tome X de la collection de monographies phytogéogra-
phiques éditées par Ed. Engler et O0. Drude, sous le titre de La vege-
tation du globe.
Après un laps de dix années, le professeur Pax nous donne la seconde
partie de ses études sur la géographie botanique des Carpathes, achevant
ainsi une œuvre d’un très grand intérêt européen, en ce qu'elle traite
d’un territoire étendu et relativement peu connu.
L'ouvrage se divise en trois parties fort inégales, traitant : 1° d’une
discussion spéciale de la flore fossile des Carpalhes; 2° des faits les plus
importants dans la distribution de genres et d'espèces pris en particulier ;
3° de la caractéristique des districts botaniques des Carpathes.
1. Discussion spéciale de la flore fossile des Carpathes. — Cette partie
a été rédigée par l’auteur dans des conditions très favorables. Il ne se
borne pas en effet à donner un résumé critique des travaux des palaeo-
phytologues, mais a contribué lui-même dans plusieurs mémoires anté-
rieurs au dépouillement de dépôts de fossiles ou d'empreintes, ce qui
donne à son exposé une autorité toute particulière. Il résulte de l’ensem-
ble des documents connus que les antécédents des faits de dispersion
actuels peuvent être retracés jusque vers le milieu des temps tertiaires.
À cette époque, l'élément méditerranéen était fortement développé, pour
diminuer des le début des temps glaciaires. L'auteur admet que les
traces méditerranéennes existantes remontent à ces temps reculés et ne
(11) F. PAX. GRUNDZÜGE DER PFLANZENVERBREITUNG IN DEN KARPATHEN 1015
sont pas düs à une réimmigration postglaciaire. Les éléments pontique
ei dacique sont également, pour M. Pax, d’origine tertiaire : anéantis par
les temps glaciaires dans les Carpathes occidentales, ils ont persisté à un
degré plus fort dans les Carpathes orientales. L’immigration de l’el&öment
medio-europeen et europaeo-siberien s’est poursuivie depuis la fin des
temps terliaires jusqu’aux temps actuels (le hêtre serait d’origine post-
glaciaire dans les Carpathes). L’element alpin remonte aux temps
glaciaires, il en est de même pour les éléments boréal-arctique et
boréal-subarctique, sudétique et sibérien. Parmi les éléments constatés
paléontologiquement et détruits ou presque détruits au cours du quater-
naire, l’auteur mentionne les éléments américain et asiatique (Asie cen-
trale et orientale). L'auteur estime impossible de donner une histoire
détaillée de ces mouvements floristiques et en cela, nous ne pouvons que
louer sa prudence. Il eût néanmoins été intéressant d'apprendre sous
quelle forme et dans quelles conditions M. Pax se représente par
exemple l'immigration des éléments « alpins » de la flore des Carpathes.
2. Faits les plus importants dans la distribution d'espèces et de genres
particuliers. — Dans cette partie l’auteur cherche à suppléer à l'absence
d'histoire des mouvements floristiques par des apercus sur la phylogenie
de certains groupes intéressants. Il examine d’abord des genres à varia-
bilité faible (Aquilegia, Saxifraga, Primula, Soldanella, Orobanche et
Phyteuma), pour passer ensuite aux groupes polymorphes (Trisetum,
Dianthus, Cerastium, Alchemilla, Cytisus, Hypericum, Heracleum, Knautia,
Campanula, Adenostyles, Achillea, Erigeron). Nous avons eu souvent
l’occasion de nous exprimer sur les essais de phylogénie analogues. Elles
se heurtent à des difficultés d’autant plus grandes que le botaniste qui
étudie un territoire restreint ne peut raisonnablement porter un juge-
ment sur des questions qui exigent la connaissance approfondie du
groupe tout entier. Nous aurions, en ce qui nous concerne, des réserves
à faire sur l’un ou sur l’autre des points traités. Il ne faut d’ailleurs pas
oublier que dans ce domaine, on n’a jamais à faire qu’à des conjectures qu'il
faut se garder d'envisager comme des faits. Suit un résumé des travaux
de v. Wettstein, v. Sterneck et v. Borbas sur les groupes à dimorphisme
saisonnier, une longue étude sur les genres à la fois polymorphes et
riches en hybrides (Salix, Quercus, Anemone, Aconitum, Sorbus (séparé,
avec raison croyons-nous, du genre Pyrus), Rosa, Anthyllis, Pulmonaria,
Inula, Cirsium, Centaurea et Hieracium). Mentionnons à ce propos que
l’auteur décrit en note une série d'espèces nouvelles dans différents
groupes, en particulier parmi les Hieracium. Enfin les pages relatives
1016 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908 (12)
aux plantes cullivées et aux cryptogames cellulaires résument utilement
des données éparses relatives à ces matières pour le territoire considéré.
3. Caracteristigne des districts botaniques des Carpathes. — Cette
partie qui remplit les pages 141 à 272 formera sans doute la base de
tous les travaux ultérieurs de phytogéographie systématique relative aux
Carpathes. La division fondamentale en Carpathes orientales et occiden-
tales a déjà été motivée dans le premier volume. Chacun de ces groupes
est subdivisé en districts, dont l’auteur donne les traits caractéristiques
soit comme composition floristique, soit comme formations. Nous ne
pouvons naturellement entrer dans le détail de cette intéressante et
savante analyse. Bornons-nous à insister, en l’approuvant, sur le fait que
l’auteur distingue dans chaque distriet naturel des étages altitudinaires,
par opposition au système développé par M. de Hayek, dans lequel l'étage
alpin des Carpalhes est réuni à l’étage alpin des Alpes. Il ya évidemment
dans ce dernier système une mauvaise application des principes de clas-
sification écologique, puisqu'il n’est pas de nature à donner une bonne
idée de l’histoire du développement de la flore des territoires à hautes
montagnes. On pourrait, selon nous, avec des saisons écologiques encore
meilleures, distinguer un territoire aquatique pour les plantes submer-
gées |
L'auteur termine par un supplément bibliographique et un excellent
index, ce livre instructif et enrichi de nombreuses et très bonnes gra-
vures de plantes carpathiques; nous ne pouvons qu'en recommander
vivement la lecture à tous les botanistes qui s'intéressent à la flore de
l’Europe orientale.
Genève, 24 décembre 1908. Dr J. Briquer.
1017
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D’AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
Pages
Ienosseollaborateurs et lecteurs.. „=. „1... u. ce ee 777
AZNAVOUR (G.-V.). — Un nouveau Merendera d’Anatolie (avec gravures
Hansslestexto)rtn nn ee ie RAA NES SANT I N 248
BEAUvERD (G.) — Société botanique de Genève, Compte rendu des séances
60 LOUE RER 71, 149, 221, 301, 376, 453, 515, 867, 973 et 982
BEAUVERD (G.). — Bibliographie : Druce, List of British plants ........ 228
BEAUVERD (G.). — Plante Brasilienses sive enumeratio plantarum in Bra-
silia a cl. Damazio, Gounelle, Usteri et botanicis nonnulis lectarum
(aveceravures dans ie texto) ACC Irene AUNS sn re 283
BEAUVERD (G.). — Le Buis dans le Bassin de Sallanches (Hte-Savoie) ... 62%
BEAUVERD ei Nécrologie Romel in... An Ne 697
BEAUVERD (G.). — Nouvelles espèces uruguayennes du genre Nothoscor-
dumgRunthrw man ee a RNA LEE 993
Becker (Wilh.). Beitræge zur Violenflora Asiens..................... 739
Borssreu (H. de). — Note complémentaire et rectificative sur des Ombelli-
TOresgdeg&oreen: aa Va N EEE RR 641
Bonarı (G.). — Contribution à l'étude du genre Mazus Lour. (Avec gra-
Muresidans le texte) in. an a RT 525
BornmüLreR (J.), Beitræge zur Flora der Elbursgebirge Nord-Persiens
(SuRteze kin) ma ee re 109, 545, 723, 821 et 915
BornMmürter (J.). — Notes complémentaires sur le voyage d’Edmond Bois-
Siernen Lydie (LOL). 2 na er InRes 931
Briquer (J.). — Bibliographie (Grundzüge der Pflanzenverbreitung: 1° in
Chile, von Dr Karl Reiche; 20 in den Karpathen, von F. Pax; 30 in
Afrika, mit den Charakterpflanzen Afrikas, von A. Engler)........ 1009
CANDOLLE (C. de). — Begoniac® nove (avec une gravure dans le texte)... 309
CanpoLLe (C. de). — Trois Peperomia des Nouvelles-Hébrides .......... 329
CapiTaine (L.). — Hyalocalyx Dalleizetti nov. spec., Turneracée nouvelle
depMadarascar..ın... 2.2. 2 ee. Nr AN Rene A ER RAne 251
(ARnon(d.)..— Notesibryologiqueser. rn 0 Er PP PR 90 et 163
Carpor (J.). — Mousses Nouvelles du japon ét detente Don 331
CHopar (R.). — ntude critique des genres Scoparia L. et Hasslerella Chod. 14185
Crucaer (P.). — Note sur deux nouveaux parasites du Polygonum alpi-
UN DA Re ne ARR RR RP ET 245
Frrcue (P.). — L’indigenat de l’Epicea (Picea Excelsa) dans les Hautes-
MOSES. a ee in OA RE A 718
Fries (R.-E.). — Einige weitere Bemerkungen über die Gattung Scoparia 934
GAILEARD (G.). — Vandalisme Jurassien 20.22 0 1008
GuinIER (Ph.). — Contribution à l’histoire de la végétation dans le Bassin
du lac d'Annecy, d’après les restes végétaux trouvés dans les stations
lacustresméolithiques. 2 ns een re ee re 811
1018 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2Me sER.). 1908
Pages
Hawer (R.). — Monographie du genre Kalanchoë..................... 17
Hamer (R.).— Kalanchoë Luciæisp noy.. 000 LR CCE 294
HAmer (BR): Crassula Marie: sp noya nee ee 718
Herrer (W.).— Les Ptéridophytes du Bassin francais de la Méditerranée 79%
Kezcer (R.). — Zur Kenntnis der Sectio Brathys des Genus Hypericum. 175
LEHMANN (E.). — Geschichte und Geographie der Veronica-Gruppe
Agnes ts se ee ee le te 229, 337, 410 et 644
Le Renarp (Alf.). Structure interne du petiole dans le genre Meliosma (Sa-
biacees) =... NS RE ee en Re NUS RER 40
MAILLEFER (A.). — Sur la Biologie florale du genre Incarvillea......... 93
Mazinowski (E.). — Une nouvelle espèce de Crucianella du Kurdistan 623
Mazme (Gust. ©. A.). — Contributions à l'étude des espèces paraguayennes
du genre Oxypetalum (R. Br.,) section Tweediopsis........... 98 et 395
Meyran (Ch.). — Contributions à la flore bryologique du Jura.......... 393
Meyran (Ch.). — Recherches sur les espèces européennes du genre Onco-
DROMUS ER ee OU LE MAP 469
PaziBinE (J. W.). — Nouveaux Astragalus et Oxytropis de la Mongolie
occidentale... x... ee A PR EAN SEE 157
PALIBINE (J. W.). — Note sur le genre Stimpsonia C. Wright.......... 162
Pasing (J. W.). — Contributions à l’histoire de la flore de la Transcau-
casie occidentale 50 are ee 445
PETITMENGIN (M.). — Sur une primevere monocarpique................ 107
PETTIMENGIN (M.). — Primulaceæ novæ Sinenses (Collections du Muséum
de Paris: (RR. PP. Ducloux, Mussot et Soulié)................... 363
ScHinz, (H.). — Beitræge zur Kenntnis der Afrikanischen-flora..... 625 et 699
SCHINZ, (H.). — Mitteilungen aus dem botan. Museum der Universität
URGENT Re A Un Rae CT A Re 778 et 901
SCHNEIDER (C. K.). — Weitere Beitræge zur Kenntnis der Gattung Ber-
beristbuberbenis).n ne. Ne RE Te TR 192 et 258
SCHUSTER (J.). — Zur Systematik von Castalia und Nymphæa.......... 69
SERGUEEFF (M.). — Répartition géographique du genre Iberis L......... 609
SERVETTAZ (C.). — Note préliminaire sur la systématique des Elæagnacées 381
STEPHANI (F.). — Species Hepaticarum.. 49, 195, 205, 267, 371, 426, 483, 561,
661, 745, 837 et 941
Taompson (H. Stuart). — Note sur les Juncus bicephalus Viviani et
JBufontusiwar fascieulatus Koch... NES UE ER RNERRe 75
WiLLiAMs (F. N.). — European varieties of Silene inflata .............. 402
ZAHLBRUCKNER (A.). — Beitræge sur Flechtenflora Brasiliens........... 459
TABLE DES PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
. PLANCHE I. — Nymphæa sp.
Pranche Il. — Acantholimon Demaiwendicum Bornmüller spec. nov. (nat.
Grösse).
PrancHhe III. — 1. Astragalus Grum-Grschimailoi Palibine, sp. nov. (grandeur
naturelle).
2. Oxytropis Potanini Bunge, sp. nov. (grandeur naturelle).
3. Oxytropis rhizantha Palibine, sp. nov. (grandeur naturelle).
PLANCHE IV. — 4. Oxytropis tenuis Palibine, sp. nov. (grandeur naturelle).
5. Oxytropis Grum-Grschimailoi Palibine, sp. nov. (réduit à ?/3).
PLANCHE V. — Hyalocalyx Dalleizetti L. Capitaine n. sp.
Pranchk VI. — Quercus macranthera F. et M., des dépôts de Soukhoum.
Pranche VII. — Polygonaceen-Studien.
Pranche VIII. — Diplotenia cachrydifolia Boiss. im westlichen Elburs ende-
misch, bei Asadbar meilenweit die Berglehnen bedeckend.
——_
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER
2me série.
Tome VII, 1908.
TABLE-DES TRAVAUX PAR ORDRE DES MATIÈRES
Anatomie, Biologie, Physiologie
(Générales et spéciales).
Pages.
Beauvero. Culture expérimentale
de Primula Auricula........
BEAUvERD. Quatre cas de térato-
lostervegetale "7.
Bougier. Théorie nouvelle sur la
fonction des chromosomes nu-
CRÉRIRR SN. eee die
CHoparT. Synthèse des ferments
OXydanis an. 22h.
CanpoLLe (Casimir de). Une
pomme anormale............
LEenpner. Recherches histolo-
giques sur les zygospores du
Sporodinia grandis .........
Le Renarp. Structure interne
du petiole dans le genre Me-
DOS ame
Le Roux. Recherches biologiques
sur le lac d'Annecy (résumé) .
Marccerer. Biologie florale du
genre Incarvillea ...........
Martin. Observations mycolo-
siques-hibernales.....:.....
SERGUEEFF. Parasitisme des cham-
PISBONSCHEN 2 nn. en:
TiEsEnHausen (M. de). Sur les
affinités des Buxackes,......
Virer. Le plancton du lac des
ODA en
Virer. Plancton hivernal du lac
Bleu de Kandersteg .........
Systématique, Géographie
botanique.
Aznavour. Un nouveau Meren-
SAONE CRIER TION ORNE
Beauverp. Le Buis dans le bassin
derSallanches #10 624,
BEAuverd. Buliminus detritus
dans les garides genevoises ...
BEAUvVERD. Erica vagans dans
le bassin d'Annecy ....... 84,
BEAUvERD. Eriocaulacées nouvel-
ETUDES Eee
Beauverp. Herborisation à Tenay
BeauverD. Herborisation autour
Hespbauges. 22... Nee
BEAUVERD. Hieracia des Alpes
occidentales ............ 152,
BEAUvERD. Hybrides spontanés de
SAREAU ES ES ue ee sn
Beauverr. Nouvelles Epervieres
HESFATAVIS Er ER
923
980
880
Pages.
BEAUVERD. Nouvelles espèces uru-
guayennes de Nothoscordum 988, 993
BEAUVERD. Nouvelles herborisa-
tions dans les Aravis........ 869
BEAUVERD. Plantæ brasilienses.. 283
BEAUVERD. Quelques phanéro-
games du bassin de l’Arve... 44%
BEAUvERD. Tulbaghia Simmleri
SPEDONS N rNi nte 988
BEAUVERD. Une nouvelle variété
d’Androsace coréenne ....... 308
BEAUVERD. Vegetation hibernale 225
Becker. Beitr. zur Violenflora
SIENS Er 739
Boıssıeu (H. de). Notes rectificati-
ves sur des Ombellifères de Corée 641
Boxari. Contribution à l'étude
dussenre Mazus 5 25726. 525
Bornwmürter. Flora der Elburs-
gebirge N. Persiens 109, 545, 723
821, 915
BoRrnMmürLLer. Voyage d’Edmond
Boissier en Lydie (1842)..... 931
CanNDOLLE (C. de). Begoniaceæ
HOVÉTAN SET ITREIEEE 309
CanDoLLe (C. de) Trois Peperomia
des Nouvelles-Hébrides . ..... 329
CAPITAINE, Hyalocalyxæ Dalleizetti
nov. spec. Madagascar . ...... 251
CarDotT. Mousses nouvelles du
Japon et de Corée 77 331
Carnot. Notes bryologiques .. 90, 163
ÜHENEVARD. Nouvelles remarques
sur la flore du Tessin ....... 81
ÜHENEVARD. Une nouvelle Caryo-
phyllée du Tessin ........... 306
CHoDAT. Des genres Scoparia et
Haslerellaz omas 1, 85
CHoDAT, Heterococcus, gen. nov.
Confervacearum ............ 81
Caopar. Une forêt de Pinsapo mé-
CONNUE FF ET RE 522
CHopar. Nouvelles herborisations
en Espagne a2. ee 303
ÜRUCHET. Deux nouveaux para-
sites du Polygonum alpinum.. 245
DE Rıaz. Albinisme chez Epilo-
beum-spicatume a 980
FLichE. L’indigenat de l’Epic&a
dans les Hautes-Vosges ...... 718
Fries. Ueber dieGattung Scoparia 934
Guixer. Cypripedium calceolus
aux VOIRON RE ER 922
Guiner. Gagea lutea au Petit Sa-
Jéve CT ER PR ee LA
1020
Pages.
Guiner. Hieracia de l’Herbier
Bernet re EM ee cie 227
Guiner. Note sur le Thamnium
Lemani (Schn.) Amann...... 379
Guinier. Vegetation des stations
nöolithiques du lac d'Annecy. 882
Hauer. Crassula Mariæ........ 715
Hamer. Kalanchoë Lucie sp. nov. 254
Hamer. Monographie du genre Ka-
lAnCROB SERRE RE Re 17
HERTER. Les Ptéridophytes du
bassin français de la Méditer-
PANÉBS ee une ati 794
Kranzuin. Orchidaceæ africanæ 626
Kerner. Sectio Brathys des gen.
Hyperiums TRE ere 175
LENDNER. Cinq espèces nouvelles
du genre Mucor nen. 78
LEnpner. Herborisation au lac du
Bourget nee 868
LEHMANN. Der Veronica-Gruppe
agnestas. N: 229, 337, 410 et 644
Marnowsxr. Crucianella Kur-
distanica sp: Nov et tee 623
Marne. Espèces paraguayennes
du genre Oxypetalum, section
RAT SAONE ER 98 et 395
Marrın. Herborisation mycologi-
que aux environs de Perrignier 974
Martin. Isopyrum thalictroides
aubinchatz see: Lkk et 880
Marrın. Sphagnum du territoire
GENEVOLS SE N IRRE 879
Meyran. Sur les espèces euro-
péennes du genre Oncophorus. 469
Meyı.an. Contributions à la flore
bryologique du Jura......... 393
Parısine. Contributions à l’his-
toire de la Flore de la Trans-
caucasie occidentale. ........ 445
Parisine. Fagus Hohenackeriana
SPAMOV SE NN EME Us 378
Parısıne. Note sur le genre
SUMIDSONIO EN SEE CRE 162
PaziBiNe. Nouveaux Astragalus
de Mongolie, re. 2. 157
Pax. Euphorbiaceæ africanæ... 634
PETITMENGIN. Primulaceæ novæ
SIRÉNSES ls AV rie 363
PETITMENGIN. Une primevère mo-
DOCATDIQUE AR APCE RPM 107
Romisux. Plantes d'Algérie .... 80
Schinz. Beitr. zur Kenntnis der
Afrikan!Blora, 2.2.02 625, 699
SCHNEIDER. Beitr. z. Gatt. Ber-
Des an rel 192, 258
SeRuster. Polygonaceen-Studien 70%
SCHUSTER. Systematik von Cas-
talia und Nymphea......... 65
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908
Pages.
SERGUEEFF. Réparlition géogra-
phique du genre Ibemzs ...... 609
SERVETTAZ. Note préliminaire sur
les Eleagnacee. Li 70e 381
STEPHANI. Species Hepaticarum.
49, 125, 205, 267, 371, 426, 483,
561, 661, 745, 837 et 941
Thompson. Albinisme chez Sera-
Dias condıgera.... Se 156
THeELLunG. Cruciferæ africanæ .. 697
THezLuxe. Nomenclator Garsaul-
TANUS ES an NES RES 713, 787
THompsox. Note sur J'uncus bice-
phalus et J. bufonius var. fas-
CICUIULUS Se 75
Virer. Desmidiacées de la vallée
du.frient 2 nee 299
Virer. Herborisation au Vuache 439
Wiırzıams. European varieties of
Szlene.anflata..n.. an 402
ZAHLBRUCKNER. Beitr. zur Flech-
tenflora Brasiliens........... 459
Bibliographie. Necrologie.
Technique. Divers.
BAtAıLLe. Flore monographique
des Amanites et des Lépiotes
(résumé par Ch.-Ed. Martin)
Baraıtze. Flore monographique
des Astérosporés, Lactaires et
Russules (résumé par Ch.-Ed.
Martin... Ces D24
Beauverp. Société botanique de
Genève 77, 149, 221,301, 376, 453,
515, 867, 973 et 982
Bouvier (Dr Louis, 1819 + 1908):
sa nécrologie par G. Beauverd 437
Briouer. Bibliographie : Végéta-
tion der Erde VII, IX et X..
Brux (Prof., Jacques, 1826+1908)
Notice nécrologique......... 982
Druce, List of British Plants (ré-
SUMO) Hs 2.2.2 TA CROP ER 228
Fzicne (Paul, Prof. 1836 + 1908),
nécrologie par Ph. Guinier... 982
Garzrarp et W. B. Vandalisme
jurassien. : :.2, 2. NCAA 1008
Gave. Un procédé pour la bonne
dessication des plantes.......
Gave. Flore populaire de la Sa-
voie (compte rendu)......... 992
Hasster. Supercheries botaniques
de Domingo Parodi.... 979 et 985
Ivoras. Lesjardinsalpins(résumé) 307
Romer (Noël-Jean, 1841 + 1908),
sa nécrologie, par G. Beauverd 697
Wirczek et ScxiNz, Flore de la
Suisse (compte rendu) ....... 991
1021
REPERTOIRE DES NOMS DE PLANTES
CITÉS DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés cn italique.
A alba 810, 885, 888, 893; Nordmanniana 446; picea 784; pinsapo
922. — Absidia spinosa 77. — Abutilon rufinerve 300. — Acacia arabica 785;
nilotica 785; Senegal 785. — Acantholimon acerosum 933; Bodeanum 123;
bracteatum 122; cabulicum 122; cephalotes 122; curviflorum 123; Demavendi-
cum 122; distachyum 122; festucaceum 123; Heratense 123; Hystrix 123;
incomptum 12%; incomptum var. Straussii 123; longiflorum 123; polystachyum
123; quinquelobum 123; roseum 124; Rudbaricum 123; Sahendicum 123;
Scorpius 42%; Straussii 423; truncatum 123; truncatum ssp. Rudbaricum 123;
Acanthophyllum crassifolium 918, 924; microcephalum 924; mucronatum 924 ;
Acer sp. 889, 893; campestre 446, 451, 894; insigne 560; insigne var. longi-
loba 925; insigne var. obtusiloba 925; monspessulanum 868, 932; opulifolium
895 ; platanoïdes 446; Pseudoplatanus 446, 785, 871; Trautvetteri 446, 451. —
Achillea Ageratum 786 ; millefolium 793; Ptarmica 789; Talagonica 920; ver-
micularis 919. — Aconitum Anthora 518, 780; lycoctonum 518; Napellus 518,
719; paniculatum 901. — Acorus Calamus 780. — Acrobolbus campylodontus
603. — Acrocladium cuspidatum 917. — Acrostichum ilvensis 794; Marantæ
801 ; septentrionale 798; thelypteris 795; velleum 801. — Adelanthus breck-
nockiensis 603; brevicaulis 596; Crossii 597; cubanus 597; decipiens 595;
decurvus 599; dugortensis 596; falcatus 598; magellanicus 597; sphalerus 599;
unciformis 600. — Adiantum Capillus Veneris 786, 802, 811-818; pedatum
786. — Adonis Bætica 304; æstivalis 923; æstivalis var. dentata 923; æsti-
valis var. provincialis 923; æstivalis var. squarrosa 923; Cupaniana 923; den-
tata 923; dentata var. & microcarpa 923; dentata var. provincialis 923; micro-
carpa 923; microcarpa var. x orientalis 923; squarrosa 923; vernalis 781, 869.
— Adoxa Moschatellina 901. — Aecidium Aristolochiæ 922; Euphorbiæ 922;
Haussknechtianum 918; Pisi-formosi 918; rubellum 921: Scabiose 919. —
Aegilops ovata var. 8 triaristata 827; squarrosa 828; squarrosa var. 8 Meyeri
1022 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SséR.). 1908
828; triuncialis 828. — Aerobryopsis vitiana 171. — Aethionema saxatile
407, 442, 868. — Aethusa Cynapium 789. — Agaricus campestris 790. —
Agrimonia Eupatoria 786, 889, 892, 926. — Agropyron repens 791. — Agro-
pyrum cæspitosum 827; cristatum 827; glaucum 827; intermedium 827; inter-
medium ssp. trichophorum 827; longiaristatum 826; Orientale var. y squarro-
sum 827; squarrosum 827. — Agrostemma Githago 902. — Agrostis alpina
872. — Aira capillaris 737. — Ajuga Chamæcistus 121; Chamæcistus var. y
euphrasioides 121; Chamæcistus var. 8 stenophylla 121: Chamæcistus var.
tomentosa 121; Chamæpytis 81, 788; euphrasioides 121; genevensis. 517;
Iva 788; reptans 121, 788; scoparia 121 ; Turkestanica 121. — Albugo candida
918: Tragopogonis 919, 921. — Alcea apterocarpa? 932. — Alchimilla penta-
phylla 872; splendens 81; vulgaris 786. — Alhagi maurorum 785. — Alliaria
officinalis 786. — Allium Akaka 732; Ampeloprasum 786; Andicola 996; asca-
lonicum 788; atroviolaceum 731 ; bivalve 994; Bonariense 996, 1001: Borboni-
cum 995; canescens 997; capitellatum 732; Cepa 788; Chilense 995 ; Chinense
994; confusum 731; Derderianum 732; euosmum 99%; fistulosum 788; flavescens
994 ; fragrans 99%, 100% ; grossibulbum 1002 ; hæmanthoides 732 ; hæman-
thoides var. 8 lanceolatum 732; hymenorhyzum 732; inodorum 1004; Lloy-
diflorum 998; macrantherum 1005; Minarum 1001 ; montanum 871; Monte-
vidense 1001; nudum 998 ; ornithogaloides 994 ; Ostenii 996 ; Porrum 903 ;
rubellum 732; rubellum var. y parviflorum 732 ; sativum 786 : scabridulum
1000; scabriscapum 731; Schoenoprasum 871; Sellowianum 994, 1004; ses-
sile 996; sibiricum 873 ; sphærocephalum 870 ; striatellum 99% ; striatum
994: subbiflorum 995; subsessile 996 ; Sulvia 995; Tataricum 731; Thun-
bergii 994. — Allosorus crispus 801, 873, 874. — Alnus barbata 723;
cordifolia 560; cordifolia var. subcordata 560; glutinosa 305, 723, 887; gluti-
nosa var. barbata 723; glutinosa var. denticulata 723; incana 887, 893; rotun-
difolia 71%, 786°, subcordata 560 ; subcordata var. y cerasifolia 560; subcordata
var. 8 villosa 560; viridis 871, 873. — Alobiella acroscypha 567, 570; bifida
567, 572; borbonica 566, 567 ; Chevalier: 566, 567 ; cynosurandra 269; domini-
censis 567, 571; Dusenii 567, 571; heteromorpha 566, 567, 568; Husnoti 567,
571; latiflora 567, 569; macella 567, 570; parvifolia 566, 568; pulvinata 567,
572; rufa 567, 569. — Alo& Soccotrina 779, 785; Vera 779; vulgaris 779, 785.
— Alopecurus agrestis 736; arundinaceus 736; Aucheri 736; pratensis 736;
textilis 736; vaginatus 736. — Alpinia Galanga 780. — Alsine brevis 925;
Chamzedrifolia 648; Lydia 925; montana 925; montana var. & Caucasica 925;
Rudbarensis 925; selerantha 925; tenuifolia var. Lydia 925; tenuifolia var.
viscosa 925; verna 871; Wiesneri 925. — Alternanthera sessilis 548. —
Althæa officinalis 786; rosea 793, 932. — Alyssum alpestre var. obovatum
933. — Amanita muscaria 975; spissa 975. — Ammi Visnaga 908; majus 81.
— Amaracus Majorana 793. — Amblyodon dealbatus 836. — Amblyste-
gium filicinum var. submersum 359; Kochii 917; serpens var. angustifolium
359; Sprucei 359. — Amphicome angusta 96 ; arguta 97. — Amphidium clas-
RÉPERTOIRE, 1023
tophyllum 336 ; lapponicum 336 ; sublapponicum 336. — Amphora minutissima
522; ovalis 522. — Amygdalus communis 869. — Anacardium occidentale;
783. — Anagallis arvensis 787: fœmina 787. — Anaptychia comosa 468
hypoleuca 468; leucomelæna 468. — Anchusa officinalis 788. — Andrachne
colchica 446; fruticulosa 556, 557; nummulariifolia 556; reflexa 556, 557;
rotundifolia 556; telephioides 556; telephioides var. 8 virescens 556; virescens
556. — Andropogon Ischemum 735, 922, 981; Schenanthus 783; Sorghum
793. — Androsace aizoon var. coccinea 369; axillaris 368, 370: erecta 369;
geraniifolia 308; helvetica 872; Henryi 308; Prattiana 369; rotundifolia 308;
sarmentosa var. laxiflora 368 ; saxifragifolia 308, 370; saxifragifolia var. Fau-
ricana 308 ; spinulifera 369, 370; villosa var. Zambalensis 368, 369; Yargon-
gensis 367, 369. — Andryala dissecta 305. — Anemone alpina 871; baldensis
872; Hepatica 444, 791. 869, 871, 879; Hepatica var. transsilvanica 879: nar-
cissiflora 871; nemorosa 440, 441, 90%; palmata 305; Pulsatilla 90%; ranuncu-
loides 440; vernalis 872. — Anethum graveolens 787. — Angelica Archan-
gelica 780; crucifolia 643; megaphylla 643; pyrenæa 719. — Angstremia
virens 470. — Anisophyllum humifusum 742, 751. — Anœctangium pulvi-
natum 331; rivale 331. — Anogramma leptophylla 801, 811, 813, 815, 818. —
Anomoclada mucosa 590. — Anomodon attenuatus 916; longifolius 358 ; viti-
culosum 335, 916. — Antennaria dieeca 791. — Anthelia asperifolia 508:
phyllacantha 513; Turneri 512. — Anthemis Cotula 788; leucanthemoides 932;
nobilis 788; pectinata 932; Smyrnæa 933: Smyrnæa var. Reuteriana 933: tinc-
toria 902. — Anthericum Liliago 518; patulum 626; Rautanenii 625, 626. —
Anthochlamys polvgaloides 547. — Anthriscus Cerefolium 788. — Anthyllis
montana 518: Vulneraria 908. — Antirrhinon Dioscoridis 648: latifolium 441.
- Anvillæa radiata 80. — Apium graveolens 787. — Aplozia amplexicaulis
361; riparia var. tristis 361. — Apocinum Syriacum 786. — Aquilegia alpina
873; vulgaris 517, 787. — Arabis alpina, 440, 518; auriculata 442; bellidifolia
872, 876; muralis 518, 519, 870; sagittata 442, 871; strieta 442; subcoriacea
877. — Aralia nudicaulis 781.— Arbutus Unedo 908. — Arctium minus 787.
Areca Cathecu 785. — Arenaria recurva var. hirsuta 932. — Aristolochia
Clematitis 780; Iberica 553; longa 780; Maurorum var. £ latifolia 553, 922;
pallida 780; Pistolochia 780; rotunda 780; Sempervirens 781; Serpentaria 781.
— Armeria plantaginea 407. — Armillaria mellea 974. — Arnica montana
780, 873. — Aronia rotundifolia 517, 870. — Aronicum scorpioides 872. —
Arrenatherum Kotschyi 738. — Artemisia Abrotanum 786; Absinthium 519,
786 ; campestris 519, 981; Dracunculus 789; Herba-alba 80, 304; mollis 786;
mutellina 872 ; pontica 786; vulgaris 787. — Arthrodesmus bifidus 223, 225;
incus 223, 225. — Arum elongatum 726; Kotschyi 726; maculatum 787;
virescens 725. — Arundo Donax 305. — Asarum europzum 787, 870; virgi-
nicum 781. — Asparagus officinalis 787. — Asperula cynanchica 904; micro-
phylla 927; odorata 441, 519, 787; trichodes 927. — Asphodelus ilstulosus
30%. — Aspidium aculeatum 797, 831; aculeatum var. angulare 797; aculeatum
1024 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me SÉR.). 1908
var. lobatum 797; aculeatum var. 8 Swartzianum 832; aculeatum x vulgare 831 ;
alpestre 798; angulare 831; filix mas. 831; lobatum 831; lonchitis 797; monta-
num 832. — Asplenium Adiantum nigrum 786, 800, 810, 818; Ceterach 788,
800; filix femina 797; fontanum 800, 810, 811, 813, 813-818, 870; germani-
cum 799, 810, 811, 813-817; glandulosum 799, 812-818; Haussknechtii 831;
lanceolatum 800, 810, 811, 813, 815-818; lanceolatum var. foresiacum 800;
lanceolatum var. obovatum 800 ; marinum 799, 812-818 ; Petrarchæ 799 ;
Ruta muraria 786, 799, 810-816, 818, 831; Ruta muraria var. Haussknechtii
831 ; scolopendrium 798 ; septentrionale 798, 810, 811, 813-817, 873, 874;
trichomanes 786, 799, 811-818, 831; viride 799, 810, 811, 813-817. — Aster
alpinus var. polycephalus 872, 879. — Asterionella gracillima 977, 978. —
Asteriscus graveolens 80; pygmæus 80. — Astragalus alpinus 872; amphi-
logus 933; aristatus 872, 873; Asterias 925; Beckii 926; chrysanthus 918;
eruciatus 925; Danicus 926; ellipsoideus 158, 159; erinaceus 552; fillicaulis
925; filicaulis var. agrestis 926; floccosus 926: Glaux 304; Grum-Grshimailoi
158; holosemius 926; monspessulanus 442; ptilodes 932; pulchellus 926; Ras-
wendicus 926; remotijugus 918; Sammamensis 926; saxatilis 926; senilis 926;
submitis 926; Talagonicus 552; Talyschensis 926; Tragacantha 785; Trojanus
932. — Astrantia major 905; minor 874. — Astrothelium conigerum 459;
sepultum 459. — Athamanta crelensis 789; macedonica 903. — Athyrium
alpestre 798, 810, 811, 813-817, 831 ; filix femina 797, 811, 813-817, 831. —
Atractylis cæspitosa 80; serrata 80. — Atraphaxis Aucheri 549; Spinosa
var. y glauca 549. — Atriplex hortense 787; Tataricum var. 8 virgatum 546. —
Atropa Belladonna 787. — Auricularia Auricula 786. — Avena barbata 738;
sativa 787; versicolor 872. — Azolla 815; arbuscula 803; filiculoides 803, 812,
814-818; magellanica 803.
Bauota nigra 793. — Balsamea capensis 633. — Barbacenia Beauverdii
283. — Barbarea vulgaris 517, 906. — Barbula convoluta 38% ; fallax 476;
fallax var. brevifolia 478 ; unguiculata 834. — Barjonia laxa 100. -— Basana-
cantha hebecarpa 2. — Bazzania bidens var. dissodonta 754 ; Brighami 840;
diversicuspis 748; fusca 856; Lechleri 773; nuanuensis 696; pallens 694; phyl-
lobola 755; planiuscula 845; Rusbyi 956; teretiuscula 846; vincentina var. sub-
mutica 968. — Begonia alnifolia 317, 323, 326; angularis 314; annobonensis
313; Bakeri 320; barbana 317; Biolleyi 317; carpinifolia 317; cobana 322;
conchæfolia 317; Cooperi 317; Copeyana 316; cucullata 317; cuspidata 317;
dolabrifera 313; erythrotrica 321 ; estrellensis 317; exalata 313, 326; ferruginea
319; fissisepala 319; folosia 319; glandulosa 320; Griffithiana 313; guyanensis
var. 8. glaberrima 318; hispida 314; hygrophila 318; ignea 318; involucrata
jamesoniana 326; leptophylla 319; longipes var. £. laticordata 314; Luxii 323;
Luxii var. 8. pilosior 318; macroptera 313; manicata 323; Maurandiæ 313, 326;
monoptera 313; monticola 325; nelumbiifolia 314; nepalensis 313; Pittieri 316:
RÉPERTOIRE. 1025
plebeja 318; pululahuana 395; ripicola Al; scandens 318, 323, 326; scandens
var.cordifolia 320, 326; Scharffii 321; semperflorens 31%; serrulatoala 312, 321 :
Sodiroi 323; squamosa 315; squarrosa 315; stigmatosa 315; tenuipila 315;
tiliæfolia 324; Tovariensis var. 8. ocanensis 318; triloba 322; truncicola 323;
Ulei 313; umbellata 319; unialata 313; urlice 319; vestita 345; Whitei 310.
— Begoniella angustifolia 310; Kalbreyeiri 310; Whilei 310, 524; Bellevalia
Elwendica 732; paradoxa 732: Bellidiastrum Michelii 873. — Bellis perennis
226, 787. — Berberis actinacantha 265; actinacantha var. Grevilleana 269;
acuminata 495, 497; aggregata 202, 203, 264; amurensis 260; angulosa 194:
angulosa var. brevipes 194: arguta 197, 198; aristata 200; barandana 197; boli-
viana 266; brachybolrys 260, 263; brachypoda 262; brachypoda var. salicaria
262; Bretschneideri 261 ; brevipaniculata 263; brevipedunculata 202, 203: bre-
vipes 194; buxifolia 26%; candidula 196; carinata 265; Caroli 202; Chitria 263;
communis 519; commutata 266; conferta 266; cratægina 259; Cretica 932;
dasystachya 201, 262; diaphana 195; dietyophylla 19%; Dielsiana 261, 262;
divarıcata 266; dolichobotrys 262; dubia 259; Duthieana 200; Edgeworthiana
260, 263; elegans 204: Feddeana 261, 262; Fineti 203, 204; floribunda 200;
Gagnepaini 196; garhwalensis 200; Gilgiana 262; glabra 20%; glaucescens 266;
glomerata 264, 265: Grevilleana 265; Griffithiana 196, 197, 198, 199; Henryana
261 ; heteropoda 201: Hookeri 196, 197, 499; Hookeri var. typica 197; Hookeri
var. viridis 197; Huegeliana 200 ; iberica 259; iberica paphlagonica 259; igno-
rata 259; insignis 195, 197; inlegerrima 201, 202; integerrima var. ß. densi-
flora 918; Jæschkeana 194, 259; japonica 260; Kaschgarica 195; Keissleriana
266; korcana 261: laurina 266; laurina var. Sellowiana 266; laurina var. teta-
nobotrys 265; levis 196, 198, 199; Iycium 190: marginata 265; monosperma
266; nummularia 202; nummularia var. sinica 202; nummularia var. typica
202; oblonga 201 ; orthobotrys 201, 259, 260, 263; pachyacantha 260; pallens
201; papillifera 202, 203: petiolaris 260; phyllacantha 265; Poireti 204, 258;
polyantha 26%; Potanini 199; pruinosa 194, 195, 196, 259: rariflora 264;
Rechingeri 266; Regeliana 260; ruscifolia 199; salicaria 262; sanguinea 199:
Sellowiana 266; Sellowiana var. tetanobotrys 266; sinensis 201, 204, 258, 259:
sinensis var. paphlagonica 259; Soulieana 198, 199; spathulata 259; sphalera
199; stenophylla 198; Thomsoniana 200; Thunbergi 201, 203, 204; Thunbergi
var. glabra 204: Thunbergi var. papillifera 203; tinctoria 26%; Tischler; 201 ;
triacanthophora 199; umbellata 200; verruculosa 195, 196; virescens, 19%, 259;
vulgaris 193, 260, 261, 787; Wallichiana 195, 198; Wallichiana var. arguta
197; Wallichiana var. atrovirens 198; Wallichiana var. latifolia 197; Walli-
chiana var. microcarpa 198; Waïlichiana var. pallida 198; Weddellii 266; Wil-
sone 202, 203, 264; yunnanensis 195; Zabeliana 260; Zahlbruckneriana 26%.
— Berula angustifolia 81. — Bescherellia elegantissima 170. — Beta vulgaris
787. — Betonica hirsula 872. — Betula alba 519, 787, 886, 892. — Bidens
triparlitus 908. — Bifora radians 81, 82. — Biscutella lævigata 874 ; montana
305. — Blechnum spicant 800, 810, 811, 813, 815, 816, 818, 831, 873. -— Ble-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, n° 42, 30 novembre 1908. 69
1026 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sür.). 1908
pharostoma sandvicense 428. — Blindia acuta 353, 354. — Blitum virgatum
545. — Blysmus compressus 871. — Boissiera bromoides 738; Pumilio 738;
Pumilio var. ß. glabriflora 738. — Bolbitius fragilis 974. — Boletus badius
975; edulis 975; luteus 975: scaber 975. — Borrago officinalis 304, 787. —
Botriococcus Brauni 977. — Botrychium lunaria 804, 810, 811, 814-816,
818, 871. — Brachypodium distachyum 826. — Brachythecium albicans var.
alpinum 358; curtum 358; glaciale 469 : Mildeanum 358 ; Olympicum 916; popu-
leum var. amoenum 958; rutubalum 916; rutabulum var. meridionale 916; sale-
brosum 358. — Brassica Moricandioides 305; Napus 901; nigra 906; oleracea
787; oleracea var. botrytis 787; Rapa 904. — Bromus asper 870: briziformis
826: Cappadocicus 825; erinitus 825; crinitus var. Bornmülleri 826; Dantho-
nie 826; erectus 825: Japonicus 826: macrostachys var. y. triaristatus 826;
maximus 825; patulus 826 ; rubens 826 ; scoparius 826; squarrosus 826; sterilis
826, 928; tectorum 826; tomentellus 825; tomentellus var. glabratus 825:
tomentellus var. 3. nivalis 825; tomentosus 825: variegatus 825. — Brothera
Leana 92. — Brunella grandifolia 879. — Bryonia diœca 788. — Bryophyllum
calyeinum 21; crenatum 19; Delagense 39; germinans 21: pinnatum 21 ; proli-
ferum 19, 20: rubellum 20; tubiflorum 39. — Bryum alpinum 357: arcticum
357; argenteum 836 ; cæspiticium 836; capillare 836; capillare var. meridionale
836; Culmannii 469 ; Elwendicum 836; Funkii 836; Græfianum 356; helveticum
357; inelinatum 356; inflatum 353, 356; microstegium 353; microstegium var.
helveticum 357; Mildeanum 357: pallens 357: pendulum 356, 357; pseudotri-
quelrum 836; Schleicheri 836: subrotundum 357: virens 470. — Buffonia
arcuata 924; Oliveriana 924. — Bupleurum exaltatum 926; exaltatum var. 8.
Kotschyanum 926; linearifolium 926; protractum 81, 82; stellatum 879; subo-
vatum 903. — Buxus sempervirens 440, 444, 446, 517, 557, 624, 788, 868, 870,
895,
ion: littorea 737, 871: Olympica 737; pseudophragmites var.
Persica 737; rubella 737. — Calamus Draco 785. — Calendula arvensis 788:
officinalis 788. — Galenia pulchella 462. — Galluna vulgaris 871, 880. —
Caloscordum neriniflorum 99%. — Galotropis procera 786; Syriaca 786. —
Galtha palustris 518. — Calycotome spinosa 305: villosa 305. — Galypogeia
abnormis 607, 676; acuta 606, 668; æruginosa 605, 607; alternifolia 606,
666; amazonica 607, 680: angusta 606, 663; apiculata 606, 668; argula 607,
674, 679; Baldwini 666; brapieulata 607, 671; bidentulata 607, 671: bifnrca
607, 675; birostris 607, 676 ; ewspitosa 606, 665: cellulosa 606, 666; condisli-
pula 606, 668; Cordifolia 605, 661; euspidata 606. 669: cyclostipa 606, 66%;
decurrens 607, 675: densifolia 607, 676: Dussiana 607, 672: Ellioltii 606,
663; fissa 607, 676; furcata 607, 679: fusca 606. 666; grgantea 607, 677;
Gebelii 607, 677 ; grandislipula 606, 669: Hartlessiana 606. 667: hawarca 606,
663 : helerophylla 607, 675: imbricata 606, 670: integristipula 606, 661, 662;
RÉPERTOIRE, 1097
latifolia 607, 67%; laxa 607, 67%; Lechleri, 607, 680; leptoloma 607, 680;
lophocoleoides 607, 677 ; lunala 606, 669 ; marginella 605, 608; mastigophora 606,
667; microstipula 607, 670; Miquelii 607, 673; Mülleriana 605, 661; nephro-
stipa 606, 665 ; parallelogramma 606, 66%: peruviana 607, 679; portoricensis
607, 673; Puiggarii 607, 673; renistipula 606, 662; rhombifolia 606, 667;
sphagnicola 607, 671; Sprengelii 662; suberectifolia 607, 670; submersa 606,
662 ; subtropica 607, 678; suecica 362, 607, 672; Sullivanti 67%; tenax 606,
664; tosana 607, 678; lrichomanes var. repanda 676; trichomanis 605, 608,
662; trichomanis var. fissa, 362; Uleana 606, 66%: Vincentina 607, 679;
Yoshinagana 606, 670. — Gamelina sativa 901. — Campanula barbata 873;
Medium 519; pusilla 519: Rapunculus 904; Trachelium 908. — Camphorosma
monspeliaca 788. — Gamptoch&te porotrichoides 171. — Camptothecium
lutescens 916. — Campylopodiella nov. gen. 90 ; tenella 90. — Gampylopus
subulatus 35%. — Cannabis sativa 788. — Gantharellus cibarius 975. — Cappa-
ris spinosa 788. — Gapraria montevidensis 12; montevidensis var. intermedia 14.
— Capsella Bursa pasloris 788. — Gapsicum annuum 903. — Cardamine amara
518; Impatiens 517, 870. — Garduncellus pinnatus 80. — Garduus personata
871; pycnocephalus var. y Arabicus 920. — Garex sp. 886; alba 518, 870; brevi-
collis 516, 518, 520; Chilensis 735; Davalliana 872; depressa var. Transsilvanica
73%; diluta 73%: divulsa 734; echinata 872: foetida 872: foetida var. minor 73%;
glauca 518; Halleri 518: montana 441: muricata 519: nigra 872; ornithopo-
dioides 871 : Pairai 519; pallescens 734: paludosa 735. — Garica Papaya 867;
pseudofeelida 734; remota 73%; riparia 735; silvalica 734; stenophylla 73%;
stenophylla var. desertorum 73%; strigosa 734; Transsilvanica 734. — Garlina
acanthifolia 780; acaulis 780 ; ixia 780; [via ssp. acanthifolia 780. — Carpinus
Betulus 446, 451, 560, 894; Duinensis 560: orientalis 446, 560; oxycarpa 560;
oxycarpa var. betuloides 560; Schuschaënsis 560. — Garthamus lanatus 788;
tinctorius 784. — Garum Carvi 788. — Gasparya columnaris 325; cordifolia
325; ferruginea 319: grewiafolia 311, 312; grewiæfolia vsr 2. Jamesoniana 311,
328; umbellata 319: urticæ 319. — Cassia alexandrina 778, 783; Fistula 783.
— Castalia alba 72, 902; alba var. minor 72; cærulea 72; candıda 66, 72;
capensis 72; fennica 72; Leibergii 72; Lotus 66, 72; stellata 72; stellata var.
vesiculosa 72: sulphurea 72%; telragona 72; Gastanea sativa 788; vesca 894,
899; vulgaris 446, 811. — Gatabrosa aquatica 822; humilis 822; parviflora
829. — Catananche lutea, 80. — Gaucalis daucoides 81. — Centaurea Behen
779, 780, 920; Calcitrapa 788; Genturium 788; chrysoleuca 933; contracta 80;
Cyanus 789; Lydia 952; maroccana 80; montana 519, 719; nigra 791; ompha-
lotricha 80: pubescens 8. Sahara 80; pungens 80; Rhaponticum 873, 875; solsti-
tialis 81. — Gentaurium minus 779, 788; pulchellum 928; umbellatum 779. —
Gentranthus angustifolius 518, 519, 868. — Gephalantera rubra 870. — Gepha-
laria Kotschyi 927: pilosa 871. — Gephalozia æraria 275, 492: affinis 275,
277; albescens 578; alpicola 280; ambigua 562; amplexicaulis 276, 503; antil-
lana 276, 590; aquatica 273, 281; arenaria 276, 50%; asperifolia 276, 507, 508;
1028 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sér.). 1908
asperrima 272, 274; asprella 276, 507; aterrima 276, 501; Austin? 273, 426,
584; badia 274, 483; Baldwini 274, 429; baltica 273. 373; Bastowii, 276, 502:
jaumgartneri 275, 488; bicuspidata 215, 273, 280, 282, 426: bicuspidata var.
aquatica 281: bicuspidata var. capitala 282: bifida 499: biloba 275, 492: borea-
lis 273, 37%; Boschiana 579; Bryhnii 275, 487; byssacea 275, 490: capillaris
275, 496; catenulata 275, 372: ceratophylla 27%, 484: Columbæ 507: compacta
273, 277, 279, 511; confervoides 274, 43%; connivens 273, 278; crassicaulis
274, 430; crassifolia 274, 280; Crossii 274, 433: cucullifolia 276, 502; cur-
vifolia 564: dentata 277, 507, 509, 512, 561: déacantha 274, 432: diva-
ricata var. 8. scabra 509; Douini 507; Dusenii 276, 504, 571: Eckstrandii 273,
282 ; elachista 275, 493, 494 ; elegans, 275, 489 : ephemeroides 215; erosa 490 ;
exiliflora 276, 502; extensa 273, 426; filum 27%, 433; fissa 27%, 41: fissifolra
274, 484; fluitans 273, 374; forficata 27%, 432: fragillima 274, 483: Franeisei
273, 373, 37%; frondiformis 216: fureifolia 274, 485; Gollani 273, 428; gracil-
lima 275, 494; granatensis 276, 500; grossitexta 274, 430; Hagenii 277, 510;
hakkodensis 273, 426; hamatiloba 272, 273, 426; hebridensis 275, 498; hete-
roica 275, 498; hibernica 273, 278; hirta 277, 561; hypogyna 276, 499 ; inte-
verrima 275, 487, 488; integrifolia 270; intertexta 27h, 436; islandica 578;
Jackii 49%; Kiæri 276, 499; kilohanensis 275, 497: Kırkır 274, 484: lacinulata
273, 371; Lammersiana 272, 273, 281, 282: laxifolia 573; leucantha 973, 372;
Levieri 276, 503; Lile 275, 497: Limprichtii 275, 488; lucens 275, 496: lunu-
læfolia 279; Macounii 275, 491 : macrostachya 273, 371; macrostipa 275, 486;
Massalongi 276, 509; media 273, 279; micromera 274, 483: microphylla 277,
513; minima 275, 493; minutissima 276, 499 ; multicuspidata 275, 486; multi-
tlora 278, 279, 498; myriantha 275, 494; Neesiana 27%, 429; nematodes 562;
Notarisiana 275, 495: obcordata 586 ; obtusiloba 374; ochiajana 273, 427, ovali-
folia 276, 500: pachyrhiza 274, k35; pallida 273, 279; papillosa 276, 507, 563;
parvifolia 276, 506; patula 275, #89 ; patulifolia 277, 509; Pearsoni 275, 495,
563; phyllacantha, 277, 513; physocaula 485, planifolia 274, 434: pleniceps
273, 280, 426; Preissiana 276, 503 : pulchella 275, 492 ; pyginæa 274,
434; pygmæa var. spinuliflora 434; pyriflora 275, 487, 563; Raddiana 277,
909 ; recurvifolia 275, 497; rhizantha 276, 501: rigida 562; robusta 274, 431;
rubriflora 275, 489 ; saccatula 562 ; sandvicensis 273, 274, 498: serra 274, 435;
serrata 277, 514: serriflora 372; simulans 276, 506; Skottsbergii 275, 485 ; Spe-
gazziniana 276, 505; sphagnı 583; spinifolia 276, 508: spinigera 276, 508:
squarrosula 277, 561; stellulifera 489; striatula 277, 511; subbipartita 276,
506; subdentata 275, 493; subdichotoma 562; subsimplex 277, 510; subtilis
277, 562; Sullivantiæ 275, 426, 494; supina 275, 491: tenuissima 277, d14;
tubulata 275, 485; tumidula 562; Turneri, 277, 511; Vallis gratie 274, 431,
varians 276, 50%; verrucosa 276, 505; virginiana 273, 375; Welwitschei 274,
452; Willisiana 27%, 430 ; Wrightii 565; Wrightii var. bicornis 565. — Gepha-
loziella byssacea var. verrucosa 511: divaricata 362; Jackii 362; subdentata
193. — Gerastium arvense, 517, 519; arvense var. alpestre 306; arvense var.
RÉPERTOIRE 1029
molle 306: arvense var. viscidulum 306: cærulum 932: latifolium 872; trigy-
num 872; viscosum 440. — Gerasus avium 560: Mahaleb 870. — Geratium
hirundinella 977, 978. — Geratocarpus arenarius 546. — Geratophrilum
demersum 888, 892. — Cercis Siliquastrum 906. — Gerinthe major 304. —
Geterach officinarum 441, 518, 800, 810-818, 830. — Cetraria melanothrix
465. — Chærophyilum macropodum 919. — Chamæmelum conoclinum 933;
tenuifolium 953 : trichophyllum 933. — Chardinia xeranthemoides 928. — Chei-
lanthes fragans 801; pteridioides 801, 811-817. — Cheiranthus Cheiri 791. —
Chelidonium majus 758. — Chenopodium ambrosioides 787: Bonus Henricus
787, Botrys 787; foliosum 545: Vulvaria 545, 787. — Chiloscyphus aculeatus
146, 147; adscendens 144; æquatus 146; affinis 145; ammophilus 137; amphi-
bolius 53, 5%; amphibolius 3. major 53; anomodus 146 : appendiculatus 147:
asperrimus 147, 210; australis 146: Banksianus 61; Beckettianus 59: biciliatus
146; bidentatus 125: bidentulus 56; Billardieri 136; Billardieri var. Hooke-
rianus 136; caldensis 55; cambewarranus 64: canalieulatus 146; cellulosus 447 ;
chlorophyllus 134: ciliatus 136, 137; Coalıtus 126 ; Colensoi 125; combinatus
56, 57 ; communis 127; Commutalus 136, 137; conjugalus 62; contortuplicatus
97 ; cuneistipulus 127; cymbaliferus 137; dargonius 147; decipiens 138; dorsi-
lobus 145, 146; Drummondii 447 ; dubius 49; echinellus 138; Elliottir 55 ; erec-
tifolius 147: fasciculatus 51, 52; filicicolus 63; fissistipus 130, 141; floribundus
6%; fragilifolius 146; fulvellus 146; fusco-virens 146; Gayanus 146; gibbosus
146 ; glaucescens 60: grandifolius 146; grandistipus 52; granditextus 49; granu-
latus 147, 209: Gunnianus 135; hamatistipulus 53; hexagonus 146; horizontalis
146; huidobroanus 146; integrifolius 139: Jacquinotii 147; jugalifolius 147;
Kirkii 61; Knightii 129; Köppensis 139; labiatus 144: laxus 134; leucophyllus
146 ; Levieri 132; Liebmanni 53; ligulatus 59: limosus 59 ; loangensis 52; loba-
tus 140; longifolius 130 ; lophocoleoides 144; lucidus 49, 51; Lyalli 133; ma-
gellanieus 440; mancus 147; Menziesii 60; miradorensis 56: Montagner AA;
Moorei 62; Mülleri 58; multifidus 132; muricellus 147, 208; nigrescens 146:
notophylloides 147 ; nolophyllus 58; oblongifolius 49, 127, 129; odoratus 128;
orizabensis 5%; pallescens 142; pallide-virens 146; pertusus 142; physanthus
126; piperitus 63; Pittieri 5%; polyanthus 143; polyblepharis 56 ; polyblepharis
var. speciosa 56; polycladus 61; porphyrius 5%; porrectus 146 ; Rabenhorstii
51; renistipulus 152; retroversus 141 ; retusatus 146; rigidulus 147, 208 ; scabe-
rulus 147, 206; semiteres 146; sinuosus 49, 128; spectabilis 50; striatellus 147;
supinus 61; surrepens 146 ; tasmanicus 133; thomeensis 50; tjiwideiensis 147 ;
trapezoideus 147 ; triacanthus 131; tridentatus 129; trispinosus 131; valdiviensis
144; vulcanicus 147; Webberianus 143; Weymouthianus 135. — Chiodecton
sanguineum 460; strigulina 460. — Chlamidophora pubescens 80. — Choisya
ternata 225. — Chrysanthemum frutescens 792; inodorum 788; Leucanthe-
mum 787; Parthenium 793. — Ghrysosplenium oppositifolium 905. — Cicer
arietinum 789; trifoliatum 926. — Cichorium Endivia 789; Endivia var. angus-
tifolia 789; Endivia var. erispa 789; Endivia var. latifolia 789; Intybus 789;
1030 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
Cinchona officinalis 781. — Cincinnulus Trichomanis 608, -— Cinnamomum
Zeylanicum 781. — Cirsium arvense 920, 927; eriophorum 902: spinosissimum
871. — Cissus ambœnsis 699; Dinteri 699; Fleckii 640: hererensis 640. —
Cistus creticus 784: salviæfolius 446. — Citrullus Colocynthis 783. — Citrus
Aurantium ssp. acida 779, 787; Aurantium ssp. amara 779: Aurantiam ssp.
decumana 787; Aurantium var. sinensis 779, 787; Medica ssp. genuina 789:
Medica ssp. Limonum 789; trifoliatus 225. — Cladanthus arabicus 80, —
Cladonia albofuscescens 461 ; calycantha 461; capitellata A61 ; Carassensis 461 ;
ceratophylla 461: minitia var. sanguinea 460: peltastica 461: pityrea A461;
pycnoclada 460: substellata 460: verticillaris 461. — Clastopus erubescens
var. £ dichrous 924; erubescens var. © stenophyllus 924. — Clavaria rugosa 975.
— (Clematis cirrhosa var. balearica 225; Vitalba 446, 908: viticella 446. —
Climacium dendroides 358. — Ülitocybe flaccida 974: geotropa 974: laccata
975; nebularis 302, 303, 975: odora 975; phyllophila 975. — Clitopilus pru-
nulus 97%. — Closterium cinthia 977: crassum 223, 977: crassum var. longis-
simum 223: Dianæ 223, 225; didymotocum 223: didymolocum var. Baileya-
num 440; didymotocum var. punctulatum 223: digitus 977: Ehrenbergii 440 ;
gigas 223; intermedium 223; intermedium var. alpinum 223: lanceolatum 440;
lunula 223 ; moniliferum 977: parvulum 223: prælongum 223: striolatum 223:
striolatum var. alpinum 22%: subtile 223; turgidum 223, 225. — Cluytiandra
Schinzei 635. — Clypeola psilocarpa 442. — Cneorum tricoccum 902. —
Cnicus benedictus 788. — Goccocarpia pellita var. smaragdina 462. — Cocco-
neis Salina 977. — Cochlearia Armoracia 779, 90%: officinalis 789. — Goeno-
gonium depressum 460: Leprieurii 460. — Goffea arabica 784. — Coix
Lacryma lobi 792. — Colchicum alpinum 879, autumnale 789; faleifolium 728,
729; Freynii 728; Guessfeldtianum 729; montanum 729; speciosum 728;
Steveni 728, 729; Steveni var. £ vernale 728: Szovitsii 729: varians 729; velu-
tinum 729. — Collybia fusipes 974; lancipes 97%, tenacella 440. — Golpodium
bulbosum 822; parviflorum 822. — Colutea arborescens 868. — Commiphora
capensis 633; glandulosa 633 ; glaucescens 632; hererensis 632; namensis 633;
oblanceolata 633. — Gonferva bombycina 81. — Conium maculatum 789. —
Conestomum boreale 469. — Convallaria majalis 792, 872. — Convolvulus
arvensis 906; Scammonia 78%, 933: sepium 906; Soldanella 906. — Gonyza
candida 932. — Goprinus micaceus 974. — Corallina sp. 782. — Cordia
Myxa 783. — Cordyceps ophioglossoides 301, 302. — Coriandrum sativum
789. — Corispermum Lehmannianum 547: Orientale 547. — Gornus mas.
142, 518, 789; sanguinea 890, 892, 893. — Coronilla Emerus 517, 870, 895;
glauca 305; vaginalis 871. — Goronopus procumbens 779, 904. — Cortinarius
cinnamomeus 975: cœrulescens 975; linnuleus 974. — Corydalys cava 440,
LEA; rupestris 118; solida 440, 444. — Corylus Ayellana 789, 886, 892-894.
— Corytholoma tribracteatum 283. — Cosmarium abruptum 223: bicunea-
tum 223; bioculatum 223 : Botrytis, 223; conicum 977; cucumis 223 ; cucumis
var. punctulatum 22%; margaritiferum 977; Meneghini 223; Meneghini var.
RÉPERTOIRE. 1031
angulosum 233; minimum var. subrotundatum 977; Nymannianum 223; och-
todes 223; Portianum 223; præmorsum 223; pseudopyramidatum 223; punc-
tulatum 977 ; rosaceum 22%; Scenedesmus 977 ; speciosum 223; undulatum 223.
— Costus arabicus 780; speciosus 780. — Gotoneaster Pyracantha 793. —
Cotyledon altera 908: calycina 22; calyculata 22; deficiens 38; hirsuta 32;
lanceolata 32: pannosa 30: pinnata 22; rhizophylla 22; Umbilicus 908. — Cousi-
nia calocephala 920; hypopolia var. albiflora 928; squarrosa 920. — Crassula
Marie 745-717. — Crassuvia floripendia 22. — Cratægus lagenaria 926;
monogyna 889, 894: oxyacantha 889, 892-894. — Craterellus cornucopioides
975. — Crepis aurea 871, 872; aurea var. ramosa 879; blattarioides 872; cony-
zifolia 878: grandiflora 871, 878: montana 872. — Crocus sativus 783. —
Groton Cascarilla 781; Tiglium 78%. — Crucianella disticha 932; glauca var.
8 laxifolia 919; Kurdistanica 623, 624; suaveolens 927. — Cryphidium fasci-
culatum 170. — Cryptogramma crispa 801, 810, 811. 813, 818. — Cucubaius
alpinus 406 ; angustissimus 407 ; Antelopum 408: Behen var. % 406; Behen var.
angustifolius 404: Behen var. maritimus A0%; Behen var. rolundifolius 406;
Behen var. scaber. 408 : crassifolius 407 : glaucus 406; inflalus 408; marginatus
409: maritimus 408: montanus 406: Persoonii 407; rotundifolius 406; viridis
404. — Gucumis Melo 793; sativus 789. — Gucurbita maxima 789. — Gumi-
num Cyminum 789. — Gupressus horizontalis 829; sempervirens 829; semper-
virens var. 8 mas. 789. — Gurcuma longa 7809. — Guscuta Epithymum 789.
— Cyathus striatus 440. — Cyclamen europæum 871; neapolitanum 789;
persicum 980. — Gyclotella Kützingiana 977. — Gydonia oblonga 789; oblonga
ssp. maliformis 779, 789; oblonga ssp. pyriformis 779, 789. — Gylindrocystis
crassa 223. — Cymatopleura apiculata 977; elliptica 977, 978. — Cymbella
cistula 977. — Cymbocarpium eryihreum 927: marginatum 927. — Cynan-
chum acutum 903. — Cynara Cardunculus 789; Scolymus 789. — Cynodon
Dactylon 738, 791, 922. — Gynodontium virens 470. — Cynoglossum offici-
nale 519, 789. — Cyperus longus 780; rotundus 780. — Cypripedium cal-
ceolus 522. — Cystopteris fragilis 786, 795, 810, 811, 813-817, 871: mon-
tana 795, 810, 813-817. — Cystinus Hypocistis 785. — Cytisus albus 30%;
alpinus 517; hirsutus var. hirsutissimus 953; Kuntzeanus 30%; Laburnum 517,
518; Orientalis 933; Tmoleus 933.
Des glomerata var. £ Hispanica 822. — Danae racemosa 732. —
Daphne alpina 872; Gnidium 907: Laureola 440, 792: Mezereum %40, 792. —
Datura Stramonium 906. — Daucus Carola 787, 980; gracilis 80 ; pubescens 80;
Sahariensis 80. — Delphinium Staphisagria 906. — Dentaria digitata 440. —
Denticula frigida var. capilala 522. — Deschampsia caespilosa 737; caespi-
tosa var. 872; flexuosa 871. — Desmatodon latifolius 835. — Desmidium
Swartzii 223, 225. — Deverra Scoparia 80. — Diachora Onobrychidis 918. —
Dianthus Caryophyllus 788: glutinosus 932; Persieus 918; saxicola 518, 519:
1032 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (Ze SER,). 1908
silvestris 872: superbus var. grandiflorus 150. — Diarthron vesiculosum 551.
— Dicranella Grevilleana 35%. — Dicranoweisia crispula 353. — Dieranum
Blyttii 480 : compactum 477: congestum 472; dicarpum 17%: Deplanchei 166;
elongatum 35%, 480: euschistodon 331; falcatum 469: Homanni 477; longifolium
354; Mayrii 531: Menziesii 166: Mühlenbeckii 354, 472: Mühlenbeckii var.
brevifolium 354; neglectum 35%; Novæ-Hollandiæ 175, 174: perlongifolium 466:
Starkei 480; suberectum 166: virens 470: Wahlenbergii 470. — Bictamnus
albus 780. — Didymodon rubellus 834. — Digitalis purpurea 789. — Dino-
bryon cylindricum var. divergens 976-978; sertularia 977. — Dioscorea cau-
casica 446; deltoidea 447. — Diplophyllum myriocarpum 576. — Diplotaenia
cachrydifolia 919. — Diplotaxis tenuifolia 790. — Dipsacus fullonum 779;
sativus 779, 789. — Discina reticulata 443: venosa 443, 444, — Distichium
Capillaceum 834. — Ditassa campestris 395, 396; humilis 395, 396. — Ditri-
chum divaricalum var. exallalum 332. — Doronicum cordatum 780; Parda-
lianches 778: romanum 778, 780, Scorpioides 872. — Dorstenia Contrajerva
780. — Doryenium hirsutum 907; suffrutescens 441. — Draba Aizoides 518:
muralis 518, 519, 520. — Dracaena Draco 784. — Dracocephalum Aucheri
113; botryoides 113: botryoides var. £ Aucheri 113: Kotschyi 114: multicaule
14: polychaetum 114: setigerum 114. — Dracunculus major 779, 789; vulga-
ris 779. — Drimys Winterana 778, 781: Winteri 778. — Drosera rotundifolia
904. — Drosophyllum Lusitanicum 305. — Dryas octopelala 871. — Dryop-
teris 816: cristata 796, 810, 814-817 ; filix mas 790. 796, 810, 813-817:
montana 814; oreopteris 795, 810, 815-817: phegopteris 795, 810, 811, 813-
817; rigida 796, 810, 813-817: Roberliana 797, 810, 811, 813-817; spinulosa
796, 810, 813-817; thelypteris 795, 812, 814-817: triangularis 797, 810, 811,
813-817. — Dryptodon patens 355. — Dupatya Fischeriana 296; planifolia
295. — Dysphinctium annulatum 223: annulatum var. complanatum 22%;
connatum 223; exiquum 22% ; speciosum 223; Thawetesii 223.
E cnattium Elaterium 789. — Echinaria capitata 738. — Echinops sp.
920. — Echium vulgare 908. — Ectropothecium perangusium 172; sodale 472.
— Elæagnus angustifolia 382, 391, 393, 551; angustifolia var. spinosa 991:
arborea 386, 393; arborea var. dendroidea 389; arborea sp. eu-arborea 386:
arborea ssp. nigricans 386; argentea 383, 393; argentea ssp. eu-argentea 383:
argentea ssp. paueiflora 383; argentea ssp. roduntifolia 383; argentea ssp.
sinuosa 383; argenteus 382; armatus 386, 393: Bengalensis 389; Bockii 389;
Breyniastrum 391, 393; chrysophylla 391, 39%; commutata 383; conferla 389,
393; conferta ssp. Balanse 389; conferla ssp. dendrordea 389; conferla ssp. eu-
conferta 389; conferta ssp. firma 389: conferta ssp. Javanica 389; conferta ssp.
mollis 389; crispa 383, 38%; Cumingii 391, 393; Cumingii ssp. eu-Cumingii
392; Cumingii ssp. Perrellelii 391; Cumingii ssp. philippinensis 392: cyanea
39%; dactyliformis 382; Davidi 384: difficilis 386; divaricala 387 : edulis 384;
REPERTOIRE. 1033
elliptica 393; emarginata 382; erivanensis 382 ; fasciculatus 394 : ferruginea
390, 393, 39%; ferruginea ssp. eu-ferruginea 391 ; ferruginea ssp. sumatrana
391; flava 382, 394: fusca 394; Gaudichaudiana 390; Gaudichaudiana var.
gigantea 390; Gaudichaudiana var. typica 390; glabra 386, 387; glabro X pun-
gens 387; glabra ssp. crassifolia 386; glabra ssp. eu-glabra 386; glabra ssp.
oxyphylla 386; glabra ssp. tenuiflora 386; gonyanthes 391; grandifolia 393,
Griffithii 385; Grijsii 385; Gussoni 391, 393, 394; Gussoni var. levigata 391;
Gussoni var. typica 391, 394: Henryi 387; hortensis 382, 551; hortensis ssp.
angustijolia 382; hortensis ssp. continentalis 383; hortensis ssp. littoralis 383;
hortensis ssp. Moorcroftii 383; incanus 382; indica 393, 738; inermis 382;
Japonica 383; Javanica 389; Kologa 393; Kologa ssp. Ceylanica 394; Kologa
ssp. eu-Kologa 393 ; Kologa ssp. Grisebachii 394; Kologa ssp. macrophylla 39% ;
Kologa ssp. Wightii 394; lætivirens 382 ; lanceolata 388; lanceolata ssp. grandi-
folia 388; lanceolata ssp. eu-lanceolata 388; lanceolata ssp. stricta 388 ; latifolia
392, 395, 394; latifolia var. y triflora, 390; longipes 383; longipes crispa 383;
Loureiri 385; macrophylla 385, 387, 393: Matthioli 382; Maximowiczii 387;
-Mooreroftii 382; multiflora 383; multiflora var. crispa 384; multiflora ssp. eu-
multifiora 384; multiflora var. hortensis 384; multiflora var. multiflora 384;
multiflora var. ovata 38%; multiflora var. rotundifolia 384; multiflora ssp.
Yoshinoi 384; Nepalensis 389, 393; nivea 394; odorata edulis 384; Oldhami
384 ; orientalis 382, 384; ovata 384; padifolia 383; Paraguayensis 394; parvi-
folia 383 ; Perrottetii 391; persica 394; punctata 391, 396; pnngens, 387; pun-
gens ssp. alba 387; pungens ssp. eu-pungens 387; pungens ssp. reflexa 387, 394;
pungens ssp. Simonii 387; pungens ssp. subpungens 387; pyriformis 39%; reflexa
383, 387, 391; rigida 390; rostrata 392; rotundifolia 38%, 393; sativa 382,
384; Schlechtendalii 389; Simonii 387, 393; sinensis 387; songorica 382, 383,
384; spadicea 391, 393; spinosa 382; strieta 394; X submacrophylla 387; tenui-
flora 386; Thunbergii 384; Thwaitesii 393; tifliensis 382, 393; tomentosa 382;
Tonkinensis 391 ; triflora 390, 393; triflora ssp. eu-triflora 390; triflora ssp.
polymorpha 390; triflora ssp. obsoleta 390 ; triflora ssp. rıgıda 390; triflora ssp.
tetragonia 390 ; umbellata 383, 388 ; umbellata ssp. eu-umbellata 383; umbellata
ssp. magna 383; umbellata ssp. parvifolia 383; undulata 394; viridis 388; Wal-
lichiana 393; Yoshinoi 384 ; Yunnanensis 385; Zollingeri 392. — Elaphomyces
sp. 786; cervinus 304, 302. — Elettaria Cardamomum 783. — Elymus Caput
Medusa 829. — Elymus critinus 829; europæus 871; fragilis 828. — Elyna Bel-
lardi 872. — Empetrum nigrum 873, 876. — Entoloma madidum 975; speculum
975. — Ephedra distachya 829, 830; foliata 830 ; major 830; Nebrodensis 830;
Nebrodensis var. procera 829, 830 ; procera 830 ; vulgaris 829; vulgaris var. ysub-
monostachya 829. — Epilobium alpinum 872. — Fleischeri 871 ; organifolium 872;
spicatum 980. — Epipactis latifolia 726, 879 ; palustris 871. — Epithemia gibba
522. — Equisetum 815; arvense 790, 804, 811, 813-818; arvense X heleocharis
805; heleocharis 805, 811, 813-818; hiemale 805, 811, 813-818; limosum 805;
littorale 805, 813-818; majus 779, 790; maximum 779, 804, 811, 813-818;
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n0 12, 30 novembre 1908. 70
103% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me SÉk.). 1908
palustre 805, 811, 813-818; ramosissimum 805, 811, 813-818, 832; ramosum
8392; silvaticum 804, 811, 813-818; telmateja 150, 804; variegatum 806, 844,
813-818. — Eremostachys laciniata 120, 924; laciniata var. 8 Nerimani 120;
molucelloides var. macrophylla 120 ; Nerimani 120; Norimanni 120. — Erian-
thus Ravennæ 735. — Erica arborea 305; australis 304; vagans 84, 150, 880.
— Erigeron alpinus 519, 872, 877, 878; intermedius 873, 877; Khorassanicus
919; uniflorus 872. — Eriocaulon curvifolium 299; Damazianum 986; elichry-
soides 284; exiguum 293; Fischerianum 299; giganteum 987; helichrysoides 987 ;
helichrysoides var. giganteum 28%, 285, 987; neglectum 987 , iridifolium 295;
Maximiliani 294; melanocephalum 286, 287 ; melanocephalum ssp. Usterianum
284; monticola 295; planifolium 295; ramosum 294; Usterianum 284, 285, 287.
— Eriophorum angustifolum 517; Scheuchzeri 872, 875. — Eriosema Burkei
630; cordatum 630; glomeratum 630; Gueinzii 630 ; hererœnse 630 ; nutans 629;
oblongum 630; rufescens 629. — Eruca sativa 779, 790. — Eryngium Billar-
dieri var. y meiocephalum 926; cœruleum 936; campestre 790 ; maritimum 790.
— Erysimum cæspitosum var. y latifolium 923; Elbursense 923; ochroleucum
531 ; ochroleucum var. glareosum 518, 520. — Erysiphe horridula 921; Tau-
rica 918, 920 ; Umbelliferarum 919. — Erythræa pulchella 928. — Erythro-
nium dens-Canis 440, 444. — Euastrum ansatum 223; ansatum var. alpinum
224; binale 223, 225; cosmarioides 224; elegans 223, 225; oblongum 223 :
oblongum var. alpinum 22% ; obtusum 977. — Eucamptodon inflatus var. neo-
caledonicus 166. — Eugenia caryophyllata 783. — Euphorbia amygdaloides
907; Anacampteros 556 ; anomala 636, 637 ; antiquorum 785; Aucheri 559;
Baumii 636 ; benguelensis 637 ; Bungei 554 ; Chamæsyce 553, 922 ; cheiradenia
554, 922; Cyparissias 517, 790; decipiens var. 8 major 554, 922; densa 553;
Esula 790; falcata 55% ; falcata var. ecornuta 55%; helioscopia 517, 55% ; iso-
phylla 554, 555 ; isophylla var. 8 microsciadia 555; lanata 553; Lathyrus 907;
Marlothii 636; Marschalliana 555; megalantha 553, 922; Monteiri 636 ; Myrsi-
nites 559, 556; ornata 554; palustris 907; peploides 554 ; Peplus var. 8 minor.
55% ; plebeia 555 ; polycaula 554, 922 ; pseudotuberosa 637 ; sororia 553; stria-
tella 555; Szovilsii 554; virgata 555, 922. — Euphorbium cannabinum 790. —
Euphrasia lanceolata 871, 875, 878, 879 ; lutea 879 ; minor 871; officinalis 790.
— Enptychium dumosum 171. — Eurhynchium circinatum var. tenue 916;
euchloron 916 ; germanicum 353, 359; piliferum 470 ; prælongum 359; prælon-
gum var. atrovirens 358; Schleicheri 359; speciosum 917 ; Stockesii 916; stria-
tulum 358; striatulum var. cavernarum 358; Swartzii 917; Swartzii var.
meridionale 917. — Evonymus europæus 894, 907; latifolius 870, 877, 878;
sempervirens 446.
Ei. pterota 2, 939. — Fagopyrum sagittatum 790; triangulare 711.—
Fagus Hohenackerana 378; orientalis 378, 446, 559; Sieboldi 559; silvatica
378, 559, 810, 884, 887, 893, 895; silvatica var. £. asiatica 378; silvatica var.
REPERTOIRE. 1035
longipedunculata 559: silvatica var. 8. macrophylla 378. — Ferula Assa fœtida
785; longipes 80; Tingitana 80; vesceritensis 80. — Festuca elatior ssp. pra-
tensis 824: ovina ssp. Bornmülleri 82%; ovina ssp. frigida 824; ovina ssp.
Kotschyi 824; ovina var. Valesiaca 823; praiensis 824; rubra 824; rubra ssp.
eu-rubra 824; spectabilis var. sclerophylla 825; varia 872: violacea 872. —
Ficus Carica 783, 868. — Filago germanica 791. — Filipendula hexapetala
790; Ulmaria 908. — Fissidens angustilimbatum 332; bryoides 35%; incurvum
332; lateralis 332; prolifera 80; pseudolateralis 332; pusillus 35%; viridulum
332: yokohamensis 332. — Floribundaria floribunda var. latifolia 171. —
Fœniculum officinale 868; vulgare 790. — Fontinalis antipyretica 915. —
Fragaria vesca 519, 790, 889, 892. — Fragilaria brevistriata 977; crotonensis
977. — Frangula vulgaris 893. — Fraxinus excelsior 446, 790, 890, 892, 893 ;
humilior 779, 785 ; parvifolia 779; rotundifolia 785. — Fritillaria Kotschyana
729; latifolia var. 8. Kotschyana 729 ; Meleagris 518. — Frullania dilatata 834.
- Fumana procumbens 518; Spachii 442. — Fumaria officinalis 441, 790. —
Funaria hygrometrica 835.
Gage Bonariensis 995; confusa 730; lutea 440, 444: minimoides 730;
reticulata 730: Soleimani 730, 731; uliginosa 730, 731: uliginosa var.
Soleimani 730, 731. — Gaillonia Reboudiana 80. — Galanthus Cilicicus 728;
latifolius 728; latifolius var. Alleni 728: nivalis 728; nivalis ssp. Alleni 727;
nivalis ssp. Cilicicus 728; nivalis var. Redoutei 727, 728. — Galega officinalis
730. — Galeopsis tetrahit 890, 892. — Galium Aparine 787. 890, 900. —
boreale 871-873; brevifolium 932; caudatum 932; Cruciata 789 : ephedroides
89: humifusum var. 7 Persicum 927 ; humifusum var. y stenophyllum 927;
leiophyllum 927; Mollugo 790; Orientale 933; orientales var. elatius 933;
Orientale var. tenerum 933; penduliflorum 933; peplidifolium 932; rotundifolium
873, 877, 878; subvelutinum 927; subvelutinum var. stenophyllum 927;
tenerum 933; Vaillantii 518, 520; verum 790; verum var. lasiocarpum 927:
verum var. y Ruthenicum 927; xylorrhizum 927. — Garcinia Gutta 785. —
Genista Anatolica 932; carinalis 933 ; linifolia 305; pilosa 517. 518. — Gentiana
Asclepiadea 873; bavarica 872, 873; brachyphylla 871, 872; campestris 872,..
879: campestris var. luteola 880; cruciata 871: Germanica 879: lutea 781:
nivalis 871; purpurea 871, 873; solstitialis 871, 875, 879. — Geocalyx cale-
donicus 205; contortuplicatus 57, 148; graveolens 148; orientalis 205. —
Geranium lucidum 790; palustre 871 ; Robertianum 790; sanguineum 790, 870;
silvalicum. 519, 749; tuberosum 932. — Geum Kokanicum 918: montanum
871, 873; rivale 518; urbanum 788; Gladiolus atroviolaceus 727. — Glaucium
flavum 903. — Glecoma hederacea 791. — Glenodinium girans 977: novum
977; pusielum 977. — Globularia nudicaulis 880; Willkommii 519. — Gly-
cyrrhiza glabra 781; glabra var. y glandulifera 918, 925. — Gnaphalium
Carpaihicum 872; norvegicum 871, 873; supinum 872, 873. — Gomphidius
1036 BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER (2ue sir.). 1908
wiscidus 975. — Goodiera repens 870, 876. — Gothofreda gracilis 395; micro-
phylla 396; oblongifolia 395; paraguayensis 396 ; ultima 396 ; Gratiola officinalis
791,868. — Grewia aspera 701 ; betulifolia 700, 704; Dinteri 702; occidentalis
700; olukondae 701 ; Rautanenii 701; rupestris 702 ; vernicosa 700. — Grimmia
anodon 835 ; apocarpa 332; apocarpa var. aomoriensis 332 ; apocarpa var. gracilis
332; apocarpa var. mamillala 332; apocarpa var. microphylla 332; apocarpa var.
microtheca 332; arcuatifolia 333; atroviridis 333; brachyphylla 333; caespiticia
var. Bornmuellerorum 835; commutata 355 ; decalvata 332; Donianæ 332, 333;
liliputana 332; mollis 333; Olneyi 333; orbicularis 355, 835; orbicularis var.
persica 835; unicolor 332; officinale 782. — Gymnadenia odoratissima 871. —
Gymnantha Bolanderi 211. — Gymnanthe setulosa 602; surculosa 602;
Urvilleana 603; Gymnarrhena micrantha 80. — Gymnocolea laxifolia 573;
Gymnogramme leptophytla 801, 830. — Gymnomitrium physocaulum 485;
Gymnosporangium confusum 919; Gymnostemum calcareum 834; Gymnos-
tomum rupestre 353. — Gypsophila Damascena 924: Haussknechtii 92%;
modesta 924; pallida 924; paniculata 924; polyclada 924: pulchra 924: repens
871, 873. — Gyromitra curlipes AA3; gigas 443. :
Haanthiom rariflorum 548. — Halimocnemis squarrosa 548. — Hassle-
rella nov. gen. 87; Rojasii 2, 87, 89. — Hebeloma crustuliniforme 974;
fastibile 974. — Hedera Helix 784. — Hedracanthus Owerinianus 456. —
Hedysarum callichroum var. Sipyleum 933; Coronaria 304; obscurum 872;
varıum 933. — Heeria argyrochrysea 637; hereroensis 637; microphylla 638;
Rautaneniana 637. — Heleocharis pauciflora 877, 878. — Helianthemum
canum 519; Chamaecistus 779; vulgare 779, 791; vulgare ssp. nummularium
791. — Halianthus tuberosus 791. — Helichrysum Orientale 933. — Helio-
tropium europaeum 781. — Heleeborus fetidus 440, 518, 908; niger 781;
orientalis 779, 781 : viridis 781; viridis var. Personnati 873. — Helotium len-
ticulare 443, 975. — Helvella crispa 974; guepinioides 975; lacunosa 975. —
Hemiragis aurea 173. — Heracleum Sphondylium 906. — Herniaria glabra
791, 925. — Herpetium Cordistipulum 963; deflexum 851; erosum 858; inte-
srum 856; involutum 772; recurvum 69%; trilobatum 850. — Hesperis matro-
nalis 518, 908. — Hesperocles fragrans 995. — Heteranthelium piliferum
827. — Heterocladium squarrosulum var. compactum 358. — Heterococcus
nov. gen. 81; viridis 81. — Heufleria sepulta 459. — Hieracium alpinum 155;
alpinum-silvaticum 155; amplexicaule 518; amplexicaule-humile 455; amplexi-
caule ssp. speluncarum 155; asterinum 990; atratum 155; aurantiacum 873;
auricula 153, 517; auricula var. 871. 873; Berardianum 518, 519; bifrons 156;
bifrons var. ellipticifolium 156; bupleuroides 872; bupleuroides ssp. calanthodes
153 ; buxicolum 990; cerinthoides 154; cerinthoides-villosum 154; chlori-
folium ssp. pulchrum 156, 990; cirritum ssp. hypochaeridum 990; coarctum
156; Cotteti 155; Cotteti ssp. hispidum 154; dasytrichum ssp. capnoides 990;
REPERTOIRE. 1037
dasytrichum var. subpiliferum 990; dentatum 155, 871, 872; dentatum 8 pre-
tensum 155; Epimedium 990; Gaudini 872 ; glanduliferum 872, 873; glastifolium
991; glastoides 991: glaucum 871; glaucum var. latifolia A53: Gremlii 155;
heterodon 990 ; hispidulum 154, 155; hispidulum var. denticulatum 155; humile
155; humile-bupleuroides 155; humile-silvaticum 154; hypochaerideum 990;
incisum-bifidum 154; incisum ssp. Murrianum 999; inclinatum 15% ; integrifolium
ssp. jaceoides 156 ; jaceoides 156 ; Jacquini 548; juranum-cæsium 156; jurandum<
incisum 990 ; jurassicum v. coarctum 156; lanatum 518; Lawsoni 154; Lawsoni
X villosum 154 ; leucochlorum 154; leucophæum ssp. asterinum 990 ; leucophæum
ssp. Godeti 990 ; leucophæum ssp. Gremlii 455; ligusticum 518; longifolium 154,
227, 872; lycopifolium 991; lycopifolium ssp. bifrons 156 ; longifolium ssp. Wahl-
enbergianum 154; Mullerianum 990; murorum 904, 990; murorum var. buxi-
colum 990; Murrianum 990; nigrescens 155, 227: nigritellum 990; oreites 15%,
990 : perdivergens 872; piliferum 872: Pilosella 517, 903; porrectum 155;
praealtum 871: praecox 518; prœtensum 155, 227; prenanthoides-silvaticum
156; prenanthoides-villosum 155; psammogenes ssp. oreites 154, 990; pseudo-
Cerinthe 871: Pugetianum 153; pulchrum 156, 882, 990; ranuncellifolium 989,
sabaudum-prenanthoides 156; scorzonerifolium 871; scorzonerifolium var.
calvum 990; Silvaticum 15%; silvaticum-cerinthoides 15% ; silvaticum-glandulife-
rum 15%; silvaticum-villosum-glaucum 15%; spathodontum 155; speluncarum
155; stenoplecum 156; subalpinum 873; subspeciosum ssp. inclinatum 154;
umbeliatum 153; urticaceum 155, 227; ustulatum 873; ustulatum ssp. leuco-
chlorum 154; ustulatum ssp. nigritellum 990; valdepilosum 155, 871; valdepi-
losum > silvaticum 155; villosum 154, 155, 872; vogesiacum 227, 871;
Vogesiacum var. gyroflexum 154; Wahlenbergianum 154: Wimmeri 156; Wim-
meroides 156. — Hippocrepis comosa 519. — Hippomarathrum crisiatum
933. — Hippophaë rhamnoides 382, 552, 871 ; rhamnoides ssp. eu-rhamnoïdes
382; rhamnoïdes ssp. salicifolia 382; rhamnoides ssp. fhibetana 382. —
Hirschfeldia incana 918. — Holosteum umbellatum 444. — Homalia tricho-
manoides 358. — Homalothecium sericeum 916. — Hookeria aurea 173. —
Hordeum brevisubulatum 828; distichum 791 ; hexastichum 886, 900 ; murinum
828; violaceum 828. — Hulthemia berberifolia 918; Persica 918, 926. —
Humaria chrysopela 443; glumarum 442; Salmonicolor 442, 443. — Humulus
Lupulus 793. — Hutschinsia petraea 442, 518. Hyalocalyx Dalleizetti 251,
253; setiferus 251, 252, 253; setiflorus 253. — Hyalotheca dissiliens 977; dis-
siliens minor 977. — Hydnum aurantiacum 975; imbrieatum 975; repandum
975; scrobiculatum 975. — Hydrocotyle vulgaris 868. — Hygrobiella australis
574; japonica 57%; laxifolia 573; Macgregorii 575; mollusca 575; myriocarpa
573, 576: nevicensis 576. — Hygrophorus agathosmus 975; coccineus 974;
conicus 97%; eburneus 975; pratensis 975; psittacinus 974; puniceus 974. —
Hylocomium pyrenaicum 358, 360; umbratum 360, 470. — Hymenaea Cour-
baril 784. — Hymenocrater bituminosus 114; bituminosus var. calycinus 114;
bituminosus var. pallens 114. — Hymenostylium ancctangioides 331 ; auran-
1038 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
tiacum 331 ; curvirostre 331, 834: sordidum 331. — Hyophila angustifolia 332:
stenophylla 332. — Hyosciamus albus 791; niger 791. — Hypericum aciculare
176; anagalloides 179, 186 ; anagalloides var. calicifolium 187; anagalloides var.
cymosum 187 ; anagalloides var. pumilum 187; anagalloides var. ramigerum 187;
anagalloides var. undulatum 186 ; Androsaemum 906 ; asperulaefolium 456 ;
avicularifohum 933: bolivianum 181, 189; bonariense 180; brasiliense 181,
189 ; Brathys 177; brevistylum 180, 188; brevistylum var. mexicanum 188;
caespit)sum 180 ; campestre 181 ; canadense 179, 180, 188, 189 ; canadense var.
cardiophyllum 189 ; canadense var. majus 118; canadense var. minimum 188;
canadense var. oviforme 189 ; caprifoliatum 179 : caracasanum 177, 183 ; caraca-
sanum var. Ocanense 183 ; carinatum 181 ; carinosum 177, 182; chamaecaulon
479 ; chamaemyrtos 177, 178, chilense 180; collinum 178, 187: collinum var,
Schmitzii 187 ; connatum 179 ; cordiforme 179 : denticulatum 180 ; diosmoides
180 ; Dominii 191 ; Drummondii 180; epigeium 177, 183; euphorbioides var.
florıbundum 184 ; euphorbioides var. minus 184 ; fastigiatum 180 ; foetidum 187;
gnidioides 176, 183 ; gnidioides var. polytrichoides 183 ; gramineum 179, 180;
gymnanthum 18% ; Hartwegi 177, 182; Hartwegi var. patens 182; humifusum
183 ; hyssopifolium var. elongatum 925 : japonicum 179, 185; japonicum var.
australe 186 ; japonicum var. calyculatum 186 ; japonicum var. humifusum 186;
japonicum var. Maximowiczii 185 ; japonicum var. psendocrispnm 186; japoni-
cum var. rupesire 186 ; japonicum var. sémplicius 186 , japonicum var. Thun-
bergii 185; Jussiaei 178, 181, 182; Jussiaei var. satureiae/olium 181 ; Ealandii
479, 180 : Lalandii var. lanceolatum 187 ; Lalandii var. madagascariense 188;
laricifolium 176, 182 : laricifolium var. glaucum 182; laxiusculum 181; Lin-
denii 178, 183 ; linoides 181 ; loxense 177, 178, 181, 182 ; loxense var. aequato-
riale 181 ; melanostictum 180, 188 : mexicanum 183 ; miricariifolium 178, 183 ;
moranense 189; multiflorum 189 ; mutilum 179, 184, 185 ; mutilum var. flori-
bundum 184; mutilum var. gymnanthum 184 ; mutilum longifolium 18% ; muti-
lum var. minus 48%; mutisianum 177, 178; myrianthum 179; nitidum 176;
nudicaule 179 ; paniculatum 180, 188 ; paraguense 181 ; pauciflorum 189; pelle-
terianum 179, 183 ; perforatum 791 ; polyanthemum 179 : pratense 190 ; pusillum
186 ; quilense 177, 182; resinosum 177 ; rigidum 178; rufescens 178; rupestre
186 ; satureiaelolium 181 ; Schaffneri 180 ; setosum 179 ; silenoides 177, 178 ;
struthiolaefolium 176, 182; struthiolaefolium var. parviflorum 182; Stübelii
177 ; tarquense 188, 189 ; tenuifolium 180 ; thesiifolium 188 : Thunbergii 185;
thuyoides 177, 178, 183 ; thymifolium 177 ; uliginosum 180, 181, 189 : uligino-
sum var. erectum 191 ; uliginosum var. laeve 190 ; uliginosum var. nigropunc-
tatum 190; uliginosum var. pratense 190; uliginosum var. prostratum 191 ;
uliginosum var. scabriusculum 191 ; uliginosum var. Warmingii 190; virgatum
179 ; Weberbaueri 178 ; Weberbaueri var. satureiæfolium 178 ; Wilmsii 179. —
Hypholoma fasciculare 975 ; sublateritium 974; velutinum 974. — Hypnum
sp. 908 ; aureum 173 ; Bambergeri 360 ; cupressiforme 917 ; cupressiforme var.
tectorum 917 ; cuspidatum 917 ; decipiens var. napæiforme 917 ; falcatum 917;
RÉPERTOIRE, 1039
falcatum var. gracilescens 360 : fertile 360 : polycarpon 360 ; polygamum var.
minus 399 ; procerrimum 360 ; pseudofluitans 359 ; stellatum 359; stramineum
var. compactum 360 ; stellatum var protensum 359; sulcatum 360 ; Vaucheri
947 ; Vieillardi 471 ; Wilsoni 360. — Hypochaeris maculata 871; radicata
519, 873. neocaledonicum 4172. — offieinalis 791.
ct. Curcas 784; multifida 78%. — Iberis affinis 621 ; amara 620,
621; apricorum 620; arvatica 620; atıica 615; aurosica 617 ; Balansæ 615; Ben-
thamiana 616; Bernardiana 616; Bernardiana var. Bubani 616; bicorymbifera
621 ; boppardensis 619 ; Candolleana 616, 617 ; carnosa 616, 617; ceratophylla
621 ; ciliata 615 ; cinerea 612; commutata 611; conferta 611; contracta 617;
contracta var. angustifolia 617; contracta var. Bourgæi 617; cortegiona 619;
decipiens 621: deflexifolia 649; delphinensis 619 ; Durandii 619; epirota 615;
Forestieri 620: Garrexiana 611, 612; Garrexiana var. commutata 612: Gar-
rexjana var. serrulata 612; gibraltarica 609, 613; glaucescens 611, 612; Hegel-
maieri 618: Hegelmaieri var. glabrescens 618: Hegelmaieri var. tenuifolia 618;
integerrima 615 ; intermedia 619, 622; intermedia var. collina 619; intermedia
var. Lamottii 619; intermedia var. majalis 619; intermedia var. Timerovi 619;
Jordani 615; Lagascana 616; latealata 612; linifolia 618; linifolia var. cyclo-
donta 619; linifolia var. macrodonta 618; linifolia var. tenuifolia 618; linifolia
var. Villarsi 618: macrodonta 618; Martinii 621; montolivensis 620; nana 617;
odorata 614; Olympica 618; panduriformis 620, 621; parviflora 61%; pectinata
613, 614 ; pectinata var. Bourg&i 613; pinetorum 646; pinnata 620, 621: pin-
nata var. Costei 621; pinnata var. crenata 621; polita 619 ; procumbens 615;
procumbens var. Welwitschii 615; Prostii 619, 622; Pruiti 614. 615; roseo
purpurea 618; Raynevalii 618; resedifolia 620; ruficaulis 621; sabauda 621;
saxatilis 612, 613; saxatilis var. vermiculata 612; semperflorens 610: semper-
virens 611, 612, 613 ; serrulata 611; spathulata 616; Sprunerı 615; stricta 618;
subvelutina 612: Taurica 6148; Tenoreana 615: Tenoreana var. Gastoni 615:
Tenoreana var. granatensis 615; Tenoreana var. longipedunculata 615: Teno-
reana var. petræa 615; Taurica var. pubescens 618; umbellata 618; Violetti 619 :
Zanardinii 612. — Ifloga spicata 80. — Ilex aquifolium 446, 787, 870, 889,
893, 895. — Illicium anisatum 78%. — Impatiens noli-tangere 871, 902.
— Incarvillea Delavayi 93, 96, 97; Olgæ 93, 96, 97 ; sinensis 93, 96. — Inula
Helenium 790; heterolepis 932. — Ipomæa Turpethum 781. — Iris acutiloba
727; acutiloba var. Demawendica 727, Caucasica 726: Demawendica 727 ;
fibrosa 727; florentina 781 ; feetidissima 908; germanica 781; Meda 727: ochro-
leuca 932; paradoxa 727; pseudo-Acorus 519, 780: reticulata var. histrio 726;
Soongarica 727. — Isoetes 815; aspersum 808; Delandei 809 ; Duriei 809, 843,
814-818; echinosporum 808, 810, 811, 814-818; echinosporum var. Brochonii
808: hystrix 808, 813, 814, 816-818; lacustre 808, 810, 811, 812-818: secula
809; setaceum 808, 813, 814-818 ; setaceum var. 8 Perreymondii 808; velatum
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1040 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
808, 813, 814, 816-818; velatum ssp. aspersum 808. — Isopyrum thalic-
troides 440, 444, 880. — Ixiolirion montanum 728: Pallasii 728.
Jackiene ceylanica 212; javanica 212, 213; renifolia 212; singapurensis
213. — Juglans regia 558, 791. — Juncus acuto-maritimus 733 ; acutus 304,
733; acutus var. litoralis 733; acutus var. longibracteatus 733; alpinus 871,
872 ; bicephalus 75, 76; bufonius 75, 76 ; bufonius var. «compactus 76; bufonius
var. » congestus 76; bufonius var. fasciculatus 75; bufonius var. fascicutiflorus
76; bufonius var. 8 glomeratus 76; congestus 76; fasciculatus 76; filiformis
873, 875, 878; hybridus 76; insulanus 76; mutabilis 76; pygmæus 76; pyg-
maus var. bicephalus 75; querioides 76; triglumis 872, 874. — Jungermannia
abbreviata 601 ; adnexa 855 ; adscendens 144; albescens 578; albula 578;
argentea 220 ; asperifolia 508; badia 483; Baueri 56%; bicuspidata 280, 485 :
bidentula 671; bifida 490; Billiardieri 136; Boschiana 579: byssacea 490 ;
catenulata 372; cellulosa 666; chlorophylla 134; coalita 126; cochleariformis
851; connivens 278, 279, 428; crassifolia 428; curvifolia 564; curvifolia var.
borneensis 565 ; cymbalifera 137 ; decipiens 596; deflexa 851; dentata 490, 512 ;
denudata 583 ; diacantha 4392 ; distans 695 ; divaricata 490, 561, 562; elachista
493; erosa 858 ; exiliflora 502 ; extensa 426 ; falcata 598: filum 433; fluitans
374; Francisci 373 ; graveolens 148 ; grimsulana 490; haliotiphylla 600 ; Ham-
peana 490 ; heteromorpha 568; Hübneriana 573 ; Husnoti 571 ; islandica 578;
Kiæri 499: Köppensis 139 ; lacinulata 371 ; Lammersiana 281 ; laxifolia 573;
lucens 496 ; lucida 51; Macounii 491; marginata 594 ; Menzelii 280 ; mollusca
575 ; multicuspidata 486 ; nevicensis 576 ; notophylla 58; nutans 580 ; oblongi-
folia 127 ; pachyrhiza 435 ; pallescens 142 ; Pearsoni 495 ; physantha 126 ; phy-
socaula 485; placophylla 147 : pleniceps 280 : polyanthos 143 ; Preissiana 503;
prostrata 587: Raddiana 509; radicosa 594 ; reclusa 372 ; rhizantha 501 ; rigi-
dula 280; rubella 490 : sandvicensis 428 ; Sehlmeyeri 373; sinuosa 128; sphagni
583; sphalera 599; spiralis 857; squarrosula 561; Starkii 490; subtilis 562 ;
Sullivanti 494; supina 491; tenax 581; tenuissima 514; tenuistipula 863 ;
tesselata 584; triangularis 851 ; tricrenata 851 ; tricuspidata 562 ; trilobata 850;
tubulata 485 ; Turneri 512; unciformis 600; vallis gratiæ 431; varians 504 ;
viticulosa 207. — Juniperus communis 784; excelsa 829; macropoda 829;
phenicea 784; Sabina 829, 905; Sabina var. Taurica 829. — Jurinea hetero-
phylla 920.
Ke pandurata 780; rotunda 781. — Kalanchæ Adelæ 26; Atze-
liana 17 ; angolensis 37; angustifolia 18; Baumii 254, 255; beharensis 29, 30;
Bentii X flammea 39; brachycalyx 18, 34, 35; brachycalyx var. Yemensis 18;
Brasiliensis 49; brevicaulis 25, 26; citrina 35; citrına var. erythreæ 35, 36;
coccinea 17; coccinea var. subsessilis 36, 37; crenata 17, 39; Cuisini 36, 37;
RÉPERTOIRE. 1041
delageensis 39; Dyeri 27, 28; Elizæ 39; eriophylla 30; flammea 18, 39; flammea
x Bentii 38; floribunda 24; glandulosa 32, 33; glandulosa var. benguellensis
32, 33; Gœtzei 32, gracilis 18; grandiflora 27, 28, 29; grandiflora var. angus-
tipetala 28, 29; Hildebrandtii 25; hirta 36; Holstii 17; humilis 39; X Kewen-
sis 38; Kirkii 36, 37; laciniata 19; lanceolata 32, 33, 3%; lateritia 36, 37; laxi-
flora 40; longiflora 26; Lucie 254-257, 715; Luebbertiana 40 ; macrantha 28,
29; magnidens 17; marmorata 28, 29; multiceps 25; Ndorensis 18; Neumannii
38; Nyikæ 27; oblongifolia 255; obtusa 17; paniculata 40 ; Pentheri 32, 255;
pinnata 21: pinnata var. floripendula 21; platysepala 31; porphyrocalyx A;
Prittwitzii 17; prolifera 19 ; pubescens, 34 ; pumila 25, 26; Quartiniana 27, 28;
Ritchieana 32, 33; robusta; Rohlfsii 18; Schimperiana 38; schizophylla 4 ;
somaliensis 28, 29; subpeltata 20, 21; sulphurea 42; synsepala 24; teretifolia
X crenata 39; van Tieghemi 17, 29, 30, 39; thyrsiflora 255: tomentosa 31;
trichantha 34, 35; velutina 36, 37; Welwitschii 17; Welwitschii var. gracili-
tuba 17. — Kantia amazonica 680; biapiculata 671; cæspitosa 665; calypogea
676; cyclostipa 664; Gœbelii 677; leptoloma 680; mastigophora 667 ; nephros-
tipa 665 ; parallelogramma 664; rhombifolia 667; sphagnicola 671; Sprengelii
662; suecica 672; tenax 66% ; tosana 678 ; Trichomanis 608 ; Trıchomanes var.
fissa 676; Uleana 664; vincentina 679. - - Kentranthus ruber 907. — Kit-
chingia miniata 20, 21. — Knautia arvensis 905, — Kochia Iranica 546, 547;
muricata 547 ; odontoptera 546, 547; odontoptera var. altera 546; odontoptera
var. y curta 546; odontoptera var. Schrenkiana 546: stellaris 546, 547. —
Koleria Berythea 821, 822; Bornmülleri 821; obtusiflora var. typica 821;
phleoides, 821; phleoides var. brachystachya 821; phleoides var. grandiflora
822; phleoides var. Persica 821; phleoides var. pseudolobulata 821; phleoides
var. typica 821; phleoides X obtusiflora 821; pumila; Sinaica 821; Koelpinia
linearis 80.
us blennius 975 ; controversus 974; deliciosus 974; fuliginosus
975; piperatus 975 ; plumbeus 975 ; scrobiculatus 975 ; serifluus 974; vellereus
975, 978. — Lactuca perennis 442, 518, 868 ; sativa 791 ; Serriola 791 ; virosa
791. — Lagenaria vulgaris 789. — Lagochilus Aucheri 119; Aucheri var.
Kotschyanus 119 ; Aucheri var. lasiocalyx 449; Aucheri var. perhispidum 119;
hispidus 119; insignis 419; Kotschyanus 119; macracanthus 119. — Lalleman-
tia Iberica 114; peltata 114: Royleana 41%. — Lamium album 119, 791;
amplexicaule 118; amplexicaule var. Kurdicum 118; crinitum 118, 149; fili-
caule 118, 419; Galeobdolon 790; hybridum 81; maculatum 791 ; Persicum
418, 149; purpureum 791; Robertsoni 118, 119; striatum 933, tomentosum
118, 149; tumidum 118; vestitum 118, 149. — Lappula echinata 714. — Lap-
sana communis 791. — Larix decidua 78%. — Laserpitium panax 873, 874;
Siler 518, 792. — Lathræa squammaria 441. — Lathyrus Aphaca 926; flori-
bundus var. biflorus 926; hirsutus 81 ; roseus 918 ; silvestris 870. — Laurus
1042 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me séR.). 1908
nobilis 305, 446, 792. — Lavandula latifolia 779; major 779, 792 ; Spica 792;
Stoechas 783. — Leiothrix argyroderma 298 ; Beckii 297 ; Beckii var. falcifolia
296, 297; curvifolia var. glabrescens 298; Gounelleana 296, 298. — Lejeunea
fusca 666. — Lelia orientalis 81. — Lembidium Poschianum 579; dendroides
580 ; heteromorphum 568; nutans 580 ; tenax 581; ventrosum 581. — Lemna
minor 792. — Lens esculenta 792. — Leontodon asper 928; asperrimus 928 ;
autumnale 871, 872 ; pyrenaicum 873 ; Taraxaci 872. — Leontopodium sibiri-
cum 157. — Leonurus Cardiaca 788; Persicus 118. — Lepidium africanum
627 ; alpinum 871 ; arvense 517; auriculatum 913 ; bonariense 91%; bonariense
var. Gayi 914; calicynum 913; campestre 907 ; graminifolium 792; latifolium
792: Meyeni 628; Philippianum 628 ; pinnatum 627; procumbens 627 ; pubes-
cens 913 ; pubescens var. fallax 943 ; reticulatum 913; reticulatum var. austro-
americanum 914: ruderale 81; sativum 901: Schlechteri 627, 628 ; spicatum
91%. — Lepidozia reptans var. julacea 362; tenax 581. — Lepiota excoriata
974 ; granulosa 97%; lenticularis 975 ; javanicum 461: phyllocarpum 462 : tre-
melloides 461. — Leptotrichum virens 470. — Lepturus Persicus 828; Persi-
cus var. 8 glaberrimus 828. — Lereschia Flahaultii 447: Thomasii 447. —
Leskea laxiramea 916; striata 173. — Lesquereuxia siriata 358. — Leucan-
themum decipiens 80; glabrum 80. — Leucobryum altiusculum 163, 16%;
anguslifolium 165 : Bowringii 163, 164, 165: brachyphyllum 167, 171: brevi-
caule 164, 165: Brotheri 165 ; confine 465; Ferriei 164, 165 : galeatum 164,
165: glaucum 163, 16%, 165: glaucum var, albidum 165; Hollianum 164, 165 ;
humile 164: japonicum 16%, 165; lacteolum 163, 16%, 165; lutschianum 163;
madeirense 165: Muelleri 165; nagasakense 163 : neilgherrense 164, 165 ; neoca-
ledonicum 167 ; pyenophyllum 165: retractum 165 : Salmoni 165; scaberulum
165; scabrum 163, 164, 165 ; Sikkimense 165; Textori 164, 165 ; triviale 165;
Wichuræ 165; yamatense 163.— Leucodon immersus 915. — Leucojum ver-
num 440, 871, 901. — Levisticum officinale 791. — Leyssera capillifolia 80.
— Lichen comosus 467. — Ligustrum vulgare 517, 792, 893, 89%. — Lilium
bulbiferum ssp. croceum 874: candidum 792: eroceum 871; Martagon 871. —
Linaria alpina 521, 871, 872; alpina var. petræa 518, 520 : Elatine 789; vul-
garis 792. — Lindera Benzoin 784. — Linum sp. 900; catharlicum 792 ; tenui-
folium 868 ; usitatissimum 782. — Liochlæna lanceolata 361. — Liquidambar
Styraciflua 784. — Lissochilus hereroënsis 626; platypetalus 626. — Listera
cordata 719; ovata 902. — Lithospermum officinale 517, 792: purpureo-cæru-
leum 518, 792. — Lloydia uliginosa 731. — Lobaria glaberrima 462 ; peltigera
462. — Loiseleuria procumbens 809. — Lolium Persicum 828; rigidum 828;
temulentum 828. — Lomaria Spicant 800. — Lonicera alpigena 872 : cærulea
883; etrusca 442, 519; nigra 719; Perielymenum 788; splendida 325;
æyosteum 890, 892, 893; splendida 225. — Lopadium leucoxanthum 460.
— Lophocolea chlorophylla 134; Colensoi 125; echinella 138; filicicola 63;
leucophylla 147; lutea 146; physantha 426; polyclada 61, textilis 147;
iriacantha 131. — Lophozia alpestris 562: Badensis var. obtusiloba 833;
REPERTOIRE. 1043
bicrenata 361 ; Flerkei 362; gracilis 362; heterocolpa 361; Limprichtii 361;
Mülleri 361; obtusa 361. — Lotus corniculatus 997; Gebelia 925: Gebelia var.
8 tomentosus 925; Michauxianus 995. — Lunaria annua 908; cruciata 833;
rediviva 719. — Lupinus albus 792. — Luzula flavescens 873; Forsteri 733 ;
lutea 879; multiflora 733; nivea 896; pilosa 733; spicata 871, 873. — Lyco-
perdon sp. 790; gemmatum 975. — Lycopodium 815, 817; alpinum 807, 81%,
816, 818, 873; annotinum 806, 810, 811, 814, 816, 818, 873. — clavatum 150,
806, 810, 811, 814, 816, 818, 873, 901; complanatum 806, 81%, 816, 818; den-
ticulatum 807; helveticum 807; inundatum 807, 811, 814. 816, 818; selagi-
noides 807; selago 806, 810, 811, 814, 816, 817. — Lysimachia candida 370;
clethroides 370; deltoidea var. cinerascens 370 ; lobelioides 370; miltandra 370;
Nummularia 902; violascens 370; vulgaris 903. — Lythrum Salicaria 905.
Macrochioa tenacissima 305.— Macromitrium gracilipes 168, 169; invo-
lutifolium 168; Le Ratii 167 ; longipilum 170 ; Menziesii 170; piliferum 170; Rein-
wardti 169; Renauldi 169 ; rufipilum 169, 170; Salakanum var. majus 167 ; Zippelii
169. — Madotheca Baueri 353, 362; lævigata 362; platyphylla 834. — Mahonia
japonica 260. — Malachium aquaticum 440. — Mallomonas acaroides 977. —
Malus acerba 889, 893, 89%. — Malva Alcea 786 ; roiundifolia 793 ; Silvestris 793.
— Mandragora autumnalis 779 ; fœmina 779,793; officinarum 793.— Marasmius
erythropus 974: oreades 974. — Marchantia polymorpha 791. — Marrubium
Astracanicum 116 ; gamodon 117 ; Kotschyi 116 ; polyodon 117; polyodon var.
eriocalyx 117 ; vulgare 793. — Marsilea 815; Fabri 803; natans 803 ; pubes-
cens 803, 812, 814, 818 : quadrifolia 803, 812, 814, 816, 818, 832. — Marsonia
Delastrei 409. — Marsupidium abbreviatum 601 ; brevifolium 60%; Knighti
601 ; piliferum 602 ; setulosum 602; surculosum 602; tahitense 603 ; Urvillea-
num 603. — Mastigobryum acanthostipum 691, 949 ; accretum 687, 771;
acinaciforme 689, 853 ; acuminatum 692, 968 ; aculifolium 68%, 745 ; adnexum
689, 855, 856: affine 688, 846, 855; albicans 688, 841 ; alpinum 685, 750;
alternifolium 666, 684 ; ancistrodes 691, 951 ; angustisedens 68%, 745 ; anisosto-
mum 69%; apiculatum 686, 766 ; appendiculatum 690, 948 ; arcuatum 693 ;
armalistipulum 690, 866 ; armatum 693; asperrimum 687, 859; assamicum
685, 756 ; aurescens 691, 957 ; australe 690, 864 ; Baldwini 687, 838; bancanum
694 ; Bayleyanum 689, 854; Beecheyanum 686, 762 ; Bernieri 689, 852; Besche-
rellei 686, 766 ; bidens 685, 755 ; bidentulum 685, 751 : bifidum 69% ; bogotense
692, 970 ; borbonicum 693 ; borneense 687, 839, 949 ; brachyphyllum 846 ; bra-
siliense 692. 971 : Braunianum 692, 971 ; Breutelianum 692, 969 ; brevifolium
688, 692, 843, 967 ; Brighami 687, 840; Brotheri 694; Burchelii 691, 959;
calcaratum 690, 948 ; callidum 684, 755 ; canelense 692, 968 ; caracanum 693;
Cardoti 692, 965; caudatum 690, 947; caudistipulum 690, 945; cellulosum
666, 684; cerinum 687, 773 ; Ceylanicum 687, 839; chilense 692 ; chimbora-
zense 693 ; cincinnatum 690, 865 ; Colensoi 694 ; combinatum 689, 853; con-
1044 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2"e SÉR.). 1908
cavulum 861 ; concinnum 689, 862; confertifoliuu 689, 858, 859; eonnatum
686, 768 ; conophyllum 686, 761 ; consanguineum 846 ; constrietum 692, 965 ;
Convexum 694 ; commutatum 691, 959 ; Comorense 691, 958; cordifolium 684,
695 ; cordistipulum 692, 963 ; cornutistipulum 687, 838 ; corticolum 688, 843 ;
crassitertum 686, 767; cubense 691, 957 ; cucullistipulum 686, 767 ; Cuervi
688, 846 ; cuneistipulum 685, 753; Cunninghamii 694; curvidens 689, 856 ;
cuspidatum 690, 945 : deciduum 686, 763 ; decrescens 689, 856 ; decurvum 692,
963 ; densum 685, 758; dentatum 690, 946: denticulatum 691, 956; Deplan-
chei 691, 955; desciscens 689, 862; Didericianum 775; Didericianum var.
emarginatum 751; Didrichsenii 687, 775 : dissodontum 685, 754; distans 684,
695 ; divaricatum 69% ; diversicuspe 684, 748; dubium 692, 963; duplex 86% ;
echinatiforme 694; echinatum 69%; Eggersianum 688, 844; elegans 689, 854;
elegantulum 686, 763; emarginatum 685, 751 ; erosum 689, 858 : erosum var. 8
857 : erosum var. y 862; Everettii 685, 757 ; exiguum 69% ; exile 694 ; falcatum
691, 950 ; faleifolium 852 ; fallax 685, 749 ; fasciculatum 685, 748 ; Faurianum
688, 843 ; Fendleri 685, 688, 752, 84%; ferox 943 ; filiforme 688, 849 ; filum
694 ; fimbriatum 69% ; fissifolium 691, 952; fissistipum 693; flavescens 68%;
flavicans 693; flavo-virens 685, 768 ; Fleischeri 687, 773, 690, 945: Formose
688, 842 ; Fruhstorferi 692, 966 ; fuegianum 694; Gammianum 687, 692, 837,
964; Gaudichaudii 685, :757 ; Geheebii 690, 947 ; gibbum 686, 761 ; Glaziovii
693 ; Gottscheanum 688, 844; gracile 685, 752; Graeffei 690, 942; grandirete
684, 747 ; grandistipulum 687, 774; Griffithianum 691, 959 ; guadalupense 692,
968 : halconiensis 686, 759; hamatifolium 689, 862; hamatum 685, 756 : Han-
senii 688, 843 ; harpago 690 ; hawaicum 687, 776 : Herminieri 685, 753; hete-
rocladum 691, 952 ; heterostipum 693 ; himalayanum 686, 760 ; Hochstetteri 693;
Hookeri 693; horridulum 689, 859 ; humifusum- 692, 970 : imbricatum 670, 684 ;
inequabile 691, 956; inæquilaterum 694; inæquitextum 685, 758; indieum
689, 858; insigne 684, 746 ; integrifolium 68% ; integrum 856; intermedium
687, 745, 774 ; involutiforme 684, 747; involutum 687, 772; irregulare 685,
749 ; jamaicense 693 ; japonicum 686, 767 ; javanicum 692, 964 ; javitense 693 ;
Karstenii 691, 952: Kernii 690, 944; Kirkianum 687, 771 ; Kowaldianum 686,
766; Krugianum 686, 763; laceratum 689, 85%; lacerostipulum 691, 953;
laetevirens 694; lancifolium 690, 947 ; latidens 693 ; latifolium 692, 962;
Lechleri 688, 845; Lehmannianum 693; Lenormandii 689, 852; leptostipum
693 ; Lessonii 693: Levieri 690, 944; Liebmanianum 693; ligulatum 840;
Lindigii 688, 847; linganum 694 ; linguaeforme 690, 943 ; lobulistipum 687,
838 ; longicaule 690, 865 ; longicuspe 688, 848 ; longidens 686, 762; longistipu-
lum 688, 846 ; longum 688, 848; loricatum 684, 695; Lowii 685, 756; Lürs
senti 690, 942 ; Macgregorii 690, 942 ; malaccense 690, 691, 944, 954: manilla=
num 689, 863 ; marginalum 686, 765 ; Martianum 693; mascarenum 687, 770 ;
Merrillanum 690, 944 ; mindorensis 686, 761 , minutum 694 ; Miquelianum 692,
961 ; Modigliani 690, 944; Molleri 687, 769; Monilinerve 693; Mooreanum
69% ; morokense 686, 765 ; Motelayi 687, 775; Müllerianum 692, 967 ; nagasa-
REPERTOIRE. 1045
kiense 688, 841 ; natunense 690, 941; Notarisii 694; Novae Hollandiae 855 ;
Novae Zelandiae 684, 687, 696, 772; nutans 580, 68%; obcuneatum 690, 863;
obliquatum 694 ; oblongum 687, 840 ; obtusatum 684, 696 ; olivaceum 685, 757;
orizabense 692, 967; oshimense 688, 842 ; ovifolium 688, 840 ; ovistipulum 686,
760 ; pallidevirens 688, 849 ; pallidum 694 ; palmatifidum 691, 953 ; paludosum
846: papillatum 693; paradoxum 690, 946; Parisis 686, 769; parvistipulum
759 ; parvitextum 689, 859, parvum 685, 754; patens 686, 759; patentistipum
689, 863; paucidens 689, 860; Pearsoni 688, 852 ; pectinatum 686, 761 ; pellu-
cidum 687, 770; Perrotanum 690, 866; Perrotietii 685, 750; peruvianum 687,
773; philippinense 690, 86% ; phyllobolum 685, 755; pinniforme 687, 838;
planiusculum, 956 ; plalycnemum 687, 776 ; Pompeanum 691, 954; portoricense
693 ; praeruptum 692, 962; Puiggarii 688, 848 ; pulchellum 685, 758; pulvina-
tulum 685, 750 ; pulvinatum 685, 687, 748, 771; pumilum 687, 770; pusillum
694 ; pycnophyllum 691, 957; quadricrenatum 691, 958; Quelchii 688, 847;
Rabenhorstii 687, 77%; Rechingeri 689; recurvo-limbatum 692, 962 ; recurvum
684, 694 ; reflexistipulum 688, 849 ; reflexum 688, 850 ; Reinwardti 686, 760;
renistipulum 692, 965 ; revolutum 692, 961 ; rigidum 686, 766 ; Richardianum
693 ; Roberti 689, 857 : robustum 691, 951 ; roraimensis 685, 752; rotundisti-
pulum 692, 960 ; Samoanum 690, 864 ; Sandei 692, 961 ; Sandvicence 692, 960,
966 ; saxatile 846 ; Schadenberggi 692, 965; schismoïdeum 693; Schlimianum
692, 971 ; Schwaneckei 684, 747; scutigerum 688, 845; semiconnatum 686,
769 ; semicordatum 772 ; Semperi 68%, 746 ; serpentinum 692, 964; serrifolium
689, 860 ; serrulatum 689, 857 ; Seychellarum 687, 769 ; shusensicum 691, 955 :
siamense 686, 762 ; Sieberianum 855 ; sikkimense 685, 750 ; sinense 691, 956 ;
speciosum 692, 970; spectabile 687, 771; spinigerum 691, 950 ; spirale 689,
897 ; Spruceanum 688, 845; squarrosum 687, 776 ; Staudtianum 691, 958;
Stephanii 69%; stoloniferum 688, 847 ; strictum 691, 955; subacutum, 689, 861 ;
subaequitextum 689, 859; suhfalcatum 692, 969 ; snbintegrum 687, 775 ; subtile
689, 860; sumatranum 690, 948 ; sumbavense 685, 759 ; superbum 691, 949 ;
takeanum 688, 841 ; Taleanum 692, 969 ; Taylori 693; Temarianum 693 ; tena-
cifolium 684; tenerum 685, 754; tenue 686, 764; tenuistipulum 688, 842 ;
teretiusculum 692. 972 ; tocutianum 691, 950 ; triangulare 688, 851 ; trichoi-
deum 693; éricuspidalum 686, 764; tridens 685, 758 ; trifidum 69,
956; tribolatum 688, 850; Uleanum 693; uncigerum 691, 954; vagum
689, 861; variabile 685, 753; vastifolium 691, 953; Venezuelanum 693 ;
verrucosum 693; verticale 866, 765; vincentinum 693; viridissimum 692,
972; vitiense 687, 837; vittatum 693; Wallichianum 689, 861; Wattse
anum 688, 850; Whitfordü 692, 966; Wichurae 692, 960; Wiltensii
685, 752; Wrightii 693; Yoshiuaganum 690, 866; Zollingeri 684, 746.
Mastigophora flagellaris 751. — Matricaria Chamomilla 788. — Matthiola
montana 933 ; oxyceras var. lunata 933; tristis 304. — Mazosia Rotula var. granu”
laris 460; strigulina 460; strigulina var. radıans 460. — Mazus Bodinieri 526,
527, 530; caducifer 525, 526, 527; Cavaleriei 527,528, 532, 537; Delavayı 526,
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1046 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908
527, 530; dentatus 525, 526, 527, 529, 532; divaricatus 527, 528, 53%; elongatus
527, 528, 535: ee, 527, 528, 536; Fargesii 526, 528,532; Fauriei 526,
527, 528. 537; gracilis 525, 527, 528, 529 : Harmandı 527, 528, 529, 533;
japonicus 526, 397 7, 528, 556 ; japonicus var. 8 stolonifer 536 ; lanceifolius 525,
526, 527, 529: Lecomtei 527, 529, 538; Lecomtei var. ramosus 539 ; longipes
526, 528, 529, 532 ; macranthus 525, 526, 527, 532, 535 ; macrocalyx 526, 527,
529 ; procumbens 525, 527, 528, 534 ; pulchellus 525, 526, 527, 529 ; puichellus
var. primuliformis 529 ; pumilio 525, 527, 28 : rugosus 525, 526, 527, 530,
535. 536 ; rugosus var. Stolonifer 526 ; spicatus 530, 532 ; stachydifolius 525,
526, 527, 530, 532, 536; surculosus 525, 526, 527, 528, 534, 535: Welsoni
527, 528, 535. — Medicago sativa 380, 918; sativa X falcala 380 ; sativa var.
tibelica 380 ; varia 380. — Melampsora Helioscopiae 922. — Melampyrum
arvense 519; nemorosum 519, 873, 878; sylvaticum 719. — Melandrium
album 918. — Melandryum silvestre 519. — Melica Cupani var. inæquiglu-
mis 822; trachyantha 822. — Melilotus Italica 932; officinalis 793. — Melinia
atropurpurea 101. — Meliosma confusa 541, 543; cuneifolia 543: cuspidata
541 : dentata 541 ; dillenaefolia 543; fruticosa 543; grandifolia 543 ; Harman-
diana 541, 543: Henryi 541 ; Herbertii 543; lanceolata 541 : levis 540 ; parvi-
flora 541, 543 ; patens 541, 242 : pilosa 541 ; rigida 542, 543 ; simplicifolia 541;
squamulata 541, 542 ; Wallichii 543; Wightii 544; Yunnanensis 542. —
Melissa officinalis 793. — Melittis Melissophyllum 518, 793. — Melosira
orichalsea 977. — Mentha aquatica 793 ; arvensis 788; gentilis 793; piperita
793 ; Pulegium 793 ; rotundifolia 793; spicata 793. — Menyanthes trifoliata
793. — Mercurialis annua 793; Reverchonii 305. — Merendera attica 250;
caucasica 250 ; Eichleri 250; kurdica 250 ; Manissadjiani 248, 250; nivalis
250; Raddeana 250; rhodopea 250. — Mespilus germanica 793, 895, 919;
Oxyacantha 779. — Metzgeria Conjugata 361. — Meum athamanticum 778,
781, 871, 873, 878. — Micrasterias truncala 223, 225. — Microcarpæa mon-
tevidensis 12. — Micropterygium nutans 580. -- Milium vernale var. @ mon-
teanum 737. — Mimosa nilotica 785. — Mirabilis Jalapa 781. — Mnioden-
dron camptotheca 172. — Mnium affine 836 ; cuspidatum 836: hymenophylloi-
des 357; Seligeri 836; Trichomanis 608; undulatum 836. — Moehringia
muscosa 518; polygonoides 872 ; trinervia 518, 519. — Moenchia cœrulea 932.
— Molinia cœrulea 441. — Monardica Balsamina 901. — Monocilia viridis
81. — Monstera deliciosa 979. — Morchella esculenta 787. — Moringa aplera
779; myrepsica 778, 784. — Morus nigra 981. — Mougeotia gracillima 977. —
Mucor circinelloides 79; dimorphosporus 78: genevensis 79; Janseni 78, 79;
lamprosporus 78 ; lausannensis 79; Moelleri 77 ; plumbeus 79; racemosus 79;
sphærosporus 78 ; spinescens 79; spinosus 79; tenuis 79. — Mulgedium
Plumieri 873. — Muscari longipes 732; racemosum 304. — Mycena galericu-
lata 97%; lactea 975 ; pura 975. — Myosotis alpestris 872 ; silvatica 519. —
Myricaria Germanica 871, 906. — Myristica fragrans 779; moschata 778, 784.
— Myrrhis odorata 901. — Myrtus communis 901.
RÉPERTOIRE. 1047
N areissus incomparabilis 444 ; pseudo-Nareissus 440, 871: radiiflorus 517,
871, 873, 878. — Nardus stricta 873. — Nasturtium amphibium 519, 976;
aquaticum 779; officinale 779; silvestre 519; verrucarium 779. — Navicula
ambigua 977 ; patula 522; radiosa 977. — Neckera Besseri 916 ; complanata
915. — Neottiella ascoboloides 445. — Nepeta amœna 112; betonicifolia 112;
bracteata 113: callichroa 113 ; cataria 902; chenopodiifolia 113; crassifolia 112;
denudata 111; Galatica 111; globiflora 113; grandiflora 112; Haussknechti 112;
heliotropifolia 113; heliotropifolia var. & Gilanica 113; Ispahanica 143; mari-
folia 112; Meyeri 112; micrantha 112; Mussini 111, 412; Mussini var. & crassi=
folia 411; pungens 113; racemosa 112; saccharata 112; teucriifolia 410, 114,
921; teucriifolia var. Galatica 111; Ucranica 113. — Nephrodium cristatum
796; dryopteris 797; filix mas 796; montanum 796; Oreopteris 832 ; phegopteris
795 : rigidum 796; Robertianum 797; spinulosum 796; spinulosum var. dilatata
796; thelypteris 795. — Nerium Oleander 902. — Neslea paniculata 873, 877.
— Nicotiana latissima 779; rustica 902; Tabacum 902; Tabacum ssp. major
779. — Nigella arvensis 902; damascena 902: sativa 902. — Nigritella angus-
tifolia 871. — Nitrophila australis 2: occidentalis 2. — Nolanea pascua 975.
Nolletia chrysocomoides 80. — Nonnea lutea 928; pulla 921: rosea 928.
— Nostoc sp. 401. — Nothoscordum Andicola 995; bivalve 994; Bona-
riense 1001, 1096: Borbonicum 995, 996 ;- brevispathum 1005 ! canescens 997,
1006 ; euosmum 99% ; flavescens 99%; flavescens var. bicolor 995, 1007 ; flavescens
var. flavum 995; fragrans 993, 99%, 995; fragrans var. borbonicum 995 ; Gaudi-
chaudianum 994 ; gramineum 1002, 100% ; gramineum var. Philipianum 1004 ;
grossibulbum 1003, 1006 ; inodorum var. Borbonicum 400%: inodorum var.
euosmum 1004; inodorum var. Nepalense 1004: inodorum var. Sulvia 100% ;
inodorum var. Uruguayense 1004: Lloydiflorum 998, 1906 ; macrantherum
1005: macrostemon 995; Minarum 1001, 1007 ; Montevidense 995, 4001 ;
neriniflorum 99%: nidulans 996 ; nudum 998, 1006 ; Ostenii 996, 1006 ;
Philipianum 995; Poiretii 995; pulchellum 994: scabridulum A000, 4006;
Sellowianum 994, 1007 ; sessile 996 ; striatellum 994; siriatum 994, 995 ;
subbiflorum 995; subsessile 997, 1006 ; Sulvia 995 ; uniflorum 996, 1005 ;
vernum 996. — Notolæna lanuginosa 801. — Marantæ 801, 811-818 ; vellea
801, 812, 813, 815-818. — Notoscyphus lutescens 595. — Nowellia
borneensis 565; curvifolia 564; Wrightii 565. — Nuphar affine 73; cen-
tricavatum 70, 7%; confusum 69; intermedium 70; Juranum 70: lutea X
pumila 67, 70; luteum 74, 888, 892; minima 74; pumilum 7%; sericeum
73 ; Spennerianum 69, 70, 73. — Nymphæa alba 73, 519, 888, 892; alba var.
minor 72; fennica 74; X intermedia 67, 70; X intermedia var. hirtella 70:
X intermedia var. media 70; X intermedia var. polypetala 70; X intermedia
var. sublutea 70; lutea 65, 66, 67, 68, 70, 73, 902; lutea var. affinis 65, 67,
69, 71; lutea var. genuina 68, 69 ; lutea var. Harzii 65, 67, 69, 71; lutea var.
41048 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2ne sÉR.). 1908
« intermedium 68; lutea var. minus 68; lutea var. subsericeum 69 ; lutea var.
puberula 69; lutea var. urceolata 65 ; lutea X pumila var. hirtella 67 ; micro-
phylla 73; pumila 65, 67, 69, 70, 73; pumila var. glabrata 67 ; pumila var.
Hookerii 70; pumila var. stellatifida 67, 70; pumila var. Timmii 70 ; Reichar-
diana 72: scutifolia 72; sericea 66; spathulifera 68; Zenkeri 72.
Die. japonicum 16%. — Ocotea cupularis 779; japonica 779,
784. — Ocymum Basilicum 902. — Odontites lanceolata 875. — Odontoschisma
astropurpureum 585 ; brasiliense 585 ; caraganum 590 ; cavifolium 592; cuba-
num 590 ; decipiens 596; denudatum 583 ; excipulatum 593 ; faleifolium 585 ;
Gibbsie 584 ; Glaziovii 588 ; gracile 592 ; grosseverrucosum 592 ; guadalupense
989 : ligulatum 59% ; Tongiflorum 586 ; Macouni 584 ; marginatum 594 ; mucosum
990; obcordatum 586; planifolium 586; portoricense 589; prostratum 587 ;
radicosum 594; sandvicense 592; spagni 583; sphagnum 586: splendens 589 ;
stoloniferum 588; subjulaceum 591; subrotundifolium 587 ; tesselatum 58%;
variabile 588. — Oenanthe Lachenalii 868 : peucedanifolia 902. — Olea europœa
902; sylvestris 382 ; sylvestris zeylanica 392. — Olearia Forsteri 394. — Oli-
gosma bivalvis 995 ; Oliva Bohemica 382. — Oncophorus compactus A80, 482 ;
virens 3993, 469, 482; virens var. condensatus 473, 474, 475, 476, 482; virens
var. elongatus 470-472, 476, 482; virens var. serratus 353, 470, 482; Wahlen-
bergii 470-482 ; Wahlenbergii var. brevifolius 477, 482 ; Wahlenbergii var. com-
pactus 353, 470, 482; Wahlenbergii var. crassiretis 371, 476, 479, 481, 482. —
Onobrychis viciifolia 902. — Onoclea Struthiopteris 830, 832. — Ononis
Natrix 868 ; spinosa 787. — Onopordum Acanthium 902. — Oocystis elliptica
976, 977. — Opegrapha filicina 460 ; radians 460. — Opegraphella filicina
460. — Ophioglossum lusitanicum 803, 812, 814-818 ; vulgatum 80%, 811, 812,
814-818, 902. — Ophrys æstrifera 726; arachnites var. pseudo-speculum 442 ;
muscifera 440, — Oplismenus undulatifolius 735. — Opuntia Ficus indica 786.
— Orchis globosa 870 ; incarnata var. 8 holocheilos 726; mascula 517, 902;
militaris 517, 519, 902: Morio 517; ustulata 549. — Origanum Dictamnus 783;
Onites 932; Smyrnæum 932; vulgare 902. — Ornithogalum bonariense 995;
bivalve 994; gramineum 994; montanum 731; Narbonense var. alpinum 781 ;
pinnatus 902; pyrenaicum 518, 519, 870 ; spathaceum 995; umbellatum var.
longebracteatum 304. — Orobus luteus 871. — Orthotrichum affine 336;
Braunii 336; consobrinum 336; erectidens 336: pumilum 336; rupestris 336 ;
Schimperi 336. — Oryza sativa 902. — Oryzopsis molinioides 737.— Oscillaria
simplieissima 977. — Osmunda crispa 801 ; lunaria 804 ; regalis 790, 802, 881,
813, 815, 818; spicant 800. — Osiris alba 441. — Oxalis Acetosella 792;
cernua 304; corniculata 304; Lüderitzii 630. — Oxycoccus quadripetalus 902.
— Oxypetalum acerosum 99, 100, 402, 106, 396; æqualiflorum 98, 99, 100,
402; appendiculatum 396; Arnottianum 395, 396, 398; Arnottianum var. bra-
chystephanum 395, 397; aurantiacum 396, 399; aureum 395; brachystemma
REPERTOIRE. 1049
396; brachystephanum 397; Brunonis 98, 102; capitatum 100, 396; cera-
tostemma 99, 100, 101, 104, 396; Chodatianum 99, 100, 102, 105; clavatum
396 ; coalitum 401; confusum 401 ; curtiflorum 401 ; curtiflorum var. indutum
401 ; erianthum 395; flamentosum 100, 101, 103, 105, 396 ; glabrescens 100,
101, 102, 396 ; Hilarianum 98, 99, 100, 101 ; Hookeri 98 ; humile 396 ; lineare
98, 99, 100, 101, 102; macrolepis 396 ; macrophyllum 396; Martii 100 ; mega-
potamicum 396; multicaule 396; nanum 398; oliganthum 397 ; ophiuroideum
99, 100, 102, 106 ; pannosum 396, 397 ; paraguayense 395, 396, 397 ; paranense
99, 100, 102; parviflorum 100 ; pratense 395, 396, 398, 399; Rojasianum 400 ;
saxatile 98 ; stigmatosum 400 ; stipatum 397 ; subcapitatum 399, 400 ; suboppo-
situm 99, 100, 102, 105, 396 ; tridens 400 ; uruguayense 400. — Oxyria digyna
548, 872; reniformis 548; reniformis var. 8 Persica 549. — Oxytropis cam-
pestris 871 ; eriocarpa 160 ; Grum-Grshimailoi 161 ; hirsuta 161 ; lapponica 872 ;
macrobotrys 161; micrantha 160 ; micrantha var. 8 melanotricha 160 ; Potanini
160 ; rhizantha 159 ; setosa 159 ; tenuis 160 ; triphylla 159.
PE run simplex 871. — Pæonia corallina 779 ; fœmina 779, 902;
mas. 779,902 ; officinalis 779 ; præmorsa 639. — Pæpalanthus acantholimon 292:
aretioides 292; Beckii 297 ; cephalopus 293; curvifolius 298; Damazioi 291, 292;
diplobetor 287, 289; exiguus 291, 293; fallax 288, 289; Fischerianus 299 ; Gou-
nelleanus 291, 292 ; Hilairei var. x 294; Hilairei var. Maximiliani 29%; iridifolius
295 ; manicatus 290; manicatus var. pulchellus 290; Maximiliani 294; mon-
ticola 295 ; nardifolius 299 ; planifolius 295, 297 ; planifolius var. alpestris 295 ;
planifolius var. conduplicata 295 ; planifolius var. consanguinea 295 ; planifolius
var. puberula 295; planifolius var. typica 295; plantagineus 287; polyanthus var.
villosus 294 ; ramosus 293 ; suffruticans 288, 289 : undulatus 288 ; Usterii 295,
297; viridulus 293. — Paliavana prasinata 150. — Paliurus Spina Christi 903.
— Pallenis spinosa var. 8 cuspidata 80. — Panax Ginseng 781. — Pancratium
maritimum 905. — Panicum colonum 735 ; miliaceum 793. — Papaver album
ssp. nigrum 779; Argemone 518, 520 ; collinum 81; hortense 779; Rhæas 869,
903: somniferum ssp. hortense 779, 785; somniferum ssp. nigrum 903. —
Pappophorum Wrightii 939. — Paradisia liliastrum 871, 873. — Parietaria
diffusa 558; erecta 558; Judaica 558 ; Judaica var. 8 brevipetiolata 558 ; Judaica
var. 8 Persica 558; Lisutanica 558 ; officinalis 558, 903; Persica 598: ramiflora
558; Ihymifolia 558. — Paris quadrifolius 791. — Parmelia abnuens 463;
amazonica 464; amæna 464; bahiana 466 ; brachyconidia 465; brachyconidia
var. chlorocarpa 446 ; brasiliana 466 ; cetrata 464 ; cetrata var. corniculata 464 ;
erythrocardia 466; flava 466; melanothrix 463; microsticta 463; minarum
464; perlata 463; pluriformis 463; proboscidea 463 ; proboscidea var. sore-
diiferea 463; subrugata 463; tiliacea 466 ; tinctorum 463; tropica 465 ; urceo-
lata 463. — Parottia Persica 552. — Passerina Persica 551. — Pastinaca
sativa 890, 900, 903 ; sativa ssp. silvestris 779, 903. — Pavonia Aschersoniana
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, n° 12, 30 novembre 1908. 71
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1050 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÉR.). 1908
300 ; montana 300; montana var. velutina 300; Pohlii 300; pterocarpa 299,
300 ; viscosa 300. — Pediastrum Boryanum 976, 977. — Pedicularis Barre-
lieri 871 ; silvatica 873. — Peltigera polydactyla 463. — Penium margarila-
ceum 223, 225; Nægelii 223. — Peperomia leptostachyoides 330 ; leptostachys
330 ; pallidinervis 329 ; Quaifei 329. — Periloba paradoxa 994. — Periploca
græca 446. — Peronospora Dianthi 409. — Perralderia purpurascens 80. —
Petasites albus 873; hybridus 903 ; niveus 873 ; officinalis 441, 518. — Petro-
callis fenestrata 924. — Petroselinum hortense 903. — Petrosimonia glauca
548. — Peucedanum Aucheri 919 ; austriacum 871, 872; cartilagino-margina-
tum 642, 643; carvifolium 907 ; Cervaria 518, 902; cervariifolium 927 ; cruci-
folium 643; Galbanum 785; japonicum 642; melanotilingia 642, 643: multivitta-
tum 641, 642 ; officinale 903; oreoselinum 902; Ostruthium 781, 873; podagraria
644. — Peziza ancilis 443; echinospora 150, 975 ; repanda 975 ; vesiculosa 442.
— Phacelurus digitatus 933. — Phæopappus Aucheri 920 ; Aucheri var. inte-
grifolia 920 ; Aucheri var. Szovitsii 920 ; leuzoides 920. — Phalangium Liliago
870. — Phalaris minor 735. — Phaseolus vulgaris 903. — Phegopteris Dryop-
teris 518; triangularis 797. — Philadelphus coronarius 906. — Phillyrea
media 903; Vilmoriniana 446. — Philonotis alpicola 357; cæspitosa-tomen-
tella 357 ; calcarea 915; fontana 357; fontana-tomentella 357 ; tomentella 357.
— Phleum alpinum var. 8 commutatum 736 ; annuum 736; asperum 736 ; pani-
culatum 736 ; paniculatum var. 8 ciliatum 736. — Phlomis anisodonta 120;
Armeniaca var. 8 Olivieri 120; Herba-Venti var. tomentosa 120; Orientalis
119; pungens 120 ; purpurea 304, 395. — Phoenix dactylifera 783. — Pholiota
squarrosa 974. — Phomamelæna 409. — Phragmidium circumvallatum 918.
— Phragmites communis 738, 886, 892. — Phyllanthus andrachniformis
634 ; glaucophyllus 635. — Phyllites hemionitis 798, 812-817; scolopendrium
792, 799, 811-817. — Phylloporina epiphylla 459. — Physalis Alkekengi
786, 870. — Physcia integrata var. sorediosa 468. — Phyteuma betonicifolia
871; hemisphæricum 873, 875; orbiculare 519, 872; spicatum 517, 904. —
Phytolacca decandra 903. — Picea excelsa 358, 718, 885, 894, 895, 899;
orientalis 446. — Picris strigosa 920. — Pigafettoa crenulata 576. — Pilostyles
Hausknechtii 552. — Pilularia 815; globulifera 803, 812, 814-818; minuta
812, 814-818. — Pimenta officinalis 783. — Pimpinella affinis 927: Anisum
787 ; major 905 ; nikeensis 641 ; peregrina 927 ; saxifraga 905; serra 642; Tra-
gium 919 ; triternata 642. — Pinguicula grandiflora 872; vulgaris 903. —
Pinnularia nobilis 977. — Pinus canariensis 150 ; cembra 885, 897 ; Halepensis
811, 932 ; Pinea 784; Pinsapo 305 ; silvestris 150, 446, 885, 894, 895; uncinala
810. — Piper longum 783; nigrum 783. — Piptatherum molinioides 737. —
Pirus communis 451. — Pistacia mutica 925 ; Terebinthus 441, 784; vera 784.
— Pistillaria inaequalis 975. — Pisum formosum 918 ; sativum 889, 900, 903.
— Placosphæra Onobrychidis 918. — Plagiochila abbreviata 601; carabayen-
sis 599; decipiens 596 ; falcata 598 ; inversa 214 ; Lindenbergiana 600 ; magel-
lanica 598 ; scabra 214; sphalera 599; unciformis 600; Urvilleana 603. —
REPERTOIRE. 1051
Plagiopus Oederi 357. — Plagiothecium depressum 359; Ruthei 359. —
Plantago arenaria 545; Cynops 779 ; gentianoides var. Griffilhii 124; indica
904 ; lanceolata 903; Loefflingii 545; major 903; media 519, 903 ; montana
var. 8 Caucasica 124 ; ovata 545 ; Psyllium 545 ; saxatilis 124 ; supina 779, 90%.
— Platanthera montana 519. — Platanus Orientalis 559. — Pleospora her-
barum 409, 918 ; Persica 919. — Pleurcclada albescens 577, 578 ; albula 578.
— Pleurococcus Naegelii 81 ; vulgaris 81. — Pleuroschisma deflexum 851 ;
denudatum 583: flaccidum 851 ; parvulum 854 ; prostratum 587; tricrenatum
851; trilobatum 850; sphagni 583; trilobatum 362. — Pleurotæniopsis cucu-
mis 223, 225. — Pleurotænium clavatum 223, 225. — Plumbago Europæa
12%. — Poa alpina 872 ; attenuata 893 ; bulbosa 440, 823; caesia 823 ; cenisia
872; compressa 519 ; Masenderana 823 ; minor 872; persica 823; persica var. 7
major 823 ; pratensis 822 ; sterilis 823 ; sudetica 872 ; trivialis 823. — Pogona-
tum aloides 358; nauum 357. — Polygala asbestina 634: Baetica 305 ; cha-
maebuxus 870 ; illepida 63% ; reflexa 634 ; Senega 781; vulgare 903. — Polygo-
natum latifolium 408; multiflornm 903 ; vertieillatum 719; vulgare 714. —
Polygonum acaule 551; acre 704, 707; acre var. confertiflorum 704; alpestre
590, 922 ; alpestre var. @ radicosum 550; alpinum 245, 246, 247 ; amphibium
var. « natans 712; aviculare 903 ; Bellardi 550 ; Bistorta 787, 933 ; Bistorta var.
angustifolium 933 ; bistortoides 933; chinense var. = intermedium 711; cogna-
tum 550 ; convolvulus 550 ; gracile 712; horridum 710; Hydropiper 707, 714,
903; hystriculum 705 ; lapathifolium 704, 705, 706, 708; lapathifolium var.
alluviale 705; lapathifolium var. danubiale 705 ; lapathifolium var. genuinum
704, 705 ; lapathifolium var. incanum 705 ; lapathifolium var. nodosum 705 ;
lapathifolium var. normale 705; lapathifolium var. piliferum 705; lapathifolium
ssp. punctatum 704, 707 ; lapathifolium var. tumidum 704, 705: lapathifolium
var. vestitum 705; leptostachium 711; microcephalum 712; minus 550; mol-
liaeforme 551 ; paronychioides 550 ; pedunculare 710; Persicaria 549, 706, 708,
903 ; Persicaria var. 8 elatius 712; polvenemoides 550 ; pulchellum 550 ; punc-
tatum -704 ; radicosum 550 ; rottboellioides 550 ; sambesicum 708, 709 ; Schinziv
711, 712; senegalense 709; serrulatum 712; Strinbergü 712; Tanganikae 709 ;
tetragonum 710 ; tomentosum 706, 707, 708, 709 ; tomentosum var. denudatum
707 ; tomentosum var. à glandulosum 707, 708; tomentosum var. « sericeo-
velutinum 707 ; tomentosum var. y strigillosum 707 ; tubulosum 550 ; viviparum
245; Wallichii 712. — Polypodium aculeatum 797 ; alpestre 798; cristatum
796 ; dryopteris 797; filix femina 797; filix mas 796; fontanum 800; fragilis
795; fragilis var. regia 795 : leptophyllum 801 ; lonchitis 797 ; oreopteris 795;
phegopteris 795 ; pteridioides 801 ; rhaeticum 719; rigidum 796 : Robertianum
796; spinulosum 796 ; vulgare 440, 802, 810-818, 903. — Polyporus spec.
786; cristatus 975 ; hispidus 974 ; versicolor 922. — Polystichum aculateum
797, 810-817; lonchitis 797, 810, 815-817. — Polytrichum alpinum 356;
commune 786 ; juniperinum var. 8 alpinum 358 ; sexangulare 469. — Populus
alba 304, 724, 903: alba var. Caspica 724 ; basalmifera 785; Euphratica 725;
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1052 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2e sÈR.). 1908
nigra 725, 893, 903 ; pruinosa 725. — Porphyroscias decursiva 643 : mega-
phyllum 643. — Portulaca oleracea var. sativa 903 ; oleracea var. silvestris
779, 903. — Potamogeton crispus 725; pectinatus 725; perfoliatus 886,
892. — Potentilla Anserina 787 ; caulescens 80, 518, 871; erecta 907 ;
fragariastrum 440, A441 ; grandiflora 872; micrantha 441 ; multifida 996 ;
polyschista 926 ;. procumbens 907 ; reptans 904; sericea 926 ; verna 420.
— Poterium ancistroides 80. — Pottia latifolia 834. — Prangos uloptera
919. — Primula acaulis 226, 440 ; acaulis X officinalis 441 ; androsa-
cea 107: Auricula 523 ; auriculata 369: Barbeyana 107: Bathangensis 365,
369 ; hegoniiformis 369 ; bella 368 ; bellidifolia 368, 369; Biondiana 369, 370 ;
blattariformis 364 ; Bonatiana 368 ; bracteata 366 ; caliantha 368 ; Cockburniana
363; delicata 107; denticulata 369, 370 ; dryadifolia 363; Duclouxii 107;
elatior 871 ; farinosa 871-873; Forbesii 107; Francheti 368; gemmifera 107;
glycyosma 36% ; hirsuta 523 ; involucrata 365 ; Kialensis 370 ; Lacei 366 : mala-
coides 107, 369; malvacea 36%, 369 ; microdonta 368, 369: multicaulis 107 ;
nivalis 363, 369; nivalis var. Bayerniı 369; nivalis var. macrophylla 369;
nutans 369 ; obconica 366, 369, 370 ; orbicularis 367 ; oreodoxa 370 ; Pintchou-
anensis 364, 365, 369 ; Poissoni 363, 364; pseudobracteata 366. 369 : pseudo-
denliculata 369; pulchella 369 ; pulverulenta 369; pumilio 370 ; purpuræ 369;
pyenoloba 370; reflexa 367, 369 ; Reinii 370 ; serratifolia 363, 364, 368, 369 ;
sertulum 370; Sibirica 368, 369: Sikkimensis 363, 367, 368, 369; Silænsis
368 : sonchifolia 370 ; speluncicola 107; spinosa 440 ; szechuanica 367 ; tangu-
tica 367 ; tibetica 369 ; Tzetsouensis 366, 369 ; veris 904 ; veronicoides 108, 162 ;
Viali 368, 369 ; Wilmoriniana 365, 369; Vittata 363, 369; Willmottiae 107 ;
Yargongensis 366, 369 ; Zambalensis 365, 366, 369. — Prionolobus spinifolius
508. — Protocephalozia ephemeroides 215. — Prunella vulgaris 116, 788. —
Prunus Armeniaca 787 ; avium 788 ; Cerasus 788 ; communis 786 ; insititia 90% ;
Laurocerasus 446 ; Mahaleb 517, 895; padus 881, 889, 892, 893; Persica 793;
sativa 904 ; spinosa 517, 785. 889, 892, 893, 932. — Pseudibatia surgens 101.
— Pseudopeziza Trifolii 948. — Pseudopyrenula diremta 459. — Pseudo-
tragia n. gen. 635 ; scandens 636 ; Schinzii 635. — Psoralea bituminosa 907.
— Psyllium ramosum 714. — Pteranthus echinatus 925. -— Pteridium aqui-
linum 790, 802, 811-818. — Pteris aquilina 30%, 517, 802; cretica 802, 812-
818, 831. — Pterobryella wagapensis 170. — Pterocarpus Draco 785. —
Pterocarya caucasica 446; fraxinifolia 559. — Pterogonium gracile 916. —
Pteropsiella frondiformis 216 ; serrulata 216. — Pteropyrum Aucheri 548. —
Pterygoneuron cavifolium 834; cavifolium var. incanum 83%. — Ptychom-
nium aciculare 172. — Ptychotis heterophylla 980. — Puccinia Achilleae 919,
920 ; Angelicæ mamillata 246 ; bullata 919 ; Carduipyenocephali 920; Carduo-
rum 920 ; Cari-Bistorta 246 ; Centauræ 920 ; chærophyllina 919; Cousiniæ 920;
Crucianellæ 919; Cynodontis 922 ; decipiens 921; distinguenda 919 ; Epithymum
921 ; graminis 918 ; Harioti 921 ; Jurineæ 920 ; Mei-mamillata 246; monticola 245,
246 ; Persica 920 ; Phlomidis 991 ; Phragmitis 921 ; Picridis 920; Pimpinellæ 919;
plicata 919 ; Polygoni alpini 245 ; Polygoni vivipari 246 ; pulvinata 920 ; Pyre-
REPERTOIRE. 1053
thri 920: Scorzoneræ 921 ; septentrionalis 246 ; Serratulae-oligacephalæ 920 ;
Silenes 409; suaveolens 920; Taraxaci-bithynici 921; Wettsteinii 920. —
Pulicaria mauritanica 80. — Pulmonaria officinalis 440, 904. — Punica gra-
natum 793. — Purpurea Dessignyana 80. — Pyrethrum myriophyllum var. y
eriocephalum 920 ; Partheninm 933. — Pyrola minor 904: rotundifolia 870 ;
secunda 441, 870. — Pyrus Communis 904; Malus 793.
uercus armeniaca 446, 448, 450 ; castaniifolia 559 ; Cedrorum 448, 450;
Cerris 559; coccifera 786; Haas 448, 450; ilex 811; lanuginosa 441 ; lusita-
nica 305; macranthera 448-458 ; pedunculata 446, 448, 449, 450. 887, 892, 893;
pontica 446 ; pubescens 448, 814; Robur 448, 450, 888, 904: sessiliflora 446,
448, 449, 450, 811, 887, 89%, 895 ; Suber 906; Tschorochensis 448, 450.
Rue complanata 833 ; Lindbergiana 834. — Ramalina complanata 466;
geniculata 466 ; lanceolata 467 ; Puiggarii 466 ; Yemensis 466. — Ramphicarpa
fistulosa 447 ; Medwedewi 447. — Ramularia didymaroides 409. — Ranunculus
aconitifolius 518, 719; alpestris 872; aquatilis 519; blepharicarpus 305 ; bul-
bosus 90%; Ficaria 789; glacialis 879 ; gracilis 873; lingua 868; repens 888,
900, 904: reptans 517; sceleratus 904; Villarsii 871. — Raphanus rusticanus
779; sativus 904. — Raphidium fasciculatum 976, 977. — Reboulia hemi-
sphærica 833. — Reseda lutea 904: Luteola 907; Phyteuma 442: Retama
sphærocarpa 304. — Reutera tragioides 927. — Rhacomitrium aciculare
333, 33% ; aciculare var. brachypodium 334 ; anomodontoides 335 ; barbu-
loides 336; brachypodium 33%; canaliculatum 334; canescens var. epilosum
336, 355; carinatum 9339; chlorocarpum 335; diminutum 335; ellipticum
333; fasciculare 333 : fasciculare var. atroviride 33%; fasciculare var. bra-
chyphyllum 33%; fasciculare var. orientale 334; Fauriei 333, 33%; heterostichum
335, 355; heterostichum var. gracilescens, 355; javanicum 334, 335, lætum
335; microcarpum 335; molle 333; Nevii 334; nitidulum 335 ; patens var.
brachydictyon 333 ; protensum 333 ; sudeticum 333; sudeticum var. subellipti-
cum 333 ; varium 33%. — Rhamnus Alaternus 305 ; cathartica 870, 904; grandi-
folia 925; myrtifolia 305; Pallasii 925, 928; pumila 871 ; spathulifolia 928. —
Rhanterium adpressum 80. — Rhaponticum acaule, 80. — Rhetinolepis lona-
dioides, 80.— Rheum Rhabarbarum 781 ; Ribes548 ; Rhaponticum 792.— Rhodo-
dendron Bæticum 305; ferrugineum 873; ponticum 446, 447; Smirnowii 446 ;
Ungerni 446. — Rhus ambensis 639, 640 ; commiphoroides 640 ; Coriaria 904 ;
cotinus 868; cuneifolia 639; dentata 639; Galpinii 638; oblanceolata 638 ;
puberula 638 ; Sonderi 639 ; truncata 639 ; typhina 904 ; villosa var. upingtonica
640. — Rhynchosia ambacensis 628 ; angulosa 628 ; Bakeri 628. — Rhynchoste-
giella Jacquinii var. Persica 917. — Rhynchostegium megapolitanum 917 ;
murale 360. — Ribes Grossularia 791; nigrum 791; petræum 719 ; rubrum
791; Uva crispa 519, 791. — Ricasolia glaberrima 462. — Riccia glauca
1054 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2We serR.). 1908
361. — Ricinus communis 784. — Robinia Pseudacacia 99%. — Roripa amphibia
906; Nasturtium aquaticum 902; silvestris 906. — Rosa alba 90%; alpina 519;
719, 871; alpina X cinerea 1008; alpina X glauca 1008 ; alpina X omissa
1008; bracteata 226 ; canina 889, 894, 904 ; centifolia 904 ; coriifolia 1008 ; gal-
lica 90%; glauca 872, 1008; glauca X omissa 1008; glauca X rubrifolia 1008;
glauca X tomentosa 1008 ; mollis 1008 ; moschata 904 ; multiflora var.
Crimson Rambler 989; officinalis 904 ; omissa 1008; provincialis 779 ; spi-
nosissima 872, 876 ; spinulifolia 872, 877 ; stylosa 870. — Rosmarinus
officinalis 226; Rotula vulgaris var. granularis 460. — Rubia peregrina 868 ;
tinctorum 90%. — Rubus cæsius 879 ; fruticosus 889, 893, 894, 9024 ;
idæus 889, 893-895, 904 ; Kehleri 81. — Rumex sp 921; acetosa 786 ; acutus
791; alpinus 781; arifolium 871 ; crispus 792; Elbursensis 549 ; Elbur-
sensis var. 8 Kurdicus 549; Elbursensis var. « typicus 549; Hydrolapathum
792; montanus 719; Nepalensis 933 ; obtusifolius 549, 791 ; Patientia 549,
791; Patientia var. 8 Kurdicus 549; pulcher 791: sanguineus 791 ; scutatus
518. 519, 549, 786, 870; subtrilobus 933. — Ruscus aculeatus 732, 868, 904 ;
Hypophyllum var. Hypoglossum 904. — Russula emetica 974; heterophylla
975; inlegra 975: Queletii 975. — Ruta graveolens 97, 868, 905.
Se officinarum 785. — Saccogyna antarctica 208; asperrima
210 ; australis 209; Bolanderi 211; granulata 209; jugata 209 ; Zigulata 207 ;
rigidula 207, 208; scaberula 206; trilobata 210 ; viticulosa 207. — Sagine Lin-
nei 873. — Salix acmophylla 723; alba 723, 724, 893, 905; alba var. lati-
folia 724; alba var. ovalis 724; alba X pentandra 72%; alba var. Libanotica
724; Caprea 724, 905; daphnoides 81; fragilis 724; herbacea 872; Kassano-
gluensis 724; nigricans 719; retusa 871; variifolia 724; zygostemon 724. —
Salsola glauca 548; Iranica 546; Kali 906; Soda 906; spissa 548; vermicilata
var. microphylla 548. — Salvia Atropatana 109; candidissima 140 ; Carducho-
rum 109; chrysadenia 109; chrysadenia var. 8 lævigata 110; grandiflora 779 ;
hypochionæa 109 ; hypoleuca 109; limbata 109, 110 ; limbata var. 8 glabrata
109 ; major 779, 905; napifolia 933; nemorosa 110; nemorosa var. 8 pseudo-
silvestris 110; nemorosa var. villosa 110; officinalis 905; polyadenia 109; pra-
tensis 905; pseudo-frigida 109; sclarea 791 ; silvestris 110; Smyrnæa 932; stami-
nea 110; staminea var. 8 Persica 110; tomentosa 79; verbascifolia 109; verticil-
lata 110; verticillata ssp. Amasiaca 110; viridis var. leucolophos 110. — Salvinia
natans 803, 812, 832. — Sambucus Ebulus 789, 890, 892; nigra 890, 892, 905.
— Samolus Valerandi 905. — Sanguisorba dictyocarpa var. 519; minor 520 ;
minor var. dimorphoptera 520; muricata 903. — Sanicula europea 905. — San-
tolina Chamæcyparissus 786. — Saponaria ocymoides 518, 519, 871 ; officinalis
905. — Sarothamnus scoparius 790; villesus 305. — Sassafras officinale 782.
— Satureja Calamintha 788; grandiflora 788; hortensis 905; Nepeta 788. —
Saxifraga aizoides 871; Aizoon 440; androsacea 872; hiflora 872, 874 ; contro-
versa 81 ; exarata 227; granulata 449, 905 ; hederacea 226, 227 ; hederacea X Hue-
REPERTOIRE. 1055
tiana 226, 227; Huetiana 226, 227; oppositifolia 871: pedemontana 227; pede-
montana X exarata 227; stellaris 719, 872; tridactylites 905; Vetteri 227:
Vetteriana 226, 227. — Scabiosa lucida 518; Palæstina var. calocephala 919:
Ueranica 927. — Scandix grandiflora 932; Pecten Veneris 905. — Scapania
helvetica 362 ; surculosa 602 ; umbrosa 362; umbrosa var. obtusa 362; Urvil-
leana 603. — Scenedesmus acutus 976, 977. — Schiffneria hyalina 218: oëri-
dis 217, 218. — Schismus Arabicus var. 8 minutus 822; calycinus 822; fasci-
culatus 822. — Schistidium teretinerve 355; apocarpum var. teretinervioides
35%. — Schizothyrium cornubatum 409. — Schlotheimia Grevilleanæ 336:
Japonica 336. — Sciadocladus splendidus 172. - Scilla bifolia 440; mono-
phylla 305. — Scirpus alpinus 733; compressus 734; holoschoenus 30% ; lacuster
780; lacusiris 886, 892; pauciflorus 871, 872, 877 ; silvaticus 871. — Scleropoa
Memphitica 825; rigida 825. — Scleropodium purum 916. — Sclerotinia
Libertiana 442. — Scolopendrium officinale 831 ; vulgare 440, 518, 798, 831.
— Scoparia Aemilii 2. 3, 5, 6, 934; annua 2, 3, 6, 7, 12, 15, 939, 940; annua
var. glandulifera 15; brasiliensis 2, 3, 85; divaricata 3, 9; duleis 2, 3, %, 936,
957; elliptica 3, 9, 935, 936; ericacea 3, 9, 10, 11; excelsa 2, 6, 12, 15, 935,
937-939; flava 12, 86; flava var. pinnatifida 7, 85; grandiflora 4, 936, 937;
Grisebachii 11, 12, 16, 935, 937, 938; Hassleriana 2, 3, 11, 12, 935; macrantha
937-939; mexicana 2, 3, 7, 8, 940; millefoliata 12, 16, 85, 934, 935, 937, 938;
monlevidensis 2, 3, 6, 7, 11, 12, 14, 15, 86, 935, 936, 938, 939; montevidensis
var. decumbens 13, 16; montevidensis var. flava 7, 12, 13, 14, 15; monteviden-
sis var. glandulifera 13, 938, montevidensis var. Grésebachii 15, 16; monlevi-
densis var. intermedia 14, 15, 939; montevidensis var. macrantha 13; montevi-
densis var. méllefoliata 85; montevidensis var. neglecta 7, 12, 14; neglecta 12,
14, 937-939; neglecta var. intermedia 14, 939; nudicaulis 2, 3, 4, 5, 934, 936,
937: nudicaulis ssp. prædensa 4; pinnatifida 937, 938; plebeja 3, 8, 9, 10, 349;
pinnatifida 3, 7, 8, 9, iA; prædensa 93%; purpurea 5, 936, 937. — Scorzonera
austriaca 442; calyculata 921; calyculata var. 8 integrifolia 921; hispanica 905;
mollis var. flaviflora 921. — Scrophularia aquatica 905; canina 519; canina
var. floribunda 932; depauperata 933; Hoppei 518; mellifera 30%; Mesogitana
933; nodosa 905; Scopolii var. Smyrnæa 932; sphærocarpa 933. — Scutellaria
alpina 872, 873, 877; galericulata 871, 876, 878, 907 ; glechomoides 116; mucida
115; orientalis 115; orientalis var. 8 pinnatifida 115; Persica 116; Persica var.
mucida 116; Pichleri 115, 116; pinnatifida 115; pinnalifida var. alpina 116;
pinnatifida var. mucida 115; pinnatifida var. viridis 115; pinnatifida var. viscida
116; Tournefortii 116. — Sebæa brachyphylla 703; minutiflora 703 ; monantha
703; Tysonii 703; Zeyheri 703. — Secale cereale 905. — Sedum acre 905;
album 905; altissimum 441, A442; amplexicaule 932; anopetalum 518, 519;
alratum 871 ; confertiflorum 932; dasyphyllum 871 ; madagascaricum 22; ochro-
leucum 871; roseum 787; rupestre 905; Telephium ssp. purpureum 787. — Sela-
ginella denticulata 807, 811, 813; helvetica 807, 810; selaginoides 807, 810,
811, 816-818; spinosa 807. — Selinum coreanum 644 ; longeradiatum 641 ;
melanotilingia 641, 642, — Semecarpus Anacardium 783. — Semibegoniella
1056 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
Jamesonia 311, 327; Sodiroi 310, 311, 327. — Sempervivum tectorum 440:
arachnoideum var. Dellinianum 871; tectorum 872, 905. — Senecio Decais-
nei 80; Fuchsii 873; Jacobæa 791; paludosus 868; viscosus 872; vulgaris
905. — Septoria Bornmülleri 921, Saponariæ 409. — Serapias cordigera
156; cordigera var. 8 floribus flavescentibus 156. — Serratula latifolia 920;
tinctoria 906. — Seseli Olivieri 927. — Sesleria cœrulea 440. — Setaria
italica 886, 900, 903. — Sheperdia argentea 382, 383; canadensis 382 ; rotun-
difolia 382. — Sibbaldia procumbens 872. — Sida hastata 939. — Side-
ritis montana 117; Sipylea 932. — Silaus flavescens 905. — Silene alpina
407; alpina var. auriculoides 407: alpina var. Baldaccii 407 ; angustifolia 404;
angustissima 408; Antelopum 408; bipartita 932; brachyantha 407; cæsia 409 ;
Capsiriensis 405 ; Colorata 932; commelinifolia 924; commutata 402, 409; com-
mutata var. microphylla 407; Coulteriana 404; cretica 888, 900; crispata 408;
Cucubalus var. alpina 407; Cucubalus var. ambigua 407; Cucubalus var. angus-
tissima 408; Cucubalus var. Bosniaca 408; Cucubalus var. brachiata 405; Cucu-
balus var. lancifolia 404 ; Cucubalus var. microphylla 407 ; Cucubalus var. Teno-
reana 405; dichotoma 81; fastigiata 404; Fischeri 408 ; gigantea var. viridescens
932: glareosa 402, 409 518, 519, 520; inflata 402-409; inflata var. alpina 403,
405, 409; inflata var. angustifolia 403, 20%, 408; inflata var. Athoa 409; inflata
var. Balcanica 409 ; inflata var. cæsia 409; inflata var. castrala 404; inflata var.
ciliata 408; inflata var. chlorophylla 407: inflata var. fabaria 409; inflata var.
8 glauca 407; inflata var. latifolia 403, 405; inflata var. littoralis 20%; inflata
var. longifolia 404; inflata var. marginata 404, 408: inflata var. maritma 409;
inflala var. microphylla 407; inflata var. minor 404, 407, 409; inflata var.
oleracea 405; inflata var. pauciflora 407; inflata var. petræa 409: inflata var.
pratensis 405; inflata var. prostrata 407; inflata var. puberula 408; inflata
var. pubescens 404, 408; inflata var. surculifera 408; inflata var. umbrosa 405;
inflata var. » uniflora 407; inflata var. vesicaria 405; inflata var. viridiflora
404; inflata var. vulgaris 405; linearis 408; linicola 888; maritima 404, 406,
409; maritima var. alpina 407; maritima var. petræa 409: megalosperma 407;
microloba 409; Persoonii 407; puberula 408; quadrifida 871; rupestris 719,
873; rupicola 407 ; swertiifolia 924; Tenoreana 404; Thorei 409 ; uniflora var. y
407; venosa var. cylindrica 404; venosa var. y megalosperma 407; Willdenowii
407. — Silybum Marianum 788. — Sinapis alba 906. — Sison Amomum 906. —
Sisymbrium altissimum 923 ; austriacum 518; officinale 790; Sinapistrum 81, 82,
923; Sophia 906. — Sium erectum 787 ; Matsumuræ 641, 642; Ninsi 781; Sisa-
rum 996. — Smilax aspera 906; China 780; excelsa 446, 733; lanceolata 780;
mauritanica 30%, 305. — Smyrnium Olusatrum 906. — Solanum Dulcamara 519,
789 ; Melongena 793 ; nigrum 890, 892, 906; tuberosum 906. —Solidago Virgau-
rea 908; Virgaurea var. 872. — Sonchus alpinus 719; asper. 779, 906; lævis
779; oleraceus 779, 906. — Sorbus sp. 893 ; Aria 517, 894, 895; aucupa-
ria 517; torminalis 779, 906. — Sorosporium Saponariæ 409. — Sparga-
nium neglectum 726; ramosum 726. — Spartium junceum 790. — Sphacelo-
theca alpina 247; Polygoni alpini 247. — Sphærocystis Schroeteri 976, 978. —
REPERTOIRE. | 1057
Sphærotheca sp. ? 918. — Sphærozosma pygmæum 223, 224, 225. — Spha-
gnæcetis communis 583; communis var. 8 macrior 583; gracilis 592; Hübne-
riana 583; longiflora 586; Macounii 584; portoricensis 589; prostrata 587;
radicosa 594; stolonifera 588; variabilis 588. — Sphagnum fallax 353, 360;
medium 360. — Sphenolobus exsectus 362; Hellerianus 362. — Spinacia ole-
racea 792; tetrandra 546. — Spiræa aruncus 719; trifoliata 781. — Spiridens
Vieillardi 170. — Spirotænia condensata 223, 225; truncata 223. — Spitzelia
Saharæ 80. — Sporodinia grandis 77, 78, 150. — Stachys Cretica 932; fruti-
culosa 117; germanicus 906; inflata 417; lavandulifolia 117; officinalis 787;
paluster 790 ; Persica 117; rectus 906; setifera 117, 921; silvaticus 790. — Sta-
phylea colchica 446. — Statice leptophylla 12%; leptophylla var. Iranica 124;
Limonium 932; Owerini 456. — Staurastrum apiculatum 977; dejectum 223;
diademum 224; Dickiei 223; erinaceum 224; kirsutum 223; hispidum 224;
inflexum 223, 225; insigne 223, 225; monticulosum 223; monticulosum var.
punctulatum 22%; orbiculare 223; paradoxum 223; polymorphum 223; poly-
morphum var. brachycerum 223, 225: punctulatum 223; scabrum 223, 225;
spongiosum 223; striolatum 977; subpunctulatum 225. — Stellaria media 786;
uliginosa 873, 876, 878. — Stellera Lessertii 551 ; Lessertii var. Assyriaca 991 ;
Lessertii var. 8 incana 551; Lessertii var. latifolia 551; Lessertii var. tomen-
tosa 551. — Stereocaulon mixtum 461. — Sternbergia Fischeriana 728. —
Stichoglooa olivacea 977. — Sticta aurata 462; clathrata 462; damæcornis
462; glaberrima 462; peltigera 462; pulmonaria 792. — Stimpsonia chamæ-
dryoides 162. — Stipa Arabica var. y Meyeriana 737 ; barbata 737 ; barbata var.
8 Arabica 737; pennata 870, 875; tortilis 736. — Streptopus amplexifolius
873. — Stropharia æruginosa 975; coronilla 974. — Struthiopteris Germa-
nica 830. — Strychnos Ignatii 779; nova 779; Nux vomica 784. — Styrax
officinale 785. — Succisa pratensis 905. — Sweertia Chirayita 782. — Sym-
phytum Anatolicum 932, 933; officinale 788. — Synchitrium globosum 743.
— Synchytriopsis muscicola 916. — Synedra tenuis 977; ulna 522; ulna var.
longissima 976, 977. — Syngonanthus Fischerianus 299. — Synodontia spa-
thoidea 167. — Syringa persica 906.
Tapenaria fenestrata 522, 978; flocculosa 977. — Tamarindus indica
783. — Tamarix africana 30%; anglica 304; gallica 304, 907. — Tamus com-
munis 618, 733, 788, 870. 876. — Tanacetum Balsamita 907; vulgare 907. —
Tapeinanthus Persicus 114. — Taraxacum denudatum 921; montanum 921;
officinale 789; parvulum 924; Syriacum 921. -— Taxithelium nilidulum 172.—
Taxus baccata 870, 884, 885, 897, 907. — Tetmemorus laevis 223, 225. —
Tetragonolobus roseus 304. — Teucrium botrys 871: chamaedrys 122, 788;
divaricatum 932; Hyrcanicum 122; Marum 793; Orientale 121; Polium 122, 903;
Polium var. intermedium 122; Polium ssp. luteum 779, 903; Polium var. tonsum
122 ; Scordium 905; Scorodonia 905. — Thalictrum flavum 868, 907.— Tham-
nium alopecurum 379, 917; alopecurum var. corticolum 917; Lemani 379. —
1058 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2n° s£r.). 1908
Thea sinensis 783. — Theloschistes exilis 468 ; flavicans 468. — Theobroma
Cacao 784. — Thesium divaricatum 932; impressum 592; impressum var.
Kotschyanum 552. — Thevenotia Persica 920; scabra 920. — Thevenotula
scabra var. Persica 920. — Thlaspi alliaceum 907 ; arvense 907; montanum
518, 520; rotundifolium 872. — Thuidium cymbifolium 171; nutans 171;
protensulum 174. — Thuspeinantha Persica 114. — Thymbra spicata 905. —
Thymus capitatus 907; Kotschyanus 921; Mastichina 793; Serpyllum 906, 932;
vulgaris 907; zygioides 932. — Tilia Caucasiea 925; cordata 925; corinthiaca
925; europæa 907; intermedia 925: microphylla 925; parvifolia 446; platy-
phylla 446; rubra 925; ulmifolia 925; vulgaris 925. — Timmia norvegica 357. —
Timmiella grosseserrata 835. — Tofieldia calyculata 871. — Tordylium apulum
907. — Tortella inclinata 835; squarrosa 834. — Tortula Bornmülleri 835;
Demawendica 835; montana 35%; mucronifolia 354; muralis 835: ruraliformis
835. — Tragacantha rosea 933. — Tragopogon crocifolius 921; porrifolius
907; pratensis 907. — Trapa natans 907. — Tribulus terrester 907. — Tri-
choloma acerbum 97%; albobrunneum 974; argyraceum 974: cristata 975;
llavobrunneum 975; grammopodium 974; imbricatum 975; nudum 975; rutilans
975: saponaceum 975; sordidum 97%; triste 975. — Trichosteleum Boschii
172: Le Ratii 171: nitidulum 172; turgidulum 171; Veeillardi 467, 171, 172.
— Trichostomum cylindricum 354; mutabile 476; viridulum 354. — Trifo-
lium arvense 907; lappaceum 81, 82; pratense 907, 980: rubens 871. —
Triglochin palustris 725, 871, 872, 876. — Trigonella cœrulea 792; Fenum
græcum 790; spicata 933. — Trinia vulgaris 442, 868. — Trisetum disticho-
phyllum 872; pumilum 821; rigidum 737; rigidum var. coloratum 737. —
Triticum æstivum 907; Aucheri 827; dicoccum 886, 900: squarrosum 827;
vulgare var. antiquorum 886, 900. — Triumfetta holosericea 702. — Trollius
europaeus 518, 873. — Tropæolum majus 902. — Tulbaghia cepacea 988;
Dregeana 988; Natalensis 988; Simmleri 988. — Tulipa Buhseana 730; chry-
santha 730; humilis 730; montana 729; montana var. chrysantha 729, 730;
polvchroma 730; violacea 730; violacea var. pallida 730. — Turgenia latifolia
919. — Tussilago farfara 440, 907. — Tylimanthus saccatus 603.
Has campestris 451, 558, 888, 892; glabra 908 : montana 888. — Ulota
americana 355; japonica var. stenocarpa 336. — Umbilicus erectus 932. —
Uredo Cucubali 409. — Urginea maritima 905. — Uromyces Behenis 409;
caryophyllinus 918; Glycyrrhyzæ 918; Persicus 918: Polygoni 922; proemi-
nens 922; Schreteri 948; scutellatus 922. — Urtica dioica 517, 597, 908;
dioica var. oxyodon 557; dioica var. 8 xiphodon 557; pilulifera 908: urens 908.
— Usnea angulata 468: arthroclada 467; barbata 467; florida var. comosa 467;
dasypoga 467; dasypoga var. plicata 467; florida var. perplexans 467; florida
var. strigosa 467; florida var. subelegans 467; mollis var. subelegans 467; per-
plexans 467 : strigosella 467 ; strigosella var, fur furosula 467. — Ustilago Ischemi
922; violacea 409. — Utricularia minor 868 ; vulgaris 868, 871, 876, 878.
RÉPERTOIRE. , 1059
M un Arctostaphylos 446 ; myrtillus 896, 908 ; uliginosum 873;
Vitis-1dæa 719. — Valeriana celtica 871; dieca 907; officinalis 907 ; pyrenaica
781 ; tripteris 781. — Valerianella olitoria 908. — Vanilla aromatica 783, —
Veratrum album 781 ; nigrum 780. — Verbascum cheiranthifolium 933; phlo-
moides 519,908 ; Thapsus 908. — Verbena officinalis 908. — Verea lanceolata 32:
pinnata 22.— Veronica affinis 655; agrestis 230-244, 337-352, 410-425, 644-660,
981; agrestis var. alba 652; agrestis var. 8 australis 346; agrestis var. byzantina 347;
agrestis var. carnosula 654; agrestis var. ciliata 243 ; agrestis var. 8 didyma 422 :
agrestis var. 8 filiformis 346; agrestis var. glabrescens 243 ; agreslis var. inciso-
crenata 242; agrestis var. minima 243; agrestis var. opaca 242, 243 ; agrestis var.
ovata 242 ; agrestis var. polita 242, 243; agrestis var. « typica 422; agrestis var.
vera 243: agrestis var. vulgata 243; alba 244, 652; Allionii 341, 342; Allionii
var. Tournefortii 341; amœna 340; aphylla 871; areolata 347, 659; arvensis
234, 236, 420 ; Aucheri 230-231 ; Beccabunga 518, 787; biloba 644: brevipedun-
culata 236 ; Buxbaumii 230, 239, 241, 243, 244, 340-352, 422, 658, 659;
byzantıaca 658; byzantina 347, 659; calycida 238; campylopoda 644; cardio-
carpa 644; ceratocarpa 232, 347, 644; Chamaedrys 908; chia 342; chionantha
‘926 : Constantinopolitana 342; Crista-galli 230, 231, 644; cymbalaria 230, 231,
342, 644; cymbalarifolia 342, 343, 659; cymbalarioides 231; didyma 230, 237-
241, 243, L18, 650, 652, 653, 654; filiformis 230, 232, 234, 243, 338-352, 493,
424, 644, 646, 647, 657-660; folio chamædryos 648; Frieseana 337, 338, 655,
657; glauca 340; Griffithii 230, 231, 644; hederifolia 231, 234, 243, 244, 340-
352, 644; hospita 346, 659; Lappago 243; leucantha 926; longepedunculata
236, 237; macropoda 644; montana 873, 875 ; nitidula 242, 654; nitidula var.
carnosula 242; obscura 242, 654; officinalis 341, 342, 908 ; opaca 230, 232, 234,
237-243, 337-392, 410-425, 644-660 ; opaca X polila 347 ; orientalis 339,
340; panormitana 231; pectinata 932; peregrina 340; persica 341-352, 658;
polita 230, 232, 234-244, 338-352, 410-425, 644-660: præcox 644; pseudo-
paca 244, 654; pulchella 230, 237, 238, 243, 345, 652; reticulata 347; Reuteri
242, 654; scutellata 519; siaretensis 242, 347, 348, 644-660: Sibthorpioides
231; simensis 230, 231, 644; spicata 908; Teucrium 908; Tournefortii 230-
233, 235, 237, 239-243, 337-352, 410-425, 644-660; tribola 231; triphyllos
340, 64%; versicolor 237, 238, 652: violifolia 230, 231. — Verrucaria
diremta 459. — Vesicaria utriculala 442. — Viburnum Lantana 894, 908;
opulus 890, 892, 893, 902. — Vicia dumetorum 519: Ervilia 902; Faha
790, 978; lathyroides 520; sativa 908: Smyrnæa 932; varia 933. —
Vinca major 903; media 304: minor 440, 903. — Vincetoxicum officinale 787;
vulgare 100. — Viola sp. 440; acuminata 742; alata 743; biflora 742; biflora var.
acuminata 742; Bissetii 743; brachyantha 924; bulbosa 742: calcarata 869, 871;
canina 742, 871,873; chærophylloides 743; chinensis 743, 744; chinensis X pha-
lacrocarpa 744; collina 742; curvicalcarata 740 ; dactyloides 743 ; diffusa var. gla-
bella 742; Grayi 741,742; Grayi X grypoceras 741 ; grypoceras 741,742; Hamil-
1060 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (2me sÉR.). 1908
toniana 740; hirta X odorata 441; hirta var. japonica 739; hirta X scotophylla
kk1; hondensis 739 ; Hookeri 742 ; Hymettia 92%; Keiskei 743 ; Kitaibeliana
92%; laciniata 741; laciniosa 743: Langsdorffii 743; mirabilis 442, 870, 876,
878; odorata 739, 908; odorata X scotophylla 441; odorata X virescens 44 ;
Patrinii 743, 74h; Patrinii var. « typica 744; phalacrocarpa 743, 744; pinnata
743; pubescens 743; pubescens var. brevistipulata 743; Riviniana 741 ; Rossii
743; rostrata 742; rostrata ssp. japonica 742; scotophylla X virescens A41;
Selkirkii 743; serpens 740, 744; silvestris 741; sze-tschwanensis 742; Thibau-
dieri 743; tianschanica 743; tuberifera 742; uniflora 743, 74%; vaginata 743;
verecunda 743, 744; Wigthiana 740, 744; yunnanensis 740. — Viscum album
552, 888, 908; album var. laxum 552; cruciatum 305; laxum 552. — Vitex
Agnus castus 786; Vitis vinifera 446, 897, 908; vinifera var. silvestris 889,
‘897. — Volvaria Loveyana 302, 376.
Warenia Saharæ 80. — Webera annotina 356; commutata 355, 356, 4.69;
cruda 835; cucullata 469; gracilis 356; polymorpha 353, 356; polymorpha var.
affinis 355; polymorpha var. brachycarpa 355; proligera 356; Rothii 356. —
Weisia viridula 834. — Wettsteinia inversa 214. — Woodsia ilvensis 794,
‘810, 813-817. — Wrightia antidysenterica 782.
Lou antilopæum 224; antilopæum “var. hirsutum 223, 295. —
-Xanthium strumarium 908.
Ven insignis 149:
le. Mays 793. — Zelkowa crenata 446, 558. — Zingiber officinale 781 ;
Zerumbet 781. — Ziziphora cleonioides 933. — Zygophyllum atriplicoides
925; eurypterum 925. — Zizyphus albus 382; Cappadocicus 382; sativa 783;
Zeylanica 392. — Zollikoferia arborescens 80. — Zoopsis antillana 219, 268;
argentea 219, 220; cynosurandra 269; integrifolia 270; Leitgebiana 219, 270;
martinicensis 219, 268; monodactyla 219, 268; setulosa 219, 267; Uleana 219,
269. — Zygodon viridissimus 355; viridissimus var. dentatus 355. — Zygo-
phyllum cylindrifolium 631; pubescens 631.
FIN DU BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
Chambezy, 5 janvier 1909.
Bull. de | Herbier Boiflier, 2. ser. i An. 1908, vol. VIIL tab. 8.
Diplotaenia cachrydifolia Boill,, im westlichen Elburs endemisch,
bei Asadbar meilenweitf die Berglehnen bedeckend.
Lichtdruck von Alfred Eisenach (Bürgel) nach Photogr. von Alfred Bornmüller.
BIBLIOGRAPHIE
1. Die Pfianzengesellschaften der Schweizeralpen. —
I Teil : Die Flora des Puschlav (Bezirk Bernina, Kanton Grau-
bünden) und ihre Pflanzengesellschaften, von D' H. Brockmann-
Jerosch, Zürich (mit 5 Vegetalionsbildern und 1 Karte). Leipzig,
Wilhelm Engelmann, Editeur, 1907; prix, broché : 16 Mark.
Cette Monographie botanique d’un massif peu connu du district de la Bernina
(Alpes rhéliennes), comprend 12 pages de préface et 438 pages de texte; l’espace
nécessaire pour en donner une analyse détaillée nous faisant défaut, nous tenons
néanmoins à résumer ce travail par l'énumération des titres des différents
chapitres qui le constituent.
I. Coup d’eil orographique et géologique (pages 1 à 12).
II. Climatologie (pages 13 à 26).
II. Catalogue des stations des plantes spontanées et des principales
plantes cultivées (tant cryptogames que phanérogames, énumérées dans l’ordre
des Pflanzenfamilien Engler-Prantl: de nombreux monographes ont revisé les
familles ou genres critiques) pages 27-236.
IV. Les associations végétales, leur nomenclature ; de la méthode
relative à leur étude, pages 237-365.
V. Les zones altitudinales (5 zones de végétation et leurs subdivisions,
comprises entre 450-3650 m. d'altitude), p. 366-377.
Vi. Histoire de la flore du Puschlav, et considérations sur les espèces
alpines rares du domaine des Alpes suisses (pages 378 à 400).
VI. Complément, comprenant : 10 un intéressant tableau des noms des
plantes usuelles dans le dialecte des populations du Puschlav ; 2° la bibliographie
(par ordre alphabétique d'auteurs, avec indication chronologique); 30 tableau
alphabétique des localités citées, avec références sur leur situation dans la carte
annexée : 40 tableau pour le repérage des points sur la carle, et 50 Registre
alphabétique des noms scientifiques (pages 401 à 438).
2. Gray’s new manual of Botany, 7'h edition, illustrated. A Hand-
book of the flowering Plants and Ferns of the Central and North-
eastern United States and adjacent Canada, rearranged and
extensively revised by Benjamin Lincoln Robinson, Asa
Gray professor of systematic botany in Harvard University. — New-
York — Cincinnati — Chicago : American Book Company, 1908.
Cet ouvrage de grand mérite, dont la Are édition date de 1848, et la 6me, pré-
parce par S. Watson et J. M. Coulter, parut en janvier 1890, vient de
subir une transformation complèle grâce aux soins des éminents professeurs de
Harvard University, MM. B. L. Robinson et M. L. Fernald: la préface instruc-
tive note l'historique du développement progressif du « Manual » d’Asa Gray et
fait ressortir les principales améliorations apportées à la 7me édition par suite
des résultats du Congrès de Vienne de 1905.
Outre les 4079 espèces décrites et illustrées-dans les 926 pages de ce volume
petit in-8, élégamment relié toile, le nouveau « Manual » recense 806 variétés ou
formes subordonnées à l’espèce, et comprend la description de 1001 genres (dont
821 spontanés et 180 introduits) appartenant à 157 familles groupées en 44 ordres
naturels selon la méthode des Pflanzenfamilien d’Engler et Prantl. — Une Clef
analytique des Familles, notant en certains cas les subdivisions jusqu'aux tribus
et même aux genres, un Tableau synoptique donnant une statistique par ordres
et familles des unités trailées dans l'ouvrage, une Liste des abréviations de noms
d'auteurs, un Glossaire des lermes employés et un Index consciencieusement
rédigé, font de cette Flore l'ouvrage pratique par excellence, indispensable, non-
seulement aux bolanisies Américains, mais encore à tous ceux qu'intéressent les
documents relatifs à la flore de l'hémisphère boréal.
Chambésy, novembre 1908. (sustave BEAUVERD.
SPECIES HEPATICARUM
PAR
Franz STEPHANI
Avec le fascicule 12 de 1908 terminant la publication du Bulletin de
lHerbier Boissier, le Species Hepaticarum de notre collaborateur
M. Franz Stephani atteint la 517”® page de son troisième et avant-
dernier volume, dont la fin paraîtra très prochainement à titre de
Complément au Bulletin. Le
Ce Complément comportera. en outre, la publication de tout le
volume IV et dernier du Species Hepaticarum ; il sera livré comme par
le passé à tous les abonnés qui en feront la demande et expédié, franco
de port, à raison de fr. 1,25 la feuille de 16 pages au fur et à mesure de
la publication de l’ouvrage, sous couvertures numérotées et datées.
Le 1° volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.; le
2e volume (615 pages) au prix de 40 fr.; les 517 pages du 3”° volume
seront immédiatement envoyées aux nouveaux abonnés par
L’HERBIER BOISSIER
Chambesy, Suisse.
BI I EIS
DE LA
SOCIETE BOTANIOUE DE GENEVE
SOUS LA DIRECTION DE
Louis Viret, Dr ès sciences
Vice-president de la Societe
SECONDE SÉRIE
Comprendra les comptes rendus mensuels de la Société et des
Mémoires originaux publiés sous la responsabilité de chaque collabo-
rateur. — Paraitra 9 fois par an dès 1909, à raison d’un fascicule par
mois, excepté en juillet, août et septembre.
Prix de l’abonnement : :
10.— fr. pour la Suisse; fr. 12.50 pour les autres pays de l’Union postale.
Les abonnements sont recus
chez M. Ed. Hausser! trésorier de la Société, 10, Bourg-de-Four, Genève.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
SPECIES HEPATICARUM
PAR
Franz STEPHANI
Avee le fascicule 12 de 1908 terminant la publication du Bulletin de
l“Herbier Boissier, le Species Hepaticarum de notre collaborateur
M. Franz Stephani atteint la 517°° page de son troisième et avant-
dernier volume, dont la fin paraîtra très prochainement à titre de
Complément au Bulletin. _
Ce Complément comportera. en outre, la publication de tout le
volume IV et dernier du Species Hepaticarum ; il sera livré comme par
le passé à tous les abonnés qui en feront la demande et expédié, franco
de port, à raison de fr. 1,25 la feuille de 16 pages au fur et à mesure de
la publication de l'ouvrage, sous couvertures numérotées et datées.
Le 1° volume (400 pages in-8°) est en vente au prix de 30 fr.; le
2% volume (615 pages) au prix de 40 fr.; les 517 pages du 3” volume
seront immédiatement envoyées aux nouveaux abonnés par
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Chambésy, Suisse.
ot ICI EN
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SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENEVE
SOUS LA DIRECTION DE
Louis Viret, Dr ès sciences
Vice-président de la Societe
SECONDE SÉRIE
Comprendra les comptes rendus mensuels de la Société et des
Mémoires originaux publiés sous la responsabilité de chaque eollabo-
rateur. — Paraîtra 9 fois par an des 1909, à raison d'un fascicule par
mois, excepté en Juillet, août et septembre.
Prix de l’abonnement :
10.— fr. pour la Suisse; fr. 12.50 pour les autres pays de l'Union postale.
Les abonnements sont recus
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