ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SÉRIE T. 10, 1988 N° 1 Supplément
Janvier-Mars 1988
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Bryooo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Bryooo et M. Vachon.
Rédactrice : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Help (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. Lévi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de rédaction examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 45-87-19-17.
Abonnements pour l’année 1988 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1575 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 900 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 420 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 420 F.
Numéro d'inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
4' sér., 10, 1988, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n° 1, supplément
SOMMAIRE
E.-R. Brygoo. — Les types de Lacertidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national
d’Histoire naturelle. Catalogue critique. 3
J. Lescure. — Les types d’Amphibiens Gymnophiones du Muséum national d’Histoire
naturelle. Catalogue critique . 59
Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris , 4' sér., 10, 1988,
section A, n° 1, supplément : 3-57.
Les types de Lacertidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend des spécimens-types de soixante-quinze espèces
ou sous-espèces de Lacertidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi que
celles de quarante-sept binômes dont le matériel-type a appartenu ou aurait pu appartenir aux collections
nationales.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of seventy five species
or sub-species of Lacertidae. The nomenclature and the typification are discussed for these taxa, together
with those of thirty seven binoma whose type-specimens belonged or may have belonged the national
collections.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d' Histoire naturelle, 25, rue Cuvier,
75231 Paris cedex 05.
Ce catalogue présente cent vingt-deux noms spécifiques ou subspécifiques de Lacertidés.
Quarante-sept noms correspondent à des espèces dont le matériel-type n’est pas actuellement
représenté dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris ; ils
concernent soit des types ayant appartenu à ces collections mais non retrouvés à l’occasion du
présent récolement, soit des espèces décrites par des auteurs ayant appartenu à l’Établissement
ou dont les collecteurs ont déposé tout ou partie de leur matériel au Muséum et dont, de ce
fait, on pourrait s’attendre à trouver les types à Paris. Nous avons également jugé utile de
mentionner quelques nomina nuda créés par les auteurs avec, parfois, référence à du matériel
signalé comme appartenant au Muséum de Paris.
Soixante-quinze noms de Lacertidés sont actuellement représentés dans les collections par
du matériel-type, au moins par un paratype. Quarante et un taxons considérés comme
actuellement valides sont représentés par quinze holotypes, trois lectotypes, vingt et un syntypes
(ou séries de syntypes) et deux paratypes ; trente-quatre taxons placés en synonymie sont
représentés par sept holotypes, vingt-cinq syntypes (ou séries de) et deux paratypes.
Le précédent catalogue, qui traitait des types de l’ensemble des lézards au Muséum de
Paris, établi par Jean Guibé en 1954, citait cinquante-deux noms d’espèces ou de sous-espèces,
n“ 329 à 379 avec deux noms sous le n° 349.
Aux six séries-types entrées en collection depuis 1954, le présent catalogue ajoute
vingt séries omises dans la précédente publication. Par contre, pour quatre taxons, les
spécimens considérés par Guibé comme des types ont dû être déclassés.
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les catalogues des types de
Caméléonidés et de Cordylidés (Brygoo, 1983, 1985).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l’intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale du spécimen est donnée en millimètres, avec,
entre parenthèses, celle de la queue ; un point d’interrogation indique que la queue n’est pas complète ou
qu'elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est indiqué en
caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviations : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu, au début du siècle. Muséum
national d’Histoire naturelle ; BM = British Museum (Natural History) ; ISC = Institut Scientifique
Chérifien, Rabat (Maroc). AMNH = American Museum of Natural History, New York.
Lacerta agilis Daudin, 1802, non Linné, 1758, Hist. nat. Rept., An X : 211-220, pi. 38 fig. 1.
« Le Lézard gris des Murailles... Lacerta agilis.... » (D.)
Bien que Daudin se réfère expressément au Lacerta agilis de Linné, l’une au moins des
variétés qu’il inclut sous ce nom ne lui appartient pas. Il distingue en effet, sans leur donner de
noms latins, cinq variétés écrivant en particulier, page 219 : «Cinquième variété. Le lézard
gris, à huit rangées longitudinales de plaques sous le corps. De la France. Cette variété
remarquable est placée dans la galerie du muséum d’histoire naturelle de Paris ». Suit une
description qui se réfère à La treille (1800 : 17).
Aucune des onze variétés de Duméril et Bibron (1839 : 228-235) ne reprend la cinquième
de Daudin. Le spécimen en question n’ayant pas été retrouvé, ou iden’ifié, son attribution
spécifique n’est pas possible. En effet, si le nombre des plaques abdominales pourrait
correspondre à un Lacerta vivipara, le nombre des pores fémoraux (24 à 26) exclut ce
diagnostic.
= p.p. Lacerta agilis Linné, 1758.
Lacerta andreanskyi Werner, 1929, Sber. Akacl. Wiss. Wien , 138 (Abt. 1) : 4-5, fig. 1, pi. III
fig. 1 à 3.
MHNP 1930.128 (2360B), 104 (67?) mm ; La 30 ; Tachdirt (Gd Atlas), Maroc. Échangé
le 15 novembre 1930 par le Prof. Franz Werner.
Ce spécimen est considéré par Guibé (1954 : 68, n° 345) comme un paratype, mais la date
portée sur l’étiquette attachée à ce spécimen, 25.VI. 1930, n’est pas compatible avec ce statut.
Par ailleurs la description originale se réfère expressément à un « type » ( = holotype) récolté
5 —
par le Baron Gabor Andreansky, en mai 1928 à Tachdirt, 2 500 m, Grand-Atlas, et ne
mentionne pas de paratypes.
Lacerta arenicola Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 230-236, pl. 38, fig. 2.
Syntype? : MHNP 6986 ( 2316), 194 (111) mm; La 28; environs de Paris.
« Lézard arénicole ou des Sables... Lacerta arenicola... J’ai trouvé plusieurs fois le lézard,
dont je viens de donner la description, dans les bois sablonneux, voisins de Paris ; on le
rencontre aussi dans toutes les parties les plus tempérées de la France et de l’Allemagne.
Laurenti l’a trouvé aux environs de Vienne». 186 (115) mm. (D.)
Guibé (1954 : 66, n° 331) considérait le spécimen MHNP 6986 comme un holotype, ce qui
est inexact, la série-type comprenait manifestement plusieurs individus même si Daudin ne
donnait les dimensions que d’un seul, dimensions d’ailleurs différentes de celles indiquées par
Guibé (215 mm). C. et A. Duméril (1851 : 120) mentionnaient plusieurs spécimens comme
représentant le Lacerta arenicola mais sans préciser qu’il s’agissait de types. Néanmoins le
témoignage de H. M. Edwards (1828 : 66) rend probable l’appartenance du seul spécimen
restant au matériel de Daudin : « Enfin, c’est encore à cette espèce (le Lézard des souches) que
je crois devoir rapporter le Lézard arénicole de Daudin. En examinant les individus conservés
sous cette dénomination au Muséum, et qui paraissent avoir été déterminés par ce naturaliste
lui-même, je me suis assuré qu’en général ils n’en diffèrent sous aucun rapport qui méritât de
fixer l’attention, et il est à remarquer que l’analogie qu’ils présentent n’a pas échappé à
Daudin, pour qui les couleurs étaient cependant presque tout ».
On trouve d’ailleurs trace, sur le plus ancien registre du laboratoire d’Herpétologie du
Muséum de Paris, d’un autre spécimen, n°2316, aujourd’hui disparu, enregistré comme
Lacerta stirpium mais avec la mention T. arenicola Daudin.
Duméril et Bibron (1839 : 196-204) plaçaient L. arenicola dans la synonymie de
L. stirpium : nom qu’ils préféraient à L. agilis : « nous sommes au contraire convaincus que
sous cette dénomination il (Linné) a confondu les espèces de Lézards de notre pays qu’il a pu
observer. Il nous a semblé plus rationnel de préférer le nom de Lacerta stirpium, sous lequel le
mâle a été décrit par Daudin pour la première fois, de manière à ne pas s’y méprendre.
Il est bien reconnu aujourd’hui que le Lézard arénicole de cet auteur est la femelle de son
Lézard des souches ».
Pour Gray (1845 : 32) l’espèce appartenait à la synonymie de Lacerta agilis, ce qui n'a
plus guère été discuté depuis, Boulenger (1887 : 20 ; 1920 : 40) précisant qu’elle appartenait à
la forme typica. Mertens et Wermuth (1960 : 100) avaient relevé que Lacerta arenicola
pouvait être considéré comme un nomen substitutum de Seps caerulescens Laurenti, 1768.
= Lacerta agilis agilis Linné, 1766.
Lacerta aspera Audouin, 1829, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, Rept. Suppl. : 174; atlas pl. 1
fig. 10.
La description originale ne se réfère qu’à la figure et ne donne aucune indication sur la
localisation du modèle. Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que le ou les spécimens-types de
cette espèce aient jamais appartenu aux collections du Muséum de Paris.
— 6
Duméril et Bibron (1839 : 278-280), Gray (1845 : 38), Boulenger (1887 : 59)
considèrent qu’il s’agit d’un synonyme d’ Acanthodactylus boskianus. Lataste (1885 : 496-502)
reconnaît une variété asper que reprend Boulenger (1918 : 153 ; 1921 : 86-87) et qui semble
aujourd’hui admise (Schmidt et Marx, 1957 : 26-27 ; Welch, 1982 : 93).
= Acanthodactylus boskianus asper (Audouin, 1829).
Acanthodactylus scutellatus var. Audouini Boulenger, 1918, Bull. Soc. zool. Fr., 43 : 154.
La sous-espèce est créée par Boulenger lorsqu’il écrit : « var. Audouini n. n. ( Lacerta
Olivieri Aud. part.) ». L’auteur précise ultérieurement (1921 : 101-102) « A female from Wadi
Haifa (Anderson Collections) agrees pretty well with one of the figures of L. olivieri of
Audouin, and as it differs, as well as the specimens from the same locality associated with it,
by a lower number of scales, which are rather strongly keeled, I have decided to uphold
Audouin’s lizard in a varietal sense, although the name olivieri cannot be used for it, having
been restricted by Milne-Edwards to the Eremias confounded with it in the Description de
l’Egypte ».
Boulenger désigne ainsi, sans assez de précision toutefois, l’une des figures d’AuDOUiN
comme type de sa sous-espèce. La validité en est reconnue par Bons et Girot (1963 : 324). Ces
auteurs donnent « Wadi-Halfa » comme terra typica de Lacerta olivieri, ce qui est inexact.
Pour Welch (1982 : 84) la sous-espèce rentre dans la synonymie de la forme nominative.
= Acanthodactylus scutellatus scutellatus (Audouin, 1829).
Acanthodactylus scutellatus var. aureus Günther, 1903, Novit zool., 10 : 298-299, fig.
Syntypes : MHNP 1918.11 (2425), 127 (69 ?) mm et MHNP 1918.12, 131 (82) mm ;
La 166 ; don du British Museum (N.H.); MHNP 8957, 134 (85) mm ; La 166/1', don de
G. Pasteur en 1962 qui l’avait lui-même reçu le 27.02.1958 de l’AMNH avec le n° 17809. Tous
du littoral du Rio de Oro, en face de Villa Cisneros ; par Riggenbach.
« A considerable number of this species were collected and therefore it seems to be the
most common Lizard in this district (Rio de Oro, Western Sahara) ...Yet it seems to be worthy
of notice that of more than thirty specimens from the Rio de Oro, and of several from
Southern Algeria (Lataste coll.), every one has an undivided fourth labial ; whilst in all from
more western localities I have found that shield divided into two subequal halves. To draw
attention to this peculiarity I have named the western form aureus. » (G.) Pas d’holotype
désigné.
Guibé (1954 : 70, n° 357) signale la présence dans les collections des deux premiers
syntypes mais avec une dimension erronée (170 mm).
La sous-espèce a été admise sans discussion (Boulenger, 1918 : 155; 1920 : 103-104;
Pasteur et Bons, 1960 : 64 ; Welch, 1982 : 94). Par contre, Bons et Girot (1963 : 330) tout en
admettant la validité de la sous-espèce estimaient qu’elle appartient à l’espèce Acanthodactylus
inornatus (Gray, 1838).
= Acanthodactylus scutellatus aureus Günther, 1903.
— 7 -
Lacerta muralis var. balearica Bedriaga, 1879, Bull. Soc. zool. Fr., 4 : 221-223, pi. IX, fig. 3.
«Le Lézard brun des Baléares, f 174 (102) mm, ? 150 (90) mm. » (B.)
La composition de la série-type n’est pas indiquée ; aucun spécimen des collections du
Muséum de Paris ne semble pouvoir lui être rapporté.
Après avoir d’abord admis la validité de cette variété (1887 : 32, 510), Boulenger (1920 :
225) la plaça dans la synonymie de la var. lilfordi de L. muralis. Schreiber, de son côté (1912 :
467), en avait fait une variété de Lacerta lilfordi, ce qu’admettaient Mertens et Mueller (1928 :
30) proposant pour terra typica restricta « Menorka » que Mertens et Mueller (1940 : 32)
restreignaient encore : « Hafen von Mahon, Menorca ». La validité de la sous-espèce est
admise par Mertens et Wermuth (1960 : 114) et par Salvador (1986 : 94).
= Podarcis lilfordi balPnrica (Bedriaga, 1879).
Algyra barbarica Guérin-Méneville, 1829, Iconog. Règne anim., 1, Rept. : tab. 5, fig. 2.
Alors que la légende de la planche indiquait : « Algyra barbarica Cuv. 2 31 » ', dans le
volume de commentaires, Guérin-Méneville (1838 : 7) écrivait à propos de cette planche :
« Algyra barbarica. Dum. et Bibr. », « Hab. l’Afrique septentrionale ; l’Algérie ».
Rien ne permet aujourd’hui de reconnaître parmi les individus de la collection de Paris le
spécimen qui aurait pu servir de modèle pour la planche.
Duméril et Bibron (1839 : 169) ne reprenaient pas le binôme à leur compte, écrivant :
« Algira barbarica. Cuv. Collect. Mus. Par. ». Le binôme est admis par Gervais (1836 : 309,
pl. 5, fig. 2) puis par Gray (1845 : 35). Cependant, dès 1839 (p. 169), Duméril et Bibron
avaient placé l’espèce dans la synonymie de Tropidosaura algira, ce qui n’a plus été discuté
depuis après un changement pour le genre Psammodromus : Boulenger (1885 : 50; 1921 :
175), Mertens et Wermuth (1960 : 157). Welch (1982 : 105) admet une sous-espèce en dehors
de la nominative.
= Psammodromus algirus algirus (Linné, 1758).
Acanthodactylus Bedriagai Lataste, 1881, Naturaliste : 357. (Tiré à part p. 7-12.)
Syntypes : MHNP 1885.198 (2457 alpha), 114 (51 ?) mm, de Haïdra ; MHNP 1885.199,
124 (68 ?) mm, de Gabès ; MHNP 1885.200, 151 (91 ?) mm, de Feriana ; MHNP 1885.201, 124
(69 ?) mm, de Tamesmida. Envoyés au Muséum de Paris par Fernand Lataste et reçus le
18.04.1885. La 172.
La description originale énumère de très nombreux spécimens ; neuf syntypes font partie
de la collection du British Museum. Ceux de Paris ont été omis par Guibé (1954). Un certain
nombre d’exemplaires, récoltés durant la même expédition, furent enregistrés sous les
1. Cuvier (1829 : 31, n.) cite un «.Lacerta Alegvra lin.».
- 8
n os 1885.247-249 (de Gabès), 1885.250-252 (de Feriana), 1885.253-255 (de Tasmenida) ; ils ont
apparemment disparu.
L’espèce était «dédiée à mon ami le Dr. J. de Bedriaga, erpétologue bien connu. » (L.)
Quatre ans plus tard Lataste (1885 : 490) écrivait « Toutes ces raisons, mûrement pesées
m’ont engagé à réunir Ac. Bedriagai Lataste à Ac. Savignyi Audouin, sous ce dernier nom qui
a la priorité ». Dans ce même travail il conserve toutefois le nom de Bedriagai pour une variété
de A. savignyi. En 1887, Boulenger (p. 66) place l’espèce dans la synonymie de A. pardalis
tout en admettant ultérieurement (1918 : 152) une variété Bedriagae qu’il décrit (1921 : 66-68).
Pour Pasteur et Bons (1960 : 63-64) les variétés reconnues par Boulenger chez A. pardalis
« sont impossibles à distinguer les unes des autres, et ne sauraient correspondre qu’à des
variations individuelles d’une espèce monotypique ».
= Acanthodactylus pardalis (Lichtenstein, 1823).
Podarcis bocagei berlengensis Vicente, 1985. Bull. Mus. nain. Hist, nal., Paris. 4 e sér., 7 (1) :
267-274 ; fig. 5, vue ventrale de l’holotype.
Holotype par désignation originale : MHNP 1982.995, 157 (95) mm ; La 71 ; $ ; Alto do
Cemiterio, île de Berlenga ; Luis Vicente coll., 3.V.1981.
Paratypes : MHNP 1982.996-1024, 29 <2 ; MHNP 1982.1025-39 et 1983.1-5, 20 9 ; île de
Berlenga; Luis Vicente coll., V.1981.
Lacerta bilineata Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 152-154, tab. 35, fig. 2.
« Lacerta bilineata... Le saurien, que je nomme lézard vert à deux raies, n’a pas encore
été décrit par les naturalistes ; je l’ai trouvé dans la collection d’histoire naturelle
d’Alexandre Brongniart, qui le regardoit comme une variété du Lacerta agilis de Linnaeus.
...Alexandre Brongniart a trouvé ce joli lézard aux environs de Paris ; mais je crois qu’on l’y
rencontre rarement, car je n'ai jamais pu me le procurer, quelques perquisitions que j’aie faites,
et je n’en ai jamais observé qu’un individu. » (D.)
Le statut d’holotype est bien établi ; l’auteur en donne les dimensions détaillées dont on
peut retenir 245 (162) mm. Ce spécimen peut être considéré aujourd’hui comme perdu, le
matériel-type étant réduit à la figure. Rien ne prouve qu’il soit jamais entré dans les collections
du Muséum de Paris ; Duméril et Bibron n’en ont pas disposé. Dès 1828, H. M. Edwards (p. 64)
mettait en doute la validité du taxon :
« Le Lézard piqueté de Daudin est également une espèce parfaitement distincte et facile à
caractériser d'une manière précise ; mais le Lézard à deux raies, du même auteur, ne m’a paru
en différer que par la disposition de ses couleurs, et j’ai observé des individus offrant toutes les
nuances intermédiaires. Je ne balancerai donc pas à les réunir ». C'est également le point de
vue de Dugès (1829, p. 37-42 du tiré à part).
Pour Duméril et Bibron (1839 : 210-218), qui s’en rapportaient à Dugès, il ne s’agissait
que d'un représentant de leur variété i, ou bariolée, de L. viridis. La synonymie ne fut pas
remise en cause et pour Boulenger (1887 : 15 ; 1920 : 65) comme pour Mertens et Wermuth
(1960 : 151) il s’agit d’un représentant de la sous-espèce nominative de L. viridis. Récemment,
— 9 —
Nettman et Rykena (1984 : 156) restaurèrent le nom pour une sous-espèce dont l’aire est
« spanischen Arealteil, der grôsste Teil der franzôsischen Gebietes und die rheinischen
Isolate ».
= Lacerta viridis bilineala Daudin, 1802.
Zerzoumia Bland Lataste, 1880, Naturaliste : 299. (Tiré à part p. 1-2.)
? Syntype : MHNP 1900.77 (2499B), 110 (69) mm ; La 392 ; de Lambessa ; acquis en 1900
du Dr. J. de Bedriaga.
Le matériel-type comprenait neuf individus récoltés à Alger et à Lambèse (prov. de
Constantine) ; l’un de ces derniers est au British Museum. On peut admettre que le spécimen
cédé au Muséum par Bedriaga, dont on connaît les liens d’amitié avec Lataste, appartenait à
la série-type. Guibé (1954) ne le signale pas. Pasteur et Bons (1960 : 75) ne citent qu’Alger
comme terra typica sans préciser s’ils entendent par là désigner une terra typica restricta.
L’espèce est «dédiée à M. Marius Blanc, l’ayant découvert dans un lot de reptiles qu'il
avait recueillis aux environs d’Alger. » (L.)
C’est l’espèce-type, par monotypie, du genre Zerzoumia Lataste, 1880, « nom que les
Arabes de l’Algérie du Sud donnent généralement aux petits lacertiens ». (L.)
Boettger (1883 : 116) fit de Zerzumia (sic) un sous-genre de Algira, tandis que
Boulenger (1887 : 48) plaça l’espèce blanci dans le genre Psammodromus où les auteurs le
maintiennent aujourd’hui (Welch, 1982 : 105). Pasteur et Bons (1960 : 76), tout en admettant
la validité du binôme, soulignent les rapports de cette espèce avec P. microdactylus (Boettger,
1881).
= Psammodromus blanci (Lataste, 1880).
Lacerta muralis var. Bocagei Seoane, 1885, Identidad de Lacerta Schreiberi... : 18-19.
Syntypes: MHNP 1889.556 (2394e), 134 (79?) mm; 1889.57, 1 14 (66?) mm; 1889.58, 167
(115) mm ; 1889.59, 138 (81 ?) mm ; 1889.60, 110 (57 ?) mm ; 1889.61, 137 (85 ?) mm ; La 9/30.
Tous reçus de Lopez Seoane, comme en provenance de Coruna, Galicie.
« Lacerta muralis , Laur. var. Bocagei , nov. var. Comunisimo en toda Galicia. Esta forma,
intermedia entre muralis fusca, y muralis pytiusensis, se diferencia de la primera, por el dorso
que es de color verde, y de la secunda por que los flancos son pardos, ademas de los caractères
que espondre al describirla. Impongo à esta variedad el nombre de mi escelente amigo, el
Sr. Barboza du Bocage, Director del Museo zoologico de Lisboa, y actualmente Ministro de
Negocios extranjeros del vecino reino. » (S.)
Malgré l’absence de définition de la série-type on peut admettre que les spécimens envoyés
par Seoane lui-même au Musée de Paris, peu de temps après la description originale, en font
partie. Guibé (1954) ne cite pas ces spécimens.
Boulenger considéra d’abord (1887 : 29) que cette forme : «should also be grouped
under the typical form » ; mais en 1920 (p. 62) il reconnaissait à « bocagii » la valeur d’une
10 —
variété. Mertens et Mueller (1928 : 34) en firent une sous-espèce de L. muralis en
restreignant la terra typica à « Coruna, Spanien ». Pour Klemmer (1959 : 249) il s’agissait
d’une sous-espèce de L. hispanica. À la suite de la révision de Perez-Mellado (1984) le nom
devient :
= Podarcis bocagei bocagei (Seoane, 1885).
Lacerta (Podarcis) monticola bonnali Lantz, 1927, Revue Hist. nat. appl., 8 : 58-61.
Syntype : MHNP 8530, 143 (86) mm ; La 52; du lac Bleu de Bigorre (1960 m); leg.
Bonnal.
«Je me fais un plaisir de la dédier à M. de Bonnal, qui l’a découverte au Lac Bleu de
Bigorre en 1922, et qui n’a négligé aucun effort pour me procurer les 17 exemplaires utilisés
pour la description qui suit ». S 54,5 mm, Ç 60 mm pour la tête et le corps. (L.)
Guibé (1954) omet de signaler la présence de ce type dans les collections de Paris.
Mertens et Mueller en firent d’abord (1928 : 35) une sous-espèce de L. muralis avant de
la réintégrer (1940 : 27) dans son statut original qui, depuis, n’a plus été discuté (Mertens et
Wermuth, 1960 : 122; Salvador, 1984 : 283).
= Lacerta monticola bonnali Lantz, 1927.
Lacerta boskiana Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 188-190, pl. 36, fig. 2.
Holotype par monotypie : MHNP 2762 (2458), 114 (77) mm ; La 152.
« Le lézard bosquien, à raies blanches parsemées de points blancs... Lacerta boskiana... Le
petit saurien dont je vais donner ici la description, appartient au naturaliste Bosc, qui a bien
voulu me le prêter, et qui l’a reçu de Saint-Domingue. ...l’individu que j’ai décrit n’a que
trois pouces dix lignes de longueur totale, et la queue occupe à elle seule jusqu’à deux pouces
six lignes de cette longueur... » (D.)
À propos de ce spécimen Duméril et Bibron (1839 : 280) écrivaient : « ...sujet qui existe
encore aujourd’hui dans notre musée, et que, par une erreur malheureusement trop commune,
Daudin avait reçu avec une fausse indication de patrie ; car il lui avait été effectivement donné
comme venant de Saint-Domingue. L’acanthodactyle Bosquien est bien certainement une
espèce égyptienne ».
La présence de ce type dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 129) ainsi que par Guibé (1954 : 69, n° 253), mais avec une dimension erronée.
Wiegmann (1834 : 10) fit de cette espèce le type de son genre Acanthodactylus. La validité
du binôme n’a pas été remise en question. Lataste reconnaissait à l’espèce trois variétés (1885 :
21-27), ce qui est également le cas de Boulenger (1921 : 82-91), après examen du type, bien
qu’ils ne s’accordent pas sur l’identité de l’une d’elle.
= Acanthodactylus boskianus boskianus (Daudin, 1802).
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Acanthodactylus (Latastia) Boueti Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (2) :
87-93, fig. 1 à 4, écaillure de la tête et de la patte postérieure ; (4) : 226-227.
Syntypes : MHNP 1917.50 (2440/1), 127 (83) mm ; 1917.51, 133 (82) mm ; 1917.52, 145
(87) mm; 1917.54, 136 (81) mm; 1917.55, 93 (56) mm ; 1917.56, 148 (25) mm ; La 155.
«Je suis heureux de donner le nom du Dr Bouet à une forme aussi remarquable...
Dahomey : Agouagon, 2 3 Ç et 2 jeunes (Bouet). Types : Collection de Paris. » (M.)
Mocquard donne les dimensions d’un mâle : 123 (70) mm et de deux femelles : 145 (86) et
137 (81) mm.
Le spécimen 1917.53, une femelle, a été échangé avec le British Museum en 1917. La
présence des six syntypes restants est mentionnée par Guibé (1954 : 70, n° 359).
Lacerta Braconotii Jan manuscrit.
MHNP 716 (2428), 142 (85 ?) mm ; La 32.
Fiches et registres du Muséum de Paris signalent l’entrée en collection, à une date non
précisée, d’un spécimen provenant du Musée de Milan, originaire de Madère et que Jan aurait
ainsi nommé sur manuscrit. Le nom ne semble avoir été ni publié ni cité : c’est donc sans
discussion un nomen nudum. Selon le registre du laboratoire le spécimen aurait été déterminé
par de Bedriaga comme un Lacerta atlantica. Boulenger (1887 : 42) admettait la présence de
cette espèce aux îles Canaries et à Madère, mais ultérieurement (1920 : 115) il écrivait : « The
records of this species from Madeira and Mogador are no doubt due to erroneous localities in
the British, Paris, and Milan Museums ».
= Gallotia atlantica (Peters et Doria, 1882).
Lacerta Brongniardii Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 221-223.
« Le Lézard brongniardien... Lacerta Brongniardii... Le Lézard brongniardien a beaucoup
de ressemblance avec le lézard gris ; peut-être même pourrait-il être regardé, par quelques
naturalistes, seulement comme une variété remarquable. On doit cependant en faire une espèce
distincte, surtout si l’on réfléchit que le lézard gris et le lézard brongniardien se rencontrent
tous deux à Fontainebleau ; mais qu’ils ne vivent jamais ensemble, qu’ils n’ont pas les mêmes
habitudes ; que l’un vit toujours dans les fentes des murs auprès des habitations, tandis que
l'autre n’habite que parmi les rochers. » (D.)
Ces observations de Daudin sont d’autant plus remarquables qu’à l’époque seule la
morphologie était prise en compte pour séparer les espèces. Il ne donne malheureusement
aucune indication sur une éventuelle série-type.
De nombreux auteurs, à la suite de Duméril et Bibron (1839 : 229), corrigèrent le nom en
brongniartii comme si l’orthographe proposée par Daudin pouvait être le fait d’un lapsus.
Mais celui-ci utilisant en français le terme « brongnardien » a sciemment écrit brongnardii qui
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est donc la seule orthographe correcte. Elle fut utilisée par Boulenger (1887 : 29) et par
Mertens et Wermuth (1960 : 124).
Pour Dugès (1829, p. 47 du tiré à part), « Le Brongniardien (Daudin) ne peut être qu’un
muralis réticulé. Ce rapprochement a déjà été fait par Merrem ». Pour les auteurs de
l’Erpétologie générale, il s’agit aussi d’un synonyme de Lacerta muralis. Cette synonymie a été
remise en cause par Gruschwitz et Bôhme (1986 : 182) qui admettent, à titre provisoire, une
sous-espèce « brogniardi » (sic).
= Podarcis muralis brongniardii (Daudin, 1802).
Eremias Burchelli Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 303-304.
« L’Erémias de Burchell... Synonymie. Lacerta Burchelli , Smith, Manuscript... 170
(110) mm... Cette espèce est originaire d’Afrique australe... Nous n’en avons encore observé
qu’un seul exemplaire, qui fait partie de la collection de M. le docteur Smith .» (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 130-131) signalaient l’espèce comme manquante. Boulenger,
qui ne signale pas de type parmi les spécimens du British Museum (1887 : 95-96), traite
ultérieurement (1921 : 303-304) comme type un spécimen mâle de « Karoo flats». Par
désignation originale, Fitzinger (1843 : 21) en avait fait l’espèce-type de son genre
Pedioplanis. Pour les auteurs plus récents l’espèce appartiendrait au genre Mesalina
(cf. Welch, 1982 : 100).
= Mesalina burchelli (Duméril et Bibron, 1839).
Lacerta muralis var. calbia R. Blanchard, 1891, Mém. Soc. zool. Fr., 4 : 507-508, pl. 4, fig. 13-
14.
Syntypes : MHNP 1892.51 (2394g), 122 (64 ?) mm, cf. fig. 13; 1892.52, 161 (100?) mm,
cf. fig. 14; 1892.53, 154 (99 ?) mm ; 1892.54, 150 (91 ?) mm ; 1892.55, 88 (57 ?) mm ; La 9/23 ;
Pointe du Raz, Bretagne ; R. Blanchard coll. et don.
« Six individus adultes et quatre jeunes, capturés par nous sur le rocher de la pointe du
Raz... Cette variété pourrait être désignée sous le nom de Lacerta muralis var. calbia : elle est
continentale et localisée sur le rocher de la pointe du Raz, le Calbium promontorium des
Latins. » (R.)
Bien que non signalés par Guibé (1954), cinq des six représentants de la série-type sont
présents dans les collections de Paris.
Alors que Boulenger (1920 : 164) plaçait cette variété dans la synonymie de la forme
typica de L. muralis, Mertens et Mueller (1940 : 35) puis Mertens et Wermuth (1960 : 125)
l’élevaient au rang de sous-espèce. Par contre, pour Klemmer (1964 : 492) qui compara les
types, cette forme tomberait dans la synonymie de L. muralis oyensis. Pour Gruschwitz et
Bôhme (1986 : 182), elle appartiendrait à la sous-espèce brongniardii.
= Podarcis muralis brongniardii (Daudin, 1802).
13 —
Podarcis hispanica cebennensis Fretey, 1986, Reptiles de France : 81, photographie en couleur.
Ainsi que l’ont relevé Alain Dubois et Roger Bour ( comm. pers.), la paternité de la sous-
espèce doit incontestablement être attribuée à Fretey puisque celui-ci, avec la photographie,
donne des éléments de diagnose : « Une forme plus petite, campagnarde ». Le fait que Fretey
faisait suivre le nom de la nouvelle sous-espèce de ceux de Guillaume et Geniez ne suffit pas
pour en faire les auteurs du taxon ; la lettre du Code s’y oppose. En matière de typologie, la
contribution de Guillaume et Geniez (1987 : 1-15) se limite à avoir désigné le lectotype de
l’espèce lorsqu’ils ont considéré que le spécimen de la photographie en constituait l’holotype.
Comme indiqué dans la légende de cette photographie la terra typica est Valros (Hérault).
Guillaume et Geniez ont déposé dans les collections nationales un certain nombre de
spécimens de référence dont ils donnent descriptions et mensurations :
MHNP 1986.966-970, de Cap de Coste, Cévennes, Gard ; Geniez réc. ; La 75. MHNP 1986.971-
973, du Vallon Crémieux, Peyraud, Ardèche ; Magraner et Crochet réc. ; La 75.1. MHNP
1986.974-977, de Pech Redon, massif de la Clape, Aude ; Guillaume et Geniez réc. ; La 75.2.
Calosaura Chaperi Sauvage, 1884, Bull. Soc. philomath., Paris , 1883-1884, 7 e sér., 8 : 142-143.
Syntypes : MHNP 6296 (2436a), 98 (64 ?) mm ; 6296A, 99 (62 ?) mm ; 6296B, 63
(29 ?) mm ; 6296C, 79 (44 ?) mm ; La 353.
« Longueur, 0 m 100. Bellari (Inde) : M. Chaper. Diffère de C. Leschenaulti, M.-Ed. par la
présence d’une seule plaque naso-frénale, l’occipitale plus grande, les écailles ventrales plus
grandes et plus carénées, la coloration. » (S.)
La description princeps ne donnait pas la composition de la série-type, mais le plus ancien
registre indique cinq spécimens dont Guibé (1954 : 69, n° 352) confirmait l’existence. Au
récolement de février 1986 on ne constate plus la présence que de quatre des syntypes.
La validité de l’espèce fut d’abord admise par Boulenger (1887 : 71) mais dans le genre
Cabrita, puis le même auteur (1921 : 202) la plaça dans la synonymie d 'Ophiops jerdoni Blyth,
1853. Smith (1935 : 377) admet la synonymie mais rectifie le nom de genre en Ophisops et
indique la présence de syntypes à Londres.
= Ophisops jerdoni Blyth, 1853.
Eremias coeruleo-ocellata Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 295-296.
Holotype par monotypie ? : MHNP 2769 (2472), 149 (96 ?) mm ; mauvais état ; La 255.
« L’Erémias à ocelles bleus... Cette espèce se trouve en Crimée » ; 150 (97) mm ; (D.B.)
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 129-130) n’indique sous ce nom qu’un seul
spécimen en collection : « Bakou : M. Menestriés. Unique. » et sans préciser qu’il s’agit du
type. En raison de la concordance étroite entre les dimensions de ce spécimen et celles relevées
par Duméril et Bibron on peut admettre qu’il s’agit bien du même spécimen mais que ces
— 14
1 c m
Fig. 1. — Calosaura chaperi Sauvage 1884 [= Ophisops jerdoni Blyth, 1853]. Syntype MHNP 6296A.
auteurs ont commis une erreur sur la terra typica ; elle doit être corrigée en Bakou au lieu de
Crimée. Ceci est pleinement confirmé par le travail récent de Scerbak (1981 : 451) : « Nicht
sicher deutbar ist der Name Eremias coeruleo-ocellata Duméril und Bibron 1839 (Halbinsel
Krim), da £. velox dort nicht vorkommt ».
L’espèce a en effet été mise en synonymie avec Eremias velox par Gray dès 1845 (p. 40),
ce qui n’a plus été remis en cause depuis (Schreiber, 1875 : 376 ; Boulenger, 1887 : 97 ; 1921 :
30; Mertens et Wermuth, 1960 : 99).
Guibé (1954 : 70-71, n° 363) signalait déjà le mauvais état du spécimen.
= Eremias velox (Pallas, 1771).
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Lacerta viridis var. concolor Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 441.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 374) de ce nom latin, or ce dernier s’il a bien traité d’une
variété concolore, n’a pas employé de forme latine. Schreiber en est donc l’auteur ; elle
correspond à sa variété a ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type. Boulenger
(1887 : 15) cite une var. concolor Bedriaga, 1886 et (1920 : 64) une var. concolor de Betta, 1857
mais il ne cite pas celle de Schreiber.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Scincus cruentatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 4 : 278-279.
« Le Scinque ensanglanté de la Sibérie... Scincus cruentatus... » (D.)
En l’absence d’observations personnelles ou d’indication sur une série-type, on peut
admettre, comme l’ont écrit Mertens et Wermuth (1960 : 98) qu’il ne s’agit que d’un nomen
substitutum pour Lacerta cruenta Pallas, 1771.
Alors que Duméril et Bibron (1839 : 277) plaçaient cette espèce, avec doute il est vrai,
dans la synonymie de leur Acanthodactylus lineomaculatus, pour Boulenger (1887 : 97) et les
auteurs ultérieurs il s’agit d’un synonyme de Eremias velox.
= Eremias velox velox (Pallas, 1771).
Lacerta deserti H. M. Edwards, 1829, non Lepéchin, 1774, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 79, 86,
pl. 6 fig. 8 et pl. 8 fig. 6.
Syntypes : MHNP 5322 (2451), 155 (99) mm et 5322A, 139 (80) mm ; La 158.
« Parmi les objets d’histoire naturelle rapportés de la Perse et de l’Asie Mineure, par
Olivier, se trouvaient plusieurs Lézards qui ressemblent beaucoup à celui dont il vient d’être
question (le lézard véloce), mais qui en diffèrent sous plusieurs rapports. La description que
Daudin a donnée du Lézard du désert convient très bien à ces animaux ; et, crainte de
multiplier inutilement les noms, je crois devoir les rapporter à cette espèce, bien que je n’ai pu
m’assurer de leur identité par l’examen des planches de Ivan Lepéchin, car dans le cas où je me
serais trompé, il serait toujours facile de distinguer celui dont je vais parler par une
dénomination spécifique. » (E.)
La présence des types dans les collections du Muséum de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 128), à propos de Acanthodactylus savignyi var. A : « Empire ottoman : du
voyage d’Olivier, 2 individus adultes Types du Lézard du désert Milne-Edwards ». Guibé
(1954 : 69, n° 355).
Considéré par Duméril et Bibron (1839 : 273) comme synonyme de A. savignyi , ce taxon
a été placé par Boulenger (1887 : 66) dans la synonymie de A. pardalis. Cet auteur précise
même (1921 : 66), après examen des types, qu’il s’agit de la forme typique (nominative).
= Acanthodactylus pardalis pardalis (Lichtenstein, 1823).
16
Eremias dorsalis Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 305-306.
Holotype par monotypie : MHNP 2782 (2482), 163 (117?) mm; La 238.
« L’Erémias dos-rayé... Synonymie. Eremias dorsalis. Smith, manuscript... 161 (105) mm...
L'Erémias dos-rayé est une espèce africaine, qui a été trouvée dans la colonie du Cap, par le
docteur Smith. » (D.B.)
Fitzinger (1843 : 21) fait de cette espèce, par désignation originale, l’espèce-type de son
sous-genre Pediophylax dans le genre Eremioscopus.
C. et A. Duméril signalent (1851 : 131) la présence du spécimen «unique» dans les
collections de Paris. Guibé (1954 : 71, n° 364).
Gray (1845 : 41) admet la validité du binôme mais en attribue la paternité à Smith tout
en donnant comme référence un manuscrit. Boulenger, qui a examiné le type, place l’espèce
(1887 : 84; 1921 : 240) dans la synonymie de Eremias lugubris (Smith, 1838). Selon Welch
(1982 : 100) l’espèce appartiendrait au genre Mesalina.
L’existence d’un « Lacerta dorsalis », (non L. agilis var. dorsalis Werner, 1897) binôme
validé par l’existence d’un vélin, est signalée par H. M. Edwards (1828 : 66) comme une
variété du Lézard des souches.
= Mesalina lugubris (Smith, 1838).
Lacerta Dugesii H. Milne Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 71-72, 84 ; pi. VI, fig. 2.
Syntypes : MHNP 2740 (2410), 127 (81?) mm; 2740A, 74 (20?) mm; 2740B, 134
(90?) mm; 2740C, 69 (17?) mm; La 34. MHNP 7021 (2411), 114 (69 ?) mm ; 7021 A, 65
(29?) mm; 7021B, 110 (74?) mm; La 34/1.
« La seconde espèce rapportée par Lalande est celle que j’ai dédiée à M. Dugès ; elle
habite l’île de Madère, et paraît y être assez commune... Chez les jeunes Lézards de cette
espèce, conservés dans le Muséum,... chez d’autres individus plus avancés en âge... ( Lacerta
Dugesii, Mihi.) ». (H.M.E.)
Duméril et Bibron (1839 : 238) écrivaient : « C’est d’après les individus de notre musée,
recueillis à Madère par feu Delalande, que M. Milne Edwards a réellement mis la science en
possession de cette espèce... car Fitzinger n’avait fait que l’indiquer dans le catalogue de la
collection erpétologique du musée de Vienne,... paru en 1826. Dans ce catalogue, le Lézard de
Dugès est inscrit sous le nom de Lacerta Maderensis ».
C. et A. Duméril (1851 : 123) signalent la présence, dans les collections de Paris, des
spécimens ramenés de Madère par Delalande, mais sans préciser qu’il s’agit des types. Guibé
(1954 : 66, n° 332) ne signale que les quatre spécimens du MHNP 2740.
Le binôme a été admis sans discussion. Boulenger (1920 : 327) donne les dimensions de
deux des types mais sans indication du numéro de référence. Richter (1980 : 1) a placé
l’espèce dans le genre Podarcis, sous-genre Te ira.
= Podarcis (Teira) dugesii (H. M. Edwards, 1829).
17
Lacerta Dumerilii H. M. Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 75-76, 85, 87, pi. VII fig. 9
(écailles abdominales grossies).
Holotype par monotypie : MHNP 2759 (2460), 66 (17?) mm; La 165.
« Un Lézard qui n’a point encore été décrit, et que je dédierai à M. Duméril, appartient
au même groupe que ceux dont je viens de parler, et ne diffère que peu du lézard pommelé... Le
Lézard de Duméril habite le Sénégal : sa taille est petite. L’individu qui se trouve dans la
collection du Muséum n’a que onze centimètres du museau à l’extrémité de la queue ; sa
couleur est grisâtre, tachetée de blanc... ( Lacerta Dumerilii , Mihi). » (E.)
C. et A. Duméril (1851 : 128) signalent la présence du type dans les collections de Paris et
précisent qu’il est dû à Adanson. Guibé (1954 : 69, n° 354).
Duméril et Bibron (1839 : 276) considéraient l’espèce comme appartenant à leur variété C
de Acanthodactylus savignyi ; Gray (1845 : 37) la plaçait dans la synonymie de A. savignyi, et
non de A. scutellatus comme l’écrivait Lataste (1885 : 494). Pour Boettger (1881 : 401) il
s’agissait d’une variété de A. scutellatus : « Dass ich in Folge die Milne-Edwards’sche
Bennenung Dumerili, die ausdrücklich auf die senegambische Form basirt ist, als Bezeichnung
für die westafrikanische Varietât von A. scutellatus bestehen lasse, wird nach diesen
Auseinanderetzungen wohl Niemand befremden ».
Boulenger, après avoir d’abord rejeté la validité de cette variété, écrivant (1887 : 64-65),
à propos de A. scutellatus : « Lataste has distinguished three varieties, which do not seem to
me to deserve special denominations : ... and var. dumerilii , M.-Edw., from Senegambia. », en
reconnut ultérieurement la valeur (1918 : 155) ce qu’il confirma en 1921, après examen du type
(p. 105).
Alors que Bons et Girot (1963 : 331) élevaient le taxon au rang d’espèce, Welch (1982 :
84) le maintient comme sous-espèce.
= Acanthodactylus scutellatus dumerilii H. M. Edwards, 1829.
Tropidosaura Dumerilii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 167.
«... les trois espèces qui appartiennent au genre Tropidosaure. Le docteur Smith en
possède une quatrième qu’il fera connaître prochainement dans sa Faune du Cap, sous le nom
de Tropidosaura Dumerilii. » (D.B.)
Ce nomen nudum fut à nouveau employé mais par Gray (1845 : 36) qui considérait qu’il
s’agissait d’une espèce valide, placée par lui dans le genre Algira alors qu’il ajoutait : « not
described ». Smith ne donna la description que quatre ans plus tard (III. Zool. S. Afr. Rept.,
App. p. 7, 1849). Le Muséum de Paris ne reçut pas cette espèce ; C. et A. Duméril (1851 : 119)
signalent en effet son absence des collections. Le type est au British Museum (N.H.)
(Boulenger, 1887 : 79; 1921 : 188).
L’espèce fut placée par Boulenger (1887 : 79) dans la synonymie de Iclmotropis capensis ,
place qui n’a pas été discutée (Welch, 1982 : 97).
= Ichnotropis capensis (A. Smith, 1838).
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Lacerta Edwarsiana Dugès, 1829, Annls Sci. nat., (1), 16 : 386, pi. 14, fig. 1 à 6. (Tiré à part
p. 51-55).
« Lacerta Edwarsiana (mihi)... Cette espèce m’a paru nouvelle, quoique très abondam¬
ment répandue sur les bords de la Méditerranée ; je l’ai dédiée à M. Milne Edwards,... Les
sujets les plus développés que j’ai possédés, dépassaient à peine 4 pouces 1/2 de longueur. »
(D.)
L’objet de l’article original étant « les espèces indigènes du genre Lacerta », la terra typica
devient les côtes françaises de Méditerranée, et non « le Sud de la France » comme
l’indiquaient Mertens (1925 : 81) puis Mertens et Mueller (1928 : 42).
La série-type comprenait certainement plusieurs spécimens mais aucun ne semble avoir
été déposé au Muséum de Paris n’étant signalé ni par les auteurs de l’Erpétologie générale ni
dans le catalogue de C. et A. Duméril (1851).
Wagler (1830) créa pour cette espèce un genre Aspistis (p. 136) puis, celui-ci étant
préoccupé, un genre Notopholis (p. 142), tandis que de son côté Fitzinger, en 1826, créait
Psammodromus pour P. hispanicus. Duméril et Bibron (1839 : 253-256) mettent les deux
espèces en synonymie et adoptent Psammodromus Edwardsii. Gray (1845 : 38) rétablit la
priorité de P. hispanicus dans la synonymie duquel il place edwarsiana. La forme décrite par
Dugès resta dans cette synonymie jusqu’à ce que Mertens (1925 : 81) lui rende la valeur d’une
sous-espèce ; ce qui est encore admis aujourd’hui par Salvador (1981 : 498), après Mertens et
Mueller (1928 : 42).
La plupart des auteurs considérèrent que la graphie Edwarsiana relevait d’une erreur
typographique et corrigèrent en Edwardsiana sans même le mentionner. Mertens et Wermuth
(1960 : 157) voulurent y voir un nomen substitutum dû à Wagler. Ils ne semblent pas avoir été
suivis et Salvador (1981) utilise l’orthographe corrigée.
= Psammodromus hispanicus edwardsianus Dugès, 1829.
Psammodromus Edwardsii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 253-256.
Ce binôme n’est qu’un nomen substitutum pour Lacerta edwarsiana Dugès, 1829.
= Psammodromus hispanicus edwardsianus Dugès, 1829.
Eremias Edwardsii Mocquard, 1888, Mém. Centenaire Soc. philomath., Paris : 109, 115-117,
pi. XI, fig. I et la à le. (Tiré à part p. 1, 7-9.)
Syntypes : 1884.648 (2492 alpha), 176 (129) mm; 1884.649, 123 (74?) mm; La 234 ;
G. Révoil.
« un Eremias... que je dédie à M. le professeur Alph. Milne-Edwards,... Deux spécimens,
un mâle et une femelle, ont été capturés chez les Çomalis. Le mâle est un peu plus grand et a
une longueur totale de 177 mm, celle de la tête et du tronc réunis étant égale à 52 mm. » (M.)
Boulenger (1891 : 8) mit l’espèce en synonymie avec E. brenneri Peters, 1869.
Ultérieurement (1920 : 254-256), il signala avoir examiné les deux syntypes de Paris et en
donna les dimensions détaillées. Guibé (1954 : 71-72, n° 369). Welch (1982 : 100) place
l’espèce dans le genre Mesalina Gray, 1838, et Lanza (1983 : 216) dans le genre Pseuderemias
Boettger, 1883.
= Pseuderemias brenneri (Peters, 1869).
Gallotia galloti eisentrauti Bischoff, 1982, Bonn. zool. Beitr., 33 (2-4) : 371-376.
Paratype : MHNP 2743 (2445), 220 (80) mm ; La 70 ; Ténériffe ; A. Gallot.
Espèce dédiée au professeur Martin Eisentraut.
Sur les avatars de ce spécimen cf. p. 20 ( galloti ) et Dubois (1984 : 27-30).
Ophisops elegans Ménétriés, 1832, Catal. raison. Obj. Zool. Caucase, VI : 63-64, n°217.
Syntype : MHNP 544 (2436), 136 (90?) mm; La 351.
« Il a environ 6 pouces de long dont la queue en prend 2 p. 1/2... Il était assez commun, en
avril, à quelques verstes de Bakou courant à terre... » (M.)
Le catalogue de C. et A. Dumèril (1851 : 125) précise : «Environs de Bakou, sur les
bords de la mer Caspienne (Chirvân, région caucasienne de l’Asie): M. Menetries, l’un des
types de son Ophiops elegans ».
Boulenger (1921 : 214) signale avoir examiné le spécimen de Paris et décrit : « The types
(Petrograd and Paris Museums) are from Baku ». Guibé (1954 : 69, n° 544) fait, à tort, de ce
spécimen un holotype.
Duméril et Bibron écrivaient (1839 : 259) : «C’est à M. Ménestriés qu’on doit
l’établissement du genre Ophiops, et la première description qui ait été publiée de la seule
espèce qu’il renferme ; car c’est trois ans après que son Catalogue raisonné avait paru, que
M. Wiegmann publia comme nouvelle, l’espèce déjà indiquée par M. Ménétriés, proposant
d’en former un genre particulier, auquel il donnait le nom à'Amytes... L’Ophiops élégant ».
Les auteurs de l’Erpétologie générale corrigeaient, sans en donner la raison, l’orthographe du
nom de genre proposée par Ménétriés. Ils furent suivis par tous les auteurs qui acceptaient ce
binôme (Gray, 1845 : 44 ; Boulenger, 1887 : 75 ; 1921 : 211-222) jusqu'à ce que Smith (1935 :
379) réintroduise l’orthographe correcte.
Darewskij et Beutler (1981 : 461-477) confirment la validité du taxon.
Lacerta fusca Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 237-239.
« Le Lézard brun d’Allemagne... Lacerta fusca... un lézard brun qui est sans doute le
même que le seps terrestre de Laurenti, et qu’il faut placer à la suite du lézard arénicole... J’ai
trouvé récemment, et une seule fois, cette variété remarquable dans le bois de Boulogne, dans
une partie de ce bois où les lézards des souches sont assez fréquents. » (D.)
— 20 -
Malgré l’indication d’une récolte personnelle, qui ne semble pas d’ailleurs avoir été
conservée, le nom de Daudin peut être considéré, ainsi que l’ont noté Mertens et Wermuth
(1960 : 151) comme un nomen substitutum de Seps terrestris Laurenti, 1768. Cependant
Boulenger (1887) plaçait p. 14 terrestris dans la synonymie de L. viridis et p. 29 fusca dans
celle de L. muralis f. typica !
Alors que Dugès (1829 : 47) écrivait «Le Seps terrestris (Laurenti) ou Lézard brun
d’Allemagne (L. fusca, Daudin), ne me paraît être qu’un lézard des murailles à taches
effacées » ; les auteurs ultérieurs, Duméril et Bibron (1839 : 21 1) et Gray (1845 : 31) placèrent
L. terrestris dans la synonymie de L. viridis -, Boulenger (1920 : 65) y ajoutait L. fusca.
= Lacerta viridis viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta Galloti Oudart, 1839, PI. Zool. Rept., in Webb et Berthelot, II eme partie.
Lectotype (Bischoff, 1982) : MHNP 2744 (2414), 231 (131) mm; La 35; de Ténériffe ;
par Webb et Berthelot.
Paralectotype : MHNP 2744A, 90 (55) mm ; La 35/1 ; de Ténériffe ; par Webb et
Berthelot.
Dubois (1984 : 27-30) a débrouillé le problème de l’attribution du binôme et de l’identité
des véritables syntypes. Bischoff (1982 : 368-369) a donné une description du lectotype et
proposé une terre typica restricta : la vallée de la Güimar à Ténériffe.
Les spécimens suivants ont, ici ou là, été désignés comme « types » de Lacerta Galloti :
MHNP 2743 (2415), 220 (80) mm ; La 70 ; Ténériffe, A. Gallot. Désigné comme type (à
tort car ne faisant pas partie de la série-type) par Boulenger (1920 : 120) et comme holotype
par Guibé (1954 : 66, n° 337) qui donne une référence inexacte (2745 au lieu de 2743) et une
dimension du corps erronée (82 mm), ce spécimen est devenu paratype de Gallotia galloti
eisentrauti.
MHNP 2744C, 64 (28) mm ; 2744D, 119 (85) mm ; La 35/2 ; MHNP 7022 (2416), 78
(41) mm ; 7023 (2417), 208 (124) mm ; La 35/3 ; les uns et les autres de Ténériffe par Webb et
Berthelot. Ces spécimens ont été considérés à tort par Bischoff (1982 : 369) comme des
paralectotypes. Le spécimen appartenant à la même série, MHNP 2744B (2414 p.p.) a été
identifié par Bischoff comme un juvénile de Podarcis sicula.
Duméril et Bibron (1839 : 238-240) auxquels les auteurs, jusqu’à Dubois, attribuaient la
paternité du binôme, écrivaient : « Le Lézard de Gallot... C'est à la mémoire d’un jeune et
intéressant naturaliste voyageur, Auguste Gallot, mort, en Amérique, victime de son zèle pour
la science, que nous dédions cette espèce, dont il a le premier adressé des exemplaires au
Muséum d’histoire naturelle. »
Fitzinger (1843 : 20) en fait, par désignation originale, l’espèce-type de son sous-genre
Elaphropus dans le genre Podarcis.
La présence de ces différents spécimens était signalée dans le catalogue de C. et
A. Duméril (1851 : 123) mais ils n'y étaient pas expressément désignés comme des types.
Boulenger (1916 : 3) crée dans le genre Lacerta une section Gallotia n.n. où il place, entre
autres, L. galloti ; ultérieurement (1920 : 109), il confirme cette place. Arnold (1973 : 295) cite
— 21 —
Gallotia comme sous-genre avant de l’élever (p. 349) au rang de genre, ce qui est admis par
Welch (1982 : 95).
= Gallotia galloti (Oudart, 1839).
Lacerta graeca Bedriaga, 1886, Abh. senckenb. naturforsch. Ges., 14 : 290-295.
Syntype : MHNP 1900.75 (2409 alpha), 196 (137) mm ; La 67 ; Kalamata, Grèce ; acquis
de Bedriaga le 15 mars 1900.
Terra typica : Mont Taygetos près Kalamata, S Péloponnèse.
Le spécimen a été reconnu comme type par Boulenger (1920) ; Guibé (1954) ne le signale
pas; Eiselt (1981), au cours d’une visite, en a confirmé l’identification.
Boulenger (1887 : 37-38) considéra d’abord le binôme comme synonyme de Lacerta
danfordii (Günther, 1877) avant d’en faire (1920 : 314-317) une variété. Depuis, la validité de
l’espèce est admise (Mertens et Mueller, 1940 : 27; Mertens et Wermuth, 1960 : 11 ;
Bôhme, 1984 : 255-264).
Acanthodactylus grandis Boulenger, 1909, Ann. Mag. nat. Hist., (8), 4 : 189.
Syntypes : MHNP 1923.8 (2446a), 246 (147) mm ; 1923.9, 204 (125 ?) mm ; La 156 ; dans
un endroit aride, près du Khân Ayach entre Damas et Koutaïfé. MHNP 1923.10 (2446al), 104
(44?) mm; La 156/1 ; Ataïbé, à l’est de Damas. MHNP 1923.11 (2446a2), 124 (63 ?) mm ;
La 156/2 ; région de Djéroud. Spécimens offerts le 15 mars 1923 par H. Gadeau de Kerville
sous le nom de A. grandis Boulenger.
« During a recent collecting-trip to Syria, M. Henry Gadeau de Kerville brought together
a large and interesting series of Reptiles, which he has submitted to me for identification, and
of which a selected set has been presented by him to the British Museum. Among them are
examples of a new Acanthodactylus, which, being the largest of the genus, I propose to call
Acanthodactylus grandis... Several specimens were obtained at Jerud and Ataïbé, east of
Damascus, and near Khan Agach, between Damascus and Ku-Taïfé.» (B.)
En raison d’une part de l’imprécision qui règne sur la constitution exacte de la série-type
et d’autre part de l’origine des spécimens remis par le récolteur au Muséum, on peut admettre,
avec une bonne probabilité, qu’il s’agit de syntypes (et non de paratypes comme l’écrivait
Guibé, 1954 : 70, n° 358).
La validité du binôme ne semble pas avoir été remise en question (Boulenger, 1918 :
148; 1921 : 113).
Lacerta agilis grisea Hermann, 1804, Observ. zool., 1 : 258-263.
« Ao. 1793. d. 27. Sept. (Ao. IL Reip.) capta ad vallum urbis... Alia Lacerta agilis grisea,
in polygone propre urbem capta Ao. V. (1797. d. 6. Maji) diversa a praecedente... » (H.)
— 22
Aucune indication ni sur la composition ni sur la localisation de la série-type.
Ignoré par de nombreux auteurs, ce nom a été considéré par Boulenger (1920 : 40, 163)
comme synonyme p.p. de L. agilis typica et p.p. de L. muralis typica. Mertens et Wermuth
(1960 : 100) en font un synonyme de L. a. agilis et désignent une terra typica : Strasbourg.
= L. agilis agilis Linné, 1758.
Zootoca Guérin Cocteau, 1835, Magaz. zool. Guérin, classe III : pl. 9, fig. 1 à 3, 12 p. de texte
non paginées.
Holotype par monotypie : MHNP 47 (2318), 130 (78) mm ; La 49 ; forêt d’Eu,
10.VII.1835, E. Guérin coll. Deux juvéniles de 32 et 36 mm de longueur totale sont attachés
par un fil au type.
Malgré la présence d’un accent dans l’orthographe du nom spécifique, graphie voulue par
l’auteur puisqu’on la retrouve en bas de la planche, il s’agit bien d’un nom latin et d’un binôme
valide. Cocteau utilise dans le corps de la notice le binôme Lacerta Guérin ; Zootoca Guérin
n’apparaît qu’en bas de la planche. La description originale est particulièrement détaillée, avec
la dimension 133 (78) mm ; il ne s’agit nullement d’un « Holotype seulement figuré » comme
l’écrivait Guibé (1954 : 66, n° 336).
Dès 1839, Duméril et Bibron (p. 205) plaçaient cette espèce dans la synonymie de
Lacerta vivipara, ce qui n’a pas été remis en cause depuis. C. et A. Duméril (1851 : 120)
signalent la présence du spécimen dans les collections du Muséum de Paris. Gray (1845 : 27)
inventa le binôme Zootoca Guerini qui fut repris par Schreiber (1875 : 429), mais Boulenger
(1887 : 23 ; 1920 : 128) revint à Zootoca guerin. Mertens et Wermuth (1960 : 154) donnèrent
une terra typica erronée : « Mittel Europa» qui fut reprise par Dely et Bôhme (1984 : 373).
= Lacerta vivipara Jacquin, 1787.
Poromera Haugi Mocquard, 1897, Bull. Mus. Hist, nat., Paris. 3 (2) : 54 ; Bull. Soc. philomath.
Paris, (8), 9 : 6-7. (Tiré à part p. 1-2).
Syntypes : MHNP 1896.503 (2285 alpha), 187 (132) mm et 1896.504, 77 (40 ?) mm ;
La 460 ; de Lambaréné par Haug.
« M. Haug, missionnaire protestant, a récemment fait don au laboratoire d’Herpétologie
du Muséum d’une collection de Reptiles du Gabon, recueillie par lui dans les environs de
Lambaréné sur le bas Ogoué... Cette espèce est représentée par deux spécimens femelles, dont
le plus grand mesure 56 mm de l'extrémité du museau à l’anus et 185 mm de longueur totale. »
Boulenger (1921 : 121) considéra cette espèce comme synonyme de P. fordii, ce qui
semble avoir été accepté depuis, en particulier par Guibé (1954 : 73, n° 378) ; celui-ci donne une
dimension, 280 mm, sans rapport avec la réalité.
= Poromera fordii (Hallowell, 1857).
— 23 —
Lacerta hirticauda Vaillant, 1884, Bull. Soc. philomath. Paris, (7), 8 : 168 ; Bull. Soc. zool. Fr.,
1884 (1885), 9 : 344-346, pi. XII, fig. 1.
Holotype par monotypie : MHNP 6454 (2365 alpha), 370 (272) mm ; La 8.
« ...fait des plus remarquable et caractéristique de l’espèce, du huitième au vingt-
cinquième verticille environ, les huit ou dix écailles de la partie supérieure sont relevées en
épines dirigées obliquement en arrière et saillantes,... ; ...un seul individu, il a été capturé (par
M. Chaper) à Kinjabo le 15 mars 1882.» 356 (260) mm. (V.)
Kinjabo, Assinie, Côte d’Or.
Boulenger (1887 : 1 1) plaça l’espèce dans la synonymie de Lacerta echinata Cope, 1862 ;
ultérieurement (1920 : 331-335) il publia les principales caractéristiques du spécimen examiné
par Vaillant; Guibé (1954 : 67, n° 340).
= Lacerta echinata Cope, 1862.
Lacerta ocellata var. iberica Seoane, 1885, Identidad de Lacerta Schreiberi... :’8, 19.
Syntype : 1889.547 (2358b), 487 (287 ?) mm ; La 1/10\ des environs de Madrid; par
V. Lopez Seoane.
« Nuestra Lacerta ocellata... Los ejemplares de Madrid... Creo que tanto por la
coloracion, como por la forma de las escamas dorsales, la pequenez de la occipital, y muy
especialmente por el nümero de series de plaças ventrales y poros fémorales, que Lacerta
ocellata , de Espana, debe considerarse como una subespecie o variedad, que anticipadamente
nombro iberica , sin perjuicio de hacer un estudio mas detenido de esta forma. » (S.)
La constitution de la série-type n’est pas mentionnée, mais il semble légitime d'y attribuer
le spécimen que, peu de temps après cette description, Seoane lui-même adressa à Paris comme
provenant de la terra typica. Guibé (1954) ne signale pas ce spécimen.
Boulenger (1887 : 12 ; 1920 : 98) plaçait cette variété dans la synonymie de la forme
typique. Mertens (1925 : 76-77) qui reconnaît la valeur de la sous-espèce restreignit
abusivement la terra typica de cette forme à « La coruna, Galizien » alors que la description
originale cite expressément les spécimens de Madrid. Mertens et Mueller (1928 : 40) : « Für
die als Lacerta ocellata iberica Seoane bekannte Rasse führen wir den Namen Lacerta lepida
jamaicensis ein ». Pour Mertens et Wermuth (1960 : 113) et pour Bischoff et coll. (1984 :
194), la variété de Seoane entre dans la synonymie de la forme nominative.
= Lacerta lepida lepida Daudin, 1802.
Podarces (Eremias) intermedia Strauch, 1876, Voy. Przewalski Rept. : 28.
Syntype : MHNP 5689 (1879.630, 2472i), 122 (78) mm ; La 242 ; désert de Kisilkoum,
région aralo-caspienne ; envoi du Musée de Saint-Petersbourg en 1879.
Guibé (1954 : 71, n° 368) signale la présence de ce type. Boulenger, qui place l’espèce
dans le genre Eremias (1887 : 100) examine le spécimen en 1921 (p. 333-336).
= Eremias intermedia (Strauch, 1876).
— 24 —
Philochortus intermedius Boulenger, 1917, Proc. zool. Soc., Lond. : 152-154, pi. II, fig. 2 et 3.
Syntype : MHNP 1918.13 (2436/1), 243 (175?) mm; La 371; Berbera Somalie, coll.
G. W. Bury ; reçu par échange du British Museum (N.H.).
« Habitat. Northern Somaliland at and near Berbera. » (B.)
La description repose sur l’examen de vingt-huit spécimens sans désignation d’holotype.
Guibé (1954 : 73, n° 379) donne une dimension erronée (285 mm). Welch (1982 : 104)
considère le binôme comme valable.
Podarcis irritans Ménestriès, 1832, Catal. raison. Obj. Zool. Caucase, VI : 62-63, n°216.
Syntypes : MHNP 546 (2469), 132 (68 ?) mm et 546 A, 71 (33 ?) mm ; La 233.
« Sa taille est de 4 à 5 pouces... Je trouvai cette espèce à Saliane près du Kour, sous les
pierres. » (M.)
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est signalée dans le catalogue de
C. et A. Duméril (1851 : 129) et dans celui de Guibé (1954 : 70, n° 362) ; ce dernier en fait des
« holotypes » et indique une dimension erronée, 85 mm.
Alors que Duméril et Bibron ne citent pas le binôme dans la synonymie de Y Eremias
variabilis (1839 : 292-293), il apparaît, mais avec un point d’interrogation, dans celle donnée
par C. et A. Duméril sous la variété A. Boulenger (1887 : 101 ; 1921 : 243) place l’espèce
dans la synonymie de Eremias arguta et Mertens et Wermuth (1960 : 98) dans celle de
Eremias arguta deserti Gmelin, 1789. Scerbak, dans son étude de E. arguta (1980 : 432-446)
qui reconnaît quatre sous-espèces en dehors de la nominative, ne cite pas le binôme.
= Eremias arguta (Pallas, 1771) subsp. ?
Lacerta agilis var. ischliensis Bedriaga, 1874, Enst. Farb. Eidechs. : 18.
Syntype : MHNP 1900.69 (2312h), 195 (122) mm; La 28/3; de Bad Ischl, Autriche;
acquis de Bedriaga, le 15 mars 1900, par le Muséum de Paris.
Ce spécimen peut légitimement être considéré comme appartenant à la série-type ; il n'est
pas cité par Guibé, bien que Boulenger (1920 : 50), après l’avoir examiné, l’ait signalé comme
type.
Bedriaga fit ultérieurement tomber (1886 : 144) la variété qu’il avait décrite en 1874 dans
la synonymie de L. agilis var. rubra Laurenti. Depuis, cette forme est considérée comme
appartenant à la sous-espèce nominative de L. agilis (Boulenger, 1887 : 20; 1920 : 50;
Mertens et Wermuth, 1960 : 100; Bischoff et coll., 1984 : 43).
= Lacerta agilis agilis Linné, 1758.
— 25 —
Lacerta de Jacquin Cocteau, 1835, Magaz. zool. Guérin, classe III : pi. 9, notice non paginée.
Cocteau propose ce nom pour désigner le lézard décrit comme Lacerta vivipara , c’est
donc un nomen substitution. Il place le binôme proposé dans le genre Zootoca mais sans
employer lui-même la forme Zootoca Jacquin ; cette forme semble avoir été utilisée pour la
première fois par Duméril et Bibron (1839 : 205) lorsqu’ils la placent dans la synonymie de
Lacerta vivipara, ce qui n’a pas été remis en question depuis. Cocteau voulait rendre
hommage à J. F. de Jacquin, fils du botaniste J. de Jacquin, premier observateur de cette
forme. Son nom a été malencontreusement transformé en Jacquinot par Guibé (1954 : 66,
n° 333 et 336). Schreiber (1875 : 429) avait inventé le binôme Zootoca Jaquinii.
= Lacerta vivipara Jacquin, 1787.
Lacerta jamaicensis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 149-151.
« Le Lézard verd de la Jamaique... on peut voir une bonne figure enluminée dans
l’ouvrage sur l’Histoire naturelle des oiseaux, publiée par George Edwards, pl. Cil, et un autre
individu figuré à tort sous le nom de Lézard de Gibraltar par Pétiver, dans son Gazophyllacium ,
pl. XCII, fig. 1 ; ...Pétiver a représenté un second individu qu’il a vu vivant à Londres, et qu'il
a cru exister à Gibraltar, parce que le vaisseau sur lequel on l’avait embarqué, s’étoit rendu à
Gibraltar avant d’arriver en Angleterre. » (D.)
La série-type n’est donc constituée que par les deux représentations citées.
Duméril et Bibron (1839 : 225) : «Il est également certain que le gros Lézard vert et
moucheté de Georges Edwards, dont Daudin a fait son Lézard de la Jamaïque ne diffère pas
de l’espèce du présent article. (Le lézard ocellé.) ». Cette mise en synonymie n’a pas été remise
en cause.
Mertens et Mueller (1928 : 40) font de jamaicensis une sous-espèce de lepida, ajoutant :
« Für die als Lacerta ocellata iberica Seoane bekannte Rassen führen wir den Namen Lacerta
lepida jamaicensis ein » ; et ils proposent Gibraltar pour terra typica restricta. Mertens et
Wermuth (1960 : 113) réintègrent le binôme de Daudin dans la synonymie de L. lepida, ce que
confirment Bischoff et coll. (1984 : 194).
= Lacerta lepida Daudin, 1802.
Tachydromus japonicus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 161-162.
Syntypes : MHNP 2664 (2294), 211 (152) mm; 2664A, 195 (147) mm; La 434.
« Le Tachydrome japonais... Synonymie. Lacerta Tachydromoides. Schlegel, Faun. Japon.
Saur, et Batrach. pag. 101, tab. 1, fig. 5, 6, 7... 210 (153) mm... Ce petit Lacertien, ainsi que son
nom l’indique, est originaire du Japon, où il a été découvert par M. de Siébold... Les individus
que nous possédons de cette espèce proviennent du voyage de M. Siébold ; ils nous ont été
envoyés du musée d’histoire naturelle de Leyde. » (D.B.) Aucune indication sur la raison qui a
fait changer aux auteurs le nom de Schlegel.
- 26 —
C. et A. Duméril (1851 : 118) confirment la présence des types dans les collections de
Paris : « Japon : 2 individus donnés par le Musée de Leyde, où ils ont servi de Types au
Lacerta tachydromoides Schlegel ». Guibé (1954 : 68, n° 349).
Gray (1845 : 52) conserva le nom spécifique de Duméril et Bibron mais transféra
l’espèce dans le genre Tachysaurus. Boulenger (1887 : 5; 1921 : 132) revînt au nom de
Schlegel; il signalait, en 1921, avoir examiné un type provenant de l’île Kiusiu mais sans
indiquer à quelle collection il appartenait.
= Tachydromus tachydromoides Schlegel, 1838.
Lacerta jayakari Boulenger, 1887, Catal. Lizards, 3 : 40-41, pi. II.
Syntype : MHNP 1895.128 (2360), 437 (297 ?) mm ; La 7 ; de Muscat, Arabie ; obtenu par
échange avec le British Museum le 6 mai 1895.
Nommé en l’honneur du chirurgien-major A.S.G. Jayakar.
La validité de l’espèce, endémique de la région de Muscat, ne semble pas avoir été remise
en doute. Guibé (1954 : 67, n° 342) donne une dimension erronée (110 mm).
Lacerta jacksoni kibonotensis Lôonberg, 1907, Sjostedt, Kilimanjaro, Meru Exped. Rept.
Batr. : 5-6.
Syntype : MHNP 1912.371 (2428A1), 169 (111) mm ; La 37 ; de Kibonoto, Est Africain.
La série-type comprend cinq spécimens de Kibonoto sans désignation d’holotype.
Guibé (1954 : 67, n° 343). Après examen de ce spécimen, Boulenger (1920 : 295-298) ne
retient pas la sous-espèce pour valide; Welch (1982) ne la cite pas.
= Lacerta jacksoni Boulenger, 1899.
Lacerta Knoxii H. M. Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 76-77, 85, pi. VI, fig. 6.
MHNP 6607 (2480), 96 (34 ?) mm ; 6607A, 71 (18 ?) mm ; La 414. MHNP 814 (2479), 141
(79?) mm; La 414/1. MHNP 2774 (2478), 99 (50 ?) mm ; La 414/2. Tous du Cap; par
Delalande.
« Il existe aussi dans les galeries du Muséum une autre espèce nouvelle, que j’appellerai
Lézard de Knox, et qui est propre à l’Afrique... L’individu d’après lequel j’ai établi cette
espèce nouvelle, a été apporté du cap de Bonne-Espérance par Lalande ; sa couleur générale
est gris-brun, et on remarque sur son dos quatre lignes blanches, ainsi que des taches blanches
et noires... ( Lacerta Knoxii , Mihi). » (E.)
La série-type ne comprenait qu’un holotype par monotypie ; cependant C. et A. Duméril
(1851 : 130) signalaient la présence dans les collections des «Types du Lacerta Knoxii».
Boulenger (1921 : 353) pouvait écrire : « The type described and figured by Milne Edwards
— 27 —
appears to be lost, but 6 specimens from Delalande’s Collection are incorrectly labelled as
types in the Paris Museum ». Du matériel-type il ne subsiste donc plus que la figure de la
description originale.
Gray (1838 : 232) plaça l’espèce dans le genre Mer oies, Duméril et Bibron (1839 : 299)
dans le genre Eremias. Fitzinger (1843 : 21) en fit, par désignation originale, l’espèce-type de
son sous-genre Scelodromus du genre Eremioscopus. Pour Boulenger (1887 : 109) l’espèce
appartenait au genre Scapteira, puis (1920 : 350) sous la forme corrigée Scaptira. Selon Welch
(1982 : 99), elle aurait retrouvé place dans le genre Mer oies.
= Meroles knoxii (FI. M. Edwards, 1829).
Lacerta Lalandii H. M. Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 70-71, 84 et 87 ; pi. V fig. 6,
pi. VII fig. 5 et pi. VIII fig. 5.
Holotype par monotypie : MHNP 264 (2420), 336 (228) mm ; La 331.
Non types : MHNP 259 (2418), 88 (41 ?) mm; La 331/1. MHNP 2745 (2419), 244
(165) mm; 2745A, 189 (96 ?) mm ; La 331/2.
Tous du cap de Bonne-Espérance par Delalande.
« ...deux espèces nouvelles, dont le voyageur Lalande a enrichi le Muséum du Jardin du
Roi. L’une d’elles, que j’appellerai Lézard de Lalande, habite le cap de Bonne-Espérance, et
acquiert une taille considérable ; ...Enfin la taille totale de l’animal que j’ai examiné est de
34 centimètres... ( Lacerta Lalandii, Mihi). » (E.)
La description originale ne se réfère qu’à un seul spécimen qui devient l’holotype.
Duméril et Bibron (1839 : 241-244) écrivaient : « Cette espèce de Lézard... n’est pas très-rare
dans la colonie de Cap. Delalande en a rapporté au Muséum une belle suite d’échantillons ».
C. et A. Duméril (1851 : 124) signalent la présence de « Types » dans les collections de Paris et
Boulenger (1920 : 15) indique comme types de Paris deux des spécimens qu’il a examinés.
Enfin Guibé (1954 : 73, n° 776) qualifie d’ « holotypes » les quatre spécimens!
Duméril et Bibron corrigèrent le nom en Delalandii, suivis par de nombreux auteurs dont
Bedriaga (1886), Boulenger (1887, 1920), jusqu’à Fitzsimons (1943); cependant Gray
(1845) avait utilisé la graphie correcte, comme le firent par la suite Guibé (1954) et Welch (1982 :
103).
Gray (1838) fit de ce taxon l’espèce-type de son sous-genre Nucras qu’il érigea en genre en
1845. Cette position n’a pas été remise en cause bien que Fitzinger (1843 : 20) ait, entre¬
temps, par désignation originale, fait de l’espèce le type de son sous-genre Heliophilus dans le
genre Podarcis.
= Nucras lalandii (H. M. Edwards, 1829).
Lacerta Laurentii Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 227-229.
« Le Lézard de Laurenti... Lacerta Laurentii... ; et cependant je n’ai jamais pu découvrir,
dans les diverses collections d’histoire naturelle qui sont à Paris, le petit lézard que Laurenti a
— 28 —
nommé seps argus, et que j’appellerai dorénavant lézard de Laurenti, afin de le distinguer du
lézard argus d’Amérique. » (D.)
Il n’existe aucun matériel-type pour ce binôme puisque, comme l’ont noté Mertens et
Wermuth (1960 : 100), il s’agit d’un nomen substitutum pour Seps argus Laurenti, 1768.
En 1828, H. M. Edwards écrivait (p. 66) : « Le Lézard de Laurenti, à n’en juger que
d’après la description de Daudin et du naturaliste dont il porte le nom, paraîtrait n’être autre
chose qu'un jeune individu du Lézard des murailles ; mais les individus qui sont conservés sous
cette dénomination, dans le Muséum du Jardin du Roi, ne diffèrent pas notablement du
Lézard arénicole ; il en est de même pour celui figuré dans les vélins de cet établissement sous
le nom de Lacer ta dorsalis. Tous me paraissent devoir être regardés comme de simples variétés
du Lézard des souches». Pour Dugès (1829 : 47) : «Le Seps argus. Lézard de Laurenti
(Daudin) ne paraît être que le muralis en bas âge ».
Duméril et Bibron (1839 : 197-198) placent S. argus et L. laurentii dans la synonymie de
L. stirpium, Gray (1845 : 32), Boulenger (1887 : 19; 1920 : 39-40), Mertens et Wermuth
(1960 : 100), dans celle de L. agilis et même dans la forme nominative de cette espèce lorsqu’ils
en admettaient plusieurs. Récemment, par contre, Bischoff (1984 : 52) restaura le nom de
Laurenti avec rang de sous-espèce.
= Lacerta agilis argus (Laurenti, 1768).
Lacerta lepida Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 204-207, pi. XXXVII, fig. 1.
« Le Lézard gentil du Languedoc... Lacerta lepida... Marcel Serres, amateur très-zélé de
l’histoire naturelle, m’a envoyé récemment de Montpellier plusieurs reptiles qu’il a trouvés aux
environs de cette ville en Languedoc ; et parmi ces reptiles j’ai observé,... 3° et un lézard très-
joli qui n’a été décrit jusqu’à présent dans aucun ouvrage... je joins ici les dimensions
principales de ce lézard, qui fait partie de ma collection d’histoire naturelle. Longueur totale
5 pouc. 3 lig.... Longueur de la queue 3 pouc. 4 lig. » (D.)
La transformation des pouces et lignes en mm donne un animal de 146 (90) mm. Ce qui
exclut la possibilité qu’il s'agisse du spécimen MHNP 542 que Guibé (1954 : 65, n° 330)
considérait comme holotype, avec une dimension de 180 mm et une provenance « Provence »
qui ne correspondent pas au spécimen utilisé par Daudin. Ce spécimen est en fait l’holotype
du « Lézard vert de Lacépède » et un des spécimens utilisés par Daudin pour décrire son
Lacerta ocellata.
Aucun spécimen actuellement en collection à Paris ne correspond à l’holotype de
Daudin ; le matériel-type de cette espèce n'est donc plus représenté que par la figure originale.
Les auteurs se sont rapidement accordés sur le fait que Daudin avait décrit la même
espèce sous trois noms différents : Lacerta ocellata, L. lepida et L. jamaicensis. H. M. Edwards
(1828 : 64) écrivait : « En examinant d’après cette méthode le Lézard gentil de Daudin, je me
suis assuré qu’il ne présente aucun caractère constant qui puisse le faire distinguer de
l’ocellé ;... » et Dugès (1829 : 37) : « Il nous paraît donc constant que ces trois espèces admises
par les naturalistes modernes comme distinctes, savoir : les L. ocellata, Jamaica et lepida,
doivent être réunies en une seule ».
Jusqu’à une date relativement récente (Boulenger, 1920), les auteurs ont suivi Duméril
et Bibron (1839 : 218-225) qui ne retenaient que le premier des trois noms : « C’est une chose
29 —
bien reconnue aujourd’hui que le Lézard gentil de Daudin, avait été établi sur un jeune Lézard
ocellé ». Mais le nom de Daudin, Lacerta ocellata, étant préoccupé par Lacerta ocellata
Forskâl, 1775, devenu Chalcides ocellatus, L. lepida se trouve validé (Mertens et Mueller,
1928 : 40).
Lacerta Leschenaultii H. M. Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 81, 86, pi. VI, fig. 9.
Holotype par monotypie : MHNP 2753 (2435), 80 (53) mm ; La 221.
« L’individu que j’ai examiné et qui a été envoyé de Coromandel par M. Leschenault, est
de très petite taille ; sa longueur totale est seulement de huit centimètres. Les couleurs en sont
très jolies ; le dos est verdâtre, les flancs d’un brun noir, et de chaque côté il existe deux raies
blanches longitudinales bien nettement dessinées... ( Lacerta Leschenaultii, Mihi). Six rangées
d’écailles sous l’abdomen. » (E.). Le tableau donne les dimensions du spécimen : Tête 20,
Cou 37, Tronc 68, Patte postér. 70, Queue 182. Le dessin représente la face supérieure de la
tête. Les dimensions données dans le tableau sont difficilement compatibles avec un spécimen
de huit centimètres de longueur totale !
Alors que Duméril et Bibron (1839 : 264) écrivaient : « les exemplaires que renferme la
collection nationale ont été envoyés de la côte de Coromandel par M. Lechesnault », C. et
A. Duméril (1851 : 126) ne se réfèrent plus qu’à un seul spécimen : « Côte de Coromandel :
Lechesnault, Type du Léz. de Lechesnault Milne-Edwards ». Le spécimen est cité, avec une
dimension erronée, par Guibé (1954 : 72-73, n° 375). Il a été examiné par Boulenger (1921 :
116).
Les auteurs de l’Erpétologie générale font de l’espèce le type, par monotypie, de leur genre
Calosaura. Gray (1845 : 43) place l’espèce dans le genre Cabrita qu’il avait créé en 1838 pour
C. brunnea dont il reconnaît la synonymie avec C. leschenaulti. Cette position taxinomique n’a
pas été remise en cause par la suite (Boulenger, 1887 : 70 ; 1921 : 194 ; Smith, 1935 : 374).
= Cabrita leschenaultii H. M. Edwards, 1829.
Philochortus Lhotei Angel, 1936, Bull. Soc. zool. Fr., 61 : 100-105.
Holotype par monotypie : MHNP 1936.86 (2306g), 238 (173) mm; La 372; par
Henri Lhote.
« Un exemplaire 9, récolté dans une zone de steppes, aux environs du puits d’In Abezou
situé à 100 kilomètres environ du Sud-Ouest du puits d’In Abangarit, celui-ci étant le premier
puits de la zone soudanaise, rencontré en allant du Hoggar vers Agadez. » 242 (176) mm. (A.)
Guibé (1954) ne cite pas ce type. L’espèce est admise par Welch (1982 : 104).
Acanthodactylus lineo-maculatus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 276-278.
Holotype par monotypie : MHNP 5912 (2456), 158 (97) mm ; La 174/1.
« L’acanthodactyle rayé et tacheté... Cet Acanthodactyle nous a été envoyé de Maroc, par
M. Laporte, consul français à la résidence de Mogador. » 164 (108) mm. (D.B.)
— 30 —
Bien que signalé par C. et A. Duméril (1851 : 128) avec un autre nom de donateur :
« Mogador : M. de Castelnau », ce spécimen peut, sans grand risque d’erreur, être considéré
comme l’holotype ; Boulenger, l’ayant réexaminé (1921 : 52), le cite d'ailleurs comme
«Type». Guibé (1954) ne le mentionne pas. Pasteur et Bons (1960 : 62) rectifient ainsi la
terra typica : « Marrakech (ville « de Maroc ») nec Mogador ».
Fitzinger (1843 : 20) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type de son sous-genre
Chorodromus du genre Acanthodactylus.
L’espèce était admise par Gray (1845 : 37) et par Schneider (1875 : 385) mais Lataste
(1885 : 477), suivi par Boulenger (1887 : 67), la place dans la synonymie de A. vulgaris.
Ultérieurement, Boulenger en fait une variété (1921 : 49-53). La validité du taxon est
maintenant bien admise, mais dans l’espèce A. ery thrums (cf. Welch, 1982 : 94).
= Acanthodactylus erythrurus lineomaculatus Duméril et Bibron, 1839.
Eremias lineo-ocellata Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 314-316.
Syntypes : MHNP 2789 (2495), 127 (69 ?) mm ; 2789A, 80 (44 ?) mm ; La 243 ; le Cap ;
Smith. MHNP 2788 (2494), 90 (41 ?) mm ; La 243/3 ; le Cap ; Delalande.
« L’Erémias linéo-ocellé... Synonymie. Lacerta lineo-ocellata Smith manuscript... 155
(95) mm... Cette espèce habite l’Afrique australe, nous en possédons plusieurs individus
recueillis par Delalande ; nous en avons surtout observé une belle suite d’échantillons dans la
collection du docteur Smith. » (D.B.)
La présence dans les collections de Paris des spécimens de Smith et de Delalande est
signalée par C. et A. Duméril (1851 : 131) et par Guibé (1954 : 71, n° 365).
Fitzinger (1843 : 21) fait de l’espèce, par désignation originale, le type de son genre
Chloroscopus. La validité du taxon n’a été remise en cause ni par Gray (1845 : 41) ni par
Boulenger (1887 : 94; 1921 : 284-301); ce dernier mentionne comme «types» quinze
spécimens d’Afrique du Sud de A. Smith. Pour les auteurs récents, l’espèce appartient au genre
Mesalina (cf. Welch, 1982 : 100).
= Mesalina lineoocellata (Duméril et Bibron, 1839).
Lacerta maculata Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 208-210, tab. 37, fig. 2.
« Le Lézard tacheté d’Espagne... Lacerta maculata... Le naturaliste Bosc a trouvé en
Espagne ce lézard, qu’il regardoit comme une simple variété du Lacerta agilis de Linnaeus, et
dont il faut au contraire faire une espèce particulière. » Longueur totale 5 pouces dont 3 pour
la queue. (D.)
S’il faut en croire H. M. Edwards (1828 : 68) l’holotype, par monotypie, aurait
appartenu aux collections de Paris : « Le Lézard tacheté d’Espagne, décrit par Daudin, ne me
paraît être encore qu’une variété du Lézard des murailles, du moins à en juger d’après
l’individu qui est conservé au Jardin du Roi, et qui est probablement le même dont Daudin
s’est servi pour caractériser sa nouvelle espèce. Il est cependant à noter qu’il ne présentait point
dix rangées d’écailles abdominales». Mais le catalogue de C. et A. Duméril (1851) ne fait
— 31 —
mention d’aucun spécimen pouvant correspondre à ce type et l’examen des registres et fichier
est resté sans résultat. Ne subsiste donc du matériel-type que la figure.
Duméril et Bibron (1839 : 229-233) considèrent que le binôme de Daudin correspond à
leur variété D du Lacer ta muralis. Boulenger (1887 : 29; 1920 : 163) le place dans la
synonymie de la forme nominative alors qu’en 1920 il ne reconnaît pas moins de trente et une
variétés pour cette espèce ! Mertens et Wermuth (1960 : 123) ne prennent pas parti et, tout en
admettant la synonymie avec Lacerta muralis sensu lato, ne placent la forme de Daudin dans
aucune des dix-huit sous-espèces qu’ils retiennent. Il semble que le nom devrait être réhabilité
pour l’une des sous-espèces de la péninsule ibérique. C’est aussi la position de Gruschwitz et
Bôhme (1986 : 182-184).
= Podarcis muralis (Laurenti, 1768) subsp.
Lacerta viridis var. maculata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 442.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 375) de ce nom latin alors que, si ce dernier a bien traité
d’une variété tachetée, il n’a pas employé de mot latin. Schreiber est donc l’auteur de
maculata qui correspond à sa variété k ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type.
Boulenger (1887 : 15) cite maculata Bedriaga, 1886, et ultérieurement maculata de Betta,
1857. Mertens et Wermuth (1950 : 151) signalent une var. maculata Bonaparte, 1836.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Eremias brevirostris microlepis Angel, 1936, Bull. Inst. Égypte, 18 : 112-113.
Holotype par monotypie : MHNP 1935.285, 122 (67 ?) mm ; La 236; un $ récolté à
Haouarine, 55 km SE Homs (Syrie) par A. Pallary.
Guibé (1954 : 72, n° 372).
Lacerta (Tropidosaurus) montanus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 35.
Syntype : MHNP 2673 (2304), 142 (85 ?) mm ; La 451; le Cap; J. Verreaux.
Non type : MHNP 1252 (2306), 157 (106?) mm; La 451/2; le Cap; récolteur inconnu.
«Mountain Lizard, Lac. (Tropidosaurus) Montanus, Boié », après deux lignes de
description, « Java. I have seen this genus both at Paris and Leyden, it has much more the
appearance of a scinck than a lizard, but I could not see its tongue, which I suppose caused
Cuvier to place it in this group. » (G.)
Gray est incontestablement l’auteur de l’espèce, mais il est à noter que lui-même (1845 :
35) n’en citait comme auteurs que Boié et Duméril et Bibron. Ceux-ci, qui créditaient Boié de
l’espèce, écrivaient (1839 : 172-173) : « Le tropidosaure montagnard... Tropidosaura montana
Boié, Erp. Jav. manusc... 139 (80) mm... Cette espèce est originaire de Java d’où le musée de
Leyde en a reçu, par les soins de MM. Kuhl et Van Hasselt, un individu d’après lequel le genre
— 32 -
Tropidosaure a été établi par Boié... Nous-mêmes, nous avons été assez heureux pour avoir cet
exemplaire à notre disposition, grâces à l’obligeance de MM. Temminck et Schlegel, et c’est
sur lui et sur un second, que nous tenons de MM. Verreaux frères, que la description qui
précède a été rédigée ».
De ces lignes il découle : a) que Boié ne peut être retenu comme l’auteur du binôme ;
b) que même si la terra typica est erronée, la série-type, elle, est bien définie ; c) que l’un des
deux spécimens appartenait au Musée de Leyde : « Grâces à l’aimable obligeance de notre ami,
M. Schlegel, qui a bien voulu nous envoyer de Leyde, en communication, l’exemplaire même
d'après lequel Boié a établi son genre Tropidosaure...» (D.B., p. 167).
M. S. Hoogmoed (in litt. du 3 avril 1986) a bien voulu nous préciser que le spécimen de
Boié se trouve actuellement à Leyde (RMNH 3533).
Le catalogue de 1851 (p. 119) signale, sous le nom de T. montana, deux individus du Cap,
l’un dû à J. Verreaux, l’autre, « tacheté de noir sous le ventre et sous la queue », d’origine non
précisée. Sur le plus ancien registre du laboratoire ces deux spécimens sont inscrits comme
étant les types de Duméril et Bibron. C’est sans doute pourquoi Boulenger (1921 : 162)
signale avoir examiné deux types des collections de Paris, un mâle de 163 (110) mm et une
femelle de 143 (85) mm, ajoutant (p. 163) mais sur quelles bases? : «The types are from the
Eastern parts of the Colony ».
Guibé (1954) ne signale pas ces spécimens.
La validité de l’espèce n’a pas été mise en doute (Boulenger, 1887 : 51 ; Welch, 1982 :
105). Hewitt (1926 : 485) a décrit une sous-espèce rangeri.
= Tropidosaura montana montana (Gray, 1831).
Algyroides moreoticus Bibron et Bory, 1833, Bory, Exp. sci. Morée : 67, pl. 10, fig. 5, a, b, c.
Holotype par monotypie ? : MHNP 2675 (2308), 103 (64) mm ; La 204 ; « sur le plateau
Le Koubeh », Morée, Grèce ; Corn. sci.
« Le genre Algyroide, établi par M. Duméril et l’un de nous (M. Bibron), mais non encore
publié... L’Algyroïde moréotique... cet élégant Saurien a été pris dans un milieu herbeux
découvert, mais un peu humide sur le plateau de Koubeh. » (B.B.) Il n’y a pas d’indication sur
la composition de la série-type ; le nom spécifique latin, orthographié avec un m minuscule
dans le texte, l’est avec un M majuscule dans la légende de la planche.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
119), puis par Guibé (1954 : 72, n° 373).
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Algyroides. Duméril et Bibron (1839 :
192) l’ont transférée dans le genre Lacerta, Bonaparte (1840), suivi par Gray (1845 : 35) et
par Schneider (1875 : 451), dans le genre Notopholis , avant que Boulenger (1887 : 45 ; 1920 :
342-345) ne la réintègre dans son genre original où la dernière révision (Bischoff, 1981 : 410-
417) la maintient. Gray utilisait une graphie incorrecte « Moresticus » ; Boulenger (1920)
examina le type.
— 33
Lacerta mostoufii Baloutch, 1977, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, (1976), 3 e sér., n°417,
Zool. 294 : 1379-1384, fig. 1 et 2.
Paratype : MHNP 1976.81, 54 (8 ?) mm ; La 63 ; Iran, Mt Malek Mohammad, 1 000 m,
100 km NW de Nosrat Abat; 20.V.1972; n° MMTT 1584; M. Baloutch coll, et leg.
« Dédié au Pr. Ahmad Mostoufi, membre de la Faculté des Lettres, chef de l’expédition. »
(B.)
Lacerta muralis Latreille, 1802, in Boulenger, 1887, Catal. Rept., 3 : 29.
Duméril et Bibron plaçaient dans la synonymie de leur Lacerta muralis (1839 : 229) : « le
Lézard gris Latr. Hist. Rept. tom. 1, pag. 229 » mais sans indiquer que pour Latreille le
binôme latin correspondant était Lacerta agilis. Le binôme Lacerta muralis, attribué à tort à
Latreille, mais avec la référence du L. agilis, semble être apparu dans Boulenger (1887 : 29)
sous la forme « Lacerta muralis Latr. Rep. 1 : 229 » dans la synonymie de la forme typica de
Lacerta muralis (Laurenti, 1768). C'est un nomen nudum qui fut repris par Boulenger (1920 :
162) et par Mertens et Wermuth (1960 : 123).
Eremias Namaquensis Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 307-309.
Syntype : MHNP 6560 (2483), 55 (22 ?) mm ; La 249 ; le Cap ; Catoire.
« L’Erémias namaquois... Synonymie. Lacerta Namaquensis. Smith, manuscript... 185
(130) mm... Cet Erémias, dont la collection renferme des échantillons envoyés, il y a plus de
vingt ans, du cap de Bonne-Espérance, par M. Catoire, a été trouvé dans ces derniers temps
par le docteur Smith, dans le pays des Namaquois. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 131) et Guibé (1954 : 71, n° 366) signalent la présence d’un des
spécimens de Catoire dans les collections de Paris ; le dernier auteur en fait, à tort, un
holotype. Boulenger (1921 : 280-283) signale un «Type» du Grand Namaquois au British
Museum, mais c’est à tort que le même auteur écrit : « Originally described from Great
Namaqualand, this species is now known... » puisque la description originale cite explicitement
des spécimens du Cap.
L’espèce est considérée aujourd’hui comme appartenant au genre Mesalina (cf. Welch,
1982 : 101).
= Mesalina namaquensis (Duméril et Bibron, 1839).
Lacerta muralis neapolitana Bedriaga, 1874, Entst. Farb. Eidech. : 15, fig. 2, 5.
Syntypes : MHNP 1900.47 (2394n), 214 (136?) mm; Capri; MHNP 1900.48 (2394n),
211 (134?) mm; Naples; La 18. Spécimens acquis de Bedriaga par le Muséum de Paris le
15 mars 1900.
— 34 —
Ces spécimens peuvent, sans grand risque d’erreur, être considérés comme appartenant à
la série-type de l’auteur puisqu’ils proviennent de deux localités-types : Capri et Naples ; ils ne
sont pas cités par Guibé.
Boulenger considéra d’abord (1887 : 31) cette forme comme synonyme de Lacerta
muralis tiliguerta, puis il la plaça (1920 : 152) dans la synonymie de Lacerta taurica. Pour
Mertens et Wermuth (1960 : 139) et pour Henle et Klaver (1986 : 300-304), elle appartient à
la forme nominative de Podarcis sicula.
= Podarcis sicula Rafinesque-Schmaltz, 1810.
Lacerta laevis var. nigra Angel, 1936, Bull. Inst. Égypte, 18 : 113.
Syntypes : MHNP 1935.291 (2394a3), 154 (117) mm ; La 39 ; de Tartous. MHNP 1935.286
(2394a7), 108 (55?) mm; 1935.287, 159 (103) mm; 1935.288, 156 (83 ?) mm ; 1935.289,
86 (19 ?) mm ; 1935.290, 145 (84 ?) mm ; La 39/1 ; de Beyrouth (Saint-Michel). Recueillis par
P. Pallary en 1931, 1932 et 1934.
Guibé (1954) ne signale pas ces spécimens.
= Lacerta laevis nigra Angel, 1936.
Lacerta viridis var. nigra Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 442.
« var. h) Supra atra, concolor. Lacerta viridis var. nigra Gachet. Act de la soc. Linn. de
Bordeaux (1833).» (S.)
Gachet (1833 : 168-169) avait écrit : «remarquable par la couleur noire de tout son
corps. Cet animal, long de neuf pouces, avait été pris dans le bois de l’établissement appelé
Vincennes. Il m’a présenté tous les caractères organiques de Lacerta viridis... déposé au
Cabinet d’Histoire naturelle de la Ville ».
Gachet n’ayant pas utilisé de nom latin pour désigner sa variété, l’auteur en est
Schreiber, 1875; quant à l’holotype il n’a jamais appartenu aux collections de Paris.
Boulenger, qui avait omis (1887 : 14) de citer cette variété, la plaça ultérieurement (1920 :
65) dans la synonymie de la forme typique, ce que suivent Mertens et Wermuth (1960 : 152).
= Lacerta viridis viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta nigro-punctata Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 190-191.
Holotype par monotypie : MHNP 2674 (2307), 187 (126) mm; La 205.
« Le Lézard ponctué de noir... 196 (127) mm... Cette espèce a été trouvée dans l’île de
Corfou. Elle nous est connue par un exemplaire fort bien conservé qui a été donné au Muséum
par M. Soubeiran. » (D.B.)
La présence du spécimen dans les collections est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
119) et par Guibé (1954 : 72, n° 374). Boulenger (1920 : 345-348) examine le type.
Bonaparte (1839 : 32) transfère l’espèce dans le genre Notopholis, ce que suivent Gray
(1845 : 35) et Schreiber (1875 : 452); puis Bedriaga (1886 : 393) la place dans le genre
Algyroides ce qui n’a plus été discuté (Boulenger, 1887 : 44; 1920 : 345; Mertens et
Mueller, 1929 : 42; Mertens et Wermuth, 1960 : 97; Bischoff, 1981 : 418).
= Algyroides nigropunctatus (Duméril et Bibron, 1839).
Lacerta ocellata Daudin, 1802, non Forskâl, 1775, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 125-143;
pl. XXXIII.
Syntype : MHNP 542 (2358), 484 (316) mm; La /; Provence; donateur inconnu.
Daudin ne donne pas d’indications précises sur la constitution de la série-type mais écrit :
« Le grand Lézard verd, ocellé, du midi de l’Europe... Le professeur Lacépède a publié une
assez bonne figure de ce lézard dans son ouvrage sur les quadrupèdes ovipares ; Latreille l’a
fait copier exactement dans son Histoire naturelle des reptiles ».
Duméril et Bibron (1839 : 225) précisent : « Le Lézard ocellé est le type de la description
du Lézard vert de Lacépède, qui en a donné une figure assez reconnaisable, faite d’après un
individu qui avait été envoyé de Provence au Muséum d’histoire naturelle ».
C. et A. Duméril (1851 : 121) confirment la présence du spécimen dans les collections de
Paris : « Provence : adulte, type du Lézard vert de Lacépède, Quadrup. ovip., in 18, t. II, p. 19,
pl. 1 ».
L’origine de ce spécimen syntype, la Provence, étant connue, la désignation d’une terra
typica restricta par Mertens et Wermuth (1960 : 113), « Sud Frankreich », est, pour le moins,
superflue ; ces auteurs relèvent l’erreur typographique, « occellata », de Bory de Saint-
Vincent (1828 : 104). Boulenger (1920 : 102) a examiné ce type.
Guibé, qui ne mentionne aucun spécimen sous le nom de L. ocellata , cite, à tort (1954 : 65,
n° 330) et avec une dimension erronée, le spécimen MHNP 542 comme l’holotype de Lacerta
lepida. Pour la synonymie cf. Lacerta lepida.
Fitzinger (1843 : 20) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type de son genre
Chrysolampus.
- Lacerta lepida Daudin, 1802.
Lacerta Olivieri Audouin, 1829, Descr. Egypte, Hist, nat., 1 : 122-123 ; Rept. Suppl. : 174-176 ;
atlas pl. 1 fig. 11 et pl. 2 fig. 1 et 2.
La description originale ne se réfère qu’aux figures et ne donne aucune indication sur la
localisation de leurs modèles. L’espèce est dédiée à Guillaume-Antoine Olivier, 1756-1814,
voyageur et naturaliste français.
H. M. Edwards (1829 : 73) écrit : « Les uns ont un collier libre dans toute sa longueur.
De ce nombre est le Lézard d’Olivier, figuré par M. Savigny dans le grand ouvrage de l’Égypte,
mais que nous ne connaissons qu’imparfaitement d’après ces planches... Il est à présumer qu’il
habite l’Égypte ou la Syrie ». Il considère l’espèce comme mal connue mais ne dissocie pas les
— 36 —
trois représentations qui en avaient été données et surtout ne signale aucun spécimen des
collections du Muséum de Paris comme pouvant lui être rapporté.
Duméril et Bibron (1839 : 274) mettent, avec doute, le Lézard d’OuviER dans la
synonymie de leur Acanthodactylus savignyi ; ils sont suivis par Gray (1845 : 37). Lataste
(1885 : 491) ne place dans la synonymie de A. scutellatus que la forme du Lézard d’OuviER de
la planche 1 fig. 11.11 est suivi par Boulenger (1887 : 64) qui lui, de plus (p. 87), voit dans les
figures 1 et 2 de la planche 2, des représentants d'Eremias guttulata. Ultérieurement (1918 : 8-
9), il sépare une variété olivieri avec référence à la figure 2 de la planche 2, conservant la figure 1
comme représentative de la forme typica, ce qu’il confirme en 1921. Haas (1951 : 276) élève
cette variété au rang spécifique, ce qu’admettent Pasteur et Bons (1960 : 66). Pour Welch
(1982 : 101) l’espèce appartiendrait au genre Mesalina.
= p.p. Acanthodactylus scutellatus scutellatus (Audouin, 1829).
= p.p. Mesalina guttulata guttulata (Lichtenstein, 1823).
= p.p. Mesalina olivieri olivieri (Audouin, 1829).
Acanthodactylus opheodurus E. N. Arnold, 1980, J. Oman Stud. Spec. Rep., (2) : 296-300;
fig. C et D.
Paratype : MHNP 1985.162, 154 (103) mm ; La 178. Arabie, 28°30' N, 46°00' E ; coll.
D. V. Fitzgerald; obtenu par échange du British Museum (N.H.), n° 1964.104. Un des
66 paratypes.
Opheodurus : du grec opheodes, semblable à un serpent, et oura, queue.
Acanthodactylus savignyi var. oranensis Doumergue, 1901, Faune erpétol. Oranie : 174n, 175,
176-183, pi. XII, fig. 1 à 3.
Syntype : MHNP 8956, 159 (100 ?) mm ; La 160/2 ; Oran, sables de la batterie espagnole ;
remis par Doumergue en 1900 au Musée municipal d’Oran ; don de Georges Pasteur (1962).
« Cette espèce est commune à Oran, sur les sables de la Batterie espagnole. Elle doit
exister sur tous les sables du littoral... » (D.)
Ni Boulenger (1921 : 58) ni Welch (1982 : 94) ne reconnaissent la validité de cette
variété.
= Acanthodactylus savignyi (Audouin, 1829).
Acanthodactylus tristami orientalis Angel, 1936, Bull. Inst. Égypte, 18 : 109-110.
Syntypes : MHNP 1935.231 (2466h), 126 (70) mm, Ç de Deir ez Zor ; La 168. MHNP
1935.233 (2466hl), 88 (31?) mm et 1935.234, 116 (72 ?) mm, 99 , de Palmyre ; La 168/1.
MHNP 1935.235 (2466h2), 104 (25 ?) mm et 1935.236, 133 (71) mm, de Palmyre;
La 168/2. MHNP 1935.237 (2466h3), 134 (76) mm, 9 de Tell Abiad ; La 168/3. MHNP 1935.238
(2466h4), 132 (64?) mm, 9 de Aïn Zahra ; La 168/4.
- 37 —
Le MHNP 1935.232 (2466h), 144 (87 ?) mm, ouest de Palmyre, a été reçu par échange du
British Museum (N.H.) en mai 1985.
Tous les spécimens de Mésopotamie; par P. Pallary en 1931, 1932 et 1934.
Guibé (1954 : 70, n°361).
Lacerta oxycephala Duméril et Bibron, Erpét. génér., 5 : 235-236.
Syntypes : MHNP 2738 (2408), 164 (118) mm ; 2738A, 132 (88) mm ; La 47 ; de Dalmatie.
MHNP 2739 (2409; 2394B1), 188 (117) mm; 2739A, 148 (77 ?) mm ; La 10/1; de Corse.
«Le Lézard oxycéphale... Synonymie. Lacerta oxycephala , Schleg. Mus. Lugd. Batav...
198 (118) mm... La collection renferme cinq individus appartenant à cette espèce; deux
proviennent du Musée de Leyde, où ils avaient été envoyés de Dalmatie ; les trois autres ont
été donnés à notre établissement par M. Rambure qui les a recueillis lui-même dans l’île de
Corse... Nous avons conservé à cette espèce le nom sous lequel elle nous a été envoyée du
musée de Leyde. » (D.B.)
La présence des syntypes est signalée dans le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 123) :
« Dalmatie : 2 individus donnés par le Musée de Leyde, où ils ont servi de Types au Lac.
oxyceph. Schlegel (Musée de Leyde. Corse : M. Rambure ».
La description originale n’étant pas due à Schlegel, mais bien aux auteurs de
l’Erpétologie générale, les spécimens de Corse font partie de la série-type. C’est à tort que
Guibé (1954 : 67, n°273) les en a exclus.
Dès 1887, Boulenger (p. 34 et 36) reconnaissait l’existence de deux formes sous le nom
d 'oxycephala, restreignant celui-ci à l’espèce de Dalmatie et attribuant les spécimens de Corse à
Lacerta oxycephala bedriagae Camerano, 1885, ce qu’il confirme ultérieurement (1920 : 319),
après examen des types de Dalmatie. Mertens et Mueller (1928 : 28), de leur côté, limitaient
à la Dalmatie la terra typica de L. oxycephala.
= p.p. Lacerta oxycephala (Duméril et Bibron, 1839).
= p.p. Lacerta bedriagae Camerano, 1885.
Lacerta muralis var. oyensis R. Blanchard, 1891, Mém. Soc. zool. Fr., 4 : 505-506, pl. 4, fig. 10.
Syntypes : MHNP 1892.58 (2394i), 142 (82 ?) mm ; 1892.59, 120 (62?) mm; 1892.60,
133 (82?) mm; 1892.60A, 126 (75 ?) mm ; La 9/35 ; Ile d’Yeu, Vendée, J. Gaston coll. ;
R. Blanchard don.
« Six individus adultes capturés à l’île d’Yeu par M. J. Gaston, interne des hôpitaux de
Nantes ;... Cette variété pourrait être désignée sous le nom de Lacerta muralis var. oyensis...
On connaît en botanique la Matthiola oyensis, d’où le nom de cette variété. » (B.)
Seuls trois des six spécimens de la série-type sont présents dans la collection de Paris ; ils
ont été omis par Guibé (1954).
Alors que Boulenger (1920 : 164) plaçait cette variété dans la synonymie de la forme
typica de L. muralis, Mertens et Mueller (1940 : 35), puis Mertens et Wermuth (1960 : 125)
— 38
l’élèvent au rang de sous-espèce. Klemmer (1964 : 492-493), après examen des types, en
confirme la validité, par contre Gruschwitz et Bôhme (1986 : 182) la placent dans la
synonymie de la sous-espèce brongniardii de Podarcis muralis.
= Podarcis muralis brongniardii (Daudin, 1802).
Eremias pardalis Duméril et Bibron, 1839, non Lichtenstein, 1823, Erpét. génér., 5 : 312-314.
Syntype : MHNP 2786 (2490), 69 (28 ?) mm ; La 250 ; Égypte ; Alex. Lefebvre.
« L’Erémias panthère... 153 (108) mm... Nous ne croyons pas qu’on ait trouvé l’Erémias
panthère ailleurs qu’en Égypte, où il est, à ce qu’il paraît, assez répandu. Les échantillons que
renferme notre musée y ont été recueillis par M. Bové et M. A. Lefebvre. » (D.B.)
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 131) ; il est omis par Guibé (1954). Fitzinger (1843 : 21), par désignation originale, en
fait l’espèce-type de son sous-genre Diotroblepharis dans le genre Eudioptra.
Alors que Gray (1845 : 43) ne séparait pas l’espèce de Duméril et Bibron de son
homonyme antérieur décrit par Lichtenstein, Boulenger (1887 : 87 ; 1921 : 258) plaçait la
première dans la synonymie de Eremias guttulata , reconnaissant la validité de la seconde (1887 :
65; 1921 : 62).
Le taxon est actuellement placé dans le genre Mesalina (Welch, 1982 : 100).
= Mesalina guttulata Lichtenstein, 1823.
Eremias pasteuri Bons, 1960, C. r. Soc. Sci. nat. phys. Maroc , (4) : 69-71.
Holotype par désignation originale : MHNP 1932.141 (2487h5), 138 (95 ?) mm ; La 260 ;
Ç de Amguid (Hoggar) ; collecteur probable H. Lhote.
Paratypes : 1932.140 (2487h6), 119 (70?) mm, J ; Hoggar; coll. ? Lhote; 1936.82
(2487h9), 121 (84 ?) mm, Ç juvénile ; Agadez (Air) ; Lhote ; 1919.108 (2487h 1 ), 132 (91 ?) mm ;
c? ; oasis de Bilma ; Dr Noel ; La 260/1.
Un autre paratype est déposé à l’Institut scientifique chérifien sous le n° ISC 360.010.
Welch (1982 : 101) considère que le genre appartient au genre Mesalina.
= Mesalina pasteuri (Bons, 1960).
Lacerta ocellata pater Lataste, 1880, Naturaliste : 306. (Tiré à part p. 3-5.)
La description originale ne donne d’indication ni sur la série-type ni sur l’origine du nom.
On trouve pour celle-ci une explication dans Boulenger (1920 : 104) : «As the name pater
implies, Lataste considered this annectant form as ancestral to both L. ocellata and L. viridis,
though nearer the former ; ».
Lataste écrivait : « Habitat. — Très commun à Alger, Sétif, Bône, Batna, Lambèze,
etc... ». C’est donc par erreur que Pasteur et Bons (1960 : 68) ne mentionnent pour terra
typica qu’Alger sans préciser s’ils désignent par là-même une terra typica restricta.
- 39 -
Les représentants de la série-type ne semblent avoir été déposés ni à Paris ni à Londres.
Bedriaga (1886 : 54) élève le taxon au rang d’espèce tandis que Boulenger (1887 : 13 ;
1920 : 103) le ramène au rang de variété. Il est traité comme sous-espèce par Pasteur et Bons
(1960 : 68) ainsi que par Welch (1982 : 98), tandis que Bischoff (1982) l’élève au rang
d’espèce dans le sous-genre Timon.
= Lacerta (Timon) pater Lataste, 1880.
Lacerta perspicillata pellegrini Werner, 1929, Sber. Akad. Wiss. Wien, 138 (Abt. 1) : 5-6, pi. III,
fig. 4a.
MHNP 1930.129 (2424), 108 (59 ?) mm ; La 45 ; de Taza (Maroc) le 18 mai 1950 ; reçu
par échange du prof. Franz Werner le 15 novembre 1930.
C’est à tort que ce spécimen est considéré par Guibé (1954 : 68, n° 345), sous un numéro
d’ailleurs erroné (1930.128), comme un paratype. La description de la sous-espèce pellegrini
repose en effet sur un spécimen récolté avant 1929 à Sefrou, au sud de Fez. Il n’y a pas de
paratype.
Richter (1986 : 404) admet la validité de la sous-espèce.
= Podarcis perspicillata pellegrini (Werner, 1929).
Lacerta peloponnesiaca Bibron et Bory, 1833, Bory, Exp. sci. Morée, 3(1): 66-67, pl. 10 fig. 4.
Holotype par monotypie ? : MHNP 2706 (2361), 113 (68) mm ; La 43.
« Le Lézard du Péloponnèse... Cette espèce a été trouvée en Morée et dans quelques îles
de l’Archipel avec la précédente ( Lacerta muralis), mais elle y est beaucoup moins commune. »
(B.B.) Il n’y a pas d’indication sur la composition de la série-type.
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 122), Boulenger (1920 : 161) et Guibé (1954 : 66, n° 335).
Le nom spécifique est orthographié avec deux n dans la description originale mais avec un
seul n (et un P majuscule) dans la légende de la planche. Cette orthographe fautive, reprise par
Duméril et Bibron (1839 : 225), sera suivie par un certain nombre d’auteurs.
Les auteurs de l’Erpétologie générale considéraient le spécimen comme un juvénile de
Lacerta taurica, écrivant (p. 288) : « Nous avions à tort décrit et fait représenter, sous le nom
de Lacerta Peloponesiaca le jeune âge de ce Lézard du Taurus, dans le grand ouvrage sur la
Morée, à côté d’individus adultes, que nous considérions comme appartenant à une espèce
différente, c’est-à-dire au Lézard des murailles : erreur que nous nous empressons de rectifier
aujourd’hui ».
Ce n’est qu’en 1883 (p. 216) que Bedriaga reconnut la validité de l’espèce qui n’a plus été
discutée depuis.
= Podarcis peloponnesiaca (Bibron et Bory, 1833).
— 40 —
Lacerta perspicillata Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 249.
Holotype par monotypie : MHNP 2749 (2424), 28 (5 ?) mm ; La 44.
« Le Lézard à lunettes... 57 (26) mm... Cette espèce de Lézard nous a été envoyée
d’Alger... Elle ne nous est encore connue que par un seul sujet, évidemment fort jeune. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 124) confirment et précisent : « Algérie : jeune individu donné
par M. le prof. Flourens, Type». Guibé (1954 : 67, n° 339).
Fitzinger (1843 : 21) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type de son genre
Scelarsis. Gray (1845 : 32) place l'espèce dans un genre Thetia dont il devient, par monotypie,
l’espèce-type. Boulenger, après avoir (1887 : 43) retransféré l’espèce dans le genre Lacerta ,
admet (1916 : 3 ; 1920 : 335-338) une section Thetia dans le genre Lacerta dont perspicillata est
la seule espèce. À cette occasion Boulenger examine le type. Thetia ayant été reconnu
synonyme postérieur de Scelarsis, c’est dans un sous-genre de ce nom que Mertens et
Mueller (1940 : 42) placent l’espèce. Alors que Arnold (1973 : 335) exclut l’espèce du sous-
genre Podarcis pour la placer dans Lacerta groupe II, pour Richter (1980 : 1) l’espèce
appartient au genre Podarcis, sous-genre Teira. Richter (1986 : 404) admet deux sous-espèces
en dehors de la nominative.
= Podarcis perspicillata (Duméril et Bibron, 1839).
Lacerta viridis var. punctata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 442.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 374) de ce nom latin alors que ce dernier, s’il a bien
traité d’une variété « piquetée ou mieux tiquetée », n’a pas employé de forme latine. Schreiber
en est donc l’auteur ; elle correspond à sa variété f ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle
série-type. Boulenger (1887 : 15) signale une variété punctata Bedriaga, 1886, puis
ultérieurement (1920 : 65) punctata Schreiber, 1875. Mertens et Wermuth (1960 : 152) ont
relevé que la terra typica de la forme décrite par Dugès était le Languedoc.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Takydromus quadrilineatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 252-255.
« Le Tachydrome brun à quatre raies... Takydromus quadrilineatus... L’animal, qui m’a
servi à faire cette description, fait partie de la collection du muséum d’histoire naturelle de
Paris ; je ne sais pas dans quelles contrées de la terre il habite. » Longueur totale 1 pied,
1 pouce 8 lignes dont 11 pouces et 6 lignes pour la queue. (D.)
L’holotype, par monotypie, était encore présent dans les collections de Paris en 1851
puisque C. et A. Duméril (1851 : 118) écrivaient, à propos du Tachydrome à six raies : « Indes
or. : 4 individus parmi lesquels il s’en trouve un... c’est le type du Takydrome brun à quatre
raies Daudin ». Depuis lors il a disparu et le lot en provenance des Indes orientales est réduit à
un spécimen (MHNP 2668, syntype du T. quadrilineatus).
Duméril et Bibron (1839 : 161) écrivaient : « Nous pouvons assurer que le Tachydrome à
— 41 -
quatre raies de Daudin, n’est pas différent de son Tachydrome à six raies. La première de ces
deux espèces ayant été établie sur un sujet de notre collection, que nous avons examiné avec
soins ».
Cette synonymie n’a pas été remise en cause. Les auteurs de l’Erpétologie générale avaient
corrigé l'orthographe du genre créé par Daudin en Tachydromus ; cette orthographe fut
utilisée entre autres par Gray (1845 : 52) et par Boulenger (1887 : 3 ; 1921 : 126). Smith (1935 :
365) revint à l’orthographe correcte, désignant de plus T. quadrilineatus comme espèce-type du
genre.
= Takydromus sexlineatus Daudin, 1802.
Eremias quadrinasalis Chabanaud, 1918, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 24 (2) : 108-111.
Holotype par monotypie : MHNP 1904.161 (2498/1), 127 (64?) mm; La 244 ; Fort
Archambault, Tchad ; par Decorse.
«Cette espèce est remarquable, entre tous les Eremias... par sa narine percée entre
4 nasales, dont la postérieure, la plus petite, est séparée de la rostrale par l’infra-nasale...
l'individu (mission Chevalier-Decorse au Chari-Tchad, 1902-1904). Type, Collection du
Muséum de Paris. » du museau à l’anus : 66 mm. (C.)
Boulenger (1921 : 234) admet l’espèce comme valide. Guibé (1954 : 72, n° 371). Welch
(1982 : 101) la donne comme appartenant au genre Mesalina.
— Mesalina quadrinasalis (Chabanaud, 1918).
Lacerta viridis var. quadriradiata Schreiber, 1875, Herpet europ. : 442.
Schreiber crédite Duméril et Bibron (1839 : 210) de ce nom latin, or si ces derniers ont
bien traité d’une « variété f, ou tiquetée et à quatre raies » et d’une « variété g, ou tachetée et à
quatre raies », ils n’ont pas employé de forme latine. Schreiber en est donc l’auteur ; elle
correspond à sa variété n ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type. Boulenger
(1920 : 65), Mertens et Wermuth (1960 : 151) signalent la variété de Schreiber.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta viridis var. quinque-radiata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 446.
Schreiber crédite Duméril et Bibron (1839 : 215) de ce nom latin or, si ces derniers ont
bien traité d’une « variété h ou à cinq raies », ils n’ont pas employé de forme latine. Schreiber
en est donc l’auteur ; il n’y a pas de référence à une éventuelle série-type. Mertens et
Wermuth (1960 : 147) placent, avec doute, cette variété dans la synonymie de L. strigata.
= ? Lacerta strigata Eichwald, 1831.
— 42 -
Lacerta quinquevittata Ménestriés, 1832, Catal. raison. Obj. Zool. Caucase, VI : 61, n°211.
Syntypes : MHNP 2692 (2343), 111 (72) mm ; La 6 ; MHNP 2693 (2344), 102 (66) mm ;
La 6/5.
« ...elle peut avoir 4 pouces de long y compris la queue qui en prend plus de la moitié ;
...cinq bandes longitudinales d’un jaune clair... Ce lézard est très commun sur les montagnes de
grès, non loin des eaux acides, au Caucase. » (M.)
C. et A. Duméril signalent la présence de ces spécimens (1851 : 121) comme représentants
de la « variété H ou à cinq raies » de L. viridis, mais sans citer le binôme latin. Guibé (1954 :
66, n° 334) ne signale que le MHNP 2692 dont il fait à tort un holotype, avec une dimension
erronée.
L’espèce était mise dans la synonymie de Lacerta strigata par Gray (1845 : 32), ce qui n’a
pas été remis en cause depuis : Boulenger (1887 : 17 ; 1920 : 77), Mertens et Wermuth (1960 :
147), Darewskij (1984 : 90). Ce dernier restreint la terra typica aux « Umgebung von
Kislowodsk ».
= Lacerta strigata Eichwald, 1831.
Lacerta viridis var. radiata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 442.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 375) de ce nom latin, or ce dernier, s’il a bien traité d’une
variété rayée, n’a pas employé de forme latine. Schreiber en est donc l’auteur ; elle correspond
à sa variété n ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type. Boulenger (1920 : 65)
cite la variété comme de Schreiber. Mertens et Wermuth (1960 : 152) attribuent à cette
forme le Languedoc pour terra typica selon « Dugès, 1829 ».
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta ocellata var. reticulata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 423.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 372) de ce nom latin ; or ce dernier, s’il a bien traité
d’une variété réticulée, n’a pas employé de forme latine. Schreiber en est donc l'auteur ; elle
correspond à sa variété d ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type. Cette variété
ne semble pas avoir été reprise par les auteurs ultérieurs.
= Lacerta lepida Daudin, 1802.
Eremias Revoili Vaillant, 1882, Mission G. Révoil aux pays des Çomalis, Rept. Batr. : 20-23,
pi. Ill, fig. 2, 2a, 2b.
Lectotype (Lanza 1977) : MHNP 5898 (1881.183, 2482a), 272 (204) mm ; La 312/1.
Paralectotypes : MHNP 5898A (1881.184), 212 (138 ?) mm; La 312/1; MHNP 5854
(1881.185), 226 (162) mm; La 312.
— 43 —
« Cette collection en renferme trois exemplaires, dont deux (5898 et 5898A) ont été pris
accouplés et sont d’une teinte plus foncée que le troisième. Le corps est long de 65 millimètres,
la queue du double environ. Trouvés dans la vallée du Darror, pays des Çomalis
Ouarsanguelis. » (V.)
Lanza, examinant en 1977 le matériel-type, désigna, sur fiche, le MHNP 5898 comme
lectotype.
Boulenger plaça d’abord (1887 : 55) l'espèce dans la synonymie de Latastia longicaudata,
puis (1921 : 31), après examen des types, en fit une variété de cette espèce. Le statut de sous-
espèce n’a plus été remis en cause (Parker, 1942: 68 ; Welch, 1982 : 99 ; Lanza, 1983 : 216).
Guibé (1954 : 73, n°377) maintient cependant le taxon dans la synonymie de L. longicauda
(sic).
= Latastia longicaudata revoili (Vaillant, 1882).
Lacerta muralis Riveti Chabanaud, 1919, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 25 (1) : 23-24.
Holotype par monotypie : MHNP 1919.9 (2407/1), 144 (89 ?) mm ; La 25 ; de Strkovo, à
l’est et près du lac Mala Prespa (Macédoine) ; Dr Visbecq coll. ; Dr P. Rivet don.
Guibé (1954 : 67, n° 344).
Alors que Boulenger (1920 : 164), après examen du type, considérait cette forme comme
appartenant à la variété typica de L. muralis, il s’agissait pour Mertens et Mueller (1928 :
30) d’une sous-espèce de L. erhardi ; ces auteurs rappelaient que la forme de Chabanaud
n’avait qu’une antériorité de quelques mois sur Lacerta erhardi var. veithi Bolkay, 1919.
La validité du taxon est admise par Mertens et Wermuth (1960 : 108) et par Gruber
(1986 : 37).
= Podarcis erhardi riveti (Chabanaud, 1919).
Acanthodactylus Savignyi var. Schreiberii Vaillant, 1882, non Boulenger, 1878, Mission
G. Révoil aux pays des Çomalis, Rept. Batr. : 20.
Holotype par monotypie : MHNP 5848 (5452c), 107 (61?) mm; La 164.
Ce spécimen a été redécrit par Lataste (1885 : 494) qui le considérait comme «un
scutellatus de la petite variété saharienne (var. exiguus) ». Après l’avoir placé (1887 : 64) dans
la synonymie de A. scutellatus, Boulenger (1921 : 98) en fit lui aussi un A. scutellatus exiguus,
sous-espèce que ne retient pas Welch (1982). Guibé (1954) ne signale pas ce spécimen.
= Acanthodactylus scutellatus (Audouin, 1829).
Lacerta Savignyi Audouin, 1829, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, Rept. Suppl. : 172-173; atlas
pl. 1, fig. 8.
La description originale ne se réfère qu’à la figure et ne donne aucune indication sur la
localisation du modèle.
— 44
L’espèce est dédiée à Marie-Jules-César Lelorgue de Savigny (1777-1851), naturaliste
français, membre de l’expédition d’Égypte.
« Le Lézard de Savigny, également figuré par le naturaliste auquel il est dédié, et dont il
existe un individu dans la collection du Muséum, présente les mêmes caractères que le
précédent (le Lézard d’Olivier) sous le rapport de la plaque frontale, des écailles temporales et
de la disposition générale du collier ; mais il en diffère par plusieurs points très importants...
La couleur de ce Lézard varie beaucoup. L’individu représenté par M. Savigny est d’un gris
ardoise très foncé avec un grand nombre de taches irrégulières d'une teinte gris perle. Celui
conservé dans la collection du Muséum, est au contraire d’un gris brun avec des taches
noirâtres disposées en lignes longitudinales. » (H. M. Edwards, 1828 : 73-74). Le spécimen
signalé par Edwards, et qui n’était pas l’holotype, ne se trouve plus en collections.
Duméril et Bibron (1839 : 273-276) réunissent sous le nom d 'Acanthodactylus savignyi
trois binômes antérieurs : « Les Lézards de Savigny, du Désert et de Duméril, considérés par
M. Milne Edwards comme trois espèces différentes, appartiennent tous trois à la même».
L’affectation au genre Acanthodactylus n’a pas été remise en cause. L’espèce est admise par
tous les auteurs. Fitzinger (1843 : 20) fît du binôme de Duméril et Bibron l’espèce-type, par
désignation originale, de son sous-genre Psammoplanis du genre Acanthodactylus.
= Acanthodactylus savigny i savigny i (Audouin, 1829).
Lacerta Schreibersiana H. Milne Edwards, 1829, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 68-70, 83-84 et 87 ;
pl. V, fig. 5.
Syntypes : MHNP 51 (2317), 159 (105) mm; 51 A, 114 (76?) mm; La 49/1.
« Je donnerai le nom de Lézard de Schreibers à une espèce voisine du Lézard des souches
et du Lézard des murailles, et dont plusieurs individus ont été envoyés de Vienne au Jardin du
Roi par M. Schreibers... La longueur de l’individu le plus grand, mesuré du museau à
l’extrémité de la queue, était de 7 centimètres. Il serait possible que cette espèce fût la même
que le Lézard brun d'Allemagne de Daudin ; mais faute de renseignements suffisants, il me
paraît impossible d'en avoir la certitude... ( Lacerta Schreibersiana , Mihi. L. fusca, Daud. ?? »
(H.M.E.)
Duméril et Bibron, qui placent l’espèce dans la synonymie de Lacerta vivipara, ajoutent
(1839 : 208) : « ...nous en possédions plusieurs depuis longtemps qui avaient été envoyés de
Vienne par M. Schreibers ; ceux-là même d’après lesquels M. Milne Edwards a établi sa
Lacerta Schreibersiana ». La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée
par C. et A. Duméril (1851 : 120) et par Guibé (1954 : 66, n° 333).
La synonymie avec Lacerta vivipara n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 27),
Boulenger (1887 : 23; 1920 : 128), Dely et Bôhme (1984 : 373).
= Lacerta vivipara Jacquin, 1787.
Lacerta scutellata Audouin, 1829, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, Rept. Suppl. : 172 ; atlas pl. 1,
fig. 7.
La description originale ne se réfère qu’à la figure et ne donne aucune indication sur la
localisation du modèle. Celui-ci n'a peut-être jamais appartenu au Muséum de Paris. Edwards
45
cite l’espèce (1829, 16 : 85 et 94, pi. 6 fig. 3, Lézard pommelé). Duméril et Bibron (1839 : 273),
C. et A. Duméril (1851 : 126) ne signalent dans les collections de Paris que deux spécimens
d’Égypte dus à M. Alex. Lefebvre.
L’espèce a été transférée dans le genre Acanîhodactylus par les auteurs de l’Erpétologie
générale (1839 : 272). La validité du binôme n’a depuis pas été remise en cause : Gray (1845 :
37), Lataste (1885 : 491), Boulenger (1887 : 64 ; 1921 : 97). Fitzinger (1843 : 20) en a fait,
par désignation originale, l’espèce-type de son sous-genre Prolophilus du genre Acanthodacty¬
lus.
= Acanthodactylus scutellatus scutellatus (Audouin, 1829).
Lacerta muralis sebastiani Klemmer, 1964, Senckenb. biol., 43 (3/5) : 491-494, Abb. 4, 5, 10.
Paratype : MHNP A.l 12, 147 (86 ?) mm ; La 57 ; île de Santa Clara près de San Sebastian
(Espagne) ; K. Klemmer leg.
Selon Gruschwitz et Bôhme (1986 : 182) cette forme tomberait dans la synonymie de la
sous-espèce brongniardii.
= Podarcis muralis brongniardii (Daudin, 1802).
Acanthodactylus senegalensis Chabanaud, 1918, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris , 24 (3) : 162-
164.
Holotype par monotypie : MHNP 1918.43 (2446.1), 126 (83) mm ; La 164/1 \ de
Sangaleam, près de Rufisque ; par le Dr G. Bouet.
« Sénégal : Sangaleam, près Rufisque, 1 Type : Collection du Muséum de Paris. » 124
(81 ) mm. (C.)
Boulenger (1920), Welch (1982) ne citent pas cette espèce ; Guibé (1954 : 70, n° 360) la
considère comme synonyme de A. scutellatus.
= Acanthodactylus scutellatus (Audouin, 1829).
Lacerta sepium Bory de Saint-Vincent, 1828, Rés. Erp. Hist. nat. Rept. : 105.
« Lacerta sepium Daud. » (B.) Il n'y a aucune référence à l’examen d’un matériel
particulier pouvant constituer la série-type. Quant au nom, il s’agit certainement d’un lapsus
pour Lacerta stirpium Daudin.
Duméril et Bibron (1839 : 198), dans la synonymie du L. stirpium, citent le travail de
Bory mais sans donner de nom latin ; par contre ils indiquent Lacerta Sepium avec pour
référence Griffith : 116. À cette page on ne trouve que « — The Lac. Lepuim : id. ib. 2, whose
Lac. Arenicola is but a variety — ». La référence renvoie à une citation de Daudin. Gray a
vraisemblablement voulu désigner la figure 2 de la planche XXXV, soit le « Lézard des
souches ».
— 46 —
Gray (1845 : 32) cite ce binôme latin dans la synonymie de L. agilis, mais il ne se trouve
pas dans les index de Boulenger (1887, 1921). Mertens et Wermuth (1960 : 100) le signalent
comme une erreur.
= Lacerta agilis agilis Linné, 1758.
Lacerta sericea Daudin, 1802, non Laurenti, 1768, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 224-226.
« Le Lézard soyeux... Lacerta sericea... Alex. Brongniart m’a communiqué récemment un
petit lézard qu’il a trouvé dans les Pyrénées, et qu’il rapporte au seps sericeus de Laurenti...
Cette opinion me paroit très-vraisemblable ; mais alors Laurenti aurait commis une erreur
dans sa description... » Trois pouces 6 lignes de longueur totale pour 2 pouces 2 lignes de
queue. (D.)
Ce spécimen, s’il a jamais appartenu aux collections du Muséum de Paris, n’était déjà plus
mentionné dans le catalogue de C. et A. Duméril (1851). Alors que pour Dugès (1829 : 41) :
« Le Seps sericeus de Laurenti, Lacerta sericea de Daudin, n’est que le Lézard vert rayé en bas
âge », pour Duméril et Bibron (1839 : 217) : « Il faut... éloigner aussi de la liste des synonymes
du Lézard vert, la Lacerta sericea de Daudin qui est établie en partie d'après le Seps sericeus
du savant erpétologiste viennois, en partie d’après un Lézard trouvé dans les Pyrénées par
M. Brongniart, Lézard que sa description nous fait regarder comme étant ou un jeune Lézard
des souches ou un individu de Lézard vivipare qui aurait été dépouillé de son épiderme ».
Les auteurs ultérieurs admettent la synonymie avec L. viridis.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Takydromus sexlineatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 256-257, pl. 39.
Syntype : MHNP 2668 (2286), 263 (205) mm ; La 432.
«Le Takydrome nacré à six raies... Takydromus sexlineatus... Cette seconde espèce de
saurien est infiniment semblable à la précédente {T. quadrilineatus), et ne paroit même en
différer que par ses couleurs... La patrie de ce saurien est inconnue : l’individu que j’ai décrit
est placé dans la collection du museum d’histoire naturelle de Paris. » 11 pouces 9 lignes de
longueur totale dont 9 pouces 6 lignes pour la queue. (D.)
Bien que Daudin ne donne pas d’indication sur la constitution de la série-type il est,
semble-t-il, légitime d’admettre qu’elle comprenait trois des quatre spécimens en provenance
des Indes orientales et dont font état C. et A. Duméril (1851 : 118) (cf. p. 40 : T.
quadrilineatus ). C’est donc à tort que Guibé (1954 : 68, n° 348) considère le spécimen
MHNP 2668 comme l’holotype, même s'il est le seul à subsister en collection aujourd’hui. On
peut admettre qu’il a ainsi désigné le lectotype de l’espèce.
Acceptée d’emblée, la nouvelle espèce n’a pas été remise en question. Smith (1935 : 365-
369) lui reconnaît trois sous-espèces.
= Takydromus sexlineatus sexlineatus Daudin, 1802.
— 47 -
Tachydromus smaragdinus Boulenger, 1887, Proc. zool. Soc., Lond. : 147, pi. XVII fig. 2 et
pi. XVIII fig. 1.
Syntype : MHNP 1887.110 (2293 alpha), 177 (132) mm; La 433 ; des îles Loo Choo ;
H. Pryer coll.; reçu par échange du British Museum (N.H.) le 2 mars 1887.
« Emerald-green above ; ...Numerous specimens. » (B.) Pas d’holotype désigné. Guibé
(1954 : 68, n° 350) donne une dimension erronée, 212 mm.
Eremias smithii Boulenger, 1895, Proc. zool. Soc., Lond. : 534-537, pi. XXIX, fig. 4.
MHNP 1918.14 (2480/1), 115 (82 ?) mm ; La 258 ; Berbera (Somalie) ; coll. G. W. Bury ;
reçu par échange du British Museum (N.H.).
Espèce dédiée au Dr Donaldson Smith, récolteur de l’holotype. « A single male
specimen.» (B.) Boulenger (1921 : 247-249) précise que le type vient de Milmil.
Le spécimen de Paris ne peut être un paratype comme l’écrivait Guibé (1954 : 72, n° 370).
Pour Welch (1982 : 102) l’espèce appartient au genre Mesalina.
= Mesalina smithii (Boulenger, 1845).
Acanthodactylus pardalis var. spinicauda Doumergue, 1901, Faune erpétol. Oranie : 162, 169-
173, pi. XI, fig. 6 à 9.
Syntype : MHNP 8958, 129 (71 ?) mm ; La 173 ; El-Abiod-Sidi-Cheikh (sud Oranais) ;
remis par Doumergue au Musée municipal d’Oran ; don de Georges Pasteur (1962).
« La base de la queue paraît ainsi épineuse... J’ai pris cette excellente variété pour la
première fois au commencement d’août 1897, à El-Abiod-Sidi-Cheikh, derrière le bordj, et à
Arba-Tahtani, autour de l’oasis. Depuis, M. Pouplier m’en a envoyé de nombreux exemplaires
d’El-Abiod. » (D.)
La validité de la variété est reconnue par Boulenger (1921 ; 71-72, 73) qui donne les
caractéristiques de dix «types» de Arba Tahtani. Welch (1982 : 94) la traite comme une
espèce valide.
= Acanthodactylus spinicauda Doumergue, 1901.
Lacerta stirpium Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., An X, 3 : 155-164, pl. 35, fig. 2.
Syntypes? : MHNP 2678 (2312), 115 (44 ?) mm ; La 28/1; MHNP 2679 (2313),
44 (22?) mm; La 28/9; MHNP 53 (2315), 156 (89 ?) mm ; La 28/11.
« Le Lézard des souches... Lacerta stirpium... Les naturalistes ont regardé jusqu’à présent
ce joli lézard comme une variété du lézard gris, Lacerta agilis ;... Le Lézard des souches diffère
du gris par ses caractères physiques et par ses mœurs ; jamais on ne les trouve dans les mêmes
48 -
lieux, car l’un habite dans les bois sous les souches, tandis que l’autre vit constamment dans les
trous des murs de nos jardins... il est assez commun dans les touffes de taillis, des bois de
Boulogne et de Vincennes, près Paris. » (D.) L’auteur énumère ensuite cinq variétés.
Le plus ancien répertoire du laboratoire d’herpétologie du Muséum de Paris, établi
c. 1864, porte mention de six spécimens de L. stirpium en provenance des environs de Paris,
enregistrés sous les n os 2312 à 2316. Si les 2314 (2 spécimens) et 2316 ont disparu, les trois
autres existent encore avec, de plus, pour le 2312 l’indication « var. à dos rouge». Ces trois
spécimens peuvent, avec une bonne probabilité, être considérés comme ce qui subsiste de la
série-type de L. stirpium. Boulenger (1920 : 48) avait d'ailleurs considéré comme des types
deux de ces spécimens. En revanche, rien ne permet de privilégier le 2312 (actuel 2678) et d’en
faire comme Guibé (1954 : 65, n° 329) l’holotype.
Admise par Duméril et Bibron (1839 : 196-204) : «Nous n’avons pas cru devoir, à
l’exemple de quelques erpétologistes modernes, donner à la présente espèce le nom de Lacerta
agilis. Il nous a semblé plus rationel de préférer le nom de Lacerta stirpium, sous lequel le mâle
a été décrit par Daudin pour la première fois, de manière à ne pas s’y méprendre. », l’espèce a
ensuite été placée par tous les auteurs dans la synonymie de L. agilis et même de sa forme
nominative. Mertens et Wermuth (1960 : 100) ont proposé une terra typica restricta pour L.
stirpium : « Bois de Boulogne bei Paris ».
= Lacerta agilis agilis Linné, 1758.
Tachydromus tachydromoides Schlegel, 1838, Fauna japonica. Saur, et Batr. : 101, pl. 1, fig. 5,
6, 7.
Syntypes : MHNP 2664 (2294), 211 (152) mm; 2664A, 195 (147) mm; La 434.
Cf. Tachydromus japonicus , p. 25.
Lacerta undata A. Smith, 1838, Mag. nat. Hist., 2 : 93.
Syntype : MHNP 267 (2496), 61 (12?) mm, mauvais état; La 245.
« ... the outermost (line) on each side waved, or slightly tortuous... Inhabits the northern
and western parts of the Cape Colony. » (S.)
La composition de la série-type n’est pas indiquée dans la description originale, pas plus
que dans celle de Duméril et Bibron (1839 : 316-317) qui a pour objet la même espèce mais
dans le genre Eremias : l’Erémias ondé. La présence du spécimen que nous considérons comme
un syntype dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 131) : « Cap
de B. Espér. : M. Smith — unique». Ce qui n’autorisait cependant pas Guibé (1954 : 71,
n° 367) à en faire un holotype. À propos de cette espèce Boulenger (1921 : 286) écrivait :
«The true E. undata is not among the specimens presented by Smith to the British Museum,
but the lizard received from Lord Derby, previous to 1845, is probably one of the original
types, given away by the former before the publication of his “ Illustrations ”. It is great pity
that the types of so many of Smith’s species were thus scattered about, with the result that
some have been lost ».
- 49 —
Pendant longtemps considérée comme appartenant au genre Eremias (Gray, 1845 : 42;
Boulenger, 1887 : 92 ; 1921 : 283 ; ...), l’espèce est maintenant placée dans le genre Mesalina
(cf. Welch, 1982 : 102).
= Mesalina undata (A. Smith, 1838).
Acanthodactylus Vailland Lataste, 1885, Ann. Mus. Genova, (2), 11 : 509-512. (Tiré à part
p. 34-37.)
Holotype par monotypie : MHNP 6484 (2452d, 5849), 213 (146) mm; La 160; de
Lasgorré, Somalie; par Révoil, 1881.
« Le sujet unique, qui a servi à cette description a été rapporté du pays des Çomalis par
M. G. Révoil, ..., sous le nom de Savignyi... (numéro découpé 5849)... C’est le plus grand des
exemplaires décrits sous ce nom par Vaillant, dans la Mission Révoil.» 217 (145) mm. (L.)
Vaillant (1882 : 20) précisait que le spécimen provenait de Lasgoré.
Boulenger (1887 : 63-64 ; 1921 : 60) utilisa le spécimen MHNP 6484 pour la description
d'A. savignyi dans la synonymie duquel il mettait A. vaillanti.
En 1921, Boulenger (p. 60) écrit : «I have first of all no hesitation in regarding the
Acanthodactylus discovered near Oran by M. Doumergue as specifically identical with A.
vaillanti, Lataste, stated to be from Somaliland. Geographical considerations alone seem to
have induced Doumergue to propose for it the name of oranensis. Does, however, A. vaillanti
really come from Somaliland?». Guibé (1954 : 69, n° 396).
= Acanthodactylus savignyi (Audouin, 1829).
Lacerta viridis var. Vaillanti Bedriaga, 1886, Abh. senckenb. naturforsch. Ges., 14 : 100.
Syntypes : MHNP 2682 (2325), 242 (169) mm; 2682A, 266 (191) mm; La 74 ; Perse;
Aucher et Eloy.
La description originale se réfère explicitement aux spécimens de la collection de Paris.
Boulenger (1887 : 18) ne faisait que citer cette forme pour ultérieurement (1920 : 65),
après examen des types, la placer dans la synonymie de la forme typica de L. viridis ; ce
qu’accepte Guibé (1954 : 67, n° 341). Par contre, pour Mertens et Wermuth (1960 : 147), la
forme tomberait dans la synonymie de L. strigata Eichwald, 1831 ; c’est également à propos de
cette espèce que Darewskij (1984 : 90) cite la forme de Bedriaga mais comme propre à l’Iran.
= Lacerta strigata vaillanti (Bedriaga, 1886).
Lacerta viridis var. variolata Schreiber, 1875, Herpet. europ. : 442.
Schreiber crédite Dugès (1829 : 376) de ce nom latin, or ce dernier, s’il a bien traité d’une
variété bariolée, n’a pas employé de forme latine. Schreiber en est donc l’auteur ; elle
correspond à sa variété m ; il n’y a pas d’indication sur une éventuelle série-type. Boulenger
Fig. 2. — Lacerta strigata vaillanti (Bedriaga, 1886). Syntype MHNP 2682.
— 51
(1920 : 65), Mertens et Wermuth (1960 : 152) citent la variété comme de Schreiber ; les
derniers auteurs relèvent que la terra typica de la forme décrite par Dugès était le Languedoc.
= Lacerta viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta velox Dugès, 1829, non Pallas, 1771, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 383-386, pi. IV, fig. 6.
« Ce Lézard est rare dans nos environs (Languedoc) ; j’en ai examiné trois individus
conservés dans l’alcool par M. Touchy ; » (D.)
La série-type est bien définie mais elle n’a, semble-t-il, jamais appartenu aux collections du
Muséum de Paris.
Duméril et Bibron (1839 : 268) placent l’espèce de Dugès dans la synonymie de
Acanthodactylus vulgaris , ce qui fut généralement admis. Gray (1845 : 36) utilise Acanthodac-
tylus velox , binôme qui est repris par Bosca (1880 : 272). Mertens (1925 : 80) montre que
A. ery thrums a priorité sur A. vulgaris.
= Acanthodactylus erythrurus erythrurus (Schinz, 1833).
Lacerta velox H. M. Edwards, 1829, non Pallas, 1771, Annls Sci. nat., Zool., 16 : 78 et 85, 87,
pi. VI fig. 7, pi. VII fig. 4.
Aucun élément de la description originale ne permet de définir une série-type.
Lataste (1885 : 477) plaça cette espèce dans la synonymie de Acanthodactylus vulgaris, ce
qui n’a pas été remis en cause. Cf. ci-dessus L. velox Dugès.
= Acanthodactylus erythrurus erythrurus (Schinz, 1833).
Lacerta viridis Daudin, 1802, Hist. nat. Rapt., An X, 3 : 144-148, pl. 32.
«Lézard verd, piqueté d’Europe... Lacerta viridis... Ce Lézard est voisin de l’espèce
précédente (L. ocellata), mais il est une fois au moins plus petit et plus mince ; il ne paroit
même en différer que par la disposition de ses couleurs. » (D.)
Daudin (p. 106) considérait le Seps viridis Laurenti comme synonyme de son lézard verd
à traits noirs d’Allemagne et ne mettait dans la synonymie de son propre Lacerta viridis que
Seps varius Laurenti. Il ne donnait aucune indication sur la série-type et rien ne permet d’en
localiser aujourd’hui les composants, seule reste la planche.
Pour tous les auteurs postérieurs, l’assimilation fut admise entre le lézard vert de
Laurenti et celui de Daudin.
= Lacerta viridis viridis (Laurenti, 1768).
Lacerta viridis var. E Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 215.
Syntype : MHNP 7004 (234), 184 (96 ?) mm ; La 6/4', Demidoff, Tauride.
Ce spécimen est considéré aujourd’hui comme appartenant à l’espèce L. strigata. Sa
— 52 -
présence dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 221) mais non
par Guibé (1954).
C’est probablement à la suite d’un lapsus que Boulenger écrivit (1921 : 156, n.), à propos
des deux spécimens qu’il plaçait dans l’espèce L. taurica : « These specimens, received from
Demidoflf, were referred by Duméril and Bibron to L. viridis, var. E ». Or, une annotation des
registres du laboratoire signale l’identification par Boulenger, en 1920, comme L. taurica, des
deux MHNP 7007 (et non de l’unique 7004) qui correspondent à la var. G de Duméril et
Bibron. Cf. C. et A. Duméril, 1851 : 121.
= Lacerta strigata Eichwald, 1831.
Lacerta viridis var. G Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 215.
Syntypes : MHNP 7007 (2340, 2361a 1), 187 (116) mm ; 7007A, 117 (64?) mm; La 48/2;
Demidoff, Tauride.
La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 ; 121) mais non par Guibé (1954). Cf. Lacerta viridis var. E, p. 51.
= Podarcis taurica (Pallas, 1811).
Lacerta viridula Latreille, 1802, Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., 1 : 241.
« Le Lézard verdelet, Lacerta viridula. Il est facile, suivant le cit. Daudin, de reconnoitre
cette nouvelle et petite espèce de lézard... Sa longueur totale est de cinq pouces, y compris la
queue... suivant le naturaliste espagnol Ruiz de Xelva, qui la trouvé dans la partie du Mexique
la plus voisine de l’isthme de Panama. » (L.) Aucune indication sur une éventuelle série-type.
La description de Daudin, la même année (1802 : 165-166), n’apporte pas de précisions sur le
« lézard verdelet de Panama ».
Ce binôme doit être considéré comme nomen oblitum, ni Duméril et Bibron (1839) ni
Gray (1845) ni Boulenger (1885) ni Peters et Donoso-Barros (1970) ne le citant.
Acanthodactylus vulgaris Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 268-272.
Syntypes : MHNP 7025 (2438), 144 (96) mm ; 7025A, 102 (59 ?) mm ; La 169/1 ; var. A ;
MHNP 7028 (2441), 220 (148) mm ; La 169/6 ; var. B ; MHNP 2755 (2443), 168 (109) mm ; La
169/8 ; var. B. Tous d’Espagne, par M. Rambure.
« L’Acanthodactyle commun... 228 (160) mm... L’Acanthodactyle commun habite le midi
de la France, l’Italie et l’Espagne... Comme nous doutons que cette espèce soit réellement celle
que Pallas a eu l’intention de faire connaître dans ses ouvrages, sous la dénomination de
Velox, nous avons cru devoir la désigner ici par un autre nom, ... » (D.B.)
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 126) ne mentionne, à côté de spécimens
d’Afrique du Nord, que ceux de M. Rambure comme provenant des régions citées dans la
— 53 —
description originale. Bien que Guibé (1954) n’en fasse pas état, deux de ces spécimens avaient
été reconnus comme des types par Boulenger (1921 : 50) et redécrits.
Fitzinger (1843 : 20) en avait fait, par désignation originale, l’espèce-type de son sous-
genre Ctenodactylus dans le genre Acanthodactylus. Gray (1845 : 36) place l’espèce dans la
synonymie de A. velox, tandis que Boulenger (1887 : 67 ; 1921 : 41) reconnaît la validité de A.
vulgaris. Depuis, l’espèce a été placée dans la synonymie de A. ery thrums erythrurus
(cf. Mertens et Wermuth, 1960 : 96) ; ces derniers proposent une terra typica restricta, le sud
de l’Espagne.
= Acanthodactylus e. erythrurus (Schinz, 1833).
Acanthodactylus vulgaris Vaillant, 1882, non Duméril et Bibron, 1839, Mission G. Révoil aux
pays des Çomalis, Rept. Batr. : 19.
Syntypes : MHNP 5847 (2452a), 123 (67 ?) mm ; 5847A, 115 (51?) mm; La 158/12.
«Deux exemplaires peuvent être rapportés à cette espèce (A. vulgaris D.B.)... Trouvé à
Lasgoré. » (V.)
Sur ces spécimens Lataste (1885 : 481 n.) écrivait : «Quant aux Acanthodactyles
rapportés par G. Révoil du pays des Çomalis, aucun ne méritait et ne portait plus le nom de
vulgaris dans la collection du Muséum. Les deux sujets que je suppose avoir donné lieu à la
confusion sont actuellement et avec raison dénominés Ac. Savignyi Audouin. Ils portent
l’indication «A. 2452, 1881, 157 » et le numéro découpé 5847.»
Boulenger (1887 : 66 ; 1921 : 63) a placé ce binôme dans la synonymie d'A. pardalis, ce
qui n’a pas été remis en cause. Guibé (1954) ne cite pas ces spécimens, dont l'identification a
été contrôlée, selon une note manuscrite du fichier, en juillet 1978, par Alfredo Salvador ; une
autre note, de B. Lanza 1977, met en doute l’exactitude de l’origine géographique.
= Acanthodactylus pardalis (Lichtenstein, 1823).
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section A, n° 1, supplément : 59-71.
Les types d’Amphibiens Gymnophiones
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Jean Lescure
Résumé. — Seize types d’Amphibiens Gymnophiones sont enregistrés dans les collections du
Muséum national d’Histoire naturelle. Aux dix signalés par Guibé (1950) s’ajoutent trois types de taxons
décrits depuis cette date et trois autres retrouvés dans les collections : l’holotype de Coecilia rostrata
Cuvier, 1829, les syntypes de Coecilia interrupta Cuvier, 1829, et un paratype de Scolecomorphus
uluguruensis Babour et Loveridge, 1928. Les types de tous les taxons décrits par les Herpétologistes
français du xix" siècle sont dans les collections du Muséum de Paris.
Abstract. — Sixteen types of Gymnophiona Amphibia are registred in the collections of Muséum
national d’Histoire naturelle. At ten types mentioned by Guibé (1950), we add three of taxons described
since this year and other three found again in the collections : the holotype of Coecilia rostrata Cuvier,
1829, the syntypes of Coecilia interrupta Cuvier, 1829, and one paratype of Scolecomorphus uluguruensis
Babour et Loveridge, 1928. The types of all taxons described by the French Herpetologists of
xixth century are in the collection of Museum of Paris.
J. Lescure, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens ), Muséum national d'Hisloire naturelle . 25 . rue Cuvier ,
75231 Paris Cedex 05 .
Avant 1960, on ne comptait qu’une seule famille et 77 espèces d’Amphibiens Apodes ou
Gymnophiones. Taylor (1960, 1968, 1969a et b) décrivit trois nouvelles familles, treize
nouveaux genres et trente-deux nouvelles espèces ou sous-espèces. On connaît maintenant
167 espèces de Gymnophiones (Wake, 1986) regroupées par Laurent (1984, 1986) en six
familles. Lescure, Renous et Gasc (1986) ont proposé une nouvelle classification : les trente-
cinq genres connus sont classés dans dix familles, dont quatre nouvelles, six superfamilles,
quatre infraordres et deux sous-ordres (cf. tabl. I).
Si la collection du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris ne possède actuellement
que trente-cinq espèces de Gymnophiones, elle comprend néanmoins des types très remar¬
quables en particulier par leur ancienneté : les deux de Daudin (1803), les trois de Cuvier
(1829), les trois de Duméril et Bibron (1838) et les deux d’Auguste Duméril (1863). Le
catalogue des types d’Amphibiens du Muséum national d’Histoire naturelle établi par Guibé
(1950) signalait dix types de Gymnophiones; le présent travail en ajoute trois omis dans ce
catalogue et trois autres de taxons décrits après 1950 à partir du matériel du Muséum de Paris.
Il est écrit à la page 280 du tome 8 de l’Erpétologie générale (Duméril et Bibron, 1841) :
« Les dix-huit premières feuilles du présent volume avaient été présentées à l’Académie des
Sciences, au mois d’août 1838; nous l’avons déclaré dans l’avertissement qui précède le
tome V, p. iv ». Voici l’extrait de cet avertissement : « nous déclarons que les dix-huit premières
feuilles du huitième volume et la plus grande partie de celui-ci étaient imprimées, il y a
maintenant près d’une année et que, comme ces feuilles ont pu être communiquées, nous
désirons prendre date de cette circonstance ».
En conséquence, en accord avec les articles 7, 8 et 21 du Code international de
Nomenclature zoologique (An., 1985), les taxons nommés dans ces dix-huit feuilles (p. 1-289
du tome 8) sont à dater de 1838 et non de 1841. Ceci concerne en particulier le chapitre IV
traitant du « premier Sous-ordre des Batraciens », c’est-à-dire des Gymnophiones. Les taxons
des groupe-espèces, Coecilia compressicauda, Coecilia oxyura et Siphonops mexieanus, ainsi que
celui du groupe-genre, Rhinatrema, sont donc à dater d’août 1838.
Présentation
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d'espèce et sous-espèce à l’intérieur de leur
famille actuelle selon la nouvelle classification de Lescure et al. (1986).
Après le nom original complet, accompagné de sa référence bibliographique, viennent les
renseignements sur le matériel-type : le numéro d’enregistrement dans la collection du Muséum national
d’Histoire naturelle de Paris (MNHNP), entre parenthèses la longueur actuelle du spécimen (en mm), le
statut typique, le lieu de la récolte, en précisant entre parenthèses si elle est la localité-type.
Nous nous sommes aperçus que les mesures des spécimens conservés depuis fort longtemps dans
l’alcool pouvaient sensiblement varier d’un auteur à l’autre ; ceci est dû au fait que ces spécimens sont
souvent contractés et sur les radiophotographies, la colonne vertébrale fait parfois apparaître une
succession de courbes sinusoïdales. Mesurer ces exemplaires fragiles en les étirant au maximum est délicat.
Les commentaires qui suivent concernent les indications des catalogues du Muséum ou des auteurs
sur le matériel-type, la localité-type, le statut typique ou nomenclatural du taxon. À la fin est mentionné le
statut actuel du taxon.
Tableau I. — Classification de l’ordre des Gymnophiones
selon Lescure, Renous et G asc, 1986
1 er Sous-ordre : Rhinatrematoidei Lescure et al., 1986
a — Infraordre : Epicriidei Lescure et al., 1986
Superfamille : Epicrioidea Fitzinger, 1843
Familles : Epicriidae Fitzinger, 1843 (= Ichthyophiidae Taylor, 1968)
Uraeotyphlidae Nussbaum, 1979
b — Infraordre: Rhinatrematidei Lescure et al., 1986
Superfamille : Rhinatrematoidea Nussbaum, 1977
Familles : Rhinatrematidae Nussbaum, 1977
Scolecomorphidae Taylor, 1969
2‘ Sous-ordre : Caeciliaoidei de Blainville, 1816 1
a — Infraordre : Siphonopidei Lescure et al., 1986
Superfamille : Siphonopoidea Bonaparte, 1850
Familles : Geotrypetidae Lescure et al., 1986
Siphonopidae Bonaparte, 1850
1. Selon la récente décision de la Commission internationale de Nomenclature zoologique (Opinion 1462, cf. Bull .
Zooi Nom ., 1987, 44 : 263-264), le radical du nom générique Caecilia doit être désormais Caeeilia - et non Caecili -,
— 61 —
b — Infraordre : Caeciliaidei de Blainville, 1816
Superfamille : Caeciliaoidea Rafinesque-Schmaltz, 1814
Familles : Oscaeciliaidae Lescure et al., 1986
Caeciliaidae Rafinesque-Schmaltz, 1814
Superfamille : Typhlonectoidea Taylor, 1968
Familles : Potamotyphlidae Lescure et al., 1986
Typhlonectidae Taylor, 1968
Sous-ordre des RHINATREMATOIDEI Lescure, Renous et Gasc, 1986
Famille des Epicriidae Fitzinger, 1843
(= Ichthyophiidae Taylor, 1968)
1. Ichthyophis laosensis Taylor, 1969. Karts. Univ. Sci. Bull., 98 (9) : 292, fig. 7-9.
MNHNP 1928-95 (318 mm) : holotype par monotypie ; Xieng-Khouang (localité-type),
Haut-Laos ; J. Delacour.
Taylor (1969a) indique le Haut-Laos comme localité-type, nous restreignons celle-ci à
Xieng-Kouang, expressément mentionné comme le lieu de récolte de l’holotype dans le
catalogue d’enregistrement des collections.
Statut : Ichthyophis laosensis Taylor, 1969.
Famille des Uraeotyphlidae Nussbaum, 1979
2. Coecilia oxyura Duméril et Bibron, 1838. Erpétologie générale, 8 : 280.
MNHNP 4271 (300 mm) et 4271A (255 mm) : syntypes ; côtes de Malabar (localité-type) ;
Dussumier.
Duméril et Bibron (1838) ne signalent pas le nombre de spécimens rapportés par
Dussumier et décrits par eux. Les anciens catalogues du Muséum en mentionnent toujours
deux mais Auguste Duméril (1863) évoque l’existence d’un troisième type provenant de la
collection Dussumier. À notre avis, il a attribué à cette collection un exemplaire de la même
espèce, omis dans la liste, provenant aussi de la côte de Malabar, et donné au Muséum de
Paris en 1843 par Frontanier. Guibé (1950) mentionne les deux syntypes de C. oxyura. La
désignation de la localité-type a été faite par Duméril et Bibron, 1838.
Le spécimen 4271 n'est autre que celui qui a été nommé 4271 B par Taylor (1968 : 708) ;
c’est le seul, dont Duméril et Bibron (1838) ont donné les dimensions dans leur description
originale. Pour cette raison, nous le choisissons comme le lectotype de l’espèce. 4271A en
devient le paralectotype.
Coecilia oxyura est l’espèce-type du genre Uraeotyphlus Peters, 1879, lui-même genre-type
de la sous-famille des Uraeotyphlinae Nussbaum, 1979, ou de la famille des Uraeotyphlidae
(Lescure et al., 1986).
Statut : Uraeotyphlus oxyurus (Dum. et Bibr., 1838).
- 62 —
Famille des Rhinatrematidae Nussbaum, 1977
3. Caecilia bivittata Guérin-Méneville, 1831-1837. Iconographie du Règne animal de G. Cuvier;
pl. 25, fig. 2, 2a et 2b.
MNHNP 585 (205 mm) : holotype par monotypie ; Cayenne (localité-type) ; coll.
Dupont.
Le nom Coecilia bivitata Cuvier, 1829 (p. 100, note 2) est un nomen nudum (Taylor,
1968 ; Nussbaum et Hoogmoed, 1979) mais celui imprimé sur la planche 25 de l’Iconographie
du Règne animal (fig. 1) est valide. La date de publication de cette planche ne peut être située
qu’entre mai 1830 et décembre 1837 (Cowan, 1971) et même entre 1831 et 1837 car elle n’est
pas citée dans la traduction anglaise du Règne animal (Griffiths et Pidgeon, 1831).
Duméril et Bibron (1838) affirment nettement que l’espèce ne leur est connue que par un
seul individu, celui qui a été observé par Cuvier et figuré dans l’Iconographie de Guérin ainsi
que dans l’Atlas de leur Erpétologie générale (A. M. C. Duméril, G. Bibron et A. Duméril,
1854, pl. 85, fig. 4 et 4a). Dunn (1942) mentionne ce spécimen comme le type du taxon mais
avec l’ancien numéro de rangement du bocal le contenant (le 8). Guibé (1950) le signale
comme l’holotype du même taxon sous son vrai numéro mais considère à tort l’espèce comme
synonyme d ' Ichthyophis glutinosus. La localité-type, Cayenne, a été désignée par Duméril et
Bibron (1838) et confirmée par A. Duméril (1863).
L’holotype de Caecilia bivittata a servi de base à Duméril et Bibron (1838) pour la
diagnose de leur genre Rhinatrema et la description de l’espèce. Il a aussi été utilisé par Taylor
(1968) pour la redescription de celle-ci. Les études ostéologiques du genre Rhinatrema par
Nussbaum (1977) sont fondées sur un autre spécimen de la collection du Muséum de Paris,
l'exemplaire MNHNP 99-101, qui ne provient pas de Guyane française mais du Brésil (rivière
Lunier, Territoire de l’Amapa).
Statut : Rhinatrema bivittatum (Guérin-Méneville, 1831-37).
Famille des Scolecomorphidae Taylor, 1969
4. Scolemorphus lamottei Nussbaum, 1981. Copeia, 2 : 265.
MNHNP 1979-1441 (318mm) : holotype; 1979-7444 (196mm) : paratopotype. Mont
Oku, 2 300m (localité-type); Cameroun; M. Lamotte.
Les paratopotypes MNHNP 1979-7442 et 7443 portent maintenant les numéros
UMMZ 174495-96 (Université de Michigan, Muséum de Zoologie). Le crâne et les pièces
osseuses numérotées UMMZ 174497 par Nussbaum (1985) sont en réalité des fragments du
paratopotype UMMZ 174496 (Nussbaum, comm. pers.). La localité-type a été désignée par
Nussbaum (1981).
Nussbaum (1985) a établi un nouveau genre Crotaphatrema pour les Scolecomorphus de
l’Ouest-africain (= groupe lamottei de Lescure et al ., 1986).
Statut : Crotaphatrema lamottei (Nussbaum, 1981).
* JÏHSlW ( «P 1 f 2.
a Ooilia f>tt>
Planche 25 de 1’ « Iconographie du Règne animal de G. Cuvier » par Guérin-Méneville,
— 64 —
5. Scolecomorphus uluguruensis Barbour et Loveridge, 1928. Mém. Mus. comp. Zool. Harvard,
50 (2) : 180.
MNHNP 1931-60 (236 mm) : paratype ; Nyingwa, mont Uluguru (localité-type), Tan¬
zanie ; A. Loveridge et T. Barbour.
Ce spécimen, obtenu par échange du Museum Comparative of Zoology de Harvard en
1931, n’a pas été signalé par Guibé (1950). La localité-type a été désignée par les auteurs du
taxon.
Statut : Scolecomorphus uluguruensis Barbour et Loveridge, 1928.
Sous-ordre des CAECILIAOIDEI de Blainville, 1816
Famille des Geotrypetidae Lescure, Renous et Gasc, 1986
6a. Geotrypetes angeli Parker, 1936. Zoôl. Meded., Leiden , 19 : 100.
6b. Geotrypetes pseudoangeli Taylor, 1968. Caecilians of the world : 718.
MNHNP 1920-190 (224 mm), 1920-190A (234 mm) et 1920-190B (234 mm) : paratypes de
Geotrypetes angeli , devenus aussi paratypes de Geotrypetes pseudoangeli ; Beyla (Guinée) ;
Chabanaud.
Inclus dans le catalogue de Guibé (1950) comme les paratypes de Geotrypetes angeli mais
sous un seul numéro (le 1920-190), ces trois spécimens portent maintenant les numéros
indiqués ci-dessus et non les numéros 1920-190 a, b, c mentionnés par Taylor (1968).
L’holotype de G. pseudoangeli (EMT-HMS 4679) a été récolté près de Ganta au Libéria
mais Taylor (1968) ne désigne pas expressément de localité-type.
Statut : Geotrypes pseudoangeli Taylor, 1968.
7. Coecilia rostrata Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2 e éd., 2 : 100, note 1.
MNHNP 4270 (328 mm) : holotype par monotypie ; Seychelles ; Dussumier.
Guibé (1950) ne mentionne pas de type de Coecilia rostrata dans son catalogue; il
communiqua cependant certains renseignements à Parker (1958) qui lui demandait si les deux
spécimens signalés par Duméril et Bibron (1838), probablement observés par Cuvier,
existaient toujours dans les collections du Muséum. Parker (1958) considère ces deux
exemplaires comme des syntypes de Coecilia rostrata , désigne celui numéroté 4270 comme le
lectotype du taxon et pense que son lieu de récolte est Mahé. Le deuxième exemplaire, le
n° 558, donné par d’Orbigny après son voyage en Amérique méridionale (1826-1834) est
inscrit comme provenant de ce continent, plus précisément de Majos (?). Duméril et Bibron
(1838) ont émis un sérieux doute sur cette indication d’origine et A. Duméril (1863) est encore
plus péremptoire. En fait, l’espèce nommée par Cuvier (1829) s’est avérée endémique des
Seychelles et le n° 558 provient probablement de Mahé (Parker, 1958).
Duméril et Bibron (1838) n'écrivent pas que Cuvier a vu les deux spécimens cités ci-
dessus, or celui de d’Orbigny est arrivé à Paris après la publication de la deuxième édition du
65 -
Règne animal (Cuvier, 1829), tandis que celui de Dussumier y est parvenu entre 1824 et 1828
(R. Bour, comm. pers.). Un seul spécimen a été observé par Cuvier avant 1829 : il y a donc un
holotype par monotypie de Coecilia rostrata, l’espèce-type du genre Hypogeophis Peters, 1879.
La localité-type est Mahé (Parker, 1958). La sous-espèce nominale serait confinée aux îles
Mahé, Silhouette (Taylor, 1969a), Sainte-Anne et Cerf (Taylor, 1968).
Statut : Hypogeophis rostratus rostratus (Cuvier, 1829).
8. Geotrypetes seraphini occidentalis Parker, 1936. Zoôl. Meded., Leiden, 19 : 99.
MNHNP 1920-188 (319 mm), 1920-189 (259 mm) et 189A (251 mm) : syntypes ; Beyla
(Guinée) ; Chabanaud.
Parker (1936) n’a désigné ni holotype, ni paratypes comme le souligne Taylor (1968).
Les spécimens du Muséum de Paris ne sont donc pas des paratypes comme le croyait Guibé
( 1950) mais des syntypes. La localité-type est l’Afrique de l'Ouest, de la Guinée au Ghana
(Taylor, 1968).
Statut : Geotrypetes seraphini occidentalis Parker, 1936.
9. Caecilia seraphini A. Duméril, 1861. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 10 : 222.
MNHNP 1256 (240mm), 1256A (175mm) et 1256B (287 mm) : syntypes; Gabon
(localité-type) ; Aubry-Lecomte.
A. Duméril mentionne cinq exemplaires de cette espèce, récoltés par Aubry-Lecomte au
Gabon, dans sa description de 1861 et dans celle de 1863. Deux syntypes de C. seraphini n’ont
donc jamais été enregistrés dans les catalogues du Muséum de Paris, établis en 1860-62. Nous
désignons comme lectotype de Caecilia seraphini le spécimen 1256B, mesuré par A. Duméril
(1861), les paralectotypes sont 1256 et 1256A.
Guibé (1950) a mentionné les trois syntypes sous le même n° 1256. Taylor (1968) a
nommé 1256A le spécimen étiqueté maintenant 1256B; son «12566» est une erreur
typographique pour le n° 1256. La localité-type a été désignée par A. Duméril (1861).
Caecilia seraphini est l’espèce-type du genre Geotrypetes Peters, 1880, qui est inéluctable¬
ment le genre-type de la famille des Geotrypetidae.
Statut : Geotrypetes seraphini seraphini (A. Duméril, 1861).
Famille des Siphonopidae Bonaparte, 1850
10. Coecilia interrupta Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2 e éd., 2 : 100, note 1.
MNHNP 4272 (202 mm) : syntype ; Surinam ; Levaillant. MNHNP 4273 (418 mm) et
4274 (377 mm) : syntypes ; Brésil ; Ménétriés.
Duméril et Bibron (1838) écrivent que la Coecilia interrupta de Cuvier est «établie
d’après un ou deux exemplaires de leur Siphonops annulatus » ; ils jugent, en effet, que Coecilia
interrupta , est synonyme de Siphonops annulatus (Mikan). Ils mentionnent que des spécimens
de cette espèce leur ont été envoyés par Ménétriés Langsdorff, Leprieur et Levaillant.
1. Duméril et Bibron écrivent par erreur Ménestriés.
— 66 —
Les catalogues du Muséum ne citent nulle part Langsdorff comme le donateur d'un S.
annulatus mais il faut se souvenir que Ménétriés était un entomologiste français qui
accompagna Langsdorff au Brésil de 1822 à 1825 (Papavero, 1971). Les spécimens 4273 et
4274 ont donc été donnés soit par Ménétriés et Langsdorff soit par Ménétriés au nom de
Langsdorff.
Ces spécimens et celui de la collection Levaillant ont été déposés au Muséum et vus par
Cuvier avant la publication de la deuxième édition du Règne animal (1829) tandis que ceux de
Leprieur sont arrivés après. Le matériel-type de Coecilia interrupta Cuvier comprend donc les
spécimens 4272, 4273 et 4274 de la collection du Muséum de Paris, dont assurément « les
lignes blanches des anneaux ne se correspondent par en-dessous ». Je désigne comme lectotype
de Coecilia interrupta, le spécimen 4272, le mieux conservé, provenant du Surinam et de la
collection Levaillant. La localité-type est le Surinam.
Taylor (1968) pensait que le ou les types de C. interrupta étaient perdus, car leur
existence n’avait été signalée ni par Dunn (1942) ni par Guibé (1950). Dunn (1942) écrit que le
type de Siphonops annulatus (Mikan) est au Muséum de Paris et porte le n° 15 (un ancien
numéro de rangement de bocal). Selon le fichier du Muséum ce « n° 15 » n’est autre que le
spécimen 4273, donné par Ménétriés au Muséum de Paris après la description de C. annulata
Mikan, 1820, car Ménétriés partit au Brésil avec Langsdorff en 1822 (Papavero, 1971).
Aucune source ne nous permet de supposer que le type de Caecilia annulata Mikan aurait été
déposé au Muséum de Paris et nous ignorons où il est actuellement. Dunn (1942) cite dans son
matériel examiné de S. annulatus le n° 4272 par l’ancien numéro de rangement de son bocal, le
15b, mais ne fait aucune mention du 4274 qui était dans le bocal 15a.
Statut : Siphonops annulatus (Mikan, 1820).
11. Siphonops mexicanus Duméril et Bibron, 1838. Erpétologie générale, 8 : 284.
MNHNP 4275 (365 mm) : holotype par monotypie ; Mexique (localité-type) ; Ducom-
MUN.
Duméril et Bibron (1838) ne disent pas s’ils ont examiné plusieurs exemplaires mais leur
description originale ne se fonde que sur un seul spécimen. A. Duméril (1863) mentionne
expressément qu’il n’y a qu’un seul type dans les collections du Muséum : il s’agit du spécimen
4275, déjà signalé par Guibé (1950). Le numéro 5c mentionné par Dunn (1942) est un ancien
numéro de rangement du bocal contenant l’holotype. La localité-type a été désignée par
Duméril et Bibron (1838).
Siphonops mexicanus est l’espèce-type du genre Dermophis Peters, 1879, sur lequel est
fondée la sous-famille des Dermophiinae Taylor (1969b) élevée au rang de famille par
Laurent (1984), et nom plus récent pour Siphonopidae Bonaparte, 1850 (Dubois, 1985;
Lescure et al., 1986).
Statut : Dermophis mexicanus mexicanus (Duméril et Bibron, 1838).
12. Pseudosiphonops ptychodermis Taylor, 1968. Caecilians of the world : 585.
MNHNP 593 (261 mm) : holotype par monotypie; Brésil (localité-type); Lecomte.
Ce spécimen avait été déterminé et décrit comme un Siphonops ( = Chtonerpeton)
indistinctum par A. Duméril (1863) et comme un Siphonops annulatus par Dunn (1942), qui le
67 —
désignait par le numéro de rangement (le 17) du bocal le contenant. La localité-type a été
désignée par Taylor (1968).
Pseudosiphonops est un genre monospécifique.
Statut : Pseudosiphonops ptychodermis Taylor, 1968.
13a. Rhinatrema unicolor A. Duméril, 1863. Mém. Soc. imp. Sci. nat. Cherbourg, 9 : 321.
MNHNP 581 (190 mm) : lectotype ; 581A (177 mm) et 581B (204 mm) : paralectotypes.
Cayenne (localité-type) ; Ch. Sa vigny.
13b. Rhinatrema concolor A. Duméril, 1863. Mém. Soc. imp. Sci. nat. Cherbourg, 9 : pi. I,
fig. 6 et 7.
MNHNP 581A (177 mm) : holotype par monotypie ; Cayenne (localité-type) ; Ch. Savigny.
Auguste Duméril (1863) mentionne quatre exemplaires (« a-d ») dans sa collection
originale. Le catalogue d’enregistrement le plus ancien du laboratoire, établi entre 1860 et
1862, signale aussi quatre exemplaires et précise en interligne qu’un spécimen est sorti des
collections en 1879. Il ne reste plus que trois syntypes de R. unicolor au Muséum de Paris
(Guibé, 1950). Dunn (1942) les a cités par l’ancien numéro de rangement du bocal les
contenant (le 6). Taylor (1968) a désigné comme lectotype de R. unicolor le spécimen 581 et
comme paralectotypes les 581 A et B, mais, selon leurs étiquettes, sa numérotation A et B doit
être inversée. La localité-type a été désignée par A. Duméril (1863).
Le nom du taxon sur la planche I, figures 6 et 7 (A. Duméril, 1863), et non 6-8 selon
Guibé (1950), est Rhinatrema concolor et non unicolor-, c’est un lapsus calami dénoncé par
Taylor (1968) mais le nom est cependant valide, car il se réfère expressément aux figures 6 et
7, où l’animal est représenté en entier. Il est tout à fait normal de supposer que le dessinateur a
voulu reproduire le nombre de plis de son modèle pris parmi les syntypes de R. unicolor. Il
semble qu’il ait considéré comme complets des plis presque complets mais bien visibles
latéralement. L’exemplaire illustré à la figure 6 est le n° 581 A, un paralectotype de R. unicolor,
qui s’avère donc être l’holotype par monotypie de Rhinatrema concolor. Agissant en tant que
premier réviseur et dans l’intérêt de la stabilité de la nomenclature (art. 24 du Code de
Nomenclature Zoologique), je déclare que Rhinatrema unicolor A. Duméril, 1863, a primauté
sur Rhinatrema concolor A. Duméril, 1863, son synonyme, et que l’orthographe de son nom est
son orthographe originale correcte.
Statut : Microcaecilia unicolor (A. Duméril, 1863).
Famille des Caeciliaidae Rafinesque-Schmaltz, 1814
14. Coecilia albiventris Daudin, 1803. Hist. nat. gén. part. Reptiles, 7 : 423, pl. 92, fig. 1.
MNHNP 840 (600 mm) : holotype par monotypie ; Surinam (localité-type) ; Levaillant.
Comme le signale Guibé (1950), le Muséum possède toujours le spécimen de la collection
Levaillant décrit et figuré par Daudin (1803, pl. 92, fig. 1 et non fig. 2 comme il est écrit
p. 423). Duméril et Bibron (1838) affirment qu’ils n’ont toujours qu’un seul échantillon de ce
taxon et qu’il provient du Surinam. A. Duméril (1863, pl. I, fig- 1 et 9) en a représenté une vue
- 68
latérale de la tête et les écailles d’un anneau. Dunn (1942) l’a cité sous son ancien numéro de
rangement (le 9). Taylor et Peters (1974) doutent que ce spécimen n° 840 soit le type de C.
albiventris parce qu'il ne correspondrait pas aux mesures de Daudin : « 1 pied, 8 pouc., 5 lign.
(approximatively 498 mm) » alors qu’il mesure selon lui 620 mm, soit une différence de près de
120 mm. Cependant, les anciennes mesures françaises ne coïncident pas avec les anglaises :
1 pied, 8 pouces, 5 lignes équivalent à 552 mm et le n° 840 mesure actuellement 600 mm. La
différence de 48 mm paraît assez compréhensible si l’animal était contracté au début de sa
conservation. De plus, l’exemplaire n° 840, toujours l’unique Caecilia albiventris ou tentaculata
des collections du Muséum, a les cent cinquante-deux plis comptés par Daudin et le jeu de
taches blanches indiqué sur la figure 1 de la planche 92. La localité-type a été désignée par
Daudin (1803).
À la suite de Gray (1850) et Boulenger (1882), les auteurs ont considéré Caecilia
albiventris comme un synonyme de Caecilia tentaculata Linné, 1758. Taylor et Peters (1974)
distinguent à nouveau les deux taxons et mentionnent un véritable Cécilie à ventre blanc de
Santa Cecilia (Équateur) (USNM 111968) alors que les Caecilia tentaculata sont de couleur
uniforme (bleu clair en vie).
Nussbaum et Hoogmoed (1979) n’évoquent pas la validité de Caecilia albiventris mais
pensent que les jeunes de leur C. tentaculata ont un ventre clair se colorant progressivement et
que les adultes ont un ventre tacheté ou coloré uniformément. Le petit nombre de spécimens
dans les collections ne permet pas encore de s’assurer si Caecilia albiventris et C. tentaculata
sont une seule et même espèce ; nous les distinguons provisoirement.
Statut : Caecilia albiventris Daudin, 1803.
15. Coecilia lombricoïdea Daudin, 1803. Hist. nat. gén. part. Reptiles, 7 : 420, pl. 92, fig. 2.
MNHNP 4264 (528 mm) : holotype par monotypie ; Surinam (localité-type) ; Levail-
lant.
Ce spécimen est représenté sur la planche 92, figure 2 de Daudin (1803) (et non figure 1,
comme celui-ci l’écrit à la page 420, et planche 94, figure 1, comme l’indique Guibé (1950) dans
son catalogue de types). Il a été mentionné par Dunn (1942) sous l’ancien numéro de
rangement du bocal le contenant (le 12). L’orthographe originale du taxon n’est pas
lumbricoidea (A. Duméril, 1863; Guibé, 1950), mais lombricoïdea. La localité-type, le
Surinam, a été désignée par Daudin (1803). Par erreur, Taylor (1968 : 308) cite comme type
catalogué par Guibé (1950) le n° 840 (le type de C. albiventris) alors qu’il s'agit bien du n° 4264.
Taylor (1968 : 388) écrit que deux spécimens étaient inscrits comme types dans les
catalogues du Muséum de Paris. En fait, il y a des contradictions dans les citations du matériel
déposé au Muséum de Paris à l’époque de Daudin (1803) et des Duméril (1838, 1863).
Daudin dans sa description originale n’étudie et ne fait état que d’un seul spécimen
appartenant à la collection Levaillant et récolté au Surinam. Il y a donc un seul type de C.
lombricoïdea, un holotype par monotypie.
Cela ne veut pas dire que Daudin n’ait pas vu d’autres spécimens de l’espèce provenant
ou non de la collection Levaillant. En effet, Duméril et Bibron (1838 : 276) déclarent :
« Cette espèce a été trouvée à Surinam par Levaillant, duquel nous en tenons deux
exemplaires. La collection en renferme un troisième dont nous ne connaissons pas l'origine ».
69
D’après ces auteurs, il y avait donc un autre exemplaire de la collection Levaillant et il n’est
pas impossible qu’il ait été vu par Daudin. Auguste Duméril (1863) ne cite plus de deuxième
exemplaire de Levaillant mais fait mention d’un spécimen d’origine inconnue (le 3 e de
Duméril et Bibron) et de trois autres récoltés à Cayenne mais envoyés après la publication du
tome 8 de l’Erpétologie générale (1838 pour la partie Cécilie), l’un en 1845 par de Saint-
Amand et les deux autres par Mélinon en 1862 (cf. catalogue des entrées n° 41 du laboratoire).
L’ancien catalogue d'enregistrement des collections établi en 1860-1862 mentionne la même
liste de matériel qu’Auguste Duméril (1863) mais il est ajouté le sigle T (= type) pour les
numéros 4264 et 4265 (celui d’origine inconnue). Les fiches plus récentes, rédigées à partir de
1912, des spécimens cités par A. Duméril (1863) portent l’inscription « type » et attribuent le
n° 4265 à la collection Levaillant. Rien ne permet d’affirmer une telle chose, le spécimen 4265
est toujours cité d’origine inconnue dans les anciens catalogues et par A. Duméril (1863). La
mention des deux spécimens provenant de Levaillant dans les collections actuelles du
Muséum (Dunn, 1942; Taylor, 1968; fichier Muséum) est donc erronée.
Statut : Caecilia gracilis Shaw, 1802.
Famille des Typhlonectidae Taylor, 1968
16. Coecilia compressicauda Duméril et Bibron, 1838. Erpétologie générale, 8 : 278.
MNHNP 4269 : lectotype ; 4268, 4268A, 4268B : paralectotypes. Cayenne ; Leprieur.
Duméril et Bibron (1838) précisent que plusieurs individus de leur nouvelle espèce ont été
envoyés au Muséum par M. Leprieur ; les catalogues du Muséum en mentionnent toujours
quatre. La désignation par Guibé (1950) d’un holotype (le n°4269) et de paratypes (n° 4268)
n’est pas valide selon le Code international de Nomenclature zoologique (art. 73) car elle n’a
pas été faite par les auteurs du taxon. Cependant on peut admettre que Guibé (1950) a alors
désigné le lectotype et les paralectotypes ; ceci est justifié par le fait que le n° 4269 est le seul
adulte de la série-type et celui qui a été mesuré par Duméril et Bibron (1838). Nous
considérons donc, selon les recommandations du Code (art. 74b), le spécimen 4269 comme le
lectotype de Coecilia compressicauda et les numéros 4268, 4268A et 4268B comme des
paralectotypes. Dunn (1942) a mentionné le matériel-type de C. compressicauda mais avec
l’ancien numéro de rangement du bocal le contenant (Paris 18).
Pour les anciens auteurs, Cayenne était synonyme de Guyane française. Tout le matériel
de Leprieur, qui a beaucoup exploré l’intérieur de la Guyane, est dit « envoyé de Cayenne ».
En Guyane française, Typhlonectes compressicaudus n’a été récolté jusqu’à maintenant que
dans les marais de Kaw (Lescure, 1981 ; Peters, 1874) et dans un marécage près de l’aéroport
de Rochambeau (un seul exemplaire). C’est une espèce aquatique du bassin amazonien et non
de l’ensemble guyano-amazonien ; on ne l’a jamais observé au Surinam (Nussbaum et
Hoogmoed, 1979) ni à l’ouest de Cayenne. Mais comme le Caïman noir, il paraît avoir pénétré
jusqu’à l'est de Cayenne par les marécages côtiers et en Guyana par les savanes inondées du
Rupununi (Lescure, 1986). En conséquence, la localité-type, Cayenne, désignée par Dunn
(1942), est restreinte ici à Kaw.
La viviparité de l’espèce a été signalée pour la première fois non par Peters (1874) mais
- 70 —
par Duméril et Bibron (1838 ou 1841 : 289) 1 qui, toutefois, ne citent pas expressément
l'espèce concernée. Cependant, le seul Gymnophione aquatique, connu de Duméril et Bibron
(1838) et observé à Cayenne par Leprieur, est précisément la Cécilie queue-comprimée.
Caecilia compressicauda est l’espèce-type du genre Typhlonectes Peters, 1879, lui-même
genre-type de la famille des Typhlonectidae Taylor, 1968 (Lescure et al., 1986).
Statut : Typhlonectes compressicaudus (Dum. et Bibr., 1838).
Remerciements
Je remercie vivement M. le Pr. Brygoo, Directeur du Laboratoire de Zoologie (Reptiles et
Amphibiens) du Muséum pour ses avis et la lecture de ce catalogue. La photographie de la planche 25 de
l’Iconographie de Guérin-Méneville a été réalisée par M. P. Lafaite de la Bibliothèque centrale du
Muséum.
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1. Il nous semble que ce paragraphe ajouté sans transition après la description de Rhinatrema hivittatum ait été
imprimé après la parution des dix-huit premiers feuillets en 1838. Il n'est fait aucune allusion à cette découverte de la
viviparité des Cécilies dans les généralités sur les Batraciens (8 : 1-258) publiées en 1838.
- 71
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Achevé d'imprimer le 27 juillel 1988
Le Bulletin du 4 e trimestre de l’année 1987 a été diffusé le 10 juin 1988
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