BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
([MIL
([* 10 ,
de la terre
18
N" 98 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1972
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : P'' M. Vachon.
Comité directeur : P’'® Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr. M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : P. Dupé hier.
Conseiller pour l’illustration ; Dr. N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d^Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs au.x diverses branches de la Science.
Les tomes l à 34 (1895-1928), constituant la R® série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2® série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3® série est divisé on six sections (Zoologie -— Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’ilomme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser ;
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue GeolTroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9002-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue GeolTioy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3® série, n° 98, novembre-décembre 1972, Sciences de la Terre 18
L’évolution du genre Theridomys à l’Oligoeène moyen.
Intérêt biostratigraphique ^
par Moiiiquf! Vianey-Liavd *
Résumé. L’élndc du genre Theridomys Jourdan dans vingt-deux gisements uligoeènes,
depuis le niveau de Ilooglnilsel jusqu’au niveau d’Antoingt, a permis de mettre en évidence deux
lignées é\'olutives correspondant respeciiveinent aux sous-geures Blainoillimys et Theridomys. Les
différentes étapes pour chacune des lignées évolutives sont : Theridomys IBlaiindllimys} lanfiei
Vianey-Liaiul — T. [B. gre^unus Sclilusser — T. [B.] hidmeri Vianey-Liaud T. iB.) hletitioiUei
(îervais ; Theridomys iTheridoioys) miimliUs Aymard 'T. (7 .) honduelU ll.arteti T. l/'.i mnjor
Depéret — T. [T.) le.mhtunu lis Brax iird. (jrilcc à la mise en évidence de ces dix crses étafies on a
pu distinguer entre li'S gisemiuils repères d' Ilooglnilsel et d'Anloingl quatre niveaux il’anlin,
-Mus-de-CtOl, Monlalhaii, l.es iJiapelins) alors ipie jusqu’à préseul ou n’eu comiaissail ifu’iin seul
(.VIontalhanb L’étuilc morphologi(|ue el hiométrique d’un grand uoinine de spécimens nous a permis
de caractériser chaque sous-genre el cliaque espèce. tJiaque [ois que c'esi possible, des paraméircs
el des rcjirésentations graphiques sont ulilisés. Nous renuir(|uons qu’au cours de l'éxalulion de
ces deux lignées les processus évolulifs sont presque identiques. Lejicndanl, la \ilessc d’évcdiilion
et le degré al teint au même moment par cinupie caractère soûl différenl.s.
La emiunissancr' plus poussi'-c des diverses étapes de ces deux liguées a tiéi essairemcnl des coii-
séquence.s pour la stratigraphie de l’Oligocène. ,\iusi, le niveau des marnes de l’aiilin (hassin de
Paris;, autrefois cousidiué comme clnul plus ancien que h- niveau des cnlcait'i's de llonzon, apjiaralt
niainlenant plus réecnl.
Abstract. The study of gémis 'Theridomys .lounlaii, in twenty-two oligocène localilics,
from lloogliutsel Icvcl, to .\ntoingt level, allows two evohitixe lineages lu he exposed, correspon-
ding respectixely to lhe suh-genera Blaiiieillimys aud Theridomys. The different stages of each
évolutive linçage are : 1 heridomys ( Blaiiivillimys^ liin^ei \ iauey-Liaud — T. iB.) yre-f>cirius Schlos-
ser— T. [B.) helmeri \ianey-Liaud — 7’. (B.j hluinoillei Gerv ais ; Theridumy.'i (Theridomys) iiyioi-
lili.s Aymard T. (7) hondiielli LiitU'i -- T. \T.) mtijor I lepérci T. iT.) lemhroiiinis ISraxard.
I Ixxing to the different stages ri-cognizi'd, vve ciiiild distiuguish four ievels l’antin, \las-di;-Got,
.Montalban, Les LhapelinsI hetwi-en the standard localilies Ilooglnilsel ami Giloingt, xxhereas
up to the présent lime, xxe knexv only une (Alontalhau). ’l'he morjdiological and Inonietrical study
of many spécimens alloxved us to eharaelerize each suh-geniis and eaeh sjiecies. l'Iaeh time
that it is possihie, parameters aud diagraïus are iised. \Ve notice nearly lhe saine évolutive
proeesses during lhe ex'olutiou of lhese two lineages. Ilowevcr, the speed of évolution aud
the degree reaehed, al lhe saine lime, hy i-aeh eharaeter, are dilfereut.
The more elaliorule kiioxviedge of the dilTerenl stages of these Ixvo lineages is incvitahlv- of
importance for the oligoeene straligraphy. So the “ inarnes de l’unlin’’ ihassin île Paris) lex'id,
formely coiisidi'ied to he oliler lhan calcaires de llonzon ” level, seems noxv to he more récent.
1. Travail réalisé dans le cadre de la Ht’,P 127.
* Equipe lie Recherche associée an CNH.S iiP 261, o Evolution des i'erléhrés », Laboratoire de Paléonto-
logie des fertéhrés. Université de Montpellier II, place E. Bataillon, dlilUO Montpellier UEDEX.
98,1
296
MONIQUE VIANEY-LIAUD
SOMMAIRE
Inthoduction... 298
I. Etude svstf.matique du genbe Theridomijs Jourdan. 299
A. — Sous-genrc Therîdomys Jourdan. 300
]. Theridonn/t Theridoinijx) ariiiatilis Ayinard. . .. 301
Diagnosp. 301
Matériid du Uons'ou (niensuralians, description). 301
Matériel d'HoogbuUel (mensurations, description). 300
Autres gisements. 310
2. Theridofnyx {Thfi'idomijs] bondttelli (Lartet) . 313
Diagnose. 313
Matériel de Pantin (mensurations, description). 313
Matériel de Noisy-le-Sec (mensurations, description). 310
Discussion. 317
3. Theridomi/s {Theridomyx) major Depéret. 318
Diagnose. 318
Matériel de Montallian (mensurations). 318
4. Theridomijs (Theridomyx) lenibronicux Bravard. 320
Matériel d’Aulienas-les-Alpes (mensuralions, description). 320
Matériel de Saint-\ iueent-de-Barbeyrargues. 321
Matériel des Matelles. 323
Les gisements d’Auvergne (l'crrier, Antoingt et « Cournon »). 323
B. — Sous-genre Blainvillimys Steldin et Schauli. 325
1. Theridomijs [Blainvillimys) langei A’iaiiey-Liaud. 320
Diagnose. 320
Matériel d’Aubrelong 1 (mensurations, description). 327
Autres gisements.. 332
2. Theridumys (BUdnvilliinys) gregariux Sclilosscr. 332
Synonymie. 333
Diagnose. 335
Matériel de Lovagny (mensurations, description). 330
3. Theridomyx (Blainvillimys) /leimeri Vianey-Liaud... 339
Alensuralions. 339
Diagnose. 340
Les Lhajielins (description). 340
Mur.s. 341
Saint-Marlin-de-Briatexte. 341
4. Theridomyx {Blainvillimys) blanvillei Gervais . 342
Diagnose. .. 342
Matériel d’Aubenas-les-.\lpes, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, Les .Matelles
(mensurations). 342
Description. 343
l’évolution du genre theridomys 297
II. Résultats ET CONCLUSIONS. 346
A. — Caractéristiques des deux sous-genres. 34()
1. Accroissement de taille des dents jugales. 347
2. Hypsodontie. 350
3. Synclinide 1. 354
4. Autres différences morphologiques. 356
B. — Nouveaux apports à la stratigraphie de l’Oligocène d’Europe occidentale. 359
1. Theridomys bonduelli et les marnes de Pantin. 359
2. Les zones et les Theridomys des gisements d’Auvergne. 359
Références bibliographiques. 361
298
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Intkoduction
l,a famille des Thcridomyidés constitue tiii des troupes les plus originaux parmi les
Rongeurs de ri^oeène supérieur et de l’Oligoeèiie d’Rurope occidentale. De ])lus, les zones
biostratigrapliiques dclinics par L. 'riiAi.Ku [1!,I65, Itlfibi, pour cette période, reposent
essentiellement sur le,s stades évolutifs successifs de ces Rongeurs. Cependant la connais¬
sance de ce groupe est encore très imparfaite, les lignées évolutives n’ont été qu'ébauchées
jusqu’à présent. La eouuai.ssance des dilférentes espèces est incomplète. Très peu d'études
morphologiques [ionssées ont été réalisées depuis le travail de Steiii.iv et Sciiai b (1951)
et, à rexce|)tion de quelques faunes de l'Oligocène moyen du (.Juercy, ou n'a jamais fait
d’étude liiométriquK même sommaire des Théridomyidés oligocènes, \c.tuellcment, il est
possible d’entreprendre une étude plus complète de ces Rongeurs car de nouveaux gise¬
ments sont venus apporter des éléments intéressants pour le dénomlireinent et la définition
des lignées de Tbéridomyinés en particulier, ainsi cju’un matériel relativement plus abon¬
dant.
La présente étude concerne les représentants du genre Theridomijs des gisements immé¬
diatement postérieurs à la Grande Coupure (Ronzon, Iloogbutsel, .\ubrelong 1) jusqu’aux
gisements de la fin de l’Oligocène moyen (Aubenas, Saint-Vincent-de-Rarb(?yrargues).
Parmi h^s Tbéildomyinés étudiés, on a pu individualiser deux lignées évolutives. On
les trouve soit associées, soit séjjarées dans les dilîérenis gisements. Toutes les espèces de
la première' lignée sont rangées dans le sous-genre Theridonii/s du genre Theridontys, celles
de l’autre lignée sont attribuées au sous-getire Blainvillinij/s du genre Theridoitnj.s.
Espèces attribuées au sous-genre Tlwridoiiu/s :
— Theriiioinijs {'rheridiiniijx) Rtefeérctj
— Thundumys [rimridijiiiyx) pxifuiloxiderolitliiciix de Bonis
Tliiindnniiis {'riiefidonri/s) <(idptd llarteuberger
— ThiU'idnitiiis iTlii;ridotiii/x) ni/iKililix Ayinard
— Thuridiiini/s [Thi'.i'idiiinyx) hondwdll. iLartetl
— Theridnmyx {'riieri.duniyxj inajur Depéret
— Thrridiiniys {Tlit-ndiitiiyx) leiithronUiat Bra\ard.
Espèces attribuées au sous-genre Blainvilliinys :
— Thfridoniys iBlaiiwilliinys) rotundidens Schlosser
— Tht^ridoiiiys [Blaimdll'unys) lungei. Vianey-Liaud
— Theridomys [Blainvillunys] gri^garius Schlosser
— Theridomys [Blaiiwillimys) fudmeri Vianey-Liaud
— Theridomys (Blainoilliinys) blaiiwillei Gervais
— Theridomys [Blainvillimys) geminatus (Thaler).
299
l’évolution du genre theridomys
I. lÎTUDK SYSTÉMA'ri()UE
DU GEAHl'; THERIDOMYS .rourdfin, 1837
Espèce-type : Theridomt/.s leinhronicus lîra\ard sp., in Gf.uvais, 1848, pl. XL, VIT,
fig. 1-3, P^-\F sup. siii.
Diagnose originale.
b'ormiilp
1
dpiilaii'p ,
M.
— .Moiairps supérieures a\'ec trois racines, deux petites externes, une plus forte du
côté interne : la eoiironne ». oITre deux replis d'éiriail vers son côté interne et, sur le côté
externe, trois collines ovales plus ou moins grandes, fermées par un reliord commun » ;
longueur de la rangée dentaire supérieure : plus d’un centimètre.
Diagnoses de Po.mei., ISnd ; Steiilin, 1950; Lavogat, 1951 : voir Lavoca i', 1951 ; 74.
Diagnose éme.ndêe. - 'riiéridoiiiyinés piui à moyenneiuenl liypsodontes et téniodontes.
Présence \arial)le ii conslanle «lu synclinide I an.x molaires inférieures. Paracône, méla-
eône, métaconide et entoconidc peu à nullement saillants ; mésolo|die et niésolopdiidc
de lianleiir très \oisine ou identique à celle des autres crète.i. Sinus (simisidc) n'étant
généralement pas ou très raremeni eonlliient avec, riin d(«s synclinaii.x (synclinide). Midaires
inférieures possédant généralement trois racines, une grosse postérieun- et dimx petites
antérieures, les deux antérieures pouvant «•xccpl lonnellement «'tri' fusionnées.
.■\.\ant de coimuencer l'étinli' systématiqui' tics ililTérenti-s espèces, une c«Mirtc «liscus-
sion «les genres Ixofilijriiiis, rin-ridintijis, Trrrhiitinis et Uliüiu'illiniiis «'st nécessairi'. Le genre
Isoptijrlinn Ponu‘1, 1852, est «lélini ainsi jiar l iiAi.Ea (Plfiti : d(i) : («. riiéri«lom\iilés faihlcrnent
livpsodontcs. falldenii'nt ou nnllemeni lénioilonles... » Il l'st «li\isé par «’c mémi- auteur
«m deux sous-genres : l.'mpti/ctiux l’oinel et Treidniini/s Larti't, dilîérniil entre eux par l'alisence
de syneliinile I chez le second. Le type d'Isiiiilijchiix est Ixoptijchus (Ujuatilis Aymard ;
celui de Trechoniys est Treiliniin/x hiindiudli l.arti'l. .Nous allons \üir qu’il n’y a au«:une
raison de ranger ces deux esjièces dans deux genres «liiférenis. Il faut donc ahandonner
run de ces ta.xmis. Trerhoniifx (Lartet, 181)9) ayant été délini postérieurement à Ixoptyclius
(Poinel, 1852), o’est «loue lui qu’il convient di* m; plus utiliser.
Un deuxième jiroljlème se pose ensuite : faut-il conserver le genre f.soplj/chiis créé
pour «lésigner l’espèce tirpnililis nu liien lui préférer le genre Tfifridniin/x. C'est c«‘lt«‘ «lernière
solution «pii a été retenue. En elfi'i les es|iée«'s nipiitùlis «•! IxindnfUi sont elVeittivenient
peu liypsodontes et téniodontes mais !«■ plan dentaire est «léjîi le meme tfiie celui «le V’/nvt-
dniiiijs iiiaptr ou Theriduinys U’inUrindciix où la surface de la couronne est constituée par
cinq crèles ]iarullèles siuisiblement toutes «le la mi'nie liauleiir. Tlwridtiinijx (.fourilan, 1837)
ayant «le plus été délini antérieurenumt à Isupiyvhus (Pomel. 1852), nous pensons qu'il
faut aliandoniH'r le taxon Ixiiptychns.
Le genre lUnimnlliniys Slelilin et Scliauli, 1951, d’iqircs scs auti'urs et Tuai.eh, 1966,
«lill'ère de Thfridoniy.s csseiiticllement [lar l’aliseiii'c de synellnide 1 aux molaires inférieures.
Nous allons voir que ce caractère est présent chez Theridnutys yregnrins, Theridiiiny.s helnieri,
300
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Theridomys hlatU'iHei. Si Tou se fonde unlqiteineiit sur ce caractère, il est doue inutile de
séparer ces deux genres. Mais, par ailleurs, nous pouvons aisément séparer la lignée des
Theridomys s. s. delà lignée almulissant à Theridomys {Hlairunllimys] hlainvUlci en utilisant
coinine critère les caractères mis en évidence dans l’élude qui suit. On peut séparer dans
le genre Theridomys deux sous-ge.nres : Theridomys e\. Blainvillimys. C’est ce qu’avait fait
Lavocat en 1951, en y ajoutant Isoptychus et sans donner de raisons à cette division sub¬
générique.
A. — Sous-genre Theridomys Jourdan
Diaunose
Epaisseur de l’émail quasi constante tout autour des indentations de la couronne ;
présence du synclinide I quasi constante à partir de Theridomys bonduelli (niveau inférieur
à Montalban) ; synclinide I généralement plus profond que chez Blainoillimys ; taille plus
Fig. I. — a, Theridtiinys {JlhiiiwilUiujis) tiinuri. lypc, l> 4 -.M.j inf., -Xubroloiig (Quncyl, Au 23r»2, en vue
ooclusale ; 1), idem, vue eu piufil e.'cleiiie ; e, 7'. (it.) ^reÿnrios, Dj-.M, iul'., .\las-ilp-(nil (Qiierey), CH71-
ll'i'i. eu vue iicelusale ; il, idem en prolil exlerne ; c, 7’. (/I.) Itetmeri, l> 4 -.Mj iul’., Les Cliape.lius (Vau¬
cluse), (^llA-2, eu vue ueeliisale ; I', idem, eu prolil exlerue; jr, T, |7'.) aiiualilis, inf., Ronzon
l.tiiverg’iie), t8!)l)-.ô-l, eu vue oeeliisaJc ; 11, idem, en prolil externe; i, 7'. (/’.l hunduelli, D^-Mj inf.,
Noisy-le-Sec (Seine), 17(l-t, eu vue ucclusale.
301
l’évolution du genre theridomys
forte que celle de Blain<^iUimijs ; crâne plus robuste et de plus grande taille que Blaiw^illi-
mijs ; à la mandibule, pointe de l'angle antérieur de, la fossette angulaire interne située en
arrière de la M 3 .
1. Theridoinifs (Thuridoinys) a(}iiatil,i,s Aymard, 1849, in Gervais
(PI. 1, lig. 1, 2 ; pl. 111., lig. 1 à 7 ; pl. IV, fig. 1 à 4)
Theridomys Jourdan, 1837 : 127-128, pro parte.
Theridomys aqualilis Ayuiurd, in (li;nvArs, 1840, pl. 4(i, fig. 7 et 7a.
Isoplychiks l'assoiU l’oniel, 1SÛ3 ; 34, pro parte.
Isoplychiis tnjiutlilis Aymard ; Pomll, 1853 : 35.
? Theridomys siderolilhiius l’iclet ; Sri.iii.iN et Sch.vcb, 1050 ; 212, fig. 318, pro parte.
Theridomys mpialilis .Aymard ; STl■;lll,l^ et Scuacb, 1950 : 34, 213, 302.
Theridomys Isoplip lins) uyuidilis .Aymard; L.vvoiAr, 1951 : 70.
Theridomys :^Jsnptyihiis] iiipnitilis Aymard ;■ Th.vi.ur, 1966 : 72.
Type. — 1890-5-100 : portion de crâne avec les deux rangées dentaires, collection
Aymard, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
Localité-type. — Roiizon (.Auvergne).
Répautition. — Ronzon, Saint-Yvoine, Cournon, La Sauvetat (Aus'ergne) : Hoog-
butsel (Belgique); Fontaine-de-Vaucluse, Mazan (Vaucluse); Saintc-Martbe (Dordogne);
? Mormont (Suisse).
Diagnose
Tberidomyinae peu téiiiodonte : synclinides et synclinaux subégaux, le synelinide 111
étant cependant plus court que les synclinides situés de part et d’autre au.x molaires infé¬
rieures, et le synclinal Iff étant généralement un pou plus long que I et 11 aux molaires
supérieures. Le synclinal fV est réduit. Faible pourcentage de présence du synelinide I
aux molaires inférieures.
Matériel de Ronzon
La population-type de Ronzon n’a jamais été véritablement décrite avec précision
et le type n’a pas été ligure valablement. Il s’est donc avéré nécessaire d’en reprendre l’étude,
d’après le matériel conservé au Muséum de Paris, celui du Laboratoire de Paléontologie
de Lyon, enfin d’après la série de màcboires et mandibules du Muséum de Bâle. Parmi
le matériel du Muséum de Paris, seules sont considérées comme provenant de Ronzon
les pièces étiquetées : coll. Aymard 1890-5.
M ENSÜRATIONS
Toutes les mesures, pour cette espèce et les espèces suivantes, sont elïectuées sur la
surface d’usure. L’usure de la dent ayant naturellement des conséquences sur ses dimen¬
sions, nous définissons des degrés d’usure (âges) pour chaque catégorie de dents afin de
302
MONIQUE VIANEY-LIAUD
pouvoir comparer, dans des populations différentes, des dents ayant atteint un degré
d’usure semblalile. Nous considérons cinq classes d’âges : 0, 1, 2, 3, 4.
— 0 : dents intactes.
— 1 : dents à jieinc usées.
Fig. 2. — ScIhmmu les (lirnensioiis mesurées : a, sur les molaires inférieures de Thendoinys ;
h, sur les iiioiaires supérieures de Theridamys.
— 2 : dents inoyetjiieineiil usées ; la dentirie découverte par rusure a une épaisseur
qui varie entre une fois et deu.x fois l’épaisseur du bord externe de l’émail.
— 3 : épaisseur de la dentine supérieure à deux fois l’épaisseur de l’émail. Chez
Theridoinys aqualUis, les Irois [)lns gratids synclinaux atteignent la même longueur trans¬
versale.
— 4 ; les synclinaux sont réduits à l’état d’îlols.
Les dimensions mesui'ées sont indiquées sur la ligure 2.
Cat.
n
âge
1
L
11
H/L
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
niln.
moy.
max.
min.
moy.
max.
1)4
1
2
2,31
3,06
2
l/»5
1,70
1,94
2,46
2,62
2,80
1,51
1,71
2.02
0,56
0,60
0.80
Dents jugales
2
2,17
2,23
2,95
1,29
0,44
inférieures
^tl-2
3
t
1,21
1,40
1,50
1,80
1,87
2,01
1,75
1,79
1,82
0,90
0,96
1,01
1
23
2
1,52
1,73
1,97
1,99
2,15
2,28
1,33
1,53
1,74
0,60
0,71
0,80
\
3
l,lLi
1,80
2,14
2,13
2,21
2,32
1,07
1,16
0,50
0,54
3
1
1,52
1,63
1,76
1,78
1,88
1,95
11 = 1
1,66
0,93
11)
2
1,51
1,73
1,87
1,85
2,08
2,28
1,61
1,44
1,35
0,61
0,67
0,73
1
3
2,29
2,30
0,69
0,30
p4
t
1
1,97
2,41
2,02
0,84
5
2
1,81
1,93
2,00
2.26
2.33
2,45
1,20
1,55
1,75
0,52
0,66
0,76
1
3
2,24
2,37
1,01
0,45
Dents jugales
sup)érieures
Mi-2
13
2
1,90
2,18
2,61
1,97
2,15
2,26
1,50
1,67
1,92
0,58
0,78
0,94
1
3
2,54
2,03
0,83
0,41
IVL*
2
1
2 12
2,17
2,13
2,16
1,19
1,40
0,56
0,65
l’évolution du genre theridomys
303
Description
Denture inférieure. — Il y a peu de dents de lait et de prémolaires de Ronzon. La descrip¬
tion complète de ces dents chez TIteridomy.'i aqunlilis sera donnée au sujet de la population
de Hoogbutsel.
Fig. 3. — Thcridonii/s luiuatilis, Iton/.im ( Auveiviiu) ; a. K ON 1 (Labo. Pal. Lyon), P^-AP sup. inf. siii. ; b, LP lü
(Labo. Pal. Lyon], P^ sn]v. ilex. ; r, lîz 27, {.Mus. Bâle), P^-M® sup. sin. ; il, 181)0-5-5 (Mus. Paris), Mj-Mj
inf. sin. ; r, T 15, (,\lns. Paris), Pj-.'L 'h’N. ; f, 18!)l)-5-XXX, (Mus. Paris), .\P-.\P sup. ilex. ; g, T 15,
(Mus. Paris], l’i-Mj inf. dcx.
D 4 : Le lobe antérieur est simple. On note une communication entre rantésinuside
et le deu.xième synclinal (fig. 1 d). De la partie jiostérieiire de la base du troisième anti¬
clinal part un petit éperon se dirigeant obliijuciiient à rintérieiir du troisième svnclinal
(fig. 1 d).
P4 : Le synclinal antérieur do la couronne est généralement simple. Il est divisé en trois
|iar de petites crêtes sur les spécimens n® 4 et 11 “ 10 . .Vinsi est délimité à l’avant un synclinal
(jui est peut-être l’équivalent du synclinide 1. Sur le spécimen ii” 12, la crête longitudinale
s’interrompt au niveau de sa jonction avec le bras postérieur du protoconide.
304
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Mi _2 : Quelques molaires inférieures (3 pour 20 dents) présentent à l’avant une éltanche de
synclinide I (fig. 3 a). Le synclinide II est en général fermé sur son bord interne. Lorsqu’il
ne l’est pas, sa fermeture, au cours de Lusure, précède toujours la fermeture du syncli¬
nal IV.
Fig. 4. —f. i. = fuiainmi incisivnm, f. a. = fossetle iuigiilaire. a, Theriduniys aqualilis, face cxtcinc de lu
mandibule reconsliliuie <l'a|)irB plusieurs Iraginenls de Ronzon (.\uvergue) ; b, iilein, face iuleruc ;
c, T. [T.] honduelli, rnaiidihule droite X ^i2G (.Mus. Lyon), Roniaiimllc (Seine), face externe ; <1, idem,
face iiUcrne ; c, T. (T.) biindiielti, mandibule droite juvénile, incomplète, Noisy-le-Sec (Seine), 170-1
(coll. Ecole des Mines), face interne ; f, T. (T.) honduelli, fragment de mandibule droite, Noisy-le-Sec
(Seine), 170-2, (coll. Lcole des .Mines) ; g, T. (3’.) major, fragment de mandibule droite, Tarrega (Espagne).
305
l’évolution du genre theridomys
Le niésolophide est le plus faillie des anticlinaux. Il est parfois interrompu et ne rejoint
pas le bras postérieur du protoeonide (fîg. 3 d). A sa base il est fusionné avec le bras pos¬
térieur du métaconide. Un note sur une M, une très légère rupture de la crête longitudinale
au niveau de la jonction hypoconide-enlolopbide.
Le citigulum postérieur présente sur quelques dents (T 15, Ll* 11) une petite erète
partant de sou milieu et se dirigeant vers le bord postérolingual du syucliriide IV.
: Les caractères sont sensiblement les mêmes que ceux des .Mj-j. Un observe encore
quelques crêtes accessoires transversales partant des aniielinides 2 et 3. Sur le spécimen
1890-5, ti“ 7, ou (tbserve une eiicocbe sur l’anticlinal antérieur coiTespondaut à rébauche
du syncliinde I sur la même mandibule.
Sur toutes li^s molaires inférieures on remarque que l’épaisseur de l’émail est sensible¬
ment constante sur toutes les indentations de la couronne.
Anatomie de la mamiihule. — Cotte structure a été reconstituée d’après les différents
échantillons, |)lus ou moins eomjdels, de Rouzon (lig. 4 a, b).
L’a])ophyse coronoïde est aussi élevée que le condyle et légèrement recourbée vers
l’arrière. Le condyle est roluiste, arrondi antéro-fiostéi-ieurement, et a une forme hémisphé¬
rique sur la face externe de la mandibule.
L’apophyse angulaire s’étend plus à l’arrière que le condyle et a généralement la forme
d’un crochet recourbé vers le haut.
La crête angulaire est très marquée sur la face interne ainsi (pie sur la face externe
de la mandibule. Le foramen incisivum postérieur est situé à la même hauteur, ou à jieine
plus haut que la rangée dentaire, au niveau de la partie médiane de la branche montante
de la mandibule, L’incisive inférieure est longue et se termine en arrière de la M 3 . Sur la
face interne la pointe de l’angle antérieur de la fossette angidaire est située en arrière de
la M 3 .
Denture supérieure. — La prémolaire supérieure est de largeur plus faible que les
molaires. Le synclinal IV est très réduit, pratiquement inexistant sur la !’■* du type (1890-
5-100). Ou note quelques variations morphologiques : sur 1890-5-101, une petite crête
longitudinale tend è séparer le synclinal II en deux parties ; la même chose se produit pour
les synclinaux 1 et III sur le spécimen 1890-5-1-4.
L’anticlinal 2 (paralophe) est interrompu au niveau du bras postérieur du protocône
sur la prémolaire du crâne T. 15.
; Le synclinal 1\', quoique tt)ujours individualisé, est peu profond. Il n’y a pas
de dents fraîches y)armi le malérifd de Ronzon. Ce qui fait que le synclinal III apparaît
à peine plus grand que le I à cause de l’usure. On verra sur des dents vierges de Hoogbut-
sel qu’il est nettement plus grand.
De petites crêtes accessoires tendent à séparer les svnclinaiix II et III en deux lobes
(fig. 3 c, 3 f).
: Les supérieures [iréseutent les mêmes caractères que les autres molaires. On
note sur la M* du type, l'interruption de la crête lotigitudinah^, ce qui permet la communi¬
cation entre le sinus et le synclinal II y sur toutes les molaires supérieures on voit que la
crête d’émail a une épaisseur constante tout au long des indentations de la couronne.
306
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Analomie de la iêle osseuse. —• Les spécimens de Honzon, fragmentaires pour la plupart,
ont été décrits par IL Lavocat (1951 : 501. Cependant ce dernier n’en donne pratiquement
aucune figuration. Pour remédier à cela nous figurons le sjiécinien QT. 295 du Musée de
Bâle, ainsi que le crâne type (Muséum de Paris) dont la représentation par Gehvais me
Fig. 0. — i = incisive, g. i. n. = goultièi'e nciirovnsculaire du coin inlnnc ilii foramen infra-orhilairc, arc. =
arcade zygomatiriue ; a, 7'lieri(l(tiiiys aquntilis, porlion antérieure de crâne (tyj)e) vue par sa face pala-
line, Honzon (Auvergne) (.Mus. l’aris) ; h, idem, en vue antérieure : c. T. [T.] aqiinliUs, porliou aniérieure
de crâne vue par sa face palaline, Ronzoïi ( .\nvergiiel, Rz 27 (.Mus. Hâle) ; d, T. (T.) aquatilis, vue
antérieure d’un fragment erâiuen, Rnnzoïi (.\uvcrgue) , LP 10 (.Mus. Lyon).
paraît insufiisante (fig. 5). La figure 5 d représente la pièce LP 10 de Ronzon en vue anté¬
rieure. On remarque la gotilticre netirovasculaire dtt coin inféro-interne du foramen infra-
orbitaire (g.i.o.), nettement soulignée par une crêle longitudinale, comme chez Theridomys
bonduelli.
Matériel d’Hoogbutsel ^
Theridomys aquatilis étant représenté à Hoogbutsel par plus de 3000 dents isolées et
quelques fragments de mâchoires, il a paru intéressant de faire une étude détaillée de la
variabilité de cette espèce pour compléter la courte description qu’en a donnée Misonne
(1957).
1. Le matériel d'IIoogbutsel m’a été aimablement prêté par l’Institut royal des Sciences naturelles
de Belgique.
307
l’évolution du genre theridomys
Mensurations
Cat.
II
âge
1
L
II
II/L
ruia.
luoy.
aui.x.
inia.
rnoy.
niax.
min.
moy.
raax.
miii.
inny.
inax.
10
0
0.91
0,99
1,18
2,40
2„51
2,69
1,09
1,19
1,33
0,43
0.48
0,53
10
1
(1,94
1,09
1,29
2,49
2,.58
2,78
0,95
1,11
1,30
0,36
0,43
(),.50
16
2
1.14
1,32
1,51
2,40
2,70
2,80
0,91
1,12
1,38
0,20
0,39
0,.56
7
3
1.34
1,48
1,54
2,58
2,74
2,90
0,82
0,97
1.11
0,30
0,35
0,43
1
1
1,60
2,70
0,77
0,29
l’i
15
0
0,96
1,11
1,28
1,90
2,16
2,69
1,25
1,72
2,09
0,59
0,80
0,98
12
1
1,04
1.34
1,50
2,01
2,25
2,45
1,58
1,81
2,08
0.69
0,81
0.97
22
2
1.32
1,55
1,90
2,01
2,32
2,72
1,42
1,59
1,89
0.53
0,69
0,85
Dents jugales
7
3
1,70
1,79
1,90
2,42
2,54
2,79
1,26
1,4 4
1,55
0.51
0,57
0.66
inférieures
1
1
1,80
2,34
1,11
0,47
M,-2
01
0
0,94
1,16
1,39
1,69
1,86
2,09
1,57
1,79
2,00
0.81
0.97
1.17
02
1
1,15
1,38
1,72
1,81
1,96
2,10
1,56
1,80
29)7
0,77
0,92
1,03
3 'i
2
1,23
1,57
1,92
1,85
2,03
2,20
1,27
1,58
1.93
0.64
0,78
0,91
28
3
1,52
1,80
2,12
1,84
2,00
2 27
0,94
1,20
1,48
0.44
0,60
0,73
12
1
1,55
1,81
2,11
1,74
2,00
2 !i 7
0,67
0,91
1,04
0,33
0,45
0,52
-VI3
11
0
1,09
1,28
1,51
1,4 4
1,70
1,84
1,39
1,64
1,71
0.89
0,96
1,06
15
1
1,24
1,39
1,57
1,66
1,82
2,07
1.49
1,58
1,81)
0,74
0,88
1,03
27
2
1,38
1,53
1,86
1,69
1,90
2,12
1,16
1.40
1,59
0,59
0,74
0,84
11
3
1,40
1,66
1,85
1,82
2,02
2,12
0,95
1,10
1,25
0,45
0,55
0,69
2
4
1,70
1,95
1,99
2.22
0,65
0,79
0,29
0,40
DI
10
0
0,93
1,06
1,24
2,08
2,23
2,35
1,30
1.47
1,64
0,59
0,66
0,72
17
1
1,06
1,18
1,30
2,00
2,24
2,44
1,25
1,42
1,58
0,55
0,64
0,73
19
2
1,24
1,41
1,62
2,17
2,35
2,51
1,02
1.18
1,47
0,44
0,50
0,60
19
3
1.44
1,62
1,78
2,08
2,39
2,56
0.77
0,92
1,13
0,32
0,39
0,47
1
1
1,72
2,17
0,57
0,26
pi
8
0
1,06
1,19
1,35
1,89
1,96
2,01
1.84
2,03
2,26
0,94
1,04
1,12
11
1
1,25
1,44
1,60
1,79
1,89
2,02
1.72
1,90
2,14
0,85
1,01
1,08
26
2
1,46
1,68
1,86
1,81
1,99
2,22
1.52
1,75
2,02
0,79
0,88
1,00
17
3
1.84
1,93
2,12
1,91
2,05
2,24
1,03
1,34
1,57
0,51
0,66
0,80
2
4
2.12
2!34
1,74
É96
0,43
0,83
0.25
0,42
Dents iugales
supérieures
Mi-3
29
0
1.11
1,26
1,42
1,72
1,87
2,04
1,78
2,13
2,35
0,97
1.14
1,40
31
1
1,34
1,52
1,61
1,70
1,93
2,24
1,82
2.09
2,37
1.01
1,09
1,27
37
2
1,52
1,76
1,95
1,73
1,91
29)9
1,50
1,75
2.05
0,75
0,92
1.08
21
3
1,81
2.09
2,31
1,81
1.97
2,09
1.04
1,30
1.62
0.52
0.66
0,80
6
4
2,12
2,27
2,68
1,71
1,91
2,10
0.72
0,96
1,15
0,34
0,50
0,61
W
11
0
1,18
1,28
1,36
1,50
1,65
1,75
1,,50
1.74
1,86
0,94
1,05
1.13
20
1
1,20
1,38
1,52
1,41
1,65
1.77
1,47
1,71
2,11
0,85
1,04
1,24
31
2
1,40
1,63
1,85
1,46
1,74
1.90
1.24
1,55
1,79
0,75
0,89
1,14
11
3
1,66
1,94
2,26
1,66
1,82
1.95
0,89
1,13
1,43
0,48
0,62
0,77
3
4
1,76
1,92
2.10
1,05
1.74
1,83
0,55
0,74
1,04
0,.33
0,42
0.57
308
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Description
Denture inférieure. — : Le lolie antérieur est > ariable. Les anticlinaux 3, 4, 5 sont
toujours cou!inus alors que le deuxiènie est souveni inlerrompu h son départ du <' proto-
conide ». Le laruc synclinal anlérieiir, déliniité à l'avant par le cingulum antérieur et à
l’arrière par le deuxième anticlinal peut être vide de toule crêle nu bien divisé en deux
par une crête longitudinale eoniplète ou interrompue (fig. 2, jd. III). On note aussi, sur
certains spécimens, une crête partant de la base linguale du einguliim |)ostérieur et dirigée
tran.svei'salemenl vers l’intcrieur du synclinide I\'. l’arfois un éperon part du centre du bord
lingual du synclinide III et tend à le diviser en deux transNcrsalement. L’anticlinal 2 porte
souvent, eu son milieu, un court éperon dirigé longitudinalement soit vers l’avant, soit vers
l’arrière de la dent.
Pj : r.umnie pour les dents de lait, le lobe antérieur des jirémolaircs est variable. Le
svnclinal antérieur jieut être vierge de toute crête ou bien jirésentiu' îles éperons plus ou
moins développés jiartant du bord lingual du synclinal et du bord anterieur. Ces deux épe¬
rons peuvent se rejoindre et limiter à Lavant de la dent l’équivalent du synclinide I (chez
18 dents sur 66 observ'ées). L’anticlinal 3 (mésolophide) présente souveni un éperon trans¬
versal parlant de son milieu.
Ml.., ; Sur la dent fraîche, les synclinaux 11 et 1\' ont sensiblement la inèmc longueur
bien qu’il faille noter une légère réduction du I\ . Le synclinal 111 est plus court que les pré¬
cédents. En général le synclinal II est fermé sur son bord lingual par une crête qui part
du métaconide. Lorsqu’il est ouvert, l’ouverture se fait par une encoche- peu profonde sur
le bord lingual ou bien à l’extrémité linguale de Lanticlinal 3, c’est-à-dire pas directement
sur la face linguale de la dent. Le synclinal III reste ouvert le plus longtemps au cours de
l’usure ; le synclinal IV reste ouvert moins longtemps.
La taille est très variable. Par contre la structure des molaires est relativ'ement cons¬
tante.. On doit cependant noter quelques variations morphologiques dues à la présence de
crêtes accessoires. Dans le synclinal IV, on remarque jiarfois (7/268) une petite crête trans¬
versale jiartant de l’encochc linguale séparant la base du cingidum postérieur de l’anti¬
clinal 4 et qui tend à diviser le synclinal I\' dans le sens de sa longueur. Sur ce même cin¬
gulum jiostéricup on note aussi quelquefois une petite crête qui, celte fois, tend à diviser
transversalement le synclinal I\ . De petits éperons longitudinaux partent aussi de l’anti¬
clinal 3 vers l’intérieur du synclinal 111 ou de l’anticlinal antérieur dans le synclinal IL
Sur 268 dents observées, 2 seulement présentent une ébauche de synclinide 1.
Mj ; Elles |irésentent à peu de clioses près les mêmes caractères morphologiques que
les Ml .^. Leur taille est assez variable et. quelques M 3 présentent un lobe postérieur très
rétréci. Sur la dent fraîche, ou ])eu usée, on peut noter que le bord antérieur de la dent,
même lorsqu’il ne. présente pas d'encoche marquée, est toujours légèrement ondulé à sa
partie supérieure. Lorsque cette ondulation s’accentue, le cingulum antérieur s’interrompt
peu avant sa jonction avec le métaconide. De cette ouverture part une crête qui rejoint
le milieu du corps du métaconide délimitant ainsi une petite vallée antérieure. Sur 73 dents
observ'ées, 10 présentent une telle ébauche ; sur l’une d’elles, le. synclinide I est totalement
individualisé.
309
l’évolution du genre theridomys
La proportion de dents avec synclinide I est donc plus grande chez les M 3 que chez les
et Mj inférieures.
Tous ces caractères des molaires inférieures correspondent bien à cen.x de l’espèce
de Ronzon. Comme chez elle, l’épaisseur de l'émail est constante tout au long des indenta¬
tions de la couronne.
Denture supérieure. — D* ; C’est toujours la partie antérieure de la dent qui est la jilus
variable. Le deinxième anticlinal à partir de l’avant est souvent incomplet et ne rejoint
pas la portion linguale oblique du eingidum antérieur. Parfois, il est constitué par deux
branches, une branche linguale et une branche labiale, ipii ne fusionnent pas, laissant ainsi
une vallée au comr de ranlicliiial. .Vu lieu d’aller transcersalement vers la liranehc labiale,
cette braucbe linguale peut rejoindre oldiquemcnt le milieu du troisième anticlinal. Au bord
labial des deuxième lU. troisième synclinaux exierne.s existe souvent un petit tuliercule
qui envoie un court éperon vers rintéricur do ces synclinaux.
Le troisième anticlinal peut être interrompu à sa jonction avec le bras postérieur du
protoconide. Sur fiô dents observées, le sinus communique avec le troisième synclinal par une
nette éelianerure chez 12 spécimens ; sur 8 autres dents, la crête longitudinale n'a pas dis-
paru, elle est simplement interrompue au niveau do la jonction avec le protoconide. Cette
rupture de la crête longitudinale, complète ou partielle, n'est vdsible que sur les dents fraîches
ou moyennement usées. Elle est peu profonde. Elle n'est observée sur aucun des spiécimens
ayant atteint le stade d’usure 3. L’avant-dernier synclinal est le plus long, les deux pré¬
cédents sont de taille égale.
: La variation dimensionnelle est trè.s imporlaiile mais il ne semble pas y avoir de
dilîérences morphologiques entre les grandes ilcnts et les petites dents.
Le niésolophe ost interrompu h sa jonction avec le brus antérieur de, l’hypoeônc. Le
quatrième synclinal très réduit,, parfois absent, est bordé à l’arrière par un cingulum très
peu élevé. Sur certains spécimens il existe une petite crête partant du bord labial du syncli¬
nal II et se dirigeant vers le centre de la dent. Un note parfois une très légère eneoelic sur
le flanc antérieur du prutocône. Lu petit é|)eron longitudinal peut diviser plus ou moins
complètement le troisième synclinal en deux parties. La même, chose peut se produire pour les
synclinaux I et Tl mais plus rarement. Sur les spécimens observés on nenotepasde commu¬
nication nette entre le sinus e.t le synclinide IL Une très légère encoche permet la commu¬
nication entre le sinus et le synclinal postérieur ; elle disparait au stade d’usure. 2. Paralo|ihe
et métalophe sont les anticlinaux les plus élevé.s. Le eingulum postérieur est le plus bas,
le. cingulum antérieur Test un peu inouïs. Le synclinal 111 est le plus long.
M‘- ; La variation de taille est importante. Le cingulum antérieur est lias. Le syn¬
clinal IV ost ])cu ])rofond, réduit à un îlot dès que la dent atteint le stade d’usure 3. Le svn-
elinal III est le plus long ; les synclinaux I et II sont sensiblement de la même taille. I étant
à peine plus long. Le synclinal I sc ferme le premier au cours de l’usure, son bord labial
étant plus élevé, que celui des autres synclinaux. Sur les dents vierges, une interruption
peu profonde du bras postérieur du iirotocônc permet une communication entre le sinus
et le synclinal 1. L'interruption du cingulum postérieur au uiveau de Thypoeône permet sur
la majorité des dents fraîches l'ouNcrture du synclinal 111 vers Tarrière de la dent.
Comme pour les dents de lait et les prémolaires, on note, chez 4 spécimens sur 94,
310
MOrSIQUE VIANEY-LIAUD
une interruption de la croie longitudinale entre le prolocône et l’hypocône. Cette échancrure
étant peu profonde on ne l’observe jamais sur les dénis dépassant le stade d’usure 2. Le
métaloplie est souvent interrompu an niveau du bras antérieur de l’hypocône. Coimne pour
les prémolaires on observe parfois des crêtes transverses accessoires dans les svnclinaux.
Elles arrivent à diviser en deu.x soit le synclinal 1, soit le synclinal 111, soit les deux.
M® : Leur taille varie beauconj). Elles présentent les mêmes caractéristiques morpho¬
logiques que les M^'", mise à jjart la réduction du lobe [lostérieur de la dent.
Les molaires supérieures d’1 loogbuiscl sont très semblables à celles de Ronzon. Comme
chez ces dernières, l’épaisseur de l’émail sur la surface d’usure est relativement constante
tout au long des indentations de la couronne.
Autres gisements
Les Theridoiiiijfi des quatre gisements suivants appartiennent incontestablement à
l’espèce uquatilis. Le nombre réduit de spécimens n'a cependant pas permis de mettre tota¬
lement en évidence la ’sariabililé de chacune des populations.
Fontaine-de-Vaucluse « Lignites I »
MeNSL K.4TIONS
Cat.
II
âge
1
1,
H
H/L
min.
iiioy.
inax.
min.
moy.
max.
min. moy.
max.
min,
. moy.
max.
P4
1
1
1,12
2,19
1,99
0,91
1
2
1,48
2,23
1,57
0,70
1
3
t,89
2,64
1,28
0,48
Dents jugales
■1
ü
1
2
1,28
cassée
inférieures
7
1,49
1,62
1,75
1,87
2,06
2,15
1,37 1,53
1,73
0,72
0,76
0,83
!
1
3
1,82
2,18
1,36
0,62
M3
1
0
1,16
1,78
1,72
0,97
1
1
1,46
1,78
1,58
0,89
1
2
1,76
2,00
1,10
0,55
t
3
1,72
1,90
0,91
0,48
!>..
2
1,09
2,76
1,21
0,44
p4
1
1
1,95
2,13
1,69-
0,79
1
2
1,75
2,14
1,29
0,60
.Mi-2
1
1
1,58
1,88
2,13
1,13
Dents jugales '
2
2
2,03
2,05
1,97
1,97
1,43
1,64
0,73
0,83
supérieures
2
3
2,07
2,14
2,03
2,14
1,30
1,37
0,64
0,64
M3
1
1
1,35
1,71
1,65
0,96
i
1
1
2
1,91
1,98
1,53
0,77
311
l’évolution du genre theridomys
Desc ni P ITON
Les molaires inférieures sont très proclics de celles de Ronzon et Hoogbutsel. Sur
19 dents, 5 présentent un syncliiiide I (2 3 M^, 1 M 2 ). On n’a pas noté de différence pour
les molaires siijiérieures.
Fontaine-de-Vaucluse « Écoles »
Mensurations
Cat.
î
n
âge
min.
I
moy.
niax.
min.
L
inoy.
max.
inin.
H
moy.
max.
11 /L
min. moy.
max.
Pi
1
(1
t.Ul
2,23
2,08
0,93
Dents jugales
1
2
1,89
2,97
1,69
0,57
inférieures
1
4
1,85
2,5(1
1,22
0,48
M,
1
4
1,77
2,()2
1,20
0,54
1>4
1
0
1,14
1,8(1
2,40
1,29
Dents jugales
3
1
1,38
1,5(1
1,8(1
1,75
1,88
1,94
2,(11
2,25
2,45
1,04 1,21
1,40
supérieures
2
2
1,.V2
1,81
1,78
2,26
2,23
2,23
0,99
1,25
1
3
1,5(1
1,81
2,08
1,15
Description
Les quelques spécimens de ce gisement sont très semblables à ceux de Fontaine
« Lignites ».
Mazan (Vaucluse)
Ce gisement, comme le gisement siiivaiil, présente un grand intérêt du fait que l’on
y trouve
réunies les
deux
lignées de Theridonujs.
Mensurations
('at. n
âge
1 L
miii. moy. max. min. moy. max.
11
min. moy. max.
11/L
min. moy. max.
Molaires ^
supérieures |
-\i‘2 1
2
1,75 2,29
2,16
0,94
Molaires 1
4L 1
1
1,47 2,27
1,73
0,76
iiiféritMires
1 ^
1
2
1,83 2,43
1,64
0,67
98, 2
312
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Fig. 6 . — Theridomys [T.) aqualilis, Mazan ( Vauiilusi') : a, MAZ 1, Mj.j iiit. dex., vue occlusale ; b, MAZ 1,
vue de profil ; e, MAZ 2, int. sin., vue occlusale ; d, MAZ 2, vue de profil.
Description (fig. 6)
On n’observe aucune différence avec l’espèce-type de Theridomys aquatilis.
Sainte-Marthe (Dordogne) (fig. 7)
Ce gisement est considéré par M. Richard (1946) comme appartenant au Sannoisien
supérieur. Elle cite la faune suivante ; « Plagiolophus ininor, Anlhracothériidéindét., Rongeur
indét. non retrouvé ». l^es Rongeurs que j’ai observés proviennent des collections de Bâle.
Il s'agit d’une douzaine de molaires et incisives dont une partie est attribuable à Therido¬
mys aquatilis, l’autre à Theridomys {Blaitwillimys) langei.
Mensurations
^ Cat.
n
âge
1
min. moy. max. min.
L
moy.
max.
H
min. moy.
max.
H/L
min. moy.
max.
Dents jugales i
inférieures i P 4
1
1
1,74
2,59
2,26
0,87
IR
1
1,19
2,45
1,77
0,72
Dents jugales
1
1
1,68
2,09
2,73
1,31
supérieures ;
0
2
1
3
2,46
2,32
1,40
0,57
2
4
2,17 2,29 2,57
2,73
0,91
0,95
0,35
0,35
Fig. 7. •— 'J'Iieridoniys (T.) aquatilis, Saintc-Marllie (Dor¬
dogne) (Mus. Bâle) : a, ÜG 786, M*'^ sup. sin. ; b, OG
783, M''® SU]), siii. ; c, OG 13.ô, M’'^ sup. sin. ; d, OG 134 ;
Pj int. dcx. ; e, OG 295, M 1-2 iuf. dex.
313
l’évolution du genre theridomys
Description
Ici encore la structure des dents est très proche de celle de l’espèce-type. Par sa taille,
l’épaisseur régidière du contour de l’émail sur la surface d’usure, Theridomys aqualilis de
Sainte-Marthe se distingue très nettement de l’autre Theridomyiné du même gisement.
2. Theridomys [Theridomys) bondtielli (Lartet, 1869)
(PI.' I, fig. 5)
Trechoniys honduell.i Lartet, 1869.
Trechomys honduelli Lartet ; Lavillf., 1914.
Trechomys honduelli Lartet ; Uechaseaux, 1950 : 1-8, pl., lig. 1 à 3.
Trechomys honduelli Lartet ; Stehlin et Schaub, 1951 : 35, 213.
Trechomys Lartet ; Dei haseaux, 1963 : 31-36, lig. 15 à 19.
Trechomys honduelli Lartet ; Tiialer, 1966 : 73-7A, pl. V, fig. A et B.
Lectotype. — Lartet n’ayant pas désigné de type, nous considérons comme lectotype
la rangée dentaire inférieure figurée par lui (Lartet, 1869, fig. 3) ; collections de l’Ecole
des Mines de Paris.
Localité-tape. — Marnes blanches de Pantin, près de Romainville.
Répartition. — Pantin, Noisy-le-Sec (carrière Pers), Romainvdlle (carrière Gainain).
Diagnose
'rheridomyiné dilTérent de Theridomys aquatilis essentiellement par la présence quasi
constante aux molaires inférieures d’un synclinide 1 et par la taille des dents légèrement supé¬
rieure. Synclinide I peu profond, souvent ouvert vers l’avant sur les dents peu usées.
Matériel de Pantin près Romainville (fig. 8 c, f, g, h)
Mensurations
1
Cat.
n
âge
min.
1
nioy
max.
min.
L
moy.
max.
min.
n
moy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
Dents jugales
inférieures
!
P4
4
2
1,74
1,80
1,88
2,46
2,66
2,79
1,41
1,76
2,01
0,57
0,66
0,72
Mi-2
7
2
1,75
1,89
2,02
2,14
2,27
2,49
Il = 6
1,34
1,54
1,69
n = 6
0,60
0,69
0,75
-M3
1
2
1
2
1,59
1,51
1,60
2,01
1,98
2,18
1,28
1,38
0,63
0,64
1
Dents iugales
supérieures
1
p4
2
3
2,19
2,25
2,25
2,34
1,48
1,53
0,65
0,60
4
3
2,53
2,54
2,56
2,23
2,30
2,40
1,39
1,43
1,50
0,61
0,63
0,65
314
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Fig. 8* — Theridowijs (?’.) honduelli : n, Noisy-lc-Scc (Seine), l70-'^, su]'. <iex.» (cnil. lOcole des ^fines) ;
1>, Xnisy-lü-Sec (S<*im*), iiif. ilex. ; e, Koinainvillc (Seine) Z Viti, snp. siii,, f.\rus. Lynn) ;
i*, Nnisv-ie-Sec (Seiiiot, 170-2, Fj-Ma iiiT. tlcx., (eoll. Feolo des Mines) ; I, l’aiiliii près Koinainville
(Seine), P(1 20, F 4 -M 3 inf. sin., (Mus. BAle) ; g, Fanlin (très Hoiuaiin ille (SeiiK'j, P(i 22, P 4 -M 3 inf dex ,
(Mus. Baie); li, Pantin près Hoinntii\ille (Seine), Fü 15, F^-Mj inf. sin., (.\Fas. Baie): Tftrridomi^s
{T.) major: d, MLIÎS 712, P4-M2 int. dex., Monlalhan (Kspagne).
Description
Dentures inférieure et supérieure. — On ne reviendra pas sur la description des molaires
de Theridomys honduelli qui a été faite par M. Friant (1934) et C. Dechaseaux (1951).
La seule différence que l’on peut étahlir avec Theridortn/s nqunlilis est relative au
pourcentage de présence du synclinide 1 aux molaires inférieures. Parmi le matériel de
Bâle (PG 20-22-45), de Lyon (Z 869), des collections de la Faculté des Sciences de Paris
ou de l’Ecole des Mines, ligure par Lartet (1869), Friant et Dechaseaux, sur 13 molaires
inférieures (Mj et M.,) 12 possèdeni un synclinide 1 généralement ouvert vers l’avant et peu
profond. Toutes Ic.s prémolaires (8) en possèdent un ainsi que cinq Mj inférieures sur six
obser\ées. Parmi le matériel décrit par Lartet, deux dents isolées sont rapprochées du
« second de ces prétendus loirs des jdâtrières » (c’est-à-dire Pseudnltinoini/s riwieri). En
fait ces deux molaires appartiennent vraiseinhlahlenient aussi à l’espèce ’rheridoini/s hon¬
duelli. La première dent figurée (pl. 5, lig. 6 à gauche) a trois racines (dont deux rajiprochées),
L EVOLUTION DU GENRE THERIDOMYS
situées aiitéro-poslérieureiuent. Il s’agit doue d’une molaire inférieure et non pas d’une
molaire supérieure. La reproduction de la ligure est mauvaise mais il me semble distinguer
à l’avant de cette dent une ébauche de synclinide I. La deuxième dent de la figure 6 est
une troisième molaire inférieure sans svuclinid(! I.
Fig. 9. — f.i.o. = toiaim-ii iiifra-orliil.iiir, g.i.o. (voir fig. îi), c.n.r. = moul.Tge îles cornets rlu nez, b.o. =
moulage d’iin Inilbe olfactif. Tlieridomi/n {T.) hondiifiti : a, P(1 21 (.Mus. Hàle) Kotnainville (Seine),
portion antérieure droite de crâne en vue antérieure ; b, idem, en vue latérale ; e, idem, en vue pala¬
tine ; d, PG 30 (.Mus. Bâle), Romainville (Seine), crâne très abîmé, les dents manquent ainsi que la
majeure partie du plancher crânien ; Z-426 (Mus. Lyon), Romainville (Seine), demi-palais gauche et
incisive droite: 170-'i, Noisy-le-Sec (Seine), fragment crânien très abîmé muntrant les moulages des
cornets du nez et d Un bulbe olfactif.
Anatomie de la mandihtde. — Le bord poslériettr de la mandibule est co/icave et l’apo¬
physe angulaire forttie tttt attgle aigu, légèrctttenl recourbé vers le haut, comttie chez Theri-
doniys aqualüis (fig. 4 G et D).
Anatomie de, la tête osseuse. — L’anatotuit; crâitientie de Theridomys honduelli a été
décrite par G. Deciiaseaux (1963). L’étuile des detix spécimetis de Bâle (PCi 21 et 30)
ne permet pas d’apporter de compléments itnportants à ses observations. Gependant
316
MONIQUE VIANEY-LIAUD
ces portions de crâne étant en meilleur état que celle observée par C. Dechaseavx il m'a paru
intéressant de les figurer (fig. 9). PG 21 permet de reconstituer l’allure de l'arcade zygoma¬
tique bien qu’elle ne soit pas visible. PG 30, bien qu’en mauvais état, donne l’allure de la
partie antérieure de la face palatine du crâne. PG 21 en vue antérieure tnonire un vaste
foramen infra-orbitaire typiquement bystricomorpbe. Comme chez Theridomys aqiiatilis,
la gouttière neurovasculaire qui se trouve au coin inférieur interne du foramen est nette¬
ment soulignée par une crête longitudinale.
Noisy-le-Sec (carrière Pers, récolte Laville, 1895) (fig. 8 a, b, c)
Mensurations
1 Cat.
n
âge
min.
I
moy.
max.
min.
L
moy.
max.
min.
H
moy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
■ Di
1
1
3
1,62
3,09
Dents jugales
inférieures
P 4
2
3
1,93
1,96
2,67
2,76
1,49
1,68
0,56
0,61
Mi-2
6
2
1,77
1,92
2,07
2,25
2,29
2,34
1,38
1,56
1,72
0,61
0,66
0,74
M 3
1
3
1,91
2,41
pi
1
3
2,14
1,23
0,57
Dents iugales
supérieures
.M^-2
2
3
2,51
2,51
1,94
2,15
1,20
1,24
0,58
0,61
M3
1
3
2,22
2,11
1,29
0,61
Description
l.es quatre spécimeiiH dont il va être question ont été trouvés dans les collections de
l'Ecole des Mines de Paris au cours de recherches visant à retrouver les Theridomys honduelli
de Pantin. Ils ont été collectés par M. Eaville, en 1895, dans la carrière Pers de \oisy-le-
Sec. La colorai ion de l’os, brun très clair, est exactement la même que celle des os de Theri¬
domys homiiielli des marnes de Pantin près lîomain ville. La gangue, marneuse, très blanche,
renferme de nombreu.x moules internes de Plariorbes et de Limnées. Enfin les trois mandi¬
bules et la portioji de crâne avec la rangée dentaire droite sont typiquement des Theridomys
bonduelli. Ces quatre spécimens proviennent sans aucun doute de marnes blanches corres¬
pondant aux marnes blanches de Pantin.
317
l’évolution du genre theridomys
Denture inférieure. — Le spécimen 170-1 est une mandibule jeune avec la D^, jusqu’ici
inconnue chez Theridomys honduelli, la Mj et la Mj ; la D 4 n’est pas très différente de celle
de Theridomys aquatilis. Le lobe antérieur est simplement un peu plus allongé, portant un
synclinal su pplémentaire.
Le synclinide 1 de la P 4 est soit subdivisé en deux (spécimen 170-3) soit en trois (spé¬
cimen 170-2). Comme chez Theridomys uqualilis on observe, peut-être plus fréquemment,
des petites crêtes accessoires, à l'intérieur du synclinide IV, III ou IL
Anatomie, de la mandibule (lig. 4 e, 1). — Sur le spécimen 170-1, on remarque la position
très supérieure, au niveau de la rangée dentaire, du foramen incisif postérieur.
Denture supérieure. — Elle est tout à fait semblable à celle de Theridomys honduelli
de Pantin.
Anatomie de la tête osseuse. — Une portion de crâne en très mauv'ais état (1 70-4) montre
les moulages des cornets du nez ainsi que le moulage d’un bulbe olfactif.
Discussion
Les pièces de l’Ecole des Mines n’ont pu être observées, les collections étant pratique¬
ment inaccessibles. .Je n’ai pas pu me procurer la matériel des collections du laboratoire
de Paléontologie de la Faculté des Sciences de Paris ; j’ai dâ me contenter des figurations
de Lartict, Dkciiaseaux, Fhiaxt, Stkulin et Scuauh.
Après examen de différents spécimens conservés au Muséum de Lyon et figurés par
Thaler 1 1966, Z 426 et Z 869), dont l’un, Z 426, est une mandibule intacte, il paraît indis¬
pensable de se prononcer sur la validité du genre Trerbomys. Ce problème a déjà été soulevé
par Fohsvth Major (1873), Schi.ossicr (1884), Sricui.ix (1951), Decuasi^ai k (1950, 1963).
Pour Steiilin (1951), la seule différence entre Theriilomys aquatilis et Trechntnys
honduelli se situe au niveau des molaires inférieures. Chez Trechoinys, elles iiossèdcnt prati¬
quement toutes un synclinide- 1. Drchaseau.x (1950, 19G3) utilise ce caractère ainsi que
deux autres qui \ont être exposés pour confirmer l’individualité du genre Trechomy.'t.
Ces deux autres caractères sont les suivants :
1) D’après la reconstitution de Dechaseaux, la mandibule de Trechomys aurait une
région angulaire très particulière. Ces deux bords feraient un angle droit. En fait, les
mâchoires observées étaient incomplètes et la reconstitution qui en a été donnée est erronée.
En effet, une mandibule pratiquement intacte de Theridomys honduelli des marnes de Pan¬
tin près Homainville, conservée au Laboratoire de Paléontologie do Lyon, permet de donner
une liguration de la mandibule de Tree.homys Z 869 (lig. 4 c, d).
2) « L'incisive inférieure, très longue, débute en arrière de la dernière molaire ». Si ce
caractère existe effectivement chez Theridomys honduelli. il ne lui est cependant pas propre.
En effet, au moins, tous les Theridomys oligocènes possèdent une .aussi longue incisive
inférieure.
En fait, il n’est pas possible de noter la moindre différence entre la structure de la man¬
dibule de Trechomys honduelli de Romainville et celle de Theridomys aquatilis de Ronzon.
Il semble qu’il en aille de même pour la mâchoire supérieure et le crâne. Une portion de crâne
318
MONIQUE VIANEY-LIAUD
de Thxtridomys hondneUi (Z 426, Lal)oratoire de Paléontologie, Lyon) ainsi que les spéci¬
mens PG 21 du Musée de Bàle ont été comparés à Tho.ridnmys oqualUia de Ronzon et nous
n’avons pas noté de dill’érenees remarqnaliles. 11 n’est donc pas utile de séparer générique¬
ment le Rongeur des marnes Manches de Pantin près Roinainville de Theridonujs aquatilis.
La seule dilîérence effective existant entre Theridomys aqualilis et Theridoniys honduelli
réside dans la présence quasi constante du synclinide 1 aux molaires inférieures. Chez The-
ridomyn hon.diiplH ce synclinide anlérieur est peu profond, s’efface rapidement à l’usure
et il est toujours au>-ert vers l'avant. On verra ultérieurement le sens que l’on peut donner
à cette différend'.
3. Theridomys [Theridomys) major Depéret, 1906
Theridomys siderolilhicus major Itepéret ; Batalleb, 1918.
Theridomys siderolithirus major Depéret ; Batali.er, 1938.
Theridomys crusafonti l'haler, 197U : 196-198, 204-205, fig. 1, a, h, e ; lig. 2 et 3.
Type. - - Fragment crânien avec rangée jugale droite au complet et M'-M® sup. gauches ;
collection Vidal, Musée de Calahmya.
Localité-type. - Tarrega (Fspagne).
Répaktition. - Tairega (I4s[>agne), Montalhan (Espagne).
Diag.xose originale
Depéret fonde la race major de l’espèce Theridomys siderolilhicus sur un maxillaire
droit. De ses descriptions on peut tirer les caractères suivants :
— Theridomys à prémolaire supérieure ]j1us forte que la première molaire ;
— paracùne et métacône distincts (dénis |)eu usées) :
— plis d’émails très longs, comme chez T. yreyarius, mais taille plus grande.
Diagnose de Bataller ii938)
Le matériel décrit est plus aliondant (plusieurs maxillaires et mandihules). Pour les
dénis jugales supérieures, Bataller reprend les caractères énoncés ])ar Depéret et remar¬
que en outre la jtrofondeur du sinus inteine. De la description et des figurations des dents
jugales inférieures, il ressort que leur sinuside est [irofond, que le métaconide et l’entoco-
nide ne soûl (las saillants etqu’elles présentent presque toutes un îlol anlérieur (synclinide I).
Diagnose de Tiialer (1969)
« Téniodontie moindre ipie chez 7'. lembronicus et présence quasi constante d’un syn¬
clinide I aux molaires inférieures ».
Diag.xose é.mk.xdée
Theridomys de stade évolutif intermédiaire entre T. honduelli et 7’. lembronicus.
Matériel de Montalban
La description de Theridomys major {= Theridomys crusafonti) de Montalhan a été
faite par Thaler (1970). Nous donnons ici les mensurations de cette population.
319
l’évolution du genre theridomys
Mensurations
1
Cat.
II
âge
min.
1
moy.
niax.
min.
L
moy.
max.
min.
H
moy.
max.
min.
11/L
moy.
max.
1 1>4
1
1
1,23
3,28
1,46
0,45
2
2
1,65
1,68
3,38
3,32
1,31
0.39
2
3
1,70
2,00
3,34
3,74
1,01
1,10
0,29
0,30
P4
3
0
1,31
1,32
1,51
2,74
2,75
2,93
2,30
2.54
2,68
0,87
0,97
0
1
3
2
1,77
1,79
1,89
2,73
2,98
3,06
2,18
2,40
2,46
0,73
0,78
0,90
Dents jugales
2
3
1,85
2,33
3,24
3,28
1.98
2,31
0,60
0,71
inférieures !
1
4
2,45
3,36
1,22
0,36
1
2
0
1,41
1,48
1,55
2,11
2,12
2 12
2,.50
2,55
2,59
1,18
1,20
1,22
7
1
1,45
1,04
1,74
2,02
2,17
2,33
2,42
2,52
2,78
1,10
1.16
1 ,-24
\
10
2
1,79
1,93
2,06
2,24
2,34
2,56
1,93
2,12
2,44
0,81
0,91
1,06
1
5
3
1,95
2,14
2,40
2,28
2,43
2,55
1,31
1,66
2,18
0,52
0,69
0,96
1
2
4
2,19
2,51
2,21
2,36
1,21
1,41
0,51
0,.58
0,64
5
1
1,47
1,58
1,74
1,85
1,96
2,09
1,83
1,90
2,00
0,82
0,95
1,03
4
2
1,05
1,74
1,84
2,02
2,25
2,36
1,49
1,57
1,70
0,64
0,73
0,84
'
1,73
2,05
1,38
0,67
I)<
2
ü
1,20
1,27
2,81
3,05
1,73
2,10
0,62
0,69
3
2
1,61
1,07
1,79
2,78
2,94
2,95
1,54
1,67
1,51
0,52
0,54
0,57
2
3
1,75
1,92
2,92
3,11
1,39
1,54
0,48
0,50
1>4
Cl
1
1,58
1,81
2,09
2,13
2.40
2,09
2,61
2,78
2,98
1,06
1.17
1,37
4
2
2.09
2,24
2.48
2,18
2,32
2,40
1,86
0 00
2,53
0.78
0,96
1.09
2
3
2,38
2,58
2,19
2,66
1,90
1.95
0,73
0.83
1
4
2,58
2,14
0,99
0,46
Dents jugales ’\£i-2
2
0
1,43
1.44
2,09
2,34
3,32
3,83
l/<2
1,49
1,55
supérieures
10
1
1,48
1,03
1,83
1,98
2.12
2,23
2,59
3,01
3,20
1,17
1,43
1,52
10
2
1.83
2,12
2,38
1,93
2,43
2,48
1,89
2,64
2,87
0,90
1.18
1,27
8
3
2,16
2,47
2,70
2,05
2,22
2,42
1.70
1,98
2 42
0,76
0,89
1,00
2
4
2,90
2,93
2,42
2,43
1 22
1,32
0,50
0.53
0,55
.\i3
2
0
1,40
1,71
1,82
2,43
2,40
2,86
1,18
1,35
ti
1
1,57
1,79
2,08
1,71
1,96
2,13
1,91
2,16
2,31
0,98
1.11
1,29
4
2
1,94
2,00
2,09
1,87
2,00
2,15
1,90
1,96
2,03
0,92
0,95
1,02
0
3
3
4
2,41
2,68
2,71
2,12
2,17
2,17
0,72
0,74
1,00
0,33
0,35
0,46
320
MONIQUE VIANEY-LIAUD
4. Theridomys [Theridomys) lemhrunicux liravard, in (Jeuvais, 1848
Echimys hreviceps de Laizer et de Farieii, 1839, peu parte.
Theridomys lemhronicus Bravard, iu Gehvais, 1848 : pl. \L\'II, fig. 1-3.
Theridomys hreoirrps l’oniel, 1853 : 34.
Theridomys lemhroinius Bravard ; Lavoc.^t, 1951 : 74. pl. XIII, lig. 5.
Perrieromys lemhrnniciis Bravard ; Steiii.in et Sciiai'h, 1951.
Theridomys lemhronhus Bravard ; Tiiai.rh, 191)0 ; 53-50, 75-77, fig. 11, pl. \ II, fig. A-B.
Theridomys lembroniriis Bravard : IIrl.mrh et Vianra-Liai a. 1970 : 45.
Ta PE. — Piirtioii de crâne, radius, niandiliules sur une plaque ; coll. Bravard, Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris.
l.ocALiTÉ-TA'PE. — Saiiit-Gcrniai 11 -Loiiiliroii (Auvergne,).
IlÉPAHTiTioN. — St-Geruiain-Leniliron (Auvergne), Perrier (Auvergne), Cournon (Auver¬
gne), « La SauAetat », Antoingt (Auvergne), .4ulienas-les-.4lpes (Basses-.Alpes), St-Vincent-
de-BarlicATargues (Hérault), Les Matelles (Hérault), lignites de EIgg (Suisse, Zü).
Diaunose : Aoir L.avoc.at, 1951 : 74-75.
Les éclianlillons de cette espèce qui A’ont être décrits proviennent du gisement d’Aube-
nas-les-Alpes (Basses-Alpes). Ils ont été comjiarés aux dents de Sl-\incent-de-Barbey-
rargues (Hérault) décrites par L. Thai.ek (1966), et aux dents de l’espèce-type de St-Ger-
main-Lembron et Perrier (Auvergne).
Aubenas-les-AIpes (fig. 10 a-c)
MeNSUIÎ AVIONS
Dents jugales
inférieures
Cat.
n
âffe
® mm.
1
inoy. max.
L
min. moy. max.
H
min. inoy. max.
II/L
min. moy.
max.
P4
1
1
2,15
3,49
2,59
0,74
^h-2
4
1
2 1,97
3
2.28 2,81
2,53
2,50 2,61 2,65
2,69
1,89 2.11 2,27
1,61
0,72 0,81
0,60
0,89
JI3
1
1,66
1,98
2,40
1,22
3
2,60
2,50
1.09
0,44
DI
1
2
1,57
3,55
1,39
0,39
1
1
1,97
2,33
3,18
1,36
Dents jugales
0
2
supérieures
1
3
2,50
2,54
3,51
0,99
1
0
1,71
2,13
2,14
1,01
321
l’évolution du genre theridomys
Saint-Vincent-de-Barbeyrargues
Mensurations
! Cat.
n
âge
1
L
H
H/L
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
P 4
1
1
1,56
2,76
2,46
0,89
0
2
Dents jugales
inférieures
1
3
2,54
3,31
1,87
0,56
Mi-2
1
1
2
1,85
2,40
2,21
0,92
3
3
2,21
3,36
2,61
2,35
2,59
2,72
1,38
1,56
1,70
0,59
0,60
0,63
M3
3
2
2,04
2,23
2,33
2,16
2,28
2,50
1,34
1,53
1,67
0,62
0.68
0,77
Deuts jugales
p4
1
2
2.46
2,46
2,64
2,48
0.99
1
3
2,66
2,51
1,93
0,77
supérieures
1
4
2,85
2,86
1,07
0,37
Description
Dans le gisement d’Aubenas-Ies-Alpes, Theridomys lembronicus est le Thcridomyiné
le moins abondant. Il présente les memes caractéristiques que la forme de St-Vincent-de-
Barbeyrargues (lig. 10 f-j) : taille supérieure à la taille de Theridomys major-, hypsodontie
et profondeur du sinus plus importantes. Pour les molaires inférieures, ce dernier
caractère entraîne la réduction des deux synclinaux postérieurs, le dernier étant cependant
moins long que le précédent.
Dentures inférieure et supérieure. — Toul.es les molaires inférieures présentent un syn-
clinide I bien individualisé. La inférieure possède un synebnide III encore bien développé
alors que chez Theridomys (Blainvillirnys) hUnnoilleî du même gisement il est très réduit.
Cela résulte du fait que le degré de téniodontie de Theridomys lembronicus est moins impor¬
tant que celui de Theridomys hlaiindUei.
L’enéoche de la face antérieure de la P 4 est plus nettement décalée vers le bord lin¬
gual ( lig. 10 c) que chez Theridomys blainoillei où elle partage Pavant de la dent en deu.x
lobes à peu près symétriques. Comme à Antoingt ou Perrier (Auvergne) on observ'e parfois
(fig. 10 c) une cornrnunieal ion entre le sinus et le synclinide IV. Si l’on compare cette espèce
à Theridomys blainoillei, on constate des différences quant à l’épaisseur de l’émail autour
des indentations de la couronne. Kri effet, chez Theridomys lembronicus, comme chez The¬
ridomys nquatilis et Theridomys major, l’épaisseur de l’émail autour des anticlinaux est
quasi constante.
322
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Nous ti’avons pu isoler que trois molaires supérieures appartenant incontestablement
à Theridoinys lemhroniaix. T,e synclinal IV (!sl, lueti marqué; le troisième est toujours le
plus long alors que le premier et le deuxième sont prati([uement égaux, le premier étant
peut-être légèrement plus lm[)orlaul.
e
Fig. 10. — Tlieriitonnjx (ï’.l h’iiihruiiiru^ ; île a à e, Aubeii:is-les-.M|)es (liasses-Alpes) (colt. Lab. Pal. Mont¬
pellier) : a, M'"'- siqi. ilex, usée (àjje 3) ; b, .UiN 201. .\l' 2 sup. ite.x. peu usée (A^e t) ; c, ARN 311, P^ inï.
Bill, iiioyeriiieini ni usée (àpe 2) ; il, .\I{N 337, M^.j int. sin. ; e, ARN 33(i .Mj.j iiif. ilex. ; de f à j, St-Vin-
ceiit-de-Ilarbeyiarfrin's (Hérault) (mil. lab. Pal. Monipellierl ; f, l'M 2001. 1*4 sup. de.\. (2| ; K, 2002,
.M'"'' sup. sin. (2) ; b, l'M 2003, .\12-.M3 de.x. (3| ; i, l'M 2000, P 4 inf, sin, |3| : LÎM 2007, Mj.j int. sin.,
(3) ; k et I, les .Malelles (Hérault) (coll. lab. Pal. Moiitpellier| : k, .M.VI' 131, !’■* sup. sin. (3) ; 1, MAT
132, sup. dcx. (3).
L’épaisseur de l’émail sur les flancs postérieurs des anticlinaux, bien qu’un peu amincie
si l’on compare avec les molaires inférieures, l’est beaucoup moins que chez Theridomys
blairwïllei.
Anatomie de la mandibule. — Elle a été reconstituée d’après divers spécimens proy^e-
nant de Perrier (Auvergne) (fig. Il a, b). Elle est de taille plus forte et d’allure pins robuste
mais de structure à peu près identique .à celle de Theridomys aquatilis ou bonduelli. Le
foramen incisivum (postérieur) est situé nettement plus haut que la rangée dentaire.
Sur la face interne, la pointe de l’angle antérieur de la fossette angulaire est située,
comme chez Theridomys aquatilis et bonduelli, en arrière de la Mg.
323
l’évolution du genre theridomys
Fig. 11. — Theridomys (T.) lembronkus, alriidturc ilü la inaiidilMilo rcooiistiluée d'après divers spécimens
de Perrier (Auvergne) (cidl. .Vins, l’aris) ; a, face externe ; b, face interne.
Les Matelles
Ce gisement a fourni quelques dents de Theridomys lemhronicus morphologiquement
très proches de celles d’Auhenas ou de Sl-Vincenl (fig. 10 k, 1). Sur la supérieure MAT. d,
on remarque réhauche d’un cinquième synclinal.
Mensurations
âge
1
L
H
H/L
P* sup.
: MAT 131
3
2,87
2,83
2,2.5
0,80
sup.
: MAT 132
3
2,66
2,62
2,18
0,95
Les gisements d’Auvergne (Perrier, Antoingt et « Cournon »)
Les pièces étudiées proviennent des collections du Muséum national d’Histoire naturelle
de Paris.
Description
Nous n’axons pu relever ni dilTérence de taille ni différence morphologique entre les
spécimens de ces trois gisements pas plus qu’entre ces pièces, celles de St-Germain-Lem-
hron (localité-type), celle. d’.Vnhenas, de Sl-Vincenl on des Matelles.
324
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Perrier
Mensurations
Cat.
n
âge
I
min. moy. max.
L
min. moy. max.
II
min. moy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
Dents jugales
n 6
n = 6
inférieures
P 4
8
3
2,02 2,26 2,35
3,05 3,23 3,36
2,29 2,46
2,57
2,70
0,75
0,81
Mi-2
22
3
2,11 2,35 2,60
2,47 2,71 3,18
1,55 1,94
2,43
0,56
0,72
0,86
p 4
1
1
1,93
2,59
3.18
1,23
1
3
2,65
2,85
1,95
0,68
Dents iugales
supérieures
1
4
2,79
2,39
1,80
0,75
1
1
1,66
2,35
2,55
1,09
Cournon
M
ENSURATIONS
Cat.
n
âge
I
min. moy. max.
L
min. moy. max.
H
min. moy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
P 4
2
2.01
3,02
2,55
0,84
Dents jugales
inférieures
1
3
2,26
3,28
M 1.2
3
2
1,85 1,95 2,12
2,34 2,43 2,50
1,99
2,20
0,80
0,90
2
3
2,19 2,36
2,65 2,71
1,58
1,58
M3
1
2
1,96
2,16
p 4
1
2
2,35
3,15
1
1
3
2,54
3,12
1,90
0,61
Dents jugales j
MI-2
2
2
2,33 2,49
2,68 2,59
supéiieures
2
3
2,38 2,60
2,59 2,67
1,40
1,43
0,54
0,54
1
3
2,26
2,49
1,00
0,40
l’évolution du genre theridomys 325
On retrouvée cliez ces formes la même variation morphologique (communication ou
séparation sinuside-synclinidc IV aux molaires inférieures ; communication ou séparation
des synclinaux II et III aux molaires supérieures) (fig. 12).
Fig. 12. — Tberidomyn (7.1 lembronieuH dos pjisomonts d’AuviT^nc looll. -Mus. Paris) ; de a à p, spccimoiis
de Perrier ; a, PKR G, P 4 -M 2 iuf. dcx. (3) ; b, PEH 14 , P^ sup. do.v. (1) ; c, PER tG, P* siip. sin. |3) ;
d, PER 9, Mj .2 inf. dex. (3| ; e, PER 7, Mj-j inf. dex. ; t, PER 12, -M,.^ iiif. sin. (3) ; g, PER 17, M* 2
sup. sin. (3) ; de 11 à j, spcciniens de Courmin : h, CR 31, P 4 -M 3 int. siii. |.3) ; i, CR 27, P 4 -M 2 inf, dex.
(3) ; j, sup. de.x. (3| ; k, type, St-Geimain-l.enibion, pt-iP sup. sin. ; 1, Antoingt, ANT 1, P 4 -,Mi
inf. dex.
B. — Sous-genre Blainvillimys Stehlin et Schaub, 1951
Espèce-type : Theridomys hlairwülei Gervais.
Diagnose
Email aminci sur les flancs antérieurs des antielinides des molaires inférieures
et sur les flancs postérieurs des anticlinau.x des molaires supérieures. Présence du
synclinide I quasi constante à partir de Theridomys [lîlaitwillimys) helmeri (niveau supé-
326
MONIQUE VIANEY-LIAUD
rieur â Mojitalhaii et inférieur à Arituingt). A partir de ce niveau le synelinide n'est plus
visible ipie sur les dents vierges. Synelinide T Imijonrs j)eu profond, très fugitif chez les
fornie.s évoluées. A la mandibule, pointe de l’angle antérieur de la fossette angulaire interne
située au niveau du milieu ou de. l’avant de la M^. Le foramen ineisivum jioslérieur est
situé au niveau ou au-dessous de la rangée dentaire. L’apophyse coronoïde s’inelinc iiette-
ment vers l’arrière alors qu’elle s’élève à peu près verticalement chez Theridomys aqualilis
ou bonduelli.
1. Theridomya (lüuinnllimys) langei Viancy-Liaud, 1972
(PI. 1, lig. 3, 4; ,>l. IV, lig. 5, 10)
Theridomys proguriiis Sehlosser, 1884, pro parte (spécimen 1879 XV 527, pl. IV, fig. 4).
Theridoinys gregarins Selilosser ; Freudenberg, 1941, pl. .\IV , lig. 10.
Isoptychus sp., Lange, 1970 : 151.
Theridomya iHlainoillimys) langei Vianey-Liaud, 1972 ; 1009, fig. 1.
T-i CE. Au 23.52, D.j-.Mg inf. sin.
1 h eoiuojiE. — ABL 1000 â 2000, divers spécimens, Au 2156-7, .Vu 2343, Au 2352, coll.
Lab. Pal. X eriébrés, Faculté des Sciences, Paris VI ; ABL 2001 à 3000, coll. Lab. Pal.
Vertébrés, Lniversité des Sciences et Techniques, Mont]Hdlier.
Dkrivatio no.minis. - Lu hommage à B. Lanok-Badhé qui m’a remis la plus grande
partie du matériel étudié ici.
LocALiiK-i veE. — Aubrelong 1 ((luercy, Lot).
Réi'autition. - .Vultrehmg 1 (Lot), Sainte-Marthe (Dordogne), Mazan (X’aucluse).
Diagnose
Stade évolutif intermédiaire entre Theridomys rotundidens Sehlosser et Theridomys
gregarins Sehlosser. Faible fréquence du synelinide I au.K M 1.2 et M 3 inférieures (de O.x % à
10 %). .Viix molaires supérieures, le synclinal I est un peu plus long que le synclinal IL
Le synclinal IX’ est peu dé^'ehqlpé, souvent absent sur les prémolaires.
On a comparé cette espèce avec les spécimens attribués par Schlosser, 1884, à Theri¬
domys rotiindidcms et à Theridomys gregarius. Schlosseh n’a pas désigné de type pour
l’espèce rolundidens. La première jiièce figurée (pl. III, fig. 3) a disparu. On ne doit pas en
tenir compte. Le leetoIy(ic de l’espèce est donc le spécimen 1879 .\X' 508, pl. III, fig- 5
(P 4 -M 1 inf. de.x.), figuré ici pl. Il, fig- L II présente des caractères plus archaïques que The¬
ridomys langei. Le luétaconide et rentoconide sont beaucoup plus saillants ; le sinuside
étant plus largement ouvert, la crête longitudinale est plus longue et rectiligne : la hauteur
de la couronne est, moindre ; enfin, Famincissenient de. l’émail sur le liane antérieur des
anticlinidcs est à peine sensible.
De tout le matériel attribué h Theridomys rolundidens ]>ar Sciii.ossk.ii, seules trois
pièces subsistent en collection à .Munich : le type, la mandilnde figurée pl. III, fig. 7 et
le maxillaire figuré ]>!. IX fig. 2, 7. Cette mandibule est \ isiblemenl nettement plus grande,
plus téniotlonte et liypsodonte. que. le type. Il s’agit d’une espèce totalement différente.
L EVOI.UTIO?i DXI GENRE TIIERIDOMYS
327
Quant, au maxillaire 1879 XV 599 ipl. II, lig. 2), il s’agit (run Theridomijs gregariux fruii
degré évolutif comparable à celui du Mas-de-tiot.
Parmi les pièces attribuées par Sc.ii losseh à Tlieriilonij/s gregariiis, une seide jieut
être rapprochée de Theridomys langei ; c’est le spécimen 1879 XV 527, figuré à nouveau
par Freudenberg, 1941, pl, XIV, fig. 10.
Aubrelong 1
Me NSURATIONS
Cat.
II
à go
niiii.
1
nioy.
niax.
min.
L
nioy.
inax.
min.
If
inuy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
1^4
3
0
1,01
1,12
1,16
1,89
2,06
2 2'i
1,73
1.95
2,07
0,92
0,95
1,01
0
1
9
.1
1 .3â
1 ,.50
1,61
2,06
2,23
2,16
1,31
1 .50
1 ,58
0,57
0.67
0,76
1
3
1,51
2,27
1.21
0,53
1
inférieures
5
0
1,00
1,06
1,10
1.55
1,70
1,85
1.81
1,99
2,15
1.08
1,18
1,32
7
1
1,01
1,22
1,39
1.61
1,70
1,8.*»
1.83
2.03
2.26
1,01
1,19
1,37
30
2
1.11
1,38
1,69
1,62
1,81
1 ,91
1.31
1,61
1.87
0,77
0.90
1,08
10
3
1..A0
1,72
2.02
1,76
1.91
2.00
0,89
1.20
1,65
0,50
0,63
0.83
2
4
1,81
•,»
1,86
1,91
0,71
1,01
0,37
0,.56
M 3
6
0
1,00
1,12
1.21
1,50
1,59
1.73
1.59
1,71
1,91
1,01
1,09
1,17
5
1
1,10
1.29
1.17
1.38
I.5I
1,61
1,16
1,66
1,82
1,03
1,10
11,0
8
2
1.28
1.11
I.Ol
1.15
1,61
1,81
1,16
1,36
1,57
0,66
0.81
0.99
4
3
1,63
1,65
1,68
1.81
1.91
2,11
0,83
0,97
1,08
0,16
0,50
0,51
p4
4
2
1,11
1 ,07
1,71
1,83
1,88
1.93
2,11
2,19
2,27
1,12
1,16
1,21
2
3
1.65
1,97
1,92
1,99
1,17
1,79
0,71
0,93
9
0
0,87
0,98
1,13
1,51
1.77
1,91
2.21
2,37
2,50
1,20
1,31
1,56
l'i
1
1,1.5
1.25
1,36
1,58
1,71
1,82
2,08
2,23
2,18
1,20
1,30
1,39
18
2
1,33
1.60
2,05
1„52
1,77
2,08
1,19
1.85
2,21
0,82
1,05
1,28
Dents jugales
10
3
1,71
2.03
2,27
1,61
1,77
1,90
9,5
1.22
1.68
0.53
0,69
0,90
supérieures
2,09
2,18
2,25
1,60
1,72
1,77
5,1
7,8
9,6
0,32
0,16
0,.55
AP
1
0
1,01
1,61
2,21
1,33
8
1
1,03
1,21
1,36
1,28
1,15
1,57
1,71
1,81
1,93
1,20
1,28
1,31
9
2
1.09
1,53
1,80
1,11
1,51
1,76
1,26
1.11
1,69
7.6
9,2
11,5
1
3
1,69
1,83
1,98
1,18
1,70
1,88
1,09
1,12
1.5
0,60
0,67
0,71
1
'1
1,99
1,53
0,5
0,12
I ) ES CRI en O.N
Denture inférieure. — : Comme chez Theridoinijs gregariu.'i du Mas-dc-Got, de Mcge,
Pech-Crabit ou Montalban, le lobe antérieur des dents de lait inférieures a une structure
assez variable. On note souvent la communication du premier synclinal externe avec le
98 , 3
328
MONIQUE VIANEY-LIAUD
deuxième synclinal inlerne (lîg. 131). Le synclinal anlérieur présente une crête partant soit
de son bord antérieur, soit de son bord lingual et tendant à la diviser en deux.
Un petit tubercule, sc prolongeant parfois par un court éperon, part du bord lingual
du synclinal 111 et se dirige transversalement à rintérieur de ce synclinal.
Fig. bt. Thnliliimifs \Blainvilliiniis\ Itiiiiiei <l'.\iiliii li>iig 1 (IJui'ivy) : a, .Allb tOly, !'■* sup. sin., (2) ; li,
AJtt. lulo, !'■' sup. itox., (2t : r, .VHl. lultl, AP - sup. siu.. (2) ; il, .\IJL 1U()2, .M' * supi. sin.. (Ui : c, .\BI,
t0h<7, VP " su|>. lies.. (3) ; t, .Vlil, 1(130, AP sup. sin., (01 ; i;. .VliL 103V, AP sup. siu., (0) ; li, .Altl. 10'i2
AP sup. (Ii-x., (2l ; i. .VBL 1022. .AP sup. sin., (3i ; j, AHI, 1000. H* sup. -iex. ; k, AliL 1007. U* sup. siu.,
(2) ; 1, Allb 1208, Uj ml. iPx.. (1) ; ni, AHL 1200, I)., inf. ile.x., (21 ; ii, AHI, 1220, r\ iul. ilux., (0) ; u,
.Mti, 1210, l’j iul. ilex., (2) ; p, .Alil, 1250, .AI;, inf. sin,, (0) ; q, ABL 1251, AIj îuf, siu., (O) ; r, .ABI,
1 207, Ma iul. sin-, (2|.
P 4 ; Comme chez tous les Theridoimjs, on note la présence d’une encoche sur la muraille
antérieure de la dent. Le synclinal antérieur présente rarement une crête oblique isolant
à l’avant un petit synclinide 1. Sur 45 prémolaires observées, 2 seulement présentent ce
synclinide I bien individualisé, 3 autres possèdent seulement nn éperon partant soit du
bord antérieur, soit du bord lingual du synclinal antérieur. Le bord lingual de ce synclinal
est le jilus souvent limité, par une crête prolongeant lingualemeni les anticlinaux trans¬
versaux, mais quelquefois cette crête est absente.
Mj .2 : Sur les dents peu à moyennement usées (stades d’usure 0-1-2) le synclinide III
est nettement jilus jielit que les synclinides II et IV. Le deuxième esl à peine plus grand
que le quatrième ce qui fait que la dent est assez syinétriipie. Le sinus externe est également
symétrique. Comme chez Tharidomys aqiialilis, le synclinide 11 est fermé sur son bord lin¬
gual par une crête descendant du mélaconide et rejoignant, dans la majorité des cas, le
mésolopliide. Ce dernier est souvent interrompu, sur les dents peu usées, au niveau de sa
jonction avec le bras postérieur du protoeonide. On note souvent une interruption de la
crête longitudinale un peu avant l’hypoconide. Si le synclinide II est toujours fermé sur
son bord lingual, le synclinide IV l’est plus tardivement (stade d’usure 3). Le synclinide 111
se ferme le dernier (stade d’usure 4). Le symclinide I est individualisé chez 3 dents sur 117
observées.
329
l’évolution du genre theridomys
Contrairement à Theridomys aqiiadlis, l’épaisseur de l’émail n’est pas constante autour
des indentations de la couronne. On note en particulier un amincissement marqué sur les
lianes antérieurs des anticlinaux 3, 4 et 5. Cet amincissement évident sur les dents ayant
au moins le stade, d’usure 2, est moins net que chez Theridomys gregarius du niveau de
Montalban.
Mg : Elles présentent les memes caractéristiques que les Sur 55 dents observées,
2 présentent un synclinide I.
Fig. 14. — a, T. (B.) gregarius, Mas-dc-tèu ((tuercy), n-ronstitution de la mandiljule d’après divers éclian-
tillons, face exloriie ; li. idem, l'aec iiileriie ; c, T. [B.) langei, Aubrelon? 1 (Quercy), mandibule vue par
sa face interne ; d. T. {B.) helmeri, l,ea Cba[)elins ( Vaiieluse), CIIA 20. mandibule vue par sa face ex terne ;
e, Arclineumijs sp.. l’eeb-dn-Fraysse (()uercy), mandibule vue par sa face interne.
Analomie de la mandibule ( fifr, 14 c). — La morphologie de la mandibule est sensible¬
ment la mèirte qtie celle de Theridomys aquatilis. Cependant on peut itoter quelques diffé-
retices. Elles sont énutnérées dans la diagnose dti sotis-getire filainoUlimys.
Denture supérieure (lîg. 13 a-k). — D* : Comme, chez Theridomys aquatilis, la crête
longitudinale petit manquer tolalement (3 deitt.s sur 22) ou eti partie (4 ilents sur 22). Il
est dilbcilc de les dilïérencier de Theridomys aquatilis il’I loogbittsel.
: Il est plus aisé de dislinguer les prétnolaires du Theridomys d’Aubrelong de celles
dtt Theridomys d’I loogbutsel.
Le synclinal III est netleincnl plus grand que les syticlinaux I et II de taille semblable.
Le synclinal IV est extrcmemetit réduit. Le sinus s’enfonce plus obliquement vers l’intérieur
de la dent et il est plus profond que chez Ther’ulomys aquMilis d’Hoogbutsel. On note,
330
MONIQUE VIANEY-LIAUD
de la inènie façon que pour les molaires inférieures, un amincissement de l’émail sur les
flancs postérieurs des anticlinaux, amincissement moins marqué que chez Theridomys
gregarius du Mas-de-Got par exenqile. Le cingulum antérieur est moins renllé vers l’avant
et l’encoclie au niveau du bras antérieur du protoconide, nettement marquée au Mas-de-
Got, est ici moins évidente.
Fig. l.ï. — T. {B.) langei, Qiicrcy (anrieimc collcc.l, 11“ SttOi), (l.alio. Pal. Lyon), crâne incoinpiel ; a, face
jialaline ; b, face supérieure ; e, vue lalérale ; <1, vue anlérieiire.
I lacrymal, f = frontal, in = maxillaire.
M* ^ ; L’anticlinal 4 est réduit. Le synclinal 111 est nctletnent plus long que les autres
(longueur double de celle du synclinal 11). Sur la tient vierge, le cingulum postérieur est
interrompu au niveau du bras postérieur de l’iiypoconide ; le sinus interne et le synclinal I
commii niquent.
Les crêtes accessoires, nombreuses chez Theridomys aqmüilis, sont ici absentes. Le sinus
est plus profond. Nous ji’axons pas observé d’interruption de la crête longitudinale au
niveau de la séparation sinus-synclinal II. Comme sur les prémolaires, l’émail s’amincit
au ni\eau îles lianes postérieurs des anticlinaux.
; Elles présentent les mêmes caractéristiques que les mise à jiarl la réiluction
du lolie postérieur de la dent.
Analomie de la lêle osseuse. — Le gisement d’Aubrelong n’a pas fourni de crâne de
Theridomys langei. Cependant un spécimen des anciennes collections des Pbosphorites
du Quercy, n“ 8309 conservé au Laboratoire de Paléontologie de Lyon, me sendde très
proche tie l’espèce d’Aubrelong 1. Je donne ici la description de ce crâne.
L’ensemble du crâne est nettement moins robuste que celui de Theridomys uquatilis
ou Theridomys boriduelli.
331
l’évolutioiv du genre theridomys
Via; antérieure et latérale (fig. 15 c, d) : Le toit crânien est niai conser\'é dans sa partie
antérieure (nasal absent) ainsi que dans sa [lartie (instérienre (pariétal absent). Rn vue anté¬
rieure il seinlde, bien que le nasal soit absent, que les parois latérales du rostrum soient cons¬
tituées nniquenient jiar le,s prémaxillaires. Le foramen infra-orliitaire (f.i.o,), visible sur le
côté droit seulement et légèremenl écrasé, n'apparaît pas dilférent de celui des autres Tbéri-
domorplies. La gouttière neiiro\aseulaire du coin interne du f.i.o. (= g.i.o.) n’est pas nette¬
ment individualisée. La bordure latérale externe du foramen infra-orbitaire est constituée
dans sa partie supérieure par une portion du maxillaire, dans sa partie inférieure peut-être
par le jugal mais cette portion de l’arcade zygomatique étant trè.s abîmée il n'est yias pos¬
sible d’en avoir la certitude. La paroi latérale interne du f.i.o. est constituée jiar le pré-
maxillaire.
Le lacrymal est nettement visible sur le côté droit. Dans sa jiartie supérieure, une
étroite coulée du frontal le sépare de la portion du ma.xillaire bordant le f.i.o. Il rejoint cet
os dans sa jiartie inférieure. Le lacrymal porte une apopbyse formant la bordure du coin
antéro-supérieur de la fosse temporale. La paroi latérale interne de la fosse temporale
est en mauvais état. Les sutures, mise à part celle séparant le lacrymal du frontal, sont invi¬
sibles. \ l'arrière le squamosal, portant la racine postérieure de l’arcade zygomati([ue,
sectionnée, est seul présent. La lame horizotitale de l’arcade zygomatiqni'est très incomplète.
Face palatine (lig. 15 a) : Les foramens palatins antérieurs |iartenl à peu près à mi-dis¬
tance entre le bord interne de l’incisive et la suture prémaxillaire-ma.xillaire. Ils se ]}onr-
suivent jn.sqn'au niveau de la partie antérieure de la prémolaire, comme chez tous les ’l’bé-
ridomyinés. Les foramens palatins postérieurs, de petitf' taille, sont logés, sur le maxil¬
laire, dans l'indentation la plus profonde de la suture maxillo-palatine, La partie palatine
du palais est réduite. Elle est binitée par l'ouverture des cboanes au niveau de la partie
postérieure de la M®. Les limites des os en arrière du palais sont invisibles. Sur la partie
droite du crâne on voit seulement la sninre sqnamosal-alispbétioïde. La totalité de l’arrière
crâne est absente. Les racines antérieures des arcades zygomatiques sont moins robustes
que chez Theridmniffi aqiialUifi et Theridoinijx hondiiclli. Les crêtes d'insertion des masselers
superficiels antérieurs, sur la face inférieure de ces racines, sont moins saillantes que cbez
Theridomys uynalilis et honduelli. En avant de la prémolaire, le maxillaire porte tine dé])res-
sion qui se poursuit un peu parallèlement au trou palatin antérieur, soulignant ainsi la crête
aiguë que constitue le maxillaire en bordure de ce trou palatin.
Fig. 16. — T. (71.) langei, .\iil)i’t‘liin^ 1 ((piercy), AI5L
1300, ina.viltairc droit avec racine antérieure de
l’arcade zygoinaticjue : a, vue palatine ; b, vue de
profil ; c, vue antérieure.
A Aubrelong 1, un maxillaire droit (lig. Ifi) portant In racine antérieure de l’arcade
zygomatique a permis d’observer la partie inférieure de la paroi du f.i.o. La gouttière neuro-
vasculairc du coin interne n’est pas soulignée par une crête bien marquée comme c’est le
cas cbez Theridomys atjuatilis.
Comparaison avec Theridomys {Rlairndllimys) gregariiis. —
Le palais (Fl' 295 (Mus.
332
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Bâle) dont Stehlin et Sciiaub, 1951, figurent la rangée dentaire supérieure gauche (fig. 32)
et attribué par eux à Blaini>illi?nys gregarius présente la même structure que celui du crâne
décrit plus haut.
Fig. 17. — T. [B.) gregarius, QT. 295, Quercy (.Mus. Bâle),
palais cl rangées dentaires supérieures : a, vue palatine ;
b, vue antérieure.
Autres gisements
Thcridoniys (lilnim’illiniijs) Inngei est associé à llieridoniyx [Theridomys) aquatili.'niAnsles
gisements de Sainle-Marthe (Dordogne) et Mazan (Vaucluse). Le matériel très peu aliondant
de ces deux gisements ne pertnel pas de faire une étude complète des poptdalions de Theri-
domys. Cependant, les quelques dents observées (Tig. 18 a-f) semblent devoir être attribuées
à la meme espèce que le Theridomys dWubrcbmg I.
Fig. 18. — T. (B.) langei, n° 8309, Quercy (coll. Lah. Pal. Lyon), rangée dentaire supérieure droite (P‘*-.\l®).
Fig. 19. — T. {B.) langei : a, 0(1 788, Ste-.Marthe (Dordogne) (Mus. Hàle), M*'^ snp. de.\. ; h, OG 784, Ste-
.Martlie (Dordogne) (.Mus. Bâle), .M^'^ inf. sin. ; c, M.\Z 10, Mazan (Vaucluse) (I.ab. Pal. Lyon), Mj.g
inf. dex., vue occlusale ; d, iilrm, prolil externe ; e, M.\Z 11, Mazan (Vaucluse) (Lab. Pal. Lyon), Mj.j
inf. sin., vue occlusale ; f, idem, prolil e.xterne.
2. Theridomys [Blainoillimys) gregarius Schlosser
(Bl. II, fig. 2, 3, 4 ; pl. IV, fig. 6, 7, 10, 11)
Theridomys gregarius Schlosser, 1884 : 52 (34), pl. VIII (IV), fig. 1, 3-5, 7-10, 12, 13, 15, 19-22,
25, 27 ; pl. XI (VII), fig. 15.
Theridomys speciosus Schlosser, 1884 : 55 (37), pl. VIII (IV), fig. 14, 16, 17, 18.
l’évolution du genre theridomys 333
filaitn’lllinii/x gregarim Schlosser ; Stehlin et Seiiaeh, 1951, fig. 32.
rheridomtis ixirians Thaler, 1969 : 197, 199-200, lig. l.
Theridomys oorians Thaler; Viankv-Li.ve d, 1969 : 214-221, lig. Il à \ I.
Theridomys onrians Tlialer ; Helmefi et \ i anev-Liaud, 1970 : 45.
Discussion suk l.a synonymie : Theridomys gregarius Schlosser = Theridomys oarians
Thaler.
Parmi les Thériilomyiiiés jieu livpsodoiiles et peu téiiiodojites proveiiaiil des aiiciemies
collections des Phosphoriles du (.luercy, Sciilosseu distingue, entre autres, deux espèces :
Theridomys gregarius et Theridomys speciosus. La première diffère de la deuxième essentiel¬
lement par l’ahseuce. de syiiclinide I aux molaires inférieures, jiar l'allure roetiligue de la
rangée dentaire inférieure alors (ju'elle est courbe chez la deuxième et eu (in par sa taille,
légèrement jihis longue. Theridomys gregarius ; longueur de la rangée dentaire inférieure :
7,7 mm au minimum, 8 mm en moyenne chez les individus à dents usées, 8 ,1 à 8,7 mm pour les
dents moyennemeul usées ; 8,2 ,à 9,2 mm pour les dents très usées : L P 4 iiif. = 2,1 à 2,6 mm : L
1)4 inf. = 2,6 à 2,9 mm ; L .Mj = 1 ,8 à 2,2 rnm. Theridomys speciosus : lougmuir de la rangée, den
taire inférieure peu usée : 7,2 mm ; L P 4 inf. — 2,1 mm ; L 1)4 ^ 2,6 à 2,8 mm ; L M 3 = 1,5 mm.
Or, cette courhure de la rangée dentaire iTajiparaît pas sur les ligures données par
Sciilosseu. De plus, Fueudenbeuc; (1941) indique ijue cette courhure est Aariahle pour
speciosus, mais ne présente pas de différence avec celle de gregarius.
Les dimensions données par Sciilosseu ne font pas afijiaraître de différence de taille
significative entre les deux espèces, lorsqu’on connail la variation importante chez les
formes de Moiitalhan ou Auhreloiig I par exemple ( voir les meiisiiral ions pour ces deux
gisements). D’ailleurs, Freudenuehg regroiqie sous le même nom d’espèce, gregarius,
les espèces gregarius, speciosus et aussi rolundidens dont nous avons déjà parlé.
Nous avons vu, ainsi que Thaleu, 1969, que le caractère « présence de synclinide I »
est variable dans une population donnée. Theridomys speciosus doit donc correspondre à
la partie de la population dont les molaires inférieures possèdent un synclinide L Theri¬
domys gregarius et Theridomys speciosus doivent être les deux morphotypes d’une même
espèce, l n fait est symptomatique : Sciilosseu n’a pas pu isoler de molaires supérieures
fie Theridomys speciosus. Ceci provient du fait qu’il n’existe, pas de variation mor|diolo-
gique aussi nette pour les molaires supérieures que pour les molaires inférieures. De plus,
dans le matériel attribué par Sciilosseu à Theridomys gregarius, est signalée, une mandi¬
bule juvénile avec D 4 dont la Ml jiossède ce synclinide I. Il ne fait aucun doute que les deux
espèces distinguées par Schlosser sont très proches entre elles et également proches de la
forme de Moiitalhan, Mas-de-Got, etc. (voir F’iiEouENuKHr., 1941, [d. X\, fig. 4, 6 , 8 et
pl. XIV, fig. 10). .\etuellement, toutes les pièces de Theridomys speciosus de Schlosser
ont dis])aru du Musée de Munich.
Ainsi, il faudrait mettre en synonymie le taxon mrians Thaler, 1969, avec le taxon
gregarius Schlosser, 1884 (comprenant les esiièces gregarius et speciosus de Schlosser).
Cependant un certain nombre de faits peuvent s’opposer à cette mise en synonymie.
L’espèce mrians désigne une population de Theridomys dont les caractères morpho¬
logiques, qualitatifs et quantitatifs (taille, hypsodontie, [lourceritage de synclinide I),
ainsi que la position stratigraphique, sont bien connus. On arrive aisément à distinguer
la population type des populations plus anciennes (ou plus récentes), en utilisant entre
autres les caractères quantilatifs qui vienneni d’être cités plus haut.
334
MOrs'IQUE VIANEY-LIAUD
Les spécimens regroupes sous le nom de gregarius et speciosus par SciiLossnii, pro¬
viennent de Mouillac (anciennes collections du (^)uercy). Il est Lien connu que celte prove¬
nance n’a aucune signification stratigraphi([ue précise. Schlosser, puis FnEVDE.MiERo,
ont étudié et mesuré de noniLreux spécimens, tuais rien n’indique qu’ils pro\iennent tous
de la même localité. 11 est fort jtossiLle qu’au sein de ces pièces on ait plusieurs stades
évolutifs mélangés (formes du même stade que TheridonitjH langei, Theridomys « i’arians «
du Mas-de-(Jol ou de Pech-CraLit). 11 est alors Lien dillleile de savoir si les pièces décrites
comme 7'heridontjjs gregarius correspondent exactetrient à la population type de é’arians.
Néanmoins, à la suite de la présente étude, et contrairement aux réserves émises par
’riiAi.ER (19611), l'équivalence entre Tlieridoriii/.s gregarius et Theridomys aarians semlile
évidente. La première pièce figurée sous le nom de Theridouujs gregarius pl. \’III (IV),
fig. I] doit être considérée comme étant le leetotype de l’espèce, Schlosser n’ayiint pas
désigné de type. Il s’agit d’une rangée dentaire supérieure gauclie. Les molaires supérieures
paraissent avoir atteint un stade évolutif coinparalde fi celui des dents de MontalLan, Mas-
de-(iot, Mège, Peeh-CraLit etc. Le synclinal III est nettement plus long cpie les synclinaux 1
et If, le deuxième étant le plus court. Ces deu.x synclinaux sont plus réduits que chez Theri-
doiuys langei et moins réduits que chez Theridomifs hehneri. La prémolaire de cett(' pièce
est tout fi fait send)laLle fi la P4MLBS 1117 de (MontalLan. l'ne espèce étant tou jours définie;
par son type, peu importe si le reste des pièce.s décrites sous le même notn n'est pas homo¬
gène. De ce fait, il ressort que l’espèce gregarius, définie d’après ce maxillaire gauche, est
synonyme de Theridotnys varians.
Lectotype. — Rangée dentaire siqiérienre gauche (P^-M®) n® 1879 X\ 518, Schlosser,
1884, pl. VIII (IV), fig. 1.
Localité-type. Mouillac ((.luercy).
Répartition. — Mouillac (Quercy — anciennes collections), Mas-de-Got, Mège, Pech-
Crahil. (Quercy), MontalLan (Espagne), Ralm (Suisse, SW), lleimersheim (Rhénanie),
Lovagny (Savoie).
Liste commentée des pièces attriruées par Schlosser (1884)
À Tlieridomys gregarius et disponibles .vi: Musée de Munich.
Même degré évolutif que la forme du Mas-de-Got :
• Ne 1879 .\V .521 (pl IV [VIH] fig. 5, 13, Schlosser, 1884), sup.
• N‘’ 1879 X\ 513 (pl. 1\, fig. 2, 5, Schlosser, 1884), P 4 -.MJ inf. dex. En fait la pièce figurée
par Schlosser est une P^ gauche qui semble relativement large, alors que dans le texte
l’auteur dit au contraire qu’elle est étroite et longue. Les détails de structure semblent
cependant les mêmes. Il est possible que le dessin ait été inversé.
• N“ 1879 XV 599 (pl. IV, fig. 2, 7, Schlosser, 1884).
.Même degré évulutif que la forme de .Montalban ;
• N® 1879 X\ 528 (pl. .\\ , lig. 4, I'reudenberg, 1941). Ce spécimen est le type de la variété
are.haeotuyoides créée par Freluenberg. En fait, cette pièce, moins usée que le type de
Theridotnys gregarius, est même un peu moins évoluée. Frel uenberg a regroupé dans
cette race un ensemble hétérogène de Theridotnys gregarius plus ou moins évolués et de
« Archaeotnys grncilis ».
l’évolution du genre theridomys 335
• 1879 XV 518 (pl. IV, fig. 1, Schlosser, 1884, type).
• N® 1879 XV 535 [Theridomys gregarius var. archaeomyoides Freudenberg, 1941).
• No 1879 XV 531 [Theridomys gregarius var. archaeomyoides Freudenberg, 1941).
• NO 1879 XV 519 (pl. IV, fig. 20, Schlosser, 1884). ‘
• No 1879 XV 181 (pl. IV, fig. 8 , Schlosser, 1884).
Diagnose
Schlosser n’a pas donné de diagnose. De ses descriptions il ressort que les molaires
inférieures possèdent trois synclinaux, le premier et le troisième étant plus longs que le
deuxième. Quelques molaires inférieures présentent un synclinal antérieur supplémentaire
(= synclinide I). La prémolaire inférieure présente une indentation antérieure. Les dents
de lait inférieures présentent un lobe antérieur supplénnmlaire, quatre sinus internes et
trois sinus externes. Au.x molaires supérieures, les synclinaux I et III sont les plus longs.
La prémolaire est beaucoup plus grosse que les molaires. La dent de lait ressemble beau¬
coup à la P4 mais possède un petit lobe antérieur supplémentaire, deux sinus internes et
cinq sinus externes.
Diagnose de L. Thaleb, 1969
Theridomys moins téniodonte que Theridomys lembronicus, et de taille inférieure à
Theridomys c.rusafonti ; présence d’un synclinide I aux molaires inférieures dans une partie
de la population seulement.
Diagnose émendée
Pourcentage de présence du synclinide I aux molaires inférieures compris entre 10^
et 60 % em-iron ; aux molaires supérieures, le synclinal I est toujours nettement plus réduit
que le synclinal III et il est à peine jilus long que le synclinal II ; le synclinal IV est toujours
bien individualisé, bien que réduit, sur la prémolaire supérieure.
Nous donnons ici la description et les mensurations du Theridomys de Lovagny. Cette
étude a pu être effectuée grâce à M. Mkjuet de Lyon qui m’a remis tous les Théridomorphes
de ce gisement soit eu tout 86 dents de Theridomys [Blainoillimys) gregarius. Contrairement
à ce que. j’avais indiqué par erreur ( Vianey-Liaud, 1969, tabl. p. 237), le sous-genre Theri¬
domys n’est pas représenté dans ce gisement.
A titre de comparaison, on donne également, à côté des mensurations de l’esjièce de
Lovagny, celles de Theridomys gregarius de Montalban et du Mas-de-Got.
1. L'rs|M'<:e |ii(cétlcnl(', Theridomys laiigei, est rlélinie, entre autres critères, pur un pourcentage de
synclinide 1 l'ail)le (moins de 10 %). II est évident que lorsi|ue nous aurons deux populations, caractérisées
par exemple par !) % et 11 % de synclinide 1, la séparation en deux especes dilïérentes pourra paraître arbi¬
traire. En fait, ceci a un sens si l’on considère l’espèce palconlologir|ue comme un stade dans l’évolution d’un
sous-gonre, ou d’un genre (= chronospecie.s), stade bien défini par rapport au stade précédent et au stade
suivant par un certain nombre de paramètres. On pourrait désigner la lignée tonte entière par un seul terme
spéciruiue et repérer ensuite chaque stade par des paramètres (pourcentage de synclinide, degré d’bypso-
dontie). En l’ait, cela n'apporte pas grand chose à la connaissance de ces Hongeurs, puisque chaque nom
il' « espèce » que nous utilisons sous-entend déjà ces paramètres [langei ; 0,x à 9,9 % de synclinide I, etc.,
gregarius : 10 % à 59,9 %, etc., hehneri : fit) à 90 9di ‘‘te.) et cela n'a même, pas l’avantage de simplifier
les descriptions.
336
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Lovagny
Mensurations
Cat.
n
âge
I
L
H
H/L
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
D4
1
2
1,22
2,82
1,10
0,39
1
3
1,45
2,89
0,73
0,25
P4
3
1
1,00
1,12
1,21
1,89
2,10
2.37
1,80
1,94
2,.53
0,92
1,00
1,07
2
1,32
1,47
1,69
2,03
2,24
2,38
1,40
1,68
1,81
0,69
0,75
0,77
Dents jugales
inférieures
Ml-,
1
0
1,05
1,72
2,18
1,07
2
1
1,10
1,23
1,50
1,79
1,97
2,25
1,20
1,31
7
2
1,13
1,30
1.58
1,03
1,71
1.82
1,56
1,08
1,97
0,89
0,98
1,16
'i
3
1,5!)
1,72
1,86
1,72
1,77
1,81
1,11
1,22
1,31
0,65
0,09
0,73
1
\
4
1,48
1,78
1,97
1,70
1,88
1,98
0,53
0,77
1,02
0,27
0,41
0,50
M 3
4
2
1,2(’.
1,39
1.71
1,54
1,60
1,89
1,33
1,52
1,68
0,81
0,92
1,03
1
3
1.41
1,00
0,88
0,55
3
4
1,41
1,50
1,58
1,06
1,77
1,80
0,74
0,80
0,94
0,41
0,45
0,57
1
2
1,75
2,55
1,36
0,53
1
3
1,03
2,26
1,01
0,45
p 4
3
0
1,05
1,18
1,38
1,63
1,75
2,09
2,31
2,47
2.38
1.23
1,41
1,42
2
2
1,51
1.62
1,91
1,95
1,66
1,73
0,85
0,91
1
3
1,40
1,95
1,08
0,80
1
4
1,94
2,10
1,27
0,65
Dents jugales
Mi-2
supérieures
2
0
1,12
1,14
1,58
1,62
2.37
2,49
1,46
1,58
2
1
1,30
1,30
1,68
1,68
2.30
2,38
1,37
1,42
3
2
1,30
1,44
1,69
1,58
1,73
1,73
2.20
2.21
2,39
1,26
1,38
1,39
5
3
1,84
1,95
2,14
1,57
1,65
1,75
1,36
1,49
1,05
0,84
0,90
0,94
2
1,!)9
2,33
1,63
1,77
0,84
1,06
0,47
0,65
2
2
1,33
1,41
1,51
1,65
1,69
2,02
1,02
1,34
1
3
1,58
1,44
1,11
0,77
1
4
1,86
1,69
1,00
0,59
L EVOLUTION DU GENRE THERIDOMYS
337
Montalban
Mensurations
Cat.
n.
âge
min.
1
moy.
max.
min.
L
moy.
max.
min.
H
moy.
max.
min.
H/L
moy.
max.
1
0
1,02
2,37
2
1
1,16
1,29
2,32
2,55
1,46
n = 2
1,50
0,57
0,65
3
2
1,41
1,42
1,43
2,47
2,58
2,65
1,69
1,77
0,64
0,68
1
3
1,16
2,32
1,50
0,65
P4
5
0
1,05
1,16
1,22
1,76
1,86
2,00
2,31
2,54
2,77
1,31
1,36
1,44
5
1
1.33
1,45
1,62
1,73
1,89
2,00
2,06
2,42
2,85
1,13
1,28
1,43
Dents jugales
inférieures
i
t
9
2
1,45
1,63
1,88
1,82
1,99
2,29
1,83
2,06
2,27
0,92
1,12
1,47
Tl = 5
>Il-2
6
0
1,04
1,10
1,17
1,63
1,76
1,83
2,28
2,57
2,95
1,30
1,44
1,66
10
1
1,19
1,34
1,44
1,61
1,74
1,84
1,83
2,46
3,03
1,14
1,42
1,65
7
2
1,39
1,63
1,88
1,.58
1,76
1,92
1,62
2,22
2,61
0,89
1,27
1,51
10
3
1,G1
1,85
2,14
1,62
1,80
1,95
1,57
1,89
2,57
0,92
1,04
1,27
1
2
4
2,21
2,65
1,90
1,95
0,92
1,25
0,47
0,66
M 3
3
0
1,21
1,2,5
1,32
1,.53
1,75
1,81
2 21
2,28
1,20
1,49
G
1
1,30
1,44
1,55
1,49
1,57
1
1,75
1,98
2,30
1,10
1,26
1,49
8
2
1,42
1,64
1.91
1,54
1,66
1,77
1.54
1,74
1,83
0,87
1,06
1,16
7
3
1,79
1,96
2,12
1,05
1,80
1,91
1,13
1,42
1,63
0,59
0,79
0,89
1
0
1,06
2,53
1,16
0,46
1
1
1,13
2,56
1,34
0,52
4
2
1,23
1,31
1,47
2,58
2,89
3,30
4,87
1,05
1,30
0,31
0,37
0,39
p 4
5
0
1.19
1,25
1,35
1,97
2,68
2,27
1.97
2,12
2,31
0,89
1,01
1,17
2
1
1,20
1,51
2,20
2,29
1,44
1,99
0,85
0.90
11
2
1,35
1,52
1,63
2.19
2.35
2,55
1,64
1,85
2,15
0,63
0.79
0,93
4
3
1,62
1,69
1,81
2,33
2,45
2,58
1,18
1,46
1,96
0,52
0,59
0,77
1
n = 4
n = 4
Dents iugales
5
0
1,11
1,38
1,59
1,71
1,83
1,95
1,55
2,08
2,40
9,0
1,13
1,23
supérieures
10
1
1,20
1,36
1,52
1,73
1,85
2,02
2,05
2,26
2,35
1,13
1,22
1,31
22
2
1,28
1,51
1.90
1,76
1,85
2,11
1,47
1,89
2,18
8,8
1,02
1,16
21
3
1,29
1,64
1,92
1,73
1,93
2,11
1,39
1.65
1,90
7,3
0,85
9,8
i
1
4
1,49
1,71
0,96
0,57
1
n = 4
U = 4
l\p
G
0
1,10
1,27
1,53
1,42
1,.53
1.72
1.65
1,78
2,00
1,16
1,19
1,25
8
1
1.13
1,30
1,44
1,40
1,53
1,68
1,40
1,77
2.02
9,8
1,16
1,32
13
2
1,32
1,54
1,86
1.52
1,75
1,95
1,37
1,56
1.79
0,73
0,89
1,05
4
3
1,G7
1,72
1,78
1,80
1,86
1,90
0.98
1,19
1,31
0.54
0,64
0,71
2
1,87
2,05
1,83
1,88
0.97
1,01
0,52
0,55
338
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Mas-de-Got
Mensurations
Cat.
n
âge
min.
1
iiioy.
niax.
iniii.
L
moy.
inax.
min.
II
moy.
Jiiax.
min.
tl/I.
moy.
max.
Dents jugales
Mi-2
30
0
0,08
1,10
1,25
1,11
1,68
1,81
1,92
2,21
2,39
1,11
1,32
1,60
30
1
1,01
1,21
1,17
1,57
1,73
1,88
1.89
2,13
2,36
1,08
1,21
1,50
30
2
1,08
1,33
1,.53
1,58
t,78
1,99
1,53
1,91
2,22
0.86
1.09
1,32
30
5
1,10
1,69
1,95
1.77
1,90
2,02
1,03
1,33
1,57
0,51
0,70
0,81
5
1
1,.50
1,81
2,13
1.81
1,87
1,98
0,81
1.11
1,16
0,15
0,61
0,74
^£1-2
36
0
0,88
l.ll
1,30
1,38
1,69
1.81
2,17
2,56
2,99
1,21
1,52
1,70
59
1
1,12
1,31
1,62
1,54
■1.72
1.97
2,06
2,37
2.86
1.16
1,10
1,64
Dents jugales
73
2
1,22
1.55
2,00
1,51
1,72
1,95
1,51
2.05
2,55
0,81
1,19
1,52
29
3
1,61
2,01
2,23
1,60
1,79
2,01
0,90
1,12
1,99
0,61
0,80
1,11
10
1
1,12
2,26
2,62
1,75
1,83
1,92
0,57
0,97
1,21
0,30
0,53
0,68
Description
La morpliolujrie îles dpiils est en tous points scinlilable à ('elle des dents de l’espèce
de Montallian. Il est donc inutile d’en reprendre la description. Nous fijjurons seulement
quelipies dents de Tlieridoitu/s grcgoriu.'i de Lovagny (lig. 20).
Sur vingt-sept molaires inférieures et oliservces, onze possèdent un syn-
clinide l, soit un pourcentage estimé entre 20 et 70 %. Les dimensions et le taux d’hypso-
dontie ne dill'èrent pas sensiblement de ceu.v de .Montalbaii.
Fig. 20. — T. [B.) gregariux, Lnvagny (Savoie) (l.abo. t’al. t.yon et Atoiilpetlier) : a, 36030. I>^ sup. dex. ;
ti. UM 31 OL i'* sup. dex. ; c, 3lj()26, sup. dox. ; it, 36160, !'■* sup. aiu. ; e, 36013, At* sup. siii. ; f, 36012,
.\t'sî sup. sin. ; g, 36023, iM' ® sup. dex. ; h. IJM 3106, M® sup. sin. ; i, 36159, .M^ aiip. dex. ; j, 36126,
t), iuf. dr.>i. ; k, 36083, I),, inl'. dex. ; 1, 36182, AIj inf. dex. ; m, 36180, .M, inf- dex. ; ii, l'M 3188, Mj..^
iiii, siii., sviirtiiiidw t à peine marqué par nue encoche; o, 36170, Mj-j inf. sin., synclinide, I présent
mais pas cni orc feriné ; p, ÜM 3120, Mj.j inf, sin,, synctinide I bien individualisé ; q, 36010, P 4 inr. dex. ;
r, 36155, P, inf. do.v.
L EVOLUTION DU GENRE THERIDOMYS
339
3. Theridomys (Blaim’illimys) helmeri Viatiey-Liaud, 1972
(PI. II, fig. 6 ; pl. IV, lig. 8 )
Blainvillimys gregan'uft iSohlosser) ; Thai.rh, 19(iti : 78, lig. 13.
Theridomys oaruiiis Tlialor ; Hf.i.mek e1 VrANRY-i,i.A.i;D, 1970 : 45.
Theridomys [BlainoiUimys) helmeri ViancyPiaad, 1972 : 1009, fig. 2.
Type. — CII.'\.-2 ; Portion de maridihiile droite avec D4-M1-M2 (fig. 2 e, f) ; Labora¬
toire de Paléontologie, Faculté des Sciences de Montpellier.
Deriv\\tio NO.MiNis. — En hommage à D. Hei.-Mer qui me fit connaître le gisement
des Chapelins.
Matériel. — CHA-1 et CnA-20 : mandibules gauches un peu plus âgées avec P 4 -M 3 ;
CHA-10 : portion antérieure de crâne avec rangée dentaire droite à peu près intacte. Molaires
supérieures et inférieures isolées.
Localité-type. — Les Chapelins (Vaucluse).
Répartition. — Les Chapelins (VAuchise), Murs (Vaucluse), St-Martin-de-Briatexte
(Tarn).
Mensurations
Cal.
II
âge
inin.
1
irifiy.
lïiax.
min.
L
inoy.
rnax.
min.
H
moy.
max.
min.
H/L
inoy.
max.
l'i
1
1
1 'i2
2,94
1,98
1,02
Pi
2
2
1,37
1,40
1,42
2,25
2,31
2,36
2,11
2,15
2,18
0,89
0,93
0,97
3
1
1,77
2,42
1,62
0,67
Dents jugales j
inférieures 1
1
0
1,23
1,79
2,29
1,28
1
1
1.26
1,86
2,10
1,13
2
2
1,34
1,48
1,86
1,91
2.20
n = 2
2,23
1,15
1,18
1,20
3
3
1.62
1,64
1,89
2,06
1,94
1,97
1,27
1,81
0,62
0,80
0,97
2
2
1,61
1,60
1,60
1,00
1
1
3
1
1,86
p4
1
1
1,6,7
1,82
2,52
1.38
3
2
1,72
2,01
2,06
1,91
2,06
2,09
2,10
1,93
1,73
1,10
0.94
0,83
Dents jugales
2
3
2,11
2,1.7
2,16
2,25
1,39
1,57
0,64
0,70
supérieures
Mi-2
1
3
2,24
1,78
1,63
0,92
3
4
2,17
2,21
2,23
1,82
1,86
1,98
1,43
1,45
1,60
0,78
0,79
0,81
1
2-3
2,03
1,01
1,56
0,82
340
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Diagnose
Forme plus hypsodonte et tcniodonte que Theridornys {Blainvillimys) gregarius mais
moins que Theridornys {Blainvillimys) blainvillei. Présence d’un synclinide I sur la majorité
des dents fraîches. Réduction des synclinides III et IV, IV étant toujours nettement plus
long que III. Le synclinal III des molaires supérieures est très nettement plus long que I
et II, pratiquement égaux. Amincissement très marqué de l’émail sur le. liane postérieur
des anticlinaux sur les molaires supérieures, et du flanc antérieur sur les molaires inférieures.
Descbiption
Les Chapelins
Cette espèce représente un stade plus évolué que Theridornys gregarius. La couronne
est plus haute ; le sinus, plus oblique, s’enfonce plus profondément dans la couronne. Ces
caractères sont toutefois moins accentues que chez Theridornys blainvillei d’Antoingt, Aube-
nas-les-Alpes ou Saint-Vincent.-de-Rarheyrargues.
Fig. 21. — T. (B.) helineri ; a cl b. Les (^liapctiiis (V'^auclusc) ; a, CIIA-20, l’ 4 -M 3 inf. sin. ; b, CIIA-14,
sup. sin. ; c et tl, Sl-Marlin-dc-Hriatc.vIe (Tarn| : c, ]S.k. 4(1, inf. ite,\. ; cl, Bx. 41, AP'^ sup. sin.
Denture inférie.ure. — Sur sept dents fraîches observées, six présentent à l'avant un
synclinide 1 incomplètement fermé. Ce synclinide, très peu profond, n’est plus visible pour
des stades d’usures un peu plus avancés (CHA-1, CHA-20). Les synclinides III et IV sont
plus réduits que chez Theridornys gregarius, le quatrième étant toujours nettement plus
grand que le troisième.
Anatomie de la mandibule. — Elle est de forme et de taille semblable à celle de The-
ridomy.s gregarius (fig. 14 d).
Denture supérieure. — L’amincissement de l’émail du flanc postérieur des anticlinaux,
bien amorcé chez Theridornys gregarius, s’est accentué. Le cingulum antérieur de la pré¬
molaire est généralement encore plus déformé que chez Theridomys gregarius. Il forme une
pointe au niveau de ranliclinal I et un creux au niveau du départ du protocône. La P"*
CHA-14 montre une communication du sinus avec le deuxième synclinal, communication
qui a dû exister sur les trois molaires de la même rangée dentaire (CHA-14) mais qui n’est
plus \Tslhle du fait de l’usure. Le synclinal III de. la M® de ce maxillaire s’ouvre à l’arrière
341
l’évolution du genre theridomys
de la dent par une interruption du cinguluin postérieur, caractère déjà rencontré chez les
Theridomys moins évolués.
La longueur du synclinal IIl est très supérieure à la longueur des .synclinaux I et II
subégaux, I étant légèrement plus long que II. Ce synclinal HT est le plus jirofond. Il dis¬
paraît le dernier au cours de l’usure, le premier à s’effacer étant le quatrième puis le premier
et le deuxième. Le fût de la dent n’est plu.s vertical mais s’incline à la fois vers l’arrière et
vers l’intérieur de la mâchoire, cette inclinaison entraînant l’approfondissement du troi¬
sième synclinal et le raccourcissement du premier et du deuxième.
Fig. 22. —- T. (B.) helmeri, Les Cliapelins (Yaucliiso), (^IIA-IO, porlioii aiiléricurc (iu crâne en mauvais état :
a. vue palatine ; h, vue antérieure.
Anatomie de la tête osseuse (fig. 22). — La seule portion de crâne (CIlA-10) de ce gise¬
ment est assez ahîmée. Cependant on peut noter les caractères suivants. Le palais est
réduit. A l’avant, les foramens palatins antérieurs très gros sc terminenl au niveau du
milieu de la prémolaire,. A l’arrière, les choanes semblent s’ouvrir au niveau de la partie
postérieure de la deuxième molaire. La gouttière neurovasculaire de l’angle- interne du
foraiiieu infra-orbitaire est beaucoup moins nette que chez Theridomys uquoJilis ; elle n’est
pas pincée et bordée par une crête bien individualisée (fig. 22). Ces caractères sont les mêmes
que ceux observés chez Theridomys gregarius. La taille du crâne des Chapelins est légère¬
ment plus grande que celle du crâne de Theridomys gregarius.
Murs
La mandibule OV-71 (Musée de Bâle) figurée par Thaler (1966 : 78, fig. 13) et consi¬
dérée par lui comme étant un stade intermédiaire entre BlainvilUmys gregarius et Blain-
oillimys hlaim’illei appartient sans aucun doute à l’espèce décrite ci-dessus.
St-Martin-de-Briatexte
Parmi les quelques Rongeurs de St-Martin-de-Briatexte (Tarn) conservés au Musée
de Bâle, se trouvent deux dents que l’on peut rapprocher de Theridomys helmeri (fig. 21 c
342
MONIQUE VIANEY-LIAUD
et d). Elles sont malheureusement assez usées el de (!e fait semblent peul.-èire légèrement
plus évoluées. A ce Theridotnys afï. helmcri sont associées quelques dents iVJ ssiodoromys
cf. niinor Schlosser, Eucricetodon aiï. hnberi Schauh, Paracricelodon upeclahÜe Schlosser.
4. Theridoiitys [Blaiiu’illinuis) hlaimnllei Gervais, 1848
(PI. IV, Vig. y, 13 )
Theridomys hlainvillei Gcrvais, 1848, pl. 47, fig. 18-18a.
Theridomys I^Blainvillimys) blainvillei (lervais ; Stehi.in et Sciiauh, 1950 ; 362.
Theridomys (Blalnoilliinys) hlainviUei (lervais ; Lwoi.at, 1950 : 77, pl. .\I1I, fig. 3.
Blainoillimys hl/iinoillei (lervaîs ; Tmai.eh, 19ti(i : 79, pl. IX, lig. .\-li.
Ta pe. — Mandibule aAec P4-M3 inf. droite, lignrée in Geiivaîs, 1848 (pl. 47, bg. IS¬
IS a) ; coll. Bra\ard, Muséum national d’Ilistoirc naturelle, Paris.
Localité-i'ype. —- Anloingt (Auvergne), St-Vincent-de-Barbeyrargues (Hérault),
Aubenas-les-Alpes (Basses-Alpes), « La Sauvetal » ?, les Malelles (Hérault), Mümliswyl
(Suisse, SW).
Diaunose
Forme plus hypsodonte et plus téniodonte que Theridomys [Bluinvilliniys) helrneri
mais moins évoluée que Theridomys [B.) getninaliis.
Mensur.ations
Aubenas-les-Alpes
Cat.
11
à^o
1
L
H
H/L
1
min.
moy.
iiiax.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
min.
moy.
max.
1
04
2
2
LG'J
1,70
1,70
2.82
2,80
2.90
2,32
2,37
2,42
0,80
0,83
0,80
2
3
1,77
1,92
2,07
2,85
2,94
3,02
1,92
1,98
2,04
0,07
0,08
0,68
Dents jugales
inférieures
.'' 1-2
10
2
i,(;3
1,82
2,00
1,90
2,19
2,40
1,52
2,15
2,50
0,87
(1,99
1,14
3
3
1.72
2,02
2.19
2.30
2,35
2,43
0,90
1,52
1,98
0.40
0,07
0,80
0
4
2,11
2,35
2,.59
2,37
2,49
2,01
0,50
0,70
0,24
0,31
0,37
■'L
2
2
1,57
1,02
1,04
1,99
2,03
2,07
1,87
1,09
1 ,52
0,73
0,84
0,94
1
4
2,02
2,01
0,80
0,40
p4
1
1
1,74
2,23
4,25
1,91
3
2
1,74
1.91
2,12
2,31
2,44
2,57
2,70
3,04
3,32
1,17
1,25
1,35
1
3
1,79
2,70
2,50
0,91
Dents jugales
Ml 2
8
3
1,83
2,00
2,09
2,06
2,14
2,18
2,71
2,99
3,13
1,27
1,40
1,48
supérieures
1
3-4
2,14
2,11
2,60
1,23
>0*
3
1
1,40
1,41
1,43
1,76
1,81
1,91
2,94
3,19
3,49
1,07
1,75
1,83
1
2
1,64
2,08
2,80
1,35
l’évolution du genre theridomys
343
Mensurations
Saint-Vincent-de-Barbeyrargues (sigle SVB = nouvelle récolte,
UM = ancienne récolte)
Cat.
1
L
H
H/L
n
âge
min.
moy.
inax.
min. moy.
max.
min. moy.
max. min.
moy.
max.
P 4
1
1
1,42
2,70
3,37
1,25
Dents jugales
1
3
2,04
3,38
2,48
0,73
inférieures
M1.2
3
2
1,70
1,80
1,88
2,14 2,19
2,23
2,08 2,34
2,54 0,97
1,06
1,14
1
3
1,90
2,23
1,75
0,78
1
1
4
2,28
2,23
1,11
0,50
M3
1
2
1,70
1,95
1,90
0,97
2
3
1,74
1,80
1,93
2,00
1,50
1,67 0,78
0,84
p4
1
2
1,09
2,41
3,23
1,34
Dents jugales
MI-2
1
1
1
1,54
1,98
3,04
1,84
supérieures
3
2
1,85
1,92
2,05
1,74 1,85
2,00
2,80 2,95
3,03 1,40
1,60
1,73
4
3
2,09
2,32
2,01 2,15
2,23
2,30 2,50
2,79 1,12
1,16
1,25
5
4
2,20
2,34
2,03
1,98 2.14
2 27
1,14 1,06
2,80 0,50
0,78
0,96
Les Matelles
âge
1
L
H
H/L
sup
MAT 2
2
1,48
3,29
1,90
0,58
.\[1
sup. :
MAT 1
2
1,84
2,08
3,34
1,61
Description
Cette espèce d’Aubenas-les-Alpes constitue dans le cadre de cette étude le dernier
terme de la lignée ([ue nous avons vu débuter avec Theridomy.'i langei. Il est bien entendu
que cette lignée a comirieneé av'ant Aubrelong 1 (Hah i enuerger , 1971) et elle se termine avec
Tlieridotmjs gennnrUii.i dans des gisements plus récents qui sont actuellement en cours
d’exploitation. Nous ne possédons que des dents isolées d’Aubenas-les-.4.1pes.
Denture inférieure. — Les dents présentent les memes caractéristiques que celles de
St-Vincent-dc-Barbeyrargues (Thaler, 1966 : 52). 11 y a encore accentuation des trans¬
formations qui se [loursuivent depuis Aubrelong 1. La hauteur relative de la dent s’accroît.
Le sinus s'enfonce dans la couronne, ce qui entraîne une diminution encore plus importante
du synclim'de III qui, au cours de l’usure, est très rapidement réduit à l’état d'îlot, puis
98, 4
344
MONIQUE VIANEY-LIAUD
disparaît. Le synclinide IV, dont la longueur est double de celle du synclinide II, disparaît
cependant rapidement à l'usure. Le synclinide II est toujours le plus long et persiste le
plus longtemps. Quant au synclinide I, on n’en voit aucune trace. Cependant, l’anticlinal
a b c d e
Fig. 2.1. — T. (/}.} tilainviUei ; Uc a à <>. .\ulieiias-li'S-.Mpos (liassi's-.VIpcs) (c'ell. bah. Pal. MonIpi llicij : a, ABN
.181, l»< sup ih x. ; h, AH.N '.03. P* sup. «lex. : r. .VBN '.(12. P* siip. sin. ; il, A UN V21. .\P = sup. ilex. ;
t>, ABN 'lie, M’ - sup. sin. ; ï, .ABN V'il, AP sup. sin. ; K. APN Vi2, .M“ sup. ilex. ; |i, ABN 483, P 4 iiil'. ;
i, .\ltN .âlPi, M |..2 inf. clf.x. ; j. ABN .'lOO, Ar,.j inf. sin. ; k, AtlN .438. .\t, inl' ilrx, ; I, .MîN .431, AI 3 int.
siii. ; Ml. .ABN .333, .Mj inl'. sin. ; a, ABN, jAI, inf. ilex, ; n, ABN 5112, .\l,.j iiib ilrx, ; ilr p :'i s ri iIp-v à y,
Si-A'ineriil-ilr-Biii'hryiaifruPS ( Hrraull) (coll. b.sli. Pal- .MiiiU prllii i | : p, .' 8 A'B I, P^ sup, ilrx. ; rj, SA’B 13,
.\P - sup. ; r. SVB lli, M' ^ sup, ilrx, ; s, tIM 2041, AP sup. sin. ; SA B .41, P^ iiib siti. ; w, L'AI 20ti0,
P 4 inl'. ilrx. ; x, LM 201.i, Mj.j inl. ile.x. ; y, UAt 20.52, AIj j iuf. ilex. ; I ri U, Les Alalrlles (Ilorault)
(ooll. bah. Pal. Miuilprllirri : I, MAT 2, D'* sup. dex. ; u, AIAT 1, AP ^ sup. sin.
précédant le synclinide II est sullisaninient large pour avoir porté sur la dent vierge une
vallée très peu profonde. Ln effet, on n’avait jamais observé de dent vierge de l’espèce
blaim’illei et on caractérisait le genre BlaiwüUmy.'i justement par rabsence de ce synclinide
aux molaires inférieures. Or, déjà au.x Cliapelin.s, où le degré d’hypsodontie des dents de
Theridomys helmeri était moindre, on a remarqué c[ue le synclinide I, présent sur la quasi
totalité des dents vierges, disparaît très rapidement (dès le stade d'usure 2). Ici, les dents
étant encore plus hautes, il est compréhensible que ce synclinide soit très fugitif. Il ne peut
345
l’évolution du genre theridomys
être visible que sur des dents totalement vierges. En effet, sur la seule M 3 inférieure pratique¬
ment intacte d’Aubenas-les-Mpes, un observée à l’avant une très petite vallée correspondant
au synclinide I (fig. 23 k). I/amincissement de l’émail sur le flanc antérieur des anticlinides
est encore plus marqué que chez Theridomys helme.ri. Sur la P 4 inférieure, le synclinide III
est vraiment très réduit. C’est une simple indentation très courte du bord lingual de l’émail
à son niveau. L’encoche antérieure de la dent est très marquée et sur la dent peu usée,
le synclinide II peut s’ouvrir vers l’avant dans le creux de cette indentation.
Denture supérieure. — Sur la prémolaire, le quatrième synclinal est presque aussi
important que le deuxième. Le troisième est le plus développé et il est interrompu à son
extrémité postérieure comme chez la plupart des espèces étudiées ci-dessus. Le synclinal I
est à peine plus long que le synclinal IL Ces caractères se retrouvent sur les molaires. L’amin¬
cissement de l’émail sur les flancs postérieurs des anticlinaux est ici très marqué.
Remarques
Parmi le matériel de St-Vincent-de-Barbeyrargues on n’a pu distinguer qu’une seule
espèce du sous-genre Blainoillimys à côté de Theridomys lemhronicus. Les différences qu’avait
pu observer Thaler (1966) entrent dans le cadre de la variabilité de Theridomys blainoillei.
Les dents des Matelles attribuées à Taeniodus sp. par T11 ale b (1962) puis à Blairu’il-
lirnys indet. (Tualeu, 1966 ; 244) appartiennent indubitablement h l’espèce Theridomys
blainoillei (fig. 23 1 et u). .\insi, avec les Matelles on a un autre gisement renfermant le couple
lem bronicLis-hlainoillei.
Nous figurons (fig. 24) les dents de Theridomys blaiiwillei de Müinliswyl-Heitesberg
(Suisse) dont parle L. Thaler (1966 : 61).
Fig. 24. — T. (B.) blaimnllei (coll. Mus. Bàlej : a. l^M 285r>, sup., Mümliswyl-Heitesberg (Suisse) ;
b, Mü 31, M 3 inf. dex., Mümliswyl-Nâshoili ; c, ÜM 2042, P 4 -M 2 ini‘. sin., Mümliswyl-Heitesberg.
346
MONIQUE VIANEY-LIAUD
II. RÉSULTATS ET CONCLUSIONS
A. — Caractéristiques des deux sous-genres
On remarque qu’au cours de l’évolution de ces deux lignées, les processus évolutifs
sont comparables :
— acernisseinent de la taille des dents et de la mandibule ;
— apparition et accentuation progressive de la téniodontie : le sinus s’approfondit
et se comprime ; le fût de la dent s’incurve du côté lingual vers le côté labial aux molaires
supérieures et s’incline du bord mésial vers le bord distal essentiellement, aux molaires
inférieures ;
— accroissement relatif de la hauteur des dents (= augmentation du taux d’hypso-
dontie Ll/L) ;
— accentuation du synclinal IV sur les prémolaires et molaires supérieures ;
— acquisition progressive du syncliuide I aux molaires inférieures.
Cependant, la vitesse d’évolution et le degré atteint au même moment par ces carac¬
tères sont diflérents pour les deux sons-genres.
Tabt.eau 1. — A = Accroissement de taille (L moy, et I iiioy.) entre T. {B.) langei et T. {B.) blainvillei
il'unc part, entre T. [T.] arjuafitis et T. (7’.) Ictnhrofücmt rl’aiUrc part.
Catégorie
blair.vil' et
langei
A
lembroniaus
aquatilis
A
L
2,44
1 ,88
0,56
2,66
1 ,98
0,68
1,91
1,67
0,24
2,44
1 ,63
0,81
L
2.14
I ,87
0,29
2,44
1 .91
0,63
1
2,00
1 ,60
0,40
2,26
1,76
0,60
L
1,86
1 .53
0,3Z
2,20
1 ,75
0,45
1
1,92
1,53
0, 39
2,10
1,64
0,46
L
2,86
2,23
0,63
3,10
2,32
0, 78
1
2,20
1.51
0,69
2,10
1,55
0,55
«1-2
L
2,18
1,82
0, 36
2,61
2,03
0,58
1
1,82
1,38
0,44
2,27
1.57
0, 70
«3
L
2.03
1,64
0, 39
2,28
1,90
0, 33
1
1,62
1 ,44
0,18
2,23
1,53
0, 70
347
l’évolution du genre theridomys
1. Accroissement de taille des dents jugales
La différence de taille (L X 1) est plus importante entre T. [Theridomys) aquatilis
et T. [Theridomys) leinhronints qu’entre T. [BlaincHlimys) greyarius et T. [Blaincillimys)
blainoillei ( Ifdileau l). On a calculé tes indices d’allongeinent (L moy./l moy.) des différentes
catégories de dents pour cliaquo espèce des lignées tangei-hlninoillei et aynatilis-lembro-
nicus (tal)leau II). Lc.s faits idiservés sont les suivants :
— Lignée langei-blainoillri : allongcmctil relatif des P* supérieures ; diminution de
l’allongement des M*^'- supérieures ; très léger élargissement des M* supérieures ; allonge¬
ment des infét'icuf'(!s plus important ii Montalljun qu'à Aulirelong, puis diminution très
nette de cet allongement de Monlalliun à Saint-VincenI cl Anlienas ; élargissement progres¬
sif des \t ].2 inférieures : indice d’allongement à peu près constant des Mj inférieures d" Auhro-
long à Monlalban, puis augmentation nette de l’allongc.inont,
— Lignée miiinl.ili.'i-lp.mbronicos : élargissement Irès net des P' supérieures ; augmenta¬
tion de rallongement des supérieures d’Hooginitsel .à Montalhan, puis diminution
jusqu’à Salnl-\ incenl el Âulicnas ; très léger élargissement des M® supérieures; allonge¬
ment des P^ inférieures ]ilus imyiortant à Montallian qu'à llooglmtsel puis diminution
nette de cet allongement de Afontalban à Saint-Vincent et Anlienas ; diminution progres¬
sive de l'indice d'allongement des inférieures ; léger allongement des Mg inférieures de
Theridomys aqiuitilis à Theridomys major puis net élargissement pour Theridomys lembro-
nicus.
/L inov.\ .
Tableau II. — Indices d’onnnifpment [ -— I des tlilïérenles categories de dents dans la hjrnée t'arfa^îA*-
\ I inoy. '
bînins'iUei et dans la lignée (Kiualilis-lemhronU'iifi.
1
r''
m'-'
"4
"l-2
^3
T. langei (Aubrelong)
1,13
M7
1,00
1,48
1,32
1,14
T. gvegariuB (Montalban)
1,21
1,14
1,01
1,54
1,22
1,13
T, blainvi.lle'L (St-Vincenc)
(Aubenas )
1,28
1,07
0,97
1,30
1,20
1,25
1
T. aquati-liB (Hoogbutsel)
1,21
1,09
1,07
1,50
1,29
1,24
7. major (Hontalban)
],0'4
1,15
1,03
1,67
1,21
1,29
T. lemhvonxdts (Sc-Vincent,)
(Aubenas )
1,09
1,08
1,05
1,48
1,15
1,02
L’évolution des proportions entre les différents éléments de la rangée dentaire est
différente dans les deux lignées, ün a essayé de la ligurer pour les espèces d’Aubrclong,
llooglmtsel, Mootalban et Aubenas-les-Alpes (fig. 23 et 24). Figure 23, en ordonnée,
sont portées les longueurs ou les largeurs des Mj^.g inférieures ; en abscisse, les
longueurs ou les largeurs des P^ inférieures ; il en est de même, figure 24,
348
MONIQUE VIANEY-LIAUD
pour les et supérieures. Lorsque les moyennes de.s dimensions des P4 et Ml-2 d’une
même espèce sont égales, le point obtenu sur le diagramme se trouve sur la droite y = x.
Lorsque les prémolaires sont plus grandes que les molaires, le point se situe à droite de
y = x; dans le cas inverse, il se situe à sa gauche. Quand il n’y a pas de variai ion de pro¬
portions entre prémolaires et molaires d'une espèce à l'autre, dans un même sous-genre,
a droite qui joint les points représentant chaque espèce passe par l’origine.
Fig. 23. — Kvolution des proportions relatives (lonsrueur moyenne et larjift'iir naoyenne) des l^ inférieures
et Mj-a inférieures pour les sous-genres Blainvillimys (II) et Tlieridomys (I) au cours de l’Oligocène
moyen.
Molaires inférieures ffig. 23)
D’une façon générale, les prémolaires sont plus longues et moins larges que les molaires.
Pour le sous-genre Blaimâllirnys, à côté d’un faillie accroissement de taille entre Anhrelong
et Moutalhan, on note une légère diminution des longueurs et largeurs relatives des P 4
par rapport aux inférieures. Ensuite, de Moutalhan k Auhenas, il y a une très légère
augmentation de la largeur relative tles Pj qui reste toutefois inférieure à celle des M^.g
et un accroissement hcaiicoup (dus net de la longueur relative des P 4 . Pour le sous-genre
Theridomys, il n’y a pratiquement pas de variation dans les proportions relatives de la
largeur des dents. Par contre, il y a une augmentation relative nette de la longueur des P 4
d’ilooghutsel à Monlalhan ; ensuite de Moutalhan à Auhenas les M^.j s’allongent relative¬
ment plus que les P4.
l’évolution du genre theridomys
349
Molaires supérieures (fig. 24)
— Soiis-genrc Blainvillimy.s : A. Auhrolong les prémolaires sont en moyenne moins
larges que les molaires et on note un élargissement relatif des prémolaires d’Aubrelong à
Montalban. De Theridomys yreyarius de Montalban à Theridomys blaim’illei, les proportions
restent constantes et les 1*'' sont aussi larges que les M^'^. La longueur relative dos P'* par
rapport aux augmente très nettement de. Theridomys lan,gei. à Theridomys hlaiwillei.
— Sous-genre Theridomys : D’I looglnitsel à Montalban il y a un élargissement relatif
des P"*. Les proportions se maintiennent ensuite de Monlalbau k St-Vuiicent (droite de
formule y = ax). Les P* restent toutefois moins larges que les M'"^. A Hoogbutsel, les pré¬
molaires sont un peu plus longues que les molaires. La valeur de ce rapport va s’inverser
avec Theridomys major et va augmenter à nouveau pour se rapprocher de i chez Therido¬
mys lemhronicus.
Fig. 2i. —• Evolution fies proportions relatives (L moy. et 1 inoy.) des et supérieures pour les
sous-geiires et Theridomys au cours de l’Oligocène moyen (voir commentaire p. 348-350).
La méthode de représentation des variations de proportions entre prémolaires et molaires,
utilisée dans les diagrammes ( lig. 23 et 24), met en jeu les valeurs réelles des mesures. A ce
titre, elle permet de figurer nettement les différences de taille (points de part et d’autre de
la bissectrice y = x). Mais elle présente un inconvénient : elle accentue les dilTérences de
proportions. C’est pour cela que nous donnons également les diagrammes représentant
l’évolution des proportions des P4, Ml-2 et aussi M3 en coordonnées semi-logarithmiques
(fig. 25). On relrou\e bien entendu, jiour P4 et Ml-2, les caractères mis en évidence
350
MONIQUE VIANEY-LIAUD
figures 23 et 24, mais ils sont moins accentués. En particulier l'augmentation de la
longueur des par rapport aux entre Theridomys langei et Theridomys blainpülei
observée figure 25 n’apparaît pas.
Long- larg.
Fig. 25. — Évolution des P4, Ml-2 et M3 inférieures et supérieures pour les sous-genres Blainvillimys
et Theridomys.
2. Hypsodontie
On a calculé, pour chacun des stades d’usure considérés, pour chaque catégorie de
dents et pour chaque espèce des deux sous-genres, le rapport donnant le taux d’hypsodontie
(H/L). On peut constater que les valeurs moyennes de ce taux s’accroissent, |>our chaque
catégorie de dents, lorsqu’on passe de Theridomyn aqxialilis à Theridomys lembranicus ou
de Theridomys langei a Therkiomys bhtirioiUei, Pour k visualiser » ceci on a délimilé sur un
diagramme (fig. 26) cinq colonnes verticales correspondant aux stades d'usure successifs 0,
1, 2, 3, 4. Les valeurs du tau.x d’Iiypsodontie sont portées en ordonnée. Pour chaque
espèce, on note la moyenne de H/L dans la colomie correspondatil au degré d'usure consi¬
déré. En joignant ces points, on obtient une ligne brisée plongeant \-ors le bas [décroissance
évidente du taux d’hypsodontie avec l’usure). Ces lignes s’échelonnent de bas en haut, de
Theridomys aquatilis à Theridomys lembranicus et de Theridomys langei à Theridomys blain-
351
l’évolution du genre theridomys
Fig. 26. — Voir coinirii'iilaire : p. 3.î() ; .\HI, .VuLiclon;;, .Ml,15 = .Montalbaii, .MCrT = Mas-de-l/Ot,
SVB = Sl-VinccnI-dt—Marbpyrai'guc.s, A15X = Atihenas-lcs-Alprs, HO = Iloogljuiscl.
villei. Remarquons <]iic la population du Mas-de-Got est moins hypsodonle que celle de
Montalban. Cela est ])lus particulièrement net sur les stades d’usure 2 et 3. Pour un même
gisement, lorsque les deux lignées sont associées, c’est l’espèce du sous-genre Blai-m'illi-
mys qui est la jdiis hypsodonte. Les diirérences d’hypsodontie sont essentiellement sensibles
sur les couronnes des molaires supérieures dont la hauteur s'accroît plus vite, sur leur face
interne, que les irndaires inférieures. Le test de. Student a permis d'accorder à ces diltércnces
une valeur significative.
Différences entre stades successifs d’une même lignée (tabl. III)
— Theridomys langei et Theridomys gregarius du Mas-de-Got ; Aux molaires supé¬
rieures, t est significatif pour tous les stades d’usure sauf le stade 4. En ce qui concerne les
molaires inférieures les dilîérences d’hvfisodontie observées sont moins nettement signi¬
ficatives, seulement pour les stades 0, 2 et 3, avec un degré de sécurité de 95 %.
— Theridomys gregarius du Mas-dc-Got et de, Monlalban : l,o dilféronce d’hypsodontie
aux molaires supérieures est significative à 95 % seulement pour les stades 2 et 3, et aux
352
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Tablkav ht. — Coni])aiaisoii (Tes moyeiini's des taux d'hypsodontie pour les dilTérents stades d’usure
des supérieures el inférieures des dilVérents gisements à l’aide du lest de Student.
T. Zangei - T. grvgariuB : Aubrelong - Mi* d« Cot (H Bupérliurai)
SignificâtioQ
99 Z 95 X
T. Icngei - gregari-us : Aubrelong - Mae d* Cot (Ml-2 inférituree)
0,0070 0,0089
gt^goTXXAB : Hontalban - Me» de Got (M eupérieure»)
0,0132
0,024B2
0,0136
0,02SZS
0.0267
Ojoosee
0,0169
0,01676
0,0116
0,02m
0,70 o.as
0,6I 0,57
T, heimen - T. gregaxnuB t Les Chapelins - Montalban (Ml-2 supérieures)
0,79 0.52
OjOOOS
Les Chapelins - Montalban (Ml-2 infétieures)
0,0261
0,0002
0.0091
0,00620
0
0,0183
0,02442
0
0,0039
0,00434
0,0007
0,0068
0,00687
0,0177
0,0045
0,00620
0,0549?
3,45
0,03353
0,59
0,02962
2,34
0, Q2Q6S
7,28
0,03536
1,69
T. blainvillei - T. gregariutt: Aubenas-les-Alpes - Montalban (Ml-2 supérieure»)
0,0038 0,0120 0,00904S
Q 0.0091 0,0181
0,0068
0,0062
0,0003 1
0,00230
0, 04792
0,63
0,0045
0,0038
0,0002
0,00538
0,07336
2,47
T. langui
• ; ^ I
- r. cujuatilia
: Aub
te long - Hoc
' 1
gbuceel inCir
___1
eures)
0
5
31
1,18
0,97
Û, 0350
0, 1635
0.0070
0,0053
0,00584
0,03682
2,98
♦
*
1
7
32
1,19
0,92
0, 0SZ3
0,1271
0.0118
0,0040
0, 0056.8
0,03138
5.41
+
+
2
28
34
0,90
0,78
1729
0,1808
0,0062
0,0053
D, C0S89
0,01957
6,13
+
+
3
10
2B
0,63
0,60
0,1871
0,0120
0,0043
0,008.*^ 3
0,03398
0,88
-
4
2
12
0,47
0,45
0,0151
0,0409
0,0091
0,0040
0,00492
0,05355
0,37
T
. gre
gariu
e - T.
major ;
'iontalban ((
-1
1-2 sujjérie
jres)
_
0
5
l
1,44
1,49
0,1044
0,0065
0,0209
0,0043
0t022S8
0,12570
0,39
-
-
1
10
10
1,42
1,43
0^8194
0, 1059
0,0219
0,0106
0,01807
0,06012
0,16
-
-
2
27
9
1,27
1,18
0, ess?
Q,1L21
0,0243
0,0169
0,00915
0,05932
1,53
-
-
3
8
B
1,04
0,89
0,0958
0,034U
0,0120
0.0043
D,00970
0,04725
3,17
+
4-
4
2
2
0.52
0,53
0,0U1
0,0013
0,0091
0.0007
0,0102
0,06984
0,14
gari
^ - r.
Tî-aj 9T •
HonCalban (1
1-2 Infcrie
ures)
HH
4
2
1.13
■Bil
£7, 0733
0,0008
0,0)63
0,0004
0,01653
0,1177
0,59
l
10
1
1,22
1,16
0,0391
0»0196
0,0039
0,0028
Q,0QS9l
0,03082
1,94
2
22
10
1,02
0,91
0,1498
0, 0472
0,0068
0,0047
0,00657
0,03090
3,55
3
2)
5
0,85
0,69
0,0948
0, ÛS83
0,0045
0,0117
0,00638
0,03974
4,02
4
1
2
0,57
0,58
0
0,004$
0
0,0023
0,004$
0, 0671
0,67
■
■
354
MONIQUE VIANEY-LIAUD
molaires inférieures à 95 % pour les stades 0, 2 et 3. La dilférence entre ces deux gisements
est donc moins nette que celle (pii existe entre Auhrelong et le Mas-dc-Got. Suivant le stade
d’usure Considéré, c’est soit l’espèce de Montallian, soit celle (4u Mas-dc-Gol ipii est la plus
hypsodonte, ceci pour les molaires inférieures. Pour les molaires supérieures, l'espèce de
Montallian est plus liypsodonte. Celte dilTérenee allant de pair avec d’autres caractères
(fréquence du synclinide I (dus grande ii Montallian par exemple) on peut en déduire que
Montallian est un gisement d’age plus réceiil que le Mas-de-Got.
— Tlieridaoiys ^reguriu.'i do Montallian et 7'hendomiis helnieri : Le. matériel des Cliapelins
étant jieu abondant, il est diHicilc d'établir une comparaison entre ces deux espèces. Les
molaires supérieures, au stade d’usure 4, présentent entre elles une dilférence d’hypsodon-
tie signilieative à 95 %. Seul l’écart entre les moyennes du taux d’Iiypsndontie des molaires
inférieures au stade 2 est signilicatif à 95 %.
— Thoridninys aquatUis d'1 loogliutsel et de llonzon ; Les différences observées ne
sont significatives que pour les stades d’usure 2 des molaires supérieures et inférieures. La
forme d'Iloogliutsel semble légèrement plus luqisodonle que celle de Konzou.
— Tlieridoniys aquntilis d'Iloogliutsel et Theridomyn bonduelli de l^antin : On ne peut
pas mettre en évidence de dilférence d'hypsodontic significative entre les molaires de ces
deux espèces. Il faut remarquer cependant que l’on a peu de spécimens de Theridornys
bonduelli.
— Theridornys niiualUis d’IIoogbutsel et Theridornys major de Montallian : Theridorny.'t
major est iietlemeiil plus hypsodonte. Il n’est nul besoin d’appliquer le lest de Sludent
dans ce cas, les moyennes d’Il/L étant vraiment très dilîérentes.
— Theridornys tembronieiis de Perrier el Theridornys major de Montallian : On a trop
peu de molaires pour élablir une comparaison valable. Cependant, les quelf[ues molaires
d’âge 3 de Perrier el Montallian n’ont pas une bvpsodontie significativement différente.
Difjérenees entre les stade.'i cooUuifs conlettifiorains de.i deu..v .<ious-genres
— Theridornys aquatUis d’I loogliutsel et Theridornys larigei d’Aubrelong : L’espèce de
Aulirelong est ncllement plus hypsodonte i[ue celle d’Iloogbulsel.
— Theridornys major el The.rulornys gregarius de Montallian : 7’. gregarius est à peine
plus hypsodonte que T. major, la dilférence étant essentiellement sensible sur les stades
d’usure moyenne (2 et 3) des molaires inférieures.
— Theridornys lembronieus de Perrier el Theridornys hlainoillei d’-Lubenas : On ne
peut mettre en évidence de différence d’hypsodontic entre ces deux espèces.
3. Synclinide I (tabl. IV)
Les formes les plus anciennes [aquatUis et langei) présentent une très faible proportion
de molaires avec synclinide. 1. Ce dernier est toujours peu profond et rarement totalement
clos. Il est constitué par une encoche repoussant la partie antéro-linguale du cingulum anté¬
rieur vers l’arrière, lequel est remplacé ])ar un nouveau cingulum constitue en partie de la
portion autéro-labiale de l’ancienne crête antérieure et du bras antérieur du métaconide.
l’évolution du genre theridomys
355
Ce syncliiiide l disparaît rapidement à l’iisiire. Chez Thendoinys aqualilis et Theridomys
langei il n'est plus visible à partir du slade 2. Alors que dans la lifjnée gregarius-ldninvillei,
la proportion de molaires inférieures avec synclinide I va augmenter progressixement,
dans la lignée ayiialilis-lembronicus cette [iroportion va s’aceroitre très vile en même temps
Tableac iV. — Pourcentages <lc- molaires intérieures (Mi .2 et. avec syucliniile I pour les dillérentes
populations étudiées (voir texte). Les intervalles définis pour le pipureentage sont établis à partir de
Simpson et al. (19(10 ; 199, tabl. 3).
Nombre de Ml-2 et
M3 inférieures avec
synclinide I
Nainbre total de
Ml-2 et M3 infé¬
rieures observées
Lignée
Theridomys
Lignée
Blainviltimys
IT. lerèronicus ....
St-Vincent-de-Barbeyrargues 1
(r. (F.)
Perrier. " :erv^r<micus ....
6
6
100 l
t
9
7
25
25
100 2
7
7
100 2
{t. (s.) hlainvillei
Les Chapelins . T. (B.)
(T. najoir .
1 (dent non usée)
1 (dent non usée)
Probablement*
100 2
6
7
30 à 90 Z
36
36
100 2
(F.) gregairùu.i .
Pech-Crabit . T. (S-> gfegarius .
Mas de Got . T. (8.) gr-egariue .
Pantin . honduelHi .
Aubrelong . L (B.) l-x>iç,ei ....
Hoogbutsel ... ......
54
100
54 2
10
45
10 à 40 2
1
33
296
-1
11,1 2
14
18
40 à 90 2
5
172
2,9 2
3
20
0 à 50 2
12
341
3,5 2
que le synclinide I va s’approfondir, hin elîet, jusqu’à présent, on reconnaissait (Thaler,
1969) trois stades dans ctttte dernière lignée, le pretnier étant encore hypothétique : Theri¬
domys atjtKtlilis considéré comme élani dépourvu de synclinide I, Theridomys major et
Theridomys lemhnmieiis dont toutes les molaires inférienres possèdettt ce synclinide I. .V la
lumière de la présente élude, Theridomys hotidaelÜ des marnes hianches de l’rmtin, semble
être l’inlermédiaire jirobable, sinon cerlain, enlre Theridomys atjoiilHis et 'Theridomi/s
major. Itn elb'l, nous avons vu <|n'il exislail Irès peu de dilférenees morphologitincs entre
Theridomys utiiiatilis et Theridomys hondaelli. Le seul caractère distinctif importatit est la
présence tpiasi générale ilu sviieliuide I aux molaires inférieures de honduetli. Le synclinide I
est raremeni complèlemeni fermé à l’avanl, dotinatit ainsi à la dent l’allnre d’une molaire
inférieure de Theridomys aqiialilm avec synclinide 1. Ces synclinides sont peu profonds.
Enfin quelques tuolaires de Theridomys hoiidiielli ne possèdettt pas de syticlinide I, présen¬
tant aitisi tout il fait l’aspect de Theridomys aqiialUis.
356
MONIQUE VIANEY-LIAUD
'1(111» ces faits conduisent à admettre une filiation directe entre Theridomys aqualills
et Theridomys handuelli, Theridomys bonduelU représentant nn stade un peu plus évolué
chez <pii la majorité dos molaires inférieures a acquis un synclinide I. Le stade ultérieur
de celle évolution est la fermeture et rapprofondissement de ce synclinide. Il est parfaite¬
ment réalisé chez Theridomys major.
Pour le sous-genre hlainvUlimys {latiigei-hlainoillei) l’acquisition du synclinide est
plus progressive. Le proeessus d'individualisation du synclinide dans cette lignée est compa¬
rable à celui de la première lignée, ceci pour les formes anciennes (de langei à helmeri).
C’esI à partir do Theridomys helmeri (|u’apparaît la plus grosse différence : le synclinide
ne s'approfondit pas au fur et à mesure que la couronne s’élève. Il semble surélevé au cours
de cet accroissement de la hauteur de la dent et reste suspendu à peine en dessous du niveau
de la surface de la couronne. De ce fait, il disparaît rapidement à Pusure, d’autant plus vite
que la dent est haute.
4. Autres différences morphologiques entre les deux sous-genres
— Éjiaisseur de l’émail de la couronne des molaires. Dans le sous-genre Theridomys,
l’épaisseur de l’émail est quasi constante tout autour des indentations de la couronne.
Pour le sous-genre HlainoilUmys, on constate l’amincissement de l’émail sur les flancs
antérieurs des anticlinides de» molaires inférieures, et sur les lianes postérieurs des anticli¬
naux des molaires su|iépienrcs, amincissement d’autant plus marqué que la dent est hypso-
donte Pt téniodontc. Cette variation de l’épaisseur de l’émail est en partie en relation avec
l’inclinaison du fût de la dent, inclinaison licaucoup plus importante chez les formes hypso-
dontes du sous-genre lilainoillimys que chez les formes de même âge du sous-genre The¬
ridomys, ceci étant particulièrement net pour les molaires inférieures.
— La rareté du matériel n’a pas permis de faire une étude, comparative complète de
l’anatomie crânienne de ces différentes esjièccs. On a seulement pu noter quelques diffé¬
rences entre certains éléments des sous-genres :
a) Le crâne est plus robuste chez Theridomys aqualilis que chez Theridomys langei
et meme tpie chez Theridomys helmeri.
h) La gouttière neuroxasculairc de l'angle interne du foramen infra-orbitaire n’est
pas soulignée- par une crête bien individualisée chez Theridomys langei, gregarius et helmeri
alors qu’elle l’est chez Theridomys aqualilis.
— Quelques caractères permettent de distinguer les mandibules de ces deu.x lignées :
La mandibule, dans la lignée aqaalili.s-lemhroriicns, est de plus grande taille et plus
robusle (pie dans la lignée Inngei-hlaiiwillei. Sur la face intermî, la point,e de l’angle anté¬
rieur de la fossell.c angulaire est située en arrière de la Mj chez le sous-genre Theridomys
alors qu’elle se place ait niveau du milieu de la dans l’autre lignée. La première disposition
(en arrière de la Mg) se retrouve cliez les Sciuravinés (Pseudosciuridés, Decuaseaux, l!lfi3,
fig. 6) donc chez de» forme» hraohyodontes. Chez les Théridomyidés hypsudontes, Archaeomys
de Pech-du-Fraysse (Quercy) (fig. 14) par exemple, c’est la deuxième disposition qui semble
être répandue. Il est possible qu’il y ait une relation entre la profondeur de la pointe do
cette fossette et le degré d’hypsodontie atteint par les dents. Le matériel observé jusqu’à
présent n’est pas sullisant pour nous permettre de conclure valablement sur ce point.
l’évolution du genre theridomys 357
Dans la lignée aqualilis-lenibronicus, le foramen incisivnm se place soit au niveau de
la rangée dentaire, soit nettement au-dessus chez les formes évoluées. Dans l’autre lignée,
à Aubrelong, ce foramen est situé légèrement en dessous du niveau de la rangée dentaire,
alors qu’au Mas-de-Gol il est à peu près au niveau du collet des dents. Nous n’avons pas pu
observer la face interne de la mandibule de Theridomys helmeri et de Theridomys hlainoillei.
Fig. 27. —• Tahlemi phyl<;ti(|Uo du goure Theridomys au cours de FOligocènc moyen.
— les pourcentages indiqués ont trait à la présence du synclinide 1 sur les molaires supérieures ;
•— les valeurs indiquées correspondent au degré moyen d'Iiypisodonlie (IT/L) des .M’"® supérieures ayant
atteint le stade d'usure 2, 3 ou 4 ;
— les points de dillérents diamètres veulent représenter l'évolution de la profondeur <lu synclinide I au
cours du temps dans les deux lignées.
358
MONIQUE VIANEY-LIAUD
Tableau V. — Rcpartilioii des ililïéieiiles espèces de Theridomys dans les <;isenirnls européens de l’Oli-
gocèiio « moyen » (excepté les gisements de l’ile de Wight actuellement en cours d'étude pai' Bosma
(Utrccht) et les gisements allemamls pour lesquels les espèces citées ne sont ()as encore figurées, par
exemple : Kinzelzalmc (N. Si iimidt, 190i!)).
Mont«lban
"La Sauvetac"
Lovagny
Bain
Keinersheia
/ Lta Chapelina
1
+ '
1_1
St-Kartin-d«-Briatexte
1 St-Vincent-de-Barbeyrarguea
^toiogt
^ Mualiawyl
Les Matalles
Parrier
l’évolution du genre theridomys
359
B. — Nouveaux apports a la stratigraphie de l’Oligocène d’Europe occidentale
1. Theridomys honduelli et les marnes blanches de Pantin (bassin de Paris)
Theridomys Ijondiielli a été trouvé dans les marnes argileuses blaneliâtres à Planorhis
lens Brongniarl, « où sont, en [(arl.lc formés les escarpements du plateau qui couronne le
fort de Romainville » (Lartet, 18(J!)). Ces marnes, d’ajirès Fauteur de. la découverte, M. Bon-
DUELLE (l..\KiEr, 18G!)), reposfiit direetement sur le gypse exjdmté et sont recouvertes
par des marnes jaunes à ( ytherm cnnoera, Cyl.herea plana et Glanionomin. Les marnes
blanches <le Pantin, près lîomainv ille, ont fourni peu de Mammifères fossiles, l/C plus abon¬
dant est le Theridomys himdiielU, Celte localité a livré par ailleurs Plapiolophas minor
(Laville, 11112) et une articulation inférieure d’un humérus g.aiiche que Laville (1914)
rapporte à un Amphicyon. \ assei r (1875) signale un Xiphodoii de taille supérieure au
Xiphodon praeile du gyp.se dans une autre localité qu'il situe aussi dans les marnes Idanches :
Fresnes-les-llnngis. Steiii.in (IHIO) considère, malgré la dill'érenee de taille entre les Xipho¬
don cités ci-dessus, qu'il n'y a aucune, raison de séparer ces deux espèces. En se basant sur
ce fait, ou a considéré que. les marnes blanches de Pantin étaient .sensiblement de même
âge que le gypse sous-jacent. Si Theridomys hondnetli provient bien de ces marnes, et il
sembhi que ce Soit elTocti\ ement le cas, les indioati(»ns tle Bon ou elle et celles de Laville
étant fort |irécises, ou doit (' rajeunir « le niveau des marnes blanches île Pantin. En ell'et,
Theridomys hondiieUi est un peu jilus évolué que Theridomys ofpm./ilLs. Or Theridomys
a(piatilis se trouve, dans les gisements du niveau d’1 lougbutsel, immédiatement jiosté-
rieurs à hi Croiide Coupure oligocène. Ces marnes scraitmt donc superposées stratigraphi-
quenient à Fborizou d’I looglmtsel ou aux uiarno-caloaires de Ronznn. Cependant, la dilfé-
rence d’âge entre le niveau de Pantin et celui d’I loogbutsel, si elle est bien réelle, ne sau¬
rait être très im|iorlaule. Theridomys honduelli, avec ses molaires inférieures possédant
pratiquement toutes un synelinidc 1, est plus évolué que Theridomys aifimtilis mais on ne
peut mettre eu é^ idence de dilféreuee d’bypsodout ie et l’accroissemenl de la taille est faible.
L’acquisition du synelinidc 1 s’est faite, très rapidement dans cette lignée. Il est donc fort
possible que ce laps de tcm|is, assez bref, n’ait pas permis de cbangement morphrdogique
important au sein des dilTércntes espèces de la macrofaune. Kn effet, le calcaire de Brie,
superposé sti'atigraphiquemeut aux marnes blancbes ^CiIrard d’Alrissi.x, 1955 ; Cavelikr,
1962, 191151 renferme à Thorigny une macrofaune proche de celle de Bonzon (Moiii.x, 1910;
Soyer, 1929). Ainsi, dans ce cas précis, les Rongeurs permettent d'effectuer une strati¬
graphie plus fine que celle basée sur la macrofaune.
2. Les « zones » et les Theridomys des gisements d’Auvergne
Nos observations sur les Rongeurs fossiles des gisements oligocènes d’.Auvergne nous
amènent naturellement à parler de la zonation de l’Oligocène, les gisements-types des
zones biostratigraphiques de h. Tualer (1965, 1966) ayant été définis dans cette région.
Pour Tualer (1966), la zone biostratigraphique correspond « à la durée pendant laquelle
98, 5
360
MONIQUE VIANEY-LIAUD
une lignée guide se trou\'c à un slade arbitrairement choisi de son évolution. La durée
minimale d’une zone correspond au temps qu’il faut pour que se produise, un changement
évolutif ayant même ampleur que la marge d’erreur (pii affecte l’évaluation du degré d’évo¬
lution. » Pour chaque zone un gisement-type est donné, sa position à l’intérieur de la zone
n’étant pas précisée. Fbanzen (1968). [uii.s I l.\nTEMiKiu;i:i! (1909) préconisent l'utilisation
de niveaux-repères ponctuels, les zones de Tuai.eh ayant rinconvénietit de poser un pro¬
blème de limite. Pour Hahtenbehgek le, terme de zone doit être utilisé dans un sens très
restreint : zone = gisement-repère. Conscient de celte dilliculté, Tiiai.eh (1970) propose
une modification de son ancienne échelle de zones bioehronologiipies. Il la désigne alors
sous le nom d'échelle de biozones, Chaque biozonc porto le nom d'un gisement qui en défi¬
nit le niveau le plus élevé. Le stade évolutif alteiul par les lignées de Rongeurs en parti¬
culier permet d'attribuer au gisement un niveau hiochronologiipic. .\iiisi pour lui le niveau-
repère (= gisement-type de hiozone) constit ne la limitcsupcrieure de la biozone, l’ar e.xemple,
Montalban étant le type de la biozonc de Montalban caractériséi', entre autres, par Theri-
doniffs gregarius, le gisement des Chapebns, avec Theridonuifi tiehneri., stade évolutif posté¬
rieur .à gregariuf!, se .Hitue dans la hiozone suivante : celhMi’Antoingt, Dire, qu’un gisement est
dans la liiozone de Montalban é(|nivant à dire que sa faune est contemporaine de celle
du ni\eau-re[)ère de Montalban ou bien comprise entre elle et 0(dh( du niveau antérieur
(Hoogbntsel). Lu délinissant ainsi la liiozone, le |iroblèrae des limites n’est pas totalement
effacé. Le gisement d(i Paulin par c.\cin|de, d'après le stade évolutif atteint par sa faune,
est plus proche du niveau d'I loogbutsel que du niveau de Montalban. Or, si on utilise
les Liozones, on le range dans la liiozone de Montalban, Cependant, Thaleu (1970) fait
remarquer que « la dalat ion la jilus précise ne pourra s’exprimer qu'en énumérant les niveaux
distinguables dans une zone ». Aussi, si l'on veut s'exprimer avec le plus de précision pos¬
sible, je pense qu'il est préférable de s'en tenir à rulilisation dc,s nivean.x-rajières et ne pas
introduire de confusion en utilisant à la fois biozones, (pii ne peuvent donner qu’une idée
approximative de la position bioidironologiquc d'un gisement, et niveaux-repères.
Ceci étant posé, revenons aux gisements d'Auvergne. Les observations ont été faites
essentiellement d'après le matériel conservé au Muséum national d’Histoire naturelle de
Paris et aussi d'après quelques pièces provenant du Musée et du Laboratoire de Paléonto¬
logie de Lyon. L’étude de Theridtnnys aqualUis a été effectuée presque uniquement sur les
spécimens de la collection Aymard (étiquetés : coll. Aymard 1890-5). La gangue gris-bleu
entourant les pièces de Honzon est très caractérisliipie. Nous l'avons retrouvée autour
de jiièces indiquées comme provenant de la collection Pornel, d'flran, donc du gisement
de La Sauvetat ! Il est évident que ces mâchoires f190.3-20 : 10, 11, I2i, de structure typi¬
quement nijiintUlu, proviennent de Ronzon et non de I.a Fauvetat. Il est non moins évident
qu’il existe, dans les collections d’Auvergne, des exemplaires de Tkeridomijs aquatilis ne
provenant pas de Roiizon, notaminenl ceux de « La Sauvetat ii (gangue blanc grisâtre,
marneuse et tendre). Une portion antérieure droite de. crâne de Theridomya aqualitis avec
la rangée dentaire inconqdèlc. ( P’-M^) étiquetée 35 a dans le catalogue Croizet provient de ...
Saint-Yvoine. .Jusqu’à présent, on n'avait signalé ijue Theridomys lemhronicus dans ce
gisement. U’après l’étude qui précède, cette coexistence entre T/ieridnniys aquatilis et
Theridomys lemhronicus dans un même gisement semble aberrante. Il en est de même
pour la majorité des gisements d’.'Vuvergne. A (( La Sauvetat » on trouve une association
faunique curieuse. Les spécimens 1903-20 : 1, 2 et 3, attribués par Pomel à Isuptychus
361
l’évolution du genre theridomys
vassoni, sont indubitablement des représentants de l’espèce Theridoinijs gregarius du niveau
de Montalban, alors que les spécimens l!)03-2() : 20 et 21 ainsi que Meg.ma.22 (coll. Bravard,
Paris), sont à rapprocher plutôt de Theridumijs langel, et sont peut-être même un peu moins
évolués. Il me semble prouvé, après l’étude qui vient d’être faite, que la coe.xistenee de
stades é\olutif.s dill'érents comme Theridomys lungei <r.\ubrelong et Theridomys' gregiirius
de Montalban, ainsi que celle de Theridomys tiquatilis ei Theridomys gregarius, est impos¬
sible. 11 faut admettre que les fossiles étiquetes de « La Sauvotat » pro\ienneut de localités
différentes. D’autant plus que Lavocat ilOSI) signale aussi au Britisli Muséum un The¬
ridomys htainvillei et un Theridomys lembronicus qui proviendraient de La Saiivelat !
Le même cas se présente pour Cournon où l’on trouve pêle-mêle Theridomys tembronieus,
Theridomys aquatilis et Taeniodus curoistriatus. Ou sait que cette dernière espèce a été
retrouvée dans deu.x gisements straliliés : Balm (Suisse, SW) et I leime.rsheim (Rhénanie),
associée à Theridomys gregarius. A la lumière de cette étude on se rond compte, finalement,
que seuls den.x gisements d’Auvergne semblent avoir une faune de Rongeurs m homogène » :
Ronzon iTheridomys aquatilis) et Antoingt [Theridomys blaimnllei et Theridomys leinbro-
nieiis). Cela \’a donc avoir des répercussions sur la définition des nivcau.v-repères de l’Oli¬
gocène moyen.
Rappelons la succession des gisements-repères oligocènes loealisés en Auvergne ;
Ronzon, La Sauvetat, Antoingt, Cournon. Bonzon a déjà été remplacé par Hoogbutsel
(Tualeii, 1971 ; \ ianea'-Liaud, 1971), gisement stratifié du Tongrien de Belgique, dont
la faune et la position stratigrapliique sont inieiLV déterminées que celles de Ronzon. Il
en est de même pour La Sauvetat sup|>lanté(^ par Montalban (Th-\lp.r, 1971; Vi.vney-
Liaud, 1971). Cependant, dans rensemhle proliable de localflcs groupées sous le nom de
La Sauvetat s. il en est une, La Saïuetat .v. s., qui renl'ernie bien l’association que l’on
trouve à Montalban avec, en plus, Taeniodus curoislriatus. Il semble que l’on puisse conser¬
ver Antoingt en attendant que Saint-V’incent-de-Barbeyrargues ou Aubenas-les-Alpes
ait fourni une faune plus complète.
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2 lig., 1 tabl.
Alanuscrit déposé le 7®'" mars 1972.
364
MONIQUE VIANEY-LIAUD
PLANCHE I
Fig. 1. — Theridomys [Theridomys] aqualilis Aymard, Hoogbutsel (Belgique), fragment de maxillaire
avec P^-M^ sin. ; n° 19156-1, Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles.
Fig. 2. — Theridomys (Theridomys) aquatilis Aymard, Hoogbutsel (Belgique), rangée dentaire inférieure
avec P 4 -M 3 sin. ; n° 18061-1, Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles.
Fig. 3. — Theridomys (Blainoillimys) langei, Quercy (anciennes collections), portion de crâne avec les
deux rangées dentaires, vue de profd ; n® 8309, Laboratoire de Paléontologie, Lyon.
Fig. 4. — /dem, en vue palatine.
Fig. 5. — Theridomys [Theridomys] honduelli Lartet, Romainville (Seine), mandibule droite vue par sa
face interne ; n® 869, Laboratoire de Paléontologie, Lyon.
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PLANCHE I
366
MONIQUE VIANEY-LIAUD
PLANCHE II
Fig. 1. — Theridomys (Theridomys) rolundidens Schlosser, type, Quercy (anciennes collections), fi-aginent
de mâchoire inférieure avec P4-MJ dex. ; n“ 1879 XV-508, Musée de Munich.
Fig. 2. — Theridomys [Blainvillimys) gregarius Schlosser, Quercy (anciennes collections), fragment de
maxillaire avec P^M® sin. ; no 1879-XV-509, Musée de Munich.
Fig. 3. — Theridomys {Blainvillimys) gregarius Schlosser, type, Quercy (anciennes collections), fragment de
maxillaire avec P^M® dex. ; n° 1879-XV-518, Musée de Munich.
Fig. 4. — Theridomys {Blainvillimys) gregarius Schlosser, Quercy (anciennes collections), fragment de
maxillaire avec P^M® sin. ; 11° 1879-XV-523, Musée de Munich.
Fig. 5. — Theridomys {Blainvillimys) helmeri, Les Chapelins (Vaucluse), rangée dentaire inférieure avec
P4-M3 sin. ; CIIA-1, Laboratoire de Paléontologie de Montpellier.
l’iG. 6. — Theridomys {Blainvillimys) helmeri, Les Chapelins (Vaucluse), portion antérieure de crâne ; CIIA-20,
Laboratoire de Paléontologie, Montpellier.
368
MONIQUE VIANEY-LIAUD
PLANCHE III
Theridornys [Theridoniys] aquatilis Ayiiiard, d’Hoogbutsel (Belgique)
(Collections de l’Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles.)
Fig. 1. — a, D4 inf. dex. HOO 52 ; b, D4 inf. sin. HOO 51 ; c, D4 inf. sin. HOO 19.
Fig. 2. — a, P4 inf. sin. HOO 135 ; b, P4 inf. sin. avec synclinide I, HOO 110 ; c, P4 inf. dex. HOO 109.
Fig. 3. — Quelques inorphotypes de inférieures : a, Mj.j inf. sin. HOO 202 ; b, inf. sin. HOO 222 ;
c, Mj.j inf. dex. HOO 216 ; d, inf. sin., HOO 229.
Fig. 4. — Quelques niorpbotvpes de Mj inférieures : a, M3 inf. dex. 1100 418 ; b, M3 inf. dex. HOO 416 ;
c, .Mj inf. sin. HOO 407 ; d, M3 inf. sin. HOO 406.
Fig. 5. — Quelques murpliotvpes de P^ supérieures : a, P^ sup. dex. HOO 615 ; b, P^ sup. sin. HOO 606;
c, P* sup. dex. HOO 616 d, Pi sup. dex. HOO 646.
Fig. 6 . — Quelques morphotypes de IVP'^ supérieures non usées (âge 0) : a, !VH'^ sup. sin. HOO 709 ; b,
sup. sin. HOO 701 ; c, sup. sin. HOO 713 ; d, sup. sin. HOO 704 ; e, sup. dex. HOO 715 ;
f, Mi'2 sup. sin. HOO 721 ; g, M1-2 sup. sin. HOO 716 ; h, sup. sin. HOO 727.
Fig. 7. — Quelques morpbotvpes de supérieures peu usées (âge 1) : a, sup. sin. HOO 738 ; b,
sup. sin. HOO 739.
l’iG. 8. — supérieures d’âge 2 : a, sup. sin. HOO 772 ; b, IVP - sup. dex. HOO 782.
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MONIQUE VIANEY-LIAUD
PLANCHE IV
Theridomys (Tfieridomys) aquatilis Aymard, d’Hoo^butsel (Belgicjue)
(Collections de l’inslitut royal des Sciences naturelles de Priixelles.)
Fig. 1. — supérieures (Page 2 : a, IVP'^ sup. sin., HOO 783 ; b, sup. dex., 1100 791 ; c, sup.
dex., HOO 789 ; d, Mi -2 gup. dex., HOO 795.
Fig. 2. — supérieures d’âge 3 : a, sup. sin., HOO 800 ; b, sup. dex., HOO 799.
Fig. 3. —- supérieuirs d’âge 4 : a, sup. sin., HOO 826 ; b, AP‘^ sup. dex., HOO 830.
Fig. 4. — AH supérieures droites d’âge 1 : a, HOO 867 ; b, HOO 870 ; c, HOO 868 ; d, HOO 876.
Alolaires inférieures (Al^.g) des différentes espèces du sous-genre Blaiiivillimys,
Fig. 5. — T. [B.) lanq'ei, Aubrelong 1 ((^uercy) : a, ABL 1311 ; b, ABL 1323 (Laboratoire de Paléonto¬
logie, Faculté des Sciences, Paris).
Fig. 6 . ^— T. [B.] gregariiis Sehlosscr, Alas-de-Got (Quercy) : a, AIGT 750 ; b, MGT 759 (Laboratoire de
Paléontologie, Montpellier).
Fig. 7. — T. [B.] gregariiis Scblosser, Montalban (Espagne) : a, AILBS 89 ; b, AILBS 84 (Aluséc de Saba-
dell).
Fig. 8 . — T. {B.) hebneri, Les Chapelins (Vaucluse) : a, CHA 8 ; b, CHA 6 (Laboratoire de Paléontologie,
Alonlpellier).
Fig. 9. — T. [B.) hlaùwiUei Gervais, Aubenas-les-Alpes (Basses-Alpes) : a, M 3 inférieure avec synclinide I,
ABN 538 ; b, Al^.g -^08 (Laboratoire de Paléontologie, Alontpellier).
Alolaires supérieures (AP*^) des dilîérentes espèces du sous-genre Blaim^illimys.
Fig. 10. —' T. [B.) langei, Aubrelong 1 (Quercy) : a, ABL 1077 ; b, ABL 1105 (Laboratoire de Paléontolo¬
gie, Faculté des Sciences, Paris).
Fig. 11. — T. {B.) gregarius Scblosser, Alas-de-Got (Quercy) : a, MGT 297 ; b, AIGT 318 (Laboratoire de
Paléontologie, Montpellierl.
Fig. 12. -— T. [B.) gregarius Scblosser, Montalban (Espagne) : a, AILBS 195 ; b, AILBS 187 (Alusée de
Sabadell).
Fig. 13. — T. {B.) blainaillei Gervais, Aubenas-les-Alpes (Basses-Alpes), ABN 430 (Laboratoire de Paléon¬
tologie, Alontpellier).
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PLANCHE IV
Achevé d'imprimer le 31 juillet 1973.
IMPRIMERIE NATIONALE
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Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d’Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été elTectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donticr un titre ; les tableaux
compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Alus. Hist. nat., Paris, ‘2® sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs « (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue GeolTroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.
301-304.
TiNBETtGEN, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs « (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.