BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
N° 133
11111111 ! 1111111 ! 11111111 ! 11 II 11 M
PUBLICATION BIMESTRIELLE
scienc
es
de la terre
25
MAR S-AVRIL 1973
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : P r M. Vachon.
Comité directeur : P rs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr. M.-L. Bauciiot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr. N. Hai.lé.
Le Bulletin du Muséum national d’Ilistoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 31 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
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toire naturelle, 38, rue GeofTroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 133, mars-avril 1973, Sciences de la Terre 25
Un Dichodon géant de La Débruge
et une nouvelle interprétation phylétique du genre
par Jean Sudke *
Résumé. — Un Dichodon géant est décrit de La f >êbruge sous le nom de Dichodon stehlini n. sp.
La différenciation de D. stehlini n. sp. el I). cuspidatu.ni à partir du rameau D. cervinum est mise
en relation avec les modifications climatiques survenues à l'Éocène supérieur. Nous établissons
un schéma évolutif des différentes espèces du genre Dichodon , que nous séparons en grandes et
petites formes.
Abstract. A giant species of Dichodon is desrribcd front La Débruge ( Dichodon stehlini
n. sp.). Branching of D. stehlini n. sp. and D. cu.xpidat.nm on D. cervinum lineage is related to the
climatic modifications oceurring during the Upper Eocene. A new phyletic pattern is proposed
in wliit'h large and srnall species witliin the gémis Dichodon are separated.
Parmi les échantillons de La Débruge en collection à la Faculté des Sciences de Lyon,
se trouve une molaire supérieure appartenant sans conteste au genre Dichodon Chven,
1848. En raison de sa très grande taille, eette dont ne peut être attribuée h aucune des espèces
connues du genre ; elle était d'ailleurs accompagnée d’une étiquette (de Stkhun ?) por¬
tant la mention « Dichodon. n. sp. ». Nous In décrivons sons le nom de Dichodon stehlini
n. sp. et formulons une hypothèse sur l'enchaînement des diverses espèces décrites : celle-
ci s’appuie en partie sur des faits mis en évidence dans un travail antérieur concernant
certaines espèces anciennes du même genre. (Senau, 1972),
Le seul tylupode du genre Dichodon cité par ou Bonis (1964) dans la liste faunique
de La Débruge (Ludion supérieur) est Dichodon ef, frohnstetlense V. Meyer, qui appartient
au groupe des petites espèces du genre. Il n’a de ce fait qu’un lointain rapport avec Dicho¬
don stehlini n. sp., qui se rattache au groupe des formes de grande taille (Decéiuît, 1917 :
156) constitué par D. cervinum (Owcn) cl D. euspidalutn (Jvven.
Dichodon stehlini n. sp.
Dicgnose. — Dichodon morphologiquement voisin de I). cervinum , mais de très grande taille.
Pièce-type (et unique) : M 2 supérieure gauche (FSL 6718, Faculté des Sciences de Lyon).
Dimensions en millimètres : L, 16,4 : 1, 18 (fig. la).
Gisement-type (et unique) : La Débruge (Ludien supérieur).
* Institut de Montpellier, place Eugène Bataillon , 34060 Montpellier-Cedex.
133, 1
74
JEAN-LOUIS HARTENBERGER
Fig. 1. — a, Dichodon stehlini n. sj>. : M* supérieure gauche ; type de l’espèce (FSL 6718, Faculté des Scien¬
ces de Lyon) ; La Débruge (Ludien sup.,) ; h, Dichodon cf. cervinum (Owen) ; M 2 supérieure gauche
(UM 2788, Faculté des Sciences de Montpellier) ; Euzet les Bains (Ludien inf.).
Ces deux échantillons ont été reproduits à même échelle ; il apparaît clairement que leur taille
est très différente.
Comparaisons
Nous retrouvons sur cette M 2 le caractère tétrasélénodonte ainsi que les replis stylaires,
caractéristiques du genre Dichodon. Par son resserrement lingual et la physionomie de ses
styles, cette dent se rapproche sans aucun doute des molaires de D. cervinum. Le lobe anté¬
rieur plus comprimé que le lobe postérieur et un mésostyle bien labial sont communs aux
deux espèces. Sur la molaire de D, stehlini, des replis d’émail apparaissent dans le fond
de la vallée transversale médiane, les styles sont plus excavés, les « oreilles » plus pronon¬
cées, et un léger cingulum entoure le protocône. La figure rend parfaitement compte des
rapports de taille entre ces deux espèces. Par contre. D. stehlini diffère radicalement de
l’espèce-type du genre LL cuspidalurn Owen de Hordwell (Stkhux, 1910 : 1011, fig. 189).
Outre sa taille moindre (M 2 : L, 13 mm; 1, 14 mm), la molaire de cette dernière espèce a
ses régions stylaires très ouvertes lingualement, principalement le parastyle ; d’autre part,
le paracône et le métacône fortement repoussés donnent à l’ectolophe une allure très par¬
ticulière. En raison de ces caractères, D. cuspidalurn ne peut représenter un stade ancestral
de D. stehlini,.
Évolution du groupe
Parmi les espèces de petite taille du genre Dichodon, six ne sont connues que dans
leur gisement-type : D. simplex Kowalevsky, D. cartieri Rütimeyer et D. ruetimeyeri Steblin
à Egerkingen (Auversien inférieur), D. lugdunensis Sudre à Lissieu (Auversien inférieur),
D. subtile Steblin au Mormont (Marinésien supérieur ou Ludien inférieur) et D. frohnstet-
tense V. Meyer à Frohnstetten (Oligocène inférieur). Le ruminant indéterminé figuré par
Gerçais (1848-1852, pl. 35, fig. 1) à La Débruge, puis décrit par Stehi.in (1910, o. c. :
1046) sous le nom de D. cf. frohnsteltense, représente un stade ancestral de l’espèce type.
UN DICHODON GÉANT DE LA DÉBRUGE
75
Avec certaines réserves, Stehmn (4910, o. c. : 1050) envisageait la filiation D. simplex
— D. cartieri —- D. ruetimeyeri, les modifications affectant cette lignée se traduisant par
un accroissement de taille et une molarisation progressive de la P*. Au-delà d’Egerkingen,
cette lignée aurait donné par divergence D. subtile et D. frohnstettense. La durée admise
actuellement pour les dépôts d’Egerkingen (Franzen, 1908 ; 11 ar tenue rue a, 1909) n'auto¬
rise raisonnaIdemeut pas la succession de trois espèces d'une même lignée. L'existence
d’un deuxième rameau a été récemment confirmée par la reconnaissance, à Lissieii d’une
nouvelle espèce, D. lugdmmms (Sudre, 1072). Cette forme, dont la P 1 montre un déliut
de division du tubercule externe, et dont, la taille est intermédiaire entre celle de IJ. car¬
tieri et I), ruetimeyeri, descend probablement de la plus primitive des espèces d’Egerkin¬
gen, D. simplex ,
Dès la base de l’Éocène supérieur (Auversien inférieur), existent donc deux lignées :
celle de D. cartieri — D. ruetimeyeri d’une part, celle de IJ. simplex — D. lugdunensis d’autre
part ; elles ont certainement une origine commune peu ancienne : issues toutes deux d’un
stade ancestral à P 4 simple, la première acquiert la molarisation plus rapidement que l'autre.
On doit envisager que l une et l’autre de ces lignées sont à l’origine des deux espèces plus
récentes du même groupe : D. subtile el I). ef. frohnstettense.
Malgré les caractères très primitifs de sa denture, /). lugdunensis apparaît comme
l’ancêtre de fJ, subtile , dont la P 4 est totalement molarisée, et dont les prémolaires très
allongées et étroites différent fondamentalement des prémolaires des autres espèces du
genre. U. lugdunensis possède en effet des prémolaires relativement allongées, et le talon
interne de ses prémolaires supérieures est proportionnellement plus réduit que chez D.
cartieri.
Ainsi, il est raisonnable d’admettre que U. cartieri d’Egerkingen est h l’origine de
D. cf. frohnstettense de La Débrugc et d'Escamps (Quercy, ef. Uartenberceii, 1974 :
22). Bien que jamais reconnue avec Certitude, 1 existence de celle lignée paraît probable
dans les niveaux intermédiaires (Steiilin, o. r. : 1050).
On peut, d’ores et déjà, remarquer que le rythme évolutif est bien différent dans les
deux lignées. Alors que J), subtile a acquis une spécialisation extrême de ses prémolaires,
parfaitement compatible avec la longue durée de l'Kocène supérieur (Sudre, i960 : 143),
les modifications survenues entre D. cartieri et D. cf. frohnstettense paraissent très mineu¬
res.
A l’inverse des précédentes, les grandes espèces du genre Dichodon caractérisent sur¬
tout la fin de l’Kocène supérieur. Prennent place dans ce groupe : IJ. cendnum (Owen) défini
à Binstead (même niveau que Montmartre, niveau-repère, in Franzen, o. c.), D. cuspi¬
datum Owen à Mordwell (même niveau que Fous 1, ni veau-repère, in Franzen, o. c.) et
I). stehlini ri. sp. à La Dèbrtige, La lignée cendnum, qui a pour origine une forme mal définie
d’Egerkingen (Steihin, o, c, : t028), est bien connue depuis Bobine (Sunnr,, 106!) : 135,
fig. 18) jusqu’à Binstead. Elle est également présente à San Cugat de Gavadons (Crusa-
i'ont, 19(17), donc à une époque voisine, sinon légèrement plus récente ( Ha rthniierger,
1971 : 22). Plus précisément, l’espèce JJ. cendnum est abondante dans les niveaux voisins
de celui d’Euzet.
D. cuspidatum et D. stehlini n. sp. qui sont connus uniquement dans leur gisement-type
respect if, se singularisent par des caractères extrêmes. Mous avons précédemment énuméré
les particularités des molaires supérieures de D. cuspidatum : sur les molaires inférieures
76
JEAN SUDRE
de cette espèce les tubercules accessoires avoisinant le mélaconide et l’entoconide sont très
prononcés. Quant à D. stehUni, sa taille est gigantesque pour le groupe considéré. Nous
sommes donc en présence de deux espèces de. grande taille, géographiquement isolées, et
dont les molaires sont morphologiquement bien différenciées.
Les caractères distinctifs de D, euspidatuin , île D. slehlini, ou même de D. subtile,
sont beaucoup plus accusés que ceux qui différencient L>. ceivinum et J), frohnstettense
appartenant pourtant à deux groupes distincts. Cela doit être attribué au fait que les espè¬
ces I). cuspidatuni , /), slehlini. et D, subtile représentent chacune une fin de pfiylum. Leur
morphologie très particulière n’est due qu’à une spécialisation très rapide s'opposant à
la stabilité observée dans les lignées frohnstettense et cen’inum. La longue période durant
NIVEAUX REPERES
PETITES
FORMES
GRANDES
FORMES
Frohnstetten
Montmartre
La Débruge
37,38 -
Euzet
Fons 1
Robiac
Castrais
Lissieu -45,2
Egerkmgen
frohnstettense
Frohnstetten *
I
cf. frohnstettense
San Cugat
J
I
D. cf. frohnstettense
La Débruge - Larnogal
Escamps i
»
l
D. cf. frohnstettense
Ouercy ? Stehlin p <050
I
I
I
I
I
I
I
I
I
D. cart/en
Egerkingen *
I
I
I
D. ruetime yen
Egerkingen I Faciès aberrant
D. subtile
Mormont ( St - Loup ) *
I
I
I
I
D. lu gdunensts
Lissieu *
I
I
D. simplex
Egerkingen ( Huppersand ) *
I
I * I
I
I
I
D. cusptdatum
Hordwell *
Alun - Point
D. cervmum
Son ( Cugat
D. cervinum
Bmstead *
Mormont ( Entreroche )
Quercy
I
I
I
I
D. cf. cervmum
Ouercy ( Lamandme ]
Euzet • Moutier - Perrière ★
Sosis - Fons 4
i
D. cf. cervmum
Fons 1
I
I
„ I
' V Æ. cf. cervmum
Robiac - Moutier
I
D. cf cervmum
Mormont ( Eclépens )
l Moutier ?
I
I
I
I
I
|
D. sp.
Egerkingen ( Huppersand )
Stehlin 1910 p 1021
O. stehlini
La Débruge *
Ta ru. r. A U t. — Tableau phylétique des différentes espèces de Uichmitm . Dans la colonne de. gauche fîgu-
l'eut. les niveaux-repères distingués par d. I’kanzt.n (1908) el J.-L. 11 a un. a iiutcin 11971) depuis la hase
de l'Kooéne supérieur jusqu'au début dis l'Oligocène J les datations (eu M.A.j soûl cilles de Bonhomme
el ni. (1968) reprises in J.-L. Hah reNtumcttn («. cl. Les intervalles entre les dilb rents niveaux 11 e
correspondent pas à des tranches de temps proportionnelles à leur développement. Sous chaque espèce
sorti portés les gisements dans lesquels elle a été reeonmn*-; l'astérisque désigne le gisement-type:
l'étoile, les gisements du Qurrry dans lesquels l'espère esl signalée pour la première fois.
UN DICHODON GÉANT DE LA DÉBRUGE
77
laquelle D. frohnsteUense et D. rervinum sont représentés dans les gisements témoigne
d’ailleurs de leur parfaite réussite évolutive. Parmi les Ongulés de l’Éncène supérieur, ce
sont des animaux de dimension moyenne, aux P 4 parfaitement molarisées et aux prémo¬
laires modérément allongées.
Origine de D. stehlini
D. stehlini reproduit fidèlement mais en beaucoup plus grand le type de molaire de
D. cervinum , Il est donc logique de donner comme ascendant à cette nouvelle espèce un
stade de la lignée cervinum. I. époque de différenciation du rameau n’est pas connue, mais
on est tenté de rapprocher l’acquisition d'une très grande taille de certains faits majeurs
ayant alTeclé les faunes de l'Kocène supérieur.
A cette époque, des modifications climatiques, ayant entraîné vraisemblablement
une acidification, ont eu pour conséquence un appauvrissement générique et même spéci¬
fique de la lauue ( 11 ahtenberger, 1971 : 47). Les préludes de ne phénomène, que l’on peut
situer juste au-delà du niveau de Holfiae, se traduisent en particulier par la disparition
de plusieurs Ongulés de grande taille : Lophiodon lautru ense. Catodontherium rolncuense,
Palaeothm-um pomeli, Palaentherium ruelimeyeri. Ou peut présumer que certaines niches
écologiques laissées vacantes ont favorisé de nouvelles adaptations réalisées à partir
de rameaux autochtones, telle celle de IJ. stehlini ; la meme interprétation est certainement
valable pour !). euspidaturn qui, selon nous, dérive lui aussi de la liguée Cervinum : Depé-
ret (o. c. : 157) tic considéraiI-il pas col le espèce comme une très forte race de D. cervinum ?
La localisation et la rareté de D. stehlini et de /). cuspi.datinn, notamment leur absence
parmi le matériel important du Querey de cette période, constituent des preuves évidentes
de leurs faibles possibilités d’expansion, et suggéreraient même qu'une séparation géogra¬
phique ait pu faciliter leur différenciation. Au contraire, la stabilité morphologique dans
les lignées rervinum et frohnsiellense , et leur bonne répartition géographique traduisent
bien leur aptitude à Supporter les nouvelles conditions écologiques. S’agissant de Tvlo-
podes, une bonne adaptation à un environnement plus aride ne saurait nous étonner. Ces
deux espèces poursuivront d'ailleurs leur évolution, avec d’autres Ongulés tels les genres
Dichobune et Tapirulus, jusque dans l’Oligocène inférieur (sensu Thaler, 1966) et ne s’étein¬
dront finalement qu’au moment de la classique grande coupure, alors que l’immigration
des Anoplotheriidae est déjà réalisée, et celle des Gelocidae discrètement, amorcée.
HÉFÉRENI!ES BIBLJOGRAPH1QUE6
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Manuscrit déposé le 7 novembre 1972.
Bull. Mus. Ilist. nat., Paris, 3 e sér., n° 133, mars-avril 1973,
Sciences de la Terre 25 : 73-78.
Achevé d’imprimer le 30 novembre 1973.
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B.vtjciiot, M.-L., J. Daget, J.-C. 14 créait et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Jlist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinuergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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