BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
sciences de la terre
N" 280 JANVIER-FÉVRIER 1975
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie —Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
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International Standard Serial Nurnber (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 280, janvier-février 1975, Sciences de la Terre 43
Les Corbulidae de l’Éocène supérieur d’Égypte
par Amin Sthougo *
Résumé. - \u cours de la révision systématique des Corbulidae de Pliocène supérieur
d’Égypte, le nombre des espèces et sous-espèces connues est réduit de dix à six. Les analogies avec
les Corbulidae du domaine européen sont prépondérantes tandis qu’un groupe lamelleux paraît
spécial aux domaines sud-méditerranéen et indo-pacifique.
Abstract. — lu the course of the syslemalic révision uf lhe Corbulidae uf lhe upper Eocene
of Egypt, the nuntber of species and subspeeies known is reduced from ten to six. The analogies
with the Corbulidae of the european domain are prépondérant whereas a latnellar group seems
to be spécial to the south-mediterrancan and indo-pacific domains.
J. Cuvillier (1930 : 274, 275) a cité neuf espèces de Corbulidae de l’Éocène supérieur
d’Egypte. Ce sont :
1. CorbuUi gallica Latnarck
2. Corbulu (--rurala Deshayes
3. Corbulu harpaefnrmis Opjfénheim
4. Corbulu nwkaltiwicnsis Oppenheim
5. Corbulu pijmmidaruni Oppenheim
6. Corbulu lijuiisi Oppenheim
7. Corbulu dugletus’ut Oppenheim
8. Corbulu rhuieilensis Oppenheim
9. Corbulu cf. xetnicostata I3eliardi
A celles-ci il faut toutefois ajouter une dixième espèce, Corbulu pixidicula Deshayes,
rapportée du Fayoum par Mvyeii-Kym ar (1883).
En revanche, il n'est pas certain aujourd’hui que Corbulu mokalloinensis, fondée sur
un moule interne bivalve provenant de l'Eocène moyen supérieur de Geliel Giouchi, ait
persisté à l’Eocène supérieur, étant donné que l'unique exemplaire récolté dans cet étage
par Cuvillier n’a pas été retrouvé dans la collection de cet auteur (col!. Muséum, 1 ! 107-6,
J. Cuvillier) et que, mui-mème, je n'ai rencontré dans aucun des nombreux gisements
visités des spécimens de cette espèce, très rarissime semble-t-il.
On peut doue éliminer, jusqu’à plus ample information, Corbulu mokaltantenais ;
les autres fossiles de la liste ci-dessus se sont avérés, dans ce travail, appartenir à cinq espèces
* Assistent du RaUonhdogie à la Faculté des Sciences, Université Ain Shams , Le Caire, Égypte.
Institut de Rdliontologie, \ rue de Rnfjon, TôOO-5 Ruris.
280, 1
30
AMIN STROUGO
et une sous-espèce qui constituent le nombre total de Corbulidae actuellement connus de
FÉocène supérieur d’Egypte. Le regroupement s’établit comme suit :
1 .
2 .
3. 9.
5.
6 .
7, 8, 10.
Bicorbula gallica (Lamarck)
Bicorbula ea•aratn (Dcshaycs) ?
Bicorbula harpaeformù (Oppenheiin)
Caryocorbula striata (Lamarck)
S otocorbula l y ou si (Oppenheim)
Caryocorbula pixidicula duglensis (Oppenheim)
Genre BICORBULA Fischer, 1887
Type (monotypie) : Corbula gallica Lamarck, 1806, Lutétien et Bartonien de France.
Bicorbula exarata (Deshayes, 1824) ?
(PI. I, 1)
1854. Corbula exarata ? Bellardi : 18.
1906. Corbula (Bicorbula) exarata , Oppenheim : 193.
1930. Corbula exarata, Cuvilli eh : 171, 274.
1933. Corbula ( Bicorbula) exarata , Cuvillirr : 24, pl. 2, fig. 12.
Matériel : M.N.11.N. 1 B. 43750. Une valve droite incomplète ne présentant que
la face externe.
Comparaisons
Entre B. exarata, du Lutétien et Bartonien de plusieurs pays d’Europe et B. praeexa-
rala Cox, 1930, du Paléocène de l’Inde, il est dillicile de dire à laquelle de ces deux espèces
pourraient être rapportées les coquilles égyptiennes car la région anale n'est pas préservée
et c’est celle-ci même qui constitue la différence essentielle entre les deux formes ; il faut
donc attendre de futures récoltes de matériel plus complet pour se prononcer définitivement.
La même difficulté se pose pour le spécimen de l’Eocène moyen supérieur de Gebel Mokat-
tam, figuré par Cuvillier.
Comme le fait remarquer Cox, la C. cf. exarata, signalée par Douvillé (1904) dans le
Danien d’Iran, se rapprocherait plutôt de sa B. praeexarata. Les autres Bicorbula plissés
sont cependant plus nettement différenciés.
Ainsi, B. vredenburgi Cossmann et Pissarro, 1927, du Banikot de l’Inde, possède une
sculpture nettement plus fine, tandis que l’espèce auversienne B. semicostata Bellardi,
1851, de la région niçoise, montre ce caractère particulier qui consiste en une interruption
des côtes à partir du tiers antérieur des valves.
Gisements : Est de wadi Sanur (Oppenheim). — Gebel Chaïboun (eoll. Cuvillier).
1. M.N.H.N. : Muséum national d’Hisloire naturelle, Paris.
CORBULIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
31
Bicorbula gallica (Lamarek, 1806)
(PI. I, 2-4)
1867. Corbula gallica, F’kaaô : 285.
1914. Corbula, gallica, Fa vue, pl. 6, fig. 36-38.
1914. Corbula tOMulala, Favre, pl. 6, fig. 39-40.
1936. A loi dix ( Bicorbula ) gallica, Glibert : 184, pl. 7, fig. 6 (cum. syn.).
1945. Bicôrtnda gallica, Vokks : 15, pl. 3, fig. 1-5.
? .1962. Corbula cf. gallica, Ptccûti et Mocei.un : 18.
1966. Bicorbula gallica, Glibert et: Van de Poel : 48.
1971. Corbula (Bicorbula) gallica, British Caenozoic Fossils : 58, pl. 14, fig. 16-18.
Matériel : M.N.H.N. B. 43742, B. 43743 et ma collection. 3 exemplaires bivalves;
5 valves droites ; 2 valves gauches.
Remarques
B. gallica est plus fréquente que l’espèce précédente bien qu’on ne puisse pas la qualifier
de commune.
Les caractères observés sont en tout point conformes à ceux des spécimens français :
coquille biconvexe ; crochets saillants, orthogvres, opposés ; surface externe lisse ou simple¬
ment garnie de très fines stries d’accroissement ; plusieurs filets rayonnants dans la région
antérieure et médiane de la valve gauche, etc.
Gisements : Fayoum (Oppknueim). — Kait-Bey ; 6 à 7 km à l’est de Méadi (coll.
Cuvillier). — Qasr-el-Sagha (ina collection).
Bicorbula harpaeformis (Oppenheim, 1906)
(Pl. I, 5-9a)
? 1854. Thracia costata Bellardi : 17, pl. 2, fig. 6.
1906. Corbula harpar / orrais Oppenheim : 193, pl. 18, fig. 7-10.
1930. Corbula harpaeformis, Cuvillier : 1.71, 275.
1930. Corbula cf. xennr.ottl.ala Bellardi, Cuvillier : 315, pl. 16, fig. 14 ? ; pl. 19, fig. 9.
1933. Corbula ef. harpaeformis, Cuvillier : 25, pl. 3, fig. 10, 11, 16.
1936. Corbula ; Hi.corhu.la) xu.bexaro.la d’Arrhiae et 1 laitue, Cox : 33, pl. 4, fig. 4 et 5.
1942. Corbula Bicorbula j suhexarata, Rossi : 182, pl. 10, fig. 12 a-d.
1942. Corbula n. sp. Rossi : 183, pl. 10, lig. 13.
Matériel : M.N.H.N. B. 43739, B. 43744, B. 43745, B. 43746 et ma collection. Près
de 70 exemplaires à l’état bivalve, de valves disjointes et de moules internes.
Description
La valve droite, beaucoup plus renflée et plus grande que la valve gauche, se termine
en arrière par un rostre très accusé qui dépasse entièrement le bord de la valve opposée.
La surface externe est ornée de lamelles Concentriques tendant à s’estomper dans la région
anale ; ces lamelles sont suhimbnquées, espacées, subéquidistantes, un peu plus serrées
32
AMIN STROUGO
et moins développées sur la petite que sur la grande valve, et les larges espaces plats qui
les séparent sont couverts de stries concentriques très fines et très serrées. Les crochets
ne sont pas opposés : celui de la valve gauche, aigu et comme pincé au sommet, s’appuie
contre le flanc postérieur de celui de la valve opposée qui est un peu enroulé : tous les deux
sont légèrement inclinés en avant. Arête dorsale postérieure très peu apparente et arrondie
sur valve droite, saillante et anguleuse sur valve gauche. Valve gauche renflée en avant,
s'aplatissant nettement en arrière où elle accuse un léger rostre. Le sinus palléal est peu
indiqué, anguleux.
Remarques et comparaisons
La surface externe des Bieorlmtes égyptiennes étudiées dans ce travail se présente
sous trois aspects : lisse ou striée concentriquement (ex., B. gallica) ; plissée (ex., B. exa-
rata ?) : la mielleuse (ex., B. harpaeformis). On notera l’absence du type lamelleux chez
les espèces éoeènes d’Europe. Celui-ci est cependant représenté par B. subexarata d’Archiac
et llaime, 1854 (= B. subexarata var. litum Coller. 1029: ? = B. ickei Martin, 1915), dans
le domaine iudo- pacifique où. en revanche, les espèces lisses sont absentes.
L’apparition des lamelles chez H. harpaeformis et B. subexarata assurait probablement
à ces mollusques qui vivaient couché» sur la valve droite (l)otivlui:, 1907) une plus grande
stabilité mécanique de leurs coquilles que chez les formes plissées ou lisses.
Rapportée à B. sub&rarata par Cox (1931), B. harpaeformis me semble cependant
distincte pour deux raisons : d'abord parce que ses lamelles sont constamment plus espa¬
cées et, ensuite, à cause de l'effacement, de celles-ci postérieurement, caractère auquel il
n’a jamais été fait allusion chez B. siihexaratu. A cct égard, la B. subexarata d'Iran, figurée
par Cox 1936 , est une harpaeformis.
B. ickei Martin, de l’Eoeène supérieur de Java, mise en synonymie avec B. subexarata
par Rames (1951), a été figurée par Martin une première fois en 1915, puis de nouveau
en 1931. Les spécimens originellement décrits sous ce nom possèdent une sculpture lamel-
leuse très serrée et paraissent différents des spécimens étudiés plus tard par cet auteur
qui, eux. se rapprochent indubitablement de l'espèce de d’Arciiiac et IJaime. Si donc
B. ickei devait, constituer une espèce à part, elle se distinguerait de B. harpaeformis par
les mêmes caractères qui séparent celle-ci de II. subexarata.
L'identité spécifique de B. harpaeformis et de Tliracia Costata Bellardi, établie par
Opcenueim, peut paraître douteuse du fait que celle-ci a été décrite comme possédant des
côtes concentriques arrondies et qu elle présente sur la figure un côté antérieur relative¬
ment très allongé et un bord dorsal postérieur fortement, déclive.
Quant aux spécimens rapportés avec- quelque doute à B. sentie,agiota Bellardi par
Cuvili.ter, on peut se convaincre facilement, en les examinant, qu’il s’agit de B. harpae¬
formis. tant par l’orientation des crochets que par la forme caractéristique de la valve
gauche. Mais je suis bien moins certain du spécimen de la figure 14, planche 16, de Cuvil¬
lier, qui ne se trouve pas parmi sa collection.
Gisements : Tous les gisements. Peu répandue à l’Eocène moyen supérieur, elle atteint
son maximum de fréquence dans le niveau connu dans la littérature sous le nom de « couche
à Plicalula polymorpha ». Elle est connue également à l’Eocène moyen en Libye.
CORBULIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPERIEUR d’ÉGYPTE
33
Genre CARYOCORBULA Gardner, 1926
Type (désignation originelle) : Corbuta alabamiensis Lea, 1833, du Claibornien de l’Ala-
bama.
Remarques
En plus de la forte dent 3 de la valve droite et du cuilleron ligamentaire de la valve
gauche habituels, la charnière de Caryocorbula comporte une petite saillie très nette, issue
de 1 ex t ré mi lé postérieure du cuilleron, qui pourrait être comprise comme une lamelle
postérieure PII et un petit tubercule pendant, surplombant la fossette ligamentaire, que
Ton pourrait assimiler à une lamelle postérieure P III. Cette interprétation est d'autant
plus plausible qu'il existe une fossette au-dessous, et légèrement en retrait, de P III pour
la réception de P II.
De son côté Wrigi.kv (1925) a mis en évidence la lamelle P II chez sa nouvelle espèce
C. pli enta, mais distingue, en outre, une latérale antérieure A / formée par le bord antéro-
inférieur de la dent 3. Il reconnaît cependant, dans un paragraphe suivant, la difficulté
d interprétation îles éléments de la charnière résultant de Teugrènement du bord des valves.
Il semble que cet auteur ait pu en réalité confondre cette soi-disant latérale antérieure avec
l’extrémité de la saillie bordant la rainure qui, on le sait, existe sur la surface interne de
Caryocorbula et de nombreux autres Corbulidae.
Caryocorbula striata (Lamarck, 1806)
(PI. I, 10 a)
? 1875. Corhula lanuirrki Deshaves, Birrrnnn : 35, pl. 4, fig. 35 a-d.
? 1887. Corhula lamarvki . Maver-Lv viar ; 103.
1901. Corhula cf. latnarrki. Cossmann : 197. pl. 3, lig. 8.
1906. Corhula pyramidurum Oppenheim : 197, pl. 18, fig. 27 et 28.
1914. Corhula striata, Favre, pl. 8, lig. 47-53.
1930. Corhula pyramidurum. Ce vilukh : 275,
1933. Corhula lanuircki, tluBRur : 11)2. pl, 10, fig. 8 (cum. syn.).
1934. Corhula pijrninularnm, Desio : 11. pl. H, fig. 9.
1900. Curyocorlmla striata, Gmbert et Vax de Poel : 53.
.Matériel : M.X.I1.X. H. 43747 ( pars ), 11. 43748 ( pars ) et ma collection. 13 exemplaires
bivalves ; I valve droite ; 2 valves gauches.
Description
Les crochets, opposés et prosogyres, sont légèrement antérieurs, médians ou légère¬
ment postérieurs. Cette dernière position du crochet, associée à un contour dorsal posté¬
rieur parfois plus oblique que le dorsal antérieur el è un rétrécissement de la coquille posté¬
rieurement, donne à celle-ci une allure prosncline assez caractéristique; mais la forme est
généralement équilatérale. Les valves sont très convexes, inégales, la valve gauche, plus
petite, s’emboîtant dans une rainure de la valve droite dont le bord palléal est replié perpen-
34
AMIN STROUGO
diculairement au plan de la commissure. Tout en s’accentuant avec l’àge, la carène anale
reste cependant assez faible et délimite une aréa médiocrement, excavée. La surface externe
est lisse au voisinage du crochet, se couvrant ensuite de costules concentriques fines et
serrées, assez régulières ; elle est aussi marquée d’un ou plusieurs ressauts plus ou moins
nets. Pas de sinus palléal, l’empreinte palléale rejoignant verticalement l’empreinte muscu¬
laire postérieure.
Dimensions (en mm)
d.u.p. 1
d.a.p. 1
c 1
d.u.p./d.a.p.
c/d.u.p.
8,4
14,1
6,8
(2 v)
0,59
0,80
8,6
13,1
7
(2 v)
0,65
0,81
9,5
16,1
7,9
(2 v)
0,59
0,83
1. d.u.p. — diamètre umbono-palléal ; d.a.p. = diamètre antéro-postérieur ; c = convexité.
Remarques et comparaisons
Glibert et Van de Pokl ont restitué à celte espèce le nom qui lui avait été donné par
Lamarck. Le terme lamarcki, valable, en effet, à l'époque où il fut créé par Deshaves,
puisqu’il existait déjà une Corbula striata W alker et Boys, 1787 (= Cardium striatum), ne
l’est, plus aujourd'hui car l’espèce de Lamarck appartient au genre Cari/ocorbnla.
En dehors de l’Europe (France, Belgique, Angleterre et Suisse ?), C. striata a été iden¬
tifié également en Libye et à Bornéo.
La comparaison directe des spécimens égyptiens de C. pyramidaruin avec les spéci¬
mens français de C. striata montre de façon flagrante l’identité des caractères des deux
formes.
C. pixidicula duglensis Oppenheim, 1906, qui accompagne <’. striata dans certains
gisements d’Egypte, est plus petite ; ses côtes sont plus grosses, plus écartées et sa carène
anale est nettement plus saillante.
C. walunt a ternis Martin, 1915, de Pliocène supérieur de Java, est proportionnellement
plus haute, sa surface externe est presque lisse et, sur les ligures montrant la surface interne,
on voit un petit sinus palléal qui ne s’affirme pas chez C. striata.
C. samanüensis Cox. 1930, du Paléoeène de l’Inde, a un rapport c/d.u.p. légèrement
supérieur à 1 et des crochets nettement plus grands.
Gisements : 12 km à l’ouest de la grande Pyramide ; sud de wadi Hof (Oppenheim).
— Gebel Mokattam ; wadi El-Tih (coll. Cuvillier). — Gebel Gibli-el-Ahram (ma collec¬
tion).
Caryocorbula pixidicula duglensis Oppenheim, 1906)
(PI. 1, 11-14)
1883. Corbula pixidicula Deshayes, Mayer-Eymar ; 72, pl. 23, lig. 10 a, b.
1906. Corbula duglensis Oppenheim : 198, pl. 19, lig. 6 a-c.
CORBUI.IDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR ü’ÉGYPTE
35
1906. Corbula chine-itensis Oppeiihcim : 198, pl. 19, fig. 5 a, b.
1930. Corbula duglentis, C.ivit.t.tri! : 275.
1930. Corbula chmeUonsis, Cuvillier : 275.
? 1954. Corbula cf. r.hmcitcrw's, Salvan : 99.
Matériel : M.N.H.N. 11. 43747 (pars), B. 43748 (pars) et ma collection. 16 exemplaires
bivalves ; 10 moules internes bivalves ; 9 valves droites ; 6 valves gauches.
Description
l’aille n’atteignant pas 10 mm de longueur. Forme suhéquilatérale à inéquilolérale,
de convexité variable mais, le plus souvent, très renflée. Les crochets, parfois médians,
sont plus ou moins déjetés en avant, presque sans saillie. Les valves sont inégales, la valve
gauche s'emboîtant sur tout son pourtour dans une rainure de la valve opposée. Le contour
palléal est sensiblement relevé en arrière, sinueux, La sculpture se compose de cordonnets
concentriques un peu plus larges que leurs intervalles qui franchissent la saillie de l’angle
déeurrent postérieur el se continuent sur l'aréa anale; chez certains exemplaires, ils sont
faiblement inclinés de liant en bas, d’avant en arrière, de sorte que les derniers cordonnets,
situés près du bord palléal, s’enfoncent postérieurement dans le reploicmcnt formé par
celui-ci ; la surface de ce rebord est striée ou plissée sur la valve droite, lisse sur la valve
gauche. Impression pallcale entière.
Dimensions (en mm)
d.u.p.
d.a.p.
C
d.u.p,/d.a.p.
c/d.u.p.
3,2
5.1
2,4 (2 v)
0,64
0,72
3,6
5,4
3 (2 v)
0,66
0,83
3,7
5,6
2,4 (2 v)
0,66
0,64
5,2
8,5
0,61
--
5,4
8
—
0,67
—
Comparaisons
Autour de C. pixi.di.cula, on peut grouper un certain nombre de formes étroitement
liées par leurs caractères morphologiques, se distinguant les unes des autres par des diffé¬
rences nuancées et. qui pourraient constituer des sous-espèces géographiques ou stratigra-
phiques plutôt que des espèces proprement dites.
Ainsi, en Angleterre, C. pixidicula a été séparée par Whigley de C. plicata en ces termes :
« ('. pixidicula. Desh., is very siinilar externally, excepting that its slriae are fewer and
more widely spaeed, ils posterior end produced and more poïnted, while the dentition of
its left valve is complelely different ». .l’ai déjà commenté les observations de cet auteur
sur la charnière de C. plicata,
A Biarritz, C. biarrilzmsis Boussac, 1911, différerait de C. pixidicula « par sa forme
moins roslrée, plus plane et proportionnellement moins allongée ».
36
AMIN STROUGO
En Egypte, C. duglensis , érigée sur un seul exemplaire, se caractériserait, selon Oppen-
iieim, par sa forte convexité et sa surface lisse. C. chmeitensis, qui lui est vraisemblable¬
ment synonyme, est cependant plisséo dans la région palléale. En fait, les différences essen¬
tielles qui ressortent de la comparaison des spécimens égyptiens avec ceux de C. piæidiciila
français sont les Suivantes : crochets proportionnellement moins antérieurs, forme moins
rostrée et taille maximale légèrement inférieure riiez le fossile d’Egypte. Celui-ci s’appa¬
rente en tout cas davantage à C. plicata, à C. hiarrilzanxis et aux individus belges de ( . pi.vi-
dicula (E. Vincent, 1922 ; Glihkkt, 1936) qu'à la forme typique de celle espèce.
Enfin, C. atlantica Enron (in Luron et Kouhiatcmy, 1948), de Pliocène du Togo et
C. grnteloupi Benoist, in Coss.mann 1921, du Stainpien d’Aquitaine, sont des formes qu’on
devrait probablement aussi incorporer au groupe de C. p iridié nia.
Gisements : Fayourn (Maver-Eymar). — Wadî Dougla : wadi Chmeit ; désert à
l’est du Caire (Oppenhetm). — Gebel Mokatlam ; wadi El-Tib (coll. Cuvillier). — Est
de Ivait-Bey ; Gebel Chaïboun ; 1/2 km à l’ouest de la pyramide de Menkara ; Saqqara ;
Qasr-el-Sagha. Ouest du village de Gifla ; Garet Sobeikha, au nord du lac Qaroun (ma
collection).
Genre NOTOCORBULA Iredale, 1930
Type (désignation originelle) : Notocorbula oicaria Iredale, 1930. Actuel de New South
Wales. Australie.
Notocorbula lyonsi (Oppenheim, 1906)
(PI. I, 15-18 a)
1906. Corbula lyonsi Oppenheim : 196. pl. 18, lig. 1-1 h.
? 1909. Corbula ef. lyonsi , Oppenheim : 332.
1930. Corbula lyonsi, Cuvillier : 275.
Matériel : M.N.I1.N. B. 22949, B. 43751 et ma collection. 2 exemplaires bivalves;
10 valves droites ; 1 valve gauche ; quelques moules internes.
Description
Très inéquivalvc, la valve droite dépassant sur tout son pourtour le bord de la valve
opposée. La valve droite est renflée, trigone-1 ransverse, verticalement tronquée sur le
contour anal, fortement arquée sur le contour palléal qui dessine un léger sinus à sa jonc¬
tion au bord de la carène umbono-pulléalc : la sculpture se compose de grosses côtes concen¬
triques plus larges, égales ou un peu plus serrées que les sillons qui les séparent, s’arrêtant
à Ja carène umhono-palJéale. La valve gauche est ovalaire, convexe, .s'atténuant et accusant
un rostre très marqué vers l'arrière ; elle esl ornée de stries concentriques suhlamelleuses,
serrées, avec un ou plusieurs plis rayonnants obsolètes dans la région palléale tandis que la
région du sommet comporte quelques costules concenlriques semblables à celles de l’autre
valve. Les crochets sonl saillants, ortbogyres et opposés, celui de la valve droite enroulé.
CORBULIDAE DE T.’ÉOCF.NF, SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
37
Les carènes umbono-palléâlè et dorsale de la valve droite sont très saillantes ; elles circons¬
crivent une area triangulaire excavée et finement striée : au-delà de la carène dorsale est
creusée une deuxième area courte, large et très profonde. Deux carènes sur la valve gauche
mais celles-ci sont beaucoup plus faibles et limitent des régions moins excavées et plus
étroites.
Dimensions (en mm)
d.u.p.
d.a.p.
c
d.u.p./d.a.p
c/d.u.p.
6,9
9,7
3,4 (vd)
0,71
0,49
7,2
circa 9
6 (2 v)
circa 0,80
0,83
7,8
11,2
3,3 (vd)
0,69
0,42
7,9
10
6,6 (2 v)
0,79
0,83
8
10,8
4,2 (vd)
0,73
0,52
Comparaisons
Bicorbula karpaeformis , déjà étudiée dans ce travail, doit certainement son nom à
ce que Oppenueim l’avait rapprochée de « Corbulu » harpa d'Arebiac et llaime, 1854, de
la série Hanikot (Paléocène) de l'Inde et du Pakistan. Celle-ci, qui possède une valve droite
plissée est, cependant, absolument distincte du fossile égyptien à sculpture lamelleuse.
Comparée à plusieurs Notocorbula tertiaires par Cossmann et Pissahko (1927), classée
parmi les VaHoovbulu Cran! et Gale, 11)31, par Cames 1951 ) ( « Corlmlu » harpa semble bien
appartenir au genre lUcorbnla auquel l’ont assignée Gi.ihkht et. Van de Pof.l ! 1966). Ses
crochets non opposés (caractère qu’on retrouve notamment chez />’. harpueformis) cl sa
carène anale peu marquée seraient à priori en faveur de cette attribution. Quelle que soit
sa véritable position systématique, elle se distingue à première vue de Y, lyunxi par les
deux caractères susmentionnés.
Malgré une excessive variabilité parmi les individus de V. rugosa Lamarck, 1806,
du Lutéiien du Bassin de Paris, N, lyouxi, s’en séparera toujours par l'acuité de scs carènes
anales, le fort enroulement du crochet de la valve droite et un stade plissé très éphémère
de la valve gauche.
N. lunekiensix Lames, 1957 ( -• Carbula rugosa Newton, 1922, non Lamarck y , de Pliocène
supérieur du Nigeria, possède une valve droite plus rostrée avec des carènes plus faibles
et une valve gauche complètement différente.
N. muivhùumi Lea, 1833 (voir aussi Dr Ghegoiuo. 1890), du Claihornien de l’.Vla-
bama est, à ma connaissance, le fossile qui se rapproche le plus de V. lyonsi. Lc-s collections
de l’École des Mines, qui se trouvent au Laboratoire de Paléontologie, à la Faculté des
Sciences d'Orsay, renferment plusieurs spécimens de cette espèce américaine qui montre,
cependant, à la valve gauche, un contour anal moins rostré plus franchement tronqué
et une sculpture non lanudleusc ; la coill'c umbonale plissée de cel te valve est aussi plus
apparente que chez ,V. lyonsi.
Gisements : Rochers de Schvveinfurth ! sud-ouest du lac Qaroun (colL Muséum, récoltes
38
AMIN STROUGO
de Mayer-Eymah). — Fayoutn (Oppenheim). — Ain Mouça (coll. Cuvillier). — 2 km
au sud de Gebel Giouchi ; Kom-el-Chellul ; Qasr-el-Sagha ; ouest du village de Güta ;
Gard Sobeikha, au nord du lac Qaroun (ma collection).
Conclusion
Comme on peut le constater, les Corbulidae de l’Eocène supérieur d’Egypte présentent
des affinités très marquées avec leurs homologues européens, deux espèces au moins, B. gal-
Hea et C. striata, étant identiques des deux côtés de la Méditerranée, Une espèce, cependant,
B. hur par fartais, s'en distingue absolument par sa surface externe lamelleuse. Ce caractère
parait cantonné dans les régions sud-méditerranéenne et indo-pacifique. Néanmoins, les
analogies que présentent les Corbulidae éocènes et paléocènes de ce dernier domaine avec
les espèces d’Egypte sont moins nettes qu'entre celles-ci et les espèces d’Europe.
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Manuscrit déposé le à juillet 1974.
PLANCHE T
1. — Bicorbula exarata (Deshaycs) ? Valve droite, face externe, M.N. H.N. B. 43750, G. Ckaïbouti ( x 1).
2-4. — Bicorbula gallica (Lamarck) : 2, 3, valves droites, faces externes, M.N.H.N. B. 43743 ; 6-7 km à
l'est, de Méadi (x 1) ; 4, exemplaire bivalve, côté valve gauche, M.N.II.N. B. 43742; wadi El-Tih
(X 1).
5-9. —- Bicorbula harpaeformis (Oppenheim) : 5, 8, valves droites, faces externes, M.N.II.N. B. 43739,
wadi El-Tili ( 1) ; 6, valve droite, face, externe, ma collection, Qasr-ol-Sagha (x 4). 7, valve droite,
face externe, ma collection, G. (iihli-cl-Ahram | < 1) ; 9, 9a, exemplaire bivalve, côté valve gauche et
profil antérieur, M.N.II.N. B. 43739, wadi Ki-Tili (x l).
10. — f'ari/ororbula striata (Lamarck) : 10, 10a, exemplaire bivalve, côté valve gauche et profil dorsal,
M.N. 11.X. B. 43747. 10 kre à l’est de Méadi ( < 1).
11-14. - Carijaeorbula pixidicula duglensis (Oppenheim) : fl, valve droite, face externe, ma collection,
ouest du village de Gâta ( x 1) ; 12, exemplaire bivalve, côté valve gauche, ma collection, 1/2 km
au sud de la pyramide de Mrmkartt ( : 1) ; 13, valve gauche, face externe, ma collection, ouest du vil¬
lage de Gûta ( 2) ; 14, exemplaire bivalve, côté valve droite. M.N.H.N. B. 43747 ; 10 km à l’est de
Méadi (x 3). '
15-18. — Noiocorbula lyonsi (Oppenheim) : 15, valve droite, face externe, ma collection, ouest du village
de Gùta ( 1) ; 16, exemplaire bivalve, côté valve droite, ma collection, ouest du village de Gûta
( 1) ; 17, valve droite, face externe, ma collection, Caret Sobeiklia ( 1) ; 18, 18a, exemplaire bivalve
côté valve gauche et profd antérieur, M.X.fl.N. B. 22949, sud-ouest du lac Qaroun (x 1).
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 280, janv.-févr. 1975,
Sciences de la Terre 43 : 29-42.
Achevé d’imprimer le 19 juillet 1975.
IMPRIMERIE NATIONALE
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Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Bureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbebgen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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