ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SERIE T. 7 1985 N ° 3 Supplément
Juillet-Septembre 1985
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Brygoo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Brygoo et M. Vachon.
Rédaction : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot),. Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. Lévi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de lecture examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970)*-a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia ) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tel. 331-71-24 ; 331-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des. Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 331-71-24 ; 331-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 587-19-17.
Abonnements pour l’année 1985 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1260 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie-animales : 780 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 360 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 250 F
Numéro d'inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4' série, 7, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n° 3, supplément.
Les types de Scincidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard-R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend des spécimens-types de deux cent douze
espèces ou sous-espèces de Scincidés (+ Feyliniinés). La nomenclature et la typification de ces taxons
sont discutées ainsi que celles d’autres taxons dont le matériel-type a appartenu ou aurait pu apparte¬
nir au Muséum national.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of two hundred and
twelve species or sub-species of Scincidae (+ Feyliniinae). The nomenclature and the typification
are discussed for these taxa, together with other taxa whose type-specimens belonged or may have
belonged the national Museum.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d’Histoire naturelle, 25, rue
Cuvier, 75231 Paris cedex 05.
Ce catalogue présente deux cent cinquante-neuf noms spécifiques ou subspécifiques de
Scincidés. Quarante-sept noms correspondent à des espèces dont le matériel-type n’est pas
actuellement représenté dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle de
Paris. Ils concernent soit des types ayant autrefois appartenu à ces collections mais non
retrouvés à l’occasion du présent récolement, soit des espèces décrites par des auteurs ayant
appartenu à l’établissement ou dont les collecteurs ont déposé tout ou partie de leur maté¬
riel au Muséum et dont, de ce fait, l’on pourrait s’attendre à trouver les types à Paris.
Nous avons également jugé utile de signaler quelques nomina nuda créés par les auteurs
avec, parfois, référence à du matériel signalé comme appartenant au Muséum de Paris.
Deux cent douze noms de Scincidés sont actuellement représentés dans les collections
par du matériel-type, au moins par un paratype. Cent quarante-quatre d’entre eux corres¬
pondent, dans l’état actuel de la systématique, à des taxons dont la validité est généralement
admise tandis que soixante-huit représentent des espèces mises en synonymie.
Le précédent catalogue, qui traitait des types de l’ensemble des Lézards au Muséum de
Paris, a été établi par Jean Guibé en 1954. Il ne cite que cent cinquante noms de Scincidés
(n os 390 à 540). Si l’on tient compte du fait que depuis la date de sa publication, voici
trente ans, les types de neuf taxons nouveaux sont entrés en collection, le présent travail ne
présente pas moins de cinquante types qui n’avaient pas été détectés ou reconnus en 1954.
— 2 —
M ra ' Roux-Estève a publié, en 1979, une liste des spécimens des collections du Muséum
de Paris récoltés par Lesueur dans laquelle sont signalés de nombreux types.
Nous avons compris la famille des Scincidés dans son sens large, y incluant la sous-
famille des Feyliniinés.
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les catalogues des types de Camé-
léonidés et de Cordylidés (Brygoo, 1983, 1985).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l’intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur
le matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués
entre parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale actuelle du spécimen est donnée en
millimètres, avec, entre parenthèses, celle de la queue ; un point d’interrogation indique que la queue
n’est pas complète ou qu’elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spé¬
cimen est indiqué en caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites
de la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées
entre parenthèses.
Abréviations : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu, au début du siècle,
Muséum national d’Histojre naturelle ; BM = British Museum (Natural History) ; CHNM = Field
Museum, Chicago ; MCZ = Museum of Comparative Zoology, Harvard ; MHNG = Musée d’His¬
toire naturelle de Genève ; TM = Transvaal Museum ; VPS = vertèbres présacrées.
Euprepes acutilabris W. Peters, 1862, Mber. Akad. Wiss. Berl., 27 : 19-21.
Syntype ? : MHNP 1471 (1867.132, 2805 a), 158 (98 ?) mm, 5c 391.
La description originale ne donne pas d’indications sur la série-type, mais il s’agissait
de plusieurs individus puisque d’une part Boulenger (1887 : 208) signale avoir examiné les
types et mentionne la présence dans les collections du British Museum d’un adulte et d’un
jeune, de Hereroland, offerts par le Musée de Berlin, et que, d’autre part, Fitzsimons
(1943 : 220-221) indique : « Type locality : Neu Marmen, Hereroland, S.W. Africa » et
« Types in Berlin Museum ; cotypes in Museum of comparative Zoology at Harvard ». Il
est donc normal de considérer comme syntype probable notre spécimen reçu par échange du
Musée de Berlin le 17 août 1867 ; c’est l’avis de Rainer Günther (in litt. 3. XI. 1984).
Guibé (1954) ne cite pas ce spécimen.
= Mabuya acutilabris (W. Peters, 1862).
— 3 —
Eumeces afer W. Peters, 1854, Mber. Akad. IViss. Berl., 19 : 619.
Syntype ? : MHNP 1469 (1867.134, 2728 a), 137 (133 ?) mm, Sc 1.
« E. afer n. sp. ; forma scutellorum eadem ac in Eumece punctato ; palpebra inferiore
squamata. — Insula Mossambique, Mossimbôa, Boror, Inhambane. »
Notre spécimen a été reçu par échange du Musée de Berlin le 17 août 1867. La série-
type comprenant des spécimens de différentes provenances, il s’agit vraisemblablement d’un
des syntypes de l’espèce ainsi que nous le confirme Rainer Günther (in litt. 3.XI. 1984),
d’autant plus que Boulenger signale (1887 : 307) la présence dans les collections du British
Museum d’un spécimen adulte offert par le Pr. Peters « As a typical of Eumeces afer ».
Boulenger considère l’espèce comme synonyme de Lygosoma (Riopa) sundevalli (A.
Smith, 1849), ce qu’admet Fitzsimons (1943 : 233). Guibé (1954) ne cite pas ce spécimen.
= Riopa sundevalli (A. Smith, 1849).
Gongylus (Plestiodon) Aldrovandii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 701-704.
Syntype : MHNP 2961 (2851), 415 (261) mm, Sc 13/5 (également holotype de Scincus
schneiderii).
« Cette espèce se trouve en Égypte et en Algérie ; nous en possédons deux individus du
premier de ces deux pays et un troisième qui nous a été envoyé vivant de la province
d’Alger par M. Guyon, chirurgien en chef de l’armée d’Afrique. » (D.B.)
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 164) signale encore la présence d’un des deux
spécimens d’Égypte, dû à M. Bove, et celui d’Algérie.
Guibé (1954 : 91, n° 468) écrit ; « Je n’ai pas retrouvé l’exemplaire rapporté d’Alger
par le Dr Guyon ni le second indiqué d’Égypte », et il fait du dernier spécimen un
« holotype » désignant ainsi le lectotype.
Gray (1845 : 91) place l’espèce en synonymie avec Plestiodon auratus et Boulenger
(1887 : 383-384) pro parte dans celle d 'Eumeces schneideri et pro parte dans celle d ’Eume¬
ces algeriensis, ce que confirme Taylor (1935). Le seul syntype restant en collection appar¬
tient à la première de ces deux espèces.
= Eumeces schneiderii (Daudin, 1802).
Scelotes s.l. alluaudi Brygoo, 19816, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 3 : 264-267,
fig. 3.
Holotype par désignation originale : MHNP A 647, cr, 169 (97) mm, 52 VPS, Sc 87,
Dr P. Niaussat coll., 2.VIII. 1971, Ankarana, sud de Diégo-Suarez, Madagascar.
Paratypes : MHNP 1893.203, 154 (95) mm, 51 VPS ; 1893.205, 176 (91) mm, 49 VPS ;
1893.206, 127 (52) mm, 50 VPS ; tous trois récoltés par Charles Alluaud, à Ambonitely,
Maraomby, montagne d’Ambre, nord de Madagascar ; (3038 alpha) ; Sc 87/1.
— 4 —
Il existe deux autres paratypes : TM 21.241, 114 (42) mm, 49 VPS, récolté le 22 décem¬
bre 1942 par M. J. Turner-Danncey à Diégo-Suarez, et MCZ 49.467, 116 (58) mm, 50
VPS, récolté à la ferme Grignon (Diégo-Suarez) par C. L. Remington en juillet 1942.
Après avoir décrit l’espèce dans le genre Scelotes s.l., nous l’avons transférée (1982 :
1199) dans le genre Androngo.
= Androngo alluaudi (Brygoo, 1981).
Scelotes Andranovahensis Angel, 1933, Bull. Soc. zool. Fr., 58 : 294-295.
Holotype par monotypie : MHNP 1933.75 (3048 gamma), 70 (32 ?) mm, 42 VPS, Sc
91 ; G. Petit coll., en 1932, sur la falaise calcaire d’Andranovaho, près d’Ampotaka,
Madagascar.
Guibé (1954 : 87, n° 447). En 1934, Angel (fig. 1) a donné un dessin de l’écaillure du
profil antérieur de la tête, dessin qu’il a reproduit en 1942 (pi. IV fig. 4). Nous avons pro¬
posé (1985c, fig. 3) des dessins de l’aspect général et de la tête de l’holotype. Welch (1982 :
68) cite l’espèce dans le genre Amphiglossus ; nous avons confirmé cette appartenance
(1985c : 1157).
= Amphiglossus andranovahensis (Angel, 1933).
Riopa angeli Malcolm Smith, 1937, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 9 : 366.
Holotype par désignation originale : MHNP 1937.21 (2885b), 152 (54 ?) mm, Sc 606,
récolté à Trang-Bom, près de Bien-Hoa, Sud Vietnam par M"' Colani.
Le British Museum possède un paratype de 108 (40) mm, mêmes origine et collecteur.
Espèce dédiée « à M. Angel, Herpétologiste du Service (des Reptiles et Poissons) »
(S.). Guibé (1954 : 98, n° 503).
= Riopa angeli Smith, 1937.
Scelotes ankodabensis Angel, 1930, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 2 (5) : 507-
508.
Holotype par monotypie : MHNP 1930.332 (3044b), 84 (34) mm, 31 VPS, Sc 94, R.
Decary coll., août 1926, à Ankodabe, province de Farafangana, sud-est de Madagascar,
altitude 500 m.
Guibé (1954 : 87, n° 445). Angel (1942, pi. XXI fig. 2) a donné une représentation de
l’animal entier ; nous avons proposé (1984c, fig. 2C) un dessin du profil de la tête de
l’holotype. Welch (1982 : 68) cite l’espèce dans le genre Amphiglossus.
En 1984 (1984c : 531) nous avons transféré l’espèce dans le sous-genre Madascincus du
genre Amphiglossus.
= Amphiglossus (Madascincus) ankodabensis (Angel, 1930).
— 5 —
Panaspis africana annobonensis Fuhn, 1972, Revue roum. Biol., Zool., 17 (4) : 262.
Holotype par désignation originale : MHNP 1964.203, 79 (47) mm, Sc 602, par
A. Stauch 1963.
Paratypes : MHNP 1964.102, 63 (38) mm, et MHNP 1964.103, 59 (24 ?) mm, par le
Dr Tauflieb, de l’IRSC, 1964 ; MHNP 1964.186, 53 (15 ?) mm, MHNP 1964.187, 83
(46) mm, MHNP 1964.188, 57 (22 ?) mm, MHNP 1964.190, 69 (32 ?) mm et MHNP
1964.204, 65 (38) mm, par A. Stauch, 1963. Tous les paratypes : Sc 602/2.
Holotype et paratypes proviennent tous de l’île Annobon, dans le golfe de Guinée.
« T. typica : Ile Annobon, Golfe de Guinée »... « race insulaire, endémique pour
l’île... » (F.)
Dans la description originale le spécimen MHNP 1964.203, signalé comme holotype,
figure aussi dans la liste des paratypes.
Welch (1982 : 89), sans justification, reconnaît la validité de l’espèce.
Elania annulata Sauvage, 1878, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 3 : 48, 59.
Holotype par monotypie : MHNP 5263 (2967), 166 (89 ?) mm, Sc 673, rapporté par
M. Raffray de la région d’Amberbaki, Nouvelle-Guinée.
«... des anneaux bruns, au nombre de 20 environ, plus larges que les intervalles qui les
séparent, s’étendant sur le dos et sur la queue qu’ils entourent, tandis que les anneaux du
dos ne passent pas sur le dessous du corps. » (S.)
Boulenger (1887 : 339) place l’espèce en synonymie avec Lygosoma muelleri latifas-
ciata ce qu’admet Guibé (1954 : 89, n° 457). De Rooij (1915 ; 223) ne signale pas E. annu¬
lata.
= Lygosoma muelleri latifasciata Meyer, 1874.
Gongylus (Lygosoma) arborum Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 19-21.
« Cet élégant lézard vit dans les arbres, sur les troncs et les branches desquels il court
avec une grande agilité. Il s’abrite souvent sous les écorces soulevées des arbres morts ou
bien dans les crevasses du tronc : de là le nom que je lui donne. »... « C’est, avec l’espèce
suivante (L. Austro-Caledonica), la plus commune de la Calédonie. » (B.)
Aucun spécimen des collections de Paris ne peut être rattaché au matériel-type de cette
espèce. Boulenger (1887 : 270) la considère comme synonyme de Lygosoma nigrofasciola-
tum Peters, 1869, ce qu’admet Roux (1913 : 115).
= Leiolopisma nigrofasciolatum (Peters, 1869).
— 6 —
Sepsina Ardouini Mocquard, 1897, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 3 (6) : 211-213.
Lectotype (Brygoo, 19836 : 656) : MHNP 1896.417 (3039A), 242 (120) mm, Sc 92.
Paralectotype : MHNP 1897.32 (3039B), 151 (71) mm, Sc 92. Ce spécimen présente une
division apparemment anormale de la frontonasale en trois plaques longitudinales.
Ces deux syntypes proviennent de Diégo-Suarez, le premier a été rapporté par le Capi¬
taine Ardouin, le second par le Lieutenant Grüss.
Le lectotype a été figuré par Angel (1942, pi. XX, fig. 3) ; nous avons donné un
schéma de la partie antérieure du corps du paralectotype (1983, fig. 3). Guibé, 1954 : 86,
n° 443, syntypes. Cette espèce a été placée dans le genre Scelotes par Angel (1942 : 131)
puis dans le genre Amphiglossus par Brygoo (1982 : 1199).
= Amphiglossus ardouini (Mocquard, 1897).
Amphiglossus Astrolabi Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 608-610.
Syntypes : MHNP 5256 (2687), 472 (260) mm, 38 VPS, Sc 93 ; MHNP 2861 (2686),
170 (110) mm, Sc 110/1 (également holotype de Scincus goudotii ).
« Les deux exemplaires que renferme notre collection ont été recueillis à Madagascar, le
petit par M. Goudot, le grand par MM. Quoy et Gaimard embarqués à bord de la corvette
l’Astrolabe... Cocteau avait considéré ces deux individus comme étant de deux espèces diffé¬
rentes ; il avait dédié le petit au voyageur par les soins duquel il était parvenu au Muséum
et avait donné au grand le nom que nous lui conservons... » (D.B.).
Par suite d’une erreur typographique le nom de genre est orthographié Amphiglosse
page 608, mais la graphie correcte est donnée avec la description du genre page 606.
La présence des deux syntypes dans les collections du Muséum de Paris est signalée par
C. et A. Duméril (1851 : 154). Guibé (1954 : 85, n° 435) ne signale que le spécimen de
Quoy et Gaimard, en lui attribuant la valeur d’un holotype et des dimensions erronées
(58 mm). On peut admettre que cet auteur a, alors, désigné le lectotype.
Le second syntype (MHNP 2861) appartient, comme l’avait vu Cocteau, à une espèce
différente : Amphiglossus poecilopus (Barbour et Loveridge, 1928) ; cf. Brygoo (19846 :
143).
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Amphiglossus D. et B. Ce genre,
d’abord généralement accepté, a été mis en synonymie avec Scelotes par Boulenger (1887 :
408) ; réhabilité une première fois par Hewitt (1929 : 7), il le fut de nouveau par de Witte
et Laurent (1943 : 3, 4, 5) puis par Brygoo (19806 : 530).
Une terra typica restricta pour l’espèce, le centre-est de Madagascar, fut proposée par
Brygoo (19806 : 530).
= Amphiglossus (A.) astrolabi Duméril et Bibron, 1839.
— 7 —
Scincus aterrimus Péron in Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745.
Holotype par monotypie : MHNP 3001 (2966), 432 (240) mm, Sc 339/2. (Également
holotype par monotypie de la variété A de Tropidolopisma dumerilii.)
« Variété A. L’animal est entièrement noir. » (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale ne font que citer ce binôme à propos de T. dume¬
rilii sous la forme : « Synonymie. Variété A. Scincus aterrimus, Péron, Mus. Par. ». Il peut
donc être considéré comme un nomen nudum. De leur côté C. et A. Duméril (1851 : 176)
précisent l’origine du spécimen : « Ile Decrès (Océanie) : Péron et Lesueur, Type du Scincus
aterrimus Péron, Musée de Paris, Adulte. Unique. »
Ni Gray (1845) ni Boulenger (1887) ne citent ce nom d’espèce. Guibé (1954 : 91,
n° 472).
= Egernia kingii (Gray, 1839).
Chalcides atlantis Pasteur, 1962, Bull. Soc. Sci. nat. phys. Maroc, 42 : 57-60 ; photographie
de la pigmentation dorsale.
Holotype par monotypie : MHNP 8993, 103 (47 ?) mm, 48 VPS, Sc 180, provient de
Ifrane (M. Atlas) Maroc, sans indication de date ni de récolteur.
Scincus atro-costatus Lesson, 1826, Voy. Coquille : Atlas pl. 4 fig. 3 ; 1830, Zool. Rept., 2
(1) : 50.
« Scinque aux flancs noirs. Ce saurien habite Oualan, une des îles de l’archipel des
Carolines. »
Duméril et Bibron (1839 : 651) écrivent, à propos de l’espèce Gongylus Freycinetti :
« on l’a décrite et figurée sous le nom de Scincus atrocostatus dans la partie zoologique du
voyage de la corvette La Coquille, d’après un individu que MM. Garnot et Lesson avaient
recueilli dans l’île Oualan » (archipel des Carolines).
Le spécimen-type semble avoir disparu depuis longtemps des collections, s’il en a
jamais fait partie, car C. et A. Duméril (1851 : 157) ne signalent pas sa présence. Le type
est donc constitué par la planche de la description originale.
L’espèce a été placée dans une section Emoia du genre Mabouya par Gray (1845 : 95),
dans le genre Emoa par Girard (1858 : 264), et dans le sous-genre Emoa du genre Lygo-
soma par Boulenger (1887 : 295), avant que Barbour (1912 : 94) ne la réintègre dans le
genre Emoia dont elle est devenue l’espèce-type par désignation subséquente.
= Emoia atrocostata (Lesson, 1826).
— 8 —
Lacertus auratus Lacépède, 1788, Hist. nat. Quadr. ovip., in-12°, 2 : 106-112, pi. 5, fig. 1 ;
Synopsis : 453 ; in-4°, 1 : 384-389, pi. 25.
Le binôme latin n’apparaît que dans le Synopsis, avec la définition suivante : « Squa-
mis imbricatis, lined albescente ab utroque latere dorsi, caudâ corpore longiore ».
Par ailleurs, Lacépède écrit p. 106 : « C’est M. Linné qui a donné à ce lézard le nom
que nous lui conservons ici ; ce Quadrupède ovipare est très commun en Amérique. » ;
et p. 110 : « L’individu que nous avons décrit, et qui est conservé au Cabinet du Roi, a
quinze pouces huit lignes de longueur, depuis le bout du museau jusqu’à l’extrémité de la
queue qui est longue de onze pouces une ligne. Les jambes de derrière ont un pouce onze
lignes de long, celles de devant sont plus courtes, comme dans les autres lézards ».
Daudin (1802 : 295) et Gray (1845 : 91) ne citent que le nom français, transformé par
ce dernier en « Le Dora » avec la référence : « i 384, t. 25 ».
Duméril et Bibron (1839) et Boulenger (1887) ne mentionnent pas l’espèce. Dunn
(1936 : 544) la place en synonymie avec Mabuya mabouya.
Le type, qui a appartenu au Muséum de Paris, n’est déjà plus signalé comme présent
dans les collections par C. et A. Duméril (1851). Il n’est donc plus représenté que par les
figures des descriptions originales.
= Mabuya mabouya mabouya (Lacépède, 1788).
Euprepes aureo-punctatus A. Grandidier, 1867, Rev. Mag. Zool., (3) : 234.
Holotype par monotypie (?) : MHNP 1456 (1867.63bis, 2808a), 75 (37) mm, Sc 397,
« Hab. Saloubé, in media insula Madagascar ».
Étymologie : « capite nuchaque flavis, dorso vix nigris punctis, maculatis. »
C’est à tort que Mocquard (1895 : 8) signale comme types deux spécimens, l’un de
Tuléar (MHNP 1895.206), l’autre de Moroundava (MHNP 1895.297), ce que reprend
Angel (1942 : 112) puis Guibé (1954 : 80, n° 409) ; cf. Brygoo (1984a : 1099).
Placée par Boulenger (1887 : 162) dans le genre Mabuya, l’attribution générique de
cette espèce n’a pas été remise en cause depuis.
= Mabuya aureopunctata (A. Grandidier, 1867).
Scincus aureus Cocteau, 1836, Ét. Scincoïdes, 2 : 7, 1 pl.
Holotype par monotypie : MHNP 3091 (3100), 63 (20 ?) mm, Sc 211/25, de Java, par
Leschenault. (Également type de Ablepharis Leschenault Cocteau, 1832, et de Ablepharus
Peronii var. D Duméril et Bibron, 1839.)
Dans son article de 1836 sur le « Cryptoblepharis de Leschenault », Cocteau, qui
n’utilise pas une seule fois dans le texte une forme latine pour désigner cette espèce (dont le
nom latin avait cependant été validé dans une description antérieure de 1832), cite successi-
— 9 —
vement (p. 7) trois binômes : Scincus aureus, Scincus furcatus et Scincus arenarius. Pour le
premier il écrit, à propos du spécimen qu’il étudie : « Oppel, qui pendant son séjour à
Paris en 1812-13 avait obtenu la permission d’examiner et de décrire les reptiles du
Muséum, inscrivit sur l’étiquette de cet individu le nom de Scincus aureus. La mort empê¬
cha, à ce qu’il paraît, Oppel de publier ses travaux ». La planche qui illustre cet article
porte en légende : « Cryptoblepharis Leschnault. ( Scincus Aureus. Oppel) ». Les deux
autres noms sont cités plus loin : « M. Schegel m’a appris, à son voyage à Paris en 1835,
que ce Scinque paraît assez répandu à Java, car le Muséum de Leyden en a reçu un certain
nombre d’exemplaires de cette île, sous le nom de Scincus furcatus, nom tiré de la disposi¬
tion des lignes noires du dos, et sous celui de Scincus arenarius qui lui a sans doute été
donné à cause de ses habitudes. »
Duméril et Bibron (1839 : 814) ne citent que le premier nom, sous la forme : « Variété
B Scincus aureus. Mus. Par. ». C. et A. Duméril (1851) ne les mentionnent pas.
Gray (1845 : 64) cite ces trois noms mais avec les références suivantes : « S. arenarius
and S. furcatus, Schlegel, Mus. Leyd. S. aureus. Mus. Paris ».
Boulenger (1887) n’en cite aucun.
Le premier nom est certainement valide au sens du Code de Nomenclature, encore
qu’OpPEL ne puisse en être retenu comme l’auteur car rien n’est de lui dans la description.
Les deux autres noms peuvent être considérés comme des synonymes du premier. Mertens
(1931 : 151, 156), qui en crédite Cocteau, les cite comme nomina nuda. A noter que cet
auteur, pour une raison ignorée, ne mentionne pas S. aureus qui est cependant d’une beau¬
coup plus grande importance nomenclaturale.
= Cryptoblepharus leschenault (Cocteau, 1832).
Lygosoma (Liolepisma) auricillatum Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris,
23 (2) : 98-100, fig. 8-9 (écaillure de la tête).
Holotype par monotypie : 1917.17 (2902/1), 61 (31 ?) mm, Sc 619/3.
« Congo : Lambaréné, 1 individu, (Ellenberger) »... « ... structure toute particulière
de son oreille à bord antérieur pourvu de lobules et à tympan presque superficiel. » (C.)
Guibé (1954 : 89, n° 460) considère l’espèce comme valide tandis que Perret (1973 :
601) après Fuhn (1972 : 266) la place en synonymie avec Panaspis breviceps.
= Panaspis breviceps (Peters, 1873).
Euprepes vittatus Olivier var. australis W. Peters, 1862, Mber. Akad. IViss. Berl., 27 : 19.
Syntype ? : MHNP 1468 (1867.131, 2787 a), 250 (154) mm, Sc 434.
La série-type comprenait trois spécimens. Boulenger (1887 : 196) signale la présence
dans les collections du British Museum d’un spécimen adulte offert par le Musée de Berlin,
en provenance d’Hereroland et, en note, précise qu’il avait examiné les types. Fitzsimons
(1943 : 219-220) donne pour localité-type « Otjimbingue, Hereroland » et signale la présence
— io¬
des types au Musée de Berlin. Il n’est pas exclu que le spécimen reçu à Paris le 17 août
1867 par échange avec le Musée de Berlin appartienne à la série-type ; c’est l’avis de Rainer
Günther (in litt. 3.XI. 1984). Toutefois, le nombre restreint de spécimens de la série-type
diminue cette probabilité. Guibé (1954) ne mentionne pas ce spécimen. L’espèce a été chan¬
gée de nom par W. Peters (1867 : 20).
= Mabuya occidentalis (W. Peters, 1867).
Gongylus (Lygosoma) Austro-Caledonica Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) :
21 - 22 .
« Cette espèce se rapproche beaucoup du Lygosoma de Guichenot et du Lyg. de
Duperrey, avec lesquels on pourrait les confondre. »... « Ce Lygosome se trouve partout en
Calédonie et dans les îles Loyalty, depuis le bord de la mer et des marais salés jusqu’au
sommet des hautes montagnes. Il grouille surtout parmi les feuilles sèches, au pied des
Banians, dans les bois sablonneux du bord de la mer. » (B.)
Bavay reconnaît à l’espèce deux variétés A et B fondées sur la coloration et sur l’habi¬
tat.
Ainsi que l’a vu Guibé (1954), aucun spécimen du Muséum de Paris ne peut être rap¬
porté au matériel-type. Boulenger (1887 : 278) place l’espèce dans le sous-genre Liolepisma
du genre Lygosoma, M. A. Smith (1937 : 225) dans la section Leiolopisma du genre Lygo¬
soma et Greer (1974 : 16) dans le genre Leiolopisma.
= Leiolopisma austrocaledonicum (Bavay, 1869).
Scincus azureus Lesson, 1828, Annls Sci. nat., 13 : 374 ; 1830, Voyage Coquille, 2 : 6.
« ... le Scinque (Scincus azureus) dont le corps est vert doré et la queue d’un bleu ciel
éclatant, ce qui lui donne la plus grande analogie avec le Scinque queue bleue du Brésil. »
(L.) ; observé au Chili.
Le binôme, valide, est ignoré de Duméril et Bibron (1839), de Gray (1845) et de Bou¬
lenger (1887) ; il doit donc être considéré comme nomen oblitum.
Gongylus (Eumeces) baudini Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 653-654.
Syntypes : MHNP 5006 (2751), 100 (54) mm et 5006B, 40 (4 ?) mm, Sc 614 ; MHNP
5006A, 35 (6 ?) mm, Sc 614/2.
« ... vient de Nouvelle-Guinée ; c’est aux soins de MM. Quoy et Gaimard que nous
sommes redevables des trois exemplaires que nous possédons. » (D.B.)
L’espèce est dédiée à Nicolas Baudin (1756-1803), officier de marine, qui, après avoir
participé à plusieurs explorations scientifiques, commandait la corvette « Le Géographe »
lors de l’expédition aux terres australes (1800-1804).
— 11
C. et A. Duméril (1851 : 157) confirment l’existence de trois types, ainsi que Guibé
(1954 : 100, n° 516) qui, de plus, signale leur mauvais état.
L’espèce est placée dans le genre Mabouya par Gray (1845 : 95), dans le genre Emoa
par Girard (1858 : 263) et dans le genre Lygosoma, sous-genre Emoa, par Boulenger
(1887 : 296). Barbour (1912 : 94) l’attribue au genre Emoia, place qui ne semble plus avoir
été discutée depuis. W. C. Brown (IX. 1983) désigne, sur fiches, le 5006A comme lectotype.
Greer a récemment (1982 : 550-557, fig. 1 à 3) décrit un Leiolopisma baudini, d’Aus¬
tralie occidentale, dont il fait le type d’un groupe d’espèces.
= Emoia baudini (Duméril et Bibron, 1839).
Tropidophorus baviensis Bourret, 1939, Bull. gén. Instr. publ. Indochine, n° 6 (février
1939) ; Notes herpét. XVI : 14, 17, fig. 1 a à f.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.63 (2655.1), 166 (87) mm, Sc 241, du mont
Bavi, ait. 400 m, province de Son Tay (Tonkin), par le Dr André.
Guibé (1954 : 98, n° 506).
Evesia Bellii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 782-783.
Holotype par monotypie : MHNP 18 (3043), 92 (35) mm, 57 VPS, Sc 321. (Également
holotype de Evesia monodactyla.)
« Un seul exemplaire que nous devons à la générosité de M. Bell. » (D.B.) ; Indes
orientales.
Gray (1845 : 127) place l’espèce en synonymie avec Evesia monodactyla Gray, 1839.
Boulenger (1887 : 425) confirme la synonymie mais transfère l’espèce dans le genre Acon-
tias. En 1929, Hewitt sépare à nouveau Nessia Gray, 1839 (+ Evesia Gray, 1839) de
Acontias. Guibé (1954 : 95, n° 491).
= Nessia monodactyla (Gray, 1839).
Scelotes Bellyi Mocquard, 1894, C. r. Soc. philomath., Paris, (17) : 3-4.
Lectotype (Brygoo, 1984c : 533) : MHNP 1893.218 (2686 alpha), 111 (49) mm, 29
VSP, Sc 107/1.
Paralectotypes : MHNP 1893.219, 117 (71) mm, 30 VSP, et MHNP 1893.220, 72
(41) mm, 29 VPS, 5c 107/1.
Ces trois spécimens proviennent de la montagne d’Ambre (extrême nord de Madagas¬
car), par MM. Alluaud et Belly.
Espèce dédiée à l’un des récolteurs.
Mocquard (1895 : 100) a mis cette espèce en synonymie avec Scelotes mouroundavae.
Guibé (1954 : 86, n° 442).
= Amphiglossus (Madascincus) mouroundavae (A. Grandidier, 1872).
— 12 —
Mabuya betsileana Mocquard, 1906, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 12 (7) : 465.
Holotype par monotypie : MHNP 1906.169 (2847a), 117 (?) mm, Sc 435/6, mâle de
Betafo, province du Betsileo (d’où le nom), Madagascar, d’un collecteur inconnu.
La description originale indique 177 mm pour la tête et le corps, mais il s’agit manifes¬
tement d’une erreur typographique pour 117, erreur qui ne sera rectifiée ni par Angel
(1942 : 110) ni par Guibé (1954 : 81, n° 416). Angel (1942, pi. XVII fig. 4) a donné une
vue dorsale de l’holotype.
Sur la validité de ce taxon et ses rapports avec Mabuya perroteti du Sénégal, cf.
Brygoo (1984a : 1103-1104).
Tiliqua Bibronii Gray, 1838, Ann. nat. Hist., 2 : 290.
Syntypes : MHNP 2940 (2795), 123 (76) mm, Sc 399 ; MHNP 7076 (2792), 102
(59) mm, Sc 399/2 ; l’un comme l’autre indiqués sans origine connue ni nom de donateur.
« Tiliqua Bibronii. Sein. Bibronii, Cocteau. Grey ; nape with a black edged white line ;
sides of head and body with a whitish edged blackish streak ; scales with 5 sharp keels...
Hab. — ... Mus. Paris. » (G.)
L’espèce avait été désignée, sans description, l’année précédente (1837) par Cocteau
dans son Tableau synoptique, sous le nom de Rachite de Bibron. Duméril et Bibron (1839,
5 : 675-677) en faisaient un Gongylus (Eumeces) et écrivaient : « Patrie. Cette espèce nous
est connue par deux individus dont nous ignorons l’origine ; mais nous avons tout lieu de
croire qu’ils proviennent d’Afrique australe ». C. et A. Duméril (1851 : 160) confirment la
présence des deux types dans les collections et ajoutent : « Le doute que les auteurs de
YErpét. génér. conservaient relativement à l’origine de cette espèce est levé par les indica¬
tions ultérieures de M. Smith qui dit que cette espèce se trouve, mais en petit nombre, dans
divers districts de l’Afrique australe ».
Guibé (1954) ne signale pas ces types.
Gray (1845 : 114) transféra l’espèce dans le genre Euprepis et Boulenger (1887 : 173)
dans le genre Mabuya, où elle est restée. Ce dernier auteur reconnut qu’il s’agissait d’une
espèce indienne en mettant Euprepis trilineatus Gray, 1846, en synonymie avec elle.
= Mabuya bibronii (Gray, 1838).
Euprepes bilineatus A. Grandidier, 1869, Rev. Mag. Zool., 21 (2) : 340.
Lectotype (Brygoo, 1984a : 1083) : MHNP 1895.199 (2813e), 233 (150) mm, Sc 419.
Paralectotypes : MHNP 1895.200, 201 (120) mm ; 1895.201, 205 (127) mm ; 1895.202,
109 (40) mm.
« Une ligne étroite d’un brun foncé bordée d’une ligne jaune sépare le dos des flancs...
Hab. Fiérin. » (G.) ; Madagascar.
— 13 —
Guibé (1954 : 80, n° 410) signale cinq syntypes mais ne donne que quatre numéros (cf.
Brygoo, 1984a : 1083).
Boulenger (1887 : 150) cite l’espèce, en note, à propos du genre Mabuya. La mise en
synonymie avec M. gravenhorstii est due à Angel (1942 : 108).
Brygoo (1984a, fig. 2) a proposé des dessins de l’écaillure de la tête du lectotype.
= Mabuya gravenhorstii (Duméril et Bibron, 1839).
Scincus bilineatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., 4 : 256-262.
Syntype : MHNP 2893 (2725), 181 (96 ?) mm, Sc 691/3, du cabinet de Lacépède.
Le scinque à deux raies. « Scincus bilineatus ; fuscescens, lineis duabus albis longitu-
dinalibus supra dorsum, punctis seriatim aspersis. »... « Première variété. Scinque à deux
raies jaunes, et entièrement bronzé noirâtre, sans aucun point. Il y a deux individus appar¬
tenant à cette variété dans le muséum d’histoire naturelle de Paris. » (D.)
Duméril et Bibron, dans l’article consacré à VEumeces punctatus (1839 : 634-639),
confirment l’existence d’un matériel-type : « Daudin la reproduisit en partie, en y joignant
quelques observations faites par lui-même sur un individu de la collection du Muséum d’his¬
toire naturelle ; mais, . il eut le tort de rejeter l’ancien nom de cette espèce, puisqu’il
l’inscrivit sous celui de bilineatus, . ».
C. et A. Duméril (1851 : 156) signalant, parmi les spécimens des collections de l’espèce
Eumeces punctatus, un individu d’ « origine inconnue (Indes or. ?) du cabinet de
Lacépède. », il est d’autant plus naturel d’en faire l’un des spécimens examinés par Daudin
que celui-ci cite dans sa synonymie le scinque double raie de Lacépède. Guibé (1954) ne
mentionne pas ce type.
L’espèce de Daudin, placée dans la synonymie de punctatus par les auteurs de l’Erpé¬
tologie générale, y a été maintenue. Elle appartient aujourd’hui au genre Lygosoma redéfini
(Greer, 1977 : 519).
= Lygosoma punctatum (Linné, 1766).
Euprepes binotatus Bocage, 1867, Jorn. Acad. Sri., Lisbonne, 1 : 230, pi. III fig. 3, 3a et
b.
Paratype : MHNP 1462 (2792 B = 1867.120), 184 (67) mm, Sc 440/5, reçu le 6 août
1867 du Musée de Lisbonne comme provenant de Benguella.
Boulenger (1887 : 198-199), qui signale la présence d’un autre paratype dans les col¬
lections du British Museum (N.H.), place l’espèce en synonymie avec Mabuya quinquetae-
niata, ce que met en doute Bocage (1895 : 46-47). Guibé (1954) ne mentionne pas ce type.
= Mabuya binotata (Bocage, 1867) Bocage, 1895.
— 14 —
Scincus bivittatus Ménestries, 1832, Catalogue raison. Zool. : 64, n° 218.
« ... sur le dos, l’on remarque deux rangées de taches, de la forme de la moitié d’un
ovale, et qui sont entourées de noir, vers leur bord inférieur et extérieur. Il n’était pas rare
à Perimbal sur les montagnes de Talyche. » (M.)
Ménestries, qui y était présent en juin 1830, n’indique pas la composition de la série-
type mais note qu’il disposait de plusieurs spécimens : « je trouvai des chenilles dans l’esto¬
mac de plusieurs individus ».
Le matériel-type semble avoir disparu. Duméril et Bibron (1839 : 811-813), à propos
de cette espèce qu’ils nomment Ablepharus menestriesii, n’indiquent pas que ces spécimens
sont en collection au Muséum, et C. et A. Duméril (1851 : 190) signalent l’espèce comme
manquant dans les collections.
Gray (1845 : 64) puis Boulenger (1887 : 353) placent l’espèce dans le genre Ablepha¬
rus. Fuhn (1969 : 27-31) admet deux sous-espèces en dehors de la nominale : hinbergi
Wettstein, 1960, et alaicus Elpatjewsky, 1901.
A. bivittatus est, par monotypie, espèce-type de Microblepharis Fitzinger, 1843, en tant
que synonyme prioritaire de Ablepharus menestriesi.
= Ablepharus bivittatus bivittatus (Ménestries, 1832).
Eumeces Bocourti Brocchi, 1877, Bull. Soc. philomath. Paris, (6), 12 : 95-97.
Holotype par monotypie : MHNP 3029 (1872.122, 2769), 555 (280) mm, mâle, Sc 638,
de Nouvelle-Calédonie, entré en collection le 28 octobre 1872.
« Ce Scincoïdien de grande taille a été envoyé au Muséum il y a quelques temps déjà,
par M. Balanza. Il avait été étiqueté provisoirement sous le nom d 'Eumeces microlepis. M.
Bocourt qui a bien voulu attirer mon attention sur ce reptile, le considérait comme nou¬
veau. » (B.)
L’espèce est dédiée à Marie-Firmin Bocourt, dessinateur et zoologiste français, né à
Paris en 1819, membre d’une mission au Siam (1861-1863) et d’une autre en Amérique cen¬
trale (1864-1867).
Boulenger (1887 : 301) plaçait, avec doute, cette espèce en synonymie avec Lygosoma
garnieri, ce qu’admettent Guibé (1954 : 89, n° 456) et BOhme (1976 : 250). Or, Roux
(1913 : 111-113), après examen détaillé et redescription du type et comparaison avec Lygo¬
soma microlepis, concluait à la validité de l’espèce alors qu’il avait eu la possibilité d’exami¬
ner plusieurs spécimens de L. garnieri. C’est donc légitimement que Greer (1974 : 15) fait
de l’espèce bocourti, par désignation originale, l’espèce-type de son nouveau genre Phobo-
scincus. Il donne des vues latérale et dorsale du type, seul spécimen connu (fig. 49 et 50,
p. 53).
Boulenger a décrit (1885 : 342) un autre Eumeces bocourti, du Mexique, devenu
Eumeces humilis.
= Phoboscincus bocourti (Brocchi, 1877).
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Cyclodus Boddaertii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 752-753.
Syntypes : MHNP 3026 (2993), 462 (165) mm,. Sc 361, et MHNP 3027 (2992), 359
(102 ?) mm, Sc 361/3, de Port Jackson, Nouvelle-Hollande, par Quoy et Gaimard ;
MHNP 1000 (2991), 292 (91 ?) mm, Sc 361/4, d’Amboine, par Quoy et Gaimard ; MHNP
3025 (2990), 275 (70 ?) mm, Sc 361/5, de Java, récolte de Kuhl et Van Hasselt, par
l’intermédiaire du Musée de Leyde.
« Le Cyclode de Boddaert habite la Nouvelle Hollande et à ce qu’il paraît aussi l’île de
Java, car nous en avons reçu du musée de Leyde un exemplaire... » (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale omettent que Pierre Boddaert, à qui est dédiée
l’espèce, a signalé sa présence en 1781 comme Scincus gigas amboinensis.
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 178) permet de reconnaître les différents
syntypes. C’est à tort que Guibé (1954 : 85, n° 434) ne retient comme syntype que le seul
MHNP 3025.
Gray (1845 : 103) et Girard (1858 : 233) placent cette espèce dans la synonymie de
Cyclodus gigas Boddaert et Boulenger (1887 : 144) en partie dans celle de Tiliqua gigas
(Schneider, 1801).
= p.p. Tiliqua gigas (Schneider, 1801).
Scelotes astrolabi var. boettgeri Angel, 1942, Mém. Acad, malgache, 36 : 126.
« Ce nom de variété nouvelle pour les échantillons signalés par Boettger (Voeltzkow
p. 324) » a été proposé par Angel qui, apparemment sans raison, négligea l’antériorité du
nom de stumpffi créé par Boettger (1882 : 479) pour la même espèce. Le matériel-type de
ce taxon appartient au Senckenberg Museum (SMF 16020 à 24). Le nom lui-même, utilisé
par Millot (1951 : 90), par Blanc (1971 : 109, 153, 156) et par Welch (1982 : 69),
synonyme postérieur de stumpffi, n’est pas valide. Cf. Brygoo, 19806 : 534.
= Amphiglossus stumpffi (Boettger, 1882).
Scincus Bojerii Desjardins, 1831, Ann. Sci. nat., 22 : 298-299 ; mémoire lu le 8 juin 1830
à la Société d’Histoire naturelle de l’île Maurice.
Une note accompagnant l’article signale que le Muséum de Paris a reçu « les espèces de
Scinques dont il (Desjardins) donne la description ». Mais si l’on retrouve bien dans les
collections les types de Desjardins pour Scincus Telfairii et S. Boutonii, il n’y a aucun spé¬
cimen de cet auteur pour S. Bojerii. Le ou les types doivent donc être considérés comme
perdus. Il est à noter que dès 1851, C. et A. Duméril ne signalaient plus de matériel prove¬
nant de Desjardins pour cette espèce.
L’espèce est dédiée à Wenceslaus H. Bojer, botaniste tchèque, 1797-1856, mort à Port-
Louis, île Maurice.
— 16 —
Duméril et Bibron (1839 : 625-628) transférèrent l’espèce dans le sous-genre nominal
du genre Gongylus en signalant que Cocteau en avait fait un Tiliqua Bojerii. Fitzinger
(1843 : 22) créa pour cette espèce le genre Gongylomorphus puis Gray (1845 : 124) le genre
Thyrus dont elle devenait, pour les deux genres, espèce-type par monotypie. Boulenger la
plaça dans le genre Scelotes (1887 : 488). De Witte et Laurent (1943 : 3) séparèrent
l’espèce du groupe des Scelotes et réhabilitèrent le genre monospécifique Thyrus, mais, ainsi
que le releva Loveridge (1957 : 219), ils négligeaient ainsi l’antériorité de Gongylomorphus.
= Gongylomorphus bojerii (Desjardins, 1831).
Brachymeles Bonitae Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 777-778.
Holotype par monotypie : MHNP 3049 (3039), 119 (58 ?) mm, 51 VPS, Sc 931 (191).
« Le Brachymèle de la Bonite a été ainsi appelé du nom de la corvette pendant une
campagne de laquelle ce Scincoïdien a été découvert à Manille par M. Fortuné Eydoux, chi¬
rurgien de la marine royale, auquel notre établissement est redevable de précieuses collec¬
tions zoologiques. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 186) confirment la présence du type, unique, dans les collec¬
tions.
Espèce-type, par monotypie, du genre Brachymeles (de deux mots grecs : Brachus :
court, et Mélé : membre). Espèce et genre sont admis par Gray (1845 : 98), Boulenger
(1887 : 388), Guibé (1954 : 92, n° 474), W. C. Brown (1956).
= Brachymeles bonitae Duméril et Bibron, 1839.
Gongylomorphus bojerii borbonica J. et J. M. Vinson, 1969, Mauritius Inst. Bull., 6 (4) :
229-232.
Holotype par désignation originale : MHNP 2885 A (2715), 126 (59 ?) mm, Sc 95/5,
par Eydoux.
Paratypes : MHNP 2881 A (2709), 55 (25) mm, et 2881 B, 30,5 (?) mm, Sc 95/8, par
Eydoux ; MHNP 2882 (2710), 124 (66 ?) mm, Sc 95/7, par Leschenault ; MHNP 2884
(2714), 119,5 (64 ?) mm, et 2884 A, 100,5 (59) mm, Sc 95/1, par Hugot ; MHNP 2885
(2715), 144 (74 ?) mm, Sc 95/5, par Eydoux ; MHNP 2886 (2716), 126 (61 ?) mm, et 2886
A, 126 (62) mm, Sc 95/2, par Eydoux ; MHNP 7065 (2717), 129 (55 ?) mm, et 7065 A, 52
(?), Sc 95, par Rousseau.
Tous ces spécimens proviennent de La Réunion (ancienne Ile Bourbon).
La description originale signale un autre paratype : le MHNP 7064 (2711), 45 (?), Sc
95/4 ; par Mathieu ; récolté à l’Ile de France (Maurice). J. M. Vinson (in litt. 22.VI.1978)
nous a confirmé qu’il s’agissait d’une erreur et que ce spécimen devait être considéré
comme un G. bojerii bojerii.
— 17 —
Gongylus (Lygosoma) Bougainvillii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 716.
Holotype par monotypie : MHNP 3016 (2884), 101 (46 ?) mm ; Sc 617. (Également
holotype de Riopa Brougainvillii Gray, 1839.
« Cette espèce est originaire de la Nouvelle-Hollande ; nous n’en possédons qu’un seul
individu, rapporté par Péron et Lesueur. » (D.B.) ; ces auteurs citent dans la synonymie le
Tiliqua de Bougainville, Cocteau, 1837.
L’espèce est dédiée à Louis Antoine de Bougainville (1729-1811), navigateur français,
commandant du Voyage autour du Monde de 1766-1769.
Le même spécimen a servi à la description de Gray, parue en janvier, et à celle des
auteurs de l’Erpétologie générale parue en octobre. L’orthographe erronée de Gray (1839),
répétée deux fois, ne peut être considérée comme un simple lapsus et le nom brougainvillii
se trouve validé même si Gray l’a ultérieurement (1845 : 85) corrigé. Il faut donc soit
admettre le nom erroné de Gray (1839), soit conserver celui qui a été retenu par l’usage et
qui est conforme à la volonté des créateurs mais dans ce cas avec pour auteurs Duméril et
Bibron, 1839, comme semble d’ailleurs le penser Gray lui-même en 1845. Ce dernier trans¬
férait l’espèce dans le genre Lygosoma et Boulenger (1887 : 333) dans le sous-genre Sia-
phos du même genre. Entre temps, l’espèce était devenue espèce-type, par monotypie, de
Leptosoma Fitzinger, 1843, non Nardo, 1826, et ensuite, par désignation originale, de
Nodorha Mittleman, 1952. Loveridge (1934 : 371) transféra l’espèce dans le genre Rho-
dona, ce que suivirent Guibé (1954 : 96, n° 493), Mackay (1955 : 163) et Roux-Estève
(1979 : 79). Elle est actuellement considérée comme appartenant au genre Lerista réhabilité
(Greer, 1967 : 16).
= Lerista bougainvillii (Duméril et Bibron, 1839).
Feylinia boulengeri Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (4) : 221-222,
fig. 3-5 (écaillure céphalique).
Holotype par monotypie : MHNP 1917.120 (3122/1), 82 (21) mm, 73 VPS, Fe 21, de
N’gomo, Ogoué, Gabon, par Victor Ellenberger, 1913.
Espèce dédiée « au savant herpétologiste de Londres, M. G. A. Boulenger ».
Type du genre Chabanaudia de Witte et Laurent, 1943, encore employé par Guibé
(1954 : 104-5, n° 540) et par Welch (1982 : 65).
Spécimen réétudié par Brygoo et Roux-Estève (1983, fig. 10, nouveau dessin de
l’écaillure céphalique).
Scincus Boutonii Desjardins, 1831, Annls Sci. nat., (1), 22 : 298-299.
Syntypes : MHNP 1607 (3097), 72 (38) mm, 26 VPS ; MHNP 1607 A, 82 (49) mm, 26
VPS ; Sc 211. (Également syntypes pro parte de Ablepharus peronii var. B Duméril et
Bibron, 1839.)
— 18 —
« ... beaucoup plus rare que le Scinque de Bojer, et c’est au point que je n’ai pu en
trouver depuis des années que deux individus. Ils couraient dans les champs, parmi les
rochers, au quartier de Flacq. » (D.)
Cocteau (1836 : 7) donne des précisions sur les spécimens récoltés par Desjardins à
File Maurice.
L’espèce est dédiée à Louis Bouton, membre fondateur de la Société d’Histoire natu¬
relle de Pile Maurice en 1829.
C. et A. Duméril (1851 : 191) signalent la présence des types, dans les collections du
Muséum de Paris : « Ile Maurice : M. Julien Desjardins, Types du Scincus Boutonii ».
Guibé (1954 : 83, n° 425) signale la présence de trois syntypes, mais le MHNP 1607B, 57
(11 ?) mm, 27 VPS, n’appartient pas à la série-type (qui n’en comprenait que deux) ; il
représente même une autre espèce, ou sous-espèce, de Cryptoblepharus à déterminer.
Gray (1845 : 64) admet la validité de l’espèce boutonii et la transfère dans le genre
Cryptoblepharus. Boulenger (1887 : 346) en refait un Ablepharus. La discussion a été
reprise par Fuhn (1969) puis par Greer (1974) ; pour eux l’espèce boutonii appartient au
genre Cryptoblepharus.
= Cryptoblepharus boutonii boutonii (Desjardins, 1831).
Gongylus (Lygosoma) brachypoda Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 721-723.
Holotype par monotypie : MHNP 2971 (2904), 99 (35) mm ; 57 VPS, Sc 693.
Le lygosome à pieds courts, originaire de l’île de Java. C. et A. Duméril précisent :
« Java : donné par Bosc, type du Tiliqua de Vosmaer Cocteau ».
Alors que Wiegmann, dès 1834, avait admis la spécificité de Anguis quadrupes Linné,
1766, en en faisant l’espèce-type, par monotypie, de son genre Podophis, les auteurs de
l’Erpétologie générale citaient dans leur synonymie, outre le Tiliqua de Vosmaer Cocteau,
les deux taxons de Linné, Lacerta Chalcides et Anguis quadrupes , le premier nommé dans
les 10 e et 12 e éditions du Systema naturae, le second seulement dans la 12 e . Gray (1845 :
88) rétablit la priorité des dénominations de Linné sur brachypoda ; il choisit le premier et
proposa le binôme Podophis chalcides que Boulenger (1887 : 340) transféra dans le sous-
genre nominal du genre Lygosoma. L’accord s’est, depuis, fait sur la validité du nom de
quadrupes dont brachypoda est synonyme. Guibé (1954 : 88, n° 451). L’espèce est admise
dans le genre Lygosoma, redéfini par Greer (1977 : 519).
= Lygosoma quadrupes (Linné, 1766).
Pygomeles Braconnieri A. Grandidier, 1867, Rev. Mag. Zool., 19 : 234.
Lectotype (Brygoo, 1985a : 769) : MHNP 1460 (3057a), 190 (50) mm, 62 VPS, Sc 192.
Paralectotypes : MHNP 1460 A, 173 (33) mm, 62 VPS, 1460 B, 132 (50) mm, 61 VPS,
et 1460 C, 98 (37) mm, 61 VPS, Sc 192.
« Hab. Tullear. Vita subterranea. » (G.) L’espèce est dédiée à : « M. Braconnier, bien
connu de tous ceux qui s’occupent d’erpétologie. » (G.)
— 19 —
Sur la constitution de la série-type, cf. Brygoo 1985a : 769-770. Guibé (1954 : 102,
n° 526, quatre syntypes). Les dimensions données par cet auteur (215-250 mm) ne corres¬
pondent en rien à celles du matériel-type.
Espèce-type, par monotypie, du genre Pygomeles A. Grandidier, 1867.
L’espèce avait été transférée dans le genre Chalcides par Mocquard (1894 : 4-5) mais
celui-ci réhabilita le genre Pygomeles en 1900 (p. 107).
On ne peut aujourd’hui savoir si l’iconographie proposée en 1942 par Angel (pi. II
fig. 10 et 10 a, pi. XVIII fig. 5) se rapportait ou non au matériel-type. Nous proposons
(1985a, fig. 1) des dessins de l’écaillure céphalique de I’holotype.
= Pygomeles braconnieri A. Grandidier, 1867.
Mabuia breviparietalis Chabanaud, 1917, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris., 23 (2) : 95-97,
fig. 5 (écaillure apicale de la tête).
Holotype par monotypie : MHNP 1917.73 (2841/4), 67 (42) mm, Sc 435/5.
« Sénégal : Koldé, 1 jeune (Bouet). »... « ... l’unique exemplaire, qui est jeune, est en
assez mauvais état... pariétales très courtes. » (C.)
Guibé (1954 : 82, n° 418) et Grandison (1956 : 236) admettent la validité de cette
espèce que Welch (1982) ne cite cependant pas.
Paracontias Brocchii Mocquard, 1894, C. r. Soc. philomath. Paris, (17) : 5-6 ; et Bull. Soc.
philomath. Paris, 8 e sér., 7 (3) : 122.
Holotype par monotypie : MHNP 1893.207 (2083 mu), 158 (65) mm, 62 VPS, Sc 51,
de la montagne d’Ambre (nord de Madagascar), récolté sous des pierres par MM. Alluaud
et Belly en juin-juillet 1893.
L’espèce est dédiée à Paul Brocchi alors professeur à l’Institut agronomique.
Angel (1942, pi. V fig. 4 et 4a, pi. XXI, 6) en a donné les premières représentations.
Guibé (1954 : 103, n° 534).
Espèce-type, par monotypie, du genre Paracontias Mocquard, 1894.
= Paracontias (P.) brocchii Mocquard, 1894.
Riopa Brougainvillii Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 332.
Holotype par monotypie : MHNP 3016 (2884), 101 (46 ?) mm ; Sc 617. (Également
holotype de Gongylus (Lygosoma) Bougainvillii Duméril et Bibron, 1839.)
« Riopa Brougainvillii. Scincus Brougainvillii, Cocteau MSS. Bronze olive ; back with
two or four. New Holland. » (G.)
Pour la nomenclature et l’évolution de la position taxinomique de cette espèce cf.
Gongylus (L.) Bougainvillii, p. 17.
= Lerista bougainvillii (Duméril et Bibron, 1839).
— 20 —
Acontias caecus Georges Cuvier, 1817, Le Règne animal..., 2 : 60.
Syntypes : MHNP 3097 (3119), 179 (24) mm, Fe 11, du Cap de Bonne-Espérance par
Péron et Lesueur ; MHNP 7157 (3120), 199 (16) mm, Fe 11/1, du Cap de Bonne-
Espérance par Delalande.
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 196) cite explicitement ces deux spécimens
comme types de VAcontias caecus ; c’est donc à tort que Guibé (1954 : 104, n° 538) ne
signale que le MHNP 7157 dont il fait un holotype. Roux-Estève (1979 : 28) donne, par
contre, le MHNP 3097 comme « type ».
La description originale est extraordinairement succincte : « L’Orient en produit
d’autres espèces, dont une entièrement aveugle (ac. caecus, Cuv.) ». Une application stricte
du Code de nomenclature conduirait à rejeter ce binôme comme non valide, mais l’usage
l’ayant consacré il semble préférable de ne pas revenir sur ce point. Dans la deuxième édi¬
tion (1829 : 71) du Règne animal Cuvier n’est guère plus précis : « Le même pays en pro¬
duit d’autres espèces, dont une entièrement aveugle (Ac. caecus, Cuv.) ». Toutefois, la terra
typica est ici corrigée car l’expression « Le même pays » désigne le Cap de Bonne-
Espérance. C’est par erreur que Fitzsimons (1943 : 262), suivie par Broadlay (1968 : 15), a
écrit à propos de la terra typica : « later amended to Cape of Good Hope by Duvernoy, in
Cuvier. 1836-49. Regn. Anim. Ed. 3, II, p. 100 ».
Acontias caecus devient pour Wiegmann (1834 : 11) Typhline cuvierii, espèce-type par
monotypie du genre ainsi créé (non Typhline Wagler) ; Duméril et Bibron (1839 : 836),
Gray (1845 : 128), C. et A. Duméril (1851 : 196) admettent Typhline cuvierii. Les auteurs
de l’Erpétologie générale fondaient leur description sur : « deux échantillons recueillis au
Cap de Bonne Espérance par feu Delalande ».
L’espèce caecus est ensuite placée dans le genre Typhlosaurus par W. C. H. Peters
(1882 : 83), position qui ne semble plus avoir été discutée depuis.
= Typhlosaurus caecus (Cuvier, 1817).
Eumeces callicephalus Bocourt, 1879, Mission scient. Mexique..., Zool., 3 e partie : 431-433,
pl. XXIID fig. 2 et 2a à c, pl. XXIIE fig. 2.
Holotype par monotypie : MHNP 1643 (2827 B = 1868.153), 137 (79 ?) mm, Sc 8/12.
« . un seul spécimen, recueilli par M. le docteur Alfred Dugès à Guanajato (Mexi¬
que). » (B.)
L’espèce est admise par Boulenger (1887 : 378) ainsi que par Taylor (1935 : 290-298)
lors de sa révision du genre Eumeces. Guibé (1954) ne mentionne pas ce type.
Eumeces capito Bocourt, 1879, Mission scient. Mexique..., Zool., 3 e partie : 429-431,
pl. XXII D fig. 8 et 8a à c.
Holotype par monotypie : MHNP 5531 (2857a), 141 (69) mm, Sc 4.
« Le type de Eumeces capito a été donné au Muséum par M. S. Braconnier comme
provenant de la côte orientale des États-Unis, sans nom de localité précise. » (B.)
— 21 —
Du latin « capito » : qui a une grosse tête.
Taylor (1935 : 231-2) exprime son incertitude concernant cette espèce : « Moreover
there is of course a possibility that this [Eumeces inexpectatus Taylor] is the form described
as capito by Bocourt. I have not allocated this name to synonymy, but think it probable
that it is based upon an aberrant specimen of fasciatus. »
Guibé (1954 : 91, n° 470).
Le spécimen a été réétudié en détails par Smith, Smith et Guibé (1975 : 109-112) qui
concluent qu’il s’agit d’un synonyme antérieur de Eumeces xanthi Günther, 1889, et que la
localité-type est erronée : « Undoubtedly the correct locality is China, but it is not restricted
at present ». Ces auteurs donnent une iconographie photographique (fig. 1 à 4) de cet
holotype.
Gongylus (Eumeces) Carteretii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 651-653.
Holotype par monotypie : MHNP 2908 (2749), 284 (203) mm, Sc 625/1.
« ... appelé du nom du havre où il a été découvert, à la Nouvelle-Irlande par MM.
Quoy et Gaimard ne nous est connue que par un seul individu. » (D.B.)
La présence du type dans les collections est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 157)
et confirmée par Guibé (1954 : 100, n° 517).
Gray (1845 : 95) admet la validité de l’espèce mais la place dans le genre Mabouya, et
Girard (1858 : 263) dans le genre Emoa ; par contre Boulenger (1887 : 292) la met en
synonymie avec Lygosoma cyanogaster, ce qui semble encore admis aujourd’hui.
= Emoia cyanogaster (Lesson, 1830).
Cyclodus Casuarinae Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 749-750.
Holotype par monotypie ? : MHNP 7131 (2979), 191 (56) mm, Sc 620.
La description originale ne précise pas la constitution de la série-type, mais signale un
spécimen de coloration grise mesurant 205 (62) mm ; elle indique la synonymie avec le
« Kéneux de la Casuarina » de Cocteau et donne pour origine la Nouvelle-Hollande. C. et
A. Duméril (1951 : 178) précisent que le spécimen, gris olivâtre, est dû à Péron et
Lesueur et provient de l’île Bruny (côte orientale de l’Australie).
La « Casuarina » (d’après le nom latin du Filao) était une goélette, achetée par Baudin
pour compenser le renvoi du « Naturaliste », commandée par Louis de Freycinet ; elle fut
désarmée à l’île de France après huit mois de campagne.
L’indication 127 mm par Guibé (1954 : 101, n° 524) ne repose apparemment sur rien.
Le spécimen est signalé par Roux-Estêve (1979 : 27).
Alors que Fitzinger (1843 : 23) avait fait de cette espèce l’espèce-type de son genre
Cyclodomorphus, elle devenait également, par monotypie, espèce-type du genre Omolepida
créé par Gray (1845 : 88-89). Boulenger (1887 : 322) la transféra dans le genre Lygosoma,
sous-genre Homolepida, et Loveridge (1934 : 249, 364) dans le genre Omolepida. Nous sui-
— 22 —
vons ici Cogger (1983 : 388) qui, après M. A. Smith (1937 : 283) et Mitchell (1950 : 303),
l’attribue au genre Tiliqua sans lui reconnaître de sous-espèce.
= Tiliqua casuarinae (Duméril et Bibron, 1839).
Seps Chalcides Ch. Bonaparte, 1833, Iconografia Fauna ital., 2 : texte non paginé et
planche 57, fig. 2a et 2b.
Six variétés ont été décrites par Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 768-771.
Var. A : Holotype par monotypie : MHNP 1618 (3018), 241 (66 ?) mm, 62 VPS, Sc
181/6 (175/4), de Palerme par M. Caron.
Var. B : Syntype : MHNP 3042 (3019), 160 (76 ?) mm, 61 VPS, Sc 181/5 (175/3),
d’Alger par M. Guichenot.
Var. C : Syntypes : MHNP 1337 (3024), 232 (72 ?) mm, 62 VPS, Sc 181/16 (164/3),
entre Rome et Naples par M. de Savigny ; MHNP 1608 (3023), 238 (79 ?) mm, 61 VPS. Sc
181/17 (161/4), de Sicile par G. Bibron ; MHNP 1627 (3022), 249 (102 ?) mm, Sc 181/34
(175/5), d’Alger par M. Guichenot.
Var. D : Syntypes : MHNP 3044 (3025), 122 (66 ?) mm, 59 VPS, et 3044A, 116
(59 ?) mm, 60 VPS, Sc 181/25 (164/12), d’Alger par M. Levaillant ; MHNP 6483 (3027),
230 (69 ?) mm, 63 VPS, et 6483A, 289 (101 ?) mm, 65 VPS, Sc 181/21 (164/8), d’Alger par
M. Guichenot ; MHNP 3045 (3026), 227 (135) mm, 62 VPS, Sc 181/23 (164/10), d’Alger
par M. Bove.
Var. E : Syntypes : MHNP 1339 (3029), 269 (138 ?) mm, Sc 181/33 (164/20), d’Espa¬
gne par C. Duméril ; MHNP 1338 (3028), 221 (112 ?) mm, 61 VPS, Sc 181/26 (164/13),
d’Espagne par le général Dejean.
Var. F : Syntypes : MHNP 1340 (3031), 248 (129 ?) mm, 61 VPS, Sc 181/15 (164/2),
d’origine géographique inconnue, du cabinet de Lacépède ; MHNP 3046 (3030), 199
(108) mm, 62 VPS, 3046A, 177 (96) mm, 62 VPS, et 3046B, 168 (92) mm, 59 VPS, Sc
181/22 (164/9), de Bône par M. Gérard ; MHNP 7139 (3032), 399 (195 ?) mm, 64 VPS,
Sc 181/14 (164/1), de même origine que le précédent.
La répartition des spécimens entre les différentes variétés n’est pas donnée par les
auteurs de l’Erpétologie générale qui se contentent de signaler le spécimen envoyé par le
comte Dejean. Par contre, C. et A. Duméril (1851 : 183-184) fournissent les éléments dési¬
rés. On doit ajouter aux spécimens déjà mentionnés un certain nombre d’individus non
retrouvés : pour la var. B, en provenance d’Alger, un spécimen par Lucas (3020) et un
autre par H. Berthoud ; pour la var. D, un de Bône par Steinhel ; et pour la var. E, un
spécimen d’Alger par Guichenot. Ces auteurs signalent également que le vélin n° 95 de la
collection du Muséum de Paris correspond à un spécimen de la var. E. Guibé (1954) ne
signale pas ces types.
L’espèce de Bonaparte, placée en synonymie par Gray (1845 : 125) avec Seps tridacty-
lus et par Boulenger (1887 : 403) avec Chalcides lineatus, est considérée comme synonyme
de l’espèce de Linné.
= Chalcides chalcides (Linné, 1758).
— 23 —
Tiliqua chapaense Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ. Gvt gén. Indochine, (mai 1937),
Notes herpét. XII : 4, 12-13, fig. la à e et a et b de la planche.
Syntypes : MHNP 1948.51, 121 (51 ?) mm, mâle ; MHNP 1948.52, 80 (49) mm, et
1948.52 A, 38 (6 ?) mm, juvéniles ; MHNP 1948.53, 184 (99 ?) mm, mâle ; MHNP
1948.54, 188 (119) mm, femelle. Tous (2816.1), Sc 412.
L’auteur ne précise ni la constitution de la série-type ni le nom du récolteur. Tous les
spécimens proviennent de Chapa, Tonkin, alt. 1 500 m.
Les dessins représentent le MHNP 1948.51 et le MHNP 1948.52, respectivement les
n°’ 87 et 98 de la collection de l’auteur.
L’auteur transféra lui-même (1939 : 44) l’espèce dans le genre Mabuya. Guibé (1954 :
83, n° 424) ne signale que quatre syntypes, avec une orthographe erronée : chapeansis.
= Mabuya chapaense (Bourret, 1937).
Euprepes Chaperi Vaillant, 1884, Bull. Soc. philomat. Paris., 7 e sér., 8 : 169 ; Bull. Soc.
zool. Fr., 9 : 346-348, pi. XII fig. 2 et 2a.
Syntypes : MHNP 6456 (2789 alpha), 124 (63 ?) mm, 6456 A, 123 (57 ?) mm, 6456 B,
70 (23 ?) mm, et 6456 C, 83 (39 ?) mm, Sc 705/1.
Ces quatre individus ont été trouvés « à Elima dans les plantations où il est très abon¬
dant » (V.) par M. Chaper, le dédicataire, au cours d’un voyage en février-mars 1882, dans
la partie de la Côte d’Or arrosée par le fleuve Assinie.
Boulenger (1887 : 307) a mis cette espèce en synonymie avec Lygosoma sundevalli.
Pour Guibé (1954 : 97, n° 498) elle appartient au genre Lygosoma ; cet auteur donne un
numéro de collection erroné, une dimension incorrecte et n’indique la présence dans les col¬
lections que d’un seul syntype alors que les quatre sont présents.
= Riopa sundevalli (Smith, 1849).
Tropidophorus Cocincinensis Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 556-559 ; pi. 57
fig. 1, la et lb (animal entier et écaillure céphalique, apex et profil).
Syntypes : MHNP 2845 (2655), 92 (54) mm, Sc 243 ; MHNP 2846 (2656), 144
(77 ?) mm, Sc 243/2 ; MHNP 2847 (2657), 175 (93 ?) mm, Sc 243/1.
« Cette espèce a été envoyée de la Cochinchine au Muséum d’histoire naturelle par
M. Diard ; nous en possédons trois individus d’âges différents. » (D.B.).
Duméril et Bibron citent dans la synonymie : « Leposoma Cocincinensis. Cuv. Règn.
anim. 2 e édit. torn. 2, p. 38 ». Or ce binôme latin n’existe pas, du moins sur cette page, du
chapitre des Iguaniens, où Cuvier avait en effet seulement écrit : « Les Leposoma. Spix.
(Tropidosaurus. Boié) ne diffèrent des tropidolepis que parce qu’ils n’ont pas de pores
(2). » ; et, en note, : « Le genre tropidosaure a été fait par Boié, d’après une petite espèce
— 24 —
de la Cochinchine, qui est au cabinet du roi ». Les auteurs de l’Erpétologie générale réfu¬
tent d’ailleurs cette affirmation. Leur erreur est reprise par Gray (1845 : 101) qui, en outre,
donne une orthographe modifiée : « Leposoma cochincinensis, Cuv. R.A. II, 38 ». Boulen-
ger (1887 : 363), qui ne cite plus Cuvier, propose une autre orthographe pour l’espèce de
Duméril et Bibron : cochinchinensis. L’espèce est, par monotypie, espèce-type de Tropido-
phorus D. et B., 1839. Duméril (1851 : 152). Guibé (1954 : 98, n° 504).
Gongylus (Euprepes) Coctei Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 666-668.
Holotype par monotypie : MHNP 8299 (2770), 650 (300 ?) mm, Sc 371.
« La patrie de cette espèce ne nous est pas connue, mais nous la supposons originaire
des côtes d’Afrique ; le seul individu... a été apporté de Lisbonne, en 1809, avec d’autres
objets d’Histoire naturelle provenant du cabinet de cette ville. » (D.B.)
« Puisse le nom que nous lui donnons rappeler à ceux qui cultivent l’erpétologie les ser¬
vices que Cocteau a rendus à cette science, et ceux qu’il aurait encore pu rendre si nous
n’avions à déplorer sa perte aujourd’hui. » (D.B.) L’origine de la formation, très atypique,
du nom latin n’est pas donnée. Cette anomalie explique l’émendation utilisée par Bocage
(1875 : 287), Macroscincus Cocteaui, qui n’est cependant pas valide.
La présence du type dans les collections du Muséum de Paris est confirmée par C. et
A. Duméril (1851 : 159) et par Guibé (1954 : 102, n° 527) qui précise « une peau de
647 mm, alcool ».
Bocage, après un examen à Paris du matériel-type, en 1867, procéda à une enquête
très fouillée pour découvrir l’origine géographique de cette espèce, enquête qu’il publia en
1873. Il précise d’abord l’origine du type : « Parmi les débris de l’ancien cabinet d’Ajuda,
qui a été le point de départ ou le noyau de l’actuel Muséum de Lisbonne, j’ai eu le bonheur
de retrouver trois sauriens se rapportant exactement par leur taille et par leurs caractères
extérieurs à VE. Coctei. Malheureusement ces spécimens ne portaient aucune étiquette cons¬
tatant leur provenance ; mais identiques, quant à leur mode de préparation, à celui du
Muséum de Paris, ils semblaient avoir été leurs contemporains au cabinet d’Ajuda et avoir
fait partie d’un même envoi. C’est-à-dire (que), selon toute probabilité, les trois spécimens
de Lisbonne et celui de Paris se trouveraient ensemble dans les collections du cabinet
d’Ajuda en 1808, à l’époque où Geoffroy Saint-Hilaire fut autorisé par le général Junot à
enlever et à faire encaisser pour être transportés en France tous les objets d’histoire natu¬
relle, qu’il avait choisi à cette fin. »
Bocage obtint ensuite des animaux vivants de cette espèce en provenance de l’îlot
Branco de l’archipel du Cap Vert. Après examen de la denture il en arrive à la conclusion
que : « L’examen de la bouche de VE. Coctei aurait dû convaincre Duméril et Bibron que
cet animal n’est pas un Euprepes... ». Il suppose donc :
1) que ceux-ci n’ont pas eu à examiner le crâne : « De ce que les trois anciens exem¬
plaires du cabinet d’Ajuda ont été montés avec leur crâne, je suis très disposé à conclure
que le spécimen du Muséum de Paris devait naturellement se trouver dans le même cas à
l’époque où il fut choisi par Geoffroy Saint-Hilaire ; mais je ne peux pas affirmer avec une
égale assurance qu’il devait avoir son crâne quand il fut étudié par Duméril et Bibron... » ;
— 25 —
2) que Cuvier a fait représenter le crâne sous le nom de Lacerta scincoides Shaw
(Ossements fossiles, pi. XVI, fig. 35, 36, 37 du tome 5 (2) de la troisième édit., 1825).
Ces hypothèses sont confortées par une lettre que lui écrit Paul Gervais, lettre dont il
donne des extraits à la fin de son article, où Gervais confirme que le crâne du spécimen-
type d’E. Coctei « a été enlevé autrefois », ajoutant « je trouve dans nos cadres de la Gale¬
rie d’Anatomie comparée, le crâne du faux Lac. scincoides figuré par Cuvier dans les Osse¬
ments fossiles, pl. 244, fig. 35 à 37 ; il y est indiqué comme pièce venant du Musée de Lis¬
bonne, ce qui, je crois, confirme pleinement vos suppositions. Cest donc une affaire
réglée... »
Bocourt (1878 : 294-295) ne partageant pas les avis de Bocage et de Gervais revint
sur ce sujet : « Je ne saurais partager cette opinion, car la voûte crânienne me paraît y être
restée soudée à la peau (sur le spécimen examiné par Duméril et Bibron). La tête osseuse
en question, provenait donc, suivant toute probabilité, d’un autre individu qui n’aurait
porté aucune étiquette indicative de son origine. »
L’observation de Bocourt est inexacte ; l’examen radiographique du spécimen montre
en effet l’absence de tout reste squelettique au niveau de la tête. Bocourt a sans doute été
induit en erreur par le fait que pour le montage du spécimen une prothèse a été utilisée à
l’emplacement du crâne. Rien ne s’oppose donc à ce que les conclusions de Bocage et de
Gervais soient exactes et qu’en conséquence le crâne utilisé par Cuvier soit une partie de
l’holotype étudié.
D’ailleurs ce crâne existe encore dans les collections du Laboratoire d’Anatomie compa¬
rée du Muséum de Paris mais maintenant il est placé dans la série des pièces ostéologiques
de M. coctei avec le n° 1943.133 comme nous en informe J. P. Gasc (in litt. 5. XII. 1984).
Gray (1845 : 110-111) admettait la validité de l’espèce, mais dans le genre Euprepis ; il
la dotait en outre d’une taille fantaisiste : « 5 feet 4 inches long ». Bocage (1873 : 302) en
fit l’espèce-type, par monotypie, d’un nouveau genre Macroscincus, ce qui n’a plus été dis¬
cuté. Le nom de sous-genre nouveau, Charactodon, dont coctei devenait par monotypie
espèce-type, nom proposé par Troschel (1874 : 224-225) dans les Verhandlungen des natu-
rhistorischen Vereines, et que Gervais cita avec orthographe, date et référence incorrectes
(Caractodon, 1875, Arch. Naturgesch.) dans une note de l’article de Bocage de 1875,
tombe en synonymie avec Macroscincus ainsi que Boulenger (1887 : 149) l’a signalé. Ce
dernier utilise une orthographe incorrecte pour le nom d’espèce : coctaei.
= Macroscincus coctei (Duméril et Bibron, 1839).
Scincus coelestinus Guérin, 1837, Icon. Règne anim. : Rept. pl. XV fig. 2.
D’après un nom manuscrit de Valenciennes : coelestinus (du ciel), par référence à la
couleur ?
A la suite de Duméril et Bibron (1839, 5 : 738-740) qui placent ce binôme en synony¬
mie avec Gongylus (Lygosoma) smaragdina, sans indiquer d’ailleurs à laquelle des trois
variétés il convient de le rattacher, les différents auteurs ont admis cette synonymie : Gray
(1845 : 79), Boulenger (1887 : 250), Taylor (1922 : 205). Mertens (1929 : 216) met
— 26 —
l’espèce de Guérin en synonymie avec Dasia smaragdinum viridipunctum (Lesson) en signa¬
lant pour terra typica, l’Océanie.
De son côté, Guérin, dans le texte explicatif (t. III, Reptiles : 11-12), n’utilisait plus le
binôme Scincus coelestinus mais le nom Scinque de Valenciennes avec la référence : « Scin¬
cus valencienesii Cocteau. Études sur les Scincoïdes. Hab. l’Océanie. » qu’il fait suivre du
texte : « Suivant une note qui nous est communiquée par M. Cocteau., les Sc. coelesti¬
nus Valenciennes, Sc. smaragdinus de Lesson et Sc. oxycephalus de Reinwardt, sont des
jeunes âges de cette espèce, et le Sc. viridipunctatus, Lesson, Sc. trefsianus Reinwardt, sont
des individus adultes. »
Aucun spécimen en collection ne pouvant être rattaché directement à l’observation de
Valenciennes ou à la planche de Guérin, celle-ci doit être considérée comme le matériel-
type de l’espèce.
= Lamprolepis smaragdina viridipuncta (Lesson, 1830).
Scincus Compressicauda Quoy et Gaimard, 1824, in Gaimard, Bull. Sci. nat. géol., Paris,
1 : 91 ; in Freycinet, Voy. Uranie et Physicienne, Zoologie : 180-181, 706 et atlas
pl. 42 fig. 2 et 3.
Holotype par monotypie ? : MHNP 2989 (2946), 288 (188) mm, Sc 337/1. (Également
un des syntypes de la variété A du Lygosoma moniligera Duméril et Bibron, 1839.)
« Scinque queue comprimée. Scincus compressicauda. N. » « Scincus cauda compressa,
corpore longiore ; linea subalba longitudinali, supra dorsum, duabus nigricantibus comitata.
— Dimens. Longueur du bout du museau à l’anus, 3 po. 2 lignes ; longueur de la queue, 6
po. 9 lignes — ». (Q.G.)
Un problème se pose quant à la terra typica de cette espèce ; dans l’article du Bulletin
des Sciences naturelles, elle est donnée comme étant « La Nouvelle-Galles du Sud, au-delà
des Montagnes Bleues », tandis que dans la Zoologie du Voyage les mêmes auteurs écri¬
vent : « Le Port-Jackson est la patrie de ce Scinque ».
Les auteurs anciens négligent ce binôme cependant valide. Cf. pour la synonymie Lygo¬
soma moniligera p. 70. Guibé (1954) ne cite pas ce type.
Des recherches complémentaires devront préciser si la sous-espèce de whitii nommée
moniligera ne devrait pas plutôt s’appeler compressicauda.
= Egernia whitii (Lacépède, 1804).
Gongylus (Euprepes) concolor A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. méth. coll.
Reptiles : 162-163, n° 9 bis ; Voyage au Pôle Sud... : a) Hombron et Jacquinot,
1842-1853, Atlas, Rept. Saur., pl. 1 fig. 3 A, a, a'; b) Jacquinot et Guichenot,
1853, Zoologie, 3 (2) : 12-14.
Syntypes : MHNP 7084 (2816), 224 (138) mm, Sc 744 (700/1) ; 7084 A, 214
(128 ?) mm, Sc 744/1 (700/1).
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« Origine inconnue : MM. Hombron et Jacquinot (Expédit. de l’Astrolabe et de la
Zélée), 2 individus parfaitement semblables et en très bon état de conservation. » Euprepes
concolore : « Tout l’animal est d’un vert peu foncé tirant sur le brun-jaunâtre clair. » (D.)
L’indication d’origine « Amboine » est donnée par Jacquinot et Guichenot.
W. C. Brown a désigné, sur fiches (IX. 1983), le MHNP 7084 comme lectotype.
Boulenger (1887 : 293) place l’espèce en synonymie avec Lygosoma samoense, ce
qu’accepte Guibé (1954 : 101, n° 521) ; celui-ci crédite A. Duméril du binôme Mabuya
concolor. L’espèce a, depuis, été réhabilitée et placée dans le genre Emoia (cf. Greer,
1974 : 20).
= Emoia concolor (A. Duméril, 1851).
Gongylus (Lygosoma) Crassicaudum C. et A. Duméril, 1851, Catal. méth. coll. Rep¬
tiles : 172-173, n° 12 bis ; Voyage au Pôle Sud... : a) Hombron et Jacquinot,
1842-1853, Atlas, Rept. Saur., pl. 4 fig. 1, A, a, a' ; b) Jacquinot et Guichenot,
1853, Zoologie, 3 (2) : 16-17.
Syntypes : MHNP 2979 (2427), 131 (84) mm, 30 VPS, Sc 624 ; de Nouvelle-Hollande
par Hombron et Jacquinot ; MHNP 7115 (2928), 211 (137) mm, 34 VPS, Sc 624/1, de
Nouvelle-Hollande par le Musée de Boulogne.
Lygosome grosse queue : « Les caractères distinctifs., le volume proportionnel plus
considérable de la queue. » (D.)
Alors que Jacquinot et Guichenot font état de deux sujets ramenés par Hombron et
Jacquinot, C. et A. Duméril, dans la description originale, n’en signalent qu’un :
« L’individu unique rapporté par les voyageurs cités plus haut... ». Mais ce spécimen n’en
devient pas pour autant holotype (par monotypie) comme le signale Guibé (1954 ; 88,
n° 453), puisque pour leur description les auteurs du Catalogue utilisent également le spéci¬
men envoyé par le Musée de Boulogne. Autre erreur, C. et A. Duméril donnent le MHNP
2979 comme provenant d’Océanie alors que Jacquinot et Guichenot écrivent : « L’espèce
provient de la Nouvelle Hollande ».
Les auteurs attribuent généralement l’espèce au seul A. Duméril ce qui est manifeste¬
ment une erreur, le Catalogue étant publié sous le nom du père et du fils et aucune indica¬
tion ne réservant à Auguste la responsabilité de la description.
Girard (1857 : 196, 1858 : 240) plaçait l’espèce dans un genre Hombronia, Günther
(1875 : 12) dans le genre Mocoa, Boulenger (1887 : 325) dans le genre Lygosoma, sous-
genre Homolepida, Loveridge (1934 : 367) dans le genre Omolepida, M. A. Smith (1937 :
22) dans le sous-genre Ictiscincus du genre Lygosoma, tandis que pour Mitchell (1955 :
397 ; 1964 : 331) c’est un Lygosoma du sous-genre nominal. Cogger enfin (1983 : 378) en
fait un Sphenomorphus. Storr (1967 : 18, 19) a décrit deux sous-espèces de ce taxon.
= Sphenomorphus crassicaudus (C. et A. Duméril).
— 28 —
Sepsina Crenni Mocquard, 1906, Bull. Mus. Hist, nat., Paris., 12 (5) : 247-248.
Holotype par monotypie : MHNP 1906.60 (3048 alpha), 241 (126 ?) mm, 56 VPS, Sc
97.
Envoyé par le Dr Crenn, comme provenant de Fanovana, Madagascar, ce spécimen,
observé en 1977, n’a plus été retrouvé en collection lors d’un contrôle en 1982.
Angel (1942, pi. XX fig. 1) a donné une représentation de l’holotype, animal entier.
Guibé (1954 : 87, n° 444). Angel (1942 : 127) avait transféré l’espèce dans le genre Sce-
lotes ; nous l’avons placée (1982 : 1199) dans le genre Androngo. Welch (1982 : 69) le cite,
sans justification, dans le genre Amphiglossus.
= Androngo crenni (Mocquard, 1906).
Scincus crotaphomelas Lacépède, 1804, Annls Mus. Hist, nat., Paris, 4 : 192-193 et 209.
« Le troisième, que je nomme tempe noire parce qu’il a sur chaque tempe une raie noi¬
râtre longitudinale et interrompue, mais qui s’étend au-dessus de l’œil, présente des bandes
transversales blanchâtres. La queue de l’individu que j’ai mesuré était longue de 19 centimè¬
tres, et la longueur totale de l’animal de 42. »... « Le lézard ou le scinque tempenoire
(Lacerta seu scincus crotaphomelas). » (L.)
Le matériel-type doit être considéré comme perdu depuis longtemps puisque la récolte
de Péron et Lesueur n’est signalée, à propos de Cyclodus Boddaerti, ni par Duméril et
Bibron (1839 : 7551) ni par C. et A. Duméril (1851 : 178).
Cuvier (1829 : 63) cite le binôme latin mais il le fait suivre de : « Per. et Lacep. ».
Girard (1858 : 233), après Gray (1845 : 103), le signale dans la synonymie de Cyclodus
gigas et Boulenger (1887 : 145) dans celle de Tiliqua scincoides.
= ? Tiliqua gigas (Schneider, 1801).
Scincus cyanogaster Lesson, 1826, Voy. Coquille : Atlas, pl. 3 fig. 3 ; 1830, Zool. Rept.,
2 : 47.
Holotype par monotypie ? : 2909 (2750), 195 (137) mm, Sc 625, de Oualan, archipel de
la Caroline, par Lesson et Garnot.
« Scinque à ventre bleu... Ce scinque vit dans l’île d’Oualan. » (L.)
Duméril et Bibron (1839 : 683) placent l’espèce en synonymie avec leur Gongylus
(Euprepes) sechellensis mais ne font pas référence au matériel de Lesson. Dans le catalogue
de C. et A. Duméril (1851 : 162) on ne trouve pas non plus de référence à ce matériel à
l’article sechellensis, mais il est probablement mentionné sous Eumeces carteretii où est
signalée une récolte d’Océanie de Lesson et Garnot ; c’est en effet sous le nom de cartere¬
tii que ce spécimen a longtemps été catalogué. Guibé (1954 : 100, n° 514) signale la pré¬
sence de ce type.
— 29 —
Gray (1845 : 114) a réhabilité le nom de cyanogaster, citant le Scirtcus cyanogaster
Lesson et transférant l’espèce dans le genre Euprepis mais, se fiant à Duméril et Bibron, il
lui donne pour habitat les Séchelles. Boulenger (1887 : 292) place l’espèce de Lesson dans
le genre Lygosoma (sous-genre Emoa) et laisse (p. 161) cyanogaster sensu Gray dans la
synonymie de sechellensis. Barbour (1912 : 94) transfère l’espèce dans le genre Emoia, ce
qui n’a plus été discuté.
= Emoia cyanogaster (Lesson, 1826).
Scincus cyanurus Lesson, 1826, Voy. Coquille : Atlas, pl. 4 fig. 2 ; 1830, Zool. Rept.,
2 : 49.
Syntypes : MHNP 7069A, 104 (61) mm, Sc 626/3, MHNP 7069 (2762), 121 (73) mm,
7069B, 125 (74) mm, et 7069C, 118 (75) mm, Sc 739/2 ; tous les quatre de O.-Taïti par
Lesson et Garnot ; MHNP 7068 (2759), 80 (44 ?) mm, Sc 739/8, MHNP 7068A, 80 (44 ?)
mm, et 7068B, 81 (47) mm, Sc 626/1 ; tous les trois de Taïti par Duperrey. (Également
syntypes de Gongylus (Eumeces) lessonii Duméril et Bibron.)
« Scinque queue d’azur » (L.)
Le binôme, d’abord publié dans l’Atlas du Voyage de « La Coquille », fut utilisé par
Lesson en 1828 lorsqu’il signala (p. 388), de l’île Bourou, l’une des Moluques : « Le petit
Scinque à raies noires et queue bleue 1 (Scincus cyanurus) y est aussi abondant. Cette espèce
diffère du Scincus vittatus .». Ce texte est d’ailleurs repris mot à mot par Lesson (1830 :
17). La note renvoie à « Seba tome II, pl. 0, fig. 5 », référence apparemment erronée. Ulté¬
rieurement, Lesson (1830 : 49) précisa : « Emo, dans la langue des habitants d’O-Taïti. Ce
joli petit scinque dont nous avons déposé un grand nombre d’individus au Muséum d’hist.
nat.C’est le commensal innocent des habitations O-Taïtiennes ».
C. et A. Duméril (1851 : 157) et Guibé (1954 : 100, n° 515) attestent de la présence
dans les collections de Paris des spécimens ramenés de Tahiti.
W. C. Brown sépara d’abord (VIII. 1977), des quatre syntypes réunis sous le n°
MHNP 7069, les 7069B et 7069C comme appartenant à l’espèce caeruleocauda ; ultérieure¬
ment (IX. 1983) il ne conserva plus comme représentatif de cyanurus que le 7069A dont il
fit, sur fiches, le lectotype de l’espèce, plaçant également le 7069 parmi les caeruleocauda.
De même, il sépara MHNP 7068 ( cyanurus ) de 7068A et 7068B ( caeruleocauda ).
Gray (1839 : 289) cita l’espèce sous le nom de Tiliqua cyanura ; Duméril et Bibron
( 1839 : 654-656) le placèrent en synonymie avec leur Gongylus (Eumeces) lessonii ; Gray
en fit ensuite (1845 : 76) un Mabouya cyanura. Girard (1858 : 270) un Emoa cyanura et
Boulenger (1887 : 290) un Lygosoma du sous-genre Emoa. Barbour (1912 : 93) la consi¬
déra comme appartenant au genre Emoia, ce qui est encore admis aujourd’hui (Greer,
1974 : 34).
Cette espèce est devenue l’espèce-type de Eusoma Fitzinger, 1843, non Eusoma Germar,
1817, par monotypie, avec comme synonyme postérieur G. (E.) lessonii D. et B.
= p.p. Emoia cyanura (Lesson, 1826).
= p.p. Emoia caeruleocauda de Vis, 1892.
— 30 —
Scincus cyprius Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 62-63.
« Et surtout une grande espèce du Levant (Sc. cyprius, Cuv.) Lac. cyprius scincoides,
Aldrov., Quadr., Dig., 606, Geoff., Desc. de l’Égypt., pi. III, f. 3, sous le nom d 'Anolis
gigantesque ; verdâtre, à écailles lisses, à queue plus longue que le corps ; une ligne pâle le
long de chaque flanc. » (C.)
Duméril et Bibron (1839 : 701) placent cette espèce dans la synonymie de leur Gongy-
lus (Plestiodon) aldrovandii, Gray (1845 : 91) dans celle de Plestiodon auratus, Boulenger
(1887 : 384) dans celle d ’Eumeces schneideri, position adoptée depuis par les différents
auteurs. Nous suivons Taylor qui écrivait (1935 : 28) « probably not existing type ».
= Eumeces schneideri (Daudin, 1802).
Scincus cyprius Gervais, 1837, Annls Sci. nat., 2 e sér., 6 (1836) : 309.
Paul Gervais signale un spécimen de Scincus cyprius Cuv. récolté en Algérie par le
Dr Guyon.
Duméril et Bibron (1839 : 701-704), qui citent dans le matériel utilisé pour la descrip¬
tion de leur Gongylus (Plestiodon) aldrovandii un spécimen « qui nous a été envoyé vivant
de la province d’Alger par M. Guyon, chirurgien en chef de l’armée d’Afrique. », omettent
dans leur synonymie le travail de Gervais, antérieur cependant de deux ans à la publication
du volume correspondant de l’Erpétologie générale.
Gray (1845) ne mentionne pas la publication de Gervais mais Boulenger, lui (1887 :
384), souligne bien que l’espèce observée par Gervais n’est pas celle de Cuvier et la place
en synonymie avec Eumeces algeriensis, élevant ainsi au rang d’espèce E. pavimentatus var.
algeriensis Peters, 1864.
L’holotype de S. cyprius sensu Gervais, 1837, non Cuvier, 1829, est également syntype
de Gongylus (Plestiodon) aldrovandii. Il a malheureusement disparu des collections du
Muséum de Paris entre 1851 et 1954 (cf. aldrovandii, p. 3).
= Eumeces algeriensis (Peters, 1864).
Lygosoma (Riopa) dahomeyense Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23
(2) : 101-103, fig. 10-11 (écaillure de la tête).
Syntypes : MHNP 1917.78, 135 (89) mm ; MHNP 1917.79, 65 (25 ?) mm ; MHNP
1917.80, 131 (84) mm ; MHNP 1917.82, 108 (69) mm ; MHNP 1917.83, 123 (81) mm ;
MHNP 1917.84, 81 (41 ?) mm. Tous (2913/3), Sc 627.
« Dahomey : Agouagon, 7 individus (Bouet) », corrigé en « Agouagou » (C., 19176 :
454). C’est à tort que Fuhn (1972 : 267) écrit : « holotype MNHN Paris 17.17 ; syntypes
17.78-80 ».
Après Loveridge (1952 : 238), Guibé (1954 : 97, n° 501) considère l’espèce comme
synonyme de Lygosoma breviceps togoense (Werner, 1902), tandis que Perret (1973 : 603),
— 31 —
après Fuhn, en fait un Panaspis kitsoni. Guibé signale encore l’existence dans les collec¬
tions des sept syntypes ; nous n’en avons plus trouvé (1984) que six, le MHNP 1917.81
manquant.
= ? Panaspis kitsoni (Boulenger, 1913).
Scelotes Decaryi Angel, 1930, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 2 (5) : 506-407.
Holotype par monotypie : MHNP 1930.336 (3044 C), 102 (59) mm, 42 VPS, Sc 98,
capturé en juillet 1926, par M. Decary, sur les rochers de la zone littorale de Fort-
Dauphin, sud-sud-est de Madagascar.
Guibé (1954 : 87, n° 445). Angel (1942, pi. IV fig. 3 et 3 a ; pi. XIX fig. 4) et
Brygoo (1985c?, fig. 5) ont proposé différentes représentations de l’holotype.
Welch (1982 : 69) place, sans justification, l’espèce dans le genre Amphiglossus.
= Amphiglossus decaryi (Angel, 1930).
Scincus decemlineatus Lacépède, 1804, Annls Mus. Hist, nat., Paris, 4 : 192, 208-209.
Syntypes : MHNP 2983 (2940), 212 (140) mm, et 2983 A, 168 (102 ?) mm, Sc 707/5,
de la Nouvelle-Hollande par Péron et Lesueur. (Également syntypes de Scincus multilinea-
tus Lesson.)
Duméril et Bibron (1839 : 550, 734) ne citent cette espèce que par son nom français, le
Scinque à dix raies, omettant le binôme latin parfaitement valide de la page 208, omission
d’autant plus remarquable que ces auteurs citent (p. 736 et 752) les deux autres binômes
latins de la même publication de Lacépède : Scincus whitii et Scincus crotaphomelas. Gray
(1845), Boulenger (1887) et Guibé (1954) ignorent l’espèce de Lacépède.
C. et A. Duméril (1851 : 174) signalent la présence dans les collections du matériel de
Péron et Lesueur du « Type du Scinque à dix raies de Lacépède ».
La synonymie avec le Lacerta taeniolata de John White, mentionnée dans l’Erpétologie
générale, n’a pas été remise en cause.
= Ctenotus taeniolatus (White, ex Shaw, 1790).
Tetradactylus decresiensis Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 64.
Syntypes : MHNP 3040 (3014), 135 (72) mm, Sc 951 (689) ; MHNP 7135 (3010), 134
(73) mm, Sc 951/2 (689/2) ; MHNP 7136 (3013), 135 (71) mm, et 7136 A, 145 (84) mm, Sc
951/1 (689/1) ; de l’île Decrès, par Péron et Lesueur. (Également syntypes de Seps peronii
Fitzinger, 1826.)
A propos des espèces de Seps, Cuvier écrivait : « Une à quatre doigts, dont les posté¬
rieurs inégaux (le Tetradactylus decresiensis, Per.), et une à trois, d’ailleurs très semblable à
— 32 —
la précédente ( Tridactylus decresiensis, Per.). Toutes deux viennent de l’île de Crès, et sont
vivipares ».
Pour l’évolution de la position taxinomique, cf. Seps peronii, p. 84.
Guibé (1954) ne traite pas de ces types mais ils sont signalés par Roux-Estève (1979 :
27).
= Hemiergis peronii peronii (Fitzinger, 1826).
Tridactylus decresiensis Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 64.
Syntypes : MHNP 1601 (3015), 105 (62) mm, Sc 952 ; MHNP 3041 (3014), 92
(51 ?) mm, Sc 952/1 ; de l’île Decrès, par Péron et Lesueur. (Également syntypes de
Zygnis decresiensis Fitzinger, 1826.)
Pour le texte de Cuvier, cf. Tetradactylus decresiensis , p. 31, et pour l’évolution de la
position taxinomique cf. Zygnis decresiensis, p. 32.
= Hemiergis decresiensis (Fitzinger, 1826).
Zygnis decresiensis Fitzinger, 1826, Neue Classif. Rept. Verzeichn. : 53 n° 4.
Syntypes : MHNP 1601 (3015), 105 (62) mm, Sc 952 ; MHNP 3041 (3014), 92
(51 ?) mm, Sc 952/1 ; de l’île Decrès (Australie) par Péron et Lesueur. (Également
syntypes de Tridactylus decresiensis Cuvier, 1829.)
Une certaine confusion résulte du fait que les lézards récoltés sur l’île Decrès par
Péron et Lesueur ont été, en fonction du nombre de leurs doigts, placés par Fitzinger,
par Cuvier, par Duméril et Bibron et par Gray dans deux genres différents, mais seul le
premier de ces auteurs a donné des noms spécifiques différents (peronii et decresiensis), tan¬
dis que les autres utilisaient pour les deux espèces le même nom spécifique. D’où, sans
doute, l’erreur de Mittleman (1952 : 12) qui confond les deux espèces.
Pour une raison non précisée, Duméril et Bibron (1839 : 766-769) s’attribuent le
binôme « Hemiergis Decresiensis, Nobis », alors que dans la synonymie ils citent :
« Hemiergis Decresiensis Wagl. Syst. amph. pag. 160 ».
Ce matériel est le type du Tridactylus decresiensis, Per. in Cuvier, 1829, espèce qui est,
par monotypie, type de Tridactylus Cuvier, 1829, non Latreille, 1802. Un nomen substitu-
tum, Hemiergis (du grec : imparfait) a été proposé par Wagler (1830 : 160n). Boulenger
(1887 : 327) transféra l’espèce dans le genre Lygosoma, sous-genre Hemiergis. Son apparte¬
nance au genre Hemiergis réhabilité semble aujourd’hui admise (Loveridge, 1934 : 368 ;
Greer, 1973 : 14 ; Cogger, 1983 : 334). Guibé (1954) ne traite pas de ces types ; Roux-
Estève (1979 : 27) les signale.
= Hemiergis decresiensis (Fitzinger, 1826).
— 33 —
Gongylus (Euprepes) Delalandii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 690-691.
Holotype par monotypie : MHNP 263 (2818), 130 (47 ?) mm, Sc 413.
« Ce Scincoïdien nous a été rapporté du Cap de Bonne Espérance par Delalande. »
(D.B.)
Pierre Antoine Delalande (1786-1823), voyageur naturaliste du Muséum de Paris, col¬
lecta au Brésil (1816-1817) et en Afrique du Sud (1818-1820) ; il est l’oncle des Verreaux.
C. et A. Duméril (1851 : 163) signalent que le spécimen, unique, est « Type du Rachite
de Delalande Cocteau, Tabl. synopt. des Scincoïdiens ». Guibé (1954 : 79, n° 403).
Gray (1845 : 116) plaçait l’espèce dans le sous-genre Chioninia du genre Euprepis ;
Boulenger (1887 : 158) la transféra dans le genre Mabuya où elle est encore aujourd’hui.
Dès 1867, Bocage signalait l’existence de Y Euprepes Delalandii sur l’île Santiago de
l’archipel du Cap Vert. En 1875 il écrivait (n. p. 289-290) : « Je suis persuadé que l’exem¬
plaire du Muséum de Paris, rapporté ou envoyé par Delalande, ne vient pas du Cap. je
tiens pour beaucoup plus probable que le voyageur français l’ait trouvée à l’île Santiago,
point de relâche obligé à cette époque pour les bâtiments à voiles qui entreprenaient ce long
voyage ».
Mertens (1955 : 10) corrige la terra typica en « Sao Tiago, Kapverden ».
= Mabuya delalandii (Duméril et Bibron, 1839).
Allodactylus de l’Islei Lataste et Trémeau de Rochebrune, 1876, J. Zool., 5 : 238-243, pi. X,
fig. 1 à 13.
Bien que le type de cette espèce n’ait jamais appartenu aux collections du Muséum de
Paris, il nous semble nécessaire d’en dire quelques mots, ne serait-ce que pour redresser les
erreurs publiées à son sujet. Boulenger (1887 : 398, 407), après avoir placé le nouveau
genre en synonymie avec Chalcides : a) transforme de manière incorrecte le nom d’espèce
en delislii (au lieu de delislei) ; b) envisage une origine géographique sans rapport avec les
données publiées : « Senegambia ? », c) ne donne qu’un des deux noms d’auteurs, Lataste.
Le spécimen, qui appartenait à la collection de M. Trémeau de Rochebrune, avait été
rapporté du Japon (ce qui est mentionné explicitement dans le titre de la note et dans le
texte) par M. Savatier, capitaine de vaisseau ; il avait d’abord été considéré comme un
Seps chalcides.
La planche présentant des dessins des os du crâne, on doit admettre que le type,
holotype par monotypie, a été sinon détruit du moins altéré et que, sauf redécouverte de ses
parties, il n’est plus représenté que par la planche de la description originale.
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Allodactylus (de allos : autre, dacty¬
los : doigt) : « Quatre pattes, les antérieures à trois, les postérieures à quatre doigts cylin¬
driques, sans dentelures » (L. et T.).
Elle est très vraisemblablement dédiée à M. A. de L’Isle du Dreneuf dont Lataste
utilisa en 1876 une note sur l’accouplement de l’Alytes accoucheur.
— 34 —
Welch (1982 : 78) cite : « Sphenops delislei (Lataste 1880 ; Scincus », avec pour distri¬
bution le Sahara central et donne pour référence Pasteur et Bons (1960).
= ? Allodactylus delislei Lataste et Trémeau de Rochebrune, 1876.
Mabuya elegans delphinensis Brygoo, 1984, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 5
(1983), section A, (4) : 1090-1091.
Holotype par désignation originale : MHNP 1930.328 D (2815 pi p.p.), 128 (86) mm,
Sc 475, R. Decary coll., juin 1926, sur les rochers de la zone littorale de Fort-Dauphin
(Madagascar). Le nom rappelle l’origine géographique.
Paratypes : MHNP 1930.328, 61 (21) m, 1930.328A, 71 (25)mm, 1930.328B, 71
(24) mm, 1930.328C, 48 (16) mm, et 1930.328E, 45 (15) mm, Sc 475/1, même récolte que
l’holotype ; MHNP 1901.166, 83 (29) mm, 1901.167, 79 (25) mm, et 1901.168, 82 (27) mm,
(2815 delta), Sc 475/1, Fort-Dauphin, Ch. Alluaud, VII-X ; MHNP 8220, 85 (54) mm,
8220A, 50 (?) mm, et 8220B, 89 (53) mm, (2815 pi 11), Sc 475/1, Humbert coll., sur la
plage de Fort-Dauphin « se nourrissant de crustacés marins vivant au ras des flots ».
Il existe d’autres paratypes au Field Museum, Chicago : CNHM 79952-79971.
Gongylus (Lygosoma) Deplanchei Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 23-24.
Syntypes : MHNP 5396 (1879.818-20, 2912), 64 (26 ?) mm, 5396A, 74 (34 ?) mm,
5396B, 75 (41) mm, et 5396C, 58 (30) mm, Sc 678, Nouvelle-Calédonie, don de M. Bavay,
30.X.1879.
« Ce Lygosome vit dans des lieux humides et peu exposés aux rayons du soleil. Je ne
l’ai jamais rencontré courant, mais toujours caché sous les pierres, au bord des ruisseaux et
dans les endroits fangeux, dans les bois ou bien dans la mousse épaisse du sommet des
montagnes boisées.
« Je donne à cet animal le nom de M. Deplanche, médecin auxiliaire de la marine,
dont les recherches ont contribué à faire connaître la flore et la faune néo-calédoniennes, et
qui fut bien souvent le compagnon de mes courses zoologiques. » (B.)
Boulenger (1887 : 318) place l’espèce dans le sous-genre Homolepida du genre Lygo¬
soma mais avec une orthographe incorrecte, deplanchii ; il signale l’existence de deux types
au British Museum (N. H.), provenant de M. Bavay. M. A. Smith (1937 : 220) en faisait un
représentant de la section Sphenomorphus du genre Lygosoma. L’espèce n’appartient pas au
genre Lygosoma tel que redéfini par Greer (1977 : 519).
Le Lygosoma deplanchei sensu Bocage, 1873, serait pour Boulenger (1877 : 270) un
synonyme de Lygosoma nigrofasciolatum Peters, 1869.
Guibé (1954) ne traite pas de cette espèce.
= Sphenomorphus ? deplanchei (Bavay, 1869).
— 35 —
Ablepharus deserti Strauch, 1868, Mélang. Biol. Acad. St Petersbourg, 6 : 564 ; 1868,
Bull. Acad. imp. Sci. St Petersbourg, 12 : 366-367.
Description originale : « Ablepharus deserti bewohnt die arabo-caspischen Steppen ;
von den vier mir vorliegenden Exemplaren der akademischen Sammlung ist das eine vom
verstorbenen Dr. Basiner auf den Sandhügeln des Ustjurt, die drei anderen vom Magister
Sewerzoff bei Akmetschet gefangen worden. » (S.)
La série-type est donc parfaitement définie, quatre spécimens avec deux localités pour
terra typica ; aucun d’eux ne se trouve dans les collections du Muséum de Paris.
C’est à tort que Guibé (1954 : 85, n° 432) et, après lui, Fuhn (1969 : 31) considèrent
comme des paratypes les neuf spécimens (MHNP 5697-98) récoltés par Strauch à Tschinass
(Turkestan) et transmis en 1879 par le Musée de St Petersbourg : MHNP 5697
(1879.640-44, 3100a), 98 (50 ?) mm, 5697A, 113 (73) mm, 5697B, 91 (52 ?) mm, et 5697C,
82 (43 ?), Sc 213/1 ; MHNP 5698 (1879.645-48, 3100b), 91 (55) mm, 5698A, 95 (60) mm,
5698B, 84 (51) mm, 5698C, 78 (37 ?) mm, et 5698D, 86 (54) mm, Sc 213.
Lygosoma (Liolepisma) digitatum Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23
(2) : 97-98, fig. 6 et 7 (écaillure de la tête).
Holotype par monotypie : 1917.16 (2903/2), 134 (76) mm, Sc 629.
« Congo : Lambaréné, 1 individu (Ellenberger) ». « ... facies lacertiforme, dû au
grand développement de ses pattes... ». (C.).
Alors que Guibé (1954 : 89, n° 461) admettait la validité de cette espèce, Perret
(1973 : 606), après Fuhn (1972 : 263), la place en synonymie avec Panaspis rohdei.
= Panaspis rodhei (Müller, 1910).
Lygosoma doriae Boulenger, 1887, Annali Mus. civ. Stor. nat. Genova, 2 e ser., 4 : 620.
Syntype : MHNP 1893.370 (2952 alpha), 98 (65) mm, Sc 630.
« Three specimens, two adult and one half-grown, from the Kakhien Hills, and one,
half-grown, from Bhamo (Fea). » (B.) « The specimens. have been kindly submitted to
me for examination by Marquis G. Doria, . » (B. p. 618)
Les registres portent l’un la mention « Cotype 1 Birmanie L. Fea », l’autre « Mt
Catein ? Cotype ». Ce qui devient pour Guibé (1954 : 94, n° 486) : « Mt-Carins (1.400 m)
(Birmanie). — Fea ». Il y ajoute une dimension (65 mm) erronée. Le statut de ce spécimen
mériterait peut-être d’être revu.
Espèce placée, lors de la description originale, dans la section Leiolopisma du genre
Lygosoma, position encore admise par M. A. Smith (1937 : 224). Elle a été transférée
depuis dans le genre Scincella.
= Scincella doriae (Boulenger, 1887).
- 36
Scincus Duarrha Lesson, 1828, Annls Sci. nat., 13 : 381-382 ; 1830, Voyage Coquille, 2 :
12 .
« Une deuxième espèce, nommée Duarrha par les naturels est un Scinque (Scincus
Duarrha ) de la taille du Lézard vert de France, dont il présente la teinte, quoiqu’il jouisse
de la faculté de passer au gris foncé. » (L.)
Cette espèce observée en Nouvelle-Irlande, ne figure pas parmi les Reptiles récoltés en
Nouvelle-Irlande et déposés au Muséum (1830, appendix).
Le binôme, valide, est ignoré de Duméril et Bibron (1839), de Gray (1845) et de Bou-
lenger (1887) ; il doit donc être considéré nomen oblitum.
Eumeces (Plestiodon) Dugesii Thominot, 1883, Bull. Soc. philomath. Paris, 23 juin : 138-
139.
Syntypes : MHNP 1883.276, 70 (32 ?) mm, 29 VPS, et 1883.277, 146 (42 ?) mm, 29
VPS ; l’un et l’autre (2869 a), Sc 3, envoyés du Mexique par A. Dugès.
« Cette espèce. a été donnée au Muséum par le Dr A. Dugès qui l’a récoltée dans la
province de Guanajuato (Mexique). » (T.) La description repose sur plusieurs spécimens
dont le plus grand mesure 110 (44) mm. Le Muséum possède deux autres spécimens,
MHNP 1897.391 et 392 (2869 alpha), Sc 3/4, donnés par Alfred Dugès le 6 décembre 1897
comme spécimens d’E. dugesii, mais ce ne sont pas des syntypes puisque les dimensions du
plus grand dépassent celles qui sont données dans la description originale : 123 (73 ?) mm.
Boulenger (1887 : 379) place l’espèce en synonymie avec Eumeces brevirostris et
signale une autre référence de Dugès : La Naturaleza, VI. 1884 : 361, pi. IX fig. 2.
E. H. Taylor (1935 : 472), après Cope (1900), réhabilite l’espèce, mais c’est à tort qu’il
écrit : « One specimen was sent to the Paris Museum » et que, p. 478, il ne signale l’exis¬
tence à Paris que d’un seul type. Guibé (1954) ne mentionne pas ces types.
= Eumeces dugesii Thominot, 1883.
Tropidolopisma Dumerilii var. A Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745-746.
Holotype par monotypie de la variété, syntype de l’espèce : MHNP 3001 (2966), 432
(240) mm, Sc 339/2.
« Variété A. Scincus aterrimus, Péron, Mus. Par. »... « L’animal est entièrement
noir. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 176) précisent : « Ile Decrés (Océanie) : Peron et Lesueur. »
et « Unique. »
Gray (1845 : 106) et Boulenger (1887 : 138) ne tinrent pas compte des variétés décri¬
tes par les auteurs de l’Erpétologie générale et placèrent l’ensemble en synonymie avec Tro¬
pidolopisma kingii (Gray, 1839).
— 37 —
Pour Guibé (1954 : 91, n° 472), les quatre variétés sont en synonymie avec Egernia
napoleonis (Gray, 1839). Les spécimens ont été signalés par Roux-Estève (1979 : 27).
Créant le nom de genre Tropidolopisma, Duméril et Bibron précisent (1839 : 744,
note) qu’il est composé d’après les mots grecs « tropis » carène et « lopisma » enveloppe,
habillement. Gray (1845 : 105), tout en attribuant le genre à Duméril et Bibron, modifie
l’orthographe en Tropidolepisma, d’où ultérieurement une certaine confusion dans l’utilisa¬
tion de l’une ou l’autre graphie. Boulenger (1887 : 134) cite correctement Tropidolopisma.
Loveridge (1934 : 336) : « Number (MCZ) 2133 may be a cotype of Tropidolopisma
dumerilii Duméril et Bibron. It was catalogued a decade after it was received together with
a juvenile example of Lygosoma moniligera Duméril et Bibron. »
= Egernia kingii (Gray, 1839).
Tropidolopisma Dumerilii var. B Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745-746.
Syntypes : MHNP 3002 (2966), 413 (196) mm, Sc 339/1 ; MHNP 7127 (2965), 370
(144 ?), Sc 339 ; MHNP 7128 (2967), 390 (170 ?) mm, et 7128A, 469 (250) mm, Sc 334/1 ;
tous par Quoy et Gaimard, du Port du roi George, Nouvelle-Hollande.
La description originale ne mentionne pas le nombre des spécimens examinés mais indi¬
que dans la synonymie établie pour cette variété : « Scincus Nuittensis Péron, Mus. Par. ».
Selon C. et A. Duméril (1851 : 176), le matériel de Péron n’était déjà plus au
Muséum de Paris en 1851, mais ils signalent le matériel de Quoy et Gaimard.
Les positions de Gray et Boulenger ont été indiquées à propos de la var. A. Guibé
(1854 : 91-92, n° 472), qui range les quatre variétés dans la synonymie de Egernia napoleo¬
nis (Gray, 1839), signale à tort comme syntypes de la var. B les deux exemplaires du
MHNP 7126. Ceux-ci, récoltés par Jules Verreaux en Nouvelle-Hollande, ne sont arrivés
au Muséum de Paris qu’en novembre 1846 et n’ont donc pu être utilisés par les auteurs de
l’Erpétologie générale.
Storr (1978 : 163) écrit : « The original description of T. dumerilii is a composite of
E. kingii and E. napoleonis. In order to stabilize their name, I hereby designate the speci¬
men mesured by Duméril & Bibron as lectotype of T. dumerilii ; its great size (SVL 217)
identifies it with E. kingii. » Il s’agit ici du spécimen MHNP 7128A dont les dimensions,
219 + 250 mm, sont les plus proches de celles qui sont données par les auteurs de l’Erpéto¬
logie générale.
= Egernia kingii (Gray, 1839).
Tropidolopisma Dumerilii var. C. Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745-746 ;
Atlas, pl. L.
Syntypes : MHNP 1242 (2970), 191 (97) mm, 26 VPS, Sc 334 ; MHNP 3003 (2968),
144 (84) mm, 26 VPS, Sc 334/4.
« Variété C. Scincus trifasciatus Péron, Mus. Par. »
— 38 —
C. et A. Duméril (1851 : 176) précisent : deux individus de la Terre Napoléon
(Nouvelle-Hollande) par Péron et Lesueur, types de Scincus trifasciatus ; l’un des deux
(MHNP 1242) étant en outre le type de Tiliqua napoleonis Gray, 1839.
La planche L (Scinque de Duméril) de l’atlas de l’Erpétologie générale, dont la date de
publication est 1854, a été préparée (et diffusée ?) avant 1839 puisque la description s’y
réfère. Cette planche représente la variété B s’il faut en croire les couleurs données pour
caractériser les quatre variétés.
Gray (1845 : 106) place l’ensemble des Tropidolopisma dumerilii en synonymie avec T.
kingii (Gray, 1839) ; il est suivi par Boulenger (1887 : 138).
Guibé (1954 : 91-92, n° 472) met l’ensemble des T. dumerilii en synonymie avec Eger-
nia napoleonis, alors que seule la var. C semble devoir l’être. Roux-Estève (1979 : 27)
signale les deux spécimens.
= Egernia napoleonis (Gray, 1839).
Tropidolopisma Dumerilii var. D Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745-746.
Holotype par monotypie de la variété, syntype de l’espèce : MHNP 3005 (2972), 302
(201) mm, 26 VPS, Sc 340.
La description originale ne donne pas d’indication sur le matériel-type mais C. et
A. Duméril (1851 : 176) précisent : « Nouvelle-Hollande : donné par M. Bell. Unique. ».
Les positions de Gray, Boulenger, Guibé ont été indiquées à propos de la var. A.
= Egernia pulchra Werner, 1910.
Gongylus (Lygosoma) Duperreyii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 715.
Syntypes de la var. A : MHNP 7102 (2878), 132 (71 ?) mm, et 7102A, 114 (53 ?) mm,
Sc 715, de la terre de Van Diemen par Quoy et Gaimard. (Également syntypes de Tiliqua
Duperreyi Gray, 1839.)
Holotype ? var. B : MHNP 3014 (2881), 97 (45 ?) mm, Sc 731/1, sans nom de dona¬
teur, Nouvelle-Zélande.
« Patrie. Ce Lygosome se trouve à la Nouvelle-Hollande et à la Nouvelle-Zélande. »
(D.B.) Mais les auteurs ne précisent pas l’affectation géographique de l’une et l’autre
variété.
Un problème se pose quant au nombre des syntypes. C. et A. Duméril (1851 : 167-168)
écrivent à propos de cette espèce : « Les caractères qui distinguent ce Lyg... n’ont pas pu
être suffisamment indiqués dans VErpét. génér., car lorsque cette dernière espèce a été fon¬
dée, elle n’était représentée au Muséum que par deux individus. » Mais, quelques lignes plus
haut, les mêmes auteurs signalent comme appartenant à la var. A les deux spécimens de
Quoy et Gaimard et à la var. B un spécimen de Tasmanie, sans nom de donateur, tous
trois « Types du Tiliqua de Duperrey Cocteau ». Les collections du Muséum possèdent
encore les deux premiers spécimens mais le troisième n’a pas pu être identifié avec certitude.
Par contre, les registres anciens signalent l’existence d’un type de la variété B, le MHNP
— 39 —
3014, sans nom de donateur mais avec une localité d’origine certainement erronée, la
Nouvelle-Zélande. Il est vraisemblable, mais cela ne peut être affirmé, qu’il s’agit du spéci¬
men de Tasmanie vu par Cocteau.
L’espèce est dédiée à Louis Isidore Duperrey (1786-1865), marin français, second de
Freycinet sur T « Uranie » (1817-1820), puis commandant de la corvette la « Coquille »
dans son voyage d’exploration (1822-1825).
G. (L.) duperreyii est, par monotypie, espèce-type du genre Eulepis Fitzinger (1843 :
22). Guibé (1954) ne cite pas ces types.
Si Duméril et Bibron ne signalent dans leur synonymie que le Tiliqua de Duperrey de
Cocteau, C. et A. Duméril y ajoutaient le Tiliqua trilineatum de Gray. La synonymie
avec cette espèce, qui a la priorité, est admise par Gray (1845 : 81) et Boulenger (1887 :
279), du moins pour la variété A, car pour la variété B, P. A. Rawlison, lors d’un examen
du matériel au Muséum de Paris, a identifié le MHNP 3014 comme appartenant à l’espèce
Leiolopisma metallicum. Jusqu’à une date récente la synonymie de la variété A n’était donc
pas remise en cause, mais en 1982, Greer écrivait (p. 560) : « Leiolopisma trilineatum is
currently treated as a single species with two disjunct populations, one in the southwestern
corner of Australia and the other in the southeastern (...). The two populations differ,
howewer, in two characters, and these differences suggest to me that two species are invol¬
ved. The southwestern population, to which the name L. trilineatum may be restricted,
... and the southeastern population, for which the name L. dyperreyi is available, ... », ce
qui réhabilite l’espèce que Greer place dans le groupe d’espèces baudini.
= var. A Leiolopisma duperreyi (Duméril et Bibron, 1839).
= var. B Leiolopisma metallicum (O’ Shaugnessy, 1874).
Tiliqua Duperreyi Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 292.
Syntypes : MHNP 7102 (2878), 132 (71 ?) mm, et 7102A, 114 (53 ?) mm, Sc 715, par
MM. Quoy et Gaimard, de la Terre de Van Diemen. (Également syntypes de la var. A. de
Gongylus (Lygosoma) Duperreyii Duméril et Bibron, 1839.)
« Tiliqua Duperreyi. Seine. Duperreyi, Cocteau MSS. Scales with 5 white lines like
those of Gymnophthalmus. Kangoroo Islands. Mus. Paris. » (G.)
Le binôme est incontestablement validé par les quelques mots de description qui le sui¬
vent ; il sera cependant oublié, ou omis, par les auteurs ultérieurs et même Gray, en 1845,
ne le rappelle pas, créditant Duméril et Bibron du nom Duperreyi.
La terra typica pose un autre problème. Alors que Gray décrit cette espèce sur du
matériel du Muséum de Paris que Cocteau désigne comme Seine. Duperreyi, il lui attribue
une origine géographique différente. En effet, selon C. et A. Duméril (1851 : 167-168), les
syntypes observés par Cocteau provenaient les uns de la terre de Van Diemen (Tasmanie)
par Quoy et Gaimard et l’autre de Tasmanie, sans nom de donateur ; il n’est pas question
de l’île Kangaroo. Pour la synonymie cf. Gongylus (Lygosoma) Duperreyi, p. 38. Guibé
(1954) ne traite pas de ces types.
= Leiolopisma duperreyi (Duméril et Bibron, 1839).
— 40 —
Gongylus (Lygosoma) Dussumierii Duméril et Bibron, 1939, Erpét. génér., 5 : 725-726.
Syntypes : MHNP 216 (2914), 89 (54) mm, 216A, 75 (47) mm, 216B, 39 (17 ?) mm,
216C, 45 (16 ?) mm, 216D, 45 (14 ?) mm, et 216E, 28 (3) mm, Sc 632 ; MHNP 7111
(2913), 154 (97) mm, et 7111A, 124 (69 ?) mm, Sc 632/1.
« Cette espèce nous a été nouvellement rapportée de la côte du Malabar par M. Dussu-
mier. » (D.B.)
Jean-Jacques Dussumier (1792-1883), marin et armateur français, ramena en France, de
1818 à 1837, de nombreuses collections zoologiques du Sud-Est asiatique. Il fut consul de
France à Canton en 1824. Il devint par la suite un spécialiste des Cétacés.
C. et A. Duméril (1851 : 171) signalent la présence dans les collections de Paris
d’« adultes et jeune âge, Types du Kéneux de Dussumier Cocteau, Tabl. des Scincoidiens ».
Guibé (1954 : 88, n° 452) confirme l’existence de huit syntypes. Gray (1845 : 75) fit de
cette espèce un Hinulia, Boulenger (1887 : 243) la replaça dans le genre Lygosoma sous-
genre Hinulia. M. A. Smith (1937 : 219), qui sans justification crédite Gray de l’espèce, la
place dans la section Sphenomorphus du genre Lygosoma. Pour Greer (1977 : 519), elle
n’appartient pas à ce genre tel qu’il est actuellement défini.
= Sphenomorphus ? dussumierii (Duméril et Bibron, 1839).
Scincus Duvaucellii Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 33.
Holotype par monotypie ? : MHNP 2892 (2722), 122 (69) mm, Sc 691/9, du Bengale
par Duvaucel.
« Chiamela Duvaucellii, Scincus Duvaucellii, Cocteau ? Pale with a series of minute
black specks, side dark, white-spotted. N. Holland, King George’s Sound. Mus.
Paris. Exactly like Scincus Duvaucellii in colour and form, but toes 4-4 thicker, shorter
and of different proportional length. » (G.)
Par ces lignes Gray créait deux binômes valides, étant l’auteur des deux car la réfé¬
rence à Cocteau ne peut être retenue en l’absence d’indication formelle de la contribution
de ce dernier. La référence au Muséum de Paris concerne le « Scincus Duvaucellii » pour
lequel un binôme non valide, Tiliqua Duvaucellii, avait été utilisé par Cocteau en 1837.
Par contre, la référence à la Nouvelle-Hollande concerne le « Chiamela Duvaucellii ».
La présence du type dans les collections de Paris est attestée par C. et A. Duméril
(1851 : 156 : « Bengale. Duvaucel ») parmi les spécimens de Eumeces punctatus. Car c’est
en effet dans la synonymie de cette espèce que Duméril et Bibron rangeaient le Tiliqua
Duvaucellii de Cocteau. Guibé (1954) ne le mentionne pas.
Gray (1845 : 96) place Tiliqua Duvaucellii Coct. en synonymie avec Riopa punctata
mais ne cite pas son Chiamela Duvaucellii, pas plus d’ailleurs que ne l’avaient fait les
auteurs de l’Erpétologie générale. Boulenger (1887 : 310) ne cite dans la synonymie de
Lygosoma punctatum aucun des deux binômes formés sur le nom de Duvaucel.
= Lygosoma punctatum (Linné, 1766).
— 41 —
Anelytrops elegans A. Duméril, 1856, Rev. Mag. Zool., 8 : 420, pi. 22, fig.
Holotype par monotypie, MHNP 3099 (3122), 223 (71) mm, 78 VPS, Fe 1, du Gabon,
par M. Aubry-Lecomte, aide-commissaire de la marine.
Considéré à tort par A. Duméril (1856, 1861) comme synonyme de Acontias elegans
Hallowell, 1852, alors qu’il s’agit d’un Feylinia currori, ce spécimen n’en demeure pas
moins le support historique du genre Anelytrops et de la famille des Anelytropidae Cope,
1864.
Guibé (1954, 104, n° 539), « 190 mm » ? Spécimen réétudié par Brygoo et Roux-
Estève (1983).
= Feylinia currori Gray, 1845.
Mabuia ellenbergeri Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (4) : 219-221,
fig. 1-2 (écaillure de la tête).
Holotype par monotypie : MHNP 1917.119 (2841/3), 62 (38) mm, Sc 454/26 (418/1).
« Haut Zambèze (Northern Rhodesia) : Lealui, 1 individu (Victor Ellenberger). » (C.)
Guibé (1954 : 82, n° 419), après Loveridge (1953 : 202), fait de cette espèce une sous-
espèce de M. striata. Pour Broadley (1977 : 70), elle serait synonyme de M. s. wahlbergii
alors que Laurent (1964 : 69) la mettait en synonymie avec M. striata chimbana Boulen-
ger, 1887.
= Mabuya striata wahlbergii (Peters, 1869).
Scelotes elongatus Angel, 1933, Bull. Soc. zool. Fr., 58 : 295-296.
Holotype par monotypie (?) : MHNP 1933.150, (3048 delta), 229 (129) mm, 53 VPS,
Sc 99.
« Région d’Ambilobe, district du même nom ; province de Diégo-Suarez. Récolté et
donné au Muséum par M. Waterlot. » Madagascar. Le nom évoque la forme du corps.
La constitution de la série n’est pas précisée.
Le type a été figuré par Angel (1942, pi. XIX, fig. 3). Guibé (1954 : 87, n° 448).
Brygoo (1981b : 266-267) a réétudié ce matériel avant de placer l’espèce dans le genre
Androngo (1982 : 1199). Welch (1982 : 69) cite l’espèce, sans justification, dans le genre
Amphiglossus.
= Androngo elongatus (Angel, 1933).
— 42 —
Gongylus (Lygosoma) Entrecasteauxii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 717.
Syntypes : MHNP 2473 (2886), 71 (33 ?) mm, et 2473A, 49 (7 ?) mm, Sc 634.
« Notre Musée renferme deux échantillons de cette espèce, qui ont été recueillis à la
Nouvelle-Hollande par Péron et Lesueur. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 168) confirment qu’il s’agit bien des types du Tiliqua
d’Entrecasteaux de Cocteau.
Joseph-Antoine Bruni chevalier d’Entrecasteaux (1739-1793), navigateur français,
commandant des forces navales françaises dans l’Inde en 1785, gouverneur de l’île de
France en 1787, commande en 1791 l’expédition envoyée à la recherche de La Pérouse et
meurt à Java.
Gray (1845 : 82) transféra l’espèce dans le genre Mocoa. Boulenger (1887 : 276) la
réintégra parmi les Lygosoma sous-genre Liolepisma. M. A. Smith (1937 : 224) la place
dans la section Leiolopisma du genre Lygosoma. Pour Loveridge (1934 : 358), Mackay
(1955 : 162), Greer (1974 : 16) et Cogger (1983 : 344), il s’agit d’un Leiolopisma.
Guibé (1954 : 93, n° 477). Roux-Estève (1979 : 27).
Le binôme de Gray ( Tiliqua Entrecasteaux), du fait de l’absence de toute description,
doit être considéré comme un nomen nudum.
= Leiolopisma entrecasteauxii (Duméril et Bibron, 1839).
Gongylus (Euprepes) Ernestii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 696-697.
Holotype par monotypie : MHNP 7093 (2840), 172 (76 ?) mm, Sc 686.
« Euprepes de Van Ernest. » « ... Ile de Java ; le seul exemplaire que nous possédions
nous a été envoyé du Musée de Leyde. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 164) précisent : « donné par le Musée de Leyde sous le nom
de Scincus Ernestii, Type du Psammite de Van Ernest Cocteau ».
Gray (1845 : 108), qui place cette espèce en synonymie avec son Dasia olivacea Gray,
1839, signale dans la synonymie : « Scincus Ernestii Boiei MSS Mus. Leyden ». Cette
synonymie n’a pas été remise en cause. Guibé (1954 : 92, n° 475).
Espèce-type, par monotypie, de Liotropis Fitzinger, 1843 : 22.
= Dasia olivacea Gray, 1839.
Gongylus (Lygosoma) erucata Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 726-727.
Syntypes : MHNP 7035 (2915), 160 (90 ?) mm, Sc 711, par Péron et Lesueur ;
MHNP 999 (2917), 69 (32 ?) mm, Sc 711/5 ; par Busseuil.
Le lygosome chenillé (eruca : chenille). « ... deux individus de cette espèce, rapportés
de la Nouvelle Hollande, l’un par Péron et Lesueur, l’autre par M. Busseuil. » (D.B.)
— 43 —
La synonymie indiquée dans la description originale mentionne Scincus eructatus Péron
Mus. de Paris et Kéneux de Busseuil Coc. Tab. syn. Sc. C. et A. Duméril (1851 : 171)
signalent les deux spécimens de la description originale mais s’ils indiquent que celui de
Péron est bien le type du Scincus auratus, ils omettent de signaler que celui de Busseuil est
le type de Kéneux nommé par Cocteau. Guibé (1954 : 98, n° 507) ne retient que le premier
des deux syntypes en le qualifiant d’holotype ; on peut admettre qu’il a alors désigné le lec-
totype. Ce type est signalé par Roux-Estève (1979 : 27).
La synonymie de Duméril et Bibron signalait également le Tiliqua tenuis de Gray qui
a la priorité. Cette espèce, décrite une première fois (1831 : 71), a été recitée par son auteur
(1839 : 291), sans description mais avec une mention de synonyme erronée : « Seine, eruco-
tis Peron MSS ». Gray en fait ensuite (1845 : 76) un Hinulia que Boulenger (1887 : 231)
transforme en Lygosoma tenue. M. A. Smith place l’espèce dans la section Sphenomorphus
du genre Lygosoma, mais Greer (1977 : 519) ne l’admet pas parmi la liste des Lygosoma
selon la nouvelle définition du genre.
= Sphenomorphus ? tenuis Gray, 1831.
Lygosoma ferrandii Boulenger, 1898. Annali Mus. civ. Stor. nat. Genova, 2 e sér., 18 :
718-719, pi. IX fig. 2 (adulte et jeune), fig. 2a et b (écaillure céphalique, vues apicale
et latérale).
Syntype : MHNP 1918.15 (2939/1), 112 (53) mm, Sc 705. (Également syntype de Riopa
modesta somalica Parker, 1942).
« Three specimens from Lugh, collected by Capt. Ferrandi. » (B.)
Ce spécimen est enregistré comme reçu en échange du British Museum (N.H.) en 1918,
avec le rang de cotype et provenant de Lugh, Berbera (Côte des Somalis).
Guibé (1954 : 97, n° 500), considère, après de Witte (1941 : 133), qu’il s’agit d’un
synonyme de Riopa sundvalli (Smith, 1829). Parker (1942 : 88) place également l’espèce de
Boulenger en synonymie avec l’espèce de Smith, mais dans le même article (p. 91) il dési¬
gne le syntype MHNP 1918.15 (avec, il est vrai, une erreur de transcription, Mus. Paris
1918.5, mais une origine correcte, Ad. Near Berbera Mts Buris), comme syntype de sa nou¬
velle sous-espèce de Riopa modesta (Boulenger, 1895).
= Riopa modesta somalica Parker, 1942.
Scelotes fierinensis A. Grandidier, 1869, Rev. Mag. Zool., 21 : 340.
Holotype par monotypie (?) : MHNP 1895.214 (3070 alpha), 104 (55) mm, 47 VPS, Sc
301.
« Hab. Tullear », sud-ouest de Madagascar ; l’étymologie n’est pas précisée par
l’auteur mais le nom rappelle la région du Fiherenana, plaine au nord de Tuléar. La consti¬
tution de la série-type n’est pas indiquée dans la description originale.
Angel a proposé (1924 et 1942, pi. V, fig. 7) un dessin des membres postérieurs puis
— 44 —
de l’animal entier (1942, pi. XXI, fig. 7), Brygoo (1981, fig. 2) de l’écaillure céphalique.
Guibé (1954 : 103, n° 530).
Mocquard (1894 : 7) a transféré l’espèce dans le nouveau genre Grandidierina qu’il
venait de créer, sans désigner d’espèce-type. Elle est devenue l’espèce-type du sous-genre
Grandidierina, sensu Brygoo, 1981c (p. 686).
= Voeltzkowia (Grandidierina) fierinensis (A. Grandidier, 1889).
Eumeces (Riopa) Fischeri Bocourt, 1878, Annls Sci. nat., (6), 7 (16) : 1-2 ; 1879, Mission
scient. Mexique..., Rept. : 416-418, pi. XXII F fig. 1.
« Cette nouvelle espèce, originaire de Puerto-Cabello, nous a été communiquée, avec
d’autres Scincoïdiens américains, appartenant au Musée de Hambourg par M. le Dr Fischer,
à qui nous nous plaisons à la dédier. » (B. 1879.)
Bocourt, l’année suivante, transfère l’espèce dans le genre Riopa.
L’espèce fut placée par Boulenger (1887 : 304), en synonymie avec Lygosoma albo-
punctatum, des Indes orientales, espèce que Smith (1937 : 228) considère comme apparte¬
nant au sous-genre nominal de Riopa.
Dunn (1936 : 556) ne se prononce pas, n’ayant pas reconnu cette espèce parmi les
Mabuya américains qu’il a étudiés.
= ? Riopa (R.) albopunctatum (Gray, 1846).
Gongylus (Eumeces) Freycinetii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 648-651.
Syntype var. A : MHNP 2906 (2747), 180 (107) mm, Sc 748, de l’île Vanicoro par
Quoy et Gaimard. (Lectotype ?, cf. infra.)
Syntype var. B : MHNP 2907 (2748), 223 (146) mm, Sc 680/5, de l’île Vanicoro par
Quoy et Gaimard.
« Ce Scincoïdien a été trouvé dans l’île Vanicoro. se trouve aussi dans l’archipel des
Carolines . sous le nom de Scincus atrocostatus . » (D.B.)
L’espèce est dédiée au capitaine Freycinet commandant de l’expédition autour du
monde. Le nom avait été proposé en 1837 par Cocteau, avec le binôme Tiliqua Freycinetii,
non valide.
Guibé (1954 : 100, n° 518) ajoute à tort, comme syntype, le MHNP 2905 (2746), 159
(97 ?) mm, Sc 748/1 ; de la Nouvelle-Guinée par Freycinet. La description originale ne
mentionnant pas la Nouvelle-Guinée, il ne peut s’agir d’un syntype.
Gray (1845 : 95) met cette espèce en synonymie avec Mabouya atrocostata, Girard
(1858 : 264) avec Emoa atrocostata et Boulengerr (1887 : 295) avec Lygosoma atrocosta-
tum.
Le matériel-type a été étudié par W. C. Brown (VIII. 1977 et IX. 1983) qui a, sur fiche,
désigné comme lectotype le MHNP 2096, tandis qu’il identifiait comme Emoia nigra le
MHNP 2907.
= p.p. Emoia atrocostata (Lesson, 1830).
= p.p. Emoia nigra (Hombron et Guichenot, 1853).
— 45 —
Mabuia fulgida Cope, 1862, Proc. Acad. nat. Sci. Philad., 14 : 185.
Syntype : MHNP 2904 (2745), 190 (115) mm, Sc 416/1, reçu de l’Académie de Phila¬
delphie comme provenant de la Jamaïque.
Bocourt, représentant la tête d’un Mabuya fulgida (1879 : pi. XX1IB, fig. 4, 4a et b),
indique dans la légende : « d’après un des types, donné par l’Académie de Philadelphie,
Jamaïque ». Dunn (1936 : 546) confirme l’existence de ce type.
Boulenger (1887 : 193) place l’espèce en synonymie avec Mabuya sloani, ce qui a été
admis depuis. Guibé (1954) ne signale pas ce type.
= Mabuya mabouya sloani (Daudin, 1802).
Heteropus fuscus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 759-760.
Syntype : MHNP 3036 (3004), 155 (99) mm, Sc 637, de l’île Waïgou par M. de Frey¬
cinet.
La description originale précise : « Cette espèce a été trouvée dans les îles de Waigiou
et de Rawack par MM. Quoy et Gaimard ». Ce qui suppose au moins deux syntypes. C. et
A. Duméril (1851 : 181) ne signalent la présence dans les collections du Muséum de Paris
que d’un spécimen unique, mais c’est à tort que Guibé (1954 : 93, n° 478) en fait un
holotype. On peut tout au plus admettre qu’il a ainsi désigné le lectotype de l’espèce.
« L’Hétérope brun. » « Un brun assez foncé est la seule couleur qui règne sur toutes
les parties supérieures de l’animal, dont le dessous est d’une teinte fauve lavée de
brunâtre. »
Gray (1845 : 107) admet le binôme original mais Boulenger (1887 : 283) transfère
l’espèce dans le sous-genre Liolepisma du genre Lygosoma, Barbour (1912 : 92) dans le
genre Leiolopisma et M. A. Smith (1937 : 225) dans la section Leiolopisma du genre Lygo¬
soma. Guibé, après Loveridge (1934 : 361), en fait un Leiolopisma.
L’espèce est devenue, par désignation ultérieure, espèce-type du genre Heteropus D. et
B. mais celui-ci ne peut être utilisé étant un homonyme postérieur de Heteropus Beauvois,
1805, et de Heteropus Fitzinger, 1826. Greer (1976 : 376-377), après Storr (1974 : 279),
considère Carlia Gray, 1845, comme le nom valide de remplacement.
= Carlia fusca fusca (Duméril et Bibron, 1839).
Gongylus (Eumeces) Garnieri Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 15-17.
« Cet Eumeces est le plus grand qui ait été décrit à ma connaissance, et je suis heureux
de pouvoir donner à cette belle espèce le nom de mon ami M. Garnier, ingénieur des mines,
qui l’a prise à l’île Ouen (sud de la Nouvelle Calédonie), au bord de la mer. » (B.)
L’espèce n’est pas représentée dans les collections du Muséum de Paris. Boulenger
(1887 : 301) transféra l’espèce dans le sous-genre Riopa du genre Lygosoma et M. A. Smith
dans le sous-genre Eugongylus du genre Riopa (1937 : 229).
— 46 —
Boehme (1967 : 250) place l’espèce dans le genre Eugongylus Fitzinger, 1843, alors que
pour Greer (1974 : 15) elle est la seconde espèce de son genre Phoboscincus. Pour les rap¬
ports avec Eumeces bocourti cf. p. 14.
= Phoboscincus garnieri (Bavay, 1869).
Scincus goudotii Cocteau in Pollen, 1863, Ned. Tijdschr. Dierkunde, 1 : 334, 343.
Holotype par monotypie : MHNP 2861 (2686), 170 (110) mm, Sc 110/1 ; de Madagas¬
car par Jules Goudot. (Également syntype de Amphiglossus astrolabi.)
Cocteau (1837) nomma « Kéneux de Goudot » un Lézard rapporté ou envoyé de
Madagascar par Jules Goudot mais que Duméril et Bibron (1839 : 608-610) considérèrent
comme juvénile de leur Amphiglossus astrolabi (cf. p. 6).
L’espèce de Cocteau ne fut validée qu’en 1863 lorsque Pollen publia le binôme latin,
renversant sans justification la synonymie établie dans l’Erpétologie générale et considérant
Amphiglossus astrolabi comme synonyme de Scincus goudotii.
L’espèce n’ayant pas été citée par Boulenger (1887) fut négligée par les auteurs ulté¬
rieurs ; Guibé (1954) ne mentionne pas ce type. La position taxinomique de cette espèce a
été étudiée par Brygoo (19806 : 526 ; 19846 : 143). L’état actuel du type ne permet pas de
conclure de façon formelle à son identité avec une espèce ultérieurement décrite, ce qui évite
un changement nomenclatural.
= ? Amphiglossus poecilopus (Barbour et Loveridge, 1928).
Gongylus (Lygosoma) gracilis Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 24-26.
Syntypes : MHNP 5395 (1879.821-822, 2912c), 49 (20 ?) mm, 33 VPS, et 5395 A, 60
(24?) mm, 33 VPS, Sc 726, Nouvelle-Calédonie, don de M. Bavay, 30. X. 1879.
« Ce petit lézard a le faciès d’un très jeune orvet, et à sa démarche on pourrait le pren¬
dre pour un animal de cette espèce, si l’on n’apercevait ses courtes pattes. »... « Ce délicat
petit Scincoïdien vit dans les bois sablonneux, alluvions de la mer. On le prend sous les
branches mortes et sèches. Il se glisse dans le moindre abri et n’est pas facile à saisir à
cause de l’extrême poli de ses écailles. » (B.)
Boulenger (1887 : 331-332) place l’espèce dans le sous-genre Siaphos du genre Lygo¬
soma sous le nom de L. gracile. Il signale l’existence au British Museum de deux types dus
à M. A. Bavay. A. M. Smith (1937 : 224) inclut l’espèce dans la section Leiolopisma du
genre Lygosoma. Pour Greer (1974 : 19), l’espèce appartient au genre Anotis. Guibé (1954)
ne traite pas de ces types.
= Anotis gracilis (Bavay, 1869).
— Al —
Gongylus (Euprepes) Gravenhorstii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 686-688.
Lectotype (Guibé, 1954 : 79) : MHNP 2948 (2814), (27) mm, Sc 419/1.
Paralectotype : MHNP 260 (2815), 83 (25) mm, Sc 398.
« Nous possédons de cette espèce deux individus seulement, l’un vient de Madagascar,
et l’autre du Cap de Bonne Espérance. » (D.B.)
« Nous avons préféré appeler cette espèce du nom du savant professeur de la ville de
Breslau. » (Joh. Ludw. Cari Gravenhorst).
Guibé (1954 : 79, n° 404), en ne retenant que l’un des deux syntypes (celui de Mada¬
gascar, le MHNP 2948, qu’il considérait comme « holotype »), désignait en fait le lectotype
de l’espèce. Brygoo (1984a : fig. 1) a donné une représentation de l’écaillure céphalique du
lectotype.
Boulenger (1887 : 200) transféra l’espèce dans le genre Mabuya.
= Mabuya gravenhorstii (Duméril et Bibron, 1839).
Lygosoma Gromieri Angel, 1925, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 31 (6) ; 419-420, fig.
Holotype par monotypie : MHNP 1928.115 (2751 C), 93 (8 ?) mm, Sc 649/1.
« Un exemplaire provenant du Tsavo district (Afrique orientale anglaise). Donateur :
Dr Gromier (1912). » (A.)
Angel donne des dimensions erronées pour la longueur de la tête et du corps :
40 mm ; Guibé (1954 : 90, n° 462) corrige en 88 mm, Perret (1975 : 186) donne 78 mm.
Guibé considère l’espèce comme synonyme de Lygosoma kilimense (Stejneger, 1891).
Loveridge (1957 ; 217) ne donne cette synonymie qu’avec doute et ajoute une précicision
qui ne figure pas dans la description originale sur l’origine du type : « On termitarium near
station ». Perret admet cette synonymie et place l’espèce dans le sous-genre Leptosiaphos.
= Panaspis (Leptosiaphos) kilimensis (Stejneger, 1891).
Seps Gronovii Daudin, 1802, Hist. nat... Rept., 4 : 354-358, pl. LVIII fig. 2.
« Seps Gronovii ; squamis dorsalibus puncto fusco notatis, caudâ apice glabrâ, pedibus
anticis nullis, posticis brevissimis monodactylis et muticis. » (D.)
C. et A. Duméril (1851) ne signalent pas la présence du type de Daudin parmi les spé¬
cimens de Scelotes linnaei en collection à Paris. Guibé (1954) ne traite pas de cette espèce.
Le matériel-type, dont Fitzsimons (1943 : 193) envisageait la présence au Muséum de Paris,
recherché dans les collections en 1964 et 1984, n’y a pas été trouvé ; il n’est donc plus vrai¬
semblablement représenté que par la figure de la description originale, malheureusement
fort médiocre.
Duméril et Bibron (1839 : 785) plaçaient cette espèce en synonymie avec leur Scelotes
linnaei, auquel Gray (1845 : 123) restitua le nom de Scelotes bipes. Boulenger qui ne citait
— 48 —
(1887 : 414) Seps gronovii que dans la synonymie de Scelotes bipes, admit ultérieurement
(1898 : 918) la validité du binôme Scelotes gronovii. Greer (1970 : 10) en fait l’une des
espèces du genre Scelotes s.s. tel qu’il le redéfinit.
= Scelotes gronovii (Daudin, 1902).
Gongylus (Lygosoma) Guichenoti Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 713-714.
Syntypes : MHNP 5264 (2871), 112 (70) mm, Sc 642/1, île Decrès (Océanie), Péron et
Lesueur ; MHNP 3000 (4870), 92 (55) mm, Sc 736/1, Australie, Péron et Lesueur.
Espèce dédiée à Guichenot, « jardinier » de l’expédition des corvettes « Le Natura¬
liste » et « Le Géographe », capitaine Baudin, 1800-1803.
Gray (1845 : 80) transfère l’espèce dans un nouveau genre Mocoa puis Boulenger
(1887 : 282) dans le genre Lygosoma, sous-genre Liolepisma. Guibé (1954 : 93, n° 479),
après Loveridge (1934 : 359), en fait un Leiolopisma. Roux-Estève (1979 : 27-28) signale
les syntypes.
Espèce-type du genre Lampropholis Fitzinger, 1843, par monotypie, et du genre Mocoa
Gray, 1845, par désignation ultérieure.
= p.p. (MHNP 5264) Lampropholis guichenoti (Duméril et Bibron, 1839).
= p.p. (MHNP 3000) Lampropholis delicata (de Vis, 1888).
Lygosoma meleagris hackarsi de Witte, 1941, Explor. Parc nat. Albert : Batrac. Rept. :
138, fig. 39 et 40 (écaillure céphalique d’un mâle).
Paratypes : MHNP 1949.1 (2751.1), mâle, 130 (70) mm ; 1949. IA, femelle, 116 (58)
mm, Sc 665, de Kamatembe, Kivu, Zaïre, Parc Virunga (Albert), ait. 2 100 m, de Witte
coll., 1934-1935.
Nombreux paratypes dans d’autres Musées.
L’espèce est dédiée au lieutenant-colonel Hackars, ancien conservateur du Parc natio¬
nal Albert.
Guibé (1954 : 90, n° 465) signale la présence dans les collections des deux paratypes.
Loveridge (1957 : 217), avec l’accord de de Witte, supprime la sous-espèce, l’intégrant
dans la forme nominale. Perret (1982 : 118-119) réhabilite le taxon et lui confère le statut
d’espèce dans le genre Panaspis (Leptosiaphos) ; il donne également, planche VIII, des pho¬
tographies des paratypes de Paris mais en dotant la femelle d’un numéro erronée : 1949.2
au lieu de 1949.IA.
= Panaspis (Leptosiaphos) hackarsi (de Witte, 1941).
— 49 —
Eumeces Hallowellii Bocourt, 1879. Mission scient. Mexique..., Zool., 3 e partie : 435-437,
pi. XXII E, fig. 7 et 7a.
«... habite la Californie, nous a été communiqué par M. le professeur W. Peters. »
(B.)
L’espèce est manifestement dédiée à l’herpétologiste nord-américain Edward Hallo-
well.
C’est à tort que Taylor (1935 : 21) situe le type au Muséum de Paris qui ne le possède
pas ; Guibé (1954) ne le signalait d’ailleurs pas. On peut admettre que le spécimen a, après
étude, été renvoyé au Musée de Berlin.
Boulenger (1887 : 373) admet le binôme tout en signalant les relations étroites avec E.
skiltonianus. Taylor (1935 : 412, 413, 416) écrit ; « Eumeces hallowellii, characterized by a
single potsmental and 24 rows of scales about the body. The type is a young specimen
from California and appears, from the careful description, to be an anomalous specimen of
skiltonianus », et plus loin : « Eucemes hallowellii Bocourt was placed in the synonymy of
E. skiltonianus by Stejneger (1893) and has so been regarded by writers since that time. »
= Eumeces skiltonianus skiltonianus (Baird et Girard, 1852).
Gongylus (Lygosoma) Hieroglyphicum C. et A. Duméril, 1851, Catal. méth. coll. Reptiles :
166-167 n° 1 bis ; Voyage au Pôle Sud... : a) Hombron et Jacquinot, 1842-1853,
Atlas, Rept. Saur., pi. 5 fig. 1, A, a, a' ; b) Jacquinot et Guichenot, 1853, Zoologie,
3 (2) : 14-16.
Syntypes : MHNP 3012 (2875), 148 (84) mm, 3012A, 117 (55 ?) mm, et 3012B, 117
(46 ?) mm, Sc 684, de Habart-Town (Terre de Van Diemen) par Hombron et Jacquinot.
Lygosome hiéroglyphique : « Un grand nombre de maculatures et de petites raies noires
dont l’ensemble rappelle un peu l’aspect des caractères hiéroglyphiques couvrent la tête, le
dos et les membres. » (D.)
La description originale attribue l’espèce à Hombron et Jacquinot, mais si les planches
de l’Atlas cité en référence sont bien parues avant 1851, elles ne portent aucun nom latin
validant le binôme. C. et A. Duméril signalent la présence des types dans les collections du
Muséum de Paris. Guibé (1954 : 94, n° 483) confirme cette présence mais attribue, sans jus¬
tification, l’espèce au seul A. Duméril.
Girard (1858 : 363) admettait la validité de l’espèce mais la plaçait dans le genre
Emoa ; Boulenger (1887 : 283) en fît un synonyme de Lygosoma ocellatum, considéré
depuis comme un Leiolopisma.
= Leiolopisma ocellatum (Gray, 1845).
— 50 —
Gongylus igneocaudatus A. Grandidier, 1867, Rev. Mag. Zool., 19 : 234.
Lectotype (Brygoo 19856 : 780) : MHNP 1450 (1954B), 97 (55) mm, 35 VPS, Sc 101.
Paralectotypes : MHNP 1450A, 93 (47) mm, 37 VPS, 1450B, 85 (40 ?) mm, 35 VPS,
1450C, 52 (3 ?) mm, 35 VPS, et 1450D, 49 (4 ?) mm, 36 VPS, Sc 101.
« Hab. Tullear vita subterranea. »... « cauda perlucida rubra. » (G.)
La série-type, dont la constitution n’est pas précisée dans la description originale, com¬
prenait au moins sept spécimens : les cinq de la collection de Paris, un paralectotype du
British Museum (Natural History) (BM 1946.8.3.3, 77 (38) mm, 37 VPS) et un autre
syntype qui, selon les registres, aurait été donné en 1869 au Musée de Berlin.
Guibé (1954 : 85, n° 437). Les figures proposées par Angel (1942, pi. V fig. 1 ;
pi. XXI fig. 3 et 3a) ne se rapportent pas explicitement au matériel-type. Nous avons pro¬
posé (19856 : fig. 1) des dessins d’une vue d’ensemble et de l’écaillure céphalique du lec¬
totype.
L’espèce a été placée par Boulenger (1887 : 412) dans le genre Scelotes ; Hewitt
(1929 : 7) avait proposé son transfert dans le genre Amphiglossus mais il n’avait alors pas
été suivi sauf par Welch (1982 : 69) ; nous avons adopté son point de vue (19856 : 780).
= Amphiglossus igneocaudatus (A. Grandidier, 1867).
Enoplosaurus insignis Sauvage, 1879, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 3 : 210-212.
Holotype par monotypie : MHNP 5443 (2531 c), 196 (105) mm, Sc 244 ; rapporté de
Manille par M. Léon Laglaize.
Insignis : remarquable.
Espèce-type par monotypie du genre Enoplosaurus Sauvage, 1879.
Boulenger (1887 : 364) considère l’espèce comme synonyme de Tropidophorus grayi,
ce qu’admet Guibé (1954 : 98, n° 505).
= Tropidophorus grayi Günther, 1861.
Mabuia intermedia Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (2) : 93-95.
Syntypes : MHNP 1917.68 (2841/1), 199 (121) mm, Sc 402/1, de Gao (Niger) par le
Dr Bouet ; MHNP 1910.10 (2841/1), 116 (34 ?) mm, Sc 402/2, de Gao, par M. de Giron-
court.
« Niger : Gao, 1 individu (Bouet) ; 1 individu en mauvais état (...) (de Giron-
court). » (C.)
Espèce « intermédiaire entre M. Perroteti D. et B. et M. quinquetaeniata Licht. » (C.)
C’est à tort que Guibé (1954 : 82, n° 420) fait du premier spécimen un holotype et
qu’il désigne comme paratype le MHNP 1908.178 récolté par le Dr Bouet en Côte d’ivoire.
Loveridge (1952 : 236) fait de intermedia une sous-espèce de Mabuya quinquetaeniata
— 51
et la met en synonymie avec M. q. scharica Sternfeld, 1917. La date de publication de la
sous-espèce scharica est le 13 mars 1917, tandis que si l’espèce de Chabanaud a bien été
présentée à la séance des naturalistes du Muséum le 22 février 1917, sa date de publication
dans le Bulletin, bien que non précisée, est, selon toutes vraisemblances, postérieure au 13
mars.
= Mabuya quinquetaeniata scharica (Sternfeld, 1917).
Mabuia Jeanneli Angel, 1923, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 29 (7) : 491-492.
Syntypes : MHNP 1923.89, 86 (49) mm, et 1923.90, 65 (19 ?) mm, l’un et l’autre
(2846e), Sc 422.
«Deux exemplaires provenant des prairies alpines du Mont Kinangop (ait. 3.100m).
Chaîne de l’Aberdare. Afrique orientale anglaise. 19 février 1912. Alluaud et Jeannel. »
(A.)
En 1925, Angel (p. 21) fait de cette espèce l’espèce-type, par monotypie, d’un nouveau
sous-genre Mahuiopsis. Mais en 1928 (p. 249) il écrivait : « J’ai décrit, en 1923, sous le
nom de Mabuia Jeanneli, une forme nouvelle, ... Peu de temps avant ma première descrip¬
tion, Lônnberg (1922) avait de son côté décrit le même animal sous le nom de M. irregula¬
ris ; je n’eus connaissance de ce travail que plus tard. C’est donc le nom de M. irregularis
qui a la priorité, et M. Jeanneli doit entrer dans la synonymie de celui-là. » Cette synony¬
mie n’a pas été contestée. Guibé (1954 : 82, n° 472).
Angel, en 1925, a donné (pi. I fig. 2) une représentation dorsale complète de l’un des
syntypes et (fig. III, p. 22) des dessins de l’écaillure céphalique.
= Mabuya irregularis Lônnberg, 1922.
Mabuya Joberti Thominot, 1884, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 8 : 148-149.
Syntypes : MHNP 5342 (2760 alpha), 190 (121) mm, 5342 A, 191 (126) mm, et 5342 B,
157 (82 ?) mm, Sc 461, rapportés en 1879 de Itatiaha, Brésil par le Dr Jobert.
Boulenger (1887 : 192) place l’espèce, avec doute, dans la synonymie de M. dorsovit-
tata, ce que confirme Dunn (1936 : 547) et admet Guibé (1954 : 81, n° 412).
= Mabuya dorsovittata Cope, 1862.
Scincus Jomardii Audouin, 1827, Descript. Égypte, Hist, nat., 1 : 178 ; Atlas, pl. 2, suppl.
fig. 6.
Scinque de Jomard. Aucune référence dans la description originale, ni sur la série-type
ni sur la localisation éventuelle du matériel utilisé. C. et A. Duméril (1851 : 160) ne signa¬
lent pas la présence dans les collections du matériel étudié par Audouin dont seule subsiste
— 52 —
la figure. L’espèce était dédiée à Edme François Jomard (1777-1862), ingénieur géographe
et archéologue, membre de l’Institut d’Égypte.
Duméril et Bibron (1839 : 674) plaçaient cette espèce dans la synonymie de leur Eupre-
pes olivierii, Gray (1845 : 113) dans celle d ’Euprepis vittatus et Boulenger (1887 : 176) de
Mabuia vit t at a.
= Mabuya vittata (Olivier, 1804).
Mabuia Perroteti keroanensis Chabanaud, 1921, Bull. Com. Étud. hist, scient. Afr. occid.
fr. : 463-464.
Syntypes : MHNP 1921.323, 229 (147) mm, et MHNP 1921.324, 88 (?) mm, tous deux
(2776 d4)), Sc 435, de Kérouane, ait. 535 m, Guinée française, par Chabanaud.
La validité de cette sous-espèce, admise par Guibé (1954 : 82, n° 421), mériterait sans
doute d’être étudiée. Ce point n’a pas été abordé par Hoogmoed (1974 : 34-39) lorsqu’il
étudia les Mabuya perroteti du Ghana et du Dahomey, pour lesquels il ne signale pas de
sous-espèce.
= Mabuya perroteti keroanensis Chabanaud, 1921.
Tiliqua Kienerii Cocteau, Tab. synopt. Scincoïd.
Le nom est cité par Duméril et Bibron (1839) d’abord page 654, dans la synonymie de
Gongylus (Eumeces) lessonii, puis page 656 : « L’espèce que Cocteau a inscrite dans ses
Tables synoptiques sous le nom de Scincus Kienerii, n’était fondée qur sur un individu
décoloré de notre Eumeces de Lesson ». Il est plus tard cité par Gray (1845 : 270) sous la
forme « T. Keenii Coc. Tab. », dans la synonymie de Mabouya cyanura puis par Girard
(1858 : 270) dans la synonymie de Emoa cyanura.
C. et A. Duméril (1851 : 157) ne signalent plus dans les collections la présence du spé¬
cimen mentionné par les auteurs de l’Erpétologie générale ; celui-ci doit être considéré
comme perdu. Le binôme de Cocteau n’est qu’un nomen nudum.
Ablepharis Kitaibelii Bibron et Bory in Bory de Saint-Vincent, 1833, Expéd. scient.
Morée, Rept. : 69, pi. XI fig. 4.
Holotype par monotypie ? : MHNP 5392 (3094), 86 (42 ?) mm, Sc 216/1.
« Il était surtout assez commun dans les ruines de Pilos et dans les environs de Nava¬
rin.le surnom de Kitaibel pour cet Ablepharis est un hommage rendu à la mémoire
du savant professeur de Pesth, auquel on est redevable de sa découverte. » (B.B.)
L’espèce est dédiée au botaniste Kitaibel, professeur à Pesth, qui « dès l’année 1813,
(avait) envoyé deux individus vivants, sous le nom de Lacerta nitida, à M. Schreibers de
Vienne ». Duméril et Bibron (1839 : 809-811) attribuent l’espèce à Cocteau, tout en indi¬
quant eux-mêmes 1836 comme date de publication de la première livraison des « Études sur
les Scincoides ». Mais ils signalent aussi la présence dans les collections d’un spécimen pro-
— 53 —
venant « des collections recueillies en Morée, par les membres de la commission scientifique
qui accompagna l’armée française envoyée dans cette presqu’île en l’année 1826 ». C. et
A. Duméril (1851 : 190) confirment la présence de ce spécimen.
Cocteau (1836 : 8), de son côté, écrivait : « Cet innocent saurien se tient sous les pier¬
res, où il est roulé sur lui-même comme l’est ordinairement un Iule, dont il a l’aspect et les
teintes d’acier poli. »
Gray (1845 : 63) puis Boulenger (1887 : 354) considéraient l’espèce comme synonyme
de Ablepharus pannonicus. Guibé (1954 : 83, n° 427).
Mertens et Mueller (1928) ont proposé une terra typica restricta : les ruines de Pylos,
Messénie, Grèce.
Fuhn (1969 : 33-35) retient quatre sous-espèces en dehors de la nominale : fitzingeri
Mertens, 1952 ; stepaneki Fuhn, 1969 ; fabichi Stepanek, 1938 ; chernovi Darevsky, 1953.
= Ablepharus kitaibelii kitaibelii (Bibron et Bory, 1833).
Gongylus (Lygosoma) Labillardieri Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 731-733.
Syntypes var. A : MHNP 2981 (2934), 183 (112) mm, et 2981A, 142 (72 ?) mm, Sc
650/5, par Labillardière ; MHNP 7117 (2932), 144 (85) mm, et 7117A, 147 (93) mm, Sc
650/1. par Quoy et Gaimard, Nouvelle-Hollande ; MHNP 2980 (2931), 145 (85 ?) mm,
2980A, 155 (93) mm, et 2980B, 151 (87) mm ; par Péron et Lesueur, Nouvelle-Hollande.
Syntype var. B : MHNP 7119 (2935), 143 (83) mm, Sc 650/7.
Ce sont C. et A. Duméril (1851 : 174) qui précisent que la variété B est représentée
dans les collections par les spécimens ramenés par Quoy et Gaimard des îles Waigiou
(groupes de la Papouasie). Depuis plusieurs années les collections ne possèdent plus qu’un
seul spécimen de cette série. Julian Ford (in litt. 16.III. 1966) nous a précisé que les spéci¬
mens MHNP 2981 provenaient probablement des environs de Espérance, Australie occiden¬
tale.
Pendant fort longtemps l’espèce a été attribuée à Gray, 1838. Mais son « Tiliqua
Labillardii » (Ann. nat. Hist., 2 : 289) ne s’accompagnant d’aucune description ne peut être
considéré que comme un nomen nudum, ce qui valide le binôme publié dans l’Erpétologie
générale. Il est à noter que tous les auteurs ont corrigé l’orthographe erronée de Gray
(1838) sans même l’indiquer. L’espèce, déjà signalée par Cocteau (1837) sous le nom de
Kéneux de Labillardière, est dédiée à l’un des récolteurs, Jacques-Julien Houton de
Labillardière (1755-1834), naturaliste voyageur, botaniste, membre de l’expédition
D’Entrecasteaux à la recherche de La Pérouse. Le catalogue de Guibé (1954) ne men¬
tionne pas ces types ; Roux-Estève (1979 : 27) signale le MHNP 2980.
Gray (1845, Voy. Erebus et Catal. : 77) avait transféré l’espèce dans le genre Hinulia.
Boulenger (1887 : 229) la plaça dans le sous-genre Hinulia du genre Lygosoma, Loveridge
(1934 : 348) dans le genre Sphenomorphus et Glauert (1960 : 87) dans le genre Lygosoma,
sous-genre Sphenomorphus.
Depuis Storr (1973 : 90), l’espèce est considérée (Cogger, 1983 : 301) comme apparte¬
nant au genre Ctenotus.
Ford (1968 : 69) a proposé une nouvelle sous-espèce : C. I. lancelini.
= Ctenotus labillardieri (Duméril et Bibron, 1839).
— 54 —
Camposdactylus Lamarrei Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 762-763.
Holotype par monotypie : MHNP 777 (3007), 96 (40) mm, 53 VPS, Sc 723. (Également
type de Hagria Vosmaerii Gray, 1839.)
« Ce petit Scincoïdien provient du Bengale ; nous en devons la possession à
M. Lamarre-Picquot. » (D.B.) Espèce-type, par monotypie, du genre Campsodactylus D.
et B., 1839, formé de « campsès, nom égyptien du Crocodile, et de daktylos, doigt : qui
ont cinq doigts en avant et quatre en arrière » (D.B.).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 182) et par Guibé (1954 : 97, n° 497).
La description originale mentionnait la synonymie avec Hagria vosmaeri, qui a la prio¬
rité, synonymie qui n’a pas été remise en cause. Pour l’évolution de la position systémati¬
que cf. H. Vosmaerii, p. 115.
= Lygosoma vosmaeri (Gray, 1839).
Emoia laobaoense Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ. Gvt gén. Indochine, (mai 1937),
Notes herpétologiques XII : 4, 16-17 fig., 3 a à e et f de la planche.
Syntypes : MHNP 1948.58 (2926.1), un mâle, 186 (114) mm, Sc 651 ; MHNP 1948.59
(2926.1), une femelle, 69 (8 ?) mm, Sc 651/1.
La constitution de la série-type n’est pas indiquée ; elle comprenait au minimum quatre
individus : n°’ S 91, 92, 93 et 94 de la collection de l’auteur. Figures et planches représen¬
tent deux femelles différentes (S 95 et S 93), la première correspond au MHNP 1948.59. Le
nom du récolteur n’est pas donné et la localité d’origine, Lao-Bao, n’est indiquée que dans
la légende de la figure et de la planche. C’est à tort que Guibé (1954 : 101, n° 523) donne
l’indication complémentaire « Tonkin », car selon le manuscrit de Bourret sur les Lézards
d’Indochine cette localité se trouve au contraire en Annam. Ces deux syntypes, dont Guibé
faisait des « holotypes », ont été vus par W. C. Brown (VIII. 1977 et IX. 1983) qui, sur
fiches, a désigné pour lectotype le MHNP 1948.58.
Lygosoma (Liolepisma) lepesmei Angel, 1940, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 2 e sér.,
12 (2) : 82-84.
Holotype par désignation originale : MHNP 1939.83 (2729e), 122 (64 ?) mm, Sc 652,
femelle du versant sud du mont Bambouto, ait. 2 200 m.
Paratype : MHNP 1939.84 (2729e), 110 (55 ?), Sc 652, femelle avec 2 œufs de 12 X
6 mm, de la même localité, ait. 2 300 m, VII.1939.
Ces deux spécimens récoltés par la mission P. Lepesme, R. Paulian et A. Villiers, au
Cameroun, dans la région de Bamenda. Guibé (1954 : 95, n° 489).
Perret (1973 : 620), après Fuhn (1972 : 260), transfère l’espèce dans le genre Panas-
— 55 —
pis, puis (1982 : 108) l’attribue au sous-genre Leptosiaphos. Fuhn (1972, pi. II, fig. 6)
donne une photographie de l’holotype.
= Panaspis (Leptosiaphos) lepesmei (Angel, 1940).
Anlacoplax leptosoma Brown et Fehlmann, 1958, Occ. Pap. nat. Hist. Mus. Stanford
Univ., 6:7p., fig. 1, 2, 4 et 5.
Paratypes : MHNP 1958.483, 89 (47) mm, et 1958.484, 65 (33 ?) mm, Sc 910, de
l’extrémité nord de la zone marécageuse de l’île Koror, 7°20'57" N-134°30'24" E, îles Palau,
archipel des Carolines ; don du Musée de Stanford (Dr Myers).
Du grec leptos, mince, et soma, corps.
Espèce-type par désignation originale du genre Anlacoplax Brown et Fehlmann, 1958
(du grec anlakos, sillon, ride, et plax, plat).
Ablepharis Leschenault Cocteau, 1832, Mag. Zool. Guérin, classe III, pl. 1, 6 p.
Holotype par monotypie : MHNP 3091 (3100), 63 (20 ?) mm, Sc 211/25, de Java par
Leschenault. (Également type de Scincus aureus Cocteau, 1836, et de Ablepharus peronii
D. et B., 1839, var. D.)
L’existence et la validité du binôme latin reposent, dans l’article de 1832 intitulé Able¬
pharis, sur la mention en tête de la description de l’espèce nouvelle : « A. Leschenault. A.
Leschenault. Cocteau ». La répétition du nom et sa composition en italique démontrent
l’intention d’utiliser une dénomination latine, valide malgré l’absence de la désinence habi¬
tuelle en i ou ii. Duméril et Bibron (1839 : 814), en ne citant l’espèce, dans leur synony¬
mie, que sous la forme « Ablepharis de Leschenault », contribuèrent à faire négliger la
forme latine créée par Cocteau en 1832. Toutefois, ces auteurs utilisèrent (p. 817) une
forme latine « Ablepharis Leschenaultii » en précisant « de Cocteau ». La même année,
Gray avait corrigé le nom latin donné par Cocteau et cité : « Ablepharus Leschenaultii,
Cocteau Mag. Zool. tl ».
En 1836, Cocteau redécrivit cette espèce, mais dans le genre Crytoblepharis. Dans cet
article, il n’utilisa pas le binôme latin, sauf peut-être dans la légende de la figure sous la
forme « Cryptoblepharis Leschenault », et altéra le nom du récolteur en Leschnault. « Je
n’ai pu jusqu’à présent examiner qu’un seul individu de cette espèce.L’individu décrit
ici existe depuis plusieurs années dans les collections du Muséum d’Histoire Naturelle de
Paris, auquel il a été envoyé de Java par Leschnault de la Tour, sous la désignation de
Pété, nom qu’il porte à Java où il a été recueilli. » Cocteau (1836 : 1, 6).
L’espèce est dédiée à Jean-Baptiste Louis Théodore Leschenault de la Tour (1775-
1826), voyageur naturaliste, membre, entre autres, de l’expédition Baudin sur « Le Géogra¬
phe » en 1800, qui séjourna à Timor et Java.
Gray (1845 : 64), Boulenger (1887 : 346), Mertens (1931 : 156) ont utilisé la forme
— 56 —
leschenaultii ; cette émendation ne s’impose pas et nous préférons conserver, comme Guibé
(1954 : 83, n° 426), la forme leschenault.
Pour la suite des informations sur ce spécimen, cf. Ablepharus Peronii var. D, p. 81.
= Cryptoblepharus leschenault (Cocteau, 1832).
Gongylus (Eumeces) Lessonii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 654-656.
Syntypes : MHNP 7069, 7069A, B et C ; Sc 623/3 et 739/2, de O. Taïti par Lesson et
Garnot (également syntypes de Scincus cyanurus Lesson, 1826) ; MHNP 7068 (2759), 80
(44 ?) mm, Sc 739/8, 7068A, 80 (44 ?) mm, et 7068B, 81 (47) mm, Sc 626/1, de Taïti par
Duperrey ; MHNP 2917 (2761), 109 (64) mm, Sc 739 (626/2) ; 2917A, 81 (33 ?) mm, et
2917B, 78 (43) mm, Sc 739/1, d’Amboine par le Musée de Leyde (également syntypes de
Scincus celestinus) ; MHNP 2910 (2732), 41 (7 ?) mm, Sc 626, de Tougatabou par Quoy et
Gaimard ; MHNP 2914 (2757), 95 (57) mm, 2914A, 97 (49 ?) mm, et 2914B, 53
(8 ?) mm, Sc 739/3 (626/15), des îles Sandwich par Quoy et Gaimard.
Guibé (1954 : 101, n° 519) n’avait retenu comme syntypes de cette espèce que les spéci¬
mens d’Amboine du Musée de Leyde ; il s’agissait d’une interprétation beaucoup trop res¬
treinte des données de la description originale : « Ce Scinque paraît très commun dans les
îles océaniennes, car toutes les expéditions françaises qui ont exploré ces parages en ont rap¬
porté un assez grand nombre » (D.B.). Duméril et Bibron incluent dans leur synonymie
outre le nom valide, Scincus cyanurus de Lesson, des noms manuscrit : Scincus celestinus,
ou non invalides : Tiliqua Lessonii Coct., Tiliqua Kienerii Coct. Si C. et A. Duméril
(1851 : 157) ne sont pas explicites sur les types de cette espèce, l’énumération des spécimens
qu’ils donnent permet de retenir ceux qui sont entrés en collection avant 1839.
L’espèce est dédiée à René Primevère Lesson dit l’Aîné (1794-1849), médecin et phar¬
macien de la Marine, second chirurgien et pharmacien de l’expédition commandée par
Duperrey sur la « Coquille » en 1822-1825 (ne pas confondre avec son frère Pierre Adol¬
phe, dit le Cadet, également chirurgien de la marine).
Placée en synonymie avec Scincus cyanurus Lesson, 1826, par Gray (1845 : 96),
l’espèce l’est restée tout en étant devenue espèce-type de Eusoma Fitzinger, 1843, non
Eusoma Germar, 1817. Pour l’évolution de la position taxinomique cf. Scincus cyanurus,
p. 29.
L’ensemble des syntypes a été revu par Walter C. Brown au Muséum de Paris en 1977
et en 1983 ; il y a reconnu l’association de deux espèces : Emoia cyanura et E. caeruleo-
cauda.
= p.p. Emoia cyanura (Lesson, 1826) (MHNP 2910, 7068A, 7068B, 7069A) ;
= p.p. Emoia caeruleocauda de Vis, 1982 (MHNP 2914, 2914A, 2914B, 2917,
2917A, 2917B, 7069).
Gongylus (Lygosoma) Lesueurii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. Génér., 5 : 733-734.
Lectotype (Storr, 1973 : 88) : MHNP 2982 (2939), 281 (198) mm, Sc 653, de Nouvelle-
Hollande par Péron et Lesueur.
— 57 —
Paralectotypes : MHNP 2982 A, 137 (64 ?) mm, Sc 653, de Nouvelle-Hollande par
Péron et Lesueur; MHNP 7120 (2936), 198 (118 ?) mm, Sc 653/1, de Tasmanie par
J. Verreaux ; MHNP 7121 (2937), 217 (125 ?) mm, Sc 653/2, de Swanriver par J. Ver-
reaux ; MHNP 7122 (2938), 175 (93 ?) mm, Sc 653/3, de Nouvelle-Hollande par Bell.
« Nouvelle-Hollande ; l’un des six exemplaires que nous possédons aujourd’hui faisait
partie des récoltes faites en commun dans ce pays par Peron et Lesueur. » (D.B.)
Le texte est précis, il n’est donc pas possible de réduire la série-type au seul matériel de
Péron et Lesueur. Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 174) mentionne, à côté de
leur récolte, celles de Verreaux et de Bell qui toutes deux ont pu être examinées par
Duméril et Bibron et qu’il faut donc considérer comme des syntypes. Seule discordance, les
auteurs de l’Erpétologie générale ne signalent qu’un spécimen de Péron et Lesueur, alors
que la collection en possède deux sous le même numéro. C’est à tort que Guibé (1974 : 98-
99, n° 598) ne retient comme syntypes que ces deux derniers, signalés également par Roux-
Estève (1979 : 27). Il est difficile de savoir sur quelles bases Storr (1973 : 88) admettait,
lui, l’existence de trois syntypes.
Le dédicataire est Charles Alexandre Lesueur (1778-1857), dessinateur naturaliste de la
croisière aux Terres australes qui embarqua en 1800 sur le « Géographe » ; il était le colla¬
borateur de Péron. Il séjourna aux États-Unis de 1815 à 1844. Pour Storr (ibid.), le lec-
totype fut prélevé « presumably on the west coast of Western Australia in 1801 ».
Gray (1845 : 77) place l’espèce en synonymie avec son Hinulia australis décrit par lui
en 1839 sous le nom de Tiliqua australis. Boulenger (1887 : 225) renversa la synonymie et
plaça l’espèce de Duméril et Bibron dans le genre Lygosoma, sous-genre Hinulia, tandis
que pour M. A. Smith (1937 : 220) elle appartenait à la section Sphenomorphus du genre
Lygosoma. Il en résulta une certaine confusion. Guibé, après Loveridge (1934 : 345), con¬
sidère l’espèce comme synonyme de Sphenomorphus australis australis (Gray, 1839).
Glauert (1960 : 83), qui admet l’existence de deux sous-espèces en dehors de la nominale,
et Storr conservent le nom lesueuri. Ce dernier place l’espèce dans son nouveau genre Cte-
notus (1965 : 9) et précise même (1973 : 87) au sujet de l’espèce de Gray : «... Tiliqua
australis Gray. In order to stabilise that name, I designate the lectotype of Lygosoma
lesueurii Duméril & Bibron as neotype of Tiliqua australis Gray ». Cogger
(1983 : 292) considère le nom de Gray comme valide.
= Ctenotus australis (Gray, 1839).
Scincus Leuwinensis Péron, 1839, in Duméril et Bibron, Erpét. génér., 5 : 736.
Le binôme latin figure dans la synonymie de Gongylus (Lygosoma) Moniligera avec la
mention « Péron, Mus. Par. ». Il doit être considéré comme un nomen nudum. Aucun spé¬
cimen des collections de Paris ne peut lui être actuellement rapporté.
Grandidierina lineata Mocquard, 1901. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 7 (6) : 252.
Lectotype (Brygoo, 1981c : 682) : MHNP 1901.240, (3040A1), 102 (34) mm, 52 VPS,
Sc 302/1.
— 58 —
Paralectotypes : MNHP 1901.174, 100 (437) mm, 49 VPS, et MHNP 1901.175, 99
(40) mm, 49 VPS, (3040A), Sc 302 ; MHNP 1901.241, 97 (37) mm, 50 VPS, Sc 302/1.
« Deux spécimens du pays Androy Sud (de M. Alluaud, MHNP 1901.174-75), aux¬
quels sont venus se joindre 2 autres spécimens envoyés de Ambovombe par M. le
Dr Decorse. », Madagascar. « Le dos. est parcouru par 5 lignes sombres formées de
petits traits anguleux, en zigzag. » (M.)
Angel (1942 : 151) donne un numéro de syntype erroné (02.241), tandis que pour
Guibé (1954 : 103, n° 532, syntypes) c’est l’indication d’origine, « Andrahomanana » pour
les spécimens de Decorse, qui est inexacte.
Nous avons (1981c : 686) transféré l’espèce dans le sous-genre nominal du genre Voeltz-
kowia.
= Voeltzkowia (V.) lineata (Mocquard, 1901).
Lerista lineata Bell, 1833, Proc. zool. Soc. Lond., (8) : 99 ; Zool. J, 5 : 393, pl. 26, fig. 2.
Holotype par monotypie : MHNP 3095 (3107), 98 (49) mm, Sc 217.
« Lerista lineata. Ler. aeneo-viridescens, subtus pallidior ; lineis binis dorsalibus et
binis lateralibus nigris. Hab. in Australia. » (B.)
Le statut de type est établi par Duméril et Bibron (1839 : 824-826) ; à propos de
Lerista lineata Bell, le lériste à quatre raies ; ils écrivent : « Cette description est faite
d’après l’individu même dont M. Bell s’est servi pour établir le genre Lériste ». Cela est
confirmé par C. et A. Duméril (1851 : 192) : « individu Type du Ler. lineata Bell..
donné par M. Bell. Unique ». Guibé (1954) ne mentionne pas ce type.
L’espèce est espèce-type, par monotypie, pour le genre Lerista Bell, 1833, et par
monotypie également, pour Ophiopsis Fitzinger, 1843.
Le binôme fut admis par Gray (1845 : 66), mais Boulenger (1887 : 356) transféra
l’espèce dans le genre Ablepharus ce qui était encore admis par Glauert (1960 : 122).
Greer (1967 : 4-5) réhabilita le genre Lerista.
Gongylus (Lygosoma) Lineo-ocellatum A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Cat. méth.
coll. Rept. : 169-170.
Syntypes : MHNP 5053 (2894), 211 (121) mm et 5053A, 133 (69) mm, Sc 656, par de
Belligny ; MHNP 5475 (2895), 195 (79 ?) mm et 5475A, 168 (81) mm, Sc 656/1, par
Arnoux.
« Tasmanie : M. Arnoux. Id. : M. de Belligny (4 ind., 3 ad. et 1 d’âge moyen)»
(D.). Au moins deux des syntypes ont donc disparu. Guibé (1954 : 94, n° 484) ne les signa¬
lait déjà plus.
« Chacune des pièces de l’écaillure où se voit ce petit trait longitudinal blanchâtre est
noire : de là naît l’aspect ocellé que le nom imposé à cette espèce a pour but de rappeler,
l’ocelle d’ailleurs consistant en une petite ligne et non en une tache circulaire. » (D.)
— 59 —
La terra typica est vraisemblablement erronée ; dès 1887, Boulenger considérait cette
espèce comme de la Nouvelle-Zélande où elle est endémique. L’espèce, traitée comme Lygo-
soma sous-genre Liolepisma par Boulenger (1887 : 273), a été transférée dans le genre
« Liolopisma » par Lucas et Frost (1897 : 277) et par M. A. Smith (1937 : 223) dans la
section Leiolopisma du genre Lygosoma. Elle est actuellement placée dans le genre Leiolo-
pisma.
La définition de l’espèce a été précisée par McCann ( 1955 : 116).
= Leiolopisma lineoocellatum (A. Duméril, 1851).
Ablepharus lineo-ocellatus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 817-819.
Lectotype (Rawlison, 1976 : 35) : MHNP 3092 (3101), 75 (41 ?) mm, Sc 218.
Paralectotypes : MHNP 3092A, 92 (51 ?) mm, et 3092B, 62 (22 ?) mm, Sc 218 ;
MHNP A793 (3092), 28 (2 ?) mm, et A794, 34 (5 ?) mm, Sc 941.
Les spécimens A793 et A794 sont, selon Rawlison, des Menetia greyi.
« L’Abléphare rayé et ocellé » ; « L’Abléphare linéo-ocellé est originaire de la
Nouvelle-Hollande » (D.B.).
La description originale pas plus que C. et A. Duméril (1851 : 191) n’indiquent la
composition de la série-type ni le nom des récolteurs. Guibé (1954 : 84, n° 430) signale
l’existence de quatre syntypes alors que le flacon correspondant en contient cinq, ainsi que
l’a relevé Rawlison (1976).
Gray (1845 : 65) transféra l’espèce dans le genre Cryptoblepharus, tandis que Boulen¬
ger (1887 : 348-349) la réintégra dans le genre Ablepharus mais en lui reconnaissant deux
variétés : anomalus Gray et adelaidensis Peters. Fuhn (1969 : 72) transféra l’espèce dans le
genre Morethia Gray et Smyth (1972 : 1) désigna A. lineoocellatus comme espèce-type, par
monotypie, de Morethia, estimant établi que M. anomalus Gray, 1845, espèce-type par
monotypie, est bien un synonyme postérieur de lineoocellata. Le matériel-type a été étudié
en détail par Rawlison (1976 : 34-35).
= p.p. Morethia lineoocellata (Duméril et Bibron, 1839).
= p.p. Menetia greyi Gray, 1845.
Brachystopus lineopunctulatus Smith ms in Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 :
779-780.
Syntype : MHNP 1246 (3040), 140 (40) mm, 46 VPS, Sc 657.
«... autant de séries de petits points noirâtres bordés de blanc, qu’il y a de bandes
longitudinales d’écailles. »... « Ce Scincoïdien habite l’Afrique australe ; nous en avons
observé un certain nombre d’exemplaires dans la collection du Dr Smith. » (D.B.)
Dès 1851, C. et A. Duméril (p. 186) mettent en doute la terra typica en écrivant : « Il
doit rester du doute sur l’origine africaine de cet échantillon, aucune mention de cette
espèce n’étant faite par M. Smith in Zool. of South Afr. ».
— 60 —
Fig. 1. — Aspect général, écaillure céphalique et détail du membre postérieur de l’un des syntypes de Bra-
chystopus lineopunctulatus Smith in D. et B., 1839 ; MHNP 1246.
Guibé (1954 : 96, n° 494) considère, à tort, qu’il s’agit d’un holotype et donne, sans
explication, pour origine l’Australie.
Espèce-type, par monotypie du genre Brachystopus D. et B., 1839 (de deux mots grecs,
Brachystos : très court, et Pous : patte). Gray (1845 : 89) considère l’espèce comme
synonyme de son Rhodona punctata Gray, 1839, tandis que Boulenger (1887 : 336) réhabi¬
lite l’espèce et la met en synonymie avec Ronia catenulata Gray, 1842. L’espèce devient
ainsi espèce-type pour les deux genres de Gray : Rhodona Gray, 1839, et Ronia Gray,
1841. Boulenger la place dans le genre Lygosoma (sous-genre Rhodona) et M. A. Smith
(1937 : 231) dans le genre Rhodona. Pour Greer (1967 : 18) et Storr (1976 : 252), l’espèce
appartient au genre Lerista réhabilité.
= Lerista lineopunctulata (Duméril et Bibron, 1839).
Scelotes Linnaei Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 785-787.
Syntypes : MHNP 1247 (3048), 148 (68 ?) mm, 52 VPS, et 1247A, 107 (30 ?) mm, 51
VPS, Sc 103/2 ; MHNP 7142 (3046), 59 (2 ?) mm, 52 VPS, et 7142A, 42 (6 ?) mm, 52
— 61 —
VPS, Sc 103 ; MHNP 7143 (3047), 127 (62) mm, 50 VPS, 7143A, 119 (56) mm, 50 VPS, et
7143B, 75 (11 ?) mm, 49 VPS, Sc 103/1.
« Nous lui avons donné le nom de Linné. C’est bien évidemment le Reptile que ce
célèbre naturaliste a décrit et fait représenter sous le nom d’Anguis bipes, dans le muséum
du prince Adolphe Frédéric. ... Cette espèce provient du Cap de Bonne Espérance. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 187) ne donnent pas d’indications sur le nombre de spéci¬
mens de la série-type ; ils indiquent seulement : « Ages divers ». Guibé (1954 : 85, n° 436)
signale les trois numéros MHNP mais indique six spécimens. Gray (1845 : 123) a légitime¬
ment rétabli le nom donné par Linné mais en maintenant l’espèce dans le genre Scelotes.
Cette synonymie n’a pas été remise en question. Fitzsimons (1943 : 191) admet une sous-
espèce sexlineatus Harlan, 1824.
= Scelotes bipes bipes (Linné, 1758).
Gongylus (Eumeces) mabouia Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 646-647.
Syntypes de la var. A : MHNP 2902 (2738), 251 (163) mm, Sc 393/1, de la Guadeloupe
par L’Herminier. MHNP 5110 (2737), 226 (130) mm, Sc 393/2, de la Martinique par
Droz.
Syntypes de la var. B : MHNP 2903 (2739), 200 (116 ?) mm, Sc 393/5, des Antilles par
échange de Ferussac ; MHNP 5421 (2740), 230 (129 ?) mm, Sc 393/4, de la Martinique par
Neumann.
Syntypes de la var. C : MHNP 738 (2742), 235 (133 ?) mm, Sc 393/3 ; MHNP 739
(2744), 237 (142) mm, Sc 425 ; MHNP 1785 (2741), 194 (104 ?) mm, Sc 393 ; MHNP 5424
(2743a), 184 (111) mm, Sc 10 (ce dernier également syntype de Mabuya metallica Bocourt,
1879).
Tous de la Martinique par Plée.
« L’Eumeces Mabouia paraît habiter exclusivement les Antilles. » (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale signalent les récoltes de Plée à la Martinique et
celles de L’Herminier et de Beaupertuis (cette dernière non retrouvée) à la Guadeloupe,
mais sans les affecter à l’une ou à l’autre des trois variétés qu’ils reconnaissent. Ils précisent
cependant : « Le Tiliqua aenea de M. Gray est établi d’après la variété A de notre Eumeces
mabouia ». Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 156-157) et le travail de Bocourt
(1879 : 406) donnent heureusement des renseignements sur l’affectation des spécimens aux
différentes variétés, ce qui, complété par l’examen des annotations portées sur les fiches et
registres, permet de les répartir comme ci-dessus. Guibé (1954 : 79, n° 405) a omis la
variété C et placé ses spécimens avec ceux de la variété B.
La synonymie de l’espèce de Duméril et Bibron excluait le Lacertus Mabouya Lacé-
pède, 1788. « Lacépède a appliqué son histoire, extraite des écrits de Dutertre et de Roche-
fort, à un autre Scincoïdien, le Gongyle ocellé, qu’il a décrit et fait représenter à tort
comme étant le Scinque mabouia des Antilles... » (D.B.)
Par contre, cette synonymie comprenait explicitement le Tiliqua Cepedii de Cocteau,
non Mabouya Cepedii Gray, 1845, nec Mabuia cepedii Cope, 1862.
— 62 —
Bocourt (1879, pi. XXIIB, fig. 5, 5a et b) donna un dessin de la tête de « Mabuya
Cepedi Cocteau. d’après les types. Martinique, Guadeloupe ». Gray (1845 : 95) plaçait
G. (E.) mabouia D. et B. en synonymie avec son Mabouya Cepedii, espèce du Brésil, et
non avec son Mabouya aenea des Antilles ; pour Boulenger (1887 : 192), c’était un
synonyme de M. agilis nigropunctata Spix, 1825 ; (cf. aussi M. metallica Bocourt, 1879,
p. 67). Barbour (1914 : 320) attribuait encore l’espèce Mabuya mabouia à Duméril et
Bibron, Dunn (1936 : 544) la mit en synonymie avec celle de Lacépède.
= Mabuya mabouya mabouya (Lacépède, 1788).
Lacertus Mabouya Lacépède, 1788, Hist. nat. Quadr. ovip., in-12°, 2 : 98-105, pi. 3 fig. 2 ;
Synopsis : 452 ; in-4°, 1 : 378-383, pi. 24.
Le binôme latin n’apparaît que dans le Synopsis, avec la définition suivante : « Squa-
mis imbricatis, mandibulis aequalibus, caudâ corpore breviore ». Par ailleurs Lacépède
écrit, p. 101 : « L’individu conservé au Cabinet du Roi, a huit pouces de long. », et
p. 103 : « C’est principalement aux Antilles qu’on le rencontre. On trouve aussi le
Mabouya dans l’ancien monde : il est très commun dans l’isle de Sardaigne. ».
Duméril et Bibron (1839 : 646-648) ne citent pas ce binôme latin et ne placent d’ail¬
leurs pas l’espèce de Lacépède dans la synonymie de leur Gongylus (Eumeces) mabouia. Ils
écrivent : « Lacépède a appliqué son histoire (celle du Mabouia), extraite des écrits de
Dutertre et de Rochefort, à un autre Scincoïdien, le Gongyle ocellé, qu’il a décrit et fait
représenter à tort comme étant le Scinque mabouia des Antilles ; erreur dont Cuvier ne
paraît pas s’être aperçu, puisqu’en parlant de notre Eumèces mabouia, il cite la figure de
Lacépède, comme devant y être rapportée ».
Gray (1845 : 124) ne cite que « La Mabouya, Lacep. Q.O. i. 378, t. 24 ». Boulenger
(1887) ne mentionne pas l’espèce.
Le type, qui a appartenu au Muséum de Paris, n’est déjà plus signalé comme présent
dans les collections par C. et A. Duméril (1851) et Dunn peut écrire (1936 : 544) : « Type :
Not known to be in existence ». Il n’en reste pas moins représenté par les figures des pre¬
mières descriptions.
= Mabuya mabouya mabouya (Lacépède, 1788).
Tiliqua maculata Gray, 1838, Ann. nat. Hist., 2 (10) déc. 1838 : 289.
Syntype : MHNP 2932 (2777), 219 (125 ?) mm, Sc 438.
« Tiliqua maculata. Olive brown, white spotted ; tail elongate, tapering ; toes
thick... Demerara... Brit. Mus. » (G.)
Bien que décrite avant la sortie de l’Erpétologie générale, ses auteurs ne signalent pas
cette espèce alors qu’ils font souvent référence à la publication de Gray où elle a été
décrite. La présence du spécimen dans les collections du Muséum de Paris est ainsi annon¬
cée par C. et A. Duméril (1851 : 159) : « Demerary (Guyane anglaise) : échantillon donné
par le Musée Britannique ».
— 63 —
En 1879, Bocourt, décrivant Euprepis maculatus (p. 410-412, pl. XXIIC, fig. 3, 3a,
3b), précise le statut du spécimen en indiquant que les dessins sont faits « d’après l’un des
types, donné par le Musée Britannique ».
Gray (1845 : 11) transfère l’espèce dans le genre Euprepes en précisant que les spéci¬
mens ont été offerts par le « Col. Edward Sabine ». Boulenger (1887 : 160) la place en
synonymie avec Mabuya punctata, ce qu’admettra Guibé (1954 : 79, n° 402), mais pour lui
le donateur n’est plus que capitaine !
= Mabuya punctata (Gray, 1838).
Mabuia madagascariensis Mocquard, 1908, Bull Mus. natn. Hist, nat., Paris., 14 (6) : 260.
Lectotype (Brygoo, 1984a : 1098) : MHNP 1907.85 (2815A), 178 (112) mm, Sc 428.
Paralectotype : MHNP 1907.86, 107 (42) mm, régénération bifide de la queue.
Les deux syntypes, don de la section Madagascar de l’Exposition coloniale de Marseille
en 1906, n’ont pas de localité de récolte.
Angel (1942, pl. XVIII fig. 2 et 2a) a figuré le matériel-type. Guibé (1954 : 81, n°
417). Brygoo (1984a : fig. 7) a donné un dessin du lectotype.
= Mabuya madagascariensis Mocquard, 1908.
Lygosoma (Hinulia) Maindroni Sauvage, 1878, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 3 : 48,
55-56.
Holotype par monotypie ? : MHNP 5267 (2914B), 128 (71) mm, Sc 661, de Nouvelle-
Guinée, région de Haas, par M. L. Laglaize.
L’espèce est dédiée à M. Maindron, voyageur naturaliste du Muséum de Paris.
Pour Boulenger (1887 : 239) : Lygosoma (Hinulia) maindroni, pour M. A. Smith
(1937 : 219 ) : Lygosoma (Sphenomorphus) maindroni. Guibé (1954 : 99, n° 513) en fait un
Sphenomorphus. Pour Greer (1974 : 535-536), Sphenomorphus diffère profondément de
Lygosoma mais cet auteur ne se prononce pas (en 1974) sur l’appartenance de l’espèce
maindroni à l’un ou à l’autre genre.
= ? Sphenomorphus maindroni (Sauvage, 1878).
Lygosoma (Hinulia) malayanum Doria, 1888, Annali Mus. civ. Stor. nat. Genova, 2 e sér.,
(22 oct.) : 651-652.
Syntype : MHNP 1889.28 (2908 alpha), 107 (67) mm, Sc 662, récolté sur le mont Sin-
galang, Sumatra occidental, par le Dr O. Beccari, en juin 1878 ; spécimen reçu du Musée
de Genève le 9 janvier 1889.
M. A. Smith (1937 : 220) place l’espèce dans la section Sphenomorphus du genre Lygo-
— 64 —
soma, tandis que pour Greer (1977 : 519) elle n’appartient pas au genre Lygosoma redé¬
fini.
= Sphenomorphus ? malayanum (Doria, 1888).
Anotis Mariei Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 29-31.
Syntypes : MHNP 5398 (1879.813-816, 2912B), 62 (28) mm, 31 VPS, 5398A, 58
(24) mm, 31 VPS, 5398B, 59 (29) mm, 31 VPS, et 5398C, 47 (15 ?) mm, 31 VPS, Sc 663,
de Nouvelle-Calédonie, don de M. Bavay, 30.X.1879.
« Ce lézard vit dans les bois des montagnes, sous les pierres, dans les endroits très
ombragés et très humides. Je l’ai pris souvent sous des pierres légèrement enfoncées dans la
vase, au bord des ruisseaux.
« Cette intéressante espèce est dédiée à M. Marie, sous-commissaire de la marine, qui
fut souvent mon compagnon de chasse en Calédonie, et à qui la faune de ce pays est rede¬
vable de plusieurs découvertes. » (B.)
Espèce-type, par monotypie, du genre Anotis Bavay, 1869 (anotis : sans oreilles)
l’espèce est également type pour Nannoscincus Günther, 1872 dont l’espèce-type, par
monotypie, est N. fuscus synonyme postérieur de A. mariei.
Boulenger (1887 : 330) place l’espèce dans le sous-genre Siaphos du genre Lygosoma
mais avec une orthographe incorrecte (L. mariae) et signale l’existence de deux types au Bri¬
tish Museum (N.H.), dons de A. Bavay. Avec la même orthographe erronée, M. A. Smith
(1937 : 224) plaçait l’espèce dans la section Leiolopisma du genre Lygosoma. Greer (1974 :
19) réhabilite le genre Anotis. Guibé (1954) ne signale pas ces types.
= Anotis mariei Bavay, 1869.
Ablepharus Massaiensis Angel, 1924, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 30 (1) : 52-53.
Holotype par monotypie : MHNP 1904.306 (3101 beta), 45 (2 ?) mm, Sc 223 ; de la
plaine Massai, région de Nairobi, Afrique orientale, mission Alluaud, XI.1903.
Angel (1925 : 25, fig. IV) a donné une représentation de l’écaillure céphalique de
l’holotype. Guibé (1954 : 85, n° 433) et Loveridge (1957 : 219) acceptent la synonymie
avec A. wahlbergi.
= Ablepharus wahlbergi (A. Smith, 1849).
Heteromeles Mauritanicus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 772-774.
Holotype par monotypie : MHNP 6997 (3034), 87 (19 ?) mm, 51 VPS, Sc 165.
« Cette espèce nous a été envoyée d’Alger par M. le lieutenant Levaillant, fils du célè¬
bre voyageur. » (D.B.)
C’est donc à tort que C. et A. Duméril (1851 : 184) écrivaient : « Alger : M. Levail-
— 65 —
lant, M. Guichenot. 3 individus types ». Les auteurs de l’Erpétologie générale ne font pas
référence à Guichenot. Par contre, C. et A. Duméril citaient : « Hétéromèle mauritanique
Guichenot, Rept. in Explor. scientif. de l’Algérie, p. 1, pl. 2, fig. 1, avec les détails des
doigts ».
Espèce-type, par monotypie, du genre Heteromeles D. et B.
Espèce et genre sont admis par Gray (1845 : 126), tandis que Boulenger (1887 : 405)
transfère l’espèce dans le genre Chalcides, ce qu’accepte Guibé (1954 : 76, n° 390). Pasteur
et Bons (1960 : 48-49) réhabilitent Heteromeles comme sous-genre de Chalcides mais, ulté¬
rieurement, Pasteur (1981 : 13) estime qu’il n’y a pas lieu de le considérer comme distinct
de Chalcides sensu stricto.
= Chalcides mauritanicus (Duméril et Bibron, 1839).
Gongylus (Lygosoma) melanopogon Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 723-725.
Syntypes : MHNP 1245 (2909), 97 (37 ?) mm, Sc 664, de Nouvelle-Hollande par Péron
et Lesueur ; MHNP 2974 (2911), 172 (87) mm, Sc 664/3, de Nouvelle-Irlande, archipel de
la Nouvelle-Bretagne, par Quoy et Gaimard ; MHNP 1244 (2910), 215 (118 ?) mm, Sc
664/1, et MHNP 7110 (2912), 150 (91) mm, Sc 664/2, de Timor par le Musée de Leyde.
Le Lygosome à barbe noire.
« Patrie. La Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Hollande et l’île de Timor produisent cette
espèce dont la collection renferme des individus recueillis dans ces différents pays, d’une
part par MM. Péron et Lesueur, de l’autre par MM. Quoy et Gaimard. » (D.B.)
La collection de Paris ne possède pas de spécimens en provenance de Timor ramenés
par les voyageurs cités par Duméril et Bibron, mais deux spécimens de cette île proviennent
du Musée de Leyde.
La synonymie en tête de la description originale mentionne Scincus naevius. Péron,
Mus. Par. Scincus Erythrolamus. Müller, Mus. de Leyde et Scincus melanopogon. Müller,
Mus. de Leyde.
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 171) signale la présence des différents
syntypes et précise que le premier est le type du Scincus naevius Péron. Guibé (1954 : 99,
n° 509) ne mentionne que ce seul spécimen, dont il fait un holotype. On peut admettre qu’il
a alors désigné le lectotype de l’espèce. Roux-Estève (1979 : 27).
Fitzinger (1843 : 23) fit de cette espèce le type de son genre Sphenomorphus.
Gray (1845 : 75) plaça cette espèce en synonymie avec Hinulia naevia, mais la même
année il avait nommé Mocoa melanopogon une autre espèce qui devenait (1845 : 271)
espèce-type par monotypie d’un nouveau genre Carlia, introduisant ainsi un facteur de con¬
fusion.
Pour Boulenger (1887 : 244, 246), l’espèce de Duméril et Bibron correspondrait pro
parte à Lygosoma melanopogon D. et B. et pro parte à Lygosoma variegatum Peters, 1867.
C’est encore le point de vue de Taylor (1922 : 184). M. A. Smith (1937 : 219) la situe dans
la section Sphenomorphus du genre Lygosoma. Elle n’a plus sa place dans ce genre depuis
que celui-ci a été redéfini (cf. Greer, 1977 : 519). Les quatre syntypes ont été vus par
W. C. Brown en 1977.
= Sphenomorphus melanopogon (Duméril et Bibron, 1839).
— 66 —
Lygosoma melanostictum Boulenger, 1887. Annali Mus. civ. Stor. nat. Genova, 2 e sér.,
5 : 479-480, pi. 7 fig. 2 (aspect général) et 2a (écaillure céphalique apicale).
Syntypes : MHNP 1893.367, 135 (85) mm, 1893.368, 116 (67) mm, et 1893.369, 135
(84) mm, tous trois (2951 alpha), Sc 697.
« Several specimens. Pla-poo. M. Fea found this species between 1 000 and 1 500
meters, but neither above nor below. »... « Pale brown or bronzy above, with black dots,
which are crowded to form a lateral band from the snout to the tail. » (B.)
Les trois spécimens sont enregistrés comme provenant du Mt Carins ou Carin, Birma¬
nie, par L. Fea.
Décrite dans la section Leiolopisma du genre Lygosoma, cette espèce était considérée
par Guibé (1954 : 95, n° 487), après Smith (1935 : 296), comme formant une sous-espèce
de Leiolopisma reveesi. Elle a, depuis, été transférée dans le genre Scincella (cf. Greer,
1974 : 35).
= Scincella melanosticta (Boulenger, 1887).
Ablepharus Menestriesii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 811-813.
Les auteurs de l’Erpétologie générale disent explicitement que leur espèce est synonyme
du Scincus bivittatus Ménestries, 1832, aussi est-ce légitimement que Gray (1945 : 64) puis
Boulenger (1887 : 353) attribuent l’antériorité à cette dernière espèce tout en la transférant
dans le genre Ablepharus.
Pour le matériel-type cf. Scincus bivittatus, p. 14.
Espèce-type du genre Microblepharis Fitzinger, 1843.
Ablepharus menestriesii Bianconi, 1851, non Duméril et Bibron, 1839 (Spec. Zool.
Mossamb. : 62) = Ablepharus wahlbergii (A. Smith, 1849).
= Ablepharus bivittatus bivittatus (Ménestries, 1832).
Gongylus (Euprepes) Merremii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 671-673.
Syntypes : MHNP 1241 (2779), 193 (104 ?) mm, Sc 410, du Cap par J. Verreaux ;
MHNP 2933 (2778), 229 (142) mm, Sc 410/1 ; MHNP 2934 (2780), 134 (77 ?) mm, Sc
410/6 ; MHNP 2935 (2781), 160 (105) mm, Sc 410/2 ; MHNP 2936 (2782), 109 (55 ?) mm,
Sc 410/3 ; MHNP 2937 (2784), 230 (140) mm, 2937A, 205 (111 ?) mm, et 2937B, 203
(125) mm, Sc 410/4 ; MHNP 7073 (2783), 209 (96) mm, Sc 410/5, ces 8 spécimens du Cap
par Delalande ; MHNP 2938 (2787), 235 (123 ?) mm, Sc 410/8, du Cap par Quoy et Gai-
mard.
Tous ces spécimens sont également syntypes de Scincus trivittatus Cuvier.
« L’Euprepes de Merrem est très répandu au Cap de Bonne Espérance. Les indivi¬
dus appartenant à notre musée ont été recueillis par M. Delalande, par M. J. Verreaux et
— 67 —
par MM. Quoy et Gaimard. Le choix était très difficile entre ces différents noms déjà
appliqués à la présente espèce.c’est ce qui nous a fait préférer de lui assigner le nom
du savant auteur qui l’a fait connaître le premier. » (D.B.)
L’espèce est dédiée à Blasius Merrem (1761-1824), auteur de travaux sur la systémati¬
que des Reptiles et plus particulièrement sur un Scincus carinatus que Duméril et Bibron
plaçaient dans la synonymie de leur espèce. Guibé (1954 : 79-80, n° 406) a omis de citer le
MHNP 2937 mais signalé le nombre correct des syntypes dus à Delalande. Pas plus que C.
et A. Duméril (1851 : 160) il ne cite le spécimen de Quoy et Gaimard.
Gray (1845 : 15) plaça l’espèce en synonymie avec Euprepis carinatus et Boulenger
(1887 : 195) avec Mabuia trivittata. Pour les autres synonymes cf. Scincus trivittatus, p. 111.
= Mabuya capensis (Gray, 1830).
Mabuya metallica Bocourt, 1879, Mission scient. Mexique..., Zool., 3 e partie : 400-401,
pi. XXI IB fig. 1, la et b.
Syntype : MHNP 5424 (2743a), 184 (111) mm, Sc 10, de la Martinique par Plée. (Éga¬
lement syntype de la variété C du Gongylus (Eumeces) mabouia D. et B.)
« L’un des types du Mabuya metallica, rapporté de la Martinique par Plée, a été consi¬
déré par les auteurs de l’Erpétologie générale comme une variété de l 'Eumeces mabouia
D. et B.chez deux autres exemplaires.» (B.)
Ce spécimen est le seul syntype restant d’une série-type dont la composition n’a pas été
précisée. Guibé (1954) ne le cite pas.
Boulenger (1887 : 191) place cette espèce, avec doute, en synonymie avec Mabuia agi-
lis, Dunn (1936 : 544) avec la sous-espèce nominale de Mabuya mabouya.
= Mabuya mabouya mabouya (Lacépède, 1788).
Eumeces microlepis Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 659-662.
Syntypes : MHNP 2919 (2769), 323 (150 ?) mm, 5c 666 ; MHNP 5493 (2768), 295
(157 ?) mm, Sc 666/1 ; recueillis par Quoy et Gaimard à Tongatabou.
« On peut aisément reconnaître cet Eumeces entre tous ses congénères, en ce qu’il est le
seul dont les écailles soient aussi petites et aussi nombreuses, caractère auquel nous avons
voulu faire allusion en lui imposant le nom spécifique de Microlépide. » (D.B.). La descrip¬
tion originale précise qu’il s’agit de l’espèce que Cocteau avait nommée Kéneux de Gai¬
mard. C. et A. Duméril (1851 : 158) confirment la présence des deux syntypes dans les col¬
lections du Muséum de Paris.
Cette espèce est l’espèce-type, par monotypie de Liosoma Fitzinger, 1843, non Liosoma
Brandt, 1834. Gray (1845 : 93) transfère l’espèce dans le genre Otosaurus, Boulenger dans
le genre Lygosoma et M. A. Smith dans le genre Riopa, sous-genre Eugongylus. Pour
Mittleman (1952), elle est l’espèce-type, par désignation originale, de son genre Tachygia.
Pour Guibé (1954 : 96, n° 495), l’espèce appartient au genre Riopa et pour Bôhme (1976 :
— 68 —
250), au genre Eugongylus. Greer a donné une vue latérale de l’un des syntypes (1974 : 53,
fig. 48) précisant que ces deux spécimens sont les seuls connus.
Il existe un homonyme postérieur : Eumeces microlepis Fischer, 1886 = Lygosoma ads-
persum f. Boulenger (1887 : 298).
= Tachygia microlepis (Duméril et Bibron, 1839).
Ophiomorus miliaris Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 799-801.
Syntypes : MHNP 6998 et 6998A, Sc 261 (cf. Anguis punctatissimus) ; MHNP 1602
(3075), 124 (65) mm, 50 VPS, Sc 261/1 ; « Bône : M. le doct. Guyon ». Duméril (1851 :
190).
Duméril et Bibron considéraient, à tort, Anguis punctatissimus Bibron et Bory St Vin¬
cent comme synonyme de Anguis miliaris Pallas, 1773, lui-même synonyme de Eryx jaculus
Linné (cf. Boulenger, Bull. Soc. zool., 1887 : 13).
Miliaris : à petits points. « ... séries de très petits points noirs » (D.B.).
O. miliaris D. et B., synonyme postérieur de A. punctatissimus, a pour matériel-type,
outre les syntypes de cette dernière espèce, un spécimen en provenance d’Algérie pour lequel
d’ailleurs Boulenger émettait quelques doutes quant à son identification. Guibé (1954) ne
traite pas de cette espèce qui, par monotypie, est l’espèce-type du genre Ophiomorus D. et
B. (du grec ophis, serpent, et omoros, ayant beaucoup de ressemblance).
= Ophiomorus punctatissimus (Bibron et Bory St Vincent, 1833).
Paracontias Milloti Angel, 1949, Mém. Inst, scient. Madagascar, A, 3 (1) : 85-86, 2 fig.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.26 (3083.1), 80 (30) mm, 47 VPS, Sc SS.
L’espèce est dédiée au récolteur, le professeur Jacques Millot, alors directeur de l’Ins¬
titut de Recherches Scientifiques de Madagascar. Le spécimen a été récolté dans la forêt pri¬
mitive de Nosy Mamoko, la plus grande des îles Ambariotelo, dans la baie d’Ampasindava,
nord-ouest de Madagascar. C’est par erreur que Guibé (1954 : 104, n° 536) transforme
l’indication « N. Mamoko » du texte original en « Nord de Mamoko (Madagascar) ».
Nous avons donné (1980c, fig. 1 A) une photographie de ce spécimen et désigné
l’espèce comme espèce-type du sous-genre Angelias Brygoo, 1961.
= Paracontias (Angelias) milloti Angel, 1949.
Cryptoscincus minimus Mocquard, 1906, Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 12 (5) : 248-249.
Lectotype (Brygoo, 1981c : 684) : MHNP 1905.270 (3083A), 76 (4) mm, 56 VPS ;
paralectotype : 1905.270A, 82 (30) mm, 57 VPS, Sc 291.
Deux spécimens «... provenant de Madagascar et font partie... de la collection de Rep-
— 69 —
tiles offerte au Muséum par M. Maurice de Rotschild. » ; étymologie : « de taille très
réduite ». (M.)
Des dessins de l’écaillure céphalique du matériel-type ont été donnés par Angel (1942,
pi. V, fig. 6 et 6a). Guibé (1954 : 104, n° 537).
Espèce-type, par monotypie, du genre Cryptoscincus Mocquard, 1906.
Gongylus (Lygosoma) moeo Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 718-719.
Syntype : MHNP 3019 (2090), 130 (63 ?) mm, Sc 669/4.
« La Nouvelle-Zélande est la patrie de ce Lygosome, dont nous avons observé plusieurs
individus dans la collection de la Société zoologique de Londres, étiquetés Tiliqua moco par
M. Gray. » (D.B.)
Par ailleurs, C. et A. Duméril (1851 : 169) signalent dans les collections du Muséum
de Paris : « Les deux individus rapportés par Péron et Lesueur et types de l’espèce ».
Bocourt (1881 : 448) ne mentionne plus dans les collections que la présence d’un seul spé¬
cimen de Péron et Lesueur.
A propos des spécimens de Londres, Robb (1977 : 310) écrit : « These latter specimens
cannot now be traced ». Comme il ne reste plus qu’un seul des deux spécimens de Paris, la
série-type se réduit au MHNP 3019. Le binôme manuscrit de Gray, Tiliqua moco, n’a pas
été publié et cet auteur le place d’ailleurs (1845 : 82) en synonymie avec Mocoa Zelandica,
sous la forme : « Tiliqua Moco, Gray, MMS ».
L’évolution de la définition de l’espèce et de sa position taxinomique a été étudiée par
McCann (1955 : 104-106) et par Robb (1977 : 308-309) ; elle est l’espèce-type de Oligosoma
Girard, 1857, en tant que synonyme antérieur de Mocoa zeylandica. Guibé (1954) ne traite
pas de ce type que signale Roux-Estève (1979 : 27).
= Leiolopisma moco (Duméril et Bibron, 1839).
Lygosoma (Riopa) Mocquardi Chabanaud, 1917, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 23 :
448-449, fig. 1 et 2 (apex et profil de l’écaillure céphalique).
Syntypes : MHNP 1904.177 (2914x), 126 (55 ?) mm, 1904.177A, 137 (63 ?) mm,
1904.177B, 119 (38 ?) mm, 1904.177C, 95 (30 ?) mm, 1904.177D, 115 (40?) mm, 1904.177E,
104 (45 ?) mm, et 1904.177F, 105 (51) mm, Sc 670 ; récoltés par Decorse en mai 1903, à
Fort-Archambault (Tchad), lors de la mission Chevalier-Decorse au Chari-Tchad.
La série-type comprenait huit spécimens ; l’un d’eux a été échangé avec le British
Museum (N.H.) en 1917.
L’espèce est dédiée « à la mémoire de mon savant prédécesseur, à qui revient le mérite
de l’avoir découverte » (C.). Mocquard avait en effet désigné sur les registres cette espèce
comme Lygosoma sundevalli var. conjuncta.
Guibé (1954 : 97, n° 502) considère que l’espèce appartient au genre Riopa suivant
M. A. Smith (1937 : 228), qui en faisait un représentant du sous-genre nominal de ce genre.
Par contre, Greer (1977 : 519) le maintient dans le genre Lygosoma.
= Lygosoma mocquardi Chabanaud, 1917.
— 70 —
Tropidophorus mocquardii Boulenger, 1894, Proc. zool. Soc. Lond. : 735.
Syntypes : MHNP 1889.188, 174 (89) mm ; MHNP 1889.189, 196 (108) mm ; l’un et
l’autre (2769 A), Sc 245, du mont Kina-Balu au nord de Bornéo par M. Whitehead.
Il existe deux autres syntypes, mâle et femelle, de la même localité par M. A. Everett,
au British Museum (N.H.).
Mocquard (1890 : 135) avait signalé les deux premiers spécimens sous le nom de Tro¬
pidophorus beccarii (Peters, 1871) : « dont ils diffèrent cependant par 34 séries d’écailles au
lieu de 30 ». Boulenger individualisa l’espèce. N. de Rooij (1915 : 276), après examen des
types de Paris et de Londres, confirma la validité du taxon. Guibé (1954) ne signale pas ces
types.
Scincus Moniliger Valenciennes, 1839, in Duméril et Bibron, Erpét. génér., 5 : 736.
Le binôme latin figure dans la synonymie de Gongylus (Lygosoma) Moniligera avec la
mention « Valenc. Mus. Par. ». Il doit être considéré comme un nomen nudum. Aucun des
syntypes de G. (L.) moniligera D. et B., 1839 ne peut lui être plus particulièrement rattaché.
Gongylus (Lygosoma) Moniligera Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 736-737.
Syntypes de la var. A : MHNP 2988 (2945), 162 (90 ?) mm, 26 VPS, et 2988A, 94
(6 ?) mm, 26 VPS, Sc 337/2, de l’île Decrès (Océanie) par Péron et Lesueur (également
syntypes de Scincus whitii Lacépède, 1804) ; MHNP 2989 (2946), 288 (188) mm, Sc 337/1,
d’« au-delà des montagnes Bleues », Nouvelles-Galles du Sud, par Quoy et Gaimard (éga¬
lement type de Scincus compressicauda Quoy et Gaimard) ; MHNP 7123 (2949), 196
(118 ?) mm, et 7123A, 142 (84 ?) mm, Sc 337/3, d’Australie, Quoy et Gaimard, Astrolabe.
Syntypes de la var. B : MHNP 2992 (2950), 107 (50 ?) mm, et 2992A, 95 (10 ?) mm,
Sc 337, de la Terre de Leeuwin (Australie occidentale) par Péron et Lesueur.
C. et A. Duméril (1851 : 175) donnent la répartition des différents spécimens-types
dans les deux variétés ; ils ajoutent, pour le MHNP 2989. "indication de localité : « Port-
Macquarie ». A noter que Loveridge (1934 : 336) écrit : « Number (MCZ) 2133 is believed
to be a cotype of L. moniligera Duméril et Bibron ». Cf. Tropidolopisma Dumerilii var. A,
p. 36.
Parmi les synonymes cités par les auteurs de l’Erpétologie générale pour cette espèce il
y a plusieurs noms non valides : Scincus ocellatus et Scincus Leuwinensis « Péron, Mus.
Par. », Scincus Moniliger « Valenc. Mus. Par. » et Kéneux de White, Cocteau, 1837.
Gray (1845 : 79) place l’espèce en synonymie avec Hinulia whitei et Boulenger (1887 :
135) avec Egernia whitii ; ce que suivent Loveridge (1934 : 336), Guibé (1954 : 92, n° 453)
et Storr (1968 : 54). Roux-Estève (1979 : 27) mentionne les spécimens MHNP 2988 et
2992.
— 71 —
A propos de la terra typica, Storr (1968 : 55) écrit : « The syntypes of moniligera
could have come from both Sydney and the Blue Mountains (Péron for one visited both).
Duméril & Bibron’s name (meaning necklace-bearing) is more apt for the Blue Mountains
form than adult Sydney lizards. However, the animal whose measurements they give is far
larger than any Blue Mountains specimen I have seen and almost certainly came from
Sydney. »
Cogger (1983 : 330) admet l’existence d’une sous-espèce moniligera de whitii avec pour
domaine : « coastal and adjacent areas north of Nowra, NSW ».
= Egernia whitii moniligera (Duméril et Bibron, 1839).
Lygosoma (Paralygosoma) Monneti Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris,
23 (2) : 103-104, fig. 12-13 (écaillure céphalique).
Holotype par monotypie : MHNP 1917.91 (2903/4), 110 (52 ?) mm, Sc 643/2 (672).
« Haute-Guinée française, 1 individu (Martial Monnet). » (C.).
Espèce-type, par monotypie, du sous-genre Paralygosoma.
Alors que Guibé (1954 : 89-90, n° 461 bis), de même que Grandison (1956 : 240)
admettaient la validité de cette espèce, Perret (1975 : 188) la considère comme synonyme
de Riopa guineensis (Peters, 1879), tandis que Greer (1977 : 519) la place dans le genre
Lygosoma.
= Lygosoma guineense (W. Peters, 1879).
Evesia monodactylus Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 336.
Holotype par monotypie : MHNP 18 (3043), 92 (35) mm, 57 VPS, Sc 321.
« Evesia monodactylus, Bell. Pale brown, scales smooth, dark edged ; tail darker...
Hab. — ?... Mus. Bell. » (G.)
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Evesia.
Le spécimen ayant été donné au Muséum de Paris, Duméril et Bibron (1839, 5 : 782-
783) le décrivent à leur tour sous le nom de Evesia Bellii. « Un seul exemplaire que nous
devons à la générosité de M. Bell ». C. et A. Duméril (1851 : 187) confirment la présence
du spécimen dans les collections de Paris : « Indes orientales : M. Th. Bell. Unique ».
Guibé (1954) ne signale pas le type de cette espèce.
Pour l’évolution taxinomique cf. Evesia Bellii, p. 11.
= Nessia monodactyla (Gray, 1839).
Gongylus mouroundavae A. Grandidier, 1872, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 15 (20) : 9 ;
Bibltque Éc. ht. Étud., Paris, 5:9.
Holotype par monotypie? : MHNP 1895.211 (3048 mu), 122 (66) mm, 30 VPS, Sc
107, A. Grandidier coll., en 1870, à Morondava, côte ouest de Madagascar.
— 72 —
Guibé (1954 : 86, n° 439).
Boulenger (1887 : 498, note) ne rattache qu’avec doute cette espèce au genre Scelotes.
Mocquard (1895 : 121) confirme cette attribution. Nous avons transféré l’espèce (19846 :
535) dans le sous-genre Madascincus du genre Amphiglossus, genre où Welch (1982 : 69)
l’avait, sans explication, placée.
Angel, probablement sur le matériel-type, a donné (1942, pi. IV fig. 8 et pi. XXI fig.
1) une représentation de l’écaillure de l’apex de la tête et une vue d’ensemble de l’animal.
Nous (19846, fig. 2D) avons proposé un dessin de l’apex de la tête de l’holotype.
= Amphiglossus (Madascincus) mouroundavae (A. Grandidier, 1872).
Scincus multilineatus Lesson 1826, Voy. Coquille, Atlas, pl. 3, fig. 2 ; 1830, Zool. Rept.,
2 : 45-47.
Syntypes : MHNP 2983 (2940), 212 (140) mm, et 2983A, 168 (102 ?) mm, Sc 707/5, de
la Nouvelle-Hollande par Péron et Lesueur. (Également syntypes de Sincus decemlineatus
Lacépède, 1804.)
« Le scinque multirayé. Ce scinque a de grands rapports avec le the ribboned Lizard
C Lacerta taeniolata de White, pl. et page 245) de la Nouvelle Galles du Sud. Nous som¬
mes même tentés de n’en point distinguer notre espèce. Ce petit scinque. habite les
Moluques, notamment les îles de Bourou et d’Amboine, et se trouve communément dans la
Nouvelle-Galles du Sud. » (L.)
La présence de ces spécimens dans les collections du Muséum de Paris est signalée par
Duméril et Bibron (1839 : 734-736) à l’article Gongylus (Lygosoma) taeniolata ; elle est
confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 174) qui précisent qu’il s’agit du type du Scinque à
dix raies de Lacépède. Guibé (1954) ne les mentionne pas mais Roux-Estève (1979 : 27) le
fait.
Dans leur synonymie du Lygosome à bandelettes, les auteurs de l’Erpétologie générale
signalent à côté de différents auteurs ayant utilisé le nom taeniolata, outre le Kéneux de
Cocteau, 1837, et le Scincus multilineatus de Lesson, le Scincus octolineatus Daudin, 1802.
Ce dernier binôme n’est qu’un nom de remplacement pour le Lacerta taeniolata de John
White, l’auteur ne faisant état d’aucune observation personnelle.
La synonymie de multilineatus avec taeniolatus, confirmée par Gray (1845 : 78) et par
Boulenger (1887 : 227), n’a pas été remise en cause. Selon Cogger (1983 : 312) l’espèce
appartient au genre Ctenotus.
= Ctenotus taeniolatus (White, ex Shaw, 1790).
Tiliqua Napoleonis Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 290.
Holotype par monotypie : MHNP 1242 (2970), 191 (97) mm, 26 VPS, Sc 334. (Égale¬
ment syntype de Tropidolopisma dumerilii var. C Duméril et Bibron, 1839.)
« Scincus Napoleonis, Cuv. New Holland ». (G.) Sans indication de localisation
du matériel-type.
— 73 —
C. et A. Duméril (1851 : 176) précisent que ce spécimen, un des deux syntypes du
Scincus trifasciatus de Péron, provient de Terre Napoléon en Nouvelle-Hollande : « en rai¬
son même de son origine, a reçu de Cocteau, qui la considérait comme représentant une
espèce distincte, le nom de Psammite de Napoléon dont il est le type ».
Guibé (1954) ne traite pas de ce type. Roux-Estève (1979 : 27) donne pour types de
cette espèce les MHNP 1242 et 3003 ; seul le premier a droit à ce titre.
Duméril et Bibron (1839 : 745) intègrent l’espèce dans la synonymie de Tropidolo-
pisma dumerilii ; Gray (1845 : 106) la réhabilite mais en la transférant dans le genre Tropi-
dolepisma ; Boulenger (1887 : 138) la place en synonymie avec Egernia kingii (Gray,
1845) ; Mitchell (1950 : 281) en fait une sous-espèce de Egernia whitii. Selon Loveridge
(1934 : 340), Glauert (1960 : 73), Storr (1978 : 69) et Cogger (1983 : 325), l’espèce est
valide et appartient au genre Egernia.
= Egernia napoleonis (Gray, 1839).
Eumeces niger Jacquinot et Guichenot, 1853, Voyage au Pôle Sud... Zoologie, 3 (2) : 11-
12 ; Hombron et Jacquinot, 1842-1853, Atlas Rept. Saur., pl. 4 fig. 2 et B, b.
Eumeces nègre. « Cet Eumèces, qui ne nous est connu que par la figure citée dans
l’Atlas du Voyage au Pôle Sud. L’individu qui a été dessiné a vingt centimètres de long.
Nous ne pouvons indiquer la localité où cette espèce a été observée. » (J. et G.)
La figure est donc tout ce qui subsiste du matériel-type. Les auteurs de la description
originale attribuent le binôme latin à Hombron et Jacquinot, ce qui ne peut être retenu car
les planches de l’Atlas sont bien parues avant 1853 et avec les noms de ces deux auteurs,
mais elles ne portent aucun nom latin. Brown et Falanruw (1972 : 105) ont, à la diffé¬
rence de nombre d’auteurs antérieurs, correctement cité ceux de l’espèce. Boulenger (1887 :
297) la place dans le sous-genre Emoa du genre Lygosoma. Depuis M. A. Smith (1937 :
226), l’espèce est considérée comme appartenant au genre Emoia.
= Emoia nigra (Jacquinot et Guichenot, 1853).
Scincus nigro-coeruleus Lesson, 1828, Annls Sci. nat., 13 : 392 ; 1830, Voyage Coquille,
2 : 21 .
« . deux Scinques (S. nigro-coeruleus et le Scincus oualaniensis Nob.) qui se plaisent
sur les larges feuilles de bananiers, et que les insulaires dans leur langage nomment Keneux.
Le scinque noir et bleu jouit de la faculté de changer de couleur. » (L.) ; observés sur
l’île Oualan.
Ces deux binômes, ignorés par Duméril et Bibron (1839), par Gray (1845) et par Bou¬
lenger (1887), peuvent être considérés comme nomina nuda, aucune précision morphologi¬
que ne permettant de les valider.
— 74 —
Scincus nigro-luteus Quoy et Gaimard in Gaimard, 1824, Bull. Sci. nat. géol., Paris, 1 :
91 ; in Freycinet, 1824, Voy. Uranie et Physicienne, Zoologie : 176-178, 706 ; Atlas,
pl. 42 fig. 1.
Syntypes : MHNP 3023 (2985), 228 (46 ?) mm, Sc 362/2 ; MHNP 3024 (2986), 388
(122 ?) mm, Sc 362 ; MHNP 7134 (2988), 451 (146 ?) mm, Sc 362/1.
« Scinque jaune et noir, mâle. — Scincus nigro-luteus. N. »... « Ce bel animal est le
seul objet d’Histoire naturelle échappé au naufrage, qui puisse rappeler à l’un de nous le
fatigant voyage qu’il fit au-delà des Montagnes bleues de la Nouvelle-Hollande. »...
« Nous nous en procurâmes deux individus. » (Q.G.)
Cuvier (1829 : 63), Duméril et Bibron (1839 : 750-751), Gray (1845 : 104), C. et
A. Duméril (1851 : 178), Boulenger (1887 : 146) n’attribuent l’espèce à Quoy et Gaimard
que sur la référence de la planche 41 du voyage de « l’Uranie ».
C. et A. Duméril signalent expressément la présence des types de cette espèce dans
les collections du Muséum de Paris. Guibé (1954) ne les mentionne pas. Un problème se
pose. Selon la description originale il n’y aurait que deux syntypes, or le plus ancien registre
de la collection de Paris fait état de trois spécimens, tous trois récoltés par Quoy et Gai¬
mard et signalés comme types de l’espèce.
Selon les auteurs de l’Erpétologie générale, cette espèce correspond au Kéneux de l’Ura¬
nie de Cocteau (1837). Elle fut placée dans le genre Cyclodus par Wagler (1830), Duméril
et Bibron (1839), Gray (1845) ; ou dans le genre Tiliqua par Gray (1831, 1839), Boulen¬
ger (1887). L’attribution à ce dernier genre semble aujourd’hui admise (Mackay, 1955 :
162 ; Worrell, 1961 : 19 ; Cogger, 1983 : 390).
= Tiliqua nigrolutea (Quoy et Gaimard, 1824).
Lygosoma nigropunctatum Bocourt, 1878, Annls Sci. nat., Zool., 6 e sér., 7 (16) : 2-3 ;
1881, Mission scient. Mexique..., Reptiles : 418, pl. XXI F fig. 2 (œil).
Syntypes : MHNP 1349 (2889b), 115 (71 ?) mm, 1349A, 117 (72) mm, 1349B, 77
(35 ?) mm, et 3449C, 84 (47 ?) mm, Sc 696/1.
Cinq spécimens ont été rapportés de Whampoa (Chine), par le Dr Vesco.
« Les côtés du cou, du tronc et d’une grande partie de la queue sont fortement mar¬
qués de points noirs. » (B.)
Bocourt (1881) écrivait que l’espèce offre « tant d’affinités spécifiques avec les Lygo-
somes américains, qu’elle ne pourrait entrer que dans le genre Mocoa, Gray ( Oligosoma ,
Cope) ». Boulenger (1887 : 264) plaçait cette espèce en synonymie avec Hinulia reevesii
(Gray, 1838), ce qui n’a pas été remis en cause. Par contre, la position générique a évolué :
Smith (1935 : 295) en faisait un Leiolopisma, ce que suivait Guibé (1954 : 94, n° 485).
L’espèce est considérée aujourd’hui comme appartenant au genre Scincella. Guibé ne signa¬
lait déjà plus l’existence que de quatre syntypes, mais avec des dimensions erronées :
85-140 mm.
= Scincella r. reevesii (Gray, 1838).
— 75 —
Lygosoma Nimbense Angel, 1944, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 16 (5) : 293-
294.
Holotype par désignation originale : MHNP 1943.48 (2969 Al), 99 (52) mm, Sc 681,
mâle récolté à Nion, au pied du mont Nimba, ait. 800 m.
Paratypes : MHNP 1943.49 (2969 Al), 58 (12 ?) mm, Sc 681, femelle, de Nion,
22. IV. 1942 ; MHNP 1943.50 (2969 A), 97 (52 ?) mm, Sc 681, femelle, de Yalenzou.
Tous trois par Maxime Lamotte, de Haute Guinée.
Angel désigne le premier paratype comme « allotype » et le second comme « parato-
potype ».
Guibé (1954 : 95, n° 490) considère l’espèce comme appartenant au sous-genre Leiolo-
pisma, corrige le nom en nimbaense et admet une synonymie avec Lygosoma breviceps
togoense Werner, 1902, proposée par Loveridge (1952 : 238).
Fuhn (1972 : 268) puis Perret (1973 : 60) reconnaissent la validité de l’espèce « nim-
baensis » et la transfèrent dans le genre Panaspis. Perret reconnaît ensuite (1975 : 8, n.)
que l’orthographe correcte est nimbense.
= Panaspis nimbense (Angel, 1944).
Scincus noctua Lesson, 1826, Voy. Coquille, Atlas, pl. 3, fig. 4 ; 1830, Zool. Rept., 2 :
48-49.
« Scinque phalène. Nous le trouvâmes auprès d’une cabane, dans un champ de can¬
nes à sucre à Oualan. » (L.)
Cette espèce, que ni Duméril et Bibron (1839) ni Gray (1845) ne citent, semble avoir
été oubliée jusqu’à ce que Girard (1857 : 196) la réhabilite en la plaçant dans le genre Oli¬
gos orna.
Le matériel-type, s’il est jamais parvenu en France, ne semble pas avoir appartenu au
Muséum de Paris. Il doit être considéré comme définitivement perdu, mais il reste valable¬
ment représenté par la figure originale.
Boulenger faisait de ce scinque un Lygosoma du sous-genre Liolepisma (1887 : 256) ;
Greer mentionne l’espèce (1974 : 11) dans le genre Lipinia Gray, ce que suit Zweifel
(1979 : 1). L’île Oualan, l’une des Carolines, porte le nom actuel de « Kusaie Island ».
= Lipinia noctua (Lesson, 1826).
Zonurus Novae-Guinae Schlegel, 1834, Tijdschs. nat. Gesch. Phys., 1 : 218 ; 1834, Mono¬
graphie van het Zonurus (dissert, part.) : 19, tab. 7, fig. 2.
Syntype ? : MHNP 2805 (2531), 194 (97 ?) mm, Sc 381/3, donné par le Musée de
Leyde.
Sur ce spécimen, Duméril et Bibron (1839 : 366-368) créent le genre Tribolonotus [du
grec tribolos, chausse-trape, et notos, dos (dos hérissé)] ; l’espèce devient par monotypie
— 76 —
espèce-type du genre. Ils donnent (pl. LVI) une représentation de l’animal entier et des des¬
sins de l’apex et du profil de la tête. C. et A. Duméril (1851 : 139) confirment la présence
du spécimen dans les collections du Muséum de Paris, ainsi que son origine ; Guibé (1954)
ne le signale pas.
En l’absence de précisions sur la constitution de la série-type, base de la description de
Schlegel, il est difficile de savoir si le spécimen reçu à titre d’échange du Musée de Leyde
est bien un des syntypes. En faveur de cette hypothèse on peut retenir le fait que l’un des
types envoyé par le Musée de Leyde se trouvait en 1887 au British Museum (N.H.).
M. S. Hoogmoed, consulté, admet (in litt. 24.VIII. 1984) que rien ne s’oppose à ce que le
spécimen MHNP 2805 soit l’un des syntypes. Les deux syntypes restant au Musée de Leyde
portent le n° RMNH 2599. De toutes façons, le spécimen MHNP 2805 a servi aux auteurs
de l’Erpétologie générale pour décrire un genre nouveau, admis dès sa création (Gray,
1845 : 101 ; Boulenger, 1887 : 367) et représenté aujourd’hui par toute une série d’espèces.
= Tribolonotus novaeguinae (Schlegel, 1834).
Scincus Nuittensis Péron in Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745.
Les auteurs de l’Erpétologie générale citent ce binôme dans la synonymie de Tropidolo-
pisma dumerilii sous la forme : « Variété B. Scincus Nuittensis. Péron, Mus. Par. ».
Il peut être considéré comme un nomen nudum ; on ne le retrouve que chez Gray
(1845 : 106), cité dans la synonymie de Tropidolepisma kingii. C. et A. Duméril (1851)
n’en font pas mention, ce qui indique que le spécimen support du nom manuscrit de Péron
ne figurait déjà plus dans les collections à cette date. Boulenger (1887) ne cite pas ce nom
d’espèce.
Plusieurs lieux géographiques de l’Australie du Sud-Ouest étaient dédiées à Pierre de
Nuyts, négociant hollandais qui les découvrit en 1627.
= Egernia kingii (Gray, 1839).
Eumeces obtusirostris Bocourt, 1881, Mission scient. Mexique..., Zool., 3 e partie : 441 -
443, pl XXIID fig. 1 et la à g.
« Museau court et obtus »... « L’individu type de VEumeces obtusirostris est originaire
du Texas, il nous a été communiqué par M. le Professeur W. Peters. » (B.)
Le Muséum de Paris ne possède pas, et n’a semble-t-il jamais possédé, le type de cette
espèce contrairement à ce qu’envisageait Taylor (1935 : 405-410) : « The type is presu¬
mably in the Natural History Museum of Paris ». Guibé (1954) ne le mentionne pas. Peut-
être a-t-il, après examen par Bocourt, été réexpédié à Berlin. S’il devait être considéré
comme perdu, on se souviendra de ce qu’a écrit Taylor : « The description as given in the
key is brief, but the figures are excellent and undmistakable ». La planche peut donc deve¬
nir éventuellement le matériel-type.
Boulenger (1887 : 375) considérait l’espèce comme synonyme de Eumeces tetragram-
mus ; Taylor en fait une sous-espèce de E. septentrionalis Baird, 1858.
= Eumeces septentrionalis obtusirostris (Bocourt, 1881).
— 77 —
Euprepes occidentals W. Peters, 1867, Mber. Akad. Wiss. Berl., 32 : 20.
Nomen nudum pour Euprepes vittatus var. australis W. Peters, 1862 ; cf. p. 9.
Chalcides ocellatus (Forskal, 1775) var. A à E Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 :
620-625.
La confrontation du texte de l’Erpétologie générale avec le catalogue de C. et
A. Duméril (1851 : 155) permet de retrouver les types des variétés A et E.
Variété A : Syntypes : MHNP 2865, 179 (94) mm, et 2865A, 165 (70 ?) mm, (2692), Sc
167/5.
« Égypte : M. Et. Geoffroy Saint-Hilaire, 2 individus dont l’un, à ocelles très apparen¬
tes, a servi de modèle à la fig. 1, pl. 5, de l’Atlas de Zool. annexé à la Descript. de
l’Égypte, où il porte le nom d’Anolis marbré, dénomination remplacée par celle de Scinque
ocellé Isid. Geoffroy Saint-H. in Descr. des Rept., de l’Ég., p. 24. » (D.B.)
Variété E : Holotype par monotypie : MHNP 2880 (2708), 132 (69) mm, Sc 177.
« Ile de Ténériffe : MM. Quoy et Gaimard. — Unique. » (D.)
Spécimen étudié en 1979 par Georges Pasteur et déterminé comme Chalcides viridans
viridans Gravenhorst, 1851.
= Chalcides viridans viridans Gravenhorst, 1851.
Euprepes ocellatus Bocourt, 1878, Annls Sci. nal., 6 e sér., 7 (16) : 3-4 ; 1879, Mission
scient. Mexique..., Rept. : 414-416, pl. XXII C fig. 8, 8a et b.
« Le type de YEuprepis ocellatus, dont nous devons la connaissance à M. le Dr Fischer,
appartient au Musée de Hambourg. » (B., 1879.)
Malgré l’origine géographique déclarée, l’Amérique septentrionale, Boulenger (1887 :
186) puis Taylor (1922 : 159) placent l’espèce en synonymie avec Mabuya multifasciata,
espèce du Sud-Est asiatique. Dunn (1936 : 556), qui n’a pas pu l’identifier aux espèces amé¬
ricaines qu’il a vues, ne sait s’il s’agit d’une espèce américaine « exceedingly rare » ou
d’une espèce d’autre origine.
« Les côtés de la tête, du cou, du tronc et de la première partie de la queue sont ornés
de petits ocelles blancs, cernés de brun, formant des séries verticales irrégulières, éloignées
les unes des autres par la largeur de deux ou trois écailles. » (B., 1878.)
Scincus ocellatus Péron, 1839, in Duméril et Bibron, Erpét. génér., 5 : 736.
Le binôme latin figure dans la synonymie de Gongylus (Lygosoma) Moniligera avec la
mention « Péron, Mus. Par, ». Il doit être considéré comme un nomen nudum. Aucun spé¬
cimen des collections de Paris ne peut lui être actuellement rattaché.
78 —
Scincus ochraceo-punctus Lesson, 1826, Voy. Coquille, Atlas, pi. 4 fig. 4 ; 1830, Zool.
Rept., 2 : 51-52.
« Scinque à points rouges. Il habite l’île d’Oualan, une des Carolines. » (L.)
Bien que valide ce binôme doit être considéré comme nomen oblitum puisque ni
Duméril et Bibron (1839), ni Gray (1845), ni Boulenger (1887) ne le citent. Aucun maté¬
riel en collection ne peut lui être rattaché.
Leiolopisma ochraceum Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ. Gvt gén. Indochine, (mai
1937), Notes herpétologiques XII : 4, 17-18, fig. 4, a à e et g de la planche.
Syntypes : MHNP 1948.56 (2922.1), 49 (4) mm, mâle ; MHNP 1948.57, 114 (69) mm,
femelle, et 1948.57A, 130 (84) mm, Sc 696/6 (685).
« Deux exemplaires, sans origine connue, proviennent de l’ancienne collection du Ser¬
vice géologique (Tonkin ou Yunnam). »... « Dessus jaune bronzé, doré ; .dessous jau¬
nâtre. » (B.)
Dans son ouvrage sur les Lézards d’Indochine, resté manuscrit, Bourret corrige la
terra typica en « Mung Ouneua (Laos) ». Les dessins de la description originale représentent
la femelle n° S 99 de la collection de l’auteur. Guibé (1954 : 95, n° 488) fait des deux syn¬
types des « holotypes » et donnent des dimensions (110-100 mm) inexactes.
Au moment de notre révision (1984) nous nous trouvons en présence de trois spéci¬
mens, l’un portant le n° 1948.56 et les deux autres, attachés ensemble, portant le
n° 1948.57.
Greer (1974 : 7) signale que l’espèce appartient au genre Scincella Mittleman, puis, en
1982 lors d’une révision du matériel, envisage l’hypothèse d’une synonymie avec S. reevesii.
= ? Scincella reevesii (Gray, 1838).
Scincus octolineatus Daudin, 1802, Hist, nat..., Rept., 4 : 285-290
Le scinque à huit raies de la Nouvelle-Hollande. Malgré une description valide il ne
s’agit que d’un nomen substitutum pour Lacerta taeniolata White, 1790, sans observation
personnelle, donc sans matériel-type.
= Ctenotus taeniolatus (White ex Shaw, 1790).
Euprepes olivaceus (non Gray) W. Peters, 1862, Mber. Akad. Wiss. Berl., 27 : 21-23.
Syntype ? : MHNP 1470 (1867.133, 2792 a), 159 (102 ?) mm, Sc 456/1.
Il ressort de la description originale que la série-type comprenait plusieurs exemplaires.
Boulenger (1887 : 206) signalait avoir examiné « les » types. Fitzsimons (1943 : 226-228)
indique pour terra typica « Neu Barmen, Hereroland » et signale la présence des types au
Musée de Berlin. Mais rien ne s’oppose à ce que le spécimen reçu à Paris le 17 août 1867, à
— 79 —
la suite d’échanges avec le Musée de Berlin, n’appartienne à cette série-type. Cet avis est
partagé par Rainer Günther (in litt. 3.XI. 1984). Guibé (1954) ne signale pas ce spécimen.
L’espèce a été changée de nom par W. Peters (1867 : 20).
= Mabuya sulcata (W. Peters, 1867).
Gongylus (Euprepes) Olivierii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 674-675.
Syntypes : MHNP 197 (2791), 158 (85 ?) mm, Sc 460, d’Égypte, sans nom de récolteur
ou de donateur (également syntype de Scincus vittatus) ; MHNP 2939 (2792), 227 (145) mm,
Sc 460/2, d’Égypte par A. Lefebvre.
« La patrie de cette espèce est l’Égypte.Nous avons dédié cette espèce à Olivier
comme étant l’auteur auquel on en doit la découverte. » (D.B.) Guillaume Antoine Olivier
(1756-1814) était naturaliste et voyageur français. Mais l’espèce de Duméril et Bibron est
plus qu’un nomen substitutum de celui d’OLiviER car ils placent dans la synonymie de leur
espèce le Scincus Jomardii Aud. et le Scincus auriculatus Gravenh. Mus. Bresl.
Alex. Lefebvre ayant été en Égypte en 1832 il nous semble légitime de considérer
comme syntype le MHNP 2939, non retenu par Guibé (1954) mais dont la présence en col¬
lection est attestée par C. et A. Duméril (1851 : 160). Il est d’ailleurs à noter que bien que
la terra typica de l’espèce soit bien limitée à l’Égypte dans l’Erpétologie générale, C. et
A. Duméril l’étendent abusivement au Cap de Bonne Espérance.
Dès 1845, Gray (p. 113) met G. (E.) olivierii dans la synonymie de Scincus vittatus où
il se trouve encore, bien que Gravenhorst ait employé le binôme en 1851 (p. 327, pi. 32).
= Mabuya vittata (Olivier, 1804).
Gongylus (Eumeces) Oppelii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 656-659.
Syntypes : MHNP 1243 (2765), juvénile, 154 (93) mm, Sc 699/1 ; MHNP 2918 (2766),
306 (172) mm, Sc 699 ; l’un et l’autre de Nouvelle-Guinée, sans nom de donateur.
« Patrie. Ce Scincoïdien est originaire de la Nouvelle-Guinée. Observations. Depuis
longtemps notre Musée national en renferme deux individus, un jeune et un adulte, qui
avaient été étiquetés par Oppel, celui-ci Scincus fasciatus, et celui-là Scincus annulatus, tan¬
dis que Boié, de son côté, avait donné le nom d’Elongatus à un exemplaire du Musée de
Leyde. Nous laisserons de côté ces noms dont aucun, au reste, n’a été publié. » (D.B.)
L’espèce est dédiée à Michel Oppel, naturaliste bavarois, herpétologiste systématicien,
qui, en 1811, sépara la famille des Lacertini.
La présence des deux syntypes dans les collections de Paris est attestée par C. et
A. Duméril (1851 : 158) et par Guibé (1954 : 96, n° 496) ; ce dernier écrit « holotype »
alors qu’il signale les deux spécimens et donne une dimension (173 mm) sans rapport avec
la réalité.
L’espèce devenue, par monotypie, type du genre Eugongylus de Fitzinger (1843), est
admise comme valide par Gray (1845 : 93), tandis que Boulenger (1887 : 303) la place en
— 80 —
synonymie avec Lygosoma rufescens, ce qui n’a pas été discuté, mais l’espèce rufescens a
été transférée dans le genre Eugongylus (cf. Greer, 1974 : 13).
= Eugongylus rufescens (Shaw, 1802).
Emoia boettgeri orientalis Brown et Marshall, 1963, Copeia, (4) : 204-207.
Paratype : MHNP 8631, 130 (79) mm, Sc 641, de l’atoll Arno, îles Marshall,
3.VII. 1950, par Joe T. Marshall, don de W. C. Brown.
L’holotype appartient au Musée national des États-Unis ; 22 paratypes sont déposés
dans diférents Musées.
Scincus oualaniensis Lesson, 1828, Annls Sci. nat., 23 : 392 ; 1830, Voyage Coquille, 2 :
21 .
Cf. Scincus nigro-coeruleus, p. 73.
Lygosoma (Liolepisma) pauliani Angel, 1940, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér.,
12 (2) : 84-85.
Holotype par désignation originale : MHNP 1939.82 (2729d), 81 (38 ?) mm, Sc 688,
mâle, du versant sud du mont Bambouto, ait. 2 300 m, VII.1939 ; récolté au Cameroun,
région de Bamenda, par la mission P. Lepesme, R. Paulian et A. Villiers.
Perret (1973 : 620), après Fuhn (1972 : 260), transfère l’espèce dans le genre Panaspis
puis (1982 : 108) l’attribue au sous-genre Leptosiaphos. Guibé (1954 : 90, n° 464).
= Panaspis (Leptosiaphos) pauliani (Angel, 1940).
Scincus pavimentatus Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, 1827, Descr. Égypte, Hist, nat., 1 :
138-139 ; Atlas, pi. IV fig. 4.
Le « Scinque pavé », figuré dans l’atlas sous le nom d’« Anolis pavé ».
« L’individu qui a servi de type à la figure avait treize pouces environ du bout du
museau à l’extrémité de la queue ; . ; le corps est généralement beaucoup plus grêle que
chez le Scinque Schneider ; . » (G.)
Wiegmann (1834 : 36) place l’espèce dans son nouveau genre Eumeces et, l’année sui¬
vante (1835 : 288), la désigne comme génotype en en faisant le seul représentant du genre.
Sauf erreur, cette espèce n’est pas citée par Duméril et Bibron (1839) dans la synonymie
des différentes espèces du genre Gongylus (sous-genres Gongylus, Eumeces, Euprepes et
Plestiodori), mais elle apparaît cependant (5 : 629) dans la discussion du sous-genre Eume¬
ces.
— 81 —
Gray (1845 : 113) place le nom en synonymie avec Euprepis septemtaeniatus et Bou-
lenger (1887 : 384), Smith (1935 : 341) en synonymie avec Eumeces schneideri. Taylor
(1935 : 133) réhabilite le nom spécifique.
La présence du matériel-type au Muséum de Paris n’est signalée ni dans le catalogue de
C. et A. Duméril (1851), ni dans celui de Guibé (1954) et l’on ne peut que donner raison à
Taylor (1935 : 28) d’écrire : « Present location unknown ».
= Eumeces pavimentatus (Is. Geoffroy Saint-Hilaire, 1827).
Seps pentadactylus Daudin, 1802, Hist, nat..., Rept., 4 : 325-332.
Le seps quadrupède pentadactyle. « Seps pentadactylus ; pedibus quatuor pentadactylis
unguiculatis, colore supra spadiceo vel cinereo striis pluribus fuscis, infra albido. » (D.)
« Dans l’examen que j’ai fait au muséum d’histoire naturelle de Paris, j’ai constaté
l’existence du seps quadrupède pentadactyle, mais non pas du chalcide quadrupède penta¬
dactyle. Je ne suis donc certain que de l’existence du premier de ces deux reptiles. » (D.)
Les dernières phrases de Daudin établissent que le type a bien, à un moment donné,
fait partie des collections de Paris, malheureusement Duméril et Bibron (1839 : 721-723) ne
font pas référence au matériel examiné par Daudin à propos de leur Gongylus (Lygosoma)
brachypoda dans la synonymie duquel ils placent l’espèce de Daudin. De même, C. et
A. Duméril (1851 : 170) ne signalent aucun spécimen qui puisse lui être attribué. Guibé
(1954) ne le signale pas. Le matériel-type doit donc être considéré comme perdu.
= Lygosoma quadrupes (Linné, 1766).
Ablepharus Peronii var. A Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 813-817.
Syntypes : MHNP 1606 (3089), 54 (29 ?) mm, 1606A, 39 (6 ?) mm, 1606B, 47 (10 ?)
mm, et 1606C, 41 (6 ?) mm, Sc 211/16, de Java ? par le Musée de Leyde ; MHNP 1604
(3088), 79 (47 ?) mm, et 1604 A, 41 (6 ?) mm, Sc 211/15, des Samoa.
Selon Cocteau (1836), appartenaient également à cette variété des spécimens en prove¬
nance de Morée, qu’il signale ainsi : « Sept à huit individus achetés par M. Kiéner à des
matelots d’un bâtiment français en retour de l’expédition de Morée, et déposés au Muséum
d’Histoire Naturelle.».
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 191) confirme la présence de spécimens de
ces trois origines : « Java ? : donnés par le Musée de Leyde. Samoa. Morée : Commiss.
scientif. ». Mais les spécimens de Morée ne sont pas cités par Guibé (1954 : 84, n° 431) et
nous ne les avons pas retrouvés. Sur les registres, pour le MHNP 1606, au lieu de Java on
trouve Australie !
Gray (1845 : 64), Boulenger (1887 : 846) ne tiennent pas compte des variétés et pla¬
cent l’espèce Peronii en synonymie avec boutonii, le premier dans le genre Cryptoblepharus,
le second dans le genre Ablepharus.
Cocteau (1836) écrivait : « Quoi qu’il en puisse être, Péron étant le premier qui ait
fait connaître l’espèce décrite ici, et le nom qu’il lui a donné étant peu caractéristique, j’ai
— 82 —
cru devoir changer ce désignatif, et de préférence à celui que M. Desjardins lui a appliqué,
imposer à ce Scincoïde le nom du célèbre voyageur naturaliste qui l’a découvert ». Il avait
précédemment déploré que Péron soit mort « sans publier les observations qu’il pouvait
posséder sur les mœurs et les habitudes de cet animal, et les voyageurs suivants n’ont pas
comblé la lacune qu’il a laissée ». Malgré cette intention clairement exprimée de dédier
l’espèce à Péron, et en l’absence de binôme latin valide, Cocteau ne peut être retenu
comme l’auteur du nom peroni. C’est donc à tort que Roux (1913) cite un « Ablepharus
boutoni peroni Coct. » et que Guibé place la variété A de Duméril et Bibron dans la
synonymie de Ablepharus boutoni peroni (Cocteau, 1836).
= Cryptoblepharus boutoni subsp. ?
Ablepharus Peronii var. B Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 813-817.
Syntypes : MHNP 3088 (3095), 77 (46) mm, Sc 211/14, de la Terre de Van Diemen par
Péron et Lesueur (également type de Scincus plagiocephalus Cocteau) ; MHNP 7150 (3094),
57 (20 ?) mm, Sc 211/21, de la baie des Chiens marins (Nouvelle-Hollande) par Quoy et
Gaimard ; MHNP 1609 (3096), 109 (59 ?) mm, 1609A, 61 (26 ?) mm, et 1609B, 41
(19 ?) mm, Sc 211/22, des îles Sandwich ou de Hawaï par Freycinet. MHNP 438 (3093),
99 (54 ?) mm, Sc 211/20, de Tahiti par Duperrey ; MHNP 1607 (3097), 72 (38) mm, 26
VPS, et 167A, 82 (49) mm, 26 VPS, Sc 211, de l’île de France (Maurice) par Julien Des¬
jardins (ces 2 spécimens également types de Scincus boutonii) ; ? MHNP 3090 (3099), 104,
(56) mm, Sc 211/24, de l’île Puna, prov. de Guayaquil (Équateur) par Eydoux et Sou-
LEYET.
Duméril et Bibron ne précisent pas à quelle variété appartiennent les spécimens rap¬
portés d’Amérique du Sud par Fortuné Eydoux ; quant à C. et A. Duméril (1851 : 191),
ils les citent à la fois dans la variété B et dans la variété C. (Cf. var. A pour la place dans
la nomenclature.)
Guibé (1954 : 83-84, n° 428, 429) ; Roux-Estêve (1979 : 27) pour le MHNP 3088.
= p.p. Cryptoblepharus boutonii boutonii (Desjardins, 1831).
= p.p. Cryptoblepharus plagiocephalus (Cocteau, 1836).
= p.p. Cryptoblepharus sp. ?
Ablepharus Peronii var. C Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 813-817.
Syntypes : MHNP 3089 (3098), 70 (27 ?) mm, et 3089A, 77 (37 ?) mm, Sc 211/23, de
Java par Philibert ; ? MHNP 3090 (3099), 104 (56) mm, Sc 211/24, de l’île Puna, prov.
de Guayaquil, Équateur, par Eydoux et Souleyet.
Ces spécimens sont signalés par C. et A. Duméril dans leur catalogue (1851 : 191) ; le
MHNP 3090 semble pouvoir aussi bien être syntype de la variété B que de la C, la récolte
étant citée sous l’une et l’autre rubrique. (Cf. var. A pour la place dans la nomenclature.)
— 83 -
Ablepharus Peronii var. D Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 813-817.
Holotype par monotypie : MHNP 3091 (3100), 63 (20 ?) mm, Sc 211/25, de Java par
Leschenault. (Également type de Ablepharis leschenault Cocteau, 1832, et de Scincus
aureus Cocteau, 1836).
« Nous avons dû réunir, à VAblepharus Peronii, VAblepharis Leschenaultii de Cocteau,
qu’aucun caractère, autre que leur mode de coloration, n’en distingue réellement. Cet Able¬
pharis Leschenaultii de Cocteau forme notre quatrième variété de l’Abléphare de Péron ,
.Jusqu’ici on ne l’a trouvée qu’à Java, mais les autres variétés existent aussi dans cette
île. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 191) confirment que la variété D correspond bien à l’espèce
de Cocteau et ne citent comme type que le spécimen de Leschenault. C’est donc à tort
que Guibé (1954 : 83, n° 426) donne comme syntypes de cette variété, outre le MHNP
3091, les MHNP 1606 et 3039 qui correspondent, comme nous l’apprennent C. et
A. Duméril, le premier à la var. A et le second à la var. C. Gray (1845 : 64) traite Lesche¬
naultii Cocteau comme synonyme de Cryptoblepharus Boutonii et Boulenger (1887 : 346)
comme synonyme de Ablepharus boutonii ; Guibé, lui, admet un rang de sous-espèce. La
validité du niveau spécifique a depuis été reconnue (cf. Greer, 1974 : 21).
= Cryptoblepharus leschenault (Cocteau, 1832).
Heteropus Peronii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 760.
Holotype par monotypie : MHNP 3037 (3005), 83 (48) mm, Sc 689/3.
« Le seul individu par lequel cette espèce nous soit connue, a été recueilli à l’Ile de
France, par Péron et Lesueur. » (D.B.)
François Péron, naturaliste voyageur, 1775-1810, fut attaché comme zoologiste, en
1800, à l’expédition du Capitaine Baudin aux Terres australes.
C. et A. Duméril (1851 : 181), Guibé (1954 : 93, n° 480), Roux-Estève (1979 : 27)
confirment la présence du type dans les collections du Muséum de Paris. Gray (1845 : 108)
admet le binôme mais Boulenger (1887 : 286) transfère l’espèce dans le sous-genre Liole-
pisma du genre Lygosoma. Loveridge (1934 : 362) et Guibé en font un Leiolopisma. Seps
peronii Fitzinger, 1826, et Heteropus peronii D. et B., 1839, ayant été pendant un certain
temps placés l’un et l’autre dans le genre Lygosoma, Mitchell (1953 : 85) proposa de rem¬
placer le nom de Duméril et Bibron en validant son premier synonyme ultérieur, Myophila
vivax De Vis, 1884. Greer (1974 : 27) considère Carlia Gray, 1845, comme synonyme de
Heteropus D. et B. le premier nom se trouve validé du fait de l’homonymie du second avec
Heteropus Beauvois, 1805, et Heteropus Fitzinger, 1826.
Après examen, Greer (1976 : 374) rejette l’Ile de France comme terra typica et pro¬
pose comme nouvelle localité-type Timor.
= Carlia peronii (Duméril et Bibron, 1839).
— 84 —
Seps Peronii Fitzinger, 1826, Neue Classif. Rept., Verzeich. 52 n° 1.
Syntypes : MHNP 3040 (3014), 135 (72) mm, Sc 951 (689) ; MHNP 7135 (3010), 134
(73) mm, Sc 951/2 (689/2) ; MHNP 7136 (3013), 135 (71) mm, et 7136A, 145 (84) mm, Sc
951/1 (689/1). (Également syntypes de Tetradactylus decresiensis Cuvier, 1829.)
Tous les quatre de l’île Decrès (Australie) par Péron et Lesueur.
Sur les rapports avec l’espèce Hemiergis decresiensis, cf. p. 32. Duméril et Bibron
(1839 : 764-765) placent cette espèce en synonymie avec leur Tetradactylus Decresiensis,
comme Cuvier (1829 : 64), Gray (1839 : 33 ; 1845 : 86). Par contre, Boulenger réhabilite
l’espèce peronii mais la place dans le genre Lygosoma sous-genre Hemiergis (1887 : 326).
T. decresiensis Péron in Cuvier, 1829, est l’espèce-type de Tetradactylus Cuvier, 1829, non
Merrem, 1820. Guibé (1954) ne traite pas de ces types ; Roux-Estève (1979 : 27) les
signale.
L’espèce, maintenue dans le genre Lygosoma (Hemiergis ) par Werner (1910 : 240), fut
placée par Loveridge (1934 : 367) puis par M. A. Smith (1937 : 224) dans la section Leio-
lopisma du genre Lygosoma. Elle est considérée aujourd’hui comme appartenant au genre
Hemiergis. Cogger (1983 : 336) lui reconnaît deux sous-espèces : peronii et quadrilineata.
= Hemiergis peronii peronii (Fitzinger, 1826).
Gongylus (Euprepes) Perrotetii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 669-670.
Holotype par monotypie : MHNP 2928 (2771), 181 (45 ?) mm, Sc 435/1.
« Cet Euprèpes habite le Sénégal. Le seul individu que nous avons encore observé y a
été recueilli par M. Perrotet, jardinier-botaniste distingué, qui a enrichi notre collection
erpétologique de plusieurs espèces fort intéressantes. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 159) signalent la présence du spécimen dans les collections de
Paris, ce que confirme Guibé (1954 : 80, n° 407) mais en donnant une dimension erronée
(83 mm).
L’espèce est placée par Gray (1845 : 111) dans le genre Euprepis et par Boulenger
(1887 : 168) dans le genre Mabuya.
= Mabuya perroteti (Duméril et Bibron, 1839).
Grandidierina Petiti Angel, 1924, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 30 (6) : 450-451, fig. 1
à 3.
Lectotype (Brygoo, 1981c : 685) : MHNP 1924.91, 102 (48) mm, 44 VPS, Sc 303.
Paralectotype : MHNP 1924.90, 109 (58) mm, 44 VPS, Sc 303.
Ces deux exemplaires proviennent du lieu-dit Tsivono, 24 km au nord de Tulear, Mada¬
gascar.
Espèce dédiée au récolteur-donateur : G. Petit.
Angel (1942, pi. V, fig. 8, 8a, 8b) a reproduit les dessins de la tête et des appendices
— 85 —
qu’il avait donnés en 1924. Brygoo (1981c : fig. 6) a proposé un dessin de l’animal entier
en même temps qu’il transférait le taxon, avec rang de sous-genre, dans le genre Voeltzko-
wia. Guibé (1954 : 103, n° 533).
= Voeltzkowia (Grandidierina) petiti (Angel, 1924).
Pygomeles petteri Pasteur et Paulian, 1962, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris., 2 e sér., 34
( 1 ) : 66 .
Holotype par désignation originale : MHNP 8955, 234 (72) mm, 62 VPS, Sc 194.
Il existe un paratype, n° 9.60P, de la collection Bons-Girot-Pasteur, à Montpellier :
288 (34) mm, 62 VPS.
Récoltés à Madagascar, en 1960, « dans le sable qui est le lieu d’élection du terrier de
Macrotarsomys ingens F. Petter, 1959, sur certaines pentes de la forêt de l’Ankarafantsika,
dans les environs immédiats de la station forestière d’Ampijora ». (P.P.)
Brygoo (1985a, fig. 2) a donné des dessins de l’écaillure céphalique de l’holotype.
Gongylus (Euprepes) physicae Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 688-689.
Holotype par monotypie : MHNP 2949 (2817), 177 (115) mm, Sc 612 (614/1).
« Cet Euprèpes est une espèce originaire de la Nouvelle-Guinée, d’où il en a été rap¬
porté un exemplaire à notre Musée par MM. Quoy et Gaimard. » (D.B.)
La description originale signale comme synonyme le « Rachite de la Physicienne. Coc¬
teau. Tabl. synopt. Seine ».
La « Physicienne » est le nom du navire acheté pour remplacer 1’ « Uranie » après son
naufrage aux Malouines ; il s’agissait de l’ex navire américain le « Mercure ».
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 163) et par Guibé (1954 : 101, n° 520).
Gray (1845 : 115) faisait de cette espèce l’espèce-type, par monotypie, de son sous-
genre Trissia du genre Euprepis, tandis que Boulenger la plaçait en synonymie avec Lygo-
soma baudinii. L’espèce a depuis été réhabilitée (cf. Greer, 1974 : 20).
= Emoia physicae (Duméril et Bibron, 1839).
Scincus plagiocephalus Cocteau, 1836, Études... Scincoïdes, 2 : 7, pl. 1.
Holotype par monotypie ? : MHNP 3088 (3095), 77 (46) mm, Sc 211/14.
C. et A. Duméril signalent (1851 : 191) la présence de ce spécimen dans les collections
du Muséum de Paris par ces termes : « Terre de Van-Diemen : Péron et Lesueur, Type de
Scincus plagiocephalus Peron MSS ».
Guibé (1954 : 84, n° 428 et 429) associe S. plagiocephalus et Ablepharus peronii et
— 86 —
donne une série de six numéros de syntypes, mais seul celui qui est signalé dans le catalogue
de 1851 peut être retenu. C’est celui qui est mentionné par Roux-Estève (1979 : 27).
Cocteau l’annonçait ainsi : « Péron a distingué le premier cette espèce et lui a donné
le nom de Scincus plagyocephalus, comme on peut le voir par le catalogue de la collection
du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Péron paraît l’avoir trouvée à la terre de Van
Diemen... ». Pour Cocteau ce n’était qu’un des représentants de son Cryptoblepharis de
Péron, mais comme il utilise un binôme latin, le nom se trouve validé alors que ne l’est pas
celui qu’il voulait réserver à l’ensemble. Le nom spécifique est écrit dans le texte avec un y
et avec un i dans la légende de la planche. A noter qu’en l’absence de précision donnée par
Cocteau il n’est pas possible de connaître l’origine du spécimen utilisé pour la confection
de la planche.
Le binôme latin, dédiant l’espèce à Péron, qui n’a pas été utilisé par Cocteau, est
cependant cité par de Roou (1915 : 173) d’une façon qui pourrait faire croire à sa validité :
« Cryptoblepharis peronii, Cocteau, Et. Seine, p. 1 ». Cet auteur fait de « peroni Coct. »
une sous-espèce de Cryptoblepharus boutonii.
Gray (1845 : 64) place l’espèce en synonymie avec Cryptoblepharus boutonii. Girard
( 1858 : 220-221), ignorant que C. plagiocephalus se trouvait déjà validé par Cocteau et que
C. et A. Duméril avaient bien identifié le spécimen-type, écrivait, à propos de la seconde
variété de Duméril et Bibron : « We believe it to be the one originally observed by Péron,
and we restore the specific name proposed by him ». Alors que Boulenger (1887 : 346)
traitait l’espèce comme synonyme d’Ablepharus boutonii, Mertens (1931 : 116), Loveridge
(1934 : 374), Greer (1974 : 34) lui accordaient le statut de sous-espèce. Depuis, Storr
( 1976 : 56) lui a reconnu le rang d’espèce, dans le genre Cryptoblepharus, ce qui est accepté
par Cogger (1983 : 285).
Une certaine confusion règne quant à la terra typica de cette espèce. Elle est due au
fait que Mertens (1931) a considéré, sans l’écrire, Scincus plagiocephalus Cocteau comme
synonyme du nom invalide « Cryptoblepharis de Péron », alors que dans l’esprit de Coc¬
teau ce dernier regroupait plusieurs spécimens dont le type de S. plagiocephalus. Aussi.
Mertens (1931 : 116, 129) donne-t-il, à tort, pour terra typica de cette espèce : « (part.,
Van Diemens-Land, Baie des Chiens Marins, Australien). » et « part., Sandwich-Inseln,
Tahiti) ». D’où probablement l’origine de l’erreur de Storr (1961 : 176-177) qui retenait
pour terra typica : « Tasmania and Shark Bay », alors que la description originale indiquait
seulement comme origine possible la terre de Van Diemen, localité qui est confirmée dans le
catalogue de C. et A. Duméril et que rien dans l’Erpétologie générale ne contredit.
De cette fausse interprétation Mertens (1931 : 118-119) tire la conclusion : « .dass
diese Eidechse in Tasmanien fehlt und dass von Péron mitgebrachte Exemplar vom
austraslischen Festlande stammt. Dort ist Ablepharus boutonii plagiocephalus weit ver-
breitet ; und zwar umfasst sein Verbreitungsareal ganz Süd-Australien, von Neu-Süd-Wales
und Victoria mindestens bis zum Gebiet der Baie des Chiens Marins oder des Seehundsbai
(= Sharks Bay) im Westen oder noch etwas nôrdlicher ».
Storr, enfin, finit par attribuer comme terra typica de plagiocephalus la localisation
probable de capture de Ablepharus punctatus Sternfeld !! « Since Mertens was satisfied that
punctatus Sternfeld was identical with plagiocephalus Cocteau, the latter may be restricted
to Western Australia and, in view of the following, more precisely to the Swan River ».
= Cryptoblepharus plagiocephalus (Cocteau, 1836).
— 87 —
Scincus Platycephalus Cocteau, 1836. Études... Scincoïdes, 1 : 9, pi. 1.
Holotype par monotypie : MHNP 7149 (3087), 87 (43 ?) mm, Sc 216.
C. et A. Duméril (1851 : 190) signalaient l’existence de ce spécimen dans les collections
de Paris : « Nouvelle Hollande : Péron et Lesueur, Type du Scincus platycephalus Peron,
MSS ».
Guibé (1954) ne le mentionne pas.
Cocteau, tout en considérant que ce spécimen appartenait à la même espèce que son
Ablepharis de Kitaibel, écrivait :
« Mais déjà depuis longtemps le Muséum d’Histoire naturelle de Paris possédait un
individu de cette espèce, rapporté de la Nouvelle-Hollande par Péron, qui l’avait étiqueté
dans la collection Scincus Platycephalus : un T marqué sur l’étiquette donne à penser qu’il
l’avait trouvé à Timor ; mais Péron n’a malheureusement laissé aucune note sur cet indi¬
vidu...
« Les naturalistes pourront juger par eux-mêmes de l’exactitude de cette détermination,
car j’ai fait figurer cet individu rapporté par Péron, tandis que M. G. Bibron a fait repré¬
senter l’individu de l’expédition de Morée, dans l’ouvrage que j’ai cité. »
La publication simultanée par Cocteau du binôme latin et d’une iconographie détaillée
concernant l’individu support de ce nom [même si la planche porte : Ablepharis de Kitaibel
(Lacerta nitida Kitaibel)] rend valide ce nom d’espèce. Gray (1845 : 63) mentionne le
binôme, dont il crédite Péron, dans la synonymie d 'Ablepharus pannonicus ; Boulenger
(1887) ne le cite pas. La position taxinomique et nomenclaturale de cette espèce reste à
déterminer.
Siaphos poilani Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ. Gvt gén. Indochine, Annexe, Notes
herpétologiques XV (décembre 1937) : 66, fig. 6.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.61 (2924.1), 102 (60) mm, 43 VPS, Sc 201.
De Dong Tarn Ve (Centre Annam), ait. 800 m, dédiée au récolteur M. Poilane. Guibé
(1954 : 90, n° 466).
Greer (1973 : 14) le considère comme appartenant au genre Sphenomorphus.
= Sphenomorphus poilani (Bourret, 1937).
Gongylus Polleni A. Grandidier, 1869, Rev. Mag. Zool., 21 (2) : 340.
Holotype par monotypie ? : MHNP 1895.210 (2686b), 93 (20 ?) mm, 39 VPS, Sc 112.
« Hab. Mouroundava. » (côte ouest de Madagascar) (G.). La constitution de la série-
type n’est pas précisée dans la publication originale mais il semble n’y avoir jamais eu
qu’un seul spécimen de cette origine qui peut donc être considéré comme l’holotype. La
dédicace n’est pas explicitée mais il s’agit sans aucun doute de François L. P. Pollen, zoo¬
logiste, qui, avec D. van Dam, visita Madagascar entre 1864 et 1867. Guibé (1954 : 86,
— 88 —
n° 438). La première représentation de ce spécimen a été donnée par Brygoo (1980b,
fig. 2A, photographie de l’animal entier et fig. 3A, dessins de l’écaillure céphalique).
L’espèce a été successivement transférée dans les genres Seps par Günther, 1871, Gongylus
par Peters, 1880, Scelotes par Boulenger, 1887, et Amphiglossus par Brygoo, 1982.
= Amphiglossus polleni (A. Grandidier, 1869).
Scelotes praeornatus Angel, 1938, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 10 (2) : 574-
575.
Lectotype (Brygoo, 1981a : 1158) : MHNP 1930.340A, (3039.01), 124 (44) mm, 33
VPS, Sc 111.
Paralectotypes : MHNP 1930.338, 78 (40) mm, 32 VPS ; 1930.339, 79 (41) mm, 32
VPS ; 1930.340, 78 (40) mm, 33 VPS ; 1930.340B, 117 (74) mm, 33 VPS ; 1930.340C, 103
(65) mm, 32 VPS ; 1930.340D, 80 (48) mm, 32 VPS.
Les sept exemplaires ont été récoltés en septembre 1926 par R. Decary, dans les envi¬
rons de Vondrozo, province de Farafangana, est de Madagascar, en forêt à l’altitude de
700 m, sous un tronc renversé et sous des pierres au bord d’un torrent.
Étymologie : «... la partie antérieure du tronc montre des barres transversales som¬
bres. » (A.)
L’espèce a été figurée par Angel (1942, pi. XXI fig. 4) sur le matériel-type. Guibé
(1954 : 87, n° 449). Angel (1930 : 114) avait entré ce matériel en collection sous le nom de
Scelotes ardouini (Mocquard, 1897), avant d’en faire une nouvelle espèce. Nous avons établi
(1981a : 1158) la synonymie de ce taxon avec Sepsina frontoparietalis Boulenger, 1889
(1981 : 1155) avant de le placer dans le genre Amphiglossus (1982 : 1199).
= Amphiglossus frontoparietalis (Boulenger, 1889).
Chalcides pulchellus Mocquard, 1906, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 12 (7) : 466.
Holotype par monotypie : MHNP 1906.150 (2689 alpha), 159 (89) mm, Sc 170 (161),
récolté au Soudan français, région du Lobi, par le Lt Greigert.
Pulchellus : joli, charmant ; « ... cette jolie espèce » (M.)
Guibé (1954 : 76, n° 392) considère l’espèce comme synonyme de Chalcides b. bottegi
Boulenger, 1898. Sa validité est admise par G. Pasteur (1981 : 5).
Gongylus (Plestiodon) pulchrum Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 710-711.
Holotype par monotypie : MHNP 2968 (2868), 74 (43) mm, Sc 6.
« Le beau plestiodonte... provient du Musée britannique ; il nous a été donné comme
originaire de Chine. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 165) confirment que le spécimen est unique. La description
— 89 —
originale donne dans la synonymie : « Tiliqua pulchra. Gray. Mus. Britann. non Illust. Ind.
Zoolog. » et « Tiliqua de Gray. Coct. Tab. Synopt. Seine. ».
Gray (1845 : 92) admet le binôme Plestiodon pulchrum ; Bocourt (1879 : 423) trans¬
fère l’espèce dans le genre Eumeces ( E. pulchra), tandis que Boulenger (1887 : 375) la
place en synonymie avec Eumeces chinensis (Gray, 1838). Dans sa révision, Taylor (1935 :
328-339) en fait une sous-espèce de chinensis, ce qu’admet Guibé (1954 : 91, n° 469).
= Eumeces chinensis pulcher (Duméril et Bibron, 1839).
Anguis punctatissimus Bibron et Bory St Vincent, 1833, Expéd. scient. Morée : 71, pi. XI
fig. 5.
Syntypes : MHNP 6998 (3076), 137 (62 ?) mm, 49 VPS, et 6998A, 154 (78) mm, 49
VPS, Sc 261.
Morée. Commission scientifique. Boulenger (1887 : 397) indique que l’un des types a
été donné au British Museum par le prof. Duméril.
Après Duméril et Bibron (1839 : 800), Gray (1845 : 121) considère cette espèce
comme synonyme de Ophiomorus miliaris D. et B. Boulenger (1887 : 397) garde le nom
spécifique mais transfère l’espèce dans le genre Ophiomorus. L’espèce est en effet espèce-
type, par monotypie, du genre Ophiomorus D. et B., O. miliaris et A. punctatissimus ayant
les mêmes types. Guibé (1954 : 96, n° 492).
= Ophiomorus punctatissimus (Bibron et Bory St Vincent, 1839).
Euprepes punctatissimus A. Smith, 1849, Ill. S. Afr. Rept., pi. XXXI fig. 1.
Paratype : MHNP 5067 (2805), 134 (74 ?) mm, Sc 454/21.
« North-eastern districts of Cape Colony. » (S.)
C. et A. Duméril (1851 : 161-162) signalent l’entrée en collection de « l’Euprepes à
points très nombreux » et indiquent « Cap de B.-Espér. : M. Smith-Unique ».
Boulenger (1887 : 204) place l’espèce en synonymie avec Mabuya striata, ce qui ne
semble pas avoir été discuté depuis, étant accepté par Fitzsimons (1970 : 229). Guibé (1954)
ne traite pas de cette espèce.
= Mabuya striata (Peters, 1844).
Mabuia quadricarinata Boulenger, 1887, Annali Mus. civ. Stor. nat. Genova, 2 e sér., 4 :
618.
MHNP 1893.351, 36 (7 ?) mm, et 1893.352, 25 (10 ?) mm ; l’un et l’autre (2819 alpha),
Sc 439, acquis le 28 décembre 1893 de M. Léonardo Fea, comme récoltés en 1886 à Bhamo
(Birmanie).
— 90 —
« Dorsal scales strongly quadricarinate. » (B.)
Bien qu’inscrits comme « Cotypes » dans le catalogue et signalés par Guibé (1954 : 81,
n° 413) comme « Paratypes », ces spécimens ne peuvent prétendre à ce titre car la descrip¬
tion originale est explicite en ce qui concerne la constitution de la série-type : « Two speci¬
mens, adult and half-grown, from Bhamo, and one adult from the Kakhien Hills (Fed) ».
(B.)
L’espèce est admise comme valable par M. A. Smith (1935 : 273).
= Mabuya quadricarinata Boulenger, 1887.
Chelomeles quadrilineatus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 774-775.
Holotype par monotypie : MHNP 7140 (3036), 117 (57) mm, 39 VPS, Sc 692.
« ... vient de la Nouvelle Hollande ; nous n’en possédons qu’un seul exemplaire. »...
« ... le dessus du corps est fauve, marqué longitudinalement de quatre lignes noires, situées
une de chaque côté du dos, et deux sur la région moyenne. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 186) confirment l’origine du spécimen : « Nouvelle Hol¬
lande : sans nom de donateur. Type ».
Espèce-type, par monotypie, du genre Chelomeles (du grec Chelé, pince, et Mêlé, mem¬
bre). Espèce et genre sont admis par Gray (1845: 87) ; Boulenger (1887 : 328) transfère
l’espèce dans le sous-genre Siaphos du genre Lygosoma, M. A. Smith (1937 : 224) dans la
section Leiolopisma du même genre. Pour Guibé (1954 : 93-94, n° 481) il s’agissait d’un
Leiolopisma. Loveridge (1934 : 369), Greer (1973 : 14) traitent l’espèce comme apparte¬
nant au genre Hemiergis, tandis que pour Cogger (1983 : 337) il s’agit d’une sous-espèce de
Hemiergis peronii.
= Hemiergis quadrilineata (Duméril et Bibron, 1839).
Euprepes quinquetaeniatus Bocage, 1867, Jorn. Acad. Sri., Lisbonne, 1 : 44. (Non Scincus
quinquetaenatius Lichtenstein, 1823.)
Syntypes : MHNP 1286 (1866.71, 2798 a), 128 (72 ?) mm, et 1286A, 143 (88 ?) mm, Sc
404, reçus par échange du Musée de Lisbonne, 25.VII. 1866.
« 23. Euprepes quinquetaeniatus. Wagler... Diversos exemplares, mandados pelo
Sr Bayâo, do Duque de Bragança, onde esta especie é vulgarissima. » (B.) «... cinq bandes
longitudinales jaunes liserées de noir... » (Bocage, 1895 : 43).
Ces spécimens ont été reçus de Lisbonne sous le nom de quinquetaeniatus au moment
même où Bocage publiait la première note concernant cette espèce ; ils peuvent donc, sans
grand risque d’erreur, être considérés comme des syntypes de Euprepes quinquetaeniatus
sensu Bocage. Boulenger (1887 : 203) reconnut que l’espèce était valide et proposa le nom
de Mabuia bocagii, quinquetaeniatus étant préoccupé. Il plaça dans la synonymie de l’espèce
Euprepes Petersi autre nom proposé par Bocage, en 1872, mais, lui, préoccupé par E.
petersi Steindachner, 1869. Ceci n’empêcha pas Bocage par la suite (1895 : 42) d’utiliser un
— 91 —
Mabuia Petersi dans la synonymie duquel il plaçait à la fois son quinquetaeniatus et le M.
bocagii de Boulenger.
Guibé (1954) ne traite pas de ces types.
= Mabuya bocagii Boulenger 1887.
Gongylus (Lygosoma) Quoyii var. A Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 728-730.
Syntypes : MHNP 2977 (2922), 241 (132 ?) mm, Sc 694/1, par Lesson et Garnot, de
Nouvelle-Hollande ; MHNP 7112 (2920), 222 (130 ?) mm, Sc 694/2, et MHNP 7113 (2923),
287 (185) mm, Sc 694/2, par Péron et Lesueur, de Nouvelle-Hollande.
Pour cette espèce, une certaine confusion résulte du fait que les auteurs de l’Erpétolo¬
gie générale ont réuni sous ce nom deux taxons bien différents, ce dont ils se doutaient
d’ailleurs en écrivant : « Le Lygosome de Quoy se trouve à la Nouvelle-Hollande et en
Chine ; mais la variété A semble être particulière au premier de ces deux pays, et la variété
B au second ». Ils n’en réunissaient pas moins sous le même nom, dans leur synonymie, le
« Scinque à flancs noirs » de Quoy et Gaimard, le Tiliqua Reevesii de Gray et le « Kéneux
de Quoy » de Cocteau.
Gray (1845 : 76), sans tenir compte des variétés, plaçait l’espèce en synonymie avec
Hinulia Reevesii. Par contre, Boulenger (1887 : 230-231), sans plus tenir compte des deux
variétés, admettait la validité de l’espèce et la plaçait dans le sous-genre Hinulia du genre
Lygosoma. Mais il écrivait (p. 264) : « Being unable to find distinctive characters to sepa¬
rate the following Chinese Scink (L. reevesii), I must, at least provisionally, refer it to this
species ( Lygosoma latérale), with the following synonymy : . ». Dans cette synonymie ne
figure pas L. quoyi. A la suite de cet auteur il semble préférable d’adopter une définition
restreinte de Gongylus (Lygosoma) Quoyi en ne considérant que sa première variété.
M. A. Smith (1937 : 220) plaçait l’espèce dans la section Sphenomorphus du genre
Lygosoma. L’espèce est espèce-type de Eulamprus Fitzinger (1843 : 22). Mittleman (1952 :
5) la donnait également comme espèce-type de Hinulia Gray, 1845, ce qui est inexact.
Roux-Estève (1979 : 27) signale les deux spécimens MHNP 7112 et 7113. Guibé
(1954 : 99, n° 510) ajoutait aux trois syntypes que nous avons retenus le MHNP 2976
(2928), 287 (166) mm, Sc 694, de Port Macquarie (Australie) par Verreaux, mais il ne sem¬
ble pas que Duméril et Bibron aient pu avoir entre les mains ce spécimen au moment de la
rédaction de leur ouvrage.
Pour Cogger (1983 : 384) l’espèce appartient aujourd’hui au genre Sphenomorphus.
= Sphenomorphus quoyii (Duméril et Bibron, 1839).
Gongylus (Lygosoma) Quoyii var. B Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 728-730.
Syntypes : MHNP 2978 (2926), 256 (170) mm, Sc 696/10 (694/4), de Chine par
M. Gernaert ; MHNP 5394 (2925), 85 (49) mm, Sc 696/7, de Chine par M. de Montigny,
MHNP 7114 (2924), 119 (72) mm, Sc 696, de Chine, donné par le British Muséum.
— 92 —
Pour les rapports avec la variété A et la synonymie cf. le paragraphe qui traite de cette
variété.
Guibé (1954 : 94, n° 482) ne retient comme syntype de la variété B que le MHNP
7114, mais rien ne permet de traiter ce spécimen différemment des deux autres cités, dans
les mêmes conditions, par le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 172). Cependant, ce
matériel mériterait un examen par un spécialiste du groupe car il est peu probable que les
trois spécimens appartiennent à la même espèce.
= Scincella reevesii reevesii (Gray, 1838).
Tiliqua Richardi Gray, 1838, Ann, nat. Hist., 2 : 292.
Holotype par monotypie : MHNP 554 (2729), 100 (36 ?) mm, Sc 449, de Saint-
Thomas, Antilles, par Cl. Richard. (Également holotype de Scincus sloanii Daudin, 1802.)
« Tiliqua Richardi. Scincus Richardi, Cocteau MSS. Bronze ; head and neck with 4
black streaks... St Thomas... Mus. Paris. » (G.)
Duméril et Bibron (1839 : 639-642) citent dans la synonymie de leur Gongylus (Eume-
ces) sloanii Tiliqua Richardii Cocteau et T. Richardii Gray ; ils précisent : « Nous en possé¬
dons un seul exemplaire qui a été recueilli dans l’île de Saint-Thomas, l’une des Antilles,
par Richard père ».
C. et A. Duméril (1851 : 156) confirment la présence de ce type dans les collections du
Muséum de Paris : « Ile Saint-Thomas (Antilles) : Cl. Richard. — Unique ». Guibé (1954)
omet de signaler ce type.
Gray (1845 : 94) et Boulenger (1887 : 193) placent l’espèce dédiée à Richard en
synonymie avec Mabuya sloanii. Pour la suite de l’évolution taxinomique cf. Scincus sloa¬
nii, p. 101.
= Mabuya mabouya sloanii (Daudin, 1802).
Typhlacontias Rohani Angel, 1923, Mission Rohan-Chabot..., Angola et Rhodesia, 1912-
1914, Reptiles : 162-165, fig. 6 à 8.
Holotype par monotypie : MHNP 1923.1 (3083 gamma), 72 (9 ?) mm, 60 VPS, Sc 62.
La description originale précise que le spécimen provient du Lwankundu, sous-affluent
du Kwando. Guibé (1954 : 102, n° 529) donne, sans justification, une autre indication :
Huilla (Angola).
= Typhlacontias rohani Angel, 1923.
Mabuia Rotschildi Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 11 (5) : 286.
Holotype par monotypie : MHNP 1905.165 (2776 Al), 82 (34 ?) mm, Sc 441, femelle
provenant d’Endessa (8°40' N-40° E), Abyssinie, don de Maurice de Rothschild.
— 93 —
Guibé (1954 : 81, n° 415) signale déjà que le spécimen est en mauvais état. Loveridge
(1953 : 211) place l’espèce en synonymie avec M. brevicollis.
= Mabuya brevicollis (Wiegmann, 1837).
Fig. 2. — Écaillure céphalique de l’holotype de Typhlacontias rohani Angel, 1923 ; MHNP 1923.1.
Paracontias Rothschild! Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 11 (5) : 286-287.
Lectotype (Brygoo, 1980c : 910) : MHNP 1905.269 (3083A1), 87 (35 amputée) mm, 46
VPS, mauvais état, Sc 52.
L’espèce est dédiée au donateur M. Maurice de Rothschild, qui ne semble pas être
allé à Madagascar alors qu’il voyagea en Afrique orientale. Mocquard signalait la présence
de six spécimens de très petite taille, dont seul subsiste le plus grand : « Ils proviennent de
Madagascar » (M.). Guibé (1954 : 103, n° 535) attribuait à ce spécimen la valeur d’un
holotype. Angel (1942 : 146) signalait le mauvais état du seul spécimen restant, donnait un
dessin de l’écaillure latérale de la tête (pi. V fig. 5). En 1982 (fig. 2 D et p. 914), nous
avons proposé un schéma de l’écaillure céphalique apicale, avant de placer cette espèce dans
le sous-genre Angelias.
= Paracontias (Angelias) rothschildi Mocquard, 1905.
Typhloseps Roulei Angel, 1920, Bull. Mus. natn Hist, nat., Paris, 26 (1) : 4-6, fig. 1-3.
Syntypes : MHNP 1883.298 (3123 al), 153 (66) mm, 59 VPS, Sc 901 ; MHNP
1883.299, 123 (24 ?) mm, 58 VPS, Sc 901.
— 94 —
Deux exemplaires provenant du Siam, donnés au Muséum par M. Harmand. Angel
n’indique pas explicitement l’origine du nom mais il ne fait aucun doute que l’espèce est
dédiée à Louis Roule alors titulaire de la chaire d’Herpétologie du Muséum de Paris.
Espèce-type, par monotypie, du genre Typhloseps Angel, 1920.
Guibé (1954 : 102, n° 528). Placée d’abord par M. A. Smith (1935 : 355) dans le genre
Ophioscincus, cette espèce fut transférée par le même auteur (1937 : 231) dans le genre
Rhodona avant que Greer (1973 : 14) ne la considère comme appartenant au genre Iso-
pachys.
= Isopachys roulei (Angel, 1920).
Fig. 3. — Aspect général et écaillure céphalique de l’un des deux syntypes de Typhloseps roulei Angel, 1920 ;
MHNP 1893.298.
Acontias rubrocaudatus A. Grandidier, 1869, Rev. Mag. Zool., 21 (2) : 342.
Holotype par monotypie ? : MHNP 7639 (3040 nu), 93 (37) mm, 55 VPS, Sc 304/1.
« Hab. Fierin », région sud-ouest de Madagascar, « Queue très courte, rouge ». (G.).
Constitution de la série-type non précisée.
Guibé (1954 : 103, n° 531) signale, à tort, après Angel (1942 : 150), l’existence de
deux syntypes MHNP 7639 et 7795 ; ce dernier a une autre provenance (cf. Brygoo,
— 95 —
1981c : 679). Angel a proposé un dessin de l’écaillure du profil de la tête (1942, pl. 5
fig. 9).
Mocquard (1894 : 6) fait de cette espèce un des deux représentants de son nouveau
genre Grandidierina ; nous l’avons transférée dans le sous-genre nominal du genre Voeltzko-
wia. Welch (1982 : 72) mentionne, sans explication, cette espèce comme l’espèce-type du
genre Grandidierina ; il ne tient ainsi pas compte du fait que nous avions déjà désigné
(1981c : 686) Scelotes fierinensis comme espèce-type du taxon.
= Voeltzkowia (V.) rubrocaudata (A. Grandidier, 1869).
Euprepes Sakalava A. Grandidier, 1872, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 15 (20) : 8 ;
Bibltque Éc. hte Étud., Paris, 5 : 9.
Holotype par monotypie (?) : MHNP 1895.205 (2815 mu), 125 (77) mm, Sc 444, Mada¬
gascar, « Malaimbandy (pays des Sakalaves) » (G.), d’où le nom.
Alors que les données anciennes (registres, fiches) concordent pour faire du MHNP
1895.205 l’holotype de l’espèce, un désaccord demeure entre les dimensions données par
Grandidier : 100 (60) mm, et celles que nous avons relevées. Quant à celles qui sont don¬
nées par Guibé (1954 : 81, n° 411), 135 mm, elles semblent ne correspondre à rien.
L’holotype a été figuré par Brygoo (1983, fig. 5-6).
Boulenger (1887 : 150) signale cette espèce, en note, à propos du genre Mabuya, puis
Mocquard (1909 : 29) utilise le binôme Mabuya sakalava qui sera ensuite régulièrement uti¬
lisé. Brygoo (1984a : 1095) propose la mise en synonymie avec M. elegans.
= Mabuya elegans (Peters, 1854).
Mabuia salensis Angel, 1935, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 7 (3) : 168-169.
Holotype par désignation originale : MHNP 1935.197 (2818 C), 125 (67 ?) mm, Sc 445.
Paratype : MHNP 1935.198 (2818 C), 86 (56) mm, Sc 445.
Les deux spécimens ont été ramenés en 1934 par le Pr. Chevalier de l’île de Sal, archi¬
pel du Cap Vert.
Guibé (1954 : 82-83, n° 423) écrit, à propos du 1935.198 : « 1 jeune douteux... ».
Mertens (1955 : 11) a situé le taxon au rang de sous-espèce de M. stangeri.
= Mabuya stangeri salensis (Angel, 1935).
Gongylus (Eumeces) Samoensis C. et A. Duméril, 1881, Catal. méth. coll. Reptiles : 157-
158, n° 8 bis ; Voyage au Pôle Sud... : a) Hombron et Jacquinot, 1842-1853, Atlas,
Rept. Saur., pl. 5 fig. 2 et B ; b) Jacquinot et Guichenot, 1853, Zoologie, 3 (2) : 10-
11 .
Lectotype : MHNP 7070 (2764), 261 (155) mm, Sc 700.
Syntype : MHNP 7070A, 226 (135 ?) mm, Sc 745/1.
— 96 —
L’un et l’autre de Samoa par Hombron et Jacquinot.
La mention « Océanie ? se trouve aussi bien dans la description originale que dans le
texte de Jacquinot et Guichenot à la suite de Samoa, sans doute signifie-t-elle que, pour
les récolteurs, l’espèce se trouvait peut-être aussi dans d’autres régions de l’Océanie.
La description originale donne Hombron et Jacquinot comme auteurs du binôme, avec
pour référence les figures de l’Atlas, mais celles-ci n’étant accompagnées d’aucun nom latin
cette attribution ne peut être retenue. On ne peut pas plus suivre les auteurs qui font du
seul A. Duméril l’auteur de l’espèce, le père et le fils étant associés comme auteurs du
Catalogue.
Girard (1858 : 265) transféra l’espèce dans le genre Emoa, Boulenger (1887 : 293)
dans le genre Lygosoma, sous-genre Emoa, puis M. A. Smith (1937 : 277) dans le genre
Emoia, ce qui est admis par Guibé (1954 : 101, n° 522) et Greer (1974 : 20).
Examinant les syntypes en septembre 1983, W. C. Brown désigna pour lectotype le
MHNP 7070 et reconnut dans le MHNP 7070A un spécimen appartenant à une espèce à
décrire.
= p.p. Emoia samoensis (C. et A. Duméril, 1851).
Gongylus (Lygosoma) sancta Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 730-731.
Holotype par monotypie : MHNP 7116 (2929), 57 (9 ?) mm, Sc 701.
Le Lygosome sacré.
« Cette espèce, que nous ne connaissons que par un jeune individu assez mal conservé,
. C’est de l’île de Java que provient notre unique exemplaire, lequel nous a été envoyé
du Musée de Leyde, sous le nom Scincus sanctus » (D.B.). Dans les registres, le nom du
Musée de Leyde est attribué à Boye.
Gray (1845 : 76) transféra l’espèce dans le genre Hinulia. Boulenger (1887 : 243)
citait l’espèce à la fin du paragraphe concernant Lygosomù (Hinulia) maculatum dans les
termes suivants : « Lygosoma sanctum, Dum. & Bibr. V. p. 732, from Java, described
from a young specimen in bad condition, is probably closely allied to the preceding spe¬
cies ». Il ignorait ainsi la description complémentaire donnée par C. et A. Duméril (1851 :
173-174) sur trois nouveaux spécimens. De même que l’ignorait Barbour (1912 : 90) qui
écrivait : « Only the type was known until it was rediscovered by Weber ». Pour Barbour
il s’agissait d’un Sphenomorphus, pour N. de Rood (1915 : 188-194) d’un Lygosoma, tan¬
dis que M. A. Smith le plaçait dans la section Sphenomorphus du genre Lygosoma.
L’accord semble établi pour le laisser dans le genre Sphenomorphus comme l’a fait Guibé
(1954 : 99, n° 511). Mertens (1957 : 26-28) en a décrit une sous-espèce tenggeranus du
« Tengger-Gebirge, Ost-Java ».
= Sphenomorphus sanctus sanctus (Duméril et Bibron, 1839).
— 97 —
Scincus Schneiderii Daudin, 1802, Hist. nat... Reptiles, 4 : 291-296.
Holotype par monotypie : MHNP 2961 (2851), 415 (261) mm, Sc 13/5. (Également
syntype de Gongylus (Plestiodon) aldrovandii.)
« Scincus Schneiderii ; major, supra lucidus fuscescens, linea longitudinali pallida in
utroque latere, subtus albescens cauda duplo longiore.
« . ainsi que des scinques rembruni et schneidérien, puisque je les ai tous observés
dans des collections d’histoire naturelle à Paris. J’ai trouvé notamment le dernier scinque
que je viens de citer, dans la galerie du muséum d’histoire naturelle.
« .c’est pourquoi j’ai préféré lui donner celle (l’épithète) de schneidérien, pour qu’il
puisse rappeler dans la suite aux naturalistes le nom et les travaux de Schneider, auteur
saxon qui s’occupe avec un zèle infini, depuis quelques années, à recueillir dans différents
ouvrages et notamment dans son Historia naturalis amphibiorum tout ce qui a été publié
jusqu’à présent sur les reptiles.» (D.)
Duméril et Bibron (1839 : 701-704) placent cette espèce en synonymie avec leur
Gongylus (Plestiodon) Aldrovandii et indiquent : « Daudin n’eut pas plus que Lacépède
l’idée de rapprocher du Lacerta cyprins d’Aldrovande le Scinque doré de l’Histoire des
Quadrupèdes ovipares qu’il décrivit, sous le nom de Schneiderien, d’après l’individu même
qui avait servi de modèle à la description et à la figure de Lacépède, individu qui existe
encore aujourd’hui dans notre Musée national ».
Taylor (1935 : 126), à propos de la fig. 3, pi. III de l’ouvrage d’Isidore Geoffroy-
Saint-Hilaire, écrit : « figure probably from type specimen ». Nous ne pouvons le suivre
sur ce point car les auteurs de l’Erpétologie générale, qui signalent aussi cette figure,
n’auraient pas manqué d’indiquer qu’elle représentait le même spécimen que celle de
Lacépède.
Les dimensions données par Daudin : 1 pied, 3 pouces et 8 lignes de longueur totale,
soit 423 mm, correspondant de très près à celles du spécimen MHNP 2961, nous estimons
être en droit d’affirmer qu’il s’agit bien du spécimen de Daudin dont Duméril et Bibron
signalaient la présence dans les collections de Paris. Selon ces derniers auteurs, et les regis¬
tres, ce spécimen provient d’Égypte, ce qui confirme l’hypothèse de Taylor.
Gray (1845 : 91) plaça l’espèce en synonymie avec Plestiodon auratus, tandis que Bou-
lenger (1887 : 383) la réhabilita et la situa dans le genre Eumeces, place qui semble généra¬
lement admise. Guibé (1954) ne signale pas ce type.
= Eumeces schneiderii (Daudin, 1802).
Seps Scincoides Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 64.
Les Seps. « On en possède une espèce à cinq doigts, dont les postérieurs inégaux. (S.
Scincoides, nob.). » (C.)
Duméril et Bibron placent cette espèce (1839 : 634-639) en synonymie avec Gongylus
(Eumeces) punctatus Wiegmann, mais ils ne font aucune référence au matériel utilisé par
Cuvier, pas plus que C. et A. Duméril (1851 : 156). Guibé (1954) n’en fait pas mention.
— 98 —
On doit admettre que le matériel-type a disparu et l’on peut suivre M. A. Smith (1935 :
319) « Duméril and Bibron, ., have placed Seps scincoides Cuvier in the synonymie of
punctata. There let it rest, for the specimen cannot now be found ».
= Lygosoma punctatum (Linné, 1766).
Gongylus (Euprepes) Sebae Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 692-696.
Syntypes variété A : MHNP 2950 (2820), 259 (144 ?) mm, Sc 464 (432/23), de la côte
de Malabar par Dussumier ; MHNP 443 (2822), 214 (95 ?) mm, Sc 464/4 (432/24), de Pon¬
dichéry par Leschenault ; MHNP 7085 (2821), 240 (139 ?) mm, et 7085A, 204
(130) mm, Sc 432/18, de Manille par Eydoux.
Syntypes variété B : MHNP 1983 (2825), 318 (180 ?) mm, Sc 464/3 (432/26), du cabi¬
net de Seba, origine géographique inconnue ; MHNP 7087 (2824), 331 (204 ?) mm, Sc
464/1 (432/25), donné par Cuvier, origine géographique inconnue ; MHNP 7086 (2823),
331 (216 ?) mm, Sc 464/2 (432/27), de Pondichéry par Leschenault.
Syntypes variété D : MHNP 7089 (2831), 149 (75 ?) mm, et 7089A, 82 (12 ?) mm, Sc
432/3, de Java par le Musée de Leyde ; MHNP 2952 (2827), 174 (90 ?) mm, Sc 432/30, des
îles Sandwich, par Freycinet ; MHNP 2953 (2828), 178 (88 ?) mm, Sc 432/1, de la terre de
Van Diemen par Péron et Lesueur ; MHNP 2951 (2826), 138 (55 ?) mm, individu à queue
bifide, Sc 432/29, des Indes orientales, donateur inconnu.
Syntype variété E : MHNP 7091 (2835), 254 (148 ?) mm, Sc 432/34, de Timor par le
Musée de Leyde.
Syntypes variété F : MHNP 2955 (2836), 211 (114 ?) mm, et 2955A, 196 (98 ?) mm, Sc
432/35, de Java par Diard ; MHNP 7092 (2839), 219 (125 ?) mm, Sc 432/28, de Java par
le Musée de Leyde ; MHNP 2956 (2837), 244 (139 ?) mm, Sc 432/36, de Batavia par Rey-
naud, f. D. et B, Freycinet sur les registres des entrées, Lectotype (cf. infra).
Duméril et Bibron décrivent six variétés de cette espèce, de A à F, mais ne donnent
aucune indication, ni sur le nombre des spécimens examinés pour chacune ni, en général,
sur le nom du récolteur ou la localité d’origine, ils ne mentionnent que les régions d’où pro¬
viennent l’ensemble des syntypes : «... du Bengale, du Coromandel, de Java, de Manille,
des Célèbes, de Timor et même des îles Sandwich ». Toutefois, en associant les données du
catalogue de 1851 à celles des registres et fichiers, il est possible de répartir les syntypes de
G. (E.) sebae, existant en collection à Paris en 1984, selon les différentes variétés comme
nous l’avons fait ci-dessus. Deux spécimens cités dans le catalogue de 1851 et faisant partie
des syntypes ne font apparemment plus partie des collections du Muséum de Paris : le spé¬
cimen de la variété A en provenance de Java et celui de la variété E de localité non préci¬
sée, tous deux donnés par le Musée de Leyde. Ce catalogue signale aussi que manque la
variété C ; son ou ses types sont donc perdus.
Des spécimens considérés par Guibé (1954 : 77-79, n° 397-400) comme syntypes n’ont
pas droit à ce qualificatif.
Ce sont d’abord trois représentants de la variété D qui, bien que cités par le catalogue
de 1851, sont entrés en collection après 1839 : MHNP 1405 (2823), 286 (185 ?) mm, Sc
432/32, de Java, par J. Mueller, entré en VI.1845 ; MHNP 7088 (2830), 243 (155) mm, Sc
— 99 —
432/31, de Singapour, par Victor Fontanier, entré en IV.1841 ; MHNP 7090 (2832), 164
(78 ?) mm, Sc 432/17, d’Amboine, par Hombron et Jacquinot, entré en 11.1841.
Ce sont ensuite trois spécimens non cités dans le catalogue de 1851 : MHNP 2954
(2829), 138 (80) mm, Sc 432/2, de Timor par le Musée de Leyde ; MHNP 2957 (2828), 118
(66 ?) mm, Sc 443/2, de Java, par Diard ; MHNP 262 (2834), 140 (87) mm, Sc 426, des
Indes orientales d’un récolteur inconnu.
Roux-Estève (1979 : 27) signale le MHNP 2953 comme « type ».
Gray (1845 : 109), suivi par Girard (1858 : 2281), plaça G. (E.) sebae en synonymie
avec son Tiliqua rufescens, tandis que Boulenger (1887 : 181, 182, 186) considérait que les
spécimens décrits sous ce nom appartenaient à trois espèces différentes : Mabuya carinata,
M. macularia et M. multifasciata. M. A. Smith (1935 : 269) étudia la série-type. Selon lui,
les 23 spécimens qu’il considérait comme syntypes de E. sebae appartenaient à quatre espè¬
ces : Mabuya multifasciata (Kuhl, 1820) (seize individus), M. carinata (Schneider, 1801)
(cinq individus), M. macularia (Blyth, 1853) (un), et M. rugifera (Stoliczka, 1870) (un). La
dernière attribution n’était donnée qu’avec doute. Mais il se trouve que les spécimens attri¬
bués par Smith aux deux dernières espèces, MHNP 262 pour M. macularia et MHNP 2957
pour M. rufigera, sont justement deux des trois spécimens que nous excluons des syntypes
comme ne figurant pas dans le catalogue de 1851. La répartition selon leur variété des vrais
syntypes entre les deux autres espèces, non indiquée dans la publication de Smith, découle
des indications manuscrites laissées par cet auteur et utilisées par Guibé pour la publication
de son catalogue. Appartiendraient ainsi à l’espèce M. carinata les trois syntypes de la
variété B, MHNP 1983, 7086 et 7087, et deux des quatre syntypes de la variété A, MHNP
443 et 2953. Les douze spécimens restant, deux de la variété A, les cinq de la variété D, le
représentant de la variété E et les quatre de la variété F, appartiendraient eux à l’espèce M.
multifasciata.
Smith ayant écrit : « The name sebae, therefore, should become a synonym of multi¬
fasciata, and to avoid confusion in the future, I now select one of the specimens of multi¬
fasciata (n° 2956-2837), type-locality Batavia, to be the type of sebae. » a, en fait, désigné
le lectotype de l’espèce, tous les autres syntypes en devenant ipso facto des paralectotypes
quelle que soit la variété à laquelle ils appartiennent.
= p.p. Mabuya multifasciata (Kuhl, 1820) ;
= p.p. Mabuya carinata (Schneider, 1801).
Gongylus (Euprepes) Sechellensis Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 682-686.
Lectotype (Brygoo, 1982 : 927) : MHNP 2946 (2810), 201 (134) mm, Sc 447/1.
Paralectotype : MHNP 5068 (2811), 141 (44) mm, Sc 447.
« ... originaires des îles Séchelles. d’abord rapporté au Muséum. par Péron et
Lesueur, et. recueilli dans ces dernières années par M. Eydoux, embarqué comme chirur¬
gien major à bord de la corvette La Bonite. Péron avait placé le nom de Scincus oxy-
rhinchus sur le bocal » (D.B.). Le lectotype est de Péron et Lesueur, le paralectotype de
Eydoux.
Après C. et A. Duméril (1851 : 162), Guibé (1954 : 79, n° 401) corrige, à tort, l’ortho-
— 100
graphe en seychellensis et, de plus, attribue les deux syntypes à Péron et Lesueur. Roux-
Estève (1979 : 27) et Welch (1982 : 87) utilisent également l’orthographe erronée.
Gray (1845 : 114) considéra cette espèce comme synonyme de Euprepis cyanogaster,
mais Boulenger (1887 : 161) la réhabilita et la plaça dans le genre Mabuya.
= Mabuya sechellensis (Duméril et Bibron, 1839).
Chalcides Seps Latreille, 1802, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Reptiles, 2 : 82-85 et
pl. 82 fig. 1.
L’auteur ne dit rien du matériel-type et rien ne permet aujourd’hui de le localiser s’il
existe encore ; seule subsiste donc la figure originale, elle-même peu précise.
Duméril et Bibron (1839 : 770) plaçaient cette espèce en synonymie avec Seps chalcides
et Boulenger (1887 : 403) avec Chalcides tridactylus.
= Chalcides chalcides (Linné, 1758).
Scincus sepsoides Audouin, 1827, Descript. Égypte, Hist, nat., 1 : 180-181 ; Atlas p. 2,
suppl. fig. 9 et 10.
Scinque sepsoide. Aucune référence dans la description originale ni sur la série-type ni
sur la localisation éventuelle du matériel utilisé. C. et A. Duméril (1851 : 153) ne signalent
pas la présence dans les collections du matériel étudié par Audouin, dont seules subsistent
les figures de la forme-type et de la variété.
Duméril et Bibron (1839 : 578) plaçaient l’espèce en synonymie avec Sphenops capis-
tratus Wagler, tandis que Gray (1845 : 122) et Boulenger (1887 : 407) admettaient la vali¬
dité du nom spécifique proposé par Audouin. L’espèce est devenue espèce-type de Sphe¬
nops Wagler, 1830. Chabanaud (1917 : 442) donne une longue discussion sur cette espèce
mais sous le nom de « sepoides ».
= Sphenops sepsoides (Audouin, 1827).
Lygosoma (Hinulia) sima Sauvage, 1878, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 3 : 48, 54-
55.
Syntypes : MHNP 5266 (2914a), 118 (72) mm, 5266A, 120 (67 ?) mm, 5266B, 117
(72) mm, 5266C, 104 (63) mm, et 5266D, 74 (26 ?) mm, Sc 702.
Ces spécimens furent recueillis à l’île Mafor, Nouvelle-Guinée, par M. Raffray « pen¬
dant le voyage de MM. Raffray et Maindron dans la partie nord de la Terre des Papous. »
(S.)
Simus, a, um : camard, camus, qui a le nez écrasé ; « museau très court. » (S.)
Boulenger (1887 : 245) transforme le nom en Lygosoma (Hinulia) simum ; M. A.
Smith (1937 : 218) transfère l’espèce dans le genre Otosaurus, ce qu’admet Guibé (1954 :
102, n° 525).
= Otosaurus simum (Sauvage, 1878).
— 101 —
Cophoscincus simulans Vaillant, 1884, Bull. Soc. philomath. Paris , 7 e sér., 8 : 170 ; Bull.
Soc. zool. Fr., 9 : 349-351, pi. XII fig. 3.
Holotype par monotypie : MHNP 6457 (2769 alpha), 97 (43 ?) mm, Sc 631, de Coua-
crou, Assinie (Côte d’Or), par Chaper, 27.II.1882.
« On est frappé de la ressemblance extérieure qui existe entre l’espèce ici décrite et le
Tropidolepisma coccincinensis D.B. de Cochinchine. » (V.)
La dimension indiquée pour le corps (65 mm) par Guibé (1954 : 89, n° 458) est erro¬
née.
Espèce-type par monotypie du genre Cophoscincus Vaillant, 1884 (de cophos, sourd),
homonyme postérieur de Cophoscincus W. Peters, 1867, remplacé par Cophoscincopus Mer¬
tens, 1934.
Placée avec doute dans la synonymie de Tiliqua dura Cope, 1962, par Boulenger
(1887 : 304).
= Cophoscincopus durus (Cope, 1862).
Scincus Sloanii Daudin, 1802, Hist. nat... Rept., 4 : 287-290, pl. 4 fig. 2.
Holotype par monotypie : MHNP 554 (2729), 100 (36 ?) mm, Sc 449. (Également type
d’un synonyme postérieur, Tiliqua Richardii Gray, 1839, nommé d’après Scincus Richardi
Cocteau ms.)
« Le muséum d’Histoire naturelle de Paris renferme. et c’est là que j’ai puisé une
partie de mes observations sur les sauriens... J’ai découvert, parmi ces reptiles, une autre
espèce très curieuse. J’ai appelé cette espèce scinque sloanien, parce qu’elle n’a jusqu’à
présent été observée que par Hans Sloane, qui en a donné une figure très correcte, dans son
ouvrage sur l’Histoire naturelle de la Jamaïque. » (D.)
Duméril et Bibron (1839 : 639-642) placent l’espèce dans le sous-genre Eumeces du
genre Gongylus et donnent des indications supplémentaires : « Nous en possédons un seul
exemplaire qui a été recueilli dans l’île de Saint Thomas, l’une des Antilles, par Richard
père. »... «.Daudin en publia une description. d’après l’individu même que nous
venons de décrire ici. » C. et A. Duméril confirment (1851 : 156) : « Cl. Richard,
unique. » Guibé (1954 : 77, n° 395).
L’espèce, transférée une première fois dans le genre Tiliqua par Gray (1831 : 70), l’est
ensuite par le même auteur (1845 : 94) dans le genre Mabuya où sa place n’a plus été discu¬
tée. L’espèce est admise comme valide par Boulenger (1887 : 193) et Barbour (1914 : 320)
écrit : « Stejneger (1904 : 608, fig. 56, 58. Rept. US nat. for 1902) has given excellent rea¬
sons for using this name for the Porto Rican Mabuya, and also for considering this form
distinct from that upon Jamaica ».
Encore traitée comme espèce valide par K. P. Schmidt (1928 : 121), cette forme a été
ramenée au rang de sous-espèce de Mabuya mabouya par Dunn (1936 : 546).
= Mabuya mabouya sloanii (Daudin, 1802).
— 102 —
Gongylus (Lygosoma) smaragdina Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 738-740.
Syntypes var. A : MHNP 2993 (2951), 225 (148) mm, Sc 704/11, de Java par
MM. Kuhl et Van Hasselt ; MHNP 2994 (2952), 244 (141) mm, Sc 704/19, de Java,
donné par le Musée de Leyde.
Syntypes var. B : MHNP 2997 (2955), 245 (148) mm, et 2997A, 200 (121 ?) mm, Sc
704/16, « Java : 2 individus donnés par le Musée de Leyde, l’un adulte, l’autre d’âge
moyen ».
Syntypes var. C : MHNP 2998 (2956), 252 (157) mm, Sc 704/15, « Ile Waigiou (groupe
de la Papouasie, Nouv.-Guinée) : MM. Quoy et Gaimard, un individu ».
Des indications sur les séries-types sont données par les auteurs de l’Erpétologie géné¬
rale : « des individus de cette espèce qui ont été recueillis les uns dans l’île de Java par
Kuhl et Van Hasselt, les autres dans celles de Waigiou et de Rawak par MM. Quoy et Gai¬
mard. », tandis que C. et A. Duméril (1851 : 175) précisent la répartition entre les trois
variétés de ce matériel. Guibé (1954) ne signale pas ces types.
Le nom dérive du latin smaragdus : émeraude ; le lygosome émeraudin.
Duméril et Bibron signalent dans leur synonymie deux espèces de Lesson, Scincus
smaragdinus et Scincus viridi-punctatus, ainsi que le Scincus celestinus, nom manuscrit de
Valenciennes, mais planche publiée par Guérin, l’espèce ayant été également nommée par
Cocteau Kéneux de Valenciennes.
Si la variété C peut, sans dificulté, être considérée comme synonyme de Scincus sma¬
ragdinus Lesson, il n’en va pas de même pour les variétés A et B données l’une et l’autre
comme provenant de Java alors que Mertens considère que l’espèce n’est pas représentée
sur l’île (1929 : 213) : « Auch auf Java fehlt Dasia smaragdinum bestimmt ; die Fundortan-
gabe Java für den Smaragdskink beruht. ganz entschieden auf einem Irrtum. », ce que
semble admettre Greer (1970 : 20, n.). Une étude complémentaire paraît nécessaire. Mer¬
tens (1929 : 218) propose une terra typica restricta, la Nouvelle-Guinée.
Pour l’évolution taxinomique cf. Scincus smaragdinus Lesson.
= ? Lamprolepis smaragdina (Lesson, 1830).
Scincus smaragdinus Lesson, 1826, Voy. Coquille, Atlas, pl. 3 fig. 1 ; 1830, Zool. Rept.,
2 : 43-44.
« Scinque émeraudin. dans la petite île d’Oualan, l’une des terres montagneuses de
la chaîne des Carolines. » (L.) ; « Kéneux », dans la langue des naturels d’Oualan.
Le matériel-type de cette espèce n’est signalé comme ayant appartenu au Muséum de
Paris ni dans l’Erpétologie générale ni dans le catalogue de C. et A. Duméril. Il se réduit
donc probablement aujourd’hui à la figure originale.
L’espèce avait été transférée dans le genre Gongylus, sous-genre Lygosoma, par
Duméril et Bibron (1839 : 738) ; elle devint successivement, par monotypie, espèce-type des
genres Lamprolepis Fitzinger, 1843, puis Keneuxia Gray, 1845, avant que Boulenger
(1887 : 250) ne la replace dans le genre Lygosoma, sous-genre Keneuxia. Elle fut ensuite
mise dans le genre Dasia par Barbour (1911 : 16). Cet auteur précise : « . Lesson’s
— 103 —
figure of smaragdinum was undoubtedly drawn from a Papuan individual.This type
of coloration, so far as the material in hand shows, never occurs in the Marshal, Caroline,
or Pelew islands, nor from the Moluccas ; and this skink may be called D. smaragdinum
smaragdinum (Lesson), based upon pi. 3, fig. 1, the characters being there excellently
shown, though the locality of the specimen evidently is incorrect. It may be mentioned
here that some of the other lizards recorded from the Carolines by Lesson need confirma¬
tion. » Cf. aussi Barbour (1912 : 91-92).
Cette position générique est admise par Mertens (1929 : 210), qui donne la Nouvelle-
Guinée comme terra typica restricta, et par M. A. Smith (1937 : 226), tandis que Greer
(1970 : 19) restaure le genre Lampropeltis. Diverses sous-espèces furent décrites ; une pre¬
mière révision en fut donnée par Mertens en 1929.
= Lamprolepis smaragdina smaragdina (Lesson, 1826).
Riopa modesta somalica Parker, 1942, Bull. Mus. comp. Zool., Harv., 91 (1) : 90-91,
fig. 10 (dessin de l’écaillure céphalique).
Syntype : MHNP 1918.15 (2939/1), 112 (53) mm, Sc 705. (Également syntype de Lygo-
soma ferrandii, cf. p. 43.)
L’un des sept syntypes de la description originale, désigné avec une erreur de numérota¬
tion du spécimen : « Mus. Paris 1918.5. Ad. Near Berbera Bury ». (P.)
Guibé (1954) ne signale pas ce type.
Anisoterma sphenopsiforme A. Duméril, 1856, Rev. Mag. Zool., 2 e sér., 8 : 421-422 ;
Archs Mus. Hist, nat., Paris, 10 : 181, pi. XV fig. 3, 3a à 3d.
Syntypes : MHNP 1253 (2674), 155 (63 ?) mm, 47 VPS, Sc 174/1 ; MHNP 6482
(2673), 167 (52 ?) mm, 48 VPS et 6482A, 159 (46 ?) mm, 48 VPS, Sc 174.
« Cette description est faite sur quatre exemplaires en très bon état de conservation
recueillis au Sénégal. » (D.) Pas d’indication sur l’identité des récolteurs.
Guibé (1954 : 76, n° 391) signale qu’il ne subsiste plus que trois des quatre syntypes
primitifs. Espèce-type, par monotypie, du genre Anisoterma (de anisos inégal et terma extré¬
mité) ; le nom spécifique rappelle une convergence de forme avec le Sphenops de Wagler.
L’espèce est transférée dans le genre Chalcides (C. sphenopsiformis) par Boulenger
(1887 : 406) ce qu’acceptent Guibé puis Grandison (1956 : 241) : C. sphenopsiformes. Pas¬
teur et Bons (1960 : 48) réhabilitent le genre Sphenops et y placent cette espèce.
= Sphenops sphenopsiformis (A. Duméril, 1856).
— 104 —
-I
2 mm
Fig. 4. — Écaillure céphalique de l’un des syntypes de Anisoterma sphenopsiforme A. Duméril, 1856 ; MHNP
6482.
Gongylus (Eumeces) Spixii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 642-646.
Syntypes : MHNP 734 (2734), 109 (30 ?) mm, Sc 392/6, de Rio de Janeiro par Gal-
lot ; MHNP 735 (2733), 138 (67 ?) mm, et 735A, 135 (83) mm, Sc 392/4, de Cayenne par
Leprieur ; MHNP 775 (2732), 85 (31 ?) mm, Sc 392/2, du Brésil par Delalande ; MHNP
2900 (2731), 65 (7 ?) mm, Sc 392/3, de Valparaiso par Gaudichaud.
« L’Eumeces de Spix habite l’Amérique méridionale ; les échantillons. ont été
recueillis les uns à Cayenne par M. Leprieur ; les autres au Brésil par MM. Delalande, Gal-
lot et Gaudichaud. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 156) précisent que la récolte de Gallot provient de Rio de
Janeiro et celle de Gaudichaud de Valparaiso.
« Raddi semble être le premier auteur qui ait mentionné cette espèce mais. c’est plu¬
tôt Spix qu’on doit regarder comme celui qui l’a réellement fait connaître. » (D.B.)
Le binôme Tiliqua Spixii a été utilisé par Cocteau (1837) mais sans description vali¬
dant le nom.
Gray (1845 : 94), suivi par Girard (1858 : 261), considéra cette espèce comme
synonyme de Mabuya agilis Fitzinger, tandis que Boulenger (1887 : 189, 190) la plaçait en
partie comme synonyme de M. aurata et en partie de M. agilis (Raddi, 1823). Bocourt
donne (pi. XXIIB, fig. 6) une représentation du spécimen de Cayenne et (1879 : 395-400)
place l’espèce en synonymie avec Mabuya agilis. C’est encore la position de Guibé (1954 :
— 105
80, n° 408) ; cependant, dès 1936, Dunn (p. 544) avait mis en synonymie M. agilis et M.
mabouya (Lacépède).
Probablement par lapsus, Guibé cite l’espèce de Duméril et Bibron comme si elle avait
appartenu au genre Lygosoma.
= Mabuya mabouya mabouya (Lacépède, 1788).
Gongylus splendidus A. Grandidier, 1872, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 15 (20) : 8-9 ;
Bibltque Éc. ht es Étud., 5 : 9-10.
Holotype par monotypie ? : MHNP 7734 (3039M), 219 (109) mm, 36 VPS, Sc 113.
« Habit. : Berounounou (pays des Betsileos). » (G.)
Négligeant l’indication de la description originale, « pays des Betsileos », Angel
(1942 : 17) place Beronono dans le Nord-Ouest, ce qui introduit un facteur d’erreur dans la
répartition de l’espèce dont la terra typica est le pays betsileo, c’est-à-dire le Centre sud.
L’iconographie donnée par Angel en 1942 ne se rapporte pas à l’holotype. Nous pro¬
posons (1985c/, fig. 1) des dessins de ce spécimen.
L’espèce a été placée successivement dans les genres Seps (G.) par Boettger (1877 :
35), Gongylus par Boettger (1881 : 97), Sepsina par Boulenger (1887 : 418) et Scelotes
par Angel (1942 : 132). Nous l’avons (1982 : 1199) transférée dans le genre Amphiglossus.
Guibé (1954 : 86, n° 440).
= Amphiglossus splendidus (A. Grandidier, 1872).
Silubosaurus stokesii A. Duméril, 1851, in Loveridge, 1934, Bull. Mus. comp. Zool.
Harv., 77 (6) : 341.
Loveridge attribue l’espèce à A. Duméril et ajoute, comme s’il s’agissait de la terra
typica : « Houtman’s Abrolhos and Western Australia ». Or, C. et A. Duméril (1851 :
180-181) signalent expressément l’espèce comme étant due à Gray : « S. de Stokes. Stokesii
Gray (Cat. of Liz., p. 105). », ; au sujet de l’individu qu’ils ont examiné ils écrivent :
« Prov. de la Riv. des Cygnes (Nouv. Holland.) : M. J. Verreaux. — Unique ».
Le binôme créé par Gray était parfaitement valable et l’origine du matériel-type signa¬
lée, sans rapport avec celle du matériel utilisé par C. et A. Duméril. La situation était clai¬
rement présentée par Boulenger (1887 : 140) qui transféra toutefois l’espèce dans le genre
Egernia. Gray indiquait une seconde référence : « Stokes’ Trav. Aust. t. », que Boulenger
précisa en : « 1 p. 499, pl. 1 ».
L’erreur de Loveridge fut suivie par quelques auteurs qui atribuèrent à A. Duméril
l’espèce de Gray.
Cogger (1983 : 328) reconnaît deux sous-espèces en dehors de la nominale.
= Egernia stokesii stokesii (Gray, 1845).
— 106 —
Euprepes sulcatus W. Peters, 1867, Mber. Akad. Wiss. Berl., 32 : 20.
Nomen nudum pour Euprepes olivaceus W. Peters, 1862 ; cf. p. 78.
Eumeces tamdaoensis Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ., Gvt gén. Indochine, (mai
1937), Notes Herpétologiques XII : 4, 19-21, fig. 5, a à d et c de la planche.
Syntypes : MHNP 1948.65 (2854.1), 264 (144 ?) mm, n° 89 de la collection de l’auteur,
un mâle représenté sur les différents dessins ; MHNP 1948.66 (2854.1), 340 (210) mm, l’un
et l’autre Sc 15.
La série-type, récoltée par l’auteur au Tonkin, est ainsi définie : « 3 exemplaires adultes
provenant du Tam-dao et un jeune d’origine inconnue, probablement aussi du Tam-dao. »
(B.)
C’est donc à tort que Guibé (1954 : 91, n° 471) considère comme syntype le MHNP
1948.67, 214 (94 ?) mm, un mâle récolté par Clemençon à Ngan Son.
Chalcides ocellatus tassiliensis Angel, 1936, Bull. Soc. zool. Fr., 61 : 274.
Syntypes : MHNP 1936.90 (2689 m9), 149 (60 ?) mm, Sc (170/2) 167/41 ; MHNP
1936.91 (2689 mlO), 78 (35 ?) mm, Sc (170) 167/41 ; MHNP 1936.92 (2689 mil), 139
(61 ?) mm, Sc (170/3) 167/41.
Trois exemplaires de Djanet et un de Tamrit, Tassili des Azdjers, Sahara central, par
Henri Lhote. Le spécimen de Tamrit (MHNP 1936.93 (2689 ml2)) a été échangé en 1954
avec l’Institut zoologique de l’Université de Florence (B. Lanza). Guibé (1954) omet ces
types.
Scincus Telfairii Desjardins, 1831, Annls Sci. nat., 22 : 293-296.
Syntype : MHNP 7124 (2958), 260 (115 ?) mm, Sc 708.
Les localités-types sont : « Ile Ronde, Coin de Mire et Ile Plate », ce qui suppose une
série-type constituée par plusieurs individus. C. et A. Duméril (1851 : 175) ne signalent plus
dans les collections qu’un spécimen de l’île Plate dû à M. Julien Desjardins, c’est notre
MHNP 7124. Guibé (1954 : 93, n° 476) en faisait donc à tort un holotype avec, de plus,
une origine géographique « Ile Maurice » insuffisamment précise.
L’espèce est dédiée à Charles Telfair (1778-1833), ex chirurgien de la marine britanni¬
que, naturaliste, résidant déjà à Maurice en 1821, secrétaire privé de Sir R. T. Farquard.
L’espèce avait été citée par Cocteau sous le nom de Rachite de Telfair. Duméril et
Bibron (1839 : 742-744) en firent l’espèce-type, par monotypie, de leur sous-genre Leiolo-
pisma du genre Gongylus. Gray (1845 : 84) plaçait cette espèce dans la synonymie de son
Leiolopisma Bellii dont il faisait une espèce de Madagascar. Boulenger (1887 : 270-271)
107 —
conserva la synonymie mais considéra les noms de Duméril et Bibron comme valables, pla¬
çant de plus l’espèce dans le genre Lygosoma, sous-genre Liolepisma. J. et J. M. Vinson
(1969 : 223) retiennent le genre Leiolopisma.
= Leiolopisma telfairi (Desjardins, 1831).
Gongylus (Lygosoma) Temminckii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 727-728.
Holotype par monotypie : MHNP 1344 (2918), 94 (42 ?) mm, Sc 709.
« Cette espèce ne nous est connue que par un seul individu que nous avons reçu du
Musée de Leyde, étiqueté, par erreur sans doute, Scincus Cuvierii . » (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale n’indiquent pas la terra typica de l’espèce, mais
C. et A. Duméril (1851 : 171) précisent : « Java. Type, unique ».
La dédicace n’est pas explicitée mais il s’agit certainement du zoologiste néerlandais
Coenraad Jacob Temminck (1778-1858).
Alors que Gray (1845 : 85) ne situait qu’avec doute l’espèce dans le genre Lygosoma,
Girard (1858 : 236) en faisait un membre de son genre Cyclodina. Pour Boulenger (1887 :
321), il s’agit d’un Lygosoma du sous-genre Homolepida. Barbour (1912 : 95) la plaçait
dans le genre Homolepida et M. A. Smith (1937 : 221) dans la section Sphenomorphus du
genre Lygosoma. L’accord semble s’être fait pour la situer, comme le fait Guibé (1954 : 99,
n° 512), dans le genre Sphenomorphus.
= Sphenemorphus temmincki (Duméril et Bibron, 1839).
Lygosoma tenuiculum Mocquard, 1890, Le Naturaliste, 2 e sér., 12 (79) : 144 ; Nouv. Archs
Mus. Hist, nat., Paris, 3 (2) : 133, pi. VIII fig. 2.
Holotype par monotypie : MHNP 1889.186 (2917mu), 107 (61 ?) mm, Sc 710, récolté
en 1885 à Kina Balu, Bornéo, acquis de M. Whitehead.
« Espèce voisine de L. tenue » (M.). Après examen du type, N. de Rood (1915 : 180-
181) admet la validité de l’espèce.
Guibé (1954 : 89, n° 459).
Gongylus teres L. Vaillant, 1887, Bull. Soc. Philomath. Paris, I e sér., 11 : 131, 135-136.
Lectotype (Brygoo, 1983 : 652) : MHNP 1890.24 (3039pi), 218 (113) mm, Sc 102.
Paralectotype : MHNP 1890.25, 163 (80) mm, et MHNP 1890.26, 154 (60) mm,
(3039pi), Sc 102.
Les syntypes étaient au nombre de quatre : trois individus de Mayotte (Iles Comores)
par M. Humblot, 10.IX.1884, et un individu acquis de M. Vimont, en 1883, comme de
Mayotte. Ce dernier spécimen n’a pas été retrouvé.
— 108 —
« Teres » : rond ou bien fait, beau.
Guibé (1954 : 86, n° 441) donne une terra typica incomplète « Iles Comores » et indi¬
que l’existence de six syntypes alors qu’il n’y en a jamais eu que quatre ; il ne donne d’ail¬
leurs les numéros que de quatre mais le 1895.125 correspond à une erreur.
Nous avons donné (1983, fig. 1) des dessins de l’écaillure du profil et de l’apex du lec-
totype.
Boettger (1913 : 341) a mis cette espèce en synonymie avec Scelotes johannae que
Brygoo (1982 : 1199) a transféré dans le genre Amphiglossus.
= Amphiglossus johannae (Günther, 1880).
Gongylus (Lygosoma) Transversale A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. méth.
coll. Reptiles : 171-172, n° 11 bis.
Holotype par monotypie : MHNP 2975 (2919), 142 (65 ?) mm, Sc 712.
« Java : donné par M. J. Millier. Unique. » (D.)
Lygosome à bandes transversales. « Le dos et les flancs sont bruns coupés transversale¬
ment par de petites bandes étroites, plus ou moins régulières, distantes l’une de l’autre de
0,01 m environ et d’une teinte jaune-blanchâtre. » (D.)
L’espèce semble avoir été omise dans le catalogue de Boulenger (1887) et, par suite,
négligée par nombre d’auteurs ultérieurs. Guibé (1954 : 88, n° 454) présente le binôme
comme valide. Après examen du type, Greer (sept. 1982) envisage l’hypothèse qu’il s’agisse
d’un Sphenomorphus fasciatus.
= ? Sphenomorphus fasciatus (Gray, 1845).
Gongylus (Lygosoma) tricolor Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) : 17-19.
Holotype par monotypie ? : MHNP 5397 (1879.817, 2912 d), Sc 714, Nouvelle-
Calédonie, don de M. Bavay, 30.X. 1879. (Le spécimen n’a pas été retrouvé lors du récole¬
ment de 1984.)
« Je conserve à cette espèce le nom que lui avait donné M. Vieillard dans ses notes
manuscrites » (B.). M. Vieillard, médecin auxiliaire de la marine. « Ce Lézard vit dans les
bois des montagnes, au bord des torrents à moitié desséchés » (B.)
Boulenger (1887 ; 277) place l’espèce dans le sous-genre Liolepisma du genre Lygo¬
soma, M. A. Smith (1937 : 225) dans la section Leiolopisma de ce genre et Greer (1974 :
17) dans le genre Leiolopisma. Guibé (1954) ne traite pas de cette espèce.
= Leiolopisma tricolor (Bavay, 1869).
Siaphos tridigitum Bourret, 1939, Bull. gén. Instr. publ., Gvt gén. Indochine, annexe n° 4,
(décembre 1939), Notes herpét. XVIII : 5, 6, 21-22 ; fig. 7 a à h.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.60 (2925.1), 78 (37 ?) mm, Sc 202, récolté par
M. Poilane « trouvé mort sur le chemin », à Bach Ma (Centre Annam), alt. 1 400 m.
— 109 —
« Membres grêles et assez courts avec trois doigts à l’avant et 5 à l’arrière. » (B.)
Guibé (1954 : 90, n° 467). Greer (1973 : 14) traite l’espèce comme appartenant au
genre Sphenomorphus.
= Sphenomorphus tridigitum (Bourret, 1939).
Chalcides trifasciatus Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (1) : 3-6,
fig. 1 et 2.
Syntypes : MHNP 1917.3, 177 (73) mm, 46 VPS, et 1917.4, 139 (51 ?) mm ; 46 VPS
(2868/1), Sc 176 (166/8).
« Maroc : Agadir (Pallary) »... « trois bandes ». (C.)
L’année même de la description de la nouvelle espèce, Chabanaud (1917 : 442)
écrivait : « Les deux types de cette espèce ne sont autres que des Ch. mionecton Boettg.
chez lesquels les 5 doigts et orteils sont parfaitement développés et pourvus d’ongles ».
Cette synonymie est admise par Guibé (1954 : 76, n° 393) alors que, dès 1931, Werner
(p. 296 et 298) avait proposé une sous-espèce trifasciata, ce qui fut accepté par Pasteur et
Bons (1960 : 52) puis par Bons et Girot (1962 : 35).
= Chalcides (Chalcides) mionecton trifasciatus Chabanaud, 1917.
Scincus trifasciatus Péron in Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 745.
Syntypes : MHNP 1242 (2970), 191 (97) mm, 26 VPS, Sc 334 (également holotype par
monotypie de Tiliqua napoleonis Gray, 1839) ; MHNP 3003 (2968), 144 (84) mm, 26 VPS,
Sc 334/4.
« Trois séries de grandes taches noirâtres s’étendent depuis la nuque jusque sur la
racine de la queue. » (D.B.)
Le binôme est cité par les auteurs de l’Erpétologie générale dans la synonymie de Tro-
pidolopisma dumerilii sous la forme : « Variété C. Scincus trifasciatus. Péron, Mus. Par. ».
Il peut être considéré comme un nomen nudum. Gray (1845 : 106) le cite dans la
synonymie de Tropidolepisma kingii. C. et A. Duméril donnent les précisions suivantes :
« Nouvelle Hollande, et en particulier, Terre Napoléon : Péron et Lesueur, deux individus
Types du Scincus trifasciatus et l’un des deux, en raison même de son origine, a reçu de
Cocteau, qui la considérait comme représentant une espèce distincte, le nom de Psammite
de Napoléon dont il est le type ».
Boulenger (1887) ne mentionne pas ce nom d’espèce. Guibé (1954 : 92, n° 472).
= Egernia napoleonis (Gray, 1839).
— 110 —
Scelotes trilineatus Angel, 1949, Mém. Inst, scient. Madagascar, A, 3 (2) : 160-163, fig. 1,
A à E.
Holotype par désignation originale : MHNP 1950.329, 229 (118) mm, 53 VPS, Sc 116.
Paratype : MHNP 1950.330, 147 (70) mm, 54 VPS, Sc 116.
L’un et l’autre de Behara, forêt de Bevia, sud de Madagascar, par J. Millot,
VIII.1948.
« 3 bandes longitudinales noires. » (A.)
Guibé (1954 : 88, n° 450). Brygoo (1980) place cette espèce en synonymie avec Scelotes
trivittatus (Boulenger, 1896), qui devient ultérieurement l’espèce-type du nouveau genre
Androngo Brygoo, 1982. Welch (1982 : 70) citait encore l’espèce comme valide, espèce
qu’il plaçait, sans justification, dans le genre Amphiglossus, en lui attribuant de plus un
genre d’origine, Gongylus, sans rapport avec la réalité.
= Androngo trivittatus (Boulenger, 1896).
Scincus tristatus Daudin, 1802, Hist. nat... Reptiles, 4 : 296-297.
« Scincus tristatus ; cauda tereti longa, dorso pallide fusco, utroque latere obscuriore
vitta duplici longitudinali pallido. » (D.)
L’auteur signale avoir utilisé une description manuscrite d’un Lacerta tristata de Bosc
pour la première description du Lézard rembruni : « dans l’ouvrage sur les reptiles, que
mon savant ami Latreille vient de publier ; depuis ce temps j’ai trouvé dans les collections
plusieurs individus, et il résulte de l’examen que j’en ai fait, qu’il faut ranger ce saurien
parmi les scinques. »... « Depuis que Bosc m’a fait connaître cet animal, j’en ai observé
plusieurs individus dans diverses collections, et ils m’ont servi à compléter la description que
j’en ai donnée précédemment. On trouve très communément cette espèce de scinque en
Caroline... » (D.)
Il a donc existé une série-type comprenant plusieurs syntypes et c’est fort justement que
Taylor (1935 : 29), à propos du type de cette espèce écrivait : « Probably Museum Natio¬
nal d’Histoire Naturelle, Paris ». Malheureusement, si ce ou ces spécimens ont jamais
appartenu au Muséum de Paris rien ne permet aujourd’hui de les localiser. Le catalogue de
C. et A. Duméril (1951) ne les mentionne pas, pas plus que celui de Guibé (1954).
L’espèce a été placée dans la synonymie de la variété A du Plestiodon quinquelineatum
par Duméril et Bibron (1839 : 707), alors que Gray (1845 : 91) semble admettre la validité
du binôme de Daudin ; Boulenger (1887 : 369) place l’espèce dans la synonymie de Eume-
ces quinquelineatus. Lors de la révision du genre, Taylor (1935 : 212) en fait un synonyme
de Eumeces laticeps.
= Eumeces laticeps (Schneider, 1801).
Lygosoma tritaeniatum Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ., Gvt gén. Indochine, (mai
1937), Notes herpétologiques XII : 13-14, fig. 2 a à d et e de la planche.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.55 (2923.1), femelle, 105 (59) mm, Sc 716, du
Tam-dao, Tonkin (nom du récolteur non précisé).
Ill
« Dessus brun grisâtre avec 3 bandes brun foncé discontinues... » (B.)
Guibé (1954 : 90, n° 463). Greer (1977 : 519) n’inclut pas cette espèce dans le genre
Lygosoma tel qu’il le redéfinit.
= Lygosoma s.l. tritaeniatum Bourret, 1937.
Scincus trivittatus Cuvier, 1829. Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 62.
Syntypes : MHNP 1241 (2779), 193 (104 ?) mm, Sc 410, du Cap par J. Verreaux ;
MHNP 2933 (2778), 229 (142) mm, Sc 410/1 ; MHNP 2934 (2780), 134 (77 ?) mm, Sc
410/6 ; MHNP 2935 (2781), 160 (105) mm, Sc 410/2 ; MHNP 2936 (2782), 109 (55 ?) mm,
Sc 410/3 ; MHNP 2937 (2784), 230 (140) mm, 2937A, 205 (111 ?) mm, et 2937B, 203
(125) mm, Sc 410/4 ; MHNP 7073 62783), 209 (96) mm, Sc 410/5, ces 8 spécimens du Cap
par Delalande ; MHNP 2938 (2787), 235 (123 ?) mm, Sc 410/8, du Cap par Quoy et Gai-
mard. (Tous ces spécimens sont également syntypes de Gongylus (Euprepes) merremii
Duméril et Bibron, 1839.)
« Une (espèce) du midi de l’Afrique, très répandue autour du Cap (Sc. trivittatus),
brune ; trois lignes plus pâles tout le long du dos et de la queue. Des taches noires entre les
lignes. » (C.)
En 1839, Duméril et Bibron placent (p. 671) cette espèce en synonymie avec Gongylus
(Euprepes) Merremii.
Guibé (1954) ne mentionne pas cette espèce. Gray (1845 : 115) place l’espèce en synony¬
mie avec Euprepis carinatus ; par contre, Boulenger (1887 : 195) admet la validité du nom,
le binôme devenant pour lui Mabuia trivittata. En 1935, M. A. Smith (2 : 276) relève que
trivittatus Cuvier est préoccupé par trivittatus Hardwicke et Gray, 1827, qui désigne une
espèce indienne et que le nom le plus ancien utilisable pour cette espèce est capensis Gray,
1830, ce qui a depuis été accepté (cf. Fitzimons, 1943 : 218 ; Loveridge, 1957 : 220).
= Mabuya capensis (Gray, 1830).
Scelotes s.l. tsaratananensis Brygoo, 1981, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 3 :
261-263, fig. 1 et 2.
Holotype par désignation originale : MHNP A 94, 150 (81) mm, 36 VPS, Sc 88, récolté
par Ch. P. Blanc dans le massif du Tsaratanana, Madagascar nord.
Paratype : MHNP 1980.1168, 132 (75) mm, 36 VPS, Sc 88/1, récolté par le
Dr Alliotte et Anthony Randriamihanta, 16-28.X. 1978, ait. 2 876 m, sur le Maromoko-
tra, sommet du Tsaratanana.
L’espèce a été transférée dans le genre Amphiglossus (Brygoo, 1982 : 1199).
= Amphiglossus tsaratananensis (Brygoo, 1981).
— 112 —
Scincus unicolor Harlan, 1825, J. Acad. nat. Sci. Philad., 5 : 156, 221.
Syntype ? : MHNP 7108 (2902), 97 (53 ?) mm, Sc 717/1.
Le spécimen a été donné sous ce nom par Harlan au Muséum de Paris comme prove¬
nant d’Amérique septentrionale, probablement avant 1839 puisque le nom figure dans la
synonymie de Gongylus (Lygosoma) lateralis par Duméril et Bibron (1839 : 719-720), cer¬
tainement avant 1851 puisque le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 170) mentionne
le spécimen. Il s’agit donc vraisemblablement d’un syntype et peut-être même de tout ce qui
reste de la série-type dont la composition n’est pas indiquée dans la description originale.
Brooks (1975) écrit à ce sujet : « Type-specimen not known to exist. »
L’espèce a longtemps été considérée comme synonyme de Scincus lateralis Say, 1823,
mais le nom unicolor a été réhabilité par Stejneger (1934 : 182) qui considérait le nom de
Say comme préoccupé. Harper (1942 180) renversa la situation en faveur de lateralis.
Mittleman (1950 : 19) en fit, sous la forme de Scincella latérale, l’espèce-type par désigna¬
tion originale de son nouveau genre. Greer (1974 : 7) émenda le nom en Scincella lateralis.
Guibé (1954) ne traite pas de ce type.
= Scincella lateralis (Say, 1823).
Scincus valencienesii Guérin-Méneville, 1838, Iconogr. Règne animal ; texte expi., 3, Rep¬
tiles : 11-12.
Cf. Scincus coelestinus, p. 25.
Mertens (1929 : 216), dans la synonymie de Dasia smaragdinum viridipunctum (Les¬
son), place : « 1838. Scincus valencienesii . (n.n. für Scincus coelestinus) ». En fait, plu¬
tôt que d’un nomen nudum il s’agit d’un nomen substitutum ayant pour matériel-type le
même que celui de Scincus coelestinus, c’est-à-dire la figure 2 de la planche XV de l’Icono¬
graphie de Guérin.
= Lamprolepis smaragdina viridipuncta (Lesson, 1830).
Gongylus (Tropidolopisma) variabilis, Bavay, 1869, Mém. Soc. linn. Normandie, 4 (5) :
26-29.
Syntypes : MHNP 6225 (1870.5, 2975a), 95 (53 ?) mm, et 6225A, 119 (84) mm, Sc
718 ; MHNP 6210 (1970.5, 2975b), 210 (130 ?) mm, et 6210A, 142 (80 ?) mm, Sc 718/1 ; ?
MHNP 7129 (1870.97, 2969a), 285 (205) mm, Sc 718/3. Nouvelle-Calédonie.
Les quatre premiers spécimens ont été remis ensemble au Muséum le 4 mars 1870 par
M. Marie, sous-commissaire de la Marine et compagnon de chasse de Bavay. Le dernier a
été remis par M. Pancher le 25 août 1870 et, bien que les registres le mentionnent comme
syntype, on peut se demander s’il appartient vraiment à la série-type.
« La coloration varie beaucoup dans cette espèce. »... « Ce joli lézard habite un peu
partout, au bord des ruisseaux ; il court surtout sur les fougères et les buissons. » (B.)
— 113 —
Espèce-type de Sauroscincus Peters, 1878, comme synonyme antérieur de S. braconnieri
Peters, 1878.
Boulenger (1887 : 277) considère l’espèce comme appartenant au sous-genre Liole-
pisma du genre Lygosoma, M. A. Smith (1937 : 225) à la section Leiolopisma du genre
Lygosoma (avec l’orthographe erronée variable) et Greer au genre Leiolopisma. Guibé
(1954) ne traite pas de cette espèce.
= Leiolopisma variabile (Bavay, 1869).
Anomalopus Verreauxii A. Duméril, 1851, in C. et A. Duméril, Cat. méth. Rept. : 185.
Holotype par monotypie : MHNP 3047 (3035), 92 (21 ?) mm, 54 VPS, Sc 720.
« Tasmanie : M. J. Verreaux — Unique. Il a été trouvé dans des lieux humides, sous
l’écorce d’un Eucalyptus. » (D.)
Espèce-type par monotypie du genre Anomalopus A. Duméril (de anomalos, dissembla¬
ble et pous, pied) « à cause de la dissemblance qu’offrent entre elles les deux paires des
membres relativement au nombre des doigts » (D.).
L’espèce est dédiée à Jules Verreaux (1807-1873), voyageur naturaliste du Muséum de
Paris, neveu de Delalande.
L’espèce a été transférée dans le sous-genre nominal du genre Lygosoma par Boulen¬
ger (1887 : 342), position admise par Loveridge (1934 : 373) et Guibé (1954 : 88, n° 455).
Greer (1973 : 14) traitait l’espèce comme appartenant au genre Isopachys. La réhabilitation
du genre Anomalopus semble depuis acquise (cf. Cogger, 1983 : 273).
= Anomalopus verreauxii A. Duméril, 1851.
Mabuia Viancini Mocquard, 1896, C. r. Congrès int. Zool. Leyde : 232-233.
Holotype par monotypie : MHNP 1895.320 (2737A), 258 (189) mm, Sc 409, ramené du
pays des Abiras (Haut Oubangui) par M. Viancin.
Guibé (1954 : 81, n° 414) situe l’espèce dans la synonymie de M. buttneri.
= Mabuya buttneri Matschie, 1893.
Scincus viridi-punctus Lesson, 1826, Voy. Coquille, pi. 4 fig. 1 ; 1830, Zool. Rept., 2 :
44-45.
« Scinque points-verts. Il se tient sur les bananiers de l’île Oualan, et peut-être est-ce
la femelle de notre Scincus smaragdinus ? » (L.)
« Kéneux » dans la langue des naturels de l’île Oualan. Dans la légende de la planche
le mot est orthographié « veridi-punctus » mais il s’agit d’une erreur typographique puisque
le nom est correctement écrit dans la table des planches.
Le matériel-type de cette espèce n’est signalé comme ayant appartenu au Muséum de
— 114 —
Paris ni dans l’Erpétologie générale ni dans le catalogue de C. et A. Duméril. Il se réduit
donc probablement aujourd’hui à la figure originale.
Duméril et Bibron (1839 : 738) placent l’espèce ( Scincus viridipunctatus (sic)) en
synonymie avec leur Gongylus (Lygosoma) smaragdina. Ils sont suivis par Gray (1845 : 79,
viridipunctatus) et par Boulenger (1887 : 250, viridipunctus).
L’espèce est transférée dans le genre Dasia avec le statut de sous-espèce par Barbour
(1911 : 16) : « All of the Polynesian specimens at hand, — . —, are all alike and
unvarying in color. This is the form represented by Lesson in pi. 4, fig. 1. It may be
known as : D. smaragdinum viridipunctum (Lesson) ». Cf. aussi Barbour (1912 : 91-92).
Mertens (1929 : 216) accepte ce point de vue.
= Lamprolepis smaragdina viridipuncta (Lesson, 1826).
Scincus vittatus Olivier, 1804, Voyage Emp. ottoman, in-4°, 2 : 58-59 ; in-8°, 3 : 102-103 ;
atlas, pl. 29 fig. 1.
Holotype ? : MHNP 197 (2791), 158 (85 ?) mm, Sc 460, d’Égypte, sans nom de récol-
teur ni de donateur. (Également syntype de Gongylus (Euprepes) olivierii Duméril et Bibron,
1839.)
Scinque rayé : « Nous avons trouvé sur les sables à l’ouest de Rosette, un scinque
qu’on ne doit point confondre avec celui à cinq raies de l’Amérique septentrionale. il est
d’un gris vert-foncé, luisant au-dessus, avec cinq bandes longitudinales jaunes... » (O.)
Il n’y a pas d’indications sur la constitution de la série-type. Alors que Duméril et
Bibron incluent cette espèce (1839 : 674-675) dans leur Gongylus (Euprepes) olivierii, Gray
(1845 : 113) réhabilite le nom donné par Olivier, mais dans le genre Euprepis ; Boulenger
transfère l’espèce dans le genre Mabuya (1887 : 176).
C. et A. Duméril (1851 : 160), à propos de Euprepes olivierii, ne signalent pas la pré¬
sence dans les collections de Paris du type de Scincus vittatus. Guibé (1954 : 77, n° 396)
considère le MHNP 197 comme l’holotype de l’espèce.
= Mabuya vittata (Olivier, 1804).
Scincus vittatus Quoy et Gaimard, 1824, in Gaimard, Bull. Sci. nat. géol., Paris, 1 : 91 ;
in Freycinet, 1824, Voy. Uranie et Physicienne, Zoologie : 178-180, 705 ; Atlas,
pl. 42 fig. 1.
« Scinque à flancs noirs. Scincus vittatus N.
« La longueur de ce reptile est de près de neuf pouces, y compris la queue, qui en
forme plus de la moitié.
« La rade de Sydney au Port-Jackson est la patrie de ce scinque. Ce ne fut pas sans
peine que nous nous en procurâmes deux individus non loin de l’aiguade de Neutral-Bay. Il
habite aussi sur l’île Bruny, près de l’île Van-Dienen. » (Q. G.)
Ce binôme, incontestablement valide, a été ignoré des auteurs anciens. L’espèce n’est
signalée par Cuvier (1829 : 63, n.) et par Duméril et Bibron (1839 : 728) que sous son
— 115 —
nom français, « le scinque à flancs noirs » et avec pour référence la planche 42 du Voyage
de 1’ « Uranie ».
Les auteurs de l’Erpétologie générale ne signalent pas expressément avoir examiné du
matériel de Quoy et Gaimard pour la description de la variété A de leur Gongylus (Eupre-
pes) quoyii. Le catalogue de C. et A. Duméril (1851) ne signale pas la présence d’une
récolte de ces auteurs parmi les spécimens représentant cette espèce au Muséum de Paris.
Le matériel-type doit donc être considéré comme perdu, il n’est plus représenté que par la
planche du Voyage de 1’ « Uranie ». Pour la position taxinomique cf. Gongylus (Lygosoma)
Quoyii, p. 91.
= Sphenomorphus quoyii (Duméril et Bibron, 1839).
Hagria Vosmaerii Gray, 1839, Ann. nat. Hist., 2 : 333.
Holotype par monotypie : MHNP 777 (3007), 96 (40) mm, 53 VPS, Sc 723. (Également
type de Campsodactylus Lamarrei D. et B., 1839.)
« Hagria Vosmaerii, Scincus Vosmaerii, Cocteau. Brown, minutely black dotted,
beneath pale... Java... Mus. Paris. » (G.)
Cette courte description originale comporte deux erreurs, l’une sur la synonymie l’autre
sur l’origine géographique. Duméril et Bibron, dans l’Erpétologie générale (1839 :
761-762), relèvent : « Une seule espèce se rapporte au genre Campsodactyle, appelé du nom
d ’Hagria, par M. Gray qui cite à tort, comme devant y être rangé, le Scincus Vosmaeri de
Cocteau, Scincoïdien dont le nombre des doigts est de cinq à toutes les pattes ».
Gray (1845 : 97) ne cite plus Java mais l’Inde et le Bengale pour terra typica.
Espèce-type par monotypie du genre Hagria Gray, 1839.
Boulenger (1887 : 315) transfère l’espèce dans le genre Lygosoma (sous-genre Riopa )
et note à son sujet : « The unique specimen upon which this species is based is perhaps
nothing more than an anomalous form of the following species, with five fingers instead of
four. Should this prove to be the case, the name vosmaeri will have to sink in the
synonymy of L. lineatum ».
M. A. Smith (1935 : 322) en fait un représentant du genre Riopa et écrit : « I see no
reason to regard this specimen as an “ apparently anomalous ” example of lineata, as Bou¬
lenger as done. The loss of a digit is not uncommon among degenerate Skinks, and as a
specific character it appears to be constant among them.
« The type locality is said to be Bengal, not Java as first given by Gray. That no
second specimens has yet been found may be due to the fact that it lives a more or less
subterranean existence. »
Greer (1977 : 519) considère qu’il s’agit d’une espèce valide du genre Lygosoma redé¬
fini. Guibé (1954 : 97, n° 497).
= Lygosoma vosmaeri (Gray, 1839).
— 116 —
Scelotes Waterloti Angel, 1930, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 2 (5) : 508-509.
Holotype par monotypie : MHNP 1931.77 (3048e), 422 (210) mm, 37 VPS, Sc 114,
récolté à Ambilobe, nord-ouest de Madagascar, par E. Georges Waterlot.
E. G. Waterlot, naturaliste, directeur de l’imprimerie officielle de Tananarive,
séjourna à Madagascar de 1913 à 1928. Le spécimen a été représenté par Angel en 1942,
pi. XIX, fig. 1. L’espèce a été placée dans le genre Amphiglossus par Brygoo (1980 : 537,
1982 : 1199). Guibé (1954 : 87, n° 446).
= Amphiglossus (Amphiglossus) waterloti (Angel, 1930).
Lygosoma Whiteheadi Mocquard, 1890, Le Naturaliste, 2 e sér., 12 (79) : 144-145 ; Nouv.
Archs Mus. Hist, nat., Paris, 3 (2) ; 119, 134, pi. VIII fig. 3.
Holotype par monotypie : MHNP 1889.316 (2918 alpha), 42 (5 ?) mm, Sc 618/1, du
nord de Bornéo, récolté en 1885, acquis de M. Whitehead.
Après avoir examiné le type, N. de Rooij (1915 : 264) conclut qu’il s’agit de la même
espèce que Lygosoma bowringii, elle-même transférée dans le genre Riopa par Taylor
(1918 : 251).
Guibé (1954 : 97, n° 499).
= Riopa bowringii (Günther, 1864).
Scincus whitii Lacépède, 1804, Annls Mus. Hist, nat., 4 : 192 et 209 ; Quoy et Gaimard,
Voy. Uranie Zool., pl. XLII fig. 2 et 3.
Syntypes : MHNP 2988 (2945), 162 (90 ?) mm, 26 VPS, et 2988A, 94 (6 ?) mm, 26
VPS, Sc 337/2, île Decrès, Péron et Lesueur.
« Je propose de lui donner le nom de whitien, en l’honneur du naturaliste White qui a
fait connaître un grand nombre de productions de la Nouvelle Hollande. » (L.)
Duméril et Bibron (1839 : 736) placent cete espèce en synonymie avec leur Lygosoma
moniligera dont ils décrivent deux variétés. C. et A. Duméril (1851 : 175) précisent que
parmi les représentants de la variété A se trouvent des spécimens : « Ile Decrès (Océanie) :
Péron et Lesueur. Types du Scincus ocellatus Péron, Musée de Paris, et du Scincus Whitei
(sic) Lacépède. ».
Selon Storr (1968 : 55) : « The type of whitei was collected before the penetration of
the Blue Mountains and probably came from Sydney, where John White resided between
1788 and 1793 ». Cette affirmation ne repose apparemment que sur la dédicace de
Lacépède, les données écrites anciennes ne se réfèrent qu’à l’île Decrès.
Gray (1845 : 79) inclut cette espèce dans son genre Hinulia, mais avec l’orthographe
Whitei ; Boulenger (1887 : 135-136) redonne à l’espèce son orthographe primitive et la
place dans le genre Egernia. Guibé (1954 : 92, n° 473). Roux-Estève (1979 : 27). Mitchell
(1950 : 280-281) lui reconnaît trois sous-espèces en dehors de la nominale.
= Egernia whitii whitii (Lacépède, 1804).
117 —
Melanoseps occidentalis zairensis Brygoo et Roux-Estève, 1982, Bull. Mus. natn. Hist, nat.,
Paris, 4 e sér., 3 (1981), section A, (4) : 1187-1188.
Paratypes : MHNP 1981.471 (MHNG 2072.81), 34 (9) mm, ? VPS ; 1981.472 (MHNG
2072.82), 94 (22) mm, 69 VPS ; 1981.473 (MHNG 2072.83), 82 (18) mm, 66 VPS ; 1981.474
(MHNG 2072.84), 93 (22) mm, 68 VPS ; 1981.475 (MHNG 2072.85), 87 (20) mm, 67 VPS,
Sc 90 ; récoltés en 1959 par S. Battoni, à Dekese (3°28' S-21°24' E), nord Kasai, Zaire,
Afrique centrale.
L’holotype (MHNG 2072.67, 102 (25) mm, 67 VPS) et treize autres paratypes (MHNG
2072.68 à 80) font partie des collections du Musée d’Histoire naturelle de Génève.
Brygoo et Roux-Estève (1982, fig. 3) ont donné des dessins de l’écaillure de la tête de
l’holotype.
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— 1985c/. — Systématique des Lézards Scincidés de la région malgache. XVII. Gongylus splen-
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ANNEXE
Liste des noms originaux spécifiques et subspécifiques des Lézards Scincidés cités, avec indication
des types en collection au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (H : holotype ; S : syntype ;
L : paratype ou paralectotype). Le nom est entre parenthèses lorsqu’il a été mis en synonymie ou
lorsqu’il n’est pas valide.
acutilabris Peters, 1862, S : 2.
(afer Peters, 1854), S : 3.
(aldrovandii Duméril et Bibron, 1839), S : 3.
alluaudi Brygoo, 1981, H, P : 3.
andranovahensis Angel, 1933, H : 4.
angeli Smith, 1937, H : 4.
ankodabensis Angel, 1930, H : 4.
annobonensis Fuhn, 1972 (subsp.), H, P : 5.
(annulata Sauvage, 1878), H : 5.
( arborum Bavay, 1869), 5.
ardouini Mocquard, 1897, L, P : 6.
astrolabi Duméril et Bibron, 1839, S : 6.
(i aterrimus Péron, 1839), H : 7.
atlantis Pasteur, 1962, H : 7.
atrocostatus Lesson, 1826 : 7.
(auratus Lacépède, 1788) : 8.
aureopunctatus Grandidier, 1867, H : 8.
( aureus Cocteau, 1836), H : 8.
(auricillatum Chabanaud, 1917), H : 9.
(i australis Peters, 1862) (subsp.), S : 9.
austrocaledonica Bavay, 1869 : 10.
( azureus Lesson, 1828) : 10.
baudini Duméril et Bibron, 1839, S : 10.
baviensis Bourret, 1939, H : 11.
(bellii Duméril et Bibron, 1839), H : 11.
(belly i Mocquard, 1894), L, P : 11.
betsileana Mocquard, 1906, H : 12.
bibronii Gray, 1838, S : 12.
(bilineatus Daudin, 1802), S : 13.
(bilineatus Grandidier, 1869), L, P : 12.
binotatus Bocage, 1867, P : 13.
bivittatus Ménestries, 1832 : 14.
bocourti Brocchi, 1877, H : 14.
(boddaertii Duméril et Bibron, 1839), S : 15.
(boettgeri Angel, 1942) (subsp.) : 15.
bojerii Desjardins, 1831 : 15.
bonitae Duméril et Bibron, 1839, H : 16.
borbonica Vinson, 1969 (subsp.), H, P : 16.
bougainvillii Duméril et Bibron, 1839, H : 17.
boulengeri Chabanaud, 1917, H : 17.
boutonii Desjardins, 1831, S : 17.
(brachypoda Duméril et Bibron, 1839), H : 18.
braconnieri Grandidier, 1867, L, P : 18.
breviparietalis Chabanaud, 1917, H : 19.
brocchii Mocquard, 1894, H : 19.
(brougainvillii Gray, 1839), H : 19.
caecus Cuvier, 1817, S : 20.
callicephalus Bocourt, 1879, H : 20.
capito Bocourt, 1879, H : 20.
(carteretii Duméril et Bibron, 1839), H : 21.
casuarinae Duméril et Bibron, 1839, H : 21.
chalcides Bonaparte, 1833, S : 22.
chapaense Bourret, 1937, S : 23.
(chaperi Vaillant, 1884), S : 23.
cocincinensis Duméril et Bibron, 1839, S : 23.
coctei Duméril et Bibron, 1839, H : 24.
coelestinus Guérin, 1837 : 25.
(compressicauda Quoy et Gaimard, 1824), H :
26.
concolor Duméril, 1851, S : 26.
crassicaudum Duméril, 1851, S : 27.
crenni Mocquard, 1906, H : 28.
(crotaphomelas Lacépède, 1804) : 28.
cyanogaster Lesson, 1826, H : 28.
cyanurus Lesson, 1826, S : 29.
(cyprius Cuvier, 1829) : 30.
(cyprius Gervais, 1837) : 30.
(dahomeyense Chabanaud, 1917), S : 30.
decaryi Angel, 1930, H : 31.
(decemlineatus Lacépède, 1804), S : 31.
(decresiensis Cuvier, 1829 ; Tetradactylus), S : 31.
(decresiensis Cuvier, 1829 ; Tridactylus), S : 32.
decresiensis Fitzinger, 1826, S : 32.
delalandii Duméril et Bibron, 1839, H : 33.
delislei Lataste et Trémeau de Rochebrune, 1876 :
33.
delphinensis Brygoo, 1984 (subsp.). H, P : 34.
— 125 —
deplanchei Bavay, 1869, H : 34.
deserti Strauch, 1868 : 35.
(digitatum Chabanaud, 1917), H : 35.
doriae Boulenger, 1887, S : 35.
(duarrha Lesson, 1828) : 36.
dugesii Thominot, 1883, S : 36.
(dumerilii Duméril et Bibron, 1839), S : 36, 37,
38.
duperreyi Gray, 1839, S : 39.
duperreyii Duméril et Bibron, 1839, S : 38.
dussumieri Duméril et Bibron, 1839, S : 40.
( duvaucellii Gray, 1839), H : 40.
( elegans Duméril, 1856), H : 41.
(ellenbergeri Chabanaud, 1917), H : 41.
elongatus Angel, 1933, H : 41.
entrecasteauxii Duméril et Bibron, 1839, S : 42.
ernestii Duméril et Bibron, 1839, H : 42.
(erucata Duméril et Bibron, 1839), S : 42.
(ferrandii Boulenger, 1898), S : 43.
fierinensis Grandidier, 1869, H : 43.
(fischeri Bocourt, 1878) : 44.
(freycinetii Duméril et Bibron, 1839), S : 44.
( fulgida Cope, 1862), S : 45.
fuscus Duméril et Bibron, 1839, S : 45.
garnieri Bavay, 1869 : 45.
( goudotii Cocteau, 1863), H : 46.
gracilis Bavay, 1869, S : 46.
gravenhorstii Duméril et Bibron, 1839, L, P : 47.
( gromieri Angel, 1925), H : 47.
gronovii Daudin, 1802 : 47.
guichenoti Duméril et Bibron, 1839, S : 48.
hackarsi de Witte, 1941 (subsp.), P : 48.
(hallowellii Bocourt, 1879) : 49.
(hieroglyphicum Duméril, 1851, S : 49.
igneocaudatus Grandidier, 1867, L, P : 50.
(insignis Sauvage, 1879), H : 50.
(intermedia Chabanaud, 1917), S : 50.
(jeanneli Angel, 1923), S : 51.
(joberti Thominot, 1884), S : 51.
(jomardii Audouin, 1827) : 51.
keroanensis Chabanaud, 1921 (subsp.), S : 52.
(kienerii Cocteau, 1837) : 52.
kitaibelii Bibron et Bory, 1833, S : 52.
labillardieri Duméril et Bibron, 1839, S : 53.
(lamarrei Duméril et Bibron, 1839), H : 54.
laobaense Bourret, 1937, S : 54.
lepesmei Angel, 1940, L, P : 54.
leptosoma Brown et Fehlmann, 1958, P : 55.
leschenault Cocteau, 1832, H : 55.
(lessonii Duméril et Bibron, 1839), S : 56.
(lesueurii Duméril et Bibron, 1839), L, P : 56.
(leuwinensis Péron, 1839) : 57.
lineata Bell, 1833, H : 58.
lineata Mocquard, 1901, L, P : 57.
lineoocellatum Duméril, 1851, S : 58.
lineoocellatus Duméril et Bibron, 1839, L, P : 59.
lineopunctulatus Duméril et Bibron, 1839, S : 59.
(linnaei Duméril et Bibron, 1839), S : 60.
(mabouia Duméril et Bibron, 1839), S : 61.
mabouya Lacépède, 1788 : 62.
(maculata Gray, 1838), S : 62.
madagascariensis Mocquard, 1908, L, P : 63.
maindroni Sauvage, 1878, H : 63.
malayanum Doria, 1888, S : 63.
mariei Bavay, 1869, S : 64.
(massaiensis Angel, 1924), H : 64.
mauritanicus Duméril et Bibron, 1839, H : 64.
melanopogon Duméril et Bibron, 1839, S : 65.
melanostictum Boulenger, 1887, S : 66.
(menestriesii Duméril et Bibron, 1839) : 66.
(merremii Duméril et Bibron, 1839), S : 66.
(metallica Bocourt, 1879), S : 67.
microlepis Duméril et Bibron, 1839, S : 67.
(miliaris Duméril et Bibron, 1839), S : 68.
milloti Angel, 1949, H : 68.
minimus Mocquard, 1906, L, P : 68.
moco Duméril et Bibron, 1839 : 69.
mocquardi Boulenger, 1894, S : 70.
mocquardi Chabanaud, 1917, S : 69.
(moniliger Valenciennes, 1839) : 70.
moniligera Duméril et Bibron, 1839, S : 70.
(monneti Chabanaud, 1917), H : 71.
monodactylus Gray, 1839, H : 71.
mouroundavae Grandidier, 1872, H : 71.
(multilineatus Lesson, 1826), S : 72.
napoleonis Gray, 1839, H : 72.
niger Jacquinot et Guichenot, 1853 : 73.
nigrocoeruleus Lesson, 1828 : 73.
nigroluteus Quoy et Gaimard, 1824, S : 74.
(nigropunctatum Bocourt, 1878), S : 74.
nimbense Angel, 1944, H, P : 75.
noctua Lesson, 1826 : 75.
novaeguinae Schlegel, 1834, S : 75.
(nuittensis Péron, 1839) : 76.
obtusirostris Bocourt, 1881 : 76.
(occidentals Peters, 1867) : 77.
ocellatus Bocourt, 1878 : 77.
(ocellatus Duméril et Bibron, 1839), S : 77.
(ocellatus Péron, 1839) : 77.
(ochraceopunctus Lesson, 1826) : 78.
(ochraceum Bourret, 1937), S : 78.
(octolineatus Daudin, 1802) : 78.
(olivaceus Peters, 1862), S : 78.
— 126 —
(olivierii Duméril et Bibron, 1839), S : 79.
(i oppelii Duméril et Bibron, 1839) : 79.
orientalis Brown et Marschall, 1963 (subsp.), P :
80.
(oualaniensis Lesson, 1828) : 80.
pauliani Angel, 1940, H : 80.
pavimentatus Geoffroy St Hilaire, 1827 : 80.
(pentadactylus Daudin, 1802) : 81.
(peronii Duméril et Bibron, 1839 ; Ablepharus),
S : 81, 82, 83.
peronii Duméril et Bibron, 1839 ; Heteropus, H :
83.
peronii Fitzinger, 1826, S : 84.
perrotetii Duméril et Bibron, 1839, H : 84.
petiti Angel, 1924, L, P : 84.
petteri Pasteur et Paulian, 1962, H : 85.
physicae Duméril et Bibron, 1839, H : 85.
plagiocephalus Cocteau, 1836, H : 85.
platycephalus Cocteau, 1836, H : 87.
poilani Bourret, 1937, H : 87.
polleni Grandidier, 1869, H : 87.
praeornatus Angel, 1938, L, P : 88.
pulchellus Mocquard, 1906, H : 88.
pulchrum Duméril et Bibron, 1839, H : 88.
punctatissimus Bibron et Bory, 1833, S : 89.
(punctatissimus Smith, 1849), P : 89.
quadricarinata Boulenger, 1887 : 89.
quadrilineatus Duméril et Bibron, 1839, H : 90.
quinquetaeniatus Bocage, 1867, S : 90.
quoyii Duméril et Bibron, 1839, S : 91.
(richardi Gray, 1838), H : 92.
rohani Angel, 1923, H : 92.
(rothschildi Mocquard, 1905 ; Mabuia), H : 92.
rothschildi Mocquard, 1905 ; Paracontias, L : 93.
roulei Angel, 1920, S : 93.
rubrocaudatus Grandidier, 1869, H : 94.
(sakalava Grandidier, 1872), H : 95.
salensis Angel, 1935, H, P : 95.
samoensis Duméril, 1851, L, S : 95.
sancta Duméril et Bibron, 1839, H : 96.
schneiderii Daudin, 1802, H : 97.
scincoides Cuvier, 1829 : 97.
(sebae Duméril et Bibron, 1839), S : 98.
sechellensis Duméril et Bibron, 1839, L, P : 99.
(seps Latreille, 1802) : 100.
sepsoides Audouin, 1827 : 100.
sima Sauvage, 1878, S : 100.
(simulons Vaillant, 1884), H : 101.
sloanii Daudin, 1802, H : 101.
smaragdina Duméril et Bibron, 1839, S : 102.
smaragdinus Lesson, 1826 : 102.
somalica Parker, 1942 (subsp.), S : 103.
sphenopsiforme Duméril, 1856, S : 103.
(spixii Duméril et Bibron, 1839), S : 104.
splendidus Grandidier, 1872, H : 105.
stokesii Duméril, 1851 : 105.
(sulcatus Peters, 1867) : 106.
tamdaoensis Bourret, 1937, S : 106.
tassiliensis Angel, 1936 (subsp.), S : 106.
telfairii Desjardins, 1831, S : 106.
temminckii Duméril et Bibron, 1839, H : 107.
tenuiculum Mocquard, 1890, H : 107.
(teres Vaillant, 1887), L, P : 107.
(transversale Duméril, 1851), H : 108.
tricolor Bavay, 1869, H : 108.
tridigitum Bourret, 1939, H : 108.
trifasciatus Chabanaud, 1917, S : 109.
(trifasciatus Péron, 1839), S : 109.
(trilineatus Angel, 1949), H : 110.
(tristatus Daudin, 1802) : 110.
tritaeniatum Bourret, 1937, H : 110.
trivittatus Cuvier, 1829, S : 111.
tsaratananensis Brygoo, 1981, H, P : 111.
unicolor Harlan, 1825, S : 112.
(valencienesii Guérin, 1838) : 112.
variabilis Bavay, 1869, S : 112.
verreauxii Duméril, 1851, H : 113.
(viancini Mocquard, 1896), H : 113.
viridipunctus Lesson, 1826 : 113.
vittatus Olivier, 1804, H : 114.
(vittatus Quoy et Gaimard, 1824) : 114.
vosmaerii Gray, 1839, H : 115.
waterloti Angel, 1930, H : 116.
whiteheadi Mocquard, 1890, H : 116.
whitii Lacépède, 1804, S : 116.
zairensis Brygoo et Roux-Estève, 1982 (subsp.),
P : 117.
Achevé d’imprimer le 29 novembre 1985.
Le Bulletin du 2 e trimestre de l’année 1985 a été diffusé le 17 octobre 1985.
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