ISSN 0181-0642
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION C
sciences de la terre
paléontologie
géologie
minéralogie
4" SERIE T. 9 1987 N° 2
Avril-Juin 1987
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur ; Professeur E. R. Brygoo
Section C : SCIENCES DE LA TERRE
Directeur : L. Ginsburg.
Rédactrice : P. Dupérier.
Comité scientifique : J. Aubouin (Paris), R. G. C. Bathurst (Liverpool),
W. H. Berger (La Jolla), Y. Coppens (Paris), B. Cox (Londres), D. S. Cro-
NAN (Londres), J. Fabriés (Paris), H. de Lumley (Paris), W. R. Riedel
(La Jolla).
Un Comité de rédaction examine tous les manuscrits reçus et nomme des rap¬
porteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. 11 s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science ; biologie, écologie, etc.
La série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2‘ série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3^ série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n”* 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n°* 1 à 356 : Sciences de la Terre, n®* 1 à 70 ; Botanique, n°* 1 à 35 ; Écologie générale,
n°® 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n°* 1 à 19.
La 4‘ série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 45-87-19-17.
Abonnements pour l’année 1987 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1500 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 860 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 400 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 400 F
Numéro d'inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1405 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4' série, 9, 1987, section C (Sciences de la Terre, Paléontologie, Géologie, Minéralogie), n° 2
SOMMAIRE — CONTENTS
Y. Le Calvez. — Les Foraminifères du Pliocène de Normandie . 123
The Foraminifera of the Norman Pliocène.
M. Coen-Aubert. — Révision d'Heliophyllum halli Milne-Edwards et Haime, espèce-
type du genre Heliophyllum Hall in Dana (Tétracoralliaire dévonien) . 151
Révision of Heliophyllum halli Milne-Edwards and Haime, type species of the genus Helio¬
phyllum Hall in Dana ( Devonian Tetracora).
M. Augé. — Les Cordylidae (Reptilia, Lacertilia) de l’Éocène français. 181
The Cordylidae (Reptilia, Lacertilia) from the french Eocene.
G. D. Koufos. — Study of the Pikermi hipparions. Part I : Generalities and taxonomy . 197
Etude des hipparions de Pikermi. / .• Généralités et taxonomie.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 4' sér., 9, 1987,
section C, n° 2 : 123-150.
Les Foraminifères du Pliocène de Normandie
par Yolande Le Calvez
Résumé. Ce travail réalisé dans le cadre du programme de recherche relatif aux formations plio-
quaternaires de Basse-Normandie, que dirige le Pr. Cl. Pareyn, traite des Foraminifères pliocènes des
bassins de Carentan et de Saint-Sauveur-le-Vicomle. Son but est de montrer à l'aide d'associations
caractéristiques que les Foraminifères permettent de reconnaître les principales formations pliocènes
définies stratigraphiquement et lilhologiquement en Normandie. Les résultats ici obtenus seront
ultérieurement repris dans une synthèse géologique et paléontologique.
Mots-clés : Foraminifères benthiques. Pliocène, limite Pliocène-Quaternaire, Basse-Normandie,
France.
Abstract — This work is a contribution to the plio-qualemary research programme managed by
Prof. Cl. Pareyn. It deals with pliocène Foraminifera from the Carentan and Saint-Sauveur-le-Vicomte
basins (Southern Normandy). Ils aim is to demonstrate that study of Foraminifera based on characteristic
assemblages allow récognition of the main Norman pliocène Formations defined on stratigraphie and
lithologie bases. The results of this study shall be included in a further geological and paleontological
synthesis.
Key words ; Benthic Foraminifera, Pliocène, Pliocene-Quaternary boundary, Southern Normandy,
France.
Y. Le Calvez, Institut de Paléontologie. Muséum national d'Histoire naturelle, 8, rue Buffon, 75005 Paris.
Introduction
Cet article, comme celui précédemment publié par A. Lauriat-Rage (1986), s’inscrit dans
le vaste programme de recherche consacré aux formations plio-quatemaires de Basse-
Normandie, que dirige le Pr. Cl. Pareyn (1980, 1984). Seuls les Foraminifères du Pliocène et
de la limite plio-pléistocène y sont traités, les Foraminifères du Quaternaire seront étudiés
ultérieurement. Les résultats micropaléontologiques consignés ici ne constituent donc qu’une
étape préliminaire; ils seront repris dans une note de synthèse qui les replacera dans leur
contexte sédimentologique et micropaléontologique.
Je suis très reconnaissante au Pr. O. Pareyn de m’avoir confié l'étude des très nombreux
échantillons récoltés au cours de la prospection des bassins de Carentan et de Saint-Sauveur-le-
Vicomte, et d’avoir bien voulu les faire préparer dans son laboratoire, m’épargnant ainsi la
perte de temps inhérente à ces opérations. Mais, de ce fait, je n’ai eu qu’une connaissance
restreinte de l’aspect sédimentaire des prélèvements et par conséquent du milieu dans lequel
avaient vécu les Foraminifères. Ce travail est donc surtout un essai, axé sur la présence des
espèces à une époque donnée, c’est-à-dire sur l’association microfaunique rencontrée aux
différents niveaux du Pliocène.
— 124 —
Cet assemblage, établi en dehors de tout rapport connu avec le milieu, est seulement fondé
sur la présence simultanée dans tous les gisements examinés, au cours d'une même période
stratigraphique. d’un certain nombre de genres et d'espèces et de leur fréquence relative.
La connaissance de la microfaune pliocène de Basse-Normandie ne repose actuellement
que sur un seul gisement, le Bosq d’Aubigny, qui a donné lieu à deux publications, l’une de
P. Marie en 1958 et l’autre plus récente (1970) de J. P. Margerel. Certes, J. Roger et
S. Freneix (1946), en étudiant le Redomen, avaient signalé des Foraminiféres au Bosq, à
Saint-Georges-de-Bohon, à Gourbesville, mais ils ne donnaient qu’une liste réduite, dans
laquelle figuraient seulement un petit nombre de genres et d'espèces.
L’étude des vingt-huit gisements nouveaux dont il sera question dans cet article ne pourra
donc qu’apporter un important supplément d’information à l’inventaire microfaunique de la
région normande.
La position géographique de ces gisements ayant été très bien précisée par A. Lauriat-
Rage dans son travail, je ne la redonnerai pas, et seuls les noms de la commune et du lieu-dit
seront indiqués.
La liste des Foraminiféres recueillis en Basse-Normandie sera donnée dans la note de
synthèse publiée ultérieurement. La plupart des individus ont pu être spécifiquement
déterminés; si quelques-uns ont été laissés en nomenclature ouverte, c'est en raison soit de leur
état de conservation trop défectueux pour permettre une appréciation exacte de tous les
caractères, soit d’un nombre trop faible de spécimens pour établir une espèce nouvelle.
La fréquence des espèces est rarement constante, elle varie suivant les prélèvements et leur
position stratigraphique ; cependant, certaines d’entre elles appartenant aux genres Faujasina.
Buccella, Monspeliensina, par exemple, sont généralement très bien représentées, alors que
d’autres restent toujours extrêmement rares (Cyciogyru involvens, Gauüryina rhodiensis,
Epistominella irregularis, Glabratella baccata, Henmallenia lingulata, Palellinoides conica,
Sejunclella eartandi. Spirillina denlkuhgranulata. Textidaria sagiiiida. etc.).
Cette microfaune est composée de Foraminiféres benthiques, à l’exclusion de toute espèce
planctonique, et de formes à coquilles calcaires, les tests arénacés ne constituent en effet qu’une
infime minorité.
Le Pr. Cl. Pareyn a récemment démontré l’existence de cinq formations fossilifères
différentes dans le Pliocène de Basse-Normandie. En partant de la base, on rencontre
successivement la formation des Bohons et la formation de Selsouëf qui constituent le
Püocéne I (Pliocène inférieur), la formation de la Brumannerie, correspondant au Pliocène 11
(Pliocène moyen), surmontée par la formation de Cricqueville ( = Gourbesville) et la
formation du Bosq d’Aubigny qui composent le Pliocène 111 (Pliocène supérieur). Enfin, on
trouve au sommet du Pliocène, une zone de passage au Quaternaire dont la première
formation est celle de Saint-Nicolas-de-Pierrepont.
Quaternaire
Limite plio-quaternaire
Pliocène III
(Pliocène supérieur)
Pliocène 11
(Pliocène moyen)
Pliocène I
(Pliocène inférieur)
Formation de Saint-Nicolas-de-Pierrepont
Formation du Bosq d’Aubigny
Formation de Cricqueville = Gourbesville
Formation de la Brumannerie
Formation de Selsouëf
Formation des Bohons
— 125 —
Mon propos est de montrer que les cinq formations fossilifères du Pliocène et la limite
plio-pléistocène définies sur le terrain peuvent également être reconnues à l’aide des
Foraminifères. Elles possèdent en effet des associations microfauniques qui permettent de les
différencier les unes des autres.
Je donnerai maintenant les principaux caractères de chacune d’elles.
Pliocène I (inférieur)
Formation des Bohons
L’association microfaunique de la formation des Bohons, dominée par les Polymorphini-
dae, est composée d’un reliquat hérité du Miocène et d’apports nouveaux. Les espèces
miocènes, essentiellement des Polymorphmes, dont certaines de grande taille {Polymorphina
costata, Pseudopolymorphina variata, Sigmomorphina flituî), auront un comportement différent
suivant qu’elles s’adapteront plus ou moins bien aux nouvelles conditions climatiques, car la
mer, chaude à la fin du Miocène, va se refroidir progressivement au cours du Pliocène,
entraînant la disparition d’un certain nombre d’espèces et la raréfaction de celles qui
parviendront à subsister.
Les acquisitions pliocènes sont de nouvelles espèces appartenant soit à des genres déjà
établis (par exemple Polymorphina charlottensis, P. frondiformis, Pseudopolymorphina Jonesi,
Lagena pliocenica, QuinquelocuHna triangularis, etc.), soit à des genres Jusqu’ici inconnus (ex.
Aubignyna mariei, Monspeliensina pseudolepida). Leur fréquence encore timide, sauf en ce qui
concerne les Polymorphines, ici très bien représentées, s’accroîtra beaucoup au fur et à mesure
qu’on s’élèvera dans la série.
En résumé, la formation des Bohons est essentiellement caractérisée par l’abondance des
Polymorphines, la rareté de toutes les autres espèces et l’apparition des premiers Foraminifères
pliocènes.
Formation de Selsouëf
La microfaune de la formation de Selsouëf montre beaucoup d’analogies avec celle de la
formation des Bohons et, lorsque le nombre des individus est peu abondant, la séparation
entre elles deux devient très subtile. Cette association est toujours dominée par les
Polymorphinidae, mais les Miliolidae prennent davantage d’importance, tandis que les autres
espèces restent toujours rares. Deux espèces non représentées dans la formation des Bohons
font leur apparition dans certains gisements de la formation de Selsouëf; ce sont Elphidium
paraske vaidisi et Pararotalia serrata.
Pliocène II (moyen)
Formation de la Brumannerie
L’important renouvellement de la microfaune au Pliocène moyen donne à l’association
des Foraminifères de la formation de la Brumannerie un visage très différent de celui du
— 126 —
Pliocène inférieur. Les especes, plus nombreuses et beaucoup mieux représentées que dans le
Pliocène I, se répartissent entre davantage de familles et de genres. Cette modification est en
grande partie d'origine climatique, car la mer s’est sensiblement refroidie et permet maintenant
rétablissement d’une microfaune comprenant des espèces tempérées chaudes qui se sont
adaptées à un milieu plus froid et des espèces réclamant des températures beaucoup plus
basses. Tel est le cas des Fûujasina qui font leur apparition avec trois espèces : Faujasina
carinata, F. compressa, F. subrotunda. Buccella frigida voit diminuer sa variété granulosa.
variété de mer chaude, bien connue dans les régions méditerranéennes, au profit de Buccella
frigida s.s. des mers tempérées froides et mers froides. Les Monspeliensina pseudotepida, Rotalia
serrata, Discorbitura cushmani prennent de l’importance, tandis que les Elphidium, Fissurines,
Oolines restent toujours rares.
Les Milioles. très sensibles au faciès, sont plus ou moins bien représentées au point de vue
du nombre des espèces, mais leur fréquence est toujours très faible.
L’association de la formation de la Brumannerie a été définie grâce à deux forages réalisés
dans le Bassin de Saini-Sauveur-lc-Vicomte, à Rauvillc-la-Place, et au lieu-dit la Brumannerie
qui devient ainsi le gisement-type de cette formation. Elle se caractérise de la manière
suivante :
— abondance des Polymorphines ;
— apparition des Faujasina ;
— fréquence de Buccella frigida, Discorbitura cushmani, Monspeliensina pseudotepida,
Rotalia serrata-granulosa ;
— rareté des Cibicides, Elphidium, Fissurina, Lagena, Oolina ;
— Milioles plus ou moins représentées suivant le faciès.
Pliocène 111 (supérieur)
Claude Pareyn a montré dans une récente publication {Bull. Mus. natn. Hisl. nat., Paris,
4' série, 5, sect. C, n" 4, 1984) que le gisement de Cricqueville-en-Bessin était l’homologue,
bien que situé dans un autre bassin, du gisement de Gourbesville, très connu des anciens
auteurs. Si la macrofaune de Gourbesville a été très longuement étudiée, la microfaune, elle, ne
l’a été que d’une manière succincte et aujourd’hui ce gisement a disparu. Les matériaux
récoltés dans cette localité sont d’âge pliocène et également éocène comme en font foi une
partie de la macrofaune et les Foraminiféres qu’ils renferment.
Dans la publication ci-dessus mentionnée, j’ai étudié les Foraminiféres et j’ai conclu qu’ils
pouvaient être homologués â ceux du Bosq d’Aubigny. Aujourd'hui, à la lumière d’un examen
plus approfondi de ces deux gisements et des résultats obtenus dans d’autres forages, je pense
que cette interprétation doit être révis’ée. En effet, s’il est indéniable que les associations
microfauniques de Cricqueville-en-Bessin et du Bosq d’Aubigny montrent beaucoup d’analo¬
gie, il n’en reste pas moins qu’elles présentent aussi des différences et que la première est plus
ancienne que la seconde, ce que prouve d'ailleurs l'apparition au Bosq d’Aubigny de certaines
espèces qui continueront d’évoluer au Quaternaire.
On peut donc considérer le Pliocène III comme constitué de deux formations, celle du
Bosq d’Aubigny au sommet et celle de Cricqueville-en-Bessin à la base.
— 127 —
Formation de Cricqucville-en*Bessin
Le cortège de Foraminiféres recueillis dans la formation de Cricqueville-en-Bessin est très
fortement conditionné par le climat. La mer devenue froide est responsable d’une nette
diminution des espèces dites « chaudes» au profit des espèces dites « froides ». C’est ainsi que
les Polymorphines sont en nette régression et que les Faujasina et les Buccella frigida voient le
nombre de leurs individus s'accroître sensiblement. Si à Cricqueville le nombre des Miliolidae
est encore rare, dans d'autres forages il s'est accru, aussi peut-on dire que cette famille est en
augmentation par rapport à la Brumannerie où, quel que soit le faciès rencontré, les Milioles
ne sont jamais fréquentes. Les Monxpeliensina sont toujours bien representées.
L’association de la formation de Cricqueville-en-Bessin peut être caractérisée par :
— abondance des Faujasina et des Buccella ;
— diminution des Polymorphinidae ;
— augmentation des Miliolidae;
— fréquence maintenue des Monspeliensina ;
— rareté de toutes les autres espèces recueillies.
Formation du Bosq d'Aubigny
L’assemblage des Foraminiféres récoltés au Bosq d’Aubigny correspond toujours à un
climat froid, ce qu'atteste l’abondance des Faujasina, des Buccella frigida, des Monspeliensina
et la rareté des Polymorphines. Les Fissurina^ les Oolina ont pris de l'importance. Quelques
nouvelles espèces font leur apparition; citons Bolivina pseudoalata, Epislominella irregularis,
Patellinoides conica, Sejuncielta earlandi, Spirillina denticuloreticulata. La diminution des
Polymorphines se confirme; les Miliolidae deviennent beaucoup moins fréquentes que dans la
formation de Cricqueville.
Limite plio-pléistocène
S’il est bien évident que tous les Foraminiféres ne s’éteignent pas complètement et
simultanément à la fin du Pliocène IH. pour faire place à une association composée d'espèces
et parfois aussi de genres, nouvellement apparus, il n'en est pas moins vrai que l'arrivée du
Pléistocène coïncide avec un renouvellement de la microfaune. Pendant un certain temps, il
s'établira donc une coexistence de formes pliocènes, en voie de disparition, et un cortège de
formes pléistocènes, d’abord réduit, qui prendra bientôt une importance de plus en plus
grande, donnant à l'association microfaunique un visage différent. C’est ainsi que l’on
rencontrera dans la même formation des Faujasina du Pliocène, dont la fréquence aura
beaucoup diminué, et des Elphidiella quaternaires dont ce sera la première apparition; on
verra s’épanouir le genre Elphidium, jusqu'ici rare à la fois en individus et en espèces, et
régresser très fortement Polymorphines et Milioles. Peu à peu les Foraminiféres du Pliocène
disparaîtront et, dans la formation de Sainl-Nicolas-dc-Pierrepont, on se trouvera en présence
d’une association vraiment quaternaire. Il a été trouvé en Basse-Normandie, dans le bassin de
Carentan, plusieurs gisements montrant bien cette zone limite entre le Pliocène et le
Pléistocène.
— 128 —
ÉTUDE DES GISEMENTS RENCONTRÉS
Vingt-huit gisements localisés dans les bassins de Carentan et de Saint-Sauveur-le-
Vicomte ont donc été examinés et je donnerai pour chacun d’entre eux quelques indications sur
la répartition verticale des Foraminifëres qu’ils contiennent.
Les gisements étudiés sont soit des sondages profonds (marqués S), soit des forages
exécutés à la tarière (marqués T), ou autres (F) et par conséquent de profondeurs plus faibles.
Dans certains cas, tous les échantillons étudiés ont été prélevés systématiquement avec le même
intervalle, mais dans d’autres cas leur écartement peut être très variable. Les cotes données
pour l'épaisseur des formations rencontrées restent donc assez approximatives, et il sera
nécessaire de les revoir dans un prochain travail, en tenant compte des faciès traversés.
A — Bassin de Carentan
Gisement n“ 1 (= T.47), Auxais (ruisseau Bucaille)
Dans ce sondage profond de 17 m, sept échantillons sur les neuf qui m'ont été confiés se
sont révélés riches en microfaune, Celle-ci est dominée par le genre Elphidlum représenté par
huit espèces, mais les Fissurina (cinq espèces), les Lagena (cinq espèces), les Oolina (quatre
espèces) ont une présence non négligeable.
La base du forage (17-15m) riche en Miliolidae, en Elphidiidae, Monspeliemina,
Pararotalia. Faujasina. Fissurina, Oolina, Lagena, avec en outre un nombre important
d’espèces moins bien représentées (voir tabl. I), se situe dans le Pliocène III et s'apparente à la
formation de Cricqueville.
Entre 15 et 12 m, on constate que l’association microfaunique s'enrichit de nouvelles
espèces, en particulier à'Elphidklla et d’Elphidium pulverulim, tandis que d’autres formes
disparaissent et que la fréquence des taxons déjà existants se modifie plus ou moins. On se
trouve donc en présence d’un reliquat d’espèces pliocènes et d’une acquisition plus récente qui
fait cohabiter des ElphidieUa quaternaires et des Faujasina pliocènes c’est-à-dire que cette zone
correspond à la limite plio-pléistocène.
Entre 12 et 3 m, la microfaune a perdu les Monspeliensina pseudotepida, les Faujasina
carinata et f. compressa, les Pararotalia serrata et quelques autres derniers vestiges du
Pliocène; elle s’est enrichie en ElphidieUa et en Elphidium et a pris la physionomie de
l’association quaternaire de Saint-Nicolas-de-Pierrepont.
Gisement n“ 2 (= T.56), Auxais (église ruinée)
Sur les sept échantillons examinés, seuls les quatre situés à la partie inférieure du forage
contenaient des Foraminifères. Entre 30 et 17 m, l’association riche en Faujasina carinata, F,
subrotunda, F. compressa, Monspeliensina pseudotepida, Pararotalia serrata, Fissurines,
Tableau I.
Ruisseau BucaiUe
(gisement n*l)
In
1/1
9
9
W1
9
9
in
3
9
IJ
Hl
Ml
^■1
Ml
MM1
^B|
:□
^■1
^■1
^B1
^Bl
^Bl
_
f/pMcfitm Mitffum tWtllJ _ _ _
—
—
S!
=
B!
S!
f. psêué»itss«fUi T-Q. ti R...-
“
Ml
Ml
m!
—
—1
_1
^1
^■1
^■1
BII
B|l
^Bl
^Bl
^11
_
B^Bl
0. àejttfMi (WIH.i. .__
_
Hli
■
■
Ml
Ml
0. spuê»osû IMont.)......._
—
Ml
Ml
M'
M
■
^B
Ml
Ml
Ml'
1
■i
^B
^Bl
■B
^B'
IM
ZJ
■■
^■1
^■1
^■1
1
"
—
M
M
fp/s/Ml'htk) *refi/^/s Warq-
—
//odosiftè prormê SH»-
—
rrt/ocufMé cvMêfê Karrer --
—
— 130 —
Oolines, s’apparente beaucoup à celle du Bosq d’Aubigny. Entre 17 et 11m, la microfaune
s’appauvrit beaucoup pour devenir nulle de 11 à Om.
Gisement n” 3 (= S. 12), Raids (le Clos Castel)
Ce sondage profond de 70 m appartient dans sa totalité au Quaternaire et sera étudié
ultérieurement.
Gisement n“ 4 (= T.32), Raids (village des Gardinières)
Huit échantillons de ce forage ont été examinés. Celui de la base (30-28 m) renferme une
microfaune contenant à la fois des Faujasim compressa, des Discorbiiura cushmani, mais aussi
des Elphidiella hannai’,\\ se place donc dans la zone limite du Plio-Pléistocène.
A partir de 28 m et jusqu’à 16 m, la microfaune recueillie correspond à la formation de
Saint-Nicolas-de-Pierrepont. Entre 16 et Om, les Foraminifères deviennent rares et ne donnent
plus d’indication straligraphiquc.
Gisement n° 5 (= T.59), Marchésieux (la Varde 1)
La microfaune, dans tout ce sondage, reste pauvre et ne constitue qu’une association de
genres et d’espèces dépourvus de tout caractère stratigraphique permettant de donner un âge
précis. Entre 10 et 8 m, on observe une fréquence faible des Foraminifères, fréquence devenant
quasi nulle entre 8 et 1,5 m (xm ou deux individus seulement de chacune des rares espèces
recueillies).
Gisement n“ 6 (= S. 15), Marchésieux (la Varde 2)
Ce forage est l’un des plus profondément implantés en Basse-Normandie, avec ses
92 métrés de sédiments traversés. Trente-trois échantillons ont été étudiés et. à l’exception des
vingt premiers mètres, ils contenaient tous (sauf huit échantillons) une belle microfaune.
Entre 92 et 59 m, les Foraminifères recueillis sont riches en Polymorphines. Les
Faujasines, Monspeliensma, BucceUa y sont fréquentes, les autres espèces restant toujours rares
ou très rares. Cet assemblage est celui de la Brumannerie, c’est-à-dire du Pliocène H, marqué
par un refroidissement de la mer.
A partir de 50 m et jusqu’à 21 m, on assiste à une augmentation très nette des espèces de
mer froide, BucceUa fripida, Monspeliensina pseudotepida, Oolina, Fissurinu, Faujasina et une
diminution des Polymorphinidae, qui préfèrent les mers tempérées chaudes ou chaudes. Cette
association correspond au Pliocène III, et rappelle beaucoup celle du Bosq d’Aubigny.
De 20 à 1 m, la microfaune devient bien pauvre, et les rares individus recueillis ne
permettent aucune indication stratigraphique précise.
Gisement n” 7 (= T.60), Marchésieux (Champeaux)
Les prélèvements compris entre 7,5 et 6,5 m, c’est-à-dire ceux de la base de ce forage, sont
les seuls qui se soient révélés fossilifères.
131 —
Ils ne contiennent qu’une quinzaine d’espèces de Foraminifères, mais assez bien
représentées en individus. Les Polymorphines dominent cet assemblage, dans lequel on
reconnaît aussi des Faujasina, des Monspeliensina, des Buccella, et qui rappelle la formation de
la Brumanneric.
Dans les niveaux supérieurs (6,5-1,5 m) la raicrofaune est quasi nulle (un individu de
Quinqueloculina en mauvais état de conservation, un autre de Buccetla frigida, un Elphidium sp.
partiellement brisé) ; aucune datation n’est possible.
Gisement n“ 8 (1976-1), Marchésieux (le Bosq d’Aubigny)
Une analyse de ce forage a déjà été faite dans un récent article (Clet-Pellerin, Le
Calvez et Pareyn, 1985) et un décalage entre l’échelle siratigraphique fournie par les pollens
et les résultats obtenus à partir des Foraminifère.s avait été constaté.
La microfaunc abondante et riche aussi bien en genres qu’en espèces est celle recueillie au
Bosq d’Aubigny tant par les anciens auteurs que par moi-même et se situe dans le Pliocène III.
Les variations verticales de la fréquence de certaines espèces sont très probablement dues à des
modifications du faciès, car, tout au long de ce forage, aucune modification qualitative n’a été
observée. Les Buccelta, Faujasina, Monspeliensina, les Oolines et les Fissurines sont particulié¬
rement bien représentées.
Gisement n® 9 (= S. 17), Remilly-sur-Lozon (l’Angle)
Les échantillons prélevés à la base de ce forage entre 93 et 80m sont très pauvres en
Foraminifères : une dizaine d’espèces représentées chacune par un ou deux individus. Il est
bien difficile de dater une telle faunule; il semble cependant qu’on puisse la rattacher à la
partie supérieure de la formation de Selsouëf, en raison de quelques affinités un peu plus
chaudes que celles des sédiments sus-jacents. Ceux-ci. entre 80 et 30 m (c’est-à-dire une grande
partie du forage), renferment une association riche en Polymorphines et Faujasina, témoignant
d’un refroidissement de la mer et que l'on peut assimiler à celle de la Brumannerie. Enfin, les
niveaux supérieurs (30-1 m) s’enrichissent en Miliolidae et en Faujasina, tandis que les
Polymorphines se font de plus en plus rares au fur et à mesure que l’on se rapproche de la
surface, où elles se réduisent à quelques individus de Globulina gibba et Guttulina roemeri. La
mer est devenue très froide au cours de ce Pliocène III (formation de Cricqueville) dont on
peut dater les niveaux supérieurs du forage.
Gisement n“ 10, Remilly-sur-Lozon (l’Angle B)
Le sondage de Remilly-sur-Lozon (lieu-dit l’Angle B) renferme une microfaune essentielle¬
ment composée de Polymorphines (Globulina gibba, G, gibba-tuberculata, G. rolundata,
Guttulina roemeri. Pseudopotymorpliina jonesi, P. variata, Polymorpltina f'rondijormis, Sigmo-
morphina charlottensis, S. semitecta-terquemiana. étant les plus fréquentes). Les autres genres
ne sont représentés que par trois ou quatre espèces (Milioles), voire une seule (Buccella,
Monspeliensina, Lagena, Oolina) et chacune d’elles par un ou deux individus.
Cette association permet de placer les sédiments traversés dans le Pliocène I, formation
des Bohons.
— 132 —
Gisement n“ 11 (= S.23), Remilly-sur-Lozon (château ruiné de Montfort)
La microfaune recueillie dans tous les dix-sept échantillons de ce forage est très pauvre
tant en espèces qu’en individus. Aux individus pliocènes (Cihicides, Pararotalia serrata,
Rosalim glohutaris, Lagena, Quinqueloculina trigonuh), viennent s’ajouter des coquilles
remaniées de l’Êocènc (Angulogerina muralis, Cancris suhconicus, Bolivina eocenica, Textularia
minuta). S’agit-il d'une contamination des prélèvements, d’un transport par l’eau de
ruissellement? Quoi qu’il en soit, la pauvreté de l’association pliocène ne permet pas de dater
les sédiments traversés par ce forage.
Gisement n“ 12 (= S.22), le Mesnil-Vigot (la Butte Saint-Clair)
La faunule de Foraminifères contenue dans les trois échantillons étudiés ne constitue pas
une association permettant d’indiquer son âge. Les espèces sont ubiquistes et le nombre des
individus trop faible pour apporter une quelconque précision.
Gisement n“ 13 (= S.ll), Carentan (le Mesnil)
Ce sondage profond de 58 m s’est avéré très pauvre en Foraminifères. Ceux-ci sont
uniquement composés de Polymorphines dont certaines de grande taille (Polymorphina costata,
Pseudopolymorphina variatd). La formation traversée est celle des Bohons (Pliocène inférieur).
Gisement n° 14 (= S. 7), Carentan (Saint-Julien 1)
Entre 0 et 15 m, ce sondage traverse des faluns dépourvus de Foraminifères. Mais l’argile
grise sous-jacente a livré une microfaune riche en Polymorphines, accompagnée, dans les
échantillons de la base, par quelques rares Cibicides, Elphidium, Pyrgo et Gaudryina rhodiensis.
On peut donner à cette argile un âge Pliocène inférieur, formation des Bohons.
Gisement n® 15 (= T.64), Carentan (Saint-Julien 2)
La microfaune récoltée à Saint-Julien est toujours très rare.
Entre 15 et 13,5 m, chaque espèce rencontrée ne compte qu'un ou deux individus.
L’assemblage est difficile à dater; il semble cependant qu'il appartienne au Pliocène inférieur,
formation des Bohons. Les échantillons compris entre 13.5 m et la surface renferment un
ensemble de Foraminifères qui ne varie pas et la présence de quelques Faujasina et de
Polymorphines incite à placer cetie coupe dans le Pliocène 11, formation de la Brumannerie.
Gisement n® 16 (= T.67), Saint-Georges-de-Bohon (réserve de chasse de l’Ermitage 1)
Les quatre échantillons les plus inférieurs de ce forage (16; 15,5; 14 et 13 m) contiennent
une microfaune composée à peu près exclusivement de Polymorphines (voir tabl. Il) ; les autres
espèces, Buccella frigida. Monspeliensina pseudotepida et Auhignyna mariei, sont réduites à
deux ou trois individus chacune et n'apparaissent qu’à partir de 14 m. On peut dater ces
prélèvements du Pliocène I, formation des Bohons.
— 133 —
Tableau II.
Réserve de chasse de l'Ermifage 1
(gisement n*16)
3
3
•O
3
U)
3
Auù/gn/nâ ms fier Marg.
Mnncpfi/ipn^ins prpiirinfpp/fi;i (Vnnrth )
Oo/inâ ^ejfdçonâ (Will.)-.-,^-
F/phiiiip//s hsnnsi rnshm pt fïrant.
Bo/f’e/ns sp. _
n/çrûrhifi/rFi Marij ...
F/p/ndium màce/fum F et M
/T sp _ _. ,
pJHijpriqp rsrinsfs (ri'Orh )
F. compressé Marg. _
F. suùrofanàs T -0 et R
ffssürinê sp - _ _ -
PéraroM/â serrafs T.-D. et R._ _ ^
Sigmomorphma semifec^a-ferguem/ana (Forn.)..
ÛumguefocuPna fr/angu/ar/s d'Orb.
lagena grac/ïï/ma (Seg.). _ J
-1
/ ^friafa ri'Ilrh
Oo/ina sguamosa (Mont.) __
Buccel/a Frig/da-granu/afa di Nap.
/ïJnhit/inA ÿihh;» H'Dp h
û glbba lubercu/afa d'Orb
ûuflu/ma bul/oides (Reuss.).
U. roemen (Reuss.) _
Po//morpb/na frondiformis Wood _
Pseudopol/morph/na Jonesf Cushm. et Ozaw_
P. eariala (P.J. et B.)_
P. rf doanei Call et Wiss.
A 7,5m. l'association recueillie est complètement différente; les Polymorphines sont
réduites à une seule espèce, les Monxpeliensina, Faujasim, Pararotalia .sont très bien
représentées, les ElphUlium, Quinqueloculina. Lagena, Discorhiruru. Fissurina, commencent à
apparaître. Cet ensemble correspond bien, semble-t-il, à celui du Pliocène III, Bosq d'Aubigny.
A 7 m. une nouvelle modification de l'assemblage microfaunique se produit avec l'arrivée
des Elphidiella et de quelques Solivina’, mais, bien que beaucoup moins nombreuses, les
Faujasina continuent à subsister. Il s’agit là de la zone limite plio-pléistocène.
Enfin, à 4,5 m la microfaune est devenue très rare ; les Faujasina ont totalement disparu,
les Elphidiella subsistent ; cet échantillon peut être rattaché au Quaternaire.
— 134 —
Gisement n° 17 (= S.6), Saint-Georges-de-Bohon (réserve de chasse de l’Ermitage 2)
Ce forage, implanté au voisinage du précédent, atteint cependant une plus grande
profondeur, 49 m. Les échantillons de la base renferment une microfaune dominée par les
Polymorphines avec seulement quelques Monspeliensina pseudotepida et Fissurina, et appar¬
tiennent à la formation des Bohons
A partir de 43 m, et ce jusqu’à 30 m, cette association s’enrichit de quelques Miliolidae,
d'Elphidium paraskevaidisi, et correspond assez bien à la microfaune de la formation de
Selsouëf.
Les prélèvements compris entre 30 et 17m contiennent encore de nombreuses Polymor¬
phines, mais voient l’arrivée des premières Faujasina. On peut les dater du Pliocène II,
formation de la Brumannerie.
Enfin, les échantillons supérieurs du forage sont pauvres en Foraminifères. A cette faunule
sans aucun caractère stratigraphique, il est impossible de donner un âge précis.
Gisement n° 18 (= S.20), Saint-Georges-de-Bohon (réserve de chasse de l’Ermitage 3)
On recoupe dans ce forage profond de 53 m les mêmes formations que dans le forage S.6,
mais elles s’avèrent beaucoup moins fossilifères.
Les Polymorphines dominantes dans les échantillons de la base (53-42 m), appartenant à
la formation des Bohons, s’accompagnent de 41 à 29 m dans la formation de Selsouëf d’une
augmentation des Miliolidae, d'Elphidium paraskevaidisi, de Rot alla striatogranulosa. A partir
de 30m et ce Jusqu’à 14m, l'association de Foraminifères va en s’appauvrissant; elle
comprend, outre des Polymorphines et des Miholes, des Faujasina, et correspond à la
formation de la Brumannerie. Les derniers prélèvements étudiés ne contiennent plus qu'une
faunule ne permettant aucune datation précise.
Gisement n" 19 (= T.57), Saint-Georges-de-Bohon (la Meslerie)
Ce forage de 12m est particulièrement pauvre en Foraminifères, puisque sur sept
échantillons étudiés seul le plus inférieur (12 m) contenait une petite faunule, composée à 80 %
d'Elphidium, toutes les autres espèces, Faujasina, Monspeliensina, Cassidulina, Sigmomorphina,
Fissurina, iMgena, Oolina, Discorbitura, Aubignyna, etc., étant rares ou très rares. La pauvreté
de celte association en individus rend difficile une datation précise; il semble cependant qu’elle
présente un certain nombre de points communs avec la formation du Pliocène III : le Bosq
d’Aubigny.
Gisement n° 20 (= T.55), Saint-Georges-de-Bohon (D.97 vers le sud)
Cette coupe est l’une des plus intéressantes de Basse-Normandie, tant par sa richesse en
Foraminifères que par les renseignements stratigraphiques qu’elle apporte (voir tabl.III).
L’argile coquillière (24-15,10 m) de la base renferme en effet une microfaune extrêmement
riche en Faujasina et en Monspeliensina avec une fréquence non néghgeable des Elphidium et
des Pararotalia serrata ; les autres genres (Fissurina, Lagena, Oolina, Milioles, Polymorphines)
restent beaucoup plus rares. Cette association correspond à la formation du Bosq d’Aubigny.
Tableau III.
i
i
i
1
3
i
I
J
_
J
1
1
eipMd/ella Aanna/ Cushm. et Grant
_
_
flp/i/d/um macel/um-ÿrani/losuit (Sid.l - - .
mk
mi
^m
SigmomorpffMà sem/tectê-terguem/à/iê iForn.)-
y
■
■
—
Quinçuefùcui^à sfntniMun llmTi-) .
f^ujssmà {êrûfà/é d'Orb. - - --
B
“
—
f. suhroftmda 7-D. et R,_. _
f. compressa Marg_ _ - . . -
BuceHa fr/ffda-gcapuhsa td. Nap.l-
=
S
S
■
-
/tonspeltensma pseiiiiolepida tVoorth.)
_
1 1
— 136 —
A partir de 14,10m. on constate une diminution simultanée du nombre des espèces et du
nombre des individus, tandis qu’apparaissent les premières Elphidiella. Jusqu’au prélèvement
de 12,7 m compris, on a donc encore des Faujasina et déjà des Elphidiella, dans rme microfaune
de transition entre le Pliocène et le Pléistocène.
Les échantillons compris entre 9,9 et 5,8 m ont par contre une association de
Foraminilëres tout à fait différente, dominée par les Elphidiella et les Elphidium, avec de
nombreuses Ammonia beccarii, quelques Fissurbia, Lagena, Oolina\ elle ne contient ni
Faujasina, ni Pararoialia, ni Miolidae, ni Monspeliensina, et une seule espèce de Polymorphi-
nes : Polymorphina semitecta ten/uemiana, Cet assemblage est à rapprocher de celui rencontré
à Saint-Nicolas-de-Pierrepont et montre qu’ici on a sans discontinuité le Quaternaire reposant
sur le Pliocène supérieur.
Gisement n“ 21 (= T.73), Saint-André-de-Bohon (est de Rougeville)
Les sédiments de la base du forage (30-18 m) renferment une microfaune dominée par les
Polymorphines, avec également des Faujasina, Monspeliensina et plus rarement Elphidium
paraskevaidist, Aubignyna mariei, qui correspond à celle de la formation de la Brumannerie. A
partir de ISm et jusqu’à 7,5m, on rencontre une microfaune particuliérement riche en
Faujasina, Buccella, Monspeliensina, avec plus ou moins bien représentées des Aubignyna,
Cibicides, Discorhmira, Fissurina, Lagena, Oolina, Sigmomorphina, assemblage qu’on peut
rapprocher de celui du Bosq d’Aubigny.
Les échantillons examinés entre 7 et Om sont tous à peu près dépourvus de Foraminifères,
et les quelques coquilles recueillies sont très endommagées et témoignent d’un remaniement.
Gisement n“ 22 (= T.71), Saint-André-de-Bohon (le Bosq)
Il faut atteindre 17 m dans ce forage qui en comporte 30 pour rencontrer une microfaune
composée de quatre ou cinq individus {Monspeliensina pseudoiepida, Buccella frigida,
Elphidium macellum). A partir de 17 m, le nombre des espèces et des individus s’accroît
progressivement et donne une association du type Brumannerie, c'est-à-dire contenant de
nombreuses Polymorphines, des Faujasines, quelques OoUnes. Fissurines, Lagena, Monspelien¬
sina pseudoiepida et Buccella frigida.
Gisement n° 23 (= S.4bis), Saint-André-de-Bohon (l’Ange 1)
Les treize échantillons examinés dans le forage S.4 bis implanté au lieu-dit « l’Ange » sont
tous très riches en microfaune : 90 espèces réparties en 50 genres y ont été dénombrées.
Entre 54 et 32m, cette microfaune est dominée par les Polymorphinidae, les Miliolidae,
Faujasina, Monspeliensina pseudoiepida et Buccella J^igida: cette association est celle que l’on
rencontre dans le Pliocène II, formation de la Brumannerie. Aucun échantillon n’ayant été
étudié entre 32 et 27 m, c’est à partir de l'échantillon 27-26 m et jusqu’à 4 m que l'on rencontre
un cortège de Foraminifères très difïérenl du précédent ; les Polymorphinidae et les Miliolidae
ont subi une forte régression, les Oolina et les Lagena augmentent, tandis que les Elphidium
quasi inexistants dans le Pliocène II prennent maintenant une importance égale à celle des
Faujasina, Buccella, Monspeliensina, toujours très grandes. On peut dater cet ensemble du
Pliocène III, formation du Bosq d’Aubigny.
— 137 —
Gisement n° 24 (= T.72), Saint-André-de-Bohon (l’Ange 2)
Ce forage à la tarière, bien que situé non loin du précédent, ne présente certainement pas
le même faciès que S,4 bis. En effet, entre 30 et 12 m, les échantillons examinés, riches en
microfaune appartiennent à la formation de la Brumannerie, bien qu’ils soient beaucoup plus
pauvres en Miliolidae. Ces Foraminifères ne sont en effet abondants que dans des faciès
sableux et les sédiments traversés ici sont surtout argileux.
Au-dessus de ce niveau, les onze premiers mètres du forage sont à peu près complètement
dépourvus de microfaune et il est impossible de les dater avec précision.
Gisement n° 25 (= T.65), Saint-André-de-Bohon (le Quesney)
Comme dans le sondage précédent, les treize premiers mètres du forage T.65 ne
contiennent pratiquement aucun Foraminifére. Au-dessous, entre 13,5 et 27 m, on recueille
dans les sédiments traversés une microfaune riche surtout en Faujasina et Polymorphines avec
Buccella frigida, MompeUemUm pseudotepida, et quasiment dépourvue de Milioles. Le dernier
échantillon (27-30 m) ne renferme plus de Foraminifères.
Alors qu'il est impossible de donner un âge aux niveaux supérieurs, on peut attribuer les
sédiments compris entre 13,5 et 27 m au Pliocène II, formation de la Brumannerie.
Gisement n** 26 (= T.58), Saint-André-de-Bohon (la Bréchollerie)
L’échantillon de la base du forage 30-28 m, qui contient de nombreuses espèces de
Polymorphines, quelques Miliolidae. Buccella, Faujasina, Monspeliensina, semble bien pouvoir
être daté de la formation de la Brumannerie (Pliocène II). A partir de 28 m et jusqu’à 19 m, on
constate un épanouissement des Milioles, simultanément avec une nette augmentation des
Buccella, Monspeliensina. Faujasina et une diminution des Polymorphines. ce qui correspond à
la formation de Cricqueville. laquelle est surmontée, entre 19 et 12 m. par la formation du
Bosq d'Aubigny, dans laquelle on voit disparaître à peu près toutes les Milioles, la majorité des
Polymorphines, Elphidiwn pafaskevaidisi, et où les Faujasina et Pararoiulia serrata vont
atteindre leur maximum de fréquence.
Cette microfaune va rapidement s’amenuiser entre 12 et 9 m. 11 est impossible de dater
exactement ce niveau, en l’absence d’espèces caractéristiques; il s’agit peut-être de la zone
limite entre le Plio-Pléistocène, car les Faujasina, Discorbilura, Monspeliensina sont devenues
très rares dans l’échantillon 6-3m; mais les formes quaternaires n’ont pas encore fait leur
apparition et il est hasardcu.t d'émettre cette hypothèse. Entre 3 m et la surface, aucun
Foraminifére n’a été rencontré (voir tabl. IV).
B — Bassin de Saint-Sauveur-le-Vicomte
Gisement n“ 27 (= S.48), Rauville-la-Place (hameau Cauvin 2)
Les niveaux inférieurs de ce sondage renferme une microfaune d’âge éocène. Très pauvre
entre 18 et 15,8 m, elle devient plus abondante à partir de 15,8 m jusqu’à 8,5 m, profondeur à
Tableau IV.
La Bréchollerie
(gisefflenf n*26)
Àmon/à iercêr/ï (Linn.)_
Aaèiga/m mar^i Marg_
Batref/a MgiBa (Cushm.)---
Cièicidfs lobafulvs (w. ef J.l-
ûiscarù/tufa whnani Marg,._._
f/thtBfum maceUum IF, st M.l. _
F mareZ/um granuhsum (Sid.l..._
faujaiina carinata Id'Orb.)-
Fcoapressa Marg_
F. sut/rotmda T.-D. et R_
F/ssurtna psautiorôignj’ana ISuch.l-
F, racrutvt IForn.l_
Ctaùutina géàa d'Qrb_
Bgiiia tuàêrcutafa d'Orb_
lagena grarittina (Seg.)_
l striata d'Orb--
/ sutrata (W.etj.)_
tlanspettenstna psai/Botepida IWoorth.)-
ttonten sp_
Octma gtoiasa iMont.l-
Stgmnitma sp_
Siçmomorptttna semitacta-targuemiana IForn.l--.
Batmna psaudnpticafa IH.-A. et E.)-
B sp --
üâiadas adrams Id'Orb.l---
Ffssurtna Fasriata lEggerl-
tagena taaats MontJ_
/. samstriata Will__
ttagroritna terguemt IRzchak.l-
Oottna sguamosa iMont.l..__
Fararetatta sarrata IT.-D. et R.l-
Patattma corrugata WilL__
Bosatina ntttda IWill.)_
Sigmomorptrma wittiamsont (Terq)-
ButMina sp___
Ftpridtam parasperaidisf Christ-
Utntutina maeguatis IReuss.)-
Outtuttna roemeft IReuss,).---
ûfftina naxagopa IWIll.l--
Psaudopot/morptitna Jonast Cushm, et Ozaw —
P. ranata Ij.-P, et 6,1_
Sigmnmarptima Ftintt Cushm._
P/rgo sp_____
Bamguataratma angatata (Will.l_
Û, ctiaransts H.-A. et E-
a. taratnarae Marg_
O, sammutum Linn-
O. trtangutarts d'Drb_
Û undasa Karrer_
Q. undutata d'Orb-
O. rutgarts d'Orb_
Spirntocutma axcarata d'Orb-
Jrttocutina oàtonga IMont.l-
T. trtgonuta ILmk.)-
Potatta striafa-granutosa Seg-
— 139 —
laquelle on atteint le Pliocène. L'échantillon 8,5-8,1 m contient des Milioles, des Polymorphi-
nes, des Faujasines en petite quantité, mais cette association entre 6,2 et 3 m s’enrichit et se
diversifie beaucoup, et correspond tout à fait à celle du Pliocène III rencontrée à Cricqueville.
Gisement n” 28 (= S.50), Rauville-la-Place (la Brumannerie 1)
Deux forages y ont été effectués à quelques métrés de distance. Les huit échantillons
étudiés dans le forage n“ 1 s’étagent de 25 à 5 m. Ils renferment une riche microfaune
comprenant de très nombreuses Polymorphines et Faujasines, avec en outre des Buccella
frigida, Mompeliensina pseudotepida, Discorhitura cushmani. Rpialia striato-granulosa, toutes
les autres espèces et en particulier Elphidium paraskevaidisi, les Lagena, Fissurim n’étant
représentées que par un ou deux individus. Cette association est caractéristique de cette
formation dite de la Brumannerie et se retrouve dans d’autres gisements de Basse-Normandie.
Gisement n" 29 (= F.52), Rauville-la-Place (la Brumannerie 2)
Dans le second forage implanté au voisinage du précédent, huit échantillons ont
également donné lieu à une étude micropaléontologique. Compris entre 25,5 et 4,3 m, ils
renferment, entre 22,5 m et 4,3 m, une association de Foraminifères abondants et diversifiés,
tout à fait analogue à celle du forage précédent, riche en Faujasines et Polymorphines avec de
nombreux individus de Buccella frigida, Monspeliensina pseudotepida, Discorhitura cushmani,
très pauvre en Elphidium, Lagena, Fissurina.
L’échantillon de la base du forage est extrêmement pauvre en Foraminifères, mais les
quelques individus de Faujasina et de Polymorphines recueillis laissent à penser qu’il appartient
aussi à la formation de la Brumannerie comme les prélèvements sus-jacents.
Gisement n“ 30 (= F.25 B), Sainl-Sauveur-le-Vicomte (la Gathe)
De ce forage profond de plus de 60 m, dix-huit échantillons m’ont été confiés.
Celui de la base, compris entre 59,5 et 56 m, ne contenait que de rares Foraminifères
témoignant, par l’aspect des coquilles, d’un remaniement certain.
Par contre, entre 48 et 54,5 m les sables gris traversés sont très riches en microfaune.
Dominée par les Miliolidae {Quinqueloculina angulata, Q. cliarensis, Q. lecalvezae, Q.
rhodiensis, Q. triangularis, Q. undulata, Q. ungeriana, Q. undosa, Q. seminulum, BiloculineUa
globosa, MilioUnella suhrolunda, Pyrgo bradyfj avec également de nombreuses Polymorphines
(Pseudopolymorphina varmta, P. doanei, Sigmomorphina semiiecta-terquemiana, Guttulina
bulloides, G. roemeri, Globulina gibba, G. gihba-tuberculala, G. gihha-fissicostata, G. rotundatd)
et quelques Monspeliensina pseudotepida, Discorhitura cushmani, Pararotalia serrata, cette
association est celle de la formation de Selsouëf.
Les sédiments sus-jacents (48-24,5m) sont beaucoup moins microfossilifères; les Milioles
ont pratiquement disparu ; mais les Polymorphines continuent à évoluer avec une fréquence
moindre, les Monspeliensina et les Buccella augmentent d’importance, mais surtout on voit
apparaître les premières Faujasina. On peut dater cette microfaune du Pliocène II, formation
de la Brumannerie.
Les échantillons compris entre 22 et 12 m, présentant un faciès argileux, retrouvent un
— 140 —
cortège de Foraminifères riche et diversifié, caractérisé par l’abondance des Faujasina, des
Monspeliensina, l’augmentation des Elphidium et des Pararotalia serrata. On y retrouve
quelques espèces de Miliolidae pauvres en individus et des Polymorphines devenues rares,
parmi elles les espèces de grande taille (Pseudopolymorphina vuriata, Polymorphina frondifor-
mis) ayant complètement disparu. De nombreuses espèces d’importance secondaire, car
représentées par un ou deux individus, ont fait leur apparition; parmi elles on peut citer
Cihicides, Cyciogyra involvens, des Fissurines, des Lagena, des Oolina, Glahralella erecta, etc.).
Cette association d’âge pliocène 111 correspond à celle rencontrée à Cricqueville-cn-Bessin.
L’échantillon compris entre 12 et 10m est pratiquement dépourvu de Foraminifères; les
quelques coquilles récoltées sont des Faujasina, M onspeliensina. Cihicides et leur rareté ne
permet aucune datation précise.
CONCLUSIONS
Conclusions paléoécologiques
Le Pliocène de Basse-Normandie s’avère donc contenir une microfaune riche et variée,
homogène dans son ensemble. C’est en effet ce que reflète la comparaison des bassins de
Carentan et de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui renferment tous deux des associations identiques
au point de vue de la qualité des genres et des espèces On peut citer, par exemple, la
microfaune du gisement de la Brumannerie qui est à peu près exactement celle des échantillons
du même âge à Saint-André-de-Bohon (est de Rougeville), à Marchèsieux (la Varde, etc.).
Cette microfaune de caractère nettement littoral est exclusivement composée de Forami¬
nifères benthiques et en très grande majorité à coquille calcaire, les tests arénacés ne
constituant qu’une très faible minorité.
Les variations verticales de cet ensemble faunistique sont en étroite relation avec les
fluctuations climatiques qui accompagnent le dépôt sédimentaire. Il semble qu'on assiste à un
refroidissement progressif de la mer dont la température encore élevée au Pliocène inférieur va
devenir de plus en plus basse au Pliocène moyen et supérieur pour atteindre un minimum de
degrés au début du Quaternaire. Les espèces de mer chaude (Polymorphines) nombreuses dans
la formation des Bohons vont régresser lentement jusqu'à une disparition quasi complète,
tandis qu’arrivent les formes d’origine arctique dont les Elphidiella apparues à la limite plio-
plèistoccne sont le principal représentant.
Conclusions stratigraphiques
Si les associations rencontrées dans le Pliocène de Basse-Normandie sont en relation
étroite avec les fluctuations du climat, elles n’en montrent pas moins des variations liées à l’âge
des sédiments qui les contiennent. En effet, chaque formation stratigraphique renferme une
microfaune dans laquelle on constate la présence d’espèces nouvelles quel que soit le faciès de
la dite formation. C’est ainsi qu’on peut mentionner à titre d'exemple qn'Elphidium
— 141 —
paraskevaidisi et Paruroialia serrait! apparaissent dans la formation de Selsoiiëf, que les
premières Faujasina se rencontrent dans la formation de la Brumannerie, qu' Epistominella
irregularis, Sejunclella earlandi. Spirilliria deniiculoreliculata n’ont pas été trouvées avant le
niveau du Bosq d’Aubigny.
Enfin il faut noter que la plus grande partie de cette microfaune pliocène va s’éteindre au
Quaternaire, mais qu’avant de disparaître, elle cohabitera, pendant un certain temps, avec une
nouvelle association qui présente tout un cortège de Foraminiféres dont l’évolution se
poursuivra au cours du Pléistocène.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Bassompierre, P., Ph. Brébion, É Buge, A. Lauriat, Y. Le Calvez et P. Martin, 1972. — Le gisement
redonien de Fécamp (Seine-Maritime). Bull. Rech. géol. & minières. 2' sér., 1 (I) : 29-48, 2 fig.,
2 pl.. 5 tabl.
Brébion, Ph., É.Buge, G. Fily, A. Lauriat, J, P. Margerel et Cl. Pareyn, 1973-1974. — Le
Quaternaire ancien de Saint-Nicolas-de-Pierrepont et Saint-Sauveur-de-Pierrepont (Manche). Bull.
Soc. linn. Normandie, 104 : 70-106, 5 fig., 2 pl., 4 tabl.
Clet-Pellerin. M., y. Le Calvez et Cl. Pareyn. 1985 Le Tiglien dans le Cotentin. Essai de datation
par les Pollens et les Foraminiféres d’un forage effectué au Bosq d’Aubigny (Manche). Sci. Géol.
Bull.. 2»(\) : 67-71. 1 tabl.
CusHMAN, .1. A., et Y. OzAWA. 1930. A monograph of lhe foraminiferal family Polymorphinidae;
Receni and fossil. Proc. U.S. nam. Mus.,n (2829) : 1-195, 40 pl.. 2 tabl.
Glaçon. G., et M. Lvs, 1968. -- Note préliminaire à une révision des espèces de Monspeliensitia nouveau
genre de Foraminiféres accompagnant la transgression miocène dans le Languedoc. C. R. hebd.
Séanc. Acad. Sci.. Paris, sér. D, 267 (26) : 2302-2305, 2 pl.
Heron-Allen, E., et A Earland, 1930. The Foraminifera of the Plymouth district. Jl. R. microsc.
Sur,, London, ser. 3,50(pt. I) :46-84,pl. l-3;pt. 2 : 16l-199.pl. 4-5.
Jones, T. R., 1895-1897. — A monograph of the Foraminifera of the Crag. Palaeontogr. Soc., Part II, III,
IV . 211-402.
Lauriat-Ragk, A., 1986. — Les Bivalves du Pliocène de Normandie. Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris,
4' sér., 8, C, (1) : 3-51, 3 fig..4 pl., 14 tabl.
Le Calvez, Y., et A. Blondeau, 1978 — La microfaune « biarritzienne » du Lutétien du Cotentin. Bull.
Inf. Géol. Ba.ssin de Paris, 15 (2) ; 21-31, I fig.. 3 pl.
Loeblich. a. R., et H. Tappan, 1964. Treatise on Invertebrate Paleontology. Part C, Protista, 2, 2.
Margerel, J. P., 1968. 1.æs Foraminiféres du Redonien. Systématique, répartition stratigraphique,
paléoécologie. Thèse Univ. Nantes ; 207 p., 41 fig., 44 pl., 10 tabl.
— 1970. Les Foraminiféres des marnes à « Nassa prismatica » du Bosq d’Aubigny. BuU. Soc.
belge Géol. Palêonl. IJydrol., 279(2) : 133-156, 3 pl.
- 1971. Le genre Faujasina d’Orbigny dans le Plio-Pléistocène du bassin nordique européen.
Revue Micropaléonl., 14 (3) ; 113-120, 3 pl.
Marie, P., 1958. — Sur la faune de Foraminiféres des marnes à Nas.sa du Bosq d’Aubigny. Actes C. r.
83' Congr. Soc. sav. Aix-Marseille, sect. Sci. géol., Coll. Miocène, Paris : 239-246, 1 tabl.
Orbigny, a. d’. 1839. — Foraminiféres. In : De la Sagra, Histoire physique, politique et naturelle de
l’île de Cuba. Paris. A. Bertrand éd. ; 1-24. pl.
— 142 —
Pareyn, Cl., 1980. — Mise en évidence d’une activité néotectonique pliocène et quaternaire dans le
Cotentin, le bassin de Carentan et le Bessin (Manche et Calvados). Bull. Soc. géol. Fr., T sér., 22
(4) : 695-701.
— 1984. — Les découvertes récentes sur les séries marines néogènes et pléistocènes ouvrant la voie à
une conception nouvelle de l’évolution structurale et morphologique de la Basse-Normandie. Livre
jubilaire A. Journaux : 215-232, 1 fig., 1 tabl.. Ch. Corlet éd.
Pareyn, Cl., Ph. Brébion, É. Buge, R. P. Carriol, A. Lauriat-Rage, Y. Le Calvez et J. Roman, 1984.
— Le gisement pliocène de Cricqueville-en-Bessin (Calvados). Étude géologique et paléontologi-
que. Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 4' sér., 5, C (4) (1983) : 367-405, 2 pl., 4 tabl.
Roger, J., et S. Freneix, 1946. — Remarques sur les faunes de Foraminifères du Redonien. Bull. Soc.
géol. Fr., 5' sér., 16 (1-3) : 103-113, 1 tabl.
Van Voorthuysen, J. H., 1958. — Les Foraminifères mio-pliocènes et quaternaires de Kruisschans.
Mém. Inst. r. Sci. nat. Belg., (142) : 1-34, 10 pl.
— 144 —
Planche I
1. — Faujasina subrotunda T.D. et R. x 100.
2. — Faujasina compressa Marg. x 100.
3-4. — Faujasina carinata (d’Orb.) x 100.
5. — Fissurina silvestrii (Buchner) x 100.
6. — Rosalina granulosa Marg. x 45.
PLANCHE I
— 146 —
1-2. — Monspelieminu pseudolepida (Woorth) x
3-4, — Buccella frigida-granulula di Nap. x I00.
5, — Rotalia strialogranulusa Seg. x 45.
6. — Elphidiella hannai Cushm. et Grant x lOO.
Planche II
100 .
— 148 —
Planche III
1. — Polymorphina frondiformis Wood x 15,
2. — Pseudopolymorphina variala (J.P. et B.) x 30.
3. — Polymorphina charlollensis Cushm. x 30.
4. — Pseudopolymorphina cf. doanei (Gall et Wiss) x 30.
5-6. — Pararotalia serrata T. et R. x 100.
7. — Elphidium cf. pseudolessonii T.D. et R. x 45 .
Clichés MEB S. Laroche, UA 12, CNRS, MNHN.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 4' sér., 9, 1987,
section C, n° 2 ; 151-180.
Révision A'Heliophyllum halli Milne-Edwards et Haime,
espèce-type du genre Heliophyllum Hall in Dana
(Tétracoralliaire dévonien)
par Marie Coen-Aubert
Résumé. — L’espèce est redécrite à partir du matériel original de H. Milne-Edwards et J. Haime
(1851). Le néotype proposé, figuré jadis par ces deux auteurs provient du Groupe d'Hamilton de Moscow,
aujourd'hui Leicestcr dans l’Etat de New York aux USA A titre de comparaison, d’autres spécimens
givétiens de l’espèce, prélevés dans les Formations de Ludlowville et de Moscow de la même région ainsi
que dans la Formation d’Hungry Hollow de l’Ontario méridional au Canada, ont été examinés. Enfin, les
Heliophyllum halli signalés au sommet de l’Eifélien du Maroc par D. Le Maître sont attribués à H. halli
moghrabieme Le Maître. 1947.
Abstract, The specics is rcdcscribed on the basis of thc onginal material from H. Milne-Edwards
and J. Haime (1851). A spccimcn from the Hamilton Group of Moscow. today Leicester, in New York
State USA. figurcd forracrly by thèse two authors, is proposcd as neotype. For comparison. oiher
Givetian coralla of the specics coUcctcd from the Ludlowville and Moscow Formations of the same area
and from the Hungry Hollow Formation of Southern Ontario in Canada hâve been studied. HtUophylhm
halli specimenx reported from thc top of the Eifclian in Morocco by D. Le Maître are assigned to H halli
moghrabiense Le Maître, 1947.
M. Coen-Aubert, Département de Paléontologie, Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, rue Vautier 29,
B-1040 Bruxelles, Belgique.
En 1843, J. Hall (p. 209, fig. 87, 3 et n“ 48, fig. 3) détermine comme Strombodes
helianthoidesl Goldfuss, 1826, un polypier du Groupe d’Hamilton de York situé dans le
Comté de Livingstone de l’État de New York aux USA. Trois ans plus tard, ce spécimen sert
de support au genre Heliophyllum Hall in J. D. Dana (1846 ; 183). C’est sur lui également que
H. Milne-Edwards et J. Haime (1850, p. lxix) fondent l’espèce Heliophyllum halli utilisée
depuis lors comme espèce-type à’Heliophyllum et considérée comme bien distincte de l'espèce
de G. A. Goldfuss (1826). En 1851 (pl. 7, fig. 6, 6a et 6b), les mêmes auteurs publient trois
figures de H. halli provenant probablement d’un même échantillon, sans toutefois préciser son
origine.
D’après les articles lli et 70c du Code international de Nomenclature zoologique (1985,
3' éd.), l'espèce-type à'Heliophyllum devrait être H. helianthoides Hall in Dana, 1846.
Toutefois, suivant l’article 1 le, H. halli, son synonyme, est un nom valide parce que publié
avant 1961. Dés lors, selon les articles 23b et 79c, il n’y a aucune raison valable de remettre en
cause cette nomenclature bien établie.
Comme l’espèce H. halli a été fondée sur le spécimen unique de J. Hall (1843), c’est ce
— 152 —
dernier qui en est, en principe, l'holotype bien qu’il soit égaré depuis longtemps (voir
notamment A. B. Ivanovsky, 1976 :: 80). Cette perte me fut d’ailleurs confirmée par
E. Landing, Senior Scientist au New York State Muséum dépendant de l’Université de l’État
de New York à Albany aux USA. dans une lettre datée du 5 avril 1985 et avait probablement
été signalée à D. Hill (1981 ; F296). Cet auteur avait dés lors considéré comme type de
l’espèce H. halli, mais sans lui décerner un statut particulier, l’échantillon non figure Z79a
(erronément dénommé Z89a). provenant des Chutes de l'Ohio situées à la limite des États de
rindiana et du Kentucky aux USA et conservé dans la collection H. Milne-Edwards au
Muséum national d’Histoire naturelle à Pans. Elle indiquait en outre par erreur (p. 297,
fig. 192, la-c) que le polypier figuré par H. Mjlne-Edwarüs et J Haime ( 1851 ) était originaire
de la même région.
Par le plus grand des hasards, ce spécimen (MNHN IP S.11661) figuré pl. 7 fig. 6a in
H. Milne-Edwards et H. Haime (1851) a été retrouvé par F. Tourneur, dans les caves du
Laboratoire de Paléontologie à Louvain-la-Neuve en Belgique. 11 avait été emprunté il y a bien
longtemps par M. Lecompte et était accompagné d’un autre polypier non figuré de la même
collection (MNHN IP S. 11662) ; il apparut également que ces deux échantillons proviennent en
réalité du Groupe d’Hamilton de Moscow, dans le Comté de Livingstone de l’État de New
York.
De l’examen attentif du demi-polypier de H. Milne-Edwards et J. Haime (1851), il
ressort que les deux autres figures de ce travail (pl. 7, fig. 6 et 6b) appartiennent manifestement
au même spécimen avant son débitage longitudinal. C’est donc cet échantillon qui est proposé
comme néotype à'Heliophyllum halli et décrit dans ce travail. A titre de comparaison, j’ai
également examiné d'autres polypiers de l’espèce prélevés à la fois dans l’État de New York et
dans l’Ontario méridional au Canada. Enfin, les H. halli de l’Eifélien du Maroc décrits par
D. Le Maître (1947) sont attribués à H. halli moghrahienxe Le Maître, 1947.
1. STRATIGRAPHIE DES GISEMENTS ÉTUDIÉS
État de New York
L’holotype de J. Hall (1843) de même que le néolype (MNHN IP S.11661) et
l’échantillon MNHN IP S. 11662 qui l’accompagnait proviennent tous trois du Groupe
d’Hamilton du Comté de Livingstone, dans la partie ocddentale de l’État de New York. Le
premier spécimen a été récolté à York et les deux autres à Moscow aujourd’hui Leicester. La
distance séparant ces deux localités est d’environ 8 kilomètres.
Dans l’État de New York, le Groupe d’Hamilton se compose principalement de shales
interrompus par plusieurs minces lits très continus de calcaire argileux, riche en Coraux. Il
sumtonte le Calcaire d’Onondaga et est recouvert par la Formation de Tully ou presque
directement par la Formation de Genesee. Il est subdivisé en quatre formations qui sont, de
bas en haut, les Formations de Marcellus, Skaneateles, Ludlowville et Moscow (labl. I). D’un
point de vue biostratigraphique, il correspond à l’Eifélien terminal et à la majeure partie du
Givétien. La base du Frasnien. définie par l’apparition à'Ancyrodella rotundiloba, se trouve en
effet dans la Formation de Genesee.
— 153 —
Tableau I. — Stratigraphie du Givétien de l'État de New York et de l’Ontario. Les Heliophyllum
halli halli décrits dans ce travail proviennent des Formations de Ludlowville et de Moscow dans l’État de
New York ainsi que de la Formation de Hungry Hollow dans l’Ontario.
ETAGES
ETAT DE NEW YORK
CONODONTES
ONTARIO
FORMATIONS
ET MEMBRES
FORMATIONS
FRASNIEN
Genesee
BASÉ DE LA ZONE A
P. VARCUS MOYENNE
BASE DE LA ZONE A
P, VARCUS INFERIEURE
GIVETIEN
Tully
GROUPE
DHAMILTON
Moscow
Ludlowville
(CALCAIRE DE CENTERFIELD)
Ipperwash
Widder
Hungry Hollow
GROUPE
D’HAMILTON
Skaneateles
Arkona
Rockport Quarry
Bell
Marcellus
_
Calcaire
d'Onondaga
A la suite de J. W, Wells (1937), tous les auteurs ont admis que l’holotype de J. Hall
avait été récolté dans la Formation de Ludlowville. Cette opinion est vraisemblable si l’on se
réfère aux descriptions des affleurements de York données jadis par J. Hall (1843 : 189 et 462)
et tout récemment par C. E.Brett et G. C. Baiku in J. E. Sorauf et W. A. OLtVER (1983 :
160, stop 16). Il est par contre beaucoup plus délicat d'apporter des précisions lithostratigra-
phiques sur le néotype (MNHN IP S. 11661) et l'échantillon MNHN IP S.l 1662, originaires de
Leicester. Comme c’est dans cette localité qu’a été définie la Formation de Moscow et qu'elle y
a toujours bien affleuré, il est probable que ces deux spécimens en proviennent. La coupe type
de la Formation de Moscow le long du Little Beards Creek, localement riche en Coraux, a de
nouveau été décrite par J. Hall (1843 : 189 et 462) et par C. E. Brett et G. C. Baird in
J. E. Sorauf et W. A. Oliver (1983 :163, stop 17).
Du matériel de comparaison pour l’État de New York a été fourni par R. CoNlL. Celui-ci
l’a échantillonné à la base de la Formation de Ludlowville, dans le Calcaire de Centerfield
exposé le long du Defaware, en contrebas de la tranchée du chemin de fer située 4 kilomètres à
l’ouest de East Bethany, dans le Comté de Genesee (stop 10 décrit par C. E. Brett et
G. C. Baird ini. E. Sorauf et W. A. Oliver, 1983 ; 135).
Au total, le matériel de l’État de New York étudié dans ce travail provient vraisemblable¬
ment des deux dernières formations du Groupe d’Hamilton et est donc incontestablement
givétien. En termes de Conodontes, c’est dans le Calcaire de Centerfield que G. Klapper in
W. A. Oliver et G. Klapper (1981 : 61) a trouvé la base de la zone à Polygnathiis varcus
inférieure, tandis que la zone à P. varcus moyenne débute dans la partie supérieure de la
Formation de Moscow.
Ontario
Les échantillons de l’Ontario méridional procurés par P. Bultynck et A. N. Mouravœff
ont également été prélevés dans la partie supérieure du Groupe d’Hamilton, mais dans iine
formation locale, à savoir celle de Hungry Hollow (tabl. I). Celle-ci a 1,5 m d’épaisseur et
aFheure â la fois le long de l'Ausable River à Hungry Hollow, près d’Arkona et à la tuilerie de
Thedford (stops C-4 et C-7 in P. G. Telford, 1975 : 154 et 157). C’est au sommet de la
Forraauon d’Arkona sous-jacente qu’apparaissent Tcriodus laiericrescens latencrescens et
Poly-gnathus varcus. T. T. Yueno et al. (1982 ; 22) ont d'ailleurs précisé qu’il s'agit de la zone à
P. varcus inférieure, ce qui permet de corréler la Formation de Hungry Hollow de l’Ontario
avec le Calcaire de Centerfield de l’État de New York.
Maroc
Quant au matériel du Maroc, il provient du Ma’der et surtout du célèbre gisement de
Ouahlane, dont la faune corallienne a été étudiée par D. Le Maître (1947). P. Bultynck
(1985) a revu récemment cet affleurement localisé sur la figure 1 de son travail. Plus
précisément, H. halli moghrabiense a été récolté non loin du sonunet de la coupe, dans le
second biostrome de la Formation de Taboumakhloûf. C'est dans ces couches que
P. Bultynck (1985, échantillon 25, fig. 10 et p. 265) a trouvé des Conodontes caractéristiques
de la zone à Polygnathus kockeiianus et donc du sommet de TEifélien ; des Calcéolês avaient
d’ailleurs été signalées de part et d'autre de ce biostrome par D. Le Maître (1947 : 7). C’est
probablement dans un niveau équivalent que P. Sartenaer a échantillonné un H. halli
moghrabiense à Madéne el Mrakib, car il est également accompagné de Calcéolês ; cette coupe
a été figurée précédemment par H. Hollard (1974, fig. 1 et 4 ; 1981, tabl. 3).
Par contre, le polypier prélevé par P. Bultynck à Ou Driss Est, sous l'échantillon ODE 2
noté sur le tableau 3 de H. Hollard (1981), est incontestablement givétien, car il est associé à
Polygnathus timorensis indiquant la zone à Polygnathus varcus inférieure; cette localité est
également pointée sur la figure 1 de P. Bultynck (1985).
II. SYSTÉMATIQUE
Famille Eridophyllidae De Fromentel, 1861
Genre HELIOPHYLLUM Hall in Dana, 1846
Espèce-type : Cyathophyllum helianlhoides Goldfuss, 1826 sensu J. Hall (1843 : 209, fig. 87, 3 et
n“ 48, fig. 3) [= Heliophyllum halli Milne-Edwards et Haime, 1850],
Diagnose : Rugueux solitaires ou faiblement fascicules à plate-forme périphérique horizontale et
dépression axiale. Fossule cardinale peu marquée. Septes longs et de deux ordres, affectés de nettes
carènes opposées (carènes « yardarm » des auteurs anglo-saxons) dans le dissépimentarium, pouvant être
fortement dilatés et contigus aux stades jeunes, uniformément minces aux stades adultes. Nombreux petits
dissépiments globuleux, disposés en rangées horizontales dans la partie externe du dissépimentarium et
inclinés dans sa partie interne. Planchers habituellement incomplets.
— 155 —
Heliophyllum halli halli Milne-Edwards et Haime, 1850
(PI. I à V)
Strombodes hehanihoides ? ; J. Hali . 1843 ; 209, fig. 87.3, n“ 48, fig. 3
Heliophyllum halli Milne-Edwards et Haime, 1850 • LXIX.
Heliophyllum halli, H Milne-Edwards et J. Haime, 1851 :408, pl. 7. fig. 6, 6a, b.
Heliophyllum kam; J. Hall. 1876, pl. XXIII, fig. 1-5, 12. pl. XXV, fig. 1-7; C. Rominger, 1876 ; 99,
pl. XXXV (tiers supérieur. 4 spécimeos); H. A. Nicholson. 1878 : 46. fig. A. B; W. Haller, 1936,
pl, 34. fig. 2; J- W.Wells. 1937 : 9. pl. 1, fig 1-3?. 4; C. L. Fenton et M. A. Fenton, 1938 : 211,
fig. 6, pl. XVII, fig. 1-5. pl. XVIII. fig. 1 ; S. Smith, 1945 ; 26, pl. 33. fig. 3 ; E. C. Stumm. 1949, pl. 9,
fig. 8-11 ; M. Lecompte. 1952 ; 475, fig. 118; T. Y, H, Ma. 1956 : 48, pl. XLI, fig.l, pl, XLII, fig. 1,
pl. LVII. fig. 1-9. pl. LVIIl, fig. 1-5; E. C. Stumm et J. H. Tyler, 1962 ; 268, pl. I, fig. 15-16, pl. II,
fig. 7-8?; E. C. Stumm, 1968 : 38. pl. 1, fig. I, 2, pl. 3, fig. 13; D. Hill, 1981 : F296-F297, fig. 192,
la-e; C. T. Scrutton, 1985. pl. 3.3.53.
e.p. Heliophyllum halli: H. W. Shimer et R. R. Shrock, 1944 : 97, pl. 31, fig. 8, 9-10?, 11;
C. T. Scrutton, 1973 ; 257, pl. 5, fig. 6-8, pl. 6, fig 1-6?
? Heliophyllum halli: H. Milne-Edwari» et J. Haime. 1853 .. 235, pl. LI, fig. 3; W. J. Davis, 1887. pl. 77,
fig.l, 2, pl. 92, fig. 2, 3; L. M. I.ambe, 1901 ; 148; G. A. Stewart, 1927: 19. pl. 1, fig. 3;
G. A. Stewart, 1938 : 37. pl. 6, fig. 7, 8, E. C. Stumm, 1942, pl. 82, fig. 11 ; E. C. Stumm, 1964 : 36,
pl. 32, fig. 5. 6, 20-23, W. A. Oliver, 1971 : 196, pl. 3. fig. 1, 7, 9, J. E. Sorauf et W. A. Oliver,
1976 : 335, fig. 2.
non Heliophyllum halli: J. Hall, 1883 . 259. pl. 6. fig. 1; H. F. Cleland, 1911 ; 28, pl I, fig. 5;
E. B. Br'anson, 1924 : 49, fig. 2, pl. I, fig. 1 ; J. W. Wells. 1943 : 95, pl. 10, fig. 1, 2.
non Heliophyllum halli: J. Cottreau, 1940 . 192, pl. VII. fig. 6, 6a; v D. Le Maître, 1947 : 31, pl. I, II,
III, fig.l; G. Termier et H. Termier, 1950: 100, pl. XLVIll, fig. 1-4, pl. XLIX. fig. 1-8;
R. MœousE. 1966 : 390. pl. XIII, fig. l ; G. AmcvotîT, 1967 : 764, pl. II, fig. 5; v D. Brice, 1970 :
263, pl. XVIII, fig. 6 ; P. Ghods, 1982 ; 72, pl. 6. fig. 1,2.
non Heliophyllum halli, E. D. Süshkina, 1952 : 90, pl. XXVII, fig. 94; N. la. Spassky, 1959 : 35, fig. 13;
N. la. Spassky, I960 : 54, pl. X, fig. 5; M. M. Smelovskaia, 1963 : 201, pl. XLI, fig. 1, 2, pl. XLII,
fig. 1-4; V. A IVANIA, 1965 : 97. pl. CH, fig. 443-444.
Holotype : Fig. 87, 3 et n"_48, fig. 3 in S. Hall (1843). Spécimen égaré depuis la fin du siècle dernier.
York, Comté de Livingstone, État de New York aux USA. Probablement Formation de Ludlowville,
Groupe d'Hamilton, partie moyenne du Givétien.
Néotype (MNHN IP S.11661) : Pl. 7, fig. 6, 6a, b in H. Milne-Edwards et J. Haime (1851) désigné
dans le présent travail.
Locus TYPicus : Leicester (anciennement Moscow), Comté de Livingstone, État de New York, USA.
Straium typicum: Probablement Formation de Moscow, Groupe d'Hamilton, partie moyenne du
Givétien.
Matériel et gisements : 26 polypiers dans lesquels 59 lames minces ont été exécutées. Le nombre et
la provenance des spécimens sont indiques entre parenthèses pour chaque gisement. État de New York :
Moscow aujourd’hui Leicester (5 : ncotype. échantillon MNHN IP S.11662 de la collection H. Milne-
Edwards et collection Piret); York (1, collection Le Marchand); Calcaire de Centerfield en contrebas
de la tranchée du chemin de fer située 4 kilomètres à l'ouest de East Bcthany (12, récolte de R. Conil,
1969). Ontario : Formation de Hungry Hollow le long de l’Ausable River à Hungry Hollow, près
I. V (vidimus) = le matériel figuré a été revu par l’auteur; e.p. (ex parte) = la référence s'applique en partie
seulement à l’espèce considérée.
— 156 —
d’Arkona (5, récolte de A. N. Mouravieff, 1975) et à la tuilerie de Thedford (3, récolte de P. Bultynck,
1975).
Répartition géographique et stratigraphique : Le matériel décrit dans ce travail
provient des Formations de Ludlowville et de Moscow dans l'État de New York ainsi que de
la Formation de Hungry Hollow dans TOntario. Toutefois, W. A. Oliver et J. E. Sorauf
(1983 : 44) signalent que dans l’État de New York, //, hulli hatli apparaît dans le Membre
d’Edgecliff, à la base du Calcaire d'Onondaga pour subsister dans tout le Groupe d’Hamilton
jusque dans le Calcaire de Tully.
En dehors de l’État de New York et de l’Ontario, H. halli halli a été reconnu avec
certitude dans la Dolomie de Tenmile Creek de l’Ohio du Nord-Ouest par E. C. Stumm (1968)
et dans le Dévonien moyen du Venezuela par C. T, Scrutton (1973). D’après
D. R. Sp.arling (1985; 1214), la Dolomie de Tenmile Creek date du début de la zone à
Polygnaihus varcus inférieure et est donc contemporaine du Calcaire de Centerfield et de la
Formation de Hungry Hollow. Les autres occurrences nord-américaines et en particulier celles
des Chutes de l’Ohio devraient être vérifiées par des lames minces, car elles sont basées sur
l’aspect externe des polypiers.
Diagnose ; Heliophyllum possédant habituellement 70 à 78 septes des deux ordres, pour un diamètre
variant de 2,7 à 4.3 cm. Septes majeurs et mineurs, longs, quoique de longueur variable, ébauchant parfois
une structure axiale. Important dépôt de stéréoplasme au centre du polypier durant les premiers stades de
l'ontogenèse.
Description
Néotype (pl. 1, L 2)
11 s’agit d’un demi-polypier conique d’une hauteur de 3.5 cm, montrant quelques anneaux
de croissance; son calice, profond de 0,7cm et rempli de sédiment, est entouré d’une étroite
plate-forme horizontale.
Section transversale ; La paroi est mince et n’est conservée que localement. Les septes
uniformément minces sur toute leur longueur sont parfois discontinus près de la paroi, du fait
qu’ils y sont tronçonnés ou qu’ils sont totalement interrompus entre deux carènes voisines.
Dans l'ensemble, ils portent de nettes carènes opposées dans le dissépimentarium, passant
toutefois à l’un ou l’autre petit épaississement allongé à la bordure interne du dissépimCâita-
rium ou à l’entrée du tabularium. Ces carènes opposées ont souvent l’aspect de longues barres
perpendiculaires aux septes. mais peuvent aussi être arquées vers l'intérieur ou l’extérieur du
polypier. On observe en outre quelques petites carènes en zigzag, voire quelques carènes
opposées à trois ou quatre branches.
Les septes majeurs laissent un espace vide au centre du tabularium oü atteignent l’axe du
polypier. Deux d’entre eux s’y unissent en se recourbant et délimitent de la sorte une pseudo-
fossule englobant quatre septes majeurs. Quant aux septes mineurs, ils couvrent tout, presque
tout ou la moitié du dissépimentarium ; occasionnellement, ils sont tronçonnés dans sa partie
interne.
Section longitudinale : Le dissépimentarium comporte jusqu’à treize rangées de petits
dissépiments globuleux, disposés en couches horizontales dans sa partie externe et inclinés
— 157 —
dans sa partie interne. Les carènes opposées y sont disposées en demi-éventail et se composent
chacune d’une seule trabécule monacanthe. Celles-ci sont relativement fines et ont parfois
l’aspect des trabécules atténuées figurées par J. E. Sorauf et W. A. Oliver (1976, pl. 5, fig. 5).
Cependant, on rencontre aussi quelques trabécules plus grossières, se rapprochant de celtes
également illustrées par ces deux auteurs (pl. 1. fig- 1). Les planchers sont incomplets et
s’anastomosent latéralement ; parfois ils sont affectés d'un vague épaississement stéréoplasmi-
que. Toutefois, à la base du polypier, un très net dépôt de stéréoplasme envahit tout le
tabulariura et la partie interne du dissépimentarium.
Le nombre total de septes est de 36 pour une demi-section transversale, le diamètre du
polypier varie de 2,7 à 3 cm et celui du tabulariumde 11,5 à 15 mm.
Échantillon MNHN IP S.l 1662 (pl. II, I, 2) de la collection H. Milne-Edwards
L’aspect externe de ce polypier de même que la section transversale, réalisée en position
distale qui montre le stade adulte, sont fort comparables à ceux du néotype (MNHN IP
S.l 1661). Comme seules différences mentionnons ;
— l’existence de carènes opposées dans la majeure partie du dissépimentarium, évoluant
en carènes noueuses à sa bordure interne qui résultent en fait d'un épaississement très localisé ;
— la longueur plus constante des septes mineurs, couvrant tout ou presque tout le
dissépimentarium et rarement tronçonnés à sa bordure interne ;
— l’occurrence de plusieurs pseudo-fossules éventuellement jointives au centre et
englobant un septe mineur ou plusieurs septes majeurs ;
— la présence d’une fossule peu marquée, caractérisée par le raccourcissement du septe
cardinal.
Par contre, la section transversale, effectuée en position plus proximale et montrant un
stade encore relativement jeune du polypier, se différencie de la précédente par ;
— des septes nettement dilatés de part et d’autre d’un axe noir médian, dans le
tabularium et à la bordure interne du dissépimentarium où apparaît localement une muraille
interne ;
— des septes majeurs, parfois tronçonnés à leur entrée dans le tabularium et atteignant
systématiquement le centre du polypier; ils y dessinent une curieuse structure axiale, due à
l’union de leurs terminaisons fortement rhopaloïdes, formant à nouveau des pseudo-fossules.
Le nombre total de septes est de 70, le diamètre du polypier varie de 2,8 cm au stade jeune
à 3,9 cm au stade adulte et celui du tabularium de 13 à 15 mm.
Échantillon MNHN IP S.l 1663 (anciennement Z79a) de la collection H. Milne-
Edwards
Il s’agit du polypier signalé par D. Hill (1981 : F296) et provenant des Chutes de l’Ohio
situées à la limite des États de l’indiana et du Kentucky, aux USA. Étant donné que cet
échantillon est très fragmentaire et mal conservé, il s’avère impossible d'y faire des lames
— 158 —
minces. Il est caractérisé par un profond calice d’une hauteur de 2,1 à 2,2 cm, bordé d’une
plate-forme horizontale. De nombreuses et fortes carènes opposées affectent les septes dans le
dissépimentarium. Les septes mineurs sont limités à ce dernier. Les septes majeurs se
prolongent au fond du calice, jusqu’au voisinage de l'axe du polypier où ils subissent une faible
déviation latérale.
Le nombre total de septes est de 72, le diamètre du polypier de 5,2 cm et celui du
tabularium de 2,5 cm.
Comme ces observations se limitent à l’aspect externe du spécimen en section transversale,
il n’est pas possible de l’attribuer avec certitude à la sous-espèce H, halli halli d’autant plus que
son grand diamètre et son large tabularium semblent l’en exclure à première vue.
Matériel de l’État de New York (pl. 1, 3,4; II, 3,4; III ; IV, 1,2; V, 1)
Ce sont des polypiers coniques, trochoïdes, cératoïdes ou cylindriques dont la hauteur
varie de 2 à 8 cm; dans l’ensemble, les échantillons de East Bethany ont un développement
vertical, plus important que ceux de York et de Leicester. On observe souvent un calice plus ou
moins profondément excavé et rempli de sédiment, entouré d'une plate-forme horizontale. Sur
celle-ci, l'un des spécimens de East Bethany montre deux petits bourgeons. Tout ce matériel de
l’État de New York se prête particulièrement bien à l’étude de l’ontogenèse de la sous-espèce.
La paroi, quoique mince, est bien conservée dans certains échantillons.
Les sections transversales, réalisées près de la pointe du polypier (pl. H, 3) montrent des
septes minces dans la majeure partie du dissépimentarium où ils sont affectés de nettes carènes
opposées qui sont droites ou arquées vers l’intérieur ou l’extérieur du polypier. Par contre, ils
sont typiquement dilatés de part et d'autre d'un axe noir médian, à la bordure interne du
dissépimentarium et dans le tabularium. Les septes majeurs se prolongent jusqu'au centre du
polypier ou l’atteignent presque: parfois ils s’y unissent en délimitant de larges pseudo-
fossules, Les septes mineurs couvrent tout ou presque tout le dissépimentarium.
Dans les sections transversales, elïectuées un peu plus haut dans le polypier que les
précédentes (pl. 111, 4), l’aspect devient comparable à celui de la section proximale de
l’échantillon MNHN IP S. 11662. L’épaississement des septes dans le tabularium est déjà moins
marqué et leurs terminaisons axiales rhopaloi'des s’unissent éventuellement en formant
plusieurs pseudo-fosules. Parfois aussi, l’axe noir médian se ramifie en quelques carènes ou
bien une muraille interne apparaît localement à la bordure interne du dissépimentarium.
A un niveau encore plus élevé dans le polypier (pl. IV, 1), la dilatation des septes
s’estompe progressivement dans le tabularium. Ce phénomène peut affecter d’abord deux
quadrants voisins, comme c’est le cas dans un spécimen de East Bethany. Mais plus souvent,
les septes, quoique minces dans l’ensemble, sont renforcés localement de stéréoplasme à la
bordure interne du dissépimentarium, à l’entrée du tabularium ou à leurs terminaisons a.xiales.
En même temps, on observe une réduction de la longueur des septes majeurs, qui se traduit
d’abord par leur tronçonnement dans le tabularium ; ensuite, on note un large espace vide au
centre du polypier où fusionnent assez souvent des tronçons de septes épaissis, parfois entourés
d’un anneau presque continu de stéréoplasme. Ainsi, dans un des spécimens figurés (pl. I, 3),
cet anneau, qui part de la terminaison axiale d’un des septes, entoure des fragments d’autres
septes très dilatés et à axe noir médian, fusionnant de façon irrégulière. Dans un autre polypier
(pl. IV, l), cette structure axiale est plus simple du fait du moindre développement de l’anneau
— 159 —
de stéréoplasme et de l'occurreacc au centre d’une courte lame axiale où s’embranchent
quelques lamelles radiaires. C’est à ce stade aussi qu’apparaît occasionnellement une fossule
cardinale, peu marquée (pl. I, 3).
Finalement, on arrive au stade adulte caractérisé, en section transversale, par des septes
uniformément minces ou éventuellement peu dilatés sur toute leur longueur. Ils portent bien
sûr de nombreuses carénés opposées dans le dissépimentarium évoluant en carénés noueuses à
sa bordure interne. A cet endroit, ils présentent parfois une vague dilatation en fuseau. Ils sont
rarement tronçonnés à la périphérie. Les carènes opposées ont l’aspect de longues barres
perpendiculaires aux septes. mais peuvent aussi être arquées vers l’intérieur ou l’extérieur du
polypier. Très localement et dans certains spécimens seulement, il existe aussi des carènes en
zigzag ou des carènes opposées, plus petites et irrégulières, se ramifiant éventuellement en trois
ou quatre branches. Les septes majeurs atteignent parfois l’axe du polypier; mais, plus
souvent, ils laissent un large espace vide au centre du tabularium. voire pénètrent à peine dans
ce dernier. Ils y sont fréquemment plus ou moins tronçonnés, notamment au centre où
apparaît occasionnellement une ébauche de structure axiale, due à l’union de quelques lamelles
radiaires. Une fossule ouverte (pl. III, 2) ou fermée (pl. I, 4) et caractérisée par le
raccourcissement du septe cardinal a été notée dans quelques sections transversales.
En coupe longitudinale, l’évolution au cours de la croissance est tout à fait comparable à
celle notée dans le néotype (MNHN IP S.11661). Les planchers incomplets, s’anastomosant
latéralement et de ce fait souvent vèsiculeux, avec éventuellement une allure d’ensemble
convexe, peuvent être masqués entièrement par du stéréoplasme à la pointe du polypier. Ce
dépôt y affecte aussi fréquemment la bordure interne du dissépimentarium et les tronçons de
septes qui recoupent le tabularium. Le dissépimentarium. qui ne compte que 2 à 6 rangées au
stade jeune, en corapiorte 9 à 15, voire parfois 22 à 24 au stade adulte. Ce sont bien sûr de
petits dissépiments globuleux, disposés en couches horizontales à la périphérie, puis inclinés
vers le centre du polypier. Les carènes opposées y sont disposées en demi-éventail et se
composent chacune d'une seule trabécule raonacanthe. Parmi celles-ci. le type atténué, défini
par J. E. SoRAUF et W. A. Oliver (1976, pl. 5, fig. 5), prédomine largement. Dans certains
spécimens, cependant, on rencontre aussi ou exclusivement des trabécules grossières également
figurées par ces deux auteurs (pl. 1, fig. I). Entre les carènes, les septes apparaissent
occasionnellement sous forme de plages sombres à tnicroslructure fibreuse.
On compte globalement 56 à 80, mais plus souvent 62 à 78 septes, un spécimen adulte ne
possédant que 64 septes majeurs et mineurs. Au stade adulte, le diamètre du polypier varie de 3
à 4,2 cm et plus généralement de 2.7 à 4,9 cm; au stade jeune, il n’atteint que 1,8 à 2,5 cm.
Quant au diamètre du tabularium nettement plus constant, il mesure entre 10 et 18 mm, les
valeurs comprises entre 11 et 14 mm étant les plus fréquentes.
Matériel de l’Ontario (pl. IV, 3 ; V, 2, 3)
»
Pour ce matériel, étudié surtout au stade adulte, je me contenterai de signaler quelques
particularités comparativement à celui de l’État de New York. Certains spécimens de l’Ontario
sont en effet remarquables par de fines stries de croissance participant à une zonation plus
grossière, éventuellement lenticulaire. Au stade adulte. les septes majeurs laissent souvent au
centre du polypier un espace vide plus ou moins important, occupé éventuellement par des
tronçons de septes; ceux-ci peuvent y fusionner pour former une structure axiale très simple,
— 160 —
ou plus complexe s’ils s’enchevêtrent de façon irrégulière, et portent des carènes épineuses
(pl. V, 2). Parfois aussi, les septes majeurs s'unissent en se recourbant et délimitent, des pseudo-
fossules. Dans plusieurs spécimens, enfin, on reconnaît une fossule ouverte, caractérisée par le
raccourcissement du septe cardinal (pl. IV, 3). Les planchers incomplets â vésiculeux et
recoupés de nombreux tronçons de septes montrent plus fréquemment une tendance à la
surélévation axiale, voire une partie axiale piano-convexe.
Quant aux données quantitatives, elles sont très proches de celles de TÉtat de New York.
En effet, on compte 68 à 78 septes, mais plus généralement 62 à 82 ; un spécimen adulte n’en
possède que 64. Le diamètre du polypier varie de 2,8 à 4,3 cm, mais peut être réduit à 2,1 cm au
stade jeune. Le diamètre du tabularium mesure entre 10 et 19 ram, les valeurs comprises entre
11 et 16mm étant les plus fréquentes.
Variabilité
Le néotype (MNHN IP S.11661), quoique représenté par un polypier conique, peu
développé en hauteur et en diamètre, montre d’une façon moyenne toutes les caractéristiques
de la sous-espèce. Couplé avec l'échantillon MNHN IP S. 11662 de la collection H. Milne-
Edwards, il permet d'entrevoir sa variabilité. Celle-ci porte surtout sur la longueur des septes
majeurs et mineurs. En effet, les premiers atteignent parfois l'axe du polypier; souvent,
cependant, ils laissent un espace vide, plus ou moins important au centre et éventuellement
occupé par des tronçons de septes qui peuvent y fusionner et ébaucher une stnicture axiale;
celle-ci peut aussi résulter de la formation de pseudo-fossules. Les septes mineurs couvrent tout
le dissépimentarium, mais sont occasionnellement plus courts.
Cette variabilité quasi légendaire de la sous-espéce avait déjà été mise en évidence par
J. W. Wei.ls (1937) à partir de l’étude de l’aspect externe du polypier et de son bourgeonne¬
ment. Cet auteur avait dès lors mis en synonymie avec H. halli halli toutes les autres espèces
à'Heliophyllun» de l'État de New York introduites par J. Hall (1876) sans toutefois les
illustrer en lames minces. Il convient cependant de remarquer que certaines sections
transversales de H.halli halli données par J. W. Wells (1937, pl. I, fig. 1-3) montrent vraiment
très peu de carènes opposées. Celles-ci sont au contraire parfaitement reconnaissables sur les
figures de C. L. Fenton et M A. Fenton (1938) qui avaient déjà discuté de l’onlogenése de la
sous-espèce en coupe transversale.
Ces carènes opposées, si caractéristiques de H. halli halli, témoignent d'une remarquable
constance dans le matériel étudié, appartenant pratiquement toutes au type I défini par
J. E. Sorauf et w. a. Oliver (1976). En section transversale, cependant, on rencontre très
localement et dans certains spécimens seulement quelques carènes opposées, plus petites et
inégnlières. se ramifiant éventuellement en trois ou quatre branches; celles-ci évoquent le
type 11 de ces deux auteurs, mais restent très subordonnées aux carènes droites et arquées,
caractéristiques du type 1. Par contre, je n’ai jamais observé en section longitudinale les
trabécules composées d’éléments se ramifiant ou subparallèles qui caractérisent les types II et
III de J. E. .SORAUK et W. A. Oliver (1976). Toutes les carénés opposées que j'ai étudiées se
composent chacune, comme dans le type I de ces deux auteurs, d’une seule trabécule
monacanthe. Celles-ci sont souvent fines et parfois grossières; les deux aspects coexistent
occasionnellement dans la même section, mais ce phénomène avait déjà été signalé par
W. A. Oliver (1976 :116).
~ 161 —
Le fait que les monacanthes grossières soient moins courantes que les fines est conforme
aux observations de J. E. Sorauf et W. A. Oliver (1976); d’après eux, en effet, les premières
se rencontrent surtout à la base du Calcaire d’Onondaga tandis que les secondes caractérisent
plutôt des couches plus jeunes comme la Formation de Hungry Hollow à la tuilerie dé
Thedford dans FOnlario D’un point de vue stratigraphique, ces deux auteurs signalent
également que les carènes opposées de type I sont prépondérantes chez les polypiers solitaires
du Calcaire de Ccnterfield et du membre de Kashong de la Formation de Moscow tandis que
les types II et III prédominent dans d'autres membres de la Formation de Ludlowvillc.
Personnellement, j’aurais tendance à exclure de H. halli holli toutes les formes possédant des
carènes de type 11 ou 111 , car elles me paraissent beaucoup trop éloignées du néotype (MNHN
IP S. 11661) par la morphologie et la microstructure de leurs carènes.
Discussion de la synonymie
Dans l’ensemble, les H. halli halli de l’Amérique du Nord décrits et illustrés dans la
littérature correspondent parfaitement au néotype (MNHN IP S. 11661). Toutefois, les
spécimens du Calcaire de Columbus dans l’Ohio et du Calcaire de Famine au Québec, étudiés
respectivement par G. A. Stewart (1938) et W. A. Oliver (1971), possèdent davantage de
septes. En outre, le polypier figuré par J. E. Sorauf et W A. Oliver (1976, fig 2) et récolté
dans le membre d'Edgecliff. à la base du Calcaire d’Onondaga de l’État de New York a un
diamètre plus large.
En dehors de l’Amérique du Nord, la sous-espèce a manifestement été reconnue dans le
Dévonien moyen du Venezuela par C. T. Scrutton (1973, pl. 5, fig. 6-8), mais pas par
J. W. Wells (1943) qui lui attribue un polypier absolument dépourvu de carènes.
Par contre, toutes les occurrences de halli halli signalées dans l’Ancien Monde s’avèrent
douteuses. Ainsi les échantillons russes diffèrent de la sous-espèce par leurs données
quantitatives et souvent aussi par des septes dilatés dans le dissépimentarium II en est de
même pour les polypiers de l’Iran étudiés par P. Ghods (1982) et dans une moindre mesure
pour ceux des Asturies en Espagne et des Pyrénées en France décrits respectivement par
G. Altevogt (1967) et R. Mirouse (1966) qui se distinguent principalement par des carénés
opposées peu marquées. Quant aux spécimens du Dévonien moyen de Mauritanie et du
Givétien d’Afghanistan figurés par J. Cottreau (1940) et D. Brice (1970), ils se rappochent,
par les dimensions de leurs polypiers et le nombre de leurs septes, du matériel marocain
attribué dans ce travail à H. halli moghrabiense.
Aphnités
Comme l’avait déjà constaté J. W. Wells (1937), plusieurs espèces à'Heliophyllum
introduites par J. Hall (1876) sont probablement synonymes de H. halli halli. Cela semble être
le cas pour H. arachne Hall, 1876, H. irregulare Hall, 1876, et H. reflexum Hall, 1876, de la
Formation de Moscow de l’État de New York tels qu’ils sont figurés par C. L. Fenton et
M. A. Fenton (1938). Par contre, H. degener Hall, 1876, et //. obconicum Hall, 1876, récoltés
par ces deux auteurs dans la même unité lithostratigraphique, s’en différencient légèrement par
— 162
leurs données quantitatives. Il serait d’ailleurs intéressant de revoir tout le matériel de J. Hall
(1876) et de désigner clairement des lectotypes. //. obconicum teres et H. decorosum, taxons
fondés par C. L. Fenton el M. A. Fenton (1938) dans la Formation de Moscow de la même
région sont à nouveau très semblables à H. halli halli quoique le second possède des carènes
opposées peu nombreuses. Il parait également difficile de distinguer de H.halli halli H. halli
potterense Stumm et Tyler, 1962. de la Formation de Potter Farm du Groupe de Traverse dans
le Michigan, et H. rhopaliseptatum Stumm, 1968, de la Dolomie de Tenmile Creek dans l’Ohio.
D’autres espèces d'Heliophyllum sont manifestement très proches de H. halli halli, mais en
différent par l'un ou l'autre caractère. Telles sont :
— H. elongatum Stumm et Tyler, 1962, de la Formation de Four Mile Dam du Groupe
de Traverse dans le Michigan, qui possède des carènes opposées particulièrement serrées ;
— H. verticale Hall, 1882, du Calcaire de Jeffersonville à la limite des États de l’Indiana
et du Kentucky, qui a été figurée par E. C. Stumm (1964) et qui s’en différencie surtout par des
septes plus nombreux ;
— H. tnegapfûliferum Oliver, 1976, du Membre d’Edgecliff de l’État de New York et de
l’Ontario, qui a un habitus fasciculé et dès lors un peu moins de septes.
Heliophyllum halli moghrabiense Le Maître, 1947
(PI. VI)
V Heliophyllum moghrabiense Le Maître, 1947 ; 35, pl. III, fig. 2, 3.
V Heliophyllum halli Milne-Edwards et Haime, 1850; D. Le Maître, 1947: 31, pl. 1, IL HI, fig- L
Heliophyllum moghrabiense ; G. Termeer et H. Termier, 1950 : 100.
V Heliophyllum halli; D. Brice. 1970 ; 263, pl. XVIII, fig. 6.
Lectotype : Pl. III, fig. 2. 3 in D. Le Maître (1947) désigné dans le présent travail. Spécimen n° 7 de
la collection D. Le Maître conservé à la Faculté Libre des Sciences à Lille en France.
L(X'US TYPicus • Butte calcaire située à l’est de la voie ferrée à la cote 225, à Mechra ben Abbou
(coordonnées 277 x 230,8), Meseta marocaine.
Stratum typicum ; Calcaire à Calcèoles de l’Eifélien.
Matériel et gisements : 6 polypiers dans lesquels 11 lames minces ont été exécutées. Le nombre et la
provenance des spécimens sont indiqués entre parenthèses pour chaque gisement. Ma’der : Sommet de
l'Eifélien à Ouahlane (4. récoltes de P. Bliltynck, 1975, et de M. Cobn-Aubert, 1984) et à Madène el
Mrakib {1. récolte de P. Sartenafr, 1984); Givétien de Ou Driss E.st ( 1, récolte de P. Bultÿnck, 1975). 6
autres polypiers, à savoir le lectotype ainsi que des Heliophyllum halli figurés par D. Le Maître (1947) et
provenant du sommet de l’Eifélien à Ouahlane, ont également été examinés.
Répartition géographique et stratigraphique : Le matériel étudié dans ce travail
provient du sommet de l’Eifélien et accessoirement du Givétien du Ma’der au Maroc.
D. Le Maître (1947) a également trouvé la sous-espèce dans l'Eifélien à Calcèoles de la
Meseta marocaine.
En dehors du Maroc, H. halli moghrabiense a été reconnue dans le Givétien d'Afghanis¬
tan.
Diagnose : Sous-espèce d' Heliophyllum halli possédant habituellement 80 à 86 septes de deux ordres
pour un diamètre variant de 3,5 à 5 cm.
— 163 ^
Description
La description de cette sous-espèce est basée sur l’étude de mon matériel et de celui de
D. Le Maître (1947).
Ce sont des polypiers coniques, cératoïdes ou cylindriques dont la hauteur varie de 6 à
13,5 cm. L’échantillon d'Ou Driss Est montre un calice excavé, entouré d’une étroite plate¬
forme horizontale, tandis qu’un spécimen de D. Le Maître (1947) possède plusieurs
bourgeons péricalicinaux.
La paroi est mince et n’est que rarement conservée.
Section transversale : Les scptes sont habituellement minces sur toute leur longueur.Ils
portent de nombreuses carènes opposées dans le dissépimentarium, évoluant en carènes
noueuses à sa bordure interne. Dans certains polypiers, ils subissent localement une vague
dilatation à cet endroit ou à leur entrée dans le tabularium; parfois aussi, les dissépiments
internes sont affectés d’un faible dépôt de stéréoplasme. Les carènes opposées ont souvent
l’aspect de longues barres perpendiculaires aux septes. Occasionnellement, elles sont arquées
vers l’intérieur ou l’extérieur du polypier et, plus rarement encore, on observe des carènes en
zigzag ou opposées à trois ou quatre branches.
Dans des sections plus proximales, les septes se dilatent à la bordure interne du
dissépimentarium ou dans le tabularium; parallèlement, on note l’apparition locale de
stéréoplasme entre eux, en ces deux points. Finalement, ce dépôt envahit tout le tabularium où
les septes accolés présentent dès lors un axe noir médian.
Les septes majeurs peuvent laisser au centre un espace vide, plus ou moins important, où
l’on observe des tronçons de septes éventuellement enroulés. Ou bien, ils atteignent l’axe du
polypier et parfois s’y unissent pour former des pseudo-fossules. Ainsi, il y en a plusieurs
éventuellement accolées dans le spécimen figuré (pl. VI, 1) où elles sont délimitées par le
recourbement des septes et englobent généralement plusieurs septes majeurs; de plus, des
fragments de septes ou des septes plus longs relient au centre ces pseudo-fossules entre elles.
Les septes minenrs couvrent tout ou presque tout le dissépimentarium; parfois ils sont limités
à la moitié de ce dernier ou tronçonnés à leurs terminaisons internes.
Section longitudinale : Le dissépimentarium comporte habituellement 13 à 16 et
éventuellement 23 rangées de dissépiments globuleux, disposés en couches horizontales dans sa
partie externe et inclinés vers l’axe du polypier dans sa partie interne. Les carènes opposées y
sont disposées en demi-éventail et se composent chacune d’une seule trabécule raonacanthe.
Celles-ci sont fines ou grossières suivant les spécimens, les deux aspects pouvant coexister dans
certaines sections Entre les carènes, les septes apparaissent occasionnellement sous forme de
plages sombres à microstructure fibreuse Les planchers incomplets et s’anastomosant
latéralement sont fréquemment recoupés de septes; leur partie axiale a souvent une allure
piano-convexe, voire parfois horizontale, concave ou en pointe. Très localement et dans
certains spécimens seulement, un faiblè dépôt de stéréoplasme affecte les planchers ou la
bordure interne du dissépimentarium. Toutefois, en position proximale, le tabularium est
presque entièrement masqué par du stéréoplasme.
Le nombre total de septes varie de 70 à 92, le diamètre du polypier de 2,3 à 5,1 cm, mais
peut être réduit à 1,9 cm dans certains stades jeunes. Le diamètre du tabularium mesure entre 7
et 21 mm, les valeurs comprises entre 10 et 19 mm étant les plus fréquentes.
— 164 —
Afhnités
Qualitativement, H. halli moghrabiense est tout à fait comparable à H. halli halli tant au
stade adulte qu’au stade jeune ; quantitativement, il s’en distingue systématiquement par des
polypiers un peu plus larges et par des septes plus nombreux. Ce matériel avait été attribué par
D. Le Maître (1947) à H. moghrabiense et à H. halli. Cependant, cet auteur avait déjà signalé
que la première espèce est très proche de la seconde et les avait d’ailleurs trouvées associées
dans le même gisement à Mechra ben Abbou, dans la Meseta marocaine.
Par l’ensemble de ces caractères, l’unique spécimen du Givétien de l’Afghanistan décrit
par D. Brice (1971) peut raisonnablement être assigné à H. halli moghrabiense. Par contre, le
troisième taxon d’Heliophylluni inventorié par D. Le MaÎire (1947) dans l'Eifélien du Maroc,
à savoir H. halli nodulosa Le Maître, 1947, doit être exclu du genre à cause de l’absence de
carènes opposées qui sont remplacées par quelques nodules épaissis; cette sous-espèce diffère
en outre de H. halli moghrabiense par des polypiers plus étroits, possédant davantage de septes.
F^r ailleurs, H. dahlemense (Haller, 1936) de l’Eifélien supérieur d’Allemagne figuré par
R. Birenheide (1978, fig. 43) présente certaines affinités avec H. halli moghrabiense, mais s’en
différencie par des carénés opposées, plus étroites et aussi par des septes majeurs, restant
dilatés dans le tabularium, même au stade adulte.
Reraerciemenls
M. P. SeMenofe-Tian-Chansky (Muséum national d’Histoire naturelle. Pans) m’a encouragée à
entreprendre cette révision et a bien voulu relire le manuscrit. M P. Sartenaer (Institut des Sciences
naturelles, Bruxelles) a toujours soutenu mes recherches avec beaucoup de sympathie. Celui-ci ainsi que
M"* D. Brice (Faculté Libre des Sciences, Lille), MM. R. Conil, A. N. Molravieff et F. Tourneur
(Laboratoire de Paléontologie, Louvain-k-Neuve) m’ont prêté ou donné du matériel. M. W. A. Oliver
(U.S. Geol. Survey, Washington, USA) m’a fourni des renseignements sur l’affleurement de East Bethany.
MM G. Hermans (Laboratoire de Paléontologie, Louvain-Ia-Neuve) et R. Cremers (Institut des
Sciences naturelles, Bruxelles) ont confectionné les lames minces tandis que M. G. Van der Veken
(Institut des Sciences naturelles. Bruxelles) a imprimé les photos.
Que toutes ces personnes veuillent trouver ici le témoignage de ma vive gratitude.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Altevogt, g., 1967. — Devonian Tetracorals from Spain and their relation to North American species.
Int. Symp. Dev. System, Calgary, 2 : 755-769, 2 pl.
BtRENtiEiDE, R., 1978. — Rugose Korallen des Devon. Jn : Leitfossilien begründet von G. Gürich
(K. KRÔMMELBEtN, ed.). Betlin-Stuttgart, 2 ; 265 p., 21 pl.
Branson, E. B., 1924. — The Devonian of Missouri. Missouri But. Geol Mines, 2d ser.. 17 : 1-129, 31 pl.
Brice, D., 1970. Étude paléontologique et stratigraphique du Dévonien de l'Afghanistan. Contribution
à la connaissance des Brachiopodes et des Polypiers Rugueux. Notes Mêm. Moyen-Orient, 11 :
364 p., 20 pl.
Bultynck, P., 1985. — Lower Devonian (Emsian) — Middle Devonian (Eifelian and lowermost
Givetian) conodont successions from the Ma’der and the Taillait, Southern Morocco. Cour.
Forsch.-Inst. Senck., 75 : 261-286, 8 pl.
— 165 —
Cleland, h. F., 1911. — The fossils ujid stratigraphy of the Middle Devonian of Wisconsin. Bull.
geol. nat. Hist. Surv., 21 ; 222 p., 53 pl.
CoTTREAU. J., 1940. — Coralliaires, Brachiopodes et Crinoïdes mésodévoniens du Sahara mauritanien et
occidental. Bull. Soc. géol. Fr., 5' série. 10 • 187-200. pl. VTI.
Dana, J. D., 1846. Généra of Fossil Cotais of the family Cyathophyllidac. Am. J. Sci., 2d ser., 1 : 178-
189.
Davis, W. 1887. — Kentucky fossil Cotais, a monograph of the fossil Corals of the Silurian and
Devonian rocks of Kentucky, pt. 2. Ky geol. Surv., Frankfort ; xni p., 139 pl.
Fenton, C. L., et M. A. Fenton, 1938. — Heliophyllum and << Cystiphyllum » Corals of Hall’s
« Illustrations of Devonian Corals ». Ann. Carneg. Mus., 27 : 207-250, pl. XVII-XXIV.
Ghods, p., 1982. Rugose Korallen des Givetium und Frasnium im Elburg-Gebirge (Nord-Iran). Diss.
zur Erlangung des Doktorgrades Naturwiss. im Fachbereich Geowiss. Univ. Hamburg : 172 p.,
11 pl.
Hall, J., 1843. — Geology of New York. Part TV comprising the survey of the fourth geological district.
Albany ; 683 p.
— 1876. — Illustrations of Devonian fossils : Gastropoda, Pteropoda, Cephalopoda, Crustacea and
CoraLs of the Upper Heldèrberg, Hamilton and Chemung Croups. Geol. Surv. State New York,
Pal. : 39 pl.
— 1883. — Paleoniology, Van Cleve’s fossil Corals. Indiana Dep. geol. nat. Hist., 12th Ann.. Rept.,
1882 : 239-375, pl. 1-32.
Haller, W., 1936. — Einige biostratigraphische Untersuchungen in der Rohrer Mulde unter besonderer
Berücksicbtigung der Keriophyllen. Jb. preuss. geol. Landesanst. Berg Akad., 56 : 590-632, pl. 32-
43.
Hill, D.. 1981. Part F, Coelentcrata, Supplément 1, Rugosa and Tabulata, 2 vols., Treatise on
Invertebratc Paleontology edited by C. TEiaiERX : 762 p.
Hollard, H., 1974. Recherches sur la stratigraphie des Formations du Dévonien moyen, de TEmsien
supérieur au Frasnien, dans le sud du Tahlalt et dans le Ma’der (Anti-Atlas oriental). Notes Mém.
Serv. Mines Carte géol Maroc, 36 (264) : 7-68.
— 1981. — Tableaux de corrélations du Silurien et du Dévonien de l’Anti-Atlas. Notes Mém. Serv.
Mines Carte géol. Maroc, 42 (308) : 23. 5 tabi
IvANiA, V. A., 1965. — Devonskie korally Saiano-Altaïskoï gornoï oblasti. Izd. Tomsk Ouniv., Tomsk :
398 p., 103 pl.
IVANOVSKŸ, A. B., 1976. — Oukazatel rodov Rougoz. Trudv Inst. Geol. Geofiz. sib. Otd., 217 : 255 p,
26 pl.
Lambe, L. M., 1901. — A revision of the généra and species of Canadian Palaeozoic Corals. Contr. Can.
Palaeont., 4 (II) ; 97-197, pl. VI-XVIII.
Lecompte, m., 1952. — Madréporaires paléozoïques. In : J. Piveteau, Traité de Paléontologie, 1 ; 419-
538.
Le Maître, D,, 1947.— Contribution à l’étude du Dévonien du Tafilalet. II. Le récif coralligène de
Oiiihalane. Notes Mém. Serv. Mines Carte géol. Maroc. 67 : 112 p., 24 pl.
Ma, T. Y. H., 1956. — A reinvestigation of climate and the relative positions of continents during the
Devonian. Res.past Clim. contin. Drift, Taipei, 9 ; 116 p., 70 pl.
Milne-Edwards, H., et J. Haime, 1850. — A Monograph of the British Fossil Corals. Part 1,
Introduction. Palaeontogr. Soc, • I-LX.XXV
Milne-Edwards, H., et J. Haime, 1851. — Monographie des Polypiers fossiles des terrains paléozoïques.
Archs Mus. Hist. nat., Paris, S : 1-502, pl. I-XX.
Milne-Edwards, H., et J. Haime, 1853. — A Monograph of the British Fossil Corals. Part 4, Corals
from the Devonian Formation. Palaeontogr. Soc. : 211-244, pl. XLVII-LVl.
— 166 —
Mirouse, R., 1966. — Recherche& géologiques dans la partie occidentale de la zone primaire axiale des
Pyrénées. Mém. Serv. Carte géol. dél. Fr. : 451 p., 18 pl.
NicitOLSON, H. A., 1878. — On the minute structure of the Corals of the généra Heliophyllum and
Crepidophytlum. Ann. Mag. nal..Hisl., 5th ser., 1 : 44-54.
Oliver^ W. A., 1971., — The eoral fauna and âge of the Famine Limestone in Quebec. Smithson. Contr,
Faleobiol.,3 : 193-201.3 pl.
— 1976. — Noncystimorph colonial Rugose Corals of the Onesquethaw and Lower Cazenovia
Stages (Lower and Middle Devonian) in New York and adjacent areas. Prof. pap. U.S. geol. Surv.,
869 ; 156 p., 108 pl.
Oliver, W. A., et G. Klarper, 1981. — Devonian biostratigraphy of New York. Subcommission on
Devonian Slratigraphy, July 1981, Washington, 1 ; 106 p.
OuvER, W. A., et J, E. SiJRAW. 1983. — The Devonian Rugose Corals of New York. In ; J, E. Soraltf et
W. A. Oliver (eds.), Silurian and Devonian Corals and Stromaloporoids of New York. Fourth
International Symposium on Fossil Cnidaria, August 1983, Washington : 35-51.
Rominger, C., 1876. — Palaeontology. Fossil Corals. Geol. Surv. Michigan. 3 (2) : 161 p.. 55 pl.
ScRUTTON, C. T., 1973. — Palaeozoic Coral faunas from Venezuela, il. Devonian and Carboniferous
Corals froin the Sierra de Perija. Bull. Br. Mus. nat. Hisl. (Geol.), 23 (4) : 223-281, 10 pl.
— 1985. — Subclass Rugosa. In : S. W. Murray (ed.), Atlas of Invertebrate Macrofossils. Longman
and the Palaeontological Association, London : 13-31.
Shimer, h. w,, et R. R. Shrock. 1944. — Index fossils of North America. New York, John Wiley and
Sons : 837 p.. 303 pl.
Smelovskaia. M. M., 1963. — Rougozy srednego i verkhnego devona. In : A. A. Bogdanov (ed.),
Stratigrahia i faouna paleozoïskikh otlojeniï khrebta Tarbagataï (Ordovik, Silour, Devon, Nijniï
Karbon). Moscou ; 195-208, pl. XL-XLIV.
Smith, S., 1945. Upper Devonian Corals of the Mackenzie River région. Canada. Spec. Pap. geol. Soc.
,4ni..59 ; 126 p., 35 pl
SORAUP, J. E, et W- A. Oi-iVEH, 1976. Septal carinae and microstructure in Middle Devonian
Heliophyllum (Rugosa) from New York State. J. Paleonl., SO (2) ; 331-343,5 pl.
SoRAUF, J. E., et W. A. Oliver, 1983. — Silurian and Devonian Corals and Stromatoporoids of New
York. Fourth International Symposium on Fossil Cnidaria, August 1983, Washington : 180 p.
SoSHKiNA, E. D., 1952. — Opredelitel devonskikh tcheiyrekhloutchevykh korallov. Trudy Paleont. Inst.,
39 : 127 p.,49 pl.
Sparling, D. R., 1985. — Corrélation of the subsurface Lower and Middle Devonian of the Lake Erie
région : Alternative interprétation. Bull. geol. Soc. Am., 96 : 1213-1218.
Spassky, N. la., 1959. — Korally Rugosa v nijnem i srednem Devone Ourala. Zap. leningr. gorn. Inst.
Geol.. 36 (2) ; 15-47.
1960. — Devonskie tchetyrekhloutchevye korally roudnogo .Altaia. Paleont. obosnov. Stratigr.
Paleoz. rud, Altaya, 3 ; 143 p., 35 pl.
Stewart, G. A., 1927. Fauna of the Silica Shale of Lucas County. Bull. geol. Surv. Ohio, 4th ser., 32 :
76 p., 5 pl.
— 1938. — Middle Devonian Corals of Ohio. Spec. Pap. geol. Soc. Am., 8 : 120 p., 20 pl.
Stumm, e. c., 1942. — Fauna and stratigraphie relations of the Prout Limestone and Plum Brook Shale
of Northern Ohio../. Paleont., 16; 549-563, pl. LXXX-LXXXIV.
— 1949. — Révision of the families and généra of the Devonian Tetracorals. Mem. geol. Soc. Am.,
30 : 92 p., 25 pl.
— 1964. — Silurian and Devonian Corals of the Falls of the Ohio. Mem. geol. Soc. Am., 93 : 184 p.,
80 pl.
— 1968 — The Corals of the Middle Devonian Tenmile Creek Dolomite of Northwestern Ohio.
Contr. Mus. Paleont. Univ. Mich., 22 (3) : 37-44, 3 pl.
Stumm, E. C., et J. H. Tyler, 1962. — Corals of the Traverse Group of Michigan. Part IX, Heliophyllum.
Conir. Mi4S. Paleont. Univ. Mich., 17(12) ; 265-276, 3 pl.
Telford, P. G., 1975. — Ordovician to Devonian stratigraphy and Conodont biostratigraphy of
Southern Ontario. Field Trip n* 4 and 5, Waterloo’75, Geol. Assoc. Can., Min. Assoc. Can.. Geol.
Soc. Am. ; 119-160.
Termier, g., et H. Termœr, 1950. — Paléontologie marocaine, II Invertébrés de l’ére primaire, fasc. 1 :
Foraminiféres, Spongiaires et Coelentérés. Notes Mém. Serv. Mines Carte géol. Maroc. 73 : 220 p.,
51 pl.
Uyeno, T. T., P. G. Telford et B. V. Sanford, 1982. — Devonian Conodonts and stratigraphy of
Southwestem Ontario. Bull. geol. Surv. Can., 332 :1-55, 5 pl.
Wells, J. W.. 1937. — Individual variation in the Rugose Coral species Heliophyllum halli E. & H.
Palaeontogr. Am., 2 (6) : 1-22, 1 pl.
— 1943. — Anthozoa. In : R. A. Liddle, G. D. Harris et J. W. Wells, The Rio Cachiri section in
the Sierra de Perija, Venezuela. Bull. Am. Paleont., 27 (108) : 95-100, pl. 10.
Dans les planches I à VI, tous les spécimens sont représentés au grossissement x 3.
Les échantillons figurés dont le numéro est précédé de MNHN IP proviennent de la collection H.
Milne-Edwards conservée à l'Institut de Paléontologie, Muséum national d’Histoire naturelle à Paris;
ceux dont le numéro est précédé de I.R.Sc.N.B. sont déposés dans les collections de l’Institut royal des
Sciences naturelles de Belgique à Bruxelles.
— 168 —
Planche I
Heliophyllum halli halli Milne-Edwards et Haime, 1850.
1-2. — MNHN IP S.l 1661, néotype. Leicester (Moscow), État de New York. Ces sections longitudinale et transversale
ont été effectuées dans le spécimen figuré pl. 7, fig. 6a de H. Milne-Edwards et J. Haime (1851).
3. — I.R.Ss.N.B. n° a2655. East Bethany 17, État de New York. Section transversale ; C = septe cardinal.
4. — I.R.Sc.N.B. n“ a2656. East Bethany 5, État de New York. Section transversale ; C = septe cardinal..
mmm
PLANCHE I
— 170 —
Planche II
Heliophyttum halli halli Milne-Edwards et Haime. 1850.
1-2. — MNHN IP S.l 1662. Leicester (Moscow), État de New York. Sections transversales : 1, stade adulte avec C =
septe cardinal ; 2, stade jeune.
3-4. — l.R.Sc.N.B. n° a2658. Collection Piret, Leicester (Moscow) HH4, État de New York. Sections transversale et
longitudinale.
PLANCHE II
— 172 —
Planche III
Heliophyllum halli Aa///Milne-Edwards et Haime, 1850.
1-2. — I.R.Sc.N.B. n" a2659. East Bethany 10, État de New York. Sections longitudinale et transversale; C= septe
cardinal.
3-4. — I.R.Sc.N.B. n° a2660. East Bethany 13, État de New York. Sections longitudinale et transversale.
PLANCHE III
174 —
Planche IV
Heliophyllum halli halH Milne-Edwards et Haime, 1850.
1. — I.R.Sc.N.B. n“a2661. Collection Piret, Leicester (Moscow) HH3, État de New York. Section transversale.
2. — I.R.Sc.N.B. n° a2657. Collection Le Marchand, York HH2, État de New York. Section longitudinale.
3. — I.R.Sc.N.B. n“ a2662. Tuilerie de Thedford ON4, Ontario. Section transversale; C = septe cardinal.
PLANCHE IV
176
Planche V
Heliophyltum halli halli Milne-Edwards et Haime, 1850.
1. — l.R.Sc.N.B, n° a2663. East Belhany 16, État de New York. Section longitudinale.
2-3. — l.R.Sc.N.B. n° a2664. Ausable River à Hungry Hollow ON30, Ontario. Sections transversale et longitudinale.
PLANCHE V
— 178 —
Planche VI
Heliophyllum halli moghrabiense Le Maître, 1947.
1-2. — I.R.Sc.N.B. n° a2665. Ouahlane MA 267, Ma'der. Sections transversale et longitudinale.
PLANCHE VI
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 4' sér., 9, 1987,
section C, n° 2 : 181-196.
Les Cordyiidae (Reptilia, Lacertilia)
de rÉocène français
par Marc Augé
Résumé. Deux lézards de l'Éocéne supérieur français, Pseudolacerta mucronata et Pseudolacerta
lamandini, généralement attribués aux Cordyiidae, sont révisés, Une nouvelle diagnose est proposée pour
chaque espiéce. tandis que leur appartenance aux Cordyiidae est confirmée. Ces deux lézards sont
considérés comme des immigrants d'origine africaine. Un canevas pour l'ensemble de l'histoire des
Cordyloïdes européens est esquissé.
Abstract — Two lizards from the late Eoceiie of France, Pseudolacerta mucronata and Pseudolacerta
lamandini, generally referred to the Cordyiidae, are revised. This previous opinion is confirmed, and a new
diagnosis is propo^ for each species. These two lizards are considered as African immigrants, and a
scénario about the history of the European Cordyloidea is outlined.
Key words. — Cordyiidae, Eocene, France, Cordyloidea, Europe.
M. Augé, Laboratoire de Paléontologie des Vertébrés, Université Paris Vl. 4, place Jussieu, 75252 Paris cedex 05.
Les Cordyiidae actuels forment une famille de lézards qui compte environ une dizaine de
genres répandus en Afrique du Sud, en Afrique tropicale et à Madagascar. Ils sont regroupés
avec les Paramacellodidae (qui ne comprennent que des formes fossiles du Jurassique) dans la
superfamille des Cordyloidea. L’Éocéne français, les Phosphorites du Quercy notamment, ont
livré des restes de Cordyiidae dont la description et l’étude taxonomique n’ont jamais été
vraiment entreprises.
HISTORIQUE
Hoffstetter (1942) soupçonne, le premier, la présence de Cordyiidae dans les Phosphori¬
tes du Quercy. Il fonde son opinion sur des dentaires initialement décrits par Filhol 0877)
sous le nom de Lacer la mucronata et Lacerta lamandini. De Stefano (1903) propose pour ces
formes un genre nouveau, Pseudolacerta, en se basant sur leur dentition hétérodonte.
Hoffstetter (1942) retient ce genre, non en raison des particularités de la dentition, mais à
cause de la forme du sulcus Meckeli et du bord inférieur de ces dentaires qui lui paraissent
correspondre aux Cordyiidae plutôt qu’aux Lacertidae. Il appuie aussi son opinion sur la
présence, dans le matériel du Quercy, de vertèbres dont la morphologie lui rappelle celle de
Cordylus giganteus. Hoffstetter (1944, 1955, 1961, 1962) reprendra souvent cette idée quant à
la position systématique de Pseudolacerta, sans jamais se montrer pleinement affirmatif, et en
182 —
1944 il suggère même que Pxeudolacerta pourrait appartenir aux Scincidae. L’étude du genre
est en elTet difficile puisque les figures originales de FnJioi. ne sont pas démonstratives et que
le type de Pxeudolacerta mucronata est certainement perdu. Rage (1978) hésite sur la position
systématique de Pxeudolacerta qui, selon lui, pourrait aussi bien être un Lacertidé qu’un
Cordylidé. Estes (1983) et Rocek (1984) se prononcent, indépendamment, pour une
appartenance aux Cordylidae. Estes (1983) reprend dans sa diagnose de Pxeudolacerta
mucronata les caractères retenus par Hoffsteiter (1942) . la morphologie du sulcus Meckeli,
la forme rectiligne du bord ventral du dentaire, les relations dcntaire-splénial. ce à quoi Rocek
(1984) ajoute la forme particulière du coronoïde. Un autre problème reste en suspens, celui du
nombre d'espèces présentes dans le Quercy. Hoffstetter (1942). suivant en cela Filhol
(1877), retient les deux espèces Pxeudolacerta mucronata et P. lamandini. Il indique brièvement
qu'elles ne sont distinguées que par leur dentition. Estes (1983) écrit que Pxeudolacerta
lamandini est légèrement plus grand que P. mucronata et que ses dents postérieures sont
légèrement plus émoussées. En revanche, Rocek (1984) ne retient qu'une espèce dans le
Quercy, Pxeudolacerta lamandini, se fondant sur une traduction erronée de la publication de
Hoffstetter (1942). En effet, ce dernier ne conclut pas à une identité spécifique entre
Pxeudolacerta mucronata et P. lamandini, mais à une identité générique.
Tous ces travau-x s’appuient sur des fossiles des anciennes collections du Quercy. donc de
gisement et d’âge imprécis (Éocène supéneur ou Oligocène). Les nouvelles récoltes entreprises
dans le Quercy (de Bonis et al., 1973 ; Crochet et al., 1981) ont relativement enrichi le nombre
de restes attribuables à Pxeudolacerta. Cet ensemble de fossiles permet de proposer une
nouvelle diagnose des deux espèces. P, mucronata et P. lamandini ; d’autre part leur position
stratigraphique est maintenant précisée; pour la chronologie des gisements du Quercy, on se
reportera à DE Bonis et al. (1973) et à Crochet et al. (1981). Le gisement de Grisolles est dans
le niveau du Bretou (Éocène supérieur).
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Superfamille CORDYLOIDEA
Famille Cordylidae
PSEUDOLACERTA de Stefano, 1903
Espèce-type : Lacerta mucronata Filhol, 1877.
Caractère générique : Lézard cordylidé à dentition hétérodonte.
Pseudolacerta mucronata (Filhol, 1877)
1877 — Lacerta mucronata Filhol, p. 489, fig. 424.
1893 — Lacerta mucronata Filhol : Zittel. p. 600.
— 183 —
1903 — Pseiidolaceria mucronuta Filhol ; DE Stefano, p. 413, 414.
1940 — ? Proiguana europacuna Filhol. Kuhn. pl. X, fig. 3.
1942 — Pseudolacerla mucronata (H. Filhol, 1877) ; Hoffstetter, p. 240.
1944 — Pseudolacerla mucronata (Filhol 1877) ; Hoffstetter, p. 553.
1978 — Pseudolacerla mucronuta (Filhol, 1877) ; Rage, p. 203.
1983 — Pseudolacerla mucronata Filhol, 1877 ; Estes, p. 126
1984 — Part Pseudolacerla lamandini (Filhol, 1877) : Rocek, p.20.
Holotype : Un dentaire du Muséum national d’Histoire naturelle, apparemment perdu. Fig. 424 in
Filhol (1877).
Localité-type : Phosphorites du Quercy, gisement précis inconnu.
Âge ; Probablement Éocéne supérieur.
Matériel : Nouvelles récoltes du Quercy; Le Bretou : un dentaire incomplet ; Les Pradigues ; deux
dentaires incomplets; Sainte-Néboule : deux dentaires incomplets; Sindou D ; un fragment de dentaire;
Escamps B : deux dentaires Incomplets, Escamps C : un dentaire incomplet; Escamps X ; deux dentaires
incomplets. Anciennes collections du Quercy : cinq dentaires incomplets. Grisolles : une vingtaine
de dentaires incomplets.
Diagnose émendée : Sulcus Meckeli resserré seulement en avant de la cinquième position dentaire ;
dentition hêtérodonte. les dents antérieures étant plus développées que les suivantes.
Répartition stratigraphique ; Du niveau repère du Bretou à celui d’Escamps, Headonien
(Fahlbush, 1975), Éocène supérieur.
Description
Dentaire gauche (fig. 2) dont la partie postérieure est brisée, anciennes collections du
Quercy, MNHN, n” Qu 17 159.
En vue labiale la section du dentaire est convexe latéralement; dans le détail, la partie
centrale est verticale, tandis qu'une portion déprimée occupe la partie supérieure de l’os. Cette
portion déprimée s'étend de la quatrième position dentaire jusqu’à l'arrière de l'os. Cinq
foramens alvéolaires s’ouvrent pratiquement à mi-hauteur de la face labiale ; le dernier est sous
la huitième dent. Le bord ventral de l'os n’est conservé que dans sa partie antérieure; il y est
parfaitement rectiligne, sauf tout à fait à l’avant où il remonte vers la symphyse.
En vue bnguale le sulcus Meckdi. dont la partie postérieure est inconnue, est réduit à un
mince sillon rectiligne vers l’avant Tl est exposé ventro-mésialcment sur toute sa longueur et il
n’atteint pas le niveau de la symphyse. Ce sillon reste étroit entre l’avant du dentaire et le
niveau de la cinquième dent où il existe une sorte d’étranglement provoqué par un
épaississement du bord ventral du dentaire qui. par ailleurs, reste assez mince. Vers l’arrière le
sulcus Meckeli s’élargit régulièrement. Le plateau dentaire est peu développé, réduit à une
mince marge entre les bases dentaires et la lame horizontale (en ce qui concerne la terminologie
anatomique, voir figure 1). La lame horizontale est effectivement horizontale dans la partie
centrale du dentaire, puis elle se relève légèrement à l’avant, tandis qu'elle est brisée dans sa
partie postérieure. Le bord mésial de la lame horizontale est arrondi, assez large à l’avant, puis
il s'amincit régulièrement vers l’arriére (Rocek, 1984, signale une même disposition chez
Palaeocordylus du Miocène inférieur de Tchécoslovaquie).
— 184
Fig, 1, — Pseudolacerla luniandini, dentaire droit, holotype, MNHN, n° 1903-20, Phosphorites du Quercy, Éocéne
supérieur (lA, face linguale; IB. face labiale), c : coronoïde. cd : crête dentaire, ea : e.xtrémité antérieure de
l'angulaire, es ; emplacement de la symphyse, fa : foramen alvéolaire, Ih : lame horizontale, pd : plateau dentaire,
s : splénial, sa : supraangulaire, sM ; sulcus Meckeli.
La dentition montre les caractères les plus remarquables ; la rangée dentaire comptait dix-
neuf dents, dont dix-sept sont toujours en place. Il n’est pas possible de dire si elle est
complète, en raison de l’absence de la partie postérieure du fossile. La dentition est
hètérodonte : les dents un à six sont plus grandes que les suivantes, leur diamètre est élargi à la
base, leur apex est pointu et recourbé postèro-mésialement ; elles sont nettement séparées les
unes des autres et dépassent la crête dentaire sur près de la moitié de leur hauteur. On peut
résumer leurs caractères morphologiques en disant qu'elles sont plus ou moins caninimorphes,
les dents quatre et six olTrani la morphologie la plus typique. Les dents sept et huit marquent
une transition entre les dents antérieures et les dents postérieures (position neuf à dix-neuO.
Ces dernières ne sont pas élargies à la base, mais cylindriques, droites, avec un apex muni de
trois cuspides, la cuspide centrale étant dominante. De plus, elles sont hyperpleurodontes, très
serrées et ne dépassent la crête dentaire que sur un cinquième de leur hauteur. Dans la
— 185 —
description originale de Lacerta mucronaîa, Filhol (1877) avait déjà signalé ces différences
dans la dentition.
Variations
Les dentaires disponibles montrent quelques différences par rapport au spécimen décrit ci-
dessus.
Les dents antérieures peuvent être plus ou moins nettement recourbées vers l’arrière et
plus ou moins développées. Quelquefois elles ne dépassent guère le niveau des dents
postérieures, mais restent toujours caninimorphes. Le sulcus Meckeli s’ouvre plus ou moins
largement vers l'arriére. L'un des dentaires porte vingt-trois dents, et il n’est pas sur qu’il soit
complet.
D’autre part Rochk (1984) a repris la description d’un dentaire des Phosphorites du
Quercy, figuré par Kohn (1940) sous le nom de Proiguana europaea et a mis en évidence les
affinités cordyliennes de cette pièce qui présente une profonde dépression sur la face labiale,
tout comme Pseudolacerta mucronata. Pourtant, ce dentaire compte vingt-neuf positions
dentaires, alors que les dentaires de P. mucronata que j'ai examinés n’en montrent que vingt-
trois au maximum, mais sur aucun d’eux on ne peut avoir de certitude quant à la conservation
de la rangée dans sa totalité. Cependant, comme le soulignait Rocek, le problème de
l’identification spécifique et générique de celte pièce reste ouvert.
Pseudolacerta lamandini (Filhol, 1877)
1877 — Lacerta lamandini Filhol. p. 489, 490, fig. 421.
1888 —Lacerta lamandini Filhol ; Lvdekkbr, p. 287
1893 — Lacerta lamandini Filhol : ZiTTEi., p. 600.
1903 — Lacerta lamandini Filhol ; OE Stefano, p. 412.
1942 ~ Pseudolacerta lamandini (H. Filhol, 1877) ; Hoffstetter, p. 239.
1944 — Pseudolacerta lamandini (Filhol 1877) : Hoffstetter, p. 553.
1970 — Pseudolacerta lamandini (FiLhol) ■ Ginsblirg, fig. 868.
1978 — Pseudolacerta lamandini (FlDiol, J 877) • Rage, p. 203.
1983 — Pseudolacerta lamandini Filhol, 1877 : Estes, p. 128, fig. 32D.
1984 — Pseudolacerta lamandini (Filhol, 1877) : Rocek, p. 20.
Holotvpe l Une mandibule droite incomplète, avec le dentaire, le splénial, le coronoïde et une petite
partie du supraangulaire et de l’angulaire, anciennes collections du Quercy, MNHN, n“ 1903-20, fig. 421
in Filhol (1877).
Localité-type ; Phosphorites du Quercy, gisement précis inconnu.
Âge : Probablement Èocéne supérieur.
Matériel : Nouvelles récoltes du Quercy; Le Bretou : un dentaire incomplet; Aubrelong 2 : un
dentaire incomplet; Malpérié : quatre dentaires incomplets; Perrière B ; deux dentaires incomplets;
Gousnat ; deux dentaires incomplets ; Sainte-Néboule ; quatre dentaires incomplets ; Coânac I : un
dentaire incomplet; Escamps B : un dentaire; Escamps C : trois dentaires incomplets. — Anciennes
collections du (juercy ; un dentaire avec une partie du splénial, deux dentaires complets, une dizaine de
dentaires incomplets.
— 186 —
Diagnose ûmendéf : Pseudolacerta lamandini difTère de P. mucronata par un sulcus Meckeli très étroit
sur une grande partie de la longueur du dentaire et une dentition hétérodonte dont les premières dents
sont plus petites que les suivantes.
Répartition stratigraphique ; Du niveau repère du Bretou à celui d’Escamps, Headonien
(Faiilbusii, 1975), Éocène supérieur.
Description de l’holotype
(Fig. 3)
Dentaire
En vue labiale, le dentaire est assez effilé vers l'avant et sa hauteur s'accroît régulièrement
vers l'arrière. En section, le dentaire est convexe latéralement, et il n’y a pas de dépression bien
marquée dans la partie supérieure. Six foramens labiaux s'ouvrent un peu en dessous de la mi-
hauteur du dentaire. Le bord ventral est parfaitement rectiligne, avec cependant une inflexion
vers le haut au niveau de la symphyse (fig. 3).
En vue linguale, le sulcus Meckeli est largement ouvert mésialement dans la partie
postérieure du dentaire, mais se rétrécit rapidement vers l’avant où il est exposé ventro-
mésialement ; antérieurement à la quatorzième position dentaire, il est réduit à un mince sillon
limité dorsalement par le rebord de la lame horizontale et ventralement par le bord inférieur
du dentaire qui est assez épais sur toute sa longueur ; ces deux bords sont parallèles et presque
contigus. Le sulcus Meckeli ne s’infléchit pas vers le haut, même prés de la symphyse qu’il
n'atteint d'ailleurs pas. La lame horizontale est droite dans la partie antérieure du dentaire,
puis elle se relève légèrement à l’arrière de l’os; elle se termine un peu en avant de la dernière
dent. Le rebord de cette lame est arrondi et garde la même épaisseur sur toute sa longueur. Le
plateau dentaire est réduit à une étroite surface horizontale, entre les bases dentaires et la lame
horizontale.
La rangée dentaire est complète et les dents sont pleurodontes. Il existait vingt-trois dents,
quatorze sont encore en place. Les dents antérieures sont plus petites que les dents
postérieures. Ces premières dents sont légèrement recourbées vers l'arrière et leur apex est
pointu^ elles dépassent la crête dentaire sur un tiers de leur hauteur. A partir de la neuvième
dent, la morphologie change : les dents suivantes sont cylindriques et droites, leur taille
s’accroît régulièrement vers l’arrière et leur apex porte trois cuspides, la cuspide centrale étant
dominante. Ces dents postérieures dépassent la crête dentaire sur un cinquième de leur hauteur
seulement La dentition est donc hétérodonte, mais à un moindre degré que chez Pseudolacerta
mucronata.
Splénial
Cet os recouvre la partie postérieure du sulcus Meckeli, mais il le laisse libre vers l'avant à
partir de la treizième position dentaire. Rocek (1984) mentionne ce caractère pour séparer
Palaeocordylus de Pseudolacerta (chez Palaeocordylus le splénial s’étend jusqu’à la neuvième
position dentaire), mais il n’est pas sûr que la terminaison du splénial de Pseudolacerta soit
intacte, l'os pouvant être brisé à cet endroit. Toutefois, la séparation entre les deux genres est
suffisamment étayée par ailleurs (Rocek, 1984) et il n’est pas question de la remettre en cause.
— 187
Fig. 2-4. — 2. Pseudolaceria mucronala, dentaire gauche, MNHN, n" QU 17159. Phosphorites du Quercy, Éocène
supéncur (2A, face labiale; 2B, face linguale); 3, Pseudolaceria lamandini. dentaire droit, holotype, MNHN,
n° 1903-20, Phosphorites du Quercy. Éocéne supérieur (3A, face labiale; 3B, face linguale); 4, Pseudolaceria sp.,
frontal, USTL, n° ECB 1701, Escamps, Éocéne supérieur (4A, face ventrale ; 4B, face dorsale).
— 188 —
Coronoïde
Le processus ascendant du coronoïde est assez élevé, il fait un angle proche de 90° avec la
crête dentaire. Le contact entre le coronoïde et le dentaire en vue labiale est particulier : la
crête dentaire vient butter contre « l’arête labiale du coronoïde » et la face de contact entre les
deux os est verticale à ce niveau, parallèle à l’arête labiale (fig. 5). C’est un caractère qui paraît
constant chez les Cordylidae, mais on retrouve une morphologie assez proche pour les
Scincidae et même certains Iguanidae. Le bord postérieur du dentaire passe sous l’arête labiale
et forme le processus supraangulaire ; en vue linguale, le coronoïde forme un processus
dentaire qui passe sous la dernière dent et qui se termine sous la lame horizontale. Estes (1983)
indique que le contact particulier entre le dentaire et le coronoïde en vue labiale est un
caractère commun aux Scincidae, aux Cordylidae et aux Xantusiidae. Estes, Gauthier et de
5A
Fig. 5. — Pseudolacerta lammdini, détail du coronoïde, holotype, MNHN n° 1903-20, Phosphorites du Quercy,
Eocène supérieur (5A, face linguale ; 5B, face labiale), aie : arête labiale du coronoïde.
— 189 —
Queiroz (sous pressé) ne reprennent pas ce caractère dans la définition de la superfamille des
Scincoidea (comprenant les Scincidae et les Cordylidae); ils indiquent seulement, parmi
d’autres synapomorphies, que le processus coronoïde du dentaire est élargi en vue latérale.
Variations
Les autres dentaires montrent quelques différences par rapport à l’holotype.
Le nombre de dents peut aller jusqu’à vingt-cinq ; il ne semble pas être inférieur à vingt-
trois. Le sulcus Meckeü est très étroit, presque refermé dans sa partie antérieure sur certains
dentaires. La différence de taille entre les dents antérieures et postérieures est quelquefois
imperceptible.
Distinction entre Pseudolacerta mucronata et P. lamandini
Les descriptions précédentes permettent de préciser les différences entre les deux espèces :
— l’hétérodontie est plus nette chez Pseudolacerta mucronata que chez P. lamandini ; de
plus les dents antérieures de cette dernière forme sont plus petites que les suivantes; la
situation est inverse chez P. mucronata ;
— le sulcus Meckeli de P. mucronata s'élargit vers l’arrière dès la cinquième position
dentaire, car la lame horizontale commence à se relever dès ce niveau et n’est donc plus
parallèle au bord ventral du dentaire; chez P. lamandini, le sulcus Meckeli est très étroit sur la
plus grande partie de la longueur du dentaire, car la lame horizontale et le bord ventral du
dentaire sont rectilignes et pratiquement parallèles ;
— la lame horizontale de P. lamandini garde la même épaisseur sur toute sa longueur;
elle s’amincit vers l’arriére chez P. mucronata ;
— le bord ventral du dentaire de P. mucronata est plutôt moins épais que celui de P.
lamandini, de plus, il présente une sorte de renflement (au niveau de la cinquième dent) qui
étrangle alors le sulcus Meckeli, ce qui n’existe pas chez P. lamandini;
— le sulcus Meckeli de P. mucronata montre une légère inflexion vers le haut au niveau
de la symphyse; celui de P. lamandini reste droit à ce niveau.
Les différences que l'on vient de passer en revue sont des plus manifestes sur les deux
spécimens décrits. Mais si l'on regarde l'ensemble des pièces attribuées aux deux espèces, ces
différences, sans disparaître, perdent de leur évidence et s'atténuent; le tout laisse l'impression
d’une série morphologique dont les deux pôles seraient P. mucronata et P. lamandini, avec de
nombreux intermédiaires entre les deux. Mais ces derniers restent séparés par au moins une
distinction morphologique : la différence de taille entre les dents antérieures et postérieures qui
subsiste toujours même quand elle s'atténue. On peut voir ici la raison des problèmes
rencontrés jusqu’alors pour séparer ces deux espèces. D’autre part, ce sont les dentaires les plus
grands qui présentent les caractères les plus tranchés, les pièces de petite taille étant beaucoup
plus ambiguës. On peut donc supposer qu’il existe bien deux espèces dont les stades juvéniles
étaient très proches.
— 190 —
Pseudoiacerta sp.
Les nouvelles récoltes du Quercy ont livré des vertèbres de Cordylidae et une partie de
frontal qui se rapportent sans doute au genre Pseudoiacerta, seul représentant de la famille
dans le Quercy. Il n'est pas possible de les attribuer à l’une ou l’autre des deux espèces
connues, mais il paraît intéressant de les décrire.
Frontal (fig. 4)
Il sagit de la moitié antérieure d’un frontal de petite taille, provenant de l’Éocène
supérieur d’Escamps (USTL, n® ECB 1701). L’os est impair, mais une ligne de suture médiane
est bien visible sur la face ventrale.
En vue dorsale, l'os s'élargit légèrement vers l’avant, mais comme antérieurement les
bords latéraux sont endommagés, il est difficile de juger de l’ampleur de cet élargissement.
Dans la partie moyenne de la pièce les bords latéraux deviennent presque parallèles. La surface
de l’os présente ime ornementation peu marquée, faite de petites cupules formant un pointillé,
quelquefois anastomosées en sillons onduleux. Dans la partie postérieure de ce frontal
incomplet, on devine la limite entre une grande écaille épidennique qui couvrait la partie
antérieure de l’os et deux écailles fronto-pariétales, jointes sur la ligne mésiale du frontal.
En vue ventrale, les processus olfactifs (= processus descendants) du frontal sont bien
développés dans la partie antérieure de l'os, puis ils diminuent rapidement vers l’arriére pour
disparaître à peu près à mi-longueur du frontal.
La fonne générale de cet os, la disposition des écailles épidermiques sur la face dorsale, sa
taille qui s’accorde à celle des autres restes de Pseudoiacerta ne laissent guère de doute quant à
son appartenance à ce genre.
Vertèbres
Matériel ; Le Bretou : six vertèbres dorsales, deux vertèbres caudales ; Les Pradigues ; une vertèbre
dorsale, une vertèbre caudale; La Bouffie : une vertèbre dorsale; Perrière B : quatre vertèbres dorsales;
Rosières 2 ; deux vertèbres dorsales, une vertèbre caudale ; Sindou D ; une vertèbre sacrée ; Escamps B :
trois vertèbres dorsales.
Vertèbre dorsale (fig. 6) : Ici sera décrite une vertèbre provenant de La Bouffie (USTL,
n° BEI 1872). C’est une vertèbre moyennement élevée, pas très longue, mais par contre
fortement ébrgie. En vue latérale la neurépine est très courte, peu élevée et elle s’incline
régulièrement vers l’avant pour rejoindre l'arc neural â mi-longueur de la vertèbre. A l'avant
du centrura, la synapophyse est moyennement en relief, elle occupe presque toute la hauteur du
centrum et présente une inclinaison postéro-supérieure à antéro-inférieure. En vue dorsale la
forte largeur de la vertèbre est particulièrement évidente : la distance entre les deux extrémités
latérales des prèzygapophyses est égale à la longueur de la vertèbre. De plus, le rétrécissement
de l’arc neural entre pré et postzygapophyses est peu marqué. En vue ventrale, le centrum
apparaît nettement triangulaire, le bord du condyle formant la pointe de ce triangle. Il existe
une carène sagittale qui reste très fine sur toute sa longueur et qui s’estompe au niveau du
— 191 —
Fig. 6-9. — Pseudotacerla sp. : 6, vertèbre dorsale, USTL, n" BFI 1872, La Bouffie. Éocéne supérieur (6A, face
latérale; 6B, face antérieure; 6C. face dorsale; 6D. face ventrale); 7, vertèbre sacrée, USTL, n" SDN 621, Sindou
D, Éocéne supérieur f7A, face dorsale. 7B, face antérieure), 8, vertèbre caudale antérieure, USTL. n" PRA 6, Les
Pradigucs, Ëoccnc supérieur (8A, face dorsale; 8B, face latérale); 9, vertèbre caudale postérieure, USTL, n“ BRT
851, Le Breiou, Éocéne supérieur (9A, face ventrale ; 9B, face antérieure ; 9C, face latérale).
cotyle. En vue antérieure, le cotyle est assez aplati dorso-ventralement ; il existe un
pseudozygosphène, peu marqué, surtout parce que les deux faces d’articulation latérales sont
très écartées l’une de l’autre; une échancrure assez large s’ouvre entre elles. Sur d’autres
spécimens on note diverses variations : le pseudozygosphène est plus ou moins apparent, et il
disparaît même sur certaines vertèbres; par contre l’échancrure médio-antèrieurc (en vue
dorsale) est un caractère constant des vertèbres dorsales que l’on retrouve d'ailleurs chez les
Cordylidae actuels. Les vertèbres dorsales sont plus ou moins allongées, mais leur largeur reste
toujours importante et le rétrécissement entre les zygapophyses est, dans tous les cas, modeste
(ce sont d'ailleurs des caractères de Cordylidae actuels). En vue ventrale, la carène sagittale est
plus ou moins accentuée ; elle peut quelquefois s’élargir, mais jamais beaucoup.
— 192 —
Vertèbre sacrée (fig. 7) : Le gisement de Sindou D a fourni une première vertèbre sacrée
(USTL, n" SDN 621). Elle est très courte, ses processus transverses, perpendiculaires à Taxe
vertébral, s’orientent légèrement vers le bas. Ils sont larges et se soudent sur toute la surface
latérale du ccntrum. Leur extrémité est brisée. La face antérieure est particulière : les
prézygapophyses sont soudées vers le bas à la base des processus transverses ; au-dessus de ces
prézygapophyses existent deux autres petits processus dirigés ventro-mésialement à dorso-
latéralement qui, en fait, miment une deuxième paire de prézygapophyses et qui pourraient être
les faces d’articulation d’un pseudozygosphène modifié.
Vertèbre caudale antérieure (fig. 8) : Une vertèbre caudale antérieure provenant des
Pradigues (USTL. n* PRA 6) est attribuée à Pseudolacerta. Elle est large et faiblement
allongée, ce qui laisse supposer qu’elle n'était pas très éloignée du sacrum; la neurépine est
courte et ptas très haute en vue latérale. Les processus transverses s'attachent sur le centrum en
position ventro-anténcurc. En vue dorsale, la forte largeur de la vertèbre apparaît nettement.
Comme sur les vertèbres dorsales, le rétrécissement entre les prézygap<3physes et les
postzygapophyses est peu marqué. Il n’y a pas trace de pseudozygosphène, ni d’échancrure
entre les prézygapophyses. Les processus transverses sont assez larges et pratiquement
perpendiculaires à l'axe vertébral. En vue latérale, bien que la face ventrale du centrum soit
abîmée, on peut distinguer une carène sagittale mince et saillante. Il n’y a pas trace de suture
d’autotomie.
Vertèbre caudale postérieure (fig. 9) : Une vertèbre atudale postérieure du Bretou, dont
l’arc neural est endommage dans sa partie postérieure et dont les processus transverses sont
brisés, correspond probablement à Pseudolacerta (USTL. n“ BRT 851). Elle est beaucoup plus
longue et plus mince que la vertèbre caudale antérieure décrite ci-dessus. Il existe un
pseudozygosphène très étroit. Les processus transverses s’implantent à rai-longueur du
centrum et se dirigent légèrement vers l'arrière. Une carène mince, mais très en relief, occupe
toute la longueur de la face ventrale du centrum Aucune suture d’autotomie n’est visible.
D’après Etheridge (1967), les premières caudales des Cordylidae ne possèdent pas de suture
d’autotomie, mais celle-ci apparaît sur les vertèbres plus postérieures. Pour la caudale du
Quercy, le mauvais état de la vertèbre ne permet peut-être pas de l’observer.
LES CORDYLIDAE FOSSILES EUROPÉENS
Place dans l’histoire de la famille
Les nouvelles récoltes du Quercy montrent que le genre Pseudolacerta n'y est représenté
que dans les gisements de l’Éocène supérieur. Rage, in de Bonis et al. (1973) et in Crochet et
al. (1981). avait déjà signalé l'absence de Pseudolacerta dans l'Oligocène des Phosphorites.
Comme tant d’autres groupes de reptiles d’Europe de l’Ouest, les Cordylidae disparaissent
soudainement lors de la Grande Coupure Éocéne-Oligocéne (Rage, 1984). Hecht et
Hoffstetter (1962) ont signalé des Cordylidae dans la faune de l’Éocène inférieur de Dormaal
(Belgique). Godinot et al. (1978) signalent Pseudolacerta dans ce même gisement. On peut
donc supposer que le genre a vécu en Europe de l'Ouest durant tout l’Éocéne.
— 193 —
Fig. 10. — Répartition des Cordyloidea. 1 : Cordylidae actuels. 2 : Pseudolacerta (2a : Pseudolacerta lamandini et
Pseudolacerta mucronaia, Éocéne supérieur.^ Phosphorites du Quercy ; 2b : Pseudolacerta mucrnnaia, Éocène
supérieur. Grisolles; 2c ; Pseudolacerta sp., Éocène inférieur. Dormaal), 3 - Palaeocordylus hohenUcus, Miocène
inférieur, Tchécoslovaquie. 4 : Gerrhosaurus cf. G. major. Miocène inlérieur, Kenya. 5 ' Pararaacellodidae (5a :
Paramacellodus, Sauriltus, Pseudosaurillus. Jurassique supérieur, Angleterre ; 5b : Becklesius, Saurillodon, Jurassi¬
que supérieur, Portugal, 5c : Paramacellodus, Jurassique supérieur, Wyoming).
D’après Rocek (1984), une mandibule provenant de TÉocène moyen du Geiseltal (RDA)
appartient au.x Cordylidae; cependant il ne précise pas son attribution générique. La présence
d’un Cordylidé (différent de Pseudolacertal) dans TÉocéne moyen d'Allemagne orientale vient
confirmer la permanence de la famille dans rÉoeêne européen.
Estes (1983) a suggéré que Lacerta samaniensh Lartet. 1851 (Miocène moyen français)
pourrait être un Cordylidé. Lartih ne figure pas cette pièce qui est perdue. Gervais (1859,
pl. 64, fig. 13) représente un dentaire de Sansan, « peut-être du Lacerla sansaniensis », et c'est
d’après cette figure qui présente un sulcus Meckeli fermé vers l’avant que Estes tente un
rapprochement avec les Cordylidae. C’est un indice de la présence de cette famille dans le
— 194 —
Miocène français, bien pauvrement étayé à vrai dire, puisque la pièce originale est perdue,
puisque l’attribution du dentaire figuré par Gervais (1859) à Lacerla sansaniensis est
problématique et que la morphologie de ce même dentaire n'autorise aucune conclusion
définitive. Estes (1983) fait de Lacerla sansaniensis un nonwn clubiwn. D’autre part, dans le
matériel de Sansan actuellement disponible ne figure aucun Cordylidé (Rage, cornm. pers.).
Par contre, la présence d'un Cordylidé, Palaeocordylus hohemicus, dans le Miocène inférieur de
Tchécoslovaquie est parfaitement attestée (Rocek, 1984).
Outre la famille des Cordylidae. des restes des Purbeck Beds (transition Jurassique-
Crétacé, Angleterre) ont été attnbués aux Cordyloidea par Hoffstetter (1967). Estes (1983)
crée la famille des Paramacellodidae pour recevoir ces fossiles : Paramacellodus Hoffstetter,
Pseudosaurillus Hoffstetter. Saurillus Owen et d’autres du Jurassique supérieur (Kimmérid-
gien) du Portugal (Becklesius Estes, Saurillodon Seifïert), Paramacellodus est aussi connu dans
le Jurassique supérieur d’Amérique du Nord (Paramacellodus sp., Prothero et Estes. 1980),
Rocek (1984) suggère que les Cordyloidea ont peuplé l’Europe depuis le Jurassique
jusqu'au Tertiaire sans interruption, bien qu'aucun membre de la famille ne soit connu dans le
Crétacé (fig. 10). En revanche. Estes (1982) pense que les Paramacellodidae se seraient
fragmentés au Crétacé (vicariance) pour donner, en Amérique, les Xantusiidae, et en Afrique
et à Madagascar les Cordylidae Dans cette hypothèse les Cordylidae du Tertiaire européen
seraient des immigrants africains.
Qu’apportent dans cette discussion les deux espèces du Quercy?
Elles montrent que très vraisemblablement les Cordylidae ont occupé l’Europe centrale et
l’Europe de POuest durant tout l'Éocènc Le genre Pseudolacerta est signalé dés l'Éocéne
inférieur de Dormaal en Belgique, et, suivant l’opinion d’EsTBS ( 1982), la venue des Cordylidae
depuis l’Afrique remonterait au moins à cette période (l’absence de Cordylidae dans le
Tertiaire américain indique qu’ils n’ont curieusement pas participé aux échanges de faunes, si
nombreux entre l’Europe et l’Amérique du Nord durant l’Éocéne).
Elles montrent aussi que les Cordylidae ont disparu d’Europe de l’Ouest avant
l’Oligocène, On peut penser qu’il en a été de même en Europe centrale, et dans ce cas leur
présence dans le Miocène inférieur de celte région correspondrait à une autre arrivée
d’immigrants, sans doute africains eux aussi. Le Miocène inférieur et moyen de l’Europe
centrale est aussi connu pour avoir livré des restes de Chamaeleonidae {Chamaelea caroliquarti
Moody et Roceck, 1980, du Miocène inférieur de Tchécoslovaquie, Chamaelea pfeili Schleich,
1984, du Miocène inlérieur de Bavière, Chamaelea havariscus Schleich, 1983, du Miocène
moyen de Bavière). Estes pense que les Chamaeleonidae se sont répandus dans cette région
après le retour d’un climat tropical au Miocène inférieur (Estes, 1982; Demarcq et al., 1983).
Dans le cas des Chamaeleonidae il s’agirait aussi d’une immigration qui pourrait avoir
l’Afrique pour origine (rappelons que les Chamaeleonidae actuels occupent l’Afrique,
Madagascar, l’ouest de l’Arabie et la péninsule indienne). Mais la méconnaissance actuelle des
palèoherpétofaunes africaines (pour les lézards, il n'y a pas de restes connus avant le Miocène :
Estes (1962) et Van Couvering (1979) ont décrit un Gerrlwsaiirus dans le Miocène du Kenya)
interdit de développer plus avant cette hypothèse.
On ne peut donc exclure que les Cordylidae aient occupé l’Europe centrale durant
l’Oligocène. On peut alors imaginer un retrait vers l’Est des Cordylidae pendant l’Oligocène, le
groupe quittant l’Europe de l’Ouest mais subsistant en Europe centrale ; ceci nous ramène aux
— 195 —
propositions de Rocek. Pourtant les différences morphologiques notables qui existent entre
Pseudolacerta et Palaeocordylus ne renforcent guère cette hypothèse.
Conclusion
L’histoire des Cordylidae européens pendant le Tertiaire serait rythmée par deux vagues
d’immigrations venues d’Afrique. La première arrive à l’Éocène inférieur (peut-être avant) et
elle s’éteint lors de la Grande Coupure ; la seconde arrive au Miocène inférieur et disparaît
d’Europe à une date indéterminée. En accord avec ceci, et en plus de la communication bien
connue entre l’Afrique et l’Eurasie au Miocène inférieur (Orléanicn), de Bonis et al. (1985)
supposent un échange de faune transtéthysien à la limite Paléocène-Éocéne. Il reste que l’on ne
peut exclure une permanence des Cordylidae en Europe, depuis le Jurassique supérieur
jusqu’au Miocène.
Remerciements
Ce travail a pu être réalisé grâce à un matériel de l'Université des Sciences et Techniques du
Languedoc (USTL) et du Muséum national d'Hisioire naturelle (MNHN) pour les fossiles des
Phosphorites du Quercy. M. Louis a bien voulu nous confier le matériel de Grisolles. D’autre part. M. J.-
C. Rage m’a donné de nombreux renseignements et conseils pour la rédaction de cette note.
RÉFÉRENCES
Bonis, L. do, J.-Y. Crochet, J.-C. Rage. B. Sigé, J. Sudre et M. Vianey-Liaud, 1973. — Nouvelles
faunes de Vertébrés oligocènes des Phosphorites du Qucrcy. Bull. Mus. nain. Hisi. nal., Paris,
3' série, n” 174 ; 105-113.
Bonis, L. de. G. Bouvrain, E. Buffetaut, C. Denys, D. Geraads, J.-J. Jaeger, M. Martin, J.-M.
Mazin et J.-C. Rage, 1985. — Contribution des vertébrés à l’histoire de la Téthys et des continents
péritéthysiens. Bull. Soc. géol. Fr,. I (3) ; 781-786.
Crochet, J.-Y., J.-L. Hartenberger, J.-C. Rage, J.-A. Rémy, B. Sigé, J. Sudre et M. Vianey-Liaud,
1981. — Les nouvelles faunes de vertébrés antérieures à la « Grande Coupure » découvertes dans
les Phosphorites du Quercy. Bull. Mus. nain. Hisi. nal., Paris, 4‘ sér., 3 (3) ; 245-268.
Demarcq, G., R. Ballesio. J.-C. Rage, C. Guérin, P. Mein et H. Meon, 1983. — Données
paléoclimaliques du Néogène de la vallée du Rhône (France). Palaeogeography, Palaeoclimalology,
Palaenecology, 42 : 247-272.
Estes, R., 1962. — A fossil gerrhosaur from the Miocene of Kenya (Reptilia : Cordylidae). Brevoria,
Mus, Compar. Zool. Harvard Univ., 158 : l-IO.
1982. — The fossil record and early distribution of lizards. Advances in Herpetology and
Evolutionary Biology Mus. Comp. Zool. Harvard Univ., p. 365-398.
— 1983. - Sauria terrestria, Amphisbaenia. Handbuch der Palâoherpetologie. Teil lOA, 249 p.,
Fischer Verlag, Stuttgart.
Estes, R., J. Gauthier et K. de Queiroz. — Phylogenetic relationships within Squamate Reptiles. (Sous
presse.)
Etheridge, R., 1967, — Lizard caudal vertebrae. Copeia, n“ 4 : 669-720.
— 196 —
Fahlbusch, V., 1975. — Report on the international symposium on mammalian stratigraphy of the
European Tertiary. Newsl. Straiig., 5 : 160-167.
Filhol, h., 1877. — Recherches sur les Phosphorites du Quercy, Pt. II. Annls Sci. géol., 8 ; 1-338.
Gervais, P., 1859.— Zoologie et paléontologie françaises. 2 éd. Paris, 2 vol.
Ginsburg, L., 1970. —Les Reptiles fossiles. In P. P. GrassÉ, Traité de zoologie. Paris. 14 (fasc 3) : 1161-
1332.
GoDtNOT, M., F. DE Broin, E. BliefetaUT, J.-C. Rage et D. Russell, 1978. — Donnaal, une des plus
anciennes faunes éocènes d’Europe. C. r, hebd. Séanc Acad. Sci., Paris. 287 : 1237-1276.
Hoffstetter, R., 1942. — Sur les restes de Sauria du Nummulitique européen rapportés à la famille des
Iguanidae. Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris. 14 ; 233-240.
— 1944. — Sur les Scincidae fossiles. I. Formes européennes et nord-américaines. Bull. Mus. nain.
Hist. nat., Paris, 16 : 547-553,
— 1955. — Squamates de type moderne. In : J. Ptveteau, Traité de paléontologie. 5 : 606-662.
— 1961. — Squamates. Notes Mém.Serv. Mines Carte géol. Maroc, 155 : 95-101.
— 1962. — Revue des récentes acquisitions concernant l'histoire et la systématique des Squamates.
Colloques int. Cent. nain. Rech. .scient., 104 : 233-279.
— 1967. — Coup d'œil sur les Sauriens (= Lacertiliens) des couches de Purbeck (Jurassique
supérieur d'Angleterre). Colloques int. Cent. natn. Rech. scient., 163 : 349-371.
Kuhn, O., 1940. — Die Placosauriden und Anguiden aus dem mittleren Eozân des Geiseltales. Nova Acta
Leopoldina (n.f.), 8 : 461-486.
Lydekker, R., 1888. Catalogue of Fossil Reptiles and Amphibians in the British Muséum, London.
Moodv, s., and Z. Rot’JîK, 1980. — Chamaeleo caroliquarti (Chamaeleonidae, Sauria) : a new species
from the lower Miocene of central Europe. Vest ûsired. Ust. geol., 55 : 85-92.
OwEN, R., 1854. — On some fossil reptilian and mammalian remains from the Purbecks. Q. Jl. geol. Soc.
Lond.. 10 : 420-433.
Prothf.ro, d., and R Estes, 1980. — Late Jurassic Lizards from Como Bluff, Wyoming, and their
palaeobiogeographic significance. Nature, 286 : 484-486.
Rage, J.-C., 1978. — Squamates. In : La poche à phosphate de Ste Néboule (Lot) et sa faune de vertébrés
du Ludien supérieur. Palaeovertebrata, 8 : 167-326.
— 1984. — La « Grande Coupure » Éocène/Oligocène et les herpétofaunes (amphibiens et reptiles) :
problème du synchronisme des événements paléobiogéographiques. Bull. Soc. géol. Fr., 26 (6) :
1251-1257.
Rocek, Z., 1984. Lizards (Repiilia : Sauria) from the lower Miocene locality Dolnice (Bohemia,
Czechoslovakia). Rozpr. csl. Akad. Vëd. : 1-69.
SCHLEICH. H.-H., 1983. — Die mittelmiozâne Fossil-Lagerstâtte Sandelzhausen. Chamaeleo bavariscus sp.
nov., ein neuer Nachweis aus dem iungtertiâr Süddeutschlands. Mitt. bayer. Staatsslg. Palàont.
hist. Geol., 23 ; 77-80.
— 1984. — Neue Reptilienfunde aus dem Tertiâr Deutschlands. Chamaeleo pj'eili sp. nov. von der
untermiozànen Fossilfundstelle Rauscherôd/Niederbayern (Reptilia, Sauria, Chamaeleonidae).
Mitt. bayer. Staatsslg. Palàont. hist. Geol., 24 : 97-103.
Seiffert, J., 1973. — Upper Jurassic Lizards from central Portugal. Mém. Serv. géol. Port., 22 : 1-85.
Stefano, g. de, 1903. - I sauri del Quercy appartenant! alla collezione Rossignol. Atti Soc. ital. Sci. nat.,
42 : 382-418.
Van Couvering, J., 1979. — More fossil gerrhosaurs from the Miocene of Kenya (Reptilia ; Cordylidae).
Copeia, 1979(1) : 172-174.
Wermuth, h., R. Mertens et W. Hennig, 1968. — Das Tierreich, Lieferung 87 : 1-30.
Zittel, K.-A., 1893. — Traité de paléontologie. Paris, p. 1-894.
Bull. Mus. natn. Hist. nal., Paris, 4' sér., 9, 1987,
section C, n“ 2 : 197-252.
Study of the Pikermi hipparions
Part I : Generalities and taxonomy
by George D. Koufos
Abstract. The study of Pikermi hipparions is to be published in two parts. Tlie présent paper
(Part I) is devoted to general informations about the site and its taphonomy, the history of the
excavations, the history of the taxonomy of Pikermi hipparions, as wcll as to a detailed description of the
recognized species. The corresponding biometrical data on skulls, teeth, and limb bones are given in 47
statistical tables. Most of the data and observations were collected according to the recommendations of
the International Ifippanon Conférence (New York, 1981). Two species arc recognized ; the medium-sized
H. mediterraneum with slender and elongated metapodials, and the large-sized H. brachypus with robust
and short metapodials Because the material is relatively rich and described in detail according to the
international recommendations, it is proposed that H. mediterraneum be used as a standard, référencé
species, in ail fortheoming studies on hipparions.
In a paper to bc published latcr on (Part II), the two species wUl be compared each with the other
and discriminated by photographs, scatter diagrams and ratio diagrams (using H. mediterraneum as
référencé) for the skulls, teeth, and skeletal material. The changes in the morphology and dimensions of
the teeth due to wear will also bc studied in detail.
Résumé. — Ce travail consacré aux hipparions de Pikermi est fondé sur l’étude du matériel conservé
au Muséum national d’Histoire naturelle (collection Gaudry) et au British Muséum of Natural History
(collection Woodward). Ce matériel constitue un échantillon représentatif pour les hipparions de
Pikermi. Le travail sera publié en deux parties. Le présent article (l” partie) est consacré aux généralités
concernant le site, l’historique des fouilles et de la taxonomie des hipparions ainsi qu’à l’étude détaillée des
espèces reconnues. Les localités fossilifères de Pikermi sont connues depuis 1835 et ont fait l’objet de
nombreuses fouilles; les plus récentes, conduites par l’Université d'Athènes ont encore découvert de
nouveaux sites Le transport et l'accumulation d’une si grande quantité de fossiles dans les fameux limons
rouges ont été interprétés de différentes façons ; on admet actuellement que des sécheresses prolongées
auraient provoqué la mort des animaux près des derniers points d’eau. Leurs restes auraient ensuite été
ensevelis dans ces mêmes bassins (après de légers déplacements) à nouveau remplis durant des périodes
pluvieuses. Les hipparions constituent une grande partie de la faune et ont été décrits sous des noms
divers mais ils n’ont jamais fait à eux seuls l'objet d’une étude détaillée. Dans ce travail, leur description
est abordée en suivant les recommandations de la Conférence Internationale sur les hipparions (New
York, 1981), les données concernant les crânes, les dents et les os des membres sont réunies en
47 tableaux statistiques. Deux espèces ont été reconnues : ff mediterraneum. espèce rte taille moyenne et
de proportions élancées, et H. brachypus, espèce de grande taille aux propostions massives. Grâce à la
richesse du matériel, décrit pour la première fois selon des normes internationales. H. mediterraneum
(forme classique du Turolien de la Méditerranée orientale) peut être proposé comme espèce de référence
pour les futures comparaisons entre hipparions.
Un prochain article (2' partie) comparera entre elles les deux espèces de Pikermi et donnera les
moyens de discriminer leurs crânes, dents et os des membres â l’aide de photographies, de diagrammes de
dispersion et de diagrammes des rapports (où H. mediterraneum sert de référence). L’effet de l’usure sur
divers paramètres dentaires sera aussi étudié en détail pour les deux espèces.
G. D. Koufos, Arlstotelian Universily of Thessaloniki. Department of Geology and Physical Geography, 54006 Thessa-
loniki, Greece.
— 198 —
A — GENERALITIES
Introduction
Pikermi is one of the most faraous Upper Miocene mammal localities and has yielded a
lot of material, which now is stored in varions European muséums. The fauna of Pikermi is
very rich and contains a lot of species. Among them hipparions are the most abundant. The
Pikermi hipparions will be studied in this work, which is part of a révision of the genus
Hipparion in Greece (Koufos. 1986),
Up to now, the Pikermi hipparions hâve not been studied alone but always with material
from other localities, except in some very old articles, which will be referred to further on.
Thus the révision of this material is necessary. On the other hand the Pikermi material can be
used as a standard for comparisons between varions specimens from Greek and European
localities.
The material studied in this work is classified into two species and a detailed description
of each species is given. Afterwards, the two species are compared each with the other. The
changes of the teeth dimensions as well as of some morphological characters with the wear are
given. Tables of measurements for the teeth and the other skeletal éléments of each species are
given too. Before going on with these chapters I think that it is usefull to give the historical
data about the excavations at Pikermi as well as the interprétations of the other authors about
the Pikermi hipparions.
This Work will be published in two parts. The first part contains the chapters :
Generalities, Taxonomy and the tables with the measurements. The second part will contain
the chapters : Comparisons of the Pikermi hipparions, Odontograms, Conclusions, the
bibliography and the illustrations.
History of Pikermi
The English archaeologist George Finlay found the first fossils at Pikermi in 1835 and
collected some of them with Lindermayer. This small collection was given to the Society of
Naturalists in Athens and studied by J. Roth in 1837, Three years later a Bavarian soldier,
hunting in the Pikermi area, found some bones. Inside them there were some calcite crystals
and the soldier thought they were diamonds. He took the bones to Munich and gave them to
A. Wagner, who recogmzed a fragment from the skull of a monkey among them.
Lindermayer, a doctor, continued to send bones to Munich and during the winter of 1852-53
J. Roth fomied a large collection. Ail these fossils were described by J. Roth and A. Wagner
(1855).
The excavations were continued by H. Mitzopoulos and the recovered fossils, were
brought to the University of Athens. At the same time (1854), Dr. Chaeretis collected some
fossils and sent them to Paris. These fossils prompted the French Academy of Sciences to
— 199 —
begin a large-scalc expédition from 1855 to 1860. The excavations were directed by Gaudry
and Lartet. AU the material recovered is now stored in MNHN. At the same time some small
collections were sent to Munich and published by A. Wagner (1857).
In 1882, W. Dames excavated at Pikermi and gave the fossils to the University of Berlin.
Three years later, in 1885, N. Neumayer and L. von Tausch made excavations funded by the
Academy of Sciences of Vienna. In 1886, Professer Th. Skouphos excavated at Pikemii. Still
later, in 1902, A. Wooüward with Th. Skoufos excavated at Pikermi and the fossils found
were sent to the BMNH. This collection, stored now in BMNH is very large and rich.
Th. Skoufos excavated tnany times for the University of Athens till 1912 whcn O. Abel came
to Greece and excavated with money given by the Academy of Sciences of Vienna. Aftcr that
the excavations in the Pikermi ravine stopped for about sixty years.
In 1972, the University of Athens and the Natural History Muséum of Vienna began a
new sériés of excavations. Thèse excavations were not made in exactly the same ravine where
ail previous excavations had been carried out but in a site about 2 Km east of it (Marinos &
Symeonidis, 1974). The recent excavations are continuing and hâve yieldcd a lot of material
which is still unpublished except a sCudy on metapodials (Dermitzakis. 1976).
This histoncal review of the excavations shows the importance of this locality. Pikermi is
used as a standard for the dating of the other localities and Is important for the study of
Mediterranean Neogene. The Greek government has realized the importance of Pikermi which
now is a protected area, free from buildings, someihing like an open maseum.
Locality and taphonomy
The classical localities of Pikermi in which ail old expéditions excavated are situated near
the village of Pikermi, about 20 Km east of Athens (fig. 1). The localities are situated along the
ravine of Mégalo Rema about 0.5 Km from the village and at a depth of about 20 m
(Mitzopoulos, 1894), The recent excavations are being carried out near the clay-pit of
Chomatercs, close to the Kisdari summit (fig. 1) about 2 Km east of the old localities
(Marinos & Symeonidis, 1972,1974).
The old excavations were made alongside the ravine of Mégalo Rema. Some good
information about the beds arc given by Mitzopoulos (1894). The deposits mainly consisl of
conglomérâtes and red clay known for a long time under the name of “ Pikermi-clay”. The
conglomérâtes consist of pebblcs of marble, limestonc, schisi and quartz. The red clay is not
homogeneous; in some places it is marly or sandy and sometimes it changes into sandstone.
The walls of Mégalo Rema ravine consist of alternating beds of conglomérâtes, breccias and
red clay (fig. 2) which are usually horizontal. The fossils are conccniraied as lenticular
intercalatioas into the red clay and hâve a maximum thickness of about 0.5 m. AU those who
worked at Pikermi, gave the same description of the accumulation of bones, which is probably
due to a fluaviatile-torrential transportation.
The concentration of bones, belongjng to a very large number of different animais in the
same place, is a problem which a lot of scientists hâve tried to explain. Neumayer (1887)
explained the accumulation of bones as the resuit of a very intense drought which affected ail
animais in the area, especially the herbivores. After that period heavy rainfalls carried away
the bones along with the red clay and formed the local lenticular accumulations of bones at
— 200 —
Fig. 2. — Cross-seclion of ihe ravine Mégalo Rema (Gaudry, 1862-67).
Pikermi area. Lepsius (1893) considérée! that the lenses of fossils represent feeding places of
carnivores (water-pools where herbivores used to drink water). Abel (1927) explained the
accumulation as the resuit of steppefires. The animais trying to go away from the area fell
down the steep slopes of Penteiikon and then were transported by water. He based this
assumption on the numerous broken bones of herbivores. Neumayer’s theory was later
adopted by VoN Koenigswald (1955) and Zapfe (1969).
The new localities at Chomateres allowed another hypothesis about the origin and
accumulation of bones at Pikermi (MARtNos & Symeonidis. 1974; Symeonidis et al., 1973,
1979). They assumed that in this area there were flat basins into which the red clay of Pikermi
was washed down by the seasonal rainfalls. These flat basins had dried up before any
lacustrine life developed. During the droughts a large numbef of animais died around the last
water-bearing pools in their effort to find water. Moreover the carnivores attacked the other
— 201 —
animais, as il is clcar by the number of fossils whicb préservés the traces of the attack. Later
these temporary basins were filled with water and the bones were concetrated in certain places
by slight water movements and were covered by the red-clay. This hypothesis agréés with the
“ Messinian salinity crisis ”, which represents a drying phase of Mediterranean.
The Pikermi hipparions : history of the systematics
The hipparions are very abundant in the Pikermi material and they are very frequently
mentioned in the varions articles about Pikermi. A variety of generic and spécifie names hâve
been proposed for the Pikermi hipparions, and a different number of species is mentioned by
the various authors.
In 1848, A. Wagner studied the Pikermi material collected by Roth and Lindbrmayer as
well as other small collections and referred to ail the material of hipparions under the name
Equus primigenius (Hippotherium gracile) (Wagner, 1848). This name was used by Kaup for
the hipparion of Eppelsheim. Thus, Wagner considered the Pikermi hipparion similar to that
of Eppelsheim and recognized only one species. He described a complété skull with the
mandible and some bones. The comparison of this skull with those î hâve studied shows that it
belongs to H. niediterraneum.
Some years later a more complété study of the Pikermi fauna was presented by Roth &
Wagner (1855). Ali the material of hipparions was considered to belong to one species named
Hippotherium gracile var. niediterraneum. Some isolated leeth, a sériés dp^-dp* and some bones
were studied. The length of the milk toothseries (96.5 mm) as well as the high enamel plication
of some isolated teeth (Roth & Wagner, 1855, Tab. XI, Fig. 3, 4) allow us to suppose that
these specimens probably belong to the large-sized fortn of Pikermi.
Five years later a more detailed study of the Pikermi hipparions was carried oui by
Hensel (1860). He described ail the material under the name H. mediterraneum. It is the first
appearance of the name mediterraneum as a spécifie name and this référencé of H.
mediterraneum is the best known. Beside the detailed study of the whole skeleton, the most
important fact is that Hensel distinguished the Pikermi hipparions from thaï of Eppelsheim to
which he referred under the name H. gracile (Hippotherium gracile).
A littie later Hensel again studied some metapodials from Pikermi (Hensel, 1862) and
recognized two different species. The aiready known H. mediterraneum with long and slender
metapodials and a new one with short and robust metapodials, named H. brachypus. This is
very important because it is the first récognition that there are two different Hipparion species
in Pikermi. Gaudry (1862-67) in his study of the Pikermi fauna included ail the hipparion
material in a single species under the name H. gracile but distinguished two forms according to
the morphology of the metapodials. He States “ Les hipparions de Pikermi se séparent en deux
variétés ; l’une dont les métacarpiens et les métatarsiens sont longs et minces (pl. XXXV,
fig. 8, 14, et pl. XXXVI), l’autre dont les métacarpiens et les métatarsiens sont plus courts et à
la fois plus gros (pl. XXXV, fig. 7, 13)”. Nevertheless he did not notice any différences in the
skulls and teclh and he did not classify the material into species considering the extremes as
different “ types ” of the sanie species. The materjal described by Gaudry does belong to twe
species and has been studied in this work.
The material collected by N. Neumayer and L. v. Tausch during their expédition in 1885
— 202 —
was studied by A. WErmonîR (1888). He mentioned ail the raaterial, which is considerably
rich, and described parts of almost the whole skeleton, as belonging to a single species, under
the name H. gracile.
After that and for raany years there were no publications about the Pikemni hipparions
until 1952 when once more Gromova revised the hipparions found in Russia and Europe. She
had nol seen the Pikermi material and depended only oo the bibliography ; she gave a
description of the Pikermi material and a comparison of it with the Russian and European
hipparions. She included ail the material in one species under the name //. mediterraneum but
she also discussed Hensel’s opinion about the two species. Finally she concluded that a
révision and more detailed study of the Pikermi Hipparion species would be useful.
Four years latcr, Pirlot (1956) studied the Pikermi hipparions. He considered that the
population of Pikermi is heterogeneous but he could not classify the material into species,
although from the study of skulls he distinguished two forms, one named mediterraneum and
the other gracf/e, He also tried to explain the two different groups of melapodials as a resuit of
scxual dimorphism but after a comparison with the recent material he admitted that this
explanation was impossible.
More recently, For,sten (1968) revised the Old World hipparions and distinguished two
species in the Pikermi material. One large-sized with short and robust metapodials and another
middle-sizcd with elongated and slender metapodials. She determined the large forra as H.
primigenias bccausc of its size, proportions, and morphology and considered it to correspond
to H. brachypua of Hensel (1862). The other form was identitied as H. mediterraneus
mediterraneus.
Dermitzakis (1976) studied some metapodials of the Pikermi hipparions and based on
the size of the distal articulation surface, he distinguished two species but did not propose any
spécifie names.
Woodburne & Bernor (1980), basing themselves on the morphology of the preorbital
fossa, distinguished four groups of Hipparion in Europe ; three of them are présent in Pikermi
with the species Hipparion sp., H. mediterraneum, H. cf. prostylum and ?Ff. proboscideum.
Material and methods
The material studied is that stored in the MNHN and BMNH. The material of BMNH
was collected by A. Woodward (1901) and I studied it during my visit to London, in 1982.
The MNHN material belongs to the Gaudry collection and I studied it, in 1983, during my
visit to Paris. The measurements of some metapodials, stored in the University of Athens were
given to me by Dr V Eisenmann,
The study was made according to the recommendations of the International Hipparion
Symposium (Eisenmann et al., in pres.s). The carpals and tarsal (except the astragalus and
calcanéum) were measured according to the systero of Gromova (1952). To the measurements
of the mandible I hâve added the distema P 2 -i 3 (measurement 16). because it is useful when the
incisors are broken, and can givc an estimation of the snout length (Eisenmann et al., 1985).
The cheek teeth are classified into four groups (I**, II""*, JIH, IV"*) dividing the tooth’s
height by 4 and each group represents a different wearing stage. The height is mea¬
sured at the parastyle or parastylid. The hypsodonty index has been calculated for
— 203 —
unworn or very little worn an dm|;l dividing the length at mid-height (Lm) by the
Lm
height of the tooth (H), (-rj- x 100). Sondaar (1961) calculated the hypsodonty index
H
dividing the heigh (H) by the length at 10 mm from the base (Lb), ( 7 ^ x 100). The
Lb
enamel plications are counted separately for the anterior and posterior walls of the pre-
and post-fossette and for the pli(s) caballin. For the lower cheek teeth the enamel pli-
cations are also counted separetely for the anterior and posterior borders of the preflexid,
the anterior one of the postflexid and for the pii caballinid. They are given as Gromova’s
enamel formula; for exaraple, jj j^earis 3 plis on the anterior wall and 6
on the posterior wall of the prefossette, 5 plis on the anteriorwall and 1 on the posterior
wall of the postfossette, and 2 plis caballin. The plication number may also be used
(Forstkn, 1968). This number is the sum of the plication in each tooth. The preflexid or
postflexid index is calculated for the lower cheek teeth, dividing the preflexid or postflexid
length (Lprfl or Lptfl) by the occlusal length (Lo) of the tooth.
The material was compared by iising the ratio diagrams proposed by SvMPSON (1941). The
value of each measurement is first converted into a décimal logarithm. The différences between
the logs of a standard species and those of any studied specimen are calculated and plotted on
a diagram in which zero-line represents the standard species. These ratio diagrams express at
the same size and proportions of the species compared. H. mediterraneum of Pikermi is used as
the standard species in these ratio diagrams. The material of H. mediterraneum is a good
sample and I think that it can be used as a standard of comparisons for any Hipparion
material.
Ahbreviations
B = breadth; b = 10mm from the base of the tooth; DAP = anteroposterior diameter; DT =
transverse diameter; E.F. = enamel formula; L = length; m = middle of the tooth’s height; max =
maximum observed value; min = minimum observed value; n = number of measured specimens; o =
occlusal surface; p = protocone; prfl = pre-flexid; ptfl = post-flexid; s = standard déviation; v =
coefficient of variation ; W.S. = stage of wear ; X = mean value.
BMNH = British Muséum (Natural History), London; MNHN = Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris.
— 204 —
B — TAXONOMY
Order PERISSODACTYLA Owen, 1848
Famili Equidae Gray, 1821
Genus HIPPARION Chnstol, 1832
Hipparion brachypus Hensel, 1862
Synonyms
1848 — Equux primigenius Wagner (part of the material).
1855 — Hippotheriim gracile var. mediterraneum Roth & Wagner (part of the material).
1862 — Hipparion brachypus Hensel.
1862-67 — Hipparion gracile Gaudry (part of the material).
1888 — Hipparion gracile Weithofer (jiart of the material).
1952 — Hipparion mediterraneum Gromova (part of the material).
1956 — Hipparion form gracile Pirlot.
1968 — Hipparion primigenius Forsten.
Locality : Pikermi, Greece.
Horizon : Turolian (Late Miocene).
Types : Some metapodials described by Hensel (1862) who was the first to classify the Pikermi
material into two groups. The onc with short and robust metapodials received the name of H. brachypus.
This name must be the spcdfic namc of the large hipparion of Pikermi whose metapodials hâve the same
morphology and dimensions as thosc described by Hensel. The location of this material is unknown. In
Munich, there is a cast of a forefoot, figured by Abel (1927), which could possibly be considered as the
lectotype of H. brachypus, (Heissig. pers. comm.). Should the original of the cast be lost as well as the rest
of Hensel’s syntypes, I propose as neotype the associated metacaxpals BMNH, M. 11240 (pl. Vjr.2) and
as topotypes, the associated metatarsals BMNH, M.11265 (pl. Vni.2) and some metapodials of the
Gaudry collection of the Muséum national d'Histoire naturelle : PIK 42.46,48, 52,54, 59, 104.
Diagnosis : Size large ; skull elongated with a wide muzzle ; preorbital fossa situated far from the
orbits i narrow choanae ; mandible with a long, narrow muzzle and an elongated symphysis ; highly
plicated upper cheek leeth ; elliptical protocone usually not connected with the protoloph ; 2-3 small plis
caballin; elliptical hypocone; lower cheek teeth with protostylids; crenelated or plicated borders of the
flexids ; rare pli caballinid ; first upper premolar may be présent both in young and adult individuals ;
bones robust with large dimensions ; metapodials short and robust.
Description
1. Skull (table 2)
The skull is large with an elongated face. The narial opening (measure 30) is long and the
naso-incisival notch, above the p^, is moreover situated very far from the orbit (measurement
— 205 —
31). The muzzle is specially wide at the level of the diastema (measurement 14). The frontal
breadth is large (measurement 18). The crisia facialis usually ends above the metacone of
The brain cast is cylindrical. small, and posteriorly inclined.
The orbits are rounded. well delimited and their anterior border is situated far at the back
of the posterior end of m-’. The preorbital fossa is simple, usually oval with well defined
borders except anteriorly. There is a pocket, .situated at the posterior border of the preorbital
fossa and directed posteriorly below the orbits. This pocket is vanously developed. 1 hâve seen
the same pocket in the type skuU of H. catalaunicum, in which it is well developed and
extended to ail the posterior border of the preorbital fossa. ït is also présent in a skull of the
MNHN found in Thessaloniki (Slq-77), in which it is double and well developed, The
infraorbital foramen is not so conspicuous, although it is visible in some skulls. The preorbital
fossa is situated far from the orbit (measurement 32) ans its long axis is usually parallel to the
axis of the skull.
The choanae are usually narrow (measurement 12) and their anterior border is situated
between the middie of m> and m^. The palate is wide and elongated ; its maximum width is
between p"* and m*. The average index 2/13 (palatal length x 100/maximum breadth of the
palate) is of 221.5.
The juvenil skulls are similar in morphology and relative dimensions to the adult ones.
2. Mandible (table 3)
The mandible is large, elongated and high. The breadth of the muzzle is relatively small.
The average index 2/7 (muzzle length x 100/breadth at the posterior borders of the is) is of
253.7. This high index indicates an elongated and narrow muzzle. The symphysis is elongated
(measurement 13).
3. Milk teeth
The upper milk teeth (table 4) are large and elongated with unconnected and closed
fossettes. TTie prefossette of the little wom teeth is usually open at the pli caballin, while the
postfossette is open posteriorly but as the wear is going on, the fossettes close. The enamel
plication is usually high (large pheation number) and it dépends from the stage of wear : it is
low in the less wom and very worn teeth and high in the moderate wearing stages. The
protocone is elliptical or rounded and usually isolated, although. in the very wom teeth, it is
connected lo the protoloph. The plis caballin are large, well developed (1-4 plis, usually two).
The hypocone is elliptical and in the less wom teeth it is narrow and angular posteriorly. It has
a very well developed and deep distal groove and a slightly developed lingual groove, which is
présent in ail teeth. dp’ is présent in 90 % of the specimens (8 of 9 availahle spécimens hâve a
dp*). It is strong, single-rooted, somewhat fiat and with a sinus lingually. The average
dimensions of the dp' are of 12.7 x 8.1 mm.
The lower milk teeth (table 15) are large and narrow with well developed and large
hypoconulids, so that their shape is elongated. The parastylid is well developed and a strong
simple-triple protostylid is usually présent in dpj 4 . The protostylid of the very wom teeth is
connected to the parastylid. The metaconid is usually triangular or elliptical, the metastylid
triangular or rounded and the entoconid elliptical. The enamel at the pre- and post-flexid
— 206 —
flexid borders is usually crenclaled and plicated (1-3 plis). A simple pli caballinid is usual with
a frequency of 58.5%. The ectostylid is large, well developed, somclimc.s double or triple and
présent in ail teeth. The lingual dépréssion is shallow and U- or V- shaped. The labial one is
narrow and decp, reaching the lingual one in dpa 4 and the posterior border of lhe prefle.xid in
dp 2 . dpi is présent with a frequency of 55,5 %. U is small, cylindrical and single-rooted.
4. Permanent cheek teeth
The upper cheek teeth (tables 6 , 8 , 10, 12, 14) are large with closed and unconnected
fossettes, except sometimes in p- ; 27.5 % of p^ with connectcd fossettes. The enamel plication
is rich and the plis are narrow and deep. The protocone is elliptical and isolated except in the
extremely worn teeth (IV" stage ofwear) in which it is connected to the protoloph, usually in
p^ and m'. The pli caballin is small with 1-4 phs. The hypocone is elliptical with a shallow and
usually narrow distal groove. The lingual hypoconal groove is absent except in m-^, although in
some teeth there is a slight curving of the enamel in its position. This feature is aiso known
from the teeth of the Upper Vallesian locality Ravin de la Pluie’* (RPl) of the lower Axios
valley, near Thessaloniki (Koufos, 1986). Some specimens préservé a small, single rooted dp',
but the frequency of its présence (30.7%) is remarkably smaller than that of the milk
toothseries (90 %).
The lower cheek teeth (tables 17,. 19,21, 23,25) are large, elongated and the premolars are
wider than the molars. The parastylid is moderately developed with a protostylid which is
isolated in most teeth and connected to the parastylid in the worn teeth. The metaconid is
rounded or elliptical, the raetastylid triangular or elliptical and the entoconid elliptical or
quadrangular, The borders of the flexids are crenelated and plicated. The enamel plication is
remarkably rich in some specimens. The ectostylid is absent and the pli caballinid is rare,
although there is a simple or double pli caballinid in some premolars. The labial dépréssion is
narrow and in the premolars it reaches the posterior border of the preflexid, while in the
molars it is deeper and reaches the lingual one. The lingual dépréssion is shallow, and U-
shaped. The hypoconulid is wcll developed and large, especially in the molars. dp, is usually
absent : only one of the seventeen available specimens has a dp' (6 %).
The data about hypsodonty are few and the hypsodonty indices (see methods) are only
approximate because of the small number of measurable teeth. The calculated hypsodonty
indices are ;
n
un ^
H
min.
100
mean
max.
n
-H- X
Lb
min.
100
mean
max.
1
—
75
—
3
(194)
201.5
(214)
2
(40)
43.5
(47)
9
(216)
233.0
(267)
P3,4
—
—
—
2
(196)
199.5
(203)
— 207 —
5. Limb bones (tables 26-47)
The limb bones of H. brachypus are usually large and robust ; their comparison with those
of H. mediterraneum will be given in the Part II. The metapodials are relatively short (height
Mc„,/height radius x 100 = 75; height Mt„i/height tibia = 71) and robust (the index 11/1 for
Mc,„ is 17.90 and for Mt,,, 16.0). The metatarsals hâve a small facet for cuneiform II, which
soraetimes is well developed, sometimes very small and rarely absent The keel index (Sen et
al., 1978) is 117.6 for MCm and 124.7 for Mt,„.
Hipparion mediterraneum (Roth & Wagner, 1855)
Synonyms
1848 — Equus primigenius Wagner (part of the material).
1855 — Hippotherium gracile var. mediterraneum Roth & Wagner (part of the material).
1860 — tUpparinn nu'diicrraneum Hensel (part of the material).
1862 Hipparion nudilerraneum Hensel.
1862-67 Hipparion gracile Gaudry (part of the material).
1888 — Hipparion gracile Weilhofer (part of the material).
1952 — Hipparion mediterraneum Grotnova (part of the material).
1956 — Hipparion foiiit mediterraneum Pirlot.
1968 — Hipparion mediterranem mediierrcmeus Forsten.
Locality : Pikermi, Greece.
Horizon : Turolian (Late Miocene).
Types ■ Hololype not known because Roth & Wagner (1855) based their description on some
isolated teeth and a sériés of dp^-dpi. Lectotype chosen by Forsten (1968 : 41) : skull with associated
mandible described by Wagner (1848, Tah. !, Fig. 1) as Equus primigenius and later referred lo by Roth
& Wagner (1855 ; 4J8-439) as H. gracile var. mediterraneum.
Diagnosis ; St^e middle; skull short with narrow muzzle; preorbital fossa sitüated near the orbits;
elliptical and wide choanaei mandible with short and narrow muzzle: short symphysis, moderately
plicated upper cheek teeth ; subtriangular-elliptical protocone free from the protoloph ; elliptical hypocone
with well developed distal hypoconal groove; usually single and small or absent pli caballin ; lower cheek
teeth with small and rare protostylids ; enamel of the flexids simple; pli caballinid very rare; first premolar
usually absent; bones siender and small ; metapodials elongated and siender.
Description
1. Skull (table 1)
The skull has a short face. The narial opening (measure 30) is short and the naso-incisival
notch (above p^) is sitüated close to the orbit (measure 31). The muzzle is narrow, specially at
the level of the diastema (measure 14). The frontal breadth is relatively small (measure 18).
The crista facialis usually ends above the anterior end of m^ or the posterior end of p"^. The
brain castis small, cylindrical, and posteriorly inclined.
— 208 —
The preorbital fossa ts triangular or oval, simple and well delimited especially posteriorly.
In one skull of MNHN (PIK-259), it is double; the second fossa is siluated in front of the
main one. The pocket at the posterior border of the fossa and the infraorhilal foramen are well
developed in most of the skulls. The long axis of the preorbital fossa usually forms an angle of
about 45“ with the axis of the skull. The distance between orbit and preorbital fossa is small
(measurement 32).
The choanae are usually elliptical and very wide (measurement 12) ; their anterior border
is situated behind the middle of m^. The palate is usually elliptical and its maximum breadth is
between p"* and m*. The average index 2/13 is of 197, The general shape and the relative
dimensions of the juvénile skulls of H. mediterraneum are similar to those of the adult ones.
The juvénile skulls of H. brachypus hâve about the same dimensions as the adult ones of H.
mediterraneum.
2. Mandible (table 3)
The mandible is short, small and the height of the horizontal rami is small. The muzzle is
very short (measurements 2 and 16) and its breadth at the diastema (measurement 14) is
relatively small. The average index 2/7 is of 219.3. The symphysis is short (measurement 13).
3. Milk teeth
The upper milk teeth (table 4) are small with unconnected and closed fossettes. Although
in the less worn teeth the prefossette is open anteriorly and at the pli caballin, while the
postfossetle is open posteriorly. As the wear is going on the fossettes close. The enamel
plication is moderate to simple and the plication number is small. The protocone is elliptical or
oval and isolated. The pli caballin is moderately developed and small (^1-4 plis, usually 1). The
hypocone is usually elliptical and in the less worn teeth assymetrical or narrow and angular
posteriorly. It has a well developed and deep distal groove and a rudimentary lingual groove
which in some specimens is absent. Six of the twelve specimens with the diastema preserved
hâve a dp'. It is cylindrical, single-rooled and very small or rudimentary; its dimensions are at
mean 8-6 x 7.0mm.
The lower milk teeth (table 15) are small with moderately developed parastyhd and
protostylid. The metaœnid is elliptical. the metastylid is elliptical-rounded and the entoconid
elliptical. The enamel of the hexids is simple and in some cases there is one pli in each flexid.
When présent, the ectostylid is small and simple. U may be absent or présent in the dpa *. A
simple pli caballinid may be présent but its frequency is small (30.3 %). The lingual dépréssion
is shallow and U-shaped while the labial one is narrow and not very deep. The latter usually
reaches the posterior border of the preflexid. The dpi is very rare with a frequency of 12.5 %.
It is very small and single-rooted.
4. Permanent cheek teeth
The upper cheek teeth (tables 5, 7, 9, 11, 13) are small with unconnected and closed
fossettes except p^, where the frequency of connected fossettes is 24 %. The enamel plication is
simple to moderate and the plis are rounded and shallow. The protocone is subtriangular-
209 —
elliptical and aiways free from lhe protoloph excepl in the extremely worn teeth. The pli
caballin is simple, very small and sometimes absent. It is slightly larger in the premolars than
in the molars. The hypocone is elliptical with a well developed V-shaped distal hypoconal
groove. The lingual hypoconal groove is absent in ail the teeth except in m^, in which it is well
developed and rounded. dp* is absent.
The lower cheek teeth (tables 16, 18, 20, 22, 24) are small and the molars are slightly
smaller than the premolars, The parastylid is usually large and well developed with a small and
rare protostylid. The metaconid is rounded, the metasiyüd triangular or elliptical and the
entoconid elliptical or quadrangular. The enamel is simple at the flexids and very rarcly
crenelated. A simple pli caballinid is sometimes présent, usually in the premolars. The
ectostylid is absent. The labial dépréssion is shallow in the premolars where it reaches the
middle of the tooth. In the molars it is narrow, deep and reaches the lingual dépréssion. The
latter is shallow, and V- or U- shaped. dpi is absent.
The hypsodonty indices for the teeth of H. mediterranean are few and give only an
indication about the hypsodonty. The hypsodonty indices for the different teeth are :
n
X 100
H
min. mean
max.
n
ü X
Lb
min.
100
mean
max.
p3“
—
—
5
(209)
224.0
(250)
ni'-2
2
(42) 44.5
(47)
4
(227)
245.0
(273)
5. Limb bones (tables 26-47)
The limb bones of H. mediterraneum are slcnder. The metapodials are relatively long
(height Mc,„/height radius x 100 = 80; height Mt,„/height tibia = 77). The small index 11/1
of Mc,„ (14.9) and Mt,„ (13.1) shows that the metapodials are relatively slender. The frequency
of Mt,„ lacking a facet for cuneiform II is low and its development is variable. The keel index
(Sen et al., 1978) is 119.4 for Mc,„ and 123.0 for Mt,„.
Taxonomical conclusions
The morphological characters and the dimensions of the Pikermi hipparions allow to
distinguish two species, H, brachypus and H. mediterraneum, This opinion agréés with that of
most authors who studied the Pikermi hipparions. The small-sized hipparion of Pikermi is
usually referred to H. mediterraneum. The large-sized one is mentioned under various spedfic
names : Pirlot (1956) refers it to H. gracile and Forsten (1968) to H. primigenium-,
WooDBURNE & Bernor (1980) mention it as Hipparion sp. and put it in the Group-1, which
includes the large Vallesian hipparions. In spite of some similarities with these hipparions, the
longer muzzle of H. brachypu.i, its shorter face, the longer distance orbit-preorbital fossa, the
lower enamel plication, the higher hypsodonty index, the low frequency of confluent fossettes
— 210
in p^, as well as some difTerences in ihe metapodials (e.g. more developed sagittal kecl)
distinguish it from the Vallesian large forms (H. prlmigenium, H. calalaunicum, H.
koenigswaldi). The large-sized hipparion of Pikerrai possibly represents a younger form. which
has evolved from them. Hensel ( 1862) described some metapodials from Pikermi under the
namc H. hrachypus. The short and robust metapodials of the large-sized hipparion of Pikermi
fit with those described by Hensel in ail morphological characters and thus raust be
considered lo belong lo lhat species.
WooDBURNE 8r Bernor (1980) and Bernor et al. (1980) refer also //. cf. prostylum and ?//.
proboscideum from Pikermi. H. cf. prostylum would be represented in the Pikermi material by a
skull stored in Vienna (A 4673), which according to the morphology of the preorbital fossa.
would be similar to H. prostylum. 1 hâve not seen this skull but the long distance orbit-
preorbital fossa (35.7 mm) and the long premolars sériés (82.9 mm) are similar to those of H.
brachypus (see table 1), Thus this skull possibly belongs to this species.
The other sktill, referred ta H. proboscideum, is stored m Vienna too (A 4668). Its
détermination is questionable hecause most of it is brokcn ; even the preorbital fossa is not
complété (WtxJDBt-niNE & Bernor, 1980). The main characters of H. proboscideum are the long
muzzle. the double preorbital fossa and the short distance orbit-preorbital fossa (Studer,
1911 ; Gromova, 1952 ; Sondaar, 1971). The double preorbital fossa in the skull A 4668 is not
clear but may e.xist. However, the skull of MNHN PIK-259, which belongs lo //.
mediterratieum. has also a double preorbital fossa, The short distance orbit-preorbital fossa of
A 4668 (23 mm) falls into the vanation of H. mediterratieum (20-32.5, mean 25.87 mm) and the
short distance i*-p’ (107mm) in A 4668 is close to H. mediterratieum (116.5mm), far from H.
brachypus (130 mm) and from H. proboscideum (120 mm, Q4 Samos). Thus the skull A 4668
probably belongs to H. mediterratieum The teeth morphology and dimensions should help for
a botter détermination of these two questionable skulis.
Acknowledgments
I wish to thank Prof. Ph. Taquet and Prof. L. Ginsburü for offering me the privilège of studying the
Pikermi material in the collection of the Muséum national d’Histoire naturelle and for their hospitality
and assistance.
The interest, encouragement, the long discussions as well as the hospitality of Dr. V. Eisenmann
during my visit to Paris hâve been of great value. Her assistance was continued later in reading my
manuscripts, making numerous suggestions and offering constructive criticism on them. For ail this I
should like to express my warm gratitude to her.
I should also like to thank Mr. D. Mot iN at the Institut de Paléontologie for his help in locating
numerous specimens.
I am indebted to Dr. G. Bouvrain for her help during my stay in Paris.
I wish to express my gratitude to the Keeper of the British Muséum Dr. H. W. Ball for giving me
the opportunity to see the abundant Pikermi material, stored in the muséum.
I am grateful to Dr. A. Gentry for his interest. great help and w'arm hospitality at the British
Muséum.
f thank Dr. C. Strinoer for his assistance during my visit to the British Muséum and
Dr. A. CuRRANT for his help in locating a lot of spedmens in the muséum.
This study was been made possible by the support of the Aristotelian University of Thessaloniki,
which generously financed my visits to London and Paris.
— 211 —
TABLES
{Measurements and statistics)
Measurements listed in tables 1 and 2.
1. Muzzle length : Prosthion — middle of the line connecting the anterior borders of ; 2. Palatal length : middle
of the line connecting the anterior borders of to anterior border of choanae; 3. Length front anterior border of
choanae to votner ; 4. Length vomer — basion ; S. Post-palatal length : basion — anterior border of choanae ; 6. Basilar
length : basion — prosthion ; 7. Premolar length (alveolar) ; 8. Molar length (alveolar) ; 9. Toothseries length (alveolar) ;
10. Choanal length; 11. Minimal breadth of choanae; 12. Maximal breadth of choanae; 13. Palatal breadth between p*
and m‘ ; 14. Minimal muzzle breadth; 15. Muzzle breadth : breadth between the posterior borders of i^ ; 16. Maximal
length of fossa temporalis; 17. Distance basion-foramen ethmoidalis ; 18. Frontal breadth : between the most cxtemal
points of the posterior borders of the orbits ; 19. Zygomatic breadth : between the most extemal points of the zygomatic
arcs; 20. Greatest breadth of the supra occipital crest; 21. Occipital breadth at paroccipital processes; 22. Occipital
height ; upper border of the occipital foramen — middle of the supra occipital crest; 23. Anterior ocular line :
prosthion — most external point of the posterior border of the orbit ; 24. Posterior ocular line : last point — middle of
the supra occipital crest ; 25. Facial height : height of the skull in front of p^ ; 26. Idem posterior of the orbits ;
27. Height of meatus acusticus ; 28. Anteroposterior diameter of the orbit ; 29. Dorsoventral diameter of the orbit
(perpendicular to 28) ; 30. Length of the naso-incisival notch ; prosthion — posterior end of the narial opening ;
31. Cheek length ; posterior end of the narial opening — anterior border of the orbit ; 32. Distance orbit — preorbital
fossa (PF) ; 33. Length of PF ; 34. Distance posterior end of PF — infraorbital foramen ; 35. Height of PF
(perpendicular to 33) ; 36. Distance ventral border of PF — crista facialis ; 37. Distance infraorbital foramen — alvéolés
of the toothseries ; 38. Distance posterior end of PF — alvéolés of the toothseries.
— 213 —
Table 1. — Hipparion mediterraneum , juvénile and adult skulls.
Measu-
rements
B
X
min
max
s
D
n
X
min
max
s
ni
1
-
-
-
-
-
-
2
116.50
116
117
-
_
2
3
89.66
78
99
10.69
11.92
3
106.00
95
113
9.64
9.09
3
g
-
-
-
-
-
D
(114)
-
-
-
-
4
B
-
-
-
-
-
B
90
-
-
-
-
5
B
-
-
-
-
-
B
(200)
-
-
-
-
6
B
-
-
-
-
-
2
408.50
405
412
-
-
3
88.23
85.6
91.1
2.75
3.11
5
78.10
73.4
81
2.91
3.72
E
g
-
-
-
-
-
9
62.87
57.5
70.3
3.92
6.23
3
B
-
-
-
-
-
n
143.82
140.3
149
3.69
2.56
(A
10
B
-
-
-
-
-
H
-
-
-
-
_
C
11
5
24.80
20
30
4.32
17.41
H
24.75
19
28
4.27
17.25
a
12
4
30.87
25
41
7.61
24.65
H
36.08
30
41
4.96
13.74
Ss
13
-
-
-
-
-
H
58.00
57
59
-
_
Ss
14
-
-
-
-
-
-
H
27
-
-
-
_
15
-
-
-
-
-
-
2
55.10
52.4
57.8
-
_
16
-
-
-
-
-
-
1
85
-
-
-
_
•vi
17
-
-
-
-
-
-
1
111
-
-
_
_
18
-
-
-
-
-
-
1
116
-
-
_
_
eu
19
-
-
-
-
-
-
B
-
-
_
_
_
Ç
20
-
-
-
-
-
-
fl
65.4
-
-
_
_
21
-
-
-
-
-
-
B
-
-
-
_
Sî
22
-
-
-
-
-
-
B
59
-
-
-
B
23
-
-
-
-
-
-
B
325
-
-
-
24
-
-
-
-
-
-
2
153.5
152
155
-
-
B
25
-
-
-
-
-
-
2
89.24
88.5
90
-
-
0
26
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
_
tx
27
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
SX
28
2
50.50
49
52
-
-
4
57.67
56
60
1.69
2.93
29
4
42.50
36
50
5.74
13.50
7
45.31
40
49.5
3.32
7.32
a:
30
-
-
-
-
2
137.50
130
145
-
-
31
-
-
-
-
-
2
125.50
120
131
-
-
32
5
26.00
23
32
3.53
13.57
7
25.87
20
32.5
5 .45
21.06
33
4
58.25
50
68
8.26
14.18
3
78.00
66
88
11.13
14.26
34
-
-
-
-
-
-
1
73
-
-
-
-
35
4
35.00
29
41
6.37
18.20
3
44.50
40
47.5
3.96
8.89
36
-
-
-
-
-
-
2
29.40
23
35.8
-
-
37
-
-
-
-
-
-
1
43.7
-
-
-
-
38
-
-
-
-
-
3
79.83
72
87.5
7.75
9.70
_
J
U
V e
n i
1 e
A d
U 1
t
— 214 —
Table 2. — Hipparion brachypus, juvénile and adult skulls; measurements p. 212.
Me as U-
H
Ki
■■
min
rements
Q
B^l
min
s
B
D
X
max
S
V
1
1
128
-
-
-
-
1
130
-
-
_
_
WM
3
99.00
93
102
5.19
5.24
5
122.3
111.5
132
8.36
6.83
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
_
_
■1
H
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
5
B
-
-
-
-
-
1
196.5
-
-
-
-
6
B
-
-
-
-
-
1
438
-
-
-
-
Wm
3
89.96
87.4
92
2.34
2.60
5
83.26
76.2
91.9
6.31
7.57
-
-
-
-
-
5
72.18
69.8
76.5
2.85
3.94
-
-
-
-
-
5
154.86
147
168.3
8.43
5.44
10
-
-
-
-
-
1
(70)
-
-
-
-
11
3
32.00
27
35
4.35
13.59
4
26.25
17
35
7.63
29.06
S
12
4
34.75
33
38
2.36
6.79
4
30.37
22
39
7.95
26.17
Cu
13
-
-
-
-
-
-
1
62
-
_
_
_
14
1
33
-
-
-
-
1
47.3
«
«
15
1
47
-
-
-
-
1
63
_
_
O
16
-
-
-
-
-
_
_
_
<3
17
-
-
-
-
-
-
-
_
_
_
ÎIh
18
2
144.50
139
150
-
-
1
185
-
_
_
_
19
2
83.00
75
91
-
-
1
90
_
_
_
_
20
-
-
-
-
-
-
-
-
_
_
_
_
21
_
_
H
22
1
317
H
23
-
-
-
-
-
-
1
360
-
-
-
-
II
24
1
130
-
-
-
-
1
172
-
-
-
-
<3
25
-
-
-
-
-
-
1
81
-
-
-
-
26
_
_
H
27
■
28
3
57.33
54
60
3.05
5.32
2
59.00
56
62
-
-
29
4
40.87
35.5
46
4.36
10.66
3
41.83
40
45
2.75
6 .57
30
1
(142)
-
-
-
-
1
(156)
-
-
-
-
31
1
(150)
-
-
-
-
3
(161.66)
(159)
(166)
(3.78)
(2.33)
32
4
39.75
34
44
4.64
11.67
3
44.40
38.2
52
7.00
15.76
33
3
55.33
48
65
8.73
15.77
3
67.33
66
69
1.52
2.25
34
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
_
35
2
31.50
25
38
-
-
3
37.83
34
40
3.32
8.77
36
B
-
-
-
_
-
-
-
-
_
_
_
37
B
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
_
38
B
-
_
_
_
_
_
J
U V e I
1 i 1
e
A d
1 t
— 215 —
Table 3. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, juvénile and adult mandibles.
Me as U-
n
X
min
max
S
B
n
X
min
max
S
rerrents
1
-
-
-
-
-
-
3
373.66
360
390
15.17
4.05
2
-
-
-
-
-
-
6
102.95
90
120
11.01
10.69
3
-
-
-
-
-
-
24
73.70
68.3
78.5
4.16
5.64
4
-
-
-
-
-
-
18
68.46
64.5
73.5
2.25
3.28
5
19
86.90
83
90.8
2.03
2.33
13
143.82
133.7
152
5.17
3.59
6
-
-
-
-
-
-
3
100.66
100
102
1.15
1.14
§
7
-
-
-
-
-
-
B
48.28
40
56
5.29
10.95
1:
8
_
_
_
_
_
2
175.00
175
175
_
_
9
-
-
-
-
_
-
2
151.00
147
155
-
-
g
10
7
57.21
43
75
11.32
19.78
7
85.85
80
87.5
2.71
3.15
§
11
_
_
_
-
_
_
14
60.00
55
64
2.11
3.51
■fi
a
12
17
40.21
31.2
52.5
5.78
14.37
18
44.92
41
51
2.87
6.38
g.
13
-
-
-
-
-
7
70.50
62
76
4.75
6.73
tï!
14
15
16
-
-
-
-
-
-
6
17.50
11.5
24
4.31
24.62
_
_
-
_
9
86.00
72
100
8.64
10.04
1
I
-
-
-
-
-
1
(408)
-
-
-
-
2
1
-
-
-
-
-
S
133.00
123
140
6.78
5.09
3
1
-
-
-
-
-
17
80.88
76.5
85
2.11
2.60
4
1
-
-
-
-
-
14
74.00
71.3
78.5
1.74
2.35
5
13
94.13
91.1
L00.8
2.82
2.99
10
156.10
153.5
166 . b
3.98
2.54
CO
H
_
_
_
_
_
4
51.95
46.8
57
5.29
10.18
1
1
158
_
.
_
_
_
_
_
G
—
—
Sh
msm
10
58.02
51.7
63
3.92
6.75
4
90.25
86.5
92.5
2.72
3.01
•S
11
-
-
-
-
-
8
65.97
58.5
74
5.77
8.74
8
12
14
40.83
33.4
48
4.18
10.23
9
49.00
42.5
55
5 .04
10.28
•ta
a:
13
1
65
-
-
-
-
5
91.49
83
104
8.44
9.23
14
15
16
-
-
-
-
-
-
3
19. Ib
15
23
4.01
20.92
-
_
_
_
_
_
5
103.32
95.5
112
6.34
6.13
J
U V e n
i 1 E
A d U
1 t
1. Maximal length : posterior point of the articular condyle — anterior point situated between the two i, (in
projection); 2 - Muzzle length : middlc of the line connecting the anterior borders of p, to a point situated between the
two ij ; 3. Preroolar length (alveolar); 4. Molar length (alveolar), 5. Toothseries length (alveolarl; 6 . Distance from
posterior end of 1114 — posterior border of the vertical ramus; 7. Muzzle breadth ; breadth at the posterior borders of
ij ; 8 . Height articular condyle — base of the horizontal ramus, y. ifeighi incisura mandibulae — base of the horizontal
ramus; 10. Height of the jaw behine mj ; II. Idem between p* and m, ; 12. Idem in front of pj ; 13. Symphys length;
14. Minimal breadth of the symphysis; 15. .Angle formed between horizontal ramus and the line connecting articular
condyle wiih i| , 16. Length of diastema pj-ij,
— 216 —
Table 4. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, upper milk teeth.
— 217 —
Table 5. — Hipparion mediterraneum, upper permanent cheek teeth (II"'* and III'* W.S.).
20.5 23.2 0.77 3.52
6 7.9 0.54 7.86
4.15, 5.30. 4.14, 1.57
1.57
0.65 Q.21
0.71 3.07
0.97 4.55
10.54
0.70 12.11
0.55
3.80. 6.60. 4.70, 1.20
1.60
21.4 25.4 1.09 4.72
21.7 24.4 0.92 4.02
19.5 22.3 1.00 4.72
23.2 26 1.17 4.69
5.7 7.4 0.52 7.98
5 0.63 14.38
3.83. 6.25. 3.58, 1.16
1.41
23.72
22.8
23.09
22.2
21.30
20
22.40
21.9
6.64
5.8
4.54
3.9
4.28
6
20.21
18.5
21.2
1.04
5.14
6.28
6
20.46
18.5
21.8
1.27
6.20
1.59
2
19.75
19.5
20
-
-
4.29
10
19.01
18.3
20
0.57
2.99
3.63
ni
10
21.05
20
23
0.86
4.08
8.73
6
6.13
5.6
7.1
0.56
9.13
11.52
6
4.20
3.4
5.2
0.61
14.52
1.87. 6.25. 4.12. 1.37
1.37
2.16, 5.60, 3.
1.00
50, 0.80
meditevvaneum
218
Table 6 . — Hipparion brachypus, upper permanent cheek teeth (11"“* and III'* W.S.).
9,03
13.05
1.50
braahypus
219
Table 7. — Hipparion mediterraneum, upper permanent cheek teeth (P‘ W.S.)-
— 220 —
Table 8. — Hipparion brachypus, upper permanent cheek teeth (P' W.S.).
221
Table 9. — Hipparion mediterraneum, upper permanent cheek teeth (IP^W-S.)-
2
P
L
O
B
O
L
P
B
P
E.F.
n
X
min
max
S
D
10
31.26
29.3
32.6
0.93
2.97
11
21.88
20.7
23.7
1.21
5.53
11
7.00
6.3
7.9
0.55
7.85
m
11
4.40
3.9
4.7
0.31
7.04
10-11
4 . 20 , 5 . 30 , 4 .
, 45 , 1.63
1.63
3
P
L
O
B
O
L
P
B
P
E.F.
24.00
23.2
24.8
0.56
2.33
23.12
22.2
24.4
0.86
3.71
6.87
5.8
7.8
0.72
10.40
4.31
3.9
5.1
0.39
9.04
4 . 14 , 6 . 28 , 4 . 57 , 1.28
9
21.20
8
20.60
8
5.96
8
3.85
8-9
3.11
20.3
22.5
0.77
19
22.3
1.23
5.3
6.4
0.34
3.3
4.2
0.29
, 5 . 88 , 3
. 50 ,
0.89
3.63
5.97
5.70
7.53
1.44
7
21.17
20.5
22.5
0.69
3.25
7
18.42
17
20
1.18
6.40
8
6.56
5.5
7.5
0.64
9.75
8
2.9
4.0
0.45
12.56
5-8
2 . 62 , 5.1
56 , 3
. 00 , :
>.00
1.25
3
21.06
21
21.2
0.11
0.52
3
19.53
18.5
20.6
1.05
0.25
3
5.86
5.7
0.15
2.55
3
3.90
3.4
KE
0.43
11.02
3
3 . 00 , 6 .
33 , 3
. 33 , ;
L .66
1.00
— 222 —
Table 10. — Hipparion brachypus, upper permanent cheek teeth (11"“ W.S.).
223
Table 11. — Hipparion mediterraneum, upper permanent cheek teeth (111“* W.S.).
— 224 —
Table 12. — Hipparion brachypus, upper permanent cheek teeth (111“* W.S.).
226
Table 14. — Hipparion brachypus, upper permanent cheek teeth (IV"' W.S.).
227 —
Table 15. — Hipparion mediterraneum and H. brachypus, lower milk teeth.
29.3 33.5 3.62 11.68
7.8 11.4 1.38 15.26
14.7 1.69 13.82
9.7 0.32 3.41
12.7 0.31 2.53 dpj
33.5 1.49 4,64
15 1.34 9,90
20_ 2.40 16.06
0.29, 0.00. 0.38
0.22
26 26.54 25 27.6 0.71 2.67
9 9.65 8.3 12.9 1.62 16.78
24 11.69 8.2 14.5 1.96 16.76
6 8.63 8 9.1 0.57 6.60
6 10.75 9.2 12.2 1.22 11.34 dp.
0.16, 0.11, 0.00
0.36
26.1 30 1.17 4.18
8 11.1 1.12 12.51
7.5 14.1 2.24 20.03
7 9.1 0.72 9.05
8.4 11 0.93 9.35 dp
0.31
mediterpaneum
33.2 38 1.26 3.59
8 10.5 1.49 17.02
9.6 15 1.58 12.62
9.8 12 0.94 8.82
13 14.7 0.68 5.02
32.2 32.5 -
11.8 14.7 1.67 12.16
14.5 21 2.95 17.87
0.46. 0.31. 0.40
30.4 0.77 2.67
12.4 1.54 15.29
8.7 15.6 1.91 15.78
8 10.3 1.14 11.89
13 1.60 13.98
29 0.20 0.69
14.2 -
22.5 2.25 11.16
0.75. 0.50, 0.00
0.46
17 I 30.62 29.3 33.4 1.08 3.52
9.35 7.5 11.0 1.21 12.95
11.50 7.8 15 2.13 18.52
9.58 8.8 10 0.49 5.11
10.34 9.4 11.7 1.15 11.12
29.30 28 30.7 1.35 4.60
13.65 13.3 14 - -
22.66 20 24 2.30 10.15
0.25. 0.62, 0.00
0.56
H. braahypus
228
Table 16. — Hipparion mediterraneum, lower permanent cheek teeth (II""' and III"' W.S.).
n
X
min
B
D
n
Lo
20
26.31
25
28.2
0.98
3.72
35
B ant
O
3
10.36
10
10.7
0.35
3.37
9
Bopost
20
13.53
11.7
15.2
0.94
6.94
35
4
26.65
24.5
28.8
1.83
6.86
"’i
-
"b
4-
13.67
13
14
0.47
3.43
-
^prfl
3
6.93
5.8
8.5
1.40
20.20
9
^ptfl
E.F.
4
11.12
10
12
0.90
8.09
7
19-20
3.21,
0.05.
0.20
0.60
OH—00
L
O
29
24.00
22
2b .6
1.24
5.16
27
B ant
O
9
12.12
10
14
1.42
11.71
4
B post
28
14.81
12.7
18
1.59
10.73
25
"b
-
-
-
-
-
-
"’2
-
^prfl
Stfl
E.F.
9
7.05
5.8
8.1
0.80
11.34
4
9
12.40
10
13
0.99
7.98
4
29
0.48,
0.58, 0.
20
27
0.51
L
O
34
23.24
21
24.7
0.88
3.78
20
B ant
O
8
12.25
9.3
13.7
1.47
12.00
3
B post
32
14.40
11.1
17.9
1.82
12.63
19
"b
-
-
-
-
-
-
“3
3
-
-
-
-
-
-
3
^prfl
^ptfl
E.F.
8
6.48
6
7.7
0.65
10.00
3
8
11.55
9.5
11.5
1.10
0.86
3
34
0.58,
0.73
, 0.00
20
0.41
L
O
■
-
-
-
-
-
B
B ant
O
H
-
-
-
-
-
B
Bopost
-
-
-
-
-
-
B
Ljb
3
22.16
21.3
23.6
1.24
5.59
"'1,2
2
Sb
3
15.46
14.3
17.4
1.68
10.86
2
^prfl
-
-
-
-
-
-
-
^ptfl
“
•
•
-
-■
-
-
E.F.
3
0.33,
0.33
, 0.00
2
0.00
0.40
21.26 19.2 22.6 0.88 4.13
10.85 10 11.7 0.87 8.01
12.46 10.5 15 1.43 11.47
6.27 6.2 6.5 0.15 2.39
8.57 8.1 9_ 3.49 5.71
0.18, 0.40, 0.00
0.29
24.40
21.6
26.3
1.29
5.28
10.10
10
10.2
0.10
0.99
11.14
8.5
13
1.29
11.57
25.76
25.1
26.5
0.70
2.71
11.00
10.1
11.6
0.79
7.18
6.33
6.3
6.4
0.05
0.78
7.70
7.5
7.8
0.17
2.20
0.00
229
Table 17. — Hipparion brachypus, lower permanent cheek teeth (II"'’ and III*’ W.S.).
25.5 0.87 3.73
12.2 1.01 9.14
14.5 1.63 13.26
7.2 0.42 6.32
8.5 9.8 0.62 6.99
0.40, 0.80. 0.00
0.06
24.32
23.4
12.28
10
14.75
11
8.11
7
11.90
11.5
0.75, 1.12, 0.25
0.37
L 2 25.20 24.9 25.5
O
B^ant - - - -
B^ost 2 15.25 14 16.5
0.50. 0.50. 0.50
0.50
24.5
9 . 7 I
H
8.2
14.5
28.3
28.8
12.1
12.5
7.2
1
7.4
7
8.5
3 20.43 19.6 21 0.73 3.57
3 12.60 11 14 1.50 11.90
H . b P a O h y P
230
Table 18. — Hipparion mediterraneum, lower permanent cheek teeth (P‘ W.S.).
231
Table 19. — Hipparion brachypus, lower permanent cheek teeth (P' W.S.).
0.50. 0.75. 0.00
0.50
26.00
10.96
0 . 00 . 1 . 00 . 0.00
0.00
25.42 24.3 27.7 1.54 6.05
9.33 9 9.7 0.35 3.75
9.17 7.6 12.4 2.17 23.66
6.50 6.3 6.6 0.17 2.61
8.13 7.8 8.6 0.41 5.04
232
Table 20. — Hipparion mediterraneum, lower permanent cheek teeth (II"** W.S.).
233
Table 21. — Hipparion brachypus, lower permanent cheek teeth (IP'* W.S.).
234
Table 22. — Hipparion mediterraneum, lower permanent cheek teeth (III"'* W.S.).
235
Table 23. — Hipparion brachypus, lower permanent cheek teeth (III"‘‘W.S.).
236
Table 24. — Hipparion mediterraneum, lower permanent cheek teeth (IV"’ W.S.).
237
Table 25. — Hipparion brachypus, lower permanent cheek teeth (IV"' W.S.).
Table 26. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, humérus.
Measure-
ments
n
X
min
max
S
V
1
3
250.66
240
262
8.99
3.58
2
-
29.83
-
-
-
-
3
3
39.33
28
31.5
1.43
4.79
4
3
-
38
43.5
3.68
9.35
5
-
86.5
-
-
-
-
1
6
1
58.75
-
-
-
-
s
7
14
61.97
55
61
2.42
4.11
g
8
17
41.00
54
69
3.52
5.68
9
2
38.39
40.5
41.5
-
-
aî
10
19
38.25
31
41.5
3.07
7.87
11
2
-
37
39.5
-
-
12
-
-
-
-
-
-
1
2
264.00
26 3
265
-
-
2
1
250
-
-
-
-
3
3
33.16
32
34
1.04
3.13
4
3
42.00
40
42.5
1.80
4.28
5
2
84.00
83
85
-
-
CO
s
îx
6
1
96.00
-
-
-
rC
O
7
17
66.85
61
75
2.63
3.93
a
rC)
8
16
68.73
65
77.5
3.10
4.51
9
4
50.50
48
53
2.38
4.71
10
18
40.40
32.6
45
3.12
7.72
11
4
43.87
43
45
0.85
1.93
12
1
120.00
-
-
-
-
I. Maximal length; 2. Internai length; 3. Minimal breadth of diaphysis; 4. DAP of diaphysis at the level of 3;
5. Proximal breadth; 6. Proximal DAP at the level of the médian tubercule; 7. Maximal breadth of the Irochlea;
8. Distal maximal DAP; 9. Maximal trochlear height (médial); 10. Minimal trochlear height (in the middie);
11. Trochlear height at the .sagittal crest near the condyle; 12. Height from the end of the deltoid tuberosity to the
proximal end of the humérus.
Table 27. — Hipparion mediterrmeum and Hipparion brachypus, radius.
Measure-
ments
n
X
min
max
S
V
1
7
269.28
256
281
9.87
3.66
2
4
258.25
247
268
9.91
3.83
3
10
36.95
34
40
2.08
5.62
4
2
25.35
25.2
25.5
-
-
5
9
59.16
54.5
63.5
3.14
5.30
6
9
31.03
28
34.5
2.43
7.83
■S
7
10
63.65
58.5
68.5
3.27
5.13
8
5
99.10
48
50
0.74
1.50
9
13
29.65
27
31.5
1.47
4.95
ai
10
13
57.44
53
62
2.57
4.47
11
5
18.30
17
20
1.09
5.95
12
4
11.62
10.5
13
1.10
9.46
1
7
280.85
264
290
8.76
3.12
2
3
272.50
253
275
3.53
1.29
3
B
41.65
38
45
3.00
7.20
4
3
27.40
26
28.5
1,27
4.63
5
7
6 7.42
61.5
71.5
3.49
5.17
§
6
7
34.76
32.5
37
1.88
5.40
as
rC
7
7
72.92
69
77
3.32
4.55
8
3
57.50
53
61
4.09
7.11
rQ
9
10
32.80
30
38
2.47
7.53
ai
10
10
66.10
63
70
2.43
3.67
11
4
20.75
17
22
2.50
12.04
12
3
12.50
11.5
14
1,32
10.56
I. Maximal length ; 2. Internai length ; 3. Minimal breadth of diaphysis ; 4. DAP of the diaphysis at the level of 3 ;
5. Proximal articular breadth; 6. Proximal articular DAP; 7. Proximal maximal breadth; 8. Distal articulât breadth;
9. Distal articular DAP; 10. Distal maximal breadth; 11. Diameter of the articular facet for navicular; 12. Idem for
triquetrum.
Table 28. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, os magnum.
Measure-
ïïients
n
X
min
max
S
V
1
4
29.17
26.1
32.6
2.69
9.22
1
2
4
32.57
29.8
35.7
2.67
8.19
CD
3
4
17.67
16.5
18.7
1.09
6.16
11
4
4
14.17
12.3
15.5
1.55
10.93
QÜ
g
5
4
20.60
20.2
21.2
0.43
2.08
6
3
3.83
3.5
4
0.28
7.31
7
4
30.45
29.3
32
1.14
3.74
1
9
33.97
31
38
2.25
6.62
2
9
36.54
34.5
40.4
1.92
5.25
CO
s
3
9
18.57
15.8
20
1.50
8.07
•Ü
4
9
15.18
13.4
17.6
1.26
8.30
«3
Sh
rCi
5
9
20.76
17.2
23.5
2.05
9.87
6
9
4.62
3.3
5.5
0.68
14.71
7
9
33.26
30
35 .6
2.32
6.97
1. DAP; 2. Anterior breadth; 3. Anterior height; 4. Distal posterior breadth; 5. Posterior height; 6. Diameter of
the articular facet for Mc„ ; 7. Idem for MC|„.
Table 29. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, os lunatum.
Measure
ment s
n
X
min
max
S
V
1
1
3
30.80
29.2
32.5
1.65
5.35
1
2
3
25.63
24.6
27
1.23
4.79
3
3
25.23
24.5
25.7
0.64
2.53
'Ta
Ci)
s
4
3
8.70
6.7
11
2.16
CM
00
CM
5
3
13.56
12.7
15
1.25
9.21
CO
1
1
33
-
-
-
-
s
ûa
2
1
26.1
“
■
-
“
3
1
24.2
-
“
4
1
9
-
-
-
-
a3
5
1
15.4
-
-
-
-
1. DAP; 2. Maximal length; 3. Maximal beight; 4. Diameter of the articular facet for hamatum; 5. Idem for
magnum (at the anterior border).
Table 30. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, os cuneiform carpale (os triquetrum).
Measu-
rements
n
X
min
max
S
V
1
1
3
31.30
29.3
33.3
2.00
6.38
1
2
3
30.86
28.8
32.3
1.83
5 .93
-W
3
3
14.66
14
15
0.57
3.88
S
4
3
23.96
23
25.4
1.26
5.25
S
EC
5
3
5.23
4.7
6
0.68
13.00
1
3
36.50
36
37
0.50
1.36
«0
s
a
2
3
35.43
35
35.8
0.40
1.12
3
3
16.73
16
17.2
0.64
3.82
g
rO
4
3
25.90
25.4
26.3
0.45
1.73
a:
5
3
6.86
5.7
8.2
1.25
18.22
I. Oblique height; 2. Anterior height; 3. Maximal breadth; 4. Maximal DAP (in projection); 5. Distance between
articular facets for hamatum and pisiforme.
Table 31. — Hipparion medilerraneum and Hipparion brachypus, os navicular (carpale).
Measu-
n
«
min
max
rements
1
1
4
32.57
30.3
34.5
1.73
5.31
§
2
4
23.32
21.5
24.5
1.33
5.70
s
+5
3
4
18.90
17.2
21
1.76
9.31
4
4
23.50
22.2
24.2
0.88
3.74
g
a:
5
4
24.10
23.3
26.3
1.46
6.05
1
6
37.81
35.3
40.4
1.75
4.62
§
2
6
24.41
22.9
25.2
1.13
4.62
<4
3
6
21.80
19.6
25.1
2.02
9.26
4
6
25.73
23.8
28.5
1.90
7.38
a:
5
5
26.56
24.5
29.2
1.99
7.49
1. DAP ; 2. Anterior breadth ; 3. Posterior breadth, 4. Anterior height ; 5. Posterior height.
Table 32. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, os hamatum.
Me as U-
rements
n
X
min
max
S
V
1
1
1
24.9
-
-
-
-
1
2
1
17.1
-
-
-
-
3
1
22
-
-
-
-
4
1
8.5
-
-
-
*
E
a:*
5
1
11.4
-
-
-
-
§
1
4
CM
CM
CM
26.3
27.8
0.64
2.35
2
4
19.60
18.9
20.7
0.80
4.08
«3
3
4
22,30
21.4
23.3
0.89
3.99
4
3
10.26
9.8
10.5
0.40
3.89
5
4
12.12
12
12.5
0.25
2.06
I. DAP (oblique); 2. Maximal length (perpendicular to 1); 3. Maximal height; 4. Maximal diameter of the
articular facet for Mc,„ ; 5. Idem for Mc,y.
Table 33. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, third metacarpal.
Measure-
ments
n
X
min
max
S
V
1
39
216.06
202
234
7.63
3.53
2
25
210.66
195.5
220
7.82
3.71
3
38
25.57
23
29
1.48
5.78
4
35
21.56
19.5
23.8
0.92
4.26
5
38
36.60
32.8
40.2
1.90
5.19
6
36
24.63
20.7
30
1.81
7.34
1
7
36
31.40
28.5
35
1.50
4.77
2
8
37
9.60
8
11.5
0.86
8.95
s
9
-
-
-
-
-
-
10
37
33.66
30.4
38.1
1.97
5.85
E
11
38
32.17
29.5
35.3
1.34
4.16
12
38
26.65
22.7
29.5
1.54
5.77
13
12
22.41
20.7
24.7
1.06
4.73
14
24
24.21
21
27
1.34
5.53
15
10
106.90°
102°
112°
3.31
3.09
16
8
3.96
3.2
5.3
1.88
47.47
1
67
211.31
197
230
6.80
3.21
2
33
205.70
195.5
223
6.16
2.99
3
69
30.69
27.5
35
1.57
5.11
4
68
23.61
20.5
26.7
1.37
5.80
5
65
41.30
37.4
47
2.02
4.89
6
58
28.38
25
32
1.44
5.07
7
61
34.52
30.5
39
1.98
5.73
s
8
63
11.41
8
14.5
107
9.37
9
-
-
-
-
-
g
10
68
39.91
36.2
44.3
1.46
3.65
5:
11
62
37.85
36
41.6
1.32
3.48
12
69
30.14
26.7
36
1.90
6.30
13
8
24.95
23.1
27
1.16
4.64
14
48
27.20
22.5
30
1.41
5.18
15
8
108.25°
100°
115°
5.11
4.72
16
13
5.84
4
8
1.10
18.83
1. Maximal length ; 2. Internai length ; 3. Breadth of the diaphysis (in the middle) ; 4. DAP idem at the level of 3 ;
5. Proximal articular breadth; 6. Proximal articular DAP; 7. Maximal diameter of the articular facet for magnum;
8. Diameter of the anterior facet for hamatum; 9. Idem for Mc,,,; 10. Distal maximal supra-articular breadth;
11. Distal maximal articular breadth; 12. Distal maximal DAP of the keel; 13. Distal minimal DAP of the latéral
condyle; 14. Distal maximal DAP of the médial condyle; 15. Keel angle : angle between the Unes connecting the center
of the condyle (in médial view) with the anterior and posterior ends of the keel ; 16. Diameter for the articular facet for
Mc„.
Table 34. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, second metacarpal.
Measure
ments
n
B
min
max
s
D
1
1
184
-
-
■
O
1
2
-
-
-
-
■
O
3
2
g
15.5
16.3
■
+4
4
2
H
12.5
13.3
■
■
1
5
2
8.40
9.2
■
■
CR
6
2
14.15
15.5
■
■
n
1
192
-
-
-
-
to
s
B
-
-
-
-
-
-
(X
rC
B
8
17.97
17
20
1.07
5 .95
1
8
13.50
12.7
14.5
4.44
5
4
9.65
7.6
12.4
20.82
cr
6
4
17.22
15.5
18.2
1.20
6.96
1. Maximal length; 2. Minimal DAP of the diaphysis; 3. Proximal DAP; 4. Proximal breadth; 5. Distal articular
breadth ; 6. Distal articular DAP.
Table 35. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, fourth metacarpal ; measurements as
in table 34.
B
B
min
max
S
B
■■
1
182
-
-
-
-
i
-
-
-
-
-
-
1
H
3
17.20
16
19
1.58
9.18
44
B
3
11.80
10
12.9
1.57
13.30
i
5
1
8.6
-
-
-
-
CR
6
1
15.5
-
-
-
-
1
1
179
-
-
-
-
2
-
_
-
_
-
-
3
Qa
3
LO
19.72
18
20.4
0.74
3.75
4
8
14.02
12.5
15.5
0.92
b .bb
s
rCi
5
3
10.40
10
10.8
0.40
3.84
CR
6
3
19.36
19
19.9
0.47
2 .42
Table 36. — Hipparion meditenaneum and Hipparion brachypus, tibia.
Me as u-
rements
n
X
min
max
S
V
1
5
322.80
317
337
8.25
2.55
2
4
307.75
306
309
1.25
0.40
1
3
24
39.10
34
44.7
2.71
6 .93
§
4
22
27.21
23.6
30.8
2.03
7.46
5
6
82.00
79
85.5
2.93
3.57
Qi
6
5
65.20
61
68
2.68
4.11
S
7
27
57.79
51
61.5
2.59
4.48
8
28
39.86
37
44.7
2.20
5.51
9
7
43.92
42
45.5
1.83
4.16
1
8
345.00
325
357
9.60
2.78
2
2
337.00
330
344
-
-
CO
3
3
30
46.79
42
57
3.09
6.60
Cu
4
24
31.80
29
35
1.48
4.65
g
5
8
88.52
76.7
98
9.25
10.44
rO
6
3
80.50
78.5
83
2.29
2.84
a!
7
35
67.91
64.2
74
2.52
3.71
8
33
45.93
41.7
54.3
3.08
6.70
9
_1
1
54
-
-
-
-
I. Maximal length ; 2. Internai length ; 3. Minimal breadth of the diaphysis ; 4. DAP of the diaphysis at the level of
3 ; 5. Proximal articular breadth ; 6. Proximal articular DAP ; 7. Maximal distal breadth ; 8. Maximal distal DAP ;
9. Length of the groove on the tibial (proximal) tuberosity.
246 —
Table 37. — Hipparion meditenaneum and Hipparion brachypus, calcanéum.
Measu-
reroents
n
X
min
max
S
V
1
14
99.03
93
105.5
4.35
4.39
1
2
11
64.50
56.5
76
4.96
7.68
3
7
18.75
17
21
1.24
6.61
s
+4
4
14
28.63
26
32
1.75
6.11
5
14
42.30
38.2
47.5
2.29
5.41
6
16
38.03
35.6
41
1.27
3.33
cà
7
16
42.22
35.5
46.1
2.44
5.77
1
20
107.70
100
119.5
4.80
4.45
CO
2
16
73.39
65.5
79.5
3.80
5.17
s
Qa
3
3
23.86
23
25.6
1.50
6.28
rÇ
4
17
33.17
30
36.5
2.24
6.75
g
rC)
5
18
46.51
40.9
52.3
3.25
6 .98
tè
6
22
45.21
40.8
54.5
3.08
6.81
7
23
49.63
_
44.5
52
2.40
4.83
1. Maximal length; 2. Length of the proximal part : middie of luber calcanéum — articulation surface below
coracoid process; 3. Minimal breadth of the diaphysis; 4. Maximal breadth of the tuber calcanéum; 5. Maximal DAP
idem ; 6. Distal maximal breadth (in projection) ; 7. Distal maximal DAP (in projection).
Table 38. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, astragalus.
Measu-
rements
B
X
min
max
S
V
1
25
52.83
49
57
1.94
3.67
2
6
50.92
48
53.7
1.91
3.75
1
3
g
23.59
20.8
25
1.32
5.59
4
27
50.19
47
53.2
1.92
3.82
5
24
39.50
35
43.7
2.01
5.08
6
25
30.15
26.5
34.5
2.02
6.69
7
25
43.09
40
48.7
2.04
4.73
1
36
54
66.5
2..53
4.32
2
7
55.5
63
2.48
4.19
CO
s
è
rs;
1
3
7
29.87
26.5
32.5
2.28
7.63
mm
37
56.60
52.2
60.2
1.79
3.16
34
44.53
41.5
51.4
1.88
4.22
rCl
32
31.5
36.5
1.62
4.79
ce
m
34
44
54.6
2.83
2.03
1. Maximal length (height) : articulation surface for navicular — top of the internai condyle ; 2. Maximal diameter
of the internai condyle; 3. Troclear breadth ; middie of the internai — middie of the extemal condyles; 4. Maximal
breadth (in projection) ; 5. Distal articular breadth ; 6. Distal articular DAP ; 7. Maximal DAP of the internai condyle.
247
Table 39. — Hipparion mediterraneum and Hipparion hrachypus, os cuboid.
Measu-
rements
n
B
min
max
S
B
1
11
34.83
32.4
38.6
5.59
2
10
16.66
14.4
18.5
7.80
§
3
10
21.22
17.6
23.6
8.34
9
8.41
7
9.8
1.15
13.67
H
9
11.36
9.5
13
1.05
9.24
8
6.81
4.5
3
1.23
18.06
m
9
11.23
8.8
14.5
1.81
16.11
■■
25
37.73
32
42
2.20
5.83
§
WM
24
18.56
15.2
20.5
1.38
7.43
Cl
26
23.66
20
27.5
1.85
7.81
H
24
9.39
6.5
11.8
1.19
12.67
5
24
12.40
10.2
14.8
1.22
9.83
a:
6
23
7.36
5.3
9.2
1.29
17.52
7
24
12.45
11
14.7
1.18
9.47
1. DAP (in projection across the axis of the proximal articulation surface) ; 2. Anterior breadth (in projection) ;
3. Posterior breadth (in projection) ; 4. Diameter of the articular facet for astragalus ; 5. Idem for calcanéum ; 6. Idem
for navicular ; 7. Lcngth of the articular facet for navicular.
Table 40. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, os naviculare (tarsale) and os cunei-
form I.
Measu-
-
min
rements
1
26
31.70
28.5
34.5
1.35
4.25
0)
<31
S
2
26
39.50
35
43.5
2.01
5.08
C <0
•—J
O O
1
19
36.65
33.5
39
1.74
4.74
I
•H
5.69
c
2
19
28.46
27.5
31.1
1.62
3 0)
O e
E
U
3
14
10.11
8.4
12.5
1.19
11.77
V) O
O
1
20
36.37
33.5
40.6
1.75
4.81
1
rü 1
S
Ü U
è
2
18
44.01
40.8
48.6
1.94
4.40
O > •-<
rSÎ
O
3
1
20
41.35
39.2
44
1.47
3.55
0) M
Sh
Æ)
2
20
32.75
31
34.7
1.01
3.08
c
<0
ü 6
a:
3
15
_1
11.37
9.1
16.5
2.56
22.51
CO O
O M-I
Os navicular : 1. Maximal DAP; 2. Breadth. — Os cuneiform 1:1. Breadth; 2. Distal DAP; 3. Breadth of the
posterior part of the proximal articular facet.
Table 41. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, third metatarsal.
Me as U-
reinents
n
X
min
max
S
V
1
61
237.30
210
270
8.81
3.56
2
34
242.66
204
261
9.46
3.89
3
65
25.59
21.7
28.6
1.38
5.39
4
64
26.5 3
21.7
28.7
1.47
5.54
5
57
37.09
33.6
41.0
1.66
4.47
§
6
30
28.48
26
33
1.48
5.19
«a
§
7
55
34.34
31
37.5
1.39
4.04
U
8
52
9.00
7.5
11.5
1.08
12.00
9
45
5.47
3.6
8.0
1.01
18.46
Çù
E
10
59
33.55
28.2
37.5
1.12
3.33
11
54
32.43
29.3
36.6
1.31
4.03
12
59
28.21
23.7
33
1.82
6.45
13
11
22.28
21.4
23.6
0.67
3.07
14
34
25.71
21
28.5
1.41
5.48
15
11
110.63°
103°
122°
4.51
4.07
1
76
244.92
224
262
8.16
3.31
2
45
242.63
229
257
7.49
3.08
3
80
31.38
28
37
1.89
6.02
4
76
29.35
25
33.5
1.61
5.48
5
69
41.83
38
46.5
2.09
4.99
6
36
32.78
29. 8
38.4
1.48
4.51
7
68
38.65
35.5
43.5
1.71
4.42
S
S
8
69
9.74
7.4
12.3
1.05
10.78
g
9
55
6.96
4.5
9.1
1.14
16.37
rCi
10
75
40.99
36
45.2
2.12
5.17
a:
11
69
38.93
35
42
1.71
4.39
12
72
32.89
29.5
36.5
1.62
4.92
13
13
26.40
24.3
28
1.06
4.01
14
45
29.59
26
37
1.84
6.21
15
10
101.40°
9 3°
109°
4.50
4.43
I. Maximal length; 2. Internai length; 3. Breadth of the diaphysis (in the middie); 4. DAP of the diaphysis at the
level of 3 ; 5. Proximal articular breadth ; 6, Proximal articular DAP; 7. Maximal diameter of the articular facet for the
cuneiform I ; 8. Diameter of the articular facet for cuboid ; 9. Idem for cuneiform II ; 10. Distal maximal supra-articular
breadth; 11. Distal maximal articular breadth; 12. Distal maximal DAP of the keel; 13. Distal minimal DAP of the
latéral condyle; 14. Distal maximal DAP of the médial condyle; 15. Keel angle : angle between the Unes connecting the
center of the condyle (in médial view) with the anterior and posterior ends of the keel.
— 249 —
Table 42. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, second metatarsal ; measurements as in
table 34.
Me as u-
rements
n
X
min
max
S
V
g
1
1
■233
-
_
-
-
1
2
-
-
-
-
-
-
S
Ss
3
5
17.74
16 .8
18
0.56
3.15
05
■4^
05
E
4
5
12.80
12
13.5
0.62
4.84
5
1
9
-
-
-
-
6
1
17.2
-
-
-
-
1
5
214.00
200
227
9.97
4.65
CO
2
_
_
_
s
SX
;3>
rC
3
5
18.66
18
19.7
0,68
3.64
O
S
4
4
14.05
12.3
15
1.21
8.61
rCl
5
4
9.75
8.5
11.3
1.16
11.89
6
4
20.12
18.6
21.7
1.35
6.70
Table 43. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, fourth metatarsal ; measurements as in
table 34.
Measu¬
rements
n
X
min
max
s
V
1
1
1
238
-
-
-
_
05
K
2
«
3
6
23.66
21
25.5
1.63
6.88
05
4
6
17.61
16.8
18.6
0.74
4.20
05
E
5
1
8.3
-
-
-
-
6
1
16.1
-
-
-
-
1
3
218
206
230
12.0
5.50
CO
2
_
_
_
_
_
_
s
£X
3
10
28.25
24.1
32.3
2.19
7.75
05
a
4
11
20.37
19
21.8
1.00
4.90
5
2
9.65
8
11.3
-
-
6
2
19,10
18
20.2
-
-
Table 44. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, first phalanx of the third digit,
manus.
Measu-
rements
n
X
min
max
S
V
1
8
57.97
56.5
60
1.13
1.95
2
5
53.56
48
58
3.87
7.22
3
8
23.46
21.8
25.5
1.19
5.07
1
4
7
34.47
31.5
37.2
1.98
5.74
5
8
26.96
26
28.9
1.09
4.04
6
5
27.18
25.7
28.5
1.00
3.68
E
7
8
28.33
26.6
30
1.54
5.43
aj
8
8
18.21
17
20.2
1.14
6.26
9
5
18.20
15
22
3.29
18.07
1
4
64.02
63
65.2
1.18
1.84
2
1
60
-
-
-
-
«0
s
3
3
28.56
27.5
29.2
0.93
3.25
4
3
39.63
39
40.5
0.77
1.74
H
5
4
31.20
31
31.6
0.28
0.89
6
1
32.5
-
-
-
-
7
4
33.57
33.4
34
0.28
0.83
8
4
21. 37
21
21.7
0.29
1.35
9
1
25
-
-
-
-
1. Maximal length; 2. Anterior length : middle of the proximal articular facet — middle of the distal facet;
3. Minimal breadth of the diaphysis; 4. Proximal breadth; 5. Proximal DAP; 6. Distal breadth at the tüberosities ;
7. Distal articular breadth ; 8. Distal articular DAP ; 9. Minimal length of the trigonum phalangis.
— 251 —
Table 45. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, first phalanx of the third digit, pes
measurements as in table 44.
Measu-
rements
n
X
min
max
s
V
1
4
54.70
52.6
57.7
2.23
4.07
2
2
50.50
50
51
-
-
g
3
4
24.05
22.7
25.1
0.99
4.11
§
4
2
34.35
33
35.7
-
-
s
5
4
28.40
25.2
31.2
2.56
9.01
44
6
2
26.60
26.2
27
«
-
S
7
3
27.13
26.3
28.1
0.90
3.31
a:
8
4
17.75
17
18.4
0.66
3.72
9
2
17.00
16
18
-
-
1
11
60.59
57.5
62.3
1.39
2.29
2
2
54.50
54
55
-
-
3
10
30.32
27.4
32.5
1.54
5.07
eo
Ci.
4
11
42.33
39. 1
45.5
1.78
4.20
§
5
10
32.87
32
34
0.57
1.73
S
6
2
33.75
33.5
34
-
-
a:
7
9
33.80
31.5
37.5
1.94
5.74
8
11
21.77
20.6
23
0.64
2.93
9
2
23.35
22.5
24.2
-
-
— 252 —
Table 46. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, second phalanx of the third digit,
manus.
Measu-
rements
n
X
min
max
S
V
g
1
6
33.16
31
3.5
1.33
4.01
§
2
5
27.76
26.8
29.2
0.99
3.56
1;
3
6
27.68
26.5
29
0.92
3.32
+i
i
6
33.13
32.3
34
0.67
2.02
6
23.10
22
25
1.21
5.23
a:
B
6
30.88
29.2
33
1.47
4.76
IHI
6
18.06
17
19
0.80
4.42
H
B
39.80
39.2
40.4
H
■
§
B
B
-
-
-
H
■
Ci.
as
B
2
32.40
31.4
33.4
■
i
2
39.30
38
40.6
5
2
27.10
2*7
28.2
B
a:
6
2
35.15
34.1
36.2
H
7
2
19.75
19.5
20
H
■
1. Maximal length; 2. Anterior length (as in the first phalanx); 3. Minimal breadth of the diaphysis; 4. Maximal
proximal breadth; 5. Proximal DAP; 6. Maximal distal articular breadth; 7. Distal articular DAP.
Table 47. — Hipparion mediterraneum and Hipparion brachypus, second phalanx of the third digit,
pes ; measurements as in table 46.
Measu-
..
rements
n
X
min
max
S
V
1
8
34.85
32.5
36.5
1.31
3.75
1
2
4
27.95
27.2
29.3
0.92
3.29
3
7
27.14
25
28.5
1.32
4.86
4
7
32.15
29.2
33.9
1.77
5.50
5
8
23.58
22.2
25
1.12
4.74
e
6
8
29.46
26.6
31.8
2.05
6.95
a:
7
8
19.00
17.5
20
0.89
4.68
1
18
39.15
36.3
42.5
1.74
4.44
2
4
32.37
30
34
1.97
6.08
§
3
18
32.31
30.2
36.8
1.85
5.72
4
17
40.10
37.8
43.4
1.52
3.79
g
5
17
28.05
25
30.4
1.34
4.77
a:
6
17
35.14
32.3
40.3
1.90
5.40
7
18
22.54
21
24
0.75
3.32
Achevé d’imprimer le 30 octobre 1987.
Le Bulletin du 1" trimestre de l’année 1987 a été diffusé le 18 septembre 1987-
IMPRIMERIE NATIONALE
7 564 002 5
Recommandations aux auteurs
Les articles doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du Muséum national
d’Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompagnés ; de la traduction du titre
en anglais, d’un résumé en français et en anglais, de l’adresse du Laboratoire dans lequel le travail
a été effectué (en note infrapaginale sur la première page).
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto seule¬
ment. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres et d’espèces
soulignés d’un trait). 11 convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
importants et complexes devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme des figures.
La liste des références bibliographiques, à la fin de l’article, devra être présentée par ordre
alphabétique des noms d’auteurs, chaque référence étant indiquée ainsi : auteur, initiales du (ou
des) prénom, date, titre d’article ou d’ouvrage (en entier), revue abrégée selon la World list of Scientific
Periodicals, tome (souligné), numéro (entre parenthèses), deux points, pagination et illustrations.
Les dessins et cartes doivent être réalisés à l’encre de chine. Les photographies seront le plus
nettes possible et tirées sur papier brillant. Tenir compte de la justification du Bulletin : 14,5 cm X
19 cm. L’auteur devra indiquer l’emplacement des figures dans la marge de son manuscrit. Les
légendes seront regroupées à la fin du texte sur un feuillet séparé.
Tirés à part ; 50 tirés à part seront fournis gratuitement par article. Les auteurs peuvent
éventuellement commander des tirés à part supplémentaires qui leur seront facturés directement
par l’imprimeur.
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Collection à périodicité irrégulière. Paraît depuis 1935. A partir de 1950, les Mémoires se subdivisent
en quatre séries spécialisées : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de ta Terre ; D, Sciences physico-chi¬
mique. (Formai 1^4°).
Dernières parutions dans la série C
T. 41 — Gaudant (Mireille). — Recherches sur l’anatomie et la systématique des Cténothrissiformes et des
Pattersonichthyiformes (Poissons Téléostéens) du Cénomanien du Liban. 1978, 124 p., 57 fig., 10 pl. h.-t.
T. 42 — Lange-Badré (Brigitte). — Les Créodontes (Mammalia) d’Europe occidentale de l’Éocène supérieur
à l’Oligocène supérieur. 1979, 249 p., 32 fig., 48 gr., 30 pl. h.-t.
T. 43 — Recherches océanographiques dans l’Océan Indien. (Entretiens du Muséum, Paris, 20-22 juin 1977.)
1979, 253 p., fig., pl.
T. 44 — Gayet (Mireille). — Contribution à l’étude anatomique et systématique des Poissons Cénomaniens
du Liban anciennement placés dans les Acanthoptérygiens. 1980, 151 p., fig., 29 pl.
T. 45 — Lauriat-Raoe (Agnès). — Les Bivalves du Redonicn (Pliocène atlantique de France). Signification
stratigraphique et paléobiogéographique. 1981, 175 p., fig., 16 pl.
T. 46 — FrOhlich (François). — Les silicates dans l’environnement pélagique de l’océan Indien au Cénozoïque.
1981, 208 p., fig., pl.
T. 47 — Loreaü (Jean-Paul). — Sédiments argonitiques et leur genèse. 1982, 314 p., fig., pl.
T. 48 — Lauriat-Rage (Agnès). — Les Astaridae (Bivalvia) du Redonien (Pliocène atlantique de France).
Systématique, biostratigraphie, biogéographie. 1982, 118 p., fig., 16 pl.
T. 49 — Colloque sur le Turonien. (Entretiens du Muséum, Paris, 26-27 octobre 1981.) 1982, 240 p., 61 fig.,
8 tabl., 4 pl.
T. 50 — Rouchy (Jean-Marie). — La genèse des évaporites messiniennes de Méditerranée. 1982, 267 p. 72 fig.,
18 pl.
T. 51. — Gayet (Mireille). — Ramallichthys Gayet du Cénomanien inférieur marin de Ramallah (Judée). Une
introduction aux relations phylogénétiques des Ostariophysi. 1986, 119 p., 53 fig.
T. 52 — Russeli (D. E.) et Zhai Ren-Jie. — The paleogene of Asia : Mammals and stratigraphy. 1987, 490 p.,
232 cartes, croquis et coupes stratigraphiques.
Ouvrages disponibles au Service de vente des Publications du Muséum,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris