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BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 12 Fascicule 3 1991
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
_ 358 =
r acci у Juillet 1991.
BRYOLOGIE-LICHENOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHENOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HÉBRARD, 5. JOVET-AST, D. LAMY, М.С. NOAILLES, C. SUIRE.
Lichénologie: J. ASTA, T. BERNARD, В. BODO, W.L. CULBERSON, М.С. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, М.А. LETROUIT-GALINOU, Cl. ROUX.
MANUSCRITS
Les instructions aux auteurs sont publiées dans le premier fascicule de chaque tome
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits (еп double exemplaire) à la Rédaction de
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon,
75005 Paris
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
ABONNEMENTS А CRYPTOGAMIE
Tome 12, 1991
CRYPTOGAMIE comprend trois Section:
Algologie, Bryologie-Lichénologi
Mycologie.
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CRYPTOGAMIE, Bryologie - Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
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Copyright @ 1991. CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
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LICHENOLOGIE
TOME 12 Fascicule 3 1991
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Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1991, 12 (3): 189-370 189
RICCIA (HÉPATIQUES, MARCHANTIALES)
D'AMÉRIQUE LATINE
TAXONS DU SOUS-GENRE RICCIA
S. JOVET-AST
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
ABSTRACT - The main purpose of this study is to assist in the identification of
Riccia species (subgenus Riccia, Marchantiales, Hepaticae) occuring in Latin Ameri-
ca. Names of collectors dating as back as 1830 have been compiled for known speci-
mens of these taxa. Based on the variability of thallus and spores characters, a taxo-
nomic key has been elaborated with a primary segregation of all elements into three
major groups comprising species with papillate lobes, species with ciliate lobes and
species with glabrous lobes. A description of the morphology of the thallus, cross
section of the lobes and spore wall ornamentation is provided for each species treat-
ed. This is followed by a short discussion on the real taxonomic position of each tax-
on, its world wide distribution, its distribution in Latin America and some ecological
notes. Examination of types or authentic material led to the modification of the defi-
nition of a few taxa (eg. R. plano-biconvexa) and the proposal of nine new species: R.
horrida, R. subdepilata, R. enyae, R. albopunctata, R. boliviensis, R. sanguineisporis,
R. erythrocarpa, R. viannae, R. taeniaeformis. Additional biological observations on
vegetative reproduction, anisospory, teratology, occurence of idioblasts (for R. camp-
belliana and R. albopunctata) are also given.
Informations related to the various geographical aspects of the collection locali-
ties are reviewed. They allow an understanding of conditions of life (biotic, climatic
and edaphic) in this wide part of the American continent. The provided iconogra-
phy comprises 74 plates of hand drawings and scanning electron micrographs of
spores. A distribution map of every species is also provided. Finally, the bibliography
lists quoted publications and major articles reviewed.
INTRODUCTION
L'Amérique Latine comprend les pays situés du N du Mexique au S de
la Terre de Feu. Au cours des temps géologiques, Mexique et Amérique
Centrale d'une part, Amérique du Sud d'autre part appartenaient à deux
blocs séparés: le premier lié à l'Amérique du Nord, le second réuni à
l'Afrique jusqu'au début du Crétacé. La cassure entre l'Amérique du Sud et
l'Afrique isola un continent sud-américain qui, lors de l'émersion de l'isthme
de Panama, au Miocène, se réunit à l'Amérique Centrale.
Source : MNHN. Paris
190 S. JOVET-AST
Ayant une histoire géologique différente, ces deux blocs pourraient
n'avoir aucun point commun. Cependant, les végétaux ont profité du che-
min qui venait de s'ouvrir pour passer entre les deux blocs, notamment
monter du Sud jusqu'au Mexique.
Malgré une certaine homogénéité effective, les facteurs écologiques
créent, dans cet ensemble géographique, des différences locales importantes,
par exemple entre les plateaux désertiques nord-mexicains, le plateau
brésilien, les sierras, entre les grandes forêts, les savanes et la végétation des
hauts sommets de la Cordillére des Andes qui s'élèvent jusqu'à 7000 m au
Chili, entre les sols cristallins, les calcaires du Yucatan et les roches volcani-
ques. Certes le climat, non plus, n'est pas le même en tous points, mais cet
immense territoire étant traversé par l'équateur et, en partie, situé entre le
tropique du Cancer et le tropique du Capricorne, il en résulte un climat
équatorial, tropical ou subtropical et, parfois, de type méditerranéen.
Etant donné que le Mexique et l'Amérique Centrale rappellent plus
l'Amérique du Sud que l'Amérique du Nord, on peut considérer que
l'Amérique Latine présente une certaine unité.
Les Riccia trouvent, en Amérique Latine, des conditions écologiques fa-
vorables à leur croissance et à leur reproduction surtout dans les parties
chaudes, à période sèche suivie de pluies abondantes. Sous la grande forêt,
léclairement et l'ensoleillement sont trop faibles, l'humidité du sol trop
constante pour ces espéces en général temporairement xérophiles. — Par
contre, dans les lieux déboisés, dans la savane, dans la caatinga, sur les pas-
sages découverts et piétinés, dans les villes, ils trouvent les stations qui leur
conviennent.
Des botanistes, phanérogamistes ou bryologues, ont récolté, surtout
dans les 30 derniéres années, quelques centaines de spécimens du genre
Riccia mais aucune mission spécialement consacrée à la récolte des
Marchantiales n'a été effectuée en Amérique Latine. Il faut souhaiter que,
dans l'avenir, des collectes abondantes augmentent le nombre d'espéces
recensées et permettent une meilleure connaissance des espéces actuellement.
décrites, de leur écologie, de leur distribution, de leur phylogénie, de leur
histoire.
Malgré une insuffisance manifeste de la documentation, il est temps de
mettre au point une étude taxonomique et systématique des Riccia
rassemblés dans les collections actuelles et, tout d'abord, des espéces du
sous-genre Riccia.
Ce travail a pu étre effectué gráce aux préts de types et de spécimens,
déterminés ou indéterminés, accordés par les Directeurs ou les Conservateurs
des herbiers de grandes Institutions et d'Universités: BM, FH, G, HEID,
ICN, NY, PI, S, SP, STR, TNS, U, US, ORSTOM (Cayenne). De nom-
breuses récoltes m'ont été communiquées pour détermination, notamment
par A. Breuil-Sée, R. Düll, P. Geissler, S.R. Gradstein, P. et E. Hegewald,
Н. Hürlimann, Cl. Sastre, A. Schäfer-Verwimp et Verwimp, О.Н. Volk,
A.T. Whittemore, R. Wingfield, S. Winkler.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 191
Depuis bien des années, E. Vianna et D.M. Vital ont recueilli, sur une
grande partie du Brésil, un nombre très important de spécimens qu'ils ont
eu l'obligeance de me confier alors que le genre Riccia les intéressait, eux
aussi, particulièrement.
Institutions et Collecteurs ont droit à toute ma gratitude.
BUTS DE CE TRAVAIL.
Cette étude а deux buts. Le premier est d'établir, par un ensemble de
descriptions traditionnelles, une systématique classique qui permettra de re-
connaître les espèces latino-américaines du sous-genre Riccia, de les nommer
aussi conformément que possible au code de nomenclature botanique, de les
ordonner suivant une clé pratique utilisable par les chercheurs de diverses
disciplines ou par des amateurs.
Le second but, peut-être le plus digne d'intérêt, consiste à fournir un
stock de données en vue de classer, dans l'avenir, les espèces du genre Riccia
selon leur parenté.
Certains bryologues, à l'occasion de monographies régionales, ont
réalisé des classifications phénétiques c'est à dire numériques, ou des classi-
fications phylogénétiques d’après la valeur évolutive des caractères morpho-
logiques ou biologiques. 115 ont été conduits à créer des genres nouveaux par
division de genres reconnus ou à établir des sous-genres. Toutefois, en te-
nant compte seulement d'une aire géographique restreinte, le risque est
grand de négliger des taxons étrangers à la région et qui pourraient relier
des groupes entre eux.
Je pense donc qu'il est préférable, pour établir une systématique
phylogénétique donnant une image assez vraisemblable de l'origine et de
l'évolution intragénérique, d'attendre que le plus grand nombre possible
d'espéces réparties sur toute l'aire d'un groupe soit connu. Le monographe
aura alors pesé la valeur évolutive de chaque caractére, saura s'il doit
séparer les caractéres évolutifs du gamétophyte de ceux du sporophyte, si un
genre est paraphylétique donc peut être divisé en genres monophylétiques. Il
aura fixé les limites de la variabilité des caractères morphologiques (forme,
quantités, dimensions, proportions) ou biologiques surtout s'il est aidé par la
présence de complexes de taxons. Il distinguera les caractères de populations
des caractères propres aux variétés. Ecologiste et biogéographe, il appréciera
l'importance, dans le jeu des variations, des conditions de milieu qui créent
des caractéristiques écotypiques, et de l'histoire de la terre qui, par la
conjonction espace-temps, fait connaître les possibilités d'expansion ou
d'isolement des individus d'un taxon. Au cours de ses observations, le
systématicien évolutionniste voit progressivement se constituer, dans son es-
prit, un tableau de parenté des taxons, moins subjectif que certains
bryologues le prétendent.
Ensuite seulement, les méthodes plus récentes de taxonomie numérique,
de systématique cladistique (Hennigienne, Wagnérienne) ou de tout autre
système pouvant mettre en évidence les relations phylogénétiques,
Source : MNHN Paris
192 S. JOVET-AST
préciseront les rapports mutuels entre espèces, structureront une classifica-
tion hiérarchisée. Encore faut-il pour celà que les données soient très nom-
breuses et collectées sur l'aire totale des taxons concernés.
Le second but de ce travail n'est donc qu'une mise en place de données
utilisables dans l'avenir, une étape vers la réalisation d'une systématique
phylogénétique.
LES RÉCOLTES DE RICCIA EN AMÉRIQUE LATINE.
Les premières récoltes de Riccia latino-américains dont nous disposons
sont celles de P. Salzmann, C. Bertero, C. Martius, effectuées aux environs
de 1830. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, quelques botanistes dont E.
Wainio, H. Ridley, P. Maury, J.S. Smith, С. Bertero, С. Lindman, W.
Elliott, CI. Ridley, CI. Guillemin ont recueilli de rares spécimens au Brésil,
au Mexique, au Chili, au Paraguay, à la Dominique.
Au début du 20ème siècle, les récoltes, encore rares, ont pour origine la
Martinique, Cuba, le Mexique, le Pérou, le Brésil. Les collecteurs restent
peu nombreux: А. Duss, E.L. Ектап, O.F. Cook, G. Gilbert, М.А. Howe,
C. Le Gallo, V. Schiffner.
A partir de 1950 et surtout depuis 1970, les récoltes deviennent plus
abondantes et les collecteurs, généralement bryologues, savent découvrir les
Riccia sur le terrain. Alors que les anciens spécimens sont petits, fragiles,
difficiles à étudier, les plus récents se composent de nombreux thalles por-
tant, trés souvent, des capsules. Bien que secs, ils reprennent assez rapi-
dement leur turgescence et parfois, aprés réhumidification, produisent des
bourgeons qui permettent un comptage de chromosomes.
Depuis 1965, E. Vianna et D. Vital ont effectué, au Brésil, avec grand
soin, de trés nombreuses récoltes.
La liste suivante indique, par pays, le nom des collecteurs et les années
de leurs récoltes.
ANTILLES.
CUBA: Dietrich H., 1975; Ekman E.L., 1914, 1916 (? 1917); Meyer F.K., 1975
- MONA ISLAND: Britton N.L., Cowell, Hess, 1914 - ANGUILLA: Le Gallo C.,
1955 - SAINT-BARTHELEM Y: Le Gallo C., 1955, 1956 - SAINT-KITTS: Breutel
i ? 1840 - LA DESIRADE: Le Gallo C., 1956; Breuil-Séc A., 1989 - LES
SAINTES: Breuil-Sée A., 1989; Foucault B. de, 1976; Le Gallo C., 1967; Sastre C.,
1987 - DOMINIQUE: Elliot W. R., avant 1898 - MARTINIQUE: Duss A., ? 1897;
Le Gallo C., 1960; Stehlé H., 1938, 1942 - BONAIRE: Slageren M.V. van et Stoffers
A.L., 1977 - CURACAO: Slageren М.У. van et Stoffers A.L., 1976.
AMÉRIQUE CENTRALE.
MEXIQUE: Düll R., 1966, 1975, 1976; Gaumer G.F.; Grassi M.; Griffith D.,
1904; Herrera F.L., 1958; Howe М.А., 1923; Jovet-Ast 5., 1979; Mac Gregor R.L.,
1958; Maury Р., 1890; Reveal J.L., 1971; Smith J.S., 1892; Steere W.C., 1952;
Whittemore A.T., 1982, 1984, 1985; Volk O.H., 1976 - GUATEMALA: Hürlimann
H., 1955 - COSTA RICA: Howell J.T., avant 1912; Hürlimann H., 1956; Jovet-Ast
S., 1979; Melendez-Howell L., 1979 - PANAMA: Chung, Aranda et Vergara, 1987.
Source : ММНМ Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 193
AMÉRIQUE DU SUD.
GUYANE FRANÇAISE: Aptroot А., 1985; Cremers С., 1978; Gradstein
S.R., 1986; Le Gallo C., 1967; Melendez-Howell L., 1981 - GUAYANA: Gradstein
S.R., 1985 - VENEZUELA: Wingfield R., 1985 - COLOMBIE: Schnetter; Winkler
S., 1976 - EQUATEUR - GALAPAGOS: Gradstein S.R., 1976, 1988; Howe M.A.,
1934; Howell J.T.; Pike L.H., 1971; Weber W.A., 1972, 1975, 1976 - PEROU:
Buchloh G.; Cook О.Е. et Gilbert G.B., 1915; Hegewald Р. et E., 1973 - BOLIVIE:
Hermann F.L, 1972 - PARAGUAY: Lindman C.A.M., avant 1897 - BRESIL:
Bueno R., 1980, 1981; Homrich M.H., 1963, 1972, 1977, 1979; Hürlimann H., 1960;
Lindeman J.C., 1971; Lindman C.A.M., 1892, 1893; Martius C.F. avant 1833;
Müller K., ? 1955; Perrone; Porto K., 1980; Ridley H., 1887; Riedel CI. et Guillemin
CL, avant 1898; Saint-Hilaire A. de, avant 1833; Salzmann P., 1830; Schäfer-
Verwimp A. et Verwimp , 1981, 1986, 1987; Schiffner V., 1901; Ule E.H., avant
1898; Vianna E., 1965-1990; Vital D.M., 1969-1985; Wainio E., 1885; Wechter J.,
1979 - URUGUAY: Fruchart E., 1876; Herter W., 1925 - ARGENTINE: Hosseus
С., 1933; Sleumer H.H., 1950, 1951, 1952; Vervoust F., 1956 - CHILI: Bertero
C.G.L.; Dusen P.K., 1896.
MÉTHODOLOGIE.
L'étude taxonomique et systématique présentée ici repose sur l'examen
de la morphologie d'un grand nombre de spécimens conservés dans les
herbiers de collecteurs et de plusieurs institutions.
Pour toutes les espéces décrites précédemment, les analyses ont porté
d'abord sur les types puis sur les matériaux déjà déterminés mais qu'il fallait
réétudier et, enfin, sur de nombreux spécimens indéterminés communiqués
par des collecteurs bryologues ou non bryologues.
Neuf taxons nouveaux sont décrits et figurés.
Les examens ont été effectués au microscope photonique et les dessins
préparés au tube à dessiner. Les spores dont l'ornementation si diverse de
lexine présente un intérét presque capital pour les déterminations
spécifiques ont été observées et dessinées au microscope photonique puis
examinées et photographiées au MEB. Ces deux modes d'investigation sont
nécessaires car chacun donne, de la micromorphologie de l'exine, un aspect
différent.
Sur quelques spécimens récoltés assez récemment et qui ont donné des
bourgeons de régénération, des comptages chromosomiques ont pu étre
effectués.
La description des espèces représentées par un seul spécimen est, en
fait, celle du type, par exemple pour А. Howellii, R. ianthina, R. Ekmanii.
Par contre, chez les espéces connues par un nombre assez grand de
spécimens (par ex.: А. Wainionis, R. Vitalii, R. Fruchartii), la variabilité des
caractéres a pu étre observée et la description est bien celle de l'espéce telle
que nous la connaissons actuellement et non celle d'un seul spécimen.
Sous le titre "Affinités. Caractères distinctifs" sont énumérées d'une
part les relations avec les espèces affines, d'autre part les particularités mor-
phologiques propres à l'espèce, qui soulignent son originalité donc la distin-
guent des espèces voisines et facilitent sa détermination.
Source - MNHN. Paris
194 S. JOVET-AST
Les quelques notes écologiques, malheureusement très restreintes, ont
été relevées sur les étiquettes des collecteurs.
Sauf indication contraire, tous les spécimens cités dans la rubrique
“Distribution” ont été vus.
CONSERVATION DES SPECIMENS. - Les spécimens cités dans la
rubrique “Distribution” sont conservés dans divers herbiers:
1) Herbiers personnels (PRIV): Hegewald, Hürlimann, Porto, Schäfer-
Verwimp, Wingfield.
2) Herbier PC: De Foucault, Herter, Jobert, Jovet-Ast, Le Gallo,
Melendez-Howell, Questel, Saint-Hilaire, Stehlé.
3) Herbier PC + PRIV ou herbiers d' Institutions: Balansa (б), Breutel
(BM), Bueno (ICN), Dietrich (JE), Düll (PRIV), Gradstein (U), Homrich
(ICN), Onraedt (PRIV), Vianna (ICN), Vital (SP), Volk (PRIV), Wechter
(ICN), Whittemore (PRIV).
4) Herbiers d'Institutions: Aptroot (CAY), Campbell (NY), Cremers
(CAY), Geissler (G), Hassel de Menendez (LIL), Howe (NY), Howell (NY),
Schiffner (TNS), Sleumer (LIL), Steere (NY), Stoffers et van Slageren (U),
Vervoost (LIL), Winkler (TUB)
REMARQUES DE TERMINOLOGIE ET DE GRAPHIE,
L- Pour décrire l'ornementation de l'enveloppe sporale, le terme
"aréole" est souvent employé. Reportons-nous à l'étymologie de deux mots:
aréole et alvéole:
- aréole (А. du Chesne, 1611), du latin areola, diminutif de area = aire, sur-
face.
- alvéole (С. Michel, 1519), du latin alveolus, diminutif de alveus = cavité.
Gatin (1916) définit ainsi une alvéole: “petite fossette anguleuse”.
L'ornementation extérieure de l'exine apparaît trés souvent, chez les
Riccia, en petites cavités polygonales limitées par des murets. Il faut donc
employer le terme ^ alvéole " et abandonner “aréole”.
2. Les termes “papille” et “tubercule” représentent tous deux une
excroissance, une saillie externe mais on ne peut les employer
indifféremment car les deux organes ont une origine, une structure, une
fonction différentes.
Les “рар ез” (du latin papilla, diminutif de papula = bouton) appar-
tiennent à des cellules ou sont des cellules elles-mêmes. Je nomme, par
exemple, “papilles” les excroissances des cellules épidermiques de la face dor-
sale des lobes de R. papillosa qui jouent probablement un rôle dans l'absorp-
tion de l'eau.
Les "tubercules" (du latin tuber = bosse, tumeur, protubérance) ne sont
pas des cellules mais des renflements, des saillies d'une paroi et ne jouent un
rôle que par leur présence. Је nomme "tubercules" les fines granulations de
l'exine des spores de R. Vitalii ou les protubérances plus volumineuses de la
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 195
paroi sporale de R. boliviensis. 15 renforcent la paroi sporale et semblent re-
tenir l'eau qui circule entre eux mais ils n'ont pas, par eux-mêmes, un rôle
actif. Le mot "verrue" peut remplacer “tubercule” mais n'est pas l'équivalent
de “papille”.
Cette interprétation s'oppose à celle de S.M. Perold (1989) qui nomme
“papilles” les excroissances de la paroi sporale de R. okahandjana.
3.- Certains auteurs nomment “idioblastes” des cellules contenant une
substance épaisse, colorée ou non, de nature inconnue.
Le terme “blaste” signifie "germe, bourgeon” et, par extension, "ргодис-
tion”. Or, ces cellules, apparemment, ne diffèrent pas des cellules voisines.
Leur paroi est aussi mince. Leur diamètre est égal ou seulement un peu
supérieur à celui des autres cellules du tissu dorsal ou du tissu ventral des
lobes. Donc, elles ne sont pas particulières. Par contre, le contenu cellulaire
est très spécial.
П parait donc plus correct de désigner par “idioblaste” le contenu cellu-
laire et non la cellule. Par leur construction grammaticale, le terme
“idioblaste” serait l'équivalent de “oléocorps” et le terme “idiocellule”
l'équivalent de "oléocellule".
4. D'après le Code de Nomenclature (1988), article 73.1, la graphie
originale d'un nom ou d'une épithéte est à maintenir, sous réserve de correc-
tions des erreurs typographiques ou des fautes d'orthographe. Or, la graphie
"Weinionis” est due à une faute d'orthographe. L'espèce est dédiée à Wainio
et non à Weinio. Méme si, d'aprés l'article 73.3, "la faculté de corriger un
nom doit étre utilisée avec discrétion", je rends à Wainio l'espéce qui lui a
été offerte en hommage.
QUELQUES PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES.
Si les taxons peuvent étre définis par leurs seuls caractéres morpholo-
giques, leur description devient plus précise si l'on tient compte de leurs
particularités biologiques. Les faits biologiques sont, le plus souvent,
indétectables sur les spécimens d'herbier. Cependant, si les récoltes ont été
effectuées à un moment favorable, ils sont saisis puis préservés par la
dessiccation.
Voici quatre observations réalisées sur des spécimens conservés à l'état
sec depuis plusieurs années.
1.- Multiplication végétative.
La multiplication végétative a été observée assez rarement chez les
Riccia, dans la nature et en culture. Elle se produit selon 6 modes:
1) par un bourgeonnement à partir d'une cellule de Гарех, ou d'une
cellule quelconque d'un lobe en bon état, ou d'une cellule de la marge d'une
blessure (Jovet-Ast 1969). C'est le mode le plus fréquent. On l'observe ra-
Source : ММНМ, Paris
S. JOVET-AST
196
Source - MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 197
rement dans la nature mais, chez certaines espèces, on l'obtient fréquemment
en culture (par ex. chez R. crustata Trab., Jovet-Ast 1969).
2) par formation, pendant la saison sèche, à la partie apicale d'un lobe,
d'un renflement qui se développe en un lobe normal dès la saison des pluies
(par ex. dans la nature chez R. gougetiana Dur. et Mont.).
3) par la naissance, à la face ventrale d'un lobe, d'un petit tubercule
subsessile ou plus ou moins longuement pédonculé (R. perennis Steph., dans
la nature; Jovet-Ast 1971).
4) par le développement, sur la face ventrale d'un lobe, de longs tubes
cylindriques dont l'extrémité distale s'élargit en un lobe nouveau. Ce cas а
été signalé une seule fois: il a été constaté chez R. fluitans L. dans une cultu-
re sur milieu très pauvre en substances nutritives (Jovet-Ast 1979).
5) par production, sur les faces latérales d'un lobe, d'un lobe fils
subsessile ou porté par un court pédoncule et ayant, dès sa naissance, la
même structure que le lobe mère. Ce mode a été décelé pour la première
fois par Volk (1984) chez R. gemmifera Volk, en culture, puis par Volk et
Perold (1984) chez R. villosa Steph. ex Brunnthaler.
J'ai observé une multiplication végétative semblable à celle décrite par
Volk, chez trois spécimens brésiliens: R. Vitalii, D. Vital 2935, Hürlimann
526; В. Ridleyi, D. Vital 8314 (Fig. 1: 1-14). Les lobes fils apparaissent soit
sur une face latérale, soit sur les deux faces latérales, en petites sphères vio-
lettes assez nombreuses, jusqu'à 6 sur chaque face latérale. Ils possèdent déjà
un tissu dorsal et son épiderme, un tissu ventral et des ébauches d'écailles,
Les rhizoïdes ne sont pas encore formés. Les deux bords du lobe enroulé
restent au contact l'un de l'autre mais ne se soudent pas. Les lobes plus
âgés, encore repliés sur la face dorsale, laissent voir la partie médiane de la
face dorsale verte. Un lobe mère (lobe porteur) long par exemple de 4 mm
porte un lobe fils de 1.5 mm attaché à lui par un pédoncule long de 0.3 mm
et très résistant. A ce stade, les deux rangées d'écailles sont réunies par une
étroite bandelette de tissu très mince, violacée, fixée par sa base à la face
ventrale bien verte. Plus tard, les deux bords s'étalent en V de plus en plus
ouvert puis se trouvent dans un même plan. Un jeune lobe est né. Il reste lié
Fig. 1 - Multiplication végétative chez R. Vitalii S.J. A. (1-6) ct R. Ridleyi Серр
(7-14).- 1, 2: thalles “mères” portant des bulbes de régénération (t, br). 3: un
halle de régénération (tr) lié au thalle “mêre” par un pédicule (p). 4: bulbe de
régénération, face ventrale. 5: bulbe de régénération, profil. 6: bulbe, face dor-
sale. 7: section de la base d'un bulbe et de ses écailles (é). 8: section transver-
sale d'un thalle “mère”; bulbe de régénération (br) dans une encoche (enc). 9:
très jeune bulbe. 10: jeune bulbe (2 = écaille; s = sillon de la face dorsale). 11:
bulbe, de profil. 12: bulbe déjà constitué en lobe (fl = face latérale; fv = face
ventrale). 13: bulbe déjà constitué еп lobe (fd = face dorsale; s = sillon; 6 =
écaille). 14: section longitudinale d'un bulbe jeune non étalé en lobe mais dont
on distingue nettement la face dorsale (fd), les faces latérales (M) et l'épiderme
dorsal (ép). 15-17: lobes mères portant des lobes annexes, chez R. Vitalii, D.V.
2935, la — lobes annexes.
Source : MNHN, Paris
198 S. JOVET-AST
au lobe mère par le pédoncule qui devient fragile, se brise spontanément ou
au moindre choc, libérant le thalle fils.
Ces lobes fils ont été observés sur des lobes mères stériles ou porteurs
d'anthéridies ou d'archégones avortés. Ceci n'implique pas obligatoirement
que cette multiplication végétative remplace la reproduction sexuée.
6) Un sixième mode a été constaté sur le spécimen Vital 2935 de R.
Vitalii (Fig. 1; 15-17). La section de certains lobes montrait, sur l’une ou sur
les deux faces latérales, un lobe annexe élargissant le lobe principal par les
deux extrémités, brunâtre sur le spécimen sec, ayant la même structure que
le lobe principal et bordé par des écailles. En outre, sur l'une des sections, la
face latérale du lobe annexe portait une fossette, cicatrice persistant après la
chute d'un lobe fils.
2.- Anisosporie.
Nous considérons qu'il y a anisosporie lorsque les fréquences du
diamètre des spores se groupent autour de deux diamètres moyens dans le
rapport 1/1, la mortalité des spores étant nulle ou très faible. Cette
définition n'implique pas que nous considérons comme G. Mogensen (1983)
que l'anisosporie est corrélée avec la présence de mâles nains.
Chez les Riccia, les capsules mûres contiennent des spores de dimen-
sions différentes mais dont les diamètres extrêmes s'écartent souvent assez
peu du diamètre moyen.
En général, on n'observe de véritable anisosporie, ni chez les espèces
monoïques, ni chez les espèces dioïques, même si l'écart entre le plus petit
diamètre et le plus grand diamètre semble important. C'est le cas chez R.
Vitalii, espèce dioique dont le diamètre sporal varie de 92 à 152 pm.
Sur un thalle du spécimen D. Vital 3030, deux capsules ont été
prélevées. Pour chacune, le diamètre des 224 spores qu'elle contenait a été
mesuré. Les valeurs obtenues, ramenées à 100 unités, montrent que les
spores à diamètre proche de la moyenne dominent. Pour les deux courbes А
et B (Fig. 2), la dispersion est très peu différente: pour А les diamètres indi-
viduels sont compris entre 106 et 144 ит, pour В entre 103 et 143 um. Dans
les deux cas, la distribution est peu dissymétrique et, au même diamètre de
120 ит, la fréquence est maximum. Sur un méme thalle, les valeurs ne sont
pas identiques, mais varient suivant le même mode. Les spores mâles et les
spores femelles ont vraisemblablement le même diamètre.
Par contre, une anisosporie а été constatée chez R. plano-biconvexa,
espèce dioïque. Chez le spécimen type, la courbe de variation du nombre de
spores est bimodale. Prélevées dans une même capsule, 107 spores ont él
mesurées et la valeur de leur diamètre reportée sur le graphique (Fig. 3). La
courbe montre 2 maxima, l'un à 77 ит pour 24 spores, l'autre à 96 jim pour
25 spores. Il y a donc à peu prés autant de spores de faible diamétre que de
spores de grand diamètre. Cette courbe suggère la présence, dans une capsu-
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 199
50 spores
110 120 180 140 pm
le, de deux groupes de spores, dont l'un produira des plantes mâles, l'autre
des plantes femelles.
On observe, chez certaines espèces, une anisosporie dans une même
tétrade, par exemple chez R. subplana. Dans un spécimen récolté en
Martinique (Le Gallo 864), une tétrade comprenait 2 spores de 108 um
diam. à 7 ou 8 alvéoles dans le diamètre de la face distale et 2 spores de 74
pm diam., à 4-5 alvéoles dans le diamètre. Dans une récolte de même origi-
ne (Le Gallo 886), les mêmes observations ont été faites. Ce cas
d'anisosporie ne correspond ni à une dioecie puisque R. subplana est
monoïque, ni, semble-t-il, à un cas tératologique puisqu'on peut l'observer
sur plus d'un spécimen dans la même espèce.
3.- Tératologie.
Aucun des thalles utilisés pour ce travail ne présentait de
malformations. Par contre, des soudures de spores ont été observées chez 3
spécimens (Fig. 4):
1) chez un R. mauryana du Mexique (Volk 6/0725), deux spores
"siamoises”, soudées sur une longueur de 50um, formaient un bloc de 170
um diam. La paroi sporale enveloppant l'ensemble portait une ornemen-
tation trés imprécise.
Source : MNHN, Paris
200 S. JOVET-AST
1%; spores
2) chez un spécimen de R. australis brésilien (Sao Paulo, Schäfer-
Verwimp 7746) une capsule contenait, parmi les tétrades normales, 2
tétrades de 96 um diam., chacune formée de 4 spores réunies sur un même
plan: 2 spores de 70 um diam. et 2 spores de 62 zm diam. Ces tétrades rap-
pellent celles que Pant et Singh (1989) ont décrites.
3) Un R. sorocarpa récolté par Hegewald au Pérou (La Libertad, 7258)
possédait une capsule dans laquelle 12 anomalies sporales ont été observées:
10 groupes de spores soudées par 2 ош par 3, une spore de diamètre un peu
supérieur au diamètre moyen unie à une spore petite et vide donc proba-
blement avortée, une spore de diamètre un peu inférieur au diamètre moyen
et soudée à 2 petites spores probablement avortées.
Ces anomalies sporales pourraient être considérées comme le rappel
d'un stade évolutif ancien, la soudure des spores semblant un caractère pri-
mitif.
4.- Présence d'idioblastes.
Chez quelques espèces de Riccia, par exemple R. macrocarpa (Jovet-Ast
1986) et R. campbelliana (Perold & Volk 1988), ont été signalés des contenus
cellulaires disséminés dans le tissu des lobes, colorés ou sombres,
généralement denses, trés différents des oléocorps par leur aspect et, proba-
blement, par leur composition encore presque inconnue. S. Perold les
désigne par le terme “idioblaste”. Ce terme convient actuellement: il est assez
Source : MNHN. Paris
Fig. 4 - Malformations sporales. A: spores "siamoises" chez R. mauryana. В: tétrade
dont les 4 spores sont unies dans un même plan, chez R. australis. C: cloison
séparant les spores unies dans un méme plan, chez une jeune tétrade.
précis pour signaler la singularité de ces substances, assez vague pour n'indi-
quer ni leur origine, ni leur composition, ni leur rôle.
Les idioblastes de R. campbelliana ont été décrits par S. Perold (1988)
d'après des spécimens d'Afrique du Sud. Ceux du spécimen mexicain
(Whittemore 1839), présents dans l'épiderme, le tissu dorsal, le tissu ventral,
étaient de couleur orange.
Chez R. albopunctata, on les apergoit, par la face dorsale des lobes hu-
mides, comme de petits points blanes, soit sur tout le lobe soit seulement
sur les parties jeunes. Ils sont contenus dans des cellules de 40-60 ит diam.
donc à peine plus grandes que les cellules voisines ou égales à elles, éparses
dans le tissu dorsal jusque dans les cellules sous-épidermiques et aussi dans
le tissu ventral où ils sont plus abondants près de l'épiderme ventral qui, lui,
n'en contient pas. Ils remplissent presque tout le volume de la cellule, appa-
raissent sphériques ou subsphériques, à contour plus ou moins net,
homogènes ou constitués de nombreux petits globules agglomérés, serrés les
uns contre les autres, du moins dans les spécimens conservés en herbier donc
parfaitement secs. Alors qu'ils sont blancs à l'oeil nu, ils paraissent noirs еп
microscopie photonique. Les alcools à diverses concentrations, les acides et
des éclaircissants comme le lactophénol les dissolvent.
LES MILIEUX DE VIE DES RICCIA. LE PAYSAGE VÉGÉTAL.
Les Riccia sont de bons indicateurs de l'écologie locale et, dans certains
cas, de l'association dans laquelle ils prospérent. Si les données stationnelles
portées sur les étiquettes par les collecteurs sont détaillées, elles rendent
compte du microclimat, du microrelief, de la structure du substrat, parfois
même de quelques caractéristiques chimiques du sol.
Par contre, les particularités du climat général ou local, la physionomie
du paysage, la composition de l'environnement végétal (formations arborées,
arbustives, herbacées, graminéennes, etc...) sont trop rarement rapportées.
Tenant compte de plusieurs ouvrages de géographie descriptive et de
nombreuses publications relatives à la végétation dans les pays latino-
américains, tenté de placer dans leur milieu les spécimens récoltés. Ces
Source : MNHN, Paris
202 S. JOVET-AST
quelques indications, très élémentaires, guideront, peut-être, les bryologues
dans leurs recherches sur le terrain. Pour faciliter la présentation, elles sont
exposées par pays, dans l'ordre géographique, du N au S de l'Amérique La-
tine.
LES PETITES ANTILLES.
Les Petites Antilles comprennent: d'une part les Iles du Vent ou Petites
Antilles proprement dites, iles océaniques disposées en arc depuis Anguilla
la plus au М, jusqu'à Grenada la plus au S, d'autre part les Iles Sous-le- Vent
depuis Margarita jusqu'à Aruba, le long de la cóte vénézuélienne. Trinidad
et Tobago sont des iles continentales détachées de la masse sud-américaine.
Les Petites Antilles jouissent d'un climat trés varié: températures
élevées dans les parties basses, plus fraiches et à variations plus faibles dans
les parties hautes. Il se modifie suivant l'altitude et sous l'influence des
alizés et des vents cótiers. Certaines iles ont une altitude trés faible mais
d'autres sont beaucoup plus montagneuses. On note: 1330 m à la Montagne
Pelée, 1484 m à La Soufriére de la Guadeloupe, 1650 m à la Dominique.
Les sols montrent une grande diversité: sols calcaires, sols volcaniques,
sédimentaires, humiféres sous les foréts denses tropicales. De cette diversité
sont nés des types de végétation multiples.
Les Riccia n'atteignent pas les altitudes supérieures donc restent absents
des foréts hygrophytiques denses et humides et des foréts altitudinales. Tou-
tefois, un spécimen de R. subplana a été récolté au Morne Rouge, en
Martinique, dans une forét humide.
Ils restent à une faible altitude: R. subplana à 10 m, à La Désirade,
20-60 m aux Saintes, 3 m à la Martinique, 200-250 m à Balata; R. violacea
var. laevis atteint 230 m, à Curacao; R. Wainionis croit au bord de la mer à
la Pointe des Colibris de la Désirade, à 60 m aux Saintes sur la Pointe
Rodrigue et jusqu'à 100 m sur les crêtes de Terre de Haut.
Les Riccia vivent surtout dans les foréts xérophiles ou sur des terrains
arides libérés par la déforestation sur lesquels s'installent des groupements à
Agave et Cactées. A St-Barthélemy, ile séche, R. Wainionis s'insére entre les
touffes d'Opuntia, aux Saintes dans des taillis à Croton et Mancenilliers; R.
violacea var. laevis, à Anguilla, s'était établi dans une cuvette calcaire, à
Bonaire dans un facies à Croton, à Curaçao dans la forêt décidue. Parfois
l'homme crée des substrats convenant aux Riccia: lieux caillouteux, cours,
murs.
LES GRANDES ANTILLES.
CUBA.- Dans cette longue ile qui jouit d'un climat chaud mais
agréablement adouci par la mer, la province Oriente nous intéresse
particulièrement car plusieurs taxons y ont été récoltés: R. cubensis, R.
Ekmanii, R. violacea var. violacea, probablement R. boliviensis et R. Breutelii.
Les montagnes de la province Oriente, formées surtout de granite,
entourées par des calcaires donnant des sols variés, portent une forêt tropi-
cale. R. violacea var. violacea vit à Santiago de Cuba sur les falaises calcaires
Source - ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 203
sèches et à Baracoa, sur la côte М, à 80 m d'altitude, dans la forêt côtière. Il
a été récolté aussi dans la province de Habana où domine la savane. R.
Ekmanii, présent dans la province Oriente, occupe, à Daiquiri une station
très particulière: un récif corallien exposé aux embruns.
MONA.- Mona, l'une des petites îles des Grandes Antilles, possède,
comme une partie du 5 de Porto Rico et comme les petites îles voisines, une
végétation de plaine sèche. C'est lá que vit R. Brittonii.
LE MEXIQUE.
Le Mexique, traversé par le tropique du Cancer, a, dans son ensemble,
un climat chaud mais varié en raison de sa topographie et de l'altitude de
ses plateaux et de ses sierras. De 0 à 1000 m d'altitude, ce sont les terres
chaudes; de 1000 à 1700 m, les terres tempérées; au-dessus de 1700 m, les
régions tempérées-froides.
Le régime des pluies est, lui aussi, très varié: dans les régions
désertiques du N, les pluies Sont nulles ou rares; elles deviennent beaucoup
plus abondantes dans le centre du pays, sur le versant oriental des sierras et
dans le SE.
De ces conditions climatiques résultent des types de végétation très di-
vers, depuis les déserts des mesetas intérieures du N jusqu'à la forêt décidue,
à la forêt pluviale (rainforest) tropicale et à la végétation de montagne de la
Sierra Madre orientale et de la Sierra Madre occidentale.
Des Riccia ont été récoltés dans le désert prés de Jalisco (R. Breutelii);
dans la forêt à épineux, sur une aire très sèche (R. atromarginata); dans la
forêt décidue tropicale à 80 m alt., sur calcaire, près de Tehuantepec (R.
mauryanay; dans la forêt ouverte à Opuntia, à 1300 m (R. ташуала, R.
Wainionis); ou encore dans la forêt mixte à végétaux toujours verts ou
décidus, à 10-20 m ай. (R. Wainionis). Sur le plateau central, chaud, sec en
été, relativement froid en hiver, entre 1700 et 2300 m, vers San Luis Potosi,
Sombrereto, Mexico, vivent R. mauryana, В. sorocarpa, В. lamellosa, R.
trichocarpa. Dans la province de Hidalgo, dans les formations de broussailles
(le scrub) à Opuntia et Acacia, à 150 m alt. ou de 1100 à 2200 m, parmi les
Cactées et les Yucca, on trouve R. violacea var. violacea. В. iodocheila a été
recueilli en plusieurs points de la Basse Californie, dans l'Ile Ceralbo et dans
l'Ile Socorro, à de basses altitudes, probablement dans le scrub désertique.
1. Ochoterena (1945) cite la présence de Riccia dans les lacs et les ma-
rais de la région côtière. Il s'agit d'un Riccia du groupe fluitans, espèce
hydrophile du sous-genre Ricciella.
LE COSTA RICA.
Le Costa Rica а fourni 11 spécimens appartenant à 5 espèces:
- à basse altitude, R. Вгешейі, sur sol humide et ombragé, dans l'île de
Murciliago et à Braxilito Bay, parmi des rochers supportant l'influence ma-
rine. Dans l'ile de Murciliago, sur la côte Pacifique, le Riccia supporte la
chaleur et la sécheresse pendant plus de la moitié de l'année.
Source - MNHN. Paris
204 S. JOVET-AST
- à 30 m d'altitude, dans la Cordillère de Guanacaste, à Las Cañas ой une
saison sèche détermine des forêts de type semi-aride, А. subplana et R.
Wainionis, en bordure de forêt.
- dans la chaîne centrale, à Turrialba, à 600 m d'altitude, dans une région
assez tempérée, R. subplana, en bordure de la grande forêt, sur des placettes
dénudées.
- à 1000 m, non loin de Alajuela, sur le versant pacifique, R. subplana sur
une paroi verticale ombragée.
- à 1500 m, à Tarras de Cartago, dans l'étage plus froid ("tierra fria"), R.
sorocarpa sur une aire dégagée de la forêt dense humide.
R. Vitalii existe au Costa Rica mais le collecteur n'a précisé ni la
localité ni la station du spécimen.
LE PANAMA.
Le Panama forme un pont entre l'Amérique du Nord et l'Amérique du
Sud. Sur l’île de Barro Colorado, dans la zone du canal, R. Wainionis, la
seule espèce signalée dans ce pays, vit dans une ambiance chaude et humide
de foréts denses et de fourrés d'arbustes et de grandes plantes herbacées.
LE VENEZUELA.
Au Vénézuela, trois Riccia ont été récoltés, dans des localités
différentes mais relativement proches, situées au NW du pays, dans la région
cótiére. Cette région, bordée par la Mer des Caraibes, trés séche en été, hu-
mide en hiver, est limitée dans les parties basses par une forét xérophile.
Aux altitudes plus élevées, cette forét devient plus luxuriante, s'enrichit en
épiphytes et en fougéres.
Sur le Cerro de Santa Ana, haute masse isolée dans la Péninsule de
Paraguana, s'élevant à 850 m, vit R. Ridleyi. R. boliviensis existe, lui aussi,
dans la région côtière, au pied de la Sierra San Luis, dans la forêt à épineux,
sur la terre couvrant des grés. Sur la Sierra San Luis, au S de Coro, a été
trouvé R. australis, à 1200 m d'altitude, donc dans des lieux plus humides et
souvent couverts, le matin, de brouillards denses, portant une végétation
plus riche.
LA COLOMBIE.
En Colombie, une seule espèce de Riccia a été récoltée, R. Wainionis, et
seulement en deux points: Magdalena, à 50 m alt., et Santa Marta, Cerro
San Fernando, à 50 m alt., donc dans la plaine côtière atlantique où s'élève
la Sierra Nevada de Santa Marta. Etant donnée la faible altitude, R.
Wainionis doit supporter un climat chaud, de faibles écarts de température
pendant l'année, une trés longue saison séche, et représenter un élément de
la végétation semi-désertique de cette région.
La région de Santa Marta étant reconnue comme un refuge quaternaire
pour les oiseaux et les scorpions (Lourenço & Florez 1990), il serait utile d'y
rechercher des Riccia, restes d'une végétation alors protégée par un climat
favorable.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 205
LES ILES GALAPAGOS.
L'archipel des Galapagos, situé sous l'équateur, possède un climat
chaud mais adouci par les courants marins froids et les alizés du SE. On re-
connait deux saisons dans l'année: une saison pluvieuse de novembre à mai,
chaude, pendant laquelle les vents du 5 apportent des brouillards sur les
sommets, une saison fraîche et sèche de fin mai à novembre. Dans ces îles
volcaniques, la lave poreuse constitue généralement le sol.
Les botanistes distinguent plusieurs zones de végétation:
- de 0 à 80 ou 100 m, zone aride à buissons épineux et plantes xérophiles,
- de 100 à 200 m, zone à Pisonia, forêt de transition,
- de 200 à 400 т, zone très humide à Scalesia,
- de 400 à 600 m, zone à buissons de Miconia,
- au-dessus de 600 m, zone de pampas dépourvue d'arbres où règnent les
brumes et les vents.
Des Riccia ont été collectés sur les îles Isabella, Pinta, James: R.
Howellii dans la zone aride de Pinta, vers 100 m et dans la forêt à Pisonia
d'Isabella, à 100 et 150 т; R. ianthina sur Vile James, vers 600 т; R.
albopunctata à Isabella, sur le volcan Cerro Azul, dans la pampa, entre 600
et 1000 m et sur le volcan Alcedo, entre 1000 et 1200 m. Ces trois espèces
ont comme support soit la terre humide des volcans, soit des dalles de ro-
ches volcaniques.
LE PÉROU.
Situé immédiatement au S de l'équateur, le Pérou possède un climat
très chaud, mais tempéré par l'altitude dans la sierra et la montaña.
Weberbauer (1945) cite deux Riccia péruviens nommés par Stephani,
dont la description ne semble pas avoir été publiée mais dont les types exis-
tent dans l'herbier Stephani (С): А. peruviana (subgen. Ricciella) et R.
Weberbaueri qui est un R. Fruchartii. Ces deux espèces vivaient sur les lomas
de la costa, collines en forme de dômes, à pente douce, situées entre la zone
côtière et la montagne. Il pleut rarement sur les lomas mais les brouillards
et les bruines souvent abondantes apportent une certaine humidité. Une for-
mation ouverte les recouvre, végétation basse laissant apparaître le sol, com-
prenant des plantes annuelles, quelques bulbeuses et peu d'arbustes.
Weberbauer écrit: ^ Briofitas y liquenes utilizan el suelo еп los espacios no
cubiertos por las hierbas”. Climat, environnement, sol localement dénudé
conviennent aux Riccia.
К. subplana se localise à l'E de la Cordillére des Andes, à Iquitos, dans
le département de Loreto, non loin de l'Amazone, à une altitude non
indiquée par le collecteur mais probablement inférieure à 500 m.
Deux espéces ont été récoltées sur la face orientale des Andes: R.
Ridleyi, vers 900 m, à Santa Ana et R. Fruchartii à 2690 m.
R. sorocarpa, espéce subcosmopolite qui supporte des conditions
écologiques trés variées, a été trouvé dans la loma, sur le Cerro Campana
(province de Trujillo), entre 500 et 700 m d'altitude. Il s'élève dans les
Source : MNHN, Paris
206 S. JOVET-AST
Andes jusqu'à 3400 т, dans le département de Junin à 4150-4400 m et
jusqu'à 4600 m, à la limite de la végétation.
LA BOLIVIE.
De Bolivie, un seul Riccia est connu, R. boliviensis, très particulier par
Vornementation de ses spores. Le collecteur ne précise pas le type de
végétation propre au lieu d'origine. La pente boisée, station du Riccia, se si-
tue dans le département de Cochabamba. Ce département s'étend, en partie,
sur le versant oriental des Andes porteur de belles forêts denses et dont les
hauts sommets dépassent 5000 m. Or, la récolte a été effectuée à environ
2500 m, done non pas dans la végétation de haute montagne mais plutôt
soit dans le groupement à fougères arborescentes nommé “media yunga” qui
s'étend entre 2000 et 2800 m alt., soit dans l'une des “valles mesotérmicos”,
LE CHILI.
Au Chili, à Valparaiso, donc dans la partie centrale de la plaine
côtière, à climat de type méditerranéen où les pluies d'hiver succèdent aux
étés secs, ont été prélevés sur humus des thalles du R. sorocarpa
subcosmopolite.
LES GUYANES.
En Guyane française, à Cayenne, Roura, Saramaca, R. subplana, seule
espèce de Riccia connue des trois Guyanes, vit dans la plaine côtière, entre 0
et 30 m, sous un climat équatorial chaud, très pluvieux en été, où le sol por-
te des forêts humides et des savanes. Les stations du Riccia, du moins
d'après les quelques récoltes effectuées, sont trés anthropiques: sol des jar-
dins, place des Palmistes, cour d'un évéché et d'un presbytère. А Saül où
règne la forêt toujours verte, R. subplana est aussi installé dans le village.
En Guayana, à Georgetown (Demerara), dont la végétation côtière est
presque du même type qu'à Cayenne, R. subplana occupe des espaces libres
entre les pierres, sur terre cultivée.
LE BRÉSIL.
Les biogéographes ont reconnu au Brésil, suivant le climat et la
végétation, 6 zones principales que l'on peut énumérer d'après la synthèse
très claire de Lyman Smith (1945):
1) le bassin de l'Amazone, à température élevée et fortes pluies, ayant,
au moins entre la base des Andes et le Rio Negro, une végétation
luxuriante. Il comprend l'Amazone et l'Etat de Para,
2) la forét de palmiers (états de Maranaho et N de Piauhy) dont le sol
perméable et les pluies abondantes favorisent la végétation,
3) la caatinga, à sol imperméable et qui ne retient pas les eaux de
pluie. Elle porte des arbres à feuilles décidues ou non. Presque tous les
états du NE du Brésil en font partie: S de Piauhy, Ceara, Rio Grande do
Source - MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 207
Norte, Parahyba, Пе Fernando Могопһа, Pernambuco, Alagoas, Sergipe,
Bahia,
4) la "coastal rainforest”, forêt humide côtière, presque aussi luxuriante
que la forêt amazonienne, à sol riche et bien drainé, à humidité abondante.
Elle s'étend sur la bordure atlantique des états de Bahia, Espirito Santo, Rio
de Janeiro et même de Sao Paulo,
5) les campos qui comprennent des savanes et des prairies, deux for-
mations plus ou moins boisées, et des campinas, prairies sans arbres dont le
déficit en eau arrête la croissance des arbres. Ils s'étendent sur une aire im-
mense: états de Matto Grosso, Goias, Minas Geraes, Sao Paulo, par-
tiellement Bahia, Rio Grande do Sul,
6) la "para pine zone”, c'est à dire la zone à Araucaria angustifolia, forêt
généralement dense à épiphytes nombreuses des états de Parana et Santa
Catarina.
Le tableau | montre les faits suivants:
- plusieurs espèces peuvent vivre dans presque toutes ces formations
végétales, par exemple: А. Vitalii, R. Wainionis, R. plano-biconvexa ou même
В. australis et R. squamata.
- certains Riccia ont été récoltés dans les campos et dans la zone à Araucaria
donc tolérent une sécheresse et aussi une humidité fortes: R. Fruchartii, R.
brasiliensis.
- d'autres espéces, trés rares, ont été récoltées dans un seul type de
végétation, souvent dans les campos, par exemple: R. taeniaeformis, R.
Enyae.
- le nombre d'espéces et la quantité de spécimens récoltés sont plus grands
dans la caatinga et dans les campos que dans les foréts humides et
luxuriantes, ce qui correspond bien aux besoins écologiques de la plupart
des Riccia: longue période sèche suivie d'une courte période de pluie, sta-
tions bien dégagées, éclairées, ensoleillées.
Il faut, toutefois, remarquer que les récoltes les plus abondantes ont été
effectuées dans la caatinga et dans les campos, au NE et au S du Brésil, par
les excellents collecteurs E. Vianna et D. Vital, alors que les autres régions
ont été peu explorées par les bryologues.
LE PARAGUAY.
Au Paraguay, la formation végétale la plus caractéristique et la plus
étendue est le chaco qui comprend des savanes et des prairies couvertes de
Graminées, dominées par des palmiers plus ou moins denses. Les pluies у
sont très irréguliérement distribuées, peuvent manquer toute une année, lais-
sant les rios à sec puis tomber avec violence et alimenter abondamment les
rios. Dans ce milieu vit R. Lindmani dont un spécimen a été découvert à
Asuncion sur terre rouge argilo-sableuse d'un bord de chemin.
La localité de récolte de R. plano-biconvexa reste incertaine. Cepen-
dant, elle pourrait se trouver aussi près de Asuncion, soit dans le chaco, soit
dans l'un des groupements de végétaux xérophiles établis, dans cette région,
sur sol rocheux.
Source : MNHN, Paris
208 S. JOVET-AST
FN |Perlata|ser
|Pia|Cea RON h
[ojojo
VITALII
WAINIONIS 0
PLANO-BICONVEXA.
AUSTRALIS : 0
SQUAMATA 0 0 0 0
RIDLEYI 0
MAURYANA 0
ALBOPUNCTATA
FRUCHARTII uh
BRASILIENSIS 34
ERYTHROCARPA 3e SIR 2 ne 4
SUBDEPILATA 2; 0 ele
HORRIDA Жақ Ж E |
GRANDIS JE 4 =
LINDKANII | - He
SANGÜINEISPORIS. > A 2
VIANNAE M H
CAMPBELLIANA r:
LAMELLOSA
TAENTAEFORMIS|- L 13
ENYAE — +
x
=
СЕК
=
solo
sise
ге e|
Tabl. 1 - Distribution de 21 espèces de Riccia dans les quatre types principaux de
végétation de différents états du Brésil. Pia: Piauhy. Cea: Ceara. RGN: Rio
Grande do Norte. Par: Parahyba. FN: Fernando do Noronha. Per:
Pernambuco. Ala: Alagoas. Ser: Sergipe. Bah: Bahia. ES: Espirito Santo. Rjo:
Rio de Janeiro. Ger: Minas Geraes. Goi: Goias. SP: Sao Paulo. MG: Mato
Grosso. RGS: Rio Grande do Sul. Par: Parana. SCat: Santa Catarina.
L'URUGUAY.
L'Uruguay fait partie de la région des savanes. Nous n'avons aucune
précision sur les stations des trois espèces: R. lamellosa, R. australis, R.
Fruchartii. Pour ces deux dernières, le collecteur Fruchart indique
“Montevideo”. Les a-t-il récoltées dans la ville? Sinon, elles seraient un
élément de la savane uruguayenne, immenses pâtures naturelles ou artifi-
cielles installées sur terrain plat assez fortement arrosé par les pluies. Elles
auraient aussi pu s'abriter sous les groupes d'arbres ou dans les plantations
de ligneux d'intérêt économique.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 209
L'ARGENTINE.
En Argentine, les Riccia ont été trouvés dans les provinces de
Tucuman, La Rioja, Catamarca, Salta, Cordoba, Rio Negro et prés de
Buenos Aires. Ils se maintiennent dans des types de végétation divers:
1) dans le Parque Chaqueno, à climat chaud et humide ou chaud et
demi-sec, recevant de 350 à 1300 mm de précipitations par an. On pourrait
les trouver dans le Parque Chaqueno occidental qui s'étend jusque vers l'E
de la Bolivie et une partie du SE du Brésil, parmi les bois à plantes
xérophiles, à lianes et épiphytes, parfois avec des Opuntia et des Cereus. 15
existent peut-être aussi dans le Parque Chaqueno oriental ou dans le Parque
Serrano, au pied des sierras, sur sol à affleurements rocheux, recevant des
précipitations assez abondantes, de 400-800 mm par an.
2) dans le Monte, vaste région subdésertique recevant seulement
100-350 mm de pluie par an, couverte par le mattoral xérophile dominé par
quelques arbres épars, s'élevant jusqu'à 2000 m au S de Mendoza et 3000 m
vers Catamarca.
3) au NE de l'Argentine, dans le "selva Misionera”, prolongation d'une
région du Brésil et du SE du Paraguay, région subtropicale à climat chaud
et humide, à sol rouge couvert de foréts denses s'élevant à 100-800 m alt.
(ex. Sierra Misiones).
4) dans la Estepa Pampeana dont fait partie la province de Buenos Ai-
res, couverte de Graminées, où règne un été chaud et sec et où les plantes
subissent un repos saisonnier.
Citons, dans le Monte et, peut-étre, dans le Parque Chaqueno: R.
campbelliana, R. boliviensis, R. mauryana, R. squamata, R. lamellosa, R.
sorocarpa, ce dernier semblant descendre jusque dans la “estepa patagonica”;
dans la Selva Misionera: R. plano-biconvexa; dans la pampa: R. Fruchartii, R.
lamellosa.
En conclusion, d’après les observations rapportées ci-dessus, il apparait
que les Riccia d'Amérique Latine peuvent vivre méme à des températures
élevées, sous des pluies presque continues mais, plus souvent, sous une alter-
nance de période pluvieuse et de période séche, supportent les vents de mer
et les alizés. Les altitudes basses et moyennes leur conviennent mais ils
s'élèvent parfois à 2300 m (R. mauryana), 2500 m (R. boliviensis) et même
4600 m (R. sorocarpa).
Les types de végétation qui créent l'ambiance dans laquelle ils vivent,
leur environnement, vont des semi-déserts, aux terrains arides à Agave et
Cactées, aux savanes, pampas, campos, aux foréts les plus diverses (foréts
xérophiles, foréts à épineux, foréts tropicales sous climat chaud et humide,
foréts humides denses à lianes et épiphytes) et méme jusqu'à la végétation de
haute montagne.
Cependant, les Riccia ne vivent pas sous un couvert forestier trop dense
où le sol ne reçoit que très peu de lumière. Les stations qui leur conviennent
sont plus dégagées, plus exposées, reçoivent lumière intense et soleil. Ce
Source : MNHN, Paris
210 S. JOVET-AST
sont: les bordures de forêts, les clairières, les places dénudées dans les for-
mations à Graminées, le bord des rios, les places vides entre les rochers, les
sentiers, les allées de jardins et même la terre des pots de fleurs.
W.R. Lourenço (1989) indique, dans la forêt amazonienne, des îlots de
formations savanicoles (campos), vestiges des périodes sèches du Pléistocène.
C'est dans ces enclaves qu'il faudrait chercher les Riccia.
Différents substrats conviennent aux Riccia: sols sédimentaires, volcani-
ques, humifères, sols calcaires ou acides à nombreux grains de silice, terres
brunes ne faisant aucune effervescence en présence d'un acide et, plus sur-
prenant, récifs coralliens. Le nombre trop faible de récoltes n'autorise pas à
classer les espèces en silicicoles ou calcicoles, préférantes ou exclusives, ou
indifférentes. Toutefois, R. albopunctata, R. Wainionis, R. Vitalii, R. Viannae
semblent des acidophiles exclusives; R. trichocarpa et R. mauryana proba-
blement des acidophiles. А. violacea var. laevis semble une indifférente: au
Mexique, Dúll l'a récolté sur terre grise fortement effervescente à l'acide et
sur sol brun rouge à effervescence nulle.
R. subplana se trouvait, dans la nature, sur sol acide. Par contre, dans
les lieux où s'exerce l'activité humaine (cours de collèges et d'évéchés), le
substrat contenait grains de silice et fragments calcaires. Sur ce sol faisant
une forte effervescence au contact d'un acide, R. subplana est aussi vigoureux
que sur sol acide. Ce serait une indifférente.
DISTRIBUTION GÉOGRAPH IQUE
Le nombre de spécimens récoltés et l'étendue des aires explorées restent
insuffisants pour comprendre l'origine et la distribution des Riccia de cette
immense région. Quelques notes pourront cependant servir à des études
biogéographiques plus précises.
Les Riccia d'Amérique Latine peuvent être distribués en 6 groupes
1) Taxons cosmopolites ou sub-cosmopolites:
а) В. serocarpa. On peut supposer que l'aire de ce Riccia s'est ainsi
constituée:
- avant la séparation Europe-Amérique, établissement d'une aire trés vaste
comprenant presque toute l'Europe, le pourtour de la Méditerranée où il
abonde de nos jours, l'Amérique du Nord jusqu'à lile Guadalupe, le
Mexique, l'Amérique Centrale;
- fragmentation de cette aire à la séparation Europe-Amérique, au plus tard
au Crétacé supérieur;
- passage le long du versant occidental des Andes jusqu'au Chili et vers
l'Argentine, après l‘émersion de l'Isthme de Panama donc à la fin du
Miocène ou au Pliocène, les deux Amériques étant réunies;
- traversée de la Cordillère par quelques vallées jusqu'au versant oriental des
Andes.
La distribution de R. sorocarpa en Amérique du Sud se serait donc
effectuée au cours de la formation des Andes, peut-être avant les derniers
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 211
mouvements de surélévation des Andes donc au cours du Pliocène. Les
changements de climat tantôt froid et sec, tantôt chaud et humide n'auraient
pas gêné cette espèce particulièrement tolérante aux variations écologiques.
b) R. lamellosa. П а pu suivre le méme chemin que R. sorocarpa depuis
l'Europe et l'Amérique du Nord mais s'étendre plus au Sud jusqu'au Rio
Grande do Sul.
c) R. trichocarpa, connu d'Europe, d'Afrique, de Madagascar, proba-
blement d'Australie, d'Amérique du Nord. Son aire s'est étendue seulement
jusqu'en basse Californie et, en altitude (2300 m), au Mexique. S'il est arrivé
au Mexique avant l'émersion de l'isthme de Panama, il a trouvé un obstacle
à son expansion vers le sud.
d) R. nigrella, bien que doué d'une grande tolérance vis-à-vis des condi-
tions écologiques, a, comme R. trichocarpa, arrêté son cheminement au
Mexique.
е) R. campbelliana, présent en Amérique du Nord et du Sud; en Afri
que (principalement en Afrique australe), en Asie, remplacé en Europe par
R. macrocarpa, а dü voyager à travers le monde avant la séparation des
continents.
1) R. albida. On ne peut dissocier les aires des deux espèces soeurs R
albida et R. crustata disséminées actuellement sur la région méditerranéenne,
l'Asie Centrale, l'Australie, l'Amérique du Nord, le Mexique et, proba-
blement, déjà avant la fin du Secondaire.
2) Taxons de l'hémisphère boréal:
Une espèce à très vaste distribution est inconnue dans l'hémisphère
sud: R. atromarginata. Abondante en Europe méditerranéenne, en Afrique
du Nord, en Arabie, au Pakistan, on la signale, en Amérique, seulement au
Texas et au Mexique dans le Nuevo Leon. La Laurasie communiquant avec
l'Amérique jusqu'au Crétacé supérieur, A. atromarginata a dü atteindre le
Texas et le Mexique au plus tard à cette période.
3) Taxons andino-caraïbes:
Ces taxons (“carribean-andean”, Pócs 1988) se distribuent sur les
Antilles, le Mexique, l'Amérique Centrale, le nord de l'Amérique du Sud.
Citons:
- R. Breutelii présent aux Antilles depuis Hispaniola jusqu'à Cuba, au
Mexique, au Costa Rica, au Pérou et au Vénézuéla. Son aire entoure donc
la Mer des Antilles et se prolonge en Amérique du Sud.
- R. violacea var. laevis dispersé des Petites Antilles au Mexique et au Pérou,
- R. subplana trouvé dans les Petites Antilles (Iles Vierges, Guadeloupe,
Martinique), au Guatemala, au Costa Rica, en Guyane Française et en
Guayana, longe la Cordillère jusqu'au Pérou.
Ces Riccia, peut-être d'origine sud-américaine, ont eu la possibilité de
se disperser vers le nord suivant deux chemins: l'un vers ГЕ, au Miocène
inférieur, époque de l'émersion des Petites Antilles; l’autre vers lW,
Source : MNHN. Paris
212 S. JOVET-AST
postérieur à la formation de l'isthme de Panama achevée au Pliocène
supérieur.
4) Taxons néotropicaux:
lls vivent sur une aire très vaste comprise entre le Mexique et les
Antilles au М, l'Argentine au S. Ce sont:
- R. Wainionis disséminé sur les Petites Antilles jusqu'à St-Barthélemy, jus-
qu'au Mexique par le Panama et Costa Rica, sur les îles détachées du conti-
nent Bonaire et Сигасао, en Colombie sur la côte de la mer des Antilles,
dans ГЕ et le 5 du Brésil, en Argentine,
- R. mauryana dont l'aire très disjointe comprend: Mexique, NE du Brésil,
NW de l'Argentine,
- R. Vitalii, rare au Costa Rica, en Amazonas, au Matto Grosso mais abon-
dante dans l'E du Brésil,
- R. iodocheila qui s'étend sur I'W du continent américain depuis l'ile de
Guadalupe, le Mexique et les Galapagos, jusqu'à I'W des Andes puis traver-
se les Andes et gagne l'Argentine.
5) Taxons sud-néotropicaux:
Ils occupent une aire restreinte à l'Amérique du Sud. Ils comprennent:
- 4 espèces distribuées en divers points du continent sud-américain: R.
australis récolté au Vénézuéla près de la côte de la Mer des Antilles, en
Equateur non loin de la côte du Pacifique, au 5 du Brésil et dans une
localité disjointe au NE du Brésil, en Uruguay, en Argentine; А, Fruchartii
et R. Lindmanii du S du Brésil, du Paraguay, de Uruguay, de l'Argentine et
du versant occidental de la Cordillére des Andes, au Pérou; R. albopunctata,
abondant dans ГЕ et le SE du Brésil et que l'on retrouve aux Galapagos.
= 6 espèces de l'E du Brésil: R. plano-biconvexa et R. squamata souvent pro-
ches de la côte atlantique mais qui atteignent vers le S l'intérieur du Brésil
et de l'Argentine; А. Viannae, R. brasiliensis, R. Enyae localisés dans le Rio
Grande do Sul; R. grandis de la côte SE du Brésil.
- 2 espèces à aire très discontinue: R. Ridleyi trouvé au Vénézuéla près de la
Mer des Antilles, au Pérou non loin de la côte du Pacifique et au Brésil seu-
lement sur l'ile de Fernando do Noronha; R. boliviensis vivant au Vénézuéla
près de la côte et sur la face orientale de la Cordillère en Bolivie et en
Argentine.
6) Espèces endémiques locales (sténoendémiques):
Се sont les espèces connues d'une seule localité ou d'un petit nombre
de localités proches les unes des autres:
- aux Grandes Antilles, R. Ekmanii et R. cubensis de Cuba, R. Brittonii de
Mona Island, R. violacea var. violacea de Cuba et de Mona Island,
- aux Petites Antilles, R. Elliottii à la Dominique,
- aux Iles Galapagos, R. Howellii et R. ianthina,
- au Brésil, А. taeniaeformis du Rio Grande do Sul, R. erythrocarpa et R.
subdepilata de Bahia, R. sanguineisporis du Matto Grosso, R. horrida de
l'Etat de Espiritu Santo.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 213
Cette esquisse des aires de distribution des Riccia d'Amérique Latine
conduit à un commentaire synthétique.
a) D’après leur origine, les Riccia d'Amérique Latine se répartissent en
deux groupes: des espèces boréales, préférant les régions assez chaudes et à
longue période sèche d'Europe et du sud des Etats Unis. On les trouve jus-
qu'aux Antilles et au Mexique. Elles n'ont pas franchi l'obstacle que
représentait un bras de mer très large entre l'Amérique du Nord et
l'Amérique du Sud; des espèces tropicales d'origine sud-américaine, les unes
ayant atteint, vers le N, les Antilles ou le Mexique après Vémersion des
Antilles ou de l'Isthme de Panama, les autres maintenues en Amérique du
Sud par manque d'activité expansionniste ou impossibilité matérielle ou bio-
logique. Ceci souligne l'importance de l'Isthme de Panama et la diversité
d'origine des espèces entourant le Golfe du Mexique.
Certaines Mousses ont une distribution comparable. Elles ont été
répertoriées par Sharp (1984).
b) ll semble avoir existé une barrière entre les Grandes et les Petites
Antilles, ce qui tend à confirmer l'opinion de Lescure (1987) que les Petites
Antilles "sont une entité biogéographique particulière et distincte des Gran-
des Antilles”.
Cependant, cette barrière aurait été franchie au moins par une espèce
de Riccia. D'autres Bryophytes sont communs aux deux groupes d'îles (Pécs
1988).
с) L'endémisme semble important en Amérique Latine, surtout aux
Antilles, aux Iles Galapagos, au Brésil.
D'après Gradstein & Weber (1982), on а observé, chez les Bryophytes
des Galapagos, un endémisme particulièrement fort, notamment en région
sèche. Ces auteurs, suivant en celà Colinvaux & Schofield (1967), expliquent
се fait par la succession d'une longue période sèche et d'une période humide
dans les 25000 dernières années. L'existence de périodes sèches depuis le
Pléistocène n'était pas défavorable à la spéciation chez les Riccia, xérophytes
temporaires.
d) La présence de la Cordillère des Andes n'a pas représenté un obsta-
cle absolu au passage des Riccia, certaines espèces étant probablement très
anciennes ou ayant traversé la Cordillère d'un versant à l'autre par des
vallées assez basses à climat peu rigoureux.
€) La présence d'un Riccia brésilien sur l'ile Fernando do Noronha, île
volcanique distante de la côte du Brésil de 175 km seulement, peut s'expli-
quer par un apport de spores ou de fragments de thalles par le vent, les oi-
seaux ou par les nombreux passages de voyageurs.
Source : ММНМ, Paris
214 S. JOVET-AST
SUBDIVISIONS DU GENRE RICCIA
Sous-Genres
On divise généralement le genre Riccia (A. Braun) Boulay en deux
sous-genres: Riccia (Euriccia Auct.) et Ricciella (A. Braun 1821) Boulay 1904
— Spongodes Volk 1983 (Nees 1838 pro sect.). Ces deux sous-genres peuvent
inclure toutes les espèces de Riccia connues mais cette division ne tient pas
compte du degré d'évolution des caractères.
Pour insérer cette notion d'évolution dans la classification des Riccia, il
faut ajouter 4 sous-genres aux deux précédents.
En effet, l'espèce R. viridisquamata pourrait, à elle seule, constituer un
genre: la structure très spéciale de ses lobes représente soit un stade primitif
soit une lignée collatérale du genre Riccia. Cependant, ses spores étant com-
parables à celles de beaucoup d'autres espèces de Riccia, il est préférable de
la maintenir dans ce genre. Je l'ai donc élevée au rang de sous-genre (1984).
Thallocarpus considéré par Lindberg (1874) comme un genre fut, par la
suite, intégré au genre Riccia. Il mérite d'être considéré comme sous-genre
afin de souligner le caractère probablement primitif de la soudure des spores
dans la tétrade.
Schuster (1984) a créé le sous-genre Leptoriccia pour R. membranacea
en raison de la structure du thalle et de l'ornementation des spores en pe-
tites épines.
Le sous-genre Chartacea, créé par Perold (1986) dont la seule espèce
connue possède un thalle à texture chartacée, peut être retenu.
Par contre, le sous-genre Pteroriccia Schuster 1985 (Preroriccia Schuster
1984 pro gen.) ne semble pas devoir étre accepté. Il a été décrit pour inclure
R. villosa Steph. ex Brunnthaler. Perold (1984) maintient cette espèce dans la
section Pilifer Volk du sous-genre Riccia en raison de la présence de fila-
ments sur la face dorsale des lobes.
Le genre Riccia comprend donc 6 sous-genres:
Riccia
Viridisquamata (Na-Thalang 1980) S.J.-A. 1984
Ricciella (A. Braun 1821) Boulay 1904
Thallocarpus (Lindb. 1874) 8. 1.-А. 1975
Leptericcia Schuster 1984
Chartacea Perold 1986
Trois de ces sous-genres existent en Amérique Latine: Riccia, Ricciella,
Leptoriccia.
Sections du Sous-Genre Riccia.
Parmi les subdivisions proposées pour le sous-genre Riccia, retenons-en
trois:
- Stephani (1898) répartit les espèces en deux unités:
a. Ciliatae
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 215
b. Inermes
Il rassemble les espèces à lobe cilié et les espèces à lobe papilleux dans les
"Ciliatae".
- Na-Thalang (1980) admet deux sections dont l'une comprend trois groupes:
Sect. Viridisquamata Na-Thalang
Sect. Riccia groupe Ciliatae,
groupe Squamatae,
groupe Laevigatae
- Volk (1983) ajoute à ces deux sections la section Pilifer. Il distingue donc:
Sect. Viridisquamata Na-Thalang
Sect. Riccia (Lichenoides Bisch. in Nees)
Sect. Pilifer Volk.
La sect. Viridisquamata, localisée en Australie, a été élevée au rang de
sous-genre. La sect. Pilifer reste une endémique d'Afrique du Sud.
Il existe donc, en Amérique Latine, seulement la sect. Riccia.
Dans ce travail, les espèces de la section Riccia ont été réparties dans
trois ensembles. Chacun d'eux possède un caractère propre: soit la présence
de papilles, soit la présence de cils, soit l'absence de ces deux éléments. Ces
trois ensembles (Papillatae, Ciliatae, Inermes) n'ont ni valeur systématique, ni
valeur évolutive: ils sont d'ordre pratique. En effet, le déterminateur, par un
simple examen à la loupe, saura dans quel ensemble il doit classer un
spécimen.
CLÉS DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES LATINO-AMÉRICAINES
DU SOUS-GENRE RICCIA
Notes pour la réalisation d'une clé de déteri
L'établissement d'une clé de détermination repose sur la fréquence
décroissante des caractères chez les espèces. Les Riccia latino-américains ne
sont certainement pas tous connus et leur nombre est restreint par rapport
au total des espéces vivant dans le monde. Nous ne pouvons donc pas
réaliser une clé évolutive mais seulement une clé pratique.
Cependant, une clé utilise d'abord des caractéres communs à plusieurs
espéces donc, vraisemblablement, primitifs. Elle propose ensuite des
caractéres propres à quelques espéces puis à une seule espèce: ces caractères
sont supposés être apparus plus récemment dans des espèces conservant сег-
tains caractères primitifs; ils paraissent donc plus évolués. La clé “pratique”
contient déjà le concept d'évolution.
D'après le caractère des lobes immédiatement visible, on peut, comme
nous l'avons vu précédemment, répartir ainsi les espèces:
espèces à lobes glabres = Inermes
espèces à lobes ciliés = Ciliatae
espèces à lobes papilleux = Papillatae
Source : ММНМ, Paris
216 S. JOVET-AST
Les “Ciliatae" et "Papillatae" sont ici séparées car cils et papilles ont,
semble-t-il, une origine parallèle mais indépendante.
Les autres caractères morphologiques des lobes concernent, chacun, un
nombre plus faible de taxons: ils seront considérés comme spécifiques:
- forme de la section du lobe
- rapport largeur/hauteur du lobe
- présence d'une marge hyaline
- épaississement de certaines parois cellulaires
présence de granules sur la paroi basale épidermique
longueur des écailles
couleur des écailles
couleur des faces latérales du lobe.
D'après le caractère des spores le plus évident, on peut distinguer:
- les espéces à spores sphériques
- les espèces à spores tétraédriques.
Cette séparation n'est pas rigoureuse car il existe des spores
subsphériques et des spores subtétraédriques. La présence d'une aile ou son
absence, liée à la forme de la spore, décide alors de l'attribution d'une
espéce à un groupe ou à l'autre: les spores subsphériques et dépourvues d'ai-
le sont considérées comme sphériques.
Les spores sphériques ou subsphériques sont toutes alvéolées sauf celles
de R. Vitalii et de R. boliviensis dont Гехіпе est couverte de granules ou de
tubercules. Les spores tétraédriques sont toutes alvéolées.
Nous considérons comme spécifiques les autres caractéres sporaux:
- diamétre
- couleur
- largeur de l'aile
- marge de l'aile (crénelée, ourlée, lisse...)
- pores évidents ou non
- nombre d'alvéoles dans le diamétre (face distale)
- épaisseur des murets
- présence de tubercules aux angles des murets
- présence de granules sur les murets
- relief de la marque triradiée.
Les deux groupements d'espéces, l'un d'aprés les caractéres des lobes,
l'autre d'aprés les caractéres des spores ne coincident pas exactement:
- aux lobes ciliés correspondent des spores tétraédriques ailées
- plus de la moitié des espéces à lobes glabres ont des spores tétraédriques
ailées, comme les espèces à lobes ciliés
- les autres espéces à lobes glabres possédent des spores sphériques ou
subsphériques ou subtétraédriques
- les espéces à lobes papilleux ont, comme les précédentes, des spores
sphériques, subsphériques ou subtétraédriques.
En raison du nombre d'espèces à introduire dans la clé de
détermination et, par suite, de la difficulté que représenterait pour le lecteur
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 217
les nombreux rejets d'une espèce à l'autre, les taxons ont été répartis dans 3
divisions principales: taxons à lobes papilleux, taxons à lobes ciliés, taxons à
lobes inermes.
Les 27 taxons à lobes inermes sont distribués dans 5 groupes, le groupe
5 étant divisé en 5 sous-groupes. Ces groupes et sous-groupes, purement arti-
ficiels, n’ont pas obligatoirement une valeur systématique mais seulement un
intérêt pratique.
CLÉ DES RICCIA А LOBES PAPILLEUX (PAPILLATAE)
1. Marge des lobes obtuse. Papilles abondantes. Spores à 12-18
alvéoles/diam. .... T
2. papilles sur la face dorsale au moins au sommet des lobes, sur la
marge, sur les faces latérales; longues de 60-210 um; lisse
.. 1. R. atromarginata var. atromarginata
2. papilles sur la marge et les faces latérales des lobes; longues de
25-130 um; lisses ou granuleuses .... d
2. R. violacea var. violacea
3. papilles granuleuses .
3. papilles lisses .....
3. R. violacea var. laevis
1. Marge des lobes aiguë. Papilles rares. Spores à 16-25 alvéoles/diam. .....
2, . R. iodocheila
CLÉ DES RICCIA А LOBES CILIÉS (CILIATAE)
1. Lobes abondamment et densément ciliés jusqu'à la base
2. cils lisses longs de 100 um + cils granuleux de 240 ит. Spores
74-86 um diam., à 8-9 alvéoles/diam. 25. R. horrida
2. cils lisses, longs de 400-1000 ит + poils à parois minces, larges à
la base, longs de 500-900 ит. Spores 60-120 ит diam., à 8-14
alvéoles/diam. .... 6. R. trichocarpa
a
3. cils rares au sommet des lobes, quelques-uns épars au-dessous du
sommet. Face proximale des spores ayant un triangle lisse au ni-
veau des pores . 7. R. subdepilata
3. cils sur la moitié supérieure des lobes ou jusqu'à la base. Face
proximale des spores complètement ornée .... 4
1. Lobes à cils peu abondants, épars
4. section des lobes à bords latéraux obliques, concaves. Spores
72-92 um diam. .
5. lobes profondément ramifiés, à sommet non élargi
. 8. R. Enyae
5. lobes peu profondément ramifiés, à sommet élargi 7
9. К. cubensi:
Source : ММНМ, Paris
218
S. JOVET-AST
4.. section des lobes а bords latéraux redressés, convexes. Spores
84-120 um diam. ... 6
6. lobes à faces latérales violettes. Cils sur la marge et la
moitié supérieure des faces latérales. Spores 84-108 um
diam., à 8-9 alvéoles/diam. ... ... 10. В. brasiliensis
6. lobes à faces latérales hyalines, tachées ou non de
violacé. Cils sur le bourrelet marginal et au sommet des
faces latérales. Spores 85-120 um diam, à 12-16
alvéoles/diam. .. + 11. R. Lindmanii
CLÉ DES RICCIA ^ LOBES INERMES (INERMES)
(répartis en 5 groupes et 5 sous-groupes).
GROUPE I: Lobes calcifiés, spores presque lisses . . 12. R. albida
GROUPE 2: Lobes non calcifiés, à idioblastes . VE
1. face distale des spores alvéolée, idioblastes apparents à travers
l'épiderme .... .. 13. R. albopunctata
l. face distale des spores vermiculaire, idioblastes non apparents
à travers l'épiderme .. ЈЕ 14. R. campbelliana
GROUPE 3: Lobes non calci
brillantes .
5, Sans idioblastes, à écailles noires
T.
1. section des lobes large de 1-1.2 mm, spores 60-80 ит diam.,
ailées, à alvéoles irrégulières ou incomplètes ...... 15. R. nigrella
1. section des lobes large de 1.5-2.5 mm, spores 96-125 ит
diam., ailées ou поп, à face distale portant des tubercules .... 2
2. spores ailées, face distale tuberculée sur les 2 faces. .. Ў
16. А. boliviensis
2. spores non ailées, face distale à alvéoles et gros
tubercules, face proximale à tubercules bas et peu nets ....
ст . 17. R. squamata
GROUPE 4: Lobes non calcifiés, sans idioblastes, à écailles hyalines ou
violacées, cellules à 2 bandes épaissies ... d
l. spores subsphériques, face distale alvéolée au póle, face
proximale granuleuse 18. В. Vitali
l. spores tétraédriques, alvéolées sur les deux faces 2
2. lobes à marge violette, face distale des spores à 10-15
alvéoles/diam. - 19. R. Ridleyi
2. lobes à marge claire, tachée de rose violet, face distale
des spores à 7-9 alvéoles/diam. ... m
3. faces latérales des lobes et écailles violettes, face
proximale des spores à alvéoles plus ou moins bien
délimitées 20. R. Wainionis
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 219
3. faces latérales des lobes claires, écailles portant une
tache violette, face proximale des spores à crêtes et
tubercules .. ... 21. R. Ekmanii
GROUPE 5: Lobes non calcifiés, sans idioblates, écailles hyalines, cel-
lules sans bande épaissie
SOUS-GR. 1. paroi inférieure des cellules épidermiques granuleuse
22. R. mauryana
SOU -GR. 2. paroi inférieure des cellules épidermiques lisse, cellu-
les du tissu dorsal toutes à parois épaisses ..... 23. R. sanguineisporis
SOUS-GR. 3. paroi inférieure des cellules épidermiques lisse, cellu-
les du tissu dorsal non toutes à parois épaisses .. 1
1. lobes à bords latéraux obliques, cellules épidermiques et
sous-épidermiques à parois épaisses, spores tétraédriques .
5 . R. sorocarpa
1. lobes à bords latéraux dressés, cellules épidermiques seu-
les à parois épaisses, spores subsphériques
25. R. porn Mn
SOUS-GR 4. paroi inférieure des cellules épidermiques lisse, cel-
lules du tissu dorsal à parois minces, écailles blanches, dépassant la
marge des lobes .... zi
l. section des lobes 1-2 fois p large que haute, spores
ail à 10-15 alvéoles/diam. . . 26. R. lamellosa
1. section des lobes 3-4 fois plus large que haute, spores
non ailées, à 4-6 alvéoles/diam. ... -- 27. В. Viannae
SOUS-GR 5. paroi inférieure des cellules épidermiques lisse, cel-
lules du tissu dorsal à parois minces, écailles hyalines ou teintées
de violet, ne dépassant pas (ou à peine) la marge des lobes .
1. spores subsphériques, sans aile
2. largeur du lobe — 1.5-3 fois la hauteur, tubercules
non saillants autour де la spore, alvéoles:
12-16/diam. .. 28. R. ianthina
2. largeur du lobe — 2-6 fois la hauteur, tubercules
saillants autour de la spore, alvéoles: moins de
12/diam. . 23
3. largeur du lobe: 8 mm, spores rouge
framboise, alvéoles: 4-6-(8)/diam. 29. R. subplana
3. largeur du lobe: 1.5-2.3-(3) mm, spores brun
rouge, alvéoles: 8-11/diam.
30. R. plano-biconvexa
1. spores tétraédriques ou subtétraédriques, ailées ou non 2.
2. lobes dépourvus de marge hyaline évidente, spores
ailées . 3
Source : ММНМ, Paris
S. JOVET-AST
3. thalle en rosette, lobe large de 2-4 mm, spores
de 80-95 um/diam. . … 31. R. grandis
3. thalle en lobes groupés ou en rosette partielle,
lobe large de 1-2.2 mm, spores de 80-125
um/diam. .... 24
4. spores à aile non ou faiblement crénelée et
brune . . 32. R. australis
4. spores à aile b crénelée et jaune ....
= 33. R. taeniaeformis
2. lobes à marge hyaline évidente, spores ailées ou non
5. aile de la spore large de 7-10 um, murets de la
face proximale à fins tubercules brillants ...
. 34. R. Fruci hasti
aile de la spore tates de 4 um ou nulle, murets
de la face proximale sans tubercules brillants . 6
6. spores de 80-90 jm/diam., aile présente,
face distale à 4-6 alvéoles/diam., face
AS. à alvéoles Gu E
І 235. R. Elliottii
6. spores de 96- е
distale à 7-10 alvéoles/diam., face proxi-
male à alvéoles complètes: mm. 7
T. bords latéraux des lobes subhori-
zontaux, cellules épidermiques à pa-
rois minces --- 36. R. Breutelii
7. bords latéraux des lobes obliques-
dressés ou subverticaux, cellules
épidermiques à parois épaisses ou
minces .....
8. cellules épidermiques et cellules
des bords latéraux à parois assez
épaisses … 37. В. Brittonii
8. cellules épidermiques et cellules
des bords latéraux à parois min-
.... 38. R. Howellii
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 221
ETUDE TAXON
TIQUE
I. Riccia à lobes papilleux (Papillatae)
1. RICCIA ATROMARGINATA Lev. var. atromarginata
in Martelli, Nuovo Giorn. Bot.Ital. 21: 291. 1889.
TYPE: Italie, ad terram villae Panormi, leg. Martelli, Ross. HOLOTYPE:
FI. ISOTYPE: BM, Dr Ross Spécimen de la localité originale, Dr
Ross, 1892, in US, ex ЕН.
PI. 1, 2, 60. Carte 1.
DESCRIPTION.- Thalles ne formant pas de rosettes complètes, sou-
vent en groupes denses de lobes 2 ou 3 fois ramifiés. Lobes longs de 3-6
mm, larges de 1-1.8 mm.; face dorsale vert vif ou vert bleuté, portant parfois
des taches violacées. Sur le sec, lobes complètement repliés sur eux-mêmes,
laissant voir seulement les faces latérales d'un violet noir, les papilles margi-
nales, les petites écailles violettes à bord entier et apparentes seulement par
places. Sommet arrondi: sillon peu profond ou plateau médian entouré de
deux bourrelets proéminents. Papilles hyalines abondantes soit seulement
sur la marge. les faces latérales et sur la face dorsale au sommet du lobe,
soit sur toute la face dorsale, la marge et les faces latérales et alors souvent
très abondantes.
Section du lobe large de 1-1.8 mm, haute de 0.6-0.7 mm, presque aussi
large que haute au sommet du lobe, 1.5 fois plus large que haute au-dessous
du sommet; bord dorsal à sinus en V profond mais rapidement presque nul,
ou partie médiane légèrement convexe, un peu plus basse que les parties
latérales convexes; bords latéraux arrondis, violets, — Epiderme caduc,
conservé dans le sillon, à cellules arrondies ou pyriformes. Papilles hyalines
digitées, à sommet arrondi; celles de la face dorsale du lobe atteignant
90-130 шта et jusqu'à 210 pm; celles de la marge, longues de 60-72 ит, ra-
rement un peu plus longues; celles des faces latérales de diverses longueurs
mais souvent plus longues que celles de la marge et à sommet moins arron-
di. Ecailles petites, violettes.
Dioïque. Col des archégones saillant, violet foncé. Spores tétraédriques,
de (75)-80-122 um diam., brun rouge foncé, presque noires quand elles sont
mûres, crénelées au bord par la saillie des tubercules. Айе nulle. Face
distale portant dans le diamètre 12-18 alvéoles trés irrégulières, limitées par
des murets qui portent, aux angles, de trés forts tubercules; tubercules et
murets presque noirs; souvent, tubercules confluents formant des masses noi-
res. Face proximale à marque triradiée faible, à alvéoles semblables à celles
de la face distale.
Source : MNHN, Paris
222 S. JOVET-AST
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIES.- R. atromarginata appar-
tient à un complexe de 6 taxons dont 4 seulement sont présents en
Amérique Latine: А. atromarginata var. atromarginata, К. violacea var.
violacea, R. violacea var. laevis, R. iodocheila. diffère des autres espèces
principalement par ses papilles lisses, longues de 60-210 um, abondantes sur
presque toutes les parties des lobes.
ÉCOLOGIE.- Lieux semi-arides ou arides, très exposés; sols sableux ou
argilo-sableux, fortement calcaires, ou neutres, ou faiblement acides.
DISTRIBUTION.- Très nombreux spécimens sur tout le pourtour de la
Méditerranée, еп Macaronésie, dans la Péninsule Arabique, en Iran. Еп
AMÉRIQUE DU NORD, un spécimen du Texas, Val Verde, Whitehouse 19749.-
En AMÉRIQUE LATINE: MEXIQUE, 10 miles south Linares, Nuevo Leon, on
soil, under Cacti, eric arca, 20.12.1958, Мас Gregor 8001.
2. RICCIA VIOLACEA Howe var. violacea
Ann. Missouri Bot. Gard. 2: 51. 1915.
TYPE: Mona Island, Sardinera to Ubero, on wet sunny soil, feb. 1914, leg.
Britton, Cowell, Hess, n°1749 b (NY).
РІ. 3. Carte 1.
DESCRIPTION.- Thalles ne formant pas de rosettes, en lobes groupés,
1-3 fois dichotomes. Lobes longs de 1.5-5 mm, larges de 0.7-1 mm; à l'état
frais, à face dorsale vert bleu bordée d'un liseré violet noir; à l'état sec,
replié sur lui-même, les bords arrivant souvent au contact l'un de l'autre, са-
chant la face dorsale, montrant les faces latérales d'un rouge violet foncé; à
sommet obtus ou faiblement émarginé; à marge arrondie; à sillon peu pro-
fond, assez fort au sommet du lobe et disparaissant rapidement ou remplacé,
au-dessous du sommet, par un plateau médian bordé par deux bourrelets
latéraux. ЕсаШев très courtes, irrégulières, visibles surtout au sommet des
faces latérales.
Section du lobe 1-2 fois plus large que haute, épaisse, dépourvue d'ailes.
Bord dorsal presque droit ou convexe, avec une faible dépression médiane
ou à partie médiane plus basse que les deux parties latérales convexes. Bords
latéraux redressés-arrondis. Le long des bords latéraux dans l'épaisseur du
tissu, large bande pourpre et, à l'extérieur, la section des écailles haute de
1-3 cellules. Bord ventral convexe ou presque plan, incolore. Epiderme à
cellules arrondies ou mamilliformes, conservées seulement dans le sillon.
Papilles sur la marge du lobe, sur le sommet des faces latérales,
subcylindriques, longues de 25-130 pm, larges de 25-45 um à la base, obtuses
où arrondies au sommet, hyalines, parfois violacées, granuleuses, droites ош
un peu courbes, insérées entre les écailles et, parfois, bordant les écailles.
Sur le type et dans certains spécimens, outre ces papilles obtuses, des
papilles hyalines, à sommet sub-aigu fortement granuleuses. Ecailles hautes
de 2 ou 3 assises de cellules, bordées de saillies violettes ou hyalines et, par-
fois, de cellules hyalines en forme de papilles.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 223
Dioïque. Anthéridies à col saillant, violet. Spores subsphériques ou en
tétraédres surbaissés, de 85-115 um diam., entièrement noires à maturité et
ne laissant pas distinguer l'ornementation, ou d'un brun très sombre à mu-
rets noirs, crénelées tout autour. Aile nulle. Face distale à 12-17 alvéoles de
5-11 um diam., à murets très épais ayant aux angles de gros tubercules. Face
proximale à marque triradiée faible, le contact des facettes étant obtus; à
alvéoles semblables à celles de la face distale et à murets épais, généralement
dépourvus de tubercules.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. violacea, élément
d'un complexe, est très proche de R. atromarginata var. atromarginata mais il
ne possède pas de papilles sur la face dorsale des lobes et ses papilles mesu-
rent seulement 25-130 ит.
Dans Crum & Steëre (1958-1959), le spécimen n°17562 a été déterminé
par Mac Gregor qui écrit: Howe described the species as beeing devoid of
апу wing on the spore. This is not quite true”. En fait, dans les spécimens
que j'ai étudiés l'aile est nulle.
ÉCOLOGIE- Sols secs ou humides, ensoleillés; falaises calcaires
séches; bord de cours d'eau à sec.
DISTRIBUTION.- ANTILLES: MONA ISLAND, Exploration of Puerto
Rico, on wet sunny soil, Sardinera to Ubero, 20-26.2.1914, N.L. Britton, J.F. Cowell,
IV.E. Hess 1749 b, le type.- CUBA: Santiago de Cuba, in dry limestone cliffs at
Aguadores, on the ground, РІ. Піп. Regnelliani Ш, 4.11.1917, Е... Ekman 8701 (sub
nom. A. cubensis S. Arnell). Habana, prope Morro, loco sicco, 27.5.1914, Ekman
1155. Prov. Oriente, bei Imias neben dem trockenen Flussbett des Rio Tacre,
10.12.1975, Dietrich JE-H 1556, 1554. Prov. Oriente, Baracoa, Imias, La Chivera,
en la manigua Costera, 80 m, 15.8.1975, Ғ.К. Meyer 27900.- MEXIQUE: BAJA
CALIFORNIA, d'aprés Howe (1958-1959): Bahia de los Muertos, near the southern
tip of Baja California, on crusted surface of silt, under trees, in a deep arroyo,
2.4.1952, Mac Gregor 17562. CERALVO ISLAND, on crusted surface of silt, deep,
large arroyo, 1952, Mac Gregor 17563, 17564 а; on soil, steep rock bank, about 1000
ft alt., on the west side of the island, 4.4.1952, Mac Gregor 17567.
3. RICCIA VIOLACEA var. laevis S. Jovet-Ast
Сгуртоватіе, Bryol. Lichénol. 10 (2): 100. 1989.
TYPE: Antilles, Saint-Bathélemy, à terre, entre l'Anse Gouverneur et la
Pointe des Nègres, 20.11.1952, Le Gallo, n°626 (PC).
РІ. 4, 60. Carte 1.
Les spécimens appartenant аш А. violacea mais dont les papilles sont
dépourvues de granules ont été rassemblés dans le var. /aevis. Ils possèdent,
au sommet des faces latérales et, sur les lobes, seulement sur la marge, des
papilles arrondies ou obtuses au sommet, hyalines, droites ou un peu cour-
bes, subcylindriques ou à contour presque circulaire, lisses.
ÉCOLOGIE.- Sols calcaires; jusqu'à 1200 m.
DISTRIBUTION.- ANTILLES: SAINT-BARTHELEMY, entre l'Anse
Gouverneur et la Pointe des Мергез, Le Gallo 626, le type. Id., Le Gallo 510. Morne
de Гапве de Тоіпу, 5.2.1956, Le Gallo 1282, 1283. ANGUILLA, dans des for-
Source : MNHN, Paris
224 S. JOVET-AST
mations calcaro-ferrugineuses de Eastern, 3.9.1955, Le Gallo 1278. Cuvette calcaire
dans Eastern, 3.9.1955, Le Gallo 1298. - CURAÇAO: San Hironimo, on limestone
soil, 230 m alt., 17.12.1976, Stoffers, v. Slageren 8022. On the Tafelberg of St
Hyronimus in the dry, evergreen summit woodland, on limestone, Stoffers et van
Slageren 8121, 8122. On the Savonet side of the Christoffelberg in deciduous
seasonal forest, Stoffers et van Slageren 8171. - BONAIRE: along the road from
Slagbaai to Labra, in a Croton facies, on soil, Stoffers et van Slageren 8346. -
MEXIQUE: Andalgala, 3 km hinter der Zweigung im Baranco del dos Venados, bei
Pachuca, 1100 m, 19.10.1966, Dúll А 122. Veracruz, Kakteen-Yucca-Halbwúste c. 15
km nordwestl. Perote bei El Limon, Kalk, с. 2200 m, auf Erde, 16.10.1966, Dill A
77. Coahuila, Hwy 40, ca 30 km northwest of Saltillo, 1200 m alt., exposed stony flat
with Lichens, Parthenium, Agave, Porophyllum, Larraea scrub, 21.8.1984,
Whittemore 2335. Hwy 85, at km 190, 59.5 mi. north of Sabinas Hidalgo, 150 m alt.
shaded soil around Opuntia, forming patches 2 to 4 cm across Opuntia - Acacia
scrub, 1.3.1985, Whittemore 2508. - PEROU: Amazonas, Bagua Chica, Kurz der
Brücke des 17 Juni von Bagua Grande, Erde, 1973, P. et E. Hegewald 7148.
4. RICCIA IODOCHEILA Howe
Proc. California Acad. Sci., ser. 4, 21 (17): 200. 1934.
TYPE: Galapagos, Chatham Island, Wreck Bay, Apr. 18, 1932, leg. J.T.
Howell, n°201 (NY).
РІ. 5, 63. Carte 2.
DESCRIPTION.- Thales ne formant pas de rosettes, en lobes groupés,
2 ou 3 fois dichotomes. Lobes longs de 3-5 mm, larges de 0.5-1.4 mm; à
face dorsale, sur le frais, d'un vert bleuté; sur le sec, repliés sur eux-mêmes
et montrant les faces latérales violet noir; à face ventrale gris vert clair; à
sommet arrondi ou obtus; à sillon peu profond ou nul et alors portant un
plateau médian faiblement convexe et, de chaque côté du plateau, un bour-
relet un peu plus élevé; à marge aiguë; dépourvus de papilles mais, parfois,
portant quelques papilles sur la marge et, au sommet, dans les parties jeu-
nes. Ecailles petites, violet noir vif ou violet rouge; formées d'un nombre de
cellules assez faible; à bord crénelé d'une part par les cellules marginales
violettes faisant saillie de 20 um environ et à paroi externe arrondie, d'autre
part par des prolongements longs de 60-65 шт formant des papilles violettes
ou violacées à la base et devenant progressivement hyalines, à sommet
rétréci ou arrondi-obtus.
Section du lobe large de 0.5-1.4 mm, haute de 0.4-0.7 mm, épaisse, au
sommet aussi large que haute, au-dessous du sommet jusqu'à 2 fois plus lar-
ge que haute. Bord supérieur en V au sommet du lobe puis formé d'une li-
gne médiane droite ou un peu convexe et de deux parties convexes dominant
la ligne médiane. Bords latéraux violets, dressés dans les parties jeunes, puis
un peu étalés, souvent dépassant un peu le bord dorsal. Bord ventral
convexe au sommet, presque plan vers la base du lobe. Epiderme supérieur à
cellules dont la paroi externe est très tôt détruite mais persiste dans les par-
ties jeunes et dans le sillon et est alors arrondie ou pyriforme.
Monoique. Spores tétraédriques de 70-107 jm diam., brun sombre, pres-
que noires à l'état mûr; à aile nulle; à marge crénelée. Face distale à
(16)-20-25 alvéoles dans le diam., chacune à diamètre petit de 3-6 ym, à mu-
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 225
rets épais ne laissant qu'une lumière assez petite. Face proximale à marque
triradiée presque nulle, à alvéoles semblables à celles de la face distale.
MORPHOLOGIE.- D'après la description donnée par Howe (1934), les
lobes du type portent, occasionnellement, sur la marge, des papilles pourpres
ou hyalines ou des cils de 20-60 шт de longueur. D'après Hassel de
Menendez (1963), le bord des lobes, principalement à l'apex, présente des
papilles longues de 59-70 gm, pourpres ou incolores. Sur le type et sur les
spécimens que j'ai examinés, ces papilles bordent les écailles mais ne nais-
sent pas des cellules de la marge ou des faces latérales. Ce fait, qui me sem-
ble incontestable, mérite, cependant, d'être vérifié sur des récoltes futures.
Le spécimen Diill 230 porte, sur la face ventrale, de petites écailles vio-
lettes, nombreuses, formées de 3-12 cellules, basses, de 2 ou 3 assises de cel-
lules en hauteur.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- La ressemblance est si
grande entre R. trabutiana, espèce européenne, et R. iodocheila qu'il semble
difficile de maintenir leur rang spécifique. H serait préférable de les réunir
sous deux variétés d'une seule espéce, d'autant plus que leurs caractéres ne
sont pas absolument constants. Leur origine probablement commune serait
ainsi soulignée.
Cependant, leur éloignement géographique incite à les maintenir, du
moins actuellement, comme deux espèces distinctes. La présence de papilles
au bord des écailles semble un caractére suffisamment important pour
confirmer la nécessité de séparer les deux espèces.
ÉCOLOGIE.- Sur la terre; sur la vase en croüte prés d'un cours d'eau;
sur les rochers d'un arroyo. De 0 à 380 m alt.
DISTRIBUTION.- MEXIQUE: BAJA CALIFORNIA, on sil, at edge of
deep arroyo near south end of Bahia de los Muertos, some 3-4 miles S of end of road
and port, Golfo de California, 2.4.1952, Steere 17562. Golfo de California, on silt
with crusted surface, at edge af a very large arroyo, near sea level, 4.4.1952, Steere
17563. Golfo de California, on soil, steep rocky bank, in very large arroyo, near
southwest corner of Cerralvo 1., several miles from sea, at perhaps 1000 feet altitude,
4.4.1952, Steere 17567. ISLA SOCORRO, bosque de Guayabillo, sobre tierra,
Colima, 380 m, encro 15, 1958, 7. Herrera. OAXACA, Strasse Teotitlan-Cuitlapan,
c. 14 km vor Cuil, Sáulenkakteenwüste, Uberschwemmunesgebiet cines
Nebenflusses des Cayoltepec, 20.8.1975, Düll 2/230. 14. 2/232. D'après Hassel de
Menendez (1963), Magdalena, Sonora, 18.8.1904, Griffith; Lerdo, 2.1.1892, J.S.
Smith 23- GALAPAGOS: Chatham Island, Werck Bay, Howell 201, le t
ARGENTINE: d'après Hässel de Menendez (1963), Salta, Tucuman, La Rioja,
Cordoba (spécimens non examinés).
Noter une récolte en Californie: Santa Catalina L, rocky headland White's
landing, 5 miles N of Avalon, 2- 1953, Steere.
Source : MNHN, Paris
м
5
ж
S. JOVET-AST
Il. Riccia à lobes ciliés (Ciliatae)
5. RICCIA HORRIDA spec. nov.
TYPE: Brésil, Espirito Santo, Linhares, growing on sandy soil of the
numerous islets dispersed in the river (Rio Doce), 1.10.1971, D. Vital
1969. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: SP.
PL 6, 61. Carte 3.
DIAGNOSE LATINE. Thallus rosulatus, plus minusve 12 mm diam. In
sicco pallidus. Lobi 3-6 mm longi, 0.8 mm lati, apice rotundati. Lateralis super-
ficies violacea, ditissime ciliata. Cilia in summo lateralis superficiei, in margine
et aliquando in sulco, verticalia vel obliqua, altera 100 um longa et laevia, altera
240 um longa, granulosa. Squamae violaceae. Species dioica? Sporae 74-86 um
diam. Ala 7-12-(15) um lata. Superficies distalis cum 8-9 alveolis in diametro.
Proximalis superficies cum numerosis alveolis et triangulari parte laevi prope ab
poris.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes de 12 mm diam. environ; sur le
sec beiges avec, parfois, quelques lobes étalés vert clair. Lobes 2-3 fois
divisés, longs de 3-6 mm, larges de 0.8 mm; à sommet arrondi; à 2 bourre-
lets latéraux peu visibles sur le sec en raison de la crispation du lobe, bor-
dant un sillon assez large; à faces latérales violettes; à écailles violacées n'at-
teignant pas le bord des lobes; à cils trés abondants, cachant presque
entierement les lobes sur le sec.
Section du lobe, au sommet, large de 0.6 mm, haute de 0.4 mm environ;
dans la partie moyenne et à la base, large de 0.6-0.8 mm, haute de 0.2-0.3
mm. Bord dorsal, du sommet à la base, à deux parties latérales (correspon-
dant aux bourrelets marginaux) arrondies et dominant le sillon. Bords
latéraux violets. abondants, les uns courts (atteignant à peine 100 um
de longueur) et lisses; la plupart granuleux, ayant jusqu'à 240 ит de lon-
gueur; tous insérés sur le sommet des faces latérales, sur le bourrelet margi-
nal et, parfois, sur le sillon, raides, aigus, dressés ou disposés obliquement,
beaucoup d'entre eux se rejoignant ou même s'entrecroisant d'un bord à
l'autre du lobe.
Dioique ? Spores à contour circulaire ou plus ou moins triangulaire, de
74-86 um diam., brun rouge à ornementation brun rouge vif ou brun rouge
sombre. Aile finement crénelée sur 1а marge, légèrement papilleuse-moirée,
large де 7 џт mais atteignant 12 et même 15 um au niveau des pores. Face
distale à 8-9 alvéoles de 6-8 um diam., limitées par des murets assez peu
épais portant des tubercules relativement faibles aux angles. Face proximale
à marque triradiée assez imprécise à 3 gros pores bordés par une aire trian-
gulaire lisse; à alvéoles nombreuses: à murets minces apparaissant seulement
à la mise au point inférieure du microscope photonique; à tubercules petits,
bien visibles à la mise au point supérieure soit en petits points brillants, soit
en petites bosses à bords peu nets, donnant un aspect pointillé aux trois fa-
cettes; à un très fort grandissement, les ornementations apparaissent parfois
en crêtes irrégulières.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 227
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. horrida est, jusqu'a-
lors, l'espèce la plus abondamment ciliée d'Amérique latine. Par la présence
d'une aire triangulaire lisse au niveau des pores sur la face proximale des
spores, elle s'apparente à R. subdepilata. La clé suivante permet de distinguer
les deux espèces:
= Cils abondants sur la marge du lobe
- Cils courts (moins de 100 jm), lisses et cils longs (jusqu'à 240 um),
granuleux; lobes à deux bourrelets marginaux; écailles violacées;
spores 74-86 ит diam... R. horrida
- Cils peu abondants sur la marge du lobe
- Cils 120-380 jm, granuleux; lobes sans bourrelets marginaux;
écailles incolores; spores 84-96 um diam. ... … R. subdepilata
R. horrida a aussi quelque affinité avec R. trichocarpa
ÉCOLOGIE. Sols sableux.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL, Espirito Santo, Linhares, growing on sandy soil
of the numerous islets dispersed in the river (rio Doce) in Linhares, 1.10.1971, D. Vi-
tal 1869.
6. RICCIA TRICHOCARPA Howe
Bull. Torrey Bot. Club 25: 184. 1898.
TYPE: San Mateo Co. Calif. April 1892, Dr D.H. Campbell (US).
R. canescens Steph. Spec. Hep. 1: 12, 1898. TYPE: Algérie, Oran,
Balansa, 1852 (PC).
= R. cana Dur. ex Trab. Rev. Bryol. Lichénol. 12: 15, 1942. TYPE: Algérie,
Oran, 1853 (PC).
9 = R. crinita Tayl. London J. Bot. 5: 415, 1846. TYPE: Australia, Swan
River. J. Drummond 1843 (BM)
PI. 7, 8, 62. Carte 4.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes ou en lobes grégaires, vert clair,
parfois un peu glauques, 2-4 fois divisés. Lobes longs de 2-5.5 mm, larges de
0,7-1.5 тт; à faces latérales et ventrale, écailles et marge violet sombre,
presque noires: à marge bombée, non délimitée par un bord aigu: à faces
latérales, sur le sec, incurvées plus ou moins fortement donc cachant to-
talement ou partiellement la face dorsale; sillon, à Гарех assez profond,
s'élargissant dans la partie médiane du lobe et, alors, peu profond, disparais-
sant progressivement vers la base du lobe; cils blancs argent (parfois dorés,
principalement sur des spécimens anciens), localisés sur les faces latérales et
sur la marge, sur toute la longueur du lobe mais plus abondants au sommet
où ceux des deux bords peuvent se rejoindre ou même s'entrecroiser, rectili-
gnes ou un peu arqués, très raides mais, parfois, un peu flexueux, aigus, lis-
ses, de longueur variée sur un même thalle et d'un spécimen à l'autre, longs
de 400-1000 ym, larges de 30-40 um à leur base, à paroi semblant épaissie en
spirale; parmi les cils, poils flexueux, lisses, à paroi très mince, souvent plus
courts que les cils, longs de 500-900 um, larges de 40-60 um à leur base; à la
Source : ММНМ, Paris
228 S. JOVET-AST
face dorsale des lobes, au-dessus des capsules, souvent, une tache rouge som-
bre ou violacée, sur une faible saillie, portant 1 ou plusieurs cils isolés ou
groupés par 2-12, plus courts que les cils des faces latérales mais semblables
à eux, auxquels se mêlent 1 ou 2 poils semblables à ceux des faces latérales:
la tache et les cils ou l'une ou les autres peuvent manquer.
Section du lobe large de 0.7-1.5 mm; au sommet aussi large que haute;
sous le sommet 1.5-2.5 fois plus large que haute; bord supérieur soit à sinus
peu profond ou à 3 parties convexes, soit presque horizontal ou un peu
concave; bords latéraux un peu arqués; cellules épidermiques persistant dans
le sillon, sphériques.
Monoique. Anthéridies à col blanc ou violet, très saillant (50-100 ym).
Archégones à col généralement violet, peu saillant sauf à Гарех du lobe.
Spores brun foncé ou brun noir à maturité, (60)-80-112-(120) um diam.; à
aile très étroite, large de 2 ит, finement granuleuse, irrégulière, disparaissant
par place ou totalement; face distale à (8)-9-12-(14) alvéoles limitées par des
murets épais, brun noir, portant aux angles des tubercules forts qui donnent
aux spores vues de profil un aspect crénelé; sur les murets, fins granules visi-
bles seulement au MEB; face proximale à facettes nettement indiquées mais
séparées par des crêtes peu saillantes, à ornementation semblable à celle de
la face distale.
n = 8, parfois 16.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. trichocarpa est très
proche de R. crinita Tayl., espèce australienne à laquelle Seppelt (1983) a
réuni R. areolata Na-Thalang et R. longiciliata Na-Thalang décrits
d'Australie. Les noms А. trichocarpa et R. crinita devront, peut-être, être
considérés comme synonymes mais, auparavant, il faut une étude très
sérieuse de R. crinita.
R. trichocarpa et R. horrida, proches l'un de l'autre, se distinguent faci-
lement même à un examen rapide. Aspect du thalle et des cils, longueur des
cils, diamètre des spores, nombre d'alvéoles dans le diamètre de la face
distale sont de bons caractères distinctifs.
ÉCOLOGIE.- Sols très variés, sableux ou non, argileux ou non, laves.
pH = 4.5-6.3, parfois 7-7.5.
DISTRIBUTION.- Espéce subcosmopolite: Europe, Afrique, Madagascar, ?
Australie, Amérique du Nord. AMERIQUE LATINE: MEXIQUE, Mexico City,
Jardin Botanique, sur lave, 2300 m alt, 27.8.1966 /2, Dill A 73. D'après Howe
(1934), Slopes above NE Anchorage, Guadalupe Island, Howell 138; Ensenada, Baja
California, Howell 183.
7. RICCIA SUBDEPILATA spec. nov.
TYPE: Brésil. On humid soil, in a caatinga vegetation, + 9°48’ S et 38°15’
W. Municipio de Jeremoabo, Bahia State, 22.5.1978, leg. D. Vital
8146. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: SP.
PI. 9, 61. Carte 3.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 229
DIAGNOSE LATINE. Thallus incompletam rosulam formans. Lobi
profunde dichotomi, 3-9 mm longi, 0.7-1.1 mm lati. In margine cilia rigida,
sparsa, 120-380 pm longa, granulosa. Squamae hyalinae, breves. Species
monoica. Sporae 84-96 um diam. Ala 4-8 um lata, 12 um in angulis sporae.
Distalis superficies cum 8-11 alveolis in diametro. Proximalis superficies сит
irregularibus alveolis et, prope ab poris, triangulis laevibus non ornatis.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes presque complètes ou partielles,
de 13 mm de diam. environ, beiges à vert très pale sur le sec et sans aucune
tache colorée. Lobes à 3 ou 4 divisions profondes, longs de 3-9 mm, larges
de 0.7-1.1 mm, minces; à bords parallèles; à sommet arrondi, légèrement
échancré et, sur le sec, incurvé; à sillon presque nul sur le sec, peu profond à
l'état humide; portant quelques cils clairs, raides, dispersés sur la marge.
Ecailles incolores, n’atteignant pas la marge du lobe, trés peu visibles.
Section du lobe large de 0.7-1.1 mm; au sommet et dans la partie
moyenne du lobe, à partie médiane assez épaisse (0.15-0.20 mm de hauteur),
haute de 8-10 cellules, assez brusquement rétrécie en deux parties latérales
trés minces et hautes de 2-3 assises de cellules seulement; à la base du lobe,
le bord dorsal et le bord ventral sont presque parallèles et les deux
extrémités assez arrondies. Cils rares, raides, droits ou un peu arqués, longs
de 120-380 um, à paroi plus épaisse d'un côté, granuleux sur les 2/3
supérieurs.
Monoique. Capsules nombreuses sur le type. Spores à contour arrondi
ou plus ou moins triangulaire, de 84-96 um diam., brun rouge clair à orne-
mentation un peu plus foncée mais jamais brun sombre. Aile large de 4-8
jm, atteignant 12 jim aux angles de la spore, légèrement moirée, à bord un
peu épaissi et finement granuleux. Face distale à 8-11 alvéoles dans le diam.,
chacune de 9-12 um diam. en général mais certaines mesurant seulement 7
ша diam.; alvéoles bien délimitées par les murets qui portent, aux angles,
des tubercules assez forts; parfois murets proches de l'équateur remplacés
par une ligne de fins tubercules. Face proximale à marque triradiée assez
forte; à alvéoles moins régulières que sur la face distale, à murets portant,
aux angles, des tubercules; souvent, sur cette face l'aile s'élargit au niveau
des pores et porte une ligne épaisse qui marque la limite entre l'aile et la
partie ornée des facettes; il apparait ainsi, sur la face proximale, trois trian-
gles dépourvus d'ornementation.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. subdepilata est pro-
che de R. horrida par l'ornementation de ses spores. Les différences entre les
deux espèces ont été exposées à la suite de la description de R. horrida.
Le spécimen n°8147, récolté par D. Vital au même lieu et à la même
date que le type, un peu différent du n°8146, doit être nommé R.
subdepilata. Quelques différences entre les deux spécimens correspondent
probablement à leur origine dans des populations distinctes. On note, chez
le n°8147: section des lobes plus épaisse aux deux extrémités, absence de gra-
nules sur certains cils, diamètre de la plupart des spores 96 um, seulement 7
ou 8 alvéoles dans le diamètre sur la face distale des spores.
ÉCOLOGIE.- Sol humide dans une végétation de caatinga.
Source : ММНМ, Paris
230 S. JOVET-AST
DISTRIBUTION. BRÉSIL, BAHIA, municipio de Jeremoabo, D. Vital
8146, le type. Id. 8147.
8. RICCIA ENYAE spec. nov.
TYPE: Brésil, Rio Grande do Sul, Gravatoi, ltacolomi, solo umido.
28.5.1977, leg. Eny Vianna 3075. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: ICN.
PL 10, 61. Carte 3.
DIAGNOSE LATINE. Thallus rosulaceus vel lobis unitis compositus.
Lobi, in sicco, pallidi, 10 тт longi, 0.9-1.6 mm lati, ciliis brevibus numerosis
usque ad basim marginati. Sectio lobi triplo vel quarto latiora quam alta;
dorsalis textus paulum dissimilis texto ventrali. Cellulae epidermidis rotundatae
vel paulum conicae. Cilia in margine lobi et in apice lateralium superficierum
disposita, minute verrucosa, in duabus partibus: altera acuta, 240 um longa,
altera 60-112 jun longa. Squamae hyalinae. Species monoica. Sporae 72-84 um
diam. Ala irregularis, 4-5-(7) um lata. Distalis superficies alveolis (5)-6-8 іп
diametro munita. Proximalis superficies cum numerosis, minus latis alveolis.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes incomplètes ou en lobes groupés,
à 2 ou 3 dichotomies, les deux inférieures très profondes. Lobes longs de 10
mm, à division inférieure longue de 7-9 mm; larges de 0.9-1.6 mm, parfois
jusqu'à 2.2 mm; parfois un peu émarginés; presque plans ou à sillon peu
profond; bordés jusqu'à la base de cils courts, assez nombreux; entièrement
vert pâle.
Section du lobe, sous le sommet, large de 1.4-1.6 mm, haute de 0.4-0.5
mm, 3-4 fois plus large que haute; à bord dorsal ayant une partie médiane
plus ou moins fortement convexe et deux parties latérales fortement
convexes, dominant la partie médiane; bords latéraux dressés, ou obliques et
concaves; bord ventral convexe; tissus dorsal et ventral peu différents; tissu
dorsal à cellules basses; épiderme parfois détruit sauf, par places, où quel-
ques cellules épidermiques persistent, à parois minces et bombées ou
légèrement coniques. Cils disposés sur la marge arrondie du bord dorsal et
à l'extrême sommet du bord latéral, droits ou un peu courbes, finement
verruqueux dans les 2/3 supérieurs, les uns aigus ayant jusqu'à 240 ит de
longueur, les autres, surtout au sommet des bords latéraux, plus courts,
longs seulement de 60-112 ит. Ecailles hyalines, ne dépassant pas le bord
du lobe, à cellules mesurant 30-38 x 24-25 ит, à parois relativement
épaisses.
Monoïque. Col des anthéridies peu saillant, hyalin. Col des archégones
jeunes hyalins et peu saillants, celui des archégones anciens rouge violet et
peu saillant. Capsules peu proéminentes sur la face dorsale du lobe. Spores
de 72-84 ит diam., exceptionnellement atteignant 92 ита; brun rouge clair.
Aile irrégulière, large de 4-5 um, au plus 7 um. Face distale à (5)-6-8
alvéoles, à murets minces, à tubercules assez faibles aux angles des murets et
parfois confluents. Face proximale à marque triradiée assez faible: à
alvéoles assez nombreuses, plus petites que celles de la face distale; à murets
minces; à tubercules assez petits mais bien nets.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 231
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Parmi les espèces
ciliées, la plus proche de R. Enyae est R. horrida. Cependant, les cils moins
nombreux de R. Enyae ne donnent pas au thalle l'aspect hérissé du thalle de
R. horrida.
A l'inverse de R. cubensis, les lobes de R. Enyae ont presque la même
largeur du sommet à la base et leurs divisions sont profondes.
ÉCOLOGIE.- Sol humide.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL. RIO GRANDE DO SUL: Gravatoi, Itacolomi,
solo umido, 28.5.1977, Vianna 3075, le type. 1d., 3160. Tenente Portela, Parque do
Turvo, 5.9.1980, R. Bueno 4263. Santa Cruz do Sul, Trombudo, 31.8.1979, J.
Wechter 7440. Uruguaiana, 44 km de Porto Alegre, 200 m, 6.6.1978, Volk. Porto
Alegre, Av. Paulo Gama n°40, 9.5.1987, Vianna 7566. 14. 7567. Viamao, Parque
Saint Hilaire, 2.4.1974, Vianna 2801. Porto Alegre, Jardim Fac. de Direito, 3.8.1965,
Vianna 12. Porto Alegre, Fac. de Direito, 22.9.1965, Vianna 7. Parque Fattoupi,
Vianna 7571.
9. RICCIA CUBENSIS S. Arnell
The Bryologist 61: 142. 1958.
TYPE: Cuba, Prov. Oriente, Sierra Maestra, Daiquiri, in thickets on coral
reef, on nacked earth, 16.11.1916, leg. E.L. Ekman. Plantae itineris
Regnelliani ІП, n°8348 (S).
PI. 11. Carte 4.
DESCRIPTION.- Thalles en demi-rosettes ou en lobes groupés, d'un
gris vert pâle sur le sec, à 2 ou 3 divisions successives dont l'inférieure assez
profonde et la terminale peu profonde. Lobes longs de 2 mm, larges de
0.7-1 mm, minces, très aplatis sur le sec; à sommet arrondi; à sillon assez
profond au sommet mais disparaissant rapidement vers la base du lobe;
bordés de poils courts, assez abondants dans la moitié supérieure puis plus
rares dans la moitié inférieure. Faces latérales portant des écailles violettes,
imbriquées, à bord entier. Face ventrale pâle mais munie de bandelettes très
basses, minces, tachées de rose violet clair, régulièrement espacées, disposées
soit sur une seule ligne horizontale, soit, au sommet du lobe, en deux
moitiés sur la même ligne.
Section du lobe, au sommet 1.5 fois plus large que haute, au-dessous du
sommet 2-3,5 fois plus large que haute; bord dorsal à sinus assez profond
qui devient de plus en plus faible vers la base puis nul, le bord dorsal deve-
nant alors plan ou même convexe; bords latéraux obliques ayant à leur som-
met une tache rose violet; cellules épidermiques à paroi externe détruite sauf
dans le sillon où elle est parfois conservée et subsphérique. Poils insérés sur
la marge du lobe et près du bord sur la face dorsale et les faces latérales,
droits ou un peu courbés, à sommet arrondi ou, parfois, aigus, longs de
50-120 um, couverts de fins granules sur les 3/4 de leur longueur ou sur tou-
te leur longueur; certains ressemblent à des papilles.
Dioique. Spores non vues. D'après la description publiée par S. Arnell:
de 80-90 ит diam., brun très sombre, à aile incomplete, irrégulièrement
papilleuse, à face distale portant des lamelles irrégulières.
Source : MNHN. Paris
232 S. JOVET-AST
CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Bien que les spores aient été décrites
ee S. Arnell (1958), je n'en ai pas trouvé sur le type communiqué par "S".
D'après la fig. 12 donnée par Arnell, il semble que les spores ne portent pas
d'alvéoles sur la face distale mais, peut-être un réseau épais.
La planche d'herbier communiquée par "S^ porte 3 sachets d'origines
différentes. Les 3 spécimens ont été nommés R. cubensis certainement par
Arnell. Ce sont:
a) le n°8348, incontestablement le type. Il correspond à la description
et à la fig. publiées par Arnell.
b) le n°8701. II diffère du type par le bord des lobes et les écailles vio-
let noir, la section épaisse et de forme différente. П est, lui aussi, dépourvu
de spores. C'est un R. violacea var. violacea.
c) le n°1155, semblable au n°8701. Il ne porte pas de spores.
Lorsqu'il nomma ^R. cubensis” les spécimens 8701 et 1155, S. Arnell a
dà être induit en erreur par la présence de poils-papilles bordant le thalle.
ECOLOGIE.- Sur terre nue dans des bosquets sur récifs coralliens.
DISTRIBUTION.- CUBA, Prov. Oriente, Daiquiri, Ekman 8348, le type.
10. RICCIA BRASILIENSIS Schiffn.
in Schiffner et Arnell,
Österr. Akad. Wiss., Math.-Naturwiss. KL. Denkschr. 111: 6. 1964.
ТҮРЕ: Brésil, Parana, іп ripa sinistra fluminis Parapanema ad cataractas
Salto Grande, ad rupes humidas terra obtectas creberrime, ca 500 m.
Expedit. d. Kaiserl. Akad. d. Wissenschaften in Wien nach Süd-
Brasilien 1901, 27.7.1901, leg. v. Schiffner, n°2395 (TNS).
PI. 12, 62. Carte 3.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes incomplètes ou en groupes de
lobes 2 ou 3 fois bifarqués. Lobes longs de 3-7 mm, larges de 0.6-0.9 mm,
jusqu'à 1.2 mm au niveau des bifurcations; à face dorsale bleu vert clair, à
faces latérales violettes, à face ventrale vert pale; à sommet arrondi ou ob-
tus, parfois émarginé; à marge obtuse; à bords étroitement incurvés laissant
voir le sommet des faces latérales; parfois un peu élargi sous le sommet: du
sommet jusque vers la base, cils hyalins, étroitement triangulaires, ressem-
blant à de petites épines, assez nombreux surtout au sommet, peu
proéminents.
Section du lobe jusqu'à 0.9 mm de largeur, et 1.2 mm dans les parties
les plus larges qui portent des capsules; haute de 0.4-0.5 mm, donc 2 ou 3
fois plus large que haute. Bord dorsal horizontal ou un peu convexe dans la
partie médiane; les deux parties latérales en bourrelets faibles dominant la
partie médiane, parfois seulement prolongeant la partie médiane. Bords
latéraux RM dressés, fortement colorés en rose violet. Bord ventral
convexe, pâle. Cils présents sur toute la moitié supérieure des bords
latéraux; les uns courts, longs de 25-75 um, lisses, triangulaires, à sommet
Source : MNHN, Paris.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 233
obtus ou arrondi; les autres longs de 80-240 jm, larges de 20-30 um, à som-
met sub-aigu ou obtus, à paroi mince ou un peu plus épaisse surtout au
sommet, couverts de granules sur les 2/3 supérieurs. ЕсаШев courtes, peu vi-
sibles, insérées au-dessous des cils, rose violet, à cellules de 36-55 x 24-30
ит.
Monoïque. Capsules nombreuses sur le type, grosses, assez saillantes.
Spores de 84-108 ит diam., brun roux clair. Aile étroite, presque nulle ou
large de 2.5-3 um, plus large au niveau des pores où elle peut atteindre 5-7
um, donc très irrégulière, un peu crénelée, à marge granuleuse, à surface
granuleuse-moirée. Face distale à 7-10-(11) alvéoles dans le diamètre, à mu-
rets forts et tubercules assez gros, à alvéoles larges de 8-10-(12) um. Face
proximale à marque triradiée assez peu saillante, à alvéoles un peu plus pe-
tites que celles de la face distale, à murets et tubercules presque aussi forts
que ceux de la Face distale.
MORPHOLOGIE.- V. Schiffner décrit la marge des écailles comme
sublacérée-dentée ou entière et semble la représenter ainsi sur la fig. d de la
planche I, 2. Cette interprétation paraît inexacte: les “dents” qu'il représente
sont, plus probablement, les cils courts et lisses des faces latérales.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. brasiliensis est affine
des autres espèces à lobes ciliés, mais, plus particulièrement, de R.
Lindmanii. 11 se distingue de R. Lindmanii par la présence de cils lisses parmi
les cils tuberculés et par ses spores dont le diamètre ne dépasse pas 108 um
et chez lesquelles on compte seulement 11 alvéoles au maximum dans le
diamètre de la face distale.
ÉCOLOGIE. Sol couvrant les rochers; bords des rivières. Places
ensoleillées ou partiellement ombragées.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL. SAO PAULO: Piraju, growing in partial shade
ca | m from the water, at left margin of Paranapanema river, 10.9.1972, D. Vital
2176. PARAN. ipa sinistra fluminis Paranapanema, le type. Guaira, em som-
bra partial nos barrancos da Prainha, proximo as cachociras de Sede Quedas,
7.10.1978, D. Vital 8377. SANTA CATARINA: Lauro Müller, growing in direct
light, on flat rocks covered with a fine layer of soil, along the road from Lauro
Müller to Sao Joaquim, near Bom Jardim da Serra village, 27.3,1972, D. Vital 2004.
Lajes, on a rocky substratum covered with a thin layer of soil, ca 19 km S of the city
of Lajes, along the BR-116, 11.3.1976, D. Vital 5649. RIO GRANDE DO SUL:
Porto Alegre, Morro Teresopolis, 21.10.1973, E. Vianna 2714. Porto Alegre, Escola
Agronomia, 10.10.1980, E. Vianna 4483: cité sub R. hirta (Aust.) Underw. in Vianna
(1985).
11. RICCIA LINDMANII Steph.
Bih. Svenska Vetensk. Akad. Handl. 23 Afd., 3 (2): 29. 1897.
TYPE: Paraguay, Asuncion, ad terram rufam arenoso-argilosam marginis
viae; El Chaco, in conspecta urbis Asuncion, Leg. Lindman, n°220 (S).
SYNTYPES: Paraguay, El Chaco pr. Asuncion; Herb. Brasil. Regnell.
Musei bot. Stockholm: Exped. 1 mae Regnellian. Leg. С.А.М.
Lindman, n*250 (G); n*251 (S).
PL 13, 14, 62. Carte 4.
Source : MNHN, Paris
234 8. JOVET-AST
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes de 6-10 mm diam. ou en lobes
groupés à 2-4 ramifications profondes. Lobes longs de 2.5-3 mm, larges de
0.5-1-(1.5) mm, beiges ou beige grisâtre sur le sec, à faces latérales tachées
ou non de rose violacé; plans et minces à la base; au sommet et dans les
parties moyennes à sillon formant une dépression centrale plane bordée par
deux bourrelets marginaux; à sommet arrondi ou faiblement émarginé. Cils
relativement nombreux au sommet des lobes; peu abondants, isolés ou ab-
sents au-dessous du sommet; localisés sur le bord du bourrelet marginal, sur
la marge еі au sommet des faces latérales. ЕсаШев visibles au sommet du
lobe, très tôt caduques, hyalines ou rose violacé, courtes, n'atteignant pas le
bord du lobe.
Section du lobe, à la partie supérieure et dans la partie moyenne, large
de 0.5-1.5 mm, haute de 0.6 mm: à bord dorsal plan ou très légèrement en V
dans la partie centrale, et deux parties latérales arrondies correspondant à la
section des bourrelets marginaux; à bords latéraux arrondis; à bord ventral
convexe; à la base du lobe, mince, haute de 0.35 mm et, plus bas, de 0.2
mm, à bord dorsal plan. Tissu, dans la partie médiane de la section, à 7 ou
8 assises de cellules et, vers les bords, 4 puis 3, 2, 1 seule assise aux
extrémités; tissus dorsal et ventral peu différents l'un de l'autre. Cils longs
de 60-215 jm, larges à leur base de 30-35 ит, aigus ou obtus, finement gra-
nuleux sur 1/2 ou 2/3 de leur longueur.
Monoique. Spores de (85)-100-120 um diam., brun orangé ou brun rou-
ge clair. Aile un peu irrégulière, étroite ou presque nulle, ou ayant jusqu'à 4
ou 5 jm, crénelée-mamilleuse sur la marge, trés claire ou méme presque
transparente. Face distale à (10)-12-16 alvéoles de 10-15 jim diam.; à murets
un peu plus foncés que le fond des alvéoles; à tubercules forts aux angles
des murets; parfois, alvéoles centrales à murets fortement épaissis. Face
proximale à marque triradiée assez faible et formée de crétes mal définies,
papilleuses, tuberculées; à aile un peu plus large que sur la face distale; fa-
cettes à alvéoles nombreuses, d'environ 10 ит diam., à murets très bas.
VARIATIONS MORPHOLOGIQUES.- La pilosité des lobes est
différente suivant les spécimens. Sur le spécimen du Paraguay, Lindman 250,
les poils sont assez abondants au sommet des lobes, trés rares ou nuls au-
dessous du sommet. Hässel de Menendez (1963) signale une plus grande
abondance de cils sur les spécimens de Buenos Aires. Le n° 9126 récolté au
Brésil par D. Vital posséde des poils presque jusqu'à la base des lobes.
Dans le n° 8451 de Schäfer-Verwimp, les cils mesurent jusqu'à 300 ит de
longueur.
Le nombre d'alvéoles dans le diamétre de la face distale des spores va-
rie de 12 à 16 mais ne semble pas inférieur à 12.
Au Brésil, dans le Rio Grande do Sul, E. Vianna (1985) a signalé R.
Lindmanii dans 9 localités. D'après la description et les figures, les spécimens
semblent un peu différents du type de l'espéce, notamment par le diamétre
des spores qui atteint seulement 77-92 um et par le nombre d'alvéoles de la
face distale qui ne dépasse pas 8-11 dans le diamètre.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 235
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. Lindmanii est proche
de R. brasiliensis mais les spores diffèrent de celles du R. brasiliensis par leur
diamètre (jusqu'à 120 ym) et par le nombre d'alvéoles dans le diamètre de la
face distale pouvant atteindre 16.
DISTRIBUTION.- PÉROU: La Libertad, Otuzco, Сота, lehmiger Hang,
Erde, 2050 m, 21.4.1973, P. ег E. Hegewald 5230.- BRÉSIL: MATO GROSSO DO
SUL, Corumba, Pantanal, Fazenda Santa Clara, Flussufer, auf Sand, 120 m alt.,
25.5.1981, Scháfer-Verwimp 8455. RIO GRANDE DO SUL: Pedro Osorio, no solo
de uma encosta suave, 15.7.1980, Vital 9126. Tenente Portela, Parque do Turvo,
5.9.1980, R. Bueno 4263. Coxias do Sul, 9.7.1987, Vianna 7575. Ivoti, Coscota S.
Miguel, em bordo de estrada, local umido e bem iluminado, 26.9.1970, Vianna 544.-
PARAGUAY: Asuncion, Lindman 220, le type. El Chaco, pr. Asuncion, Lindman
250, 251- URUGUAY: Montevideo, Miguelete, in ripariis, 8.1925, IV. Herter
(d'après Hässel de Menendez).
In PC, un spécimen en mauvais état, portant l'indication "Herb. de l'Amérique
Equatoriale donné par М.А. Bonpland, Sapuyes” semble être R. Lindmanii.
ТП. Riccia à lobes inermes (Inermes)
12. RICCIA ALBIDA Sull. ex Austin
Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia 21: 231. "1869" 1870
TYPE: Texas, leg. Charles Wright, 1849 (FH, n°1325).
РІ. 15, 16, 63. Carte 5.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes partielles ou en lobes groupés, à 2
ou 3 ramifications. Lobes longs de 3-5 mm, larges de 0.8-1.8 mm; sur le sec
à face dorsale entièrement blanche et couverte de calcaire, verdâtre au fond
des sillons, toujours étalée, ne se repliant pas sur elle-même, de profil
hérissée de trés petits cônes correspondant à chaque cellule épidermique; à
sommet arrondi ou faiblement émarginé; à sillon profond, étroit, atteignant
presque la base du lobe; à bords trés arrondis. Ecailles rares et petites, ou
nulles.
Section transversale du lobe, large de 0.8-1.8 mm, haute de 0.3-0.7 mm,
1.5-2.5 fois plus large que haute; bord dorsal en deux parties convexes
séparées par un sinus étroit; bords latéraux arrondis, redressés; bord ventral
plan ou faiblement convexe. Tissu dorsal formé de 2-4 assises de cellules rec-
tangulaires, de 48-72 x 25-36 um, hyalin, portant parfois une ligne rosée à sa
base. Tissu ventral trés chlorophyllien, formé de cellules beaucoup plus pe-
tites, sub-circulaires ou hexagonales, de 25-28 um diam. Toutes les cellules à
parois trés minces. Epiderme à cellules la plupart coniques ou pyriformes ou
apiculées, trés saillantes, hautes de 30-50-(70) um, les autres à contour sub-
circulaire, de 25 x 30 um. Vues en plan, les cellules laissent entre elles des
pores de forme trés variée, de 30 ит environ de diamètre ou plus allongées
et mesurant 35 x 50 ит et méme 60 x 25 um. Leur paroi externe
débarrassée, par un acide, de sa couche de calcaire, apparait faiblement ou
fortement épaissie.
Source : MNHN, Paris
236 S. JOVET-AST
Dioïque. Capsules non saillantes, invisibles si l'on ne déchire pas le tissu
des lobes. Spores de 65-85 ит diam., à contour sub-circulaire, brun jaune
jusqu'à brun rouge, dépourvues d'aile, presque lisses ou faiblement plissées
et à aspect ruguleux.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Par l'aspect de son
thalle, R. albida peut-être confondu avec R. crustata Trab., espèce présente
dans toute la région méditerranéenne et signalée en Asie Centrale (région
arabo-caspienne et Kazakstan). Les différences entre les deux espèces sont
minimes et pourraient correspondre seulement à des modifications d'origine
géographique. Elles concernent seulement la forme de la section transversale
des lobes et celle des cellules épidermiques. On peut ainsi distinguer les deux
espéces:
E Section transversale des lobes sub-orbiculaire dans les parties jeunes;
dans les parties les plus larges à bords latéraux rejetés sur l'extérieur
donc à tissu dorsal étalé en éventail. Cellules épidermiques en dómes
juxtaposés. ^ R. crustata
- Section tranversale des lobes sub-orbiculaire ou sub-elliptique, à bords
latéraux arrondis, à tissu dorsal non ou rarement et faiblement étalé en
éventail. Cellules épidermiques la plupart en cônes assez fortement
saillants et séparés par des lacunes de forme variée. . R. albida
O. Na-Thalang (1980) a nommé R. albida les spécimens australiens
dont la face dorsale se couvre de calcaire. Elle décrit les cellules
épidermiques comme "rounded or mamillate”. J'ai fait la même observation
sur un spécimen récolté au 5 de l'Australie (S de Mildura) par S.C. Ducker.
Par contre, sur une récolte de Anne Sée du Northern Territory
d'Australie, toutes les cellules épidermiques sont de petits dômes juxtaposés.
Ce spécimen rappelle les R. crustata de la région méditerranéenne, notam-
ment de la localité originale (Tiaret).
Sur les spécimens américains, la forme en cône des cellules
épidermiques domine sur chaque lobe.
Ces remarques montrent une ressemblance très forte entre les R. albida
américains et certains spécimens australiens. Mais un spécimen australien est
de type méditerranéen. Il n'y a donc pas de différence fondamentale mor-
phologique entre les deux espèces.
L'ornementation sporale, très uniforme, ne semble pas opposer les deux
espèces. D'ailleurs, les capsules sont peu nombreuses, non saillantes, diffici-
les à trouver à moins d'écraser les thalles donc de les détruire. Dans le
spécimen méxicain, aucune spore n'a été trouvée ni sur les thalles ni, dans le
sol, sous les thalles.
ÉCOLOGIE.- Sur sol calcaire ou faiblement acide, nu, généralement
très ensoleillé. Au Mexique: sur sol exposé, au-dessus du bord d'une rivière,
à 880 m alt.
DISTRIBUTION.- Amérique du Nord (Texas, Louisiane), Australie,
Mexique.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 237
AMERIQUE LATINE. - MEXIQUE: NUEVO LEON, rather open soil near
shrubs, low land above banks of river, іп thorn scrub, junction of Monterrey bypass
and hwy 40, ca 16 mi. west of Monterrey, 880 m, 12.3.1982, Whittemore, Ayers,
Barrie, Lemke 1599.
Etant données leur ressemblance et leur distribution, on peut considérer R.
albida et R. стизала soit comme une seule espèce très largement répartie done ayant
subi quelques modifications locales, soit comme deux espèces vicariantes,
allopatriques.
13. RICCIA ALBOPUNCTATA spec. nov.
TYPE: Galapagos, Isabela, Volcano Alcedo, 1100 m, on moist earth,
10-12.5.1976, S.R. Gradstein H 218 (0).
РІ. 17, 18, 64. Carte 6.
DIAGNOSE LATINE. Thalli in lobis unitis constituti. Lobi bi- vel
trifurcati, 6-10 mm longi, 1.3-2.5 mm (ші; apice rotundato; in sicco plicati.
Squamae nigrae nitentes, raro paulum coloratae. Dorsalis superficies viridula vel
prasina, squamis marginata, cum albis punctis per epidermidem conspicuis.
Transversalis sectio litteram. V plus minus valde apertam. simulans, bis-sexies
latior quam alta. In texto, cellulae sparsae, 36-40 x 48-70 um metientes,
substantia alba, crassa plenae. Monoicus. Sporae tetraedricae, 100-125 ит
diam., maturae atrorubrae. Ala flava vel pallida, 5-6 um lata, margine integro
vel crenato. Superficies distalis cum 8-10 alveolis, muris tenuibus, tuberculis
usque 9 um altis. Superficies proximalis cum triradiata nota, crassa, irregulari
et tuberculis plus minus conspicuis vel hexagonis imperfecte limitatis.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés bi-trifurqués. Lobes longs
de 6-15 mm, larges de 1.3-2.5 mm; sur le sec presque complètement repliés
le long de l'axe longitudinal et laissant voir les écailles presque noires et
brillantes ou brun violet, trés rarement à peine teintées de violet; à l'état hu-
mide, face dorsale vert pâle ou vert vif, piquetée de points blancs apparais-
sant par transparence; bordés par la marge des écailles; à sommet arrondi; à
Sillon assez profond au sommet puis atténué; à face ventrale verte dont la
partie médiane convexe porte, entre les deux rangées d'écailles des faces
latérales, une rangée de bandelettes étroites, fines, tachées de rose violet.
Section transversale des lobes, 2-6 fois plus large que haute, en V plus
ou moins ouvert; à sinus faible dans les parties jeunes; à bord dorsal presque
plan dans les parties trés ágées, à extrémités terminées par un onglet saillant,
violet; bords latéraux obliques ou plus ou moins redressés, le plus souvent
violet noir; bord ventral clair ou plus ou moins teinté de violet, portant les
sections des bandelettes. Tissu dorsal formé de 3-5 assises de cellules, cha-
que cellule ayant, sur ses parois, une bande longitudinale amincie et parfois
perforée; certaines cellules, assez grandes, mesurant environ 36-40 x 48-76
um, éparses dans tous les tissus, contiennent une substance épaisse, non cris-
talline, blanche mais qui apparait noire sous le microscope photonique.
Epiderme à cellules arrondies, quelques-unes un peu pyriformes, conservées
prés du sillon et dans le sillon.
Source : MNHN, Paris
238 S. JOVET-AST
Monoique. Spores tétraédriques, de 100-125 ит diam., brun orangé ou
brun rouge clair, rouge plus foncé à maturité; aile souvent entière, parfois
partielle, à bord entier ou plus ou moins fortement crénelé, très mince, jau-
ne clair et un peu moirée. Face distale à 8-10 alvéoles; à murets minces; aux
angles des murets gros tubercules qui peuvent atteindre 9 um de hauteur,
moins proéminents vers l'équateur, la plupart simples, certains bifurqués.
Face proximale à marque triradiée forte, formée d'épaississements irréguliers
et généralement interrompus; chaque facette montrant, à la mise au point
supérieure du microscope photonique, jusqu'à 20-30 tubercules; à la mise au
point inférieure, un réseau clair d'hexagones incomplétement délimités et,
parfois, les tubercules peu visibles.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Les caractères sporaux,
notamment ceux de la marque triradiée, des tubercules de la face proximale
et de l'aile, permettent de distinguer R. albopunctata des autres Riccia
inermes. En outre, on reconnaît facilement cette espèce grâce aux points
blancs épars dans le tissu des lobes, visibles, souvent sur les spécimens secs,
parfois seulement â l'état humide, à travers l'épiderme dorsal. Ces points
blancs correspondent à des cellules contenant иле substance blanche épaisse.
Ces idioblastes rappellent ceux de certaines espèces (ex: R.
campbelliana, R. macrocarpa, В. dictyospora) mais leur contenu pourrait être
de nature différente.
En Amérique Latine, 2 espèces seulement possèdent des idioblastes: R.
campbelliana et R. albopunctata mais elles ne se ressemblent ni par les
caractères des écailles ni par l'ornementation des spores.
ECOLOGIE.- Sols sableux ou rocheux, secs ou humides. Caatinga;
végétation ouverte de pampas avec Fossombronia et Anthoceros: bords de
rios; bord de routes. Altitude: au moins jusqu'à 1000 m.
DISTRIBUTION.- GALAPAGOS: ISABELA, Volcano Cerro Azul,
common on moist earth in open pampa vegetation, 600-1000 m, 25.6.1976, А.
Gradstein 440. Volcano Alcedo, 1100 m, on moist earth, 10-12.5.1976, R. Gradstein
218.- BRÉSIL: BAHIA, on sandy soil, along road BA-052, 14 km E of the town of
Morrodo Chapen, 4.4.1976, Vital 6067. On ground in a caatinga vegetation,
Jaguarari, 20.5.1978, Vital 8098. MATO GROSSO, Miranda, 11.6.1973, Vital 2366.
PARANA, Nos Barrancos de Prainha, junto de Cachoeiras de Sete Quedas, Guaira,
Vital 8364. Id: 8372. SAO PAULO, Piraju, 10.9.1972, Vital 2181. SANTA
CATARINA, Curitibanos, 22.7.1980, Vital 9415. RIO GRANDE DO SUL,
Vacaria, 31.3.1972, Vital 2048. Tenente Portela, R.F. do Turvo, em barranco de rio
Uruguai, 5.7.1980, A. Bueno 4255. Nova Preta, Rio Branco, sobre rochos, delgado
Comada de agro, 7.1.1978, Vianna 3306. Arrio dos Ratos, 29.8.1981, R. Bueno 4603.
Tenente Portela, em local molhado, 7.1981, R. Bueno 4595. Sta Maria, Boca de
Monte, 21.7.1981, Vianna 4560. Ivoti, Coscata St Miguel, em bordo de estrada, em
solo umido, margem de esteredinta, 26.9.1970, Vianna 545- ARGENTINE
(spécimen non examiné): Misiones, Parque Nacional Iguazu, 22-29.11.1949, Grassi
119. іл Hássel de Menendez 1963, la fig. 96 représente les spores de ce spécimen; ces
spores sont identiques à celles du R. albopunctata et non à celles du R. plano-
biconvexa.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 239
14. RICCIA CAMPBELLIANA Howe
Mem. Torrey Bot. Club T: 26. 1899.
TYPE: California, near Stanford University, leg. Campbell, 1896. (NY).-
Spécimen de la loca d'origine: California, near Stanford University,
Prof. D.H. Campbell, avril 1901 (NY, PC).
РІ. 19, 20, 65. Carte 8.
DESCRIPTION. Thalles en touffes de lobes 1-3 fois dichotomes.
Lobes, à l'état sec, très crispés surtout au sommet et montrant les écailles
des faces latérales: longs de 5-8 mm, larges de 1-2.5 mm: sur le sec, brun
roux sombre ou brun roux un peu brillant sur les deux faces: à l'état frais,
d'aprés Howe, vert clair ou vert brunátre, brun ou presque concolore à la
face ventrale, ou trés rarement noircissant; à face dorsale plane: à apex ob-
tus; à sillon étroit au sommet puis s'évanouissant; à marge membraneuse,
mince face ventrale saillante, convexe et brusquement rétrécie dans les fa-
ces latérales en ailes minces, courtes. ЕсаШеѕ imbriquées, atteignant ou
dépassant un peu la marge du lobe, bien développées. lunulées, entiéres;
dans une méme écaille, à cellules soit hyalines et à paroi généralement
orangé, soit à contenu orangé clair ou orangé vif épais, ou mauve, ou violet
vif: cellules marginales les unes hyalines, les autres à contenu orangé; cellules
mesurant 60-95 x 32-48 ит.
Section transversale du lobe large de 1-3 mm, 2-4-(5) fois plus large que
haute; dans les parties jeunes en V fermé, à bord dorsal formé de deux par-
ties convexes séparées par un sinus profond; dans les parties plus âgées, en V
ouvert, à bord dorsal presque horizontal; à bords latéraux verticaux ou fai-
blement obliques, brusquement étalés à angle droit et formant, avec les
extrémités du bord dorsal, des ailes minces terminées par une seule cellule;
bord ventral fortement convexe. Cellules épidermiques à paroi externe
convexe. Dans de nombreuses cellules de l'épiderme, du tissu dorsal et du
tissu ventral, un corps orangé, plus ou moins brillant, dense, occupant pres-
que tout le contenu cellulaire (idioblaste).
Monoïque. Col des anthéridies saillant, incolore. Col des archégones
rouge ou presque noir, saillant au-dessus des capsules. Capsules grosses,
nombreuses, assez proéminentes. Spores tétraédriques, de (75)-93-108-(120)
ит diam., brun jaune puis brun orangé: aile large de 4-5 ит, jusqu'à 6-7 um
au niveau des pores, jaune clair et presque transparente, à bord trés fi-
nement papilleux. Face distale à alvéoles mal délimitées, de 8-15 dans le
diamètre, parfois à murets tout à fait invisibles, à tubercules nombreux, ar-
rondis ou diversement rétrécis médianement, ou ramifiés, ou en forme de S
ou de Y, parfois localement petits ou méme, prés de l'équateur, remplacés
par de fins tubercules. Face proximale à marque triradiée assez étroite mais
bien visible; facettes ayant la méme ornementation que la face distale mais
les tubercules semblent parfois un peu plus petits.
n — 8 (Bornefeld 1984).
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Rappelons la présence
d''idioblastes" et d'écailles vivement colorées d'orangé et de violet chez R.
macrocarpa, comme chez R. campbelliana. Les deux expéces ont une
répartition trés différente, R. macrocarpa vivant en Europe méditerranéenne
Source : MNHN, Paris
240 S. JOVET-AST
et en Afrique du Nord. On peut les distinguer facilement: les lobes de R.
macrocarpa sont étroits (larges de 1 mm) et, à l'état sec, presque filiformes;
le nombre d'alvéoles dans le diamétre de la face distale des spores est seu-
lement de 7-8 chez R. macrocarpa. Ces espéces pourraient avoir une origine
commune et étre considérées comme vicariantes.
S.M. Perold et O.H. Volk (1988), d'aprés leurs propres observations et
celles de quelques auteurs (Howe 1901, Ladyzhenskaja 1967, Jovet-Ast 1986)
reconnaissent la présence d'idioblastes chez R. campbelliana, В. dictyospora,
R. macrocarpa, mais leur absence chez R. Breidleri et R. oelandica. Ceci est
juste. Par contre, s'ils ont trouvé des idioblastes chez R. nigrella, en Afrique
du Sud, je n'en ai jamais observé dans les spécimens de la région
méditerranéenne, ni d'Europe au N de la Méditerranée.
L'exactitude de l'attribution du nom А. campbelliana par Hassel de
Menendez (1963) à un Riccia d'Argentine (Tucuman, Tafi, La Cienaga, 2500
m, 28.1.1950, Sleumer 1753) est mise en doute par S.M. Perold et O.H.
Volk (1988) en raison de l'absence d'idioblastes et de la longueur des
écailles. Ces auteurs trouvent, chez R. campbelliana d'Afrique du Sud, des
écailles “inconspicuous”, ce qui peut justifier leur opinion. Cependant,
Howe, dans sa description de l'espèce, dit que, au sommet des lobes, les
écailles peuvent dépasser la marge des lobes. D'autre part, dans les
spécimens d'Amérique du Nord que j'ai étudiés, les écailles dépassent sou-
vent le bord du lobe. Il en est de même dans le spécimen brésilien n°3148.
DISTRIBUTION.- Amérique du Nord: Californie, Géorgie, Texas, Arkansas,
Nebraska. Afrique du Sud: Transvaal, Etat libre d'Orange (d'après Perold & Volk
1988). Asie Centrale: Kazakstan, Sibérie Occidentale (d'après Ladyzhenskaja 1967).
AMERIQUE LATINE: MEXIQUE, soil of trail up cliff, above road, near km 40 on
hwy 15, 32.5 mi.west of Toluca, 2600 m alt., 21.8.1982, Whittemore 1839.- BRÉSIL:
RIO GRANDE DO SUL, Encruzilhada do Sul, 7.9.1977, Homrich 3148.- La
présence de R. campbelliana еп ARGENTINE reste douteuse.
15. R. NIGRELLA DC.
in Lamarck et De Candolle,
Fl. Franç. ed, 3, 5 (vol. 6): 193, n°1127 b. 1815.
TYPE: France, in sylvula Grammont prope Monspesulanum, leg. Bouchet
(PC).
= R. aggregata Underw., Bot. Gaz. (Crawfordsville) 19: 275. 1894. ТҮРЕ:
Pasadena, California, A.J. McClatchic n. 24, 1893 (NY).
= В. Pearsonii Steph. Spec. Hep. 1: 27. 1898. TYPE: British Isles, Wales,
Barmouth, Pearson (G).
PI. 21, 22, 64. Carte 7.
DESCRIPTION. Thalles en rosettes ou en lobes plus ou moins
enchevêtrés. Lobes à 4 ramifications profondes de 2.5 mm puis 1.5 mm, la
terminale n'ayant que 0.2-0.6 mm, formant des angles de 40° environ;
linéaires, larges de 1-1.2 mm; à sommet parfois aigu, le plus souvent obtus
ou presque aigu ou un peu élargi et émarginé; à face dorsale vert bleu som-
bre et assez brillante, brun rouge vif sur la marge et sur les parties ágées,
bordée d'une bande violette étroite formée par le bord trés peu saillant des
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 241
écailles: à sillon profond et étroit, visible sur une grande longueur; à
épiderme dorsal, vu en plan, constitué de cellules polygonales laissant entre
elles de petits pores triangulaires: écailles grandes, atteignant la marge, violet
sombre, presque noires, brillantes, imbriquées, arrondies en demi-lune, à
marge entière, à cellules toutes violet noir sauf celles de la marge qui ont
seulement des parois roses. А l'état sec, lobes repliés tout le long du sillon,
ne montrant que les faces latérales couvertes par les écailles donc ayant l'as-
ресі de filaments noirs ramifiés, brillants.
Section du lobe large de 1-1.2 mm, haute de 0.8 mm mais seulement de
0,5 mm du fond du sinus au bord ventral; bords latéraux dressés puis, à leur
sommet, un peu recourbés en dehors et aigus. Tissu dorsal ayant environ la
moitié de la hauteur totale de la section. ЕсаШеѕ atteignant ou dépassant
légèrement le bord dorsal. Epiderme supérieur persistant, hyalin, dépourvu
de chloroplastes, à cellules 1.5 fois plus hautes que celles du sous-épiderme,
à paroi extérieure bombée.
Monoique. Capsules peu saillantes, couvertes par le tissu brun rouge et
conservant longtemps le col de Varchégone très fin, saillant, noir. Spores
60-80 ym diam., brun assez clair même à maturité; aile large de 5-7 um, fai-
blement crénelée, un peu moirée et portant quelques уегтісшев foncés. Face
distale à 8-9-(10) alvéoles dans le diamètre; alvéoles irréguliérement limitées
par des murets confluents, larges et sinueux, brun foncé, certaines limitées
par un muret mince; parfois murets absents entre certaines alvéoles; près de
l'équateur alvéoles plus petites, mieux délimitées, à tubercules assez saillants.
Face proximale à marque triradiée formée de crêtes relativement minces et
plus ou moins complètes: facettes parfois à alvéoles régulières, bien
délimitées et portant de forts tubercules; le plus souvent ornées de crêtes
épaisses, irrégulières, sinueuses, bifurquées, brunes, ne délimitant pas net-
tement des alvéoles.
n< 3
CARA RES DISTINCTIFS.- R. nigrella est très facilement recon-
naissable méme sur le terrain: a sec, il apparait en filaments noirs brillants;
à l'état humide ses lobes étroits, vert bleu sont tachés de brun roux à la base
et plus ou moins longuement sur la marge.
Les deux faces des spores ont des alvéoles assez irrégulièrement limitées
par les murets dans les spécimens méditerranéens. Dans les spécimens
américains et africains, les alvéoles semblent beaucoup plus régulières et un
peu plus nombreuses.
ECOLOGIE.- Jusqu'à 2300 m. A Mexico, sol riche en fins débris de
lave.
DISTRIBUTION- Espèce cosmopolite, connue d'Europe, d'Afrique,
d'Australie, d'Amérique du Nord. En AMERIQUE LATINE: MEXIQUE, Jardin
Botanique de Mexico, 1979, Jovet-Ast. D'après Howe (1934), Guadalupe Island,
Howell 142, 146, 164, 168; Ensenada, Baja California, Howell 181.
Source : MNHN. Paris
242 S. JOVET-AST
16. RICCIA BOLIVIENSIS spec. nov.
ТҮРЕ: Plants of Bolivia, depto de Cochabamba, on mound of clay soil on
shrubby slope, alt. 8400 ft, 3 miles W Quillacollo-Cochabamba, Feb.
6, 1972, leg. F.J. Hermann 24590. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: US.
Pt. 23, 66. Carte 9.
DIAGNOSE LATINE.- Thallus lobis collectis compositu
Lobi 7-10 mm
longi, 1.5-2.5 mm lati, nigro-violaceis squamis marginati. Facies dorsalis in sicco
griseo-viridis. Squamae imbricatae, nitidae. Sectio lobi ter vel quater longior
quam alta. Monoicus. Sporae tetraedricae, 96-120 нт diam., brunneo-
aurantiacae vel brunneo-rubrae. Ala sporae 2.5-5 ит lata, flava, margine
crenato. Distalis facies cum numerosis tuberculis et sinuosis baculis crassis.
Proximalis facies cum triradiata nota paulo conspicua, mumerosis confertis
tuberculis et. interdum, brevibus crassisque vermiculis ornata.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes bi-trifurqués, longs
de 7-10 mm, larges de 1 mm, à face dorsale gris vert pále sur le sec,
fortement bordée par les écailles violet noir; à sommet arrondi, à sillon visi-
ble seulement au sommet du lobe; à face ventrale vert clair, tachée de violet,
au moins au sommet des lobes; à faces latérales complètement couvertes par
les écailles violet noir brillantes, imbriquées.
Section transversale du lobe large de 2-2.5 mm, haute de 0.6-0.8 mm
donc jusqu'à 3-4 fois plus large que haute: bord dorsal portant un sinus
médian peu profond puis, au-dessous du sommet, presque plan: bord ventral
faiblement convexe; bords latéraux violets, obliques, formant, avec les
extrémités du bord dorsal, 2 pointes violet noir. Epiderme à parois très
minces, à paroi externe arrondie, parfois pyriforme. Cellules du tissu dorsal
assez basses, à parois trés minces. Ecailles d'un rouge violet intense,
dépassant le bord dorsal, à cellules mesurant environ 80-108 x 40-43 um,
souvent bordées de cellules basses, hyalines.
Monoique. Col des anthéridies peu saillant, hyalin. Capsules peu
proéminentes, souvent indiquées par une tache brunátre sur la face dorsale
du lobe. Spores tétraédriques, de 96-120 jim diam., brun orangé ou brun
rouge, entourées d'une aile large de 2.5-6 ит, jaune clair, à bord crénelé-
festonné. Face distale couverte de tubercules arrondis au sommet, abon-
dants, d'un orangé brillant ou remplacés par des bâtonnets épais, sinueux.
Face proximale à marque triradiée peu nette, à facettes couvertes de
tubercules abondants et serrés les uns contre les autres, parfois remplacés
par de courts bâtonnets.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- La présence d'écailles
violet noir brillant, bien visibles sur les thalles secs repliés sur eux-mêmes,
rapproche R. boliviensis de R. albopunctata et de R. squamata. Cependant,
d'une part, R. boliviensis ne possède pas de cellules à idioblastes et, d'autre
part, ses spores sont entourées d'une aile crénelée-festonnée.
L'ornementation de la paroi sporale par des tubercules abondants а
déjà été signalée dans le sous-genre Riccia (Jovet-Ast 1987) dans un spécimen
de Namibie (leg. Volk), nommé par S.M. Perold R. okahandjana.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 243
A un grandissement de 3500 fois, au MEB, apparaissent, entre les
tubercules de la face proximale, de petites perforations. Sur la face distale,
des filaments réunissent les tubercules entre eux. La section d'une spore
montre, à un grandissement de 900 fois, que les deux couches de l'exine de
la face distale peuvent se séparer facilement.
ÉCOLOGIE. Sol argileux ou recouvrant des grès; bord des cours
d'eau. De 140 à 2500 m alt.
DISTRIBUTION.- BOLIVIE: Depto de Cochabamba, on mound of clay soil
on shrubby slope, $400 ft, 3 miles W Quillacollo-Cochabamba, 16.2.1972, Hermann
24590 ( type)- VENEZUELA: El Bejuquero, 19 km SSW of Coro, at N foot of
Sierra San Luis, on S edge of Qda. Puerto Escondido; on soil over sandstone, at edge
of usually dry stream-course in natural thorn-woodland with goats, with Selaginella
convoluta and Hyophila involuta, 6.6.1985, Wingfield 13911- ARGENTINE:
Tucuman, Tafi, La Cienaga, playa del arroyo cerca de la Casa Grande, 2500 m,
28.1.1950, H. Sleumer, R. campbelliana in Hässel de Menendez 1962; R. squamata in
K. Müller 1955.
Un spécimen de Cuba (Prov. Oriente, bei Imias, 10.12.1975, Dietrich JE.H
) ressemble, par son thalle, à R. boliviensis mais il est dépourvu de spores. Il
rait done rechercher R. boliviensis dans les Antilles.
17. КІССІА SQUAMATA Nees
in Martius, Fl. Brasil. 1: 302. 1833.
TYPE: Brésil, Minas Gerais, Serra de Piedade Minarum Generalium, ad
terram sabulosam, leg. Martius. HOLOTYPE: STR (Herb. Nees).
ISOTYPE, PC (Herb. Montagne).
= R. subnigella Herz. Feddes Керегі. Spec. Nov. Regni Veg. 55 (1); 6, 1952.
TYPE: Argentine, Misiones, dep. Iguazu, Naturschutzpark des Rio Iguazu,
am Ufer auf vulk. melaphyr Felsen, sehr wenige Ex, im Uber
schwemmungsgebiet, 17.7.1933, leg, C.C. Hosseus. (JE, Herb. Herzog).
Pl. 24, 25, 26, 64. Carte 18.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes secs repliés sur la
face dorsale, montrant les écailles d’un noir brillant couvrant les faces
latérales: à faces latérales se rejoignant suivant l'axe longitudinal donc recou-
vrant totalement ou presque totalement la face dorsale; longs de 2-3 mm;
repliés à l'état sec, larges de 1.1-1.8 mm; étalés à l'état humide, larges de
1.4-2.3 mm; à face dorsale beige verdâtre sur le sec, bordée par les écailles
saillantes qui se soudent à la marge dorsale; à sommet arrondi; à sillon peu
profond; à face ventrale pále, portant des rhizoides teintés de beige rosé,
tous lisses. ЕсаШев grandes, couvrant entièrement les faces latérales,
imbriquées, sub-orbiculaires, à bord entier, apparaissant noires, en fait à
contenu cellulaire rouge violet, parfois plutót framboise sombre, à cellules
marginales assez petites et basses, les autres longuement hexagonales.
Section du lobe large de 1.4-2.3 mm; au sommet du lobe, aussi haute
que large; au-dessous du sommet, 1-2 fois plus large que haute; vers le mi-
lieu et à la base du lobe, 2-2.5 fois plus large que haute. Bord dorsal à
sinus faible ou nul, donc sub-horizontal ou un peu oblique. Bords latéraux
Source : MNHN, Paris
244 S. JOVET-AST
relevés verticalement ou même légèrement convexes, colorés, comme les
extrémités du bord dorsal, du même rouge violet que les écailles.
Monoïque. Capsules, sur le sec, peu proéminentes. Spores tétraédriques,
de 96-125 ит diam., rouge brique, dépourvues d'aile, à contour sans aucune
saillie. Face distale à 7-9-(11) alvéoles dans le diam., à murets assez minces
mais tubercules épais, la plupart confluents, de sorte que l'ornementation
apparait épaisse et subcontinue, d'un rouge plus sombre que celui du fond
des alvéoles; les alvéoles couvrent toute la face distale jusqu'à l'équateur,
mais, parfois, disparaissent prés de l'équateur et sont remplacées par des plis
trés fins. Face proximale à marque triradiée faible, formée seulement par
quelques épaississements étroits et allongés; facettes presque lisses, portant
seulement quelques tubercules rouge noir, très bas, peu nets et de fins granu-
les. Section de la spore montrant, sous Гехіпе, une intine très pâle et granu-
leuse.
TAXONOMIE.- А. squamata a été décrit d'après des spécimens d’origi-
nes diverses: Brésil, le type (Nees 1833); Chili (Stephani 1898); Argentine,
La Ciénaga, prov. Tucuman (K. Müller 1955); Argentine, Misiones, Parque
Nac. Iguazu (Hässel de Menendez 1963). Les caractères de l'espèce restent
donc imprécis. Je propose, ici, une description d'après un fragment du type
donné par Nees à Montagne et conservé dans l'Herbier Montagne (PC).
SYNONYMIE. Le type de R. subnigella présente le même aspect que
celui de R. squamata. Hässel de Menendez (1963) а figuré des spores appa-
remment mûres, différentes de celles que j'ai observées. Je n'ai trouvé sur le
type que des spores trés jeunes, brun très clair, de 84-96 ит diam. dont, ce-
pendant, l'ornementation est semblable à celle des spores de А. squamata.
En outre, sous un lobe, dans la terre, 2 spores múres, très sombres, à
diamètre de 108 um semblaient appartenir au R. subnigella.
On admettra donc la synonymie: R. squamata = R. subnigella.
CARACTÈRES DISTINCTIFS.- La soudure entre les écailles et la
marge du lobe, assez peu commune dans le genre Riccia, est ici très nette.
La forme et l'ornementation de la spore caractérisent bien R. squamata: au-
cune autre espèce latino-américaine ne possède de spores de ce type.
ÉCOLOGIE.- Terre sableuse, rochers, pentes de collines. Sous ombre
légère.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL. PARAIBA: Sao Mamede, 3.2.1974, Vital 2905.
Pombal, Vital 2910. PIAUI: Picos, 6.2.1974, Vital 2930. Ociras, 6.2.1974, Vital 2936.
Elizeu Martins, in partial shade, on banks, on a slope of a hill, Vital 8211.
PERNAMBUCO: Salgueiras, 24.1.1972, Vital 1981. BAHIA: Jaguarari, on ground
in a caatinga vegetation, 20.5.1978, Vital 8098. MINAS GERAIS: Serra de
Piedade, le type de R. squamata.. ARGENTINE: Dep. Iguazu, Naturschutzpark
des Rio Iguazu, am Ufer, 17.7.1933, C.C. Hosseus, le type de R. subnigella.
Spécimens dont la détermination reste douteuse en raison de l'absence de spores:
CURACAO, on slope of the Seroe di Palomba in the Christoffelberg-area, terrestric
in a deciduous seasonal forest, mixed with Fissidens sp. 100 m, 30.12.1976, v.
Slageren, A.L. Stoffers SITI- MEXIQUE, Rio Grande, Las Masas, sept. 1852,
Parry, Bigelow, Wright, Schott 445 a, Herb. Sullivant- Spécimens non examinés:
CHILI, Dusén; BRÉSIL, Ule 504 (FI).
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 245
18. RICCIA VITALII S. Jovet-Ast
Mem. New York Bot. Gard. 46: 283-288. 1987.
TYPE: Brésil. Bahia, municipio de Milagres, 31.3.1976, leg. D.M. Vital
5941. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: SP.
PI. 27, 66. Carte 10.
DESCRIPTION.- Thalles en groupe de lobes, dégageant généralement
à l'état humide, une odeur plus ou moins forte de poisson. Lobes assez
profondément divisés, longs de 7 mm, larges de 1-2.3 mm; à face dorsale
vert pâle ou vert plus foncé, bordée par les écailles violettes; à sommet ar-
rondi; à sillon peu profond, nul à la base du lobe; à face ventrale et faces
latérales violettes. ЕсаШев dépassant un peu la marge du lobe et formant
autour du lobe une bordure festonnée, imbriquées, violettes ou rose
framboise vif sur les 2/3 de leur longueur, à cellules marginales hyalines.
Section transversale du lobe en V assez fermé au sommet du lobe, puis
en V plus ouvert. Bord dorsal à sinus peu profond au sommet du lobe, pres-
que nul à la base du lobe; les deux extrémités de la section amincies en ailes
courtes formées de 1-3 cellules hyalines ou violacées; bords latéraux dressés
ou obliques, violets ou rose framboise, la partie colorée s'élargissant vers le
haut jusqu'au bord dorsal; bord ventral convexe, entièrement teinté de rouge
violet ou de rose violet. Tissu dorsal occupant 1/3 ou 1/2 de la hauteur de
la section; épiderme hyalin; cellules épidermiques à paroi externe détruite
sauf dans le sillon où elle est convexe; au-dessous de l'épiderme, files de cel-
lules rectangulaires portant, dans toute leur longueur, sur les parois, deux
bandes longitudinales épaisses, claires, correspondant, sur une section
tangentielle du lobe, à deux épaississements perliformes clairs, sur chaque
paroi cellulaire. Section des écailles dépassant un peu le bord dorsal.
Divique (parfois monoique 2). Spores subsphériques ou subtétraé-
driques, à deux faces peu distinctes; de 92-148-(152) ит diam.; rouge sombre
ou d'un brun rouge foncé, passant au noir à maturité compléte. Parfois,
spores semblant de deux grosseurs différentes: les unes de 92-108 um, les au-
tres de 120-152 um diam. Aile absente. Face distale ornée, seulement dans
la région polaire ou jusqu'à l'équateur, de 6-9 alvéoles assez distinctes ou
moins bien délimitées, celles du pôle distal souvent plus grandes que celles
qui les entourent; murets assez épais, irréguliers, ruguleux; tubercules
imprécis aux angles des murets: à la périphérie, vermicules granuleux se diri-
geant vers l'équateur et granules et tubercules irréguliers, fins, nombreux sur
le bord qui apparait trés finement crénelé-papilleux. Face proximale à mar-
que triradiée inexistante ou peu marquée; facettes soit distinctes, soit for-
mant ensemble une faible convexité, couvertes de fins granules dont
quelques-uns sont confluents en courts vermicules. Section transversale de la
spore subcirculaire à l'équateur, elliptique au-delà de l'équateur et montrant
bien l'absence d'aile et la faiblesse de la marque triradiée.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. Vitalii (dédié à son
collecteur Daniel M. Vital) appartient à un groupe de trois espèces ayant en
commun les caractères suivants: section des lobes, au moins à la base, en V
très ouvert; faces latérales des lobes roses ou violettes; paroi des cellules du
Source : MNHN, Paris
246 S. JOVET-AST
tissu dorsal portant deux épaississements longitudinaux. La clé suivante per-
met de distinguer chacune des trois espèces par les caractères sporaux:
l. Spores tétraédriques; diamètre égal ou inférieur à 125 pm; face
proximale alvéolée .
2. face distale à 7-9 alvéoles dans le diamètre; face proximale à + 15
alvéoles par facette; murets peu épais .. …. R. Wainionis
2. face distale à 10-12 alvéoles dans le diamètre; face proximale à
30-50 alvéoles par facette; murets trés épais . ... R, Ridleyi
1. Spores subsphériques ou subtétraédriques; diamètre 92-150 шт; face
proximale granuleuse ... . R. Vitalii
ÉCOLOGIE.- Sol siliceux, à effervescence nulle à l'acide, gris clair ou
gris foncé, beige à brun sombre, composé de très fines particules mêlées de
petits grains de quartz ayant à peine 0.5 mm diam. et de grains plus gros de
2-3 mm diam. Pentes faibles des collines; bord des eaux douces ou
saumátres; pellicule de terre couvrant les rochers. Ensoleillement total; om-
bre de la forêt basse, claire ou dense.
DISTRIBUTION.- COSTA RICA: On largest island in Murciliago Bay, on
soil among rocks on steep bank, 3.7.1932, J.T. Howell 240.- PARAGUAY: Sommet
du Cerro de Yaguaroux, 17.6.1879, B. Balansa 3724~ BRÉSIL. CEARA:
Chorozinho, 24.1.1972, Vital 1976. Alto Santo, 24.1.1972, Vital 1978. Icos,
24.1.1972, Vital 1979. Campos Salas, 5.2.1974, Vital 2922.. RIO GRANDE DO
NORTE: Lelmo Marinho, 22.1.1972, Vital 1973. Equador, 2.2.1974, Vital 2903.-
PARAIBA: Sao Mamede, 3.1.1974, Vital 2904. Pombal, 3.2.1974, Vital 2909.
Cajageiras, 3.2.1974, Vital 2912. Campina Grande, 2.2.1974, Vital 2895. Soledade,
2.2.1974, Vital 2899. PERNAMBUCO: Bom Conselho, 31.1.1974, Viral 2883. Serra
da Timoteo, Panelas, 31.1.1974, Vital 2890. Agrestina, 1.2.1974, Vital 2891.
Salguairos, 24.1.1972, Vital 1981. Belem do Sao Francisco, on soil, in а sparse
caatinga vegetation, 25.5.1978, Viral 8185. Paramirim, on soil, in a sparse caatinga
vegetation, 25.5.1978, Vital 8193. Sur un rocher granitique en végétation ouverte,
prés de Fazenda Nova, 300 m alt, 22.5.1960, Hürlimann Н 522. Sur détritus
granitiques, caatinga près de Fazenda Nova, 500 m alt., 21.5.1960, Hürlimann H 524
pp. Bord d'une route, près de Fazenda Nova, 500 m alt., 21.5.1960, Hürlimann H
525. Sur un rocher granitique au bord de la route Recife-Caruaru, 400 m alt.,
21.5.1960, Hürlimann H 526.- PIAUE Fronteira, 5.2.1974, Vital 2925. Sao Juliao,
5.2.1974, Vital 2928. Ociras, 6.2.1974, Vital 2935. MARANHAO: Montes altos,
2.1974, Vital 2974- ALAGOAS: Arapiraca, 30.1.1974, Vital 2881. Id. 2882.
SERGIPE: Sao Miguel do Aleixo, 29.1.1974, Vital 2879.- BAHIA: Milagres, in di-
rect sunlight, on a rocky substratum covered with a thin layer of soil, in a gente
sloping area, along ВК-116, km 1353, 31.3.1976, Vital 5941, le type. Santa Ines,
17.8.1976, Vital 6520. Uaua, on soil, in sparse caatinga vegetation, 21.5.1978, Vital
$107. Gaviao, 25.1.1972, Vital 1985. Riachao do Jaquine, 26.1.1972, Vital 1986.-
GOIAS: Santa Teresa de Goias, 18.2.1974, Vital 3030. Tacantinopolis, 15.2.1974,
Vital 2989 pp- ESPIRITO SANTO: Imbiracu, 15.10.1971, Vital 1929.-
AMAZONAS: Praga bei der Oper, zwischen Pflastersteinen, ca 40 m, 17.7.1986,
Scháfer-Verwimp 7218.- MATO GROSSO DO SUL: Aquidauana, parcialmente a
sombra, sobre rochas arenitica na encosta da serra de Santa Barbara, 3.12.1979, Vi-
tal 8611. 12 km SE da ciudade de Corumba, Hosp. no solo rochoso “canga” com
uma vegatacao de Bromeliaceae "Mancambira", 2.12.1979, Vital 8603. Corumba,
Pantanal, Zasenda Santa Clara, trockengefallenes Grasland, 120 m, 25.5.1987,
Scháfer-Verwimp 8456.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 247
19. RICCIA RIDLEYI Gepp
J. Linn. Soc. Bot. 27 (181): 74. 1888.
TYPE: Brésil, Tangle Rock, Insula Fernando Noronha, Aug. 1887, H.
Ridley (BM).
= R. bistriata Evans, Torreya 19, 5: 85, 1919. TYPE: Pérou, on soil, Santa
Ana, 900 m alt., June 25, 1915, Cook et Gilbert, 1481 (US).
PL 28, 29, 67. Carte 11.
DESCRIPTION. Thalles en groupes de lobes à dichotomie atteignant
presque la moitié de leur hauteur. Lobes longs de 4.5 mm, larges de 1.3-2
mm; face dorsale gris vert sur le sec; à marge étroite, aiguë, violette, formée
de grandes cellules hyalines ou violettes, à parois épaisses, d'un rose clair et
de la bordure des écailles; à sommet arrondi: à sillon profond; face ventrale
vert pâle, parfois rose violacé, fortement bombée; faces latérales roses ou
rose violet. Ecailles imbriquées, arrondies, atteignant la marge du lobe ou la
dépassant légèrement.
Section du lobe en V très ouvert, 2-4 fois plus large que haute. Bord
dorsal à deux parties bombées séparées par un sinus assez profond. Bords
latéraux obliques, formant une bande rose ou rose violacé terminée par | ou
2 cellules hyalines ou rosées dépassant l'épiderme dorsal. Bord ventral
convexe. Tissu dorsal occupant environ le 1/3 de la hauteur de la section, à
5-7 assises de cellules rectangulaires portant, sur leurs parois, 2 bandes
épaissies non colorées; épiderme caduc sauf dans le sillon où les cellules
épidermiques, parfois un peu pyriformes, ont généralement leur paroi exter-
пе bombée. ЕсаШев hautes de 6-7 cellules.
ше ? Spores tétraédriques, de 98-120 шта diam., brun rouge à rouge
framboise sombre. Face distale faiblement crénelée tout autour, portant,
parfois, une aile incomplète, très étroite, brun clair, presque transparente;
ornée d'épaississements nombreux, rouge sombre ou presque noirs, en forme
de gros tubercules et de courts bâtonnets irréguliers et plus ou moins cour-
bes correspondant à 10-15 alvéoles; à une mise au point inférieure du micro-
scope photonique apparaît un réseau hexagonal en alvéoles très régulières.
Face proximale à marque triradiée faible, parfois indistincte; un peu
festonnée sur le bord; brune ou un peu chátaigne; portant un réseau épais,
large, continu, mais laissant des lumières hexagonales ou arrondies et assez
distantes les unes des autres.
REMARQUE.- Dans une note manuscrite jointe au spécimen type de
R. Ridleyi, Gepp indique: "Several archegonia, but only one ripe fruit”.
Stephani (Spec. Hep. 1: 19) écrit: "Sporae maturae desunt". J'ai trouvé, sur
le thalle, une spore dans une capsule ouverte. D'autre part, dans la terre,
sous le thalle, j'ai récolté quelques spores en assez mauvais état mais sem-
blables à la spore conservée sur le thalle.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Les lobes de R. Ridleyi,
R. Wainionis, R. Vitalii ont en commun certains caractères. Une clé de
détermination des trois espèces a été donnée à la suite de la description de
R. Vitalii. Le type de R. bistriata, comme R. Ridleyi et К. Wainionis, a des
lobes largement ouverts en V et les parois cellulaires du tissu dorsal
Source : MNHN, Paris
248 5. JOVET-AST
possèdent des épaississements longitudinaux. Les caractères des lobes et des
spores sont semblables chez В. bistriata et chez R. Ridleyi. В. bistriata est
donc synonyme de R. Ridleyi. A.W. Evans (1919) écrivait: "А. Weinionis... is
perhaps the most closely related to R. bistriata” (donc de R. Ridleyi) Les
deux espéces se distinguent cependant par leurs caractéres sporaux: les
spores de R. Wainionis sont plus petites et, dans le diamétre de la face
distale, on compte seulement 7-8-(9) alvéoles.
DISTRIBUTION.- VENEZUELA: 60 km S of Coro, c. 2 km S of Vallé de
Maria, 500 m, on soil, near road, in natural thornwoodland with goats, 6.6.1985,
Wingfield 13909. Peninsula of Paraguaná, Cerro Santa Ana, above Santa Ana, 600
т, on rather damp soil (prob. acidic) in natural forest, 16.2.1984, Wingfield 13367.-
PÈROU: Santa Ana, on soil, 900 m, 25.6.1915, Cook et Gilbert 1481, le type de R.
bistriata- BRÉSIL: Insula Fernando de Noronha, Tangle rock, Aug. 1887, Ridley, le
type. Iha Fernando de Noronha, sobre rochas no topo do Pico, 31.7.1978, Vital
8314. Voyage de M. le Dr Jabert au nord du Brésil, 1877-1878 (PC).
20. RICCIA WAINIONIS Steph.
Spec. Hep. 1: 18. 1898.
TYPE: Brésil, Rio de Janeiro, Exped. I Regnellian, 1885, leg. Edw. Wainio
111 (G).
= R. corcovadensis Nees et Mont. ex Steph. Spec. Hep. 1: 29, 1898. ТҮРЕ:
Brésil, Monte Corcovado prope Rio de Janeiro, leg. Cl. Riedel et CL
Guillemin, Herb. Montagne, Nees n°289 (РС).
PI. 30, 31, 68. Carte 12.
DESCRIPTION.- Thalles ne formant pas de rosettes; en lobes
grégaires, 5-6 fois ramifiés. Lobes longs de 10-25 mm, larges de 2-3 mm; à
l'état sec à bords un peu incurvés au sommet, gris vert sur la face dorsale,
parfois un peu blanchâtres; à l'état humide bien étalés, vert olivâtre ou vert
bleu; à sommet arrondi; à sillon assez profond dans les parties jeunes, dispa-
raissant progressivement puis nul dans les parties âgées; à marge étroite vert
clair ou blanchâtre, aiguë, festonnée du sommet à la base et formant une
série d'écailles imbriquées. Face ventrale convexe et vert clair dans la partie
médiane. Faces latérales teintées de rose ou de violet. Ecailles distantes,
rose violet ou violettes, ne dépassant pas la marge du lobe.
Section transversale du lobe en V ouvert, large de 2-3 mm, 3-5 fois plus
large que haute. Bord dorsal à sinus assez profond et étroit au sommet du
lobe; en V très ouvert dans la partie moyenne et à sinus plus élargi et moins
profond; plan et à sillon nul vers la base du lobe; les deux extrémités du
bord dorsal aiguës terminées par 2 ou 3 cellules hyalines au sommet du lobe
et, au-dessous du sommet, par une seule cellule hyaline longue, aiguë et
dépassant le niveau de l'épiderme (cellule correspondant à la marge hyaline
du lobe). Bords latéraux très obliques, un peu arqués, rose vif, rouges ou
rouge violacé ou violet noirâtre. Tissu dorsal occupant 1/3 ou 1/2 de la hau-
teur de la section, formé de rangées verticales de 4 ou 5 cellules dont les pa-
rois portent 2 épaississements longitudinaux, parfois très forts et par-
tiellement confluents; en section tangentielle, donc perpendiculaire aux
bandes épaissies, chaque paroi cellulaire porte deux épaississements à
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 249
contour circulaire ou un peu ovale, ressemblant à deux perles brillantes; cel-
Ішев épidermiques conservées dans le sillon, arrondies. Tissu ventral à cellu-
les plus ou moins arrondies dont les parois minces portent parfois de fines
perforations. Ecailles à cellules mesurant 60-85 x 25-36 jm; les deux rangées
de cellules marginales longues et basses. Marge hyaline du lobe, vue en plan,
formée d'une assise de cellules à parois latérales très épaisses.
Monoique. Anthéridies nombreuses principalement dans la partie
supérieure et moyenne des lobes; à col hyalin saillant, long de 80-170 pm.
Archégones généralement dans la partie inférieure des lobes donc au-dessous
des anthéridies. Capsules nombreuses, grosses, formant, sur le lobe, des bos-
ses assez proéminentes. Spores tétraédriques, de 90-145 jim diam.; brun rou-
ge devenant rouge noirâtre à maturité; à bord crénelé-ondulé; dépourvues
d'aile mais souvent à bord plus clair et finement granuleux. Face distale à
7-9 alvéoles dans le diamètre, à murets noiratres, à tubercules soit isolés soit
coalescents. Face proximale à marque triradiée nette mais, parfois, assez
peu distincte; facettes ornées soit d'alvéoles peu nombreuses limitées par des
murets minces mais portant des tubercules, soit de murets minces interrom-
pus, formant des alvéoles incomplètes ou irrégulières.
n = 8; comptage sur plusieurs spécimens des Пе Saintes et du Brésil.
AFFINITÉS, CARACTERES DISTINCTIFS.- R. Wainionis fait partie
d'un groupe d'espèces dont les cellules dorsales portent des épaississements
longitudinaux. Ces espèces se distinguent les unes des autres, notamment par
l'ornementation de leurs spores.
Entre R. Wainionis et R. Vitalii, les différences sont importantes. Оп
note chez В. Wainionis: lobes à marge pâle, larges de 2-3 mm; spores
tétraédriques à face distale à 6-7-(9) alvéoles, à face proximale à 10-20
alvéoles par facette. Chez R. Vitalii: lobe bordé par les écailles violettes ou
rose vif, large de 1-2.3 mm; spores sphériques, à face distale ayant 5-9
alvéoles centrales entourées de granules, à face proximale portant des granu-
les et non des alvéoles.
ÉCOLOGIE.- Espèce terricole vivant dans des taillis à feuilles persis-
tantes, dans des foréts décidues, sur des pentes rocheuses, sur la terre cou-
vrant les rochers.
DISTRIBUTION.- SAINT-BARTHELEMY: Morne de Gris-Gris, Petite
Saline, á terre, 23.2.1954, Le Gallo 895, 896, 897, 899, 901. Gustav ia, pres du Mor-
ne, 22.2.1955, Le Gallo 1274. Gustavia, morne boisé à l'E de la ville, à terre, près
d'unc touffe d'Opuntia, 4.2.1956, Le Gallo 1279, 1280, 1281.- LA DÉSIRADE: Poin-
te des Colibris, 24.8.1957, Le Gallo 1285, 1287, 1288.- LES SAINTES: llet de
Cabrit, leg ? Terricole dans un taillis à Croton et Mancenillier, 17.4.1976, De
Foucault 265. Pointe Rodrigue, Terre de Haut, 60 m, 28.11.1967, Le Gallo 5. Terre
de Haut, Morne Morel, terricole, 24.12.1987, C. Sastre 8447, 8448. Terre de Haut,
trace du Morne Morel, 20 m, 8.8.1989, Anne Sée-Breuil- MARTINIQUE: Rivière
Salée, sur des murs, 4.1.1942, H. Stehlé 4195.- BONAIRE: Along road Slagbaai to
Labra, terrestric, in Croton facies thicket, 12.1.1977, v. Slageren & A.L. Stoffers
8338, 8339, 8340, 8341, 8342, 8343, 8345, 8346. On slope of the Brandaris, terrestric
in evergreen bushland, 100 m, 14.1.1977, v. Slageren de Stoffers 8365.- CURACAO:
In Christoffelberg arca, on the NE slope of the mountain, on diabase-soil in
deciduous seasonal forest, 50 m, 23.12.1976, v. Slageren & Stoffers 8121. Christoffel
mountain, on soil of the "knip- formation”, 150 m, 23.12.1976, v. Slageren & Stoffers
Source : ММНМ, Paris
250 S. JOVET-AST
8124. On slope of the Seroe di Palomba, in the Christoffelberg area, terrestric in a
deciduous seasonal forest, 100 m, 30.12.1976, v. Slageren & Stoffers 8171.-
MEXIQUE: Mexico, Botanischer Garten, Freigelánde, Lavagerdll, c. 2300 m,
27.8.1966, R. Düll A73. Ca | km up Rio la Puerta, above Quimixto, bedrock
mapped as granite, evergreen forest along stream, 10-20 m, 17.3.1982, Whittemore
1683. Hwy 131 at km 35, 1.5 miles south of Сайрап, open scrubby Prosopis -
Cercidium - Myrtillocactus woodland, 1200 m, 11.1.1984, Whittemore 2268. Hwy
190, 3.2 miles cast of jct.hwy 160, 1300 m, soil beneath shrubs and around tree base,
open Ceiba - Opuntia forest, on hillside, 12.1.1984, Whittemore 2278- COSTA
RICA: Guanacaste, bord de la forêt, ferme La Pacifica, près de Las Canas,
17.10.1956, Hiirliman H 521. Santa Rosa, parc naturel, talus terreux, 21.8.1979,
Jovet-Ast.- PANAMA: Isla de barro Colorado, entre los rieles des transportador a la
entrada de Donato, terrestre, 24.7.1987, Chung, Aranda Vergara 205.- COLOMBIE:
Magdalena, 50 m, 1976, Winkler 823. Santa Marta, Cerro San Fernando, 50 m,
Schnetter С 435 a- BRÉSIL: CEARA, Alto Santo, 24.1.1972, Vital 1977.
PARAIBA, оп а gentle slope on rocks covered with a thin layer of soil, 2 km W of
Esperança town, 31.1.1976, Vital 5447. SERGIPE, Ribeiropolis, 29.1.1974, Vital
2875. Sao Miguel do Aleixo, 29.1.1974, Vital 2878. BAHIA, Salzmann 1830, Herb.
Bory de St Vincent. Guaratinga, 26.1.1974, Vital 2858. Serra Preta, on base of a
rock outcrop, along road BA-052, 2.4.1976, Vital 5999. On calcareous rocks covered
with thin layer of soil, 3 km S of Irecê, 5.4.1976, Vital 6071. 9 km SW de Maracas,
sobre solo rochoso, 26.1.1980, Vital 8728. GOIAS, Santa Teresa de Goias,
18.11.1974, Vital 3031. PARANA, on a rocky substratum covered with a thin layer
of soil, along the BR-060, km 154, 20.5.1976, Vital 6339. Sans n°, leg. Schiffer.
MATO GROSSO, Miranda, 4-12.6.1973, Vital 2311, 2329, 2357, 2375. MINAS
GERAIS, Nanuque, 11.1.1972, Vital 1948. Medina, 27.1.1972, Vital 1994. L
Santa, on soil covering limestone rocks, near the caves, crutas da Lapinha, 9.2.1976,
Vital 5502. Medina, in direct sunlight, on a rocky substratum sloping gently toward,
along the BR-116, km 898, 30.3.1976, Vital 5910. ESPIRITO SANTO, Linhares,
1.10.1971, Vital 1872. Espirito Santo, Scháfer-Verwimp 8834. RIO DE JANEIRO, le
type de R. Wainionis, Monte Corcovado, le type de R. corcovadensis. Sapucaia,
27.1.1972, Vital 1995. SAO PAULO, Vista Alegre do Alto, sobre rocha arenitica, no
sopé de um paredao, 5 km SE de Vista Alegre, 24.3.1982, Vital 10391.
21. RICCIA EKMANII S. Arnell
The Bryologist 61: 143. 1958.
TYPE: Cuba, Prov. Oriente, Daiquiri, on the coral reef exposed to salt
water spray, 23.11.1916, leg. E.L. Ekman, Plantae Itineris Regnelliani
ІП, n°8432 (S).
PL 32, 68. Carte 15.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes longs de 8-10 mm,
larges de 1.5-3 mm, aplatis ou un peu concaves sur le sec, à bord un peu
ondulé sur le sec, verdátres; à sommet arrondi; à sillon assez profond au
sommet du lobe, de moins en moins profond jusqu'à la base du lobe; à mar-
ge aiguë, tachée de rose violet au niveau des écailles, d’où l'aspect de
pointillé violet sur toute la marge, au moins dans la partie supérieure du
lobe; à bord entier portant une étroite bande hyaline, parfois faiblement
festonné sur le bord des écailles. ЕсаШев imbriquées, entières, hyalines mais
tachées de rose violet prés du bord, atteignant la marge ou la dépassant un
peu.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 251
Section du lobe en V très ouvert; au sommet du lobe, large de 1-2 mm,
4-4.5 fois plus large que haute; au-dessous du sommet plus large, jusqu'à 3
mm, également 4-4.5 fois plus large que haute. Bord supérieur à sinus assez
fort puis de plus en plus faible; bord latéral oblique; bord ventral plus ou
moins fortement convexe. Cellules épidermiques à paroi externe détruite sauf
à l'extrême sommet où elle est bien conservée: plus ou moins cubiques. Tis-
su dorsal formé de 3 assises superposées vers les extrémités, de 4-5 assises
près du sinus: cellules du tissu dorsal portant 2 bandes longitudinales
épaisses, apparaissant dés l'assise sous-épidermique ou dans l'assise sous-
jacente. Bords latéraux formés d’une série de cellules plus grandes que celles
du tissu ventral, teintées de rose violet, terminée par 1 ou 2 cellules
généralement hyalines et qui dépassent un peu le niveau de l'épiderme. Sec-
tion des écailles atteignant ou dépassant un peu le bord dorsal, teintées de
rose violet dans les 3 ou 4 cellules terminales ou presque entièrement
colorées.
Monoïque. Col des anthéridies incolore. Col des archégones assez long,
violacé. Capsules plus proéminentes sur la face ventrale que sur la face dor-
sale. Spores de 90-120 ит diam., brun rouge vif, dépourvues d'aile, à marge
faiblement crénelée. Face distale à (6-7)-8-9 alvéoles dans le diamètre, à mu-
rets épais et d'un rouge noir, à tubercules gros et formant, avec les murets,
un réseau presque continu. Face proximale à marque triradiée formée de
crétes discontinues; facettes ornées de courtes crétes et de tubercules plus ou
moins gros, de forme trés variée.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. Ekmanii, proche de
R. Wainionis et de R. Ridleyi, est reconnaissable par la marge hyaline des
lobes tachée de violet à l'insertion des écailles. Ses spores ont 6-9 alvéoles
dans le diamètre de la face distale, comme chez R. Wainionis et non 10-15
comme chez R. Ridleyi. Les facettes de la face proximale des spores, chez R.
Wainionis, ont seulement 10-12 alvéoles. Par contre, chez R. Ekmanii, elles
en ont un plus grand nombre mais ne sont reconnaissables que par la
présence de crêtes et de tubercules.
DISTRIBUTION.- CUBA, Daiquiri (le type).
22. RICCIA MAURYANA Steph.
Spec. Hep. 1: 19. 1898.
TYPE: Mexique, Cerro de Guadalupe, 8.6.1890, ex Herb. P. Maury (G).
= R. andina K. Müll., Feddes Repert. Spec. Nov. Regni Veg. 58 (1-3): 65,
1955. TYPE: Argentine, Catamarca, dep. Andalgalá, arriba de la Mesada de
las Rosas, los Queñoales, 2600 m, 15.1.1952, Sleumer 2141. HOLOTYPE: S.
ISOTYPE: LIL. C. Syn. nov.
= R. dorsiverrucosa Hässel, Opera Lilloana 7: 261, “1962” 1963. TYPE:
Argentine, Catamarca, Andalgalà, Alto de las Juntas-Las-Rosas, ca 1600 m,
25.12.1951, leg. H. Sleumer 2099 (LIL C). Syn. nov.
РІ. 33, 34, 67. Carte 15.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes à 2 ou 3
dichotomies, longs de 3-10 mm, larges de 1-2.5 mm, jusqu'à 3 mm au niveau
Source : MNHN, Paris
252 S. JOVET-AST
de la bifurcation chez les lobes bien développés: vert clair sur le frais, gris
verdâtre sur le sec; à sommet arrondi, rarement aigu; à sillon profond; à
bords fortement convexes à l'état humide; à marge étroite, hyaline, sur tout
le pourtour, constituant parfois (du moins dans le type de R. andina) une
succession d'écailles imbriquées, arrondies, à bord entier, formées de grandes
cellules à parois épaisses, visibles surtout sur la face ventrale. Ecailles
hyalines, lunulées, imbriquées, entières, à grandes cellules de 60-72 x 36-50
ит, à parois minces, bordées d'une assise de cellules basses.
Section transversale du lobe 2-6 fois plus large que haute, haute de
0.5-0.7 mm; vers le sommet du lobe, à bord dorsal à 2 fortes convexités;
dans la partie moyenne et à la base du lobe, bord dorsal presque horizontal
ou à 3 convexités faibles: bords latéraux redressés, obliques ascendants ou
même un peu concaves, un peu récurvés puis aigus à leur extrémité. Face
ventrale convexe, vert pâle. Epiderme dorsal à cellules le plus souvent
détruites, ovales-arrondies quand elles sont conservées, à parois latérales et
basale un peu épaissies; à paroi basale garnie, sur sa face interne, de fins
granules pouvant atteindre 2.5 um de hauteur, au nombre de 8-10 dans le
diamètre, de 50-60 sur la face interne de la paroi; cellules sous-épidermiques
à paroi plus ou moins épaisse. Tissu dorsal à 6-8 rangées de grandes cellules
rectangulaires, parfois disposées en éventail dans les parties jeunes du lobe,
chacune à 2 parois complètement épaissies ou renforcées par des cordons
épais ramifiés, chaque cellule portant une bande hyaline longitudinale min-
ce, étendue depuis la cellule sous-épidermique jusqu'à la base du tissu dor-
sal. Bord ventral teinté ou non de brunátre sur le sec.
Dioique ? Spores subsphériques, de 67-108 pm diam., brun rouge ou
rouge brique, à ornementation un peu plus foncée. Aile nulle mais, parfois,
persiste une bordure très étroite, incomplète, irrégulière, hyaline ou jaune
clair et transparente. Face distale à alvéoles hexagonales, à murets minces ou
relativement épais, plus ou moins cachés par les forts tubercule: alvéoles de-
puis 7 dans les spores petites jusqu'à 10-14 dans les spores à plus grand
diamètre. Face proximale assez surbaissée, à marque triradiée faible, à огпе-
mentation moins forte que sur la face distale, formée d'alvéoles impar-
faitement délimitées et de tubercules faibles, de taille et de forme variées.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- Deux des parois des
cellules du tissu dorsal sont souvent et complètement épaissies. Sur une sec-
tion tangentielle, les épaississements apparaissent arrondis ou ovales. Parfois,
les parois portent seulement 2 ou 3 cordons ramifiés, larges. R. mauryana
rappelle donc les espèces R. Vitalii, R. Ridleyi, R. Ekmanii, R. Wainionis. Ce-
pendant, chez ces espèces, les bandes longitudinales n'occupent jamais toute
la paroi. Chez R. mauryana, 2 parois sont totalement ou presque totalement
épaissies, les autres parois de la cellule portant une bande mince longitudi-
nale claire.
HETEROSPORIE.- Chez quelques spécimens, des spores de deux gros-
seurs ont été observées: les unes ayant 67-72 um diam. et 7 alvéoles dans le
diamètre de la face distale; les autres 96-108 ит diam. et 10-14 alvéoles dans
le diamètre. Cependant, dans chaque cas, on trouve un petit nombre de
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 253
spores à diamètre compris entre ces deux valeurs. L’hétérosporie n'est donc
pas absolue mais elle pourrait confirmer la dioicité de l'espèce.
SYNONYMIE.- R. andina a été décrit d'Argentine par К. Müller puis
par Hässel de Menendez (1963). Ces deux auteurs ne signalent pas la
présence de granules sur la paroi inférieure des cellules épidermiques. Or, ces
granules sont bien visibles sur le type. D'autre part, ces auteurs ont écrit que
les spores restent inconnues. J'ai trouvé, sur le type, quelques spores à la
base d'un lobe et dans la terre, sous un lobe. Elles ne diffèrent pas de celles
de R. mauryana. Nous pouvons donc admettre que R. andina est un synony-
me de R. mauryana.
Le type de R. dorsiverrucosa ne porte pas de spores mais les caractères
du thalle sont les mêmes que ceux du thalle de R. ташғуапа. On peut donc
admettre la synonymie de R. dorsiverrucosa avec R. mauryana.
DISTRIBUTION.- MEXIQUE. Cerro de Guadalupe, 8.6.1890, P. Maury (le
type). San Luis Potosi, 40 km südlich San Luis Potosi, flachgriindig, offen, zeitweilig
überstaut, 1750 m alt, 22.9.1976, Volk 6/0723. ld., offen ebener, zeitweise
durchnásster Granitzersatz, Volk 6,0725. 40 km óstlich Sombrereto, pH: 8.0, in
leichten feuchteren Stellen oberfl. Kalk, mit Erdflechten, 24.9.1976, Volk 6/0727.
Sombrereto, 2000 m, 24.9.1976, Volk 6,0729. 40 km óstlich Sombrereto, 2000 m,
feuchte Stelle am Rande einer Pfütze, oberfl, Kalk, 24.9.1976, Volk 6/0730. Mexico,
Botanischer Garten, Freigelände, Lavageróll, 2300 m, 27.8.1966, R. Dill A 75. 1d. A
Mexico, Jardin Botanique, sur lave, 30.8.1979, S. Jover-Ast. Lecheria, state of
Mexico, 12.7.1908, C.G. Pringle 15327. Oaxaca, trop. Trockenbusch an der Pan
American km 817, с. 22 km südl. Juchitlan bei Tahuantepec (Ostfuss d. Sierra
Madre) an offenerdigen St. O., Kalk, с. 80 m, 6.10.1966, Dill А 70. Puebla, soil
beneath shrubs and around tree bases, open Ceiba - Opuntia forest on hillside, Hwy.
190, 3.2 miles cast of jet. hwy. 160, 1300 m, 12.1.1984, Whittemore 2279. Hidalgo,
soil of old path, rocky hills and eroded gullies, badly overgrazed, with thin scrub,
above La Trinidad, ca. 10 mi. south of Pachuca, 2400 m, 26.8.1982, Whittemore
1961.- BRÉSIL. PERNAMBUCO, Всіст de Sao Francisco, 25.5.1978, Vital 8184.-
ARGENTINE: Catamarca, Andalgala, alto de las Juntas-Las Rosas, 1600 m,
25.12.1951, Sleumer 2099 ( type de R. dorsiverrucosa). 1d., Cumbres de Suncho, 1830
m, 21.1.1952, Sleumer 2140. Las Rosas, 2600 m, Sleumer 2141 ( type de R. andina).
Id. 2142. Belen, Las Bayas al Portenzuelo del Rio Blanco de las Granadillas,
2700-2800 m, 29.1.1952, Sleumer 2153. Salta, Cafayate, 27.12.1956, Vervoost 5054 b.
Cerro Teresita, 26.12.1956, Vervoost 5052 b.
23. RICCIA SANGUINEISPORIS spec. nov.
TYPE: Brésil Municipio de Miranda, Estado de Mato Grosso,
7.6.1973, leg. D. Vital n°2335. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: SP.
РІ. 35, 36, 69. Carte 11.
DIAGNOSE LATINE.- Thallus lobis junctis constitutus. Lobus 6-11 mm
longus, 0.8-1.2 mm latus, in sicco viridulus; cum fascia angusta et pallida
marginatus; sulcus profundus; apex obtusus. Sectio lobi in summitate 0.8 mm
lata, 0.8 mm alta, basi 1.2 mm lata et 0.7 mm alta. Parietes dorsalium
cellularum crassi. Squamae hyalinae vel brunneae, longae. Sporae subsphaericae.
Ala deficiens. Distalis superficies in centro cum grossis et inconspicuis tuberculis,
in peripheria cum parvis, irregularibus, floccis subsimilibus tuberculis. Proximalis
superficies cum triradiata nota incompleta et irregularibus parvis tuberculis.
Source : MNHN, Paris
254 S. JOVET-AST
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés à 2 ou 3 divisions profon-
des. Lobe long de 6-11 mm, large de 0.8-1.2 mm; gris verdâtre sur le sec; à
bords sub-paralléles; à sommet obtus; à sillon assez profond du sommet
jusqu’à la base du lobe; à marge раје très étroite; à écailles atteignant le
bord du lobe, rarement le dépassant un peu.
Section du lobe, au sommet, épaisse, large de 0.8 mm, haute de 0.8 mm;
au-dessous du sommet de 0.8 mm x 0.7 mm; vers la base jusqu'à 1.2 mm de
largeur et 0.7 mm de hauteur: donc aussi large que haute jusqu'à 1.5 fois
plus large que haute et méme, à l'extrême base jusqu'à 3 fois plus large que
haute. Bord dorsal en V très fermé au sommet du lobe, à sinus profond,
puis en V plus ouvert et, à la base, presque horizontal. Bords latéraux
subverticaux puis obliques, brunâtres. Bord ventral convexe, brunâtre.
Epiderme et les deux assises sous-jacentes très pauvres en chlorophylle, pa-
raissant hyalines. Base persistante des cellules épidermiques et parois cellu-
laires des 4-5 assises de tissu dorsal fortement épaissies. Cellules d'une assise
externe souvent séparée des bords latéraux, à parois très épaisses, la cellule
du sommet dépassant le bord dorsal (correspondant à l'étroite marge du
lobe). Cellules du tissu ventral à parois minces.
Monoique > Spores subsphériques, de 130-145 ¡an diam., d'un rouge
cuivré quand elles sont jeunes, rouge sang foncé à l'état mûr. Айе nulle.
Bord de la spore très finement crénelé. Face distale ne présentant pas
d'alvéoles limitées par des murets; à la mise au point inférieure du microsco-
pe photonique, un très fin réseau d'hexagones et, à la mise au point
supérieure, forts tubercules rouge noir; le plus souvent, gros tubercules seu-
lement au centre de la face distale, remplacés jusqu'à l'équateur par de petits
tubercules irréguliers, à aspect floconneux, à bords imprécis; parfois, dans la
partie centrale, tubereules épaissis en anneaux laissant, au centre, une petite
lumière. Bords de la spore crénelés par l'excurrence des tubercules. Face
proximale à marque triradiée n'allant pas jusqu'à l'équateur, formée de
tubercules gros et assez nettement délimités, rouge sombre; à réseau
d'hexagones très fin, visible à la mise au point inférieure et, à la mise au
point supérieure, tubercules assez forts vers le centre, imprécis, à aspect pres-
que floconneux, très irréguliers; vers la périphérie tubercules semblables mais
plus petits.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- La section du lobe rap-
pelle celle de R. sorocarpa par l'épaississement des parois des cellules
épidermiques et sous-épidermiques et par Гехсштепсе d'une cellule margi-
nale correspondant à la marge claire, étroite du lobe. Tous les autres
caractères différent de ceux du R. sorocarpa.
L'ornementation des spores а quelques ressemblances avec celle des
spores de R. Vitalii mais cette dernière espèce possède des spores ornées de
tubercules beaucoup plus petits et très bien délimités.
DISTRIBUTION BRÉSIL, Municipio de Miranda, estado de Mato
Grosso, le type.
Source - MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 25.
MA
24. RICCIA SOROCARPA Bisch.
Nova Acta Phys-Med. Acad. Caes. Leop.- Carol. Nat. Cur.
17: 1053. 1835.
TYPE: Schriesheim bei Heidelberg, leg. Bischoff. (HEID).
= ? В. minima L., Spec. РІ. éd. 1: 1139, 1753.
— R. lindenbergiana Saut., Flora 28: 132, 1845. TYPE: Austria, am Pyrrhges,
bei Spital im Traunviertel, leg. Sauter.
= R. Lindenbergii Saut. ex Gott., Lindenb. et Nees, Syn. Hep.: 611, 1846.
Nom. inv.
R. epicarpa Wallroth ex Gott., Lindenb. et Nees, Syn. Hep.: 600, 1846.
R. insularis Lev. ex Steph., Spec. Hep. 1: 27, 1898.
= R. raddiana Jack et Lev. ex Steph., Spec. Hep. 1: 28, 1898.
= R. antarctica Steph, Spec. Hep. 1: 32, 1898. TYPE: Chile, n°73.
HOLOTYPE: PC (Herb. Montagne). ISOTYPES: G., STR. Syn. nov.
= R. chilensis Steph., Spec. Hep. 1: 33, 1898. TYPE: Chile, Valparaiso, El
Salto, in humo, 23.6.1896, leg. Dusen 141 (G). Syn. nov.
= R. Rauhii Buchloh, Nova Hedwigia 3 (4): 510, 1961. TYPE: Peru,
Ausangate, an der Vegetationsgrenze bei etwa 4600 m auf nackter Erde, leg.
Rauh. Syn. nov.
PI. 37, 38, 67. Carte 14.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes de 2 cm diam. Lobes longs de
3-10 mm, larges de 0.5-2 mm; à ramifications d'ordre 1 très profondes, attei-
gnant 2/3 ou 3/4 de la longueur totale; à ramifications d'ordre 2 ou 3 beau-
coup moins profondes; vert pále, rarement vert bleuté; parfois légerement
violacés sur les faces latérales, sur la marge et méme prés de la marge à la
face dorsale; beige clair sur le sec; à sommet arrondi; à sillon assez profond
au sommet des lobes, puis un peu moins profond mais se continuant jusqu'à
la base des lobes, sur le sec peu ou non visible. Face dorsale trés lisse, d'as-
pect presque satiné, bordée d'une marge hyaline étroite. Ecailles très pâles,
ne dépassant pas la marge.
Section transversale du lobe, au sommet un peu plus large que haute et
à bords latéraux dressés: dans les parties plus âgées, 2-3 fois plus large que
haute et s'étalant en V trés ouvert. Epiderme supérieur à cellules arrondies
ou pyriformes, rapidement détruites sauf dans le sillon. Base des cellules
épidermiques et sous-épidermiques à paroi fortement épaissie. Le long de
chaque bord latéral, à l'extérieur, une file de cellules longues et étroites, non
adhérente au bord latéral, terminée par une cellule longue, à sommet arron-
di, dépassant le niveau de l'épiderme, correspondant à la section de la marge
hyaline entourant le lobe. Ecailles plus courtes que cette filé de cellules, par-
fois aussi longues.
Monoique. Anthéridies pâles, à col peu saillant. Capsules grosses, peu
saillantes à la face dorsale, plus saillantes à la face ventrale, au moins sur le
sec, noires. Spores tétraédriques, 70-98 ит diam., à contour arrondi ou plus
ou moins triangulaire, rouge sombre, à ornementation rouge noir, noires à
maturité. Aile large de 5-7 ит, un peu irrégulière, très finement crénelée,
granuleuse ou moirée-granuleuse, élargie au niveau des pores; pores grands.
Face distale à 8-10 alvéoles dans le diamètre, rarement jusqu'à 14. Alvéoles
Source - ММНМ, Paris
256 8. JOVET-AST
à murets minces portant un tubercule à chaque angle; assez souvent, les 4
alvéoles du pôle distal sont un peu plus grandes que celles du pourtour.
Face proximale à marque triradiée formée de crêtes peu saillantes et très
étroites ou presque absentes; facettes paraissant, à un faible grandissement
du microscope photonique, finement tuberculées-granuleuses ou à granules
et courts vermicules ou courtes crêtes sinueuses; au MEB peuvent apparaître
(notamment sur les spores du type R. antarctica) de nombreuses petites
alvéoles (environ 13 sur une ligne joignant 2 pores d'une même facette) ou
des tubercules assez grossiers mais plus fins sur le bord de la spore. Dans
une même capsule, existent des spores à 7 alvéoles ou à 10 alvéoles dans le
diamètre de la face distale; parfois, sur le pourtour de la face distale, des
tubercules fins remplacent les alvéoles.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Espèce facilement re-
connaissable, principalement par son thalle lisse et satiné à la face dorsale;
par la section des lobes qui montre l'épaississement des parois des cellules
épidermiques et sous-épidermiques; par la présence d'une file de cellules le
long des bords latéraux et détachée d'eux.
Bien que R. sorocarpa soit cosmopolite, donc qu'il supporte des condi-
tions d'environnement trés variées, ses caractéres morphologiques et anato-
miques restent assez stables. Cependant, on observe, dans de nombreux
spécimens récoltés dans différentes régions du monde, des variations dans la
couleur des faces latérales des lobes qui deviennent parfois rose violacé pále,
dans l'épaisseur des parois des cellules épidermiques et sous-épidermiques,
dans le diamétre des spores et dans la largeur de l'aile des spores. R.M.
Schuster (1988) a remarqué quelques-unes de ces variations chez des
spécimens récoltés au S du Groënland. Apparemment, la localisation
géographique des spécimens et, par suite, les conditions écologiques, ne peu-
vent expliquer ces petites modifications.
SYNONYMIE.- Buchloh (1961) a décrit, des Andes du Pérou, un R.
Rauhii vivant à la limite de la végétation, vers 4600 m, à Ausangate, avec R.
sorocarpa. D'après lui, се Riccia diffère de R. sorocarpa par ses lobes
développés en ailes, par les spores dont l'aile est indistincte ou interrompue
et par les dimensions un peu supérieures des cellules de l'épiderme, du sous-
épiderme et des écailles.
Le caractère distinctif le plus important est, peut-être, celui du
développement en ailes des bords des lobes. Les dimensions cellulaires sont
plutôt à négliger. La réduction partielle ou presque totale de l'aile n'est pas
rare chez R. sorocarpa: on l'observe par exemple chez les spécimens récoltés
par Hegewald au Pérou, chez le type du R. antarctica du Chili, chez le
spécimen mexicain Dil A 70.
N'ayant pu examiner le type, је ne peux décider sans risque d'erreur s'il
s'agit d'une espèce ou, comme semble le suggérer Buchloh lui-même, d’une
simple modification. Cette seconde hypothèse paraît la plus vraisemblable.
ÉCOLOGIE.- Sols très divers, sableux ou argileux, acides ou alcalins.
Climat humide ou semi-aride. Altitudes diverses, jusqu'à 2250 m au
Source : MNHN, Paris.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 257
Mexique, 4530 et 4600 m au Pérou, dans les régions où l'altitude modère les
températures.
DISTRIBUTION. Espèce cosmopolite. En AMÉRIQUE LATINE:
MEXIQUE, Пе Guadalupe. Mexico: Botanischer Garten, Freigelände, Lavageróll,
с. 2300 m, 27.8.1966, Düll A 74. Allées du Jardin Botanique de Mexico, sur terre
noire de lave broyée, 30.8.1979, Jovet-Ast.- COSTA RICA: Taras de Cartago (route
de San José à Turrialba), bord d'un rio, sur vase sableuse humide, 1500 m alt
13.8.1979, Jovet-Ast.- PÉROU: Ausangate, à la limite de la végétation, 4600 m alt.,
Buchloh, type de R. Rauhii. Otuzco, La Libertad, Salpo, am Weg von Plaza zum
Eriedhof, Erde, 3400 m alt., 14.4.1973, P. 4 E. Hegewald 5109. Jauja, Junin, La
Oroya, Quebrada Shaco bei Canchayllo, 4150 m, 28.4.1973, P. & E. Hegewald 5343.
Jauja, Junin, La Oroya, Laguna Mesapata bei Canchayllo, 4175 m, 28.4.1973, P.
E. Hegewald 5368. Jauja, Junin, Laguna Huaylacancha, 4400 m, 11.5.1973, P. & E.
Hegewald 5865. Trujillo, La Libertad, Cerro Campana, 500-700 m, 15.9.1973, P. &
E. Hegewald 7258. Ancash, Quebrada, Pachacolo, 4530 т, 26.9.1982, Geissler. -
CHILI: sans loc., R. sorocarpa affinis, R. glauca var. В Lindbg. im litt, ex coll.
Bertero, n. 1279, Herb. Nees, n. 99, type de R. antarctica. Valparaiso, El Salto, in
humo, 23.6.1896, Dusen 141, type de A. chilensis- URUGUAY: Tacuarembo, 1928,
Herter 78509.- ARGENTINE: d'après Hässel de Menendez (1963) 5 spécimens des
provinces de Catamarca (dept. Andalgalá), Mendoza (dept. Luján et Las Heres),
Neuquén, Rio Negro.
25. RICCIA ERYTHROCARPA spec. nov.
TYPE: Brésil, Bahia state, municipio de Urandi, in partial shade, on borders
of a small pond, in caatinga vegetation, 12.5.1978, leg. D. Viral n°7933.
HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: SP.
РІ. 39, 40, 69. Carte 11.
DIAGNOSE LATINE. Thallus lobis collectis compositus. Lobus 4-6 mm
longus, 0.7-1.1 mm latus, dilute viridis in sicco, in dorsali superficie, intentus
violaceus in ventrali. superficie: lateralis superficies violaceus, margine dilute
subfusca. Sectio lobi, in summitate, 0.8-0.9 mm lata, 0.9 mm alta; subter
summitatem. 1-1.1 mm x 1 тт, deinde 1.1 x 0.5-0.6 тт; laterali margines cum
macula lata violacea, in hyalino apice desinans. Cellulae dorsalis epidermidis
inferioribus parietibus crassis. Dioicus ? Sporae subsphaericae, 100-136 um
diam. rubrae, ornamentatione subnigricanti. Ala nulla. Distalis facies cum, in
diametro, 10-14 indistinctis alveolis, muris crassis. Proximalis superficies alveolis
indistinctis, cum muris vermiculatis, vel bacculis, vel tuberculis.
DESCRIPT!ON.- Thalles à odeur désagréable, en lobes groupés. Lobes
à | ou 2 ramifications, longs de 4-6 mm, larges de 0.7- 1.1 mm; sur le sec
vert clair à la face dorsale; à bords fortement repliés sur la face dorsale,
montrant les faces latérales violettes à marge étroite, beige; s'étalant trés peu
méme lorsqu'il a été mouillé pendant plusieurs heures; sommet obtus; sillon
peu profond, visible seulement au sommet du lobe. Faces latérales et
ventrale violettes. ЕсаШев à peine plus courtes que la marge, hyalines ou
violacées, à bord hyalin.
Section du lobe: au sommet du lobe, large de 0.8-0.9 mm, haute de 0.9
mm; au-dessous du sommet, large de 1-1.1 mm, haute de 0.55-0.6 mm, donc
d'abord aussi large que haute puis jusqu'à 1.5 fois plus large que haute.
Source -MNHN Paris
258 S. JOVET-AST
Bord dorsal à sinus peu profond au sommet du lobe, subhorizontal dans la
moitié inférieure du lobe. Bords latéraux subverticaux ou même convexes,
portant une large bande rouge violet et, extérieurement, une étroite bande
rose violet terminée par un onglet formé de 2 cellules hyalines à paroi
épaisse, superposées, correspondant à la marge beige visible sur le lobe; ces
cellules hyalines correspondent, en plan, à 2 assises hyalines bordant le tissu
violet et dont l'extérieure, au moins, a des parois cellulaires épaisses. Bord
ventral violet, fortement convexe au sommet du lobe puis faiblement
convexe jusqu'à presque plan. Epiderme dorsal à cellules à paroi extérieure
détruite, à paroi basale très épaisse. Tissus dorsal et ventral à parois cellulai-
res minces. Ecailles courtes, incolores, à cellules dont certaines ont des pa-
rois épaisses. Rhizoïdes rosés.
Dioique ? Spores subsphériques, de 100-136 ит diam., rouge brun à
rouge sang, à ornementation d'un rouge presque noir, crénelées par
l'excurrence des tubercules. Aile absente. Face distale à 10-12 alvéoles dans
le diamètre chez les spores de diamètre égal à 100-120 ит, jusqu'à 14
alvéoles chez les spores à 120-136 um diam. Chez certaines spores, alvéoles
assez bien délimitées, à murets épaissis et plus ou moins confluents; chez
d'autres spores, alvéoles mal délimitées, à murets sinueux, épais et à gros
tubercules; souvent, à la mise au point inférieure du microscope, fin réseau
hexagonal des alvéoles visible sur une partie de la face distale; murets et
tubercules rouge noir. Face proximale à facettes peu distinctes, la marque
triradiée étant quelquefois relativement nette mais, souvent, trés imprécise
surtout chez les spores à grand diamètre; facettes à alvéoles subhexagonales,
à murets épais et tubercules plus ou moins confluents ou à alvéoles à peine
distinctes mais à épaississements vermiculés ou en bátonnets ou en forts
tubercules.
AFFINITE. CARACTÈRES DISTINCTIFS. On reconnaît R.
erythrocarpa à la forme de la section du lobe, à peine plus large que haute et
à l'épaississement de la paroi basale des cellules épidermiques. Par ce dernier
caractère, on pourrait le rapprocher de R. sorocarpa mais R. sorocarpa а
presque toutes les parois des cellules épidermiques et sous-épidermiques
épaissies; son thalle ne ressemble pas à celui de R. erythrocarpa; les spores
des deux espèces sont différentes: celles de R. erythrocarpa, contrairement à
celles de R. sorocarpa, ne portent pas d'aile.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL, Bahia state, Municipio de Urandi, le type.
26. RICCIA LAMELLOSA Raddi
Opusc. Sci. ( Bologna) 2 (6): 351. 1818.
ТҮРЕ: "In ambulacris horti agrarii Academiae Georgophylorum, nec non
aliis umbrosis, humentibusque locis aeque intra, atque extra Florentiae
moenia", Firenze. HOLOTYPE: PI, Herb. Raddi. ISOTYPE: fragments
ex herb. Raddi, PC.
= R. Dufourii Nees, Naturg. Eur. Leberm. 4: 390, 415, 1838. TYPE: STR,
Herb. Nees, Espagne, prés de Saragosse, Dufour.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 259
9 = R. grandisquama Steph. 1897, Bih. Kongl. Svensk-Akad. Handl. 23, 3, 2:
28. TYPE: Brazil, Rio Grande do Sul, Cachoeira, 1892-93, Lindman 216 (G).
= R. Austinit Steph. 1898, Spec. Hep. I: 28. TYPE: Amer. septentrionale,
near Closter, New Jersey, Austin (G).
= R. lamellosa var. americana Howe, 1898, Bull. Torrey Bot. Club 25: 189.
TYPE: California, San Francisco, Howe (NY).
= R. americana (Howe) Howe 1899, Mem. Torrey Bot. Club 7: 24.
PI. 41, 42, 65. Carte 13.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes partielles ou en groupes de lobes.
Lobes à 2-4 dichotomies, celles de la base environ 3/4 de la longueur totale,
les autres peu profondes. А l'état sec, lobes repliés sur eux-mêmes, la face
dorsale complètement ou presque complètement recouverte par les faces
latérales incurvées, pouvant arriver au contact l'une de l'autre, laissant voir
les écailles trés blanches. A l'état humide, lobes étalés, atteignant 20 mm de
longueur, 2-4 mm de largeur: à face dorsale bleutée ou vert раје, bordée par
une bande très pâle et étroite; à sommet arrondi: à sillon peu profond mais
large et s'étendant presque jusqu'à la base du lobe; à marge aiguë. Ecailles
recouvrant complètement les faces latérales, imbriquées, еп demi-lune, à
bord entier, atteignant ou dépassant la marge du lobe, formées de grandes
cellules 135-145 x 52-80 um, bordées de cellules basses mesurant jusqu'à 100
x 72 ит, parfois recouvertes de calcaire
Section du lobe, au sommet, aussi haute que large; au-dessous du som-
met, 1.5-2 fois plus large que haute; bord dorsal ayant une partie médiane
convexe et deux parties latérales convexes; à la base des lobes, section plus
étalée, à bord supérieur tendant à devenir rectiligne: extrémités du bord dor-
sal amincies, formant de petites ailes courtes et très étroites, presque verti-
cales au sommet du lobe, obliques ou horizontales dans les parties plus
âgées; bords latéraux redressés; bord ventral convexe ou plan-convexe. Cellu-
les épidermiques détruites sauf dans le sillon des parties jeunes où elles sont
presque arrondies; sous l'épiderme, généralement, 2 assises de cellules
hyalines; souvent, tache violette le long des faces latérales. Section des
écailles atteignant ou dépassant fortement le bord dorsal.
Monoïque. Anthéridies à col peu saillant, pâle. Capsules grosses, restant
longtemps recouvertes par le tissu du lobe. Spores tétraédriques, de 76-130
um diam., brun clair quand elles sont jeunes, subtétraédriques ou presque
sphériques et brun roux ou brun foncé quand elles sont mûres; aile
complète, large de 2-4 ит, jaune ou brun clair, ош incomplète, ou trés
réduite, ou absente, irrégulière ou crénelée, portant un réseau de fins
épaississements. Face distale à 8:15 alvéoles bien délimitées par des murets
assez épais et munis de tubercules aux angles; parfois, prés de l'équateur,
alvéoles remplacées par des plages rectangulaires limitées par des murets rec-
tilignes dirigés vers l'équateur; parfois, alvéoles présentes seulement dans la
région polaire, la région équatoriale portant alors seulement des tubercules.
Face proximale à marque triradiée rarement forte ou même très peu
indiquée, à peine visible quand la spore est subsphérique; sur les facettes,
alvéoles plus petites que sur la face distale, assez nombreuses et, souvent,
très petites et très nombreuses, à murets très bas, souvent marquées par un
Source : ММНМ, Paris
260 S. JOVET-AST
seul trait rouge (mise au point inférieure du microscope), par des murets et
des tubercules sombres (mise au point supérieure du microscope).
n = 8, 16, 24.
VARIATION DES CARACTÈRES.- R. lamellosa, espèce répartie pres-
que dans le monde entier, donc très ancienne, présente des variations impor-
tantes dans tous ses caractères. Cependant ces variations, à notre époque,
semblent plutôt individuelles que propres à des populations ou dues à une
origine géographique à l'échelle des continents ou des régions.
L'aspect du thalle et sa couleur restent assez constants. Les écailles
semblent souvent plus serrées dans les spécimens nord-américains que dans
les européens. Elles sont, généralement, entiérement blanches mais ont par-
fois des taches rosées ou violacées (ex. dans des spécimens du Nebraska, du
Brésil) ou brunátres (Argentine).
Les caractéres des spores sont moins stables que ceux du thalle. Les
différents auteurs décrivent la forme des spores comme nettement
tétraédrique, ou angulaire, ou obscurément angulaire, ou globuleuse, ou ar-
rondie.
Le diamétre des spores varie suivant les spécimens et dans une méme
capsule: dans certains échantillons du Kansas il mesure 80-84 um, en Israël
86-95 ит, en Libye 103-108 ит, à Mexico 108 um, en Louisiane 115 pm, en
Australie 98-120 um.
La largeur de l'aile atteint 3-4 ou 5-6 um, mais Vaile peut être seu-
lement partielle et, assez souvent, manque totalement.
Le nombre d'alvéoles dans le diamétre de la face distale passe de 8-9
(en Libye, par ex.), à 9-10 (spécimens de Louisiane), à 10-12 (au Kansas), à
10-13 (à Melbourne), à 10-15 (spécimens marocains) Dans une méme
région, le nombre n'est pas constant: par ex. des spécimens libyens ont 12-14
alvéoles par diamètre.
Le nombre de chromosomes n'est pas le même dans le monde ou dans
une région donnée. Ainsi on en compte 8 chez des spécimens nord-
américains ou européens; ou 16 dans certains spécimens espagnols, israéliens
ou australiens; ou 24 en Libye et en Australie.
De ces variations apparemment désordonnées, il résulte que des spores
de R. lamellosa du Kansas, d'Espagne et de Libye se ressemblent, que des
spécimens brésiliens et de Louisiane ont des spores nettement différentes des
précédents, que des spores recueillies au Brésil par E. Vianna portent seu- `
lement 5 alvéoles autour du pôle distal et ressemblent étrangement à l'orne-
mentation des spores de certains R. lamellosa de ГЕ de l'Europe.
SYNONYMIE.- La synonymie ^R. lamellosa = R. grandisquama"
proposée en 1985 par E. Vianna ne peut-être vérifiée en raison de l'absence
de spores sur le type de А. grandisquama. Cependant, E. Vianna a récolté un
R. lamellosa dans la localité d'origine du R. grandisquama. Ceci est un argu-
ment (non une preuve) pour la reconnaissance de l'identité des deux taxons.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 261
ÉCOLOGIE.- Régions tempérées et chaudes. Sols calcaires ou siliceux,
humides et ensoleillés, ou semi-arides, ou arides. Du niveau de la mer aux
altitudes moyennes; jusqu'à 3100 m au Mexique.
DISTRIBUTION.- Europe, principalement méditerranéenne.- Afrique: Afri-
que du Nord, Ethiopie, Tanzanie, Kenya, Macaronésie, Afrique du Sud.- Asie occi-
dentale et centrale: Caspienne, Pamir, Karakoum, Syrie Australie: Northern
Territory, Australian Capit. Territory, South Australia, Victori Amérique du
Nord: Etats du Sud et Nebraska, Connecticut, New Jersey, Ontari
AMÉRIQUE LATINE. MEXIQUE: Zacatecas, along Mexico highway, 49,55
miles West of Zacatecas, 7.8.1971, Reveal 2663. Prov. Mexico, 8 km óstlich Rio Frio,
Waldlichtungen, Lavagest., Erde, c. 3100 m, 11.8.1975, Dúll 2/98. Mexico,
Sombrereto, 2000 m, 24.9.1976, Volk 6/0728. Mexico City, Botanischer Garten,
Freigelánde, Lavagestein, 2300 m, 8.8.1975, Dill 2/3A. Puebla, Kakteenhalbwiiste
an der Strasse Tehuacan-Alcuntzinga, 25 km óstlich Tehuacan, Kalk, auf Erde, 2000
m, 6.9.1966, Düll А 71. Zacatecas, exposed soil, wherever protected from poor open
Yucca - Larraca scrub, 19.5 miles north of San Tiburcio, 1900 m, 13.3.1982,
Whittemore 1600.- BRÉSIL: RIO GRANDE DO SUL. Aux 30 localités citées par
E. Vianna (1985), ajouter: Cambara do Sul, 28.3.1972, Vital 2026. Uruguaiana, 44
km Porto Alegre, 200 т, 6.6.1978, Volk- URUGUAY: Tacuarembo, Tambores,
camp. subsico, ill, 300 m, feb. 1937, Herter 9, 8444. Durazno, Blanquillo, laterit,
loc. hum., ilL, 150 m, sept. 1947, Herter 99729.- ARGENTINE: 10 localités citées
par Hässel de Menendez (1958) des provinces de Catamarca (Andalgala), Tucuman
(Tapia), La Rioja, Buenos Aires.
27. RICCIA VIANNAE spec. nov.
TYPE: Brésil, Rio Grande do Sul, Porto Alegre, morro de Policia,
10.10.1970, leg. E. Vianna 1199. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: ICN.
PI. 43, 44, 68. Carte 14.
DIAGNOSE LATINE. Thallus in partiali rosula vel lobis junctis
constitutus. Lobus 5-15 mm longus, 2-4 mm latus; in sicco viridulus, in vivo
atrovirens. Sectio lobi apertam litteram У simulans; latitudo 2-4 altitudines
aequans. Squamae aequales vel longiores margine lobi, hyalinae. Monoicus.
Sporae 76-120 um diam., brunneae; ala deficiens; margo pulvinum. simulans.
Distalis superficies cum 4-6 alveolis in diametro, strigosis muris. Proximalis su-
perficies cum triradiata nota nulla vel subnulla.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes partielles ou, plus souvent, en
groupes de lobes 2-3 fois dichotomes. Lobes, sur le sec, gris vert clair, à
bords fortement incurvés montrant les écailles blanches; sur le frais, vert
sombre, vert gris à la base; longs de 5-15 mm, larges de 2-4 mm; souvent à
étroite marge hyaline bordée par les écailles saillantes; à sommet obtus-
arrondi; à sillon profond disparaissant vers la base du lobe.
Section du lobe en V très ouvert; dans les parties jeunes 2 fois plus large
que haute; dans les parties âgées 3-4 fois plus large que haute. Bord dorsal
à sinus profond, à deux parties obliques terminées chacune par une file de
1-4 cellules formant la marge du lobe. Bord ventral fortement convexe.
Bords latéraux obliques-concaves, incolores ou tachés de rose clair.
Epiderme caduc, conservé dans le sillon; cellules épidermiques sphériques ou
sub-sphériques. Au-dessous de l'épiderme, 2 assises hyalines, la supérieure au
Source : ММНМ, Paris
262 S. JOVET-AST
moins à parois cellulaires faiblement épaissies. ЕсаШев atteignant ou
dépassant le bord du lobe dorsal, hyalines, à cellules marginales à parois as-
sez épaiss Cellules du tissu dorsal portant sur leurs parois une bande lon-
gitudinale mince.
Monoique. Spores en tétrades surbaissées, brun clair ou brun roux, ou
châtain clair, de (76)-86-110-(120) um diam; à aile nulle; à bord arrondi,
semblant constituer une sorte de bourrelet marginal; à ornementation peu
saillante et claire sur les deux faces. Face distale à 4-6 alvéoles dans le
diamètre, les centrales un peu plus grandes (24-30 x 20-25 jim) que celles du
pourtour (15-19 ит diam.); alvéoles jusqu'à l'équateur mais, plus souvent,
disparaissant vers l'équateur et remplacées par de fins tubercules ou des ri-
des sinueuses ou seulement un aspect moiré; fond des alvéoles rugueux-
granuleux: murets minces et très bas ayant aux angles des tubercules très fai-
bles ou nuls. Face proximale à marque triradiée parfois absente ou
faiblement indiquée par de fins bâtonnets; facettes à ornementation faible: à
la mise au point inférieure du microscope photonique, fin réseau de nom-
breuses petites alvéoles hexagonales de 5-7 pm diam., jusqu'à environ 20
dans la plus grande dimension de la facette; à la mise au point supérieure,
fins granules ou tubercules médiocres. Pores non apparents.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. Viannae, par l'aspect
de son thalle ressemble beaucoup à А. lamellosa. On peut confondre ces
deux espèces même si l'on a examiné la section du lobe. Cependant, l'aspect
et l'ornementation des spores sont trés différents. А. lamellosa a des spores
brun rouge sombre à murets noirs alors que les spores de R. Viannae, d'un
roux orangé à l'état jeune, deviennent châtain à l'état adulte et presque
transparentes; le fond des alvéoles, un peu ruguleux, présente un aspect trés
particulier.
Parmi les Riccia d'Amérique latine, deux espèces seulement ont des
spores dont le bord semble en bourrelet: R. squamata et R. Viannae que l'on
distingue par la section du thalle.
ÉCOLOGIE.- Sol terreux et piétiné des villes et des parcs; sol rocheux
des bords de riviéres et des canaux de drainage.
DISTRIBUTION BRÉSIL: SANTA CATARINA, Sao Joaquim,
27.3.1972, Vital 2018. RIO GRANDE DO SUL: Porto Alegre, Motto de Policia,
10.10.1970, Vianna 1199, le type. Id. 17.9.1966, Homrich 1668. Jardim do Fac. de
Direito, 3.8.1963, Vianna 3999. Tristesa, 9.8.1965, Vianna 9b. Vila Conccicao,
27.3.1974, Vianna 2797. Petropolis, 9.8.1965, Vianna 10. Id., 20.9.1973, Vianna 2708.
Id., 19.6.1969, Vianna 340. 1d., 16.6.1969, Vianna 339. Parque Arroupilha, 3.8.1965,
Vianna 1665. Ponta Grossa, 12.5.1973, Vianna 2649. Id., 29.4.1979, Vianna 3991.
Agronomia, 5.5.1977, Vianna 3072. Gravatoi, Itacolomi, 28.5.1977, Vianna 3073.
Guajba, 24.4.1977, Vianna 3071. Lajeado, Parque de Souza, 4.4.1969, Vianna 337.
Pedro Osorio, no solo de uma encosta suave, 15.7.1980, Vital 9123. Sepé, sobre
barranco rochoso ao longo do arroio das Ihas, 17.7.1980, Vital 9209. Ivoti, Coscata
Sao Miguel, 20.8.1966, Vianna 6390. Id., 26.9.1970, Vianna 630, 1196. Viamao, Раг-
que Saint-Hilaire, .1965, Vianna 8. Id., 7.6.1969, Vianna 341. Santa Maria, Boca
de Monte, 21.7.1981, Vianna 6391. Tavras do Sul, 9.9.1977, Vianna 3143. Torres,
11.10.1970, Vianna 629. Sao Francisco de Assis, Picada do Padre, 10.12.1976,
Vianna 3065, Cachocira do Sul, no solo e bordos de um canal de drenagem,
17.7.1980, Vital 9241. Uruguaiana, 200 m, 44 km E de Porto Alegre, 6.6.1978, Volk.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 263
28. RICCIA IANTHINA S. Jovet-Ast
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 44 (4): 418. 1978.
TYPE: Galapagos Islands, James Island, on flat slabs of volcanic rocks in
collapse area, east of the summit of the island, near retreating pool of
water, alt. 2000 ft, 4.5.1971, leg. Lawrence H. Pike 2762, ех Colo
B-39086 (U).
PI. 45, 70. Carte 15.
DESCRIPTION. Thalles en lobes groupés, 2 ou 3 fois bifurqués.
Lobes longs de 6 mm, larges de 2 mm au sommet, de 1.5-1.7 mm au-dessous
de la bifurcation terminale: d’un vert vif sur le frais, gris bleu pâle sur le sec
à teinte violacée sous-jacente, violacé dans les parties anciennes et de part et
d'autre du sillon sur la face dorsale, portant une ligne vert clair sur la mar-
ge; apex arrondi ou tronqué; sillon étroit et relativement profond, plus faible
Vers la base: à faces latérales repliées sur la face dorsale à l'état sec, princi-
palement au sommet; à faces latérales et ventrale violettes. Ecailles grandes,
ne dépassant pas le thalle, à marge entière, ayant, sur le bord, 2 rangées de
cellules incolores puis devenant rosées et rose violet vif vers la base.
Section du lobe 1.5-3 fois plus large que haute; bord dorsal un peu
convexe dans les parties jeunes, à 2 sillons donc 3 bombements sous les bi-
furcations, presque plan dans les parties plus âgées; bords latéraux redressés;
bord ventral convexe. Tissu dorsal occupant 1/3 ou 1/2 de la hauteur de la
section, à cellules disposées еп 6-9 assises; cellules portant, sur les parois,
une bande étroite mince munie de fines perforations; cellules épidermiques
légèrement concaves ou, rarement, portant un mamelon médian, persistantes
sur les pentes et au fond des sillons; bords latéraux et ventraux violets.
Monoique. Cols des anthéridies et des archégones поп ou à peine
saillants au-dessus du lobe. Spores presque sphériques et sans marque
triradiée, de 96-108 pm diam., brun rouge ou teintées de rouge framboise;
aile absente mais bord des spores crénelé par l'excroissance des tubercules
des alvéoles. Ornementation semblable sur les deux faces qui sont à peine
distinctes l'une de l'autre. Face distale à (12-14)-16 alvéoles dans le diamétre,
chacune de 6-8 um de diamètre, plus petites au centre que sur le pourtour,
bien délimitées, à tubercules angulaires forts se prolongeant parfois le long
du muret.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- А. ianthina a quelques
ressemblances d'aspect avec R. iodocheila et R. violacea. L'examen des types
montre, chez R. iodocheila et R. violacea les caractères suivants: papilles sur
la marge, sur les faces latérales et méme, chez R. iodocheila, au sommet du
lobe; écailles bordées de papilles violettes et de poils courts hyalins. Par
contre, chez R. ianthina aucune papille n'existe sur le lobe et la marge des
écailles est entière.
La clé suivante permet de distinguer chacune des trois espèces:
1. Lobe portant des papilles au moins sur la marge et les faces latérales.
Ecailles bordées de papilles violettes et de poils courts hyalins. Spores
dépourvues de tubercules aux angles des alvéoles ... ну:
Source : MNHN, Paris
264 S. JOVET-AST
2. Spores ayant, sur la face distale, 16-25 alvéoles de 3-5 um diam. ....
pal ...R. iodocheila
2. Spores ayant, sur la face distale, 12-15 alvéoles de 7-11 um diam. ..
" ٣ «R. violacea
1. Lobe dépourvu de papilles. Ecailles à marge entière. Spores portant
des tubercules aux angles des alvéoles R. ianthina.
Le nom "ianthina" (violet) rappelle la couleur violette de la face dorsale
du lobe, des faces latérales et des écailles.
ÉCOLOGIE. Dalles de rochers volcaniques, bord de mares qui
s'assechent; alt. environ 600 m.
DISTRIBUTION.- GALAPAGOS, James Island (le type).
29. RICCIA SUBPLANA Steph.
Urban, Symbolae Antillanae 3: 275. 1902.
TYPE: Martinique, Morne rouge, Pointe Fine, leg. Duss, n°579 ex parte.
HOLOTYPE: G. ISOTYPE: PC.
= R. guadalupensis Steph. ex Howe 1923 (nom. inval.). TYPE: Martinique,
Morne rouge, Pointe Fine, leg. Duss, n°579 pp. (G).
PI. 46, 63. Carte 16.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes complètes ou partielles de 1.5-2.5
cm diam., ou en lobes grégaires 2 ou 3 fois dichotomes. Lobes très aplatis
sur le sec, probablement assez épais à l'état frais, longs de 5-15 mm, larges
de 2.5-3.8 mm; vert clair ou glauques à la face dorsale; à bords plans ou
redressés légèrement, laissant apparaître la partie supérieure des faces
latérales; à sommet arrondi; à sillon bien visible mais peu profond; à marge
aiguë; faces latérales et face ventrale d'un brun violacé un peu brillant,
mordoré. ЕсаШев atteignant la marge du lobe, rarement la dépassant un
peu, brun violacé, minces, peu visibles.
Section transversale du lobe 2-6 fois plus large que haute; bord dorsal à
deux divisions convexes se terminant en aile mince à extrémité redressée puis
plane et même un peu récurvée; bord ventral faiblement convexe ou presque
horizontal, passant progressivement aux bords latéraux obliques et violets;
épiderme conservé dans les parties jeunes et dans le sillon, à cellules arron-
dies, hyalines; tissu dorsal égal au 1/3 de la hauteur totale de la section,
formé de 4 assises de cellules, à cellules de 40 um de hauteur, rarement
50-55 um, portant, sur leurs parois, une fine bande perforée longitudinale.
Monoïque. Spores subsphériques de 85-130 jim diam., brun violacé, les
plus âgées violet pourpre. Face distale à 4-6-(8) alvéoles dans le diamètre,
parfaitement délimitées; fond des alvéoles plus clair, brun rouge ou violet
clair, apparaissant souvent comme piqueté ou moiré; murets d'un violet plus
foncé, hauts, ayant, aux angles, des tubercules très saillants de sorte que la
spore, vue de profil, semble entourée de tablettes; certaines tablettes sont
réunies par une membrane mince, rose violet.
n= 8.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 265
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. subplana et R. plano-
biconvexa, proches l'un de l'autre, se distinguent assez difficilement. La lar-
geur et la section du lobe ne sont pas identiques mais, lorsque les spécimens
sont assez réduits, leur détermination devient subtile.
Les spores ont des caractères un peu plus contrastés. Celles de А.
subplana, plus nettement rouge violet, ont moins d'alvéoles dans le diamètre
de la face distale: les murets et les tubercules, forts, font saillie sur le pour-
tour de la spore vue par la face distale; une mince membrane d'un rose vio-
let clair relie ces tablettes entre elles, donnant à la spore un aspect très parti-
culier.
SYNONYMIE.- Le type de R. subplana porte le n°579 ex parte. Dans
Vherbier Stephani, un autre spécimen ayant la même indication de localité et
le même numéro, est nommé R. guadalupensis Steph. Ce spécimen est ident
que au type de R. subplana. Le nom R. guadalupensis ne semble pas avoir été
publié par Stephani. M.A. Howe (1923) a considéré, avec raison, le ^R.
guadalupensis Steph., in herb.” comme synonyme de R. subplana.
ECOLOGIE.- Terre, places piétinées, allées de jardins, entre des pier-
res; entre les pavés des cours; parois ombragées, Alt. 0-1000 m.
DISTRIBUTION. ILES VIERG
Breutel- GUADELOUPE: Basse Terre, signalé par Du
des Colibris, 10 m alt., sur la terre, 23.8.1989, A. Sce-Breuil.- LES SAINTES: Terre
de Haut, Pointe Rodrigue, 60 m, 28.11.1967, Le Gallo 5. 14., 22.11.1967. Terre de
Haut, Trace de Morne Morel, 20 m, 8.8.1989, 4, Se-Breuil.- MARTINIQUE: Mor-
ne Rouge, Duss 579, le type. Fort de France, rue Ernest Renan, entre les cailloux mis
à nu par les fortes pluies, 13.12.1938, Stehlé. Fort de France, 70 m, Le Gallo. Saint
Pierre, cour de l'ancien évêché, 3 m, 4.9.1960, Le Gallo 864, 886. Balata, 200-250 m,
12.9.1960, Le Gallo 887.- GUATEMALA: sol volcanique, entre les pierres du pa-
vement devant l'église de Naranjo, prov. Suchitepequez, 24.12.1955, Hürlimann H
520- GUYANE FRANÇAISE: Cayenne, Place des Palmistes, 0 m, on wet soil,
March 1985, Aptroot 15087 A. Cayenne, sur le sol, dans le jardin à Châtons,
4.1.1978, Cremers 5208. Roura, 12.9.1967, Le Gallo 2. Saul, in the village, оп
flattened soil around huts, 23-30 june 1986, Gradstein 6191. Id. on trail at house,
Gradstein 6111. Saramaca, près de la léproserie de l'Acarouany, 18 m, 12.8.1967, Le
Gallo 4. Iles du Salut, lle Royale, sur le sol, le long d'une route еп sous-bois clair,
10.4.1985, Cremers 8642.- GUAYANA: East Demerara district, Timehri, Dakara
Creek, Thomsons farm, cultivated land, among stones, 2.1985, Gradstein 5746.-
COSTA RICA: А 1W de San José, ferme collective, sur le sol, 10.8.1979, Jovet-Ast,
Près de Alajuela, paroi subverticale terreuse ombragée par de grands arbres, 1000 m,
11.8.1979, Jovet-Ast. Turrialba, 600 m, allées de la station LI.C.A., 13.8.1979, Jovet-
Ast. Turrialba, station 1.1.C.A,, sortie de la forêt, sur la terre dénudée, 600 m,
13.8.1979, Jovet-Ast. Atenas, 16.9.1979, L. Melendez. Libéria, sur terre nue et tassée,
très humide, jardinet, 21.8.1979, Jovet-Ast. Près de Las Canas, Guanacaste, 30 m,
dans une bananeraie sur la ferme La Pacifica, 17.10.1956, Húrlimann.- PÉROU:
Depto Loreto, prov. Maynas, Iquitos, Casas de Orquideas, 29.7.1973, Hegewald
6424.- BRÉSIL: AMAZONAS, Manaus, Ruderalstelle an der Rua Recife, auf
schattiger, lehmiger Erde, 80 m, 8.7.1988, Scháfer-Verwimp & Verwimp 9783.
Source : MNHN. Paris
266 S. JOVET-AST
30. RICCIA PLANO-BICONVEXA Steph.,
Bih. Kongl. Svenska Vetensk.- Akad. Handl. 23, 3, 2: 29. 1897.
Brasilia, Rio Grande do Sul, Cachoeira, oppidum camporum, ad
terram limosam rufam, Exped. I Regnellian, C.A.M. Lindman 184 (С).
R. tenuilimbata Steph., Bih. Kongl. Svenska Vetensk. Akad. Handl. 23, 3,
2: 30. 1897. TYPE: Paraguay, Colonia Presidente Gonzalez, Exped. 1
Regnellian, C.A.M. Lindman 300 (S).
РІ. 47, 71. Carte 17.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes longs de 7-12 mm,
larges de 1.5-2.3-(3 mm); sur le sec verdâtres ou vert clair; minces: à face
dorsale presque plane, à bordure peu visible à la loupe, large de 3-4 cellules
hyalines mesurant 50-70 x 40-50 um; à sommet arrondi et faiblement
émarginé; à bords souvent ondulés ou gaufrés; à sillon marqué au sommet
puis faible et devenant nul; à faces latérales et face ventrale vert pâle ou
brunátres ou violacées. ЕсаШев hyalines (d'apres Stephani pourpres chez A.
tenuilimbata), pouvant atteindre le bord du lobe, souvent plus courtes.
Section transversale du lobe, 3-5 fois plus large que haute. Bord dorsal
en V à deux branches convexes au sommet du lobe puis faiblement concave,
ou horizontal, ou légèrement convexe, fortement convexe au niveau des cap-
sules; s‘amincissant brusquement en deux ailes minces, hautes de 3 ou 4 assi-
ses de cellules correspondant à la bordure du lobe et se terminant par une
cellule hyaline. Bords latéraux redressés. Bord ventral convexe. Tissu formé
de 8-10 assises de cellules; tissu dorsal plus mince que le tissu ventral; toutes
les cellules à parois minces; épiderme dorsal rapidement détruit.
Dioique ? Col des archégones trés saillant, rouge violet à la base, hyalin
dans le tiers supérieur. Spores sphériques ou subsphériques, brun clair puis
brun rouge; les unes de 100-130 um diam., les autres de 70-90 шт diam.
Face distale á 8-11 alvéoles dans le diamétre, les centrales souvent plus pe-
tites (7-8 um) que celles du pourtour (9-14 um); à murets hauts et minces et
tubercules assez fins mais hauts, saillants en tablettes ayant jusqu'à 6 ит de
hauteur, tout autour de la spore, souvent au nombre de 30 visibles au plan
supérieur et jusqu'à 40 ou 50 au plan inférieur. Face proximale assez sem-
blable à la face distale mais, bien que la spore soit subsphérique, certaines
alvéoles un peu plus grandes, à tubercules moins forts et murets un peu plus
bas indiquent faiblement une face proximale. Par transparence, réseau de pe-
tits hexagones au fond de chaque alvéole. En section, entre les alvéoles,
exine mince d'environ 2 um d'épaisseur.
TYPIFICATION.- Dans l'herbier Stephani (С), le spécimen Lindman
358 est considéré comme le type. Stephani, dans Spec. Hep., cite seulement
“Brasilia, Lindman". Dans la diagnose originale (1897), il indique d'abord le
numéro "Lindman 184^ et sa localité; la figure inédite porte “Brasilia austr.”.
Or, la localité d'origine, Cachoeira, est située dans le Rio Grande do Sul,
donc au Sud du Brésil, alors que la localité du n°358 se trouve au centre du
Brésil dans le Matto Grosso (Cuyaba). C'est donc le n°184 qu'il faut
considérer comme le type.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 267
SYNONYMIE.- Hassel de Menendez (1963) considère comme synony-
mes de А. plano-biconvexa: К. tenuilimbata, В. Wainionis, В. corcovadensis.
Les deux derniers noms sont des synonymes entre eux mais il faut les rejeter
de la liste précédente car ils appartiennent à une espèce caractérisée par la
présence de deux bandes épaissies dans les cellules du tissu dorsal. D'autre
part les spores représentées p. 255, fig. 96, С, D, E, ne sont pas celles du А.
plano-biconvexa mais de R. albopunctata. En conclusion, R. tenuilimbata reste
le seul synonyme possible de R. plano-biconvexa.
Les types de R. plano-biconvexa et de R. tenuilimbata ne sont pas abso-
lument identiques; par exemple, ils présentent des différences dans la couleur
des faces latérales et des faces ventrales des lobes, les saillies qui entourent
les spores sont moins fortes chez R. renuilimbata, mais le nombre et l'aspect
des alvéoles sont semblables chez les deux types. La synonymie de ces deux
noms n'est pas absolument certaine mais se justifie d'après l'examen d'un
nombre peu important de spécimens. Géographiquement, les localités des
deux types (dans le Rio Grande do Sul et le Paraguay) sont relativement
peu distantes.
AFFINITÉS- R. subplana est affine de R. plano-biconvexa mais ses
spores sont d'un beau rouge framboise ou rouge violet et on compte seu-
lement 4 à 6 alvéoles dans le diamètre de la face distale.
Bien que Stephani ait indiqué, pour R. plano-biconvexa "sterilis" et pour
R. tenuilimbata "planta feminea ignota", les deux types ont des spores, ce qui
a permis de les distinguer du R. subplana.
ÉCOLOGIE.- Sols argileux humides, bords d'étangs, terre couvrant des
rochers.
DISTRIBUTION.- PARAGUAY: Colonia Presidente Gonzales, ad terram
pascui uliginosi sparse graminosi, Lindman 300, type de R. tenuilimbata.- BRÉSIL:
RIO GRANDE DO NORTE, Angicos, 22.1.1972, Vital 1974. PERNAMBUCO, sur
détritus granitiques, caatinga, prés de Zazenda Nova, 500 т, 21.5.1960, Hiirlimann
H 524. On banks of a seasonal stream in a caatinga vegetation, Floresta, 24.5.1978,
Vital $181. Dans un jardin, sur le sol humide et argileux, réserve de Saltinho,
5.1.1980, Katia Porto 1375. ALAGOAS, Maccio, im Zentrum zwischen
terstcinen, 5 т, 15.7.1987, Scháfer-Verwimp & Verwimp 8742. BAHIA,
Ibotirama, on rocky substratum covered with a thin layer of soil, 13.5.1978, Vital
8002. In partial shade on gullied ground along the borders of a pond, in a caatinga
vegetation, Bom Jesus da Lapa, 14.5.1978, Vital 7992. GOTAS, Tocantinopolis,
15.11.1974, Vital 2989. MATO GROSSO, Coxipo qui pagus camporum prope
urbem Cuyaba est, ad terram cineream arenoso-argillosam jam am ripae torrentis
Coxipo, Lindman 358. ESPIRITO SANTO, Linhares, 1.10.1971, Vital 1870, 1871
RIO GRANDE DO SUL, Cachocira, oppidum camporum ad terram limosam
rufam, Lindman 184, type de R. plano-biconvexa. Tenente Portela, sobre barranco do
Uruguai, 5.7.1980, Vianna 4257. Sao Francisco de Assis, 179 m, Picada do Padre,
11.12.1976, Vianna 3066. Loc. 7, 1949, Vital 2911.- ? ARGENTINE.
31. RICCIA GRANDIS Nees
in Martius, Fl. Brasil, 1: 300. 1833.
TYPE: Brésil, Rio de Janeiro, leg. Auguste St Hilaire (PC, Herb, Monta-
gne).
Source : ММНМ, Paris
268 S. JOVET-AST
= R. flavispora Steph., Spec. Hep. 1: 17. TYPE: Brésil, leg. Ule 219 (б).
PI. 48, 72. Carte 16.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes de 10-15 mm diam. Lobes minces
plats, à bords un peu crispés sur le sec, probablement plus épais et bien
étalés sur le frais, bi- trifurqués, à divisions profondes; verdâtres; longs de 6
mm, larges de 2-4 mm; à sommet obtus, courtement bilobei sillon à peine
visible au sommet et disparaissant très tôt, sur le sec; à face ventrale pâle
couverte de rhizoides abondants, d'un blanc brillant. Ecailles peu visibles
sur le type mais, d'après Stephani, hyalines ou pourpres, dépassant un peu la
marge.
Section transversale des lobes large de 2-4 mm, 3-6 fois plus large que
haute, épaisse de 12 assises de cellules environ dont 4 dans le tissu dorsal.
Bord dorsal à 2 ou 3 parties peu bombées ou presque horizontales, séparées
par des sillons peu profonds. Bord ventral faiblement bombé, à courbure
très progressive jusqu'aux extrémités de la section, laissant à peine distinguer
la face ventrale des faces latérales. Epiderme caduc. Tout le tissu dorsal et le
tissu ventral à parois cellulaires trés minces. Rhizoides à aspect rubané, lar-
ges de 45 ym, soit lisses, soit portant de très fins mais trés nombreux
tubercules.
Monoique. Anthéridies blanches, saillantes. Capsules jeunes jaune clair
et peu proéminentes. Spores tétraédriques; de 80-95 ит diam.; les jeunes
(dans le spécimen R. flavispora) jaune clair à aile hyaline; les mûres brun
rougeátre à aile brun clair. Aile un peu irréguliére, mince, finement granu-
leuse, large de 5 ит. Face distale à 8-10 alvéoles dans le diamètre; alvéoles
hexagonales mais parfois un peu plus arrondies; à murets minces et à
tubercules peu épais mais assez hauts. Face proximale à marque triradiée
dont les branches n'atteignent pas le bord de la spore mais sont
généralement larges au moins chez les spores jeunes; à alvéoles nombreuses,
bien distinctes, à murets bas mais larges et portant des tubercules aux an-
gles.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- А. grandis rappelle R.
sorocarpa, espéce cosmopolite. Malgré le thalle en forme de rosette, on ne
peut le confondre avec lui car les lobes n'ont pas l'aspect satiné de ceux de
R. sorocarpa et les facettes de la face proximale des spores ont des alvéoles
bien distinctes et ne sont pas granuleuses à finement tuberculées-vermiculées.
R. grandis ressemble davantage à R. glauca L., espèce cosmopolite
dont le thalle forme aussi des rosettes mais les spores, jaunes quand elles
sont jeunes puis brun rougeâtre, ont une aile étroite, une marque triradiée
incompléte, 8-10 alvéoles dans le diamétre de la face distale (au lieu de
6-8-(10) chez R. glauca).
DISTRIBUTION.- BRÉSIL: RIO DE JANEIRO, prés de Rio de Janeiro,
Auguste St-Hilaire, le type. SAO PAULO, Litoral, Itanhaem, auf sandiger Erde іп
den Bananenplantagen des Fazenda Aurea am Rio Branco, 24.5.1989, Schäfer-
Verwimp de Verwimp 11137, détermination probablement juste. RIO GRANDE DO
SUL, Viamao, Vianna.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 269
32. RICCIA AUSTRALIS Steph.
Spec. Hep. 1: 29. 1898.
TYPE: Uruguay, Montevideo, 1876, Е. Fruchart n°65 (С).
PL 49, 50, 70. Carte 5.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes partielles ou en lobes groupés, 2-3
fois dichotomes. Lobes longs de 6-8 mm, larges de 1-2 mm; sur le frais, vert
pâle, d'après Stephani; sur le sec grisâtres sur les deux faces mais pouvant
porter, vers la marge, une bande violette ou quelques veinules violettes et,
parfois, une tache rouge violacé au-dessus des capsules; assez épais au som-
met, minces dans la partie inférieure; à sommet arrondi, faiblement
émarginé; à sillon visible seulement au sommet des lobes; à marge un peu
ondulée. Ecailles non vues sur le type, petites, hyalines ou pourpres d'aprés
Stephani; sur les autres spécimens, difficiles à voir ou relativement grandes
mais ne dépassant pas la marge du lobe, hyalines, parfois violacées.
Section transversale du lobe trois fois plus large que haute au sommet
du lobe, 5-6 fois plus large que haute à la base du lobe; épaisse de 15 assises
de cellules environ dans les parties jeunes du lobe puis 10-12 dans les parties
plus ágées. Bord dorsal un peu convexe ou portant 3 convexités séparées par
deux sinus faibles. Bords latéraux obliques, devenant presque horizontaux
vers la base du lobe et formant alors deux ailes minces à extrémités souvent
teintées de violet. Tissu dorsal mince, de 2 assises de cellules. Toutes les cel-
lules à parois minces.
Dioique. Spores tétraédriques, de (84)-96-120 ит diam; brun jaune
clair, à ornementation d'un brun plus foncé; aile large de 3-7 um, papilleuse-
moirée sur la marge, faiblement papilleuse sur les deux faces, assez
irrégulière et un peu ondulée sur le bord. Face distale à 8-9-(10) alvéoles, à
murets assez bas et fins, ayant dans leurs angles des tubercules forts. Face
proximale à marque triradiée faible, à alvéoles finement délimitées, ayant
aux angles des tubercules assez faibles.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. australis est proche
де R. grandis mais le thalle de R. grandis forme des rosettes complètes, les
lobes atteignent 4 mm de largeur et le diamétre des spores ne dépasse pas 95
um.
Deux spécimens communiqués vivants par E. Vianna (n° 58731, 58733),
récoltés à Porto Alegre, diffèrent quelque peu du type mais leur appartenan-
ce à R. australis est certaine. Leur thalle monoïque a des lobes plus épais,
des spores dont le diamètre ne dépasse pas 105 ит; la morphologie des
lobes et leur teinte bleutée à l'état frais rappellent celles de R. Michelii
Raddi mais les caractères sporaux distinguent nettement ces deux espèces.
ÉCOLOGIE.- Sols humides bien éclairés, sols sableux de jardins, lieux
piétinés des villes et bords de pavés, bord de cours d'eau et d'étangs.
DISTRIBUTION.- EQUATEUR: Road Quito to St Domingo de los
Colorados, on soil at small pool, ca. 2000 m, 16.10.1988, S.R. Gradstein, R. Mues &
J.P. Frahm 6986.- VENEZUELA: Sierra San Luis, 1.5 km West of Carrizalito, 1200
m, on soil (prob. acidic) in open natural woodland on sandstone, 19.10.1985, A.
Wingfield 13987.- BRÉSIL: PERNAMBUCO, Jardin, sol humide, argileux, Réserve
Source : MNHN, Paris
270 S. JOVET-AST
de Saltinho, K. Porto 1375. SAO PAULO, Serra do Mar, zwischen Sao Paulo und
Santos, in Paranapiacaba, zwischen Pflastersteinen, 800 тп, 23.8.1987, Scháfer-
Verwimp & Verwimp 9004. Restinga, zeitweise Ruderalstelle, 2 m, 2.11.1986,
Scháfer-Verwimp: € Verwimp 1746. PARANA: Guaira, nos barrancos da Prainha,
junto as Cachociras de Sete Quedas, 7.10.1978, Vital 8366. RIO GRANDE DO
SUL: Guaiba, 30.3.1972, Vital 2037. Vacaria, 31.3.1972, Vital 2047. Montenegro,
Polotroquimico, 31.8.1979, Homrich 4605. Sta Cruz do Sul, Trombudo, 31.8.1979, J.
Wechter 4606. Gravatoi, 2.8.1980, Vianna 4473. Taquara, 4.7.1969, Vianna 344.
Hamburgo Velho, sobre solo umido e bem iluminado, 25.7.1965, Vianna 6. Gramato,
26.4.1969, Vianna 1250. Tenente Portela, R.F. do Turvo, 21.7.1969, Paulo Oliveira
1313, 1318. Tenente Portela, Turvo, sobre barranco do Rio Murinci, 31.10.1971,
Lindeman 6588. Tenente Portela, parque do Turvo, 5.7.1980, Bueno 4264. Porto
Alegre, Fac. Direito, 3.8.1965, Vianna 12. Porto Alegre, Av. Paulo Gama, 1989,
Vianna 58731, 58733. Porto Alegre, Ponta grossa, 4.8.1968, Vianna 184. Id.,
234.1983, Vianna 6393. Id., 29.4.1979, Vianna 3989. Porto Alegre, Belem Novo,
Praia do Ciego, 6.5.1972, Vianna 2651. Porto Alegre, Jardim Schónwald, sobre solo
umido, 28.7.1972, Homrich 2670. Porto Alegre, Parque Farroupilha, 3.8.1963,
Vianna 11, Porto Alegre, Tristoza, 9.8.1965, Vianna 9. Uruguaiana, 1978, Volk
URUGUAY: Montevideo, Sept. 1876, Fruchart 65, le type. Santa Lucia,
departamento de Canclones, 30-50 m, silv. ripar., campo, hum. argill., aug. 1925,
Herter 78902. S. José, 30 m, in palud. silv. argill. humid. ilL, sept. 1930, Herter
86056.- ARGENTINE: Ignocii, sobre barranco sombrio, 14.7.1968, Vianna 237.
33. RICCIA TAENIAEFORMIS spec. noy.
TYPE: Brésil, Rio Grande do Sul, Tenente Portela, R.F. do Turvo, 7.1981,
R. Bueno 4563. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: ICN.
PI. 51, 52, 72. Carte 9.
DIAGNOSE LATINE.- Thallus lobis implicatis. Lobus 10 mm longus,
1-22 mm latus, taeniiformis, exilis, in sicco dilute viridis, іп summitate
rotundatus, squamis abditis. Sectio lobi usque ad 2.2 тт lata, 0.4-0.7 mm alta,
alis tenuibus, texto pallido, parietibus cellularum tenuibus. Squamae fragiles,
hyalinae, cellulis 48-75 um longis, 36-48 um latis. Dioica ? Capsulae
proeminentes in ventrali superficie. Sporae tetraedricae, 110-125 ит diam.,
interdum 84-96 ит diam., rufo-fuscae, ornamentis brunneis. Ala grosse crenata,
4-7 ит lata, flava. Distalis superficies 7-9-(10) alveolis, muris crassis, tuberculis
validis. Proximalis superficies triradiata nota crassa, cum tuberculis, baculis et
crassis vermiculis ornata.
DESCRIPTION.- ТһаПев non en rosettes. Lobes nombreux, bifurqués,
rubanés, entrelacés et contigus, formant de petites nappes compactes, denses.
Lobe long de 10 mm environ, large de 1-2.2 mm, très mince, vert pâle
uniformément mais avec, parfois, une très étroite ligne violacée sur la marge,
à bords un peu crispés à l'état sec; à sommet arrondi, un peu échancré; sur
le sec, à sillon peu visible et seulement au sommet; sur le frais à sillon large
et peu profond: à écailles invisibles sur le sec.
Section du lobe jusqu'à 2.2 mm de largeur, haute de 0.7 mm vers le
sommet, de 0.5 puis 0.4 mm au-dessous du sommet. Bord dorsal à sinus très
faible puis subhorizontal. Bord ventral convexe passant brusquement aux
bords latéraux qui forment avec les extrémités du bord dorsal deux ailes très
minces. Tissu très pâle sans aucune tache colorée; cellules épidermiques dor-
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 271
sales et ventrales à parois très minces, fragiles; paroi externe des cellules
épidermiques conservée, non proéminente; tissu dorsal formé de 4-(5) assises
de cellules très régulièrement disposées, rectangulaires ou subhexagonales;
tissu ventral à cellules plus arrondies: ailes terminées par une cellule à som-
met aigu. Ecailles très fragiles, difficiles à voir, très minces, incolores, à cel-
lules de 48-75 x 36-48 um.
Dioïque ? Capsules peu proéminentes sur la face dorsale, fortement en
saillie sur la face ventrale. Spores tétraédriques, de 110-125 um diam., cer-
taines plus petites de 84-96 um diam; brun roux à ornementation brun
foncé. Aile grossièrement crénelée, un peu irrégulière, jaune, large de 4-7
um. Face distale à 7-9-(10) alvéoles, seulement 5 chez les spores à petit
diamètre; à la mise au point inférieure du microscope photonique, alvéoles
hexagonales à murets épais; à la mise au point supérieure, murets semblant
minces et tubercules forts aux angles des murets. Face proximale à marque
triradiée forte; sur les facettes, tubercules très forts ou tubercules mêlés de
bâtonnets épais et de vermicules courts.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- А. taeniaeformis rappel-
le R. albopunctata principalement par Vornementation de la face proximale
des spores mais son thalle ne contient pas d'idioblastes et les faces latérales
ne sont pas fortement teintées de violet: en outre, les écailles sont nulles ou
extrêmement réduites, du moins sur le sec.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL: Rio Grande do Sul, Tenente Portela, (le type).
34. RICCIA FRUCHARTII Steph.
Spec. Hep. 1: 22. 1898.
TYPE: Uruguay, Montevideo, leg. Fruchart, n°718. HOLOTYPE: G.
ISOTYPE: Р
= R. Weberbaueri Steph. ex Weberbauer, Mundo veg. Andes Peruanos: 238.
1945. Peru, Mollendo, 600 m, 1902, Weberbauer, n° 1477 (G). Nom nud.
PI. 53, 73. Carte 7.
DESCRIPTION.- Thalles еп demi-rosettes ou en lobes serrés. Lobes
trifurqués, la division inférieure trés profonde atteignant plus de la moitié de
la longueur totale: la supérieure très peu profonde; longs de 7-9 mm, larges
de 2-3 mm, uniformément vert pâle sur le sec mais, parfois, à faces latérales
rosées: à sommet émarginé; à sillon, sur le sec, visible seulement au sommet
des lobes puis disparaissant de sorte que le lobe apparaît très plat; assez
épais dans la partie longitudinale médiane, minces sur les bords; à marge
hyaline large. Ecailles hyalines atteignant le bord du lobe.
Section transversale du lobe large de 2-3 mm, épaisse de 15-20 assises de
cellules dans toute la partie centrale, très mince aux deux extrémités. Bord
dorsal presque horizontal, à sinus peu profond. Bord ventral convexe ou
presque horizontal, passant brusquement aux bords latéraux obliques ou
redressés verticalement puis horizontaux et terminés par la section de la
marge hyaline du lobe. Parfois, le long des bords latéraux, une bande rose
violacée. Epiderme caduc, parfois conservé près du sinus; paroi externe des
Source : ММНМ, Paris
272 S. JOVET-AST
cellules épidermiques arrondies. Tous les tissus à parois cellulaires très min-
ces. Ecailles à cellules mesurant 70-90 x 50-60 ит.
Monoique. Col des archégones rose vif. Capsules nombreuses, grosses,
saillantes, souvent disposées par groupes de 2 ou 3. Spores tétraédriques, de
95-108-(120) um diam.; les jeunes brun clair, les mûres brun rouge à orne-
mentation brun foncé. Aile, chez les spores jeunes, large de 4 um; chez les
spores âgées, large de 7-9 um; chez les spores très mûres presque disparue;
claire, trés finement crénelée-granuleuse sur le bord, à tubercules fins ou
moirée. Face distale à 8-10-(12) alvéoles; à murets assez épais, portant, aux
angles, des tubercules forts parfois réunis en mamelons; rarement, murets
disparaissant vers l'équateur mais tubercules persistants. Face proximale à
marque triradiée peu épaisse, soit atteignant le bord de la spore, soit à bran-
ches trés courtes; alvéoles nombreuses, un peu plus petites que celles de la
face distale, à murets minces; murets portant de trés fins tubercules ou
constitués de granules visibles seulement à un fort grandissement du micro-
scope photonique et qui réfléchissent la lumière, donnant un aspect ponc-
tuellement brillant à la spore.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- D'après Hässel de
Menendez (1963), les spores mesurent 74-96 jm diam., donc celles qu'elle a
observées sont un peu plus petites que celles du type. Hassel de Menendez
indique la possibilité d'une synonymie entre A. Fruchartii et R. grandis, ce
qui ne me paraît pas exact. Elle pense, avec raison, à une ressemblance en-
tre R. Fruchartii et R. glauca; cependant, chez R. glauca, le thalle n'est pas
bordé par une marge hyaline et les spores n'ont pas, sur les murets des
alvéoles de la face proximale, ces points brillants si caractéristiques des
spores de R. Fruchartii. Elle a observé, sur la face ventrale des lobes, des
écailles disposées en une seule rangée joignant un bord à l'autre de la face
ventrale. Sur le type, cette disposition des écailles ne m'a pas semblé appa
rente.
Deux récoltes de P. et E. Hegewald faites au Pérou ont des affinités
certaines avec R. Fruchartii et, trés probablement, appartiennent à cette
espèce. Les caractères des lobes sont les mêmes que ceux de R. Fruchartii.
Les spores, par contre, diffèrent un peu de celles de R. Fruchartii: diamètre
plus faible (80-90 ит); nombre d'alvéoles souvent jusqu'à 12 dans le
diamètre de la face distale; aile mince, pâle, ne dépassant pas 5 um de lar-
geur; tubercules des angles des murets un peu moins saillants; granules des
murets trés visibles chez les spores jeunes mais moins nets et méme dispa-
raissant chez les spores à maturité complète. Il y a plus de ressemblance
dans le détail entre les spécimens du Pérou et le type de l'Uruguay qu'entre
le type et les spécimens brésiliens. Les localités des spécimens péruviens, très
éloignées de l'aire Uruguay-Brésil, appartiennent à la Cordillère des Andes,
probablement à la face ouest. Leur situation éloignée de l'aire principale de
l'espèce pourrait expliquer les particularités morphologiques des deux
spécimens péruviens.
ÉCOLOGIE. Sols dénudés; basaltiques ou granitiques ou sableux.
Bords de chemins bien éclairés et humides. Lieux humides et ensoleillés.
Bords de canaux de drainage.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 273
DISTRIBUTION. BRÉSIL: SAO PAULO, No solo umido, ao longo da
calçada (guia), em frente a agencia do Banespa, Cidade Universitaria, Sao Paulo,
25.7.1979, Vital 8499. Sao Paulo, on wet soil, around the greenhouses of the ІВТ,
11.1.1984, Vital 11326. PARANA, Nos barrancos da Prainha, junto as cachociras de
Sete Quedas, Guaira, 7.10.1978, Vital 8366. SANTA CATARINA, Bom Jardim da
Serra, Lauro Müller, 27.3.1972, Vital 2006 a. RIO GRANDE DO SUL, No solo e
bordos de um canal de drenagem, Сасһосіга do Sul, 17.7.1980, Vital 9240. No solo
despido de vagatagao, nos bordos superiores de uma cachocira, Canela, 19.7.1980,
Vital 9287. Nos bordos de um canal de drenagem, Sao Lourenço, 9.7.1980, Vital
8956. No solo e bordos de um canal de drenagem, Xui, 12.7.1980, Vital 9018. Мо
solo de uma encosta suave, Pedro Osorio, 15.7.1980, Vital 9124, 9125. Nos bordos
de um canal de drenagem, Baje, 16.7.1980, Vital 9161. Nos bordos de um canal de
drenagem, Cachoeira do Sul, 17.7.1980, Vital 9229, 9240. Em bordo de estrada,
umido e ensolatado, Canela, 965, Vianna 3. Porto Alegre, Ponta Grossa,
4.8.1968, Vianna 183. Sobre rochos basaltica, proximo ао mar, Tottes, 10.10.1970,
Vianna 635. Rosario do Sul. 31.10.1973, Dardano de A. Lima, Merb. Vianna 2763.
Em solo umido, bem iluminado, Porto Alegre, Escola de Agronomia, Vianna 3085.
Osorio, estrada Praia Presidente, 6.5.1979, Vianna 3994, Porto Alegre, Agronomia,
5.5.1977, Vianna 7442. Porto Alegre, Belem Novo, Praia do Cego, 1.6.1968, Vianna
176. Em Caminho ao lodo de attoio, Nonoai, 9.9.1979, Vianna 4607.- URUGUAY:
Montevideo, Fruchart 718, le type- ARGENTINE: D'après Hassel de Menendez
(1963), Buenos Aires, Delta de Parana, Bella Vista, Banfield, Temperley, La Plata,
Punta Lara.- PEROU: Dept. La Libertad, prov. Otuzco, Huancamarca, Quebrada
Hornillo, Fels, Erde, 2690 m, 20.4.1973, P. € E. Hegewald 5147. La Libertad,
Otuzco, Coina, Wegbóschung, Erde, 21 m, 21.4.1973, P. £ E. Hegewald 5264.
Mollendo, 600 m, 1902, Weberbauer 1477.
>
35. RICCIA ELLIOTTII Steph.
Spec. Hep. 1: 16. 1898.
TYPE: Dominique, Hepaticae dominicenses Elliottianae, leg. Elliott, n°984.
HOLOTYPE: G. ISOTYPE: BM.
РІ. 54, 72. Carte 14.
DESCRIPTION. Thalles en lobes irrégulièrement groupés, 1-3 fois
dichotomes. Lobes longs de 8 mm, larges de 1.5-2 mm, beiges ou gris verdá-
tre sur le sec, vert clair ou vert plus foncé à l'état frais, minces, à bord
hyalin et un peu ondulé; à sommet arrondi et incisé; à sillon peu indiqué sur
le sec, profond sur le frais mais disparaissant dans les parties âgées; à face
ventrale brune ou faiblement brun violacé ou rougeâtre.
Section transversale du lobe 2-6 fois plus large que haute, amincie en ai-
les aux deux extrémités; bord dorsal à 2 parties convexes séparées par un
sinus assez profond: bords latéraux obliques puis subhorizontaux rejoignant
le bord dorsal en ailes très courtes à extrémité hyaline; bord ventral convexe
ou plan-convexe; épiderme à paroi externe détruite mais conservée dans le
sillon et alors cellules épidermiques arrondies; tissu dorsal haut de 3-4 assi-
ses de cellules; cellules épidermiques vues en plan ayant parfois, en leur cen-
tre, un léger dépôt cristallin, ménageant entre elles des lacunes triangulaires
correspondant au sommet des canaux aérifères.
Monoïque. Col des anthéridies saillant ou peu saillant. Spores
tétraédriques, de 80-90 um diam., les jeunes beige rosé, les plus ágées brun
rouge; aile de teinte un peu plus claire, étroite, large de 4 um, à marge un
Source : MNHN, Paris
274 S. JOVET-AST
peu irrégulière, à surface granuleuse. Face distale à 4-5-(6) alvéoles; murets
assez hauts, brun rouge, presque noirs, ayant, aux angles, des tubercules as-
sez forts, à fond granuleux (granules sur la nexine apparaissant par transpa-
rence). Face proximale à marque triradiée formée par des crêtes fortes mais
relativement étroites; facettes à 3-6 alvéoles plus grandes que celles de la face
distale, disparaissant vers l'équateur, à murets bas et, aux angles, tubercules
faibles, à granules plus ош moins allongés apparaissant sur toute la surface.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS- М.А. Howe (1923)
considère que R. Elliortii а trois synonymes: R. Breutelii, R. Brittonii, R.
Gaumeri. Cette synonymie semble inexacte саг А. Elliottii diffère des autres
taxons par les caractères de son thalle et par l'ornementation de ses spores
(petit nombre d'alvéoles dans le diamètre de la face distale et sur les facettes
de la face proximale).
DISTRIBUTION.- DOMINIQUE (le type. ? PORTO RICO; ? ST
THOMAS. D'après Howe (1934): MEXIQUE, Jalisco, Puerto Vallarta, Howell 236;
COSTA RICA, Braxilito Bay, Howell 238, 239; Murcielago Bay, Howell 240
(spécimens non examinés).
36. RICCIA BREUTELII Hampe ex Steph.
Spec. Hep. 1: 17. 1898
ТҮРЕ: St Kitts, Breutel (С).
R. Gaumeri Underwood ex Howe in Britton, Murill, Barnhart, North
Amer. Fl. 14 (1): 22. TYPE: Field Columbian Museum, Plantae Yucatanae,
1896, collected by G.F. Gaumer, 1152 (NY). Nom. Inval.
PI. 55, 56, 57, 74. Carte 18.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes grégaires. Lobes bi-trifurqués longs
de 5-10 mm, larges de 1-2.2 mm; sur le sec, minces et aplatis et 4 bords fai-
blement ondulés: à face dorsale beige ou brunâtre sur le sec (vert jaune
d'après Stephani); portant une étroite bande hyaline; à sommet arrondi et
un peu émarginé; à sillon profond au sommet du lobe mais disparaissant ra-
pidement; à faces latérales et ventrale pâles. Ecailles hyalines, très courtes,
non visibles sur le spécimen R. баштегі.
Section transversale du lobe large de 0.8-2.2 mm, haute de 0.3-0.4 mm,
2-5 fois plus large que haute: bord dorsal faiblement convexe, ou horizontal,
ou formé de 2 parties convexes séparées par un sinus; bords latéraux obli-
ques puis en ailes plus ou moins longues terminées par 2 ou 3 cellules
hyalines correspondant à la marge hyaline du lobe; bord ventral convexe.
Cellules épidermiques à paroi externe bientôt détruite; tissu dorsal formé de
2-4 assises de cellules relativement basses et peu différentes de celles du tissu
ventral.
Dioique ? Spores subtétraédriques, brun rouge à rouge brique ou brun
foncé; diam. 100-140 шт; crénelées par la saillie des tubercules; dépourvues
d'aile mais portant, parfois, à l'équateur, une trés étroite bande incompléte,
jaune. Face distale à 6-7 alvéoles dans le diam. chez les plus petites spores,
7-10 alvéoles chez les plus grosses; murets épais, rectilignes ou plus ou moins
ondulés, rouge sombre ou presque noirs, portant, aux angles, des tubercules
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 275
assez gros; par transparence, au fond des alvéoles, soit un aspect moiré, soit
un fin réseau rouge noir irrégulier. Face proximale à marque triradiée assez
faible ou peu visible; facettes à alvéoles aussi grandes ou un peu plus petites
que celles de la face distale, nombreuses, 20-25 sur chaque facette, à murets
un peu plus minces que ceux de la face distale.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Nous avons vu que
М.А. Howe (1923) considère R. Breutelii, R. Gaumeri, R. Brittonii comme sy-
nonymes de R. Elliottii. Or, R. Elliottii dont les spores ont un diamètre attei-
gnant seulement 80-90 um et une ornementation différente de celle des au-
tres "espèces", notamment sur la face proximale (chaque facette porte 4-5
alvéoles) doit être admis comme une espèce propre.
Par contre, les trois autres espèces pourraient être rassemblées en une
seule, en raison, principalement, des caractères sporaux (diamètre, absence
d'aile). Cependant, le type de R. Brittoni conserve une certaine originalité
par quelques caractères de ses lobes: bande violacée sur les faces latérales,
bande de cellules à paroi épaisse sur les faces latérales, parois des cellules
épidermiques un peu épaissies.
En l'absence de spécimens nombreux, on ignore si certains présentent
des caractères intérmédiaires permettant de réunir les espèces. Il est donc
préférable de conserver trois espèces: А. Breutelii, R. Brittonii, R. Elliottii. R.
Gaumeri semble synonyme de R. Breutelii.
SYNONYMIE.- Sur la planche de l'herbier de NY ("Herbarium
Lucien M. Underwood purchased 1907”) portant le spécimen R. Gawneri,
sont fixés 7 petits sachets dont 5 contiennent seulement des préparations
sous mica; une indication manuscrite a été portée: "R. Elliottii Steph.
7.24.53, Mac Gregor”.
M.A. Howe (1923) considère aussi R. Gaumeri comme synonyme de R.
Elliottii. Cette synonymie n'est pas exacte car, si l'aspect de R. Gaumeri rap-
pelle celui de R. Elliottii, les spores diffèrent.
Le nom ^R. Gaumeri" n'a certainement jamais été publié par
Underwood. En effet:
a) M.A. Howe, dans North American Flora, 1923, 14: 22, indique:
"Riccia Gaumeri Underw. in Herb.” Si l'espèce avait été publiée, Howe ne
l'aurait certainement pas ignoré.
b) l'étiquette du spécimen nommé R. Gaumeri porte une indication
imprimée: "See pub. Field Columbian Museum, Bot. Ser. vol. 17. Dans ce
volume 1, n°3, déc. 1896, un article de Ch.F. Millspaugh signale les récoltes
du Dr Gaumer effectuées au Yucatan en 1895. 11 n'y est pas question d'un
Riccia et, d'ailleurs, le R. Gaumeri а été récolté en 1896. Dans les volumes
suivants de ce périodique, il n'existe aucune référence à ce Riccia.
Le nom "R. Gaumeri' n'existe donc, très probablement, que dans
Vherbier. La désignation correcte doit être: R. Gaumeri Underw. ex Howe,
nom invalide.
ÉCOLOGIE.- Sols ombragés humides, pentes rocheuses.
Source : MNHN, Paris
276 5. JOVET-AST
DISTRIBUTION.- ANTILLES: St Kitts, le type de R. Breutelii-
MEXIQUE: Yucatan, Gaumer 1152, le spécimen R. Gaumeri, State of Jalisco,
Puerto Vallarta, Howell 236.- COSTA RICA: Braxilito Bay, on moist shaded soil,
Howell 238, 239. On largest island in Murcielago Bay, on soil among rocks on steep
bank, Howell 240.- VENEZUELA: Estado de Falcon, 118 km WSW of Coro, 50 m,
in 1/2-shade on sandy soil in natural caducifolious woodland, 8.6.1986, Wingfield
14482. Estado de Falcon, Paraguana peninsula, Fila Monte Cano, above El Recreo,
2 km W of Pueblo Nuevo, thin soil over bare limestone rock, 5.12.1988, Wingfield
14730.- PÉROU: Junin, Jauja, La Oroya, Ucheupampa bei СапсһауШо, 4175 m alt.,
28.4.1973, P. & E. Hegewald 5449.- ? BRÉSIL: Belem, Para, no solo arenoso €
Umido, no bosque do Museu Paraense Emilio Goeldi, 20.9.1934, Vital ? SP 201-934.
D'après la bibliographie, il faudrait peut-être ajouter: Virgin Island, San Juan:
Cuba; Trinidad, mais les spécimens de ces iles n'ont pu être examinés.
Le spécimen brésilien récolté à Belem do Para semble pouvoir être nommé
Breutelii mais, si certaines spores ont 6-7 alvéoles dans le diamètre de la face distale,
d’autres en ont seulement 4 ou 5.
R. Breutelii présente une assez vaste distribution. Deux autres espèces voisines
sont plus étroitement localisées: A. Brittonii à Mona Island, R. Elliott à la
Dominique. Ces trois espèces pourraient appartenir à un complexe dans lequel R.
Breutelii est dominant.
37. RICCIA BRITTONII Howe
Ann. Missouri Bot. Garden 2: 50. 1915.
TYPE: Porto Rico, Mona Island, wet sunny soil, Sardinera to Ubero,
20-26.2.1914, leg. Britton, Cowell, Hess 1749 а (NY).
РІ. 58, 73. Carte 18.
DESCRIPTION.- Thalles еп lobes grégaires simples ou dichotomes,
longs de 2-5 mm, larges de 1-2 mm; à face dorsale vert clair bordée d'une
marge hyaline étroite; à faces latérales brunes ou rose violet ou violet; som-
met subaigu ou obtus; sillon profond disparaissant vers la base. Ecailles à
peine visibles sur le spécimen sec mais présentes, hyalines et ne dépassant
pas la marge du lobe.
Section transversale 2 fois plus large que haute. Bord dorsal formé de 2
parties convexes séparées par un sinus profond; à extrémités minces
terminées par la section de la marge hyaline. Bords latéraux portant, sur
l'extérieur, une bande de cellules à parois parfois épaissies, les supérieures
brunátres ou violacées, les inférieures hyalines. Bord ventral plan-convexe.
Tissu dorsal formé de 4 assises de cellules relativement basses; cellules
épidermiques à paroi externe bientót détruite, à paroi basale assez épaisse;
cellules sous-épidermiques à parois épaisses souvent teintées de jaunátre. Sur
le type, teinte brun orangé ou brun rougeátre sur la partie externe du bord
dorsal et sur les bords latéraux, mais aussi tache rouge violacé sur les bords
latéraux, Ecailles hyalines trés minces, bien visibles en section, n'atteignant
pas ou ne dépassant pas la marge du lobe.
Monoique. Spores subtétraédriques, de 100-140 ит diam.; brun rouge à
brun foncé; dépourvues d'aile mais portant, parfois, une étroite bande jauná-
tre, trés incomplète, granuleuse. Face distale-à 6-7 alvéoles dans le diamètre
chez les plus petites spores, 8-9 chez les plus grosses; alvéoles limitées par
Source : MNHN, Paris.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 277
des murets épais rouge sombre ou même rouge noir chez les spores bien
mûres; tubercules aux angles des murets, gros, au moins aussi larges que les
murets; au fond des alvéoles, par transparence, granules rouges, gros, à
contours irréguliers. Face proximale à marque triradiée forte; facettes por-
tant des alvéoles aussi grandes que celles de la face distale.
AFFINITÉS. RACTÈRES DISTINCTIFS.- М.А. Howe (1915) a
comparé R. Brittonii à R. sorocarpa. Ces deux espèces peuvent, en effet, être
rapprochées par la présence d'une marge hyaline bordant les lobes et par
l'épaississement des parois des cellules épidermiques et sous-épidermiques.
Cependant, ces épaississements sont beaucoup moins forts que chez R.
sorocarpa. Les spores des deux espèces пе se ressemblent pas.
Les différences entre les caractères des trois espèces du complexe R.
Breutelii - В. Elliottii - R. Brittonii sont mises en évidence dans la clé des
Riccia inermes.
DISTRIBUTION.- MONA ISLAND (Parto Rico), le type.
L'aire très réduite du R. Brittonii apparait soit comme un poste avancé orien-
tal, soil comme un fragment résiduel de l'aire du complexe des trois espèces affines.
La méme interprétation convient à l'aire du A. Elliottii.
38. RICCIA HOWELLII Howe
Proc. California Acad. Sci., Ser. 4, 21, 17: 202. 1934.
TYPE: Galapagos Islands, Albemarle Island, Iguana Cove, leg. Howell 209
(HOLOTYPE: Calif. Acad. Sci. ISOTYPE: NY).
PI, 59, 74. Carte 9.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés, 3 ou 4 fois ramifiés. Lobes
longs de 0.5-1 cm, larges de 0.9-1.5 mm au sommet, progressivement rétrécis
jusqu'à 0.7 mm à la base; sur le sec vert très pale, gris ou méme blanchâtre,
devenant d’un vert vif quand il est mouillé, se teintant parfois de violet par
transparence sur les thalles anciens; à marge étroite hyaline ou beige clair; à
sommet arrondi; à sillon assez profond au sommet puis disparaissant; à faces
latérales violacées ou violet vif; à face ventrale brune ou violacée. ЕсаШеѕ
hyalines ou brun violacé atteignant ou non le bord du lobe.
Section du lobe soit presque aussi haute que large et alors
suborbiculaire, soit 2 ou 3 fois aussi large que haute et alors plan-convexe.
Les deux extrémités de la section généralement hyalines mais pouvant être
teintées de violet, se prolongeant en une sorte de petite corne unicellulaire
au-dessus de la surface du thalle, correspondant à la marge hyaline plane ou
ascendante, souvent incurvée à l'état sec. Bords latéraux dressés-obliques.
Bord ventral convexe. Tissu dorsal à 2-4 rangées de cellules. Cellules
épidermiques rapidement caduques.
Monoique. Spores sub-tétraédriques, de 96-120-(132) ит diam., brun
rouge ou rouge brique ou brun violet. Aile absente mais, parfois, un voile
brun clair crénelé et finement ponctué borde la spore. Marge crénelée par
les saillies des murets et des tubercules des alvéoles. Face distale convexe, à
6-8-(9,10) alvéoles parfaitement délimitées par des murets épais et rela-
Source : ММНМ, Paris
278 S. JOVET-AST
tivement hauts, munis, aux angles, de forts tubercules. Face proximale en
pyramide très surbaissée, à marque triradiée peu ou non saillante, à alvéoles
aussi fortement indiquées et limitées par des murets aussi hauts ou un peu
plus bas que ceux de la face distale. Par transparence apparait,
généralement, sous la sexine, un fin réseau noir. Sur les deux faces, murets
et fond des alvéoles couverts de rugosités et, parfois, de fins tubercules.
m =
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- А. Howellii appartient
au groupe d'espèces dont le thalle est entouré d'une marge hyaline. Ses
caractères sporaux rappellent ceux de R. subplana, notamment: absence d'aile
mais, parfois, présence d'un voile clair bordant la spore et réunissant entre
eux les tubercules saillant sur le pourtour.
ÉCOLOGIE.- Sol argilo-sableux. Places humides ombragées par les ro-
chers. Zone aride ou humide. Alt. 100-150 m. Les récoltes n°459 a et b,
489, sur sol ne faisant aucune effervescence à l'acide.
DISTRIBUTION.- ILES GALAPAGOS: Albemarle Island, Iguana Cove,
Howell 209 (le type). Albemarle Island, west base of Tagus Cove Mountain, Howell
219, 220. James Bay, Howell 187, 188. Hood Island, Howell 184. Chatham Island,
Howell 203, 204, 205. Charles Island, Howell 247. Isabela, Volcano Cerro Azul, in
Pisonia forest above Iguana Cove, on trail, moist earth, 150 m, 26.6.1976, Gradstein
H 459 a. Id., 100 m, Gradstein H 459 b. Pinta, arid zone, 100 in scattered places
between rocks where there is compact, moist carth, 8.7.1976, Gradstein H 489. Is.
Floreana, common on moist earth along trail above Black Beach, 50-250 m,
22.4.1976, Gradstein H 132.
ESPÈCES À EXCLURE.
Espèces n'appartenant pas au genre Riccia:
1) R. reticulata Swartz, Nov. Gen. Spec. РІ. Prodr. : 146. 1788.
Jamaica. Trois spécimens portant ce nom existent dans l'Herbier du
Swedish Museum Nat. Hist. (S):
а) Riccia reticulata Sw. PI. Ind. Осс., Jamaica, Swartz, Swartz scripsit.
b) Riccia reticulata Swartz, ex herb. Swartziana, misit Wickstróm, 1833.
Jamaica O. Swartz.
с) R. reticulata Sw. Rio de Jan. Corcovado prope Caixa de agua, ad
saxa rivuli Malagaua, H. Mosén, 1817. L'étiquette porte la mention: “An
prothallium filicis cujusdam, an 2’, Stephani 1905.
Ces trois spécimens sont probablement des prothalles de fougères.
2) Riccia nigrescens Mont., Sert. Patag. in D'Orbigny, Voyage dans
l'Amérique Méridionale 7, Bot. 1: 49-86. 1839.
Montagne signale à nouveau ce Riccia en 1856 dans le Sylloge generum
specierumque Cryptogamarum ‘Amérique S, rives du Rio Negro,
D'Orbigny.” Ce spécimen est un Anthoceros (РС).
M Source - MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 279
3) Riccia velutina Wils. ex Hook. = Ricciocarpus velutinus (Wils.) Steph,
1898, Sp. Hep. 1: 55. Texas, Cuba.
4) Riccia paradoxa Hook. & Wils. = Cronisia paradoxa (Hook. et
Wils.) Berkeley. In Herb. Mitten (NY): R. paradoxa Wils., shady moist bank.
Oeiras, Gardner 130. Brésil.
5) Riccia fimbriata Nees in Martius, Fl. Brasil. 1: 301, 1833. Serra de
Piedade de Minarum Generalium ad nudam terram. Brésil. (STR. Hr Nees)
= Exormotheca fimbriata (Nees) Solms, Bot. Zeit. 1897, 1: 1-16.
BIBLIOGRAPHIE
(ouvrages cités et ouvrages à consulter)
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Cuba. The Bryologist 61 (2): 140-143.
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BORNEFELD T., 1984 - Chromosomenanalyse der Gattung Riceia von 5 d- und
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284
S. JOVET-AST
PLANCHES
Planches 1-59 - Documents et dessins: S. Jovet-Ast
Planches 60-74 - Photographies au MEB: S. Jovet-Ast
Collaborateur technique: Alioune Diop
Développements et tirages: Michèle Dumont.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 285
Pl. 1 - Riccia atromarginata Lev. in Martelli.- (Spécimens de la région méditerranéenne). 1-6: lobes portant des
Papilles sur la face dorsale, la marge et les faces latérales ош seulement sur la marge et les faces latérales. 7:
papilles marginales. 8: papilles des faces latérales d'un lobe.
Source : MNHN, Paris
286 8. JOVET-AST
Pl. 2 - Riccia atromarginata Lev. in Martelli (Spécimens de la région méditerranéenne). 1-3: sections transver-
sales d'un lobe portant des papilles sur la marge et sur les faces latérales. 4, 5: sections tr
et à la base d'un lobe portant des papilles sur la face dorsale, sur la marge et sur les fac
épidermiques dans le sillon. 7: cellules de l'épiderme dorsal vu en plan. 8: spore, face
10: marge de la face distale d'une spore. 11: alvéoles à murets épais et tubercules de la face distale
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 287
Oriente, 1556. 17-21: Cuba, Oriente, Dietrich 1554). -1-3: sections transversales d'un lobe. 4: papilles hya
granuleuses. 5-7: lobes, face dorsale. 8: lobe, face ventrale. 9, 10: écailles de la face ventrale. 11, 12: sections
transversales d'un lobe. 13: section transversale, bord latéral et papilles granuleuses, 14-17, 19, 20: papilles granu-
leuses. 18: bord latéral et papilles. 21: écaille- pa = papilles, ё = écailles.
Source : MNHN, Paris
288 S. JOVET-AST
PI. 4 - Riccia violacea var. laevis 5.2.-А. (1:4: St Barthélemy, Le Gallo 510. 5-15: Anguille, Le Gallo 1278). 1-4:
sections transversales d'un lobe à différents niveaux. 5-8: sections transversales du bord latéral d'un lobe avec
papilles (pa) et écailles (6). 9, 10: papilles. 11: spore, face distale. 12, 13: alvéoles de la face distale, à deux mises
au point différentes du microscope photonique. 14: spor proximale. 15: alvéoles de la face proximale à la
¢ au point supérieure du microscope pliotonique. En grisé, parties violettes
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 289
Pl. 5 - Riccia iodocheila Howe. (1-5, 21: Galapagos, Chatham Islands, Howell 201, le type. 6-12, 18-20:
Mexique, Dull 2/230. 13-17: Baja California, Steere 17562). 1-3: sections transversales de lobes, faces latérales. 4,
5: bord de deux écailles d'une face latérale. 6: fragment d'un thalle, face dorsale. 7: sommet d'un lobe, face
ventrale. 8-12: sections transversales d'un lobe à différents niveaux. 1 ions transversales de faces
latérales de lobes. 15, 16: cellules de l'épide ез latérales. 19: papille au bord
d'une écaille, 20: écaille de la face ventrale, au sommet d'un lobe. 21: alvéoles de la fa
= écaille de la face latérale. év = écaille de la face ventrale.
ce distale d'une spore.- él
Source : MNHN. Paris
290 S. JOVET-AST
: spore, de profil. 16: face distale
d'une spore, à un fort grandissement, à la mise au point inférieure du microscope. 17: fragment d'une spore, face
distale, à un fort grandissement du microscope, à la mise au point supérieure.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 291
|
ў
up
enne). 1-3: lobes secs sans ou avec capsu.
7: cils. 8,9: poils. 10: сіз (c) et poils (р),
Source : MNHN, Paris
292 S. JOVET-AST
PI. 8 - Riccia trichocarpa Howe.- (1-7: spécimen de la région méditerranéenne. 8-12: spécimen de Californie,
A.M. Carter 312). 1-6: sections transversales de lobes. 7: cellules épidermiques (có) dans un sillon. 8: spore, face
distale. 9-11: différents aspects de l'ornementation de la face distale. 12: une facette de la face proximale
Source : MNHN. Paris
293
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
50 ym
1-13: Brésil, Bahia, Jeremoabo, Vital 8146, le type, 14-19: Brésil, Viral
sections d'un lobe, du sommet à la base. 7: cil marginal. 8: spore,
Pl. 9 - Riccia subdepilata spec. nov.
8147). ment de rosette à l'État s
face dist face distale, au niveau d'un pore. 10: spore, face proximale, légèrement de
profil; A largi ligne épaissie séparant l'aile de la partie ornée d'une facette; détail au ni-
veau d'un pore. 11: spore, face proximale. 12: détail au niveau d'un pore; aile élargie. 13: détail de l'ornemen-
tation d'une facette de la face proximale. 14: lobes à l'état humide. 15: cil marginal, 16: section d'un lobe à sa
base. 17: section d'un lobe dans la partie médiane. 18: spore, face distale. 19: spore, face proximale.
Source : MNHN. Paris
294 S. JOVET-AST
PL. 10 - Riccia Enpae spec. nov.- (1-19: Brésil, Rio Grande do Sul, Vianna 3075, le type. 20-22: Brésil, Porto
Alegre, Jardim Fac. de Dircito, Vianna 12). 1: thalle à l'état sec. 2, 3: sommet de lobes à l'état humide. 4-9: sec
tions transversales de lobes à différents niveaux. 10, 11: place des cils, sur un fragment de section au bord d'un
lobe. 12, 13: cils bordant la marge d'un lobe. 14, 15: deux cils. 16: cellules d'une écaille; paroi assez épaisse. 17:
spore, face proximale. 18: spore, face distale. 19: alvéoles et tubercules de la face distale. 20: spore, face distale.
21: alvéoles et tubercules de la face distale. 22: fragment de l'aile d'une spore au niveau d'un pore.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 295
Pl. 11 - Riccia cubensis S. Arnell- (Cuba, Prov. Oriente, Daiqu man 8348, le type). 1: thalle, face dorsale. 2:
sommet d'un lobe, face ventrale; é = écailles; b = bandelettes. 3: sommet d'un lobe, face dorsale; ба = écaille
icale. 4: marge d'un lobe. 5: sommet d'un lobe portant une n et bordé de poils. 6: section transversale de
la marge d'un lobe montrant la disposition des poils; bd = bord dorsal; bv = bord ventral. 7; cellules
épidermiques dans le sillon. 8-12: sections transversales d'un lobe, du sommet à la base. 13: diverses formes des
poils marginaux des lobes.
Source : MNHN. Paris
296 S. JOVET-AST
Pl. 12 - Riccia brasiliensis Schiffa.- (Brésil, Parana, Schiffner 2395, le type). 1, 2, 3: lobes avec cils et capsules.
4-10: sections d'un lobe à différents niveaux. 11: disposition des cils sur іа marge du lobe et sur le sommet d'une
face latérale; en pointillés, coloration violette. 12-15: différentes formes de cils, 16: cellules d'une écaille. 17:
spore, face distale: 18: ornementation de la face distale d'une spore. 19: marge d'une spore. 20: spore, face
proximale. 21: ornementation de la face proximale d'une spore. 22: détail de l'ornementation d'une facette. 23:
aile vue par la face proximale de la spore.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 297
PL 13 - Riccia Lindmanil Steph.- (Syntype: Paraguay, C.A.M. Lindman n°250). 1: fragment de thalle sec, portant
deux capsules. 2: portion latérale du sommet d'un lobe bordé de poils. 3: cinq poils. 4-7: sections transversales
vers le sommet d'un lobe. 8: section transversale vers la base d'un lobe. 9, 10: sections transversales de la partie
médiane, vers la base d'un lobe, 11: section de la marge d'un lobe, vers sa base. 12: spore, face distale et détail
de sa marge, 13: détail de l'ornementation de la face distale. 14: spore, face proximale; marque triradiée non vi
sible. 15: ornementation de cette face proximale. 16, 17: spores, faces proximales; marque triradiée assez for
tement indiquée.
Source : ММНМ, Paris
298 S. JOVET-AST
Pi. 14 - Riccia Lindmanii Steph.- (Brésil, Rio Grande do Sul, Pedro Osorio, Vita! 9126). 1: talle, face dorsale.
2 ions d'un lobe, du sommet à la base. 9, 10: cils. 11: sommet d'un cil. 12: base d'un cil. 13: spore, face
rnementation à l'équat
distale. 1 de la face distale. 15: ornementation, vers la marge de la face distale. 16:
aile vue par la face distale. 17: spore, face proximale. 18: aile vue par la face proximale. 19: murets, vers la mar-
ge de la face proximale. 20: crête de la marque triradiée.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 299
16
а у AM ?
9
Pl. 15 - Riccia albida Sull. ex Austin.- (Mexique, Nuevo Leon, Whittemore 1599). 1, 2: lobes, face dorsale. 3: col
Jules ¿pidermiques saillants, couvertes de calcaire, face dorsale. 4-9: sections transversales d'un lobe, du sommet
à la base. 10: section d'un lobe: H = tissu hyalin; tache rosée. 11: section d'un
lobe, V = taches brun violet. 12: section de lobe. 1. issu dorsal, TV = tissu ventral. 14:
cellules épidermiques non traitées par un acide. 15, 16: cellules épidermiques débarrassées du calcaire par un aci
de.
Source : MNHN. Paris
300 S. JOVET-AST
PL.16
Pl. 16 - Riccia albida Sull. ex Austin. (Australie, Ducker 20758). 1, 2: spores, faces distales, 3: face proximale. 4:
réseau trés fin apparaissant parfois près du pôle proximal. 5, 6: spores de profil. 7: une spore dont la paroi
déchirée montre la séparation entre sexine et néxine. 8: ornementation au pôle distal
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 301
PI, 17 - Riccia albopunctata spec, nov.- (Galapagos, Gradstein & Weber H218, le type). 1: thalle, face dorsale.
2-4: sections de lobe. 5: section de la marge d'un lobe. 6: disposition des écailles. 7: cellules à idioblastes. 8: cel.
lules d'une écaille. 9: cellules du tissu dorsal portant une bande amincie. 10: cellules du tissu dorsal ayant
conservé une cellule épidermique (с. ép.). 11: lobe, face dorsale recouverte par les bords latéraux repliés. 12-15:
sections de lobe contenant des idioblastes (i).
Source : MNHN. Paris
S. JOVET-AST
Vital 8098. 2-5: Brésil,
2, 3, 8: faces
5, 6, 7: faces distales
Source - ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 303
Source : MNHN. Paris
304 S. JOVET-AST
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 305
PI. 21 - Riccia nigrella DC.- (Spécimens de la région méditerranéenne). 1: fragment de thalle à l'état sec. 2, 3, 5:
lobes à l'état humide. 4: lobe portant des capsules. 6: cellules épidermiques dans le sillon. 7: cellules d'une écaille
(cr = cellules marginales roses, су = cellules violet noir).
Source : MNHN, Paris
306 S. JOVET-AST
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 307
PI. 23 - Riccia boliviensis spec. nov.- (Type, Bolivie, F.J. Hermann 24590). 1-3: lobes, face dorsale, 4: lobe, face
ventrale. 5-9: sections transversales d'un lobe à différents niveaux, 10: section transve la marge d'un lobe
11: section d'un épiderme et du tissu dorsal. 12: cellules d'une écaille violette à mar line. 13: spore, face
distale. 14: ornementation de la face distale d'une spore. 15, 16: spores, fa imal le l'ornemen-
tation de la face proximale.- 13-17: à la mise au point supérieure du microscope ph En pointillè: colo-
ration violette.
Source : ММНМ, Paris
308 8. JOVET-AST
Pl. 24 - Riccia squamata Nees.- (Brésil, Minas Geraes, le type). 1-3: lobe, face dorsale, écailles couvrant les faces
latérales et la marge. 4; bord dorsal, écailles insérées sur la marge. 5-8: sections transversales, du sommet du
lobe jusqu'à la base; en pointillés, parties colorées en rouge violet. 9: fragment d'une écaille latérale. 10: schema
d'une spore vue de profil. 11: spore, face distale. 12: spore, face proximale. 13: ornementation de la partie cen-
trale de la face distale. 14: ornementation de la partie équatoriale de la face distale.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
309
section de lobe à différents ni
lules épidermiques; bm:
PI. 25 - Riccia squamata Nees.- (Brésil, Oeiras, Vital 2936). 1, 2, 3: lobes, face dorsale. 4: lobe, face ventrale, 5
écailles et bandelettes, face ventrale.
2: section du tissu dorsal; cé: cel-
bande amincie. 13: cellule de la bande - 14: tissu dorsal dans une partie
comprimée du lobe. 15: section d'un lobe au niveau du sillon. 16, 17: cellules des écailles. 18: section d'un bord
latéral d'un lobe et d'une écaille. 19: section d'une écaille.
Source : MNHN. Paris
310 S. JOVET-AST
PI. 26 - Riccia
1: face distale.
, Minas Gerais, le type. 6-8: Brési Vital 2936).- Spores.
6: fragments de faces distales. 5: ‘ore; l'exine, déchirée,
apparaissant en pointillés sur la face proximale.
l'aile. 8:
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 311
PI. 27 - Riecia Vitalii S.J.A.- (Vital 5941, le type). 1, 2: lobes à l'état sec. 3: lobe à l'état humide. 4: fragment de
lobe avec écailles. 5: lobe, face dorsale, bordé par les écailles. 6: section transversale de la marge d'un lobe. 7
section tangentielle di dorsal. 8: section transversale du tissu dorsal à épaississements aux, 9:
bord d'une écaille. 10: cellules épidermiques. 11, 12, 13: sections transversales d'un lobe. 14, 15: spores, faces
distales. 16: ornementation de la face distale. 17: section d'une spore. 18: spore, face proximale.
Source : MNHN, Paris
S. JOVET-AST
Y ` EN Pao
MV
)
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 313
Pi. 29 - Riccia Ridleyi Gepp= (1-9: le type. 10-13: le type de R. bi
те du microscope. 2: marge de la sp ай
а de la face distale à la mise au poin
mentation de la face proximale à la mise au point
clair de la nexine vu par transparence. 10: spore,
distale. 13: spore, face proximale.
Source : MNHN. Paris
314 S. JOVET-AST
PL. 30 - Riccia Wainionis Steph.- (1: St Barthélemy, Le Gallo 1274. 2-14: Brésil, D. Vital 3031). 1, 3: thalles à
l'état frais, face dorsale. 2: thalle à l'état sec, face dorsale. 4: lobe, face ventrale. 5, 6: bord de lobes, face dorsale.
7: bord de lobe, face ventrale. 8-13: sections transversales de lobes, du sommet а la base. 14: cellules d'une
écaille, celles de la marge hyalincs et basses.
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 315
Source : MNHN, Paris
316
S. JOVET-AST
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 317
PL.33
2 |
Pi. 33 - Riccia mauryana Steph.- (Type). 1: fragment d'un lobe du spécimen à l'état sec. 2, 3: sections d'un lobe,
vers le sommet et dans la partie moyenne. 4: bord du lohe, vu par la face dorsale; passage de la marge hyaline
(m) au tissu épidermique granuleux (gr). 5, 6: cellules épidermiques arrondies portant, sur leur paroi basale, des
granules,
7: granules (gr) de forme plus où moins sphérique. 8: section transversale du bord du lobe; ép: cellules
epidermiques: ct: cellule terminale du lobe correspondant à la marge hyaline. 9: section du tissu dorsal du lobe,
portant des bandes amincies hyalines (b). 10: bord d'une écaille. 11: spore, face distale. 12, 13: spores, face
proximale. 14: ornementation de la face proximale.
Source : ММНМ, Paris
318 S. JOVET-AST
Pl. 34 - Riccia mauryana Steph- (Le type de R. andina K. Müller). 1: thalle à l'état sec . 2-6: sections d'un lobe
du sommet à la base. 7: marge d'un lobe; mh = marge hyaline, ch = cellules hyalines dépourvues de
tubercules, cé = cellules épidermiques portant des tubercules, t = tubercules. 8: section d'un lobe, sur la marge,
ёр = cellules épidermiques, ct = cellule terminale correspondant à la marge hyaline, é = écai section
transversale d'un lobe, b = bandes hyalines minces dans les cellules du tissu dorsal. 10: spore, face distale, 11
détail de l'ornementation de la face distale. 12: spore, face proximale. 13: détail de ornementation de la face
proximale.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 319
PI. 35 - Riccia sanguineisporis spec. nov.- (Brésil, Miranda, Mato Grosso, D. Vital 2335, le type). 1, 2: lobes, face
dorsale, 3-9: sections de lobe à différents niveaux. 10: section de la marge d'un lobe, 11: section d'un lobe, tissu
lorsal à parois cellulaires épaisses. 12:
épidermiques: ёр. 14: cellules d'une écaille. 15:
épaisses.
détail des parois cellulaires du tissu dorsal. 13: bord d'un sillon; cellules
fragment d'une face latérale vue en plan; parois cellulaires très
Source : MNHN, Paris
320 S. JOVET-AST
Pl. 36 - Riccia sanguineisporis spec. nov.- (Brésil, Miranda, Mato Grosso, D. Vital 2335, le type). 1, 2, 3: spores,
faces distales à ornementation différente. 4: marge d'une fac ш érieure du microscope.
5: partie centrale d'une face distale à la mise au point moy , T: détail d mentation au pôle distal
d'une spore. 8, 11: détail de l'ornementation d'une facette d'une face proximale, 9: face proximale. 10: facette
d'une face proximale.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 321
PL. 37 - Riccia soracarpa Bisch.- (d'après divers spécimens). 1: une rosette à l'état sec. 2, 3: lobes à l'état humide.
4-8: sections transversales d'un lobe. 9: section transversale partielle d'un lobe; é = écaille, mh = cellule hyaline
de la marge, ёр = épiderme, sé = sous-épiderme, td = tissu dorsal. 10: paroi épaissie des cellules épidermiques,
vue са plan. 11: spore, face proximale. 12: épaississements des facettes de la face proximale. 13, 14: spores, face
distale. 15: détail de l'ornementation de la face distale. 16: aile de la spore, au niveau du pore. 17: pore montrant
la paroi sporale, en coupe optique.
Source : ММНМ, Paris
322 S. JOVET-AST
et du sous-épiderme (sé). 5: spore, face distale. 6: spore, face proximale. 7: ornementation de la
face distale 8: fragment d'une section transversale d'un lobe au niveau de l'épiderme (ê) et du sous-épiderme
(sè). 9, 10: spores, face distale. 11: ornementation de la face distale. 12: bord de la face distale. 13: face
proximale. 14: aile de la spore. 15: ornementation de la face proximale.
Source ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 323
50 pm
eid
Pl. 39 - Riccia erythrocarpa spec. now. (Brésil, Bahia state, Urandi, Vital 7933, le type). 1: lobe, à l'état sec. 2-7:
sections d'un lobe à différents niveaux, 8: section de la marge d'un lobe. 9, 10: assise externe d'une face latérale
terminée par 1 ou 2 cellules hyalines. 11: section transversale du tissu dorsal; cé = cellule épidermique à paroi
basale épaisse. 12: bord d'un lobe, en plan, vu par la face ventrale. 13: bord hyalin d'une face latérale, vu en
plan. 14: cellules d'une écaille.- En grisé, couleur violette.
Source : MNHN, Paris
324 S. JOVET-AST
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 325
, 8, 9, 10, 11: Mexique, Dull 2/98. 4-7:
lobe portant des capsule sections
rois lobes
Source : MNHN, Paris
326 S. JOVET-AST
PI. 42 - Riccia lamellosa Raddi.. Spores de spécimens d'origines différentes. (1, 2, 3: Espagne, Séville. 4:
Mexique, Rio Frio, 11.8.1975, Dülf. 5, 6: Louisiane, Côte Blanche Seville 368 A. 7, 8, 9: Australie, Austr. Cap.
Ter., В 33259).
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 327
Pi. 43 - Riccia Viannae spec. nov. (1-8: Brésil, Vianna 1199, le type. 9-12: Brésil, Vianna 2198). 1, 2: thalles secs.
4-7: section d'un lobe à différents niveaux. 8: section transversale du tissu dorsal; ép =
dorsal hyalin, tde = tissu dorsal chlorophyllien. 9: section au bord d'un lobe, m =
агре
: aille. 10: section d'une marge à 3 cellules d'un lobe. 11: cellules épidermiques dans un
sillon. 12: tissu d'une caille.
Source : MNHN. Paris
328 S. JOVET-AST
ia Viannae spec. nov. (6
11: Vianna 3991; 7, у
lrmiques. 3-8: 4 stales, 9-11: spores, faces proximales. 12: bâtonnets au niveau de
la marque triradice et ornementation en hexagones des facettes (vue à la mise au point inférieure du microscope
photonique). 13: section d'une spore montrant l'absence d'aile. 14: murets bas des alvéoles de la face distale,
Source - ММНМ, Paris
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Source - ММНМ, Paris
330 S. JOVET-AST
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 331
PI. 47 - Riccia plano-biconvexa Steph. (Lindman 184, le type). 1: thalle, face dorsale, à l'état sec, 2-6: section
d'un lobe à différents niveaux. 7: cellules de la section de la marge d'un lobe. 8: cellules du tissu dorsal ayant
une bande longitudinale amincie. 9: spore, face distale. 10: omementation au pôle de la spore. 11: tubercules sur
le bord de la spore. 12: fragment d'une section de la spore, tubercules saillants.
Source : MNHN. Paris
332 S. JOVET-AST
к
2, 11-14; type de R. flavispora Steph.). 1: thalle en
5: spore, face distale. 6: détail
Pl. 48 - Riccia grandis Nees.- (1, 3-10: type de R. grandis Nees,
rosette, face dorsale. 2: lobes, face dorsale. 3, 4: sections transversales d'un lobe.
de l'ornementation de la face distale. 7: spore, face proximale. 8, 9, 10: détails de l'ornementation de la face
proximale, 11: spore, face distale. 12, 13: détails de l'ornementation de la face distale. 14: spore, face proximale.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 333
Te
1. 18
|
е, Vianna 58731). 1, 2: lobes, face dorsale. 3, 4: sommet de
lobes, face ventrale. 5-10: sections d'un lobe à differents niveaux; éc = écaille. 11: fragment d'une section trans
versale de lobe; cé = cellule épidermique, sé = sous-épiderme, td = tissu dorsal. 12: 2 cellules épidermiques
dans le sillon. 13: tissu d'une écaille. 14, 16: spores, faces proximales. 15: ornementation d'une facette. 17: spore,
face distale. 18, 19: alvéoles, murets et tubercules de la face distale. 20: aile de la spore, face distale.
Pl. 49 - Riccia australis Steph.- (Brésil, Porto Al
Source : ММНМ, Paris
S. JOVET-AST
334
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 335
Pl. 51 - Riccia taeniaeformis spec. nov.- (Brésil. Rio Grande do Sul, Tenente Portela, Bueno 4563, le type). 1, 3,
4: lobes, face dorsale. 2: lobe, face ventrale. 5-10: sections transversales d'un lobe à différents niveaux. 11:
épiderme et 2 assises de cellules dorsales, section transversale. 12: marge du lobe. 13: tissu d'une écaille.
Source : MNHN. Paris
S. JOVET-AST
E
Fer hs
(Ж) оын
Le?
k P 25-5
EME
M À +
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Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 337
PL. 53 - Riccia Fruchartü Steph.- (Type). 1, 2, 3: divers aspects des lobes, face dorsale. 4, 5: sections transversales
de lobes. 6: cellules épidermiques et sous-épidermiques. 7: cellules de l'écaille et marge. 8: spore, face distale. 9:
aile de la spore. 10, 11: alvéoles et tubercules de deux spores différentes. 12: spore, face proxi
triradiée à branches trés courtes. 13, 14: détail des alvéoles de la face proximale. 15: spore, face proximale; mar-
que triradiée à branches atteignant l'aile. 16: détail de l'ornementation de la face proximale, vue à un fort grossis
sement (mt = marque triradiée). 17: murets et un tubercule vus à un très fort grossissement du microscope.
Source : ММНМ, Paris
338 S. JOVET-AST
Pl. 54 - Riccia Ellioti Steph.- (Dominique, Elliott 984, le type). 1-4: lobes, face dorsale. 5: section transversale,
prés du sommet d'un lobe. 6: section du bord d'un lobe montrant Ја face ventrale brune (b) et l'extrémité hyaline
(h). 7: section à la base d'un lobe. 8: cellules épidermiques dans le sillon. 9: cellules épidermiques vues en plan; t
= triangles représentant l'ouverture des canaux aériféres. 10: spore, face distale. 11, 12: détails de l'ornemen-
tation de la face distale. 13: fragment de l'aile d'une spore, 14, 15: spores, face proximate.
Source : ММНМ, Paris
349
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
Source : MNHN, Paris
340 S. JOVET-AST
PL.56 oe
PL 56 - Riccia Breutelii Hampe ex Steph.- (R. баштен Underw. ex Howe, le type). 1-4: lobes, faces dorsales. 5-7:
sections d'un lobe au sommet, dans la partie moyenne, à la base. 8: detail du tissu du lobe, montrant
Vhomogénéité des tissus dorsal et ventral. 9: cellules épidermiques vues еп plan.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 341
Howe, le type). Spores. 1-3:
entation de la face proximal
Source : MNHN, Paris
342 S. JOVET-AST
LAP Z DAL
Re e می رس مھ‎ nn r dd ر‎
Pl. 58 - Riccia Brittonii Howe.- (Type, Mona Island, Britton & al. 1749 a). 1-4: lobes; en pointillés, couleur vio-
lette des faces latérales, 5, 6: parties de sections transversales; ё = écailles, h = exiró aline, j = teinte jau.
ne, ty = tache violette. 7: section transversale du bord d'un lobe montrant les cellules externes colorées de violet
8: section d'une écaille, 9: section transversale de l'épiderme (ёр) à parois épaisses, du sous épiderme (sép). 10;
spore, face distale. 11: bord de la spore. 12: détail de ornementation de la face distale d'une spore. 13: spore,
face proximale. 14: ornementation de la face proximale d'une spore,
Source : ММНМ, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 343
FRS
Pl, 59 - Riccia Howellit Howe- (1-4: Galapagos, Gradstein H 489, 5-19: Galapagos, Gradstein Н 459 b. 20-25:
Galapagos, Howell 209, le type). 1: thalle avec capsules. 2: spore, face distale. 3: spore, face proximale. 4: centre
de la face distale, 5-7: lobes, face dorsale. 8: chromosomes, en métapt 13: sections transversales de lobe.
14: spore, face distale. 15: spore, face proximale. 16: marge d'une spore. 17: une alvéole et ornementation de la
nexine vue par transparence, 18: pôle proximal. 19: a „ face 2 section du
lobe. 22: section transversale de la marge du lobe. 23: spore, face distale. 24:
centre de la face distale.
Source : ММНМ, Paris
344 S. JOVET-AST
Pi. 60 - 1-3: Riccia atromarginata Lev. іп Martelli (spécimen des lles Baléares). Spores. 1, 2: faces proximales; 3
ornementation de la face distale.- 4-6: Riccia violacea var. laevis S.J.-A.. (Antilles, Le Gallo 1278). Spores. 4: face
distale; 5, 6: faces proximales,
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 345
Pl. 61 - 1, 2: Riccia horrida S.J.-A. (le type). Spores. 1: face distale; 2: face proximale.- 3-6: Riccia Enyae SJ.-A.
stale; 5: ornementation de la face distale 7-11: Riccia subdepilata S.J.-A. (le
(le type). Spores. 3: profil
9,10: faces proximales; 11: groupe de spores, sur les deux faces.
type). Spores. 7, 8: face distale;
Source : MNHN, Paris
346 S. JOVET-AST
lowe (spécimen d'Algi
type). Spores. 5: f
Steph. (le type). Spores. 8: face proximale; 9, 10: faces di
e). Spores. 1
le; 6, 7: f
faces distales; 3-4: faces proximales.
es proximales. 8-10: Riccia Lindmanii
Source ММНМ. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 347
et nexine séparées. 5-7: Riccia іойосћейа Howe (Mexico, Baja California, Steere 17563),
Spores. 5: face 6; face proximale; 7: fragment de paroi sporale, face interne.- 8-10: Riccia subplana Steph
(Guyane, 1981, Melendez). Spores. 8: groupe de spores, sur les deux faces ; 9: face distale; 10: section d'une
spore, séparation sexine-nexine sur la face proximale.
Source : MNHN, Paris
348 S. JOVET-AST
PI. 64 ‘cia albopunetata S-J.-A. (Galapagos, Gradstein 440). Spores. 1, 5: faces distales
proxi ornementation de la face proximale; 4: tubercules de la face distale.- 6, T: Riccia nig
spécimen méditerranéen). Spores. 6: face proximale; 7: trois spores d'une tétrade montrant les deux faces des
spores. 8, 9: Riccia squamata Nees (le type). Spores. 8: lace distale; 9: face proximale.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
terme ДЕ Spores. 1: face proxim;
liana Howe Campbell). Spores. 4: groupe de spores, sur les deux faces;
8: faces proxi
Source : ММНМ, Paris
8. JOVET-AST
groupe de spores, sur les deux faces; 2: section de spor
: face proximale.- 7-9: Riccia Vitalié SJ-A.
faces proximales,
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
face proximale,- 4-
Ri
bord de la face distale 8-10: Ricci
Source : ММНМ, Paris
S. JOVET-AST
PL 68 - 1-3: Riccia Wainionis Steph. (Vi Ж ales; listale.- 4-6: Riccia
папі S. : А. (le type).
Spores. 7, 10: face
Source - MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
face distale;
6-10: Ricci
spore, par
354 S. JOVET-AST
S.J.-A. (le type). Spores. 1: groupe de spores subsphériques; 2-5: ornementation de la
ralis Steph. (le type). Spores. 6, 7, 9: faces distales; Y: face proximate
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 355
(CL ` EE WE. 47.72
PL. 71 - 1-10: Riccia plano-biconvexa Steph. (1-5, le type; Lindman 184, 6-9, le type de R, tenuilonbata Steph., 10:
Brésil, Vianna 4257). Spores. 1, 2: profil; 3-5: ornementation.- 6: groupe de spores; 7-10: spores subsphériques.
Source : MNHN, Paris.
Source : MNHN, Paris
Pl, 73 - 1-7: Riccia Fruchartit Steph. (1-4: Brésil, Vita! 912
groupe de spores sur les deux face distale; 4: face pro
face distale; 6: fa spores partiellement soudées d'une tétrade. 8.10: Riccia Brittonii Howe de
type). Spores. 10 faces distal
Source : MNHN, Paris
teph. (Pérou,
radstein M 489).
Source : MNHN, Paris
Or.
Or
Az.
KR.
ATROMARGINATA
VIOLACEA VIOLACEA
VIOLACEA LAEVIS
VIOLACEA VAR.?
Source : ММНМ, Paris
Source : MNHN. Paris
В. campbelliana
source
UN À \
an |
52.
с CERN CEA Cie О
N AS > \
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 369
INDEX
En capitales: noms adoptés. En gras: description détaillée des taxons
Anthoceros, 278
Chartacea Perold, sous-genre, 214
Ciliatae Na-Thal., groupe, 215
Cronisia paradoxa (Hook. et Wils.)
Berkeley, 279
Euriccia Auct., 214
Exormotheca fimbriata Nees іп
Martius, 279
Inermes Steph., 215
Laevigatae Na-Thal., groupe, 215
Leptoriccia Schust., sous-genre, 214
Lichenoides Bisch. in Nees, section, 215
Pilifer Volk, section, 214, 215
Pteroriccia Schust., genre, 214
Riccia Volk, section, 215
RICCIELLA (A. Braun) Boulay, sous-
genre, 214
Ricciocarpus velutinus (Wils) Steph.,
279
Spongodes Volk, sous-genre, 214
Squamatae Na-Thal., groupe, 215
Thallocarpus (Lindb.) S.J.-A., sous-
genre, 214
Viridisquamata
sous-genre, 214
Viridisquamata Na-Thal., section, 215
(Na-Thal) | S.J-A.,
RICCIA
aggregata Underw., 240
ALBIDA Sull. ex Austin, 211, 218,
235-337; pl. 15, 16, 63; carte 5
ALBOPUNCTATA spec. nov., 201,
205, 210, 212, 218, 237-238, 242,
267, 271; pl. 17, 18, 64; carte 6
americana (Howe) Howe, 259
andina K. Müll., 251, 253
antarctica Steph., 255, 256
arcolata Na-Thal., 228
ATROMARGINATA Lev. Var.
ATROMARGINATA, 203, 211,
217, 221-222, 223; pl. 1, 2, 60; carte
ï
Austinii Steph., 259
AUSTRALIS Steph., 200, 201, 204,
207,:208, 212, 220, 269-270; pl. 49,
50, 70; carte 5
bistriata Evans, 247, 248
BOLIVIENSIS spec. nov., 202, 204,
206, 209, 212, 216, 218, 242-243; pl.
23, 66; carte 9
BRASILIENSIS Schiffn., 207, 212,
218, 232-233, 235; pl. 12, 62; carte 3
Вте Шегі Jur. ex Steph., 240
BREUTELIT Hampe ex Steph., 202,
203, 211, 220, 274-276, 277; pl. 55,
56, 57, 74; carte 18
BRITTONII Howe, 203, 212, 220, 274,
275, 276-277; pl. 58, 73; carte 18
CAMPBELLIANA Howe, 200, 201,
209, 211, 218, 238, 239-240; pl. 19,
20, 65; carte 8
сапа Dur. ex Trab., 227
canescens Steph., 227
chilensis Steph., 255
Ciliatae, 215, 216, 217, 226
corcovadensis Nees et Mont. ex Steph.,
248, 267
crinita Tayl., 227, 228
crustata Trab., 197, 211, 236, 237
CUBENSIS 8. Arnell, 202, 212, 217,
231-232; pl. 11; carte 4
dictyospora Howe, 238, 240
dorsiverrucosa Hässel, 251, 253
Dufourii Nees, 258
EKMANII S. Arnell, 193, 202, 203,
212, 219, 250-251, 252; pl. 32, 68;
carte 15
ELLIOTTII Steph., 212, 220, 273-274,
275, 277; pl. 54, 72; carte 14
ENYAE spec. nov., 207, 212, 217,
230-231; pl. 10, 61; carte 3
epicarpa Wallroth ex Gott., 255
ERYTHROCARPA spec. поу., 212,
219, 257-258; pl. 39, 40, 69; carte 11
fimbriata Nees in Mart., 279
flavispora Steph., 268
fluitans L. emend. Lorb., 197, 203
FRUCHARTII Steph., 193, 205, 207,
208, 209, 212, 220, 271-273; pl. 53,
73; carte 7
Gaumeri Underw. ex Howe, 274, 275
gemmifera Volk, 197
glauca L., 268, 272
gougetiana Dur, et Mont., 197
GRANDIS Nees, 212, 220, 267-268,
269, 272; pl. 48, 72; carte 16
grandisquama Steph., 259, 260
guadalupensis Steph. ex Howe, 264,
265
Source : MNHN. Paris
370 S. JOVET-AST
HORRIDA spec. nov., 212, 217,
226-227, 228, 229, 231; рі. 6, 61;
carte 3
HOWELLII Howe, 193, 205, 212, 220,
277-278; pl. 59, 74; carte 9
IANTHINA S. Ј-А., 193, 205, 212,
219, 263-264; pl. 45, 70; carte 15
Inermes, 215, 235
insularis Lev. ex Steph., 255
IODOCHEILA Howe, 203, 212, 217,
222, 224-225, 263, 264; pl 5, 63;
carte 13
LAMELLOSA Raddi, 203, 208, 209,
211, 219, 258-261, 262; pl. 41, 42,
65; carte 13
lamellosa var. americana Howe, 259
lindenbergiana Saut., 255
Lindenbergii Saut. ex Gott., 255
LINDMANII Steph., 207, 212, 218,
233-235; pl. 13, 14, 62; carte 4
longiciliata Na-Thal., 228
macrocarpa Lev., 200, 211, 238, 240
MAURYANA Steph., 199, 201, 203.
209, 210, 212, 219, 251-253; pl.
34, 67; carte 15
membranacea Gott. et Lindenb., 214
Michelii Raddi, 269
minima L., 255
NIGRELLA DC., 211, 218, 240-241;
pl. 21, 22, 64; carte 7
nigrescens Mont., 278
oclandica C. Jens., 240
okahandjana 8. Arnell, 195, 242
Papillatae, 215, 216, 217, 221
papillosa Moris, 194
paradoxa Hook. et Wils., 279
Pearsonii Steph., 240
perennis Steph., 197
peruviana Steph., 205
PLANO-BICONVEXA Steph. 198,
207, 209, 212, 219, 265, 266-267; pl.
47, 71; carte 17
raddiana Jack et Lev. ex Steph., 255
Rauhii Buch, 255, 256
reticulata Sw., 278
RIDLEYI Gepp, 197, 204, 205, 212,
218, 246, 247-248, 251, 252; pl. 28,
29, 67; carte 11
SANGUINEISPORIS spec. nov., 212,
219, 253-254; pl. 35, 36; carte 11
SOROCARPA Bisch., 200, 203, 204,
205, 206, 209, 210, 211, 219, 254,
255-257, 258, 268, 277; pl. 37, 38,
67; carte 14
SQUAMATA Nees, 207, 209, 212,
218, 242, 243-244, 262; pl. 24, 25,
26, 64; carte 18
SUBDEPILATA spec. nov., 212, 217,
227, 228-230; pl. 9, 61; carte 3
subnigella Herz., 243, 244
SUBPLANA Steph., 199, 202, 204,
205, 206, 210, 211, 219, 264-265,
267, 278; pl. 46, 63; carte 16
TAENIAEFORMIS spec. nov., 207,
212, 220, 270-271; pl. 51, 52, 72;
carte 9
tenuilimbata Step!
trabutiana Steph.,
TRICHOCARPA Howe, 203, 210,
211, 217, 227-228; pl. 7, 8, 62; carte
4
velutina Wils. ex Hook., 279
VIANNAE spec. поу., 210, 212, 219,
261-262; pl. 43, 44, 68; carte 14
villosa Steph. ex Brunt., 197
VIOLACEA Howe var. VIOLACEA,
202, 203, 212, 217, 222-223, 232,
263, 264; pl. 3; carte 1
VIOLACEA var. LAEVIS S.J.-A.
202, 210, 211, 217, 222, 223-224; pl.
4, 60; carte 1
VITALII S.J.-A., 193, 194, 197, 207,
210, 212, 216, 218, 245-246, 247,
249, 252, 254; pl. 27, 66; carte 10
WAINIONIS Steph. 193, 202, 203,
204, 207, 210, 212, 218, 246, 247,
248-250, 251, 252, 267; pl. 30, 31,
68; carte 12
Weberbaueri Steph., 205, 271
66, 267
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1991, 12 (3): 371-378 371
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129, B-5730 Namur).
Diagn. descr. ШІ. de Cololejeunea salgadoi, C. sinuosa, C. tenella var.
dentiloba et С. tixieri, taxons nouv. des Philippines.
91-222 TIXIER P. - Contribution à l'étude du genre Cololejeunea (Lejeuneaceae,
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(1949). Bull. Jard. Bot. Natl. Belgique 1989, 59 (3-4): 439-444, 3 fig. (Lab.
Cryptogamie, 12 ruc Buffon, F-75005 Paris).
Diagn., ill. de Cololejeunea bergmaniana, C. irianensis et C. peraffinis var.
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Voir aussi: 91-230.
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Voir: 91-221, 91-222, 91-231, 91-241.
Physiologie, Chimie
91-223 GRANZOW DE LA CERDA I. - Flujo gamético еп poblaciones de un musgo
pleurcarpico dioico, Anomodon viticulosus (Hedw.) Hook. et Тауі., mediante un
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(Dept. Biol. anim., Biol. veg. & Ecol., Fac. Ci., Univ. Autónoma Barcelona,
E-08193 Bellaterra).
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(Dept. Biol. anim., Biol. veg. & Ecol, Fac. Ci., Univ. Autónoma Barcelona,
E-08193 Bellaterra).
Source : MNHN. Paris
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Pflanzenphysiol., Fachber. Biol./Chemie, Univ. Kassel, Heinrich-Plett Strasse
40, Postfach 10 1380, D-3500 Kassel).
Voir aussi: 91-240.
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Acta Phytogeogr. Suecica 1991, 77: 1-110, 47 fig., 17 tabl. (aut: Dept. Ecol.
Bot, Uppsala Univ., Box 559, S-751 22 Uppsala; éd.: Svenska Vaxtgeogr.
Sällskapet, Box 559, S-751 22 Uppsala, ISBN 91-7210-077-X).
Evolution de la végétation de 13 champs de laves, datés historiquement (le
plus ancien de 1158, le plus récent de 1947) autour du volcan du Mt Hekla. Pour
chaque site: topographie, substrat, flore, physionomie et composition floristique de la
végétation. Descr. de 11 communautés et de quelques variants ct facies. Le
développement de la végétation de ces champs de lave est un cas clair de succession
primaire avec des éléments de régénération après des perturbations dues à la chute
de tephra, à l'accumulation de matériel porté par le vent et à l'élevage. Le
développement d'un tapis de Racomitrium lanuginosum, interdisant le développement
de phases ultérieures de succession, est un premier exemple de modèle d'inhibition de
succession primaire. Bryophytes et lichens associés.
91-227 GARCIA MARQUET G. HERNANDEZ ALVAREZ С., АСОМ
REMACHA М. y BERMEJO BERMEJO V. - Estudio de la brioflora de la
Casa de Campo (Madrid, España). Bot. Complut. ( Barcelona) 1989, 15: 85-89
(Dept. Biol., Fac. СЕ, Univ. Autonoma de Madrid, E-28049 Madrid).
Liste de 62 bryophytes avec loc. dont 9 sont nouv. pour la province de
Madrid.
91-228 HALFMANN J. - Die Struktur der Vegetation auf periglazialen
Basaltblockhalden des Hessischen Berglandes. Bryophytenvegetation und
Waldgesellschaften: morphologisch-anatomische Merkmale, Fortpflanzungs- und
Ausbreitungsbiologie. Dissertar. Bot. 1991, 168: 1-212, 29 tabl., 23 fig., 13 pl.
phot. (aut: FB23, Inst. Syst. Bot. & Pflanzengeogr., Freie Univ. Berlin,
Altensteinstr. 6, D-1000 Berlin 33; éd.: Brontraeger Verlagsb., Johannesstr. ЗА,
D-7000 Stuttgart 1, ISBN 3-443-64080-X, prix: 120DM).
L’étude de la Structure floristique, des formes de vie et des caractéristiques
morphologiques et anatomiques de la végétation bryophytique des prairies de monta-
gne sur roches basaltiques périglaciaires (à Hessen) permet de la définir comme une
mosaïque en relation avec une succession continue, Les communautés basaltiques
sont en général caractérisées par des espèces montrant une grande lon et d'im-
portantes adaptations dans les phases établies. En complément: biologie de la repro-
duction et dispersion des espèces présentes dans ces communautés en relation avec la
structure et la dynamique de la végétation. Lichens associ
91-229 HILL M.O., PRESTON C.D., and SMITH A.J.E. - Atlas of the Bryophytes
of Britain and Ireland. Vol. 1. Liverworts (Hepaticae and Anthocerotae).
Colchester: Harley Books, 1991, 351 p., cartes (ISBN 0 946589 29 1, Natural
History Publish. Martins, Great Horkesley, Colchester, Essex CO6 4АН, U.K.,
prix: £ 19.95 avant sept. 1991, après: £ 22.50).
L'atlas de la distribution des bryophytes (ici vol. 1: Hepaticae et
Anthocerotae) en Grande Bretagne et en Irlande est le fruit du travail sur le terrain
ion, Ecologie, Sociologie
Source - MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 373
de tous les membres de la British Bryological Society. Le schéma de cartographie a
été mis en place dès 1960, et le complément des données dès 1987. Chaque espèce a
été cartographiée, avec données antérieures ou postérieures à 1950, habitat, sexualité
et distr. en dehors des Iles britanniques. Pour compléter cette immense compilation:
historique des recherches en Grande-Bretagne, cartes des facteurs environnementaux
(température, pluie, altitude, SO»), bibliog. de 6 p., liste des loc. et index des esp.
91-230 HÚRLIMANN H. - Hepaticae aus dem Gebiete des Südlichen Pazifik X.
Bauhinia 1989, 9(2); 153-170, 3 fig. (Bruderholzallee 160, CH-4059 Basel).
Les récoltes, classées par familles, concernent la Nouvelle-Calédonie, les
iles Fidji, Tahiti, Tonga. Noter Mastigolejeunea angustilobula sp. nov. de Nouvelle-
Calédonie, et le transfert de Mastigolejeunea pancheri Gottsche ex Steph. et de M.
sellingii Herz. dans le genre Thysananthus.
91-231 HERAS P. & INFANTE M. - Riccia cavernosa Hoffm. y Physcomitrella
patens (Hedw.) B., S. & С. dos briofitos de los lodos de los embalses alaveses.
Estud. Mus. Ci. Nat. Alava 1989, 4: 111-114, 3 fig. (Dept. Criptog., Inst.
Alaves Nat., Е-01001 Vitoria-Gasteiz).
Descr., morphol. et écol. de Riccia cavernosa et de Physcomitrella patens,
nouv. au Pays Basque.
91-232 INFANTE М. y HERAS P. - Una nueva localidad española para la hepatica
Gymnomitrium crenulatum Gott. ex Carring. Estud. Mus. Ci. Nat. Alava 1989,
4: 115-116, 1 fig. (Dept. Criptog., Inst. Alaves Nat., E-01001 Vitoria-Gasteiz).
3% loc. en Espagne pour Gymnomitrium crenulatum, sur granite dans la
prov. de Guipuzcoa, nouv. pour le Pays Basque.
91-233 JOLY M. - Les groupements des végétaux de la forêt de Carnelle (Val d'Oise).
Сай. Naturalistes, 1990, 45(4): 73-96, 8 fig.
Données géol., clim., pédol. de la forêt domaniale de Carnelle. Grou-
pements calcicoles, neutrophiles, acidophiles et hygrophiles. Tendances biogéo-
graphiques. Bryophytes associés.
91-234 LARA F. y MAZIMPAKA V. - Datos sobre la brioflora del Melojar de
Lozoya del Valle (Madrid) Bot. Complut. (Barcelona) 1989, 15: 215-223
(Dept. Biol. (Bot), Fac. Ci, Univ. Autonoma de Madrid, Cantoblanco,
E-28049 Madrid).
Liste de 80 taxons de bryophytes dans les bois de Quercus pyrenaica,
vallée de Lozoya (prov. de Madrid).
91-235 MARSTALLER К. - Bemerkenswerte Moosgesellschaften im sächsischen
Elbsandsteingebirge. Abhandl. & Ber. Naturkundemuseums Górlitz 1990, 63(7):
1-49, 28 tabl, 1 carte (Friedrich-Schiller-Univ. Jena, Sekt. Biol,
Wissenschaftber. Okol., Neugasse 24, D-6900 Jena).
Végétation bryophytique, surtout communautés épilithiques, des monts
Elbsandstein. Les comm. acidophiles du Tetraphidion pellucidae se développant sur
humus sont caractéristiques de ces comm. épilithiques. Conditions d'habitat et struc-
ture floristique des communautés. Position synsystématique. Lichens associés.
91-236 POSPISIL V. - Die Laubmoose Dicranoweisia cirrata (Hedw.) Lindb. ex
Milde und Aphanoregma patens (Hedw.) Lindb., ihre Verbreitung und
Geführdung in der Tschechoslowakei. Acta Mus. Моғау. Sci. Nat. 1990,
74(1-2): 151-166, 2 fig., 5 tabl. (Dept. Bot., Moravian Mus., Sedlakova 22,
Cs-60200 Brno).
Distr. verticale et horizontale, exigences de substrats et de climat, pour
Dicranoweisia cirrata et Aphanoregma patens, deux mousses à protéger en
Tchécoslovaquie.
91-237 SCHUMACKER R. et LECOINTE A. - Contribution à la bryoflore du Mas-
sif Armoricain: 5. Le genre Plagiochila (Dum.) Dum. (Hepaticae, Bryophyta).
Source : MNHN. Paris
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Fagnes, B-4898 Waime:
7 esp. de Plagiochila sont reconnues dans le Massif Armoricain, clé, distr.
et écol.
91-238 WATTEZ J.R. - La sortie printannière du 18 mars 1989. Bull. Soc. Linn.
Nord Picardie 1990, 8: 143-144 (3 place Dewailly, F-80037 Amiens Cedex).
91-239 WATTEZ J.R. - Dans le massif de Thiescourt: le point de vue du botaniste.
Bull. Soc. Linn. Nord Picardie 1990, 8: 155-156 (Ibidem).
Voir aussi: 91-221, 91-222, 91-224, 91-235, 91-241, 91-242.
Pollution
91-240 DIRKSE G.M., VAN DOBBEN H.F., TAMM C.O. - Effects of fertilization
on herb and moss layers of a scots pine stands іп Lisselbo (Sweden); a
multivariate analysis, Arnhem, Leersum en Texel: Rijksinstituut voor
Natuurbeheer, 1991, 40p., 11 fig., 4 tabl.
Ce rapport, fruit d'un travail exécuté pour le Research Institute for Natu-
re Management, montre que les résultats d'une analyse multivariable des données
floristiques ne laissent aucun doute quant au fait que l'azote inorganique est un fac-
teur dominant lors d'une utilisation de fertilisants. Vaccinium vitis-idaea, Calluna
vulgaris, Cetraria islandica et Dicranum polysetum se montrent très défavorisés par
une addition quelconque d'azote; tandis que Rubus idaeus, Dryopteris carthusiae,
Chamerion angustifolium, Deschampsia flexuosa, Brachythecium oedipodium сі
Plagiothecium laetum sont très favorisés par une addition importante. L'azote
minéral du sol joue un rôle important dans la croissance des plantes et dans la com-
position spécifique de la végétation.
Ouvrages généraux
91-241 NOGUCHI А. (Supplemented by IWATSUKI Z. and YAMAGUCHI Т. ) -
Illustrated moss flora of Japan. Part 4. Nichinan: Hattori Botanical
Laboratory, 1991, Pp. 743-1012, i-ix, fig. 327-445 (ISBN 4-938163-08-X, Obi,
Nichinan-shi, Miyazaki-ken 889-25, Japan, prix: $ 31.00).
Ce quatrième volume de la bryoflore du Japon traite des Hookeriaceae,
Symphyodontaceae, Hypopterygiaceae, Theriaceae, Fabroniaceae, Leskeaceac,
Thuidiaceae, Amblystegiaceae, Brachytheciaceae. Clés aux genres et aux esp. Descr.
des genres. Pour chaque esp.: synonymie, descr., exsiccata, distr., ill. Et toujours le
très utile glossaire "volant".
Documentation, Histoire des Sciences
91-242 FREY W. UND KÜRSCHNER H. - Conspectus bryophytorum orientalum et
arabicorum. An annotated catalogue of the bryophytes of Southwest Asia.
Bryophyt. Biblioth. 1991, 39: 1-181, 1 tabl., 1 fig. (aut: Inst. Syst. Bot. &
Pflanzengeogr., Freie Univ. Berlin, Altenstcinstr. 6, D-1000 Berlin 33; éd.:
Borntraeger Verl., Johannesstr. 3A, D-7000 Stuttgart 1, ISBN 3-443-62011-6,
prix: 80 DM).
Présentation des données floristiques des bryophytes récoltés en Asie du
nt le Sinaï, montrant la distr. territoriale de tous les taxons. Importance de
jour taxonomique. 4 Anthocerotae, 210 Hepaticae et 922 Bryopsida sont
répertoriés à partir de 126 réf. bibliogr., index des genres.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 375
91-243 RÜCKERT D. & КОКТН W. - Bibliographie bryologischer Bibliographien.
Bryophyta. Bibliography оп bryological bibliographies. Cour. Forsch. Inst.
Senckenberg 1990, 132: 1-144 (Forschungsinstitut & —Naturmuseum
Senckenberg, Informationszentrum f. Biologie, Senckenberg-Senckenberganlage
25, D-6000 Frankfurt 1).
Les auteurs présentent une bibliographie secondaire de 1468 publications
bryologiques qui contiennent au moins 50 références bibliograph. Chaque article est
numéroté et référencé par des mots-clés. Index des auteurs et des matières. Si de
nombreuses thèses ont été inclucs, il faut noter l'absence d'ouvrages fondamentaux
dont les références ne sont pas regroupés dans une rubrique. Ne sont pas inclus non
plus des travaux très spécialisés qui, faisant figure de novation, n'ont pas 50 réf. Il
apparaît que le choix des mots-clés laisse souvent à désirer, que les prénoms complets
manquent pour certains auteurs, qu'une biographie ne peut у être présente que si
l'auteur étudié a publié au moins 50 titres!... Le choix du minimum de 50 références
ne s'avère pas pertinent. Toutefois, cette bibliographie secondaire a le mérite d'exis-
ter.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
91-244 FEUERER T. - Revision der europäischen Arten der Flechten - Gattung
Rhizocarpon mit nichtgelbem Lager und Vielzelligen Sporen. Biblioth. Lichenol.
1991, 39: 1-218 (aut.: Inst. Allgem. Bot. & Bot. Gart., Ohnhorststrasse 18,
D-2000 Hamburg 52; éd.: Borntraeger Verl., Johannesstr. 3A, D-7000 Stuttgart
1, ISBN 3-443-58018-1, prix: 90 DM).
Descr. de l'apothécie, du thalle, des spermogonies, chimie, écol. (son
parasitisme notamment), et distr. du genre Rhizocarpon DC. Révision des 18 esp.
reconnues en Europe; nomenclature, descr. et chimie, distr. de chaque taxon. Choix
de lectotypes. Clé. Bibliogr. de 20р.
Physiologie, Chimie
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PL-15-230 Bialystok 8).
L'astaxanthine est un composé majeur chez Cladia aggregata,
Concamerella fistulata, Usnea amaliae et Usnea densirostra, récoltés en Uruguay.
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epiphorellic acid 1. Austral. J. Chem. 1989, 42: 987-994 (Chem. Dept., The
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91-247 ELIX J.A., CHESTER D.O., GAUL K.L., PARKER J.L., and WARDLAW
J.H. - The identification and synthesis of further lichen beta-orcinol para-
depsides. Austral. J. Chem. 1989, 42: 1191-1199 (Ibidem).
Nouveaux depsides lichéniques chez Erioderma sp. et Xanthoparmelia du-
plicata: methyl. 5-chloronorobtusalate et acide 4-O-demethyldiffractaique. Synthèse
de 3 autres depsides.
91-248 ELIX J.A., JAYANTHI V.K. and WARDLAW J.H. - 2- O -methylhyascic
acid, a new tridepside in the lichen Parmeliopsis neodamaziana. Austral. J.
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identification and synthesis of two new beta-orcinol para -depsides in the lichen
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Synthèse des acides 2-O-methylnorbarbatique et 2'-O-methylno-
robtusatique,
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depsidones from lichens. Austral. J. Chem. 1
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(Pflanzenphysiol. Inst., Univ. Bern, Altenbergrain 21, CH-3013 Bern).
Taux de croissance, photosynthèses nette et brute, émission d'assimilats de
carbone, respiration dans le noir et contenus en protéines et chlorophylle de Parmelia
sulcata prélevés dans 13 habitats diversement pollués. Les résultats sont différents de
ceux obtenus par transplantation. L'effet à long terme de la pollution atmosphérique
sur le métabolisme des lichens poussant dans des conditions naturelles n'est pas le
méme.
Voir aussi: 91-244, 91-262, 91-263.
Pollution
91-253 AMMANN K., HERZIG R., LIEBENDORFER L. and URECH M. -
Multivariate correlation of deposition data of 8 different air pollutants to lichen
data іп a small town in Switzerland. Adv. Aerobiology 1987: 401-406, fig. (Syst.
Geobot. Inst., Altenbergrain 21, CH-3013 Bern).
91-254 GARTY J. and AMMANN k The amounts of Ni, Cr, Zn, Pb, Cu, Fe and
Mn in some lichens growin erland. Environm. Exper. Bot. 1987, 27(2):
127-138, 7 tabl. (Dept. Bot. ES Inst. Natl. Conserv. Res., The George S. Wise
Fac. Life Sci., Tel Aviv Univ., Tel Aviv 69978, Israel).
Contenu en Ni, CR, Zn, Pb, Cu, Fe et Mn chez Hypogymnia physodes,
Pseudevernia furfuracea, Cladonia rangiferina, Cetraria islandica, Parmelia sulcata,
Usnea sp. et Letharia vulpina. Comparaison entre les esp. test influence du site,
rural ou urbain.
91-255 GORNER U. und CLERC P. - Ausgewähite Beispiele zur Flechtenflora des
Bédmerenwaldes, Schwyz (Zentral Schweiz). Вог. Helvet. 1988, 98(1): 15-26, 4
fig. (Überlandstrasse 29, CH-8050 Zürich).
Distr. régionale et générale de 13 lichens épiphytes ou terricoles. Discus-
sion de leur valeur en tant qu'indicateur de la richesse naturelle d'un écosystéme.
Protection de leur biotope.
91-256 HERZIG R., LIEBENDORFER L. und URECH M. - Flechten als
Bioindikatoren der Luftverschmutzung in der Schweiz: Methoden-Evaluation
und Eichung mit wichtigen Luftschadstoffen. VD/ Berichte 1987, 609: 619-639,
fig. (Arbeitsgem. Bioindikation, Mühlemattsstr. 31, CH-3007 Bern).
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part of an integrated biological measuring system for monitoring air pollution in
Switzerland. /ntern. J. Environm. Anal. Chem. 1989, 35: 43-57, 6 fig., 2 tabl.
(Ibidem).
Source : MNHN. Paris
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Hypogymnia physodes possède une bonne capacité d'accumulation pour
d'importans polluants atmosphériques comme le Pb et le Cu. Le biomonitoring passif
et la méthode d'indication lichénique calibrée composent un Système Biologique
Intégral de Test pour le suivi de la pollution atmosphérique en Suisse.
91-258 HERZIG R., URECH M. LIEBENDÓRFER L., AMMANN К.,
GUECHEVA M. and LANDOLT W. - Lichens as biological indicators of air
pollution in Switzerland: passive biomonitoring as a part of an Integrated
measuring system for monitoring Air Pollution. In: LIETH H. and MARKERT
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and evaluation. Weinheim: VCH Verlagsges., 1990, pp. 317-332, 10 fig., 3 tabl.
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luation und Kalibrierung der Schweizer Flechten-Indikationsmethode тіс
vichtigen Luftschadstoffen. Staub-Reinhaltung der Luft 1988, 48: 233-238, 9 fig.
L'IAP est modifié en “Calibrated Lichen Index of Air Quality" et permet
la mise en évidence de zonations. Impact de la pollution pour 18 stations du plateau
suisse.
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dans la communauté urbaine de Lille. Bull. Comité Rég. APPA 1990, 38: 1-10,
10 fig. (Lab. Bot. & Cryptog., Fac. Pharmacie, Rue du Prof. Laguesse,
F-59045 Lille Cedex).
91-261 WANNER H., AMMANN K., BERLINCOURT P. FILLIGER P.,
HERZIG R., LIEBENDORFER L., RICKLI R. und URECH M. - Urban
meteorology and air pollution in Biel-Bienne (Switzerland). /n: Workshop on
urban meteorology: Int. Symp. Climatology (Freiburg, 2.1986), Freiburg, 1986,
Geogr. Неће, 3 p., fig. (Syst. Geobot. Inst. Univ. Bern, CH-3012 Bern).
Voir aussi: 91-252, 91-266.
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Dirina massiliensis forma sorediata and its role in the deterioration of works of
art. In: Le pellicole ad ossalati: origine e significato nelle conservazione delle
opere d'arte (Milano 25-26 ott. 1989), Milano 1989: 215-219 (School
Environm. Sci., Univ. Bradford, Bradford BD7 1DP, UK).
Ecologie, agressivité du Dirina massiliensis f. sorediata. Nature de l'inter-
face thalle/substrat.
91-263 SEAWARD M.R.D., GIACOBINI C., GIULIANI M.R. and ROCCADI A. -
The role of lichens in the biodeterioration of ancient monuments with particular
reference to Central Italy. /nt. Biodeterioration 1989, 25: 49-55 (Ibidem).
Relations entre certaines esp. de lichens et la nature chimique et physique
du substrat pour définir les esp. responsable de la défiguration et celles causant d'im-
portant dégats sur les monuments anciens du Centre de l'Italie.
Répartition, Ecologie, Sociologie
91-264 COOK L.M., RIGBY К.Р. and SEAWARD M.R.D. - Melanic moths and
changes in epiphytic vegetation in north-west England and North Wales. Biol. J.
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Bódmerenwald. Aperçu des associations lichéniques épiphytes. Protection de ce site.
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tion avec la pollution en SO» Liste des esp.
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Baikalsky range. Novosibirsk: "Nauka", 1990, 199p., 13 tabl., 15 fig., en russe,
rés. angl. (ISBN 5-02-029569-8, Akad. Nauk SSSR Sibirskoe otdel., Dzentr.
Sibirsk. Bot. sad COAN SSSR, Novosibirsk, USSR).
Descr. de la végétation de la chaine de Baikalsky, le long de la côte NW
du lac Baikal. Catalogue de 453 lichens avec loc. Etude des associations lichéniques
et de leur phytogéographie. Signification de la richesse floristique en termes d'histoire
géologique et de préservation de la nature.
91-268 RUOSS E., KELLER C., SCHEIDEGGER C. - Flechten des Rigi. Mitt.
Naturf. Ges. Luzern Sonderband "Rigi" "1988" 1989, 30: 197-224, 12 fig., 3
tabl. (Natur-Museum Luzern, Kasernplatz 6, CH-6003 Luzern).
Végétation lichénique du Mt Rigi. Evolution, influence de l'homme depuis
le ХІХ? siècle. Liste de 261 lichens.
Voir aussi: 91-226, 91-228, 91-244.
INFORMATIONS
Association française de lichénologie. - L'A.F.L. vient de publier le fase. 16(1) (1991)
de son Bulletin d'informations. Ce bulletin prend une nouvelle tournure avec la pu-
blication d'articles destinés à parfaire la connaissance lichénique des membres de
Association ("Initiation à l'étude des lichens” de Cl, Coste, “Chromatographie des
substances lichéniques: notions de base” de J.C. Boissière, ^ Omphalina et Phytoconis
(Basidiolichens): ... de P. Collin). Les amateurs y trouveront aussi une bibliographie
très construite concernant la systématique des lichens (А. Bellemère) et la vie de
l'association. (Adresse du Bulletin: Lab. Cryptogamie, Univ. Paris VI, B.P. 33, 7
quai St Bernard, F-75252 Paris Cedex 05).
Stage à Meymac (Corrèze) du 2 au 6 septembre 1991. - Initiation à l'étude pratique
des lichens et des mousses. - Direction: M. Botineau, P. Boudier ct M. Gogcon. Prix:
550F. Renseignements: Station Universitaire du Limousin, Lab. Botanique, Fac.
Pharmacie, 2 rue Dr Marchand, F-87025 Limoges.
Ouvrages récemment reçus. - Voir les analyses n° 91-226, 91-228, 91-229, 91-240,
91-241, 91-242, 91-243, 91-244, 91-267.
Commission paritaire n° 15-9-1981 - No 58611 - Dépôt légal пе 15669 - Imprimerie de Montligeon
rti des presses le 25 juillet - Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : R. Baudoin; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : J. Dupont; Directeur de la publication : H. Causse
Source : ММНМ, Paris
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
Les manuscrits proposés à CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, doivent
être fournis en double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans rature пі
surcharge, et comporter des marges droites et gauches de 25mm, et hautes et basses
de 50mm. Chaque manuscrit devra comporter:
- le titre de l'article, dans la langue du manuscrit, et sa traduction en anglais;
- le titre courant (haut-de-page) de 50 signes au maximum;
- le nom et les prénoms des auteurs et leurs adresses;
1 deux résumés, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en français ou en anglais,
d'environ 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels exposés dans
l'article:
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux, sur feuilles séparées;
Z une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique par
auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodiques devront
être abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburg: Hunt
Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A. Stafleu & R.S. Cowan, 1976-
=. Taxonomic literature. Ed. 2 Utrecht/Antwerpen: Bohn, Scheltema & Holkema
(Regnum vegetabile 94, 98, 105, 110...). Les références suivront les modèles suivants:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles.
Ann, Sci. Nat., Bot., Sér. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. Jn: Lindley J., A natural
system of Botany... Ed. 2. London. Рр. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3.
London: Hutschinson University Library. 211 p., 26 fig.
TEXTE. - La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses subdivi-
sions et leur hiérarchie ainsi que le début des paragraphes (- insérer une ligne blan-
che avant les titres et sous-titres; - faire un alinéa de plus de 3 caractères au début de
chaque paragraphe; - supprimer toute ligne blanche entre deux paragraphe et aprés
les titres et sous-titres). Les noms des auteurs qui suivent les binómes latins devront
être abrégés selon С. Sayre et al., 1964 (The Bryologist 67 (2): 113-135). Les renvois
à la liste bibliographique se feront par le nom de l'auteur et l'année de publication
(ex.: (Dubois 1980) ou Dubois (1980)) et non par les renvois numériques. Les notes
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format de la revue (11 x 18cm) et de la réduction que subissent éventuellement les
originaux еп choisissant l'épaisseur des traits et la taille des lettres et des chiffres.
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, souhaite vivement que les auteurs en-
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ordinateur (ІВМ, IBM compatible et MacIntosh), Ils doivent être impérativement
conformes aux instructions suivantes:
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pression devront être encadrés par un des caractères suivants: #, £, $.
- ne pas insérer de code de fin de page;
Les disquettes accompagnées d'une copie sur papier comportant le texte final corrigé
selon les avis du Comité de Lecture, seront adressées á la Rédaction.
Tirages á part: limités á 150, dont 25 gratuits. By
BIBL.DU.
MUSEUM
PARIS.
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
5. JOVET-AST - Riccia (Hépatiques, Marchantiales) d'Amérique La-
tine. Taxons du sous-genre Riccia
Abstract
Introduction
Buts de ce travail
Les récoltes de Riccia en Amérique Latine
Méthodologie …
Remarques de terminologie et de graphie .
Quelques particularités biologiques:
Multipli
Anisosporie .
ion végétative
Teratologie
Présence d'i
Les milieux de vie des Riccia. Le paysage végétal ..
Distribution géographique
Subdivisions du genre Riccia:
Sous-genres ..
Sections du sous-genre Ай
Clés de détermination des espèces du latino-américaines du sous-genre Riccia.
Notes pour la réalisation d'une clé de détermination
Clé des Riccia à lobes papilleux (Papillatae)
Clé des Riccia à lobes ciliés (Ciliatae) ....
Clé des Riccia à lobes inermes (Inermes) ..
Etude taxonomique (descriptions, affinités, caractères distinctifs, écologie, dis-
tribution géographique):
Riccia à lobes papilleux (Papillatac) .
Riccia à lobes ciliés (Ciliatae) .
Riccia à lobes inermes (Inermes)
Espèces à exclure
Bibliographie …
Tlustrations ..
Index ..
` Bibliographie bryologique
Bibliographie lichénologique ..
Cryptogamie, Bryol. Lichénol 1991, 12 (3): 189-378
189
189
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