CE OGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 13 Fascicule 3 1992
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: 1. Berthier (Clermont-Ferrand), 11. De Sloover (Namur) P. Geissler
(Genève), S.R. Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris),
A. Lecointe (Caen), М.С. Noailles (Paris), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes), B. Bodo (Paris), W.L. Culberson
(Durham), М.С. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-
Galinou (Paris), Cl. Roux (Marseille).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent être adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie. L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant ac-
cord pour publication. Bien qu'étant une revue de langue française, les articles rédigés en
anglais, allemand, italien et espagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur
(IBM, IBM compatible, et Macintosh) sont vivement souhaitées. Les recommandations
aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de chaque tome. Les auteurs recevront 25
tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires seront à leur charge.
TARIFS DES ABONNEMENTS Tome 13, 1992
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie.
Pour une section: France: (326 Е ht) 332,85 F ttc- Étranger: 357,00 Е
Pour les 3 sections: France: (918 Е ht) 937,28 F ttc- Étranger: 1000,00 Е
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A.D.A.C. - CRYPTOGAMIE (CCP La Source 34 764 05 S), et adressé
ADAC, 12, rue Buffon, F-75005 Paris.
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
Abstrates, Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1992. ADAC-CRYPTOGAMIE
Source ` MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 13 FASCICULE 3 1992
CONTENTS
K. Cavalcanti PORTO - Bryophyte Flora of a lowland and a
submontane tropical rainforest in Pernambuco state (Brazil). 2.
Ecological analysis 187
C. SERGIO - Re-evaluation of Acaulon piligerum (De Not.) Limpr.
(Pottiaceae) from Sardinia, as a species of a subgenus new to Eu-
rope (Alaticosta Stone) . 221
у N.L. HLADUN - Caloplaca latzelii et С.
glomerata (Teloschistaceae, Lichens), two species with atypical
spores … 4221
P.P. MORENO y J.M. EGEA - The genus Lichinella Nyl. in the
southeastern Spain and northern Afric 237
M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT - Studies of the Caloplaca
flavorubescens complex in Europe - 261
In memoriam: Geneva SAYRE -- 275
In memoriam: Sinske HATTORI .. 277
Bibliography
Bryophytes .. 279
Lichens ....... 286
Bibliothèque Centrale Muséum
3 3001988786 MNHN, Paris.
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Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1992, 13 (3): 187-219 187
BRYOFLORES D’UNE FORET DE PLAINE ET D’UNE
FORET D’ALTITUDE MOYENNE DANS L’ETAT DE
PERNAMBUCO (BRESIL)
2. Analyse écologique comparative des foréts.
Katia Cavaleanti PORTO*
Département de Botanique de l'Université fédérale de
Pernambuco, 50.739 - Recife (PE) Brésil.
ABSTRACT - Ecological studies were carried out on the bryophytes of two tropical rain-
forest reserves of Pernambuco State, North-East Brazil, one located in the lowland (Sal-
tinho), the other submontane (Brejo dos Cavalos). Seven plots were established in the un-
derstory of each forest. The releves have been made on soil, on rocks, on termitaries, on
living and dead trunks, on fallen branches and on leaves. The main synusiae were defined
according to the growth-forms, the substrata and the presence in each macrohabitat. Bre-
jo dos Cavalos was richer in bryophytes species than Saltinho. The analysis of the main
environmental factors shows that the lower temperature at higher elevation together with
additional moisture brought in by condensation, creates more favorable conditions for the
growth of bryophytes in Brejo dos Cavalos than in Saltinho, in spite of a lower amount
of rainfall in the former site.
RESUME - Des études concernant les formes de croissance et les microhabitats de la
bryoflore de deux réserves de forêt tropicale humide: une de plaine (Saltinho) et l'autre
d'altitude moyenne (Brejo dos Cavalos) ont été réalisées. Ces réserves se situent dans
l'Etat de Pernambuco, dans le Nord-Est du Brésil. Dans le sous-bois de chaque réserve, 7
parcelles-ont été délimitées. Les récoltes ont été faites sur le sol, les rochers, les termitiéres,
les troncs vivants ou en décomposition et les feuilles. En se basant sur les types de formes
de croissance, les substrats colonisés et la présence par macrohabitat, les principales
synusies ont été définies. Brejo dos Cavalos est floristiquement plus riche en bryophytes
que Saltinho. L'étude comparative des deux sites a mis en évidence qu'une température
plus faible en altitude, associée à un apport additionnel d'humidité, dues aux zones de
condensation, crée des-conditions plus favorables à la vie des bryophytes à Brejo qu'à
Saltinho, malgré un taux de précipitation plus réduit.
INTRODUCTION
Les bryophytes ont été étudiés dans deux représentan's de la forét tropi-
cale humide à Pernambuco, Nord-Est du Brésil. Ces foréts se situent dans des
domaines officiellement sauvegardés - à Saltinho (Rio Formoso) et à Brejo dos
Cavalos (Caruaru) - bien que cette sauvegarde ne soit pas encore effective.
L'inventaire bryofloristique des deux sites a fait l'objet d'une publication
précédante (Pórto 1990). Le travail présenté ici concerne surtout l'étude des
principales synusies par microhabitat ct des formes de croissance des espéces, ce
qui a permis d'établir des comparaisons entre les deux écosystémes, en mettant
en évidence leurs différences.
Source : MNHN, Paris
188 K.C. PORTO
CARACTÉRISTIQUES DES MILIEUX ÉTUDIÉS
FORÊT DE PLAINE
Localisation
La réserve de Saltinho, se trouve à 4,5km au sud de la ville de Rio
Formoso (Lat. 8743"007-871070075, Long. 35*10'00”-3512'00"W). Elle a une
surface du 546ha dont la majeure partie est couverte par la forêt. L'eau y est
présente dans quelques petits ruisseaux et dans deux lacs artificiels. Le relief est
plan à légèrement ondulé; l'altitude varie de 40 à 120m (Fig. 1).
La réserve de Saltinho a été cré
responsabilité de 1" Institut Brésilien de Dı
e le 21 septembre 1983, sous la
Forestier - IBDF. Jadis,
ion pour l'introduction de
phanérogames dans des terrains à reboiser. Depuis une vingtaine d'années ces
essais ont été arrêtés, mais quelques parcelles, р. ex. d'Eucalyptus spp. et de
murs
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Fig. 1 - Carte de la réserve de Saltinho.
Source : MNHN, Paris
BRYOECOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILIENNES 189
Pinus elliottii Engelm., persistent, bien que beaucoup’ soient envahies: par la
végétation environnante.
Facteurs édaphiques
Les sols de la réserve sont issus du gneiss précambrien, recouverts par
des sédiments argileux du Tertiaire (Groupe Barreiras). Ils sont classés comme
Latosol Rouge-Jaune distrophique et Podzolique Rouge-Jaune orto (Jacomine
et al. 1972, 1973). Ce sont des sols profonds et bien drainés, de texture sableuse
à argileuse, pauvres en P, К, Ca et Mg; mais le taux d'Al élevé. Le pH varie en-
tre 4,0 et 4,8.
Facteurs climatiques
a) Température - La température de la réserve est élevée et très uniforme
pendant toute l'année. La moyenne annuelle est de 25°C; la moyenne du mois le
plus froid - juillet - de 23,4 C et celle du mois le plus chaud - janvier - de
26,4°C. Au cours de cette recherche, le termohygrographe, installé pendant les
sept semaines de récolte dans la parcelle 4, a enregistré comme température mi-
nimale 18°C et comme température maximale 31°C.
b) Humidité - L'humidité atmosphérique dans la réserve est élevée et
constante. L'humidité minimale enregistrée a été de 52% au mois de février; la
plupart des valeurs étaient comprises entre 70 et 85%. L'humidité subit une
légère baisse vers midi, pour remonter ensuite.
c) Précipitation - Le régime des pluies de la zone de la réserve de
Saltinho est déterminé par le F.P.A.
Les enregistrements de la pluviosité de la ville de Rio Formoso (62m
d'altitude) indiquent une moyenne annuelle de 2267mm (moyenne de 41 années
consécutives). La répartition des pluies est irrégulière: elles se concentrent sur-
tout entre les mois de mars à août (à peu prés 70% des précipitations an-
nuelles), les mois d'octobre à décembre étant les plus secs (à peine 8% du total
annuel) (Fig.2).
d) Vent - Dans la région, les vents ont d'une facon générale une vitesse
faible ou modérée, en moyenne de 1,5ms.
c) Lumière - D'aprés les mesures effectuées avec une photocellule liée à
un galvanomètre, seulement 10 à 20% de toute la lumière incidente sur la forêt
pendant un jour ensoleillé pénétre dans le sous-bois.
T) Type climatique de Rio Formoso, d'après Gaussen - 4dTh
(=subthermaxérique), caracterisé par des jours courts. Tous les mois sont
chauds, à températures au-dessus de 20°C. Un seul mois est sec, novembre.
Végétation
Andrade-Lima (1961, 1966) décrit la forêt côtière latifoliée hygrophile à
feuilles persistantes de Pernambuco comme une formation composée de cinq
strates dont trois arborescentes, plus au moins denses, une arbustive et une
herbacée. Une strate cryptogamique s'y ajoute. Des éléments qui lui sont pro-
pres et beaucoup d'autres, présents aussi dans la forét amazonienne, font partie
de sa composition (Andrade-Lima 1964, 1966). Dans la première strate, les ar-
bres ont une couronne large et ombelliforme. Les individus les mieux
développés atteignent 30 à 40m de hauteur et leur tronc environ 2m de
diamètre. Parkia pendula Benth., Sloanea obtusifolia (Moric.) Schum. et
Source : MNHN, Paris
190 K.C. PORTO
Température moyenne annu. ES
Précipnation moyenne annuelle= 2267mm
те,
| Pmm
+ 400
300
200
d A MS Oui вар за doge RE bei ana Mor à
Fig. 2 - Diagramme ombro-thermique, d'après Gaussen, pour Rio Formoso - PE.
Basiloxylon brasiliensis Fr. Al. appartiennent à cette strate. La deuxiéme strate
est la plus dense et la plus uniforme; elle est composée d'arbres comme
Copaifera nitida Hayne, de 15 à 20m de hauteur. La troisième strate est la
moins dense; les représentants atteignent 4 à 6m de hauteur. Elle est composée
de Payparola branchetiana Tul., et Mouriria regeliana Cogn. La strate arbustive
est surtout constituée de Rubiacées, Acanthacées et Melastomacées. La strate
herbacée n'existe que dans les zones où la lumière pénètre dans le sous-bois; elle
est composée principalement de Graminées, Rubiacées, Marantacées et, dans
les endroits les plus humides, de ptéridophytes comme Dannaea elliptica J. Sm.,
Adiantum dolosum Kze. et A. fovearum Raddi. Il y a des ptéridophytes
épiphytes: Micrograma geminata (Schrad.) A. Tryon et M. vaccinifolia (Langsd.
Source : MNHN. Paris
BRYOECOLOGIE DE FORÊTS BRESILIENNES 191
& Fisch.) Copel., et aussi des phanérogames épiphytes et des lianes, appartenant
à certains genres d'Orchidacées et d'Aracées. Dans la strate cryptogamique l'on
trouve, par exemple, des bryophytes recouvrant des rochers - en ce cas, souvent
associés à Trichomanes kraussii Hook. et Grev. et à Selaginella fragillima A.
Silv. - et des troncs d'arbres morts et vivants. Ces microhabitats sont aussi
fréquentés par des lichens. Sur le sol, une couche de matière organique en
décomposition, d'une épaisseur variant entre 5 et 20cm, abrite de nombreuses
espèces de champignons, surtout pendant la période la plus humide.
D'après Nunes (1980) qui, pendant un an, a étudié le recyclage des
éléments nutritifs dans une forêt semblable à Pernambuco, cette litière est
composée pour 55,0% de feuilles, 29% de tiges, 14,2% de branches, 1,3% de
fruits et à peine 0,4% d'inflorescences. Pendant la période la plus sèche, d'octo-
bre à janvier, la chute des feuilles devient plus intense (Nunes 1980) et la plupart
des arbres fleurissent (Andrade-Lima 1957), faits qui confirment la périodicité
de la végétation.
FORÊT D'ALTITUDE MOYENNE
Localisation
La réserve de Brejo dos Cavalos se situe au sud-est de la ville de
Caruaru (Lat. 8^08'00"-8?10/007S., Long. 36°02'00"-36°10'00°W). Elle occupe
une surface de 353ha, dont 20ha correspondent à l'eau contenue dans trois lacs
artificiels ct à un ruisseau,'et 278ha à un recouvrement forestier, plus exubérant
sur les versants sud et au sommet des collines. Le relief est ondulé, parfois trés
fortement. L'altitude est comprise entre 750 et 1000m (Fig. 3).
Le parc écologique de Brejo dos Cavalos a été formellement créé le 30
aout 1985, sous la responsabilité de la préfecture de la ville de Caruaru et du
recteur de l'Université Fédérale de Pernambuco. La protection du parc a été
spécialement prévue pour la préservation et l'étude biologique d'une espèce rare,
Podocarpus selowi Klotz, présente dans deux localités seulement dans le Nord-
Est du Brésil dont une à Brejo dos Cavalos.
Facteurs édaphiques
Les sols de la réserve sont issus de différentes types de gneiss
précambrien. Ils sont classés comme Podzolique Rouge-Jaune Eutrophique et
Litolique Eutrophique (Jacomine et al. 1972, 1973). Ce sont des sols profonds,
bien à moyennement drainés. Leur texture va de sableuse à sableuse-argileuse,
ils sont pauvres en P, K, Ca et Mg; le contenu en Al est élevé. Le pH varie de
3,8 à 4,0.
Facteurs climatiques
a) Température - Pendant la période de récolte, le termohygrographe
installé dans la parcelle 1 a indiqué une température minimale de 14°C et une
maximale de 22°C. A cause du manque d'observations concernant les éléments
climatiques de la réserve, les enregistrements de la ville de Caruaru ont été rete-
nus, en tenant compte du fait que l'altitude ct l'exposition apportent des modifi-
cations considérables au climat. La distance entre la réserve et Caruaru est de
13km en direction nord-est, et la ville se situe à une altitude d'environ 500m.
Les données de Caruaru indiquent une température élevée et uniforme pendant
toute l'année, soit une moyenne annuelle de 23,1°C. La moyenne du mois le
Source - MNHN, Paris
192 K.C. PORTO
Lu: вологу
Long: 3620070.
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Fig. 3 - Carte de la réserve de Brejo dos Cavalos.
plus froid - juillet - est de 20,5°C et celle du mois le plus chaud - janvier - de
24,5°C.
b) Humidité - Les données enregistrées dans la réserve ont indiqué une
humidité minimale de 51%. La plupart des valeurs étaient comprises entre 70 et
80%. A Caruaru, les mois les plus humides, mai-juil., présentent comme
moyenne 70% et les plus secs, aoút-déc., 47%, la moyenne de l'année étant de
59%. Pendant la journée, vers midi, il y a une baisse de l'humidité
atmosphérique qui, ensuite, remonte. Elle atteint les niveaux les plus élevés aux
premières heures du matin.
c) Précipitation - Le régime des pluies de la zone de la réserve est suivi
principalement par le F.P.A. et par la С.Т.
Comme il n'existe pas de données concernant les précititations à Brejo
dos Cavalos, on peut déduire de la littérature relative aux études effectuées dans
d'autres formations végétales (Lyra 1984), des informations fournies par des
chercheurs qui l'ont visitée, et aussi des indications données par d'anciens habi-
tants de cette région, que la pluviosité annuelle serait d'environ 1000mm, ou
même un peu plus élevée, 1200mm, selon Andrade-Lima (1973), en tenant
compte de l’exubérance de ces forêts.
Source : MNHN. Paris
BRYOECOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILIENNES 193
Température moyenne annuelle= 23,1°C
Précipitation moyenne annuelle= 671mm
TC
Pmm
200
100
50
ga AUS RAO MEN. CDI ois s кави Mi
Fig. 4 - Diagramme ombro-thermique, d'après Gaussen, pour Caruaru - PE.
En revanche, pour la ville de Caruaru, les précipitations n’atteignent que
670mm par an (moyenne de 31 années consécutives). En outre, la répartition
des pluies est irrégulière et caractérise deux saisons bien définies: une pluvieuse,
de mars à août, ct une sèche, de septembre à février (Fig. 4).
d) Vent - De février jusqu'à septembre, les vents dominants viennent du
sud-est, pendant la saison séche, du nord-est. D'une facon générale, ils ont une
vitesse faible à modérée.
€) Lumière - Les valeurs de la luminosité enregistrées dans la réserve in-
diquent que pendant une journée ensoleillée, à peine 15 à 25% pénètre dans le
sous-bois.
f) Type climatique de Caruaru d'après Gaussen - 4bTh (thermo-
xérochiménique), c'est-à-dire à jours courts, sccs, à température du mois le plus
froid supérieure à 15°C, et à période sèche, de septembre à janvier, nettement
marquée.
Source : MNHN. Paris
194 K.C. PORTO
Végétation
Selon Andrade-Lima (1961, 1966), la foret d'altitude saisonnière à
feuilles persistantes ou forêt saisonnière subcaducifoliée tropicale a deux strates
arborescentes, une arbustive et une herbacée à Pernambuco. Sa composition
phanérogamique comprend des éléments qui lui sont propres, et d’autres, qui
sont aussi présents dans la forêt côtière, ou fréquents dans les forêts des régions
Sud-Est et Sud du pays (Andrade-Lima 1964, 1966). C'est par exemple le cas
du conifére Podocarpus selowii Klotz, qui était jadis trés répandu et qui, aujour-
d'hui, n'est présent qu'au Nord-Est dans de rares forêts d'altitude trés éloignées
les unes des autres (Andrade-Lima 1973). Dans la premiére strate arborescente,
les arbres les plus hauts sont très éloignés les uns des autres et peuvent atteindre
30 à 35m de hauteur et 1 à 1,5m de diamètre de tronc. Dans cette strate, оп
trouve souvent Manilkara ruffula (Miq.) Lam., Tabebuia avellandae Lorentz ex.
Griseb. et Caesalpinia leiostachya (Benth.) Ducke. Dans la deuxiéme strate
arborescente, plus dense, les arbres ont une couronne large et atteignent une
hauteur de 10 à 20 (25)m. 115 appartiennent aux espèces Roupala cearensis
Schum., Gallesia gorazema Moq., Inga submuda Salzm., Copaifera trapezifolia
Hayne et Cedrela odorata L. La strate arbustive est dense et atteint 1 à 3m. Elle
est composée de Psychotria sessilis (Well.) M. Arg., Chiococca alba (L.) Hitch.
et Urera baccifera (L.) Gaud. La strate herbacée n'existe que dans les endroits
où la lumière pénètre dans le sous-bois. Elle se compose principalement de
ptéridophytes comme Thelypteris dentata (Forsk.) E.P. St. John, A. claussenii
Hieron, Adiantopsis radiata (L.) Fée, Blechnum occidentalensis et de Graminées
sciaphiles. Parmi les épiphytes se distinguent Cattleya labiata Lindb., Oncidium
barbatum Lind. (Orchidacées) Begonia leali Brade, B. vitifolia Schoff.,
Tillandsia gardneri Lindl., T. juncea (В. ct P.) Poir, Micrograma geminata
(Schrad.) A. Tryon, Polypodium aureum L. et L. catharinae Langsd. & Fisch.
Les cryptogames croissent surtout sur les troncs et les branches d'arbres morts
ou vivants. Dans les lieux les plus humides, des formes pendantes de bryophytes
s'accrochent aux branches les plus élevées. La litière, composée de feuilles, de
branches et de troncs morts, forme un tapis de 10 à 20cm d'épaisseur.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Les récoltes de bryophytes ont été faites dans la réserve de Saltinho de
février à aoüt 1985, pendant une semaine tous les mois et dans la réserve de
Brejo dos Cavalos, d'aoüt à septembre 1987, pendant quatre semaines
consécutives.
Dans la réserve de Saltinho, 7 parcelles, de 2500m? chacune, ont été
délimitées. Elles étaient placées dans une vallée, en bordure d'un ruisseau (Fig.
1). Dans chaque parcelle les relevés ont été faits dans 120 carrés de 4 x 4m,
équidistants entre eux. Toute la surface des carrés a été prospectée.
Dans la réserve de Brejo dos Cavalos on а maintent, le même nombre
de parcelles et à peu près la même surface prospectée (Fig. 3). Chaque parcelle
était située dans le sous-bois, au sommet d'une colline et mesurait 1600m? (40 x
40m).
Afin d'agrandir l'inventaire bryofloristique, des récoltes en dehors des 14
parcelles ont ete réalisées. Elles ont été effectuées dans la limite des réserves, en
dehors de la forêt (jardins, bordure de chemins ou de routes et terrains cultivés),
à la lisière de la foret (éloigné de l'eau et en bordure d'un ruisseau ou d'un lac)
ou dans le sous-bois.
Source : MNHN, Paris
BRYOECOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILIENNES 195
Les prélèvements ont été faits dans les deux réserves sur les substrats
suivants:
a) sol - sol plan et talus.
b) rochers - d'origine granitique, à Saltinho émergés ou partiellement
submergés dans des ruisseaux.
c) termitiéres - pour quelques-unes le pH a été mésuré: il variait de 4,0 à
50.
d) troncs vivants des arbres et des arbustes de Phanérogames. - Deux
répartitions ont été retenues: 0-0,5т de hauteur (base des troncs et racines
aériennes), 0-2,0m de hauteur.
е) feuilles vertes des arbustes et des arbres jeunes, situées jusqu'à 2,5m
de hauteur.
f) branches de la couronne des arbres, récemment tombées. D'après les
observations faites sur le terrain, postérieurement confirmées par l'analyse du
matériel, la colonisation des branches par les bryophytes se fait dans la couron-
ne des arbres, avant qu'elles ne tombent sur le sol.
g) troncs morts - en état de décomposition variable. Le pH de quelques
trones a été mésuré: il était compris entre 4,0 et 4,5.
Les analyses physico-chimiques du sol ont été faites à l'Institut de Re-
cherche Agricole et d'Elevage - IPA, à Recife. Le pH du substrat des
bryophytes à été déterminé sur place en utilisant un liquide indicateur par
contact.
Les données climatiques relatives à Rio Formoso ont été fournies par la
SUDENE, à Recife, et celles relatives à Caruaru, par l'IPA.
La classification adoptée pour les formes de croissance des bryophytes
est généralement celle proposée par Mágdefrau (1982) ou par Richards (1984).
Les informations concernant chaque échantillon récolté ont été codées
pour ensuite constituer deux fichiers (un pour le matériel des parcelles et l'autre
pour le matériel extra-parcelles), créés au Centre d'Informatique du Muséum
National d'Histoire Naturelle, à Paris.
Pour l'étude de l'autoécologie des espèces, les deux fichiers ont été
rassemblés.
Puisque la méthodologie d’echantillonage n'a pas été exactement la
méme pour les deux réserves étudiées, les analyses comparatives n'ont pu etre
faites qu'en fréquences relatives.
RESULTATS
Répartition par type de substrat
La proportion d'échantillons par substrat - pour les espèces à effectifs
supérieurs à 10 - est donnée dans la figure 5. On observe que les Lejeuneaceae
et principalement les Cololejeuneoideae, constituent un groupe d'épiphylles ex-
clusives, tandis que Diplasiolejeunea rudolphiana, Drepanolejeunea mosenii, D.
fragilis, Microlejeunea epiphylla, Lejeunea flava, L. laetevirens, Harpalejeunea
tenuicuspis, Metzgeria decipiens et les mousses Crossomitrium patrisae et
Source : MNHN. Paris
196 K.C. PORTO
такон EPIPHYELE CORTICOLE ERIKYLE SAKE
cololejeunea obliqua
DiplasioleJeunea cavifolia
Leptolejeunea elliptica
Rectolejeunea sp
lasiolejeunea rudolphiana
role
unea spiphylla
Drepanolejeunea fragilis
Lejeunea flava
tarpalejeunea tenuicuspis
Metzgeria decipiens
Syrrhopodon parasiticus
Leucolejeunea unciloba
Cyrtolejeunea holostipa
frullanoides tristis
Frullania riojaneırensis
Ceratolejeunea cornuta
Syrrhopodon imcompletus
idens diplodus
Octoblepharum albidum
Calymperes afzelii
Tiro Ten KEE
mun
|
yn
L
urce ` MNHN, Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORÊTS BRÉSIL)
NES 197
SAXICOLE
TAXONS
Lepidopilum stolonaceum
rullania neesii
ilotrichella centatischa
Phyllegonium v:
Cheilolejeunea rigidula
Squamidium brasiliense
Arch:
Radula korthalsii
е
Anoplolejeunea conferta
Symbiezidium barbilorum
Plagiochila guilleminniana
Cheilolejeunea acutangula
і
Ceratolejeunea guianensis
|
Ceratolejeunea maritima
|
Rectolejeunea flagelliformis
Lopholejeunea subfusca
|
Onphalanthus
formis
Bryopteris diffusa
Pyenolejeunea contigua
fneriolejeunea
Bryopreri
IN]
Plagiochila tortuosa
е : MNHN, Paris
198
K.C. PORTO
EPIPHYLLE CORTICOLE
Plagrochi noides
ei Lana caulisequa
Leucoloma serrulatum
Prionolejeunea luensis
Fissidens guianensis
nia heterostipa
Leucoloma cruegger:
Sematophyllum subsinplex
Isopterygium tenerum
Syrrhopodon prolifer
Meteoridium remotifolium
Sematophyllum caespitosum
Frullania cf. subtillissima
Taxithelium planum
Leucodontopsis geniculata
Stictolejeunea squamata
Taxithelium cf.pluripunctatum
Leucomium strumosum
Mittenothamnium reptans
Lejeunea glaucescens
Trachylejeunea pandurantha
Schizomitrium pallidum
Arachiniopsis díacantha
Bryohumbertia filifolia
Groutiella apiculata
Groutiella mucronifolia
vumm
о
source : MNHN. Paris
ILIENNES 199
BRYOECOLOGIE DE FOR!
TAKOWS EPIPHYLLE CORTICOLE EPIXYLE ЗАХ
Senloteimia torquata
Leucobryum martianum
Pilosium chlorophyllum
Schizomitrium radicans
a
Trichosteleum cf.
Riccardia amazonica ————— з
Lophocolea martiana c—— EE
Fissidens pauperculus
Fig. 5 - Répartition par substrat (en pourcent des échantillons) des bryophytes (espèces à
effectifs supérieurs à 10) des deux réserves.
Syrrhopodon parasiticus sont facultatives ou occasionnelles sur ce substrat, à des
degrés variés (90 à 11,5%). Certaines autres espèces se trouvent acciden-
tellement sur les feuilles (moins de 10% des récoltes). Les représentants
corticoles et épixyles sont nombreux et colonisent, pour la plupart indistinc-
tement, troncs vivants et troncs morts. Parmi les espèces plutôt corticoles,
Fissidens diplodus et F. guianensis se trouvent généralement à la base des troncs
vivants; d’autres comme Plagiochila deflexirama, P. tortuosa, Frullania
caulisequa, F. neesi, Leucolejeunea unciloba, L. xanthocarpa. Omphalanthus
filiformis, Pycnolejeunea contigua, Bryopteris diffusa et Squamidium brasiliense,
colonisent preferentiellement les branches. Les saxicoles et les terricoles sont peu
représentées dans le matériel étudié. Seulement Lejeunea crenata et Riccardia
amazonica ont été recensées sur les rochers à plus de 50% des récoltes. Plu-
espèces de Fissidens et Calypogeia miquelii sont des terricoles preferantes
50% des récoltes).
sieur:
(81 à
Répartition par macrohabitat
La répartition des espèces par macrohabitat est montrée en fréquence
relative du nombre total d'échantillons par station de récolte (Tabl. 1).
Source : MNHN. Paris
200 K.C. PORTO
Ce groupe, présent uniquement en dehors et/ou à la lisière de la forêt, se
compose surtout d'espèces terricoles (Bryum argentum, B. billardieri, B.
coronatum, B. densifolium, Fissidens intermedius, F. cf. mollis, F. sharpü, F.
subulatus, Е. | veracruzensis, | Orthodontium pellucens, Trichostomum
brachydontium). Parmi elles, on remarque plusieurs hépatiques thalloides (Riccia
australis, R. tenuilimbata, Anthoceros laevis et Notothylas vitalii).
Dans la liste des espèces récoltées aussi bien à la lisière de la forêt qu'en
sous-bois, figurent des épiphylles obligatoires, généralement trouvées à proximité
d'une source d'eau (un lac ou un ruisseau), des épiphylles occasionnels
(Drepanolejeunea bidens, Metzgeria decipiens et Crossomitrium patrisae) et plu-
sieurs corticoles et épixyles.
Quant au groupe récolté dans deux - y compris le sous-bois - ou/et trois
macrohabitats, certaines espèces sont communes aux deux réserves, et y sont
parfois méme trés fréquentes: Sematophyllum subsimplex, Syrrhopodon
parasiticus, Calypogeia miquelii, Octoblepharum albidum, Frullania caulisequa,
Diplasiolejeunea rudolphiana, Lejeunea laetevirens, Leptolejeunea elliptica,
Lopholejeunea subfusca et Sematophyllum caespitosum.
De nombreux taxons ont été recueillis exclusivement dans le sous-bois.
Ce groupe contient des espéces rares et d'autres trés fréquentes dans ce milieu,
comme Arachniopsis diacantha, Cheilolejeunea rigidula, Prionolejeunea luensis,
Rectolejeunea flagelliformis, Trachylejeunea pandurantha, Phyllogonium viride
et Radula korthalsii, et qui colonisent de préférance les troncs vivants et les
troncs morts.
Analyse comparative de la flore bryophytique des deux réserves
La réserve de Brejo dos Cavalos est floristiquement plus riche en
bryophytes que celle de Saltinho. 125 espèces ont été répertoriées à Brejo et 98
espèces à Saltinho; 54 espèces leur sont communes.
La classe des Hepaticae est la mieux représentée en nombre d'espèces
dans les deux réserves, bien que la différence par rapport à celle des Musci soit
réduite à Brejo. Les Anthocerotae ont une faible présence: seulement deux
espèces ont été récoltées.
La répartition en pourcentage du nombre d'espèces des différentes fa-
milles présentes dans les deux réserves (Fig. 6) démontre le rôle important des
Lejeuneaceae dans les deux réserves, notamment à Saltinho. Parmi les familles
notées, 3 (Codoniaccae, Ancuraccae et Leucomiaceae) n'ont été récoltées qu'à
Saltinho, tandis que 11 autres ne sont présentes qu'à Brejo (Geocalycaceae,
Radulaceae, Porellaccae, Metzgeriacene, Cryphaeaceae, — Pterobryaceae,
Phyllogoniaceae, Meteoriaceae, Neckeraceae, Racopilaceae et
Brachytheciaceae). On constate que la plus grande richesse floristique à Brejo
est due principalement à une plus grande diversité dans la classe des Musci.
Tab. 1 - Répartition des bryophytes par macrohabitat en fréquence relative du nombre
d'échantillons. a = en dehors de la forêt. - b = à la lisière de la forêt, éloigné de
l'eau. - = à la lisière de la forêt, en bordure d'un ruisseau ou d'un lac. - d = en
sous-bois.
Source : MNHN. Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORETS BRESILIENNES
Macrohabitats
Taxons
REQ VES
En dehors et/ou a la lisière de la forêt
Bryum argentum 100,00 - - -
Bryum coronatum 100,00 - - -
Hyophila tortula 100,00 - - -
Lejeunea tapajosensis 100,00 - - -
Lejeunea sp.l - - -
Notothylas vitalit - - -
Orthodontium pellucens - - -
Riccia tenuilinbata - - -
Riccia autralis - - -
Stereophyllum obtusum - - -
Trichostomum brachydontium - - -
Anthoceros laevis 9,06 > -
Riccia stenophylla 21,00 - -
Fissidens cf. mollis 28,51 - -
Dicranella hilariana 44,37 - -
Brachythecium stereopoma 61,47 - -
Bryum cf. billarderi - 100,00 - -
Bryum densifolium - 100,00 - -
idens intermedius - 100,00 : =
idens sharpit - 100,00 - -
Fissidens subulatus - 100,00 - -
Frullania ericoides - 100,00 - -
Lejeunea sp.2 - 100,00 - -
Schoenobryum gardneri - 100,00 - -
Zoopis uleana - 100,00 - -
Fissidens veracruzens - = 100,00 -
Fossonbronia sp. - - 100,00 -
Ala lisière de la forêt et en sous-bois
Microlejeunea epiphylla - 29,51 65,93 4,55
Harpalejeunea tenuicuspis - 27,3) 69,30 3,08
Aphanolejeunea subdiaphana - 21,82 73,29 4,89
Lejeunea glaucescens - 11,92 40,06 48,0%
Rectolejeunea sp.l - 6,38 85,62 8,00
Frullania brasiliensis - 97,10 = 2,90
Marchesinia cf. bongardiana - 92,41 - 7,59
Drepanolejeunea bidens - 91,78 = 8,22
Leucodontopsis geniculata - 91,78 - 8,22
Marchesinia brachiata - 85,90 - 14,10
Schloteimia torquata - 80,72 - 0 19,28
Cheilolejeunea clausa - 77,91 - 22,09
Cheilolejeunea acutangula - 75,85 SC We
Crossomitrium patrisae - 67,91 - 32,09
Fissidens prionodes - 67,00 - 0
Ceratolejeunea maritima - 66,01 - 03,99
Omphalanchus filiform: - 52,76 = 47,2%
Syrrhopodon incompletus - 50,38 - 49,62
Ceratolejeunea guianensis - 43,51 - 56,49
Metzgeria decipiens - 41,36 - 58,64
Symbiezidiun barbiflorum - 30,66 - 69,34
Isopterygium tenerum - 20,06 - 79,9%
Colura ulet - - 99,50 0,50
Ceratolejeunea sp.l - - 98,01 1,99
Cololejeunea obliqua - - 96,08 | 3.32
Fissidens hornschuchii - - 94,92 — 5,08
Diplasiolejeunea cavifolia - - 92,59 7,41
Drepanolejenea fragilis - - 91,78 8,20
Cololejeunea subcardiocarpa - - 89,60 10,40
Cheilolejeunea adnata - - 25,40 74,60
201
Source : MNHN. Paris
202
K.C. PORTO
Taxons
Mace
En dehors de la forêt et en sous-bois
Phylonotis uncinata
Racopilum tomentosum
Fissidens pauperculus
Bryopteris diffusa
Fissidens guianensis
Pilosium chlorophyllum
Syrrhopodon parasiticus
Calymperes azfelli
Plagiochila hypnoides
Sematophyllum subsimplex
En dehors de la forét, à la
Frullania riojaneirensis
Frullanoides tristis
Leucolejeunea unciloba
Lejeunea flava
Fissidens zollingeri
Bryohumbertia filifolia
Leucole jenea xanthocarpa
Octoblepharum albidum
Plagiochila tortuosa
Frullania neesii
Pycnolejeunea contigua
Sehiffneriolejeunea polycarpa
Calypogeia miquelii
Sematophyllum caespitosum
Lopholejeunea subfusca
Groutiella mucronifolia
Frullania cf. subtilissi
Lejeunea laeterivens
Früllania caulisequea
Leptolejeunea elliptica
Diplasiolejeunea rudolphiana
Seulement en sous-bois
Acroporium sp.
Anoplole jeunea conferta
Arachniopsis diacantha
Archi Le jeunea fuscescens
Archilejeunea parviflora
Bazzania heterostipa
Bryopteris fruticulosa
Callicosta evanescens
Calymperes lonchophyllum
Caudalejeunea lehmanniana
Ceratole jeunea brasiliensis
Ceratolejeunea cf. cornuta
Ceratolejeunea cubensis
Ceratolejeunea fastigata
Cheilole jeunea rigidula
Crossotolejeunes cristulata
Cyrtolejeunea holostipa
Daltonia longifolia
Drepanole jeunea bischleriana
Drepanolejeunea mosenii
Fissidens constrictus
98,05 -
92,31 -
62,69 -
59,7 -
56,00 -
54,19 -
40,19 -
38,36 -
38,36 -
10,37 -
lisière et
69,64 29,97
61,88 37,02
53,00 42,27
48,20 38,50
41,02 50,00
46,41 37,02
46,15 26,81
37,00 14,79
30,11 24,01
28,57 68,45
26,01 62,23
20,84 66,50
16,97 | 40,61
49,75 28,43
27,50 32,90
22,76 54,61
16,62 66,37
13,77 22,02
8,11 71,26
7,52 3,00
6,00 14,36
en sous bois
9,48
18,33
15,18
11,08
55,25
10,81
85,54
72,21
1,95
7,69
37,31
40,21
4,00
45,81
59,81
61,64
61,64
89,63
0,38
1,10
4,73
13,22
2,98
16,57
17,08
48,12
45,88
2,98
11,76
12,66
42,42
12,33
21,28
7,45
5,94
8,96
9,85
3,94
7,42
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
Source : MNHN. Paris
BRYOECOLOGIE DE FORETS BRESILIENNES
203
Taxons
Fissidens diplodus
Fissidens donnellit
Fissidens cf. flexinervis
Fissidens inaequalis
Fissidens ornatus
Fissidens reticulosus
Fissidens scariosus
Fissidens weirii
Frullania beyrichiana
Frullania mucronata
Groutiella apiculata
Harpale jeunea sp.l
Harpalejeunea sp.2
Holomitrium arboreum
Jaegerina scariosa
Lejeunea crenata
Lepidolejeunea involuta
Lepidopilum scabrisetum,
Lepidopilum stolonaceum
Leucobryum martianum
Leucoloma crueggerianum
Leucoloma serrulatum
Leucomium strumosum
Lophocolea cf. aberrans
Lophocolea liebmanniana
Lophocolea martiana
Meteoridium remotifolium
Meteorium deppei
Mittenothamnium reptans
Neurolejeunea breutelii
Octoblepharum pulvinatum
Papillaria nigrescens
Phyllogonium viride
Pilotrichella pentasticha
Pinnatella cf. piniformis
Plagiochila deflexirama
Plagiochila guilleminniana
Porella cf. complanata
Porella cf. svartziana
Porotrichun plicatulum
Prionolejeunea luensis
Pyenole jeunea callosa
Radula korthalsii
Radula tenera
Rectolejeunea flagelliformis
Rectole jeunea sp.2
Rhacopilopsis trinitensis
Rhynchostegium scariosum
Riccardia amazonica
Schizomitrium pallidum
Schizomitrium cf. radicans
Squamidium brasi Liens
Squamidium leucotrichun
Stictolejeunea squamata
Syrrhopodon Ligulatus
Syrrhopodon prolifer
Taxithelium planum
Taxithelium cf. pluripunctatum
Trachyle jeunea pandurantha
Trichosteleum cf. sentosum
Trichosteleum sp.
- — 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
= — 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
= 100,00
= 100,00
- 100,00
- — 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- — 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- 100,00
- — 100,00
- 100,00
- 100,00
Source : MNHN, Paris.
Brejo dos
ur Saltinho Cavalos
5 | Anthocerotaceae == سے‎ 10%
з Notothyllaceae ny —
F Lepidoziaceae со ==>
Calypogeiaceae = See
- Geocalycaceae ==
Plagiochilaceae с ==
< Radulaceae =
Porellaceae
o Frullaniaceae n =
Lejeuneaceae 42,9 33,6
P Codoniaceae көч
Aneuraceae ===
= Netzgeriaceae em
Ricciaceae =] =
Fissidentaceae [22:2 US
Dicranaceae = ce
Leucobryaceae en En
Pottiaceae (= ee
- Calymperaceae ST ==
Bryaceae => сво
Bartramiaceae ы
a Orthotrichaceae gq =}
Cryphaeaceae DU
Leucodontaceae — =
Pterobyaceae =
^ Phyllogoniaceae ==
Meteoriaceae 4,8
Neckeraceae =
> Daltoniaceae Es
Hookeriaceae
4 => ==
R
lacopilaceae
E Leucomiaceae =
Brachytheciaceae =
Plagiotheciaceae DI =
Sematophyllaceae
Hypnaceae = E
100% 100%
Fig. 6 - Répartition des familles de bryophytes (en pourcent du nombre total d'espèces)
dans les deux réserves.
Source : MNHN. Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILIENNES 205
Analyse comparative de l’ensemble des parcelles
Comme les récoltes extra-parcelles ont été faites de manière aléatoire,
seuls les résultats concernant les 14 parcelles étudiées ont été retenus pour les
analyses comparatives des deux réserves.
Le nombre d'échantillons et d'espèces par parcelle a été très variable
dans chaque réserve. Cependant, en moyenne, Brejo est floristiquement plus ri-
che que Saltinho (Tabl. 2).
Parcelle nombre d'échantillons nombre d'espèces
Saltinho Brejo dos Cavalos Saltinho Brejos dos Cavalos
1 330 370 31 64
2 291 361 42 67
3 254 253 43 59
4 510 182 54 32
5 458 156 45 39
6 421 354 49 48
+ 427 368 47 60
Total 2691 2044 3 =
x 384 292 44 53
Tab. 2 - Répartiton du nombre d'échantillons et d'espèces par parcelle dans les deux
réserves.
a) Composition de la bryoflore - Dans l'ensemble des 7 parcelles de
Saltinho, 2691 échantillons ont été récoltés. Ils appartiennent à 74 espèces, dont
46 Hepaticae et 28 Musci. A Brejo, parmi les 2044 échantillons récoltés, beau-
coup plus d'espèces ont été identifiées: 104, dont 60 Hepaticae et 44 Musci. 40
espèces sont communes aux deux réserves.
Les familles les mieux représentées, en pourcentage, sont les
Lejeuneaceae, | Fissidentaceae, Calymperaceae, Sematophyllaceae et
Meteoriaceae, mais cette dernière famille n'existe qu'à Brejo. Brejo comparée à
Saltinho possède une plus grande richesse floristique en mousses et en
hépatiques, aussi bien en nombre de familles qu'en nombre d'espèces.
b) Répartition des échantillons et des espèces par type de substrat - Dans
les deux sites étudiés, les récoltes les plus nombreuses ont été faites sur les troncs
vivants et les troncs morts (Fig. 7).
A Brejo, les pourcentages de récoltes sur ces deux types de substrats
sont assez élevés et relativement proches: 45,9% pour les troncs vivants et
36,9% pour les troncs morts. Par contre, elles sont faibles sur le sol (0,8%) et
les rochers (0,5%), ces derniers étant peu abondants dans cette forêt. A
Saltinho, à peu près 30% des récoltes proviennent de troncs morts, 7,9% de ro-
chers et 5,7% du sol. Les feuilles et les termitières sont colonisées en proportion
relativement semblable dans les deux réserves. Par contre, les branches
représentent un substrat beaucoup plus fréquent pour les bryophytes à Brejo
qu'à Saltinho.
€) Répartition des espèces et des échantillons par forme de croissance -
Un total de 12 types de formes de croissance a été reconnu pour l'ensemble des
parcelles dans le matériel étudié.
Source : MNHN, Paris
206 К.С. PORTO
Saltinho
46,2
a
\
0,8
0,5
6,7
TA
ь/ À
rocher A Y Eo] feuille
E y sol Nee AA] tronc mort
5°] base dé trono Vivant 36,9 MM branche tombée
З tronc vivant (0-2 m) i cericiére
Fig. 7 - Répartition des bryophytes par types de substrat dans l'ensemble des parcelles des
deux réserves (en pourcent des échantillons).
Source : MNHN, Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORETS BRÉSILIENNES 207
Crossomitrium patrisae et Syrrhopodon parasiticus, quand ils sont
corticicoles ou épixyles, présentent respectivement des formes en trame compac-
te et en gazon compact discontinu. Cependant, quand ils sont épiphylles, leurs
tiges reprennent un aspect plus détendu, raison pour laquelle ils sont classés,
respectivement, en trame ouverte et en gazon ouvert.
La proportion du nombre d'espéces et du nombre d'échantillons pour
chaque forme de croissance est résumée dans la figure 8. On observe que les
Saltinho
а
Saltinho
5.5
Ez trame halide Bes
DI rame ftinmantense MID sezon compact continu
= néroïde EI tason compact discontinu
pendance atoa ouvert
ee Ge
Den tapis [E] crane ouverte
Fig. 8 - Répartition des formes de croissance dans les 14 parcelles des deux réserves: a -
par nombre d'espèces; * b - par nombre d'échantillons. *Obs.: Pour Syrrhopodon
parasiticus et Crossomitrium patrisae, qui ont deux formes de croissance, les for-
mes les plus fréquentes ont été prises en compte, respeclivement gazon compact
discontinu et trame compacte.
Source : MNHN. Paris
208 K.C. PORTO
espèces à trame ouverte sont les plus nombreuses dans les deux réserves, en
proportion légèrement plus élevée à Saltinho. Les autres formes de croissance
existent en pourcentages semblables dans les deux réserves. Toutefois, les formes
pendantes sont mieux représentées à Brejo, et les gazons ouverts plus fréquents
à Saltinho. Des espèces à forme de croissance plumeuse ont été notées dans les
parcelles de Brejo seulement.
Par contre, si l'on analyse la proportion d'échantillons par forme de
croissance, les differences entre les deux réserves s'accentuent. A Saltinho cette
répartition est semblable à la précédente, c'est-à-dire, le nombre d'échantillons à
forme de croissance en trame ouverte est équivalent au nombre d'espéces. A
Brejo, les espèces à formes pendantes et en gazon compact discontinu, peu
représentées par rapport à celles en trame ouverte, sont beaucoup plus
fréquentes. Ainsi, les valeurs en nombre d'échantillons s'équivalent.
Dans les parcelles à Saltinho, la répartition des formes de croissance par
nombre de taxons est plus uniforme qu'à Brejo. Dans les 14 parcelles, les for-
mes en trame ouverte prédominent à l'exception de la parcelle 6 à Brejo, où el-
les étaient en proportions presque égales à celles de formes pendantes.
DISCUSSION
Bryoflore
Dans les forêts tropicales humides, spécialement dans celles de plaine, la
richesse en Hepaticae est plus grande qu'en Musci (Richards 1984). Ce fait a été
confirmé par la présente étude.
Parmi les familles des Hepaticae, les Lejeuneaceae, Jubulaceae
(=Frullaniaceae), Radulaceae, Plagiochilaceae et Lepidoziaceae ont été
précédemment signalées par Schuster (1983) comme étant celles qui
prédominent, dans les forêts tropicales, avec 90 à 95% des espèces. Le pour-
centage de ces familles atteint environ 86%, pratiquement identique dans les
deux réserves. Si seules les valeurs obtenues pour les parcelles de chaque réserve
sont considérées - toutes situées dans le sous-bois - ces pourcentages augmen-
tent: 96% à Saltinho et 88% à Brejo. Ils confirment la dominance de ces fa-
milles dans les forêts étudiées. Cette dominance est due surtout aux
Lejeuneaceae, la famille de loin la mieux représentée dans les deux réserves. Ici
également, les données concernant l'ensemble des parcelles sont révélatrices: à
Saltinho, 50% du total des espèces de bryophytes appartiennent aux
Lejeuncaceae. A Brejo aussi cette famille domine, bien qu'en proportions moins
significatives, 38,5%.
Les espèces de Lejeuneaceae ont été trouvées dan:
sur tous les types de substrats, ce qui prouve la grande plasti
utes les stations,
é de la famille.
Microhabitats
CORTICICOLES - Les forêts tropicales humides se differencient
physionomiquement et structurellement des forêts tempérées et froides surtout
par l'abondance et la diversité de la strate épiphytique. Dans ces forêts, fermées
et sombres, la luminosité est probablement le facteur écologique le plus
déterminant pour la colonisation des troncs et des feuilles d'arbres par des plan-
tes de taille réduite, comme les bryophytes (Richards 1957). Ainsi, dés que les
autres conditions du milieu sont propices, p. ex. une humidité atmosphérique
Source : MNHN, Paris
BRYOECOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILI
209
élevée, ils colonisent les arbres à partir de la base des troncs, jusqu'au niveau
des couronnes les plus hautes.
En général, la répartition des espèces corticicoles obéit à une zonation
verticale, déterminée principalement par la luminosité et l'humidité
atmosphérique.
Dans les forêts tropicales, où les arbres atteignent de très grandes hau-
teurs (50-60m), la luminosité augmente graduellement à mesure qu'on se rap-
proche de la couronne et l'inverse se passe avec l'humidité, Pour cette raison,
les espèces hygrophytes/sciaphiles se trouvent généralement à la base des troncs,
les hygro-mésophytes/mésophiles à des hauteurs du tronc plus élevées jusqu'au
premiers rameaux, et, enfin, les xérophytes,héliophiles sur les branches
supérieures.
Les résultats obtenus au cours de cette étude confirment ces obser-
vations. Les espèces corticicoles predominent, comparativement aux épixyles,
saxicoles, terricoles et épiphylles.
Aucune corticicole n'est exclusive d'une des 3 zones notées pour les
récoltes (base, 0-2m de hauteur, branches récemment tombées provenant des
couronnes) Par contre, la préférence de certains groupes pour des zones
différentes a été observée, p. ex. Fissidentaceae et Calymperaceae (Syrrhopodon
prolifer) pour la base des troncs; Lejeuneaceae - Lejeuneoideae jusqu'à 2m;
Lejeuneaceae - Ptychanthoideae et Frullaniaceae pour les branches.
Sur la zonation verticale, une étude minutieuse sur les épiphytes d'une
forêt de la Guyane a été publiée par Cornellissen & Ter Steege (1989). Ces au-
teurs ont fait des récoltes sur des arbres d'environ 32m dont ils ont subdivise la
hauteur en 6 zones de la base jusqu'aux branches les plus hautes. La
méthodologie d'échantillonnage du travail présentée ici n/a pas été la méme que
celle utilisée par Cornellissen & Ter Steege et ne permet pas une comparaison
plus détaillée avec leurs résultats. Toutefois, quelques remarques d'ordre général
peuvent étre faites, p. ex. une relative concordance entre les bryoflores
observées, spécialement celle des branches supérieures (Frullania kunzei= F.
neesit), Pycnolejeunea contigua, Lopholejeunea subfusca et Ceratolejeunea
maritima). Par contre, d'autres espèces (Diplasiolejeunea rudolphiana, Lejeunea
laetevirens, Syrrhopodon parasiticus, Drepanolejeunea bidens et D. fragilis),
citées par ces auteurs comme appartenant à cette zone, ont été trouvées
préférentiellement épiphylles dans les deux réserves étudiées. Il s'agit là
d'espèces à large distribution néotropicale qui se comportent en pionniers, colo-
nisant les branches supérieures et les feuilles bien exposées à la lumière et aux
vents. Comme il s’agit de deux milieux assez semblables quant aux facteurs
écologiques - restrictifs pour un grande nombre de bryophytes - il est normal de
trouver les mêmes espèces qui les colonisent.
EPIPHYLLES - Les bryophytes épiphylles sont des indicateurs
d'humidité, parce qu'ils ne colonisent que des milieux où le déficit de saturation
de l'air est nul ou trés réduit. Pour cette raison, ils sont typiques des forêts hu-
mides des latitudes tropicales et subtropicales. Les feuilles constituent un habitat
assez sélectif. Seules les espèces qui ont des caractéristiques morpho-
physiologiques spéciales peuvent s'y installer et se développer. Ainsi, celles qui
colonisent, obligatoiremment ou facultativement, les feuilles sont en nombre
réduit.
La composition floristique de cette synusie est semblable dans les deux
réserves. Elle comprend des taxons rapportés dans la littérature comme
Source : MNHN, Paris
210 K.C. PORTO
préférant ce type de substrat. Les espèces principales appartiennent aux
Hepaticae - Cololejeuneoideae, et aux genres Drepanolejeunea, Lejeunea et
Leptolejeunea des Lejeuneoideae. Une Radulaceae et une Metzgeriaceae y figu-
rent aussi, tandis que les Musci sont rares.
Dans les deux réserves, la richesse en épiphylles est relativement faible.
Dans un total de 148 relevés (en comptant pour un seul relevé les feuilles appar-
tenant à un même phorophyte), seulement 19 espèces ont été récoltées à plus de
10% sur ce substrat. Ce nombre est considérablement inférieur à celui trouvé
par Jovet-Ast (1949) dans les forêts des Antilles Françaises. Après avoir
examiné 143 feuilles, S. Jovet-Ast (en considérant chaque feuille comme un
relevé), a recensé 62 espèces d'Hepaticae et 15 de Musci. Un résultat semblable
a été obtenu par Winkler (1970) dans une forêt de plaine en Colombie: 63
d’Hepaticae et 1 de Musci. Par contre, dans les milieux plus secs, les épiphylles
deviennent rares ou sont absentes. Par exemple, l'inventaire bryofloristique
d'une campina amzonienne, fait par Lisboa (1976), ne signale que deux
épiphylles facultatives: Odontolejeunea lunulata Web. et Pycnolejeunea
macroloba (Nees & Mont.) Schiffn., pour un total de 34 espèces.
Les récoltes contenant des épiphylles ont été faites surtout au bord des
ruisseaux et des lacs, aussi bien à la lisière de la forêt que dans le sous-bois.
Cela indique l'importance d'une humidité élevée, associée à un niveau
d'éclairement pas trop faible, pour la croissance de ces plantes sur ce substrat.
La grande diversité des feuilles de phorophytes colonisées montre l'inexistance
d'un type foliaire préférentiel. D'une facon générale, il s'agissait de feuilles plu-
tôt âgées, simples, de surface lisse, pileuse ou reche. Les bryophytes colonisaient
toujours la surface foliaire supérieure. Le nombre d'espèces épiphylles раг
feuille a été variable, 8 étant le maximum.
Le rôle joué par le type de feuille est encore controversé; les études sur
ce sujet manquent (Vanden Berghen 1949, 1973; Tixier 1973; Richards 1984).
EPIXYLES - Dans les forêts tropicales, les troncs morts sont des substrats
abondamment recouverts par les bryophytes (Pécs 1982). La décomposition de
la cellulose et de la lignine par les microorganismes augmente leur porosité et,
par conséquent, leur capacité d’absorber et de retenir l'eau. De plus, ces troncs
fournissent aux organismes qui s’y installent les éléments nutritifs qui résultent
de leur décomposition. Aussi, les troncs morts constituent un des microhabitats
les plus favorables pour les plantes hygrophiles, sciaphiles et lignicoles.
Dans les réserves et plus particulièrement à Brejo, les troncs morts sui-
vaient en ordre de fréquence les troncs vivants comme substrats des bryophytes.
Cependant, aucun taxon n'est exclusif de cette synusie, bien que des
préférences existent. Les Hepaticae épixyles les plus fréquentes sont:
Arachniopsis diacantha (Lepidoziaceae), Lejeunea glaucescens et Trachylejeunea
pandurantha (Lejeuneaceae). Parmi les Musci notons: Taxithelium planum, T.
cf. pluripunctatum, Sematophyllum caespitosum, S. subsimplex, Trichosteleum
cf. sentosum (Sematophyllaceae); Pilostum chlorophyllum (Plagiotheciaceae),
Groutiella apiculata, G. mucronifolia, Schlotemia torquata (Orthotrichaceae),
Callicostella pallida et Callicostella cf. radicans (Hookeriaceae).
TERRICOLES - Dans le sous-bois des deux réserves, sur le sol plan,
sombre et recouvert par une couche relativement épaisse de résidus végétaux, les
bryophytes sont rares. Parfois, sur le sol des talus des chemins, ou juste à côté
des racines aériennes des arbres, ou sur des termitiéres, quelques espèces de
Fissidens et Calypogeia miquelii sont presents. Par contre, dans les stations en
Source : MNHN, Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORÊTS BRÉSILIEN?
211
dehors de la forêt, les terricoles sont en général fréquentes. Il s'agit de Bryum
coronatum, Orthodontium pellucens (Bryaceae), Fissidens cf. mollis, F.
pauperculus, F. prionodes, F. reticulosus, F. scariosus, F. zollingeri
(Fissidentaceae), Hyophila tortula, Trichostomum brachydontium (Pottiaceae),
taxons souvent cités comme appartenant à cette synusie (Pócs 1982, Richards
1984). Parmi eux, beaucoup ont un cycle de vie court: Riccia stenophylla,
Notothylas vitalii et Phaeoceros laevis. On les trouve pendant l'époque plu-
vieuse, sur le sol humide de stations bien éclairées.
Dans les forêts tropicales humides, la surface du sol est pauvrement
colonisée par les bryophytes, un fait signalé aussi par Richards (1954, 1957) et
Pócs (1982). Les explications données sont peu précises parce qu'il n'y a aucune
étude sur ce sujet.
Richards (1957) par exemple, attribue cette pauvreté û l'effet
d'étouffement provoqué par la litière. La décomposition de la matière organique
se fait rapidement dans ces forêts, mais le dépôt de matériel est intense. Pour
une forêt à Pernambuco, semblable à celle de Saltinho, Nunes (1980) a
déterminé la quantité de matière organique tombée pendant un an comme étant
de 11285kg ha. Sa chute est, de plus, continue durant toute l'année, et d'autant
plus uniforme qu'il n'existe qu'une périodicité faible pour la végétation. Comme
le processus de colonisation par les bryophytes est parfois lent, il est probable
que les petites plantes qui arrivent à s‘intaller sur le sol aient leur développement
limité ou empêché, à mesure qu'elles sont recouvertes par ces résidus.
A ce sujet, Pöcs (1982) rapporte que, en plus d'un possible étouffement
par la litière, les substances chimiques résultant de sa décomposition - bien
qu'elles soient encore fort mal connues - causent un effet allélopathique aux
bryophytes. En effet, les conditions climatiques, surtout la température et
l'humidité, se présentent au niveau “optimum” pour les saprophytes dans les fo-
réts tropicales humides, raison pour laquelle le processus de décomposition de
la matière morte s’accomplit vite et les éléments minéraux sont rapidement
incorporés dans le système (Dajoz 1985).
Les sols des forêts étudiées sont semblables en ce qui concerne la
concentration assez faible de certains minéraux nutritifs pour les plantes (Ca,
Mg, P et K), et le taux élevé d’Al. La bryoflore terricole des deux forêts
présente plusieurs espèces en commun, bien que les récoltes sur ce substrat aient
été plus nombreuses à Saltinho qu'à Brejo. ll se peut donc, que la fertilité des
sols joue un rôle important dans la richesse floristique de la synusie terricole.
Cependant, les informations sur la nutrition minérale de ces bryophytes sont en-
core insuffisantes pour qu'on puisse préciser leurs besoins réels (Broen 1982).
Enfin, le pH du sol, même acide, n'est apparemment pas un facteur limi-
tant le développement des terricoles dans les forêts étudiées. Toutes les mesures
prises, soit des écorces des arbres vivants, soit du bois mort - substrats préférés
par les bryophytes - soit des termitiéres, ont un pH variant de 3,8 a 4,5, sem-
blable à celui du sol. En outre, les espéces notées sont aussi distribuées dans
d'autres forêts à sols acides de la région tropicale, ce qui laisse supposer qu'elles
sont bien adaptées à ce substrat.
SAXICOLES - La littérature concernant les bryophytes qui colonisent les
rochers dans les foréts tropicales humides est assez pauvre et n'indique que la
composition floristique trouvée sur ce substrat (Pócs 1982, Richards 1984).
Dans ce type de forét, les rochers sont parfois rares, comme c'est le cas
à Brejo, parfois ils sont un élément constant du paysage, comme à Saltinho.
Source : MNHN, Paris
212 K.C. PORTO
Dans le sous-bois de cette réserve, à des endroits à humidité élevée, situés
généralement en bordure ou dans les ruisseaux, les rochers sont recouverts par
les bryophytes.
Aucune des espèces récoltées n'est exclusive des rochers. La plupart co-
lonise aussi les troncs vivants ou morts et le sol. Riccardia amazonica, Lejeunea
crenata, Stictolejeunea squamata et Bryum argentum sont les saxicoles les plus
fréquentes. Des représentants des Fissidentaceae, Hookeriaceae et
Leucomiaceae y figurent également. La liste des espèces récoltées sur les ro-
chers concorde avec celle donnée dans la littérature pour les espèces
préférentiellement saxicoles.
Formes de croissance
Les formes de croissance des bryophytes sont déterminées par les
caractères génétiques de chaque taxon et par des facteurs du microhabitat où il
vit. Donc, l'étude de ces formes est d'une grande importance pour l'écologie du
groupe. Plusieurs classifications existent (Herzog 1926, Gimingham &
Robertson 1950, Horikawa & Ando 1952, Mägdefrau 1982), mais aucune n'est
adaptée aux espèces de la région tropicale (Richards 1984). Pourtant, c'est jus-
tement dans les forêts humides de cette latitude que les bryophytes présentent la
plus grande diversité de formes.
‚ où la température se maintient constante dans les diver-
ses strates de la végétation, les facteurs limitants pour l'installation des
bryophytes sont les taux d'humidité et, beaucoup plus variables, ceux de la
lumière (Mägdefrau 1982, Richards 1984).
Toutefois, comme l'a rappelé opportunément Seifriz (1924), il est tou-
jours difficile de dissocier l'action de la lumière et de l'humidité comme facteurs
écologiques, puisque généralement la présence intensité de l'un signifie
l'absence reduction de l'autre. Cet auteur observe méme que les mousses sont
plutôt à l'aise dans des milieux sombres, justement à cause de leur besoin
d'humidité,
Les formes en trame ouverte sont dominantes dans le sous-bois des
réserves. Ces formes caractérisent la majorité des Lejeuneaceae, corticicoles et
épiphylles, qui est la famille la mieux représentée dans ce milieu.
Les espèces en trame ouverte croissent, en général, parallèles au substrat
et sont étroitement attachées à celui-ci par des rhizoides. Parfois, elles s'étendent
largement sur la surface colonisée. De cette manière, l'eau qui coule sur les
troncs, ou qui tombe sur les feuilles, atteint l'ensemble de la colonie.
Les formes en trame thalloide, en nombre beaucoup plus réduit que cel-
les en trame ouverte, dominent sur le sol humide des milieux en dehors de la fo-
rét. En général, elles recouvrent des surfaces restreintes, bien que, parfois, leurs
populations se composent d'un nombre d'individus relativement élevé. Leur
développement a lieu pendant la saison pluvieuse, tandis que pendant la saison
sèche elle persistent apparemment sous forme soit de spores, soit de gemmules
ou de propagules.
Les formes de croissance en gazon montrent une tolérance relativement
grande vis-a-vis de la luminosité et du dégré d'humidité de l'air. Certaines
résistent à la sécheresse et supportent une forte luminosité. Ainsi, on remarque
la présence de Bryaccae et de Pottiaceae seulement dans les milieux éclairés et
secs, en dehors du sous-bois (p. ex. sur des rochers et des murs de jardins).
D'autres, p. ex. les Fissidentaceae, Calymperaceae et Dicranaceae, tolérent une
Source : MNHN. Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORETS BRESILIENNES 213
grande variété de substrats et des milieux à conditions assez diversifiées (bord de
chemins, jardins et sous-bois).
Les caractéristiques physiques du substrat interviennent également sur la
forme de croissance des bryophytes (Hamilton 1953). Sur les troncs vivants ou
morts et sur les rochers, Syrrhopodon parasiticus présente des formes de crois-
sance en gazon à tiges compactes, de 1-2ст de hauteur, bien serrées les unes
contre les autres. Par contre, sur les feuilles il forme des gazons à tiges courtes,
clairsemées, et réparties plutôt sur les nervures et les pétioles. Il s’agit là d'une
adaptation, puisque les feuilles sont des substrats très sélectifs, du fait qu'elles ne
retiennent pas l'eau et sont soumises à des mouvements. Ainsi, seulement un
petit groupe de bryophytes peut survivre sur ce substrat, parmi eux Syrrhopodon
parasiticus, qui est un taxon de morphologie très variable. Toutefois, il n'a été
signalé occasionellement comme iphylle qu'à Brejo. A cause de la
disponibilité hydrique réduite du substrat, les tiges ont une croissance limitée et
ne colonisent que les parties des feuilles ou l'eau coule ou reste un peu plus
longtemps.
Les espéces à forme de croissance en coussin sont peu nombreuses dans
les réserves. Seulement 3 espèces ont été récoltées; elles apartiennent aux
Leucobryaceae.
Les bryophytes à forme de croissance en trame compacte, représentés
principalement par des Sematophyllaceae, Daltoniaceae, Brachytheciaceae et
Plagiotheciaceae, ont également une amplitude écologique relativement grande.
En général, ces formes colonisent plusieurs types de substrats, et des milieux à
conditions trés diversifiées (p. ex. des jardins et le sous-bois).
L'exemple de Crossomitrium patrisae doit être souligné. Les populations
corticicoles et épixyles de cette espèce présentent une forme de croissance en tra-
me compacte, à tiges dressées, distincte de celle des populations épiphylles, en
trame ouverte, à tiges secondaires aplaties, étendues sur la surface foliaire. Il
s'agit là d'une adaptation qui permet une meilleure fixation au substrat en
méme temps qu'une augmentation de la surface pour le captage de l'eau.
Dans les deux réserves, la forme de croissance en tapis n'est représentée
que par 3 espèces d’Hypnaceae. Elles colonisaient préférentiellement les troncs
moris ou vivants (parfois seulement à la base) du sous-bois sombre et humide.
Les formes en tapis ont des tiges longues, lachement entremélées. Elles
sont attachées au substrat seulement par les rhizoides situés à la base de la tige
principale, ce qui laisse une surface relativement grande à l'évaporation. La sur-
vie de ces plantes dépend davantage du contenu en eau de l'air, d'où la présence
de ces formes dans les lieux humides.
Les formes en trame filamenteuse ont été également peu nombreuses
dans les réserves. Elles sont représentées par une Lejeuneaceae plutôt épiphylle
(Microlejeunea epiphylla), et deux Lepidoziaceae dont une récoltée une seule
fois, sur le sol (Zoopsis uleana). Par contre l'autre (Arachnionsis diacantha), est
trés fréquente dans le sous-bois et colonise une grande diversité de substrats.
En fait, ces espèces occupent des milieux trés divers. Elles forment un
petit groupe qui se trouve réuni apparemment de facon accidentelle, simplement
à cause de sa forme de croissance.
Cette forme de croissance se caractérise par de tiges láches, petites et
irrégulièrement ramifiées, s'appliquant facilement à la surface du substrat, ou
rampant entre des espèces de plus grande taille avec lesquelles elle s'associe
Source : MNHN, Paris
214 K.C. PORTO
fréquemment. Elle apparaît désorganisée, ce qui rend parfois son interprétation
difficile.
Les formes dendroïdes comme les formes plumeuses ont apparemment
des exigences similaires concernant les facteurs du microhabitat. Elles colonisent
généralement les troncs d'arbres vivants - parfois leur base - et des habitats som-
bres à humidité élevée. Ce fait explique leur abondance dans les forêts humides
de montagne (Frahm 1987). Il parait aussi probable que, en plus d'une
humidité élevée et d'une illumination indirecte, la température, plus basse en al-
titude qu'en plaine, joue un rôle en faveur de la survie de ces organismes.
L'ensemble de ces facteurs permet, sans doute, d'expliquer la meilleure
représentation des formes dendroïdes et plumeuses à Brejo qu'à Saltinho. 8
espèces ayant cette forme de croissance ont été recensées dans les deux réserves.
Elles colonisaient préférentiellement les troncs vivants du sous-bois, sauf
Frullania brasiliensis et Schoenobryum gardneri qui ont été récoltées à la lisière
de la forêt.
Les formes dendroides comme les formes plumeuses se caractérisent par
une tige principale attachée au substrat d'où les ramifications secondaires diver-
gent. Chez les dendroïdes, les rameaux se trouvent au sommet de la tige princi-
pale, chez les plumeuses, de part et d'autre de cette tige, sur un méme plan. Ain-
si, cette forme de croissance écarte la plante du substrat en favorisant un
meilleur captage de la lumiére, mais, en meme temps, elle expose une plus gran-
de surface à l'évaporation. Les plantes ayant ces formes de croissance ne subsis-
tent que dans les endroits à humidité très élevée et à température plus douce où
l'évaporation est moins intense.
Les formes pendantes ont une répartition stricte. Elles n'existent presque
exclusivement que dans les forêts tropicales nébuleuses de montagne et les forêts
subtropicales tempérées qui sont sous un effet de continentalité (Osada &
Amakawa 1956, Mágdefrau 1982). Comme les formes dendroides et plumeuses,
les formes pendantes caractérisent plutót les corticicoles habitant des stations
fort humides.
Chez les formes pendantes, la tige principale s'attache au substrat par
des rhizoides, tandis que les tiges secondaires croissent par géotropisme positif.
Parfois, elles atteignent plus d'un métre de longueur. Selon Schofield (1981),
l'élongation des tiges pendantes est fonction de l'humidification constante des
cellules apicales méristématiques, c'est-à-dire, du contenu en eau circonvoisin à
Vapex. Ce fait explique probablement la présence, dans certaines stations moins
humides à Saltinho et à Brejo, de formes pendantes de P/agiochila hypnoides et
P. tortuosa à tiges moins longues et à ramifications plus rapprochées.
La forme pendante favorise le rejet de l'eau lors d'une saturation exces-
sive de la plante. De plus, elle est bien adaptée à la dispersion des propagules
(morceaux de la plante) par des animaux - surtout des oiseaux -, les courants
d'air étant faibles dans le sous-bois. La production de spores est, apparemment,
peu significative chez ces plantes.
Dans ce travail, 14 espèces à formes pendantes sont signalées dont 13
exclusivement à Brejo. Elles sont représentées par des Meteoriaceae,
Phyllogoniaceae et certains membres de Frullaniaceae, Plagiochilaceae et
Lejeuneaceae. Spécialement dans les deux premières familles citées, cette forme
est très fréquente et bien developpée. Les espèces pendantes colonisaient en
majorité des troncs et des branches. Les stations de récolte se situaient plutôt en
altitude et présentaient une humidité élevée.
Source : MNHN. Paris
S BRÉSILIENNES 215
BRYOÉCOLOGIE DE FOR
Certaines parcelles de Brejo, spécialement la 6 et la 3, méritent d'être
notées pour leur richesse en espéces à formes pendantes et par l'abondance de
celles-ci. La présence de zones de condensation, formées fréquemment en altitu-
de, qui maintiennent des indices de saturation de l'air élevés, permet la survie
des espéces ayant ce type de forme de croissance.
Analyse comparative de la bryoflore des deux réserves
En décrivant les types de forêts à Pernambuco, Andrade-Lima (1961)
affirme que “sans négliger le rôle des autres facteurs du milieu, c'est le climat
qui conditionne principalement ces formations végétales.” L'auteur poursuit:
“dans la caatinga, dés que les élévations atteignent la cote de 1000m, des forêts
se développent toujours, indépendamment de la nature de leur sol.”
Les réserves étudiées, bien qu'elles se situent à une faible distance
(100km), ont des caractéristiques climatiques et topographiques différentes, ce
qui leur confère quelques différences floristiques et structurelles. L'étude de leurs
bryoflores respectives le démontre.
La bryoflore de la réserve de Saltinho est composée de 98 espèces, en
leur majorité signalées aussi dans les formations végétales semblables des
régions amazonienne ou avoisinantes (Mitten 1869, Spruce 1885, Griffin 1979,
Schultze-Motel & Menzel 1987a, b). La bryoflore de Brejo se compose de 125
espèces, Quelques-unes se rencontrent aussi à Saltinho - l'indice de similarite en-
tre les réserves est de 0,48 - tandis que d'autres sont typiques des forêts d'altitu-
de du néotropique (Bowers 1970, Mágdefrau 1983). En effet, la richesse en
bryophytes de Brejo est supérieure de 28% à celle de Saltinho.
A première vue, ces résultats peuvent paraître étranges, surtout si l'on
considère que physionomiquement et structurellement la forêt de Saltinho est
plus riche en Phanérogames que celle de Brejo. Cette plus grande diversité peut
s'expliquer par une précipitation de 2267mm, relativement bien répartie pendant
toute l'année malgré l'existence d'un mois sec, tandis qu'à Brejo, la précipitation
estimée est d'environ la moitié de celle de Saltinho, et la saison sèche est certai-
nement plus prolongée. Au moins théoriquement, les conditions d'humidité à
Brejo sont plus limitantes pour les plantes en général.
En ce qui concerne la répartition de la précipitation sur la région,
Andrade-Lima (1975) explique le rôle important joué par la topographie. En re-
lief plan, comme à Saltinho, les courants aériens se distribuent de manière hori-
zontale et parallèle au terrain, ce qui garantit une répartition relativement uni-
forme des pluies. Par contre dans les reliefs plus irréguliers, comme ceux de
Brejo, les courants tendent à s'appliquer au relief, ce qui détermine des va-
riations dans la répartition des pluies et, en derniére instance, diversifie davanta-
ge les microclimats.
Cette situation est importante pour des organismes comme les
bryophytes. Ainsi, une plus grande hétérogénéité des microhabitats à Brejo
comparée à celle de Saltinho a permis leur colonisation par un plus grand nom-
bre d'espéces, et détermine sa plus grande richesse.
D'ailleurs à Brejo, sous l'effet de l'altitude - méme modérée, comme
dans le cas présent - et de l'exposition aux courants humides du sud-est, de l'eau
additionelle est apportée à la végétation. D'abord, l'altitude exerce des effets
modérateurs sur la température et, par conséquent, sur l'évapotranspiration po-
tentielle. Ensuite le relief, en s'opposant aux flux des vents dominants, favorise
la formation de nuages à son sommet. Ces nuages, en contact avec le feuillage
Source : MNHN, Paris
216 K.C. PORTO
dense de la végétation, augmentent la surface de condensation et ont pour
résultat des pluies qui tombent sur la forêt.
A Brejo, ces nuages se forment plutôt pendant l'automne/hiver (mars-
août), dès la nuit jusqu'aux premières heures de la matinée. Pendant cette
période, le déficit de saturation de l'air doit se maintenir très réduit à nul,
spécialement au niveau des strates supérieures de la végétation. Cette situation
favorise les bryophytes épiphytes, surtout ceux qui colonisent des branches des
couronnes. Dans ces habitats dominent en général des espèces ectohydriques (p.
ex. Lejeuneaceae, Frullaniaceae, Radulaceae, Porellaceae et la majorité des
Eubryales pleurocarpes), capables d'absorber l'eau de l'atmosphère rapidement
et directement par toute leur surface (Proctor 1979).
Ainsi s'explique la plus grande richesse en épiphytes colonisant les bran-
ches des couronnes à Brejo, parmi lesquelles on note beaucoup d’hydrophiles à
forme pendante. Par contre, à Saltinho, ce milieu est pauvrement colonisé et les
espèces présentes sont généralement des xerophiles, pionnieres, à trame ouverte.
D'aprés Frahm (1987b), il est fort probable que dans les foréts d'altitude
les épiphytes poikilohydriques profitent de la condensation d'eau dans l'air et
l'absorbent, tandis que ceux des foréts de plaine n'absorbent que l'eau prove-
nant directement des pluies.
A ces observations s'en ajoutent d'autres, concernant la richesse des
bryophytes par substrat colonisé. Une colonisation différente a été notée pour
les deux réserves: à Brejo, les substrats les plus touchés par la zone de conden-
sation, les branches et les troncs vivants (0-2m) ont présenté une plus grande
diversité de bryophytes. Par contre à Saltinho, les substrats les plus riches sont
le sol et ceux situés à son niveau (base des troncs et rochers).
Syrrhopodon parasiticus et Crossomitrium patrisae, bien que communes
aux deux réserves, ne sont épiphylles qu'à Brejo, renforcant ainsi les indications
d'une humidité atmosphérique plus élevée dans cette réserve.
Ainsi, on peut supposer qu'à Brejo le déficit de saturation de l'air aug-
mente à mesure qu'on descend vers le sol, les microhabitats à ce niveau étant
plus restrictifs pour les bryophytes que ceux d'en haut. Comme à Saltinho ce
phénomène n'existe pas, ou est insignifiant, les couches au niveau du sol doivent
retenir plus d'humidité que les supérieures. En plus, l'humidité au niveau du sol
à Saltinho est augmentée par de nombreux ruisseaux et deux lacs présents dans
la réserve.
Finalement, une action anthropique indirecte parait aussi influencer la
richesse en bryophytes des milieux étudiés. Les parcelles les plus clairsemées,
séches et à sols presque nus, du fait des récoltes abusives (de bois mort et de
plantes ornementales) - parcelles 1 à Saltinho et 4 à Brejo - ont été les plus pau-
vres en nombre d'échantillons et d'espèces. C'est un aspect important à
considérer, parce qu'il confirme le róle des bryophytes comme bioindicateurs
des conditions d'humidité, et il indique la nécessité d'une meilleure conservation
de ces milieux.
CONCLUSIONS
La réserve de Brejo dos Cavalos est plus riche que celle de Saltinho, tant
en Hepaticae qu'en Musci.
Source : MNHN, Paris
BRYOÉCOLOGIE DE FORETS BRÉSILIENNES 217
Les synusies corticicoles et épixyles dominent dans les deux réserves,
tandis que les terricoles, les saxicoles et les épiphylles sont relativement fai-
blement représentées. La majeure partie des espèces colonise plus d'un type de
substrat; un groupe réduit d’épiphylles seulement est exclusif. Cependant, des
préférences indiquent que les différentes synusies ont des exigences écologiques
différentes.
A Saltinho, la bryoflore est composée principalement de Lejeuneaceae.
Une quantité moindre d’autres Hepaticae et de Musci s'y ajoutent. Les espèces
des Lejeuneaceae sont, en leur majorité, corticicoles et épiphylles.
A Brejo dos Cavalos on observe aussi une forte présence de
Lejeuneaceae par rapport aux autres familles, mais leur dominance est moins
importante, tandis que la fréquence des Musci s’accroit. Les formes en trame
ouverte sont bien représentées, mais en proportions plus réduites qu'à Saltinho.
Les formes pendantes deviennent plus nombreuses, en nombre 4" échantillons,
dans deux des parcelles. Ce sont précisément les deux parcelles situées à une al-
titude plus élevée et au sud-ouest de la réserve, c'est-à-dire, exposées aux vents
humides. L’altitude et l'exposition aux courants humides sont apparemment les
facteurs écologiques directement ou indirectement responsables de la présence
de ces formes. L'interaction de ces facteurs provoque une augmentation du
contenu en cau de l'atmosphère et un abaissement de la température, réduisant
ainsi l'évapotranspiration. Les conditions climatiques à Brejo sont, donc,
malgré une précipitation plus réduite, plus favorables aux bryophytes qu'à
Saltinho.
Finalement, en tenant compte du róle joué par les bryophytes comme
bioindicateurs des communautés végétales, il est possible que ces végétaux puis-
sent étre utilises pour tester les altérations des conditions ambiantes dans les fo-
réls étudiées, spécialement si elles sont mieux sauvegardées. Ce travail est un
premier inventaire de leurs principales bryocénoses, dans des conditions
écologiques précises, à un moment donné de leur vie. Si la conservation de ces
réserves devient effective, la poursuite des recherches permettrait d'avoir un
apercu plus complet sur l'évolution de ces écosystémes.
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RE-EVALUATION OF ACAULON PILIGERUM (DE NOT.)
LIMPR. (POTTIACEAE) FROM SARDINIA, AS À SPECIES
OF A SUBGENUS NEW TO EUROPE
(ALATICOSTA STONE)
Cecilia SERGIO
Museu, Laboratorio e Jardim Botanico, Faculdade de Ciéncias de
Lisboa, 1294 Lisboa Codex, Portugal.
ABSTRACT - The type specimen of Phascum bulbosum Voit. var, piligerum De Not. from
Cagliari in Sardinia has been identified in the RO herbarium, and is described and illus-
trated. The presence of 2-3 laminae on the adaxial part of the distal half of the costa,
places this species in the subgenus Alaticosta Stone, previously known only from Australia
and South Africa.
At present, the genus Acaulon C. Muell. in Europe comprises 7 species
(Casas et al. 1990, Dull 1984), all included in the subgenus Acaulon, as pro-
posed by Stone (1976) for Australian representatives of the genus.
The main distribution area of Acaulon is the Mediterranean region with
scattered localities in Central Europe and Asia, and disjunct arcas in North
America, South Africa (Magill 1981) and Australia (Stone 1989), It is a genus
with xerothermic characteristics, always in open sites and with an ephemeral life
cycle.
Recently 1 was able to examine, in the RO herbarium, what must be the
type specimen of Acaulon piligerum (De Not.) Limpr., from Cagliari Island,
Sardinia, The material was collected in 1835 and named as Phascum bulbosum
Voit. var. piligerum De Not. (Fig. 1.F).
The most interesting feature of the material is the presence of 2-3 lami-
пае, on the adaxial part of the distal half of the costa, as reported by Stone
(1976) for the species included in the subgenus Alaticosta. However, laminae
on the ventral part of the costa have not been previously reported for any Euro-
pean or American taxa.
Acaulon piligerum (De Not.) Limpr., Laubm. Deutschl. 1:180 (1885).
*Basionym: Phascum bulbosum Voit. var. piligerum De Not., Syllab.
muse. n°397: 305-306 (1838). Synonym: Phascum piligerum De Not, Epil.
Briol. lta: 738 (1869). Holotype: Sardinia. “Cagliari, 1835" (RO).
As there are no drawings of the original material, and very few refer-
ences to the species, an illustration with a short description is provided, as well
as some details to show the similarity with other species recently included in the
subgenus Alaticosta (Stone 1976, Magill 1981).
Source : MNHN, Paris
222 C. SERGIO
Fig. 1 - Acaulon piligerum (De Not.) Limpr., holotype (RO). Label ( F) and light micro-
graphs of leaf apex showing the adaxial surface with two or three longitudinal ir-
regular lamellae. A and C: transverse sections of leaf apex. D: transverse section
of central part of leaf. B: spores. Scale: A, C and D=25um; В = 15am.
Source : MNHN, Paris
Fig. 2 -
RE-EVALUATION OF ACAULON PILIGERUM 223
Acaulon piligerum (De Not.) Limpr. Drawn from the holotype (RO) by C. Sérgio.
А: habit, В: subperichaetial leaf. C-D: leaf apex showing the adaxial (ventral) sur-
face of the costa with two or three longitudinal irregular lamellae. E: cells at leaf
base. F-H: transverse section of leaf, costa and marginal part. 1: capsule, seta
and vaginula. J: calyptra detached. L: spores. M: capsule wall. Scale: A and I
=550um. B,C and Ј = 2504m; D and E = 100um; Е, С, Н, Land M = 55ит.
Source : MNHN. Paris
224 €. SERGIO
Description of the type (Fig.1, 2 and 3)
Plant bulbiform, 2 mm high including the leaf aristae; leaves imbricate,
incurved, the perichaetial oblong-ovate, 1 1/2 to 2 times longer than wide, deep-
ly concave, margins weakly serrate and slightly reflexed near apex, incurved and
entire near base; costa excurrent as a very sinuose arista (350 to 500ит),
keeled, in cross section with a clear abaxial group of stereid cells, on the adaxial
(ventral) surface of the distal half with two or three longitudinal irregular plates
(lamellae) of thin-walled cells; lamellae of 2-6 cells long, the terminal very irreg-
ular; cells of leaf clearly smooth, rhomboidal, 6-5 sided in the apical to median
part, elongated and almost prosenchymatous near the apex (10-20 х 30-50ит),
more or less rectangular in the lower part (15-25 x 30-60,m).
Paroicous ? (male plant not seen). Archegonia 2-3. Capsule golden
brown, cleistocarpous, subglobose, 600-700um in diameter, with a tiny apiculus;
wall thin, exothecial cells not large (20-40um), more or less isodiametric; stoma-
ta not observed; seta curved, 400 што; calyptra tiny conical-mitrate. Spores yel-
low-brown, rounded to oval, (18)20-28(30)um, finely papillose, papillae com-
pound, composed of very short rounded elements, with a smooth appearance in
profile.
The presence of lamellae on the adaxial surface of upper part of the cos-
ta is sufficient to distinguish A. piligerum from other European species of Acau-
lon. However, the material is very similar to A. chrysacanthum from Australia
(Stone 1976). The two plants are not easily separated macroscopically on ap-
pearance, on golden colour alone. Both, A. piligerum and A. chrysacanthum are
similar in habit, size, excurrent costa, and short, curved seta. However, the basal
lamina cells are a little smaller іп A. chrysacanthum (20-50um long compared to
30-60um in A. piligerum). The spores are less papillose (Fig. 3) and smaller in
A. piligerum (18-30um compared to 25-35um in A. chrysacanthum). A. pilige-
rum also differs from other Australian species, which have shorter leaves, as
wide as, or wider than long, and an erect, excurrent costa, which is less flexuose.
Corley et al. (1982), in the European moss list, have considered A. pi-
ligerum (De Not.) Limpr. as a synonym of A. triquetrum (Spruce) C. Müll.
However, in 1984 Diill listed six countries and islands under/for the distribution
of A. piligerum in Europe, but confirmed only two, Crete (Düll € Düll-
Hermanns 1973) and Sardinia. The others are, mainland Greece (Preston
1984), Yugoslavia (Dalmatia, Island of Lacroma) (Podpera 1954, Pavletic
1955), mainland Italy and Switzerland, possibly based only on the reference to
the Valais made by Amann et al. (1918).
In the herbarium of $ I discovered some of the Amann material (Swit-
zerland, Valais, Sion), belonging to Phascum cuspidatum Hedw. I was able to
examine identical material in Paris (PC) and Zurich (Z). All of this material re-
presents the typical form of Acaulon triquetrum (Spruce) C. Müll., with laminae
absent from the ventral parts of the costa. Consequently, all of the other refer-
ences to A. piligerum need investigation, in order to confirm the actual distrib-
ution of this taxon. Further field studies in Sardinia are also needed, particularly
as Cortini Pedrotti (1983) includes no other localities for A. piligerum on the is-
land.
The existence of a member of subgenus Alaticosta in the Mediterranean
(Sardinia) may have the same origin as the “inexplicable” disjunction of the
group Crossidium aberrans- C. geheebii in the Mediterranean, Australia and
New Zealand, which is interpreted as a relic of the xerothermic Pangaean dis-
tribution pattern (Frey & Kürschner 1988).
Source : MNHN. Paris
VALUATION OF ACAULON PILIGERUM 225
of mature spores. Scale: A - С = Sum; D = 24m.
ACKNOWLEDGMENTS - I am grateful to the curator of Rome herbarium
(RO), who sent me type specimens from the De Notaris collection, and to Drs Н. Bischler
and L. Hedenäs for the loan of specimens from Paris (PC) and Stockholm (S) respective-
ly. 1 wish to express my cordial thanks to Drs P. Geissler and E. Urmi for advice about
the Swiss material in Amann's collection. I am also grateful to Dr. A. Harrington for the
constructive comments on the manuscript
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CALOPLACA LATZELH Y C. GLOMERATA
(TELOSCHISTACEAE, LIQUENES), DOS ESPECIES CON
ESPORAS ATIPICAS.
P. NAVARRO-ROSINÉS у N.L. HLADUN
Departament de Biologia Vegetal (Botànica), Facultat de Biologia,
Universitat de Barcelona, Diagonal 645, Barcelona 08028.
España.
RESUMEN - Se comparan Caloplaca latzelii (Servit) Clauz. et Roux y C. glomerata
Arup, ünicas especies conocidas del genero Caloplaca que presentan esporas con la luz de
los lóculos muy reducida. Su forma es análoga а la del про Mischoblastia del género
Rinodina. Se da para cada taxon una descripción e iconografia, junto con las caracteris-
ticas de su hábitat y su distribución, y se comenta la variabilidad de la forma de las
esporas en el género Caloplaca.
RÉSUMÉ - Caloplaca latzelii (Servit) Clauz. et Roux et С. glomerata Arup, sont les deux
seules espéces du genre Caloplaca à présenter des spores avec les locules trés petits, avec
une conformation qui rappelle celle des spores du type Mischoblastia des Rinodina. Les
deux espéces sont comparées tant au niveau de leur morphologie, qu'au niveau de leur ha-
bitat et de leur distribution en Europe. La variabilité de forme des spores dans le genre
Caloplaca est commentée.
INTRODUCCIÓN
Como resullado del estudio de la flora liquénica de las rocas
carbonatadas de Cataluña meridional (NE de la Peninsula Ibérica), que está
realizando uno de los autores, se han recolectado diferentes ejemplares de un
taxon del género Caloplaca Th. Fr. que presenta las esporas con una forma no
tipica para el género, con la pared engrosada tanto en el ecuador como en los
ápices, que deja la luz de los lóculos extraordinariamente reducida, con un
aspecto que recuerda el de las esporas del tipo Mischoblastia del género
Rinodina (Mayrhofer & Poelt 1979, Mayrhofer 1984), pero incoloras. A esta
forma de esporas del género Caloplaca, Galun (1970) la denomina
miscoblastidiomorfa.
Segün los datos bibliográficos disponibles, solamente se conocen dos
täxones del género Caloplaca con esporas de estas caracteristicas: Caloplaca
latzelii (Servit) Clauz. et Roux, descrita de las costas de Dalmacia (Servit 1934),
y C. glomerata Arup, recientemente descrita de las islas suecas de Oland y
Gotland (Arup 1990). A esta ültima especie corresponden nuestros ejemplares
de Cataluna.
Dado el interés morfológico y corológico de estos dos taxones, que son
conocidos de escasas localidades, aportamos para cada uno una descripción
Source : MNHN. Paris
228 P. NAVARRO-ROSINÉS y N.L. HLADUN
detallada, que se acompaña de iconografia de las estructuras del ascocarpo, con
indicación de las características de su habitat, y de su area de distribución.
MATERIAL Y MÉTODO
Para el estudio de las caracteristicas morfolögicas de estos taxones, se
ha realizado secciones a mano alzada del talo y de los ascocarpos con ayuda de
una cuchilla de afeitar, y se ha procedido a montar los cortes en agua, o en azul
algodón para obtener un mejor contraste. Los dibujos han sido realizados en
todos los casos con ayuda de un cámara clara para dibujo incorporada al
microscopio.
Caloplaca glomerata Arup (Fig. 1)
Ann. Bot. Fenn. 27: 329 (1990)
Typus.- SUE Oland, Sandby par., 2 km W of Ekelunda, 1984,
Arup et Kustvall 33 (LD).
Hábitat.- "alvar habitat with calcareous rocks and soil”.
Iconografía.- Fróberg (1989: 74), esporas. Arup (1990: 330-331), hábito
y esporas.
Talo crustáceo, epilitico, areolado, de color amarillo ocráceo, K+
púrpura, que puede llegar a ocupar extensiones de hasta unos 3 cm, más o
menos claramente limitadas en el margen. Areolas entre poligonales y
redondeadas, de 0.5-2 mm de diámetro (0.2-1 mm según Fróberg 1989, Arup
1990), separadas por amplias fisuras. Algas Trebouxia, de hasta 14ит de
diámetro. | Apotecios lecanorinos, redondeados o deformados por presión
lateral, de 0.4-1-(1.5) mm de diámetro (0.3-0.7-(1)mm según Fröberg 1989,
Arup 1990), sésiles, los más jovenes algo hundidos en el talo, generalmente
agrupados, de manera que pueden llegar a cubrir buena parte del talo. Disco de
color naranja vivo, K+ púrpura, plano o ligeramente convexo. Margen talino
poco aparente, no diferenciable en los apotecios más maduros, del mismo color
que el talo. Margen propio (paratecio) bien desarrollado, de igual color que el
disco, de estructura prosoplectenquimática, con un grosor de hasta Sum
(50-100um según Fröberg 1989, Arup 1990). Himenio incoloro, de 80-90ym
(65-90um según Fröberg 1989, Arup 1990), con un epihimenio pardo
amarillento, K+ purpura, de unos 10ит. Hipotecio incoloro. Рагайѕіѕ
articuladas, simples, raramente con alguna ramificación apical o alguna
anastomosis dispersa, de 1.5-2,5um de grosor, algo dilatadas en el ápice, de
3-Sum. | Ascos claviformes, octosporados, de 65-75 x 14-19um (50-60 x
12.5-18.5um según Fröberg 1989, Arup 1990), con la estructura apical tipica del
género. Esporas diblasticas, miscoblastidiomorfas (Galun 1970: 108), incoloras,
elipsoidales, algo dilatadas alrededor del engrosamiento ecuatorial, de 12-20 x
7-10ип (14 esporas medidas).
Comentarios. - Caloplaca glomerata recuerda macroscópicamente a С.
dolomiticola (Hue) Zahlbr., pero ambos táxones se diferencian claramente por
la forma de las esporas. Además, los apotecios de C. glomerata presentan un
aspecto por lo géneral menos prominente que los de este último taxon.
Como indica Arup (1990) en la descripción original, este taxon presenta
las esporas de forma y dimensiones prácticamente idénticas а las de C. /atzelii,
Source : MNHN. Paris
229
CALOPLACA LATZELI у C. GLOMERATA
DLE
CS Ds
0.2 mm
D
Source : MNHN. Paris
Fig. 1 - Caloplaca glomerata. Sección de apotecio (A), paräfisis (В), asco (C) y esporas
(D). (Ejemplar de Querol, Cataluña).
230 P. NAVARRO-ROSINES y N.L. HLADUN
Fig. 2 - Distribución conocida en Europa de Caloplaca glomerata (+) y C. latzelii (A).
pero las características morfológicas del talo y de los apotecios nos diferencian
bien ambas especies (ver conclusiones).
М Distribución y hábitat (Fig. 2). - Especie descrita de las islas suecas de
Öland y Gotland (Arup 1990), donde parece ser abundante. A estas localidades
podemos afadir las de Calabria (Italia) y de Cataluña (España) mencionadas
en el apartado de material estudiado. También pertenecería a esta especie,
como nos ha confirmado el Dr. J.M. Egea (Murcia), el material procedente de
Mallorca (Islas Baleares, España), y mencionado sub Caloplaca dalmatica en
su trabajo sobre las Caloplaca de Espana (Egea 1984). Lamentablemente, no
hemos podido estudiar estos ejemplares depositados en el herbario de Munich
(М), ya que, según nos ha indicado el Dr. Н. Hertel (Munich), no han podido
ser localizados.
En todos los casos, se desarrolla sobre rocas carbonatadas, con
preferencia sobre las piedras y pequefias losas del suelo. Fróberg (1989) y Arup
(1990) la indican tambien sobre las paredes de piedra y las nartes secas de los
pavimentos. En Cataluna y Calabria, este taxon presenta cierta tendencia
orófila, pero sería necesario poder confirmar esta característica con el hallazgo
de nuevo material en otras localidades.
Material estudiado. - ITALIA.- Calabria, prov. Cosenza, Campotenese, E Monte
Pallino, 1000 m; 30.V.1979, leg. Н. Mayrhofer (GZU). Sub Caloplaca dalmatica. -
ESPAÑA.- Catalunya, prov. Tarragona, Alt Camp, Querol, cerca de Esblada, U.T.M.
31TCF7089-7090, 700-750 m; 21.11.1988, leg. M. Giralt, A. Gomez-Bolea y P. Navarro-
Rosinés (BCC-lich.).
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA LATZ!
Il y C. GLOMERATA 231
Caloplaca latzelii (Servit) Clauz. et Roux (Fig. 3)
Likenoj de Okcidenta Eúropo: 824 (1985).
Basionimo.- Blastenia latzelii Servit, Hedwigia 74: 151 (1934).
Typus.- YUGOSLAVIA, Dalmacia, Ragusa (Dubrovnik), Mokosica,
350 m, 1908, A. Latzel 22156. (Herb. Vézda, BRNO). Lectotipo seleccionado
por Arup (1990). (Non vidimus).
Hábitat.- "auf Kalkstein”.
Sym- Caloplaca dalmatica sensu Poelt non (Massal) Zahlbr.,
Bestimmungsschlüssel Europäischer Flechten: 182 (1969). Blastenia latzelii f.
dealbata Servit, Hedwigia 14: 152 (1934).
Iconografía.- Servit (1934: 151), ascos, paräfisis y esporas. Galun (1970:
lam. XIX), esporas. Alon & Galun (1971: 280), esporas.
Talo crustaceo, endolitico o reducido a una delgada capa rimulosa en
las zonas próximas a los apotecios, de color amarillo anaranjado, K+ purpura,
en algunos casos blanquecino (f. dealbata, Servit 1934: 153), que puede ocupar
extensiones redondeadas de hasta unos 2 cm, mås o menos claramente
limitadas. Algas Trebouxia, de 10-15ит de diámetro. Apotecios biatorinos,
redondeados, de 0,2-0.5 mm de diámetro (hasta 0.3 mm según Servit 1934), los
jóvenes emergentes, los bien desarollados sésiles, dispersos. Disco de color
anaranjado rojizo, K+ púrpura, cóncavo en los apotecios jovenes, plano o
convexo en los maduros. Sin margen talino desarrollado. Margen propio
(paratecio) bien desarrollado, concoloro con el disco, de estructura
prosoplectenquimatica, con un grosor de hasta 200um (de 50-654m según
Galun 1970: 83). Himenio incoloro, de 60-80um, con un epihimenio pardo
amarillento, K+ purpura, de 10-15um. Hipotecio incoloro. | Paráfi
articuladas, simples o con alguna ramificación apical, de unos 24m de grosor,
algo dilatadas en el ápice, hasta Jum. Ascos claviformes, octosporados, de
50-65 x 13-20um (55-65 x 18-20um según Servit 1934), con la estructura apical
típica del género. Esporas diblásticas, miscoblastidiomorfas (Galun 1970: 108),
incoloras, elipsoidales, algo dilatadas alrededor del engrosamiento ecuatorial, de
15-18 x &-1lum (15 esporas medidas) (de 14-17 x 8-10итп según Servit 1934;
12.5-18 x 8-10ит según Galun 1970; у 10-18 x 5-10 según Alon & Galun
1971).
Comentarios. - C. latzelii presenta un aspecto parecido а С. ochracea
(Schaer.) Flag. y a С. nubigena (Krempelh.) DT. et Sarnth., dos especies mas
conocidas que conviven con ésta. Pero en C. /atzelii, la coloración de los
apotecios es más intensa, con tonalidades rojizas, mientras que en las otras
éstos son tipicamente anaranjados.
Poelt (1969: 182) sinonimiza este taxon a C. dalmatica (Massal.)
Zahlbr., pero posteriormente Clauzade & Roux (1985: 251) consideran ambos
táxones como diferentes, e incluyen C. dalmatica como vaa variedad de C.
velana (Massal.) Du Rietz. El Dr. Cl. Roux (com. pers) nos confirmó que tuvo
la oportunidad de estudiar el material tipo de C. da/matica, y que las esporas de
ésta correspondian a las del grupo de C. velana. Por su parte el Dr. J. Poelt
(com. pers) también nos ha indicado que la sinonimización la hizo después de
estudiar material de C. dalmatica de las exsicatas de A. Massalongo. Parece
pues que el material distribuido bajo cl epiteto de C. dalmatica no es
homogéneo.
Source : MNHN. Paris
232 P. NAVARRO-ROSINÉS y N.L. HLADUN
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Fig. 3 - Caloplaca latzelii. Sección de apotecio (A), paráfisis (B), asco (C) у esporas (D).
(Ejemplar de Attika, Grecia).
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA LATZ
LIL y C. GLOMERATA 233
Segün se desprende de la descripción y de la iconografia que aporta
Massalongo (1853: 91) para C. ochracea, parece que este autor incluye en este
taxon, aparte de los ejemplares típicos, ejémplares que realmente
correspondrian a C. latzeli. Еп la descripción escribe textualmente: "da
principio gli sporidii presentano la forma di due anelli insieme saldate pel trans-
parente episporio;...”, y en la iconografia del taxon se diferencia claramente, a
pesar de su reducido tamaño, los dos tipos de esporas,
Hay que tener en cuenta también que entre los ejemplares de las
exsicatas de Caloplaca ochracea distribuidas por Rabenhorst i por Massalongo,
según indican Hafellner et Poelt (1979: 31), hay también material de C. latzelü.
Jatta (1910: 369), por su parte, sinonimiza C. dalmatica a C. ochracea,
pero sólo hace referencia a los caracteres del talo, sin mención de la forma o
aspecto de las esporas.
Distribución y hábitat (Fig. 2). - C. /atzelii es un taxon de distribución
mediterránea, conocido solamente de Dalmacia (Yugoslavia) segun Servit
(1934), de Palestina, segün Galun (1970) y Aron & Galun (1971), y de Grecia
(ver material estudiado).
Los ejemplares estudiados se desarrollan sobre rocas calcáreas
compactas, y aparecen acompañados de Caloplaca ochracea. Las mismas
características del hábitat son indicadas por Servit (1934: 152) en la descripci^n
original, donde menciona este taxon acompañado de C. ochracea y C. nubigena.
Su situación fitosociológica no està definida, pero parece ser un taxon propio de
comunidades esciafilas o poco fotöfilas del orden Verrucarietalia parmigerae
Roux 1978 ord. prov., que se desarrollan sobre rocas calcáreas compactas.
Material estudiado. - GRECIA.- Апіка, Steilflächen nahe der Straße Elefsis-
Erithre, NO von Vilia, an der Ostgrenze des Kitháron-Gebirges; 8.1V.1971, J. Poelt (Herb.
Poelt 9932). YUGOSLAVIA.- Dalmacia, Metkovic: Doljna, 150 m; 1907, Larzel 9607
(PRM 756686). Sub Blastenia latzelii f. dealbata, YUGOSLAVIA. Dalmacia, Ragusa
(Dubrovnik): über Mokosica, 350 m, 1908, Latzel 18916-P (PRM 756687). Isotypus. Sub
Blastenia larzelii. (El material seleccionado como lectotipo para C. latzelii por Arup
(1990), procede seguramente de un fragmento separado de este pliego).
DISCUSIÓN
En la actualidad en el género Caloplaca Th. Fr. se agrupan los taxones
de la familia Teloschistaceae caracterizados por tener talo crustáceo y esporas
bi- o pluriloculares. En la mayoría de táxones del género las ascosporas son
polariloculares, con dos lóculos, uno en cada extremo de la espora, separados
por un engrosamiento ecuatorial de grosor variable según el taxon. Pero
también se incluyen en el género algunos táxones con ascosporas provistas de
tres o cuatro lóculos (cf. Hafellner & Poelt 1979). El único representante de este
grupo para la flora europea es Caloplaca ochracea, con esporas tetraloculadas
a la madurez.
Caloplaca glomerata y C. latzelii, si bien presentan esporas con dos
lóculos, la forma y situación de éstos se aparta claramente de los tipos
mencionados.
La formación del engrosamiento ecuatorial de las ascósporas de la
familia Teloschistaceae ha sido estudiado por Bellemere & Letrouit-Galinou
(1982) y Bellemere et al. (1986). Este engrosamiento se produce por
crecimiento en espesor de la capa más interna de la pared esporal, y puede ser
Source : MNHN. Paris
234 P. NAVARRO-ROSINÉS y N.L. HLADUN
considerado como endosporio. Cuando se llega a diferenciar un septo, como es
el caso del género Caloplaca, éste se produce hacia las fases finales del
desarrollo de las ascosporas, como un proceso de formación tardía.
En el caso de C. glomerata y C. latzelii, parece que la extrema
reducción de los lóculos de las ascósporas se produce por engrosamiento de la
pared, no sólo ecuatorial sind también apical. El resultado conduce a una for-
ma de esporas que recuerdan las del tipo Mischoblastia del género Rinodina
(Mayrhofer & Poelt 1979, Mayrhofer 1984). Para definir a este tipo de esporas,
hemos conservado el termino de miscoblastidiomorfas utilizado por Galun
(1970: 108). Pero hay que tener en cuenta que, contrariamente a lo que ocurre
en las Teloschistaceae, en las Physciaceae la formación del septo es un proceso
anterior al engrosamiento de la pared esporal (Poelt & Mayrhofer 1979), lo que
hace que este sea diferenciable a todo el ancho de la espora.
Las dos especies tratadas, C. glomerata y C. latzelii, se diferencian
claramente por las características morfológicas del talo, epilitico y areolado en
el primer caso, hemiendolítico y rimuloso en el segundo, y por las dimensiones
y color de los apotecios, más grandes en el caso de C. glomerata, y de tonalidad
más intensa en C. latzelii. A pesar de estas diferencias, ambos táxones
presentan las ascósporas prácücamente idénticas, en la forma y en las
dimensiones. En principio, parece acertado mantener separadas las dos
especies, en espera de la aparición de nuevo material. Hay que tener en cuenta
que la variación del aspecto del talo se da frecuentemente en este genero, como
por ejemplo en el grupo C. dolomiticola-C. schaereri, que algunos autores han
tratado solamente como taxones infraespecificos (cf. Clauzade & Roux 1985).
AGRADECIMIENTOS.- Los autores quieren agradecer a los herbarios GZU y PRM, y
al Dr. J. Poelt (Graz), el préstamo de diferentes ejemplares estudiados; y al Dr. X.
Llimona (Barcelona) la revisión de los originales.
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EL GENERO LICHINELLA NYL. EN EL SURESTE DE
ESPANA Y NORTE DE AFRICA
Pedro Pablo MORENO & Jose Maria EGEA
Departamento de Biologia Vegetal (Botanica), Facultad de
Biologia, Universidad de Murcia, Campus de Espinardo,
30001 Murcia, España.
ABSTRACT - Seven species of Lichinella are recognized in southeastern Spain and north-
ern Africa, five of which are transferred from Gonohymenia: Lichinella algerica (type spe-
cies of Gonohymenia), L. cribellifera, L. iodopulchra, L. nigritella and L. sinaica, The genus
Gonohymenia is here, therefore, considered as a taxonomical synonym of Lichinella. A
key of the species involved are given as well as details of morphology, anatomy, taxono-
my, distribution and habitat, Photos and distribution maps are supplied. In addition, four
species generally referred to Gonchymenia, not found in the area studied, are also included
in Lichinella. Likewise, all relevant type specimens have been examined.
RESUMEN - Siete especies de Lichinella se han reconocido en el sureste de España y nor-
te de Africa, cinco de las cuales proceden de Gonohymenia: Lichinella algerica (especie tipo
de Gonohymenia), L. cribellifera, L. iodopulchra, L. nigritella and L. sinaica. De este modo,
el género Gonohymenia se considera aqui como un sinónimo taxonómico de Lichinella. Se
presenta una clave con las siete especies asi como detalles sobre morfología, anatomia,
taxonomia, distribución y habitat. Se facilitan fotos y mapas de distribución. En adición,
cuatro especies generalmente referidas а Gonokymenía, no encontradas en la zona de estu-
dio, se incluyen tambien en Lichinella. Se han examinado todas las especies Про rele-
vantes.
INTRODUCCION
Lichinella Nyl. fue descrito por Nylander (1873), basado en la especie
stipatula. Zahlbruckner (1906, 1926) lo situó en la familia Lichinaceae,
posicion que se ha mantenido hasta nuestros dias. Steiner (1902) introdujo el
género Gonohymenia con G. algerica como especie tipo. Inicialmente fue in-
cluido en la familia Pyrenopsidaceae (Zahlbruckner 1906, 1926) y mas tarde
transferido a la familia Lichinaceae (Henssen & Jahns 1974). Ambos géneros
estan claramente relacionados por la presencia de talinocarpos (Henssen 1963,
1979, Moreno & Egea 1991).
Lichinella se ha caracterizado, ademas, por la presencia de un talo
fruticuloso en donde las hifas se disponen en forma de “surtidor”
(Springbrunnensystem, Henssen 1963; fountain-like arrangement, Henssen et al.
1985). Para Gonohymenia, se ha admitido una mayor variabilidad morfologica y
anatomica (Lange 1958, Marton & Galun 1981). Estos caracteres, junto con la
tendencia a la segregaciön del himenio en pequeñas partes, observada en algu-
nas especies de Gonohymenia, son los criterios corrientemente aceplados para
delimitar los dos géneros (Henssen 1979, Henssen et al. 1985, Henssen 1986).
No obstante, entre ambos géneros se han descrito formas intermedias, califi-
Source : MNHN. Paris
238 Р.Р. MORENO у J.M. EGEA
cadas como discordantes, como: Lichinella americana (Henssen 1979) y L. in-
termedia (Henssen et al. 1985).
El objetivo principal de este trabajo es presentar los resultados obte-
nidos del estudio morfolögico y anatémico comparado que hemos realizado so-
bre ambos géneros, centrado en el sureste de España y norte de Africa. Esta ba-
sado en la Tesis Doctoral de uno de nosotros (Moreno 1988).
MATERIAL Y METODO
El material estudiado procede, en gran parte de ejemplares recolectados
por los autores en diversas campanas realizadas a la zona de estudio y deposi-
tados еп el herbario de la Universidad de Murcia (MUB). Tipos y material adi-
cional se ha estudiado de los siguientes herbarios: B, BCC, GOET, M, PC, PO,
SEVF, W, WU, y de las colecciones personales de B. Büdel, G. Degelius y A.
Henssen. Abreviaturas de acuerdo con el Index Herbariorum.
Secciones de 15ит de grosor, realizadas con un microtomo de conge-
lación y montadas en LPCB, se han utilizado para las observaciones al
microscopio óptico. Las fotografías se han realizado con una cámara Wild
MPS12, acoplada a un estereomicroscopio Wild M3C para las fotografias del
hábito y a un microscopio Wild M20 para las secciones. Cada especie locali-
zada en la zona de estudio va acompañada de una completa descripción, notas
(nomeclaturales y taxonómicas) y datos sobre su distribución y habitat. Por mo-
tivos de espacio, no se incluye la lista de material estudiado. Esta lista se en-
cuentra en Moreno (1988); o bien, puede obtenerse directamente de los autores.
RESULTADOS
Lichinella (sensu Henssen 1963), se caracteriza por la presencia de un
talo fruticuloso, provisto de ramificaciones irregulares o dicotomicas, erectas o
raramente reflejas, de hasta 5 mm de largas, cilindricas, de 0,1-0,65 mm de
diámetro, o aplanadas, de hasta 1,2 mm de anchas. El talo se dispone en forma
de rosetas aisladas, o en pulvinulos de hasta 10 mm de diámetro. En L.
japonica (Harada & Henssen 1987), el talo forma un entretejido de hasta 20 cm
de diámetro. En sección, algunas especies de Lichinella (L. stipatula, L.
robusta, L. flexa, L. robustoides), manifiestan una anatomía peculiar denomi-
nada en “surtidor”. Este modelo se caracteriza por una particular disposición
de las hifas, en la que estas se ramifican sucesivamente de modo dicotómico, di-
vergiendo siempre las ramas desde el centro del talo hacia los estratos
periféricos. Una estructura semejante se observa en el extremo de los lóbulos de
L. intermedia о L. americana. Sin embargo, en la parte central de los lóbulos
más o menos aplanados de estas dos ültimas especies, se desarrolla un cordón
central, en el que pueden quedar englobadas algunas células del fotobionte, pa-
recido al cordón que poseen las especies de talo foliäceo de Gonohymenia.
Los táxones referidos hasta la fecha a Gonohymenia poseen mayor va-
riabilidad morfológica. El talo puede ser crustáceo, escuamuloso (G. algerica,
G. mauritanica) o foliaceo (G. iodopulchra, G. sinaica), con un tamaño que os-
cila entre 0,5 y 10 mm de diámetro. En G. cribellifera puede llegar, de forma
excepcional, hasta 3 cm de diámetro. Por otro lado, G. sinaica presenta un
morfotipo (Marton & Galun 1981), muy extendido por todo el norte de Africa,
caracterizado por tener un talo fruticuloso o subfruticuloso, con lóbulos cilindri-
cos, erectos. Este tipo de desarrollo del talo, de acuerdo con Henssen &
Source : MNHN, Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA 239
Jorgensen (1990), se encuentra tambien en G. polyspora. En secciôn, los ejem-
plares con talo crustáceo o escuamuloso poseen un talo homómero en donde, a
menudo, se diferencia un cordón central que une al subhimenio con el punto de
fijación al sustrato, dando origen a escuámulas peltadas. Los táxones de talo
foliaceo o subfruticuloso responden a una extructura heterómera, con una capa
periférica continua, de 50-110ит de ancho, en donde quedan ubicadas las
células del fotobionte. En la porción central del talo se diferencia una medula
con hifas dispuestas en un retículo más o menos laxo en donde, ocasionalmente,
se observan algunas células del fotobionte.
Tanto en Lichinella como en Gonohymenia, el talo es negro en seco y
pardo olivaceo, poco o nada gelatinoso, en estado humedo; el fotobionte perte-
nece a los órdenes Pleurocapsales o Chroococcales, con células de globosas a
elipsoidales, de tamaño variable, comprendido entre 4-10(-14) x (2-)5-10ит, pe-
netradas por haustorios y provistas de una gruesa vaina gelatinosa, de color
pardo en las más externas y adelgazada e incolora hacia el interior. Budel &
Henssen (1983) y Henssen et al. (1985), citan la presencia de Chroococcidiopsis
y Myxosarcina para diversas especies de Lichinella y Gonohymenia. Nosotros
hemos detectado la presencia de Gloeocapsa en G. algerica y G. sinaica (More-
no € Egea 1991).
Ambos géneros, como se ha indicado en la introducción, presentan
talinocarpos. Se trata de un tipo particular de ascocarpo, en el que los ascos se
desarollan entre las hifas vegetativas del talo y el himenio permanece cubierto
por una capa más o menos continua de células del fotobionte. En Lichinella se
sitúan en posición terminal, excepto en los lóbulos aplanados de L. intermedia,
donde son marginales o submarginales. En Gonohymenia se sitúan en posición
marginal o submarginal, o bien, en especies de talo crustáceo o escuamuloso, se
encuentran inmersos o subinmersos en el talo. Su tamaño oscila entre 0,2-1 mm
de diámetro, aunque en G. cribellifera y G. iodopulchra, pueden llegar hasta 4
mm. El desarrollo ontogenético ha sido ampliamente expuesto por Henssen
(1963, 1979) y Moreno & Egea (1991). En algunas especies tratadas como
Gonohymenia (G. cribellifera, G. hondoana, ...) © Lichinella (L. americana, L.
robusta...) se produce, al final del desarrollo del ascocarpo, una
compartimentación del mismo en “camaras himeniales” (Teilhymenien, sensu
Henssen 1979).
El excipulo, en ambos géneros, no está diferenciado. El hamatecio está
constituido por paráfisis verdaderas (paräfisis secundarias, sensu Henssen 1963),
de 2-3(-4)um de ancho, ramificadas, anastomosadas y septadas, a menudo,
constrictas en los septos. Himenio y subhimenio incoloro. Los ascos son
prototunicados, polisporados, con más de 24 ascosporas, de pared delgada no
amiloide y bordeados de una capa de gelatina periascal amiloide, que puede es-
tar más engrosada en el ápice (tipo Lichinella, Moreno & Egea 1991). Las
ascosporas son unicelulares, incoloras, de pared delgada y lisa, desde globosas
hasta elipsoidales, de 4-10 x 2-Sum. Picnidios tipo Lecanactis (Vobis 1980), in-
mersos en el talo, de esféricos a piriformes, de hasta 200um de diámetro.
Conidios elipsoidales o fusiformes, de 2-5 x 1-1,5(-2)um.
DISCUSION
Segun Henssen et al. (1985), los criterios para separar Lichinella de
Gonohymenia se encuentran a nivel de la morfología y anatomía del talo. Sin
embargo, entre ambos géneros existen especies intermedias que revelan la natu-
raleza artificial del esquema precedente. Tres especies actualmente incluidas en
Source : MNHN, Paris
240 P.P. MORENO y J.M. EGEA
Lichinella (L. americana, L. intermedia у L. applanata) se caracterizan por la
presencia de lóbulos cilindricos junto a löbulos foliäceos aplanados. El talo
fruticuloso o subfruticuloso de algunas especies de Gonohymenia (С. polyspora,
G. sinaica) se asemeja, por su forma de crecimiento, a especies gruesas de
Lichinella. El talo de L. stipatula, L. robusta y L. americana se inicia con el
desarrollo de una pequeña escuämula con la superficie mas о menos lisa, que
no difiere en gran medida del talo de algunas especies referidas a Gonohymenia.
Todos estos casos nos indican la existencia de una variabilidad continua entre
la morfologia de Lichinella y Gonohymenia.
Respecto a la anatomia, uno de los caracteres diferenciales mas impor-
tantes que se han utilizado para delimitar Lichinella frente a otros géneros
próximos ha sido su peculiar anatomía en “surtidor”. En base a los resultados
de este estudio, este modelo no es constante para todas las especies del género.
Asi, Lichinella intermedia y L. americana, poseen löbulos aplanados con la
anatomia similar a las especies de talo foliaceo incluidas en Gonohymenia (vease
Henssen et al. 1985, figs: 19-20). Otro caso de desviación del modelo en sur-
tidor, se presenta en " Lichinella" applanata у L. japonica, especies cuyo material
tipo no ha podido ser estudiado pero de las cuales se dice, en la descripción ori-
ginal, que poseen una clara anatomía en reticulo (vease Henssen 1963: 74,
Lam. 17c y Harada & Henssen 1987: 289, Fig. 3c).
La presencia de cámaras himeniales en los talinocarpos de algunas espe-
cies incluidas en Gonohymenia se ha esgrimido también, como criterio diferen-
ciador frente a Lichinella (Henssen et al. 1985). Este carácter más que separar
ambos táxones lo que hace es aproximarlos puesto que, como ya indica
Henssen (1968), L. americana y, menos claramente, L. robusta presentan
talinocarpos provistos de cámaras himeniales en su madurez. A nivel del
hamatecio, ascos, ascosporas y conidios, tampoco se han encontrado diferencias
significativas entre ambos grupos de especies. Por ültimo, caracteres tales como
el tipo de fotobionte y mecanismo de fijación al sustrato se muestran, incluso a
nivel intraespecifico, extremadamente variables en función de las condiciones
ambientales, por lo que tienen escaso valor como criterios taxonómicos.
A la vista de todo lo anteriormente expuesto, nosotros abogamos por
mantener un ünico género, Lichinella, cuyos caracteres relativos a: ontogenia
del ascocarpo, hamatecio, ascos, ascosporas y fase asexual del micobionte, son
lo suficientemente homogéneos como para justificar esta propuesta. La va-
riabilidad morfológica y anatómica que se observa es semejante a la que se ad-
mite para otros géneros del orden Lichinales, como es el caso de Pe/tu/a (Büdel
1987, Egea 1989).
Lichinella Nyl.
Bull. Soc. Linn. Normandie, sér. 2, 6: 301 (1873). Especie tipo:
Lichinella stipatula Nyl.
Gonohymenia Steiner., Verh. Zool.-Bot. Ges. Wien 52: 484 (1902).
Especie tipo: Gonohymenia algerica Steiner.
CLAVES DE LICHINELLA EN LA ZONA DE ESTUDIO
1. Talo fruticuloso con lóbulos netamente cilindricos. Estructura del talo según
el modelo “en surtidor” 2
1. Talo escuamuloso, foliaceo o subfruticuloso. Estructura del talo de otro
modo . rl
Source : MNHN, Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA 241
2. Talo constituido por densos pulvinulos de hasta 8 mm de diámetro, den-
samente agregados dando el aspecto de un talo fisurado-areolado. Lóbulos
cilindricos, de 0,5-3 mm de altos у 0,02-0,1 mm de anchos, con ramifi-
caciones irregulares. Fn sección, presenta un cordón axial de hifas en dispo-
sición laxa . - L. stipatula
2. Talo formando pulvinulos de hasta 2 cm de diámetro, más o menos agre-
gados, sin aspecto de un talo fisurado-areolado. Lóbulos cilindricos, de
2-3mm de altos y 0,07-0,15 mm de anchos, con ramificaciones dicotómicas.
En sección, provistos de un denso cordón axial de hifas fuertemente empa-
quetadas . L. robusta
3. Talo de escuamuloso, más o menos peltado, hasta subfruticuloso . .4
3. Talo claramente foliäceo. e
4. Escuámulas adpresas o peltadas, de hasta 3(-4) mm de diámetro y 2 mm de
altura, enteras o débilmente lobuladas. En sección, homémero provisto de
un cordón central que une el subhimenio con el punto de fijación al sustrato
L. algerica
4. Escuämulas desde peltadas hasta subfruticulosas, de 1-1,5 cm de diámetro y
hasta 6 mm de altura, con lóbulos cilindricos o irregularmente aplanados.
En sección, heterómero con un estrato medular en reticulo muy laxo ..
. L. sinaica
5. Lóbulos centrales del talo estrechos, erectos y ramificados. Lóbulos
periféricos erctos o decumbentes. Talinocarpos a menudo ausentes .
L. nigritella
5. Löbulos centrales y periféricos anchos, adpresos o decumbentes, no ramifi-
cados. Talinocarpos, en general, presentes .6
6. Talo de hasta 3 cm de diämetro, a menudo provisto de conspicuos plieges y
costillas radiales. Himenio dividido en camaras himeniales aisladas. Sobre
rocas siliceas о volcanicas . L. cribellifera
6. Talo de hasta 1,5(-2) em de diämetro, con plieges у costillas iconspicuos.
Himenio con cámaras poco patentes o sin ellas. Sobre rocas calizas . 7
L. iodopulchra
Lichinella algerica (Steiner) Moreno et Egea comb. nov.
Gonohymenia algerica Steiner, Verh. Zool.-Bot. Ges. Wien 52: 485
(1902); tipo: Argelia, bei Gardaia auf dem Schebka-Plateau der Sahara, 600 m,
1898, F. v. Kerner (W-lectotipo).
Iconografia: Figs. 5, 7-12, mapa 1.
Talo escuamuloso, sujeto al sustrato por un fasciculo central de rizohifas
densamente empaquetado. Escuämulas aisladas o agregadas pero nunca den-
samente dispuestas, de hasta 3-4 mm de diämetro, con la superficie lisa о
débilmente granulosa y el margen entero o irregular en escaämulas jóvenes у
lobuladas en ejemplares más desarrollados. Las escuámulas pueden ser planas
o peltadas, llegando a levantar hasta 2 mm sobre el sustrato.
En sección, homómero, con hifas dispuestas en retículo laxo, formadas
por células cortas, prismáticas, de 1-l,Sum de anchura en el centro del talo y
hasta 2um en el margen, donde las hifas se ordenan más o menos perpendi-
cularmente a la superficie. En el centro del talo se diferencia un denso cordón,
con hifas empaquetadas en disposición irregular, que conecta la zona central del
subhimenio con el punto de fijación; a lo largo del mismo las hifas van engro-
Source : MNHN, Paris
242 P.P. MORENO y J.M. EGEA
sándose paulativamente hasta alcanzar 4-5ит de anchura a nivel de las
rizohifas. Células del fotobionte globosas o subglobosas, de 5-10 x 5-7um, dis-
puestas en grupos de 4-8 células, más raramente en pares o incluso aisladas; en
la periferia del talo, se disponen en racimos más densamente empaquetados.
Talinocarpos hundidos o escasamente prominentes, más o menos redon-
deados, de hasta 1,5 mm, apenas perceptibles, salvo por su superficie irregu-
larmente fisurada. Estrato algal epihimenial muy irregular en grosor, hasta
35m, con escasa penetración en forma de cuñas hacia el himenio y con gran-
des áreas discontinua. Himenio de 90-130um de alto, no compartimentado; 1+
azul, después rojo, K/I+ azul. Subhimenio continuo, compacto, de 20-304m
de alto, engrosado en el centro. Ascos cilindricos, de 70-95 x 10-lSum.
Ascosporas globosas o elipsoidales, de 5-7(-9) x (2-)3-Sum. Paräfisis patentes, de
3-4um de anchas, no constrictas a nivel de los septos, ni engrosadas en el ápice.
Picnidios de esféricos a piriformes, uniloculares, de 60-110um de
diámetro. Conidios fusiformes o elipsoidales, de 2-4 x 1-1,5um
Notas. - Lichinella algerica muestra una amplia variabilidad
morfológica, que va desde pequeñas escuámulas adpresas al sustrato y no
lobuladas hasta escuámulas peltadas y algo lobuladas.
De acuerdo con Marton & Galun (1981), ejemplares bien desarrollados
de L. algerica pueden confundirse con L. sinaica. La presencia del cordón cen-
tral entre el subhimenio y el punto de fijación, que aparece en L. algerica, nos
permite separar ambos táxones. Marton £ Galun (1981) distinguen
Gonohymenia sodomensis (nomen nudum) de L. algerica, por la disposición ais-
lada de las células del fotobionte en el talo. Nosotros las hemos encontrado tan-
to aisladas, como en racimos compactos muy numerosos, por lo que su utili-
zación como elemento diferenciador no puede ser empleado.
Mapa 1. Distribución conocida de Lichinella algerica.
Source : MNHN, Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA 243
Gonohymenia minnesotensis, a la vista del material tipo, podria ser
conspecifica con Lichinella algerica. Es necesario estudiar ejemplares adi-
cionales para confirmarlo.
Distribucilôn y habitat. - Frecuente en zonas subäridas del sureste de
España (Albacete, Alicante, Almeria y Murcia), vertiente meridional del Alto
Atlas (Ouarzazate, Tinerhir, Gargantas del Тойга...) y Anti Atlas (Ait Baha,
Tinerhir, Touroug..) en Marruecos y Sáhara septentrional (Biskra, Gardaia,
Laghouat) en Argelia. Se encuentra también en puntos de Canarias (Steiner
1904), Jordania (Szatala 1940), Irán (Szatala 1957) y Mongolia (Golubkoba
1983). Su área de distribución comprende las regiones Saharo Arabiga, Irano
Turaniana y zonas áridas o subáridas de las regiones Mediterránea y
Macaronésica. Se comporta como comofito, colonizando acúmulos de
protosuelo, en fisuras más o menos estrechas de rocas calizas, desde donde pue-
de invadir otras áreas de la roca si esta no es demasiado compacta. Puede
comportarse también como terricola, pero siempre en suelos esqueléticos entre
rocas. Excepcionalmente, coloniza rocas siliceas (ejemplares del Anti Atlas) o
volcánicas (material de Gran Canaria). Prefiere zonas no demasiado inclinadas.
Lichinella cribellifera (Nyl.) Moreno et Egea comb. nov.
Omphalaria cribellifera Nyl., Flora 67: 387 (1884).- Thyrea cribellifera
Nyl.) Zahlbr. Cat. Lich. Univ. 2: 804 (1924).- Rechingeria cribellifera (Nyl.)
Servit, Ann. Naturhist. Mus. Wien 66: 80 (1931).- Gonohymenia cribellifera
(Nyl.) Henssen, Ber. Deutsch. Bot. Ges. 92: 486 (1979); tipo: (Francia) Pyren.
orient., Forga Real, 1884, W. Nylander (H-NYL 42669-lectotipo).
Omphalaria granitica Sampaio, Brotéria, Ser. Bot, 14: 66 (1916).
Thyrea granitica (Sampaio) Zahlbr., Cat. Lich. Univ. 2: 805 (1924); tipo:
(Portugal) Melgaco, Peso, rochedos graniticos da margen do rio Minho,
21.8.1915, Sampaio (PO 470-lectotipo, aqui seleccionado)
Gonohymenia mesopotamica Steiner., Ann. Naturhist. Mus. Wien 34: 21
(1921); tipo: Mesopotamia, Dschesiret-ibd-Omar, 400 m, 1910, Handel-Mazzetti
(W, WU, isotipos).
Rechingeria cribellifera var. kastrensis Servit, Ann. Naturhist. Mus. Wien
46: 80 (1931); tipo: (Grecia) Ins. Lemnos, Kastro (М).
Iconografia: Figs. 13-15, mapa 2.
Talo foliáceo umbilicado, en rosetas de hasta 3 cm de diámetro, profun-
damente lobuladas, con la superficie superior lisa y la cara inferior, a menudo,
provista de plieges y costillas radiales. Löbulos planos, de 2-3 mm de ancho,
con los márgenes redondeados, adpresos al sustrato o, al desarrollar los
talinocarpos, algo elevados sobre el sustrato.
En sección, de 250-400um de ancho, heterómero. Capa periférica de
S0-110um de ancho, en general, con hifas en disposición anticlinal, formadas
por células de cilindricas а isodiamétricas, de 1,5-2,5um de ancho. Medula
constituida por un denso retículo de hifas, con células muy alargadas, de
1-1,5ит de ancho. Células del fotobionte restringidas a la capa periférica, de
globosas a elipsoidales, de 5-10 x 4-7ит, dispuestas individualmente o en pares
en los huecos de la red de hifas.
Talinocarpos, marginales o submarginales, de hasta 4 mm de diámetro,
salientes, de superficie irregularmente fisurada, sin margen diferenciado. Estrato
algal epihimenial de 15-25um de ancho, casi continuo, dejando libres solo pe-
queñas áreas ostiolares; penetra, en forma de cuña, en las árcas estériles del
Source : MNHN, Paris
244 Р.Р. MORENO y J.M. EGEA
Mapa 2. Distribución de Lichinella cribellifera en la zona de estudio.
himenio, hasta unos 35-40um. Himenio de 50-80um, dividido en cámaras de
30-60 de ancho, separadas por grupos de hifas estériles que proceden del
subhimenio; I+ azul después rojo, K/I+ azul. Subhimenio discontinuo, de
25-40um. Ascos de cilindricos a claviformes, de 45-60 x 10-22um. Ascosporas
elipsoidales, de (5-)6-9(-10) x 2-4(-S)um. Paräfisis de 2-2,5um de anchas,
débilmente capitadas.
Picnidios marginales, esféricos o piriformes, de 80-120um de diametro.
elipsoidales o fusiformes, de 2-5 x 1-2um.
Coni:
Notas. - El talo foliáceo umbilicado, la anatomía heterémera y la
compartimentación del himenio son caracteres que convierten a Lichinella
cribellifera, junto con L. iodopulchra y L. nigritella, en el punto más alto de di-
ferenciación alcanzado dentro del género. A ellas habría que añadir otras espe-
cies como L. hondoana y L. inflata, no halladas en nuestro área de estudio.
Lichinella cribellifera fue originalmente descrita como portadora de as-
cos octosporados. Nuestras observaciones coinciden con autores posteriores
(Henssen 1970), que indican el número de ascosporas por asco por encima de
24. Por otro lado, los lóbulos del talo son en gran parte, según nuestras obser-
vaciones, adpresos y anchos, no con aspecto arborescente, como señalan
Clauzade & Roux (1985).
Distribución y habitat. - Frecuente en el sureste de España (Albacete,
Almería y Murcia), Marruecos (Goulimine, Khenifra, Marrakech, Nador A y
Argelia (Dellys, Mostaganen ...). Lichinella cribellifera tiene su óptimo en zonas
térmicas de la región Mediterránea. Penetra, de forma puntual, en las regiones
Macaronésica (Gran Canaria) e Irano Turaniana (Mesopotamia). Es una de las
especies más típicas de las comunidades de escorrentía, ubicadas sobre rocas
ácidas. Vive adherida directamente a la roca, en lugares de inclinación va-
riable, más o menos soleados y expuestos a la acción directa de la lluvia.
Source : MNHN. Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPAÑA Y N. DE AFRICA 245
Llimona & Egea (1985) là consideran como característica de la alianza
Peltulion euplocae Llimona & Egea 1985.
Lichinella iodopulchra (Crozals) Moreno et Egea comb. nov.
Omphalaria iodopulchra Coudere ex Crozals, Bull. Acad. Int. Géogr.
Bot. 19: 240 (1910).- Thyrea jodopulchra (Crozals) Zahlbr., Cat. Lich. Univ. 2:
805 (1924).- Gonohymenia iodopulchra (Crozals) Henssen, Lichenologist 22: 140
(1990); tipo: France, rochers calcaires à 300 m au dessous et du côté opposé de
la gare de Laurens (Hérault), 1908, Crozals (US, Miss. Bot. Gard. no. 154879,
lectotipo, no visto).
Gonohymenia nummularia auct; no en el sentido original (= Anema
nummularium).
Iconografia: Figs. 2-3, 16-18, mapa 3.
Talo foliácco, umbilicado, en forma de rosetas de hasta 1,5(-2)em de
diámetro, planas y apenas lobuladas al inicio de su desarrollo, pulviniformes y
profundamente lobuladas al final. Lóbulos planos, de 2-4 mm de ancho, con la
superficie lisa o finamente granulosa en ambas caras, débilmente ramificados en
el extremo, adpresos al sustrato о decumbentes e irregularmente plegados al
desarrollar los talinocarpos.
En sección, de 600-800um de ancho, heterómero. Capa periférica de
50-110um, formada por hifas de células cortas, a veces, isodiamétricas, de
1,5-2,5um de ancho, en disposición preferentemente anticlinal. Medula consti-
tuida por un reticulo laxo de hifas delgadas, de 1-1,5um de ancho, con células
cilindricas muy alargadas. Células del fotobionte esfericas o subglobosas, de 4-6
x 2-Sum, penetradas por haustorios, dispuestas en densos racimos muy apre-
tados hacia la periferia y más laxamente distribuidos hacia el interior.
Talinocarpos marginales o submarginales, de (2-)4-6 mm de diámetro,
inmersos o débilmente salientes, de superficie irregularmente reticulada. Estrato
epihimenial de 20-30um de ancho. Himenio de 80-100wm, dividido en
compartimentos por la entrada de algas en forma de cuña desde el estrato
epihimenial; solo en casos aislados se observa una delimitación en cámaras por
la entrada de hifas estériles procedentes del subhimenio; 1+ azul, K/I+ azul.
Subhimenio compacto, de 30-40ит. Excipulo indiferenciado. Ascos de cilindri-
cos a claviformes, de 40-75 x 12-20um. Ascosporas elipsoidales, de 5-9 x
3-Sum. Paräfisis con células cilindricas cortas, de 2-3um de ancho, poco о nada
capitadas.
Picnidios uniloculares, esféricos o piriformes, de hasta 200um de
diámetro. Conidios elipsoidales, de 2-3 x 1-1,5um.
Notas. - Taxon recientemente admitido (Henssen & Jergensen 1990),
para nombrar a las poblaciones de Gonohymenia nummularia basadas en el
ejemplar Galia mer., Beaucaire, 1853, Nylander (H-NYL 42659), propuesto por
Henssen (1979: 486) como lectotipo.
Distribución y hábitat. - Elemento de óptimo mediterräneo, ampliamente
representado en el sureste de España (Albaccte, Alicante, Almeria y Murcia),
Marruecos (Agadir, Alto Atlas, Anti Atlas ...) y Argelia (Biskra, Constantine, El
Kantara ..). En España, citado previamente de Fuerteventura (Pitard &
Harmand 1911, sub Omphalaria nummularia) y Granada (Casares 1984, sub
Thyrea nummularia). En Argelia existen también varias citas previas de este
taxon (Flagey 1897, Steiner 1895, Nylander 1857, 1878). Lichinella iodopulchra
puede ser considerada como una especie vicariante de L. cribellifera, en las co-
Source : MNHN, Paris
246 Р.Р. MORENO y J.M. EGEA
=
2
Mapa 3. Distribución conocida de Lichinella iodopulchra (в) y de L. nigritella (7)
munidades de escorrentia de las rocas carbonatadas. Se ha recolectado en loca-
lidades situadas entre 0-1500 m, en todo tipo de exposiciones y sobre rocas des-
de poco o nada inclinadas hasta casi verticales.
Lichinella nigritella (Lett.) Moreno et Egea comb. nov.
Thyrea nigritella Lett., Керегі. Spec. Nov. Regni Veg. Beih. 119(5): 276
- Gonohymenia nigritella (Lett) Henssen, Lichenologist 18: 52 (1986);
ligan, Blaichach b. Sonthofen, auf Molasse-Sandstein, unmittelbar bei den
Fabrik, 2.8.1918, С. Letrau (В, holotipo)
Iconografia: Figs. 19-20, mapa 3.
Talo foliaceo, lobulado, formando densos pulvinulos de hasta Zem de
diametro, umbilicado, aunque puede desarrollar secundariamente fasciculos de
rizohifas que colaboran en la fijación al sustrato. Lóbulos profusamente ramifi-
cados, los periféricos adpresos al sustrato, de 1-2 mm de ancho en la base y
3(4) mm de ancho en la parte superior, con el margen engrosado y, a menudo,
revoluto. Lóbulos centrales erectos, subfruticulosos, de 1-2 mm de ancho, pla-
nos, plegados de modo irregular y redondeados en su ápice. La superficie de los
lóbulos es lisa en su parte distal y débilmente granulosa a verrucosa hacia el
centro del talo.
En sección, de 200-400um, heterömero. Capa periférica de 50-70um de
ancho, formada por hifas en reticulo, donde se observa una preferencia neta de
la disposición anticlinal. Medula formada por hifas delgadas, de 1-2um de an-
cho, dispuestas en un retículo laxo; en ocasiones, puede llegar a constituir un
denso cordón central. Células del fotobionte globosas o subglobosas, de 6-12 x
6-10ит, penetradas por haustorios, dispuestas aisladamente o en pares.
Talinocarpos y picnidios no vistos.
Source : MNHN, Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPAÑA У N. DE AFRICA 247
Mapa 4. Distribuciôn de Lichinella robusta en la zona de estudio.
Notas. - Taxon muy variable a nivel morfolögico. El holotipo presenta,
en gran parte, lóbulos erectos, anchos y poco ramificados, mientras que, en la
mayor parte del material estudiado, los lóbulos son planos y profusamente ra-
mificados. Los talinocarpos, de acuerdo con Henssen (1986). son iconspicuos o
se desarrollan muy raramente.
Distribución y habitat. - Taxon de distribución mal conocida. Es pro-
bable que, bajo el binomio Thyrea nigritella, se hallan incluido cierto número
de formas estériles de diversas especies de Thyrea En nuestra opinión, se trata
de una especie centroeuropea, que penetra en puntos aislados del norte de la re-
gión Mediterránea. En España, solo la conocemos de Cataluña y no hemos
detectado su presencia en el norte de Africa. Forma parte de las comunidades
de escorrentía sobre rocas básicas o ácidas.
Lichinella robusta Henssen
Symb. Bot. Upsal. 18: 73 (1963); tipo: Argelia, Constantine, Flagey
(UPS holotipo; PC, M, S isotipos, no vistos).
Iconografía: Fig. 21, mapa 4.
Talo fruticuloso, en densos pulvinulos de hasta 2 cm de diámetro y 4
mm de alto, más o menos agregados, adheridos al sustrato mediante fascículos
de rizohifas. Lóbulos cilindricos, erectos, con ramificaciones dicotómicas, de
2-3mm de longitud y 0,07-0,15 mm de ancho, generalmente acabados en punta.
En sección, constituido por un denso cordón axial de hifas formadas por
células cilindricas, de 4-Sum de ancho y longitud muy variable. Las hifas se ra-
mifican hacia la periferia, en donde las células son aproximadamente
isodiamétricas, dando origen a una estructura en surtidor. Células del fotobionte
aisladas, restringidas al estrato periférico, subglobosas o elipsoidales, de 5-10 x
6-9um.
Source : MNHN Paris
248 Р.Р. MORENO y J.M. EGEA
Talinocarpos globosos, terminales, de 0,2-0,35 mm de diametro, de su-
perficie irregular, provistos, en ocasiones, de un margen engrosado. Estrato
epihimenial discontinuo, de 15-20um de ancho, con cuñas algales que penetran
hasta 30-35um en el interior del himenio, separando compartimentos irregu-
lares. Himenio de 70-100um de alto, I+ azul, K/I+ azul. Subhimenio de has-
ta 80um, muy compacto, formado por células redondeadas, continuo, sin llegar
a completarse el desarrollo de camaras himeniales. Ascos claviformes o cilindri-
cos. de 50-67 x 10-25um. Ascosporas globosas o subglobosas, de 5-7 х 4-Sum.
Paráfisis grues. as cilindricas o débilmente comprimidas, de 3-4um
de anchas, capitadas. Picnidios no vistos.
Notas. - Taxon próximo a Lichinella stipatula, del que se separa por la
presencia de un ancho cordón axial de hifas estrechamente empaquetadas. Por
otro lado, la tendencia en Z. stipatula hacia la formación de pulvinulos den-
samente agregados, de aspecto fisurado-areolado, con lóbulos irregularmente
ramificados, contrasta con los pulvínulos aislados, provistos de lóbulos con ra-
mificaciones dicotómicas de L. robusta.
Distribución y habitat. - Taxon conocido, hasta la fecha, de puntos ais-
lados de la región Mediterránea occidental, Canarias y Sahara septentrional.
Previamente citado de Constantine (Argelia, Henssen 1963), Baixo Alentejo
(Portugal). Gerona y Tenerife (España, Henssen et al. 1985), Nosotros la hemos
encontrado en El Kantara (Argelia), Murcia, Valencia (España) y entre Rabat y
Casablanca (Marruecos). Al igual que para otras especies del género, la carac-
terística ecológica más resaltable parece ser su fidelidad a las superficies de
escorrentía y a sus especiales condiciones microclimáticas. Coloniza rocas áci-
das o básicas.
Lichinella sinaica (Galun & Marton) Moreno et Egea comb. nov.
Gonohymenia sinaica Galun & Marton, The Bryologist 73(2): 378
(1970); tipo: (Israel) Sinai Peninsula, Ariph-a-Naka. 600 m. on a thin layer of
fine sand accumulated in a depression of a calcareous rock, 8.1969, J. Garty
(herb. Henssen, isotipo).
Iconografía: Figs. 1, 4, 22
‘Talo escuámuloso, peltado o subfruticuloso, en forma de pulvinulos de
hasta 1-1,5ст de diámetro у 0,5-0,6 mm de altos, mono- о polifilo, negro en
seco. pardo-oliváceo al humedecerse, adherido al sustrato por fascículos de
rizohifas, o por un solo fascículo central. Lóbulos erectos, de 2-6 mm de alto,
de cilindricos a irregularmente aplanados, poco ramificados, de 0,3-0.5 mm de
anchos, de superficie lisa o granulosa.
mapa 5.
En sección, de 350-550um de ancho. heterómero. Capa periférica de
60-80jm de ancha, con hifas ordenadas anticlinalmente, formadas por células
cilindricas, de 2-3,5um de anchas. Medula formada por hifas de 1-2um de an-
chas, dispuestas en un reticulo muy laxo, algo más concentrado en la base del
talo, donde tiene su origen las rizohifas. Células del fotebionte globosas o
elipsoides, de 5-10 x 3-6um, penetradas por haustorios, ordenadas en grupos de
2-6 células.
‘Talinocarpos terminales, globosos, de 0,3-0,8 mm de diámetro, con la
superficie convexa y fisurada, sin margen desarrollado. Estrato epihimenial
discontinuo, de 15-20um de ancho. Himenio de 75-110um de alto, separado en
pequeños compartimentos por la entrada de cunas algales, pero sin entrada de
hifas estériles procedentes del subhimenio, con lo cual no se delimitan cámaras
aisladas. Subhimenio continuo, de 20-40um de alto. Excipulo indiferenciado.
Source : MNHN, Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA 249
Mapa 5. Distribucién de Lichinella sinaica en la zona de estudio.
Ascos claviformes, de 40-75 x 12-25um. Ascosporas elipsoidales o subglobosas,
de 4-9 x 3-Sum. Picnidios no vistos.
Notas. - Lichinella sinaica presenta una gran varibilidad morfológica, lo
que ha llevado a sus autores a definir tres morfotipos distintos (Marton &
Galun 1981). Un punto de interés a resaltar es la posición particular de esta es-
pecie como elemento de transición, desde un talo netamente peltado hacia los
dos caminos de diferenciación morfolögica observados en el genero; de un lado
hacia los talos foliáceos y de otro hacia los fruticulosos.
Distribución y habitat. - Hasta la fecha, Lichinella sinaica aparecia como
una especie restringida a la Peninsula del Sinaí (Galun & Marton 1970, Galun
& Garty 1972), al Desierto de Judea y al Valle de Arava (Marton & Galun
1981), en Israel. Nuestras citas amplian el área de distribución de este taxon al
sureste de España (Almería), Marruecos (Alto Atlas, Anti Atlas, Argana ...) y
Argelia (Gardaia, Bou Saada ...) . Se trata de un pequeño comófito, que apro-
vecha para su desarrollo las acumulaciones de polvo y arena en las fisuras de
las rocas. en general sobre sustratos calizos o margosos. Em ocasiones se en-
cuentra completamente adherido a rocas poco consolidadas.
Lichinella stipatula Nyl.
Bull. Soc. Linn. Normandie, sér 2, 6: 301 (1873); tipo: Francia, Pyren.
Orient., Collioure, 1872, W. Nylander (M lectotipo, no visto).
Iconografía: Figs. 26-31, mapa 6.
Talo fruticuloso, en forma de pulvinulos compactos, de 2-8 mm de an-
cho y hasta 4(-5) mm de alto, que se disponen muy densamente- agregados,
dando una apariencia de un talo fisurado-areolado. Lobulos erectos, cilindricos,
de 0,5-3mm de alto y 0,02-0,1 mm de ancho, ramificados de forma densa e irre-
gular en todas direcciones. Se fija al sustrato mediante fascículos de rizohifas.
Source : MNHN, Paris
250 Р.Р. MORENO y J.M. EGBA
esenta un eje central constituido por hifas irregularmente
ramificadas, con células cilíndricas, de 2-3um de ancho, hacia el interior del talo
y por células más o menos isodiamétricas, de 2-4um de diámetro, hacia la peri-
feria, segun el modelo en surtidor. Células del fotobionte aisladas, restringidas a
la capa periférica, globosas o elipsoidales, de 7-14 x 5-10um.
Talinocarpos terminales, redondeados, de 0,2-0,3 mm de diámetro, con
la superficie muy irregular, provisto de un grueso margen. Estrato epihimenial
discontinuo, con escasos grupos de algas penetrando en cuna sobre el himenio
unos 10-ІЗит. Himenio de hasta 904m de alto, 1+ rojo, К/Т azul. Subhimenio
de 20-25um de alto. Ascos cilindricos o claviformes, de 50-85 x 10-15um.
Ascosporas elipsoidales, de 5-9 x 3-4,Sum. Paráfisis con células prismáticas o
isodiamétricas, de 2-34m de ancho, capitadas.
Picnidios terminales, globosos. Conidióforos cilindricos o adelgazados
hacia el ápice, septados, en ocasiones ramificados, de 20-30 х 2-3,5um.
Conidios fusiformes, de 3 x Lum.
Notas. - El desarrollo del talo de Zichinella stipatula se inicia mediante
una roseta basal, en la que se originan unas protuberancias que, poste-
riormente, darán lugar a los lóbulos erectos. Este tipo de desarrollo ha sido pre-
viamente mencionado para L. americana y poblaciones americanas de L.
stipatula (Menssen 1968).
Distribución y habitat. - Lichinella stipatula es la especie más
ampliamente repartida del género. Henssen (1968) indica su presencia en
Luropa. Africa y América del Norte. Su óptimo parece situarse en el reino
Holartico, en zonas áridas o subáridas de clima mediterráneo, desde donde i
radia a zonas térmicas de clima templado frio. Ampliamente extendida en nues-
tra zona de estudio. Frecuente en comunidades de escorrentia, tanto de rocas
ácidas como básicas. De forma excepcional se comporta como terricola,
Mapa 6. Distribución de Lichinella stipatula en la zona de estudio.
Source : MNHN. Paris
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPAÑA Y N. DE AFRICA 251
comófito e incluso (Gómez-Bolea 1985) como epifito. Indiferente a la incli-
nación y exposición del sustrato.
OTRAS ESPECIES ESTUDIADAS
Lichinella americana Henssen
Nova Hedwigia 15: 544 (1968); tipo: USA, Arizona, Pima Co., Tucson, Gates
Pass, in Sickerwasserstreifen einer N-exponierten Felswand aus vulkanischem
Gestein in 1200 m Hôhe, 1961, Henssen (MB, Lich. Cyanophil. exs. 9, isotipo).
Lichinella flexa Henssen, Búdel & Nash ПІ
The Bryologist 88(4): 287 (1985); tipo: Mexico, Baja California Sur, Sierra de
la Giganta, Palo verde-Acacia community 16 km W of Rosarito, 26°22'N,
11144 W, ca. 400 m, Nash 12898a (MB, holotipo).
Lichinella hondoana (Zahlbr.) Moreno & Egea comb. nov.
Thyrea hondoana Zahlbr., Annal. Mycol, 29: 79 (1931); tipo: Japan, Sendai,
Prov. Rikusen, Hondo, 1927, Asahina (W, holotipo).
Lichinella intermedia Menssen, Büdel & Nash ПІ
The Bryologist 88(4): 285 (1985); tipo: Mexico, Baja California Sur, Sierra de
la Giganta, pass 20 km S of Bahia Concepcion and 8 km WSW of Rosario,
26°22'N, 111°34 W, at 560 m, Nash 17136a (MB, holotipo).
Lichinella inflata (Henssen) Moreno & Egea comb. nov.
Gonohymenia inflata Henssen, Ber. Deutsch. Bot. Ges. 92: 486 (1979); tipo:
Israel, Hagalil, Oberes Jordantal, Arbel NW von Tiberias, am Fuss des Berges
auf Kalkstein an der Wegböschung, 170 m, 26.3.1971, А. Henssen 21515a
(herb, Henssen, holotipo).
Lichinella mauritanica (Lange) Moreno & Egea comb. nov.
Gonohymenia mauritanica Lange, Ber. Deutsch. Bot. Ges. 71: 294 (1958);
Mauretanien (ehem. Franz. Westafrika), etwa 15 km nördlich der Oase Atar an
der Piste nach Fort Gouraud. An stark kalkhaltigem Sandsteilfels der Steinwüs-
tenfelder, 1956, O.L. Lange (GOET, holotipo).
Lichinella polyspora (Magnusson) Moreno & Egea comb nov.
Peccania polyspora Magnusson, Lich. Centr. Asia 1: 39 (1940); tipo: China
occidentalis, Prov. Kansu, Yü-shu-ku, ca 25 km NW a Chia-yü-Kuan, in
septent. mont Hei-shan, 1550-1600 m, 13-10-1930 (S, holotipo).
Lichinella robustoides Henssen, Büdel & Nash Ш
Mexico, Sonora, thorn forest along road to Alamos, 20 km E of Navajoa,
27°06'N, 109*13'W, at ca. 300 m, Nash 12473a (MB, holotipo).
AGRADECIMIENTOS. - Los autores desean expresar su agradecimiento a la Prof. A.
Henssen (Marburg) por haber permitido a uno de nosotros (Moreno? la estancia en su la-
boratorio y haber puesto a nuestra disposición parte del material tipo utilizado en este es-
tudio. Gracias también al Dr. B. Büdel por las fructiferas discusiones taxonómicas man-
tenidas con uno de nosotros (Moreno), así como por haber permitido la publicación de
algunas de sus fotografias. Este estudio se enmarca dentro del proyecto de investigación
PB87-0691, financiado por la Dirección General de Investigación Científica y Técnica.
Source : MNHN, Paris
252 Р.Р. MORENO y J.M. EGEA
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Source : MNHN. Paris
254 Р.Р. MORENO y J.M. EGEA
LEYENDAS DE LAS FIGURAS
Figs. 1-6, Talinocarpo: desarrollo en Lichinella. - 1. Aspecto externo
del talinocarpo (SEM).- 2. Detalle de los ascogonios y tricógina (flechas).- 3.
Talinocarpo joven mostrando los ascogonios (flechas) por debajo del estrato
periférico.- 4. Talinocarpo joven con los primeros ascos.- 5. Talinocarpo madu-
ro con el himenio continuo.- 6. Talinocarpo maduro mostrando el desarrollo de
cámaras himeniales. Fig. 1, 4: L. sinaica (MUB 18548); Figs. 2-3: L.
iodopulchra (MUB 4003); Fig. 5: L. algerica (MUB 18215); Fig.6: L. hondoana
(holotipo). as: asco, ase: ascogonio, ca: cámaras himeniales, tri: tricógina.
Figs. 7-12. Lichinella algerica. - 7-8. Morfología del talo.- 9. Sección
transversal del talo. Nótese el cordón central (flecha) que conecta el subhimenio
con el punto de fijación.- 10. Sección transversal del talo mostrando una dispo-
sición aislada de las células del fotobionte.- 11. Detalle del himenio con los as-
cos cilíndricos y alargados.- 12, Sección transversal del talo mostrando una dis-
posición agregada de las células del fotobionte. Figs. 7, 9, 11: lectotipo, W: Fig.
8: MUB 18215; Fig. 10: MUB 18237; Fig. 12: MUB 18377.
Figs. 13-18. Lichinella.- 13-15. L. cribellifera.- 13. Morfología del talo.-
14. Sección transversal del talo mostrando la capa perifi
Sección transversal de un talinocarpo mostrando las camaras himeni
16-18. L. iodopulchra.- 16. Escuámula joven con lóbulos adpresos.- 17. Se
sversal del talo mostrando la capa periférica у la medula.- 18. Picnidio (pi).
Fig. 13-15: MUB 18090; Fig. 16: MUB 18367; Figs. 17-18: MUB 18367.
Figs. 19-25. Lichinella.- 19-20. L. nigritella- 19. Morfología del talo.-
20. Detalle de los lóbulos centrales.- 21. L. robusta. Morfología del talo. Nóten-
se los lóbulos con ramificaciones dicótomas.- 22-25. L. sinaica.- 22. Morfotipo
subfruticuloso.- 23. Superficie externa del talo (SEM), Nötense los talinocarpos
(flechas).- 24. Sección longitudinal del talo a traves de un talinocarpo.- 25. De-
talle del margen del talinocarpo mostrando la ausencia de excipulo propio y el
himenio continuo. Figs. 19-20: MUB ex herb. B. Budel 13020; Fig. 21: MUB
18596; Figs. 22, 24, 25: MB, isotipo; Fig. 23: MUB 18548.
Figs. 26-31. Lichinella stipatula.- 26-27. Aspecto general del talo
(SEM).- 28-29. Desarrollo de los lóbulos erectos a partir de una roseta basal.-
30-31. Sección longitudinal de un lóbulo mostrando la tipica anatomía en sur-
tidor. Figs. 26-27: SEVF 125, fotografías В. Büdel; Figs. 28-31: MUB 18164.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
256 P.P. MORENO y J.M. EGEA
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Source : MNHN, Paris
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LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA
Source : MNHN. Paris
258 P.P. MORENO y J.M. EGEA
Source : MNHN, Paris
259
LICHINELLA EN EL S.E. DE ESPANA Y N. DE AFRICA
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1992, 13 (2): 261-273 261
STUDIEN ÜBER DEN FORMENKREIS VON CALOPLACA
FLAVORUBESCENS IN EUROPA
M. GIRALT!, P.L. NIMIS? und J. POELT?
1. Departament de Biologia Vegetal (Botánica), Universitat de
Barcelona Diagonal, 645, E-08028
2. Dipartimento di Biologia, Università di Trieste, Via Valerio 32,
1-34127.
3. Institut für Botanik, Universitat Graz, Holteigasse 6, A-8010.
ABSTRACT - The C. /lavorubescens complex, in Europe, includes at least three epiphytic
species. They are: a) Caloplaca aegatica spec. nov., characterized by a gray thallus, by api-
cally blackish spermogonia, and by the presence of oil paraphyses in the hymenium, oc-
curring along the coasts of the Mediterranean Region and in the Atlantic islands; b) Calo-
placa alnetorum spec. nov., differing from C. flavorubescens s.str. in the smaller spores, the
elliptical spermatia, the non-inspersed hymenium and in the brighter orange-coloured thal-
lus; it occurs in montane forests of the Alps and of the southern European mountains; c)
the widely distributed C. /lavorubescens s. str., most common in northern Europe and in
the mountains of southern Europe; the forms of southern Europe are segregated in the
rather indistinct var. quercina (Flagey) comb. nov., with larger apothecia and a thick, zeo-
rine margin. Distribution, ecology and taxonomic affinities of the three species are dis-
cussed, À key to the C. /lavorubescens complex in Europe is also provided.
Unter den sehr vielen Vertretern der Flechtengattung Caloplaca in Euro-
pa hat die lange Zeit als C. aurantiaca (Lightf.) Th.Fr. s.str., oder C. salicina
(Ach.) Szat. geführte, seit Laundon (1976) C. flavorubescens (Hudson) Laundon
genannte Sippe den Lichenologen wenig Aufmerksamkeit abgenótigt, sofern
man unter dem Namen nicht nur corticole, sondern auch saxicole oder musci-
cole Formen subsumiert hat. Mit den grossen, orangegelben Apothecien und
den grossen Sporen mit vergleichsweise sehr dicken Septen schien die
gewóhnlich auf Rinden anzutreffende Flechte sehr gut definiert. Einzig die
Frage, ob es sich bei der auf etwas kalkhaltigen Silikaten zu findenden C. flavo-
virescens (Wulfen) Dalla Torre & Sarnth. um cine eigene gute Sippe oder nur
um eine gesteinsbewohnende Form von C. flavorubescens handelt, hat die
Gemüter etwas bewegt. Ausserhalb Europas sind die angeführten Namen zum
Teil für ganz andere Taxa verwendet worden, doch soll davon hier nicht die
Rede sein.
Einige Funde einer Flechte aus dem südlichen Mittelmeergebiet, die C.
flavorubescens ähnelt, sich aber doch in wesentlichen Merkmalen unterscheidet,
haben Anlass gegeben, der Frage nachzugehen, ob C. flavorubescens im
üblichen Umfang nicht doch eine Sammelart ist.
Source : MNHN, Paris
262 M. GIRALT, P.L. NIMIS und 1. POELT
Alle in dem hiernach C. flavorubescens benannten Formenkreis
gehörigen Taxa sind durch folgende Merkmale ausgezeichnet: Lager krustig,
glatt bis warzig verunebnet, gelb bis orange, seltener grau. Apothecien relativ
gross, meist um 1-2 mm im Durchmesser erreichend, flach bis etwas gewölbt,
gelborange bis orange, mit dicklichem Rand, der sich undeutlich bis mehr oder
weniger deutlich in einen dünneren Eigenrand und einen später oft etwas
zurückgedrängten Lagerrand differenziert, Gehäuse reichlich und bis in den
Rand hinein Algen enthaltend. Rinde des Gehäuses höchstens kurzzeitig an
den wachsenden Rändern undeutlich prosoplektenchymatisch, aus dickwandi-
gen, stark verquollenen Hyphen zusammengesetzt, Hymenium relativ hoch; die
Endzellen der Paraphysen höchstens bis um Sum dick. Sporen zu 8 oder häufig
auf weniger reduziert, breit ellipsoid bis fast kugelig, mit reif sehr dicken Septen.
Spermatien verlängert ellipsoid bis stabchenformig.
Im Verlaufe der Untersuchungen stellte sich heraus, dass die Gruppe
auch in Europa aus mehreren Arten besteht. Einige der dabei gefundenen De-
tails bedürfen einer kurzen Besprechung.
Bei 2 der Arten treten einigermassen regelmässig, aber in der Zahl
schwankend, Olparaphysen auf, wobei die Olzellen bei der einen Art verbreitert
sind, bei der anderen aber sind sie fast kugelig angeschwollen; siche die Be-
schreibungen.
Bei allen Arten werden prinzipiell 8 Sporen angelegt, doch ist bei einigen
Gliedern der Gruppe eine starke Tendenz zur Reduktion der Zahl zu beo-
bachten, wobei häufig auf 4 reduziert wird, doch kommen auch Asci mit 2 Spo-
ren vor. Die übrigen angelegten Sporen kollabieren frühzeitig, oder sie werden
zu wesentlich kleineren, aber sonst voll differenzierten Zwergsporen entwickeln.
Die Grösse der Sporen hängt verständlicherweise von der Zahl ab; werden nur
2 oder 4 pro Ascus ausgereift, erreichen sie auch höhere Werte als im Schüssel
angegeben.
Wie bei vielen anderen Arten der Gattung ist auch in der hier behandel-
ten Gruppe das Ausmass von Frassschäden an Lagern und Apothecien oft sehr
stark; entsprechende Regenerationsformen habituell sicher zuzuordnen, macht
oft Schwierigkeiten.
SCHLÜSSEL
la Auf -schwach bis mässig- kalkhaltigem Gestein. Rinde des Gehäuses mehr
oder weniger dünn und bleibend paraplechtenchymatisch aufgebaut. Hypo-
thecium und basaler Teil des Hymeniums höchstens spärlich vom Öltropfen
durchsetzt, nicht undurchsichtig erscheinend. Sporen um 12-18/7-10um -
Weit verbreitete Art. . .. C. flavovirescens
1b Auf Rinden von Laubgehôlzen. Rinde des Excipulums im voll entwickelten
Zustand zumindest nahe der Basis schr dick, faserig-hyphig konstruiert und
meist stark verquollen.
2a Lager grau, niemals gelb. Mündungen der Spermogonien schwárzlich. Ne-
ben normalen Paraphysen treten im Hymenium zerstreut Ölparaphysen mit
verbreiteten Zellen auf. Sporen meist zu weniger als 8 voll entwickelt, breit
ellipsoid bis fast kugelig, um 10-15/(6-)7-9(-10)um, die Septen um 5-8
(-10)um dick. - Zumeist auf Rinden von Sträuchern an den Küsten oder in
der Nebelstufe der Gebirge im ganzen Mittelmeergebiet . С. aegatica
2b Lager gelb bis orange. Mündungen der Spermogonien rötlich; Ölparaphysen
fehlen ausser bei C. alnetorum.
Source : MNHN, Paris
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA 263
За Sporen um 9-13-(15)/ 6-9ит, die Septen meist um (3,5-) 4-6um dick. Sper-
matien mehr oder weniger ellipsoid, um 2-3/ 0,7-1,3um. Hymenium und Hy-
pothecium nicht von Öltropfen dicht durchsetzt, daher durchsichtig.
Olparaphysen zerstreut, die Olzellen mehr oder weniger kugelig angeschwol-
len. Lager meist orange. Bergwälder der Alpen und südeuropäischen Ge-
birge . C. alnetorum
3b Sporen um (13-)15-18/7-10ит; septen bis 9mm. Spermatien meist 4-5/
0,7um gross, lang ellipsoid bis stabchenfórmig. Hypothecium und basale
Teile des Hymeniums dicht von Öltropfen durchsetzt, die es sehr undurch
sichtig grau erscheinen lassen. Paraphysenköpfe nur bis um ca. 3 mm
angeschwollen. Lager meist blass- bis zitronengelb. - Die beiden Varietäten
weichen habituell in den meisten Fallen stark ab, zeigen aber keine deutli
chen mikroskopischen Unterschiede. .. . С. flavorubescens
За Apothecien meist lockerstehend, um 1-1,5um im Durchmesser, die Ränder
mässig dick, nicht oder nur undeutlich zeorin. - Die typische Sippe, vor al-
lem im nórdlichen und - weniger- mittleren Europa verbreitet.
S .... Var. flavorubescens
4b Apothecien bis über 2 mm im Durchmesser erreichend, oft wellig-faltig im
Umriss, die Ränder meist sehr dick, ausgewachsen stark zeorin. - Mittel
meergebiet. var. quercina
DIE ARTEN
Es mag befremdlich erscheinen, dass nachfolgend 2 Arten in der mit Sy-
nonymien reichlich belasteten Gattung neu beschrieben werden. Es ist uns aber
nicht gelungen, die Sippen mit friiher beschriebenen Taxa zu identifizieren.
1. Caloplaca aegatica * Giralt, Nimis & Poelt, spec. nov.
(Syn: C. quercina auct., Boqueras & Gomez-Bolea 1986; Giralt & Go-
mez-Bolea 1990; Giralt & al. 1991).
Corticola. Thallus indeterminatus, cinerascens, inaequalis. Apothecia
dispersa vel rarius aggregata, comparate magna, aurea, marginibus crassis laevi-
bus vel demum crenulatis et discis planis ad subconvexis. Cortex excipuli proso-
plectenchymaticus-hyphosus (hyphae pachydermaticae). Medulla laxa. Hymeni-
um subaltum, paraphysibus oleosis inter paraphyses normales mixtis. Cellulae
apicales ad ca. 3 mm incrassatae. Cellulae oleosae ca 2-4um crassae, plerumque
elongatae. | Sporae 8 vel saepe 4, subglobosae ad late ellipsoideae, ca.
10-15/(6-)7-9(-10)um metientibus, зери percrassis 5-8 (-10)um. Spermogonia
magna, solo basibus immersa, thallo plus vel minus tecta, apicibus apicalibus
atris, id est plectenchymata apicalia grisei-caerulea colorata. Spermatia longe el-
lipsoidea ad bacillaria, ca. 3-4/0,7-1,3um.
Typus: Italia, Sicilia, Isole Egadi, Marettimo, auf zweigen von Pistacia,
ca. 300m, 3. 1991, leg. D. Otronello (Holotypus GZU, Isotypı s TSB).
Lager auf glatten bis etwas scholligen Rinden verschiedener Laubgehölze
(Quercus, Pistacia lentiscus etc.) wachsend, meist mehrere cm im Durchmesser,
mit dem Substrat eng verbunden, von benachbarten Flechten oft nur undeutlicl
abgegrenzt, ohne deutliches Vorlager, glatt bis unregelmässig körnig-warzig
* Adjektiv abgeleitet von Aegates, Ägatische Inseln, Isole Egadi, zu der die Insel Maretti-
mo mit der Typuslokalitat gehört.
Source : MNHN. Paris
264 M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT
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Fig. 1 - Caloplaca aegatica A: Ascosporen - Caloplaca alnetorum B: Ascosporen, E: Sper-
matien - Caloplaca flavorubescens C: Ascosporen, D: Spermatien.
(schr häufig frassgeschadigt !) graulich bis graugrünlich bis leicht graubräunlich.
Der Thallus besteht, im Schnitt betrachtet, aus grossen, hyphendurchgesetzten
Algengruppen und einem aufliegenden, sehr stark verquollenen Phänocortex,
der aus zusammengedrückt-verquollenen Hyphen und grossen Gruppen von
Zellwänden längst abgestorbener Algen zusammengesetzt ist. Apothecien reich-
lich vorhanden, zerstreut bis nicht selten in Gruppen gedrängt, voll entwickelt
um 1-1,8-(2) mm im Durchmesser, dicht aufsitzend, rundlich bis im Alter aus-
geschweift-ausgebuchtet, stets dicklich berandet, der Rand zunächst einheitlich
gewolbt-verflacht, goldgelb, später aufgeteilt in einen dünneren, aber bleibenden
Eigenrand und einen schliesslich zurückgedrängten und dann nicht selten etwas
gekerbten Lagerrand.
Scheiben flach bis etwas gewölbt, rauhlich, orange- bis bräunlichrot.
Auch bei hochgewölbten Apothecien verschwinden die Ränder nicht vollständig.
Source : MNHN. Paris
265
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA
n - Caloplaca alnetorum В: Öl-
Р: еп.
з: Paraphys
raphyse
ubescen:
und normale Pa
fi
aegatica A: Öl-
rmale Paraphysen. Caloplaca flavor:
Fig. 2 - Caloplaca
und noi
MNHN, Paris
Source
266 M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT
200 um
Fig. 3 - Caloplaca aegatica A: Apothecium-Querschnitt - Caloplaca alnetorum B: Apotheci-
um-Querschnitt - Caloplaca flavorubescens С: Apothecium-Querschnitt, mit
Oltropfen im Hypothecium und Hymenium.
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA 267
Gehäuse deutlich lecanorin, bis in die Ränder durchgehend Gruppen
dichtgedrangter, kugeliger Algen enthaltend, die sich leicht aus dem Zusammen-
hang lösen und 5-10ит messen. Rinde frei von Algen, voll entwickelt deutlich
hyphig-prosoplektenchymatisch aufgebaut, die Hyphen meist etwas wellig ver-
laufend, dickwandig, stark verleimt, die Lumina (ausser bei den Endzellen) um
lum im Durchmesser. Gegen die Basis zu kann die Rinde, die öfter durch me-
dullare Algengruppen aufgeteilt wird, um 1004m Dicke erreichen. Hypothecium
stark faserig verquollen, die Lumina um 1-2um dick. Hymenium unscharf von
Subhymenium abgesetzt, offenbar nachwachsend, um 80um hoch. Paraphysen
langzellig, zumeist um knapp Zum dick, die mit Anthrachinonkórnchen
imprägnierten Endzellen bis Sum angeschwollen (oft schwierig zu sehen). Ein
Teil der Paraphysen ist einfach, andere sind ein-oder mehrfach im oberen Teil
gegabelt. Ein Teil der Paraphysen (‘Olparaphysen”) enthält in einer oder in
mehreren Zellen ölartige Substanzen, die in Tropfchen getrennt oder zu einer
Masse vereinigt sein konnen; im Alter bzw; bei Zugabe von K bilden sich in je-
dem Fall einheitliche grosse Tropfen. Die Ölzellen sind manchmal kaum breiter
als normale, manchmal kónnen sie aber auch bis auf etwa 4 mm angeschwollen
sein. Vielfach sind die Olparaphysen, deren Zahl stark schwanken kann, kürzer
als normal vollständige; sie enden dann im Hymenium. Sporen zu 8 oder weni-
ger, breit ellipsoid bist fast kugelig, um 10-15/(6-)7-9-(10)um, die Septen um 5-8
(-10)um. Spermogonien zahlreich, wenig bis stark aus dem Lager hervortretend,
doch an den Seiten meist von einer dünnen Lagerschicht bekleidet, bis um
0,34m breit, vom Typ der Gattung, doch das mehr oder weniger paraplecten-
chymatische Gehäuse apikal grau bis dunkelblau gefärbt und in Aufsicht des-
halb schwarz erscheinend. Spermatien lang ellipsoid bis fast stäbchenformig,
um 3-4/0,7-1,3um.
Bei den Aufsammlungen von den atlantischen Inseln sind die Sporen
durchschnittlich etwas länger als bei Proben aus dem Mittelmeergebiet
(13-15um gegen 10-13um, bei gleicher Breite). Es mag sein, dass sich hierin eine
geringe Verschiedenheit ausdruckt. Sämtliche andere Merkmale sind aber iden-
isch, sodass eine formale Abtrennung der atlantischen Formen nicht gerechtfer-
tigt erscheint.
Die neue Art wächst auf Rinden verschiedener Laubgehölze. Auf der In-
sel Marettimo, wo sie in der Nebelstufe bei 400 bis 600 m häufig zu sein scheint,
wurde sie vorzugsweise auf Quercus ilex und Pistacia lentiscus gefunden. Verge-
sellschaftet ist sie dort z.B. mit Physcia adscendens, Xanthoria parietina, Lecano-
ra horiza, Caloplaca sp., Lecidella elaeochroma und Pertusaria heterochroa,
also Arten, die auf gute Stickstoff- oder vielleicht auch Salzversorgung hinwei-
sen. Die Soziologie der Art im südlichen Frankreich würde von Abbassi Maaf
& Roux (1987, als C. pyracea, Roux in litt.) und Roux & Bricaud (1991, als C.
quercina, Roux in litt.) studiert: dort ist die Art mit folgenden Arten vergesell-
schaftet: Bactrospora patellarivides, Lecanora lividocinerea, Pyrrhospora quer-
nea, Ramalina canariensis, В. pusilla, Schismatomma decolorans. Anderswärts
gedeiht sie in Meereshóhe im Einflussbereich winterlicher Nebel.
Die neue Art ist vor allem durch die im Schlüssel genannten Merkmale
äusserst scharf von den anderen hier behandelten Taxa getrennt. Die Fárbung
der Spermogonienmundungen ist bei Caloplaca bisher wenig beachtet worden.
Den Verf. sind aber zumindest derzeit keine Fálle bekannt, wo bei Arten mit
mehr oder weniger orange gefarbten Apothecien schwárzliche Mündungen vor-
kommen.
Weitere Funde: - EUROPA - SPANIEN: Catalunya: Tarragonès, Tarragona,
Punta de la Mora, 31TCF5954, 20 m, auf Pistacia lentiscus und Juniperus phoenicea ssp.
Source : MNHN, Paris
268 M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT
Iycia, M. Giralt, 15.2.1987 (BCC-3734-3735); Tarragonès, Torredembarra, Km 232 Auto-
bahn A7, 31TCF6668, 40 m, auf Ceratonia siliqua, Giralt, 2.1984 (BCC-3736);
Tarragonés, La Pobla de Montornes, Els Casalots, 31TCF6660, 50m, auf Ceratonia sili-
qua, M. Giralt, 8.2.1990 (Herb. M. Giralt); Baix Penedés, Vendrell, El Francas, 31TCF
7460, 40 m, auf Ceratonia siliqua, M. Giralt 16.10.1984 (Herb. M. Giralt); Baix Camp,
Colldejou, Barranc de les Aurenelles, 31TCF2253, 550m, auf Ceratonia siliqua, M. Giralt,
X. Llimona et P. Navarro, 13.11.1987 (Herb. M. Giralt), Baix Empordà, Begur,
3ITEG1844, 260 m, auf Quercus suber, M. Boqueras, 21.7.1984 (BCC-3273), La Selva,
Tossa, Cala Bona, 31TDG9520, 10-30 m, auf Quercus suber, M. Boqueras; Balears: For-
mentera, auf Pinus halepensis, X. Llimona, 27.12.1967 (BCC-240). - FRANKREICH: Pro-
vence, Dept. Var, Hyères, Port-Cros, 250m, SSE of M. Vigaigne on Quercus ilex, 130 m,
in Zamenhofietum stoechadianae, C. Roux (Herb. С. Roux); ibid., Les Chênes, C. Roux,
(Herb. C. Roux); ibid., Porquerolles, 450m from Plage d Argent, on Quercus ilex, 10 m,
C. Roux (herb. C. Roux}; (zitiert auch, als C. quercina, von Bricaud & Roux 1990, Roux
Š Bricaud 1991); Dept. Var: Presqu'ile de Giens as C. quercina (Bricaud & Roux 1990). -
PORTUGAL: Óstl. Algarve, bei Tavira, J. Poelt, 4.1961 (GZU). - KROATIEN: Dalma-
tien, Insel Mijet bei Polace, J. Poelt, 28.8.1969 (GZU); Landzunge südlich des Veliko Jeze-
ro, 0-30m, Pinus halepensis-Bestände mit weitgehend geschlossenem Macchienunterwuchs,
auf Pistacia lentiscus und Juniperus phoenicea, W. Brunnbauer, 15.4.79 |Herb. W. Brunn-
bauer Nr. 2280,2286 und 2288 (W)]. - GRIECHENLAND: Rhodos, M. Profeta, 700 m.
Auf einer Konifere, К.Н. Rechinger, 5.1935 (К.Н. Rechinger fil: Iter Aegeum, 4.1935 -
M). - ITALIEN: Sicilia. Isole Egadi Marettimo (Egadi Islands TP) 12*E/38" N: Sorgente,
150m, P.L. Nimis, 24-31.3.1991 (TSB); Ficarella, 200m, auf Quercus ilex, Pistacia und Eri-
ca, P.L. Nimis & M. Tretiach, 24-31.3.1991, und J. Poelt, 28.3.1991 (TSB und GZU); P.ta
Campana, 450 m, auf Quercus ilex, P.L. Nimis, 24-31.3.1991 (TSB); Pizzo del Capraro,
M. Falcone, 400 m, auf Quercus ilex, J. Poelt, 26.3.1991 (GZU); Lazio: Roma, Tenuta di
Caccia di Castelporziano, SW Roma, Dünen mit Macchie, J. Poelt, 8.5.1986 (GZU); ibid.
auf Quercus cerris und Juniperus oxycedrus, M. Tretiach, 24.9.1988 (TSB); Toscana: Parco
Regionale dell’ Uccellina, su Juniperus macrocarpa in macchia litoranca, P.L. Nimis,
28.5.1984 (TSB); Sardegna: Prov. Cagliari, Stagno su Feraxi, presso Capo Ferrato, su
rametti in macchia litoranea, ca, 3 m, Nimis, Roux, Tretiach & Vezda, 8.1988 (TSB).
AFRIKA: MAROKKO: Bani Amar, auf Ficus carica, R.G. Werner, 8.1931 (BC).
ATLANTISCHE INSELN: CANARIAS: La Gomera: sanft geneigte Hange W
ober Arure, ca. 860 m, 171320" W/ 28*07'30N, Kulturland, auf Borke von Ficus carica
und auf Zweigen von Pyrus communis, J. & A. Hafellner, 12.2.91 (Herb. J. Hafellner Nr.
28924, 28925 (GZU)}, 6 Km SW ober Las Rosas am Bergrücken ober dem Embalse de la
Encantadora, ca. 1020 m, 17°14'20°W/ 28°08'40"N, lückiger Erica-Bruchwald, auf Borke
von Castanea sativa, J. & A. Hafellner, 15.2.91 (Herb. J. Hafellner Nr. 28926); 4 Km 5
ober Hermigua, an der Strasse nach San Sebastian, ca. 440m, 17^11710" W/ 28°08'N, ex-
tensiv genutztes Kulturland, auf der Borke einzelner, mehrstammiger Exemplare von Ficus
carica, J. & A. Hafeliner, 15.2.91 (Herb. J. Hafellner Nr. 28927 (GZU)}; Chorros de Epi-
na, Umgebung der Kapelle, ca. 780m, 17°17'10"W/ 28°09'25’N, lichter Lorbeerwald an ei-
nem steilen NW Hang, an vertikalen Stammflachen von Laurus, J. & A. Hafellner, 19.2.91
(Herb. J. Hafellner Nr. 28928 (GZU)|; Lanzarote: Famara, auf Acacia sp., A. Crespo,
3.81 (MAF-1327), La Palma, an der Westseite der Insel E oberhalb von Puntagorda, ca.
700 m, 28745307М/ 17°58'25"W, an der Stammborke von Amygdalus communis, J. Haf-
ellner, 29.11.91 [Herb. J. Hafellner Nr. 23379 (GZU)J, Tenerife: Aguamansa ca 12 Km
oberhalb von La Orotava, ca. 1000 m, an Castanea sativa am Strassenrand, J. & A. Haf-
еШлег, 17.2.89 [Herb. J. Hafellner Nr. 23376 (GZU)], Macizo de Anaga, ca. 1 Km SW
von Chamorga, ca. 680 m, auf Laurus azorica, J. & A. Hafellner, 24.3.89 (Herb. J. Hafell-
ner Nr. 28932 (GZU) und 28931]; Macizo de Teno, Monte del Agua, ca. 2.5 Km E von
Las Portelas, 820-920 m, auf Laurus azorica, J. & A. Hafellner, 14.2.89 (Herb. J. Hafell-
ner Nr. 28930), Macizo de Anaga, Monte de Las Mercedes, ca. 730 m, an Stämmen von
Laubbäumen, J. & A. Hafellner, 13.2.89 (Herb. J. Hafellner Nr. 28929 (GZU)]. -
MADEIRA: Ribeiro Frio, Hänge SW ober der Fischzuchtanstalt, ca. 950m, 32°43'30°N/
16°53 W, Lorbeerwald mit einer Castanea-Parzelle, an Borke von Laurus, J. & A. Hafell-
ner, 10.2.90 (Herb. J. Hafellner Nr. 25126 (GZU)J, an der Levada zwischen Caldeirao
Verde und Caldeirao do Inferno, ca. 7 Km W von Queimadas, ca. 920 m,
32°46'30”N/16°56°W; lockerer Lorbeerwald, Stamm eines sehr alten Laurus azorica, J. &
A. Hafellner, 14.2.90 (Herb. J. Hafellner Nr. 27182 (GZU)}; im Talschluss der Ribeira des
Lages S von Faja da Nogueira, ca. 660 m, 32°44’N/ 16*54'W, Loorbeerwald mit Vulka-
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA 269
Fig. 4 - Verbreitung von Caloplaca aegatica.
nitschrofen, an Borke von Laurus azorica, J. & A. Hafellner, 20.2.90 (Herb. J. Hafellner
Nr. 26904 (GZU)}; im Tal nach Faja da Nogueira, ca. 2 Km S der Abzweigung von der
Strasse Faial-Ribeiro Frio bei Faja do Cedro Gordo, ca. 530 m, 32°44'30"N/ 16"53'W, al-
ter Obstgarten, an Juglans regia, J. & A. Hafellner, 20.2.90 [Herb, J. Hafellner Nr. 27266
(OZU) an der Strasse von Ribeira Brava nach Sao Vicente, ca. 3 Km unter der
Passhóhe Boca de Encumeada, ca. 640m, 32°46’N/ 17°02’W, Waldparzelle mit viel Casta-
nea, an Stämmen von Castanea sativa, J. 4 A. Hafellner, 12.2.90 (Herb. Hafellner Nr.
27500 (GZU)}; an der Strasse von Camacha nach Santo da Serra, ca. 1 Km SW von San-
to da Serra, ca. 700 m, 32°43’N/ 16°50’W, Allee am Strassenrand, an Quercus, J. & A.
Hafeliner, 11.2.90 (Herb. J. Hafellner Nr. 27287).
2. Caloplaca alnetorum * Giralt, Nimis & Poelt, spec. nov.
(Syn.: С. alnetorum - nomen solum - in Poelt 1969: 171).
Corticola. Thallus crustaceus, verrucoso-inaequalis, aurantiacus, prothal-
lo indefinito albido. Apothecia plerumque dispersa marginibus laevibus demum
indistincte subcrenulatis aurantiacis et discis verruculosis rubriaurantiacis. Am-
phithecium subtus crassum hyphis undulatim contextis modice pachydermaticis.
Medulla laxa agglomerationibus algarum impleta. Guitulae oleosae in hypothe-
cio hymenioque rarae, inde sectiones translucidae. Hymenium medium, paraphysi-
bus apices versus non raro ramosae cellulis apicalibus ac non raro subapicalibus
claviformibus ad 5- (6) um crassis. Comparate raro cellulae oleosae late ellipsoi-
deae evolutae sunt in paraphysibus dispersis. Asci plerumque octospori sporis late
ellipsoideis ad subglobosis, ca. 9-13 (-15)| 6-9um metientibus, septis subcrassis
(3,5-) 4-бит, Spermogonia in thalli verrucis immersa apicibus rubris. Spermatia
subellipsoidea, ca. 2-2,5-3/0,7-1,3um.
Typus: Italien, Südtirol, Vintschgau, Ortler Gruppe - Martell-Tal, 800 m,
auf Alnus, J. Poelt, 15 Juli (GZU).
+ Genetiv Plural von Alnetum, Erlenwald, nach dem Auftreten in Grauerlenbestanden Al-
netea incanae.
Source : MNHN, Paris
270 M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT
Lager krustig, im Vergleich zu dem von C. flavorubescens meist wenig
ausgedehnt, glatt bis meist unregelmássig klein-warzig verunebnet, gewöhnlich
orange(gelb), an dünneren Stellen ausblassend; ein weissliches Vorlager ist nur
undeutlich entwickelt. Apothecien meist zerstreut, gelegentlich zu mehreren
genähert, gewöhnlich um 0,7-1 mm, mit mässig dicken, anfangs wenig vorsteh-
enden, glatten bis schwach und unregelmässig gekerbten, orangen Rändern und
flachen bis leicht konvexen, leicht rauhlichen, rotorange gefärbten Scheiben.
Spermogonien in um 0,2-0,3 mm breite Lagerwarzen eingesenkt, mit roten
Mündungen. Lager nicht differenziert, mit Phänocortex. Rinde des Gehäuses
am Rande der Apothecien sehr dünn bis fast nicht existent, gegen die Unterseite
sich bis um 100,m verdickend und aus wellig verflochtenen, dickwandigen Hy-
phen von etwa 3um Dicke bestehend; die Lumina erreichen dabei weniger als
lum. Mark locker, von grossen Algengruppen duchsetzt. Parathecium sich ge-
gen den Rand zu stark verbreiternd, ebenfalls aus dickwändigen Hyphen zusam-
mengesetzt. Hypothecium ziemlich dünn, wie das Hymenium nur wenige
Öltropfen enthaltend, daher durchsichtig. Hymenium um 704m hoch. Paraphy-
sen einfach oder, vor allem im oberen Teil, gegabelt, die Endzellen bis (3-) 5-
(-6)um köpfig verdickt. Sehr zerstreut und einigermassen unregelmássig treten
Ölparaphysen auf im oberen Teil, mit einer bis drei breit ellipsoid angeschwol-
lenen Ölzellen, um 4-6 mm. Auch die letzte Zelle kann als Ölzelle dienen.
Sporen meist zu 8, in der Regel gut entwickelt, breit ellipsoid bis subglobos, um
9-13 (-15)/ 6-9um, die Septen gut entwickelt, um (3,5-) 4-6um. Spermogonien
zahlreich, in Lagerwarzen eingesenkt, die Mündungen rot. Spermatien ellipsoid
bis schmal ellipsoid, um 2- 2,5-3/0,7 1,34m.
Die neue Art findet sich auf Rinden von Laubhölzern in den Alpen und
den südeuropäischen Gebirgen, zumeist in lufifeuchten Lagen, in Grauerlen-
Auenwäldern oder in Hangwäldern, vor allem in den montanen Region.
Sie ist im allgemeinen nicht häufig. Caloplaca alnetorum steht sicher C.
flavorubescens nahe und sie ist bisher immer so bzw. als C. aurantiaca bestimmt
worden. Sie unterscheidet sich von dieser (Merkmale in der Reihenfolge ab-
nemendehr Bedeutung) durch: die deutlich kleineren Sporen, das Fehlen der für
С. flavorubescens so typischen Massen von Öltropfen in Hypothecium und un-
terem Hymenium, die kleineren, mehr ellipsoiden Spermatien, das Vorkommen
von Ölzellen und das meist stärker orange gefärbte Lager. Unterschiedliche
Ökologie und Verbreitung bestätigen die Verschiedenheit.
Weitere Fundorte: - ÖSTERREICH: Steiermark: Dachstein-Massiv, Weissen-
bach-Tal zwischen Ramsau und Weissenbach, N von Schladming, ca. 1 Km $ von Loden-
walker, 860m. Grauerlen-Weidenau, J. Hafellner, 5.4.1985 (GZU), Hochschwab-Gruppe,
Karlschütt N von Innerzwain, ca. 25 Km N von Kapfenberg, 950 m, auf Sorbus aucupa-
ria, J. Hafellner, 21.3.81 (GZU). Kärnten: Weissensee, Naggl, Paterzipf, ca. 940-970m, auf
Populus sp., R. Türk & S. Wagner, 29.7.83 (Herb. R. Türk 5341); Oberdrautal, Klamm
am Feistritzbach, südl. Berg. Auf Alnus incana, S. Wagner, 9.10.81 (Herb. R. Türk
5348); Gurktaler Alpen, N von Radenthein, Nockgebiet, Langalmtal, 5 der Veidlhütte, ca.
1400 m, auf Holz von Picea abies, R. Turk & H. Wittmann, 23.9.88 (Herb. R. Türk 9961);
Nationalpark Nockberge, Langalmtal, ca. 1210 m, auf Fraxinus exce sior, W. Petutschnig,
30.8.90 (GZU). - ITALIEN: Südtirol: Vintschgau, Auen kurz südlich Morter, 800-900 m,
J. Poelt, 14.9.70 (Vergleichsherbar J. Poelt 8721 - GZU); Dolomiten, Grödner Tal (Val
Gardena), Räschötzer Wald nördlich von St. Ulrich (Ortisei), 1500 m, auf Sambucus nigra,
Alnus incana, K. Kalb & G. Plöbst, 5-8.1.77 (Herb. K. Kalb 5345, 5356, 5369, 5447); Tos-
cana: M. Amiata, Abbadia S. Salvadore, Acquapassante, su ceppo di Castanea nel bosco,
1060 m, М. Tretiach & A. Rondi, 18.6.91 (TSB), Lazio: M. Terminillo, Pian di Rosce,
1100 m, auf Quercus, M. Castello, 5.7.89 (TSB); Puglia: Promontorio del Gargano, Rodi
Garganico, Fruchtgarten von Prof. Р. d'Errico unmittelbar oberhalb des Ortes, ca. 50 m,
auf Juglans, W. Brunnbauer, 1.6.77 Herb. W. Brunnbauer Nr. 199 (W)}; Basilicata: Prov.
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA 271
Fig. 5 - Verbreitung von Caloplaca alnetorum.
Potenza, NW Abhänge der Coppola di Paola SE von Rotonda, ca. 1400m, Kalkhangbu-
chenwald, J. Hafeliner, 31.5.79 (07107); Calabria: Prov, Reggio C., Aspromonte, Montal-
to, 1500 m, auf Fagus, F. Rersan, 8.11.88 (TSB); Prov. Cosenza, Valle del Caronte, Panta-
nolungo, 600 m, Wald, Felsgruppen, J. Poelt, 13.7.88 (GZU und TSB); Prov. Cosenza,
Sila Greca, Finaita, um 100 m, lockerer Eichenwald, uralte Castanea vesca, J. Poelt,
15.7.88 (GZU); Prov. Reggio C., Aspromonte, Delianuova, Pian di Carmelia, 1020 m, auf
Populus, Nimis & Castello, 11.4.89 (TSB), Sardegna: Nuoro, Catena del Marghine, Sor-
genti del Rio Mannu, 800 m, auf Quercus und Acer, Nimis & Poelt, 24.7.85 (TSB); Nuoro,
Barbagia Seulo, M. Arcueri, Felsabbrüche über der Strasse zur Genna e Medan ober der
Cant. Arcueri, Kalk, ca. 950-1080 m, Steineichenwaldreste, J. Poelt, 3.5.86 (GZU); Nuoro,
M. Ortobene bei Nuoro, auf Populus, Pinus, 800 m, Nimis & Poelt, 25.7.85 (GZU); Nu
то, M. Arcueri, near Seui, 950 m, auf Acer, P.L. Nimis. 5.1986 (TSB) - SPANIEN: Cata-
lunya: Barcelona, Montseny, Coll Formich, 1200 m, auf Quercus pubescens, J. Hafellner,
28.5.83 (GZU) Zaragoza, Los Monegros, zwischen Zaragoza und Lérida, 280m, auf Pi-
nus pinea, К. Kalb, 9.8.75 (Herb. К. Kalb 3692), Zaragoza/ Huesca, Sierra de Alcubierre,
NE von Zaragoza, zwischen Lecinena und Alcubierre, ca. 550 m, Eichengebüsch und
Trockenhänge, J. Hafeliner, 25.5.83 (GZU); Cuenca: Umgebung Cuenca, ca 4004”
20°07'W, auf trockenen Ästen in einer Triftweide, Е. Kordesch, 5.87 (GZU)
FRANKREICH: Provence, Massif du Mol, Les Baumes, auf Ulmus sp., 800m, R. Turk,
30.5.80 (Herb. R. Türk) - GRIECHENLAND: Symphantos Gebirge, auf Fagus, 1700 m,
O. Klement, 8.10.60 (Herb. O. Klement 07457 - M); Insel Samos, am Weg von Pyrgos
nach Mesogi, auf Quercus pubescens coll., J. Poelt, 8.84 (GZU). - JUGOSLAVIEN: Mon-
tenegro, Lovcen- Gebirge, oberhalb von Kotor, 250 m, auf Thuja, К. Kalb, 5.4.72 (Herb.
K. Kalb 4572) - KROATIEN: Velebit Gebirge, Ostarije von Karlobag, 860 m, auf Fraxi-
nus excelsior, К. Kalb, 30.3.72 (Herb. К. Kalb 4712); Dalmatien: ad variarum arborum
frondosarum cortices, С. Weis [Körber, Lich. sel. germ. Nr. 337 (W-11945)}; Istrien: Berg
Ucka bei Opatija, N- Hang, 935 m, auf Larix, K. Kalb, 28.3.72 (Herb. K. Kalb. 4668) -
TÜRKEI: Kütahya, zwischen Kütahya und Afyon, 1100m, auf Salix, K. Kalb & G. Plobst,
29.8.76 (Herb. К. Kalb 16092) - ZYPERN: Troodos Gebirge, oberhalb der Stadt Troodos,
1730 m, auf Robinia pseudacacia, K. & A. Kalb, 25.5.86 (Herb. K. Kalb 15742); Troodos
Gebirge, wenige Km südlich von Troodos, 1100 m, auf Alnus orientalis, K. & A. Kalb,
27.5.86 (Herb. K. Kalb 15831).
Source : MNHN, Paris
272 M. GIRALT, P.L. NIMIS und J. POELT
3. Caloplaca flavorubescens (Hudson) Laundon
[Syn.: €. aurantiaca auct., C. salicina (Schrader ex Gmelin) Szat.]
Typus: Laundon (1976: 149): "С. flavorubescens from Dickson in Hb.
Withering” (E in permanent loan in BM). - Ein Apothecienschnitt des Holoty-
pus, in sehr freundlicher Weise zur Verfügung gestellt von Dr. D. Galloway
bzw. Dr. O. Purvis, London, zeigt deutlich die Merkmale der Art in der hier
gegebenen Umgrenzung, insbesondere die vielen Oltropfen im Hypothecium und
im unteren Teil des Hymeniums, sowie die grossen Sporen von 15-18/7-9um mit
bis 94m dicken Septen.
Caloplaca flavorubescens soll hier nicht naher behandelt werden. Sie ist,
wie im Schlüssel angegeben, vor allem durch ihre grossen Sporen mit sehr dick-
en Septen sowie die Massen von Oltropften im Hypothecium und Hymenium
ausgezeichnet, weiter durch das meist blass- bis zitronengelbe Lager und
schliesslich die schmal ellipsoiden bis stábchenfórmigen Spermatien.
Die Verbreitung der Art bedarf allerdings eine kurzen Diskussion, denn
Sie ist auf jeden Fall bemerkenswert. Im borealen und hemiborealen Florenge-
biet Nordeuropas scheint die Art, vor allem auf Populus tremula, weithin háufig
zu sein; vgl. Santesson (1984:73) für Skandinavien, Räsänen (1927: 106 als Pla-
codium aurantiacum) für Finnland. Auch z.B. in Lettland scheint die Art im
ganzen Lande vorzukommen (Piterans 1982: 209, 325). Angaben für Mitteleu-
ropa sind mit Vorsicht zu verwenden. Lettau (1957:4) zitiert mit Hinweis auf
das insperse Hymenium Funde von Ostpreussen und Thüringen; Hillmann-
Grummann (1957:746) kennen sie sicher nur von Rügen und Greifswald, also
von der Ostseeküste. Aus Südwest-Deutschland ist die Art nach Wirth (1987
und in litt.) nicht bekannt. Was bei John (1990: 102) als C. flavorubescens aufsc-
heint, hat mit der Art im heutigen Sinne nichts zu tun. Bleibt im südlichen
Deutschland ein von Arnold (1891: 44 und spater) entdecktes und gut belegtes
Vorkommen im Bereiche des Isartales südlich München, wo die Art später noch
von Lettau sowie, in den fünfziger Jahren vom älteren Verfasser beobachtet
bzw. gesammelt worden ist. Sichere Nachweise existieren weiter z.B. aus der
Tschecholowakei. Aus Österreich kennen wir derzeit folgende Aufsammlung:
Salzburg: Pinzgau, Krimnl, Kirchdorf, auf Fraxinus excelsior, 1050m, R.
Türk, 13.2.1986 (Hb. R.Türk Nr. 8012).
Auf jeden Fall sollten die bisher bekannten Verbreitungsdaten dazu an-
regen, dem Vorkommen von C. flavorubescens in der Natur - soweit solche
noch existieren - sowie in den Herbarien nachzugehen.
Ziemlich disjunkt treten in feuchteren Wäldern des Mittelmeergebietes
Flechten auf, die in allen wesentlichen Merkmalen С. flavorubescens zuzuord-
nen sind, von der sie nicht durch gut definierte mikroskopische Merkmale unter-
schieden sind. Gut entwickeltes Material aus Nord- bzw. Mitteleuropa einer-
seits, aus Südeuropa andrerseits lässt sich habituell durch die im Schlüssel
zitierten Merkmale recht vage unterscheiden; Frass- und Regenerationsformen
sind dagegen oft nicht sicher zuzuordnen. Für die südeuropäische Form existiert
ein Namen im Artrang, C. quercina Flagey (1896). Der von Flagey als wesent-
lich erachtete Unterschied seiner Flechte, das mehr oder weniger graue, also
theoretisch von Antrachinonen freie Lager, beruht auf einer Täuschung. Das
Lager ist zumindest in allen gesehenen Exsiccaten-Materialien stark abgefressen
und deshalb vielfach grau; es existieren aber genügend gelb gefärbte Bereiche,
die die Zugehörigkeit zu C. flavorubescens bestätigen.
Source : MNHN. Paris
CALOPLACA FLAVORUBESCENS IN EUROPA 273
Es scheint uns derzeit am besten, bis zu einer endgültigen Klärung der
Frage, C. quercina als noch nicht geklärte und wenig scharf definierte Varietat
C. flavorubescens unterzuordnen.
Caloplaca flavorubescens (Hudson) Laundon var. quercina (Flagey) Gi-
ralt, Nimis & Poelt, comb. nov. - Basion.: C. quercina Flagey 1896.
DANKSAGUNG - Die Verfasser haben zu danken: Frau Dr. D. Triebel.
München, sowie den Herren Prof. Dr. J.M. Egea, Murcia, Dr. D. Galloway, London, Dr.
J. Hafellner, Graz, Prof. Dr. H. Hertel, München, P.W. James, London, Dr. К. Kalb,
Neumarkt, Prof. Dr. D. Ottonello, Palermo, Dr. O. Purvis, London, Prof. C. Roux,
Marseille, Prof. Dr. R. Türk, Salzburg, fur Ausleihen oder sonstige Hilfen.
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IN MEMORIAM
Geneva SAYRE (1911-1992)
Geneva SAYRE, chercheur associe du Farlow Herbarium (Harvard
University), est décédée à Northampton, à l'âge de 80 ans.
С. Sayre est née à Guthrie (Iowa). Aprés ses études dans l'Iowa et son
doctorat en philosophie (1937) de l'Université du Colorado, elle enseigne la bio-
logie au Russell Sage College (1940 - 1972); puis elle est nommée chercheur
associé au Farlow Herbarium, où elle s'occupe des collections de bryophytes
notamment.
Aprés avoir étudié les Grimmia, et consecutivement à des
problèmes de vision l'éloigant du microscope (vers 1950), G. Sayre se tourne
Source : MNHN. Paris
276 G. SAYRE (1911-1992)
vers l'étude de l'histoire des noms de mousses, des livres dans lesquels elles sont
décrites, et des gens qui les ont décrites et/ou récoltées. Dans ce domaine, elle
fait figure de pionnière. Rappelons ses deux importantes publications: Dates of
publications describing Musci 1801-1821 (New York, 1959) et Cryptogamae
Exsiccatae (New York, 1969-1975).
Le Farlow Herbarium lui consacre un volume à l'occasion de ses
70 ans. On y retrouvera quelques témoignages et la liste de ses publications
(Occasional papers of the Farlow Herbarium Cryptog. Bot. 1981, 16). En 1983,
l'International Association of Bryologists lui attribue la premiere "Hedwig
Medal” pour sa contribution exceptionnelle au développement de la bryologie.
Exigeante vis-à-vis des autres, mais d'un abord très chaleureux et
très enthousiaste, Geneva Sayre restera pour les bibliographes et les historiens
de la bryologie, un exemple inoubliable.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1992, 13 (3): 277 277
IN MEMORIAM
Sinske HATTORI (1915-1992)
Sinske HATTORI, éminent hépaticologue japonais et directeur du
Hattori Botanical Laboratory, est mort à Nichinan, le 12 Mai 1992 à l'âge de
76 ans.
Bien que n'ayant jamais occupé de position officielle, la bryologie
japonaise lui doit beaucoup. Après sa thèse à l'université de Tokyo (1940), il
fonde, dans sa ville natale, Nichinan, en 1945, son propre laboratoire. Reconnu
en 1948 par le gouvernement japonais, le Hattori Botanical Laboratory devient
rapidement une véritable pépinnière de bryologues: Z. Iwatsuki, M. Mizutani,
H. Inoue etc.
S. Hattori était le grand spécialiste du genre très complexe
Frullania auquel il consacra de nombreux articles. A côte de son travail de re-
cherche, de la direction de son laboratoire, il trouva encore le temps d'éditer le
Journal of the Hattori Botanical Laboratory (dont le premier numéro est publié
en 1947), périodique qui devient rapidement une revue indispensable pour le
spécialiste des bryophytes asiatiques et tropicaux.
De nature fréle, mais d’une grande vitalité, Sinske Hattori était
très chaleureux et très généreux. Il demeurera un grande figure de la bryologie.
Source : MNHN, Paris
ap Agen à
CE?) poe D
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1992, 13 (3): 279-293 279
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60(1-2): 223-228, 1 fig. (Jard. Bot, Natl. Belgique, Domaine de Bouchout,
B-1860 Meise),
Bryum inclinatum (Brid) Turton est un homonyme illégitime. B.
imbricatum, B. cirrhiferum, B. stenotrichum et B. intermedium sont des esp. distinctes. Po-
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Descr. de Puiggariella, genre classé dans la sous-famille des Ctenidioideae
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Révision taxonomique de 51 esp. de Riccia, dont près des 3/4 sont proba-
blement endémiques en Afrique du Sud, et de Ricciocarpos natans. Clé aux genres, sous-
genres, sections, groupes et espèces. Nomenclature, descr., ill., distr., écologie de chaque
taxon. Discussion de la phylogénie des Ricciaceae, en référence à des critères
paléobotaniques, phytogéographiques, morphologiques, cytologiques et biochimiques. An-
сёге hypothétique, caractères primitifs et caractères évolués.
Source : MNHN, Paris
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5-14, en roumain, rés. franc. et angl.
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D-8417 Kareth).
Descr. des ass. de la végétation des fonds de vallées prés de Rettenbach.
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fig., en islandais, res. angl. (Natturufraedis. isl., Postholf 5320, 1s-125 Reykjavik).
Descr., ill, distr., écol. des espèces de Ditrichaceae (Ceratodon, Saelania,
Ditrichum, Pleuridium, Distichtum), de Bryoxiphiaceae (Bryoxiphium), de Fissidentaceae
(Fissidens), de Seligeriaceae (Blindia, Seligeria, Glyphomitrium) présentes en Islande.
92-298 KARCZMARZ К. - Flora mszakow Beskidu Niskiego. Ann. Univ. Mariae Curie-
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(Dept. Bot., Univ. Hawaii at Manoa, 3190 Maile Way, Honolulu, Hawaii 96822,
USA).
Myrica, en dépit de sa capacité à fixer l'azote, n'est pas un pionnier
indépendant, mais plutôt un colonisateur secondaire comme sont la plupart des autres
espèces couramment envahissantes. Bryophytes et lichens associés.
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region. Bull. Natl. Sci. Mus. Tokyo, B 1990, 16(2): 61-71, 1 fig. (743-9,
Gyotoku-i, Tottori 680; Japan)
Liste de 39 esp. des Andes avec loc., dont 2 sont nouv. pour le Chili et 6
pour le Pérou.
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UK, Revova 39, Cs-81102 Bratislava).
Phytogéographie et protection de la bryoflore des Petites Carpathes.
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Comen., Bot. 1990, 38: 9-22 (Ibidem).
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din Transilvania. Contr. Bot. Univ. "Babes-Bolyai” Cluj-Napoca 1989: 119-126,
tabl, en roumain, rés. angl. (Centr. Cercet. Biol, str. Republicii nr. 48, 3400
Cluj-Napoca, Romania).
Écologie, cénologie et phytogéogr. des bryophytes de 4 sites en
Transylvanie.
92-309 PLAMADA E. - Cercetari briofloriorice in rezervatia naturala Valea Mare-
Moldova Noua (Banat). Contr. Bot. Univ. "Babes-Bolyai" Cluj-Napoca 1990:
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et des vallons côtiers ou affluents du Var dans les environs de Nice, Alpes-
Maritimes. Biocosme Mésogéen 1991, 8(3) 71-374, 225 cartes, 19 photos
Source : MNHN, Paris
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(Phytosociol, & Ecol., Univ. de Nice-Sophia Antipolis, Fac. Sci., Campus Valrose,
BP 71, F-06108 Nice Cedex 2).
Cartographie au 1/16éme de centigrade carré, de 370 esp. de plantes
vasculaires et de bryophytes, flore du réseau hydrographique qui draine les conglomérats
plio-quaternaires développés en rive gauche du Var, près de Nice. Conservation de
biotopes et aménagement péri-urbain.
92-313 SENECA-CARDOSO A.M. - Machado's portuguese moss collection: distribution,
phytogeography. Portug. Acta Biol. (В) "1989" 1991, 15: 331-345, 5 fig. (Inst. Bot
"Dr. Gonçalo Sampaio”, Porto, Portugal).
La révision de l'herbier Machado (PO) permet de trouver 7 nouveautés
pour le Portugal. Bryogéographie par provinces.
92-314 SERGIO C. - Notulae bryoflorae lusitanicae Ш. Portug. Acta Biol. (B) "1989"
1991, 15: 409-418, ill. (Museu, Lab. & Jard. Bot., Lisboa, Portugal).
Orthotrichum duriael nouv. pour le Portugal (Sergio C. & Maguas C.);
rehidium alternifolium au Portugal (5. C.); Sphaerocarpos stipitatus en Europe (S.
C. & Sim-Sim M.); biogéographie 4" Hylocomium brevirostre au Portugal (S.C. & Seneca-
Carodso A.).
92-315 SERGIO C. - Notulae bryoflorae macaronesicae 11. Portug. Acta Biol. (B) "1989"
1991, 15: 419-423 (Ibidem).
Sphaerocarpos texanus nouv. pour la Macaronésie (Sergio C.); bryophytes
пошу. pour les Пеѕ Désertes (Archipel de Madère) (5. C. € Nobrega M.); Dicranum
fuscescens nouv. pour Madère (S. C. & Fontinha 5.); Ricciaceae et Anthocerotaceae nouv.
pour l'île Terceira (Açores).
92-316 SIM-SIM
Biol. (B)
Portugal).
A partir de la bibliographie depuis 1788 et de la vérification de certaines
collections d'herbier, l'auteur dresse un catalogue de 161 hépatiques avec distr., chorologie,
tendances biogéogr. Nouveautés pour la flore portugaise. Evaluation biogéogr. et distr.
des unités taxonom. au Portugal. Liste des taxons avec synonymes.
92-317 SPESSARD-SCHUETH L.L. - A survey of the bryophyte flora of six south central
counties of Nebraska. Trans. Nebraska Acad. Sci. "1990-91" 1991, 18: 157-165, 2
fip. (Dept. Biol, Univ. Nebraska at Kearney, Kearney, Nebraska 68849-5316,
USA).
Liste avec loc.
92318 SRIVASTAVA S.C, KUMAR D. and ASTHANA А.К. - Genus Megaceros
Campbell in India. Beitr. Biol. РІЇ. 1990, 65(2) 163-173, 4 pl. (Dept. Bot., Univ.
Lucknow, Lucknow 226007, India).
Descr., ill, distr. de Megaceros tjibodensis Сатр. nouv. pour l'Inde,
92-319 STREIMANN Н. and CURNOW J. - Catalogue of mosses of Australi ind its
external Territories. (Australian Flora and Fauna Series 10) Canberra:
Australian Government Publishing Service, 1989: і-мії, 1-479, 5 fig. (aut:
Australian Natl. Bot. Gard., G.P.O. Box 1777, Canberra ACT 2601, Australia).
Ce catalogue est divisé géographiquement: Australie continentale, Norfolk
Island, Christmas Island, Cocos (Keeling) Islands, Heard Island, Australian Antarctic
Territories; un chapitre est consacré aux fossiles. Chaque partie est en ordre alphabétique
de genres et d'espèces et comporte sa propre bibliographie. Pour chaque taxon (en ordre
alphabétique de genres el d'espèces) sont donnés; le statut taxonomique (avec renvoi aux
synonymes), renvois à la bibliographie, distr. dans la région concern-e. Ce catalogue ser-
vira de base à la mise en place d'une véritable bryoflore d'Australie.
92-320 SWIES Е. - Zbiorowiska roslinne rezerwatu Krolowa Droga. Ann. Univ. Mariae
Curie-Sklodowska, Sect. C 1987, 42: 19-36, 8 fig., 4 tabl., en polonais, rés. angl. et
russe.
distr. d'
- As hepaticae e Anthocerotae da Flora de Portugal. Porrug. Acta
1989" 1991, 15: 347-408, 5 fig. (Dept. Biol veg., Fac. Ci, Lisboa,
Ecologie et phytogéogr. des communautés végét. de la réserve Krolowa
Droga. Bryophytes associés.
92-321 SZMEJA J. & CLEMENT B. - Comparaison de la structure et du déterminisme
des Littorelletea uniflorae en Poméranie (Pologne) et en Bretagne (France).
Source : MNHN, Paris
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Rosl. & Ochr. Przyr., Czolgistow 46, PL-91378 Gdynia).
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Montbouton, Dasle, F-25230 Seloncourt).
92-323 VAN TOOREN B.F. - Effects of a bryophyte layer on the emergence of seedlings of
chalk grassland species. Acta Oecol. 1880, 11(2): 155-163, 3 tabl. (Dept. PI. Ecol.,
Univ. Utrecht, Lange Nieuwstr. 106, NL-3512 PN Utrecht).
La strate de bryophytes inhibe 30% des graines de phanérogames dans la
nature; ce fait est vérifié en culture. Les bryophytes pourraient avoir des effets
allélopathiques sur la germination des graines de certaines espèces.
92-324 WAWER M., POLSKI A. - Zbiorowiska roslinne Liski Kolo Hrubieszowa. Ann.
Univ. Mariae Curie-Sklodowska, Sect. С 1987, 42: 47-56, 2 fig, 5 tabl, en
polonais, res. angl. et russe.
Phytosociol. et profils des sols de la végétation de la réserve de Liski prés
de Hrubiezowa. Bryophytes associés.
Voir aussi: 92-252, 92-253, 92-255, 92-257, 92-361, 92-371.
Paléobryologie
92-325 IGNATOW M.S. - Upper Permian mosses from the Russian platform.
Palaeontographica Abt. B Palaophytol. 1990, 217(4-6): 147-189, 9 pl, 27 fig.
(USSR, 127276 Moscow, Botanicheskaya, 4, Main Bot. Gard., USSR Acad. Sci.).
Les gamétophytes conservés dans le Permien supérieur russe appartien-
nent à 12 genres dont 8 sont пошу. (4rrildia, Gomankovia, Aristovia, Protoochyraea,
Viledia, Ignatieria, Palaeosphagnum, Servicktia), similitude avec les Dicranales, Pottiales,
Funariales, Leucodontales et Hypnales actuelles. Descr. des axes secondaires sans feuilles
et portant des rhizoides appelés rhizoidophores. Présence des genres Rhizinigeriter,
Uskatia, Protosphagnum, Vorcutannularia.
92-326 KARCZMARZ К. - Fossil mosses and stoneworts at Imbramowice near Wroclaw.
Acta Palaeobot. 1989, 29(1): 179-186, 1 pl, 1 fig. (Inst. Biol, Maria Curie-
Sklodowska Univ., ul. Akademicka 19, PL-20033 Lublin).
Descr. des feuilles et des tiges de mousses feuillöes, ainsi que d’oogones de
Chara, datant de la fin de la période glaciaire. Etat de conservation et fréquence des
espèces.
Voir aussi:
257.
Documentation, Histoire des sciences
voir: 92-374, 92-375, 92-376.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
92-327 AHTI T, STENROOS S. and ARCHER W.A. - Some species of Cladonia,
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Helsinki).
Taxonomie et nomenclature des esp. décrites par J.D. Hooker et Т.
“Taylor et récoltées dans l'hémisphère Sud. Cladonia rigida var. acuta (Taylor) comb. nov.
(= Cenomyce a.). Lectotype pour С. sarmentosa (J.D, Hooker & Tayl.) Dodge. Composés
phénoliques des taxons étudiés.
Source : MNHN, Paris
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92-328 APTROOT A. - A monograph of the Pyrenulaceae (excluding Anthracotheciam and
Pyrenula) and the Requienellaceae, with notes on the Pleomassariaceae, the
Trypetheliaceae and Mycomicrothelia (Lichenized and non-lichenized Ascomycetes).
Bibliotheca Lichenologica 1991, 44: 1-178, 158 fig. (auteur: Centraalbureau voor
Schimmelcultures, P.O. Box 273, NL-3740 AG Baarn; éditeur: Borntraeger
Verlagsb., Johannesstr. 3A, W-7000 Stuttgart LISBN 3-443-58023-8, prix: 90
DM).
Révision de la systématique des Pyrénocarpes par des méthodes
phylogénétiques. La structure de l'hamathecium est un bon caractère au niveau de la fa-
mille. L'analyse cladistique permet d'établir des relations entre les Pyrenulaceae et les
Requienellaceae, ainsi que d'essayer de définir les ancêtres des deux familles. Clé aux fa-
milles. Deser. des familles, clés aux genres par familles. Deser. des genres et de certains
taxons infragénériques. Nouveaux genres: Clypeopyrenis, Distopyrenis, Mazaediothecium et
Pyrenowilmsia dans les Pyrenulaceae; Granulopyrenis, Lacrymospora, Parapyrenis et
Pyrenographa dans les Requiencllaceae; Architrypethelium, Megalotremis et Ornatopyrenis
dans les Trypetheliaceae. 21 пошу. esp: Distopyrenis americana, D. fuliginosa, D.
pachyspora, Eopyrenula intermedia, E. parvispora, Granulopyrenis antillensis, Lacrymospora
parasitica, Lithothelium almbornii, L. hawaiiense, L. submuriforme, Mazaediothecium album,
М. rubiginosum, Megalotremis biocellata, Mycomicrothelia alata, M. oleosa, M. punctata,
M. rubrostoma, Parapyrenis conica, P. elongata, Pyrenographa xylographoides et Pyrgillus
fuscus. 22 comb. nouv. La présence de taxons lichénisés chez les Pleosporales (fam.
Pleomassariaceae) est observée pour la première fois, La lichénisation est regardée comme
un caractère écologique: elle n'est pas constante dans les familles étudiées, et se montre
variable au sein de quelques genres, et même au niveau d'une espèce comme Requienella
seminuda.
92-329 BARBERO M., N
ARRO-ROSINES P., ROUX C. - Immersaria usbekica
(Hertel) Barbero, Nav.-Ros. et Roux comb. nov. [= Amygdalaria tellensis Fsnault
et Roux] nove trovita en Furopo. Bull. Soc. Linn. Provence 1990, 41: 139-142, 1
fig., en espéranto, rés. franc. et esp. (Univ. Barcelona, Fac. Biol., Dept. Biol. Veg.
(Bot.), Av. Diagonal 645, E-08028 Barcelona).
92-330 BRICAUD O. et ROUX CI. - Strigula calcarea Bricaud et Roux sp. nov., espèce
nouvelle de lichen, Bull. Soc. Linn. Provence 1991, 42: 131-139, 11 fig., 2 tabl.
(Quartier de la grande Taillade, F-84250 Le Thor).
Diagn., descr., ill., сої. de Strigula calcarea esp. nouv. du Vauclúse. Com-
paraison avec les autres esp. du genre.
92-331 KUROKAWA S. - New or noteworthy species of Xanthoparmelia (Parmeliaceac).
Ann. Tsukuba Bot, Gard, 1989, 8: 21-25, 4 fig. (Tsukuba Bot. Gard., Natl. Sci.
Mus., Tsukuba 305, Japan).
Diagn., descr. de Xanthoparmelia bartlertii, X. formosana, X. mongolica et
X. nigrocephala, espèces nouvelles. Notes pour X. durierzil
92-332 KUROKAWA S. - Studies on Japanese species of Xanthoparmelia (Parmeliaceae)
(1). J. Jap. Bot. 1989, 64(6): 165-175, 4 fig. (Ibidem).
Descr., chimie, ill, distr. de Xanthoparmelia coreana (Gyeln.) Hale, et des
2 sp. nov. (diagn.): X. orientalis et X. togashil
92-333 KUROKAWA S. - Studies on Japanese species of Xanthoparmelia (Parmeliaceae)
(2). J. Jap. Bot. 1989, 64(10): 289-298, 4 fig. (Ibidem).
Descr., ill., chimie et distr. de Xanthoparmelia hiroshikiensis (Gyeln.) comb.
nouv. (= Parmelia), et des 3 sp. nov. (diagn.): X. tuberculiformis, X. botryoides et X.
claviculata.
92-334 LUCKING В. - Foliicolous lichens - A contribution to the knowledge of the lichen
flora of Costa Rica, Central America. Beihefte zur Nova Hedwigia 1992, 104: i-vii,
1-179, 64 fig. (auteur: Abteilung Spez. Bot., Univ, Ulm, W-7900 Ulm; editeur:
Borntraeger Verlagsb., Johannesstr. ЗА, W-7000 Stuttgart 1, ISBN
3-443-51026-4, prix: 170 DM).
Des investigations récentes des feuilles de diverses plantes du Costa Rica
permettent à l'auteur de présenter ici la flore des lichens foliicoles du Costa Rica: clés,
deser., ill, distr. des 228 esp. présentes dont plus de 70 taxons nouv. pour la région. La
liste des localités, un glossaire, et un index completent cet ouvrage de référence. La publi-
Source : MNHN, Paris
288 BIBLIOGRAPHIE
cation de nom. nud. et de nom. ad interim est toutefois à regretter; ils encombreront la
taxonomie s'ils ne sont pas validés.
92-335 McCARTHY P.M. - Notes on Australian Verrucaricaeae (Lichenes). 1. Muelleria
1990, 7(2): 189-192, 1 fig. (Natl. Herb. Victoria, Birdwood Avenue, South Yarra,
Victoria, Australia 3141).
Diagn., descr., ill. de Verrucaria howensis sp. nov. de Lord Howe Isl. No-
ter V. baldensis, V. macrostoma f. furfuracea, V. nigrescens et Thelidium papulare пошу.
pour l'Australie.
92-336 MORENO P.P. y EGEA J.M. - Estudios sobre el complejo Anema-Thyrea-
Peccania en el Sureste de la Peninsula Iberica y Norte de Africa. Acta Bot.
Barcinon. 1992, 41: 1-54, 7 fig., 4 tabl, 12 pl. (Dept. Biol. veg. (Bot), Fac. Biol.,
Univ. Murcia, Campus de Espinardo, E-30001 Murcia).
Révision des genres Anema, Digitothyrea, Peccania et Thyrea, delimites par
l'anatomie du thalle et de l'ascocarpe, le développement des ascocarpes et des conidies.
Clés aux genres et aux espèces. Taxonomie, descr., ill, écologie et distr. des espèces
présentes dans la Péninsule ibérique et en Afrique du Nord: 5 Anema, 1 Digitothyrea, 4
Peccania, et 4 Thyrea. Diagn. des esp. nouv.: Anema suffruticosum, Peccania fontqueriana.
Nouv. synonymes.
92-337 SCHREINER E. und HAFELLNER J. - Sorediöse, corticole Krustenflechten im
Ostalpenraum. L Die Flechtenstoffe und die gesicherte Verbreitung der besser
bekannten Arten. Bibliotheca Lichenologica 1992, 45: 1-291, ill. (auteurs: Inst.
Bot., Karl-Franzens-Univ., Holteigasse 6, A-8010 Graz; editeur: Borntraeger
Verlagsb., Johannesstr. За, W-7000 Stuttgart 1; ISBN 3-443-58024-6, prix: 120
DM).
Etude des lichens crustacés corticoles et sorédiés (sauf les Teloschistaceae,
Candelariaceae, Chrysotrichaceae et Lepraria coll.) de l'Autriche. L'examen par TLC des
substances lichéniques de 1000 spécimens met en évidence 44 chimiotypes, présentés dans
des chromatogrammes schématiques de 3 systèmes standards de solvants. Clé, princi-
palement basée sur les caractères chimiques, de 60 esp. Taxonomie, descr., chimie,
écologie, distr. des esp. Noter Megalaria pulverea (Borrer) Haf. & Schreiner comb. nov.
(= Lecidea), et Ochrolechia sordidogrisea (Erichsen) Schreiner € Haf. comb. nov. (
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marg, Lucknow-226001, India).
Diagn., descr., ill. d' Opegrapha bengalensis sp. nov. Les 6 esp. décrites
sous Sclerographa sensu Zahlbr. sont transférées sous Opegrapha. Ainsi ce genre com-
prend des esp. à spores brunes et des esp. à spores hyalines.
Voir aussi: 92-341, 92-342, 92-350, 92-359, 92-360, 92-366, 92-370.
Morphologie, Anatomie
92-340 ROUX C. & GIRALT M. - La apotecioj de Hypocenomyce stoechadiana Abbasi
Maaf et Roux. Bull. Soc. Linn. Provence 1991, 42: 117-122, 5 fig., en espéranto,
res. тапс, et esp. (Inst. médit. écol. & paléoécol., Fac. Sci. & Techn. St Jérôme,
F-13397 Marseille Cedex 13).
1° descr. des apothécies, paraphyses, asques et spores d' Hypocenomyce
stoechadiana.
Voir aussi: 92-328, 92-330 à 92-339, 92-345, 92-355, 92-373.
Source : MNHN, Paris
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Les 3 sous-esp. de Parmelia omphalodes présentent 9 profils enzymatiques.
Répartition en 2 groupes: d'une part, les spécimens de la subsp. discordans, et d'autre part,
ceux de la subsp. omphalodes et d'une population atypique de la subsp. pinnatifida.
Physiologie, Chimie
92-342 BRUN G.A, GIZBULLINA У.К. - Soluble proteins of lichens of the genus
Ramalina Ach. Ukrajins'k. Bot. Zurn. 1990, 47(4): 38-41, 2 tabl, 1 fig, en
ukrainien, rés. angl et russe (N.G. Kholodnogo Inst. Bot, Acad. Sci, Ukrain.
SSR, Kiev)
Les analyses éléctrophorétiques de protéines chez Ramatina confirment les
données obtenues par méthodes comparatives morphol. et biogéogr.
92-343 DEMMING-ADAMS B., ADAMS Ш М.М GREEN T.G.A., CZYGAN F.C.,
LANGE O.L. - Differences in the susceptibility to light stress in two lichens
forming a phycosymbiodeme, one partner possessing and one lacking the
xanthophyll cycle. Oecologia 1990, $4(4): 451-456, 4 fig., 1 tabl. (Dept. Envrionm.
Population & Org. Biol., Univ. Colorado, Boulder, Colorado 80309-0334, USA).
Le phycosymbiodéme est formé par le Pseudocyphellaria rufovirescens
(avec phycobiote vert) et le P. murrayi (phycobiote bleu). La différence dans la capacité à
produire rapidement de la zéaxanthine, entre les deux partenaires du phycosymbiodeme,
peut étre importante dans la sélection d'un habitat lorsque les deux esp. vivent
séparément.
92-344 KAUPPI M. and VERSEGIIY-PATAY K. - Determination of the distribution of
lichen substances in the thallus by fluorescence microscopy. Ann. Bot. Fenn. 1990,
27(2y 189-202, 3 tabl, 2 fig. (Dept, Bot, Univ. Oulu, Linnanmaa, SF-90570
Oulu).
La microscopie à fluorescence est insuffisante pour déterminer des sub-
stances lichéniques, mais elle est utile pour leur localisation dans les thalles des lichens.
92-345 KON Y., KASHIWADANI Н. and KUROKAWA S. - Induction of lichen thalli of
Usnea confusa Asah. ssp. kitamiensis (Asah.) Asah. in vitro. J. Jap. Bot. 1990,
65(1) 26-32, 2 fip, 1 pl. (Oomori Senior High School, Oota-ku, Tokyo 114,
Japan).
Induction in vitro de fibrilles à partir de tissus cultivés 4" Usnea confusa;
développement de ces fibrilles; comparaison avec la morphol. et la chimie du thalle natu-
rel.
92-346 LANGE O.L., PFANZ H., KILIAN E., MEYER A. - Effect of low water potential
of photosynthesis in intact lichens and their liberated algal components. Planta
1990, 182(3) 467-472, 2 tabl, 4 fig. (Lehrstuhl Bot. II, Univ. Würzburg,
Mittlerer Dallenbergweg 64, W-8700 Würzburg).
Le système photosynthétique du phycobiote montre une grande adaptation
au stress hydrique, puisqu'il possède non seulement la capacité de fonctionner sous trés
basse hydratation, mais aussi de devenir reactive par absorption de vapeur d'eau.
92-347 ТАКАТА K., OLKKONEN IL, JÄÄSKELÄINEN J. and SEI KAINAHO К. - To-
tal chlorine content of epiphytic and terricolous lichens and birch bark in Finland.
Ann. Bot. Fenn. 1990, 27(2): 131-137, 1 tabl., 5 fig. (Dept. Environm. Hygiene,
Univ. Kuopio, Р.О, Box 6, SF-70211 Kuopio).
Le contenu en chlorine (mesuré par fluorescence aux rayons X) des lichens
de 31 sites de Finlande dépend de l'espèce, et de la nature de l'écorce des phorophytes.
92-348 YAGUE E. and ESTEVEZ М.Р. - Cellobiose induces extracellular f-1,4-glucanase
and f-glucosidase in the epiphytic lichen Evernia prunastri. Pl. Physiol. Biochem.
1990, 28(2): 203-207, 1 fig, 1 tabl. (Cat. Fisiol veg, Fac. Biol, Univ.
Complutense, E-28040 Madrid).
Source : MNHN, Paris
290 BIBLIOGRAPHIE
La cellulase est produite par le partenaire algal; celui-ci peut jouer un rôle
dans la croissance et dans les échanges cellule-paroi. Le partenaire fongique peut utiliser la
cellulase pour dégrader le substrat cellulosique.
Voir aussi: 92-332, 92-333, 92-337.
Pollution
92-349 HERZIG R. und URECH M. - Flechten als Bioindikatoren. Integriertes biologisches
Messsystem der Luftverschmutzung für das Schweizer Mittelland. Bibliotheca
Lichenologica 1991, 43: 1-283, 66 fig., 30 tabl. (auteurs: AGB. Arbeitsgem.
Bioindik., Umweltbeob. ökol. Planung, Mühlemattstr. 31, CH-3007 Bern;
éditeur: Borntraeger Verlagsb., Johannesstr. 3A, W-7000 Stuttgart 1, ISBN
3-443-58022-X, prix: 90 DM).
Analyse, à l'aide de lichens, de la pollution atmosphérique sur le plateau
suisse. Les sites d'expérimentation ont été choisis à proximité de 19 stations de mesures
physico-chimiques. En comparant les deux types de mesures pour le SO, , le NO, , le NO
et le Оз , les auteurs ont pu améliorer l'IAP (Index of Atmospheric Purity) et l'adapter à
la région: il devient IAPIS. Ils démontrent que cet index est peu influencé par les
paramètres météorologiques. Combiné avec la méthode du “Passive biomonitoring”, qui
mesure l'accumulation d'autres substances polluantes dans les lichens, ils proposent un
système biologique intégré de mesure de la pollution de l'air. Bibliogr. de 6 p.
Voir aussi: 92-364.
Répartition, Ecologie, Sociologie
92-350 BRICAUD O. et ROUX C. - Champignons lichénisés et lichénicoles de la France
méridionale (Corse comprise): cspèces nouvelles et interessantes (IV). Bull. Soc.
Linn. Provence 1990, 41: 117-138, 10 fig. (Quartier de la grande Taillade, F-84250
Le Thor).
Loc. et hab. de 84 taxons dont 16 sont nouv. pour la France: Acrocardia
cavata, Arthonia meridionalis, Biatorella monasteriensis, Bispora — christiansenii,
Candelariella lutella, Chaenothecopsis consociata, Chromatochlamys vezdae, Lecanora
epibryon var. bryopsora. Muellera hospitans, Opegrapha durieui, Polycoccum opulentum,
Pyrenula chlorospila, Ramonia subsphaeroides, Schismatomma pitardii, Thelenella justi,
Thelidium fumidum. 16 sont nouv. pour le Midi de la France et 30 pour la Corse.
Caractères distinctifs pour certains, taxonomie pour d'autres. Carillaria subnegans est syn.
de Mycolimbidia lobulata. Lectotype pour Lecidea subnegans.
92-351 BRICAUD O. et ROUX СІ. - L’ Encephalographetum elisae Bricaud et Roux ass.
mov, une association lichénique saxicole-calcicole, sciaphile. Bull. Soc. Linn.
Provence 1991, 42: 79-90, 3 tabl., 2 fig. (Ibidem).
Phytosociol., écol., chorologie de І" Encephalographetum elisae ass. nov.
Lectotypification du Solenosporerum olbiensis. Remarques taxonom. et florist. sur Topelia
rosea nouv. pour le Portugal.
92-352 BRICAUD O., COSTE C., MENARD T., et ROUX C. - Champignons lichénisés
et lichénicoles de la France méridionale (Corse comprise); espèces nouvelles et
intéressantes (V). Bull. Soc. Linn. Provence 1991, 42: 141-152 (Ibidem).
72 taxons avec loc. et hab. dont 11 sont nouv. pour la France: Arthonia
laburni, Bacidina chloroticula, Bryoria capillaris, Endocarpon latzelianum, Opegrapha
corticola, Placynthium anemoideum, Porpidia hydrophila, Rinodina cintrana, Scoliciosporum
gallurae. Noter Placynthium rosulans nowy. pour l'Italie.
92-353 BYSTREK J., SULMA T. - Materialy do fory porostow Karpat. Epifiticzna flora
porostow w gorganach centralnych (Kapraty Ukrainskie, ZSRR). Ann. Univ.
Mariae Curie-Sklodowska, Sect. C 1986, 41: 21-34, 2 tabl., en polonais, res. angl.
et franc.
Lichens épiphytes avec hab. et loc. dans les Gorganes centrales.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 291
92-354 FERRARO L.I. - Contribución al conocimiento de los líquenes de Paraguay,
colecciones de A. Schinini y de E. Bordas. In: SPICHIGER R. et RAMALLA L.
(ed.), Notulae ad floram paraquaiensem, 24-25. Candollea 1990, 45(2): 655-670.
91 taxons avec loc. dont 21 sont nouv. pour le Paraguay.
92-355 GIRALT M. у GOMEZ-BOLEA A. - Cine liquens epifitics nous o interessants per
a la flora de Catalunya. Folia Bot. Misc. 1990, 7: 25-31, 2 fig. (Dept. Biol. veg.
(Bot), Fac. Biol, Univ. Barcelona, Av. Diagonal 645, E-08028 Barcelona).
ol, distr, descr. et iconogr. de Caloplaca sarcopisioides, Micarea
nitschkeana, Mycomicrothelia confusa, Rinodina leprosa et Verrucaria nigrescens du sud de
la Catalogne; les 4 premiers sont пошу. pour la Catalogne.
92-356 HOUMEAU J.M. et ROUX CL. - Contribution à l'étude des lichens et des champi-
gnons lichénicoles des Pyrénées. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s., 1991, 22:
545-556 (1 av. Aristide Briand, 79200 Parthenay).
Liste de 322 lichens et champignons lichénicoles avec loc. dans les
Pyrénées. Rhizocarpon papillatum est пошу. pour la France; 20 taxons sont пошу, pour les
Pyrénées françaises.
92-357 JOHN E.A. - Five scale patterning of species distributions in a saxicolous lichen
community at Jonas Rockslide, Canadian Rocky Mountains. Holarc. Ecol. 1990,
13(3): 187-194, 4 fig., 1 tabl. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alberta, Ca-
nada T6G 2F9).
La distribution des lichens est supposée pouvoir s'expliquer en partie par
des adaptations écophysiologiques à des microhabitats particuliers. Il est reconnu que la
compétition peut jouer un rôle dans l'organisation des communautés.
92-358 JOHN E.A. and DALE M.R.T. - Environmental correlates of species distributions
in a saxicolous lichen community. J. Veg. Sci. 1990, 1(3): 385-391, 5 tabl., 2 fig.
(Ibidem).
Importance des facteurs environm. abiotiques dans le mode de distrib. des
esp. à l'intérieur des communautés lichéniques saxicoles. Utilisation de l'analyse
canonique des correspondances.
92-359 KASHIWADANI H. - New and rare species of lichens from the Ryukyu Islands,
Southern Japan. Мет. Natl. Sci. Mus. 1989, 22: 43-47, 2 fig. (Dept. Bot, Natl
Sci. Mus., Tokyo, Japan).
Liste de 6 taxons avec morphol. et écol. Pyrenula cylindrica sp. nov. des
Ryukyu.
92-360 KASHIWADANI H. - Some Chilean species of the genus Ramalina (Lichens). Bull.
Natl. Sci. Mus. Tokyo, В 1990, 16(1): 1-12, 3 fig. (Ibidem).
Liste de 9 esp. avec taxonomie et loc, au Chill, Nouv. Syn. Ramalina
dissecta est nouv. pour le Chili; В. chilena (Nyl.) comb. nouv. (= R. pollinaria Б).
92-361 KRAHULEC F. - Alpine vegetation of the Kralicky Sneznik Mts. (The Sudeten
Mts). Preslia 1990, 62(4): 307-322, 7 tabl. (Bot. Inst. Czechosl Acad. Sci,
Cs-25243 Pruhonice).
Relations entre la végétation et l'exposition au vent et à la neige. Rela-
tions syntaxonomiques entre les communautés. Bryophytes et lichens associés.
92-362 KUROKAWA S. - Materials for the distribution of lichens in Japan (10). J. Jap.
Bot. 1988, 63(4): 167-168 (Tsukuba Bot. Gard., Natl. Sci. Mus., Tsukuba 305,
Japan). e
Distr. au Japon de Parmelia crenata.
92-363 KUROKAWA S. - Species of Anaptychia and Parmelia collectzd in the Kathmandu
area. In: WATANABE М. & MALLA S.B., Cryptogams of the Himalayas 1.
Tsukuba, 1988, pp. 155-160, 4 fig. (Ibidem).
14 Anaptychia et 24 Parmelia avec loc. dans la région de Katmandou, 3
Anaptychia el 11 Parmelia sont пошу. pour le Nepal.
92-364 LISKA J. & VEZDA А. - Lisejniky Pruhonickeho parku u Prahy. Preslia 1990,
62(4): 293-306, 1 fig., 1 tabl., en tchèque, res. angl. (Bot. ustav CSAV, Cs-25243
Pruhonice).
Source : MNHN, Paris
292 BIBLIOGRAPHIE
Flore lichénique (135 esp.) de l'arboretum de Pruhonice. Relation avec la
pollution par les métaux lourds. Evolution de la végétation. Buellia erubescens nouy. pour
la Tchécoslovaquie.
92-365 LUMBSCH H.T. and MIETZSCH H. - Interessante Funde von Flechten und
Flechtenparasiten in Hessen. Jahrb. Nassauischen Vereins Naturk. 1990, 112:
67-84, 3 fig. (Bot. Inst., Fachb. 9, Univ. Essen, Postfach 103764, D-4300 Essen
1).
Liste de 26 champignons lichénicoles et lichénisants avec loc. dont certains
sont nouv. pour les Mts Taunus, la Rhôn, ou le comté de Hesse. Lichenostigma rugosum
nouv. pour l'Allemagne de l'Ouest.
92-366 MENARD T. et ROUX C. - hens et groupements lichéniques saxicoles-calcifuges
de La Ciotat et d'Evenos (Basse Provence) Bull. Soc. Linn. Provence 1991, 42:
91-116, 2 fig. 4 tabl. (Inst. Medit. écol. & paléoécol., Fac. Sci. Techn. St Jérôme,
F-13397 Marseille 13).
Etudes de 9 groupements lichéniques saxicoles-calcifuges de deux stations
de basse Provence d'aprés 11 relevés de végétation effectués selon la méthode du
prélèvement intégral: indications physionomiques, &col., florist. et phytosociol. Remarques
taxonomiques sur Dirinia massiliensis.
92-367 NAVARRO-ROSINES Р. € ROUX С. - Polycoccum opulentum (Th. Fr. et Alma)
Arnold, nelikeniginta fungo likenloga, ofta sed pretervidita. Bull. Soc. Linn.
Provence 1990, 41: 143-150, 7 fig, en espéranto, rés. franc. et esp. (Univ.
Barcelona, Fac. Biol, Dept. Biol. veg. (Bot) Av. Diagonal 645, E-08028
Barcelona).
92-368 NAVARRO-ROSINES P. y HLADUN N.L. - El género Sarcopyrenia Nyl.
(ascomycetes liquenicolas) en Europa y Norte de Africa. Candollea 1990, 45(2):
469-489, 2 tabl., 11 fig. (Ibidem).
92-369 OSORIO ILS. and FLEIG M. - Contribution to the lichen flora of Brazil XXIV.
Lichens from Nova Petropolis, Rio Grande do Sul State. Mycoraxon 1990, 36(2):
325-327 (Dept. Bot, Mus. Nac. Hist. Nat, Casilla de Correo 399, 11000
Montevideo, Uruguay
22 lichens de Nova Petropolis dont Buellia contiguella et Diploschistes
cinereocaesius nouv. pour le Brésil, et 6 lichens nouv. pour Rio Grande do Sul.
92-370 ROUX C. et CLERC P. - Présence du genre Waynea Moberg (Lichenes) en Euro-
pe. Bull. Soc. Linn. Provence 1992, 42: 123-130, tabl., fig. (Inst. medit. écol. €
paléoécol., Fac. Sci. & Techn. St Jéróme, F-13397 Marseille Cedex 13).
Comparaison 4 Hypocenomyce stoechadiana avec les autres
Hypocenomyce sensu Timdal, et Waynea californica, Proposition de Waynea stoechadiana
comb. nov. (= Hypocenomyce). Le genre est пошу. pour l'Europe.
92-371 SCHOLLER Н. - Flechtenverbreitung und Klima. Vegetationsökologische
Untersuchungen zur Rolle der Flechten in naturnahen ‘Traubeneichenwaldern des
Taunus. Bibliotheca Lichenologica 1991, 42: 1-250, 67 fig., 31 tabl., cartes (auteur:
Bot. Inst. Univ., Siesmayerstr. 70, D-6000 Frankurt 11; éditeur: Borntaeger
Verlagsb., Johannesstr. 3A, W-7000 Stuttgart 1, ISBN 3-443-58021-1; prix: 90
DM).
Recherches écologiques sur le rôle des lichens dans les chénaies de Quercus
petraea dans le Taunus en utilisant un transect avec gradient climatique altitudinal. Propo-
sition d'une methode nouvelle pour mesurer l'humidité de l'air nocturne, source impor-
tante d'eau pour les lichens sous forme de rosée. Analyse de la végétation
phanérogamique selon la méthode de Braun-Blanquet. Enumeratiun d'une centaine de
lichens, avec leurs caractéristiques écologiques, leur distribution et leur degré de chance de
survie. Beaucoup d'espèces paraissent être plus sensibles aux conditions climatiques que
les plantes supérieures. Bryophytes associés. Bibliogr. de 13 p.
92-372 WOJCIAK 11. - Flora porostow wapiennych zboczy w Dobrem kolo Kazimierza
Dolnego nad Wisla. Ann. Univ. Mariae Curie-Sklodowska, Sect. C 1987, 42:
103-109, 2 fig., 1 tabl., en polonais, res. angl. et russe.
Liste de 47 esp. de lichens, avec écol., des pentes calcaires de Dobre.
Voir aussi: 92-280, 92-281, 92-282, 92-296, 92-302, 92-329 à 92-339, 92-343, 92-373.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 293
Ouvrages généraux
92-373 MOBERG R., HOLMASEN I. - Flechten von Nord- und Mitteleuropa. Ein
Bestimmungsbuch. Aus dem Schwedischen übersetzt von Ute JÜLICH. Stuttgart,
Jena, New York: Gustav Fischer Verlag, 1992, 1-237, 50 fig., ill. coul. (ed.:
Postfach 720 143, D-7000 Stuttgart 70, ISBN 3-437-20471-8, prix 78DM).
Traduction allemande du manuel (paru en suédois en 1982) de
détermination des lichens de l'Europe du Nord et du Centre. L’amateur y trouvera tous les
renseignements sur les lichens, leur morphologie, leur écologie et leur récolte. Clé aux
espèces par genre. Illustration en couleur, descr. et distribution de plus de 300 espèces, La
liste des taxons avec leur synonymes, une bibliographie sélective et un glossaire rendent
l'ouvrage très pratique.
Documentation, Histoire des Sciences
92-374 BRIDSON G.D.R. and SMITH E.R. - B-P-H/S Botanico-Periodicum-
Huntianum/Supplementum. Pittsburgh: Hunt Institute for Botanical Documen-
tation, 1991, 1068p. (ISBN 0-913196-54-1),
La précédente edition (1968) comportait 12000 titres; cette nouvelle édition
(a jour fin 1991) présente 25000 titres de périodiques, en ordre alphabétique de titre entier
{sans tenir compte des articles, prépositions et conjonctions). avec abréviation admise, date
du premier volume (ou renvoi à led. de 1968). Ce catalogue est complété par deux appen-
dices: les mots ou phrases avec leur abréviation (44 p.), et la liste des acronymes et ini-
tales avec leur développé. H est à noter que la consultation de ce catalogue s'avère un peu
moins commode que celle du précédent, range par ordre alphabétique de titre abrégé.
92-375 HAWKSWORTH D.L. - Improving the stability of names: needs and options.
(Proc. Int. Symp., Kew, 20-23 Febr. 1991). Königstein: Kocltz Scientific Books,
1991, 358 p. [Regnum vegetabile 123] (ISBN 3-87429-328-9).
En preparation au Congres International de Botanique qui doit se tenir en
1993 à Tokyo, ce symposium essaie de mettre à plat les problèmes lies à la stabilité des
noms en botanique. Si l'utilisateur a besoin de cette stabilité, sa nécessité est diversement
perçue par les taxonomistes. Il est donc nécessaire de se mettre d'accord sur de nouvelles
règles, notamment sur l'usage de la régle de priorité (listes des noms d'usage courant), et
sur l'enregistrement des noms,
92-376 HOLMGREN P.K, HOLMGREN N.H. and BARNETT L.C. - Index
Herbariorum. Part I: The Herbaria of the world. Ed. 8. Bronx: New York
Botanic Garden, 1990, 693 p. | Regnum vegetabile 120] (ISBN 0-89327-358-9).
Les herbiers du monde sont classés par pays, et à l'intérieur de chaque
pays, par ordre alphabétique des villes. Le lecteur trouvera pour chaque herbier des infor-
mations administratives (adresse, accès, personnels...) et des informations sur son contenu
(principales collections). Plusieurs appendices permettent une utilisation agréable de ce ca-
lalogue: 1- comparaison de données (nombre de spécimens, dates de créations, etc...); 2-
liste des abréviations par villes; 3- liste des abréviations par pays; 4- les collections impor-
tantes, en ordre alphabétique (plus de 40 p.); 5- liste des herbiers par acronymes, avec
adresse compléte (prés de 100 p.); 6 - index des personnes citées.
Source : MNHN, Paris
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me bey
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295
INFORMATIONS
First International Workshop on Ascomycete Systematics; Problems and
perspectives in the Nineties. - Paris - 11-14 May 1993 - (A NATO advanced
research workshop, co-sponsored by the International Mycological Association,
Association Française de Lichénologie, International commission on the
taxonomy of Fungi, Société Mycologique de France, Société Française de
Systématique).
The Ascomycete fungi are the largest group of Fungi, with some
32000 accepted species. About 40% of the species form mutualisms with algae
or cyanobacteria to produce lichens, and other form mycorrhizas with heatland
and other plants. Ascomyctes inhabit diverse habitats and many of them have
crucial roles in biodegradation in nature or are important plant pathogens or
agents of human diseases. They produce toxins, antibiotics, industrial chemicals
and various pharmaceuticals; they are used in cheese and alcoholic beverage
processing. So they have major economic and ecological importance.
As a consequence of the vast diversity of Ascomycetes, it has
proved impracticable for a single person to produce overall classification for
general use, although such a framework is essential as a point of reference for
systematic biology. Following an open discussion during the Fourth Internatio-
nal Mycological Congress in Regensburg in 1990, it was agreed that now was
the time to develop an international reference system by discussions amongst
specialists.
The primary object of this meeting is to assist in the production of
the Outline of Ascomycetes to be issued in 1994. This will be achieved by a
series of reviews followed by two days of discussions (not formal presentations)
devoted to a consideration of the changes proposed to the 1990 Outline.
Provisional programme:
- Examination of taxonomic criteria in Ascomycete systematics:
vegetative characters, reproductive elements or biological traits as tools in
systematics, modern tools in systematics, problems in present Ascomycete
systematics (11-12 May).
- Ascomycetes systematics: outline 1994 (13-14 May).
The number of participants will be limited, and you are therefore
urged to indicate your interest by contacting: First Ascomycete systematics
workshop, Université Paris 6 - Laboratoire de Cryptogamie, Boite 33, 7 quai St
Bernard, F-75252 Paris Cedex 05 - Phone 33 1 44 27 59 70 - Fax 33 1 44 07
10 85.
Ouvrages reçus récemment: voir analyses n°92-257, 92-310, 92-328, 92-334,
92-336, 92-337, 92-349, 92-371, 92-373.
Source : MNHN. Paris
Commission paritaire 15-9-1981 - N° 58611 - Dépôt légal 3° trimestre 1992 - Imprimerie F. Paillart
Sortie des presses le 30 juillet 1992 - Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : В. Baudoin ; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : J. Dupont; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
Diffusion de CRYPTOGAMIE
LE PÉRIODIQUE FRANÇAIS
CONSACRÉ A LA CRYPTOGAMIE
CRYPTOGAMIE est un périodique édité
par l'A.D.A.C. (Association des Amis des
Cryptogames), dont le siège est au Labo-
ratoire de Cryptogamie du Museum Na-
tional d'Histoire Naturelle. Les cher-
cheurs de tous pays y publient leurs
travaux en francais, allemand, anglais, es-
pagnol et italien, aprés accord des
Comités de Lecture constitués de
spécialistes de réputation internationale.
CRYPTOGAMIE propose trois sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Chaque section publie 4 numéros par an
(tirage: 450 exemplaires).
THE FRENCH JOURNAL
DEVOTED TO CRYPTOGAMY
CRYPTOGAMIE is a periodical
published by A.D.A.C. (Association des
Amis des Cryptogames), settled at Labo-
ratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle. Research workers
from the whole world publish their papers
in French, German; English, Spanish and
Italian, after acceptation by a selection
commettee that comprises experts of inter-
national renown.
CRYPTOGAMIE offers to its subscribers
three sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Each section publishes 4 numbers a year
(printing: 450 ex.).
Ed Europe Ш Afrique
Amérique Asie
D Australie
Origine des 453 articles publiés de 1986 à 1991
E Europe Marie
Amérique — Blaste
Répartition des articles publiés de 1986 à 1991 selon la langue
Francais ШӘ Espagnol Ш italien
Anglais (О Allemand.
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
K. Cavalcanti PORTO - Bryoflores d'une forêt de plaine et d'une forêt
d'altitude moyenne dans l'état de Pernambuco (Brésil) 2. cue
écologique comparative des forêts ..
C. SERGIO - Re-evaluation of Acáulon piligerum (De Not) Limpr.
(Pottiaceae) from Sardinia, as a species of a subgenus new to Eu-
rope (Alaticosta Stone)
P. NAVARRO-ROSINÉS y N.L. HLADUN - Caloplaca latzelii у С.
glomerata (Teloschistaceae, Li
atipicas
P.P. MORENO y J.M. EGEA - El género Lichinella N
de España y norte de Africa .
M. GIRALT, P.L. NIMIS and J.
In memoriam: Geneva SAYRE .
In memoriam: Sinske HATTORI ..
Bibliographie
Bryophytes ..
Lichens ...
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 13 (3):
POELT
Formenkreis von Caloplaca flavorubescens in Europa —
187-295
unes), dos especies con esporas
en el sureste
- Studien über den
187
221
227
237
261
275
277
279
286